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MEMOIRES 

A L'H I s T O I R E 

H . O y M ES 

ILLUSTRES 

DANS LA REPUBLIQUE DES LETTRES. 

A r E C 

UNCATALOGUERAISONNE", 

de leurs Ouvrages. 

Farle R.P. Nicerok, Bamtiiitf. 

TOME XXXI. 



A PARIS, 

Ckex B A 1 A s «o M , Libraire , nië S. Juqw* , 
ik Science. 
M. DC& XXXV. ^^ 






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" Wi? r^j Mémoires. - 



Le thîffrç marque le* \J^olamc. 



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A. tien., • ,;i4 OrdMngelîiVe 

G. Abbot. i6 h Méandre' le^ Nfe AVi^&nî/ *? 
R. Abbot. itf jeune. i4' AnniasdeVitêr-i 

P, Abdard. y Alexandre ûBA-, be. ii. & î<>^ 
N. P. d'Ablan- lexandro. ^ ^ J^ Antclmi. ^ 

court* tf. & to N. Alexandre, -^ - * 
L.d*Acherî» it' '& io 



. • j. Anteiini. ^ 
!•}• I*» d'Apono.\2^ 




•« ' J/Amalthéc, 31* '2^* 

R* Agricola, ij, Ambrdfe C^a-. B. Arias Monta- 
Jl. C. Agrippa.; inaldule. isf 'nu^l V ^^zg 

17. &20 '- ,S; Amniirato/4/Ê Ashnible. .2s/ 
J; S.tfAguîrte. ^&:tô • * MÎk'rpîtefe f «^ 

3 G. Ampmcfh?.^ L^D. d'Aetfchù 

L. Alamanni.ij. ïj.&io ' • 'V4 ' • -^ -* ' 

&ÏO •' J'. AftiTot. * 4 A^Aubeigr. ; îv 

L. Albertû zç Ç. AociUon., ' x Ti A.d'Aubièué* 
P.Alcybnius, ^ u/ Ancfflon;, V ^8 - t - 

J; Akatritcl'ittt* ^r^ntatir, ^r j; AÎibrey.' '^ 4 



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T,AJ^L€-ALPHABÉTra«t ^ 

J, d*Aittvi.' «» è: lo > J, Bpmard. r. âc 

G. Aodcfbept, ^4 J.Bafiiage. 4* & ' 10 

B. Ai^enHif.' k • 10 ' M.icmcggcr. zf 
A. Augu^iu 9 H. Balbage du F.Beniier« z| 
¥• Attria. ) .Bauy«LA.ficio L Bfrnîcr. t| 
è.des Aiîtefir. )0 M.JBattàglini. 19 J* BernouUi. z. 
p. Ayvault. ' 17 C. C Baudeioc *8fr 19 / 

B. 4le Daîcvat. i« P*BerotIdc, 2^ 

B« Bacchini. it» F. Baudoin. tS P. Beroaldc te 

& 20' J. Bàudoifl* lï. « îeime* x%. 

A.BaiUet. 3. & . & lO P. Benlus. 31 

10 M. A.Baudran* Beffarion. zt 

G* de Bâillon. - 2 - J* Bcueroviciiis. 

z% G.Banhîn. 17 p 

J.Balrfdcn$« .ai J. Bauhin. . 17 A.BeYerland*x4. 

E. Balusfc. 1.» & P.Bayk-^-^io * *<> ^ 

10 C« Beaur£g4xd. F. Bianchînî. 19 

J. L. G. de Bal- 31 G. Bidloo* 7, k 

Z2C. aj J/Begat. ^ 10 

K. Baraînzao. 3 !• Regçr, . 4 J. Bj^non. 13 

S. BarbacQ. X4« B* BcxKet» 31 £. ^igot. S. Se 

& 20 R« Bcliarmin. 31 10 

J. Baibiçr d!Aii* J. du Bellay. x6. '^G.deBîUx. zt 

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/• Baiday. 17. fit F.deBelleforcft. ¥.Biondo.i6,& 

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Gi.: barfecte. 3 I^ JBeilini. 5 A. Blacvod. aa 

C. Barmûui» zy P.Belon. 24 G. Blanqhard. 1 
h Ac if ^rof • ta, P/Bembo. 1 1 . & D^ BiondeL 8é fie 

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G.Banhiiis.r.fic t.deBeorerade.i4 H, Biouat. 4.^ 

^ 10 . N- Bergicr* $• de $• Boccooi. a* ^ ' 

C.BaftfaoIio. é. . MO to 

fie to C Bernard, al S. Bochart. 17 

T. Banholto. ^. E^Xierotid* \|« I«« A,BaciiiiIkr. 



, DES AUTEURS.' 

1 f <Bo£rt. W Z. Boverii». »5 <»• Bueftattil. Jt 

I BoileM.lt. ft *»» |.F.BuMnift*« 

«. Boileau Def- » i»^ . jf- BugeHha^ 
. preaM. *4 N. Bourbooran- ^M- & W ^ 

ê. ao Boi.. 5 N, Bottbon le H.Bjtojger. .8 
T. du Bois. i< )«»««• »* t.B«Iteau.ii.« 

P. du Boi». i< C.Bonrdelin. 7 »o • . 

P. G. du Boi«. C. BoMdelin fc P. BuOTianm. jo 

f.B.Boifot. 5 F.Bontdelinv 7 G. Bumét. *i & 
p. de Boif&t. • J. E. Botiffault. 14. 10 ^ ^ 

D.deSalvwngde A. de Bourtays. A.G.de«u$be<i. 

Boifliea. ij •4. „ \ „*L rj.- - 
J, Boivi». lé M. !.. Boxhof- H. ««fiihHK. »■? 

T. Bonet. j. & T. B»hé. 15 J. Buxtoif le ils. 

,0 E. Bretewood. Jt 

B. Bonîfecio. i<f. ** ' A. Bynws. 1 

jjjo B.Bri<ron. 9 A. Biovuw. %i 

J.A.Borelti. 18 PBriflbt. itf ^ C. 

O. Botridrius. J. Bioekhinxen. C.Cajetan. ij 

,, 18 J. Caitts. it.A 

J. Bofcagfer. m J. la Broffe. *? ^*V t •? 

J Bofcan, ï } T- Browne le C. Calcagrani 

F.Bofioet. li Théolop«i.tj ^»7 

R.IeBoffii. 6 T. Brotync le D. Caîdermi. jo 
T. B. Boffuet. *. Médecin, ij N. Calliachi. S 

& 10 PileBnm. it P. CallHnaco- 

M.B<^w. »i J. Bruni». i? v E^eiieim 6 

T. Boteto. »4 I. de la Bruyatc. G; Camdwi. 13 



TAJII.E ALPHABETICIUE 

J. Caniemrius. Scz<9 J.Chc^.tj,tcîQ 

-" .*if .. * ^' ÇaTauboa. %$ £• S. Çhdsoi^. 14 

T. Cam|)mMla* ^•.^C^POtuTf. A. d(iCheine«r. 
:r7>i*lo j \^ 18 & .1^ î 

f. À. ÇampaiB. X €a0àgne« ;^.t A.R. ieCbeva- 
, «.«.fiq 10. • J. D. Caflîni. 7. ^ Mer, ^ 

J. G^d^e C^fUpt- : & t o U. Chevreau. 11. 

f iliron, z^ L. CaAelvetro. &^o 

JN. Qvnuigt. $0 . ^é & la S. Ciuaramom. 

4p* 4« Ç»nge* ?• B* CaftigUone. 30 

& 10 \ z6 . ' J. Jacq.Chifflef. 

-G-.Caçt^rt. .1^ £.4eC0te(« 15. 15. . [ 
<î. Caourfia. îf. ^. Cathciinot. * J. Chifflet* a^ 
' *%P. ^ r jo* -♦ J.Chifflet, 7ff 

j. Cappel. il J4 Cdvîcco. 14 "^ H. T. Chiftler. 
X* Cappel. ;tA Cecco d*Afi:oIi. 25 
JL. Cappel IçjcH- 30 ; *C.Chiffiet.tj 

ne. 22 C. CcUariiife 5 P. Chifflet, 25 

M. A^ OaiçelH. CXelçcs J?ioW- P. F. Çkifiict> 2^5 

23 -QÎMV i^ Ouiil.. ChiJiinf- 

JiCartmuelLgb- p. Ccftonîk 1 5 vvqrth. ; ^ 

l^ovyicz« 2(9 M. Ciifetu de la J. J. Ciampim.;4 
J. Cardan. 14. & Chambrç. 27 N. Cifncr. 22 

20 P. Cureau de la J. Claude. 4. & 

* F. Cardan. 14 Chambre. 27 10 

* J. B, Cardan. A. de Chandjcu. D. leCkre, ji 
14 a* C- Clu/îtts. 30^ 

B. Carrania' 4. J. Chapeauville. P. Cluvîer. 21 

& 10 17 * * H. de Coeceji*)^ 

X* Carré. 14 J. Chardin. x6 J, Coccehis. . E 

S. Carteromaco. G. Charlton. 18 A.U.Codras. 4 

^a F. Charpentier. N. CoëfFeteau. 3 

J. de la Cafa. 12. 21 ' C. le Cointe. 4* 

& %o P. Charron. i€ & 10 

P. Ca&tî.i.&io B.deChaireneuz. Pw Coikt. 3.. é^ 

^. CaTauboo. J B. 3.&xa . . iol 



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li^.CokHBtte 7. G.Coufiii.: ^4 P. IMief. )l! 

& lo L« Confia. 17. ft L. C. de DslÂ-' 

J. CotonlA/) X» . î^o tgea». tf 

"^ i;. <^fft#«Éalz ^ D. de Gobto. 1 1 I. Dknis. 30 
F. Combeiktii j^ 3» .iSettiiitfe* C.DatL ^ %4 
fi| Cowml&clibdi, x7 < ' ft.DaYeaonCw 27^ 

^ Ci :' A. Coriley.^'i ^«^Davénport. 

N. leComtîe. H Ti. Creoch. ' j^x 23 
K» Cooffîngfuf. R. Creyghcen. C. Daitmîtts; 3a' 

ly» & 20 15 . ' J. Déei / i 

l|lkCofiâancm. 27 JéM.CrefdiBbe- F. Delfmi. 15 
(3. Contàtini. 21 ni. < 31 G.Delîfle.i.& 10 
J. Coras. I3. 5t P. Çrtfpct. ir^ MvA.Deifîo.22 
♦ t»o, ;. J. B. Crifpo. 27 T. Dempfteri 28 

J. de Cordes. ïp. Q. Crbëfe/^. À IK; Dcfiarfes. 'jjt 
. &20 ^ 10 -^ |. Dejflyom. ii,. 

B. Corîo. ?• * l^** de la Croix* -&20 

10 du- Maine. 24 F» S. R. Defm^r 

li. L. Gomara l/LCm&a^. i\ 'r\zîs. • ;^ 

iPifcopia. ^ & Jv Cu ja^. i,4cio J; De vauip. 12:^ 
. 2<i : l'ï R. Camberiandl • ^o ', 

P.GMKyiéiif« r ^ ^. Ôefifiiigtti5.' 

&io.? ^ B.Çu^ett».^ ^ 22. .„ ^ 
T. Corneille. 13 G. Cuper. 6VSc J. Dér. t 

Q« M. Corrado. 10 Li de Dieu, if 

' ip G.S. Curion.^i H. Dodwel. 1 

$• Conado* 19 * C. H. Curion. £': Dolct. 21 
G.Corrôzet. 24 >2r • • ^ J. Donne. t 
l«Co(in. X *C. A. Curidn. J. ï)orat. lif 

A«.di Coâanzo. 21 - ? •; J. Douj^t. 16 

11.8C19 D. ' J. Dbiifa. ' îî 

H*deCofte. 17 A* Dacier. 3 '^ J. Dou(à le fils, 
}. B. Cotelîer. 4. J. Daîllé. 5. & 10 18 

& ro ' F. C. d'Ancourt. * G. Doufa.^ ift 

es. dosCditi^ i^ ' ' "» C. Urditicj9ia:t; 
>ttls, /.ivAià' L. Daneau. ^17 1^ ' 

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T A W[;,t t JAlLt^S A B E T WlUE 

sA. Dudithi. 17 gelas«^ 1 r^ H. Fdlieca. ti 
,C» R,.Dufrtnj. C. Fedele. ^ 'i l.deîaFonhûne* 
; 17 -^.^ A. FcUhîcoia.4f ' lEî •'•' - '■ 

xo J-. F.Feller. ij^ M. Fo^nnl. li 

JL.Duret« 23 E.FeHînancix.jftjt P^ S* da Pour; 

£^ L. Feriand. i • & i^. & iq 

U.£*nmio8. »$ .' 10 . J.Fnw8(ibf« 17 

H. £obanus« »i Fv B, Fcmci. 18 C.F*, Frarguier, 

5. Epî^CQpnis. 3r Q« FçnraVi. f . & : 18 

r& 10 10. P. Franctns, SI. 

X^. 1 ErmJJEe*. »^ 0.. Fjçrrari. <f & »b 

1*. Erpeniu?. 5 F. F^rrctî. f A. H. Francxe» 

C. <i'£rpei|€e»i3» C.dc Ferricce. 14 • - 

«r io II M. Freher. n 

J. Erprtt. , ït J< Fe.cii54 .>id CA.du FjFefnoy-. 

6. £Asu«. .!2j N. le^ene.. 7 14 

J. Evdilon. .14 T- kf ehFJre. j.ii F.Freziî. 7. &'io 

N^Eyeraid^ itf 10 ; N« Fi^hh'n. 19^ 

F. A* le Fevre. 3. ft , J. Fronteau. 1 1 

R. Fabretcj. 4 ip I. Fuehfius. 18' 

C. A.Fabrot.29 C. FeYjrer. 2. & B. Fulgofè. p. 0e 

B. Faclo* ^l 10 10 
G.Faërno. 23 M.Fkm..f«&io A. Fumano. ix 
G. de la Faille. 4 T. Ficnus. 21. & G. 

G. Faliope. 4* & 10 A. Garateo. ir 

20 V. de Fliicaisb 1 A. Galland. 4,4k 

M. Ai Fardella. M. Flacîus lUy- 10 

1 1 ricuf . 24 }, Gallois. 8. 6c 

N.Faret. 2| E.FIechio^ t. & ïo 

T. Farnabc, 1 6 ;i o F» Garaflc. 3 1 

C. Faucfaet. 25 C. Fleury. 8. & R. Gàprniér. zt 
V« Favorino* «2 m ; . - T. Gataker. S^ 



V» Gaii|fin»to»^t & H.j6Qméé Sé Gu fc fc eiwf i. ;! 

l. Gsmric. fd .23 / - A/Guidi. 17 

T. Gaia. 2:^ M. H. Qoldafi. >. Gnùlicctoiie; 

J. Gellda.^ ti S^Goniân. ' 11^ M. GiiîiandiU.Ki^ 
}^B. Gc;Hn iB M. de Jars^-de GmiianmekBrè^ 

& Gentbrerd. tGçumâ^» ré' ton. ^ »i 

21 ... J,;GotiffiBt» S.& Guiil. de Nm- 

F.Gi^riet* ij. & -.lo gif- »8 

20 J. G.Graeviùs. 2« P.GuiUebandap 

A.Gemiiistf t^i èc ^o - J* Gutmien ix. 

& »o !• le. Grand/ 2i^ & 20 

S. Gendlis. 1 5 G. Gratacole. 3 1 N. h Gimdlûu 

J. GerlMiip. 14. & J.: y. Grftvilia«. gius, il 

£« Gerlacfa. %6 h Gt^ymu 8 $. de Girard' dit 

C Ge'ncr» 17 J« GredTeff. 28 Haiilan. 14 

P- Gilles. . 2j J, Gretîm 2^ J. Haies. 21 

V« Giordani. 3 J* Gronavins* 2« P. Aallé. 3* & 10 

J.B.GiraldJCin- & ick ^ ]. E. du HameL 

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L« G. Giraldi. z0 & aô' N. HanfoçK^r* 9 

S. Girauld.1 z6 N. GmdîiMkid;. F.HedcUnd'Aii«> 

P» le Givre, xp Si lo bignac. 4» & ^^ 

R« Glaber. zè J.Grucer.p.&io J. H. Heideggcr,^ 

A. Godcau.iS.& C. Gryphius^ 2. 17 

20 . 4c 10 , F.. Hemmerlm* . 

D. Godefroy le P.Guadajgnoli. 7 2$» 

Jiiri(con£ 17. B. Giiasini. 25 N. Hcnrion^ x:i. 

^ 20 - . f G. GuarÎHS» 19 B. d Hetbelot. 4 

Den. Godefroy M. Qudîtts. %f E^. Herbert. i9 

l*Hifiorip^. 17 D. Guglidniini; J. Herbintns. 2f 

J. Godefroy. 17 i,&io ^ G. Hennant. 3 

i. Godefroy. 17 F. Gtiichardin. G< Uervet. 1 7. 6c 

F. Godwin. , ^2 17. & 20 20 

I)*dcGoéi. 2f JUGuicfaardtAa? P«Heylio.it(eiâk 







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C. LyGoiïhtnc. J. Marof. i^ <». M6ruia^>.*€t 
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T. Lydyatb « 15 20 P.Mériiba^ è^ 

M. J, Manham. i^ J. Mery* *> 

J MaMUofl. 7. i.F.Marfigli.2^ H. J.Piletaefa 
% & 10 J. Marfoliieté 7. Mernacdiere« 

F. Maoedo. 31 & 10 15» 

,G. Mac»^)&.«5 Martial ^^ d'Au^ ■ J. Mearini». i^a 
<j.Madclenet. 2 5 vergiie»\^*& 10 F. • £« ^ Mcife- 
JtP. Maiiéd. y J* . Martiaiiay. i ra^. 5. & 10 
X. Magalotd..}. D. Mattin. ti C. G*•B.dcMe- 
, & 10 . P. Maityr d*An- zîrîac. é 
J« Maggî* 18 ghiera. 25 C. Mtgnattk* 14 
^. A» Matin; 24^ P* Martyr Ver- J. Mihon. 2* de 

:j 4. &ia. ' ^ A«Maftar<H. 27 A.kMmtr ^ 

£* Maignan. : 51 J. MafcaroR. 2. ]. MolaiStti* - 27 
O. MariJatd* zj ; kia ^ . J. B* I^- de M^ 
S. Maif>iL 2$ G. Maffietti 12, iiere. 1^ 

J. Mairee. 25 & 20 D. G. Mx^Ierùs» 

J.H. Maiits. z9 P. Maffon» f 12 ' 

J* Maidonat. 25 P. Matthieu, zé H. de Mon^h» 
N«Mai]ebranche. H.MeîbomiusaS v tlieidl^if. êi 20 
. 2. &.10. . G. Menasse» i.dc J. £. dtt'Moam. 
F« de Malherbe. 7 .10 31 - 

M. MalpiglH. 4. N'^ H. Menard. M.de Montagne. 

êC XO^ 22 1^ 

J.de M^deySle. 0« Mencxe. 31 O. F. Morata. if 
zS J. B. MertCKe. jj L, Morery. 27 

B. Màotoan. 27 C.F.Meneftri«r.. D.G.Meth^. 2«! 
Pidc Marca.-iaJ i & 10 ^ 

Pè de Mxfcaâus«' M« Ménotk - 1^4 E.Monn. lîi 



fiMmBktJ^i F.Junitts. lê LLeianà ^ ^i 

& io . P. Jufif utf le fils. Ni heamty.4' ^ 

T. Hobbet, < 4 B. Jùftioîaiii. ^ lo 
D. HoëfcheUus. K. >. Len&nr. fi A 

:^aA: '^ - A; Kirclicr. ir^ * *o ] -y 

M.Hoffimn^ j^ £1- Kœi^pfier. j^ G« Leck a. ^ lÀ 
je M. Hoânmn. G^M. Kœnîg.t^ J.< LÀmai^iQW 
'Té . C Kouthtsit. 3-^ 2^ 

L. Holflenlus, 31 ]• Kubnîus. 4^ & J. Leilf^^sn» ijl 
G. Hoinberg. 14 ' 10 . F. Licetî. 17 

M. de f Hôpital. L* J; iîgfotfoot. ^ 

^i J. de Labadie» P. de Limbordi^ 

P* HoCBian* Ti. iS. &20 ti } 

i&zo PvLatbe. ' i$. T« lintCéT; 4* fit 

J. H.Homngcr.8 L. Labé. 13 10 ^ •_ 

J; Httdfon. f Jk le Labourenfr J.A.vàn*derLm>* 
JP* D. Huet. X. & 14 . den.. - ç 

: 10 '^^L. le Labou-* M* Ltpenius. 15^ 

L«Huifiphrey.2z' reur. C4.&2o J. Li^ii^» '24. 
,U«deHiuiten.t5( "^ C. le Labou- A. Littlelon. i^. 

6c la ' Meut. - 14. N; Lloyd^ n 

C^Himens. ia PJ^ambeeios^o J. Lo<nte^ i. fc i^ 
M« Hywet. iZ' B. Lamyi ^. & i& J. le Ltmg. i . Se 

t* F. Lamy. 3. & 10 10 

.O. Jacobstus.!. I.M. L^idfi. 12 C. Lengomon*^ 

& 10 H. Languer» 3 tan. i8- 

T« James* ^ ip I. de Laricy. h 8c C. de Longieil. 
F.M.Jani^on. 17 10 17. fie 10 • 

2. Jaqoeli^t. ' ^ M. de Larroque. 6. de Lon^tteîl. 
A. iiiTeges*^ If 21 i7*&i&' 

J.Jbcende. 30 P. La-Sena. 1^ P. Lotichîus. t4 
£. Jodelie^ iS F^ de Launay. 15 '^ J.P»Lot£chiiis.^ 
C. Joly.^. k 10 W. Laztus. 31 2^ 
P. Jove. 25 J. Lcâ. 30 S^dciaLoubeiew 

T. Ittigius. 19 G. ' G. de Lcîb- té 
An Jimius*. 7 svts. 2«& I4X P« le Loyer, «ii^ 



^^ D^ETS A UTtETU-RIS A ; 

_ Lnbin» ^i 31 ^.deMerbes;^ 

J. LudaUl 3* & A. MaJPcKeûi. i$ <j. A. Merckli- 

lo T. Mju?cîle» %y : nus*' ^ 13 

C. Liipust.7«& loi S.desMarcâ«28 >}.MeraiidBitt. ^^ 

C. Lycoiihene* J.Maroc. i^ <». Mentlaw7*€t 

. 91 C. Maroc. 1 5k & . ic 

T» Lydyatb 15 £o P.Memb; è^ 

M. J. Manham. i^ J. Mery« i> 

J. MahiUon. 7. L.F.Marâg!i.2^ H. J.Piletdeb 

. & 10 J. Marfoliieté 7» Mefnajnlîere. 

F. Maœdo. 51 & 10 . 151 . 

G. Mac»ènfie.«5 Martial ii> d'Au^ : J. Meorfîu^. »i 
<j.Madcîenet. 25 vergue. ^.&>io JS..£« dt Mezt* 
J»P. UnÊcû. ^ Je MaittaDay. x ray. 5. & 10 
£« Magalotd..}. D. Mamn. 21 C. G.>&deMe- 
. & lo. P. Maityr d*An- zîriac. é 
J. Maggi* 18 ghiera. 23 c. Mignafilt. 14 
^. A^ Matin, zé P* Martyr Ver- J. Mihoii. i. de 
A.MagiialiecGh!. miiîd^ / ^25 'tia 

u 4- &ia^ ' \ A#Maftar<H. 27 A;.kMirev ^ 
£• Mai^fnsoi. 51 J. MafcaroR. 2. ]. MolaiStti.^ 27 
Q. Mailittd^ Z3 : ft-io '^ J. Bi P. de M«^ 

fiiMâf^ii^ 2$ G. Maffietti 12. iiere. 2^ 

J* Makee. 25 & 2^0 D. G. M<4Ieriis» 

J. H.Matus*. ^i^ P.MafTon. f 12 
J. Maidonat. 23 P. Matthieu. z6 H. de Mon^n» 
N*Malcbranche. H.MeîbomiusaS c tliefr^l.i5.Sè20 
. 2. & . Lo . G. Menasse, i. (k J. £• dtt'MoaÎA. 
F. de Malherbe.7 10^ 31 - 

M. MalpîglH. 4. N; H. Menard. M.de Montagne* 

êC XO^ 22 1^ 

J.de M^Bà€9iUc. O. Mencxe. 31 O. F. Morata. if 
2^ J. B. MencKe. ^x L. Morery. 27 

B. Mascoan. 27 C.F«Meneftri«r» D.G. Merhof. 2.. 
P. de Marca. i3( i & 10 ^ 

P« de Mxfcaâus«' M. Mènoti - 14 E.Motm. iJi 



l.MoHn.p^&io & 40 . O^Panvihi: i#« 
-J. B« Motin. 5 "G. Noodr. j6 ^ iir »o- 
X.Morîn* Il H. N«m» 3. & D. PiEipebrocx.s. 
P. Monia. ' *j i« & i^ 

S..MQrm» ^7 N. le Nourry. Y. LPapjn^ t«8rio 
R. MoriToik i« /8r 10 I. G. Parcfies. 1 . 

A. Moirofini. ift - ; ift ro 

T. Moru«. »j O. A.Parent, xi 

R>B« de Motee- P.Paruta* mjl 

yjlJe, 7 B. Ocbin. 15 C. Pafctel. 17 

T. Mottfet. 24 G. Olearius. 7 G, Pafchiuf. 7 

.^. te Mo)^e. 13 J. OîW)rin. 27 J. Paderat. *• fc 

-^MrA.Muret.27 S. Orfâto. 13 10 

f J. Oiorio. 11. & C Paiin. 2,&io 

H. zo P.P^trîx. 24 

C.Oiidtfi* I. & A.Patr:2Î. 7 

P. le Nain. 1. 10 O. Patrn. é 

& 10 M. A, Oadinet. E. Pavillon. 2j 

B. Nani. ii :^. éc 10 S. Paiîlii.3.&io 
A,Narag(5ro. 13. J. Owen. 1^» & J.lePaumier de 
'^^ 3to ^ Grememêmi; 
G. Nan^é* ^ ft J. Ozanaia^ â. & 8. & ip 

ïo io J, Peletîcr. it 

M. Ncaûder. 30 P* C. Pcllican. 1^ 

M. Neander le P. PcUiflbn Fon- 

- Médecin. 30 P* Paaw. 12 tanier. 2. & rp 
J, Neviz^nu$. 24 A. Pagi. i. fit 10 J. Perinsxiold. i 
I.Newt<Qti. 22 F. Pagh 7 J. Pcjrîzonîus. i . 

J. F« Niccron* 7. A. Palearius. 16 & 10 
, & 10 M. Paiwkri. I r. N. Perot. ^ 

J. Nicolai, 14 & 20 ^ C. Pcrfona. 15. 

P. Nicole; ' 19 M. Palraieri. 1 1. & xo 
B* Nieuvrcntyt. & 20 G. Pcrfona. 1 f 

I3.^5t AO G- Pancurolc. ^. P. Petit. u. & 20 

A. Niphusà t8 & 10 F. Pétrarque. 28 

J«F^og^4»lj|«;2. A« Panormita. ^ S. Pctd. 30 



*.,. TT .^ 



DES AViT^&OKS. 

> Q^feuocx. té LiToaMere.if - 

• CPeutfnger.Ej, Ppj^gîoBraccio'» ijR, 

& to lini. ^. & lo 

r.laPe/ccrc«it. P. Poiicu 4. & P« Rabiiiibn« < 

jk 19 ^9 -H. dc^Beiiii- de. 

P.Pcxron, I M. Polcu 24 Racan. i4 . 

¥• Phikl|jhe* .tfo M« Poionusr 14 Jr^iidaé. i8*dc' 

& 10 P. Poniponaoe. ^o ^ 

A. Pîcc^loimnL ^ if ^ B. Ramazzim. S 

- 13 J. Pompontus P« Rami». 2 )« 5e 

F. PtceoIofiHnî. Lxtu^ur.^cixv ^é 

[ »3 ; A. de Ponxac. *N, Rapîti. «f 

JL Piccolonûiv. 1» P- dé Eapia dé' 

1$ J.. J. Pomanuf. Thoînwi 1. 

>' B. Pîâet. I . & 10 8;&io E. Rafficol. 8 

^ L«Pîgnom. 41 L.sPonticoViru- J. Rauiîn. 11. 

^ ^ J. PiurinQ. 15 nip. 8. &«« THamnid. ié( 
^ , R. dcPîie^* U . P. deg Portes* zf F. Rcoî. 3. A 10 

> , !-£• duPiQ. ». A. Poffcvîn. xz P. Régis. 7 
' &10 G. PcficL i8« & P. S- R^; ^ 
' G. du Pineau. 14 10 M^^Regmer^iu' 

5. Pineau. 18 F.^Potipçct*^ tf. It 10 
^ F.Pinffon.^ tA M* Pozzo. 17 T. RdneSns. 30 

> B. Pirckbemer. J. Prîce. x% A. Reland. i. 8c 
^ t8 , S. de Piifeiidorf. to 

- ' P. PiAou. 5 18 J. F. Renard; 2 1 

' J.PkfcttS. x$. E» Pittcaniis. 17 £*B!é]iàiidot,x%. 

ï V. Placcîu^ f èc %o 

Ji Ja Pkçctte. w Q. J^ Keucfalm» 2^ 

B. Platine. 8«!& X^deReiKS.' 301 

f t 10^ S. iî«ann»ma« N. Renfiler*. -27 

• CPIifiiusSeçun- jû. 11 Q. Reutet^ 24 

dus. 7 I. Qu€tiF. 24 J.Rhi^|fi»d.i.ar 

^ M. Poccianti s8 C. QuiUet. 28 10 

E. Poçoci1i« 2.>. l.F. (^ttDâ8nn$ T.1Lli«0.* ^. jrf 

« f Ç. PoQgtteé dç Stça. »? A* Ri * " 







TABLE ÀLP'H.A^FJIciUE 

i8 P.. de SainNjtt- J. J., Scabgciç> 

E. Richcf. 17 lien. 27 23 

G.Riedlînus/id C. V. de Saint- E. Schelftr^te* 
N. Rigauk,^ 21 Real. &. & 10 21 
A.RinnccinL30 A. de Sainte* J. T.SchencKins, 
A.Rocca« ai Marthe, 8 22 
Gw A« de: ia>Ro- A* de Sainte- J, A; Schmidc. p 
oue. 21 Marthclefîls.8 S. Schmieder. i 

!A.R0fibtti. 2^ A. Li de Sainte- A. Schott. 2/ 
L» ^otgans. 2 Marthe. 8 C. S. Schurz- 
J. Rotrou. itf. & C. de Sainte- fièilcK. x. & i^' 
to . Marthe, 8 J. L. deSectei- 

SL RouUiard. 27 C. de Sainte- dorf. 2> 

J. Rouzei. 27 Marthe. 8. & P. Segnerî. 1 
L.leRo7. ip 10 J.Selden. ' f : 

J; Ruceilai. 13 P« S. de Sainte- }• G. deSepuU 
O. RudbecK. 3 1 Marthe. ^ . 8 veda. 25 

L. A« de Rufly. S. de Sainte- J. de Serres, ^f. 

1 Marthe. 8 ft 10 

T. Rumatt. t S. 8cL.de Sain- H. SerronL x 
P* du Rf er. 11 te-Marthe. 8 C. de SeylKïl. 24 

D. de Sainosr A. Sherley; *j' 

5. .Marthe. s T.Shcriey. 2j. 

A. H. de Sallcn- J. Simien . 2l* 

G. Sabim ^6 gre.. i« & 10 R. Simon, i. ^ 

P. J. Sachs de D.deSallo. p lo 

Le?venhetiii.2. J; Sannalàr. 8 A. deSolis. 9.^'. 
J. Sadolet. 28 F. Sanfbvino. 22' 10 
G. Sagittarius. 4' J. F. Sarikfin. 6. S, Sorbiere. 4. âc 
M.Sanadino.2i & 10 10 

}. SaUnoii Ma- J.Sataîy.^.&io C. Sorel.^ jt 

erin. 3 1 J. Sauveur. 4 F. Spafiheim. 2^'^ 

CdeSafaic^Ëvrer F. Scacchi. 21 P% Sp^heim le 
mond. 7 ÏÏ.Scala. 9 fils. 2^* 

tlt*i(iSém^& f. c Scaiiger. E.Spafilrain. n^ 



. i 



J 



J» Si;uriniiis- 19 1, & ;to ' • ^ ' ^4 '/ ■ 

J. M. Suarés. J.P- détourne- C. dqi Teriîcfc 

" . ibit. 4»& 10 14 ^ > 

L. Siinttf. 2I J. de Tottrrcil. P. V^rheycn. ^ 

F.Syvcemus.a7 - 17^ ^ ' G. f. âAcmS 

J. Sylvuis. \ii }. Q. Triffiao. \'i< - ' /" 

»^ . *^ A. Vcfal. <. & 

.»,.*•/. V . ^.r. Turnen.. ap 1^ - 

• P. de Tyard. 11 M. J. Vida, 19^ 

CTacms 4 J.L.fcCcrfite 

P. Taliemant. . . V. [^ Vîeviilc de 

2- 2» Fîcneuie' i» 

RTallcnianr. it Jf. Ç.; Vûillant» J. ViVnicr/i. & 

T. Taflb. if 3 jo 

* • ï^î^îf^- ^ J- P- 5. Vamani:. N. à.de Vîlfc* 
B. Teleiio. 30. ii gaiffliôli 1% 
♦a. Teléfîo. 50 S. Vaillant. 8. & F. ViUon* * f 
G. E. Tentzc- 10 E. Vinet^ . ^0 

r îîî"- . ^5 ^-^^ ^4-, 31 J.A.vipmnî.x.t 

â Tcxora. . 5 J p Valefianus J. j,. vives. . a^i 

# ? J ÏÏL- -*^ Bol^H^.,z5 V. Vivfaiw. ; 24 
^. B. Thiers. 4. A. VaieriQ. 5 B. de VoWer. z>x 

4 ^^ <>^ • : ' ^* r ^ TrouiTet O. Vormios. ^ .^ 

L. TiiomalBn. i de y;ilincoûrt. A: Vorftîi». i* 

JV A* de Tàoiu 14 iE. Vorfliiis. 2:t 

P G.Vaaée. ip H, dtJtfé. d. ft 

LM. de la M. A. de Valois. 5 ^o 

Tilladet. ' 8 H. de Valçîs. 5. F. Urfin^s. 7^ 

Titc-Live, j À ro . LUflcriu». ' > 

j; Toland. I. & L. V^inî. i<j \ \ 

lô A. VariUas. 5 . ^ : , 

J. P. Tomafiiii, F. Vavaffeur. Z7 

T*?, •.. r- M.Vegio. i(( J. C WagcflJ 

J. M. Tommai]. M. Velfer. 24 fcil. 1. & jo 

j.&io CVcrardo. 8 J. M, Wanflei,^ 

P. deUa Torre. A. du Verdier. %4 






TABLR AWMAB-'DES AUTEURS. 

S.Ward. z4 R.Wkyte. 14 

G. Wafcr. 14 J.Wiikîns.4'*ïO. , Z. 

G. W* Wcde. J.WovvcrJ'An- 

lins. 7 veri . 6 J. J. ZoLnnidticU 

fi. Wctftcin. % J. Wovv«r , de IL . ri* 

D« Whicby. II ti|mbourg. .| J. Zeno. %i 

Fin de U Tabk AlfhéJ^itique des Amewrs. 



TABLE PARTICULIERE 
de ce Volume-^ 



L* Addîfen, P. ^4 

LAddifoii, ^9 

J. Aiiiaithée9 1^5 

C* de Beauregafd > 1x3 

B. Bekkcr, 177 

B^BcUarmin, i 

ILBetieau, lé^ 

P;Bertiti5, 83 

J. Btttrorf , 20^ 

J. Buxtorf le fib. %\6 

T. Creech) 43 

J* M. Crefctfnbcni , 127 

R. Defcartesy 174^ 

F* Gamfl'e, 378 

P. Gaudenzia 9 108 

G.Gratarole, 354 

^.Cttidienon» 3^0 



L. HolAeoius, 13^ 

M. de rHopitaf, iiir 

CKortholc^ 47 

/W. Lazîus» - 368 

A, Lubinf 148 

C. Lycofthene» 339 

F.Macedot ' 214 

E. Maignàn , 34^ 

P.deMarcaiTus, 100 

O. Meiicice, x^ 

J. fi.Mencke^ 253- 

J. E. du Monio f . . 1^8. 

O. Rndbeck^ r||- 

J.SaimoiiMacrm, 2^4, 

C. Sorel, 3^c 

A, du Val» • 40^- 



V 



MEMOIRES 



~ » ■< 



MEMOIRES 

BOVR SERFIR 

A L'HISTOIRE 

©ES 

HOMMES 

ILLUSTRES 

pMS LA REfV:BLI^Z 
des Lettres ^ 

Avec un Catalogué raifanné 
de leurs Ouvrages. 

RORERT BELLARMINV 

OBËRT jBellarmip na- j^ g^ ' j 
\uiti Monte -P^lcjam,^^;^^^^^ 
petite ville de Tolcane , 
le 4» 0<Stobre 1541. de 
Vincent BelUrmin , & de 
Cinthia Cervin , foeut de Marcel 
Cervin , Cardinal du titre de Sain-- 
tc-Croix , & qui fut depuis Pape- 
ymçXXXL A 




•2 JMhn.fourfervirkl'Hifl, 

R. BEt-f^^^ ^^ ^^^ ^^ Marcel //. mais qui 
t^j^jyjjj^/ mourut 24. jours après fon exalta- 
tion. Tan 1555, 

Il reçut au baptême les noms de 
Rotert-Fraftfois^RomuU 3 mais il ne 
confcrya que tclui de Robert^ que 
portoit le Cardinal Pueci ^ Florcn- 
tiri , qui Tavoit tenu fur les fonds. 

Il fit pardître durant le cours de 
fa jeunelTe autant de penchant pour 
la pieté, que de difpofition pour les 
Iciences. Il s'y appliqua avec foin 
dans le Collège cfe Monte-Pidciano , 
où il fit fes'études , & acquit en peu 
d'années une capacité au-deflus de 
fon âge. Son inclination particulière 
le portoic à la Poëfie , & quoique 
dans la fuite il ait facrifié cette incli- 
nation à des études plus importan* 
tes , il n*a pas laifTê de faire de temps 
en temps quelques pièces en ce gen- 
re / qui ont mérité les éloges des 
•çonnoiffeurs. 

Ayant fini fes études d'Humani- 
tés , ri entra dans la Compagnie de 
Jefmït zo. Septembre 15^0. & com- 
mença fon Noviriat à Rome ; mais a 
peine en eut il fait deux mois, qu'oa 
Peu tira & qu'oa l'envoya au Celr 



tksBtnfnnes ttluflrejl y 

Icgc Romain^, pour y faire A Phi- R-Bei* 
lolbphie. LAKMïN. 

Il eut durant fon Co^rs des infit- 
mités , qiii donnèrent lieu de crain^r , 
dre qu'il n'eut pas dans la fuic^ j^u*^ 
tant de fanté ^ qu'en demandgienjé 
les études^& Us emplois aufque|s on 
Je deftinoit? il foutint cependa^i^ à 
la fin un Ade public ^ qi;f \\^ ^t 
beaucoup d'honneur. 

On l'envoya ^nfuite \ FUreme ; 
pour y régenter , & y enfeignér Ipif 
Humjuiitéss & de là à Mondavi^ 
pour y profeiTcr la Rhetoriq^^e, 
Quoique ce dernier eipploy empor-* 
tât'une bqnt^e partie de fon temps, 
il nelaifToit pas d'en trouver encore 
pour la Pre4ication^ à laquelle il 
avoit commence à s'appliquer pen- 
dant (on féjpur à Florence i & il s'y 
rendit même en peu de temps fi ha- 
bile , qu'il n-avoit encore que lu 
ans , qu'il pr.êchoit dans lesplus con*^ 
fiderables Eglifes de la Tofcane. 

Ayant paflp de Mondoyi\ Padoué^ 
pour y faire fa Th.éplogie , il corjti- 
nua à y prçcjier avec le même fucr 
ces i & ce fuccès le fuivit à Fenife , 
& à Gmi , où: il fut app,ellépar fcs 

Àij 



^4. Mim. purfervhr à Vfiijl. 
R. Bei- Supérieurs , à l'occaiîon d'une Con- 
lAaMiN, gregation Provinciale , qui s'y 4e- 
vdit tenir , & qu'on vouloit rendre 
célèbre par des Ades publics. 
; Bdlarmin y foutint: durant deux 
Jours dans la Cathédrale des Thefes 
d'une variété & d'une étendue ^ qui 
étonna tout le monde : car elles 
comprenoient tout ce qu'il y a de 
plus confiderable dans la Rhetori^ 
que , la Logique, la Phyfiquc & la 
Metaphyfique à'Ariflote , & ce que 
les trois parties de la fomme de S. 
Thomas ont de matières plus impor- 
tantes. Mais ce qui furprit le plus 
foute l'aflemblée , qui avoi1^ admire 
la clarté , la precifion , la jufteflc & 
la folidité de fes réponfess ce fut de 
le voir à la ^n de la dernière dispu- 
te prendre lin furplis & monter en 
chaire , où il prêcha avec une force 
&. une éloquence , qui firent con- 
venir tout le monde , qu'il n^xcel- 
loit-pas moins dans la Prédication 
que dans la Théologie. 

Le bruit que fa réputation faifoi; 
dans l'Italie , porta S. François de 
Borgia , qui étoit alors General des 
Jefuites 9 à jecter les yeux fur lui 5 



des Hommes îllt^es^ y 

pour renvoyer en Flandres, ou Ton R. Bct4 
avoit befoin de gens capables de fou- laR3«n« 
tenir la foy , contre les nouvelles er- 
reurs , qui conunençoient à ^*y .ré- 
pandre. Il fallut pour celaJ'arrachcr 
au Rcdeur du Collège de Padouï ^ 
qui fit tout ce qu'il pût auprès du 
General , pour empêcher qii on ne 
lui enlevât un fujet qui faiîbit tant 
d'honneur à fon Collège. Mais il 
étoit yufte que le bien gênerai rem- 
portât fur le particulier, & les grands 
biens que BelUrmin fit en Flandres 
durant fept années qu'il y fut em- 
ployé, juftifierent le choix de Jv 
François de BorgU. f 

Il arriva à Louvain Pan 15^9. pour 
y achever fes études , & pour prê-. 
cher en même temps en Latin dans 
l'Eglife des Jefuites. Fourgonner 
plus de poids à fes difcouts ^ on crut 
qu'il étoit à propos de le faire or- 
donner Prêtre \ mais il y avoit fur 
cela une diificultc ^ qui étoit qu'il 
n'avoit pas enccwre l'âge requis pour 
la Profeflîon , avant laquelle Pie V^^ 
par un Décret, que Grégoire Xlll^ ' 

révoqua depuis, avoit défendu qu'oa 
fk recevoir la Prêtrife à aucun de la^ 

***** 



t Mém.pourfirviràt'f/i^. 
R; Bit- Au bout de fept ans de féjour cufe 
jURtHiN^u Flandres ,.cfeft-à-d.irc en 157^. fon? ^ 
General le rappcUa en Italicy & l'en- 
voya d'abord à Monte-PHlciam^ pouÉ 
lui £air<e pxendce foo air natal ^ qu^ 
\ps Médecins avoient jugé abfolu* 
ment ncceffaire au recouvrement dç 
in fanté , fort affoiblie par fes grands 
travaux. Il s'y rétablit efTedivementi 
& dès qu'il fut eq état de reprendre 
fes premières occupations^ Ion Ge- 
neral Tâppella à Rome^ pour y en-» 
fcigner les Controverfcs dans le Cot- 
IçgcRomain. Il s'acquitta de cet em- 
ploi avec tout le fuccès , qu'on peut- 
îe figurer en lifaitt les Ouvrages que 
nous ;^vons de lui en ce genre. 

Le Pape &A:/r r". le choifit en 
1 585. pour aller en France en quali- 
té de Théologien du Cardinal Gi- 
J0tan j qu'il y envoya avec le titre de 
Légat, lorfqu'il eut appris la mort 
du Roi Henri I/L Apres avoir cour 
ru de grands périls ^ ils arrivèrent à 
paris le 20. Janvier 15^0, Ils y 
croient encore , lorfque çttte villç 
^t bloquée , & ils y demeurèrent 
tout le temps du blocus. 

Bjllarmin aflfiftoit pajf ordre du 



etei Hommes litières. f 

Lccat à tous les Confeils qui fc te- R- Bit* 
soient 3 mais uns fortir des bornes larmik* 
que le Pape &c fôn General lui 
avoient piiefcrites; c'eft-à-dire , que 
lorfqu'il y avoit quelque point de 
dodrine à établif^& quelque dogme 
àéclaircir^ ildifoit £bn Centiment 
avec dignité & en homme ^onfomr 
xné: mais dès qu'on, en venoit aux 
matières politiques ^ quelques in» 
fiances qu'on lui fît pour l'engagèjt 
à dire ion avis^ il ne repôndoit au- 
tre chofe finon que ces tnatieie^i 
B'étoient ni de ù commi/fion^^ ni 
defon Etat. 

La mort de Sixte V^. àririvée le vjk 
Août J59p. ayant obligé le Légat de^ 
s;etournet en Italje v il partit de P^- 
ris avec BelUrmin le 24. Septembre 
fiiivant* A peine furent-ils arrives i 
Some 5 & Bellarmin eut-il rétabli fa, 
fente, altérée par les fatigues du 
Voyage , qu'il trouva une nouvelle 
occafion de l'employer à l'utilité, de 
TEglife. 

Grégoire Xlf^. qui fut élu Pape le 
j. Décembre 1550. Tappella aux 
Congrégations , qu'il fit tenir pour 
. b. corrcôion de la/Vulgate j^ & fpfxi 



ia Mém.foptrfervir aVHifl. 
t> g-, avis y fut toujours d'un grand poîdî. 
tARMiN." Claude ^qnaviva , General des 
Jéluites, le nomma en 1592. Rec- 
teur du Collège Romain, & le fit 
pafler avant la fin de fon tricnal à la 
charge de Provincial de la Province 
de Naptes , qu'il remplit, comme 
îl âvoit fait la première, avec tpute 
la prudence ic toute la douceur, 
qu'on peut fouhaiter dans un Su- 
périeur. 

Il en faîfoît les fondions , lorf-i 
que le Pape Clément VIII, le rap*- 
pella à Rome au commencement de 
Tannée 159% à Toccafion de la mort 
du Cardinal Tolet ^ dont il voulut 
qu^il vint prendre la place de Théo- 
logîei^ auprès de fa pcrfonne. Il lui 
fit même préparer un appattement 
dans le Vatican ; mais il fc rendit 
aux înftances de BellArmin , qui lui 
fit agréer qu'il demeurât dans là 
jnaifon de la Compagnie la plus voi- 
^ne du Palais Apoftolique. Cette 
niaifon fut celle de la Penitencerie. 

Clément Vlll. le fit quelque temps 
après Confulteur du Saint Office , & 
Examinateur des Eveques , & le me- 
sa avec Jui à fon' voyage de Ferrare^ 



des Hommes Hilares. ji 

dont il alla au mois d'Avril 1598.* « » , 
prendre poflciQSx)!! , comme d'un fic£ * '/ 
dévolu au S. Siège. Di;irant tout ce ^^^^'*^* 
voyage & après fon xetouc à R(me \ 
3I donna à BelUrmin tant de mar- 
ques d*cftime & 4e confideration , 
GU*on ne douta point , qu'il ne lui 
deftinât le chapeau de Cardinal à la 
premicte promotion. 

Il fut en effet compris dans celle* 
du 3. Mars i595>. Le Papef^avoit & 
bien fes fentimens fur fa Promotion^ 
& ToppoCtion qu'il y trouveroit de 
fa part 3 qu'il lui envoya faire de- 
fenfe de forcir de fa maifon , qu'il 
ne le mandât j & lorsqu'il parut de- 
vant lui pour la première fois 3^ z 
peiné èiït-il «ouvert ja bouche pour 
pafler , que le Pontife lui impofa fi-* 
îence , & lui Refendit fous peiné 
d'excommunication de rien repl^ 
quer. 

Oblige ainfi dVcepter k Cardi- 
nalat , il vécut dans ce rang avec 
un âuffi grand détachement , & au- 
tant de foumifSon pour le General 
de la Xlompagnic, qu'il rcgardoit 
toujours commefon Superieujf^quQ 
lorsqu'il n*^étaic que fimple Rcli^ - 
'gieux* 



- ( 

( 






12 Mèm.fourfervirkl^HiJf. 
Êtt entrant dans le Cardinalat ilfê 
R. ^^^^ pjcfcri vit trois règles qu'il obfervai 
lARMiK. u^^j-e fa vie. La première de garder,, 
autant qu'il pourroit dans fon état, 
- les règles & ks coutumes de là Com- 
pagnie : la féconde de ne faire au-^ 
cuti amas d'argent y ni pour lui , ni 
pour fes proches : & ktroifiérae de* 
ne fe procurer janwis ni par toi-mê-; 
jne, ni par d'autres^ de plus gros re- 
venus des bienfaits du Pape , & de 
n'accepter jamais les prcfcns d'a^icua 
Prince. 

U prit Wiït mtfîfbn près Ju Collè- 
ge de la Compagnie, en un lieu d*ou 
ri pût entendre la cloche ^ pour fe 
conformer à fcs exercices^ autant 
qu'il lui feroit poflîble. Il jeûnoit 
trois fois la femainc & tout l'Avent 
auflî rîgoureufement qu€ le Cairême^ 
H régla la depenfe de ïa table à trois 
Jules , qui ne font gueres plus de 20^ 
fois de notre monnoye. Il n'avoit ni 
laquais ni valet de Chambre à fon^ 
tever , & hors les heures d'audience 
il ne fottfiroit point de feu dans fa 
chambre, même durant les plus- 
grands froids. 

IL fe retiroit tous fcs ans durant 



des Hommes îllti/tres. tj 
tin mois à la maifon du Novitiat des R. Bei^^ 
Jefuites, pour s'y occuper unique- i.armin* 
ment de l'affaire de fon îalut. Quel- 
ques Opufcules de pieté qui nous 
rcftent de lui ^ font les fruits de ces 
retraites. 

Clément VIIL qui Tavoit appelle 
auprès de lui , pour avoir un hom- 
me qui hii dit la vérité, reconnut 
qu'il ne s'étoit point trompe dans 
le choix qu*il avoît fait pour cela de 
là perfonnei Quelques-uns préten- 
dent que fa fincerité & fa liberté , 
ui avoit d'abord plu à ce Ponti- 
é , lui déplut dans la fuite , & qu'il 
chercha un prétexte honilête de 
l'éloigner de lui , en l'élevant à TE* 
pifcopat. 

Quoiqu'il en foit , il le^nomma 
à l'Archevêché de Cafoué\ & ce 
nouveau Prélat fut facré le fécond 
Dimanchp d'après Pâques ^ où \& 
21. Avril de l'an i^oi. 

Il partit trois jours après pour fon 
Diocèfe , à la conduite duquel il 
donna depuis tous fes foins & fon 
application , & où il demeura juC- 
iju'à l'an 1^05. que la mort du P^ipe 
CUmentFlll. anivée'Je }. Mars dç 



i 



J 



rg Mim.fourfervirhVHifl. 
H. Bel-^^ décrier , & qui. ont eu pour (^t 
XAHMiN, recours aux calomnies les plus atro* 
ces & Icfs plus ridJcuies. Tel a été 
l'Auteur d*un libelle , qu'on Tçpan- 
<}it en Allemagne , en Pologne , en 
, Angleterre , & en Hollande , long- 
temps avant fa mort , dont le titre 
ctoit : La fidelle & veritahle hijloire 
de la mort defefpef-éâ de Robert Bellar^ 
min , Jefitife. Voici a peu près â quoi 
£é réduit cette hiftoire prétendue* 
Bellarmin^ difoit-on, fur ks vieux 
jours, touché des remords de fa con- 
* fcience , ne pouvant plus porter le 
poids des crimes époirvantables , 
dont toute fa vie n'avoit été qu'un 
tiflu énorme , fe réfolut de les aller 
depofer aux pieds d'un Pénitentier 
de Lorette, H y alla eîi hafcit dcgui* 
fé , pour ne fe pas faire connoîtrc ^ 
'étant arrivé à la chapelle , il fe jctta 
à genoux, les bras étendus, fuppliant 
la Vierge , qui rebuta fa prière , de 
lui obtenir le pardon de fes péchés y 
r&c après avoir paflc trois heures en- 
tières dans ï^s gemiffcmens & dans 
les larmes , il prefenta au Confcfleur 
im Cahier écrit de fa main, qui coh- 

«cnoit tous les dcfoxdies de fa vie \ 



dis Hommes Illuffres. ij 

^ c'eft ce papier là même , qu'on R. Beé? 
prércndoit ., je ne fçai pat quellcxAiuaiH- 
avantuiTiÇ ,. avoir été trouvé , & s'circ 
re^du public. LçPrcrre, continue* 
tvon , tut effrayé dès k première, 
feiiilk , & les cheveux lui dreflercnt 
à la tête , à là leéturc qu'il y fit dc' 
milk effroyables excès j entre lef- 
quels le coupable declaroir, qu'ill 
avoit entretenu de mauvais com- 
merces avec unç multitude inom- 
Brabk de femmes débauchées^ ^ iC 
qu'ils'en étoit défait auiE bien que- 
de leurs enfans y partie par poifon y, 
partie par le feu ,. poux empêcher 
que le Public ne vint en connoiflan-. 
^é dç ces terribles abominations* On- 
ajoutoit y que le Pénitencier,- ayant: 
jette le Cahier par terre ^. avoit dé- 
claré à- cet étrange pénitent^, qu'il! 
n avoit à efperer ni abfolution ^ nr 
remiffipn^ ni mifcricordei que lui^\ 
frappé- dé c^te parole , ^çomme d'ua^. 
coup- de. foudre , tombant par tcrrc^. 
s'abandonna; au dernier defefpoir;, 
&:que fon- ame ayant été pouedéa 
£ur le champ d'un affreur: demony. 
tandis que fon corps étoit brûlé à'ù.*^ 
41e fièvre ardente, il mourut reniante 



">» 



iP Mm.ponrfemiràl*Hifl: 
Ri BEt-totit ce qu'il y avoir de plus îacrc^ 
CARMIN.. & fut f>rccipité dans \qs eofers. 

Cette fable impertinente ne me** 
ritok pas qu'oh foiigeât à la^refu- 
Ifer , Tacques Greffer V^l voulu faire: 
cîepcndant dans un Ecrit <}u*il à pii^ 
Mié fous ce titre : Lihelliféunofi^ qu» 
vfx. jnfi hominHmmenioriam imvHden^ 
$ior'& fiagitiofior fi^dih adu^rjks JStd- 
k^t$êm BellarfhinnW^ Cafiigam^ Ja-^ 

'Gatàlpgué de fes Ouvrages^ 
i\.Difftétaihnes de C^ntroverfiis fii:^ 
dei ^ adverfm hHJus tefU^oris Hdr^ti^ 
êof.: Ingùlfidéf. in-fiU trofe vol. 11^ 
publia cet Ou vràge ,. qui eft lé précis 
at fes Leçons fur les Gontroverfes ,^ 
pat tordftf de fon Geneî?al. Le prc-^ 
ittîer fut impritàê civ ij^Si. left- 
fibnd fe fut rànnce tan2M6i$tt^ 
& il d«|dia ces deux |>f phirci^s aU Pà-^ 
pc ShcU V. Les àffeîrcs doé^ il fuc 
cliiaïgé depuis- rctaifdbreht k publia 
ooftioti du trbificme , quî ne jWiïue 
qiiftti i<5^ji. feus le^ àufp8tié« du Pà* 
ftéimmP^Hh L'âtiaéè 4îVâhté 
^^^. l'Ouvrage entier fiit reiinpri- 
ûik\Lym in- fil. Se cette édîïiôn ^Qi 
«tiei^mchfe conforme à la premicïc^ 



- des Hmme's Rlt^trtf. tf 

En 159^, il rç\^t fon Ouvrage, & R. gg^^ 
cii fit faire à f^emfc^nnc nouvelle e^r^^Uj^^ 
édition , fur lamelle il veut que lei 
Imprimeurs , qui mettront fon livre . 
fcus la preffè , fe règlent à l'avenir* 
H s'en fit depuis un autre, qui por^ 
tfe dans le titre : Ofmah ip/onutt Ah-^ 
tore rmnû demkfn aùStum , recognitum^ 
& in ejuatàor Umoi di^ributHm.Accef.^ 
firunt hac eStUne fingnlis tamis reeen^ 
ria qMdam ejus Aoêoris opit/cnla fitip 
^uajiee lads infefta. Ingiflfiadii i^or,; 
sn-fol. Celle de Lpn de Tan 1^03- 
en 4. vol. in-fâL fuivit de près celle^ 
ci. Les Triadelphes donnèrent dej 
houveatï l'Ouvrage à Paris ^ en ïéoiJ- 
ic en ié'13. en 4. >^ol. in-foL II fuit 
ïéîmpimé depuis à Cûtegneen i^i 5^ 
en 4. vol. itf-fiL & en 161^. en ftpe 
vol. auffi in-foL Les trois derniers- 
volumes de cette dernière édition 
contiennent fon explicatiôtt â» 
Pfeaurtcs, fbs Sermons, & divers 
Traites , qui avoient toujours p#tâ 
féparement. li y en a pkfieurs aur 
rres éditions, que ;e ne conhois poihfr 
particulrerement 5 la dernière a^ étfr 
feite à ^r»^ Tan 1721. en j. voli 
wufiLCcÛ: la plu$ ample , mais ielJe: 



\ 



lo Âfim. pôurfervir k l'Hifi: 
R RcT.cft pleine de fautes d*irnpïeffiôn. Jcr 
^ aL -.r^.r m'arrêterai à rEdition à^ Cologne de- 

I/AKMIN. „ . ; If 

1^19. & jç marquerai ici ce qu ej[le> 
contiens * 

On trouve dans la premier volu-- 
me les trois Controverfes fui vantes. „ " 

Dè^f^erho Dei/cripto & mnfcriftOy 
libri IV, Des morceaux de ce traité, 
ont été inférés fous le titre de Frag^^ 
"menta circa verfîones vulgares S. Scrip-. 
turavel divimrHm Officiomm dditis un. 
Recueil intitulé : ColleSio AnÛorum^^ 
qui Si Scripturd oMd divimrmn Officia^. 
rum m^hlgarem linguam tranJlationes\ 
dawfMrunt. Parif. 1661. in^^^: L*Ou-r 
vragc: entier a été réimprimé avec, 
les notes d'il n PrQCeftant. DeVerho^ 
Dei fcripto & non fcripto. Cum notis, 
Joh. Vrbam. ZauolU 160^. in-j\^. 

De Chrifio ^Capiu totius Eçdefid^ 
libri y. Cette féconde. con^troverfe a^ 
éjté réimprimée auffi cnm nous & anU, 
madverfionibHS D^niclis Tileni, Sedani- 

. De fimmt> Pomifice^, capite miusr 
JiiUitamu Ecclefis libri v. It* Cnm^ 
mtis &- animadverfionibus D* Tilem\^ 
4V^»/7i^i9. /'»'4^. Cet Ouvrage dé-. 
Î^Im. également à JRw^ ^ SL^Fy$m^^ 



éUj Hommes Illkffi^f;. zr 

On crut à Rpme qu'il ne donnoit on*.-- 
point aflez au Pape , a qui il accorr * j. w^^ 
4pit feulement udc* puiffance ihdi- *" 

rede fur le Temporel des Rois , &c il 
fut pour cela mis à l'Index , dont on. 
le retira dans la,fuite. On trouva à 
Paris qu'il lui donnoit trop \ comme 
il. paroît par le. Mercure, Frofjfoisi 
tom. 1. où Ton apprend que » furU 
» fin de Tanij 8é*.qucle premier tome 
» des Controverfes db Bellamtin fut 
«.apporté en France , de l'impreffion * 
y>.à*Ingolftad ^ Etietme Michel,^ Lir 
>> bj-aire de. IfjK^» , étant à Paris ^^ 
» s'adjoignit avec un autre Libraire, 
» pour faire imprimer ce livre *, ce.. 
» qu'ils commencèrent à. faire. De 
» quoi Monfieur le Procureur Gé- 
act néral du Roi ayanteu avis, envoyât 
»^rendre & faifir iiî fcUille53 qu'il 
» y avoit déjà de faites , & leur fit 
«%Jcfênfe$. de continuer à. le faire 
» imprimer. Cétoit à caufe de la 3Ç. . 
3. Controvcrfç., o.ù il traitpit de /km- 
9>, mo Pontlfice , &C où il attribuoit au 
».Papc une puiffance temporelle in-r 
»dire<aement fur les Empereurs-,. 
» Jlois , & Princes Souverains ; &, 
at pluilf urs aulnes cbofes cpAUe^ Ux 



11 Iktèm.fourfèrvîrà^Hifl^ 
R. Bel-** ^^^^^"^^^ puiflancc temporelle 
lARMiN. » des Rois. 

Le fécond volume contient qua^ 
trc nouvelles Controverfes. 

De Ecclefia tum in Conciliif eong^e-^ 
gâta , tHm fparfa toto orbe terrarnm 
abri IV. ' 

De Membris Ecclejtdt jMilitamis ^ 
Clericis^ Monachis & Laids ^ libri iiw 

De Ecclejta , qHét eft in Fur^aiorio, 
Hbri 11. 

De Ecclejta ^ qua triwnfhat in Cfl?- 
lis\ libri m. 

Le troifiéme volume comprend 
cinq Traités. 

De Sacramentis in génère libri li. 

De Baftifmo & Confirmdtione liber 

A 

I. 

. ' De EncharijHa & facrificio Mijpt 
libri VI. 

De Pcenitentia libri iv. 
v^ De Exirema OnSlione , Ordine, & 
Jffàtrifnonio lihri m. 

Le quatrième en a trois. 

De gratia prïmi hominis & fiatfê 
Innocentia liber 1. 

De Gratia amijftone libri vr. 

De Gratia reparatione , & ftatu Jfn^ 
pi^âionim fer Chrifinm libri xiv. 



^r Hommes Iltyfires. 2 y 

'»Ce fontJà toutes \q$ Contto- R. Bm^ 

» vcrfcs de Bellarmin^ où les qoe-LAiCMiik 

» ftions font traitées av^ç beaucoup 

» Je méthode &- de netteté. Il rap-. 

» porte d-abord fur chaque qi^eftion 

» les erreurs des Hérétiques , & les 

« fentimens à^s Théologiens Catho^ 

«liques. Il explique enfuire en peu 

» de mots ta dodrine de TEglife ^ 

» ou le fentiment qu'il embraffe y. 

» il rapporte fes preuves , & propoic' 

«enfin les objedions aufqikelles il 

j» repond exadcment. Il tire fcs preu- 

» ves particulièrement de l'Ecriture 

» Sainte^ àts définitions des Con- 

» ciles , des témoignages àts Saints 

» Pères , de ?Hiftoift Ecckfiaftique^ 

» de la pratique de tEglife & du? 

» fentiment ebnîmuti des Théolo*. ^ 

» gicrisi rarement il fe lèrt du rai*- 

» fonnemcnt. II ne s'écarte point or* 

» dinairement de fon fujetr il n'omet 

3» aucun des pailàges qt^i peuvent 

»fervir à fa caufe-, il rapporte les 

» Objedions dans leur force, & il 

» répond en peu de mots. Son ftyle 

» eft ferré , net & précis j il n'a pas. 

» rélcgancc des Auteurs qui fe fonlr 

^ appl^aés à la puxecé du kngkgei 






r4' Mém. fourfervir à VHlfll 
R gvr . ^ & ^ l'i^rnement du difcours , mais' 
T .«\,*., » awflî< n'a-t-il pas cette fechcrefle ,; 
M cette oDlcurite , cette par banc qutf 
3^ fe rencontrent dans quelques Scho- 
»laftiqucs. Il avoit beaucoup lu les' 
» livres des I^roteftans , & rapporte 
3» fidellement leurs fentimens: quoi- 
» qu'il rie les épargne pas , il ne s'eft- 
» point laiffé aller aux invedives &' 
j^aux emportemens de quelques pe- 
»tits Controverfiftes , qui ont eu- 
» plus de zcle que d'érudition & de 
» capacité. Il feroit à fouhaiter qu'it 
» n'eût pas été fi fort prévenu fu^ 

• certaines opinions, & qu'il eût- 
» diftingué avec plus de foin la doc- 
artrinc de TEglifc, des opinions des^ 
» Théologiens Ultramontains. On^ 
3> ne peut nier que fes Controverfes* 
» ne foient un des meilleurs^ livres- 
«qui fe foient faits en ce genre,- 
» comme les Proteftans l'ont cux- 
» mêmes reconnu y puifque pendanr- 
» quarante ou cinquante ans il ïiy- 
» a prefque point eu d'habiles Théo-^ 
»logicns parmi eux , qui n'aycnt: 
«t^cboifi BtlUrrhin pour le fujçt de« 

* leurs. Ouvrages de Cantroverfe. , 
3jcLeftlle.Jugçment que M.'^« Pirti 

gorte-: 



dès Hcnmes lUu/lres. i) 
f&rtc de rOuvragc de BttUrmin^ R. Bit- 
Quelques Auteurs ont donné des t^KBMtsk^ 
Abrégés dei'Ouvrage de Bdldnnin ^ 
dont le Public n'a pas témoigné. 
Élire grand cas. Tels iont le P, Jean- 
Baptifte Desiois ^ Minime y mon le 
II. Janvier 1^12. dans un livre in- 
titulé: DifpMatiofiHm Ro^rBellarmU 
niEpitome. Varif. \€:y^. in^i^, Qua-. 
tre tomes. Baudoin Jtmîus ou de J^n^ 
ghe ^ Cordelier Flamand, mort en\ 
1^34. Ains {cs.Démmflfafiones fiiài x . 

Qnhtkdoxdu AntucrpU 1611. in-j^^^ 
Jean Andri Coppenftein , Jacobin. 
Allemand, dans les Controverjîàrum 
inter Catholicos &HareticQsn(iftritem*^ 
pùris ex Reberto Bdlarmim Cardinali 
in Epittnne redaSartmUbri. iiS^i.in-^ 

D'autres l'ont attaqué *, ceux-ci 
font en très-grand nombre^ & je me 
contenterai d'en rapporter quelques* 
uns. 

SamueUs fjuteri Ami-Seltami* 
nuî^ hoc efl ^refutatio eorwn qua àdJ 
verfns Chrifiiaham fidem pré iuenda 
Tamificia RHigione^ difpmavit Rober^ 
tus BellarminHS. Gofiaria 1^07. in^foU 

Jifbannis . jtdami Scberzm .j^nùi^:^ 
^Xm€ XXXI. C 



f - 



zi - Mm. fonrfervir k V Hifl. 
- JL* Bit*- Bellêrmnm ^ fivt in iv. Tomos Cm^ 

t4tkmt Acadttmcd. Upfi£ i^Sx. mt- 

CekrJidi Forjjm And-^ÉHlamwus 
^mr^HS , hoc efi , cwtptndicfitm txa- 
men omnium jidii controviffiaiwn , <fM 
hàe Uimp9re inter EvMgdicùs & fènti- 
faiH agitdnmr. HMoviâ i^io. i^-4^ 

GetirgH AAftebti Anti - Bdisrmi^ 
fm Bitlicuu HêrMingit itf 54- «V4*. 
L^Auteof n'a voulu chicaner Bdltar^ 
imn que far les paâages dcl'Êcritu- 

AmamH fohim ddUginm Amir 
BâU^timimitmm. BafUe^ ii(i)« m- 8^. 
G'cû un Recueil de Thefcs faites en 
^fferects; tentas concte les Concro- 
verfes de BeUârmin* 

Jmmnis CrocU difpmMtiûms Ami- 
BMarminiên^ Bremm i^^Cin^t^. 

4SMdtlmi Ame/u BeUarv$mus nur^ 
Véttas i jrve tUfpiUationts Anti-BelUtr^ 
nÙMéU FramkfTA xix$* in*%^. dtux 

Le cinquième volume de ?Edi« 
tÎMi dont je parle , renferme 
. a. ExflatMHB im tfdmos. Il y en 
â-uii^aiidiumibre d'£ditions. kams 



ait Hwnmes Hilares. rj 

iir-4^ Parrfl ïtfiy. 1^34. 1^41. /if-4* 
Rothom» ï^44« /V4*. Voici kjuge^ 
snent que M. Sim^t porte de cet Oth- 
vrâgc , dans icm Nifioin Critique dà 
VitHX TéjtMitnt. » La mériiode ^c 
» le Cardinal SilUrmin a fuivie dans 
» fon Coîftnïentaiic fut les Pftau- 
» mcs^ eft bonne & digne dfrhiî. H 
a^ examine le Texte Hébreu , qui eft 
» rOriginal , puis les deux antieni* 
» nés Vcrfion^, que l'Egfifc a auto- 
» niées. Il n*eft ps cependant afTex 
» crhique , & î! ne paroîi avoir fçû 
» que iftedîocrcment là langue He- 
» braïqUe , de forte qu'il fc trompe 
» quelque fois;* Comme 9 a écrit 
» après GêHêbréiri ^ il a- pris de lui 
a» là plôpart de ce qui regarde la 
» Grammaire te la Critique ^ en ji 
» changeant feulement quelque cbo- 
ivfe. il 7 a auili des endroits qu'il 
» auroic pu expMqtter plus ï h lettre 
» & félon lefcftsbiftorîquçVma}s M . 
» y a bien de l^appàrencé qu'il ne l*i 
» pas voulu faîte, afin que fon Corn- 
• mentaire fût plus utile aux Chré- 
»ciesis. , .... V- ,.- /. 

. Cij 



ig Mim. ffntrferoir à tH^l 
R.BeIt- Le 6^. volume contient. 
XAaMiN* jj. Conmnes Jaahitd LwaniL, Im- 
prlmccs Colonie Uiyinri^.lx.y'e'' 
mtiis ïiéij. ;»-4^ BtlUrmm «*cft 
plaint de l'Edition de ces Sejmiûns 
qui s'^ft fake'à CùUgm^ comme étant 
peu conforme a fes Originaux. Au 
jtefte ils retTemblent plus à des leçoîii 
* de Théologie ^ qu'à des difcouf s de 
Morale. > 

Le 7c. vcJume eft de(Uné aux O* 
pufcules 3 qui font les fui vans. 

4. De Scriffnbm EccUfiafticis li^ 
ber I. Cwn ÀdjUnQis Jndicibns Vn^' 
4e€ivi,& krevi Chrmoloffa ab Orb$ 
cândifo Hfyne ddamim 16 ii. Rêmé 
1^15. m-4**, It» CdonU xfj j. i»-8*^. 
It. LHgduni i6lii in^j^^, le. P^if. 
i6ij^ in-i^. Ççttt édition e(t une 
des plus irorreâes ^ ayant été faite 
par les foins & foiis les yeux du P. 
Sirmond. It. Farif. 1^31. in-i^. le* 
CmnAffemUce PhiloloffCÂ& Chr$^ 
VùUgica Philippi I^aUf, Parif. 16 j g. 
in'i\ Outre le P. L^bèe^ Cmjimir 
Çitdin a fait de grandes additions à 
rOuvjrage de BMarmin. André éùê 
Sémfpxf l'a aui&continué depiiis l'ai» 
\ 1590. où BelUmm a voit bqî ^ joftr 



qui Vtn 1 600. & fa continuation a « ,^: 
été imprimée en ï^^}. m-4\ ^^^^^^ r^^tYt^ 
continuateut cft bfcn inferrcur en ^^^^^^ 
toute» cbofes au premier Auteur^ 
^BtUarmin s'eft acquis beaucoup do 
réputation par cet Ouvrage , qui l'a 
£iit reconnoître pour un homme <i€ 
grande kâure & de bon difeeme- 
ment.La plupart des Proteftancs ftè» 
tendent même que c'eft le meilleur 
qu'il ait fait. On Vaccufè néanmoins 
d'avoir marqué trop de partialité^ 
d'avoir blâmé des Auteurs (ur les 
feuls titres de leurs livres, & d'avoir 
conddttiné. quelques tradùâionsde 
bons A ureurs , feukmerrt parce qu'élu 
les avoient été faites par Hérétiques, 
Il faut avoiiernuili qu'il fe trbmper 
quelquefois dans la Crrtrque & dans 
la Chronologie; mais ces défauts 
ibnt compenKS par le grand nom* ^ 

bres de belles obfervations^ xju'oii 
trouve dansfon livre;^ 

y. Dâ TranJUtiime tmfmi Rvmani 
k Grdcis ad F^meos^ adfverfm Flacinm 
lUfricum , lihri ires. AntuerpU 1 58^. 
in-V^. It. C^Unim 1 5 99. in-V. BelUrC 
min preteâd que cette tranfl^tioa 
s*eft laite ygn l'autorité des Papes» 






Rr Bel- (^. Bt Indulgemiis & Jubiléo ^îSèfit 

lAB.Mii;. du9i, bnpYÎmés avec qoelques opuC- 

cbles'du même A^tteur. Col^ms i^f^^ 

in^i\ It. B»rif 1^.9^. i^-8^ le. Lfég^ 

7. Refpûn^ ad liimm ^imnymnnk 
tmankfimtmnm Bmifi^em ^ cm ùtHlm 
-krSsï piacevok alla beiU Italitk Cee- 
ce veponfe fe trotlv:e <lims le Recueit 
iiidii|t^ au N^. précèdent ibus Ir 
titre ^Affenéix ad iièros de finmn^ 
Bontifice. Il s'eft propoTé de riepoo<> 
dfc ici à ce qui avoit «té dit contre^ 
ia Cour de Rome dtm un Ottvragc^^ 

Sue Nicolas F^rroe^ Français, <jtti 
emeurort en I^ie $ avait piiUié 
fym h éJttc d^jfyfifi ^aoevUe dato- 
alla beUa JUUa, 1 $S6.4m-j^\ 

t, ÉUfiÊiotiQ MfUi di Ctdm Jmagi^ 
mtm , ^aifalfi Sypodns Parifici^fa in* 
« firiiitHK Cette réfutation a été iufe^ 

«éé dat^ le Recueil marqué âa N^«. 
6. fous* le titre A*j^feiêdi^ adDi/f4^ 
mionem de adtH Im^num, Le txaité 
du culte (tes Images iaii; le focood lit 
3rve de la •Controveiife de EccUfia< 
^juaffwmfhéU inxmlis, 

S, Jtmcim» de likro^ ^iéem lAUhe^ 
riatn.vocjtn$.<l0mi¥fdi4^lnffl^a4il 1^87., 



h. A hivitç* 

ix.MatthéâTmi XffJHfi^ éd fii 
^nm m HUifim ' Tripliei Nodo »»• 
|>}eK Cu9e^ ; fiye Apologu pie pr 
xamentQr â4(?litatis^ a^dvei^ii» diio> 
JSrevi^ Papst Pa^lt V* 6c Tecente» 
Litteras , CM^Inalis BeilacmÎQÎ zà 
£«CMrgiiim Biakvcllutn ^ Augli»; Ae- 

Mtiiks^ $^mt uppTQUvé )â fefimnt 

^uç Jac^s h Roi d'Angletcr» c»- 

geoit de £;s fttjets ^ BAi^nm'm cjaii 

^oit fon ancien ami y lui écrivît une 

longue lettfe pour lui çn fake les 

.plaintes^ Cette Lettre fe trouve en 

JrapçQii d^QS b yi^ de Rc^thrm^^ pat 

le P, frim^, Se «n Latin , telle quW- 

k fin ccrke, dans le Uvte que J-ir- 

fiées t,, y oppofl auilrtot^ de même 

^u'wK 4e«i¥ Breb du Piipe fur le 

Bi$me IVjer, qu'il traiu de ts^iple 

ncpu4> l'iwtilttlatït pour cette lai- 

fen : Triplici iSlod^ Hnficx Cnnem^ 

Ce fut pour répondre à ce livre » que 

MiiLmm eompofa celui dont il s^a^ 

gg ici y 4k 4u'il donna ibus le non 

C iiJj 



ji Mim.fMrfirmrktHiJt. 
R. Bél-^^ AAuthoHs Tmm. Le Roi tTAnô^ 
iARMw. ^^^^^^ n'avoit point mis fon nom 
à fon Oiivfage •, mais choqué de la 
jrcponfe de Betlarmm, rlla fit parof- 
tre de notiv^ati £>us fon propre nom^ 
avec «ne Epitre préKntaire qu*it 
adteffa à TEmpereur , & à tous les 
Rois & Princes. Ce fiit pour répon* 
dre à cette Epitre, que BeUarmin 
compofar l'Ouvrage fuivant* 

12. Pro Re^onfime Jka adlihim 
Jâcohi^ Magn^ Btitanni^ Régis ^ cm 
titulm efi i Trîplfci nodo triplex Cu- 
n^us, jipohgUi Imprimée avec Ifc 
livre même, 

ij.De Potefiatefimmi Fomîfitis /» 
rébus temforalibus cantrs G. Sar^ 
claium liber. Ramd i^io. i«-8*. It. Ca^ 
lontA i^ii. /»-8®. L'Guyrage de Bar^ 
clay , que Bellartnin prétend rcfiitcr 
ki a pour titre : De Pêteftate Paps^^ 
4n & fHotenHs in Reges & Principes 
fecuUres JHS & imperium habeàtlLon^ 
dini i€o9. in-i^. Ce livre fut dcferï- 
du par Arrct du Parlement de Paris 
k même année i^io. 

14. Refponfio ad duos libelles in 
fàvorem Reipublica f^eneta confiriptef 
4dverfMs ImerdiUum Pauti JT. Cetfia 



Jks Hmmis lÏÏufires. ^ yj 
réponfc a paru en Italien en deux R. B&c«^ 
petites brechufes , publiées en dif* larmik;. 
ferens temps. La première eft intitu- 
iée r RiffdfiM dd Cardinal BeUarminp 
à un litritto- httkclatOT Rifpofta dl 
un Dortore ad una Lettera ^c. In 
Ktma \éo€. in-j^é L'autre a pour tir 
tre : Riffofta ad un librett& intitolau r 
Trattato e rifolutione /bpra la vali»- 
dita délie &omuniche diGiov. Gex» 

fonc. In Rma téo^»i^-^\ 

>5« Rffp$n/io ad Trdàatum fiptâ^ 
Theûlogorum pro caufa ejufdem RcifU'^ 
tlicét. Publiée en Italien fous ce ti* 
tre : Riffofia del Cardinale Bellarmi" . 
m» al Tratt4to^ de*' fitt^ Tfeotoff di fTp- 
netia fipra rtmerdetto di Paolo V. l» 
M^ma \6o6. in^^\ Cet Ouvrage & 
le fuivant ont paru en François fous 
ce titre : Ripmfr du Cardinal Ifellar- 
min au Traité dis fept Théologiens de 
renife fur l'Interdit du, Pape Paul V^ 
& aux oppojkions de F. Paul Servite 
€9ntre la première Êcritmt du mime 
Cardinal f avec ta riponfe du même 
jiutewr^àla eUfenfe des huit propofi^ 
Pions Je Jean MarJUle Napolitaim. 

\é. BefponJuhodoppc^i^nesF.Fiidii 



3f4 Jtièm. foHrfirvir kTtËft. 

1(. Bel-*^*^^^^* ^ hémnis MarfilU Neaffr 

lA&MiN. '^f*"* ^^* ^^'*^ ^ P^" ^'^ Italien 1» 
même anaée i^o^. 

17. ExplicaM Sfmhli Aft^plUL 

If. £Ar L<fr/W 10 lllyricAm tinguam 

wrfa k D. Pctro Gmd^miê ^ Epifcûfû 

jirhmfi. Rems 16 éz. in^i''. Cet Oifc. 

▼rage a été campo£ 4'kbard en Itar 

JKcn. 

li. Chriftianâ BpShriné fXflkitfiaS 
C'cft un Catechifme , qui a été im- 
primé en toutes fortes de langues 3; 
après avoir paru d'abord en Italien* 
DicbùtratUffP pm ctfiêfé deJU DmrU 
né, CrifiUna CûtKfdj^a fer ordin< di Cl^ 
fnenti FI II. h Rama 1^03. in^^^. !& 
Tra(àût i» Àrah par f^iSmre Sciai étç: 
ft GaMfp Simite^ Rom^ >Ci}. ^ 
t£ij. w^^ It. tviéémm Arjdte p^ 
J^4» HafigtHti. Rom tgtj.ifhi^, le 
Traduit en Ungne Ilfyrietim&» Sdév^ 
m pér Jes» Tometf. Reme léij. 1W8T. 
&. Traduit en ^menien. Rome Ui^ 
iff-8 ^. It. Aw€ IM tradnSion Syriaq^e^ 
«âw i^jî. /«.go. ir. Traduit en Uur 
gne Greo/jm vulgi^re. Rme 16 ij. in- 
i» Ir. Traduit en langue Athnoife par 
f terre Budi Petra-Bianca^^ Romej^^^, 
itt-ii.. It. tMdnit en JngUis p^S: 



éfi Hmmes iHtêfires. f^ 

par Lomi di ^eta^ ^Swrinaipi du Dm t arm»*^ 
de Montdem^ dvâedefaddiûans&^ 
Jès extfpifUs fâr Sehi^kn de ïjym^ 
Valence jptfi^; i»-8*. SeviUe 1^48; 
«f-8^. & Sara^e t€^i . in-S^. ît. tra^ 
duit en Franfâis par Ameine Pacm Je^ 
fiike. Avec les^ e^eempks & Us hiftoir 
res d^ t^Effégnoi deStbaftien de Lyrhh 
^radHites par Je4n Bmêdom; Furls 

f 9. De é^fcenfime memis ht 3ém» 
fer S calas rernm Créaiamm Hier. Fa- 
rif. r^o6. & 1^ 1^. àr • 14. le. Cûlemét 
1^15. />-ï2. & i6î£. r^34. ^-14;. 
ft. Lugdfmi 16^15. in-tiAt. en Ita- 
ficn par Angei^ Cia'ia fmts ec titte i. 
Scaht difatire tûn ta même a Die per . 
mezxo ddtecefe Create. ht Roma 1^15 .. 
»f- 8**. tt. Tradmî en Q^e vtd^aire par 
Geerge Enfirm ^ Jejkite. Rame 1^37, 
»r-8**. Le P. Sngmn , JcAiifé , à tra^ 
duit auffi cet Ouvrage en François ^ 
& fa tra4tiâ:ion a hvk imprimée à P4* 
ris en 1701. «Vr-iz, fous le titre de 
Degré peur élever fin ame a-Dieu^ 

10. De é^iema félicitât e SanSlorHmt 
kiri V. Antitsrpia^éi^, in-i^. It. C»^ 
hnia tSxC in-^i^ It Traduit ai Eraor ' 



R. Bel- çofa pat le P* trifnon. Du bonhmr 
)pARj4iN. eitfm^l des Saints. Pam 1701. /;i-i£« 

it* De Gemihê Columkét , y!t/^ de 
hom lacryiMinem libri très. Antuerpm 
x4iy. /Vf-8^ It. Ibid. i6i6. in-ij^ lis. 
Rome 16IJ. in^ii. le. Colomb 16^%^ 
in-i^. le. Tfaduic en François par le 
P. Briffton. Dît Gempment de la Cat^ 
tombe. Paris 1701» m- 12. Ce que BeU 
larmin a dit dans Cet Ouvrage à^ 
relâchement des Ordres Religieux^^ 
lui a procuré une critique ^ que Z>0« 
mmifue Graivina^izcohiti de Naplies^^ 
a publiée fous ce titre : fox Turinri^^ 
feu defiorenti jttfpêe ad noflra tempora 
SanSorfim BenediSj^ Deminici^ Vtam* 
cifci ^ & aliarum Sacrarwm Religionutm 
fiatH. Neapoli i ^25. /»-8®. It. Coloni4^ 
161J. in^n. It. Ibid, i^^i. in-^. 
SeUarmin trouva un defeafeur , qui 
fans fe faire çodnoîtïe , repouffa les 
attaques de Oravina , dans un livre 
intitulé : Cavea Turturi maU eontr4 
gementem Robert i Cardimlis Bellarmi^ 
ni Cobtmbam exidtanti , k Theologo 
veritatis vkidiçe firnEta. Monachii 
i^} I. ifhii. Gratina répliqua quel- 
que temps après par un nouvel Ouù 
rr^e ^ qui. fut publié fou& ce titsç ;i . 



des Mmmes lîluflres. yy 
Cungeminata vox Turtum fiôrtmijfi- iî R «^ 

mfta Canna Amnymt ^ aerato 4>cct^ 
nefitis. Ofus i Manufcriptis traSati^ 
bus Cravinianis ah ///• D. AugufHfia 
Ardin^ella excerptim^ & aFaent" 
Me Theelogica tatthenùpaa têknia 
Regl {Ladifiao If^.) dicatum. Neàpoli 
1^53. m-4^. It. Nouvelle édition 
fevûë fous cet autre titre : Refonans 
TttrtHris Concenms. Opm a R. P* F. 
Thoma de Sarria ejufdem ordinis re- 
vifim & illufiratum. Cùlmia 1^3^. 

' 22. InfiitHthnes lingaa Hcbraica& 
Exercitatio Grammatica in JPfalmum 
34. Cette Grammaire Hébraïque â 
été imprimée un grand nombre de 
fois-, entre autres, R^ma 1578-,^ 
1 5« j. în-%^. Cifhnia 1^80. i6ii. 1640. 
ùui^. Lugd. IS96. in^%^. AntuerpU 
1^96. 1606. i6i6. tn^i^. Fenetiis 
t€o€. /«-«•^ Geneva iéo€. 1616, 
1619. Parif. Un. /»-8^ Simàn de 
Mms a inféré des remarques de fa 
feçon dâi« cette édition de Paris. 
Ce font là toutes les pièces conte- 
nues dans l'Edition des Oeuvres de 
Se^Mmin^àont je parle jou y a joint 



un fuppiemefit, qui renferme 1« 

^^^^^"*^ ij. Dt fejném wrbis Dwnifù m 
crmt prol4H$ tiirr dm. AntHérfU 
î^i8. i»-8*. It. Colênié i^itf.^ Ï634. 
/^'•24. It. Traduits en François pac 
le P. Brignm. Des fipt farolcs de Je» 
fks^CMft e9^ Cfoix^ Pofds 1701. w* 

ÎZ. 

24. De O^h Primipis Chrifiiani 
libri très. RovMtéo^. in-^. Ii. An^ 
tsmpi* iSxfi iff.8% It, KoUnU i6ï^ 
in^xi. It trad. çn François: Le M^ 
marque parfait ok le devoir et un FrÎH'^ 
ve Chrétien , tradféh du Latin par Jea» 
4k Lannel yfieut d^ Chaivtreau. Parh 
t^zj.in-i"^. 

z 5 . Admeniti$ ad Epifç$fum Thèa^ 
mtnfem ^ n^osem ftmm > fua neeejfkri^ 
^fitu Epifcôp^ fidissem ^emam in tm9 
ponen voienti. Parif. 11^18. in^iu It; 
C$lenia itf i^, in-i^. Avec rOjavra^^ 
gc pséccdeni. 

z4. De jin^ibem Mmendi libri 
dno. Amnerp. ifzQ.in^i^. It, riter^ 
iiteio. in^ii. It.CêUfnia i6i6* inin 
24. le* Traduit on Frunf 011" fous co 
titre 9 VAri d^ bkn vivr4 pour nmh 
mhewr^Upsmfm , m ^n franfns p^ 



JUs Hmmes Illiê/hes. ; f 

Sfi^ien Hardi ^ Parif$en. 2«. Edition. R. Bèi- 
%6ii. in-^rx. It, 3*^. Êditi9n. /A, 1^x5. LAR*aH. 
m-ix. Le P. Bngnm^ Jefuitc, en a 
<lonaé une nouvtUe ttaduâion ; Z)(# 
:&» A^»^ mm. Pétris Î701. /**ii. £- 
JûMrd Ciffin , Jefuite Anglois, en â 
fait une tradudion Angloife , qui 
a été imprimée à Saim^Omcrm 16 lu 
in^i\ 

Ajoutons à tbtts ces OuTfigçs TE- 
cric fuivant. 

27. Rfcûgnitiû lihfwum ommum Râ^ 
iifti BHlarmni 4^ iffo édita, jlcce^ 
CwreSmum Errorum, ^ T^Jf^ff'^ 
fhantm m^gentià in libros ejufdeim 
ediûonis T^enet^ traffirtêm. Ing^adii 
t6oi. in-a^ 

2 S. Il eft TAuteur de l'Hymne de 
la MddeMftf , Pater fitf end Lumitfis^ 

3 va eft dans le Bréviaire Romain ^ & 
*une autre du Saint-Efprit ^ qui fe 
trouve fans nom d'Auteur oarmi les 
SeleHa Carmins P^trertm illufirkem \ 
Se qui commence par cts mots : ISfi^ 
rittts Celfi Demnoîûr Axis. 

19. Son Teftament fe tréuve en 
Italien dans fa vie par Ftttigati^ & en 
François dam la craduâion de cette 
vk ^ 6c dans celle que le P. FrizAn a 



4® ^^' T^^ fervir i FMJK 
K. Beï- donnée en 1768. p. 401.' 
tARAiiN. 3 o- EfifioU Rob. Bellarmini colleC'- 
$d & vdgatd ai Hieron. FuUgatQ , 
Soc. J. Rems 16 $0. i»-8^ 

On attribue à SclUrmin les Jeux 
Ouvrages fuivans^ qui ne font pas 
cependant mis par les Bibliothécai- 
res des Jefuites au rang 4e fes.pro-; 
Juchions. 

Reffonjîo ad frdcifma capita Af9^ 
iogia , tjiu falfo Catholica infcribitHr^ 
fro fkccej/lone Hènrici Navarrei in 
Francorum Regmfn. Autore Francijc9 
Romnle. Roma i j8^. in-i^. le Jnxta 
Exemflar Roma editum. 1^88. in-i^. 
ït* en François. Reponfe aux PrincU 
faux articles de l* jlfologie ,faujfemem 
infcrite: Apohgie Catholique ^traduite 
du Latin 1588. ini^. Baillet dans Tes 
jtuteurs deguifîs prétend que cet Ou- 
vrage eft de Bellarmin auifî bien que 
le iuivant. 

Adolphi Schulckfnii , Apologia pH 
B.ellarmno de poteflate temporali Von^ 
tificis adverfus lihrumfalfo infcriftunu 
:Âpologia Cardlnalis BeUarmini prô 
jure Principum* Colonie 1^13. 1/1-8^4 
k. Dan« le z^ vpl. de la BiiUotheca 
fontificia de R^cabertL 

■ y. 



V. Difiours fur r< <]Hi s'efi féffi m R. Bift.- 
fripée & funérailles, de M. le CardU tAKUii^é. 
nal Btllarmin. PlmfonTefiamnu Pa- 
ris r^i2.7».8*. Infunere RoberH €miw 

-^ iHnalis Bellarmini OfatioTartfmni Gd- 
hitii , Sac. J.Rtma 1^21. i»-4*. P4- 
rif. & ColonU Ui^. in-i\ Narratio 
ÀM fio akim Rohrti Càrdinalis BeUar^ 
mmi éxeerpta ex Lmens Andréa Etê-^ 
dâmon-loannis. i)ilinga léix. in-j^^.. 
Jédumbrata imago /hlidamm vinmttm 
Catdinalif Bellarmini k Marv. Cir-- 
ifino, eJHs Mepate^ expdfita. Senis nniJ- 
Âr^8*. De morte Càrdinalis BeUarmini. 
Audomari 1^23, in-i^. Ctt Ouvrage , • 

, t^ à" Edouard Co^^^thxxt^ Pèt\%\o\s^, 
qui ne $*y cft defigné que par les 

* kttres initiales C, £. qui fignificnt ,. 
Coffnm Exonienfis. Vita del Cardina* 
¥e Bellarmino fcrina daGiacomoFali^ 
gati. In Borna i6i^. if^/^^. It» In Mi- 
tano. in'i*'. Eadem Latine reddita a' 
Silvefiro Petrafan8a, AntuerpiaUyi. 
in-i^. La vie du Cardinal BeUarmift' 
€ompofÉ^n Italien , par le P. iace^es 
Fuligan^ & traduite en François par Ic' 
Fé Pierre Morin , tous deux de la me-i; 
me Càmpagnie. Paris i^if. ise-iKt^i-^ 
$4 del C^dinale Bellarminêda 1^4*^ 
Time XXXU & 



'4* Mim. fWêrfirvirkt^Hift. 
S. BSSL-Îiwfe Bartdli^ Giefiika. In Roma léjT^ 
liABJyOM, i^4^« Bidaci R^tmnz. Vm R^htni 
Cêràmdis ex vmh Aa^mius c^n^ 
•annota. NicoUi jhftom ^ & les Bi*- 
bfiodbçcaires^ àt$ Jeiuites ^ qui fotil> 
-incntlon de act Ouvrage. , ©e maf* 
<ps^ht poiiu: ^ua4[x4 » ni M U a par<i.. 
. Il a du paroîctft en fifpjigte ^vaQC 
iUki> 1^47. puirque TA^^nifL Mmt 
^fpagnol , & eftjnort fe*; AvïU 4c 
- cecte année. Decpr^ R§berii dirM^é- 
Us BHUnnim ^ptmafide coltt04 d J^f- 
i^ÎAM Badç, GéfUid i6ji, in^^^.han- 
nis Impmalis AitiftHm fiifitfrictm. f^. 

*^Se tfour^^ /; * On y vmt uxi fort bfti éloge 
ve à Paris ^Juî. Qn y apprend que fg ^gu«c 

^*^^^ ^"^^ extérieure ne repôndoit fiOHIf <irtx 
cjualités de fcui çfprit ', i|ae là faiije 
étok M^âttfom de h maàiMtPy H 
^u'ilhoït an p«.ui^i y^J^^WI^^ 
SifHwd BihUinhtta fcfipf^im ^oci^^ 
4^ Jifu^ Pûfitimts in <7«»^^<M«?^' 
MitHtm pro JteMfimiam & Çapoai' 
^km R(fh£irn BeUaiminL Mêm 1^75.. 
*^S *'*-/^'- l^ w> ^M CéitdinJ^^lUmm^ 

ve à Paris^ '** Camfagnii 4e Jef^s if^ir U P: 
chez 'Qxï?if-Nic<ddiF¥itMndeU mme Cmf^agme. 
fen*. ifôrifijf^i^o*, i«-4®i * Cet. Autei»t,:ifc 



dès Hommes lUUfirer. 4; 
tom ççux qui Tont précédé , pw cit j^, 'Q^^ 
pour unique but de relever les ver- i^ARMiNé 
tm de ce ^an4 Cardinal ^ Se aucun ' 
ne h cçnilde^fé precifement ciQf^in:^; 
homme de Lettres s c'efl: pour ccjt^ 
«u!U nous ont appris peu dç çhpfes 
dé fes Ouvrages. BayU ^J>iSHonn^r 
rt Hifimqite. Le long article , qu'ijL 
en 4o(>iie, çft plèifi de digreflSon^, 
^ui ne font prffqu^ riçn à foo Au- 
teur , t>M Pi», Bimotheque des Anfeun 
J^çlefii^fHes ^ 17^. Siede. 



THOMAS CHEECH: 

THOMAS Çrçecb naquit l'an ^j^^.^^ 
^^ j^. à ^kndford viUe du Coipr CRE^cm • 
te 4e ^<w^? €11 Angleterre ,.dq 71^ 
l»4i Cr^c'À , Gentilhopin^ie. 

U apprit la Graipmaire 4^ T^^^ 
nuis Cwganven ic Shfréiçwrng ; Api[^ 
quoi il çut entrée ^i^ Cçllçgc dp \ ^ 
Ji^adhami Oxfird \ç CareiHfe dfl'^p^ 

II % reçu Maîi|e-è^-tÂit9^^Ba^ 
dç Jqin 1^8 }.& quc^q^e |:e?np? ?pr^ 
2I 4^vint Memore d^ ÇpUege ^ 

Dij; ^ 



CasscH. 



j 
!44 Mm. pour/ervir a tHifi. 
Thomas '^ s'appliqua depuis à donhet quel- 
ques Ourrages au Public , qui ce- 
pendant ne Tenrichirent pas \ car il 
vécut toujours dans une cfpeGc d*in»- 
digencc- 

En 1700, it conçut de ramout 
pour une fille, qui n*eut qucdulné- 
pris pour lui , qtioiqu'ellc fût aflfez 
humaine pour bien d'autres. Il ne 

{>ut digérer cette difgrace , à laquek 
c il ne voulut point furvivre. Ain» 
s'étant bien barricade dans fon cabt^ 
oct ^ il. s'y pendit fur la fin du mois, 
de Juin de cette année , & on le 
trouva dans cetétattrois jours après.. 
Catalogue.de fcs Ouvrages. 
1 . 77// LHcretii Cari dé rerum Na^^ 
iura Uèrifex, quibus interpreMionem- 
& notas addidit Thomas Creech.'Ox9^ 
W 169$. /V-8^ It. Edith altéra prio-^ 
* Se trou- ^ w«//a auBior. Londini 1717. /»-8®. *- 
vcàParis,C*eft le plus confiderable Ouvrage 
chez Briaf- que nous ayons de Creéch; Se il z. 
'^^' mérité Tcftime dçs Sçavans. 

z. Il avoit traduit auparavant en. 
vers Anglois le Pbcme de Dncrece , 
& fa traduéiiotr accomjpagnée de ùs. 
notes avoit paru àOx/ordHn itfSi.: 
% in-i \ Elle a étk fort cftiméc en An?: 



At Fhvmes ntuflrer. 45* 

gfcrcrrc , & on Ta réimprimée l'aa- Thowa^! 
aée fuivante 1^83^ dans la même Creeoi^»^ 
Tille & en h même forme; 

3 V Dans un Uvre Ânglois intitulé :: 
MéUnges de Poépès^, contenant um 
WHvelte traduHion dep E^ognet de 
Virgile , dc^ Elégies d^Ovide , des Odes 
^Horace ^ & ^nmres Attunrsi JUn^ 
drer léij^. in- i^. On trouve de fa 
fkçon lès tradttdions. 1^. de la a^ 
Elégie du^ prenûer livre des Elégies 
À'Ovide. 2«. Des é:. 7. 8, ^ n. Ele»- 
gîes du fécond livre de ceUes d'Ot^i- 

eU. j*. De fe 2«. & j*. Eg^^g"^ ^^ 
f^irgile. 4®. De THiftoire de Lncrece 
tirée du fécond livjre des Eaftes d'Ar 

4. Les Odes, les Satyres dtles Epi'- 
très d^Horaee traduites en Anglois^. 
tendres 1^84. in-i^: 

5. La: même année ié9/^ il publia: 
une traduâion Angloife des Idylles 
de TJSw^/>3-avcc les difeours des 
Pafteraies du P. Rapin. Oxford, inr 

6. Il a* traduit en^ Anglois h vie dç 
lehfidasy imprimée parmi les vies. 
des hommes illuftres, écrites en La^ 
tin gax Cmtelifês NtfQS^,. & 



4^ 2Mim. pour furvir ktH/ifi'. 

Thqm A$ ces en Anglais par di^efV:es f^rfoi^ 

CREEçiît nc&i Oxfowi. lV-S^ 

7- En t4^ 5^ on publia une ir^duc^ 
rion Angloifç de }m)sn4. ^ à^P^rfe 
feitc par han Rnjfdân. i,oi$dm^ iur 
fil. La tr^dudtion de la 13. Satyre cft 
de Creêcb , qui y a ajouté dçs n^e9«. 
S. Il a iradînt ea Angloi^^ks vei^$ 
qui font devaat k livre cb^* J^rdii^ 
de i4 Q^intinh , & f^ ff^dii^ion & 
trouvé avec là tr^duâipt) Angloi^ 
de ce livjpe 3. knpi^im^ç à l*mdm ô^ 

$. Dam Îé3 vies de flMPt^rfi^xx^r 
duites en Anglûis , & jipprinié^ç ^' 
JLondres en liSj. & 1^84.; mrS^°. ^ 
traduâion de la vie de' Solo^ , q ni: 
eft dans le prf aûer voluwjc , & ^elle 
de If vie de Ffkpid^iqfà cft à^n»^ 
le fécond y font de lui. 

10, Dans les Moralf^ 4^ même 
Plqïarquc, imprimées grp Anglçi^i- 
Lêndms en 1^84, ifkr^^. Oî| ttouve 
iroi^ opufcules éc U iit!d4liâi§9 tfc 
Greech ^ c'eft-à-dirc , dans le prenji^ 
volume Us AfQfhe^gm.i k^oçm^ms ^^ 
m Us dilh rem^r^HokUi dfii L^iSi^" 
mmiem; Se dans le fcaof\d k éfcîW4 
Jlsr U JOmufi. de Sfi^mU,^Sç^%^ dwtf 



dis Hmmtî Hh^rH^ ^ 
rs livres dés Symp^fi/nq»^n 

TtjOl. 



I ' t 



CHRISTIAN KQRTfJOLT. 

ClgiiI$TfAl^K^tHli<4i naquit lee. Kor^ 

ftcin, dit Ck^^i^pKMl?^ Marchand 
de cç iîtAi,.&4l Pfrathé^ Mhlin. 

Après avoir &i|:^s ^fn^ier^^ étu- 
des d^s l^cole^f ^^i> il a{U à: 
l'âge dt frisse ans i Sle/k^U ^,qà'it 
tes cofif ÎQua pçndanr 4^u3( jsfinjçes* 

Il paflTft «n i»f5.p. au Cojlpgc 4e 
SfHi9$^ & U y 4Qrtmdf s prjènvcs pq- 
Jâiqufis die fes f rogf^s dgt>$ &s étii- 
des, pat deux ThfS§s pi|feJî<juGs qu'ifc 
y loôtîm-, dcdQm ¥^9. éf pit- de 'fa=i 
étçon» 

•^'y.reedi* ^ffidua^x tjçgnç des Pirp* 
feffeurs de cette ym^prfité, i6ç y?' 
foi^ifit deux nou vflllies T-faefes; 

ta mort 4« fon pi^fÇ tobliga^aj 
iànsc£S c«re6j$^s Hlire untojtt. 



4? Mèm: foHrJervir k ^Hijl. 

C KoRT- - ^ ^^ patrie, d'où après quelques 
mois ic féjomr, il retotirna à RoJlocL. 
Il y donna de aoavclles preuves de 
ion fçavoir , tant par la Tbcfe Js 
Cbrifio Theanérofù , qu*il compofa 
lui-même ^ que par des leçons qu'il 
fît en particulier fur la Logique , h 
Metaphyfique & THebrcu. 

Il y prit le degré de Doéïeur «n 
Philofophie en iC^€. & paffa en- 
foitc à P Académie de Jene , où il 
acquît beaucoup de réputation par 
les Thefes qu'il y foutint , & par fes 
' Ifeçons particulières» 

Il fortit de cette ville ctt x^to. & 
aîla vifiter Ifes Académies de Leïppe 
8c de Wittemhrg. Après y avoir fait 
juclque féjour, il' retourna à R9* 
Jàch^ où' il fignalafon zelc pour la 
Religion Luthérienne çn trois dif- 
putes qu'if eut avec des Catholiques. 

On hii donna une Chaire de Pro- 
écfTeur en langue Grecque à it<?y?wife, 
au mois de Février i^^i. & il fe fit 
recevoir Do<Slcur en Théologie au 
mois de Novembre fuivant. 

H'fe maria le 16. Avril i6é^^8c 
epoufa Anne Kirçhof. L'année fui- 
isanta it fot appelle à Kiel peuiP y 



fit 



hv ftcopi Profcffcur en thcolo- q g^xT- 
^€tfe.etaK^||:^ , . - ..,^ 

Mufdùs , qui ipQurut alors 1, clans la 

premicrc ÇHave de TKépWie^ • '^^. 

.11 eut ; w^'.^ î^f1<^ pour iaiTC flput ^ 

îir ç^cftçeriv^uy^He Upwrfitc^&^iajîf 

4c jreçqapQjiï^ncc. pgiix ks'iDpDiiçs 

que le Dde de Holitein , ion M4" 

tre , lui témoignoij:-, çji^'il reçufit 

toutes les charges qui luifqrent.of- 

fertçs en ^divers lieux ^ qùpiqtiVUes 

T&iflèpt .GORCâcraWes & trés-ïionQ- 

xables. 



y* f-à l k. ' ■ t • 




*cués/& le déclara eti x6i^. Vice- 
Cbaiicçlierjperpf tuçl de l'Àcademie* 
Il en fut auflî elû cinq fois Vice- 

Il remplît les fondions, de toute» 

5«^v<*^FSf s^^ÇÇ beai^co^'di^abii^" 
té, d'application & de prudeixce:. - 
. ' Il inpufjit.le I. Àvrjil' i<r^4% ^c 
âç tft. a«s. /. ^ > • 

Il ayoit çu -de (a fçmipc 4îXj en-^ 
fcns 'dont il rè^foit qnîatrc fils^. & 



\ 



HOLt 



jo JMim.fourfervïrkVÉijl^ 
C.^iRT- quatre fillcs ' auancl iï moafût Les 
deui filles aîtiecs étmém «fpja 1Ï14I 
riéçs , Tune,, noimpéç >*>*»^ V^'ît 
«poiiîé 3te«r»M Xi<^^4^,ft^fç% 
en Phy%ac & en WfetâÀh^fitfuç a 
Jf^jî^rrfc, l'autre, appëllée:'^«/«^^^ 
jrim»^ , avoir éppuffé ff^d^^ ^P/^fihi^ 
ftofeiTcuï en nxorafc à iS^À' tes fils 
fc font aftingués dans'îï^ftepùbf^ 
woc de$ Lettres, i Tex^tt^pk de leur 
pcre. 

Catalogue de fes Ouvrages. ^ 
X, De N^ura FhilùfifhU efufjtU 
in ThiàlogM ^u. 1^51; /Vz-^^'-'C'eft 
une Theft qa'îi' fôutiïir à Jm/^ , & 
• dont il fut 1* Auteur. , . ^ 

'chii 1^51. A/.4*, Autre thefe qu*â 
àvoit ^ompoféc. 

3. J5^ ihrl/to Theim^rop. Ien4^ 

4. De, PhilQfiphU in i^f^^^- J^^* 

y De Kevilâtionis diifinà mdi}. 

J,eM-t4$t.in'j^^/ 

• ^. TrdBatus de origine & P^ff^^ 

Thilofiphiâ Barkaricê^ hoc eft^ChkU^ 

ââica , ^^yftracd , fètficit^ JtéiUva^ 



lionupf s cw^ an »*y jlWttY^«yc«s * - 
fluc ce c{\x'Ott9 HewmÎHS avoit iijc 
Auas les 4nH^Méii»s Phiti^hU ^ar^ 
Varies ^ imprimées en i Kqq. ^^i jp^^c 

7. 2>^ Ptrfecmionms Ecclefi^ fy^ 

tUmt. JcMiûéq* in^ i^it..fr/fk m- 

4i$r. kitonii t^l^.in-js^^, . 
. 8. lAFMpifint flKs mir ^ îf Çharr 
htm , cmrt wKk livre di V^ff^^. Tl £• 
àtikdér Le LdtheranifiTie plus noir 
que le Châxhon. (Qa.MUmaMd)jAfilf 
«é^o. .m«4^. Quiaagc d*«n. .jçiine 
faoïnme , <\xlc le .tUFC foiii iqO^^I^ 
4>lc de déciner. L'Autct» ^tie ^on* 
hait a voulu deficrner pat jks iètftrcjB 
initiales 7; L. ^T^mo^ l^en- 
ivsr^r y iquî.s!ét«Jtiàk.CathDiîatte. \ 
j>. Decifion de la fmeftiort :Jije Ac- 
^ffyf' tr^aiffirUl*£mfkeiAéÊném^ 
^Q9!fCiàiiMJ0€^éUÊii^€mar^le.mmtu 
.((M ÀUeimnâ) /Aie jl ^p. i»t4^. . 

^tut ^nMlAtéerl {m Jf^woLVi^ Je* 
^tH\iQ€joyf*ht^^,luMgmimkil^el^^ 



*-•« 



I . 



>i Mém. fôUrfsrvlr a l Hifl. 
iilD èfenfi dn livre fMii foHS U 
C. KoiVT- ^j^^ ^ BeeUebub Rûmain , centre T. 

'ï 2. Motifi (jui ûnt engAgi VAuuur 
h ne fins difputtr par écrit avec T. L^ 
(en K\\:f:mzrià)C0ffenhaffU i6C 

• > -^ I » ■ • • ^ 

■ » i^.f^âtmânHs Confifo^^ hoc eft\ 
-fiHdd4^0^flrâii0 ; qttad EcchfiaRo^ 
mana hodierna nmjit veraChrifli Ec^ 
-vlefid ^' ^daHa ex f^alerii Maffti , 
èapHtini^ Afohgia Anti-JefUitica. 
-^ofioChii i^^i. in-à^'^Wu Kitonii i66^. 
i»"'4?l Avec des additions. 
• 14. Differtatiô de'ISk/hriéimifinQ. R^ 
-fil^'^^i^'ét^imj^^ ' ' 0: ; . ^^ 
- i^^'NomuiHaMeletemata Phihfi- 
fhicd. Rôfiochii i6€i. in^^^ 
.- i^.N^nuUé OiffervaiUnO Phih^ 
faphiCdéf:Fhilafàgi(;^. Ibidi[ii6z.in^, 

\ r^ i^-^ .^^SbùMf 'de\ Cdlujifmiti PétgOr 
^wimn^'in'^vmtrfs)^&ir^i^^ 

i^?j,'i«r^4^ ItiKllonii lé^V^jin-j^. 
^XS^te féconde ^ition eft* fort au^ 

gmeBtée;It.'i«i^tf^Aa7o5. i/»-4^^ . . 

^l :t%:.ù.:SUffe:Sthifémi^H^^^^ 



dis Monmti Hlufires, Jf. 
Martin LHth€r ^ ni les PrQtefians, mais q^ KoRtS 
le Pape & fes adherens , ^ai fm cau^^^^^^y 
fi delà feparamn des Eglifes.{ctt AU -^ 

UmMd) Rcftffch i6€i. in-j^^. It.JGel 
U69. in-^^. 

19. Hiftoire des dix grandes ferfe^ 
entions , que les premiers Chrétiens on$ 

en à foHtenir fous tes Emperpmfayensi - 
(en AlUtos^yA) Rpfio^k i^6ii />f*8^ 

It. Hambourg. 16 ^i. in-i^^ .. 

20 . Exercifatio in Hifioriam. Jadith^ 
Reftochii i66i, in-j^^^ . 

2 1 . Exercitatio in Prafationem Hie^^ 

ronjmi in Jndith. RoJIocm 166^. in^^ 

.0 ^ 

4 • 

' 2 1. TraBatus de Han^ne Scriptura J 

Bellarmino , ejufcjHe propugnatoribus ; 

Gretfero & Erbermanno Jefuitif ^ op^. 

pojirus. Roftochii i6€$. in^^"". - - 

23; Tra6latHS de Reltgione Ethnica; 

MHhammedana , & Indaica. Kilonii 

24. Otati^ de Scholarum & Acade^ 
wiarum ortu, & progreffii , prafertim in 
Germania , inter folemnia inauguratior 
nis Academid Kilonienjis habita. Slef, 
vici lééé.in-fol. : .. 

i^.Differpatio hifiorica de Philipps 

jirabis , AUx^dri Matm^^ 3 P^^ 

E 11) 



f4 Mèin.pvirfmH^hVMifl. 

ji0rè , adveffm CaftécinmÉ Sdli^ftr^ 
ftnfcm. Kilonii i^^y. /»-4*. 

27» TrâffaiHS A i^ysr//^ •^. Scnpnn* 
fë^ tâkiomins. KihnH ii6%. in- 4^. Ir; 

. ig. D** hti^^ Tfrttpi. Kilùnii 

1^4 PfeHdadtlphia Hèmiana^ D^ 
Jomni Heinio ^ Tttlfotb^o Refirmatài 
M^yfHtgenfi^ &ppfità. Kiknii i^€^j^ 

}Q. Exhôrtatian fur r^xaSitude h 
hlffmtnUsf^ dam U viritahU 
fif. {en AU^émabd) K4d i6€^. if^^\ 
.32^ TraêiatHi de bSitme BUliorHfii 
in Unguis tntt^ cogmk. KiUnii téyoé. 
iM^4^. iï. Rtvifm & auBusCùmmen* 
tario de faeris puHicis idiomate fjofU^ 
tari feragtndis. PUné 169 j. i»-4®* . 

^ii fkhm Ecclitjk kmàn» in C/^- 
ihmèlJC. P^ dèfi^m^ KHtfHii ieyàk 

âf^4»i ; ■ 

33. i^^f^i VlVj^Us. KUmii Ujoi. 
3 4. PPèpÀti^ft J|[ tEmnitl (en A l- 



inf%u It. ji^gmemée, Ki^l liCy^. /»-c KoiL^f- 

3 5. 2> peférn f^rdem Ah Min^cH 
di la Pr^dimkH,. { en Allemand ) ^ 

que s iiHgm^4iipn$ f^r J^Acbim J[i^( 
Éreithaupt. HaU. 1703.- /»^8^ 
5f . Tré^km^^ 0rigine & mitura 

À cmbrajfcr la Religion QaiMiqMâ S#- 
îMine. (en AUémand) trmcfw fwr 
U M$i^ Ujx^ i^^^* 

aif»f comparé -avc^ (ittui desChrétiimi 
ddp^ejim. (en Allemand) Kieltiç^t^ 

3>, y4p<flop4ff^ yderiano Confkf^ 
fm^ f$dvçffHi Chr^M»fim Vahrum 
ùJio'Sehiifi^mmy ^i^ti^\&jyin*j^. 

'3^(?^ ^. /4>Vi fn 1410. ^i«»i ^7/tf 4r 
Femeren, (en Allçtoand) iûW 1^7». 

E wij 



Xl. KûRT- 4 t. Cxfmmemarifês in Efiftolas- FÙ^- 
)iOi.T» mi & Trajamde Chriftianti jmmaviA 
KilofJii 1^4. /»-4*.. ": • ""^ .} ; 

43. 2>^ ^/rg^ ^aronis fimda ik 
Numerorum xxvii. irii. JC//w/# 
-ié^.74. /»-4**. It Witiebergt 1^85. 



a»-4** 



wnu y tir€e^^de U SaiHU Ecriime^'& 
de l'Hiftoire EccUftafli^tèe uétMntiem 
àe ifHemuvdU. (en AltemaK}>Fr^r- 
firtfiipieMeim6jj^.in:^ù. It. P/t^r;?;. 

Ati.Çmmituarimin hftimm'2klar^ 
tyrem, AthenagoramfThepféith^ A»^ 
nov^enum.T^àtiankm'à^ytii .Kilo^ 



■i \ ■ » t 



4tf. Exhortation Jftr le fii»aii*i,tt 
doit avoir defigai^dtrdf U contMion 
^des Eglifes non On^iefiues. (en Allé, 

^ue fo» doit f^rendrffm^ rerhtdit^ akx- 
■dtfordm de <iHeïqutiiErlifti.\n, Al-- 
ieniand) ^«/ itf76V«»aii.^ij[ a «fon- 
né cet Ouvrage fous k nom de 
•Théophile S incerus, \ 

48. Penfécs ThéologiqueffHt- U [t^ 



des Ffàmmâf Ittttjfrer. $y 

fuîture fecrete des Corps »wm. (cnG.KoRt^ 
Allemand) Kiel i^j^.Jti^i^. ît. trad uojir»> • 
en Suédois en 1^59., par S,J\J\€\ 
c'cft-à-'4îre ,' Simon Ifùgétns , Pafteut 
àéVi^^Mt^ç SainiàCtkirt. ' 

4<j. Vijfirtàm de wibus humanh 
in érdtm ad ChUia & SpiritHaliOi 

Kiionii 16-]^. i^-^^-. 

' j o * Exèfcitaiîo 'Anii- Sabhajtana l 
dt fane ''l7tii^ctlà\, èfuern in Oration& 
Bomini^a fetimm. Kitonik t^'fé. in^ 
'4*. KorthoU prétend après Luther^;^ 
eue par ce pain il faut eritcndre tout 
ce qui cft hcceflaire à la fubfiftance 
des hommes i & même à la douceur 
de la vie. Cet Ouvrage à été rêîm* 
, prince avec le fiiîvânt en i7<58; 

5 1 .' îfifqldJhioHès jtmï^Baroniami 
Kilônii Uji^ /W-4*'. It. Amrismam 
féijfm loCHptetat(t. Accedit Exercita^ 
$io Anti-Sahnufiané. Lifjiii 1708 . /»• 

A 

tirconfi^ntitè'deVe^qkirejifiMdemer.- 
veiltcm i fi^Mih'oàrg avec unatiHem 
de fer ardent, {ta Atlçmand) KiH 

<3. De Chrififcruetfixo , Judéit 
• Seattdnlh ^GemHihut fldthiti , ertdcn': 



^ $ Mém^ ffmrfemtir k VHifl 



N» 



/w-4^ 



i»-4^ 



55. ^tf rvmcntia. Ibidi 1^78, 



5^ Jf/îi/ - Chrifius htri & hodie. 

HcbrâorjyiWl. %. ^ilonii xC^%itifr/f^, 

. , j^. Traités Théàlt^jqu^ fpnr fa- 

nMnctmfnt ekid^ieté^y (cjti JL Jlemaïul) 

co . ' ■.-./■ 

5 S« (D^ 4riius ImpûfiotiiHS magxts 
iiher^ Edêordo HerttH ^Thm^Hikh- 
Mes 3 &. £encdi8o Sfintf^t ^ppç/ksti. 
.C Ht ^idita ulpfjgndix ^ fua fjicro^y^ 
ini Catdani^ & Eda4rdi JFJerhmi ie 
>^mmalitéfie hmims ûpimon^4^ Pi/ilofâ^ 
fhiffd txdminaht, Kilmii icia. w-t^. 

^uliaris de ReHqidarum chUh. KÙonli 
1^80. /V4®. 

.fii^VéCCHfaiim Ca^tmimeH^ imentéf 
far, StUmç FâOHcie çpfHrç tVnmr" 

ifité^ de KiU^^i^ilfrctenà. défendre, é* 
antarlfer la, Polygamie, (en AÎIcmaud) 

A — - 



(en Allemand) ^/V/ 1^82. /«-S®. ^^ Rwlt^ 

eu Devitâ& inorihus Chrifiianis * 
frimavisper GmiliMnmditiam 4;fec^^ 
fis tWer. Kilomi 1^83. /»-4®. Ccffi 
une efpece de fuçplémenc à l^Oa*- 
vrage marqué au N°. 17. 

^ 5 . Cbame JtOr de la Foy. (en Al- 
lemand) Kitl I ^8 j. irt'i ®. 

^4- TiSwryîi thtoloffCA {ummAfyim 
mrtheiêxa DcÙrifts deîintationfm m^ 
fUQcnus. KiUnii lèii^ in^^. It. Ihid. 

6^. Èéfmfc i diverfes quefiionsfwr 
une fojfedii £ Hambourg^ nommée Ma- 
Meine. (en Allemand) Kid 1^83. 
î».8^. Il .a publié, cet Ouvtage m 
|iom du Coflcgc Tîicologîq«. 

é^. De FroceJIU difpMmdi Fdpifti^ 
€9 TraSatm : Cni fHhjttnBa difertaM 
de i/ofiiis.Eucharifticis^fiH PlacentHtis 
9rbiod^ts\ quibus in S. Synaxm ad^ 
minifiratime atimitr. Kdonii Ui^^ 
in^j^\ Il y a une cditioo antcrieutc 
ke cette dïîrnicrc diffc^tation > faite 

en 1^57* 

67. Exercitatiù de jitbéifma^ veUr 
ribtts Chrifiidnis ^ 9b Templorum iw- 
frimis dverfationem àgenùlibus objeSa^^ 
nuiHi e9fdem k naljtris ntom. Kitonu 



^c5 Mèm.fbnrfeiroiraftiift. 
C * Kqrt- €%^ SiUnùwm Sacrum , pn)e de ûd'^ 
HOLT. .f cuUatiane 4^yfieriôrHm apnd vet&cs 

ChriflUms dipnam. kilonii 16Z9. 

69. t>e fludh hetti & pacts Dlfer^ 
tatio Theohgica'^ ingratam memoriam 
teddiu divinâ Ckmemiâ CiinMcU 
Frùvinciis cancer dU , reftitHtitjHe feU-^ 
citer Ser. Slejvici & HolfatU Dticis 
fjfgrtamis D. Chrifi. Alberti. Kilmî 

70. JOe votis: Kilonfi i€$ô. iif-^*: 
fi. De ASHonibus Forenpbus Exer- 

chatio TToeologica. Kilonii 1^90. in-ùf^: 
72. jilexander Papa VllL ?/ï/r- 
êanymm: Kilonii i éT^o. in-^\ 

7iVDe Magnanimitate Jiriflotelié 
ca , Chriftiana MadeJIia atiifjiîe veA 
m virmtibm inimica^ Difertatio, Ki^ 
loniiî69Q.in'^yït.Ibid. lyo^Jn-^"^: 

74. De Schifinate fuperiori JctCHÏd 
FrotèftanteT in ter & Pàmificios e natif 
Difertatiàfff/tcricù-Theologica. Kihi 

75. Dénonciation Chrétienne d^ex^ 
immunicatian contre Us fkhews in^ 
connus. ( en Allemand } Kiei uso: 
in-S''. Cet Ouvrage eft contre les 
abus xlcs ExcomrauTircations. 



' Ai$ Hommes Illuflyes. ^i 
-jf. lnfivê£Handes\gtns de Finance. Q, Konx- 

(cn Allemand) F Win is^c^in^i^. holt. 
77. De la CoTnniimanfêrcf[e.,lcsf^ 

Allcaaatîd) Kiel \i49.oiJn^^S?j^ ^ , 
ji. Lettre d^ cof^/hiation 4 Simn 

Henri Mufiefwr U fnortdefafmm. 

(en ' Allemand) ^/>/ 1^50. /W4®, 1 . 
' -j^^l^e faffione Chrifii',. fftoufyue 

invita vel fppmanea faeriti ÉjjipnH 

Soi V Agonie & U fueur ■ de fang. 
de JefHS'Chrifi dans le Jardin de (jet- 
ftmAni^ (en Allemand) Kiel 16^1. 

81. Canticjues ffirUneis. {^n Alle*^ 

8z, 4fothegJfs. Paf^a. fCdenn i^jii^ 
;>-4°* •',»., ^ .; ' 

8 3 . /« Cananem fextum Nicosntim 
Cardinalthns Baronio & BeUarmina 
itpfofita^ exercitatio^JCthnii x^^i. in- 

A • - - , ^ . 

'S4. AlifcelUneAAcademica. Kilei 

8j. D^ rationiscim. révélation f m 
Theologia concurfit. Kihmii6^i,in^ 

A^ , ' '. > • • .'/ 



> X A 



if I Mim. fanr fervîr ifffijf. 
C KoRT-r • 87* De ^etemm gfêtontmdam ùtcH^ 
«OLT, tione Hid : tÏÏms Dcî affampfit Itomb 

gg. De Sàcrî^ fMicif Mka emk 
reverentia fréfenrij^ ntminis^ metu 
coUn£i , Satrih Afceticâ. Kitonii 

8^ . De nominittts , ^jr^tus fer te- 
iibriim & contemptum Chrsjliam olim 
a profanis appellati ; de^us notis- •ccnl- 
fis , cfuibus iidém fe inpgniviffè crédit 
ii , DiJfertÀtio : addita Mantrfa , (JH4 
MftjHmtur : nnm filiola , ^Hom o£i^ 
diemm infans enixa eft , Baptifmi ca^ 
paxf-KiUnii 1^93* /»-4®. L'addition 
à cet Oui,vragc rouie fur un cas fin- 
guKer de fupcïfctation , dont on 
^ voit quejques exemples dans les E- 

fvhemeridcs tles Curieux de la Na- 
ture. , 

90. De vitd SanSs RenntèrHm^ Ki^- 

Unil 1^94* /V-4'. 

91. P^orfidelis yfive de.ùj^sè Mi- 
nifiromm, EccUfid opH/iulum, foft Ah^ 
torts obitim ex MS. editnml Hambur" 

gi 1^9^. /«-II. 

^i.Jiifioria Eçclefi^ica Novi Te^ 
pamenti k Chrifh nato itfyue ^dfécn^ 
Itsm XVI X. Edita ex MSS. Auterfh 



t 

des Hàmm fRkîrts:^ - ^j 

Abrégé auquel F Atitéur liV pas mi*^* .^^'^'. 
> dernière màîn î l^t^Vîmî^rfâîtv^^"' 
où tl ibf txtiuve ^ à'feït crdire î qacii' 
qùes-utis ^W n'étoît pas veritafclc^ 
TtiçtiX, àt'KonhU'i TAzhctn^ raifort 
ne parole pas |affifàpte pbin: le Itiî 
oifcr/Il a été tkim^ptmii I^aniihet^^ 
Kn ijot.in-^''. ' •' 
" 9 j. (jfor/V c0rf(irum: hedtàrtm ex 
Thitipf: m. 16. 11. KHonn iyoi. 

. ^. Zîir Parâdi^^RvangsUa Gemf. 
m. ij. Kdonii. i6ji* in'4f^. 

95. Di^rtam dé' immolnthne fiix 
Jephét i Judic. XI. 40^ IÇibnii i ^^j. 

5f6^. Dé JuviUo* Juiaoruin: Iftrm 

^j. De Peccato. Kilénii tèC-j. in-^. 

. 58. Dejuftijiçationc hominh peccoi- 

fms- éùVim éreè^ S^ï^ViOt^ U da^e de 

/cette di'ïfcttâtioa. ^ de^ trois fui'- 

xoo.ÙéfrddeftittatÎMe: 
loi. Dis Retigiont natnrdL 
' V. i^i'/i ^/(>i# 'fifHebr^ fat Jvachim 
JJndtfMfiH , firt^dré , dam klrm 



\ 



' iogonm mfirf, imrjk'mm^ ^^T 

». 571. L'Autput eA cxttçuïf mcnç 
diffus , & dit peu en beaucoup dç 
paroles ; on trouve à la fuitç 4ç. fp«i 
diicours une Me affez '^j^a^^e : des 
Ouvrages de Korthcjt , <ju^iqy'il y 
«n loanquç quelques-uns, froirtm- 
ma in ejusfimere. KiloniiU^ft'-^f^y^ 
le . Dihionnaire, 



LANCELOt ADDlSaN, 

LANCEtOT Addifon naquit^ à 
MmldifmeabHme djans^^e Çôrfi- 
^ISON. ^^ jç IVeftmorland en Anglctçrrie, dç 
Lancelot Addifon .lAïn^i^ i^ cb 

lieu, * . w\ ><» 

' Après avoir. ^I?pri5;;ia;(g^^ 
a Appleiy dans le mcme . Sw^^f^ 9^ U 
pafla en i6^o. a Oxford] ou^j| .fi^yc 
ïeçu dans le CcJlçgc ^e Jla |{^inc. Il 
y prit le degré de Maîàrc-(Ç- Arts le 
. 4. Juillet 16 y7* Sofi attàcK^meni: au 
parti Royal lui ,ay^iji|:^ fait^ijwclques 
/ifiàircs ,. U fe ?^îir^;§u4aue ^^^^^ 

^ ^ après 



dis Hommes tlÎHftres: . €f 
acpt&î de l'Univcrfité 3 & vécut dans L. AdJ 
k Tctrâite en un lieu près de Pet-r dijon.* 
^u/orth dans le Comté de J/(i^Ar jus- 
qu'au retablifTemenc du. Roi CharUs 
il. en i6^o> 

Henri. King ^ q^i ^toit alors Evè^ 
que de Chiehefiâr ^ zy^nt été infiarw; 
mé par quelques iGcutilshonilcnès du' 
Comté de jSuJfix :dù meute d^Jifddi* 
fin ^ 3c de ce qu^il avoit (bufTerr 
pour lie parti Royal , ic chargea de 
^avancer, & n'auroit pas manqué de 
fc faire , fi ^ddifin h'avoit, contre 
l'avis de cePréiar ^ aœcpté une pîa- 
et de Chapelain à Dun^Hertfne^' 

Il demeura dans cette viilé jtif- 
qii'ênié^^i- qu'elle -fut rendue au^ 
François. Etant alors retouroé tm 
Angleterre , il fut fait Chapeiâih de 
Tanger en Afrique ^ & demeura/plu*- 
fieurs années cni ce lien. r:. 

Il alla faire un. tour en Aogkjterre 
' au commencement de l'année ïéjo^ 
dans le deffein de retcMtner ati bout 
d'un certain temps en Afriquev mais- 
fa place.ayant été donnée èî^tis cet 
îmtervaite ^lui si,iiixe ^ il. fe vitifans 
employ^ & p^£quc.bocs:d'4fM:da 
fiibûfter. Un Gei^ilbomme , infox^q- 



1. Ad^^^ ^^ ^ iimatioa & de fucapacité ;. 
9]caoK^. iui procura peu de temps apès U 
pcti» Reâ?orciic d^ Miljhn^ .près 
^Amtsbwrfy dans k Comté de t^/i^. 
Addifon s'y retira auffîtôc A: s'f doia- 
-nx d'Vec beaucoup 4'ardeux à ^ctu«^ 

il devine danâ la fuite Pâiebendiec 
de rJBgtife ds S^lhhry^^ Chape- 
^tkin Ordinaire duvRoy. U pmlede- 
gf é de DoAeur eo Tliéok>gse le ^•. 
. Juillet 1^7 f. ttitoited M<3. Ar- 
'4Ebidiaciie* de C^vtntrf^ lor^ue les. 
CorninilTaîres chargés des a&tres Ec- 
cleiîaiHqoes le Jiommecem Doyca 
de lÀcbtfidd\ en confidcracion des. 
fervices qtfiJraYOit rendus i^^Tttmgfr^] 
âc pour le dédommager des- pestes, 
qu'il avok ùâït^ jpar uHr ÎDceifedie 
'd^sieComté de mb , & il fut in- 
ftallé dans cette place Jb:x^.> Juin: 
'de cette Année i4ii>. 

Il mounH: l'an xTir;. & futenter* 
«é diuis le Cimetière dfi !^£gli& de 
Jsish^ldl 

ii Jaidk trots fils iJtfiph , dimt )e 

parlerai plus ha^y Gdfim^ qui seft 

> . --mov^ Goinndroeinc j^ai &>rt & Gm;^^- 

' *^s.l0s iiui6S.<2)!riemalcs.>Jlc£iitf^ 



seûf ^JA^mbtc du Coikgc de la Vfcfe- .L* / 
Cïitidqgiic de. fçis Ouvrages* 

fit abrégé des Revoirions des Rçy^H-^ 
»ie 4^ fez, & de 2iÎ4ric. Avec nn de^ 
$ail des Çmtwnes , Sacrées , Civiles ,, 
& Di^VfffliqMes^, qui fim f9Mimenan$ 

<» *y2sef ^f?»f ^*f ?^^- (f«f Anglois) 

OxfoMi6ji. in-i\ ff.tz6. L'Aur 
li^ur iiiTucp d^ns fa pré6ice> qu'il n'a; 
rie^ t\%ligé , {h>ux s'afTurex cte la vç* 
iké dçs ck>res qu'il rapporte* 

t. If'Etat frefenK des Jmfs ^princi-^ 
[féUfWnt jd^n{i^ 3^4rie> cmtenaift 
nn defdl exafil/de tem^ emum^s fattt 
féeries ^mfn^es, \4vtc w^ AiCéonxf 
ahregé fier la Aiifiser^ UTalmsJl&La 
tSemare. (en AogloU) Londres i6yj.^ 

\y l^ffffir^ip^ fm OH dis- 

cours far V-mi^i^i ^ l'se^litfi &^ I4 nf* 
. é!^é dg^ Qàteçhifisr ^ .^ fuf loi ^avan- 

if0gesifiiÈmeh fmr^ir^ , fmrgmir 

Us mempc f^m d^/^gtifi Angfit^e^ 
{^n kn^oisY Londres i6j^in-ii. ^ 
4. iS^/f/& Méfie du Clergé, otif 
.tots e^itmJ^e en pets de mots t*origm^ 



' pis qt^ Von a maintenant f^ur lui. Par 
L: A.iy.iÊ^ (en Anglùït} Londres 
1^17. m-8^. CcrOavrage , qui eft 
iïiremeftt de Lancelbt Addifon ^ a été» 
réimprimé en 170^. avec quelques, 
autres Ouvrages par les foins dil. 
Doétcut iïMw 3, qui en à signoré 

rAuteurv^ * ^ ' -* * 

'5. Le fremier Hat -dk Atâhrnetif- 

me; ou particntaritésfîirfin Auteur & 

fa doftrine. (tn Angloh) Londtâs. 

1^78. i;*-8V ï.t. md.t^\ii^%^. pp.. 

13(5^. It. £(^2ii^^/*a^7.i^-8^^ Cette 

dernière éditian^, n'eft atitirë q;Uc' k. 

précédente , à4aquèllé 6î^a fnis un 

titre nouveau un pèàchan*^ • • 

éi . Préparation- r^U Sacrement de: 

t. Euchariflie y ou manière de recevoir 

^Igfimer^UtMe.^^tkkngims) Lon-- 

* tires 1^81. &'i6»'^. in^i^ * ; • 
^'7. L*Stai de Tanger , Pus' le Qoh^. 
-éemèmem dn^mt ^drTVmt: (ea 
'!AïigIols> z^. £ii//*il. l>Mw ««5,, 

*Her^e, tpéi nie là Utiviniié éf J. Cl 






• f. ILe'-Sacrifii^jûurnarierdeiChti' . L.- Ad»- 
ffV»i Mgncritint 'offçm OH difioMrifHrmsoiu. 
ia maniera de'hiin p^m. (en Anglois): 
Londres t6^%^ in>^%f. - : 

Il a fait encore quelques Ouvra-- 
ges de moindre confequencc , dont 
^uelc^uels petjR^naes ce{3(6ndahtdoa- 
tcnt qu'il fait l'Auteur. •- 

Yé Aihetki' Ûxomen/is% tom* 1. p.. 
^70» Sa vie en Anglais par Aï. Dies 
A/aittaHM. Loiidrés I735*V»^I2:. 



: JOSEPH; AaDilrSON-. 

JOSEBfH' Aidifon Baquit le r. Mai J. Ad^ 
t éji . à MUflon , . ^ièsTrà^jùnesè^H- dison.. 
t i^f) j dans le Comte del^i// > de Lan- 
- -f^fy^ jtddifen , dont je ^ifin&. de par- «^ 

' fer., ." • • '> ^ : .. •: 

' il fitjfiÈS'preiBfcrcs cti|difi(&*,^^/ï* 

. huri ;\SatiibHri Sc rdjias Irf €Oft de 

fckc . en ;i^87- à QAf/prrf(, pii U fut 

• - Kcu dans le eoUege de U Reine, : : 

- 'Après deux .années de. . fejpur, ça 

ce liçii , cjuelqucs-^uBS de fes vcis 

ayantétc vus cntie les mains dulîoç^ 



rTo Mim* fùêirfemr k rf£ft. 

DîsoN. laWesmelrt de iiti,au'o0l'cktt Mem- 
bre du Colkgc 4ç l4 M^têim * 
oà il prit le degré de Ma&ce-à^ 
Arts. ^ 

Il employa Sss fitmRtt% années 
à la leâiire des ancteois Auieurs 
Grecs & Laénr^ ic cette lûâure Ifit 
forma le géâc , Se lui apprit ï pen- 
foc jnfte,& à s'evpritnei noblement. 
Les Poëfics AngloiCejS, ^ Lati- 
nes , quil publia enfuite , le firent 
connoitre avantageùfement y de tuî^ 
prûcurerenfi (lesprotéfteui^.Mj^lJOrd 
Jean Somers ^ à qui il adrefTa une 
pièce de vers à la loiiabg^ du Koi 
tSuMaume lU., veulûc lavotf ;au. 
fKmibre àt &% amis ^ & lui obtiot 
dans la iuke deice Prince une peti* 
fion de trois cent livres fterling^ pam 
it metM M "étatdft isqyageri . 
' ïl a^B^ dit Italie e» \irfoi. £( il .an 
pàfco^ilt eir iKMnhvs itoixiligtfhk Jt^s 
•aivterfes parrie^^ li fis^^i^epar^ic i^aftk 
sée fôivamct^ retourlief <en Anglf - 
H^rïe ^ lorfque fes amis lui firent fça- 
vôlr, quMl avoit été choiJS , pomr 
«eeontpagner tes troupes Aogloilès 



m^nâtmetit du Prince Eugeffg de J.A»^ 
5avoye^jcn.<jualitc de Sccrçtairc du m^n. 
Roi GmBaume. Mais la mort de ce 
Roiâjrrivée le 15. Mars de cette an- 
née rendit ce choix Inutile , & fans 
:cffcr. Voyant <1- ailleurs gu*il n'avoir 
plus rien, à cfpercr en Axiglcterre^ 
tous fcs Prp^(acurs^^tant déclms ^l 
leur crédit & de fcur Autorité , il ne 
fe préflTa pbiûc de retocirner dans ce 
. Royaume ^ &c vifita uçie parûé de 
^Allemagne ; 

Il dcnacura fans emp^y jufiju'eiv 

F704V qu'ayant c0piDofc un Poème 

fwc h bataille à^Hùc^tt ^ à la jîoiian* 

^e du Dtiç i^ jMsMotoh^ , il a^c- 

, ^uit l'efl?flie du Cjani Trefoiicar G&^ 

^OQlfhin^^hpn juge en fiiic de Poë- 

ifie 9 ,qui pcHur le recompenier ^ tyi 

,,4pnna Hne place de Cpmmiflaire 

des Appels , vacante par laiQQrt.4u^ 

L'afinée £ai vaiace 170 5^ il accei^^ 

.p^gna U Lord Halifioç à Hanwré ^, 

.& en jyo^. il fut fait Secse^^ire de 

Chartes Hî4g^s, Sccretatre d'Etat* IL 

. /»*^qustta (i bi^B de ce dernier çmn 

. ploi y que Le Co<nte de Sunderlai^) 



jt Mhn. purftrvtr àtHîjf. 
J. Ad -mois de Décembre de la même an^ 
©X90N. née , le continua dans k même pla- 

ce» ^ 

Le Comte de IVharton , qui fut 
nommé Viceroi d'Irlande en 1709. 
Je choifit pour être Secretaite d-Etac 
de ce Royaume^ charge à laquelle 
ta Reine âjoiita celle de Garde dfes 

Archives. 

' Le Miniffifere ayant cfc&ngc fous: 
Ja frn du Règne de li Reine jinnf , 
Addifin , qui vit que ce ehangement 
ïui fermdît Tentrée aul charges , fe 
tourna du côté de fétudé, & fon- 
gca à compoferun Diâfibmiairc An- 
. . glois fut le modèle du Dlâionnâire 
Italien de /«» Cfufca y mais il s'en tint 
au fimple projet. Car après la mort 
de la Reine il fut employé de noa- 
yeau , en qualité de Secrétaire des 
" Xôrds Jtifticiers* « ' 

Le Comte de Sunderiiand étant de- 
- venir Vicèroi d'Irlande au mois dc^ 
Septembre de Tan 17^4. Addifêw 
fot choifi de nouveau pour être Se- 
crétaire d'Etat de ce Royaume j & 
4brfc]ae ce Seigneur quitta cette pla- 
ce ^ Addijùn' xxxt mis au nombre des^ 

CâmmiiT^ires du Cominerce* 

JUxb 



^s Hommes Jlluflref. - 73 

'Au mois d'Avril 1717. it fut fait J. Ad- 
Secrétaire d'Etat pour rAnglçtew^ dison. 
mais les infirmités robligcrcnt bien- 
tôt à quitter ce pofte , pour ne s'oc-i 
cupcr que <les foins de fa farité. 

Il mourut le 17. Juin 171^. dans 
VHottlêi HolUnd , près de Kinfing^ 
ton ^ âgé de 47. ans , ^ fut enterré 
dans r Abbaye de ZFi?/îw/>5/&fr. 

Il avoit cpoufé en 171^. la Com- 
téfle de U^arwick, , dont il n'a laiflfc 
^u^une fille. 

Les difFcrens emplois dont il fut 
chargé^ ne t'empêchèrent point de 
cultiver toujours les Mufes i & ç-eft 
à fon amour pour elles , qu'on eft 
redevable de plufiçurs bons Ouvra«> 
^cs qu'il a publiés. 

Catalogue de fes Ouvrages. 

I. Poème à M. Dryden. ( en Àn2 
glois) Il eft daté du Collège de U 
Madeleine îe 1^ Jui,p 1^93. C*cftun 
compliment fort délicat fur les tra- 
^luiïtions Angloifes de Virgile^ d*Ho^, 
race , de Juvenat , de Perfe^ & d*0^ 
niide ^ faites parce fameux Poëte. Il 
retrouve à la page 247. de la 3^par- 
tie du Recueil des Poëfies Angloifes 
imprimée à Londres l*an itf^j. /«-So,; 
Jou^eXXXU G ' 



74 JMhi. fùurferuir i PHlfl. 
• â 2, Le ejUatriime livre des Geàrgu- 

J,. A0-^^^^ j^ f^irgUe traduit en vert An- 
DisoN. ^^^.^^ ^ j^ p jg j^ jj^ ^e, partie du 

Recueil des Pbëfics Angloifes , pu-, 
]blicc en 1^94. à Londres, in-^o. 

3. fj^Stf ^r /« Georgiqnes de f^ir- 
gile. (en Anglois) C'eft un difcours 
en profe , qÙe Dryden a mis à U 
tête de fa traduftion Angloife àts 
Gcorgiqucs , imprimée avec celle 
des autres œuvreis de Virgile à Lon^^ 
iir« Tan 1709. i«-8o. 

4. Ode pour la fête de Sainte Ceci^ 
te. (en Anglois) A la p. 134. de la 
inème partie. 

5. Vhijhire des Achemenides & de 
totyfheme tirée dn 3^ livre de VEnei^ 
de , & traduite en vers Anglois , du 
Jtile de Milton. A la p. 13^. de la 

même partie* 

g. CaraEleres des principaux Poètes 
^Anglois. (en Anglois) Cette pièce de 
vers fe trouve à la p. 317. du même 
Recueil. Elle eft de Tan 1^94. & Ad- 
éUfûh Tadrefla à Henri Sacheverell , 
qui fit dçpuis tant parlejr de lui. 11$ 
étoient alors intimes amis : mais les 
difFçrens principes, dans lefquels ils 
fctrouyctcnt jjiins la iuitc par wp- 



éttf Hmmei lïluJirKf: 7* 
tww^ux affaires de l'Eiat, les Vr(!rfii^^ t m 

%Pax iStitièhni mJ^îcUs . Europ^^^^^^ 
reddita. 16^) j. Cette pièce de yen 
Latins fe trouve , d'e même que les 
fept fuivrotes , dans~ le fécond vo^ 
lume d'un R'ccueH intitulé : M^a*^ 
rwm AnglicanoTHm Ande&a^fm Toi- 
midta fuddam pidioris nota , feuhdU^^ 
ftHS inédits , feu Jparjrm idita. sn^i^. 

8*> Barometri defiriptia. Jfbid. 

9. Pralimn inter PjffMiH& Gruei 
^omrnifHfn. Ibîd. , 

10. RefwreSio ddm^t4 ad aUam 
ColUffi Magdal. Oxonienfis. Ibid. 

ix/Spheriflemm. tyvL Adcti^icnx 
tl'un jeu de boule.lbid. 

11. Ad D. Bamts yinjtgnipfhum 
'MedicHtn & Péitam. Ibid. 

xyMaâfiw Geftieidanta : fM^ \^^ 
Marionettes. Ibid. ^ 

14. Ad itfPfftiJfmum Fimm IX 
1%om, Burnetiim \ Sacra Théorie Td^^ 
luris Amorem, itid/Cei buît pîeçei 
Latines on't été traduites ^t^ Anglôis 
{>àr differens Auttùrs. 

f j. Lettre écrite etjtàtie fM.tfcù 
^H Lard Halifax, (en Anglois) Ççt-» 
te lettre; qm cl^ ^m vers » a été ice*^ 



7? ^Mim.pôHrfirvirkVHifl: 
J ÀD-ê"^^^ comme le meilleur Ouvra- 

«M. ^alvsm^ Protcllçur en langue 
Grecque à Florence Ta traduite en 
ïtalien. Elle roule fur la beauté de 
j^ltalie^ & fur les anciens Monu- 
piens , qui s*y trouvent, 

I tf. ÏLemarques fur divers lieux etl- 
folie faites fendant les années 170 1. 
1701. & 1703. (en Ânglois) Lon- 
dres 1705. /«-S®. It. traduites en Fran^ 
fois four fervir de quatrième tome au 
Voyage de Miffon^ Vtrecht 1722. /n- 
.12. &• Tarii 1722. /«-12. Addifon a 
écarté de fon Ouvrage tout ce quj 
Jes autres . avoieht déjà rapporté , & 
s'eft arrêté à certaines chofes parti- 
culières, qu'ils avoient négligées. 
Son attention principale a été de ti^ 
fer des anciens Poètes les defcrip- 
tlons qu'ils ont faites de divers lieux 
d'Italie , & de les inférer dans fon 
livre. Ce Mélange d'érudition an- 
cienne & rnoderne' y donne un grand 
jagrément. La traduction Françoife 
,<eft fort mauvaife , & très-ihfidcUc. 
.On y a omis beaucoup de cb^fes ^ 
idans rédition de Faris. 
'' 11. àiatogues fur Ifn Médailles, (en 



// 



Anglois) Il commença cet Ouvftgc • . 
en Italie; tnais il ne fut donné au •'' ^ 
public qufaprcs fa mort par les foins ^^*^^* 
de M. Ticl^U'y avec unPoëme dé. 
M. Pope à la tête. 

it. La Campagne de fiochflet, {et»" 
Anglois) Londres 1705. in-fol. Ce 
Poème , qui eft à la louange du Duc 
de AfarlhàroHgh , tft une pièce kii 
comparable , que quelques Auteurs 
mettent au-deffusdc tout ce qu'il a 
fait en ce g«if e. 

1^. Xo/emonds , Opéra, (en An- 
glois) i<^(/î» compofa ce rtc pièce 
a la prière de fes amis -, mais quoi-^ 
qu'elle foit excellente , elle ne rétiflit 
pas fur IcThl^cre, foit<|uè lalan-< 
gue Anglcdfc ait quelque cbofe de 
trop rude^ pour que la douceur de 
la Mufîque puiflc s*en accommoder^ 
foit qu'on fût alors trop prévenu 
pour les Opéra Italiens* 

20. Le Mari tendre. Comédie An-2 
gloife y a paru âVcc un Prologue de 
la façon A^Addifin. kichard Stéele ; 
qui eft l'Auteur de cette pièce , d 
depuis reconnu àMS le SpeSateur ^ 
qu'il croit redevable à M. Addifon 
des Scènes lc5 plus intcrc^antcs^ 

G 11; 



j9 M^. pêurjtmirmt'mjf: 
X Ad* ^î« h y « plufîcuTS pièces dt \m 
ï^IttoK.. 4iuis le T^aUt du Cbcvalifr T^hard; 
^fââtt ^ qui lie fie paçoiue en feuilles 
^r^lantes toutes ks^femaiacs depuis 
le 12. Avril 170^. JuCqu'aa^ 2». Jau- 
ger 171 1. de qui rcuBÎ eafuite ces^ 
ieiUllo^^ en 4. petite, volumes in-iz^ 
knpiriixkés 2 Jjmdret eu .1713* Cet 
Ouvrage Anglois a. été traduit er% 
François (bus ce titre : hs BaiilUrJy 
(V»< h Nomfillifie FhHofophe. jimfler* 
dam 1724. in-'ii. quatre votumes^Ad^^ 
Sfin sr*a^ point mis de marque aux 
4ifcoi:vs q^l ibnt d^ lui y comme il 
a fait depuis au SfcSaumr & au Gaty 

f 2. Il eft un de ceiK qui ont tr«-^ 
vaiUé au SpfQa$4Hr^ S(. il aeu la prin* 
cipale pave à cet Ouvi^age ^ qui parut 
en fèuÛtes volantes certains jours de 
dba^^ue femaîne^ depuis h .1. Mars. 
3711. jufqij'au ^.Décembre 171a. 
Se quî^'été depuis im^mé en corps 
à JMtlràstn upt volumes /n-i 2. Il 
a fiiîs à la fin des pietés qui font de 
fai compofitÎQn une des lettres qui 
compélent le mdt CLIO. Le tout 
a été âraduft en Ftan^ois fous ce ti-^ 
Cie ; Le SfeUaHftr,, m U SwrM mo^ 



des Hommes IllufireK ' fjf 
deme , où Von voit UftrPortrait naifais J, A»^ 
mcef^s de ce fieele ^ tradmt de l^jin" DisoU* } 
ghis. Amfierdam 1714. & [Hfvjfi'iu 
fix volumes. Le tradaâeur a cepen-j 
dant retranché plufieutâ difcoiirs^ 
qui ne pouvoient convenir <|u'aaz 
Angloi^. Cet Ouvrage a eu uji fiK^' 
ces prodigieux en Angleterre ^ & il 
s'en eft débité jufqii'i vin^t mille 
cxempîaises: gar jour, Le$ moiars Aja* 
gloifes y (ont en effet re|)fefetitlc9 
au naturel- ^ & it y règne utie critK 
que & une morale délicat^ ^ avec à^ 
railleries vives & piquantes.^ dont 
queli^ués-unes conufte^t en des al- 
ludons ^ qui ne peuvent 4tre biç0 
ctttenduës qu^en Angleterre. 

23. Le Guardian^ autres feiiillcs 
qui fe Ibnt detSitées à Londres pen« 
dant les années 171 }• & I7i4»eft vat 
fi en partie de fa eompoÉtion. Cje li- 
vre a été traduit en François iSsus le 
titre du Mentor Moderne ^ou difcours 
ftç: les mosHrs de. ce Jpecle , imprimé 
d'abordé la Haye en 3. voL/n-ii.. 
& réimprimé en- 4. voL m^Xx^^. Amr 
fier dam 1727.* *SetroiP 

XA^ Le Free^hader, ^^^'^S^^^'IheiBS 
blable coippoiié de jj.difcours,(|onc ç^^^ 

G ni) 



V 



^6. 'Mm.pourferviràt^JTifP. 
X Ad- le prcmîereft du 2 3.Dcccmbrei7ïy.l 
taiOK» Se le dernier du 29. Juin de rannée- 
fui vante , ett entièrement à^Addi-- 
yS/z i quelques-uns cependant préten- 
dent que M. Philips y a eu auffi part, 
ïl ^ été traduit en François fous ccr 
titre : Le Free-hotder ou l^ylnglois ja^ 
loHX dé fa liberté, Epiis Polititjue^ 
trad. de l^ Anglais^ Amfterdam iTij^ 
*Se trou-/»- 12. * Cet Ouvrage n'èft pas fire-2 
ve à ^aris cherché quc te SpeSateur. Il y rcgnc 
çhcxBriai-^ la vérité le même bon fcns, & une- 
" fine plaifanterîe. Mais le SpeEtateur 

cft d\in ufagc gênerai , & les fujets 
tn font extrêmement variés > aîi liett 
que te Free-holder roule fur un fcul 
objet y Se tilntereffc pïefquc que lç% 
Anglois. 

25. Il compoïa en 171 3. fa trage-: 
'die Angloifc de Coton , qui a été rc J 
çue avec dts grands applaudiffcr 
mens. M* Boyer la traduiht auflîtôt 
en François , & elle fiit imprimée 
en cette langue à Londres & a Am^^ 
fterdamh même année 171 j. L'Ab-; 
i>é dfé Bos en a traduit auïïi en Fran- 
çois les trois premières Scènes , qui 
ont été inférées dans les Nouvelles: 
itinéraires de U Haye du 17, Oâ:o- 



des Hommes Ilî$iflres. %t 

brc 171 d". Antoine Mnrie Sahfni en * * - 
a fait une traduction Italienne, qui *l' 
a ete imprimée a Florence en iji6* 
in-j^^. après avoir été reprcfentcc à 
Livourne pendant le Carnaval de 
cette année par les Academicï Com^ 
futiti. Les Jefuites dn Collège An- 
5I0ÎS de Saint - €)7ner 4'bnt mifc eii 
latin , S: en ont envoyé une copie 
a Ms.Addifon^ après l'avoir fait rc- 
prefcnter pat leurs Ecoliers. Cette 
pièce a donne occafîon à ptuÇeurs. 
petits écrits ,, qui ont été publiés. 
. pour ou contre elle. Je ne citerai 
ici que deux Lettres k M. Bcjer fkr 
fa TraduSihn de la Tragédie de CAtcn^ 
infctées àsLtiB ics Nouvelles titteraif-^ 
res de la Haye, du i«. & du i^«. Janf 

yier 1717. 

2^. The Drummer. Le Tambour^ 01» 

U Maifon hantée. Ccft nnt Comcdîç 
Angtpife , qu'il fit imprimer , mais 
fans y mettre fon nom , & dont Jî/- 
chârd Steele donna une féconde édi- 
tion après ià mtorf.. 

27. Le V^hig examinateur cft un 
ïcrit Angbis ^ <\nAddifon publia 
rn 1710. & où il fit la Critique dfe 
plofieuxs brochures de Politique;,qufe 



J. Ad-Tchi avoit publiées dans ce temps*» 

VISON*. là., 

iSs II puWia en J71 j. deux peti- 
tes picrcs en vers Anglois. L'une eft 
un compliment à la PrinceSe de 
Galles , en lui envoyant la Tfagediç 
ie Coton > U Tautrc eft adrelTée ait 
Chevalier Kmllerfut le portrait qu*il 
a fait du Roi d'Aiîgleterce ^ on a fail; 
iine traduâion li|>re de cette demie*' 
rc en vers François ^ qui fc trouve 
dans le 1^. tome de la BitUotheq^ 
jângloifé p. 405. & dans les Nomj^r^, 
les Littéraires de la Haye , tom. j^ 

z^. Les Oeuvres de M. Addifirsi 
( en Anglois ) in^iu z. vol. Dnidret 
* Se trou- xyzi. * 
vtnt à Pa- jo^ i^j Oewvres meUes en profe fiÇ 

Briaffal ^^ *^^ "^ ^-/'^^^ Addifm. j4vec fa 
vie par Thomas Ti^kelL (en Anglois]^ 
Londres ijiél. «»ti2:. trois volumes* 
On a ajouté id quelques pièces qui 
n'avoient pas encore paru 9 entre au- 
tres une DifTertation iut la Religion 
Ch]^cieniie« 

3 1^ Le Fotiâ Chrétien^ oh Milanff 
de. Po'éfies Saerm. Par M. Addifon^ 



V. Mmoires de U vu de Jofeph ^ 
Addifon. Londres 171^ /«-H. (en J* AP^ 
Anglois) Ces Mémoms Ibpt foit^^*®^* 
faperficifilis. -Ji^ w puir Tho^nas Tlc^- 
ici mJt$ tête de VMMûû» qiiilék>d$nnée 
de fes Oeuvres melées^EViQ eft auSî cti 
Assois ; de même que les Adémoiret 
fisr Idevie & tes Ecries de M, Addi^ . 
fin.^ fHt fini devant le fme ChretienA 
I^a vie de Jefefh Addifin^ (en An* 
^k>t$) P^ M* Des JldaiKemx. Lonr 
^$ 17^ 3« in-\i. Cefl: ceqiienous^ 
avons ét& ptas ckconftanciîè fie de 
pltts^exaâ fus notie Auteur. 

PIERRE BERT \M % 

P/£^J?J^ Fm*«^ naquit le ^. No- P. Behj» 
vcmhre 15^5. à Btutes oU)5^vtf.Tivs* 
Te» , or Fianckes 3. où fon pcre , qui 
J^Qfoit fait Proteflûnt y s'étoit rdcim 

h peine a>v0it-il ttoifi n»oîs> ^ qu'il 
ibr mené en Angleterre par £es pa-* 
Tcns.) que les troubks 4es; Pays-Bas. 
«b%erenc d'y paâer. 

Lorf<pi'il eut fept am , on le mie 
en penfion dans un faubourg der 
JLmdns chez. Cbrèien Rpk,<^^i liii 



84 Mém.fiourfervlriTffiff. 
F. Bkr- apprit les principes des langues Lat^ 
Tius» tine / Grecque , & Fraùçoifc, penr 
dant que Pftronie Lansberg , fille 
très-fça vante , dont Rych avoit épou^ 
fé la lîiere ^ lui enfeigna à écrite Se' 
la Mufique. 

A rage de douze ans,fon perc; 
qui étoit devenu Miniftre de Rùtter-^ 
dam, le râppella en Hollande., & 
hxi fit continuer les études à iify^, 
où il s'appliqua à la langue Hebiaï* 
que fous Herman Rtnnecher , aux 
Belles-Lettres fous Jufte Liffi & Bo-^ 
naventure Vulcamus ^ &àlaThéolo-; 
gie fous Guillaume Fenguiere , Lam-'^ 
bert Daneau , Sturmim & d'autres. 

Ces études l'occupèrent jufqu'à 
Tan 1581. qu'il commença, quoi- 
gu'âgé feulement de 17. ans , a en-^ 
feigBcr lui-même les autres. Il le fit 
d'abord à Dun^uenjuc pendant troit 
mois y enfui te à Oficnde pendant 
huit mois , à Middelbourg une année 
entière , & à Gois pendant cinq ans. 
- Ayant appris au bout de ce temps 
qu'il vaquoit une place de Régent 
dans l'Ecole de Leydc^ il Ja deman- 
da Se l'obtint. Il profita du féjour 
de <:ette ville ^ pour achever de £: 



êtes Hêfnmes lUi^rtÈ. 85 
pcffeftionncr dans fes études, qu'il p. Bf!^- 
avoît été oWigé , je ne fçai pour tius. 
quelle iraifon , d'mterronipre crop 
tôr, & employa le temps que la 
CiafTe lui laifloit libre , à fuivre les 
Profe0eurs qui y enfeignoienf. ^ 

Deux ans après jl accompagna 
3Hft€ Liffe en Allemagne , dans le 
deÛcin jà'y voir Jérôme Zanchius , 
'Antoine Chandicnic d*autres fçavanç 
Proceftahs , qui avoient de la répu- 
tation y mais ayant appris leur mort 
à fon paflàgc à Francfort ^ il fe déter- 
mina, à s'af rêter à Heidelberg , tant 
\ caufe de la fameufe Bibliothèque 
ui y étoit alors ,, que pour profiter 
è la converfacion de$ Sçavans de 
cette ville. . 

Il n'y fit pas Cependant un long 
fi^ouT) car 6'étant apperçu que Tair 
du pays lui étoit contraire, ilfe ren- 
dit à Strasbourg ^ où il enfeigna quel- 
que temps en particuliers aptes en 
avoir obtenu la permiflion du $enat 
Académique. 

Rappelle enfuite à Ltyie par les 
Curateurs de l'Univerfité, pour rem- 

J>Ur une place dans le i^o^veau Colr 
çgc.^n'q» étiWitfpilt ^\9t^>;A YP»- 



3 



U ^A»- fmrfirvir kVBS^; 

V. Bér- lut voir , avant que de s^y rendi»; 

yiJ3%. !a Bohême ,k SileGe, la Pologne, «c 

la Mofcovie , quoiqu'on fât âIo«s 

dans rhyvcf. Sa curiofité fatîtfaite , 

il alla pendre pofTeflîon de fon po* 

ftc , qtfîl remplit avec beaucoup <l« 

, ïcputation- On le chargea a»fli.du 

foin de k Bibliothèque de l'Unive*- 

îGtc , qu'il mîr le premier dan& l*èïU 

dre où elle cft encore maintemnt* 

^ Jean Kuchlin , Régent du Colle*: 

ce Tbcofogiquc des Etats à .Leyde; 

étant mort en 1-606^ Bittim ftit choir 

fi pour remplir fit place , qù'ilaccep* 

ta , quoiqu'avec peine , prévoyant 

!e$ embarras & 4es chagtttis qu'dte 

lui catiferoit. . 

En effet s'çtaiit trouvé eiçagé dam 
le parti des Remontrans , &€e parti 
ay^mt fuccombé , îl fut enveloppé 
dans fa dilgf ace commune. 

On commença à lui faire de fa 
pe^ne à Toccafion de fan livre de 
SanBantm fetfeverofttU & afùjl^ 
public en i(?io. en faveur des Rc- 
snofltrans-, quelques-uns même veu- 
lent qu on: lui eût fait dire fous nfKtia 
qu'il eut i fe démettre dd fofi em^ 
ployv Sitoi^u*!! ea iDit ^ U s^a-d^i^ 



des Hmmes Illuflres. ty 
tnlt effedivcment en i^i j. & j)our P. Bêr- 
Tcn dédommager en quelque ma-Tius, 
nîcre, on le fit Profeffeur en Philo- 
fophte* 

Il demeura tranquille jufqu'à Tan 
iiri;9. qu'il fut obligé de comparoî- 
trc au Synode dl Leyde,^ où il fut 
exclus de la participation de la Cè- 
ne , & où Ton ordonna qu'il fcroit 
excommunié , s'il icfufoit d'être 
mieux inftruit. 

Depuis ce temps>Ià il tâcha de 
s'infinuer dans les bonnes grâces des 
P. Reformés , en fréquentant leurs 
AiTemblées avec beaucoup d'aflidui- 
cé« Au mois de Mars de l'année fui- 
vante i(>io. il prefenta une Requefte 
aux. Etats de Hollande , pour obte«- 
nir une penfion , qui le mît en état 
de fubdfter avec fa famille, qui étoit 
nombreufe ; mais on n'y eut point 
d*égard ^ & elle fut rejettée. 

Se trouvant alors dans uti grand 
embarras y il prit le patti de venir en 
France , dans refperancc d'y trouver 
ijoelque^fecours^ parce que deux ' 
ans auparavant le Roi Tavoit hono- 
ré de la qualité de fon Géographe. 
X)ès qu'il y fut anivé ^ U demàndu 



88 Aiim. pêurfirvirÀ t'Hifi. 
P. Beh- la penfion cPune année qui lui ctoît 
tiws. due-, mais il trouva cette affaire plus 
difficile qu'il ne Tavoit cru. 

Le II. Juin de cette année i^2oJ 
il vit les Miniftrcs de rEglifeProte- 
ftante' de Paris , & leur demanda 
d*êtie admis à la mrticipation de la 
Ccnc j mais ils lui refuferent fa de- 
mande, & ce refus Taffligea fcnfi^ 
blemént. 
.'!: Quelques Dofteurs de Sorbonnc^' 

avec qui il conféra enfuite^ attaquè- 
rent fa Religion par des raifons qui 
le convainquirent , & lui promirent 
une Chaire de Profcifeur, en cas 
^u'il fe fit Catholique, 

Bertius rejette par un parti ^ & re- 
cherché par l'autre , refolut alors de 
fe joindre au dernier. Le Z5. Juin il 
cmbrafla la Religion Catholique ^ 
en faifant abjuration de la Calviniftc, 
entre les mains de Henri de Gondy ^ 
Cardinal de Rets , Evcque de Paris. 

Le même jour , il alla voir M. de 
Langeral^^ Ambaffadeur des Etats 
Généraux à la Cour de France , à qui 
il annonça fon changement , rami- 
rant qu'il en avoit eu le deflcin de- 
puis long-temps ^ non feulement à 

cauf^ 



des Hommes IllttflriSi ti 
eftufe dc^ difputes viokntcsr qu*U. p, BeK^ 
avoir vu tegncr entre les Remoft^-jxvs^ 
traits & les Câlvinifte$3 mais fut 
^ouc parce que lô Sytfôde ^e Leydâ 
l'a voie €:ltclu et là participation de 
la Céde< L' AmbafTadetH tâcha avec 
Tierre dn Màulin de le regagoàer,! 
maïs inatilemcnt. Smms fe récrioii:- 

• toujours ftr la fmaicre dont oni'jif: 
voit traité, & ^ifott que la condul-^ 
te n'avoir rien de furprenant , qu'if 
n'avoir Fait que rentrer ^ns Fan- 
arienne EgHfc Catholique , dans la-? 
quelle tous les Saints Pères avoknr 

' vêcfii. ■"'■.'.••. 

Sa femme; & (îx enfans qu'ils^ 

"avoiertr, étoient rcftés en Hollande y 
§1 les engagea à fc rendre à Pénrii ; 

' ieur lail|ant la liberté de demeurer 
'dans leur Religion , s'ils le jiugcoicntr 
à propos ; ils y arrîverentie ^. Oc- 
tobre I ério. 8c '^mbràflerent la Re- 

• ïigioiT Caîbo^Kque i hmnée liùvante.- 
i 'Bertius^ foivant la promeflc , qui 

fai avoît été faite , avoir été nom-! 
mk Profefleur en Eloquence au Col-^ 
iege- dé Bonccmrt , dès la aiême an-i 
'^léc de fe réunioiy à l?Egltfc ,,& il en- 
-«Éa «eà Acvoice le i, ^C^ob^ par nm 



9à Mm* f^^ feroir i /' HJJf, 
p. Q£;i^. jdifoours qa*U prononça:. fur les mos. 
Xivst, ^:dc fa Go^verûon. 

Il fut depuis Hiftoriograplie du^ 
Roi ^, qui ve<$ Tan 1^15. le pourvut 
jl'uae Chaire furnumecaire de Pro- 
rkScnt Roy<al en Mathématiques. 

U moumt k j.. OAobre 1419:, 

ims fâ ^4^AOfiée^ & fut entené 

- -dans l'Ëglife dès €ar;iies Defchaux.. 

Il aYoàr ipouSi jéftmMarU Kmb*- 
itin^ fille de j*4» KmUin , fon Prc- 
€bce(&urd«m la plâfce de Regeat 
du Collège Théologique de Ltyd^y, 
dôiit il.aYOSC eu plufieufs eniàns^ &: 
qui étant morte à P^w en 1^47. fut 
enterrée auprès de lui.: 

On concioît quajtte de Itufs eu-*^ 
ÊDS >, dont les trois atués fe JBrest 
Carmes Defêfaaux y ^ le quatrième 
icx Benediâiti. Ufa>M en dire quel^ 
que chûfc.. 

]b r5> ou feloft d'autres le %i^ Mms 
t€ I o. entra daûs.l:Of dre des Gtfines 
£tefi:bauriàÔ&4r(Pr^#|i. & y&tPto^ 
&iEon le.aj^. Juin Jii^aS* &iw le nom 
4S FiVfW ^tf £f Mar^drlfieH. Il fon- 
dàri £{^ une Mtifioa^ qu'ïl^gou^ 
^RiMU: 4s£ui&lo. afl., Juîi. Jtf 1^4. )^f^ 



qu'au 4e. Odobrc 168 j. qu'il y mou- p. Bcr^ 
rut. On a de £l façon quelques Ou- tjus. 
vtag«$ de dévotion peu confidera- 
fclcsw 

H^encejtas Sertms né à Leydif^ le i^;. 
Juiititt t^£z.efii^adansrOidTe dçg^ 
Carmes Dcfchaux ^ à Chofenton , & 
y fit profcffion le i. Juillet 16 v^.. 
£bus le nom de Paul éU hfns Marist^ 
11 fulvk en 1^41. fc P. Bruno- dt S^ 
Tvit à AUf , & y apprit FÀrabc du? 
P. CtUfiin dt Sainu JLidimiiH , frerc 
da fameux Golim.^^HtQ lequel il 
partit en Juin pour le Mont-Libao.», 
ou les^ Maronites leur donnoient le^ 
Couvent de S. Elisée. Mais à peine 
y fut-il arrivé, q u*il fut attaq ué fur Isn 
ûa duk mois d'Août d'une dyfTente- 
jrie ^ qui obligea de jb transporter h 
Tripoli , où il mourut le ro. Septcmir 
bre 1^43. âgé de 31. ans. 

Jatn Bertim naquit à Leyi9 le tf; 
Mars i^r^. Etant etKré cheï les Car«<^ 
sBes Defchaur à Farts ^ il y fit prar 
&flio/xle 1:8. Juillet 1^3 x« fous le 
nom de Ctfgr df S^ BonarpcntHrc^ \% 
alla à Rome en 1^41. p«mi obtenîj^' 
d*être envoyé en miÏÏîon en Hollanr 

Hij 



jl jkim.fùHrfervirkrWfi. 
^. BfUrdc -, mais il y trouva pour lors dc«; 
^iu$,^ difficultés , qui fubfiftercïit jufqu'ài 
l*an 11^47^ qu'il palTa à Leydt. tl voa- 
loit établir «ne Miffion à U Huye^^. 
mais tout ce qu'il put faire fut4'en-- 
trer en qualité de Chapchin chez la 
Prlnceflê de Portugal -, c'ctoit une 
Napolitaine ^ qui avoit époufc le 
!Prince D.. Lçuis de Portugal ^ petic- 
fik du Roi jinmm. Deux atis après, 
il la fit confentir à cfc qu'il eût une 
maifon. & une chapelle à la Haye^. 
*Qiian.d il y fût une fois étatlî , ilne 
voulut plus retourner chez elle ; ce 
<îui rirrrta.tçllçmeiït,qu'ellc mît tout- 
en ufâge pour le traveffer , & Tobli- 
:gea à revenir en France. En \C€\. iT 
^t fait Prieur èi Amiens ; poftc qu'il: 
'quitta l'anncç fuivantc , pour en al- 
ler remplir un femtlablc, à Aïalthe,, 
Mais à pcrne y fiit-il arrivé, qu*ii, 
tyiourUt prefque fubïrement Je 27-. 
^Oâ:obre i66z* âgé de 47* ans. 

Jean Bertius entra dans l'Ordre dc: 
$: Benoît i^ on a une Requcft* La*- 
*4ne,que fon Pcre drefla pour lui ob*- 
lienir. le Pleuré de S.J^ms de Féi^ 



«fer Ftàmmes liîufires: 9 j 

"Catalogue de fes Ouvrages. P-. Beur 

I* OmtiodeMedefiiain a^etind4TiVS^ 
:^loriéi. Argènman, Je ne fçai quand 
a été imprimé cet Ouvrage , que jfc 
.»e connois que -par les BiWiôthe*- 
caîres 4e» Pays-Bas j^ d^ même que- 
lle fuivant. 

2. Nhmendanà BibUôthecit Acade^ 
mU Lugdunê'Bâtavé^ vum Èfiflotu 
de Qrdine ejus atqtte ufu*: Lugd, Bau. 

5. ^mtiode vit a & Mm Nbb^ viri 
X>. Jani Douféi^ Nordovici Domim^ 

'^ofi^xequias €JHfd^\LHgd.BAt. 1^04.. 

4. TdbntarHf^ifègrdphicanm von^ 
Hratiarwnlîbris, Am^elod.\6o6.in^ . ' 

4^. le. hibrifepîem. Ihid, i£i6»in'^\. 
Benifês étoit habile dans la Géogra^. 
-phic, & tout ce qu'il a fait en ce: 
•genre , eft eftîmé. 

^v Logiez Perifauùcit libri fex^. 
iMgd. Bat. 1^04. in-l^. 

6. De Definithnt & caufis. Lngd:. 

Bat. 1^075 w-4^ 

7. Oratio fiinehris in obitum Lncék 
J^elcatii. %Hgd. Bat. 1^07, /»-4?. 

8^ Oratio in obitum JacobiAminri^. 
^J^. B4t* y,6pi. i»-4^ It. A latctc. 



^if Mim.fditrferviri^VHift. 
T> c des DifpHtamnes ThedogtcA Jac^ jÊT'? 
Tivs Mmt. Lugd. B. 1^14. W'i ♦ 

.9, ^ppielfiiU à GmarHi ^far rap^ 
fort à frs cmfitkratimi fur l'Oraijm 
fansbrc iAmimm^ (en Flamand) 

10. RevHt (te hxamen de Gênut^. 
fms. (en Flamand^ i^io. Cef Ouvra- 
ge sotik af pa^emmcnt ùàaç le même 
£ijet q^iie le prccedcat. 

11. I>€ux hîjfertations fur l^HereJk 

ds Fitagt & iSk Cclefim.- (en Cla^ 

12. Hymm^s defemf ^ five de 
fanSorum perfeverantU & jlj^fiafùt 
HM dm.Li^. Bëf^ 1410* ifJ'A^. le» 
trancûfmi j.^ii.m^j^^. It.Aecedunt 
Hfperafp^^s étd D. Ludovicum Cro^ 
eium , Theclogum Brtmenfcm , & Tie- 
fes de terfeverantia Sa»Sommex Epi- 
fiola ad Hehrétûs. fMgd Bat. i^ij.. 
ixr*4®. b. trad. en Flamand. Leyde 
lé'io. /^-4^. JSenius examine dans ces 
âçnx livreSyfuivanc la méthode des 
€éometres^les deux pnxpolîtions £mh 
vantes» z^ An fieri popt^ uâ Jtéfiur 
déftrae luflmam faam ? t^. An qua:: 
defernur , fuerie vcra Jufiitia ? QÎic-r 
Ak^ns (jufii décide gai l'aj8^nx\ativc. 



*j. H eft l'AûteuT «è'ujae Lettte p >^: , 
aâffiflec ai^x Et^s de k Province * ^^^ 
âmtrechtm aom des Héritiers d'^r^ "^^"^^ 
muims^ qui fe voit à la cete d'un^ Ott- 
vr0ge de ce SçsvaM, fequel a pour 
tirre i'démka cûSaiio^f^r Lineras ctêm^ 
JPkami/ior Junio^ nU Pr^cUflimuknei 
•IfiiffL Bat^ T'éTj.m^i^. Ua p»ffagc 
lie cette kttfe a eit des fuûes : il y 
âk que le$^ Doâeurs '^ q.ai n'ont point 
en honte d'écrire q^oe Dieu a crée 
its heiiKnes n^ ftulement afin! 
.iqaijs: puCGsuit-pécher^ mais encore 
'sAn q^tt'ils pécha^fTenr , parce qu'il ne 
pouvoir parvfnir^ à fes^ fins que par 
Gcà mef eru^ , reiTembiorent à l'Eni^ 
pereur Tihre , qui loniqu'il vouioit: 
fkire Bsourûr une fille ^ ce qui étoitr 
contre Fu&ge des Romains , h fai- 
foît violer auparavant pat le Bout'- 
ueau î & il" çitç à Ik nwîge Pifi^mr- 
Ofherfiês Schafinannum.. Celùi^i cxai'^ 
ta cette itnputatipn de calomnie y 8c: 
' Berms fe vit obligé de le dé&ndr^- 
m publiant rOuvrage fiiivant. 

14. AftûUgeticH^ ad Praires Btlgas;^ 
in 4im cabmma crmenipfi àjùanrt^' 
Iifca$ore^7'^eokg0H4rh)msnfi^ imm^ 



9? JUim.purftrviràVHijl. 

P-B£R-ï^i4. /;i-4^ S^'^'»^ traite dans & 

^v^S' préface tle la manicrè dé difputct ^ 

dès devoirs de ceux qui dîfputcntv 

& du véritable moyen de jugef des 

^^ueftions Théoiogiques. Ce au'îl 

dit fur <:e fujet a ctc attaqué dans 

•un Ouvrage , qui apou^r titre : P^- 

iri Sntii CammtmtfaBifh ânflex 4e nio^ 

do difpittandi yéterwn revocando , & 

de reÉla rathne in controvtrfiif Théo* 

hgicis Sjudicandi , eonfiderata , fer 

IgnMum Helfhmetonwn^ Anglum^ & 

cura Lud. Lucn edk^. BaJUeA i6i4: 

in-i^. Fifcam M-mêmé' repondit à 

fOuvrageen itff». Ji)ànnh Pifiato^ 

ris Reffonjio ad Apologeticum Fetri 

. Sert il. Herborfid 1^15. ^^-4^. 

15. Scripta adverftria CoUatioms 
,Hagievps , anni i^ii. de Pr^dejlirm* 
none ex Belgic^ in Latinmn tranflata. 
Lugdnni Bat. i^ie^in-^^. Bertius ût 
•ccttetraduftion par ordre des Etàcs' 
de HoU^nde Se da Wcftfrife. 

j6. Commentariorum rerum Germa* 
fticamin libri très y quorum \. Germai 
lûam veierem. II. Germaniam fjQJlerio^ 
rem a Carolo M. ad noftra tempora^, 
€um Principum Genealogiisv & lîl. 
firacipj{asGirmanis>Hrtesc4fmgUSHtur; 

cam' 



j 



^ 4es Hommes Illt^fts,\ '57 

^mTabulis ^eogràpbicis^ M inclfis. -r^^^MK* 
Amjielid. . i4i 6. Mj^^.- Qtioifg^^^ttl^ tiws. ^ ^ 

1 7. Itlnfiriim &. Clm^m^f^fforf^ 
Epifidé JeleSiores , fufmon fdÇHlo 
fcriptd^ vel à Selgis ^-'oel adBetgass 
trihuu m Cemmm IL in fuil^ns: muU, 
4a^ Thcohgtca^JPjditicA,. :£rV/f^g/î/- 
ca.y jHifforica y ^iudam étions J^ri4t^ 
-ca & Adedma, Lagd. B^t; i6ijvm^ 
«•>; fp. 98«v BtrÙHs ^ iqui.eft^i^c^Jr 
teur de ces Lettres ^ a mis 9 la tête 
une Préface pour en reicver le i^e« 
ffîte; il y en a cependant plti/î^urs^ , 
qui ne : TcnÊsrmeni^ rien. de. cocdîda t 
■ xable. • .' .. ^'.w ;;• ■^ " , .'. ■} ,> . ;^ 

i8ï Theatmm .Gea^r^phié vtjerJi 
Tom^ t. in fM'p4itéi:PfpJ^nid.i'jlle'> 
xandrhti GeagraphU Mlfri <ffio , (^rfw 
€€ & Latine: Grjtcaad C^dic^sPaU' 
îims collât a , ai0^ ^<^ em^ndM4./Unr^ 
I^atina infinitis Ucinsorr^Sla^ ^p^i\Pp 
Bertii. j^mftèlod. i€ i 8. /»^/. jhlM^ 
i I. in ^H9 Itinerarimi Amptûfii- fm^ 
ptfatom Terrefifie & MAtiùmm} JRwi 
vinciarum Romanarum Uhellus ; OV/- 
tates Provinciarum CaUicaî^im >:Itine^ i 

rarium k Bnrdigda Hierofolymam up 
fȉ i tmlmU Peutingm^^a V CfW, ;^'4 
Tmç XXXU X 






'5 î 'Mim. peurfiruir a PHifl. 
-;ïRlBaR- jîiam V^tferi ad Tabdét ejus partem i 

iiente P. Bertio, Amfiehi. 1^19. ^a- 
J|W. CcTTHèÔtîc dl jrait k Mdîorchc. 

r^i. 0;^i« ^««1 Bertius a^^dir^^ 
êm^ ^xplican Ubrum Seuect diér^vi^ 
iate vit*. Lftgd. Bat, téi^. in- 4^^^ . 

tb» Otf^t'tQ car retira Leyda Pariv 
jUî ammigrmt & harefi repudjara 
'Xêmaho ' Cathalicatn fiiUm àwplexftt 
yB. >fmf. rf 10. ^«-«^ It. Jîmfterpia 
i^ti* i;?-8*. CVft le dikours qu'il. 
|>tonençi ait Collège cle fioncourc* 

11. Df EUfttentU vi atque ampUr 
indicé ùra$U, P/trif. lézi. tn-S'*. s 

22. Ode in ohitum Gmllclmi VairiL 

P^f. ikii. m-^^. 

23. N0$itM Chêrûgraphiea . Epifid^ 
famm OMa. J^^rif 1^25. if^jfil. 

24. Brevîâritim Orèis Tifràmm. 
lipfia \€iz.in'\%. A h fin^de C/«^ 
vtrHimr9du&i^'m Zhtiverfam Gaipair 

* 2 $^ Èpèftàla dud ^dfiUkm fiéttm Ait 
btdhkmlm B^nium. Parif. %62,%* in* 

2^. Pr^JiMmte S^rtio 4}MS fili9 ^ Hf^ 
ligiofi Orties S. B^nediBi , in Cêknfii 
frmam Stpmjjfii de ywrmnn M 






'dis Hmm^i Ilb^hts, ^ 

Xegioms . /^^ir^, in^fol, C*€ft i^e ^î)^- 
te. It. 4jt€mHffr TabdiK in^l. tkii. 
I|u Dztmi'jidas d'H^m&Hs. Jli^fér 
dami 1^54. m-fil^ 

unus ad mah exfiruSis digefium m^ 
vam. Parif tSx^. iH-%\ It dâiirlc 

jintiijHitatHm Romananm Az SaIUh^ 
^4, Berûm fit <« Ouvrage i 1 ■ dcqt- 
iîoQ de la 4ig4ic , que le Curdinaï ¥* ^ / 

Jf Â:A^i* avoit 4it Ûire ^^^to^t jftth 
Mer le, portée /a Kùch$Hu 

fhU lihri Y, €X f. Smii tmnfiim 
LHgdtmi Art. i^35.iif-a4*îl y a à k 
«éce uine loctgoe Pfèfàcelde;^mr%^ 
fur JMi?^ &L ioAkçsM , i}ui ÀtTiroûve 
4ai>$ pb6jei}c« , ^tre& éâitkuM d^u- 
vantcs. •'.»■•.'-:.. .i. '.... 

' iç.l^ariiqrkisMtthtffij<^:}y'm.par^ 

!^ms Geûgroflm ^ Ht^riçti fi^âfie 
il. Ode ââ iMfMcwnJCm. ft^. 

•Wl« t » A.».*'! I \: j'I - ■. » /,'. i !.. '^■ 







i do Mm, fburfervir à PHlfi. 
P* Bsn ^* Joahnis Meurjii Athena Batavé- 
_.- p. 233. f^alerii Andrée SiHiotheca 

BAgica: Pranctfii Sivtenii AthenA 
Selgk^, Aftndis deïCdnms far le P. 
IjoUs de Sainte Theréfi.f. 408. 5f- 
Uiotheca Carmeliiarum difeMceatorum 
^.33 2. Adriani à Cattenburgh Biblior 
l^eea fcrifidrHtn Rmor^rantium. 



PI'ERREDBMARCASSUS. 

». 

P. ©1 T)'^^^^ ^ Jldarcafu$ naquît vers 
Marcas-'-*-. ^■*'* ^ J^4- ^ C?/W(wi/^ petite ville 
#vs. tJe Gafcôgjie, CWi Patin dans «ne let- 

tre à Sfon du 22. Mârt 1^57. dit qu*il 
iioit AùL^M^nt de Aî^n^u , qui cft 
Wïc ville ïÀiâginâlre. Peut-être a-t'il 
voulu dSrc de MoM'de'^Marfan , Ci 
mh cft ; il Vcft trompé ; puifquc 
MarciftfHs a ■ pris à k tête de quel- 

. ^uc$^ims.dè te Ghavliagc«^:i2 îquÀiité 
lie Ùimomois^ .• . . / 

* • Etâot vcHtïtt là Rm/ , il ïcgenca la 

ilôi/iéme ^u t^çUege de Bâncûkrt, Se 

il étort dans cl? pofte en jéty^Pam, 

aui nous apprend ce fait dans Tén- 
roit que- je vien^ de citer , ajoute 
jgu'iji fiit après. Preceptem d'un ï^is^ 



^ 



Vcu du Cardinal de Richelieu , Trm* V nû 
fois M Wigncrot , Marqms de Ponu w ' -; 
éh'Cotirlay tn Pcntou , frtre de Ma- ^^^^^^ 
4ame Jia Ducheffe . AAiguilhn. 

Je ne fçaiy fi Ton doit croire ce 
qu'il dit encore, que vers l'an i6zjé 
il manqua d'être pendu pour plu- 
fieurs vols qu'il avoit faits ^ & qu'il 
l'eût été fans le iecours & le crédit 
de Madame la Pùcheffe à^jligHtllon, 
On fçait que Tatin croyoit bonne- 
ment tout ce qu'on lui difoit au défi 
avantage des autres ^ fur tout quand 
c'étoicnt des pcrfonncs qu'il n'aimoit 
pas. Que ce fait^fqit vrai ou faux^ 
Marc'a£us ne laifTa pas dans k fuite 
d*avoit une place de ProfeiTe^r «ft 
Eloquence , au Collège de la Mar-' 
che , comme TÀbbé de Marelles Iç 
tnarque dans foft Dcnombrement, 

Une riotte , qui fc trouve dans U 
Catalogue de la Bibliothèque du 
Roi ^ ppus apprend qu'il mourut à 
Taris en Décembre x€^^ Elle ajou- 
te qu'il ctoit Regent.dc tf oifiçme au 
GoUcgc de la Marche^ je ne fçai 
comment accorder cette qualité aycjç 
celle de Profcffeur en Eloquence que 

M. di Marelles .qui le connoiflpq; 

* • • • 
I n j 



^ i>tr bîcfi , lui a donnée. Il étoit alors agê- 
J^AttCAS. de plus dé So. ans , comme oii le 
sus^ y^rî<^ pltts bas. Le P. /tf £(Wfg le (kir 
mourir en* i66o. mais il s*eft trom- 
pé', puifque Marcfffiês publia encore 
iifi Ouvrage en id(r4. 

Catalogue de fes Ouvrages. 
f . jE//^ Bucoliques de P'irgile^ tra2 
âkitis tn^ vtrs Prmfoh. Farts t6ii^ 
ir-4*. 

2. Les Am99tn de Daphnis & dt 
€hM^iPadHit€sM^6irta^Ii0ngus.P4^ 
rH u^^ie. in^^. Cette traduâ-ion ^ 
Quoique plus récente que celh; d*-4> 
myœ, n'tOi pas à beaucoup près (î 
tftimèe , qtiie €elJe*<ri. Elle a eu le 
â^rt dfe tous les Ouvw^es de Aian^ 
««#^s qui font, entfciement tombée 
dans Pbublî. 

pis r^2<r./»*g*: Roman. 
' j^. Là Tmandre ^ RonMfpde Pierr^ 
JUareaffHf, Fms. in-V'. VAtAçm f 
raconte loui dfes nom* emprunte^ 
^lufieuf s Hîlîoires de fon temps» ' 
5. E*^madh de Ganle de Pierre dé 
MàrciaJJiis. Pdris t4i^. in-S^. - 
. C, Lffhts M^ràtts. Fms Uis. inJ 

M • ■ - * . 



% Ltt Dionjfiiùjnes , ùu k jfntffitii p. rk 
Htrai. Pari; t6ji. 'V-4^, Ceft uncMARCA» 
rradttdioti; des detrx ptemkrs IjivittS s ws, 
ies Dionyfiaqucs dt* Nûhimr^ 

i. VAypmt ^ un les .^tmokrs dô Pôf 

• lyar^HC & d' y^rgenis ^ tradHhes dnLa^ 

tin de Jean Barclaj» JParis i^jj. in* 

80 ' ..." 

^r. Lef mir livres de FAtml îra^, 
. duits du Grec tPjiriftcfte^ Piitris 1^4^, 

10. DHifhire Hncéftee , far F; Jb 
jM^rtaJfm* Paris 16 jf]. in-fol. L*Al>- 
bé Lentes marque ane éditiotr de 
\6i^ nite à Panr en dcm vol. in'^ 
1 2. Ce livre ajoute-t-il , eft peu eftt- 
mé. Ce (ont des ettiraits de trois Hi- 
ftoficns, HerodùH^ Thucydide 6c Xek 
vophan ; 1* Auteur ne s*eft pas donké 
la peine de rechercher les autres fbut« 
ces de l'hiftoire Grecque pour en fai- 
re ufiige. Il avoic dlnein fie publiet 
trois vohimes de cet Ouvragt , hiaià 
les deux derniers.n'ont pas paru, çat^ 
ce qu*îl: ne s^<;ft trouvé p^rtonnè qui 
en ait. voulu faire les frais. îl a ed 
recours, dit Patin dans h Lettre, 
que ^'ai déj^ citée , à N4. le Chance* 
lier , «C a fait un Poème î^rançois, 

Ia • • • 



Î04 ^<S»- fùttrfervir ktHifl. 
R M çu il .introduit THiftoire Grecque ; 
A^arçast laquçllc implore le fèçourîj as ce 
sus. \ Magiftrat, afixiqu'rl faflc imprimet 
les deu3^aptrç^ volumes. Mais il n'a, 
\ P?5 jjigf à propos d'avoir égard à fa 

' i^mande. 
1 1 1 . 1*^ ^ Pefcheurs illufires ; Comédie^ 
Paris iéj^i. in-^^. 

. . >.^ !• promené ^ Paflpr^U^ Varis. ifù 
8f, J^ qtjsmfçai point la date. 

13. Ji« illnfirem Cotnipèm de-S^ 

14.7^. CflW/// de Servien Eucha-» 

fiflia. m-^j^^. pp, . 14.; , C'cft^junp piccc 

.dp vers. . . r_ .. ^ ;/ . ^ ^ ^ 

.1 5. ChrifimA, StiecQrHjn , Gatt^rm'^ 

f^ J^andalprum Kegin Capncn^ Pa^ 

i^. Ad Chrifiinarh Suecûrum ^ GoU. 
tornm & Vandalorkm Reginam Sote^. 
rja. Pari/kiési'^i^-^^.pp. 8. Piccc 
*e vers, différente de la précèdent 

j rT. ÇarmêH jocuUre & tmûltuâr 
rtuni. Parif. ics^^m-^"^, pp. 20. Ca 
fécond titre porte : PnngHs^ carmea 
joçûlare. 

- X 8. J^cfiërUm G4IIU %dlU. Cami? 



i ' « • '4a 



'desHcrnmBltlujhresl xpf 

umJeServicn.E)idiUim^Pari/li6$i. P. nïï 
?;»-4^pp. 15. MARfliASf 

i^.Medonié Nymphe. Parif.ie$$*%m. 
in-^Kpf. iz. Ceft encore im pièce 
de vers* , 

lo.Spes^ Tarif. 1^53. ///-4** PP* 
1 !• Autre pièce de vers. 

zi.Pftri de MarcaffUs ad III. rï* 
rum Maninwn DaUncâm inter prin* 
çipei Chirwrgonm fui féchli fmmc * 
tximÎHm de feipfi foieria. Pitrif. 16$^. 

/«-4**. pp. 5* £P ^C!rs. 

2 2. Charles Sorel fait mention d'u^ 
ne tradudion de Marcafns , dont j^ 
ne trouve point la date. Le livre da 
Sage en Cour, Gompofe par Matthieu 
^eregrin , cft ,. dit-il dans fa Bibliif^ 
tbeifHe fronpife , plus fcrieux que 
UCourtifan du Comte àzChâtiUon; 
mais il efl plus ennuyeux pour ion 
ftilc entre-coupé, quelque^ autre for* 
me que M. de Marcaffks lui ait pu 
donner par fa tradu(9:ion. 

2.3,. Remerciement de la Polifte kM. 
le Cardinal Maz^rin pour ta, paix. 
Paris l6 60 Jn-j^!". , \^ , 

24. Liite verfioH des Odes f 4^$ 
Epodes d'Horace , commencée à fâge- 
de 80, ans , & finie en deux mis par 



n 



iag Mm. fpurfirvir k Ffîijt. 

IWahca^ r/p^/ Hifiiiriografhe du Kùi , rayé d$ 

%mn rÈtAté RnffrimitMxdifens ihl^'^H^ 

fetir i^^4. iff-i^. pp, 434. Ce titre 

iingalier & orkinil eft fuivi d^uné 

Epitte dediearoirc ^ qui y répond 

ailtz , & où \ï découvre la bonne 

opmion qu*iî «voit de Iuî»»mêmc , & 

lè chagrin qu*ît fciîtoir de ne voir 

' pas tout le monde d^accotd avec lui 

fut C€ point. ElicTcft adicffée au Ro| 

à quk il parle ainii. » Je lui ai don^^ 

» né (à Horace) à peu près la mêmc^ 

» pompe »* & le même éclat , dont 

3» il auroit dârparoître à vos yeux , 

» fi fon Auteur avoir eu le bonhcut 

3» de vivre fous/votre heureux re-r 

» gne. . . «Vos libéralités, & votre 

i> magnificence , à ce que j*aî oui 

» dire ^ & comme le bruit en a cou* 

a» ru de toutes parts ^ fe font éten* 

» dues jufqu'aux gens de Lettres. , 

9> parmi lefquels j'ai iîivantage de 

» n'avoir perfonnc ' au - delTtrs dje 

• »moi, de même que celui d'en 

»v(Mr beaucoup aù-deffous. Avec 

» tout cela 3 quoique j^uffc fujct de 

p me plaindre , je me fuis tenu dans 

» Ib rclped , & le filence» Dans mon 



'4&> TJf^mmei tHuflnfi toj 
9 mat même je me fuis réjoui du p ^^ 
3» bien (f autrui à caufc de fa fourcc ; vi /^r a*. 
» quoique très*»rigoureufement «ai- . 
» té d'ailieuTS , au grand ctonncment 
9» de tout l'e monde , je n'ai pas laif- 
»fè de m^eftimer heureux . de ce 
A que le temps ni luon accablenient 
a» ne m'ottt lien oté des richeffes de* 
» Tefpf it, que le Ciel m\ départies: 
* z5* On trouve quelques poëftes 
àû fa façon , alTez mauvai&s ^ com- 
me toutes cclfcs qu'on a de lui; 
dans vtn Recueil intitule : Les Miife$^ 
Ulufires de MM. Malherbe , ThécphU 
b^ t'Etaifâ , Tfiftan , Béndoin , CoU 
t0ee if fen , Ùgier , Marcéiffus &&^ 
Patii té^if, i»-i2. 

Cet atueli e/Ktirt dit Auteurs ^ fur 
py ai cUisy& donr^hâCHH i»'4 finrmt 
fHcl^fêe fâfticHldrUi. 






î ot: Mém. pourfervir k VfT^. 



i«« 



ÇAGANIN GAUDENZIO. 

P Gau- T^ ^GANILJ GaudenzJa naquit à 
,.«1,-1^ ' A Pejilaf, que les Italiens appel-* 
lent Ptifchtavo , petite ville cju Pays 
des Gwlfon^, vers l'an 1555. 

Après avoir fait fcs études en Al- 
lemagne y il patTa en Italie. Il fie 
quelque féjour à Roim , & il noui 
apprend dans la Préface de fon Acea», 
demia difunita , qu'il y fut reçu dans 
TAcadeniie A^s Humorifli, 

Son érudition le fie ap|>eUer eft 
téx-j. i PifCj pour y profeffer les Bel-' 
les-Lettres , la Politique & l'Hiftoi- 
f fi , & il remplit ce pofte pendant 
>i. ans,' c'eft-à-dirc , jufqu^à f* 
mort , avec beaucoup de réputations 
Les occupations qu'il lui donna / 
. ne l'empêchèrent pas de compofct 
plufieurs Ouvrages. La facilité avec 
laquelle il éçrivoit , & fcnviè qu'il 
avoit de donner au Public fcs pro- 
duâions , lui en onè fait publia un 
grand nombre , qui font connoîtrc^ 
qu'il favoit un peu de tout, mais 
qu'il n'approfonailToit rien , & que 



' des Bonmti IS^res, ro^ / 
ton érudition , <jui s'ctcndoit fur ia ^ ^ 
plupart des fcitnces, ne lesiaifoit G Au* 
xju'éflcurer. Mnzio. 

Ferdinand IL Grand Duc de Tof-^ 
cànc, dont il avoic fçu acquérir IV 
ftîme^ lui avoit permis d'avoir une 
imprimerie dans fa miifbn \ c'écoit 
pour lui une occafion de ne lai^ec 
viefi pefdrévde ce qui fortoit de h 
plume ^ & il eu profitoit avec foin. 
La coiDpôfition & TimpréiSion de 
fes Ouvrages .fe fuivoient par ce 
moyen de prèsvil n'attendoit ,pas 
même qu'un traité fiit «achevé pour 
' le mettra fous la prefle^ Comme il 
fie reliibit pas ordinairement ce qu'il 
avoit une fois écri^ ^ il faifoit impri^ 
siçr à mefure \ & un Ouvrage étoit 
toujours aciievé dimprimer , quel* 
qttes heures at^rè^ c^'^ avoir adxevé 
de le coibpof^r. 

Jean Cinelii , qui nous inftriitr de 
ce détail dans k^^ prtie dé fi- Bi*^, 
Uipthem f^otame-, ajoute que quoi- 
que fes Poëfies Italiennes f uflènt exi 
trêmeitieiit foiblcs , il prefMmoit 
beaucoup de fon habileté en ce gcnv 
te , & qu'il lui avoit entendu dire 
}isk jottr;i^e^ fe» Spimets étoicût ^uâi 



I lo Âiem.pl^ psrvir à VHiji. 
R G AU -bons que ceux de Pétrarque. Il 4a 
iENzio. cependant honoré de la Couronne 
Poétique , que le Marquis Scifiim 
Capfwii lui donna à Bonnci dans 
fon Palais l*an Ji^3 5-.après ut) ^ni 
f cpas , en prcfencc d-une partie de 
ia NohieiTe de cette ville , comme 
Cmiensjo a foin de nims l-appr<çar 
dre àmt(KG4UrU delMmm qM^ 
fidcYMM.^ Cet honncut ^ qui a |m \m 
ctre fait pat des perfonn^s qui a'aw 
. voient pas le goût de. la bonne Poe* 
fie 3 & pour des raiibns que nous 
Ignorons , ne Tea a pas fait, p^iû^ 
d'avantage, & Ot/î^iwfe«/ n^a.paS 
dai^té it mettre au nombre des 
Poètes Italiens ^ dont il a laie i-bir. 
iloive* : . 

Il mourut à Sifime ie 3, Janvief 
$^49iâgé de 53.aii$;& fut on^erré 
dans le C4mpo Somq,^ ou le Ciniç* 
tîerr public de cettC ville v & Hott 
y voit fon Epttaphe fuc ube jtaUle de 
Marbre , appliquée co'ntit ie mur. 
La voici. 

Pag^mino GanJttaiê ^ tmlytlfi&mi^ 
misPhilafif^ho ^ Thcologp , J. ^.C^vf, 
froiitatf \ natwrali ingmHitâH , fludif 



des Hommes Itlt^retl m 
iui veti LUterU & Politica adif^vi- « n.'^ 
diam , qu4s in Pifam GymmSê per 
ffUfAS xxuprofejfiis ^ je^vês miâm ai 
fe Vacante jama pertraâos prdjensi em^ 
ditione abmk j fofleros ■ edito multiftlici 
v$Utmim hvufUuivit , edùums plura 
fi Mes Adfmffmt y.qm de rejfuacymifiie 
ç4>nfHkH5 indeficiemem pandehst ex tem- 
pore diffirt4Sionis ÂpSijpmdt vtnam. De 
fe tanmmparcHs fie hahm fato pro^ ^ 
pimjuus , & ^aafiprétfcms, 

RhAtia me genuit ^ docnh Germai 
nh , R<^ma ^ 

Uetinnit ^ nmc audit Etmria 
culta docenteni. 
Ohtii Pijif impAvidusanno Domini 
cio. ipcii. iiik^ Nonas Jannarii , 
annos natusLiii, Bartholomm^ Che^ 
friS hC.& in Pif. Gfmn. J. Civil. 
Ord. ProfiJJir , execuior Tefiamcnta* 
rim^ tantam liurarum jaBuxam depio^ 
rans f. .;>;/• .• ^ ' " 
\ Lçs dcuîi vtss , qui font dans^cet- 
fç Epiuphe , avoient ixk guyés fous 
ton Portrait j. qu'il avûit mis l'on 
«éc préccdentç à la tête àc U JSal- 
leria di Marine confiderata. 

jfcl laUb en BJo^raf^t plufieat s ila- 
nufcrits de fa %0|9^ àla^ibiiotbèijtfe 



V 



HZ 2l4hn. poarfervir a fHifl, . 
. F. Gao- François. Marié Ceffim pronon^ 
OEW2IO. fon Oraifon funèbre dans l'Acadc- 

tnic des Difmti à^ Ptfe\ dont il 

ctoit. 

Catalogue de fcs Ouvtagcs. 

I. Dtf DogmatîbHs & Ritibm vête* 
fis Ecclejfd ftétreticorum hiqui tempo^ 
ris \ prafenim Calvinianorum , ttfltfnû- 
mia colleBk. Roma i ^z j. /»-8^. 

z. Adv^rfus hanielis Chmitrii 
Panflratiam FelitatimHm Pars i*. Rô^ 

3. Jd piffirtationm Academicam 
de Cauponihus Fama Appendix. Rê* 

ma i€i%. in-i^. 

4. Excurjîo duplex 5 frima in ohiium 
V. Cl. Hierorrfm Aleandn^ alteru 
PoliticO'Liiterària. Pifis- i^z^. /«|-8^ 

5. Deckmamnes o£l9, extra oràinem 
haffitaamo i^z^. Flareviia 1^50. /«- 
4^.. pp.: 85. Ges pièces roulent fat 
àt% lujets de Morale & de PolîtiQUO. 

€. ExpofttionuTH JimdiçarHni^ libri 
duo y quitus etiam Tacite , Suetpmo ^ 
éiliifque lux conciliaîHr. ItemAddita*^ 
mentum Criticum. Floremia 1^31. irtr. 

y. Cimjtderaziom jiccademiche. Ifi 

--- t.Ùêlté 



r 



InFirenz ^^ji.i».4^ , - miAZio^ 

. . 5. De HlHfirifmo fSt Rêver. ïtêliar '' ' '^ 
no yirchiipifcopa P if arum , SardintM; 
& CorficA Primate^ & de IlL J^afin& 
Marco S. Angeli Raphaelis Medich 
filin, Vratribus germanii^ Paganinns 
Gandentim. Pifisi6ji. f«-4®- ^ . \ ^\ 
" ii^f La fortana fenthi^^. Ou ait dt 
JPaganino Çandenzio nell* AccaHèmi^ 
d^ Difuniti. In Pi/a 1^33* in-j^'*. 

is. DoQi lahrit defenfio^^ Orath 
habita kPaganino GaHdentioXheologf 
& J.C. in primario jèaditorio ceUber^ 
ritns 4<^a4emia Pifana fiUmni mre,^ 
4id ptébtkas^cHm,re4ireturpr4^ÎAÙioneu 

JP4/is 1^54» W.4%. « , -^ ,. ;:^ . r 

-ii.ConJhi regolati; Ej^rcitazJoner 

Ijioriea e Folitica del pottorPdg.ûaiê' 

dentio. In Pif a 1^34. /^74**-pPt 3p» 

«Çeft un ; traité jfux la necoBite & j» 

.manicre de rcglcr ;lcs^con'fias 4ç^ . 

Etats.- ,;.; :^. 

.ii< Orau<^Hm- ^^rs^pry^ày^yiJTs^ 
i^j4. /»-4®^ Ce (ont des difœuïs fur 
divers fujets dé Moi aie , 4^ Poïîtir 

que & d'Hifioixp* \. il V ^ ' 
; i^^ Origine diPffii.QJia^e,i^PdS. 
^CaHdenzio.hjif^:^}^^^^^ . 



ir^ ^MShtfmr'Hhi^é 



^ mn2'ow /^^^^^* * Difcorfo^di' gdg. Ga^iànz^iè^ 

mil A morte del gîé ôéneraliffimô Wal^ 
ftin. ht Fifa t€^\ pè^/^\ 

i(Ç. ÔhiZtOKe' frhdirc ià- kdi^ Jet' 
Ihmr CÂfjmiBk Accarm^tmjt ^ Lep- 
ter di^tti Paftdèttt' nMbflfidia> di^ Fifa^ 

' \>^i RkrmGtfifùmtvarm^ 

pâ cafta Ô^rgûâptOi Rm- Cétmind h^ 
j^mn Fèrdikandi^ EtrHrim Prirkripis., 

"' ï t\ t'Aècàdtmr^Spihka.h Pijk^ 
•r^î j. V;i^4^ pp. rj^lt. Ce- fbnt' 47.. 
«Kfcôurs^ Acadèmîtjuëir fur «fcy fiijfetsi 
de Morale, d?H:îftôké& dé Politi- 
que, qjùHï a» irtriçitlè aiûffjpke^ ^u-il5 

y en *<ïùclqucs-tm$it:iui ont été feiW. 
J r(>cta^on dbFAéademié dc^ IJj^ 
^' àt.Ufe^^ ijoht if it^t ; & jwr€c 
ijti'ilsf ïottlfcdr fil* &5 ma«Sct«detsb5^ 

-#^e*- . 

' Upi j5. Farf éierajBid. t^^i^.ih^^:, 
^v xr:ifGhmâfmj^miin^HÎbf&eraL 



frplèx ftmm t9^hU adhfbiO^.Ttè^ p. fSAVr^ 
I<l^êaeif âedîfcôutt, de âaflfemtibh^ 

fèpatéftietit. te^ psemiettis îbttt eti 

panemSi & ei^nlgn^if tihis "Éd^i^ 

mfff. À^uhiït fmA tto^. ifi^ïx. ff^ . 

&z trôîs, tivTàA y i jphStea^pôw à«h«^ 
ver h chif ftiérà fciaifc. ' 

^ 2^3. Dr ^éM,:Jm^pârm: Cèjfi 
0^4 Tmumanu: 'pi viïk èbriftiàm 



.^ r. 



pis.'Jmatûr Maiïk* FioremU< tn-jf^^ 
ff.4f\ On n'y voit que les Ouvrages , 
îïiarques au :N°. \% 20. n, 2i..Z4- 
25. ApfÇ^ <iw?*^ OO' Ij^ qes paroles 
tWi^T^^iabieSî. LUnd mùtftndm éfil^u^ 
tor , in ^ejfifmdl operil^i^uhJndè Icgi ^ 
gm^^ihfi^ étrt4fc4: nattmis ,; & 
prafirtim oiùmUsSer^ÈtrwriitMagi 
* 2M^4$mI^m9^^rincipm^^MdH^ 
^rofijSfir<s Gymnafii Pifoiti flcri^Ht 

^uml^Mnh^ & cmfpnmdîs ev^^^^ 

êbfervamiAm W ratione S^n Verdir 
nmdo IL prdf^e fita^t l/néetfHe irt 
venm ire Garrdmn^ ^mirie^ffm ^ 
i^f9tfir(im\f^f^ ^^cei^qkihis ojlen-^ 
é^ntfi dolftt ah aliif ^f^arf ^ ad ijuo^- 
iffipro)^^tu lAsrdA^ue fpcû^Àïa^ ani^ 
mim^becittitai^^ 

dçf^i^L ào^Xifi, 4ans.pluueurs de fe^ 
Q^Sf ^çf Ja., liib 4c. ceux^qutU ayiwr 
compoiès ; maïs il n'y .^ À ^S^\^ 



^t *„ 



'^s jfimtfiis lïïi^fim, . J17 
17. ^d Jimiqmates Etmfcas^fuas p.GAr- 
Voîaierrd nuper dedtrum <^*y2>^^W:- ^NZiOi 
nej , intjjféihus diJ^uifitiomsAfirono-^ 
micé deEtfHfcarHm Anti^Huaturfi frag- 
memU autor ^ho^hc notatur, Amftelocf^ 
i^^^.m-ii. Quelques-uns ont at* 
tribué cet Ouvrage à Hem Ernftim^ 
"qui Ta fait imprimer 5 mai* il eft d^ 
Caudènzâi,. 

zS.peir Annùficolare filennmen^ 
te cetehr4to in RofHada' PP. idelld Cmn-^ 
fagnU dï Gîefu nelanno 1^3^. Letu- 
ra di P^tmidio Gangapano y Gmilhuo-^ 
mô^ & Àccadêàfico Ricovratû di Pa^ 
ilêiia. /«-8^ Il n'efl pas difficile de. 
ïctrôu ver dans le faux nom de P^efr-* 
tidio G^ngapano çelul\ du véritable 
'Aùjteur Pdganiito Gaùdtntib. Cette- 
Lettre a deux parties , dont lia fccon-^ 
de eft Une Çen{urc du Traité du P^ 
R^ô ^. Jefuite^ touchant cette année 
Séculaire db Ja focietè.: 

2.9/ pe evulgéUisRioinàni Iwfem 
'arcams.M^ prdcipHi qUè 4^ jgU8i6nem 
& fHccefponem Imperatàrum faciûm^ 
digrejfiâ^ h/^it^ Pifis* D^c fimere He^ 
rpum (^ CdféurHtn exercijatio geminai, 
'té RngplArita déile Guertô di ^mo^ 



P. GÀtJ- j*pi Di Pyfhàgoréà Antmarùnilnati^ 

sftMzso. mtff^atjonâ Onufcnlum. jSccedum ae 

Arifioteho P^eterkm conicmpit: ^dt Jh^ 

liant Imperatûris Ptjltafophla ^ dcj^pC" 

ripato Juin Cajkris ScMigeri Exerei^ 

faticnesi cum hatica excurfione , in^ 

firipA : Redintegràzâoneâé' Poctiop^ 

fojia i Platone. Fijis t6^i. in'4^\ pp^ 

JZ4. L*Oiivragc Italien qui jcft à h 

un de ce volume^ cft compofé de 

cinq difcours. On tioU'Ve'dans le 

courant quelques pîeccs , dont ït 

tdirc ne fait point mention. Les voî- 

eui^J^iisfitifxfapiehtia&^Piiito^ 

Jop^U non retinHerHnt^rimiHm\ Pré-' 

kSio hahitA Plfis . cwn vitam Tulii 

^gwol4 explicaret, p. i-^.Jean Pfen^ 

ri A^hfir a fait réimprimer ee petà? 

Ouvrage dans h; Seconde partie dV 

/es .OpHfifit4 Eh^Hc/ttiét.. Rtfdcljtadll 

1713. /IJ-SV iïr'^n (H quÀtinus fàf 

fit Ahfyhc modà Phîtbfiphari frdéàîo^ 

%• I?. ^45 xjti. Pt PjhUopphorim qup^ 

rumdam Intlu^è exièu RttWttq T^riu^ 
ftffxrU^cmn merpretareiùr xv. AntM^ 
TacitL p. 14 y. rv. Se faniXa dit t6^o^ 
J^rmnmrp fiffun^v^U cfn^mar Sdeva^ 
dtfcùrfit t nArrAZJone. p. j^i. y^jm 
^ %MUnHi' mojpihîm'é rii^ 



iô/ Éhtmis Mtftfikt. * ttf 
Pâ0m j4ulkm frëfumtare # Pn>/. p. G JÉir- 
tifmnfe^i ffmtMfir» deceat^ Diffère deot». 

mfii Fi^nL anm 1^41. $• C?/. F<r»- 
trtMK.' p. 2:é"3v Ce dernier difcours ,, 
ipii cft fort eourt , de même que les» 
ptéccderrs;, a été réimprimé fotis le 
titre dê^ ÉfigèrtaM; es Fhihfiphis in- 
Ah14» , avec un Ouvrage cfc Jeani 
Henri Aikflr ^ intitulé : Primiiià Kd 
dolftéùUtinfis. Ritdolftadii 1705. m^j^^,. 
' 3 r. Ar «jiw^if dièVfimfifmù ISMw 
$n Softetti. Ih Fffa. iff^j^?: 

VHA c^nfldertitn^ dé; Péfgi GOHâkmh^, 

kê-vàrièta dïr€9fe^htntwinà^rht ^tjnam^ 
to antiche^ Ih Fifa \€^pt in^-j^, pp^. 
yry. ta ^i^ht C9f^^krafa comient c» 
yi. CSâpîtrcs ta vie de Ckojatre^ 
Lé^vHk rMctmtttésîmt en 45;. autres' 
der Tcnterqucs^ & des^ additions; lï 
j'i dàtts •cHrtrccJa^irien éts digrefi^ 
fions*, & die Wniditicn inutile* 

3; j . Benmms JDurkhtmdm^i , Sti^ 
^^rnSfenti'^ Acndcmici Stpdti^ £-: 
pifiblam frgr Anti^itatihir Êtmfiip 
A^itwÀîit^, àdvirfm Leoms AîUitif^^ 



X lo * Mm. fsnrftmrrk Vfii^. 
«, Tait rncn.CploniA 1^41. iff-12. pp. ti^r 

On retrouve le ftile de G^^^^<^ 
DENZio. ^^^^ ^^j^ O^Xïagç , quitend a icfu*. 

jer le livre à^ASatius i & à U p. i i* 
cm lit CCS mots :,iM/Ar/^J'?^^if^^ 
»ey5 in raBe TeUina Tmfcanum voca- 
mtis , & ex parte , fed correSioribus 
diaUQis ufnrpafnHs ; ce qiri convienr 
à un Auteur Grifon. Ainfill eft pro- 
bable qu^ Gaudxnzjô eft l'Auteur <k 
ce livre , quoique pour depaïfcr le 
Lcâ:eur , il ait fuppofé que c'étoit 
le précis d'un entretien , qu'il avok 
ça à Fienne eii Àurricher . 

j4. Délia Pereff^inazàonejilofofic^ 

\ TraHMâUâ dî Pag. Gaudenzio. Con m 

oggiunM:: Geografica:. lis: Pi fa i6^y 

in- 4^. pp. 104. , . 

35. De Philofophia apud Romanos^ 
mttQ &progrejftê. Florentu 1^43. i»- 
^^ It. dans, le 2^ & le je. yoluinc 
d'un Recueil intitulé^ : Nava varior, 
rum fcriptprum ColleUio ^ tam édita" 
rum ^ fttàmifuditomm , rariorumeti^ 
- & récens elahoratorum , qH4 omriia in* 
iegra dantur. Hala l-j i 6, 17 i-j.in-i^^ 
3 €. De errare SeBàriorHm bujus^ 
umporis Utyrinthea. Conatùs in Gen^^^ 
pu novusjpe Philofophichopinionibui^ 

veututt» 



âes Hommes Tthfires. liï 
^eterum' Etchfitt Féurmn. PhreMid p. GAy-i 

3^, Dr//4 Dijknita Avcadema Ac- 
€rtJcifHent§i Opevetta di Paganim G oh* 
dcnzjo , nella quaU l'Autore ihfiemif 
difinde alcuni Iflorici contra Vaccnpt^ 
iAgoftim Mafcardi. In Pifa 1^44. 
j»-4*. pp. 32. Ce font des explica-î 
tion? critiques de quelques endroits 
des difcours contenus dans l^Acca-z, * 
demia Difunita. 

yj. l fatti dAleJfmdro il Grande ; 
fpUgati tfuppliti, cott mn pochi anfue-^ 
nimenti dé* noflri tewpi , majftme quelli 
délie Almaniche Guêtre^ In Pifa ik^ j l 
in-foL pp. Z40. On voit d'abord Thi- 
ftoirc d'Alexandre , qui eft fuivic de 
deux (tipplemens femblabLes à celui 
m accompagne la vie de Cleopatre^ 
u même Auteur. 

iS.De Candore PoUtico in Taci-^^ 
tum diamba 15. ' Pag. Gaudentii ^ 
Dû^orisTheotogi , Ph'dofiphi , Jurif» 
confittti ^ qni ipfos oBodecitn annos in 
Gymnafii Pifani ma^a Aida Politi^ 
i;en & Hifioriam eji mterpretatHs , ho^ 
Àieque interpretatur. Prémittitur exerci-, 
Utio ad F amianaam Hifioriam^ défini 

ditm-^ne fdemTaeims.Pifisi6\6. in-zf*, k 
TomXXXI. V 



% 



f' 



la 2 ^ Mm. fêurfirvîr a l^Hifl. 
P. Gau- '39« Dell* Anm \6ûfi. & del i6/çf 
xxinziQ. due difcàrfi. In Pifdiéji^'j. in^i^.ff. 
48»L'aaâe ces difcours^ft intica- 
lé : t>e non faufli fegni deW anm 1^47^ 
Difeorfo recitau neW Acddemia df 
Ufitmti L'autre a pour titre : DelU 
Telicitd deW ajmo \€.a^. difcorfi. 
' 1:40. Del feguitàr U C$rieinoOp0* 
retta. In Pifa 1^47. /»-8®. pp. 48^ 
'Ce font trois difcours fur cette ina* 
tierç. 

41. DelU morte eli S. Giovanni E- 
'bang(flifia Sfcorfi due reciuui mW 
Accademia Heticea diPifa. In Pify 
ié/fj.Jn^^^. pp. 3z. 

4iiv Gàleazx.0 Tirrene; A^ckma^ 
zione al Ser, Gran Duca di Tùfcana 
Ferdinando JI. In Pi/a, J'ignore la 
4ate de cette pièce. 
^ 43. La Ùaileria deW inclito Mari- 
ne cenfideratayim dal Paganino, Cm 
alcu^e compofiKJêni ddV i^tffo Paga^ 
nino^ In Pifn 1^48. in^%^. pp. ftoo. 
J\près la Gàlleria di Marino confide^ 
m/^3 qui font des remarques far les 
Elpges que Marina a faits de plu- 
ijeurs içavans ; on trouve ici Its pie* 
ces fuivantçs. InObitu^Hièronymir^- 
ieàndrJ Oraùo reci$af^ PJfi^ in A>cad<rL 



ies Iffènmis Illnflres. 1 2 j- 
-mla Difunitormi mnç lûzj. OrazJoJ P. Gàij- 
nfi fi$mire in M^ dcl Dmor CammiU dihzio. 
h A^ariff, S^mfe,^ iMtûr dclU Pàtu 
dette nelh findio di Pif a ed' .Accadef', 
micê difimitff , rieitata mW Accsdemia 
de* Difitmti dttPAg. GaudenXio ,iCm^. 
foie perpètHo dell* ifiifpt Ascademia 
ffôll* 0Hm ifq^. J)ifferehtes pièces 
de Poëûes Latines &c Italiennes. 
. ^Ce$4mcU efi tiré des notes ^tatti 
imprimées <}ue Manufcrites , fier fè 
Naudeana ^& des Omjrafes de Gah-. 
denzjo. 



1' ^ «•• ' . 



.CLAUDE rxE :beauregard. 

CL4VTy^ Gmllertitet :^ Seigneur ^^ ^^^ 
de BiMrtg^.^ plus ^oûnwg^^'yj^g, 
fous le nom de Berigardas , & que ^^j^p. 
Naudé^ wpelle 7jBeiriguardstSiàam l'E-^ 
pitre dcdicatoireduiTtisré de ie^ 
Bêtifie Demi , de^ tmaque feenuta ; 
^'il donna en xf 44» naxjuit iMeu^, 
Uns en. Boiidbannots le 15e, fi^^ 
1578. de Pierre 4/HiUerfAet , Ecityci*^ 
Seigneur de B^^nrfpird^ Do&eur eâ 
Pbilofophie & ctt>Mcdccinc. 

Après avoir fait fcs études , »il fe ^ 

Lij 



I 
I 



/ 



1^4 Mim. pùHrfervir k I^Hifi: 
C Dï fit à rexemple àt fon pcre , recevoir 
S^AUAB- Doéleur en Pfailofophie & en Me* 
CARo^ 4ccmc z Aîx en Provence k iz. 
Juillet i^oï. 

Il fut depuis Secrétaire de Mad^^ 
me Chrifline de Lomune ^ Grande 
DucbeiTe de Toicane. 

Cette Princedb lui prbcura en 
1^28. une: Chaire de Philofophie 
dans l'Univcrfitc de Pife , où il en- 
feigna cette fcience ^ avec la Bota- 
ni'que ic les Mathématiques pendant 
douze ans , comme il nous Tapprend 
lui même d^ns la Préface de fon Cirr^ 
içulns Tifanus, 

. La Republique de P'enife le nom- 
ma en 1^40. pour çtre fécond Pro* 
^sflfeur en Philofophie à PaJioke^ & 
il y fit fa première leçon le €. No- 
vembre de cette année. On lui don- 
na d'abord les mêmes appointemens 
3u'au premier Profeflcur , c*eft-îi^ 
ire 800. florins , qui furent aug- 
mentés en 1^4^. jufqu'à mille , & 
en i^j3. jufqu'à 1200. Il devint dans 
la fuite preAiier ProfeiTeur , quali- 
té qui lui éft donnée à la tête du 
Circdm fifantês de l'Edition de 



1 



éUs Hommes Ilhflf*a^ ftf 
îl mourut à Fadoné Pân r^^j. q^ ^^ 
^'une Hernie umtîlic^lc. , âgé de 85. Béâù^è*' 
iîïsi laiffant fonr héritier Jean de Beau- g AKiy# 
regard^ f9n frère, revowtu noble dk 
Saint'Empire de quatre Ajeusc fater* 
nels & materhelsr en 1^35. père de 
Herre de Beateregatd, Voleur en Phi* 
lofophie & en Médecine , Ameur des 
jifhùrifmes cC Biffoerate en vers Ryth-^ 
miques , (Pétri Berigardi, ftorcntinî^' 
Hippocratis Aphorifmi Rythmici, 
Vtini 1^45.. in-%^.) lequel étant mon 
a Pife fans atroir été marié ,, le Comte 
JNicolas de Beauregard , petit neveu 
de Jean & de Clande devitit héritier 
de Vnn & de Vautre. Ce font les ter* 
nies d'un Mémoire qiic le Gomte 
Nicole de Beanregard âonM au mois- 
de Juin 1710. aufçavant Auteur de», 
notes fur le Nauda^na. 

Paganin GaudenzJo parle de Bean^* 
regard dans la Préface de fon Acca^ 
dmia' difnnita ^ comme d'un hom-i 
mè habile dans la langue Grecque;, 
& dans k Pbcfic Latine , & qui s'cx* 
primoit avec beaucoup de facilité & 
de clarté en profe -, & il ajoute qu'il 
étoit de l'Acadcmic àts Difnniti àt: 
Pip^ 

1 UJf 






C. Dï On n'a d€ lui' que ks deux Ôuk 
Béavre* vragcs futvatis. 
ÇAup. I. DuhUatioms in DUtffgum Gali^ 

Ui fr$ tâiré immoiiUMe. FlçremU 

' ±.CirculHsPif4msde râieri& Pe^. 
rhautica PhilofoJ^hià. Vtini 1^43. Z/?-. 
4^- It. SecHnda e^itio akShr. Patavii 
i€€i : irt'/^. Ott Voit ici un Dialogue 
^mre ChariUns èc Arifléé ^ dans le- 
quel {t premier foutient qu'en ne 
J)eut mieux expliquer toutes les dîf-. 
. Acuités de la Philofôpbic que par lès. 
principes ài'jfriftùte , & l'autre veut 
qu'il 4iU^ emj^loyeppdur cela ceux. 
êcAHaxinnaàdit^^ Gèe Ouvrage a fait, 
accufet tÂufeurdfimpieté & de Pyp- 
ihonifinc par quelques-uns, qui 
Xk<yfit pas rû fon line avec aflcz d'at- 
tention. En effet il n'eft gucxcs proba* 
bb qu'il n'eut pas paru fufped: dans 
fc pays où il a été publié , & où Ton 
étoit fort au fait dt .h Philofôpbic 
Péripatéticienne, & qu'il eut ctémê^ 
Trte iflufti d'une .approbation dii S*. 
Office, conime il Ta été , s'il étoit 
auflSi dangereux? qu'on le pretcndi 
Mais qu'iïlc foitou non^ e'eft main»- 
tenant une chofe fore indifférente,^ 



^ifque perfonne ne s*àvifc plus <J'e C. b» 
fc lire» Beaurï: 

• • Câi Article efl tiré da Jffémoir& dfi gard*^ 
^A4, Nicptdf de B^oHregard. On jx'Z" 
voit. auparav*a^nt rien ae circonftan^- 
d£ ni ^ê«à8t fur cet Auteur. On llr 
dans ce Mémoire que Beaureg^rd z 
profefle à Pife quatorze ans, je crojs 
qu'il eft plus fur dfc s*en rapporter à: 
SeaHregar4' lui même j^ui ne met 
que d«uze ans. V. Attffile Nandeâ'^ 
pa , & Bayle , DiBiorinaire ^ ce qu'bn- 
Ut A^vis ces deux Auteurs.ft; termine 
apeudechofc. 



w 



JEAN MARIO ÇRESCIMBÉNI. 

JEAN Mém Crefcimhni mqxàt J, M- 
le 9. OtStobre i€6i. ^ Maçerata ^Qj^^^^qi^ 
ville capitale de la Marche à'AncQm benu 
4e Jean Philippe Crefcimbeni , Jurif- 
^onfultc de cette ville , & à^Amt 
Virginie Barh. ' 

Il fut tenu fur ks fonds de baptê* 
me par JerSme Cafanat^ , qui fut de- 
puis Cardinal , & il y reçut les noms 
de Jean-Marie-Jerome-Ignace-Xavier" 

aph^ Antoine i mais de tous ces 

M* • • • • 



J. M. noms il ne retint que ceux às-JtMe 
Crescim- Marie; encore changea-t'il ce fécond 
»*»»• en celui tfc Mario ^ fitivani en cela. 
la coutume de quelques Sçavans." 

Il apprit les premiers ékmens de 
la Grammaire dans (à patjfic jufqu'en 
i(f74. <^Amo'me Wrawfoii Cre feint' 
•if ni fon oncle , qui étoit un fameux 
'Avocat de Rme, le fit venir dans 
cette ville , & lui donna pour pré- 
.ceptcitf.«n Prêtre Françoi*, fous le- 
quel il ne profita pas beaucoup , 
quoiqu'il parût avoir beaucoup de 
. difpofition pour les fcicnces. 

L'année fuivantc itfyj. fon pcre- 

* fa raerc crarit allé à RotM à l'bcca- 

iion du Jubilé de l'année Sainte , le 

^amenèrent 5 Muerata, où l'on* lui 

fit continuer fcs études fous les PP. 

Jefuites. Il eut l'avantage d'y avoir 

four Profeffcur de Rhétorique le P. 

Charles d'Aquim fous lequel il fie 

de grands pr«^rci tant dans i'Elo- 

fluencc que dans la PoèTie. 11 ne fe 

borna pas alors * de-petites pièces . 

telles qu'on \.z% feit dans les clairet •/ 

^ entreprit uneTragedie dans le eoûc 

de Sene^ue . qu'jl intitula U &te 

de rfariHt Roi de. Perfi^ Quoitjue ce.- 



îfirt un fruit précoce , le P. (tA^uim j. j^. 
cB fie affcz de cas pour vouloir enckisaw^ 
confesVer une copie. ' iiNi,. 

Ccttc'rfuflîtc.cncouMgc^ Crtf/î-m*. 

l^ni à entreprendre de traduite en 
vers Italiens WFharfàk de Lucain i- 
mais il n*cn fit que deux livres. 

Tout cela lui acquit un nom dans . 
le monde fçavant , & dès l'an, 1^7 8v 
lorfqu il n'avoit encore que quinzô 
ans , TAcademic des Difpofli . de la> 
ville de Jf/?dans la Marche d'An- 
cooeie mit au nombre dé fes' Mem-- 
brcs. 

, Cet honneur ne Penffa pas, ilfcn- 
rit bien qu'il avoit encore béfoin 
d'inftruâion ^& il prit pendant huir 
mois des leçons d*un fçavant , nom»* 
mé Nicolas Antoine Raffaélli , qui 
etoit alors à Minctrata^îm TElo». 
qucncc Latine & Italienne ; & fit en 
même-temps fe Philofophic. 

Son père, qui profçflbit alors le 
Droit Ciîvil à Macerata^ voulut qu'il 
s'appliquât à cette fcicnce , comme 
étant la plus propre à lui ouvrir une. 
voye aux honneurs & à la^fortune ,. 
& il y fut fon maître.. 

Le jfune Crefçimbeni y fit de fi 



r j*ô Mhn. purfiroir a VTlifl: 
T M ê'*™^^ pîtogrès , qu'il fut rcçii Doc-- 
gj^* * teut en cette Faculié dan.^ la même 

BENi; " ^^^'^^^ J- Oâobtc iCj^. & qu*6n Ic^ 
chargea d'y enfeigner les Inftieuts ^. 
• emploi qu*il lemplit pcindunt un ati* 
Son oncle k rappella au bout dt 
ce temps à Rome ^ dans le defTein de 
ty pouffer à la Cour 5 & it s'y parta- 
gea- entre la Jurifprudence & les- 
Belles-Lcttres; li feifbit de temps en 
temps quelques pièces de Poëfie Ita^ 
Hennés , qui quoique trop enflées ,. 
parce qu'il n'avoit.pas encore le bon 
goût de la Poëfie , ne laifferent pas 
d'être bien reçues , & lui procurè- 
rent une place dans l'Académie des 
Inficondi de ïtarm 9 où il- fut reçu' 
en 1^85. 

Quelques pièces de vers de Vïn^ 
cent Filicaia Se de Fincent Leonio , 
compofées dans le^ goût des anciens; 

a: des meilleurs Poètes Itrfiens , lui 
étant tombées entre les mains Tan- 
i6%y, ii fe defabufa du ffiile qu'il 
avoit employé jufque-là , & fe pro- 
pofa pour modèle Leoniù , avec le- 
quel il contradla une étroite amitié.. 
Il fit Tannée fuivante dans ce nou- 
veau ftilc une pièce à laloUange du. 



/" 



desHimmes ïltuftreSi 13 1 
Çà^rdînal Antoine Sarbarigé , qui ve- J;'Ml. 
noit d'être fait Evêquc clé Monte 'CM.%ciUi 
fiafcone , laquelk fut fort applauclîéi BENrr * 
& il' en compofa depuis pluÇeurs 
autres dans le même goût. 

Il entreprit même de combattre; 
fe mauvais goût qui regnoit alors^ 
& auquel tous les jeunes Poctes fé 
conforraQient.il avoit coutume d'aï* 
l^r les foirs en Eté avec desarafs^ 
choifis , tous gens de lettres , dans, 
les endroits Its pliis agréables des en- 
virons de Rome^ pour s'y délaffer des. 
affaires de. la ville par U Icdurc de 
quelques Ouvragés- d'êfçrit. Le crin* 
aipal objet de ces promenades , ctoit: 
de former înfcnfîblcmcnt une nou- 
velle Académie , qui rétablît rétudc- 
des Belles-Lettres, & qui au mau- 
vais goût qui regnoit dans les autre». 
Académies , en fubftituât \m , forme - 
iur ks meilleurs Auteurs anciens & 

modernes. 

Un jour comme ils ctoient affisi 

Jur l'herbe dans une prairie fort- 
agréable , un d'^entre eux frappé de. 
pluficurs pièces délicates qu'on ve- 
noit de [ire , s'écria : En vente tl me 
fmhle qne nom faiforts revivre Van^- 



1 



iii Mm. fùHrferuir k ftUft. 
J. M, tienne ArcacUe. On ne fit pas JV 

C&BsciM* ^^^^ grân<ïe attention à ces paroïcsi. 

nuu *^is Crefcimbeni , fur qiri elles 
avoieht fait plus Jlmprçffion que 
fur les aqtres , ne put s*empéchei 
de s'entretenir avec Leonio de cette 
agréable iiéc^ qui la voit charàé. 
Ils conclurent qu'il falloit établir 
fous le non» A*Arca£e une Acadc- 
ttiie ^ donc ïes Membres s'appelle- 
Toient les Bergers d'Arcadïe, Ôcpren- 
droient chacuà le nom d^in Berger 
& celui de quelque lîca de Tailcic» 
Royaume d'Arcadie. 

Cette- Académie fut en effet et^- 
Wie le 5. Odobre 1^50. Qiiatorzé 
Scavans s'unirent pour la former. II5 
trmrent leurs cwrcmieres AfTemblées 
dans le parc des Pères Francifcain* 
de S. Pierre in Montorio. 

Les commencenjens de l'Acadé- 
mie nailTante firent tant de bruit , & 
reçurent -de fi grands applaudifle- 
Hiens ,. que plufieurs perfonnes di- 
iïinguce^ par leur fcience témoignè- 
rent leur empreflemcnt a y erre ad-î^ 
mis. Tout avoit plu dans ce nouvel 
établiflcment \ Tidée en avoit paru 
g.rati£ufe j, & le plan bien concerté:- 



des Hommis Illujlres. 13}" 
£e manière que chaque jour don- J. M. 
nok à la moderne Arcadie quelque CRÊseiW 
Bouveau Citoyen. Bientôt le bon béni. • 
goût , banni depuis près d'un fîeclc 
des Ouvrages d'efprit dans la plus 

Jrande partie de Tlulic ^ reprit le 
cfTus 5 & Ton déclara fans niehage- 
ment la guerre à la Barbarie , & à cté 
pompeufes extravagances des faux 
brillans , que fufage a voit établis , 
& qu'il faifoit admirer en dépit du 
bpn fens. 

Crefiimbeni fut dès le commence- 
ment reconnu unanimement pour 
fondateur , & promoteur de cette 
focicté paftorale, & établi Cuflode \ 
ou Diredeur par ^cs lettres fignées 
de tous ceux qui aypîent concouru 
à Vétabliflcment. Pendant trente-huiç 
ans qu'il cpnferva ce pofte , il n'ou^ 
blia #iên de tovit ce qui pouvoit 
contribuer à la gloire de la nouvelle 
Arcadie 3 & la repandit par toute 
ritalie. Plus de quarante villes des 
plus confiderables de ce pays ^ fe fi- 
rent un honneur d'agj^reger leur$ 
Académies à celle-ci fous le titre de 
Colonies , & ne dédaignèrent point 
de recevoir i^K\h leurs loix & kuii| 
ftatttts. 



X M. Les foins qu'il fe donna poarï'ft 
CHESciM-tabliffcmentderArçadie ., kreçirc- 
Kîiu tcnt peu à peu de la JurilçrudencC:; 
& a encourut p^r-ll la drfgtâ^;^ de 
fon oncle , dont il fut obligé d'à- 
bandoaner la maifon. Mais la mort 
de cet oncle arrivée peu de tempf^ 
«après ,. lui laifla la. libçrté de iuivic* 
fon goût particulier, 11 renonça alors 
entièrement à cette fcience , pour fe 
donner entièrement aux Belles-Let- 
tres. 

Ayant embraffé l'Etat E«lcfiafti>. 
'-que , Iç Pape Clément XL qui l'eftiT. 
moit j lui donna en 1705. up Cano:^ 
lîicat de Sainte Marie in Cofinedin ^ 
auquel il joignit au commencemcni: 
de l'année 171^. rArchiprêtré de la 
même Eglife. Crefiimbeni prit alors 
îes ordres Sacrés , & ayant «té or- 
donné Prêtre , il célébra fa pr^mie»- 
Tc Mefle le jour de Pâques de la mê- 
me année, qui étoit le i.^« Avril, 
Il tpmba malade au commence*- 
' ment de l'année 1728. accette ma^ 
ladie le conduiiit peu à peu au tom^ 
beau. Près de deux mois avant fa 
inort, il 6t les v^ipux (Impies de k 
Compagnie de J^/îw enffe ieç maint. 



4a P. François Mme -GdluzXi de v ^i 
cette Compagnie , «C mourut Je 8.^ ' ' 
Mars Î7z8. âgé dc^4. tfos. ^'Wscim- 

Il étok d*une taille médiocre ,^*^* 
tnaigre^ &c d'une cbmpkxion deli^ 
cate i ce qui joimà fa votx caffée ^ 
&c prefque rautjue , ïie terapliflbk 
pas , quand on le voyoit, l'idée que fi 
ireputartion avoitfait naître; Mais fes 
manières corrigeoient ces ^fauts^ 
£c Ùl douceur admirable , .dans iia 
tempérament bilieux ^ lai gagnok 
l'affeékion de tous ceux qtfi le pra- 
tiquoieilt. Attaqué en divcrfes ma- 
tiieres^ il parut toujours inienÂbte 
aux injures ) & lefet^ deÊkUt qu'on 
lui puiffe reprocher, cft d'avoir ré- 
pandu les loiianges avec trop depre* 
fafîon. H Dofledok à fond tout! ait 
tle la Pocue, & il en parloit en hom* 
me CDblbmhné* Gcjpéniilaiit tin de iès 
confrères lui a re{>rodïér,-que'fés 
vers n'arolent pas cette: for ce, ni 
cette lieufotfe fucilifeé :, q^i JorUie 
4ans & profe. Son Sagement isxquis 
8c fur dans 1^ Oavrages dVfprtt ; 
le fai&it confulter de toute l'Italie , 
&: raecabteit d'une (oufc d'Ecrits , . 
lus ie^quels on s*6ni|)ce(£ûi£ d'à voie 



î } tf Mim. pour fera tr à VHifl. 
J.-M. foï^ fcntiment Perfonnc ne connut 
CaE$ciM-i^ni*Î5 niicux la pureté deia langue 
3ENI* Tofcane , & ne fçut mieux la met- 
tre en pratique. Il écrivoit avec une 
facilité incioyable , & cependant 
avec tant d'clcgance & des termes fi 
propres & fi i>ien choifis ^ qu'il n'a 
point eu d'égal en ce genre. 

Il ctoit de la plupart des Acadé- 
mies d'Italie , de celles des Difpofii 
<ie Jâfi, des Concordi de Ravennc , 
' des Catenati de Macerata , des Fifa^ 
:criu & des Intronati de Sienne , des 
j^nimofi de Venife , des GeUti de 
Boulogne , des Spenfierati de Kojfano , 
des Incelti de Morne aito dans la Ca- 
labre Citcrieute , des Vmorifli ^ dçs 
Intrecciati & des Infecondi de Rofne , 
des Cojiami de Cofenza ^ des Filopo» 
ni de FaenzA , des Apatifii de F/i?- 
r<fw^ , de /^ Ovir/r^ & de la Floren- 
une > enfin A^ Curieux àe la Nature 
en Allemagne. 
Catalogue de fes Ouvrageif. 
ï . Canzone per ia nafcita del Ser^ 
SeaL Principe di Vdlia , di f^arimaca 
Cognimemhrefi. In Rama itfgg. /»-8®. 
. 1. VElvi9 ^ Favola Paflorale di 
^Ifefibeo Cano ^ Ci^odc iArcadia. 

In 



. diiffmmer lUtifirer: tfji 
In Rama u^jj^r-^^. Mfifthto Cario J, Kf: 
étoit le nom , que Crefcimbeni avoit Gr^ïkiM^ 
ptis dans r Académie des Arcadiens. SEKiy 
Il fit depuis un examen critique de 
eette Paftoralc dans le" 5*^. Dialogue 
de-/on Ouvragc^//<« billezza £Ua 
volgdt Pfifiai 

3 . Rifnt di^ Mfefibeo Cario, In Ro^ 
f»A 169$^ ifi'-i^. It xK Ediziorte. In' 
Roma 1704. /»-iz. eette édition cff 
fort augmentée. It. î *, Edi:^one^ di^ 
vifain 10. W^/. In Roma iji^. in- 
8^ Cette dernière , plus ample de- 
beaucoup que les deux autres, fut 
publiée pat ordre de l'Acadcmic des- 

ÂrcacKcnsi 

4. Ulfiom dilU Folgar Toçfîa. Tir 
Hma i£%i. m-^. Cette hiftoire eft ^ 
çbvifée en fîx liv«es. Le premier dé^ 
crit Torigine &: ks progrès de k 
Pocfiç Italienne, Il cft parlé 4ans U 
2^ de QRnt Poètes Italiens , choi* 
fis pamoi les plus. confiderables. On 
voit dan? le 3V «a Eflay d^ la Poër 
fie de chacun de ces Auteurs, & de 
quelques autres qui yîvoient encorç 
dors; Le 4% contient une lifte Alpha- 
.Betiquc de piuficurs I^oëtesItalienS). 

dont il n'a,voit.pas encore paflé^.Lç^ 



î^« Mm. pmrfirmyàVH^: 

J4 .Ml f. roule fur les Otivïages qui onïr 
GiCESciM- été compofés à rocCafion de-queU 
BENi#i ' ques Peëfie^ Italiennes , ou par k$l 
Auteurs mêmes, ou par d^ajutres, 
foie pour les* défendre, foit pour les 
critiquer. Le 6^. traite des Ouvra* 
gcs qui regardent l'Att Poétique & 
fcs différentes efpeces , & la Poëfie 
Italienne en particulier. Gctre.hiftoi^ 
fe, excellente d'elle mcme va rc^Ut 
tin jîouveau mérite par les Gom* 
tticntaiïes , dont l'Auteur l*a accoiwi 
pagnée depuis. Elle a été f éimpri* 
mec^ eerretfa -, infirmât», ^ t amplsatOk 

fuivi dans cette édition le Con&H 
que Içs Joumaliftes de Mr«j^ Jui 
.ayoient donné, d*y fai^ç. tous les. 
cbangemcns & fes additioss^, qt*'îit 
ayoit marqué à k fin de <;baquc vo- 
Itimç de ' loîi Comn^emam , oa'3 
faîloit faire à fon hiftoîre. 'Ainfiîdans 
fa première édition il î^voitinfe Voti- 
gine de la Pûëfié Italienne en lâ^oo^ 
mars il la £tit remonter dans celles. 
CÎ,àl*année 1184; 

5. Côfnmenfdm di Giav. Mari»^ Ji* ' 
Cn/tmiâffi^ intimé Mift fua' ifiuria 



r" 



des Hémnes Itti^efi r^^ 
ff^U tampUasiione , e il fffptimema • , \ , . 
avarie correzJoni del j^rimo lièro detl^ ^^* ^* ^ 

Vûtume féconda. Farte prima vàmt^ ^enu . 
mnte Vàmpiiétziûne âeî ficondb^ lihr9 ^ 
dell* tfiûria^ medianti le vite^ i Giu^ 
Jizi , e i faggt de Fmi Provenzjdi , . 
che fiêrom padri délia detta Poifia^L 
gnre, /» Rma 1710* w^4*. fp. i'^^[ . 
On voit ici h traduftion «fci viéi 
ées Pbetcs Pfovcnfeatnt èc ' Jeofft de • 
Nitre-DMne , avec les additions de ■ 
Gr^Jiiméâm. 

Parte fe^mda^ conteTtemeVampUa^ 
wne del fetondo lihro deW tftoria ;. 
nuSartH il gindizio fopra VÙpet» d^. 
Foeti Tcfcani , e varie nmiz^ie atie^ 
nenti allé Nto^ite. InSma 1710.^ 

f^otame ièrz:o ^amtéfrénteH-âmpUai^^ 
ziene delteniU9 tibrù delt Iflorià^tne^^ 
dlahte i fdggi w^ficentù'RimyiHrif^e* ' 
fuali fi^'ftéifcrOu ^i ^tlo^' f^ïté^'^ 
parte fèafnda -det^ fichndo diurne' di 
f$^[C0fhm\frjfariS'ln Rmà ijii:. 
i»-j^^.pp. i^ù. , ' • 

~ Voliime ijuarto ^ conteneme l^itinplia^ 
tàâfte del ^narta Hhp0 delP l^ari^.lîf' 
MmM 171^ ; i>r-4?/Qn fait ccmhoStrc ; 

M iL 



'•V- 



■/ 



r40 ItHin. pmrprvtr k VMiff. 
J. M. dahs ce volume quinze cent Poètes? 
Crpscim- italiens, dont il n'avoit point été; 
»ÊNt, parle y ou qui croient feulement ci-^^ 
téj5 dans les volumes j)récedcnt. 

yolame (fuinto , contenenu diverfi* 
Çorrezjonlle FampliazJanâ dcl ^uint^. 
e fefto lilrQ dell'^ Ifioria. In Roma rjn^ 
^-4^. On a fait de tout ceci une. 
fiQUvell^ édition ^ dont je parleiaL 
£lus ba$. • 

6^ La BçlUziCâ delU volgâr Poë/iai 
Un Roma 1700» i»-4'. Cette premiè- 
re édition ne contient que huit li^* 
yjts. Iti Bdizjone féconda^ riveduta^, 
corrctta , ed^accrefaiuta. In Roma 171 !•, 
«1-4^ Cette féconde édition cft aug- 
mentée d'uaneuviéme livre. 

7. Coran» rinterz^ta, in Iode di N^ 
T" S>. Papa Clémente XL In Roma lyoj^. 

i^4**. e^ed un recueil de quarante 
Sonnets, d'autant 4'Academicien»i 
ArcadienS' , qa'il^ puhlî^ ayec uoe^ 
Eglogue 4efa.façon;à k tétp; 

&^ J^ Giv0cbi Qlimpici m lode^iû^ 
j^kpOr Clemejqte.JfL In^ Roma)iypi.\ 
tn-jf*. Ce font des, Poëfics à Thon-- 
X>eus de Clément XLï la tête de(^ 
(pelles eft une Ode àeCrefiimtenL. 



•^-^-i 



dh Hùmmes Illujfret. - 1:41: 
SmtMrdino Baldi , j^bbate di Gnafial- X KT* 
la , portéulin vtTp\^ da Giov. Mario. Ct^icwb 
de* Crefcimbem^ colle Aîoralità di Ma--, bihi, 
latsfia Strinati. InRoma 1702^ i»-i z., 
Ges Apologues font peu de, cho- 
fb pour \2k |4ûpaTt. Les Moralités: 
de Strinati , Academieien Arcadien^ 
ont été. mifcs dans la fuite, en vcri» 
par Crefcimheni, qui lès a fait entrée: 
dans la if . Editioa de lis Poëfîes fau- 
te en .i-T-ij:- 

lû. Lettera di Gto. Mario Crefctn^'-: 
Heniintorno al DoElorato in JPilofofia e: 
Theologiadell' IlL Abate Apnibale AU- . 
bani , Nipm dcL Papa Clémente ^ Xli. 
In Roma 1703, /»*ia. pp. 47. ' 

II, AcÂdemia cCArmi e-. di Lettere^ 
f/Uta da nohili Convittorldel Semina'^ 
rto Romano. In Rama 170 5 . /»-- 1 2 . 
. 11. Le Omilie ed OrazJom di Pap^ 
Clememe XJ.fÇolgarizjutte. In Firen^ 
Z£ igt>^.in'fpLlt..AccrefciHte.InFe-^ 

netia .rj\^.in^%^.. . 

. I}. Natitie Iftçriehe di.diverfi CÀ-^: 
pitani illufiri In.R^ma 1704. /»-4^ 

14. Lettera Scritta da Pondifceri 4^ 
zo. dîFebbraio 1704. dalTkottore Gio^^ 
nanni Borghefi\Mediço delU Mijfm^ 
l^dita aUâ China da Clémente XL. 



'X 



J^.^' Mém.PâHrfirviràTWJf: 
T. xj nella qnale fi conttngom , oltre k um' 

€rescim- ficno raccomo ^M Viaggio da Rm^. 

B£^ii y^^ ^^P^ ^ Orientait^ va*. 

rie fiHOve ojjirvazioni Mediche , Ana" 
tomiche , Botaniche , NÀturatr^ e^ntaU 
trigenerii e traffrortata dal:MSto La* 
tino in TmgHa Tofcana àa Gio. Mario- 
dé* Crefcimhtni. In Rétna lypj./»-!!.. 

15. Racconto di tntta Nperaziom 
ffr rElevazJone e ahhazjmtnto deïlà 
Colonna Antomna. Iii Rmna 1705,, 
rir-4^. Iti Dans la 7*. partie du j®. 
tome de la Galkria di Minerva. 

lé. I Givoehi Olimpici in Iode degli 
'Arcadi defunti. InRoma 1705. /«-4*'. 

ij.Le f^ite de gU Arcadi illufirp 
féritte da diverfi Antori y e fubhlicate 
dordine deûa Générale Adunanza da 
Gio. Mario Crefcimbeni. Parte la. In 
Rorna 1708. /»-4®. Cre/cimbeni eft 
-^ rAùrcur de k vie d'Ange ddla Noce^ 

Arche vêaue de Roj/Jina yôc le tra- 
duâ:eur de celle de RaphailFalmftti^ 
qui avoit été écrite en Latin par 2>^— 
fninique Riyiera, 

Parte 2*. In Roma 1710. m-4^ On^ 
œ voit ici de fa façon que la vie de; 
Mat£€ehS(veroli^, 



1 

dés Hêmmef Ittuftref^r 145-» 

T^arte j^ In Roma 17 14. în-^: La j; M^ ^ 
vie du Gaf dmàl CharUi Thomas CREsci;ïkt4 
Maillard de Toumm eft de lùh - tjeni. 

P<«r/ff 4*. /« /?(W4 1 727. m-49. Il 
cft r Auteur des Vies de Vincent Léo- 
nio , & de Jri<» Marie Lancifiy qui; 
fe trouvent dàm ce volume. . 
' r8. L^Arcadia di Giâ. Mi CYef^' 
cimùeni.In Roma 1709. m~ 4?. It« Dh 
Miùvo ampliata. In Roma ijit, /«-4^. 
pp. 377..C'cft rHiftoîrc de TAcade- 
xaie des Aircadiens, faire dans ïo:: 
goût de TArcadie de Sannafar. 

1 5. Kiivochi Olimpci in Iode degli< 
^Arc^di defimti. In Roma 1710. m-4^.' 
G'c(mEiQge dés Âtcadicns morts.; 
depuis l'an 1705. • ^ 

lo. Brève notizta detto fiàio anticoi 

emodemo deW AdnftanKê degl* Arca^ 

di.fn Roma ijii.in-ii^ 

• 2 Xi L' ffièrik dètfa' SaJUka Diaùù^ 

fhde ^Côltègiata , ^ Pîarrocbiâkdi S7. 

Maria in Cbfinèdin di Mma ^ fcfitM 

da Gio. M.^ Crefiimkeni ^ Ganonicoi 

délia Medefima. Jn Roma 1715. />f-4*.. 

pp. 418. 

zx.VH^riadelV anûchiffîmachie-^ 

fa di S, Giovanni avanti Pàrfa Latina i 
dl.fywa , tk9lo CarMfmiifUp , divijk : 



144 M&n.p>9trf€rvirk VHifl. 
X M. in. c'mjue libri : nelU qunle oltre à Mtpp 
t'RESciM- ci9i chr s^appartkne k detta chiefi^ ,. at 
T^zau Martirh di J.. Giovanni Evangelijla ^. 
chefucagione delU fondazjone di effa ^ 
i diverfe infcriziûntaniiche ivi e^m^ 
tlyC iCardmaUfMÎ titolari ^fifm^ 
m molti amichi enon piufiampati do^ 
eumepti^ deUdfiicmfunta Bajilica Late- 
rancnfe yéilU ijusle detta chiefd e uni' 
ta \e t'mfsrifcmo mohijfmt mtizSe an^ 
che dt effa Bafilica , . e feguafameme le' 
vite, di tutti i CardinalL Archipreti-Ld^ 
teranenfi. In Roma 171^. i»-4?. 

z^.A4emorie /fi9riche deW Imagine 
miracolofa diS\ Mwria délie Grazàe 
nella chiefa di S. Sahatore in Laure^ 
In Koma iyi6. w-8^- 

X4. Le Rime degli Arcadii In Rih^ 
ma. in-i?. neuf tomes. Les trois pie*- 
miers en lyU. les quatre fuivans en^ 
17 1 7. le huitiéiw en 17 20. & le ncu* 
même çja 1721. Parmi, ces Poefies 
Iralienijcs y que. Crefcjmbeni a pris 
foin de ramauex , ily en a plafieurs 
, de fa façon^ , 

25. £tf Profe degli Arc ait* In Re^ 
-wr* i7i«, />-*^ Trois tomes. Ce(ï> 
^«ncore Crefiimbeni ^^msi prb foia- 
.dt donner ce.RccueU. au Public.^ . 

2^ Sta^ 



• des Hmmes IBfifirts: 14} 
• ' i^ Statidetla Bafilica DiaconaU , J. M. 
Collegiau , e Parrpchiale di S. Maria Crfscik^ 
mC^finèii^ di Rma mlpifente dhno béni. 
iy%% dèfiriHo'dà Gio. M^Crefcimhe* 
ni , cy$ varie fkmu - e correzimi delP 
Jj^erm ^di^ffu^âpUca^firitta e fuhli^ 
cMéH, ddlif^fllrffi j4more i e con un^ ap^ 
pendice ail' altrd fiM Ifioria di S. Gio^' 
vanni avami Ppria Latina. In Xama 

, 27.' NotizJe de gli Arcadi Mort!.' 
JnRpmd. in-%^. trois tomes. Les dciit ^ 
premiers en 1^20. & le tièificnie en.- 
1711. Crefiifnbeni ne voulant pas 
Iflifler petir U mémoké d'un grand 
«ombre d'Arcadiens , dont on ne; 
pouvoir donnet la vie auffi auJong- 
€j^%nà,voîit.Qà,Àt ^quelqtiés-îin^ ; i 
relTemblé ici leurs éloges^ compb- * 
iGb-par plufieurs :meJn&es de cette 
Académie. Il y en a > 1 20. dans le pre-^ 
miec yolttihe ^ iff^^dans le fécond^, 
ik 1,57. dan& le ^iâéme. 
-: 28. Vita.M MwfigMre Gio. Md^ 
m4 têncifi 'y Medicp di Papa. Clément 
H XI. In Rûma 1711. i»r4'^;it. Dapi 
k 4«. volume à^siriie dégli ArcA\ 
di^ ... - 

w 29. . / Givochi Olimpici in ^t<pdt M 
TmeXXXI. N 



\ 



1 4<r M^fmrfsmr -^ l^Jfii/l. 
J» M; Pops Jnnfuenf.^ J(JHL\MA^^ i^^i* 

, Efim^ 172T. in^iK OtO^vfsc aatto 
Recueil cie$ Ppëfies Laitfi«s des Ar* 

v^nzali tradotte d^ ^K^^fi/tmatê di 
cttpip{9 annoi^itmls e açc^cim di 
mltiiffimi Poëû i ficand» edizione. In^ 
^m^ijiz. int^"^. Cette traduaieni 
^voit déjà pva4aa«. le fécond tome 
des Commep|aw$ de : Crefnimkim^ 
fii^ If PoëfKîItaiicnrte^iniats iû jugé' 
à,^ propos dç, Ja &hjcl tmpnmev ftpa-. 
ijcincnt ÂVcc dQ$/additikiûs:& 4cscb&. 

3i.l/^JkniadeUaBéfi^cadiS. 

'JuaJiAfiai eçn koLNatizJad^altra'Chie^ 
Jhjn, ^m^r^i^x^ ï»-4^ Le: P4 An^ 

piK rpli^feiJCs Ouvidges, donhsi quel- 
q*4ç.t^Qip^ aj)rès «lie^ Vie À^^^Saim^ 
-éP^Pfe.y ^ y inii^ lia chapitVïdfe- 
tcflexiAftfr^ qu'il? -iuppofil>ic' qtfotli 
pouvoit tiret de Thiftoire de Crejfi^ 
S^^'^'^toiic^antUcitte Saîhfe..Mais 






n 



colb^dles 4€favqua,4ari$ une lettre ,^ j^ yi^ 
^«•il^écrivit ivce Père. ï Cresci m- 

; 34». iSM/a ^elU^ Satrajknta Chiefa ji^^j^ 
Féi^U Laffonef^ nel m99o ijx^. /«> 

) 5. Compendiù délia mta delta hea^ . 
tiffima f^ergint ad^ifo délia Novenà, 
f>er tafijla délia Natiyita délia (lejfa, 
bfi^4^ima f^ergine. In Roma 1^24. /«• 

}^. Vita^i M. Gabriello Filippac^^ / 
ci. In Rama 1714. 'V-4^. 

57; ^/w ^r//» Coron axiom del Ca^ - 
'Oalhr Perfiui , fiitt4' im Camfidoglh. . 

3 8. C(nnpo7fm9fiti\ Poéùci nel gettav* \ 
fi la prima pietra ne* fondamenti del 
niâiJb Teâïfr ihtnrsntm , infie m e cm - 
H$a Conna Pxtetica nmerzata in bde » 
di Papa Benedetto XtlL InRoma ijz^^ 

3^. ItGivâêhi OUmpifii in Iffde dh 
Gf^anni F. Rè di' Pmogallo* In Ro^: 
«1^172^*^-4^. 

40. Uljlma dUla volgar Poifia ; 

fcmta^ dét Giû. Mam CréjUmbeni ^ 

neUa féconda imprejfione faita Panno 

1714. corena , rifirmata e mtabilnan* 

teymifA'^mi 9 in'meM^^^'^-P'^^r 



t4*^ jMim.fâurferyirkrmjl. 
1 iiA ^^^ unitamente af i Cmmemàri in^ 
rd ' torno alla meiefima , riordinata , eà 
^^^"î^^ In renetia 1731. ii^-4^. 

fnc tamcs. Cette éaition dft commo- 
de en ce que Iç Gommentairc s'y 
trouve joint à l'hiftbire. Le fixiéme 
volume contient la BelleXJa delU 
volgar Poefia^ une vie fort crcndutf 
ie Crejcimbeni, drcffée par François 
^Marie MancuHi , & pluficurs piè- 
ces , qui ont rapport à l'Académie 
des Arçadicns. 

' y. Cette vie qui efi faite avec heath 
coup de foin, & fin Eloge far CAbbi 
Jofeph MoreidansU Journal deTre^ 
vOHX.Mayij^9.f*iy6. 



I l 'i ■ I I I I I ' ■ 



AUGUSTIN L U B I N. 

A. tv^ A VGVSTIN Lubin naquit à 
^i^[ Jl\, Paris le i9/JànvicM<z4. 

-Après avoir achevé fcs études 
d'Humanités , il prit Thabit de TOr- 
dce de 5. Angi^tin dans le .Couvent 
de la Reine Aéargmrite , au Fau«» 
bourg S. Germain , & y fit profeflion 
le 12. Août 1^40. âgé de Icize ans^ 
Six an^ après llfouttot des Tb^fcs 



ileThéolègie en prcfcncc de raflem- , A./L^- 
blée générale da Clergé de France, bin. 

Il s'eofploya depuis à la predica* 
rièa dans la capitale du Royaume 8c 
4ans le^ Provinces avec beàuçôilp 
de fuccès. . ' •' , 

Il s'appliqua particulièrement à ia 
Céôgrapbte^ dans le defTein dé mieux 
.entendre l'Ecriture Saînie ficllHiftoV- 
fe Eccleiûaftique^ & il y fie de fi 
^grands progrès , qail mérita depins 
la qualité de Géographe du Roi. > 

Son mérite le fit élever aux char- 
ges de fpn ordre , qu'il ne rechercha 
jamais, & qu'il remplit avec beau- 
:coùp de douceur & de prudence, fl 
fot Prieur , Vifiteur ^ Provincial , & 
enfiÎT Affiftant du General à Z^jmt. 
Après avoir polTedé fix ans cette 
dernière charge , qui lui mettoit en- 
tre les mains toutes les affaires dés 
Augufttns de Frances, il revint à P4* 
ris , pour y paffer le refte de fes jours 
en qualité de fimple particulier.. 

Sur4a fin du naois de Février li^^j; 
il eut une attaque d'Apoplexie, donîf 
il parut foulage par les remèdes 
qu'on lui donna , lorfqu'il lui fuc* 
vint une petite fièvre ^ qui le coi^ 
duifit au tombeau. N iij 



Aï Lu- ^ ^ wf ut ic 7..M«ï6 de la mèflle 

Catalogue àç fo Ouvrages. 

I. jiHgHftinm U^cclâjiaftes ^fip^ £». 
i^U& Ide^. C<mcmHm ex ofHfilms &, 
' AugHftini defcripu, tarif. 166 9i in> 

'il. 

1. VO§ct de. y Semaine Saim^ 
Jm le M^é & ie Bret^iaire Ramaim 
lét&es les explicj^iom des Cewnmm. 
: Paris i^^f^^im-iif Cette traduâdeoi 

du.P. LtiHtifi a été imprimée plttlieuiis 

auètes fois depuis. 

3. Orbis jlHgitfliniàms , fivt Cam- 
ventuHm ordmis Eremitanem £. Am^ 
iguftini Chmgr^iphicA & T^fegrafbit» 
defcfipùo. Pârifl t6$^. inre^. Oèlmr 
go. It» Ibid. 1^71. h'^. On voit ici 
^^o. Çaxtes proprcaicnt gKwécs de 
differens pays^ avi^c les nomis des 
: Villes y Bourgades ^ Villages où les 
Attguftins ont des Maiibus 9 & ai. 
zyfucs d'autant de Maifons. 

4. Martjrologium Âimamm Hett^ 
.grofihich tahulis & mfis bifiericis iUtê^ 
praUim^Pdrifièéi.ift'^A^^^ 

. 5. TahuU Soira Ge4grafhica ^ fivt 
Naihid aatiqàâ me dit tempéris, él^ne^ 
mminHfn mtisifque Tiftamwti ad, 



• / 

\ 



iiripriméë iPMnshî^^ï 

•'^ -Hï. Tnhlèi '^ê^phitjues fvtir^ les 
bm tks Ijommes îtùifirés de Ptntàr^m^ 
failles fàrit:1i.^.,B^ yfitrla ntk^ 

}^:Â9tlTà[mùtt: Taris lèTi.in^. 
^m-X il'C^ ùtrCatalogue AJp fei 
bèHàiie de tdtïs lés Peuples , ici 
R6yatrthè$ ; les' ViMe^ , le^ RivîetÀ 
Sec. doirf il ete purlé daii? flmar(pù\ 



• •j^T^hté' «kfirv/ttiotiM Gengtiir 



iSkid^ iàrièkx âés C»Hes Gié^âfl^ 
'aUeS.'fms xi^ji; in^iX.^, " *5ctroiî- 

• \o.<Sniu dt Irt'Ctef^nmnd ^oMii^^^ Paris 

Vamiee' de bnerfit/tdafiûh ; Uhok dà ^°' 
'TôndâikHrs&-laJknkuon\ Êvfmhteiik 
y^hi'des taxer éihèf^irts^ fiokt/tHtr 



JÇOIKJHC. ^mm AO/x, »##7*A. w ♦r* *|. , 

Ce- limite tft' eu ^Utiff^ ^Uôïjtàè.fc 

N iiij 



tft Àtim:fmrferviriftHijl. 
*A Lu- ^^^^^ ^^^ ^^ François > il fait le i^ 
iiK ' volume de 'la Clef du Grand Poiîit^ 
lé, dont le premier 3 qui n'eft paf 
Sx P. Ltêbin , contient les Evêché& ^ 
. I o. Suite de U Clef du Grand Pêàil^ 
lé des Bénéfices^ Terne )^ contenant 
la Ufie de tous les Monafieresde FOr* 
dre de S, Angi^in ^^^d^ms tomes Ui 
Régions delà Terre.^Avec le tempe Ji 
leur fondation ^ le nom- de leurs Fonda^ 
teurs , leur dépendance y le diocife ; & 
leur fituation. Paris 167 t. in^j^\ Ce 
Tolume eft encore en Latin. 

il. Hifloire de laLaponie ,fa de^ 
fiription , l^Origine , les Mœurs , . la 
manière de vivre de [es Habitons Jeur 
Religion , lewr Magie , & les chofès ra- 
tes ^lu Pan. Avec plu/kurs additions 
j& augmentations fort curieufis ^ qui 
jupfueS'ici n*ont pas été imprimées. Tra^ 
Àuites du Latin de M. Scheffer , par 
L. P. A. L. {le Père Augufiin Lulin) 
Taris 1(^78. />i-4^ Avec fig. Cettç 
jtradadioA eft recherchée pour k 
mérite de rOuvrage,. & n'cft pts 
commune. - ' 

1 2. Italia Eeclefiafiica in fttas vi» 
ginti difiinSla Provincias , Jwe Italia 
£pifiofales fyclefit ^ çitm txtama^ 



iitm excifit. Fol. C'cft une Gartç des A, Xc- 
Evêcfacs d'Italie, qu^il comppfa pcn- bïk. 
dant fon féjour à Rome ^ ôc qu'il eii^ 
riionneur de prefenter au Pape. In^^ 
nàeentXllAt 16. Août 1^51. 

13. Abbatiarum ItalU brevis No'* 
titiéi ^ é/HétrHfu tam excifurimj^ quàm 
tfxtgêmiufn titulns , ordâ ^ diœcejis^fun* 
^tii , muiationes ..; fins &c. exaSlins^ 
fxprimuntiH^. 'Romét 1^93. /»-4®- 

: y. Son Eloge ^ daifs le Journal de$ 
Sf^evÀm dn ii,Mars 1^95. 






i- 



O L A U S R U D B E C K; 

OLAVS Rndbeck naquit l'an O.Rir^' 
li^go. à Arofin et| Suéde dcBECX. 
Jeaff RnSeck, ,• Doûoir en Théolo- 
gie , & Evêque de cette ville , d*unç _ 
umillernobie & ancienne du Pays , 
18c de Madeleine Hyfing. Le grand 
Ç^ftave Adelphe , Roi de Suéde, qiii 
fc trouvoit alors à Arofen , & qtit 
isftifnoic fon pexe ^ le tint fur \ç% 
fonds de ^baptême. 

U fit voir dès fa première jeunefle 
un naturel heureux ; 6c des difpp- 
4ttOA9.$xcç}leQtc$ pou( le$ Sciences 



1 <4 Afi^.pf^p^r i VHift. 

(\ Il ^ P^^ '^^ beaux Ani. 

mgk' ^^ J^âppl*q^a pour cdttc «iioA 
âc botme hebrç à l'étôdes & iis'y 
donna. aTec"be*lKîottf>,id*ardciir. L-ih* 
tcrruptîoh ^û*il y nkuoit ^ -étoit de* 
ftjnce à appf eiwferc la Peinture -fk la 
Muiîque^ dans te%ueJl€«s il rédfil 
également. Il javoîc dUfli de gmndl 
èaiens pour la Meobaniqâe ^ ii lit 
vpypk fpoirrtr de Machtne , »qu*ii nt 
Fût en état d'en fëire lui-mé^c 'iinc 
fetnblablev^ d& èiviui'vst oottïftytil^ 
aans fon enfance un horloge de 
bois avec une adrefle mérveilleufe. 
- Aprèifes écumes d'KttmûWitéi , Il 
fe tourna du côté de la Médecine & 

' - : laquelle il ût ^ekfies^ «tfuvelfcs 
liecou^rtes* !Lâ repuca;tiôn gtfil ài> 
^irit en ce •gcï*e ét«n* parV^iHië jéf^ 
^'i la iReihe Ckrifime , t^tt^ pr^^. 
^eflfe vbilut lui voir fail^e^1queiouH 
ëifleaions , & rentcndte raîfonnet 
(vEt diyerfcs parties d« tofp* hutmi A^ 
«c fut*fi^côiit^ftc4€ lui , qu*elle lui 
fît donner une fcnffflie d*4rgwit cdn-^ 
^derabie^ pour le mettre «n état -de 
voyager éans les pays éttangei^s , 8t 
Vy perfeôio«ikï *>fi* l«fi eottfteif. 



iftnces qu'il avoir* ae^&s« O.IIud* 

Avec ce ifcçoms Xadhfk rj^afla co beck. j 
Hoïljandc, 3^ù il demeura ^ufelquc 
-eenipsioccupè ià profiter deslùiçiG* 
jjttB ides Sçavans deioepay». 

De rctouir'en Suéde, ily dcHina 

de nouvelles preuves dé fon Iiai»leiè 

•A^ns les Idéchani^ues 3 par plu/kurs 

■ahachines iipgulieres qu'il inventa^ 

<& il travailla à iofpirer à ks coin* 

^>atfio€es l'étude de la Botanique ^ 

^u'jik a volent négligée jufques-làr, 

en plantant à Vpfél^ où il avoit éca- 

hh ik demeure , un Jaidîn de itm<^ • 

^Aes 3 & en biùxii des leçons peur 

les deoiontrer* 

^ Le ftttcès <]u*earQat (&^ foins, plue 
.tellement au Comte de h Garni" ^ 
Cbmcelier de TUni vexât é À'Vffd , 
iqtre non oomtxnt delui avoit fait ce- 
inr de la Livawie , où il ctoit aWs, 
mn pircfcnt confideraHc, âl le fit 
nommcT ProfeiTeur en Botanic|ue Se 
en Anatomie à la place de Jean. Franc» 

Cette dtgaké ne lui fexv.it que 
comme d'aiguillon , pour l'animer 
à redoubler (an ippUcacbn & Ces 



t^i Mim.fitirfervi^itl*Hîft. 
O. RtJD- ^' "'y avoit que peu de tem^ 
bIëck 9^*^^ '^ rcmpliflbic, lorsqu'il fut 
' élevé à celle de Redeur de liJnî- 
verfitc, qu'il conferv& pendant un 
an ', & à peine en fut-il forti ^ qu^fl 
fut nofnnic Cui'ateui perpétuel de 
1a même Univerfité. ' 

Les occupations que lui donner 
ïcht tous ct% emplois , ne l*empè- 
xherent pas d'érudier les Antiquités 
. & l'Hlftoite de fon pays, & de com- 
|)ofcr fur ce fujet des Ouvrages d't»- 
ne érudition immenfe. 
• . - Il mourut au mors de Se-ptimbre 
^ 1701. âgé de 71. ans, deux mois^ 
trois femaines , & cinq jours. 

Il âvbit époufé U^endele Lobrman, 
fille d'un Bourguemcftre d'Vffalt^ 
avec laquelle il a vécu 48. ans. Se 
dont il a eu pluiieurs enfans , entre 
autres OUas XuMecI^^ qui a mârcbé 
fur fes traces , & Veft rendu illuftre 
par fon habileté & fes Ouvrages. : 
- Catalogue de fes Ouvrages. 

I. Dijfenatto de CircHlaùone fatU 
guinïs. AroJU i6$i,in'/^^. 

1. Exercitatio Anktomica exhibem 
duBus nwos hepaticos aquo/os , & va^ 
fa gUnMarum fcrofn ^ cm» ^fymt 



des Hûimntt îttitflftL .157 
ântis & obfervatimhuf AnatùmUis ^ ^ ^ 

Bat. 16 s A* m-ii. It. Dans Siholdi^ 
Hitftfierhuys Adeffit Aure^ , fin CpU 
ItHama j^naiomica, ùigd. B4t, 1^5 ;« 
i^'ii, & Hfidelbergét 1^55. />r-8^ It, 
Dans la Bibliothtea Anatimica Jae. 
Manget. Gefuva 1^85. /»-/»/. L'Au- 
teur de fa vie pétend qu'un Alie- 
fiiand , qui affifta aux demonftr^-^ , 
tîons que RuSeck^ fit des découver- 
tes contenues dans cet Ouvrage » en 
prcfence de la Reine de Suéde, 
Chrijline , les communiqua à Thomas 
BarihoUn , qui ^en fie honneur ^ & 
les infera , comme Its iîennes^ danf 
fon ffifioria mva Vafsrum Lymfhasi" 
cùrum. Mais il fe peut fort bien faire 
qu'ils ayent tous deux fait la même 
découverte en même temps ; car 
Banholin étoit a0ez habile dans l'A« 
natomie, pour en faire jAc lui n)cme, 
(ans être obligé de s'attribuer .celles 
des autres. Quoiqu'il en foit , /Sui- 
tcck^ Taccufa de l'avoir voile , & pu- 
blia £ur cç C^m ks Ouvrages fui- 
vans. 
. }• Infiiié SifuUÎ^ oui Rudbeckji 
ékSdfHi HcfMm Aquofts & raJiS 



\ . 



1 

Q. ftup- GUwdkUmm Serafo sThma feiriA^n^^ 

une fépottfe à- un Ouîvragp , qn& 
Martin Bogdém vdifciple de Bmk^^ 
Im , avoit publié , pour affûrcr à fon- 
Maître la dt couver te des Vâiffcaux 
Lymph««rqucs^, fou« ce titre à pEfa 
près fctnblabte : InfidfétStraEU Bsih 
thâlimvafis ù/rn^ ^ Olaw RwJU 
hekh dettUé k^Maitim Bogd^n. Haf- 
nié t^54. i»t45». . Cnvjrage , qui. fat: 
accompagné Tânnic fui van te d'un, 
autre du même Auteur , fous ce ti- 
tré: Afoltfgié fnvsfii LymphaticU 
T%owè ^nholini cûmrst Olaum Rud^ . 

ntjHnfis , &. Vap^ GUndiâanmfirafii , 
cwtrd Thmam Banh9timm. Lugd^ 

Bat. r^54*w-8*. 

5. Ejpffiola ad Thmam Banhali^. 
fum ^ cftMè (S>i irevtnmmm Vaf^rum'^ 
ferofvmm htpaûs contra Bogdanim^ 
vindieal. Vffalia 1657. /«^ii. 

^. Catahj^us PlantaràmHorti j4ca^ 
dewki Vpfalienfif. Vpfalia' 16 $9. in^ 
V". It. AiSior. Ibid. 1(^85. /«-S®. Cc/ 
fut Endheck, q«i commença à former 
ce Jardin des RlMtelK 



1 



yjrBe ÇmftAvifi aima \6^.Jijf ^, 
yiw4i4?.:Daq[&k Recueil de sUnt/^Sx 
^ iMbitmmki fur les Cometeft, ijui ^^^^^* 
p^ur tttrç TiMtmm Cemttkimh Am^ , 
fkhdanù i66i. in-fil.Tom. j. p, 34^^^; 
8. Atiamica 3 yîW. Mankêim ^ vtrd^ 
hipheù PofierorimfiA^ M pMrU y ix 
fmm nmtMttumJ^0néiifçh^& R^ffs ad, 
tWim^fem arfmik rdiqmnir tùgméim 4i% 

dmdas y fid etiàm Scytha y Â^am^^^^ 
Aft , GSgantes , Gaâhi ^ Phrygê^^ Tro-^, 
jêmi , Ama3:finâs , Thraeçs , Lïbj$s ^ 
Mamsi y Tufci^ Gdlli, Cimkri^ Cim'>^ 
merii y SMXùmi , Gârmani^ Suevi ^ 
tjmgBbardi , P^andé^i , Hernli , Gep^\ 
àê-y Tentams y Angli^ Pi^pnts ^ Da-^^ 
ni y SiGomirà, oHiqiàc'dirêHte cl^ri & 
çiUbrès pafmli , olim e^iimnt^ Vpfa^ 
lût 1^75. ifi-foL En Laên ^ en Da- 
nok* Ce prcmiet tonuEf' à été réim^ 
primé en 1^75. Sclcn 16S4. Le fe*- 
cônd à patu fous cet amife titr« : Au 
iantics , five Manh^mii fars fecunda^ 
in €fHa Solis , LmÂy ac Terra chUus 
defcrihitUTy çmmfpe a4eo /uperfimo^ 
nit haJHfct origa parti Suenoma Septen* 
tmnali , terna.pma <:mrnerhrHm vin^ 



i^o Mim. fùurfervir a VRifi. 
p. RuD. ^m iivdgatâ eft : liquefiriptmm 
MCK. non tamwn demefticortim , féd èt$am 
txtemorHm , maxime vero veterwn au 
4fue domefiicarum fabularwnfiie ^ f«4-: 
rrnn exflicAM genuina nupjHom ante 
hanc nojlram in lucem pradiii. jicce- 
dmt dmenjiratienes eenijjfim^ , (jui 
ScptentrionéUs n^ras in maxime ^^- 
nuintm Solis ac Lunamotitm , inâe- 
^ ^endentem accHratijJîmam te^po-. 
mm ratiênem , multo & prias , &fi' 
licius , ijuam gentem aliam alUm olim 
penetraffi , ac etiam alia mnlta, ad 
hanc ufjue Mem incognita decUrant.. 
Vpfalia l6%^. in-fiL En Latin & en 
Suédois. Le troificrne & dernier vo-* 
Itime , eft beaucoup plus rare que les 
autres , parce le Magafin du Libraî^ 
rc , qu! en contenoit les exemplaires, 
fut confumé par le feu dans un in- 
cendie , qui fit beaucoup de ravage 
à Vpfalan mois de Mai de l'an 1702. - 
H eft intitulé : ^tUmica^feu Manhe^ 
mii pars tertia i in tjua vetuflijfima Ma- 
jârum noflrorum AtUmidkm Upidihus^ 
fago , attjfue cortici Runasfuas incideth 
M ratio , unk cum tempore yuo illa pri'^ 
mum cœperit ^ eseponitur. Deindc aurei 

Namàfi fingulis {amis tribmi^ &fff^ 

ram 



Jii Hmmes llluftm'. icz 
fwn cœleftium , ^ha hinc ad Ordcos & O* Ruq- 
Xuuims funt trAnflata ^vera origo ac'BtcJU i 
Jigmficatio traditàr. Tarn fex iiU àJU 
luvio NoAchi proxinu at^ts , atcfue in 
illis prima AtUntidam noffrorHm Rei^ 
public a forma , defcribuntHr: tjua mi^ 
grattonti & hellafiib Jforea^fe» S^ur-i 
no ejufjne filio Thoro^\ fe» Jove gefia 
fum ^ reeenfentur ; &> dènique Scytha* 
fum ^ Pheni^mn & Amazjmum his dw* 
cibm in Inda^Scjthiàm & Phosniciam^ 
feu Patefiinam è Sueoma foRa expédia 
tiones narrantur. Quibus omnibus Mj^ 
thohgia perplnres , ^narutn fenfus , i» 
hune ufyue ditm incogniius ^Ific demnm 
deuSus prodit ^ jucundÀfant & per^, 
quam utiles adjunguntur. Vpfalia lé^ ^, 
in-fil. En Latin & en Suédois. L'Aa«^ 
leur fait voir dans cet Ouvrage une 
érudition & une leânre prodigieufei 
mais il y avance bienldés Patodoxes^ 
Prévenu en faveuf de k Suéde , ii 
veut (|tt'elle foit ^Origine de tcnites 
les autres* Nations , & k véritable 
Atlantide de Platon. Il trouve dans 
h langue Suedôife tous les noms des 
anciens Dieux des Grecs &dc»Ro* 
mains ; & fc croyant bien fondé fut 
cette raîfon Çtymolbgique yil foor 
TomXXXL O . 



O. Ruo- *^^°* ^^ toute leur Mythplogie & 

BECjc. ^^^^ Théologie en ont été afpot^ 

tées ; en un mot il attribue à fbn 

fiays tou5 les avantages qu'on n'a ja^ 

niais attribué à tous les autres. 

5. C^mfi £tyfii liber fecundus^ Opi^ 
M Olavi Jlitdbeckii , Foiris & FilH 
Vffalià 1701. in-fol. Gc ne fbiwt pro< 
pr emenc que des figures des Piantef , 
avec un long catalogue de ceux <}ui 
fn ont parlé au long. Elles ont eM 
gravées en |>oi8 ^ pour diminuer la 
cherté du livre \ mais elles Tonc été 
fort bien. L'Ou^r^gc . eijttcr dçvoil 
contenir en douze Tolumts douze 
ou treize raille figui^s^ & l'on a douo 
ne d'abord le fécond j poirr fatisfairç 
quelques perfonnes, parce qu'il com 
tient celles dont les âfiurs fervent 
d*omçment aux Jardins. Mais Tin-» 
çendie arri\^e à la maifon de TAii-t 
te^r ayant non feulement Qonfusai 
le^ exemplaires ,' mais encdre rim-»' 
primerie qui y étoit , cet Ouvraga 
en eft demeure là. 

10. Legum Wefi^GethicarHfn in Ski^r 

nia lih^r^ ex Cotbiep inLatinum traot 

y fiaius k Jeanne Laccenio ymtis ilkfirâ* 

nu à Corée iMnéo ; & edims éè 



n 



0Uo RikWeckià. Vfi^i^, in^fiL O, Rços- 
- . II. oui Verelii LtxUm lingiu w- be ck. 
tirh Scfth - S( indicé , pMuêpi cM$a 

« y. ^$0n Oréufinfnnâ^ f^r Jeam 
EJberg Profeffiur en Thépiegie à Vffd 
d^ U '^^. /Partie d'à» Re4:ii^d intitH* 
U : Mmoria^ Virûrum m Suêçia emdi^ 
tiffifnmrum Rlfdi^hak- Rofi9c^ii 1750, 
i»^i^:. Uk. $€^hffsn Suiçia Lineram 
& HyfoinnefMtéi JoannU AitoUcrL 



JERQSME AMALTHEX 

JEROSME j^nMlihéâ, (vert de Jeart î a v a r 
B^tpqh |& de C;<ïn»«//tf , nac|uit ^^^'j;^ 
Tanî ij^tf, à Oderzo , viJJe 4u Trevi^ 
f^ , appclléc en Latin Opitirgiam, 
éd François jimalthée ^ Poète Latia 

r; JfP?%w^il %.Çn, âge'4:étudier, 
loi», père lui fit ^ppieedy^ Wh»^ 

Sucs Latine ^ Gi:ecqu&. ,. <jui étoient 

yces ea Italie». Il palHi eniuijus à la 
Philosophie &• à la Médecine « dans 
. e«)tt|^les iii, fat as. & giutd^ progtès, 

i&tit en ces deux Facultés /dan; l'u* 



1^4 ^^* purfervir i V^Htft. 
J- Amai- ni^crfité de Pàdèïi»^ il fût choiC ï 
tiH£'£. l'âgo 4^ z^, ans , e -eft-à-dirc , cà 
1532. pour expliG[uer dans cette Uni- 
verfitc le troiuémé livre à^Amcemùi 
& que Tannée fmvante 1533. il ^t 
fait ProÉeffeur en PKilofophie Mo-^ 
Taie , dans la même ville. 

^Il ne confcrva cette dernière pfà- 
'ce qu'une année; car (o\t qtt'il en fôt 
dégoûté > (bit que la deliçatelTe de 
fon tempera^ment tut en rendit les 
fondions trop pénibles , il retourna 
^u bout de ce temps- là. dans fa par 
, trie. Il n*y demeura cependant pas 
long- temps -, car il fut appelle à €c¥. 
neda l'an 153^. pour être Médecin 
de cette viite. It y ajourna troi^ 
ans , après lefquelles if paflTa en 15 39» 
à SffTAV^tte , ville voifine de celle 
cu'il quîttoit, pour y remplir a» 
Kmblable employ. 

Il fe maria le r. Septembre db h 
snènnr année 1539. & épou& Ma^. 
tient Tomafii\ d'une famille ancicn- 
Ue & noble à*Oderza , dont it eut 

Ïliifieurs enfans , entre autres ^/Z' 
€f, te Oif^v/^, quitaarcRerentfur 
les traces de leur père , & fc Aftin?* 

guetem par leur mpnte & leur cstpé 
cité» 



Zéttîtio s'attacha à l'étude du Droit J. kuKt.^ 
Civil & Canonique , fut Gôuver. THfi'ji. r 
lieur dé 5r<r/rif^ Secrétaire du Pape 
GregoirtXtU. ArcîiéVêquc. d'^/ir- 
^^s , & Nonce ^ Cotùgne. 

Otfavio fe fit Médecin , & fut fait 
Pjrofefleur en Logique X PgdoAt en 
îj ^7. 11 a voit commence un Traité 
ife Hmnlne , niais une mort prema*- 
tarée fempêcEa de rachever. p ctoit 
bon Poëtc Italien , comme il paroîc 
pat deux Sonnets qui fe trouvent à 
h p. 244, & 24 j. cfu Recueil du P; 
jinge Calogera ^ Gjmddulc , publié 
fous ce titre ; RascoU^ d'OpfêfcaÛ 
Scientifici c Filotogici. tom^ 2^ 

Jérôme Amalihée ^ Icnx. perc, fut 
recherché en 1542. par la Reine de 
Pologne , pour être fon Médecin , 
comme il nous Ivapprend lui même 
dans une de fes. lettres MStcs, adretî 
féê à Gfegoire OUfia.y Médecin Atf 
lemand , qui lui avoit écrit au n^m 
de cette Princeflê v mais il refufa ce 
poile 3 Se continua fpn féjour à Ser^^ . 
YHvatle jufqu'cn 1^58,. que fe voyant 
avancé en âge ^ il retourna dans & 
'patrie , pour y finir fes jours. 

JU ville d'Qiifri^ lui donna h^jug^- 



J. AMAL-Iité de fon Médecin , avec des ap^ 
jhb'e. pointetncns , & il rie longea- pliis^ 
qu*à y vivre tranquillement. 

' Il y ftioulrut le zi. Odotrè x 574^ 
âgé de ^7. ans , fept mois ^ treize; 
Jours. 

La reconnoiffance dé fes Conci-^^ 
toycns pour foh mérite lui fisebC 
drefler cette Epitâphé. 

fireronymo Afnahheo ^ cmfimma* 
i£ periÙA Medico &lFoëu^ alteri A-i 
follini Cives Opîergini P. Pi 

On ne fçait pourquoi fr femme J 
<5t fes enfans né firent point mettre 
cette Epitaphe fiir foâ tombeau, qui 
eft dansTÈglife de S. MarnnAcs 
Camaldules, mais y fubftituerent 
ceilc-ci;^ qu'on y voie. \ , ' 

' Hieronymo Amahhco In Medicin4 
& Poït. arts CUrifmo Vxor & Filii. 
-Tixit, Annts ej. Jléerlf 7, pi. i j^ 
Salmis Humaiféi i^^j^. 

M. (te Thoté^s'tfi trompe en mct^: 
Ctfnt fà mort le j^. Septembre. 

Ses enfant avôierit defTein de pu- 
blier fes Poëfies en corps , mais ils 
ne Pexécutercnt point. Ce fut Jcrâ'^ 
meAlemàre le ' jèurie , qui donna au 
jnxblic dans Ufi itîênic volume ïes 



pkccs qui fc trouvoientcn diffcfem y. A^tcAi- 
K^cMeiU , & celles qui ii'^voicnt .jhi*b. • 
point été encore impi^imées. Le tout 
parut par fes foins fous ce titre* 

miymi , Joannis Baftift^ , & Corner 
m C^rmi^a. Aecf£ire Hiero^tymi jf^ 

ii Pdirn^t^^ Ftmiiis i^zy. /ir-8*'. Les 

.Yer$ des trois ^maltbi^s ont beau- 

coup de douceur , de politciTc & 

d'élcgance. iï^«^^^ & Gracias prcfe- 

f cnt ceux de Jcrêm< à ceux de fe9 

freiEcs^ & prétendent que laPoëlîe de 

CàrnciUe eft inférieure de betucoup 

i celle de les deux aînés. CntviMs a 

donné une fecooi^e édition des Poe-> 

fies des Anudibigs à Amft&'dam Vzn 

i6i^. ift'ji. EUca ont été fouvent 

inipriinccs avec celles de Sannafar , 

& on les trouve dans les DilicU Po'é*, 

Urum Italontm. _ . , 

Outre fes Poëfic» Latines , il en 
a fait auffi d'Italiennes qui ne ibnt 
point imprimées , | l'exception d*u- 
ne pièce ^ qui a été inférée à Uç^ 
149. du 2e- tome des Opufcoli Scicni 
tificl j dont >*ai parlé ci- de (Tus, 
On trouve au même cndrok p» 



J. Amal- ^S^' un EiTay de fa proie Italiefinr; 

TH£'jE. qui eft une Lettre Anecdote ^ qui 
foule fur les effets de l'Amour de$ 
femmeSk Lettera Serina ad ifianza S 
Sertoriû Conie M Collabo^ 

Vé Les Eloges de M, de Theu €^ 
tes additiam de Teijper^ Il n'y a rien 
que de fort fuperficieL ÙpH/celi 
Scientifici tom. i. p, 241* L'artidt 
qu'on y donne de notre Auteur eft 
fort recherché 3 & on y voït des cho- 
fes que Ton auroit de la peine à 
trouver aiUeurs. Papadeli ^ Hifioria 
Gymnafii PatamnL Cet Auteur fe 
trompe yloxfqu^il dit qiK Jérôme A^ 
malwée a pratiqué k Médecine i 
Rome & à Fenife ; car il ne peut avoic 
fait que fort peu de féjoui dans ces 
grilles , s'il y a été. 



0? 



K£MI 






1 



idtJ J^ommetlUii^s: - igf 



,R ÉM I BELL E A U. 

REMI Belleau naquit à Nogent j^^ ^^^^ 
le Rotrm , ville du Perche , au j^g^'^^ '' 
comincn cernent de Tânncc lyz^. * 

\ U s'attacha à Reni 4e Lorraine ; 
Mzrs\w itEWe$if^ Gcnexal.des Ga- 
lères de France , & le fui vit dans le 
voyage qu'il fit en 1 557. en Italie > 
pour ^'expédition de Nazies , §c en 
divers autres endroits. Ce Seigneur 
tut h content de fon efprit & de fes 
^ens y qu'il lui confia la conduite 
éc l'éducation de Charles de JLorraU . 
9W , fon j5k , qui fut depuis premier 
ïinçdElbei^^ & Grand Écuycr de 
France. 

BelleoH s'appliqua avec beaucoup 
de foin à la Poëfic Françoife , & il y 
f éuflit au goût de fon fiecle ; ce qui 
l'f fait niettre au nombre des fepc 
Poètes^ dont on forma la Pléiade 
Fjrançpife. On admiroit fur-tout f^ 
naïveté & ià facilité à d'éaire les 
chofes dont il vouloit parler^ & Ton 
Croavoit fes peintures fi vives & fi 
naturelles ^ que Rmfard avpit coun > 




ftj9 Afim. fur fervhrik tfiift. 
1R, BEl^ftume de i'appcller le Peintre Âe U 
ILtA^. JNature. Mais çom.me le goût a bien 
.change depuis jce<einps-4à ^ on n*cjn 
porte plus Je même jugeiçaenr. 
.11 fcayoit le <;tcc ^ comme il j)a-. 
.roit par ia traduâiom .qi^il a faijCe des 
GAzs ^ jinacreûn en vers François j 
inais quel€].ucs louanges <)ue fes çon-. 
•emporaitis .ay ent donnée cette cra- 
idtrdion , jqne jquel^ues * uns mê^ie' 
ont ofé igaicr % l'Original , on pciir 
jdfre Avec laifon qiie le Poète Crcjc' 
,en palTant par les mafns a perdu la 
^etileure panse de- U^ grâces & de 
.^çs beautés v cr que q ueiques Auteurs 
^ttrrbuent à fa trop ^griânde (bbricté^ 

3 ai le ^endoit incapable d'entrer > 
ans i^efpit ;dû Ppëtc , qu'il |radu|- 
foit. . 

Paf^ufèrpovLS apprend dans le fep- 
tilémc Hvre de fès Recherches ^ qnue 
Xemt BttleaH vouipit fcîen quelque- ' 
fois paroitre fur 'le Théâtre , pour - 
jrejMfcfenter Ifes pièces 4'àutrtii i & 
it^Ml folia un d^s principaux rsljiei' 
\aà^s la Tragédie de ^0tf0p4iilr^com* 
pctfÉepar JàdfUe. 

Il mourut à P^/f ^dànsiamaifiem ' 









«fer Bmtma Illê^K • \ jjj . 
ay^nt à peine commencé fk 50c. an- • « umn* 
née. Ses amis portefcm fon corps iur . ^T' 
leurs épaules jufqifà rEgJifc des, ' 
grands Augoftins, où 41 fur elnterré 
avec cette Cpitâphe^dôtit ks vers 
f rançois étoienc àc RtmfaatJL 

X)es pierres four cûêeurir fieUeMg 

' JLni même a h^tifon tûmAeam 
Dedans ces f terres freciet^es. 

Rewigii Belùquel^ Feietét Imitéti^ 
^ai^cum fietate &fide emde^fukféiêiMff^ 
seas^Htm pMlcherrimè j omnihHsq§iè gr^* 
tijfhnm vixit atasm^.extmSos cineres^ 
jyivét Cétciliû foeUàihHS follichandos ^ 
fmfrem nmi otffirvamijjimi Çurataret, 
Ptidie Honas Martii 1 577. mafiijffin» 
funerehec in immUo eUpefuemm. 

.' . ■ • » 

Qubiqu^l ait toujours vécu dinf : 
la Religion Catholique ^.Jl aliiiTé :. 
échapper dans fa Comédie intitulée : 
U Recomutë^ un trait qui a reudu/a 
foy fufpeâe*ib <]ttclques-Bns. Cette 
pièce roule for une jeune fille Hu^ "^ 
guenotte , qui i'étunt échappée da 
uc de PpitSfrs en x ) ^2» fat conduite ; 

Pi 



%'fz^^ Jlic9n.f9Hrferviri}'H}fi. 
« ,« ^tholl^é, laquelle lui ayant trouve 
' * un parti fortablc^ raifonnc aînfi dans 
*^^* U Sccnc 4^ du 5^ Afte, • 

^S^ilsfont hien mânis enfembU l 
J'efpere qnUls feront du fruit : 

- La fille efjt bonne ^&khon brait ^ 
L4fitte efl douée & y^éieufe , 
MUn'cpfiif^'nifafcheHfe^ 
Là fiBe n*efi pas un brinfitte : 
Je crains qu^elle foit hugaenotte 
JSiulement , car elle éft modefie , 
-JB/î paroles dhafie hopnitè , 
'Bi toujours fa hoitche ou fon cœur 
^IFenfem ou parlent du Seigneur. 

•Catalogue de fes Ouvrages. 

<Le^ Oeuvres Poétiques de Rémi BtU 
leau. Pains ^^%\ in-i^, Tt.Mnd. 1585, . 
iVi 1. It. Lyon 1 551 z. m-8^ It. Rouen 
j9àà^U^t\.. dfcUx tohiè*.- ties piçcèi 
contenues id^ns cç Rêçucirfpnt le$ ' 

rTome premier. > ' \ 

zi.I)es Amours, & n0HtfeaH'»e/âhaH'' 
geévMs:^rm^p^àiiufes^\ vtrtus & 
fm^iefi$^ ^t0n: Cès^pleçcs da ^Poë- 
fio^iàIl^ex«prto9i^flcsTO'x dettikîrès , 
^nsdnrmtd ulmi iè^Recfvicil j^éiiif ' 



1 



de$ , Hêtmnes Illiiftnr: .173 
la.premiere fois , ont été imprimées j^^ ^^^ 

un an avant la mort àc ^^^^^^^Ji.g^jy ; 
c*eft-à-4iifç en 157^. à Paris /»-4^ 
Avec le difconrs de la Vanité, & les 
Eglogi^s Sacrées; Ceft l'Ôuvrâgc cjiii 
a le plus fait d'honneur à Belleau , 
mais 4iie perfonn^ ne lit plus à pre<^ 
fent ^ non plus que fes autres Ouvra-: 

gcs. 

2. Di/cours de la t^aniti^ fris di 

V Ecclefia^e de Salomon. Ce difcours; 
qui cft une tradudion libre de rjEc- 
ckfiafte en- vers ; parut pour la pre- 
mière fois en 157^. BelUan marque 
dans une Epitre 3 qui le précède, ,& 
qui eft. datée du 30. Juillet ^$^J^* 
-qu'il Ta voit commencée plus de trçis 
ian$ auparavant, mais qu'une maja- 
4ie de langueur , qui Tavoit tenu 
deux ans entiers, Tavoit lông-tcmps 
empêché de l'achever. > 

3 • S'^^^V Sacrées , prifes dn Can- 
li(jue des Cantiques de Sahmon. Elles 
font adreflecs à la Reine par une Epi- 
tre du 12. Août 157^. 

4, La Bergerie de Rémi Bellee^ ; 
divifée en une première & féconde jour^ 
ftée.^ C'eft un Recueil de divcrrcs 
Jîoëfics qu ilavoit faites pour la plu- 
♦ Pîij 



X74 MenufêurferviràtHîJf. 
R. Bel- part dans fa première jeuncflc^to 
%%iàu qu*if a trouYe le moyen de lier en? 
femble par des difcours en profir- 
Etlè a été imprimée (eparément à 
Panrcn r57r./»-8^. avec'une Epi- 
irc à Charles de lorraine \ Marquis- 
d^Elbenfdztcc dit ^!h }mtt de cette 
année^ On trouve dans ce Recueil 
quelques pièces qui avoienr déjapa- 

' ffu féparêment^dans la première jour« 
née i. Chant de ta Faix: Pésis 1^559. 
4'^ Tamèeatt de M. François de 
Lorraine ^ Duc de Gféfe^ Paris i^66> 
in-^^. Ceft celui qui fut tué devant 
Orleanf par Peltrot Tan 15 ^j- Epi" 
thdamt de M. le Duc de Lerraim&' 
de Madame CUude fille du Roj, Hen-^ 
rill. Paris Tj^^. in*'j\?. Dans la tV 
journée : Larmes fur le Trépas de M^ 
Henéde Lorraine Marefuis d^Elbeuf^, 
& de LoUife de Rienx ^ fa femme. Pa- 
ris 15^^. />-4^ Ode Raflorde fur la 
mort de Joachim du Bellay. Paris 1 5 60^ 
i»-4^ 

j. Les Apparences celefiès & les 

» frogtiojii(jHes ou Prefages d^Arat, Poè- 
te Grèù. Cette tradudion , qui eft en 
vers, paroît ki pour, la prcmicrc 
fois y èc TAuteur n'y a voit pas y is. 



jTa dernier^ main» Il avpit feii}e^^ ^ ^^ 
înferé dans ïsa féconde Jouirnéc de fa " 

Bergerie \cs Apparences celeftesf dn S$^ 
UU (y de la tnne. Jtan Attert l^^hri^ 

dus n*a pas connu' ,<^et'tetradu6fîony 

dont il n'a fait aâbunie mention dans* 

ù BibÙotheque' ^rè^ftc h l'attidb 
à*y1rai^. 

Tbmc iecondi. 

6. Les Odes dfAitaereani^. Tiié» ^ 
fuite Grec , tr^^ies^ en vers FrdPt^ 
fbiSf& (es petites inifenfions diii fiéwr 

. SelleaH. Paris t^<^^ tn^ti^ ït»< Itid^ 
ï$7^m'ii. Avec oes^ augmentations.. 
Il y a dans le. RecticiJ <juelq^u€S pe- 
tites pîecës qui n^àvbitnt point été 

* encore publiées. La plus con^diera- 
hlç des IfrùenHpns de BitUofi eft un 
Foëme en ftile Macardtiique , inti- 
tulée : DiSlamen MetrificHm de helU 
Huguenotico & Iteifiroram pigUmine ^ 
éd Sodédes. C'eff un chef-d*œuw 
en ce genre. Il a été réimprimé après 
t'Ecote de, Saleme^en- v^rs buclefquês» 
dans une édition faite à Paris ea 

7. La Reconnue , Cimedif. En cituf 
AStcs , & en vers. Elle n'a. été upr 
triiftée qu'après li mort. ' . ; , .., 

Pmj. 



ILQsL- Voila tout ce qui eft contenu dariS 
UAVt le Recueil des Oéavtes de Beieans 
ii a fait outre cylà les pièces fuivaii- 
tcs. 

8. VInnocince prifitmiere^ & U v/- 
riti fitytive. Ce font deux Poëmcs 
François:, qui n'ont point été inférés 
parmi fes autres Poëfics, & dont 
j'ignore la date. Du F'erdier nous ap^ 

* prend qu'ils ont été traduits eu' La- 
tin par Florent Chrciién'; je ne trou- 
ve que la traduâiiôn du fécond^ qui 

* porte ce titre : Syhd , cmtitulusre- 
^ ritas fugiens , ex Refmgii BeUajm 
. Gallicis verfihus Latina faHa k FU^ 

reme Chf'iJUana ^ ^ftrcliff. Farifi^iu 

y. Il a fait de fçavans Commen- 
taires fur la féconde partie des A» 
mours de Ronfarâ , qui ont été im- 

* primés pluficurs fois à Paris zvtc les 
' Commentaires de Mf^m fur la pre- 
mière* 

V. Remigii Beîla^uei tumulm. Fa^ 
fif. 1 577. /»-4^. & i la fin du Recueil 
de fes Oeuvres. Ce font des pièces de 
^ vers , qui ne contiennent que des 
chofes fort générales , & n'aDprcft- 
Acnf rien. t4iBibti^thcfù^ Ftàfi^ai^, 



• dis Hmmis Mi^rr 17^ 
'fes de Du rerJitr & de la CreiX'dH-^ 
^ Maine, ScaifoU Safnatihàni Ehgio^' 
fum liber tetiius. Les Elàees de M. de 
Thou & les tidditiàm de Tetffier. Le 
Pdrnajp François de M. Titon dn THi 
les. 



■i 



■tt 



BALTHASAR BEKKÉR* 

BALtHASAR Fel^er naquît ïc g^ ^mi 
30. Mars 1^34. à J^^^fi^'^t^^ » ^^^^ 
fcouig de la Wcftfrife , où fon pcïc 
étoic Miniftre. 

Il fit voir àh fà wttmctt jeunefle 
' une gramde vivacité d'efprit, & uÊie 
ardeur particulière pour le tràvarL' 
Des difpofitions (\ favoriibles pour 
Tctiide engagèrent fdit père à Py ap- 
pliquer : il prit lui même le foin de 
Ion inilrudion , & il le forma attX 
fcienccs )ofqu% ra:gc de feize ans. 

Le jeune Behkcr zWi en 1^50; i 
Frantker, & enfuite à Gtàningue pottr 
perfeétionner dans' ces tjniveriités 
les connoiifancés qu'il avcit déjà 
acquifes. Il étudia dans la première 
les Mathématiques & principalemei^ic 
)'Aihonoimie.&)us Birnurè fnlhnm s 



^7^ Jkikip^/irvir^PH^T 

^1^ " Théologie fous Samuel Des-^Marets^ 

A 2XLit laogaes Orieiitaics' fous Jéc- 

. ^aes Aliiii^ms^^ Il apprit aùffi dans 

i'ime & l'autre tè$^ piihdr^es de 11 

Philofopliip de Defearies , quC com- 

Ihençoit à s'y répandre ,. & fout ù- 

>|uehe il prit beaucoup dé goût.- 

. H p'av0if pas' tnàotc afehevé ctt- 

derement fes études Acâdejaiiqùes ^ 

toït^vHÏ fut hXt Mijiiftre du bourg 

i^ObfterUtfim^ à deux lie^ësde Fror 

lèekfK II demeura eii ce lieu- près de 

éix aniiées^ p'endaht ieftjiiclles il 

., ne négligea pas les études qju'il avoit 

^ '.eon^nieflcées , mais traVaiik^ au coo-^ 

ifraire faAS' relâche à- v fai^e de nou^ 

Veaux progrès; On prercûdque cVft* 

. U qi|e lui y ini^nt lies pr'cmîcres idées 

dé fofl fyftêiîle fur le Diable , qui a 
tÀt depuis tSEtit de bruit; 

Il fut reçu enM ^^5, Do<îfeur cnr 

'Ifhéplogie à Fr^ancklpr ^^ après avoir 
^utenu' une THcfe, fuivant la cou- 
màiç. On rem^rq^ -cfês lors en lur- 

. UQ génie porté à doAiicr dans la nou- 
veauté , & à emlirader des fyffêmeS' 
particuliers :> Gar Oh trouva dans fa^ 

^T^iiçf^ dfMivdb!^^ gui atw^uoicçt 



fautorité de V^ci'ximt Sihxté , 8c K BÊK^ 
cfonr on pouyoit tirer des cxmfé- kiiw 
qucricci très-dangpïcufes. C'eft du- 
moins ce qu'aïïûrc Henri Btinei^ 

• dans un Ouvrage qu'il a fait- contre 
- lui. Mais d'autres^ prétendent que 

c^edr une calbmnte tnveméo^poue le- 

• tendre odieur^ Se qu'i£iurâa'con<- 
traire rcçu^ Dbâieur avec Beaucoup* 

' (f applâudyTcmcnn. Ce dernier dxt 
paroft d'autant plus vraifëmMable ,. 

Sue quelque temps* a|5rès'il fut choi-»- 
pour exercer lé Miniftecc à Fm- 

It'fe maria cn^ ï6^y. & époiifa la> 
Glïe ic Bernard FtillertHS^^fon Maî- 

• tre de MatKeimriqiies ,. q\ii étdit: 
' tnbrc depuis dix ans. Il Rit toujours- 

fort uni à cette femme , dont il latf*- 
fa un fils & deux filles , & pour fai- 
re connoître à tout le mondfe là tco- 
■ drcffe qu'il avoir pour elle ,. il a mis- 
à la tcte dé fon Monde Enchanté uner 

• Epitfededîcatoire envers flamands;, 
qui lui eft adrcffée. ^^Krr^r^^iwi^a^ 
tourné cette Epit« enr ridicule dans 
une fatirc contre Bèk^r ; mais on lut 
» répondu d'une manière fort fpî-^ 
rituelle. Ces. pièces ont étéinfeiMS^ 



.B.^'Bfiy-danJ un Recueil d^Ouvragcél faôçs 
TU^t pour & conpe le Monde EnchamL. 
, 5^i^<?^ èmbrafla dans ec tcmps-U 
lesfçnfimens de Defcartes , tonttt 
lefquels pluficurs ^'étoient dcclarps 
d'une manière fort vive. On peut 
juger comment ils étcéent regardés 
en Frifc, par Un grief de la Claflcdc 
LeufW4rde ^ ài^nk en \e6i. conte- 
nant entre autres moyens pour ban- 
i\it les noùveautez dangereufes de 

. )a Philofophie de Dffcartts^c^vtç, l'on 
demanderoit aux Etats un Rtgle^ 
ment , qui portât, qu* aucun Profef» 

.fi^^K DoSeur^ ou AfAttre ^ quoiqu'il 
fut être ^ fiit dans l'Vniverfité ^ fiù 
ailleurs, ne pût faire mention de la Phi' 
lofiphie de Defcartes en tout^ ou en p^r^ 
t$e , de parole ou par écrit ^ à moins que 

. ce ne fut pour la réfuter. 

Bekker fe croyant note en quelque 

.manière par ce grief, comme un 

homme Jnfe(^ de nouveautés per- 

. fticieufçs , crût devoir prendre la dc- 

fenfe de la Philofophie de Defcarte^ 

a laquelle il étoit attaché , & adrefla 

: pour cela au Synode de Lewwarde 
un AvertiflTement daté du lo* Mai 

. iff 8. Il eft intitulé ; 



A 



'(ies H(mm$s Illitfirès. " it î 
^r.pe Phllofiphia CAnejtaria acL B. Bb!|> 
mnith candida & Jtnceta. F'éfalidK^K. y 
i€(Çg. m-8^ il fc propèfa dans cet 
AvcrtKTcfncnt d'inftrmre ceux qui 
n'éroient point au (ait des difputes 
fur la Philofophie Carte(iehhe /& ds' 
felrc cohnoître que ce qu'on y trou- 
voit a reprendre n*ctôît pas quelque 
chofe de fi confidcrablc^'pour me^ 
ritcr qu'on (ittantdebruit. Ilcut Tap- 
piaudifTement de.plufieurs Sçavans, 
& en particulier de Samuel peS'Ma^ 
rets , qui cependant étoit Tennemi 
irtortel AtDefcartes. M»is la plupart ' 
des Miniftres de Frifc,' qui ctoient^ 
Voctiçns, le defaprouycrent, & prin- 
cipalement' J^^» W»-^^rH^4j^^if, qui 
cependant devint dans la fuite Cai- 
céuen & Cocceien. 

En 1^70. Bekj^r compofa en Flarî 
mand un Catechifmc-, où plutôt uii 
Cominentaire fur celui à^Heidelbef^^ 
xjà^W intitula: • • 

2. L^ ' Nourriture foUde its Târ^ 
faiés. Leufwàrde 16 jo. /«-8**. Il rc* 
levait dans la préface les çtiéfauts des 
Gatêçhifines/dont on fe fçrvalt 
alors , & ' ceux de- plufieûrs Çitc- 
i;biftesi U fuivoit diuis le fotfs ^ 



M ^ w ^^^^^ que^q*Ics^ fcntimçns partie*» 
^' ^_'licr$d'i«/rmg/i^, quoiqu'il s^cn ccar^ . 
* t^c cri plyficurs autres. Tout cela M 
Ht tort dans la (uitc. Jli en avoh en- 
voyé les prenricïcsifciiillcs/iès qu'el- 
les avaient été impriiTicc$, à fcs an? 
cicns Maîtres, Dcs^ Murets ôc Al* 
fi>ï^/iijf,'ch ks;priant de Éûra^pproo- - 
'vcx fon Ouvrage .par i*Unlvcmté de . 
<7row«jç«^jf/^/«g/«j l'approuva; mais 
Dts-Martu qui étoit aflors l'ennemi 
juré icMimgim ^ i^x, choqué ed*y 
voir fcs fcntimaw. Il xtut quM/- 
tingim avoit engagé Sel^rÀ eompè* 
fer ce livre pour produire Xes opi- . 
liions , & pou r leur «donner du çrc- ^ 
dit. Se ai r<fufa .opimatrement d'y , 
joindre fon apptdbacion. 

Les inftances que BéJéer lui fit . 
pourl 'obtenir j ne fcrvirent qu*à Tir- 
riter , Se qu^à les braiiillcr irrccon-^ 
xiliabicmept, Des^Mants jcomsi^^'^^ 
ça par foùlever contre lui plufieorSt 
Miniftres ^ & trouva enfuite cnoyea 
|>arle crédit qu'il avoit/le faire con^ ^ 
4amner fon Catechifixie par un Sy^ * 
' «ode a^einblé à £olsat/an en .1^71; 

. .Voici les ftfincip^lespropofitioni; 
4g||i fyofifct^t 4^ pre^ciite à cette cqav 



Szmmtion. 1^. Adam zyùit étéi:rè.e, B-étlH 

corraptMc. 2^. Il avoir érè;^fexi|u ^ 

pour vivre étcrndlcnicnt 4^9$ ^Ic' 

Paradis terreftrc , fani qu'il ijcût te-. 

ibin ^*êttc tranfportc .dans le Ciel ^ 

m à^tmis dans un état plus hcu^ 

reux , que ^ccluioà ii •étQÎt. 3®. £w 

igiiptoit les pio^rictcsVnaturdltr 

(dvÊ fctpept Tentateur j & croyoir 

;qu -ri patloit naturclicnicnt. 4**; Les 

Juifs &. ie$'Turcs adorent le verita-»' 

iblc ©iew, ^quoiqu'ils ne l'adorenic 

pas de la manière, ^qu-pn 4oit d'ado** 

iTCT. ^'^ Ce que nous ne iConnoiiTonr . 

f2S 4c la terre eft plui granxl que k:ç' 

.<iue,noas en connôtiïbns. é*^. La ^Cr 

Icbration du Sabjbat le premier jour^ 

^Ic la femaine eft .d*i;nftâtution hur 

lAaine ,& ;nem pas d î y ine. 

Bei^rfe fournit fans jeftriâion 
aux volontés du Synode, te chan-- 
gea 4àiiS fon CatqcMfme tout çc^ 
qu'il voulut ; mais cette condefceri-' 
4Btnce ne jlui ftryit d:e rien. Car ua; 
Aouvei^ Sydodé y trouva encore ï ' 
reprendre ^ même dans ce qui avoit 
,étc ;Cot3rîgfc ZJWykrrtcmoignaren cet- 
têpcc^LÏion la même foumiffion que* 



^SL BeK* les cprrcâions qu'on exigea de hk 
lUk* Mais tout cela o*ctnpècha pas que le 
Synode de Taonce iuivante ne con- 
damnât de nojjiv.cau |c livre avec 
les Correâtions. On voit par-là ce 
que eVft que les Synodes des Eglife$ 
P. Reformées^ La cabale & le crédit 
les conduifcnt , & les font fervir à 
leurs fins , & la Religion n'cft qu'un 
voile qui cache les padions de ^euij^ 
qui en font les mobiles^ - 

Sei^r ne crut pas devoir dcmeu- 
ifit d^s le ûlence^ pendant qu*oa 
travailloità l'accabler. I^ comnaenç^ 
à faire in^primcr une Apologie ^ 
contenant en, peu demoti rhiftoirp 
de Ton Otecnifmc Elle étoip écrite 
en Flamand y & avoit pour titre ; 
ReUtion fincere des fujets !& des par^ 
ijcnUritea des ferfecntions ^ qtie I^Ah^ 
Ujnr étun ftvrp ijftiîHlé ^ La nourritu»- 
ïf fol^de des parfaits ^éf efi à Jouffrir 
en flufieurs itccafions. Mais pfl n'en 
ayoit pas encprc imprime la.fpoitic; 
lorfq^e le Magiftrac en £t arrj^tpiC: 
r^mpreflion. L,çs quatre premières, 
feiiiîles, qui l'éto^ent déja^ étant 




des flôtfmis Illu/hes: %t$ 
Miniftre peu endurant, en fut piqué B. BêK- 

• au vif, & commença à attaquer ou- K^ik^ 
vertement Bekkér ^ non feuictn^nt 
dans la Préface d'un petit Ouvra ^, 

. gc , qu'il publia à Groningue. çp 1^72. 
/»-8®. fous le titre de . i^«w/5i?î^/4 . 
TTjeologica ad Cançhéjm Fœier^ti 
Belgii ^ mais encore dans fon Trf^té 
de affliEîo ftatu findii Theplogiçi. in^J^^ 
deraia Bdgio , ficdanst quelques, au^ 
très livres. • . 

B^khr repondit avçc beaucoup 
de modération aux attaques violcn-i ^ 

tc$<ïeDes'Marets, qui s'ctoit épuî- 
fé en injures à fon égard -, & à cel« 

.les de quelques autres Théologiens,' 

, dans^uac Lettre Apologétique adref- 

. fée à iD^/'iW4Wi,gc imprimée avec 

d'autres lettres de 5tf4j^r& de I)«- 

Marets fur le même fu jet fous ce*titre: 

i.l>efenJ!o jujla & necejjaria, Fréi 

nekerd 1^7}. /w--4*. 

' , .Bekkf^ fit auffi un écrit fur Icjugc-r 
ment que les Profeffpurs de ffanfkgr 
cônf^lrés. fur fon livre, avoient^porti 

. à foa dcfavanage.. Il cil: intity^p r 
4. Réppnfe.nAceffiffre .4 ll^V* ** 
TrofeJfeHrs. (çn Flamarid). 1^7 j. 

.. , . Cette a^ii^e fjitjqrïnjnéc paj FinJ 



i8^ Mém.fùur'fèrbiràfHifi. . 
É. ÉfiK- tervcnrion des Etats , qui à la pourJ 
KBR. fuite de: Des-Marets condirnaeïént 
l'Quvratge & 1^ gro&ivirent. 

Après cette condamnation , Btkr 
3^^r crut île pouvoir plus^demeurer 
avec honneur à Ffif/î^^r ,& quitta 
cette- ville .pour aller ktoemn/m 
dc5v grosboutgs de là-. Hollande, oi^ 

•^ ' ÎX fût appelle eri* 1^74. 

* ' Il ne fir pas un long^féjour en ce- 
lieu ; car en iCjf. itreçut une voca- 

^i tî6n pour I^f^)^, petit? vUlb près 

- à'Amfl^rdam , qu'iLacccpta.-Il a voit 
dans cette dernière- ville un ennemi 
vioknt, nommé Laurent^ HomnA ^ 
Mimftre "honûTâire^.^ui ne negJi- 
geoit aucnnc osCcafion^ de \t décrier^ 

^ & de le faire foupconner d'Hctero- 

"^ do^ie , dans» Ja crainte: qu*bn ne llàp- 
pelM t à Amjf^rdam^ II: ne pur cepen- 

' Aint l'èmpêcficr > caruapeftc étant 
venu à; vaquer iins cette vijle en 

" ^ i^7îJ. on. propofî Bèkts*' p<>ur k 

\ ' remplir, maigre: (es oppofitiôns. 

^^ ' 'Celûr-ct'pçritiàîdé qu'il étoit de (on 
' iïHci^^^^jnftiStt dci- accufattotis 

rcnce çn> pfrffûce, de quelques» te- 



X 



des ffmmes IllttflrfK 187 
firent h paix cnrcmblc^à cciraines B. BEK^a 
condition?, <i\ieRekk£r rapporte dahs xml. 
un Ouvrage' Flamand^ q^*it a dpn- / : 
nç fur ce ûy^tv fous le titre fuivant*- 
5; Détail circoftjtancie de la confia 
f^nce pamcMlim de Balthafar Bek^r 
avec Laurent Homma. jlmfterdam^ 

Cette reconciliation applanit tou- 
Jiâcs les dilficultcs , qui pouvoietir 
s'oppofer à fa vocation, qui fc fit 
là mênie année 1^79. & iî'alla de- 
meurera Atnfierdam^ où il fut iu* 
ftallé^ dans le Miniftere> le jj. De*- 
f çembre»^ .' 

U; demeura quatre anr dan$ cette' 
ville, fans rifen- donner au Publié.- 
C'ctoit'Une ifuice dé fon^aceord avtr' 
/ftOT«»4> car ilavoit promis^qy^i ne 
feroit dorefnavant'riencimprimer fur 

dcs'matieres Théc^logiques^qui n^^eût 
été approuvé^ par lâiCla£re> d^'^mjhr^ 

dam^ & il^aimoit;niieU'X' ne rien écti» 
re ,. que de fe Ibumettre i fow exi-- 
mch. Mais lôffqu'/f(m9i7M.fut mort ^-1 
il crut que cette promeffe nel'obli^ 
geoit pIus..U recohimença à'^fé prcK- 
duire en public par un' Ouvrage fiicr 
l^Cpiuecç^Quipaigut cni^So. &lês?^ 



/ 
/ 



\h Mim.fmfirviriVHifi. 

H Ht»» années fuivantes. 

B. UEK^ ^. Recherchei fiir les frefages ^ 

* C(W»tf^« i foccajîonde celtes qui ont 

paru en \6io. i^Û ^ 1^82. (eh 
^hmdiXiàyLeHnjuarde 1^83. i»-8Ml 
en ^ donne dcpuis^une nouvelle idi^ 
^ tion Augmentée ctm Chapitre & d'un 
épilogue. Avec UDefcription deU 

* Methqcte, par laquelle Lpiiis Guillau; 
l me de' Craàfajretendif diçjNéyrir lis 

longitudes: ÀmfierdÀm 1691. in^4^. ; 
Bàhr combat/dans ctt Ouvrage 
^ le, préjugé vuîg^àire , q.uï attribue aar 

* Comètes * le droit de prefagf r ûh 
malheurs. Ce prdugé avpit été fi. peu 
contïçdji^ )Jiifq.uçs;K , qu 11 ne doit 

■ pas paroître fiirprçrîant , qiie^ q^iej- 
' ques-uns ayent attaqué fon Ouvxa- 
. ge y mais il n'a pas trouve leurs pré- 
tendues réfutations aflez fortes , 
'l pouf qu'elles meritaflent une répou- 
{t. Bayle a co^pofé d'ans le mênïe 
temps.un Qiivrage fut fà.même ma- 
tière , &: tendant au mcriieber. 
' i?^%r publia enfaite differens Ou- 
vrages d'une autre efpece , dont 
f ignore les dates. Tels font lés fuir 



vans. 



7, Léire a im ami fur là Leitf^c ^ 



des Hommes Itlnfires: i%f 

' î^rèieric Spanheim tûuchant le/irètéks b! VftK^ 
Je la HalUffde, Icn iFlamand} ^^^; '- 

8. LétdèlMne des Eglifes Rtfonfiies 

'des Provinces "Vnies ^ eontenke dans 
leur ProfeJ/ion de Foy. (en Flamand) 
$, Il a ccmtitiûé THiftoitc Eccle- 
fiâftiqué & Civile de George fiotnins 
depuisr l*an ï6é^. où if âvoîc fini, 
julqu'en 1^84. & ctttc continuation 

' ^ été întpriméc à la fuite de l'Ouviâi- 
ge de cet Autcuï a Leyde Fan i6ij. 
/;ï.8^ 

I o. Explication dit Prophète UaniéL 
(en Flamand) 1^88. m-4*. Qupi^ 

' ^uc iSri^r^ stît fait cntrejf dahsf 
cet Ouvrage plùfiettrs fcntimens fih- 

"gûlicrs, il n''y fait aucnnfe :mentiort 

"* de céJai quTiîa débité dans fôh Mm- 
de Enchanté. Il ne s'expliqua fur cet- 

' te matière , que txtfis ans après, lors- 
qu'il publia ce livre qu'il intitula : 
lï.'Ije Monde Enchanté /oiàexa^ 

' men dés èomniuns fentimem tonchdHi 
les efpriti, leur nature , leur poHi;oit ^ 
& leurs opérations^ & de tout ce qtton 

'dit ^ue les hàmmes peuvent fair'e par 
leur interveMon. En deux livres (en 

' Flamand) Lewwarde 1^51. /»-8®. le^ 
^mficrdam lâ^t. in-/)/'. Lims fi0: 



rjo ? Mim. féPtrferviràfHi(fl 
Hi BiK- 4^^ (cQ Flamand ); j^mficrAam U^^ 

fiirJanf- 16^ 4. i»- 1 z. 4, vol. Il y en a^ 
uiiè traduâioiY^ Allemande impri<» 
méc e» 1^9 3i.- 

Comme le détail des fentimcni' 

vdes Auteufs^faic la partie la plus ef- 

, fentiellê de leur vie,jl cft^à propos 

: d'expofer- ici en peu <lc mots ibn^ 

iyftcmr, fur ce qui fair la maticTe 

de cet Ouvrage^*, dont le ftiïe diffus 

jufqu*i réxcès , & ennuyeux par fes 

sepeckions^ rend4l^le6i:uce dcfigrca- 

ble ^ & qui feroit pour Cette raifoa 

forr ptu w^. fans la ficig|ilàtic& des' 

. cËiofesqn'vil coi^tient*- 

tes princrpes^iii^y rcgntDt'pea- 
- vent fc reduiref aiiix; proppiîtioos fiïî*' 
Vlan test 

1^41 VLJ a^ qu*un (eul Angç V ^ 
i^ ^pfcclié.^ 

Ilr Dieu luiv permir di tenter no$^ 

', pi^emiers paren$î,.fans' qv'onf^acbc 

^ ^Knn.ment cck. fé fit j . après. quoi i^ 

fiit relégué dans l^fcr^ / ^ 

HK C*eft donc fans raifon^qu'pn* 

. lui a atftribué <làns> tous les fieclçs 

d^iveifes opeVations^auiKmGlles il o'i^ 
J92|i^s* eu k moindre na^t*^. 



dès Ffimmes HlHffféf; 15 r 
IV; C'eft auffi injuftcment que B.BeK^ 

^$ Pàycns onr attribué, aur mativais kir;- 

geniês^ itoures'lcs'a&ionsl' qa'ils leur/ 

ônriinputéès;v 

V. tes Juifs 6i lèf Cfirétiéns onr 

tire àts PàyeBS^ Ici. erreurs ,,oà ils* 

font fur ce fu^t, . 

VllJefiês^éhrif^JÇsiXiSr corriger cès^ 

erreurs , s*ëft accommodé' à'ia- ma* 
nierc de parler, dèsc Jui£^ iôrfqa'il^ 
as^çûïiverfé avec cur ^,& Ics^Agotrei'- 
cn ont ufë dainême.% 

VIL C^ëft ce-qui fait qurl'Ectî* 
rure <Iit beaucoup de cfaofes ics O* 
pcrations^dà' EHabl© &dc. fes Anges, 
qu'il faut entendre > ou< dît péché 
^^ont lé tSabrle. cit la-prcmierc cau- 
' fc , bu dès Bqrmnes^ mech^as , cor- 
TOHipus, & £cduâ:curs-- 

VIIKOn-'ne dôit^ non^ pFus attri-^ 
Bucr aucunes opérations aux' Bpns. 

i^nges; 

IXr^Gemîëflf qu'en fuîvanr cc^n- 

Ifrotn^u'ott^peuc foutenk ce quîon^ 
cnfcignc en Tbéok>gie de la nature^ 
dès AtigC]5;,& de la^dificrence infïnic 
qa^ily a entre le Créateur &la Créai»- 
'- turc. 

X^Cectc apmion: eft aulS uiîlc^ 



151 Aéim. purfirOhà VHîJl. 
:: B. Bbk* pour délivrer les hommes de b vaî- 
]^BJW : ne frayeur du Démon dont ï\i fonc 
£ûlis y afin qu'ils apprenneftt à ne 
craindre que Dieu leuK 
1 XL II (emble même que ropinion 
V commune que l'on a de la puifTancc 
du Démon , en fafle une divinité, & 
que cette opinion foit contraire i 
' l'autorité fupreme de Dîep & à la di- 
: vinité de fon fils, putiqu'en Tad- 
:. mettant, ôa ne les peut plus, prou- 
ver par les attributs du vrai Diç^ ,' 
. qui lui font donnés dansTEcriture^ 

• & dont on fait part au Diable. 

Bekj^r âfltire dans fa préface , que 
r c'eft cette raifon qui Ta déterminé à 

• I écrire , & il ajoute, que fi le Denion 

• i s'en fâche, il n'a qu'à employei» fa 

puiffance pour le cHàtieA S'il e/iDijftis 

dir-il , comme on U veitt , ^u'ilfc de^ 
c fende lui mime , & ^»Ul s'^n prenne à 

moi tfui ai renverfi fes AuteU an nom 
' de 4' Eternel. Voilà un : défi dans 
r les formes , qui tient un peu d^ la 
t gafconade. 

Dès que les deux premiers liiurres 
-. de rOuvrage commencèrent à pa- 

xoître, ils foulcverent bien du Mon- 
: ^9. On trouva d'abord à xedke qu'il 

les 



« Âis 'Hommes îUi^es.: x^^ 
les eut publics Tans rapprobatiph de^ B. R«K- 
la Clafle dont il ètoir, & Tan ^ pro- keji« * ^ 
Xîeda enfuite à legr examen. ' * 

Les procédures^ qui furent fort 
longues ^ commencèrent le j i. May 
16^1. & finirent le 5. Août de 1*m< 
née fui vante .1 ^52. par la depofition 
de Bekj^r^ à qui on conlerv^ cepeii. 
*dant la penfion de Miniftre. On 
avoit voulu l'obliger à fe retrader ^ 
!mais îl n'avoit jamais pu fe refou- 

Vdre â la faire^ du moins d'une ma-» 
nicre bien claire. 

Il eut parmi le peuple les rieurs 
pour lui , & on fit à cette occafioh 
,«rois médailles. 

La^remiere dont parle Bayle dans 
,iunc leétrc du HV Novembre i^^f. 
rcprefcntoit un Diable habillé eii 
Miniftre, & monte fur un âne, por- 
tant une baniere, pour marque de 
ia viâoire qu'il avoit remportée daiis 
les Synodes. Un Ecrit Flamand, qui 

^cxpliquoit cette médaille , racon- 
toit à la manière d'un RaggHoglià dfe 

. jBoccalim , ce qui s'étoit pafle dans 
les. afTemblées des Synodes, dçs 

[ Claflcs & des Gonfiftoires fut cette 

I affaire ,, nommant AiMftrçs DMij, 
tmiXXXn - tl ^ 



Ï54 -^^•f^<"'/'**"**'*^*f^ . 
% Bek-/'!^'^,, ceux qui avoientMé çona»e-" 

U féconde , qm^eft «apporteiB 
•flans le 1^ volume des MifcelUne* 
tipjùpJM. p. 3<fi. reptcfcMé d'uR 
coté le portrait de Be}é?r , avec cet- 
ite Légende ». Beié^r S. T. D. V. D. 
M.Amfl. Nat. Metflav. frif. 1634- 
'& de l'autre la Prudence, appuyée 
fur un livre fermé de fçt»t fceaux , 
qui examine au tfaversd'un verre, 
ïes fantômes formés pat l'adrcfls 
jd'un Enchanteur, babillé en Morne , 
avec ces mots; ^f^Hi crédit J4r 
■file decipUur. » •> 

La ^toifiémc , xjùi eft à la tcte.dîi 
mois de Deceni^re Un- 4«s Entre- 
tiens Allemands de tentzel , i d'UB 
>ôtc le portrait de Sef^r , fie au rc- 
"vers Hercule con^attant des Mon- 
tres , avec ces mots djins rExérgue; : 
X>pus,virtMi$ventatipjHetrimphat: 

' Pluficuts Sçavans priircnt les cho- 
ies plus fcrieufêmetat , & Vapplî- 
,quere«t à refùtçt l'Ouvrage de Bel- 
'k£r i & l'on vit alors p^oltre urjc 
"piukitude pïodigiçufe d'Ouvrag,e« 
^Ut Çftte matière, la plûpwt en Fia- 
' )àe J? Tâjpoweiiù 4à ccu3^, qui 




Ubat venus à ixw connoiiTancc. -j, ^ 

Melchioris Lddexkeri 5, TheaL D^ * ^**î 

fie A de vHlgatQ ntêpipr S^j^Kcrl mln^ 
mne , & fcripmr^im amhmtate & 
veritatc, pro Chr^iéma Religiom AfH 
hgffica. Vltrajéîli j^^t, w-i^. 

Pneuwmtica , m pa^rined^^ Mjfrkf^ 
^Hvragi OH l*on fait voir ^hc leé 
^fprits ^ & partieulieremem Us jinget 
4à^thons €iue mauvais ^ agijfent réem^ 
mem 9 fuivam Itur naSHre<i far lei 
forpSiS publié i Vikccafion dn livre dsfk 
J^tonds %nahante de Balthafar BtKn 
xer , par Htnri Groenenpegeiir-^ Ailni^, ^ 
fire éU S. Evangile 4 EnKHfe. (ea 

Remarques fur le J^ùnde Enchanté 
Je Balthafar BexKér touchant les E» 
fprits .& leur pouvoir , & particulier^, 
rmem Ntat & I0 puiffance des. DijOr^' 
bln, p^ hm Verryn. (en FlamÂnd)^ 
Amfierd^m 169%. in^û!^. Verrjn ctoic 
j^niftre des RemQoftrans à Amfier^ 
dam. 

Le Monde Enchanté de Balt. K^x- 

MK examiné & refiité par Jeanvatt 

der IVaym. (èa Flamand) Franexnf 



^ . Obfervations modeftes \ dans téff^ 

»*^ nionMBalthaféirBeKKerfurUnatu;^ 
n & les operktions des Effrits , cônr^. 
fimemem a la parole deJ>ieH'> f^r 
Jean Aàlfiim , Mtniftre a Hoorndr; 
& Paul Steennjuinckel , Minîfire a 
Schelluynen. (en Flamand) Dordrechê 

U^i.in-i^. 

. traité hiftoriijiée des Dieux &4es 
Démons du Paganifinei avec des r^ 
inar^ues critiques fur lefjfieme deBekr 
l^r i par Benjamin Bmet. Delff lépe/ 
ini 2. Cet Ouvrage çft en François. 
- Dans le couis Àts procédures ^' 
Behl^r cômpofa quelques pièces, qui 
avoient rapport à fon affaire > telle* 
|bnt les fui vantes. 

^ 1 2, Deux leures de Baléafar Sekê 
kfr k Everard van der Hoogi ^ Mini- 
fire de Nieunvendam i la première dor 
\tée d^Amfterdam le 1 5 . Septemhn \£^y 
^ la féconde de Franehet /e ^ 3. ]uin 
tè^i. cmcemant le Monde Enchanté; 
tà' ce qui s'eft pajje àfonfujet: Avec 
dis obfervattoris fur là Préfaci àun 
certain prjojei de Remarejnes. (en Fia.- 
paxA)Eré^fie\ifrx4^t.in''é^, 

^}.» ficm^^Hcs pecefairet fur Im 



V 



nouveaux momfemenr, excités elepuis ^' iv ^^. 
feu far I0 tetp'è circulaire , & par ' ^ * 
it autres moyens , contre P Auteur dié ^^^ 
Mande Enchante. (cnFlamarid) Am-( 
fierda$ni'6$i. in-ji^. 

14; Aifertijfement de Békf^rtâûchahâ 
Us livres , ^i ont été publiés depuis uH 
temps contre lie Monde Enchanté, (etl 
Flamandji Franekir i6^t. in^^^. 
- 15. Récit finple de toutes les prote^ 
eUtres tjui fe foltt faites dahs le Conji^ 
fiaire & 4a Clafe d^Amfierdam, atijjî 
Inen^ cjue dani les Synodei de Noi^^^ 
Hollande ^ depuis le 31. May 1^91;' 
ju/^u*aH 11. Août i(S^i,fuivant l^or-j 
Xre £e temps , tiré des ABes Origi^^ 
nattx^ & accompagné de Xemar^uèsv 
(en Flamand) Dordrecht ï^5|}. in-/^. 
.. Bekkèr croyant qu'il A'avoit plus . - - 
flen à ménager après fa depofition ^ 
publia les deux derniers li<^res de 
ttn Monde Ench'anté^ & pcrfifta juf- 
qu'â fa mort dans fes premiers fenti^ 1 
mens fut cette matière ^ qu*il difoii; 
avoir examinée à fond pendant 15/ 
tiinées. 

- Il inouraf à Amfterdam^àt pleure-r 
fie le 1 1. Juin 1^98. âgé de 1^4. an«/ 
Jtan^ Henri Iklji^fr ^(pn fils ^donn^ 

Riij: 



£.43flK-^^ même année 4iae Relation de (k- 
K£A mort où l'on trouve quelques paxti* 
cularites de la vie^ 

V. Lefrmrfr4cmB des Seblh Xw- 
40raris de Liliemhat. Il ^ ti -un" foit 
bon aftick fiir lai s mais l'Auteur ea 
fft demeuré aun di^utes Air foa 
Monde Enchanté y dont il promet- 
toit donner Thiftoire dans une autre- 
volume î promeflTe qu'il n'a point 
eacecutée. Le iXîSionnaiiid Flamand 
de Luifcius, L'article qu'il en donne,, 
eft extrêmement diffus ^ mais peut; 
èxaâv. 



JEAN EDOUARD DU MONlN. 

^ - ^EAN Edo'iard du Monin naquic 

-fc*' ' ^" J à G;^ en Francbe-Gomté vers Taiv 
MoNiN. 7.57. • 

Il vint à Pdris fort jeune , & com- 
mença de bonne heure à $*y faire twi? 
nom. La plupart des Auteurs de fon 
temp5 s'accordent à le combler de 
loiianges^ & à le faire regarder corn* 
me un genk extraordinaire. 11 fça- 
voit 3 filon N^iudi ^ les langues La-^ 
énc>GrecquC| H^t^aïque, Italicoie 



.iitic Efpî^gnolc , la philofophie, là J, Ê» OÂÎ 
l^édecine , les Matkemajtiqùes & la MoKl^r 
Théologie , & il a fait un nombre: 
piiodigieux de vers, Latins & Frân-| 
^ois. M^tis fon érudition ^ (i{ét;enduS^ 
eu'elle paioiffe par fcs Ôuvr agf^s^ &^ 
n eftimée qu elle fut psit fes coocemH 
poirains^ n'eft pkxis regardée quV; 
vec dégoût 8c avec mépris. En^éfclf 
fe' Poche Françoife eft d'uïicdufêtc- 
& d'une obfcurité étrange. La liber»; 
fé qu*il y a; prifc die forger des mot$ 
nouveaux tant fimpks que compo'^ 
fés , 8c l'afTeâlation avec laquelle it 
y a repàhda:, comme Ronfard^ l*é^. 
i^aditibn à {Peines mains , là font 
paflejf pour l^Ouvrage d!*un vrai Pe-^ 
dantj &ncm point d'un .homme 
d'efprit. ' Sa Pbëfie Latine ne vauf 
gueres mieux , & fe reflcnt des mc^ 
mes défauts. Sa profe même , qur' 
fembleroit dev(^r en être exempte j^ 
n'eft pfefque point intelligible. En' 
un m|^ en ne voit rien d^ns tour 
ce qu'on a de lui;, qui lui Éaifc hon- 
neur , ic qui ne découvre .le mau- 
vais goût de KtviX: qui lui ont prodii^ 
gué fi mal à propos leprs éloges. 
Mit vante dans Ur Préface d'un^ 



^E. Dude fes pièces intitulée QHafimoài\/ 
'■ lôNïN. d'ayoiï à l*â'ge de 20. ^ns vu lire puï^' 
btiquement fes Ouvrages au Collè- 
ge à*Harcourh C'eft moins là uncr 
preuve de' fcur mérite , qu'une niar- 
juc de la prévention où Ton étoità' 
ton égard , & dé l'Ignorance de ceux 
qui enfeignoient ators dans ce Col- 
lejge. 

' Dh Verdter tious apprend qu'if 
'^émeuroit au Collège de Bourgo- 
gne > &: il y éroif encore, lôrfqu'iP 
fut aflaffiné à Paris fe 5, Novembre* 

N^AftdéAam fon Apoloj^e des grandi 
Hommes foupfontjés de Aïagie d\x qu'it 
àvoit alors .2^. ans. La Crûix-du^ 
3^'àine prétend dîins fôn jEpitaphe, 
que je rapporterai plus , bas , qu'it 
àvoit environ 27. ans : c'eft auflî 
l'âge que lui donne Dorât dans ce 
4iftique. 

Annis antétrilnis tjHamfexfint hi'^ 
ftra fera6ta ^ ♦ 

Imcmpefliva morte ^ Monine ^ 
*' cadis. 

Mais il faut dire qu'il eniivoit 2^. 
puifque dans fon Manipulus Poeticm 
imprimé en 1579. ti jpàrk de fon 



dis tiûmmés Ittufitêé^ lèôt 
J)6f trait ^ où il étôit reprefcttté âgé J. F. étf^ 
de 2z. am -, ce qui prouve qu'il lesj^oîiriK; ' ^ 
avoit alors, ô£ qu'en- v^ié. xï^ cn> 
aévoit 1^; 

'- Il fut enterré dans l'Eglîfe dé S":* 
€&me^ auprès de Clatide iEffence^ &*'- 
JSi Croix^tt^Maine lui fitxecte Epi,'» 
Cnphe. 

Jiàfpès^ tmeffipràfférds^ #ï/?^"iir 

Chrijio firv^tàri fkcrtm: 
- IhharmiEdoardo^ Ai(^nino , j^/vi^ir)»^ 
'i^Ve i7<?» folnm , fedmim GalUdornà'* 
tnento , irtgânii & memoria^ fcUcitate "^^ 
UngHArumqHe cogmtiove & nfa prâfian^ 
ti 3 Poétd & PMûfopho fiiffta dtatm 
t'gregie ^ facra Théologie^ fludiofiffîmo ^ 
^"Aiathematicarmn Arfinm periuJfU r 
ifio<; infcri^endn 'vetjihm Gracis ^ La^ 
hms,&Galticis ita diligemi & ad^ 
fpiirmdo , ut parem finals alicjnem,. 
fuperiortm ^ero mftra ét^s haéuerîfi 
Tteminem. Tuveni pnturea ranuexpec^, 
tathnis (fidmiHsv'rxi^it) & tam mal-i 
tu iifdem fuvunis animi & corporis 
dêtibus prédit0 , omnibHs Idnrali ^ un^ 
hano^ fidHi , & grato , & uni tantum 
X^uem odiù pUifffMm vatiniano profe^ 

^fHt^mr) inimkQ : nâinm antm (^ 



c X Éw Jivjhcietàte er^ 4mnes ûèrfacUi & hW^ 
MoNiNi' >méma,fid çwnfHperPis at eï^tis ho^, 
minibus difficili & paritm grara : No^ 
vitatîs non folîm ftudiofo , fed etiam 
druatdri (k^ mnniaqMin eoeraht^ V9ri 
ac liberi elotjuât) mniumautem £ru^ 
ditomm judiciû^ad miraeulHfH ufyke 
iruditây & celebrioribus cunSis >e^M/V 

éjus ingènii velocitatem , fiyli acumcn,^ 
&' e:écurrentis iSiui Orationis impé^^ 
ûm Cûhibmlfet : fed liheriatâ k tenerit 
doHMMs iWfui tandm compas faSus^ 
eam Luietiéiin f^ifiorum àiiiffet ^^ mo^^ 
iiratorn carens^geHio & ingénié fépiufr' 
ifidnljâ y Ht ittiùs pi'Oémlis firebm ^ass^ 
^Htfd fi violenta attjke iinniatHr4 mor^, 
PS non fki^t pr^entus ',. totius Galli^ 
Phcenix merii^ i^ocari potkijftt^ ctêm 
mfquam ifcriiénda defecerh , & 4li^ 

^Midexce^fempermeditandoMesoe 
miles confumpferit. Qha omni^fi^ms^ 
improbarâ tieUt^Jatis iefiantur innu^ 
mera admirandi illius ingenii Mom^ 
menta , Vétriis linguis confcritHa ^ & 
pan panim in tncem édita & prapt»^ 
Jiem edenda ^fed\Proh doiot f) fUcét^ 
riomm inimica métnn^ màa crudelitef 
«wwfifiT , <&• rcfLctitis iSibns m^enim 




ilMmet IttkftrêSi " 1&^ 

mbus relufHit, & non fine maffia litie^ MoKlN^ - 
rarum jaSlnra ,& tûtim celehmfnà 
fMrifietiJh Àcademiétdûlore ^miffavit 
nd Dminum anno falntis YâCHfeyoêà 
\'^%C. Nmis N(n>myrls, cutn ifixiffh 
nnnos plus minus 2^.' - 

Hoc mon'mémuff^ ac fuhticnm ufk 
^mrnn ff*â ttmpore foneHdmnî^urmytif^ 
flrancifim it <^Hu» Cenrniénus , arflU- 
• cà incomfarahili , in faera ade T>lvi 
Cùfma OThmitfh la^ Lmetia fepuho ^. 
piMM Clmiii Ëfpeficai , fmmi Thea^ 
logi , & l^icolai BeXÀ ySenAtmsolii^ 
Tarifienps , tamn^os. 

La plupart des PôStes dii tcmp^ 
fîgftarefcnt leurs regtets ftir la mort^ 
âc du Monin par les Pôcfics-fuivan-^ 

tes. 

tes Larmes , Regrets , & Deplè^ 
rations fur la mort de Jean Ëdonàrd 
tin Monin, excellent J^fe Grec ] La- 
tin & François , compofif» fm Franfmf 
Granchier , Marchois, fin Neveu '& 
'Ecdier. Faris 1 58^» /»*S^ ffr. 11; 
€c font des Pôêfics tatîftes, Fran* 
çoifcs , & autres affez mauvaifcs. 

Elégie fur la mon dafienrTèan E- 
iomrd dn Monin "^-excdtm fpm 



ifX E. èjjPhihfiphe; Paris 1586^. //7-8^ ;>^. i? 

Ï^Niw, Pi^^c ^ P^^ mauvaifes^ : dont l' Ai*- 
tcur«*eft»poiflt nommci^ 

Recueil dBpiufhe's enftliêpeurs la^ 
guesamfoféi far flufienri déSes homr 
$^es dâ^ France & autres fur le trepat 
de Jean -Edouard dn Âéonin, Pari$ 
158^7.1/1-8^. fp. 94. La première pie» 
ge de ce Recueil eft celle de la Croix>i 
du-J^iaine^ que j!ai rapgpttée cit 
idelTtii»^' 
Catalogue de fes Oiivtàges. 
I . Mifeellaneoriem Poetiayrum Ad^. 
verfaria%Parif, ij78.'/»-8®. 

z. Joannis Edùardi du Maitin^ Surs- 
géndhnis iSyani Berefithias ^fcue Aiuft^ 
di Creaii^ ex Gallieo G. Sailtifiii du 
Sartas Ht^tamero- exfrejfa. • Ejiêfdem 
Edaardi Manipulus Poéticm non in'* 
fidfusi Parif. 1^577. /«'S^ L*Auteut 
^k p. 9. & 18» de fbfif ManipidHS*^. 
qu'il n'a. pas employé deuxr mois en- 
tiers i^traduiré en vers Latins la pre« 
miere^ femalnt de du^ Bartas , quoH 
qu'il y ait environ fept- mille vers. 
Il eft' vrai qu'ils font fort mauvais, 6c 
qu'il n'a \ pas rendu trop- exaâement 
k fens de fon Auteur v ainfi fon Ou* 
f«çdge*nc&r€ q»*à ptouyer ia (adliç 



ii , & non point fon habilef黣/rfii4 J. £• Dit 

,iàs dfê yerdier k raillé avec taîfoûfclvtpjniîî, 

'^ans fa Cenfio in Amores p. 68. fur le 

titre de BereJtthUs\ dont il s*efl: fer- 

:Vi,» pour iàirc voir qu5i fçavoit rhe»- 

i>reu; rien en effet de plus ridicule 

& de plus puérile. Ce Manipulus Poe- * ^, 

tie$u cft compofé de Poëfies Latines . .^ :* 

&Françoifc«, qui ne méritent poihf^. 

non plus que ies aiittes .Ouvorages ^ 

qtfony feflc attention. 

3. Nouvelle f Oeuvres de lean E^-- 
daùard dn Momn , Toete , Thihfiphe^ 
B. G, {Bourguignon. Gyenois) comenkm^ 
Dijfiours^ Hymnes^ Odes^ Amours J 
Contramaurs ^ Zglogms^ BUffes^ Ana^, 
grammes , & £pigranifnes. Patis. Jean 
Parant^ in-ii. pp. x78.il n'y a point 
de dite ,. mais ^ Ferdier &cla CroiX" 
du^Maine zis mettent l'Edition tsi 

4. VVrânéogie^ ou difcours diê 
Ciel , contenam outre (ordinaire doe^ 
trine de U fphere plufiturs keaux dift 
fOurs. Pétris s 584. m^8^ 

5. U Phœnix, Paris 1585. in-in 
3c ne fçai ce que ;5'eft que cet Qur 
!«tage. '...-•- •' 

y. LesfiiUiothe^ei frmp^ifis dâ^ 



jie^ Mém.pmrfirîfiriVfiiJI. 
Ses Efité^hcsft Peéfies fiént^ncs* 



m'mf^i^l^mmiimÊ^mm^^^'^^^^'''''^^^ 



) 



iE.AN 3U XT O RF. 

tHÇ^RFt J ccnjbte 15^4.! C^iww:, ville de 
15 Weftphalie ; de Jcéot tiuxtorf^ Mk 
*piftre<leyccliôti^ isiÀt Marie VolnMr^ 
On l'envoya Éstirc fcs preniiçrci 
études à /Ï4»i,rpctkc ville du pays 
4ans le Comté de /4 Af^dUTous G^a?> 
jtf ïabmcfi,^ éc tnfuite a Bermmà^ 
9uer6 ville4i^itiêoîe Ck)mté, La mott 
4è fon pesé l'ayant alors obligé do 
iaize un tour dans (a patrie^ il n'y 
demeura.qu'autant de temps qu'il eu 
fidlut pour mettre ordre! les affai-« 
.f es domeftiques^ 

Loifque fa prefence h*y (ut plus 
neceiTaire^ il ie rendit à M^tf^urg^ 
Zl enfuiteà /c/ir<HEvt7A^ pour y con«> 
f inuec iesi études* Ce fot 4ans ;ce^Q 
clerniere villô: qu'U.s*applîqua , à U 
^biologie , & qutilappriit la langue 
Mebraïque de Jem Pifcà/t^r , qu:ii 
furpaffa bientôt dans la coanoiflaop 
^ 4^ ^^eiangi^e. 



des Monmeslttufifts, 107 

luitc à Bap^, à Zurici^^Sc ziS^neve^ TORP. 
Jean Jacques Gryn^s^ fous Icqud 
il étudia quelque temps 1 Bajle ^ lut 

.témoigna tant d!a™ri;Ç\. ^«'îl fe dcr 
termina , après avoir fini Sts cour- 
Ics^ à aller fixer fa demejure danji 
.cette v;lle,î& qu'il accepta une pla« 
ce qu*il lui oflfrit auprès 4es enfanji 
4c t>eon CHrian , fils 4u fameux Cœ^ 
iius SecHfjdfis CHrhn» 

A peine fut-il dans la matfon de 
Çuriom, qu'on eut bcfqin à Safte d'ua 
ProfçfTeur en langue Hcbr^que. Oai 
}ctta d'abord les yeux ht Bnxt^ff^ 
qui paroiffoit le plus propre à rem- 
plir cette placer mais il eut de li 
peine à racçcpter. Il doutoit de 1^ 
.capacité & de fe$ forces , ,& ce ne 
fut qu*ap^^ avoir prpfeffé pendant 
deux ans, fan? aucun titre, qu*U 
corifentit enfin en 1 5 91. â'ètxt çttS 
au rang des Prpfcflfeurs. 

Il h'étoit pas cependant entître-5 

'ment déterminé à dfemeurer toûi. 

jours à Bafle i foit que Pamour de fa 

patrie lui infpirat quelque çfefir d^jr 

:>etourner , foit pour quelque autrê 

motif, il fut dtux ans fios youloiç 



\ 



io J Mon. fourfervir àl-HiJt. 
J.-Btrx-(è marier , mais enfin fcs amis-itioL 
âfORf. perfuadcrcnt dclc Élire, &ilépôuî^ 
la en ly^j, Marguenite Cttrion ,.ii\\c 
de Léon. 

Ce mariage 'le fixa poor toujours 
à Bajle ^ où il a été ProfeflTcur pcn7 
dant refpace de 38. ans.; jfans avoir 
jamais voulu accepter des j.>oftes plu^ 
avantageux, qu'on lai.oirrit à 54W- 
mur en i6vl. 6c à Leyde en i^t^ 
L'agrément qu'il avoit en cette vil- 
* . le , où il étoit eftimé & honore , & 
l'augmentation de gages, que le« 
Magiitrats crurent devoir accorder 
à fon attachement pour elle, lui ôte- 
rent la penfee d'écouter toutes lef 
proportions qu'on pouvoit lui faite 
Ailleur-s. 

,11 n'oublia rien pour fe perFeâioni- 
net dans la çonnoiCfance de la lan* 
^e, Hébraïque., & rien ne luicou-^' 
^aj)oûr cela. Uamaflà une Biblio- 
thèque nombreufe de livres He- 
l>reux , & prit même plufieurs fois 
.chez lui des Jui£s habiles , pour ap- 
éprendre d eux les fineiTes de leur 
J^ngue ^ & tout ce qui concerne la 
littérature Juive. Tout cela joint % 
jm tuvail aûidu lui donna une S 

^grands 



des Hommes Illff/ïrefl losi^ 
jgtâncle connoiffance dt la langue y n^.*^ 
Sainte , qu'il en acquit le nom de ^^ig 
Aïahre des Rabbins. * ' 

Il mourut ^Bajle à'wxxt maladie 
peftilentiellc le ij. Septembre i^i^i 
dans fa ^J^ année, laiiTani^fept en- 
fans , deux- fils & cinq filles* C*étoic 
le refte de onze, dont trois étoienc- 
ries d'une m^mç couche. Je parlerai 
plus bas de hm Bnxtorf^ Tun de fe& 
fils *, pour fes filles , il en avoic ma* 
rié deux à des Miniftres, une à Theo-^^ 
dore Z^winger ^ &c une autre à Sa4 
fpiuel GrynétHS^ 

Catalogue de fes Ouvrages. . 

1. ManiMle Hehraicum & Chaî-i 
dàictem > quo Jignificata omnium- vocumy^. 
tam primamm , quàm derivatariim , 
qHotquot in facris Bibliis ^ HehrM & 
pariim Chaldaa Ungua fcriptis ^ ex^ 
tant , folide & fuccinEle explicantnr, 
Sajilea i6oi. i6iy i^ji./V/-ii« It. 
Editio fçxta cafltçatior , eura Joannis 
Snxtorfii filii. Bafilea i^ j 8. in- 1 1 . Ce- , 
pjremier Ouvrage commença à lui 

faire honneur. 

2. Synagoga Juddica ^ hoc efi^fchû-^ 
lajudaomm, in qM naùvitas^ infti^ 
emio , Rdisi0 y vita v mors ^ fepHlmrai 

TmeXXXl/ - S ' 



1 î Mhn: pitrferuiri VHl(t. 
^ J. Bux* que iffirum t libris eofwndem k JoAm-- 
CroKF.^ . ne ÉHXtorJh graphice défiripta fjf^ 
j^ddita efi mox fer etmdem Juddi mm 
Chrifiiam difpatatiff de MeffU mftro^ 
S^ét Htraéjue Germanka , nunc Latine 
redditâfmt opéra &fli^o M. Her^ 
manni Germhergii. Acceffit Ludovici 
r Canm EpiftoU^ de converfime ejm 
ad Chriflum , ter etmdem [Germèer- 
ginm) ex HebrM Latine Converfa. 
Hanovié iéCo4» i»-i2. L'Ouvrage de 
Buxîorf i^oxt paru cti Allemand Tan- 
liée pteccdcntc l^oj. à Èafle in-^^^ 
U a été réimprimé depuis en Latin,, 
à Joanne^Hxtùrfio f^io revifa. Bafilea- 
i^4i. /«-8^. It^ quarta hac editiane 
n*vifa c^ a tnendis expier gâta à Jeanne 
Jacoho Buxtorfio ^Joannis Nepote. Sa- 
filea i6%u in^%^., Gn en a une tra- 
dudion Flamande , qui a été iriipri- 
rtiéc à j^mflérdani en i« 50. & en i€$^ 
ih'S\ Cet^e derniers édition cft ac- 
compagnée de figures» On voit dans 
rOuvrage de Suxtorfk^ dogmes Sc- 
ies uftges d« j\iifsiimis il y règne m^ 
déCuit , qui vient de k trop grande 
prévention dfi TAuteu* à l'égard deç 
Rabbins. Il y rapporte mille baga- 
telles ^uli aVôit pîiiÊç d'eux , & qui 



li'ofht fôiîvètit cb fondement que JT. i^^ 
4ans leuriitiaginarion. Le petitrabrc^^oR^i- * ' 
gé que Lem & Màdtnt a fait fiir cfet-^ 
te matière^,; 8Î qui a été tratîuit zvc 
François pâf Richard Smm, eft biçn^ 
meilleur & plus judicîcuxi 

3. Inftitùtio Epifiâlaris Hèhràicali 
& Effiflotarm HebraicaYUm fkmitia^ 
rium Cântma^ Bajiïed 1^03. ï^io»^- 

/{. Efitome ÙyàfnmaticA Hehétig'^. 
Sreviter ac\Methodice ad fubticHM . 
fcholarum ufum prôpofha^ j4djeÛa efi 
fuccinBa d^ mmatme fùnUàrum /^(9-> 
ùalium irtfiruSio y & Pfalmorum aiU 
qnot Mehràic^rmn Latina interj>rttd^ 
tià. BaJUeét i60Sf. 1^1*3. Uià. ië'40; 
1^5^. \^$i. 1669. in-%^At.Editiù 
mva cuM mus Chr. Schouni. Ain^C'* 
hd. 1^51. ift'i^At. Cnrame Jvatiné 
Leufden 1^73. m-i^. It. Ihid. ï^ôt; 
in-ii. Tt. ténia Edith. LugU., Êar: 
tjoj. ift'ii. LetêfdcH a datîs ces rrùif 
êditiôtis <Ju*il a: (ïonnées de l*Ouvra^ 
gé de Bnxtorf, retranché les onze 
Pfeaumes avec la traduâion'^ ùvà 
Taccômpagnoient , parce qui le$^ 
PicautiersHebreùx fontdtVeiîi^S" pluSf 

cômiïiuns qu'Us û^roieftt'dti'tcmj^îT 
dcBnxtifrf. iij 



sy 



24 L Mem. pmrfirvir i VHiJl 
. ^. Bux- $» Epitome Radianm Hebràieartm. 
ÏOAivi , 0* Chaldaicarum, BaJiUs î6oj, /«-^°. 
\ 6. Lexicon Hehrdicum & Chaldar- 
cum ^ compUSiem omnes voces ^ tam 
frimas , ^nim derhauis , (jua in fa^ 
cris Bibliis ^ Hehrda ^ &. ex parte ^ 
ChaldM lingua fcriptis , txtam. ^c- 
cejjlt Lexicon brève Rabbinico-Philo^ 
fophicHtn « cammufiiQra vocabuU comi' 
nsns , qud m commentarns pajjtm oc- 
citrrunh BAfilea \6<yj, 1^15. iV/-8°. 
It. Editio teriia ah AMtore recognita,. 
Bafileét i6zi. in-%^, Editi$ éjuinta, Ba» 
fied id'4J. in-^^. It. Eiitio 8. deno-- 
yç recognita & innnmeris. in locis auc- 
ta & emendatd. Bafitea i€y6. in-S^. 
^ 7. Thefm^Hs Grammaticus linguA 
tiebréà^ AdjeEia eft Profodia Metrica, 
jlve Poefeos Hebr^orum dilucida trac-^ 
tatio , & LeHionis Hebr^e-Gertnanicâ 
ufiis & exercitofio. ÈaJUea 160^.162^* 
1610. 1^25. 1^51^ id^3« /»-&^, . 
.*:.8. Z!>tf Jibbr^viaNéris Hebràicls //- 
ïjfn çHt açcejprtim O péris Thalmifdi- 
ci brevjs rec^nfio \^ & Bibliûtheca Rab* 
iinïca fiovk , ûrdme /llphabetico difpo^ 
Ma. ^afiUaieiy inS^. It. Editio fe^. 
^^^nda^ Jbfd. • i ^40. /V?^ i^^» -ff^-^r 

^i/ Iç^fiis ; ! qui a donoé cette fccou-. 



d^s Hommes Illuflresi ïïji 
de édition. Ta enrichie de pluficurs J. Eux- 
^ddition-s, tant de lui que de fonTORF. 
perc, dans le corps de l'OuT^r rage, Se 
d'un Appendîx à la Biiliothf^He Rab-^ 
hiP:jHe. It. Eramk^ré^ r^^^. m-%^.^ 
Mauvaise édition. It.- Editio nové^ 
çaftigatior. Hcrbomd i-joi, /»-8°. Il 
y a ici diverfes additions aux^^^^r* 
viations St ih BUfJiothetjue. • ; ' 

5. GramnMtkt Chaldahé^ & Sy^ 
riacd libri très, Inferta faffm efi Dia- 
hSlus Talmudica & Rahhiniva. Bap\ 

10. Biblùt Hebrda Rabhiniçai edi' 
tio (fitinta^Juxta fecHndam a»m i545>r 
concinnata , addttis Corrunentarils-jî^ 
ben Efrétin Efàiam^ XII. Prophetas 
Minores ^ & in Efram^ & omijfo Com-^ 
mentaffio Rabbi Mo fis Kmhi iyi cun^. 
dem Efr^m ^ftudio Joannis Buxtorfii^^ 
gui in TargHmm funSa vacalia ex, 
analogia lingHd Chaldaica immutavit ,' 
^lurima errata Mafor^t diverforum . 
txemplariHm , & concordantiarHm fub* 
fidio caftigaviK.BafiUd» in-foL 4r>volJ .. 
Les deux premiers en 1.^18. les deux 
autres en 1619. Buxtorf ^ été trop 
hardi , fuivant Richard Sirrm , dai?s 
les Coiïcdions qu'il a faites ici 2 ^ 



J' fi i- ^^ ^'^ ^''^ fôuvent trortijîé. 

fbràjk explhmur \ hifloria Majhte-»- 
thdrttm extmitmr \f'& fp^cimemn Pri-^ 
iHum capftf Genefeos fhropionitur. ffafi^' 
lèd icio.in^fol. &' in-^?. Ih uhSIhs 
. €mmint4rio>èrmc(y\ fit$ cafiigationi^ 
i^HS in Maforam à Jianne BifXtorfiâ' 
filia, Baftled lé'tfj. in^^^.- 

Ti, ConcordamU BihUoruvi He^ 
lhràfcé\ nova & artificiofa methodo- 
àtfpofitdt^^ in tocis innumcni déprai^aiii- 
êmertdaiê, déficiennbus plur/mis eX" 
fUu- , radicibm anua co^fiîjts dijHnç-^ 
U, & JtpjificatioT^e vo€nm Bninium Z^- 
iina ilUflrat^à Joanift Btfxrùtfiô fa^ 
tte: Acceffirmt' nevd Contùrdamié 
ÛhatddicaWcwn , ^nAcarpere BihUco' 
Hthraico eominmtwn tum Ffétfatiùne 
ftia operis ufks àhêndè deeUramr^pen 
Toannem Bùxtôrfiufn fititm. Bafihé^ 
^Settàn't€}i. in-fil * On a donné un ^htt^ 
▼c à Paris gé de ce livre fotis ce titre: Fons Sien' 
ftn,^ /^^ C^côrdantiarum Bdraicairum&^ 
^ * Chaldaicarnm Jt^atmis B^xtorfii Epi^ 

tome ad inflar Lexici. AinoreÇhripia^ 
m ^avio. FrafJàofi ad Oderam. 16^$^ 



/-- 



dis Mmmès Itîitflm: % tf 
rj, Oa voit une lettre de lui à la j^ Bux- 
têtc du Lexicon Chaldâimm & Sy^ xorf* 
«W»w de fon fils. 

14» LexiconChatdàicmn^l^alfnU'*' 
dicam & RSth^icam^ pir t>rdinem' 
digèflHtn & tdffirtrationihtis hcupletd-* 
unn à Jhànne- BÙxtorjh filioi'^ Bâfileà' 
.11^39. in-fàt. Bfixtorfsiyanz laiflfé cet" 
Ouvrage imparfait, fôn fils prit foia 
de l'achever & de le-ddflneï aii Pu- 
Blic. 

V. Oram de vm & ckim Joannis 
Buxtorfii Senioris , f «47» in fre^uenti 
Theblogt>nm Auditorixf Bafiteddie 25;- 
BSobris anno itt^ifinhlie^recenfHir 
Daniel Toptnns. BaJUete it^ jo, in-gf^^- 
If. D^ns les ^Memorid Philofophomm 
fiehningiU^inen^^ Décade 3. Pauli 
Preberi Theutrum virorum d&ttornm.p:^ 
Jjzj. Ce qu'il en dit çft tité de l'O- 
ràifon funèbre précédente. Dans Ix? 
liffe qu*il a donné de fes Ouvrages ^> 
il à confondu ceux du Père fie duî^ 



\r4 Mhn.fùHrfervirétVHÎft: 



^ÊÊ0m^ti^àèi^Êmmm 



JEAN BU X T O RF, ie Fils. 

TBÎTX TE^JV.'Bt^ATÔXF le fiû^naquk 

Jgits. Biixtorf^ dont je vieriis de parler, ex- 
de Mar^Hcrhe Curion.-^ 

Il fit voir dès fon enfance des 
difpofitîons heureufcs pout les fcien- 
ces , & lorfqu'on l'envoya à Técolo 
à Tage^de quatïe ans , il fçaveit déjà 
lire r Arllemand , le Latin , & THe- 
brcu.' A. douze il commença fés étu* 
des Académiques i ôc à fcize , il re^ 
çut le bonnet de Maîcrc-ès-Aïts des 
mains de fon peré; * 

11 s'appliqua enfuitc à la Théolô-*' 
gfie & aux Langues Orientales fous 
les Profefleurs qui enfeignoieot à 
Bap. U ne les quitta ^ue pour fe 
rendre à Heidelherg ^ où il fréquen- 
ta pendant fîx mois les leçons di 
farcHS , de ScHltct , & à^Altingms^ 

En 1^15. il alla faire un tour à 
3ordrecht , à l'oçcafion du fameux 
Synode , qui 's^ tenoît alors , & il / 
<lemeura jufqii'à fâ" conclu h on. Il 
youlut voir, w'tetoujrnant dans fa 

patrie 



àês Hanmes lllnflrèi. ' ttf 
ïâ P^rîe , ja Elaiulfe., l'Ang^ewe j, 605:5 
Jk la France, après quoi il alla re-TôKF u 
prendre à Bafle fes études Phîlolo- Pus,' 
giques & Tiiéologiqucs. ^ " 

Il fortit de nouveau de cette vil-^ 
le au commencement de Juillet 
1^23. & fc rendit z Genève ^ ovi 'tX 
demeura une année, au bout 4c' 1^-! 
quelle on lui oSrit à Lanfimne une 
Chaire de Logique ; mais if la refu*^ 
fa y s'étant deAiné au fef vice de & 
patrie. 

Dès qtfil y fut retourné en 1 Ci^^ 
ï\ fut fait Diacre ^e TEglife de J^-j 
fie , & trois ans après , c'eft-à-dirc ; 
en ^•Si'j. il fut attaché en^cette qua^* 
Iké a^ fervipe. d^ l'JEglife particulier: 
re de S. Pierre. 

. Son habileté danis la iaogue He->^ 
braïque le fit choifir en 1^30. pour 
fucccdcr à fon père mort l'année pré» 
cedente . à%ti% la Chaire de Profef^' 
feur en cette langue. Il quitta alors 
fa i^lke de DiaÇrè, que la dflica-i 
telle de (on temperament.iie lui per- 
mettoit pas .<ic remplir avec celle dç 

Profeflcur. t 

. En i^4i- il fc fit wccYoir Doc^ 
teut çn Théologie , & il en jreçut U 
Tome XXXI. . X 



't%i Mim.fûurfervîraPfJifl. 
S* Bux- bonnA avec Frédéric Sfanheim le 
TORF lE perc. . 

ïiLSff Cinq, ans après , c*cft4-clirc , en 

' 1^47. les ïJniverfités àtCraningne & 
<le i<)r^^ voulurent en même temps 
Jr'attixeîT chez elles \ mais les Magi- 
llrats de 5^/^ oc voulant pa« perdre 
«n fujet de fon mérite , lui donnée 
rent pour le retenir la troifiémc 
Chakc de Théologie. Il la cociferva 
jufqu'en 1^54. qu'il la changea con- 
tre celle de Protefleur de TAncicn 
Teftament, qui lui çonvenoit da- 
vantage , & qu'il a confervç jufqu'à 
' |a mort. . 

- Il fut outre cela pendant quel* 
i|ues années Biblipthççaire de TAca- 
lîemie. 

Il fut^rois Epis Doyen de Ja Fa- 
culté de Philofophie , & fept fois de 
Velle de Théologie -, & on l'élût trois 
fois Redteur de l'Académie , en 
^^39. cfn ^<>5i. &en i^^iv 

Après avoijr été long- temps fujet 
^ diverfes infirmitcz^ii mourut le 16 , 
'Aûût i^^4.agé de ^5, ajis. 

Il avoit été marié quatre fois. Il 
iépoùfa fa première femime , nomriiéç 
iisUn^ WçrtUr^anh en 161%. Se la 



dts Hemmes Illttflres. i 1 9 
perdit en 1^30. après en avoir eu J. Bux* 
une fille ^ qui mourut dans l'enfan- torf l& 
ce. Six mois après la perte de celle- Fils. 
ci , il fe remaria à Salome IVerenfeh , 
fille d'un Marchand de Bajle , qui 
mourut 4 fa première couche, & ne 
iai^Ta qu'une fille , qui la fuivit peu 
<le te^nps après. Il épouïa fa troifié- 
mt femme , nommée Judith Epifcé^ 
fi^ a la fin de Tannce 1^54. Celle-ci 
mourut.en 1^37* après lui avoir don- 
né un -fils , nomme Jf^» ^qui lui fur- 
vcçut > & une fille qui ne vécut que 
fix ani. Après quatre années de veu* 
vagie., il le remam en if4r. pouï 
la quatrième fois ï ElizAbeth Lutzet- 
^/V y qwi mourut de même avant 
lui en 1(^57. après avoir eu quatre 
tnfans,entreàutres^Jtf4ffj4r^«fx5/iAr* 
torf^ qui fut le fucceffeur de fon pè- 
re dans fe Chaire de Profeffcux en 
langue Hébraïque. ' 
^ Catalogue de fes Ouvrages. 

%.. Lexicofé <^haUdicum d^ Syri4* 
Min,j .9'«^ vifcts.omnes , tam primitive^ 
gnam derhativa, tfUotcjuot in,facrorum 
Veteris Tefiamemi lihrorum Targwnim 
fin Parafhrafihus Chaldaiçis ^ OnkfU 
fn Mofen^^.Jmdthinis in Prêfhefas, 



&Î0 'Mim,fôiirfervtr%?Ktfi: ^ 
!Y m & aliorum Autorkm in Hagiogrdpha t 
'item wTargum Hierofolymitàno ^ JoA 
P '^ itAthane altero in Ugem , & Targum 
fecHtiid m iibrum Efther i demcjut in 
\N0vi Tèftamenti tranflatione Syriack 
repertHntHr , accuraû & Methodici 
difpojiu , & fideliter exflicatd , c^pio^ 
fè alfointéauc defcrihunmr. CoUeSum 
& editum A loanne Buxtorfiofuniore. 
jBo^ca 1611^ in-j^. On voit à la tête 
de cet Ouvrage une Uttre Àc Bhx^ 
torf le perc , qui nous apprend que 
fon fils ayant compofé cet Oiivragç 
pendant fon féjour dans les Acadé- 
mies étrangères ,il favoit jugé digne 
-de voir le jour /& Tavoit excité à le 
ynç ttrc en état .d'être donné au Pu- 
blic, : î 

z. Rahèi Mofis Majtmonidis Uàcr 
JMjou Netç€him,Doihr PerpUxorum: 
0d dnbta & obfiuriora firipturét Uc4 
reBius intelligenda velitù clavem con^ 
iinensi frimym at jijttarc in tingus 
arabica ante 450. cireiier ànnës in 
^/£gypl^ ^(mfiriptus ■: Deinde^ JT R. S ai 
mueU Abffi Tybbon ,Hifp4n9 , in lifh. 
guam Hebrétam traTtfUtm i Nme vir9 
4n linguam Latinam csirverfus k Joannt 



idrx Honmts Ùlufire's. zit 
le traduâ:cur \ mis à la tête une * fttt^j. 
ï^jrcÊiGc >' où il parle au loue de TOfci- ! * 
yrage & de ion Auteur. p 

dicum & Rabbiniçuin per ordinem di'^ 
gefinm & ohfervationibm locufletatum 
à ]oanne Buxtorfio filh. Bajile^ 16 i% 
inrfoL Buxtorf le Pcre traviilia pcn^- 
dant 2p. ans à cet Ouvrage; mais 
^cant mort avant oue de tavoîr fini ^ 
Ion fils employa dix autj^es tonées à 
l'augmenter, & à l'achever , & mit 
» la tête une fçavante Préface fuc 
Vutilité de la langue Hébraïque ÔC 
deif livres des Rabbins^ 
., j^, Exercitatio in HifhrMm inflim2 
fionis S. CmADommc£\ & de prU 
met CctrtdritH & forma, RafîU^ i-«42y 



i»-4^ 



5. Di^rtationes Philôlopeo»Thcol(y^ 
gtcd. 1^. De Hngi^s HeSsréét orîgmt } 
^tieimme ,. &f$nSlitéUe^ i^. De ejM' 
eonfiifione , & plurium lingHorum Orût 
gine. 5®. De ijHf confervatione,^ ,pro'^ 
fagatione ,. & duramne-. 4^. Die lim^ 
rarnm HehràicOTHm gennim antiqui'^ 
"tate. f. De nmmibm Des Hehrdicis^ 
6^. De DcçalQgs\ 7®, De C^fféerDç^i^ 
mçé^ frifM rit^bm &^ firmé^ P4jileéf 

m^k • • • 



izi Jktém. pùkr feroir a P ffifi. 
J. Bux- 1^4 J. /»-4°. It. Adje^a oSava de L(h 
TORF II mw maniMin Jiêdaica ame & pojl ci-^ 
Fa$. ^ hum. Accefferum R, Jfaaci Aharba^ 
nelis dij/irtationes oBo ex Hebr^o iVr 
Latiniém f^erft a Joanne Buxtorfio fi^, 
Uo. Ba/Bcd i66z. ^«-4®. Là 5*. dc$ 
Diflcrtâtions de BnxtorfsL été réim- 
primée dans un Recueil publié pat 
Adrien Riland ^ fous le titre de De^ 
cas Exercitationum Phitolagicarnm dâ 
vera fronunciatione Nominis Jehova. 
VUrajeRi 1707. /«-S**. Pour la 7c. cU; 
le avoit dcja paru féparément. ea 
i^4z. comme on a vu ci-deflTus. 
^ 6* TraHatus de pHnSlorum vocalium 

(J* AccentHum in libris veteris Tefla^ 
menti Hebraicis origine , aniitjuitate & 
autoritate. Èa/Seé 1^48. in-^^. Cet 
Ouvrage eft contre VArcannm pHnc- 
tuationts reveUînm de Louis CappcL 
On peut voir ce que j'en ai dit dans 
fon Article tom. 22. de ces Mémoi* 
res. p. 394. 

7, Florilegimn Hebraicum , conti" 
mns fententias , Proverbia , Apoph* 
ugmata ^fimilimdines ^ ex Hebraorftm 
fcriptoribiis. BafiUé 16/^%. in-i^. 

8.' Diffirtktio de Jponfalihtu & di- 
vmiis^ Acctdit Ifàm Abarbanelh 



déi Hymnes tUHftnÇ \ ïi j 
^IfiMrîba de Bxcidii fén^. SafileA J. Buî- 

5. Ami'Critica^ feiê VmdicU veri* pjj^s» 
//i/Zx HsbrMCé adverfns Ludovi. Cap^^ 
pelli Criîicam Sacram ejafym dffeftm 
Jiontm. BaJUe^ t6^^. in-j^"^^ On peut 
voir ee <jue j'ai dit de cet Ouvrage 
(fans l'Article de Loïtis Capfel^ torn^ 
22. de Ces Mémoires, p. 400^ { 

10. F'indicU E^ercitationh fua ifH 
ffifioriam inflifutioms S. Cœnd Domi^, 
mca , adverfks Lffdovicitm Ca^peU, 
lum. BafileA 16^6. in-jif^. Cjcft une 
Réponfc au livre de C appel , intitu-' 
lé : Jofephi Scaligeri VinMctA ^five a4 
D. Joh, SHXtorfk Exercitatimem in 
hîfioriam S» Cœn^ Dominicà Animad» 
verfiones Amflelod, 1^45. iVi-12. Y: 
L'Article de C^ppet , tome 22. da 
ces Mémoires , p. J98. 

iii ExercitAtiones ad^Hijtoriam t^; 
Arc A fdtdms^ 2^, Igms facri & cœle^, , 
fiis, i^. Vrim & Thummim, é^^Man-', 
nd. f *^. Petra in defertfy. 5*^» Serpenth 
étnei. Quitus /kcra hdc Ji^eteris Teft^J 
menti Afyfleria , pracipHf e^ Hebrdo^ 
rum^ qui Vetemm^ ijuà Recentinm^ 
monumentis entêcUantur : varié quieftiù^ 

mi Tl^plmç^ & PbsMqgicA difim^ 

^^ «^w • • • • 

Tuy 



124 J^^'fottrfervîrkVFfiff. 
y. Bux- ti^^i^^' fifnul ètiamcomplMrajcriptur^ 
TORF XiE ^^^^ expBcantur^ illnflrantur ^ virkii^; 

Tz.Lihr Cofri^ Cohtinens collo-^ 
jffitum , feu difpHtathnem de JRigtigione^, 
hébitam ame mngemo's aiims ^ inter 
Megem Cofareôrwn^ & R. tfaacwn 
&0tgarim Juddkm; contra Phtlofiphor 
précipH€ i G^ntilihm , & Karraitas è 
Jiêddis ; ^nopfinfimul exhikens Theo-^ 
togU , &' H>ilofophU-]Hdaicd , varia 
'& rec^onditaerudiùme-refirtam. Eam 
^dlegit^ inàrdimmredegit^ (^inliné^ 
gua arabica ante quingentos amos de-i 
fanfjk R. JehudahLevita , Nifpams: 
\0X Arnica in ImgH^MiHehraam , âr^ 
M idem, temfus^ tranfttdit X. Mudak 
^ben Tybbon , itidem naticm HifpaJi 
pus , Civitate JerichHfttinm. Num re^^ 
i^enfuit^ Latinaverfione , & nous illu^ 
ftravit Johannes Buxtorfks ^ filins. Ac^ 
Mefftnm^ Eirafatio , in ^tia Cofareo^ 
rnm Hifloria , & toms oferis ratio & 
^fus exponitur , Dijfertationes aliquot 
Mabbinica^ & Indices. B^JUu 1 66oi 

I j. DifpHtatiode raptuElia^ Bafi^ 
fc<r i6Co. in^j^^. 

^^ U a donné Une nauvcUc cd« 



des Hormis KnjtreK^ 'ïi f 
rîon du Manualc Hehraicwn & Chai- J. BU5t2 
daicum de fon gcrc^^à Bafie en 16$,%% torï l* 

15. Il en donna uttc de la Synago^^ 
gajndaica du même, en 1^41. Com-t 
me je Tai marqué ci-dciTus dans Tat^ 
ticle de fon pcre.. 

i^. Il en publia uûe autre du Iivrti 
'dt Ahbre'OiaUms Hebràicis en* 1^40!? 

1.7. Celle ^u'iL donna duTthrioê 
five Commentarius Ma/bre$hieHs a été 
augmentée par lui d'un Commen-' 
taire Critique fur la Mafore, Bdpp 

r8. Ce fut lui qui publia fes C«f2 
4wdanM^BihUwum Mcbraicd de fotf- 
fcrc y Se y ajouta une Préface» Ba^^ 

V. Qratio f^trentalls Ttfamis Bux^^ 
torfii Junioris Memoriét dieata à Lues 
Gernlero. BajîUét \€Cf.^n^^^. J^anW 
freheri Thcatrum Firorum Do8âr$tm'ir 
p;^44. Ce qu'il en dit, eflr extraie^ 
4c l'Oraifon funèbre de GtmUn^ 





%i€ JHim.fotirfefvirkl?Htp. 

MICHEL DEL'HOSPITAU 

M. D E \yr /Cf/£i ^/tf tHofpkat naquit ï 
t'Hospi- JyX Aiguë fsrfe en Auvergne , de 
TAi., J^"^ <^^ VHofptd , premier Mcdccia 
4« Charles , Duc dé Bowrbm^ Con-; 
netable de France , dont il fuivit 
coûjours le parti, & l'un des princU 
paux de fon Confeil. 

Il ignoroit lui-même la date prci 
cifc de fa ^naiflance s & il ma^que^ 
dans ion Teftament , que les amis de 
fonnerc kî a voient enteinlu dircj 
tantôt qu'il ctoit né devant la guet^ 
te émue contre les Génois , c'pft-i^; 
dire , ivant l*an tjo^. & tantôt que 
ce fut lorfqaelle eut été finie , c*eft-: 
i-dirc, en 15 07* 

Charles Jk Bourbon éta^t forti dà 
France en ï52:j« pour paffer au fer- 
vice de l'Empereur , Jean de l'Ho^ 
fpitd raccompagna , & laifla dans 
ce Royaume tous ks enfans , que 
leur bas âge ne lui permcttoit pas de- 
iranfportcr ailleurs. 

Michel , fon fils , étudioit alorj 
i Toidaufe ^ & comme il dit qu'il 



\ 



éles Hommes Itlujh^s: /ïiy 
ctoit alors âgé de 1 8. ans , il p^roit M. D fi 
qu'il a crû que la prcmicrc des deux t'Hospi^ ^ 
dates que je viens de rapporter^ étoit t ALr 
la véritable, & qu'il ctoit né en 
1 J05. où 150^. 

La fort ie du Perc hors du RoyatH, 
Hie n*eut pas été plutôt fçûe , qu'otf 
arrêta le fils. Se qu'on le mît en pri^ 
fon , quoiqu'il n*en eût été particH : 

pant en aucune manière^ Aum n'eut- 
on point de peine à recohnoître foft 
innocence, & il fut relâché quel-: 
que temps après par ordïc exprès dii 

Rot. 

En 1 5 i€. il alla en Italie trouvèi 
fon pcre , qui étoit avec le Duc de 
Bourbon au uege de Milan i mais font 
pcre voyant que ce ficge traînoit en 
longueur , le fit fortir de cette ville 
en habit de Muletier , & l'envoya h 
Padoue\ où il étudia en Droit peftJ 
dant fix années. 

11 paffa enfui te à Boulogne , & de 
là à Rome. Il fut honoré dans cette 
dernière ville d'une place d'Audi- 
teur de Rote , qu'il ne conferva pas 
long-temps-, car il s'en défit quelque 
temps après à la perfuafion de fon 
père , qui cbmptoit fur les promet; 



.W. DE fes aue le Cardinal de Grammot^ 

i^HosPi- avoir faites de Pavander en France. 

^Ai» Mais il eut le chagrin de perdre ce 

Gardînaï ^ qui môui?ut le 24. Mars 

15 34. & de le trouver fans employ. 

Cette difgrace le détermina à fur.- 

.Vire le Barreau : ce qu'il fit pendantT 

trois aiEis ^ au bour dciquds ^ e'eft- à--' 

dire, en 1557. il cpoufa Marie Mâ^ 

rin , fille de ]ean Marin ^ Lie u te-- 

nant Criminel dii Chatelet de Parisj^ 

3UÎ lui apporta en dot une charge 
c Conllciîlor au- Parlement de cettcj^ 
,<iire. 

. Il en fut pourvu y a la plîacc d^ 
%atare deSa}/, par des tertres don- 
»écs à FontaineBlcaH le 14. Juin da 
cette année 1537. & prêta ferment 
îe 8«. Août fui vant. ta même année 
Ion père , qui après la mort du Con^ 
fietable de ^^«r^»^ arrivée le C. Mai 
i^iy. avoît fuivi queloue temps la 
Cour de l'Empereur GijarUs-Qmfjt^, 
& s'étoit enfuite attache au fervice 
de la iœur de fon premier Maître ;. 
Menée dt Sourion^ femme ^ Antoine- 
Duc de Lorraine, auquel il paffa U 
ïefte de fa vie; & qui a voit obtenu^ 

Ife éh Scptcmke If 3 j, une declara*^ 



des Hommes IlÎHflres. %i^ 
tîon au Rçi ppur jouir du bencficis j^, xi^ 
idu Traité de Camhray ^Jonna à Mi* l'Hosw^ 
chel fon .fils c,n faveur de fpn Mari^- j^^j^ 
ge la Terre aie la Roche , |)rQchç -/^/f» 

fueperfe y doivt il fit hommage aU 
)uc cle Montpentîcr le ^z.. Abûc 
1543. & qu'il tranfpprta depuis au 
mois d'Oâobrc 154^. à ^icrrc di 
Vfiofpitd foji frère. 

Après avoir exercé pendant neuf 
ans la charge de Coniciller au Parie* 
ment, il fut envoyé à Boulogne ^it 
!e Roi Henri Jl. en qualité de iipn 
AmbaiTadeur^ pour aiflîfter au Con* 
elle <îeneral , qui de Trente .avoiç 
itê transféré dans cette ville ^, 8c ii jr; 
demeura pendant feize mois. 

A fon retour la PrincèlTc Mar^ 
guérite^ fqeur 4u Roi Henri 11. à qui 
ie Berry avoit été donnée en Appana- 
gc , le choifit pour fon Chancelier ; 
& lui procura la charge de Premieif 
Prefident de la Chambre des Comp- 
tes de Paris , dont les lettres lui fu- 
Tcnt données le £• Février 1554?^ 
Charge à laquelle on ajouta aulfitôt 
après la mort du Roi flenri II. arri?- 
vée le 10. JttilicjK 15 5 j. cjelle de Com 
feiUck d'Etat." '" / - 



'i } o Mcm. fdMT fervir k PHifi. 
IJl x>t ^^ ^"^ choifi pour conduire en 
t'Hospi- Kemont la Prihccflc Marguerite ^ 
CAL. ^"^ ^^^^^ époufc Bmmanitet Philiben 
Pue de Savoye , & il étoit encore 
auprès d'elle , lorfquc le Roy Fran- 
fois IL réleva à la dignité <le Chan- 
celier de France. Les lettres en furent 
expédiées le 30. Juin 15^0. & Véri- 
fiées le 2. Juillet fuivant. 

Il fe conduifit avec beaucoup de 
prudence dans des' temps auflî diffi- 
ciles qu'ils rétoient alors -, mais quoi- 
qu'il fe fût' toujours propofé pour 
règles le bien du Rpyaume , & les 
intérêts du Roi, ion caradere porté 
~ à la douceur &^ à la modération dé- 
plut à quelques perfonne;s : on k 
ibupçonna d'être de la nouvelle Re- 
ligion^ & le Roi prévenu contre lui, 
lui envoya demander les fceaux en 
x$6%. Il en» obtint lettres de déchar- 
ge le 6. Février de cette année^ avec 
referve des titres, honneurs, & cmo- 
lumens fa vie durant , & cela fut en- 
xegiftré au Parlement le 11. Mars* 
fuivant. BayU a fait une faute , en 
mettant la reddition des fceaux ^ 
iaprès fa reltraite. 
Michel del'Jioffitd ie retira apris 



des Hommes Illufires: 431 
cela en fa JVIaifon de Vignay ^ qu'il M. dk 
avoir fait bâtir dans le voifinage^'Hosi^j:^ 
A'Et^ts ; & pafla le icfte de fa vie ta^. , 
dans ce lieu. 11 y mourut le 13. Mars 
*573. âgé d'environ ^8. ans. Son 
corps fut enterré dans TEglife de fa 
Terre de ChamaieHX , près de Fentaù 
mbUau ^ où Toei voit fa fcpulttire. 

Il ne lalfla qu*une fille, nommée 
Madeleine ^ qui é|)oufa ^fl^^rr //«• 
Tii/rff, Seigneur, de Bdesbat ^ Maître 
des Requeftes , & dont les enfans 
ajouteTcnt au nom de leur père celui 
iJc VHofpitd , pour fe conformer à 
la volonté de leur grand- père, qui 
Tavoit ainfi ordonné dans fon tefta** 
ment. 

Son courage & fon intrépidité fur 
tous les évenemens lui avoient fait 
prendre cette devife. Si fraSas illa* 
batur orbis ^ impavidum f^teiit ruiria. 

Catalogue âe fes Ouvrages. 
V I . De foflrema Gdlorum in Galliam 
txpeditionc , Carmen fcriftum annê 
•1557. /»-8°. 

2. In Francifci Delphini , & Mad- 
rid Scôt^rum Regind Nfiptias , Carmen 
11558. /V7-4^ 

} . A4 ÀiargariMé Régis S9r9rem, 



^ g Epiflola. 1558. î«-4®. 

_ * Cdrmen^ & EfiflàU ad Fr^neifium 

^^^ €mfiA Ducem. Parif. 1558. m-8^ 

,. 5. Dtf Theavilla £afia Carmen. Pa^ 

>é^ Ai CarolHm<^arMnAiem Lotha^ 
mngium de Pact Carmen. 1558. m-4^. 
- 7. D^ Sacra Francifii IL initiation, 
ne^ Megnique ipfins ^dmimfiraiione /ir^, 
fno. Parif. 15^0. in-^. Ceft une pic- 
ce de vers , qui a été traduite en vers 
François :par JoacBm du Bellay , fous 
le titre .de Si/^^M^ au Roi, cûntenani 
une bricve & falmaire infirniHùn ; 
foHT bifn & hinreufemeni^ régner, Pa^ 
ris 15^0. ''«-4^ Et dans les oeuvres 
de dn Bellay. ^ 

8. P^arioram Woèmatum filva. Bap^ 
lea i5é^8. /ff-8®. Avcjcles Poëlîesjde 
JStêcianan. ^ - 

5. EpifioUram ,feu Sermonum libri 
fex. Parif. 1585. in-fol. C*eft un Re*- 
cueil de fes Poèmes Latins , tant im- 
primés que Mafiulcrits, qui ont été 
vaCcmblés par les foins de MM. "De 
Pihrac , Àe Thu , & Scevûle de Sain^, 
te-Marihe. Cette édition eft fort bel- 
fc- le. l^g^^i {^'dSLz^ràllt ,GenevA) 



?, in^i^. Ifc fous le titre dfe Or- ^. iT 
mimt. £diÛ9-k p:ioribm^ divêrfa , & l'HospiS^ 
éHUioriArhfleloddmirf^ 2?. m-S°. P/Vr^ TAJ^ . 
reVlamirig^ qui a donne cette dcr- 
mcrc édition,, y a joint plufieurs- . 
Poëfieianecdotçs de Michel de l'Ho*, 
pitali c'cft pour cela qu'au lieu do 
fixlWns' Epi/iolamm & Sérfnofiwn j, 
il en a mis fcpt , dont le dernier con- 
tient en panic les Tamuli. A la fuite* 
cft Mantijjfa Cann'mHm MifcelUneo'^ 
rinn^ dont piuficurs font pleins de 
liacunes. Le talent êitl'Hofpital pour 
là Poëfie, a été fort célèbre par^M. 
de Sainte- Âîarthe ,&i' M. de Thoui 
mais ot ne peut nier qu'il n'y ait uti 
peu de flaterie & de prévention dans 
les loiîangcs e-xccffi Vcs qu'ils lui ont • 
données fur ce fu)et.ll faïut cependant' 
que fes pièces ayertt quelque gwt 
de rantiquité, pour avoir fçu ira^ 
pofer à un auflîiop connoiffcur quç' 
Boxhornins^ qui ayant vu fa pièce d^ 
Lite , oix'Litihm execram ^.h prit*" 
pour une pièce ancienne, &• la^fit' 
e*itrer comme telle avec des notes de - 
fà faço» , dans fes Poité^SMyrieiMi^/ 
j»ores , cnm Cotnfnentariis. Lugd. Bdh* 
1^ 3 z. in- 8®. Vl4ming a ajouté ces nOs 
Tom XXXU> Yi 



'2 } 4 Aîim.fônrférvîr afHifl. . 

M. D » tes ^c Boxhomius à la fin de fon é^- 

r'Hosiu- tion. Nicolas Rafin a pris la ptînè 

Î^Li ' de mettre en vers François Difrours 

de M. le Chancelier de l'Hôpital kfes 

amis traduit du Latin. Poitiers \èou 

in-^. It. Dans le Recueil de fes Oeif 

vres. 

10. Harangue contenant la Remon^ 
trance faite devant la Majefté du Roi 
ifis^Chrétien Charles IX, tenant fes 
grands Etats en fa ville d^ Orléans ^ 
mife depuis par écrit. Blois ijé*!. in* 

11. Difcours des r^tfons & perfua* 
fions de la paix en 1 5^8. Il fe trouve 
$ la p. 172. d*ufi Recueil de pièces fi f" 
vant à l* Hifioire. Paris i ^2 3 . in-^. 

1 2. Teflament de Michel de l'Hofpi- 
tal. Il fc trouve à la p. i*?^. du Re- 
cueil dont je viens de parler \ dans 
la Bibliothetfue Choifie de. Colomiési 
à la p. 818. du 3^ tome de la Biblio" 
theéjiie du 'Droit François par Laurent 
Bsuchel, Paris i^6j. /»-;5/. dans le 
Chapitre 8^ du livre 2. des Addi- 
tions aux Mémoires de Caftelnau ; SC, 
dans les Capitaines François de Bran* 
eonie, t<*me 2^ Article du Connera- 
Wc de MontmorencL Ce Teftamcnt 



tft date du 12, Mars 15^3. c'cft-à- ^, ^ 
dire , de la veille de fa mort. ,2^- ^* 

, Un endroit de ce Teftament , où ^ ^^^^'^^ 
U dit iQmm à mes funérailles & fe^ '^^^^ 
fulture (if ne tes Chriûens n*Qm pas ett 
grande eftime) je laijfe à mja femme & 
DomefUsjHés tCen faire ce tjtCils voh^ 
drom^ z excité la bile de Genehrard^ 
^ui la relevé rudement dans fon O-^ 
raifoiï funèbre de Pierre Danes, Maïs- 
il aufait: été Facile à un homme moin^ 
prévenu & moins emporté que lui, dc^ 
l'entendre d'une manière raifonna."^ 
We &. Chrétienne. 

1 3, A4émoires dit Chancelier Jie VHi^ 

fital ^ contenant plnfiefers Traités d^ 

Paix , ^ppanages , Mariages , Nen^ 

tralitis y Reconnoijfançes , Foy & Hm^ 

mages & autres droits de Souverainetés 

Cologne rj72.i»-ii. On ne voit ici 

qu'un firaple catalogue de ces Aébes^ 

iaits depuis l'*n 1551. jufqu'enr 155^, 

V. Le Teftament. C'eft où J'o» 

trouve le plus de particttlafités.JS'ilr- 

ftoire des Grands Officiers de la Coseron^ 

ne du P. jinfelme. C'eft de là que j'ai 

tiré la plupart des dates. Thèodon 

Beza Icônes é^Ce nt font que deschûH 

ies genexaks qui\ a'^pî énsenc i;ieQ# 

yij 



iyg Mèm. poHrferpsrkTfiijfl 
On y a reiavé ce qde d'autres ont tt»^ 
levé auflS , qu'il rcfTcmbloit aux por- 
traits qui nous rcftcDtd'-^r(/îtf/^dansT 
les Médailles. Sanmaréam. Elo^aj^ 
Bayle , Visionnaire. . 



/LUC HOtSTENIUS^. 

£..Hbt-T VC Hùlfienms naquit à Ham^- 
jRTWlttS. X^ bourg en 1 s 9^. 

Après avoir fait fcs' études dans ^ 

Ùl patrie avec beaucoup de fuccès, il? 

vint voyager en France , oà il s*ac-î^ 
"^uit. une grande réputation par fon: 

mcritc & fa rapacité 3 & ildemeiirl. 
•quelque temps a P^w chez ic.P-relî- 
-dent «tf' Mefïfies^ 

. . Il paflTa cnfuitc à lR<^me^ où ilVat-- 
, ! tacha au Cardinal François BarbertTT.^ 

Gn lit dans ïtMenagianA tom. i. p; . 
•.373^ qu'ay^t un. jour dans un difi 
-cours public traité ce Cardinal d*£- 
'fninsMipme^ tous les Cardinaux vou^ 

lurcnr depuis être traités de même». 
-Ce qui donna lieu au Décret par le- 
\i\}it\iVrl^ain FUI. ordonna le dix: 
-Juin: 1^30; que les titres à'Ennnen^ 
4fii^^ i^zéùEm^nemùjH^ fulTent ami%' 



des Bimmes lîtù^mî 237^ 
Buts aux Cardinaux:* j^ HoÈî- 

Le même Pape donnia à Ho/7?>wr«^ _^j^^ J* 
«n Canonicar de S, Pierre , & /»m>'- 
cent X. le nomma Garde de la Bibiior 
riiequç duVàtieânc 

Silex andre VU, l'envoya en 1^5 j;. 
ati devant de la Reine Ghrifline de* 
Suéde, 8t il reçut fa.Pfofoffion dcv . 
foy à Infpriicki, 

Tout k re^fte de fa vie a été rem* 
pli par Tétude & le travail; ' 

Il mourût à Rr>me le 2. Février^' 
i^^i. âge de ^5. ans; te Cardinal' 
Surhe^in-^ cp'iLfitfon héritier , lui = 
fit drefler un tombeau de Marbre^ 
dans i*Egflife de Sainte Marie deW 
Anima , . de la Nation Allemande ;, 
Ûir lequel on grava cet Epitaphe- . 

b: o. m.. 

Bhca Holjienio , Saxoni , HamiUr*- 
genp^^m clar^s inGalliis'^' Row»' 
clàrioft ^ Gentium omnium dtiatHm^ue 
hiftarids & EccUJÎA res mente copiflec-^ , 
Uns , diverfis regionihus peragratis ,, 
diverfis edrnm fines & nomina proU 
unuit , irarias quocjne linguas , praien - 
0r4fam pitinam^ne ^ qmrmfçripm^ 



"ij i Mhn. fôurfirvir k VHifl. 
■ -- _ rihus flurimum Imis attulit : antu^uM 
*•• "^^' Philofophiam calluit r ah Vrbmo^ FUll 
CanomcatH Bafiticd f^aticans ^ ab If$^ 
mcemio X. PrdfeU'ura BihliothccA «r- 
néUm , ab AUxandro KII. fafienter 
nnut eleUHSr ^ m occurrerèt Suecortim 
GothorunkjHC RcginÀ incomparabili ^ 
quA miram m ranta virojummi ingenii, 
fttmwd^ue modefiU conjunSlionem fur 
fpexU & pradicAvit z vit a dem^Ht lan- 
iatiffmA & illufirium operum 4:urfH in- 
terruftQ ^eximius p/ttrÎA GcrmaniA am^ 
fur ^ prûPuffMtùrque nligi^nis Cathoi- 
licA\ Obiit IV. Nonas FcirHArU Jinm 
iSéi» MAtis 6$. 

FrancifcHS B4rBerini4S ^ ÇArdinalit 
S. R. E. f^. C UAres ex aj/i Amic9 
eptimopofmt. ; 

HoljlenÎHS étôit trcs-rfçavant danf 
l'Antiquité Ecckfîaftiquc & ProfaH 
ne^ avoit an jugement fin & une 
critique exade, & ccrivoit avec beau- 
<CDup de pureté & de netteté. Il n'i 
pas compofé de grands Ouvrages \ 
mais il a fait des- notes & des Diflcr* 
tâtions exaAes & judicieufes , dont 
k plupart ont été données après fa 
mort, ou inférées par fes amis dans 
leurs Ouvrages, Il étoit fort habile 



des Hmmes lïïujlref. - i j jr 
3âris la Géographie & très - verfé t. Hot^ 
dans la Riilofophic <Jc Flaton. 5tenkjs% 

li étoit ne dans la Religion Lu- 
thérienne •, mais il cmbrafla depuis 
la Catholique , & . ce fut le P. Sir* 
mond^ Jefuîte , qui le convertit. 

On trouve dans le Menagianâ tomj- 
ï. p. 22i. un de fes bons mots , quf. 
fait connoître fon érudition & la 
prefencc d'efprit , & qu*rl faut rap- 
porter ici. » Difputant un jour con- 
» trc deux ou trois fçavans à la tabla: 
»du Clirdinal François Barberin/it 
*^ fui échappa dans la chaleur de la 
^ difpute un vent pôftericur haut & 
» clair. Le Cardinal en foûrit , & les 
» convives à qui Holfienins adrelToitr 
»^lâ parole, en rirent avec éclat; 
» Pour lut , fans fe déconcerter : Je 
»puis, dit-il, fe tournant vers le 
» Cardinal ^ appliquer s fort bien ca 
» mon nom ce palfage de T/V^^V^ à 
» votre Eminencej 
» Th das epfilh accwnbere I>i'^ 

» vum. 

» Mais non pas le vers fuîvanf. 

» F^entorumque facis témpeftammque^ . 

» potemem, 

* Cela fut trouvé fort juffc , pard^ 



£j^d Jdim.pow'fervirkPHlfH 
t.Hot-»quc le Cardinal ni les autres ne Ce 
î^iJius» ^ fou vinrent pas que dans ce dernia 
M^ vers, qui cft le SoVdu i^ livre 
»dc TEneide, il y ^NJmhmmtjHe^ 
»'& non çQintVemorHf9i(jiie* 
Gataloguc de fes Ourvrages. 
I, Endecajyllahi in nuptias Thad" 
'dÀi Barberini & Annt Columnét. Ro^ 

1, . Emendationcs in Eufehîi li^rum 
çùntra. Hicrùclem. Ces- Corrc(îlions ,' 
qu'il a faites fur un Manufcrit de la 
Bibliothèque du Roi, fe trouvent 
dans une édition de TOuvrage d'£«- 
fij^g & de (x Préparation Evangtli- 
^He î^ faite à- Paris ea i5^8- in^fiL 
' Holjiinini ne sVft pas contenté de* 
corriger le texte Grée , ila fait auflS 
|:^]u(ieurs cbangemens dans la verfion^ 
Latine de Zenobe. Acciaioli ^ qui eft - 
fort peu «xacSte. 

, 3. Perphyrii lib^rdtf^iuPythagHf 

r^i me non fintenÙA ad imtÛigAilié^ 

K dHcentts y.& de Antro Nympharmn in 
Qdyffea d^fcriptQ, Grâce & Latine ^^. 
Ihterprete & notatote Luca H^lflenio^ , 
qui differtationem de Porphyrii vita & 
ff^iptis adjecit. Roma 1^50. in-i^. It. 
4S4maibri^/t- lé^y /»:80. Holfienius aa.. 

con-î 



des Hommes Illuflres, '241 
conduit Tes notes que jufqu i la 17e» L. Hot - / 
pige de la vie dePytha^ore ; un long stenius. 
voyage , qu'il fit alors aux extrémi- 
tés de la. Sannatie , l'ayant empêché 
de les poulTer plus loin. Elles ont été 
inférées avec la vie de Pythagore par 
Porphyre , dans une édition que L«- 
éflfKi^er en a donnée à la fuite de 
la vie du même Pythagore par Jam'^ 
hliqt^ en 1707. à jimjlerdum in--^^. 
)Aûs il n'y a point fait entrer la dif- 
fertation à'Hùlfienins fur la vie & les 
Eaits de Porphyre. . 

4. On trouve deux Lettres d'Holà, 
fienihs • dans le premier volume de. 
celles de Fommio Liceti ,- publiées % 
fous ce titre : De Qjiafitis per Epijio^ 
las à Claris VitU Refpovfa F. Ùiceti, 
Bononia 1^40.111-4^. C&font les deux 
premières du livre , Punc cft datée 
du 25^ Août i^}5. & Vautre Teft 
du .30. Mar^i^j.8. : 

5 . Demçphili , D<mûc^atis, ,. & Se- 
cundi fementia Moraltf^ Gracè & La^ 
tinè , Holjhnio Interprète ; eutn mtis: 
Roma 1^38. in-ii. It. L^ugd. Bat. 
1^39. in-ii, It. dans les Opu/cnla 
Mythoiogica Ethica & Phyfka impri- 
xnés par les foins, do Thomas Gale à 

Tome XXXL . X 



x^z Mém.poUrfirvir à l'ffijl. 

")8tfnAïi» L^8B. #»f-8*^- Oa a retrandic 
^ ^^^ ' mal à propos dans cette (lsmia9e.i;di- 
tion les Préfaces A'H^flmMs. 

6, Not4^ in SdilBfiîmm Philtififbfm 
de Dits & Mmdo. Daits l'Edition 
domiée par Léon AllatitÊt. £pmM 16-^9. 
in^^:\tk Arec TOuvxags ptécodeM 
dans .refîtes les Hmans» 
. 7. N9tA. in AfolUnii Argênotnica. 
Dat>s. utt£ cditian de. cet Ouvrage ^ 

' &tte Avcc la ytx&cta Se ies Notes de 

Jeremie Hoeltzlin. Lugâ. Bat. Ij^4i« 

î»-8?. Les Notes â^Holfienius dont 

. ^ courtes^ maisiadèctsiifes &.£^VAnres. 

. 8. Arrianus.dc.y^mati^m liàer, Gnt^ 
C€& Latine \ Imerprete Ltita Hdfi^ 
im.Pjirif 1^44. ài-4*. 

^« Chirij^ani Ranzjmi ad Otorginm 
Cdixtum Epifiola , ^uafm ad Mcdr* 
fiàm Catholieam accejfus ratianes ex* 
fonit. Roma 16^1, m*i^. Holfteniui 
oft rédireurr ou peut-être mâmc 
TAutcut de ^eifè Lettre* 

10. Lwa. Hûlfietni'Trfiimomum ad'* 
verfus Gerfiniftas froThma à Kint*- 
pis. Publié pat Gabriel Naudé àan% 
fou Teflimamwn aduerfup Gerfenifiaê 
triplex. Parif i^jz^in^i^. 



il. De Aba^tn&rmn Cmnmtiniont - .- * 
fkh imhajfecff. Dans le it. livre dh * ^^* 
Symmiaa à'AlUtius. ColonU 1655. *^^^^"^* 

II. De Sabhs^hé flàmine. Dans le 
même Kvrc. p.1j39. 

1 3. Cïïèex Rtpdarmi ^ ^ntts fan&i 
Patres Mmachis <îr'rirglnibnrS^aU . 
momdlilrui feirvMfdas frafcripfere^ coU 
lellus olim à S. BenediUo ^ jûmmien^ 
Abbate \ Lncïts HôifitniHS in très far^ 
m drgefttm aiéiumfHe edsdit^ cttm Af- 
jftndice , in eput SS. Patrum exhorta^ 
tioms ad Momdhs & PTrghtes 4e v^ 
fervamia vhé Ifelighfk. Rtmitt i«î. 
/»^4®. It. Prodit0unc frrifntmi in Gaï^ 
Kts. Parlf. 1^5*3. />-4^ L'Editent 
ctant rtiort avarttnmprtffièti de cet 
Ouvrage , if a pô y ajontcr les notes, 
\tt Pféfeces , Gt le fçavant gloiïaifl 
qn'il y dcftinoit. Aïti-nlV^TiVeft'Cot!- 
tttité de mettre à la tête ce (qu'on a 
ftouvé dans fes papiers ïur cette ma- 
tière , & à la fin une erplication abré-' 
gée des mots' lés plus difEcilefs à'en- 
tendr^. 

1 4. ColieBtù Romana hlpartha ve* ' 
tefim alî^tHiftoria Ei^chjff^jUcaMa-; 
nwnemomm ^ edi cosvta à Luca HoCJ 

X ij . 



244 Mhn. potirfervir à tHiJl, 
L, Woi^^ft^nio ^ éibfaluta pofi ejus mortemi mth 
^i^Nius. ipfi^^ Pifibumis adJHnSis. Roma i66z. 

i^.Pafflà SS. Perpétué, & Félicitai 
fis j & Bonifacii Romani i nec non AUa 
SS. Tarachi , Pro6$^^ & jindronici ; 
cum notii L, Holfie^ii , & ejus ad Ba^ 
ronii Martyrologimn Rùmanmn ani'^ 
madverfis. Romét i€6i. i»-8*. It. P<i- 
rif. i66^. in-^"*. ^ 

i^^Luca Uoiftenii Annotationes in 

Geographiatn facram Caroli kS. Pau^ 

la i Italiam antifuam Cluverii ; & TTje^ 

faurum Geographicwn Ortelii ': quitus 

Accedit Dijjfertatio duplex de Sdçra^ 

mentù Confirmationis Mud Grétco$, Ro- 

nut 1666, in^i^. Les Remarques fuc 

la Geographia Sàçra Caroli 4 S. Pau* 

h , ont été réimprimées avec cet Ou-^ 

vra^e à Amfieraam en 1704. in-foK 

Les deux differtations de Minifhro & 

forma Sacramenti Confirmationis Tont 

été à la fuite des ^ÔperaPoft humai 

Joannis Àformi. Parif. 170J. in^/^^^ 

17. Thtodoti Ancyrani ixpofitio in 
Symholum Nicanum advérfus Nefta» 
rium 3 primum édita. Graee & Latine ^ 
Holftsnio Interprète. Roma 1669^ ini 

»■ • . . J .V 



' des Hommes lllnfiresl 245 
î8. Sementia de edithne ConcilUBO' L. Hot 
fieenfis. Dans le 13. volunie dcsCon- stenius. 
cilcs du P. Labbe. Parif. 1671. tn-foL 

p. 16^6. 

15. Dijferiationcs très , du^t de Epi^ 
ftohi Symdica Alexandrie Epifiopi 
Alexandrini , tenta de Bpifcopmu Sy- 
hejîi. Dans FEdition de THiftoire ' 
Ecclcfiaftique de Theodoret & d'Eva^ 
gre , donnée par Henri de yalèis. Pai 
ris 1^73. in-fhL , 

20. Dijfendtiones EpifloUcét, Dans 
la CoUeiaion de Lettres , que Ri- 
chard Simon a donnée avec la vie du 
P. Morin , fous le titre à" Anîtijuitates ^ 
Ecclefi^ Orient dis. Lo'ndini i6ii»in- 

"' i\.Notét & Cafiigationespofihnmét 
in Stephani Byz^antini Eflv/>fcot , pve de 
Vrbibns , éditât à Theodoro Ryckio: 
Lugd. Bat. 1^84. in-foL L'Editeur à 
joint aux Notes à* Holftênins ^ Scymni 
Chii ; Geographi veteris fragfpenta gra- 
va^ ab Holfienio latine reddit a ^ qui . 
ïi'avoîeht point encoie paru , & les 
quatre Opufcules fuivans. 

iz. Commentariolus in veterem piç- 
ueram Nymphaum referentem. Dijferta-^ 

M de Pila Staffilari. De MHHarig au- 

_ ... 

Xnj. 



"H 



14^ jMhn. p$fr/ervir k Vm^. 
L. Hot- rro error popularii. Laus Boreét^ Rûm4 
STEMus. léy^.in^fot. Les trois premiers opu£» 
cules ont été inférés aans le quatriè- 
me volume des Ami(]Hitis Rom0ine$ 
de Ctrrfr^W. Le dernier eft on difcours 
à Ja loiiange du vent Borée , qu*U 
pronog^a daos le palais du Monc 
Quirinai en prefence du G^uv^r- 
neur de Rome , & de plufîeurs Car-r 
dinaux. Il y a de Teiprit & de Icra- 
dition , mais il parok pfuç digne 
d'up jeune ccoiier, que d'un Hom« 
me grave, qui parloit devant dcf 
Prélats. 

23. Epiflda ad FrancifcHm Cardi^ 
fialem Barherinwn de fitlcris , fin ve^ 
ruhus ftmidacri Diana Ephejia. A ]a 
fuite de rOuytagc intitulé : SynAo^ 
iica Biana Ephejta ftatua y à Cl. Me»^ 
netreia expofita* Roma 1^88. irirfoL 8c 
dans- k 7^ volume des Antiquités 
GrecfHes de Gronoviuî. 

1^. Lféfa Holftenii EpiffoU xxii; 
ad Tetrwk Lambecinm fcripta , ot n^i^ 
tivam flili eUga^iafn , prndtmjffma 
tnomta , & pracepta^ ac variarum re^ 
rum emdiiamm mtitiam ^ nnnc primum 
fio^rfim ediu cura Henrici Chrifiiof^ 
CïH^efii Lmeiurgenfis. ]ena 1798* îa^ 






8^ pp. 88. Gcs Lettres avoient déjà L. Hot- 
paru dans îè~ Se lîvredes Commen- stenius. 
tûtéi ât 'LaAhiéiHS Ifiir 4a. Biblio- 
thèque Impériale, imprimés en 1^54. ^ 
HksTonr com^ écrites^ ^ Lmnh^ 

imrernel , ir i révocation duquel il 
s^mnfibit ««Hém^meiiift ; & s'éteti- 
éenr.itfiE^k I^nèe 11^40. }ufqu^à 

* t^i Dan* i'Edfitiofi ^ Oeuvres 
de f . A$han4^e^ pul3*iée i PoiriV ^ tn 
t€rj. m^fê^. deux toi. il y a fept 
tKrcivclles 'Homélies ^ attribuées à ce 
&Hne , mai^ qui à<e fone point de lui» 
èmm h Vof fion Latine cft à'Hêtjts' 
ftm, fiftos bm . ^tê confervées darts 
iiïè^d»moiis fuîvantes. 

16, Lhca Hol/ienii de Hbris optimis 
^ m^iinayn panem inedkis Bibliothe" 
€é MtdicvA tudisium , cum e£ii Flo^ 
^enM anno iif40. Inferc à la p. 51. 
& ftiiTantcs^clu premier torae des 
éeléfia Hifh^ièift w 'llkteraria déJW!?- 
vkél JjiUéPfthMrRegitnnQfrti 1715. m- 

V. Allatïi Aftt Vrbttnét. Ribliothe- 
que des Auteurs Eeclefiajtitjwes dt M, 

Xiiij 



Î4^ Mim. ftu^fervir k PM'^i 



© THON -M ENC K E^ 

Othon C\ ^^^^ Mencke naauit le 12: 
^NCKE. ^^ MàrîM<^44, à Ô/fllf»fc»>-^, vil- 
le de k Weftphalie , de Jean Aîenc-^ 
kf , Marchîind & Sénateur de cette 

» ville , & d'^»»^ Sûphû Spiefma^er. 
Il fit fes premières études dans fa 
ville natale, & paflaà Vâgç.de 175 
ans à Br€m€ ^ où il s'appliqua à la 
Philofophie. Après une ^^née de fc- 
jour en ce lieu , il fc rendit à Leifjîc 

,eiï 1^61* & il y fut; xeçu Maîtiç-èsç 

. Arts en 166^.- Il alla, enfuîte vrfitcr 
d'autres Académies , Je^te , fVittemr 
berg , Groningue ^ fr^^uer ^ Virtcht^ 
Leydi^ S>c Kiêl. 

Jean Burchard Memkl , fon fils ; 

.rapporte dans fon fécond difcoms 
de la CharJatanerie des Sçavans , un 

7 «f?ît,, qu'il, ne fa^t pas oublier icK 
.11 ydit que, ipn^ pq^rc. revenu de h 
fortç prévention ^ où il a voit été- au- 
trefois pour les bagatelles Metaphy- 
fiques/ qu'on enfeignoit dans les 
Ecoles , gemiflbit toutes les fois qâ$} 
penfoit au temps qu'elles lui avaient 



€les M^nmei niiiflres. ij^^ 

ïaît perdre, &: qu^l aurôit pu em- q^^q^ 
. ployer à des. chpfes plus- folides.i.^ *,-.*. 
Eunty ajoute-til, à hne pendant fa 
jeuneffe , il y propofa des? Thefes : 
De PrAcifione- mur créât a réciter iden* 
tificata , num ahje^ivafit ^ an vero tan* 
mm formalis f Son enncpirife parut 
liardie & téméraire. On s'étonna 
qu'un jeune homme eût cboiii une 
matière fî fort cmbroiiillce, & fi 
peu connue , & qu'il o{ât fe cbm-^ 
mettre avec des gens aguerris à la 
difpute. Perfonne ne doutoit de fa 
défaite , & Ton entçndoit entre au- 
tres un Adjoint de TUniverfité me- 
nacer de le terrafTer fans peine. Cet 
homme , qui paifoit pour un difpu-* 
teur redoutable , l'attaqua en effet 
avec beaucoup de vivacité , &f em- 
ploya toute fon habileté pour le 
vaincre -, mais il. ne put y réuflîr , le 
Reporjdajtit repoulla avec vigueur 
toutes fe^ attaques , & demeur^ vic-^ 
toricux. L'Adjoint piqué de cet af- 
front refolut de s'en vangcr , en ren- 
dant fon nouveau concurrent l'ob- 
jet de l'envie & de l'averfîon des E- 
ccrfiçrs. Pour cet effet il fit afficher 
k lendemain aux portes de TAca- 



Othon dcsmic , qu'il alfoit &irç «les. ' 

Mencke. publiques , où il moatrecoit qiw 

dans Les Diiputes^ les Tmans £c. ht 

Preûdegiirmême <lotveiit*fe compov^ 

ter d'txne manicie <{ui ite chocpie 

|»oint4£$ regks de k bienféancc Sfi 

de la modcftic. Ce que Aienck^ n'coc 

pas plutôt appris ^ .Qfd'û. fit afficlaiet 

. flu même endroit , q.i&'il & pcopo* 

foit d'enfeigncr quieÛes font prcci- 

fement ces règles de prudence ic A^ 

iwodeftie , que le Prefidcm , leSou<^ 

tenant , & en pjrticulier J'Attaqua«t 

cUnvent obferver : ce. qui lui rcuâfic 

fi bien , que tou<: les Etudians sm^ 

fent en foule à fes levons» 

Othan Aéâftcke de rçtcupt à Leiffiet^ 
fe donna pendant qjifôlq^iie temps à 
la Théologie & à la Juf ifpf udence. 

En i66%. il fut fait Ptôfcffcur câ 
Morale dans cette Unicef fké. Se 
prit trois ans après ^ c'eft-à-dirc , en 
r€^ ^1 le degré de Liccmié en Théo- 
logie. 

Il fè maria le '24. Septembre Ujié 

' & époufa M^gâêlmn9 SHylU B<rlich, 

dont il eut entre autres Jean Bar-' 

chard , dont je parlerai plus bas , & 

^me S&phJe, qui fut mariée à JeéiH 



Chrifiophe IVichmamhaufen , Profef- Oth0M 
fcMf de Poefie 3 & cnfuité des lan-MBWCKi. 
gués Orientales à U^ittembirg. 

Il rempMt fa Chaire de Morale 
jiifqu'à la fin de fa vie avec beaucoup 
de réputation \ & fut cinq fois Kcg- 
tettt de rUnivcrfité de Leippc , & 
fcpt fois Doyen de la faculté de Pbi- 
lofophie«.- 

DifEsrentes attaques d'apoplexie 
& de paralyfic le conduifirent au 
tombeau , & il mourut le i^r Jan- 
vicT 1707. dans fa <$j^ année. 

Catalogue de fes Ouvrages. 

X. Il a fait iilmprimer à Litffic 
l*an i^jf.in-foL VHijioirâ Felagien^ 
t» du Cardinal Naris. UEdition da 

Canon Chromieus àt Marsham ,c^\A 
a paru dans la même ville in-/^. a 
^e auifi faite par ^s ibins. Il a pfo^ 
curé encore mic nouvelle édkion 
des Annales de ta Reine Etisioh^^ 
pa^ Ç0mJim , & de qnelqHes amrai 
Ouvrages. 

2. Tl a publié de nouveau l*S^to-' 
fia fiftiverfatis pupra & profana de 
Marc ZneriHS Bifxh^mius ^ & y a . 
Joint une continuation de dix an- 
nées. Son édition a été faite à Leip^ 



i$ï Mém.pûHrfervir'àVtiiji. 
Oth©n fie en 1^75. i//-4®. 
Mencke. 3. Georgii Hûrnil Orbis Tolnîcmi 
CHtn animadvcrfknibHS Ottonis Mtnc*- 
kfnii. Lngd. Bat. 16 6i. /«-12. 

4. L'Ouvrage le plus important 
qu'on aie de lui, & quK fuffit feul 
pour Timmortalifcr , eft le Journal 
de Lcipfic^ dont il a été Je premier 
Auteur , & auquel il a travaillé juf- 
qu'à la fin de fa vie. Lorfqu'il en eut 
iformé le deflein , il commença pàt 
fe faiie des liaifons aved les Scavans 
de tous les Pays , pour être mieut 
inftruit ce qui c'y pafleroit par rap- 
port aux Lettres ^1*1 fit même dans 
xettc vue un voyage en Hollande 
& en Angleterre. Il s*aflbcia enfuitc 
plufieurs perfonnes de mérite pour 
Taider dans fon travail, & prit tou- 
tes les mefures neceflàires pour le 
rendre durable. L'Eledcur de Saxe 
voulut bien contribuer par fes libé- 
ralités au fuccès de cette entreprife , 
& Ton vit paroître le commencc- 
«lent de l'Ouvrage avec l'année 
16^82. fous le titre à'AEla Erudito- 
rum. OthonMencks continua jufqu'à 
fa mort à en donner avec (ts Afib- 
cics tous les ans un volume in-à^^. 



des Hommes IllHflres. x^i 
avec des fupplemens de temps en Othon 
temps 3 "& des Index tous les dix'j^E^cKE. 
ans -, ce qui faifoit déjà rrente volu- 
mes , lorfqu'il mourut. Il lit pro- 
mettre au lit de k rnort à fon fàs 
Jean Barchard , qu'il continueroit 
toujours cet Ouvrage, qu'il avoit 
fort à coeur, & fon fils à exécuté 
ponâuelleracnt cette promeffe. 

5. AfJcropoliiia , /en . ÂtfpHtlica in 
Microçûfmo con/ptcna. Lipfiét x6f>6. 

-^6. Shj MajeflatH cirGaVenationem, 

7» Dejnjfhiia anxiliorum €M^a Fœ- 
dçratos. Lipfid 1685. /«-4°. 

8. Programma de origine Domus Ho^^ 
henzjalUriana. Lipfia 170}. i»-4*'. 

9* -Programma : an reeeniiores Lo- 
gici , e]H0s ah ideis non mate , parum 
licet Latine , ideales^ dixeris^ femet aliis 
artis ratiocinativa magiftris Jwe m^ri" 
tojjHe fritferanu Lipfia 1704. /»-4**. 

V. Nova Litteraria Germania ^ ant 

ni 1707.;'. ^i. 



25 4 ^^* fâttrfirvir k ffiifl. 



J£AN BURCHARD MENCKE. 

j. B, T E^N Bnrchard Mfncks naquît à 
Mencke. J ^^ l« 8r Avril i«74. d'Othân 
Mtmki » dont je viens de patlcr , & 
de Méigdddnt SièylU Berlich, 

Après fes études d'Humanités , il 
pafTa à la Pfailofopbie •qu'il apprit en 
partie de foi» pcre , & fut reçu Mai- 
tre-cs-Art$ en 1^94. 

Il donna enfaire quelque temps 
à l'étude de la Tkédogie *, aprè» 
quoi il voyagea eh Hollande & en 
Angleterre. La réputation de fon pè- 
re, & fon mérite particulier lui pro- 
curèrent uft Atcès favorable chez 
tous lcs4çavatis des lieux où ilpaf* 
fa , & il s^empreflà de profiter de 
leur convetfation. 

Son vo^rage dura' un a^ •, Se à pei- 
ne fiit il de retour à Leipfic eii 16^$. 
qu'on le nomma Profcfleuf en Hi- 
ftoire, à Ja place à'j^ddtn Reckânierg, 
qui avoit quitté depuis peu cet em- 
ploi. 

Son premier dctfcin étoît de fç 
fixer à la Théologie ^ mais il l'aban* 



des fkfumesIUi^es. 25 ; 

doiroa bientôt après par le confcii X B; 
de ks amis 3 pour fe tournapdu eo* Mencke^, 
te, 4c la Jurifprudence. L'applica- 
tion , <jtt*il donnai à cette dernière 
fciencc, eut tant de fuccès, qu'il 
sy fit recevoir Dodcur à HaU en 
1701. 

Ornédc ce titre il retourna à Leip^ 
fa continuer fes leçons d'Hiftoire , 
par lefqtteifcs il le fit beaucoup 
d'bonnem & de réputation. 

Fredtrk ^gufit ^ Roi de Polo* 
gne , & Eledeur de Sax^^ connut 
tarit d'eftimc pour lut , qu'il le choi- 
fit en 1708. pour fon Hiftoriogra-' 
phe j à la place de GMiUaume Erneft 
Temzel^ qui étoit mort, le 24. No* 
vcmhre de Tannée précédente j qua- 
lité à laquelle il ajouta en 170^. celle 
de fbn Confeiller ^&en 1723. celle 
. de Confeiller Auliquc. 

- Ccs,niarqiie5r>de bienvçîllanxre de 
la part de foii fouvcrain iui acquit 
ïent un grand crédit dans- l'Uni ver- 
fité de Leivfic , dont il remplit plu- 
iieurs fois les principales dignités. 

Il avoir cpo' ifé Catherine Margne^ 

rite Gieditfch, fille d'un LibraiTC de 

j Leipfa y avec laquelle il a vécu trin- 



«^ 



ijé Aiim. f^urfervir a Pfli^. 
J. B. te ans ; & dont il a eu deux fils, f>y- 
Mencke. deric Othon ^ 8c Charles Othon, 

Sa fanté s'altcra de bonne heure ; 
& il mourut le i. Avriri732. âge 
feulement de 58. ans. 

Il avoit été rèçu en 1700^ dans la 
Société Royale de Londres , & quel- 
que temps après dans Celle de 5^r- 
lin. 

Catalogue de fes Ouvrages. 
I. De AugujlDrHin Augt^arunufue 
cmfecrationeè NHmmis diffènatio. Lap^ 
fit 1^94. /»-4°. 
^ z. De eo quod décorum efi. Liffid 

3 . Dtf Àionogrammate Chrifti Lip^ 
fi A 1^9^. in-â^. 

4. De eô qmd placée, Lipfiàe i^^y; 



/«-4«. 



• 5 . De Viris Toga & Sago iUufir^HS. 
Lipfia 1699, /«-4''. 

' 6\De Caufis IfëlhrteTîinter.BrudU 
tés Orat'm. Lipfit 1^9^. in-/^^. . 

7. De eo efHûdjuflHm éji circa teftU. 
monia Hifioricorum. HaU 1701. /«- 
4^. C'eft la difpute qu'il foutint, 
lorfqu"il fe fit recevoir Dodeur en 
Droit. 

&. Dé Gr4wanifn Latmaruwqne Lit" 

tCTéi HT» 



Urarum infionratorihus in Mifnia. Lip- J. B. 
fit i7oi./»-4*^. Mencke. 

9. Sigifmimdi Augufii ^ Poloniarmn 
Itegis , EpifioU , Legationes, & Re^^ 
Jfonfa. Neçnm Stephani Baforii , Re* 
gis.P^lonu^ EpiftolarHm dec4s & ûra^^ 
tio ad Ordina Potonid > i Mnféo H. 
de Hnyffin. Acceffsrunt OpnfeHÎ^ duo 
édia^ ai eleSmem Regi^ Sigifmundi ^ 
m. /pe^dmia. Omnia yectnfmt Joan-- '' 
nfs Burchardks Mephnius. Lipfîd 
1703. in-^^. pp. 711. Toutes les 

Îîeces de ce Recueil. (ont curîeu* 
csî'- . 

xo. JPollfics Galantes fU phtlander 
fiiondftLinde. {tntL^Xcm^nà) Lipfiç 
1705. /»-8*. Mmck^ a toujours beau- 
coup cultivé fa langue y & s'eft amu- 
Xé dans fa jeuneffe à compofer quel- 
ques Boëûes. Galantes , op à- traduire 
en vers Allemands plufieurs pièces 
4es Pertes £lQ(tiqu^;,^ht .Çrecs Se 
XAm^ jiq.^e.ft^nijQfiyJttaiieias & An- 
glois. Il les fit imprimer depuis à Iji 
prière d« fes. ^mis^ mais il jugea à 
propos de; ^nè les pai. publies -fo^5 
.ton.npm,. m?i§:fous le î|oni fiippoi. 
fé de Philander, van dçr Linde.Ct fut 
ainfi qu'il çn ufa çpçp^e , iorfqu'iî 
lom XXil. Y 



.j 



y B. mit au jour fes surrvs Poëiics Atte^ 
MfiNCKB. mandes^ qui toutes enfembk font 
«[tracre voliiptcs* 

11. Tùfies kaSnes & firieufis dt 
PhilanJifr <tfon eter tànde^ (en AUc- 
mafKJ) làiffic iTfç^^ f^8^.deis«[ voL 
La ptàpart (ies pîfices de ce Keeueil 
font des t^a^uéèiom. 

1 2. MéUi^^e Pvrfiês ie Phitam* 
iter VM phr-Lincti, (eifr Atiemand) 
Lùffc lyro. i»-^^^ Ce font les piè- 
ces d^iHit plus gramit étendue que 
kS' prko^tv^s; Elles ottt louie^éci 
imprimées pour la féconde foU à 
Leiffic tvi ijii. avtf c ' ttii Dia^togue 
de 1- Autéar fur W VoïGt AUeimm 
de ^ & fut fes dil^rentcs E^eces. 

^^* Prograrmw de MindêthtmUl 
Sue vie urte ac Dyna^M ^in Frincifs^ 
'99m tfhf^rii wfâ^ ^f^Slà, Lifp^ tjeÇ^ 

iH^Of^, ' •••-•^' : ,'-' * • 

> 1^4 . Dlffirtaiiê' f^tiikê- HifiHcdàf 
-Ndvif fùlitiék Cén^lif^. ImperoÈêlni: 
Lipfiit 170^, i>i4^l 

fi j4prHfmi^ £p^/hU&P0mM$a^ tnik 
T9tm viM jfittârii. Kectiifiêit Je. Bun: 
Menikiniàt. Lipfid 1707. iff^ii. La 

w.^^iii teft i la téçt,èft HP abrégé 



Î4* 



, des Hmmei lllii^K 159 
de celle qpc MicM F^rno ayoit mi- j n 
fç. a U tetc' (de (on çàitioû des œg^ j^jj^cke 
vrcs de CampanL M(m:ki a joint aux 
Ouvrages de ce dernier, un difcours 
qu'il avoit prononce à Leipfic en 
1701. fur Taveriîon que cet Autcar 
témoigne pour Jes Allemands. ^ 

i6. Pétri Alcyanii Mcdices LfgOr 
tus yfivc de Bxilio Ubri duo. ydkr/Jî- 
re h^n. Pterins FaUriafius & Corné- 
lius ToIUhs de Infelicitase Litterat»- 
rnm ,hs& lofe f bus Bérhcrini dc^ Mi^ 
feriA pMarkm GrdcQrnm > Cftm JPrafi^ 
ttone JoaH. Burch. Menckenii. Lipfià 
jjpj'. ^r la. Tau? ^65 Ouyiages me- 
:(i(6ient d être . xéûnprifnés ^ à l'ex*- 
ception de celui de J^iir^fmj , qui 
ji'e£b q^A'uaa xr^fexable xapfodie. 

, irj. De teimri^ ^ y ^9^^ WeflfhOf^ 
'fûrum Judicif. Sf4kirffs^ tipj!4 lJQ^. 

' Q ' ' '. 

SflrA- "^ ^ 'i'\ • '\ ',-■■'' \ 

19. La vie &' ie^, a3iont de L'Em^ 
ferewe Lttpdd I. ( ca AUeimnd ) 

VA, h9t Piërt'm^ . Bi^riM^fJtttrarfgit 
ftàbui, Lifji* 1708. /ff-4°. Le vcrita- 



2(^o Mèm.fùHrfirvirk ttiîji. 
T p Wc Auteur àt cette differtation cft 

Men^ke. •^^^'^ C-W^» i?^>^ qui l'a défcnjlûc 
fous Mencke. i celui-ci l*a fehlement 
retouchée & y a fait quelqufes addir 
tions. ' ■ ' 

21. Schediafina . de C<mmentariii 
Uijioriçh qttos G a/ii' Mémoires "Vo-^ 
cant, LiffU 1708. /w-4*. Ce font des 

. obfet varions' fur les Métnbires Hi- 
'ftoriqties , qui ont paru en divers 
temps. 

22. DiJJèrtaùo Juris Publici de Jî- 
teBoratu Saxomco , Friderico BeUiço/i 
jure weritétjue call^to. Lipjfià lyo;?» 

2 i. JUéthode pour étudie/^ fi^of-^ 
re i apee un Catalogue dés prihcipatfxr 
'Hifioriem. Nanvelle édition revue & 
augmentée de plujteurs livres & remari 
^ues par /, B, Mencke. Lippe 17 14. 
in-i^, deux tova.Mencki a fait beau- 
coup d'additions & de correâions 
à rOuvragc de TAbbé Lengltt^ prin- 
cipalement par rapport aux 'Hifto- 
riens d'Allemagne. 

24. De ChaHataneria EtusUtorum 
declamationes dua, Lipfid \ji^. itr^ 
S^. It. Cum notis f^arionm. Acof^ 
Epifioia SihafHani StadHii ad Jahnm 



-/ 



PhilmitfHm de circumforaneaJLhera^ y ^ 
Jorum l/anhatâ, Editio tertia. Amftelo^ •• 
dami. (ou plutôt à Lipfic) vji6. in- 
8°. * Cet Ouvrage a été traduit en * Se trou- 
François : De la CharUtanerie des^^ ^ ^^^^ 
Sçavam ^ par M. Menckeni avec desç" 
yemarquej critiques de différées At^ 
^teurs. La Hayeiyii. /»-8/'.* On e;i a * Se trou- 
Taie auflî deux tfadudions Alieman-ve à Pari» 
des , Tune publiée à Hall, qui n'cft °^^^^ »"*^ 
pas exafte , & une autre meilleure 
imprimée à Leipjîc ^ l'une & l'autre 
eft accompagnée de remarques. Ces 
remarques ne fotit pas Us >nêmes 
dans ces differetltes éditions 6c trar 
^u^ions ) chaque éditeur ou traduc-^ 
tçur a joint à l'Ouvrage celles qu'il 
a jugé à propos. Plufieurs de celles 
qui accompagnent la traduâion 
Françoife font puériles, & ne fer- 
vent gueres qu'à groflîr le voIume.Lc 
"defleih àcMenc^zhh de découvrir 
les rufes & les artifices que les faux 
ïçavans employent pour fe faire uQ 
nom ; mais comme il a nommé ou 
dcfignc vifiblement certaines per- 
fonnes , il a .excité la bile de quel-; 
ques-uns^'qui ont fait .confifquer 
•fon. livre i cq qui n'a pas empêche 



i^i Mim. fmUrferuir à VHifi. 
J. Bfc qu'il ne fc foie répandu par tout , & 
Me NCKEi qu'on n'en ait multiplié les kàx^ 
tions. 

2 5. Il a eu part au DiRionnaire du 
Sçavans public a Liffic en Allemand 
Tan 1715. in-foL Ceft lui qui en a 
forme le plan , qui a fourni aux fçasi 
vans 3 qui y ont travaille , les jprin- 
cipâux matériaux , it oui a fait les 
articles des Italiens & des Anglois. 
i€, Bihlmbeca Menck^niana ^qu£ 
jimores^ prétcipue veteres Grdcos & La- 
timi 3 HifliorU item LitterarU, EccU^ 
fiaflic<t & Civilh , AntiquimtHm de 
'Rei Nfimmariét fcriptores PhiloUgos^ 
Xhràtdrei . To'étàs & Codices MSS. 
cofffpleSitftr^ ab Ottohe^ & Jean. Bnrc. 
Aienck^nih ^ pâtre &fUio , maitorum 
anrtorum fpatiajtfidio/e calteSa ^ nunc 
juflo ordine difpojtta^ & in ufus palilL' 
cas aperta à Jo, Bure. Afeuckemo, Lifç 
fid 1713. in-%^, ït. ïjonge AhÛion. 
pid. 172:7: in-i''. Ccft Aienc^ Im 
même qui a pris foin de dreffer ce 
Catalogue , qui eff difpofé dans uçt 
ordrç tort commode , dans le 4çf" 
lèin de rendre fa Bibiibtïieque pu- 
blique. Elle l'a été en.effet jufqu'à 
l'an 172 8. qu'il prit le parti de la 



1 



vcnclre , & publi* pour cefe ics ca- J. B. 
talogucs où étoient les prix (JuIIMemckc* 
«ettô'îf à €liac|ttelivTe, 

27. Il ^ continué te Journal cîc 
,f*f£fic après la mort de fon pcrç , 
pendmt Tefpace de 25. ans^ & en a 
pubKé trentc-tfoifr volumes ,* crr y 
comprenant les fupplçmens &les In- 
Àcx. Frédéric Orhon Afenckt , fon fils^ 
atné , lui a fucccdé dans ce travail ,' 
& s'eft propofé de foutcnîr la rcptt- 
tatïott d'un Journal, qu*îl regarde 
aVecratfon,c^mmefon Patrrmoînc, 
'pnHqu'il a pris naiffatrcc dàns^ fit fa^- 
ittilic , & tqu*il y cft dcmcnré fenfc 
ciptcrruptrcm julîiu'à prcfcnn 

28^. De. Fins Eruditis , qui Liffiam 
doQrina & firiptis illuftrem reddidc-^ 
runty Oratia. Lipfid 1709. /Vf- 4?. 

if.'^Scrsfnotrs Reram Oermaniea^ 
nAn^ frdcipfte Saxoniearum , in ^i* 
'his fcrifta & Monimenea illnpritF^ 
fltraqtu baSenus inedha , tum id Hh' 
Jhriam Germani£ genérafim , f«w fpt^ 
tiatifh Saxmvét Juperiorir^ Mififi^ ^ 
Thiermgi'£ &c, fpeUaatia , cmmen-^ 
tnr. Ex fua Bibliotheca diififue ediJh 
Joaimes Bmrchdrdu's Aiencl^mm. Lip- 
f^, in-fii. trois voL Les dcur pt- 



2^4 -^«Wr f9$irfervir k VHifi. 
miers en 1728, & k troifîéme en 
1730. 

V. Son Eloge dans les A^es de 
Leipfic de l'an 173 1,^. 233. 



JEAN SALMON MACRIN. 

J. S AL- 'XEjîN Salmon Macrin naquit à 
MON Ma- J Loudun Tan 14^0. d'une ËuniUe 
.CRIN. honnête , mais pauvre. 

Ceux qui ont crû que le nom de 
Salmon ^ pour Salomon ^ étoit un de 
fes noms de batême , Ce font trom^ 
pés. C'étoit fon noni de famille \ car 
on a une pièce de vers de fa façon ^ 
fjui a pour titre : Ad Pacificwn Sal^. 
nionmm\ fratris filium. 

Il prit d*abord le furnom de M^ 
temus ; Se c'eft celui qu'il porte à la 
tête d'une pièce de vers, qui fe trou-. 
ve parmi les œuvres de Jean Fran^ 
fois Qjtmtiams Stoa , imprimées à 
taris Tan 15 14. in-foU & qui a pour 
titre : Joannis Sahnonït Materni Ijo^^ 
dunatis in Quimiani Parthenocleam 
Exaflicon. 

Deux ans après , fignant des Hen- 
dccafl/Habcs , qu'U fit pour Je Poè- 
me 



•1 



aite d^e VaUrmdiès Varanm , Dod^eur J, Sl^ t ^ 
Je Sotbonne , di G^h Jo^nné Fir:- jmon Mit- 
gmis.P^rif. \^uJn^j^.\\ changea, ciu^ 
J^atemm en Macrinus ; & il a cpn- 
fervé toujours ^lepuisce dernier fiir- 
^om. 

On igiiofc les caifons de Ikin & 
de l'âutr«. M» l^bbé le 'Clerc crok 
-qu'il peut fc faire , qu'ils marquent 
le lieu de fa naiflànce ^ & qu'ainfi 
Maternus LodnnHS ^ fait allufion i 
quelque petit licii ^ qui n'ctçit pas 
4oin de Loudun ; nuis iC^eft une pur« 
conjeâufc haikrd^^ comme il Je 



rcconnoît. 



. Depuis, Salfnonc^ynsL entiercmeiit 
4pn nogi de baptême , Jean > & priç 
ûm plement ceux de Salman MacrifL 
.. Du Ferdier: a fait deux fautes dans 
Je peu qu'il dit de cet Au4:eur p. 754, 
4e fa BiUiothegue Froêtfoife^ » Âyant;^ 
••dit-ril, laide le {lom propre (de 
•» Jean) qui par advcnturc lui fâchoîi: 
» à caufe de fa femme ^ il prin|Apux 
» nofn propre Salmon ^ & ^Krin> 
j» pour furnçm , pour autant que 
j9 le grand Bjoi François l'appelloic 
j^ i1i4im»/ii, de ce qu'il étoit maigre. 
Car premiencmenc il eft faux q4ic 
TmeXXJCJ. Z 



J. SAt-ç*Mt été VtKoïFra^^oiiL .qni ItjL 

MOM MA-^k donné le fumom de M^crin ^ 

.CRIN. 4>uifqu'il le pottok déjà en i^i^. 

comme ott i'a vu ^ci-dç^us , c'cft-à- 

^jrc, quHre.aBS a^^ntçjtfil allât, à 

la Cour, & qu'il'fût connu du.Roj* 

^Secondement ce ,ne peut-çtrc i<:au. 

le de fa femme , qu'il , ait quitté fpn 

^om de U^^\ car il ne le .preno^ 

jpkis huit oujdijc ans açvant Jpn ixyi- 

jriage. 

BMn nîa pa« pris garde àxecî^ 
^uand cnchériffiint fur du Verdier 
,^u'il tv'apas compris ,- il a dit dans 
ics ÎHgemtm des Sçav^ns^ que Salmo» 
voyant que fon noin dç /^^^ne plai- 
foit pas à faibmnie^ s*ctt défiti mai^ 
l'un çft auffi faux que J^utre. 

Sdmm ayanr perdu fbn père ;dc 
^onne lieure^deriieura ibusià tutelle 
4e isL xcittt\ qtri prit foin de fon 
Mucatipn , ic ne négligea ricto pour 
icultiver les heureuifes 4ifpoj[itic^ 
;qdMËiifoit paroître. 

MBagré la. médiocrité de ;fe$ biens; 
icUejl'epvoyâ à Paris ^ où il:fitiiite 
|>aïtîe èt£^ études. Il y étiJidia en?- 
^rc autres fo^s Ue^nes le Fevre ^Sr 



i^Vh&tt altère veut quHl y ait lictt j j^i;. 
de df ûtfer de « fai^ qu'îl n^cti ^oh Ma^ 

cft rieft dié^^Taîîs TEtogê foiicbre , crj»; 
ijine Satnion a feîte ck ce Doàtur. 
Maïs cet Elbgc prétendu h'cft gtfai 
tte fort petite pîécc âc vers fur Ù, 
mort , ou il n'a pas eu occafion d'cri 
parler , 8t d'ailleurs le fait eft attcfté 
|>ar M; de Saime^Marthf , dC M. Â 
Thon. 

Salmon porté nar tôYï génie parti- 
culier à la Pocuc. Latine , s'y don- 
na avec beaucoup d'ardeur ^ & corn* 
pofa dans fa première jeunelTe def 
{>ieces qui lui firent beaucoup dliom 
neur & de reputatioA. ' 

Antoine Bifhier^ Archevêque Aé 
BourgaSc Cardinal ^ touché dcfon 
mérite , le prit auprès de lui ; & lut 
fournît les moyens de cultiver 1er 
Mufès fans inquiétude. Mais il ne^ 
cotïferva pas long-tempi ce protccr * 
tcur , qui mourut en 1 5 1>. 

Il en trouva auditôt après un aa« ' 
credans la perfonncdeiîffff^ Stt^ 
wje , Comte àtTtnde^ Grand-Maî-; 
tte de France , qui le prit pour être 
Précepteur de fes fils, .Claude 8c 
Jien$rMt^ic<ixà lefit en mêmctemft^ 

Z ij 



^<8 Mmr.p^ttrfmfirirHifi. 
1 5 Al- ^&^^ ^^ ^^^ françois I. poUt être 
^o Ma ^ nombre defes Vatcts.idc Cham^ 
brc,' On a y^nt %tme à^ÇuilUime 
Sttdé ^ qui le feiicke dju pofte (^'iji 
avoir aiiptès du Comte de Tende ^ Se 
jpçttc Lettre eftdu }our des Cendres 
de i'an ijio. Ce qui -fait voit que 
cpjtte année cft eellp de fon cptrée à 
(a Çour^ qu'il fui vit toûiours de* 
fuis. 

filjie de Loùdun i tiomïx^t GnilLonm 
B^^frult ^ pour laquelle il conferv^ 
toujours une tendreflj^ extrac^rdin?!- 
reî une bonne patitiedefes versrpuè 
le fur (es loiian^es , Se Iprfqu'ejiij; 
Àtt mprtje^ il immqrtalifa la dou*- 
i^MX qjie lui ^aufafa perte, par un 
voiui^e entier de Poëiies. Comme ^JÎ 
aimoit à donner un tour Grec ^ tou$ 
lesnpn^s^ i\ lui donna cçljui Atue^ 
louis j comme qui diroit riante^ 8ç 
£'eft fous ce nom qu'elle paroît dao$ 
toiis £cs Ouvrages, 

Il vccyt avec elle pendant près dç, 
a^. ans, ^ en eut douze ,et|fan^^. 
^ont ûx feiulement furvcpurent à 
leur mère. Il eut le chagrin 4e la perr 
4çde I4.^uw 1559. flfAs/^ if. ?t}fifft ^ 



^i .^ 



.. SUinte-^Marthe s'eft trompé, quari^ J. Sàf?. 

il a avàilcé^ qae Satmôn fe retjra A^uoit Mi^ 

h Cour après foû Mariage ;'i>h Voit^cw»^ 

le contraire ^ar fts PôïÛès. " 

' Dans -une de feT pièces adrelTécaiif 

KoV François t. qui paroïc être de 

TaiT 1 5 j7. où elle fot irtiptintée ; 6iï 

du moins de kprécredente , iljrcpre- 

fente à ce Princt, qu'il y a près de lo^i 

ans qu'il cft a fon fcrvict , & qu'if 

n'en eft pasr plt^s riche •, lui: rappelle 

les gratifications qu'il (aifoic au:C 

gens des Lettres, & aufqueflcs il nV 

Toit eu encore aucune parti & le fup»-' 

plie enfin de le mettre an pfonrf)re* 

oc fes Poètes y & de tui en donner 1^ 

pcnfiôn. On voit par les pièces fui- 

vantes qu'il obtint ce qu^il foùhai- 

foit , & qu'il reçut une grâce \ petf 

près femblable de la Princcffc MaT" 

gneritt , ftUe du même Roi* 

Il avoir en «ffct de bons protec^ 
ceurs 3 la Cour en la perfonntf diT 
Car d inai lem da^ BéiUy\ & de fes frè- 
tes, par rentremifc^ defquels ri parvint 
apparemment à ce qu'il' defirok/ 

f^arillas dit dans fon UtfioirtJe 
fhtrejhtom. j^liv. 2:1. avoir appris 
et M. BodlHmd ^ dui étoit de Lou^^ 

mm • • • 

Z iJ| 



z^Q Mém.fmrfirvirkrMJf. 
3. S AL- ^^, auffi bien que S4lm0n / un {ait 

MON MA-q^î ne peut païTer que pour un con-; 

ciuN. *c malimagiBc. » Son grand ainidê 
i> Loudun, dit-il après avoir parie df 
»Af4rtf/,qui a voit changé ion nom 
•9^ àzMitron,cn celui de Macrin^vûçt 
» de Chambre du Roy, PoëteLaçin^ 
j» & grand imitateur de Catulle com-^ 
»^me lui, ne fut pas plus heureuxt 
i^On raecufa devant le Roi d'être 
qp.dc la nouvelle Religion, & Sa Ma- 
* jeftc le menaça de le faire pendre ^ 
a? s'il en étoit convaincu, Onnefçait 
» s*il étoit coupable , & tout ce que 
, n l'on en peut dire , eft que prefque 
:^ tous les beaux efprits panchoien^ 
» alors vers le Çalvinifrae. La mc-^ 
» nacç dei Sa Majefté intimida Ma^ 
yf crin Juiques-U , que /brtant di^ 
M Louvre , voyant de loin un pou- 
» lain , inftrumcnt dof^t les Tonne-^ 
a? licrs fc fervent pouf! defçcndrc le 
a> vin dans les Ca,yes, fl le prit poui^ 
» une potence , & cr pis^rdit refprit i 
» de forte qu'il fe jctta & fc. noya dani 
» le premier puits qu'il rèiKX)ntra^ 
Une Anecdote auffi fingulierc 
n'auroit point échappa i U. ^t 
S^Mme-Mmht ^ x^i étoit au$ 4^ 



■* '<*■ 



iirffynmes Ittufinr.' i-ft ~ 
ÉôidHii, et plus vbifin dâ temps de y c "' 
M^crin^û élfc étôife Véritable. M^w ^' ^^' 
die eft vifiWcmciit feuffe : Car le ^^*^ ^^\ 
feit autoit dû amver au plus tard en ^^^^^ 
1547* ptltfqUe Fràn^9is I.<^mowt^ 
dette année ; okil eft fuè que SéJ^m"^ 
Macrin vécut encore une dixaiti6^ 
d'année» après loi. Il faut <U>ilc iDet- 
ire ceei au liombre des imaginations' 
de P'ariU^s. 

Salmofi , qui- parle (cuvent dani' 
es Poëfies de l'énVie qu*il ivoit de 
fe retirer de là Cour, ponr paflTcir 14 
rdle de fes joutls dans lé repos éè 
àani la ttànquillité , pïk ehfin cd' 
^atti'> mais on ignoré l'année "de f# 
retraite. 

li mouriit à t^udm l-an t^$ii 
âgé de ^7. InSi 

Il a fait un nombre prodlgieut A& 
vtrs' Latins 9 qui lui ont acquis de 
fcn tentps une grande réputation. IJ 
réufifibit fur tout dans les Odes : Ce- 
pendant ceUês qu'il a faites dans ùs^ 
jeuneflè > fddt beaucoup meilleures 
qtte celief qu'il a compofées dani 
un âge déjà avancé. - 

Un de fe^ fils, appelle Chartes;. 

nom (Bjvlïl^ ayoit^ cbtngé en celui der 

^ • • • • 



1^2? Mim: fmrftrvirarffi^. 
J, ÎS AL- CharJldHs , fut auffi bon* Poëtc Latîf» 
jkiOH Ma- que lAii , mais le ÂirpaifËi dansia con-r- 
WÊiiH*, noiflTaRce de k langue Grectfue. It 
fut tué dans le m^ffactc de la S^Bar^ 
thelemi en- 1 571. étant Précepteur de? 
là Princefte Catherine^ de Bourbon ^ 
fecur A!^mnri t$^. 
■ ■ '- Catalogue de fcs Ouvrages/ 

11. Eligia de ChrifiimMe y& ^ 
iï. Virgine Hjmni aliqHouParif.i^if^ 

' 2. Ebffarum TnHPtphatium liber^ 
tarif in-â^. 

' ). Camffifiim lihdius. Parif. ifii'^ 
in^S^. n y a à la. fin de ce Recueil utii 
court Epitbalame ^^/'«('^f/x & GiUo^ 
noes. Ils forent en eftbt mariés cette 
années 

4. Carmimêm lihri iy.P4rif. 1530»- 

' {. Ljtricortm lihri duo., & Epiihéit^ 
bmiorum unns. Parif, 15.^1. in-i^.. . , 

6. Hymmrum liirifix^ ad Joan-^ 
um BeUaiam Cardinakm. Parif. Rih- 
hmiês Stephanm i ^yj. im-i^., 

7.- Odartêtn lihri fex ad Francifcum 
. Mtgem. Lugduni 1 5 37. m- 8°. ^ 

8. Septem Pfalmi in. Lyricùs nti^is^ 
rM vûr§i& PaammSibriepMimor^iPiÈit 



3b H&mmes Ittu/fm. tyf 
féfoi> i5j8. in-i^. It. lidetn Pf^lmi j, s^t-. 
cum Eobani Héfll& diomm i'-^»'^'^ mon M A>f 
fhrafihus Po'émh in Pfalmas. iJi^-'cRttt: T 

^. Hymnarum SfhikrMm Uiri treSi. 
Farif. if4o../»-8^ 
"^ lo. De nias in GéUla Belgica tm^ 
fergefiif Camen. Farif. i^/^^. in-i^^ 

If. Odàrum Hiri fret , & Joannis 
BelUii CardinaUs F^emata ati^Hot ad 
Fetrum CaftellanHm.Farif,i^^é.in-i^. 

12. E^gramtnatmn liiri duo* FiQa^ 
vis Î148, /»-«•. 

13* Epitome vif a Jefn-Chrifii Fa^ 
rif. 1549. /»-8®; 

14. Salmonii Macrini ^ JuliadH^ 
nenfis ^ CnhictUarii Regii , Namarum 
tihri très dt Gclonide Borfola ^ nxorfi 
êharijjkna , efHa annas 40. Menfes z. 
di€s 15. nata^ Obiit 14. Junii ^ anno- 
D. 1550» Parif. 1550. /»-8^. pp. 144. 
tes Poëfits de Sabnon finiflcnt ici à 
ki p. ^6- fes fuivantcs font àc divers- 
Poètes doi temps, & roulent fur le 
même fujet. On apprend dans ce 
Recueil dîverfes paiticularitcs fiw 
notre Auteur, qu'on ne trouve point 
ailleurs. Qn voit à la p. r3^:.qtiele 
:v€]:tf^bk/&oni.dc- k femsnc ét^ 



X' s Al" Gmlhnne Bmrfault i à la p. 55; «qàè' 
teoN Ma^ Macrin avoit ^r am en ^-^$q. lofjf» 
PM M. • que cictë ittbmt mcHirut , ^ qu'aine 
n il ctoit né en 149 a* p^^jt* qu'il^^ 
avoient yecv ei^&mble pfèrde !£• 
ans. p. €u que de ciouze^enfans qu'ils.^ 
avoient eus » il n'7 en ayoit plus alors 
que fix ^e vivans^ dont une fille 
jioaiaiée Sufanm ^ ayoit été mariée 
Jprès de dix xnoiâ aup^aravant à AdrUnt 

liher i. les Eloges de Mt d^ ThûH &ç 
Us additions de Tei0er. Tout cela eft'« 
fort court , on en apprend davati«^ 
(âge p^r là leâutt de fesPoëfies; 



— - ^ ^ -. 

IlENr DESCARTES. 

R. Des-1^ ^^^* D^/trfr/^/ naquitle,3r* 
CARTES. XV Mars IS96. à la Hêye^ petite 
ville de la Tourainc , de Joachim^ 
Éefcmes^ Confciilcr au Parlement 
de Bretagne , & de Jeanne Bmhard;. 
fille du Lieutenant Général de Poi* 
tiers. On lui donna le fiirnom de £>ir^ 
Perrm , qui étoit une petite Seigneu-r 
fie fituée dans Iç Poitou ^,qjfi af^jUBt^- 



def MmmiiHlnJlrén ijf 
cenoit à tes parens , & qui entra en- j^ j^ 
faite dans ion partaec. ^ . .* .. 

& jes inârmités fréquentés qu'il eut 
à (butentr pendant fon enfaûce , fi« 
rent ^prehender qu'il n'eût le fore 
de h mctc , qui étoit morte peu de 
temps après être accouchée de lut % 
mais il les fiirmonta ^ & vit £a fantfi^ 
le foijtifier àr meft^ quHl avança ct^ 
âge. 

Lorfiju'il eut huit ans , fon peter 
lui trouvant des difpofitions hett4 
i(tnUs pour 1- étude , & une fprte 
paûion pour apprendre, Fenvoya 
au CoUege de la Flèche , où les Jer 
filites avotem été inftallésk même "^ 

année 1^4* 

]1 s'y appKqua pendant cinq ans 
& demi aux Humanités ^ &duranc. 
ce temps il 6t dis grands progrè5( 
dans la connoifTance des langue^ 
Grecquefie Latine^ & acquit un goût 
pour la Poëfie^ qu'il a confervé juC-; 
qu'à la fin de fa vie. 

Il paiTa enfiiite à la Philofophie ; 
t laquelle il donna toute fon atten-^ 
cention ^ mais qui étoit alors dani 
tifl eut trc^âm^rfàit pour pouvoîi 



tjé Mim. foûrferoir i ftSff. 
^- ' liâ^birc. Les Mathcmariqiies, auf^ 
quelles il confecra k ctcrnrere année 

CAKTCs.^ <}c fou féjowr à/ii Fkcke^ fc dedom- 
aiagerent d:es<dégoût9 qâte liri avoit 
câulb: la Philofophiei Eiks euircnl 
pour lut des charmes particutier^^ 5^ 
if profita avec cmpreflcmefir des 
jjwyenS' qu'on Im. fournit pour s'enM 
foncer dans câette étude auffi'pfofen^ 
dément qnll 'pottvoit lefouh^itêr. - - 
Le Reâeur du Collège tui avoit pcr- 
- mrs der denteurer Ibtig-'tenTps au lit 
kamatins^ tant à caufe de la deli^ 
cateHe def^ianté^ que pairce qu'il 
remarquoit en lui on efprit porté 
stôturelleaient à ia Medk adon* Defj' 
aartes^ qui à fon réveil troovôif tôifei 
tes ks forces de fon ciprir tecucit' 

i lies , & totts ^s fem tmi& par le re- 

pos de h nuit , profitoit de ces con« 
|onâufes favorables . pour medîten 
Cette praticpie Itri tourna telkment 
enfaahitttde, qu'il s'en fit une m*-* 
nifiire d'étudier pour toute &. vie % 9n 
fon peut dire que c'eft aux matinées 
de fôn Ut ^ que nous fomme» rede* 
vables de ce que fon efprk a produit 
de plus important dans h Pfailofo^ 
t-^ie&datislt&Mathem^^eSi. -^ 



' Jes'Hmpies illfêftrei: tyj 
f] Ayant fini k'tour^de Ces étude* R^Oii^ 
liiii9oisd^*AoAti<ieran {^U.ilquitrcAKTCS* 
fa lev ColJogc de U Flcçhe , & ^'en 
tfftoutti^ chez ^ (on . perèi Ce^x qui 

^nt éef it que dès ^apaiavant il âvojir 
paflc dé U^deche i^^Parh jpcmx acikc- 
yer fes étendes dans k «C^xliege d^ 
Çlermùm ^ (tCont iuremenç crpinpés; 
De faifanc ' pas d'at^eption ^ qiie ce 
CoUegcce £iitjOL^ve3t^ueii ii^i8« 
r Defsartes paffa à Rennes la fin de 
l'année z^ia.&lc commenccmenc 
de la'fuivante 1^13* & s'occnpa peû- 
danc ce temps à revoir Ùl famille ^ 
^ i apprendre à monter à cheval^ à . 
faire des armes , & tous les autres 
^escices^piivepa|;>les àla condition. 
Son père ^ ()u^ av^it fa||t prendra 
à fon aiiVB le parti delà Robe , fem- 

"bloic le deftinc;)c^ çeUii ^le l'Epée; 
Mais fa grande jeune/Te y Se \sl foi- 
l^le^e 4c fa çomplexion ne lui perr 
mettant pas de l'e^poier fi tôt aujç 

. travaux de la guetire ^ il voulut aupa^ 
lavant 4'cnvoycr à J^aris ^ pour lui 
£^te voir le gr^ind nion4e. 
. Le jeune i)iç/^4r/f/^'y livra d'alx)r4 
i^ux phifixs^ &: conçut une p^ip^ 
à^X^ntfhfs^ ioxfQ fç^ ie jçiip <iH'il 



47t Mim.pm'fif^^éttÉKjt. 

[CARTW. b*c«rôt ^« tout cela j tant pa» tes 
Idods avis du V*.-Mâ*pme;^'k àvcit 
-connu à /4 Ple^ke , que pârfçs pro- 
bes réflexions. U Icmgeà afe»s à le 
iremettre à Vct%xét^ c^'il Avoît aVan-* 
«adonnée depuis fa ibrtie 4» Collège ^ 
4k U retirant pout cela de toutes les 
compagnies , il fe^onfina <lans une 
^maifon écartce^duTaubourg S. Ger^ 
main , jÊins avertk fes amis du Mea 
de fa retraite. Il y demeuta une par- 
tie de l'année ié'14. & les deux fui*" 
vantes 1^15^ & 1616. prefque en* 
^^ierês y fans jen (brtif ^ & fans voir 
jpcrfonnc- 

Etant^in/iîrentrè dans le goût de 
ri'étude^^l s'enfonça ':da(ns celle des 
:^athematiques ^ aufquelles il vou^ 
iut donner ce grand l(»fir<}ti*il s^é^» 
vto^ procuré ; & il .cditt^ particu* 
iierement la^Géotnecrie flc S'Analyfe 
des Anciens^ qu'A «voit déjà re^ 
cherchée dès le Collège; 
' Lorfqu'il fe irit%é de 21*. ans , il 
crut qu'il' étottteihps deibnger-à fe 
snettre dans le fervice s il fe zendit 
ipour cela en Hollande^ afin d'y por*. 
fer its Armer ibus le Prince Mmtri^ 



f^^« Q&ioiqu'il cboifit cotte école^ qui R^ 'IDïs* 
ritoit la pkisfjimeu€! qu'il y çûe.âlors^,CARTES« 
ôl n'a voit pas deflein ^t àcwMt 
^rand guerriers il ne irouiolt êcr^ 
,<}uc fpçéirateur des iRolles jqut U 
f|ouent fur ce grand théâtre , ^& étu^ , 

.4iier feulement leSrHic^urs des bom« 
^es qui y .paroiflWit* Ce .fut pont 
xctte raifon qu'il ne w¥oukit point 
,d'employ , & qu'il sentretint toû- 
fjours. àfes dépens^ quoique poi|tf 
vgarder la^prme ^ îlçût reçu .une. fois 
:4apayç* ♦ 

Bprel avance.dan^ fit vie.dc Def^ 
4:arus , que ce PhUofophé Xe trouva 
ppar deux fois au iiege de Breda» 
«nais .c'ctll une chofe /vi^|>lemeQt 
fauffe , puifque cette ville ne foufiric 
aucun fiege p^id^nt les deii^x ans 
que Defiarus porta les ^rmes eli 
hollande. Comme^on jquiiroit aloi^ 
4c la Trêve , I>rf€Am$ paflW'Cput çc 
Aemps en gatmfo» dans cette ville 
4e krtda^: mais it n'y demeura pas 
;oi(îf. Un problème qu'il y lefoluc 
avec beaucoup de facilité, « le£t coni^ 
Aoître à IfM€ Biê<^M9^, Principe 
du Collège de Dprdr^ht , qui fe 

jtrou voie À Bnda , Se pax fop moycm 



îBo Mim:purfirvîrk VHiJl. 
' *' "^ à pluficurs^cavans Ja pays, 
li. Des- jj y jyj^yaîUa auflî à plufifeurs Ou4 
CARTES, yjfagcs , dont le fcul <]m ait été im- 
primé , cft foa Traité di l4 Mufi^Hf* 
IX le co^ipofa en Latm fuîvant i'ha« 
bitude qtt*il avoit de concevoir & 
d'écrire en cette langue , £e qui lui 
vcnoit dans la pcnféc 
' Après deux années ^e félofir à S/-^- 
da , il quitta la Hollattde fous pre<- 
Cexte du peu d'exefcice qu^jl y avoit 
à caufe de la Trêve , & dans Jie dc/- 
fein d'aller fervir en Allemagne, li 
|)artit de Brèda au mois de Juillet 
,^6i^. êc fç rendit à Fra^jcfirt^ -où il 
«âfiifta au CQuronnemervt de TEmpe* 
<eur Ferdinand //..qui fr fiyt le ^. $ç^ 
Htembte de cette année. 

Il prit enfuite par;ti ^ans les trou- 
jpes du Duc .de Bavière , en qualité 
de fimple^ volontaire. Il demeura 
•quelque temps avec elles ^^ns la 
£u>bé ; mai^ le Dîiç de Bayiere les 
«n ayant retirées ^ fo^t les menc^ 
ilans la haute AutricThe au fervice de 
l*£mpercnr, Defcanes voulut refter 
£ Vlm pendant quelques mois , pouc 
étudier plus à loiûr le pays iSc le^ 

Sujc 



Ss ff^vjmes ItlHfitrsi - xth 

Sot la an de Septembre i4î 26. ii- t» i^ -... 
prit le chcmiïv de la BàvierC' p<iaf ... .^*> 
paffcr en Autriche ^ & alla cnfuite;^^'^^^^* 
rejoindre les «roupes^du Duc d£ Ba«^ 
viere , qui écoienc en Bohême. Ily- 
arriva auez à^temps pour fe trouver 
àila bataille de PragHtyQui k donnai 
Iç 8; Novembte de cetieÙDtiée . &* 
dans laquelle le Duc de Bavière r^m-^^ 
porta la Vidoirc fur l'Ekiîteui? Pala-f 
tin. 

Il demeura à Fr^gii^ jufqu^ài»^mf^ 
lieu du! mois de Décembre^ & prit: 
enfuite fon. quartier d'kyver*^^ pen- 
dant lecjuehii fe remit à fès imedita»^ 
^ons ordinaires fur la Nature. . ; 
• L!année fui vante il quitta le ib^ 
iiice du Duc de Bavière ^ &c alld ver$r 
k fin de Maxs en Moravie & mettre 
à celui du Comte de Bhc^uoj^, toû^- 
)eurs en qua^lité. de volontaire; Itv 
commença, alors à £^ dégoûtée àm 
mçtiet de la guerre , $c y^ renon^a^i 
»vant la . an de la Campagne de cetto: 
année;. - . > 

Les troubler de France, .& îbs^maiw 
kdies cpntagieufes qui y^ regno^ienr 
ne lui permettantr pas de , vetoumerr 
4âns £E4)atrie,il.paf& quelque ,tcn^s& 

^m XXXU 



/ 



I i 

R.DESr à. voyager dans ks pays du Nord; 
JCAIITES. <litt*H n'avoic point encore vÛ5 ,,& fe 
rendit fur la fija de l'année en Hol- 
lande ^ où il demeura une partie de . 
rhyver. 

Il en fortit vers le commencement 
du mois de Février iCti* & après 
avoir vifité les Pays-Bas £fpagnols , 
il retourna à Rei^i^s auprès de fon * 
père vers le milieu, du mois de Mars. 

Il avoit alors x6. ans , & fon perc 
pifit ocCafion de fa Majorité , pdur 
|c mettre en polTeffîon du bien de' 
fa mcrc. Ce bien étoit fituc en Poi- 
too ^. & U alla paflcr dans ce pays une 
partie de l'année. , 

Le peu d'occupation qu'il trou* 
voit dans la maifon paternelle^ luir 
fit naître le defir de faire un tour i 
Taris vers le commencement du Ca- 
rême de l'année luivante i^za. Il 7 
pafla deux mois ^ avec fa anciens 
amis , incertain iur le genre de vie 

3u'il dcvoit embrafTei , pour r.epon« 
re aux defTeins qu'il avoit conçus 
«•uchant la rechcrcbe de la vérité. 

De retour à Remes , il paifa dan$ 
le Poitott, & y vendit fa rcrre du 
Mmoir^ 4oût il setint cependant xqH^ 



Jkf Hommes tîlufires: /itj 
jbtift le nom dans fa famille, & « jy . 
quelques autres biens. /. a « tp «. ^' 

le Jubilé de ranitée 1^25. lui four-^^^^^^ . 
xiit une occafion dé fatisfaire l'envie 
qu'il avoit depuis longi-temps de 
¥oîr Mtalie. U- partît potiï ce voyage 
ta mois de Septembre 1^2 j. & pana 
d'abord par la Suiflc , & par le Pays 
des Grifons^ parmi lefquels les mou«*. 
Vcmens de la Valcéline le retintent 
quelque temps. 1 1 vifita enfuite V Etat 
écj^enife , & une partie de TltàUe ^ 
ic fe rendit à Rome au mois de No^ 
fembre de l*an 1^24: 

Après avoir contenté ft curîbfîtéjj 
il partit de cette ville au commcn-^ 
cernent dû Printemps de Tanné^ 
1^25. Se parcourut le$ principales 
irilles de la Tofcanc. 11 vifitôît pàé 
tout avec foin les Sçavans.qui ft 
crouvoient dans lés lieux où if paf^ 
foit^Sc il cft étonnant qu'il n'ait point 
tu à iPlùrcnce le fahieux Cj^//7^^,.qul 
étoit alors au plus haut point de fl 
teputation \ comme il Taflure lui- 
même dans Une de fes lettres /où i) 
paroît même n'avoir pas trop conûU 
les Ouvrages de ce grand homme* ' 
' II fot jprefcût à la piife de Gaiff\ 

A a i j 



R. DE^f ville <b*KEtat de Gfftrtes. ,c^vn fetctr?; 
HARsnsi dit au Duc de Savoye le 30. Avril, &! 
V - pafla^ enfuite à. 7«rwfj^& de li cit 
Erancc- . . 

', II. avpit remk àla fin de fcs voya^ 
ges à k déterminer fut le choix d'oncL 
profeffion ftable pour le refte de fes. 
jpurs i^ma js toutes reflexions faites^' 
{Ijugca.qu-il étoit plus à propos gouc 
llii de ne s^aflujettir à aucun cmpld^ 
& de demeurer. Mattrc de lui-menic.. 
De fie tour: à P^ris , il y demeura, 
Irois ans, & y cont«â:a.d:ès liair 
fcns avec pluficqrs5ça vans, fur tout 
avec ceux qu'il croyait avoir les mêj- 
mcs, inclinations & le. même goût 

tue lui. Son fcjour en cette villa 
it cependant interrompAi pardiffe- 
rcnslvoyages.cn Bretagne, 5ç en Pou 
èoUi^ Il voulut'^mêine aller au fîcgç. 
^c likRochttè & y fer vit cjn qualité. 
$i volQRta,irc., & il. y ^toit, lorf- 

3 uç cette ville fe rendit, au. mpis: 
fOâûbre. Uxi.. 
Lc5, inftànces qmc. lui fiifent fes^ 
iiinis^dècQmmuniqjicr au Public le. 
font dès Méditations , qui Ta voient 
«Cî^i; juIqjiesrIà.A le dercrminercnc 
^%tk cbk grand moxide ^ à quiucfi: 



z 



Âèp FTtmmes Utn/Rfs: ^^ 
toutes fcs habitudes ôc fcs; conne^f- J^. pj^fr- 
iinccs, & à fc retirer dans un licu^^cAf&Tçs*,.^ 
où il fût entièrement à lui-même. 

La Hollande fut celui qu'il.choii* 
Ut, ôc il. s'y rendit: au. commence- 
ment de Tanncc i^io. IL all^a dV 
bord! à jimfterdam ; mais cpranic il 
qtoit refolu à n'habiter mie dans fies, 
lieux écartes., où il ne fut point ex- 
pofé aux diftraâions qui font incvi,- 
tables dans les. grandes, villes , i^ 
pafla quelque temps après en Erife ^ 
$C alla demeurer dârns le voidnag^ 
4e Franekfr. Ce fut en ce lieu qu'it 
commença fes Méditations fur. l'exir 
itencc de. Dieu & fur celle de noa 
âmes.. Apres y avoir habité cinq pa 
jGx mois ,.. il' retourna à. Amfterdam, 
yçts le commencement du mois 
d^OâoBre. de la niême année 162^ 
& s'y appliqua particulièrement a 
Pciude de l'Anatomie &ç de la Chia{ 
mie 3 qu'iLcrut ncceifaires aux vûes> 
qu'il s'ctoit ptopofées. 

Il eft fur qu^iL a fait un. voyage 
çn Angleterre.» mais on en. ignorç 
fc temps précis , quoiquîon puifle le^ 
placer, commûdemesu:. en. l!anné^* 



tt. Des- On igoore^uffî la durée de font 
$AR^BS* (ejout à Amfiérdam ^ Se le lieu où ïh 
demeurât jufqu'aù Printemps àt Tan-' 
née itfjj. qu'il alla s'établir à 2>^-? 
venter. Il ^'appliqua Beaucoup ctt^ 
eette demterê Ytlk à l'Attrôn^^inie ,v 
mais fan^ efperànce d'y réùflir beau- 
coup -, i] y compofa aufli uit Traite 
dû Monde , que la difgraèc ^frivéc- 
à (74/1//^ pour aVorr dbnne dtï niou- 
yçment'à là térre\ iui 'fit fupprimcr. • 
Il fe plaifoit beaucoup en ce lieu ; . 
parce que & fdiitudè y écort entrera 
& ttan^oille r msiis ii ne poûVoiif'^ 
pas y entretenir c<wnmodéttîent avccf 
la France le commerce de lettres ^ 

tlri lui étoit necèfTaire pour Tes étu- 
es^ Cela lut fit prendre le parti dcr 
fetôumet à Antfierdam l'année fui-^^ 
vante 1^34; Il fit quelque temp^- 
^près^ un voys^e en Dannemarc^ qui! 
ft t afièz court. 

lesvifites qu'il fut obligé de re- 
cevoir à Ampetdam y & que fii'reptt^ 
tatton lui attira, lai fifiianr oublier 
hs incommodités que fc commerce" 
de fes correfpondans avoit reçues 
defarfoUtude de Deventer , itrdrour-^ 
Jia dans cette yîUe au mois de Mdf 






des Hûfnms niufires. lif 
liJjy. Aprèsdnq ou fix mois de rc- R^ Vït^ 
tra^ire fiçil'érude en celieir, il paiTacARttfh ' 
en Friib vers la fin de 1-Autbm^e 
Se fe retira à Le^warJen '^ où il palTa^ 
l'fayvcr. 

11^ ne pouvoit detneutier long-2 
temps en un même endroit , & il^ 
Êiiioit qu^il pafBtt fouvent d'un lieu- 



à un antre. 



Il fecDoma^àr Amfiiràém au com- 
mencement dé Tannée 1^3^. & y 
demeura quelques moif>, après lef* 
quels il alla à LejJi$ ^apparemmenr 
pour avoir reeil à FEditien de ix 
méthode qu'à y fie £»i« alors. Il 
lUa enfiiite àAtatOKtrip^s&Vtrecht ^ 
& fut de là sliabituer âir ]a fin de 
\vci xCy],^ Effwmi de Binmn ^ beait^ 
village dans le territoire A'Alcmoir. 

U y fit fa demeure jusqu'au mois 
de Novembre 1^39. qu'il le quitta^ 
pcmi: aller à Hardernbkk^^ d*ôà il 
paâà; pai auprès dans une Maifon de 
Campagne près àH^trecht, 

Il fe retira à Leyâs vers le comi^ 
snencement de Tainnée fui vante 1^40.1 
te fix m<MS après il alla s'établir à; 

^jw^^/^vilic 4e la Seigneurie d' t* 



R. Des- I^ perdit en ec lieu une fîUc ni^ 
cAitiES*^ tiircUc, nommée F^v^wiW, .qui cfc 
k feuk q\i^il ak eoe , & qtt*iBaimdfit 
tendrement. Elfe ctoit née à Devenir 
perh 19. Juillet 1^)5. & mourutt 
le- y. Septembre 1-^40. âg^cc fcitâe*» 
Qient de ainq ftns. • 

Trois femataes ^rcs it dejbgcat 
ê^Amerford , pour aller reprendre fi 
dcmeuïc: à| Lefde v. d'dù aprè»^ un fé* 
jour de quelques- mois , il fe rettt» 
dans le village à'EyndegeeJl àiUûe dç» 
mi-iieue de Leyde... 

Il ctoit «ncore dam cette def nie* 
rc ville, lorfqu'it: perdit fon perc^ 
qui mourut attr, moisd'OfttArc à^ 
cette année 1^40;. âge de 7S. afDS> 
étant Dovcn^du Parlemcot de V^t^. 
tagne depuis 17. aos» 

Il quittaie voifioagc de JSfyiflîr^atti 
mois de Mai 1^43- & fe rçtira i 
f-gmond 4e JMifipih-à*Mi^^r,tm 
ià demeura uae année 3 . au r bout de 
kquelle il retourna zLeyde ^ 6c vi.M 
•nfuite faire un vay âge en • France : : 
il y fé journa depuis le mois de Jaiti 
jufquïà celui de Novembre tant i 
Bkrij ,.qu'eik: Ppitoiîi ficenj^etagne. 

De retour en Hollande^ il s^^ 



\ 



^ 



• tiâi ffgmfnâs nififtrâs. i9'f 

'bli t fi bien à Egmond de Binmn, qu'il or) 
tt'cn forlit plus pour s'aller habi- * ■' 
>iKt ailîeuTS, imis feulement pour *' 

iÀÏTt quelques voyages. 

Il eïi fit un fécond en France etl 
1(^47. & celui-^ci lui fut avantageux: 
Car fes amis lui procurèrent à fon 
infçu une penfion du ' Roi de trois 
mille livres , dont les Lettres paten- 
tes furent expédiées le f . Septembre 
de cette année , & dont il fut payé 
txadement jufqu*à fon voyage de 
Suéde. 

Il en fit un troifiéme Tannée fui- 
vante 1^48* dans le même Royau- 
me, où l'on vouloit l'engager pat 
de grandes prome({ès à fe fixer. Mais 
les troubles firent oublier ces pro-« 
meflcs^ qui n'eurent aucun effet. 

La Reine Chriftine de Suéde , à 
qui il avoir envoyé fon Traité des 
Pajjions , lui fit faire au commence- 
ment de l'année 1^49. de grandes 
inftances pour l'engager à fe rendre 
à fa Cour. Quelque répugnance qu'il 
fe fentît pour ce nouveau voyage , 
il ne put s'empêcher de fe rendre 
aux defirs de cette Princeflfe , & il' 
partit fur un vaifleau qu'elle lui avoit 

TmeXXXl. Bb 



2,9^ MinLf9iÊrfirviKkt^Hift. 
R. Des- envoyé , le f . Septembre de ccttfc 
CARTts. année. Il %txvi^z Stockholm mi com- 
mencement <lu moit fuivant ^ & &il: 
loget dans THotel de M. Chanta ^ 
AmbaflVdeur de France , foa ami ^ 
qui étoit alors abfent. 

La Reine j qu'il alla (akic;r le len« 
demain , le reçut avec une 4iftinc^ 
tion, qui Tut remarquée par toute la 
Cour , & qui contribua peut-être à 
augmenter la jaloufie de quelques 
S^avans ^ à qui fa venue avoit pau 
redoutable. Elle prit dans une fe^ 
condc vifite des mefures avec lui 
pour apprendre ù, Philofophie de (k 
propre poucbe ^ & jugeant qu'elle 
auroit befoin de tout fon efprit & de 
foute fbn application pour, y réuffir ^ 
elle choiflt la première heure > d'ar 
près fon lever pour cette étude, com- 
me le temps le plus tranquille & le 
plus libre de la journée , où elle 
avoit le fens plus radis , & la tête 
plus dégagée des embarras des aâai« 
les» 

Dcfcartes s'aflujétit à la venir trou- 
ver dans fa Bibliothèque tous les 
matins à cinq heures ^ fans s'excufer 
fin le dorangemcm: que cela, dévoie 



Ïh ftmmés libères. t^t 
i»^t dans fa aiwiierc. de vî-rrc , ni ^ ^^J 
fut la jrigi»ciir du froid ^ ^«^i cft plus Cj^j^xES. 
vif en Suéde , cpie par tout ou il 
«voit vécu jttfquçs'là. La Rcitie en 
jreootnipenfe lui accorda la grâce 
<)a'il lui avioftt fstt demander , d'ê^ 
tcc difpenfé de tout le Gcrcmonial 
de la Coiir , & de n^y aller qu'aux 
heures qu'elle lui donneroit pour 
Tentretenir. Mais avant aue de com^ 
m^icer leurs exercices au matin ' 
elle voulut qn'il prît un mois ou fit 
Semaines poutfeirecoiiifiûjtre^ lefa- 
miliarifiar avec te génie du pays , 8t 
faire des habitudes 3 qui puKènt le 
retenir auprès d'elle pcmr le xeAc de 
fes Joues. 

ihfcartes 'dcefft au commence-^ 
ment de l'attiiée 1^50. xles Sratuts ou 
Reglemens d'une Académie , que 
la Reine vouloit établir à SMkjholm ,' 
fie illeslur porcak premier jour de 
Février , qui fut le dernier qu'il eue 
riionneur de la voir. 

U fentit à fon retour du Palais des 
preffenrimens de la maladie^ qui 
dewnt tk^cvniner fes jours ^ & fut at^ 
Caqué dès Jelendemain d'une fièvre 
6omtBttea%cc uutûfiammation de 

Bbij 



t^3^ Mim. fottrfirvirk VHifi. 
R. DfiS-poiimon. M. CA^if*^, qui fortoît 
CARTES, d'une maladie fembld>le , voulut 
le faire tirai ter comme lui \ mais ik 
tête étoit (i embarrafTée , qu'on ne 
put lui faire entendre raifon^ & qu'il 
refufa opiniâtrement la faignée , di- 
fant,lorfqu'on en parloit ; Meffieurs^ 
épargnés lefang François. Il confentit 
cependant à la fin qu'elle fe fît*, mais 
il étoit trop tard , & le mal augmcn* 
tant feniiblement , il mourut le 1 1^ 
Février 1^50. dans fM4^- année. 

La Reine avoit deflein de le faire 
enterrer auprès des Rois de Suéde 
avec une pompe convenable , & de 
lui drefler un maufolée de marbre : 
mais M. Charnu obtint d'elle qu il 
fût enterré avec plus de fimplicité 
dans le Cimetière de l'Hôpital des 
Orphelins y fuivant Tufage des Ca*- 
tholiques. 

Son corps demeura à Stockholm 
jufqu'à Tannée \666. qu'il en fut 
enlevé par les foins de M. d'-rf//-. 
bert , Tréforier de France , pour être 
apporté à Paris ^ où il arriva Tannéç 
fuivante. Il fut enfeveli de nouveau 
en grande pompe le 14. Juin 1^67. 
dans r£gliie de. SmUrG^nm^t du 



•s . ». i ■• . _ . » . I . f • • .- 



1- ' M- à*Mhrt fit mettre au même j^ pg^. 
endroit fon bufte en marbre j avec ç^j^^^es. 
ciette infcription. 

Defçartes , dont tu vois ici U Se^^ 
A deffiii Us jeux desavessgUs mor^ 

uls ' _ 

. Et gardant U refpiS que Pen doit 
j 4UX Autels^, 
^Leura du Monde entier démontré la 
firuBure, " . -• 

SûH mm par miUe Ecrits fi rendis 

glorieux ^ , - -"^ 

Son:^fffritmefufant & la terre & les 
. ;. Çieux, ' ^' . ' \ 

^\jtni ff^etra Vabme^ en perça 1er 

rCepéndam comme $m autre ^ il cède 
^,^ ' AHxloixdufirty 
].\ Jjii jui vivroit autant que fis di'^ 

vins Ouvrages , ; 
,. Silefage pouvoit s^afframb'tr de U 
mort. 

D. O. M. 

Virfitpra titulos omnium rétro ?hi^ 
tofipbormn^ Nobilis génère ^ Armon-^ 
gm gente ^ Turonicus origine. In Gai'- 

Bb «4 






-^ . ♦ 



\94 Jt^^t^fif^^P^ift. 
^.«* . '^ff^fii^rin Butm>ia fhiliffitpkm ^tt^ 

CARTB5» ' . . *, '§ ' 0w^ 

tmt i m Snecia vocatm ocfinbun. Téi9h 
ti viri preciofas reliqiiias GallUmm 
fèrceiehris Orne Legntus Tetmt Cha^ 
nut Chrijiifta fépiemijjtma Regina fa» 
pieminm amatriciinvidere mn pc^mt^ 
née vindicare patriéb ^ fed ^uihus itcmt 
ttMiMlatd^h^pfori^s perégrmé ^terra 
mandavit invitus )flnna Dmrini i^ jà. 

Tandem poft xvir. afmos in gra^ 
fiam Ckripam^imi - Xegis Ladoviei 
Xiy. viromm infignhtm adtms & 
fmmfftAtont ^procuronre' Ptf^ï?v^- 
' lihm , Sepulchri pio ^ ttmico viola^ 
fore ^ fnHTté Tt*àH€ ftmt^f^. tn^ip 
Vrhis & Artium cktmine-fo/ftd. Zh 
fm ffkn^ apud e^trds otimn & fa^ 
mam ^Héfierét ^nèrtms apndfuos cum 
lande epiiefceret , fkis & exterit in 
exemplnm & documtntmn fnturus. 

t finnc ^ lyiat&r , ^"^ Diviniiàthim- 
mortalitattpfûe Anima màxhnnm & 
darim afferunm ^ aut jam credefeli* 
€em, am precihus redke. 

Cette Epitaphc Latine cft de M^ 
Cietfelier dilictplc de D^fcartes. - 



' in ÉimfÊmiHkfim.' i^f 

CMtOila^iat àc A» Oa¥rage9. ft. Des- 

: M.QmpfmdÛÊm Atièjhé. IHtnqeSti cKKttu 

4^. Ibs^eft ùk UM tra4uâion An-* 
gkûfe dft cet Oavrâige ^ ^uî a été im** 
pvimâe i Londres en tfjff. Le P. 
Pa^0 de rOratoif e l'a atàfî sib en 
EmnçoiB \8cù traduAien a été im^, 
pciméo 4U/ec les éckîrcilTemetts fé^ 
cediûtts , à la ^ite dé celh ée tt 
JéedIffmsfMe Au mênfte Dcfiams A 
Piin/i'aftU^t. iif-4*. Difiants com- 
pofa ce Traité en i^i<. pendant fon 
léjout à SnJa , n'ayant encore que 
12. ans s niais il ne voulut jamais le 
donnée m Public , le regardant 
comifie une pièce impar&iteb Ce n^ 
fat ^u'hpc^ Ùl mort quV>n le fit ini'^ 
primer. 

. x.DiJiomn de U Méthode pour l^im 
tondmto fk ^éiifm ^ & chercher la "tfe^ 
riié dam les Sciomes. Pint la bioptrU 
^me ^ Us Météores , & la <Séometrie, 
Leydo itf 57. #»-4'. Ces quane Wai- 
tés , qui font les EfTaisde la Philofor 
phie de Pefiartes , parurent d'abord 
fans nom d*Auteur, cePhtlofopbe 
ayant été bien aife d'êçre inconnu ^ 
pour écouter plus librement c6 

Bbiiij 



1 



l9^ Mim.fmrfirvlr4VM^. 
R. Dis- qu'on difoic de Ton Ouvvage. Etlm^^ 
€ARX£S. ne de Couralles , fameux Miniftre 
Armintça^ traduiiît quelques ^^n-^ 
nées après les trois premiers «raicés. 
en Latin , fans tpucher à la Géome* 
trie 3 foit^u'il la jugeât au-^leflfus 
de fa portée j foit qu'il fçût qu'un 
au^re y travailloit. Defcanes revit fa. 
«raduâion ^ & fe fervit de cette oc- 
cafîon ^ pour faire quelques chan- 
gemens à fan, premier Ouvrage; 
gprès quoi elle parut. fouf ce titre i 
Xcnati De/cartes fpecimina Philfifr^ 
fhi4 ^feuDiJprtAth de Methoda reUf". 
regend4i ratiçms ^ Dhptrice & Mete^-*, 
ra^ ex Gallico Latine verf4 ^f^yJh 
Af^tore emendata. jimfielodémi i ^44*^ 
/«-4^ it. Ibid. iéj^,(in'4^. Depuîisi 
François van Schooten , ancien Pro- 
fefleur de Mathématiques à Leyie ^ 
traduifit la Géométrie en /Latin , & 
y joignit des Commentaires de .fa 
façon avec les excellentes notes do. 
M. de Beaune , Çonfeiller ai» Prefi*. 
di^l de Blois ^ qui avûient coûta 
long-temps manufcrites parmi les 
Mathématiciens. Renati Defcartes 
Qeometria , cum Florimondi de Beanm 
notis^ ex àallfico Lapine ^ Inj^rpr^e^ 




/ns. 257 

'Ofmmimaimre Framifco s Sehooten. R. Drs- 
Lugi^Bm. \e^$. in-ji^.lt. Acctdit ckki^u 
CampâffdimnMuJicd. Francof. ad Ma- 

3. Traité de la Mecatii^ue , compùJ 
I féyparM. Dcfcanes. De plus Pjûhregi 
' €U la Mujujue dn mime AuteHr^ mis 

en François avec leréclaircijfimens ne* 
eefaires , parN. P. P.D. L. {Nicolas 
Foiffoity Pretré de l'Oratcire) Paris 
j€6%* in-/^* Le traité de k Mecani-» 
que , qu'on Voit ici, Vcft qu'une 
petite partie d'un Ouvrage plus éten^ 
dû & plus régulier , qu'il avoir eu 
deffein de compofer , mais qui n'a 
point M fait.lOn !> en Latin dans - 

** les Opira Pofihuma. 

^ . , j^MeditationesÀC' prima Phik/o-^ 

' pbia , uki de- Dei exiftemia & Anima 

immortalitàte. Parif. 1^41. m-8*^. On 

. irxkiveà la fuite de cet Ouvrage les 

ob|câions qtf on avoir faites à 2»/- 

cartes fur ce qui y eft contenu, &. 

qu'il avoît follicitcts avec empfcflc^ 

ment, auffibicn que fcs teponfcs; 

Les premières font d\in Doftelir de 

Lâisvain, natif à* Anvers, nonimi 

Cascrus^ qui ne voulut point que 

fon nom parût à la têce« Les fecoa« 



R. -Des- J5r Us obj<{ti(ms faites contre ces^Mu 
CARTES, ditations far diverfes ferfomies irès^ 
doSies, avec les Rifonfesde l'Amem^ 
traduites par M\ C. X R. (c'efi4^ 
dire Clerfelier) F^ris i6^j, /»-4^^ 
Defçartes, qui a revu ces tradudionS:, 
«'cft donné Ik liberté de s y corri- 
ger lui-même.^ & .d*y éclaircir quel-, 
ques endroits , dont le fcns n'étoit 
pas aflez net dans le Latin , fans ce* 
pendant touçlVer au ftile ; ce qu* 
tait qu'elles vallertt mieux que l'O-^ 
. riginal Latin. Il sVn cft faif .une fW 
_ conde.édttionà/^^r/VPan i^e^i. *w-; 
4^ niais la meilleure ettla troi/î^- 
me , qui parut 4m/ée par ar^s , 
avec des fomntaires par Ji F. (c'eftràT 
^lirc yRerié FeJé^ l^^eurlèn Med«.' 
pme dç la^^Facuîtè ^*^hger^) Parti 

1^73. /«A% ],' , ;:^ ^ ; • 

iEfpoïa Remti J>efiarfes: ai ce^ 

khrrimm r. Gisif^rftim roetiiim Jn 
gua examinant Hr dm . Ubri nuper ^pt$ 

FmioVltraiemfimHltditi^ unrn p^ 
Ponfratemitat^e Mariat^À ., . alter di 
fhilofophia Carte/iana..Afn/lelodami. 
MlKÀ^ir 16^1 Jn^i i. It.Dans le Re- 
cueil dcfes Lettres com. z. p. 541.- 
Gtsbert Fmus avoit taûjours cri 



det Homme i Illiéflres. '301 
renticnii déclaré des fentimens de « ' *% ' 
IDefcmes , & n'avoit rien oublié .^- ^": 
Jpour les faire profcrire des Provinces ^^^^^^' 
unies î n'ayant pu y réuffir, ilfe van- 
gea de De/cartes^ & à* Henri Regius^ 
qui enfeignoit fa Philofophie , par 
des libelles publics fous le nom de 
fes Ecoliers, Celui que Defcartet 
entreprend de réfuter ici , fut pu- 
blic par Martin Schoockius , avec 
ixne longue Préface de Voitins , fous 
ce titre : Phihfophia Cartefiana , five 
0idmiranda Methodus nova Philo/bphU 
Renati Def cartes. VliraJeSij 1^45. m- 
12. Il y joignit auflî la réfutation 
d'un Itvrc de Voétius fur la Confrai- 
jrie .de Botsle-Dac , dont on a vu 
rhiftoirc dans Tarticlc dc.SamueL 
deS'Marets , tom. 28. de ces Mé- 
moires p. 61. Mais il ne fe contenta 
pas de repondre à Schoockius^ il le 
prit encore à partie , & le fit affigner 
pour réparation des injures dont 
ion livre étoit rempli. Après plu- 
ficurs procédures rUi^iverhté de Cro- 
flingue , à qui cette af&ire fut ren- 
voyée, rendit fa fentencc le !©• 
Avril 1^45. & ordonna que Defc^r^ 
tes fe contenteroit des déclarations > 



joz Mim.fimtfmnvÀtHift. 
<juc Schùockius avoit tait«^. i°. Qu'il 
'^•^^'"n'avoit écrit qu^à rinftigation de 
ÇA&3£». /jr^ë/wi , & que c'ctoit lui qui lu! 
avoit fourni des mèftjoircs fur ce 
qu'il y âvoit de pcrfonnd à fon 
égard , & entre autres , fur ce qui 
rcgardoic fon Atliéifmc prétendu , 
&c le long & odieux paralleie, qu'il 
en avpit fait avec Vaninu i^. Que 
ceux qui avoicnt fait imprimer fon 
Ouvrage , y avoicnt ajoute fans fa 
participation la plupart des chofes 
dont Defcartes fc plaignait. 3®. Qy'iï 
recônnoiflbit Defcmnes pour un hom* 
me de prcAitc & d'honneur , qui 
n*étoit xiullement Athée, comme 
on le lui avoit fait dire nial-à-pro» 
jpo.s. 

4. Priftcipia Philofaphid, AmfieloéL 
Blzjsvir i^^44. /»-4^ It. traduits en 
François: Les Principes de la Philafo^ 
fhie [ écrits en Latin par René Def^ 
cartes , & traduits en François par un 
de/es amis. Paris 1^47. 1^51. 1^58, 
i»-4^. M. V Ahht PiCot eft l'Auteu» 
de cette traduâion , qui £ut revue 
par Defcartes. Il s'en eft fait aufli une 
' traduâion Angloilè , qui a été im- 
Piiniée itvec quelques Remarqua 



des Hmmes IBttflm. . 303 
fur l'Ouvrage à LondrâsVzn 1^5 3. R.Dé$-' 
i»-4®- Defcma dcdia fcs Prineipcs à cARîts, * 
iaf Princcfle Èlizahth^ fille de/r^^- 
r/V Rôi de Bohctnc , & Eledieuf Pâ- 
Jatin, qui avok beaacx>ùp de goôt 
^pCHU fa Philofophic , qu'utile ancAt 
apprife de Ivtu 

7« Nota in ProgramnM ^imsUam dm, 
m i ^47. in Beigi» esUinm tftm hâCfi^ 
tnlo: ExfJicatio Mentis Humana!'^ 
fîve Animas fatiotialis , ubi cxplica^ 
ttir quid &t , Si <{aid eSe poffit. jim* 
fiehdami 11^47* w-4^ Le Ptogratm-^ 
me , que Diftsamt veut réfute* iei; 
étoit d* Heui^ Rcgins ^ qui d%ofd 
avoit été fo» difciple , mais q«i fe 
déclara depuis contre liiL 

8. Traité des Faffions de VAm, 
Antflei^dam» Elzjsvsr 1^50. in-ii. \t. 
Rouen 1^51, /«-ii» It. Air//. 1^6 j^ 
U79. in- 1 1. pn a wné t?radu<ârion La- 
tine de ce Traité , qui a été impri- 
mée à Anifttrdam en 1^5^. & 1-66^4 
in-j^^. avec quelque autres Ouvra- 
ges du même Auteur. Defcartes 
avoit compote ce traké dès Tan 
f ^4^. pour Tufage particulier de la 
Princeffc Elizjtheth^ & Ta voit en- 
voyé en Mànufexic à la Reine de 



^04 Mèm. pâtir fervir À tHifi. 
R, DES-jSuede fur U fin de Tannée luivatitc 
cAaxES. I (^47. U le revit depuis a la prière de 
fcs amis , & l'augmenta d'un tiers î 
& c'eft dans ce dernier état qu'il a 
été donné au Public. 

9, L* Homme de René Defiétrtes^ 
fvec la Remarques de Lo&is de la Far' 
ge ^ & un Traité de la fermamn dte 
JkttéS far le mime De/cartes: Paris 
ié^^4. /«-4**. It. Avec le Monde ^ ou 
Traité de la lumière de Defeartes. Pa^ 
ris 16^77. i»-4^. Ces deux opufcules^ 
que TAuteur n'avoit pas jugés dignes 
de Timpreffion , ne parurent point 
tels à M. Clerfelier , entre les mains 
de qui ils tombèrent après la mort 
de Defcartes \ il les tira du defordrc 
où ils étoient, par le fecours de M. 
de laVorge\Y>o(k.VixitVi Médecine à 
Saumur ^ Tun des plus habiles Car^ 
cefiens de fon temps pour la Phyfir 
que 3 qui outre les figures ajouta de 
fçavantes remarques fur le traité de 
THomn^een particulier, & deG^- 
rardGutfchoni/en ,Vro(cScux des Ma- 
thématiques & d'Anatomic dans l'U- 
ni ver fité de LoHvain,c^uï étoit l'hom- 
me le plus propre à tirer la penfée 
de Defcartes des eiidrpits de iès écrits 

^ Us 



' der Hommes I&f/freA jof 
les plus embrouillés ^ ayant été plu- R. Des- 
(leurs années fous lui occupé à co- cartes. 
pîer ^ Se à ie fervir pour les expe« 
f iences* Le premier de ces Sçavans 
iè fignala depuis par le bel Ouvrage 
qu'iFcompofa & publia fous ce ti- 
tre : Traite d4 l*Effrit de l Homme ^ dt 
.fes facultés & fonSlions , fuivant les 
Principes de René Defcartes> par Leuifi 
de U Forge. Paris x666. in-j^^. Ou* 
vrage» ou l*on peut dire que ledif- 
clple a pafTé le Maître par fa^ propre 
induftrie \ car outre qu'il y a ramafle 
C€ que Defeartes avoit dit de plus 
beau & de meilleur en divers en.- 
drolts de fes Ecrits > il y a expliqué 
encore en détail , & d'une manière 
très-claire & très- naturelle^ plu^ 
fleurs choies que Defcartes n'avoir 
touchées qu'en paflant & confuf&r 
ment» 

Deux ans avant PEditioft Fran"^ 
çoife du Traité de l'Homme de Def- 
[jcartes ^ïi en avo)t paru une traducv 

- tlôn Xatine fous ce titre i Renatu^ 

», * 

" Defcartes de H omisse , figuris & La^ 
tinitate donaSHs a Ftoremiê' Schuyt^ 
inctytaurbis Syb/a^Dacis SetMMre^éf' 

'ikidem Phitofophia Profeffore. Lagdatui 
JmêXXXL Ce 



' * ^^^ figtn es , qm accompaçncTît cttte 
tradiidlton , fèicnt aiTct bcîîc& , rl^ 
Irt ne font pas potrrtant fi propres I 
feirc entendre. le texte de Df/r-m» , 
que celles dcMM. de id ¥àrp & <7iir- 
fchorwen. D^ai Heurs J*cib;? n'ayant 
pas été afler heureax pour tnvailîct 
for tine bonne copie de l'Original , 
ti'a pu faîte tme excellente traduc^ 
rion. Mais tî fa enrichie d'une pré- 
face , qui peut paffer pour wfïe pie- 
ce achevée en 'fbn genre ^ & elle a 
paru fi bcHe i M. Cterfithr, qu*ft 
n*a pu s'empêcher de la traniportet 
i la fin de fon édition Françoife^ 
pour la rendre pltis parfaite» ^ 

zo. Le Monde de Defcartâ ^ enU 
Trahi de ta Lumière tJ" des mtr^i 
frincipaux otjefs dei fins. Avec im 
àifcours dn moHvement local &ym oM^ 
m des fièvres , cffmpofés feton les frin* 
$ipes de cet Auteur. F4ris i6£^. W't\ 
Le Traité^ qu'on voit ici;, n*eft 
qu'un fort petit ahregéd'un grand 
Ouvrage , que Defcartes avoic fu]^- 

Î)rimé. Cette première édition eft 
brt dcfe<%ueufe> M. Cter/eÙer eH 
carr%ea depi)itf les fauttes f m l!OiÂs 



l^natl defAueeur^ &: le fit înipri* |R. Des- 
mer £nrt irof redement à féiris l'an cartes. 
1^77. w-4^ à la faite du Traité de 
f Homme. On l'a en Latin dans les 
OpÊfesUsPtfihiima. 

1 1 . Je^m Daniel M^jer ayant trou^ 
▼é un Fragment M$. de Defeartts , 
incitulé: Expli€âti$n des Engins le 
tradutfit en Latin ^ & le fit impri- 
iner à Kiel ^ l'an 1^71, Il s'y donna 
la liberté qu'il Jugea à propos , mais 
dans le ftmA on f econnoit fans pei- 
|iè q tie ce petit Oarrage n'eft guercs 
dilFerene delà Meehtnique dé Def^ 
tartes , dont j*ai paiïlé au N*. y 

la. Lettres de René Dt/banes ^ oh 
font traitées les fttis telles fstejfions totêfr, 
€hant la Morale ^ la Ptsffijné^ la Me^ 
dicme & les Matbematiifites , données 
OH PMc far lefieter CUrfitier. P4U 
ris i€êy. rn^^% trois vdluniçs. ft. 
Ex GMlico Latine. Lngdseni Bat. Bt* 
tjsvir 16^. m-jL^. Ces Lettces rcïr* 
ferment bien des diofes cmieufén 
fur les difjputes que Defiartes â eueH 
avec palpeurs Sçatans de fon temps. 
M. CtorfHier les a publiées fur léi 
minâtes de Defcarses ^ qui peuveÀ 
M pas reiTemUer en tout aux Oï^ 

Ccj) 



'^0$ Mim.féiirfnvirkVH^, 
R,Df$-naux qu'il cnToyok, parce qu*» 
c^i^TJ^$. les tranfcrtvant il y chaogepiç fou- 
Ycnt ^quelque chofc. 

huma , Phyjica & M^thmMca. Aïk-* 
firlodami ijoï. in-^^. On a fccucilli 
dans ce volume quelques petits Our 
vrages y ou fcagmeos d'Ouvrages de 
Vefcanaj qui n'avoient point > en- 
core paru, ou qui n'a voient été donr 
ucs au Public qu'en Hollan4ois,auf- 
quels pour groifir le volume on en a 
Joint trois qui avoient déjà été imr 
primés en Latin ou en François. Les 
pièces qu'on yqît ici font.. t^> Mury 
dHsJiut diffifiotio de Lamine, m&' dits 
finfuim oiySis frimariis^ C'cft une 
.Éra,duftiqn de. l'Ouvrage François 
onarqué au N\io.. faite mai à pror 
' pos fur la première éditbn , qui efl; 
jpleine de îfautes* 2^^ T^raÙ^ins éU, 
Mcchamcd ^ unk cum clucidamnibHS 
N. Pûijfonu i Galli€0 S^rmwe in L^ 
linum tranfiams, }•. N. Poijfomi Elur 
adationei Phjficdt in Cartefii Mufi^, 
C493sr.. Elles avoient déjà paru en Franr 
çoiii, j^\ RfgnU dd dinSionem ingcj^. 
pii^, ut & infuifiionem vâriUitis. Çç 
^^^^ j V^ cft imparfait ^ reQ£H:i(22& 



^ é^s Hmmif IttH/his. . jo5)r 
des règles très-utiles. 5?. In^Hifitio R. Dat* 
.wfiuwj per lumen Naturd. Geki-d^cAftT&s. 
qui cft une fuite du prcccdcntr^ eft 
encore pli:^ îsnpjtt fait ) car on n*çn 
a qye le commencement, é®, /^r/w<a 
Cùgitamnçs circa generati^^^m AnU 
n>alitm. -f. De Sapm^Hs. Ç«ft un 
pçtk fragment > qui ne tient que 
«leuy pages. 8**. Exj^érfHaex iJ^SSj . 
Rinéti Defcéries , éfu^jilgtbmmfpec'^ 
tant. Ce. font quelques Problèmes» 

On a donné à Paris une nouvella 
édition Fra&çoife des ceuvres.dc 
J^efoartes cjà 13. voLin-ix, dont ik 
faut dire quelque chofe. Voaci cà 
quelle contient. 

, Lettres Je M* De/cartes , . m Von a 
pint le Latin de flnfieurs Lettres ^ qm 
n^ avaient été imprimées qiCen François^ 
0vec um trad^Slion tranfoifi de celles 
fui n^oTfoiem JHpjH'à-prefent faru fjiien 
Latin ijzj^. fix volumes. 

Les Méditations Metafhyfitjues touiç^ 
chant la fremiere PhHoJopbie^ 1724^ 
deux voL 

Difiours de la Méthode ^ pêur bien 
conduire fii Raifin , & chirùfser la Wi 
r'aé dfns lesfcitnçes. Plus la Dioptrie 
fÊt j^ lei Metems^ la Meçhaiû^at^ 



5 Xf> Jféhi. f00tfifi>mrS[FNiJI. 
Ri Des^ ^ iWiç^i»/* 1 714. 4cax volamesr : 
6ARTBS* ^^ PrifKtpii 4i U Philefifèi^ 
1714. imirel» 

Les Psfiêni de VAm$. Le Mande, 
M Trahi de la LumUre. MMtim Mg* 
mentée d$m difcotêrsfur le mûmfeffutte 
lêMt & fur la fifvre^ fur Us princi* 
fn d0^ mène jimtmr* ijit. an voL 

L*H9mme de Âetté Défiants ^ & ta 
firmamn elufiaeêSiavés If s remar^ 
qHis di LmUs de la Wi>rge. 172^.111» 

On a &k à VocoeSÀpti àt ZI^^mt* 
M ^tt€l^ue€ Ou¥f«ges^ 4oRt il état 
4ke ki quelque clio&» 

Petfi Danielis Hueiii Cenfuta t%h 
Ufifhia Cartefia»a, Pamf. 1^85. 1»- 
M. y* Le freinte tci«îc 4c ces Mé^ 
moires* p. 6 j • 

Ripenfi an livre fai a fmr titre : 
9. Danielis Huctii Cenfofà Phik>f(y» 
pbia? Cartefianar. Par Pierre Sihaim 
Megis* Paris i^9i./»-i£v 

ifferardi de Fries Prtf. PhHef. VU 
traj. de Renati Çartep Ateditalieniim 
à Petre Gafemh im^ffeatis Diferta-- 
HtmetUa H^iee^Phihfiphica. Vi^ 
trajeSi 16^1, i».8^ De Fries mon^ 
tfc ^ au jt^cnieRt dcU.eU MoHvdi 



\ ... 

dâtHtôtfrecette ^iflertirtîoh ùiie hai* R. Dkv' 
ot îngcfiîrtifc contre l>efcanes. c artm»^ 

Nt^itr A la aspiration faite i 
Stockholm contre M, Défères, Paris 
réyy ift'Xi. Cette hiftpke prcten- ' 
êne eft nn biidinâge* Les* qtiatitésv 
ics sttdàcns ^ & les formes fulbflan^ 
tïelles^ (jttc Defcartes avait rejcttcc» 
4c h PhiforojAic , font kstenriWef 
TOtreinîs^tti avoiènt conjure fâ per- 
te. Qaand H eut été refoîa entrfe 
tvtx , & ijtt'il. ctit été folemnellé* 
went dcchré NoYatcor , ôc comme 
tel condamné a ;êtrc retranché de fe 
Société des Sçavatis, la chakur k 
chargea de l'eitécutwn , & agit arec 
•tant de violence dans Je*corps de çe^ - 
PhtioCsphe , q«Vife y eiccha uflc 
iievre arec tm traftïport an cçrvean^ 
. ^iniinercîrt: en peu de jottrs fa fan- 
té y fans que toutes les connoiflàn^ 
ees^u'ii avort acquifes lui fervifTeiit 
i ht confcrver. 

Danielrs Lifjhîrpiî Sfèttmina Thi^^ 
hfaf%i£ Carrefiaria. Lttgd. Bvt. 16 yi^^ 
in-jf. On trouve lïafis cet Ottvrwe 
ime vie de Defcartes ; compoftc dé$ 
parrictrlarités , oue l'Auteur en avoit 
jppnfes^ laot de Mr Schmfi$ Faér 



31 r Aiim.ptmrfervirMl*Hi^* 
R. D«s-cicn , que de M. Ra^ , Doa<5ttr ett 
CAJBLTES. Médecine. Il y a bien des fautes, 
hiais elle remferme plufîeurs cfaofes^ 
fingulieres, 

Rcnati Canefii ViuÀ Petra BoreU& 
€Qnfcripta. Elle fe trouve à h fuite 
d un livre de Bord intitulé : Hifia^ 
riamm & OhfervationHtn AtcMco^^ 
thfficanm CentsirU IV: Cafiris i6fy 
in-iuluT^rif. i^f ^. w-8^ It.Fr^-: 
çofurti 1 ^70. & I tf 7tf . in-%^. It. . à la 
p. 580. du premier .tome des Me^ 
morU Philofiphorim Henningi Wit^ 
nn^ Il paroît <].ue l'Auteur de cette 
vie abrégée n'a écrit que far ce qu'il 
pouvoit avoir appris de M. dt VdU* 
BrtffUux y qui avoit demeuré pen^ 
. dant quelque temps avec D^Jcartei. 
Ainfi il ne femble pas qu'il y aie 
trop de fureté a le croire , fi ce n'eft 
dans quelques faits généreux. Il ne 
s'e(t pas fort embarraué dès circoa- 
ftances particulières quipouvoient 
fervir à vérifier (es Ëiits. Il ne s'eit 
aflujetti à aucun ordre ni pour les 
temps , ni pour les chofes. Il n'a^ 
donné à fon écrit ni ftile ni forine \ 
& la manière dont il a confondu 
toutes, chofes ^ peut nous faire juger 

' qtili 






iès HofHmes Hlt^tt. jt} 
^ti*il n*y a dans (oh abfcgé. rien de W; w 
plus rcmarqiiablc, que raareffe<jti'il . \ 
4 eue de ramafTer tant de fautes dans^"^^^^^' 
un fi petit efpace. ^ 

Jç^nnis Tefelii Htjlma PhiU/iphié 
CarttfianM» Normhcrg4 ' 1^74. /'»- 1 i, 
Ceft un Ouvrage de quatre feuil- 
les^ divifé.cn d Ckiapitres^ dont 
Je premier regarde la vie ^^-Defçar^ 
4es. Il eft remp U de fsjûtes ^ & tt€S>- 
fuperficiel» . 

Voyage dn Monde de Defc^ies^ . 
Paris itfji. i»-î2. Cet Ouvrage du 
P. Daniel , Jefuite , eft lîtie critique 
4hgeniettfe des^ fencimeos de . ^ejl. 
cartes. 

Nomelles .diffcultis frapofies fat 
4in Pcripateticieni l'j^Htettrdu Foyagt 
du Monde de Defcartes ^ toA<fhant Ha 
tonnoijfance des hêtes^ Avec la réfuta^ 
tion de deuxdifenfes du Jyfleme gênerai 
deDefcarteè. Paris i^^jj. iTtrii. Ctt 
Ouvrage eft encore du P. Daniel. 

Recunl de que^fuès pièces curie ifcs^ 
concernant la Philofiphie de M^ Def-r 
€anes. Amfierdam 1 é 84, /»- 1 2 • 

Nonvéaux Mémoires pour fervir k 
tfiifloire du Cartefianifme , par M>i 
G. de l'A, Vtrecht i<î^ 3. iff-^x^.€€ï 

Tem JiXXL Dd 



s. 

CAB.WS. ticfc-tom. I. 4e ces Monoïc». f. 

£4 Vie de M. Dep:imt.'f»rfti^. 
in-if. deux voL Cette vie, <i«i eft 
«de M- fi<i^t,.iA fci« v/tçhcm- 
<;oup Ac ibi» , & icnfojme <oat <* 
^ -pçttC ayoit rapport à Dxfifarw^ 
imaâs il 7 a bicn<lw itiuotwis & a«« 
«uou«k%. eeft ce q*fi lai a attiré h 
Critique fuivante. 

mi» ée M. Befimet , tworfies ^ «w 
i& ùt Jmit tn ffallsiid^. La Haye 
«^^.i«-ia,Cet Ottviagteft «tri»- 
!buc au p. U TelUer , Jcfuitc. 

f,M vie,àe JM. DeffarusMéêk* eu 
gbngi. /P«wf «*^ J- *»"**• Cet aiae^ 
«ft de M. ^»tf««. 



w ■) _ ». \ 



FRANÇOIS MACS i30.> 

,c^ J; .C«wi^ vÀBp du Powogaà l'an 

Api;ès âv<>ix Êùt £es^tudes d'Hu- 
"* fftamt^ , il Ço«4 <« «^*0' ***^ *** 



4es iiommts lliuflnt. j^j 
«Xïifcju'il j dit acheva le cours <»di- ip^ ij|^, 
«âixe des étnàtz.^ û enlCagm/la Çlhc- cEok 
Jtoriqttc pendaMptufieurs années , j^a 
J^^ilc^ephie codant ^ixei. an ^ & |a 
<rhronologt&affez idi]^>4;enips« 

Enfin il fie profèâioa des quati^ 
-rœax en i^jo* lH qoitça ^ctJpttdaiw: 
5<juelij«e'ttiiif s;apiè$ Ja Socvést^igm 
iqrt'on en fçache'ïes ratfons r m^% ^U, 
la quitta ; i4:confem tbu^oprs de 
l'affeîHori ^ouc die, Se n'oablia-^jen' 
pour «avaiUcr à Ja gloire de S. Jgna- 
«€ ï fon ^dateur. 

On ignore l'swjnée ,^ fon <?inittg«w 
«iciiwî Op wkdfcttiem£snt>p#r là dart 
<îe fcs Ouvrages , t)tf il étokenco'jrc 
•J«kk« en 14^5^3. .8r<pii'i4'4teit Corl 
délier cm ^i^^i. H-pilit .^n «otWKfc 
dans ce de«ï>i©r Obdrç le tiam de 

|oms ^ôrté 4èpa4s. 

jf4wr . fur Iç tKtènei, dinna pcUfio» 
À Aiacedé , dréxectsep (oh -èïj>rk vdf 
&: intriguante non coiltef t de go«*- 
pofer divers Oavrages^{M>uvj£3ii(enir 
les droits de c€ IPrincd , cipi?t« to 
|Mi^o«fioiis^d« ErpagnolTitta^oonv 

Ddij 



31^ Mim. fourfirvir i Ffiijl. 

F. Ma- P^S*** ^^ France & en Angleterre les 
çjy^ * Députés qu'il y envoya, pour enga- 
ger ces Cours à. prendre les intérêts. 
Il alla enAnte demeurer à Jtotne:^ 
où iliut chargé de profefier la Théo- 
Jogie Polémique dans le Collège de 
fr^agândafidt , & enfuite 1-Hiftoi- 
xe Écclefiaftique ^lans Je Cûlkge de 
la Sapience^ & de faire outre cdi k 
fonâion.de Cenfeurdù S. Office. 

Comme il cherchoit à fe faire un 
nom, il ibudnt en 1^58* à Rotne pen- 
dant trois jours entiers des -Thefes 
Àe ûmmfcihili , Se 1 on prétend qu'il 
6'en tira d'une mabiere qui lui fie 
honneur* . " 

Il alla pluiieurs années après faire 
lanterne choie, à /^rff(^ , & remplit 
toute cette ville d'admiration* Si 
Ton s'en rapporte au P>; Jrchangc df 
Parme ^ qui a prisià dcfenfe comrç 
le P. Norûrovt pJôrôct à lui mcifie , 
puifquB ce Pcreixïîeftiqjci'irii Mafque 
ibus lequel il i»'eft caché, il termina 
cette SihiQtk , dans laquelle il parla 
.avec une prefi^nce d'efprit extraor* 
dinaire^de toutes Its manières imagi* 
fiables $ par plus de .deux mille vers. 



des Hmmes Ilfu/fref. ' jif 
«ne Eptgrarrimc fur là vilk cîc F'eni" F^ 
fis qui ne le ccdoit point à h fi-ciDOp 
mcufe 'de S4nfMfar. Tour cela fent 
fort le Charktan f en effet quelque 
t)onne opinion que Maeedo' eut de 
fa Poëfîe , & de fa capacité , perfo'n- 
ne ne s'cft jamais avifc de le mettre 
au rang des Poètes , Se tout ce qu il 
a fait en ce genre eft tombé abfolu* 
ment dans l'oubtt. 

Il obtint quelque temps après une 
chaire de I^ilofopbie Morale à Pa^ 
doni ; ce qui Tengagea à aller de^ 
meurec dans cette ville vers Fan 

Toutïc fruit de les travaux (e ter- 
mina là.Il s*en plaint dans la Préface 
de foa premier tome des CoUâtimet- 
Dûllriné S^ Thoma é^ Scoù , & $*apw - 
plique^en chaiigeant quelques mots^ 
CCS vers A*Enie à fon fÀ%j4fcagm dans 
le n*.. livre de TEneidie de V'irgiU^ 

. Difieytegem^doStriftameX'mev0'^ 
THm^tte labotem , 
FortHfMm ex altis ^ nom te m» Pew^ 

ftM Atinervs 
jt'ddiUiêm dubity & nnUa imerfrm- 
mU ducet^ 

Ddiiî) 



).tt Mim;pmrfirvirétlrMfJI. 
T Ma- Ow igXiOTc ks^ponicukrités du tc^ 
fte (k fa vie ^ qui fut. fort longue v 
puifqu'il ne mourut qu'en 't ^8 1». 
ctant alors âg^ de Bjr^ta. 

Il a compoie ut> nonibre prodi- 
gieux d'Ouvragcs^, & quoiaull y ei:i^ 
ak beaucoup d'imprimés ^ il doit eor 
être refté beaucoup en Manufcrij:^ & 
ce quUi no^ apprend à la fia de fou» 
Myrothicmm Morali^ publié en i€j$^ 
eft vrai^. qu^*iL avoir «ompofé alors. 
53>Pa«egyfiqaos, ^o. difcour^ La- 
tine, 3^. Oraifons funebseSy li^^ 
Elégies, 115. Epiraphçs, iizi Epi»- 
très dedicatoircs , 700. ^pitres fam^^ 
liaires-^ ^^00. Poëniea Epiqués^done 
il ayait sedte 48. en public y. |oa^ 
Elégie» 3. tio^OdeSr, 3000^ Epigrant-^ 
mesr ou pièces différentes de vers ^ 4^ 
Comédies. l.atines^ 2^ Tcagedies^ 
une Satyre en Efpagnol^ Se en tour 
. cent cin<)uante mille ver$i iknl par* 
1er d'un grs^nd nombre de confulta- 
tions itsr k Théologie ^ fur le Droit^^ 
& fur d'autres matières. 

Tout ce détail auroit ptt eotter 
dans la Charlatanerie des Sça vans de 
Menckfff , Vil l'avoit fçu > & il y aa^ 
roit fort bien figuré.. 



(Su ne peut xlier vpa^Maceiff ir'eât F» 
it réfuékion y & qo'ayatiT une me-CEDa< 
moire hettreafe & ây^nt be^coup 
là y il tle fuc en état d'en inipofev 
aux demiKfçavans & ausc ignoranSb' 
Mais il eft facile à^ recronnoîrre 

Îu*il n'y a dans tout ce qa|ll die que^ 
u verbiage y & que tous ks Oii9f»^ 
gcs ne lui ont prefque cou«é que la 
peine Ht les écrire. Cependant lu 
yreyention. favoraUc où it éfôie à 
feu igaff d , h rendu aiTc^ remerak^ 
pour vouloir attatjueffes^pfas grands 
iionimes de fon temps ^ Âl entre aiaM 
ires le Fcre Nms ^ qui fut depniy 
Cardinal ^ auqael^ il étoit fort itife** 
neur en toute manière. Ofâ vernit 
plus bas ks extra^vaganees qu'il fiir 
dans k difpute qu^il eut avec ce 
fçavanr homme.. 

Catalogue de les Ouvrage^v 

I . ApotUofii S, $ran^fd' XafOsni^ 

); Elegiéfipm in martem V.tfan^ 

eij[a de ÀiendozA ^, Soc. Jefu, G«^ 

D d iiij» 



3'io Mifiu fowrfervir itVHiff, 
F. Ma-^^^^ ^^ trouvent à la. fin chi Ktn^ 
CiDOv d^nHmfacrétiîr profane emdimnis dc^ 
MsndozAy imprimé à Lym Fao i6iu. , 
in-foL Sfit^wd xznSï'mîkxc l?£pita- 
phe de ce Père ^ qui mourut le 3. 
Juin 1^1^. faite par Maceda,^ dans, 
l'article qu*!! en a donné dans la Bi- 
bliothèque des JefuiteSt 
. . j^.!ThefisRhetoricé^in unum vdimen^ 
^njeBé. Madritl 1 61,%. Les titres de 
ces Tbe£:s que Macedê fit foutenic: 
}iMadrh^ font les fiii vans» Thefm^. 
rm ErHditionis frâ foie ZodUcum per^ 
aurente. Pjom^Jfi Nemm Poèticis 4r- 
boribm cpnjttwm, Viridariim Ela^ueff'^. 
tU Rhetoriçis fifirifms difiinBmn^ 

5. La Vida de D. Luis dt jitAidè: 
Virey de I4 Indiak Madritjei^, in^j^^^ 
. 6, HifiorJa recentiim Martymm J»- 
pnenfium. (en Efpagnol) Madrh: 
1^32. /«-4®. Cc(t Ouvrage omis pat- 
Sûtwel , & par picolas jintonio. , fe 
trouve marqué ainfi dans le Catalo-^ 
gue qu'il a donné de fes Ouvrages. 

7; £fi^^ ChrpmUgic^ dffde. il 
frmcipio del Mond» , hafia U F^enida, 
de Chriflo. Àd^drit 1^53. /»-4**i Ce^ 
font là tpuç les Ouvrages qu'il a £ait^ 
4tAnt Jeluitc. 



As Hommes tlîsifiréh ^i t 
8, Taneiyris j^poloçeiica pro Lufi- F. Ma- 
t4ma vinMcéUa afervnute & tyrannie cbdo;. ' 
«t immani Cafiello'. Tarif. \éâ^t* in^ 
4^ Cet Ouvrage eft Anonyme, mais 
Maeedà le met au nombre des fiens^ 
dans la lifte qu'il en a donnée. 

^. Jhs fiicceiiendiin iMfiianié Reg» ' 
wnm 3 C^harifiéb Régis Emmanttelis ex^ 
sEduarib filio neptis , Dodontm fiUk, 
Henrico Rege uUimo ConimhrieenfiHm^ 
fementiis ccnfirmatitm ; ab Antmymô- 
Lujham Latinitate dâfhttwn^ jidcUtS' 
appendice de m3u poffsdendi & jnre^ 
fofiitmlnU Régis h^tnnis. IfT. Barif^ 

lo. Elogia Galtorum, jffjnif Sextiii 

ii.Dcferipti^P'ilUTuqmi^&Sane^ 
fd Bawnes^ id efl^fpelunca S, Magda- 
UnSi ji^uis Sextiis 1-^41. m-8^. Gct 
Ouvrage , qui eft en vers , eft ainft 
marqué dans k <^atalogue de fes^ 
œuvres. 

12. Elogium Emimniij/imil0fkhae* 
Us MaKXMrini , QrMnis ^atrum Prét*^ 
dicâtorum » S. R. £.. Cardinalis. Pa^ 
rif. J'ignore la date de cet Ouvragej. 
qui eft mis par Nicolas Antonio par- 
«)1 le^ Ouvrages Qompofês cotre 



^ F. Ma- i^4i'. âc i^4^« Mais il ne peut-^re 
CEDO; de cette anôe^^ pu£6]ttc Mkhct. 
Mazxarm ne iut Cai<^ftl qu'ei^ 

Èatierind,. Lyra Barbgrma. Roma VC'^ 
tas & Nova i carminé herdkâ, Xçméf 
ié^u in-/^. Ce font di^ereates pie«* 
ees de Pocfic^ , reuoîes ici» 
14, H<n^ f^imèicatus^ RnpdUuj^z:, 

i$.FilipicaF0rtiiffie/a^Lish0$i6jf^ 

1 e. Pn^fiêgnaftdam LH^am-GMli» 
eum , contra Calammas Hiffano-Bd^ 
ffcaf , m (juo ferme (fmma HtriMftjue^ 
Xegni, thm dam, tum fms fraclaref 
gpfia c&minentur. Far if. i ^ 4J. /n-jfefc 
C'eft dans cet Ouvrage qu'il a faic \» 
bevuë ^ue La Mmhe le frayer lui rc* 
proche dans ion Exanuron Rufinftêi- 
\çi^ frères de Saime-^Marthe ayaot ^ 
dit-il , rapporte quelque choie de 1» 
taycttcile Champagne cottce F. le 
P. MaceJa cite cela ,.& fett un ïtom^ 
tac d^uiî tiroir^ Prattc^us^ Layette 
CamfMnm»^ 

17. Laierus Mdrmrtia^ Parif 1^48;, 



tS. Cûmmt D. Ai^uj^ini de Pra^ p *- 

T^ PMegyrk Soterica ob profidfa^ 
tmnfdCré^EuchÀrijHA ofeiffimincm fe* 
piculnm, Pwnf. té^i^ i^4^* 

iO\ Elapa wfnnnllA^ f^ de/crlpth 
Coronationis SeK Chr^fté Smctirim»^ 

xBÀr i^fok 

2 r. TeffhitRbmamiAktêrhaiis Poni^ 
ùficiét; adt^erfm Buccinam Th&mé An^ 
gliid^ Ciajjkutn Heter^doxorum^ Lon>* 
dini i^f 3. />r-4®» 

ti, ContrùV^rfia Ecdefiajfica inur- 
praires Minores. Limdini 16 5 5 . in^-zf. 

2 j. Lmm Litfiiamàs Buccins Àn^ 
^icAW» Thômé Angti canenti ocdnens;. 
Londini 1^54. wf-4*'. ^ 

14. Mnrs divinims inffirata^ fum^ 
mo P^uifict fnnccentiù X, "féfer fnin^ * 

fite fraptefiti$nâs- Jénfenii. Lândini 
tjj'5'4. /«r-4**'.. 

2 j . Scritrinnf IX AugH^ni , fivc Dl 
'AMgHflJfinfven^m^Jl^^f^ de dtipUci ad^- 
jmorio Ù^'aAét^, Pi» ^ mn ^ &^iK, 
Londini 1^54. i»-4*^ 

té. DomHs Sàdica, SegUs tineh 



324 -^«w- p^itrferviril^Hiff. 

CEDoT ^^''"•^'- Cctt TElogfi d'une Emilie de 
Portugal. 

17, 5)rft;< Fomificié Rofe Alexan^ 
drifjd , jéUxandra FIL rectm Creato^ 
Rûtnét 1^5 j. in-Af^^ Ct font différent 
tes -fortes dé Poëfies à la loiiange du 
^ Pape AUx^ndre FIK 
• zi.Chrifiiana^ Palloî Togâta Ah'i 
xandri FIL aufficiis triHmfhatrix-^ 
RûiM 16 f 6. in-^^. Cette pièce rou- 
te fut k coDverfioa de k Reine 
Chrifline de Suéde*. 

2^. Encyclopétdia in Agonem litte^ 
ratorum j^oduSla. Roms 16 y/, in-- fil. 

jo^^/m SS^ jMnnis Je Afatha & 
feticit de FaUis .fendatorHm Ordinir 
S. Trinuatii ^ Redemptims Caftiv»^ 
rnm. Roms i66o> in^g^. 

31. De Ctavitus Pétri Ofies in ftut^ 
mor lihroi déOfifum. i^De Clétvi Pét^ 
palis digniutis ^ Pdtefiatis ^ JurifdiOi^é^ 
viu 2®. De CUvi intelligemi^e^ inter-^ 
frtuitionip S. Script nrut. ^\ De Ç/wi 
^dei dogmaticé^ & pru&icd;, 4*>, Dt. 
Clavi SacramemoTHm. Additis iribnt 
ûontroverfiis^. x^ Be Harefi & Schifi 
WMte, i^. De Sacerdotie Chrifti^ 3*;, 
Dt peçcaiê mgmdi^ RmeL H6q» im^ 



des Sommes lUt^hes. 325 
51. jirchigymn^i Romans fajrien- F; Ma- 
tkt ab AUxandro VIL P^nu Max^Q^^^o, 
pfrfeSi^ ififirati, CQnficrati.fofiridie. 
iditA Nfv^'mhrit d^firiptio. Xmm xtét. 
in-i**. A la fin^dece livre on lit ces 
mots t SeriMat uffc fûfijncnfi t}mm 
dedicéua. efi \ak Akx/mdr^ fafUntU 
e^fdem mwi xiié'o. Frane, Atacedo. 
{ 33. TTfcatrmn Mit^rd^i&ini^ Jb^ 

)4. Diatriba de adventu S, ]4caii 
in HiffânUm* B/ma 166 1. in-j^^. 
-) 5« Contraver/M SeleSd. £em4 1^^5« 

in-îu 

- iC. JR» P* Abh4tis B. BiU^onis 
JUancati in ejns exe^ttm , fréfeme cor* 
fore , ad S. Cruci$ injerufalemhatim 
ta, liv^datm Rema \C€]. in-^. 

37. Punebris in Cardinalem Juliam 
SaechellnmOratio.Ro^a i66i*in'%^. 

38. SchoU Theelogia pofitiva ad 
â$SmfMni Cathidi^rHm ék refiétatiff-- 
nem Hareuc^atk 4perta. Rma 166/^ 

in-foL 

1 j^^^AffenerRimanHS^fivevijidicia 
gomani Pomificif & tmifiç^ms: Ro^ 
pa i4i,6S* i^-fel.. Cet Ouvrage repa- 
ri4t i}ueli]ues aonées après ^ avrc un 
#M>u^Ye4uikoAÛ^kç ic, muc: oouyçU^ 



5 1€ Afem. ftmrJirmrMpfÉift. 
F..MA-Epitrc étàvc2Jbov[% ^ Co»s ce ânrct 

iota ^ mdiêUétta)^ vinàica$a. P^avH 
c'dli là même édttioii. 

Sancint Domifut Jerahricd S^nmttm Lh^ 

fitatutrum ^SmtBmomialium^Cijiircign- 

m sd Petmm ^ & Piui mi Marcmn , 
fupir apcepth à S. D. N.dtmtme 

lits. .AuBorc ¥4FÂn€; 4 S, Auff^in^ 

Ouvragç tk râ vtf s bariii^ ^ ^ m 
tiem: qif liAe lefiille. 

.41. C^ncenms Enehél^km Sof^ 
JMa$rh S^çl^ in Brevii/n^ ^ ^ 5. 
Ang^im in lih^is^iAâ^Èbêimm^ 
mu £xârclii(n^um^» ^/MmSâC^ Ujn 
_^ fnfidatoris ^ & Operum S. Augi^i , 
'Mccl^ DiMms. Véketiit u^%^ m^ 
fêl. H |wcod dans <3et Oîévr«gc k 
^laliTc^le Profefleor «a KHiofophic 
CDQiak à P^dêt^i Se c'eA ^pp^cvA^ 
mont cactB'iUH^t'^ ^ii^coaiiiieii* 



ce a.avoir ce ixttt. F. j^ j^. 

43. Fita Vener^ïlis Tûtittii A^fç^i^^^ .> 
iIM^}r0tN^' ..Ârùhitfifcùpi Umenfis^ 

farthim in Tabulis Lafwis , /idmbiu 
ffrMwiii txfrgfjk \ & figfntmùs P^ti* 
ids cdêraut^.P^cUlû franc; à S. jêêu 
^i^ino Atacedo. iPiprtrVV 1^70.^/1-4*^ 

45^ Pbmf9ix Cretkusi^ Coiharintis 
£0metiHS ^ V^nuus héros ^ mcmMarii 
fulwris operÀ txtihBui ^ trihus fr4n^ 
çifci Méceànk ofenbm yEfigrMmmati\ 
JSlogio^ LaMdatÎMr riidivivMS, Vent-' 
tïtt ï^^9^ in^jf, C^cft une.pietite bro- 
chure* 

4^. Wanf^rutit S. D*. JV. CUmemi 
fapé JX, P4U1VU diSus. PatMvU 

47. CoUMtiBtus BoSrinét S^ Thimé^ 
et S cm 9 eum diffmmiis inter nmtm»' 
4fue i texnhiS' $éiriufijU9 fidelkir. fra^^ 
ÇduSim^ finuntiis p^btHatrdxaminam^ 
iCtmmenSâriis Interpretum , Cafetani 
éiiprimis ^ & Jjydfcti diligemer excuf- 
fis ,& aUantm fene omnium Schêls^ 
mm ^ frdcifise s^uiticd Suario , ^ 
^afifSM jimorib^s Comrovtrfiis aft£ 

* fràéiif^ p4Uwii léyu m-jd. Atxof, 



r^ 



318 Mèm, ftmrfervir % VHifl. 
ï* M A« tomes , fur les deux premiers li /tct 

C£OQu <d^s ie'nrences> 

4 S. Ser.Cofini ilL Magm Dkcis 
Etrwriét Sacellam. FUrentU i^7}« m- 
4^ Ce font <ies vers fui la chapelle 
xle 5. LanrenK 

4^. Rev.^ Patris Fr. Jo^mnis Bona^ 
^bbatis Gêner aHs Cifienipvfis ex Coiù 
gfegmone FidiienfiHfn Dvêlrioa de ufk 
Fermemati in Sétcrifigio Mifjfk fer mil- 
le & amflijts afjfios à Laiifta Ecclefin 
-ctferviHo , dum ejfh Abbas , aniequam 
, J?. £ Cardinalis (^(jnalis nunc eft ) 
•erearetur , examinata , expenfs , re^ 
/utâta à P. Fmncijcûk &. A^gaftine 
Macedo. Ingolftadii. in-\i^. M^cei$ 
n'épargne gueres dans cet Ouvrage , 
>qui a été imprimé à Fenife^ quoi- 
cjue le titre porte IngolfldA, lé Cardi- 
nal Bona. Ce fut pour cette raifon 
-qu'on le défendit a ktme , jufqu^à 
-ce qu'il fiSt corrigé. Cette défenfe 
engagea Macedo , à en ôtei t«ut ce 
<[^'A y a voit de choquant, & à le 
faire réimprimer fous' un titre plus 
îionorahle qu'il rfétoit d'abord. £«. 
<ac Rev* D. Cardinalis Bonddodrifid 
'de uÇh Fermentaù m^Sacrificig Miffé 
fer mile & Amflint annos à Ldtin4 * 

Mcclet 



]^U^af.chftrvat9' ^jn'fito libre Rcrwn 9, Wa!^ 
iMurgtcAiHfi^ cap.i^.^ exarmnata& chuoh 
âxpt^a k :K-'. Fn- Macedoi f^erotiA' 
i^j^^tt^'è^. Qaek}ttes-4ins pretcn-- 
êu^vit<{\xc M^cdo n'attatjua^ le Cardi- 
nal S^ifn /que parce ûue ce Cardinati 
m Kavoit jamais cite dans- fcs Ou"-- 
Vf âges y fit qii'écapt fier & ^ucreli. 
IcuK^ il; profita de Toccafion: pour ^ 

lui £ur& $me;<}uereile.. D'autrcs^vei^- 
Icnè ^*tl,air été poufie a écrire conv 
cre lui-, par quelques perfonner^, à» 
qui foQ^fenciment ne.plai(bitpa$;.Lai 
hautcut ^ la. viyadtc avec Icfqucl- - 
les ^iif^^agic contre liil^Kndesir 
ie fcntimcrtt des premiers plus-pio^- ^ 

l»blc,& autotifcnt la pcnl&de*^- 
//^j^i^.titt.V^ue k BLepui^uedèàs 

Lettres à fcs- Brctcurs , & que Mm^-^ 
do én;étoit un; 

^:oi Difqm/uie TheoUpca. J^ritm 
jiK^ymi^Jêr FeHl$^m4ti,.SÉmSiffmo^Sl. 

/?**»:«?. . 'fraàcifçot; 4 ifc AHguftinû^ Mk^ 

ciçlhj^.Mi'f* OÎb^rviJ^fiu*P^vJ^^ffr- 
ftfHf/C<minilfriç!ei^^,:U 
mis 3Mléi$0y Fr^fore pHhliea B*sti^ 
^im\^ Edeè^^j RtgirMadrh^ »Mni^ 
^fûio^ RàfM intCHUmàg PrQjmgnnditfi 
tom.XXXU Ex; 



f»i, & Ser. Lê^0tiA Régis ffifim^icm 

inr^^.Mactdû a^affcâè ici dç mettre. 

cpuees fesquiiiecs^S» pxK faine votr- 
au:Cacitirul iÈÂ^4)^.c}a'ilj;^n!àvQir^^ 
zSzkti à. t&k&Dptlo Moine ^^ & poact* 
les: opftofcB^ aux^vcnmes. peu obli-i»- 
geAO&,^ve3c]é£^uuKis aniai: ivbiff Ëiit^ 
â.ccxcârs cpisciS' €Upil«al svait parlé^ 
àt iui^ Ali leâiEjGBt Otyvra^ eft dii^' 
fêtent ciii prrccdcor^ <)tti]2^£ft.pMN. 

pnmenfr qûï^ùot^ xe£uetiio4 ; au lieui 
€fffA' cehttfcxtelbttii^pimage «icgtm-l 
tit^.. LSpttpiésdtttacmvc e& uii< 
RaMQcgyriifUB ■ diil Paipo iGlew^ma Jll . 

5 1\ CimmciH^tBaautuàèac Sacb^^^ 
€d PoUfPucdf citera pm S^ iTiManù^ 

z»^\^ U fttnm^ ^ft.oomre le K 2N6m 
w, £i iai!^càiiâe C0iiiit ie P. &«rjpM#* 




4 )> t ik 



^mtA: titnridim de Niris'. Ma^mi^tx^E^ori 

de fbfl ïïv'tç une- Pr^ar r, où il m^-" 
rtraiw fdrt'tePl AR?m, ÛDS le rtoitt- 
mer. Ge Père liii repbûditpar tifï^» 
pcti^ Ouvrage j^ qu'il iîitfthlkt ./4d* 
vtnforia Ven. P. Mdéedo JHfaïOVi^' 
fia ' Aàaâifjhia: Ëthicti Interfifreri ;, . i^ 
^ua de injcfifthnê libri S\ AUgkftîni' 
dé Grdtiâ Chrijli Albinè , Piniam f^ 
MeUnia dipritHr. Florcntiéf' 1^4;* 
i»- 4?^. Màcfh ^ qui n^étôit pas d*)iu^ 
iheur à demeurer en rcftc /publia: 



auffitot une Répliqué fou^ le tiofti'î 
d*ùn' de fes dïfciples ^^& fous ce # 






tre. 

, 51;. Fratris Archangeli Jt Vàrm „ 
S^iït Patrrs Maced^ Èpiflola/oè^a 



jouf s' . œmmè'bn le tnârquc aûtronl'» 
irtencéiSiefli ti fUÏe èn\éti tet-vîf^, 
& le ?lN6rfS n^àufoîit pas manque/ 
dt lui rcpondxe fut^le.mêmç tan;^. fit 

&f«dS:!si tb^s les deux i^lcriJff à^ 

B-ei]> 



33^ -*fife^. pHrfèrvir i VH'ffi 

F. Ma- vajita^ç fnt cette matière. Cette de-\ 
CE 00,. fenfe .excita, h bile de Màcedù , qui, 
s'avifâ alors de faire un défi en forme 
AU P. A^ar/j, & lui envoya, le Cartel, 
fuivant, que je rapporterai ici pour, 
la.fingulâritc. 

53, LihfllHf Provocatîonis ad Cer* 
tam^n. Lit^rarium in canfa Gratta dt 
édlHgHflini.^ miffUr.à Pâtre fr.JBrancifço 
S^nSi ylUgHJUni MÀcedo ^Ohfervan- 
u ^ ad Patrem Pr, Hçnricwn Noris^^ 
irmitam . jingu/lirtianiêmé . 
Caufa Duelli. 
S^itattim defâhdcndà doElrina Gra-^ 
tiaiChriftiana,& jiugHJliniana ^ ah) 
trrprïbm & calumniis rfHod ejl anri" 
^Hi£imum Màcedàé 

Qceajiù, 
DiEltpn Nms de Macedé in T^dic^. 
\^Mgitfiiariiifâf. p V, upag.tiÇ,^ Pa- 
'tix iÂiccd^é 'niiiii autor fuit ut tam: 
Hiftpriam. Pclâgianam tum hafcc, 
v^pfliciâs c vulgarcm. NànfotmtAïa'' 
c^dkfuafor ej[è ûperis m cjM ^mplk^- 
vmaffW a veritate aliéna ^^^ tUm mn^. 
mUa^Ad^erfa Gfatià é'^jifigp^ino. . 

■QjianiàMnlicet ^erjuperhres'qmdl 
efuarn mahdàre. tyPis^reUaHim, ch.ÛÊc 



-t 



Màteria., F; WtAv 

Tredèc'm BropjtfinonesNjam, fag-ci^oo,,. 
nantes cnm do^rina Gratid é' jinçu^ 
fiim, Error^stres indt pullklknus.De.^. 
cm injurU ilUts Aitguftino., 

Modui.. 
Vropojitionei fais ^Hti fient in librt^, 
Noris ^ concepét v<rhis J\erfpicue affe-^ 
remun Errûhs fideltHr adduamur ;. 
^uguflim inJHriét manifefleexf^amn^ 
iuriobfignatis lihellis ^produms: tefiiw 
fnoniis^Htmgarineqfteant: 

Finis, 
f^eritm&honor 4uguftini., 

EventHs. .. 
JIffàris pritvariçaîor, é^defertor Cfà<^ 
tid^& 4HgHJHm.. 

' Macedo utriufyHC definfir , & vim^^ 
dex afp^relnt.,/ 

Léx: 

\ Noris^mtHfciim^ue Arnùs & So^ 
iîih velit Mtilicittmefio^. 

Mkçedo , cum 'tid minimo frovûcttr^^ 
inun^Âstgufiino amnidfiinta.. . 

^ Erç Bononiéi 
. ,Cç Cartel fut imprimé alors eni 
une fRuilie /«-4^ Se Leti. Vz- inferc: 
à^, 1^. ^e, vx)l^mc de. fon haliéi^ 



y 



Fî Ma- Mac&da fé nrn<Kr en effet %£k»^ 
CEDOi.- l^p^^> ptour fbntcnir fon défi, dC y 
attendit quelque^ jours le Pi Pforis^. 
Mais- le Grand I)uc ne jf^crmit pas à^ 
ce dernier d^y aller, & rendit par Jài 
inutile la rodomontade de Màctdo.^ 

5 4. Rejponjk ' ad Nhias mbilii CrU 
ticiÀmnymi in Apohgiatnî^, 7%om£- 
MazXét frrv Jbatfmr Ahnip Viterhïenjf^. 
VermÀ \0y^,ïn'^\ J^ài rapporté* 
dans ràrtîctc d?'i^«w/»i tom.n. dé- 
cès Mémoires, p* 10. ce qui a don- 
né occaHon à cet Ouvrage , où Ma^ 
cedo- a feîr connoître fon peu dé- 
goût & de cririq*ue,:en prenant la: 
œfenfe d*un Autent tel qu^-^^^rfei. 

55. Myrothcinm JUtùrah décumcn'^' 
tvtum tredtcimiijiaiA.fàmioniefn ttc* 
tiones Jupr tfixtwn Arifimtis^ lit. 8. . 
Ethicorum dt jimicituL Chn dupHci 
j^Appmlic»l'a^ & IndiieîjibrorUmé - 
Patami i^jx. i/r-^^ tes dciix pîcc«5-> 
dé PApfpetîdix font f B^ameptàtiénti^ 
hremid £îtgk nddiiét'^ & Ppdfkiùf^ 
So^Davidis ad Él'epam redaUm^c: 
R U Long n'a point' fait mention de 
ocs^ Pôcfics dâns^ fa Bîbtiothcqué Si-- 
carée. Le- Catalbguë èîés Oùvrli&dJ'dé'T 
Màcedô^cim fc trocnré^ici,,a érèiai* 



fcrc pac fiwf , Lari daï» te 4^: tamô F. MAv- 

ècfonJtsUa J^igmtnte, p* 4^ st.. lit y ce do*. 

fofft range» par ocdre descrmps^mais:^ 

il-y â -bioti Az% ia»iw^ i'im|)rcffioR 

dans les dates. On y en voitfedle"» 

ment ^. pafceque Mîttcff^ li^y ai 

p«is fdir enfin»: les prrkes^ bÀodiu- 

m ; q*i ne^iweîicôiiew ç^.te nt>OT\ 
de {iv«6sV' ,'■-•/•. 

Badn^fitn- FntWffcû ipir recitArJi ml 
gMmc fifliva de^ fiêol Nktalmi., nell 

renzo di Fcnetia.Jn P^diBftéia..\€jy in*- 

J'y; Schemd^Sàef^X^intgfTgatiwnk S?. 
0fini Rèmmuhy c'mm , £t4giis Emim, 
'lfntfie^HmeiifS9Ndiimt& CtrMà^ 
nism du infitOîkiti ^mt^matr fnvmii 
tkmtiftc'uy in -Af^fi^iisfidn pr9fm9in0^ 
dip^ ^ èj}tfdm^mmioe9^p dérident 
dis^ Patavn \(yjè^;in-j^^: Iltmet lâ\ 
jieWMtk iiiftîhhiofli de riirquifitton ! 
cbns ^^Pâtàdis tevivftn^ > â? pMTrndb 
i^ Dbà commirhça . à y fivpe Uk 
focAiob * d^Inqttiftteiir ^. ^u'ii coneir^ 
nua d'exercer hors du Paradis >ccm«i^ 
ni ~<i»m^^ 9ù oomî» ee^x» qui baf ir - 



yjf Mhn.ffmrfirvirkVmff. 
F M A S-^^^^ procéda cn.ia.mêmc qmU^ 

fetranfinitauTPâpcs^qmcn inve- 
ftircnt S:. Dmimqiée , fie les fuccefe 

^i. ^fiûrfi Accadimictf ::i^l^g9^ 
di cofifm diUm laRapprefcmAtionù 
€mic^, i^Tk4ffca o miftadi un PaU 
ca; fem Cieco cht Senta ^ onn flrda 
• $h€ veipi.In Badina véjSJn^j^^. On 
voit par Les qualitesv qife: Macedà 
prend\ ici , qu'il ctoit de l'Académie 
des Vmoriftidt Rome ,&tdç celle de*> 
Skovrati de Paioné. . 

59. Refponfîones P: Mkcedo adver^ 
fks Pyop^fitimes par^lMas Fr, Joarmis- 
a GuidiccioU^y 0â{U^aL ah 'Anmlfatà 
Eiciiict ^^Vlsnefo.JfTemtui ïéjé. in^^^l 
On peut voir fur cet Ouvrage ,.qui: 
ett contre le Cardinal Nms ^ Tard- 
de de ce S^^^antiitom. ^f. de ccsi^ 
Wémotrc$,.p4 153- ^ '. . ^ 

. tfo. CenethiiâcmnAHfflfil Prmeifiik^ 
hfiphi ,. Cafari$*dHgH^:iri^9pfiliUJml 
fferatûrii fil tu y: trilir^ne ,. IniMtMm^ 
UalicMm. , HifpaniçHm. . Fenetiis 1^7 j^ 

^ i; /w; Nkptiis Sm ^tnàftem^JnC'^ 

ms AȐdfkPim$rSahtHdia;fkEik 

zsabetbas^ 



^^fith^ Marié Francifcit Prinçip^ZH- p y, ] 

JitanU Bpithalamiwn. inM. Cet Epi- • ™ * 
thaUme a été imprio^é à P^nle çn 

6i.^Ehgut Poitica in R^nhlfc^m 
Venetam ejnfcjHe Senatum , Tribune* 
-lia , Fontificcs & Duces. Cnin içofû^i 
éns. Puntavii 1680. in-foL 

^. De IncawÂtionis Myflerio.G^Si 
le dernier Ouvrage de Aéacedo , q^pi 
Ta publié à la fin -de l'année ,i4j8o. 
ou au commencement de la faiv^^p* 
te %6Si. U y a joint itn lùnerar^^ 
S. jlHguflini , 4ans lequel il racofit^ 
:divets voyages qu'il jjrçtendojt que 

S. J^Hgyjti^ ^voit faits 4epuis .fott 
baptême*, & im il dit qu'il avQtf 
tant d'amour^pour ce ifaint Doâ^ur, 

3ue fouvent il revoit à fon fujet w 
ormafit. Ces^cves & la qualité .4ip 
50^ Ouvrage qjie Macedo a dqnciP 
U cekii-ci , ont engagé le P. Nom^ç^ 
le réfutant 1 intitaUet ainfi fa refi4tar 
jûon. Somnia (jjmnjjHaginta Fr^ â4a<^ 
4o in Itifurario S. ^HgHfiini pofiBaf^^, 
iifmum MtdiBUn^ Jiomam: cxçmic^ 
ip4t livi hr^chio P. FuLgentim ^F(^ffin$ 
i^ugfifiniaifHs. L^ £at. { î>ii.)./|i:j 

TmgXXXL fî 



i 

j^l Mim. pourferuir à VHiJi. 
^ p. 'Ma- tfj. Cineiti nous apprend dans U 
csDa 13^ partie de Bibliotheca voUnte ^ 
e(iX Antoine Macedo , Jefuitc-, fon 
frère, publia après fa mort en i68^. 
nu Recueil de fes Poeûes Latinçs à 
Lisbonne m- 8^. . 

"^4. FanegyricHS Chrifiind Regiriét^ 
in-/Ç*. fans date. C'eft apparemment 
tine pièce différente de celles dont 
j'ai parlé plus haut. 
• ^5. Officium S. Joannis Evangeli^ 
fiét. Olijftpone. Nicolas Antonio eft le 
ieul qui marque cet Ouvrage y dont 
il ne donne point la date. 

66. Defcrizxione delU Veneria dei 
Dues diSavoia. m-8^fahs date. Cet- 
te defcription eft en vers. 
. ^7. P rot eft a del P. Francifco Ma- 
€edo. in-foL fans date. Cinelli , qui 
rapporte le titre de cette pièce dans la 
ic. partie de fa Bibliotheca volante , 
dit qu'il y fait voir, i^. qu'il ne lui a 
jamais été défendu d'écrire contre le 
P. Noris. 1^. qu'il n'a point écrit 
contre lui pat jalouiie, mais feule- 
ment par amour pour la vérité. Le 
premier de ces points contredit ce 
^u'il a dit fur i:ela dans ion Cajc- 



'^ ics Wmmtfs lllujlres. 53^ 
• ^"i. Olavis ^ugH/timafia liheri j4r- p; JAÂ^ 
ifitrii .41 Servitme necejjhath Cmcté- cïbo. ' ^ 
fifcentié VtvMcati, in-fol. En tinc 
demi-feuille fans date ; cet Ouvrage; 
qui cft. contre le P. iVe»m / paffc 
pour être de Mizcido ^ firivafnt<7<- 

69. Refiifrffa P. Francifci Adactck 
ddverfas (Serras Germanas Germani'^ . 
tatum Cornelii Janfemi , & Henrici ^ 

-Noris , collé&a ah ;/4mihate Riùcio 
Veneto. Venetiis i cyj. in-fol. On eft 
perfuadé <^Afmikal Ricci eft un 
mafque dont Maccdo ^'eft "convert. 

V . Sotm/el ^ Bibltotheea Scriptorum 
Societatis Jefn. Nicdlai Antonii BU 
ètiothcca Hifpana Nova. Leti y Itàlia 
iRegnante tom. 3 . -^ 4. Baylé ^ DiSlion^ 
fiaire. 



CONRAD LYCOSTHENES: 

CONRAD Lycofihenes mqxiTt k Q i^y<:o- 
8. Août 1518. iRkfach^ vil- ._„_./ 
•le d'Alfacc, de TheoUd l^lffhart^ 
Conful de ce lieu , dont il changea 
le «om en celui de Lycofthenes\ qui 
iigxûEe en Grec h meaiê chbfe^ que 

Ffi; 



C. tYCO- celui-là en Allematid , fc à'Etk4^ 

On l'coyoya à râge4e.ï7. *tis l 
ffsidslherg ^ où il fot re^u Maître es.» 
Arts en i ^5*9. IJ s'y appU<^a cnfeiU 
te à la ThéolôgÛB, Je y iç^^waâ» 
amitié avep Henri Stdon ^ Mintftre 
4e cette ville , ^ui le mena en ,1 541. 
4 lUtishne à ra(TcB)blée>jdcs vriseolo* 
gie»s , qtti «*y fit alors^ * 

De retour à Hcidelhrg , il ,y con^ 
cinua fes études 4e Théoiogie , atiCr 
fluclles il joignit ^celles d^hiftoirc* 
jufqu'à l'année fuivaiîte î 54^. qu-ii 
^ alla à Bafle ^'mç Henri xSant^leon ^ 

jÉTO compagnon d'étu^ie^ 

lï y Eut fait Pf ofcâctir i fQa..artlr 
•w«e„ i& il' 7 enfeign^ U Grammai» 
& la DialeÀique pen;dant tfoi^ iioii 
;au bout defquels, c*eft-à-dire, en 
rî4î. il fut nomoié Diacre de 1^^ 
glifc de S. Leoifard àzns.€cxte viUe.s 
pofte qtfil a ponfrryé j^fqu^ la fia 

En ^5 f4. il eut une attaque jie 
Çâralyfic , qui lui faifit tout le côté 
âtoitêch langues nviis^^lie ncdurt 
que ^u^lques pms^ U en pe&ditxc- 



tftt'tféfaue de laqueHe il' s<iU!0sâttti»Mi q f -r^iti; 
à écrire cte k gauche. sthem^; 

H «rot encore fept âtos éepUis en 
Ailvz bonne fanté V mais une violciî-* 
te attaque ct'Apopleyit Tenlera te 
aj. Mars rf^i. dans & 4)^. années 

U-fut' enterré dans ITglifc de -fi 
JU9nard xstc cette Epifâpbe ^ qui elft 
«ti&x cmbrettillce.' 

^^i^ ^ai/iw» Vïéit9f T fi btnmi er^ 
iMirvre viBurus ; fin vmIhs ^ ^t^he mth* 
^ètwm. H^cceConrâtdm ep Lya^he^ 
wt9 Rul^tacenfi^y Phihfiphia perennif 
gampendmn, merni tumnim doÊHritL 
éfmig. fw 41. VéUetmlinarié étatis an^ 
IMX« Ât. 7. D. 7. feria frdtdiMfHe ctffn^ 
nmmatm , %. Kal. Aprilss non imprù^ 
wfr dffâfU^iSid tmiint aêttrtém m*' 
WértaliMtfm anno ej4i0tm RepAT. i^^n: 
fféBter vmum metàmiim ahreptus /for»^ 
tis ËifTétrid multamfalttm.finortfiMg^ 
0am , rtliijni ufmam pofieris. jl^ ^- 
Urtr mtHora-, ivbes v attjHe m frt^^s^ iw 

Cawlog» fie fês Oavraget 

I. C. Plinii ficané liher de^ Firh 

U^tnbup , emendatus & Comwtntario' 

Ui^tiftrmuK défiler 1547. m*%^. It.^ 

JM^ j yfxim>-fd^lJfpofihms a ami- 

E f ii; 



%4i 2tiim. pottrfervir kt^f/ijF. 
C. tvco- bue mal à propos à Pli^e cet Ottvti^ 

2^ EUnchus . fcriptomm omnium ^ 
veterum fcUicet ac recemiorum ^ ex a 
tantiwn & non extamium^ fublicato^ 
rum y atqnc hinc inde^ in Bibluothecis 
latitantium^ qui ab exordio. Munii 
nf<jtie. ad noftra tempora in^ di.verfis lithr 
gHts ^arubtis , àc facHliatibus clarue^ 
mnt >. ac enamnum hodie vivnnt: ante 
annos ali^Hoi à CL P^tra D. Conrad» 
Cefnero^ Medico Tigurino ^ editus y 
fiHHç vero prin^um in Reipi LitteranA 
grauam in compendinm redaShts ^ & 
éuSlorHm. haud poinitenda acceffioné 
auBHs^per Conradhin LycoJlhenem.Bor 
pUétr 1 5 5 i. /«f-4;^ Jojias Simler a àon-f 
lié une .nouvelle édition fort aug- 
ipentée de cet Abrégé de Ge/nerfous, 
ce tit^e : Epitome Bihliotheca Çonradi 
Çefneri ^ confcripta primym à Conrad^* 
tycoflhene , nunc denno recognita ac 
fias (juam bis mille. Amorum accejjio*' 
ne lacûplétAta perhfiamSimUrim. Tir 

i^^} /.55 5- ^^"fi^- CetÉe édition a. ctcr 
fuivie d'une féconde de Simler- en- 
core plus ample , qui a pam à Zurich^ 
en 1574. in^foL Se d'une autre qui ai 
^cflacc toutes ks grécedçntcs, don.- 



1 

'des fiernmes IttHjtres^ ^^ 
©ce 1^21 Jacques Frifius en 1 5. 8 3 r avec C* L Ycos^ 
fcs additions. sthejjesij 

3. ^pophthegmafnm ,Jtve refponfo^ 
fwn memerahiliwn , ex frohatijpmis 
^^mbufcfHe tam Gracis ^ quàm Latimf 
jiutorthns ^ prifeis pariter , atcjue rc^^ 
eemioribus.^ colleBorum , Loci Commis 
nef , ad ordinem j^lphabeticum redaBL 
'Bajtted. \^^^. in- fol. Lycoflhenes dit 
avoir tire cet Ouvrage de 130. Au- 
teurs^ dont il donne k lifte. It. Avec 
tOuvragc fuivant^ LHgduni 16 ij^ 

4. ParaboU ^Jïve JimilitHdines y ex 
^Arifiotele ^ Plutarcho , Semca & aliis 
Atitorlbus ab Erafmo cvlU£i<i ,. nn»c in 
tocos covmmte^redaElét'per Conradam 

Lycofthenem.. Betns ïJJ?-' '^'4^*^ ^•• 
fous ce titre : Similium loci CommU'^ 
nés ex omnium fcriptomm génère feleEli^ 
BaJUcA 1575. in-i^'. It. Ibid. 1601. 
in-^i^. lu Avec l'Ouvrage précèdent 
fous ce tîçre i Apophthegmata ex pra-^ 
bâtis GrdCA & Latine UngH^tfcriptori^ 
bus , a Conrado Lyco/ihene\ Authore- 
damnato ^ colleUa^& per locos Corn--: 
mnnesy jHxta Alphabeti feriem digefia^ 
fed olim prohibita i nmc vero jHperio'^ 
vum iuffH poSrema hac éditione acctim^ 



t* tVC6* tè ree&gnita'^ ab omni ohfcœnhaîe i§^ 
Vt^H\Si imfietAte purgata^ flHrimtpfHe CentU^ 
riii y qiié fieilulii notatd funt ^ IocH'- 
fletata. ^cceffirunt ParahoU ^ fivit 
^ilitudines pcr Erafmum excerptd ^ 
guindé per C. Lyicoflhenem dij^opu {. 
àc nune tandem fedklo pufgatéb& aHC' 
tM , Patrum Soc. JefH^findio & opré^ 

y. Gtiomologia esd t^neé Sytvii opé^ 
fflfiis CoHcBa. Imprimée avec ces Oifc- 
yriàgcs: RafSes 1 55 1 . in-j^^^ 

^. JhUî Ohfe()Hentis ProdigiorUfh ti^ 
ècr integritati fué refiitHtHS. BaftUék 
ijji. /V>-8^ It. Lûgd. 1589. iV7-8^ 

7. Joannis Rnvifii Tcxtoris O^inÀ,^ 
I H^endata ^ anS^ & in longe cammO' 

âiorem orMnem redaSIa per Conradkm^ 
JLychjthenem. BaJîleA 1555. '^•4*^- ^'^ 
Vcc quelques autres Ouvrages de R^ 
mftHs Textor. 

t. Prodigiorum & Oflenlt^tm' Chro^ 
. éicon. BaJUeét 1557. iH-fol. It. Dans: 
îë Chronicon Chromcorum EccU^fli" 
io-PotiikUm. CoUeElore Johanne GuaU 
Uro. (c*eft-à-dire. Tanks Gvtuer) Fran- 
cofiirti léï^. in^^^. 

5. L. Domitii Brufinii , Cdnmrjmt^ 

^niariân UM siù Baftê 1559». 



Sft^A"^. li. Lugd. 15^2. in^i^. Ceftc.LTCo- 
€onrM Lycofthcner^c^v^imthm sthenWw 
primer à Bap cet Ouvrage , après y 
avoir corrigé ks fautes , dont l'édi- 
tion de Rwne ^ faite en 15^18. étpic 
ifcmplie. ^ 

10» Epitùtnt Stohdi Sententîarwn ^ / 
five lûcorum CommuniUm ex 6réùip 
^utorAus. Bajtled 1557. iw-8**. 

1 1. Il avoit fait un lîvtc ^(T it«^^<^- 
^Hinfinm Reipuhhcd primordiis . incH»^ 
mentis^ devaflatiomhus &c. k prinùt 
origine ufque ad mfira tempora , qui 
B*à pas été imprimé, mais dont 4fi^- 
ta/lien Murificr-z infcré lin Abrcgfr 
tfans fa^ Cofinographie Univeffellc. 

IX. TLa patu à B yK en i55j2. ufife- 
édition de là GéogrnpHiè de" //ô/l* 
ifee^ , à laquelîe if af ajouta une Pfê^ 
fcce fut l'militc des Cartes Gçogrâ*- 
pfeiqucs , & deu^ âidé:é fort utiles** 
pour troiaver tous les lieux marquées; 
' àans les Cartel 

tz. Il a comriiciiGe a ramafîcY Yéf, 
Matériaux dont Ihiodore ZtVwger'^ 
compofé ion ThèatrHm ifita humanéi. 

V. Henrici Faniàlcànis Profopogrà- 
jfhia virûrum Hlujîrium Gefmaniè.. 



1 



3(4^ Jt4im.piirfervirkVHi^ 
Jogorum Germammm, Pauli Fteherî 
Tbeatrum f^irorum DoSomv9. p. 183. 
JLes Epitames de QefrieK 



EMANUEL MAIGNAN. 

E. Mai-T7 MyîNVEL JUaignan' naiquit i 
ftMAM* X^ Touloufe \c 17. Juillet 1^01. de 
Pierre Aïaignan ^ Référendaire , Sc 
Doyen de la Chancellerie de cette- 
ville ,.& dfi Gandiofe de Mvarez fille 
âiEmanuel de Alvarez,^ Portugais, 
Profeflcur Royal en Médecine dans 
rUniverdté de Tonfoufe.- 

Après a.voiï fait fes études d*Hu- 
manïtés dans le Collège des Jefuf- 
tes ^ il entra dans TOrdre des Mini^ 
ines , où il fit profeffion en id'ij.. 
âge de x8. ans»^ 

Il étudia cndiite en Pfiifofoplifc.. 
fous un Maître très-attaché à la doc- 
trine è^Ariftote: ma'., il ne fe laifl\ 
point entraîner à fon autorité , qui 
fcgnoit ^ors fouveraincment daixs 
fes Ecoles^ fie il ne perdoit aucune* 
occafion de difputer vivement coti- 
trc tout ce qui lui paroiflbit de faur 
eu> dç douteux dans la Phyfique dtr 



' êes ffammes Ittuffren ^j. 
cet âticîcn Pbilofophc, j Maib^ 

■ Cek fut pris pom un bon augure *. j. '■ 

j par fon PVore fleur , qui bientôt après 

! découvrit avec un grand étoiine- 

ment, que fon difcipie eneendoit^ 
fejrt bien les MatherAtiques, & qu'il 
létoit déjà Géomètre , fans que per«- 
fonne lur en eut fait Acs leçons, ayant 
été en cela fon propre Maître. 
' H fut tout autre dans fon Cours 
de Théologie, qu'il n*a voit été dani 
celui de Philofophie : car au lieu 
qu'en celui ci il s'étoit montré Fort 
incVedule^ & avoit fournis toutes 
chofes à un exanien feverc, & auT 
difctiflions les pkis fubtiles dé la dif*^ 
_ pute , il fc fournit humbrement aux 
dogmes Théologiques : pour ce qui 
eft des raifons Péripatéticiennes 
qu'on cmployoit pour les éclaircir Se 
pour les prouver , il ne fe crut pas 
obligé de Içs admettre fans les avoit 
examinées, & s'il ne les trouvoft 
pas . folides , il hes rejettoit , & nc: 
iaifoit aucun fcrupule de préférer 
les fecouis de Platon ï ccu:Là*ArU 
fiote^ 

Les preuves qu'il donna de foit 
efprtt & de fa capacité pendaint tout 



f|8 A^.^pêm'/irvirhtPR0. 
É. Mai le temps de (es énidcs, engagcri^if 
^HAH. les ftfpeticuTS à fe kâtçi de k faire 
ordonner Prêtre,. & à le chargje»^ 
4Î*enfc jgncr lui-mênw les ^f re& 

Il k fit âvcG un Tuccès y.c^ui 4«* 
termma îe Génial île TOrAre à Tap*' 
pcUer à ^<?w^ en 1^3^. pour y pro* 
fefTer dans lé Couvent de h» Ttiakér 
iu Mpnt^ 

Maigftan s*y fit Êientoc un non* 
yat fbn habileté drans ks inveatiorit' 
^€ Mathecnatiques , 8c dans les ex**- 
|«riencesPhyfi<^ues ,. «tiffi bien q^if 
|»r fort livre de Perfp^Siv^ H»réirH$ 
^-il publia en téj^. 

U dkmieuraf pendaint 14. ans à Kk^ 
me y apr^s k£q,ii/els £es païens , qitf- 
louh^tcient extircmemenriesevoir^ 
^tintent qu'il revint dans £a patrie^ 
Ii*retottrna kTôidoufe en i-^ jo; &■ 
2a^ même année* il fur élu ?iPoviiî€iaJ^ 
4aoiqu*ii Aiufiaitat avec ptàilton de 
ja-etre cktoarsédfe fcsétuicspar 1er 
fonââom d^aticttne chargt;. Il vit 
«wc plaifir fînîr ks crois aonccs , il 
£ë rendit après cela tout entier à ks^ 
itudes efaericSj qui furent cepc»' 
è^tit interK^oiBpues par imetonguc 
maladie^ & par quelques voyages^ 



V 



des M(mms tSnJtreu 549 
<jU*îl fut ofcligé d'entreprendre pour E. MAI' 
Jcsaffaûfs de ion Ordre^ Un de ces gm.^. 
voyages -famena à Paris en i6jj.£ç 
il y fut admis aux conférences Phi- 
!ofophiq«cs, qui s'y tenoient chez 
M . de Aiommer , Maître dzs Requê*- 

CCS. 

Le Roî Lmis XIP^. ayant été ea 
%66<y. pendant fon fëjour i Toklonfe^ 
voir fes Machines & fes Curiofitcs \ 
voulut Tattifer à Paris i & ie Cardi- 
fiai MaZiOrin lui fit fçavoif par M. 
de Fieubet^ Preraieç Prefident a\i 
Parlement de Toulost/e^lcs intentions 
de ce Prince ^ mais le P^ Maignan 
témoigna fi modeftexnent, & fi hunv 
blement l'inclination qu'il Jivoit d^ 
p&flfer toute £1 vie dans Pol^urité 
4u Coiivent , où il avoit reçu Tfa»- 
t)it de lOiidre^ que la iphofc en dc^ 
fueura-là. 

•Il etit ainfi la fatisfadion d'évitet 
|*éclat qu'il n'aimiôit point, & de 
pouvoir travailler tranquillement \ 
feitc des livres ^ des expericncjcs , 8c 
fdes leçons. 

Sa réputation le faifoit confultet 
4t toutes parts , & \t% rcponfes qu'il 



\, 



3^o Mm.fmrfervir'kVM^. 

^ Mai-^^^^ il fuiSSfoit à tout, p^rce qx^k 
^'compofok avec une §ra«de facilité, 

*^^*^* 11 mourut à Toaloufi le 2^. Odo- 

fee i>^7^. âgé Je 75. ans. 

Catalogue de fes Ouvxages, 
' I. PerffeSti^a fiêraria , Jlve dg 
Horoçraphia Gmmonica , thn Theori- 
ca ^ ùm PraBica^ libris l'Vj Rom^ 
i^4&. in- fol. Cet Qavragc iniprimc 
aux. dépens du Cardinal *yp4^^^ Pro- 
tedeur de TOrxîre des Minimes , fit 
beaucoup -d'honneur au P. -4/^/g»4«, 
x.Curfus PhilofophicHS. Tolaft lé j u 
Jft'S^. 4. vol. It. LHgdHfîi 1^7 }• in-foL 
Cette féconde édition eft augmen- 
tée, non fculemait dansle corps de 
rOuvragc, mais encore «de qucl- 
gues pièces particulières^ entre au- 
tres j d'une Critique des Tourbil- 
lon de Defcartes ^ &C/ d'une differ- 
tation fur la Trompette parlante in-î 
ventée par le Chevalier Morland. 
, 3^ Sacra Philofophia ^jvufi Bntis fur 
fematHralis. Lugdmi. in-fol. deux 
ViJi. Le premier en i^éx<^ & le 1^ 
^n i(^7z. Les objections qu'on a fai- 
tes contre le premier volume ^^ & 
auiquelles il a été obligé de repcn- 
4re^ ont retardé ia publiiqation du 



âes Mmnmes Hîujtrfs: 351 
/cconà. Toutes ces Réponfcs qu'il a E. Mai* 
publiées en particulier, & en'difFc- gnàh; 

, rcns temps , ont été enfuite impri- 
knées enfemble par fés foins en 1^72. 
Le premier Appcndix cft contre 
le P. Anteint la LouVere , Jefliité dit 
Collège de Toulonfe , qui dans fon 
Ouvrage de Cycloide , imprimé dans 
cette ville en ï(>^o. in-ji^. av#it pré- 
tendu que le P. Maignan s'ctoît 
trompé par rapport à la ftruâure & 

. la pefanteur des corps^, l*acceleration 
du mouvement , Tégalité des angles 
"d'incidence & de reflexion , &c. Ce 
dernier prétend qu'il y avoit du Pa- 
Talogifmc dans ies demonJQkrations 
dujefuitc. 

Le 2^ eft deftiné a réfuter les Ré- 
pliques du P. La LoHvere ; & il y fit 
entrer de bonnes obfervations fur la 
ipropagation fucceffive de la lumiè- 
re y la fcintiliation des Étoiles fixes, 
Çc la Larme fiatavique. 

Le }^ eft une Réponfe à une Dif- 
"fcrtation que M. Ducajfe avoir pu- 
bliée contre la raifon que le P. Aiai^ 
gnan avoit donnée , pourquoi la Lar- 
tx^ç. Batavique fe brife en mille pic- 
ces , lorf qu'on en a rompu le petit 
bptxt 



151 A£im.f99irfirvir^^H^. ^ 
%. yiKi Le 4«. cft la réfutation d'un çcrk 

Collège de Tmlonfe , qiic le P. /^ 
LoHverc avott: charge dans fa der- 
îjiierc maladie des intérêts de fa cau- 
ic. Cet A^ppendix fut im|)rimé cm 
166 j. à Bmrdeaiix^ où l'Auteur était 
^c pour les ;afÇiires ^e fon Ordre. 

Le t^. ett coniore ie P. ThéophUfi 
Jiaynaud , Jefuite , & les Pères ^in- 
^ent B^rm , & Nicolas ^mm , tous 
4c.ux Jacobins , qui avoient attaqué 
ifon Hypothefe fur les Accidens Eu- 
chariftiques. Car le P. Maignan pre- 
tcndoit qu'il n'y avoir irien deiî ai- 
Ci , que d'expliquer la xnaniere.dot^ 
les accidens du pain & du vki fub- 
jfiftent datïsl'Euchaîiftic,fans le paia 
& le ^in A en^ifant-fimplçment, quç 
- îe pain .5c le vin étant ôtcs , Dieiji 
<:onrinue à faire fur nos fens les mê- 
mes^ jmpreflions qu'ils faiibiei)C 
avant leur changcmcot* 

4. Dijfsnatio fhedlogJca 4^ tffn {ici^ 
tù Pecunta. LugdMsi si^7j. & 16 j$* 
in-ii. Cette Diflertation , qui fctn- 
l^le aiatorifer fuf^ire a bk ceofin^ée 
|)ar quelques Evêques, 



tTAy Jpve in formam concinnioretn & E.Mai? 
auSiiorem Scifolajlicamdigefia & ^^^^-gnan*- 

teris ac recentioris Philo fophU natabi-^ 
'Uùret difymJhiofm,éfH£ étd nfim Scîm- 
U pr^fwwmme hifiituenâUdefider^m* 
tur , difirituta in Htms q^muor. Aw^ 
tPn. R. P. iMnne Sagum^ efu/dem' 
OMimi Minifnmmy & Vfbh Tûlofa^ 
$M ^lànmo. Têl$fdt 1703, iff-^i Qua^ 
fre tomes fort minces^ faifatirtn^ 
rout ijco. pages* Le K 'S^ens^ 
ay aM été dsf c%l€ an P. Mmg%m ^ a^ 
été pltts propre q\3t*ixti auCfe, i met-; 
tte en ordre iôn ^^fteme tje Fhlldfo'r 
phic. 

X. P. , SmMmulis Mâignani, ^oUfiê^ 
fis , &r}£»is Jl4i9»imorinl$ , Mlagium ^ ^t 
Xs P. foatme Sagm^s eji^dem Orai^ 
fik. Tdvfk tê^j, & Hd^tife^tâUi Pki^ 
hfêfkia Jfiaignam M ifâmPw^. 'U^ y 
abii^n^a veirbijage & de9 minmless 
- Ai» cet Eloge , oùl'A^lteilwf^feit le 
nfedamatettr. ^jU ^BiÙiméift fti^- 




%mîXXXU^ G^ 



554 ^^' fûttrfervir À PMijf: 



X 

«■^■■v 



GUILLAUME GR ATA ROLE.. 

Q.GkK'Y^VILLAVME Graurùle na- 
,lSAJEloi,E, VJIquitcn 1,51^. 2kiB<rgam€^ de 
garcns Catholiques»» 

Après avoir fait fcs étudcs^ d'Hu- 

.manités il- s'appliqua à la Médecine,. 

dans laquelle, il fp rendit: fort, habi- 

Ay^ntpris dugoôt pour lès^Opi- 
nians^ des Proteftahs , il . abandonfiai 
fon pay^i & s'^n alla en Allemagne,, 
pour X fairp çn^to^tc libcxtc pre-* 
fcffibn de leur Relig^ion. 

Ut:de>neu;ra quelque temps hBaf^ 
/^,. fijc fut enfuitc appelle à Màr^ 
poHrg, pour y être ProfelTcur en* 
Médecine i. maisv il n'y deftieura 
qu'un an , foit. que. l;air du Pays ne 
lui convint p^, foit qu'îrl eôt laiffé 
> à if^jZ?. des agrémens qu'ikegrcttoit;, 
iti rctpurna dona dans cette dernière : 
villèi^QÙ il vécut tdûjpurs depuis ^^ 
QQSupo. de la pratique de k Médc-- 
cdnci', & dé lacDmjgofitiQxi.de pW 
ûtmst, Ouyxflgçs;. 

£eaL.A^itciusJyaiiciit tkaucoiip Sas 



dès Hbmmis IllHflret^ . 5J5 
Ife temps de fa mort. Jean lacunes G.Gra- 
BoiJ/ard la place au 6. May 15^2. xAROir.^ 
.date qui a. été fuivie par Paul Freher' 
dans fqn TheatrHm f^irorum DoSio^ 
rum^ Se par Reufner dans fon Diarium- 
Hijiaricum. Mais elle eft faulTè , aufli- 
bien que celle de quelques autres ^ 
comme Kœmg ,, qui lé font mourir 
•n i$66^ Car on a deux Ouvrages^ 

2u*il publia en ij^y. comme je le 
irai plus ba$. Ainfî'il faut s*en tenir 
au fentiment de ceux qui mettent: 
ia mort conformément à fon Epita-^ 
phe^ qpi décide la!qucftion au i^- 
Avril 15:^8. Tels que (ont Skchol-^ 
cher dans fon I||dice Chronologique^^ 
qui fixe Is jour ,. & M. de noH^ quL 
ne marque qvie Tannée* Gratarole^^ 
avoit alors yi. ans. 

Voici fon EpitapKc y telle qu'elle- 
cil rapportée par S^weertins dzns k^ 
SeleSla Orbis délie u. f?. 377. 

Guilielmo Gratarolo ,, Bergomenfi'^ 
jârtinm & Medicitid DoElori ^. JUedi*^ 
ci^fi^ filio y, in Medicorum Bajilstn^- 
^km colleginm- cooptato , oh Rèligioneme 
exidi^ Conjùgi Carijfmo Barbara Ni^ 
cotiaF.C. Ohin atatis Jkaanno J3r. 
Chrip i.yei.Àie x6.^fritis^ 

^ Gg:iji • 



r^ n^. Cà'tatbgûe de fes Ou^b'gcs. 

G. ORA- ^^ f^^opicà nàfHTatia itt tMpéi- 

-XAROLE.. ^^^ mùfatiôTie perfmi^àr^keiitté" 

' rarim.ÈafteÀ 1551. t»-8*. It. ^^— 
jtStafùHt undeclnifi^aum iKoiui eie- 
AritMio Mttdiiîo. Sdfiteàiify4. ?«-?*.. 

Tr-anfcherii y a^ri Bergomvtis. A là |>.. 
1:^ 1. dû ft.ecùeîl ÏJ* ^4fw/A Fi?w«n<; 

y,mMMioriitfèpar^ffdit,à»SèH^ 



ÀÀ , dônférvandà^uê ^ dû ae Réhikif- 
^nfid i miôrd àf^màïf^ rèh"edia & 
p/àceftimei épftfnas trofiftrièm. Ti£érl 

tt.Lngdmi 1558. PiÏT. Aveîc (^Viél- 
j ques autres Ouvrages de fa Ûço'n.. 

^ It Argéhiàràû 15:^5. /»-8*^ Avec 

d'autres Ouvrages , dôrit je parici'ai. 
J^lus bas. ît. Fr'àmjHrii 1591. & 
y S 9^. in- 11. Avec Mayici ÂUmzo^ 
vii. de cdnféri;andk vdtétuiiûe tWén 
' l\. jirgéntbrati i^io. in-t^i Avec: 
qùelcjucs autres Traités. 

'4. ^e prdditlïdnè kbrkm , fiàtuta^ 

i^rn^HC himhHm facili , ex ift/pèSloh^ 

partikm cérporh^ îihér. iidûte)$^ ^554» 

hri^, \xMgHri 1555, /«^^ Réifh- 

griçic: iim U; fuite ïVct quelque» 



«S/ ffmmes îïïujfresi ^$j- 
.àutrçrs ôpufcules de Ordtarolt. G. Gk^ 

5. Be LiiterÀ^ofum & èorwh (pêi t AiwawBi. 
Miègtftratihis fmgiènîHt c\>nfiromUa , 
^rdtfirvandd(]Ae ^aUtuJinè , iïhrm " 
frétcipiie ^ éjui in âta!te cùhj^entiét , v)fi 
h&h loffge Ht ea abfum , c^fendium ,. 
€$fni ei pfàitamrihus JMté^t^^ , tilm 
V* rÂthïfe àcfideti rxpMenuH àoMh^ 
' nktum. Safiteit 1-555^; ih-t^. It. Prait^ 
' Mfkrti ij^éf. & i^tj. /V^-ti. aV<îc 
Menrici RufÉZ^WH de cif^fir^anda 'lya- 
lèfudmt liheri It Avec quelques aû^ 
ittts Ouvragés deGr^toftie/ 

cprreSa. Lugduni 155*^. i/r-re. ifcs- 
Ouvrages Cbriteiius dans de Recueil» 
fôfttles j. fuivin>5. Z)^ Mèmma &- 
ilmimfcâhtia. De pntdiïfiotie mofièm 

fUffi fhmatmt pfùgmftica. Ûe tmth/^a^ 
fé/nhf cbnfervanda f^aittudii^e. Pifiis^ 
defcrif'tîo , caufr^ ftgna , W p^afirvU^ 
th. 

7. De Vint Nàtura, aniftcio ^ 
nfu^ deque omm re fstaiiliopus. Jtr-- 
géntor. 15^5,1»- 8°. 

X De Tefiê fhefes. ^àfife^ t^^^y 

y. De Termine iter agentitÊff /:^ell 



yj.8 Mim. fêwrfervir à PUiJH 

^ Gr A ^^^^^^^ » ^'^ Pcdimm , vel navi ,.«eP 
_/ ' Curru , fiiLrheda &c. lihri duo. Bafi* 

Ua. 154^1. /«-8.. It. Argentoratt I5^J. 

/»^8^ It. ColonU 1.57 !• /»-8°. It. 2V?«- 

fimbergd'iy^i. in-i,^. 

10. Adodus fifieiendi Quintam EJfin* 
ûam Jimplicem ^ &' de vint as & ufm 
aquA ardentis. Avec Joannes de Ru^ 
fefciffk de. çonfideratione QuinuEffen' 
Ûéi. rerttm omnium, BafilcA i$6i* i^' 
8®. Le traite de virihus & h/h AqfiA^ 
ardemis k trouve aulll à U p. 4^3* 
du. !«. volume du Recueil intitule:: 
F'erét.AlchemiéLfcriftores.BafilcAi^'ji^ 
in-V^. deux vol. 

11^ Prplegomena in Alchemu Au-^, 
iârtim colUSiionem. A la>tête de cette 
colleâiottimprimée à Bafle^ en 15^1, 

, in-foL &c enfuite en i$yx* /»-8®. deux 
vol. C'çft Gratarole , qpi a rafliniBlé 
les Ouvrages q^'on y trouve , & cjiii^ 
les a fait imprimer. Il étoic preveiiu^ 
en faveur de TAlchimie , dont it 

'. prend La defenfe^dansces Prolégo- 
mènes^ 

11. Confilium^ de prdfervatione kf 
VeneniSi Avec Pétri de Ahano Mer de 
Venenis corfim^c rmcdiiiJffr^.SÀMi 
ilate,. 



dts Himmes Illnfires: ,j5^ 
- vy. Nomencl^tura Lafidis Philofi- G. Giuv 
ffhici. à la p^ f^jt du z^ tome dcSTAiiOLB*, 
f^èré^ j^lchmU Scr if? tores., Bafile^ 
1572. W'iK 

14. Aloyjn MundelUTheatrum Ga» 
lent , è^er efl , Vniverft Medicins i: 
Galenâ'^ diffi^e- fDarfimtjHe tradit^. 
fromptHariHfn. ,B^file^ 1^6%. in-fàl. 
Nous apprenons de TEpitome de 
,Gefner ^, que €e fut Gratarâte-^ qui? 
finit , & miten meilleur ordre cet 
Ouvrage. C'eft une nouvelle preuve 
qu'il ne mourut pas avant cette, an**- 
née. 

lîf ..-P. Poinfonatii de NâtHralitem^ 
effeSluHm (ndmrandornm c au fis ,five de 
Ificàntationtlms opns, à GuUielmo Gir^ 
tarotà editum. Bafilea 155^. m-8^ 

i«. Fétri: PaniponatH Opéra: Be- 
Naturalmm effeSimim admirandorum^ 
. confis ^ 9 fi 9^ àe iHcantanornhHS libers . 
bem defaso , lihêro Arbitrio , Prdde^- 
flinéitiomy Providentiel Dei^ libri quin* 
^He. Bà/iUd x5^7.i»-8?..G'eft encore.: 
Gratarole-^ qui avoit été diiciple de: 
PùmpofMce^^ qui a publié .ce Recueil^;^ 
oùfil.a joint le traité de Incantationh 
iui/ , qu'il jiyoit déjà .donné onze ans; 
augard vaniK^ayec un . noayelQuvxair- 



G GkA- S^» ^^^ n'a voit pâs encore parUi Sdw 

xAftOLË EP^^^ éedfoicôirie à' Fnderk , Efcc- 

* teut Pàlatm^où il ptcml lâ^qâaKcé^ 

de Doyen du Collège dêS; Médédfts 

dis RajTe, eft datée de €Ctste viMt le 

I. Ma» 1*5^7: 

lyï niMmi Anepmpm Did^^ 
dèfkhlimiii Phyficii. inc^em Ai^^ 
ris itlfri îY^es de Calanwitaii ^ de Mâ^ 
ri & Afuis j- dà Ptumimm^ vripni. 
B^dufirià Gmiietmi: Grêtaroti d^inu^ 
rifHvitKUGan.Argmêrtui i<^€'j:if^V^i 
yj^fonnis j4C(éiBêiJfmfdi Icêrtes^i* 
rorum illuftnftm ^pars 4. fr. ny. ft^r- 
ktri TheéUrm wwm VùBiMfim f.. 



SAMUEL GUICHENON; 

S. Gvi-^Ç^ A M %/ EL Gui(4femff aa^pik'à 
CHBNOîf . «3 Mâ^^ te i5; Aoôt Mby* idc;^^- 
g9ire Gmhemn^'Ùis^mtn Mide* 
t\M y iC ^de- Glmdnte €ha$ê0kt. Tim$- 
^et fâks font ttfés d^to^ ctm qat fe 
ôoh^ervè dans fft fatnisUé ^ de qui eft: 
ée la Hiain même dé fon pejrer Je le- 
iiipportêîai ici pcurce ftijet./ 

Samedi „ 



^ 



SMi$ii ^fur les trois heurts dts matin , S. Gui - 
I0ié» tiust fÉiffant, tùM km ^ & row^cHBMaN^ 
mffiri^09mttix ^ ift-^ dmnénn fikek 
Ct^ Ê mkm Çhaûg^ , ma femme biefiMSs^ 
mé^, le^el a été hsffhip le^ettdijitu 
^kÊlft: en l'Elfe ^fermée de Pont^de^ 
Veylt , mendu ^indiffofition du pet à 
pt^Sef/pfm'^ qiii né permcttoit de dilayer 
U Sacremem du hafteme^ jufcpiaH Dp- 
mancia prochain ^ poér être forte k 
f^rJgjÊ^ OH 9^ etaidie l'E^ife du Mâ»^ 
VonnW y de fottr eu0 de donner dm 
fcéndale è ms adaerjairesj casadv/*^ 
nam tjtt^il eut flâk Déeu le remer 
^av^Pft Pâdmîmfiratiatt ikâ h af terne. Le 
nom dii^ Prophète Sùnmel lui m étéifài^ 
fûfé. <^icheinênD. M. (DoAcm Me« 
<dcctn) A Maçon ^en U .Maifm dk 
fi» JaaiuesReyi 

On apprend endure par quelques 
«tftaces papiers <Ie'£râimille que Gre-^ 
goire Guichenom^. fon prae , oé: à 
iÇhanUon^ài-Domiitt^s^tmk$llé\ét^ 
blir à Bonrg en Sre0i ^ qu'ils'^ «toit 
inarié cfl r59^ &r que fisn preAiiec 
4enf$nry fut i)apti(e dansd'Eglife àk 
Ïsïocre-Damd ; mais que fa Religion 
tui ayafit fait qu«l(pies apaises dans 
^lie y où l0Si i€ai vimftes uî'éi 

TmeXXJCJ. Hh 



^' 



3^1 Mm. pourjèr&ir i Vt^. 
- S. Gui- toient pasfoufFerts^ il transféra Ùkk 
ciaENOH. domicile à Mâcon, où ils avoienc 
la liberté de confcieoce. Il alla dans 
la fuite fitiir fes jours à ChhUUn^ 
Us^Dombes^ laifTant trois enSsins, Da^ 
nul Avocat , Pierre Médecin ^QçSd^ 
ViHel dont il s'agit ici. 

Collet , quoiqu'allic de Gmchenenl 
ignoToit toutes ces particularités, 
<jiiffrid Hans la Critique de THiftoi- 
T€'deîBrefledeGi^/i?te»wf^ il a prc- 
Jtcnda <ftt*ilvétoit natif de Ckâtillan , 
& fils de Jmas Gàkhemn , Chirur- 
gien de cette ville. 
t II naquit dans le Calvtnifme , Sa 
il y demeura )ufqtt'apcès Tan i^)o; 
Gu*il l'abjura pour embralTer la Re- 
ligion Catholique > ce qu'il, fit , où 
dans un voyage qu'il alla faire alors 
en Italie ; comme auelques-ans> de 
fes parens le prétendent ^ OM^Lfon 
a fbn tetour^ entre les mains de fon 
Archevêque ^ Alphwfi. de JUcbeUcu; 
tomme.GoUetViff\itt. 
-. Il prit le: parti du Barreau, & fut 
Ajsrocât auc Prefidial.de Sourg . tH 
Br'ejfc :. mais .cette profeffion ne Toc? 
cupa ;pa$: entioriertiei^t. Il s'^appliqui 
fiy éc iuécb. à i'hiftoue , SC com|>Q& 



,* :iéj l^mmes libres. -^ 5^3 
l^liifieurs bens Ouvrages en ce gen- ^ >* ^ 

Ayant form^ & mis paç écrit Iç ^"^^^^^ 
pti^et 4e foiv .Hiftpifc de la Maifon 
de Saiyoye ^U^^la à Turin U ptc^ ' 
ièntcjr i;Ma4%9ieOn)?/wde^ Fran- 
ce , mère <l4i Duc de Savoye ^ qui 
gottvernoit alors en cette Cour. Cet: 
te Prûiceire lui fit donner fous le 
prçtexie des frais de fon yoyagie une 
ibnan[|pconfideral>|&3^ ienfuke pat 
m^ii\^re 4fe g(<u:iJ|cation un ^ brevet 
d'HiftorJogirÀphefile$avç^e, ècVotr^ 
dtc de «S*. Mamice. Xa Croix & ît 
bague ^ dont eUe lui fit prefent en 
Cette cicpatiion^ eiUmc^^xbajçune ùx 
milicf livres , ciçijs^.eçc^V fioqfçr- 
vées en 1704. dans fa Êu||^e«-îlt<eut 
outre cela wç)peftfy»i,aifc2î:fortH^ 
qui lui fut payéc^Ju^fi'i^l? mçrt. 

lik été marié troif fol?, Sa,pre4 
mieftï-JSinnïc étoh une.wbe; vt^uvo^i 

Sut ie mit feiç à\foa,fiift?,, fifeeii cja* 
e tràvajiU.er à fcs Oayrage% .^ns ji^^ 
<|uieïiwie/j[l l*éfW^u&:tee X^\6x$. 
& n'en eut point çtcnfans^ nonpluç^ 
que de la troifiéiï^c» La ffecpndç, 
nommée An^fi fqmlk^p , iioi^. fijle,. 

4a€yidbîn4!ëjWjvs <àftlQ|«^«cfj;ir^ 

Hhij ' 



ig4 Jl^^f^flrftf^^hl^iilfl. 
s. Gui-fiderabfe dans cette ^\\k , & il «I 
C^ifNON^ eut un &l$ & trois filles^ qui lui (uê» 
vécurent. Le fils eftf taoxt lïTâirié, 
^ais fans enfans. Deux âites^iuitfit 
Relîgicufcs. Uîic* j^.^-môrttç/fe 24, 
Juillet it7i4. ét^it reéi^^ihcmrskble 
l^r feh cfprit^ ifea^t'^lc ^arié^ 
ifeuxfots. 

Il niourut fc j8? S«p(cttiferc lë^é^ 
H^ ic 57. 2Éfl5 , ;&; fiii! e^teÉ*é 4ani 
ïl^Kfe cïb^ J^céfofis dfeM»rtMîf . Sbft 
j>brtrait quî'éftS îâftêfe âè fon «f- 
^ô/re de Sat^àjfi fki^fiWWéOi ne 
lui donc que ^i. ans. Mais ïl cft « 
ptcfvtmet que ce' Pô^trâît avok été 
gfavé'làhg^tcnîps aapiri^mV'y puffr 
qrfilétt âvoiç kfens ce tenî|)ï4là'CÎûy 
j|uâtiec-iïtt!«l- ■ î^ ^ -.^ .:.:-•.:. /. 

*t Catalogue faë*fwiOë*(^rifg^. - » 

mmih& oHkf^im ' Eadêftdimi Jx^^i^ 

difendèntium: f^if] t^a^ï: in-^^^ * 

1. fHftî ^Vtiij^mfi ie^$ftpé^ dp 

5. fO^èire de Brt0 & de Éugey ^^ 
Gèx' & VatrefH^.^ démenant ce, tjuii 



Jfyfp^rmrs^ Sirts de B^èmgi^ Comtes cat^&sj 
& Dfê$s de S^Mofe^ & Rah trh-^Chri'^ 
mm ^fMfyu*4 Nchêffge ^ M^r/piifae 
iUSÀ^oUi anifgcla pndxàffn des jih^ 
}/ffèSy Priedfm ^ Cbartrrwfef^ & JP» 
j^ifasKCélegisles , Origine des 0iUes , 
€kâusiix y Seigneuries ^ Fiefs^^ & Gi^ 
midp^ ^ tomes Us familles nobles ^. 
fufiiJSées. fMfi frewoes authentifUMS > fat^ 
SMsnet^ Gmchenon fH/foripgraphe du 
JM, Lj9n t^50r î»-/Û. deux tome^ 
Cet Auteur eft exaâ Se ^ofond \ 
ion livre eft recherché , & com« 
jnencie à devenir rare, tl y a- dans hr 
^bliotheque àt% Auguftins' , qui 
Êsnc dans k FaoSourg de k ûuillo^ 
«ierc à Lfm , Foriginaf de cette Hi- 
Aoire, où it crôovenr pluJieurs cho^ 
ics ane^dotes-^ qui regardSenc les fa- 
milles , & qui ne font pas dans Te- 
xemplaire imprimé. Il en a paru ua 
Abrégé ions te titre iiHtfw$ df 
JSrûJffi y far Germain Gmchemn ^ Re^ 
Mgietex' jtugufiin: Lfm 1709; iru%\ 
J^hilibert' GoBîet en a eompofé une 
Critifm ^ qui n*a pas érè imprimée y 
parce que cet Auteut y degtadorr 
iàcn écs familles d^ kil^c^tfè-y 

Htiij. 



-• S. Gui- dont Guichemn \tvir avoir iak psfè 
.CHINON. 4. Bihliothica Sctiêfiana , fiv€ vét^ 
TiATum ChêTtàrum , d^omatum , ^^cifu 
•dationttm y friviUgiorum , don^hutim 
& imanimtHm, àfimmiu Pêntificihus 
Imperatorthns ^ Regiéms ^ Dncitus 
jfldarchhmlfHS , Comitihus , & Proce^ 
ribus^ Ecclefih , Monajtériis , & aliii 
l^cis^ aut fcrfcms concejfanm nt^^uém 
rniua-editaram ^ mfielU CentKriét II. 
£x Archivas Règiis , Mûnafl^orim 
tabuUriis & CoMcihHS Manufcpifiii 
ad hifioris lucem collept-^ <!r ad hcé- 
rum expUcationem & familiamm iSu^ 
firinm cognitionent nous illH/iravit S. 
Gmclgenon ^ Dommts de Paimffwft^ 
£égi k ConlSiis, Francia , SabaudÎA 
& Dombarum Hiflmùgraphm , Eques 
^uratus , & Comes Palaûnus , Sacra 
ReUgionis SS. Mauritii & Lazjiri mi- 
les. Lugdmi téëo. ^^-^^-pp^^^t. Cet 
Ouvrage a été réimprimé dans le 
premier tome é'un Recueil- public 

ftxChriflbph€GodffroyHoffinan,(o\H 
Je titre de Nwa Scriftonm ac Mo^ 
mmemontm^partim rariffimonm^ par^ 
tim ineditorum CalUSio, Lipfia 1731. 
;>-4'*. On trouve dans cette Biblio- 
ibeciue une partie des preuves dft 



iet Hcimmes Hhfimr '^f 
VPliÛjoitc àc BrcflTc de Guichenon; SI Gâi- 
parmi kfquelles il y a des pièces chenon^> 
très-cuikules. L'Autear y a joint» 
iôn nom tontes les qualités qu'il 
avoit ', tl y a pris celle de Damharam 
H^mcgraphm y parce qu'il avoit 
eompofé une Hiftoire de la Princi^ 
ponté de Dirnikes^ qui n'a point été 
knprimce. 

• 5. Hiftùire GéneAlogkfue de la Roj^ 
U Maifon de Sofuoye , jpifiifiie par Ti^ 
très , Monumens / é* preuves amhen* 
tiques^ & enrichie de Portraits^ Sceaux-, 
Momàyes , Sépultures , & Armûries, 
Lyon \66oi in-fol. deux vol. Cet Ou- 
vrage cft fait avec beaucoup de foin 
èc d'exaflfcitudc , & n'efl: pas com- 
mun. /^<tr»//4i aaccufc Guichenon^ 
dans fa Préface du 3^ tome deVHi-i 
fioire de V Hère fie , d'y avoir copie 
mot à mot ce qu'il dit des derniers 
Ducs de S^voyc , de Thiftoire Ita- 
lienne de Nani , fans le cirer ^ mais 
le bon homme , qui fou vent ne par^ 
bit que d'après fon imagination, 
n'a pas fait aittcntion , que la pre- 
mière partie de i'Hiftoire dé Nani 
ne fut imprimée qu'en \6,6i. c'eflr- 
à-dkp ^ dèu4( ans après que celle de 

H h iiij^ 



. :& Gm^ Gukhénm eut été rendue* pobl^fllêl 
c«si<0K». D*oà Jl s'enftiit que s*!û y a (jnel^ 
que plagiaTrfiaie ^ (feft iN74»i<]iiM Ci^ 
Qft coiipjibie. Mais il eft àpr^ixier^ 
^ue s^ils fe foat retteonttrâs :cfi^ 
^aefoi&3 c'èfl: qu'ils aurpuîfé è»im 
tes mêmes fource^ , & que l'un n'a^ 
âie^ eittpruQcé de l'autre* 

V. Bayle\ DiSionnaire. L'âfticlt 

ÎB^il dofinr de Guicbenôn eft £ore 
iperâciel Aiditims de Àé. té CUrt 
dm DiBiotmaire de Rayle. Eltès fooe 
très-<curieu&5^ & contiennent bien* 
des chofes qu'on igiioroit aupara-^ 
vant 



WOLFGANG. LAZIUS* 

W ^'«^ , naquit à Vienne en Au*- 
^ * trichoJe ji. 0<ftobre 15:14. de «S/- 
«i^;i^ LazjHs , Do6teut en Médecine;, 
qui a profeÂe cette fcience pendant: 
onze ans dans cette ville. 

Quoique fon père ne fût pas tir 
che^ il n'oublia rien pour eukiver 
ks heureufes difpofitions qu'il luîi 
trouva pour les. £:iencfis. L.e îfnn^: 



lès ffmmî jBlMfik^ 0f 

l$$tim fit fca tmàzt w^ttmt àttzi^ "V.Xjlr 
fiàitt , qu'à rage -de feizo ans^ ilzxvs«r 
§at reçu Maître-ès-Ans. 

Deux ans apcès , il ;iUa vayagct 
tvec le Baron oe Stéimicrck , donc il 
atok été fait pieeepceur ,. & TÎt I* 
f Jandres , &c une partie dé la France^ 
Il pailâ eniuice à Ifigetftétd , où il 
icudia en Médecine fous les fanaeux 
Pvofefleurs^qui y enleignolent alMS^ 
te il s*y lit reeevoix Doûeur en ccCr 
te iacultc; 

De retour à Pteme , it fût ap^ 
pelle dans une petite ville du yoi& 
0age , que fbn Hlftorlen appelle en; 
lÀtin Neafolis , pour y pratiquer la^ 
M^deciiae;, il n'y demeura qu'uner 
9smity au bout de laquelle il alla en? 
^alité de Médecin £ervir dans r«i#- 
«lée de Mongide* 

VeisTan 1540. il fut fait Profcir' 
firur en HoRunites , & depuis Pro- 
kStxU' en Médecine dans l'Unlves^ 
fité de Vienne. U étoit dans cette 
dernière plac» , lorfqu'iL fut nommer 
Reâeur de i'Univerfité en 154^.. 
pofte qu ritcmplit pendant fix mois^ 
éilvant la coutume* 
: On lit dans le 5c4/i|gfniir4^ qu'il, fut 



37P Mim.pûMrfirvifkrmfl; 
W. L A-accotdÉ avec une Dcmoifellc, qui ni 
ZiWé voulut point enfutte de lui j & qu'il 
époufa depuis une payfane , à qui il 
laiffa tout fon bien. Cela peut- être ; 
mais Tautorité du Scaligerana n*dk 
pas aflez grande^ pour feire regarder 
ce fait comme inconteftablc. 

Il .s'appliqua beaucoup à Thiftcrirc 
4c^fon pays, & feiîilleta tous les Ma- 
nufcrits , qui étoient dans hs Mo- 
nafteres de TAutrichc & des Pays 
voifins , pour compofet-les Ouvra- 
ges qw'jl a donnés depuis au Public. 

Cehii <fu*il publia en 1546^. fur la 
ville de rienne^ & qu'il dédia à 
l'Empereur Ferdinand L fut Ci agréai- 
klç à ce Prince, qu'il lui donna ïç% 
titres de fon Médecin , fon Confcijr . 
1er & fon Hiftoriographe , & k qua- 
lité de Chcvaliet avec des armes par- 
ticulières^ '^ '' 

Il fut fort valétudinaire pendant 
toute fa vie , & àts coliques violen- 
tes ou les douleurs de la graveUe le 
tourmentèrent fottvent à differcntei 
jrcprifes s enfin une paralyfic fc jetta 
fur fes pieds & fcs majns, & après" 
l'avoir fait languir quelques fcmai^ 
«£&A k conduific au tombeau em 



des H&mmes lltufires: yji 
-Ipnifânt peu à peu fes forces, '««»• » ^ 

Il mourut le Mercredi 20. Juin , ^ 
15^5. âgé de 50. ans, fcpt mois Ss 
10, jours. L'Auteur de fa vie s'cft 
trompe en ne mettant que 15. jours» 
•Il fut enterré à P^ienne dans une an- 
cienne Egiifc de S. Pierrt^ <^ù on 
lit cette Epitâphe, rapportée paf 
JjamhcciHS , dans le premier livre de 
fes Comritentàires. p. 3 8. 

Magnifico , NoBili , Clarijfim» , étU 
que fumma erudhione ematiffimo vira ^ 
JDomim IVolfgango Latth , Ktennen^ 
fi ^ Phihfophi^ , atffte Medicins Doc- 
iori Cr Profejfori primario , Celeheni^ 
mi jirchigymnafii yiennenfis ReSori & 
' Superintendenti Csfareo , & ejnfdem . 
Cdtfarcd Majejhatis Ferdinandi SanC'i 
fiffiméi Memofu Confiliario & JHlifto»^ 
ric0 peritijpmo , defitnSo attm Z>0n^ 
mini 15^5. Die 19. Jlt^lii. PoJuMm 

i58<r. 

Ceux qui oîit dreffé cette EpitaJ 
phc , fe font trompés fur le jour dr 
fa mort , que l'Auteur de fon Eloge, 
beaucoup mieux inftruit, puifqu'it 
le prononça à iès funérailles deux 
jours apïès fa mort , c'eft-à-dire , le 
z^u Juin ^ met précilkmcnt au Mot* 



!^. La- credi zo. Juin à biHk Meures éa 
Z2US» tin. Cet Auteur cft I^hmtde^ Câma-^ 
rèm, 

Caralogcrc ^e/çs Ouvrages. 

mnfimm Cmmieintarii in ^uam^r iHr^ 
^ipÙi , m fuilms e^Uhej/^ms MUmf 
^Hftria Cimuttis ^xHM^élia ^ ^Hf^oif 
tIokUit0s ^M^^flratMs , fantilidfHe ^rf 
fUnum explicanîHr. ]^afile4 ifj^iS. $9^ 
fil. Lamhcms a relevé beaucoup (fe- 

^ /amîcSyqaf font dans cet Ouvrage 
-& a fait voir que Laxjm , quoiqu'il 
4cût été quelque temps à la tête de 
JPUîiiverfîté de Païenne , ne k con>-^ 

{ laaiffoLcpas parfaitement. A uffifau^ 
jk àVmier , q«c tout laborieux qu'if 
ifioit , îÎR^iÉvoit pas affez de jugement 
-fc et %Acîfcé pour xéuffir daai des^^ 
fechecelies fcmblabies^ & pour y 
JiAingueu le vrai d'avec Je faux. 

2. Liher de Pafione Domini nuftri /. 
C* C4rmint Htxamftro ^ inctrto Au^ 
îor^ ad DoHatfm Mpifc^pam firiptut^ 
.Mdi4 Bahylonici Epifcôpi & jifnfio^ 
hrum difcifûli^ de h^oria certaminir 
Apoftplici libri decm , JmUo Ajncanù^ 
Interprète. Matthia ApùJhU vita, ex 
Hdkràka Ung^a, mm» wtwt ver^ 



r 



BM^rmB Marci , €IemmUs ^ Cjffru^ ^^ ^^. 
niy & Apotlkutris htfimdMfirimif^^jj^ . 
^ arcbivis frimitivéi EcdtfiA Mot a* 
fiârum^ Vit a D. Mdn'mi SAlMmnfis,^ 
Mpifi^i TmMfenfis » k Snlfin^ Sévir^ 
ftheim Latim c^ftfj^ifta^ i^m «mxn^r. 
Àtui^res nàdiis ftcâdis lixtentts , dum an^ 
iifuitatem facrtfanSiim rimatHr ^ unii, 
cwn atus pJuribus , k Ua^is & tineit 
trmt U^olfg. LnzJHS* Ba/Ued i j fz. in^ 
fkL le- Pari(^ %^€^. in-i?. 

Cffmm€imamrstm likri duode€im\ id 
éfmlms iimitwn ûnmiftm reflUutioms ^ 
Pretoria ^ M^^ratm , A^iftnia Uf9 
mUkMHa , fÊMUfcivilia, àfiêmmis, ad 
iptfimdi , . Exm^us , l^gi^us ^ Çlafis^ 
£ém0 i M^nkifia \ ^m^menta ^ fig-r 
mofue hlh & face exprtffk ^ vefiimcfu 
ta onmis genem & arma , rims deni^ 
qm cm9i , LmU & Sacra ex-fide hif' 
jjhrica twn faUtm txplicMtHr & far^ 
iim icênikm nfréfeniantur ^ venm 
€ÛamcimparationcutriiêfyHe Imferii ^ 
t4m imipiemis & florefientis ,, ijukm 
dcclinantis y niriufjHc mamVrhis ^éb^ 
$ema. & mv4 ad unguem ^& ad nQy 



574 JM^^pourJhviriVff^. 
W. LA'irnperii & neminis veftigiafuperfmt';. 
Zivs, relata tradimmr. Bafilea 15 5 1. in-foU 
It. Oftts correclim , illnflratum , & 
aïMummHhis accejftonihus ]P^^^^^ 
jiutore iffo , fartim ab aiio b^oricoi 
jtcceferunt prêterez hute edirioni^ Rd^ 
tio legendi ahhrevïatavocahHla in mo^ 
iiumentis & infcriptimihHs olim ujur^ 
pata. Item AnaleSla^lapidHmvetHfio^ 
rtm & ttûnnuîlarum in Dada aniiijui^ 
tatum.AHtore SHpham Zamûfio, Fran^^ 
cofkrfi ad MMum 1^9%. in^ fit. Ce 
gros Ouvrage , qui tient plus d'onife. 
cent pages , cft rempli d'une érudi- 
tion , compilée fans ordre & fans 
jugement , & fôUvent fa\ïtivc. 

4. Covnmntationmnrerum ôraca^ 
rum libri dm, intfuihu^ tam fieUadit^ 
gnàm Pehpmnefi ; f »* iri lucem Mua 
non 'ùeneràm , explieantur. Vienne 
1558. in-fol. It. Hamvia i6oy in-^ 
foL Iti Dans le ^. tome des Antiqui^ 
tés Grecques de Granoviur p; 5419.' 
' fous le titre de Gracia arnica Fa-^ 
riis numifinatihus illufirata libri duȎ 
L* Auteur en effet y explique plu- 
iîeurs médailles , qui concernent lia 
Crece. 
' 5. CmfRèntdri(^m wurHm Uiê^ 



. dcï H0mm0s lUit/fm. 375- 
mfinâtum, maximi fcilicet ofiris , & ^ff. La-* 
^atHorfeÙionibus multarum Remm-zivî./ 1 

fublicarum fer Afiam^ j4phricam ^& 
Buropam \Ânt}(]uitatis hiflpriam com-- 
frehendentis , fpecimen exile , cen ex 
teHo t^fêla ^édam ^ C. JhIH Cdfaris^ 
Jtttgii/H ^ & Tiherii Cdfannn Mone^ 
tam lfi<}iu ex argemo in forulis S. ^i 
X, M. extat , explicam , tahalam w- 
iUUc^t /iiiioms tertiét fanis fevundé 
frimam. P^iennA 1558. in-foL Ce n'cft 
que l'eflai d'un Ouvrage , où il pré- 
(endoit expliquer fept cent mille 
médailles , nombre qui furpafTe de 
beaucoup celui de toutes celles qui 
font connues > mais il n'a pas été 
plus loin 3 foit qu'il y eût un peu de 
Char latanerie dans fon fait 3 comme n 
il y a afliz d'apparence , foit que 
perfonne n'ait voulu faire les . frais 
d*un Ç\ grand Ouvrage. 
-é.De Gentium ali^Hot migrât ioni^ 
bus , fedthns fixis , reliqmis , Aingua-- 
rumqHe initiis & smmutationihHS ac 
dialeSis lihri xii. BajiieA 1557. C^ 
^$71. in-foU It. Ex Bihliotheca Her^ 
i^anni ÇonringiL Frétncofurti 1600* 
in-rfoL 11 y a bien des fautes dans cet 
Ouvrage , donc le dcflem étpit au^' 



fjS Aiem. pmrfirvir kttl^. 
w Y . defliis de la portée de Livàm. 

■ 7. Cmmentdriomm in Génedogl 
^^^ Aufiriacam' librl dm. BéifUt^ 13^4* 
inlfol. LadMS prend ici la qudki 
de premier Profcffcur & de Siaia- 
tendant du Collège de ?7w»?. 

g . ComrnenforiHs m amitjuas tutHé 
mennenjfis Infcriftidn^s ^ ^ptrs fier^ 
ynttis Sthdtt^HCteri , Cdfarei Archi^ 

ki-foL * 

^, Fragmenta ^$mdam Caroti Mag^ 

m Impef'atoris , aUortim^ue mcerti no-» 

minis , 4e vêterh Ëccl^ rkitm ac 

Cérémonie , à iVdfg, Lazio edka* 

Ad^eBum Rahani épns de mrmibus ; 

wtiii ac Citremoniis antifU4 EccUfis^ 

AntuerpU i5'^o. in-V^. 

10. Rei centra Tnrcas gefle ann^ 

t$^6. hrevis defcHptioi cum odjeRéà 

Chorégraphia^ léifrahorum^ pugna^, 

^ rrnn , epfugnanemm ^ & expugnaiie^ 

nnm , loocrtem item in qmbm pracla-^ 

mm efmd^Hom geflum ^ RegiênifejHe fi-^ 

ius & confihia elegantijpme exprimunA 

tur. A la p. 581. du 1?* volume de* 

Ecrivains d'Allemagne , iccueiilw 

par Simon SchardiHs. BaJU 1 574. in» 

fii. &:àlap« ^%. du Recu^ indv 



^aricamm rerum fcriftorum variortim xixj%' . 
édiqmt^twn HiftmciJirum ^.tum Geo^ 

graphicerum. Bram^finni ad Mmam 

iéoo\ in-filï 

II. D^m» te ThéârPC à*j4^rah(mi* ^ 

^teims 0n trouve les Cartes fui Vftft- . 

rçs tirces^ cJé fes mémoires; Anfirt^'^ 

J>ticatHf Chorçgrafhia. RhetU Mjye^ 

firis ^ in ifHd hodie THroiis Comimufa 

-item Qoriti4 y' KarJUL, CHac^Uêlai,. 

CarmoU , H^rid & Win^orum ^ 

'j^âr^éL defiripùa^ CaifimhU Ducat tè^ 

C^ Goritié^ MaiatifMtMSp ffnng^a d^^ 

fcrijnifk. 

V. OrM^a in fim^rt V^Hfgangi La^ 
ziiy Vienninfis ^, habita in templa D.- 
Fetri yf^ienna , die li. Janii per Dio^- 
fnedim Zmcca^ienfim* Additai fntît^ 
Epitaphia aliijHot yC$im Eptcediis Cla^- 

^r^^ormn virormnaç Poitài^um, J^Un^ ■ 

## Aufiriê 15^ j. i»-4'. A la foice ^s « c 

"^yf^r^Mianes , ^i^dicinaie» E(jwnêdif< 
Cbrnarii. C'eft ce que itcnis- aveÂSà 
ê^t plus exaétfiiT cet Auteur -^tepen?^' 
4ânt tou5 ceux qui ont parlé de Itil^, 
n^om point cûiuulÉécett^Orâifoh>i . 

'fiinebre , 8( fonttomHés^pduf c€lâ;i 

*'4àn« (les Êiutes groflSereSi /^i»rici< 
TmcXXXh U. 



37S Mèm. ftmrfirvir k FHifi. 
■ W T ^^^^^^^^^^^^^ Profopographia. Ce qu** 
*"çet Auteur en dit, eft fort abrcgéy 
& il fe trompe fur la date de (a 
^ort , qu'il avance, de dix ans^ 8c 
place en 1 5 55. Mekhiorit Adami Fî- 
,Ut Germamrum, MtcUcorum. Il a co-^ 
^ic PamaUen ^miis^: corrige fa faur 
te fur la date de fa moo:. Les Eloges 
de M> de Thou , & les additions dç 
Teiffier. M. de Thon a auffi mal rap- 
porté fit mort à l-an 1555^ T^ijper i 
^opié kl lifte que Mtlchipr Adam,%. 
donnée desO.uvrages de Lazdiss jcazx^ 
«lie eft fort mal faite » & la plupart 
de ceux dont cts deux Auteurs patr 
lent ^ n'ont point été imprimés. 



■•Ma 



FRANÇOIS GARASSE. 

F. GA-T7^-^^CO/5jff4r4j^qmaprÎ8 
ILASSS.. X^ fouvent en François le nom Lar>. 
tin de Garaffks, naquit à Angoulemc 
.l'an i^^<. 

Après avoir fait fes études d'Hure 

manités^ il «ntra ca i4^oo..dans U: 

Compagnie de hfns ^ où il fit ea 

i^jS. la piofeffiandes quatre vQgux«. 

Coonafi U avoit beaucoiip de fci^ 



des Hommes Illuffrer. 57J 

îR: d'îmaginarion , & d'ailleurs une F. Ga- 
Bonne poitrine , il prêcha avec fuc- ras&e- * 
ces pendiant plufîeurs années dans 
les principales villes de la France K 
de la Lorraine. Ses Sernîons rou- 
loient toujours fut quelque fujer 
fîngulier^ qu'il affaifonnoit de bou- 
fonneries confirmes au goût de fou' 
temps. 

It conferva le même fliile dans lesr 
Ouvrages qu'il donna au Public , 8t 
s^attira par-là bien des Critiques. On 
reconnoit dans ces Ouvrages qu'it 
avoit beaucoup tû) mais fbn érudi- 
tion ctoit un cahos indîgefte , oiS 
Ibn imagination fuppléoit fouvent 
au défaut de fa Mémoire. On ne 
peut lui pafler tous les contes ridi- 
cules qu'il a débités d'es perfonnes 
qu'il voulôît cenfurer , & Ton ne 
peut gueres s'empêcher d^ croire 
qu'il les a inventés^ du moins en 
partie. U ne (çàvoit ménager ni Içs 
expreflîons, ni les injures -, & if fem- 
blc qu'il ne fe poffedât plùî , lorP-, 
qù*îl écrivoit contre quelqu'un. 

U a toujours eu le loiiablb deffèin 
de combattre les Athées Se lès fm* 
fies.. Mais iiauroit fallu pour y rêufr 

Il ïj; 



r 



»F" Ga- ^^ employer de bonnes raifons -^ &: 
*. lés produire méthodiquement, fans< 
verbiage & fans emportement) ÔC: 
c'étoit une chofe dopt il n'étoit pas 
capable , ie jugement & le talent de 
laifonnejT' lui manquant abfolu- 
ment. 

Au relie il\avok un fond de rcli* 
gion & de pieté , qu'on ne peut trocN 
IbUett 8c b dernière aâion àc fa 
vie en eft une prnivç |cnfible. 

Il dèoianda inftammçnt à fes Su- 
périeurs en ii^3-i. la pcrmiOron d'ail- 
ler fcrvlr les peftiferés à Peitiers^^ 
pendant une pcftç violente , qui y 
faifoit bien du ravage : il l'obtint ^, 
& ayapt gagne le mal dans cet offi-- 
œ de charité^ il en mourut dans 
l!Hopital au milieu des Pçftîferés^, 
lé 14. Juin de cette ajinée 16^1. à. 
jyâge de 46. ans. . 

Catalogue de fes> Ouvrages. 

I* EUgiamm d^ fmefta niQrte H^n^- 
rkif Métgni \ihtr JmffUms. . FiSavis - 

2. SHcr0 RhemenJUt j Cérminel^^. 
r$i(Ot^ nomine CoBégii PiSavienJts ob^- 
ià$4 I^HdaviçttXIIU. Rcgi Chrifiianif^- 
j(jifoa^' i»t fi$éii. inaugHratiûM^, PiEUmss 



. tk$ Bbmmei JllufireH ' y^x 
j, j^nirtét SchiQffti , Ca/p/trisfra- F, fSA^ 
tris , Etixir CalvinijUcum^ fin Z^/^/Vrasse». ; 
Philûjophid' reformata à Calviffo, G"^- 
nev^i primum cffojfas , dein 4b Jfaacit 
Caf4uhono liOndini politHS , cmn tefi^^ 
memaria Anti-Co^çms Çùdiçe nuf^ 
invemo. In ponte Çharentmio; ( Aitm 
mrpU) iSl^, /V-8*- CafpAr Sciop^ 
fins n'a point eu de frcrc <jui ait 
écrit, & ce livre, de même que Iç 
&wnc, qui porte aulfi £00. npm,-e(b 
de Franfois G^rajfe , quoique les Bi«^ 
biiotbcçaires des Jcfuitçs ce les mar^ 
qùent point au nombre de î^% Ou- 
vrages. Le ftilc farytique & moxdantr 
de Garajfe , affcz fcmblable à celui i 
du fameux Scioppins , lui a fait api- 
paremment choinr ce mafque ^ qqi: 

lui convenait fon bien. 

4. Andrgd Schiçppii , Cafpjarisfror- 
tris , HorifcopHS ^mi-Cotonis , efu/^Hç ^ 
Germanorum , ManiltérH ^ & Ji^r^ 
4iviUerii , vit4 , mors , [ç^notaphium ;, 
^thiofîs. (iAntHfrpia) 1^14. /»-4'» I^. 
Jngolfiadii liif. />-4^. G^raffè a prér 

tendu attaquer ici eomênic lemps^ 
trois Ouvrages publié^ rontre lcj« ; 
Jéfuitcj. i^..vJpti-Cotftn, qh R^fk*- 
mion* de U. Uttre, dcclaratçirc^ ^là .fc. 



V 



KGa' C&fon r^io. m-8*. i^. Plaidoyf df 
RÀssi.^ Pierre de la Maneltere^ Avocat enf 
Parlement^ four le ReSteurde njni^ 
verfiti de Paris , contre les îifiêites , «f 
jR^ii. Paris i^n. m- 8^- j^ P^/fi^ 
Hardeviterii AUio fr» Academia Pin- 
fifienp^ adherfus Presbytères & Scho^ 
bifiicas Collegii Ctatomontani , hakiior 
in Senatu Parifienfi^ anno i^li. Pa^ 
rif. 1(^11. i»-8®: 

5 . Otaifon fknebre dAftdrè de Nef» 
mond^ Premier Prefidem du Parler 
ment de Bmrdeaux. Cette Otaifon 
fîinebre âtte en r^i^>' année de là 
more At ce Prefidënt ^ eft. imprimée 
cvec fes Remontrances. Lyon i€^€. 
in*j^\ Les Bibliothécaires dts Jefuir 
tes l'ont oubliée. 

6. ColoJJks Henrico Magno in P^n^ 
te nvoofofkns. Carmen. Parif. 1^17^ 
m-4®. Cette ftatuc Equeftre fut erir 
gée lé 1^^. Août 1^14. 

7. Le Bamjuet des Sages contre tes 
Plaidoyers de M. Servin ^ par Chartes 
del'Efftnoeil 1^17. i«^g^. C'èft une 
fetyre violente contre ce Magiftrat,. 
i|u'on ne peut douter être de lui ,, 
puifque Sbtwel Ta irafe au rang da 
&&.'Quyxag;:5^ 



dèijftmmn Htufiresi T^t^ 
8. Le Rahelais reformé far lesMi'* p, (3j^ 
mfires^ & nommément par Pierre du ^^<^f^^ 
Moulin , Miniflre de CharentoH , pour 
r4ponfe aux houfonneries inférées en 
'fin livre de la vocation des PafleHn, 
Lyon r^io. inr ii* Placcim dans fon 
livre de Jlnonymis a crû mal à prow 
pos , que Garaffe avoit fait dans cet ^ 
Ouvrage à l'égard de Rabelais , ce 
que d'autres ont. fait par rapporta 
Juvenal , Horace &c. qu'ils ont don- 
nés au- Public , après en- avoir ôté* 
toutes les paroles ^les^ au lieu que 
€' eft un livre de Controverfe , où ili 
parle fatyriquement de plu (leurs 
Miniftres , & principalement de du 
Moulin , qu'il accule d'être l'imita^ 
teur de Rééelais ^ 8c nu Rabelais té^ 
ùxfcitc: - . 

9. La R'echerahe^ des Recherches & 
Mires œuvres de M. Etienne taf^uieri* 
four la defenfe de nos Rois , contre les 
JÊmraffs , calomnies , & autres imper^^ 
tinencjes dudip jiuteur. Parts v6ix. iH^ 
:î®. pp, 985.. <Dc gros Ouvrage eft 
^crit d'un ftilc très-violent àc trcs4 
«mporté, & d'une manière iinguiie- 
çe & pedanr^que , comme tous hs* 
autres. Ouvrages de. cet Auteur» Lqs> 



î«4 Mifk.péurfàrvrra¥Wifl: 
.^ R ÇA-enfatîs et Pafjtùer lui rêpondftcutr 
H^ASS£•, dans la faite fur le même ton , & le 
fttyriierent extrêmement dans un» 
©uvrage qu'ilt publièrent d*àbûfdl 
feus le tkce de D^finfe fmr Etienne 
JPafynier cantre les mpûfimres & C4- 
hm^ies dt Franfoit Garafi. Fdris 
11^24; i»-S^. Se à qui 00 donna en» 
Élite le titre de UAhtigarAJfe elivije 
<m f^ livres., fai'is i:(53o. i»-&^. ff. 
P40^ 

roi £4 dpBf'im cHrieftfe des teanx 
efprits de ce temps, mfrétemlmsutss 
pomen^rt flufieurs nmximes fefnicieu- 
^s à l^Etat , ila RèligUn , & aux bon, 
nés vmwrsi €fmbmm& renverfk far 
U P.Fr4nf»isGar40êsde U Compag^ 
me de Jefits. Paris i<i3. in^^^. ff- 
ID 1 5 . Ce livre eft écrit d^un ftilc toor 
à fa it bôufon , & rempli de contes* 
Se d'hiftoricttes,:qui n'ont d'aacf^ 
fondement ;4ue l'imagination è^ 
l'Auteur :. ce n'cft qu une pure de^ 
rlamation , qui Bien loin de renvciw 
ftr r Athéifme fcle libertinage, n'cftri 
propre qu- à fcrvir de joiiet aux pre>T 
«ndiis Efpriis forts. L'Ouvrage fbr: 
auffî critiqué, $c Tpa vit bientôt^ 
iHtf oître contre lui. Jugement & Cen^ 

Jkrcj 



I 



des H&rmrM IlU^s. ^ it$ 
fitre du livre de la DoSlrine Curieufe F. Ga-? 
de franfois Garaffi, ( Par le Prieur HASSS. 
Ogier) Paris 1^23. /«-S^ Garaffe ré- 
pondit à cette Cenfure pat le livre 
fuivam:. 

II. Apolegie du P. Frofifois Ga* 
raffè pour fon livre contre les Athéiftes 
& Libertins de notre Jtecle ^ & Réponfe 
aux Cenfurâs & calomnies de l* Auteur 
Anonyme. Paris 116^14. m-ii. M. Ogier 
fe preparoit à repondre à cette Apo- 
logie , lorfque des Médiateurs ter- 
minèrent ce différend. Le P. GaraJJi 
prévint (on antagonifte par une Let- 
tre pleine d'honnêteté , & M- Ogier 
lui répondit de même. Leurs Lettres» 
ont, été imprimées enfèmblc. 

1 1. Lettre du P. Garajfe à M. Ogier 
touchant leur réconciliation^ & Répon- 
fe de M. Ogier, Paris itfz4. /»- 12. 

X 3* Nouveau Jugement de ce (jui a 
ht dit & écrit four & contre le livre 
de la Do£lrîne Curieufe des beaux 
efprits de ce temps ^ Dialogue. Paris 
léi^.in-ii. f>p. 143. Le ^.Garajfe 
a donné fous le nom de Guay , cet 
Ouvrage , où il prétend défendre 
encore fa^Dodrinc curieufe , & faire 
voir que M. Ogier par la lettre d*hon- 

Tome XXXL K k 



*[ 



s 



j t4 Mm. pmrfirvirà l*Hifi. 
R 'Ga* nêtcté, qu'il Jui a écrite, à rctrad» 
HASSE. i^ C^fure ^ & a recoonu la bonté 
de fon livre, 

14. Lafimmf ThéoUgique des veri* 
tes capitales de la Religion Chrétienne, 
J^aris ï6t$. in-fil. pp. 983. Ce livre 
renferme des chofes fi fingulicies, 
qu'il ne fut pas long-temps fans être 
cenfuré. Le z. Mars de Tannée fui- 
vante iSié. le Refteur étant vcna 
à Taflemblée de Sorbonne, expofa 
[ue plufieurs perfonnes lui avoient 
ait des plaintes de cet Ouvrage , Sc 
jequit que la Faculté Texaminât. La 
Compagnie chargea alors quelques 
Eteideurs de faire cet examen. Ces 
Doéteurs firent leur rapport le i.Mai; 
mais ceux qui avoient approuvé. le 
livre demandèrent du temps , & 
communication des articles répré- 
henfiWes. L'un & Tautre leur fut ac- 
cordé. Le premier Juillet s'étant 
cfTorccs de défisndre le livre en par- 
tic, & en partie de fcxpliquer, ils 
ne lâifferent pas d'avoiier qu'il y 
avoir certains points, qui ne le pou-^ 
voient excufer ; & que le P. Garaffi 
leur avoir promis de corriger , fans 
avoir exécuté fa pxomefie \ fur cela 



des Hâmmes niu/hèf. 387 
tous les Doftcurs Convinrent que I', Ga- 
ÏOuvragc mcritoit d'éere cenfuré. kasse. ' 
Li Ccniurc fut faite le premier Sep- 
tembre de la même année 1^2^". & 
publiée auffitoc : Cenfm-a S. FacuU 
tatis Thiologscd Parifienjis ^ lata in li^ 
tram <]m trfcribitur:U SommeThéoi- 
logique du P. François GarafTc. Pa^ 
ris 1^2^. m-8**. L'Ouvrage y eft con- 
damné comme contenant plufîepr^ 
propofitions Hérétiques, fcandaleu- 
lc$ , téméraires , plufîeurs fâlfifica- 
fîons de paflagcs de PEcrîturc & dei 
SS Pères , cités à faux & détournés 
de leur vrai fcns , & une infinité de 
paroles indignes d'être écrites & d'ê- 
tre lues par des Ckrétiens &: des 
Théologiens. Long-temps avant que 
cette Cenfuré fût faite , & auffitoe 
après que la Faculté eut nommé des 
Doûeurs pour examiner la Somme 
Théohgi^Hf , le P. Garàffe- publia le 
livre fuivant. 

i j. Vééui & detoHverte en taeen-^ 
fute prétendue des textes de V Ecrit wre 
Sainte & des propofitions de Théologie 
tirées par un Cenfeur Artonyme de la 
Si>mme du P, Garafè. Paris i€iè. in^ 
8^ Deux parties vTunc de 5^. pages 

Kkij 



\ 



fc 



) 8 s A4em. powrfervir k VHt^. 
F. G A* contenant 5^» proportions vP^utrc 
ILiissE. de 48. pages 3 qui en a 5 5. On 7 
voit une lifte de m. proportions , 
ju il avoir choi(ies lui-même dans 
ion livre , entre les plus Êiciles a dé- 
fendre, avec unc<îenfurc faite auflS 
par lui-même , mais qu'il a voulu 
faire croire être de l*Abbé de S. Cy- 
ran , & les rcponfcs à cette Çenfurc. 
M- dé S. Cyran ayant reçu ce livre 
le i€. Mars^ y fit le même jour 
quelques Âpoftilles , qui furent im- 
primés^oùs le titre de Réfutation de 
Vabus f retendu , & la defcowverte de 
la véritable igmrance & vanité du F^ 
François Garaffi. Paris i6x6* /»-8*^# 
Cette dernière pièce a été inférée de- 
puis par l'Abbé de 5. Cyran dans k 
grand Ouvrage qu'il conlpofa con- 
tre la Somme Théologique^Si qui après 
avoir été arrêté quelque temps ^ pa- 
rut enfin fous ce titre : La Somme des 
fautes & faUffètis capitales ^ contenttes 
en la Somme Théotogiéjue du P, Frên^ 
foi^ Garajfe ^ de la Compagnie de Je^^ 
fns , divifie en (jjHOtre tomes , qui con* 
tiendront. Le i^, une infinité de fau^ 
tes (jH/l a commifeSjollefftantlEcru 
titre Sainte ^ S. ^ttgu/lirt , &S. Bafilf 



7 V.- 



àes Hommes Illujirei. J85 
dé Sdeucie. Le 11. m nombre inom- F. 6a2 
In'Me de fautes alléguant Us autres K^^ïï^ _ 
Saints Pères , & Auteurs fecuUers.J^e 
\\\. les fautes commifes fur les ntatie^ 
res en Thiolegie , Philofophie , Chreno^ 
iogie , Cofmografhie , &c. Le IV. plu* 
fiewrs herefies , en-eurs^ impiétés , irre* 
verences^ houfonneries^ vanités & van-' , 

séries infupportabUs, De ces quatre 
tomes , il n'a paru que lés deux pre- 
miers , & un abtegé du quatïiémc,? . 
à Paris 1616. in- /^^\ trois vol. M. dâ 
J, Cyran ne s'y eft pas noiximéi mafe 
a pris dans le Privilège le nom d*^- 
lexanare de t Exclit.Jfs. » Je ne croîs 
♦> pas , dit Bajle , cjail foit facile de 
V tïotiver une critique awffi forte ^ 
af,que celk-lsL On y rencontre une 
«^cxaârc & profonde érudition , uni 
» jugement folide , & une fagacité 
9 merveillcufe à découvrir les dé- 
» fauts d'uii Ecrivain. Ceft une des 
» plus utiles ledures que l'on puiflc ' . 
w^ faire , & ivtt tout lorfqu on a def- 
» fein de s'ériger en Auteur à rai- 
» fonnemcnt par autorités , >par al- 
» lutions y par comparaifons. 

lé". Avis touchant la réfutation dâ 
la Som^e Tkéologique du P. Garaffe^ 

Kkii[ 



f 



r 



3 $o Mim. fmrférvir à rHift. 
F. Ga- ^^^^^ iéi6. in-i z. Quoique cet Ou- 
KA9S2 vrage ne porte point le nom de Ga^ 
raffe , il n'y a point lieu de douter 
qu'il nie foit de lui. 

ty.GaraJfe s'étoit brouillé avec 
JBalJuac , qui avoit ètc fpn ami *> mais 
ils fe réconcilièrent en 1^25. & Tort 
a une Lettre Latine ôc des vers en la 
tnênK langue , que ce Père écrivit â 
SMz4c en cette occafion , avec la 
réponfe Françoifc de celui-ci. Tou- 
tes césjpieces fe trouvent darrs Ici 
Averti(Tcmens de la Somme Thé$logi^ 
ijue du P. Garajfè. 

18. De U rejfsmhlance de la L»- 
mierè d» Soleil & de la Jujiice. Bmr*' 
deanx léiz. Les, Bibliothécaires des 
Jefuites mettent ceci parmi fcs Ou^ 
vrages François ; mais je ne fçai ce 
que c'eft, non plus que le fuivai\t, 
dont ils parlent auffi. 

i^. Les Champs Elyfisns four la 
réception du Roi Louis XIII. lorpfu'fl 
entroit à Bourdeàfix kPocc^Jton de fin 



mariaoe. 



V. Alegambe & SoféVel , , Biblio^ 
iheca Scriptorum Societatis Jefn. Bayle^ 
DiUiomtaire. 



Jer Hommes JUêtfires, 391 



CHARLES SOR EL. 

C H ARLES Sorel naquit en C. So2 
15 9^. à Paris^ où fon pcre cioit aEi. 
Procureur. Il pretendoic être de k 
même famille quS-^^/i^/ iStfw , Ma|- 
trcflc du Roi Charles VIL mab il 
eft à prefumer que la feule refTem- 
blance des noms ^ fans autre prett- 
ye ^ a été i'occafioâ de cette pretea* 
don. 

Ce qu'on fçaît de lui fe réduit à 
peu de chofe ; & il n'eft plus gueres 
connu que par fes Ouvrages , dont 
la plupart même tbnt tombés dans 
l'oubli. 

Il croît Neveu de Charles Bernard^ 
Hiftoriographe de France , qui ayant 
été attaqué vers fa 6^% année , c'eft- 
à-dirc , vers l*an 1^3^. d'une paraly- 
iîe univerfelle, fe démit de cette 
Charge en fa faveur. 

Gi4i Patin , qui Tavoit connu par- 
ticulièrement ^ en parle ainH dans 
une de fes Lettres du 25. Novem- 
bre 16 $1^ à Charles Spon. » Il eft 
» homme de fort bon fens & taci^ 

Kk iii; 



C. So- * tuJ^oe , il n'y a gucrcs que moi c^al 
EiL» * ^^ ^^^^ parler , & avec qui il aime 

» à s'entretenir. Je ne fu^s poinr fca- 
» vant comme lui ^ mais nous fom- 
*» mes fart de même humeur , & de 
» même opinion prefque en toutes 
» chofes; Il eft bien ftoique. 

Il mourut vers i*an itfyo. fuivant 

le P. le Long , âgé d*cnviron 71. ans. 

Il a porte les furnoms de Sonvtg'^, 

«j^ , & du fieuT de Vljle ; & Ton croit 

que c'eft lui que Mùliere^ dont il 

parloit. mal quelquefois , a eu en 

vue, lorfque dans {on École defem* 

mes hâ. I. Scène i. pour fe moquer 

A'Armlphei qui fe faifoit appeller M. 

d(; l^ Souche ^ il lui fait dire par 

Chryfad€. 

Jeffaisun Payfan , qufon apfelloit 

gras^P terre , 
Qui n* ayant pour tout l^ieH qu'^uftfeul 

ijiiartier de terre ^ 
T fit tout à Pemour faire un foffi 

bourbeux. 
Et de Monficur de VI fie en prit le 

nom pompeux. 
Il a été Joue fous le npm dcChar- 
rpfelles , Anagramme de Charles So~ 
rel^ dans le Rorkan Bmrgeois àe^Ftt>^ 



/ 



des Hmnmes Ilhtftns. )9) 

retiere ; ce qu'il a fagement diflimu- ^ 
lé , lorfquc p. ^9. de fa BihliotheqHi * 
Franfoife il a parlé de ce Roman* 
Catalogue de fes Ouvrages. 

1. Lés Nouvelles Françoifes, Parti 
1^x3. />»-8**. Ces Nouvelles, dit-îl 
dans TExamen de fes livres, étant 
paflccs une féconde fois à rimprcf- 
iion avec quelques augmentations^ 
onc été appellées Les Nouvelles chou 

fies. Ce font des avantures de quel- 
ques perfonncs de. médiocre con- 
dition , où il fe flatte qu^on trouve- 
ra de la redemblance , & dont il zî- 
fure que le ftile eft accommodé au 
fujet. 

2. VOrphjfe de Chryfante ^ oh flsi* 
gratitude punie: ffiftoire Cy^rienne. 
Paris \6i6. & i^i^. /«-8^ Voici ce 
qu'il en dit dans fon Examen. «On 
» y voit plufieurs remarques de l'An- 

» tiquité , & on y trouve un mélan* - 
aogc de Pocfies, <\uc certaines per- 
»fonnes n'ont pas trouvées mauvai- 
» fes pour le temps , & qui ont quel* 
» quelque force d'imagination. On 
» a feint que le principal héros de la 
» pièce étôit Poëte , afin d'avoir oc- 
M cafion de reciter tant de vers , çac« 



<; 



j^4 Mtfn^fwrfmi^b^jirafi. 
G Su- *^ qtt*on en mettoit alors beaci-^ 
^ ' 9 coup dans les Komftns^ 

3 . Le Berger Extravagant , ah far^ 
mi des famaifies oMonreiÊpst , on voa 
les impertinences des Romans & de la 
Toefie , avee des Remar^nes. Para 
1617. /»-8®. trois tomes. It. fous cet 
autre titre : VAnti-SLiman , okfHi^ 
fioire du Berger Lyfis avec des Xemar^' 
^ues , par Jean de la Lande, (c'eft-i- 
àirc , Serel lai^memc) Paris 1 é j 3 . ^ 
1^57. in-%^, trois voL It. Reuin 1^5 9* 
in-^^. trois vol. C'eft une cfpece d« 
critique <ia Roman de l'Aftsée ^ où 
il y a un petit nombre d'endroits 
paflfables , parmi beaucoup d'autres 
nès-mauvais ^ tes remarques {ont ce 
qu'il y a de meilleur Sorel en parle 
ainfî dans fon Examen. » Le Berger 
9 Extravagant , dit-tl, a été fait pour 
» reprefenter l'extravagaiice de quel- 
» ques livres du temps , & des per- 
3> fonnes qui les aiment. Il a ktk im- 
3» primé pour la troifîéme ou qua- 
3» triéme fois fous le nom de T/fif- 
9 ti" Roman; parce qu'en effet c'eft 
» un Ant]-^Roman ySc fi vous voulés, 
• une hiftoire Comique & Satyri- 
» que^ où toutes les fottifes des Ror 



des Nmnmis lUtiftrts^ 19; 
a» mans & des Fables Poétiques font ^ «_, 
» agréablcmehtccnfufécs. Ony voit 
3» an homme ^ qui eft devenu Fou , 
a» pour avoir lu aes Romans & des 
» Poëfics , & qui fc fait Berger à la 
» manière de ceux de Tancienne 
» Arcadie. Il y a des Remarques , 
» qui donnent de rinftrutSfcion fur 
3> pludeurs chofes*) on les avoit mi* 
A ks d'abord toutes enfemblc à la 
» fin de l'Ouvrage , mais dans Tim** 
a> preffion qui s'eft faite fous le nom 
» de r Anti-Roman, elles ont été 
3» divifées en pluiieurs parties, qu'ont 
» à placées chacune à là fin du livre, 
» pour lequel elles font faites. 
' -4. Avertijjiment fnr VHi^oire de 
France, Paris i6i%. in^V^, It. Avec 
fdn Hifi^ire de la Monarchie Fran.» 
foife. Paris 16 3 o. in-i 2. On voit dans 
cet Avertiflement quelques Jugc- 
irtcns fur nos Hiftoriens, & pluficurs 
remarques fur les fautes & les er- 
reurs des Hiftoires qui avoient pa- 
rues jufqucs-là. Quelques confidera- 
tions , dit-il dans la Biblhthecjiu 
Françoife , on f^it retrancher beau- 
Coup de chofes dans la i^ édition j 
aififi pour l'avoir complet ^ il faut 



^' 



} 9^ Mhn. féurfurvir af^Hif* 
C. So- l'avoir de la première. 
EEL. 5. Hifltftre dt la, Monarchie Tran* 

foife , OH font décrits les faits tnmora^ 
tles & les vertus heroicfues de nos an-^ 
fiens Rois ^ depuis Pharamond ^ juf 
qt^en 840* Paris 1^50. & \6i6. in^ 
8°. deux vol. Sorel avoit quelque 
connoiffance de THiftoire de Fran- 
ce', mais il n'étoit ni aflez cxadl^nî 
aflez précis ^ pour en donner un boa 
abrégé. 

é. Penfées Chrétiennes fur les C^m^ 
mandemens de Dieu, Paris. I^J4« in* 
8®. Cet Ouvrage n*eft pas achcyé , * 
il ne regarde que les Commande*' 
mens de la première Table. 

7. Généalogie de la Maifon Royale 

dt Bourbon avec les Portraits & Elo* 

ges des Princes ^ tjui en fontfortis , Ç^ 

Us Remarques hifiori^ues de leurs illn^ 

fires aSlions depuis S. Loms , /Vf ^'^ 

Louis XIII, Paris 1^34. & 16^6. in- 

foL deux vol. Cette Généalogie eft 

originairement àt Charles Bernard ^ 

fon oncle ; mais il y a ajouté & chatv-. 

gé ce qu'il a crû neceflTaire. 

8. Des Talifwans , oii figures faites 
fous certaines confieÛafions pour faire 
éùmer ^ pour gucrir les AiaUdies &c» 



''*^' 



des Homme $ Illii/fres! 5 fj. 
^Jtvec des obfervations contre tes Cu^ C. Sd- 
riojîtis inoUes de Gaffkrsl , & un Trai" rel. 
te de V Onguent des firmes , ou Onguent 
Sympathetitjue. Par le Jieur de l'Ifle. 
faris 1^3^. in-^^, It. fou*; cet autwî 
titre: Secrets j^ftrologi^ues. Paris 1^40. 

9. L^foUifide & V Amour Philofi^ 
fbîifûe de Cleomeda fremer fi^et dci 
Exercices Moraux de M, Charles So- 
rel. Paris 1^40, in-/^. Ouvrage fort 
coivftis & Fort embrouillé , comme 
la plupart de ceux 4e Sorel, On trou*- 
ye dans les Remarques , qui rac- 
compagnent^ p. 315. quelques re* 
cherches for la belle Agnes Sorel , 
MaîtreflTe de Charles VII. & c*cft la 
feule chofe qui mérite de Tatten- 
tion. 

10. La fcience univerfelle. Paris, 

1541. & 1555. m-4^ It. Ihid. ié6%. 
m.iz.4. vol. Mauvais livre ^ s'il en 
fat jamais. 

11. De la confkfion & des erreurs 
des Sciences , difcours tire de la Scien- 
ce univerfelle de Sêrel. Paris 1^41. 
in- 11. 

12. Nicolai Sorel li ^ Vrbis SexA-' 
menfis PirafiRi^ Peemata. Parif 1^41. 



/ 



r 



-^iimi-TI — - "' •- ' • --.^ --- 



5-9 8 Mim. fourfervîr i PHijt 
>> ç in^i^. Chartes Sorti eft TEditcur de 
^* ^°' CCS Poëfics de fon Oncle. 
^^^* lyLa Maifon des Jeux ^ oh fa 

trouvent les divertiffèmens d'une cem^ 
fdgnie , far des narrations agréables ^ 
& par des jeux ttejprit , & autres en* 
tretiens d'une honnête converfation, F4- 
ris 1^43. /«-8^. C*cft une première 
journée, qui n'en a pas eu d'autre 
qui l'ait fuivie. 

' 14. Z/^ Difenfe des Catalans , ok 
ton voit le tufle^fujet qu'ils ont de fi 
tetirer de la domination du Roi d^£f» 
fagne ; avec les Droits du Roi fur U 
Catalogne & le RouJJUlon. Remontran- 
ce au peuple de Flandre fur les Droits 
du Roy. Paris 1^42, /«-8^. 

I j. Hifioire de Louis XI IL jufytii 
la Guerre déclarée contre les E/pagnols 
^n 1^5 j. par Charles Bernard i avec 
sin Dijcours fur la vie de cet Hifio^ 
rien. Paris 1^4^^ in^foU Bernard n'a- 
voit pu conduire cette fciûoire que 
jufqtrà Tan i^jy. Charles Sorel^fon 
Neveu , prit foin de rachever , & 
de la pouiTer jufqu'à la mort de 
Louis XIII. en 1^43. Il a mis à la 
tète un Eloge de Bernard^ & un dif- 
coi^rs de la Charge d*Hiftoriographe 



( 



dti Ummes lUufira. ) ^ ^ 
de France , tiré des Mémoires de cet C So« 
Hiftorien. rel. 

1^. La FartHne de la Cour , Oftvra^ 

fe tiré, des Mmoins de Buffy d^Am^ 
9ife. Paris léâ^t, in^^. It. fous cet 
notre titre : La Fortune de la Cmr ^ 
eu pifcoarsfur le bùttheurok le malheur 
des Favoris ^ Dialogué entre lesfiears 
Bujfy ^Amboife & de la Neuville, 
Paris 1^^444 /»-i2. Il nous apprend 
dans TExamen de fcs^ livres , que cet- 
Ouvrage e/t rire d'un livre appelle 
le Bonheur de la Cour , compofé par 
le fieur dé Dampmartîn , Proc^ircur 
Général du Duc àJAlenfon , frère du 
Roi Henri III, dont il a changé quel" 
quçs mots trop viet|x , & auquel il 
% (ait quelques additions. 

17. RoU des frefentations faites aux 
grands jours de l'Èloifuence Françoife» 
A U faite de la Comédie des Acade^ 
mijles pour la reformation de la langue ' 

Françeife. Uj^^. /w-12. Ce Rôle des 
prefentaicions cft une efpccc de Re- 
giftre de quelques Requêtes ridicu- 
les pour la confcrvation , où la fup- 
preffion de certains mots , fuivies 
d'autant de réponfes imaginaires de 
l'Académie. Il a été imprimé dcu« 



• V • 



- ^ 406 Mim.fmtfsrvirkVHift. 
C. So- fois avec la Comédie , qui cft «k 
REi, M. de Saint'Evremom » mais il cft 

fort tronqué & changé dans la fé- 
conde édition, comme nous l'ap- 
prenons de rUiftoire de rAcadcmic 
Françoife de M. Pelliffin. 

1%. ÙifcoHrsfur V Académie Vran^ 
fmfe , itAhliê fmr h eorreSlion & l'em^ 
bellijfement du langage , pour ff avoir fi 
elle efi de (jHeltjne milité aux parficu- 
Uers & au Public. Paris 1^54. in-iu 
if.Polyandre^ Hiftoire Comique, 

Paris I ^48. w-8°. deux vol. 

20, Relation de a qui s^eft paffe au 
Royaume de Sophie , depuis les troubles 
excités par la Rhétorique & l' Eloquen- 
ce, Paris 1^59. in-it. 

11. La Flandre Franfoife ^ ou Trai- 
té Curieux des Droits du Roi fur la 
Flandres. Paris 1^58. /«-4'. le. Dans 
le Recueil fuivanc Paris ié66. in^ 
12. 

22. Divers Traités fur Us Droits & 

Prérogatives. des Rois de France ^& de 

/ la Preféance fur les autres Rois ^ tirés 

des Mémoires Hifloriques & Politiques 
de M. C. S. S, Z>. S. {c'cft4-dire, M. 
Charles Sorel , fieur de Souvigny) Pa^ . 
ris 16 66* in-i z. 11 y a dans ce volu- 
me 



/^' 



des Hommes Mlu/hes; 40* 
tme.quatre Traités de «y^rrf: Le prc- C, So^ 
fhier ^ où il eft parlé de h dignité & rel. 
dts prérogatives duRoitle France 
fur les autres Rois , a été fait pont 
répondre au livre de Jacques Hoiuet^ 
^nglois , où cet Atrteur prétend 
montrer que les Princes n*ont point 
•droit de Préfeance les uns fur les au-»- 
très y chacun étant bien fondé à h — 
prétendre. Il 6iit voir dans lefecond^ 
que quoique l'Empereur foit eo ipoîr 
feilion de piéc<der tous les Rois, ce- 
pendant cette portcffion n'a aucun 
fondement raifonnablè par rapport 
ajirx Rois de Frarice. Le trôifiémc 
contient diverfes Remarques fur h, 
Lorraine, qtii vont toutes à éclair-' 
cir les prétentions du Roi fur cç 
Pays. Le quatrième enfin traite des 
Drôi ts du Roi fut là Flandres. Ce 
Recueil n'eft pas mauvais , quoique 
SorA fût d'ailleurs un Auteisr fort 
médiocre; 

z^. Difconndefa JonUion desUftert. 
Taris in-^. Ce difcoinrs a été fait 
irers l'an 16^/1^. 

14. Hiftoire de laAhnarchii Frân-' 
f^ife foHs Lokis XIV. comenam fou$ 
€e am sUfi psjji de ftus remar^isMt 
TmsXXXI. Li 



40 1 Mcm. fêHrfervir m rtiift. 
C. So- entre les CùHronnes de France & d'Ef' 
USX.. p^ffi^ » ^ entres Pays étrangers , de* 
fuis lUn X£^i\ JHpfm'en \66x. far C^ 
de S. S. ( Charles de Souvigny Swel ) 
Paris 166 !• in- 11. deux vol. 

25. Ptf , la conneiffance des hmy //- 
vres 4 OH Examen de plnficurs ^utetersu 
Paris 1671. in-ii, It. Amflerdam 
1671. in-ii. On »e voit ici que des 
difcoufs vagoes , qui n'apprennent 
xien* 

i6.La Bibliothiifne Jranfwfi ^ A 

le chix & l^ examen des livres Fran- 

fuis , qui traitent de l^Ehcfuence , de la 

Philojiyphi^ y de la dévotion , & de la 

condkite des manrs ^ & de ceux qui 

Contiennent des Harangues des Lettres y 

des Oeuvres mêlées , des Hifioires , ^ 

Romans , des Poëfies , des TraduSions^ 

' '& (jui omfervi au proff^és de notre Um- 

gue. Avec un Traité particulier , ou fi 

trouve l* ordre ^ le choix , & l'examen 

des Hiftoires de France. Paris 16 €j^ 

én-ii. It. z^. Edition revmë & augmen- 

tie. Paris 16^7. iu-ii. Le deffein de 

Sord dans cette Bibliothèque a été 

À'cii drefTer une ^ qui ne fût compo- 

fcc que de livres François, & qui 

cependant put être iufHfante pour 



dit Hônmei Ittufirss, 40^ 
fjâr>renir à rEncyclôpcdîe ; hlaîs au C. So-: 
lieu d'y faire le choiîc qu'il avoit rel* 
promis des mciitcurs livres Françôiâ 
dans toiires les Sciences , il a rappor- 
té fans difcerneitient tous ceux que 
fa mémoire lui a fournis. Il a ajouté 
à^la fin une lifte fort confufe de fe5 
Ouvrages , fous-ce titre : VOrdre & 
l^examen dss livref attrihités k i^Au^ 
Hur dé la 'Bihlitnhe^e françoife. 

z6» La fcieme de l'Hifioire aOec le 
jHgemem des Principaux Hiftoriens. 
Tarh 166$. i»-ii. Cet Ouvrage eft 
fore peu eîçaél. M. de là Monnaye 
^ans fes notes fur -Bd///^/ croit qu'il 
eft de Sûrel^ & cela eft fort vraifem- 
blabie. \ ^ 

- ^. Hifioire Comitjue de Vrarlcion ; 
par Nie. du Moulinet, Leyde i$6%k 
/»-i2. deux voL Tout le «nonde croit 
cjuccctte hiftoire eft de Sorel , qui 
ffy eft caché fous \é nom de Mmli^ 

net. 

-. 25. Recueil de fiecés en Profe. Par 
nHvers Ameurs, Paris i^yS. in-iz, td 
premier volume de ce Recueil eft 
prefque tout de Sorel, qui ri'a eu au- 
cune part aux quatre fui vans, 
io. Le Chemin de la Fortune , oh M 

Llij 



404 JUim. p9Hrjervir a PHifli 
C. Se- bonnts. règles de la me fowr acf»er^ 
HEL. des richeffes , & pour obtenir In fa^ 
veurs de la Cour y les hmneurs & U 
tre^L ParD^ S. Paris i^^j. i«-iz- 
Il dit dans fbn Examen ^ que c'eft ua 
petit fragmenr de fon livre de la 
Scieme du Monde ^ qu'il n'a pas pU:; 
blié. 

31. Sniie des Jeux de Vlncormn^ 
J'ignore la date de cet Ouvrage tC 
des fïiivans , qui ac font plas con- 
nus de, personne. C^eft un Recueil 
de pièces > dont la plûpaf t ont été 
inférées avec des augmentation» 
dans le livre précèdent. 

52. L^s diveffes fortunes de Cleage^ 
' mor. Ouvrage en profe , dont il dit 
q'u^un I^ëté du temps à pris quel- 
que (ujet de Théâtre. 

3 3 .. Xe Palais d^Angelie^ 

^^.Sitke de la Polixene. C'eft Ix 
première des deux fuites qu'on a fai* 
tts de ce Roman. 

J5, Defcûption de fifte de Portrait 
tare ,tm de lavilU dee Portraits, C'eft. 
une critique du goût qui regnoît 
alors pour les Portraits. 

3 6, Oeuvres diveffes. Ou Ton voit 
Ir Notvotau Parmffe ok les Mufes^, 



\ 



\ 



des Hommes lilft/her. 40} 
iantes ; la Lotterie Celefte j la Mafca- q^ j^^ 
rade d Amour , ou la NowoeUe des ^^^^ 
Precieufes Prudes i rAmoureux Vm-- . 
ver/il j Difcours pour & comte l*Ami^^ 
Ht tendre ; Lettres à des Dames, 

37. Les f^ertus du Roi. C*cft UR 
Panégyrique de Louis JT///* qu'il fit 
à 17. où iSTans.^ 

38. Recueil de Lettres/ Morales & 
Politiques , dont la plupart font de 
ÙL faço^ *, Se parmi kfqucUes eft un 
difcotiTS du Conrtiptn Chrétien ^ ote 
dej moyens de vivre Chrétiennement 
dam U Cour. 

39. Die la perfeSion de P Homme' 
four les connoiffancet & four les moeurs^ 
Cet Ouvrage peut palTcr pour u» 
y«. volume de la^ Science Vniverfel^ 
k. 

Cet article efi tiré des Ameurs cith 
êi^dejfus^ 






"I 



a? 



40i Mhtt. pùHrfervir m l'H^ 



ANDRE* DU VAL. 

A. D u A ^^^^' ^« f^^^ naquit à Ptr;^- 
y À t. -^^^ '^^A ^^ ^^' Janvier 15^4: 

Aprèsi a voit fait fes études à Pa* 
ris , il s'y fit recevoir Docteur de la 
Maifon & Société de Soibonne le 

ïj. Marsîî94- 
Quoiqu'il eût été grand Ligucnr, 

fc Roi Atrwri /f^. le ehoiût deux ans 

après , à la recommandation de M« 

D« Perron , Evêque d'£vrrj»Af , qui 

fut depuis Cardinal , pour être le 

premier Profeffeur Royal eh Théo-* 

logie dans les Ecoles de Sorbontie $ 

& il fut pourvu en 1 ^^é. de cette 

Chaire qu'il a remplie pendant plus 

de 40. ans- \ 

Il a beaucoup/ figuré dans plvur 
fleurs affaires qui ont été agitées en 
Sorbonnc de fon temps , & fur tout 
dans celle à*Edmond Richr ^ dont il 
a tété un des plus grands adverfai- 
res. 

Il fut pendant plufieurs années 
Supérieur gênerai de TCJrdre des 
Carmélites, 



des Htmmes Illuflres. 407 

Il mourut le 9. Septembre 1^38. A. qr 
âge de 74. ans, fej)t mais; it. jours-, V a l^ 
étatit alors Doyen de la faculté, & 
Senieur de la Maifon de Sorboniïc. 

Il fut enterré en Sorbonne, où 
M. fiabert prononça fon Oraifon 
funèbre \ & fon cœur fut porté aux 
Carmélites Je iP^/i/tf/yJr 

Quelque réputation qu'il ait eu de 
fon temps , en ne fait pas grand cas 
de toiit ce qui nnjis reftc de lui; 

Catalogue de Tes Ouvrages. 

I. Le^fin itHeliêi pùur tarir hf 
tMHxdeSihff. Paris 1^1 j. inrtz. Li- 
vre de controverfe contre le Mini- 
ftre Jh Maulin ^ qui avoit donné à 
^Ouvrage , que dn- Vd combat , le 
titre des Eunx de SiUe. 

z, Lihelli de EcclefiaflicA & PûUj 
tica Poteflate Elenchns ^ pro/uprems 
Rmani Pontificis in Ecclefiam amorti 
iate.Parif 1611. ifi^S"". C'cft l'Ou- 
vrage le plus emporté , . qui ait été 

fait contre ^/V^^ 

j. De fitprema Romam Pontificis in 
Ecclefiam poteflate difpatatio tjaadri 
partita. Parif 16 j 4. /»-4®. It. ànts 
le 1*. tome de fes Commentaires 
fyr la 2^. partie de la Somme de 5* 
Thomas, 16^6, 



40 f Mhn. fowfervir k fH0. 
A. o xj 4- ^^^* '^ Ecchfiét LHgdun^nJk lî^ 
V A t» ^^^^ éidperjus Opinionem hannit Eri- 
ffn€ , /îw Sooti ^ & in lil^rtàm de urtm 
bm EpiJiûUs f^enerabtUHm Epififùf^ 
rHtn, A la p^e xo^S. de la premictre 
partie du j^. tome de la Bibliothe-^ 
fêêe d$s Pens <lc i'£duio& de Çologfm 

5. La vie admirable de Sveur Ma^ 
ne de flncamation , ReligieMfe con- 
"irerfe de f Ordre de N. D. dd MonU- 
Carmel^ & fondatrice dicelui entran- 
te. P^rit lé 11^ in-%^. pp. ii&. It- 
ib«s Je titre de fi^ie de la Bienhearetê^ 
fe Marte de l^ Incarnation^ TquI i&i^» 
i^ii 8^ On voit ici la prevencbn de 
du f^al pouf la Ligue» Rarhe Aurit- 
lot , femme de M, Acarie , qui après 
ia moft de fon mari fe fît SoMir Çoa- 
Verfe Carmélite & dont il décrit ici 
la vie , a voit été avec foir Mari , ic 
ie petit Feurilant 9 ion Coufeneur, 
Àix nombre des plus ardens dcfen« 
feurs de la Ligue. On ; voit auflî la 
fimplicité de cet Auteur par le&ba* 
gatelles.&^les paxiycetésmênie^ dont 
il a rempli cette vie« J'en citerai 
4eux exemples* p. 1 ex. 3d Les alTaurs 
» de Dieu ^ dit-il^ la furprenoient Ql 

«imper 



dei Hmnmi$ lUtifirts. - 409 
» impèiueufement, & avec un fi fort A, u 
» tremblement , que cela lui faifoit V A la 
» craquer les os ^ & jettcr d*aaiS 
» grands cris , que fi on lui eût fen-^ 
».du le cœur^ tellement qu'on la 
^ mettoit au lit, où fes tr cmolemeny 
» le rcnf regcànt^ elle fc-mettoit def- 
» fous le lit , pour arrêter aucune-^ 
» ment la violence d*iceux : & d*ail- 
?>.Jeuts fon cœvLt s'échauffott fi ar- 
» demment ^ qu'elle étoit cdtitrainr 
» te pour lui donner air , d'ôter tout 
» ce qu eUe avoit fur fa^ poitrine. Et 
» p. 343. Elle entendoit fouvent la 
» Mufique des Anges > & comme 
» les Diables 3 pour la faire tomber 
3» en quelque vaine prefomption ^ 
3> voulurent contrefaire cette mufî* 
» que infernale , à laquelle elle bou- 
» choit fes oreilles fans vouloir écou* 
» ter 3 les Diables fe^ voyant de- 
» couverts & confus venoient pat 
a^dépit à faire un tintamarre Se un 
9 bruit comme de pots & chaudrons 
3» caflez. 

6. Cvmmentmi in primam fecmdd 
partis & fiçimdam fecimd^ partis fum- 
ma D. Thoma. Parif. i^j^. in-fifL 
défunt vol. 

rmiXXXI. Mm 



4XO Mim»fHUérJervJràl*Hêfii&c. 

A* ï>^ '• René Gautier ayant tr^uît en 

Y . François les vies des Saints de Pierre 

*^ ' Mihaacneira , Jefiiite , ^Jri Uh Kdâ 

y joignit les vte« de p|u£eurs SaÎBts 

de France 8c des Pays votHns'^ dont 

cet Auteur n avott point parlé« Ces 

vies ont été imprimées 'plofieiur& 

fois. 

V. Z0e Cottage Reféd de France de 
SuillMieme du P^d. f. i.i u Dtà Fi» » 
Talfie des Âmemrs Écclefia/H^f. 

FitÊ die Trente-meime yUme^ 



i 
1 



. r 



TABÎ.É NE'tfKd'tÔGÏQpi 

des Auteurs conunus d4tfs cèt^dmie^, 

SALMON MACRiNi (Jean) m. ) 
tni^i$7'''' ■ '•:?:'•!>•; û ru î 

LYCOSTHENE. ( Coûtad') m. le 

LAZIUS. ( Wol%ang ) m; ie ïo. 
. Jttin 1^6 j. 
GRATAROLE. .(jSuilhum&^m: le 

HOPITAL, (MidaBl)d« 10 m.U i^i 

Mars i57>. ."àrM r '.)-': -• 
AMALTHfi'E. ( JtBtâine)ih, le tV. 

Qâobre 1574. • ' ' 
BELLEAU.(Remi)m.Ie &Mkts 15.77. 
MONlR:{^«ka£a<iiu^u) m. le 
.. 5«î>itov|:inbifeiTi<5SMl. H').y ■' .; ' ' .a 

Sèpcembre i^t(.) ' . •-•" 
BUXTORF. ( Jcan>'m.!le 13. Sep- 

BiaTdUSi(Pte<fe)ih.'to j.Oft. liTl^; 
GARASSE. ( François y. npj le ^14. 
.ijfvtn^n. 'r. 'rJ\'\:.' ..fA 
VAU'^Atadréciu^ flft.ie 9. Sept. i^)S; 
GAUDENZIO. (Pagaain) ixt le 3. 

DESCARTES. (René) m. le ti.Fé- 
.viiot^f]^'. iÀ '.' VkV •.. M ij ■ 



\ 




\ 



TABEE 

HOISTENIU& (Lire) m. jTi, Fé-: 
vricr i^^i. 

FEAUREGARD. ( Claude dej m: 
BUXTORF le fils. (Jean) m. !c r</ 

GUICHENON. (&nmei)m. ic «; 
Septembre I ^^4. 

-MARCASSUS- (Fierté de ) m. ça 
Décembre 16^4. 

SOREL (Charles) m. versi'an 1(^70: 

I^IGNAN. (Emmanuel) m. le if^ 
Oâobre téjé. ^ * 

MACEDO; (l^fànçots) m« en i^8r^ 

KORTHOLT. (Cbriftian) m. le x. 
Avril 1^94. 

liÙfiJN.^Aii]^3ftin)m Je7,Mars lé^ji 

BEKKER.(Balth.)in.ie 'injmn 169 8. 

€REEGH^(TdiiMnas)m.enJumi7oo». 

RUDBECK. (Olaîis) mV en Sep- 
tembre IJ^t^ r 

ADDISON. (Lanccl0t)jii.en 1703; 
MENGKE. (èfhô») m, le 15- Jm^ 

tvicir 1707^ \ 
ADDISON.(JoC)mvlc 17.3^^1^191 
CRESÇmBENi; (Ji^ Mario): im 
r^ le 8. Mars: 1718. 
MENCKE. (Jean Biir€harâ>mi le 

j* Avril a7}2»» : < ' 



?è., ' 



TABLE 

J>€s Anteurs^ contenus dans çt Voîwm-, 
felm écrire des matières ^tfUs on$ 
traitées i^ns^ leurs Oimféfges.' 

A. ' \^ 

OAntOmnui. 
. RudbccK , P. i%6. &{fwv. 

B- 

Biiththecsrres.. 

R. Bellarmln , . rf 

C. LycofUiene » 34* 

Bottmique* 

OvRudbcck, Ï58 

C. 
- CmOnverfi* 

R. Bcllannih , Sr.& Jhw. 

C. Kortlioltr lî.&fuhf. 

P; Gaudenzio,; ï^i** ï*^ 

A.iduVaU ; ^40f 

P. Bernu»,. M- «T /iwi. 

D. 

A^auVaU 40f 

E. 

H. BcUafiBia,. ^ r *^ 

C.Kortholt, ih^fi^ 

B.Bekkef, »*^ 

J. Buxtorf, **? 

>. Bttxtoiflefibt **l 

G. 

Geppufhie* , 

P.Bcrtius,. ^3-*L^* 



J 



( 



T A B t S V 

L^HoIfteaiuSi ' 244- 

W. LaMus, 577 

GrammMHs Ofiemates. 

B. BeUamnii» ST 

J. BvxriMf » ^Q9' & fi^' 

H* 

Hyi9su Vnk;erfelU* 
.O^Mcncke, ^i 

Hifimti Eccîefiafii^. 
CKorthùlt, ^ jr. &fuiv. 

J* M. Crefcinibem , . 143 » 144 

B|*Bekker» . 1Z9 

L, Holftenliis ^ a 43 • Ô' ^w. 

S« Guichcnon, ^<4 

W. Lazius, 37* 

I. Mactdoy 3io« tr fu^. 

A. du Val, 4oi 

H'tfiom Cfe^qut. 
P. de Matcaflîis , 1 03 

F* Gaudenzîo ^ t i^ 

W. laxius, 37 j 

$• Gujchcnon « 3 ^« &fuà6u 

€. Sorel, 3^. d*]^* 

lf% Bertitts, $4 

h B. Hernie r 2$8. &fu^ 

W^tzzivisj . 37i»iCS'.^t*» 

HifUm du Vlord. 
O. Rudbeck , . i^sj. &fwv* 

Hijhire dé Fûftt^al* 
F.Macedo, 321.313 

. Hifi0ifè di Sév&ji, 



DBS MATIERES. 

?• Bêrtius , ^ j 

J. M. CrefcimbeiH , 157, à'fuiv^ 

J*B. MepckCy 2.tp' 

Lettres*- 

P, Bertlus, $y 

P. de MarcafTuSy \ lot 

L. Holiienius , - ' %4^ 

J.B. Mencke, if 7 

R* Defcartesy ^07 

M. 

Msthematiipus^ 

&• Defeutes, 1^5. &Jkm\ 

Medàilîes^ 

W. Lazius^ 574: 

Medecm^* 

CGfataroIe, isê.&fmv* 

P. 

p. Gaudcsxlo» ir$> 

C.deBeaurcg^dr i2f 

B.Bel^ei:t ^ " \tt..&fui$à. 

R. Defcartcfty. z9%*&fiMp. 

G^ Gratarole , 350. e^yiin/- 
P^î^if^ Létims» ... 

J. ÀdHifoif," .;■ V 75 

P. déMarcafîus». . .î04'« ïOl 

J. Anialthéc^ i^7 

J* E. du Monin ^ 204: 

It de THopiisa » . »JS. d* iîii«i. 

1*^ SaiiDcm Macim f ' »7** ftpàm^ 

*' • ■ • . - ..î. 



TABLÉ I>ÊS MATIÈRES. 

(. Macedoi * $i9'&fiii'V* 

F.'Garaire, 380 

Pûéfies FTâ»çèifes* 
P. «le Marcafiiis > lOf . &ffitv< 

R. Belleau, 172. &/fUv^ 

J. £.duMonm, 20$ 

Toéfieslfuliennes. 
P. Gatuienïîô, ti j, & Juw, 

J. M. Creifcîmbent ^ i'j^ù.& fim/m 

J«Ainalthce, 167 

Fe'éfies Allemandes, 
J. B. Mcncke , .^^7*& fifiv. 

Pcëfiés Angloifeî, 
T. Crcech, c j^j^icr jutv. 

J. Addifon, 73.c5'yiwv. 

Ppliti^ite,^ 
J. Addifon» . 8i 

R. 

F: ^^ MarcafTus » loi. érfiihtt, 

C.Sorel, 39h&fiiiv. 

- y* 

1^ Macedo , 5 24; d* fUiv. 

«. Gaiaflk^» 3»^. d'An;. 

V- 

Veynges. 

L. Addifôn, ^7 

|; Addîfbn, Tîv7(î, 

f /« ^ /4 TéAU des Matières. 



««•^ 



APFROSjtTlON. 

"tÀY là pat ofdre de MmrfcSg;net« le Gtaàe dci 
•» Sceaux le trente-uniàae Voltime et» Memoi* 
nei l»our fervlr ^ l'HiUoifc 4ct Hommet lUuftras 
4v>s la Aépnbitquc des Lefties ,.& j'iû cm qu'on 
«n pouvoit pcfoiettte l^pte£Kon. A Pam ce i|, 
Aottri7u, HARDION» 



ti. 



n