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Full text of "Mémoires tirés des papiers d'un homme d'état, sur les causes secrètes qui ont déterminé la politique des cabinets dans les guerres de la révolution"

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MÉMOIRES 



TIRÉS DES PAriERS 



D'UN HOMME D'ÉTAT. 



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1ARI8 , IMPRIMERIE DE PAUL DUPoNT ET C 
Rue de Grenelle- Saint- Honoré, u. 55. 



MÉMOIRES 



TIRES DES PAPIERS 



9 iS ra^ A nj. 



D'UN HOMME D'ETAT, 



LES CAUSES SECRÈTES QUI OINT DÉTERMINÉ LA POLITIQUE 
DES CABINETS DANS LES GUERRES DE LA RÉVOLUTION. 



TOME TREIZIEME. 




PARIS, 

CHEZ L.-G. MICHAUD, LIBRAIRE, 

RUE RICHELIEU, JV' 67. 

1838 



!^S 



AVERTISSEMENT 



DE L'ÉDITEiiR. 



Nous croyions avoir terminé cet ouvrage avec le douzième 
volume, et la chute du gouvernement impérial, où nous étions 
arrivés, semblait une époque toute naturelle pour y placer 
notre dernière limite. Cependant, en revenant sur nos pas et 
^ en examinant de nouveau l'immense carrière que nous avons 
qJ parcourue, nous nous sommes aperçus qu il restait dans nos 
^ premiers chapitres des lacunes à remplir; nous avons reconnu 
^ que quelques récits étaient incomplets, qu'il y manquait d'im- 
rî porïans détails et d'utiles éclaircissemens. Et d'ailleurs, de- 
^ puis plus de douze ans que nous nous occupons de cette 
J^ publication , beaucoup de nouveaux renseignemens nous 
ont été communiqués , beaucoup de témoignages sont ve- 
nus appuyer nos assertions et établir la vérité de nos premiers 
récits. N'ayant pu en faire usage dès le commencement, nous 
ne voulons pas que nos lecteurs en soient privés, et nous les 
avons réunis dans ce dernier volume selon leur ordre chrono- 
logique. Enfin nous avons rectifié dans un errata le petit 
nombre d'erreurs qui avaient échappé dans les premiers vo- 
lumes. 

Si, quel que soit l'étonnement qu'ont excité nos assertions 
sur lesfaits les plus remarquables de l'histoire contemporaine; 
si, quel que soit l'intérêt des partis à les démentir, personne 



(2) 
encore n'a pn le faire avec la moindre apparence de preuves, 
il sera assez démontre qu'aucun historien avant nous n'avait 
présenté ces mémorables événemens sous un jout plus vrai 
et plus lumineux. 

C'est surtout d'après de nouveaux renseignemens et de 
nouveaux témoignages que nous avons encore étendu et com- 
plété notre récit, déjà si curieux et si remarquable dans nos 
premiers volumes, de cette campagne des Prussiens en 1792, 
qui décida le sort du monde, et dont les causes secrètes 
étaient pourtant restées si long-temps ignorées. 

Nous avons aussi ajouté quelques explications et quelques 
détails non moins curieux au récit des négociations secrètes 
qui accompagnèrent les opérations de la guerre en 1793 et 
1794, tant avec la Prusse qu'avec l'Autriche. C'est surtout aux 
négociations qui eurent alors lieu à Bruxelles entre le cabinet 
de Vienne et le fameux comité de salut public que nous nous 
sommes attachés. On ne peut plus douter aujourd'hui que ce 
soit de ce point de départ que sont découlés tous les événe- 
mens ultérieurs ^ et il est bien vrai que si l'on n'a pas appro- 
fondi les secrets de cette époque , il est impossible de com- 
prendre l'histoire de nos temps. Sans cette nécessaire investi- 
gation, rien n'est intelligible, rien ne peut être démontré. 

Quelques nouveauxdétails ont encore été ajoutés aux causes 
secrètes et aux résultats ignorés de ces mémorables guerres 
d'Italie qui eurent aussi leurs intrigues et leur partie occulte. 
Et qu'on ne pense pas que pour cela nous prétendions rabais- 
ser la gloire des armées françaises. Dans tous les temps les in- 
trigues et les sourdes menées de la diplomatie ont accom- 
pagné les plus belles opérations de la guerre; et jamais l'éclat 
des unes n'a pu être effacé par la turpitude des autres. Notre 
devoir d'historien était de tout dire , de tout expliquer; nous 
l'avons fait avec autant de courage que de franchise, et la 
postérité y aura certainement beaucoup gagné, puisque, sans 



C3. 
ces explications, sans ces documens, tout pour elle fût resté 
inexplicable. Ainsi nous ne craignons pas d'affirmer que c'est 
seulement à compter de nos publications que cette époque 
aura été comprise ; et quels que soient les renseignemens que 
plus tard on puisse ajouter aux nôtres, il restera constant que 
c'est par nous que tant d'intrigues et de trames secrètes ont 
d'abord été signalées. 

Depuis plus de dix ans que nos premières publications sont 
faites, personne encore n'a pu les démentir, personne n'a 
opposé contre elles la moindre preuve ni un seul témoi- 
gnage; ainsi toutes nos assertions subsistent dans leur entier, 
et nous sommes plus que jamais convaincus que l'avenir ne 
peut que les confirmer et les fortifier encore. 

Quelques pièces inédites et fort remarquables, qui appar- 
tiennent aux dernières années de ce tableau historique, se trou- 
vent encore dans ce treizième volume. Ce sont : i° Le plan 
tiré des archives de la Russie , et textuellement rapporté , 
d'après lequel fut dirigée, par le cabinet de Saint-Pétersbourg, 
la mémorable campagne de 1812 eti8i3. 

20 Le texte des opinions et des prétentions de chacune des 
puissances de la coalition qui renversa une seconde fois Bo- 
naparte en 181 5, et qui, après ce nouveau triomphe, voulut 
démembrer et partager la France comme elle avait fait de la 
Pologne. On trouvera sans doute qu'aucun document aussi 
précieux et aussi remarquable ne pouvait mieux terminer une 
histoire dont ces pièces sont en quelque façon le dénouement 
ou le dernier chapitre. 

Enfin, une table méthodique, analytique et biographique 
forme la dernière partie de notre publication ; et l'on trouvera 
sans doute que ce n'en est pas la moins utile. Les recherches 
y seront désormais faciles, et l'on pourra sans peine consul- 
ter à tout instant , sur chaque fait et sur chaque personnage 
de notre époque, toutes les pages de ce curieux monument. 



BIOGRAPHIE UNIVERSELLE. 

TOME 64* 

( LE DOUZIÈME DES PARTIES SI PPLÉMENTAIRFS ). 



Cet important complément , poussé avec activité , a atteint son 
douzièmevolume (84"= de la collection). Les soins les plus minutieux, 
les recherches , souvent difficiles, lorsqu'il s'agit de fouiller la vie 
des hommes de nos jours, rien n'a été négligé pour rendre cet ou- 
vrage le plus véridique , en même temps que le plus complet qui 
ait été publié jusqu'à présent sur l'histoire contemporaine. L'es- 
prit d'impartialité et d'indépendance qui règne sur l'ensemble de 
cette publication a aussi puissamment contribué à lui attirer le 
succès que nous en attendions. Les possesseurs de la Biographie 
universelle ont compris combien ce supplément d'histoire contem- 
poraine et révolutionnaire était important pour eux, et la rapidité 
avec laquelle chaque volume est enlevé à son apparition nous est 
un sûr garant que nous les avons satisfaits. Comme le tirage en est 
moins nombreux que celui des premiers volumes , nous invitons 
les souscripteurs qui sont en retard à ne pas perdre de temps , 
parce que les retardataires pourraient ne plus en trouver. 

Les tomes 53 à 64^ sont en vente , et ils ont été rédigés, pour la 
plus grande partie, par les mêmes auteurs que les précédens. 

Le 64*, qui vient de paraître, contient, entre autres articles im- 
portans, ceux de Ferdinand IV, de Naples ; Ferdinand YII, d'Es- 
pagne; Fontanes ; Fouché ; Foscolo; Fourier; François de Nantes; 
François de Neufchâteau ; François I", empereur d'Autriche ; 
Frédéric, de Saxe; deWurtemberg, etc. 

Le prix de chaque volume est maintenu à 8 fr. pour le papier 
carré, 12 fr. pour le grand raisin, et 24 fr. pour le vélin. 

Le prix des portraits reste aussi fixé à 3fr. par volume pour le 
carré, 4 fr. pour le grand raisin, et 6 fr. pour le vélin. 



AVERTISSEMENT. 



La foule de notions erronées, assez gé- 
néralement répandues sur certaines parties 
de notre histoire contemporaine, nous a 
fait sentir l'indispensable nécessité d'ajouter 
de nouveaux détails à ceux que nous n'avions 
peut-être pas exposés de manière à ne plus 
laisser d'obscurité dans le tableau de la 
politique secrète des cabinets européens. 
Les Mémoires tirés des papiers d'un Homme 
d'Etat demeuraient donc incomplets, sans 
les notes et éclaircissemens que nous allons 
placer sous les yeux de nos lecteurs ; car ce 
complément d'un long et important travail 
leur fera connaître non seulement des faits 
totalement défigurés par l'esprit de parti, 
mais d'importantes pièces diplomatiques en- 
core inédites. 



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NOTES 



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ECLAlllCÏSSEMENS COMPLEMENTAIRES 



NOTE PREBIIERE. 

PRÉTENDU TRAITÉ DE PAVIE. 

En pariant (t. I, p. loi à 109) du voyage de 
l'empereur Léopold en Italie, nous étions loin 
de penser que de soi-disant historiens ou pu- 
blicistes, reproduiraient comme fait positif, 
l'existence d'un prétendu traité de Pavie, dans 
lequel aurait été décidé entre l'Autriche , la 
Russie, la Prusse et l'Espagne, le partage d'une 
portion considérable des provinces françaises; 
et cela au moment où les trois premières de ces 
puissapces épuisées , soit par la guerre qui ççst 



(4) 

sait à peine, soit par des arméniens sans résul- 
tat , ne faisaient aucun préparatif pour exécu- 
ter un aussi grand dessein : bien que Joseph II, 
dans son voyage en France , se fût convaincu de 
la formidable puissance de cet état. Mais ce 
prétendu traité a été imprimé dans quelques ga- 
zettes étrangères; il était considéré comme réel 
par le général Bonaparte, qui, à Campo-For- 
mio, s*en fût fait une arme contre l'Autriche, si 
le directoire ne lui eût pas appris que c'était une 
pièce apocryphe ; il a été publié en Angleterre 
comme document diplomatique, et reproduit par 
Cadet - Gassicourt , dans son curieux voyage 
en Autriche (Paris, 1818)*, comme une pré- 
cieuse trouvaille. Ces considérations nous dé- 
terminent à rapporter ici textuellement cet acte, 
qui porte en lui-même sa réfutation, et qui, par 
une singularité remarquable, dirigé dans l'in- 
tention première contre l'étranger par la révo- 
lution, devint, en i8o4> la base du traité de 

Un volume in-8°, chez L'HuilIier, rue Serpente, n" 16, 
ouvrage d'autant plus précieux, comme document historique, 
que, nullement suspect de détraclation à l'égard des armée» 
françaises , on peut y contempler ce qu'elles étaient sous les plus 
beaux jours de l'empire et sous les yeux mêmes du maître. 



(5) 

concert entre TAngleterre, la Russie et TAu- 
triche , et , en 1 8 1 5 , le vœu presque général des 
alliés, comme nous en fournirons plus tard l'ir- 
récusable preuve. Ces prétentions étaient d'une 
exécution facile alors, et irrévocablement rui- 
neuses pour la France, qui, à cette époque , ne 
fut soustraite à son annihilation p!)litique que 
par les nobles sentimens de Louis XVIII et la 
généreuse conduite de l'empereur Alexandre. 

Voici les principaux articles de ce prétendu 
traité : 

« S. M. Tempereur reprendra toutes les con- 
» quêtes faites par Louis XIV dans les Pays- 
» Bas autrichiens; et, réunissant à ceux ci les 
)> provinces qu'il aura reprises, il donnera le 
» tout à S. A. S. l'électeur Palatin; ces pos- 
» sessions nouvelles, jointes au Palatinat, por- 
» teront désormais le nom d'Austrasie. — S. M. 
» l'empereur aura et conservera à perpétuité 
y> la possession et la propriété de la Bavière, 
» qui formera à l'avenir un tout indivisible avec 
» les domaines et possessions héréditaires de la 
» maison d'Autriche. V- S. A. S. l'archiduchesse 
» Marie-Christine , conjointement avec S. A. S. 
» l'archiduc Charles, sera mise en possession 
M héréditaire du duché de Lorraine. — L'Alsace 



(6) 

* ^era rendue à lempire. L'évêqne et le cha* 
» pitre de Strasbourg recouvreront leurs anciens 
» privilèges. Les souverains ecclésiastiques de 
» rAlIenia£;ne les recouvreront aussi. — Si les 
» cantons suisses consentent à entrer dans la 
» coalition, on pourra leur proposer d'annexer 
» à la ligne helvétique , Tévéché de Porentrui , 
» les défilés de la Franché-Comté, et même 
» ceux du Tyrol , avec les bailliages avoisinans , 
» aussi bien que le territoire de Versoy. — Si 
» S. M. le roi de Sardaigne accède à la coali- 
» tion, on lui restituera la Bresse, le Bugey et 
)) le pays de Gex, usurpés par la France sur la 
» Savoie. Si S. M. sarde opère une diversion im- 
» portante, on lui permettra de s'emparer du 
Dauphiné pour le posséder à perpétuité, 
-»! comme le descendant le plus proche des an- 
» ciens Dauphins. — S. M. le roi d'Espagne aura 
» le Roussillon , le Béarn et l'île de Corse , et 
» s'emparera de la partie française de Saint- 
» Domingue. - — S. M. l'impératrice de toutes 
» les Russies se chargera de la conquête de la 
» Pologne, et prendra pour elle Raminiek, et la 
» portion de la Podolie qui confine à la Mol- 
» davie. — S. M. l'empereur obligera la Porte- 
» Ottomane à céder Choczin ( fausse dénomi- 



(7) 
» nation appliquée à la \ille de Khotine), aussi 
» bien que les petits ports qu elle possède en 
» Servie et sur la rivière de Lourna. — Au 
» moyen de la conquête de la Pologne par 
» l'impératrice de Russie, S. M. le roi de Prusse 
» acquerra Dantzick et Thorn, et y unira la 
» portion orientale du Palatinat, jusqu'aux con- 
w fins de la Silésie. S. M. prussienne acquerra 
» en outre la Lusace, et S. A. S. l'électeur de 
» Saxe recevra en échange le reste de la Polo- 
» gne, et occupera le trône de ce pays comme 
» souverain héréditaire. -^ S. M. le roi actuel 
» de Pologne abdiquera la couronne et recevra 
» un traitement annuel proportionné à sa di- 
» gnité. — S. A. R. l'électeur de Saxe donnera 
» sa fille en mariage à S. A. S. le plus jeune des 
» fils de S. A. R. le grand-duc de toutes les Rus- 
» sies, qui deviendra le fondateur de la dynastie 
» des rois héréditaires de Pologne et de Li-- 
» thuanie. 



» Signé: Léopold, prince de Nassau, 
comte Flortda-Blangaj Bischofs* 
Werder. » 



(8 ) 

Ainsi ce traité aurait, au mépris des strictes 
formes consacrées en diplomatie, et surtout par 
la très formaliste cour autrichienne, été signé 
par Léopold hii-mème , en concurrence avec de 
simples ministres étrangers; il l'aurait été sans 
que les signataires sussent que l'héritier du trône 
russe n'est point titré altesse roj aie ^ mais altesse 
impériale et Tzare\^itch. On y aurait partagé la 
France, si puissante , quand on venait de man- 
quer le projet de partager la faihle Turquie; on 
y eût voulu, sans force suffisante à cet égard, 
contraindre la Porte-Ottomane à de nouvelles 
cessions en pleine paix. On disposait d'une par- 
lie de la Pologne en faveur du roi de Prusse, qui, 
à cette époque, était encore en négociation avec 
ce pays. On y fait participer au partage, cette 
Espaf^ne , dont les intérêts , à l'égard de la 
France, étaient conservateurs : dont le roi, 
d'ailleurs, venait de se refuser au partage bien 
moins impolitique de la Turquie européenne ; 
comme nous l'avons noté (^t. ix, p. SSv'^), en 
parlant de la conduite politique du comte de 
Ségur à Saint-Pétersbourg. 

Ce prétendu traité , dont l'existence est infir- 
mée par ses formes comme par son contenu et 
les vues diverses des puissances qu'on y fait in- 



(9) 
tervenir, n'était au fait qu'une rouerie politi- 
que imaginée par les chefs de la révolution 
française, un instrument forgé pour armer d'une 
haine implacable contre l'étranger, une nation 
qu'ils s'apprêtaient à précijnter dans une guerre 
sanglante, pour achever aussi de flétrir Louis 
XVI, en le désignant comme l'ami secret des 
monarques qui avaient conjuré la ruine irré- 
médiable de la France. 



NOTE DEUXIEME. 

CIRCULAIRE DE PADOIJE. 

Nous avons parlé (t. i , p. 1 16 et 117) de cette 
circulaire, adressée de Padoue, en date du 6 
juillet 1791 , par l'empereur Léopold , aux sou- 
verains de Russie, de Prusse, d'Angleterre, 
d'Espagne, de Naples et de Sardaigne; démar- 
che inspirée par l'intérêt que le monarque au- 
trichien portait au sort de Louis XVI et de 
Marie-Antoinette. Cette pièce, connue des chefs 
de la révolution , fut le thème qu'ils amplifiè- 
rent pour en faire ressortir le prétendu traité de 



( 10) 

Pavie , dont nous venons de démontrer la non- 
existence. 

A cette circulaire était jointe une pièce moins 
connue peut-être de ces mêmes hommes , ou 
qu'ils n'eussent pas voulu produire, car elle de- 
venait un démenti formel de celle qu'ils avaient 
forgée. C'était l'invitation : !° à former un plan 
de concert pour mettre un terme aux excès de 
la révolution française; i^ k faire présenter à 
Paris , par chacun des ministres des puissances 
européennes, séparément, des déclarations dans 
lesquelles on reconnaîtrait solennellement les 
droits réunis de la nation et du roi , mais d'un 
accord commun et libre, de procéder à la for- 
mation d'une constitution nouvelle; 3" de sou- 
tenir ces déclarations par des préparatifs mili- 
taires; 4° tle suspendre, en cas de refus, toute 
communication avec la France; 5° d'assembler 
un congrès à Aix-la-Chapelle, où le comte de 
Mercy-d'Argenteau représenterait l'Autriche; 
6^^ de chercher à obtenir l'accession des autres 
puissances : 7^ et principalement celles de la 
Prusse et de l'Angleterre ( preuve subsidiaire de 
la fausseté de ce traité de Pavie , prétendu signé 
en son nom, par Bischofs-Werder) ; 8° l'empereur 
consente l' espoir ^e toutes les puissances met* 



( " ) 

trontde côté toutes vues d agrandis s ement{c\nQ, 
devient alors ce prétendu traité de partage?); 
9° l'accession de la Grande-Bretagne étant indis- 
pensable , la cour de Vienne espère que sa ma- 
j esté prussienne voudra bien^ à cet effet, inter- 
poser ses bons offices ; lo^ enfin, l'empereur^ 
après avoir connu les sentimens des rois d' An- 
gleterre et de Prusse^ (il ne connaissait donc 
pas ceux de ce dernier!) prendra les mesures 
les plus promptes pour obtenir V accession du 
€orps de la diète germanique. La teneur même 
de cette pièce prouve que si l'esprit du cabinet 
autrichien était hostile à la France révolution- 
naire, ce cabinet n'était pas mù encore par des 
■espérances usurpatrices, et qu'il s'agissait moins 
alors d'un projet arrêté, que de projets éven- 
tuels soumis à des accessions évidemment in- 
certaines. 

NOTE TROISIÈME. 

ARTICLES SECRETS DE LA DÉCLARATION DE PILNITZ. 

Nous avons cité (t. i, p. il\?>) cette déclara- 
tion de Pilnitz, signée par Léopold et Frédéric- 



( ï^ ) 

Guillaume, le 27 août 1791 , déclaration si peu 
hostile encore à la France , quoique les princes 
exilés y attachassent un grand prix , et que 
leurs ennemis politiques la regardassent comme 
une véritable déclaration de guerre. C'était, 
dans sa teneur, des éventualités vaguement ex- 
posées; mais les six articles secrets qui y étaient 
joints doivent être considérés comme d'une 
plus haute importance; ils portent : ï° que les 
hautes puissances contractantes prendront les 
'mesures les plus efficaces pour le maintien des 
traités qui subsistent a\>ec la France^ par des 
représentations à faire à cette nation; qu'on in- 
vitera l'Europe à y concourir, dans le cas où 
,des représentations amicales seraient infruc- 
tueuses ; 2° qu'elles tâcheraient de s'entendre 
-promptement avec la Russie , en faveur de la 
Saxe, pour la succession au trône de Pologne 
(cette clause nous forcera plus loin à des déve- 
loppemens historiques qui manquent à nos mé- 
moires); 3*^ se réserver respectivement d'échan- 
ger leurs acquisitions p/'ej-e/i^e^ ow/w^wre^; qu'el- 
les s'entendront sur la diminution de leurs ar- 
mées respectives dès que les circonstances le 
permettront ; 4° S. M. prussienne promet à V ar- 
chiduc François^ sa voix pour son élection 



( '3 ) 

comme roi des Romains, et de ne point s'oppo- 
ser à rétablissement de Fun ou de Vautre des 
archiducs j pourvu que cela se fasse d'une ma^ 
nière qui s^ accorde auec la constitution germa- 
nique ;'^° en revanche, l'empereur emploiera 
ses bons offices près la cour de Saint-Péters- 
bourg , et la république de Pologne, pou7\ ce 
qui est des villes de Dantzick et de Thorn; et sa 
majesté prussienne en agira de même près de 
l'Angleterre et des États-Généraux, relatii^ement 
aux modifications désirées dans la convention 
de la Haye, au sujet des affaires de Belgique, 

La Bavière ayant eu connaissance de ces ar- 
ticles secrets , s'en effraya comme d'un projet 
d'échange à son préjudice, négocia en consé- 
quence; et pour la rassurer, le ministre de 
Prusse à Munich déclara officiellement que sa 
majesté prussienne apprenait avec déplaisir 
qu'on répandait le bruit d^un échange de la Ba- 
vière^ comme résultat de la convention de PU- 
nitz; que sa majesté regardait comme un devoir 
de démentir formellement ce bruit inventé par 
la malignité , étajit résolue à ne jamais se dé- 
partir des engagemens pris dans le traité de 
Teschen. 

Ces articles secrets n'étaient donc encore que 



( i4) 

des arrangemens particuliers et réciproques en- 
tre deux puissances , sans concours établis avec 
le reste de l'Europe , sans déclarations définiti- 
vement précises contre la France. Mais pour se 
faire une idée complète et positive sur ce qui a 
trait au plan de concert, uniquement provi- 
soire^ que ci-devant nous avons cité, ainsi 
qu'aux articles patens ou secrets de la conven- 
tion de Pilnitz , il faut remonter , avec plus de 
détail que nous ne l'avons fait, dans l'exposé 
des intérêts politiques de la Russie, de l'Autri- 
che et de la Prusse. 



NOTE QUATRIEME. 

RETOUR VERS DES FAITS ANTERIEURS. 

Le cabinet de Berlin, dirigé par le ministre 
de Hertzberg , avait semblé favorable aux inté- 
rêts de la Porte-Ottomane, au moment où la 
guerre fut déclarée à cette puissance par TAu- 
triche et la Russie. Ce même cabinet paraissait 
aussi voir, avec une secrète satisfaction , la haine 
qui fermentait en Pologne contre la cour de 



( i5) 

Saint-Pétersbourg, qui la tyrannisait. Mais, dans 
le fait, le gouvernement prussien ne voulait que 
profiter des circonstances pour arracher à la 
faible et anarchique république royale, les deux 
villes de Dantzick et de Thorn. Il négociait donc 
avec la diète polonaise pour en obtenir la ces- 
sion , sous la condition que l'Autriche céderait 
aux Polonais une partie de la GaUicie , y com- 
pris les salines WiéUtzca, et qu'elle en serait dé- 
dommagée par une portion de la Valachie et 
de la Servie. Mais le cabinet de Vienne répondit 
à cette ouverture : « qu'il avait raisonnablement 
» espéré l'acquisition des pays situés entre 
)) l'Aluta et le Danube , comme dédommage- 
» ment des frais de la guerre ; mais qu'il lui se- 
» rait onéreux de les échanger contre une riche 
» partie de la Gallicie, et qu'il n'était pas juste 
» que la Prusse tirât des avantages d'une guerre 
» à laquelle elle n'avait point pris part ». 

L'Autriche, cependant, se trouvait alors fort 
peu en mesure de s'opposer aux vues ambitieu- 
ses de la Prusse , qui venait de rassembler en 
Silésie une puissante armée , commandée par 
le duc de Brunswick et le maréchal MoUendorf , 
tandis qu'une autre armée , sous les ordres du 
comte Henchel, se portait sur les frontières de 



( «fi) 

la Lithuanie, et qu*une troisième, ayant à sa 
tête le comte de Ralkrenth, menaçait Thorn. 

Dans la situation où les deux cours de Vienne 
et de Berlin étaient réciproquement placées, des 
plénipotentiaires s'assemblèrent à Reichenbach, 
en juillet 1 790 , et tout allait s'y décider , con- 
formément aux vœux du ministre prussien ; 
quand TAngleterre et la Hollande, qui, pour 
l'intérêt de leur commerce, voulaient sauver 
Thorn et Dantzick, se déclarèrent libres de 
toute obligation envers la Prusse , dans le cas 
où cette puissance commencerait la guerre. Et 
malgré la tortueuse habileté de Lucchesini , am- 
bassadeur de Prusse en Pologne, les Polonais 
se refusèrent à céder les deux villes convoitées 
par le cabinet prussien. Cette double opposi- 
tion , qui plaçait ce cabinet dans une situation 
fausse et pénible , était Teffet de la politique 
ambitieuse et peut-être inconsidérée du minis- 
tre Hertzberg, ce dont on lui fit un tort, et sa 
chute devait naturellement en résulter. 

Quant au roi, il renonça au projet aussi mal- 
heureusement embrassé , et dès le 27 juillet, il 
fut convenu : « Que l'Autriche accorderait à la 
» Turquie un armistice, pour travailler inconti- 
M nent à une paix définitive, dont les bases se- 



( «7) 

)> raient le rétablissement de l'empire ottoman 
» dans ses anciennes possessions. Que si, pour 
» la sûreté de ses frontières , elle obtenait 
» quelque extension de territoire, cela n'aurait 
)) lieu que du consentement libre de la Porte, et 
» que la Prusse, dans ce cas, obtiendrait un dé- 
» dommagement qui y serait proportionné, pro- 
» mettant en outre de ne plus prendre part à la 
» guerre existant entre la Turquie et la Russie. 
j) En considérant toute négociation de paix entre 
» ces deux puissances comme totalement dis- 
)) tincte des siennes, la Prusse de son côté, et les 
i> puissances maritimes , s'engageraient à ne 
» s'opposer en rien à ce que la Belgique rentrât 
)> sous la domination autrichienne. » 

L'armistice eut lieu à l'instant entre le grand- 
visir Hassan-Pacha et le prince de Cobourff. Ge 
ne fut néanmoins que vers la fin de l'année que 
les négociations de la paix s'entamèrent à Szis- 
towa. Lucchésini, qui y représentait la Prusse, 
ne put cependant y faire mentionner les stipu- 
lations de la convention de Reichenbach; car 
Léopold, frère et successeur de ce Joseph II qui 
fit tant de mal à son peuple , quoiqu'il ne lui 
voulût que du bien; qui provoqua les insurrec- 
tions des Brabançons et des Valaques; pour qui 

XIII. 2 



( i8) 

la guerre faite à la Turquie avait amené tant de 
désastres; Léopold, déjà élu empereur le 3 sep- 
tembre 1 790, reconnu aussitôt roi de Hongrie, 
s'était hâté d'envoyer, dès le mois de décembre, 
dans les provinces belgiques le général Bender*, 
qui les soumit. 

Léopold, alors, confiant en sa puissance con- 
sidérablement accrue, devint plus exigeant et 
plus ferme; dicta la paix, étendit son territoire, 
et frustra Frédéric-Guillaume de ses espérances 
sur Thorn et Dantzick. 

Ce prince ne fut pas plus heureux dans ses 
vues relatives à la Russie, qu'il voulait forcer à 
restituer aux Turcs les conquêtes qu'elle avait 
faites sur eux, bien qu'il exit menacé le grand 
empire du Nord avec une armée de 80,000 
hommes, et qu'il eût cru être vivement secondé 
par la Suède. 

En effet, l'ambassadeur russe à Stockholm y 
avait, par son insolence, forcé, dès 1788, Gus- 
tave III à déclarer la sjuerre à l'impératrice Ca- 



Le général Bender était un vieux gueniei' sans éducation, 
qui, du rôle de simple soldat, s'éleva par son intiépidité au 
rang de feld- maréchal; son fîis légitiaie, mais non leconnu, 
est aujourd'hui sçrruricr. 



( «9 ) 
therine II. Et le succès de ce prince eût été 
aussi complet que rapide; car, au début de la 
campagne, le canon suédois se faisait déjà^en- 
tendre à Saint-Pétersbourg, si la Russie nVùt 
été sauvée alors par l'insurrection des officiers 
de l'armée ennemie contre leur roi, qui fut sur 
le point d'être enlevé et livré par eux,; parla 
guerre que le Dannemarck déclara à la Suède; 
par la paix enfin que le ministre d'Espagne 
Gaivès négocia en qualité de médiateur, et qui 
fut signée le i4 août i '790, à Varéla, par les gé- 
néraux russe et suédois Igelstrom et Armfelt. 
Traité patent, suivi d'un autre traité secret, par 
lequel Gustave III s'engageait à tourner ses 
armes contre la France; mais surtout par l'An- 
gleterre, qui avait dû envoyer une armée navale 
dans la mer Noire, une autre dans la Baltique, 
et qui sacrifia l'effet de ses promesses à ses in- 
térêts commerciaux : aussi les Turcs furent-ils 
contraints à consentir aux propositions de Ca- 
therine II, qui ordonna que leur territoire ne 
s'étendrait point au-delà du Dniester. 

Pour en revenir aux négociations de Szis- 
towa, entamées sous la médiation du Danne- 
marck, et ayant pour objet ultérieur de traiter 
de la paix entre la Prusse, l'Angjleterre et la 



(ao) 

Hollande d'une part, et les puissances belligé- 
rantes de l'autre, le siège en fut transporté à 
Gallacz, puis enfin à Yassi, où la paix fut dé- 
finitivement conclue, beaucoup plus tard, après 
une guerre qui avait coûté à la Russie 200,000 
hommes et 200,000,000 de roubles, valeur alors 
de 800,000^000 de francs; aux Turcs 33o,ooo 
hommes et 260,000,000 de piastres; à la Suède 
70,000,000 de rixdals, neuf vaisseaux de ligne, 
quatre frégates et nombre de chaloupes canon- 
nières. 

Parmi les faveurs que Catherine II dut à la 
fortune, il ne faut pas omettre ici la mort du 
prince Potemkin, qu'elle avait l«urré de la cou- 
ronne ducale de Courlande, puis de celle royale 
de Pologne ; car il commençait à devenir in- 
quiétant par son ambition et sa puissance : en 
effet , il était feld -maréchal, généralissime des 
armées russes, grand-amiral, président du col- 
lège de guerre, colonel des gardes préobrogen- 
ski, chef des gardes à cheval, directeur des 
arsenaux et fonderies, grand hetman des Co- 
saques, et mécontent, enfin, autant qu'il était 
puissant et ambitieux. 



(^I ) 

NOTE CINQUIÈME. 

DE LA POLOGNE. 

Il était dans les destinées de la Pologne de se 
montrer la constante amie de la France, et de se 
voir perpétuellement sacrifiée par elle. Tel fut 
son sort sous les deux ministères du cardinal 
Fleury et du duc d'Aiguillon, sous la conven- 
tion nationale, l'empire et le gouvernement 
actuel. Mais portons nos regards sur l'état de 
cette malheureuse contrée à l'époque où les 
puissances du Nord et de l'Est spéculèrent sur 
les troubles auxquels elle était en proie. 

Les affoires de Turquie, si infructueusement 
terminées par rapport aux intérêts de la Prusse, 
n'étaient pas les seules qui alors occupassent le 
cabinet prussien ; il convoitait, comme nous 
l'avons dit, les villes de Thorn et de Dantzick, et 
avait profité de l'état de guerre dans lequel la 
Russie et l'Autriche s'étaient, en 1788, engagées 
contre la Porte-Ottomane, pour fomenter en 
Pologne cet esprit d'indépendance, si vivace 
dans ce pays, que le cabinet de Saint-Péters- 



bourgavait comprimé, mais ne pouvait étouffer. 
C'était encore le ministère prussien qui amena 
les choses dans l'état où elles se trouvaient, en 
poussant les Turcs à la guerre et en excitant la 
Suède à se déclarer contre la Russie; c'était Luc- 
chésini, qui, échauffant et dirigeant la diète po- 
lonaise , combinait ^vec elle les dispositions 
constitutionnelles à adopter pour se soustraire 
au joug de Catherine II, révolution qui s'effec- 
tueraitsous la protection de Frédéric-Guillaume. 
La demande faite à cette occasion de céder à la 
Prusse Thorn et Dantzick jeta un peu de froid 
entre les deux cabinets de Berlin et de Varsovie; 
mais comme les deux états croyaient avoir be- 
soin l'un de l'autre, le premier pour se faire, par 
son union avec la Pologne et la Turquie (ce qui 
était le plan du grand Frédéric) , une barrière 
solide contre ces deux puissances voisines; le 
second pour s'assurer un utile et désirable 
appui dans les circonstances critiques où il 
allait s'engager; l'on chercha réciproquement à 
concilier les intérêts des deux partis, et, par un 
traité du 29 mars 1790, il fut stipulé: « Que les 
» deux états se garantiraient mutuellement leurs 
» possessions, se réservant de régler plus tard 
» les différends existant entre eux par rapport à 



( =^3 ) 
» leurs frontières. » Il était également stipulé : 
» Que dans le cas où l'un des deux serait menacé, 
«l'autre interviendrait: i° comme médiateur; 
» puis, 2°, à défaut de succès dans cette média- 
» tion, par des secours de troupes et d'argent 
» dans une progression proportionnée aux be- 
» soins. Aucune puissance, y est-il dit, ne devra 
» s'immiscer dans les affaires intérieures de la 
» Pologne ou de ses dépendances , et les deux 
» puissances considéreraient tout acte de ce 
» genre comme en étant un d'hostilité contre 
» son allié. %> 

Quoiqu'il ne fût rien dit dans ce traité à l'é- 
gard de Thorn et de Dantzick, la Prusse avait 
néanmoins si peu renoncé à ses projets sur ces 
deux villes, qu'elle fit intervenir à cet égard, 
sous le prétexte de leurs intérêts commerciaux, 
les deux résidens anglais et hollandais, Haïles 
et Reeder. Mais bientôt eut lieu la promulgation 
de cette constitution du 3 mai 1791, qui, quoi- 
que plus monarchique que celle à laquelle on la 
substituait, n'en devait pas moins choquer le 
gouvernement russe, en lui enlevant, dans les 
formes anarchiques précédentes, les bases du 
pouvoir oppressif dont il jouissait et abusait en 



(M) 

Pologne depuis le règne de Pierre-le-Grand,qni 
lui imposa la maison de Saxe; celui d'Anna 
Alexievna, dont les armées, sous le commande- 
ment du maréchal Munich, substituèrent à Sta- 
nislas, et pour la seconde fois, un second prince 
saxon ; celui d'Elisabeth-Petrovna, qui, par une 
déclaration de 174^; se montra l'arbitre absolu 
des affaires intérieures de la Pologne ; celui de 
Catherine-Alexievna , qui , à la mort d'Au- 
guste III, s'unit à la Prusse : 1° pour placer sur le 
trône des Jajellons son premier favori, ce comte 
Poniatowski dont le gçand-père avait été inten- 
dant d'une des terres de Labomirski, et fils de 
celui qui, après plusieurs années de fidélité à 
Stanislas, qui le combla de biens, finit par trahir 
sa confiance et les intérêts de ce prince; 2° pour 
profiter de l'anarchie dont elle avait garanti la 
durée, afin d'opérer ce premier partage de la 
Pologne, le premier des grands crimes politiques 
du dix-huitième siècle , qui souilla d'un vernis 
de honte le cabinet de Versailles, chose que le 
duc de Choiseul, alors exilé, n'eût pas permise, 
et qui lia d'un nœud perpétuel les intérêts des 
trois puissances co-partageantes. 

Ce nœud avait paru cependant sur le point 



(25) 

de se relâcher, mais la politique a des mystères 
que le public ne pénètre pas toujours avec faci- 
lité et promptitude. 

Catherine avait bien assuré Stanislas-Auguste, 
lors de l'entrevue de ces deux grands person- 
nages à Raniow, qu'elle ne s'opposerait pas aux 
changemens utiles à l'mdépendance de la Polo- 
gne: Joseph II lui fit les mêmes promesses; Luc- 
chésini lui avait déjà dit, au nom de son maître, 
qu'il mettait sa gloire à garantir V Europe de 
V ambition des barbares du Nord. La Suède s'en- 
gageait à soutenir la révolution par ses armes ; 
l'Angleterre promettait de la seconder : mais 
deux choses s'opposaient au succès de cette 
œuvre prétendue régénératrice : il eût fallu pro- 
mulguer cet acte réformateur au moment où 
la Russie luttait encore contre la Suède et la 
Turquie; puis avoir à la tête du gouvernement 
un homme capable de tenir tête à Catherine. 
Mais une longue répugnance à l'hérédité du 
trône avait retardé les opérations de la diète, et 
le caractère du roi, incapable de lutter contre 
des difficultés que la perspicacité de son esprit 
lui faisait prévoir, enlevait à la centralisation 
qu'on cherchait à rétablir la force dont elle 



(a6) 

aurait eu besoin pour triompher des dangers 
qu'on allait avoir à courir. 

Nous n'exposerons pas , dans tous ses détails, 
l'acte éphémère qui y donnait Heu; c'était, 
comme tous les actes modernes de cette es- 
pèce, une organisation gouvernementale fondée 
sur le principe anarchique de la division des 
pouvoirs, où l'on semblait procurer plus de 
stabilité à l'état en déclarant la royauté élective, 
non par individu , mais par famille. Du reste, 
l'ordre équestre conservait toute sa puissance, 
le paysan n'obtenait qu'un plus haut degré de 
protection; la couronne passait, après le roi 
régnant, à l'électeur de Saxe et à défaut d'enfans 
mâles, à sa fille dont l'époux, qui ne pourrait le 
devenir que du consentement de la diète, de- 
viendrait la tige de la dynastie royale de Po- 
logne. 

Fox et Burke prodiguèrent les plus grands 
éloges à cette constitution ; le cabinet prussien 
y applaudit, et le comte de Golz communiqua 
à Stanislas-Auguste , le 17 mai, une lettre dans 
laquelle Frédéric-Guillaume disait : « Qu'ayant 
» appris, et les changemens opérés dans la 
» constitution polonaise, elles dispositions qui 



( ^1 ) 

» assuraient la succession au trône à son ami 
» rélecteur de Saxe et à sa maison , il approu- 
» i^ait et louait hautement cette démarche im- 
» portante delanation, si essentielle au bonheur 
» de l'état régénéré; que le choix qui avait été 
» fait, devait contribuer à consolider la bonne 
» intelligence entre la Pologne et la Prusse. 
V Qu'il chargeait son envoyé de témoigner les 
» sentimens exprimés dans cette lettre, à tous 
» ceux qui avaient participé à ce grand pacte, 
» et de les assurer de ses vœux sincères. » 

Cette déclaration avait à la fois pour but de 
s'attacher la Pologne par des liens de reconnais- 
sance, et de détacher ce pays de la Russie, ce 
qui lui fit ajourner toutes démarches relatives 
à la cession des deux villes qu'il convoitait. 

Dans ces circonstances avait eu lieu la circu- 
laire de Padoue, bientôt suivie de ces confé- 
rences de Pilnitz qui manifestaient l'intime 
union rétablie, si récemment, entre Léopold 
et Frédéric-Guillaume. Quant à Catherine II, 
affranchie déjà des dangers que la Suède lui 
avait fait courir, elle pressait les grandes puis- 
sances germaniques à se prononcer contre la 
France dont elle redoutait les principes révolu- 
tionnaires, d'autant que desagens de la propa- 



(a8) 

gande française cherchaient, en Pologne, à 
incendier les esprits *. Cependant Léopold 
hésitait , non seulement à prendre les armes, 
mais à se préparer même à la guerre , depuis 
surtout que Louis XVI eut paru accepter libre- 
ment la constitution, après avoir échoué dans 
son voyage libérateur. 



NOTE SIXIEME. 

DE l'émigration. 

En parlant ici de Témigration , nous ne pré- 
tendons être ni apologiste, ni détracteur, mais 
historien. 

Fuir la persécution , fiit-elle méritée , aller 
chercher la tranquillité hors d'im pays qui a 
cessé de vous l'assurer, constitue-t-il un crime 
qui mérite l'expropriation et même la mort ? 
Qu'un légiste, que tout homme de sens et de 
cœur décide cette question. 

L'un des plus actifs de ces agens fut un aventurier nommé 
Gaspari^ et qui depuis s'est déguisé sous un nom et sous un titre 
féodaux* 



(29) 

Suivre le drapeau auquel on a juré d'être 
fidèle, Taller joindre au dehors en sacrifiant son 
existence , sa vie, à ce que l'on regarde comme 
un devoir, doit-il exciter chez un peuple où 
l'honneur exerça long-temps une domination 
souveraine, la plus impitoyable de toutes les 
haines? La solution de cette seconde question 
est soumise ici à la saine équité de tous les 
hommes politiques. 

Disons maintenant, en écartant l'émigration 
de la peur, comment eut lieu celle qui prit les 
armes , quels furent ses motifs, le rôle qu'elle 
joua , et les senlimens dont ses chefs furent 
constamment animés. 

Il faut, pour remplir ce cadre, remontera 
l'origine même de la révolution. 

Un élan, dont il faudrait vanter la générosité 
si les effets n'en eussent pas été funestes, avait, 
dans les hautes classes seules de la société, 
éveillé les esprits sur les abus qui s'étaient in- 
troduits dans un gouvernement théoriquement 
bon et réellement prospère; elles en deman- 
daient la réforme durant le mutisme delà classe 
moyenne , et celle-ci, qui eût dû les en payer 
d'une vive et éternelle reconnaissance , s'étant 
emparée du pouvoir arraché aux faibles mains 



( 3o ) 

du monarque, le dirigea contre ceux à qui elle 
devait réellement son existence politique, et s'é- 
tudia à les injurier, à les poursuivre, oubliant 
qu'ils venaient de lui sacrifier librement leurs 
privilèges. A défaut du roi qui les repousse, ils 
voient les princes , qui avaient , dans un mé- 
moire remarquable, annoncé la révolution qu'on 
vient de faire, relevant le drapeau libérateur 
de Bouvine et de Denain, et ils volent se ranger 
sous cette enseigne arborée par ces Coudés qui 
sont l'une des plus brillantes gloires de la 
France. Il y avait cependant une telle absence 
d'émigration armée en février 1791 , quoiqu'on 
en parlât beaucoup à Paris , qu'.iu moment où 
un assassin fut envoyé à Worms pour attenter 
aux jours du béros de Friedberg et y avait été 
dépisté, quarante personnes seulement purent 
se réunir pour veiller jour et nuit, mais très 
secrètement encore, à la sûreté du prince. Tel 
fut le faible noyau de cette émigration armée 
qui grossit successivement, lors de l'arrestation 
du roi à Varennes , de ses dangers au 20 juin, 
de la révolution du to août et des massacres de 
septembre. Le projet d'un crime en avait été 
l'origine , des crimes patens et successifs en 
accrurent le volume. 



(3, ) 

Pourquoi , dira-t-on , quittèrent-ils le roi au 
lieu de le défendre ? Par une triple et péremp- 
toire raison. Les royalistes, qui ne sont riea 
sans un chef qui les dirige , ou du moins les 
approuve , n'auraient pu: i° se réunir sans ex- 
citer contre eux un mouvement général de la 
population au sein de laquelle ils étaient dissé- 
minés; 2" se rapprocher du monarque; toufe 
voie à cet égard leur était fermée; 3° être ac- 
cueillis par le prince qui les repoussait, ou les 
livrait à leurs ennemis et aux siens ; témoin la 
scène du 28 février 1791 , où M. de Lafayette 
et des gardes nationaux les désarmèrent et les 
maltraitèrent indignement; c'est sur cette in- 
culpation d'avoir abandonné leur maître, qui 
lui-même s'était abandonné, que Châteaubriant 
a dit, page 177 de son Essai sur les révolu- 
lions : « Un bon étranger, au coin de son feu, 
» dans un pays bien tranquille, sur de se lever 
» le matin comme il s'est couché le soir, en 
» possession de sa fortune , sa porte bien fer- 
» mée , ses amis au dedans et la sécurité au 
» dehors , prononce que les émigrés ont tort 
» et qu'on ne doit jamais quitter sa patrie ; et 
» ce bon étranger raisonne conséquemment. » 

Les royalistes anglais n'ont pas éniigré, ont- 



(32 ) 

ils pourtant arraché Charles P' au supplice? 
M. Guizot a dit de l'émigration, qu'elle était le 
produit de l'égoïsme : plaisant égoïsme qui fait 
immoler tout à ce qu'on croit être imposé par 
l'honneur; ayant alors tout à perdre dans le 
présent et rien à espérer dans l'avenir en dédom- 
magement de si grands sacrifices ! Au fait, c'était 
le dernier des tableaux chevaleresques que les 
annales humaines devaient avoir à retracer; 
c'était l'un de ces actes de dévouement dérobés 
au moyen âge et jetés dans le sein de l'égoïsme 
moderne, incapable de les comprendre; qui, 
au XIV^ siècle, eussent obtenu des couronnes, 
et conduisaient au supplice à la fin du XVIIP. 
En voilà assez, je crois, pour exposer des mo- 
tifs que leur date seule doit juger. 

Quant à la marche de Fémigration , elle ré- 
sulte des événemens qui la firent naître et des 
motifs qui l'animèrent. Ceux qui ne pouvaient 
plus servir un roi esclave, se soumirent au 
prince qui semblait le représenter; soldats de 
la royauté, ils laissèrent agir leurs chefs en fa- 
veur de cette royauté déchue , et furent leurrés 
par eux et comme eux par les puissances mo- 
narchiques européennes qui, sans qu'ils s'en 
doutassent , voulaient profiter des troubles de 



(33) 

la France pour satisfaire leur propre ambition. 
L'Autriche convoitait la Lorraine , la Russie 
s'apprêtait à envahir la Pologne , et la révolu- 
tion française devait favoriser ce dernier projet, 
dans le cas où la guerre eût été déclarée. L'im- 
pératrice Catherine cajolait donc l'émigration, 
à qui elle promettait des secours puissans et 
prompts; elle avait envoyé le comte Rouman- 
sof 5 homme plus imposant par sa tournure que 
par son esprit , comme ambassadeur près des 
princes émigrés ; promettait aux royalistes un 
asile dans ses états, et en recevait une lettre 
rédigée par Levignac-Mackarti , en date du 
3o septembre 1791 j où, en exprimant leur re- 
connaissance, ils lui disaient: « Nous serions 
» fiers de partager le bonheur des peuples qui 
)) vivent sous votre empire ; mais il ne nous est 
» pas permis de songer à une seconde patrie ; 
» si la monarchie française s'écroule, la noblesse 
» française (l'honneur le commande) doits'en- 
» sevelir sous ses débris, m Et la tzarine répli- 
quait, en s'adressant au maréchal de Broglie : 
te Les plus illustres de vos rois se glorifient de 
» s'appeler les premiers gentilshommes de leur 
» royaume; Henri IV fut surtout jaloux de porter 
j) ce titre; ce n'était point un vain honneur 
XIII. 3 



(34) 

» qu'il déférait à vos aïeux, il leur enseignait 
» par là qu'il n'y a point de monarchie sans no- 
» blesse. Ils entendirent cette leçon et prodi- 
» guèrent leur sang. Vous, leurs dignes descen- 
» dans, continuez de roarcher sur leurs pas; 
j> Elisabeth secourut Henri IV, cette reine est 
» digne de servir de modèle, et je mériterai de 
» lui être comparée. » Léopold avait , de son 
côté, annoncé au prince de Condé, dès le 6 juil- 
let 1791, son projet de former entre les cou/s 
d'Espagne, d'Angleterre, de Prusse j de Naples, 
et de Russie, un concert qui puisse assurer au roi 
et à sa famille, la sûreté, la liberté, et la constitu- 
tion française. Catherine écrivait dans le même 
sens aux trois princes de la maison de Condé 
le 25 octobre delà même année. Quand le chef 
de cette héroïque branche des Bourbons fut 
sommé de rentrer en France, il répondit au 
décret qu'à cet effet on lui avait signifié : 
9 Henri de Condé, combattit pour la liberté de 
» conscience; Henri de Condé deuxième du 
» nom , attaqua le despotisme de la régence et 
» l'autorité des ministres sous la minorité de 
D Louis XIII , il se déclara ouvertement le pro- 
» tecteur du tiers-état. Le grand Condé , avec 
» les Parisiens armés et réunis sous son com- 



(35 ) 

» mandement, attaqua le pouvoir tyrannique 
» du cardinal Mazarin. DejDuis long-temps, moi- 
» même , je couvais au fond de mon cœur le 
» vœu sincère du rétablissement et de la régé- 
» nération du royaume; mais l'ambition et la li- 
V cence dévastent notre patrie sous le masque 
» de la liberté, et l'on veut que je vienne ap- 
» plaudir à tant de scènes d'horreurs; amener 
» un prince français parmi tant de ruines, pour 
» le rendre témoin du dernier soupir de la mo- 
» narchie I Non , mon amour pour mon pays 
» m'éloigne de cette idée; je préférerai l'exil 
» perpétuel, j'abandonnerai mes possessions; 
» non , jamais la patrie ne me reverra , tant que 
» la raison et la justice en seront bannies. Si, 
» ouvrant un jour les yeux, les Français peu- 
» vent reconnaître que la liberté ne donne pas 
» le pouvoir de tout ravir, et qu'une nation 
» n'a pas plus le droit d'être injuste qu'un seul 
» individu, alors j'accourrai avec ardeur, je 
» volerai dans les bras de mes concitoyens. Ce 
» n'est pas contre ma patrie que je tournerai 
» mesarmes ; un décret ne me rendra pas rebelle. 
» J'ai reçu ce décret, voilà ma réponse; je la 
» rends publique pour que la France et l'Europe 

3* 



( 36) 

» puissent lire en même temps au fond de mon 
w cœur et me juger. » 

Tels étaient les sentimens dont les princes 
étaient animés: qu'ils jugeassent bien ou mal 
les intérêts de la France et les intentions des 
puissances étrangères, le salut de la royauté, 
celui de Louis XVI , la tranquillité et le bon- 
heur de la France étaient leur but. Ils avaient 
en conséquence établi un conseil , car il faut un 
centre de direction à tout pouvoir agissant. 
Ce conseil était présidé par le maréchal de 
Broglie , que le roi, par une lettre du i6 juillet 
1^89, qui a passé sous nos yeux, éleva à la 
dignité de maréchal-général, titre dont n'avaient 
encore été décorés que le second des maréchaux 
deBiron, les maréchaux de Lesdiguières , de 
Turenne , de Villars et de Saxe; nomination 
dont, vu le désordre de l'époque, nulle trace 
n'a été conservée aux archives de la guerre , ce 
quia empêché le général marquis Oudinotd'en 
parler, dans son aperçu historique sur la di- 
gnité de maréchal de France. 

Le maréchal-général de Broglie était l'ame de 
ce conseil , sur les décisions duquel influait puis- 
samment l'ex-ministre Galonné. Il y avait été 



(37) 

agité la question de nommer une régence du- 
rant la captivité de Louis XVI; et, des pairs de 
France, conseillers d'état, magistrats de divers 
parlemens du royaume , s'étaient réunis à Man- 
heim , pour en déférer le titre à Monsieur ; la 
Russie, la Prusse, la Suède, accédaient à cette 
idée , qui eût donné au représentant connu du 
monarque le droit de traiter en son nom avec 
les puissances étrangères, et celui d'exiger des 
cantons suisses les vingt-quatre mille hommes 
que,par ses traités, la diète helvétique s'était en- 
gagée à fournir à la première réquisition , et elle 
y était sincèrement disposée ; mais la cour de 
Vienne s'y opposa. 

Cette cour alors se dirigeait, relativement aux 
affaires de France, sur les erremens du comte de 
Mercy-d'Argenteau , ministre impérial, à Paris, 
qui , homme de confiance et principal conseil 
de la reine, trouhlait l'esprit de cette princesse, 
en lui inspirant des craintes sur l'ambition sup- 
posée de ses beaux-frères exilés. M""* Elisabeth, 
qui voyait mieux, mandait à M""' de Raigcourt, 
dans ses lettres du \i septembre, des 12 et 2:1 
octobre 1791, les menées de ce ministre, qu'elle 
désignait sous le nom du vieux renard; elle y 
blâmait sa belle-sœur, en disant : Ce qu'il j a 



-0533 



( 38) 

à craindre^ c'est qu'elle n'en soit la victime tout 
comme un autre. Ce sont donc les intrigues du 
comte de Mercy-d'Argentau qui opposèrent le 
roi à ses frères, et Breteuil à Galonné; jetèrent 
le trouble dans une famille qui , pour son salut, 
devait être unie ; empêchèrent Léopold de don- 
ner suite à sa circulaire de Padoue, dont nous 
avons parlé, note deuxième, et t. i, p. ii6 et 
117 de nos Mémoires: intrigues qui trompèrent 
l'Angleterre sur la situation réelle du roi et de 
la France; ce que Pitt reprocha vivement à M. 
de Mercy, lors du voyage de celui-ci à Londres, 
en 1794. 

Mais, pour en revenir au projet manqué de 
régence, nous dirons que le refus par la cour 
de \ienne, d'y accéder, n'eut lieu que sur la 
demande du baron de Breteuil, chargé particu- 
lièrement des pouvoirs du roi , et à qui celui-ci 
écrivit : « A quelques orages près je jouis de la 
» liberté nécessaire à un prince; vous voudrez 
» donc bien, dès la réception de la présente, 
)) vous transporter à Vienne, auprès de notre 
» puissant et cher frère l'empereur, pour lui 
» communiquer mes intentions. Vous agirez de 
» même près de toutes les tètes couronnées, 
» pour les supplier de ma part et en mon nom, 



(39) 

» de n'admettre ni reconnaître la régence. Les 
» actes de cette autorité contradictoire n'abou- 
» tiraient qu'à irriter davantage mon peuple, 
» et le porteraient infailliblement aux derniers 
» excès contre moi. » 

Rien n'entrait plus dans les vues deLéopoîd et 
de son ministre, qui voulaient laisser le volcan se 
consumer lui-même, sans songer aux dévasta- 
tions qu'il devait préalablement produire; mais 
il n'était pas réservé à l'empereur d'en con- 
templer les plus terribles explosions ; car U 
mourut presque subitem.ent, le 2 mars 1792^ 
et Gustave III tomba sous les coups d'un assas- 
sin, le 16 du même mois; ce qui enlevait aniç. 
princes exilés , dans la personne de ce dernier, 
un allié belliqueux et zélé, prêt à les seconder 
à la tête d'un corps de trente milie hommes. 
Russes et Suédois, qui, avec les corps émjgré$, 
eussent composé une armée de soixante mille 
hommes. Voilà, dans toute leur vérité, l'ori- 
gine, l'armement, les motifs, la marche de Vé^ 
migration , ainsi que les sentimens et l'espoir 
des princes qui la dirigeaient, et les premiers 
obstacles que la politique sema sur sa route. 
L'immense importance qu'une opinion passioii- 
née hii a donnée exigeait tous ces détails. 



(40) 
NOTE SEPTIÈME. 

DJÊROUTE DE TOURNAT. 

Les intérêts réciproques et la marche poli- 
tique des deux cabinets de Vienne et de Berlin 
semblaient avoir changé de nature et de direc- 
tion depuis que le comte de Hertzberg, objet 
de l'inimitié personnelle du prince Raunitz, 
avait cessé d'influer sur les affaires élrangères 
de la Pruss?, comme il le fit, depuis cette paix 
d'Husbert-hourg, si lirbil^ment négociée par lui, 
jusqu'aux conventions de Reicbenbach, qu'il ne 
signa qu'à regret. Le rapprochement entre deux 
cours long-temps ennemies n'eut pas été pré- 
sum.able à l'époque où la Piusse avait acquis du 
margrave Chrétien-Frédéric-Charles -Alexandre 
les principautés de Bareulh et Anspach,'qui 
ajoutaient cent soixante milles carrés à son ter- 
ritoire héréditaire, et trois cent quatre-vingt- 
cinq mille âmes à sa population : réunion qui 
mit en évidence les talens de ce baron de Har- 
denberg, à qui l'administration de ces nouvelles 
provinces fut confiée , et qui devait un jour rem- 
placer utilement pour la Prusse le vieux mi- 



(4i ) 

nistre dont les talens avaient si puissamment 
secondé le génie du grand Frédéric; quand la 
Prusse avait en outre formé deux alliances de 
famille avec les deux maisons d'Hanovre et de 
IN^assau. Cependant , malgré les désirs très pro- 
noncés de Frédéric-Guillaume, de porter promp- 
tement secours à Louis XVI, malgré la circu- 
laire de Padoue et les conférences de Pilnitz , 
Léopold renouait à Vienne des relations avec 
l'ambassadeur français, et annonçait à ses alliés 
que ce la modération paraissait avoir repris son 
» empire en France, et que le roi ayant recou- 
)) vré sa liberté , il se bornait à recommander 
» aux princes allemands d'éviter toute démar- 
w che qui pourrait troubler le développement 
» encore équivoque de la nouvelle constitu- 
)) tion. )i 

Léopold et Louis XVI redoutaient également 
la guerre ; ils craignaient tous deux qu'un ras- 
semblement d'émigrés, dans l'état de Trêves, en 
devînt la cause; Léopold invita l'électeur à ne 
point leur permettre de s'armer : le roi demanda 
la dissolution de leurs corps par M. de Sainte- 
Croix, puis par le baron de Vioménil; l'on n'en 
vociférait pas moins à Paris contre les deux mo- 
narques, ce qui resserra les liens qui unissaient 



(40 

déjà Léopold et Frédéric-Guillaume , et qui fit 
conclure le traité du 7 février 1792 , où les deux 
parties contractantes se garantissaient leurs 
états respectifs; promettant, en cas d'attaque, 
de se secourir mutuellement avec un corps de 
cinquante mille hommes d'infanterie, cinq mille 
de cavalerie , et des forces plus considérables 
encore, si besoin était; d'inviter en outre la Rus- 
sie, l'Angleterre, la Hollande, la Saxe, à pren- 
dre part à cette ligue dont l'objet était pure- 
ment défensif. Assuré de cet appui, le langage 
du prince Raunitz en devint plus fier, et celui 
de la diplomatie française plus violent, d'autant 
que la Prusse adopta dans ses notes l'esprit de 
celles de l'Autriche; mais ce qui contribuait 
surtout à pousser à la guerre , c'est que le parti 
révolutionnaire la voulait dans l'espoir d'abat- 
tre le trône et de fonder sur ses ruines une ré- 
publique; la modération du ministre de Lessart 
fit donc place à la virulence de Dumouriez, le 
1 5 mars 1792. Depuis treize jours Léopold avait 
cessé d'être, et quoiqu'on négociât encore avec 
un prince jeune et sans expérience , Louis XVT, 
poussé par son ministre Dumouriez, et plus mort 
que vif, proposa le 20 avril une déclaration de 
guerre au roi de Hongrie et de Bohême; c'était 



(43) 

iraplicitement la déclarer au roi de Prusse , lié 
à l'Autriche par le traité du 7 février. 

Dans ces circonstances, il fallait se hâter, 
avant la jonction des armées prussiennes , de 
porter un coup décisif sur la Belgique , qu'on 
savait être portée à la révolte et dénuée de 
troupes suffisantes à sa défense. L'on dirigea 
donc trois corps d'armée contre ce pays; l'un, 
sous les ordres deLafayette, devait marcher sur 
Namur, et de là sur Liège ouBruxelles; un autre, 
inquiéterles Autrichiens du côté deMons,afinde 
diviser leurs forces; Biron en était chargé. Le troi- 
sième corps, de quatre à cinq mille hommes, sous 
le commandement de Théobald Dillon, devait 
se porter sur Tournay, pour y tenir en échec la 
garnison. C'est sur cette dernière expédition que 
nous allons citer ici un document inédit, et 
d'autant plus précieux que les cartons de la 
guerre n'offrent aucuns détails à cet égard. 

«t Lille, dimanche au soir, 29 avril 1792. 

3) Je suis arrivé hier à deux heures après midi 
i) à Lille, cher frère. Quoique avec la fièvre et 
» étant d'une grande faiblesse, une heure après, 
» j'ai reçu Tordre de monter à cheval à huit 



(44) 

» heures du soir, armes et bagages, pour un dé- 
» tachement de guerre; les chasseurs de Lan- 
» guedoc ont reçu le même ordre ; Colonel-gé- 
» néral, Orléans-cavalerie aussi. Trois régimens 
)j d'infanterie et deux cents volontaires, voilà 
» quelle était notre petite armée , commandée 
» par M. Théobald Dillon. Il y avait en tout 
» cinq mille hommes. Nous sommes partis à dix 
» heures, dans l'ordre suivant : 

» Les chasseurs de Languedoc à l'avant-garde, 
» une moitié du Colonel-général, cavalerie, l'in- 
y) fanterie , l'artillerie , et je formais l'arrière- 
)) garde avec les cuirassiers et Orléans, comman- 
do dant les deux régimens. Il n'y avait que six 
^) pièces de canon de quatre. 

» D'abord, on nous avait oubHés au rendez- 
-y» vous qu'on avait désigné : mauvais début ! 
5) étant depuis trois heures à cheval, je me suis 
» impatienté, et j'ai été moi-même chercher des 
» ordres. L'armée était déjà en avant d'une lieue, 
» et on croyait qu'on nous avait prévenus de 
» suivre. J'ai rejoint au grand trot en une petite 
yy demi-heure , et ai pris avec mon régiment la 
» tête <le l'arrière-garde. La marche était lente, 
» comme cela arrive toujours de nuit, et à deux 
y) heures du matin on a fait une halte jusqu'à 



( 45 ) 

); quatre; on a fait manger un peu d'avoine aux 
» chevaux. La nuit était superbe et presque point 
» froide. A cinq heures nous sommes entrés sur 
); les terres de l'empire, et l'avant-garde a aperçu 
» un piquet d'une vingtaine de dragons impé- 
)) riaux deLatour en bataille sur la chaussée; on 
» en a prévenu le général, qui a donné ordre de 
» charger cette troupe; cela a été fait, et elle s'est 
» repliée sur un village où ils avaient un poste 
» bien caché , qui a laissé entrer les chasseurs, 
)) et leur a lâché àbrùle-pourpoint une décharge 
» de carabines ; les chasseurs ont perdu trois 
» hommes et un cheval. Ils ont de leur côté fait 
» trois prisonniers, mais qui se sont évadés en- 
» suite à pied, comme les chasseurs se repliaient 
» sur l'armée. Les volontaires, au lieu de tenir 
» bon, se sont aussi repliés. Alors on a fortifié de 
» cinquante hommes l'avant-garde, et on a com- 
)> mencé le feu de trop loin et sans succès. Mon 
» fils était de ce détachement. L'armée passait 
» pendant ce temps la barrière de France, et à 
» trois quarts de lieue de là elle s'est formée en 
» bataille, le Colonel-général à la droite, et un 
» escadron de cavalerie et les chasseurs à gauche. 
V On m'a mis en seconde ligne avec les cuirassiers 
» et Orléans. Les compagnies de grenadiers, à la 



(46) 

» gauche de Tarmée, qui était appuyée à un vil- 
» lage dont elles se sont emparées. L'infanterie 
» s'est mise assez promptement en bataille; alors 
n les chasseurs ont détaché des postes avancés 
)) sur la gauche, et placé des vedettes et des 
» éclaireurs. J'ai envoyé mon lieutenant-colonel 
» avec un escadron tourner et fouiller le village 
)/ qui était à notre droite et en avant de notre 
» position, et je me suis posé avec un autre es- 
)i cadron en avant de l'armée, pour protéger les 
» postes des chasseurs. Je me suis porté aussi 
» prés de la position des impériaux, pour dé- 
» couvrir ce qu'ils avaient : j'en ai évalué le 
» nombre, tant infanterie que cavalerie ou dra- 
•» gons, à neuf ou dix mille hommes. On assure 
» qu'ils en avaient quinze : je ne le crois point *. 
)) Ils ont laissé avancer les chasseurs et ensuite 
» les ont poussés. Il y a eu encore un ou deuxhom- 
» mes de tués. J'ai reçu ordre de me replier et de 
» venir en colonne derrière l'armée; j'ai quitté 
» avec chagrin^ car j'aurais eu à faire bientôt 
» un mouvement que j'apercevais. 

* Il y avait à peine quinze mille hommes de troupes autri- 
chiennes dans la totalité des provinces belgiques, et Lafayette, 
qui ne put y pénétrer, en avait, à lui seul, plus de vingt-cinq 
mille sous les armes. 



(47) 

» Le général, probablement peu instruit de 
» ce qui se passait devant lui , a donné ordre de 
» débrider et de faire manger les chevaux. Je 
» n'ai pas trouvé cet ordre prudent, et je me 
w suis porté en avant pour rendre compte de 
» ce que j'avais vu et faire mes observations. 
» Tout le monde était déjà pied à terre, et Tin- 
» fanterie mangeait. Inquiet de notre mauvaise 
» position et des manœuvres peu militaires qu'on 
» nous faisait faire , j'ai poussé en avant avec un 
» de mes adjudans , et j'ai reconnu que la cava- 
» lerie se disposait à profiter du moment pour 
)î nous attaquer; et je me suis aperçu que l'on 
» approchait du canon sur le mouHn en face de 
)) nous. L'armée était trop près pour que cela 
)) ne sautât pas aux yeux; et presque sans or- 
» dre, on a bridé à la hâte , et l'infanterie s'est 
» formée. On a fait porter trois escadrons en 
» avant et sur la droite; je me suis formé en 
» colonne par escadron , avec les cuirassiers et 
» Orléans, et j'attendais ce que le général vou- 
» drait faire. J'ai été bien étonné quand j'ai vu 
» qu'on procédait à la retraite^ mais sans dispo- 
» sitions et même avec crainte. J'ai reçu l'ordre de 
» faire l'arrière-garde de la première colonne 
» d'infanterie avec mon régiment, et je me suis 



(48) 

)) mis en marche en bon ordre et dans le plus 
)) grand silence. 

y) A peine sur la chaussée , j'ai \u que la ter- 
» reur gagnait tout le monde , e^ que toute la 
» cavalerie qui devait rester après l'infanterie 
» avait la tête perdue, que l'infanterie s'en allait 
» sans ordre et avec frayeur. J'ai cherché à con- 
)) tenir mon régiment, et je l'ai fait long-temps; 
:» mais à la fin , le reste de la cavalerie étant au 
y> galop et criant fuyons , l'a entraîné, et la dé- 
» route a commencé. L'infanterie s'est déban- 
-» dée, a pris tous les chemins qu'elle rencon- 
» trait, elle a jeté les haviesacs et le butin; cela 
» avait l'air d'une défaite affreuse. 

» J'ai eu beau faire, conjointement avec mes 
y> officiers ; comme nous étions les premiers , les 
« cuirassiers ont été poussés , culbutés et forcés 
» d'aller. J'ai été précipité dans les fossés , en 
r> voulant calmer toutes ces têtes; voyant que 
)) tout cela était inévitable, j'ai sauté le chemin 
» et suis entré dans la plaine, où j'ai aperçu 
)) mon fils qui voulait rallier ses chasseurs ; mais 
» entrahié par eux , il pleurait à chaudes lar- 
)) mes de ce désordre. Il a cherché à rester avec 
)) moi, cela lui a été impossible, et il lui a fallu 
» suivre le torrent. J'ai cherché à émouvoir, à 



(49) 
» ramener les imaginations. J'ai vu M. de Laro- 
» chefoucauld et son colonel; je leur ai ordonné 
» de se rallier à moi et de m'aider à composer 
» une troupe quelconque pour former l'arrière- 
» garde et sauver l'armée. Ils s'y sont prêtés de 
» leur mieux , ils sont restés avec moi , et nous 
» n'avons pu parvenir à rallier à nous qu'une 
» douzaine d'hommes à cheval : il y avait trois 
» ou quatre chasseurs , trois cuirassiers d'Or- 
» léans ; cinq ou six officiers sont venus aussi. 
» Mon lieutenant-colonel s'est joint à moi : alors 
» j'ai pris le commandement de cette petite 
» troupe ; je l'ai formée, j'ai fait filer l'infanterie, 
>) et ai fait l'arrière-garde au pas , depuis l'en- 
» droit de l'action jusqu'à Lille. J'ai trouvé une 
» pièce de canon à nous qu'on voulait abandon- 
» ner, je l'ai fait marcher sous notre escorte; 
» un brave capitaine de grenadiers^ et un autre 
» du Colonel-général cavalerie, sont montés sur 
» les chevaux qui la traînaient, et nous l'avons 
» ramenée à Lille, saine et sauve. Notre petite 
» escorte n'est rentrée qu'à deux heures, et l'ar- 
» mée y était déjà avant dix heures du matin. 
» Tous croient qu'ils ont été trahis, sacrifiés; je 
j) suis loin de le penser ; mon opinion est que 
5) M. Théobald Dillon n'y entendait rien et qu'il 
XIII. 4 



(5o) 

)• n'a su que cominander. Ce pauvre général a 
» été la victime de son malheur et de son igno- 
» rance ; le peuple de Lille l'a mis en pièces , 
» ainsi que son aide-de-camp et le chef du gé- 
» nie *. On s'est porté à des atrocités incroya- 
» blés, et beaucoup de troupes y ont participé. 
» Aucun des régimens qui ont marché n'est 
» et ne sera en état d'entrer en campagne de 
» deux mois; l'infanterie a perdu tout, armes 
» et bagages ; on ne voyait que cela dans la 
» plaine et sur le chemin. La cavalerie, dans sa 
» fuite , a fait plus de mal à l'armée que Ten- 
» nemi; car je suis bien sûr qu'il n'y a pas eu 
» quarante hommes de tués ou blessés par les 

)) impériaux Nombre de chevaux ont été 

» trouvés morts dans cette horrible bagarre. 
» Quel bonheur que les impériaux ne nous 



Les bruits de trahison qui s'étaient répandus depuis l'arrivée 
des premiers ftiyards , et la -vue des blessés qui rentraient en 
désordre, avaient porté à son comble la fureur des soldats et 
des habitans. Aussi , quand Dillon se présenta à la porte de 
Flines, on l'arracha de sa chaise et on l'attacha à une lanterne, 
où il fut à la fois pendu et fusillé. M. Berthois, officier du génie, 
un prêtre et six chasseurs tyroliens prisonniers furent massacrés 
comme complices de cette prétendue trahison, Laide-de-camp 
Chaumont guérit de ses blessures. 



(5i ) 

» aient pas poursuivis î Tout était taillé eu piè- 
» ces; nous n'avons pas été suivis de plus de 
» deux cents pas; et ce qui le prouve, c'est la 
)) marche au pas de ma petite escorte jusqu'à 
» Lille sans avoir rien vu ni entendu. » 

Cette lettre du colonelPully , plus tard géné- 
ral commandant un corps de cavalerie au camp 
de la Lune , est d'autant plus précieuse comme 
document de l'iiistoire de cette époque, que 
purement confidentielle, il y disait, sans dé- 
tour, les faits tels qu'ils s'étaient passés, chose 
que les relations officielles cherchèrent à dé- 
guiser. 

Cette échauffourée si honteuse donna aux 
Autrichiens une aveugle confiance en leur supé- 
riorité militaire. Ce premier succès fut dû sur- 
tout à la brillante valeur de M. de Vincent, offi- 
cier dans le régiment de la Tour, qui se montra 
plus tard aussi habile diplomate qu'intrépide 
militaire. Quant au général Beaulieu: «Si, disait- 
M il, j'avais sous mes ordres vingt-cinq mille 
» hommes , j'arriverais à Paris avant quinze 
» jours , mais je n'oserais me promettre un tel 
» succès avec soixante mille combattans, si l'on 
w attend encore trois mois pour attaquer la 
» France. » Ce vingt-cinq mille hommes, en 

4* 



( 53 ) 

effe», étaient bien loin de ®e trouver dans la to- 
talité des provinces belgiques , tant l'empereur 
Léopold avait compté sur l'esprit pacifique de 
Louis XVI pour atteindre, par des négociations, 
à la continuation de l'état de paix» 



NOTE BUITIEBIE. 

LES MANIFESTES ET DIÉCULRATIONS DB f 79a* 

C'est encore une lacune indispensable à rem- 
plir dans nos mémoires que celle laissée dans cet 
ouvrage par le silence qu'on y garde sur les ma- 
nifestes et déclarations publiés lors de l'ouver- 
ture de la campagne de 179^^. Nous n'aurions à 
la vérité rien à ajouter à ce qui y est dit (t. I, 
p. 4oi et suiv.) , relativement à la négocia- 
tion secrète de Louis XVI avec les alliés, par 
la voie de cet bonnéte et zélé Mallet-Dupan, le 
plus sage des fous systématiques sur la nature et 
les bases des gouvernemens, mais le moins fou 
des théoriciens politiques sur la conduite à tenir 
pour atténuer les effets d'un système erroné* 



{ 53 ) 

Nous ne reviendrons pas davantage sur le ma- 
nifeste du duc de Brunswick (t. I, p. 429 et 
suiv.), que nous avons prouvé (t. I, p. 432), 
par la concordance des dates, n'avoir point été 
la cause de la catastrophe du 10 août. Mais, 
après avoir fait ici la remarque que la phrase la 
plus violemment outrageante de ce manifeste, 
uniquement comminatoire, adressée, non à la 
nation, mais aux démolisseurs de la monarchie_, 
ayant pour objet le salut de la famille royale, est 
moins barbare que tel ou tel ordre du jour finan- 
çais, et eût été d'un effet victorieux, si on l'avait 
fait suivre d'une marche militaire vive et rapide; 
nous dirons que, vu les négociations secrètes 
qui précédemment avaient eu lieu entre l'une et 
l'autre des deux factions révolutionnaires d'une 
part, et le généralissime de l'armée alliée, cette 
phrase pouvaitavoirpourobjet de rompre les fils 
de cette intrigue, et que, sans la dévoiler à des 
gens justement inquiets , le duc, quoique à re* 
gret, ne pouvait se refuser à la signer. 

Parlons maintenant de trois pièces dont il n'a 
point été fait mention dans les divers recueils 
diplomatiques, que le Moniteur n'a pas voulu 
faire connaître» et dont il n'est question que très 
vaguement et très imparfaitement d^ns le seul 



(54) 

journal de Strasbourg. Ce sont: lo La déclara- 
tion des princes, qui ne crurent point devoir lui 
donner le titre de manifeste ; 2° la lettre de 
M. de Galonné, de la même date, 8 août, pièce 
rédigée, de l'aveu des princes, par le comte de 
Rivarol ; 3° le discours adressé par Monsieur aux 
émigrés, le ^3 août, veille du jour où il rentrait 
en France, à la tête du principal des trois corps 
réunis sous le drapeau blanc. 

La déclaration des princes, déclamation lon- 
gue, sans méthode, sans ordre, sans style, offrait 
un exposé des torts de la révolution envers le 
roi; tout y prouve que ceux qui la rédigèrent 
ignoraient complètement l'état de la France, la 
puissance des meneurs de la révolution, leurs 
ressources patentes ou secrètes, les intentions 
réelles mêmes de l'un de leurs puissans alliés, et 
les intrigues qui assiégeaient l'autre. Si , de ce 
long et misérable exposé , l'on passe aux espé- 
rances et aux sentimens qui animaient ceux qui 
le publièrent, on y lira : « Quand nous unissons 
)) nos armes aux forces des puissances dont nous 
» avons imploré les secours contre vos tyranni- 
» ques oppresseurs, pouvez-vous nous regarder 
» comme vos ennemis ? Non, non ; ne voyez en 
)) nous que des compatriotes, qui veulent être 



(55) 

» VOS libérateurs. Les deux souverains avec l'ap- 
» pui desquels nous nous avançons vers vous 
» ont déclaré, par Torgane du héros généralis- 
» sime des armées de leurs majestés, ^wV/^ ne se 
» proposent d'autre but que le bonheur de la 
» France, sans prétendre s'enrichir à ses dépens 
>> par des conquêtes; qu'ils n'entendent point 
» sHmmiscer dans le gouvernement intérieur du 
» rojamne^ mais qu'ils veulent uniquement dé- 
)) livrer le roi, la reine et la famille royale de 
y) leur captivité, et procurer à S. M, T. C. la 
Tfi sûreté nécessaire pour qu'elle puis se faire sans 
)) danger et sans obstacle ce quelle jugera à 
y> propos, dans la vue d assurer le bonheur de 
» ses sujets, suivant ses promesses. Ces gêné 
» reuses, ces magnanimes déclarations, que par- 
» tagent également les trois Bourbons, nos au- 
» gustes cousins; le Nestor des souverains, notre 
» très honoré beau-père; l'héroïne du JNord, 
» notre sublime protectrice, et le jeune héritier 
» de l'infortuné Gustave, dont nos larmes bai- 
» gnent la tombe ensanglantée, assurent à ces 
» illustres confédérés la palme immortelle due 
» aux défenseurs d'une cause qui est tout à la 
» fois celle des rois, celle du bon ordre , celle 
)î de l'humanité; et en même temps elles vous 



(56) 

» assurent aussi, ô Français ! que les forces aux- 
» quelles nous nous joignons sont pour vous 
» plutôt que contre vous ; qu elles ne sont re- 
» doutables qu'au crime; quelles ne poursui- 
» vront que la rébellion opiniâtre; et que, vous 
» ralliant à nous, plutôt que de résister à leur 
y> supériorité, vous ne ferez que vous rendre à 
» la raison , à vos devoirs, à l'invitation de vos 
» plus chers intérêts. C'est cette certitude qui 
» nous justifie de faire flotter nos étendards à 
» coté de ceux des puissances étrangères. En 
)) publiant leurs intentions, elles ont légitimé 
» notre démarche ; et nos vœux pour leurs suc- 
» ces se confondent avec ceux que nous n'avons 
» pas cessé de faire pour le bien de notre patrie. 
» Les factieux, vos vrais ennemis comme les 
» nôtres, vous ont dit que nous étions animés de 
» ressentimens furieux et implacables; que nous 
)> ne respirions que vengeance, que carnage, 
» que proscription; et qu'il n'y avait aucun mé- 
» nagement à attendre d'une noblesse trop 
» cruellement offensée pour n'être pasimpitoya- 
» ble. Ceux qui vous parlent ainsi, Français, sont 
» ceux qui depuis trois ans sont en possession de 
» vous tromper, qui en ont fait leur principale 
» étudp,qui ont établi parmi vous des ateliers de 



(57) 

» mensonges et de fausses nouvelles, que les ha- 
» rangueurs à la tribune mettent en avant, que 
» les clubs accréditent et que les libellistes de la 
» révolution répandent au loin. Intéressés à vous 
» aliéner de ceux dont ils connaissent Tattache- 
» ment pur et inaltérable au roi et aux maximes 
» fondamentales de la monarchie, ils s'efforcent 
» d'allumer votre haine contre vos concitoyens 
» émigrés; ils nous calomnient, ne pouvant 
» nous séduire; et pour détruire le penchant qui 
» vous porte vers les héritiers d'un nom que 
» vous chérissez depuis tant de siècles , ils tâ- 
» chent de vous effrayer sur les dispositions que 
» nous rapportons dans le royaume. Mais ne 
» soyez plus dupes de leur coupable artifice : 
» nous vous déclarons et nous vous attestons,^ 
» à la face de l'Europe, tant en notre nom qu'au 
» nom de tous les Français qui marchent avec 
» nous et qui pensent comme nous, que, réunis 
» pour délivrer le roi et le peuple du despo- 
» tisme des usurpateurs, nous ne sommes sépa- 
» rés d'aucun de ceux qui ont la même inten- 
» tion; qu'aucun esprit de vengeance particulière 
» ne conduit nos pas ; que nous sommes fort 
^) éloignés de confondre la nation avec les sé- 
» ducteurs pervers qui l'ont égarée; et que. 



(58) 

» laissant à la justice le soin de poursuivre les 
» coupables, nous venons tendre la main à tous 
» ceux qui désavouent les forfaits des factieux, 
» à tous ceux qui, abjurant leurs erreurs, se hâ- 
3^ teront de rentrer dans leurs devoirs. Les 
» Français expatriés ne se sont point armés pour 
» recouvrer, à la pointe de lepée^, les droits que 
» leur arracha la violence; c'est au roi libre à 
» les leur rendre; c'est au pied de sa couronne 
» affranchie qu'ils mettront avec confiance le 
)) dépôt de leurs intérêts propres ; et nous, pre- 
» miers citoyens de l'état , nous donnerons à 
yi tous l'exemple delà soumission à la justice et 
» aux volontés de sa majesté. Mais, défenseurs- 
» nés du trône de nos aïeux, fidèles à la religion 
» de nos pères, attachés aux maximes fondamen- 
» taies de la monarchie, nous verserions tout 
» notre sang plutôt que d'abandonner aucun de 
» ses grands intérêts. Nos sentimens, déjà con- 
» signés dans notre lettre au roi du lo septem- 
» bre dernier, et rappelés en peu de mots dans 
» notre promulgation du 3o octobre, sont iné- 
» branlables. Les protestations que nous annon- 
» cames alors, nous les faisons aujourd'hui ; in- 
» spirées par l'honneur, gravées dans nos cœurs 
» par le devoir, rien ne pourra jamais les alté- 



(59) 

» rer. Nous n'irons point au delà; et le soutien 
» des cours, dont les armées formidables cernent 
» la France de toutes parts, n'ajoute rien à nos 
» premiers vœux. Adhérant entièrement à Fes- 
» prit de modération dont LL. MM. impériale 
» et prussienne viennent de publier un témoi- 
y^ gnage solennel, qui honore et immortalise 
» l'usage qu elles font de leur puissance y nous 
» déclarons de plus en plus, sous leurs auspices, 
» que notre unique but est de redemander aux 
» usurpateurs le monarque et la monarchie, la 
y) liberté du chef auguste de l'état et celle de 
y> ses peuples, l'ordre public et la force protec- 
» trice des droits de chacun, nos lois antiques, 
» nos mœurs, notre religion, l'honneur national, 
» la justice, la paix, la sûreté. Est-il un Français 
» raisonnable qui ne conspire à ces vues? En 
» est-il qui ne réclame avec nous la fin du 
» chaos épouvantable où l'on a plongé toutes les 
» branches de l'administration; le rétablisse- 
» ment des finances, dévorées par une affreuse 
» déprédation ; la reconstitution du revenu 
)) public, détruit par l'impéritie; un ordre stable 
» et régulier, qui ferme l'abîme où les factieux 
» ont englouti trois milliards de capitaux; la 
}) sûreté du gage des créanciers de l'état, et la 



(6o) 

» renaissance du crédit, qui peuvent et doivent 
» s'opérer par une sévère réforme dans les dé- 
» penses, et par la suppression que le roi a tou- 
» jours en vue, des abus qui depuis long-temps 
» s'étaient introduits dans le régime, abus qu'il 
» est facile aujourd'hui d'en séparer , mais que 
» ceux qui ont tout bouleversé, jusqu'aux idées, 
» ont affecté de confondre avec le gouverne- 
» ment lui-même? En exprimant ainsi notre vœu, 
» qui n'est autre que celui qu'inspire l'intérêt 
» commun , celui qu'a prononcé la nation en- 
» tière par ses cahiers, nous avons droit d'espé- 
» rer que tout ce qui n'est pas séditieux, fréné- 
» tique, tout ce qui n'est pas ennemi delà 
» royauté, ennemi de toute autorité légitime, 
V ennemi du repos public, ne tardera pas à se 
;» réunir à nous. Pleins de cette confiance , et 
:» convaincus qu'il ne peut y avoir en France 
y) que deux partis , celui du roi , dont nous 
» sommes les chefs pendant sa captivité, et celui 
» des factieux, qui comprend tous les novateurs 
» divers, dont les uns ont entrepris de renverser 
» le trône, les autres de le dégrader, nous exhor- 
» tons tous ceux qui n'ont pas trempé dans les 
» forfaits des factieux, tous ceux qui, n'ayant 
» été qu'égarés, ne veulent pas être confondus 



(6. ) 

» avec les usurpateurs acharnés à détruire ou 
» dénaturer le gouvernement français, tous ceux 
» qui abhorrent l'atroce doctrine tendante à 
» porter le trouble chez toutes les nations, 
)) nous les conjurons de n'avoir avec nous qu'un 
» seul et même esprit; de ne pas disputer sur la 
» manière de régler l'état , quand il s'agit de 
» combattre ensemble ceux qui veulent le per- 
» dre, et de reconnaître que s'il est nécessaire 
» de corriger les abus que le temps amène dans 
» les meilleures institutions, toute innovation 
» dans les bases primordiales d'un gouvernement 
» auquel l'antiquité a mis son sceau respectable, 
» est toujours un danger, et presque toujours 
» un désastre. Nous adressons aux troupes du 
» roi les invitations les plus pressantes, et même 
» les ordres, que Fétat de captivité où se trouve 
» sa majesté nous autorise à donner en son 
» nom, pour que, conformément à la somma- 
» tion contenue en l'article 3 de la déclaration 
» de son altesse sérénissime le duc régnant de 
» Brunswick, et sans se croire liées par un ser- 
)> ment illusoire, qu'elles n'ont pu prêter valide- 
)) ment au préjudice du premier de leurs enga- 
» gemens , elles se hâtent de revenir à leur 
» ancienne fidélité envers leur légitime souve- 



(6a) 

)j rairi ; que, suivant l'exemple de la plupart de 
» leurs officiers , elles se joignent aux troupes 
» que nous, frères du roi, commandons pour sa 
» majesté; qu'elles nous ouvrent tous les pas- 
» sages pour marcher à son secours, et qu'elles 
» lui donnent avec nous des preuves d'un atta- 
)) chement inviolable à son service. La voix des 
)) descendans d'Henri IV ne sera pas méconnue 
i) par l'armée française : déjà nous sommes in- 
» struits d'une partie de ses dispositions ; et nous 
» savons que, rougissant de suivre des chefs de 
» conjurés, qu'elle méprise, elle n'attend qu'un 
» moment favorable pour faire éclater sa juste 
» indignation contre les corrupteurs qui la dés- 
» honorent. Ce moment approche , et nous 
» sommes fondés à croire qu'aussitôt que les 
» troupes de ligne verront s'avancer vers elles 
» les cohortes de chevaliers français, guidées par 
» des Bourbons, et précédées de cette antique 
» oriflamme qui fut toujours, pour nos armées, 
» le signal de Thonneur, le cri d'un sentiment 
» de quatorze siècles se fera entendre dans leurs 
» rangs comme dans les nôtres; qu'elles accour- 
» ront à leurs anciens drapeaux; et qu'à l'aspect 
» de l'immortelle pureté des lis, elles abandon- 
» nerontavec horreur les couleurs ignominieu- 



(63) 

» ses adoptées par le fanatisme. Puissions-nous 
» terminer ainsi, sans verser le sang de nos con- 
» citoyens, une guerre qui n'est dirigée que 
» contre la résistance criminellement opiniâtre! 
i) Puissent les plus séditieux habitans de la ca- 
» pitale être contenus par l'effroi de la ven- 
» geance , aussi juste que terrible , dont leurs 
» majestés impériale et prussienne ont annoncé 
» qu'elles accableraient cette ville coupable, 
» dans le cas où il serait encore fait la moindre 
» violence, le moindre outrage au roi, à la reine 
» et à la famille royale, et s'il n'était pas pourvu 
w immédiatement à leur sûreté, à leur conser- 
» vation et à leur liberté! A Dieu ne plaise 
» qu'une scélératesse impie ose braver ces me- 
» naces! Si telle atrocité. . . . Tout notre sang 
» frémit et bouillonne à cette pensée! Espérons, 
» espérons plutôt que l'empire des chimères va 
» finir , que le bandeau tombera de tous les 
» yeux, que la raison reprendra tous ses droits. 
» C'est le premier de nos désirs; nous deman- 
» dons au Dieu de justice et de paix que la sou- 
» mission des factieux nous épargne la nécessité 
» de les combattre ; mais si cette nécessité est 
» inévitable, s'il faut combattre les ennemis de 
» l'autel et du trône, nous invoquerons avec 



(64) 

» confiance le soutien du Dieu des armées. » 
Nous avons cru devoir citer de longs fragmens 
de cette déclaration, dont la connaissance fut 
soustraite aux yeux des Français , à qui l'on ne 
parlait alors que des plus atroces vengeances 
méditées contre eux, et dont Rabayt-Saint- 
Étienne leur présentait, dans son Histoire de 
rassemblée constituante , un tableau que , dans 
des éditions subséquentes , on en a fait dispa- 
raître , parce qu'il n'offrait en réalité que celui 
des horreurs exercées plus tard par des Fran- 
çais sur la France terrorifiée> et dont Rabaut lui- 
même fut la victime : horreurs dont les succès 
de l'émigration auraient préservé notre patrie 
ainsi que ses propres ennemis. 

Les espérances contenues dans cette déclara- 
tion semblent absurdes aujourd'hui ; mais les 
princes qui la publièrent connaissaient la loyauté 
de Frédéric-Guillaume, son zèle ardent pour le 
salut de Louis XVI et de sa famille, le désordre 
complet dans lequel se trouvait l'armée fran- 
çaise, qui même eût cessé d'être, si ( comme l'a 
avoué Dumouriez) dix mille hommes seulement 
eussent marché sur Sedan avant qu'il y parût, 
ou si l'on se fût porté rapidement sur Paris, 
après avoir enlevé les magasins de Châlons que 



(65) 

rien ne défendait, mouvement qui n'eût ren- 
contré aucun obstacle. Enfin, les princes sa- 
vaient que dix mille et vingt mille des habitans 
de Paris avaient hautement protesté contre les 
événemens de juin ; que la conjuration traméepar 
La Rouairie devait leur soumettre la Bretagne ; 
que les troupes étaient mécontentes , qu'elles 
manquaient de tout; que nombre d officiers, 
voulant se mettre en mesure avec tous les futurs 
contingens, promettaient secrètement la réu- 
nion d'eux et de leurs corps. Une grande partie 
des deux régimens de Saxe et de Berchigni les 
avait rejoints, ainsi que ceux en totalité de Royal- 
Allemand et de Berwick ; le procureur de la com- 
mune de Varennes, Sausse^ qui avait concouru 
à l'arrestation de Louis XVI l'année précédente, 
leur avait adressé un Mémoire, qui a passé sous 
nos yeux, où sa conduite est excusée ainsi que 
celle de ses administrés, disposés, disait-il, à 
accueillir les frères de leur roi comme des libé- 
rateurs. Ces détails font donc échapper au ridi- 
cule une déclaration démentie, dans les espé- 
rances qu'elle manifestait, par des événemens 
imprévus alors et dont nous aurons à rendre 
compte. 

Quant à la lettre adressée , par M. de Galonné, 



XIII. 



(66) 

à la noblesse française émigrée , elle a cela de 
remarquable, qu'en exprimant les mêmes sen- 
timens que ceux contenus clans la déclaration 
des princes, elle était nourrie de conseils don- 
nés réellement de leur part à ceux qui mar- 
cbaient sous l'antique enseigne française. Voici 
quelques fragmens de cette lettre, beaucoup 
mieux écrite que la déclaration dont nous ve- 
nons de rapporter la dernière et la meilleure 
partie. « Je dois vous le révéler, vous trouverez 
K un peuple encore plus gangrené de mauvaises 
«maximes que souillé de mauvaises actions; 
» l'erreur a fait plus de progrès que le crime , et 
» la corruption l'a emporté sur la barbarie. La 
» France accablée implore donc votre sagesse 
» plus encore que votre force et votre valeur. 
» A quoi sert de le dissimuler? ceux qui ont né- 
» cessité votre exil , calomnient déjà votre re- 
» tour. Ils publient que vous ne rentrez en 
» France que pour égaler le châtiment au crime 
D et la vengeance aux outrages. Ils disent au peu- 
» pie que c'est lui qui doit tout expier : et c'est 
» ainsi qu'après l'avoir plongé dans la révolte 
» par taftt de manœuvres, ils l'y endurcissent par 
» des terreurs. C'est ainsi qu'ils lui défendent 
» le repentir, et l'associent deux fois à leur sort, 



(67 ) 

» d'abord pour le crime , et ensuite par le déses- 
» poir. C'est pour votre gloire outragée, c'est pour 
» ce malheureux peuple égaré dans le dédale 
» d'une révolution qu'il n'entend pas, que ma 
» voix s'élève aujourd'hui. Oui, ce peuple aveu- 
» gle, cette multitude faible et furieuse, retrou- 
)j vera dans vous ses défenseurs naturels. Les 
3) Français verront qu'ils n'ont fait, en abolissant 
» la noblesse, que délustrer la monarchie. N'a-t- 
)) il pas déjà vu fuir, dans les premiers combats , 
)) ceux qui le haranguaient si hardiment dans 
» les clubs , ceux qui le poussaient si vaillam- 
» ment contre un roi captif ou contre des 
i) citoyens désarmés? Ils ont fui, ils se sont dis- 
» perses aux frontières devant une poignée d'Au- 
)) trichiens. Les monstres qui calomnient ceux 
» qu'ils égorgent, répandent que vous n'aurez 
)) vécu comme des héros que pour montrer à la 
y> patrie des vainqueurs impitoyables; que vous 
» n'aurez connu le malheur que pour ne jamais 
» connaître l'humanité. Ils ignorent ou feignent 
» d'ignorer que les vertus s'enchaînent; que 
)) ceux qui ont eu de la grandeur dans les re- 
» vers, en auront encore plus dans les succès, 
» et qu'ils sauront pardonner puisqu'ils ont su 
» souffrir. La justice et la vengeance céderont à 

5* 



( 68) 

)) la générosité, comme le malheur avait déjà cédé 
» à la constance. Le roi seul sera le juge et le 
» grand médiateur entre les auteurs et les in- 
» strumens de la révolution , entre des scélérats 
)) éclairés et d'aveugles coupables, entre les vie- 
» times et les bourreaux. Songez que son cœur 
» a porté pendant plus de trois années le poids, 
» les longs détails et toute la réali ce des maux 
)) dont le seul récit vous a fait tant de fois fré- 
» mir. Qui pourra pardonner si ce n'est lui , et 
» s'il pardonne qui osera condamner. Des re- 
» mords sans vertus les attendent. Ils ne diront 
» pas du moins que le temps , les moyens et 
w les succès ayant manqué à leurs œuvres, tout 
» les a favorisés, et les vertus du roi, et Taveu- 
» glement du peuple, et les fureurs des mé- 
» cbans, et les immenses biens de l'Église, et les 
» lâches projets du duc d'Orléans ^ de ce prince 
» que tous ses vices n'ont pu conduire à son 
» crime. Mais enfin l'Europe s'est réveillée, et 
» la France va terminer son pénible rêve. Je re- 
» viens à ce peuple infortuné, gâté comme un 
» vrai tyran par ses flatteurs , qui lui redisent 
i) sans cesse qu'il est la source de tous les pou- 
» voirs, et que dès qu'il a tous les pouvoirs , il 
» possède aussi toutes les vertus et toutes les 



( 69 ) 

)) lumières; car telle est la logique des factieux: 
» lorsqu'ils ont le peuple , ils veulent que le peu- 
» pie ait tout. N'oubliez jamais qu'en effet vous 
» n'êtes point en rapport avec l'énorme popu- 
» lation de la France : que si avant la révolution 
» vous viviez en sûreté au milieu de ce peuple 
» immense, c'est qu'on ne l'avait pas accou* 
» tumé à vous regarder comme son ennemi. 
» Qu'une fois rentrés et comme répandus dans 
» ce vaste royaume, vous y péririez une secondé 
y) fois par une conspiration universelle , si vous 
» ne secondiez par la raison , si vous ne conso- 
» lidiez par la sagesse le nouvel ordre que la 
» force de la contre-révolution nous prépare. 
» C'est à vous de cultiver les fruits de la paix 
» et à les faire goûter au peuple. Car des deux 
» puissantes divinités qui vous accompagnent , 
yj l'une secourable, étrangère, doit vous quitter, 
» la persuasion sa compagne vous restera. Vous 
» distinguerez la populace des paysans, et les 
)) paysans de la bourgeoisie, état où commence 
» la vanité et par conséquent la jalousie. Vous 
» détromperez aisément les habitans des cam- 
w pagnes, et vous n'aurez plus à combattre que 
» la vile populace et les bourgeois. Comme 
» vous sentirez qu'il faut repousser la violence 



( 70) 

» par la force et le raisonnement par la raison , 
» vous ne direz point à cette populace : on vous 
» trompe , car elle ne vous croirait pas. Com- 
» ment, en effet, pourrait-elle vous écouter si 
» vous descendiez jusqu'à raisonner avec elle ! 
» Employée, fêtée et toujours bien payée par 
» les factieux, ce n'est que de vos malheurs que 
» date l'illusion de sa prospérité : les longues sa- 
» turnales de la révolution n'auront paru que 
» trop courtes à ces brigands ; loin de se rendre 
» à la voix de l'ordre, ils vous offriront plutôt 
» leurs piques et leurs poignards , et voudront 
» vous vendre leurs fureurs au prix où les ont 
» payées vos ennemis : tant c'est un funeste 
» instrument que cette populace propre à tous 
» les partis, prête à tous les crimes! Vous re- 
» pousserez leurs horribles services; et autant la 
» révolution en a vomi dans les villes et dans les 
» campagnes , autant vous en ferez rentrer dans 
» les dépôts , dans les ateliers publics et dans 
» les cachots qui les réclament. Mais les bour- 
» geois exigeront surtout les lumières de votre 
» raison ; c'est à eux que la plus séduisante des 
» révolutions que puissent jamais offrir les an- 
» nales du monde, a fait savourer son poison ; ce 
» sont eux qu'une fausse philosophie a tant ir- 



( V ) 

» rites contre vous ; c'est parmi eux que vous 
» retrouverez long-temps encore les racines de 
» l'arbre que vous allez extirper: vous les sur- 
» prendrez souvent dans le rêve de l'égalité; il 
» faudra une main légère et délicate pour tou- 
» cher à des cœurs si ulcérés et pour diriger 
» des esprits si malades. Les remèdes de la rai- 
» son , du temps et du gouvernement seconde- 
M ront vos efforts. Vous direz à cette classe ja- 
>î louse qu'en détruisant la noblesse on anéantit 
» le seul but du travail, le seul prix du mérite, 
» le seul état qui donne de l'éclat et de la grâce 
» à la richesse. Vous prouverez aisément à ces 
y> esprits vains et soupçonneux, que leur amour- 
» propre serait toujours plus choqué de lanom- 
» breuse classe que l'égalité ferait monter jus- 
» qu'à eux , que charmé du petit nombre qu'elle 
j) y ferait descendre. Vous leur rappellerez l'é- 
)) trange aveu qu'ils ont fait eux-mêmes au sein 
» de l'assemblée , en convenant du supplice de 
» l'égalité. La plupart des gens de lettres seront 
» pour vous des ennemis encore plus redouta- 
» blés : ils veulent détruire les aristocraties po- 
» litiques , persuadés qu'il leur en reste toujours 
» une destructive , celle de l'esprit ; ils vous fe- 
» ront la guerre des sophismes, et multiplieront 



(7M 
» autour de vous les fléaux de Fimprimerie, seule 
» plaie dont Moïse oublia de frapper l'Egypte. 
» Ne vous dissimulez pas qu'il existe en effet une 
» lutte terrible entre l'imprimerie et l'artillerie; 
)) quel en sera le fruit pour le triste genre hu- 
» main ? La Providence qui plaça ces deux in- 
» ventions à la même époque dans la marche 
» éternelle des temps et des événemens, a-t-elle 
» voulu proportionner le remède au mal ? N'a-t- 
» elle donc pas prévu que ce qui devait éclairer 
» l'homme, l'égarerait; et qu'elle ouvrait ainsi 
» deux cataractes de plus au déluge de maux 
» dont la terre est submergée? Quoi qu'il en soity 
» le gouvernement qui est la vie même du corps 
» politique , dirigera avec sagesse le redoutable 
» instrument de la pensée. Il n'oubliera jamais 
» cette importante vérité : qu'un écrivain peut 
)) recruter parmi des soldats, et qu'aucun géné- 
» rai ne recrutera jamais parmi des lecteurs. 
» Souvenez-vous , noblesse française , que vous 
» n'êtes ni souveraine comme en Allemagne, ni 
); féodale comme en Pologne, ni législative 
)) comme en Angleterre, ni caste sacrée comme 
» dans rinde ; mais que , née de l'honneur , vous 
» devez vivre et mourir sur les marches du 
» trône. Ne vous cachez point à vous-même 



( 7-" ) 
w qu'avant la révolution , vhacun en voulait une 
« à son gré , et qu'il semble que pour opérer 
» celle dont nous gémissocs, la fortune n'ait fait 
)) que recueillir les voix, i elte observation vous 
)) rendra plus indulgens ^our ceux qui se sont 
» guéris de la lèpre démocratique, et vous ne 
» priverez pas la France tks secours du repen- 
» tir. » 

Nous n'avons plus à rapporter ici que la 
harangue de Monsieur a la noblesse, faite le 
23 août, au camp d'Hukange. «Messieurs, 
» c'est demain que nous entrons en France; 
» ce jour mémorable doit influer nécessai- 
» rement sur les opérations qui nous sont con- 
» fiées, et votre conduite peut fixer le sort de 
» la France. Vous n'ignorez pas les calomnies 
» dont nos ennemis ne cessent de nous accabler 
)) et le soin qu'ils ont de lépandre que nous ne 
» rentrons dans notre patrie que pour assouvir 
» nos vengeances particulières. C'est par notre 
)) conduite , Messieurs , «.'est par la cordialité 
» avec laquelle nous recevrons les Français éga- 
» rés qui viendront se jeter dans nos bras, que 
)) nous prouverons à l'Europe entière que la 
» noblesse française , plus illustre que jamais 
» par ses malheurs et sa constance, sait vaincre 



( 74) 

» ses ennemis et pardonner les erreurs de ses 
» compatriotes. Les pouvoirs qui sont remis 
» entre nos mains nous donneraient le droit 
» d'exiger ce que notre intérêt et notre gloire 
)) nous inspirent; mais nous parlons à des 
» chevaliers français, et leurs cœurs enflammés 
)T du véritable honneur n'oublieront jamais les 
» devoirs que ce noble sentiment leur impose. » 
On marchait, en effet, sans désordre comme 
sans obstacle vers le succès qu'on avait espéré, 
et Mallet-du-Pan écrivait de Genève au maré- 
chal de Castries , le 1 7 septembre : « Il me pa- 
5) raît qu'on a totalement abjuré les mesures de 
» sévérité; nous n'avons pas appris qu'on ait 
» fait aucun exemple, même à Varennes. Si cette 
» douceur tient à l'espoir de sauver le roi , c'est 
» une méprise ; tout me fait craindre qu'une 
» pernicieuse miséricorde ne succède aux me- 
» naces; qu'on veuille mériter la gloire de par- 
)) donner^ et qu'on écoute les esprits faibles qui 
» parleront de gagner les cœurs. La clémence , 
w dans ces conjonctures, serait un crime contre 
» la société; elle détruirait tous moyens d'ordre 
)) à venir et de gouvernement. On est, en gêné- 
» rai , très étonné de ne pas voir Monsieur dé- 
» claré et reconnu régent ; cet interrègne rat- 



(75) 

» tache tous les gens incertains à la seule autorité 
«existante, celle de l'assemblée nationale; il 
» fournit un prétexte aux puissances médiocres 
» ou faibles de la reconnaître ; il accroît les 
» défiances sur les vues des cours alliées. Je 
)) n'explique guère des prises de possession, 
» des sommations , des ordres, intimés au nom 
» d'un roi mort civilement. Au reste, cette con- 
» duite peut tenir et tient sans doute à des rai- 
» sons dont je respecte la force, sans les pé- 
» nétrer. » 

Cette note est longue , et ne pouvait l'être 
moins ; il fallait substituer en détail la vérité 
presque inconnue aujourd'hui, aux ignorantes 
déclamations des écrivains trompés ou trom- 
peurs. On voit dans les documens que nous ve- 
nons de réunir , la cause réelle d'une phrase 
acerbe du manifeste lancé par le duc de Bruns- 
wick, les sentimens qui animaient les princes 
chefs de l'émigration , les sages conseils donnés 
par eux à celle-ci, et la conduite généreuse, 
la clémence^ que Mallet-du-Pan regarde comme 
une méprise. Cette note deviendra donc l'une 
des plus utiles conquêtes de l'histoire , par celle 
de la vérité sur le mensonge. 



( 76) 
NOTE NEUVIEME. 

CAMPAGJ>ÏES ET IXÉtOCIATIONS DE I792. 

Nous n'ajouterons ici que fort peu cle chose 
aux détails renfermés dans nos Mémoires sur la 
campagne de 1792, où la presque immobilité 
d'une armée de soixante à quatre-vingt mille 
hommes d'excellentes troupes, devant une de 
vingt à vingt-cinq mille, sans ordre ni disci- 
pline , eût été l'un des mystères de l'histoire, 
sans l'inconcevable retraite qui succéda aux 
plus faciles succès. 

Dumouriez, qui, dans les huit premiers jours 
de la campagne , se croyait tellement sans res- 
source , qu'il fit partir son neveu pour se réunir 
aux émigrés , ne voulant pas sacrifier la fortune 
d'un jeune homme à la sienne qu'il voyait entière- 
ment perdue; Dumouriez , disons-nous, venait, 
non dans la nuit du 1 5 au 16 ptembre, comme 
il le dit dans ses (Mémoires , mais dans celle du 
i4 au i5, d'échapper, de son aveu , aux/owr- 
ches caudines , ayant en face l'armée du duc de 
Brunswick et à sa gauche celle de Clerfayt, qui 



(77) 

ne bougèrent pas, quand elles pouvaient l'a- 
néantir. Les quinze mille hommes sous les or- 
dres du général français n'étaient cependant 
pas encore sauvés; car ayant fait halte, quinze 
cents hussards prussiens les chargèrent et les 
dispersèrent, au point que la plaine fut à l'in- 
stant couverte de fuyards, dont quelques uns se 
sauvèrent jusqu'à Reims, Châlons et même Pa- 
ris; et la terreur qu'ils communiquèrent sur 
leur passage fit que les enseignes révolution- 
naires des boutiques ou auberges furent à l'in- 
stant effacées; tant on croyait que l'armée enne- 
mie allait rapidement marcher vers la capitale, 
sans que rien pût s'opposer à ce mouvement. 
Mais les hussards se retirèrent, car on ne fit 
rien pour soutenir ce succès, qui eût reproduit 
en grand et d'une manière décisive la honteuse 
catastrophe deTournay , dont nous avons donné 
les détails dans la note septième. 

Certes! ce n'était point encore là celte belli- 
queuse armée qui devait, durant tant de bril- 
lantes campagnes, devenir la gloire de la France 
et l'effroi de l'Europe. Cette armée, alors, arrivée 
en désordre à Dammartin-sur-Hans, y bivoua- 
qua pèle-mèle dans les cours et jardins , et ses 
débris confus ne prirent une formation régu- 



(78) 

lière qu'en voyant qu'ils n'étaient pas poursuivis. 
Aussi leur général écrivit-il à l'assemblée natio- 
nale : « Dix mille hommes ont fui devant 
» quinze cents hussards ; mais tout est réparé. » 
L'on voit dans nos INIémoires (t. I , p. 4^5), que 
ce fut dans cette nuit du i4 au i5, où il eût 
été si facile de mettre victorieusement fin à la 
guerre, que commencèrent les relations patentes 
entreles chefs des armées prussienne et française. 
On ne parla pourtant d'abord publiquement * 
que de la liberté de Louis XVI , promettant à 
ce prix d'évacuer le territoire français , demande 
à laquelle on répondit par l'annonce officielle 
de la déchéance de l'infortuné monarque; noti- 
fication qui provoqua, de la part du duc de 
Brunswick, un nouveau manifeste , en date du 



* Il est certain que des relations secrètes avaient déjà eu lieu 
entre les employés prussiens et le général français, que la re- 
traite des quinze cents hussards victorieux en était la consé- 
quence; et si Dumouriez date cette déroute du i5 au i6, et 
non du 1 4 au i5, c'est peut-être pour jeter un voile sur les né- 
gociations commencées sous les auspices de Eillaud -Varennes , 
et effacer toute coïncidence entre ses actes secrets et le vol du 
Garde-Meuble. On peut consulter sur tout cela l'article Dumou- 
riez, qui vient d'être publié au tome LXIII de la Biographie 
universelle- 



(79) 

28 septembre, et conçu en ces termes : « Lors- 
» que LL. jMM. l'empereur et le roi de Prusse, 
» en me confiant le commandement des ar- 
)) mées que ces deux souverains ont fait marcher 
» en France, me rendaient l'organe de leurs 
» intentions, elles étaient bien loin de supposer 
» les scènes d'horreur qui ont amené l'empri- 
» sonnement du roi et de la famille royale. La 
» suppression du roi et de toutes les fonctions 
» qui lui avaient été réservées par cette consti- 
r> tution, prônée comme le vœu de la nation 
» entière, a été le dernier crime de l'assemblée 
» nationale. Cette démarche est directement 
» opposée à la ferme résolution que LL. MM. 
» l'empereur et le roi de Prusse ont prise, et 
» dont elles ne se départiront jamais , de rendre 
» à S. M. T. G. sa liberté, ou de tirer une juste 
» vengeance de ceux qui oseraient y attenter 
» plus long-temps. A ces causes le soussigné dé- 
» clare que LL. MM. persistent à exiger que 
» S. M. T. G. soit remise en liberté; que la di- 
» gnité royale soit rétablie sans délai ; qu'il soit 
V pourvu à ce que cette dignité se trouve désor- 
» mais à l'abri des avanies auxquelles elle est 
» maintenant exposée. Si la nation française n'a 
» pas perdu de vue ses vrais intérêts, elle ne 



( ^50 ) 

» tardera point à déclarer son opinion en faveur 
» des demandes que je lui adresse au nom de 
:» LL. MM. qui, en cas de refus, attireront sur 
y> ce royaume, naguère florissant, de nouveaux 
» et de plus terribles malheurs. » Mais au mo- 
ment où cette déclaration allait être suivie d'une 
attaque générale, dont le succès était imman- 
quable, commença cette retraite ruineuse et 
long-temps inexplicable, d'une armée qui perdit 
beaucoup plus en désertant la victoire , qu'elle 
n'eût eu à souffrir en la complétant. En effet, 
cette prétendue victoire remportée par les Fran- 
çais à Valmy n'avait jamais eu lieu; il n'y avait 
pas même eu de bataille dans cette journée du 
20 septembre, où des troupes mal postées et 
entassées par Kellermann , étai ent retenues avec 
peine par leurs officiers, et se fussent débandées 
à la moindre attaque de la part des Prussiens, 
qui se contentèrent d'une insignifiante canon- 
nade , et que le duc de Brunswick fit retirer, 
en dépit des vœux de l 'intrépide Frédéric-Guil- 
laume, et le général PuUy, que nous avons en- 
tendu, est convenu que s'ils eussent fait un pas, 
la position était évacuée en désordre. 

Tout semblait avoir été préparé pour un si 
honteux résultat. Les corps émigrés, qui mon- 



(8i ) 

taient de vingt à vingt-quatre mille hommes, 
eussent peut-être suffi seuls pour dissiper l'ar- 
mée de Sedan, ou atteindre Paris avant elle; ils 
n'eussent probablement pas laissé s'échapper, le 
i5 septembre, les quinze mille hommes déjà 
enfermés et sans moyens probables de retraite; 
mais on les avait divisés en trois corps très sépa- 
rés les uns des autres, on les empêcha d'agir acti- 
vement , on refusa de leur donner un chef légal 
dans la personne de Monsieur^ ce à quoi le ca- 
binet de Vienne s'opposa formellement. Il y a 
plus; quand le prince de Condé , qui , parti de 
Rreutzenachle i^^ août, s'était avancé sur Spire 
pour se rapprocher de Landau, où il entrete- 
nait des intelligences, se fut assuré que la gar- 
nison arborerait le drapeau blanc au moment 
où les émigrés paraîtraient à leurs portes , en 
exigeant seulement qu'aucun corps autrichien 
ne les accompagnât; le prince, qui se trouvait 
sous les ordres du général prince d'Hohenlohe, 
en demanda vainement Tautorisation ; ce géné- 
ral autrichien s'y refusa, et finit par déclarer 
u qu'il n'entrait pas dans le plan des puissances 
3) que le prince de Condé occupât Landau , ni 
» aucune autre partie de l'Alsace. » Il en fut de 
même de Thion ville, que le généra deWimpfen, 
XIII. 6 



(8a ) 

qui plus tard se prononça contre la convention 
nationale, eût rendu à LL. AA. PiR. , si on leur 
eût fourni les moyens de se présenter devant la 
place avec du canon de siège , mais on les leur 
refusa aussi. 

Pour pénétrer dans les mystères d'une telle 
conduite, il faut, en remuant les saletés de la 
politique de cette époque, savoir; d'une part, 
que les Autrichiens convoitaient déjà les deux 
provinces françaises de Lorraine et d'Alsace, 
dont l'envahissement fût devenu impossible du 
jour où les émigrés en auraient occupé les prin- 
cipales forteresses ; et , d'une autre part , que 
des intrigues , ourdies par les méprisables en- 
tours du roi de Prusse, tendaient, à son insu, 
à conclure un cupide accord entre les deux 
gouvernemens français et prussien. C'est ce dont 
nous allons nous occuper. 

Comme, dans cette campagne, ce ne sont pas 
tant les négociations patentes que celles secrètes 
qui pourraient expliquer la retraite des Prus- 
siens, exposons en détail les intrigues de plu- 
sieurs et diverses natures dont l'oubli laisse une 
lacune, nécessaire à remplir, aux pages 476 et 
suivantes de nos Mémoires. 

Ces intrigues, toutes secrètes, furent au 



(83; 

nombre de trois , et toutes les trois avaient com- 
mencé avant le début de la campagne. Monsieur, 
par exemple j tout en paraissant partager les 
sentimens de son frère le comte d'Artois, 
n'en avait pas moins eu continuellement des 
rapports avec les hommes que nos troubles 
publics avaient rendus successivement impor- 
tans, ou qui se figuraient et se vantaient de 
l'être encore. Avant le lo août, c'était avec les 
Lameth, Duport, Barnave, convaincus, et qui 
le persuadèrent au prince, que l'expérience po- 
litique du peuple français les ramènerait au 
timon des affaires, et qu'ils rendraient forte 
une monarchie constitutionnelle dont ils broyè- 
rent eux-mêmes les bases et les appuis. Dé- 
trompé bientôt par le renversement absolu du 
trône, ce fut à Dumouriez que le prince crut de- 
voir s'adresser, et il lui fit passer, à plusieurs re- 
prises, durant la campagne de 179'^, des lettres 
que le général transmit au ministère de la 
guerre , où elles ont été enlevées lors de la res- 
tauration , mais avec maladresse ; car la lettre 
d'envoi, sur laquelle est écrit : Ces pièces man- 
quent, y existe encore. Ces intrigues devinrent 
donc sans effet; car le général républicain, s'il 
eût voulu hasarder sa popularité , ne s'y serait 

6* 



(84) 

déterminé qu'en faveur de la maison d'Orléans, 
et non pour un roi ou pour un prince qui n'a- 
vaient ni l'un ni l'autre l'esprit et la tournure 
héroïques, choses nécessaires à substituer alors 
à cette idolâtrie monarchique dont le culte 
avait cessé. Cette intrie^ue démontra d'ailleurs 
aux chefs de la révolution française le peu de 
confiance que celui de l'émigration professait à 
l'égard des alliés, et le peu d'espoir qu'il fondait 
sur leur appui; ce qui était pour les révolution- 
naires une notion des plus utiles. 

La seconde des intrigues de cette époque 
était purement royaliste, et semi-constitu- 
tionnelle, selon l'acception donnée alors à ce 
mot ; c'était celle ourdie par le baron de Bre- 
teuil , le seul qui possédât l'entière confiance 
de Louis XVI et de TNiarie-Antoinette , qui cor- 
respondaient avec lui ; le roi par les soins de 
l'évéque de Pamiers (d'Agout); la reine par le 
chevalier d'Eclans, député de Franche-Comté à 
l'assemblée constituante. Le baron de Breteuil 
avait dès long-temps prévenu la cour de Vienne 
des inquiétudes que causait au roi et à son au- 
guste épouse , l'ambition de Monsieur, sous la 
tutelle duquel ils redoutaient de tomber. L'ex- 
ministre ne doutait point du succès de l'armée 



(85) 

prussienne; aussi, topt en s'opposant à laisser 
prendre à son altesse royale le titre de régent, 
ce qui lui semblait une usurpation , il s'occupa 
essentiellement d'assurer le salut des prison- 
niers du Temple. Pour y parvenir il avait traité 
avec Péthion et Santerre, en promettant un 
million au premier et huit cent mille francs au 
second , sous condition que ces deux hommes, 
qui disposaient à Paris , l'un de l'administration' 
l'autre de la force publique, remettraient la' 
famille royale, saine et sauve, entre les mains 
du roi de Prusse, dés qu'il serait arrivé devant 
les murs de la capitale. Cette né-ociation, con- 
fiée à un homme zélé, actif, intelligent et cou- 
rageux, nommé Gélier, avait été couronnée du 
plus grand succès. Les royalistes qui devaient 
accompagner le roi au camp prussien étaient 
même déjà désignés ; mais la retraite de l'armée 
prussienne, chose que personne alors n'eût pu 
prévoir, mit obstacle à cette heureuse combi- 
naison qui eût épargné à la France un grand 
crime, empêché l'ineffaçable souillure d'un des 
princes de la maison royale , prévenu cette con- 
fraternité du régicide qui, par les faux calculs 
d'un chatouilleux amour-propre, entraîne au 
mal ceux que les mouvemeus de leur coeur 



( 86) 

eussent dirigés vers le bien; affranchi enfin 
notre patrie de tant de ruineuses erreurs, dont 
on ne saurait assigner ni la durée ni Tissue. 

Quant à cette retraite et à ses causes , c'est la 
troisième et la plus importante des intrigues 
dont nous ayons à nous occuper ici. 

Dumouriez sentait parfaitement que ce n'était 
point à l'aide d'armées faibles et sans consi- 
stance qu'il pouvait échapper à la déplorable si- 
tuation dans laquelle il se trouvait; sauvé déjà 
par la lenteur du duc de Brunswick et le peu 
d'accord entre les corps autrichiens et prus- 
siens , un seul acte de vigueur de la part de l'en- 
nemi le perdait immanquablement. Il eut donc 
recours à la politique, arme qu'il savait mieux 
manier encore que celle des combats; il con- 
naissait parfaitement l'immoralité des entours 
du roi de Prusse ; voyait clairement que les trou- 
pes autrichiennes ne seconderaient pas fran- 
chement les intentions de Frédéric-Guillaume, 
et se persuada que, si ce monarque pouvait 
être rassuré sur le sort de Louis XVI, et ses 
perfides conseillers comblés de riches présens, 
Ton parviendrait, en prodiguant l'or et les pro- i 
messes, à faire évacuer le territoire français, I 

par une armée qu'il était d'une impossibilité ab- " 



■(87 ) 

solue d'empêcher de pénétrer jusqu'à Paris. La 
commune , qui gouvernait alors cette capitale ) 
et, par elle, la France entière, était frappée de la 
même idée , soit que cette idée eût été conçue par 
elle , soit que Dumouriez la lui eût communi- 
quée. Mais pour la réaliser il fallait des sommes 
immenses, et l'on ne possédait guère plus de 
deux millions, fruit des pillages particuliers 
faits à la suite de la révolution du lo août. 
« Vous êtes bien embarrassés, s'écria un jour Pa- 
)) nis, au milieu du conseil de la commune , que 
» ne faites-vous voler le Garde-Meuble? » A la 
voix de cet oligarque de l'ochlocratie parisien- 
ne, la chose eut lieu le i6 septembre ; cela pro- 
curait aux meneurs de la commune une valeur 
de plus de trente millions , et la négociation fut 
aussitôt entamée, ou pour mieux dire, conti- 
nuée , car Billaud-Varennes, parti de Paris après 
les massacres des deux et trois septembre, s'é- 
tait déjà rendu, dès le onze du même mois, à 
Tarmée pour commencer à traiter secrètement 
avec les alliés : voyage dont il n'est question , ni 
dans les journaux de cette époque , ni dans les 
Mémoires de Dumouriez, mais qu'atteste une 
lettre datée deSainte-Menehould, du i3 septem- 
bre, écrite au ministrede la guerre, par le gêné- 



( 88 )• 

rai, et dans laquelle il dit queBillaud-Varennes 
la beaucoup aidé à sauver la chose publique -^ 
et certes, ce n'était point alors par les armes! 
Cette intrigue diplomatique, ou plutôt finan- 
cière, n'était pas la seule alors sur ou sous le 
tapis; car un certain abbé Tondu ^ long-temps 
rédacteur d'un journal dans la petite ville 
d'Hervé (état de Liège ), agent secret de la pro- 
pagande révolutionnaire, et qui avait changé 
son ridicule nom en celui de Lebrun^ ayant été, 
au moment de la chute du trône, nommé mi- 
nistre des relations extérieures, il se ressouvint 
d'une espèce d'aventurier qu'il avait connu à 
Cologne et dont la conscience , comme l'esprit, 
se prêterait facilement à de sourdes menées po- 
litiques. C'était un nommé Dohm , qui avait, en 
1779, été chargé par le comte de Hertzberg 
d'écrire sur les intérêts de la Prusse, relative- 
ment à la Bavière; de chercher à empêcher 
l'élection d'un prince autrichien à la co-adjuto- 
rerie du siège électoral de Cologne, et de pré- 
parer, par des menées secrètes, l'invasion de la 
Hollande par les Prussiens : puis de tçamer la 
révolution liégeoise. Dohm , constamment em- 
ployé dans les plus sales missions, avait acquis 
ime parfaite connaissance de ce que le cabinet 



( 89) 

de Berlin renfermait de plus corrompu. Lebrun 
envoya donc à cet homme le sieur Benoît,* 
chargé de faire passer d'avantageuses proposi- 
tions de paix à Frédéric-Guillaume, qui n'en 
eut connaissance qu'au moment où il était déjà 
en marche pour exécuter l'invasion de la France. 
Ces ouvertures ne produisirent donc alors d'au- 
tre effet que d'éveiller la cupidité des entours 
du roi de Prusse, et de les faire, en consé- 
quence , s'étudier à imprimer la plus ruineuse 
lenteur aux opérations militaires de son armée , 
d'autant qu'ils savaient satisfaire ainsi les vues 
secrètes et intéressées de M""^ de Rietz , depuis 
comtesse de Lichteneau. 

Lebrun , qui croyait tenir seul le fil des né- 
gociations occultes tramées alors, annonçait 
hautement, le sS septembre 179*2, dans un 
rapport sur la situation politique de l'Europe, 
une Jiégociation importante et qui intéressait 
r existence de la république. Vi parla aussi, le 
I" octobre, d'ouvertures de paix faites par le 
duc de Brunswick; mais rien de positif ne fut 
publié sur ces négociations qui, en effet, 

Ce Benoît est le même qui fut directeur général des droits 
réunis , et qui est mort récemment. 



(90) 

avaient lieu par une toute autre voie que celle 
dans laquelle Lebrun et ses agens étaient en- 
trés. Nous avons dit les vues de Dumouriez sur 
les moyens d'obtenir l'évacuation du territoire 
français; le voyage de Billaud-Varennes; l'em- 
barras de Ja commune toute-puissante de Paris ; 
la manière dont elle en fut tirée par le conseil 
exécuté de Punis. L'on était donc déjà secrète- 
ment d'accord , à Fin su du roi de Prusse, lors de 
cette insignifiante canonnade du 20 septembre, 
dont la vanité française a fait une victoire; 
journée où le fils même d'un général de cava- 
lerie passa à l'ennemi, croyant, ainsi que son 
père , que le sort de l'armée et de la révolution 
allait être promptement décidé. Mais après avoir 
volontairement manqué ce succès décisif, il 
restait encore à décider le roi à la retraite. Pour 
y parvenir, on l'effraya sur la marche de Cus- 
tine vers Mayence ; la mauvaise foi des Autri- 
chiens; l'ambition de Catherine II, par rapport 
à la Pologne. Le désir de sauver Louis XVI le 
faisait pourtant résister encore aux vœux de 
son conseil privé. Enfin , dans la conférence qui 
eut lieu au quartier-général prussien, entre le 
roi et les commissaires français ( nous tenons 
ces détails de Tallien lui-même, témoin près- 



(91 ) 

que muet de cette conférence où il laissa par- 
ler son collègue Carra) , quoique pressé depuis 
long-temps par ses ministres , dont le seul vérita- 
blement loyal (le comte de Schulenbourg) avait 
été renvoyé à Berlin, le chevaleresque monarque 
ne put être décidé à la retraite que sur l'assu- 
rance positive, et plusieurs fois réitérée, que 
la personne de Louis XVI serait respectée. 

Il fut répandu sous main dans l'armée prus- 
sienne que le monarque prisonnier avait lui- 
même écrit à Frédéric-Guillaume, pour l'enga- 
ger à se retirer; lettre que Manuel lui-même , 
qui était le plus vaniteux des meneurs de cette 
époque , a dit au rédacteur de ces notes avoir 
lui-même fait écrire; mais qu'ont également niée 
et Louis XVI, qui eût pu s'en faire un moyen de 
défense, et le gouvernement prussien, qui au- 
rait ainsi couvert, sous un motif plausible, la 
honte de sa retraite et celle, plus méprisable 
encore, des intrigues qui la déterminèrent. 

Ce qu'il y a de certain, c'est que depuis cette 
époque, il ne cessa jamais d'y avoir, en dépit de 
la continuation de la guerre , des relations se- 
crètes entre les deux gouvernemens de Prusse 
et de France, et nous en retrouverons plus tard 
les preuves, en voyant , à l'occasion des pro- 



( 9^ ) 

vinces belgiques, reparaître sur la scène politi- 
que, ou sous le voile qui la couvrait, ce même 
Dohm dont nous venons de parler. 

Les princes frères de Louis XVI devinrent donc 
les victimes de la confiance qu'ils avaient eue aux 
promesses des alliés; mais les alliés devaient bien- 
tôt être eux-mêmes punis de leur perfidie, par 
les funestes résultats de leurs faux calculs politi- 
ques. Plus de quatre-vingt mille hommes , tou- 
jours victorieux, se retirèrent devant moins de 
moitié qu'ils eussent pu facilement écraser; et à 
cet événement, qui étonna l'Eu rope et soumit en- 
tièrement la France à ceux qui la gouvernaient, 
commence cette longue moisson de lauriers 
dont notre patrie sut du moins couvrir l'épou- 
vantable hécatombe fruit de ses aveugles fu- 
reurs révolutionnaires. Mais ce dont ils ne pour- 
ront jamais effacer la flétrissante mémoire, c'est 
l'assassinat de cet excellent prince, dont la 
vie entière fut consacrée par des sentimens 
d'amour pour son peuple, et la mort par un 
pardon à ses bourreaux. On connaît son tes- 
tament. Voici la lettre qu'il écrivit, le 20 janvier 
1793, la veille de son martyre, à Monsieur ^ à 
qui plus tard elle parvint presque miraculeu- 
sement : « J'obéis à la Providence et à la néces- 



(93) 

» site, en allant porter sur l'échafaud ma tête 
y* innocente; ma mort impose à_mon fils le far- 
» deau de la royauté : soyez son père, et gou- 
» vernez Tétat, pour le lui rendre tranquille et 
» florissant. Mon intention est que vous preniez 
» le titre de régent du royaume; mon frère 
» Charles-Philippe piendra celui de lieutenant- 
)^ général. Mais c'est moins par la force des 
» armes que par des promesses avantageuses, 
i» une sage liberté et de bonnes lois, que vous 
» rendrez à mon fils l'héritage usurpé par des 
» factieux. N'oubliez jamais qu'il est teint de 
» mon sang, et que ce sang vous crie : Clé- 
» mène e et pardon l votre frère vous en prie et 
» votre roi vous le commande. « 



NOTE DIXIEME, 

GOUVERNEUR-MORRIS ET TALLEYRAND. 

Le tableau de l'Europe contemporaine et 
celui de la révolution française demeureraient 
imparfaits, si nous ne parlions ici du ministre 
des États-Unis, Gouverneur -Morris (Gouver- 



(94) 

neur n'est pas un titre, mais un prénom); car 
cet homme, plus remarquable qu'il ne fut re- 
marqué au sein du chaos politique et militaire 
de cette époque, était doué (consciencieux ob- 
servateur) de l'esprit le plus prophétiquement 
lumineux; et seul il sut juger sainement les 
principes, la marche et l'issue des troubles de la 
France, mais n'en porta pas moins des regards 
çlairvoyans sur ce qui se passait autour d'elle. 
Pénétré de respect pour les vertus de Louis XVI, 
il en fut souvent consulté , et versa des larmes 
sincères, mêlées d'indignation, sur le sort de 
cet infortuné monarque. 

Morris, l'un des fondateurs de la république 
américaine, ami de Franklin et de Washington, 
juge la révolution française et ceux qui la firent 
avec une sévérité calme et une rare sagacité, 
dans le journal qu'il écrivait pour lui-même, 
et dans sa correspondance avec son gouverne- 
ment. Dès son arrivée (^en 1 789) il trouvait M. de 
Lafayette abusé sur le génie de son pays , trop 
républicain pour la France, et lui disait, en blâ- 
mant sa Déclaration des droits de V homme : 
Croyez-vous quon assure le bonheur des peu- 
ples avec des paroles sonores? i\ ne voyait dans 
M. Necker qiùun négociant vaniteux^ qiCwi 



(95) 

homme laboriey^x^ et rien de plus. Il rapporte 
avoir, àFouvertiire des états-généraux, entendu 
siffler ce comte de Mirabeau, qui pourtant allait 
bientôt devenir l'arbitre de cette assemblée ; il 
recommandait constamment la modération aux 
chefs de cette assemblée, comme base réelle de 
cette liberté dont ils parlaient tant, mais dont 
leur violence entraînerait la ruine. Indigné des 
premiers meurtres commis à Paris et de ceux du 
5 octobre , il plaignait sincèrement le roi et la 
France de la marche des choses; prêchait à l'in- 
expérience, et son expérience consommée n'en 
était point écouté ell écrivait à Georges Wa- 
shington , le 3i juillet 1789 : « Le roi de France 
» est l'esclave de ses craintes, maintenant rien ne 
» peut le sauver; il ne saurait résister au torrent 
» qui remporte; la liberté de la France est com- 
» promise par l'effet d'idées romanesques qui 
» sont la mort de tout gouvernement , et dont 
» nous sommes heureusement guéris. » Et Wa- 
shington lui répondait : « La révolution fran- 
j) çaise est un prodige: elle ne peut s'accomplir 
» en peu de temps; le sang coulera; la licence, 
ï) l'immoralité, des actes sanguinaires compro- 
» mettront la révolution , refroidiront ses amis, 
w et la seule ressource de la France sera un des- 



(96) 

» potisme énergique^ joug plus pesant que celui 
» de l'ancien régime. » 

Telles étaient, dès la fin de 1789, l'opinion et 
les prévisions des deux amis, et cela parce que, 
ainsi que l'écrivait Morris le i^^ décembre 1790, 
on croyait bien gouverner en gouvernant à re- 
bours de V ancien régime; il ne voyait que folie 
sur folie , et ruine définitive dans les actes lé- 
gislatifs d'alors; il en gémissait pour le compte 
de la liberté, et combattait Lafayette, qui dès 
lors lui disait qu'il voudrait une constitution 
américaine jointe à un pouvoir exécutif héré- 
ditaire. C'était le constant don-quichottisme de 
cet homme, comme l'union, ruineuse pour 
nous, de la France avec l'Angleterre est celui 
d'un homme politique de nos jours, célèbre par 
ses calembourgs, et plus malheureusement en- 
core par ses protocoles. 

Morris méprisait sincèrement les principaux 
auteurs des troubles publics , voyait l'Europe 
prête à les châtier, et écrivait à cette occasion, 
le 4 février 179'^, qneVévéqTxe d Autun était 
chargé de proposer à ï Angleterre la cession 
des lies de France et de Bourbon^ comme celle 
de Vile de Tabago^ pour prix d'une alliance 
contre Vempereur, et que INl. de Warville (Bris- 



(97 ) 

sot) proposait, dans le comité diplomatique y la 
cession de Dunkerque et de Calais à la Grande- 
Bretagne, co/72/?2e^a^e de la fidélité de la France 
à remplir ses engagemens. Fous pouvez, ajou- 
tait-il , juger par cet échantillon combien est 
sage et vertueuse la faction à laquelle il appar-^ 
tient. 

Dans une autre lettre du 1 7 mars, après avoir 
parlé du mépris avec lequel M. de Talleyrand 
avait été accueilli à Londres, et de la cause de 
ce mépris, il disait cjue les propositions de ce 
négociateur à double face s'étaient réduites à 
la cession de Tabago, la destruction des travaux 
de Cherbourg ^ et une extension à donner au 
traité de commerce ; demandant à ce prix une 
stricte neutralité en cas de guerre avec Vempe" 
reur. Quel funeste rapprochement à faire ici 
entre les deux missions en Angleterre, du même 
homme, en 179^ et à la suite de i83o! Mais, 
outre la répugnance du roi Georges pour la 
personne du négociateur , pour ses menées se- 
crètes, pour tout ce qui avait trait à la révolu- 
tion^ la proposition de céder Tabago semblait, 
dit Gouverneur-Morris , trop mesquine pour 
séduire M. Pitt^ qui pensait d'ailleurs que la des- 
truction de Cherbourg serait naturellement 
xni 7 



(98) 

opérée par Teffet seul des élémens^ avant que 
les travaux fussent terminés. Puis les colons de 
Saint-Domingue lui avaient déjà fait des ouver- 
tures favorables qui l'engageaient à ne rien 
conclure à cet effet; car il voulait éviter tout ce 
qui pourrait contrarier ses plans relatifs à cette 
riche colonie, dont il méditait l'envahissement 
ou la ruine, en flattant l'aveugle cupidité de 
quelques Français, non émigrés^ mais fugitifs., 
à la tête desquels était l'ex-constituant Ma/owef. 

Le fils du célèbre Ghatam présageait, et il ne 
se trompait pas, que notre révolution amènerait, 
au profit de l'Angleterre, la ruine du système 
maritime et colonial français , et ne s'occupait 
encore, à l'époque des négociations aussi cou- 
pables qu'infructueuses de l'évêque d'Autun, 
qu'à tarir ou détourner le torrent des idées 
perturbatrices dont son pays pouvait d'un jour 
à (kutre être inondé ; ce qu'il parvint à exécu- 
ter avec autant de génie que de succès, en ac- 
croissant immodérément la suprématie politi- 
que de la Grande-Bretagne, travaux herculéens 
qui doivent à jamais illustrer son nom. 

Quant à l'ami des Franklin , Washington et 
Jefferson, qui plus tard éclaira l'Angleterre 
sur les vues secrètes de l'Espagne (lettre à lord 



(99) 

Grenville) et de la Prusse, il écrivait, le 11 août 
1792, que les troupes françaises avaient refusé 
de défendre cette constitution si hautement 
proclamée immortelle par ses auteurs ; que La- 
fayette, obligé de fuir, voyait sa fortune broyée 
sous les roues qu il avait lui-même fait mouvoir; 
que l'étranger était uni contre la France par 
une alliance qui ne pouvait durer; que l'avenir 
était incertain chez un peuple dont le caractère 
ne se manifestait que par une inconstance en^ 
thousiaste. 

Dans une autre lettre , du 2 1 décembre , il 
gémit de voir que le roi le plus bienfaisant g^q 
la France ait eu, à qui l'on n'avait rien à repro* 
cher , soit traité comme un abominable tjran^ 
et traîné devant des juges : Il mourra^ dit-il; on 
interprétera, on falsifiera ses papiers pour jus- 
tifier la fureur quon a élevée contre lui. Il 
voyait que les jacobins ne pouvaient, après tant 
d'injures, chercher une planche de salut que 
dans le meurtre et l'immense complicité du 
meurtre. En effet, il vit mourir ce roi, après 
avoir fait de vains efforts pour le sauver. Quant 
au sort futur de la France, il répétait le 19 octo- 
bre 1793 ce qu'il avait prévu dès 1789 : que la 
terrible tragédie dont il était l'indigné spectar 

t 



( i<^o ) 

teiir n'aurait pour dénoûment qu'un despo- 
tisme militaire. Et lui seul, en Europe, avait 
été illuminé de cette prophétique sagacité qui 
fut justifiée de son vivant; car, mort en 1816, 
il avait vu passer le règne, prédit par lui, d'un 
soldat couronné, comme l'une des nécessités de 
la révolution française ; en avait déploré le des- 
potisme oppresseur comme celui de la conven- 
tion nationale, et en célébra la chute dans un 
discours prononcé à New-York, le 29 juin 1 8i4- 
Nous ne pouvons terminer cet article sans 
rapporter encore ce fragment d'une de ses let- 
tres, écrite d'Hambourg, le 3o décembre j 794, à 
Georges Washington : « La France n'a triomphé 
» que par la sottise de ses ennemis , qui , j'en 
» suis sûr, auraient réussi, en abandonnant l'idée 
w d'un démembrement pour le simple réta- 
» blissement du trône , vigoureusement pour- 
» suivi, à la grande satisfaction des Français; 
» C7\T f ai été en mesure de juger de leur ardent 
» désir de la restauration de leurs princes *. » 
Le régime de la terreur et cette convention 
nationale, qui ne sembla mourir qu'épuisée de 



* I hâve been able to juge they ardently désire the resto- 
ration of their prince. 



( 'o. ) 

crimes, avaient donc bien plus compromis que 
servi la république, quoi qu'en disent les amis 
de la révolution; et les espérances des princes, 
consignées dans leurs déclarations *, n'étaient 
donc pas aussi chimériques qu'on le pense. L'o- 
pinion de l'homme qui avait, de si loin, prévu 
le gouvernement militaire , ne doit pas à cet 
égard être ici à dédaigner. 



NOTE ONZIEME. 

PARTAGE DÉFINITIF DE LA POLOGNE. 

C'est principalement ici que nous avons à rem- 
plir une funeste lacune laissée dans nos Mémoi- 
res (t. II, p. 193 et suiv.), c'est celle relative 
aux affaires de la Pologne ; car ce qui a trait à 
cette espèce de république, avait déjà influé et 
devait influer encore sur les destinées de la 
France et sur celles de l'Europe. 

L'on a vu, dans la note cinquième, que Fré- 
déric-Guillaume donna des éloges à la révolution 

* Voyez la note VilV. 



( I02 ) 

du 3 mai ; qu'elle avait été faite de son aveu et 
sous ses auspices ; qu'il promit même de la sou- 
tenir de sa protection et de ses secours; son 
ministre ayant notifié d'avance à la dièie que 
son maître appelait la nation polonaise à la 
liberté^ à V indépendance ^ et à faire dans sa 
constitution des changemens qui lui Tendraient 
son antique splendeur-, promettant, à cet effet, 
son puissant et sincère appui. Il y a plus , la 
paix de Vienne, qui suivit de près les conféren- 
ces de Pilnitz, avait eu pour objet, non seu- 
lement la garantie respective des possessions 
des deux couronnes de Berlin et de Vienne 
contre toute attaque extérieure , comme contre 
tous troubles intérieurs; mais trois articles se- 
crets portaient : i^ reconnaissance de l'indivisi- 
bilité et de l'indépendance de la nouvelle consti- 
tution polonaise ; 2° accord à l'amiable à prendre 
sur rétablissement de la fille de l'électeur de 
Saxe , avec déclaration qu'il ne lui serait pro- 
posé pour époux aucun des princes de Prusse 
ou d' Autriche ; 3° promesse par les deux cours 
d'employer leurs bons offices pour faire adopter 
ces stipulations par le cabinet de Saint-Péters- 
bourg. Tout devait donc inspirer aux Polonais 
la plus entière sécurité, et elle eût peut-être été 



( io3 ) 

justifiée par les événemens, si Léopold, qui 
désirait sincèrement la paix et ne voulait pas 
voir la Russie accroître sa puissance, avait joui 
d'une plus longue existence ; mais Catherine II 
parvint, à force de menées sourdes, à détacher 
Frédéric-Guillaume de la politique que jus- 
qu'alors il avait suivie; elle parvint aussi, après 
la mort de Léopold , à influer sur la politique 
autrichienne, moins pacifique sous le nouveau 
règne qu'elle l'avait été sous celui qui venait 
de cesser. Et, en poussant les deux grands états 
germaniques contre la France, elle devenait 
entièrement libre de diriger ses vues ambitieu- 
ses vers la conquête de la Pologne , dont elle 
déterminait ces deux puissances à abandonner 
les intérêts, en les leurrant d'avantages plus ou 
moins illusoires. 

Déjà rélecteur de Saxe, qui connaissait mieux 
que le gouvernement polonais le jeu encore 
voilé delà politique des trois cours limitrophes 
de la république, avait, dès le 23 octobre 1791, 
fait répondre à la notification qui lui était don- 
née de son élection au trône, à la mort de 
Stanislas-Auguste, par une note du comte de 
Loss ^ dans laquelle, en exprimant la recon- 
naissance de son altesse électorale , et l'intérêt 



( 'o4 ) 

qu'elle prenait au bien-être de la Pologne , il 
était dit, qu'après avoir examiné la nouvelle 
constitution , elle avait trouvé dans les lois fon- 
damentales diuers articles qui lui semblaient 
exiger des éclaircissemens préalables ; qu'à cet 
effet il serait convenable de nommer de part et 
d'autre une commission pour lever les difficul- 
tés qui s'opposaient à sa résolution. Le prince 
Czartoryski fut donc envoyé pour conférer avec 
les ministres de l'électeur, qui , après quelques 
mois de discussions, firent à la diète, en avril 1 792, 
une réponse dont voici la substance : « S. A. E. 
» n'acceptera la proposition qui lui est faite 
» qu'aux conditions suivantes : 1° qu'on aura 
» l'assentiment des cours environnantes , tant 
» sur l'hérédité de la couronne que sur la nou- 
» velle constitution ; 2° qu'on fera à cette consti- 
» tuticn les changemens nécessaires pour éviter 
» les troubles; 3° que le serment des troupes 
» serait prêté , non à la nation . mais au roi ; 
» 4° que le roi aurait la sanction des lois et le 
» droit exclusif de déclarer la guerre ; 5° que le 
» roi, et à son défaut la reine , auraient seuls la 
» direction de leducation du prince royal; 
» 6° que le droit héréditaire appartiendrait aux 
«princes saxons à l'exclusion des princesses; 



( io5) 

)) 7° que l'exécution préalable de toutes ces 
» dispositions deviendrait la condition expresse 
» de l'acceptation de son altesse électorale. » 
C'était refuser avec tous les égards dus à la na- 
tion qui l'avait élu, et éviter de choquer les vues 
de la Russie ou de ses alliés. 

Ce refus était aussi de nature à inspirer de 
vives craintes à la diète; une funeste catastrophe 
allait probablement avoir lieu , le roi seul l'avait 
prévue sans pouvoir ni la prévenir, ni parer à 
ses effets. Sa position et celle de l'état deve- 
naient d'autant plus critiques , que l'armée était 
faible , qu'on ne pouvait la rendre imposante 
qu'en armant la bourgeoisie , et qu'il était à 
craindre que celle-ci, une fois armée, ne vou- 
lût et n'eut les moyens alors de s'emparer du 
gouvernement. Il fallait d'ailleurs, et l'orgueil 
national y répugnait , recourir à la demande de 
généraux et d'ingénieurs étrangers que la Prusse 
avait promis; puis les accorderait-elle? On se 
contenta donc de communiquer au cabinet de 
Berlin les moyens de défense qu'on s'était hâté 
de préparer. Et, à la note du 29 avril, Lucchésini 
répondit le 4 mai : « Que S. M. ne pouvait pren- 
)> dre aucune connaissance des réglemens dont 
\) la diète s'occupait , étant étranger à tout ce 



( io6) 

» qui s'y passait. » Enfin, le i8 du même mois, 
la tzarine déclara la guerre , en invitant tout ce 
qu'elle nommait \esbons Polonais^ à se joindre 
aux confédérés de Targowitz qui, dès le i4, 
s'étaient réunis à l'effet de détruire la constitu- 
tion nouvelle. Le roi alors conseilla de se mettre 
en mesure de se défendre; de négocier avec 
l'Autriche, la Saxe, la Turquie et la Prusse; et 
il écrivit, le 3i mai, à Frédéric-Guillaume pour 
s'assurer de ses sentimens : « Au milieu de mes 
» peines, lui disait-il, ce qui me console, c'est 
» que jamais cause ne fut meilleure ni dans 
» le cas d'avoir pour appui un allié plus respec- 
» table et plus lojal aux yeux des contempo- 
» rains et de la postérité. » Mais ce monarque 
répondit, le 8 juin, que la Pologne s'était don- 
né, a son insu^ une constitution qu'il n'avait 
jamais songé à soutenir-, ajoutant, qu'à cet 
égard , ses ministres n'avaient jamais varié. 

Dès le 19 mai, quatre-vingt mille Russes 
étaient entrés en Pologne et y commettaient 
les plus grands désordres. Pour en arrêter le 
cours, Stanislas-Auguste proposa secrètement 
à l'impératrice de lui donner pour successeur au 
trône de Pologne son petit-fils, le grand-duc 
Constantin; il n'obtint aucune réponse et reçut 



• ( I07 ) 

bientôt d'amers reproches et une invitation à 
accéder à la confédération de Targowitz. Il écri- 
vit de nouveau à l'impératrice pour lui rappeler 
la conférence où, sur les bords du Borysthéne, 
elle lui avait promis la tranquillité de la Pologne 
et permis l'envoi de ministres dans les cours 
étrangères , ainsi que l'augmentation de l'armée 
polonaise; il lui disait encore : « Il vous im- 
» porte , madame , d'influer en Pologne et de 
)) pouvoir y faire passer vos troupes sans em- 
» barras , toutes les fois que vous voudrez vous 
» occuper ou des Turcs ou de l'Europe ; il nous 
» importe d'être à l'abri des révolutions conti- 
» nuelles dont chaque interrègne doit nécessai- 
y> rement devenir la cause, en y faisant inter- 
» venir tous nos voisins , en nous armant nous- 
» mêmes les uns contre les autres; il nous faut 
» de plus un gouvernement intérieur mieux 
^ réglé que ci-devant; voici le moment et le 
«moyen de concilier tout cela ; donnez-nous 
» pour successeur, à moi , votre petit-fils Con- 
w stantin; qu'une alliance perpétuelle unisse les 
» deux pays : je n'ai pas besoin de vous dire 
» que les circonstances sont telles, que jamais 
» l'exécution de ce plan n'a pu être plus faci- 
» le. » et il ajoutait : « Accordez nous un ar- 



f 108 ) 

» mîstice, et, j'ose vous le répéter, tout ce que 
» je vous ai proposé sera accepté et exécuté. » 
L'armistice demandé fut refusé par le général 
russe qui ordonnait à tous de se réunir à la con- 
fédération de Targowitz , reconnue par la tza- 
rine comme la seule et légitime Pologne, et 
cette impératrice répondit enfin, le 1 juillet 
(cette correspondance est tout entière en fran- 
çais); dans sa lettre elle repoussait les offres de 
Stanislas-Auguste à qui elle disait : (f Qu'il s'agis- 
» sait de rendre à la république son ancienne 
» liberté » (c'est-à-dire l'anarchie qui la dévo- 
rait et l'affaiblissait), « sa forme de gouverne- 
» ment renversée par la constitution du 3 mai 
w au mépris des pacta conventa , à la stricte 
» observance desquels tiennent les droits de 
» votre majesté à l'obéissance de ses sujets. » 
Et elle ajoute qu'elle soutiendra de tous ses 
moyens la confédération de Targowitz qu'elle 
nomme la plus saine partie de la nation polo- 
naise et fait clairement entendre que le salut 
de l'état tient entièrement à l'accession du roi 
à cette confédération. 

Si , au lieu de porter ses vues sur la maison 
de Saxe, qui ne pouvait rien pour la Pologne, 
la diète eût élu, non \m prince autrichien ou 



( ï<^ ) 

prussien , qui eût eu contre lui les deux autres 
puissances co-partageantes, mais le prince Po- 
temkin, qui convoitait la couronne polonaise, 
elle eût été du moins forte de sa puissance en 
Russie, et plus forte encore de son audacieux 
génie. Peut-être la Pologne aurait- elle alors été 
respectée de ses voisins, dont aucun n'eût craint 
de voir les dépouilles accroître la puissance de 
ses rivaux. Mais l'on n'avait pas su s'attacher cet 
homme, quoiqu'il eût déjà protégé la Pologne, 
et il mourut d'ambition déçue dans le temps 
même où on négociait si infructueusement avec 
l'impuissante et timide Saxe. 

Le roi, voyant s'accroître les désastres sans 
qu'il fût possible d'y porter remède, rassembla 
un conseil composé des maréchaux de la diète, 
des ministres, du prince primat, du vice-chan- 
celier, et proposa , comme seule et dernière res- 
source, la réunion à la confédération rebelle; 
ce qui passa à la majorité de 12 voix contre 7. 
Le roi signa l'acte de confédération, le 24 juil- 
let, a dans l'espérance , disait-il , que les mesures 
» propx)sées par l'impératrice rendront le bon- 
» heur à mon pays. » Or, tandis que la portion 
la plus tumultueuse de la nation accusait le roi, 
dont elle n'avait su ni écouter les avis, ni armer 



(iio) 

le pouvoir, les confédérés semblaient donner 
à ses ennemis des armes contre lui^ en présen- 
tant à sa signature des actes qui pouvaient le 
faire soupçonner d'avoir été d'intelligence avec 
eux; car les auteurs de la constitution du 3 
mai y étaient déclarés rebelles. Ces confédérés 
ôtèrent pourtant au roi le commandement de 
l'armée, livrèrent aux Russes Raminieck , pri- 
vèrent de leur artillerie les troupes polonaises, 
qui, au nombre de vingt-cinq mille hommes, 
furent cantonnées par petits corps séparés dans 
l'Ukraine et la Volhinie, inondées de soldats 
russes qui les cernaient de toutes parts. 

Tout ayant été ainsi préparé, on commença 
à entendre circuler les bruits d'un nouveau 
partage que Zouboff, le favori régnant, dé- 
mentait avec vivacité au nom de l'impératrice 
comme injurieux à son caractère et contraire 
même à ses intérêts, ainsi qu'à son désir de ren- 
dre la Pologne heureuse , en l'arrachant à l'ef- 
fet des intrigues de la Prusse. 

Cependant les chefs de la confédération com- 
mençaient à gémir de la situation dans laquelle 
ils avaient jeté leur patrie, surtout quand, le 
i6 janvier 1793, une armée prussienne entra 
en Pologne, accompagnée d'une déclaration où 



( III ) 

il était dit que « la révolution du 3 mai avait été 
» faite à l'insu des puissances voisines, et avait 
» excité le mécontentement de la nation à qui le 
» roi désire donner des preuves de son affection 
» et de sa bienveillance. » Et l'un des premiers 
acies de cette bient^eillance fut le blocus, puis 
l'occupation de Dantzick. On voulut défendre 
la frontière occidentale et les Russes s'y oppo- 
sèrent. Bientôt parurent (le 25 mars et le 29 
avril ) deux déclarations des cours de Berlin et 
de Saint-Pétersbourg, indiquant les limites 
nouvelles assignées à la république ; pour ga- 
rantir, disait-on, la tranquillité de ses voisins, 
et invitation à rassembler la diète pour s'enten- 
dre amiablement sur ces objets. Le roi, pressé 
de la convoquer, crut devoir écrire à l'impéra- 
trice le 12 mai, pour lui rappeler le refus 
qu'il avait fait jadis de la couronne; trente ans 
de travaux sans succès pour opérer le bien; son 
devoir, qui lui interdisait toute participation 
personnelle aux mesures qui amèneraient le dé- 
sastre de la Pologne; son désir de voir le trône 
occupé par quelqu un plus heureux. Catherine 
ne lui répondit pas, mais lui fit répondre par 
son ambassadeur, qu'elle désapprouvait son 
projet d'abdication , qu'il devait y renoncer, et 



( 'lo 

tenir les rênes de Tétatjusqu^à ce quHl Vait tiré 
de la crise -présente; que ce n'était quà ce seul 
prix qu'elle lui assurerait un sort heureux dans 
la retraite qu'il médite. Cette crise était le nou- 
veau partage qui , par une espèce de dérision , 
était intimé à une diète bloquée par vingt mille 
hommes , sous le titre de ti^aité d'alliance. Ainsi 
pressée, elle opposa néanmoins quelque rési- 
stance que le ministre russe Sivers surmonta par 
l'arrestation des récalcitrans et le séquestre de 
leurs biens : ce qui révolta jusqu'aux auteurs de 
la confédération. Mais le prétendu traité d'al- 
liance^ passé, à la pluralité de soixante-treize 
voix contre vingt, dans une diète dont les 
membres ne pouvaient entrer ou sortir que par 
la permission du ministre russe qui la faisait 
très étroitement garder, et dont il avait dit en 
parlant du roi et des sénateurs : ^ Je les tiendrai 
» couchés sur la paille jusqu'à ce qu'ils aient 
» exécuté mes volontés, » fut signé le 2 3 juil- 
let, comme seul moyen d'éviter de plus grands 
et inévitables malheurs, comme dans l'espé- 
rance illusoire , d'être affranchi , par des ces- 
sions à la Russie, de celles que demandait le 
roi de Prusse; mais il les exigea dés le lende- 
main 24, et il fallut accueillir ses prétentions , 



(1.3) 

que secondaient les tyranniques efforts du mi- 
nistre russe. 

Cette seconde spoliation ne pouvait être que 
le prélude d'une troisième et définitive qui fe- 
rait disparaître, momentanénaent du moins, 
jusqu'au nom polonais; car, d'une part, l'irrita- 
tion était générale, et les craintes qu'elle pro- 
duisait de l'autre devaient, toute ambition à 
part, faire désirer ai*x cabinets spoliateurs d'en 
effacer les traces. Il y a plus : l'Autriche, qui avait 
dû, mais n'avait pas pu obtenir, aux dépens de 
la France, un équivalent des accroissemens de 
territoire que le second partage procurait à la 
Russie et à la Prusse , allait elle-même y pren- 
dre part. Avant donc d'entrer dans les détails 
relatifs à la campagne de 1793, nous croyons 
devoir terminer ici ce qui a trait aux affaires de 
Pologne; ce qu'on va lire se liant nécessaire- 
ment à ce que nous venons d'exposer. ^iv- 

Iglstrom, qui commandait les Russes, exigea, 
de la part de Catherine , la réduction du peu 
de troupes que la Pologne conservait encore. 
Cette exigence injurieuse excita leur indigna- 
tion, et les principaux émigrés polonais, qui-, 
avaient sollicité vainement l'appui de la Tur- 
quie, de l'Autriche et même de la France , cher- 
XIII. 8 



( 'i4) 

obèrent à en profiter pdiir rknliiî^i' le zèle 
patriotique de leurs concitoyens; le ministre de 
Sti^dè , ba^oh de Toll, les invitait à secouer le 
jl)iig^ et Uut pfornettait même des secours; Ma- 
ladîhsld avait déjà levé Tetendard en mars 1794. 
Rdsciusko,' rentré dans sa patrie, en signa 
l'acte à Cmcovie le ^4 toars, et, en qualité de 
gériéralissinie, battit avec quatre mille bom- 
mes, dbnttîWë partie ne ^e cornposait que de 
paysans armés ^e faux, plusieurs corps russes. 
A 'Fouie de 'se^ succès, Pinèurrection s'étendit 
a^c^ râ'pidité. ïglstro'Ai, redoutant un souïève- 
nSeril a Varsovie , cîevait , le 1 8 ayril , désarmer 
la garnison polonaise, faiï-e main-basse sur 
cëu^^qïiîs'y ofipbsëraîêfit^, et fa'frt mettre même 
lé fei'iïcYn^ âfver^ quartiei^s ^é'^ïâ ville pour dé- 
tourîter ï'àtfèntiôfi dés hâbïtahs et faciliter Ten- 
lèvemënt du roi; mais il fut prévenu, et le 17 
éclata un sôulèvemeilt; général qiii se prolon- 
gea jusqu'au lendemattï' s6ir, bùli 'tranquillité 
fitt^'i-établie 'àf t-ès î'expul^3n^i^^^ Rosses et de' 
leSF^g^riéfal, qui ne put réùriir au camp pru^^ 
sî"en qïï6' deux cent cinquante bommes , laissàti^ 
dans sa fuite six mille morts, trois mille pfH'' 
sônniers et cinquante pièces de canoiif"'' .'i^invr, 
'Nous ne ^iv!rons pas icr le cours des gigaii- 



( "5) 

tesqiies exploits de Kosciusko contre quarante 
mille Prussiens et un plus graiicl nombre de 
ftusses : exploits immortels qui eurent. pour 
terme fatal la sanglante bataille de Maciéjbwice* 
où, le lo octobre, le héros polonais fut blessé 
et fait prisonnier. 

Nous ne parlerons pas davantage de l'ef- 
froyable boucherie de Praga, jçjui^mit un terme 
à l'existence de la Pologne, ni du roi, qui alla 
terminer ses jours à Saint-Pétersbourg. Il ré- 
sulta des trois partages de 1 772 , 1 793 et 1 795 , 
que la moitié de laPolognepassasousle sceptre 
russe, et que l'autre moitié fut inégalement par- 
gée entre la Prusse et l'Autriche , dont la pre- 
mière eutYarsovie et l'autre Cracovie. La France, 
qui, par ses agens révolutionnaires, et princi- 
palement sous le ministère de DumoUriez, avait, 
en T792, engagé la Pologne dans une périlleuse 
révolution, qu'elle refusa plus tard de secou- 
rir, comme trop peu démocratique, en retira 
du moins l'avantage de diviser les forces agres- 
sives des ennemis qui l'attaquaient; mais la 
puissance de ces mêmes ennemis s'accrut dou- 
blement, et par l'extensioji de leur territoire, et 
par un lien de complicité entre les co-parta- 
geans : lien qui pouvait bien parfois se relâ- 

8* 



( i«6) 

cher, sans pouvoir entièrement se rompre, 
puisqu'il était formé par un intérêt commun 
de conservation. Enfin , le partage définitif de 
cette belliqueuse Pologne enlevait à cette in- 
grate France le plus fidèle de ses alliés. 

■ ■• ':\'u.a ^■' 

NOTE DOUZIÈME. 

ÉVÉNEMENS POLITIQUES UE 1702 À LA. PAIX 
DE BALE. 

Nous venons de contempler , dans les con- 
vulsions de son agonie sociale, cette nation ja- 
dis si puissante et constamment héroïque, sur 
laquelle plusieurs des princes de la dynastie 
capétienne avaient régné. Jean Casimir lui avait, 
dès 1668, annoncé que l'affaiblissement du 
pouvoir royal , qu'alors il abdiquait, amènerait 
l'envahissement du territoire polonais par les 
Moscowites , les Autrichiens et les Prussiens. 
Cette triste prophétie venait , après plus d'un 
siècle, de se réaliser. Une utile réforme Feùt 
prévenue , faite dans un temps calme et avant 
l'extension de puissance acquise par les trois 



( "7 ) 

états limitrophes; mais devenait périlleuse à 
une époque où toute révolution , quelque sage ^ 
qu'elle parût, pouvait conduire à l'anarchie et 
en faire un foyer dangereux pour les états ab- 
solus environnans. 

Certes , une ambition active dans ses princi- 
pes, perfide dans ses moyens, prépara et exé- 
cuta ce grand forfait politique. Mais de vives 
craintes , et qui , peut-être , n'étaient pas sans 
fondement raisonnable, hâtèrent probablement 
cette catastrophe , d'autant que des agens révo- 
lutionnaires ne cessaient d'agiter les esprits in- 
flammables des Polonais. Ici nous n'accusons 
ni n'excusons ; nous rapportons seulement ce 
que nous ont dit, dans toute la sincérité de 
leurs âmes, de vieux ministres de Catherine 11, 
dont les imaginations étaient encore frappées 
de ces terreurs de jacobinisme qui les avaient 
agités lors de la constitution du 3 mai. Passons 
maintenant aux événemens militaires et politi- 
ques qui suivirent la retraite de Champagne. 

Dumouriez , vainqueur de ses adversaires , 
moins par les armes que grâce aux riches dé- 
pouilles du garde-meuble de la couronne, rem- 
porte bientôt la victoire de Jemmapes, où le 
général autrichien ne voulut point employer 



( "8) 

activement le corps émigré , commandé par le 
duc de Bourbon , et n'avait pu être joint par la 
division du général Brown , qui n'exécuta que 
lentement et à regret l'ordre du duc de Bruns- 
wick, de se rallier à l'armée du duc de Saxe- 
Teschen; craignant que ce ne fût là qu'un nouvel 
acte de perfidie de la part des Prussiens , qu'il 
voyait se retirer paisiblement et sans être à 
peine suivis : retraite dont il ne pénétrait pas la 
cause et qui donnait une force plus intense à la 
haine nationale, ferment de division entre les 
deux peuples et qui nuisait aux succès de leur 
alliance. 

Nous ne répéterons point ici ce que nous 
avons dit , tomes deux et trois de nos Mémoi- 
res, sur les campagnes de 1793 et 1794^ durant 
lesquelles les armées françaises , secondées dans 
leur défensive par les intelligences qu'elles s'é- 
taient procurées au sein des conseils mêmes de 
l'ennemi, no commencèrent cependant à obte- 
nir de grands succès qu'en insultant leurs flancs, 
d'après les inspirations de Pichegru , préférable- 
ment au système de Carnot, qui voulait diriger 
toutes les attaques sur leur centre. Mais la nature 
de la guerre devint plus complexe, depuis que 
la faction qui décida la rupture avec l'Autriche 



("9) ' 

était parvenue à rompre également avec l'An- 
gleterre et la Hollande, qui, l'une et l'autre, 
eussent , si l'on en croit les rapports de Maulde, 
faits aux jacobins dans leurs séances des 8 et 
9 mars lyyS, reconnu la république française: 
rupture dont le général Dumouriez fut aussi 
peiné qu'étonné; ce qui dément le grand projet, 
dont il parle dans ses Mémoires , de la forma- 
tion d'un état indépendant composé de la réu- 
nion de la Hollande et de la Belgique. Mais ce 
qu'il est à remarquer, durant les cours de ces 
deux campagnes, c'est que la reddition de Valen- 
ciennes avait été due en partie aux royalistes. 
Ils correspondaient avec l'armée, et ameutèrent 
plusieurs fois les femmes , à la tête desquelles 
était M'"^^ Levavasseur; après la capitulation, 
ils administrèrent au nom de Louis XVH, 
jusqu'au jour où l'empereur François, arrivé 
en Belgique, fît substituer le drapeau impérial 
au drapeau blanc, qu'on arbora d'abord. Mais, 
dés lors, ils se retirèrent tous, et ce parti, qui ne 
favorisait l'étranger qu'en faveur du roi, cessa 
de lui prêter assistance. La politique autri- 
chienne changea bientôt de direction; elle ne 
pouvait espérer la conservation de la Belgique, 
ni la couvrir par une ligne des places prises sur 



( 120 ) 

la France ; elle négocia donc, pour être dédom- 
magée et de la perte de ces provinces, et de 
celles d'une part en Pologne, équivalente à 
celles obtenues par la Russie et la Prusse. Ses 
vues sur la Bavière se réveillèrent alors , et le 
cabinet de Vienne entama des négociations se- 
crètes avec Robespierre, dont la puissance lui 
semblait solidement établie. Les comtes deMer- 
cy-d'Argenteau et de Trotzmendorf se croyaient 
déjà sûrs d'une paix avantageuse : aussi les dispo- 
sitions pour l'évacuation de la Belgique étaient 
déjà faites quand le dictateur révolutionnaire dis- 
parut de la scène qu'il avait si horriblement en- 
sanglantée : ce qui fit dire au baron de Thugut : 
a Quel malheur pour nous que M. de Robes- 
» pierre soit mort ! » 

Mais les menées du cabinet autrichien étaient 
surveillées par un clairvoyant observateur: c'é- 
tait ce même Guillaume Dohm , dont nous 
avons parlé dans la note neuvième. Cet habile 
explorateur, envoyé à Bruxelles par le cabinet 
de Berlin, y pénétra les vues de l'Autriche, et sut 
exactement ce qui avait été stipulé entre les deux 
puissances belligérantes; ce qui disposa bientôt 
la Prusse à conclure elle-même un traité avec la 
république française. La mort de Robespierre 



( 121 ) 

n'avait pas entièrement rompu les négociations 
secrètes qui se renouèrent à Seltz et à Rastadt, 
où Dohm se retrouva encore pour les surveiller 
et en dévoiler les mystères. 

Pour ce qui a trait à la paix de Baie , signée 
en avril 1 795 , elle ne précéda que de peu de 
mois celle qui mettait un terme à l'existence 
de la république polonaise. Par un reste de 
pudeur, le cabinet prussien , qui venait de con- 
clure un traité avec l'Angleterre pour lui fournir 
des troupes, qui avait touché la moitié du subside 
stipulé , puis rappelé le corps d'armée déjà en 
marche , voulut du moins chercher à justifier 
la conduite qu'il avait tenue depuis 1792 : aussi 
parut-il une apologie semi-officielle en décem- 
bre 1795, sous la rubrique de Berne, avec cette 
épigraphe : nusquam tuta fides, et intitulée 
Fragment de la campagne de 1792, ou anecdo- 
tes et réflexions relatives à la retraite du roi de 
Prusse dans les plaines de la Champagne^ et à 
Vin{>asion de la Belgique par Dumouriez. S'il 
faut en croire l'auteur de cet opuscule anonyme, 
la retraite dont il est ici question ne fut ni 
l'effet d'une lettre de Louis XVI ni des trésors 
donnés ou promis à Frédéric-Guillaume. Selon 
lui , Malesherbes, Tronchet et de Sèze ont nié 



( 1^2, ) 

formellement l'existence de la lettre , sur la pa- 
role de leur client: si l'on avait acheté la retraite 
du roi de Prusse, y est-il dit, on aurait acheté 
son entière défection; et il est à remarquer qu'il 
n'a quitté les armes que plus de deux ans après. 
Il ne reste donc à l'auteur du Fragment, pour 
expliquer et motiver cette retraite, que les intri- 
gues deDumouriez, et les torts que, selon lui, 
s'imputèrent mutuellement les deux puissances 
assez mal coalisées. Voici la substance des con- 
jectures de l'anonyme. Réduit au rôle secondaire, 
gêné par la présence du roi de Prusse, le duc de 
Brunswick ne s'étudiait pas à faire disparaître 
des distinctions dont s'offensaient les généraux 
autrichiens employés en seconde et troisième 
ligne. De leur côté , le roi de Prusse et le duc, 
qui réservaient à l'armée prussienne l'honneur 
de l'expédition, s'indignaient de voir l'Autriche, 
plus directement intéressée, ne concourir à la 
guerre qu'avec des forces très modiques. Adroit 
à saisir ces dispositions , Dumouriez comble 
d'éloges le roi de Prusse et les Prussiens, pro- 
digue l'outrage aux Autrichiens et aux émigrés, 
poursuit mollement l'armée prusienne qui se 
retire , réserve tous ses efforts contre les au- 
tres, et annonce dès lors l'époque où il sera 



( '«3 ) 

maître du Brabant; les alliés s'entr'abhorrent, 
et les émigrés sont dépouillés et repoussés. 
C'était pour le 21 septembre que la bataille 
avait été résolue. Glairfayt, désespéré d'y voir 
substituer un ordre de retraite , offre de sou- 
tenir seul le combat aveô ses troupes et les 
émigrés; le duc de Brunswick s'y refuse. Glair- 
fayt demande alors à voler au secours de la faible 
division autrichienne que commandait l'archi- 
duc Albert, et qui, mise à découvert par cette 
retraite , ne pouvait plus défendre la Belgique; 
même refus. Chacune des deux armées alliées 
avait dans son conseil des officiers chargés de 
la confiance du chef de l'autre armée. La veille 
de la bataille de Jemmapes, Beaulieu, qui com- 
mandait une sous-division à Tournay , vint voir 
les préparatifs de l'archiduc, lui dit qu'ils se- 
raient insuffisans contre un ennemi trois fois 
plus fort et à qui les sacrifices ne coûteraient 
rien ; il répondit d'enlever les batteries enne- 
mies , si on voulait lui confier quatre mille 
hommes. Staray, consulté, approuva ce projet, 
et dit qu'il se ferait honneur d'en partager 
l'exécution; Clairfayt le jugea possible; l'archi- 
duc, irrésolu, en fut détourné par les officiers 
prussiens. On connaît les résultats de la ba- 



( '24 ) 

taille. Ici , l'anonyme remonte au traité de Pil- 
nitz ; il voit le roi de Prusse vouer franchement 
ses trésors et ses soldats au secours du roi de 
France, TAutriche tergiverser, soutenir les 
émigrés et les repousser, croire tour à tour 
Louis XVI libre et captif, reconnaître la con- 
stitution de 1791, attendrel'invasion pour n'agir 
encore que faiblement, n'envoyer que vingt- 
deux mille hommes , ne tenter aucune diversion 
vigoureuse , perdre les années en fausses com- 
binaisons; et l'auteur prétend que si l'archiduc, 
au lieu de s'arrêter à brûler le faubourg de 
Lille, eût tenté de pénétrer par les Ardeunes, 
Dumouriez n'aurait pu garderies défilés de l'Ar- 
gonne; Rellermann arrivait trop tard, et le roi 
de Prusse marchait sur Paris. Parvenu à la paix 
conclue entre la Prusse et la France , l'anonyme 
annonce que des personnes dignes de foi ont 
eu connaissance de l'article suivant d'un Mé- 
moire particulier remis au cabinet de Vienne 
au nom du roi de Prusse. Après avoir exposé 
tout ce que la Prusse a rendu de services dans 
le cours de cette guerre pour la défense de 
l'empire, la reprise de Mayence , les revers 
éprouvés, les pertes qu'ont souffertes ses ar- 
mées , la distraction puissante , causée par l'in- 



( 125 ) 

surrection de la Pologne, répuisement de ses 
trésors, les maux de tout genre qu'entraînent 
des opérations militaires, si vives, si multi- 
pliées, on ajoutait : « Quel était le but direct 
» de la convention de Pilnilz et de Tassociation 
» des deux principales puissances de l'Allema- 
» gne ? N'était-ce pas le rétablissement de la 
» monarcbie française dans son intégrité? S. M. 
)) prussienne ne s'y est-elle pas portée avec tout 
» le zèle qu'on devait attendre de sa loyauté ? 
» NVt-elle pas dû être surprise de voir son 
» allié dévier de ses intentions primitives , et 
« paraître s'en occuper moins que du projet de 
» faire des conquêtes et de s'enrichir de dé- 
» pouilles d'opprimés? Dans cette hypothèse, 
» S. M. prussienne a dû prendre un intérêt 
)j moins vif à l'état politique , au gouvernement 
«intérieur de la France, et préférer à tout autre 
» soi n celui de délivrer ses propres sujets du 
» fléau de la guerre. « 

L'assertion que si on avait acheté la retraite 
diL roi de Pr Lisse , Fan aurait acheté son entière 
défection , tombe totalement à faux, car ce fu- 
rent ses entours et non pas lui qui se laissèrent 
corrompre , tandis que ce prince ne put être 
décidé à la retraite que par l'assurance solen- 



( lati ) 

nelle que la tète de Louis XVI serait respectée. 
Il n'était donc pas plus accusable d'une lâche 
cupidité que ne put l'être l'empereur germani- 
que François, en raison de la reddition, au prix 
de six à huit millions, des quatre places qui 
avaient fait perdre à ses troupes tant de sang 
et de temps; car, lorsque le constitutionnel Car^ 
not vint se vanter, comme nous le rapportons, 
t. 3, p. 72, des moyens révolutionnaires em- 
ployés pour les faire rendre à leurs comman- 
dans , il n'eût pas osé avouer que ce n'était pas 
la crainte , mais l'or , qui en avait ouvert les 
portes. ïallien, plus franc, n'en fit pas mystère 
au rédacteur de ces notes quand il lui dit : « Les 
» Prussiens ont été bien chers, mais les Autri- 
» chiens ne nous ont coiilé que six à huit mil- 
j) lions. » 

Au reste , les intrigues du cabinet de Vienne, 
qui finit par en être la dupe , n'étaient pas alors 
les seules qui fussent ourdies avec Robespierre; 
c'était une paix avantageuse qu'il en espérait; 
et c'était le trône de France que Monsieur^ 
titré, mais non reconnu régent^ lui demandait, 
dans une correspondance dont les traces exis- 
tent encore, quelque soin que ce prince se soit 
donné pour la faire disparaître. II gémit donc 



( 1^7 ) 

tout autant que le baron Thugut , de la mort dii 
isanguinaire despote populaire qui, depuis deu^ 
mois, songeait à consolider l'existence de son 
pouvoir, en faisant, comme César-Auguste , ces- 
ser les supplices et ouvrir les prisons , mais qui 
rencontra un obstacle invincible à ses vues am- 
bitieuses dans les jalousies inquiètes de ses 
complices. 

Ne terminons pas cette note sans citer deux 
fait^ qui illustrent ou honorent des hommes 
placés dans des catégories bien différentes. 
Menin, place démantelée par l'empereur Josepli, 
sans artillerie, ^àrdëé par une garnison faible 
sous les ordres ffti gétiérai hanovrien Hamét»'-^ 
stein , avait été , ^e 16 avril ï 794, investie par 
vingt mille hommes; le commandant propose 
de capituler, à condition d'emmener avec lui dé 
trois à quati'e cent^ émigrés du régiment de La 
Châtre : on ^'y t^efase ; il déclare alot's être d<é- 
terminé à s'ensevelir sous lés ruines de la plaèè.' 
H. de Vilaines, chef des énîigrés, dit alors ail' 
général que c'est à lui et aul siens de lui ouvrir' 
une voie de retraite; sort avec ëu^, 'surprehii 
les assiégeans, tue quatorze cents d'entre eux, 
enlève le général Lacour^ ïà'ëaisse militaire,' 
tl^éize canons , dont on ii'eh j^eut atteler qafe 



( '^8) 

trois; dégage Hamerstein, et fait rarrière-garde 
de la garnison en retraite , après avoir perdu 
un tiers des siens : trait le plus héroïque 
d'une guerre qui devait en produire un si grand 
nombre ! 

Voici l'autre trait : la convention nationale avait 
lancé un décret ordonnant qu'il ne serait pas fait 
de quartier aux Anglais; et Moreau hésitait à le 
publier; pressé enfin de le mettre à l'ordre du 
jour, il s'y résout, mais ajoute : Tai trop de con- 
fiance en V honneur français pour croire qu'un 
tel décret soit exécuté. Au moment où cet ordre 
allait paraître, arrive le représentant du peuple 
Richard; le général le lui montre : « C'est bien, 
» dit le conventionnel; mais vous jouez votre 
» tête, et je ne puis la défendre qu'en hasardant 
» aussi la mienne : peut-être ma popularité nous 
» sauvera-t-elle tous deux. » Et il fut écrit et si- 
gné par lui au bas de l'ordre du jour : Approuvé. 
Pour leur bonheur et celui d'un grand nombre 
de victimes désignées, Robespierre tomba, et 
ils conservèrent, à l'abri de tous dangers, l'hop- 
i|i^ur de leur courageuse conduite. 

^Durant ces trois remarquables années, la 
Pologne avait disparu , la Belgique avait été 
évacuée; la Vendée, Lyon et Toulon, soumis ; un. 



( Ï29 ) 
nouveau goiiveriiemeiit établi après la mort de 
Robespierre; la France triomphait de toutes 
parts, et par les armes et par des traités; mais 
l'incertitude de l'avenir faisait déjà naître avec 
l'Espagne des intrigues secrètes que nous au- 
rons plus tard à dévoiler. 



NOTE TREIZIEME. 

ÉVÉJNEMENS POLITIQUES ET MILITAIRES DE I796. 

La campagne de Claîrfayt, en 1795, avait été 
brillante; les intrigues secrètes qni nuisirent au 
succès de celle de 1794 venaient d'être décou- 
vertes, comme nos Mémoires le prouvent ( t. III, 
p. 269), et le héros belge disparaissait sous 
ses lauriers, pour faire place, par sa retraite de 
l'armée, au prince Charles , son digne succes- 
seur. Nous allons donc mettre à l'écart les cam- 
pagnes d'Italie , qui commencèrent la haute 
fortune de Bonaparte, et dont on pouvait suivre 
les premières opérations sur les cartes et les mar- 
ches des campagnes du maréchal de Maillebois, 
n ayant rien à ajouter ici au tableau qui en a été 
xin. 9 



( i3o ) 

tracé dans ce même et troisième volume. Quant 
aux opérations militaires en Allemagne, décrites 
page 382 et suivantes, nous devons citer d'abord 
l'opinion de Napoléon, qui, dans les Mémoires 
dictés à Sainte-Hélène , et publiés par le général 
Gourgaud, en parle ainsi (t. I, p. i53 et i54): 
« Jourdan marcha sur le Mein, s'empara de 
» Wurtzbourg, et prit position sur le Rednitz, sa 
« gauche appuyée au débouché de la Bohême, 
» tandis que sa droite débouchait sur la vallée 
» du Danube. L'armée du Rhin, commandée par 
» Moreau , partit de Strasbourg , traversa les 
» montagnes Noires et le Wurtemberg, passa le 
» Lech et entra en Bavière. Pendant que ces 
» deux armées manœuvraient sous deux géné- 
» raux indépendans l'un de l'autre, l'armée autri- 
» chienne, réunie sous l'archiduc Charles, se 
» centrahsa sur le Danube , et se trouva placée 
» entre les armées françaises, dont elle parvint 
» à empêcher la jonction. L'archiduc battit Ber- 
» nadotte, qui commandait la droite de l'armée 
» de Sambreet Meuse, l'accula à Wurtzbourg, 
» et enfin le jeta au-delà du Rhin. L'armée du 
» Rhin demeura spectatrice de cette marche, et 
» ce fut trop tard que Moreau ordonna à la di- 
» vision Desaix de passer sur la jîve gauche du 



( i3i ) 

» Danube, pour secourir Jourdan. Ce défaut de 
» résolution du général de l'armée dùRhin obli- 
gea bientôt cette armée à se mettre en retraite. 
» Ainsi l'armée autrichienne, en nombre très 
)) inférieur aux armées françaises réunies, fit 
» échouer, sans aucune bataille générale, le plan 
)> de campagne des Français, et reconquit toute 
» l'Allemagne. » Telle est , sur cette retraite si 
vantée du général Moreau, l'opinion du plus 
grand capitaine de notre âge. Mais pour forti- 
fier cette juste opinion, il faut lire le Traité de 
Stratégie^ appliqué aux mouvemens militaires 
de 1796, ouvrage où le prince Charles parle 
avec autant de vérité que de modestie d'une 
campagne où il acquit une gloire immortelle, 
signalant ses propres fautes comme celles de ses 
adversaires , dans cet écrit, qui doit éternelle- 
ment être le bréviaire des gens du métier. 

Il aurait pu, au lieu de s'acharner au siège du 
fort de Rehl, où il perdit dix mille hommes et 
une fin de campagne qui pouvait être décisive, 
marcher avec une partie de son armée victo- 
rieuse vers l'Itahe, où il eût facilement fait avor- 
ter la gloire et la fortune d'un général, peu connu 
alors, et qui devait un jour et long-temps de- 
venir le dominateur de l'Europe. Mais un faible 

9* 



( »30 

et cupide intérêt Ten empêcha. L'Autriche, qui 
tirait dix millions de subsides des états sur la 
rive droite du Rhin, ne se les croyant assurés 
qu'après la prise de cette bicoque , immola à 
des vues aussi étroites l'avantage certain du plus 
utile et du plus éclatant des triomphes. Quant à 
la réputation européenne acquise par Moreau 
( page 471 ) ) ^^1^ i^'^ pour base que la vanité 
française, l'ignorance des faits, et la comparai- 
son que l'on fit plus tard, par esprit de parti, 
entre la conduite de ce général en 1796 et celle 
d'un homme qui, bien qu'il lui fut très supé- 
rieur, ne sut jamais exécuter un mouvement ré- 
trograde ; car ses trois seuls mouvemens de ce 
genre ne furent que des fuites personnelles, sans 
l'ombre de dispositions prises pour le salut de 
ceux qu'il abandonnait. 

Nous ne devons pas omettre ici ce qui a trait 
au traité de Sainl-Hildefonse (t. IIÏ, p. 4o6). 
Gouverneur-Morris écrivait à cet égard, en date 
de Vienne, du 11 décembre 1796, à lord Gren- 
ville : « Je ne crois pas devoir quitter cette ville 
» sans vous faire parvenir les informations que 
» je viens de recevoir; c'est que le leurre era- 
» ployé par le gouvernement français pour dé- 
» terminer l'Espagne à vous faire la guerre, est 



( i33) 

» la promesse de placer le second fils du roi 
» (don Carlos) sur le trône de France , notions 
» qui coïncident avec celles que j'avais déjà 
» précédemment recueillies; j'ai tout lieu de 
» croire qu'elles n'ont point échappé au cabinet 
» de Berlin. » En effet, ce cabinet, qui avait été 
leurré du même espoir, semblait inquiet, et 
Morris , qui le regardait comme incapable de 
soutenir seul deux campagnes, le peignait, dans 
une lettre précédemment adressée au même 
ministre britannique, comme ayant été enivré 
d'ambition usurpatrice sous une succession de 
princes rapaces (rapacious princes), enclins à 
V envahissement. ( Ces notions si précieuses 
étaient aussi une des lacunes de nos mémoires.) 
Il instruisait encore lord Grenville , par une 
lettre de Dresde, du 3i janvier 1797, de la cor- 
ruption qui assiégeait le cabinet de Vienne, au 
point que tout ce qui se passait de plus se- 
cret , dans le conseil autrichien , était à l'instant 
connu du gouvernement français. 

Une pièce peu connue, et qui fût demeurée 
sans importance, s'il n'y avait pas eu de restau^ 
ration française, mais qui en acquiert par cet 
événement, alors si éloigné et si imprévu , c'est 
la déclaration du prétendant au moment où le 



( i34 ) 

jeune prince fils de Louis XVI mourut au 
Temple, le i^^ juin 1795. Cette pièce, qui 
prouve combien peu le succcesseur légal de 
Louis XVII connaissait la France , telle qu'elle 
était devenue par l'effet d'une révolution dont 
il avait lui-même fécondé les germes, était datée 
de la première année de l'échéance du droit 
héréditaire, qu'il ne voulait ni ne devait abju- 
rer; ce qui, plus tard, lui fut bêtement reproché, 
quoique , indépendamment du principe sur 
lequel il s'appuyait, il eût pour précédent la 
conduite de Henri IV, contre laquelle personne 
ne réclama ni ne pensa même à réclamer. Dans 
cette déclaration , après avoir fait remarquer 
la coïncidence de sa position avec celle de 
Henri IV, et tracé le tableau des erreurs qui 
compromettaient le salut de la France , il dit 
qu'il faut rétablir ce gouvernement qui fut ^ 
pendant quatorze siècles ^ la gloire et les délices 
des Français^ comme si les élémens en existaient 
encore. Il ajoute : Ce que Louis XVI na pu 
faire^ nous V accomplirons ; réclame contre ceux 
qui le peignent comme un vengeur irrité; ac- 
corde toute absolution au repentir; et, répétant 
ce qui avait été dit en son nom dans la lettre de 
M. de Galonné, il livre les coupables à leur cou- 



( i35) 

science^ en n'en exceptant que les meurtriers 
du roi et de la reine; écarte toute idée de ven- 
geance particulière, et dit: Qui oserait sevenger^ 
quand votre roi pardonne? Il promet cepen- 
dant w^ç^ fermeté égale à sa clémence^ ne regar- 
dant d'ailleurs son avènement que comme l'objet 
de souvenirs douloureux , de travaux et de 
peines^ mais non comme celui d ambition et de 
jouissances ; promettant encore de n'oublier 
jamais V inébranlable fidélité des armées catho- 
liques et royales. En envoyant au chef vendéen 
Charrette cette déclaration, si peu en harmonie 
avec le temps où elle fut publiée, il lui annon- 
çait son désir de se réunir à lui; se plaignait de 
ce que le gouvernement anglais ne le lui per- 
mettait pas; faisait naître une polémique entre 
M. de Monthion et M. de Galonné sur le réta- 
blissement de cet ancien gouvernement, dont 
les bases étaient broyées et les étais brisés pour 
jamais. 

A ce ridicule politique il en joignit un autre 
contre les convenances, en faisant notifier à 
toutes les puissances européennes, avec l'an- 
nonce de son avènement qui ne les intéressait 
point, celle de sa rupture avec la grande dame 
qu'on disait être sa maîtresse : véritable sine-» 



( i36 ) 

cure dont il était indécent de rappeler le sou- 
venir. 

Il espérait d'autant plus à cette époque mon- 
ter de fait sur le trône que le prince de Condé 
entretenait alors des relations avec le général 
Pichegru ; mais ce prince, à qui l'on avait in- 
terdit, en 1792 , tout établissement possible sur 
la rive française du Rhin , se trouvant sous les 
ordres des généraux autrichiens^ ne pouvait ni 
faire un pas sans leur aveu ni les mettre dans 
sa confidence sans éveiller l'ambition du cabi- 
net de Vienne , qui eût exigé l'occupation des 
places fortes d'Alsace , chose qui aurait rendu 
toute négocia lion impossible ; car Pichegru vou- 
lait travailler pour la France et non contre elle. 

Certes, le grand Condé eût vaincu tant d'ob- 
stacles en traversant le Rhin à la tête de ses 
braves ; mais celui dont il est ici question , in- 
trépide dans les combats , devenait faible dès 
qu'il s'agissait de prendre une grande détermi- 
nation. A l'ardeur belliqueuse près, il en était 
de même de Louis XVIII, qui, voulant paraître 
avoir été outrageusement chassé du territoire 
vénitien , quand sa sûreté personnelle l'exigeait, 
se trouvait alors à l'armée de Condé , et à qui Pi- 
chegru conseillait de se jeter franchement dans 



( i37) 

ses bras prêts à le servir, en disant : « Qu'à tout 
» événement il valait mieux vivre vingt-quatre 
» heures en roi que cent ans dans la proscrip- 
» tion. )) Ils n'osèrent ni l'un ni l'autre hasar- 
der une héroïque démarche au devant des 
dangers de laquelle Pichegru se précipitait, 
sans avoir la plus légère confiance en la recon- 
naissance du prince^ mais seulement parce qu'il 
croyait fermement que le salut de la France en 
dépendait. Ce général si franc, si dévoué, si bon 
Français dans le cœur et dans l'esprit, en fut 
plus tard la victime , comme les princes exilés 
le furent long-temps encore de leur peu de 
détermination en 1795. 



NOTE QUATORZIÈME. 

DE L^ADMINISTRATION PRUSSIENNE SOUS LE Ê^.GNE 
DE FRÉDÉRIC-GUILLAUME H. 

Nous venons de parler dune royauté in par- 
tihus infidelium; parlons ici de celle d'un état 
qui, depuis un demi-siècle, jouait un rôle si 
important dans l'histoire de notice âge. Son ad- 



( i38 ) 

ministration, qui, de nos jours, est devenue le 
chef-d'œuvre le plus parfait dans ce genre , mé- 
rite d'être contemplée , dans ses phases , sous le 
règne de Frédéric-Guillaume II, prince dont les 
qualités et les défauts influèrent sur les desti- 
nées du continent. Les détails que nous allons 
donner rempliront encore une des lacunes de 
nos Mémoires. 

En commençant par le code prussien, nous 
dirons que, terminé avant la campagne contre 
la France, il devait être mis en activité le 
i" juin 179T, quand une ordonnance en 
rejeta l'exécution à une époque indétermi- 
née; mais, le 5 février 1794? une ordon- 
nance nouvelle le substitua aux codes romain , 
saxon et autres jusque-là en vigueur, en en 
retranchant ce qui semblait nuire à l'exercice 
du pouvoir royal , ou favoriser trop le libre en- 
seignement; effet de la terreur inspirée par les 
principes politiques professés alors en France. 
Puis vint le règlement relatif aux tribunaux, 
simple perfectionnement du travail fait en 1781 
par le grand Frédéric, en ce que la nouvelle 
rédaction facilitait la décision des procès , abré- 
geait les lenteurs et ruinait nombre de moyens 
de chicane. 



( i39) 

La pénurie des finances, triste effet de la 
guerre, força le gouvernement à des emprunts 
onéreux^ surtout après le dernier partage de la 
Pologne ; et l'état des esprits l'entraîna à des 
mesures rigoureuses, comme : désarmement des 
paysans, répression des écrits incendiaires, ban- 
nissement pour propos indiscrets , bastonnade 
de ceux qui refusaient les impôts ou les corvées, 
restrictions apportées à la liberté de conscience, 
esclavage de la presse , renvoi de quelques pro- 
fesseurs, espionnage des écoles; choses qui irri- 
tent les peuples dans la crainte exagérée des 
effets de leur irritation. Mais des améliorations 
réelles avaient eu lieu par rapport au recrute- 
ment, à l'éducation des enfans de soldats et aux 
secours sanitaires dans l'armée. 

Le roi avait rendu un grand service aux prin- 
cipautés nouvellement acquises d'Anspach et 
Bareuth , en en confiant l'administration au ba- 
ron d'Hardenberg; mais il n'en était pas de 
même de celle des provinces polonaises , où des 
formes régulières ne pouvaient être substituées 
à l'anarchie sans blesser des intérêts et des ha- 
bitudes; provinces où l'on eut de grandes diffi- 
cultés à essuyer pour mettre en activité les trois 
chambres de Posen , Ralish et Varsovie , ainsi 



( i4o ) 

que les douze arronclissemeiis inférieurs et les 
trente-six juridictions provinciales pour le re- 
couvrement des contributions dans la Prusse 
méridionale; tandis que les mêmes formes, au 
sein des mêmes obstacles, assujétissaient la 
Prusse orientale, tant aux deux chambres de 
Plotzk et de Biaiystock, qu'à seize autres ju- 
ridictions provinciales. Enfin , deux cours sou- 
veraines, pour les causes civiles, criminelles et 
ecclésiastiques , étaient établies à Posen et à Pé- 
tricau , et les affaires devaient y être traitées en 
allemand , ce qui mécontenta beaucoup les Po- 
lonais qu'on soumit d'ailleurs en grande partie au 
code prussien. Mais les lieux où ces changemens 
produisirent le plus d'ennemis à Frédéric-Guil- 
laume, furent les villes deThorn et Dantzick, qui 
virent disparaître avec leurs lois, leurs tribunaux, 
leur administration ; toute trace de cette liberté 
dont elles avaient joui si long-temps. On établit 
aussi dans les nouvelles provinces les impôts du 
timbre, des relais , des corvées ; ces innovations 
et ces réformes , en partie utiles , en partie 
onéreuses , étaient reçues toutes avec une haine 
qui provenait également , et du souvenir de la 
conduite perfide du gouverneur prussien , et de 
la manière despotique avec laquelle elles avaient 



( i4t ) 

eu lieu , et de l'occupation de tous les emplois 
par des Allemands , ce qui livra la Pologne prus- 
sienne à une foule d'hommes sans moralité, qui, 
ne pouvant rien obtenir dans leur pays, ve- 
naient exploiter, sans retenue comme sans pu- 
deur , cette portion de l'antique domaine des 
Piastes. Enfin l'on expropria les possesseurs de 
Starosties au profit de l'état, et les émigrés au 
profit de quelques avides courtisans. 

Le roi envahissait également alors, au mépris 
des lois de l'empire , les droits et privilèges du 
clergé, de la noblesse et des villes dans l'Alle- 
magne méridionale. Ces usurpations étaient se- 
crètement approuvées de la France; et, à la 
suite d'une convention, non publiée, entre le 
roi et l'envoyé français à Berlin , il s'était géné- 
ralement répandu l'opinion que pour le récom- 
penser de l'abandon des intérêts de l'Allemagne 
« le pays de Saxe serait annexé à sa couronne. ;> 

Ce prince, qui, avec un caractère loyal, eut 
une conduite perfide envers ses voisins ;, ses 
amis et ses ennemis ; qui , avec des sentimens 
généreux, devint l'oppresseur de ses sujets, était 
à la fois l'esclave de ses favoris et de ses pas- 
sions ; il laissa , en mourant, le 1 6 novembre 
1797, son état agrandi, mais obéré; ses peu- 



( i42 ) 

pies mieux administrés, mais mécontens; prince 
intrépide, quoique nullement militaire, il avait 
vécu au delà de cinquante-trois ans plongé dans 
des désordres qui ajoutèrent à l'immoralité 
prussienne , et il nuisit au respect du à sa reli- 
gion, ne fiit-ce qu'en érigeant, dans un temple 
chrétien , le mausolée de l'un de ses enfans na- 
turels. 

Il avait reçu de son oncle un état de trois 
mille six cents milles carrés , peuplé de six mil- 
lions d'habitans , et il en laissa à son fils et suc- 
cesseur un de cinq mille huit cents milles carrés, 
peuplé de huit millions cinq cent mille âmes : 
accroissement qui s'enrichissait de l'importante 
et commerçante ville de Dantzick, et de la pos- 
session d'un grand fleuve propre à revivifier ses 
nouvelles provinces, sans compter l'espoir des 
acquisitions qui lui étaient promises par le traité 
de Baie. 

Quelque vicieuse que fut, sous quelques rap- 
ports , l'administration sous le règne de Frédé- 
ric-Guillaume II, le commerce s'était étendu, 
la valeur des terres s'était élevée , les subsistan- 
ces du peuple étaient assurées, l'armée s'était 
accrue de vingt- cinq mille hommes. Ce- 
pendant il laissait une dette immense, contrac- 



( '43) 

tée durant un règne de plus de onze ans , et qui 
devait naturellement paralyser la puissance que 
sa mort plaçait dans les mains de Frédéric- 
Guillaume III, né le 3 août 1770, et alors âgé 
de plus de vingt-sept ans. Ces détails explique- 
ront peut-être la conduite que tint le nouveau 
monarque durant les sept premières années de 
son règne. 



NOTE QUINZIEME 



Nous n'avons rien à ajouter ici aux volumes 
4, 5 et 6 de nos Mémoires, n'ayant à noter 
qu'une légère inadvertance dans le quatrième, 
où il est dit, pag. 622, que ce fut au ministre 
Sotin que le prince de Carency (Lavauguyon) 
vendit la correspondance de Louis XYIII. Ce 
misérable la livra à Baie, à un autre misérable, 
prêtre marié, jacobin et régicide , nommé Bas- 
sal, agent révolutionnaire en Suisse à cette 
époque : sale et infâme marché dont quelques 
royalistes^de vinrent les victimes. 



( ï44) 

L'expédition d'Egypte est révénement le plus 
remarquable de cette période , et le congrès de 
Rastadt son lieu politique le plus curieux. Nous 
n'avons aucune lacune essentielle à remplir 
dans ce qui a trait à l'un et à l'autre , jusqu'à la 
sanglante catastrophe du 28 avril 1799. Mais 
nous ne pouvons nous résoudre à ne pas rap- 
porter ici, comme monument de la niaiserie ré- 
volutionnaire , le fragment suivant d'une lettre 
de Garât, au général Bonaparte. Cet homme 
qui avait dit au monarque napolitain que sa 
mission rappelait ces temps oit les -philosophes 
voyageaient pour V instruction des rois ^ écrivait 
de Naples, au général expéditionnaire, le 3o 

juin 1 798 «Je 

» pars demain pour Paris , et le plaisir que j'en 
» ai n'est altéré que par le regret de m'éloigner 
» du théâtre de vos belles opérations; mais si 
» vous le désiriez, général, je serais bientôt avec 
» vous. J'ai beaucoup médité dans ma vie sur les 
» moyens de rendre à toutes les institutions d'un 
» peuple les grands attributs de quelques légis- 
» lations anciennes , et les principes rigoureuse- 
» ment démontrés de notre nouvel ordre social; 
» sur le moyen de rendre toutes les classes d'une 
» nation capables d'exercer à la fois leurs bras 



( '45) 

» et leur intelligence ; défaire sortir des trai^aux 
» même de la main les belles sensations et 
» les pensées justes. Le résultat de toutes mes 
» méditations a été de me persuader qu'avec de 
» la force et du pouvoir, en prenant l'espèce hu- 
» maine telle qu'elle est, on pourrait en créer 
» une autre , en quelque sorte , dans laquelle 
)) on ne verrait presque rien de la stupidité et 
)) des folies de la première. Eh bienî général, ye 
yivous demande une île ou deux; comme un 
» peintre qui a des dessins dans la tête et un 
» pinceau à la main , demande une toile et des 
» couleurs. Vous allez avoir plusieurs iles et 
» plusieurs peuplades à votre disposition, et 
» toutes sont placées dans les climats les plus 
» propres aux expériences sociales. C'est à vous, 
» général , à multiplier les essais pour multiplier 
» les méthodes , et à donner aux méthodes les 
» plus mûres et les plus hardies le poids et 
» l'autorité d'une expérience faite. Je vous le ré- 
)) pète , j'ai assez réfléchi sur mes idées pour 
w leur donner de la précision , pour approcher 
)) mes théories de la pratique. )> 

Bonaparte, aussi positif que Garât était systé- 
matique dans ses rêveries philosophico-législa- 
tives, ne répondit point à cette curieuse lettre; 

XIII. lO 



( '46) 

il ne chercha pas à créer des hommes nouveaux, 
m..io fonda son pouvoir sur la connaissance ac- 
quise de ceux dont il voulait exploiter les vices 
ouïes vertus. Outre la grande expérience politi- 
que dont la France était alors le théâtre, et qui, 
sous une fausse enseigne de liberté, allait con- 
duire nécessairement au gouvernement militaire, 
comme l'avait prévu Gouverneur-JMorris , trois 
autres , bien différentes dans leurs motifs et 
leurs résultats , devaient plus lard avoir lieu 
dans l'Amérique-Sud. En dépit de leurs dates 
chronologiques, nous les rapprocherons ici des 
projets enfantés par le moderne Sancho. Trois 
hommes influèrent principalement sur le sort 
des peuples de l'Amérique méridionale: Bolivar, 
le docteur Francia et l'empereur don Pedro. 

Bolivar, honoré du titre de libérateur de la 
Colombie, intrépide, franc, généreux, désinté- 
ressé, idolâtre amant de la gloire, avait immolé 
sa fortune et toutes les jouissances qu'elle pro- 
cure à sa haine pour l'oppressive Espagne et à 
son amour de l'indépendance. Eh bien! ce per- 
sonnage, dont le cœur à la fois patriotique et 
religieux pardonnait facilement l'injure et jamais 
la bassesse, qui fut le héros et sera le lustre de 
son pays, qui ne rêvait que la démocratie la 



( i47 ) 

plus pure, qu'il croyait seule capable de rendre 
sa patrie heureuse et d'en faire un peuple de 
frères, ne put vaincre, par ses brillans exploits, 
sa constante modération et sa complète absence 
d'ambition personnelle, l'inimitié jalouse que l'es- 
prit démocratique arma contre lui ; et, rongé de 
chagrins, il mourut de désespoir, laissant la Co- 
lombie ravagée par l'anarchie, fruit des prin- 
cipes auxquels il avait voué son héroïque et 
laborieuse existence. 

La vie du docteur Francia offre un tableau 
bien différent. A l'époque où l'invasion de la 
péninsule ibérienne prépara la séparation des 
colonies continentales américaines de leur 
métropole, la seule province du Paraguay suivit 
une marche tout autre que celle des diverses 
provinces du sud. Francia, simple avocat alors, 
mais recommandable par ses connaissances, son 
désintéressement, sa parfaite équité, devint le 
secrétaire du nouveau gouvernement établi, en 
fut l'ame, le dirigea bientôt, brouilla entre eux 
les trois chefs du congrès paraguaysien, devint 
seul législateur, administrateur et directeur d'un 
état que lui seul était capable de gouverner. Ce 
fut d'abord pour trois ans, puis à vie, sous le 
titre de dictateur : dès lors son despotisme est 

10* 



( i48) 
sans limites: général, fournisseur, payeur des 
troupes; arbitre de toutes les fortunes, juge de 
tous les procès, inflexible à l'égard des fautes 
les plus légères, quelquefois punies de mort à 
son ordre seul, il maintient son autorité par la 
terreur qu'il imprime, la rend utile par son 
équité envers ceux qui ne lui inspirent ni 
crainte ni jalousie. Sous son joug, l'état pro- 
spère, sa capitale s'embellit, l'industrie fait des 
progrès nécessités par l'isolement absolu dans 
lequel il tient le Paraguay. Cet homme, sur le 
compte duquel on a débité tant de fables, fut, 
sinon le plus brillant, au moins le plus extraor- 
dinaire que notre âge ait mis en évidence. Peut- 
être n'était-il pas aimé, mais on le respectait, on le 
redoutait. Napoléon et son gouvernement étaient 
pour lui l'objet de l'admiration la plus exaltée; 
il en imitait la rigueur, quelquefois l'équité, ja- 
mais le luxe; car sa liste civile, fixée par lui, ne 
montait pas à plus de la dixième partie de celle 
du président des États-Unis. Le Paraguay a-t-il 
beaucoup perdu par sa mort? C'est une question 
difficile à décider : ce qu'il y a de certain , c'est 
que d'un peuple lâche, immoral et indolent, il 
en a fait un actif, moral et vigoureux, courbé à 
la plus sévère discipline, et de cet esprit d'ordre 



i( i49 ) 
pourrait jaillir un jour l'heureux modèle de la 
civilisation américaine du Sud , si toutefois les 
peuples démocratisés sont susceptibles de juger 
sainement ce qui réfrénerait leurs passions 
désordonnées, et d'échapper à l'individualisme, 
à moins que le despotisme ne les y contraigne. 
Quant à don Pedro, prince par sa naissance, 
son éducation et ses droits héréditaires, mais ce 
que l'on nomme aujourd'hui ZiZ^em/ par la pente 
de ses idées, son caractère et les circonstances, 
aux conflits de ces directions morales si incohé- 
rentes, se joignaient pour lui les élémens poli- 
tiques inconciliables du gouvernement à la tête 
duquel le plaçait le départ de son père, Jean VI; 
car, dans une démocratie royale , la lutte de 
deux pouvoirs rivaux et soumis à des passions 
opposées doit finir par la chute de l'un sous le 
joug triomphant de l'autre. Dans une situation 
aussi fausse sous un double rapport, fausse tant 
en lui que hors de lui, don Pedro, en dépit de 
sa brillante valeur, de son amour du bien, de 
ses sentimens tout populaires, vit le sceptre im- 
périal arraché de ses mains, et en fut réduit à 
jouer le rôle d'aventurier, pour chercher à éta- 
blir en Portugal ce même genre de gouvernement 
dont les résultats l'avaient fait chasser du Brésil : 



(i5o) 

grands et mémorables exemples, très capables 
d'éclairer les peuples et les rois, si les rois et les 
peuples étaient susceptibles aujourd'hui de pro- 
fiter d'une expérience qui confond tant de sé- 
duisantes théories et déjoue tant d'espérances 
Vaniteuses. 



NOTE SEIZIEME. 

FAUCHE-BOREL , BARRAS, LOUIS XVIII. 

Nous avions négligé, dans nos Mémoires, de 
noter une petite et misérable intrigue, qui eut 
lieu après le coup d'état du i8 fructidor; 
mais puisque des mémoires particuliers, des bio- 
graphies, des journaux, où l'on cherchera peut- 
être un jour les élémens de l'histoire, s'en sont 
emparés pour la défigurer, nous croyons devoir 
en parler ici. 

Un de ces hommes qui ne fourmillent que trop 
dans les temps de troubles, et que l'inquiétude 
de l'esprit ou la vanité font, sans droit ou mis- 
sion , s'occuper de ce qui ne les regarde pas; 
Fauche-Borel^ gobe-mouche contre-révolution- 
naire, avait cru , sur la foi de l'un de ses amis 



(.5i) 

trompé ou trompeur, qu^il pourrait lier à la 
cause du roi le directeur régicide Barras, à l'in- 
stant même où celui-ci venait de célébrer avec 
éclat l'horrible fête du 21 janvier ; homme 
d'ailleurs incapable, par son caractère, de ha- 
sarder sa fortune présente pour qui et pour 
quoi que ce fût : puis , n'ayant la confiance de 
personne, qui aurait-il pu mettre en mouvement 
en faveur d'une restauration monarchique , 
l'eût-il voulue autant que réellement il la 
craignait ? 

Un certain Monnier négocia donc, au nom du 
directeur, avec Louis XVIII, qui promit à l'é- 
minent personnage sa sûreté et douze millions, 
accompagnant ces promesses de lettres- pa- 
tentes, qui devaient être échangées contre l'en- 
gagement formel du directeur. Le prince exilé 
négocia alors avec l'empereur de Russie, per- 
suadéquesa réintronisation était chose prompte 
et certaine. 

Nous n'entrerons ici dans aucun détail sur les 
insignifiantes menées à cette époque des Fauche- 
Borel, Monnier, Tropès-Guérin, duc de Fleury, 
marquis de la Maison-Fort, qui compromirent 
Louis XVIII avec la Ptussie; mais nous rappor- 
terons quelques phrases d'une brochure impri- 



( ^5a ) 

niée à Bruxelles, en 1816, intitulée Précis his- 
torique des différentes missions dans lesquelles 
Louis Fauche-Borela été employé. L'auteur y 
dit que, quelques jours après le 18 fructidor, il 
lui avait été remis, de la part de Barras^ un 
passeport sous le nom de Borelly; mais il finit 
par dire dans cette même brochure : « J'avais 
» écrit que le passeport reçu avait été délivré 
jï par le directeur Barras, ainsi que Monnier 
» me l'avait annoncé, mais je me suis assuré 
» depuis que le passeport venait seulement de 
:») son secrétaire, et que le directeur Barras ne 
» me connaissait alors que par des rapports de 
w la police extérieure, et que M. Barras n'avait 
» aucune connaissance de la négociation enta- 
» mée par Monnier. » 

Ceci n'infirme ni les promesses du prince 
exilé ni l'envoi des lettres-patentes, mais bien 
la négociation en elle-même. Or, voici une nou- 
velle pièce à l'appui de la mystification du cré- 
dule agent royaliste; c'est une lettre de Barras, 
du 20 juin 1819, époque où il aurait pu lui être 
utile de laisser croire à ses précédentes vues 
monarchiques ; il s'y exprime cependant ainsi : 
« Une proposition venue de l'étranger fut, dans 
» le temps , apportée à l'un des membres du 



(i53) 

» directoire : à l'instant même tout le directoire 
)) en eut connaissance. Si le témoignage nna- 
» nime de tous mes anciens collègues, qui vivent 
w encore, ne suffisait pas sur ce fait historique, 
» les archives du directoire, comme celles des 
)^ ministres , feraient foi que tout ce qui a pu 
» avoir lieu en conséquence de cette proposition 
» n'a existé que par délibération spéciale du di- 
:» rectoire , portée en ses registres secrets. » 
Qu'était-ce donc que cette intrigue , sinon un 
moyen de dépister les agens royalistes du prince 
et de déjouer leur projets? Espèce de mystifica- 
tion dont Fauche-Borel fut l'innocent agent, et 
Louis XVÏII la dupe. 

Barras avait probablement des pièces que le 
monarque , rendu au trône, était intéressé à 
faire disparaître, comme celles déposées au bu- 
reau de la guerre ou conservées par Courtois ; 
car, à la mort de Barras , on voulut mettre la 
main sur ses papiers , ce qui donna lieu à la 
lettre suivante, écrite parle baron deMarguerit, 
et par lui adressée, le 12 mai 1829, à la Quo- 
tidienne^ qui l'imprima dans son numéro du i5. 
Nous n'en retrancherons ici que quelques dé- 
tails inutiles à la solution de la question qui est 
l'objet de la présente note : « Une discussion 



( i54) 

» s'est élevée depuis quelque temps entre 
» M. Pierre- Grand, a\oc3it, ami de l'ex-directeur 
» Barras, et M. Fauche-Borel. L'objet de cette 
i> discussion n'est pas sans intérêt, et l'histoire, 
w vraisemblablement, en consignera les résultats. 
» M. Barras , régicide^ a-t-il accueilli, à l'époque 
» où il était membre du directoire, un projet de 
» négociation tendant à replacer Louis XVIII 
» sur le trône ? M. Fauche dit que oui; mais ses 
» preuves, quelque soin qu'il ait pris de les éta- 
» blir, sont faibles, il faut l'avouer; on pourrait 
» même dire qu'elles sont nulles. IM. Grand af- 
» firme que non ; il avait la confiance et paraît 
» posséder les secrets intimes de M. Barras , et 
» son opinion est d'un grand poids. Il met de la 
» chaleur à la soutenîr : cela se conçoit ; les cir- 
» constances sont telles , qu'on ne doit pas 
» laisser croire légèrement qu'un régicide ait 
» eu des regrets à une époque quelconque de sa 
» vie. D'un autre côté, le gouvernement sup- 
» pose que dans les papiers de l'ex-directeur on 
» doit trouver des lettres qui lui auraient été 
» adressées , à cette occasion , par S. M. 
» Louis XV m, et cest sur ce fondement qu un 
» juge de paix a apposé les scellés sur les pa- 
» piers de M. Barras^ au moment de son décès. 



( i55) 

« De là procès : on conteste à l'état le droit de 
)) s'immiscer dans les archives de l'ex-directeur, 
» et de s'emparer d'aucune de ses lettres. La 
» cour royale de Paris vient de prononcer sur 
)> ce litige. L'affaire prenant de cette réunion de 
» circonstances un caractère plus grave, je crois 
» de mon devoir de faire connaître des choses 
» qui s'y rapportent, et que moi seul, je crois, 
» peux faire connaître aujourd'hui. Vers la fin 
» de 1796, ou au commencement de 1797, M. de 
» Bésignan alla trouver le roi, qui était alors à 
» Blankenbourg; il lui fit part que le directoire 
» avait l'intention de négocier avec S. M., et que 
» Xç^coïntç; G rabianka^ qui se trouvait à Avignon, 
» était chargé de faire des ouvertures dans cette 
» vue. Une pareille nouvelle, des dispositions si 
» inattendues parurent au roi peu dignes de 
» confiance, et cependant il ne crut pas devoir 
» les rejeter entièrement. S. M. répondit qu'elle 
)) ne ferait choix d'un négociateur qu'autant que 
» le directoire enverrait à l'avance des passe- 
» ports authentiques. // m est bien difficile^ écri- 
» vait le roi, pour ne pas dire impossible, de 
3) croire à la réalité des choses que m'annonce 
» M. de Bésignan; mais, ajoute S. M., je ne 
» veux pas avoir à me reprocher d'avoir négligé 



(i56) 

» un moyen dempécher le retour du terra- 
» risme... T exige des passeports du directoire 
;» même , parce que je les regarde comme la 
)î pierre de touche de la vérité de ses relations 
» a{'ec le comte Grabianka. S. M. ne s'en tint 
« pas là : elle voulut qu'on recherchât par 
» d'autres voies si effectivement il y avait dans 
y^ les actes ostensibles ou dans l'ensemble de la 
» conduite privée du directoire, ou de quelques 
)) uns de ses membres, des données qui pussent 
» induh^e à croire à la réalité des intentions 
» qu'on leur attribuait. A cet effets un officier 
» de l'armée de Condé fut expédié secrètement 
» en France; il était porteur de la lettre auto- 
» graphe du roi, de laquelle je viens de citer les 
» expressions, et qui me fut remise en témoi- 
j) gnage de la mission de cet officier. La lettre 
» du roi, datée de Blankenbourg, le 1 3 janvier 
» 1797 , prouve que ce prince mettait une 
» grande prudence avant de se déterminer; il 
» ne s'agissait point, comme on le voit dans la 
» lettre, d'une négociation avec M. Barras, mais 
» avec le directoire tout entier. Il n'y eut point 
» de correspondance. Depuis, ^ en a-t-ileuavec 
y> M. Barras particulièrement? Cela n'est établi 
jj nulle part; nulle part on ne nomme l'agent 



( i57 ) 

;) qui en aurait été l'intermédiaire. Bien loin de 
M là, M. Barras a semblé en toute occasion désa- 
» vouer sinon tout-à-fait les sentimens qu'on 
» lui a prêtés, du moins les actes et les démar- 
» ches dont on cherchait à lui faire honneur; 
y> cela le compromettait aux yeux de son parti, 
» et M. Fauche lui-même a consigné ce fait dans 
» ses mémoires.» 

Il résulte bien moins encore de cette lettre 
que de ce qui la précède, qu'il n'y eut pas réel- 
lement de négociations, dans le sens que Fauche- 
Borel leur prête dans ses mémoires, mais des 
tentatives de négociations. Le projet de l'ex-di- 
recteur et de ses collègues paraît avoir été de 
pénétrer les secrets de Louis XVIIL Jusqu'à 
quel point la correspondance qu'on voulut 
faire disparaître avait-elle été portée? C'est une 
nouvelle question , que nous mettrons ici à 
l'écart . 

Quant à Fauche-Borel, qui sacrifia sa fortune 
et hasarda sa vie dans des intrigues où il fut 
toujours malheureux, loin d'obtenir des récom- 
penses pour ses infructueux périls , maltraité 
par la restauration, abandonné dans sa misère, 
il finit par un suicide. Louis XVIII doit-il à cet 
égard être taxé d'ingratitude envers un homme 



( ,58 ) 

qui lui fut si sincèrement dévoué, ou éprouva- 
t-il des mécontentemens d'amour-propre blessé 
lors de la publication du Précis historique, dont 
l'édition, achetée et détruite en grande partie 
par la police, est devenue extrêmement rare; 
puis.de celle de quatre gros volumes de mé- 
moires, qui font peu d'honneur à la sagacité 
du prince? C'est une autre question, sur laquelle 
nous garderons encore le silence. INIais ce qui 
nous paraît être un fait positif, c'est que s'il y 
eut une négociation, elle fut absurde de la part 
des agens royalistes , perfide et fallacieuse de 
celle du directoire , aveugle et inconsidérée en 
ce qui concerne le prince exilé. 



NOTE DIX-SEPTIEME. 



ASSASSINAT DE RASTADT. 



Nous pensions n'avoir rien à ajouter aux dé- 
tails que nous avions donnés dans nos Mémoi- 



( ï59) 

res (t. VIT, p. 236 à 246), sur l'assassinat des 
ministres français à Rastadt; mais dans un vo- 
lume récemment imprimé, qui nous tombe 
sous la main, on nous attribue d'avoir désigné 
Thugut comme auteur de ce crime , ce qui 
est faux; et on en taxe la reine de Naples , ce 
qui est non seulement faux, mais invraisem- 
blable. 

Sur quoi donc s'appuie celui qui a écrit ces 
lignes pour trouver à cette imputation calom- 
nieuse contre la reine de Naples un grand degré 
de probabilité? C'est, comme il le dit, sur les 
mémoires de l'ex-directeur Gohier , de ce 
niais révolutionnaire , dont les deux volumes 
sont un amas informe de notions la plupart er- 
ronées. 

Citons ici tout ce qui , dans ces mémoires 
(2 vol. in-8^, Paris, — Bossange frères. — » 1824), 
a trait au crime de Rastadt. 

On y trouve (p. 69 et 60), les cinq paragraphes 
suivans : 

a Croirait-on qu'un écrivain qui se dit Fran- 
» çais , que l'auteur de la Reuue chrojiolo- 
» gique de France ( Montgaillard ) ait osé ré- 
» cemment encore accuser l'ancien directoire 
» d'avoir revêtu d'an uniforme étranger des si- 



( i6o) 

» caires, pour commettre ce lâche assassinat? 
» La relation officielle des ministres plénipo- 
» tentiaires répond à cette infâme calomnie; et, 
» grâce aux renseignemens recueillis sur les 
)) lieux par un homme dont le nom seul est une 
)) autorité, iNI.Roch, célèbre publiciste, et ancien 
)) membre de plusieurs assemblées législatives 
w en France, on connaît aujourd'hui les auteurs 
)) de ce forfait politique. La feue reine de 
» Naples était à Vienne lorsque le congrès de 
» Rastadt fut dissout. Ce n'était pas assez pour 
» cette femme cruelle de s'être baignée dans le 
» sang de ses sujets, il lui fallait du sang français, 
» et elle trouva dans le colonel des hussards de 
» Szeckler un homme assez atroce pour la servir 
» à souhait. 

» On voit maintenant pourquoi ce crime hor- 
» rible , qui a profondément affligé l'archiduc 
» Charles et toute la cour impériale, n'a point 
» été poursuivi. 

» Mais le jour de la vengeance arrive tôt ou 
» tard, et le souvenir des crimes tourmente ceux 
» mêmes qui sont incapables de remords. 

c( Au moment de donner une bataille, les 
» hussards de Szeckler firent demander à nos 
» braves s'il était vrai qu'en les combattant ils 



( '6i ) 

» fussent déterminés à ne faire aucuns prison- 
» niers : Malheureux, défendez-vous! fut la ré^ 
» ponse, et le régiment fut exterminé. » 

Nous répondrons au premier paragraphe que 
c'est nous qui avons le plus victorieusement 
prouvé l'absurdité d'accuser le directoire du 
crime de Rastadt; au second, que/e^ relations 
des ministres plénipotentiaires , et ils n'étaient 
plus qu'un seul, accusaient uniquement l'Autri- 
che, au point qu'il fut mis dans toutes les admi- 
nistrations une affiche portant : Mort aux Au- 
trichiens ! assassins de nos ministres à Rastadt; 
affiche qui s'y trouvait encore sous les premiers 
jours du consulat. Jean de Bry n'avait accusé 
que le cabinet de Vienne, et Gohier, élu direc- 
teur le 3o prairial, installé le i ^^ messidor, c'est-à- 
dire un mois environ après le crime deRastadt, ne 
pouvait ignorer des faits qu'il ne contredit, dans 
ses mémoires, qu'en s'appuyant sur des investi- 
gations dont il ne fournit pas même la preuve. 
Il y a plus , M. Kochne pouvait point avoir dit 
que la reine de Naples était à Vienne lors de 
la rupture du congrès de Rastadt, qui eut lieu 
le 8 avril, époque où Marie-Caroline , chassée 
de Naples, s'était réfugiée en Sicile, où elle s'oc- 
cupait de tout autre chose que des affaires d'un 

XIH 



( ^6^ ) 

congres qui avait cessé. Enfin, cette fertime, forte, 
mais nullement cruelle, quoi qu'en aient dit les 
pamjîhlétaires frahçais, ne s'est jamais baignée 
dans le sang de ses sujets. Les sanglantes ri- 
gueurs exercées à INaples ne le furent que par 
NeLon, avant qu'elle y rentrât, et elles n'eurent 
même lieu que plus d'un mois après l'assassinat 
des plénipotentiaires. Enfin, à quoi lui eût servi 
cet assassinat? Ce n'aurait point été pour rompre 
des négociations, elles Tétaient depuis le 5 avril; 
pour faire commencer les hostilités, elles avaient 
eu lieu le 4 mars: Jourdan était déjà rejeté sur 
la rive gauche du Bhin, et Scherer battu à Ma- 
gnano. Enfin, comment un colonel autrichien 
eût-il obéi à la reine de Naples, quand l'archi- 
duc Charles ne pouvait faire une utile opération 
sans l'ordre exprès du conseil aulique ? Tout 
est donc faux et absurde dans le second para- 
graphe. 

Ce que Gohier, dans le troisième, dit de la 
profonde douleur de l'archiduc Charles est très 
réel; mais ce qui ne l'est pas, c'est la cause qu'il 
donne à l'absence de toute poursuite sur ce crime 
horrible. Voici ce qu'on lit à ce sujet dans son 
Traité de stratégie^ appliqué à la campagne de 
» 1799(1.1, p. 223 et 224). « Les plénipotentiaires 



( i63 ) 

«français, après avoir protesté con're la ccn- 
» diîite des troupes autrichiennes et les avoir 
» accusées de violer le droit des gens, fixèrent 
» leur départ au 28 avril. Dans ces entrefaites, 
» un officier de hussards les somma d'évacuer 
» la ville dans les vingt-quatre heures... Les 
» ministres partirent la nuit même, et prirent 
» la route de Strasbourg. A peine sortis de 
3) Rastadt , ils furent assassinés... Deux tombè- 
» rent morts sous les coups des assassins... La 
» postérité dévoilera sans doute et les causes et 
» les auteurs de cet attentat, qui jusqu'à présent 
» sont restés inconnus... « Dans sa lettre à Mas- 
séna, du 2 mai, il attribue ce crime « au dé- 
» sordre inséparable des événemens militaires.» 
Passons le quatrième paragraphe qui n'est 
qu'une vaine déclamation; et remarquons que 
le cinquième n'a pu être écrit qtie par l'im de 
ces hommes qui , n'allant étudier l'art de la 
guerre que sur les théâtres de Franconi et de 
la Porte-St-Martin, croyaient bonnement qu'on 
fait du mélodrame aux champs de bataille 
comme sur des tréteaux. Enfin, comme si tout 
devait être faux dans l'assertion calomnieuse 
que nous avons rapportte et réfutée, le régi- 
ment de Szeckler ne fut pas exterminé dans cette 

II* 



( i64) 

campagne , lune des plus brillantes de Tarchi- 
duc Charles, et dont ce prince rend compte 
avec son impartialité et sa modestie accoutu- 
mées. 

Quant au sanglant mystère de Rastadl, il 
faut, pour le dévoiler, consulter la correspon- 
dance et lire quelques uns des écrits publiés par 
ce même Chrétien-Guillaume Dohm, dont nous 
avons eu loccasion de parler dans les notes 
précédentes. Employé à Rastadt par le gouver- 
nement prussien, dès 1797, il y demeura, 
quand plusieurs députations en étaient déjà 
parties; ce fut lui qui mit le plus d'activité à 
rechercher les causes et les auteurs du crime; 
qui en fit un rapport et l'adressa au chef de 
l'empire : et il n'y fut point répondu. Dohm 
inséra plus tard dans les Archives politiques de 
Nœberlin un article portant que les assassins 
avaient été des hussards de Szeckler, agissant 
par l'ordre de leur chef, et désigne le colonel 
Barbaczy comme ce chef. Dans l'écrit intitulé : 
Faits mémorables de mon temps ^ Dohm parle 
bien d'un plan arrêté relativement à cet atten- 
tat ; m:iis la reine Marie- Caroline ne pou- 
vait point n'y pas être totalement étrangère; 
et des réserves diplomatiques empêchaient 



( i65 ) 

récrivain de faire disparaître un voile qu'il sou- 
lève seulement; ce qui reporte avec confiance 
notre pensée sur ce qui est consigné dans nos 
Mémoires (t. YII,p. î236 à i[\Ç)). 

Nous n'en dirons pas davantage , n'ayant 
écrit que pour ceux qui , sachant lire un ou- 
vrage politique, sentent que son auteur, en 
dévoilant des intentions secrètes , peut et doit 
quelquefois ne pas désigner nominativement 
les premiers auteurs d'une action dont il a cru 
suffisant de démontrer la cause et le but : car 
voilà tout ce qu'exigeait la vérité historique. 

Pour les Mémoires de Gohier, si jamais ils 
pouvaient être considérés comme documens à 
consulter par les futurs historiens, je croirais de- 
voir les prévenir ici, que l'auteur, bon homme, 
dit-on, mais simplemetit bon homme, était 
d'une crédulité rare et niaise, relativement à 
ses idées révolutionnaires mal digérées. ISapO" 
léon, qu'il affecte de ne jamais nommer que 
Bonaparte j lui semble un monstre pour avoir 
abattu ce sale et imbécile directoire dont per- 
sonne ne voulait plus , surtout depuis la loi des 
otages, et ce dernier emprunt forcé que de 
toutes parts on se refusait à payer; ce direc- 
toire plongé dans la fange et qu'il présidait, lui 



( '66 ) 

Gohier, au i8 brumaire, jour où il se montra 
lâche et inepte; sa {3olitique est celle de l'esta- 
minet, son style celui de la rue, et ses asser- 
tions (lignes (le l'un et de l'autre. Il serait trop 
long de relever ses nombreuses erreurs; je ne 
citerai donc qu'une prétendue lettre de Souvo- 
roff, imprimée en pièce justificative (t.I, p. 377 
à 38o), lettre inlerceptée, dit-il, envoyée de 
Gènes au directoire , et imprimée dans le Pu- 
bliciste. C'est une misérable caricature des sin- 
gularités du général ru>se. Il y est dit que l'em- 
pereur Paul, connu pour être si loyal et si 
généreux, ne secourrait les Génois mécontens 
de la France, qu'au prix de cinq millions de 
francs; et que lui-même, si indifférent à l'ar- 
gent, demandait pour le même objet deux mil- 
lions de francs eu lettres de chan£:e sur Li- 
Yourne, afin qu'ils lui arrivassent sans danger: 
niaiserie digne d'être crue dans les cabarets de 
la capitale et à laquelle il semble très naïve- 
ment croire lui-même. 

Dans cette prétendue lettre de Souvoroff, il 
est dit encore qu'il va tirer des serres de M as- 
séna, l'archiduc Charles, battu par les Fran- 
çais selon sa coutume^ et ce prince n'avait 
encore fait contre eux que de brillantes campa- 



( i67 ) 

gnes. C'était peut-être, de la part du directoire, 
Tune de ces basses charîatanneries imaginées 
pour flétrir Souvoroff, et brouiller entre eux 
les Autrichiens et les Russes. Au reste, il n'avait 
qu'à laisser agir l'insolente présomption du gé- 
néral de l'armée combinée, si bien secondée 
pourtant alors par les généraux Mêlas et Rrai , 
mais dont le prince Charles dit ( t. Il, p. 76), 
dans son second traité de stratégie : « La cam- 
» pagne de Souvoroff fut brillante ; celle de Mo- 
» reau n'était que savante; c'est pourquoi le 
» premier devint l'objet de l'admiration publi- 
» que, et l'on oublia le second ; car les actions 
» d'un général d'armée ne sont que très rare- 
» ment jugées selon leur mérite, mais toujours 
» d'après les résultats. » 

En voilà bien assez, je crois, sur le crime de 
Rastadt, Gohier ^ Souvoroff, l'archiduc Charles; 
et nous pouvons, avec une pleine confiance, 
renvoyer nos lecteurs à ce que nous avons 
avancé, avec connaissance de cause, dans le 
septième volume de nos Mémoires, 



( i68 ) 



NOTE DIX-HUITŒME 



LA MAISON DE CONDE. 



Il n'y avait plus d'émigration armée, au mo- 
ment où Napoléon monta sur ce trône consu- 
laire, fondement réel du trône impérial. Bien- 
tôt, et par cet homme extraordinaire, il n'y 
eut plus même de vestiges de l'émigration roya- 
liste que dans la famille royale exilée et ses plus 
intimes serviteurs. 

Quant aux princes de cette noble famille, 
ceux qui marquaient le plus dans l'opinion de 
l'Europe, c'étaient les trois héros de la très 
héroïque branche de Condé. Le plus jeune 
d'entre eux était retenu par les liens les plus 
chers sur la rive droite du Rhin, y partageant 
ses loisirs entre l'amour, la chasse et l'amitié ; 
tandis que son père et son aïeul habitaient 
l'Angleterre. L'hospitalitd que le jeune prince 
avait obtenue àEttenheim, fut, de la part du 
margrave de Bade, autorisée par le consente- 



( «69 ) 

ment exprès de Bonaparte lui-même , que le 
duc d'Enghien admirait comme militaire, ce 
qui eût accru son désir d'avoir à le combattre 
comme le détenteur de l'autorité suprême ap- 
partenant, par droit de naissance, au chef de 
la branche aînée de sa royale maison. Mais il ne 
l'aurait jamais attaque qu'à visage découvert, 
et tels étaient les senlimens de son aïeul. Aussi, 
quand un projet d'assassinat fut présenté au 
vainqueur de Friedberg, écrivit-il au comte 
d'Artois, le il\ janvier 1802 : « Un homme ar- 
» rivé de Paris est venu me trouver ; il m'a pro- 
-» posé de nous défaire de l'usurpateur par le 
» moyen le plus court. Je ne lui ai pas donné 
» le temps de m'achever les détails de son pro- 
» jet, et j'ai repoussé cette proposition avec 
» horreur, en l'assurant que si vous étiez ici 
» vous feriez de même; que nous serions tou- 
» jours les ennemis de celui qui s'est arrogé la 
» puissance de notre roi, tant qu'il ne la lui 
» rendrait pas ; que nous avions combattu à 
» force ouverte, que nous combattrions encore 
» si l'occasion s'en présentait; mais que jamais 
» nous n'emploierions de pareils moyens, qui 
» ne pouvaient convenir qu'à des jacobins : et 
» que si, par hasard, ces derniers se por- 



( I70 ) 

» taient à ce crime , certainement nous n'en se- 
» rions jamais complices. J'ai fait venir le ba- 
» ron de Roll, fait entrer l'homme, lui ai dit 
» que ce baron avait toute votre confiance, et le 
)) baron a parlé comme moi. J'espère, Mon- 
» sieur, que vous approuverez ma conduite. » 

Ce même prince écrivait, le 28 février 1802, 
à son pelit-fils : « Je persiste plus que jamais à 
» penser que vous ne devez entrer au service 
)> d'aucune puissance. Au commencement de la 
» guerre, que j'ose croire avoir faile comme un 
» autre, j'ai refusé d'accepter aucun grade au 
5) service de l'étranger; c'est aussi ce que vous 
» devez faire vous-même. » 

Le duc d'Enghien avait vivement adhéré à la 
réponse faite le 28 février i8o3 , par Louis XVIII 
à la demande d'abdication , pour prix de la- 
quelle on lui montrait en perspective le troue 
de Pologne, et recevait de son aïeul, en date 
du 16 juin de la même année, une lettre mal- 
heureusement trop prophétique, où se trou- 
vent les phrases suivantes : « On assure ici que 
» vous avez été faire un voyage à Paris : d'au- 
yt très disent que vous n'avez été qu'à Stras- 
» bourg : c'était inutilement risquer votre vie 
» et votre liberté; vous pouvez nous confier le 



( 171 ) 
V passé, et si la chose est vraie, ce que vous 
» avez observé. A propos de votre santé, je vous 
» ai mandé, il est vrai, que la position où vous 
» êtes, pouvait être très utile. Mcx\s prenez garde 
»à vous , ne négligez aucune précaution pour 
» faire votre retraite, en cas qu'il passât par la 
» tête du consul de wons /aire enlever. N'allez 
)) pas croire qu'il y ait du courage à tout bra- 
» ver à cet égard , ce serait une imprudence 
» impardonnable et qui ne pourrait avoir que 
i) les suites les plus affreuses. Ainsi, je vous le 
» ré^^eXe^ prenez guî'de à vous. » 

Le duc d'Enghien répondait à cette lettre, le 
i8 juillet: «Assurément il faut me connaître 
» bien peu , pour dire que j'avais mis le pied sur 
» le territoire républicain, autrement qu'avec 
» le rang et à la place où le hasard m'a fait naî- 
» tre. Je suis trop fier pour courber bassement 
» ma tête; le premier consul pourra peut-être 
» me détruire^ mais il ne me fera pas m^hurni- 
3) lier. On peut prendre l'incognito pour voya- 
» ger dans les glaciers de Suisse, comme je l'ai 
«fait l'année passée; mais, pour la France, 
» quand j'en ferai le voyage , je n'aurai pas be- 
)) soin de me cacher. Je puis donc vous donner 
» ma parole d'honneur que pareille idée ne 



( Ï72 ) 

» m'est jamais entrée et ne m'entrera jamais 
» dans la tête. » 

Après ces préliminaires indispensables, qui 
manquaient à notre ouvrage et qui ajoutent en- 
core à rhorreur que doit inspirer la catastro- 
phe du duc d'Enghien, nous n'ajouterons rien 
à ce que nous en disons dans nos Mémoires 
( t. VIII, p. 3i6 et suiv. ) , sinon que le pro- 
pos du premier consul , à l'un des ami- 
raux français, et répété par le chevalier de 

G , n'a pas été exactement imprimé à la 

page 3^8; le voici textuellement : Cest ce petit 
chafouin de duc d Enghien que f ai fait Jus Hier 
cette nuit : il a fort bien pris la chose. 

Quant à ce propos qu'on prête à Talleyrand : 
C est pis qu'un crime ^ c'est une faute , tout im- 
moral qu'il serait , nous avons la preuve posi' 
tive que, moins que tout autre, il aurait pu se 
le permettre ; c'est lui qui, accusé plus tard par 
Savary, d'être le principal promoteur du crime, 
écrivit alors au duc de Dalberg, le 10 novem- 
bre 1823 : « Il ne faut pas mettre d'importance 
» à l'attaque du duc de Rovigo, le public en a 
» fait justice. Le jugement est porté, on ne veut 
» plus de cette affaire. Je n'ai, quant à moi, 
» rien pubUé et ne publierai rien» J'ai écrit au 



( 173 ) 

» roi et c'est tout ce qu'il y aura de moi dans 
» cette infâme affaire. » C'était tout ce qu'il y 
avait de mieux chez un peuple qui oublie tout 
si facilement , d'autant que le roi avait dit au 
prince de Bénévent : « Nous vous devons trop 
» de reconnaissance pour rien croire qui puisse 
» vous être défavorable. » 

Pour ce qui regarde le crime en lui-même, 
dont Napoléon, à Sainte-Hélène, parle d'une 
manière si contradictoire et si obscure, ce qui 
prouve combien ce souvenir le tourmentait, il 
produisit une indignation générale , que parta- 
gea surtout le prince Louis de Prusse , qui 
désirait vivement se trouver en face de l'assassin 
pour l'en punir. Le duc d'Orléans, réconcilié 
alors avec sa famille, manifesta hautement l'hor- 
reur que cet assassinat lui inspirait; c'était 
ainsi, qu'en i8o3, il avait signé la déclaration 
des princes où se trouve cette phrase : « Si l'in- 
» juste emploi d'une force majeure parvenait, 
» ce qu'à Dieu ne plaise! à placer de fait, et ja- 
h mais de droit , sur le trône de France , tout 
» autre que notre roi légitime , nous suivrons 
» avec autant de confiance que de fidélité la 
» voix de l'honneur, qui nous prescrit d'en ap- 
» peler, jusqu'à notre dernier soupir, à Dieu 



( >74) 

» aux Français et à notre épée. » Le duc d'Or- 
léans , à ces deux époques , de 1 8o3 et de 1 8o4 , 
pouvait-il prévoir qu'il monterait un jour sur 
ce trône, et aurait à recueillir, pour l'un de ses 
fils, la fortune qui eût dû échoir à celui dont 
le meurtre l'indie^nait? 

Ce fut dans cette année i8o4, que Louis XVIII, 
qui avait dit à ses agens : « Rappelez notre peu- 
w pie au gouvernement paternel; expliquez-lui 
» la constitution de l'état, calomniée parce 
» qu'elle est méconnue; montrez-lui qu'elle est 
» également opposée à l'anarchie et au despo- 
» tisme; garantissez l'oubli des erreurs, des torts 
» et même des crimes; étouffez les désirs de 
» vengeance que nous sommes résolus de ré- 
» primer sévèrement. Assurez des récompenses 
» aux militaires, aux membres de toutes les ad- 
» ministrations. Français, tous les écrits con- 
» formes à ces sentimens, nous nous ferons 
» gloire de les avouer : si l'on vous en présente 
» de contraires, ils ne seraient pas selon notre 
» cœur. » 

Ce fut le prince qui parlait ainsi depuis 1797, 
dont la voix chercha à se foire entendre dans 
une déclaration du 2 décembre i8o4, où il di- 
sait: 1^ que la division de la France, les admi- 



( -75) 

nî^trations^ les tribunaux, les employés et ma- 
gistrats seraient conservés, hors ceux repous- 
sés par la voix publique ; -2° que par rapport 
aux biens nationaux, il serait pourvu aux 
moyens de garantir les droits et intérêts de tous; 
3° qu'une amnistie généi^ale annoncerait son 
retour ;[\^ que gracies et appointemens seraient 
conservés aux niililaires qui contribueraient 
au rétablissement de la monarchie; 5° que telle 
était la contre-révolution comme le roi la con- 
cevait. Mais que pouvait la faible voix d'un 
vieillard sans armées, sans alliés, presque sans 
amis , sur une nation belliqueuse pour qui la li- 
berté n'est qu'un vain mot, et la gloire une 
idole! Celui qui se faisait couronner la connais- 
sait mieux que lui , et sut l'exploiter au pro- 
fit de sa fortune, en baignant dans son sang 
ses fers chargés de lauriers. 



NOTE DIX-NEUVIEME. 

CAULAINCOURT. TALLEYRAND. jyAPOLÉOJf. 

SAVARY. — MURAT. 

Le meurtre du duc d'Enghien a fait jaillir 
une question toute personnelle, il est vrai, 



( '76 ) 

mais qui a acquis quelque importance par l'in- 
térêt que l'empereur Alexandre a pris à sa solu- 
tion; c'est celle de savoir la part que M. de Cau- 
laincourt aurait, ou n'aurait pas prise à l'arres- 
tation du plus jeune des Condé à Ettenheim. 

Certes, il est incontestablement vrai que M. 
de Caulaincourt n'arrêta pas personnellement 
le duc d'Enghien ; qu'il ne fut point présent à 
son exécution; que la nouvelle de son supplice 
lui causa la douleur la plus vive. Mais, quoique 
les ordres donnés à Ordener et à Caulaincourt 
portent, pour le premier de marcher k Etten- 
heim , et au second de se diriger sur Offen- 
bourg, il n'en est pas moins dit, dans la lettre 
de Bonaparte au ministre de la guerre, du 19 
ventôse an 12 ( 10 mars i8o4) : « D'Offenbourg, 
» le général Caulaincourt dirigera des patrouil- 
)) les sur Ettenheim , jusqu'à ce qu'il ait appris 
» que le général Ordener a réussi. Ils se préte- 
» rontdes secours mutuels. . . S'il arrivait qu'ils 
» ne pussent remplir leur mission et qu'ils eus- 
» sent r espoir, en séjournant trois ou quatre 
» jours, et en faisant des patrouilles, de réussir, 
» ils sont autorisés à le /aire. » Dans Tordre de 
Berthier, adressé à Ordener, daté du 20 ven- 
tôse an 12 (II mars i8o4 ), il est dit aussi que 



( 177 ) 

a le général Caulaincourt doit partir avec lui , 
» pour agir de son côté ; » et plus loin : a Je re- 
» mets au général Ordener une somme de douze 
» mille francs pour lui et le général Caulain- 
)) court. Vous manderez au général comman- 
y> dant la cinquième division militaire que, dans 
» le temps où vous et le général Caulaincourt 
» ferez votre expédition , il fasse passer , etc. , 
» etc. » Ordener envoya, de Strasbourg, au pre- 
mier consul, le 2 4 ventôse ( i5 mars) , les pa- 
piers saisis chez le duc d'Enghien, et ajouta 
ces mots : « A mesure que ceux des autres indi- 
» vidus seront vérifiés , le général Caulaincourt 
» vous les fera passer. » Enfin , dans la lettre de 
Talleyrand au baron d'Edelsheim, minisire 
d'état à Carlsruhe, du iio ventôse (11 mars ) , 
il lui dit , après avoir annoncé l'ordre donné à 
deux détachemens de se rendre à Offenbourg 
et à Ettenheim : « C'est le général Caulaincourt 
» qui^ à cet égard ^ est chargé des ordres du 
» premier consul; vous ne pouvez douter qu'en 
)) les exécutant , il n'observe tous les égards que 
)) son altesse peut désirer, w Napoléon dit dans 
une note de sa main, écrite à Sainte-Hélène: 
« Caulaincourt a dû obéir aux instructions que 
» Berthiei" et Talleyrand étaient chargés de lui 
XTH, 12 



( '78 ) 

» donner : i° de confondre les trames des rai- 
» nistres anglais; 2° de s'assurer du baron de 
» Reiche; 3° d'inspecter la flottille; 4° <^e faire 
)) remettre des explications à la cour de Bade, 
» aussitôt qu'Ordener se serait saisi du duc 
» d Enghien. » 

Ce relevé des ordres émanés du gouvernement 
français prouve que la mission réelle de Cau- 
laincourt était tout autre que celle relative à la 
flottille: que les deux expéditions d'Ettenlieim et 
d'Offenbourg étaient liées entre elles et com- 
munes également aux deux généraux mis simul- 
tanément en action; que, quoique Caulain- 
court ne fut pas personnellement cliargé de 
celle relative au duc d'Engliien , il devait la pro- 
téger jusqu'à sa réussite, et la justifier après 
son succès , près du souverain dont on violait 
le territoire. Il lut donc maladroit au duc de 
Vicence de se défendre d'y avoir contribué; sa 
seule excuse eût dû être son ignorance des inten- 
tions ultérieures de son maître et son douloureux 
étonnement du résultat de cette expédition. 

Quant à l'assassinat , aussi atroce qu'il était 
inutile, il appartient probablement à trois au- 
tres personnages que Caulaincourt : 1° Celui 
qui ne cessa de le conseiller, ce dont il reste 



( 179 ) 
des preuves non encore publiées; 2° celui qui en 
donna l'ordre, et qui osa dire que si cela était 
à refaire il le ferait encore; 3° celui qui exécuta 
un jugement illégal dans ses formes, et nulle- 
ment exécutoire selon les lois. 1° Nous citerons 
ce fragment des Mémoires de Sainte-Hélène : 
(c Mon ministre me représenta fortement qu'il 
» fallait se saisir du duc d'Enghien, quoiqu'il fût 
» sur un territoire neutre ; mais j'hésitais encore; 
» et le prince de Bénévent ( il ne l'était pas 
» alors) m'apporta deux fois, pour que je le si- 
» gnasse, l'ordre de son arrestation. » ïaîley- 
rand, accusé par Savary, promit une justifica- 
tion que, très sagement, il ne publia pas; et le 
baron Massias, chargé d'affaires à la cour de 
Bade, assure dans une note que, dès qu'il sut 
l'enlèvement du prince, il écrivit au ministre 
des relations extérieures que la conduite du duc 
d'Enghien avait été mesurée et innocente. Et il 
était donc temps encore de suspendre le coup 
mortel. 20 Les diverses versions de Napoléon, 
sur l'affaire du duc d'Enghien, ses attaques di- 
rectes ou indirectes contre son ministère, prou- 
vent combien il cherchait, soit à le justifier, 
soit à en accuser un autre. Il parle d'une lettre 
écrite de Strasbourg par le malheureux prince, 



( i8o) 

et retenue par Talleyrand. Le baron Jacques, 
qui ne quitta pas alors son maître, prouve, 
dans sa lettre du lo novembre iSaS, que cette 
démarche, si fort en opposition avec le caractère 
de celui à qui on la prête, ne peut même avoir 
eu lieu. Il est bon de remarquer ici que Murât 
repoussa, le 29 ventôse (20 mars), l'ordre 
donné par le gouvernement, résista à celui que 
lui expédia le ministre de la guerre, n'en déli- 
vra point à Savary, chargé de tout , qui n'en 
reçut que de l'état-major de la place , pour pas- 
ser les barrières avec les gendarmes d'élite. Une 
lettre particulière du premier consul n'avait pu 
décider Murât à participer au crime; et Real, 
quoi qu'en dise Savary, ne devait pas interroger 
le prince , n'alla pas à Vincennes, demeura chez 
lui, et y attendit des événemens prévus dont 
Hulin vint lui annoncer le dénouement. 3° L'ar- 
rêt de mort était irrégulier ; le prince n'eut pas 
de défenseurs; le procès, de témoins ; il n'y avait 
de pièces à charge que l'accusation. Les lois 
n'étaient pas citées; le greffier n'avait point si- 
gné l'arrêt : le recours en révision était de droit, 
il n'eut pas lieu ; et de l'aveu du conseil, le pré- 
sident allait porter au premier consul les vœux 
exprimés par le prince, quand Savary se hâta 



( 18I ) 

de le faire fusiller , et se rendit aussitôt à Mal- 
maison, où il continua à être parfaitement ac- 
cueilli. Il y a plus : Rabhe ^ l'un des juges du 
duc d'Enghien , ayant été compromis dans la 
conjuration de Mallet^ fut, par ordre de Ro- 
vigo, enlevé de la voiture qui le conduisait au 
supplice, et enfermé seulement à l'Abbaye. 

En résultat, un très haut personnage conseille 
le crime, Napoléon l'ordonne, et Savary en est 
l'exécuteur; Murat ne veut point y prendre 
part, et Caulaincourt y concourt sans l'avoir 
prévu. Si l'empereur Alexandre attesta qu'il 
tenait de ses ministres à l'étranger que Caulain- 
court n'avait point trempé dans l'arrestation du 
duc d'Enghien, on peut en conclure qu'il ne 
savait pas l'union intime et commune des deux 
expéditions d'Offenbourg et d'Ettenheim; peut- 
être aussi qu'il ne voulait pas avoir, soit à ac- 
cueillir un homme dont la conduite le révolte- 
rait, soit à repousser l'ambassadeur de celui dont 
il redoutait les armes et courtisait la faveur. 
Enfin, ces premiers pas l'engageaient dans une 
opinion que la décence politique le contraignait 
à paraître conserver. Mais l'impartiale histoire 
notera que le duc de licence, fils d'un ancien 
colonel du régiment de Condé, devait moins 



( i8a) 

qu'un autre voir son nom souillé^ ne fut-ce qu'en 
apparence , du sang du dernier rejeton de cette 
race iiéroïque;puis elle prononcera sur les pièces 
que nous avons rapportées, et verra une tache 
involontaire sans doute dans un caractère élevé, 
auquel nous nous sommes plu , dans nos Mé- 
moires , à rendre toute la justice qu'il méritait. 



NOTE VINGTIEME. 



LETTRE DE DDMOURIEZ AU BARON d'hARDENBERG. 

da.ru. 



Dumouriez, qui, de sa retraite chez les Mo- 
ràves de Silésie, observait et jugeait la situation 
critique de la Prusse, en écrivait avec chaleur au 
baron d'Hardenberg, objet pour lui d'une pro- 
fonde estime, et qu'il engageait à éclairer Fré- 
déric-Guillaume sur les dangers qui le mena- 
çaient: mais Hardenbers: était momentanément 
dans une apparence de disgrâce, et ses ennemis 
obstruaient les approches d'un trône que leurs 
oeuvres avaient ébranlé : les communications 
d'un proscrit étaient donc lentes, difficiles, et 



( i83 ) 

ses prévisions sans effet. Voici l'une de ses 
lettres à l'homme d'état qui devait un jour rele- 
ver brillamment la puissance de son maître ; nous 
n'en retranchons que ce qui nous a paru des 
longueurs ou des redites. 

c( Depuis les deux lettres que je vous ai 
» écrites de l'asile où je m'étais caché enSilésie, 
» le tableau de la Prusse est devenu encore bien 
» plus sombre et plus alarmant que je ne l'avais 
» prévu. Si Frédéric eût été possesseur de Wesel, 
» comme le roi actuel, bien loin de l'échanger 
» contre le pays de Hanovre, non pas conquis, 
» mais enlevé à une maison alliée par le sang, à 
» laquelle la monarchie prussienne doit son 
» existence et sa grandeur, il en eût fait le bou- 
» levard de ses états contre la France, devenue 
» une puissance militaire , gouvernée par un 
» tyran effréné , qu'il se serait fait honneur 
y) de combattre et d'anéantir. Le roi actuel avait 
» un intérêt de plus à conserver Wesel: c'était 
» l'acquisition du pays de Munster, dont cette 
» place, Meppen et Bentheim sont la hgne de 
» défense nécessaire. Les perfides conseillers du 
» roi, Haugwitz, Lombard (il est temps de les 
» nommer et d'annoncer au roi la vindicte pu- 
y> blique qui les attend), ces êtres livrés à la 



( ««4 j 

» corruption et à la peur, ont égaré leur mal- 
» heureux maître ; ils ont sacrifié cette brillante 
» monarchie, cette reine qui en faisait la gloire, 
» ces enfans intéressans qui en faisaient l'espoir, 
» cette fierté militaire qui en faisait la force, à 
» des traités injustes et perfides, à des provinces 
» pauvres et aliénées, à des échanges précaires 
» et contestés par celui même qui les a suggérés. 
)) Une puissance ennemie créée aux portes de 
)) la Prusse ; un roi de Hollande ; un prêtre, 
)) oncle de l'usurpateur, désigné archi-chance- 
» lier de l'empire; cet antique corps germanique 
» entièrement renversé, prêt à être remplacé 
j) par de faibles puissances, vassales du tyran de 
» l'Europe; la Russie entièrement détachée des 
» intérêts de l'empire, ne songeant plus qu'à 
» elle-même; l'Angleterre ennemie d'un souve- 
)) rain qui a spolié sa famille royale, soutenant 
» contre laPrusse un roi faible, mais que son éner- 
» gie, sa fidélité à sa parole (le roi de Suéde Gus- 
» tave IV) mettent au dessus de tous les dangers, 
» auquel il ne manque qu'une armée aussi nom- 
» breuse que celle de la Prusse pour être le 
)) sauveur et le vengeur de l'Allemagne : tel est 
» l'état où Haugwitz et ses dignes complices ont 
i) plongé la Prusse. Il est temps enfin que, sans 



( 1^5 ) 

» aucun ménagement, ce tableau soit mis sous 
» les yeux de Frédéric-Guillaume; qu'il réveille 
» son ameet sa conscience ; que ce prince châtie 
w ou au moins chasse de ses conseils ces hommes 
» lâches et perfides, et que, par cet acte de sé- 
» vérité ou de vigueur, il se réconcilie avec lui- 
» même, avec ses peuples, et surtout avec son 
» armée. Le roi sera menacé et obligé de courir 
» aux armes; mais une guerre juste et nécessaire 
» convient mieux à la monarchie prussienne 
» qu'une paix honteuse, qui entraîne inévitable- 
» ment sa ruine. Examinons cet état de paix, ce 
» chef-d'œuvre des Haugwitz et des Lombard, 
» qui ne peut plus se soutenir long-temps. La 
); Prusse a perdu trois provinces et Wesel, la 
» clef de ses états. Elle a acquis le pays de Ha- 
» novre, épuisé, endetté , et dont les peuples 
» détestent son autorité, qu'elle ne peut soute- 
» nir que par une sévérité tyrannique. Cette 
» possession précaire et odieuse lui occasionne 
» une guerre embarrassante contre la Suède, et 
» une guerre destructive de son commerce 
» contre l'Angleterre, qui lui a pris déjà plus de 
» six cents vaisseaux. Mais le roi n'est pas même 
» sur de conserver cette possession injuste. Ou 
» le pays de Hanovre sera rendu à l'Angleterre, 



( i86 ) 

» comme gage de la paix que Bonaparte négocie 
» avec elle, ou toute la partie de cet électoral 
» sur la rive gauche du Weser sera donnée avec 
» le pays de Munster au spadassin nommé 
» Joachim, pour l'indemniser du présent duché 
)) de Clèves, qui formera un arrondissement au 
» nouveau roi de Hollande. C'est ainsi que le 
» roi de Prusse, après avoir livré à Bonaparte 
» le nord de l'Allemagne, dont il avait tant de 
» fois et si solennellement garanti la neutralité ; 
» après avoir sacrifié à une aveugle jalousie la 
» maison d'Autriche, en manquant à sa parole et 
)) à ses traités; après avoir dépouillé la maison 
» de Brunswdck de ses états; après avoir sanc- 
» tionné la ruine de la maison d'Orange, à la- 
» quelle il est lié par le sang et par son véritable 
)) intérêt; après avoir vu avec indifférence les 
» Hollandais , ses fidèles aUiés, perdre leur li- 
)î berté; après avoir reconnu le roi de Hollande, 
» frère de l'aventurier qui le punira un jour; 
» après avoir reconnu un prince Joachim, qui est 
w l'instrument de sa ruine; après avoir reconnu 
» pour premier dignitaire de l'empire germani- 
» que un misérable prêtre sans naissance et sans 
))talens,dontrélévationamioncelaruine totale de 
» l'empire, la dégradation du caractère allemand 



( «87 ) 

» et l'esclavage de ces peuples , qui soupirent 
» après un Arminius; c'est ainsi, dis-je, que le 
» roi de Prusse perdra sa considération person- 
» nelie, l'estinGC de son armée, l'affection de ses 
y> peuples, la confiance de l'Allemagne et de tous 
» ses alliés. Les possessions mal acquises, cette 
» nombreuse et excellente armée, dont il a fait 
» parade mal à propos , sont des crimes irré- 
» missibles, et le moment de la punition appro- 
w che : ce terrible Bonaparte, auquel il a tout 
» sacrifié, sera l'instrument de sa juste ven- 
» geance. Frédéric-Guillaume doit , pour sou 
» propre salut, déployer son énergie et redeve- 
» nir un homme-roi. S'il garantit la restitution 
» du Hanovre à l'Angleterre, comme il s'y était 
y) engagé quand il l'a occupé, il pourra compter 
» sur l'appui de cette puissance énergique. Le 
)3 roi de Suède, qui brave ses menaces, et qui 
» peut lui faire plus de mal par mer qu'il n'en 
» peut essuyer par terre, même en perdant la 
5)Poméranie, se joindra à lui; Alexandre le 
» soutiendra; le Danemarck suivra l'impulsion 
•» des deux autres puissances du Nord ; la ligue 
» du Nord s'établira, l'unique égide de la li- 
5) berté du continent; l'Autriche elle-même re- 
» prendra courage; la défection des vassaux du 



( '88) 
» tyran sera totale lorsqu'ils verront qu'on lui 
» résiste. Je connais Famé du roi de Prusse, j'ai 
» la plus haute estime pour ses vertus; je sais 
» que lecourage et la constance sont les quali- 
» tés les plus essentielles qui constituent son ca- 
» ractère.Quemes lettres parviennent à lui, qu'il 
» les lise seul, ou avec la reine, dont l'ame est 
)i aussi noble que la sienne, et avec les princes 
» de sa maison; surtout qu'il écarte de cette 
» lecture les coupables et perfides conseillers 
» qui le vendent à Bonaparte, et il connaîtra 
» la vérité; il reprendra en un moment sa di- 
» gnité, l'amour de ses peuples, la confiance de 
» son armée; il sera digne de ses ancêtres et de 
)> lui-même; et l'Europe aura l'espoir d'être 
)) sauvée. Les rois doivent craindre l'inflexible 
» burin de l'histoire. Déjà elle a attaqué avec 
» sévérité le caractère du roi; jusqu'à présent 
» ses reproches sont salutaires; plus tard, son 
» honneur serait flétri, et ce serait un malheur 
» de plus , juste avant-coureur de sa perte iné- 
» vitable. » 

Cette lettre ne parvint à la reine que très peu 
de jours avant que Bonaparte eût commencé 
les hostilités contre la Prusse, en 1806; les 
conseils de l'ex-général français devinrent donc 



( 1% ) 

superflus. Mais ils ne l'eussent pas été avant la 
bataille d'Austerlitz, et peut-être même avant le 
désarmement inconsidéré du gouvernement 
prussien. Cependant on vit bientôt que l'in- 
fluence de Napoléon était aussi puissante sur 
le militaire que sur le cabinet de Frédéric- 
Guillaume ; car des places , armées et ap- 
provisionnées , se rendaient, avec leurs fortes 
garnisons, à des troupes que leur infériorité 
en nombre et en moyens hostiles n'eussent 
pas même permis de les insulter. 

Durant cette campagne de 1806, qui ne fut, 
après léna, qu'une promenade militaire, Napo- 
léon , qui estropiait tous les noms allemands, 
dit àDaru : « Rendez-vous à Kutrine.y) Il comprit 
qu'il était question de Custrin, et lui répondit : 
Votre majesté doit savoir que cest une place 
trop forte ^ pour penser que nous puissions l'at- 
taquer facilement. — Allez , vous clis-je; elle 
estànous; elle nous est vendue^ et Magdebourg 
aussi. Ce propos, rapporté par Daru, et dont on 
pourrait citer les irrécusables témoins, offre le 
second tome, sous Frédéric-Guillaume III, des 
sales négociations qui terminèrent en Champa- 
gne les opérations agressives de Frédéric-Guil- 
lame II; princes trahis l'un et l'autre par ceux 



( 19^ ) 
qui les entouraient. Et c'était la Prusse elle- 
même qui, par d'immenses contributions *, de- 
vait rembourser avec usure à Napoléon les 
sommes avancées par lui, pour la soumission de 
cet état, sa ruine et sa honte. 



NOTE VÎNGT-UNÏEME. 



JEAPf-PHILIPPE PALM. 



Nous avons parlé (t. IX, p. 246 et 247) de 
l'assassinat du libraire Palm, et rapporté le pro- 
noncé de son jugement ; nous avons produit 
(t. X, pièce justificative A) l'ordre suprême, non 
de le juger, mais de le tuer. Néanmoins, en 
dépit de ces actes despotiquement sanguinaires, 
quelques écrivains ayant eu la bassesse de cher- 
cher à justifier un crime aussi inutile qu'atroce, 
nous avons cru devoir donner ici les exacts 
détails d'une affaire qui irrita plus qu'elle ne 

* Voyez le tableau de ces contribntions , t. IX, pag. 490 et 
491 de nos Mémoires, à la pièce justificative L. 



( 19' ) 
terrifia ceux à qui Napoléon espérait en im- 
poser. 

Au printemps de 1 806, il avait paru en Alle- 
- magne une brochure ayant pour titre De l'Ai- 
îemagne dans son profond abaissement ; la mai- 
son Stein du Nuremberg, dont Palm était le 
chef, expédia cette brochure à Augsbourg, avec 
d'autres articles de commission, qui lui avaient 
été adressés, et qu'il ne connaissait pas. Le 
facteur de la maison d'Augsbourg fit connaître 
le pamphlet dans cette ville, où il y avait garni- 
son française, et de vils valets de tout ce qui est 
puissant s'empressèrent de le dénoncer à l'em- 
pereur Napoléon , comme un libelle dirigé 
contre lui, et: ayant pour but d'exciter une in- 
surrection. Palm, devenu l'objet d'une recher- 
che de police, se justifia près des magistrats, 
mais il n'en fut pas moins contraint à se réfu- 
gier à Erlangen. Revenu pourtant en secret 
dans ses foyers, pour voir sa famille et surveiller 
ses affaires, sa présence y est soupçonnée par 
l'autorité militaire ; sa demeure est assiégée 
d'espions, et un jeune homme, mal vêtu, y 
vient solliciter des secours pour la veuve d'un 
soldat, demande à voir Palm, est introduit près 
de lui, en reçoit des aumônes, disparaît; et à 



( 19^ ) 

l'instant deux gendarmes montent droit à la 
chambre désignée par le prétendu mendiant, et 
conduisent le libraire chez le commandant, qui 
lui demande d'où lui vient la brochure qu'il 
dit avoir reçue dans un ballot sans la connaître. 
Aimant mieux souffrir lui-même que de com- 
promettre personne, il refuse de répondre à 
cette question, et le lendemain on le fait partir 
pour Anspach, sans lui permettre de parler au 
général en chef. L'ordre de l'arrêter était venu 
de Paris , et on le transporte à Braunau, où il 
arrive le 11 août; là, il est traduit devant une 
commission militaire. Il n'avait point de défen- 
seur; le sien était loin, et on ne veut pas l'at- 
tendre; ses juges mêmes refusent de lui en nom- 
mer un autre, et la peine de mort est prononcée 
sans retard et sans appel. Plusieurs de ceux qui 
étaient rais en jugement avec lui obtinrent leur 
grâce, et il espérait la sienne, quand, appelé, le 26, 
à onze heures du matin, sa sentence lui est lue, 
et est exécutée à deux heures, en dépit d'une de- 
mande en sursis faite en corps par les dames de 
la ville, à qui le général Saint-Hilaire répond 
avec regret qu'il n'y peut rien, l'ordre étant 
émané de Napoléon lui-même. Palm avait de- 
mandé un ministre de sa religion; il ne s'en 



( «93 ) 

trouvait pas, et deux prêtres catholiques se 
présentèrent , l'assistèrent , ne lui adressèrent 
que des paroles de paix et de consolation , l'ai- 
dèrent à se couvrir les yeux d'un mouchoir , se 
chargèrent de ses tristes adieux et de ses derniè- 
res commissions pour sa famille. 

Cette malheureuse victime d'un barbare or- 
gueil et d'une aussi barbare servilité militaire, 
tirée à dix pas, fut manquée deux fois, et ache- 
vée par ses bourreaux en lui appliquant leurs 
fusils sur le crâne. 

Il était innocent, généralement estimé ; n'était 
point justiciable d'un tribunal étranger. Il y eut 
irrégularité dans son jugement, atrocité dans 
son exécution ; les officiers et les soldats français 
en murmurèrent; mais alors on obéissait en 
esclave à des ordres de sang. 

En Allemagne, en Angleterre, en Russie, il y 
eut des souscriptions en faveur de la famille de 
Palm; l'empereur Alexandre, l'impératrice sa 
mère, ne furent pas des derniers à y prendre 
part; et Napoléon devint l'objet d'une implaca- 
ble haine, dont plus tard l'explosion lui devint 
éminemment funeste. 



xiu. 



i3 



( Ï94) 



NOTE VINGT-DEUXIÈME. 

BERNADOTTE. 

En parlant (t. XI, p. 124 et suiv.) de releva- 
tion de Bernadette à la dignité de prince royal de 
Suède, de fils adoptif et héritier de Charles XIII, 
nous n'avons pas fait remarquer ce qui contri- 
bua le plus à une élection qui étonna l'Europe, 
contraria Napoléon , déjoua de puissantes et 
nombreuses factions suédoises, fut un véritable 
escamotage imaginé par des gens en partie sans 
consistance, et réussit principalement par la 
crainte que de grands personnages avaient de 
voir s'élever au dessus de tous le candidat et les 
partisans du candidat d'une faction opposée aux 
leurs; parla crainte aussi que Napoléon parvînt 
à opprimer la Suède en employant la main de 
celui qu'il fût parvenu à placer sur les degrés 
du trône. L'empereur des Français, par la pro- 
tection qu'il accordait au roi de Danemarck, 
sans vouloir se prononcer officiellement en sa 
faveur, devint donc la cause lui-même des dé- 



( '95 ) 

boires qu'il éprouva dans cette importante oc- 
casion. 

Remontons, pour ne laisser ici aucune ob- 
scurité, jusqu'à la révolution de 1809. Quand 
Gustave-Adolphe fut renversé du trône, ce qui 
eût été le plus convenable aux intérêts du pays, 
c'était de lui substituer le fils mineur de ce 
prince; mais le comte Adlesparre, chef de la 
conjuration, avait déjà arrêté et déclaré que tous 
seraient chassés; il était d'ailleurs en relations 
secrètes et intimes avec le prince d'Augusten- 
bourg, et, le favorisant par intérêt personnel, il 
parvint, avant qu'il se formât d'autres factions^ 
à le faire élire prince' royal héritier, en plaçant 
la couronne sur la tête du duc de Sudermanie, 
qui depuis long-temps la convoitait ^ et s'y 
croyait des droits à l'exclusion de son neveu, 
vrai ou prétendu tel. 

Le prince nouvellement élu acquit prompte- 
ment une grande popularité; mais il mourut 
presque subitement, et il fallut recourir à un 
nouveau choix ; le premier avait été heureux 
quant au personnel ; mais, fait précipitamment 
pour fermer irrévocablement la porte aux héri- 
tiers directs de Gustave III, satisfaire l'ambition 
du duc de Sudermanie et prévenir l'effet des 

i3* 



( ^9^ ) 

intrigues de Napoléon en faveur du roi de Da- 
nemarck, l'on n'avait point assez songé alors à 
l'inconvenance de porter sur le trône suédois 
un prince danois, c'est-à-dire d'une nation éter- 
nellement ennemie de la Suède, et à cette épo- 
que en guerre avec elle. Devait-on retomber 
dans une erreur aussi choquante pour l'esprit 
national , en accédant aux vœux du frère de 
celui qu'on venait de perdre ? Les opinions se 
divisèrent à cet égard, d'autant que les auteurs 
de la révolution avaient en vue leurs propres in- 
térêts bien plus que ceux de l'état ; qu'ils ne 
voulaient pas voir ruiner l'importance que cette 
révolution leur avait acquise^ et que chacun en 
attendait la durée, l'accroissement même, des 
succès de leur candidat. Ceux-ci présentaient 
donc le frère du prince décédé ; ceux-là le prince 
d'Oldenbourg ; quelques uns le roi de Dane- 
marck, qui avait déjà été une fois écarté, bien que 
Napoléon désirât son intronisation, dans l'espoir 
d'obtenir que la Baltique fut fermée aux Anglais 
dès que le même souverain régnerait sur les deux 
rives du Sund. 

Charles XIII, dans une lettre à Napoléon, du 
2 juin 1810, semblait, en courbant ses phrases 
jusqu'à la plus timide adulation , repousser 



( ^97 ) 
néanmoins, mais indirectement, et le roi de 
Danemarck et tout prétendant parmi les géné- 
raux français même. Cependant un quatrième 
candidat était présenté : c'était le fils de Gus- 
tave-Adolphe, et cela par Adlercreutz, celui-là 
même qui, au i3 mars 1809, avait arrêté le roi 
déchu ; ce qu'il avait fait, entraîné par les cir- 
constances, sans tenir à la faction révolution- 
naire ni prévoir ce qu'elle projetait. Il vit bien- 
tôt que ses vœux en faveur de celui qu'il espérait 
tôt ou lard rappeler au pouvoir seraient sans 
effet ; mais on s'agitait de toutes parts; et quand, 
pour éviter les troubles, on décida que la diète 
d'élection serait assemblée dans la petite ville 
d'OErebro, et non dans une populeuse capitale, 
chacun sentit que, ne pouvant se faire aider par 
un mouvement populaire, il pourrait bien faire 
rejeter celui porté par une faction rivale, mais 
nullement assurer le triomphe de la sienne. 

Dans ces circonstances, le baron de Lagerb- 
jelke et le général de Wrede étaient chargés, rela- 
tivement à l'élection, l'un d'une mission publique, 
l'autre d'une mission secrète à Paris, tandis que 
l'ambassadeur de Danemarck, Dreyer, semblait 
pencher vers celui qui promettait la réunion des 
trois couronnes sur la même tête, 



i 198 ) 

Ce fut alors que le jeune baron de Mœrner, 
simple lieutenant d'infanterie, arrivé en courrier, 
s'exaltant contre l'idée de voir renaître l'antique 
union de Calmar , conçut le projet de donner 
pour prince royal à son pays un général qiii 
pourrait rendre à la Suède la province de Fin- 
lande. Le consul danois Signeul partageait son 
opinion ; le prince de Ponte-Corvo, dont ils s'exa- 
géraient les talens militaires, jugeaient les prin- 
cipes favorables à la liberté politique et se rap- 
pelaient les procédés nobles envers leur patrie, 
leur parut être l'homme qui convenait. Ils lui 
firent donc, le 2 5 juin, part du projet de le pla- 
cer sur les marches du trône, et obtinrent son 
aveu, sur la promesse que tout le militaire se 
prononcerait en sa faveur. Mœrner s'en ouvrit 
alors avec Wrede, humme fin, ambitieux et très 
accrédité dans l'armée; celui-ci alla trouver aus- 
sitôt Bernadotte, qui le mit lui-même sur la voie 
de ce qu'il voulait savoir, en lui demandant des 
renseignemens sur le jeune Mœrner et sur la 
confiance que méritaient les propositions qu'il 
lui avait faites. Wrede dit que Mœrner était un 
jeune fou; que le prince méritait sans doute 
une haute considération, en dépit d'obstacles 
majeurs : il n'était pas protestant, ne savait pas 



( î^9 ) 

la langue suédoise, et paraissait dans la disgrâce 
de Napoléon : « Quant à la religion , répond 
» Bernadotte,ce n'est pas un obstacle pour celui 
» qui est né dans la patrie d'Henri IV; la langue, 
» je la comprendrai bientôt. )> Enfin les ré- 
ponses de Bernadotte furent telles qu'on put 
croire qu'il avait l'assentiment de son sou- 
verain. 

Dans le doute cependant, Wrede se rendit 
chez le duc de Cadore, ministre des relations 
extérieures, l'assura n'avoir eu aucune connais- 
sance des démarches du jeune de Mœrner, et ne 
put en tirer aucune réponse : partout une aussi 
mystérieuse réserve sur ce point, à chaque ques- 
tion qu'il faisait et multipliait. Il en conclut que 
le choix de Bernadotte ne serait pas repoussé 
par Napoléon, qui n'en agissait pas moins sous 
main pour celui qu'il protégeait et ne voulait 
point hautement protéger, pour éviter un second 
échec, qui eût blessé son orgueil. 

Quant au jeune Mœrner, parti de Paris, en 
dépit des chicanes de la police, qui cherchait à 
retarder son départ , il se rend en Suède , où un 
émissaire du prince de Ponte-Gorvo devait le 
suivre de près ; rendit compte de ce qu'il avait 
fait, et fut blâmé, injurié même, puis renvoyé à 



( 200 ) 

son régiment avec ordre de ne point paraître à 
la diète. Mais ses projets furent connus et ap- 
prouvés de ceux qu'une violente haine contre 
la Russie flattait de l'espoir de récupérer des 
pertes récentes, sous le commandement d'un 
général dont on vantait le génie militaire. Les 
officiers de l'armée surtout partageaient ces 
sentimens , et le nomdeBernadotte devint bien- 
tôt populaire. 

Le gouvernement, qui s'en effrayait, écrivit 
au général baron de Wrede, qui répondit en 
ces termes, le i6 juillet : te Voulez-vous savoir 
M mon opinion sur le maréchal Bernadotte? Je 
» professe pour lui une profonde estime , non 
}) seulement comme homme de guerre et de ca- 
>^ binet, mais encore comme particulier: Vox 
» populi^ vox Dei. Bon père, bon époux , fidèle 
)) en amitié , il est, de plus, adoré de tous ceux 
» qui l'entourent. Une sorte d'indépendance 
)) dans sa manière d'être a probablement donné 
» lieu au bruit qu'il n'était pas bien avec l'em- 
» pereur. Je les ai vus souvent ensemble , sans 
M avoir jamais rien remarqué de semblable; 
» chacun connaît l'estime qu'a pour lui Napo- 
» léon. C'est, au reste, le seul Français que j'aie 
» trouvé à Paris , car les autres généraux ont 



( ^^ ï ) 
» l'air d'Allemands raides et ennuyeux. Je pars 
» dans quelques jours pour la diète; là je serai 
» simplement le baron de Wrede, et je don- 
» nerai ma voix au plus digne ; car vouloir por- 
» ter au trône de Suède un prince sans carac- 
» tère, sans qualités éminentes, c'est vouloir 
» effacer le nom de sa patrie du rang des nations 
» indépendantes. » 

Cependant la diète s'ouvre, le choix du roi, 
approuvé du conseil d'état, est fixé sur le prince 
Christian d'Augustenbourg ; nulle proposition 
royale n'avait cependant été ftiite encore. L'émis- 
saire Fourier, et le suédois Boliansack , qui l'ac- 
compagnait, recommandés par Signeul, se pré- 
* sentent, porteurs des propositions suivantes .-«Le 
» prince dePonte-Corvo s'engage à verser au tré* 
» sor public huit millions à l'intérêt de 4 p- o/o ; à 
» échanger ses propriétés de France et d'Hano- 
» vre contre des domaines en Poméranie; à ga- 
» rantir la liquidation des créances des négo- 
» cians suédois près le gouvernement français , 
^^ dont un million sera payé dès son arrivée à 
» Stockholm ; et , dans le cas où il serait élu , il 
» n'accepterait que si ce choix était approuvé 
» du roi. » 

Les prêtres, flattés de ce qu'ils nommaient une 



( 202 ) 

conversion , car il fallait abjurer le catholicisme; 
les paysans, éblouis des riches promesses de ce 
cinquième candidat; le conseil, persuadé que ce 
choix plairait à Napoléon ; les révolutionnaires 
de 1809, qui préféraient un parvenu sans con- 
sistance quils espéraient dominer, à un prince 
de maison souveraine ; l'armée , qui rêvait des 
triomphes réparateurs de ses échecs sous un gé- 
néral distingué ; enfin les intrigues secrètes des 
Platen et Wrede prévalurent contre le vœu de 
la camarilla et d'Adlesparre, qui la dirigeait. On 
répandit que le prince Christian était incapable 
de régner, et le baron de Wrede, quoiqu'il se 
masquât , en donnant sa voix au prince d'Ol- 
denbourg, n'en vantait pas moins le prince de 
Ponte-Corvo. Les voix cependant étaient en- 
core partagées, et la majorité ne se prononçait 
pas pour Bernadotte, quand Adlercreutz, en- 
nemi d'Adlesparre , s'unissant au comte Platen , 
amena Charles XIII à consentir à l'élection de 
Bernadotte pour éviter des troubles. L'esprit et 
le caractère de ce monarque étaient considéra- 
blement affaiblis; il se contenta de dire en gémis- 
sant : (c Je vais donc enlever la couronne à ma 
» famille ! » mais n'en envoya pas moins sa pro- 
position aux états, le i3 août, et le 21 Berna- 



( 203 ) 

dotte fut élu d'une voix unanime , car toutes 
les factions opposées jouissaient, à défaut de 
succès, du non-succès des factions rivales. Ce 
fut doncun véritable escamotage que le succès de 
cette haute fortune de Bernadotte, et l'effet d'une 
boutade de jeune homme, comme de l'aberra- 
tion d'un vieillard. Le peuple, qui voyait dans 
son élection l'expectative de sa renaissance 
politique, en accueillit la nouvelle avec ivresse. 
Quant à la manière dont elle fut reçue par Na- 
poléon et aux détails ultérieurs sur le nouveau 
prince royal, nous renvoyons nos lecteurs à ce 
que nous en avons dit dans ces Mémoires. 

NOTE VINGT-TROISIÈME. 

PLAX DE CAMPAGIVE DES RUSSES. 

Nous avons dit (t. XI, p. ayS et suiv. ) com- 
ment un plan de campagne, purement défensif 
dans les vues d'Alexandre, fut conçu à Saint- 
Pétersbourg et présenté à cet empereur : plan 
dont nous avons retracé les vicissitudes; qui, 
à l'époque de son succès , fut attribué , soit 
à Bernadotte ou à l'Angleterre, qui ne s'en 
doutait pas , soit à Bardai de Tolly, qui ne fit 



( ^'04 ) 

que l'approuver ; plan que depuis lors on a 
nié avoir été arrêté : dénégation produite sur la 
foi de l'historien officiel de la campagne de 1 8 1 2. 
Voilà ce qui nous engage à donner textuelle- 
ment dans cette note le Mémoire suivant, qui 
doit se trouver dans les papiers d'état conser- 
vés au cabinet particulier' du tzar; nous l'of- 
frons ici, sans ses nombreux développemens, 
«t comme le premier germe d'une idée conser- 
vatrice dont les résultats furent immenses. Il 
est intitulé Mémoue polilique et militaire , etc.,, 
en date de janvier 18 [ f. ^ 

« C'est un lieu commun de la politique que, 
» pour s'assurer une paix solide, il faut être pré- 
» paré à la guerre. C'est un axiome militaire 
» que, pour espérer des succès à la guerre, il 
» faut jnger sainement et ses moyens et ceux 
» de ses ennemis, afin de [)Ouvoir atténuer les 
» uns et employer utilement les autres. C'est 
» une vérité d'expérience que la force d'un état 
» se compose de sa population et de la facilité 
» plus ou moins grande à la porter en armes sur 
» un point menacé ou menaçant; de la nature 
» et de l'étendue de sa frontière; de la richesse, 
» de la prospérité et du génie de la nation ; du 
>; principe stimulateur de ses armées; du talent 



( 205 ) 

» de ses généraux; du caractère, des vues, des 
), passions ou des intérêts du chef qui les guide; 
« des alliés qu'on a ou qu'on espère, et des se- 
)) cours qu'on en peut attendre ; des circon- 
» stances constantes ou accidentelles qui pour- 
» raient influer sur les opérations militaires, en 
)) les appuyant ou les ruinant. C'est enfin une 
)) vérité de fait, qu'un état inattaquable chez 
)) lui sans le secours d'un parti mécontent; qui 
» accroît ses forces agressives en parlant de paix; 
» dont la constitution est un gouvernement pu- 
» rement militaire, aidé d'une poUce civile très 
)) active; qui, semblable aux Ptomains, avec une 
)) puissance foncière et une position géographi- 
» que infiniment plus redoutables , /az^ de la 
» guerre V aliment de /a^werre (^ïontesquieu); 
» dont les généraux, sortis de l'obscurité pour 
» envahir des trônes, se les partagent tous en 
» espérances; dont les sujets, dénués de com- 
)) merce, fondent leur fortune sur le pillage des 
» états; qui est irrésistiblement forcé, par la 
)) double cause de l'accroissement des charges et 
» de la dimmution des produits (Ramel, Godin, 
)) budgets depuis dix ans), à ruiner tout ce qui 
)) n'est pas lui, pour ne pas paraître ruiné lui- 
» même; qui a pour chef un homme enivré de 



( 206 ) 

» ses victoires, insatiable dans son ambition; 
» qui ne croit rien d'impossible à sa volonté; 
» qui prétend effacer l'éclat des conquérans les 
» plus illustres et placer son nom dans les an- 
» nales de tous les peuples; qui fait céder jus- 
)) qu'aux intérêts de sa politique à ceux de sa 
» vanité (Espagne) ou de sa haine; qui, nou- 
» veau Brennus, ose mettre son épée dans la 
» balance qui doit peser la destinée des nations; 
» qui , à charge à ses alliés plus encore qu'à ses 
» ennemis, opprime par des traités ce qu'il cesse 
» d'effrayer par ses armes; dont la protection 
» est un joug, dont les caprices haineux et in- 
» calculables sont une loi de rigueur funeste au 
)) commerce, à l'industrie et à la prospérité de 
)) l'Europe; qui ne ménage que ce qui lui ré- 
» siste; qui, dès long-temps, a dévoilé ses vues à 
» l'égard de la Russie [De la France en Van FIII^ 
» édition sans cartons *); qui ne cesse d'entre- 
» tenir des relations amicales avec les états en 
» guerre contre cet empire (Turquie et Perse); 
» qui, en substituant la confédération du Rhin, 
» soumise à ses ordres , au corps germanique, 



Ces carions ne se trouvent pas dans la traduction anglaise, 
la seule à consulter. 



( ^«7 ) 

» qui balançait sa puissance, et en recréant la 
» Pologne, a porté, de fait, sa frontière à la 
» Vistule ; qui laisse monter sur les degrés d'un 
» trône ébranlé par les armes russes un de ses 
» généraux * qui ne peut s'y soutenir qu'en 
» exaltant la Suède par l'espoir de la vengeance; 
)) qui vient encore d'insulter la maison impé- 
» riale par l'envahissement d'Oldenbourg ; qui 
» peut enfin vouloir, non seulement effacer au 
)) Nord les échecs qu'il éprouve dans le Midi, 
» mais y conquérir des moyens pour subjuguer 
» l'Espagne et par elle le reste du monde; c'est, 
» dis-je, une vérité de fait, qu'un tel état est 
M l'ennemi de la Russie comme de toute l'Eu- 
» rope, et qu'un tel homme a le projet mani- 
» feste de la ruiner. Cela posé, les dispositions 
» à faire et les déterminations à prendre résul- 
» tent de la solution de ce problème politique 
j) et militaire : Étant donnés les vues et les inté^ 
» rets , comme les forces réciproques , détermi- 
)5 ner les moyens les -plus propres à assurer son 
» indépendance et sa dignité. Et tel est aussi 



* C'était contre son gré ; mais il pouvait s'en faire un utile 
allié : il le mécontenta cependant, et le força à se lier avec la Russie 
quand il eit pu l'armer contre elle. 



( 208 ) 

celui que nous chercherons à résoudre dans les 
articles suivans : 



y> Article premier. 
» Moyens de la France. 

» Une frontière inexpugnable, une popula- 
» lation forte, resserrée, facile à réunir; une 
» armée nombreuse, enthousiaste de ses victoi- 
» res, avide de pillage, aidée d'un excellent état- 
» niajor, d'une artillerie instruite et considé- 
» rable, d'une administration parfaite : armée 
» conduite par des généraux accoutumés à com- 
» mander de grands corps; mais qui, ayant aban- 
» donné l'art savant et compliqué des Gustave- 
» Adolphe, Turenne et Frédéric, pour celui plus 
» facile des Attila et des Tchingiskan, seraient 
» peut-être plus embarrassés qu'on ne pense, si 
» on le leur rendait nécessaire ; armée , néan- 
» moins, que son organisation, secondant le génie 
» national, rend facilement mobile etrapide dans 
» ses mouvemens, comme son immoralité la rend 
» redoutable aux pays envahis par elle, et ses 
» habitudes des grandes opérations très propre 



( 209 ) 

» à leur succès; armée que l'amour du drapeau 
» d'une part , l'espoir des récompenses de l'au- 
» tre , porte au dernier période d'exaltation, et 
» qui a même acquis par la solidité de ses mas- 
» ses et l'abondance de son artillerie volante, 
» une intensité de résistance dont on ne la 
» croyait pas susceptible. Enfin un chef, qui, 
» souverain, ministre et général tout ensemble, 
» peut à la fois penser, ordonner et agir: cir- 
» constance qui , dans la guerre de sept ans , a 
» le plus puissamment aidé le génie du grand 
» Frédéric ; mais , surtout , des voisins faibles ou 
» des alliés aveugles. Ce qui néanmoins obscur- 
» cit les couleurs d'un si effrayant tableau, c'est 
» la pénurie des finances de la France , produit 
» de la destruction de la marine, des colonies et 
» du commerce; car au sein de sa toute-puis- 
» sance. Napoléon se trouve sans crédit, et tout 
» banquier qui lui prête le sien, le voit s'anéan- 
» tir à l'instant : la campagne de 1 8o^> a fait faillir 
» la maison Récamier. La guerre d'Espagne , 
» comme la destruction de quelques marchan- 
» dises anglaises, a occasionné de nouvelles ban- 
« queroutes, que le charlatanisme attribuera 
» peut-être comme hostiles aux mesures sages 
» d'un prince qui a tout sacrifié à la paix ; cette 
xni. i4 



( 210 ) 

» pénurie est telle que , des impositions excessi- 
» ves devenant insuffisantes aux frais d'un gou- 
» vernement ruineux, il est forcé à piller 
» l'Europe; ce qui n'aura de terme qu'à la des- 
» truction du dernier état civilisé , s'il ne s'y 
» rencontre une résistance insurmontable ; et si 
» Napoléon se trouvait forcé , par ce dernier 
» événement , à l'émission d'un papier-monnaie, 
» sa chute serait sûre ; car la crainte même qui 
» subjugue toutes les volontés, repousserait la 
» confiance qui deviendrait alors sa seule res- 
» source. Quant aux recettes extraordinaires (ex- 
pressions qui masquent le pillage des états ), 
» elles peuvent soutenir momentanément ses 
» finances, dans une campagne rapide et bril- 
)> lante , sous un général entreprenant et avec 
» une armée avide de gloire; mais une guerre 
)j longue et sans succès éclatans les ruinerait, 
» d'autant que ses soldats , découragés par des 
» opérations lentes et incertaines , comme la 
)) France par des recrutemens forcés et perpé- 
» tuels, se porteraient à des murmures alar- 
» mans ; et que celle-ci n'offrirait qu'avec len- 
» teur des ressources qu'un pays ruiné refuse- 
» rait enfin à ceux-là. L'exemple en est déjà 
» sous nos yeux dans la guerre impolitique en- 



(211 ) 

» treprise contre cette Espagne, qui tourne au- 
«jourd'hui contre Napoléon des armées, des 
» flottes et des trésors dont il disposait : ce qui 
» achèverait de détruire son commerce , ses 
» finances et sa population, s'il n'espérait en 
» couvrir les pertes aux dépens de ses alliés. 



» Art. 2. 
» Moyens de la Russie. 

3j Indépendamment des alliés qu'elle peut re- 
» couvrer, une armée nombreuse; un recrute- 
» ment facile; un soldat brave, patient, sobre, 
» endurci au froid et accoutumé à la fatigue ; 
w une infanterie solide ; une artillerie belle et 
» bien servie ; d'excellentes troupes légères ; 
» une armée en un mot éminemment propre à 
)) tous les genres de mouvemens , et même 
);aux retraites, l'opération la plus difficile à 
» la guerre; c'est ce qu'ont prouvé Souvoroff 
)) en Suisse , Koutousoff depuis les bords de l'Inn 
«jusqu'au centre de la Moravie, et Benigsen 
» après Poultousk, avant Preussich-Eylau , avant 
» Friedland,et surtout, après cette bataille, en se 

i4* 



( ^i^ ) 

» retirant sans pertes sur les deux rives de l'Aile 
» et devant une armée victorieuse. Une fron- 
» tière étendue à la vérité, mais facile à resser- 
» rer, avec lappui delà Prusse et de l'Autriche, 
» comme en dépassant la ligne de la Vistule, 
» après avoir dispersé ou rassuré les Polonais 
» fatigués d'une fausse liberté. Un état enfin qui, 
» libre sur ses derrières et sur ses flancs , et pou- 
)» vant porter sur une seule de ses frontières les 
» ressources immenses d'un vaste et puissant 
» empire, est proportionnellement cent fois 
» plus formidable que ne Tétait la France en 
» 1789 contre une coalition qu'elle a vaincue, 
» et que l'Espagne ne le paraissait en 1808 con- 
» tre un ennemi que la trahison avait rendu 
y} maître de ses principales forteresses, et auquel, 
» néanmoins, elle résiste glorieusement depuis 
» trois années. 

» Art. 3. 
» Qu'espère l'ennemi? 

)) Profiter de la sécurité inspirée par une paix 
» illusoire, pour user les moyens de résistance 



(.,3) 

» que la Russie pourrait un jour lui opposer ; il 
» connaît et les forces qu'elle possède , et celles 
» plus grandes qu'elle peut développer avec le 
» temps, il veut ruiner les unes et prévenir l'ac- 
» croissement des autres ; il veut trouver chez 
» ses ennemis ou ses alliés les moyens d'attein- 
» dre à son double but, qui est: de détruire tout 
» ce qui ne saurait être un appui constant de sa 
» puissance; et de solder un gouvernement au 
» dessus des ressources d'un état dont les reve- 
w nus sont insuffisans ou épuisés. C'est là ce qui 
» lui a fait piller successivement l'Italie, la Suisse, 
» l'Allemagne et entreprendre l'extravagante ex- 
» pédition d'Espagne. En temps de paix, il agit 
» parla crainte de la guerre; en temps de guerre, 
» par une campagne vive , rapide , courte et 
«brillante, en prodiguant des hommes qu'un 
» article de gazette console de tout, et dont il 
» place les chefs entre le trône et l'opprobre. 
)) Yiolant le droit de la guerre, comme il viole 
«celui des nations, il affranchit son armée de 
» l'embarras coûteux des magasins, des longs 
» transports et du soin de les protéger, en rui- 
» nant les pays envahis, qu'il accable de con- 
» tributions et de réquisitions; il dirige sa mar- 
« che vers les points centraux des états; cherche 



( 2'4 ) 

» à livrer une bataille décisive, pour imposer 
» une paix désastreuse , ou à atteindre la ville 
» capitale de son ennemi pour en dissoudre le 
» gouvernement. Quant à sa marche dans la 
» dernière guerre contre la Russie, il faut re- 
» marquer que, déterminée primitivement par 
» la campagne de Prusse, la nécessité de pren- 
» dre Dantzick et Elbing pour couper toutes 
» les communications entre elle et l'Angleterre; 
» l'espoir de trouver dans ces deux villes des 
:» munitions dont il manquait, et à Rœnigsberg 
» des magasins dont il avait besoin; la nécessité 
» de repousser une armée formidable à laquelle 
y* il ne voulait point prêter le flanc; l'intention 
» d'inspirer des craintes pour B.iga et de séparer 
» l'armée de ses dépôts de Grodno , étaient pour 
)) lui des motifs d'une haute considération ; mais 
» dans une nouvelle guerre il pourrait suivre 
» une direction nouvelle , et s'il parvenait à pas- 
)) ser victorieusement la Yistule, se porter, soit 
)i sur Smolensk, d'où il menacerait les deux ca- 
» pitales pour diviser les moyens de défense de 
» son ennemi, ce que Charles XII a inhabile- 
» ment négligé de faire en 1708 ;, soit sur Rieff, 
» pour occuper des provinces plus abondantes, 
» couper l'empire en deux (Lloyd, Jomini, Fré- 



( »-«5 ) 

» déric II ), et user ainsi tous ses moyens de 
)) résistance. C'est à des projets de cette nature, 
» qui, tout gigantesques qu'ils paraissent, n'en 
» sont pas moins praticables après une défaite, 
» qu'il faut opposer des moyens supérieurs et 
» d'un succès assuré. 

» Art. 4* 
j Que faut-il faire? 

» L'ennemi lui-même l'indique. Il veut, par 
» l'absence d'un commerce indispensable, rui- 
» ner comme allié un état qu'il se flatterait 
» alors de détruire facilement par les armes; 
» mais pour un gouvernement quelconque , il 
» n'est point d'bonneur sans indépendance , ni 
» d'indépendance sans ricbesse; il faut donc 
» abjurer une paix trompeuse, une alliance 
)) perfide, une sécurité fallacieuse. L'ennemi 
y^ veut encore prolonger ce funeste état de cbo- 
» ses ; il faut en sortir , il faut le prévenir par 
» la guerre, en profitant du moment où ses ar- 
» mées sont vivement engagées en Espagne et 
}•) en Portugal. Il veut à tout événement une 
)) guerre rapide et fructueuse ; il faut le forcer 



(2.6 ) 

» à en faire une ruineuse et lente ; il la craint, 
» non seulement en raison de l'état de ses finan- 
» ces, mais en raison de Tétat moral du pays 
» qu'il gouverne ; il sait que Paris le hait mor- 
» tellement depuis les mitraillades du i3 vendé- 
» miaire*; il sait que Lyon, Toulouse, Marseille 
» l'ont en horreur; il sait que ses vieux amis , 
» les jacobins, sont mécontens de lui, et que ses 
» nouveaux valets ne sont pas entièrement sa- 
» tisfaits d'une grandeur qu'ils lui doivent; il 
» sait que lors du débarquement des Anglais à 
» Flessingue, la Belgique demeura muette à 
» l'invitation de marcher contre eux; que la 
» Lorraine n'agit qu'avec lenteur et que le dé- 
» partement de la Sarre refusa positivement de 
» s'armer ; il sait que, lors de son premier pas- 
» sage du Danube, dans la campagne de 1809, 
w l'armée murmura contre lui ; que Paris**, qui 
» le croyait sans ressources , cherchait déjà des 
» yeux qui pourrait le remplacer; et qu'à cette 
» époque l'esprit des gardes nationales lui était 
» entièrement défavorable. Il redoute donc de 
» s'éloigner de la France pour un temps fort 

*Il faut considérer que cette exagération est celle d'un étranger 
qui vivait à cinq cents lieues de la France. (Note de l'édit.) 

Tels étaient aiors|Fouché, Carnot, Bernadotteet leur faction. 



( ^17 ) 

» long 5 et ce qu'il redoute , il faut , ou le rendre 
» nécessaire à ISapoléon, ou le forcer à employer 
» en chef des hommes qui , n'ayant ni son au- 
» torité ni son éclat, ne pourraient agir aussi 
» puissamment que lui. Mais pour réussir dans 
» un tel projet , la première chose à faire est 
» de se défendre d'une intempérance de fausse 
» gloire; c'est de ne pas jouer le sort de l'em- 
» pire au hasard d'ime bataille dont le succès 
» n'est jamais certain ; c'est d'opposer la pa- 
» tien ce de Fabius à la fougue d'un nouvel An- 
» nibal. Loin d'adopter les principes de guerre 
» d'un ennemi qui joint à l'habitude de les pra- 
» tiquer celle de les élayer de moyens injuste» 
» qu'on ne veut ni ne doit imiter, il faut l'obliger 
h aune guerre de tactique , à laquelle il est neuf 
» ainsi que ses généraux et ses soldats. Il faut 
» résister à cet élan incalculé qui , à Austerlitz, 
» fit prêter le flanc par une marche dangereuse; 
» qui, à Friedland, emporta trop loin une partie 
» de l'aile droite , tandis que la gauche était 
» tournée;qui, à Wagram, fit quitter aux Autri- 
» chiens une position redoutable; et, préférant 
i> à l'impétuosité le courage de la patience, qui 
» est le phis admirable de tous et !e plus utile, 
» ne faire qu'une guerre de manœuvre et de 



(^i8) 

» position , ne former jamais que des grands 
» corps , inonder le pays d'un déluge de Cosa- 
» ques ; multiplier les affaires de postes et les 
» petits engagemens , qui donnent de la con- 
j) fiance à l'armée que l'on commande, fatiguent 
)) l'autre , la ruinent en détail , et sont plus fu- 
» nestes à celle que cinq cents lieues séparent 
» de ses frontières qu'à celle qui défend les 
» siennes ; avoir des places d'armes et des dé- 
» pots de vivres à l'abri d'un coup de main ; ne 
» jamais se diviser devant un ennemi brave , 
» actif, entreprenant, dont le génie et l'organisa- 
» tion militaire rendentl'armée susceptible d'être 
:» mue avec rapidité. C'est la faute que je signale 
» ici qui a perdu Alvinzi en 1 796 et nui aux 
» grands succès du prince Charles en 1 809. Si l'on 
yj craignait , en suivant le système d'opérations 
w que je présente, de se voir tourné par la célérité 
» des mouvemens de Napoléon, il serait facile de 
» se mettre à l'abri de tous dangers à cet égard, 
)) en formant des armées de réserve qui, judi- 
» cieusement postées, le contraindraient à aban- 
» donner une manœuvre qui l'a si bien servi 
» jusqu'ici, et à s'épuiser devant une armée 
)) formidable ; ou , s'il voulait se porter sur un 
» de ses flancs, à prêter le flanc lui-même à 



( ^^9 ) 

» l'armée de réserve destinée à secourir celle qu'il 
» aurait en tête ; ce qui lui ferait courir le risque 
» de se voir séparé de ses moyens de subsistance 
» ou de recrutement, et de laisser couper sa 
» ligne d'opérations et ses communications avec 
» ses dépôts. Si, lors de la bataille dePreussich- 
» Eylau , on avait eu une armée de réserve en 
» Lithuanie, Napoléon n'aurait pu tenir dans sa 
» position d'Osterod ; Elbing eût été sauvée, et 
» Dantzick peut-être : l'ennemi se voyait privé 
» des munitions que ces deux villes lui ont 
» fournies ; ses derrières n'étaient plus assurés, 
» et la guerre se trouvait reportée au-delà de la 
» Vistule. Si, après Friedland même, une armée 
w de réserve eût menacé son flanc droit, quoi- 
» que appuyé à la mer par sa gauche et maître 
» de Rœnigsberg, il ne pouvait avancer ou ris- 
» quait d'être perdu , à moins qu'il ne se retirât 
)) en hâte sur les places qu'il avait prises. Le 
» point important est de le forcer à user les 
» quatre ou cinq mois de l'été , qui sont les plus 
» avantageux pour lui, par l'abondance des 
yy fourrages , la longueur des jours, la douceur 
» de la température, et d'atteindre ainsi l'hiver, 
» que la longueur de ses nuits rend favorable 
» aux opérations des troupes légères , et qui , 



( 220 ) 

» par sa rigueur, doit être plus pénible à des 
» soldats accoutumés aux climats chauds qu'il ne 
» le serait à l'armée russe. Qu'il perde ainsi deux 
)) ou trois campagnes, et l'échafaudage de sapuis- 
» sance disparait. Si l'Autriche, en 1809, eût eu 
» ses derrières assurés; si elle n'eût pas voulu agir 
» à la fois sur tous les points; si elle eût évité les 
» grandes batailles ; si elle n'eût pas perdu la 
» tête après un échec très réparable; si elle eût 
» eu des armées de réserve et des corps à por- 
» ter sur les derrières de l'ennemi, Napoléon 
)) était perdu. Que la Russie, plus heureuse- 
» ment située que l'Autriche, s'éclaire des fautes 
» de cette dernière; et, qu'employant avec vi- 
» gueur, dirigeant avec sagesse les forces im- 
» menses qu'elle possède, elle empêche enfin 
)> qu'une marche destructive , qui n'est encore 
» que le besoin d'un homme ambitieux et gêné 
V dans ses finances, devienne le système d'état 
» d'une puissance que la ruine de l'Europe en- 
» tière aurait mise au dessus de toute crainte, 
)) comme elle est au dessus de toute pudeur. 

» Art. 5. 
» Exemples. 
» L'histoire militaire de l'Europe offre un 



( ^^1 ) 

» grand nombre de guerres de position habi- 
» lement exécutées ; sans multiplier les cita- 
wtions, il est peut- être à propos de rappeler 
» ici la dernière campagne de Turenne contre 
» le célèbre Montecuculli; celle du grand Gondé 
» en 1674 ; celles si remarquables du maréchal 
» de Berwick en Dauphiné et en Espagne, en 
» 1705 et 1706, et dont la dernière prépara la 
» plus brillante et la plus utile qu'aucun géné- 
j) rai ait peut-être faite; celle enfin de 1778 
» entre les deux plus habiles généraux du der- 
» nier siècle. Ce sont ici les plus beaux monu- 
) mens de la tactique moderne , des morceaux 
» d'étude pour les militaires de tous les âges, 
» et les principaux titres qu'offre à l'estime 
» des connaisseurs l'histoire de ces iUustres 
» guerriers forçant à une sage temporisation 
» des armées jusqu'alors accoutumées à des 
» triomphes rapides. Ce que surtout il est inté- 
» ressant d'observer en ce moment, c'est la 
» retraite de Wellington depuis les frontières 
» de Portugal jusqu'aux positions formidables, 
» occupées et fortifiées par lui , pour couvrir 
» T.isbonne , conduite capable seule de rompre 
» l'impétuosité d'un général habile et entrepre- 
» nant. C'est enfin la guerre faite depuis trois 



( 222 ) 

» ans par les Turcs, qui, malgré leurs nom- 
)^ breùses défaites, n'ont pu être forcés â une 
» bataille décisive. En effet, une bataille perdue 
» parles Français, qu'il est difficile aujourd'hui 
» de mettre en pleine déroute, qui sont inattaqua- 
» blés chez eux et qui se permettent tout pourat- 
» ténuer ou réparer leurs pertes , n'est qu'une 
» partie remise ; tandis qu'une gagnée par eux les 
» jette au sein des provinces russes. 

» Art. 6. 
3) Moyens subsidiaires. 

M Les opérations propres à appuyer le plan 
» proposé, consistent : i° àse lier avec l'Angle- 
» terre, plus généreuse à l'égard de la Russie 
» durant la guerre que d'autres ne se sont mon- 
» très malgré l'utilité de son alliance, et dont le 
» commerce seul vaut mieux à cet empire que 
» lés secours qu'il pourrait espérer de quelque 
» part que ce fut; mais il ne faudrait jamais 
» compter sur une intervention militaire prom- 
» pte et à point nommé : la nature de son gou- 
» vernement et de son armée entraînant néces- 
» sairement des lenteurs, et l'incertitude des 



( 223 ) 

» vents produisant d'inévitables retards. Il ne 
» faudrait pas davantage se piquer , à son pro- 
» pre détriment , des torts vrais ou apparens 
» d'un tel allié. Frédéric II a donné sur cela, 
» dans la guerre de sept ans, un bel et utile 
» exemple ; 2^ faire cause commune avec l'Es- 
» pagne et lui garantir son indépendance , à 
» condition de ne point faire la paix sans le 
» concours de la Russie ; 3^ conclure une paix 
«prompte et généreuse avec la Turquie, au 
» prix , soit d'une rupture avec l'Autriche , à 
)) qui elle a toujours été redoutable , dans le cas' 
)) où cette dernière s'unirait à l'ennemi ; soit 
» d'une diversion puissante en Dalmatie et des 
)) opérations maritimes combinées, dans la Mé- 
)> diterranée, si l'Autriche concourait aux plans 
w de la Ptussie ; 4° obtenir l'accession de l'Au- 
» triche, quia tout à craindre de la France, 
-» tout à espérer de la Russie , ou du moins sa 
» neutralité; dans le premier cas , pour éviter 
» les rivalités des généraux , la laisser agir seule 
» en Lombardie et en Souabe, comme sur les 
» derrières de l'armée française, tenue en échec 
» par les Russes, à l'aide des insurrections pro- 
» bables du Tyrol et de la Forêt-Noire , en l'ai- 
» dant par une diversion sur Naples. Dans le 



( 'l-^k ) 

» second , s'en assurer par une armée d'obser- 
y» vation sur la frontière de la Galicie. Dans le 
» cas enfin d'une rupture avec elle , l'attaquer 
w de concert avec les Turcs ; 5^ envoyer un corps 
» auxiliaire russe dans la Prusse , menacée, tant 
)> par le royaume de Westphalie que par les 
» cinq nouveaux départemens français ; l'aider 
j) à insurger le nord de l'Allemagne, qui y était 
» si bien disposé lors de la guerre de 1809; 
» affranchir toutes les côtes de la Baltique et de 
» l'Océan germanique; en ouvrir les ports aux 
» Anglais; séparer la France de la Suède et du 
)> Dannemarck,etdéterminer cette dernière puis- 
» sance à s'unir à la ligue continentale pour évi- 
» ten la ruine qui la menace doublement par 
» l'extension de ses armeraens et la destruction de 
i) son commerce. Mais subordonner ses opéra- 
» tions à celles du centre, où les grands coups 
» doivent être portés ; 6° engager la Suède par 
» tous les moyens d'intérêt , de persuasion et de 
» crainte *, à rentrer dans l'alliance de l'Angle- 
» terre, qui peut seule la ruiner ou l'enrichir; 

* On l'a menacée, à cette époque, de travailler à la réintroni- 
sation, non de Gustave IV, mais de son fils, et un plan de guerre 
à ce sujet fut présenté par le baron Palhen. 



( '29/6 ) 

» détruire ou raviver son commerce , insulter 
» ou protéger ses côtes; et, dans le cas d'une ré- 
» volution possible, faire tomber la couronne 
» sur la tête des héritiers légitimes de la maison 
» royale, dont un se trouve doublement lié à la 
» Russie par le sang et par alliance; 7^ ranimer 
1/ en France le royalisme, si utile aux Autrichiens 
» dans la campagne de 1793 , et aux Anglais à 
«Toulon; ce qui forcerait l'ennemi à garnir 
M de troupes les provinces occidentales de la 
» France; à accroître la rigueur de son gouver- 
» nement , comme à faire désirer, tant à ses en- 
» nemis qu'à une partie de ses partisans, mais 
)) certainement à la plupart de ceux qui ont 
» abattu le gouvernement directorial, de dé- 
» truire celui de Napoléon ; 8° enfin , pour met- 
» tre la France dans la nécessité de développer 
» des forces supérieures à ses moyens en hom- 
» mes et en argent, depuis le fond de l'Espagne 
)) et de l'Italie jusqu'à !a Vistule et aux côtes de 
» l'Océan, opérer des diversions comme j par 
w exemple, dans la Dalmatie parles Grecs et les 
)) Albanais, en Italie par les fidèles Gaîabrois. Dix 
)) à quinze mille E.usses pourraient alors balayer 
» rapidement ces contrées jusqu'à la frontière 
?) napolitaine naturellement défendue, de Gaëte 
xur. i5 



( 226 ) 

»» à Chietti, par des montagnes ouvertes seule- 
» ment aux deux défilés longs , étroits et 
» tortueux d'Itri et d'Aquilée , comme par le 
)/ vallon à fond tourbeux deSanto-Germano; ne 
)) laissant d'accessible qu'une plaine peu éten- 
» due près de cette frontière , où dix mille 
» hommes peuvent facilement en arrêter cent 
» mille; diversion qui occuperait de grandes 
» forces à l'ennemi, ou le contraindrait à éva- 
» cuer entièrement la Péninsule , ce qui retran- 
» cherait douze millions d'hommes à son em- 
» pire*. D'autres diversions utiles seraient faites 
y> sur la Poméranie , le Hanovre , la Hollande , la 
» Bretagne ou les environs de Bayonne , pour 
» seconder les opérations de l'armée prussienne, 
» des Anglais, et réveiller le royalisme; ou in- 
» surger les habitans des Pyrénées, partisans de 
>» l'Espagne, et faciliter ainsi les opérations pro- 
» jetées du duc d'Orléans sur le Roussillon*^ 

Cette expédition fut projetée; elle devait être confiée au 
baron depuis comte d'Armfelt; mais il fallait avoir le libre pas- 
sage des Dardanelles et concluie en conséquence la paix de 
Turquie, à laquelle s'opposaient et le ministre Romanzof et le 
général Koutousof. 

Cette expédition projetée par l'armée de Catalogne, que 
devait commander le duc d'Orléans , rencontra des obstacles 
tant de la part des Anglais que de celle des Cortès. 



( ^27 ) 
» Si les Anglais avaient substitué cette dernière 
«expédition à celle de Flessingue, l'Espagne 
» serait peut-être libre aujourd'bui. 

» Art. 7. 
5) Exemples. 

» Ce fut à l'aide des diversions maritimes que, 
» dans la guerre de sept ans, l'Angleterre sauva 
« le roi de Prusse des efforts de la France; c'est 
» parle projet d'une diversion opérée par lesTar- 
» tares et les Turcs , que ce grand homme son- 
» geait à ruiner les efforts de la Russie, si la guerre 
» se fût prolongée. C'est par une diversion sur 
» Mayence, Franckfort et IMonîabaur, que la 
)) France , en 1792, força le roi de Prusse, déjà 
» trahi par les siens , à quitter en hâte sa fron- 
» tière, ce qui facilita l'invasion de la Belgique; 
» ce fut en menaçant la Souabe, qu'en 1799 les 
» Français isolèrent en Suisse Korsakoff. Avec de 
» la persévérance dans son expédition de Naples, 
» la Russie eût pu , en i8o5, réparer son échec 
» d'AusterUtz, et, par une diversion facile sur le 
» Hanovre,rAngleterre aurait, en 1807, aidé puis- 
» samment l'armée russe. La guerre de 1809 fut 
» une utile diversion pour l'Espagne, et si l'ex- 

i5* 



( 228 ) 

» pédition deFlessingue eût été portée àBayonne, 
y> TAutriche , qu'elle sauva d'une paix plus dé- 
»sastreuse, eût peut-être pu se relever de la 
» défaite de Wagram. Ce ne sont point des di- 
» versions fortuites et partielles qu'il faut au- 
» jourd'hui ; mais, combinant avec prévoyance 
» et sagesse, exécutant avec vigueur et con- 
» stance,il faut, par un grand développement 
» de forces et par l'ensemble de ses opérations, 
i) rassurer l'Europe effrayée de la puissance de 
» l'ennemi, en attaquant simultanément ses ar- 
» mées et sa réputation d'invincibilité, ses finan- 
;» ces et son territoire , en un mot ses ressources 
» de tous genres. Le jacobinisme français , allié 
» de toutes les vanités blessées et de tous les 
» désirs ambitieux et cupides , tomba le jour où 
j> il attaqua la dernière des classes sociales et le 
» dernier des intérêts privés. La France est à 
» l'égard de l'Europe ce que son gouvernement 
» ochlocratique fut alors à son égard; elle pèse 
» aujourd'hui sur le commerce, sur l'industrie 
w générale du continent; elle fait ainsi de ses 
«propres alliés ses ennemis; elle mécontente 
» jusqu'à ses sujets, dont elle opère la ruine : 
» c'est donc le moment de la frapper avec espé- 
» rance de succès; c'est celui de rallumer, en 



( 229 ) 

» menaçant ses cotes , les feux mal éteints du 
» royalisme. 



» ARTICI-E HUITIEME. 



» Opérations militaires *. 



«Userait peut-être téméraire d'indiquer ici mi- 
» litairement les opérations à faire, et topogra- 
» phiqueraent les positions à occuper ; mais il est 
» indispensable d'appuyer sur la nécessité: i°de 
» prendre l'offensive en se portant vivement sur 
)) le duché de Varsovie, et en gagnant, s'il était 
» possible, la Silésie; d'occuper, de concert avec 
)) la Prusse , la ligne de TOder , pour faire dé- 
» clarer les princes de l'empire, ou exciter des 
» insurrections dans le nord de l'Allemagne ; 
» d'appuyer sa gauche, soit par l'accession de 
» l'Autriche, soit par un corps d'observation et 
» une rupture des Turcs avec cette puissance 
» (voyez art. 6, n°' 3 et 4 ); '^'^ de dissoudre le 
» gouvernement polonais, de dissiper ou d'en- 

Ceci n'était qu'un aperçu : il fut plus tard décidé qu'on se 
retirerait jusqu'à la ville de Kazan, pour donner à l'armée de 
Moldavie le temps et les moyens de couper toute communica- 
tion et toute retraite à Napoléon. 



» régimenter ses corps armés, en les envoyant 
» sur les derrières; mais de dévaster impitoya- 
)) blement le duché, si on se trouvait contraint 
» de l'évacuer, afin d'ôterà l'ennemi les moyens 
» d'y subsister; 3° d'avoir ses deux flancs pro- 
» tégés par deux corps, l'un réuni comme auxi- 
» liaire au roi de Prusse, l'autre menaçant la 
» Galicie, tandis que la Hongrie serait attaquée 
» par les Turcs, dans le cas de la non accession 
» de l'Autriche; et dans le cas contraire, agissant 
» simultanément avec l'armée principale; 4^ de 
» former deux armées de réserve stationnées, 
» l'une à Rieff, l'autre à Smolensk, et pourvues 
» de vivres, de munitions, d'armes et de moyens 
); de transport, afin de pouvoir être vivement 
» portées, en tout ou partie, sur les points où les 
» circonstances pourraient l'exiger; 5° de tenir 
» toujours, autant que ses mouvemens le ren- 
» draient possible, l'armée principale réunie en 
» grands corps, qui peuvent être repoussés, mais 
v; non pas détruits; d'éclairer le pays par des 
» nuées de Cosaques propres à le dévaster, si 
w l'on était obligé à un mouvement rétrograde, 
» comme à harceler l'ennemi, à enlever ses con- . 
w vois, à inquiéter ses fourrageurs, et à retarder 
» ainsi sa marche; 6° de fortifier les postes qu'on 



C ^3i ) 

» occuperait par la rupture des chemins et des 
» ponts qui y conduiraient l'ennemi , par des 
,, batteries de position, des retranchemens pas- 
D) sagers et des abattis; employer alors l'état- 
» major à reconnaître ceux qu'on pourrait être 
» forcé d'occuper, les moyens de les rendre for- 
» midables, d'ouvrir les routes qui y mèneraient; 
)) 7« de couvrir soigneusement les magasins et 
j) les convois, en entretenant toujours ses com- 
» munications avec les corps russes ou alliés, 
» appuis de ses flancs, ainsi qu'avec les deux 
» armées de réserve, comme celles de ces der- 
» nières avec les corps susdits, par des postes 
)) intermédiaires, ou un mouvement en avant, 
)) si l'ennemi venait à tourner l'armée principale; 
» 8'' de forcer l'ennemi soit à l'inaction, soit à 
» des attaques hasardeuses et où il dût nécessai- 
y> rement éprouver des pertes considérables, en 
)) cas même de succès ; 9° de ne l'attaquer 
)) qu'avec une supériorité accablante de forces 
» et de situation; to" de chercher, tandis qu'on 
» le tiendrait en échec, à jeter sur les derrières 
» des corps mobiles et rapides, qui pourraient 
» enlever ou détruire ses convois, ou le forcer 
» à s'affaiblir par des escortes; iio de ne point 
» ralentir pendant l'hiver, saison plus favorable 



( ^3a ) 

)) aux Russes qu'aux Français, ces expéditions 
)) actives et ruineuses; 12° d'éviter toutes les 
y> actions décisives, qui procurent moins d'avan- 
« tagcs dans le succès qu'elles n'entraînent de 
» préjudice dans un échec; i3° de subordonner 
)) toutes les opérations auxiliaires aux opérations 
» principales; i4° de combiner avec l'armée de 
)) réserve, dans le cas où l'ennemi manoeuvrerait 
» de manière à tourner l'armée agissante, les 
» moyens de le menacer à la fois en tête et en 
» flanc; de l'isoler de ses ressources et de le 
» ruiner en détail, ou de le mettre dans la né- 
M cessité de se battre dans une position hasar- 
)) deuse qu'il n'aurait pas choisie ; 1 5° de s'assu- 
» rer, dans toutes les positions occupées, des 
» moyens de retraite et de transports, comme 
» de positions nouvelles , toujours liées avec les 
» situations des corps auxiliaires et de réserve; 
» 16° de défendre ainsi et successivement, s'il est 
» nécessaire, les lignes de l'Oder, de laVistule, 
)) et même du Dnieper, à l'aide des positions in- 
» termédiaires; bien sûr qu'un succès définitif 
» et complet rendrait et assurerait solidement ce 
» qu'on aurait été momentanément forcé d'a- 
» bandonner; i^^ d'observer la Suède avec un 
» corps dont les attaques pourraient, selon les 



( 233 ) 

)) occurrences, être combinées avec les opéra- 
)) tions maritimes des Anglais; i8° d'opérer, 
» comme nous l'avons dit, deux diversions, l'une 
» sur la Dalmatie ou sur Naples, l'autre sur les 
w côtes françaises ou devenues telles; mais pré- 
» férablement en Bretagne, où l'on peut, à l'aide 
» des îles de Gersey et de Guernesey, faire un 
» débarquement qui, au nom loyalement pro- 
» nonce du roi, ferait se former le noyau d'une 
w armée nombreuse, si l'on y portait de l'argent 
« et des armes; car les Russes, n'inspirant aucune 
w défiance, rallieraient bientôt tous les ennemis 
» du gouvernement, dans un pays dont il n'est 
» pas sûr, et qui le forceraient, en lui ravissant 
)) des ressources, à y porter des forces considéra- 
» blés au moment où il en aurait le plus besoin 
» ailleurs, l'armée débarquée se trouvant nécessai- 
» rement en Bretagne dans la même situation où 
» les Anglais sont en Portugal; 19" d'employer 
» enfin tous les moyens de prolonger la guerre, 
» en obligeant l'ennemi à diviser ses troupes 
» par la nécessité de les diriger sur un grand 
» nombre de points très éloignés les uns des 
» autres. — Il faut que le gouvernement russe 
» ne perde point de vue quel doit élre le but de 
)> la guerre, et qu'il en proportionne toujours 



(234) 

» les moyens à ce but important; il faut que son 
» militaire, accoutumé aux opérations brillantes 
» des Roumansoff, des Souvoroff et des Ramen- 
» sky, songe qu'ici il n'est plus question de ces 
» campagnes faites contre un ennemi soumis 
ïi aux lois de la guerre et des gens, mais du dé- 
y^ bordement d'une nation qui ne cherche la 
M gloire que dans le bouleversement des em- 
M pires, et ses moyens dans leur dévastation ; que 
» la valeur peut être trompée par la fortune, 
» mais que la sagesse et la patience lagouver- 
» nent et la réparent; qu'aujourd'hui le destin 
» du monde civilisé est entre les mains des 
» Russes ; que si le sort d'un combat est incertain, 
» celui de la temporisation est sûr, principale- 
» ment devant une armée sans argent si elle ne 
y) pille, sans alliés si elle ne bat, et qui, entrepre- 
» nante par caractère, l'est encore plus par né- 
» cessité. Enfin, il ne faut pas perdre de vue que 
» l'homme qu'on a en tête joint aux forces de 
» l'ancienne France, accrue des conquêtes de la 
» France nouvelle, celle du jacobinisme orga- 
» nisé, qui fait l'essence de son gouvernement, 
» puis la disposition des moyens hostiles de l'I- 
» talie, de la Suisse, du Dannemarck, de la Suède, 
» de îa Pologne et d'un tiers de l'Allemagne, 



( 235 ) 

» supposé même que l'Autriche ne s'unisse point 
» à Jui ; que le but de la guerre est l'affranchis- 
» sèment de l'Europe, chose incompatible avec 
» !5on existence. Il ne suffit donc pas d'élever 
» une digue fragile contre les efforts d'une aussi 
» redoutable puissance, mais de la détruire, mais 
» de briser un instrument de destruction uni- 
» verselle, si l'on ne veut point être broyé par 
» les effets du mouvement accéléré imprimé à 
» ses ressorts. 

» ARTICLE NEUVIÈME. 

» Forces nécessaires. 

p Les forces nécessaires à ces opérations se- 
» raient une armée centrale et agissante de 
» quatre-vingts à cent mille hommes tout au plus; 
» un corps de trente à quarante mille hommes 
» pour menacer la Galicie et la Hongrie simulta- 
)) nément avec les Turcs, dans le cas où TAu- 
» triche méconnaîtrait ses vrais intérêts; pour 
w observer cette puissance, dans l'hypothèse de 
» sa neutralité, ou être plus utilement employé, 
» dans celle de son accession ; un de vingt à 
» trente mille hommes, auxiliaire de la Prusse; 
» deux armées de réserve, de quarante à cin- 



( 236 ) 

» quanle mille hommes chacune , stationnées a 
» Rieff et à Smolensk; une expédition de dix 
» mille hommes vers Naples; une seconde corn- 
» binée avec les Anglais, contre la France, oc- 
» cupant un nombre de troupes égal, ou plus 
» considérable si l'Autriche prenait part à la 
» hgue (voyez art. 6% n^ 8) ; de vingt à trente 
y> mille hommes en garnisons, camps volans, es- 
» cortes de convois^ etc. En tout, de deux cent 
» cinquante à trois cent vingt mille hommes : 
» deux cent quatre-vingt-cinq mille hommes 
» pour terme moyen, non compris les troupes 
» légères, pionniers, artillerie, etc., forces très 
)) imposantes, quoique infiniment inférieures à 
» celles que possède la Russie, et qui, sagement 
» dirigées, sont suffisantes, dans le cas même où 
)) l'Autriche ne profiterait pas des circonstances 
» pour affranchir sa couronne ; car la France ne 
>) pourrait leur opposer que celles qu'elle serait 
» capable de mouvoir et de nourrir dans un 
I) pays ruiné et mécontent , ce qui retranche 
» beaucoup au calcul qu'une crainte exagéra- 
» trice en présenterait. Il est à observer ici que 
» la population de la Russie est encore intacte, 
» que ses impositions sont proportionnellement 
» les plus faibles qui soient payées par aucun 



(.37) 

» peuple européen; que le retour du commerce 
» anglais, si utile par sa balance favorable aux 
» Russes et par l'enlèvement de leurs denrées, 
A enrichirait à la fois l'état et les propriétaires; 
» que la suspension de celui de la France, qui 
» y importe beaucoup et en exporte peu, ne 
» fournit que des objets sans valeur et se fait en 
» grande partie par contrebande, relèverait son 
» change; ce qui offre des moyens immenses 
» pour soutenir une guerre longue et coûteuse; 
» joignez-y l'abondance des vivres, produit de 
» l'interruption momentanée de leur exporta- 
)^ tion, et le sentiment universel qui ferait de la 
i^ rupture avec la France une guerre vraiment 
» nationale. Pour agir néanmoins avec autant 
» de célérité que de prudence, il serait à propos 
» d'employer des moyens télégraphiques, et de 
» faire de Moscou un grand dépôt de recrues, 
» où seraient réunis, exercés et formés les soldats 
» destinés à réparer les pertes éprouvées par les 
» différentes armées. 

» ARTICLE DIXIÈME. 
» Dispositions préliminaires. 

» Pour ranimer les espérances de l'Europe et 
» en rallier les intérêts à ceux de la Russie, il faut 



(.38) 

» exposer qu'on ne prend les armes qu'en raison 
» d'une nécessité irrésistible, et qu'on ne les 
» posera qu'après l'affranchissement du conti- 
» nent ; opposer la franchise à la dissimulation; 
» les projets de protection à ceux d'envahisse- 
)> ment; promettre sûreté et intégrité à tous les 
» états qui adopteraient ce plan conservateur; 
» guerre à mort à ceux qui s'y opposeraient, en 
» ouvrant néanmoins la porte au repentir, et 
» en offrant des avantages à un retour loyal, 
» comme à une intervention utile. 

» ARTICLE ONZIÈME. 

M Piésultats. 

» Le plan, conçu sur ces principes déloyauté, 
» de sagesse et de fermeté , d'une guerre que la 
» Russie pourrait entreprendre presque sans 
» alliés, bien certaine de la continuer et de la 
y> terminer avec l'approbation et le concours de 
» l'Europe entière , conduirait aux résultats les 
» plus glorieux qui puissent jamais exciter la 
)) noble ambition d'un souverain ; ce serait l'in- 
» dépendance des couronnes, l'affranchissement 
)) des peuples, la restauration du commerce, de 
)) l'industrie, des arts, la paix, la sécurité, la 
» prospérité de l'Europe ; la reconnaissance uni- 



( 239) 

» verselle , et celle particulièrement de la partie 
» la plus saine d'une nation que la criminelle 
» imprévoyance de quelques novateurs a con- 
» damnée au joug d'un homme qui la ruine par 
» des entreprises extravagantes, étrangères à ses 
» intérêts ; enfin lelustre indicible et immortel de 
» la Russie. — Je n'ai exposé dans ce Mémoire 
V que des faits et des vérités incontestables; j'en 
» ai déduit les résultats nécessaires, en indi- 
» quant et les obstacles à craindre, et les moyens 
» de les surmonter. Mon sujet eût été susceptible 
» d'un plus vaste développement ; mais peu de 
» mots suffisent à l'expérience qui saisit tout 
» avec rapidité et aux regards de laquelle je les 
» soumets, en remarquant ici que, si le rôle de 
» Pierre i^'' fut réellement grand, le rôle de sa 
» majesté l'empereur Alexandre serait infini- 
» ment plus utile ; car celui du premier de ces 
«souverains n'intéressait que cet empire, et 
» celui de l'empereur actuel embrasserait le 
» système général de la civilisation. » 

isoTA BEiVE. H n'y a jamais eu que cinq copies 
de ce Mémoire ;, entre les mains de l'empereur 
Alexandre, du ministre de la guerre Bardai de 
Tolly, du duc de Serra Capriala, du comte 
d'Armfelt et de l'amiral Mordvinof; président du 



( 24o ) 

grand-conseil de l'empire. C'est sur l'exemplaire 
manuscrit de ce dernier que nous l'imprimons 
ici, et nous trouvons au bas, de la main même 
de l'amiral, une note en russe, dont voici la 
traduction textuelle : « Ce plan de campagne 
» fut présenté à l'empereur en janvier i8ir , 
» par l'amiral Mordvinof ; sa majesté l'ayant ac- 
» cueilli , ordonna d'en donner copie au minis- 
» tre de la guerre Bardai de Tolly. Avant l'inva- 
» sion de Napoléon en Ptussie, il y eut un conseil 
» tenu pour arrêter les mesures à prendre 
» contre l'agression, et il y fut décidé que Ton se 
» conformerait à ce plan. » 

NOTE VINGT-QUATRIEME. 

M ARM ONT. FABVIER. CAULAINCOURT. 

Le respect dù à la vérité de l'histoire exige que 
nous donnions ici des détails exacts et positifs 
sur des faits que d'aveugles passions ont défi- 
gurés , et qui sont relatifs à ce que nous avons 
rapporté dans nos Mémoires (t. XII, p. /\o6). 
Le maréchal Marmont , après avoir héroïque- 
ment défendu avec une poignée d'hommes la 
position de la butte de Saint-Chaumont,. déjà 
compromise par la faute du général Compans, 



( ^4i ) 
s'étant retiré à Essonne, alla voir à Fontaine- 
bleau l'empereur Napoléon, qui lui parut décidé 
à se retrancher et à traiter; celui-ci vint le 
I*' avril visiter les travaux de défense; mais 
ayant appris alors la déclaration de l'empereur 
Alexandre, il résolut de marcher sur Paris, et 
l'exécution de ce projet était fixée au 5. Il avait 
cependant d'autant moins de chance de succès 
que les canonniers eux-mêmes disaient : « Nous 
» tirerons sur l'ennemi, mais ne mettrons pas en 
» batterie contre la capitale. » Ce n'eût donc 
été que de nouvelles victimes immolées sans 
nécessité. 

Bientôt la déchéance est prononcée; les inté- 
rets privés se divisaient, et les généraux sous 
les ordres du maréchal désiraient voir se ter- 
miner une lutte impossible à soutenir plus long- 
temps. 

Le prince Schwartzemberg écrivit le 3 au 
maréchal , pour l'inviter à se réunir à ce qu'il 
nommait la bonne cause française; il lui répon- 
dit que V opinion publique ayant toujours été 
la règle de sa conduite, et étant délié de son 
serment par le décret du sénat, il était disposé 
à concourir à un rapprochement entre V armée 
< t le peuple j à condition que les troupes pour- 
XIII i6 



(240 

raient se retirer librement en Normandie ai^ec 
armes, bagages et munitions ; et que , si les 
événemens faisaient tomber la personne de Na- 
poléon aux mains des alliés , sa vie et sa liberté 
lui seraient garanties. 

Il n'avait pas encore reçu cette garantie, et 
son accord n'était pas exécutoire , quand IVTac- 
donald , Ney et Caulain court vinrent lui dire 
que Napoléon était décidé à abdiquer, et qu'ils 
allaient négocier une suspension d'hostilités. Il 
leur dit ses arrangemens non encore terminés, 
et les accompagna à Paris , ce dont il donna avis 
au généralissime des alliés , tandis qu'il donnait 
à ses généraux l'ordre de ne faire aucun mou- 
vement. Mais ceux-ci ayant reçu de Fontaine- 
bleau, celui pour le maréchal de s'y rendre , et, 
à son défaut, au plus ancien général de division, 
tous s'en montrèrent également effrayés. L'un 
dit : « Le tigre se plairait peut-être à faire 
» fusiller des généraux de division, il est instant 
y^ de lui échapper. » Et ils mirent les troupes 
en route pour Versailles. Les alliés s'opposè- 
rent à leur marche; il fallut obtenir un ordre 
de Schwartzemberg , qui se hâta de l'expé- 
dier, et la défection fut opérée , tant à l'insu du 
maréchal que contrairement à ses ordres; il 



(a43 ) 

ne l'apprit même que le 4 > à huit heures du 
matin , et c'était à quatre que le mouvement 
avait été exécuté. 

Tel est le précis des faits, rapportés avec 
exactitude, jour par jour , heure par heure. 

Napoléon, qui en i8i4 n'avait point accusé 
Marmont , pour la défense de la capitale, dit, 
dans sa proclamation du i®^ mars i8i5, qu'il 
avait livré Paris; ce qui engagea Fabvier à pré- 
senter un Mémoire justificatif à l'empereur. 
Celui-ci répondit : Je sais tout cela; mais il me 
fallait une victime^ et il m est tombé sous la 
main; au reste ^ il me reviendra et sera bien 
reçu. Il ne lui reprochait donc à cette époque 
ni la reddition de Paris ni la défection d'Essonne. 

En effet , Caulaincourt lui écrivit , mais sans 
succès 5 pour le rallier à celui qui l'avait publi- 
quement injurié. Le maréchal put avoir des 
torts politiques ou militaires ; mais son caractère 
se refusa à ployer devant qui l'outrageait, ce dont 
il a depuis donné la preuve dans la circonstance 
la plus critique de sa vie. C'est ce qui le place 
aujourd'hui dans la position la plus fausse; 
chose qu'au reste il n'est point à propos de 
consigner ici. 

Enfin nous remarquerons que, sur le fait de 

i6* 



( 244 ) 

Févacuation d'Essonne , l'animadversion publi- 
que épargna ceux qui Texécutèrent, pour ac- 
cabler de tout son poids celui contre les ordres 
duquel il avait eu lieu; exemple, entre mille, 
des faux jugemens trop souvent portés sur les 
hommes et les choses. 

NOTE VINGT-CINQUIÈME. 

DE LA CHARTE ET DE QUELQUES UNES DE SES 
CONSÉQUENCES. 

Ce que nous n'avons pas dit (t. XII , p. 421) 
relativement à la Charte de i8i4, c'est que le 
roi, plus occupé de l'idée de remonter sur le 
trône que de songer aux moyens de gouverner 
la France, n'avait encore rien préparé sur cet 
important objet. Et cependant, on a dit partout 
que ce monument était le fruit de vingt ans de 
méditation dans l'exil. Quand Louis XVIII ar- 
riva à Compiègne , il lui fut remis, par M. de 
Talleyrand, un projet de déclaration, convenu 
avec l'empereur Alexandre *, dont le prince 

L'empereur Alexandre, dès le lendemain de son entrée dans 
Paris, avait fait partir pour l'Angleterre son général Pozzo-di- 



( a45) 

prétendu restauré se contenta de retrancher 
quelques phrases , et qu'il fit paraître le 2 mai, 
en date deSaint-Ouen. 

Dans cette déclaration se trouvait implicite- 
ment renfermé le gouvernement dit libéral 
qu'on lui infligeait. 

Au lieu de griffonner alors l'une de ces rap- 
sodies révolutionnaires dont on fait ce que 
l'on peut ou ce que l'on veut , suivant la situa- 
tion plus ou moins heureuse dans laquelle on 
se trouve , n'eût-il pas mieux valu conserver ce 
que Napoléon avait fait? Maison voulait donner 
du nouveau, et l'on cherchait à importer cette 
végétation politique anglaise dont la vitalité 
ne subsiste pourtant que de ce qui neutralise 
sa sève essentiellement corrosive. 

Écrire une loi est possible ; fondée sur des 
principes reçus , elle soumet des individus isolés 
et paisibles à un pouvoir qu'ils ne sauraient 
récuser; mais il n'en est pas ainsi d'une consti- 
tution qui se compose, outre le mécanisme ad- 

Borgo, afin d'aller faire connaître à Louis XVIII que son désir 
était qu'il fit beaucoup de concessions au parti de Bonaparte el 
de la révolution ; et il lui exprima le môme désir dans leur pre- 
mière entrevue à Compiègne. 



( 246 ) 

ministratif, d'intérêts de tous genres, d'habitu- 
des de toutes sortes, des souvenirs, des opinions, 
des mœurs, du degré de civilisation , des préju- 
gés mêmes; choses qu'on ne peut décrire et 
qui influent sur la marche de la société, quand 
surtout on a mis les masses en action par 
cette forme de gouvernement délégatif , nommé 
représentatif aujourd'hui, quoiqu'il ne repré- 
sente que des vues étroites, personnelles, am- 
bitieuses, vaniteuses, cupides, ou des passions 
désordonnées et désorganisatrices , en présence 
desquelles tout intérêt politique et vraiment na- 
tional , conservateur du présent , fécond pour 
l'avenir, est aveuglément méconnu ou lâche- 
ment sacrifié; gouvernement où l'autorité di- 
rectrice, qui seule pourrait remédier aux maux 
que cet ordre constitutionnel enfante, moins 
occupée du bien-être général que de sa propre 
défense, contre des hostiUtés auxquelles elle se 
voit journellement en butte, en est réduite, 
comme unique moyen de salut, à satisfaire, sans 
mesure et sans choix , une foule de prétentions 
immodérées qui compromettent l'administra- 
tion ou sont la ruine de l'état. 

Quoi qu'il en fût, l'on brocha en cinq jours 
ce qui devait être présenté comme le produit 



(M? ) 

d'une longue, profonde et sérieuse méditation; 
ce qui allait être juré par ceux qui avaient fait 
et faussé tant de sermens ; c'est ce qu'on intitula 
Charte constitutionnelle ; mais la précipitation 
avec laquelle on la rédigea fut telle , qu'il était 
impossible de la présenter dans un état aussi 
informe; Beugnot passa donc la nuit du 3 au 4 
à en corriger le style ; ce qui dut souvent en 
altérer le fond , et cette Charte, octroyée a ja- 
mais , put à peine être mise en état d'être lue 
pour l'heure où, le 4 ji^i"? ^^^ fut promulguée 
par Louis XVIII, qui ne la connaissait pas mieux 
peut-être que ceux à qui il la présentait. 

Telle est réellement l'histoire de cette Charte, 
reproduite durant les cent-jours, sauf la pro- 
scription de celui qui l'avait donnée; légèrement 
modifiée au retour du roi ; violée par un coup 
d'état au profit des révolutionnaires le 5 sep- 
i8i6; démolie en partie à la révolution de i83o. 
Est- elle ainsi parvenue à son plus haut degré de 
perfection? C'est une question de temps. 

Les hommes qui , depuis long-temps, exploi- 
taient à leur profit une révolution dont ils ne 
voulaient pas cesser de tenir les rênes, songeant, 
lors du retour de Napoléon de l'île d'Elbe , 
qu'une bataille perdue ou gagnée décidait du 



( 248 ) 

sort de l'état, et qu'il fallait être en mesure avec 
les futurs contingens, se réunirent, durant les 
cent-jours , pour aviser à ce qu'il y avait à faire, 
plusieurs d'entre eux avaient suivi le roi à 
Gand , comme nous l'avons dit ( t. XII, p. 48o ), 
pour le déterminer, disaient-ils, à maintenir, 
lors de son retour, les dispositions de la Charte 
dei8i4. 

C'était le vœu d'un parti toujours prêt à 
changer de masque, selon les circonstances y 
et qui, allumant la veille des révolutions un 
feu que, le lendemain, il voudrait éteindre 
pour n'en pas devenir la proie , prolonge un 
mal qu'il rend durable, s'il est favorable à ses 
intérêts présens. 

Ce qu'il y a de certain , c'est que le roi , qui 
avait été ramené la première fois , non par les 
alliés, qui n'en voulaient pas, mais par les né- 
cessités ; qui allait l'être une seconde fois , non 
encore par eux, mais par Fouché et par le be- 
soin qu'on avait de lui , comme plastron contre 
les traits de la vengeance étrangère ; le roi , par 
qui seul , comme nous le prouverons bientôt, 
la France évita de tomber au point de ne s'en 
pouvoir jamais relever; le roi vint, de nouveau, 
raviver cette révolution que Napoléon com- 



( 249 ) 

prima; rendre aux agitateurs des libertés dont 
ils s'armèrent contre lui. On dit et répéta qu'il 
avait amené les étrangers, qui l'avaient été deux 
fois par celui que deux fois il remplaçait; qu'il 
aurait dû , pour régner solidement , être rappelé 
par un vœu général , comme si le vœu qui rap- 
pela les Stuarts eût consolidé leur puissance ; 
qu'il aurait fallu , pour la Charte , une votation 
universelle; vaine charlatanerie pour les niais 
qui seuls y croient, et dont, sans y croire, d'au- 
tres lui faisaient un tort. Enfin la malveillance 
ne cessa de poursuivre ce* roi, dont Tacite au- 
rait dit, comme de Nerva *: a II sut concilier 
» deux choses jadis incompatibles, l'autorité du 
» prince et la liberté. » 



NOTE VINGT-SIXIEME. 

DU CONGRES DE VIENNE. 

En notant la clôture du congrès de Vienne 

* Res olim dissociables miscuerît, principatum ac libertatem. 
( Tacit. , Agric. , IV. ) 



( 25o ) 

( t. XII, p. 5^2 ), nous ne l'avions peut-être pas 
fait assez complètement précéder ou suivre de 
toutes les considérations morales et politiques 
que cette grande convocation européenne de- 
vait, en raison de son objet et de ses actes, of- 
frir à la méditation des hommes d'état. Cher- 
chons à les exposer ici , en y joignant quelques 
traits qui ne sont pas sans importance. 

Quel était ou devait être l'objet de cette réu- 
nion des plus puissans souverains et des minis- 
tres les plus distingués de cette époque? de 
réparer les maux produits par dix ans de boule- 
versement social, d'oubU des droits les plus sa- 
crés, d'usurpation, de rupture de toute balance 
conservatrice du faible ; c'était de reconstituer 
le corps politique de l'Europe sur des bases so- 
lides et durables ; d'assurer à jamais les intérêts 
des souverains et des peuples; c'était enfin de 
rendre à chacun ce qui lui appartenait, en in- 
demnisant, autant que possible, ceux qui avaient 
souffert, mais sans trop s'écarter des règles de 
l'équité. Voilà ce qu'on attendait, voilà ce qui 
était annoncé dans les discours comme dans les 
actes de ceux qui , par suite de la victoire , s'at- 
tribuaient le droit de prononcer sur les des- 
tinées européennes. 



(.5i ) 

En effet , un article secret du traité de Paris 
disait que les alliés étaient convenus entre eux 
des bases sur lesquelles on devait fonder un 
système d équilibre. Il ne restait donc plus qu'à 
donner une forme publique et authentique à 
ce qui avait secrètement été convenu. Cepen- 
dant , la première déclaration des ministres al- 
liés, au cono^rès, fut qu'il fallait, préalablement 
à toute convocation générale, que les questions 
soumises au congrès eussent acquis une par- 
faite maturité. De quoi les alliés, comme ils le 
dirent, étaient-ils donc convenus? de rien de 
positif, probablement, sur ce qui avait trait à ce 
système d équilibre prétendu arrêté ; car, au lieu 
de débuter dans leurs travaux diplomatiques 
par poser les bases de ce système général et 
conservateur , ce fut des intérêts particuliers 
des grandes puissances qu'ils s'occupèrent. C'é- 
tait agir en sens inverse de leurs devoirs , de 
leurs promesses comme de l'attente universelle; 
car dans un système d'équilibre , devenu néces- 
saire, ces intérêts particuliers devaient, logi- 
quement , se coordonner aux intérêts généraux , 
en précéder l'examen , et non ceux-ci être mis 
d'abord à l'écart, puis être froissés et compro- 
mis par l'effet de vues ambitieuses exagérées. 



( 252 ) 

Il faut avouer cependant que le rôle des né- 
gociateurs était des plus difficiles ; la Russie était 
liée par des promesses solennelles faites aux Po- 
lonais ; TAutriche, par les stipulations du traité 
de Reide avec la Bavière; les deux cabinets de 
Vienne et de Saint- James avec le roi Joachim ; 
puis le traité de Paris avait dépouillé le roi de 
Sardaigne d'une partie de ses états , il ne pou- 
vait espérer d'indemnités qu'aux dépens de la 
république de Gênes , et Ton avait garanti son 
indépendance par une capitulation. Il fallait 
, donc recourir à l'usurpation , quand c'était con- 
tre l'usurpation qu'on s'était armé ; manquer 
aux engagemens, quand c'était contre le mé- 
pris des traités qu'on s'était hautement pro- 
noncé. 

Ce qui jetait le trouble et la division dans le 
congrès, c'est que la Russie, qui occupait la 
Pologne, voulait la conserver; que la Prusse 
prétendait être indemnisée de ses provinces po- 
lonaises par la Saxe tout entière; que l'Autri- 
che s'opposait à cette double occupation , et se 
liait à la France et à l'Angleterre pour la pré- 
venir. Enfin une guerre générale allait peut- 
être jaillir d'un congrès assemblé pour consoli- 
der la paix , quand l'apparition inattendue de 



(^53) 

l'exilé de l'île d'Elbe rapprocha, par la nécessité 
d'une défense commune , ceux que des ambi- 
tions rivales avaient divisés. 

La France, qui s'était faite partie dans une 
querelle où elle pouvait et devait se montrer 
médiatrice, perdit toute influence, sous un mi- 
nistre qui , après avoir suivi la marche la plus 
fausse, finit par perdre entièrement la tête, 
sans perdre pourtant de vue les intérêts de lui 
et des siens. Dans ce mémorable encan des 
peuples, chacun, se relâchant un peu de ses pré- 
tentions, oubliant que c'était pour satisfaire le 
présent et assurer l'avenir qu'on s'était uni et 
armé d'abord, puis assemblé en congrès, on 
précipita l'œuvre qui eût demandé les plus sé- 
rieuses méditations. Il en résulta la juxta- 
position de toutes les incompatibilités natio- 
nales : l'oubli, par la France, des intérêts de 
cette Allemagne, constamment son utile alliée 
quand elle ne voulait point l'opprimer; l'impli- 
cite et aveugle consécration, par toutes les puis- 
sances, du despotisme maritime anglais, et l'an- 
nihilation réelle du corps germanique. Sur 
un territoire de onze mille cent trente-un mil- 
les carrés, peuplé de vingt-neuf millions quatre 
cent soixante-seize mille huit cents âmes, en 



(254) 

en retranchant pour l'Autriche cinq mille six 
cent quatre-vingts milles géographiques et neuf 
millions trois cent quarante mille âmes; pour 
la Prusse deux mille huit cent onze milles et 
sept millions six cent cinquante mille âmes ; 
pour le Hanovre, le Holstein et le Luxembourg 
réunis, un million huit cent soixante-deux mille 
âmes, et neuf cent cinquante-trois milles car- 
rés; c'est-à-dire en totalité neuf mille quatre 
cent quarante-quatre milles carrés et dix-huit 
millions huit cent cinquante-deux mille habi- 
tans, la véritable Allemagne se trouvait réduite, 
comme puissance autre que celle de grands 
états, à un territoire de trois mille six cent qua- 
tre-vingt-sept milles carrés et à dix millions six 
cent vingt-quatre mille huit cents âmes, divisés 
en nombre de petites principautés, sans con- 
sistance, livrées au ver rongeur des constitu- 
tions libérales, à moins d'être protégées par les 
deux grandes masses germaniques , et sans pro- 
tection contre l'influence de celles-ci, dans le cas 
où elles voudraient abuser de leur puissance. 
Enfin, outre la division naturelle et géogra- 
phique de cette minorité, par celle de leur 
territoire, au nord et au midi, territoire où le 
sol, les intérêts sociaux, les opinions, les 



( 255 ) 

mœurs, les habitudes, les religions mêmes diffè- 
rent, elle se divise encore en trente-six sou- 
verainetés particulières et dissemblables de ré- 
gime constitutionnel ; ce qui nuit à leur intime 
union. Ces souverainetés sont, pour la plupart, 
parles actes du congrès, privées d'une complète 
indépendance , dans leurs relations politiques 
extra-germaniques; et tout cela, en regard 
d'une immense majorité allemande, réunie en- 
tre les mains de cinq puissances, possédant 
chacune de vastes souverainetés étrangères, 
sièges de leur gouvernement, étant ainsi entiè- 
rement libres dans leurs relations politiques, et 
dont les deux principales, sur le continent, non 
seulement pressent ces trente-six états , au nord 
et au midi , mais entretiennent de cinq à six 
cent mille hommes de troupes réglées, tandis 
que l'une des deux préside constitutionnelle- 
ment la diète. Que pourrait donc pour les in- 
térêts de cette minorité allemande une diète 
dont les droits étant simplement écrits, sans 
une force capable de les garantir, ne saurait pas 
même sur quoi elle pourrait librement et léga- 
lement délibérer? 

Mais la Russie envahissait une grande partie 
de la Pologne ; la Prusse acquérait la Lusace ; 



( ^56 ) 

l'Autriche dominait l'Italie; l'échauffourée de 
Murât rendait Naples à son roi; Gênes était in- 
dignement livrée à la Sardaigne ; la Suède con- 
servait la Norw^ége; l'Angleterre l'empire non 
contesté de toutes les mers , et M. de Talleyrand 
obtenait du roi de Naples pour son neveu le 
duché de Dino. C'est à tous ces intérêts privés 
qu'avaient été sacrifiés ceux de l'Europe. Nulle 
balance politique n'était solidement-établie, de 
nouveaux élémens de troubles pouvaient jaillir 
d'un congrès réuni pour les laire à jamais dis- 
paraître; et comme si on voidait en accroître 
les effets possibles, l'on allait tenter bientôt, si 
l'intérêt politique de la Russie , alors heureuse- 
ment prépondérante, n'y eût mis obstacle, d'af- 
faiblir l'un des poids de l'équilibre européen , 
par la ruine presque complète de la France, 
comme nous le prouverons tout à l'heure. 

Voilà pourtant quelles furent les œuvres de 
ce congrès solennel, qui joignit à toutes ses er- 
reurs le tort, au moins aussi grave, d avoir ab- 
juré tout principe de morale politique et tout 
respect pour ceux sur lesquels repose la stabi- 
lité des états. 

Durant cette orgie diplomatique, le grand 
diplomate français, qui sacrifiait, selon sa cor 



(a57 ) 

tume, Talliance naturelle de la Russie à celle 
ruineuse de la Grande-Bretagne, avait écrit à 
Louis XVIII^ le aS janvier i8i5, pour le dé- 
tourner de l'idée d'un mariage entre le duc de 
Berry et une graxide-duchesse, sœur de l'empe- 
reur AlexandreXa Ici considérant , » dioait M. de 
- Ta - lleyratt d , « quel fut l'état des facultés intel- 
» lectuelles chez Pierre III ^ 4tïoitl do la. grande- 
» duchesser, chez I*aul I",-6o«-^àKe-; conduit par 
» les exemples du feu roi de Danemarck , du duc 
)) actuellement régnant d'Oldenbourg, et du 
)) malheureux Gustave IV, |à regarder leur dé- 
)> plorable infirmité comme un funeste appui 
» de la maison de Holstein; je ne puis me dé- 
)) fendre d'appréhender qu'elle ne fût transpor- 
» tée,par ce mariage , dans la maison de France, 
» et peut-être à l'héritier du trône. La Russie, 
w qui n'a pu placer aucune de ses princesses sur 
» aucun trône, en verra-t-elle une appelée à ce- 
» lui de France? Une telle perspective serait, 
» j'ose le dire, une trop grande fortune pour 
)) elle, et je n'aimerais point que M. le duc de 
)) Berry se trouvât de la sorte dans des rapports 
» de parenté fort étroits avec une foule de prin- 
» ces placés dansles dernières divisions de la 
» souveraineté. » j 

XIII. in 



( 258 ) 

Nous avons noté, parmi 'les embarras des 
cours alliées au congrès, les engagemens pris 
par les deux cabinets de Vienne et de Saint- 
James avec le roi Murât, engagemens qui les 
jetaient dans l'oubli des principes de légitimité 
qu'on voulait faire revivre. Mettant donc à l'écart 
l'existence consacrée de Bernadotte , nous rap- 
porterons ici une lettre antérieurement écrite 
de Dijon, le 3 avril r8i4, par lord Gastlereagh 
à lord Bentink, et communiquée au duc de 
Campochiara, ministre du roi Joachim; elle 
avait pour objet de désavouer la proclamation 
faite à Livourne par le commandant des trou- 
pes anglo-siciliennes, et annonçant l'intention 
de reconquérir le royaume de Naples. Le mi- 
nistre anglais y exprime « l'étonnement et la 
» désapprobation du gouvernement britanni- 
» que, relativement à une semblable proclama- 
w tion , de la part du prince François de Sicile, 
» et charge lord Bentink de l'informer des me- 
» sures qu'il pourra avoir prises pour désavouer 
» cette proclamation. Il lui dit que le roi de Si- 
» cile, étant un souverain indépendant, il dé- 
» pend de lui de renoncer ou de ne pas renon- 
» cer au royaume de Naples, mais qu'il doit 
)) songer à n'employer que ses seuls moyens, 



( a59 ) 

» lorsqu'il lui plaît de s'opposer aux intérêts de 
» son allié; que, quoique l'Angleterre n'eût pas, 
» jusqu'à ce moment, conclu un traité solennel 
» avec le roi Joachim, c'était uniquement par 
» délicatesse et par attention pour le roi Ferdi- 
» nand , mais que l'Angleterre a des engagemens 
» de nature à lui faire désirer de négocier à la 
» fois un traité avec le roi de Naples (Murât) 
» et une indemnité pour le roi de Sicile (Ferdi- 
» nand); que si celui-ci juge plus à propos d'en- 
» traver les vues du gouvernement anglais, qui 
» a jugé plus avantageux à la cause commune 
» de l'Europe, d'adhérer au traité de l'Autriche 
» avec le roi de Naples, dans ce cas, le roi de 
» Sicile peut agir pour son propre compte ; et 
» l'Angleterre, ayant offert une indemnité, se 
» trouvera dégagée de toute obligation envers 
» lui, aura le droit de conclure un traité avec 
» le roi de Naples , et alors se verra obligée de 
» protéger les intérêts du roi Joachim contre les 
5j attaques du roi de Sicile. » 

Bientôt les intérêts politiques de l'Angleterre 
changèrent , et avec eux la direction que suivi- 
rent elle et la cour de Vienne; mais nous avons 
voulu signaler ici les difficultés dans lesquelles 

•7* 



( 260 ) 

les circonstances, qu'on ne maîtrise pas toujours, 
les avaient jetés. 

Du reste, c'est au temps à décider si la pré- 
pondérance des trois cours co-partageantes de 
la Pologne est ou doit être avantageuse ou 
désavantageuse aux destinées du coips politique 
de l'Europe, et si le continent aura ou n'aura 
pas les moyens de s'affranchir du monopole 
commercial anglais. 



NOTE VINGT-SEPTIEME. 

DE LA SAl]yrE-A.LLlAJ\CE, 

Nous nous étions contentés de citer (t. XII, 
p. 540), sans y attacher une haute importance, 
cette niaiserie romanesque connue sous le titre 
de la Sainte- Alliance ; mais quelques esprits 
ombrageux ayant prête des intentions secrètes 
et sérieuses à un acte puéril et public, nous 
croyons devoir en parler ici. 

Nous demanderons d'abord si ceux qui décla- 
ment tant contre ce traité, signé le 26 septem- 



( =6. ) 

bre ï8i5, jour où le ministère français fut 
changé à la suite d'un conciliabule entre l'em- 
pereur Alexandre, Bergasse et M'"" de Krûdner; 
si, disons-nous, ils se sont donné la penie de le 
lire. 

S'ils ne l'ont pas fait, nous leur apprendrons 
qu'il porte, dansson préambule, des remercîmens 
à la dwine Providence^ pour les succès qui signa- 
lèrerît le cout^s des trois dernières années, et 1'/- 
nébranlable détermination par les trois souve- 
rains d'Autriche, Prusse et Russie, de prendre 
pour règle ds leur conduite les principes de la 
religion; qu'en conséquence leurs majestés sont 
convenues : 1° d'être unies par les liens d'une 
fraternité véritable , et que, se regardant envers 
leurs sujets comme des pères de famille^ \\s>.les 
dirigeront dans le même esprit de fraternité ; i^ 
que leur seul principe , soit entre les gouverne- 
mens ^ soit entre leurs sujets^ sera de se rendre 
réciproquement service ; 3^ que toutes les puis- 
sances qui voudront avouer ces principes sa- 
crés seront reçues dans cette Sainte- Alliance . 

Telle est la substance de cet acte mystique , 
qui ne méritait pas ce débordement de bavar- 
dages dont il fut assailli. Quant à l'esprit qui le 
dicta, on pourra le rechercher dans la conversa- 



( 202 ) 

tion suivante, qui eut lieu entre M™^ de Rrûdnei: 
et le professeur Rrug ; en voici la traduction 
textuelle : 

« Le désir de voir de mes propres yeux une 
apparition intéressante qui, depuis long-temps, 
fait circuler tant de bruits et de jugemens con- 
tradictoires, et l'espérance d'obtenir des rensei- 
gnemens sur un objet qui me tient beaucoup à 
cœur, me portèrent à me présenter chez M""^ de 
Krudner, lors de son passage par Leipsick, où 
elle s'arrêta pendant quelques jours. 

» J'eus le bonheur de la trouver* toute seule, 
c'est-à-dire sans témoins étrangers, ce que 
j'avais justement désiré, et même ses plus pro- 
ches amis , M""^ de Berkheim , sa fille et un M. 
Kellner, qui l'accompagne dans ses voyages, 
s'éloignèrent aussitôt que j'entrai dans la cham- 
bre, et ne revinrent ensuite que de temps en 
temps. 

» A mon entrée, M""^ de Krudner me tendit 
la main avec l'exclamation connue : « Béni soit 
Jésus-Christ. C'est notre salut, » ajouta-t-elle, 
et me fit asseoir près de son ht, dans lequel elle 
se tenait assise à cause de sa mauvaise santé. 

» M'élant proposé de parler peu moi-même , 
mais d écouter, d'observer et d'animer autant 



( 263 ) 

qu'il était possible la conversation, je la fis 
tomber, après lui avoir adressé quelques ques- 
tions insignifiantes, sur la Sainte-Alliance, qu'on 
dit formée par M""^ de Krûdner. Elle ne l'avouait 
qu'à moitié , en disant : « La Sainte-Alliance est 
» l'ouvrage immédiat de Dieu. C'est lui qui m'a 
» élue son instrument. C'est par lui que j'ai 
» achevé ce grand œuvre. » 

» Là-dessus elle donna des louanges à ma 
brochure sur la Sainte- Alliance, en ajoutant 
toutefois que je n'en avais pas encore compris 
le sens. 

» Après que je l'eus suppliée de l'expliquer, 
elle répondit : « La mission de la Sain te- Alliance 
» s'adresse à tous les hommes; elle doit leur 
» apprendre que Jésus-Christ seul est le maître 
» à qui tout pouvoir a été donné dans le ciel 
» et sur la terre. Elle doit les tirer de la corrup- 
» tion, dans laquelle ils sont plongés, afin que 
» la vengeance de Dieu , dont les présages se 
» font déjà voir, ne les atteigne point. » 

)■> Lorsque je lui fis la remarque qu'aujour- 
d'hui le monde ne me paraissait pas plus per- 
vers qu'autrefois, elle répliqua avec vivacité: 
» L'homme vicieux n'est pas si loin de Dieu que 
» vous le croyez. Partout où il y a de grands 



(264) 

» vices, il y a aussi beaucoup d'énergie, et 
» rhorame vicieux peut s'adresser à l'instant 
)) même à son sauveur. Mais le monde d'aujour- 
)) d'hui, principalement le monde éclairé et ci- 
)) vilisé, est pire que vicieux; il est paresseux 
)) en tout ce qui est bon; il est faible et indolent; 
» il n'est ni chaud ni froid; il n'a point de foi, 
» point d'amour; il s'enorgueillit de sa raison 
» et de sa soi-disant vertu. Le rationalisme et 
V la philosophie, que l'on prêche dans toutes 
» les églises et dans toutes les chaires, perdront 
» le monde actuel. » 

» En général M™® de Rriidner était très mal 
disposée envers la philosophie. 

» M'étant aperçu qu'elle ne connaissait que 
la philosophie superficielle et légère des Fran- 
çais, et qu'il était impossible de lui donner, dans 
peu de mots, inie idée juste de la philosophie 
plus profonde et spiritualiste des Allemands, je 
ramenai la conversation sur le sujet de la Sainte- 
Alliance , en la priant de vouloir bien me com- 
muniquer quelques renseignemens précis sur 
son origine. Elle me répondit que c'était par 
elle que Dieu avait fait naître la première idée 
de la Sainte-Alliance dans l'ame du grand et 
pieux empereur Alexandre, que celui-ci lui 



( 265 ) 

avait apporté sur ce sujet un brouillon , qu^elle 
avait parcouru et dont Tacte si connu s'était 
suivi; mais que des conflits opiniâtres avaient 
procédé à l'achèvement de l'ouvrage, parce 
qu'on n'en avait pas d'abord compris le sens 
sublime; qu'il avait été surtout difficile de le 
préserver des mains profanes des diplomates et 
des courtisans , parce qu'alors tout aurait été 
perdu; que l'un des premiers alliés n'avait ab- 
solument pas voulu signer sans avoir consulté 
son ministre ; qu'un autre avait été plus prêt à 
Je faire, mais quil n avait pas fait grand cas de 
la chose ^ etc, etc. 

« Après lui avoir demandé comment cette 
idée lui était venue, et si elle ne s'en était pas oc- 
cupée autrefois, elle répondit: « Dieu m'y a con- 
» duite pendant toute ma vie ; lui , le Dieu de 
» l'amour, m'a fait renoncer au monde pour 
» faire de moi, d'un être faible que je suis, un 
)ï instrument puissant de sa grâce. » 

» Alors elle me raconta, d'une manière très 
détaillée, comme elle était née et avait été élevée 
dans le grand monde , qu'elle en avait à la vérité 
goûté les plaisirs, mais avait toujours ressenti 
une langueur secrète qui l'a portée vers des 
objets plus sublimes, parce que les plaisirs n'a- 



( 266 ) 

vaient pu satisfaire son cœur; que les souffran- 
ces de l'humanité l'avaient déjà touchée de 
bonne heure (elle fit ici mention du sort dur, 
mais actuellement radouci par le noble empe- 
reur de Russie , des serfs de sa patrie); que 
comme une autre Jeanne d'Arc, elle avait voulu 
saisir le glaive pour combattre les petits et les 
grands tyrans ; qu'en Italie , parmi les ruines 
du vieux monde païen , devant les autels et 
dans les monastères du nouveau monde chré- 
tien, une lumière céleste l'avait éclairée pour 
la première fois et que là son cœur s'était pen- 
ché vers Dieu ; que toutefois il n'avait pas en- 
core été bien pénétré du créateur et de son 
amour; que plus tard, après avoir vu la France 
et ses horreurs , elle avait renoncé à tous les 
plaisirs, à toutes les grandeurs du monde, afin 
de chercher uniquement son salut dans Jésus- 
Christ; qu^'alors elle s'était tout-à-fait abandon- 
née à ses promesses et au commandement de 
l'amour divin, afin de pouvoir indiquer la même 
route à son prochain. « Je n'ai plus besoin de 
» rien , » s'écria-t-elle avec vivacité , « je ne de- 
)) mande rien au monde. Ah ! j'éprouve déjà 
)) une béatitude, je me sens si bienheureuse, 
» que dans le ciel même je ne saurais l'être à un 



( ^67 ) 

» plus haut degré. Mais je désirerais tant de faire 
» participer tous les hommes à cet état bien- 
» heureux ! » 

» Elle prononça ces dernières paroles avec 
tant de feu , de ferveur , d'assurance , tous les 
traits de sa figure tournée vers le ciel devinrent 
si rayonnans , qu'avec un caractère plus exalté 
on aurait été tenté de se prosterner devant elle 
et de l'adorer comme une sainte. 

» Après ce beau passage de son discours, il y 
eut un moment de silence. Elle retomba sur 
son chevet et cacha son visage dans son oreil- 
ler; j'ignore si c'était par abattement, vu que 
ce long discours paraissait avoir affecté sa poi- 
trine, ou pour s'abandonner entièrement à son 
sentiment de béatitude, ou bien pour prier 
Dieu de m'éclairer également. 

» Sur ces entrefaites, M. Rellner entra dans 
la chambre. Il me raconta alors combien de 
bienfaits M^^^ de Rriidner avait distribués; 
comme elle avait , dans la malheureuse Suisse, 
sauvé de la famine des milliers d'hommes , de 
la manière la plus miraculeuse, et qu'elle avait 
été malgré cela persécutée, chassée d'un en- 
droit à l'autre et traitée comme une criminelle; 
mais que la vengeance divine avait incessamment 



( a68 ) 

atteint ses persécuteurs , ce qu'il prouva par 
beaucoup d'exemples. 

» Lorsque M. Rellner s'aperçut de mon air 
sérieux et que je secouais la léte, il dit en chan- 
geant de ton : « Aussi nous ne l'avons pas désiré, 
» nous avons au contraire prié pour nos perse- 
» culeurs ; mais Dieu , qui autrement exauce 
» toujours nos prières, ne paraissait pas vouloir 
» le faire cette fois-ci. Nous en étions étonnés 
)) au commencement : mais plus tard nous nous 
» convainquîmes qu'il nous avait exaucés; car il 
» est utile à Thomme de f^iire pénitence pour . 
» ses péchés dans ce monde, aiin d'être sauvé 
» dans l'autre, et pour que sa félicité n'y soit 
» point troublée. Voilà pourquoi des criminels 
» condamnés à mort , qui se sont sincèrement 
» convertis , refusent souvent leur grâce et pré- 
» fèrent d'expier leur crime dans ce monde , 
» pour en être dispensés dans l'autre. Mais la 
» main vengeresse de Dieu frappera encore plus 
» rudement le monde, si tous les princes et tou- 
» tes les nations n'acceptent pas sincèrement 
» la mission de la Sainte-Alliance. Les indices 
» que nous présage la Sainte-Écriture sont déjà 
» visibles : la famine , la peste et des tremble- 
» mens de terre, et les taches que depuis long- 



(269) 

>y temps on a découvertes dans le soleil , surtout 
» celle en forme de faux que l'astronome Stark 
» a observée à Augsbourg, ne signifient-elles pas 
» que le genre humain est mûr pour la moisson, 
i) et qu'il tombera bientôt sous Ja faux du grand 
w moissonneur ? » 

» Madame de Rrùdner, qui en l'entendant s'é- 
tait rélevée de son chevet , confirma le discours 
de son compagnon de voyage. « Oui , dit-elle, 
» Napoléon, que l'on déteste avec raison comme 
y) un pécheur impie , sans vouloir renoncer à 
w ses péchés , parce qu'on le chérit encore ; Na- 
» poléon a déjà quitté l'Ile de Sainte-Hélène ou 
» le fera sous peu. C'est ce que Dieu m'a révélé, 
)) tout comme il m'avait révélé sa première fuite 
» de l'Ile d'Elbe. Mais cette fois-ci Napoléon ne 
» paraîtra pas armé d'un pouvoir visible , mais il 
» trompera le monde par des artifices cachés. Il 
» s'est formé en France une espèce de ligue de 
» vertu ( Tougenbund ) qui compte déjà qua«^ 
)) tre cent mille membres. Ils se déchaîneront 
« avant qu'on ne s'en soit douté, et ravageront 
)' l'Europe par le feu et le glaive. Ce n'est qu'une 
» association sincère, fidèle et ferme à la Sainte- 
); Alliance qui pourra sauver l'Europe de sa 
» perte. Mais les Anglais, qui se croient en sûreté 



( ^70 ) 

» dans leur île, n'en veulent point. Ils détestent 
» et calomnient la Sainte- Alliance, parce qu'elle 
» menace d'anéantir l'idolâtrie de l'or auquel 
ï> ils rendent uniquement hommage. » 

» Je profitai de cette occasion pour demander 
à M"^^ de Rrùdner si l'assertion des Anglais, 
qu'on avait annexée au traité de la Sainte-Al- 
liance des articles secrets qui tendent à l'op- 
pression des peuples, était fondée, quoique 
pour ma personne je n'y pusse aucunement 
ajouter foi. Elle le nia fermement et appela cette 
assertion une diffamation grossière de la Sainte- 
Ailiance et de ses fondateurs, surtout du grand 
et pieux Alexandre. « On redoute, ajouta-t-elle, 
» sa soif des conquêtes, mais on ne le connaît 
» pas. On aurait beau lui offrir le monde entier, 
» il ne l'accepterait pas, car son ame tend vers 
» d'autres choses bien plus sublimes. » 

» Ayant entendu alors du bruit dans l'anti- 
chambre , je me levai et je pris congé. Lors- 
qu'en m'en allant je me trouvais déjà sur le 
seuil de la porte, M"'' de Rrùdner m'adressa 
d'une voix douce, mais avec vivacité, ces paroles: 
(( Je vous supplie, mon cher professeur, de 
» songer à la mission de la Sainte-Alliance; son- 
» gez à la foi et à l'amour! Fléchissez vos genoux 



( ^7^ ) 
» devant Jésus-Christ. Hélas! je désirerais tant 
» de vous voir être aussi un bienheureux ! Que 
» Dieu vous bénisse ! » 

» J'étais profondément ému en quittant sa 
chambre. Mon cœur et ma tête étaient en con- 
tradiction. Je ne pouvais pas accorder tant de 
bonté céleste avec des idées si bizarres. Ce ne 
fut qu'après avoir repris mes sens en plein air 
que je compris que de la bonne volonté toute 
seule ne saurait empêcher l'homme de s'égarer; 
que plus les sentimens de l'imagination sont 
vifs et exaltés, plus ils sont susceptibles de nous 
induire en erreur, à moins qu'ils ne soient ré- 
glés par la raison et le jugement, qui sont aussi 
des dons précieux de la Providence. Je vis avec 
regret que le monde, après s'être abandonné 
à une civilisation frivole et à une froide incré- 
dulité, se laissait aller à présent à un fanatisme 
mystique et une superstition aveugle. Je com- 
pris enfin que le pouvoir ne saurait y porter au- 
cun remède, et qu'il ne ferait qu'empirer le 
mal; mais que par une explication calme on 
pourrait ramener bien des égarés et garantir 
notre jeunesse de cette nouvelle extrémité. L'es- 
prit mobile de l'homme, semblable à une pen- 
dule, penche tantôt d'un côté, tantôt d'un au- 



( ^7^ ) 
tre, parce qu'il s'ennuie de l'état immobile. 
Mais à la fin il reconnaît qu'il vaut mieux avoir 
de l'aplomb que de vaciller. » 

posT scRiPTUM. — « J'ai rendu, à ce qu'il me 
paraît, une conversation assez intéressante, avec 
toute la fidélité dont ma mémoire est suscepti- 
ble, quoique succinctement; car la parleuse, 
selon la coutume des femmes, était trop ver- 
beuse et se répétait trop souvent. Elle m'en a 
elle-même, à ce que je crois, donné le droit. 
Elle se plaignait, entre autres, de ce qu'on la mé- 
connaissait, et principalement de ce que les 
feuilles publiques avaient tant médit d'elle. 
« Vous aurez aussi lu cela , mais vous n'y ajou- 
» tez point foi? » me demanda-t-elle avec con- 
fiance, en me regardant d'un œil pénétrant. 
Je répliquai: « Si c'était le cas, madame, vous 
» ne me verriez pas ici assis à vos pieds. — A la 
V bonne beure , répondit-elle , vous paraissez 
» avoir de la véracité dans le caractère ; mais 
)i on ne me permet pas, comme à mes accusa- 
» teurs, de parler au public, w Je crus trouver 
dans ces paroles un avertissement de pouvoir 
communiquer au public quelques renseigne- 
mens authentiques. Il m'a paru à cet effet con- 
venable de la faire parler elle-même, autant 



( ^73 ) 

que possible, de ses idées et de ses intentions. 
i>i je ne l'ai pas comprise , ou si j'ai ajouté 
quelque chose qui pourrait lui déplaire, son 
ame aimante est certainement prête à me par- 
donner. L'auteur de Valérie dit elle-même: « On 
» ne résiste guère à l'envie de communiquer 
» aux autres ce qui nous a profondément émus 
» nous-mêmes. » 

« Qu'il me soit permis d'ajouter encore quel» 
ques mots par rapport à elle-même : il serait 
bien à désirer que cette femme, si aimable et si 
respectable malgré ses erreurs, fût traitée par- 
tout avec la délicatesse el les ménagemens dus 
à son sexe, et qu'elle pourrait encore réclamer, 
pour avoir, la première, entrepris un ouvrage 
que le monde d'aujourd'hui ne tourne en ridi- 
cule que parce qu'il est trop neuf pour être 
bien compris, mais que la postérité reconnais- 
sante bénira, lorsque l'idée qu'on vient de pro- 
noncer sera un jour réalisée. Et cette femme se 
plaignait, en supportant avec résignation ses 
souffrances ( qui, selon elle, n'étaient que des 
preuves d'amour de son Dieu ) du traitement 
dur et inhumain qu'elle avait éprouvé pendant 
son voyage en différens endroits : « Leipsick, 
» ajouta-t-elle profondément touchée , est le 

XÎTT. i8 



( *74 ) 

)) premier endroit en Allemagne, où l'on m'a 
» traitée avec le plus de ménagement et accordé 
» quelque repos. » C'est pourquoi elle présa- 
geait à notre patrie beaucoup de bien. Dieu 
veuille que cette prédiction s'accomplisse bien- 
tôt! » 

Nota bene. — Nous avons renvoyé nos lec- 
teurs au texte même du traité de la sainte al- 
liance ; on en trouve ici l'esprit créateur; qui 
pourrait, après cela, lire sans dégoût tout ce 
qu'on a débité sur cette œuvre de mysticité 
chrétienne, dont on a voulu faire une mons- 
truosité politique? Enfin, qu'a produit cet insi- 
gnifiant traité, qui n'est rien en lui, qui n'a 
rien fait ni rien empêché; mais dont on ne 
peut du moins accuser les intentions ? 



( ^75 ) 
ah NOTE VINGT-HUITIÈME. 

VOEUX DES ALLIÉS EN l8l5, ET NOTES Y RELATIVES 
DE CAPO-d'iSTRIA , METTERNICH, HA.RDENBERG, 
GAGERN, CASTLEREAGH, ET PROTOCOLE pU 2 OC- 
TOBRE. 

Nous avons ( t. XII, p. 544)^ à la suite d'un 
rapide exposé des prétentions des alliés, en 1 8 1 5, 
dit que, grâce à la conduite noble de Louis XVIII 
et à la générosité de l'empereur Alexandre, 
la France avait échappé à la ruine complète de 
sa puissance; nous en offrons ici la preuve, en 
mettant sous les yeux de nos lecteurs les notes 
des ministres des trois cours de Russie, d'Au- 
triche et de Prusse , les observations de M. Ga- 
gern , ministre des Pays-Bas, la note de lord 
Castlereagh du 1 1 septembre , et le protocole 
du 2 octobre. 

État des négociations actuelles entre les puis- 
sances alliées et la France^ le i6-iS juil- 
let i8i5, par M. Capo' d'Istria, ministre de 
Russie. 

«L'alliance européenne et la guerre qui vient 
d'être heureusement terminée par la bataille du 
i8 juin, avaient pour but : 

i8* 



( 276 ) 

» i°De délivrer la France de Bonaparte et du 
système révolutionnaire qui l'avait reporté sur 
le trône. 

» 2° De placer cet État dans la situation inté- 
rieure et dans les rapports extérieurs rétablis 
par le traité de Paris, 

» y De garantir à la France et à l'Europe le 
maintien inviolable des transactions fondées sur 
le traité de Paris , et complétées par les actes 
du congrès de Vienne. 

» Bonaparte et les siens sont au pouvoir des 
alliés. Son armée est soumise. Elle va être licen- 
ciée. Louis XVIII est à Paris. La nation recon- 
naît ce monarque comme l'intermédiaire de sa 
pacification avec l'Europe. 

» Les armées alliées occupent la France ; elles 
sont entretenues par elle. 

»Le premier et le plus essentiel objet de l'al- 
liance et de la guerre est donc atteint. 

» Il s'agit maintenant de remplir le second , 
savoir : de garantir, par des mesures grandes 
et efficaces, le repos de la France, et consé- 
quemment celui de l'Europe. 

» Ce repos ne peut consister en France que 
dans un ordre de choses qui rende à jamais 
impossible le retour des révolutions. Il ne 



( ^77 ) 

peut se consolider en Europe qu^autant que la 
France , comme corps politique, sera mise 
dans l'impossibilité d'y porter atteinte. 

» C'est de ce principe, de l'état actuel de l'es- 
prit public en France , enfin , du traité du 
2 5 mars , que dérivent en raison composée 
toutes les questions relatives aux garanties que 
les alliés ont le droit d'exiger de la nation fran- 
çaise, à l'effet d'assurer d'une manière imman- 
quable et permanente le résultat des grands 
sacrifices qu'ils ont faits au bien général. Ces 
garanties sont morales et réelles. Les unes ne 
peuvent reposer sur l'opinion ; les autres se 
fondent sur la force. Une constitution qui affer- 
mira le pouvoir du gouvernement du roi sur 
celui d'une représentation nationale , et qui 
identifie les intérêts créés par vingt-cinq ans de 
l'évolutions à ceux de la royauté, peut seule 
présenter l'ensemble des garanties morales. 

«11 importe d'examiner les garanties de Tune 
et de l'autre classe pour décider : 

» lo Si c'est dans l'une ou dans l'autre, ou enfin 
dans toutes les deux espèces de garanties qae 
les puissances alliées peuvent légitimement 
trouver celles qu'elles sont en droit de deman- 
der à la France. 



( ^7^ ) 

)) %^ Après avoir déterminé avec précision la 
nature de ces garanties, il est également impor- 
tant d'examiner quelles sont lés formes moyen- 
nant lesquelles les puissances alliées peuvent les 
obtenir régulièrement' et d'une manière analo- 
gue aux principes sur lesquels se fonde leur 
alliance. 

(f Garanties réelles. 

» On commence par l'examen des garanties de 
ce genre. Elles pourraient consister dans les sui- 
vantes : 

)) A. Resserrer les limites assignées à la France 
par le traité de Paris. 

» B- Lui enlever la ligne de défense qui garan- 
tit les frontières, ou en détruire les fortifica- 
tions. 

» G. La priver de tout le matériel de son état 
militaire, et en détruire les sources. 
"» D. Frapper la nation d'une forte contribu- 
tion pécuniaire, qui la mette pour long-temps 
dans l'impossibilité de se relever de la crise ac- 
tuelle. 

» Les puissances, alliées en prenant les armes 
contre Bonaparte et ses adhérens, n'ont point 
considéré la France comme un pays ennemi. 



( ^'79 ) 
{Déclaration du i3 mars, traité du ^5 mars ^ 
déclaration du 12 mai.) 

)) Maintenant qu'elles occupent le royaume de 
la Fiance, elles ne peuvent donc y exercer le 
droit de conquête. 

)) Le motif de la guerre a été le maintien du 
traité de Paris, comme base des stipulations du 
congrès de Vienne. La fin de la guerre ne sau- 
rait donc exiger la modification du traité de 
Paris, et celles qui s'ensuivront nécessairement 
pour toutes les transactions subséquentes. 

«Conséquemment si les puissances alliées de- 
vaient dans les circonstances exercer en France 
le droit de conquête , il faudrait nécessairement 
qu'un nouveau traité déterminât au préalable 
les motifs de ce changement de système et en 
fixât les principes ; mais ces motifs et ces prin- 
cipes seraient en contradiction avec ceux qui 
ont été consacrés par le traité de Paris et par 
toutes les stipulations de Vienne. 

» Ces stipulations en effet ont eu pour but de 
reconstruire les États respectifs sur une échelle 
propre à rétablir un juste équilibre en Europe. 
«En portant atteinte à l'intégrité de la France, 
il faudrait revenir sur toutes les stipulations de 
Vienne; procéder à de nouvelles stipulations 



( 28o ) 

territoriales ; combiner un nouveau systènfïe 
d'équilibre. Cette opération difficile et peu ana- 
logue aux principes libéraux qui caractérisent 
la politique des grandes puissances, provoque- 
rait une divergence dans la conduite uniforme 
qu'elles ont suivie jusqu'ici, et de laquelle seule 
les peuples attendent leur repos. 

« Les alliés ont reconnu le roi de France du- 
rant l'usurpation de Bonaparte. Il vient d'être 
replacé sur son trône par la force de leurs ar- 
mées. Il est donc de leur justice autant que de 
leur intérêt d'affermir l'autorité de ce monar- 
que, et de l'aider du concours de toute leur 
puissance à fonder sur un intérêt général et na- 
tional la force morale de son gouvernement. 

» Ce serait détruire dès son principe la restau- 
ration de cette monarchie que d'obliger le roi 
à consentir à des concessions qui donneraient au 
peuple français la mesure de la méfiance avec 
laquelle les puissances alliées envisagent la sta- 
bilité de leur propre ouvrage. 

). Affaiblir directement les forces de la nation 
française, pour obliger à respecter le gouverne- 
ment que l'Europe veut reconnaître comme lé- 
gitime, c'est (lire à la France qu'un gouver- 
nement légitime est pour elle une calamité; 



( 28l ) 

c'est justifier peut-être aux yeux de Ja postérité 
toutes les horreurs cle la révolution ; c'est faire 
croire à la France que la guerre n'est pas encore 
terminée ; c'est engager les puissances à se tenir 
en mesure de la faire avec succès. 

)) Ces considérations et celles qu'on pourrait 
aisément en déduire donnent la juste valeur po- 
litique de toutes les garanties qui appartiennent 
exclusivement à cette classe. 

)) Garanties morales. 

» Un système de gouvernement quelconque 
ne peut offrir à lui seul la garantie absolue de 
sa stabilité. 

»I1 est inutile de développer cette observation, 
comme il serait déplacé d'examiner ici quelle 
serait, dans la situation actuelle de la France, 
la réforme constitutionnelle la plus propre à 
raffermir solidement le pouvoir souverain , et 
à éteindre entièrement dans ce pays tout foyer 
de révolution. 

» Ce dont toutefois Ton peut convenir, c'est 
qu'en préservant à jamais la France du retour 
de la dynastie de Bonaparte et de son influence 
pernicieuse, le roi peut et doit rétablir son au- 
torité constitutionnelle de manière à ce que la 



(t»8a) 

partie saine et la majorité de la nation se rallie 
fortement à son trône. 

»Les puissances alliées ne sauraient néanmoins 
faire consister les résultats de tous leurs sacrifi- 
ces dans cet état de choses hypothétique qui 
n'aurait pour toute garantie que des opinions 
abstraites et des combinaisons conjecturales. Il 
paraît conséquemment juste d'affirmer que, 
dans la classe exclusive des garanties morales , 
les puissances aUiées ne peuvent trouver celles 
qu'elles sont tenues de présenter à l'Europe 
comme le gage de son repos. Cela étant, il faut 
nécessairement chercher ces garanties dans les 
classes réunies, en partant du principe que les 
garanties réelles ne sauraient être fondées sur 
le droit de conquête. 

» Garanties morales et réelles. 

» Supposons que le roi de France, par un ac- 
cord entre ses opinions et celles des puissances 
alliées , parvienne à réformer la monarchie 
française, de manière à ce que les intérêts de 
tous les partis se confondent en un seul, sa- 
voir : celui du gouvernement et de la représen- 
tation nationale. 

» Cette garantie morale de la fin de toute ré- 



( =»83) 

volution en France deviendrait réelle du mo- 
ment que l'ordre et le repos qui doit en résul- 
ter ne pourront être troublés par une réaction 
intérieure quelconque, semblable à celle qui a 
rapporté Bonaparte sur le trône, sans que la 
France attire encore sur son territoire des ar- 
mées étrangères. Faire sentir par le fait au peu- 
ple français cette grande vérité, en convaincre 
tous les partis, c'est le forcer indirectement à 
ne rechercher son salut que dans le maintien 
de la constitution que la France aura adoptée 
pour sortir de l'état d'humiliation et d'anéantis- 
sement auquel ses égaremens l'ont réduite. 

» Les puissances alliées peuvent remplir de 
deux manières cette tâche importante : 

» 1° En renouvelant entre elles des stipulations 
conformes à celles du traité du aS mars , à l'effet 
^exclm^e en vertu d'une loi générale sanction- 
née par toute V Europe , Napoléon Bonaparte et 
toute sa famille du pouvoir suprême en France; 
de mettre en vigueur, pour un temps déter- 
miné, la partie défensive du traité de Chau- 
mont, contre toute atteinte que la France à 
l'avenir pourrait porter à la sûreté des autres 
États européens. 

)) 20 En prenant, du consentement du gouver- 



( 284 ) 

nement actuel, une position militaire en France, 
et en la conservant tout le temps qui serait jugé 
nécessaire pour obtenir la certitude de la stabi- 
lité du système du gouvernement qui serait 
adopté, et qu'on trouvera propre à mettre un 
terme à toutes les révolutions, pour donner 
aux Etats limitrophes de la France le temps et 
les moyens de renforcer leur défense militaire. 

y> Sur la première mesure, les puissances alliées 
conserveraient une égalité parfaite dans leurs 
rapports avec la France, et cet État serait tenu 
de payer une contribution pécuniaire destinée 
à subvenir aux frais occasionnés par la guerre 
actuelle , et à mettre en même temps les États 
limitrophes en mesure de pouvoir garantir par 
de nouvelles fortifications leur propre sécurité, 
et conséquemment celle de l'Europe, contre 
l'immense et menaçante ligne des places fortes 
que la France présente le long des ses frontières 
du côté de la Belgique et du Rhin. 

» C'est à ce titre qu'une contribution considé- 
rable pourrait être légitimement fournie par la 
Fiance aux puissances alliées, comme moyen de 
concilier lu conservation de son intégrité terri- 
toriale avec ce qu'elle doit à la sûreté et à la 
tranquillité générales si long-temps sacrifiées à 
ses tentations et à son ambition. 



( 285 ) 

»En percevant cette contribution, les puissan- 
ces ne violeraient aucun principe de justice; en 
s'y soumettant, la France y trouverait son salut, 
sans voir son existence politique compromise 
par la nature et la force du remède. Mais 
comme il est de toute impossibilité de retirer à la 
fois ou en peu de temps toute la somme de cette 
contribution, il s'ensuit que les alliés auraient 
à ce titre le droit d'occuper une ligne militaire 
dans le territoire français jusqu'à l'époque où 
cette contribution serait acquittée. 

» Par cette mesure, fondée sur un droit incon- 
testable, les alliés obtiendraient indirectement 
l'autre avantage, celui de mettre à l'épreuve du 
temps et de l'expérience la garantie morale qui 
consisterait dans la réforme constitutionnelle de 
la monarchie française. 

» En effectuant cependant cette mesure , les 
alliés ne sauraient maintenir l'égalité de leurs 
rapports actuels avec la France. 

»0n a déjà démontré que ce n'est que du con- 
sentement du gouvernement que les alliés pou- 
vaient garder en France une position militaire. 
Or, s'il y a moyen d'obtenir ce consentement 
libre, ce n'est qu'en offrant au gouvernement 
français des garanties qui le mettent en état de 



( ^86 ) 

persuader à la nation que cette attitude mili- 
taire des alliés sur le territoire français cessera 
aux conditions et dans les temps déterminés 
par un traité formel. 

)) Il suit de cette considération que parmi les 
puissances alliées, celles dont les troupes pour- 
raient le plus convenablement occuper une po- 
sition militaire en France , ne sauraient à la fois 
être considérées comme propres à offrir cette 
garantie. Elle serait conséquemment réservée 
aux puissances dont les troupes évacueraient 
immédiatement le territoire français. Ces deux 
systèmes de garanties positives présentent un 
nombre de combinaisons faciles à saisir, et sur 
lesquelles il semble prématuré d'entrer dans des 
développemens ultérieurs. 

»I1 s'agirait de réunir les opinions des cabinets 
sur le système qu'on jugerait le plus adapté aux 
circonstances, et le plus conforme aux princi- 
pes comme au but que l'alliance s'est proposé. 

» Mais quel que soit le système de garantie 
qu'adopteront les puissances, les formes à sui- 
vre pour le réaliser ne peuvent être que celles 
d'une négociation amicale avec le gouverne- 
ment français. 

» L'Europe a été et se trouve alliée de ce gou- 



( »87 ) 

vernement. L'ayant replacé à la tête de la na- 
tion française , elle est en paix avec la France. 
Si ce gouvernement ne s'ouvre pas encore avec 
une pleine et entière confiance aux alliés, si 
toute la France, ou pour mieux dire le parti le 
plus immédiatement intéressé à la révolution , 
ne se rallie pas encore de bonne foi au gouver- 
nement, c'est que les alliés n'ont point déclaré 
dans quelles intentions ils occupent la France 
et se proposent de s'y maintenir. 

)) Le traité du i5 mars et les déclarations des 
alliés sont sous les yeux de la nation française. 
Bonaparte, l'objet principal de l'un et des au- 
tres, est en leur pouvoir. Le roi est censé gou- 
verner légitimement la France. Néanmoins les 
armées alliées vont prendre des cantonnemens. 
On travaille à un système d'administration des- 
tiné à pourvoir à leurs subsistances pour un 
long espace de temps. Des divergences momen- 
tanées, provoquées par l'ascendant du pouvoir 
militaire, font croire que quelques unes des 
armées alliées se considèrent en pays ennemi. 

»Le silence des cabinets glace les esprits, au- 
torise toutes les méfiances , alarme une nation 
ivre d'orgueil et d'amour-propre , et capable en- 
core d'une grande énergie, double ses souf- 



( a88 ) 

frances , peut exciter en elle le désespoir. 
» 11 est donc urgent que les cabinets s'expli- 
quent catégoriquement avec le gouvernement 
français sur les garanties qu'ils se proposent de 
lui donner. 

» A cet effet, il paraît nécessaire, 
)) 1° De se concerter sans délai sur ces garan- 
ties, et de les déterminer de commun accord; 
» 2° D'entamer une négociation formelle avec 
le gouvernement français , afin de les lui faire 
adopter ; 

»3°De consifi^nerle résultat de cette nouvelle 
négociation dans un traité qui serait stipulé 
entre les puissances alliées et la France , et de 
donner, en conséquence de ce traité, une décla- 
ration par laquelle , en annonçant la fin de la 
guerre , on déterminerait le rapport de la 
France avec les puissances signataires du traité 
du 2 5 mars. 

» On pourrait objecter ici qu'il serait impru- 
dent d'aborder ces questions avec le gouverne- 
ment français , tant que plusieurs forteresses 
sont encore au pouvoir de leurs garnisons, et 
tant que l'armée n'est pas licenciée et dissoute. 
Cette objection porte essentiellement sur la 



( ^«9 ) 

crainte d'une réaction de la part de Tarmée, du 
gouvernement et de la nation. 

)) L'armée et la nation se prêteront aux vues 
des alliés , si elles se bornent à procurer à la 
France une constitution solidement établie et 
propre à rallier tous les partis. Dans ce cas, le 
gouvernement ne peut que seconder les inten- 
tions des alliés. Cette réaction ne saurait donc 
avoir lieu toutes les fois que les prétentions des 
alliés seront conformes aux principes et aux 
conditions sur lesquelles se repose leur alliance. 

«D'ailleurs, peut-on supposer que le gouverne- 
ment concoure à mettre les alliés en possession 
des forteresses tant qu'il ignore leur système 
politique à l'égard de la France ? Dissoudra-t-il 
l'armée pour se placer dans un état de nullité 
absolue, et pour souscrire à toutes les lois que 
la force voudrait lui imposer ? 

«L'ensemble de ces considérations démontre 
qu'en gardant un silence qui provoque et au- 
torise toute espèce d'appréhensions, les alliés 
n'obtiendront pas ce qu'ils semblent désirer, 
c est-à-dire la faculté de tout pouvoir et de tout 
obtenir sans compromettre la sûreté de leurs 
armées et la liberté de leurs communications. 

)) De plus grands détails sur le mode de corn- 
xin. j^ 



( 290 ) 

biner les garanties morales et réelles, et d'en 
déterminer les proportions, ne sauraient trou- 
ver place dans ce mémoire. » 

Telle était l'opinion de l'empereur Alexandre 
exprimée par son ministre Capo-d'Istria. On 
voit, par les bases du traité de 181 5, que ce fut 
celle qui prévalut. Cependant elle ne satisfaisait 
point ses principaux alliés; comme on le voit 
par le Mémorandum du prince de Metternich 
du mois d'août, et par les autres pièces qui sui- 
vent. 

Mémorandum par le prince de Metternich. 

« A. La guerre de 1 8 1 5 n'est pas une guerre 
de conquête. Elle n'a été entreprise que dans le 
double but d'abalîre l'usurpation de Napoléon 
Bonaparte et d'asseoir un gouvernement en 
France sur des bases assez solides pour qu'il 
puisse offrir des garanties de tranquillité à la 
France et à l'Europe. 

» Cette guerre ne doit pas dégénérer en guerre 
de conquête , parce que les déclarations des 
puissances et les termes des traités seraient en 
opposition à un pareil but. Une saine politique 
ne doit pas moins retenir les puissances de la 



( ^9» ) 

laisser dégénérer en guerre de conquête, parce 
qu'une altération notable dans l'état de posses- 
sion, tel qu'il se trouve établi par le congrès de 
Vienne, entraînerait un revirement général, dans 
lequel le but de la guerre, Vurgente nécessité de 
mettre un frein aux principes subversifs de 
V ordre social^ sur lesquels Bonaparte a fondé 
son usurpation^ quelque courte qu'elle ait été, 
a donné le plus dangereux développement ^ se 
perdrait incessamment dans la foule de nou- 
veaux intérêts qui résulteraient de pareils revi- 
remens. 

»Il est temps enfin de donner un nom au mal 
que nous combattons en France; le jacobinisme 
armé seul pourrait espérer de tirer un avantage 
réel d'un bouleversement nouveau dans les re- 
lations politiques des puissances, relations tou- 
jours liées à leurs rapports géographiques et 
statistiques. 

» J'exclus en conséquence de nos calculs tout 
arrangement entre les alliés qui entraînerait des 
reviremens territoriaux. 

)) B. Plus je suis convaincu que tel doit être le 
principe qui devra guider la marche des puis- 
sances, plus il me paraît d'un autre côté qu'elles 

19* 



( ^9^ ) 

ne doivent pas se faire illusion sur la nécessité 
d'exiger des garanties de la part de la France, et 
ne pas borner ces garanties à celles qu'elles ne 
pourraient vouloir chercher que dans les institu- 
tions politiques et dans une occupation militaire 
momentanée. 

» La France, de long-temps, ne sera pas dans 
le cas d'asseoir le système de son gouvernement 
de manière à offrir à l'Europe, dans ses seules 
institutions, des gages de sûreté. 

»L'occupation militaire, si elle devait avoir lieu 
sur une échelle étendue, heurterait autant et 
plus le sentiment national de la France, que des 
cessions auxquelles elle s'attend. 

)) Nous risquerions sans doute non moins de 
manquer notre but, si cette occupation était 
restreinte.) et si elle n'était appuyée sur aucune 
autre garantie. 

» Il est donc certain que les efforts immenses 
que vient de faire l'Europe ne peuvent être 
couronnés d'un plein succès, qu'autant que les 
quatre grandes cours se réuniront franchement 
sur un système fondé également, sur ï esprit des 
traités^ sur la position réelle des choses en 
France, sur la nécessité de rendre le calme à 
cette partie du continent par des garanties 



( ^^9^ ) 
qu'elle devra aux puissances^ et quelle est en 
droit de lui demander a son tour. 

îj J'essaierai de développer les principes que je 
crois les plus conformes à ces divers points de 
vue. 

»Les puissances alliées ont le droit de deman- 
der à la France : 

»i°Une indemnité pour les frais de la guerre; 

» 2^ Une garantie réelle et permanente, en 
changeant son attitude offensive en une attitude 
défensive plus rapprochée de celle des autres 
puissances; 

» 3° L'adoption d'une forme de gouvernement 
et d'institutions qui se concilient avec celles des 
autres grandes puissances de l'Europe, et qui, 
par un juste balancement de pouvoir, assurent 
à la France et à l'étranger des garanties de leur 
stabilité ; 

» 4° Que la France enfin se soumette à des 
mesures de police intérieure et momentanées, qui 
offrent au gouvernement royal un juste soutien 
et à l'Europe des gages de repos. 

» (Ad. I.) Cette indemnité ne pouvant avoir 
lieu qu'au moyen d'une contribution forcée, il 
suffit que, pour ne pas sortir du but du présent 
y¥e/7zo/'^/?r/«/7z, j'admette cette contribution en 



( ^94 ) 

thèse, en réservant la fixation de sa quotité à 
une discussion séparée. 

» (Ad. •!.) L'Europe, et surtout les puissances 
limitrophes de la France, ont le droit de de- 
mander que cet Etat ne demeure pas dans une 
attitude offensive. 

» A. L'attitude offensive de la France se 
fonde sur des positions offensives qu'elle a 
trouvé moyen de se ménager depuis le règne 
de Louis XIV, par l'établissement de grandes 
places d'armes et de forteresses placées à des 
postes assez avancés , pour empêcher la forma- 
tion et le déploiement d'armées qui n'auraient 
d'autre but que la défense de leur propre ter- 
ritoire ; 

» B. Sur un système de fortification qui se 
trouve hors de proportion avec les moyens de 
défense des Etats voisins, et non moins hors de 
proportion avec tous ceux dont ils puissent ja- 
mais disposer pour établir un balancement dans 
leurs attitudes militaires réciproques. 

» Le système de fortifications de la France a 
été formé, ou par la conquête des places fortes 
que son gouvernement a conservées et augmen- 
tées, telles que les forteresses dans la Flandre, 
française , ou par la construction de nouvelles 



( ^95 ) 
places dans des provinces conquises, et de ce 
nombre sont les forteresses de TAlsace , de la 
Lorraine et de la Franche-Comté , et de la ligne 

du Midi. 

» Le système de fortifications de la France a 
acquis dans les derniers temps une nouvelle va- 
leur, par deux circonstances qui ne sauraient 
être trop portées en ligne de compte. 

» L'une est l'institution de la garde nationale, 
de cette grande force défensive qui suffit pour 
la dotation de toutes les places.de la France, 
et qui permet à son gouvernement de jeter im- 
punément au dehors toute sa force militaire 

réglée. 

«L'autre est la destruction de toutes les pla- 
ces fortes dans les Pays-Bas et en Allemagne , 
et cette dernière opérée par la France elle- 
même dans toutes les guerres depuis Louis XIY. 

» Ehrenbreitstein , Philipsbourg , Ingolstadt, 
et plusieurs autres places de la plus grande im- 
portance, ont été démolies en entier; toutes 
les villes, telles que Francfort, Ulm , etc., qui 
avaient une circonvallation et quelques moyens 
de défense , en ont été privées. La Savoie a du 
prendre antérieurement rengagement de ne 
pas fortifier les passages de ses montagnes. 



(^96) 

» Toutes les guerres entreprises par la France 
sous tous les gouvernemens depuis Louis XIV 
fournissent la preuve que cette puissance a 
poursuivi avec une constance invariable l'éta- 
blissement d'un système de fortifications et de 
défense aux dépens de tous ses voisins : il ne 
serait pas digne des puissances vouées à la no- 
ble entreprise de rétablir le repos de l'Europe 
sur des bases fortes et véritables , de se faire 
illusion sur des faits aussi incontestables que le 
sont ceux-ci : 

» i*^ Que ce système de défense offensive res- 
sort bien moins des principes qui ont provo- 
qué les guerres de la révolution , qu'il n'est 
inhérent à celui de la monarchie royale fran- 
çaise. 

» 20 Que , vu le système de fortifications de 
la France, il a fallu, et la destruction totale de 
l'armée française dans la campagne de 1812, et 
la perte dans cette même campagne de tout le 
matériel nécessaire à la dotation des places, et 
surtout les efforts réunis de l'Europe pour as- 
surer les succès des armées en 18 13, i8i4 
et i8r5. 

» La France conservant sa triple ligne de for- 
teresses sera toujours, et sous une forme de 



( ^97 ) 
gouvernement quelconque , assez forte pour 
porter au-delà de ses frontières, autant et plus 
de monde que ne peut lui opposer toute autre 
puissance du premier ordre , et pour ne risquer 
en perdant des batailles, que toujours elle li- 
vrera sur territoire étranger, que d'être forcée 
à renoncer à un projet de conquête; elle sera 
de même assez forte pour résister dans des 
temps ordinaires à l'attaque de deux ou trois 
puissances du premier ordre, réunies pour une 
même cause. 

» La conviction que doit avoir le peuple fran- 
çais que les guerres ne lui coûtent que des 
hommes, et tout au plus de l'argent, mais que 
les propriétés des particuliers ne sauraient être 
dévastées, et que les citoyens ne risquent pas 
d'être exposés aux fléaux inséparables de la pré- 
sence d'armées ennemies , est sans contredit 
une des raisons qui a mis le plus de moyens of- 
fensifs à la disposition du gouvernement révo- 
lutionnaire. 

» Il suffit de connaître l'égoïsme et le man- 
que d'esprit public qui caractérisent la nation 
française pour vouer à cette considération une 
valeur toute particulière. 



( ^98 ) 

j) Il me paraît donc que l'intérêt permanent 
de l'Europe exige : 

w A. Que la France perde les points offensifs 
que lui a laissés le. traité de Paris. 

B. Que des forteresses de la première ligne, 
ou passent sous la domination étrangère, et ser- 
vent dorénavant à la défense des frontières des 
États voisins, ou que pour le moins elles soient 
rasées. 

)) Si la première ligne des forteresses de la 
Flandre devait former dorénavant la frontière 
des Pays-Bas , ceux-ci ne seraient pas placés par 
ce fait dans une attitude offensive contre la 
France, car il resterait dans ce cas à ce royaume 
deux lignes de défenses fortifiées. 

» Si les places de l'Alsace étaient rasées , à 
l'exception de Landau, qui, à mon avis, de- 
vrait être réuni à l'Allemagne , pour compenser 
la perte de Philipsbourg, et à l'exception de 
quelques autres places qui ne peuvent servir 
qu'à la défense de cette frontière, sans menacer, 
comme Huningue, la tranquillité d'une capitale 
voisine ; si Strasbourg ne conservait que sa ci- 
tadelle pour appuyer cette grande et importante 
cité, qui, dans ce moment, n'est qu'un vaste 



( 299 ) 
Camp retranché, une place d'armes dans la- 
quelle se formera et se concentrera toujours 
une armée, qui , vu sa position à l'extrême 
frontière, portera, dès l'ouverture d'une cam- 
pagne , le théâtre de la guerre sur le territoire 
étranger, la sûreté de la France serait loin d'être 
menacée. 

w Les défilés et les positions des Vosges et du 
Jura, les forteresses de seconde ligne qui sont 
susceptibles de grands développemens, forme- 
raient des boulevards plus que suffîsans, et que 
le manque de places fortes , dans lequel se 
trouve le midi de l'Allemagne , est loin de com- 
penser en faveur des puissances voisines. 

» Il en est de même de la place de Briançon et 
de plusieurs fortifications sur la ligne du Midi 
qui devraient être démolies. 

» Il suffit de consulter l'histoire de tous les 
temps et de considérer le dénuement de moyens 
pécuniaires dans lequel les puissances se trou- 
vent , pour que la construction projetée de 
places ne présente guère de chances de sécu- 
rité, quelques secours pécuniaires qu'il soit 
possible de tirer de la France. 

» Les princes, qui ont fait de si glorieux 
efforts pour le soutien de la cause des gouver- 



( 3oo ) 

nemens et des nations, et qui sont également 
prêts à n'admettre de nouveau aucune chance 
d'ambition , et à ne consulter que ce qu'ils doi- 
vent à la sûreté de l'Europe, doivent viser à 
couronner leur grande entreprise par des me- 
sures qui ne mettent plus en doute le fruit des 
efforts de leurs peuples , et ce but ne sera vé- 
ritablement atteint que quand la France ne 
pourra plus attaquer et envahir ses voisins avec 
l'assurance de l'impunité. Il me paraît, en un 
mot, que la France doit être mise au niveau 
des chances et risques des autres puissances du 
premier ordre, et que de cette manière, un 
gouvernement fort en France soit moins tenté 
de subjuguer ses voisins, et qu'un gouverne- 
ment faible y devienne moins le jouet des fac- 
tions, qui, à l'abri de remparts inexpugnables, 
ne risquent pas, à moins de l'arrivée des forces 
de l'Europe entière , de se voir arrêtées dans 
leurs criminelles atteintes. 

» L'expérience des dernières cent cinquante 
années a prouvé que ces considérations s'adap- 
tent à tous les règnes qui se sont succédé en 
France, et que sans doute elles sont dignes de 
toute la soUicitude des puissances. 

w (Ad. 3.) Les alliés ont sans contredit le droit 



( 3oi ) 

de s assurer que les institutions sur lesquelles 
doit se fonder le repos de l'intérieur de la 
France , soient assises sur des bases solides et 
aptes à assurer ce but. La marche que les ca- 
binets réunis suivent dans ce moment, semble 
la seule conforme à cette intention et la plus 
adaptée aux circonstances. 

w (Ad. 4.) J'entends par mesure de police in- 
térieure, la présence prolongée en France des 
troupes étrangères; cette mesure offre des con- 
sidérations tellement majeures, qu'elle devra 
être, dans son application, le résultat d'une déli- 
bération expresse qui devra porter sur les 
points suivans : 

» 1° De quelles armées devront se composer 
les troupes étrangères? 

» Il paraîtrait utile que, pour éloigner d'une 
mesure de simple précaution toute idée de con- 
quête, les puissances qui se trouvent en contact 
de frontières avec la France, ne doivent pas 
fournir des corps de troupes. 

» 2° Quel devrait être le nombre des con- 
tingens? 

» Je crois que le nombre total des troupes 
étrangères en France devrait pour le moins être 
de 100 à i5o,ooo hommes. 



( 3o2 ) 

» 3^ Fixer les rapports dans lesquels les géné- 
raux commandant ces troupes devraient se 
trouver vis-à-vis du gouvernement français. 

w 4° Fixer les rayons qui devraient être assi- 
gnés aux cantonnemens de ces troupes. 

» Ces rayons me paraissent devoir être dé- 
terminés d'après des considérations combinées, 
tant militaires qu'administratives, et dans tous 
les cas , tenir les troupes étrangères hors de 
contact avec les corps de l'armée française. 

» 5^ Prendre en considération jusqu'à quel 
point il serait convenable et utile d'employer 
ces corps auxiliaires à l'exécution des stipu- 
lations des traités futurs à la charge de la 
France, v 

Le Mémorandum du prince Metternich était 
sévère; mais celui du prince d'Hardenberg , 
ministre de Prusse , du 4 août , Test bien plus 
encore ; nous allons le reproduire également dans 
toute son intégrité. Ce ministre voulait non seu- 
lement affaiblir la France, mais encore consoler 
l'Allemagne, et effacer près d'elle le rôle usur- 
pateur que la Prusse avait joué au congrès de 
Vienne. 



( 3o3 ) 

Mémorandum par le prince d'Hardenberg , 
ministre de Prusse. 

« Le but que les puissances de la grande al- 
liance de l'Europe s'étaient proposé d'atteindre 
est d'amener un état de choses tel , qu'une paix 
solide et durable fût assurée à toutes. 

» La France a derechef troublé cette paix ; 
l'Europe a. généreusement pardonné l'année 
passée à la France. 

» L'expérience a prouvé que cette confiance 
généreuse dans la loyauté de la nation fran- 
çaise a manqué le but proposé. Employer 
encore une fois une telle générosité serait 
impardonnable. L'Europe se doit donc à elle- 
même, et chaque puissance le doit à ses peu- 
ples , de prendre des mesures de sûreté pour 
se garantir d'être facilement troublée par la 
France. L'Europe a le droit de demander ces 
garanties, puisque la France ne s'est pas mon- 
trée digne de sa confiance et de sa générosité. 

)) C'est son devoir, puisque chaque puissance 
a pris des engagemens formels envers sa nation 
de lui donner une paix solide et durable. 

» L'Europe a, en même temps, le droit de 



( 3o4 ) 

demander à la France des indemnités pour les 
frais de cette guerre provoquée par elle. 

» La grande question est donc : en quoi ces 
indemnités et ces garanties doivent-elles con- 
sister? 

)) Quand on analyse cette grande question , 
les questions spéciales suivantes se présentent : 

)) I ^ Les garan ties doivent-elles être purement 
militaires, ou purement politiques, ou bien poli- 
tiques et militaires ensemble? 

» 2'' Si elles doivent être politiques et mili- 
taires, en quoi doivent consister les garanties 
politiques? 

» 3^ En quoi les garanties militaires? 

» If Est-ce que ces dernières doivent consister 
en mesures de sûreté temporaires ou perma- 
nentes, ou toutes les deux à la fois? 

» 5° En quoi doivent alors consister les me- 
sures de sûreté temporaires? 

» 6° En quoi doivent consister les garanties 
permanentes? 

» 7^ En quoi doivent consister les indemni- 
tés ? Doivent-elles consister simplement en des 
contributions que l'on demandera à la France, 
ou en argent et en pays ? 



( 3oS ) 

» 8« En quoi, dans ce cas, doivent-elles con- 
sister? quoi en argent, quoi la masse du pays? 

» g"" Quelles doivent être les provinces que 
Ton demandera à la France ? 

>y Sans vouloir préjuger l'une ou l'autre de 
ces questions, je me permettrai quelques consi- 
dérations. 

» A. Si on ne demande que de l'argent, 
quelle que soit la somme, on ne sera pas indem- 
nisé. 

» B. Une nation qui a plus d'égoïsme que 
de patriotisme trouvera moins dur de céder des 
provinces que de payer de Targent, puisque la 
charge d'une contribution tombe sur chacun, et 
que céder quelques départemens ne tombe que 
sur l'ensemble et sur le gouvernement. 

» C. Comme ce cas supposé existe apparem- 
ment en France, une indemnisation purement 
en argent lui paraîtra plus dure, et sera moins 
avantageuse pour la coalition qu'une indemni- 
sation donnée en partie en pays; d'ailleurs le 
Français est avare, la masse du peuple n'est pas 
riche : si on lui demande une forte somme d'ar 
gent, il en sera plus mécontent que si la Î-Vance 
en général cède quelques départemens. Je pré 
fèrerais donc d'indemniser en argent les états 
xur. olo 



( 3o6 ) 

éloignés de la coalition, et de demander pour les 
autres du pays. 

)) D. Quant aux garanties, l'expérience prouve 
que rien n'est plus fait pour aigrir une nation 
que de lui demander des garanties temporaires. 
Des cessions permanentes s'oublient , ce n'est 
que le trait de plume de la cession qui 
coûte : des cessions temporaires rappellent à 
chaque individu d'une nation le joug sous le- 
quel elle se trouve, et ces souvenirs se répètent 
chaque jour, chaque semaine, chaque mois, 
chaque année , aussi long-temps que cet état 
de choses dure, puisque la charge d'une occupa- 
tion pèse sur chacun, et le pousse, par son in- 
térêt même, à se soustraire à ce joug qu'il porte, 
et à le repousser : témoin l'occupation des for- 
teresses de la Prusse de la part des Français, 
qui prouve entièrement cette vérité. 

» Veut-on se brouiller avec la nation fran- 
çaise en lui demandant des stipulations tempo- 
raires? Si l'on ne le veut pas, si l'on veut une 
paix solide, qu'on établisse entre elle et ses voi- 
sins des limites qui garantissent à l'une et aux 
autres une défensive naturelle ou artificielle. 

» £. Lorsqu'une nation a surpassé sa défen 
sive marquée par la nature ou par l'art, elle 



(3o7 ) 

devient offensive et menaçante par ce pas 
même; son activité, ses forces, sa politique, ses 
institutions, son esprit national , son opinion 
publique^ tout prend alors la direction de sa si- 
tuation géographique, et elle conservera cet 
esprit aussi long-temps que sa situation géogra- 
phique restera la même. 

» La France se trouve dans ce cas depuis que 
Louis XIV, par une ambition démesurée et quel- 
ques campagnes heureuses, parvint à ôter aux 
pays voisins la défensive que leurs ancêtres 
avaient établie, savoir : dans les Pays-Bas et sur 
la Meuse, les forteresses qui forment à présent 
la première et la deuxième ligne des forteresses 
françaises, et vers l'Allemagne, en ôtant à cet 
empire l'Alsace et les places fortes de la Moselle 
et de la Sarre. 

» Dès ce moment, l'histoire nous montre l'in- 
clination de la France de pousser ses conquêtes 
plus loin et de subjuguer les autres états. 

ÎHf Pourquoi? 

» Puisque la France voyait la facilité qui exis- 
tait pour elle et la difficulté que les états voisins 
avaient de lui résister, puisque son offensive se 
trouvait dans sa situation géographique, et puis- 

10* 



( 3o8 ) 

que cette situation même l'y poussait et l'y indui- 
sait à chaque moment. 

» Veut-on donc une paix durable et solide 
comme on l'a annoncé et prononcé tant de 
fois ? La France elle-même veut-elle une telle 
paix avec ses voisins? Il faut qu'elle rende à ses 
voisins la défensive qu'elle leur a ôtée, c'est-à- 
dire, V Alsace elles forteresses des Pays-Bas^ de 
la Meuse , de la Moselle et de la Sarré^. 

» Ce ne sera qu'alors que la France se verra 
dans une vraie ligne défensive , savoir : dans les 
Vosges et dans les deux lignes de forteresses 
depuis la Meuse jusqu'à la mer, et seulement 
alors elle restera tranquille. Si on ne la fait pas 
rentrer dans ces limites, marquées plus spécia- 
lement encore sur la carte ci-jointe**, les nations 



" Notez que la France, en perdant toutes ces places, n'aurait 
plus été couverte à l'Est que par Vitri, qu'il fallait fortifier; au 
Nord par Péronne et quelques bicoques sans liaisons entre elles; 
que la Champagne devenait totalement ouverte, et que les fron- 
tières ennemies eussent été formidables. (Voyez la lettre du prince 
de Hardenberg au prince régent d'Angleterre, t. XIÎ, p. 544.} 

La nouvelle carte de délimitation pour toute l'Europe était 
dressée; ainsi l'on voit combien la France a été près de subir un 
partage qui, ainsi que celui de la Pologne, n'eût sans doute pas 
été le dernier. ( Note de l'éditeur. ) 



( 3o9 ) 
voisines n'auront pas recouvré leur défensive 
contre la France , et l'avantage de la situation 
géographique et militaire de cet empire et la 
facilité qu'il gardera d'aller plus loin, influeront 
tellement sur sa politique , sur l'ambition et sur 
le caractère de la nation , enfin sur son opinion 
publique et son cabinet, qu'il est à prévoir 
qu'aux premières circonstances favorables qui 
se présenteront, la France tâchera derechef 
d'étendre ses frontières jusqu'au Rliin, et dès 
lors plus de bornes, puisque dès ce moment 
son influence sur l'Allemagne sera si grande, 
qu'elle sera entraînée malgré elle à troubler le 
repos de l'Europe. 

)) Pour le bien de l'Europe, pour le bien de 
la France, ne laissons pas échapper le moment 
favorable qui se présente à nous pour statuer 
une paix solide et durable. 

» Aujourd'hui nous le pouvons , la main de 
la Providence a visiblement amené cette occa- 
sion , si on la laisse échapper, des torrens de 
sang couleront pour atteindre à ce but, et les 
cris de ces malheureux nous en demanderont 



raison. )< 



■( 3io ) 

Quant au comte de Gageruj ministre des 
Pays-Bas, qui, chargé en 1791, des affaires du 
prince de Nassau-Uningen, réclama si vivement 
à la diète de Ratisbonne les indemnités dues 
aux princes allemands, possessionnés en France; 
qui, postérieurement, fut l'un des plus ardens 
promoteurs de la confédération rhénane ; chan- 
geant de religion politique, dès que les événe- 
mens eurent imprimé une direction nouvelle 
à la diplomatie européenne, il se montrait alors 
l'implacable ennemi de cette France dont il com- 
battit d'abord, puis servit l'ambition usurpatrice. 
Nommé ministre à Vienne, par le nouveau roi 
des Pays-Bas, il avait refusé de signer le traité du 
3o mai 181 5, parce qu'il y était dit, à l'égard 
de la France : « Les arrangemens territoriaux ^ 
» arrêtés au congrès, resteront les règles des 
» rapports entre elles et les autres états de 
» l'Europe. » C'était peu de la mettre ainsi en 
opposition avec les vœux prononcés des grandes 
puissances; il ne garda plus aucune mesure, 
dans la note suivante, où il abjura toute espèce 
de convenance. 



(3n ) 

Observations sur la question de Vintéginté de 
la France j par ]M. dis Ga.gern, ministre des 
Pays-Bas. 

« Deux grandes parties de TEurope se sont 
» fait la guerre, l'une évidemment dans Tinten- 
» tion d'agrandir son territoire, d'envahir si elle 
» réussissait. Appeler, admettre ou applaudir 
» à Napoléon, n'était autre chose que vouloir 
, » guerre, gloire, pillage et conquête. 

» L'Europe demandait à la France un gouver- 
» nement plus pacifique, et l'ancienne dynastie, 
» qui n'avait pas besoin d'un autre éclat, y pa- 
» raissait la plus propre. Napoléon paraît : tout 
)) fléchit devant lui; la guerre éclatjS, il emploie 
)) les forces de la France, il succombe avec elle, 
» et elle rejette aujourd'hui l'idée d'être payée xle 
y> la même monnaie. J'analyserai brièvement ces 
» sophismes pour s'y soustraire et les combattre 
» par le gros bon sens. Il s'agit de cessions ter- 
» ritoriales! Llionneur français en serait blés se ^ 
)> Cet honneur français est-il autrement fait que 
» celui des autres nations? Je croyais à cet hon- 
)) neur français, j'y croirais encore; mais n'en 
» parlons plus aujourd'hui. L'honneur est un 



( 3ia ) 

» sterling-valeur^ composé de ses élémens et at- 
» tributions. 

» Le retour de Napoléon, soutenu par l'armée 
» et l'élite de la jeunesse, est une des plus vilai- 
» nés taches faites à ce même honneur, depuis 
» que l'espèce humaine est civilisée. 

» Ce territoire^ ce rojamne est indivisible. 

i) Depuis long-temps les diplomates français 
» se sont moqués de cette prétendue indivisibi- 
» lité. 

» Perdre du territoire est une des suites du : 
» Cest la terre classique de la France dont il 
» s'agit. C'est-à-dire la terre de leur concupis- 
» cence et de leur vanité; le fruit de leurs 
» guerres , de leurs victoires , de leurs ruses, 
w C'est la valeur , l'intelligence et la fortune su- 
» périeure qui la leur ont donnée; c'est la va- 
), leur, l'intelligence et la fortune supérieure qui 
» vont la leur ôter. A commencer par les Trois- 
» Évéchés : Metz, Toul, Verdun et leurs diocèses. 
» Les ont-ils occupés en guerre ouverte? Point 
» du tout , mais à titre de bienveillance, d'amitié 
» et de protection; il suffit de lire leur propre 
» aveu sur cette usurpation, et ce qu'en disent 
» les ambassadeurs de Louis XIV ou de la reine 
• régente , au congrès de Munster, dans les dé- 



( ^ï^ ) 

«pêches officielles, datées du 17 septembre 
» 1646. » — « Mais ce qui n'est guère moins à 
» estimer, c'est qu'un droit de protection sur les 
)î Trois-Evéchés, qui a été le seul jusqu'à pré- 
» sent, est aujourd'hui changé en une souve- 
» rainetë absolue et indépendante, qui s'étend 
» aussi loin que ces trois diocèses; encore que 
» nous ayons bien connu d'abord l'importance 
» de cette acquisition, nous avons affecté pen- 
» dant quelque temps de la mépriser, jusqu'à 
» ce que nous ayons été assurés du reste. » 

>i La guerre de trente ans était foncièrement 
» guerre civile en Allemagne. Le parti protestant 
)^ avait appelé la Suède et la France pour le main- 
» tien de l'équilibre. Ces cours demandèrent à 
» titre de satisfaction des contributions et des 
» cessions qui n'étaient nullement l'objet pri- 
» mitif de la guerre. Nous demandons la même 
» chose à bien plus juste titre, et au besoin nous 
» employons et emploierons les mêmes expres- 
» sions. 

» Ouvrons les Mémoires du temps, voyons la 
» narration succincte et ci-jointe du suffragant 
» Adami , lui-même plénipotentiaire à ce con- 
» grès , et l'un des hommes d'État les plus es- 
» timés de tous les partis. Dans le courant de 



(3i4) 

» ces mêmes négociations, Contarini , le média- 
» teiir vénitien^ se plaisait à dire sur les deux 
» Alsaces et le Sundgau à l'ambassadeur français 
» qui haussait les prétentions à mesure qu'on 
» accordait : (( Qu'il avait envoyé à son maître 
» trois provinces dans une lettre. » 

» Après soixante ans de possession , le prince 
» Eugène de Savoie observait encore àTorcy, le 
» négociateur français : Que d'ailleurs ï Alsace 
y> n était pas une province française , mais un 
y> pays de conquête quon devait abandonner 
» sans peine. 

)) Après cent soixante ans , nous disons la 
)> même chose. Rien n'est oublié : rien n'est 
» changé. 

)) La prescription est une invention du droit 
» civil inconnu au droit de la nature. On oubUe 
:» sans doute les rapports, contrats, titres de fa- 
» mille ; et pour couper court à des procès inin- 
)) telligibles et interminables, l'esprit humain a 
» inventé Tidée de la prescription, en admet- 
» tant certain nombre d'années : l'unité 3, lo, 
» 3o; enfin le temps immémorial. En politique 
» il n'y a rien d'immémorial. L'histoire est là 
» pour nous montrer clair et net l'origine des 
» guerres, la transmission des possessions, les 



(3i5) 

» traités de paix et les motifs. Une saine morale 
» veut que les traités de paix, même désavan- 
» tageux , soient maintenus. Mais rompre pour 
» d'autres causes l'état de guerre échéant, on 
» revient au précepte: « Ce qui a été juste, 
» équitable ou admissible pour vous , le sera 
w aujourd'hui pour nous. )) 

» Dire qu'on ne fait la guerre qu'à Bonaparte 
» est une des assertions les plus absurdes que 
» jamais gens raisonnables se soient permise, et 
» qui ne peut avoir été inventée que pour se 
y moquer de nous. Nous ne la croirons que 
» quand on nous aura prouvé que lui seul mi- 
» traillait, tirait, sabrait à Quatre-Bras , Lignj 
» et Waterloo. Qu'il y ait eu des gens assez sages 
» en France pour ne pas vouloir la guerre et en 
» craindre les suites, qui en doute? Charles XII 
» était aussi un roi très ambitieux et conquérant. 
» La Suède gémissait de ses excès, et une grande 
» masse de la nation désirait vivement la paix. 
)) Lui-même combinait, méditait déjà un autre 
» système d'alliance , et commençait même à 
» briguer l'amitié de la Russie. La balle l'atteint. 
» Les Suédois, dans leurs négociations etrepré- 
» sentations , se servirent à peu près de sem- 
^ blables argumens; ce qui n'empêcha pas 



(3.6) 

» Pierre-le-Grand de se faire céder les plus belles 
» provinces; et celui qui a succédé à son empire 
» et à sa gloire savait être magnanime, mais il 
» saura être juste. 

» On assure qu'on a promis l'intégrité. Où? 
>; qui? quand? Pareille phrase s'était glissée dans 
» un projet de déclaration ; le ministre des Pays- 
» Bas, au congrès, qui sans doute y était le 
' » plus intéressé, a cru de son devoir de rendre 
» attentif aux fausses conclusions; il s'y est op- 
» posé par une lettre adressée au ministre bri- 
)) tannique , et la rédaction, la signature n'a pas 
» eu lieu. Voici cette lettre écrite à la hâte : 

« Vienne , 11 avril 1815. 

» En entrant^ ilord , je trouve la pièce ci- 
V jointe pour y apposer ma signature. Comme 
» ce passage : Que le traité du 3o mai et les 
> arrangemens territoriaux et politiques arrêtés 
)) au congrès resteront la règle des rapports 
» entre elle et les autres états de l'Europe, est 
» absolument contraire à ma conviction morale 
» et politique, je ne peux me résoudre à la 
» signer. Votre Excellence est le maître de passer 
» ce refus sous silence ou d'en faire mention 
» dans les protocoles. » 

)) Les forces de la France turbulente se dé- 



(3i7 ) 

«ploieront pour nous prendre des provinces. 
» Les nôtres pour les punir se déploieront dans 
» les mêmes intentions. Nos frontières sont mau- 
» vaises, ilfautlesrectifier. Cependant je suis loin 
» de mettre trop d'importance à cette opposition : 
» car si cette proclamation avait eu lieu, le sens 
» était tout autre que celui qu'on cherche à lui 
» donner. Je rétablirai ce véritable sens. La paix 
» de Paris est faite; quelque défectueuse quelle 
» nous paraisse , nous la maintiendrons. L'ex- 
» ciusion de Napoléon du trône de France en 
)) est la première base. Chassez-le; chassez-le 
)) pendant que nous nous préparons à vous en 
)) débarrasser, car nous n'en voulons pas à votre 
)î territoire. Mais si vous lui adhérez, si nous en 
» venons sérieusement aux mains , prenez-vous- 
» en à vous - mêmes de toutes les suites fà- 
» cheuses. 

» Combattions-nous à Waterloo quelque fac- 
)) tion ? Non sans doute : l'armée, la jeunesse 
» française , l'élite était là ! Elle se battait avec 
» acharnement, avec une valeur admirable. 
» Nous continuons donc de dire aujourd'hui et 
» après la victoire : L'accord est fait , vous le 
» rompez , payez les frais de procès. La France 
» admet ce raisonnement et la justice de l'in- 



(3i8) 

» demnité , car nulle part on ne raisonne mieux 
» qu'en France pourvu qu'on le veuille. Mais on 
3) croit être quitte pour des sacrifices en argent. 
» Qui leur permet ce choix? A Munster et à 
)) Osnabruck on a fait marcher de pair la satis- 
» faction en argent et les cessions territoriales : 
» l'une modifiait l'autre. Votre traité d'alliance 
» est rédigé avec une grande précaution et un 
w excellent choix d'expressions. 

» De préserver contre toute atteinte l'ordre 
» des choses si heureusement rétabli en Europe, 
» et de déterminer les moyens les plus efficaces 
ï) de mettre ces engagemens à exécution , ainsi 
)) que de leur donner, dans les circonstances 
j> présentes , toute l'exécution qu'ils réclament 
» impérieusement. 

y> Et plus bas , articler P^. 

w Les hautes puissances contractantes ci- 
» dessus dénommées s'engagent mutuellement 
i) à réunir les moyens de leurs États respectifs, 
» pour maintenir dans toute leur intégrité les 
)) conditions du traité de paix conclu à Paris le 
» 3o mai i8i4, que les stipulations arrêtées et 
» signées au congrès de Vienne dans le but de 
» compléter les dispositions du traité , de les ga- 
» rantir contre toute atteinte , et particulière- 



(3i9) 
» ment contre les desseins de Napoléon Bonà- 
» parte. » 

» Le but principal de la paix de Paris n'était 
» donc certainement pas le ménagement du 
» soi-disant honneur français ou de leur gloire; 
» la sécurité des Bourbons , les déférences pour 
» cette dynastie, ne tenaient indubitablement 
» que le second rang. Une pacification dura- 
it ble , une juste répartition des forces, l'équi- 
)) libre de l'Europe, sa tranquillité : voilà quel 
» était le but ; et l'événement a prouvé sur-le- 
» champ qu'on avait encore mal calculé; qu'il 
» fallait toute cette réunion de forces pour 
» dompter. 

» Compléter la paix , consolider cet état de 
M repos, ce système d'équilibre, en chercher 
» les moyens les plus sûrs; voilà le grand, le 
» noble projet de notre alliance, et c'est à nous 
» à juger ce qui doit former ce complément. 

» Loin de moi, et de tout homme d'Etat 
)) qui connaît l'Europe , l'idée d'un déchirement 
)) de la France , de l'antique France ; loin de 
» moi l'intention de la réduire à un véritable 
» point de faiblesse. Posséder sur le Rhin, avoir 
i) l'Alsace, n'est pour eux qu'un aiiment d'or- 
» gueil, qu'une tentative , qu'un stimulant de 



(320) 

)> plus d'en avoir davantage , d'avoir la limite 
» du Rhin tout entière. 

» Nous nous gênons entre Suisse et Hol- 
)) lande; Fun doit faire place à l'autre. Scho- 
» pflin , l'un des savans les plus distingués de 
» France , lui-même xilsacien , disait de son pays : 
» Alsatia , prœpotens illa Rheni superioris cus- 
» tos , quœ superiorl cevo Germanis aperuit Gai- 
yi Uam y nostris Germanium nunc aperit GalUs. 
» (l'Alsace , cette puissance gardienne du Rhin 
)) supérieur, qui jadis ouvrait la France aux Al- 
)) lemands, ouvre aujourd'hui l'Allemagne aux 
V Français). 

» Et qui nous dira qu'il a tort? 

« M. de Bignon, diplomate habile, auquel on 
» destinait le porte-feuille des affaires étrangè- 
)) gères, s'exprime ainsi dans son exposé com- 
» paratif de l'état financier, militaire , politique 
» et moral de la France et des principales puis- 
s) sauces de l'Europe , ouvrage sous plus d'un 
» rapport digne d'être lu , page i-yS : 

)> Il est notoire que depuis plusieurs siècles, 
» la limite du Rhin est une acquisition que la 
» France n'a cessé d'avoir en vue. Nous re- 
» pousser de nouveau loin de cette limite, dont 
» nous avons été vingt ans en possession , est 



( 321 ) 

» un acte d'une politique insidieuse, qui nous 
» provoque à des démarches indiscrètes, dans 
» le dessein d'en profiter. Trompons son at- 
)) tente par une noble résignation et une hé- 
» roïque patience. 

)> Nous venons de voir et cette noble rési- 
» gnation et cette héroïque patience; et trois 
» années ne s'écouleront pas que nous serons 
» encore témoins et peut-être victimes de cette 
» héroïque patience si éloignée du caractère 
» national. Mieux vaut-il leur ôter tout pré- 
» texte, tout contact avec les bords du Rhin, 
» qui , depuis des milliers d'années , formaient 
» notre antique patrimoine. 

» La France nous fera bientôt la guerre elle 
» sera toujours menaçante. A la bonne heure, 
» je le crois. Elle le sera en cédant et en ne pas 
)) cédant. L'irritation est trop forte et trop pro^ 
» noncée, l'orgueil est trop blessé pour qu'il en 
» soit autrement. Préparons-nous à cette lutte; 
» mais ôtons-lui quelques grands moyens de 
» nous faire du mal. 

» Pour gagner l'affection, la reconnaissance 
» des Français, affection que vous ne gagnerez 
^) jamais, faut-il indisposer , révolter toute l'Al- 
» lemagne? Il y aura un cri d'indignation d'un 

XIII. 2, 



{ 32a ) 

» bout à l'autre, je vous en préviens. Les monar- 
» ques allemands, français, et Frédéric-Guil- 
» Jaurae, ne rentreront pas avec tout honneur, 
)i acclamation et gloire dans leurs capitales. Ils 
w verront peut-être troubler leur avenir. Leurs 
» ministres , seraient-ils les plus vertueux et les 
^ plus sages, seront sur-le-champ accusés d'i- 
» neptie et de corruption , et rien ne les relèvera 
» de ces reproches. 

)) J'entends dire : Il n'y apas d'Allemagne. Il 
» me semble que nous avons joliment prouvé 
» qu'il y en a une , et une Allemagne et des Al- 
» lemands; une Allemagne qu'il ne faut point 
» irriter ni injurier; une Allemagne qui a son 
» genre àe public esprit. La France a été atteinte 
» de révolution parce qu'elle se croyait négligée, 
» et que son roi était censé avoir souffert l'of- 
)) fense et l'injustice î! Le meilleur moyen d'em- 
» pêcher les révolutions, le discrédit des monar- 
» ques, c'est d'en éviter les causes. 

» Pour les Pays-Bas, quand on leur aura res- 
» titué les cantons enlevés sans motif, ce n'est 
» pas une question d'ambition , mais une ques- 
» tion essentiellement militaire pour l'Allema- 
»gne, une question nationale. 

» Dans un sens sans doute il n'y a pas d'Al- 



( 323 ) 

)) lemagne; il ii y a pas cet ensemble d'un vaste 
» empire qui effraie les voisins par l'agrandisse- 
» ment de son territoire. L'Allemagne, comme 
» telle, est un système fédéra tif, une ligue, par 
)» sa nature, en paix avec tout le monde ; et l'a- 
» grandir n'est qu'un gage de plus du maintien 
» de la paix de l'Europe ; et cette même consi- 
» dération majeure est encore applicable aux 
» Pays-Bas. M. de Bignon s'appliquait à prouver 
» que même après les sacrifices de la paix de 
» Paris 5 la France serait l'État le plus puissant 
)) l'Etat prépondérant sous tous les rapports. 
» J'en suis intimement persuadé ; il aura encore 
» raison, même après la cession de V Alsace ^ 
» de la Lorraine et de la Flandre; je pourrais, 
» dans cette réminiscence des provinces arra- 
» chées,yajouterr^rfoi^, \2l Franche-Comté ^ si 
» telle était ma conviction. 

» La guerre, pour me servir du langage des 
» anciens, m'a toujours paru un jeu funeste, où 
» les chances de gain et de perte devraient se 
» trouver égales pour l'une et l'autre partie. Le 
» contraire, tout d'un côté, rien de l'autre, est 
» une absurdité. Je n'ai aucune animosité per- 
)) sonnelle contre la France. Personne ne rendra 
» plus de justice que moi à ce peuple vaillant, 

21* 



( 3^4) 

» hospitalier , aimable, spirituel, mais gâté par 
» la fortune et le désordre. Je lui souhaite bon- 
» heur et prospérité, le repos après tant d'ora- 
» ges , et son haut rang parmi les nations. Mais 
» d'autres conditions me paraîtraient bien plus 
» dures et plus humiliantes que celles commu- 
» nés à toutes les guerres malheureuses. » 

» Paris, août 1815. » 

Ces opinions de MM. Hardenberg et de Gagern 
avaient donné lieu au tracé de cette carte^ où 
l'on avait retranché du territoire français Vudl- 
sace^ la Lorraine^ une partie de la Franche- 
Comté et de la Champagne^ V Artois^ le Hainault 
et la Flandre française ; ce qui mettait Paris 
tout-à-fait à découvert. 

L'Angleterre voyait alors, aux pertes que la 
France ferait de ses forteresses du nord, l'avantage 
de rendre le royaume des Pays-Bas presque for- 
midable contre une puissance dont, par l'effet du 
voisinage , il deviendrait l'ennemi naturel. Aussi 
lord Castlereagh, dans la note qu'il remit le 
II septembre aux plénipotentiaires des cours 
alliées, s'exprimait-il ainsi : 

a Les plus purs sentimens d'égards pour 
>» Louis XYIII ont guidé les alliés, ce qu'ils ont 



( 325 ) 

)) prouvé par les soins qu'ils ont mis d'établir 
» l'année dernière, pour base du traité de Paris, 
« la conservation de l'entière intégrité de la 
» France ; mais ce serait le comble de la faiblesse, 
» si les souverains alliés, de qui le monde attend 
V la protection et le repos, allaient refuser l'ap- 
» plication cle ce principe à d'autres nations leurs 
» alliées. A quel titre la France peut- elle s'atten- 
» dre à conserver la même étendue qu'avant la 
)) révolution ? » 

Tel était l'état des négociations quand le duc 
de Richelieu remplaça le prince de Talleyrand. 
Louis XVIII fit entendre qu'il préférait retour- 
ner en exil à l'opprobre du morcellement de la 
France; l'empereur Alexandre ne voulait pas 
lui-même rendre trop fortes contre cette puis- 
sance, et l'Allemagne, et la nouvelle monarchie 
alliée de l'Angleterre. 

Dans la conférence du i octobre furent arrê- 
tées les bases de la pacification ; les stipulations 
en étaient dures, mais beaucoup moins qu'elles 
ne l'eussent été sans la présence de Louis XVIII, 
sous le ministère surtout du prince de Talley- 
rand; et c'était beaucoup dans la situation où le 
retour et la défaite de Napoléon avaient jeté la 
France , que d'en être quitte pour la perte de 



( 326 ) 

la sous-préfecture de Chambéri , des places de 
Landau, Sarrelouis, Philippeville, Marienbourg, 
Versoi; de la démolition des fortifications d'Hu- 
ningue ; l'occupation militaire et de fortes con- 
tributions. 

CONCLUSION. 

Nous ne ferons pas un résumé de ces notes, 
uniquement complémentaires, et nous renver- 
rons nos lecteurs à celui, très rapide, qui termine 
le douzième volume de ces Mémoires; mais nous 
noterons cependant ici que , dans le chaos des 
plus sales comme des plus brillantes affections 
humaines, que dans cette lutte mémorable en- 
tre la France délirante de démocratie, ivre de 
présomption , affamée de gloire , et l'Europe 
livrée à des vues usurpatrices, trompées d'abord, 
puis satisfaites; lutte où l'action fut vive, mais 
inconsidérée, la réaction non moins vive, mats 
dénuée d'une prévoyante sagesse , tout fut sou- 
vent erreur de part et d'autre. 

D'un côté, nulle appréciation raisonnable et 
juste de la puissance réelle de l'ennemi com- 
mun , de cette vigueur surtout que prêtent à un 
peuple essentiellement belliqueux, les paroxis- 



( 3a7 ) 

mes d'une fièvre révolutionnaire; puis, quand 
ce peuple retombe dans Taffaissement , suite et 
effet momentané de l'accès qui usa ses forces 
vitales , passant d'une aberration à une autre, 
ses adversaires, aveuglés par l'éclat de leurs vic- 
toires tardives et inespérées , ferment l'oreille 
aux enseignemens de leur propre expérience, 
au point de ne rien faire pour prévenir la re- 
crudescence d'une épidémie sociale, des mias- 
mes délétères de laquelle ils pourraient être 
eux-mêmes atteints, et endorment leur ambi- 
tieuse cupidité triomphante sur cette couche 
empestée dont leur incurie semble ne prévoir 
point les dangers. 

Il y a plus : ils font succéder d'injustes con- 
quêtes à celles non moins injustes dont ils souf- 
frirent; irritent ceux qui les sauvèrent et dont, 
peut-être, ils auront un jour besoin. Leurs actes 
solennels divisent les états dont l'union affer- 
mirait leurs actes; ils immolent les intérêts gé- 
néraux à des intérêts particuliers, et, en com- 
promettant l'avenir , corrompent jusqu'à la 
morale politique dont ils se proclament les 
vengeurs. 

D'un autre côté , c'est la France qui ne de- 
mande qu'une réforme d'abus à ses représen- 



( 328 ) 

tans, dont les vanités agressives la précipitent 
dans une révolution , régime de boue , de sang 
et d'orgueil. C'est cette révolution qui , après 
avoir proscrit guerres et conquêtes, s'étendit par 
de passagères conquêtes, après avoir elle-même 
commencé la guerre ; qui prétendit tout créer, 
et détruisit tout, jusqu'au pouvoir de recréer; 
vociféra liberté^ et enfanta un gouvernement mi- 
litaire; égalité^ et se masqua de titres féodaux; 
république y et se pavoisa de haillons monar- 
chiques; patriotisme^ et n'en fit découler, au 
dedans et au dehors , qu'un torrent de dévasta- 
tions; parla de vertu, et ruina les mœurs. 

Par elle jaillit des troubles publics cette 
société, bizarre assemblage de génie et de 
démence, de lâcheté sociale et d'héroïsme mili- 
taire, d'insubordination et de servilité, de cré- 
dulité et d'athéisme, de tiédeur del'ame et d'exal- 
tation de l'esprit. 

Telle est cette révolution à laquelle une acerbe 
vanité s'attache, au mépris de ses vrais inté- 
rêts. C'est elle encore qui, par ses excès, ouvrit 
deux fois à l'étranger les portes de sa capitale, 
et qui, dans les rêves de son orgueil calomnia- 
teur, croit s'en absoudre en accusant des maux 
et des humiliations qu'elle s'était attirés , celui- 



( 329 ) 

là même qui deux fois l'en affranchit; c'est elle 
dont l'égoïsme matérialiste, se glorifiant de 
quelques perfectionnemens purement physi- 
ques pour la plupart, qui contrastent avec une 
progressive dégradation morale et une pénible 
abjection poHtique, ose , dans la logique de sa 
théâtrale et ridicule fierté, nommer progrès 
social ce qui accroît le despotisme de l'or et 
dévore l'avenir; égare les esprits dont elle éteint 
le spiritualisme vivificateur; frappe de mort 
l'enthousiasme pour la vertu, l'indignation pour 
le crime ; brise les plus solides bases de la so- 
ciété; asservit l'homme à de tyranniques léga* 
lités, le ruine, l'avilit, et finira par stigmatiser 
sa honte. 

En présence de ce double tableau , empreint 
d'une leçon aussi magistrale qu'elle sera pro- 
bablement infructueuse, tout observateur con- 
scieneieux n'aurait-il pas le droit d'adresser aux 
rois-peuples comme aux peuples-rois, ces paroles 
tirées des livres saints : « Éclairez-vous enfin, in- 
)> struisez-vous, rois qui gouvernez le monde:» 
etnunc, reges, intelUgite , erudimini qui judi- 
catis terrant, 

FIN nu TREIZIÈ^IE ET DERNIER VOLUME DES 
Ml^MOIRES. 



TABLE 

DES NOTES COMPLÉMENTAIRES. 



Avertissement. Page 


1 


Note I. 


Prétendu traité de Pavie. 


3 


— II. 


Circulaire de Padoue. 


9 


— III. 


Articles secrets de Pilnitz. 


11 


— IV. 


Retour vers des faits antérieurs 






n essaires à connaître. 


14 


— V. 


De la Pologne. 


21 


-- VI. 


De l'émigration armée; son origine. 


28 


— VII. 


Déroute de Tournay ; lettre du 






comte de Pully. 


40 


— VIII. 


Manifestes et déclarations de 1792. 


52 


— IX. 


Campagne de 1 792 et négociations; 






Dohm ; garde-meuble. 


76 


— X. 


Gouverneur Morris ; ses prédic- 
tions d'un inévitable gouverne- 






ment militaire. 


93 


— XI. 


Partage définitif de la Pologne. 


101 


— XII. 


Événemens politiques et militaires 






omis, de 1792 à la paix de Bal e. 


116 


— XIII. 


Événemens politiques et militaires 






de 1796 (omis). 


921 



( 332 ) 



— XIV. De l'administration prussienne sous 

Frédéric-Guillaume II. 137 

— XV. Garât, Bolivar, Francia, don Pedro. 143 

— XVI. Fauche-Borel, Barras, Louis XVIII. 150 

— XVII. Assassinat de Rastadt ( nouveaux 

détails). 158 

— XVIII. Maison de Condé. 168 

— XIX. Talleyrand , IN'apoléon , Savari , 

Murât. 175 

— XX. Lettre de Dumouriez au baron 

d'Hardenberg ; Daru. 182 

— XXI. Palm (détails omis). 190 

— XXII. Élection de Bernadottej comment 
LH5^ir elle eut lieu. 194 

— XXIII. Plan de campagne des Russes (piè- 

ces encore inédites). 203 

— XXIV. Marmont, Fabvier, Caulaincourt. 240 

— XXV. Charte constitutionnelle ; Beugnot. 244 

— XXVI. Esprit du congrès de Vienne (lettre 

curieuse de Talleyrand). 249 

— XXVII. Sainte-Alliance, Mme de Krudner. 260 

— XXVIII. Notes et vœux des alliés en 1815, 

par Capo-d'Istria , Metternich , 
Hardenberg, Gagern, Castlereagh. 275 

Conclusion. 326 



IIVDISPEJVSABLE ERRATA 



DES 



Vol. IX, X, XI, XII. 



Vol. IX. 

Page 246, ligne 21, effacez la fausse date qui se trouve 
entre ce mot enlevé, et celui-ci, 

en vertu. 

— 400, — 17, William Cannîng , lisez , Georges 
Cunning, 

... 448j — 4, à la place de il espéra, maïs en vain 
un affranchissement de la Pologne, 
lisez: ou lapaix dePresbourgmit 
obstacle à ses menées insurrec- 
tionnelles , il parvint enfin à sou- 
lever son pays et eut droit d'en 
espérer l' affranchissement, car. 

^^ 479, joindre à ce tableau des pertes essuyées 

par la France et l'Espagne en moins 
de trois ans et demi, celles immenses 



(334) 

des années précédentes , et qui, 
- outre les siennes , sont chez ses 
alliés , indépendamment de celles 
ci-dessus citées : pour l'Espagne , 
8 vaisseaux de ligne et 14 fré- 
gates ; pour la Hollande, 25 vais- 
seaux de ligne et 22 frégates. 

Vol. X. 

Page 8, ligne 13, applaudi à un système, lisez: ap- 
plaudi un système. 

— 14, ' — 23, avec celle du plus puissant ,\\sqz i 

avec le plus puissant. 

23, — 3 et 4, et surtout d'un homme ,\\SQi: 

et même d'un homme, 

— 39, — i\, dépasse^, \\sqi : passer, 

— 43, — ^^ l'une à l'autre, \\SQi: V une et l'autre. 
^- 48, ' — 13, observations mal fondées , lisez: ob- 
servations fondées, 

— 49, — 23, que voir Napoléon, lisez: que de 

voir Napoléon, 

— 52, — h, cette médiation acceptée, Wbqz: cette 

médiation était acceptée, 

— 67, '— 18, l'affranchissaient de toute , lisez : 

l'affranchissaient donc de toute, 
^_ 69^ _- \^, point sentir, W^ez: point dange- 
reusement sentir, 
_« 104, — 13, 7 octobre, lisez: 17 octobre; — ligne 
18, le 10, lisez: le 20. 



( 335 ) 

Page 106, ligne 25, disposées, lisez: dispersées. 

127, — 22, du 14 mars, lisez : du 24 ruars. 

130, — iby si elles repousseront, lisez: quelles 

repousseraient. 
150, — 20, le vieux roi qui était, lisez :_le vieux 

roi était. 

— 151, — 2^, et qui ne, lisez: et qui probable- 

ment ne. 

— 209, — ih, puissant adversaire, lisez: puissant 

auxiliaire. 

— 222, — 27, le remit, lisez: le rendit. 
223, — 3, Almeda , lisez : Almeida. 

— 238, — 1 , elle répond , lisez : elle répand. 

— 259, — n, résistance, lisez: défense. 
261, — i^^, enlevé, lisez: ravi. 

— 305, — tO, chacun devous m'y retrouvera, lisez: 

là chacun de vous me retrouvera. 

— 359, — 16, d'équité , lisez : de l'égalité. 
385, — 2, porte, lisez: poste. 

^ 395, — 24, lisez : d'aller pour s'embarquer 
gagner. 

— 429, — 8, effacez mais ; — lignes 17 et 18, 

i'--' remplacé par ce jeune militaire 

te 24 mai 1808, lisez; remplacé 
le 24 mai 1808 par ce jeune mi- 
litaire. 
^ 437, — 24, restituer, après ces mots: fut remis, 
la phrase suivante ; ainsi que Ju- 
not, carie bon maréchal Mortier 
ne voulut pas prendre part à cette 



( 336 ) 

spoliation ; — et à la suite de la 
note qui finit , page 438 : ce vol 
dont Mme d' Jurantes cherche à 
disculper son époux, s'élevait à 
la valeur de 129,411 piastres, qui^ 
à S fr. 5 sous la piastre, faisait la 
soynme de 675,410 fr, 1 sou. 
Page 441, ligne 12, toutes les places espagnoles , lisez: 
toutes les places en Catalogne. 

— 444, — ib, 31. Freire, lisez: M. Frère, 

— 448, — 14, Frère d'Andrada , lisez : Freire 

d'Andrada. 

— 452, — 22, M. Freire, lisez, M. Frère. 

NOTA BENE. Partout OÙ se trouve le 
nom des Castanos , il doit s'écrire 
Castanos , et se prononce , grâce à 
ce signe, CASTAGivos. 

Vol. XI. 

— 8, — ' \^yRamanonasque,\'\ser.Rouminiasque. 

— 9, — 15, Gourjova, lisez: Giourjova. 

— 16, — 1, tout du , Visez: tous au. . 

— 38, — iS, opérations. Visez: importations. 

— 58, — 22 et 23, agresseur, lisez: agressive. 

— 67, — 23, effacez pourtant elle. 

— 140, — "7, sur l'ennemi interne, Visez : SUT celle 

de l'ennemi intérieur. 

— 151, note, le 20 mars , lisez : le 20 mai. 

r-^ 156, ligne 3, haine politique , lisez : haine pu- 
blique. 



(337 ) 

Page 184, ligne 27, Cottan, lisez: Coiton. 

— 188, — 19, flanc si, lisez: flanc rendu si. 

— 191, — 24y Jlmeida , lisez : Jlmeda. 

— 192, — 24, karassement , lisez : harcellement. 

— 201, note, nomma, \hez: nomme. 

— 223, ligne, 20, éteindre, lisez : étendre. 

— 262, — 2d, devait , Visez : devaient. 

— 265, — 2, dans les , Usez : dans deux. 

— 274, — 26, Ton pourrait. Visez: l'on ne pour- 

rait. 

— 291, — 16, Tornopal, lisez: Tarnopol. 

— 295, — 31, effacez Valachie. 

— 313, — i^, s'apaiser , lisez: s'épuiser. 

— 329, — 26, diplomatique de, lisez: digne de. 

— 357, — 1^%27, lisez: 17. 

— 377, — 18, pas à plus, lisez : guère à plus. 

— 378, — 5, pour se , lisez : pour la. 

— 379, — t^^, du récit, ainsi, lisez: ici. 

— 394, — i S, défendre, lisez: rendre. 

— 409, —. 23, Fanck , lisez : Fauck. 

— 423, — 9, effacez le premier ainsi. 

— 468, — d, Ochsmiana, lisez : Oclimianné. 

— 496, au lieu de 212, lisez: 112 ; >— de 

206,200,000 , 206,000,000 ; — de 
739,060,000, 738,880,000. 

Vol. XII. 

— 93, — iS, prodigieux de l'homme qui, lisez: 

de iliomme prodigieux qui. 

— 163, — 24, Tarentino y lisez : Tar ou lino. 

XIII. 22 



( 338 ) 

Page 267, ligne 11, l'avaitpréparé,\isez: l'avait agrandi. 

— 289, — 20 et 21 , n'attiédissant, lisez: attié- 

dissent. 

— 294, — 17 et iS, cl le» conseillers d'étal Savari 

voiilaicJît , lisez : les conseillers 
d'état et Savari voulaient. 

— 314, — 15, de ne l'eut point, lisez : de ne l'a- 

voir point. 

— 339, 1^^ note , effacez exalmenées. 

— 343, avant-dernière ligne, Alsoinvief , lisez. Al- 

soufiof. 

— 368 et 369 , dernière ligne de l'un et première ligne 

de l'autre, effacez-en militaient. 

— 367, ligne 11, substituez une virgule au point placé 

après rien, et effacez de ceux-ci. 

— 370, — 4, avaient, lisez: eussent. 

— 371, • — 2, d'envisager le prompt succès ,\\sei: 

d'envisager comme prompt le 
succès. 

— 372, — 9 y de haute. Visez : en haut. 

— 401, — 23 et 24, et couronner ainsi son inalté- 

rable fidélité si consolante, lisez : 
et sut absoudre sa longue servilité, 
en la couronnant de cette fidélité 
inaltérable si consolante. 

— 433. — 7, de la réprimer, lisez: de les ré- 

primer. 

— 435, — if au mépris du vœu unanime , Usez: 

ou de céder aux vœux unanimes, 

— 458, — 22, ses pertes, Visez: ses vues. 



(339) 

Page 462, ligne 23, le comte, lisez : le prince, 

— 463, — df le comte y lisez: le prince ; — ligne 

19, ainsi que quelque, lisez: ainsi 
que ceux de quelques; — ligne 21, 
le comte , lisez : le prince. 

— 472, — 12, avait traitée, lisez: avait irait, 

— 482, — 10, effacez a, 

— 483, — \\ y protection promise, Y\SQZ'. protection 

à lui promise. 

— 497, — 19 et 20, ce qui Véclairail à cet égard, 

lisez : ce qui l'éclairait sur sa si- 
tuation politique. 

— 500, — 25, auxquel , lisez: auxquels; — ligne 

25, ils , lisez : elles. 

— 501, — 8, restituer cette phrase oubliée après 

ce mot de Washington , dévasta- 
tions qui furent évaluées à trente 
millions de dollars {160,000,000 
de francs), 

— 520, — 3 f échange utile du duché. Visez: échange 

utile, celui du duché. 

— 526, — ■ 9, la , lisez: sa. 

— 531, — 9, PVellesles , lisez: PVellington. 

— 549, — 6, démoralisé , lisez : démocratisé. 

— 551, — \Q, naissaient , Visez: renaissaient. 

— 552, — 20 y différe7is , lisez: bien différens. 

— 563, • — 4, après sa population, restituez cette 

phrase omise: à l'Autriche devenue 
plus compacte , moins vulnérab/e, 
avec une population accrue d'un 
sixième. 



TABLE GENERALE 

MÉTHODIQUE ET AIVALYTIQUE. 



ABERCROMBY ( le général ) , son 
habile combinaison, dans la jour- 
lée du 28 septembre , dans la 
[ord-Hollande, VII, 306, — com- 
mande les troupes à Gibraltar, 
visite Malte , Rhodes , vient re- 
connaître Alexandrie et jette l'an- 

' cre devant Aboukir, VIII, 149, 

■ etc., — fait débarquer les troupes, 
mais il est blessé à mort, 1 53. 

ACTOX ( le chevalier ) , tout-puis- 
sant à la cour de Naples , malgré 
le changement de ministres, après 
la mort de Duphot à Rome , con- 
serve ses distinctions, etc., V, 
232 , — soupe avec la reine à Na- 
ples et avec lady Hamilton, VI, 
344, — demande la remise des îles 
vénitiennes à l'ambassadeur fran- 
çais à Naples, 408, — se rend au 
quartier général à San Germano, 
413, — après la bataille d' Aboukir, 
forme , avec la reine, le projet de 
faire la guerre à la France, 4ô3. 

ADAMS, président des États-Unis, 
envoie à Paris un ministre, qui 
n'est pas reçu, VI, 4 , — cherche 
à se rapprocher de la France , en 
y envoyant trois négociateurs, 10, 
— emprunt qui leur est demandé, 
aussitôt leur arrivée, 13. 

ADDINGTON (vicomte de Sidmouth), 
succède à Pitt , VIII, 107, — écrit 
a Bonaparte , qui se plaint des 
pamphlétaires anglais, 186, — veut 
renouer les liens prêts à se rompre 
entre la France et l'Angleterre, 
1 90, — aftirme en plein parlement 
que jamais le gouvernement n'a 
donné des instructions contraires 
au droit des gens, 341. 



ALBERT DE SAXE-TESCHEN (le 

duc ), appelé par l'empereur au 
commandement général de l'ai- 
mée d'empire proprement dite, 
II, 485. 

ALBINl ( baron d' ), subdélégué de 
l'électeur de Mayence, ouvre par 
un discours le congrès de Ras- 
tadt, V, 76, — remet aux pléni- 
potentiaires français son rapport 
sur la retraite des troupes autri- 
chiennes derrière le Lech, 79. 

ALBUQUERQUE (le duc d' ), en- 
fermé dans Cadix, XI, 139, — dé- 
tails sur cette ville, 144 , — sa ré- 
ponse à Soult, qui somme la ville 
de se rendre , 165 , — ses égards 
pour les prisonniers français, ibid. 

AI.CUDIA (le duc), depuis prince de 
la Paix : favori de la reine d'Espa- 
gne, veut procurer la paix à l'Es- 
pagne ; ses motifs, III. 165, — 
contribue à la paix de l'Espagne 
avec la France, et reçoit le titre 
de prince de la Paix, 209, — en- 
tièrement dévoué à la France, III, 
403, — renouvelle le pacte de fa- 
mille et signe un traité d'alliance 
offensive et défensive avec la 
France, 406 , — réflexions sur ce 
traité, ibid. 

ALEXANDRE I'''', empereur de Rus- 
sie, consent à ce que son père 
soit privé de la liberté et veut 
qu'on lui conserve la vie, VIII, 
85^ — s'arrache les cheveux en 
apprenant la mort de son père, 
87 , — détails envoyés à Berlin 
sur cet assassinat, 88, etc., — s'oc- 
cupe, sans bruit , des intérêts de 
la Russie 



342 



ALE 



\ 



a Paris, 217, — son caractère, 218, 

— s'intéresse aux Bourbons exilés, 
275 , — se charge seul d'alléger 
leurs souffrances, 276, — voulait 
sincèrement la paix, 278, — ré- 
clame contre l'occupation da 
Hanovre, etc., 279, — indigné du 
meurtre du duc d'Enghien, 332 , 

— demande que l'état de choses 
si alarmant pour l'Europe cesse 
enfin , 353 , — sa lettre au roi de 
Prusse pour l'engager dans la coa- 
lition contre la France, etc., 439 , 

— promet des troupes à la Prusse, 
si les Français passent le Weser , 
idid. , — signe avec l'Angleterre 
un traité pour rendre la paix , 
l'indépendance, etc., à l'Europe, 
441, — conséquences de ce traité, 
443, etc. , — essaie encore de ra- 
mener Napoléon à la paix, 448, 

— envoie M. de Novosiltzoff, 449, 

— résiste a toutes les observa- 
tions du roi de Prusse, et veut dé- 
barquer à Stralsund, 472, — va 
trouver le roi de Prusse à Berlin, 
480, — signe avec lui une conven- 
tion, 482, — visite le tombeau de 
Frédéric , ièid. , — se porte en 
avant à la bataille d'Austerlitz , 
508, — accède à l'armistice con- 
clu entre Napoléon et l'empereur, 
après la perte de la bataille, 510, 

— désirait la paix , fait discuter 
en son conseil cette grande ques- 
tion , IX , 199, etc., — sonde les 
intentions du cabinet des Tuile- 
ries, 203, — assure de son amitié 
l'Autriche et la Prusse, 204, — re- 
fuse de signer le traité consenti 
par d'Oubril, sa note "iix minis- 
tres étrangers à ce sujet, ibid. , — 
promet un corps de 70,000 hom- 
mes au roi de Prusse, mais ce 
renfort ne peut arriver que tar- 
divement, 283, — regarde la dé- 
claration de Napoléon, faite à 
Charlottenbourg, comme un ap- 
pel à la guerre, 341, — ne désire 
pas la guerre (1807), mais voulait 
rester fidèle à ses alliances, 374, 

— son manifeste impérial, 375, — 
se hâte de conclure la paix, enthou- 
siasme qu'elle fait naître, 376, — 
espèce de terreur dont il est frap- 
pé , quelle en était la cause , 424, 



ALE 

— annonce à ses sujets la paix si- 
gnée à Tilsitt, 435 , — accède au 
système continental, X, 9, — s'a- 
perçoit que le traité de Tilsitt n'a 
pas donné la paix, 14, — avait 
perdu confiance dans les cabinets 
étrangers, 16, — sa position em- 
barrassante après le siége^de Co- 
penhague par les Anglais, 44, — 
cependant ne veut pas se brouil- 
ler avec la France , et traite avec 
une faveur apparente Savary, 45, 

— se plaint du secret gardé par 
l'Angleterre sur son projet contre 
Copenhague, 46, — a le projet de 
s'emparer de la Valachie, etc., 57, 

— aftligé de ce que Louis XVIII 
quitte Mittau, 64, — se rend à Er- 
furt, se fiatte de la conquête de 
l'empire ottoman, 242, — et veut 
y faire consentir Napoléon , ibid., 

— accède aux stipulations d'Espa- 
gne, 244, — répond à Napoléon 
qui lui demande sa sœur en ma- 
riage , qu'il doit consulter l'impé- 
ratrice, etc. , 245 , — écrit au roi 
d'Angleterre, d'accord avec Na- 
poléon, pour l'engager à la paix, 
ibid., — peu satisfait de son en- 
trevue, 250, — reconduit le roi de 
Prusse, de Saint-Pétersbourg jus- 
qu'à la frontière de ses états , 
209 , — s'empare de la Finlande 
suédoise, 277, — ses conquêtes 
lors de sa paix avec la Suède, 
289, — son ambition, 290,^ ob- 
tient du roi de Prusse une pro- 
messe de neutralité , et cherche à 
gagner du temps, 299, — négo- 
cie en secret après la bataille d'Es- 
ling, avec la Prusse et l'Autriche, 
32 1, — ses conditions, 323, — ne 
considère la cause espagnole 
qu'avec dégoût, XI, 31, commence 
à ne plus s'abuser sur les inten- 
tions de Napoléon, 61, — a des 
soupçons sur sa loyauté, 109, 
— réponse qu'il reçoit de Fran- 
ce , à trois grandes questions 
politiques , 109, etc., — frappe les 
marchandises françaises par un 
tarif, 115, — moyens conserva- 
teurs qu'il adopte , 268 , — lettre 
de l'agent prussien sur la Russie 
( en 1811), 269, — connaît le dan- 
ger de sa position, 276, — s'op- 






.^ 



ALE 

pose à ce que l'on confisque dans 
ses ports des bâtimens anglais , 
277, — incertain relativement à la 
Pologne , 291 , — projets que lui 
^envoie le comte Oginski , 29^2 , — 
e fait examiner par Armfeit, 294, 
fait rédiger une constitution, 
ihid.^ — ses succès en Turquie ra- 
niment ses espérances, 300, — let- 
tre que lui écrit le commandant 
Ruffo, sur le cabinet autrichien , 



ALQ 



343 







avec la France, 336, — lettre de 
l'agent prussien sur la Russie, 
en 1812, 345, etc., — mécontent 
de Kutusoff, lui donne Tchitcha- 
goff pour successeur, 3G6, — se 
rassure sur sa nombreuse armée, 
369, — renouvelle à Moreau la 
proposition de commander ses ar- 
mées, 370, — sa belle réponse au 
comte de Narbonne, 375, — ap- 
prend le passage du Niémen par 
les Français, et demeure calme, 
377, — comprend sa position cri- 
tique, 380, — répond par une pro- 
clamation à celle de Bonaparte, 
385 , — tente inutilement des 
moyens pacifiques, et se prépare 
à une guerre à mort, 389, — sa 
nouvelle proclamation, 390, — se 
rend à Moscou, 401, — sa descrip- 
tion, 402, — enthousiasme qu'il 
communique à la population, 404, 

— confère avec Bernadotte à Abo, 
408(fc^ concessions réciproques, 
409, apprend, à , Pétersljourg, la 
perte de la bataille de la Moskowa, 
ibid.^ — récompense Kutusoff, etc., 
après la bataille de la Moskowa, 
413, — sa proclamation prophéti- 
que en annonçant la prise de Mos- 
cou, 433, — sa nouvelle procla- 
mation, son humanité, 448, — ar- 
rive comme un ange de paix à 
Wilna , 457 , — puis à Kalich , 
XII, 31, — ne croit pas à la res- 

uration des Bourbons , 90 , — 
es griefs contre Louis XVIII, 91, 

— sa répugnance pour ce prince , 
93, — se réunit à Trachemberg 
( 6 juillet 1813) avec ses alliés; 
plan qui est arrêté, 185, — veut 
être le chef suprême des troupes 
alliées, 221, — pamphlet qu'il fait 
répandre après la bataille de Leip- 



sick, 261, — invite, en entrant en 
France, ses soldats à oublier les 
actions barbares de leurs enne- 
mis, 287, — donne ordre de re- 
nouer les négociations et de signer 
la paix à tout prix, 380, — assume . 
une sorte de dictature, 383, — or- 
donne de marcher rapidement 
sur Paris , ibid., — occupe les ap- 
partemens de Talleyrand, 388, — 
est maître du sort de la France, 
392, — questions mises en délibé- 
ration devant lui; le roi de Prusse, 
etc., le 31 mars, 393, — déclare 
ne vouloir plus traiter avec Na- 
poléon, etc., 394, — sa déclara- 
tion en faveur de Louis XVIII , 
391, — sa popularité à Paris, 409, 

— avait, dès le congrès de Châtii- 
lon, voulu donner une constitu- 
tion à la Pologne, 448, — accueille 
les Polonais, 449, — après avoir 
été l'idole des Parisiens et des 
Anglais, retourne à Saint-Péters- 
bourg ; se refuse à tous les titres 
et à tous les honneurs, 451, — s'oc- 
cupe surtout de la religion, ibid., 

— se rend au congrès de Vienne, 
452, — cède quelques parties 
de la Pologne, 466, — prend le titre 
de roi de Pologne, 517, — revient 
à Paris, à Londres et à Cracovie ; 
sa modestie et sa modération, 540. 

ALï-EFFENDI, ambassadeur turc à 
Paris; instructions qu'il reçoit de 
sa cour, relatives à l'expédition 
d'Egypte, VI, 275, — demande 
une réponse officielle au ministère 
français, 376. 

ALM ANDRE, vente de l'important 
mémoire politique et militaire qui 
lui fut présenté en 1811, XI II, 
203, etc., — attribué à divers, ibid. 

ALOPEUS, ministre de Russie, au 
quartier-général du roi de Prusse, 
I, 440, — fait tout à coup ouver- 
tement ses dispositions pour quit- 
ter Beriin, III, 241, — reste dans 
cette ville, ii42, — remplacé, en. 
janvier 1796, par M. de Kalitcheff, 
276, — offre sa médiation entre 
la France et l'Angleterre, X, 29, 

— complimente le duc de Suder- 
manie , régent, après l'abdication 
de Gustave, 289. 

ALQUIER, ambassadeur français a 



344 



ALY 



Madrid, VIII, 1 29, — annonce au 
pape l'occupation de Bénévent , 
etc., 356, — sa note à ce sujet, 
ibid.^ — annonce l'arrivée à Rome 
d'une colonne française, 363, — 
ambassadeur en Suisse , mande à 
Napoléon que le commerce con- 
tinue avec l'Angleterre, et de- 
mande qu'il cesse, ou que la guerre 
est inévitable, XI, 132. 

ALVEXSLEBEN ( le comte d'), ad- 
joint par le roi de Prusse àHertz- 
berg, 103, — reçoit une lettre du 
roi de Prusse, qui venait de battre 
en Pologne Kosciusko, II , 549. 

ALVIXZY , feld . maréchal autri- 
chien , se joint à l'armée anglo- 
hanovrienne, II, 366 , — après le 
départ du duc d'York, pour l'An- 
gleterre, commande les troupes 
autrichiennes, et ne veut rien en- 
treprendre que dans l'intérêt de 
l'armée impériale, III, 102, — 
commande les corps qui s'avan- 
cent dans le Frioul, etc., IV, 42, 

— conseillé par le général VVei- 
rotter, 43, — porte son quartier- 
général à Conégliano, 46, — veut 
se réunir a Davidowich, ibid.^ 

— force le passage de la Brenta, 
prend position à Bassano, 62, — 
se réunit à Provera pour attaquer 
les Français, ibid.^ — déloge les 
Français de Montebello, 63, — 
appuie solidement sa gauche aux 
marais d'Arcole , ibid., — perd 

j^^j^ppifdeux jours à délibérer, 64, — 

r^ste immobile devant Véronne, 

,.,g^ii^l, — fidèle aux instructions de 

JThuguf; redoute les opérations 

^«*^lïasardeuses, ibid. , — ses irréso- 

* lutions augmentées par les com- 

munications insidieuses de Bo- 
^pi^^aparte, 69, — ne peut croire que 

j^itr l'armée française se jette dans les 
marais d'Arcole, 70 , — fait enfin 
occuper les positions d'Arcole en- 
vironnées de canaux, ibid. , — » se 
dirige sur A icence, au lieu de ga- 
gner Véronne où il est attendu, 7 1 , 
— attaqué pour la troisième fois 
par Bonaparte, éprouve une 
grande perte, et après un simula- 
cre de bataille rompt la ligne et 
se retire, 74, — prend le parti de 
se retirer derrière la Brenta; mé- 



ANG 

contente l'armée, 76, — sa lettre 
du 13 décembre 1796 à Bona- ^ 
parte, où il demande un sauf-con- 
duit pour le baron de Vincent, 
128, — manœuvre pour dégager 
Mantoue, 1 50, — situation de son 
armée à la fin de décembre 1796, 
152, — instruit de la position cri- 
tique de Wurmser, veut opérer 
sur le haut Adige, 156, — atta- 
que l'extrême gauche des Français, 
157, — accorde une suspension ^ 
d'armes d'une demi-heure, 161, — ^sg 
perd la bataille et se retire sur 
laCorona, 161, —battu, se sauve 
presque seul à travers les ro- 
chers;, 162. — reçoit de nouvelles 
faveurs malgré ses échecs à Rivoli, ^^ 
etc., 168. 
A3IAS (le chevalier), chargé d'affai- 
res d'Espagne, médiateur dans la 
capitulation de;riledeMalte,VI,73. 
ANDR^ (d') , membre de Fagence 
d' Au gsbourg, vient opérer un mou- 
vement royaliste au 18 fructidor, 
IV, 521, porteur de subsides an- 
glais ^qu'il ménage trop, ibid. 
ASDRÉOSSi (le général), jette un 
pont sur l'Adige, près de Caldéro, 
iv, 67, — ambassadeur en Angle- 
terre, exige l'exécution idu traité 
d'Amiens, VIII, 195, — ambassa- 
deur à Vienne, IX, 277, demande 
des explications sur le mouvement 
des troupes, ibid.^ est chargé de 
négocier auprès de François 
l'échange de la Galicie contre 
Silésie prussienne, 350, échoue , 
ainsi que dans sa demande qu'il 
lui fait d'armes pour la Turquie, 
ibid. , se permet à Vienne les pro- •^ 
pos les plus menaçans, 445 , — 1 
quitte cette ville (février 1809), X, 
304. 
ANGOULÊME (le duc d'), proclame 
à Bordeaux l'oubli des erreurs, 
etc., XII, 372, — y excite un en- 
thousiasme populaire, 373, — était 
à Bordeaux avec madame la du- 
chesse lors du retour de Napoléon 
au 20 mars, XII, 478,— réunit 
des troupes dans le midi, sa courte 
et malheureuse campagne, 482,--- 
apaise les troubles dans le midi, 
après la seconde rentrée du roi a 
Paris, 536. 



int ^ 
de \ 



ART 

ARANDA (comte d'), chef du minis- 
tère espagnol, peu porté à faire 
des sacritices pour la branche 
aînée des Bourbons, I. 390, — 
meurt dans ses terres en' Aragon, 
seul homme d'état qu'il y eût en 
Espagne, XI, 42, 

ARANJO D'ACEVEDO (le chevalier), 
conclut, pour le Portugal, la paix 
avec la France, à prix d'argent, V, 
123, — ratifie ce traité, commet 
quelques imprudences dans l'em- 
ploi du trésor qu'il avait reçu de 
la cour, est mis au Temple,' 128, 

— on lui fait des propositions de 
subsides à Paris ; est chassé après 

. avoir payé six millions au direc- 
toire, VI, 43. 
ARMFELT (le baron d'), conseil de 
Gustave-Adolphe, YIII, 398,— 
voulait, comme son roi, le réta- 
blissement des Bourbons, 434, — 
repousse les Français à Auclau , 
mais ensuite est refoulé sur Stral- 
sund, IX, 409, — sa fidélité tentée 
.^j;^i|Kir Romanzoff, X , 276, —est 
odieusement calomnié et exilé, 
284, — confident d'un projet de 
guerre de la Russie contre la Fran- 
ce,XI,284, — son dévouement pour 
la maison des Bourbons, 285, — 
apprécie la valeur française, ibid.y 

— devient chef d'une diploma- 
tie froide, ibid.^ — aimait la liberté 
unie à la monarchie légitime, 286, 

— entretient en Pologne une cor- 
respondance qu'il soumet à Ale- 
xandre, 287, — lettre d'un Fran- 
çais d'origine au service de Polo- 
gne, ibid.^ — il visite les magasins 
de l'armée Russe; les trouve rnal 
approvisionnés, 368, — mémoire 
qu'il présente à l'empereur sur 
sa position, 457, — plaide la cause 
du Pape et des Polonais, ibid. 

ARRIGHI, démocrate irréligieux, 
envoyé à Rome auprès de J. Bo- 
naparte par son frère, V, 204, — 
envoyé à l'amiral Brueys pour 
lui annoncer les triomphes de 
l'armée, VI, 85. 

ARTOIS (comte d'), depuis Charles 
X roi de France, fixe sur ses dé- 
marches en faveur de son frère 
l'attention de l'Europe, I, 104,— 

, sa résidence à Venise, lOo, — at- 



AST 



345 



tend à Vicence une entrevue avec 
Léopold et la reine de Naples, sa 
sœur, 109 , — voit le comte de Dur- 
fort et s'afflige profondément des 
détails qu'il en reçoit sur le sort 
de Louis XVI et de la reine, 109, 

— apprend à Mantoue, de la bouche 
même de Léopold, ses bonnes in- 
tentions et celles de plusieurs puis- 
sances en faveur de Louis XVI, 
11 0, — soumet à l'empereur d'Au- 
triche le plan tracé par Galonné, 
ibid., — n'était pas d'avis que 
le roi s'évadât, 114, — rejoint le 
comte de Provence à Bruxelles, 
131, — Louis- Venceslas de Saxe 
lui prodigue ses soins et lui ou- 
vre le château de Schônburnstut , 
ibid.., — arrive à Dresde, 136,— -est 
admis aux conférences de Pilnitz, 
3 37, —il est accompagné de M. 
de Galonné, du marquis de Bouil- 
le, etc., 141, — sollicite vivement 
les souverains, au nom de Mon- 
sieur et au sien, de s'occuper du 
sort de son frère, de la noblesse, 
du clergé et de la monarchie, 141, 

— atténue, autant que les conve- 
nances le permettent, les objec- 
tions de Léopold, i42, — fait in- 
sérer une phrase fort importante 
dans le projet de déclaration, 143, 

— reçoit l'expédition en forme 
de la (déclaration des souverains, 
143, — réflexions sur cette pièce, 
145, — écrit ouvertement le 10 
septembre a Louis XVI , pour 
l'engager à refuser sa sanction, 
152, — reste sourd aux instances 
pacifiques de Louis XVI, 166, — 
est mis en accusation, 206, — sa 
proclamation à Vesoul , 22 mars 
1814, XII, 355 , — est accueilli 
froidement à Nancy, 356 , — en- 
trée à Paris, le 12 avril, 413, — 
charme les Parisiens, ibid.., — re- 
çoit le titre de lieutenant-général 
du royaume, ibid.., — abandonne 
des forteresses aux alliés, etc., par 
le conseil de Talleyrand, 415, — 
autres cessions auxquelles il con- 
sent, ibid., — au retour de Napo- 
léon, part pour Lyon, 478. 

ASTORGA (le comte), préside la jun- 
te centrale d'Aranjuez, fait prêter 
serment à ses membres pour Ferdi- 



346 



AUG 



nand, etc., X, 263, —organise des 
guérillas , ibid. , — proclamation 
a la nation espagnole, 254. 

AUBERT-DUBAYET ( le général ) , 
successivement commandant en 
chef de l'armée des côtes de Cher- 
bourg et ministre de la guerre ; 
défendu au comité de salut public 
par Merlin de Thionville , sur sa 
conduite pendant le siège de 
Mayence, II, 325,— nommé ambas- 
sadeur a Constantinople, part en 
novembre, 1796, VI, 250, — ses 
prétentions pour le cérémonial, 
251, — note envoyée à Berlin sur 
cet ambassadeur et sur la politi- 
que française, 252, etc., — espère 
amener lé grand-seignenrà s'allier 
avec le Directoire, 255, — le rassure 
par une note sur les desseins qu'il 
suppose à la France de rendre la 
liberté aux Grecs, 258, etc., -— 
meurt à Constantinople , 17 dé- 
cembre, 1798, ibid. 

AUBIER (d'), gentilhomme ordinaire 
de Louis XVI, retiré en Prusse, 
demande à M. de Malesherbes les 
moyens d'arriver à Paris,pour pro- 
tester, au péril de sa vie, que le roi, 
près duquel il était resté constam- 
ment le 10 août, n'avait pas signé 
l'ordre de repousser la force par la 
force, II, 109, — Louis XVI lui 
défend de s'exposer , 170 , — est 
présenté au roi de Prusse instruit 
de son dévouement ; lettre hono- 
rable et pension qu'il reçoit de 
Frédéric, 171. 

AUCKLAND (iord) , envoyé britan- 
nique, se félicite d'avoir des con- 
férences avec Dumouriez, II, 180, 
— note qu'il présente aux états- 
généraux des provinces-unies, le 
5 avril 1793, 227, — après la dé- 
fection de Dumouriez , ne veut 
plus traiter,|et vote pour la guerre, 
204. 

AUFFEXBERG (le général),'arrive à 
Coire avec ses troupes, sa réponse 
au commandant français à Ra- 
gatz sur l'occupation dii territoire 
Ofison, VI , 368 , — est nommé 
embre du conseil de guerre, 
369. 

AUGEREAU (le général), prend po- 
sition à Loano, sous les ordres de 



AUM 

Bonaparte, etc., III, 306, — force 
Colli à abandonner le camp re- 
tranché de Céra, 32 1, — poursuit 
Beaulieu sur TAdige, mais ne peut 
l'empêcher de passer le fleuve et 
d'effectuer sa retraite, 953, — at- 
taque inopinément Arcole , IV, 
170, — se laisse enlever quelques 
postes par Provera , 156, — le 
poursuit, l'atteint dans les lignes 
de Mantoue et force son arrière- 
garde à poser les armes, 162, — 
marche sur Trévise, 169, — sa 
lettre à Bonaparte , en arrivant 
à Paris (5 août 1797), 508, — au- 
tre lettre du 12, 511, — demande 
de l'argent à Bonaparte, 513 , — 
toujours prêt à agir militairement, 
519, — ■ envoie son aide-de-camp 
à Bonaparte après le 18 fructi- 
dor, 530, — ses fanfaronnades et 
ses jactances, veut balancer le 
pouvoir de Bonaparte, 551, — 
nommé général en chef des ar- 
mées de Rhin-et-Moselleet de Sam- 
bre-et-Meuse réunies, 551, — se 
met à la tête du parti guerroyant ; 
avec plus de capacité en serait 
devenu le chef redoutable, 571, — 
sa proclamation emphatique et 
menaçante a l'armée d'Allemagne, 
ibid., — sa leïtre a Bonaparte en 
lui annonçant sa nomination , 
572 , — veut révolutionner le 
Brisgaw ; sa proclamation , V , 
145, — sa lettre contre Bona- 
parte écrite à Isar, son agent 
particulier a Paris, 147, — instruit 
des projets du Directoire, lui écrit 
de nouveau, 153, — son rappel 
est ordonné, 154, — envoyé à Per- 
pignan, 157, — sa lettre au Direc- 
toire, ibid , — sa lettre impérieuse 
à la ville de Francfort, IX, 136,— 
entre dans la ville de Gironne 
qui capitule, X, 439, — courage 
qu'avaient déployé les habitans 
de cette place , 440 , — capitule 
après la retraite de Moskou, XI, 
454, — instruit Berthier des mou- 
vemens qui ont lieu à Berlin, XII, 
12, — mande que le roi n'est 
pour rien dans la défection du 
général York, 13. 
AUMOXT (le duc d'), alors duc de 
Pierme , commande à Stralsund 



BAR 

le régiment du roi de France^ 
IX, 410, fidèle défenseur des^Bour- 
bons, ibid. 
AUTICHA3IP (d'), reçoit l'assurance 
du duc de Brunswick que la ba- 
taille sera livrée à Dumouriez, le 
29 septembre, I, 511. 



BAR 347 

AZARA (Joseph-Nicolas d'j, ambas- 
sadeur d'Espagne a Rome, livre 
pour ainsi dire le Pape et le saint- 
siége à Bonaparte, III, 411, — se- 
conde les ennemis du gouverne- 
ment papal à Rome, V, 205, — 
nommé ambassadeur en France, 
VI, 51. 



B 



BACHER, attaché à la [légation 
française, correspond avec les 
agens et les amis de la France en 
Allemagne ; il est autorisé à con- 
tinuer ses entretiens avec l'émis- 
^saire de Prusse Schmerz, III, 84, 
^^ — écrit à Moellendorff d'envoyer 
une personne sûre porter les pro- 
positions de la cour , 85 , —^in- 
fluence le Palatinat et la Bavière, 
relativement à la paix, 88, — ses 
fréquentes conférences avec M. de 
Gohz, 131 , — annonce à Buona- 
parte la révolution suisse, V, 317, 

— adjoint à M. Delaforest à Ra- 
tisbonne; son portrait, VIII, 247, 

— signe le traité delà confédéra- 
tion du Rhin, IX, ICO. 

BAGRATIOX (le prince ) , emporte 
le poste de Leno, VII, 247, — 
chasse les Français d'Hollabraun 
et se réunit a Kiitusoff, VIII, 495, 
^ — puis à Bardai, XI, 392, — 
^^ meurt à la bataille'de la Moskowa, 
en admirant l'intrépidité des 
Français, 411. 

BALACHOFF (le général) , envoyé à 
Wilna auprès de Napoléon pour 
lui faire des propositions de paix, 
XI , 388 , — sa réponse à une ques- 
tion insolente de l'empereur, 389, 

— rétablit l'ordre dans Moskou 
incendié, 449. 

BALLESTEROS (le général), ne veut 
pas que le commandement des 
Espagnols soit confié aux Anglais , 
XI, 179. 

BARAGUEY D'HILLIERS, chargé 
des instructions de Bonaparte, 
entre à Venise; ses demandes du- 
res et rigoureuses, IV , 329 , — sa 
lettre confidentielle au général en 



chef, 337, — informe Bonaparte 
delà révolte de Venise, et attend 
du secours , 340, — occupe les dé- 
bouchés du Lido, la place Saint- 
Marc, etc. , 349 , — rend compte, 
dès le soir même, de son entrée 
à Bonaparte, 350, — installe la 
municipalité choisie au nom du 
peuple, ibid,, — instruit Bona- 
parte de l'éîat misérable des trou- 
pes et du peuple en Italie et de la 
révolte des soldats à Mantoue, 
V, 255. 
BARCLAI (Michel) , veut qu'A- 
lexandre oppose des forces con- 
sidérables à Napoléon, XI, 302, 

— est mis à la tête de la grande- 
armée, 3G5, — ne désespère pas 
du salut de l'empire , 3G9 , — 
comprend ce que sa position lui 
commande, 380, — est contraint 
de se retirer, 392, — se porte, 
par une marche rapide, jusqu'au- 
delà de Sniolensk, 393, —aban- 
donne cette ville et se retire en 
entraînant avec lui les populations, 
394^ — cède modestement le com- 
mandement de l'armée à Kutu- 
soff, 407, — soutient sa retraite 
après la bataille de la Moskowa, 
413, — son calme et ses talens, 410,' 
remplace Tchitchagoff, 85, — 
marche sur Paris après la bataille 
de Waterloo , 532. 

BARRAS , commissaire de la Con- 
vention à Toulon, dévoué à la 
faction de la Montagne , II, 356, 

— désespère de conserver la Pro- 
vence à la république , veut se 
replier derrière la Durance , n'est 
pas écouté par le comité de salut 
public, 417, — nommé membre 



348 



BAR 



du Directoire , fait nommer Bona- 
parte commandant en second de 
Paris, III, 234 , — animosité qui 
règne entre lui et Carnot, dis- 
pose souvent de la majorité au 
conseil, IV, 145, — cherche à 
sauver Venise menacée par Bo- 
naparte , moyennant de fortes 
sommes d'argent, 320, — de- 
mande à grands cris de l'argent 
a Bonaparte , 479, — poussé par 
Bonaparte, veut qu'on en vienne 
à un coup d'état, 485, — après 
le 1 8 fructidor, écrit à Bonaparte 
et lui demande une paix hono- 
rable, 526, — lui fait réloge 
d'Augereau , 529 , — compromis 
par ses lettres avec l'ex-patricien 
Quirini, V, 18, —provoque le 
rappel de Bonaparte à Paris, 60, 

— copie lui-même les arrêtés, 
nominations , etc. ; fait l'expédi- 
tion pour en ôter la connaissance 
au secrétaire-général du Direc- 
toire, 467, — donne le conseil 
salutaire à Bonaparte de partir 
pour Toulon dans la nuit du 4 
mai (1798), 514, — adresse a M. 
Monroé , qui retournait en Amé- 
rique, envoyé des États-Unis, un 
discours rempli d'expressions cho- 
quantes, VI, 5, — doit partager une 
somme de douze cent mille fr., 
avec le ministre des relations ex- 

: térieures, si la, France renonce a 
l'emprunt des États-Unis, 13, — 
détails de cette négociation scan- 
daleuse , ibid. , — texte de sa 
lettre à Bonaparte saisie par des 
croiseurs anglais, VII, 346, — 
abdique le pouvoir directorial au 
18 brumaire , 360- 

BARRÈRE, rapporteur habituel du 
comité de saiut public; comment 
il annonce la perte de Mayence, 
II, 322, — dénonce Custines, 324, 

— demande que Paris se lève en- 
core une fois pour bloquer l'en- 
nemi devant Saint-Quentin, 352, 

— fait décréter la levée en masse 
des Français, 353, — son discours 
ibid., et suiv., — ses reproches san- 
glans à Houchard , vaincu à Me- 
nin, 371 , — démontre à la Con- 
vention combien seraient perni- 
cieux les projets de paix proposés, 



BAR 

457 , — revient encore sur ce 
sujet , et demande la continuation 
de la guerre, 459, — son rapport 
à la Convention après la bataille 
de Fleurus, III, 28. 
BARTHELEMY , nommé à l'ambas- 
sade de Suisse, I, 181 , — auto- 
risé, après la chute de Robespierre, 
à pressentir indirectement les dis- 
positions des puissances, III, 77, 

— instructions qu'il reçoit, ibid., 

— désigné comme ministre pléni- 
potentiaire pour une négociation 
pacifique , 96 , — fait presser le 
comte de Goltz, envoyé de la 
Prusse_, de se rendre a Paris, pour 
traiter de la paix, 115 , — rend 
compte au comité de salut public 
du refus qu'il éprouve , ibid. , — 
son arrivée à Bâle , comme pléni- 
potentiaire pour la paix; échange . 
ses pouvoirs contre ceux du comte 
de Goltz, 132,— signe le traité de 
paix avec la Prusse ; à quelles con- 
ditions.^ 144, —articles secrets de 
ce traité, 145 et suiv,, — demande 
au comte de Lerbach que la Prusse 
s'allie franchement avec la répu- 
blique, 163, — dépèche un courrier 
à Paris pour demander que les 
prisonniers faits a Quiberon soient 
épargnés; il arrive trop tard, 208, 

— texte de sa réponse négative au 
comte de Hardenberg dema)idant 
une trêve au nom de l'empire , 
215 et suiv., — reconnaît la neu- 
tralité de rélectorat d'Hanovre, 
225, — sa réponse à la triple ques- 
tion faite par W^ickham , à Bâle, 
287 , équivalait à un refus de 
traiter, 289,— obtient de ses col- 
lègues du Directoire que l'on né- 
gociera avec l'Angleterre , IV , 
440, — veut la paix avec l'Autri- 
che , 447 , — empêche, par sa 
fermeté , la continuation de la 
guerre , 501, — déporté le 18 
fructidor, 523 , — fait avorter le 
projet de révolutionner le Bris- 
gaw, V% 144, — son entrée au Di- 
rectoire avait prolongé l'agonie 
pontificale, 1 76, —avait été envoyé 
ambassadeur en Suisse, pour rap- 
procher ce pays de la France, V, 
281, — mine le' crédit de l'avoj^er 
Steigner à Berne , 285, — fut main- 



BEA 

tenu en Suisse par Robespierre , 
290,— s'oppose à ce que Bonaparte 
traverse le Valais, 298, — engage 
les Bernois à se rendre la France 
favorable , 299. 
BASSAL, ex-conventionnel, excite 
à la guerre contre Naples; rédige 
une espèce de manifeste , VI^ 455, 
— engage vivement Championnet 
à pénétrer dans Naples, VII, 59, — 
dirige la révolution à Naples, 144, 

- est encore le maître , après 
l'entrée de Championnet ; détails 
à ce sujet, 178, — destitué, traduit 
devant un conseil de guerre, 186. 

BEAUCHAMP( comte de ) , négocia- 
teur anglais, vient devant May en- 
ce proposer au roi de Prusse un 
traité d'alliance , II , 307 , — but 
secret de sa mission, 320, — traité 
Vec Lucchesini, ibid., — le traité 
fut signé le 14 juillet 1793. 

BEAUHARNAIS ( Alexandre) , com- 
mande l'armée française sur le 
Rhin a{)rès Custines,'ll , 301, — 
temporise à l'armée du Rhin, 
donne des fêtes à sa jeune femme 
( depuis l'impératrice), II , 315, 

— reprend i'offensive, lorsque 
Mayence allait capituler, 317, — 
accusé d'avoir marché trop tard 
au secours de cette ville; paie de 
sa tête cette fatale hésitation, 326. 

BEAUHARNAIS (Joséphine), née 
Tascher de la Pagerie ; les roya- 

. listes veulent qu'elle engage Bo- 
naparte à jouer le rôle de Monck, 

^iVII, 393, —le 15 décembre 1809, 

*|déclare, devant les membres de la 
^famille impériale, vouloir rompre 
son mariage, XI, 39, — Elle signe 
cet acte, ibid.^ — reçoit, à cette oc- 
casion , les ministres étrangers 
avec autant de grâce que de di- 
gnité, 40. 

BEAUHARNAIS E. (le prince), nom- 
mé vice-roi d'Italie, prête serment 
a Buonaparte VII , 422 , — son 
caractère, 424, — réponse atroce 
ue Bonaparte lui l'ait , quand il 
demande grâce pour les habitans 
de Crispino, 431,— épouse la fille 
du nouveau roi de Bavière , IX, 
81, — est adopté par Napoléon, 
ibid.j — la couronne dltalielui est 
promise si l'empereur n'a pas de 



BEA 



349 



A 



descendance masculine , ibid.^ — 
ne peut porter remède aux maux 
de son pays, X, 21, — exécute le 
décret deBerlin àCivitta-Vecchia, 
etc., sans l'autorisation du Pape , 
X, 317, — sa correspondance avec 
le, Saint-Père pour les institutions 
canoniques, etc., 360, — appelé a 
Paris, pour le divorce de Napo- 
léon, XI, 33, — plus soumis à son 
bienfaiteur que tendre pour sa 
mère, 40, — n'ose pas se plaindre 
des maux qu'éprouvaient les peu- 
ples d'Italie, 4 1 , — prête des armes ' 
à ses ennemis, 311, — défend avec 
héroïsme le passage de Malo- 
Jéroslavitch contre les troupes 
de Kutusoff, 444, — opère avec 
succès sa retraite , XII, 7, — ses 
propos durs lui aliènent les Ita- 
liens, 127, — arrive devant Magde- 
bourg à la bataille de Lutzen , 
148, — envoyé en Italie, devait 
mettre ce pays à couvert d'une 
invasion autrichienne ; se porte 
sur l'Adige, 235 , — perd son in- 
fluence, surtout après la bataille 
de Leipsick , 236 , — repousse les 
offres brillantes des alliés, 252, — 
reste fidèle à Napoléon, 301 , — 
menacé i)ar les Autrichiens et les 
Napolitains , s'appuie sur Man- 
toue, 403, — obtient un armistice 
et fait ses adieux aux troupes 
françaises, 403, — avantages que 
lui accorde le congrès de Vienne, 
521. 
BEAULÎEU (le général), aide le 
prince d'Orange à la bataille de 
Menin , II, 369, — croit débloquer 
Charleroi; mais apprend que la 
ville n'est plus au pouvoir des 
Impériaux, III, 23 , — nommé gé- 
néral en chef d'Italie, III, 271, — 
plus guerrier que courtisan, 272, 
— ne trouve pas , après la bataille 
de Loano, les secours promis par 
l'Autriche et le Piémont, 304,— est 
subordonnée Colli, 305, — deman- 
de la forteressede Tortone au roi 
de Sardaigne qui la refuse, 305, — 
reçoit l'avis que dix mille Fran- 
çais arrivent a Voltri , 309, — va 
porter un secours à Gênea , et di- 
vise son armée en trois corps, 309, 
—leur position, ibid.,~ \eut diri- 



350 



BEL 



ger J'aile gauche, 3 1 0, — trompé par 
son rivai , il se porte sur Voltri , 
s'éloignantc]eMontenotte,/<^/ûr.,— 
attaque Cervoni avec tant de 
promptitude, qu'il le force à éva- 
S?**^ cuer Voltri, 311, — n'est pas à 
même de réparer les fautes com- 
mises à Montenotte , 312, — ne 
peut arriver sur le champ de ba- 
taille ; son impatience et son 
inquiétude, 513, — s'emporte 
^JT contre d'Argenteau, Ibid.^ — il n'est 
^^ pas vrai qu'il se soit trouvé aux 
combats de Dego et de Montenotte, 
316, — rentre courroucé à son 
quartier général d'Acqui, ibid., — 
suspend d'Argenteau , 320 , — le 
ait juger à Mantoue, 321,— éta- 
blit à Bosco son quartier-général; 
sa position , 323, — demande en 
dépôt Alexandrie , etc. , 324, — 
arrive à Nice de la Paille, 329, — 
suspend sa marche en apprenant 
que le roi de Piémont traite avec les 
Français, z6/</., — conçoit le hardi 
projet de s'emparer d'Alexandrie 
^^tc. , 330, — s'empare seulement 
r de Valence , ibid.,—se replie sur 
l'Adda, pour se ménager une re- 
traite et jeter une garnison dans 
Mantoue , 345, — perd la bataille 
de Lodi, 347,— porte son quartier- 
général derrière leMincio, 357, — 
jette une garnison de 12,000 hom- 
^^ mes dans Mantoue, et se retire 
*'^ vers l'Adige et le Tyrol , 359,— 
annonce à la cour qu'il doit faire 
la paix, on lui envoie 60,000 hom- 
^^Ities, 360,- est disgracié , et rem- 
"^^ placé par Mêlas, ibid. 

BEAUREPAIRE , commandant de 
Verdun , se tue de désespoir en 
voyant signer la capitulation de 
la place, I, 446. 
BECQUEY, député à l'assemblée na- 
tionale, s'oppose à la guerre contre 
l'Autriche; son discours, I, 337 et 
suiv. 
BÉLIARD (le général) , capitule au 

Caire le 28 juin 1801, VII, 153. 
BELLART, avocat, membre du con- 
seil général de la Seine , fait la 
proposition du" rappel des Bour- 
bons, XII, 396r 
BELLEGARDE (le comte), arrivede 
Vienne auprès de Clairfayt pour 



BER 

modérer son ardeur, IIÏ, 200, — ^ 
quitte le prince Charles à l'armée 
(i'Allemagne, 275, — l'accompagne 
dans sa campagne du Rhin, et re- 
vient à Vienne avec lui, IV, 1 68, — 
est chargé d'occuper le pays des 
Grisons, VI, 367, — arrive àCoire 
le 15 octobre, 368, — est nommé 
membre du conseil de guerre, 369, 
— est opposé par Souw^aroff au 
général Moreau, 256, — remplace 
Mêlas en Italie.VII, 413. 

BELMOXTE PIGXATELLI (le prin- 
ce ) , envoyé par la cour de Na- 
pies pour demander un armistice 
a Bonaparte et l'obtient, III, 410, 
— envoyé une seconde fois pour in- 
tervenir en faveur du pape, 186, — 
ambassadeur de Naples à la cour 
de Rome, après la mort de Duphot, 
offre la médiation de la cour vis- 
à-vis de la France, V, 234,— va 
trouver Berthier à Florence et 
l'intercédé en faveur du Saint- 
Père , à Foligno , où il le ren- 
contre, ibid. 

BEXNIGSEX, général russe, homme 
de tête, chef des assassins de 
Paul P% VIII, 84, — sa réponse 
féroce aux assassins qui croient 
l'empereur sauvé, 86, — arrête son 
mouvement après la dissolution 
de l'armée prussienne, IX, 377, — 
neuf encore dans le commande- 
ment d'une armée , ibid. , — com- 
mande en chef après la retraite 
deKameuskoï, 379,— tient ferme, 
repousse les Français, mais ap- 
prenant la défaite de Bouschow- 
den , il est forcé de se retirer sur 
le Niémen, 381, — reprend les 
armes , avec des troupes réorga- 
nisées, etc. ,389, — désire faire lever 
le siège de Dantzick, 390,— envoie 
Lestocqpour secourir Grandentz, 
ibi.d, — prend position entre Kœ- 
nigsberg et Grunich - Eylau , ses 
premiers succès contre Augereau, 
ne sait pas en profiter, 391, — se 
retire sous Kœnigsberg, se procla- 
mant victorieux, ibid.— examen 
de sa conduite, 393, — cherche à 
débloquer Dantzick, '515, — suc- 
cès qu'il obtient à Gustadt; fait 
éprouver de grandes pertes aux 
Français, et se décide à livrer ^ba- 



BER 

taille à Friedland, 417 , etc.^ — 
malade, et ayant mal choisi le 
terrain perd la bataille , 418 , — 
demande une suspension d'armes 
à Napoléon obtient^ un armis- 
tice d'un mois, 420, — chef d'état- 
major général de Kutusoff, 407, 
Tcut que l'on se défende et qu'on 
attaque les Français en avant de 
Moscou, ,41 S, — ne parle que de 
se battre, 439. 

BÉRESFORD (le général), forme un 
corps portugais à Lisbonne, main- 
tient la paix dans cette ville ; est 
nommé maréchal par la junte, X, 
445, — atteint Amarante, 449, — 
sa lenteur sauve l'armée fran- 
çaise, 450. 

BERNADOTTE (Charles- Jean), né à 
Pau, de sergent devient colonel, 
V, 478, — commande une division 
à la bataille de Fleurus , 479 , — 
contribue au passage du Rhin, 
passe en Italie ; calme de funestes 
divisions entre ses troupes et cel- 
les de Bonaparte, zè/V/.,— franche- 
ment républicain , présente des 
drapeaux au Directoire, 480, — 
s'aperçoit qu'il fait ombrage a Bo- 
naparte et au Directoire, ihid.^ — 
devine les rapports entre Cobent- 
zel et le vainqueur de Tltalie, 
veut quitter la France et demande 
à commander dans l'Inde , ou 
dans le Portugal, ou sa retraite, 
481, — est envoyé à Vienne malgré 
lui, refuse de s'y rendre, accepte 
entin l'ambassade, 483, — instruc- 
tions qu'il reçoit, 484, — fait sa vi- 
site à Thugut , et proteste de la 
sincérité du Directoire, 485, — de- 
mande que l'on envoie un ambas- 
sadeur a Paris, 486, — obtient la 
emière audience de l'empereur, 
et est présenté à tous les princes de 
la famille impériale, 488,— sa gran- 
de circonspection dans les affai- 
es; réside à la campagne, ibid.^ — 
est présenté à l'impératrice ; as- 
surance qu'il lui donne relative- 
ent à la cour de Naples, 489, — 
ui fait remettre un mémoire con- 
tre Thugut, 489, — attaqué dans 
les journaux dirigés par Bona- 
parte, sur sa conduite précédente 
en Italie et sur son attachement 



BER 



35t 



d 

SI 

A 

fT tn 



aux couleurs nationales à Vienne, 
492, — annonce qu'il ne verra pas 
avec plaisir la fête patriotique de 
la jeunesse viennoise, 493, — 
échoue dans sa demande et célè- 
bre une fête avec ses amis, en ar- 
borant le drapeaii tricolore , 494, 
—sa note à Thugut lorsque le 
peuple veut faire enlever le dra- 
peau, ibid.^ — persiste à le conser- 
ver, malgré les cris du peuple et 
les instances du directeur de la 
police, 496, — le drapeau est ar- 
raché par des hommes qui esca- 
ladent les fenêtres de l'hôtel, ibid., 
— seconde note envoyée à Thugut, 
497, — demande ses passe-ports si le 
drapeau n'est pas rétabli, 498, — 
excès commis dans l'hôtel de l'am- 
bassadeur français, 499, — troisiè- 
me note au premier rninistre, 500, 
— réponse qu'il reçoit, 501, — en- 
voie un rapport à l'empereur par 
un de ses aides de-camp, 502, — 
réponse qu'il reçoit , 505, — per- 
siste dans son dessein de quitter 
Vienne, s'il ne reçoit pas de sa- 
tisfaction, 507,— quitte cette ville 
le 15 avril 1798 , prenant la route 
de Rastadt, 508, — fut sacrifié, par 
la jalousie de Bonaparte, 518, — 
impute tous les torts à Thugut , 
ibid.^ — sa lettre confidentielle à 
J. Bonaparte, son beau-frère et 
son ami, 519, — veut vivre à Paris 
en simple citoyen, 521 ^ — lettre 
qu'il reçoit de Talleyrand, ibid.^ — 
est nommé ambassadeur en Hol- 
lande, 522, — sa réponse à ce sujet 
au Directoire, ibid. , — nommé mi- 
nistre de la guerre, VII, 262, — ré- 
siste à Bonaparte au 1 8 brumaire, 
359, — conduit l'armée franco-ba- 
varoise à marche forcée sur le Da- 
nube, VIII, 473, — compromet la 
marche de l'armée autrichienne, 
474, — arrive avec sa division la 
veille de la bataille d'Austerlitz, 
500, — style brutal de sa correspon- 
dance en Vendée, X, 387, — com- 
mande les Saxons à VV^agram, 389, 
— est renvoyé en France et perd 
son commandement, ibid., — pu- 
blie que son humanité seule est la 
cause de sa disgrâce, ibid., — est 
envoyé par Fouché à l'île de Wal- 



352 



BER 



ses propos indiscrets , son com- 
mandement lui est retiré, 410, — 
part pour l'Allemagne, 41 1 , — est 
envoyé en Catalogne, ibicL, — dé- 
coré du titre de Ponte- Corvo, XI, 
124, — séduit les Suédois par son 
administration équitable, ibid., — 
est élu prince héréditaire par la 
diète, à quelles conditions, 125, — 
est adopté par Charles XIII, 126,— 
reçoit a Hambourg les félicitations 
du roi de Prusse, 127, — arrive a 
Stockholm, et s'occupe des besoins 
de l'état, 128, — écrit a Napoléon 
que le commerce avec l'Angleterre 
n'est pas toléré en Suède, 131, — 
sa correspondance avec Napoléon, 
133, etc., — sa répugnance à com- 
battre la France/ 332 , — met 
l'état militaire suédois sur un 
pied respectable, 333, — ferme ses 
ports aux Français, après l'inva- 
sion de laPoméranie ibicL, — de- 
mande un rapprochement avec la 
Russie, ibid.^ — sa lettre à Alexan- 
dre, 335 , — son accord secret 
avec lui, 336, — plaintes que fait 
son chargé d'affaires à Paris, ibid.^ 

— se prépare à tout événement à 
la guerre , 381 , — confère avec 
Alexandre à Abo, 409, — se plaint 
de ]VIaret,XII, 46, — invite Na- 
poléon à cesser la guerre, ibid.^ — 
veut se porter médiateur entre la 
France et ses ennemis du Nord, 
47, — précautions qu'il prend avant 
d'aller en Poniéranie se mettre à 

&Ia tète de ses troupes , 107, — il 
est choqué des conseils de Charles 
S^eivart, son orgueil, 1 8 1 , — refuse 
'ssage au comte d'Artois., ibid.^ 

— sa position singulière, ibid.^ — 
triomphe de l'armée de Ney, 229, 

— écrit à Ney pour qu'il invite 
l'empereur à accepter les propo- 
sitions des princes alliés , 233, — 
coopère teulement aux opéra- 
tions des alliés, 512, s'irrite qu'on 
lui prescrive la marche qu'il avait 
a suivre, ibid., — veut se rendre 
maître de Holstein, ibid.^ — signe 
un traité de paix avec la Prusse, 
314, — déclare à Cologne quil 
n'a combattu que pour la déli- 
vrance de l'Allemagne, etc., 420, 



BER 

— correspond avec Joseph et 
n'arrive à Bruxelles qu'après l'oc- 
cupation de Paris et retourne en 
Suède, ibid. , — marche vers la 
Norwège, et la soumet à la Suède, 
448, — ne se réunit pas aux sou- 
verains après le retour de Napo- 
léon, 486, — examen approfondi 
des causes de son élévation, XIII, 
194, etc., — donne à croire qu'il 
avait l'assentiment de Napoléon, 
199, — sa nomination, espèce d'es- 
camotage, 203. 

BERXIER (l'abbé) , curé de Saint- 
Lô, aide à la pacification de la 
Vendée ; est nommé évêque d'Or- 
léans, VII, 391, — s'entremet dans 
l'aifaire du concordat, X, 349. 

BERXSDORFF (comte de), ministre 
danois, décline la participation de 
son gouvernement à la guerre con- 
tre la France, I, 393, — phrase re- 
marquable dans cette pièce, ibid., 

— défend avec franchise contre 
les cabinets de Londres et de Ber- 
lin sa neutralité, adoptée par son 
gouvernement, 336, — et contre 
la Russie, 340, — conteste aux 
Anglais le droit de visiter le vais- 
seau, VII, 445, — signe, à Lon- 
dres, un traité pour le Danemarck, 
VIII, 123. 

BERTHIER, poursuit Beaulieu , III, 
356, — donne à Bonaparte l'état 
exact de l'armée , au 28 mai 1796, 

— accompagne Bonaparte a Flo- 
rence, 417,— charge, à Rivoli, les 
Autrichiens a\ec toute sa cava- 
lerie, IV, 161, — sa réponse mena- 
çante au sénat de Venise , 326, 

— porte a Paris le traité de 
Campo-Formio, V. 5. — est nom- 
mé général en chef de i'armée 
dltalie , 7 , — loue Bonaparte 
d'avoir fait la [laix à Campo-For- 
nio, 9, — reçoit a Milan l'ordre 
de faire marcher des troupes sur 
Rome; accepte cette expédition 
avec beaucoup de répugnance , 
219, — sa lettre à Bonaparte peu 
de jours auparavant , 220 , — il 
était opposé à la politique révolu- 
tionnaire , ibid., — instructions 
qu'il reçoit du Directoire, 221, — 
part pour Bologne et Rimini , 
231,— refuse de recevoir la dé- 



\ 



BER 

putation envoyée par la cour de 
Rome, 234, — reçoit à îa Sfozza 
le ministre d'Espagne, les princes 
Justiniani et Gabrielli, chefs de la 
troupe civique de Rome, 237, — 
prend possession du château Saint- 
Ange; sa proclamation menaçante 
contre le pape, 238, — sa lettre à 
Bonaparte , en arrivant à Rome , 
239, — proclame la république 
romaine au pied de l'arbre de 
la liberté, 241 , — fait garder le 
pape dans son palais par ses sol- 
dats , mais lui montre beaucoup 
d'égards, 242, — écrit à Bonaparte 
sur les changemens arrivés à Ro- 
me, 243; — première ordonnance 
de police publiée avec son appro- 
bation, 243 , — veut que le culte 
catholique soit conservé et res- 
pecté; annonce le desseinde main- 
tenir le pape dans sa qualité de 
chef de l'église, 247, — voit les trou- 
pes prêtes à se révolter, quitte 
Rome en laissant le commande- 
ment à Masséna, 264, — nommé 
chef d'état-major de l'armée d'An- 
gleterre, 473, — envoyé à Milan 
pour faire signer le traité avec la 
France^ etc., YI, 178, — reçoit 
l'ordre d'enlever le duc d'Eng- 
hien , et le transmet au général 
-^TfjjOrdener, VIÏI, 331, — compromet 
le sort de la campagne en Autri- 
che (1809) X, 313, — blâme Texpé- 

^^^.j^^ition de Russie , 364. 
BERTHIER (Léopold), amène une 
pièce de canon sur la place de 
Constantinople à Naples, et décide 
la victoire, VII, 171. 
BERTRAND -MOLEVILLE, minis- 
tre de la marme, dénoncé par M. 
de Narbonne, I, 268, — forcé à la 
retraite, 273, — signalé par les ja- 
cobins comme membre du comité 
autrichien à Paris, 401. 

..^BERTRAND (le général ), porto a 
Frédéric-Gaillaume une lettre de 
Napoléon, son texte, IX, 395, — son 
style modéré prouvait les pertes 
que l'empereur avait essuyées, 396, 
— arrive d'Iralie pour la bataille 
de Lutzen, XII, 148, — est envoyé 
par l'empereur pour s'assurer un 
pont sur la Saale, etc., 241, — l'ac- 
compagne à Sainte-Hélène, 537. 

XIll. 



BIS 



353 



BESSIEREs;(le;niaréchal), comman- 
de 25,000 hommes en Espagne, X, 
121, — ouvre a Joseph les portes 
de Madrid, 184, — cherche en vain 
a séduire le général Blake, 201, — 
sa mort à Lutzen, 148. 

BEURNOXVÏLLE (le général), part ^' 
de Rèthei pour se placer sur la|Mar- 
ne, l . 460 , — vient rejoindre Du- 
mouriez, près de Montremo, 472, 

— remplace Kellermann sur la 
Moselle, II, 80, — ne peut chasser 
les Autrichiens aux environs de 
Trêves, il est repoussé, 87, — porte 
au cabinet de Berlin des yjaroles 
favorables à ses vœux ; loyal et 
franc militaire , VII, 389, — son 
caractère bon et facile épargne 
bien d^s insultes a l'Espagne, VIII, 
300. 

BIRON (de ), envoyé comme négo- 
ciateur conlideatiel à Londres, ï, 
181, — se rend a Metz, pour péné- 
trer les projets de Bouille, 409. — 
confère secrètement avec Lucche- 
sini pour travailler à un rappro- 
chement, 293. 

BÏSCHOFF-WERDER, confident in- 
time de Frédéric-Guillaume, par- 
vient adroitement à une haute 
fortune et à un crédit immense, 
I, 69, — dirige la marche des af- 
faires lorsqu'il s'agit de secourir 
Louis XVI, 98, — pour prix de ce 
secours , il voulait détacher la 
France de l'Autriche , et l'unir 
étroitement à la maison de Bran- 
debourg , ibid.^ — à ces conditions 
il fait offrir au roi de France 
une armée de 80,000 hommes , 
ibid.^ — est envoyé à l'empereur 
Léopold pour décider ce sou- 
verain à s'armer décidément en 
faveur de Louis XVI, lOl, — et 
pour les affaires de Pologne, 102, 

— vient à Vienne conférer avec 
le prince de Kaunitz, et signe un 
traité préliminaire relatif aux af- 
faires de France, 120, — est chargé 
à Pilnitz de rédiger un projet 
de déclaration , 142 , — la France 
veut le séduire par des offres avan- 
tageuses, 1 89, — assiste au conseil 
secret relatif a la guerre contre la 
France, le 16 février 1792, 232, — 
part pour Dresde, ibid.^ — ne trou- 

23 



364 



BOL 



ve pas IVlecleur de Saxe dispose a 
faire cause commune avec i^ 
Prusse, 2Ô3 , — arrive a Vienne, 
ibid., — veut faire adoptei un plan 
d'attaque , 2Cl , — entretient , à 
Vienne, ou il résidait, uï.e corres- 
pouuance active avec son souve- 
rain, 3U6, — confère a\ ce ie maré- 
cbai de Lascy et le prince de Kau- 
nitz, ibid.^ — esf rappelé a Berlin, 
311, — prépare François I'''^ à lais- 
serauroi de Prusse Ta conduite de 
la guerre , 312, — dit, quand les 
Français commencent ma iheureu- 
semeat la campagiîe de Belgique : 
« La comédie ne durera pas long- 
temps, w 37 1 , — assiste a Vienne , 
jÊ^ aux conférences relatives aux 
opérations contre la France, 376, 

— ses entretiens avec le marquis 
de Bouille au sujet de Custines , 

^^9, — est mis à la retraite, lors 
j?^de la mort du roi Frédéric-Guil- 
laume lî, V, 41. 

BLUCHER (le général}, rassemble les 
troupes hanovriennes (septembre 
(1806 , IX, 270,-53 belle conduite 
dans la campagne, 319, — sa bio- 
graphie, ibid., — capitule à Ranl- 
zau, 322^ — ne compte plus que 

jj.sur les populations pour sauver 
jp^rEurope ; sort a regret de Stra!- 
sund, 423, — se soumet à une en- 
quête sur sa conduite militaire , 
459, — remporte v.ne victoire com- 
plèfesur ?uacdonaId,.XlI, 229, — 
mouvement hardi , qui force 
^^Schwartzeniberg à prendre un 
■oî^ parti décisif, 239, — après la ba- 
taille de Vv'aterloo , passe la Seine 
et tourne Paris, 532. 

BOEH3ïER,proieïseui àGoeîtiiigue, 
presse Cantines de s'emparer de 
\\orms, II, 46, — devient secré- 
taire de ce générai, ibid., — pénètre 
dans jMayence pour conférer avec 
les partisans de la France, 51, 

— président du club des jaco- 
bins à Mavence ,78. 

BOISSY D'ANGLAS (député), de- 
mande la liberté des journaux , 
blâme la conduite du Directoire 
relativement au plénipotentiaire 
Malmesbury, IV, 38. 

BOLIVAR (dom Simon), né à Carra- 
cas, avait fait deux voyages en 



B0\ 

Europe, XI, 23 , — avait assisté a 
Paris ecà Milan au couronnement 
de l'empereur, ibid., — ses senti- 
mens républicains, ibid., — _libé- 
rateur de la Colombie , son por- 
trait, XIII,, 146, — envoyé en An- 
gleterre parla province de Vene- 
zuela qui s'était déclarée libre, 176. 

B03IBELLES (l) ( le marquis de ), 
assiste a la bataille de Valmy, I, 
475. 

BONAPARTE (Napoléon), chef de 
bataillon, commande en second 
l'artillerie de siège à Toulon, II, 
421, — propose de tenter un coup 
de main sur la redoute anglaise, 
422, — il s'en empare, et de trois 
autres forts, ibid.^ — entre à Tou- 
lon, 423 , — nommé commandant 
en second de Pans, par la protec- 
tion de Barras; commencement de 
son étonnante fortune et de sa célé- 
brité, III, 234, — fait prévaloir ses 
itiées et ses plans pour la guerre 
d'Italie, s'assure la faveur de Bar- 
ras, reçoit de sa main la veuve de 
Beauhàrnais; obtient la confiance 
de Carnot; est nommé, d'un con- 
sentement unanime , général en 
chei" de l'armée d'Italie, 301 et 
suiv., — est laissé maître de ses 
mouvemens ; instructions qu'il 
reçoit du président du Directoire, 
302 , — ses premières paroles à 
ses soldats, 306, — se propose de 
séparer dans la vallée de la Bormi- 
da, les armées sarde et autrichien- 
ne, 307, — élève des redoutes à 
Montenotte, 309, — enveloppe le 
général d' Argenteau derrière Mon- 
tenotte, 312, — trahi un instant 
par la fortune, envoie des ren- 
forts àMasséuH , 318, — trompe le 
Directoire sur Taftaire de Dégo et 
de Millesimo , 3 1 8 et 3 1 9 , — me- 
sures qu'il prend, 320, — veut ef 
frayer la cour de Turin en se di- 
rigeant sur la capitale, 325, — ne 
veut accorder la suspension d'ar- 
mes que si on lui livre Coni, etc., 
328, — il entre a Cherasco, ibid.^ 
— ses paroles hautaines à l'envoyé 
du roi de Piémont, ibid.^ — domine 



(i) Depuis ordonné prêtre, tvèque d'Amiens 
et premier aumônier de la duchesse de Berri. 



BON 

les conférences relatives à la sus- 
pension d'armes, 331, — obtient 
tout ce qu'il désire , ibid , — com- 
prend les avantages immenses de 
sa position , 332 , — sa lettre au 
Directoire, 333, — envoie 21 dra- 
peaux au Directoire par Junot et 
Murât qu'il charge de lui former 
un parti dans le gouvernement, 
336, — comment il s'exprimait dans 
sa seconde lettre secrète au Direc- 
toire sur la trêve, ibid. etsuiv., — 
ses projets sur le Piémont , 337, — 
sa belle proclamation à ses soldats, 
338, — reçoit les félicitations des 
principaux nobles , et des lettres 
du duc d'Aoste , pleines de cour- 
toisie, 340 , — voit à Tortone M. 
de Saint-Marsan : comment il s'ex- 
prime à son sujet, ihid. , — excite 
l'enthousiasme des soldats par des 
proclamations enivrantes , et se 
porte à marches forcées sur Plai- 
sance, 344, — sou pian, ibid.^ — dis- 
simule l'échec reçu à Codogno , 
345, — ses lettres confidentielles a 
Carnot,346, — gagne la bataille de 
Lodi; exagération dans son rap- 
port à ce sujet, 3 47, — son entrée 
triomphante àMilan,/(î'/c^., — forme 
une junte composée des partisans 
de la France, 348, — ses séductions 
auprès de Barras pour conserver 
le commandement de l'armée 
qu'on veut lui enlever; sa lettre à 
Carnot ; son opinion sur Keller- 
mann, 349, — regarde comme im- 
politique la division de l'armée 
en deux ; sa lettre au Directoire 
à ce sujet, 352, — il réussit dans son 
projet , ibid.., — devient maître ab- 
solu en Italie, 353, — fait la guerre 
aux déprédateurs de toute espèce, 
354, — impose aux Lombards une 
contribution de 20 millions, 355, 
— « la guerre doit nourrir la 
guerre, w disait-il, ibid.., — marche 
contre Pavie, qui a levé l'éten- 
dard de la révolte, enîonce les 
portes de la ville à coups decanon, 
et la livre au pillage , 356 , — ses 
troupes occupent Brescia, Créma, 
etc., 357, — après une perte assez 
considérable , passe le Mincio , 
359, — occupe Peschiera , 360, — 
déclare au provéditeur qu'il va 



BON 



35r> 



marcher sur Venise ; ses paroles, 
361, — ses menaces furibondes 
contre Vérone , 362 et suiv., — 
cette ville lui est livrée, 363 , — 
y fait son entrée , 364 , — expose 
ses plaintes contre la république 
de Venise aux envoyés de cette 
république, 365, — demande que 
les Vénitiens défendent le passage 
de l'Adige aux Autrichiens , 366, 

— comment il est jugé par les 
commissaires vénitiens , 367 , — 
rend compte au Directoire de ses 
entretiens avec les envoyés de 
Venise, ibid.^ — veutqueles Fran 
çais portent la cocarde tricolore 
a Venise sans être inquiétés, 368, 

— investit Mantoue et se vante da 
la prendre, 3G9, — étouffe l'insur- 
rection des tiefs impériaux dans 
le Mont-Ferrat; s'empare de Fer- 
rare et de Bologne, 410, — annonce 
un armistice au roi de Naples , 
ibid..^ — sa lettre a ce sujet au Direc- 
toire, 411, — obtient du Pape une 
contribution énorme, 412, — re- 
çoit les félicitations du Directoire 
a ce sujet, ibid.., — électrise par sa 
présence les habitans de Bologne, 
413, — songea l'expédition deLi- 
vourne et passe l'Apennin, 414, — 
confère à Pistoïe avec Manfredini; 
portrait qu'il fait de ce ministre 
du grand-duc de Toscane, 415, — 
le flatte et lui contie, sous le sceau 
du secret, l'objet de son expédi- 
tion sur Livourne , ibid. , — oc- 
cupe ce port et celui d'Ancône , 
chassant ainsi de toute l'Italie les 
Anglais, 416, — est accueilli avec 
distinction à^ Florence par Je 



grand -duc, 417 



apprend la 



prise de Milan et retourne en 
Lombardie, ibid,., — se plaint au 
Directoire de ses commissaires 
près ;le grand-duc de Toscane , 
418,— gagne Salicetti, 419, —-ne 
se fût pas refusé a enlever le 
grand-duc, s'il s'était rendu a 
Vienne, comme héritier du trône 
impérial, 420, — reçoit du Direc- 
toire l'ordre de ne^ pas trop s'a- 
vancer dans le Tyrol, 421, — porte 
son attention sur Gènes , 422 , — 
sa lettre à ce sujet, ibid,., — envoie 
il ur at y porter une note impcra- 

3. 



356 



BON 



tive, ibid. ^ — ses vues hostiles 
contre Venise , 423, — sa lettre au 
Directoire relative à cette répu- 
blique, 424, — informations qu'il 
reçoit sur Venise de Lallemant, 
ministre de France, 426 etsuiv., — 
placé entre Wurmser et Quosda- 
novich, s'alarme et veut se retirer 
derrière l'Adda; Augereau iuirend 
l'énergie ; bat Quosdanovich et 
défa itensuite complètement Wur- 
mser à Castiglione, 433 , — cette 
bataille dure six jours, ibid.^ — 
court de véritables dangers ; 
comment il parle de ces terribles 
journées à Salicetti, 434, — félici- 
tations qu'il reçoit du Directoire 
sur la victoire de Castiglione, 438, 
— sa réponse a l'invitation de se 
réunir a l'armée d'Allemagne ; 
laisse entrevoir le projet de mar- 
cher sur Vienne, 440, — demande 
quelque repos pour les troupes , 
441, — appelle la cour de Naples 
perfide et bête , 442 , — n'est pas 
approuvé dans son projet de se 
porter sur Trieste et de i-iiiner 
ce port; explications du Direc- 
toire à ce sujet, ibid.^ — dirige la 
plus grande partie de ses forces sur 
Roveredo; obtient un succès im- 
portant, tt pénètre dans la ville de 
Trente, 446, — sa position difficile 
dans le Tyrol; l'explique au Direo 
toire, 447 , — persiste à marcher sur 
Trieste , ibid.^ — espère renfermer 
W^urmser entre la Brenta etl'A- 
dige, et surprendre une division 
autrichienne, 4 4 8, — sa marche ra- 
pide ; prend son quartier-général 
àCismone, mourant de faim et 
de lassitude, 449, — renonce à son 
projet de pénétrer dans le Tyrol, 
451, — est instruit pbir le Direc- 
toire de la retraite de Jourdan , 
473, — reçoit une lettre de Carnot 
sur ce sujet , 474 et suiv. , — est 
regardé par le Directoire comme 
son appui, 476, — sa réponse; veut 
rester le maître en Italie , 477 , — 
est détourné de tenter aucun 
changement politique sur Gênes, 
479, — met le marché à la main au 
Directoire pour la seconde fois , 
480, — sa lettre au cardinal Mattei 
sur la résistance du Pape à traiter, 



BON 

482, — écrit à Cacault de com- 
mencer des ouvertures avec le car- 
dinal secrétaire d'état , 484, — en- 
voie Poussielgue à Turin , pour 
sonder ce cabinet relativement à 
un traité d'aUiance, 485, — ré- 
ponse qu'il reçoit du Directoire 
à ce sujet, ibid\^ — forme le pro- 
jet de recouvrer la Corse , 488 , 
— donne le commandement pro- 
visoire de l'île au général Gentili, 
ibid.^ — instructions qu'il lui don- 
ne, 489, — veut, malgré le Direc- 
toire, fonder des républiques en 
Italie , ibid.^ — lève des contribu- 
tions et songe à mûrir des se- 
mences d'insurrection et de démo- 



cratie ,490 



surtout dans les 



états du duc de Modène, 491 , — 
arme plusieurs milliers d'hommes 
pour augmenter ses troupes; il en 
rend compte au Directoire, 492, — 
veut composer un congrès cispa- 
dan , ibid.^ — vent rester le maître 
et le centre de tout en Italie, ra- 
mène la majeure partie de son 
armée auprès de Mantoue , ibid.^ 
— reçoit l'ordre de signitier avec 
menaces, à l'empereur d'Autriche, 
qu'il ait à envoyer sur-le-champ 
un chargé de pouvoirs à Paris, 
IV, 16 , — sa lettre à ce sujet à 
l'empereur, ibid. , — établit son 
quartier - général à Vérone ; il 
instruit le Directoire de sa posi- 
tion, 46, — porte son quartier-gé- 
néral à Vérone, avec le gros de 
son armée , 63, — attaque le gé- 
néral Alvinzy a Caldiero, ibid.^ — 
échoue dans toutes ses attaques , 
et rentre dans son camp_, 64, — en 
proie au découragement , 65, — 
comment il rend compte de sa 
position au Directoire, ibid.^ — a 
la nuit, passe TAdige , et se forme 
sur la rive droite; feint une re- 
traite, 67, — dirige toutes ses for- 
ces contre Alvinzy , ibid. , ~- sa 
communication captieuse au gé- 
néral Alvinzy; lui demande, par 
un agent secret, un armistice ta- 
cite , 69, — engage sans danger son 
armée , près d'Arcole , au milieu 
des marais de l'Adige , ibid. , — 
voyant ses troupes repoussées, les 
harangue comme a Lodi,7l, — 



BON 

est précipité de son cheval, ibid.^ 
— perd cinq généraux, et renonce 
à l'attaque d'Arcole , ibid. — faux 
bruits qu'il fait répandre, 72, — 
attaque de nouveau Alvinzy à Ar- 
éole, /ô., envoie un faux espion au 
général autrichien, 73, — attaque 
pour la troisième fois Alvinzy; ne 
le poursuit pas dans sa retraite et 
se dirige sur Vérone, 74 , — ren- 
dant compte des batailles d'Ar- 
éole, qu'il appelle un combat à 
mort , annonce prématurément 
la prise de Mantoue, 77, — lettre 
qu'il reçoit du Directoire sur la 
mission'^de Glarke à Vienne ; il 
en est contrarié, écrit au Direc- 
toire qu'un armistice sans Man- 
toue ne conduirait pas à la paix, 
80, — écrit au feld-maréchal Al- 
vinzy pour que Glarke puisse se 
rendre à sa destination, 81, — la 
lettre où le général Alvinzy lui 
demande un sauf-conduit pour le 
baron de Vincent contrarie ses 
vues, 128, — engage Clarck a diffé- 
rer la négociation jusqu'après la 
prise de Mantoue ; sa lettre à ce 
sujet , 1 28 et suiv., — persiste dans 
ses idées, 133, — répond durement 
à Glarke, 134, — a recours au pa- 
tronage intéressé de Barras , tou- 
jours accessible à la corruption, 
146 , — son adresse à circon- 
venir Thugut au sujet de Man- 
toue , etc., 151_, — surveille à Bo- 
logne les mouvemens du Pape , 
157, — passe le Pô et arrive à Vé- 
rone, ibid^ — joignant la ruse à 
l'audace, envoie un parlementaire 
à Alvinzy, pour demander seu)e- 
ment une suspension d'armes 
d'une demi-heure ,161, —attaque 
à son tour les Autrichiens indécis, 
ibid.^ — part dans la nuit pour le 
blocus de Mantoue, ibUL, — exalte 
les succès de la bataille de Rivoli, 
162, — sa dépêche au Directoire, 
1 63. — doit une partie de ses avan- 
tages à des communications se- 
crètes avec l'armée ennemie, ibid. , 
de quelle manière le conseil auli- 
que en parle, 164 et suiv., — prend 
toutes ses sûretés , 168 , — lettre 
confidentielle qu'il reçoit du Di- 
rectoire sur la chute prochaine de 



BON 



357 



Mantoue , et sur des ouvertures 
probables de paix avec l'Autriche, 
170, — s'oppose a ce que Glarke 
négocie à Turin a^ec le marquis 
Ghirardini, 172 et suiv., — ses 
vues étaient celles d'un homme 
d'état, 173, — réduit Glarcke au 
rôie de négociateur sans intluence, 
ibid.., — il l'appelle un homme de 
travail intègre, 174, — assiste in- 
cognito aux conférences de Serru- 
rier et de Klénau pour la reddition 
de Mantoue ; se découvre et dicte 
ses conditions , 175 , — arrivé à 
Vérone, écrit confidentiellement 
à Garnot sur les dispositions de 
l'Autriche, 176, — ne cherche qu'un 
prétexte pour déclarer la guerre 
au Pape; il le trouve dans des pa- 
piers saisis, 179, — se porte à Bo- 
logne; déclare dans sa proclama- 
tion que l'armistice est rompu, 
180, — écrit conlidentiellement au 
Directoire sur Rome, et en reçoit 
une réponse, 182, — ses troupes 
s'emparent d'Imola, ibid., — brise 
les portes de Faenza; s'empare de 
Gésène, 183, — et d'Ancône, où il 
fait 1,200 prisonniers; enlève les 
reliques et les bijoux de N.-D. de 
Lorette ,184, — s'avance sur Ma- 
cerata et P'oligno, 185, — veut pro- 
voquer par l'intermédiaire de 
Mattei des ouvertures pacifiques, 
186, — fermeté de sa réponse au 
prince Belmonte - Pignatelli qui 
veut intervenir au nom du roi de 
Naples en faveur de la cour de 
Rome, 187, — ■ compte qu'il rend 
au Directoire, ibid.., et suiv., — re- 
çoit une lettre du Pape et signe la 
paix à Tolentino, 190, — lettre re- 
marquable qu'il écrit à S. S. , 
191, — se sert de Lucchesini, am- 
bassadeur de Prusse, pour accé- 
lérer la conclusion delà paix entre 
la France et l'Autriche , 303 , — 
annonce au Directoire que le mar> 
quis de Gallo lui a remis les pré- 
liminaires ratifiés par l'empereur, 
305, — règne déjà en Italie , 306, 
— tient des agens secrets à Venise, 
307, — reçoit durement les députés 
de cette ville; les renvoie sans les 
entendre, 308, — sa lettre au doge 
portée par Junot, 309, — ses in- 



368 



BON 



struclioiis a Lallement, 311 , — il 
établit ses griefs , 312, — confère 
au général Kilmaine le comman- 
dement du Mantouan, ses in>truc- 
tions à ce sujet, 313, — voulait 
détruire ie gouvernement véni- 
tien, 315, — désespère les envoyés 
de Venise par sa lettre du 30 avril, 
datée de Palmanova, 318, — sa dé- 
pêche confidentielle au Directoire, 
du 3 mai 1797, 319,— est autorisé 
par lui à marcher sur Venise, 320, 
— sa déclaration de guerre avait 
prévenu cette autorisation , 321, 
prend possession des provinces de 
terre (eimejbid.y — fait fabriquer 
à Milan une proclamation signée 
Battaglia ( partisan d'une révolu- 
tion démocratique ) , pour exciter 
le peuple a la révolte contre les 
Français ; son effet désastreux , 
324, ~ fait répondre par Berthier 
à la première note des envoyés 
vénitiens, 325, — arrive à Milan, 
avec la pompe d'un souverain ; 
s'occupe aussitôt à fonder la répu- 
blique lombarde, 327, — refuse de 
recevoirle ministre vénitien, /ézc/., 
— reçoit , quelques jours après , a 
une fieue de Venise, une nouvelle 
députation du sénat; accorde un 
armistice de douze jours; laisseses 
instructions au général Baraguey- 
d'Hilliers, 329, — exige la mise en 
liberté de tous les détenus politi- 
ques, et ie désarmement delà ville, 
330, — donne l'ordre positif à Ba- 
raguey-d'Hilliers d'entrer à Ve- 
nise, 347, — conclut, le 16 mai, avec 
les députés du sénat démission- 
naire deux traités secret et patent; 
conditions de ces traités, 351, — 
mesures que lui prescrit le Di- 
rectoire , après la ])rise de Ve- 
nise, 353 , — il révèle au Direc- 
toire ses intentions et sa poli- 
tique, 354, — révolution de Gênes, 
355, — sa lettre au directoire au 
sujet de cette ville, 557, — se dé- 
cide à faire marcher sur Gênes le 
général Rusca ; sa lettre a Fay- 
poult, 369, — sa note envoyée au 
doge, 372, — approuve le gouver- 
nement provisoire établi à Gênes, 
380, — examen delà conduite de 
Bonaparte à l'égard de Venise et 



BON 

de Gênes, 387 etc., — sa lettre au 
Directoire, relativement au Pape 
malade, iôid., — le gouvernement 
français s'en rapporte à sa sagesse, 
388,— annonce au Directoire qu'il 
soutient le duc de Parme et le roi 
deSardaigne, 393, — n'est pasaussi 
favorable à la cour des Deux- 
Siciles, 395, — son opinion sur ce 
gouvernement, ibid.^ — reçoit, dès 
le 6 mai, l'autorisation du Direc- 
toire, de signer un traité définitif 
avec l'Autriche ; contenu des in- 
structions a cet égard, 398, — écrit, 
le 14, au général-major de Meer- 
leldt , l'un des plénipotentiaires, 
pour l'en instruire, 401, — et au 
marquis de Gallo , par l'intermé- 
diaire de Lemarrois,402, — rensei- 
gneraens et directions qu'il reçoit, 
lôid. et suiv., — montre de la con- 
fiance au marquis de Gallo ; arti- 
cles préparatoires qu'il rédige avec 
lai, 409, — comment il rend compte 
au gouvernement des résultats de 
cette conférence, 411, — témoigne 
au plénipotentiaire Gallo son mé- 
contentement des tergiversations 
de Ja cour autrichienne , 425, — 
demande avant de passer outre 
que les pouvoirs des négociateurs 
autrichiens lui soient communi- 
qués, 426, — envoie un courrier à 
Vienne, portant déclaration que, 
si les Autrichiens font un pas en 
avant , il entrera sur leur terri- 
toire, 427, — renforce son armée, 
etc., ibid.^ — rend compte des hé- 
sitations de l'Autriche, 428, — eût 
fait le sacrifice de Venise pour 
obtenir la paix, 430, — consent à se 
rendre à Udine poiu* traiter de 
la paix ; se plaint des préparatifs 
militaires de l'Autriche , 446 , — 
prend ses précautions , 447, — son 
impatience en voyant que rien ne 
se conclut, 451, — se prononce 
hautement contre les orateurs du 
parti de Clichy qui avaient blâmé 
sa conduite, 459, — offre au Direc- 
toire de marcher sur Paris avec 
25,000 hommes ; on accepte son 
offre avec plaisir, 461, — ne doute 
pas que l'empereur ne tergiverse 
et ne veuille gagner du temps, 462, 
— offre de l'argent au Directoire 



BON 

pour le soutenir ; envoie à Paris 
Augereau pour diriger la révolu- 
tion contre les clichienSj478, — ja- 
loux de Hoche, 479, — intercepte 
une lettre de François II à son frè- 
re; il y trouve des intentions pacifl- 
ques pour la France. 487, — com- 
munique au Directoire son projet 
de réponse, /6/c?,,— presse le mar- 
quisdeGallo de renouer les négo- 
ciations paciliquesàYienne, 497, — 
correspond avec Augereau et La- 
valette sur les dissensions élevées 
au sein du Directoire, 516, — se 
rend auprès d'Udine, ibid., — con- 
fère avec les ministres plénipo- 
tentiaires; instruit Carnot de ses 
opérations, 517 , — sa lettre au 
Directoire, le 6 septembre, quand 
il ignorait la révolution du 1 8 fruc- 
tidor, 52G, — sa dépêche à Talley- 
rand encore plus remarquable, 
527, — sa proclamation à l'armée, 
après le 18 fructidor, 528, — dé- 
fend Clarke auprès du Directoire, 
530, — remet au comte de Meer- 
feldt son propre ultimatum , et en 
donne connaissance a Talleyrand, 
534, — sa lettre au Directoire, huit 
jours après_, 355, — en éprouve des 
difficultés, 548, — sa lettre à Talley- 
rand au sujet du Piémont, ibid-^ — 
veut faire et signer la paix par lui- 
même; sa lettre au Directoire, 
556, — demande sa démission, 557, 
— arrive de Passeriano avec une 
garde de dix -huit cavaliers , pour 
faire sa première visite au comte 
de Cobentzl ; son portrait par 
Bonaparte , 562 , — comment il 
rend compte de la marche des 
conférences, 567, — son second 
rapport du 1" octobre, 569, — 
parle de la santé chancelante du 
Pape; se plaint de ce que lui-même 
est très faible, 570, — lettre qu'il 
reçoit du Directoire, par l'entre- 
mise de Batot , agent intime de 
Barras, 573, — ses explications avec 
lui, 575, — l'apostrophe dans un 
dîner auquel assistaient les pléni- 
potentiaires, 576, — ne lui révèle 
pas sa dernière pensée sur la paix, 
578 , — sa lettre à Talleyrand sur 
le projet du Directoire de révolu- 
tionner l'Italie, 579, — charge 



BON 



359 



Botot d'une lettre pour le gouver- 
nement français, 581, — lettre 
qu'il reçoit de l'agent de Barras , 
de retour à Paris, 582, — comment 
il conclut le traité célèbre d'U- 
dine, 587, — lassé des délais de 
Cobeiitzl , il brise en jurant un 
magnifique cabaret de porcelaine, 
et s'écrie : « Telle sera dans trois 
mois voire monarchie autrichien- 
ne!, » 589, — trois jours après, le 
traité détinitif de paix est signé a 
Campo-Formio; clauses secrètes , 
592, — Bonaparte , au comble de 
la joie, envoie le traité détinitif au 
Directoire; comment il le justifie 
aux yeux de Talleyrand, V, 5, — 
est nommé chef de Tarmée qui doit 
traverser la Manche, 8, — écrit au 
ministre des finances au sujet des 
sommes énormes que la campagne 
d'Italie avait procurées à la France, 
11, — dispose son départ pour 
Piastadt, 13 , — va jouir de son 
triomphe à Milan, ibid., — passe 
en revue des troupes françaises ; 
annonce au Directoire ses projets 
pour la campagne d'Angleterre et 
la distribution des troupes, 14, — 
indique l'amiral Truguet pour être 
àlatêtede !ailotte,i5, — sa réponse 
bien remarquable à Villetard qui 
demandait l'indépendance de Ve- 
nise, 16, — fait fermer à Milan les 
sociétés populaires, 22, — en par- 
tant d'Italie pour Ptastadt, écrit 
au Directoire qu'il faut obsener 
le Pape et brider Naples, 56, — sa 
route fut une marche triomphale, 
57, — arrive au congrès le 125 no- 
vembre 1797, 60, — trouve en ar- 
rivant l'ordre de se rendre à Paris, 
ibid.^ — ne voit que la légation 
française et le comte de JVIeerfeldt, 
61 ,— rend visite au comte de Ler- 
bach et au baron d'Albini , 62, — 
comment il reçoit le comte de 
Fersen, 63 etsuiv., — procède al'é- 
change des ratifications avec M. de 
Cobentzl et le général Meerfeldt, 
65, — convention militaire secrète, 
ibid.^ — refuse l'offre d'une prin- 
cipauté en Allemagne, 67, — lettre 
singulière qu'il reçut à la même 
époque , 68, — n'a jamais voulu, 
rétablir les Bourbons , 69 , — set 



300 



B0> 



confidences à M. de Gobentzl , 
70, — brûle de recevoir les hom- 
mages de la population parisienne, 
72,— fête que le Directoire lui 
donne le 10 décembre; est pré- 
senté au Directoire par Talley- 
rand , 73, — sa réponse au discours 
des directeurs est mutilée ,74, — 
leur remet le traité de Campo- 
Formio, ibid.^ — veut faire partie 
du Directoire ; mais il n'a pas 
atteint Tâge prescrit par la con- 
stitution, 75 , — peu disposé à 
retourner à Rastadt, 100, — con- 
fère avec les principaux banquiers 
de Paris pour un emprunt destiné 
a fournir à la guerre contre l'An- 
gleterre ,134, — irrité de ce que 
Augereau voulait révolutionner le 
Brisgaw; et envoie plus d'une let- 
tre de son rival à son agent parti- 
culier à Paris, 147, — communique 
au Directoire les plaintes de Co- 
bentzl , 153 , — remet à Merlin , 
directeur, une dénonciation, datée 
de Strasbourg, contre Augereau, 
154, — craignant la puissance du 
Directoire, dissimule et se tient 
dans l'ombre , 157, — flotte entre 
l'expédition d'Angleterre et celle 
d'Orien t, 1 7 2 , — réponse à son frère 
Joseph sur la conduite a tenir a 
Rome; lui recommande la fermeté, 
185, — sa lettre à Joseph sur l'en- 
trée du général autrichien Provera 
dans Rome, 197, — et au cardinal 
Mattei, 198, — envoie à Rome trois 
jeunes officiers généraux , démo- 
crates et irréligieux, 204, — ^après 
la mort de Duphot , ses insinua- 
tions adroites vis- a-vis de Co- 
bentzl et du marquis de Gallo sur 
l'occupation de Rome, 231, — re- 
garde comme ennemi de la répu- 
blique française le canton de 
Berne, 298, —voulait révolution- 
ner la Suisse , pour s'assurer des 
débouchés de l'Allemagne et de 
l'Italie , 300 , — avait réuni les 
peuples de la Valteline , de Chia- 
venna et de Bormio a la républi- 
que cisalpine , 307, — réllexiocs 
d'un observateur politique prus- 
sien sur le voyage de Bonaparte, de 
Rastadt a Paris, 309, — le renver- 
sement du gouvernement des Gri- 



BO.N 

sons est son œuvre, 317, — note 
secrète qu'il reçoit du grand tri- 
bun de Bàle , 324, — assiste aux 
conférences où il s'agit de soulever 
la Suisse, 326, — sa lettre confi- 
dentielle au directoire de la répu- 
blique cisalpine , quand le direc- 
toire prend les Vaudois sous sa 
protection , 329 , — écrit à Co- 
bentzl qu'il est temps de finir la co- 
médie de Rastadt^ 431, — sa lettre 
a Tallevrand, pour se dégager des 
liens de' Rastadt, 436, — rêve l'ex- 
pédition d'Orient , 438 , — avait 
puisé, dans les archives deVenise, %^ 
la première idée de son expédition \ 
en Egypte , 440, — voulait d'abord 
s'emparer de Malte ; réponse né- ^ 
gative qu'il reçoit du ministre des ^ 
relations extérieures, 442, — sa 
lettre au Directoire sur le même 
sujet, 443, — correspondance avec 
Tallevrand, 444 et suiv., — mande 
Poussielgue, secrétaire de la léga- 
tion française a Gênes, dont plu- 
sieurs parens habitaient Malte, et, 
après avoir.conféré avec lui, l'en- 
voie dans cette île, avec une com- 
mission ^Inspecteur général des 
échelles du Levant^ 452, — en en- 
voie une copie à Talleyrand ; in- 
struit l'amiral Brueys de son 
projet, 455, — va examiner les 
côtes de l'Océan, 462 , — revient à 
Paris par la Belgique , 464, — son 
opinion sur la descente en Angle- 
terre , ibid.^ — mûrit son plan; 
résultats présumés de l'expédition, 
465, — demandait 40,000 hommes 
et la fiotte de Rrueys, 4G6, — mi- 
nute de sa main tous les arrêtés 
et nominations, etc.^ibid.^ — lettre 
secrète qu'il reçoit des directeurs, 
467, — le premier avril, part pour 
Toulon, 473, — désapprouve la 
conduite de Bernadotte à Vienne; 
ne veut pas qu'on fasse la guerre 
à l'Autriche , 509, — est chargé des 
pouvoirs les plus étendus, 51 0, — 
contremande toutes les mesures 
relatives a l'expédition de Malte, 
etc. , ibid. — mande à Cobentzl 
qu'il ira s'aboucher avec lui a 
Rastadt, 511,— exprime au Direc- 
toire le désir d'ajourner l'affaire 
d'Egypte , 51 3,— reçoit l'ordre de 



BON 

partir sur-le-champ , ibid.^ — veut 
effrayer le Directoire en offrant 
sa démission , ibid. , — se retire 
violemment irrité : «la poire n'est 
pas mûre , w dit-il, 514, — part 
pour Toulon avec sa femme et 
Bourrienne, le 4 mai 1798, 515, — 
demande au grand - maître de 
Malte l'entrée de tous les ports 
pour la flotte entière, VI, 70, — 
débarque à la calle Saint-Georges, 
71, — envoie Junot pour signer 
une suspension d'armes, 73, — la 
ville et les forts de Malte lui sont 
remis, par suite de la convention 
du 12 juin 1798, 74,— prend pos- 
session des forts et de la ville, 75, 
— lait son entrée dans la ville; ne 
visite point le grand-maître, 7 6, — 
enlève tous les trésors et ordonne 
une prise générale ,77, — annonce 
que rintention de la Russie était 
de s'emparer de Malte, 79,— après 
quelques dispositions , cingle avec 
sa flotte surCandie, 80, — apprend 
devant la côte de Candie qu'une 
escadre anglaise croise dans la 
Méditerranée, veut qu'on se porte 
sur le cap d'Azi, à 25 lieues d'A- 
lexandrie , 81 , — s'empare de 
cette ville, marche, à travers le 
désert, à la conquête du Caire , 
83, — ses aveux relativement à la 
perte de sa flotte devant Aboukir, 
89, — s'établit militairement en 
Egypte ,92, — pourquoi il ren- 
versa facilement la domination des 
Mameloucks, ibid.^ — aurait voulu 
donner à la Cisalpine une constitu- 
tion différente de celle de la Fran- 
ce; avait, à ce sujet, consulté Siéyès 
et Benjamin Constant, 173, — ses 
adieux aux italiens en partant 
pour Rastadt, 174, — fait recon- 
naître sa nouvelle république par 
Coblentz ; texte de ]|cette recon- 
naissance, 175, — après les prélimi- 
naires de Léoben avait fait partir 
des émissaires pour la Macédoine 
et la Grèce , 257, — croyait que 
M. de Talleyrand serait nommé 
ambassadeur à Constantinople , 
261, — croit, après la prise de 
Malte , que l'empire ottoman va 
crouler, etc., 264, — sa lettre au 
pacha de Janina , ibid. , — après 



Bors 



361 



la perte de sa flotte veut tirer 
parti de l'occupation d'Egypte, 
284,— croit que M. de Talleyrand 
esta Constantinople, ibid.^ — y 
envoie M. Beaucharap, consul à 
Mascate, 285,— moyen qu'il ima- 
gine pour le soustraire aux An- 
glais ; lettre qu'il lui remet pour 
le grand-visir, 287,— son juge- 
ment sur la reine de Naples, etc., 

405, — sa lettre au général Cau- 
daux , ambassadeur de Naples , 

406, — sa lettre à Talleyrand au 
sujet des demandes de la cour de 
Naples^ 408, — sa duplicité dans 
cette affaire, 410, — nouvelle let- 
tre à Canclaux, toute opposée aux 
premières, ibid. , — enlève quel- 
ques chefs-d'œuvre au grand duc 
de Toscane, VII, 12,— cherche à 
maintenir la tranquillité dans le 
Piémont, 75, — descend en Egypte 
le l*-- juillet 1798; ses succès ; ap- 
prend les désastres de la flotte 
française, 344, — songe à s'éta- 
blir "dans le pays conquis, 345, 

— engage Ali-Pacha et Djezzar- 
Pacha à se révolter contre la 
Porte ottomane, ibid.^— ses ruses 
sont dévoilées par les Anglais, 
346, — firman lancé contre lui 
par le Grand-Seigneur, 347, — 
apaise la révolte du Caire, 348, — 
ne reçoit point de nouvelles de 
France, ibid., — ses projets contre 
la Syrie, 349,— et sur ITnde, ibid.., 

— pénètre en Syrie , prend Jaffa, 
et arrive devant Saint-Jean d'A- 
cre , 250 , — forcé d'en lever le 
siège ; sa lettre menteuse au Di- 
rectoire et au divan du Caire, 351, 
—bat les Turcs devant Alexandrie 
et s'empare du fort d 'Aboukir, 
353, — apprend par les gazettes 
anglaises les revers de l'armée 
française en Italie, 354,— prend 
subitement le parti de rentrer en 
France; s'embarque en trompant 
Kléber par un faux rendez-vous , 
ibid., — trompe la vigilance des 
stations anglaises, relâche à Ajac- 
cio et débarque à Fréjus ; part 
aussitôt pour Paris , où il arrive 
le 16 octobre 1799, 357,— redoute 
la finesse de Fouché, l'esprit ob- 
scur de Siéyès ; Talleyrand se 



362 



m^ 



dévoue à lui , et Moreau est 'sé- 
duit; Bernadolte lui résiste, 358, 

— nommé commandant des trou- 
pes à Paris, il abolit à Saint-Cloud, 
le 9 novembre 1 799 ( 1 8 brumaire), 
le gouvernement directorial, VU, 
360, — membre du consulat pro- 
visoire, s'empare de la présidence, 
ordonne et dirige tout, 361,— dé- 
porte les jacobins et Jourdan a 
leur tête, il/i(/., — rapport d'un 
agent prussien sur le 1 8 brumaire, 
362 et suiv., —s'empare de toute 
l'autorité, 369, —attire à lui tous 
les esprits les plus récalcitrans , 
370, — se réjouit de ce que l'An- 
gleterre ne veut pas traiter de la 
paix, et déblatère contre son gou- 
vernement, 385, — écrit à l'em- 
pereur d'Allemagne pour la paix, 
refus qu'il éprouve, 386, — son 
autorité s'affermit; il pacifie !a 
Vendée , et fonde la banque , 391 ^ 
— ^^ne sait s'il doit s'emparer du 
trône, ou le rendre aux Bourbons, 
394, — intimide les généraux révo- 
lutionnaires les pbisinfluens, 395, 
— ne connaît point d'obstacles, et 
forme l'armée de Dijon, forte d'en- 
viron 40.000 mille hommes ; passe 
le Saint-Bernard , menace Mé!as 
à Turin , et pénètre à Milan, 400, 
—arrive le 13 juin 1800 devant 
Marengo, 401, — prêt à faire la 
retraite , attend impatiemment 
Desaix, nouvellement arrivé d'E- 
gypte, et grâce en partie à son cou- 
rage gagne la bataille de Marengo, 
403, — avantages immenses de cette 
victoire, 405, — repart pour Paris, 
ibid., — sa joie en recevan!: deux 
envoyés autrichiens, 411, — es- 
père que l'Angleterre paiera les 
refus qu'elle lui a fait essuyer , 
412 , — cherche à flétrir la g(oire 
de Moreau, 415, — ses inquiétudes; 
il aimeaparler de l'Egypte, 416, — 
sa haine contre Kléber accrue par 
la convention d'El-A'rich, ibid.^ — 
détails sur cette convention, 417, 

— fait ])art de son mécontente- 
ment à Desaix, 419, — jaloux de 
Moreau , vainqueur à Hohenlin- 
den , 433, — son portrait par un 
agent prussien, 434, — juge mer- 
veilleusement Paul I**^ et cherche a 



BON 

séduire ses affidés, 439, — lui en- 
voie l'épée du grand-maître La 
\alette, ibid.^ — ses projets d'u- 
nion avec Paul I»"" contre !es 
Anglais dans l'Inde, 458, — notitie 
a Luchésini que le roi de Prusse 
pourra payer cher son refus de 
s'allier avec la France contre 
l'Autriche , VIII, 34 , — dicte en 
vainqueur le traité de Lunéville, 
35,— ses petites ruses employées 
pour son ambition personnelle, 
42,— marche rapidement au pou- 
voir suprême, 74 , — porte tous 
ses regards vers la Russie, ibid., — 
rage de Bonaparte contre l'Angle- 
terre a la mort de PaulP"^, 96, — 
veut assouvir sa vengeance contre 
les Anglais sur le Portugal, 127,- 
leurre l'Espagne d'un accroisse- 
ment de territoire en Portugal , 
130, — rassemble une armée à 
Bordeaux, 132, — ne s'occupe plus 
que de descendre en Angleterre , 
137, — pence aussi à l'f^gypte; 
mensonges à ce sujet , 142, — se 
fLitte de séduire Toussaint-Lou- 
verture, 208, — sa conduite atroce 
a l'égard de lord El gin, 221 , — 
on ne peut ajouter foi à ses bud- 
gets, 223, — son projet de devenir 
protecteur de la confédération du 
Rhin, 242 , — ne remplit aucun 
des engagemens pris avec la Rus- 
sie , par rapport aux princes 
d'Allemagne , 277 , — cherche à 
leurrer Alexandre, 278 , — refuse 
tout arrangement pacifique , 280, 

— s'indigne de la conduite de 
Woronzoff, 281 . — ses boutades 
et ses mauvais traiteniens à Tégard 
de Markoff, ibid., —demande son 
rappel, 282, — caractère incom- 
préhensible de Bonaparte , 283 , 

— ses usurpations depuis le traité 
de Lunéville. 285,— son ambition 
égare son génie, 291. — domine la 
Hollande, et veut être maître en 
Suisse,294,— accuse la constitution 
suisse, 29G , — persécute la veuve 
et le lils du prince Louis de Par- 
me, 301, — son ambition dépemte 
par l'observateur prussien , 302 , 
etc., — se fait nommer président 
de la république cisalpine, 307, 

— convoque la consulte à Lyon, 



BON 

309, — est nommé président de la 
république italienne, 310, — sa 
constitution , ibid. , — son Code 
civil apprécié, 312, — son consulat 
est prolongé de dix ans, 314, — 
veut être nommé consul à vie. et 
l'obtient, ibid.,— prend l'attitude 
d'un souverain , etc. , 315, — est 
irrité du refus des indemnités of- 
fertes aux princes français, 317, — 
veut s'en venger; invoque une in- 
surrection en Pologne , 318, — ses 
agens chez tous les princes alle- 
mands, 322, — déjoue les conspi- 
rations, 524, — accuse l'Angleterre 
d'un projet d'assassinat contre sa 
personne, 340, — fait injurier dans 
le Moniteur Spencer Smith., 344, 

— accepte le titre d'empereur , 
347, — il est vivement choqué de 
la note de M. Klupfell , ministre 
russe , sur l'assassinat du duc 
d'Enghien, 347, — son avènement 
à l'empire proclamé avec pompe 
à Paris; création de la légion- 
d'honneur , promotion de maré- 
chaux; négociations avec le Pape 
pour son couronnement, 367 , — 
se rendàMayence, 371, — s'aliène 
de plus en plus la Russie , 377, — 
force l'électeur de Bavière à chas- 
ser le ministre anglais, ibid.^ — sa 
colère contre le roi de Prusse qui 
avait demandé la libre sortie de 
France du chevalier Humbold , 
380, — son luxe inconnu aux cours 
de l'Europe , 393, — insulte le roi 
de Suède dans le Moniteur, 14 
août 1804, 400, — sa réponse, 
dans V Argus, à la protestation de 
Louis XVIII, 402, — son discours 
à l'ouverture du corps législatif, 
( décembre 1804) 410, — sa lettre 
au roi d'Angleterre, 414, — veut 
prendre le titre de roi d'Italie , 
421, — se fait couronner à Milan; 
nomme le prince E. Beauharnais, 
vice-roi d'Italie, 422, — dirige tout 
sous le nom de son beau-tiis, 426, 

— sa correspondance acerbe avec 
les fonctionnaires publics italiens, 
427, — donne la principauté de 
Lucques à l'une de ses sœurs , or- 
ganise Parme, etc., en départe- 
mens français, 452, — ses injures 
contre la reine de Naples , ibid.. 



BOj\ 



363 



— ne se lie pas aux intentions pa- 
cifiques du roi de Prusse , 463, — 
lui offre l'électorat de Bavière; à 
quelles conditions, 4 6 5, — faitmar- 
cher des troupes vers le midi de 
l'Allemagne, 473, — lève son camp 
de Boulogne et court au Rhin, 
483, — sa^ position critique à une 
si grande distance de ses frontiè- 
res, cerné de toutes parts comme 
il l'était, 500, — de son quartier- 
général de Brunn , il écrit à l'ena- 
pereur Alexandre , et le compli*iî|^ 
mente ; lettre qu'il reçoit, 502, — "^' 
propose un armistice' qui n'est 
pas accepté; il est repoussé vigou- 
reusement à Wischein, 503, — s'é- 
tablit à Brunn , et à Wischau 
évacué, 505 , — position de son 
armée à Austerlitz, 507, — attaque 
vivement le centre de l'armée 
ennemie. 508, — gagne la bataille; 
détails, 509, — met en liberté les 
officiers russes , pour séduire 
Alexandre, 510, — ne s'enorgueil- 
lit pas de la victoire comme ses 
généraux, 514, — commande en 
Autriche comme en France , IX , 
7, — règle les indemnités à accor- 
der aux princes de l'Allemagne 
méridionale, 8, — consulte Alexan- 
dre par courtoisie, 9, — dissimule ^^^ 
avec la Prusse, pour sa perte 
plus tard, 15, — sa négociation 
fallacieuse et brusque avec Haug- 
witz, ibid., — mensonges renfer- '^^ 
mes dans sa proclamation datée 
de Schœnbrunn, 19 , — la vérité 
opposée à ces mensonges , 20 , — 
injurie Hardenberg dans le Moni- 
teur, à cause de la lettre à Har- 
rowby sur le Hanovre, 38, — an- 
nonce une audience à Haugv^itz, 
et ménage la Prusse dans son 
bulletin du 7 décembre , 45 , — 
veut aussi brouiller l'Autriche 
avec l'Angleterre, 46 , — dès que ^ 
le roi de Prusse a désarmé, ne ^k 
conçoit plus de bornes, nouvelles 
conditions qu'il lui impose, 61, — 
fait occuper le margraviat d'Ans- 
pach au nom du roi de Bavière , 
62, — se réjouit du ministère formé 
à la mort de Pitt, 73, — signe un ^^jj^ 
traité avec la Bavière , 78, — se 
fait céder Cassel, etc., sur le Rhin, 



364 



BON 






79, — soumet l'état de Venise au 
Code civil, 82, — pressure ce pays, 
84; — son discours impérieux et 
outrageant d'ouverture de la ses- 
sion du corps législatif (26 jan- 
vier 1806), 91, — élévation de ses 
sœurs, etc., 93, — don ne des prin- 
cipautés a ses officiers et serviteurs 
lidéles ,94, — instructions a son 
frère Louis, roi de Hollande, 99, 

— son projet de domination uni- 
verselle sur le continent ; sa note 
à ce sujet, remise à Talleyrand , 

03, — fait assassiner le libraire 
Palm , IX , 124 , — son pouvoir 
s'accroît sans mesure, 136, — veut 
détruire l'ancienne autorité im- 
périale, 139,— traite secrètement 
avec Fox, 143, — organise la con- 
fédération du Rhin ; articles prin- 
cipaux du traité qui la constitue, 
158 etc., — rétablit la noblesse hé- 
réditaire, 164, — dévoile ses in- 
tentions malveillantes pour la 
^ Prusse, 175, — cherche à abuser 
la Prusse dans les journaux , etc., 
1 77, — fonde sur le ministère Fox le 
projet d'une pacification générale, 
183, — mais ne voulait pas que la 
Russie prît part aux conférences 
avec l'Angleterre, 188, — sa lettre 
au prince primat pour rassurer 
les princes de la confédération 
du Rhin , 251 . — sa lettre à 
tous les princes, 252, — entraîne 
dans son alliance le grand-duc 
Ferdinand, 256, — passe le Rhin 
pour se rendre en Franconie, 258, 
— ses injures grossières au roi de 
Prusse, 262, — demande aux con- 
fédérés leur contingent, 265, — 
se prépare à la guerre avec acti- 
vité , 271, — ment a sa conscience 
dans sa proclamation , ibid.^ — sa 
proclamation mensongère contre 
la Russie , à l'ouverture de la 
guerre , 295, — se porte en force 
sur Hof dans la Thuringe , 303, — 
gagne la bataille d'Iéna, ibid. , — 
son entrée triomphale à Berlin , 
313, — pardonne au prince de 
Hatzfeld; détails a ce sujet, 315 

— et, avant de traverser l'Elbe, 
avait voulu détacher la Saxe de 
l'alliance prussienne, 323, — re- 
fuse à la Prusse un armistice, 324, 



BON 

— ne veut pas signer la paix qu'il 
a offerte, 326, — fait occuper 
Cassel par Mortier ; veut com- 
poser un royaume pour son frère 
Jérôme, 332 , — son langage a 
l'envoyé du grand-seigneur, 333, 

— joint l'ironie à la mauvaise foi 
dans ses notifications aux pléni- 
potentiaires prussiens , 324 , — 
signe , à Charlottembourg , une 
trêve avec la Prusse et la détruit 
le lendemain par une déclaration, 
340, — irrité de la publication an- 
glaise des ijapiers relatifs aux né- 
gociations entamées et rompues 
avec l'Angleterre, 34i, — décret 
de Berlin sur les marchandises 
anglaises, 342, — ses suites fatales 
à la France , ibid.^ — envoie Duroc 
au roi de Prusse pour lui deman- 
der la ratification de la trêve, 343, 

— est refusé ; part pour Posen, y 
arrive le 28 novembre (i 806), 345, 

— ses promesses ambiguës aux 
Polonais , 349, — signe un nouveau 
traité avec la Saxe, ibid. , — ar- 
rive à Varsovie le 19 décembre , 
350, — avait tenté l'échange de la 
Gallicie contre la Silésie prus- 
sienne, ibid.^ — craintes qu'il in- 
spire aux princes confédérés, 352, 
— allait rallumer les fureurs de la 
guerre, ibid., — fait administrer 
le Hanovre par unmaréchal d'em- 
pire , et veut former un royaume, 
370, — ordonne par avance sur la 
conscription de 1808 une levée de 
80,000 hommes , 273 , — ne veut 
que des vasseaux et non des 
alliés, 389, — se retire sur la Vis- 
tule après la bataille de Prussich- 
Eylau; perd 18,000 hommes, 392, 
— ne convenait jamais de ses 
fautes, 394, — recommence à né- 
gocier avec le roi de Prusse, ibid.^ 
— lui écrit deux fois; c'était un mé- 
lange de menaces et de promesses, 
387, — veut maintenir Vienne dans 
la neutralité, 406, — sa lettre au 



roi de Prusse , ibid. 



jjole le 



cabinet autrichien, 407, — arrive 
à Tilsitt, après la bataille deFried- 
land , 420, — désire ardemment la 
paix avec la Russie, 426, — son 
entrevue avec Alexandre sur le 
Niémen , 427, — conditions de la 



^: 



BON 

paix, 427, etc.,— articles secrets, 
429,— signe un autre traité avec 
la Prusse , 433, — sa dareté , son 
insolence vis-a-vis la reine de 
Prusse a Tilsitt, 434 , — ne garde 
plus de mesure avec les princes 
confédérés, 441 ,— crée le grand- 
duché de Varsovie, ihid.^ — sa dé- 
claration du 1 5 août 1 807, etc.; son 
orgueil démesuré , 444 , — arrivé 
à Varsovie , commande une con- 
stitution a Talleyrand pour la 
Pologne , et la fait signer a huit 
gentilshommes , 449,— réflexions 
snr cette charte, 450 , — son im- 
mense pouvoir après la paix de 
Tilsitt , X , 2,— il veut miner la 
puissance anglaise dont il ne con- 
naît pas la force , 7, — publie le 
décret de Berlin contre les mar- 
chandises anglaises , ibid. , — son 
système continental, 8, — sup- 
prime letribunat, 10, — les élé- 
mens de sa puissance s'altèrent , 
21, — visite Milan et Venise ; fa- 
eux décret de Milan contre 
l'Angleterre , 23, — ruine les Ita- 
liens et les choque , 25 , — se re- 
pent des concessions faites à 
Alexandre, 51 , — avait menacé 
lord Lauderdale de diriger ses 
armées sur Lisbonne , 79 , — sa 
conduite dissimulée avec l'Espa- 
gne, 82, — ses projets sur ce trône, 
ibid.^ — ses agens en Espagne, 84, 
— leurre l'ambition de Godoï, 85, 
— excite Godoï a s'emparer du 
pouvoir, et signe un traité secret 
avec son agent , 92 , — sans con- 
naître les difficultés qu'éprouve 
l'armée de Junot en Portugal , 
déclare que la maison de Bra- 
gance a cessé de régner, 108, — 
cherche a tromper l'ambassadeur 
d'Espagne, 121, — demande enfin 
hautement la cession des provin- 
ces entre l'F.bre et les Pyrénées , 
et offre le Portugal en compensa- 
tion , 122, — fait nier par Cham- 
pagny qu'il eût reçu la lettre de 
Ferdmand; sa duplicité, 123, — 
fait annoncer par un chambel- 
lan qu'il va visiter la Péninsule ; 
envoie de riches présens , 1:24 , — 
sa lettre ambiguë à Ferdinand , 
141, — crée une noblesse hérédi- 



BON 



365 



taire, 156, — proclamation aux 
Espagnols, 1 56, — son armée im- 
mense, 158, — ignore la nature et 
la force de l'armée anglaise, 160, 

— quel peuple il outrageait en 
opprimant l'Espagne ; lettre à ce 
sujet, 169, etc., — se fait donner 
l'épée de François 1^', 175, — dé- 
livre le prince *de la Paix, 176, — 
fait présenter une constitution à 
la junte espagnole , réunie a 
Bayonne , son plan, 181, — inquiet 
sur la guerre d'Espagne, 235, — 
demande une entrevue a Alexan- 
dre; elle est accordée ; Erfurt est 
choisi, 237 , — rapports que lui 
font ses agens en Allemagne, 238, 

— princes qui viennent le com- 
plimenter, 239,— exclut du uom^ 
bre des ambassadeurs a cette \ 
entrevue le comte de Metternich, * 
240, — l'empereur d'Autriche ne 
s'y rend pas ; ce qui l'urite au 
dernier point , 240, — est d'accord ^V 
avec Alexandre sur la Pologne , ^^ 
244, — parle de son mariage avec 

la grande-duchesse Catherine Pau-^^ 
lowna, 245, — écrit au roi d'An- 
gleterre pour lui conseiller la paix 
et se faire reconnaître empereur, 
ibid.^ — ne réussit pas dans sa 
tentative , 249 , — peu satisfait du 
résultat de l'entrevue d' Erfurt, 
250 , — dirige vers l'Espagne des 
troupes considérables , 257, — y 
tombe comme la foudre , 259, — 
ses triomphes ; entre a Madrid ; sa 
réponse aux Espagnols qui de- 
mandent Joseph , ibid.^ — mécon- 
tent de l'expression de Joséphine , 
le corps législatif représente la 
nation; la réfute dans le Moniteur, 
264, — exige qu'on attaque l'île 
de Gotland, 279, — surveille i'em- '^^ 
pereur d'Autriche ; style insultant -■ 
des dépêches qu'il lui adresse, 295, 
— apprend à Madrid les arme- 
mens de l'Autriche ; mesures qu'il 
arrête; il arrive à Paris, 298, — 
rassemble ses forces ; réclame se- 
crètement la coopération de la 
Russie, 303, — répond au mani- 
feste de l'Autriche, 310, — arrive 
à temps ; ses succès contre l'ar- 
chiduc Charles, 314, — arrivé de- 
vant Vienne, recommande d'é- 



366 



BON 



pargner le palais qu'habite Marie- 
Louise, demeurée malade, 315, — 
Vienne capitule , 3i6, — sa posi- 
tion près de Vienne , en face du 
prince Charles, 317, — est repoussé 
£n personne pour la première 
-ali^ois, 317 , recommence les atta- 
ques le lendemain; son courage 
héroïque, 318, — ordre du jour 
qu'il tait publier contre le mar- 
quis de Chasteler, chef des Tyro- 
y^iens insur^rés , 335 , — une fois 
sacré par Pie VII, veut le domi- 
ner entièrement, 351 , — ses pro- 
jets, lùid., — ses exigences ; de- 
mande le renvoi deConsalvi; sa 
correspondance avec le Pape, 353, 

— ; s'empare de Civita-Vecchia , 
ibid.^ — écrit au Pape : Je suis 
l'empereur de Rome , 354, — in- 
time a Pie VII l'ordre de recon- 
naître purement et simplement 
Joseph pour roi de Naples, 355 , 

— ses paroles à l'évêque de Sé- 
leucie,338, — demande que le 
cardinal de Bayonne lui soit en- 
voyé pour conférer , 3G2 , — fait 
occuper Rome; mesures atroces 
qu'il prend , 364 , — lettre d'un 
sujet russe sur cette occupation, 
ibid.^ etc., — sa réponse a la dépu- 
tation romaine qui le compli- 
mente, 373. — ses dispositions 



commence son mouvement le 30, 
ibid., — attaque le centre de l'ar- 
mée autrichienne sans la rompre; 
doit àMacdonald et à Davoust ses 
succès a Vv'agram , 383 , — lettre 
remarquable qu'il dicte après 
avoir appris la descente des An- 
glais àWalcheren, 410, — trou- 
blé des nouvelles qu'il reçoit 
d'Espagne et de Paris, 470, — veut 
recommencer la guerre ; il en est 
détourné par suite de son entre- 
vue avec le comte de Bubna. 473, 
— confère avec le comte de Lich- 
^enstein et le comte de Bubua,et 
termine les opérations , 474 , — 
exiiie cent millions , 474 , — un 



/ 



> jeune homme veut l'assassmer 
<-»' ^ dans une revue a Scbœubrunii, 
475, — charge son minii^tre de hâ- 
ter la conclusion de la paix ; ra- 
tifie le traité le 14 octobre; con- 



BON 

ditions du traité, 470, — fait sauter 
les remparts de Vienne malgré 
les prières des magistrats, 477, — 
considérations sur cette paix, 478 
etc. , — s'était assuré la main de 
3Iarie-Louise , 481, — sa position a 
la hn de 1809 , XI , 5 , — ne sait 
pas pénétrer dans les secrètes 
pensées d'Alexandre, 7, est ab- 
sorbé par les affaires d'Espagne, 
11, — regarde l'anarchie espagnole 
comme un moyen de succès pour 
lui, 31 , — ses ironies contre 
Wellington, ibid., — prépare son 
invasion en Portugal , 32 , — son 
discours d'ouverture au corps 
législatif, ibid., — il se loue outre 
mesure , 34, — et ses mensonges , 
ibid., — déclare en présence de sa 
famille sa résolution de rompre 
son mariage , 39 , — lettre sur la 
politique de Napoléon a cette 
époque , 43-50 , — sa puissance ; 
ses arméniens maritimes, 54, — se 
persuade que lien ne lui est im- 
possible, 55, mais ne sait pas juger 
ses ennemis, ibid.^ — veut armer 
les États-Unis contre l'Angleterre, 
et cherche à les tromper , 60 , — 
effet que produit son mariage eu 
Russie ,78, — quelques faits re- 
latifs à ce mariage , 79 , — sa va- 
nité; convoque tous les princes de 
sa famille, etc., 80, — envoieOu- 
vrard en Angleterre pour traiter 
secrètement de la paix, 85, — et 
le fait arrêter , ibid. , — envoie 
Foucbéen exil à Rome et puis en 
Illyrie, 85, — s'empare de l.i Hol- 
lande : res paroles au bis de Louis, 
90 , — incorpore la Hollande a 
l'empire, ibid.^ — sa puissance for- 
midable, 92, — voulait opposer la 
Pologne a la Russie, 97 , — son 
erreur ace sujet, ibid. , — ne se 
connaissait pas en finances, 10!, — 
déblatère contre le cabinet an- 
glais, 105, — délie Bernadotte de 
son serment de hdélité; ce qu'il 
lui demande en lui adressant ses 
dernières paroles , 127, — ses dé- 
clamations contre la Suède , 129, 
etc., — son entêtement aveugle; 
son (lonquichotisme anti- com- 
mercial , 135-136,— ses querelles 
avec son frère Joseph , 1 52, — rè- 



I 

S 



BON 

gne arbitrairement, 158, — res- 
treint le nombre des journaux et 
la liberté individuelle, 1 60, — crée 
les sénatoreries , 161, — veut amal- 
gamer l'ancien et le nouveau ré- 
gime, 1G2, — enlève le Tyrol a la 
Bavière pour le reunir à l'Italie , 
et se crée un domaine royal et un 
domaine extraordinaire, 163, — 
fait brûler les marchandises an- 
rclaises, 1G4, — prépare une expé- 
dition contre le Portugal avec une 
prudence admirable, i87, — pré- 
tend que les désastres essuyés par 
Masséna ne nuisent point à sa 
gloire, 207, — occupe le Valais, 
^ 8, — et les villes anséatiques , 
^^i^^oid., — veut joindre l'Elbe et le 
Rhin à la Baltique par un canal , 
210, — entrave les opérations 
financières de la Prusse, 211, — 
son portrait, 2 1 4, etc., — donne à 
son fils le nom de roi de Rome , 
222, — veut usurper le pouvoir 
religieux, 22.3, — essaie de réunir 
les proteitans à l'église catholique, 
224, — fait réunir un concile à 
Paris (10 juin 1811) 239,— ne s'a- 
buse pas sur les sentimens de la 
^^Prusse; ses hésitations à son égard, 
251, — travaux qu'il fait exécuter 
à Rome, 252, — ses nouvelles pro- 
positions au prétendant , 263, — 
occupé de ses vues hostiles contre 
la Russie, 266, — menace de 
l'écraser, 267, — requiert les se- 
cours stipulés par la Prusse et 
l'Autriche, 332 , — demande à 
Bernadette de s^allier à lui contre 
la Russie, 334 , — refuse tout ar- 
raugement avec ia Suéde , 335, — 
aurait voulu prolonger la guerre 
avec la Russie , 339, — veut ten- 
ter des négociations à Londres, 
340, — but des négociations, 341, 
— refuse de signer un accord ac- 
cepté par la Russie , 351, — man- 
que de bonne foi en traitant avec 
la Russie, 361 , — fait transférer 
le Pape à Fontainebleau , 362, — 
quitte Saint- Cioud , arrive à 
J)resde ; est visité par les ambi- 
tieux , les princes allemands, l'em- 
pereur d'Autriche et le roi de 
Crusse, 363, — jouit avec une inso- 
lente ivresse de ses derniers mo- 



BON 



367 



mens de grandeur , 364 , — veut 
révolutionner la Pologne , 365 , — 
voulait marcher rapidement sur 
Moscou, 370, — quitte la Saxe 
pour commander ses armées, 376, 
— ses dispositions militaires ad- 
mirables, 382 , — est attendu par 
les Polonais comme un libérateur; 
proclamation qu'il leur adresse, 
385, — veut surprendre ses enne- 
mis, 386 , — reçoit à Wilna des 
propositions de paix d'Alexandre, 
388, — les refuse et demande avec 
insolence le meilleur chemin pour 
arriver à Moscou , 389 , — ne se 
doute pas des ressources immenses 
de la Russie. 390, — se rend maître 
de Smolensk , 394 , — sa marche 
rapide sur Moscou sans songer à 
l'hiver, 408, — reconnaît les fortes 
positions des Russes avant la ba- 
taille de la Moskowa ; sa procla- 
mation, 410, etc., — montre a ses 
soldats les dômes dorés de Mos- 
cou, 423, — se rend au Kremlin 
sans avoir pu obtenir des députa- 
tions, 424, — à la vue des flammes 
qui dévorent une partie de la 
Ville , il se retire à Petrow^ki, 425, 
on ignore les véritables auteurs 
de l'incendie, 428, — rentré 
au Kremlin , ne songe pas à la 
retraite, 430, — annonce l'inten- 
tion de passer l'hiver a Moskou , , 
431, — faux bruits qu'il fait cou-' 
rir , 432, — songe a se tirer du 
piège où il est tombé, 436, — 
veut traiter avec Alexandre, 436, 
— envoie deux fois Lauristoa 
au camp russe , 438, — demande 
de nouvelles troupes au roi de 
Prusse ; veut quitter Moscou, etc., 
442, — ne prend aucunes mesures 
contre l'hiver, 444, — quitt©vMos- 
cou après trente-cinq jours de 
résidence, ibid.^ — misérable état 
des troupes en retraite sur Smo- 
lensk , 446 , — arrivé dans cette 
ville , demande à grands cris des 
secours a Maret , 449, — apprend a 
Smolensk la conjuration de Mallet, 
450 , — manifeste son génie au 
passage de la Bérésina , 452 , — 
s'occupe à Smorgoni de sauver 
le reste de son armée, 453, — se 
rend en toute hâte a Paris, 454, — 



368 



BON 



avait, à son passade a Dresde, 
écrit à l'empereur François pour 
qu'il portât son contingent à 
60,000 hommes, 461 , — s'il eût 
connu ses intérêts , il eût rendu à 
la Prusse les provinces enlevées , 
pour s'en faire un allié , XII, 27, 

— persiste à n'attribuer ses mal- 
heurs en Russie qu'a l'intem- 
périe de la saison , 48, — torture 
la Suède de toute manière, 49, — 
«a raideur ei" sa maladresse avec 

^'Autriche , 77, — iiTite Joachim et 
f^ sa femme , 78 , — reproche qu'il 
lui adresse , 79, — avait eu raison 
de laisser 50,000 hommes sur l'O- 
der, etc., 112, — ses réponses aux 
discours des corps de l'état , 119, 
— croit qu'il pourra encore battre 
ses ennemis, etc. , 120, — ordonne 
unelevée de 350,000 hommes, etc., 
122, — exproprie les communes 
pour se procurer de l'argent , 
124,— députations qu'il reçoit de 
Rome, de Milan etc., 126,— écrit 
au Pape des choses llatteuses et 
veut traiter avecDoria , 132, — ^^ses 
propositions inacceptables, ihid.^ 

— se rend à Fontainebleau ; par- 
vient à obtenir du Pape une con- 
vention qui ruinait le pouvoir 
pontifical, 133, —traite le Pape 
avec dureté, 137, — son discours 
curieux a l'ouverture des cham- 
bres, ibid.^ s'abuse sur les avanta- 
ges de la guerre des Etats-Unis 
contre l'Angleterre, 140, — confère 
la régence a l'impératrice, 1 43, — 
part pour l'armée, le 15 avril, 145, 
—arrive à Mayence, qu'il fait for- 
tifier, 146, —"se rend a Erfurt et 
réclame le contingent autrichien , 
147,— sa lettre au roi de Saxe; ne 
marche plus qu'a cheval, ibid., 
voit avec inquiétude les désordres 
de son armée, ibid.^ gagne la ba- 
taille de Lutzen, en perdant 1 5,oOo 
hommes, 149, — propose un ar- 
mistice, 152,— assujettit ses forces, 
ibid.^ ministère Metternich, 153, 
—s'inquiète pour la première fois 

1| du prétendant, 154, — cherche a 
«séduire M. de Bubna, ministre 
1 autrichien , 1 56 , — lui déclare a 
* quelles conditions il accéderait a 
un armistice, 1 d7, — demande une 



BON 

entrevue à l'empereur Alexandre, 
159,— son but, 159,— vainqueur a 
Bautzen, 101,— débloque Glogau, 
163, — sa position plus brillante 
que sûre, 165, — avait besoin, com- 
me ses ennemis, d'un armistice, 
166, — rappelle Caulincourt, qui 
traitait de la paix à Waldstadt, 171, 
— diverses propositions qu'il fait , 
171, — signe un armistice de 
deux mois, 173, — son acùvité; il 
s'allie au Danemarck, 187, — traité 
de Copenhague, 188, — embraiîse 
un système de temporisation, 190, 
— réduit à devenir solliciteur, est 
choqué de ce rôle, 191, — veut 
traiter lui-même avec Metternich; 
sa violence à son égard, 192, -~ 
cherche à le ramener a lui, 196, 
— lui envoie Fouché, 196, — ap- 
prend la défaite de Vittoria, ibid.^ 
chicane sur les formes du congrès 
de Pi-ague, 200, — arrive à Mayen- 
ce , où Marie-Louise s'était ren- 
due par son ordre, ibid.^ son or- 
gueil, 202, — veut se rattacher a la 
Russie, 205, — faux jour sous le- 
quel il considère sa situation po-, 
litique, 208, — veut, par orgueil , 
garder la ligne de l'Elbe, 227 , — 
bat les alliés et les poursuit, 228, — 
ses revers; en quinze jours perd 
57,000 hommes, 229, ne veut pas 
accepter les propositions des alliés, 
234, — fait prisonnier à Wachau 
le prince de Meerfeldt ; ses propo- 
sitions lejetées après la bataille de 
Wachau, 240,— son inaction cona- 
promct l'armée, 241, — s'ai)prîie 
sur Leipsick, 243, — cherche a se 
justifier de la perte de cette viiie, 
247, — répoussé jusque sur le 
Rhin, arrive de sa personne a Pa- 
ris (9 novembre 1813), 249,— 
perd tous ses alliés, 258, — son di- 
scours au conseil d' Etat , 268 , — 
veut rétablir Ferdinand sur le trô- 
ne d'Espagne, lettre qu'il lui écrit, 
270 , — au lieu de traiter avec 
avantage, fait de nouvelles levées 
d'hommes, 280, — ne cesse de dé- 
blatérer contre les souverains ses 
adversaires, 281 ,— accueille le 
projet de la diète helvétique en 
faveur de la neuti^alité, 283, -î- 
avait dû prévoir la défection dés 



BON 

Suisses ; fait des préparatifs mili- 
taires immenses, 288, — annonce 
aux chambres que l'on traite de 
la paix, mais dissimule sur beau- 
coup de points, 289,— sa réponse 
aux sénateurs, 290,— est irrité du 
rapport de la commission du corps 
législatif; vérité de ce rapport, 291, 
etc.,— le supprime et invective les 
membres de la commission ; 295, 

— se fait des ennemis partout , 
a encore pour lui la fidélité des 
soldats; prend, pour faire rejoin- 
dre les conscrits, des mesures illé- 
gales et barbares , 298 , — n'a p'us 
un seul allié, 314,— a contre lui 
huit armées, 315, — instructions 
qu'il donneàCaulaincourt, 322,— 
double correspondance qui lui est 
demandée, 323,— intrigue au lieu 
de négocier, 329, — consent enfin 
à renvoyer le pape en Italie, 331, 
— chasse Blucher de Brienne,/è/<i., 
se retire avec perte sur Troyes ; 
ses Bulletins mensongers, 332,— sa 
lettre mensongère àCaulaincourt 
sur l'affaire de la Rothière, ibid.^ 

— veut s'ensevelir sous les débris 
de son trône , 334, — n'écoute ni 
Berthier, ni Bassano qui versent 
des larmes, et veut courir les chan- 
ces de la guerre, 339, — écrase à 
Champ-Aubert le corps d'Alsou- 
wieff, et Montmirail, ceux de Sac- 
ken et d'York ; atteint à Vau - 
champs Blucher, le rejette sur Châ- 
lons, et force Schwartzenberg à de- 
mander un armistice, 344, — enivré 
de ses succès , il écrit au duc de 
Vicence; il exagère ses triomphes, 
€tc., 345, — fausseté dans l'exposé 
de sa conduite, 3 4 6, —les nouveaux 
avantages qu'il remporte, 347, — 
irrité contre le duc de Feltre, qui 
lui annonce l'arrivée en Suisse du 
comte d'Artois, 348, — sa procla- 
mation sur les excès commis par 
ses troupes, 357, — ne voulait pas 
la paix, 367, — est repoussé à Laon, 
/6/f/., — cueille ses derniers lauriers 
à Reims, 377, — ne croit pas que 
l'ennemi puisse se porter sur Paris, 
379, — ses dépêches sont intercep- 
tées, 379 et 381,— sa conduite mili- 

■taire inexplicable, depuis le com- 
bat d'Arcis, 390, — apprend, à la 

XIII. 



BON 



369 



cour de France, la capitulation de 
Paris ; se retire à Fontainebleau, 
391, — ne se croit pas sans ressour- 
ces ; son orgueil étouffe son génie, 
399,— remercie l'armée, dénonce 
le duc de Raguse, signe une premiè- 
re abdication en faveur^de son fils, 
et une seconde sans réserve, veut 
s'empoisonner, est abandonné par 
Berthier , 401 , — arrive , après 
avoir couru risque d'être assas- 
siné, à l'ile d'Elbe, 402,— au bout 
de onze mois, débarque sur les cô- 
tes de Provence, 474 , — marche 
vers Paris , aidé par les troupes , 
476 , — cherche à persuader aux 
Français qu'il est d'accord avec 
l'Autriche, 483, — déclare nulle 
son abdication, etc., 486, — mesu- 
res qu'il prend, pamphlets qu'il fait 
distribuer, 487, — sa réponse à l'a- 
dresse du conseil d'Etat, ibid., affi- 
che le libéralisme, 490,— sa lettre 
pacifique aux souverains, ibid.^ — 
réunit à la France le royaume de 
Lombardie, 494, — tue le temps en 
négociations infructueuses, 496, — 
ses forces militaires , 497 , —veut 
se survivre dans la personne de 
son fils, 500, — charlatanerie du 
Champ-de-Mai , ibid., — écrit au 
pape qu'il n'a aucune vue sur 
son temporel, 505, — repoussé par 
les souverains, prépare ses moyens 
de défense, 525, — ses trois plans de 
campagne, 526, — ne veut pas em- 
ployer Murât, ibid.^ — quitte Pa- 
ris le 12 juin, tombe soudainement 
sur les Prussiens rassemblés à Li- 
gny, ibid.j — perd la bataille de 
Waterloo 528, — revient à Paris, 
et cherche à négocier, 530, — se 
démet de la couronne en faveur 
de son fils, 531,— gardé, à la Mal- 
maison, par le général Beker, 
ibid. , — s'embarque, 534, — est 
obligé de se livrer a la station 
anglaise, 536, — les puissances le 
déclarent leur prisonnier, ibid. ^ 
— il est conduit à Sainte-Hélène 
par les Anglais, avec quelques-uns 
de ses fidèles serviteurs, 537, — 
ses paroles textuelles sur l'assas- 
sinat du duc d'Enghien , XIII , 
172, — cherche, partons les 
moyens possibles, à justifier ce 
24 



370 



BOA 



meurtre, ou à en accuser un autre, 
179 , — son injustice à l'égard de 
Marmont, 243. 

BONAPARTE (Jérôme), jeune hom- 
me ardent, etc., laisse a l'écart par 
l'empereur, IX, 9ô, —épouse, mal- 
gré un premier mariage, une prin- 
cesse de Wurtemberg , X , 11, — 
roi de Westphalie, constitution 
de ses états, 12, — c'était la carri- 
cature de .Vapoléon, XI ,91,— 
ruine son pays, ibid.^ — manœuvre 
mal et compromet Davoust en Rus- 
sie; se retire, avec sa garde, en 
Westphalie, 393, — sa femme lui 
reste lidèle après la bataille de 
Waterloo. XII, 529. 

BONAPARTE (Joseph), sa lettre à 
un de ses amis sur les premières 
victoires de son frère en Piémont, 
III, 339, — nommé ambassadeur à 
Rome, prend avec le gouverne- 
ment papal une attitude sévère, 
V, 178,— comment il rend compte 
à son frère et à Talleyrand de 
quelques tentatives révolutionnai- 
res à Rome, 179, —intérêt histo- 
rique qu'ofiresa dépêche confiden- 
tielle, du 24 septembre, a son frère 
le général, 182 et suiv.,— fdit con- 
naître que le gouvernement fran- 
çais s'oppose à ce qu'un Autrichien 
{ le général Provera ) commande 
les troupes de S S., 189, —dépê- 
che qu'il reçoit de Talleyrand, sous 
la date du lO octobre 1797 ; prend 
le haut ton dans ses notes; donne 
la liste des assassins de Basseville, 
domiciliés à Rome, 194, —se plaint 
de l'entrée du général Provera dans 
Rome ; refuse de recevoir le secré- 
taire d'Etat qui vient s'expliquer 
sur ce fait, 196,— écrit à son frère, 
ibid. , — paraît touché intt^rieure- 
mentde la situation du Saint-Pere, 
mais ne songe qu'à sa ruine, 202, 
— feint de détourner \ç:i conjurés 
d'exécuter leur l)rojet, 205, — gar- 
de le silence en a[)prenant le mou- 
vement révolutionnaire, 206, — 
craint d'être com ju-omis et protes- 
te au secrétaire d'Etat de son dé- 
vouement au Saint-Siège, ihid.^ — 
comme les troubles continuaient, 
il sort de son palais suivi de Du- 
phot, pour demander satisfaction 



BON 

aux troupes papales qui se te' 
naieat sur la défensive , 208 , — 
s'enfuit quand Duphot est tué , et, 
passant par -dessus des murailles, 
rentre dans son palais par des 
détours, son rapportambign à Tal- 
leyrand, 209, — se montre inflexible 
aux sollicitations que lui fait le 
cardinal Doria de ne pas quitter 
Rome, 216, — descend a Florence 
chez le ministre de France, Ca- 
cau't , ibid.^ — égarement dans le- 
quel il était, ibid.^ — jugement sur 
la conduite de Joseph, 228, — signe 
la paix avec l'Angleterre ; rapport 
d'un agent prussien sur cette paix, 
176 , etc. , — articles de ce traité, 
177, — opinions des journaux sur 
la paix d'Amiens, 180, etc., — 
marche sur Vaples, IX, 86, — ar- 
rive devant Capoue et fait son 
entrée à Naples, le 1 5 février(l 806), 
87, — nommé roi d'Espagne ; son 
portrait, X, 182, —fait son entrée 
à Madrid, le 14 juillet (1808), 184, 

— après dix jours de règne , forcé 
de se replier sur les provinces du 
nord, 199, — se lixe à Vittoria ; 
demande des secours à son frère, 
et transige en même temps avec 
l'Espagne, 200, — y rentre; ses 
proclamations libérales, 261, — ne 
peut obtenir l'assentiment des Es- 
pagnols de l'Amérique, XI, 18, — 
rapport d'un témoin oculaire sur ce 
qui se passa dans ces provinces, 19, 

— roi nominal des Espagnes , an- 
nonce qu'il veut assembler les cor- 
tès, 151, — envoie des commis- 
saires dans les provinces pour les 
pacitier, 153,-77 poursuit les ad- 
hérens de Ferdinand VU, 154 , — 
mouvemens naturellement bons 
de son cœur , et nécessité pour 
liii d'employer la rigueur, 169, — 
représente la défaite de Busaco 
comme une victoire, 190, — sa 
position misérable en Espagne, 
230, — imite son frère dans ses 
spoliations , 231 , — lui demande 
de ne point accroître l'irritation 
du peuple espagnol, 232, — homme 
excellent, mais aveugle 412, — 
son bulletin de la bataille de 
Talavera, 451 , — retiré a Mor- 
fontaine , où son frère fait 



BON 

épier sa conduite, XII, 144 , — 
avait perdu la bataille de Vittoria, 
ses trésors et ses bagages, 198, — 
I entré en grâce par nécessité, il est 
chargé de défendre Paris, 382 , — 
engage Marie-Louise à quitter Pa- 
ris , îe 28 mars , 384 , — annonce 
que Napoléon va venir au secours 
de la ville, 386, — autorise la capi- 
tulation avec les alliés, 388. 
BONAPARTE ( Louis ) , marié à la 
lille de l'impératrice Joséphine ; 
son portrait , IX , 96, — forcé de 
régner en Hollande, ibid.^ — cher- 
che à devenir tout-à-fait Hollan- 
dais, lOo, — défend les intérêts de 
son peuple ; obéit à regret et en 
partie au décret de Berlin, X, 17, 
— son pays est ruiné par un arrêt 
du conseil britannique du 7 jan- 
vier 1807; sa terreur, 18 , — s'a- 
vance au devant des Anglais à 
Walcheren, 408, — présente à son 
frère les justes plaintes de son 
peuple , XI , 40 , — veut faire la 
paix avec l'Angleterre au nom de 
la France; il échoue, 82, — est nom- 
mé grand-duc de Berg, 87^ — il est 
mandé à Paris pourle mariage de 
son frère, ihid., — voit qu'il est pri- 
sonnier et ne peut s'échapper, 8 8, — 
veut défendre son pays ; ses places 
fortes sont occupées, ihid.^ — il re- 
vient en Hollande, 89, — se croyant 
sans pouvoir, abdique en faveur de 
son fils, et quitte Amsterdam,/<^/V/., 

— refuse de revenir en France , 
212, — sa lettre à l'empereur d'Au- 
triche pour jouir de ses droits 
comme roi de Hollande, XII, 211. 

BONAPARTE (Lucien) ; son adresse 
et son courage au 18 brumaire, 
VII 360,— ambassadeur à Madrid, 
signe un traité de paix entre l'Es- 
pagne et le Portugal et reçoit de 
grandes sommes, 'VIII, 135, — tâ- 
che d'établir des relations avec 
VÉgypte , 146 (voir sa lettre aux 
pièces justificatives), — conseille à 
son frère de monter sur le trône, 
346, — remarquable par son e«prit 
et ses mœurs, est laissé à l'écart par 
Napoléon, X, 95, — son frère veut 
le faire roi de Portugal, 133], 

— arrive à Malte et s'embarque 
pour l'Angleterre , Xï , 151. 



BOU 



371 



BONXIÊR DARCO, envoyé par la 
France au congrès de Rastadt, V, 
49, — son entretien diplomatique 
avec Metternich, VI, 377, — sa 
réponse à M. de Metternich au 
sujet d'Ebrenbreistein , l'engage 
à la paix, 378, —envisage le con- 
clusum négatif de la députation 
impériale comme un signal de 
guerre, 381. — assassiné aux por- 
tes de Rastadt qu'il quittait le 28 
avril 1799, VII, 237, 

BOUILLE (marquis de) , comman- 
dant de toute la Lorraine,chargé de 
la direction militaire de l'évasion 
de Louis XVI, I, 112, — est invité 
par le roi de Prusse à se rendre à 
Mayence pour conférer sur la si- 
tuaition de la France, 133, — est 
mandé par le roi de Prusse à Pil- 
nitz, 135, — y accompagne le comte 
d'Artois, 141, — confère à Magde- 
bourg avec le duc de Brunswick, 
sur la guerre contre la France, 
372, — indique la Champagne 
comme la partie la plus faible de 
la France, ibid.^ — propose de di- 
viser les émigrés en plusieurs 
corps, dont un serait sous les or- 
dres des princes français, et le se- 
cond sous le prince de Condé et 
son fils, 379, — obtient que les 
corps émigrés seront placés à l'ar- 
mée en seconde ligne, comme au- 
xiliaires, ihid., — engage le roi de 
Prusse à traiter avec un agent se- 
cret de Duraouriez, conséquences 
immenses de ce conseil, 383. 

BOUVET (l'amiral), fait entrer quel- 
ques vaisseaux dans la rade de 
Bantry en Irlande ; mais, ne voyant 
pas arriver la frégate que devait 
monter le général Hoche, il rentre 
à Brest, IV, li9. 

BRETEUIL (le baron de), ancien mi- 
nistre de Louis XVI,est chargé par 
le prince de traiter avec les puissan- 
ces d'Allemagne pour le bien du 
peuple et le rétablissement de l'au- 
torité légitime, 1 , 93, — conseille 
fortement à Louis XVI de fuir, 1 1 2, 
114, — brusque, avec M. de Mercy, 
l'évasion du monarque, 115, — sou 
influence baisse à l'avènement de 
François I" au trône, 267,— s'op- 



372 



BRI 



pose au nom de Louis XVI, a ce 
que les princes ses frères obtien- 
nent la direction politique des af- 
faires ; il avait inspiré au roi et à 
Marie-Antoinette de la défiance 
contre eux, 377, — se dit chargé 
par Louis XVI de s'opposer à ce 
que Monsieur exerce la régence, 
453, — s'y oppose de nouveau au 
quartier -général, 456, — cherche 
à assurer le salut des prisonniers 
duTemple, XIII, 85. 

BRIDPORT ( l'amiral ), reste vain- 
queur et maître de la mer à Qui- 
beron, III, 207. 

RRISSOT député , chef du parti 
guerroyant , déclare qu'aucune 
puissance ne peut penser sérieu- 
sement à attaquer la France, I, 
178, — attise le feu qui couvait de- 
puis long-temps, 203, — déblatère 
fortement contre l'Autriche à l'as- 
semblée, et demande la rupture 
du traité qui lie la France à l'Em- 
pire, 221, — applaudi, 222, — s'em- 
pare de la direction de la guerre, 
268, — dénonce le ministre de Les- 
sart, le 10 mars 1792, 269, — est 
applaudi avec transport, et le dé- 
cret d'accusation est adopté, 273, 
— explique le système politique de 
la convention, dans sa lettre du 28 
novembre, à Dumouriez , II, 1 59, 
— ramène Lebrun à son avis, ihid.^ 
— annonce, le l*"" février, à la con- 
vention, que la guerre avec l'An- 
gleterre affranchira l'Irlande, 170, 
— sur sa proposition la guerre e^t 
déclarée, ibid. 

BRISTOL (lord), ami de Pitt; 
homme d'état fort habile, agent 
secret de l'Angleterre, cherche à 
séduire la comtesse de Lichtenau, 
V, 39, — arrêté par ordre de Bo- 
naparte, reste dix-huit mois pri- 
sonnier à Milan, ibid. 

BROGLIË (le maréchal de), re- 
çoit une lettre de l'impératrice 
de Russie, dans laquelle elle ma- 
nifeste son intérêt pour la cause 
des royalistes français, I, 164, — 
commande l'infanterie de l'armée 
prussienne et la brigade irlandaise, 
434, — demande avec instance, au 
nom des princes français , qu'on 



BRU 

livre bataille à Dumouriez, après 
l'affaire de Valmy, 511, — lettre 
que Catherine lui écrit au sujet 
des émigrés, XIII, 33, — préside 
le conseil des princes français, 36. 

BROVAL, attaché au duc de Char- 
tres, se rend à Séville pour faire 
des partisans à ce prince ; son ca- 
ractère, X, 232, — était appuyé 
par Canning, ibid.^ — aurait réussi 
sans l'opposition de Wellington, 
233 , — négocie de nouveau en 
1809, 468. 

BRUEYS ( le contre-amiral ), in- 
struit des projets de Bonaparte 
sur Malte, V, 455, — paraît devant 
Malte, pour en reconnaître les cô- 
tes ; reçoit des secours du grand- 
maître , etc., 461, — prétend que 
l'embossage des vaisseaux à Abou- 
kir est de nécessité, VI, 85, — le 2 
août, instruit de l'approche des 
forces anglaises, ordonne les pré- 
paratifs du combat et convoque un 
conseil, 86, — sa confiance le perd, 
ibid., — périt glorieusement frappé 
d'un boulet, 87, — le vaisseau ami- 
ral saute; il ne reste de la flotte 
que deux vaisseaux et deux fré- 
gates, ibid. 

BRUNE (le général), ardent révolu- 
tionnaire qui se distingua à la ba- 
taille d'Arcole, nommé général 
en chef de l'armée d'Helvétie, V, 
353, — devait se présenter comme 
pacificateur et endormir les Ber- 
nois jusqu'à l'arrivée des troupes 
du Rhin, ibid.^ — imite Bonaparte 
en négociant avant de combattre, 
354 , — il se concerte avec lui 
pour son plan d'opérations , 355 , 

— lettres qu'il lui adresse, 356, — 
envoie à Berne son secrétaire pour 
protester de ses dispositions con- 
ciliatrices, 362, — ses négociations 
hypocrites, 363, — accorde un ar- 
mistice de quinze jours; son but, 
ibid. , — presse ses préparatifs d'at- 
taque, 368, — fait part de sa po- 
sition et de l'armistice à Bona- 
parte, ibid. , — notifie aux dépu- 
tés Bernois Xidtimatum du Direc- 
toire, 375, — sa proclamation, 378, 

— retient les députés de Berne, 
accorde une prolongation de trève 



BRU 

de trente heures, son but perfide, 
383,— fait entrer des troupes dans 
Fri bourg, 386, — reçoit une dépu- 
tation de la régence'provisoire de 
Berne, 390, — opère sa jonction 
avec Schaumbourg, auprès de 
Berne, entre dans cette ville, 395, 

— établit son quartier- général à 
Berne, 405, — sa lettre à Bona- 
parte, 406, — adresse un rapport 
au Directoire, 407, — harangue le 
peuple, 408,— s'empare du trésor, 
des caisses publiques, etc., 409,— 
état des sommes données au Di- 
rectoire, 411, — divise la Suisse 
en trois républiques distinctes, 
413, — fâché de n'être pas le lé- 
gislateur de la Suisse; il écrit deux 
fois au Directoire; ses lettres, 416, 

— voulait comme Bonaparte être 
législateur et conquérant, 417, — 
ses vues raisonnables au sujet des 
petits cantons démocratiques , 
ibid. , — présume trop de l'équité 
de son gouvernement, 418, — est 
rappelé et nommé commandant 
de l'armée d'Italie; sa proclama- 
tion aux Suisses, 419, — assure 
aux cantons démocratiques leur 
indépendance, VI, 1 82,— -s'oppose 
à ce^que les insurgés piémontais 
soient fusillés, VII, 83, — exige, 
avant la signature du traité avec 
le Piémont, la remise de la cita- 
delle de Turin, 88, — sa proclama- 
tion à Milan, 9 1 , — sa mauvaise hu- 
meur perce dans sa réponse au che- 
valier Borghèse, ministre Sarde , 
92, — ses demandes exagérées, 94, 
— rappelé sans disgrâce apparente, 
104, — est vainqueur à Bergen, 
304, — ne peut tenir au village de 
Kamp et se retire à trois lieues de 
Harlem, 306, — ses inconséquen- 
ces et ses mauvaises manières avec 
le divan, IX, 360, — échoue dans 
le dessein qu'il avait de faire don- 
ner à Napoléo-n le titre A'inipera- 
tor, 361, — quitte la Turquie en 
décembre 1804, ibid., — remplace 
Mortier en Poméranie; sa con- 
versation avec Gustave- Adolphe , 
411. 

BRUNSWICK ( le duc de ) , n'opine 
en faveur de la paix avec la 
France, que pour ne pas se mon- 



BRU 



373 



trer trop avide du commandement 
de l'armée, 1, 192, — le cabinet con- 
stitutionnel essaie de le gagner, 
193, — M. de Custine lui oilre le 
titre de généralissime des armées 
françaises et d'immenses avanta- 
ges; 'il les refuse, 195, — veut ra- 
mener le bien-être dans son pays; 
nomme le baron de Hardent)erg, 
grand - prévôt et son conseiller 
privé, 301 , — l'envoie porter au 
roi de Prusse , le testament de 
Frédéric II , 303 , — reçoit le 
commandement des forces' prus- 
siennes et autrichiennes desti- 
nées à combattre la France, 342, 
— caractère de ce prince , 343 , 
et suiv. , — son portrait par Mi- 
rabeau (qui l'avait connu), 347, — 
adresse à Bischofswerder un mé- 
moire sur la guerre prochaine, avec 
une lettre; texte de cette lettre, 352 
et suiv., — ce mémoire était vague 
et sans énergie, 355,^^croit, après 
les échecs essuyés par la France à 
Mons et à Tournay, que leur ex- 
pédition ne sera qu'une prome- 
nade militaire, 371, — se prononce 
pour une guerre systématique et 
lente, 373, — décide que la plus 
grande partie des troupes sera 
portée sur la frontière de Cham- 
pagne, 374, — refuse de donner aux 
émigrés une destination active, 
379, — cantonné à Hocheim, près 
de Coblentz , 398 , — déclare , 
dès sa première entrevue avec les 
princes, qu'il vient pour rétablir 
Louis XVI, ibid., — titres flatteurs 
qu'on lui donne , ibid., — assiste, 
à Mayence, à l'entrevue du roi de 
Prusse et de l'empereur, 420, — 
désapprouve le manifeste rédigé 
par monsieur de Limon , au nom 
des puissances coalisées ; demande 
à y faire quelques changements , 
en confère avec les ministres de 
Vienne et de Berlin, 428, — en ef- 
face plusieurs passages trop durs, 
ibid., — est-ce après sa signature 
seulement que la phrase portant 
menace , en cas d'attentat contre 
le roi de France, d'une subver- 
sion militaire de Paris , aurait été 
inspirée? 429, — a-t-il déchiré ce 
manifeste.^ ibid.,-^sa. déclaration 



374 



BRU 



porte le rédacteur du Moniteur à 
déclarer que les Jmis de la Con- 
stitution n'ont jamais eu le projet 
de l'appeler au trône constitu- 
tionnel de France, 430, — le duc 
de Brunswick l'appela toujours le 
déplorable manifeste, ihid.^ — ne 
se presse pas de lever le camp de 
Montfort, près Luxembourg, 434, 
— paraît fâché des malheurs de la 
— famihe royale, ibid. , — franchit, 
le 1 8 juillet avec toute l'armée, les 
frontières de France, ibid. , — in- 
vestit Longwy, le 20 août, 441, — 
reste impassible malgré ses pre- 
miers succès, 442, — ne montre au- 
cune volonté déterminée, 443, — 
jugé en cette circonstance par Du- 
mouriez (dans ses mémoires), 443 
et suiv., — perd six jours, 445, — 
prend ses quartiers à Grand-Bras, 
sur la rive droite de la Meuse, 
446, — fait appel aux autorités lo- 
cales pour qu'elles reprennent 
les rênes de l'administration , 
447, — persiste à transformer sa 
guerre d'invasion en guerre mé- 
thodique, 448, — ses raisons en 
faveur de ce système, 449, — prend 
ses quartiers à Regret., 452, — 
donne à son adversaire le temps 
de s'établir dans les positions de 
l'Argonne, 453, — ne peut se 
décider dans le choix de son véri- 
table point d'attaque, 460, — ne 
croit pouvoir forcer la position 
des mettes, ibid., — veut aller par 
un circuit menacer Dumouriez s 
Grandpré, ibid., — espère gagner 
le général français, 461, — lui en- 
voie un émissaire, ibid., — veut 
écarter le roi de l'armée, 462, — 
campe successivement à Montfau- 
con et à Landres, 463, — persiste 
à tenir l'armée immobile dans son 
camp, 465, — demande une entre- 
vue à Dumouriez et ne l'obtient 
pas, 465, — croit que Dumouriez 
va battre en retraite, 467, — fait 
une grande faute en ne s'empa- 
rant pas de Valmy, etc., 470, — 
suit toujours la négociation se- 
crète, 471, — veut envelopper Du- 
mouriez et le séparer de ses ren- 
forts et de ses magasins, 472, — au 
lieu d'engager l'action, manœu- 



BRU 

vre pour s'emparer des hauteurs 
de la Lune, 477, — modère l'élan 
des troupes prussiennes, examine 
la position des Français et déclare 
qu'on ne se battra point, 479, — 
tait rentrer les troupes dans leur 
position, ibid., — fait de nouveau 
arrêter les colonnes et cesser le 
feu, 480, — obtient du roi que le 
secrétaire du roi Lombard s'abou- 
che avec Dumouriez, 486, — veut 
traiter avec Dumouriez, 490, — 
s'oppose fortement au projet des 
princes qui voulaient marcher 
sur Châlons; ses motifs, 493 et 
suiv., — décidé aux plus grands sa- 
crifices pour assurer sa retraite et 
sauver Louis XVI, 503, — n'in- 
siste nullement pour faire com- 
prendre les émigrés dans le cartel 
d'échange ; explications qu'il 
donne, 504, — ne veut pas qu'on 
livre bataille; ses raisons, 510 — 
envoie à Dumouriez un nouveau 
manifeste en faveur de Louis XVI 
et de sa monarchie, 514, — conjure 
le roi de Prusse d'abandonner son 
projet de pénétrer en France et 
de livrer bataille, 519, — se retire 
jusqu'à la Meuse, à condition de 
n'être pas inquiété, II, 2, — son dis- 
cours en voyant la fierté des gé- 
néraux français, 7, — sa réponse au 
général Gai'baud sur l'établisse- 
ment de la république en France, 
ibid., — demande une suspension 
d'hostilités de vingt-quatre heu- 
res, 8, — fait couper les ponts sur 
la Meuse, 10, — sa retraite; occupe 
une forte position à Rouvroi, 1 4, 

— vient camper derrière Longwy 
où les Français sont rentrés, ibid. y 

— fait proposer une entrevue à 
Kellermann, prés Luxembourg, 
pour traiter de la paix, 16, — 
échange avec Kellermann quel- 
ques phrases plaisantes et deman- 
de qu'on envoie des plénipoten- 
tiaires, 17, — son caractère incer- 
tain, surtout en présence des opi- 
nions armées, 33,— le souvenir de 
cette triste campagne empoisonne 
sa vie, ibid.,— ses affections pour 
l'Angleterre et ses projets d'éta- 
blissement pour sa tille l'ont puis- 
samment déterminé, 34, — aucun 



BRU 

motif sordide ne i'a guidé, 35, — 
effrayé à la nouvelle de la prise 
de Mayence, fait partir son ar- 
genterie en poste pour ses états, 
61, — opère lentement pour la re- 
prise de Francfort, 88, — ordonne 
l'attaque de cette ville et en rè- 
gle minutieusement les détails , 
93, — fait son entrée dans la ville, 
95, — arrête à Francfort , avec le 
prince de Saxe-Cobourg, un plan 
d'opérations militaires, 206, — ac- 
court à la défense des Provinces- 
Unies, 209, — perd un temps pré- 
cieux, 210, — s'approche enfln de 
Mayence, 258, — redoute une ba- 
taille générale, 315, — en proie à 
de grandes perplexités, est rassuré 
par la nouvelle de la reddition de 
Mayence, 320, — attaqué a Pirma- 
senspar le général Moreau, com- 
mandant de l'armée de la Mo- 
selle, 376, — mitraille les colon- 
nes de l'armée française, 377, — 
ne profite pas de ses avantages , 
ibid.^ — au départ du roi de Prusse, 
devient l'arbitre delà guerre, 381, 
— pressé par lord Yarmouth, con- 
sent à coopérer à une attaque gé- 
nérale, etc., 387, — assiste aux ré- 
jouissances ordonnées par Wurm- 
ser,388, — refuse d'aider Wurmser 
dans son projet d'occupation de 
Strasbourg, 426, — conseille le roi 
de Prusse sur la conduite qu'il 
doit tenir depuis que rAutricLe a 
déclaré son désir de s'emparer de 
l'Alsace, 428, — ne reçoit qu'une 
réponse évasive, 431^ — on lui 
laisse la direction de la guerre, 
sous le point de vue militaire et 
politique, ihid.^ — commence un 
mouvement rétrograde et fait 
cesser le bombardement de Lan- 
dau, ihid.^ — se concentre dans la 
position redoutable de Kaiserslau- 
tern, 434, — repousse victorieuse- 
ment trois fois le général Hoche , 
435, — effectue sa retraite, après 
l'affaire de Landau, et ne s'arrête 
qu'à Worms, 440, — impute les 
malheurs de la campagne a Wurm- 
ser, 441, — sa conduite amèrement 
commentée dans les notes en- 
voyées à Berlin, 442, — demande 
un successeur à Frédéric-Guillau- 



BRU 



375 



rae ; son mémoire sur la cause de^ 
revers de la coalition, 442 et suiv., 
— son but est plutôt de retirer son 
souverain de la guerre, que de se 
justilier, 446, — son regret lorsque 
sa démission est acceptée, est 
remplacé par le maréchal Mœllen- 
dorf, 447, — texte de sa lettre au 
prince Louis de Prusse rendue 
publique: c'était comme ses adieux 
à l'armée prussienne ; son pro- 
fond chagrin, 449, — appelé à Ber- 
lin, lors de la violation du terri- 
toire prussien (en 1805), YIII, 479, 
— son irrésolution en apprenant 
la capitulation de Mack à Ulm , 
489, — envoyé auprès d'Alexandre 
pour combattre les insinuations 
malveillantes de Napoléon, IX, 
281, — échoue dans sa négociation, 
282, — nommé généralissime des 
troupes prussiennes, à 72 ans, ne 
connaît pas assez la science stra- 
tégique, 302, — est battu à Auers- 
taedt; son imprévoyance, 306, — 
blessé, termine ses jours près d'Al- 
tona, 307. 

BRUXSWICK-OELS (le duc de), fils 
du duc de Brunswick, avait fait 
serment de venger son père, X, 
391, — sa proclamation a ses com- 
patriotes, 392, — elle reste sans ef- 
fet, ibid.^ — anime les Allemands 
contre Jérôme Bonaparte, 393, — 
réunit ses soldats pour marcher 
contre Napoléon, 394, — occupe 
Dresde abandonnée de ses alliés, 
veut lutter seul, 395, — communi- 
que ses projets a ses compagnons 
d'armes, ibid.^ — se porte deLeip- 
zick à-Halle et veut surprendre 
Halberstadt,y réussit et se présente 
à Brunswick , 397 , — proclame 
qu'il reprend possession de l'héri- 
tage de ses pères, 398, — avec un 
petit nombre d'hommes s'élance 
contre le général Rewbell qui en 
commandait 6,000, le met en dé- 
route et s'empare de ses bagages, 
399, — arrive a Hanovre, Bremen, 
etc., s'embarque avec ses trou- 
pes et arrive à Grimsby où la 
Hotte anglaise le recueille, 400. 

BUBXA ( le comte de ) , annonce à 
Napoléon que la Russie et la Prusse 
ont accepté la médiation de TAu- 



376 



CAI 



triche, XII, 189, — remarquable 
par son aplomb au congrès de 
Prague, 208. 
BURKE (Edmond) prédit que la ré- 
Tolution française trouvera ses 
premiers succès dans les électo- 
rats ecclésiastiques, II, 41, — 
change de politique, à la vue des 
excès révolutionnaires en France, 
1 08, — manifeste sa haine violente 
contre ces excès dès l'année 1790, 
109 , — ses débats avec Fox , 



CAL 

ibid.f — publie son ouvrage inti- 
tulé ; Réjlexions sur la révolution 
française ; succès de cet ouvra- 
ge; sa réfutation par Th. Paine, 
1 10, — justifie la guerre contre la 
France ; désigne avec ironie Bris- 
sot et Condorcet, et réfute Fox 
relativement à la conduite des 
puissances envers la Pologne, 188, 
— donne des éloges à la constitu- 
tion de ce royaume, XIII, 26. 



CABARRrs (le comte), tinaucier 
espagnol, nommé ministre d'Es- 
pagne à Paris, VI, 44, — n'est 
pas reçu par le Directoire, à cause 
de sa qualité de Français, iùid. 

CACAULT ( François ) , ministre de 
France à Rome ; ses lettres à Bo- 
naparte, après la bataille de Cas- 
tiglione , III , 436, — annonce au 
pape que le roi de Naples s'est 
désisté de son entreprise surRorae, 
441, — signale un pamphlet tout-a- 
fait hostile à la France, IV , 177, — 
réponse qu'il fait à Joseph Bo- 
naparte , qui lui annonce la mort 
del'Duphot, 216. 

CAFFARELLI , commandant du gé- 
nie, dans l'expédition d'Egypte; 
mot plaisant à Bonaparte, de- 
vant le fort Lavalette , à Malte, 
VI, 75, — ministre de la guerre 
à Milan, XI, 310. 

GAILLARD (M.), est envoyé parle 
Directoire, comme ministre pléni- 
potentiaire, à Berlin, III, 243, 

— détails sur cet ambassadeur, 
ibid. , — est accueilli avec distinc- 
tion; sa déclaration au roi, iôid, 
— cherche à enlacer la Prusse dans 
de nouveaux engagements, 277, 

— négocie pour la prompte sécu- 
larisation des domaines ecclésias- 
tiques d'Allemagne, — contribue à 
l'établissement d'une nouvelle li- 
gne de neutralité dans le nord de 
l'Allemagne, 374, — représen*e à 
Haugwitz que le Rhin doit for- 



mer la nouvelle barrière de la 
France , 387 , — sa lettre à ce su- 
jet à Haugwitz , 388 , — signe à 
Berlin deux conventions avanta- 
geuses pour la France, 394, -^com- 
ment il obtient du cabinet prus- 
sien une adhésion entière au 
système politique de la France , 
IV, 465 , — déclaration du roi de 
Prusse;, 467 , — envoie son secré- 
taire de légation à Paris pour an- 
noncer qu'il allait se former une 
liaison entre la Russie et la Prus- 
se , V , 29 , — instructions qu'il re- 
çoit du Directoire pour la cour de 
Berlin, VI, 116, — quitte le ser- 
vice, V^III, 400. 
CALOXNE (Monsieur de), ancien 
ministre de Louis XVI , investi de 
la confiance du comte d'Artois , 
1,108, — le plan qu'il avait tracé 
pour le salut de Louis XVI est 
communiqué , par le comte d'Ar- 
tois, à Léopold , 1 1 , — différait 
de celui de l'empereur, 1 1 1, — s'op- 
posait à la fuite du roi, 114, — 
accompagne le comte d'Artois à 
Pilnitz, 141, — est chargé, au >:om 
des princes français, de rédiger 
une déclaration, "142, — est mis 
en accusation, 206 , — engage 
monsieur de Limon à rédiger le 
manifeste des princes, 427, — 
est opposé à M. de Breteuil, 
investi de toute la conliance du 
roi de France, par Mercy d'Ar- 
genteau, ambassadeur d'Autriche, 



CAP 

XIII, 38 ,— sa lettre lors de l'en- 
trée des princes sur le territoire 
français, 55, —examen de cette 
pièce, 65. 

CAMBACÉRÈS (rapporteur du co- 
mité de salut public), déclare à 
la Convention , le 3 mars 1795, 
que Ton négocie un traité de 
paix, etc. , avec la Prusse, III, 
139, — son discours, 140 etsuiv. , — 
la discussion dure plusieurs jours, 
141, — ministre de la justice, VII, 
262, — nommé consul, le 18 bru- 
maire, 369. 

CAMBON , conventionnel , chargé 
de la direction des finances, etc., 
proclame à la tribune, le^i 5 décem- 
bre 1792 , le pouvoir révolution- 
naire et les moyens de l'établir; 
son discours, II, 137 et suiv. 

CANCLAUX (le général), premier 
ambassadeur envoyé par le Di- 
rectoire à Naples, VI, 405, — sa 
réponse à la lettre de Bonaparte, 
446. 

CAXNING, son discours remarqua- 
ble sur les alliances continentales, 
VI , 397, — demande un ministère 
fort pour lutter centre Bona- 
parte, VII, 190, — remplace lord 
Grey, IX, 400, — déclare que l'An- 
gleterre accepte la médiation de 
l'Autriche , 404, — ne veut accep- 
ter la médiation de la Russie qu'a- 
près la connaissance du traité de 
Tilsitt ^ X , 29 , — c'était un per- 
sonnage remarquable , etc., 30, — 
appuie en secret le duc d'Orléans 
dans ses tentatives sur l'Espagne , 
232, — ses vues, 233, — sa ré- 
ponse aux ouvertures de paix fai- 
tes à l'Angleterre par Alexandre et 
Napoléon à Erfurt, 246, — carac- 
térise l'usurpation de Napoléon , 
;248 — conduit mal les relations 
étrangères, 405. 

CAPO-D'ISTRIA (le comte), déclare 
que la neutralité de la Suisse est 
toute en faveur de la France, 
XII, 284. 

CAPRARA (le cardinal), sénateur 
de Bologne, partisan ardent des 
Français, III, 413. 

CARAMAN (vicomte de ) , agent 



CAR 



S77 



particulier de Louis XVI à Ber- 
lin, I, 188 , — suit incognito le 
quartier général du roi de Prusse, 
440 , — ambassadeur de France 
en Russie, renvoyé par les intri- 
gues de Rostopchin, VIII, 76. 

CAREXCY (le prince) , fils du duc 
de La Vauguyon, vend au minis- 
tre de la police le secret des roya- 
listes, IV, 522. 

CARLETTI (le comte) , ministre du 
grand duc de Toscane , négocie à 
Paris pour la maison d'Autriche , 
après la paix de Bâte, à condition 
que la France laissera surprendre 
la Bavière, III, 176. 

CARLOS ( don , l'infant ) , va à la 
rencontre de Bonaparte, X, 135, 

— ratifie à Bordeaux la cession de 
l'Espagne faite par son père, 153. 

CARNOT, membre de la Convention, 
présente un plan pour la défense 
de Dunkerque, II 363,— -fond de 
ce plan, 364, — il est adjoint au 
comité de salut public, ibid.^ — fait 
mettre à la disposition de Jourdan 
l'armée des Ardennes pour déli- 
vrer Maubeuge , 403 , — sur un 
avis secret, se concerte avec Jour- 
dan pour attaquer de nouveau 
Wattignies, 406, — pense que c'est 
sur la Sambre qu'il faut frapper 
un grand coup ; il fait donner or- 
dre à Jourdan de se réunir à l'ar- 
mée delà Sambre,/(5/<a^., — annonce 
à la Convention la reprise des 
places de Landrecies, le Ques- 
noy, etc., son discours, III, 73, 

— représente à la Convention les 
avantages remportés sur la Roèr , 
comme plus avantageux que la 
victoire deFleurus, 74, — donne le 
conseil d'envahir la Hollande lors- 
que le froid le permettra; impru- 
dence de ce plan, 120, — fait à 
la tribune l'apologie de la révolu- 
tion en Hollande, 130, — est élu 
directeur, 235, — reproche au co- 
mité de salut public la retraite 
malheureuse de l'a^^ée de Sam- 
bre et Meuse , 243, — sa dépêche 
secrète à Bonaparte , après ses 
premiers succès en Italie , 344, — 
annonce à Bonaparte que Kelier- 
mann va lui succéder , 349 , — 



.378 



CAK 



que l'armée sera divisée en deux, 
350, — charge d'avis et l'annonce 
à Bonaparte, 352, — comment il 
s'exprime sur les déprédations des 
fournisseurs, 353, — animosité qui 
règne entre lui et Barras ; tend a 
la paix et à la modération dans 
l'intérieur, IV, 144, — ne sait pas 
mesurer l'étendue de l'ambition 
de Bonaparte, 145, — l'un des 
chefs du parti pacifique dans le 
Directoire, 447, — donne aux dé- 
putés des deux conseils l'assu- 
rance que les mesures sont prises 
pour la tranquillité générale, 484, 

— empêche par sa fermeté la con- 
tinuation delà guerre, 501, — com- 
ment , à la veille de sa proscrip- 
tion, il appréciait l'état des cho- 
ses, 513, — sa lettre à Bonaparte, 
514, — proscrit le 18 fructidor, 523, 
— ministre de la guerre après le 18 
brumaire , apprend avec plaisir 
que les commencements de la ba- 
taille de Marengo ne sont pas fa- 
vorables a Bonaparte, YII, 405, — 
effraie les imaginations faibles par 
son mémoire (1814), XII, 440. 

CAROLINE , reine de Naples, fille 
de Marie-Thérèse; son intimité 
avec le ministre Acton , VI, 344, 

— son accueil à Nelson, vainqueur, 
439, — assiste au conseil de guerre 
tenuà Caserte, 448, — et confère 
avec Nelson a bord de son vaisseau, 
451 , — déchire la lettre de TEm- 
pereur, qui blâmait la levée de 
boucliers prématurée duroi de Na- 
ples, VU , 39 , — implore l'appui 
de Paul r"", et, à sa recomman- 
dation , obtient de Bonaparte 
l'armistice de Foligno , 458, — me- 
nacée par les Français , arme les 
Lazzaroni , IX, 87^, — obligée de 
s'embarquer pour la Sicile, ihid.^ 
— n'a jamais favorisé les crimes des 
Calabrois, X, 414, — perd l'espé- 
rance d'être appuyée par l'Autri- 
che , XII, 302, — veut s'échapper 
de la Sicile , est faite prisonnière 
et renfermée a Montréal, 303 , — 
se disculpe de l'accusation de con- 
nivence avec les Français, ibid. , 

— part pour Constantinople et va 
à Vienne , 304. ; 

CARRA , membre de la faction jaco- 



CAS 

bine , veut que le titre de roi des 
Français soit donné au duc 
d'York, II, 131. 

CARRA - SAINT - CYR , secrétaire 
d'ambassade à Constantinople , 
sous Aubert-Dubayet, \"I, 270, — 
en mission dans la Valachie, ibid. 

CASTAXOS. à la tête d'un corps de 
troupes régulières près la junte 
de Séville, reste fidèle à Ferdi- 
nand, X, 195. 

CASTEL-CICALA (le prince de) , 
envoyé extraordinaire du roi des 
Deux-Siciles, demande aux États- 
Généraux de déclarer qu'aucun 
des accusateurs , juges , etc. de 
Louis XYT ne soit reçu dans les 
provinces-unies, II, 130, — est 
nommé ministre de la justice à 
Naples, (1798), V. 232. 

CASTLEREAGH (lord), débute dans 
la carrière politique à la séance 
du parlement du 29 octobre 179-^, 
III , 249 , — peu propre à l'ad- 
ministration de la guerre , X , 
405, — détails sur ce ministre, 406, 

— sa réponse aux ouvertures de 
paix faites par Napoléon, XI, 341, 

— fidèle aux inspirations de Pitt, 
dirige le cabinet dans l'intérêt des 
puissances alliées, XII, 265,— ar- 
rive a Bâle, le 21 janvier 1814, 
316, — se réunit à Lan grès avec 
les ministres des puissances al- 
liées, 317, — remarques sur ce qui 
fut arrêté parles ministres, 318, 
etc., — ses demandes sont accep- 
tées par les puissances alliées, 
340, — signe la quadruple al- 
liance à Chaumont, 351, — articles 
patents et secrets, ihid.^ — de- 
mande le rappel des Bourbons, 
354, — déclare, après le retour de 
Napoléon, que son gouvernement 
ne veut pas imposer à la France 
un gouvernement particulier , 
485, — fait décréter des subsides 
pour la Russie, etc, 492, —sa note 
injurieuse relative aux conven- 
tions des alliés, et pour les objets 
d'arts importés en France, 541 
et XIII, 314. 

CASTRIES (maréchal de), choisi par 
Louis XVI pour être le modéra- 



CAT 

leur entre les partis opposés de 
l'émigration,!, 4U2, — commande, 
à l'armée prussienne, la cavalerie 
presque toute composée d'officiers, 
434, — après l'affaire de Valmy, 
demande énergiquement, au nom 
des princes français, qu'on livre 
bataille, 511. — son jugement sur 
la retraite des armées coalisées, 
If, 36. 

CA'Ç^HCART (le lord), commande les 
Anglais débarqués en Poméranie, 
IX, 4 1 1 , — veut employer ses trou- 
pes contre l'ile de Seeland, 423, 
— débarque devant Copenhague 
sans résistance et l'investit, X, 40, 
— sa déclaration, ihid.^ — fait un 
appel indiscret à la population, 
41, — présent à la conférence entre 
Alexandre et Bernadotte a Abo, 
XI, 408. 

CATHERINE II, impératrice de Rus- 
sie; lorsque la révolutionfrançaise 
fit sa terrible explosion, présen- 
tait un grand caractère et une 
grande puissance, ï, 73, — instruite 
de l'horrible position de Louis 
XVI, elle excite Léopold et le roi 
de Prusse à intervenir avec toutes 
leurs forces pour étoufler les se- 
mences de la révolution, 97, — sa 
politique paraît suspecte aux au- 
tres cabinets, ihid.^ — suspend les 
projets de son ambition, 99, — veut 
mettre un terme à la guerre d'O- 
rient, 100, — engage le roi de Suède 
à se rapprocher des Pays-Bas pour 
aider Louis XVI dans son éva- 
sion, 114, — renvoie la dépêche 
annonçant la signature de la consti- 
tution par Louis XVI , et refuse 
de reconnaître la légation fran- 
çaise, 156, — son estime pour le roi 
de Suède ; sa promesse d'un corps 
considérable de troupes, 159, — 
écrit une lettre énergique à l'empe- 
reur , 162 , — conclut à Drottm- 
gholm une alliance intime, ^offensi- 
ve et défensive avec Gustave, 163, 
— accrédite un ministre a Coblentz, 
auprès des princes français , 1G4', 
— adhère complètement au plan 
offensif contre la France, des cours 
de Vienne et de Berlin, 383 , — 
poursuit ses projets contre la Po- 



CAU 



379 



logne, ibid.^ — reconnaît Monsicu?- 
pour régent de France , 456, — 
après la mort de Louis XVI, rompt 
le traité de commerce avec la 
France, II, 191, — ordonne à tous 
les Français de sortir de ses états, 
192; — tient a la fois les yeux at- 
tachés sur les deux révolutions 
de France et de Pologne, ibid., — 
favorise le commerce anglais, 197, 
— pour accabler la Pologne, laisse 
aux Anglais et à l'Autriche ie soin 
de la guerre à la France, 199, — re- 
connaît seule Monsieur comme 
régent de France, 330, — interdit 
le commerce des neutres avec la 
France dans les mers du Nord, 
333, — veut faire intervenir l'Au- 
triche dans les affaires dePologne, 
pour balancer le poids de la 
Prusse, III, 13, — détrône Stanis- 
las-Auguste, qu'elle avait fait roi, 
136, — son refroidissement avec 
Frédéric-Guillaume a l'occasion 
du partage définitif de la Po- 
logne, 191, — meurt le 17 novem- 
bre 1796, IV, 77, — sans avoir signé 
le traité de subsides avec lord 
W^ithworth, ibid^ — sa mort fut un 
événement heureux pour la Prus- 
se, 125, — est délivrée d'un ennemi 
puissant, par la mort de Potem- 
kin,XIII, 20,— ses lettres à M. de 
Broglie, en faveur des émigrés, 
33. 
CAULAIXCOITRT , ambassadeur à 
Saint-Pétersbourg, X, 64, —alar- 
me Alexandre par une explication 
inopportune sur la Pologne, 237, 
— donne avis a Napoléon des dé- 
marches de l'Autriche ; il est sé- 
duit par Alexandre, 301, — cherche 
a resserrer les liens entre la France 
etla Russie, XI, 351, — demande 
une entrevue avec l'empereur 
Alexandre, XII, 162, — confère de 
la paix a Waldstatt, 170 , — veut 
traiter particulièrement avec 
Alexandre, 171, — se rend enfin au 
congrès de Prague, 200, — sa pré- 
voyante sagesse à ce congrès 
208 , — nommé à la place de 
Maret , écrit que Napoléon con- 
sent aux bases générales, etc. 
pour la paix, 278, — instructions 
vagues qu'il reçoit pour conclure 



380 



CAU 



une paix avantageuse à Châtillon- 
sur-Seine, 321, — ses lettres à M. 
de Metternich, 324, — parle du dé- 
sir sincère delà paix ; regrette de 
ne pas traiter directement avec le 
ministre autrichien, 327, — assiste 
au congrès de Chàtillon ouvert le 
4 février, ibid.^ — sa position criti- 
tique, 328, — juge les choses plus 
sainement que son maître,/^/â^., — 
sa lettre à Napoléon qui lui avait 
envoyé des pouvoirs illimités, 336, 
— représente aux plénipotentiaires 
que la France ne peut pas être res- 
treinte dans ses limites de 1789, 
337, — se plaint à M. de Metternich, 
et l'engage, dans son propre inté- 
rêt, à signer promptement la paix, 
338, — veut demander un armi- 
stice, 339, — proteste contre la sus- 
pension du congrès de Chàtillon, 
340, — avait très judicieusement 
considéré ses pleins pouvoirs 
comme arrachés à Napoléon, 343, 
— ne peut traiter plus tard, par le 
même motif, 350, — parle des Bour- 
bons à l'empereur, ibid.^ — au ris- 
que de lui déplaire, lui expose les 
dangers de la France, etc., 358, — 
réponse qu'il en reçoit, ibid.^ — ses 
demandes aux plénipotentiaires ; 
discussion à ce sujet, 362, — mal- 
gré tous ses soins, les négociations 
sont rompues, 365, — sa réponse à 
la demande des ministres, en fa- 
veur de Pie VII, ibid.^ — ses let- 
tres à Metternich ; avait conquis 
l'estime des plénipotentiaires, 381 , 
— se rend à Bond y près Paris pour 
négocier avec les alliés ; sa belle 
réponse, 391, — passe quatre heu- 
res avec Alexandre, le 31 mars, 
paroles remarquables que l'empe- 
reur lui adresse, 395, — arrive à 
Paris pour traiter encore en fa- 
veur de Napoléon, 398, — fut vive- 
ment affligé de la mort du duc 
d'Enghien, XIII, 176,— différents 
ordres qu'il reçut avant cet évé- 
nement, 177, etc., —ne connut pas 
les intentions ultérieures de son 
maître, 178, — l'empereur Alexan- 
dre cherche à le disculper, 181 — 
ce crime est une tache involontaire 
dans un caractère si élevé, 182.:^ 
CEVALLOS (don Pedro), ne peut être 



CHA 

séduit par les raisonnements de 
Champagny, reste fidèle à Ferdi- 
nand VU , X, 144, — écrit re- 
marquable qu'il publie, 160, — 
reste à Madrid abandonnée par 
Joseph, 199,— se rend à Londres 
et y est recon 
la junte générale, 255. 

CHABOT, conventionnel, traite avec 
l'envoyé d'Espagne pour engager, 
à prix d'argent, les meneurs de 
son parti à demander l'appel au 
peuple, dans le jugement de Louis 
XVI, II, 168. 

CHA3IBONAS (de\ ancien ministre 
de la guerre envoyé à Berlin, pour 
endormir le roi ; il y parvient en 
gagnant Haugwitz, IV, 304. 

CHAMPAGNY, ambassadeur à Vien- 
ne, VIII, 410, — son exposé de la 
situation de l'empire français (dé- 
cemb. 1804), 411, — renchérit 
encore sur les prétentions exagé- 
rées de sa cour contre la Prusse, 
IX, 454, — adjoint à Clarke pour 
traiter de la paix avec l'Angle- 
terre , 227 , — devenu seul né- 
gociateur; ses propositions, 234,— 
est nommé ministre des affaires 
étrangères, X, 81, — cherche à sé- 
duire Cevallos, attaché à .Ferdi- 
nand, VII, 144; offre à ce dernier 
le royaume d'Etrurie, avec une 
princesse de France, 145, — veut 
qu'un prince français règne en 
Espagne, etc, ibid.l — sa contre- 
note à Romanzoff; déclare que ce 
n'est point par faiblesse que la 
France désire la paix à Erfurth, 
247, — ses autres notes, ibid., — 
peint la situation de l'Autriche, 1 5 
avril 1809, 312, — sa lutte diplo- 
matique avec le ministre de Suè- 
de, XI, 129, homme inférieur a 
Talleyrand ; honnête, mais au- 
dessoiis de sa place, 320. 

CHAMPIONNET (le général) , com- 
mande à l'armée d'Italie sous 
Joubert, VI, 387 , — arrive à Ro- 
me, le 18 novembre 1798; sa pro- 
clamation, 466,— n'est point ef- 
frayé de sa mauvaise position ; se 
plaint à Mack de la violation des 
traités, 471, — élude^ les instruc- 

■ tions du Directoire ', et quitte 



CHA 

Rome en bon ordre, 473,— pro- 
met au gouverneur du château 
Saint-Ange de rentrer vainqueur 
dans trente jours^ ibid. — faiblesse 
de son armée ; concentre ses 
troupes à Dieti, VII, 22, — rentre 
dans Rome, selon sa promesse, 29, 

— arrivé à San-Germano , n'ac- 
corde qu'une suspension d'armes 
de quarante-huit heures, 45, — sa 
situation critique \ marche sans 
plan et sans ordre, 47, — passe sans 
coup férir le Garigliano, position 
formidable pour s'établir à Téa- 
no. 49, — ordonne à Macdonald de 
reconnaitre la place de Capoue , 
54, veut attendre pour l'attaquer 
la réunion de toutes ses forces, 
56, — refuse deux fois l'armistice 
demandé par les Napolitains, 59, 

— discussions entre ce général et 
Macdonald, 60, — sa position de- 
vient embarrassante, — 62, déclare 
aux plénipotentiaires napolitains, 
revenus pour ia troisième fois, 
qu'il va passer tout au tîl de l'é- 
pée, 135, — force Mack à capitu- 
ler ; texte de cet acte stupide, 136, 
etc. , — reçoit les clefs de Capoue, 
1 39, — transfère son quartier-géné- 
ral à Caserte, qu'il pille sans pu- 
deur, 140 , — envoie le géné- 
ral Lemoine à Paris, ibid. , — sa 
proclamation aux Napolitains, 141, 

— forme des compagnies libres 
composées de patriotes napoli- 
tains, 143, — informé de tout ce 
qui se passait à Naples, 144, — 
son ordre du jour (14 janvier 
1799), 146, — se dispose à l'attaque 
de Naples, 149, — ne veut pas re- 
cevoir les députés du peuple na- 
politain, 160, — s'engage avec les 
patriotes à marcher sur Naples, 
166, — menace la ville sur trois 
points; ses premiers succès, 168, 

— accueille le chef des Lazzaroni; 
distribue de l'argent ; ses procla- 
mations, leur style, 172, etc., — se 
rend à la cathédrale pour assister 
au te Deurriy et force le cardinal- 
archevêque à faire pour lui le mi- 
racle de la liquéfaction du sang 
de saint Janvier, 175, — institue 
le gouvernement provisoire, l76, 

— son despotisme militaire, 179, 



CHA 



381 



— veut renouveler le rôle de Bo- 
naparte dans la Haute-Italie, 1 80, 
— s'aliène un grand nombre de par- 
tisans, 183, — ne soupçonne pas la 
fragilité de son pouvoir, 186, — 
il est destitué et traduit devant 
un conseil de guerre, ibid., — sort 
de prison, est envoyé à l'armée 
de Joubert, 263, — tâche de se 
réunir à l'armée de Gènes, 318, 
— ne sait ni combattre, ni opérer 
sa retraite, 319. 

CHAXCEL ( le général ) , comman- 
dant à Condé, se met en devoir 
de soutenir un siège, II, 250. 

CHAPPUI (le général), échoue de- 
vant les redoutes de Troisville ; 
est fait prisonnier , II , 525. 

CHARLES (le prince), frère de l'em- 
pereur, impatient de combattre, 
approuve le plan du général Clair- 
fayt, et ordonne l'attaque contre 
les Français, II, 209 , — se distin- 
gue à la bataille de Nerwinde, 216, 
— destiné par l'empereur au gou- 
vernement général des Pays-Bas, 
fait son entrée à Bruxelles , ibid., 
— part pour Vienne, après Tordre 
donné aux Prussiens de se retirer, 
500 , — reste dans une inaction 
complète aux affaires de Tur- 
coing, etc. , 536 , — fait visite au 
général Clairlayt, III , 273 , — le 
remplace dans le commandement 
général de l'armée d'Allemagne, 
275, — dénonce l'armistice, le 21 
mai 1796, 380, — voulait prendre 
l'offensive, 381, — renonce à enva- 
hirle Palatinat, /«5>/<2'.,~ il se dirige 
rapidement sur Mayence, 382, — 
gagne deux batailles sur les Fran- 
çais, zô/^., — veut en vain s'opposer 
a l'entrée de Jourdan dans la Ba- 
vière, 451, — se réunit à Wartens- 
leben , sur les bords de l'Altrauhl, 
466, — gagne la bataille d'Erfels- 
dorf, 467, — s'avance sur Otfem- 
bourg; est surnommé le libéra- 
teur de l'Allemagne, 468,— ^atteint 
Moreau à Emmindlingen et lui 
livre bataille, gagne celle décisive 
de Schlingen , 471, — après la ba- 
taille de Rivoli, est mandé à Vien- 
ne pour sauver la monarchie, IV, 
168, — confère avec l'empereur 



382 



CHA 



pour les mesures a prendre si les 
Français tout des mouvemens oî- 
lensifs sur le Rhin, VI, 367, — in- 
specte les positions des troupes, 
388,— doit commander la grande 
armée d'Allemagne , YII , 206 , 
— établit son quartier général a 
Memmingen, 224,— déposte Jour- 
dan du Talion où coule l'Ostrach, 
225 , — charge à pied, à la tète de 
ses grenadiers , 227 , — met les 
Français en déroute , ibid., — ne 
peut profiter de ses victoires par 
la faute du conseil aulique , 229 , 
— désavoue, at'près de Masséna, 
l'assassinat des plénipotentiaires 
français à Rastadt, 238,— sa ma- 
ladie" l'empêche de continuer ses 
attaques, 281,— apprenant l'arri- 
vée de 40,000 Russes, passe le Rhin 
et fait évacuer le pays des Grisons, 
284,— sa tentative contre Masséna, 
préside Zurich, 285,— retenu long- 
temps par de grandes considéra- 
tions devant le fort de Kehl, 289, 
— veut se concerter avec Souwa- 
roff, 29d,— force le général MuUer 
à se replier sur Ehrenbreistein , 
316, — marche vers Manheim et 
bat les Français à Seinzheim, 317, 
■ — ne veut pas se soumettra au con- 
seil aulique: il abandonne le com- 
mandement' au général Kray, 414, 
— est obligé de signer l'armistice 
de Steyer ,432 , — n'est point con- 
sulté pour la guerre de 1805, VIII, 
458, — ne la voulait pas, ibid.,— 
commande seulement en Italie, 
459 , — compte des partisans en 
Espagne, X, 234,— ses proclama- 
tions, 305, — sa lettre au chef de 
l'armée française, 313, — est rejeté 
par Napoléon au-delà du Danube, 
314, — s'établit a Ebersdorlf, 316, 
— prend position entre Aspern , 
etc., près de Vienne, ibid.,— for- 
ces de son armée, 317, — victo- 
rieux sur toute la ligne, le 22 mai, 
318, — répugne a une coopération 
populaire, 325, — ne veut pas s'op- 
poser à ce que les Français pas- 
sent le Danube; ses motifs, 380, 
— n'emploie , le 5 , qu'une partie 
de ses forces attendant l'archiduc 
Jean, 382, — mesures qu'il prend 
te Ifindemain, ibid., — abandonne 



CHA 

le champ de bataille sans avoir été 
entamé : blâmable dans sa con- 
duite militaire, 384, — demande 
un armistice et l'obtient aisément, 
385, — remet le commandement au 
prince de Lichtenstein, 386. 
CHARLES- AUGUSTE d'Augustem- 
bourff, héritier du trône de Suè- 
de , XI , 123 , — se fait aimer du 
peuple , ibid. , — meurt d'une 
chute ; on croit qu'il est empoi- 
sonné, ibid. 

CHARLES-EMMANUEL IV, succède 
à son père V^ictor - Amédée III , 
III, 486, — proteste de son attache- 
ment a la république française, 
487 , — jugement porté sur ce 
prince par Delacroix , VII, 72, 
— ne s'abuse pas sur sa position , 
77, — sa résignation, ibid., — offre 
une amnistie à ses sujets révoltés, 
80, — ses troupes défont les révoltés 
auprès d'Arona, 81, — fait marcher 
de nouvelles troupes pour re- 
prendre Carrosio; se justifie de la 
violation du territoire ligurien , 
84, — est forcé à la retraite, 86, — 
se remet à la merci de la France, 
87^ — signe un nouveau traité , et 
abandonne la citadelle de Turin , 
88, — sa proclamation pour l'am- 
nistie, 89, — sa déclaration sur les 
troubles de Turin, 96, — veut dé- 
voiler les machinations secrètes 
des révolutionnaires, 99 , — n'es- 
père que dans la Providence di- 
vine, 104, — sa proclamation anti- 
cipée sur le dol et les impostures 
du gouvernement français , 115, 
etc., — il est forcé de la supprimer, 
118, — acte de son abdication, 121, 
etc., — quitte la ville aux flam- 
beaux (Il décembre 1798), arrive 
enfin à Cagliari , et proteste con- 
tre les violences du gouvernement 
français, 127, — ne veut pas céder 
Nice'a Bonaparte , VTII, 287,— 
abdique en faveur de son frère 
Victor-Emmanuel , 289. 
CHARLES IV, roi d'Espagne, charge 
M. d'Urtubize de déclarer a Louis 
XVI ses sentiments sur son accep- 
tation de la constitution I, 136, — 
traitait le Prince de la paix com- 
me un ami nécessaire, VI, 41, — 



CHA 

accepte à regret sa démission de 
premier ministre et le remercie 
des services qu'il en a reçus , 69 , 
— son caractère bizarre, etc. , X, 
86, — abandonne ies affaires à la 
reine, 87, — prie, dans une lettre 
du 24 octobre 1807 , Napoléon de 
l'aider de ses conseils, 119, — fait 
arrêter le prince des Asturies et 
saisir ses papiers, ibid.^ — demande 
à Napoléon, pour son iils, une prin- 
cesse de France, 120,— consent à 
la cession des provinces entre l'È- 
bre et les Pyrénées , 124 , — dé- 
clare au peuple, en émeute, qu'il 
ne quittera pas Madrid; que Godoï 
est renvoyé, etc., 130, — abdique, 
( 1 9 mars 1 808 ) , 131, — arrive à 
Bayonne le 30 avril, 147 , — or- 
donne à son Iils de lui rendre sa 
couronne, ibid., — demande con- 
seil à Napoléon, 148, — écrit à son 
Iils qu'il a mérité l'échafaud, etc., 
ibUL, — signe un traité avec l'em- 
pereur; abandonne l'Espagne, etc., 
151, — en présence de l'empereur 
menace son Iils de la mort, s'il n'ab- 
dique, 152, — annonce aux Espa- 
gnols qu'il abdique en faveur de 
son illustre ami, 153. 

tlMARTRES ( duc de \ aujourd'hui 
Louis-Philippe, se distingue à l'ar- 
mée de Dinnouriez par sa valeur 
et sa moralité. II, 212,— assiste à 
l'entrevue de Mack avec Dumou- 
riez, 218, — se prononce avec indi- 
gnation confie le meurtre du duc 
d'Enghien, VIII, 332, — demande 
à servir en Espagne , arrive a 
Gibraltar, mais ne peut débar- 
quer, X, 231, — sages conseils qu'il 
donne a la cour de Sicile, XI, 
262, — apprécie les conséquences 
du retour de Napoléon, XII, 478, 
— on ne lui confie le commande- 
ment d'aucune armée, ibid., — est 
envoyé dans le Nord pour y com- 
mander , 480 , — se rend en An- 
gleterre, ibid.^ — fait imprimer une 
apologie de sa conduite, 536. 

CHASTELER ( le marquis de ), re- 
pousse le général Serrurier, A II, 
247, — croit un moment à la perte 
de la bataille de la Trébia, 259, — 
seconde les Tyroliens, X, 335, — 



CHO 



383 



ordre du jour de Napoléon con- 
tre ce général, ibid., etc. 

CHATAM ( lord) , commande l'ar- 
mée de débarquement dans l'île 
de V/alcheren, X, 408, — manque 
le but principal de son expédi- 
tion, la prise d'Anvers, ibid., — 
assiège Flessmgae, 409. 

CHATEAUBRIAND ( vicomte de ) 
donne sa démission de ministre 
prés la république du Valais, a 
la mort du duc d'Enghien, VIII, 
339, — son pamphlet brillant, inti- 
tulé : de Bonaparte et des Bour- 
bon.s^ XII, 409. 

CHAUVELIN (marquis de), ambas- 
sadeur à Londres , personnelle- 
ment désagréable à Louis XVI, II, 
116 , — témoigne le plus vif désir 
d'unir intimement la France et 
l'Angleterre, 118, — n'obtient du 
ministère anglais que des répon- 
ses évasives, 1 2 1 , — est taxé deyVz- 
cobinisme, 122, — veut mener seul 
son ambassade, 1 26, — reste à Lon- 
dres après la déchéance de Louis 
XVI , sans caractère officiel , 
1 28, — est exilé de la cour, ibid.^ — 
interpelle lord Grenville de dé- 
clarer si l'Angleterre est neutre ou 
ennemie de la France, 150; — ses 
représentations très vives sur Va- 
lien act , mesure principalement 
dirigée contre les Français, 160, — 
ne peut obtenir une entrevue de 
lord Grenville, 161, — reçoit, après 
la mort de Louis XVI, l'ordre de 
quitter Londres sous vingt-quatre 
heures, 172,— trompé par de faux 
avis, annonce, après la mort de 
Louis XVI, qu'un mouvement se 
prépare à Londres, 175. 

CHAZOT (le général), par les ordres 
de Dumouriez, attaque et reprend 
la Croix-aux-Bois, I, 463,— en ve- 
nant de Vouziers pour rejoindre 
Dumouriez , tombe au milieu de 
la cavalerie légère prussienne; dé- 
route générale, 469. 

CIlÉNIER (Joseph), auteur de la 
proclamation du corps législatif 
au peîiple français ; allusion au 
roi de Naples, VI, 445. 

CHOISEULGOUFFIER(lecomtede), 
ambassadeur à Constantinople ; 



384 



CIA 



son voyage en Grèce, VI, 238, — 
nommé en 1791 à l'ambassade de 
Londres et de Rome, ne s'y rend 
pas; reçoit son rappel eu 1792,240, 
— lié avec les frères de Louis XVI, 
met tout en œuvre pour faire re- 
jeter Chalgrin, envoyé du parti 
révolutionnaire , 241 , — sa note 
remise a la Porte à ce sujet, 242 , 
— ses papiers sont saisis dans l'in- 
vasion de Champagne; un décret 
d'accusation est lancé contre lui; 
il quitte Constantinople et se re- 
tire à Saint-Pétersbourg, 246. 

CHRISTIAN (Frédéric-Charles- Ale- 
xandre) , margrave de Brande- 
bourg, Anspach, etc.; son enfance, 
son mariage avec une princesse de 
Saxe-Cobourg, I, 296, —s'attache 
à mademoiselle Clairon, ibid. , — 
puis à Lady Craven, 297, — ab- 
dique en faveur du roi de Prusse , 
pour aller vivre en simple par- 
ticulier en Angleterre, 298. 

CLAIRFAYï (le général), réunit ses 
troupes, à Tiercelet, à celles du 
duc de Brunswich, I, 438, — in- 
vestit Longwi, 441, — observe la 
route de Grand pré où se tenait 
Dumouriez , 452, — fait occuper 
au jeune prince de Ligne le passa- 
ge important de la Croix-au-Bois, 
dans l'Argonne, 463 , — force le 
corps du général Chazot à repasser 
l'Aisne à Vouziers, et le sépare de 
Dumouriez, ibid., — veut qu'on li- 
vre la bataille après l'affaire de 
Valmy, 5tl, — se sépare entière- 
ment des Prussiens, II, 14, — met 
dans sa retraite autant de lenteur 
que de fierté, 76, — n'est pas nom- 
mé général en chef de la nouvelle 
armée coalisée, 204, — prépare, à 
Berghen , un plan opposé à celui 
du duc de Brunswick, etc., 208, — 
décide la victoire de Nerwinde 
211, — veut qu'on prenne l'offen- 
sive après la mort de Dampierre, 
285, — se porte avec soixante es- 
cadrons au devant des Français, 
à Bartaimont et à Wattignies,'40o, 
— supporte tout le poids de la 
bataille de Wattignies , 409, — ne 
prend pas une part active aux af - 
faires deTurcoing, etc., malgré 
ia force de ses trompes, 536, — re- 



CLA 

pousse seulement Vandarane , 
ibid.,— remplace le prince de Co- 
bourg et garde la ligue de la 
Meuse, III ,72, — poursuivi par 
Jourdan , gagne en toute hâte la 
Roer, etl'abandonne, 74, — et passe 
le Rhin le 5 octobre 1794 , 75 , — 
son centre d'armée,établi àMay en- 
ce, est opposé à l'armée de Sambre- 
et-Meuse commandée par Jourdan , 
199, — il est Tame de toutes les 
opérations, 200 , — est élevé à la 
dignité de feld-maréchal , ibid., — 
reçoit l'ordre de délivrer Mayence, 
237 , — prend si bien ses mesures 
qu'il mène tambour battant les 
Français au-delà du Rhin , 239, — 
ses marches savantes et rapides , 
ibid. , — entre dans Mayence , 
surprend les Français dans leurs 
lignes, et les met en déroute, 240, 

— se concerte avec Wurmser 
pour l'attaque des ouvrages devant 
Mayence, et fait usage de la grande 
tactique des généraux républi- 
cains , 252 , — réuni à Wurmser, 
recouvre le Palatinat , 254, — pro- 
pose au général Jourdan l'armi- 
stice consenti par le Directoire ; 
teneur de ce consentement, 263,— 
propose pour commander l'armée 
d'Italie son ami le général Beau- 
lieu , 271 , — entre à Vienne au 
milieu des acclamations du peu- 
ple , 272 , — résigne le commande- 
ment de l'armée ; reçoit l'ordre de 
la Toison-d'Or, ibid.,^ — rétlexions 
sur cette retraite, 273 et suiv., — 
meiu^ten 1798, VIII, 382. 

CLARKE , chef du bureau de topo- 
graphie militaire sous la direction 
particulière de Carnot, 111,294, — j 
reçoit des instructions minutieuses 
poîir traiter avec l'empereur, IV, 
49, — et au sujet de Mantoue, etc., 
50, — est chargé d'une lettre du 
directoire à sa majesté l'empereur 
et roi, 55 et suiv., — sa mission est 
divulguée dans les journaux, 61, 

— arrive à Milan, 79 , — ne veut 
pas attendre la prise de Mantoue 
pour traiter avec l'Autriche; sa 
lettre à ce sujet à Bonaparte, 
130 , elc. ,— il était l'oigane de 
Carnot, 133, — écrit au directoire 
qu'il faut attendre pour émanci- 



i 



COB 

per le nord de l'Italie, 134, — éloge 
qu'il fait de Bonaparte au direc- 
toire , 136, — veut bien se borner 
au rôle d'agent secondaire, ibid.^ 
— lettre et instruction qu'il reçoit 
du directoire sur les négociations 
avec l'Autriche, 142, etc., — confère 
deux fois seulement avec le baron 
de Vincent ; la négociation est 
rompue, 149 , — à quelles condi- 
tions il était autorisé à signer la 
paix, 170 etsuiv., — est arrêté par 
Bonaparte lorsqu'il veut traiter 
à Turin avec le marquis Gherar- 
dini, 172 , — prépare une expédi- 
tion contre Rome; somme Wurm- 
ser de se rendre , i "4 , — reçoit , 
dès le 6 mai, l'autorisation de 
négocier la paix détinitive avec 
Tempereur , 398 , — comment 
il instruit Bonaparte du dé- 
part du marquis de Gallo pour 
Vienne , 491 , — remet au comte de 
Meerfeldt, à Udine, une réponse 
énergique aux notes des plénipo- 
tentiaires autrichiens , 498, — rap- 
pelé à l'époque du 18 fructidor, 
526, — traite de la paix avec d'Ou- 
bril , et l'amène à un traité , IX , 
2 18, etc., — confère également avec 
lord Yarmouth^ 223, — sa tyrannie 
à Berlin, dont il est gouverneur, 
316, — mot de Louis XVIII à ce 
général en 1 8 1 5 , 3 1 8 , — veut , en 
1813, que la guerre soit continuée, 
XII, 120. 

CLA13SEL( adjudant-général) force 
le roi de Sardaigne à supprimer 
une proclamation , VII , 118, — 
obtient que toutes les troupes 
royales sortiront de Turin, 120. 

COBENTZL(l) (Jean-Philippe), vice- 
chancelier de cour et d'état, chargé 
de traiter à Vienne avec l'ambas- 
sadeur de France, I, 315, — créa- 
ture du prince de Kaunitz, ibid., — 
appelé à plusieurs emplois , et no- 
tamment ambassadeur au congrès 
de Teschen, ibid.^ — négocie avec 
les chefs de l'insurrection belgi- 
que, 316, — à l'avènement de Fran- 
çois V% rappelé par le prince de 
Kaunitz, partage l'administration 
des affaires étrangères; ouvre des 

(i)C*est le cousin du comte Lou's de Cobcnizl. 



COB 



385 



conférences avec le marquis de 
Noailles, ibid., — ses sentimens sur 
la constitution française, 317, — 
essaie de justifier la cour de Vienne 
sur les vues hostiles que la France 
lui suppose, 321, — confère avec 
Mallet-Dupan , envoyé de Louis 
XVI , 405 , — s'abouche avec lui 
une seconde fois, 411, — lui de- 
inande une copie de ses instruc- 
tions, 415, — le questionne sur 
l'opinion publique relativement à 
l'ancien régime, 418, — parle avec 
humeur des princes français, ibid.^ 
— reconnaît la sagesse des deman- 
des qu'il fait au nom du roi , 4 19, 
— confère avec M. Stratton, chargé 
des affaires britanniques , sur la 
triple alliance de l'Autriche, de 
l'Angleterre et de la Prusse, pour 
sauver les Pays-Bas, etc., II, 134, — 
sa réponse à ce sujet , ibid., — à 
l'élévation du baron Thugut , con- 
serve sa place de ministre de con- 
férence, 265 j— sa disgrâce adoucie 
par la direction qu'il conserve des 
affaires de la Lombardie , 266, — 
sa note sur le changement minis- 
tériel, à tous les membres du corps 
diplomatique à Vienne , 267 , — 
compromis dans Texamen des pa- 
piers saisis à Coire sur MM- dcî 
Sémonville etMaret, 396, — donne 
a l'empereur des éclaircissemens 
propres à dissiper tous les doutes, 
397, — se justilie dans les papiers 
publics, ibid., — si^ne , à Saint- 
Pétersbourg, le traité de la triple 
alliance , III, 236 , — est mis en 
avant pour le congrès formel de 
pacification , IV, 545, — rappelé à 
Vienne*, ibid., — on se propose de 
l'envoyer à Lille, 546, — son en- 
trée avec une suite nombreuse à 
Udine, 561, — ultimatum dont il 
était porteur, ibid.^ — son portrait 
par Bonaparte, 562, — rend plus 
faciles le^ négociations, 566, — se 
montre fort habile à traîner les 
choses en longueur, 588, — sa mis- 
sion apparente au congrès de Ras- 
tadt. Y, 49, — pressent les projets 
ambitieux de Bonaparte , 70, — 
les fait connaître à son souverain, 
71, — sa lettre à Bonaparte, eu 
apprenant qtie les troupes autri- 



286 



COL 



chiennes n'ont pas occupé Venise 
à l'époque tixée ( 30 décembre ) , 
91, — se plaint à Bonaparte de 
ce que l'on tente de révolutionner 
le Brisgaw , 146, — est appelé à 
Vienne en qualité de ministre des 
affaires étrangères , 490 , — quitte 
aussitôt Rastadt, 491 , — y retourne, 
et apprend que Bonaparte, parti 
pour Toulon , ne s'y rendra pas, 
516, — bulletin qu'il fait circuler à 
Rastadt sur François de Neuf- 
château, VI, 1;42, — ^revient à Ras- 
tadt, 153, — propose sans détour 
à François de Neufchâteau le par- 
tage de l'Italie; puis rompt les 
conférences , 155 , — reçoit deux 
bagues de brillans et le portrait de 
Bonaparte; se dirige sur Vienne, 
156, — rend compte à l'empereur 
de ses opérations à Seltz, et reçoit 
l'ordre de la Toison-dO'r, 158,— 
part pour Saint-Pétersbourg et 
Berlin en passant par la Saxe, ibid.^ 
— s'assure que la Saxe suivra l'im- 
pulsion donnée par la Prusse, 161, 
— se met en communication avec 
la cour, les ministres et les ambas- 
sadeurs; jugement qu'on porte de 
lui, 162, — parti pour Vienne la 
veille de l'arrivée de Roberjot 
à Rastadt, 169, — Koutaizoff et 
Rostopchin lui font défendre l'en- 
trée de la courrusse, VII, 429, — se 
rend à Lunéville pour le congrès ; 
désire la paix , 454 , — entame a 
Paris (1803) des négociations pour 
la paix , VIII, 244. 
COBEXTZL ( le comte Louis de ), 
ambassadeur à Saint-Pétersbourg, 
ne croit pas a la constance de 
Paul I"., VII, 323 , — son impé- 
ritie; ne sait pas deviner ni sur- 
veiller les mouvemens militaires 
de Napoléon, 460. 
COIGXY (le chevalier de;, envoyé par 
Louis XVI , auprès des princes 
français, I, 166. 
COLRERT, aide-de-camp de Bona- 
parre , annonce l'arrivée de son 
général à Rastadt, V, 60. 
COLLI (le baron de), général autri- 
chien , militaire avisé, commande 
l'armée royale en Italie, 111,305, — 
abandonne ses lignes , après une 
vive escarmouche des Français , 



CON 

se replie derrière la Stura , 322,— 
reçoit l'ordre de se replier sous les 
murs de Turin, 325, — demande 
une suspension d'armes au général 
français, 327. 
COLLOT-D'HEREOÎS , député de la 
convention à Lyon , fait mitrailler 
la population de cette ville , II , 
417. 
COLLORÉDO (François de), le comte, 
nommé ministre d'état et du cabi- 
net par François I*^' ,1, 264 , — 
assiste aux conférences relatives 
aux opérations contre la France, 
377, — sa note au ministre palatin 
de Bavière , du 30 avril 1793 ; ne 
laisse plus à l'électeur la possibi- 
lité de rester neutre, 271, — déplore 
la guerre après l'avoir mal con- 
seillée et mal dirigée, 455, — penche 
pour l'alliance anglaise, III, 91, — 
combat avec avantage dans le con- 
seil la politique captieuse de 
Thugut, 92, — se range à l'avis du 
comte de Lerbach, contre la paix 
avec la France , IV, 423 , — jouit 
de toute la coniiance de l'empe- 
reur, VIII 54,-- trop âgé, se fait 
aider par Thugut, ibid. 
C03IEYRAS, avocat intrigant et 
brouillon, envoyé comme minis- 
tre résidant à Coire, VI, 353. 
COXDÉ ( le prince de ) est mis en 
accusation par l'assemblée, le l^'" 
janvier 1792, I, 206, — demande 
devant Mayence des canons au 
roi de Prusse, 297, — pratique des 
intelligences avec l'armée fran- 
çaise, et cherche à gagner Piche- 
gru a l'armée royale , III , 197., 
— presse le général Wurmser a 
cette occasion, 198,— ne veut pas 
se compromettre vis- à - vis de 
l'Autriche, ihid.^ —repousse avec 
horreur un projet d'assassiner Bo- 
naparte, VIII, 316, — sa lettre, 
quand il est sommé de rentrer en 
France, XIII, 34, — les Autrichiens 
se refusent à ce qu'il occupe Lan- 
dau sans leur concours, 81, — sa 
lettre au comte d'Artois sur la 
proposition que lui fait un indi- 
vidu d'assassiner Bonaparte, XIII , 
169,— sa lettre prophétique au duc 
d'Enghien, in juin 1803, 170. 
COXSALVI (le cardinal ), son por- 



COR 

trait, X, 344,— sa situation criti- 
que vis-a-vis des puissances oppo- 
sées à la France, 345, — se récrie 
contre les articles organiques qui 
ruinaient le concordat, 349, — sa 
réponse à Napoléon, qui demande 
à être couronné par le pape , 349, 
— n'accompagne pas le Saint-Père 
à Paris, 350, — revient le joindre 
à Fontainebleau (1813), XII, 135, 
— répond à Talleyrand que le pape 
ne peut traitera Paris, 175, — est 
reçu à Londres avec estime par 
le prince régent, 520 , — réclame 
avec succès en faveur du pape a 
Vienne, ibid. 

CONSTANT (Benjamin), son ouvrage 
de la conquête et de l'usurpation^ 
XII, 51, — se déclare en faveur des 
Bourbons, 374, — rédige l'actecon- 
stitutionnel après le 20 mars, 494. 

CONSTANTIN (le grand-duc), veut 
en vain arrêter l'ennemi à la ba- 
taille d'Austerlitz, VIII, 508. 

CORNWALLIS (le marquis), envoyé 
auprès du maréchal Moellendorff 
pour vaincre ses hésitations, III, 
5, — demande que les troupes se 
portent sur la Sambre pour con- 
server la Belgique; expose que ce 
n'est pas gratuitement que l'An- 
gleterre paie les subsides, 6, — an- 
nonce que les alliés en suspen- 
dront le paiement jusqu'à la solu- 
tion des difficultés, 8 , — prole^te 
contre le projet de retraite des 
impériaux. 25, — déclare à son gou- 
vernement qu'il s'est opposé à 
cette retraite, 31, — propose au 
ministère anglais d'insinuer a- 
droitement à l'empereur la né- 
cessité d'ôter le commandement 
en chef au prince de Cobourg , 
42,— apporte en Irlande un par- 
don presque général, VI, 220, — 
marche contre les Français des- 
cendus en Irlande, les prend ou 
les disperse, 222. 

CORONA ( l'abbé ) , secrétaire de la 
légation de Prusse à Rome, écrit à 
l'ambassadeur de France sur la 
mort de Duphot, etc. ; il tâche de 
justifier Joseph Bonaparte , V , 
225. 

CORSINI (le prince), envoyé du 
grand- duc de Toscane à Paris, 



eus 



387 



désavoue l'intérêt qu'avait pris 
son prédécesseur Carletti,'à ma- 
dame royale, VII, u. 

CORVETTO, avocat génois, à la tête 
du gouvernement ])rovisoire, con- 
serve la ville aux Français , VII , 

■" 322. 

COSTA, archevêque de Turin, à l'ap- 
proche des Français, s'élève avec 
force contre l'alliance autrichien- 
ne ; il est écouté par le roi , III , 
326. 

COURBIÈRES ( le général ) '- prend 
possession de Verdun au nom du 
roi de France, I, 446. 

CUSTINE, (le général), son invasion 
de la partie allemande voisine du 
moyen Rhin, II, 37, — portrait de 
cegénéral, 38,— s'empare de Spire, 

^ 45, — reçoit l'hommage des parti- 
sans des'nouvelles doctrines, ibid. 
— les magistrats de W^orms lui ap-* 
portent les clés de leur ville, 46, — 
introduit dans ses proclamations 
la maxime des démagogues pari- 
siens : guerre aux châteaux^ paix 
aux chaumières ; écrit d'un ton 
menaçant à l'électeur de Bavière, 
47 , — suspend sa marche sur 
Mayence d'après un rapport con- 
trouvé, 5 1 , — refuse d'occuper Man- 
heim à cause de la neutralité pro- 
mise par l'électeur palatin, 52 , — 
investit Mayence (le 19 octobre ), 
53, — veut abandonner son entre- 
prise; reprend courage, et fait une 
seconde sommation annonçant une 
attaque de vive force, 55," — style 
de cette sonamation, 56, — intrigue 
dans l'intérieur de la ville, ibid., 
— conférences qu'il entame avec le 
gouverneur et le baron de Stein, 
envoyé de la cour de Prusse, 58 
et 59 , — entre à Mayence le 2 1 
octobre, ibid.^ — s'établit au palais 
électoral; annonce fastueusement 
sa conquête à la convention , 60 , 
— absorbé dans sa nouvelle con- 
quête, néglige de s'emparer de 
Coblentz, 63 , — raisons qui au- 
raient dû le porter à cette mesure, 
ibid. et suiv. , — suites immenses 
de cette faute, 65, — attiré par l'ap- 
pât du butin, veut se porter sur 
Francfort, 67, — veut que la con- 
tribution dcniandcc à la ville *oit 



388 



DAE 



uniquement payée par les riches , 
69, — fait sommer le fort de Kœ- 
nigstein et s'en empare, 70, — re- 
nonce à l'attaque de Hanau dé- 
fendu par des soldats dévoués , 
ihid.^ — tourne ses vues sur Fried- 
berg, ibid.^ — s'empare des salines 
de Nauheira, 7 1 , — sa proclamation 
révolutionnaire aux soldats de 
Hesse-Cassel, ibid.^ — dénonce Kel- 
lermann, qui ne s'était pas emparé 
de Coblentz, 72, — fait l'ouverture 
du club des Jacobins à Mayence , 
78, — confie la direction des œuvres 
de la propagande aux plus enthou- 
siastes, 79, — ne se défiant nulle- 
ment des Prussiens, se livre à tous 
les plaisirs, 80, — a l'approche de 
l'ennemi réunit ses forces sur Lim- 
bourg, fait part de ses disposi- 
tions au ministre de la guerre, 81,* 
— néglige d'occuper les gorges près 
de Limbourg, 82 , — renverse la 
régence à Mayence, établissant une 
administration provisoire , ibid. , 
— instruit du rassemblement des 
troupes prussiennes , demande à 
Biron 12,000 hommes, 86, — mande 
à Beurnonville de passer sur le 
ventre des Autrichiens et de se 
porter vivement sur le Rhin, ibid., 
— déjà rejeté sur la défensive, se 
retire à Krenigstein , 87 , — se re- 
tranche derrière la Nidda, sa mau- 
vaise position devant Francfort, 
88 , — désavoue la proclamation 
injurieuse au roi de Prusse publiée 
par son aide-de-camp Stamm, 96, 
— déclare Mayence en état de siège 
et repasse le Rhin, 97, — proclame 
le décret de la convention portant 
réunion des pays conquis à 1^ ré- 
publique, 98, — son indécision; ne 
sait pas tirer parti de l'augmenta- 
tion de son armée, 256, — confère 
avec Lucchesini pour la reddition 



DAL 

<le Mayence et présente aux mi- 
nistres français le sacrifice de cette 
ville comme utile pour la défense 
générale, 294,— reçoit carte blan- 
che pour agir militairement, 295, 
—appelé au commandement de 
l'armée du Nord, 300,— avant son 
départ attaque la gauche de l'ar- 
mée autrichienne commandée par 
Wurmser; il échoue, 301, — 
dénoncé à la convention par Bou- 
chard et Barrère , 324 , — arrêté 
dans son camp, est amené à Paris, 
condamné, et meurt sans cou- 
rage, 325, — sa timide circonspec- 
tion fut utile à la France, en lui 
donnant le temps de se renforcer 
par des levées générales , 344. 

CUSTINE (le marquis de) , fils du 
précédent, son portrait, I, 193,— 
est chargé, à l'insu de Louis XVI, 
d'offrir le titre de généralissime 
avec un traitement considérable , 
au duc de Brunswick, 194, —son 
adresse dans cette négociation qui 
échoue, 196, — envoie sa réponse 
directement à Louis XVI, 197, — 
nommé ambassadeur à Berlin , 
293, — est chargé par Dumouriez 
d'ébranler l'alliance de la Prusse 
avec l'Autriche , 362 , — habileté 
de ses négociations, 380 et suiv., 
— proteste de la sincérité de Du- 
mouriez, 381 , — confère mystérieu- 
sement avec le duc de Brunswick, 
382, — son entrevue secrète avec le 
duc de Brunswick, II, 91, — "per- 
suade au commandant de Franc- 
fort de se retirer; conduite contra- 
dictoire de ce jeune homme, 92. 

CZARTORINSKI (le prince), son 
mémoire confidentiel à Alexandre 
sur la paix de Tilsitt, X, 15, — ne 
lui pardonne pas de priver la Po- 
logne d'une existence indépen- 
dante, 291. 



D 



DAENDELS fait embarquer dcs trou- 
pes en Hollande pour la descente en 
Angleterre, VI, 213, — s'oppose au 

, débarquement des troupes anglo- 
russes, le 29aoùtl799, VII, 303. 



DALBERG ( baron de ), électeur de 
Mayence, archi-chancelier, excite 
l'électeur de Mayence , son prédé- 
cesseur, à faire k la diète une propo- 
sition formelle de paix , III , 88, — 



D4N 

se rend à Bàle pour faire aux agens 
français les premières ouvertures, 
90,— son dévouement à Bonaparte, 
VIII, 371, — choisit pour son coad- 
Juteur le cardinal Fesch , IX, 151, 
—un cçi général s'élève contre lui, 
152, — son abjection, 153, — accepte 
le traité relatif à la confédération 
du Rhin, 157, — fait tout disposer 
pour l'ouverture de la diète à 
Francfort, 258, — est obligé de bé- 
nir à Saint:Gloud le mariage de Jé- 
rôme Bonaparte, 445 , — son écrit : 
De la paix de P Eglise, etc., XI, 
227. 
DALLEMAGNE ( le général ) , com- 
mande à Rome, V, 266, — parvient 
à calmer les soldats français ir- 
rités contre Masséna; attaque avec 
eux les Transtévérins, qui avaient 
pris les armes, et les met en dé- 
route, 268. 
DALRYMPLE, vient prendre le com- 
mandement en chef de l'armée 
anglaise , après la bataille de Vi- 
mieiro, X, 225, — prend la respon- 
sabilité de la capitulation avec Ju- 
not, 226, — s'oppose à ce que le duc 
d'Orléans et le prince Léopold de 
Naples servent en Portugal : Cas- 
tlereagh l'approuve, 231. 
DAMPIËRRË (le général), comman- 
dant des corps épars de l'armée 
française, les ramène au camp de 
Famars, II, 251 , — est forcé de 
combiner une nouvelle attaque, 
après la journée sanglante du P" 
mai, 282 , — donne et retire trois 
fois l'ordre d'attaquer , 283 , — se 
décide entin, retourne cinq fois 
à la charge, à îa vue de son avant- 
garde criblée par une batterie 
ennemie ; il court dessus à cheval, 
malgré les représentations de son 
lils, et périt, 284. 
DANTON, relève les courages après 
la prise de Longwi ; ne veut pas 
qu'on abandonne Paris, I. 484, — 
souille Paris des massacres de sep- 
tembre, ibid.^ — dépêche àDumou- 
riez l'adjudant- général Wester- 
mann et Fabre d'Eglantine, pour 
régler la marche à suivre dans 
la négociation avec les Prussiens , 
485, — veut atout prix obtenir la 
retraite de larmée prussienne , 



DEB 



389 



516," — envoie Sillery et Carra 
pour traiter, 517, — s'indigne de 
l'audace du gouvernement espa- 
gnol , qui ne reconnaît pas la ré- 
publique, II, 166, — fait décréter 
que la convention ne se mêlera 
plus du gouvernement des peuples 
où la guerre sera portée , 278 , — 
fait décréter la peine de mort con- 
tre tout volontaire qui, pendant le 
danger, quitterait son poste, 352, 
— sorti du comité de salut public , 
promet de sauver la reine, et re- 
fuse une somme d'argent, 399,— 
se concerte en faveur de Marie- 
Antoinette , avec Hérault de Sé- 
chelles , 400, — soupçonné d'avoir 
aspiré à la régence, ibid., — périt 
sur l'échafaud, ibid. 
âRU ( le comte ) , administre les 
provinces prussiennes, IX, 370, — 
ses prétentions exorbitantes en 
fait de contributions, 454, — ar- 
rive en Hollande pour organiser 
l'administration, XI, 90. 
DAUNOU , est envoyé à Rome en 
qualité de commissaire législateur, 
V, 253, — à la naissance du roi de 
Rome, compose un ouvrage sur la 
puissance temporelle des papes , 

XI, 222. 

DAVOUST , simple volontaire , tire 
sur Dumouriez, dont la défection 
était connue, II, 230, —gagne la 
bataille d'Auerstaedt, IX, 306,— en- 
tre à Berlin le 25 octobre 1806,313, 
— arrive àPosenpour seconder les 
Polonais, 330,— pille cette ville, 
331^ — commande l'armée d'Alle- 
magne ; dur et ambitieux, XI, 239, 
— pousse à la guerre contre la Rus- 
sie, 364, — défait le prince Bagra- 
tion, 293 , — entre a Hambourg , 

XII, 105, — ses contributions, /Ô/5., 
— est tenu en échec par les troupes 
suédoises, 106, — commande l'ar- 
mée française après la bataille de 
Waterloo', 531, — veut que Louis 
XVIII soit proclamé; approuve la 
capitulation avec les alliés, 534. 

DEBRY ( Jean ), nommé second plé- 
nipotentiaire à Rastadt, à la place 
de Treilhard, VI, 117,— note que 
les ministres prussiens lui remet- 
tent ainsi qu'aux autres membres 
de la légation, 135, — est laissé 



390 



DLL 



pour mort aux portes de Rastadt 
et se sauve, VII, 237. 

DEFOUGtÉS, ministre des affaires 
étrangères, se plaint de l'enlève- 
ment de MM. de Sémonvilie et 
Maret, II, 398. 

DÉGELM ANN ( le baron ), ministre 
impérial ea Suisse , traite de la 
paix avec Barthélémy ; à quelles 
conditions, III, 290, — il en est dé- 
tourné par la réponse de l'am- 
bassadeur français, ibid. 

PEl.ACKOïX vCharles ), ministre des 
relations extérieures ; sa réponse 
verbale au chargé d'affaires 
du Danemarck , que lord Gren- 
\ille avciit pris pour intermé- 
diaire entre l'Angleterre et le di- 
rectoire, lY, 9, — accorde le passe- 
})ort demandé par lord Gren ville 
pour négocier, 12, — note qu'il 
publie contre l'Angleterre , 13 et 
S'iiv., — confère avec le plénipo- 
tentiaire anglais, 30, — lui demande 
s'il est muni des pouvoirs des puis- 
sances alliées dont il stipule les 
intérêts, 31, — comment le journal 
ojliciel s'exprime sur cette négo- 
ciation, 32, — doute de la sincérité 
du négociateur anglais, 33, — ses 
instructions à Clarke envoyé a 
Vienne pour traiter de la paix, 51 
etsuiv., — demande à Maimesbury 
une réponse catégorique sur les 
compensations , 79 , — lui déclare 
que la France n^ peut céder les 
Pays-Bas, 89, — vive et longue dis- 
cussion avec l'ambassadeur an- 
glais, 90, et suiv., — parle de ren- 
verser l'édifice gothique de la 
constitution germanique , 95 , — 
s'entretient des colonies, de la Hol- 
lande, etc.; répète que la difficulté 
relative aux Pays-Bas est insur- 
montable, 104, — sa lettre à Clarke 
sur la politique générale, 135, — 
a Bonaparte sur les hésitations de 
l'Autriche, 428, — comment il s'ex- 
prime avec les plénipotentiaires 
d'Udine sur les princes d'Allema- 
gne et la Prusse en particulier , 
463, — conclut la paix avec le 
Portugal , 20 août 1798, Y, 123,— 
sa lettre à Bonaparte (juillet 179" ., 
sur la demande qu'il avait faite a 



DIL 

la Suisse de traverser le Valais , 

29G. 

DÉODATI ' le comte ) , envoyé à 
Bàle, par l'Autriche, sans carac- 
tère public, pour observer la con- 
duite des diplomates, III, 133. 

DESAIX, nommé provisoirement au 
commandement de l'armée qui 
doit traverser la Manche, Y, 8, — 
puis au commandement de l'aile 
droite, 473, — ses succès en Egypte, 
A II, 348 , — arrivé sur le champ 
de bataille de Marengo, annonce 
à Bonaparte qu'il regarde la ba- 
taille comme perdue, 402, — son 
attaque impétueuse et décisive; 
est trouvé parmi les morts , 403. 

DESCORCHES DE SAIXTE-CROIX, 
envoyé à Constantinople comme 
ambassadeur, ne peut obtenir que 
le titre de consul, YI, 247, — il est 
remplacé, 248, — retourne à Con- 
stantinople pour rassurer la Porte 
sur l'expédition d'Egypte, 269. 

BESPINOIS (lesrénérai)', commande 
à Milan (mai 1796), III, 348. 

DESSOLLES (le général), ses ef- 
forts incroyables au milieu des 
neiges pour déposter le général 
Laudon, VU, 228, — cherche a 
rejoindre Moreau, 236. 

DÎLLOX ( le général), occupe près de 
Clermont en Argonnela forte posi- 
tion des mettes , 1 , 460 , — témoi- 
gne à un envoyé du duc de Bruns- 
V. ick le regret que le roi de Prusse 
se soit laissé entraîner à la guerre, 

501 , — assure qu'il ne fallait pas 
songer au retour des princes ni 
des émigrés , et que FAllemagne 
devait craindre une invasion , 

502 , — est près de surprendre 
les princes au château de Sci , 
II, 4, — somme le gouverneur de 
Verdun de rendre la place, 10, — 
confère avec le générai Kalkreuth, 
et demande une prompte réponse 
à la sommation qu'il a faite, ibid. , 
— ce qu'il dit pour porter le générai 
Kalkreuth à unir la Prusse avec la 

/France, H, — mandé a Paris, 13, — 
document inédit sur l'expédition 
de son frère contre Tournay XIII, 
43, etc.,— mis en pièces aux portes 
de Lille, jo. 



DUB 

BOUM (Chrétien-Guillaume), em- 
ployé prussien, établi depuis 1797 
à Rastadt, recherche les causes et 
les auteurs du crime commis dans 
cette ville, XIII, 164. 

D0LO3IIEU , commandeur de l'or- 
dre de Malte, attaché à la révo- 
lution et au directoire , donne des 
lettres pour former un parti fran- 
çais à Malte, V, 450, — ses lettres 
perfides à bord de l'expédition 
française devant Malte, empê- 
chent les dispositions de défense, 
70, — gagne le grand-maitre, 73. 

BOMBROWSKI (le général), se met 
en marche vers Rimini, pour faire 

, reconnaître au pape la république 
cisalpine, V, 201. 

DORIA (le cardinal), secrétaire d'é- 
tat, n'était point l'ennemi de la 
France, V, 189, — donne l'avis au 
général Provera qu'il ne comman- 
dera pas les troupes de S. S., 199, 
— consterné du départ prochain 
de Joseph Bonaparte après la mort 
de Duphot, va lui faire des excu- 
ses ; sa faiblesse extrême en cette 
circonstance, 216, — 'onjure à ge- 
noux le ministre d'Espagne de se 
rendre à Florence pour en rame- 
ner Bonaparte; écrit au prince 
Massimi, ambassadeur du pape en 
France, pour se mettre tout entier 
à la discrétion du directoire, 2Î7, 
— décide le ministre d'Espagne à 
rester à Rome, 228 , — sa procla- 
mation aux habitans de Rome, 
235, — est arrêté après les troubles 
de Rome, 270. 

DORNBERG (le colonel), projette 
l'enlèvement de Jérôme , roi de 
Westphalie, X, 326. 

DOYRÉ (le général), signe la capitu- 
lation de Mayence avec le général 
Kalkreuth, le 22 juillet 1793, II, 

! 317.— défendu au comité de salut 
puBlic , par Merlin de Thionville 
et Rewbeil, 325. 

DRAKE , ministre anglais , favorise 
une révolution démocratique à 
Venise, IV, 307. , 

DUBOIS DE CRANCE, annonce à la 

convention la campagne d'hiver 

de Hollande, pour hâter la chute 

des tyraTis.lll, 120. 

DUBOrQl'ET (le général), assailli 



DUM 



391 



au Chêne-Populeux par les émi- 
grés, est coupé de son corps prin- 
cipal,!, 464. 

DUGOMMIER , général en chef de 
l'armée devant Toulon, propose 
de tenter un coup de main sur 
la redoute anglaise, II, 422, — 
réussit dans son entreprise et 
force les Anglais à s'éloigner, 
ibid., — entre dans Toulon, 423. 

DUHESME (le général), enfermé 
dans les Abruzzes, à l'armée de 
Championnet, VII, 48, — en sort 
et prend les villes de Chietti et de 
Pescara, 56, — vient annoncer à 
Championnet l'approche de sa di- 
vision, et lui rend le courage, 135, 
— met en fuite les paysans levés 
en masse dans les Abruzzes, 140, — 
et se joint à Championnet , ibid. , 
— horreurs commises par la co- 
lonne qu'il commandait, 199, — 
entre dans la Catalogne, X,121, 
— attaque une seconde fois Giron- 
ne et se voit forcé d'en lever le 
siège, X, 439. 

DUMOLARD, député, dans la séance 
du 23 juin 1797, se plaint du si- 
lence du directoire sur les révolu- 
tions de Venise et de Gênes, IV , 
382,. — demande des renseigne- 
mens, 383, — est combattu par Gar- 
ran-Coulon et par Bailleul, 384. 

UUMOURIEZ, maréchal de camp, 
habile explorateur politique , se 
rend à Bruxelles, pour connaître 
l'état du pays,-I, 89, — nommé chef 
du ministère français à la fin de 
mars 1792, 277, — détails sur ce gé- 
néral, ibid., — n'était pas sans ap- 
pui près de Louis XVI, auquel 
il avait fait remettre un mémoire 
vers la fin de l'année 1791, 279, — 
obtient six millions pour dépenses 
secrètes, sans être tenu d'en ren- 
dre compte, ibid,, — son premier 
discours à l'assemblée, 280, — son 
opinion sur les ambassadeurs de 
France à cette époque, 281 — exa- 
mine les dépenses de ces ambassa- 
deurs,282, — fait quelques change- 
mens dans le corps diplomatique, 
28 4, — son rapport confidentiel sur 
l'ensemble de son département, 
ibid., — voit dans la nation ger- 
manique trois intérêts distincts. 



392 



DOI 



2S;j, — la guerre contre la France 
devait le ruiner, 287, — adresse de 
nouvelles instructions aux divers 
envoyés de France en Allemagne, 
i>88, — son opinion sur le rôle de 
conciliation à jouer par l'Autriche, 
ibtd.,— analyse de sa première dé- 
pêche à M. de Koailles, 289, — exa- 
mine les motifs de la guerre dont 
on menaçait la France, '290 — affec- 
te de douter que l'union de l'Au- 
triche et de la Prusse soit sincère, 
293, — fait beaucoup de cas de Cus- 
tine, 294, — en manifestant son in- 
dignation, donne à l'assemblée na- 
tionale, connaissance d'une note 
du prince Kaunitz, du 18 mars 
1792 y 309^ — demande qu'on ne 
prenne pomt de délibérationavant 
ia réponse catégorique qu'il a de- 
mandée, 310, — demande que la 
France prenne l'initiative de la 
guerre, 314, — aurait voulu tracer 
autour des hommes d'état le cercle 
de Popilius, 318, — sa note àl'am- 
-bassadeur de France à Vienne , 
ibid. et suiv. — prépare tout pour 
amener la déclaration de guerre, 
.323, — fait signer à Louis XVI une 
lettre directe au roi de Hongrie et 
de Bohême ; texte de la lettre, i(>id. 
et suiv. — communique cette lettre 
et autres pièces à l'assemblée, 324, 
— discute au conseil du roi les pré- 
tentions inadmissibles de l'Autri- 
che, 325 , — extrait de son dis- 
cours, 326 — s^efforce dans un en- 
tretien confidentiel avec Louis 
XVI, en présence delareine, delui 
] trouver qu'il compromet sa cou- 
ronne en ne déclarant pas la guer- 
re à l'Autriche, 327, — le 20 avril. 
Ut un rapport surla nécessité d'at- 
taquer l'Autriche, 329, — son dis- 
cours, /^/û?., et suiv., — obtient par 
un décret d'urgence la déclaration 
de guerre, 340, — avait un plan de 
campagne tout prêt, 357, — veut 
surtout l'occupation de la Belgi- 
que,358, — y avait envoyé différens 
agens, 359,— cherche à détacher la 
cour de Turin de celle de Vienne, 
iOt, — à quelles conditions, ibid. et 
suiv., — réponse a la lettre du roi 
de Sardaigne, annonçant qu'il ne 
peut recevoir M. de'Sémonville, 



3f.5, — donne ordre au sieur La- 
lanciCj chargé d'affaires a Turin, 
de quitter cette ville, 366,— rend 
comptée l'assemblée de sa tenta- 
tive auprès de la cour de Turin, et 
de ses suites, 367 , —réussit à ob- 
tenir six millions pour les dé- 
penses secrètes de son départe- 
ment , 368 , — prétend , dans ses 
Mémoires, que son plan de cam- 
pagne fut déjoué avec une profonde 
scélératesse, 370, — voulait brus- 
quer l'invasion, 373, — son plan, en 
cas denon succès, ibid.^ — obtient, 
après le lo août , le commande- 
ment de l'armée, 441, — malgré les 
ordres du ministre de la guerre , 
Servan gagne à la hâte la forêt 
d'Argonne et ses détilés; phrase re- 
marquable à cesujet, 450, — se rend 
maître de tous les passages, 451, — 
néglige le passage important de la 
Croix-au-Bois, 463, — le fait atta- 
quer et reprendre, ibid., — est tour- 
né par les troupes de Clairfayt; sa 
position diflicile, 465, — refuse de 
recevoir un parlementaire du duc 
de Brunswick, 466, — prend la ré- 
solution hardie de gagner, dans la 
r.uit , Sainte-Menehould , et d'y 
rassembler ses forces, ibid., — at- 
teint heureusement, avec le gros de 
l'armée, les hauteurs deDammar- 
tin-sur-Hans, 468, — ne partage 
point la terreur et le désordre de 
la division Chazot; après Talfaire 
de Vaux, ses troupes font reculer 
les hussards prussiens, 469, — occu- 
pe sans obstacle son nouveau camp 
près de Sainte Menehould , 470, 
— trompe le roi de Prusse et le duc 
de Brunswick , 471 , — est re- 
joint par Beurnonville, 472, — a 
dans ses mains, par la réunion de 
divers généraux , des forces supé- 
rieuresen nombre à celles du duc 
de Brunswick, 474 — fait passer 
des forces a Rellermann qui occu- 
pe les hauteurs de Valmy, 477, — 
causes de sa confiance et de sa 
présomption le jour delà bataille, 
483, — correspond avec Danton 
qui dominait le conseil exécutif 
provisoire, '184, — prétend qu'on 
ne peut traiter de la délivrance 
du rov qu'après révacuation du 



DUM 

territoire français par les armées 
alliées, 486, — se refuse for- 
mellement à une entrevue avec le 
duc de Brunswick, 487 , — raisons 
de ce refus personnelles au duc 
de Brunswick; demande un parle- 
mentaire pour régler l'échange de3 
prisonniers, 488, — fait remettre un 
mémoire au secrétaire du roi de 
Prusse, où il épuise toutes les rai- 
sons capables de lui faire évacuer 
la France, 489, — combat les argu- 
mens de Manstein, aidede-camp 
du roi de Prusse; repousse avec di- 
gnité la proposition qui lui est faite 
de se déclarer pour Louis XVI, 
en s'unissant aux puissances, 491, 
— demande et obtient une suspen- 
sion d'armes et une nouvelle entre- 
vue, 492, — ne veut point quitter 
son camp^de Sainte - Menehould , 
où il concentre ses forces, 493, — 
s'occupe d'un cartel d'échange où 
il refuse de comprendre les émi- 
grés, 496, — assure que les Français 
ne combattent le roi de Prusse 
qu'avec répugnance^ 496, — pour 
réponse aux conditions proposées 
par Manstein, lui remet le décret 
delà convention, annonçant l'abo- 
lition de la royauté, 497,' — refuse 
de nouveau de se rendre au camp 
du roi de Prusse, 498, — sa lettre 
au ministre des affaires étrangè- 
res, 498 et suiv., — ne veut traiter 
que del'éloignement des émigrés 
et de l'évacuation du territoire ; 
envoie le colonel Thouvenot au 
quartier général prussien à cet ef- 
fet, 503, — envoie Westermann à 
Paris pour demander des rensei- 
gnemens sur Louis XVI , 507, — 
travaillait à sauver Louis XVI; 
son zèle pour la délivrance du 
territoire était sans bornes, 508, — 
efforts près du roi de Prusse, ihid.^ 
— cherche à éclairer le colonel 
Manstein ; ne peut réussir à rom- 
pre les liens qui unissaient la cojir 
de Berlin à celle de Vienne, 509, 
— veut rester maître des négo- 
ciations; sa lettre au ministre de la 
guerre, 512,— répond au nouveau 
manifeste du duc de Brunswick, 
et fait dénoncer l'armistice, 514, — 
écrit au ministre de la guerre sur 



DUM 



393 



le jyarti qu'il avait pris pour 
sauver la France et forcer l'enne- 
mi a la retraite, II , 2 , — serre les 
Prussiens sur les deux rives de 
l'Aisne, 3, ses'Ueutenans poursui- 
vent avec chaleur les émigrés, ib.^ 
— permet à Kellermann de har- 
celer l'armée prussienne, 5, — le 6 
octobre, déclare à Kellermann l'in- 
tention de se porter dans les Pays- 
Bas, ibid,^ — le charge de repren- 
dre Verdun et Longwy, ibid.^ — se 
rend en toute hâte à Paris, 6, — son 
influence au comité de défense 
générale, 24, — à la veille de cou- 
ronner ses desseins par l'invasion 
de la Belgique, 74, — attaque les 
Autrichiens à Jemmapes, ibid.^ — 
bataille meurtrière, 75, — rap- 
prochement entre cette bataille 
et l'affaire de Valmy, ibid.^ — suites 
de la victoire deDumouriez, 76, — 
refuse de traiter avec Clairfayt 
s'il ne repasse le Rhin, 77, — pres- 
que toute la Belgique est soumise 
à ses armes, 99, — sa note sur la lé- 
gation française à Londres, durant 
son ministère des affaires étran- 
gères , 122 et suiv., — son habi- 
leté porte la cour de Londres à user 
de ménagemens, 124, — veut favo- 
riser une révolution en Hollande, 
par l'entrée des troupes françai- 
ses, 132, — s'oppose à l'établisse- 
ment du système révolutionnaire 
proclamé par Cambon, 140, — ne 
croyait pas qu'il fût possible de dé- 
tacher la nation anglaise du souve- 
rain, et d'opérer en Angleterre une 
révolution démocratique, 155, — 
après la mort de Louis XVI, et le 
renvoi de M. de Chauvelin, se rend 
en personne sur les frontières delà 
Hollande, 173,— reçoit à Anvers 
le secrétaire du grand-pensionnai- 
re, Van-Spiegel, 174, — mande à 
lord Auckland qu'il ne peut plus 
conférer avec lui, et qu'il a reçu 
Tord re de faiie la guerre, 1 80, — son 
invasion sur le territoire des pro- 
vinces-unies,206,— absent lorsqu'il 
est attaqué par le prince de Saxe- 
Cobourg, etc., 209, — forcé de se 
retirer sur Anvers, 210, — arrive 
dans les plaines de Ncrwinde pour 
arrêter l'ennemi, ibid.^ — vent 



394 



DUM 



tenir à Tirlemont et à Louvain , 
défait de nouveau par Clairfayt, 
211 ,— perd la Belgique, ibid., — las 
de lutter contre l'anarchie, veut re- 
venir à la monarchie constitution- 
nelle, saisir le pouvoir et le remet- 
tre au duc de Chartres, 212, — veut 
marcher à Paris avec l'armée pour 
dissoudre la convention , 213, — 
envoie au prince de Cobourg pour 
lui faire des ouvertures importan- 
tes, ihid. , — confère avec Mack , 
chef d'état-major de l'armée impé- 
riale, lui dévoile une partie de 
ses plans et obtient une première 
convention, 2 14, — forme une forte 
arrière-garde pour en imposer aux 
Autrichiens, 216 , — campe sous 
Bruxelles , la quitte avec ordre et 
sans pillage, ibid. , — révèle tout 
son plan au général autrichien , 
conditions qu'il exige, 220, — reçoit 
à Tournay trois affiliés de la so- 
ciété des jacobins , invective con- 
tre la convention et dit qu'il veut 
sauver la patrie ; annonce qu'il 
a entamé une négociation avec le 
prince de Cobourg, 221,— dénoncé 
aux commissaires de la conven- 
tion à Lille par les trois jaco- 
bins , 222, — mandé à la barre, re- 
fuse d'y comparaître, ibid.^ — fait 
arrêter les commissaires de la 
convention et le général Beurnon- 
ville, chargés de s'assurer de sa 
personne, et les remet au général 
Clairfayt, 223 , — au lieu de faire 
déclarer son armée, s'engage dans 
le dédale de la diplomatie et com- 
pose un manifeste pour rendre 
compte de sa défection , 225 , — 
reçoit des coups de fusil des vo- 
lontaires de rYonne,comme il s'ap- 
prochait de Condé pour conférer 
avec le prince, 229, — leur échap- 
pe, rejoint le colonel Mack, et ré- 
dige avec lui, au nom du prince 
de Cobourg, une Adresse à la na- 
tion française ^ 230, — rédige une 
autre proclamation à son armée, 
où il parle de Louis XYI, 234 , — 
veut rallier ses troupes et se porter 
, sur Lille ; mais la désertion de l'ar- 
tillerie entraîne celle de la majorité 
des soldats; sa tète est mise à prix; 
il se retire à Tournay, sous l'égide 



DUN 

autrichienne, 235,— jugement sur 
la conduite de ce général , 236 , 

— sa conversation avec le prince 
de Cobourg, après la deuxième 
proclamation de ce prince , 243 
et suiv. , — retient en vain le gé- 
néral français, 245, — fuit en Bel- 
gique et vit dans la retraite, 246 , 

— son opinion sur la conduite des 
puissances après l'affaire de Fa- 
mars, 289, — est accusé d'avoir ex ci- 
té les émigrés à prendre les armes 
afin d'empêcher le démembrement 
de la France; forcé de quitter 
Bruxelles, se retire en Angleterre, 
331, — cora pi imente le prince Char- 
les sur ses triomphes, VIT, 282, — 
présente à Paul P"" un projet de 
guerre contre la France, 425, 
— aurait voulu se mesurer avec 
Bonaparte, 426, — attaché encore 
plus à la maison d'Orléans qu'à la 
branche aînée, ibid.^ — soutenu 
par le comte Panin, 427, — son 
plan d'attaque , ibid., — est 
obligé de quitter Pétersbourg, 428, 
— réfugié en Silésie chez les frères 
Moraves (1805), IX, 290, — assiège 
le roi de Prusse de ses lettres 
contre Napoléon, ibid., — offre à 
l'Angleterre de servir en Portugal, 
X, 229, — puis a l'Espagne, qui le 
refuse, mais accepte son projet de 
guérillas , 230 , — désespère de 
sa cause en 1792 ; envoie son pro- 
pre neveu au camp des émigrés, 
XIII , 76 , — sa lettre au baron 
d'Hardenberg, 183 et suiv., — ses 
conseils, parvenus trop tard , de- 
viennent inutiles, 189. 

DUXCAN (l'amiral), bloque la flotte 
hollandaise du Texel, est forcé 
par la tempête de gagner la rade 
d'Yarmouth , V, 124, — revient 
sur les côtes de Hollande et bat 
complètement la flotte hollan- 
daise, 125. 

DUNDAS (le général^ force les Fran- 
çais à repasser le Waal avec perte, 
dans l'hiver de 1795, IH , 121 ,— 
bill qu'il fait rendre lors du pro- 
jet d'invasion de l'ATigleterre par 
la France, V, 474, — déclare que 
l'exécution du traité d'Amiens eût 
compromis l'indépendance de Mal- 
te, Vllï, 220. 



ELE 

DU-PETIT-THOUARS, capitaine de 
vaisseau à Aboukir , veut qu'on 
lève l'ancre pour combattre à 
voile libre, VI, 86. 

DUPF30T, officier général, démo- 
crate irréligieux, envoyé à Rome 
auprès de Joseph Bonaparte, par 
son frère, V, 204, — est tué par un 
soldat romain , comme il s'avan- 
çait en uniforme et le sabre à la 
main, 208, — il périt hors la juri- 
diction de l'ambassade, ibid. , — 
devait épouser le lendemain ma- 
demoiselle Désirée Clary, sœur 
de l'ambassadrice (1), ibid., — le 
corps de Duphot est inhumé dans 
l'église de Saint-Jean de la Malva, 
230 , — souscription pour un mo- 
nument, ibid., — il est détruit lors 
de la prise de Rome par le roi de 
Naples, VI, 475. 

DUPONT (le général) , se porte sur 
Salamanque, X , 121, — marche 
contre Castanos, s'empare de Gor- 
doue, qu'il livre au pillage ; y 
séjourne long-temps, 195, etc., — 
est défait et capitule honteuse- 
ment k Baylen, 196. 

DIJRFORT (Alphonse de) , porte les 
instructions de Louis XVI au com- 
te d'Artois, alors à Venise, I, 108, 
— le joint à Florence, 109, — et à 
Mantoue , en obtient les promes- 
ses les plus rassurantes , 112 , — 
les communique à la famille royale 
de France, ibid. 

Cl) Elle est aujourd'hui reine de Suède. 



ÉLE 



395 



DUROC, aide-de-camp de Bonaparte, 
envoyé pour porter à Vienne les 
préliminaires d'un traité, ne peut 
traverser les postes autrichiens, 
VII, 423, — est accueilli gracieu- 
sement à Berlin , VIII, 1 5 , — ses 
formes agréables, 18, — expose le 
but de sa mission avec une fran- 
chise militaire, 20, — propose au 
roi de Prusse une alliance contre 
l'Autriche, 22, — ses conférences 
avec Haugwitz,Z(î»/â^., — dans son 
second voyage à Berlin trompe 
la prévoyance du roi, 62, — doit se 
rendre en Russie pour s'entendre 
sur l'expédition dans l'Inde, ib., — 
apprend à Berlin la mort de Paul 
I^-", 96, — llagorne l'assassin Zou- 
bow, 97, — ne peut renouer auprès 
d'Alexandre le fil des négociations 
pour l'expédition dans l'Inde, 98 , 
— ne soupçonne pas la finesse et 
l'esprit d'Alexandre, ibid., — ses 
lettres, interceptées, choquent le 
ministère russe ; texte de l'une 
d'elles, adressée à Fouché, 99, — ne 
peut tromper et séduire personne, 
i03, — quitte Berlin sans avoir pu 
approcher le roi et Alexandre', 
482, — annonce, après la bataille 
d'Iéna, au^roi de Prusse, à quelles 
conditions on pourra traiter avec 
lui, IX, 324, — est envoyé à l'em- 
pereur Alexandre après la bataille 
de Friedland, 421, — meurt dans 
une affaire, après la bataille de 
Lutzen, etc., XII, 161. 



EICKMEYER (le major), confère 
avec Custine pour la reddition de 
JVIayence , II , 58 , — signe la ca- 
pitulation, 59 , — accepte le grade 
de colonel dans l'armée fran- 
çaise, 61. 

ÉLECTEUR DE BADE, contrarie 
les vœux de la Russie relative- 
ment à la violation de son terri- 
toire, VIII , 372, — tout dévoué 
A la France, 373 , — vient atten- 
dre Napoléon à Ettenheim et si- 



gne un traité avec lui, 484, ~ 
après la bataille d'Austerlitz , se 
met en possession des domaines 
qui lui avaient été promis, etc., 
IX , 5 , — laisse occuper le fort 
de Kehl par les Français , 12, — 
abandonne Napoléon ,' XII , 238. 
ÉLECTEUR DE BAVIERE , promet 
à l'Autriche de se réunir à elle, 
et se rend à Wurtzbourg, en di- 
sant qu'il se devait à la France où 
était son fils, VIT!, 470 , —ce qui 



396 



ENG 



peut excuser sa conduite, 47f , — 
prend le titre de roi après le 
traité de Presbourg, IX, 10, — 
s'allie avec l'Autriche, après avoir 
averti franchement Napoléon , 

^ XII, 236. 

ÉLECTEUR »E MAYENCE (haroR 
d'Erthal) , prince bienveillant et 
éclairé, fait au marquis de Bouille 
une réception honorable, I, 133,— 
dès le I" janvier 1794, abandonne 
sa capitale, II, 451, — se montre 
infatigable pour détourner le roi 
de Prusse du dessein d'abandon- 
ner la coalition , 501 , — fait à la 
diète la proposition formelle de 
la paix, m, 88,— ses motifs, ibid. 
et suiv., — demande qu'on re- 
coure à la médiation de la Suède 
et du Danemarck, restés neutres, 
89 , — sa réponse au général Ha- 
try, qui somme Mayence de se 
rendre aux armées françaises , V, 
^ 88. 

ÉLECTEUR DE SAXE , prince ver- 
tueux et loyal , hésite à s'unir à 
la Prusse contre la France, et four- 
nit enfin 18,000 hommes, IX, 270, 
— est forcé, après la bataille d'Iéna, 
de subir le joug de Napoléon, 324, 
— signe un traité avec lui; prend 

, le titre de roi , 349. 

ÉLECTEUR PALATIN , énonce à la 
diète le vœu d'une paix hono- 
rable, tll, 88, — envoie au chan- 
celier de l'Empire ses réclamations 
contre l'envahissement projeté de 
la Bavière , 1 80 , — demande une 
réponse catégorique , ibid. 

ELGIX ( le lord ) , chargé par Geor- 
ges III de presser Léopold d'in- 
tervenir en faveur de la famille 
royale, I , 102, — confère à ce 
sujet avec Bischofswerder , 104, 
— ministre plénipotentiaire près le 
gouvernement des Pays-Bas , s'ef- 
force de faire sortir le prince de 
Cobourg de son système de guerre 
sans résultats, II, 390, — part pour 
Londres lorsque le roi de Prusse 
se retire de la coalition , 500, — est 
arrêté en France, quoiqu'il fût 
autorisé à se rendre en Angleter- 
re; pièges qui lui sont tendus , 

VIII, 221. 

EXGESTROEM (le baron) , sa note 



EST 

au comte de Niepperg , sur \a 
médiation de l'Autriche , XI , 
334. 

ENGHIEN (le duc), parmi^^les princes 
français , se distingue par son re- 
fus des indemnités offertes par 
Bonaparte , VIII , 317,—- détails 
sur son assassinat, par V Observa- 
teur prussien , 326 , — effets de 
ce meurtre sur les gouvernemens 
de l'Europe, 330, — adhère for- 
tement au refus de Louis XVIII 
d'abdiquer, XIII, 170, — sa ré- 
ponse à la lettre sage et prophé- 
tique de son aïeul ,171. 

EXTRAIGUES (le comte), intrigant, 
publie son prétendu fragment de 
Polybe contre Napoléon, IX, 117, 

— pousse le roi de Prusse à la 
guerre, 288. 

ERLACH (le baron), refuse le com- 
mandement des troupes bernoises, 
V, 323 , — le reprend en janvier 
1798, 344 , — se présente au con- 
seil souverain , et demande à 
employer la valeur des Suisses ; il 
obtient des pouvoirs illimités, 374, 

— arrête les dispositions d'une 
attaque générale, 375, — ses 
pouvoirs sont révoqués, 377, — 
il vole à Berne, s'y consume en 
reproches; revient à son armée 
qu'il trouve pleine de désordre, 
380, — rallie ses milices à Ur- 
term et se défend héroïquement, 
394, — est immolé près du village 
de Munsingen , 397. 

ESCOIQUlZ(le chanoine), s'attache 
à son élève Ferdinand , le prince 
des Asturies, X, 86, — surveille 
les intrigues de Godoï , etc. , 88, 

— entretient le prince dans de 
nobles sentimens ; il est exilé, 89, 

— s'échappe de son exil et con- 
fère avec Ferdinand , ibid. , — 
résiste à toutes les cajoleries de 



l'empereur , 144 



réfute la 



lettre de Charles IV à son fils , 
dictée par Napoléon , 149. 
ESTERHAZY (le prince) , doit com- 
mander ime armée dans le Biis- 
gaw,' et un corps d'émigrés, I, 
423 , — est placé surlellaut-Rliin, 
se condamne a une campagne 
inaclive. II, .U). 



FAY 

EYMAR (d'), ambassadeur à Turin, 
homme modéré, VII, 102, — 
son caractère timide , 109 , — fait 



FER 



397 



enlever les armes de la république 
de dessus sa porte , et se retire 
dans la citadelk , U l . 



FÂBRE D'EGLANTINE, envoyé 
par Danton à Dumouriez, pour le 
réconcilier avec Kellermann , I, 
485. 

FAUCHE-EOREL, imprimeur, char- 
gé par le prince de Condé de 
faire des propositions à Pichearu 
en faveur de la cause royale , III, 
198, — pousse la Prusse à la 
guerre , VIII , 501 , — persuade 
à l'empereur Alexandre que Mo- 
reau se prêtera volontiers à la 
contre-révolution, IX, 288, — 
gobe - mouche politique , XIII , 
150, — passages de la brochure 
imprimée à Bruxelles en 1816, 
152, — abandonné par Louis 
XVIII , se donne la mort , 1 57. 

FAUCHET (l'abbé) , député à l'As- 
semblée nationale , veut la guerre 
contre l'Allemagne, I, 180. 
FAY POU LT , ministre de France à 
Gènes , instruit Bonaparte de ses 
conférences avec les nobles Du- 
razzo et Cataneo, IV , 357 , — les 
patriotes et les nobles le conju- 
rent à la fois d'arrêter l'effusion 
du sang , 3G1 , — est insulté , ren- 
tre à l'hôtel de la légation accom- 
pagné de deux sénateurs, etc., 
362 , — demande une augmenta- 
tion de garde, 363, — donne à 
Bonaparte avis de la lutte san- 
glante des patriotes et des char- 
bonniers, etc. , de Gènes, 364 et 
suiv. , — veut transiger avec 
l'aristocratie génoise ; sa lettre 
explicative à ce sujet à Bona- 
parte , 367 , — assiste à la lecture 
de la note adressée au doge par 
Bonaparte , 37 1 , — insiste pour 
que les Français soient mis en li- 
berté, 373, — les reçoit dans son 
hôtel et leur procure des secours, 
374 , — demande l'arrestation 
, provisoire de deux inquisiteurs 



d'État et d'un patncien, 375 , — 
ne l'obtient pas , et demande ses 
passeports ; informe Bonaparte de 
cette décision , 376 , — confère , 
la nuit , avec le parti réformateur 
des nobles , signe une convention 
secrète, et obtient l'arrestation 
de inquisiteurs, etc., 379 , — sa 
dépêche conlidentielle après l'or- 
ganisation d'un gouvernement 
provisoire , 380 , — est envoyé à 
Rome après l'établissement de 
la république en cette ville, V, 
258 , — s'oppose au pillage de 
Caserte, VII, 145 , — quitte Na- 
ples, 179. 

FERDINAND lîl , grand duc -de 
Toscane , son embarras lors de 
l'arrivée de Pie VI à Sienne ; fait 
suspendre les préparatifs qu'on 
faisait à Florence, V, 251, — s'op- 
pose à ce que S. S. se rende à 
Pise où était la cour, 252 , — ex- 
pédie des courriers à Paris et à 
Milan pour faire approuver sa 
prudence , et à Vienne pour s'y 
ménager des motifs de sécurité, 
252 , ■ — aussitôt qu'il le peut, re- 
noue ses relations avec la France, 
VII, II, — chassé de ses États par 
Miollis , 198 , — commande l'ar- 
mée de réserve ;en 1805 , sous 
Mack, VIII, 459, — cherche, après 
la capitulation de Mack, à retar- 
der la marche de l'ennemi, 494 , 
— s'allie à Napoléon , et prend le 
titre de grand - duc de Wurtz- 
bourg, IX, 256, etc. 

FERDINAND IV, roi des Deux-Si- 
ciles , montre de la fermeté dans 
ses rapports avec la république 
franc lise, VI, 41 1, — part pour son 
quartier-général à San Germano, 
413, — est cité à Rome pour ren- 
dre hommage de sa couronne au 
peuple , substitué au pape par la 
révolution qui venait de s'opérer^ 



398 



FER 



414 , — ■ envoie à Vienne le duc 
de Campo-Chiaro pour traiter avec 
l'Autriche, 421, — ordonne une 
levée extraordinaire , 422 , — 
presse les arméniens, etc., 426, — 
n'accorde pas la liberté aux pri- 
sonniers politiques , mais fait con- 
tinuer le procès de plusieurs d'en- 
tre eux , 428, — déclare que tous 
les Napolitains de 17 à 47 ans sont 
soldats sans excepter la famille 
royale, 432, — se décide à faire 
la guerre à la France , 433, — 
n'écoute pas les réclamations de 
l'envoyé de France , et continue 
ses préparatifs de guerre ; envoie 
à Vienne le major Suzanna , pour 
se concerter avec l'Autriche, et 
lui demander un général , 435, — 
s'avance avec la reine au-devant 
de Nelson, qui débarque à Naples, 
439, — se rend, pour conférer, sur 
le vaisseau amiral , 451, — son 
mensonge à l'ambassadeur fran- 
çais au sujet de l'entrée de Nelson 
dans le port de Naples , ibid., — 
fait verser au trésor tout le nu- 
méraire et crée des bons royaux , 
453 , • — charge son ambassadeur 
à Paris de se plaindre du mani- 
feste publié à Rome par le pré- 
sident du consulat, 458 , — an- 
nonce son départ pour l'armée, 
401 , — conclut un traité d'al- 
liance avec l'empereur de Rus- 
sie , 463 , — et un second traité 
avec l'Angleterre , 404 , — part 
pour l'armée, 406, — suit l'ar- 
mée avec Acton , 467 , — sa pro- 
clamation, ibid. , — son entrée 
solennelle dans Rome; descend 
au palais Farnèse, qui lui appar- 
tenait et reçoit les félicitations 
des grands, etc. , 474 , — laisse 
commettre les plus grands excès; 
nomme un gouvernement provi- 
soire, 475, — invite le pape à venir 
reprendre son gouvernement spi- 
rituel et temporel , 476, — lettre 
qu'il lui écrit , ibUl. , — apprend 
les échecs reçus par son armée, 
croit que tous'les généraux, même 
Mack, le trahissent , VII, 27, — 
effrayé, monte dans un cabriolet 
de poste et vole à Castrte , 28, — 
persiste, à Naples, a soutenir 



FER 

qu'on l'a trahi : son discours à la 
reine et aux ministres , 32, — sa 
proclamation à ses sujets, 30, — 
résiste courageusement aux no- 
bles qui voulaient capituler à tout 
prix avec les Français, 41, — se 
décide à se retirer en Sicile 
avec la famille royale , 42, ne 
se rend point aux prières des dé- 
putés de la ville qui l'engagent à 
ne pas s'éloigner , 43 , — nomme 
pour vicaire général le prince Pi- 
gnatelli , ibid.,— perd son lils Al- 
bert dans une tempête, 44, — 
rentre à Naples le 27 juillet 1799 , 
réactions, acte de grâce incom- 
plet qu'il accorde , 333 , — est 
abandonné par les Anglais et les 
Russes ; se réfugie de nouveau en 
Sicile, IX, 86, — irrité du despotis- 
me de lord Bentinck, veut fuir, est 
arrêté et renfermé à Colli , XII, 
303, — refuse de reprendre l'auto- 
rité, 304. 
FERDINAND VII, prince des Astu- 
ries, son caractère, X, 86, — 
épouse Maria-Antonina de Na- 
ples, et la perd , 88, — ses regrets, 
89, — abreuvé de chagrin , s'a- 
dresse à Napoléon secrètement , 
réclame sa protection et lui de- 
mande pour femme une princesse 
française , 90, — est arrêté par 
ordre de son père, 119, — est 
mis en jugement; n'est pas con- 
damné, 1 20 , — ne veut pas quit- 
ter Madrid et suivre la famille 
royale , 1 29, — il est salué roi par 
le peuple, 13 1, — proclamé avec 
des cris d'espérance et d'amour, 
133 , — commence son règne par 
des actes de justice, etc., 135, — 
envoie des députés au-devant de 
Bonaparte qu'il attend comme un 
ami , ibid. , — part pour Burgos, 
croyant y trouver Napoléon, 137, 
— écrit a la junte quil est satisfait 
des dispositions de l'empereur, 
143, — mande à ce dernier son 
départ pour Bayonne , y fait son 
entrée le 20 avril 1808, 143, — 
instruit par Savary que la maison 
de Bourbon a cesse de régner, 
proteste qu'il ne peut disposer 
des droits de sa famille, 144 , — 
fait notifier sa résolution de ren- 



FIN 

trer dans ses États , 146 , — à 
quelles conditions il consent à 
rendre la couronne à son père., 
147, — attéré des menaces de son 
père et de sa mère, supplie, dans 
une lettre. Napoléon de le prendre 
lui et sa famille sous sa protection, 
abdique en faveur de son père, 
etc. , 152, — ratitie à Bordeaux 
l'abandon de l'Espagne fait à la 
France par son père, 153, — et 
se rend à Valençay, ibicl., — exa- 
men de la conduite de ce prince, 
154, — il végète au château de Va- 
iençay, XI, 148,— des femmes sus- 
pectes lui sont en vain envoyées 
pour le corrompre , 149 , — 
ne veut pas traiter avec Napo- 
léon (1813), qui lui propose de 
remonter sur le trône, XII, 271, 
— les Cortès lui prescrivent, quand 
il quitte Valençay , de se rendre 
en droite ligne à Madrid , 434 , 

— son hésitation ; n'exerce au- 
cun acte de souveraineté pendant 
six semaines , ibid,, — déclare la 
constitution nulle , etc. , entre à 
Madrid, assure des pensions à son 
père, etc., 435. 

FERSEN ( comte de ) , chargé de 
faire connaître à l'empereur les 
motifs de Louis XVI , pour ac- 
cepter la constitution , I, 151 , — 
est en querelle ouverte , devant 
Varsovie, avec Manstein, III, 63, 

— gagne la bataille de Maciejo- 
wice , 98, — envoyé au congrès 
de Rastadt, V, 47 , — ami sincère 
de Gustave-Adolphe, roi de Suède; 
ennemi du prince (Jharles-Au- 
guste, élu prince héréditaire, XI, 
123, — accusé d'avoir empoisonné 
ce jeune prince, est massacré par 
le peuple, 124, — avait contribué à 
l'évasion de Louis XVI , etc. , 
idid. 

FESCH (le cardinal), archevêque de 
Lyon , nommé coadjuteur de l'é- 
lecteur archi-chancelier, IX, 151, 

— ennemi de Napoléon; protège 
les jésuites, XT, 226. 

FINKENSTEIX (comte de), ministre 
de Prusse à Vienne, fait ses efforts 
pour amener l'Autriche à s'unir à 
son souverain ; ses observations 
à M. de Stadion , IX, 277, — es- 



FOU 



399 



père réussir, mais il est détrompé 
par une lettre de l'Observateur 
prussien ; texte de cette lettre , 
279. 

FISCHER, major-général autrichien, 
compromis par les déclarations 
d'un transfuge de sa nation, chef 
de déserteurs français, se donne 
la mort, III, 269, — ses papiers 
jettent beaucoup de jour sur les 
causes secrètes des événemens de 
la campagne dans les Pays-Bas , 
en 1794, ibid. 

FITZ - GÉRALD ( lord Edouard ) , 
membre influent de V Union ir- 
landaise , s'abouche à Hambourg 
avec Hoche , VI, 211, — confère 
à Londres avec un agent français, 
212, — est fait prisonnier et se 
donne la mort, 219. 

FLACHSLAND (le général de), ac- 
compagne le comte d'Artois à 
Pilnirz, I, 141. 

FLEURY, consul à Bucharest, sa 
dépêche au ministre des relations 
extérieures sur l'alliance de la 

gj Russie, de l'Angleterre et delà 
Turquie, VI, 315. 

FLORENT GUYOT , résident fran- 
çais à Coire , ex-conventionnel, 
met tout en œuvre pour la réu- 
nion des Grisons à la république, 
VI, 355, — demande réparation 
des outrages faits aux Français; 
prend congé de cette république 
qu'il n'a pu détruire, 366. 

FOXCESCA (Éléonore), républicaine 
exaltée, l'un des chefs de la conju- 
ration républicaine à Naples, VII, 
51. 

FOUCHÉ, députe de la convention 
à Lyon , fait mitrailler la popula- 
tion de cette ville, II, 417, — 
nommé ministre de la police, VII, 
262, — ambassadeur auprès de la 
république Cisalpine, „VIII, 308, 
— rappelé a la police, 376, — se 
ménage déjà son pardon auprès 
du prétendant, XI, 6, — négocie 
la paix avec l'Angleterre, échoue 
et est envoyé à Rome, puis en II- 
lyrie, comme gouverneur, 85, — 
commence son cours d'intrigues 
pour obtenir la chute de Napo- 
léon, etc , XII, 196, — envovë 
par l'empereur à Naples , effra'ie 



400 



FOX 



Joachim sur sa position, et Napo- 
léon sur les entours de son beau- 
frère, 308, — quitte cette ville, 
ibid.^ — au retour de l'empereur, 
conseille de nommer le duc d'Or- 
léans régent du royaume, 479, — 
se cache pour ne pas être arrêté, 
ibid. , — nommé ministre de la 
police, 498 , — cherche à effrayer 
par un rapport sur les opinions 
royalistes, 499, — détruit les pa- 
piers laissés par M. de Blacas et 
sauve ceux qu'on voulait arrêter, 
etc., ibid.^ — président du gou- 
vernement provisoire, après la 
bataille de Waterloo, il hâte une 
catastrophe inévitable, 530, — 
correspond avec Wellington et 
Blucher, 532, — dirige la conju- 
ration pour rappeler Louis XVIII, 
533, — sans conditions, ibid., — 
traite de la rentrée du roi avec 
Talleyrand , revenu de' Vienne, 
535, — promesses qu'il obtient de 
Louis XVIII, ibid. 
FOX ( Charles ) , approuve la ré- 
volution française, II, 108, — ne 
peut empêcher que l'adhésion 
de l'Angleterre aux mesures prises 
par les puissances n'ait lieu, 145, 
— pour embarrasser le ministère, 
somme Pitt d'intervenir en fa- 
veur de Louis XVI, 164, — re- 
proche au ministère anglais la du- 
reté de ses réponses aux envoyés 
de France ; esquisse la conduite 
des puissances envers la Pologne, 
186, — vote contre la guerre, 187, 
— regarde la situation de l'Europe 
comme désastreuse, après la cam- 
pagne des alliés en 1793, 463, — 
son discours, 464 et suiv., — accuse 
de trahison le ministre qui avait 
tracé le discours du roi au parle- 
ment, le 29 octobre 1795, III, 248, 
— applaudit à la démarche pacifi- 
catrice des ministres, le 6 octobre 
1796 , IV, 24, -— veut qu'on exa- 
mine la conduite des ministres 
jusqu'à ce jour, 26, — appelle 
l'avance des fonds faits à l'Autri- 



FRA 

dépenses de la guerre continen- 
tale, 118, — attaque le plan de fi- 
nances de Pitt à l'ouverture du 
parlement (1798), V, 131,— de- 
mande une réforme parlemen- 
taire, 132, — est appelé aux affai- 
res étrangères à la mort de Pitt, 
IX, 72, — n'était point un homme 
d'Étal; sa vie, 74, etc., — réclame 
contre l'occupation du Hanovre, 
106, — excuses qu'il reçoit à ce 
sujet du baron de Jacobi, 'ibid., — 
remercie le roi de sa conduite 
ferme contre la Prusse, mais veut 
qu'on en respecte le roi, 109, — un 
espion français lui est envoyé s'of- 
frant d'assassiner Napoléon, 180, 
— le fait arrêter et en.donne l'avis 
a M. de Talleyrand , 187 , — ne 
refuse pas de s'entendre sur la 
paix qui lui est offerte , ibid. , — 
veut que la Russie intervienne, 
189, — développement de son 
vœu, 190, — accepte les condi- 
tions nouvelles proposées par 
Talleyrand , 191, — étonné des 
supercheries de Talleyrand , fait 
déclarer par lord Yarmouthque 
l'Angleterre ne veut pas traiter 
sans la Russie, 209, — repousse 
la proposition relative à l'indem - 
nité du roi de Naples, 216, — mé- 
»:ontent de lord Yarmouth , veut 
que lord Lauderdale soit envoyé 
comme ministre publiquement 
accrédité, 224, — se laisse abuser 
par les négociateurs français, 227, 

— rappelle lord Yarmouth, 229, 

— état désespéré de sa santé, 233, 

— sa mort, 234. 

FOY (le général) , porte à Napoléon, 
à travers mille dangers, des let- 
tres de Masséna , général en chef 
devant Lisbonne, XI, 193, — les 
instructions qu'il rapporte sont 
inexécutables, 194. 

FRAXCIA (le docteur), recomman- 
dable par ses connaissances , sa 
conduite dans la Colombie, XIII, 
147, — c'est l'homme le plus ex- 
traordinaire du dix-neuvième sié- 



che, à l'insu delà nation, un cle, 148, — a totalement changé 



despotisme dictatorial , 112, — 
sa motion éloquente est rejetée 
le 14 décembre suivant, 113, — 
reproche à Pitt l'origine et les 



les habitans du Paraguay, ibid. 
FRANÇOIS II , fils aîné de Léopold, 
succède à son père, I, 255, — sa 
lettre à Frédéric- Guillaume, con 



FRA 

îirmantie nouveau sysîeme arrêté 
entre les deux cours, 260, — por- 
trait du jeune prince, 261, — ses 
deux mariages, 263, — ne tait 
aucun changement essentiel dans 
son conseil, 264, — ordonne de 
brûler toutes les dénonciations et 
de n'en recevoir aucune à l'ave- 
nir, 266, — défend son éloge dans 
les livres, ibUL, — donne l'assu- 
rance aux princes français qu'il 
restera fidèle au système de son 
père, 267 , — conlinne les traités 
de son prédécesseur avec la Prus- 
se, renouvelle le traité d'alliance 
avec la Russie, .'j06, — est résolu 
de s'opposer énergiquement aux 
exigences de l'Assemblée natio- 
nale, ibid., — il est extrêmement 
choqué de l'ordre donné, au nom 
du roi de France par Dumouriez, 
de diminuer les troupes autri- 
chiennes en Belgique, 311, — ins- 
truit de la déclaration de guerre 
par la France, donne l'ordre de 
faire marcher 45,000 hommes vers 
le Rhin, 341 , — pour accélérer 
son élection à l'Empire et se ren- 
dre favorable le roi de Prusse, il 
renonce, en faveur de ce dernier, 
à la direction suprême de la 
guerre, 376, — se trouve à 
Mayence avec Frédéric- Guil- 
laume , ibid. , — engage la cour 
de Copenhague à comprimer la 
révolution française, 391, — texte 
dç sa dépêclie , 'ibid., — fait son 
entrée à Francfort , le 1 1 juillet 
1792 , pour son couronnement, 
397 , — luxe de cette cérémonie, 
ibid., — l'empereur témoigne sa 
satisfaction aux troupes prus- 
siennes, 398, — arrive à Mayence, 
le 19 juillet 1792, 420, — ne se 
réserve que le commandement 
suprême de son armée des Pays- 
Bas, 423, — son manifeste pure- 
ment autrichien, 424, — adhère 
au manifeste des puissance--, ré- 
digé par le marquis de Limon , 
427, — prend la route de Prague, 
en passant par Munich , 433, — 
lors de son second traité avec la 
Prusse , stimule le zèle du cercle 
contre la France, II, 201, — dé- 
pourvu de bons ministres, 202, 

XIII. 



FP,A 



401 



— met ïhugut a la tète des 
affaires, 264, — prend la résolu- 
tion de se rendre a Bruxelles, 
avec l'impératrice, 392, — est ar- 
rêté par son cabinet, 393, — est 
résolu d'ouvrir en personne une 
troisième campagne avec un sur- 
croît de forces, 472 , — consent à 
ce que l'armée prussienne soit 
approvisionnée par 'es États de 
l'Empire , avant celle d'Autri- 
che, 483, — provoque l'arme- 
ment général des provinces, ibid., 

— confie le commandement de 
l'armée d'Empire , proprement 
dite, au duc Albert de Saxe-Te- 
schen, 485, — se propose de se 
rendre à l'armée : proclamation 
qui précède son arrivée à Bruxel- 
les, 520, — il y est accueilii avec 
une grande allégresse, 522, — 
voulait prendre le commande- 
ment de l'armée, il en est dissua- 
dé par Thugut, 523, — mauvaises 
mesures prises à cette occasion 
ibid , a cheval, pendant douze 
heures et encourageant les soldats 
à la bataille près Tomnay, 538, 

— invite le prince de Gobourg à 
se porter sur la Sambre pour pré- 
venir la jonction des corps fran- 
çais, III, 3, — part pour se ren- 
dre de Malines à Anvers, en se 
plaignant de la Prusse, 4, — doute 
des bonnes intentions de la Prus- 
se, ibid., — passe le Rhin et va 
directement à Vienne, résigné a 
l'abandon des provinces beiges, 9, 

— sensation que son retour pro- 
duit en Europe, ibid., — les affai- 
res de Pologne avaient contribué 
aie ramener à Vienne, 12, — 
donne ordre au comte d'Harnon- 
court d'entrer avec son corps 
d'armée dans la Petite-Pologne, 
14 , — sur les insiuuations de 
lord Spencer, rappelle le prince 
de Gobourg, 70, — témoigne sa 
surprise à la Diète de ne pas avoir 
été consulté sur la question de la 
paix, 93, — consent à un délai 
de six semaines pour l'ouverture 
du protocole; veut attendre l'avis 
du cabinet britannique, 95, — 
annonce à la Diète qu'il est prêt à 
procurera l'empire une paix juste 

26 



402 



FRA 



etsolitle, 173, — à quelles condi- 
tions , ibid., — ratitie l'avis de la 
D:è^e sur la paix ; mais refuse la 
médiation de la Prusse , en quels 
termes, 204 , — après la retraite 
de Pichegru et de Jourdan fait 
part a la" Diète du refus du gou- 
vernement français , de con- 
courir à la paix ,' 255, — condi- 
tions auxauelles l'ETupire deman- 
dait cette pais , 256, — annonce 
qu'elle ne peut plus être obtenus 
que les armes à la main , 258, — 
dem'inde un armistice malgré les 
succès de ses généraux, 200, — 
ses troupes perdent la bataille de 
Loano, 261, —impression que 
produit l'armistice sur les roya- 
listes allemands, 204 et suiv., — 
reçoit un courrier de Bonaparte, 
et convoque ses ministres ; refuse 
de communiquer avec la France, 
si l'on ne remplit pas les formes 
ordinaires de la diplomatie; en- 
voie des courriers à Bâle, Berlin, 
etc., IV, 21, — ne veut pas que 
Clarlce soit reçu à Vienne, et reste 
tidèle à l'Angleterre; consent tout 
au ])lus à une suspension d'armes 
en Italie, 84,— sa lettre à Wurm- 
ser bloqué dans Mantoue , saisie 
sur un espion, 138, etc., — sa politi- 
que franche, 152, — ne se hâte 
pas de signer la paix définitive 
avec la France, 4o6, — sa lettre 
au grand duc de Toscane , inter- 
ceptée (du 20 juillet 1797), 485, 
— accorde les pleins pouvoirs pour 
traiter de la paix, 503, — sa lettre 
autographe aii premier consul, en 
lui envoyant le comte de Saint- 
Julien , VII, 41 î, — sa bonne foi, 
ibid., — signe un traité de paix 
avec la France, le 9 février Ï80î, 
454, — fait connaître a la Diète 
germanique le traité de Luné- 
ville, et s'excuse sur les circon- 
stances où il s'cit trouvé , VIII, 
43^ — réflexions sur ce traité, 
ibid^ etc., — adoré de ses sujets, 
54^ — offre sa médiation aux cours 
de Paris et de saint Pétersbourg, 
455^ — écrit à l'électeur de Bavière 
pour l'engager à s'unir à lui, 469, 

son entrevue avec Napoléon, 

après la bataille d'Austerlitz; con- 



FRA 

dut un armistice, 510, — com- 
ment il se justiûe de la perte de 
cette bataille vis-à-vis de l'Angle- 
terre, 511, — réflexions sur cette 
défense; 512 , — examen du traité 
de Presbourg signé par lui , IX, 
16, etc., — veut réparer les maux 
de l'État; nonime le prince Char- 
les généralissime de ses armées, 
101, — sa déclaration, lors de l'éta- 
blissement de la Confédération du 
Rhin, 161, — se refuse à toute 
union hostile avec la France, 351, 

— s'excuse par une lettre de ne 
point assister à l'entrevue d'Er- 
furt , X, 240 , — sincère dans ses 
communications d'Erfurt , se 
lasse des insultes de Napoléon, 
veut rétablir son indépendance, 
295, — ne reconnaît pas pour roi 
d'Espagne Joseph N^apoléon, 297, 

— son manifeste, 305, etc., — sa 
déclaration de guerre, 311, — 
hésite , après la bataille de Wa- 
gram, à ratifier l'armistice ; con- 
tinue ses préparatifs et veut se 
mettre à la tète des troupes, 402, 

— signe pourtant la convention 
de Znaïm, 403, — encourage l'exal- 
tation du peuple contre les Fran- 
çais, XI, 238, — ses traités avec 
la France et la Prusse, 328, — ne 
désire (en 1813) qu'une franche 
et durable neutralité, XII, 66, — 
refuse les offres d'offlciers fran- 
çais, 77, — veut entraîner le roi 
de Saxe dans l'alliance avec l'Alle- 
magne, 88, — effrayé de la marche 
de Napoléon, se réfugie presque 
seul à Dijon, 380. ,..': 

FRANÇOIS DE NEUFCIIATEAU , di- 
recteur, publie, sous le voile de 
l'anonyme , V Examen des griefs 
allégués contre les Français par 
le roi d' Angleterre ^ V, ^132, — 
remplace , avec peu de bonheur, 
Bonaparte à Rastadt, 517, — reste à 
Seltz, derautrecôtéduRhin,pour 
conférer avec M. de Cobentzl , 
ibid.^ — met des formes très-lian- 
tes dans ses réclamations, etc., 
VI, 150, — demande réparation 
pour l'insulte faite à Bernadotte 
à Vienne, ibid.^ — annonce au 
Directoire la prochaine commu- 
nication de \ ultimatum autri- 



FRE 

chien,' 1 63,— retourne à Paris, 1 6f). 

FRASER (le général) , débarque en 
Egypte avec 5,000 hommes , veut 
s'emparer d'Alexandrie; il est 
battu et forcé de se rembarquer, 
le 22 avril 1807, IX, 367. 

FRAYSSIXOUS (l'abbé), aujourd'hui 
évêque d'Hermopolis, est obligé 
de cesser ses prédications en 1809, 

XI, 227. 

FRÉDÉRIC- LOUIS, prince de Prus- 
se, est confié aux soins du géné- 
ral Kalkreuth , à Coblentz, le 28 
juillet, I, 433, — déploie une 
grande valeur a Mayence et re- 
çoit une blessure grave, II, 311, 
FRÉDÉRIC - AUGUSTE , roi de 
Saxe , quitte sa capitale pour se 
mettre sous la protection de l'Au- 
triche , XII, 86, —"détails sur ce 
prince, 87, — se refuse aux pro- 
positions des alliés, 109, — sa 
conduite équivoque, 110, — se 
rend à Prague , s'occupe d'une 
médiation armée, 147, — hésite, 
après la bataille de Lutzen, et li - 
nit par joindre sa cavalerie aux 
troupes de Napoléon, 151, — se 
rend à Dresde , et trouve le peu- 
ple indisposé contre lui , ihid.^ — 
ne peut sa défendre à Leipsick, 
est fait prisonnier et envoyé a 
Berlin, 247, — refuse d'accéder 
à différentes cessions, 473, — on 
l'invite à se rendre près de Vien- 
ne , ibid.^ — arrivé à Presbourg, 
il persiste à ne pas donner son 
consentement, 474, — il est dé- 
pouillé, ihid. , — le donne enfin 
le^ 18 mai 1815, 519. 
FRÉDÉRIC D'ORANGE (le prince) , 
nommé général en chef de l'ar- 
mée austro-sarde en Italie, VIT , 
206, — aimé, estimé des troupes, 
ihid.^^ — meurt subitement , 207. 
FRÉDÉRIC-GUILLAUME II , roi de 
Prusse , prend les rênes du gou- 
vernement en 1786, I, 47, — en- 
traînement universel des esprits 
en Europe, à cette époque, pour 
les réformes politiques, 48 , — 
Frédéric-Guillaume , avec plu- 
sieurs princes, s'occupe d'assurer 
le bien-être des peuples, 49 , — 
avait-il un plan bien arrêté de ne 
point user arbitrairement de son 



FKÉ 



403 



autorité? 53, — ses sentimens gé 
néreux , ses idées élevées; se- 
lumières et sa bravoure person-s 
nelle, 55, — enclin aux voluptés 
et à la mollesse , il n'était pas 
destiré à devenir un grand poli- 
tique, ni un grand capitaine, 56 , 
— écrit à Louis XVI , pour lui 
proposer vaguement un traité 
d'amitié, 58 , — cette proposition 
ayant été éludée par M. de Ver- 
gennes , il écarte des affaires le 
prince Henri, son oncle, qui vou- 
lait sérieusement la" paix et l'al- 
liance avec la France , 60, — ne 
laisse aucun crédit politique au 
duc de Brunswick , homme de 
guerre , et l'un des princes alle- 
mands les plus sages et les plus 
habiles , ihid. , — comprime en 
Hollande le parti opposé à, la 
maison d'Orange, 61, — s'en tient 
avec l'empereur Joseph, qui avait 
décliné sa médiation entre lui et 
la Cour ottomane, a des rapports 
directs de convenances, 67,— res- 
serre son alliance avec l'Angle- 
terre, ibid., — rétablit la censure, 
70 , — erreur du comte de Sé- 
gur, dans son Tableau politique 
de l'Europe, au sujet des édits 
de religion et de censure donnés 
par ce prince, 71, — avec son ar- 
mée , il pouvait tenter d'étouffer 
la révolution française, mais l'en- 
treprise était au-dessus de ses for- 
ces morales , 74 , — il est person- 
nellement affecté des troubles de 
la France, 78, — il adresse, le IG 
février 1790, au comte de Goertz, 
son: ministre à Ratisbonne , un 
rescrit portant que lEmpire était 
dans l'obligation de s'intéresser 
pour les princes de l'empire laïcs et 
ecclésiastiques lésés par la France 
révolutionnaire, ib.,\— ne répond 
pas aux ouvertures pacifiques pro- 
posées parLéopold, et fait passer 
des troupes sur la Pologne, 84,— 
conclut le traité de Reichembach, 
moyennant différentes stipula- 
tions en sa faveur, 85, — est pro- 
clamé comme le modérateur de 
l'Europe, 86,— aspire à compri- 
mer la révolution française par 
l'emploi de sa médiation person- 

2Q. 



404 



FRE 



nelle , 92 , — ne néglige aucune 
occasiou ae faire porter à la con- 
naissance de Louis XVI les assu- 
rances consolantes de sa sollicitude 
royale, ibid.^ — reçoit une lettre 
de' Louis XVI, 93, — représente a 
l'empereur Léopold combien li 
importe à tous les souverains de 
tirer Louis XVI de la captivité où 
il gémit , 9G , — est contrai'ié des 
délais opposés par Léopold, ibid. , 
— se défie de la cour de Vienne 
étroitement unie à celle de Saint- 
Pétersbourg, 97, — en revient à ses 
penchans de Reichembach, lui, — 
est profondément aflligé du mau- 
vais succès de l'évasion du roi 
Louis XVI, 116, — approuve la 
constitution libre des Polonais , 
125, — loyauté, désintéressement 
de ses sentimeus dans la question 
française, 131, — accueille le baron 
de Roi! , et le charge d'annoncer 
aux princes français ( les comtes 
de Provence et 'd'Artois) qu'il 
secondera la cause royale, 132, — 
paraît disposé à faire marcher ses 
troupes vers le llhin, 133, — in- 
vite le marquis de Bouille a se 
rendre à Mayence, pour conférer 
sur les affaires de France, ivid.^ — 
se rend à Pilnitz, y est reça avec 
estime et amitié par l'empereur et 
l'électeur Frédéric-Auguste^ 135 , 
— déclare qu'il entrevoit peu de 
succès dans des mesures conciha- 
trices ou dilatoires ,137, — fait 
conaaître le plan du marquis de 
Bouille, i3g, — en apprenant que 
Louis XVI avait accepté la Con- 
stitution, dit tout haut : « Je vois 
la paix de l'Europe assurée, v 
1 54 , — accuse au roi de France 
réception de sa lettre , ibid. , — 
fait un froid accueil à M. de Sé- 
gur, ambassadeur de France, 190, 
— souhaite qu'on en vienne à une 
guerre ouverte, 191 , — signe, le 
7 février 1792, le traité d'alliance 
définitive avec l'Autriche, 229, — 
donne son assentiment au plan de 
Léopold, par rapport à la France, 
232, — appelle à BerUn le duc de 
Brunsv/ick pour conférer sur la 
guerre. 252, — ordonne au baron 
de Harrîenberg de surveiller les 



FRE 

émissaires français qui se glisse- 
raient dans ses' principautés de 
Franconie, 304, — y fait passer les 
premières troupes prussiennes , 
destinées contre la France, 305, ~ 
donne audience à l'envoyé de l'é- 
lecteur de Mayence, comte de 
Hatzfeld , ibid. , — rappelle Bis- 
chofswerder, son envoyé à la cour 
de \"ienne, 31 1, — réitère l'ordre 
de faire marcher des troupes, 313, 
— donne des ordres pour faire 
marcher des troupes contre la 
France, qui venait de déclarer la 
guerre à l'Autriche, 342, — avait 
un désir sincère de replacer Louis 
XVI sur le trône, 355, — envoie 
le mémoire du duc de Brunswick 
à A'ienne, 356, — son entrevue à 
Mayence avec le jeune roi de 
Hongrie, 376, — envoie une forte 
somme d'argent aux princes fran- 
çais pour leur entrée en campa- 
gne, 378 , — adopte l'opinion du 
marquis de Bouille, relativement 
à l'emploi des émigrés, 379, — sa 
réponse aux Pulonai?, qui récla- 
maient son alliance contre la cza- 
rine, 386 et suiv. , — avait déjà 
ordonné que 25,000 hommes mar- 
cheraient sur la Vistule , 388 , — 
veut porter le Danemarck à se 
joindre à lui contre la France , 
390, — texte de sa dépêche, ibid., 

— part pour se rendre sur le 
Rhin , singulière inscription la- 
tine en son honneur à Erfurt , 
399, — complimente le baron de 
Hardenberg sur sa bonne admi- 
nistration de la Franconie : paro- 
les remarquables qu'il lui adresse 
au sujet de la France, -iOO, — est 
reçu à Mayence avec les mêmes 
honneurs que l'empereur ; est 
emu en serrant dans ses bras ce 
jeune prince , 420, — sa déclara- 
tion en prenant les armes ; titre 
modeste donné à cette pièce, 425, 

— son texte, ibid. et suiv. , — 
approuve le manifeste rédigé par 
le marquis de Limon , 427 , — 
passe la revue d'une partie de ses 
troupes à Coblentz, 433, — passe 
en revue l'armée des princes fran- 
çais à Bingen, 434, — ne veut pas 
exposer la noblesse française, en 



FRK 

îa mettant à l'avantgarde , ibid.^ 

— paraît fier de la réunion de ses 
troupes à Trêves, 435, — le 12 
août , lève son camp , et son ar- 
mée défile le long de la Sarre, 
436, — ses troupes occupent la pe- 
tite ville de Sierk, ihid. , — le 15, 
prend une position défensive à 
Montfort, et visite la forteresse de 
Luxembourg; il est complimenté 
par le corps des officiers : des 
ecclésiastiques émigrés le haran- 
guent; leur discours, 437, — reçoit 
d'un agent de Monsieur, frère du 
roi, des détails sur le 10 août , 
438, — veut en toute hâte arriver 
à Paris, pour délivrer le roi, 439, 

— est accueilli à Verdun par des 
réjouissances publiques; de jeunes 
filles lui présentent des fleurs (1), 
446, — décide que l'armée passera 
la Meuse, 449, — prend son quar- 
tier à Glorieux, 452, — sollicité par 
le triumvirat entre Lucchesini , 
Haugwitz et Lombard de quitter 
l'armée , refuse formellement , 
462, — apprenant que Dumouriez 
se replie sur Sainte- Menehould , 
s'irrite de n'avoir pas été averti 
et croit que son ennemi va lui 
échapper; sa colère, 465, — préoc- 
cupé violemment de l'idée que 
l'armée française lui échappe, 470, 

— veut tourner l'armée française, 
et, sans consulter le duc de^Bruns- 
wick , donne l'ordre de mettre 
toute l'armée en marche, 473, — 
sans notions exactes de la situation 
des Français, poursuit son projet 
de les couper et de les attaquer , 
ibid.^ — veut qu'on se tienne prêt 
à livrer bataille, 474, — le 20 sep- 
tembre, met en mouvement plu- 
sieurs régimens ave^ l'artillerie à 
cheval , 477, — fait avancer la co- 
lonne d'attaque vers les liauteurs 
de Vaimy, ibid. , — le roi , a che- 
val, brave la canonnade, et veut 
faire emporter par l'infanterie les 
hauteurs couronnées par l'armée 
française, 478, — frémit de colère 
en voyant son armée se replier par 
les ordres du duc de Brunswick, 



(i) Ln plupart périrent, r-n 1794 > sur IV-cIia- 
fatul révolutionnaire pour ce fait. 



FFiÉ 



40.J 



479, — fait , sur les (juatre heures 
du soir, reformer ses colonnes, 
pour tenter une nouvelle atta- 
que, 480, — autorise une négocia- 
tion avec Dumouriez pour la li- 
berté de Louis XVI , la cessation 
des désordres en France, eic, 490, 
— apprenant la chute de Louis 
XVI, veut rompre toute négocia- 
tion avec Dumouriez, 503, — n'ac- 
cède à aucune de ses propositions, 
509, — convoque à son quartier gé- 
néral de Hamsun conseil de guer- 
re , et y appelle les ministres de 
Vienne et de Russie, ibid. , — vou- 
lait livrer une bataille et pénétrer 
dans l'intérieur delà France, 510, 
— fixe le jour de la bataille au 29 
septembre, 511, — révoque l'ordre 
de la bataille et ordonne la retrai- 
te, 519, — sa belle conduite dans 
cette retraite, II, 5, — tient au point 
d'honneur en politique, 18, — est 
consterné de la prise de Mayence, 
61, — ne songe plus à envahir la 
France, mais à protéger l'Allema- 
gne, 62, — plus sensible encore à 
la prise de Francfort qu'à celle 
de Mayence, 73, — s'engage à ne 
point se séparer de la cause com- 
mune, ibid. , — fait passer 50,000 
Prussiens sur la rive droite de la 
Lahn , 74 , — veut forcer à tout 
prix les Français à quitter 
TYancfort, et à se' renfermer dans 
Mayence, 82 , — comme électeur 
de Brandebourg, annonce qu'il va 
faire marcher une seconde armée 
sur le Rhin, 86, — veut reprendre 
Francfort et expulser les Français 
de la rive droite du Rhin, 87,' — 
ordonne les approches de Mayen- 
ce, 97 , — sa déclaration, lors de 
l'entrée de ses tronpes en Polo- 
gne, le 16 janvier 1793, 193, — se- 
conde déclaration en ordonnant 
le blocus de Dantzick, 194, — par 
son pian qu' il fait réussir, de for- 
mer deux armées , l'une prus- 
sienne ; l'autre autrichienne , il 
rompt l'unité d^action et fait le 
malheur de l'Allemagne, 201, — 
assiste, a Francfort, à la confé- 
rence du prince de Saxe-Co- 
bourg et du duc de Brunswick, 
relative aux opérations militai- 



106 



FRE 



res contre la France, 207, — veut 
passer le Rhin et investir Mayence 
.«•ans autre délai, 252, — veut 
transformer le blocus de Mayence 
en un siège régulier ; visite les 
lignes de l'armée autrichienne et 
de l'armée de Coudé, 297 , — tient 
son chapeau à la luain devant le 
bataillon des gentilshommes , et 
met à la disposition du prince de 
Coudé huit pièces de canon , 
ibid. , — demande aux Etats- 
Généraux de Hollande de l'ar- 
tillerie et des munitions pour 
taire le siège de Mayence , 299 , 

— prend le commandement en 
chef du siège de Mayence , 305 , 

— on ouvre la tranchée les 18-19 
juin en sa présence, ibid. , — dé- 
tails du siège, 306 et suiv. , — ne 
néglige rien pour accélérer la 
reddition de la place, 311, — fait 
sommer la place pour la dernière 
fois, 317, — aurait volontiers re- 
connu Monsieur régent de Fran- 
ce, si l'Angleterre et l'Autriche y 
eussent consenti, 330, — mesures 
générales qu'il prend ; se décide à 
partir pour ses nouvelles posses- 
sions de Pologne, 380, — se rend 
a Pirmasens, et voit avec plaisir 
les manœuvres du duc de Bruns- 
wick, 382, — apprend en route le 
traité de cession de la Pologne, 
signé à Grodno, 38o, — fait cesser 
les préparatifs contre elle, 386, — 
se décide à rappeler ses troupes; 
ses motifs, 429,— envoie Lucché- 
sini à v^ienne, pour négocier un 
.'irrangement entre les deux cours, 
430, — fait désavouer les bruits 
répandus en Allemagne sur ses 
vues ultérieures, 495, — ne pou- 
vant obtenir de secours pécu- 
niaires des Cercles, annonce que 
ses troupes vont rentrer dans leurs 
foyers, 499, — ordonne au maré- 
chal de Moellendorf de ramener 
l'armée à Cologne , et donne le 
commandement de son contingent 
îiu général Kalkreuth, ibid.., — in- 
struit de ses projets le prince de 
Cobourg, ibid.. — engagé par l'An- 
gleterre et laHoUande à agir comme 
auxiliaire, donne provisoirement 
l'ordre de laisser son armée dans 



FRE 

ses positions , 503, — accepte des 
subsides de l'Angleterre, 504,' — 
donne des ordres pour conserver 
ses possessions en Pologne, 'mena- 
cées par l'insurrection de Koscius- 
ko, 517, — ôte au général Schwerin 
le commandement des troupes en 
Pologne, 518, — se met à la tète de 
ses troupes et se joint aux Russes 
pour attaquer Kosciusko, qui est 
défait; sa lettre au comte d'Al- 
vensleben, 549 , — ne voit qu'a- 
vec répugnance les nouveaux en- 
gagemens contractés avec l'Angle- 
terre, 550, — fait, malgré lui, et à 
une grande distance , deux guer- 
res à la fois ; ne veut , en aucun 
cas, voir ses armées subordonnées 
au prince de Cobourg ni au duc 
d'York, III, 45, — reçoit mal les 
représentations d'Hertzberg, 53, 
— sa lettre à ce ministre, 54,— uni 
aux Russes , somme Varsovie de 
se rendre ; sa lettre à Stanislas- 
Auguste, 56, — s'excuse auprès de 
la Diète de son peu de concours à 
la guerre contre la France , sur 
ses affaires de Pologne , 62 , — 
poursuit le siège de Varsovie ; la 
discorde éclate entre ses généraux 
et les généraux russes , 63 , — 
alarmé de l'insurrection qui éclate 
dans la Grande-Pologne , 64 , — 
ses états sont menacés par deux 
ennemis, 65, — il songe à se sépa- 
rer des Russes , ibid. , — lève le 
siège de Varsovie , 66 , — rentre 
dans sa capitale , mécontent des 
Russes et des divers cabinets; veut 
se retirer sans retour de la coali- 
tion, 67, — ses instructions conG- 
denlielies à Moellendorf pour faire 
et recevoir des ouvertures de 
paix, ibid.., — craint pour ses pro- 
vinces de Vvettphalie en voyant 
les Autrichiens abandonner le 
Rhin, 8'>, — donne ordre à Moel- 
lendorf de ne pliis prodiguer le 
sang des Prussiens, /6/a'., — et d'en 
venir avec la légation française 
en Suisse à des ouvertures sérieu- 
ses de conciliation , ibid. , — a 
besoin de faire refleurir ses linan- 
ces et son industrie, 83, — tire de 
son armée du Rhin 20,000 hom- 
mes pour les porter sur la Vis- 



FRE 

tule, 85, — 1*3S confie au prince Ho- 
lenlohe, ibicL, — charge le minis- 
tre de Brandebourg de déclarer à 
la Diète qu'il agréerait volontiers 
les ï)ropositions de paix, 94, — at- 
tend pour terminer l'issue de la 
guerre de Pologne et les vœux de 
la Diète, 96 , — heureux de voir 
la Pologne subjuguée , mais re- 
grette d'y avoir si peu concouru, 
99, — ne pouvait sauver la Hol- 
lande, sans recommencer la guerre 
avec la France, 102, — considéra- 
tions sur le traité de paix qu'il 
conclut avec la république, 150 et 
suiv. , — se dépouille sans répu- 
gnance de ses provinces sur la rive 
gauche du Rhin, et demande une 
indemnité, 155, — favorise la sé- 
cularisation des princes-évêques, 
etc. , ibid. , — justifie à la Diète la 



FRE 



407 



paix de Baie, 1" 



recompense 



Hardenberg aprcs la p^iix de Baie, 
187, — négocie avec activité la 
neutralité du pays de Hanovre , 
223 , — obtient en partie ce qu'il 
désire , 225 , — emploie tous les 
moyens pour que la Russie ne se 
brouille pas avec lai, 241, — ma- 
nifeste aux cours de Vienne et de 
Russie des dispositions plus ami- 
cales à l'ouverture de Ja campa- 
gne, etc., 276, — tient forteriient 
pour la neutralité, et refuse un 
subside offert par l'Angleterre , 
280, — évite cepexidant de doi;ner 
de l'ombrage aux cours alliées , 
en se montrant trop partial pour 
la France, 281, — sa politique est 
combattue par les autres cabinets, 
283 et suiv., — veut faire parta- 
ger à ses co-états du Nord les 
douceurs de la paix ; entame à cet 
effet une nouvelle ligue de neu- 
tralité, 377, — fait prendre pos- 
session de Nuremberg, comme 
appartenant à la luaison de Bran- 
debourg, 391, — se rend aux eaux 
de Pyrmont, et retourne à Ber- 
lin le' 30 juillet 1790 , 392 , — ne 
veut pas entendre les proposi- 
tions de l'Angleterre faites par 
M. Hamuîond, 402, —soucieux et 
malade, charge Hardenberg de 
répondre unx griefs relatifs à la 
prise de possci-^ion de Nurem- 



berg, 462, — texte de la déclara- 
tion du ministre, ibid. et suiv., — 
nomme le comte de Briilli pour 
aller complimenter Paul I*"" sur 
son avènement au trône , IV , 
125, — penche de plus en plus 
pour la France, 301 , — sa der- 
nière maladie, V, 27 , — sessen- 
timens nationaux se réveillent 
lors de la paix entre l'Autriche et 
la France , 28 , -— donne une au- 
dience extraordinaire au comte 
Panin, nouvel envoyé de Russie, 
29, — meurt à cinquante-quatre 
an?, le 10 novembre 1797, 34, — 
son porîrait, ibid. et suiv., — sa 
retraite fut-elle achetée , etc. ? 
Xin, 125. 
FRÉDÉRIC - GUILLAUME Ilî , ac- 
compagne son père à Pilnitz , I, 
135, — commence le bombarde- 
ment de Landau, II, 427, — monte 
sur le trône le 16 novembre 1797, 
V, 35, — son portrait, 36, — disgra- 
cie la comtesse de Lichtenau , et 
soumet sa conduite à une enquête 
judiciaire, 37, — paroles du roi en 
se décidant à cette mesure, 38, - 
fait brûler sa correspondance se- 
crète, ibid.^ — ordonne que la com- 
tesse sera transférée dans la forte- 
resse de Glogaw, 40, — presque 
tous ses biens sont donnés à l'hos- 
pice de la Charité de Berlin, ibid. y 
— sa lettre au Directoire , le pre- 
mier jour de son règne, 43, — con- 
tinue ses mesures de siireté pour 
le nord de l'Allemagne, ibid.^ — sa 
modestie et sa candeur en voya- 
geant dans les provinces prussien- 
nes et polonaises, VI, 1 38, —répond 
d'une manière évasive aux propo- 
sitions d'alliance entre la France 
et la Prusse faites parDuroc, VIÏI, 
22, — se méfie de la loyauté de 
Bonaparte, 27, — accède au traité 
deLunéville, 52,— engage PauiP' 
à intervenir dans le partage des 
indemnités, comme protecteur de 
l'empire, 61, — rejette avec indi- 
gnation i'oflre de corrompre des 
affidés du prtraier consul, 253, — 
sa bonne administration, 201 et 
suiv. , demande et obtient de 
Bonaparte la sortie de France du 
chevaliei /'iumbo'xl, 380, — li-'V^^l 



408 



FKE 



jusqu'à l'ilIusioD, se croit lié avec 
la France par des traités, 396, — 
répond au roi de Suède qu'il veut 
rester neutre, et qu'il ne souffrira 
pas d'armement dans la Poméra- 
nie suédoise, 401 , — veut à tout 
prix empêcher les armemens pré- 
parés dans ce pays, 405, — cruelles 
perplexités du cabinet prussien a 
cette époque, 414, — se voit dans 
l'alternative d'avoir pour enne- 
mie la France ou la Russie, 409, — 
cherche à ne s'aliéner aucune de 
ces puissances, 448, — voit le piège 
que lui tend Bonaparte, en lui 
offrant la Bavière , 467 , — fait 
marcher 100,000 hommes sur la 
Vistule, et arrête les Russes qui 
voulaient traverser ses états, 468, 
— voit sa neutralité renversée par 
la France et la Russie, 474, — son 
anxiété , 475 , — forme trois ar- 
mées, 478, — accorde le passage 
aux Russes par la Silésie, 479, — 
comment on lui annonce la ba- 
taille d'Austerlitz, IX, 22, — de- 
meure calme au milieu du tumulte 
des passions , désire le bien de 
ses peuples , et ne sait quel parti 
prendre, 53, — adhère au traité 
de Presbourg, avec des modifica- 
tions, 57 , — ses intentions fran- 
ches exprimées dans la note du 
baron Kardenberg à M. Jackson, 
58, — le plus zélé défenseur des 
droits sacrés de la justice, 150, — 
se laisse séduire par La Forest, 
173, — donne l'ordre de mobili- 
ser Tarrnée, 175, — ses prépara- 
tifs de guerre, etc., 176, — se 
plaint de l'arrogance des envoyés 
de Napoléon, 262, — cherche à se 
prémunir contre sa mauvaise foi, 
267, — envoie ie baron de Jacobi 
à Londres pour obtenir des sub- 
sides, 268, — veut entraîner dans 
sa cause les électeurs de Hesse et 
de Saxe, ibid. , — s'avance ayant 
avec lui le duc de Brunswick, etc. , 
270 , — espère encore la paix , 
ibid. , — conçoit la noble pensée 
de réunir à sa cause l'Allemagne 
du Nord, 288, — choisit malheu- 
reusement pour commander ses 
troupes le duc de Brunsvs^ick , 
âgé de soixante douze ans , 291 , 



FRF 

— langage qu'il tient à ses troupes 
et son manifeste, 296 et suiv. , — 
il y parle de la moit du duc d'En- 
ghien, 297, — fait des prodiges de 
valeur à léna, etc., 306, — suites 
funestes de cette bataille, 308, — 
situation affreuse des Berlinois , 
311, — envoie Lucchésini pour 
traiter de la paix, 318, — consent 
à tout, pour le bien de ses sujets, 
325, — mais apprenant la déclara- 
tion de Napoléon, refuse de rati- 
fier la trêve, 345, — ses proclama- 
tions aux Polonais, ibicL , etc., — 
son traité avec les Anglais à Mé- 
mel, 397, — ne se laisse pas^inti- 
mider par les menaces de Napo- 
léon , ibid. , — se lie plus étroite- 
ment avec Alexandre, 401, — 
signe un traité avec lui , ibid. , 

— ses conditions, 402, — causes 
qui l'empêchent de faire débar- 
quer des troupes auprès de Col- 
berg , 413 , — sa profonde dou- 
leur en apprenant à ses sujets la 
paix de Titsitt, 436, — signe une 
autre convention à Elbing, etc. , 
452, — concessions auxquelles il 
se soumet, 455, — ne s'était oc- 
cupé depuis son avènement au 
trône que du bonheur de ses su- 
jets, 456, etc. , — ne se rend pas 
à Erfiirt, X, 241 , — croit devoir 
s'excuser auprès des puissances , 
et surtout à Paris, de son voyage 
à Saint-Pétersbourg , 269 , — s'y 
rend avec sa famille, ibid. , — or- 
donnance qu'il publie à son re- 
tour, 270, — accueille froidement 
la demande que lui fait l'empe- 
reur de Russie , après la bataille 
d'Esling, 323,, — ses prétentions , 
s'il acceptait l'alliance, 324, — ne 
veut pas provoquer l'animadver- 
sion de la France , 325 , — s'ap- 
plaudit des mesures qu'il a prises 
à son égard, et rentre à'Berlin, 
après trois ans d'absence, XI, 51, 

— cherche à réparer ses finances, 
116, — rappelle le baron Har- 
denberg, 118, — acquitte fidèle- 
ment des contributions onéreu- 
ses , sans obtenir la remise de 
Glogaw; sa lettre au général Kru- 
semarck, 240 , — est contraint 
d'immoler ses affections aux in- 



GAL 

térêts de ses peuples 245, — n'a- 
vait de salut (en 1811) qu'en s'al- 
liant à la France , 250 , — la né- 
cessité le jette dans les bras de 
Napoléon, 324 , — négociations 
pour un traité , ihid. , — prohibe 
les denrées coloniales venant de 
Russie, 327, — toute la Prusse est 
couverte de troupes françaises , 
ihid. , — se retire en Silésie ; sa 
lettre au comte d'Hardenberg , 
382 , — après la retraite de Mos- 
cou , envoie au général en chef 
prussien des pouvoirs illimités, 
XII, 12, — répugne à se séparer 
de Napoléon après la retraite de 
Russie ,16, — veut pénétrer les 
intentions secrètes d'Alexandre , 
1 8, — lettre qu'il lui écrit ; ré- 
ponse qu'il en reçoit , 20 , — se 
prépare à un grand développe- 
ment militaire , 24 , — part pour 
Breslau , dans la crainte d'être 
enlevé , 27 , — veut se borner à 
une neutralité bien payée, 31, — 
abandonne la France, et s'unit à 
la Russie , 33 , — cette alliance 
avait été désirée par le grand Fré- 
déric, 34, — bases du traité de 
Kalich, 35 et 40, — met son armée 
sous le commandement des Rus- 
ses, 41, — institue la Croix-de-Fer; 
ses proclamations, 42-43, — assiste 
aux conférences de Trachemberg, 
185, — entre à Paris, 388, — as- 



GAL 



409 



siste aux délibérations le 31 mars, 
393 , — retourne à Berlin , y est 
reçu avec enthousiasme ; s'occupe t 
du bonheur de ses peuples , 440, 
— arrive au congrès de Vienne, 
452, — fait administrer la Saxe en 
raison d'une convention secrète 
avec la Russie, 462,— ses disposi- 
tions militaires après le retour de 
Napoléon, 525. 

FRÈRE (le général), passe l'Elbe, et 
s'empare de la personne et des 
papiers du chevalier Rumbold , 
ministre anglais près le cercle de 
la Basse-Saxe, VIII , 378, — veut 
enlever près d'Altona des négo- 
cians anglais, 379. 

FRÉRON, commissaire delà conven- 
tion à Toulon, dévoué à la faction 
des montagnards, II, 356, —veut 
se replier derrière la Durance, 
417. 

FREYTAG (le maréchal) , comman- 
de un corps d'armée près Dun- 
kerque , II , 366 , — est blessé et 
pris un moment, 368. 

FRIAXT (le général), annonce ^u 
général Menou l'arrivée d'une 
flotte anglaise, VIII, 150. 

FULCHIRON , banquier , lors de 
l'emprunt pour la guerre contre 
l'Angleterre, fait un éloge empha- 
tique de Bonaparte , et propose 
d'ouvrir un emprunt, V, 135. 



G 



GALBAUD (le général), confère près 
de Verdun avec le duc de Bruns- 
wick , etc. , II , 6 , — parle des 
droits du peuple français devenu 
libre , 7 , — s'entretient avec un 
officier- général hessois_, 8. 

GALLO (marquis de), favori de l'em- 
pereur et de l'impératrice, et plé- 
nipotentiaire, part de Vienne, sur 
les pressantes instances de Bona- 
parte, pour Milan , comme pour 
assister seulement à l'échange des 
articles préliminaires de Léoben, 
IV, 409, — captivé par Bonaparte, 



rédige les articles préparatoires 
de la paix définitive, ibid.^ — laisse 
au cabinet de Vienne toute la la- 
titude, pour se déterminer plus 
tard, 411, — expédie à sa cour les 
quatre articles du 24 mai , signés 
par lui, 414, —demande que le 
siège des négociations soit établi 
à Udine, 446, — envoie à Vienne 
son secrétaire pour aplanir des 
difficultés, 451, — se plaint, au nom 
de son souverain , des principes 
anti-monarchiques semés dans les 
provinces voisines de l'Autriche, 



410 



CAR 



481, — parti pour aller s'expliquer 
à Vienne avec Thugut, 491 , — 
s'entretient avec l'empereur, sans 
aucun résultat, et avec l'impéra- 
trice, qui désire sincèrement la 
paix, 492, — situation désagréable 
dans laquelle le place le conseil 
privé; il demande à ne plus être 
employé dans cette négociation ; 
mais ne persiste pas , 495 , — re- 
tourne précipitamment à Udine , 
504, — cherche a obtenir pour le 
royaume des Deux-Siciles les îles 
de Corfou , etc. ; aiTibition de la 
cour de Naples, VI, 407, — sa ré- 
ponse à Garât sur les levées ex- 
traordinaires ordonnées par le roi 
de Naples, 423, — prend indirecte- 
ment la défense de Mack, après la 
retraite des Napolitains, VII, 35, 
— envoyé a;! près de Championnet 
pour négocier, 41 , — est refusé , 
44, — part pour Vienne, ibid. 

GALLOIS , envoyé en Angleterre 
(1798), pour l'échange des prison- 
niers , échoue dans sa mission , 
V, 469, — sa lettre tranchante 
à lord Grenvilie , prend la route 
de Douvres, 470, — réflexions des 
écrivains ministériels anglais sur 
cette mission, 471. 

GASIEIËR (l'amiral), commande la 
flotte destinée à agir contre Co- 
penhague, X, 39, — bombarde la 
ville, la force a capituler, et s'en 
retourne en Angleterre avec dix- 
huit vaisseaux de ligne, etc. , 41 , 
etc. 

GAXTHEAUME ( le vice-amiral ) , 
échappe à la destruction de la flotte 
devant Aboukir, VI, 89, — son opi- 
nion sur la conduite de Brueys 
et de Bonaparte, /ô/rf., — va porter 
des secours à l'armée d'Egypte; 
mais , apprenant la capitulation , 
il rentre à Toulon , se remet en 
mer, essaie d'atteindre Alexan- 
drie, mais revient en France, VÏII, 
147. 

GARAT, homme de lettres, envoyé 
ambassadeur à Naples. pour ré- 
tablir la paiv entre la France et 
les Deux-Siciles, VI, 415, — signe 
une convention, 1 1 6,— ^rapport sur 
cette négociation au cabinet prus- 



GEO 

sien, par M. Uhden, son résident, 
ibid.,—\e\it être présenté au roi, 
son discours philosophique en cette 
circonstance, discours à la reine, 
moins diffus, 420, — satisfait le roi 
sur le but de l'expédition eu 
Egypte de Bonaparte, 423, — s'of- 
fense de la fête donnée à iNelson , 
425, — demande la liberté des pri- 
sonniers politiques napolitains et 
siciliens , 427 , — la remise du 
port de Messine, etc., ibid., — est 
rappelé sans bruit, 430, — applau- 
dit au 18 brumaire, VII, 3G1, — 
ses rêveries philosophico - légis- 
latives; ne reçoit, pas de réponse 
de sa lettre à Bonaparte sur l'E- 
gypte, Xill, 145. 

GENSONXÉ, député à l'Assemblée 
nationale, se prononce pour la 
guerre contre l'Allemagne, I, 180, 
— fait un rapport très-detailié sur 
la note de la cour de Vienne, du 
21 décembre, 206, — conclut que 
l'empereur a violé le traité de 
1756, et demande la guerre, 210, — 
applaudi par l'Assemblée et les 
tribunes, ibid. 

,GENTZ, publiciste de conscience et 
de talent; influence de ses écrits;ex- 
traits de ses ouvrages, IX, 119, etc. 

GEORGES, chef de chouans, arrêté 
en lévrier 1803, VIII, 325,— porté 
sur une liste comme brigand, ibid.f 
détails sur cette conspiration par 
l'observateur prussien, 326, — sa 
réponse à Murât qui lui propose 
sa grâce, 336. 

GEORGES ÏII , roi d'Angleterre , 
avait en horreur la révolution 
française, I, 73, — il l'aurait com- 
battue avec vigueur, s'il avait pu 
disposer à son gré de sa nation 
et de son ministère, ibid. , — charge 
lord Elgin de presser Léopold 
d'intervenir en faveur de la fa- 
mille royale de France, 102, — 
compatit à la position de Louis 
XVI, II, 106, — montre l'intention 
formelle de pourvoir à la sûreté 
pubhque , 143, — annonce aux 
deux chambres la déclaration de 
guerre a la France, 181 , — offre 
jâ paix aux Français qui renon- 
ceraient à l'anarchie actuelle ; 
texte de sa déclaration, 413 et 



GIN 

saiv. , — recommande dans son 
discours d'ouverture , du 21 jan- 
vier 1794, la continuation de la 
guerre, 459, — discussions vives à 
ce sujet dans les deux chambres, 
4G1 et suiv. , — à l'ouverture du 
parlement, le 30 décembre 1794, 
insiste sur la nécessité de poursui- 
vre la guerresansrelâche, III, 123, 
— envoie aux communes un mes- 
sage relatif à un emprunt en fa- 
veur de l'empereur, 128, — dans 
la séance de clôture du parlement, 
27 juin 1795, fait allusion à un dé- 
barquement de troupes avec un 
prince français, sur les côtes de 
l'Ouest, 190^, — se rendant, le 29 
octobre 1795, à la chanibre des 
pairs, est entouré d'une foule de 
gens de tout rang demandant le 
renvoi de Pitt et la paix ; cris sé- 
ditieux, 246, — parle à la chambre 
avec dignité des pertes essuyées par 
la France en Allemagne , et de- 
mande la continuation de la guer- 
re , 247 , — à son retour , le tu- 
muite est encore plus grand , sa 
voiture est arrêtée , les glaces bri- 
sées ,248, — dans son discours 
d'ouverture, du G octobre 1796, 
parle d'envoyer à Paris une per- 
sonne munie de pleins pouvoirs , 
pour traiter de la paix, IV, 22, — 
annonce au parlement les causes 
de la rupture avec la France; dé- 
clare une seconde fois , le 26 dé- 
cembre, que la rupture avec la 
France ne provient pas de ce qu'il 
est opposé a la paix, mais des pré- 
tentions inadmissibles du Directoi- 
re, 115, — à l'ouverture du parle- 
ment , novembre 1798 , annonce 
qu'il a mis tout en œuvre pour ac- 
célérer la paix, V, 122, — ouvre le 
parlement, le 20 novembre 1798; 
son discours, YI, 389, — son dis- 
cours en ouvrant le parlement, en 
1805, VIII, 418, — rappelle son am- 
bassadeur de Berlin, et déclare la 
guerre à la Prusse, IX, 108, — croit 
devoir justifier la prise de Copen- 
hague, etc., X, 43, — sa mauvaise 
santé, XI, 258. 
«INGUENÉ, aide François de Neuf- 
château dans la composition d'un 
pamphlet contre les Anglais , V , 



GOD 



AU 



132, — s'oppose à ce que les insur- 
gés piémontais soient fusillés, VII, 
83, — signe un traité avec le roi 
de Piémont, 87, — assiste aune fête, 
le 14 juillet, dans la citadelle do 
Turin, compte qu'il rend au Di- 
rectoire, 90, — ses exigences, son 
incivilité dém.agogique, 98, — est 
forcé d'improuver la conduite de 
quelques otliciers français , unis 
aux révolutionnaires, 101, — ob- 
tient son audience de congé, 103. 

GiRULA (le comte), insurge les peu- 
ples du Montferrat, organise des 
levées de prisonniers autrichiens, 
etc., III, 409. 

GODOI, (prince de la Paix), renvoie 
à Lisbonne un courrier expédié 
pour Paris, et retire les troupes 
espagnoles de la frontière du Por- 
tugal, V, 127,— en est lécom pensé 
par la principauté d'Evora, iôid.y 
— parvient au faîte de la puissance 
en Fspagne ; traité comme un ami 
nécessaire par le roi, V'I, 4 1 , — veut 
adoucir le Directoire, 43 , — fait 
nommer le comte Cabarrus, père 
de madame Tallien, ministre d'Es- 
pagne à Paris ; ses vues , 44 , — 
fait sortir la flotte de Cadix, 51, — 
troublé du discours de l'ambas- 
sadeur Truguet, 55, — perd la place 
de secrétaire particulier de la rei- 
ne, 58, — renonce lui-même à la 
place de premier ministre, iôid., 
— continue de résider à la cour et 
de gouverner secrètement, 65, — 
connut le premier en Europe l'ex- 
pédition cachée d'Egypte, 66, — 
commande l'armée contre le Por- 
tugal, VÏII, 132, — injurie l'Angle- 
terre dans ses proclamations, 385, 
— affaire des frégates espagnoles 
prises par les Anglais, ibid. , etc., 
— choqué (!es outrages dont l'ac- 
cable Napoléon; ne respire que la 
guerre, IX, 284, — négocie avec 
îe prince-régent de Portugal, et 
se voit encouragé dans ses dispo- 
sitions belliqueuses par le baron 
Strogonoff , 285 , — envoie 14,000 
Espagnols à Napoléon, 415,— -con- 
clut un traite avec la Russie, X , 
80, — cherche à calmer la colère 
de Napoléon, ibid., — déclare ses 
proclamations apocryphes, 8î, — 



412 



GOL 



cherche à perdre le prince des As- 
turies, 86, — vise au pouvoir su- 
prême, 87, — veut marier le prince 
royal avec la sœur de sa femme, 90, 
— échoue dans le projet de le faire 
condamner, 120, — ordonne de re- 
cevoir les Français comme des al- 
liés, 122, — voit qu'il est pris pour 
dupe, 1 23, — veut faire embarquer 
la famille royale pour le Mexique, 
128, — sa maison est enfoncée par 
le peuple de Madrid, 130, — il est 
pris et maltraité; le roi Ferdinand 
l'arrache des mains de ses bour- 
reaux et le fait conduire en pri- 
son, 131. 

GOERTZ ( le comte ) , envoyé de la 
Prusse au congrès de Rastadt, veut 
établir une confédération germa- 
nique en opposition aux vœux 
de la France, V, 99. 

GOETHE (à la suite du duc de Vey- 
mar), assiste à la bataille de Val- 
my ; son récit, I, 475. 

GOHIER, nommé directeur , VII, 
262, est renversé le 18 brumaire ; 
proteste au lieu d'agir", 360 , — 
niais révolutionnaire, ses mémoi- 
res sont pleins d'erreurs, XIII, 1 59, 
— accuse la reine Caroline de Na- 
ples de la mort des envoyés fran- 
çais à Rastadt, 160, — réfutation de 
cette assertion, 161, etc., — détails 
sur cet assassinat, ibid. , — Bona- 
parte lui semblait un monstre , 
parce qu'il avait renversé le Direc- 
toire, 165, — prétendue lettre de 
■ Souwaroff qu'il cite, 166. 

GOLTZ ( le baron de;) , ministre de 
Prusse près la cour de France , 
représente verbalement au cabi- 
net de Versailles les avantages et la 
nécessité de l'union entre la Prusse 
et la France, I, 58, — donne con- 
naissance à sa cour des instruc- 
tions reçues par M. de Ségur , 
189 , — expédie un courrier à la 
cour après la fameuse séance du 
14 janvier 1792 , 213 , — s'oppose 
au commerce des neutres avec la 
France dans les mers du Nord, II, 
336, — nature des instructions qu'il 
reçoit de sa cour pour traiter de 
la paix avec la France , III , 112, 
— refuse de se rendre à Paris pour 
traiter , 115, — échange ses pou- 



GRE 

voirs à Râle avec M. Barthélémy, 
1 32, — se montre minutieux et difli- 
cile, ibid.^ — meurt, 133. 

GOUVIOX - SAINT - CYR, remplace 
Masséna dans le commandement 
de Rome; sa conduite sage, V, 274, 
— occupe les dépendances de l'é- 
vêché cie l'aie, 319. 

GRAIIAM, ofticjer anglais, attaché à 
l'armée autrichienne renfermée 
dans Mantoue, se dévoue et porte 
à Alvinzy des détails sur le sort 
de la garnison, IV, 154, — apporte 
à Londres la nouvelle de l'armis- 
tice entre l'empereur et Bona- 
parte, 296. 

GRASSE (de), contre-amiral, officier- 
général royaliste , traite conjoin- 
tement avec les sections de Toulon 
pour livrer cette ville aux Anglais, 
II, 357. 

GRÉGOIRE (l'évêque), président de 
la Convention , accueille favora- 
blement les sociétés constitution- 
nelles établies à Paris, II, 142. 

GREXVILLE (lord), ministre des af- 
faires étrangères à Londres, dans 
ses dépêches au cabinet français , 
proteste de l'attachement àe sa 
cour à Louis XVI, II, 127, — ad- 
hère à la note du comte de Sta- 
remberg , demandant aux Etats 
de Hollande de ne recevoir aucun 
de ceux qui pourraient avoir 
contribué à la mort de Louis 
XVI, 130, — ne veut reconnaî- 
tre M. de Chauvelin que comme 
ministre de Louis XVI, et non d 'au- 
cun autre pouvoir ; sa réponse à 
l'interpellation qu'il lui avait faite 
de déclarer si l'Angleterre est neu- 
tre ou ennemie de la France, 150 
et suiv., — comment il s'explique 
dans la chambre haute sur la con- 
duite de M. de Chauvelin, à qui le 
ministre avait enjoint de quitter 
Londres, 172, — ne refusait pas ce- 
pendant de se prêter a des expli- 
cations, mais dans une fonne non 
officielle, 173, — justifie sa déclara- 
tion de guerre à la France, 182, — 
signe avec Voronzoff , ministre 
russe, un traité de commerce, 1 97 , 
— et un traité d'union, 199, — jus- 
tifie le traité de subsides de l'Angle- 
terre avec la Hollande en faveur 



G1\0 

delà Prusse, 500, et suiv.» — veut 
faire traiter de la paix avec le Di- 
rectoire par l'entremise de l'am- 
bassadeur danois à Londres, IV , 
7, — sa note à ce sujet, ibid. , — 
envoie une seconde note; reçoit le 
passeport demandé pour un né- 
gociateur, 12, — en informe le lord- 
maire, 21, — écrit, le l^"^ juin 4797, 
au ministre des relations extérieu- 
res de la France pour proposer 
une négociation nouvelle, 433 , — 
est d'avis de conclure aux meil- 
leures conditions possibles, 457, — 
approuve la conduite de lord Mal- 
mesbury avec la France, V, 111, 
— prend la parole dans le conseil 
des ministres et veut qu'on de- 
mande des éclaircissemens au Di- 
rectoire, 113, — expose , dans un 
grand conseil , tout ce qui avait 
été fait auprès de la Prusse et de 
l'Autriche pour former une ligue 
contre la France, VI, 232, — jus- 
tifie les alliances continentales , 
393, — sa lettre pleine de sagesse 
à Talleyrand, après le 18 bru- 
maire, relative a la paix, YII, 
377, etc., — se justilie devant les 
chambres de n'avoir pas voulu 
traiter de la paix avec la France , 
383, — son aplomb dans les négo- 
ciations, 432, — compose le minis- 
tère après la mort de Pitt, IX, 71, 

GRE Y (lord), aujourd'hui lord 
comte Grey, fait partie de l'asso- 
ciation des amis du peuple ; veut 
présenter le projet d'une réforme 
parlementaire, II, 120 , — somme 
Pitt d'intervenir en faveur de 
Louis XVI ; ses motifs véritables , 
164, — répète au parlement les ob- 
servations déjà faites sur les pré- 
tendus, secrets nécessaires des mi- 
nistres, III, 40, — vote, le 14 décem- 
bre 1796, contre Pitt, IV, 114,— 
nommé président de l'amirauté, à 
la mort de Pitt, IX, 72,— pendant 
la maladie mortelle de Fox, signe 
les ordres ministériels , 233 , — se 
refuse a un emprunt russe en An- 
gleterre, etc., 40u, — est remplacé 
par Canning, ibid., — déclare aux 
Danois que le décret de Berlin dé- 
truit toute neutralité, X, 32. 

GROUCHY ( le général ) , nommé 



eus 



418 



commandant de la citadelle de Tu- 
rin, avec l'ordre de la mettre en état 
de défense, VII, 108, — son rap- 
port secret au Directoire, 110, etc., 
— force le roi de Sardaigne à sup- 
primer une proclamation, 118, — 
son rapport au Directoire, ibid., — 
autre rapport sur l'abdication du 
roi , 124 , etc., — tient le sceptre 
du pouvoir militaire en Piémont , 
128, — fait fusiller les Espagnols ré- 
voltés à Madrid , X , 1 79 ,— refuse 
de signer la capitulation accordée 
au duc d'Angoulême, XII, 482, — 
sauvé par le duc de Bassano, ibid. 

GUADET, président de l'Assemblée 
nationale , monte à la tribune , 
propose de déclarer traître tout 
Français qui voudrait modifier la 
constitution, ou traiter avec les 
émigrés , I , 212, — acclamations 
publiques; les ministres cèdent a 
l'entraînement de l'Assemblée , 
ibid., — parle fortement en faveur 
delà guerre contre l'Autriche, 339. 

GUILHEîlMI (le capitaine général), 
croit ne pas pouvoir défendre Sa- 
ragosse , et veut faire sa soumis- 
sion, X, 429. 

GUILLAUME IX , landgrave de Hes- 
se-Cassel, joint ses troupes à cel- 
les de la coalition, I, 394, — leur 
tactique et leur discipline , 395 , 
— ne prenait aucun intérêt aux 
émigrés ; était entré dans la coa- 
lition malgré lui, II, 9, — sa lettre 
au duc de Brunsw^ick , ibid. , — 
impitoyable pour les émigrés, était 
Tennemi déclaré de la révolution 
française ,43. 

GUILLE3IÏNOT ( l'adjudant - géné- 
ral ) , envoyé à Constantinople 
pour régler les termes de l'armis- 
tice de Slobosie, IX, 440, — déjoue 
les intrigues d'Arthur-Paget, ibid., 

G USTAVE III, roi de Suède, par son 
caractère chevaleresque et son 
désir immodéré de la célébrité , 
pouvait concevoir et exécuter le 
dessein d'arrêter la révolution 
française; mais la puissance lui 
manquait , 1 , 74, — se rapproche 
de la France pour joindre Louis 
XVI dans sa retraite projetée, 113, 
— demande au roi d'Angleterre 
1 2,000 Hanovriens et s'engage à 



414 



HAL 



débarquer 16,000 hommes à Os- 
tende, 118 ,— renvoie la dépêche 
annonçant la signature de la con- 
stitution par Louis XVI, 156 , — 
ne peut concevoir les lenteurs de 
Léopold et de Frédéric-Guillaume, 
139, — se rapproche de Catherine, 
ibid. , — désintéressé dans la ques- 
tion française, il espérait y jouer le 
premier rôle, î 00, — forme avec 
Catherine une alliance offensive et 
défensive, 103, — a son ministre 
accrédité auprès des princes fran- 
çais à Coblentz, 164, — blessé d'un 
coup de pistolet dans un bal mas- 
qué , dans la nuit du 16 au 17 
mars 1792, 275, — meurt au bout 
du douzième jour, ihid.^ — conjec- 
tures et sentimens des émigrés sur 
sa mort, 276. 
GUSTAVE- ADOLPHE, roi de Suède, 
irrité de la puissance du premier 
consul, refuse de recevoir à sa 
table l'envoyé Bourgoing, VIII, 
399, — écrit au roi de Prusse, 
pour lui demander son opinion 
sur la situation politique de l'Alle- 
magne, etc., 401, — fait passer 
quelques troupes dans la Pomé- 
ranie suédoise, ihid , — favorise 
la réunion des princes français 
à Calmar, 402, — signe avec l'An- 
gleterre un traité de subsides, 
404, — sa réponse à la cour de 
Prusse qui s'opposait aux arme- 
mens danslaPoméranie suédoise, 
408, — ses vues diffèrent de celles 
d'Alexandre, 433, —sa note a ce 
sujet, 434 , — sa déclaration de 
guerre contre la France, 435, — 
refuse de prendre part aux déli- 
bérations de la diète ,IX, 105, — 
fait entrer ses troupes dans le du- 
ché de Lunebourg , au nom de 
S. M. Britannique, 207, — avait 



HAM 

envoyé, conjointement avec le 
duc d'Enghien, un cartel à Napo- 
léon, 298, — son inaltérable fidé- 
lité à ses engagemens avec ses al- 
liés, 408, — conduit a Stralsund 
le régiment du roi de France, 
410, — refuse de prolonger l'ar- 
mistice de SchlatkoAv, 411, — 
curieuse conversation avec Brune, 
qu'il cherche à entraîner dans 
la cause du prétendant, ibid., 
— demande que la Prusse fasse 
débarquer des troupes aux envi- 
rons de Colberg, 413, — dénonce 
la rupture de l'armistice ; sa sur- 
prise en recevant une lettre du 
roi de Prusse ; texte de cette let- 
tre , 422 , — propose un nouvel 
armistice à Brune, et perd Stral- 
sund, 423, — ennemi personnel 
de Napoléon, X, 272, — sa vertu 
et ses fautes le conduisent à sa 
perte , 273, — est fidèle à son 
traité avec l'Angleterre, 274, — 
sa réponse au manifeste russe, 
275, — une conjuration se forme 



contre lui, 281. 



mécontente ses 



gardes, 284, — veut se porter au 
devant des révoltés, 285, — il est 
arrêté, ibid., — ne veut pas qu'on 
le défende, ibid., — pamphlet 
publié sur cette révolution , 285, 
etc., — il s'évade et se laisse re- 
prendre, 287, — signe son abdi- 
cation, après une conférence avec 
sa mère à Gripsholm, ibid., — il 
erre en Russie, etc., ne reçoit 
de marques d'intérêt que de Louis 
XVIII (voir Pièces justificatives), 
288. 
GY31XICH (le baron) , chargé de la 
défense de Mayence , répond à la 
sommation du colonel Houchard, 
qu'il ne rendra pas la ville sans 
combattre, II, 54. 



H 



HALLER, banquier suisse, com- 
missaire du directoire à Rome, 
sa rapacité, son insolence vis-a- 
vis de Pie YI; lui notitie l'ordre 
de quitter Rome ; sa réponse im- 
pitoyable au refus du pape ,V, 249. 



HAMILTON (William), ambassa- 
deur britannique à Naples, VI, 
340, — son goût pour les arts, 
dnd.y — empêche son neveu Gré- 
ville de contracter un mariage 
avec miss Harte, 341, — devient 



HAK 

amoureux de cette femme et l'é- 
pouse, 343, — accueil qu'il fait a 
Nelson après sa victoire, 439, — 
veut qu'on déclare la guerre ou- 
vertement à la France ; fait des 
ouvertures an nom de l'Angle- 
terre, ibid.y — se décide à se re- 
tirer, ibid. , — conçoit l'idée de 
traiter avec JosephJ XI, 233, — 
il échoue, ibid. 
HAMMOXD, envoyé par Pitt à Ber- 
lin, pour amener le roi de Prusse 
à se déclarer médiateur armé en- 
tre la France et les alliés, III, 400, 
— regardé comme un négociateur 
habile , ibid., — trouve Haugwitz 
inaccessible à ses propositions', 
401 , — obtient une audience du 
roi, et lui présente les proposi- 
tions de sa cour ; elles sont re- 
pcussées, 402, — se rend à Vienne, 
403, — envoyé par Pitt à Vienne, 
en 1797, IV, 296, — échoue dans 
son projet d'opposition à la yjaix 
entre la France et l'Autriche, 300, 

— insiste pour que l'empereur ne 
signe pas la paix détinitive ; ses 
motifs, 417, — arrive à Londres 
et donne des renseignemens au 
ministre, 437. 

HARCOURT (d') le général, com- 
mande les troupes anglaises, entre 
TYssel et le Rhin, après le départ 
du duc d'York, III, 102. 

HARDEXBERG (Charles - Auguste , 
baron de), élevé avec soin, se voue 
de bonne heure aux affaires , I, 

299, — se forme par les voyages, 

300, — se lie intimement' avec 
Goethe, ibid., — est chargé de 
missions pour l'Angleterre, re- 
tourne dans son pays natal, ibid., 

— obtient toute la confiance du 
duc de Brunswick, 301, — est 
chargé de porter à Berlin le tes- 
tament du grand Frédéric, dé- 
posé aux archives ducales de 
Brunswick , ibid. , — gagne les 
bonnes grâces de Frédéric-Guil- 
laume, 302, — prend les rênes de 
l'administration à Bareitb, ibid., 

— paie les dettes , diminue les 
impôts, etc., ibid., ■— est chargé 
des arrangemens qu'entraîne la 
cession des états du margrave à 
la Prusse, 303, — est nommé mi- 



HAR 



AVS 



nistre d'état et de guerre, ibid., 

— publie redit de possession du 
margraviat au nom du roi de 
Prusse, 304, — distribue de gran- 
des sommes aux pauvres, ibid. , 
— va au devant du roi de Prusse, 
et s'entretient de la guerre prête 
à éclater contre la France , 
399 , — est chargé de proposer 
l'entretien des troupes prus- 
siennes par l'empire, et de faire 
annuler la mesure de l'armement 
généra), 480, — texte de la lettre 
du roi de Prusse , qu'il remet à 
cet effet à l'électeur de Mayence, 
487 et suiv. , — pousse l'électeur 
de Mayence à convoquer les cer- 
cles les plus exposés à l'invasion, 
496 , — demande des subsides 
pour la Prusse ; il est refusé, 498, 

— propose , pour couper court à 
la discussion, entre Cornwallis et 
le vieux Woellendorf, de consul- 
ter le roi de Prusse sur la desti- 
nation ultérieure de son armée, 
m, 8, — influence les cercles de 
Franconie et du Bas-Rhin, relati- 
vement à la paix. 88 , — nommé 
plénipotentiaire à Bàle , après la 
mort du comte de Goltz, 138, — 
y^ fait son entrée, le 18 mars 1795, 
142 , — fort attaché à son souve- 
rain , ibid., — son urbanité, sa 
franchise, ibid., — veut détacher 
de la coalition les princes qui dé- 
sirent la paix, 143, — veut faire 
comprendre le Hanovre dans la 
ligne de démarcation de neutra- 
lité, ibid. , — signe le traité de 
paix; à quelles conditions, 144, 

— veut maintenir en paix l'Alle- 
magne septentrionale, 158, — 
après une conférence avec le 
comte de Lerbach croit entrevoir 
que la paix continentale n'est pas 
improbable, 163, — chargé d'é- 
pier les desseins de l'Autriche sur 
la Bavière, 176, — donne avis 
à l'héritier présomptif de l'élec- 
teur de Bavière des projets 
de l'Autriche i,ur cette souverai- 
neté, 177, — donne un dîner à la 
légation française, aux ministres 
de trois électeurs, et de plus, in- 
vite Merlin de Thionville et Pi- 
rheÈ;ru, 178, — est refusé par ces 



^16 HAR 

deux Français;va les trouver, dîne 
avec eux , 'ibid., — insinue qu'on 
pourrait s'entendre avec le cabi- 
net de Vienne, 179, — Merlin 
disait de lui qu'il avait les ma- 
nières d'un marquis français, 1 80, 
— forme le plan d'accroilre, mal- 
gré l'Autriche, la popularité du 
roi dans l'empire, 182, —veut 
faire accepter aux princes alle- 
mands la médiation du roi de 
Prusse, 183, — propose au comte 
de Lerhbach la ville de Francfort 
pour lieu du congrès paciticateur, 
184, — part de Bàle, s'arrête à 
Carlsruhe,Manlieira et Darmstadt, 
pour communiquer les vues de 
sa cour , et entre à Francfort, le 
23 mai 1795 , ibid. , . — y confère 
inutilement avec Lerhbach pour 
la paix, 185, — continue sa route 
vers Berlin ; trouve la ville pleine 
d'effroi, livrée à une émeute ; dé- 
tails sur cet événement, I8G, — 
est décoré de FAigle-Noir; et re- 
çoit en même temps du comité 
de salut public un service de por- 
celaine de Sèvres , 187 et suiv.,-— 
travaille sans relâche au conseil, 
etc., 188, — est renvoyé à Bâle 
pour ouvrir, de concert avec l'Au- 
triche, des négociationspacihques; 
confère avec le comte de Gortz, 
et avec le prince héréditaire de 
Hohenlohe , rend visite au duc de 
Deux-Ponts, passe au quartier- 
général de Clairfayt, et enfin ar- 
rive à Bâle, 206, — il apprend le 
fatal dénouement de l'affaire de 
Quiberon, ibid., — communique à 
l'ambassadeur Barthélémy le désir 
qu'a le roi de Prusse de voir les 
Français ne pas verser le sang des 
prisonniers faits à Quiberon, 208, 
— remet à l'ambassaùeur de Fran- 
ce une note pour demander une 
trêve, etc., texte de cette note, 
210, — écrit dans ce sens à Mer- 
lin de Thionville, 213, — commu- 
nique au comte de Gortz, ministre 
du roi à Ratisbonne, le refus de 
l'ambassadeur Barthélémy d'ac- 
corder une trêve, 217, — imagine 
une nouvelle base de concdia- 
tion, et met tout en usage pour 
son succès, 218, — réussit du côté 



HAR 

de son souverain, et sur quelques 
points, du côté de la France'; ob- 
tient qu'un membre du comité de 
salut public sera chargé de rece- 
voir confidentiellement ses ouver- 
tures de paix, ibid., — fait une 
visite àPichegruàBlotzheim, 219, 

— désire fortement que le roi 
d'Angleterre , comme électeur 
d'Hanovre, accède à la paix de 
Bâle ; opération délicate , 222 et 
suiv., — jaloux de la réputation 
de son gouvernement, 228, — na- 
vré de ce que la neutralité de la 
Prusse n'avait pas été respectée 
par les Autrichiens, 241, — de- 
mande son rappel quand la Prusse 
abandonne la ligne de démarca- 
tion , et part pour reprendre à 
Anspach ses hautes fonctions, 259, 
— à son retour de Suisse veut main- 
tenir la ligne de neutralité ; pro- 
pose de garnir les places depuis 
Dusseldorf jusqu'à Brème, 278, 

— veut la neutralité de la Prusse 
loyale et irrévocable, ibid., — et 
la regarde comme fort avanta- 
geuse au royaume, 279, — an- 
nonce que M. Elliot n'est venu 
de Dresde à Berlin que pour of- 
frir un nouveau subside , et qu'il 
faut hautement le refuser, 280, — 
est chargé de demander pour les 
Nurembergeois, accablés de con- 
tributions, la protection du roi de 
Prusse, 459 , — ne veut pas con- 
sentir à leur réunion à la Prusse, 
ibid., — sa note au magistrat de 
Nuremberg, 471, — recommande 
au ministère français M. de Zvv^a- 
ziuger , député du cercle de 
Franconie à Paris, lY, 81, — 
sa note remise au roi, sur la 
paix définitive, projetée entre la 
France et l'Autriche, 419, — in- 
struit son souverain de ce qui se 
passe à Pans, 457, 473 et suiv. , 
— ne veut pas que la Prusse chan- 
ge son système, lors de la paix 
de l'Autriche avec la France, V, 
32, — déplore les abus des articles 
secrets des traités, ?7</c^.,— engage 
le nouveau roi à continuer les 
mesures de sûreté pour le nord 
de l'Allemagce, 43, — rapport 
qu'il reçoit^ d'un Neufchàtelois 



HAR 

sur les événemens arrivés en 
Suisse, 398 et suiv. , — comment 
il répond aux insinuations poli- 
tiques du comte Repnin , VI, 127, 

— son opinion sur l'Autriche, re- 
lativement à la paix de Campo- 
Formio, 128, — désire que la 
conduite de l'Autriche soit aussi 
sincère que celle de Paul, 130, — 
souscrit en partie à l'éloge que 
vient lui faire Ptepnin de son 
souverain, 133, — lettre qu'il re- 
çoit d'un de ses agents sur l'asiai- 
sinat des plénipotentiaires i'rançais 
à Rastadt, VII, 238, etc., — irio- 
fite de la paix pour améliorer les 
finances, etc., de la Prusse, 310. — 
il était , par ses correspondances, 
au fait de tout ce qui intéressait 
sa patrie adoptive, VIîI, 33, — 
lettre qu'il reçoit de ses agents sur 
l'expédition tranco-turque dans 
l'Inde, G4, etc., — importance de 
ce document, idid., — avait prévu 
la mauvaise issue de la neutralité 
armée, 12.3, — sa note à l'envoyé 
suédois sur les armemens de Gus- 
tave-Adolphe, 400, — sa lettre à 
M. de Talleyrand sur les proposi- 
tions pacifiques d'Alexandre, 449, 

— presse le roi de prendre une 
attitude hostile, 475, — sa note 
à Duroc, fbid., — sa lettre à lord 
Harrowby , relative au Hanovre, 
IX, 29, — tronquée dans le Mo- 
niteur par Napoléon, iôid., — ne 
pouvant résister à Haugwitz , se 
retire, 39 , — lettre qu'il publie, 
iôid. , — conseils qu'il donnedu 
sein de sa retraite, 129, — frag- 
mens de sa correspondance, /V5/V/., 



HAU 



HT 



etc. 



est d'avis de continuer la 



guerre, 394, — juge Bonaparte à 
Tilsitt, 434, — nommé chancelier 
d'état (1810), sa bonne administra- 
tion, XI, 1 1 8, — s'entoure d'hom- 
mes honorables, 120, — songe à li- 
bérer le pays, 121, — sa lettre à M. 
de Krusemarck, sur l'alliance de la 
Prusse avec la France, 246, etc., 
— insinue à l'ambassadeur fran- 
çais l'idée d'une trêve entre la 
Russie et la France, XII, 33, — cor- 
respond avec les écoliers des uni- 
versités opposés à la France, 3ô, — 
négocie à Dresde avec Charles Ste- 

XIII. 



wart, 180,— obtient d'Alexan- 
dre, qui veut rétablir la Pologne, 
quelques concessions. 4fi3. — fuiî 
aussi des denjandes cai:s i'intéi. f 
de la Saxe, lô/d., — argue de faux 
le calcul des pe; tes de la Prus-e, 
406, — veut donner à ce royaum- 
une consistance qu'il n'a jamais 
eue, 473, — veut obtenir Leipsick, 
iôid., — se montre au congres le 
défenseur des intérêts populaire.?; 
sa grande influence dans la rédac- 
tion de la constitution germa- 
nique, 61 L etc. 

HARISPE (le générais fait cesser 
les massacres, lors de la révolte 
de Madrid, X, 178. 

HARNiER {:\L) , engage au no]n 
du roi de Prusse, le marquis de 
Bouille à se rendre à May en ce 
pour s'entretenir des aiïaires de 
France, I, 133, — le prévient de 
se rendre à Pilnitz le 26 ou le 27, 
avec un plan d'opérations mili- 
taires, 135,— envoyé à Paris pour 
témoigner au comité de salut pu- 
blic des intentions bienveillantes 
du roi, III, 117, — axueiiii avec 
distinction, annonce que son maî- 
tre veut jouer le beau rôle de 
pacificateur de l'Europe, iôid., — 
et que Tabolition du stathouderat 
n'apportera aucun obstacle a la 
paix. 118, —rapporte de Paris la 
substance des articles principaux 
de la pacification, 130, — continue 
les négociations après la mort du 
comte de Goltz, 138. 

HATRY (le général), commandant 
de l'armée de Mayence; passe le 
Rhin, le 16 décembre 1797, peu de 
jours avant l'ouverture du con- 
grès de Rastadt , V, 77, — somme 
Mayence de lui ouvrir ses portes; 
il y pénètre le 30 décembre, 89. 

HATZFELD (le prince de), gouver- 
neur de Berlin , après l'entrée de 
Napoléon dans cette ville , est ar- 
rêté par suite d'une lettre inter- 
ceptée; Napoléon accorde sa grâce 
à sa femme et livre sa lettre aux 
flammes, IX, 314. 

HAUGWITZ (comte de), Christien- 
Henri-Gharles, gentilhomme silé- 
sien, I, 405, — sa naissance, ses 
premières études , ses voyages , 

27 



418 



IIAU 



40C, — introduit dans la société 
de Frédéric-Guillaume, plaît à la 
comtesse de Lichtenau , maîtresse 
du roi; nommé ministre plénipo- 
tentiaire à Vienne, après la mort 
de Léopold , 407, — remplace le 
baron de Jacobi, en 1792; se 
trouve à Francfort à la suite de 
l'empereur, ibid,^ — confère avec 
Mallet-Dupau , envoyé de Louis 
XAI, 411, — demande une copie 
de ses instructions et mémoires, 
415, — lui montre une grande 
confiance, 416, — demande des 
renseignemens sur les dispositions 
de l'intérieur et de la capitale, 
ibid.^ — son influence sur le roi 
de Prusse après le déclin delà 
campagne, 11, 18, — déclare for- 
mellement à Cologne, aux agens 
français, que le roi de Prusse ne 
se séparera pas de l'Autriche, 29, 
— nommé ministre du cabinet, 
135, — gagne de plus en plus la 
faveur du roi, par le crédit de sa 
maîtresse favorite, 429, — cou- 
sent à ce que l'on porte des trou- 
pes en Belgique , 546, — se rend 
en hâte à Berlin ; n'y trouve plus 
le roi, 547, — ses instructions au 
comte de Goltz portaient que le 
roi pouvait traiter avec la France, 
où Va. justice venait de remplacer 
Va terreur^ III, 112, — texte de l'ar- 
ticle XI, de ces instructions fort 
remarquables, ibid.^ — fait rem- 
placer à Bâle le comte de Goltz, 
mort au commencement de la né- 
gociation pour la paix, 134, — 
son ardeur pour le travail après 
la paix de Bâle, 188, — légèreté 
avec laquelle il juge le passage 
du Rhin à Eichelcamp ; ses suites 
humiliantes, 228, — ne néglige 
rien pour empêcher le refroidis- 
sement entre la Prusse et la Rus- 
sie, 241, — pense qu'il faut agir 
selon les circonstances et incline 
pour la France, 279, — représente 
au roi les dangers qui menacent 
la Basse-Allemagne, quand l'Au- 
triche retire ses troupes du Rhin 
pour les porter en Italie, 375, — 
éloigne Hardenberg du centre des 
affaires, ibid.^ — ses vues ulté- 
rieures en faisant créer une ar- 



HAU 

uiée fédérative, 370, — demande 
une note à iM. Gaillard, pour con- 
clure avec la France un accord 
amical, 388, — juge, après la re- 
traite de Wartensleben , qu'on 
peut conclure honorablement les 
négociations entamées par la 
France, 394, — il signe deux con- 
ventions ; leur contenu, 395 et 
suiv., — la Prusse se mettait à la 
merci de la France pour les af- 
faires d'Allemagne, 398, — re- 
pousse les propositions de M. 
Hammond de la part de l'Angle- 
terre, 401, — avait quelquefois 
laissé échapper le désir de voir la 
Saxe réunie à la Prusse, 461, — 
regarde la Prusse comme éman- 
cipée à l'avénemcnt de Paul 1*"^, 

IV, 1 26 , — en instruit Gaillard, 
127, — engage son souverain à 
s'unir à la France, 301, — chargé 
des principales affaires pendant la 
maladie du roi, veut défendre 
l'Allemagne et rougit de son rôle, 

V, 27 , — complaît à la France par 
la sécularisation des principautés 
ecclésiastiques de l'empire, 28, — 
voyages fréquens à Po^tdam, ibid. , 
— veut se rapprocher de la Rus- 
sie, ibid.^ — extorque, pour ainsi 
dire, sur le seuil de la <ombe, la 
décoration de l'Aigle-Noir, 33, — 
abandonne , à la mort du roi , la 
comtesse de Lichtenau , sa pro- 
tectrice, 37, — sa réponse verbale 
aux demandes hostiles contre la 
France du comte de Repnin, VI, 
123, — s'entend avec Moèllen- 
dorf pour tromper l'envoyé russe, 
126, — triomphe en voyant que 
les articles secrets du traité de 
Campo-Formio sont rendus pu- 
blics, 1 57, — louvoie timidement 
entre Repnin et Sièyes, 164, — 
ses conférences avec Duroc, VIII, 
23, — détails sur les projets de ce 
ministre, ibid. et suiv., — ne peut 
traiter avec Duroc sur aucune base 
fixe, 27 , — déconcerté de l'ac- 
cord de Paul 1^"" et de Bonaparte, 
61, — refuse l'échange des pri- 
sonniers hanovriens contre les 
prisonniers français, 200, — pro- 
pose au roi d'acheter à prix d'ar- 
gent des amis auprès de Bona- 



HER' 

parte, 253, — vante hautement 
sa médiation en Suisse, 297, — 
voulait que Louis XVIII fût 
nommé roi de Pologne, 317, — 
se rend au quartier général fran- 
çais , sa position critique, 498, — 
signe avec Napoléon , après une 
longue séance, une convention, 

IX, 50, — signe un autre traité 
plus ruineux à Paris, 61, — ef- 
frayé des projets gigantesques 
d'ambition de Napoléon, 104, — 
reconnaissant qu'il a été trompé, 
veut enfin la guerre, 270 , — se 
retire des affaires après la ba- 
taille d'Iéna, 387, — est profon- 
dément oublié après la paix de 
Tilsitt, 458. 

HAWKESBURY (lord), répond affir- 
mativement aux puissances du 
Nord, que l'Angleterre maintien- 
dra le droit de visite, VII, 448, 

— ministre des affaires étran- 
gères, VIII, 107, — juge sévère- 
ment la révolution française, 108, 

— est l'objet de satires^ en Fran- 
ce, Il 4, — sa réponse à Bonaparte 
qui se plaint de la presse anglaise, 
183, — sa position fausse; il se 
défend mal contre les attaques de 
l'opposition, 192, — repousse , au 
nom du roi, l'accusation d'assassi- 
nat contre Bonaparte, 341. 

HENRI de Prusse (le prince) , frère 
du grand Frédéric, partisan dé- 
claré de la France, manifeste des 
craintes sur la guerre avec cette 
puissance, I, 192, — avait conçu le 
partage de la Pologne, VIII, 9, — 
regardait la France comme l'alliée 
naturelle de la Prusse, lO, — blâme 
la guerre de 1792, ibid.^ — entame 
des négociations secrètes, en 1 794 , 
avec les agens de la convention , 
11, — son rôle politique finit à la 
paix de Bâle, 1 2 , — mort en 1 802 , 
ibid. 

HERAULT de Sechelles , envoyé 
par Danton, se rend secrètement 
en Savoie pour traiter de la déli- 
vrance de Marie-Antoinette , II , 
400. 

HERMANN , administrateur des fi- 
nances à Lisbonne, son intégrité , 

X, 116. 

HERTZBERG , ministre , dirige le 



HEY 



419 



cabinet prussien, I, 55, — il était 
fort versé dans la connaissance du 
droit public et de l'histoire, ibid., 
— il avait fait l'extrait des d ocu- 
mens nécessaires au grand Fré- 
déric pour la rédaction de ses 
mémoires du Brandebourg, ibid., 
—il était vain et avait de la raideur 
dans le caractère, ibid., — veut s'u- 
nir avec le cabinet de Londres, 56, 
— et avec celui de Versailles, 58, — 
seul à la tête des affaires, il impri- 
me au cabinet prussien un carac- 
tère énergique, 61, — il était do- 
miné par la nouvelle philosophie, 
ibid., — excite des troubles dans les 
Etats voisins, ibid., — contrecarre 
les projets ambitieux de Catherine 
et préserve la Turquie des dan- 
gers d'un partage prémédité par 
l'Autriche et la Russie, 68, — il fo- 
mente des troubles dans les Etats 
autrichiens, 81, — entrave les né- 
gociations entre la Prusse et l'Au- 
triche par la demande opiniâtre de 
Dantzick etdeThorn, 84, — reçoit 
l'ordre formel du roi de signer les 
articles préliminaires du traité de 
Reichenbach , secrètement con- 
venus, ibid., — perd son influence, 
98, — lait entendre les accens de sa 
vieille expérience au roi de Prusse; 
ses mémoires politiques, III, 47, — 
leur analyse, 48 et suiv., — n'avait 
jamais perdu de vue l'abaissement 
de l'Autriche, 52, — examen de son 
opinion, 53, — lettre dure qu'il re- 
çoit du roi, 55, — sa mort, ibid. 

HÉRVAZ, beau-frère de Duroc, dé- 
voile l'odieux mystère qui se tra- 
me contre Ferdinand, X, 139. 

HESSE-PHJLIPSTADT (le prince 
de), défend Gaëte contre les Fran- 
çais , sa belle réponse au général 
français; est blessé mortellement et 
parvient à s'embarquer, IX, 88. 

HEYMANN (le major-général), re- 
commandé au roi de Prusse par 
Louis XVI, I, 192, — joue un rôle 
équivoque et mystérieux dans la 
première campagne contre la Fran- 
ce , 408 , — commande à Metz 
sous le marquis de Bouille; envoyé 
par ce général en Prusse , avec 
une mission particulière, ibid., — 
propose à Bironun plan poiu' faire 
27. 



420 



HOC 



cvader la laïuille royale; accom- 
pagne le marquis de Êonillé, après 
l'arrestation du roi à A'arennes, 
est envoyé comme contumace à la 
haute cour nationale pour y être 
jugé, 409, — reparait à Berlin, ac- 
ceuilli par le roi qui l'attaclie a 
son étal-major, 410, — se justifie 
de quelques accusations; conserve 
la faveur de Frédéric-Guillaume, 
ihid , — sert en secret la mission 
de Castine fils , à Brunswick et à 
Berlin, ibid., — intrigue pour as- 
sister aux conférences que solli- 
cite Mallet-Dupan au nom de Louis 
XVI, 4 1 1 , — reconnaît la sagesse 
des demandes faites par Louis XVI, 
419, — à la tète du parti négocia- 
teur; ses intrigues, II, 19. 

H OCHE (le général), commande l'ar- 
mée de la Moselle, II, 433, — ses 
projets, ibid.^ — attaque deux fois 
sans succès le duc de Brunswick 
à Kaiserlautern, 434, — se dispose 
à une troisième tentative, combat 
avec acharnement, mais est forcé 
de se retirer, 435 , — sa témérité 
même le sauve aux yeux du comi- 
té de salut public, qui le loue de 
son courage , ibid. , — tourne ses 
efforts contre Tarmée de Wurin- 
ser, 436, — emporte plusieurs re- 

, doutes à Werdt et Frschweiler, 
438 , — nommé commandaiit en 
chef de deux armée?, 439, — ses suc- 
cès contre l'armée autrichienne, 

: ibld.^ — resserre les émigrés dans 

; la presqu'île de Qaiberon, III, 207, 
— seconde puissamment les vues 

] du Directoire qui veut mettre un 
terme aux troubles de l'Ouest ; il 
s'empare de Charette et de Stofflet, 
et les fait passer par les armes; ra- 
mène par la douceur les Tuécon- 
tens ; son succès, 291, — préside à 
l'armement qui se fait dans le port 
de Brest, IV, 23, — est séparé par la 

' tempête de son expédition; ses des- 

\ seins sur l'Irlande et sur l'Angleter- 
re, 120, — dirige sur Paris une par- 
tie de son armée (juillet 1 797), 473, 
— veutporter en Angleterre la guer- 
re civile par représailles, VI , 207, 
— met à la voile avec une armée; sé- 
paré deson escadre , arrive seid en 
Irlande ; n'y trouve ni vaisseaux 



fiOM 

lii soldats ; regagne heuvcuseiuerif 
les ports de FraïK^e, 208 , — com- 
ment Pitt caractérise cette auda- 
cieuse entreprise, ibid.^ — confère à 
Hambourg avec O'Gonnor et lord 
Fitz-Gérald ; est forcé par la dis- 
sidence de Carnot et de Barthélé- 
my de renoncer à son projet ; re- 
tourne en Allemagne , et meurt 
inopinément, 211. ,i, 

HOFFER (André ), Tyrolien , com- 
mande ses compatriotes ; détails 
sur ce chef de bandes, X, 471 , 
— offres que lui fait Napoléon , 
ibid.j — est séduit par de perfides 
propositions de N^apoléon; sa pro- 
clamation aux Tyroliens, XI, 13, 
— sa tête mise a prix; sa hutte est 
cernée ; il est pris et recommande 
sesenfans, 14, — fusillé à Mantoue 
par ordre de Napoléon, ibid. 

HOFF3IAX , ancien professeur de 
droit public à Mayence , envoyé 
par le directoire au congrès de 
Rastadt, \, 49. 

HOHEXLOHE (le prince de), doit 
commander une armée autri- 
chienne sur le Rhin , I, 423, — 
forme l'attaque de Thion-ville 
avec les princes français, 447, 
— assiste aux conférences pour Va 
paix entre Kellermann et le duc 
de Bruns-\vick, le 24 octobre , II , 
IG, — avait appuyé l'opération mal 
calculée contre Thionville, 39, — 
doit couvrir Luxembourg, G2, — 
est remplacé par Mack en l79i , 
475, — reçoit l'ordre de rejoindre 
Moèllendorf surleRhin, lïl, 100, 
— traverse l'Elbe, mais ne marche 
qu'avec lenteur, IX, 270, — maître 
du sort de l'armée dont il com- 
mande la gauche, il est obligé par 

, le général en chef de se replier 

' sur l'armée principale, 304, — 
capitale honteusement, malgré les 
cris de désespoir de ses soldats, 
312, — et livre Magdebourg , ibid. 

BOLLAXD ( lord ) , ses objections 
contre les alliances continentales, 
VI, 393. 

«03iPESCH (baron de), grand- 
m.aître de l'ordre de Malte , en 
1798, homme sans caractère, etc., 
V , 439, — prie le sieur Fremeaux, 
consul général de la république 



liNG 

batave, île demander une suspen- 
sion d'armes a Bonaparte, 72, — il 
est entraîné et gagné, 73, — ne pa- 
raîtpasdans !a signature du traité, 
75, — sa lettre honteuse à Bonapar- 
te, 70, — part pour Trieste accom- 
pagné de La Valette, 80 — déclaré 
par l'ordre, coupable de négligeoce 
ou de connivence, VI, 291. 

IIOOD, amiral anglais, commandant 
une Hotte dans la Méditerranée , 
déclare de bonne prise lesbâtimens 
destinés pour les ports français , 
II, 341, — en station devant Tou- 
lon , envoie aux habitans de la 
ville un vaisseau parlementaire , 
ses proclamations aux habitans 
de Toulon et de tout le Midi , 
357 et suiv. , — veut que la Hotte 
française soit désarmée, etc., 360, 
— invite l'amiral espagnol Lan- 
gnra à mettre a terre les troupes 
de marine à ses ordres , pour le 
.seconder, ibid'.^ — n'avait point re- 
çu de sa cour des instructions préa- 
lables, 361, — réponse qu'il adresse 
aux habitans de Toulon qui veu- 
lent revenir à l'ancienne forme 
du gouvernement, 419 et suiv. 

I50UCUARD (le colonel ), sa stature 
•nartiaie; chargé par Gustine de 
j>orter au gouverneur de Mayence 
la sommation de la ville, II, 53, 



IZQ 421 

— texte de la sommation, 54, — 
se présente à l'hôi el - de - ville de 
Francfort ; demande une contri- 
bution énorme, G8, — dénonce Gus- 
tine à la Gonvention, et veut qu'on 
l'arrête sur-ie champ, 324, — reçoit 
l'ordre d'al'.cr combattre le duc 
dYork à Duukerque, 365, — jette 
des troupes fraîches dans la ville, 
366, — s'avance contre le corps 
d'observation; se bat avec le ma- 
réchal Freytag , 368 , — marche 
pour attaquer les Hollandais à 
Menin ; y obtient d'abord de l'a- 
vantage, " puis il est battu par le 
prince d'Orange, 369, — est voué 
a la mort pour n'avoir vaincu qu'à 
demi îuMenin, 370. 

HOWE (lord), remporte uce victoire 
sur la Hotte française sortie de 
Brest, m, 29. 

ÎIUMEERT ( le général ), touche les 
fonds pour une expédition en Ir- 
lande, VI, 221, — arrive à Killala ; 
n'y trouve ni Français ni Irlandais; 
tout son corps est pris à Ballinam- 
mak , 222. 

IIUTCHIXSON, nommé général en 
chef de l'armée anglaise en Egyp- 
te après la mort d'Abercromby , 
VIII, 153, — sauve les prisonniers 
faits lâchement par Osman-Bey, 
157. 



IMBERT (le baron d'), agent des 
princes français dans le Midi , 
traite avec les Anglais pour la dé- 
livrance de Toulon, II, 357, — 
ajourne indéliniment les autori- 
tes locales de la ville, 418. 

l\GELSTïl03l (le général russe), 
chargé par sa souveraine du gou- 
vernement des provinces polonai- 
ses laissées à Stanislas, en appre- 
nant la conspiration deKosciusko, 
écrit une lettre alarmante au mi- 
nistre de la guerre à Saint-Péters- 
bourg, lï , 515. 



lOCSSOUF PACHA , nommé granti- 
visir après le débarquement de 
Bonaparte en Egypte ; opposé à 
la France, VI, 306. 

ISNARD, député à l'assemblée na- 
tionale, provoque la guerre contre 
les princes allemands, I, 180. 

IZQUïEUDO, agent de Godoï, veut 
abuser Napoléon sur les mesures 
du ministre espagnol, X, 81, — 
ménage desrelationssecrètes entre 
Bonaparte et Godoï, 91 , — signe 
un traité secret avec Napoléon , 
pour envahir le Portugal , 92 , — 
c'ausos do ce traité, ibid. , etc. 



422 



JOS 



JOU 



JACOBI (le baron), envoyé du roi 
«le Prusse, négocie sans succès l'é- 
tablissement d'un prince de la mai- 
son d'Hanovre en Belgique, II, 
132 , — ses ouvertures au cabinet 
britannique , à son retour de 
Paris , III, 285, — négocie à Lon- 
dres la paix entre la France et 
l'Angleterre, VIII, 440. 

JEAX-BON-S AIXT-ANDRÉ , ex-con- 
ventionnel, etc., consul général de 
France à Smyrne, ei>t amené à 
Consfantinopîe et enfermé aux 
Sept-Tours, VI, 314. 

JEAN ( l'archiduc ), commande l'ar- 
mée du Tyrol, en 1805, VIII, 
439. 

JEFFERSON, président des États- 
Unis, résiste à rAngleteiTe,IX, 127. 

JEXKIXSON , tils de l'ancien minis- 
tre d'état anglais de ce nom, connu 
depuis sous le nom de lord Haw- 
kesbury, est envoyé par Pitt à 
Coblentz, pour une mission d'ob- 
servation, etc., I, 421. 

JERVIS ( l'amiral, depuis lord Saint- 
Vincent), sa victoire éclatante sui- 
les Espagnols près de Cadix, 14 
février 1797, IV, 294, — entre avec 
sa flotte dans le Tage pour proté- 
ger Lisbonne, V, 123, — va re- 
prendre sa station devant Cadix , 
ibid., — rentre dans le Tage et fait 
occuper par ses troupes le fort 
St- Julien , 126, — ne tient dans la 
Méditerranée qu'une escadre lé- 
gère , VI ,67, — détache dix vais- 
seaux devant Cadix et les envoie 
à Nelson dans la Méditerranée, 68. 

JOMINI , auteur d'ouvrages militai- 
res, trans(uge]de l'armée française, 
arrive à Prague, XII, 221 , — fait 
adopter son plan de guerre,226. 

JOSEPH II, empereur d'Autriche, 
concourt puissamment à toutes les 
améliorations philantropiques , I , 
49, — sa lettre , fort remarquable , 
à Frédéric- Guillaume , qui avait 
voulu se faire médiateur entre 
l'Autriche et la Turquie , 64 , — 



perd le Brabant ,72, — ses embar 
ras et son découragement, lors de 
la révolution française , le met- 
taient, pour ainsi 'dire, hors de 
cause, 73, — il accueille les récla- 
mations en faveur des princes de 
l'Empire dépouillés de leurs droits 
par la révolution française, 78, — 
sa mort, dans la vigueur de l'âge, 
80, — son portrait , ibicl. 
JOSÉPHINE (Tascher), veuve du 
général Beauharnais, créole sédui- 
sante, moins jeune que Bonaparte, 
l'épouse quand il est nommé géné- 
ral en chef de l'armée en Italie , 

III, 301. 

JOUBERT ( le général ) , se repose 
sur l'excellente position de Rivoli, 

IV, 157, — y reste après la victoire 
de ce nom, pour attaquer les Au- 
trichiens à la Corona ; il achève 
leur défaite, 162, — entre dans la 
ville de Trente , et occupe le Ty- 
rol , 169, — est nommé général 
en chef de l'armée d'Italie , 
VI, 386, — son portrait, VII, 65, 
— auteur de la chute du gouver- 
nement piémontais , 67 , — ambi- 
tieux et partisan des révolution- 
naires, 105, — réorganise l'armée 
d'Italie , prend ses mesures en cas 
de guerre, 107, — appelle la ci- 
tadelle de Turin son avant- 
garde , 108 , — nomme le général 
Grouchy commandant de cette 
citadelle ; l'engage à conseiller 
au roi d'abdiquer, 109, — dé- 
clare, dans une proclamation, qu'il 
va occuper le Piémont , 111, — se 
dirige rapidement sur Turin , 1 14, 
— s'empare par surprise de Turin 
et des principales villes du Pié- 
mont , expulsant militairement de 
ses Etats Charles-Emmanuel et sa 
famille, 1 26, — crée un gouverne- 
ment provisoire; les membres en 
sont pris parmi les révolutionnai- 
res , 1 27, — cherche à justifier au- 
près du directoire sa conduite hos- 
tile en Piémont, 12 9, — épouse 



JOL 

mademoiselle de Montholon , V II' 
261, — est nommé commandant 
de la dix-septième division mili- 
taire ( Paris), 262, —nommé pîiis 
tard commandant de l'armée d'Ita- 
lie, ; 6/0?. , — se rend à son poste, /^/W. , 

— son projet de renverser le di- 
rectoire, 263, — n'hésite pas d'at- 
taquer les Austro-Russes; est tué à 
la bataille de Novi, 271. 

JOURDAX (le maréchal), prend le 
commandement en chef de l'ar- 
mée du Nord, 11,403,— arrive de- 
vant Avesnes, et fait, avec Carnot, 
une reconnaissance générale, 405, 

— les ai-es de son armée sont fou- 
droyées par l'artillerie de Ciair- 
fayt, ihid.^ — revient à la charge 
le lendemain , est repoussé, mais 
force enfin son rival à la retraite, 
408, — reçoit l'ordre d'agir sur la 
Basse- Sambre, vers Charlcroi : 
grandeur du plan formé par le co- 
mité de salut public; il est révo- 
qué, 41 1, — prend ses quartiers d'hi- 
ver à Guise, 412, — arrive à l'ar- 
mée du Nord avec 40,000 hommes, 
III, 3 , — couvre , avec toutes ses 
forces le siège de Charleroi, 17, 

— passe la Sambre pour i a cin- 
quième fois, et pour ia troisième 
bombarde Charleroi, 19, — décidé 
à recevoir dans ses lignes l'atta- 
que des alliés , 22 , — met les Au- 
trichiens entre deux feux , au- 
dessus de Liège, 73, — poursuit vi- 
vement Clairfayt, et le force à 
quitter ses lignes de la Roër, 74, — 
franchit le Rhin entre Dusseldorf 
etDuisbourg , 226, — nerencontre 
aucun obstacle jusqu'au Mein; il 
investit Mayence, ihid.^ — pousse 
les Autrichiens jusqu'à Francfort, 
238, — passe le Rhin à Neuwied , 
384, — canonne Francfort , s'en 
rend maître et lui impose une 
contribution de six millions, 387, 
— pousse le général Wartensle- 
ben jusqu'à Amberg ; veut mettre 
pied, avant Moreau , sur le terri- 
toire autrichien, 451, — se replie 
sur Amberg etSalzbach; est battu 
à Erfelsdorf , 467 , — ramené sous 
les murs de Dusseldorf , ihid. , — 
après le rapport du Directoire le 
23 septembre 1798, demande la 



JLN 



Î23 



mise en activité de deux cent mille 
conscrits ; est appelé au comman- 
dement en chef des forces fran- 
(îaises en Allemagne, YI, 336. — y 
pénètre le 1*' mars 1799, VII, 222, 
— voulait prévenir la jonction de 
Souvoroff avec le prince Charles, 



223, 



se replie sur Egen, 225, 



éprouve plusieurs échecs, 226, 
entraîné par la fuite de ses trou- 
pes, 227, — court à Paris se plaindre 
d'avoir été battu , 228,— déporté, 
au 18 brumaire, 361, — évite cette 
peine par sa basse soumission, 394, 
— commande en chef sous Joseph : 
mauvais choix, XI, 321. 

JULIEN (le contre-amiral), reconnu 
pour chef par les marins dévoués à 
la convention , s'oppose en vain à 
l'entrée des Anglais dans le port de 
Toulon , et s'échappe avec les 
équipages de sept vaisseaux , II, 
360. 

JUNOT, aide-de-camp de confiance 
de Bonaparte, est chargé de pré- 
senter les drapeaux austro-sardes 
au directoire, III, 336, — à la ba- 
taille de Rivoli , parlemente cap- 
tieusement avec les généraux au- 
trichiens, IV, 161,— porte au doge 
de Venise une lettre de Bonapar- 
te, 309, — en reçoit une mission 
extraordinaire ; en quoi elle con- 
sistait, 315,— détails qu'il envoie a 
Napoléon, 316, — se met en mar- 
che pour envahir le Portugal, X. 
49, — envoyé en ambassade dans 
ce royaume," 96, — son caractère, 
/^/^..—instructions qu'il reçoit de 
Clarke, 97,— sa déclaration avant 
d'entrer sur le territoire portu- 
gais , 105, — difficultés de sa mai; • 
che, 106, — rassuré par les disposi- 
tions pacifiques du prince régent, 
107, — frappe la ville d'Abrantès 
d'une forte contribution, zô/VA, — 
au lieu de traiter avec le prince 
régent , s'engage à l'attendre et 
marche en avant, 109, — reçoit à 
Sacavem une députation de la ré- 
gence, etc., 1 1 2, — entre à Lisbonne 
le 30 novembre 1 807, mais la flotte 
royale en était partie, 1 1 3, — char 
ge lui-même une pièce de canon 
contre un vaisseau retardataire , 
Ihid. , — sa modération , 1 1 j , 



524 



KAL 



~ rejiijiJyte l'étendard portugais 
j-iir la forteresse maure par le 
vlrapeau *ricoiore, 115, — frappe le 
pays d'une contribution de guer- 
>-e, 117, — coTa[)Ose les administra- 
tions de ses propres agens; con- 
tributicns dont il frappe le pays, 
202, — sa proclamation, 203, — elle 
déplaît à Napoléon, 203, — ne re- 
cueille de son ambition que le titre 
ue duc d'Abrantès, 20G, — s'«iièae 
t,ous les esprits; emprisonne sur des 
ponton, les soldats espagnols, 211, 
— cherche à alléger le sort des 
Portugais, 212,— sa fatale sécurité. 



KAL 

pendant la conspiration qui se 
trame, 214, — rassemble ses forces 
pour combattre Wellington, 221, 
— sa proclamation en quittant Lis- 
bonne, 223, — déploie la plus 
téméraire audace à Vimieiro , et 
fait sa retraite, 224, — capitule le 
30 août , à quelles conditions , 
226, — détails sur l'évacuation de 
Lisbonne par un témom oculaire, 
227, — s'empare d'Astorga , XI, 
185, — entre dans Coïmbre malgré 
les ordres de Masséna et la dévaste, 
189 , — mécontente les troupes 
westphaliennes en Russie, 393. 



KALiTCHEFF (de), remplace auprès 
du roi de Prusse , M. d'Alopeus , 
III , 276. — fait des déclarations 
d'une nature inquiétante , 4G1 , — 
vient à Paris comme ambassadeur, 
VU, 452, — demande que le roi de 
Naples ne soit pas traité aussi du- 
rement queieDortaitl'armistice de 
Fcligno, VIIi; 2G8. 

EALKREl'TH (le général) est chargé 
par le roi de Prusse , en présence 
de tous les généraux, de faire un 
honnête homme et un bon soldat 
r.e son fils Frédéric-Louis , I, 433, 
— occupe les hauteurs de Montfau- 
con , et pousse 300 chevaux jus- 
qu'à Varennes, 442, — après î'af- 
> aire de Yalmy, n'est pas d'avis de 
livrer de nouveau la bataille, 510, 
— demande le 8 octobre une confé- 
rence aux généraux français qui 
]e poursuivent, II, G, — demande 
une conférence au général Diilon, 
10, — accorde la reddition de Ver- 
dun, 11, veut couijer l'avant- 
garde de Cusîine , 90, — se porte 
sur la chaussée de Francfort et 
somme la ville de se rendre , 
ibid, , — rencontre l'avant-garde 
française, après la prise de la ville; 
mais' n'cT; gage pas ses troupes, 95, 
— signe la capitulation de Mayen- 
ce, 317, — biessé grièvement au 
combat de Kaiserlautern, 435, — 
sauve à Frarcfort des insultes du 



peuple ks commissaires français 
qui avaient étalé toute leur repré- 
sentation diplomatique, 493, — leur 
faitrendre les honneurs ordinaires, 
iôfd., — bruit qu'occasionne sa ré- 
ception amicale, 496 , — est nom- 
mé commandant du contingent 
fourni par la Prusse, 499, — se met 
en mouvement vers la Moselle ; 
ses démarches infructueuses , III , 
CO , — sa belle conduite dans la 
campagne de 1806, 319, — capitule 
glorieusement à Dantzick , IX, 
416. 

KA31ENSK0I ( le maréchal), trouve 
l'armée qu'il doit commander trop 
faible, et s'emporte contre son gou- 
vernement et ses généraux , IX , 
378, — envoie a Aratcheieff, 
chef de l'artillerie , Tordre d'ar- 
river à son quartier-général pour 
y être fusillé, ibid. , — mauvaises 
mesures qu'il prend ; sa forfante- 
rie, /(îi/r/., — rt poussé à Nasilsk, 
ordonne une retraite générale, et 
s'enfuit incognito, 379, — passe le 
Dsnube '1310); prenil quelques 
places, mais échoue à l'attaque de 
Choumla, XI, 107. 

KAU:^'ITZ (le prince de}, regardé 
comme la lumière du cabinet de 
Vienne, I, 91 , — pense que 
les souverains , après la soumis- 

: sion delà Belgique en 1790, de- 
vaient se borner à préserver leur 



KEÏ 

propre^pays de rintrodnction des 
principes ànarchiques, 'ibid. — si- 
jine , avec l'envoyé de Prusse 
Bischofswerder, un traité prélimi- 
naire relatif au salut de la France, 

120 ,-— avant de signer la paix 
de Sistow s'occupe de la Pologne, 

121 , confère secrètement avec 
le marquis de Noailles, ambassa- 
deur à Vienne , qui ne pouvait 
plus paraître à la cour , 128 , — 
informe son souverain que la char- 
te constitutionnelle va être pré- 
sentée a Louis XVI, 150, — était 
d'avis d'attendre une guerre in- 
testine en France pour y pénétrer, 
224, — croit la guerre inévitable, 
226, — adresse au chargé d'affaires 
de l'empereur à Paris, sa réponse 
aux explications demandées par 
leministre des affaires étrangères, 
232, — intérêt que comporte ce do- 
cument, que l'on peut regarder 
comme un manifeste, 233, — en 
donne une copie à l'ambassadeur 
de France à Vienne , signalant 
avec force le parti jacobin, 246, — 
accueille favorablement le major- 
général Bischofsv. erder , 253, — 
remet à l'ambassadeur de France, 
au nom du nouveau roi, François 
!•''■, une réponse aux dernières dé- 
pêches de ?,T. de Lessart; t^xte de 
cette pièce, 307 et suiv. — re veut 
plus traiter lui-même avec l'ambas- 
sadeur de France, 315, — discours 
qu'il tient à l'ambassadeur de Rus- 
sie, en apprenant que la France a 
déclaré la guerre à l'Autriche, 34 1, 
— affaibli par i'age, n'avait réussi 
ni dans la guerre de plwme ni 
dans ses prévisions contre les ja- 
cobins , II, 259, — veut abandon- 
ner le timon des affaires en restant 
président de la chancellerie d'E- 
tat, 260,— sa mort, le 24 juin 1794, 
son influence pendant cinquante 
ans sur l'Europe, III, 16. 

KEITH (l'amiral), ordonne au géné- 
ral Mêlas de porter la plus grande 
partis de ses troupes dans la Pro- 
vence, VII, 397, — Cîiige la remise 
de Gênes aux Anglais, 408, — si- 
gnitie à Kléber qu'il a l'ordre de 
ne consentir à aucune cnpitula- 
tion , 4 19. 



KLE 



425 



KELLER (le cointe de) , ministre de 
Prusse, confère souvent avec les 
ministres de l'empereur , devant 
l'envoyé de Russie, VI, 96. 

KELLERMAXN(le général), comman- 
de l'armée de la Moselle a la place 
de Lukner,1 , 441 , — quitte les 
bords de la Moselle, pour se porter 
sur la Marne. 460, — se joint à Du- 
mouriez, à Ste-Menehouuld, oc- 
cupe les hauteurs de Valmy, 477, 

— forme son armée à la vue des 
Prussiens, 478, — lepassela rivière 
et s'appuie au cam.p de Du mou- 
riez, 480, — reçoit des commissai- 
les de la convention l'ordre de ne 
point poursuivre les Prussiens, II, 
3, — prend possession de Longwy, 
14, — confère avecle duc de Bruns- 
wick, sur la paix; conditions qu'il 
établit, 17, — prend ses cantonne- 
mens entre la Moselle et la Sarre, 
67,— son rappel, 72,— Kellermann 
fils poursuit Roger de Damas , 
général au service de Naples , 
près de Civita-Vecchia, VII , 3a, 
— envoyé par Cham.pionnet, pour 
prendre le Cbàteau-Neuf , etc. , 
169, — pénètre entre deux co- 
lonnes autrichiennes à la bataille 
de Ma r en go, 403. 

KEEGOELAY (F'orian de), député, 
au 20 mars 1814, proteste contre 
l'article de l'acte additionnel qui 
proscrit pour toujours les Bour- 
bons, XII, 495. 

KILxlîAIXE (le général), comman- 
dant l'armée française derrière 
l'Escaut, opère sa retraite devant 
toute larmée des alliés, II , 348, 

— défend Vérone, III, 449,— doit 
commander le centre de l'armée 
d'Angleterre, V, 473. 

KLÉBER ( le général ), défendu au 
comité de salut public, par Merlin 
de Thionvill<^ , sur sa conduite 
pendant le siège de Mayence, II, 
325, — prend la redoute de Sals- 
bach, le I" décembre 1794; mais 
en est repoussé, III, 100, — passe 
le Rhin, 227, — bat le prince de 
Wurtemberg a Alîenîcirchen, III, 
381, — commande l'aile gauche de 
l'armée d'Angleterre, V, 473, — 
est laissé par Bonaparte enEgypte, 
})re£qne sans ressources ; sa lettre 



426 



KOS 



au directoire, 26 septembre 17*J9, 
VII, 355, — elle ne parvient qu'a- 
près l'arrivée de Bonaparte, .356, 
— ignore ce qui se passe en Euro- 
pe; déteste l'ambition et les fanfa- 
ronnades de Bonaparte, 416, — ne 
veut pas obéir à Bonaparte ; de- 
mande une frégate pour aller vi- 
vre libre en Amérique, 418, — 
après la convention d'Él-Arich , 
rassemble 12,000 hommes; triom- 
phe à Héliopolis, reprend le Caire, 
etc. 421, — ^^ tombe sous les coups 
d'un assassin, ibid.j — sa mort est 
un coup de foudre pour Bona- 
parte, 422. 

KNOBELSDORFF (M. de) , envoyé 
de Prusse à Constantinople , op- 
posé à la révolution française ; sa 
note'contre Chalgrin, envoyée a la 
Porte par la France, 244, — envoyé 
à Paris, cherche à gagner la con- 
liance de l'empereur, IX, 262, — 
explique les armemens de la Prus- 
se, 264, — sa note dans laquelle il se 
plaint du grand nombre de troupes 
françaises, etc. ,265. 

KOCH,' professeur de droit public, 
aide de ses lumières Geoffroy, se- 
crétaire de la légation fiançaise à 
Rastadt, VI, 150. 

KOCKRITZ , ami et confident du 
jeune roi Frédéric-Guillaume III, 
honnête homme, dépourvu de lu- 
mières, V, 42, — est nommé aide- 
de-camp-général, etc. ^iôùi. 

KOLLY (le baron de), chargé pour 
Ferdinand VII. d'une lettre du roi 
d'Angleterre, XI 150, — agent fer- 
me et déjà éprouvé , ibid.\ — ar- 
rêté et enfermé à Vincennes, ihid. 

KORSAKOFF , arrive lentement à 
Schaffouse avec les Russes , VII, 
2B6 , — théoricien sans pratique , 
ibid.^ — relève les Autrichiens dans 
leur poste, sans discernement, 
287, — sa jactance ridicule , ibid. , 
— perd la tête après une attaque 
contre les Français, et évacue Zu- 
rich, 292, — ne sait pas faire bat- 
tre ses soldats pleins de courage , 
293. 

KOSCIUSKO , toujours occupé de 
ridée d'affranchir son pays , 
voyage en Turquie et en France, 
et rejoint ses amis à Leipsick, II, 



KOU 

512 , — entre à Cracovie, le 23 
mars 1794, proclame l'acte d'in- 
surrection , et bat les Russes a 
Raslawice , 515, — rallie ses 
troupes et rétablit l'ordre après 
la perte de la bataille de Szezeko- 
ciny, 550, — couvre la ville de Var- 
sovie avec 30,000 hommes, 55, — 
pris à la bataille de Maciejowice, 
56, — refuse les offres brillantes et 
les menaces de Napoléon , IX , 
329, — désavoue une lettre publiée 
sous son nom par l'empereur à 
Paris, 330. 

KOTZEBUE , auteur dramatique , 
pousse le roi de Prusse à la guerre, 
IX, 288. 

KOURAKIN (le prince A.), est nom- 
mé vice-chancelier par Paul V^ , 
IV, 1 23, — sa note au duc de Bassa- 
no, (1812), XI, 3^15, — obtient une 
audience de Napoléon, 357, — s'en 
promet une heureuse issue, ibid., 
—déclare que l'empereur Alexan- 
dre veut fermement maintenir la 
paix, 358, — demande ses passe- 
ports, ibid. 

KOUTOUSOFF, commence sa retrai- 
te après la capitulation de Menlt, 
VIII, 494, — soutient un combat 
honorable contre Mortier, 495, — 
ne se laisse pas abuser par Murât, 
ibid. , — commande l'armée de 
Moldavie, XI, 297, — passe le Da- 
nube et bat les Turcs, 298,— ^traite 
de la paix avec Halib-Eftendi, 299, 

— veut encore faire la guerre et 
cueillir de nouveaux lauriers, 313, 

— signe, avant d'être rappelé, un 
traite de paix avantageux, 366, 

— ne peut entrer à Saint-Péters- 
bourg; sa disgrâce, 367 , —rem- 
place Barclay, à l'âge de soixante- 
quatorze ans, dans le commande- 
ment général , 407 , — arrive à 
l'armée ; son pieux discours 
aux Russes , 410 , — son rapport 
après la perte de la bataille de la 
Moscowa, 412, — assemble un con- 
seil sous les murs de Moscou, pour 
arrêter un plan , 417 , — ne veut 
pas abandonner cette ville sans 
l'ordre de l'empereur, etc., ibid., 
— se décide à la retraite, 418,— ne 
permet pas que sir Robert Wilson 
assiste à son entrevue avec Lauris- 



LAC 

toiiç, 437, — reçoit ce dernier avec 
politesse, mais" lui refuse des passe- 
ports pour Saint-Pétersbourg, 439, 

— bat Murât à Winkovo, 440, — 
veut camper, avec le reste de ses 
troupes , à Krasnoï , 450 , — ses 
fautes dans cette campagne, 456 , 

— se porte sur Plock, XII, 28,— 
atteint Kalich avec la principale 
armée russe, 29, — déclare la Con- 
fédération du Rhin dissoute, 41 , 

— sa proclamation, ibid. , — en- 
gage Alexandre à la paix, 84, — 
sa mort, ibid. 

KRAY (le général), officier renaar- 
quable parsestalens, ses premiers 
succès à Marchienne , II, 410, — 
doit remplacer Mêlas pendant sa 
maladie, VII, 230, — trompé d'a- 
bord par Schérer, revient au cen- 
tre de son armée attaquée vigou- 
reusement par les Français, 231, — 
resserrela gauche de l'armée fran- 
çaise, 233, — marche à la rencon- 
tre de Schérer, bataille sanglante 
de Villa-Franca, 234, —est obligé 
de désobéir a Souworoff pour con- 
tenter le conseil aulique, par rap- 



LAC 



427 



port au siège de Mantoue, 256, — 
attaque la gauche de l'armée fran- 
çaise à Novi, mais il est repoussé, 
271,— bat les Français à Fossano, 
etc., 319, — commande en chef l'ar- 
mée à la place du prince Charles, 
414, — développe un grand talent 
àHochstedt, 415,— mort en 1798, 
VIII, 382. 
KRUDNER ( le baron de ) , envoyé 
extraordinaire de la Russie à Co- 
penhague, fait connaître impéra- 
tivement les intentions de la cza- 
rine relativement à la neutralité, 
II, 337, — reçoit l'ordre impérieux 
de presser , à la cour de Berlin, 
l'affaire deTélectorat de Hanovre, 

VIII, 77. 

KRUDXER (madame de), sa conver- 
sation fort remarquable avec le 
professeur Krug, sur la sainte-al- 
liance, XIII, 262. 

KRUSEMARCK (le général) , porte 
à Saint- Pétersbourg une lettre du 
roi de Prusse, annonçant la né- 
cessité de commencer' la guerre , 

IX, 282. 



LABAROLIÈRE (le général), confère 
avec le duc de Brunswick , etc. , 
près de Verdun, II, 6, — demande 
au duc de Brunswick , comme 
preuve de ses bonnes dispositions 
pour la France , d'évacuer son 
territoire, 8. 

LAbÉNARDIÈre , chargé par inté- 
rim du portefeuille des affaires 
étrangères, XII, 323, — insiste sur 
les limites naturelles delà France, 
etc., au congrès de Châtillon, 325. 

I^ABORDE (le général), devine les 
intentions de Wellington; sa po- 
sition en arrière d'Abidos, X, 222, 
— se défend avec talent et fait sa 
retraite en bon ordre, ibid. , — 
n'est pas secondé par le général 
Loison, ibid. 

LACHAIZE, chargé d'affaires à Na- 
ples, proteste contre l'admission 
de la flotte anglaise dans le port 



de Naples, VI, 431, — annonce à 
Talleyrand les mesures militaires 
prises dans les Deux-Siciles, 432, 

— expose les plaintes de son gou- 
vernement, 433, — demande l'exil 
d'Acton, le licenciement des trou- 
pes, etc. , 435 , — mécontent des 
honneurs rendus à Nelson , il at- 
tend son successeur et se retire , 
440. 

LAC03IBE SAINT-aiICHEL, ancien 
capitaine d'artillerie , ardent ré- 
publicain, ambassadeur à Naples, 
VI, 436, — sa lettre datée de Ro- 
me au marquis de GallO ,437 , — 
se rend chez le ministre et déclare 
que sa mission est pacifique, 441, 

— présenté au roi ; son discours, 
ibid. , — langage du journal offi- 
ciel français opposé au ton ferme 
et modéré de l'ambassadeur, 442, 
etc. , — proteste contre l'admis- 



■U8 



LAH 



sion t!e lu flotte anglaise ,451, — 
réclame en faveur des Français 
iaits prisonniers ou persécutés à 
Naples, 451, — se plaint de ce que 
le roi ne veut pas recevoir Man- 
1,'ouritle envoyé français, 452, — 
ieitre à ce sujet au marquis deGal- 
Jo, idid. , — n'ose envoyer ses dé- 
îtéches à Paris, 459. 

LACUÉe (comte de Cessac) , con- 
seiller d'état, opine seul pour la 
continuation de la guerre , XII , 
344. 

LA FAYETTE, s'oppose à un plan 
fort vague qui consistait à nom- 
mer le duc d'Orléans pour souve- 
rain du Brabant, I, 89 ,— protège 
en vain la famille royale qui veut 
se rendre à Saint-Cloud , 106, — 
tirnt le roi prisonnier, 108, — de- 
vait eri'ec^aer l'invasion de la Bel- 
gique , 359 , — entraîné avec la 
royauté constitutionnelle, le 10 
août, 440, — fait prisonnier, iôid., 
— propose à l'empereur d'abdi- 
quer après la bataille de Water- 
loo, XII, 530, — envoyé à Hague- 
nau auprès des plénipotentiaires 
alliés, 531. 

LAFFITTE (J.), banquier, presse la 
conclusion de la capitulation avec 
les aîliés , dans l'intérêt du com- 
merce, XII, 388. 

LA FOliEST (de), représente la 
France à Ralisbonne , 2 juillet 
1802, VIII , 247 , — cherche à sé- 
duire le baron de Plardenbergpar 
des offres fallacieuses, 466,— use 
de dissimulation vis-à-vis du roi 
de Prusse, pendant la négociation 
pour la confédération du Rhin . 

IX, 167, — entretient le roi dans 
ses dispositions pacifiques, 168, — 
instructions qu'il reçoit ,169, — 
ses démarches auprès d'Haugwitz, 
170 , etc. , — est adjoint à Beau- 
harnais, ambassadeur à Madrid , 

X, 1 76, — envoyé a Valençay pour 
engager le prince à remonter sur 
le trône d'Espagne, XII, 271 , — 
échoue d'abord et sisne un traité 
avec le duc de San Carlos, 272. 

LAGARDE, chef de la police à Ma- 
drid . veut faire déclarer Junot 
roi, X, 206. 

Î4.\HAi»PE (le colonel), précepteur 



LAN 

des grands-ducs de Russie , trace 
aux Vaudois, ses compatriotes, le 
plan d'une constitution représen- 
tative, y, 279, — s'associe au Di- 
rectoire contre son propre pays , 
301, — représente à Paris le parti 
militaire suisse ; y reste après 
les succès des Français, pour de- 
mander Tunité de la république , 
413, — exclus deux fois du corps 
législatif suisse, y est rappelé par 
ordre du directoire français, VI, 
185, — directeur en Suisse, se fait 
Laïr, il est chassé de sa place en 
1800, VIII, 294, — réclame vive- 
ment près d'Alexandre la neutra- 
lité de la Suisse , XII , 284, — lui 
conseille d'imposer à Louis XVIII 
la loi de souscrire au libéralisme, 
429.^ 

LAïNÉ, membre de la commission 
du corps législatif (en 1814), XII, 
290, — son dévouement inutile à 
madame la duchesse d'Angoulême 
à Bordeaux , 483 , — s'embarque 
avec la princesse, iôul., — proteste 
contre les actes de l'usurpateur, 
490. 

LALLE3IANT, ministre de France à 
Venise, en 1796 ; sa lettre a Bona- 
parte sur la république , III, 426 
et suiv. ; — autre lettre au même 
du 5 avril 1797, sur les troubles de 
Venise, IV, 309, — avait préparé, 
avec le parti français dans le sé- 
nat vénitien , un nouveau systèmes 
de gouvernement, 322 , — veut 
agir avec prudence, 323. 

LAMARCK (le comte de), envoyé se- 
crètement par Louis XVI à Lon- 
dres, avec des lettres pour Pitt, 
et des instructions, I, 118. 

LAMBERT (marquis de), suit le 
quartier général du roi de Prusse, 
en qualité de commissaire des 
princes, ï, 440. 

LANDGRAVE DR HessE - CaSSEL , 
signe sa paix particulière , sans 
autre engagement que de refuser 
des subsides d'Angleterre, III, 221. 

LAXGEROX (le comte de), envoyé 
par Catherine à l'armée des Pays- 
Bas, comme volontaire, et pour 
observer et instruire l'impératrice, 
II, 544,— s'empare de Routcbouk, 
XI, 107. 



LAS 

LAXXES (le général), repousse vi- 
goureusement Olto à JMontebello, 

VII, 400, — commande un corps 
de cavalerie à Marengo , 401 , — 
envoyé en Portus:al, son portrait, 

VIII, 292, — livre un combat , 
prèsSaaUéld, au prince Louis-Fer- 
dinand; reste vainqueur, IX, 304, 
— coupe l'aile droite à Friedland, 
419, — ramène ses corps et se re- 
tire près de Tilsitt, 4i2(», — refuse 
rambas.'^ade de Portugal par d'ho- 
norables motifs, X, 9ô, —périt, en 
chargeant les Autrichiens, près de 
Vienne , 317 , —s'était refusé à 
toute capitulation pour les habi- 
tans, de Saragosse, X, 436. 

LAXSDOWN (marquis de) , censure 
d'une manière virulente la con- 
duite du ministère, à l'ouverture 
du parlement en 1794, II, 471,— 
combat la précipitation apportée 
à la signature du traité de subsi- 
des en faveur de la Prusse, 510, — 
ses déclamations contre la France 
et les coalitions continentales. VI, 
391. 
LAPORTE (de), intendant de la liste 
civile sous Louis XVI, fraie l.i 
route du ministère à Dumouriez, 
I, 279. 
LA REVEÏLLERE-LEPEAUX , dé- 
puté , déclare que les puissances 
ennemies ne veulent ni monar- 
chie ni république, III, 230, — élu 
directeur , 2^5 , — président du 
directoire ; en quels termes il an- 
nonce a Bonaparte la nomination 
d'Augereau au commandement de 
deux armées réunies, IV, 551, — 
seconde lettre plus significative , 
553, — sa lettre à Bonaparte, qui 
demandait sa démission , 559, — 
lui écrit, au nom du directoire , 
pour le féliciter de la paix de 
Campo-Formio, V, 9, — l'invite à 
se rendre à Rastadt, ibicl., — crée 
la religion théophilantropique , 
203, — excite ses collègues contre 
le Pape, 204, — est forcé de don- 
ner sa démission de directeur, 
VII, 262. 
LASCY (le maréchal de), accompa- 
gne Léopold à Pilnitz, I, 135, — 
le plus expérimenté de ses géné- 
raux ne penche pas pour la guer- 



LAV 



121) 



re contre la France, 1 37 , — nommt* 
ministre d'état par François I", 
264. 

LATOUCHE-TRÉVÎLLE, chancelier 
du duc d'Orléans, dirige Gh. Lan- 
bert dans la conspiration de Na- 
ples, ^ 1 , 403, — commande une 
division navale, se présente devant 
Naples pour demander des répa- 
rations, ibid., — il s'éloigne, 40'i. 

LATOUR (baron de), déclare a l'Em- 
pereur, au nom du roi de Sardai- 
gne, que le Piémont sera forcé tl > 
demander la paix, si l'Autriche ne 
vient à son secours, III, 27 1 . 

LATOITR-MAUBOITRG (le général; , 
mérite l'estime publique à Lis- 
honnCj X, 116. 

LAVALETTE, aide-de-camp de Bo- 
naparte, arrive à Gènes le 29 mai 
1797, remet à Faypoult ses dépê- 
ches, et lit au doge la note qui lui 
est adressée ; texte de cette note, 
IV, 371, — demande la mise en 
liberté des Français, 373, — écrit 
à Bonaparte après le départ de 
Faypoult, 377, — envoyé à Paris 
par Bonaparte pour observer la 
marche des partis, 460, — conti- 
nue à servir son général, 479, — 
déclare au directoire qu'il se croit 
joué par l'Autriche , et demande 
que la guerre commence , si tout 
n'est pas fini au mois d'août, 482, 

— fait part a Bonaparte des dis- 
sentions du directoire , 502 , — 
lettre qu'il lui écrit le 24 août , 
515, — annonce à Bonaparte le 1 8 
fructidor , et la révocation de 
Clarke, 528, — lui représente Au- 
gereau comme son ennemi , 529 , 

— conduit le grand - maître de 
Tordre de Malte à Trieste, VI, 80, 

— revient auprès de Bonaparte , 
communique ses inquiétudes a 
Erueys sur l'embossage de la 
Hotte à Aboukir, 85, — est chargé 
de porter une lettre de Bonaparte 
au pacha de Janina ; instructions 
qu'il lui donne, 266. 

LAVATER, égorgé lors de la pri^o 

de Zurich par les Français , VII , 

292. 
LAVERtiXE, commandant de Long- 

wy, capitule, le 23 août 1792, I, 

'i42. 



430 



LER 



LAUBERT (Charles), trame une con- 
juration à Naples, VI, 402, — son 
éloquence persuasive , ibid. , — 
établit des sociétés secrètes, 403 , 
— se réfugie en France, ibid. 

I.AUDERDALE (lord), envoyé à Pa- 
ris, pour traiter de la paix, IX, 



224 



confère avec Clarke et 



Champagny, 227, — prétendue 
note du gouvernement français 
qu'il n'a jamais reçue : son texte, 
230, etc., — ne peut accepter les 
propositions de Champagny ; de- 
mande ses passeports alléguant 
qu'il se voit forcé a refuser lapaix; 
la négociation est rompue, 236. 

LAW DE LAL RISTON, sa voiture est 
traînée par la populace, quand il 
apporte à Londres la ratiticaction 
du traité avec l'Angleterre, VIII, 
170, — s'empare de RagusCj^IX, 
213, — remplace en Russie Cau- 
laincourt ; c'était un soldat fan- 
faron, XI, 221, — est envoyé au- 
près de Kutusoff pour traiter de 
la paix, après la prise de Moscou, 
436. 

LEBAS , délégué du comité de sa- 
lut public , fait planer la terreur 
sur la ville de Strasbourg', qui 
avait offert de se rendre à Wurm- 
ser, II, 426. 

LEBRUN, ministre des affaires 
étrangères, rend compte à la con- 
vention, le 25 septembre, des re- 
lations des puissances étrangères 
avec la France, II, 20 et suiv., — 
veut tenir dans ses mains le ûl de 
toutes les négociations, 24, — en- 
voie des agens secrets , peu re- 
commandables, à Cologne, 25, — 
dans ses dépêches avec l'Angle- 
terre ; isolait le souverain de la 
nation et parlait seulement de la 
bonne intelligence entre les deux 
peuples, 128, — répond d'un ton 
menaçant aux griefs allégués par 
l'Angleterre pour ses arméniens, 
1 48 et suiv. , — piqué de ce que 
le cabinet anglais refuse de trai- 
ter avec lui comme ministre de la 
république, 16U, — répond à 
înrd Grenville, que la nation an- 
glaise , qu'on estimait autrefois, 
sera, s'il faut rompre, combattue 
à regret mais sans crainte, 1 60, 



LEM 

—précipite le renvoi de M. Chau- 
velin, 174,: — est condamnera 
mort, le 27 décembre 1793, 399.' 

LEBRUN , homme de lettres, nom- 
mé consul au 1 8 brumaire ; est a 
la tête des finances , VII, 369, — 
accueille les royalistes, 393, — 
lettre de Louis XVIII qu'il remet 
au premier consul, ibid., — nom- 
mé gouverneur général de la Hol- 
lande, XI, 90,— son éloge, ibid.^ — 
obligé de quitter la Hollande après 
les revers de Leipsick , etc., XII, 
51. 

LECARLIER, plénipotentiaire du 
gouvernement en Suisse après le 
départ de Brune, V, 420 , i^- son 
portrait, ibid., — sa proclama- 
tion, 421, — s'empare des récoltes 
et frappe Berne et Fribourg de 
contributions , 422 , — dirige la 
formation de la nouvelle répu- 
blique, VI, 179. 

LECLERC (le général), beau-frère 
de Bonaparte , reçoit l'ordre de 
marcher sur Lisbonne, VIII, 135, 
— s'enrichit en signant un traité de 
paix entre l'Espagne et le Portu- 
gal, ibid., — vainqueur de Tous- 
saint- Louverture , ne s'occupe 
que de plaisirs, 209, — succombe 
à la fièvre jaune, 210. 

LECOURBE (le général), ses efforts 
pour s'emparer des débouchés du 
Tyrol, VII, 226, — et pour dé- 
pister le général L^udon,°228, — 
est rejeté sur la rive droite de 
l'Inn, 283, — escalade le Saint-Go- 
thard et sépare l'armée autri- 
chienne de celle de Suisse, 286. 

LEFÈVRE (le général ) fait passer le 
Rhin à cent cinquante grenadiers, 

III, 227, — sa réponse à l'officier 
prussien qui lui reprochait la vio- 
lation du territoire, ibid., — 
marche de Salzbourg pour com- 
battre les Tyroliens, X, 334. 

LEFÈVRE-DESNOUETTES (le géné- 
ral) , commande à Saragosse, X, 
184. 

LE3IARROIS, aide-de-camp de Bo- 
naparte, envoyé a Vienne, afin 
d'accélérer l'ouverture des négo- 
ciations pour la paix définitive, 

IV, 402, — fait part au premier 
ministre autrichien des événemens 



LEO 

arrivés dans les états vénitiens , 
405 , — 'empare dans les trois 
marches, du commandement des 
troupes papales, X, 257, — prend 
possession définitive de ce pays, 
363. 

LEMOINE (le général], avec quinze 
cents hommes, défait dix mille 
Napolitains, VÏI, 25, — se rend 
maître d'Aquila, etc., ibid. 

LÉOPOLD II , grand-duc de Tosca- 
ne, succède a l'empereur Joseph 
II, son frère, I, 80, — trouve la 
monarchie autrichienne ébranlée, 
ibid.^ — son embarras; cherche 
à en sortir par une réconciliation 
avec la Prusse, 82 , — sa corres- 
pondance avec Frédéric -Guil- 
laume, 83, — envoie des troupes 
en Bohème et en Moravie pour 
se tenir à l'abri d'une attaque, 
ibid.^ — craint d'irriter la Russie 
en laissant la Prusse maîtresse de 
l'embouchure de la Vistule, 85, — 
ses engagemens avec la Prusse et 
la Russie au congrès de Reichen- 
bach, ibid., — dirige 30,000 hom- 
mes vers la Belgique, 86, — sa 
promesse dilatoire de neutralité 
aux négociateurs anglo-prussiens 
qui tentent de réconcilier les 
Turcs et les Russes, 87, — ne veut 
ni se brouiller avec la Russie , ni 
lui déclarer la guerre, ibid., — 
proclamé empereur, 30 septembre 
\1%(), ibid.y — son entrée solen- 
nelle à Francfort, ibid., — ajoute 
aux engagemens de ses prédéces- 
seurs celui de réclamer en faveur 
des princes allemands, possession- 
nés en France, 88, — tourne son 
attention sur les Belges, ibid., — 
leur fixe pour terme de soumis- 
sion, le 21 novembre 1790, 90, — 
toute la Belgique rentre sous sa 
domination avant la fin de l'an- 
née, ibid., — ses intérêts politi- 
ques et de famille blessés par le 
nouvel ordre de choses en Fran- 
ce, 91, — s'intéresse au sort de sa 
sœur, Marie- Antoinette, abreuvée 
d'outrages, /ô/f/., — pense qu'on 
ne doit rien précipiter, 96, — de- 
mande au roi de France le rapport 
des lois relatives aux princes pos- 
sessionnés, 100, — reprend sa cor- 



LÉO 



431 



respondance avec Frédéric-Guil- 
laume, et cherche a le prémunir 
contre les passions ardentes de 
son ministre, 101, — voyage en 
Italie, ibid., — déclare au général 
Bischofswerder que l'Allemagne 
doit former une masse compacte, 
103, — fixe a Mantoue pour le 20 
mai, son entrevue avec le comte 
d'Artois, 109, — avait à Pavie, dès 
le 18 mai, annoncé dans une pro- 
clamation, l'intention d'agir avec 
les puissances contre les révolu- 
tionnaires français, 110, — fixe au 
mois de juillet la marche des trou- 
pes coalisées, 111,— voulait, avant 
une invasion immédiate, entrer 
en négociation, ibid.j — ses pa- 
roles rassurantes au comte de 
Durfort, qui prenait congé de lui, 
112, — donne l'ordre au gouver- 
nement des Pays-Bas de mettre à 
la disposition de Louis XVI les 
troupes et l'argent qu'il deman- 
derait, 113, —change d'avis sur 
le projet de fuite du roi, 114, — 
sa déclaration datée de Padoue 
le 6 juillet , en apprenant le re- 
tour du roi à Paris, 116, — presse 
les conférences de Sistov^ , 121, 

— arrive à Pilnitz avec l'archi- 
duc François, etc., 135, — con- 
sent à ce que le comie d'Artois 
prenne part aux conférences, 137, 
— et se prononce pour des moyens 
pacifiques envers la France, ibid., 

— insiste sur les dangers que 
pourrait attirer sur Louis XVI 
une brusque invasion , 140, — 
donne connaissance des ouver- 
tures faites par le marquis de 
Noailles et Montmorin, ibid., — 
se dirige vers Prague pour son 
couronnement, 148, — y reçoit 
des réponses qu'il attendait' de 
Russie, d'Espagne, d'Angleterre 
et d'Italie, conformes à ses vues, 
149, — toujours plus porté en 
faveur d'un plan pacifique, 150 , 

— consulte Louis XVT avant d'y 
donner sonentière adhésion, 151, 

— écrit en latin au roi sur son 
acceptation de la constitution, 
1 55, — traduction de cette lettre, 
ibid., — note que ses ambassadeurs 
sont chargés de communiquer 



432 



LU] 



atix puissances, 1 57, — reçoit l'am- 
bassadeur de France à sa cour et 
le pavillon national dans ses ports, 
1 58. — se plaint de ce que la cour 
de Russie n'a pas encore l'ait la 
paix avec les Turcs, 163, — don- 
ne des ordres pour la dispersion 
des rasserablemens d'émigrés, 167, 

— écrit au roi de France en fa- 
veur des princes possessionnés en 
Alsace et en Lorraine, 169, — ad- 
resse un monitoire au directoire 
des cercles d'Allemagne, pour les 
inviter à empêcher la circulation 
des écrits séditieux, etc., 171, — 
cette pièce est signalée au minis- 
tre des affaires étrangères à Pa- 
ris, iùid. , — enjoint au maréchal 
de Bender de porter des secours 
à l'électeur de Trêves, 179, — 
son dépit marqué quand il apprend 
les détails de la séance de l'as- 
semblée nationale du 14 janvier; 
paroles qu'il laisse échapper, 214, 

— se réveille au bruit des haran- 
gues et des décrets hostiles de 
l'assemblée nationale, 230, — com- 
munique ses sentimens et ses pro- 
jets au roi de Prusse, iôid., — 
meurt peu de temps après, le 
l^*" mars 1792, 251,— détails sur 
la mort de Léopold , iùid. , et 
suiv. , — sa sépulture , etc. , 
256, — conjectures sur sa mort, 
257 , — ses maîtresses , 258, 

— son portrait, 259, — fausseté 
du traité de Pavie , dans lequel il 
aurait avec la Russie, etc., arrêté 
le partage d'une partie de la 
France, XHI, 3, — texte de ce 
prétendu traité , 5, etc., — plan 
qu'il propose pour mettre un 
terme à la révolution française, 
etc., 10, — articles secrets qu'il 
signe à Pilnitz, 12. 

LERHBACH (le comte), directeur gé- 
néral des affaires étrangères à 
Vienne, forme l'association des 
cercles contre la France, I, o'j."), 
envoyé a Berlin après la paix de 
Bàle , pour entamer la négocia- 
tion de l'Empire, III, 163, — an- 
nonce à M. Barthélémy que la 
guerre ne finira point si la France 
exige l'entière cession delà rive 
gauche du Rhin, djid., — refiise 



LES 

l'alliante que demandait Barthé- 
lémy contre les puissances du 
Nord, 164, — arrive à Francfort 
et confère avec Hardenberg; se 
montre hautain, et ne peut s'en- 
tendre sur la paix proposée, 185, 
-^ envoie de Francfort , au mi- 
nistre impérial, le modèle d'une 
déclaration hostile à la Prusse, 
192, — se rend à Vienne, 193, — 
s'oppose à la paix avec les Fran- 
çais, 570. — fait observer que la 
lettre de Bonaparte , du 2 mai 
1796, à l'empereur n'est pas une 
ouverture , mais une menace , 
ne pense pas qu'on puisse y répon- 
dre , IV , 20 , — détourne l'em- 
pereur du projet de signer la 
paix déiinitive, 406, — s'élève 
dans le conseil avec force contre 
cette paix , en apprenant qu'il 
faudrait remettre plusieurs places 
fortes sur le Rhin, et notamment 
Mayence, 421, — envoyé au con- 
grès de Rastadt, V, 46* — notiiie 
au congrès que l'Autriche, d'après 
le traité d'Udine, doit retirer ses 
armées des bords du Rhin, 78, — 
son ambarras pour justilier l'Au- 
triche, 97, — refuse la communi- 
cation des articles secrets du traité 
de Campo-Formio, 98, — regrette 
de s'être chargé de la mission, 
iôid., — explications qu'il donne 
et ses regrets en consentant à re- 
connaître le Rhin pour limite, 
434, — au départ de Cobentzl, 
prend son caractère diplomatique, 
VI, 1.^6, — son 1 apport à Thugut 
sur la bataille d'Aboukir, 350, — 
est sondé par Roberjot sur l'occu- 
pation du pays des Grisons par 
la France, 362, — sa réponse, dé- 
tails sur le.s cantons, etc., 363, — 
conseille d'occuper le pays des 
Grisons, 367. 
LESSART (de), ministre des affaires 
étrangères, répugne à la guerre, 
I, 173, — répond aux plaintes 
du marquis de Noailles, ambassa- 
deur à Vienne, sur la licence des 
discours et des écrits[en France , 
215,— demande à l'empereur des 
explications catégoriques relative- 
ment à ses projets de guerre, 222, 
— sa dépêche à ce sujet, 223, — 



Lie 

communique à l'assemblée le ma- 
nifeste de l'empereur d'Autriche; 
est interrompu par des murmures 
et des éclats de rire, 247, — an- 
nonce la marche des troupes en- 
nemiesj 248, — se repent d'avoir 
communiqué et discuté ces pièces 
en public, 249, — dénoncé par 
Brissot, etc., est décrété d'accu- 
sation, 273, 

LESSEPS, consul en Pussie, mande 
a son gouvernement que l'empe- 
reur veut la paix, IX, 204. 

T.ESTOCQ , général prussien, se bat 
avec héroïsme, IX, 379- — serai- 
lie à Bennigsen, 381 , — charge 
l'aile droite française à Preussich- 
Eylau et la force à reculer, 391, 
— rejoint l'armée russe ai)rès la 
bataille deFriedland, et laisse à 
découvert Kœnigsberg, 420. 

LETOURXEUR (de la Manche), an- 
nonce à la Convention le passage 
du Rhin, comme un moyen de 
victoire et de paix , III, 229, — 
est élu directeur, 235, — atténue 
les désastres de la retraite de l'eir- 
mée de Sambre -et-Meuse, 242, — 
ses instructions a Bonaparte, géné- 
ral en chef de l'armée d'Italie, 302, 

— lui écrit sur la mort présumée 
du pape , pour lui tracer sa con- 
duite, IV, 388, — nommé pléni- 
potentiaire pour traiter de la paix 
avec l'Angleterre à Lille, 440, 

— instructions qu'il reçoit du Di- 
rectoire, 450 , — est remplacé à 
Lille, après le 18 fructidor, 537. 

LEVIGXAC-3IACKARTY, sa lettre à 
l'impératrice Catherine, pour la 
remercier au nom des émigrés de 
son appui, XIII, 33. 
LEWINES, envoyé par V Union ir- 
landaise au Directoire, pour pres- 
ser l'exécution de ses promesses, 
VI, 209. 
LEWISON - GO WER , ambassadeur 
anglais en Russie, demande com- 
munication du traité de Tilsitt, 
etc., X, 31, — sa réponse aux 
plaintes de la Russie sur l'affaire 
de Copenhague , 47 , — affecte 
d'appeler l'empereur du nom àe 
Bonaparte , ihid.^ — instructions 
qu'il reçoit de sa cour, 48, 
MCHTENSTEIN (Charles de), perd 



LIT 



433 



sa place de directeur du cabinet, 
a l'avènement de François l^"" au 
trône, I, 265, — billet qu'il reçoit 
a ce sujet de son souverain, ibid., 
— apporte à Vienne la nouvelle 
de la paix de Campo-Formio, IV, 
2, — commande l'armée après la 
bataille de Wagram, X, 386, — 
atteste à Napoléon, le 13 février 
1814, que les alliés ne songent nul- 
lement aux Bourbons, XII, 347. 
LIGNE (de), le jeune prince, occupe 
par ordre de Clairfayt le passage 
important de la Croix- au-Bois, I, 
461. — perd la vie au combat de 
la Croix-au-Bois, 464. 
LIMON (le marquis de), d'abord at- 
taché à la maison d'Orléans et à la 
révolution; puis, royaliste et émi- 
gré ardent ; s'offre à rédiger le 
manifeste des princes, I, 427, — 
le remet à l'empereur à Franc- 
fort, ibid. , — le communique aussi 
au roi de Prusse à Mayence, ibid. , 
— mécontent des changemens de- 
mandés par le duc de Brunswick, 
et plus tard réclame en vain du 
roi de Prusse les honoraires de ce 
travail, 429. 
LlNANGE ( comte de ) , retenu en 
otage à Paris, demande au comité 
de salut public d'aller à Vienne 
négocier la paix dont la déli- 
vrance de la reine serait la seule 
condition, II, 400, — ne reçoit pas 
de réponse, ibid. 
LlNIERS, né Français, vice-roi dans 
l'Amérique espagnole , reçoit un 
message de Napoléon , XI,' 20, — 
avait repris sur les Anglais Bue- 
nos-Ayres, 21, — sa situation quand 
il reçoit les nouvelles des abdica- 
tions d'Aranjuez et de Bayonne , 
etc., ibid. y — son ambiguïté en pu- 
bliant ses dépêches, ibid.^ — apaise 
une insurrection à force de sup- 
plices; est destitué, puis proclame 
la cause rovale, et meurt assassiné, 
ibid. 
LITTA ( le comte \ bailli de l'ordre 
de St. -Jean-de-Jérusalem, obtient 
de Paul l*"" la restitution des re- 
venus qui formaient le grand- 
prieuré de Pologne, VI , 289 , — 
nommé ambassadeur extraordi- 
naire de l'ordre à Saint-Péters- 

28 



434 



LOU 



bourg, 290, — offre à l'empereur 
la croix portée par le célèbre La 
Valette, ihid. 

LOMBARD, nommé secrétaire privé 
du cabinet prussien, I, 462, — est 
envoyé , après la bataille de Val- 
my,'à Dumouriez , 486, — sur 
quelle base il traite, ihid^ — veut 
l'engager à une entrevue avec le 
duc de Brunswick , 487 , — lit au 
roi un mémoire de Dumouriez , 
devant le major-général Heymann 
et le duc de Brunswick, 489, — de- 
vient secrétaire du -cabinet sous 
Guillaume II ; protégé par la com- 
tesse de Lichtenau qui gouverne 
la Prusse, VIII, 32. 

LOO (triple alliance de ) , entre la 
Hollande, la Prusse et l'Angleterre 
le 13 juin 1788 , fonde l'iniluence 
de l'Angleterre sur le continent , 
I, 63. 

LOUIS XVI, trop faible pour résister 
à la ligue des trois grandes puis- 
sances du Nord, I, 52, — porté de 
lui-même aux améliorations, était 
faible et irrésolu , 75 , — sa vertu 
principale était la résignation, /6., 
— à peine a-t-il laissé entrevoir la 
possibilité des états - généraux , 
que la nation ne rêve plus que 
cbangemens ,75, — après la prise 
de la Bastille, la dispersion des mi- 
nistres, l'éloignement des troupes 
royales , la fuite d'une partie des 
princes et surtout les affreuses 
journées des 5 et 6 octobre, le roi 
n'a plus de liberté ; il est prison- 
nier dans Paris, 77, — tente de ré- 
clamer secrètement le concours et 
l'appui des puissances étrangères, 
93, — consulta sans doute son beau- 
frère Léopoid avant de se déter- 
miner à une démarche si impor- 
tante, ibid, , — écrit à Frédéric - 
Guillaume le 3 décembre 1790 , 
ibid. , — déclare à l'empereur 
que sa demande relative aux 
princes possessionnés est étran- 
gère à l'empire, 100, — songea 
une évasion, 106, — ne peut se 
rendre à Saint-Cloud, ibid^ — dé- 
clare, par l'organe du comte de 
Montmorin, qu'il est parfaitement 
libre, 107, — envoie des agens se- 
crets à Bruxelles et a Cologne, 



LOU 

protestant contre toute accepta- 
tion des décrets de l'assemblée na- 
tionale, /è/c^,— songe avec la reine 
à se rapprocher du comte d'Ar- 
tois et de l'ancien ministre Ga- 
lonné, 108 , — est suspendu de ses 
fonctions après l'événement de 
Varennes , 119, — accepte pure- 
ment et simplement l'acte consti- 
tutionnel, 153, — sa position plus 
mauvaise qu'avant sa tentative 
d'évasion, 162,— désavoue les ar- 
memens faits en son nom par les 
deux princes ses frères, 165, — re- 
quiert Louis-Stanislas-Xavier de 
rentrer sous deux mois en France, 
165, — détourne la noblesse d'exer- 
cer aucun acte d'hostilité, 166, 

— se rend à l'assemblée, le 16 dé- 
cembre 1791, et déclare que si 
l'électeur de Trêves ne fait cesser 
dans ses états les attroupemens 
de Français réfugiés, il ne verra 
plus en lui qu'un ennemi, 175, — 
choqué de ce que l'on avait offert, 
sans sa participation, le comman- 
dement général des toupes au 
prince de Brunswick, 197, — cher- 
che à reculer devant les consé- 
quences d'une ruj3ture avec l'em- 
pereur , 216, — vivement affecté 
du décret d'accusation lancé con- 
tre ses ministres, le 10 mars, 273, 

— reçoit des ministres des mains 
de la faction jacobine, 277, — 
poussé par Dumouriez de décla- 
rer la guerre à l'Autriche , de* 
mande quelques jours pour se dé- 
cider, 326 , — le 20 avril vient à 
l'assemblée nationale proposer la 
guerre contre le roi de Hongrie et 
de Bohême, 333, — improuvait les 
opérations et la politique des 
princes ses frères à Coblentz, 375, 

— à mesure que la guerre exté- 
rieure se montre plus menaçante, 
redoute la guerre civile, et les re- 
présailles contre les prêtres et les 
nobles, 401, — envoie secrètement 
3Iallet-Dupan auprès de l'empe- 
reur et du roi de Prusse, pour 
qu'ils n'agissent oflensivement 
qu'à la dernière extrémité, ibid,— 
voit chaque jour ses appuis lui é- 
chapper; attend les derniers coups 
dont on va le frapper, 42î,— ren- 



LOU 

versé de son trône, le 10 août, 
est mis au Temple avec sa la- 
mille, 435,— n'a jamais écrit au 
roi de Prusse pour l'engager à 
quitter la France, 507,— périt sur 
l'échafaud le 21 janvier 1793, 168, 
— sa lettre à Monsieur, le 20 jan- 
vier 1793, XIII, 92. 

LOUIS XVII , reconnu à Toulon, 
pour chef de la monarchie fran- 
çaise, II, 417. 

LOUIS XVIII ( Monsieur, comte de 
Provence), frère de Louis XVI , 
parvient heureusement jusqu'à la 
frontière, I, 131 , — accueilli avec 
générosité par l'électeur deTrèves, 
il tourne ses principales espérances 
vers le roi de Prusse, 132, — écrit 
dans les gazettes étrangères une 
lettre ou un manifeste à son frère 
pour l'engager fortement à ne pas 
donner sa sanction à l'acte consti- 
tutionnel, 152, — reste sourd aux 
instances pacifiques de Louis XVI, 
166, — est mis en accusation et dé- 
chu par l'assemblée de son droit 
à la régence, 206, — publie le 
8 août , avec les princes émigrés, 
une déclaration sur les motifs de 
leur entrée en campagne, 435, — 
voulait être déclaré régent du 
royaume, 453, — veut sacrifier M. 
de Galonné, ibid., — charge M. de 
Moustier de faire sentir aux mi- 
nistres prussiens la nécessité d'un 
centre d'autorité royaliste, 455, 

— il est reconnu régent par 
l'impératrice de Russie, 456, — son 
affliction profonde en apprenant 
la retraite du roi de Prusse , II , 
4, — appelle Dumouriez un géné- 
ral sans nom, ibid,, — manque 
d'être enveloppé dans le château 
de Sci , ibid.y — proteste, comme 
régent , contre l'occupation de 
Condé au nom de l'empereur d'Au- 
triche, 328, — reconnaît le dau- 
phin Louis-Charles pour roi, 329 , 

— après l'occupation de Toulon 
par les Anglais, quitte la V^estpha- 
lie; arrivé a Turin, il y est retenu 
par son beau-père , obéissant aux 
insinuations de la cour de Lon- 
dres, 418,— sa lettre à Bonaparte 
après le 18 brumaire, VII, 393, — 
compte sur la reconnaissance de 



LOU 



435 



Marseille, où il avait fait pénétrer 
des vivres par la flotte anglaise , 
398,— accueilli en Russie avec dis- 
tinction, 425, — rejette noblement, 
ainsi que les autres princes , les 
indemnités proposées en Italie 
par le premier consul, VIII, 317, 
— refuse le trône de Pologne, ib., 

— renvoie au roi d'Espagne , en 
apprenant l'assassinat du duc d'En- 
ghien , l'ordre de la Toison-d'Or, 
accordé a Bonaparte , 332, — sa 
protestation contre Bonaparte pu- 
bliée à Calmar, 402,— quitte Mit- 
tau, pendant le séjour de Savary 
en Russie , X , 64, — ne perd pas 
l'espoir de rentrer en France, 65, 

— ses prétentions à la couronne 
d'Espagne, XI, 147, — reconnu par 
la junte suprême d'Estraraadure, 
166, — reçoit des offres de service 
des royalistes français; sollicite 
l'appui de la Prusse,' etc., XII, 90, 
— promet de reconnaître la vente 
des biens nationaux, et la restitu- 
tion de la Belgique, 91,— apprécie 
mal la France, 93, — avait toujours 
eu des relations secrètes avec les 
personnages influens sur la Fran- 
ce, XII, 3C8, — fait circuler de 
nouveau ses proclamations, 372, — 
le sénat l'appelle au trône ; consti- 
tution, etc., 410, — est reçu à 
Compiègne par Alexandre; arrive 
à Saint-Ouen près Paris , confère 
avec M. de Talleyrand, 415,— 
donne sa déclaration, etc., 416, — 
s'occupe de la rédaction d'une 
charte , ibid. , — s'adresse conti- 
dentiellement à Charles IV, avant 
de traiter avec son tils, 423, — n'a- 
dopte pas la charte librement, 
429^ — il en voit les vices, 430, — 
sa position critique, 433, — ressus- 
cite l'étiquette de palais , 437 , — 
ses torts, ibid. , — on lui suppose 
des intentions menaçantes, 439, — 
donne un exposé vrai des finances, 
444^ — germes d'une conspiration 
militaire, ibid.,— ne voit dans le 
retour de Napoléon qu'une extra- 
vagance, 478,— se rend à la cham- 
bre et jure l'acte constitutionnel, 
479^ — quitte Paris le 20 mars, et 
se rend à Gand , 480, — ordon- 
nances qu'il publie avec la date de 

28. 



43C 



LUC 



Lille, 481, — ne prend point part 
au traité de Vienne, du 25 mars , 
485, — se rapproche de Paris, 534, 
— sa proclamation datée de Cam- 
bray, 535, — rentre à Paris le 8 
juillet, ibid.^ — empêche la destruc- 
tion du pont d'Iéna, 542, — texte 
du discours aux émigrés , le 23 
août 1792, la veille de leur entrée 
en France, XIII, 54, — ses rap- 
ports avant le 10 août, avec La- 
meth, Barnave, etc., 83, — son am- 
bition épouvantait Louis XVI , 
84, — sa déclaration à la mort de 
Louis XVII, prouve qu'il con- 
naissait peu la France, 134, — fut- 
il injuste envers Fauche- Borel ? 
158 , — fit détruire les mémoi- 
res de cet agent, 158, — ses sen- 
timens pacifiques et conservateurs 
en 1804, 174, —fa charte qu'il pu- 
blie le 4 juin 1814 n'était que la dé- 
claration convenue avec l'empe- 
reur Alexandre, et modifiée en 
quelques points, 244, — il la con- 
naissait à peine, 247, — les alliés 
n'en voulaient pas, 248 ,~ ra- 
vive la révolution, ibid. 

LOUIS ( le prince ) , de Prusse , ses 
bonnes et mauvaises qualités,VIII, 
480, — veut la guerre (1805); in- 
sulte publiquement Haugwitz, ib., 
— heureux de pouvoir se mesurer 
contre les Français, 501,— débla- 
tère contre la lâcheté du gouver- 
nement, IX, 117, — l'âme du parti 
exalté, 178, — défait par Lannes à 
Saalfed, meurt sur le champ de 
bataille. 

LOUISE DE MECKLENBOURG- 
STRÉLITZ(I), épouse le prince 
royal de Prusse , à Darmstadt, le 
24 avril 1793, II, 296. 

LUCCHESINI (le marquis de), mi- 
nistre de Prusse , admis dans l'in- 
timité de Frédéric II , 1 , 123 , — 
lancé dans la carrière diplomati- 
que par Hertzberg , ibid.^ — en- 
voyé aux conférences de Rei- 
chembach, 125, —pousse les Po- 
lonais à se donner une constitution 
libre, ibid.,—ej.^ose aux Polonais 
que le roi de Prusse ne protégera 



(i) Depuis reine de Prusse, célèbre par sa 
beauté. 



LUC 

pas leur constitution du 3 mai , 
s'ils veulent la défendre les armes 
à la main, 385, — obtient, après 
la bataille de Valmy et les négo- 
ciations qui la suivirent, qu'on re- 
cevrait l'aide-de-camp de Dumou- 
riez, 503, — parait dans Fentrevue 
du colonel Thouvenot avec le duc 
de Brunswick, et demande si , ne 
croyant pas possible de traiter 
avec la Convention, on ne pour- 
rait le faire avec l'armée, 505, — 
à quelles conditions , selon lui, le 
roi pourrait se séparer de la coa- 
lition, 506, — assiste aux conféren- 
ces préliminaires de paix entre 
Kellermann et le duc de Bruns- 
v^ick etc.. Il, 16, — s'érige en di- 
plomate du premier ordre, depuis 
le déclin de la campagne, et do- 
mine le roi, 18, — envoyé à Vienne, 
comme ministre plénipotentiaire, 
135, — vient au quartier-géné- 
ral prussien, 29 2, — fait des proposi- 
tions à Custine pour la cession 
de Mayence , — négocie avec le 
général Ferraris, 378, — voit avec 
satisfaction le départ de son sou- 
verain pour la Pologne, 381 , — 
annonce le départ du roi de Prusse 
aux ministres étrangers ; sa note, 
384 , — est envoyé à Vienne pour 
négocier un arrangement entre les 
deux cours, 430, — reproduit sans 
cesse à Vienne les demandes et les 
prétentions du roi de Prusse, 455, 
— envoyé à Vienne pour épier les 
négociations de lord Spencer, III, 
69, — reproches que lui adressent 
les ministres d'Autriche au sujet 
de la paix de Bâle, 171, — ins- 
truit l'électeur palatin du projet 
d'échanger les Pays-Bas contre la 
Bavière, 179,— déclare, par ordre 
de la cour , au ministère de l'em- 
pereur, que la nouvelle d'une né- 
gociation particulière de l'Autri- 
che avec la France avait affligé le 
roi de Prusse, 181, — ne peut par- 
venir à s'initier dans les négocia- 
tions entre la France et l'Autriche, 
IV, 302 , — est rappelé , 303 , — se 
retire des affaires avant la mort 
de Frédéric-Guillaumell, V,41,— 
ses ruses et ses bassesses à Paris , 
440 , — son portrait , ibid. , etc. — 



MAC 

demande que la Prusse occupe le 
Hanovre comme dépôt, VIII, 280, 
— ce qu'il mande à sa cour lors de 
la mort du duc d'Enghien, 338,— 
ses vues hypocrites en encoura- 
geant l'ambition de Bonaparte , 
424, — porte en triomphe à Paris le 
traité humiliant signé par le roi 
de Prusse, IX, 03 , — ne peut ac- 



ÎVUC 437 

; céder aux conditions de paix of- 
fertes par Duroc, après la bataille 
d'Iéna, 325. 

LUCKNER (le général), chargé parDu- 
mouriez de s'emparer de Mayence 
en 1792, I, 360, — remplace Kel- 
lermann à l'armée de la Moselle , 
441. 



M 



MACDOXALD (le général), contribue 
à l'occupation de Turcoing, II, 
535, — bat les insurgés de la cam- 
pagne de Rome et prend Terra- 
cine, VI, 431, — commande la 
droite de l'armée de Championnat, 
467, — ses talens distmgués ; haïs- 
sait Championnet, VII, 17, — 
abandonné à son génie, bat le gé- 
néral Moesk, 22, — son ultimatum 
au général Moesk , enfermé dans 
Calvi, 24, — rentre dans Rome, 
28, — poursuit les Napolitains fu- 
gitifs, et arrive devant Capoue, 45, 
— ordonne la retraite , après une 
attaque malheureuse, 60, — tou- 
jours courageux rassure les trou- 
pes, 62, — donne sa démission, par 
suite de sa mésintelligence avec 
Championnet, 139, — nommé gé- 
néral à la place de Championnet , 
arrive à Naples , 186, — a peine à 
rassurer la population ; de quoi 
elle se compose, 188 et suiv., — 
rapport d'un agent prussien sur 
Naples à cette époque, 190, etc., — 
sait que d'un jour à l'autre il lui 
faudra évacuer le territoire napo- 
litain, 195, — fait construire des 
batteries à boulets rouges contre 
la flotte anglaise qui bloque Na- 
ples, 191 , — retarde sa retraite 
pour mieux en assurer le suc- 
cès, 196 , — bat les Anglais à Cas- 
tellamare, 197 , — évacue le terri- 
toire parthénopéen, 198, — marche 
vers la Haute-Italie, 201, — admi- 
rable plan qu'il forme contre les 
Austro-Russes, ibid.^ — arrive de 
Rome à Florence, 202, — rencon- 
tre Souworoff sur les bords de la 



Trébia , ibid. , — et l'attaque avec 
des forces inférieures, 203, — s'a- 
vance à grands pas ; ses succès , 
255, — mais il est repoussé par Sou- 
woroff, 256, — attaque à son tour 
les Austro-Russes, 258, — iîperd la 
bataille de la Trébia, 259, — dé- 
ploie dans la retraite autant de 
talent que dans la bataille; rentre 
dans l'état de Gênes , 260 , — est 
chargé de la défense de Leipsick , 
XII, 245, — échoue et se sauve en 
traversant l'Ester, 246. 
MACK (le colonel), chef d'état-ma- 
jor de l'armée impériale , mentor 
du prince de Cobourg, reçoit des 
communications importantes de 
Dumouriez, II, 213 , — confère 
avec Dumouriez même , près de 
Louvain, et consent verbalement 
à une première convention 214, 
— s'abouche de nouveau avec Du- 
mouriez ; convention plus for- 
melle que la première, 218, — 
ajourne à un mois l'attaque du 
camp de Famars, 281, — attend, 
pour agir, l'issue des troubles sus- 
cités a Paris, 285 , — se retire en 
Allemagne à cause des tracasse- 
ries qu'on lui suscite, 347, — est 
rappelé à l'armée de Flandre com- 
me chef de l'état-maj or-général ; 
espoir qu'on fonde sur lui, 474, — 
part de Vienne pour communiquer 
ses plans à Cobourg et au cabinet 
de Londres, 475, — reçoit un ac- 
cueil favorable à Bruxelles , 476, 
— part pour Londres ; est présen- 
té au roi et à la reine, dîne chez 
Pitt avec les princes ; déroule son 
plan de cami)agne, quel était ce 



438 



MAC 



plan, 477,— en quoi il péchait, 479, 
—joli mot de Rivarol à ce sujet , 
479,— parcourt avec soin la fron- 
tière depuis Newport jusqu'aux 
Ardennes , iUd. , — est effrayé de 
la force des armées françaises , 
480, — fait engager, par le prince 
de Cobourg, le maréchal Moèllen- 
dorf à porter 50,000 Prussiens sur 
Trêves, 481 , — après la prise de 
Landrecies veut pénétrer en Fran- 
ce, 528, — veut inonder la West- 
Flandre, /ô/û^., —demande que l'ar- 
mée prussienne arrive entre la 
Sambre et la Meuse, ihid. , — son 
plan est paralysé, 5:29, — son plan 
de destruction contre l'armée de 
Pichegru, 533, — il est exécuté avec 
bien peu de talent et d'émulation, 
534,— en présence de l'empereur, 
déclare que cette campagne de 
Belgique sera la dernière, 540, — 
dans sa retraite en Bohême , re- 
çoit des présens de son souve- 
rain et un billet fort gracieux , 
III , 70 , — est envoyé à Naples 
pour commander l'armée contre 
la France , YI , 446 , — intrigant 
militaire, etc., 447,— accueilli fa- 
vorablement par la cour, 448, — 
doit présenter un plan offensif 
après son inspection générale, 450, 
— rend un compte peu avanta- 
geux de l'armée, 453, — veut qu'on 
prenne trois positions favorables, 
465, — marche droit à Rome, 467 , 
— sa réponse à Championnet qui 
se plaint de la violation des trai- 
tés, 471, — s' avance sur Rome, 474, 
— ses dispositions stratégiques ad- 
mirables, VIT, 16, — son inaction 
volontaire après la prise de Rome, 
19, — sommation à Championnet, 
ibid. , — ses mouvemens ulté- 
rieurs, 20 — se dispose à une re- 
traite générale , 24 , — lève son 
camp de Cantalupo , ordonne la 
retraite à ses généraux , 26 , — 
quitte Rome, abandonnant Roger 
de Damas à son destin, 27 et 28, — 
consulté pendant les troubles de 
Naples, annonce qu'il ne peut ré- 
pondre de la sûreté du roi, 41, — 
demande un armistice pour se 
fortifier à Capoue. 45, — y rassem- 
ble 30,000 hommes, dans son camp 



MAL 

miraculeusement construit et ar- 
mé, 46, — fait arrêter Moliterno , 
qu'il suspecte, 53, — ruse qu'il em- 
ploie pour suspendre momenta- 
nément l'attaque de Capoue , 54, 
— propose un armistice pour ar- 
river à une paix solide, 59, — est 
deux fois refusé, ibid., — sa dépê- 
che à Pignatelli; son décourage- 
ment, 1 34, — se démet de sa char- 
ge , 148, — demande un asile à 
Championnet, qui le lui accorde et 
lui fait donner une escorte jusqu'à 
Milan, ibid., — arrêté à Boulogne 
déloyalement , il est conduit en 
France, 166, — est appelé à com- 
mander l'armée coalisée , VIII , 
459, — réunit 80,000 hommes, et se 
retranche à Ulm et Memmingen, 
460,— reste sur l'Iller, 483,— atta- 
que à Vertingen le maréchal Ney, 
qui le repousse ainsi qu'à Gunz- 
bourg, 485, — se renferme dans 
Ulm, ibid. j— trompé par un es- 
pion; il capitule avec 23,000 hom- 
mes, 486,— note justificative sur 
ce général, 487. 

MAGALLON, consul au Caire, sug- 
gère le premier au gouvernement 
l'idée de s'emparer de l'Egypte, 
V, 438, — connaissait bien le pays; 
lettre qu'il reçoit du ministre des 
relations extérieures (1796) , 438 , 
— demande un congé d'un an , re- 
nouvelle à Paris l'idée de la con- 
quête, 439. 

MAISOXNEUVE ( le commandeur 
de ), veut faire réussir la négocia- 
tion de M. de Ségur à la cour de 
Prusse, et perd son crédit, I, 198, 
— quitte Berlin , ibid. 

MALET , sa conjuration est celle 
d'un fou, XI, 461,— détails à ce 
sujet , ibid. , etc. 

MALLET-MUPAX, Genevois, envoyé 
secrètement par Louis XVI à l'em- 
pereur et au roi de Prusse, prêts 
a entrer en France, I, 401 , — sa 
lettre au maréchal de Castries , 
envoyé à Mayence par Louis XVI, 
pour'concilier les partis opposés 
de l'émigration , 402 et suiv., — 
confère d'abord à Coblentz avec 
le duc de Brunswick , et ensuite 
a Francfort avec les ministres de 
Vienne et de Berlin, 404, — n'est 



MAL 

écouté qu'avec réserve et défian- 
ce, ibid. , — reçoit de la main de 
Louis XVI même six lignes pour 
être accrédité, 405, — sollicite une 
conférence et l'obtient, mémoire 
et instructions qu'il communique 
au comte de Cobentzl et au comte 
Haugwitz ,411 et suiv. , — insiste 
fortement sur Tesprit du manifeste 
des puissances , 414 , — témoigne 
une entière confiance au négocia- 
teur français, 416, — donne les ren- 
seignemehs qui lui sont deman- 
dés sur l'intérieur et la capitale de 
la France, 4 1 7 , — annonce l'impuis- 
sance de Lafayette, dans la guerre 
et au dedans du royaume, zé/a?., — 
défend les princes français, et ne 
veut pas qu'on leur attribue les 
propos exaltés de ceux qui les en- 
tourent, 419, — reprend la route de 
Genève, regardant sa mission com- 
me terminée, ibid.^ — excite Thu- 
gut , dont il était le correspon- 
dant, à demander que la France fit 
les premières ouvertures et accor- 
dât une suspension d'armes, 111,90, 
— entre en relation avec Colloré- 
do et Hardenberg, 91. 
MALMESBURY ( lord ) , envoyé de 
Londres à Berlin , lorsque le roi 
de Prusse veut abandonner la 
coalition, II , 456 , — reçoit de sa 
cour des instructions pour traiter 
avec le roi de Prusse et l'engager 
à continuer la guerre, 503, — con- 
fère à Postdam avec Haugvàtz, et 
se rend avec lui à La Haye pour 
faire intervenir la Hollande, 504 , 
—bases du traité, ibid.^ — il est si- 
gné le 19 avril 1794, 505, — confère 
avec Haugwitz et les plénipoten- 
tiaires hollandais pour que la Bel- 
gique soit secourue , et ménager 
les intérêts de l'Angleterre et de 
la Hollande , 545 , — concerte 
à Monzeubeim un arrangement 
avec le duc de Saxe - Teschen , 
pour que l'armée prussienne fasse 
un mouvement sur Trêves et Co- 
blentz, III, 59, — son jugement sé- 
vère sur Moëilendorf, t04, — 
arrive à Paris, le 21 octobre 1796, 
comme plénipotentiaire anglais, 
IV , 29 , — est reçu avec joie en 
France, et même a Paris, ibid.^— 



MAL 



43Q 



confère avecle ministre des affai- 
res étrangères; présente un cane- 
vas^ pour servir de base à la négo- 
ciation, 30, — repousse les repro- 
ches de sincérité qui lui sont faits, 
33 , — proteste qu'il ne séparera 
point ses intérêts de ceux de ses 
alliés, ibid. , — articles satiriques 
publiés' contre lui dans le jour- 
nal officiel français, 35, — la négo- 
ciation est arrêtée avant d'avoir 
commencé, 39, — envoie à Vienne 
un courrier d'état pour porter à 
Morton - Eden des dépêches re- 
latives aux pouvoirs demandés 
par le gouvernement français , 
ibid.., — rappelle encore au minis- 
tre des affaires étrangères qu'il 
ne peut séparer ses intérêts de 
ceux des alliés, 41, — en quels 
termes il fait part à Londres de la 
mission de Clarke à Vienne, 59, — 
apprécie les conséquences de la 
mort de Catherine, et demande au 
ministre des affaires étrangères en 
France une réponse précise sur 
le principe des compensations, 78 , 
— demande de nouvelles instruc- 
tions à sa cour, 79, — instructions 
(ju'il reçoit; à quelles conditions 
il rendra ses conquêtes à la Fran- 
ce, 85, — diffère à en conférer avec 
Delacroix ; rédige deux mémoires 
explicatifs et confidentiels atté- 
nuant les conditions, 87,-— dit qu'il 
lui est ordonné de parler avec 
franchise, et demande qu'on agisse 
de même, ibid.., — discussion vive 
et prolongée avec Delacroix , 90 
et suiv., — déclare que l'on ne peut 
traiter si les Pays-Bas restent à 
la France, 96, — s'entretient des co- 
lonies de la Hollande, etc., 100 et 
suiv., — annonce à lord Grenville 
que sa conférence arec le minis- 
tre de France , bien que la pre- 
mière, devra être la seule, 104 , 
—est nommé pour traiter à Lille 
A'une paix séparée avec la France, 
440, — arrive à Lille, le 4 juillet 
1797 , avec trois jeunes seigneurs 
anglais, 443,— et donne sa note sur 
les conditions de paix,/6/V/., — n'a- 
vait pu donner aucune impulsion 
aux conférences , surtout depuis 
le 18 fructidor, 537,— quitte Lille 



440 



MAN 



précipitamment, 538, — avait of- 
fert de rendre les conquêtes faites 
sur la France, V, 105, — confère à 
son retour à Londres avec MM. 
Canning et Hammond, 107, — re- 
met à lord Grenville un rapport 
fort important, ibid.^ — assiste à un 
conseil de tous les ministres , et 
communique l'arrêté du Direc- 
toire, du !25 fructidor, 1 i 2,— donne 
communication de la réponse des 
plénipotentiaires français à Lille, 
1 1 6, — rédige la note du cabinet an- 
glais envoyée a Lille, ibid. 

MALOUET ( Pierre-Victor ), désigne 
Mallet-Dupan à Louis XVI pour 
être envoyé à l'empereur et au roi 
de Prusse àMayence, 1, 4ot, agent 
d'une négociation avec l'Angleter- 
re pour l'exil des prijices français, 
etc., YIII, 193. 

MAXFREDIXI , premier ministre 
du grand-duc de Toscane , con- 
fère avec Bonaparte; résultats de 
cette conférence , ÏII, 414,— dési- 
re surtout le repos de la Toscane, 
415, — s'oppose à ce que !e Pape 
tudtif soit reçu convenablement 
a Florence, V, 252,— fait une ré- 
ponse peu favorable au neveu du 
Pape, qui désirait conférer avec 
lui, /ô/û^.,— demande au baron de 
Thugut, après la rupture des con- 
férences de Seltz, des explications 
amicales pour la sûreté du grand- 
duc, YI, 171,— rapports qu'il re- 
çoitsur Naples (janvier 1799), \TI, 

loi. 

M AXixi, doge de Venise, poussé par 
Je parti français, effrayé du sort 
qui attend sa patrie, déclare que le 
gouvernement actuel esta charge 
au peuple, engage les sénateurs à 
se démettre de leurs pouvoirs, etc., 
iV, 340, — fait partie de la munici- 
palité populaire et se voit forcé 
de se cacher, 342. 

MAXSTEIN (le colonel), aide - de- 
camp du roi dePrusse,traite, après 
l'affaire de Valmy , avec Dumou- 
riez ; complimente d'abord ce gé- 
néral, et le regarde comme maître 
de terminer la guerre , 1 , 490 , — 
puis l'engage sans détour à se dé- 
clarer pour le roi, 491, — déclare 
dans un second entretien que 



mar 

Frédéric - Guillaume ne veut pas 
la guerre, 496,— rédige les points 
essentiels pour arriver à un ac- 
commodement amiable, 497, — 
ajoute que si les conditions qu'il 
propose sont acceptées, on signera 
les articles préliminaires de la 
paix générale, ibid., — vient con- 
tirmer à son souverain le détrône- 
ment de Louis XVI, 502, — propose 
aux commissaires de la Conven- 
tion de remettre Verdun et Long- 
wy, à quelles conditions, II, 12 , 
— ennemi déclaré du duc de Bruns- 
wick , 447 , — va demander une 
conférence au général polonais 
Zayonczek , pour faire cesser les 
hostilités, III, 65, — est refusé, 66, 

MANUEL, procureur de la com- 
mune de Paris et député à la Con- 
vention, demande que le roi de 
Prusse soit instruit de tout ce qui 
sera fait par le conseil général re- 
lativement à Louis XVI , 1 , 507 , 
— on croit qu'il voulait détermi- 
ner le roi à demander à Frédéric- 
Guillaume d'ordonner la retraite, 
ibid. 

MARBOiS (de), envoyé à la diète de 
Ratisbonne, I, 181. 

3IARCOLINI ( le prince ), se rend de 
Naples a Vienne pour conférer 
avec Thuîîut, et revient à Naples, 
VT, 413. ^ 

WARESCALCHI , l'un des partisans 
les plus sincères des Français, III, 
413. 

MARET (duc de Bassano), envoyé 
en Angleterre pour savoir si Pitt 
voulait traiter personnellement 
avec Uumouriez , II , 157 , — re- 
vient en France après la mort de 
Louis XVI, 173, — nommé ministre 
plénipotentiaire à Naples, est en- 
levé à Goire, au mépris du droit 
des gens, par le gouverneur de 
Milan, 395, — il était muni d'une 
forte somme en or, de diamans de 
la couronne et de papiers fort im- 
portans, /é/c/.,— nommé plénipo- 
tentiaire pour traiter de la paix 
avec l'Angleterre à Lille, IV. 441,— 
est remplacé après le 18 fructidor, 
537,— son étroite politique et ses 
prodigieux mémoires, XI, 220,— 
pitoyable état de la diplomatie 



MAR 

française sous ce ministre, 235. 
— ne cesse de tracasser le gou- 
vernement suédois, 237, — ses as- 
sertions mensongères en traitant 
avec la Russie, 300, — continue à 
Dresde les négociations pour la 
paix, 371, — voulait avoir à Wilna 
UE honorable espion, 372, — s*oc- 
ct^e de fêtes , etc. , à Varsovie , 
395,— après la bataille delà Mos- 
kowa, part pour le quartier-géné- 
ra, 422, -cherche à brouiller le roi 
deSuèdeet le prince royal, XII, 
4^ses inconséquences en diploma- 
tie, 7 5,~veut rattacher les Améri- 
eans à la France, 142, — incon- 
séfuent et grossier au congrès de 
PBgue , 208 , — demande qu'on 
tràte de la paix pendant la guer- 
re, 219, — laisse échapper l'occa- 
si<nde faire la paix, 277, — ses re- 
pÉsentations à Napoléon après les 
afaires de Brienne, etc. ,334, — 
écitàCaulaincourtque Napoléon 
iu) donne carte blanche, ihid.^ — 
re.te seul auprès de Napoléon , 

40. 

MABGUERIT (baron de), sa lettre 
ddisla Quotidienne (12 mai 1829), 
su- les relations de Fauche -Borel 
etîarras, XIII, 153, etc. 

MAR ALVA (le marquis de), envoyé 
pa le prince régent de Portugal à 
N^oléon, trahit son souverain, X, 

10. 
MAIIE -ANTOINETTE - D'AUTRI- 

tlE, reine de France, est accu- 
sés à tort (1) d'avoir envoyé à Bru- 
xelles le projet de manifeste de 
'Autriche contre la France , I , 
t50, — avait adressé à son frère im 
némoire sur l'état des différens 
i>grtis contre lesquels la cour avait 
i lutter, idid., — assiste au conseil 
,'jrivé, dans lequel Dumouriez veut 
^aire déclarer la guerre à l'Autri- 
che, 327, — transférée à la Concier- 
rerie, le 5 septembre 1793, 399, — 
jéritsur l'échafaud, le 16 octobre 
1793,401, — s'était opposée à l'al- 
lance de la Prusse a^ec la France, 
^III, 10. 
MAIIE-LOUISE , reine d'Espagne, 

ft' Madame èe Staël l'affirme dans ses Cmsi- 
d ridons sur la H iohiiion française. 



MAS 



441 



femme de Charles IV; ses liaisons 
avec le prince de la Paix, V, 1 41 , — 
demande à Murât la permission de 
quitter lEspagne pour vivre avec 
leroietGodoï, X, 134, — arrive à 
Bayonne, le 30 avril, 147, — deman- 
de en présence de Napoléon la 
mort de son tils présent à l'en- 
trevue, 152. 

MARIE - LOUISE - D'AUTRICHE, 
épouse Napoléon, XI, 79, — est dé- 
clarée régente, 3 avril 1813 , XII , 
144, — part pour Blois, 384 — quitte 
la France et prend possession de 
Parme, 425. 

MARKOFF (comte de), perd ses em- 
plois à l'avènement de Paul I", 
IV, 122, — envoyé en ambassade 
à Paris par Alexandre ; mot d'un 
homme d'esprit sur ce diplomate, 
VIII, 239, — sa laideur amère, etc., 
etc., 270, — juge Bonaparte, 274, — 
demande des indemnités pour les 
Bourbons exilés^ 275. 

MARMONT (le général), va reconnaî- 
tre la place importante de Cheras- 
co, et s'en empare, III, 328, — se 
rend avecses troupes dans le Tyrol, 
X, 334^ — remplace Masséna "dans 
le Portugal , XI , 204 , — entre, le 
5 janvier 1813, dans Kœnigsberg, 
XII, 28,— défend la butte de Saint- 
Chaamont contre les alliés; billet 
qu'il avait reçu de Joseph, 387, — 
conclut un accord avec le géné- 
ral en chef des alliés, 388, — signa- 
lé par Napoléon comme traître , 
400, — au retour de Napoléon re- 
doute la guerre civile, 482, — trai- 
te avec le prince Schwartzemberg 
pour que les troupes puissent se 
retirer en Normandie, et pour la 
vie et la liberté de Napoléon, XIII, 
242, — la défection de l'armée s'o- 
père a son insu, ibid., — est justi- 
fié par Fabvier auprès de l'em- 
pereur, 243. 

MASSENA (le général) , prend posi- 
tion à Loano, etc., sous les ordres 
de Bonaparte, III, 306,— fait une 
reconnaissance générale de la po- 
sition importante de Montenotte, 
309,— délait a Dégo 3,000 Autri- 
chiens; leur héroïque défense, 3 1 8, 
— précède Bonaparte à Milan , 
après la bataille de Lodi, 347, — 



442 



MAS 



son avant-garde est culbutée au- 
près de Vérone, IV,'l 57, — rétablit 
le combat à l'aile gauche à la ba- 
taille de Rivoli, 160, — prend en 
flanc l'aile droite des ennemis et 
la met en désordre, 161^ — occupe 
Bassano, 169 , — son avidité , ses 
concussions, V, 263,— oblige par 
ses menaces Pie VI à quitter Ro- 
me , ibid. , — commande à Rome 
après le départ de Berthier, 264^ — 
voyant son autorité méconnue par 
les soldats et officiers , résigne le 
commandement au général Dalle- 
magne; sa lettre à Bonaparte, 266, 
— revient à Rome ; sa proclama- 
tion ; elle est arrachée, 271, — re- 
çoit l'ordre de quitter Rome sur- 
le-champ, 272, — fut remis bientôt 
en activité, 273, — ne peut enlever 
les retranchemens de Feldkirch 
et communiquer avec Jourdan, 
VII, 225,— échec qu'il reçoit, 226, 
— rassemble 60,000 hommes et 
recommence ses opérations le l''' 
mai 1799, 283, — se replie en ar- 
rière du Saint-Gothard, 284, — se 
renferme dans le camp retranché 
en avant de Zurich, ibid., — atta- 
que avec vigueur , mais en vain , 
le centre de l'archiduc Charles , 
285, — veut attaquer Korsakoff 
avant sa jonction avec Souvoroff , 
290, — fait attaquer séparément le 
général Hotz , homme de talent, 
qui fut tué, 291, — passe la Limât 
et foudroie les Russes , et rentre 
dans Zurich, 292, —est forcé de 
ralentir sa poursuite, 293, — cher- 
che à faire sortir Souvoroff des 
défilés ; le force enûnà la retraite, 
296, — défend vigoureusement Gè- 
nes, 397, — contributions qu'il lève 
a Trieste, même après la paix si- 
gnée, IX, 26, — marche sur Naples 
en traversant les états romains, 
S5, — continue le siège de Gaète 
commencé par Joseph, 88, — cher- 
che a se concilier les esprits par 
de fausses promesses , 89 , — est 
nommé roi des Deux-Siciles,.90, — 
poursuit à marches forcées et en 
sacrifiant ses blessés, l'aile gauche 
du prince Charles, X . 315, — ne 
put être délogé d'Essling, ce qui 
lui valut le titre de prince de ce 



nom, 318, — nommé chef de l'ex- 
pédition contre le Portugal , XI , 
182,— comment le comte de St- Ju- 
lien s'exprime à son égard, 183, — 
viole la capitulation d'Alméida', 
186, — se dirige sur Coïmbre, ibid., 
—rencontre l'armée de Welling- 
ton à Busaco, 187, — cherche à dé- 
poster l'armée lîritanniqui ; il 
échoue complètement, 188, — son 
armée s'affaiblit par le manfue de 
vivres, etc., i92, — demaide de 
nouvelles instructions à Napléon, 
193, — choisit merveilleusement la 
position de Santarem ; croi que 
Wellington ne peut rien entre- 
prendre contre lui, 197 , — com- 
mence sa retraite, ibid. y — «nvoie 
le général Foy pour assurera Na- 
poléon qu'il n'a rien à crahdre , 
198, — ruine son armée, ibil. , — 
engage une affaire à Sabufal , il 
échoue, 200, — s'avance su- Ciu- 
dad-Rodrigo; est repoussé àFuen- 
tès - Onoro , 203, — est renplacé 
parMarmont, 204. 

MASSEXBACH , envoyé en parle- 
mentaire a Dumouriez , lar le 
duc de Brunswick, I, 465 -prend 
au milieu de l'armée fraiçaise 
une haute idée de son génér:l,'466, 
— n'obtient pas l'entrevue qi'il dé- 
sirait , ibid. , — retourne -endre 
compte de sa mission, 4 67, -trou- 
ve au quartier-général de leller- 
mann les fils du duc d'Oréans , 
501 , — rend compte au dic de 
Brunswick de son entretien avec 
Dillon, 502. 

MATHIEU (Maurice), général fian- 
çais, s'empare hardiment d'Ctri- 
coli, fait 2,000 prisonniers . etc., 
VII, 23, — somme les Napolitains 
enfermés dans Calvi de se len- 

^ dre, ibid., 

MATTEI (le cardinal), appelle (ans 
un mandement les Ferraras à 
l'insurrection contre les Français, 
III, 435, — après la victoire de 
Castiglione, il répond à Bona>arte 
ce seul mot: peccavi, ibid. ^ — lom- 
mé pour demander la paix i Bo- 
naparte , qui s'est emparé de la 
Romagne, IV, 184, — engige le 
Pa]>e a traiter avec le généial en 
chef, 186. 



MEL 

MAULDE (de), ministre de France 
à La Haye , vient à Paris annon- 
cer à Dumouriez, son protecteur, 
que le grand-pensionnaire et l'am- 
bassadeur d'Angleterre sont dis- 
posés à traiter avec lui , et non 
avec Lebrun ou avec la Conven- 
tion, II, 156, — retourne à La Haye 
annoncer que Dumouriez sera à 
Anvers le 1 ^^ février, pour confé- 
rer, 157. 
MEDICI ( le chevalier ) , à la tête 
d'une conspiration à Naples , en 
1755, VI, 404,— il est arrêté, ibid.y 
— est absous par ses juges , 428. 
MEERFELDT(le comte de), plénipo- 
tentiaire autrichien à Udine pour 
la paix avec la France , arrive à 
Vienne avec Vultimatum de Bo- 
naparte, IV, 544, — confère avec 
l'empereur et avec Thugut, ibid., 
— renvoyé à Udine avec de nou- 
velles instructions et une lettre 
autographe de l'empereur à Bo- 
naparte , 547, — arrive au congrès 
de Rastadt, V, 59, —blessé et fait 
prisonnier à la bataille de VV^a- 
chau, XII, 240. 
MEJAN , officier français, est con- 
traint de se rendre, et livre le 
fort Saint-Elme à Naples, VII, 
328. 
MEJAN, attaché au prince Eugène 
Beau harnais en Italie, ne connaît 
ni l'Italie ni les Itahens , VIII , 
425, — envoyé à Milan, en 1814, 
pour connaître les intentions des 
alliés en faveur d'Eugène , XII , 
403 , — sa tête est demandée par 
la populace ameutée, 405. 
MELAS (le général), remplace Beau- 
Jieu à l'armée d'Italie, III, 360, — 
appelé au commandement en chef 
de la même armée en 1799 , re- 
joint son armée , mais laisse le 
commandement au général Kray 
jusqu'à l'arrivée de Souvoroff, 
VII , 234 , — enlève les retran- 
chemensde Rittorto-Canal, 247,— 
croit un instant que la bataille 
de la Trébia est perdue, 259 , — 
déposte les troupes appuyées à 
Serravalle, sa belle conduite, 27 1 , 
— se réunit à Kray entre la Stura et 
le Tanaro, 318, — s'empare de Sa- 
vigliano, 319,— pourquoi il bloque 



MEN 



443 



Gênes au lieu de l'attaquer , 397 , 
— obéit à regret, 398 , — marche 
contre Suchet, et prend Nice, ibid.^ 
— se porte contre le premier con- 
sul qui venait de passer le Saint- 
Bernard, ibid.^ — réunit ses forces 
devant Alexandrie, 400,— s'obstine 
à prendre le village de Marengo 
qu'il devait tourner, et s'en em- 
pare ; ses premiers succès ; fatigué, 
et voyant la bataille gagnée, ren- 
tre dans Alexandrie , 402 , — son 
chef d'état-major perd la bataille 
de Marengo, 403,— sa position inat- 
taquable même après cet échec, 
ibid.,~esX remplacé par le comte 
de Bellegarde, 413. 
MELZI (de), député de la Cisalpine à 
Rastadt , reçoit de Cobentzl la 
reconnaissance de la république 
et la transmet à Milan, VI, 175, 
— sa bonne administration comme 
vice-président de la république 
italienne, VIII, 311, —mécontent 
de ce que la vice-royauté d'Italie 
est donnée au prince Eugène, 424, 
— est nommé duc de Lodi, X, 26 , 
— entretient le mécontentement en 
Italie, XI,310,— sa demande équi- 
voque aux alliés en faveur de Beau- 
harnais, 404. 
MENGAUD, parent de Rewbell, char- 
gé d'affaires en Suisse, requiert le 
gouvernement de Berne de ren- 
voyer le ministre britannique 
W'ickham, V, 303,— demande l'ex- 
pulsion des émigrés et l'obtient , 
306, — redouble ses intrigues, for- 
me des clubs, etc., 311,— dément, 
devant les autorités de Bâle, le pro- 
jet qu'on attribue aux Français 
de démembrer la Suisse , 319, — 
ordres qu'il reçoit du Directoire 
a l'égard de Berne, etc., 331 , — 
présente notes sur notes au gou- 
vernement de Berne et à la diète, 
333, — se plaint des mesures prises 
contre les Vaudois, 334, — se met 
en route pour Arau avec des pa- 
villons tricolores, ibid.^ — intrigue 
et fomente l'insurrection à Bâle , 
à Lausanne, à Arau même, 335, — 
veut empêcher les cantons de Cla- 
ris et d'Appenzell de renouveler 
l'ancien serment d'alliance, 336,— 
se rend à Baie semant sur sa route 



444 



MER 



la discorde, 342, — demande la 
formation d'une assemblée natio- 
nale par des élections populaires, 
343, — sous un faux prétexte ne 
traite pas avec M. Boy, de Berne, 
envoyé dans des vues de concilia- 
tion, 352, — fait allicher une lettre 
révolutionnaire dans les cafés de 
Berne, 357 , — écrit aux cantons 
que le Directoire n'en veut qu'à 
l'oligarchie, idid., —son ultimatum 
à l'état de Berne, 358,— il est re- 
jeté, 361,— feint de se plaindre de 
Brune , et publie son Ji^is aux 
Suisses, propre à exaspérer les 
Bernois, 364, — répond avec mau- 
vaise foi à la déclaration énergique 
du député de Lucerne, Ruttimann; 
texte de ces pièces, 366, etc. , — 
suborne les paysans avec de l'or , 
368, — publie un nouvel écrit, 378. 

WENOD , incapable de commander 
l'armée d'Egypte après la mort 
de Kléber/VII, 422, — reçoit 
quelques munitions et des ren- 
forts, VIII, 147,— surpris par l'in- 
vasion simultanée des Anglais et 
des Turcs, 148, — ne s'émeut pas 
de l'annonce d'une flotte ennemie^ 
et disperse ses troupes au lieu de 
marcher à la hâte contre l'ennemi, 
150. — ne se réveille point de son 
apathie, 151,— son armée est bat- 
tue, 152, — continue à prendre de 
mauvaises mesures ; dénonce le 
brave Belliard a Bonaparte et ca- 
pitule enfin, en remettant Alexan- 
drie, 1 54, — sa lettre ridicule à son 
frère (voir aux pièces justiticat.). 

MERCY-ARGEXTEAU (le comte de}, 
ambassadeur d'Autriche, informe 
M. de Montraorin des progrès de 
sa négociation en faveur de Louis 
XVI, I, 105 , — favorise puissam- 
ment l'évasion de Louis XVI, 115, 
— vient a Londres pour confirmer 
les demandes du comte de La- 
marck en faveur de la France , 
118, — apprenant la translation de 
la reine Marie-Antoinette, dépèche 
un émissaire à Danîon pour l'enga- 
ger à épargner i'illustre victime, II, 
399, — engage l'empereur à faire 
une troisième campagne, à res- 
serrer son alliance avec l'Angle- 
terre, et à placer I\Iack à la tête 



MER 

de l'état-major , 473 , — confère 
avec lui à Bruxelles, 477,— se rend 
à Londres avec l'espoir que la re- 
traite des Autrichiens ne durera 
pas, III, 44, — madame Elisabeth 
l'appelle le vieux renard, XIII , 
37, — oppose Louis XVI à ses frè- 
res, 38. 

MERCY-D'ARGEXTEAIT ( le général 
de ), on lui impute la perte de la 
bataille de Loano, III, 268,— ob- 
tient de se justifier devant un con- 
seil de guerre, et paraît rassuré, 
269, — est désigné pour comman- 
der le centre de l'armée à Monte- 
notte; n'aurait dû inspirer aucune 
confiance au général Beaulieu, 
310,— au mépris des ordres de son 
chef, ne forme l'attaque de Mon- 
tenotte que quatre jours après ^ 
réussit cependant à enlever en par- 
tie les positions des Français, 311, 
— n'agit point, malgré les recom- 
mandations de Roccavina, blessé 
gravement, iôid., — lâche à Dégo 
comme à Montenotte, bat en re- 
traite, 316, — est accusé par tous 
les Autrichiens, 320, — est suspen- 
du de ses fonctions et conduit à 
Mantoue pour être jugé, 321, 

MERLIN , de Douai, veut suivre la 
négociation de la paix prussienne; 
sa lettre à Merlin de Thionville , 
III, 98. — veut qu'on fasse la paix 
avec l'Autriche, 179,— ne veut pas 
qu'on laisse à Augereau le com- 
mandement de l'armée du Rhin, 
V, 153, — s'oppose à ce que Bona- 
parte signe sa démission, 514. 

MERLIN , de Thionville , commis- 
saire de la Convention à l'armé© 
de Custine, II, 98, — donne à 
Mayence l'exemple du courage 
militaire ; confère avec le prince 
de Brunswick, 303 , — assiste au 
défilé de la garnison de Mayence , 
318, — défend au comité de salut 
public les généraux Doyré, Kléber 
et Aubert-Dubayet . sur leur con- 
duite à Mayence. 325 , — envoyé 
aux armées' de Rhin et Moselle 
avec des pouvoirs illimités pour 
traiter de la paix et pour une 
entreprise contre Mayence , III , 
97,— préside à un semi-blocus de 
Mavence : renvoie à Moèllendorf 



MET 

un de ses aides-de-camp fait pri- 
sonnier, /6/û?.,— assiste à Huningue 
à un repas avec les négociateurs 
français et prussiens; s'entretient 
avec'Hardenberg sur la possibilité 
de désarmer l'Autriche en lui lais- 
sant prendre la Bavière, et vient 
à franc-étrier donner avis de cet 
espoir au comité de salut public, 
179, — sa réponse à la note du 
comte d'Hardenberg proposant 
une trêve; style de cette lettre, 214 
— se retire du Directoire,VII,262. 
MESNARD (le général) , commande 
la division de Masséna en son ab- 
sence, établit brusquement son 
quartier - général au château de 
Ferney- Voltaire, V, 337,— sa let- 
tre au comité d'insurrection de 
Vaud, ibid. , — informe le Direc- 
toire des mesures militaires de 
Berne et de Fribourg, 339,— som- 
me le même jour le général' ber- 
nois de laisser les Vaudois libres, 
ibid. , — pénètre dans le pays de 
Vaud, 341, — ses exactions, 345, 
— s'adresse au vainqueur de l'Ita- 
lie et lui demande ses conseils, 355, 
— sa prudence et sa fermeté à Tu- 
rin, VII, 101, — destitue l'adju- 
dant-général CoUin, excitateur de 
troubles, ibid. 
METTERXICH (comte de), ministre 
plénipotentiaire de l'empereur au- 
près des Pays-Bas , invite les mi- 
nistres des puissances réunis à La 
Haye de se trouver à Anvers pour 
délibérer sur les circonstances po- 
litiques, II , 226 , — représente au 
prince de Cobourg que l'appui de 
Dumouriez leur manquant, ils ne 
peuvent plus rester neutres, 240 , 
— confère avec le général Mack , 
à Bruxelles, au commencement de 
la troisième campagne , 476 , — 
provoque la proclamation du gou- 
vernement belge contre le sys- 
tème révolutionnaire, 520 etsuiv., 
— va recevoir son souverain à la 
frontière, 522, — chargé de faire 
exécuter les vues ultérieures du 
cabinet autrichien relatives à l'a- 
bandon de la Belgique, III , 9 , — 
excite les provinces belges a un 
armement général, 19, — envoyé 



MET 



445 



par l'empereur au prince de Co- 
lîourg , proteste contre toute re- 
traite ultérieure et veut l'en ren- 
dre responsable, 43, — représente 
la cour de Vienne, au congrès de 
Rastadt, V, 49, — se montre sensi- 
ble à la conduite du Directoire 
qui venait de rappeler des bords 
du Rhin Augereau, lorsqu'il cher- 
chait à révolutionner le Brisgavsr , 
1 59 , — sa position embarrassante 
à Rastadt , 425 , — confère avec 
Treilhard et Bonnier (le 17 jan- 
vier 1798), 426,— fait à la députa- 
tion des divers Etats le rapport 
de cette première conférence , 
ibid. , — annonce avec ménage- 
ment à la députation de l'empire 
que l'Autriche reconnaît le Rhin 
pour limites, 431 , — expédie un 
courrier à Vienne avec le conclu- 
j«/w, 434, — déclare que la cour de 
Vienne ne peut jamais consentir 
aux nouvelles prétentions de la 
France , VI , 136, — s'entretient 
avec Bonnier au sujet d'Ehren- 
breistein, 378. 
METTERNICH (le comte Clément) , 
apporte à son père une adhésion 
à la cession de la rive gauche du. 
Rhin , V, 436, — sonde le roi 
de Prusse sur ses intentions , 
— VIII , !395 , — nie les pro- 
jets hostiles de l'Autriche (en 
1809), X, 302, — portrait de ce 
diplomate, ibid.., etc., — découvre 
les communications faites à la 
Russie par Napoléon, etc. , 304, — 
traite de la paix à Altembourg avec 
M. de Champagny , 469 , — plus 
adroit que le diplomate français, 
472, — résiste, en 1813, aux vœux 
de la haute aristocratie autrichien- 
ne , XII , 55 , — œuvre immense 
dont il se trouve chargé, 60, — dé- 
tails sur ce ministre, ibid.^ etc., — 
voile avec soin les relations de 
l'empereur avec la Prusse, 69,— sa 
réponse aux interpellations indis- 
crètes de M. de Narbonne,72, etc., 
— ne croit pas au nombre de trou- 
pes qu'indique Napoléon après la 
bataille de Lutzen, 151,— veut un 
système d'équilibre rompu par 
l'extension de la puissance fian- 



446 



MOEL 



çaise, 191, — confère avec Napo- 
léon et fait connaître l'esprit de 
modération de son souverain, 193, 
— cherche à éviter au congrès de 
Prague les embarras d'étiquette, 
etc., 202, — son ton parfait, etc., 
203, — négocie habilement de tou- 
tes parts , 209 , — signe plusieurs 
traités, et notamment avec l'Angle- 
terre, 231, — veut reconstruire la 
puissance autrichienne sur de nou- 
velles bases, 264, — écrit trois let- 
tres à Caulaincourt ; leur objet', 
325 , — encourage Caulaincourt 
dans ses projets de paix , 360 , — 
assiste au congrès de Vienne, 452, 
— s'oppose à la réunion de la Saxe 
à la Prusse, 465, — prépare le ré- 
tablissement du corps germani- 
que, 471, — les princes allemands 
sollicitent sa faveur, 472, — avait 
prévu le retour de Napoléon ; 
questions qu'il avait secrètement 
adressées à Fouché, 475,— rédige 
la déclaration des souverains, le 
13 mars, 476, 

MEUSXIER (le général), règle la 
capitulation de Mayence , II, 59, 
— défend cette ville; attaque la 
grande île du Mein , est blessé à 
mort; une trêve est accordée pour 
lui rendre les honneurs funèbres, 
304. 

»IINA (le général) , commande en 
Navarre de nombreuses guérillas, 
XI, 318. 

MIOLLIS (le général), commande à 
Venise; son extrême dureté, X,23. 

MIRABEAU (comte de) , gagné par 
la cour, meurt au moment de réa- 
liser ses projets, I, 105. 

MIRABEAU (le vicomte de), est mis 
en accusation , comme complice 
des frères de Louis XVI, I, 206. 

MIRANDA, lieutenant de Dumou- 
riez, lève précipitamment le siège 
de Maestricht , à l'approche des 
Autrichiens, II, 209, — cède aune 

. terreur panique, et ordonne de 
son chef la retraite, 211, — porte 
le trouble dans l'Amérique du 
Sud , sa patrie, IX, 114,— échoue 
dans ses projets, ibid. 

MOELLENDORF, général prussien, 
commande 25,000 hommes sur 



MOEL 

les bords de la Vistule, I, 388, — 
succède dans le commandement 
général au duc de Brunswick, II, 
447, — arrive à Mayence, confère 
avec le duc de Brunswick et se 
tient avec lui dans une grande ré- 
serve , 450, — son activité, son 
ton tranchant, ibid. , — refuse au 
prince de Cobourg et à Mack de 
porter ses troupes sur Trêves; 
sa lettre, 481, — fait annoncer à 
des commissaires français arrivés 
à Mayence, le 16 février 1794, 
pour l'échange des prisonniers, 
que c'était avec îe général Ral- 
kreuth qu'ils devaient traiter, 493, 
— suspend provisoirement la 
marche des troupes, 502, — reçoit 
l'ordre de s'arrêter, ibid. ,— essaie 
de dissimuler à l'armée, humiliée 
de passer à la solde britannique, 
la vérité du traité des subsides 
avec l'Angleterre , 506 , — veut 
rester sur le Rhin et refuse son 
secours à la Belgique, 540, — rem- 
porte quelques avantages sur la 
Sarre , mais ne profite pas de sa 
victoire, 547, — ne se rend pas aux 
demandes de lord Cornwallis; ses 
raisons, III, 6, — allègue que la 
Prusse n'est pas positivement à la 
solde des puissances maritimes ; 
discussion violente avec le com- 
missaire anglais, 8, — se replie sur 
Mayence , 46, — fait publier à 
l'ordre du jour que le traité de 
subsides avec l'Angleterre ne 
subsiste plus ; il se concentre sous 
les murs de Mayeace, etc. , 84, — 
met en rapport avec M. Bâcher, 
attaché à la légation française 
en Suisse , le nommé Schmerz , 
ibid. , — fait repasser le Rhin à 
toute l'armée prussienne, 88 , — 
mande à Merlin , de Thionville , 
qu'il enverra pour traiter de la 
paix à Bâle M. Harnier, 98,— ne 
veut pas attaquer les Français 
près de Mayence et Manheim, 
sans consulter sa cour, lli, — con- 
fère à Mayence, avec Clairfayt et 
l'archiduc Charles , et publie un 
ordre du jour, portant que les 
Prussiens agiraient si les Français 
attaquaient Mayence, ibid.^ — 



MOL 

Son mouvement inoffensif sur la 
Nord-Hollande ; il en prévient 
Moreau, 139, — trompe le comte 
Repnin sur ses sentimens à l'é- 
gard de la France, VI, 126, — mot 
piquant à l'égard de Sieyès, 143. 

MŒSK (le général}, veut tourner la 
division Macdonald et s'emparer 
de Borghetto, VII , 22 , — il est 
battu, ibid. , — se porte à Otricoli, 
surprend un poste français et le 
fait égorger ; brûle un * hôpital , 
ibid. , — se rend maître d'Otri- 
coli et des hauteurs, 23, — est fait 
prisonnier à Calvi, 24. 

310LITERN0, fils du prince Nar- 
sico-Novo, jeune , plein de grâce 
et de valeur, commande un corps 
de cavalerie en avant de Capoue, 
VII, 50, — son ambition, ibid. , — 
fait des charges vigoureuses con- 
tre les Français, 51, — accepte le 
titre de généralissime de l'armée 
révolutionnaire et abandonne le 
parti du roi , 52 , — est suspett à 
Mack qui le fait arrêter; il est 
bientôt relâché, mais envoyé avec 
ses deux régimens dans la forte- 
resse de Sainte-Marie , 53 , — les 
lazzaroni, révoltés, le mettent à 
leur tête ; il est proclamé chef su- 
prême du peuple, 155, — fait 
dresser des échafauds pour punir 
ceux qui troubleraient Tordre, 
etc., 157,— harangue le peuple et 
l'indispose, 1 59, — est envoyé se- 
crètement à Championnet, 160, — 
instruit des scènes d'horreur qui 
s'étaient passées à Naples en son 
absence, fait sonner la nuit toutes 
les cloches de la ville et exposer 
par le cardinal-archevêque le sang 
et la tête de saint Janvier, pour 
faire une procession ; il arrive en 
habits de deuil et pieds-nus ; son 
discours pathétique calme le 
peuple, 164, — s'empare, pendant 
l'absence des plus fougueux pa- 
triotes , du Château de l'OEuf et 
du Château-Neuf, 165, — publie un 
ordre du jour après l'entrée de 
Championnet, 173, — nommé 
membre du gouvernement provi- 
soire, 176, — sollicite l'ambassade 
de France , 184 , — s'associe aux 



MOR 



447 



carbonari , rallie les royalistes et 
les républicains, X, 416. 

MOXGE, ministre de la marine ; sa 
lettre contre l'Angleterre . adres- 
sée aux amis de la liberté dans 
les ports de mer, II, 177, — envoyé 
à Rome après rétablissement de 
la république en cette ville , V , 
253. 

MONGELAS ( baron de ) , ministre 
d'état de Bavière , d'accord avec 
Napoléon; ce qu'il en attendait 
pour son souverain, VIII, 461. 

MONNIER (le général), défend An- 
cône contre les troupes alliées ; 
obtient une capitulation honora- 
ble, VII, 339. 

MONTESQUIOU (l'abbé de), agent 
royaliste, XII, 369 , — ses obser- 
vations sur la constitution déli- 
bérée par le sénat ,411, — veut 
que le roi soit appelé roi de Fran- 
ce et de Navarre, 413. 

MONTaîORIN (comte de) , ministre 
des affaires étrangères de Louis 
XVI, refuse l'offre d'une armée 
faite par la Prusse, comme moyen 
trop violent et surtout contraire 
au caractère de son souverain, I , 
99, — chargé par Louis XVI et sa 
femme de presser la coalition des 
puissances, 105, — donne au mar- 
quis de Noailles , ambassadeur à 
Vienne , des instructions, 128, — 
déclaré par les jacobins comme 
artisan du comité autrichien à 
Paris, 401. 

MOORE (sir John), général anglais 
en Espagne, n'éprouve que de la 
malveillance de la part des Espa- 
gnols ; sa retraite en bon ordre , 
X, 262, — meurt avec gloire sur 
le champ d'honneur, 263, — avait 
commencé son expédition trop 
tard pour qu'elle fût utile, 435. 

MORDVINOF ( l'amiral ) , s'oppose 
à ce que l'on capture les vaisseaux 
anglais dans les ports russes, XI, 
277, — homme considéré de toute 
la Russie, 284. 

MOREAU (le général) , attaque sans 
un grand succès l'aile gauche de 
Clairfayt, II , 532 , — agit avec 
vigueur dans l'occupation de Tur- 
coing, 535, — réuni à d'autres gé- 



448 



MOR 



niëraux, accable le général Ott , 
et enveloppe le duc d'York , 
ihid. , — passe le Rhin le 24 juin 
1796 ; enlève le fort de Kelh, III, 
383, —il envahit Bade et la Soua- 
be, ihid., — bat les Autrichiens 
à Renchen, Ra^tadt, etc. , 387, — 
se dispose à pénétrer dans la Ba- 
vière , après la bataille insigni- 
fiante de Donawerth;, 451, — fait 
passer son armée sur la rive droite 
du Danube , et occupe la fertile 
Bavière, 452,— trêve qu'il impose 
àl'électeur ,. 453 , — détails sur 
l'intérieur de cette cour, 454 , — 
accorde une suspension d'armes 
aux députés des Etats; à quelles 
conditions , 456 , — isolé en Ba- 
vière, par la retraite de Jourdan, 
effectue la sienne, 469, — sa lettre 
à Bonaparte, /è/V/.,— bat les corps 
autrichiens qui s'opposent à son 
passage, repasse le Rhin à Brisach, 
après la perte de la bataille de 
Schlingen ,471, — cette retraite 
acquiert à INIoreau une réputation 
européenne, ihid. , — son respect 
pour la neutralité suisse, ihid., — 
combinaison militaire qu'il forme 
avecMacdonald contre les Austro- 
Russes, VII , 201 , — commande 
20,000 hommes, 202, —regarde le 
prince Charles comme le plus 
grand général de son temps, 228, 

— simple volontaire en Italie, est 
nommé par ses camarades com- 
mandant de l'aile gauche, 231,— 
enlève des redoutes autrichiennes 
et menace déjà Vérone, 232, 

— perce le centre de l'armée 
ennemie et arrive sous les murs 
de Vérone, 233, —demande du 
secours et dispute le terrain pas 
à pas, 236, — évacue Milan en 
bon ordre , 247 , — opère sa re- 
traite avec beaucoup de talent; 
mais il favorisé par l'Autri- 
che , qui paralyse les plans de 
Souvorotf ; lettre d'un général 
russe à Rostopchin sur ce sujet , 
248, etc. , — bat les Austro-Russes 
à Marengo, 252, — porte son quar- 
tier-général à Coni , assurant ses 
communications avec la France, 
252 , — se rend à Gênes , 253 , — 
attaque et repousse le général 



MOR 

Bellegarde, 260, — sauve l'aile 
droite de l'armée à la bataille de 
Novi, 271, — marche à son but 
avec prudence, 413, — son armée 
supérieure en nombre à celle du 
prince Charles, 414, — com- 
mence son mouvement offensif, 
et bat trois fois les Autrichiens , 
415 , — et à Hochstedt , quoique 
ses forces eussent été diminuées , 
ihid.^ — marche contre l'archiduc 
Jean à la tête de 250,000 hommes, 
432, — et le bat complètement a 
Hohenlinden, ihid. , — sa popula- 
rité ; faiblesse de son caractère , 
etc., 433, — recule devant une 
révolution sanguinaire, VIII, 324, 
— appelé brigand, ^325, — refuse, en 
1806, d'entrerauservice de la Rus- 
sie, IX, 288, — y est invité de nou- 
veau, XI, 380 , — contemple l'ex- 
pédition de Napoléon en Russie , 
381 , — arrive à l'armée de Berna- 
dotte, XII, 206, — son plan diffère 
de celui du général Jomini, 221, — 
détails sur ce général, 223, — sa po- 
sition fausse, 224, — sa 'conversa- 
tion avec Bernadotte , ihid. , — 
meurt d'un boulet de canon, le l^"" 
septembre, 228 , — s'oppose à ce 
qu'on massacre les prisonniers an- 
glais, XIII, 128, — opinion de Bo- 
naparte sur sa retraite, 131. 
MORRIS , ministre américain , sa 
correspondance avec lord Gren- 
ville ; son opinion sur l'Autriche , 
etc. , VII. 456 , — consulté par 
Louis XVI, pour lequel il profes- 
sait un grand respect, XIII, 94, — 
trouve M. de La Fayette abusé 
Sur son pays , ihid. , — jugement 
qu'il porte de Necker , 95 , — sa 
lettre à W^ashington , 31 juillet 
1789, ihid. , — et réponse qu'il en 
reçoit, 96, — méprise les auteurs 
des troubles publics, ihid. , — ap- 
pelle Talleyrand un négociateur à 
double face, 97, — ses sentimens 
sur Louis XVI et sur la France 
après sa mort, 99. 
MORTIER (le général) , marche sur 
sur le Hanovre (17 mai 1803}, 
VIII, 199, — sa proclamation in- 
jurieuse pour l'Angleterre, 200,— 
occupe Cux-Haven , etc. , 203, — 
signe un armistice avec les Sué- 



MOU 

dois (18 avril 1807), IX, 409,— 
est remplacé en Poméranie par 
Brune, 411, — nommé gouverneur 
de Moscou, XI, 431,— défend Pa- 
ris, XII, 387, — reçoit du général 
Déjean l'assurance'que Napoléon 
doit arriver, ibid., — demande 
une suspension d'armes, ibid. , — 
facilite a Louis XVIII le moyen 
de passer à Gand, 480. 
MORTON EDEX, envoyé extraor- 
dinaire , etc. , près ia cour de 
Vienne , offre un subside masqué 
sous le nom d'emprunt, et obtient 
la continuation de la guerre par 
l'Autriche, III, 110, — signe, à 
Vienne, le traité de subsides avec 
l'Autriche, le 4 mai 1795, 188,— 
confère avec Thugut, et lui de- 
mande à traiter avec la France 
des intérêts de l'Autriche et de 
l'Angleterre en même temps, IV, 
40, — commencée se délier de 
Thugut, et s'adresse directement à 
l'empereur pour la prolongation 
de la guerre, 84 , — continue ses 
intrigues pour le même objet, 1 5!ï, 

— mande à Londres que la red- 
dition éventuelle de Mantoue n'a 
point inspiré à l'Autriche le désir 
de la paix, 168, — fait des efforts 
incroyables pour empêcher la 
paix de la France avec l'Autriche, 
584 , — est autorisé à poser les 
bases d'une nouvelle alliance of- 
fensive et défensive, VT , 235 , — 

— pousse sans cesse l'Autriche à 
la guerre, 373 , — demande que 
la réponse aux propositions du 
Directoire à la cour de France 
soit suspendue jusqu'à ce qu'on 
ait reçu des nouvelles d'Angle- 
terre, '385. 

MOULINS, nommé directeur, VII , 
262 , — lettre au baron de Har- 
denberg sur la révolution direc- 
toriale, 263, etc. , — proteste con- 
tre la journée du 18 brumaire, au 
lieu d'agir, 360. 

MOUSTIER (de), ambassadeur en 
Prusse, diplomate instruit et dé- 
voué a Louis XVI, I, 92, — dévoué 
aux émigrés , 183, — est chargé 
par Monsieur de faire sentir aux 
ministres prussiens la nécessité 
d'un centre d'autorité royaliste , 

XIII. 



MUR 



449 



451, — se rend au quartier-géné- 
ral de Frédéric-Guillaume, ibid. , 
— confère avec ses ministres, etc., 
ibid. 

3IULLER ( le général ) , remplace 
Bernadotte à l'armée d'observa- 
tion sur le Rhin, VII, 316. 

MULLER (l'historien), pousse la 
Prusse à la guerre, VIII, 501 , — 
ses pamphlets semi-ofticieis pu- 
bliés en Allemagne et en Russie , 
IX, 117, — trahit sa cause, et se 
fait le panégyriste de Napoléon , 
386. 

MURAT, aide-de-camp de confiance 
de Bonaparte, présente au Direc- 
toire- les drapeaux pris sifr les 
Ausfro-Sardes, III, 336, — porte 
à Gênes une note impérative de 
Bonaparte, 422, — défait un ras- 
semblement armé de paysans, met 
au pillage Villetri, etc., V, 269 , 

— ne peut obtenir aucune déco- 
ration du roi de Naples ; reçoit 
800,000 francs pour la signature 
de la paix avec Naples, VII, 458, 

— trompe le prince d'Auersberg , 
franchit les ponts sur le Danube et 
s'assure le passage du fleuve, VIII, 
494, — nommé grand-duc de Berg; 
ses envahissemens, IX, 165, — son 
insatiable ambition, 167, — passe 
la Saale et repousse les Prussiens ; 
cerne le corps de Tauenzien, 304, 
entre à Varsovie, 350, — convoite 
les villes de Hambourg, etc., 372, 
— nommé général en chef de l'ar 
mée d'invasion en Espagne ; ses 
ordres au général Dupont , X , 
127. — parvient a obtenir de Char 
les IV une protestation contre son 
abdication, 1 32, — et lui dicte une 
lettre à Napoléon ; son texte , 
ibid.f — ennemi de Ferdinand 
dont il convoite le trône , arrive 
à Madrid, 133, — ne vent pas re- 
connaître Ferdinand VII, 135, — 
conduit le roi et la reine d'Espa- 
à Bayonne, 147, — s'empare du 
pouvoir a Madrid , et fait partir 
pour Bayonne Tinfant don Fran- 
cisco et la reine d J truiie , etc. , 
150, — publie (les proclamations 
en son nom, 177, — renforce la 
garnison de Madrid, ibid. , — ac- 
croît la haine du peuple contre 

29 



450 



i\AP 



lui; ce pend aut il s'efforce de sau- 
ver des Espagnols arrêtés, 179, — 
convoite Rome ; sa vaste ambi- 
tion, 412, — appelé au trône de 
Naples, plaisait aux Napolitains, 
413 , — ses proclamations contre 
les Calabrois, 416, — ses projets 
contre la Sicile, 417, — son expé- 
dition est sans succès, ibid.^ — se 
plaint de Napoléon, 418, — songe 
a séparer sa fortune de celle de 
Napoléon , Xï, 212, — applaudit 
à ia guerre de Russie, 36 i , — se 
trouve, à Kalousa, en présence 
des Russes, 434, — demeure dans 
une sécurité qui lui devient fu- 
neste, 439, — quitte l'armée pour 
se rendre à ^îaples, 459, — résiste 
a Napoléon, XII, 78, — ouvre l'o- 
reille aux insinuations de l'Autri- 
che, 82, — invite Napoléon a ia 
paix, 83, — veut envoyer un am- 
bassadeur pour son compte au 
congrès de Prague ; est refusé du- 
rement par Napoléon, 175, — 
voulait entrer eu arrangement 
avec lord Bentinck , ibid. , — est 
mal reçu à Dresde par l'empereur, 
176, — ^ sa bravoure imprudente 
fait écraser la cavalerie française. 
239 , — traite avec »' Autriche et 
part pour Naples, 252, — se réunie 
aux alliés, 300, — opposé à Eugène 
Beaubarnais, 301, — veut à tout 
prix se maintenir sur le trône , 
ibid. y — rêve l'indépendance de 
5a couronne , et vent augmenter 



NAR 

son royaume, 305, — se croit dé- 
gagé de tous ses devoirs avec Na- 
poléon, ibid. , — lui fait cependant 
parvenir ses doléances, et n'en 
reçoit pas de réponse, 306, — ses 
troupes entrent à Rome et à An- 
cône, 307, — signe un traité avec 
l'Autriche, 308, — déclare la guer- 
re à la France, 311, — témoigne 
a Pie VII, à Imola, l'intention de 
le replacer sur son trône pontifi- 
cal, 5C6, — sa soumission respec- 
tueuse et tardive a Napoléon, 377, 
— sa situation précaire, 502, — re- 
noue des relations avec Napoléon 
revenu de l'île d'Elbe, 503, — n'ose 
lever l'étendard, 504, — demande 
que l'Autriche lui ouvre passage 
sur son territoire pour attaquer 
la France, ibid., — promet à Na- 
poléon sa coopération , 505 , — 
force le pape à fuir de Rome, 515, 
— sa proclamation insurrection- 
nelle de Rimini, 506, — est com- 
plètement battu à Tolentino, etc., 
et arrive presque seul à Naples, 
ibid.^ — se déguise, s'embarque 
et arrive au golfe de Juan, 507, — 
réfugié en Corse , refuse l'asile que 
lui offre M. de Metternicb , 538,— 
débarque avec trente hommes 
seulement devant Pizzo, est atta- 
qué, se défend ; il est pris et fu- 
sillé, 539, — refuse de participer 
a l'assassinat du duc d'Enghien , 
XIII, 180. 



N 



^'APER-TANDY. (James), chaud 
partisan de V Union irlandaise., sa 
grande influence à Dublin ; forme 
le complot de surprendre , dans 
la même nuit , le château de la 
ville, le camp voisin de Lehauus- 
town et le parc d'artillerie de 
Chapel-Hod., VI, 216, —son pro- 
jet est trahi ; cependant il lève 
l'étendard de la révolte; mais il 
échoue, 217, — se réfugie en Fran- 
ce, où il est bien accueilli , 220 , 



— sollicite de nouveaux secours , 
ibid., — veut conduire la division 
navale de Dunkerque, 221, — dé- 
barque dans l'île de Rutland avec 
quelques officiers français, 222, — 
sa proclamation, 224, — apprend 
le mauvais succès de ses alliés, et 
se rembarque, 225. 
XARBONXE (le comte Louis de), 
ministre de la guerre sous Louis 
XVI (1791), I, 171, — annonce a 
l'Assemblée que trois armées vont 



être rassemblées aux frontières, 
1 76, — voit décliner sa popularité, 
267, — se met en rapport avec 
les meneurs jacobins, 268, — dé- 
nonce Bertrand - Molleville ; est 
renvoyé, ièid., — ambassade con- 
stitutionnelle envoyée à Londres 
par sa coterie. II, 112, — envoyé à 
Wiina ; son caractère, etc., XI, 
373, — lettre qu'il obtient de Ro- 
raanzoff, iôid., — ses insinuations 
poliment menaçantes à Alexandre, 
37o, — revient à Dresde, 376, — 
est envoyé à Berlin, XII, 68, — 
compromet à Vienne les intérêts 
de la cour, 70, — apporte à Dresde 
la déclaration de guerre de l'Au- 
tricbe, 210, — son texte, iôid. 
NARISCHKIN (le comte), est chargé 
d'aller notifier à Berlin la mort 
de Catherine II, IV, 124. 
NASSAU (le prince de), envoyé par 
l'impératrice de Russie à Berlin, 
pour rattacher le roi à la coalition, 
II, 456, — quitte Berlm pour St.- 
Pétersbourg, aûn d'instruire Ca- 
therine des mesures prises par 
Frédéric-Guillaume pour détruire 
l'insurrection polonaise, 517, — 
est envoyé au quartier-général du 
roi de Prusse, après sa victoire de 
Szezekociny , pour y concerter la 
suite des opérations, 540, — chargé 
par la czarine d'épier la politique 
du roi de Prusse en Pologne, II ï, 
64. 
XASSAU-SIÉGEN (le prince de) , ac- 
compagne le comte d'Artois au 
congrès de Pilnitz , I, 141, — part 
de Coblentz pour Vienne, afin de 
pousser l'empereur à la guerre, 
I, 214, — se rend aussi à Berlin et 
a St.-Pétersbourg, ibid., — assiste, 
a Mayence , le 19 juillet i792, à 
l'entrevue de l'empereur et du roi 
de Prusse, 420. 
XEIPPERG ( ie comte ) , ambassa- 
deur d'Autriche, cherclie a rap- 
procher la Suède, la Russie et 
l'Angleterre, XI, 237, — ennemi 
acharné de Napoléon, arrive à 
Napies; seconde les demandes de 
Bentinck, XII, 308, — et force 
Murât a ^igner un traité offensif 
et défensif avec l'Autriche, i6id., 
— conditions de ce traité, 309, 



IS'EL 



45 



etc., — annonce à Murât, de la 
part de l'Autriche, qu'il conser- 
vera sa couronne, 50G. 
NELSON (l'amiral), croire entre la 
Corse , la Provence et l'Espagne, 
VI, 67, — un coup de veiit le force 
a relâcher aux îles St.-Pierre, 68, 
— parait devant Napies, apprend 
que Bonaparte y a débarqué et 
se dirige vers la Sicile, 80, — ne 
peut rencontrer les Français; la 
dépasse , arrive devant Alexan- 
drie, 28 juin 1798, 82, —annonce 
au commandant turc !e danger qui 
le menace, iôid., — ne peut en- 
trer dans le port et se dirige vers 
Aiexandrette, 83,— revient à Rho- 
des ; parcourt l'Archipel; mouille 
à Syracuse et n'apprend qu'au 
Cap Coron le débarquement des 
Français en Egypte ; se dirige sur 
Alexandrie, 84,— -arrive, le 2 août 
1798, devant Aboukir; prend sur- 
le-champ la résolution de tourner 
la ligne d'embossage ; le premier 
vaisseau qui tente cette manœu- 
vre échoue ; raai^ il continue 
l'exécution de son projet; la ba- 
taille est terrible et a bout por- 
tant, 87, — sa victoire complète, 
88, — il rappelle une conquête y 
itid.., — reçoit de riches cadeaux 
de l'empereur turc, 307, — se di- 
rige vers l'Archipel avec la flotte 
turque, 312, — avec quelle mo- 
destie il avait annoncé sa victoire; 
honneurs et présens qu'il reçoit en 
Angleterre, 337, — détails'histo- 
riques sur cet amiral, iôid. , et 
suiv., — s'arrête a Napies avant 
d'aller à la recherche de Bona- 
parte; annonce, dans son enthou- 
siasme, qu'il périra ou qu'il re- 
viendra vainqueur, 425, — fait 
son entrée dans la baie de Napies 
le 22 septembre 1798; devient 
comme le dieu tutélaire de la 
ville, 439, — jugement défavorable 
qu'il porte du général Mack, 448, 
veut que la cour de Napies dé- 
clare une gueire ouverte à la 
France; ses motifs, 450, — veut 
aller resseri er le blocus de Malte, 
451, — rentre à Napies, le 5 no- 
vembre 1798, 4C1, — débarque a 
Livourne 6.000 hommes de trou- 

29. 



452 



rsE\ 



pes napolitaines, 477, — mot pi- 
qnant de cet amiral après la dé- 
faite des Napolitains, \JÏ , 32, — 
ne respecte pas la capitulation an- 
noncée a Méjan, officier français, 
commandant le fort St.-Elme a 
Naples, et fait mettre a mort les 
soldats, 328, — contemple froide- 
ment les excès commis à Naples, 
329, — note d'un agent prussien 
sur le vainqueur d'Aboukir, ièid., 
etc., — parait devant Copenhague 
avec une flotte nombreuse, li9, 
— double les bancs qui défendent 
la ville et s'empare de la batterie 
flottante, 120, — obtient un ar- 
mistice de trois mois , ibid. , — 
échoue contre la flottille de Bou- 
logne, 137, — mémoire fort im- 
partial, au roi d'Angleterre, sur 
les projets de descente de Bona- 
parte, ibid.^ etc., — engage au jeu 
l'épée que la cité de Londres lui 
avait donnée, 174, — se prononce 
contre la paix, ibid., — veut qu'on 
accorde au roi plus que la somme 
demandée par lui (novem. I802\ 
189, — bat l'amiral Villeneuve à 
Trafalgar, et le fait prisonnier, 
493, — sa mort déplorée dans le 
discours d'ouverture du parle- 
ment en 1806; son portrait, IX, 
69. 

NESSELRODE, employé dans plu- 
sieuriï négociatioDS par Alexandre, 
possède les talens nécessaires sous 
îin gouvernement absolu, XII, 
263. 

NEUWINGER (le général français), 
se présente devant une des portes 
de Francfort, le 22 octobre, et de- 
mande l'entrée de la ville, II, 68. 

XEY (le général), vient appuyer en 
Suisse, avec 40.000 hommes, la 
médiation de Bonaparte , VIII, 
297, — vainqueur de Mack à Ver- 
tingen et a Guntzbourg, 485, — 
attaque Friedland pour empêcher 
la retraite de l'aile gauche, IX, 
419, — veut contre-carrer Masséna 
en Portugal, XI, 183,— veut qu'il 
attaque Wellington aBusaco. 187, 
— sauve rarmée d'une destruction 
complète, 193, — désobéit à Mas- 
séna qu'il expose à être pris , et 
perd son conmiandement, 199, — 



i\OV 

maux qu il cause à Yarmée^ ibid.^ 
décide la victoire de la Moskowa, 
411, — refuse de se rendre aux 
Russes; passe le Dnieper, et, après 
s'être surpassé lui-même dans une 
marche pénible, rejoint l'armée, 
451, — incomparable dans sa re- 
traite de Russie, 454, — part, 
après le retour de Napoléon, avec 
l'intention de servir le roi, mais 
ensuite croit sa cause perdue, XII, 
481. 

NICOLAS (le comte de), fils du vain- 
queur de Ragoul, partisan de Na- 
poléon, le regarde comme un mé- 
téore, X, 54. 

NOAILLES Cmarquisde) , ambassa- 
deur de France à la cour de Vien- 
ne, reçoit des directions confiden- 
tielles/ I, 127, — dévoué à La 
Fayette , son parent , et au parti 
constitutionnel, 128, — fait re- 
mettre une note à l'empereur 
d'Autriche sur la situation des 
partis en France . 129, — marche 
toujours dans la ligne du régime 
constitutionnel, 181, — emploie, 
dans ses communications avec la 
cour de Vienne . un langage mo- 
déré, 215, — perd tout crédit à la 
mort de Léopold , 267 , — traite 
avec M. de Cobentzl , adjoint au 
prince de Kaunitz, pour les affai- 
res étrangères, 315, — demande 
que la France soit rassurée contre 
les armement de l'Autriche, etc., 
330 et suiv. 

NOAILLES (Alexis de), agent roya- 
liste, XII, 369, — intri^iue à 8t.- 
Pétersbourg en faveur des Bour- 
bons, 371. 

NOËL (M.), premier commis des 
affaires étrangères envoyé à Lon- 
dres, pour offrir au duc d'Yorck 
le titre de roi des Français, II, 
131. 

NORFOLK (duc de), après la retrait? 
des impériaux, déclare que la si- 
tuation des affaires sur le conti- 
nent est critique, III, 34, — de- 
mande que le Parlement soit as- 
semblé, ibid. 

NOTION (le comte de) , chef de la 
police à Lisbonne , lors de l'en- 
trée de Junot; ardent ennemi de 
la révolution française, X, 114. 



ORA 

XOVOSILTZOFF, ambassadeur russe 
à Londres, conclut avec la Suède 
un traité contre la France , VIII, 



OUii 



453 



433, — est rappelé; la note qu'il 
doit remettre au baron deHarden- 
berg, 453. 







OCARIZ (le chevalier), chargé d'af- 
faires du roi d'Espagne à Paris, 
offre sa neutralité ; à quelles con- 
ditions, et réclame en faveur d'un 
prince malheureux, II, 166, — 
reçoit de son gouvernement deux 
millions pour acheter des voix en 
faveur de Louis X\ I, 167, — con- 
duit mal cette affaire, 1 68, — veut 
exciter une émeute à Paris, ibid. 

OCHS (Pierre), grand tribun de Bâie, 
est adjoint au colonel Laharpepar 
le Directoire pour révolutionner 
la Suisse, V, 301, — son portrait, 
ibid.^ — communique à Paris avec 
Bonaparte et Talleyrand, 312, — 
ses deux notes renfermant ses pro- 
jets, 313 et suiv., — excite a un 
changement dans la constitution 
bâioise; ses motifs, 336, — envoie 
à Paris son projet d'une républi- 
que suisse une et indivisible^ 358, 

— représente à Paris le parti mi- 
litaire, 413, — revient en toute 
hâte en Suisse, ibid.^ — est nommé 
président du corps législatif hel- 
vétique, VI, 179,' — exclu deux 
fois, y est rappelé par ordre du 
Directoire français, 185. 

OELS (prince d''), fils du duc de 
Brunswick, jure de venger la mort 
de son père, IX, 307. 

O-HARA (le major-général russe), 
membre de la commission royale 
établie à Toulon, II, 362, — rap- 
port à sa cour sur la prise de 
Malte, VI, 77. 

ORANGE (princesse d'), sœur de Fré- 
déric-Guillaume, aigrit les esprits 
par son caractère hautain; recourt 
aux armes de la Prusse et a la po- 
litique anglaise, 1, 62. 

ORANGE (le prince d'), remporte 
une victoire complète sur le géné- 
ral Houchard, à Menin, II, 30*J, 

— investit Landrecies , 623, — 



repousse, le 16 juin 1794, l'ar- 
mée de Jourdan, III, 18, — 
presse vainement le prince de Co- 
bourg d'en venir aux mains, 20, 
— ses premiers succès a la ba- 
taille de Fleurus ; il occupe ?*Iar- 
chienne-au-Pont, 23,— reçoit l'or- 
dre formel de se retirer', 24, — 
représente que l'évacuation de la 
Belgique va découvrir la Hol lande, 
25, — veut, à tout prix, préserver 
ce pays, 27, — évacue le camp 
retranché de Nimègue et la ville, 
101,— se rend à Berlin et à Bruns- 
wick pour défendre ses intérêts, 
III, 225. 
ORLÉANS (le duc d'), réputé l'un des 
principaux moteurs des troubles 
du royaume,!, 89. 
OSASCO, chevalier piémontais; sa 
proclamation aux insurgés de 
Carrosio, VII, 81. 
OS3IOND (d'), ambassadeur en Rus- 
sie, donne sa démission, I, 181. 
OSTER3IANN (le comte), ministre 
des affaires étrangères en Russie, 
s'emporte contre le roi de Pié- 
mont en apprenant qu'il a traité 
avec la France, III, 335, — élevé 
à la dignité de chancelier par 
Paul 1% IV, 122. 
OTTO (le général), est repoussé par 

Lannes a Montebello, VII, 400. 
OTTO , premier secrétaire de léga- 
tion a Berlin, VI, 137, — suborne 
un Français, seciéraire du prince 
Repnin, qui lui donne le plan de 
campagne des Austro-Russes, VJI, 
106, — commissaire à Londres 
pour les prisonniers français ; ses 
demandes, 431, — ne satisfait pas 
Napoléon par ses rapports, est 
remplacé, XII, 68. 
OUBRIL (M. d'), ambassadeur russe 
à Paris, demande ofliciellenicnt 
que le premier consul écoute les 



454 



réclamations du corps germani- 
que, Yill, 352, — ca note remar- 
quable après l'insulte faite à Ale- 
Tcandre dans une note de M. de 
Talleyrand, 355, etc., — demandes 
qu'il forme, 359, — seconde note, 
361, etc., — n'ayant pas reçu de 
réponse, quitte Paris, 366, — pou- 
voirs généraux qu'il reçoit pour 
sa mission à Paris , IX, 206, — 
doit se rendre d'abord à Vienne, 
pour sonder les ministres ; sa con- 
férence avec M. de La Rochefou- 
cauld, 207, — est fortement en- 
gagé par M. de "Stadion à rendre 
les bouches du Cattaro à la Fran- 
ce, 2!2, — arrive à Paris, 21G, — 



PAN 

croit qu'une paix séparée serait 
possible et utile ; traite avec Glar- 
ke, 218 , — sa conduite inconce- 
vable vis-à-vis de l'Angleterre, 
ibid.^ — signe un traité particu- 
lier avec la France; articles se- 
crets de cet acte, 219, — se désho- 
nore, 221, — ne fut pas mal reçu 
de son souverain d'abord ; puis 
mis hors de service et exilé, 222. 

OUDINOT (le maréchal), commande 
les troupes en Hollande, XI, 89, 
— est battu à Gross-Beeren, XII, 
229. 

OXEXSTIERX (le baron d') , envoyé 
par Gustave III auprès des prin- 
ces français à Coblentz, I, î64 = 



PAGAXEL, conventionnel , secré- 
taire-général aux affaires étran- 
gères ; son opinion sur l'expédi- 
tion d'Egypte, VI, 262. 

PAGET (Arthur) , sa lettre à la com- 
tesse de Lichtenau après l'irrup- 
tion des Français eu Hollande , 
III, 124, — sa seconde lettre, où 
il la presse de faire agir le roi^ 
125. 

PAHLEN, gouverneur de St.-Péters- 
bourg, exécute le plan d'assassi- 
nat formé contre Paul, Vllf, 82, 
— détails sur ce favori et sur l'as- 
sassinat, ibid.^tic.^ — avoue à son 
souverain qu'il est au nombre 
des conjurés pour cqnnaitre les 
coupables, etc., 85. 

PxMNE (Thomas), démocrate vio- 
lent , antagoniste de Burke , pu- 
blie les Droits de V homme ^ II, 
110. 

PALAFOX (le général) , répond à la 
junte de Madrid, au nom de Fer- 
dinand (à Bayoïine) , que le roi, 
étant prisonnier, elle peut u^er 
de tous ses droits, X, 150, — rem- 
place Guilhermi dans la capitai- 
nerie-générale de Saragosse ; sa 
proclamation, 429, — appelle sous 
ses drapeaux les officiers retirés, 
etc., 4;;0 , — se Iroiive investi 



après quelques échecs, 431, — 
fait fortifier la ville, ibid.^ — cou- 
rage incroyable des habitans, 432, 

— sa réponse au mot de capitula- 
tion, 433, — son frère lui amène 
des troupes, etc., ibid.^ — voit 
avec douleur la tendance indé- 
pendante de la junte générale, 
434, — sommation qu'il reçoit : su 
réponse, 430, — ett atteint de l'é- 
pidémie , ibid.^ — contre la pa- 
role donnée, est conduit en Fran- 
ce et retenu en prison, 438, — ett 
envoyé en Espagne pour porter le 
traité signé par Ferdinand avec 
Napoléon, 274. 

PALFFY (le comte de , accompa- 
gne l'empereur à Pilnitz , ], 135. 

PALM, libraire à Nuremberg, fu- 
sillé par ordre de Napoléon, pour 
avoir publié des ouvrages contre 
l'empereur. I, 246, — texte du 
jugement, 247, — ne peut défendre 
son innocence, 248, — détails 
exacts sur la mort cruelle de ce 
libraire, XIII, 191, — souscrip- 
tion en faveur de sa famille, 193. 

PAXIX (le comte); chancelier à la 
cour de Piussic, soutient Dumou- 
riez de tout son crédit, III, 427, 

— demande a Cobentzl que le 
uane €t le roi de Sardaigne ren- 



PAU 

trent dans les légations de Bolo- 
gne, etc., 429. 

PANIN ( le comte ), fils du chance- 
lier, ambassadeur à Berlin; son 
éloge, VII, 311. 

PAOLUCCI (le marquis de, sa con- 
duite blâmable en Perse , XI , 
400, — arrive au camp de l'em- 
pereur quoiqu'il eût été exilé; fait 
croire à sa capacité ; se fait nom- 
mer gouverneur des provinces 
allemandes, ibid. , — attaque le 
général Yorck et le bat, ibid. 

PARKER (l'amiral), commande la 
flotte devant Copenhague , VIII, 
î 19, — donne l'ordre de cesser le 
combat, 1 20, — s'avance jusqu'en 
vue de Cronstadt, 121. 

PASSWAX-OGLOU ; on croyait a 
Constant inople sa révolte encou- 
ragée par les Français, VI, 307. 

PASTORET, dépuré â l'Assemblée 
nationale , vote pour la guerre 
contre l'Autriche; son discours, 
I, 335 etsuiv., — député au con- 
seil de Cinq-Cents, expose, le 20 
juin 1798, les rapports de la Fran- 
ce avec les États-Unis , et se plaint 
des envoyés de la république dans 
ce pays, VI, 7. 

PAUL ï", succède à Catherine II, 
le 17 novembre 179G; suspend la 
signature du traité de subsides 
avec l'Angleterre et la levée des 
troupes, IV, 78, — on ne connais- 
sait ni ses inclinations ni ses ré- 
pugnances à l'égard des autres 
souverains, 121, — confirme les 
ministres et les grands officiers de 
la cour dans leurs emplois, ibid., 

— rend la liberté à 14,000 Polo- 
nais; plusieurs chefs sont remis 
en possession de leurs biens, 123, 

— écrit de sa propre main une 
lettre fort amicale au roi de 
Prusse, 124, — annonce aux puis- 
sances coalisées l'intention de 
remplir les engagemens pris par 
sa mère, 147, — envoie le comte 
Panin à Berlin , pour engager la 
Prusse il s'unir avec la Russie, V, 
29, — ne veut prendre aucune part 
à la guerre, 104, — veut intcrve- 
ïiii- dans les affaires d'Occident, 
VI, 102, — veut tléiriiire la neu- 
tralité prussienne et ia révolution 



PAU 



455 



française, 103, — était mu par 
l'hoimeur et la justice, 104, — 
prend à sa solde l'armée de Cou- 
dé , etc., ibid., — donne une rési- 
dence à Louis XVIII dans ses 
États de Courlande , 105, — or- 
donne l'armement de plusieurs 
vaisseaux, etc., ibid., — fait de 
nouvelles levées et rappelle Sou- 
voroff, 106, — demande à être 
médiateur entre la Prusse et 
l'Autriche pour les sécularisa- 
tions, ibid., — ses deux notes a 
ia cour de Vienne, 107, etc., — son 
affection pour l'ordre de St. -Jean 
de Jérusalem, 289, — rend à cet or- 
dre les biens du grand prieuré de 
Pologne, ibid. , — augmente ses 
revenus, etc., 290, — prend l'or- 
dre sous sa suprême direction, 

292, — est nommé grand-maître, 
ibid., — écarte du ministère Kou- 
rakin, 293 , — conclut des traités 
avec Vienne, laSicile, etc.,294, — 
et avec la Grande-Bretagne, 295, 

— donne l'ordre d'équiper une 
flotte sur la mer Noire, 297, — 
elle part de Sébastopol, pour al- 
ler joindre Nelson, ibid., — veut 
que sa flotte s'empare de Corfou, 
etc., d'Ancône et même de Gè- 
nes, 313, — s'engage à fournir au 
roi des Deux-Siciles des troupes, 
de l'artillerie, etc., 464, — ses 
vues généreuses quand les autres 
souverains ne rêvent que l'agran- 
dissement de leurs Etats , VII, 

212, — détails sur cet empereur, 

213, — rôle qu'il veut jouer, 214, 

— veut réunir les rits catholique 
et grec, 216, — déclare la guerre 
à l'Espagne: ses injures à ce ca- 
binet, 274, — ses projets gigantes- 
ques; sa proclamation aux Suisses, 
276, — joue ses troupes à pair ou 
non, 278, — avanf de quitter l'ar- 
mée autrichienne avait garanti 
sa sûreté et ses sucrés, 279, — ti- 
tres qu'il accorde à Souvoroff ; i! 
l'appelle le plus grand des géné- 
raux, passés , présens et futurs, 

293, — voulait le rétablissement 
du gouvernement hollandais, 302, 

— parait vouloir renoncer à la 
pruerre contre la France, 315, — 
envoie M. de A'ioménil pour com- 



456 



Pie 



mander les Russes eu Bretagne , 
395, — écrit au prince Charles 
qu'il veut la guerre à outrance, 
ibid.^ — accueille Louis XVIII et 
lui donne Mittau pour résidence 
royale; en recevant la décoration 
de Louis XVIII des mains de 
l'abbé Edgeworth, se courbe et 
lui demande sa bénédiction, 425, 
son enthousiasme pour Dumou- 
riez dure peu, 427, — veut rom- 
pre avec les alliés, 430, — invite 
les puissances du Noid àconcluie 
une convention pour assurer les 
droits des neutres, etc., 445. — sa 
fureur en apprenant la remise de 
Naplesaux Anglais seuls, 446, — 
signe un traité définitif avec la 
Suède et avec le Danemarck, 448, 
— détend tout commerce avec la 
Prusse, 450, — renvoie brusque- 
ment le baron le Rosenkrautz qui 
s'égayait sur son compte, 451, — 
voulait combattre les Anglais dans 
l'Inde et demandait Masséna pour 
général, 458, — troupes qu'il des- 
tine à l'expédition dans l'Inde 
contre les Anglais, VIII, 63, 
meurt le 12 mars 18 
sur ce prince, 79, etc. 

PEi>RO (don), libéral par la pente 
de ses idées, XIII, 149, — joue 
le rôle d'aventurier, ibid. 

PEPIX DE BELLE-ISLE , son ho- 
norable conduite a Lisbonne, X, 
116. 

PESTALOZZI, membre du conseil 
ordinaire de Zurich , nommé par 
la Diètesuisse ministre à Radstadt, 
V, 333, — est forcé de quitter cette 
résidence, 428. 

PICHEGRU (le général) , attaque à 
plusieurs fois l'armée de Wurm- 
ser, II, 436, — commande douze 
divisions depuis Maubeuge jusqu'à 
Dunkerque, 521, — sa position dif- 
ficile auprès de Lille, 533, — de 
retour à son armée , ne reprend 
i'ofiensive que quatre jours après; 
bataille imprévue près de Tournai, 
537, — effectue le passage du Waal 
sans opposition, le 9 janvier 1795, 
III, 126, — reçoit invitation des 
États de se porter à Amsterdam, 
127, — il y proclame au nom de 
la Convention l'indépendance des 



PJE 

Provinces-Unies, ibid.^ — accueilit 
les propositions de Fauche Borel 
de la part du prince de Condé, a 
condition de la coopération de 
l'Autriche, 198, — refuse de livrer 
aux Autrichiens Strasbourg, etc., 
situation de son armée, 199, — 
passe le Rhin et em porte Manheim, 
226, — éprouve un éch^c a Oppen- 
heim; il e>t 'orcé a la retraite, 
252, — ne peut empêcher la re- 
prise de Manheim; rattaché en 
secret à la cause royale, il ne vou- 
lait pas livrer sa patrie, 264, — 
préside le ronseil des Cinq- Cents, 
en 1797, IV, 456, — déporté le 
18 fructidor. 52i, — s'était perdu 
au 18 fructidor, VIII, 324,— dési- 
gné comme un brigand, 325. 
PIE VII (Chiaramonte ) , évêque 
d'Imola , lors de la révolte de 
Lugo , promptement étouffée par 
Bonaparte , dit dans son mande- 
ment : « Rendez à César ce qui 
est à César, » etc., III, 414, — 
met toute sa confiance dans le car- 
dinal Albani ; se place dans la dé- 
pendance de l'Autriche, IV, 178, 

— veut conjurer Bonaparte, prêt 
à passer les Apennins, par des 
concessions, 185, — lettre qu'il 
écrit à ce général, 189, — signe la 
paix à Tolentino, renonçant au 
comtat d'Avignon , elc, 'l90, — 
perd le tiers des États de l'église, 
192,— sa santé se rétablit, V, 188, 

— ses inquiétudes et sa triste po- 
sition après la mort de Duphot et 
la retraite du jeune Bonaparte, as- 
si>te, à quatre-vingt-un ans, avec 
le sacré collège, à une procession 
publique, pour détourner l'orage 
qui le menaçait, 233, — prend 
des précautions pour la sûreté de 
Rome; sa proclamation au nom 
du secrétaire d'état, 235, — donne 
l'exemple de la résignation et 
d'une grande tranquillité d'esiœit 
lors de l'entrée (ies troupes fran- 
çaises, 239, — raniiiverjaire de 
son exaltation est célébré, maigre 
l'occupation de la ville par les 
Français, 240, — il invoque la 
protection du ciel, pendant que 
son palais e^t menacé, ibid., — 
apprenant par le général Cer- 



PIG 

voni que son gouvernement est 
aboli, offre avec calme ce sacri- 
fice a Dieu, 241, — demande seu- 
lement protection a Berthier, 242, 
— j^a belle réponse, quand on lui 
offre une pension pour porter la 
cocarde tricolore , 248 , — il est 
impitoyablement dépouillé de ses 
meubles et de ses babits pontifi- 
caux, etc., 249_, — resté seul avec 
ses domestiques , çarait pour la 
première fois accablé de douleur, 
ibid.^ — sa soumission à la volonté 
de Dieu; s'occupe des affaires de 
l'église avant son départ ; le 20 fé- 
vrier 1798, prend le chemin de 
Viterbe, par un orage épouvan- 
table, 250, — arrivé à Sienne, il 
est reçu, au nom du grand duc de 
Toscane , par le lieutenant-géné- 
ral Martini, 251 , — refuse les 
offres faites de la part du grand 
duc et veut garder un sévère in- 
cognito, 253, — son portrait, X, 
343, — nomme le cardinal Gaprara 
légat à latere près du premier 
consul , 347 , -— après quelques 
contestations, vient à Paris sacrer 
Napoléon, 350. — répond aux de- 
mandes de Bonaparte, qu'il ne 
peut se mettre en hostilité contre 
les puissances, 354, — sa soumis- 
sion religieuse en recevant les 
injonctions insolentes d'e Napo- 
léon, 359, — lettre de l'empereur 
que lui communique le prince 
Eugène, 361, — bulle d'excommu- 
nication lancée contre Bonaparte, 
370, — enlevé de Rome et con- 
duit au-delà des frontières, 372, 
— conduit à Grenoble, a Nice et 
enfin à Savone, ibid. , — refuse 
la pension qui lui est offerte , 
ibid.^ — amené à Fontainebleau; 
le malheur y retrempe son âme, 
XII, — concessions qu'il fait 
à Napoléon, 133, — son étonne- 
ment lorsque ses conventions pro- 
visoires sont publiées, 135, — se 
plaint de cette publication intem- 
pestive, ibid., — sa rétractation, 
ibid.) — réclame les bons offices 
de l'empereur d'Autriche, 175, — 
proteste contre la violation de ses 
droits, 331. 
PIGNaTELLI (le prince), nommé 



PIT 



457 



vicaire-général du royaume de 
Naples, en l'absence du roi, VII, 
43, — son caractère ; sa noblesse ; 
le peuple ne l'aimait pas, ibid. , 

— prend quelques mesures, 44, 

— ordonne de respecter les Fran- 
çais, 147, — protège Arcambal, 
ordonnateur en chef de l'armée 
française, ibid.^ — court risque 
d'être massacré ; reconnaît taci- 
tement Moliterno chef du peuple, 
156, — embarque ses trésors et 
arrive en Sicile, 157, — est en- 
voyé prisonnier au château de 
Girgenti, ibid. 

PIXTO, ministre d'état à Lisbonne, 
informe les puissances étrangères 
de l'arrestation du chevalier Aran- 
jo, envoyé de Portugal à Paris, 
VI, 02. 

PUT (William), fils de lord Chatara, 
fait partir, en juillet 179?, M. Jen- 
kinson pour Coblentz , avec une 
mission d'observation et de con- 
ciliation, I, 421, — son sentiment 
sur le duc de Brunswick, II, 34, 

— tableau de son administra- 
tion, 102 et suiv. — s'oppose à la 
réforme parlementaire; ses mo- 
tifs, 121, — comprime fortement 
les fermentations populaires, 144, 

— mesures adroites qu'il sait 
prendre, 145, — ne veut pas com- 
promettre la dignité du gouver- 
nement, en intervenant directe- 
ment pour Louis XVI, 164, — 
prête l'oreille a ceux qui regar- 
dent ia France comme en proie 
à une révolution terrible , et 
comme dépourvue de ressources, 
179, — examine à la chambre des 
Communes les motifs de la décla- 
ration de guerre faite à la France, 
185, — croit venir à bout delà 
France par le concours de la 
Prusse et de l'Autriche sans l'ap- 
pui de la Russie, 330, — veut for- 
tement que le duc d'Yorck s'em- 
pare de Dunkerque, 350, — ins- 
truit par lord Elgin et le duc 
d'Yorck de la nuUité du prince de 
Cobourg, veut déterminer l'em- 
pereur à se mettre à la tête de 
son armée des Pays-Bas, 392, — 
justifie la guerre faite a la France, 
4 67 et suiv., — sa discussion avec 



458 



PIT 



Fox, 471, — veut se fortifier en 
s'aîliant au duc de Portlaud, chef 
des anciens Vvhigs, III, 33, —c'était 
annoncer beaucoup de courage, 
ibid., — nie formellement que 
l'objet de Ja guerre soit de conqué- 
rir la France et de la soumettre 
aux armes étrangères, 36 et suiv., 

— ne paraît ni abattu ni décou- 
ragé des mauvaises nouvelles du 
Continent, 41 , — ne dissimule 
pas, en demandant un emprunt 
pour l'empereur d'Autriche, que 
des négociations pour la paix sont 
ouvertes avec la France et quel- 
ques-unes des puissances; mais 
n'est pas arrêté par ce fait , 128, 

— fait acueillir le message du roi, 
129, — propose un bill pour pré- 
venir les assemblées séditieuses, 
25o , — il ouvre son budget au 
milieu des orages, ibid. , — veut 
faire la paix avec le Directoire; à 
cet effet, il envoie son secrétaire 
privé à Thugut, 2G3, — prend 
♦ n sérieuse considération ( lin 
juillet 1796) les nouvelles alar- 
mantes du Continent, 398, — en- 
voie Hammoiid au roi de Prusse, 
pour l'engager à se déclarer mé- 
diateur armé entre la république 
française et \ç^^ alliés, 400, — ré - 
pond aux négocians de Portugal 
qu'il pense que l'Espagne ne lais- 
sera pas traverser ses possessions 
par les Français; qu'il les proté- 
gera en cas de guerre, 40 i, — croit 
qu'il faut tout tenter pour s'em- 
parer de l'initiative des négocia- 
tions, ou pour voter des subsides, 
etc., IV, 6, — veut traiter avec 
le Directoire, ibid.. — n'est point 
rebuté par ses refus, 10, — trace, 
à l'ouverture du Parlement en 
octobre 179C, un tableau riant 
de la prospérité nationale ; croit 
qu'on doit souhaiter la paix , y 
travailler même à des conditions 
honorables, 27, — demande ce- 
pendant que les forces de la na- 
tion soient augmentées, ihid.^ — 
fait connaître, le 6 décembre 1796, 
au Parlement|son plan de linances, 
la dette publique, etc. ; essuie de 
violentes attaques à ce sujet, 1 1 2, 

— se jiistltie par des antérédens; 



PIT 

obtient la majorité, mais perd 
plusieurs men<bres indépendans, 
114, — présente im message, où 
il demande la continuation des 
subsides à l'Autriche , et fait vo- 
ter 500,000 Jiv. st., 115, — pré- 
sente un autre message pour prou- 
ver que la paix a été impossible 
et qu'il faut faire la guerre, 1 1 6, 

— parle de tous les détails delà 
négociation rompue, ibid.., — al- 
lègue que la Hollande restant au 
pouA'oir de la France, l'Angleterre 
doit s'approprier les colonies hol- 
landaises, 117, — triomphe de 
Fox, son antagoniste, le 4 avril 
1797, 295, —demande, le 29 avril, 
une somme de deux millions I. st. 
pourrempereur,298,— metendéli- 
bératiou le projet d'ouvrirune né- 
gociation nouvelle avec la France, 
431, — veut donner suite à ce pro- 
jet, 437, — développe ses raisons, 
438, — demande dans un conseil 
général des ministres que l'on re- 
prenne la négociation avec 1^ 
France; à quelle? conditions, V, 
113, — présente, le 24 novembre, 
a l'ouverture du Parlement, son 
nouveau plan de finances, 129, 

— veille sur les destinées de la 
Grande-Bretagne ; mesures qu'il 
prend pour prévenir la descente 
des Français, 476, — ignorant les 
succès de Nelson, veut former une 
alliance avec l'Autriche, VI, 232, 

— ne donne aucun relâche à Bo- 
naparte, VIIÏ, 36, — favorise l'es- 
prit révolutionnaire dans l'Amé- 
rique espagnole , 37 , -^ redouble 
d'activité depuis le 18 brumaire, 
38, — veut replacer les Bourbons 
sur le trône, 39, — jette des insti- 
gateurs de troubles sur tous les 
points de la France, ibid. , — in- 
vective sans cesse Bonaparte, 40, 

— calcule les conséquences fâ- 
cheuses du traité de Lunéville, 59, 

— n'est pas effrayé de l'isolement 
où se trouve l'Angleterre, 106, —se 
retire du ministère, quand l'esprit 
public lui manque, 107, — son 
mot eu apprenant l'assassinat du 
duc d'Enghien, A III, 332, — re- 
prend les rênes de l'administra- 
tion ^0 juillet 1804), 3.^1, — veut 



POT 

ïormer une coalition nouvelle con- 
tre la France, 398, —sa demande 
de fonds au Parlement, 437, — sa 
mort ; détails sur ce ministre, IX, 
70, etc. . . 

PLEVILLE - LE-PELLE Y, ministre 
de la marine , plénipotentiaire 
pour la paix avec l'Angleterre, 
en 1797, IV, 441,,— s'oppose seul 
à l'expédition d'Égv.^te; donne sa 
démission , 4C9, —envoyé a Cor- 
fou pour y préparer une expédi- 
tion contre Nap'es, ihid. 

POLIGNAC (le duc de), accompagne 
!e comte d'A-tois aa congrès de 
Pilnifz , I, J4l, — envoie son fils 
Armand a Coblentz, pour an- 
noncer g-je l'empereur est prêt a 
faire la, guerre à la France, s'il le 
faut, 2i4. 

P03IB-4L (le marquis de), réforma- 
teur violent, fait sanctionner l'ex- 
piision des jésuites, de concert 
?vec ]e duc de Choiseul en Fran- 
ce, et le comte d'Aranda en Es- 
pagne, I, 49, — se rend à Lon 
dres pour demander du secours 
contre une invasion française, 
III, 405. 

PONSOMBY, demande que l'on sus- 
pende l'exécution du traité avec 
la Suéde, XII, 99. 

?OPHAM ( Home ) , Commodore 
an'J:lais, occupe le Cap de Bonne- 
Espérance, 9 janvier î80ô, IX, 
113, — échoue devant Buersos- 
Ayres, défendu par le comte de 
Linières , officier français au ser- 
vice d'Espagne, 114. 

PORTLAND (duc de), chef de l'élite 
des anciens wbigs, III, 33, — sou 
administration est un chaos, X, 
423, — meurt en 1809, XI, 38. 

POTERAT (le marquis), est envoyé 
secrètement par le comité de la 
Convention à Thugut, pour le 
pressentir sur la paix ; son his- 
toire, IIÏ , 79 , — il le presse 
de se déclarer ouvertement pour 
la paix, 90, — envoyé de nou- 
veau à Vienne, déclare qu'en cas 
d'alliance entre l'Autriche et la 
France, celle-ci laisserait envahir 
la Bavière, 201, — porte au baron 
de Thugut quelques paroles non 
officielles , mais qui annonçaient 



PRI 



Î59 



des négociations plus directes, 
286, — et en rend compte au Di- 
rectoire, ihid.^ — vent, avec l'ap- 
pui de Carnot. fonder une répu- 
blique dans le Brisgaw, V, 144. 

POUILLY (marquis de), suit le quar- 
tier-général du roi de Prusse, en 
qualité de commissaire des prin- 
ces, I, 440. 

POUQITEVILLE, consul général au- 
près d'Ali- Pacha de Janina , IX, 
363. 

POUSSIELGUE, secrétaire de la lé- 
gation française a Gènes ; sondé 
par Bonaparte, est envoyé à Malte 
avec une commission factice, V, 
452, — texte de cette pièce, ibid.^ 
— lettre que lui donne Bonaparte 
pour le consul français à Malte, 
4)3, — descend chez un banquier 
de sou nom et prend les premiè- 
res informations , 457 , — donne 
des repas; gagne quelques cheva- 
liers; cherche à se rendre favo- 
rable le grand-mai?re, 458,— rem- 
plit sa mission avec secret et in- 
telligence; revient à Marseille et 
adresse son dernier rapport à Bo- 
naparte, 460, — engage le grand- 
maître de l'ordre de Malte a trai- 
ter avec les Français débarqués, 

y, 73. ' • 

POZZO Di BORGO, son portrait; 
nousse à une coalition contre la 
France, IX, 405, — fortement op- 
posé à Napoléon; convoyé par 
Alexandre auprès de Bernadotte, 
Xlî, 91, — ses variations politi- 
ques, 225, — serviteur zélé de la 
légitimité à Prague , 226, — en- 
voyé à Londres pour traiter avec 
Caltlereagh, au nom d'Alexan- 
dre, 261 , — tient la plume à Lan- 
gres, où s'étaient réunis les mi- 
nistres alliés, 317, — veut qu'on 
marche sur Paris, 38i, — est en- 
voyé par Alexandre auprès de 
Louis XVIII, pour lui imposer la 
loi d'adopter les principes libé- 
raux , 429. 

PRADT (l'abbé de) , remplace Bi- 
gnon à Varsovie ; sa situation dif- 
ficile, XI, 397. 

PRINA (le comte de), ministre des 
finances à Milan, assassine dans 
une émeute, XII, 405. 



460 



lus 



PROVERA (général piémontais) , se 
barricade dans le vieux château 
de Cosseria ; rejette toutes les som- 
mations et se défend avec cou- 
rage, III, 3 1 5, — est foré de ren- 
dre les arniej^ ; obtient du vain- 
queur tout ce qu'il demande, 319, 
— enlève quelques postes à Auge- 
reau, IV , 1 56, — veut se porter 
sur Mantoue, J57, —est investi 
dans ses lignes et met bas les ar- 
mes, 162, — sa conduite à Man- 
toue est désapprouvée; reçoit 



ll£I 

l'ordre de se rendre à Clagenfurt, 
168, — arrive a Rome, malgré les 
assurances données a Bonaparte 
que cet officier autrichien ne com- 
manderait pas les troupes papales, 
V, 196, _ le commandement lui 
estenlexé, 199, — lise retire a 
Naples, 'jf)0, 
PUCKLER (.o comte), chef du parti 
anti-trançais a Breslau, IX, 383, 
— se donne r» mort pour ne pas 
subir le joug eranger, 384. 



Q 



QUESNEL, général français, arrêté a Porto par le général espasncJ RpI. 
letta, X, 209. 1 ç r.ei 



R 



RA^IPON , général de brigade , re- 
pousse , a Montenotte, trois atta- 
ques des Autrichiens, III, 311, — 
s'établit a Avenche ( pavs de 
Vaud ), y, 341. 

RAPATEL (le colonel), ancien aide- 
de-camp de Moreau, chargé d'in- 
viter son général a servir en llus- 
sie, XI, 399. 

RAPIXAT, commissaire en Suisse, 
ne connaît aucun frein, appelle la 
Suisse un pays conquis^ VI, 180, 
etc. , — il est destitué, 184, 

RAPP (le général), commandant à 
Danfzick; sa tyrannie militaire _, 
IX, 443 , — concession qu'il ob- 
tient, 453, — s'illustre par la dé- 
fense de Dantzick, XII, 250. 

RASU3IOWSKI (le comte), ambas- 
sadeur de Russie à Vienne, remet 
ses dépêches à l'empereur ; leur 
but, III, 15, — jouit d'une grande 
considération; il est honore d'une 
visite de l'empereur, 190, — fait 
connaître à l'Autriche les senti- 
mens de la Russie, VIII, 456, — 
sa réponse au cabinet de \ ienne 



sur l'occupation des bouches de 
Cattaro, IX, 196. 

RAYXOL ARD , membre de la com- 
mission du corps législatif ( en 
1814), XII, 290. 

REDîXG (Aioys), nouveau Guillau- 
me Tell , proclame l'organisation 
générale de la Suisse , VHI, 296, 
— arrêté, et enfermé dans le châ- 
teau d'Aarburg, 297. 

REGNAULT DE SAINT-JEAN-D'AN-' 
GKLY, nommé commissaire du 
Directoire à Malte, après la red- 
dition de cette îIp, VI, 80, — écri- 
vain fécond et médiocre, panég}'- 
riste de Bonaparte, VII, 270, — 
injurie, au conseil d'état, un mi- 
nistre russe, VIII, 420. 

REGNIER ( le général ) , investit 
Gaëte, et somme le prince de Hes- 
se-Philipstadt de se rendre, IX , 
88, — se porte contre le général 
Stuart; fausse idée qu'il se fait des 
troupes anglaises, 111, — est battu 
à Maïda, 112. 

REINHARDT, soigne à Hambourg 
les intérêts de la France, VI , 35, 



REU 

— demande un emprunt de douze 
millions, et la cession du port de 
Cuxhaven, 37, — ministre des af- 
faires étrangères ; sa circulaire 
aux a?ens diplomatiques, VII, 37 2. 

REXFNER , conseiller intime de 
Prusse, est chargé de coudre les 
parties disjointe.-» du manifeste des 
puissances, modifié par le duc de 
Brunswick, 1, 428. 

REPNIN (le prince) , rappelé à la 
cour par Paul P% IV, 122, — no- 
tice historique sur ce prince, VI, 
111, — envoyé à Berlin sans titre 
apparent, pour renouer la grande 
coalition européenne, 114, — de- 
vait trouver un antagoniste re- 
doutable dans la personne de 
Sieyès, ibid., — le devance à Ber- 
lin, où il arrive avec une suite 
nombreuse , 119, — sa première 
aote au comte d'Haugwitz, 120 , 
— piqué de voir le roi et sa cour 
s'éloigner dès les premiers jours 
de son arrivée, 124, — cherche à 
connaître l'esprit public à Berlin, 
125, — va cajoler l'orgueilleux et 
cupide Moëllciidorf, 126, — fait 
une visite au comte de Harden- 
berg , le complimente sur son 
administration en Franconie , et 
hasarde quelques insinuations po- 
litiques, 127, — portrait qu'il fait 
de son souverain, 131 et suiv., — 
s'imagine avoir formé un parti 
russe a Berlin, 134, — ses brava- 
des contre les républicains fran- 
çais, 144, — ne peut obtenir au- 
cune mcditicationaux résolutions 
pacifiques de la Prusse et de l'Au- 
triche, 145, — ses doléances au 
cabinet russe sur l'indécision du 
roi de Prusse , 148 , — prend le 
haut ton avec les ministres du roi, 
156, — signe une convention pré- 
liminaire avec Cobentzl , et , en 
conséquence, annonce un secours 
de trente mille Busses, 164, — son 
entrée a Vienne ; est bien accueilli 
par l'empereur et les archiducs ; 
confère avec Thugut sur sa mis- 
sion, 191, — disgracié pour avoir 
échoué à Berlin, VU, 106, — meurt 
à Moscou en 1801,/ô/rf. 

RECBELL (le général) , s'oppose à 
la marche du duc de Briinsvrick- 



RE\ 



461 



Ocls, X, 398, — mais il est battu, 
et court risque d'être pris, 399. 

REUSS ( prince de ) , ministre de 
l'empereur au quartier-général du 
roi de Prusse, I, 440, — montre de 
l'hi.meur en entendant Keller- 
marm demander les Pays- lias pour 
indemnités de la guerre, II, 17, — 
invite le roi de Prusse à concourir 
à une négociation pacifique avec 
la France, III, 134, — en novem- 
bre 1797, notifie à Berlin la paix 
conclue entre la France et l'Au- 
triche, V, 31, — gagne la bataille 
de Wachau, XII, 237. 

REWBELL, commissaire de la Con- 
vention à l'armée de Custine, II, 
98, — confère, devant Mayence, 
avec le prince de Brunswick, 302, 
— veut traiter de la capitulation 
de la ville ; est rejeté jjarle roi de 
Prusse, 317, — défend, au comité 
de salut public , les généraux qui 
avaient défendu Mayence, 325, — 
son rapport à la Convention sur 
la paix conclue avec le grand-duc 
de Toscane et avec la Prusse, III, 
148, — signe le traité qui con- 
somme la dépendance des Provin- 
ces-unies envers la France, le 16 
mai 1795, 166, — envoyé à Bâle 
pour écouter les propositions de 
paix de l'empire, arrive dans cette 
ville et voit Barthélémy et Har- 
denberg , 219 , — seconde confé- 
rence qui devient décisive ; note 
qu'il remet au ministre d'état 
prussien ; se montre pourtant 
d'une rudesse extrême, 221, — est 
élu directeur, 235,- complimente 
l'envoyé du roi de Prusse, San- 
doz-Rollin, 277, — confère avec 
l'envoyé des cercles de Franco- 
nie, lui propose de se rendre en 
Autriche, pour y parler de paix, 
IV, 82, — hésite à renverser la 
république, 519, — excite le minis- 
tre Talleyrand à rédiger une cir- 
culaire aux agens de la républi- 
que , sur la (iescente projetée en 
Angleterre, V, 137, — e>t d'avis 
d'opposer Augereau à Bonaparte , 
1 53, — lui présente une plume pour 
signer la démission qu'il demande 
(3 mai 1798), 513. 

REY (le général), descend en Irlan- 



462 



KGB 



de avec quelques ofticiers français 
et Naper-Tandy ; sa proclamation, 
VI, 222, etc., — poursuit les Na- 
politains à travers la Sabine jus- 
qu'à Rome, VII, 27, — les chasse 
devant lui à Terracine, 38, — les 
force à se replier sur Gaëte, 45, — 
s'empare de cette ville, 55, — son 
parc d'artiilerie est pri-,, 07. 

REYNIER (le général} , contribue a 
l'occupation de Turcoii»g, II, 535. 

RIBAS, aventurier Italien , conçut 
et conseilla le meurtre de Paul 
I", VIII, 81. 

RICHARD PARKER , simple mate- 
lot, chef de la tlotte anglaise ré- 
voltée, est livré par l'équipage du 
SandiK'ic/i, IV, 435, — exécuté le 
30 juin, sur ce navire, 436. 

RICHELIEU de duc), se rend de 
Coblentz a Vienne pour exciter 
l'empereur à la guerre contre la 
France, I, 214 , — se rend égale- 
ment à Berlin et à Saint-Péters- 
bourg, ibid. , — envoyé par Ca- 
therine, comme volontaire à l'ar- 
mée du prince de Cobourg, mais 
au lonti pour instruire l'impéra- 
trice, II, 544, — rentré en France, 
a la seconde restauration, signe un 
traité avec les alliés, XII, 544, — 
pertes que la France essuie, 545, 

— signe plusieurs autres actes 
avec une profonde douleur , 548. 

ROBERJOT , ancien ciu-é de Ma- 
çon, homme d'un caractère bien- 
veillant, entré à la Convention 
après le procès de Louis XVI, est 
envoyé comme troisième plénipo- 
tentiaire a Rastadt , VI , 167 , — 
se légitime auprès du comte de 
Metternicb, le'ujuidet 1798, 168, 

— était chargé de tempérer les 
formes rudes de Bonnier, ibid.,— 
confère secrètement avec le baron 
d'Albini; parle de nomelles ou- 
vertures faites au cabinet de 
A'ienne pour la paix , 328 , — sa 
modération , 329 , — se réfère au 
Directoire relativement a l'affaire 
des Grisons , 364 , — sa note au 
Directoire sur la marche des Rus- 
ses (r*" novembre 1798), 382,— est 
assassiné aux portes de Rastadt, 
qu'il vient de quitter, d'après l'or- 
dre du Directoire, VII, 237. 



KOt 

ROBESPIERRE ( Maximilien ) , 
membre du comité de salut public, 
a la nouvelle de la prise de Toulon, 
veut qu'on incendie et qu'on rase 
la ville de Lyon, et qu'on marche 
ensuite sur Toulon pour le re- 
prendre. Il , 362 , — son rapport 
a la Convention sur la situation 
politique de l'Europe ; cherche a 
garder l'alliance de la Suisse et 
des Etats-Unis, 453, — la cour 
d'Autriche le juge favorablemeiit; 
elle espère pouvoir traiter avec 
lui, quand il sera dictateur, III , 
10. 

ROCCA (le prince de la), l'un des 
chefs de la conjuration révolution- 
naire à Napies, VII, 51. 

ROCCAROMAXA ( le duc de la ) , 
commande un corps de cavalerie 
en avant de Capoue, VII, 49,— le 
plus beau et le plus frivole jeune 
homme du royaume, 50, — charge 
avec courage les troupes françai- 
ses, 51, — abandonne le parti du 
roi, 52, — nommé général en se- 
cond à Napies, 156, — reconnaît 
sa faute et sert son souverain lé- 
itirae^ 184. 

ROCCAVINA (le général), reçoit l'or- 
dre de Beaulieu de marcher sur 
Monteuotte, et de l'attaquer, IIÏ . 
311, — Cit blessé , ibid., — verse 
des larmes en apprenant les désas- 
tres de Jlontenotte, 312. 

ROCHA.MBEAU (le général), com- 
mande l'armée destinée à soutenir 
La Fayette dans son invasion de 
la Belgique, I, 360, — commande 
à Saint-Domingue, après la mort 
de Leclerc, VIII, 211, — stupides 
barbaries de cet homme hideux 
de caractère et de figure (voir 
pièces justificatives ) , ibid. , — 
promet a Dessalines d'évacuer le 
Cap, et tombe entre les mains des 
Anglais, 212, — conduit en Angle- 
terre, ibid. 

ROCHEFOUCAULD (de la), le comte, 
ambassadeur a Vienne , somme 
l'empereur de reconnaître la con- 
fédération du Rhin, IX, 161. 

ROCHEFOUCAULD (de la) , Sosthè- 
ne, chef de la députation royaliste 
auprès d'Alexandre à Paris, XII , 
389. 



ROM 

IIŒDERER , publie les négociations 
entamées par la France avec l'An- 
gleterre pour la paix, en y joi- 
gnant des rëllexions, Vil, 385. 
nOGËR DE DAMAS , commande la 
gauche de l'armée napolitaine , 
VI, 467, — déploie une valeur bril- 
lante, et prend plusieurs villes de la 
Romagne, VII, 25, — s'avance sur 
Rome avec 6,000 Napolitains, et 
demande à traverser la ville pour 
rejoindre l'armée ennemie, 29, — 
ne pouvant obtenir ce qu'il de- 
mandait avec hardiesse , veut se 
retirer par Civita- Vecchia, 30 , — 
conçoit le projet de faire sa re- 
traite jusqu'à Livourne , se replie 
sur Viterbe et s'embarque enfin 
a Orbitello avec le reste de ses 
troupes, 31, — espère conserver au 
roi de Naples les provinces non 
envahies, IX, 87,— se défend cou- 
rageusement dans la Calabre ; 
mais il est entraîné par ses soldats 
dans leur fuite, 90. 
ROGER ( l'amiral ) , envoyé devant 
Cadix avec dix vaisseaux de guer- 
re, VI, 68,— vient croiser devant 
Toulon treize jours après le dé- 
part de l'expédition française, 69. 
ROHAN (le cardinal de), reçoit or- 
dre de l'empereur de ne tolérer 
dans ses possessions aucun rassem- 
blement hostile, I, 217, — presse 
l'empereur de faire une invasion 
dans la haute Alsace, 224. 
ROHAN (Ferdinand de), grand-maî- 
tre de l'ordre de Malte ; sa mau- 
vaise administration, V , 455. 
ROHAN (le prince) , arrive le soir 
même de la bataille de Marengo , 
avec un renfort de 9,000 hommes, 
VII, 404. 
ROLL (baron de), chargé par le 
comte d'Artois et le comte de Pro- 
vence de demander au roi de 
Prusse son appui, I, 132, — recon- 
nu en Prusse comme envoyé des 
princes français, 188. 
ROMANA (le'marquis de), com- 
mande les Espagnols envoyés à 
l'empereur , IX, 415, — est envoyé 
sur la Baltique , X , 83,— s'évade 
du Danemarck avec presque toute 
son armée , 222 , — son serment 
conditionnel a Bernadotte, 251, — 



nos 



463 



ordonne aux Espagnols de se re- 
tirer dans les montagnes a l'appro- 
che des troupes françaises, etc., 
XI, 25, — ses reproches à la junte 
centrale, 27,— se réunit a Welling- 
ton dans Lisbonne , 192, — re- 
çoit l'ordre de se rendre dans l'île 
de Léon, 1 95,— tombe mort a cette 
nouveliè , lôid. 

ROMANZOFF ( le feld-maréchal ) , 
envoyé auprès des princes à Go- 
bleutz, I, 164, — rappelé à Saint- 
Pétersbourg par Paul PS IV, 122, 
— se fait le défenseur du traité 
conclu avec la France, le 20 juillet 
(1806), IX, 222, — ses conférences 
avec Savarv sur l'évacuation de 
la Moldavie, etc. ; son peu de di- 
gnité dans ces négociations, X, 59, 
— brusque le départ de l'ambassa- 
deur anglais, 61, — sa conduite 
vis-à-vis du roi de Suède, 276, — 
ne peut croire à une agression de 
la part de Napoléon, XI, 313, — 
lettre qu'il reçoit du ministre 
français (25 avril 1812), 352. 

ROSE, adjudant-général, chargé par 
Bonaparte de sonder Ali -Pacha 
sur les affaires de Grèce, VI, 268. 

ROSENKRANTZ (baron de) envoyé 
danois a Saint-Pétersbourg , s'é- 
gaie dans sa correspondance sur 
Paul I*^*"; il est renvoyé brusque- 
ment, VII, 451. 
ROSILY (l'amiral), est obligé de se 
rendre, à Cadix, avec sa flottille, 
a Morla, gouverneur de la ville, 
X, 188. 

ROSTOPCHIN (le comte), nommé 
par Paul P"" conseiller privé, etc., 

VI, 294. — fait renvoyer Dumou- 
riez de Saint-Pétersbourg, séduit 
par les cajoleries de Bonaparte, 

VII , 428 , — basse origine de ce 
seigneur, etc., iàid.^ — appuyé de 
deux femmes intrigantes, se dé- 
fait du comte Panin, 76 , — et du 
vicomte de Caraman , îbid. , — 
force Paul à faire sortir Louis 
XVIII de laCourlande, iôid., — est 
exilé , 77 , — gouverneur de Mos- 
cou, XI, 402, — entretient les ha- 
bitans dans des idées de sécurité, 
404, — trompe les habitans après 
la bataille de la Moskowa, 414, — 
l'ait maltraiter les FranÇvti^/, 415, 



464 



SAJ 



— ses proclamations burlesques , 
4 1 6, — se livre à ses grotesques pas- 
quinades, 419, — ses atrocités, puis 
il abandonne la ville à elle-même, 
420. — est accusé d'avoir fait brû- 
ler Moscou , 428, — perd le com- 
mandement de cette ville, 449. 

ROYER COLLARD , agent royaliste , 
XII. 3G9. 

RUFFIN (M.), chargé d'affaires à 
Constantinople , après la mort 
d'Aubert-Dubayet, VI, 269, — ses 
connaissances dans les langues 
orientales, ibid.. — avait terminé, 
sous Louis XVI, plusieurs négo- 
ciations importantes, ibid., — pré- 
voit les suites de l'expédition d'E- 
gypte par rapport a la Turquie , 
270,— dépêche qu'il reçoit deM.de 
Talleyrand a cette époque, ibid. et 
suiv.,--est questionné parie reis- 
efiendi sur l'expédition française, 
^.'4, — communique la dépêche de 
M. de Talleyran'1 au reis-eflendi , 
276, — rapport d'un agent prussien 
à Constantinople sur l'impression 
qu'y produit le débarquement de 
Bonaparte en Egypte, 277 et suiv. , 



SAI 

— reçoit des reproches amers sur 
la conduite de la France; ses pa- 
piers sont saisis, il est conduit aux 
Sept Tours, 305, — en sort en 1801 
et reprend ses fonctions, IX, 360, 
— a de la peine a justifier l'occu- 
pation par les troupes françaises 
de Raguse, 361. 
RUFFO (le commandeur y , depuis 
prince Ruffo , ministre de Naples 
à Paris ; ses représentations éner- 
giques auprès du Directoire rela- 
tivement à la liberté des prison- 
niers napolitains politiques , VI , 
430, — signale à sa cour les écrits 
publiés à Paris contre la cour de 
Naples, 445, — quitte Paris empor- 
tant des promesses de paix , mais 
n'y comptant guère, 479, — suit le 
roi a Palerme; descend a Reggio 
lui troisième ; rassemble peu à peu 
les Calabrois et entre dans Naples 
où il ne peut empêcher le pillage 
et le meurtre, VII, 327,— accorde 
une capitulation à Méjan qui com- 
mandait le fort Saint-Elme, 328, 
— envoyé a Paris pour arrêter la 
marche des Français, IX, 85. 



SAAVEDRA, premier ministre à Ma- 
drid, était du parti français, VI, 
60. — fait renvoyer les émigrés et 
prohibe les marchandises anglai- 
ses, ^6/f/., — \ eut appeler le duc 
d'Oi leans en Ei^pague, X, 468. 

SAINT-AIGNAX ( le baron de) , mi- 
ni.^tre à \^ < imar, est arrêté, puis 
mis en liberté, contère avec M. de 
Metternich !-ur la paix, XII. 275, — 
mal reçu de Napoléon qu'il invite 
à traiter, après lei> succès deCham- 
paubert, etc., 344. 

SAIXT-CYR (le général;, bat à Bos- 
co les troupes russes qui lui sont 
opposées, VU, 318, — repousse 
Kray au lieu même où Joubert 
avait été tué, 320, — sa position cri- 
tique dans Gènes; s'en tire avec 
sagesse , ibid. , — détails sur cette 



ville par un agent russe, ibid.^ etc., 
— commande les troupes d'élite à 
Marengo , 401 , — eût pu, par sa 
fermeté, prévenir la reti aite meur- 
trière de Leipsick, XIÏ , 244 , — 
défend courageusement la ville de 
Dresde et capitule, 249,— demeure 
prisonnier, 250. 

SAIXT-JULIEN (le comte de) prend 
Savone, A II, 397, — envoyé à Pa- 
ris pour convertir la capitulation 
d'Alexandrie en un traité de paix 
définitif, 410, — sa franchise toute 
militaire, 412. 

SAINT-JUST , délégué du comité de 
salut public, fait planer la terreur- 
sur la ville de Strasbourg qui 
avait offert de se rendre à TAu - 
triche, II, 426. 

SAINT-MARSAN , Piémontais , con- 



SAV 

îère avec Bonaparte, le 4 mai 
179G, a Tortone, III, 340,— con- 
tribue, à Berlin, au rappel du com- 
te de Hardenberg, XI, 118,— veut 
négocier un mariage entre la cour 
de France et celle de Prusse, etc., 
XII, 13. 

SAINTE -ALLIANCE, sorte d'acte 
mystique, XIII, 261. 

SAKEN (le général), est battu aMont- 
mirail par Bonaparte, XII, 343, — 
maintient la tranquillité dans Pa- 
ris après l'entrée des alliés , 396, 

SALE3ÏBEXI (le général), chef de 
l'école militaire de Vérone, élu 
chef de Venise après la révolte des 
Esclavons et des bandits, 12 ruai 
1797, IV, 344. 

SALICETTI, conventionnel, com- 
missaire du Directoire à Florence, 
refuse la réception que veut lui 
faire le grand-duc de Toscane ; 
blâme Bonaparte de se familiari- 
ser avec les princes, III, 417, 

SALLES, député de la Meurthe à la 
Convention, examine les considé- 
rations de haute politique qui doi- 
vent porter la Convention à mé- 
nager Louis XVI, II, 161 et suiv. 

SAXDOZ-ROLLIN, gentilhomme de 
Neufchâtel,est nommé par la Prus- 
se ministre auprès du Directoire, 
III, 277, — il est présenté par Ch. 
Delacroix , ibid. , — reçoit ordre 
de son souverain de demander 
que les provinces situées sur la 
rive gauche du Rhin soient ré- 
tablies dans leur administration 
civile, 281. 

SAVARY , appareille à Rochefort 
( le 4 août 1798) pour l'Irlande , 
VI, 221, — est envoyé à Saint-Pé- 
tersbourg en 1807 , est bien ac- 
cueilli par Alexandre , X , 29 , — 
ferme les yeux sur la sortie de 
deux navires anglais du port de 
Cronstadt, 35, — demande pour- 
quoi la Moldavie etIaValachie ne 
sont pas évacuées, 52, — sur quel- 
les raisons il fonde sa demande , 
ibid.^ — est reçu par l'empereur 
même, qui lui annonce que le roi 
de Suède ne se presse pas de s'unir 
à la France, 56,— confère une se- 
conde fois avec Romanzoff sur les 
affaires de Moldavie, etc , 53, — 
xin 



SAX 



46; 



ne profite pas du départ de l'am- 
bassadeur anglais, 6l ^ —intrigue 
dans le palais , ne peut séduire le 
duc de Serra- Capriola , 62', — 
avouait hautement l'assassinat du 
duc d'Enghien, 65, — afJirme sans 
scrupule à Ferdinand VII que Na- 
poléon est disposé à le reconnaître, 
X, 136, — presse le roi d'aller au- 
devant de Napoléon, 136, — l'en- 
traîne jusqu'à Vittoria_, 137, — 
porte à Rayonne la lettre de Fer- 
dinand à Napoléon , aprè» avoir 
fait cerner les princes par les trou- 
pes françaises, 138, — notifie à Fer- 
dinand arrivé à Bayonne que la 
maison de Bourbon a cessé de ré- 
gner, etc., 144, — cause la cata- 
strophe de Dupont, 194, — ne pos- 
sédait pas la capacité nécessaire 
pour parer aux suites de la capitu- 
lation de Raylen , etc., 199, — 
perd latête, /é/û^., — nommé minis- 
tre de la police, XI, 85, — chargé 
de tout, pour l'arrestation et la 
mort du duc d'enghien, se hâte 
de faire fusiller le prince , XIII , 
180, etc. 

SAXE-COBOURG (prince de) , nom- 
mé généralissime des armées con- 
tre la France, II, 204, — choix 
malheureux, ibid., — avait cepen- 
dant partagé avecSouvoroff l'hon- 
neur des victoires de Foczani et 
de Rimnisk, 205, — vient à Franc- 
fort, confère avec le duc de Bruns- 
wick un plan d'opérations ; idée 
de ce plan, 207, — arrive à Berg- 
hem le 1'" mars, 203, — entre 
triomphant à Maëîtricht , 209 , 
— - mieux servi par ses espions , 
eût pu anéantir l'armée de Du- 
mouriez, 215, — esprit de sa procla- 
mation à Bruxelles, 217, — teneur 
de sa proclamation après la dé- 
fection de Dumouriez, 231 et suiv., 

"^ — croit encore à Ja proclamation 
du général français, même aban- 

: donné par ses soldats, 237 , — se 
rend au congrès d'Anvers, 238, — 
s'oppose vainement aux princes 
coalisés qui veulent pénétrer dans 
la France à force ouverte, 239, — 
annule sa première déclaration 
jiar une nouvelle , en date du 9 
avril 1793; son texte, 241 et suiv., 

30 



AGG 



SAX 



— refroidi de plus en plus dans 
la conduite de la guerre, 2^16, — 
sa déclaration relative à V adresse 
de Dumouriez envoyée aux com- 
missaires de la Convention, àBou- 
chain ; leur réponse au prince , 
247, — sa lettre aux commissaires, 
248. — perd l'espoir d'entrer en né- 
gociation et marche en avant , 
250, — sollicite un renfort de 30,000 
hommes; son système de guerre 
lent et méthodique , 251 , — s'en 
tient à des mouvemens insigni- 
fians, 280, — ne change rien à ses 
dispostions défensives, malgré les 
projets d'attaque des Français, 
283, — veut, après la mort du gé- 
néral Dampierre, qu'on attende 
l'eifet des troubles suscités à Paris, 
285, — manœuvre sans vigueur et 
sans intelligence, le 23 mai, sans 
forcer le camp de Famars, 285, — 
laisse l'armée française opérer sa 
retraite , 286 , — sa proclamation 
après la prise de Condé, déclare en 
prendre possession au nom de S. M. 
impériale et royale , 327 , — passe 
deux mois entiers en combats in- 
signitians, 342,— fatigue le cabinet 
de Londres par ses lenteurs, 346, 
— détourne le duc d'York de l'en- 
treprise sur Dunkerque, 347, — 
avec plus d'activité et d'élan, aurait 
pu détruire l'armée française, 349, 
— se justifie dans les journaux de ne 
pas être de l'avis de plusieurs gé- 
néraux qui voulaient marcher sur 
Paris, 351, — s'empare duQiiesnoy 
après quatorze jours de tranchée 
ouverte, 369, — s'oppose à ce que 
le siège de Dunkerque soit repris; 
ses motifs, 391, — débarrassé delà 
surveillance de lord Elgin , com- 
mence avec liberté son mouve- 
ment offensif, 402, — investit le 
camp retranché des Français sur la 
rive droite de la Sambre,' ibid.^ — 
apprenant le débloquement de 
Maubeuge, excité par le prince de 
Hohenlohe-Rirchberg , repasse la 
Sambre, 407, — recule devant la 
victoire, 408, — cantonne ses trou- 
pes dans les environs du Quesnoy, 
etc., 4 1 3, — n'attend, pour attaquer 
Landrecies, que l'arrivée de l'em- 
pereur, 516,— attaque et défait la 



SCH 

ligne française à Catillon, 523, — 
maître de tout, au commencement 
de la troisième campagne, 524, — 
reste immobile et ne tire aucun 
fruit des premiers avantages, 526, 
— rien ne peut le déterminer à 
secourir Clairfayt, 526, — entre à 
Landrecies en vainqueur , mais 
reste inactif, 527, — veut frapper 
un grand coup et sauver la Flan- 
dre, 533, — après la bataille san- 
glante et :-térile de Tournay, ap- 
})uie le sentiment de Thugut pour 
l'abandon des provinces belges, 
540, — son inaction et son incerti- 
tude aggravent le danger et font 
voir son projet d'abandonner les 
Pays-Bas, III, 17,— ne se joint 
point au prince d'Orange victo- 
rieux ; son indécision , 18, — ne 
songe plus à sauver la B'iandre, 
mais veut marcher sur la Sambre; 
il détermine le duc d'York à res- 
ter sur l'Escaut pour se lier au 
besoin avec Clairfayt, 19, — arrive 
à Nivelles, mais perd quatre jours 
en hésitation sans secourir Char- 
leroi et sans attaquer, 20,— fait fi- 
ler son artillerie sur ses derrières 
lorsque Charleroi a capitulé, 2l, — 
sa mauvaise position à la bataille 
de Fieurus, 22, — ordonne la re- 
traite quand la victoire est encore 
dans ses mains, 23, — donne ordre 
au prince d'Orange de se retirer, 
24, — veut se mettre à couvert der- 
rière la Meuse, et n'écoute aucu- 
ne réclamation, 26, — il abandon- 
ne Bruxelles, iôid.,— eut continué 
son mouvement rétrograde sans 
l'arrivée du comte de Metternich; 
envoyé par l'empereur, 43, — écrit 
au prince de Hesse - Cassel qu'il 
défendra la Meuse, 44, — rappelé 
par l'empereur, rentre en Allema- 
gne, et retombe jusqu'à sa mort 
dans un oubli total, 72. 
SCHARNHORST (Gérard-Uavid de), 
chargé de l'administration de la 
guerre en Prusse après la paix de 
Tilsitt; ses talens, sa probité, IX, 
466, etc., — réorganise miraculeu- 
sement l'armée, XII, 85. 
SCHAUMBOURG (le général), déta- 
ché de l'armée du Rhin, s'avance 
vers Berne et Soleure, V, 353,— 



SCH 

arrive dans les positions qui lui 
avaient été indiquées, 382, — atta- 
que a rimproviste le château de 
Dornach au nord de Soleure, 384, 
— se porte vers Soleure ; sa som- 
mation au commandant de la ville, 
385,— porte 12,000 hommes sur 
Newenegg , qui sont repoussés ; at- 
taque avec succès en front la po- 
sition de Fraubrunnen, 393,— éta- 
blit son quartier-général a Soleure, 
405,— commande en chef l'armée 
en Suisse, 420, — fait revivre dans 
les Hautes-Alpes la tyrannie dé- 
truite par Guillaume Tell , YI , 
183 , — il est forcé à la retraite , 
ibid.^ — déclare, le 24 octobre 1798, 
que l'entrée des Autrichiens dans 
le pays des Grisons ne doit pas 
troubler l'harmonie entre la Fran- 
ce et l'empire, VI, 372. 
SCHÉRER (le général), garde, avec 
1 5,000 hommes, la Sambre, deMau- 
, ^beuge à Thuin, III, 3,— gagne 
la bataille de Loano, le 23 novem- 
bre 1795, 261, — détails sur cette 
bataille, 262, — n'en profite pas, 
fatigue le Directoire nouvellement 
installé ; est remplacé par Bona- 
parte, 301, — nommé au comman- 
dement de l'armée d'Italie, assem- 
ble un conseil de guerre à Man- 
toue; son plan d'attaque digne d'é- 
loges , VII , 231 , — effrayé de ses 
pertes, donne à Moreau l'ordre 
de la retraite, 232, — se retire sous 
le canon de Peschiera, ibid.^ — veut 
attaquer les Autrichiens sur toute 
leur ligne; il succombe dans cette 
attaque , 234 , — pertes qu'il avait 
éprouvées en onze jours, ibid. 
SCHILL, lieutenant des gardes de la 
reine de Prusse, fait une guerre ac- 
tive auxdétacheniens français; en- 
lève le maréchal Victor, IX,38 j, — 
entre à Berlin, jouit de l'estime 
générale; exerce ses troupes , X, 
327, — est appelé à Kœnigsberg 
pour rendre compte de sa condui- 
te, «è/V:/.,— s'échappe avec 300 hom- 
mes et agite l'Allemagne, 328, — ar- 
rive à Wittemberg; ne peut enle- 
ver un dépôt d'armes , etc. , dans 
cette ville, lève des contributions, 
etc., 329, — au lieu de s'emparer de 
Magdebourg, prend ses quartiers 



SÉB 



467 



à Denvitz, 330,— occupe Stralsund; 
tué en défendant cette place,'.331. 
SCHIMMEL-PENNIXCK , juriscon- 
sulte, dirige les révolutions des 
Provinces unies en 1795, I, 127. — 
président de la république batave, 
VIII, 293. 
SCHŒXFELD (le général), prussien, 
commande l'armée nationale de 
BHgique, I, 89. 
SCHL LEMEOL RG-KEHUERT (com - 
te de), président du collège de guer- 
re, etc., adjoint par le roi de Prus- 
se à Hertzberg, 1 , 103 , — confère 
avec Custine sur les affaires de 
France , 381 , — refuse de croire 
à la sincérité diplomatique de Du- 
mouriez , ibid. , — déclare que la 
cour de Vienne n'est rien moins 
que décidée à reconnaître Mon- 
sieur pour régent, 456, — quitte 
l'armée d'invasion , 462. 
SCHWARTZE3IBERG ( le prince ) , 
sollicite en vain la Prusse de s'unir 
à l'Autriche contre la France, X, 
299, — presse Alexandre de se dé- 
clarer contre la France, 300, — ré- 
siste avec habileté aux d eux armées 
de Tchitchagoff etde Tormasolf , 
XI, 399, — reste immobile après 
les événemens de Smolensk', etc , 
461, — arrive aux Tuileries deux 
jours après le départ de Napoléon 
(13 avril 1813), XII, 71,— sesnégc- 
ciations vagues avec le duc de Bas- 
S3ino^ibid., — sonmotsur le maria- 
ge de Napoléon, 75 ,— est nommé 
général en chef des troupes aUiéf s, 
221, — répare l'échauffourée de 
Dresde par une suite de succès , 
229, — sa proclamation à. l'armée, 
241, — son caractère noble et con- 
ciliateur , prévient les dissensions 
intestines, 243, — sa proclamation 
aux Suisses pour leur annoncer 
son entrée, 28 5, — réponse favora- 
ble du landamm.an, ibid.,— pres- 
crit une exacte discipline, 287, — 
entre en France et pénètre jusqu'à 
Langres, 317, — battu, se retire et 
demande un armistice , 344 , — sa 
proclamation aux Parisiens, 387, 
— marche une seconde fois sur Pa- 
ris après la bataille de Waterloo , 
532. 
SÉBASTIAXl insnlte dans un rap- 

30. 



468 



SEL 



port aux chambres, l'Angleterre, 
VIII, 190,— intrigue à Constanti- 
nople pour que la Porte déclare 
la guerre à la Russie, IX, 341, — 
nommé ambassadeur en 1806, 
veut armer les Turcs contre la 
Russie , 362, — demande la ferme- 
ture des ports turcs aux Russes, 
etc., 363, — parvient à entraîner 
^a Turquie dans une guerre dan- 
gereuse, 364, — profite de nos vic- 
toires en Prusse pour augmenter 
son crédit, 365, — rend le courage 
aux habitans de Constantinople , 
et les Anglais sont repoussés, 366, 
— déjoue les intrigues de l'envoyé 
anglais Pagot, 369, — quitte Con- 
stantinople après la paix de Tilsitt, 
441. 

SËGUR (de) , passe en Prusse avec 
une mission particulière ,1, 181 , 
— son portrait, ibid., — avait refusé 
le portefeuille des affaires étran- 
gers, ibid.^ — chargé de détacher 
la cour de Berlin de sa nouvelle 
alliance avec l'Autriche, 184 , — 
devait agir surtout auprès de deux 
favorites du roi, 185, — difficultés 
qu'il avait à vaincre, 188, — arrive 
à Berlin, 189, — froid accueil qu'il 
reçoit du roi et de la reine, 190 , 
— ne psut se créer à la cour des 
appuis directs, 197, — trouve un 
protecteur dans le chevalier de 
Boufflers, 198, — est mieux traité 
par le roi; trouve les ministres 
plus confians, 199, - se trompe sur 
son succès, ibid. , — mande à soa 
gouvernement que le cabinet de 
Prusse suivra la marche de celui 
de Vienne, 201 , — demande son 
rappel et l'obtient ; bruits qui cou- 
rent à ce sujet, 202, — explications, 
203 , — ment à sa conscience sur 
l'Angleterre , à la chambre , VIII, 
420. 

SÉLIM IH , empereur de Turquie, 
prince peu éclairé , veut res- 
ter neutre, VI , 247 , — demande 
des officiers , des constructeurs , 
etc., 249, — dépose son grand-visir 
après la descente de Bonaparte en 
Egypte ; ordonne des mesures hos- 
tiles contre la France, VI, 300, — 
son maniieste contre la France; 
\c Directoire y répond dans le.^o- 



SER 

niteut\ 320, —réformes militaires 
qu'il tente, IX, 362,— déposé le 29 
mai 1807, 3G9. 

SÉMONVILLE (de), résident de 
France a Gênes, est chargé par 
Dumouriez de détacher le roi de 
Sardaigne de la cour de Vienne, 
I, 361, — s'arrête à Coire, capi- 
tale des Grisons, dans le courant 
d'août 1793, pour gagner Venise 
et Constantinople ; il est enlevé 
au mépris du droit des gens, II, 
395, — il était muni d'une forte 
somme en or , de bijoux et 
de papiers importans, /ô/of. , — 
nommé à l'ambassade de Con- 
stantinople, VI, 240, — instruc- 
tions qu'il reçoit, 241, — mal- 
traité dans la note remise à la Porte 
par M. de Knobelsdorf , 242, — 
et dans celle de son prédécesseur, 
245, — est refusé par le grand- 
seigneur, 246. 

SEilRA-CAPRïOLA (le duc), ambas- 
sadeur de Naples à St.-Péters- 
bourg ; son éloge, VII, 323, — s'u- 
nit aux ministres de Prusse et 
d'Angleterre, 324, — tâche de dé- 
jouer les intrigues de Bonaparte 
auprès de Paul I*"^, 440, —chargé 
de négocier pour des indemnités 
à payer aux Bourbons, VIII, 276, 
— lettre qu'il reçoit du préten- 
dant, ibid.^ — ne se laisse pas sé- 
duire à St.-Pétersbourg par Sa- 
vary, X, 62, — dirige l'agent di- 
plomatique de la junte générale 
d'Espagne, 255, — demande un 
mémoire sur la Russie et la France 
a un de ses amis; analyse de cette 
pièce, XI, 278, — ne s'abuse pas 
sur les vues de l'Autriche et de 
l'Angleterre, 283, — veut la res- 
tauration de la branche ainée de 
France, ibid.^ — mémoire sur la 
guerre qu'il remet à l'amiral Mor 
dvinof, ibid.^ — négocie secrète- 
ment avec l'Angleterre, 303. 

SERRURIER (le général), prend po- 
sition a Loano, etc., sous les or- 
dres de Bonaparte, III, 306, — 
prend les ordres de Bonaparte 
pour traiter avec Wurmser de la 
reddition de Mantoue, 175, — ses 
premiers succès près de Vérone; 
mais il est repoussé avec une 



SIE 

grande perte, VII, 233, — obtient 
d'abord quelques avantages, mais 
il est repoussé, 247, — est obligé 
de mettre bas les armes à Verde- 
rio, ibid. 

SERVAN , ministre de la guerre; 
comment il explique à la Conven- 
tion l'issue de la campagne des 
Prussiens, II, 15. 

SHÉRIDAN ( Richard ) , pour em- 
barrasser le ministre anglais , 
somme Pitt d'intervenir en faveur 
de Louis XVI, II, 164, — con- 
damne la campagne des coalisés 
en 1793, 4G2, — veut changer le 
système politique du ministère, 
après la bataille de Fleurus et la 
retraite des impériaux , III, 34, 

— son discours, ibid.y — vote, le 
14 décembre 1796, contre Pitt, 
avec l'opposition, 114, — l'attaque 
de nouveau, le 4 avril 1797; ne 
veut pas qu'on envoie des subsides 
à l'empereur; succombe dans sa 
demande, 295, — combat le plan 
de finances et l'augmentation 
d'impôts demandée par Pitt à l'ou- 
verture du parlement de 1798, V, 
131, — s'effraie de l'ambition du 
Consul, VIII, 189. 

SIEYÈS (l'abbé), conventionnel, si- 
gne le traité qui assujétit la Hol- 
lande à la République, III, 166, — 
rend compte de cet événement à 
la Convention, 168, — nommé 
président de la Convention, 170, 

— son projet de limites pour 
la France , ibid. , — remplace 
Gaillard à Berlin; chargé d'ai- 
guillonner le jeune monarque, 
Vl, 117, — ce choix déplaît au 
roi de Prusse, 118, — ne déploie 
à Berlin que le titre d'envoyé ex- 
traordinaire, 119, — devait s'ef- 
forcer de former une alliance avec 
la Prusse, 137, — notes qu'il re- 
çoit de Talleyrand a ce sujet, 
ibid. , — premières informations 
qu'il donne au Directoire, 1 39, — 
son discours en présentant ses 
lettres de créance, 140, etc.. — 
s'entretient long-temps avec le roi, 
141, — la malignité publique fait 
le rapprochement d'une sorte d'é- 
meute à Berlin avec son arrivée 
dans cette ville, 142, — instruit le 



SOU 



469 



Directoire de l'impression que fait 
sa présence à Berlin, 143, — ne 
réussit pas dans son projet d'al- 
liance avec la Prusse; sa lettre a 
Talleyrand à ce sujet, 146 et suiv. 

— reçoit l'ordre de communiquer 
les articles secrets du traité de 
Campo-Formio, 157, — son mé- 
moire à Haugwitz sur le pays de 
Clèves, 380, —nommé directeur, 
s'unit à Barras, VII, 261, — con- 
sul après le 18 brumaire; sa lettre 
à Riouffe, fort curieuse aujour- 
d'hui , 371, — se fait richement 
payer, ibid. 

SILVA (le marquis de) , conseille la 
paix au roi de Sardaigne, III, 270. 

SINIAVIX (l'amiral russe), refuse 
de s'unir aux Anglais contre la 
ville de Constantinople, IX, 367, 

— est attaqué par la flotte turque 
et battu, 368, — commande la 
flotte russe devant Lisbonne, X, 
112. 

SOLAXO (le général), gouverneur 
de Cadix, brave militaire, fait 
soigner dans les hôpitaux de la 
ville les blessés anglais, VIII, 492. 

— sa proclamation, X, 186, — est 
massacré parla populace, 187. 

S03IBREUIL (le comte de), part de 
Coblentz pour Vienne, atin d'ex- 
citer Léopold à la guerre, I, 214, 

— va pour le même sujet à Berlin 
et à Saint-Pétersbourg, ibid., — 
est fusillé à Quiberon, III, 208. 

£OPHlE, reine de Prusse, voit avec 
douleur les dangers de sa patrie, 
VIII, 29, — ses préventions trop 
fondées contre Haugwitz, ibid., — 
sa profonde affliction à la mort du 
duc d'Enghien, 333, — deux rap- 
ports de V Observateur prussien 
sur les circonstances de ce crime, 
ibid. , etc. , — voit avec douleur 
l'oppression de la Prusse, IX, 117, 

— se rend trop tard à Tilsitt ; sa 
noble conduite, 433, — sa mort, 
XI, 119. 

SOTIN , ministre de la police , se 
joint à Augereau; obtient à force 
d'argent le secret des royalistes, 
IV, 522. 

SOULT, maître de Braga, s'avance 
sans obstacles sur Porto, X, 448, 

— rétablit la discipline dans l'ar- 



70 SOU 

mée, ibid., — est soupçonné d'as- 
pirer au trône de Portugal , 449, 

— enlève le pont d'Araarante; 
mais, surpris par Wellington, il 
s'échappe, laissant ses malades, 
etc., 450, — et arrive avec quel- 
ques hommes en Espagne, ibid., 

— rendu redoutable par la réu- 
nion des troupes de Ney aux 
siennes, 451, — voit sa marche 
entravée par les tracasseries du 
maréchal Ney, 454,— bat de nou- 
veau Cuesta et Véniças ; est nom- 
mé major-général de'i'armée, 460, 

— parvient à Baylen et menace la 



junte de Séville, 



force les 



défilés de Despena-Porros , XI, 
137. — ne peut s'emparer de Ca- 
dix, 138, — sommation qu'il fait 
à cette ville, 164, — sa surveil- 
lance et sa bonté, 167, — ses suc- 
cès nombreux dans l'espace de 
cinquante jours, 201, — se retire 
devant le général Béresford, après 
une bataille sanglante et sans ré- 
sultats ; recommandant ses bles- 
sés, 205 , — peut seul remplacer 
Napoléon en Espagne, 320 , — il 
est envoyé en Allemagne, ibid., 
— retourne en Espagne avec le 
titre de lieutenant de l'empereur, 
XII, 199, — réunit une armée, 
mais ne peut pas conserver Pam- 
pelune et St.-Sébastien, ibid. , — 
perd la bataille de Toulouse ; son 
héroïque résistance, 406 , — se 
soumet à Louis XVIII, 407, — 
change de langage quand Napo- 
léon revient de l'Ile d'Elbe, 494. 
SOUWOROFF, vainqueur à Foczani 
et à Rimnisk, II, 205, — com- 
mande les nouvelles armées rus- 
ses envoyées par Catherine contre 
la Pologne, III, 85, — son énergie 
indomptable et son coup d'œil 
militaire sûr, 99, — paraît devant 
le faubourg de Prague; le prend; 
il entre dans Varsovie, ibid.^ — at- 
taché à son culte, voudrait réta- 
blir les Bourbons; détails sur ce 
général, VII, 118, — sa lettre à 
Charelte, chef vendéen, 219, — 
comment elle est jugée a Vienne, 
ibid., — prend le commandement 
de l'armée d'Italie, 235, — porte 
son quartier-général à Treviglia, 



SPE 

ibid., — ses succès, 246, — son 
intérêt pour les émigrés français; 
sa proclamation, ibid. , — entrée 
triomphale à Milan, 247, -7- arrêté 
par l'Autriche, ne peut poursuivre 
Moreau et exécuter ses plans, 250, 
sa situation, par la belle retraite 
de iMoreau, devient précaire, 253, 

— veut empêcher Moreau de se 
porter vers les Apennins, 253, — 
envoie des secours au prince de 
Rohan, 254, — dans sa correspon- 
dance avec Rostopchin, s'égare 
sur le compte des Allemands qu'il 
commande, ibid., — voulait réta- 
blir le roi de Sardaigne, 255, — 
repousse Macdonald auprès du 
Tidone, 256, — manœuvre pour 
envelopper l'armée française, 257, 

— gagne après quelques' échecs la 
bataille de la Trebia, 259, — ar- 
rive au secours de Bellegarde et 
force Moreau à se retirer, 260, — 
continue les sièges de Tortone, 
etc. ; presse Mêlas de pénétrer en 
Franche-Comté, 269, — gagne la 
bataille de Novi, 271, — se rend 
avec son armée en Suisse, 272, — 
titres gloFieux qu'il obtient de 
son souverain, 293, — arrivé au 
pied du St.-Gothard, son armée 
murmure; moyen qu'il emploie 
pour la ranimer, 294, — son cou- 
rage et son adresse, 295, — fu- 
rieux de la retraite de Rorsakow, 
il le force à combattre de nou- 
veau, ibid., — est forcé par Mas- 
séna à la retraite; son désespoir, 
296, — écrit avec insolence au 
prince Charles, ibid., — se plaint 
a Paul des Autrichiens, ibid., — 
comment il refuse de se trouver 
au conseil de guerre de Dohnas- 
chingen, 297, — regagne la Rus- 
sie, ibid.., — sa lettre au ministre 
Hardenberg, 297. 

SOrZA (Rodrigue de), conseille au 
prince régent de Portugal de se 
défendre vigoureusement, X, 101, 

— avait organisé la garde de po- 
lice, 114, — s'était laissé séduire 
par Junot, ibid. 

SPE.\XEROe comte), gardedusceau 
privé, est envoyé à Vienne pour 
sonder les intentions de l'empe- 
reui', après la retraite du prince 



SRI 

de Cobourg, III, 42, — trouve le 
général en chef à Faurou-le-com- 
te, ibid.^ — confère avec lui et 
part pour Vienne, avec l'assu- 
rance que le généralissime défen- 
dra la Meuse jusqu'à nouvel ordre, 
44, — sa négociation auprès de la 
cour de Vienne occupe tous les 
esprits, 46, — annonce que l'An- 
gleterre ne paiera plus de subsides 
à l'Autriche et à la Prusse sans des 
garanties effectives, 68, — obtient 
une audience de l'empereur a 
Luxembourg ; fait offre de sub- 
sides pendant deux ans, à condi- 
tion de reprendre l'offensive dans 
les Pays-Bas, 69, — demande que 
le prince Charles commande en 
chef, ibid., — envoyé à Berlin pour 
détourner la Prusse de traiter avec 
la France, 135, — ses tentatives 
auprèsde la maîtresse duroi; l'en- 
gage à demander pour lui, a l'insu 
des ministres , une audience au 
roi ; lui offre cent mille guinées, 
si elle réussit à faire renoncer 
S. M. prussienne à la paix, 136, — 
cette offre est refusée avec indi- 
gnation ; mais l'audience du roi 
est obtenue sans rien changer à ses 
sentimens, ibid. ,— s'oppose à une 
nouvelle négociation avec la Fran- 
ce, IV, 437, — s'entend avec l'an- 
glais Brown pour détrôner Gus- 
tave-Adolphe, X, 282, — ne veut 
pas que l'on attente à sa vie, 283, 

— il est assassiné en entrant dans 
la chambre des communes, XI, 
344. 

SPENCER SMiTH, ministre anglais 
à Constantinople, confère souvent 
avec les ministres de la Porte, 
après le débarquement de Bona- 
parte en Egypte, VI, 296, — re- 
çoit la nouvelle de la victoire 
d'Aboukir, 297, — note adressée 
à la Prusse, par un de ses agens, 
sur la joie que cause cette nou- 
velle aux Turcs, etc., 297 etsuiv., 

— lettre que la Porte lui adresse 
au sujet de la victoire de Nelson, 
308, — son talent dans les confé- 
rences avec le plénipotentiaire 
russe, 3to. 

SPIELMAX (le baron), confère se- 
crètement avec le marquis de 



STA 



471 



Noailles à Vienne, I, 128, — ac- 
compagne l'empereur à Pilnitz, 
135, — est chargé de concourir 
à la rédaction d'une déclaration, 
142, — s'oppose à ce que l'on 
abandonne la direction politique 
aux princes français, 377, — se 
retire des affaires,' II, 266. 

SPREXGPORTEN (Ic général), trans- 
fuge suédois, vient à Paris de la 
part de Paul I^"^ pour y nouer des 
relations secrètes, VII, 452, — ses 
intrigues pour opérer la réunion 
de la Finlande à la Russie, X, 279. 

STADION (le comte de), envoyé ex- 
traordinaire de l'empereur, de- 
mande que lord Grenville adhère 
formellement à la demande du 
comte de Hardenberg, faite aux 
États de Hollande pour qu'aucun 
de ceux qui se rendraient cou- 
pables de la mort de Louis XVI 
ne fût reçu dans les Provinces - 
Unies, II,' 130, — envoyé à Saint- 
Pétersbourg, A^II, 394, — objet 
de sa mission , 395, — adhère au 
traité entre la Russie et l'Angle- 
terre, 448, — reconnaît la néces- 
sité d'une alliance de l'Autriche 
avec la Prusse , mais veut s'en te- 
nir à la neutralité, ^IX, 279, — 
déclare le projet de neutralité de 
son souverain aux ambassadeurs 
étrangers, 281, — a la principale 
part aux armemens de l'Autriche 
contre la France; il conseille à 
l'empereur de commander en 
chef ses armées , X , 403, — est 
remplacé par Metternich, 480. 

STAËL (le baron de),envovéà Paris, 
assure la Convention de l'amitié 
de la cour de Stockholm pour la 
France, III, 203. 

STAËL (madame de), ambassadrice 
de Suède, mêlée à toutes les gran- 
des intrigues de la révolution, I, 
172, — porte M. de Narbonne au 
ministère de la guerre, ibid., — 
ambassade constitutionnelle en- 
voyée à Londres par sa coterie, 
II, 112, — contribue à faire nom- 
mer M. de Talleyrand ministre 
des relations extérieures, IV, 477, 
— veut jouer un rôle au 18 fructi- 
dor, 520, — ce qu'elle dit en ap- 
prenant la mort du duc d'En- 



472 



STE 



ghien, VIII, 332, — se sauve d'Al- 
lemagne et arrive à Saint-Péters- 
bourg ; est bien accueillie par 
l'empereur, XI, 406, — y déclame 
contre la France, XII, 61. 

STANISLAS-AUGUSTE, (roi de Po- 
logne) , gardé pour ainsi dire a 
vue dans Varsovie par les insur- 
gés, III, 56, — sa réponse à la 
lettre du roi de Prusse qui le pres- 
sait d'engager les Polonais à se 
rendre, 57, — détrôné par Cathe- 
rine qui l'avait couronné, 136, — 
quitte Varsovie, ibid. 

STARE3IBERG (le comte Louis de), 
envoyé par l'Autriche à la Haye,re- 
met aux États une note relative à 
l'emprisonnement de Louis XVI ; 
demande que, dans le cas d'un 
grand crime, aucun des coupables 
ne fût reçu en Hollande, 11*^, 130. 

STATHOUDER de Hollande, après 
rinvasion des Français , demande 
la démission de ses deux iîls de 
leurs charge? militaires, et la per- 
mission de s'absenter ; il s'embar- 
que à Scheveningen , III, 126, 
— il apprend que les hostilités ne 
cesseront qu'après le départ de la 
famille stathoudérienne, et met 
à la voile pour l'Angleterre, 127. 

STEIGUER, avoyer de Berne, opine 
pour que l'on se défende contre 
la France, V, 321, — présente 
l'état des ressources du canton, 
mais n'est pas écouté, 322, — son 
énergie; rassemble 25,OUOhommes 
armés, 344, — désigné pour être 
dictateur, 349, — se mêle aux 
simples citoyens et combat à Frau- 
bunnen, 392, — rassemble quel- 
ques troupes derrière le lac de 
Thun ; échappe à la mort, et se 
rend à Vienne et à Berlin, 397. 

STEIX (le baron de), obtient toute 
la confiance du roi de Prusse ; sa 
biographie , IX , 460 , — mesures 
qu'il prend, 461, etc., — espionné 
par les consuls français , est obhgé 
de se réfugier en Russie, 465, — 
son séjour nuisible a Napoléon, 
ihid.^ — connu par ses utiles tra- 
vaux ministériels en Prusse ; est 
nommé chef d'administration des 
provinces qui acccdèr?nt à l'al- 
liance contre la France. Xïl, 259, 



SYD 

— homme de tête et de cœur: 
ibid.^ — augmente les revenus des 
puissances alliées, 299. 

STEWART (sir Charles), marquis de 
Londonderry, négocie à Dresde 
avec Hardenberg; sa mission, 
XII, 180. 

STRATTON (M.), chargé des affaires 
britanniques a Vienne, essaie de 
réunir l'Angleterre a l'Autriche et 
à la Prusse, pour préserver les 
Provinces-Unies, etc., II, 134, — 
confère avec M. de Cobentzl, ibid. 

STRUVE (de), ministre de Russie à 
Ratisbonne; ses rapports confi- 
dentiels sur le congrès de Ras- 
tadt, etc., VI, 189. 

STUART (le général), com:?iande les 
émigrés anglais, auxiliaires du 
Portugal, VI, 63, — débarque à 
Sant-Enphemio avec des troupes 
(l^juin 1806), IX, 110, —bat le 
général Régnier à Maïda; sa belle 
conduite envers les prisonniers 
français, 112, — se retire en Si- 
cile ^ibid. 

SUCHET (le général) , ne peut em- 
pêcher Mêlas d'entrer à]\ice, VII, 
398, — pénètre dans Gênes, et se 
saisit rapidement de toutes les dé- 
fenses de la place, 409, — fait 
prospérer nos armes en Espagne, 
X, 441, — ses progrès en Cata- 
logne, XI, 15, — créé duc d'Al- 
buféra , 230, — exerce un pouvoir 
absolu dans la Catalogne, etc., 
233,— y obtient de véritables suc- 
cès, 266, — sa conduite blâmable 
envers Contreras, qui avait dé- 
fend uTarragone, 257. 

SCDERMAXIE (le duc de) , régent , 
après l'abdication de Gustave- 
Adolphe , X , 288 , — négocie 
avec les Russes , arrivés près de 
Stockholm, 289, — est proclamé 
sous le nom de Charles XIII, 
ibid.^ — conclut la paix avec la 
France, 290, — donne une cons- 
titution aux Suédois, 291. 

SYDNEY S3IiTH, met le feu aux 
vaisseaux désarmés dans la rade 
de Toulon et aux magasins de mâ- 
ture, II, 423 , — échappé de sa 
prison du Temple ; est envoyé à 
IMaroc pour y ménager des rela- 
tions amicales avec la Porte, etc.. 



TAL 

VII, 341, — portrait de cet of(j 
cier, 342, — outragé par Bona- 
parte , 343 , — son but en hâtant 
Ja convention d'El-Arich, 418, 
— avis officieux qu'il donne a 
Kléber, 420, — annonce à Aber- 
cromby le mauvais état des trou- 
pes françaises et leur prend une 
canonnière, YIII, 150, — paraît 



TAL 



473 



devant Naples quand Joseph y 
fait son entrée solennelle, IX, 90, 
— prend l'île de Caprée, ibid.^ — 
ne cesse d'alimenter des troubles 
en Calabre, etc., 112, — doit escor- 
ter la famille royale si elle aban- 
donne Lisbonne, X, 108, — force 
le prince régent de s'embarquer 
sur la Hotte anglaise, 110. 



TALLEYRAND - PERIGÔRD, ( évê- 
que d'Autun ), envoyé comme né- 
gociateur confidentiel à Londres, 
I, 181, — n'ayant pas de succès a 

( Londres, retourne à Paris, II, 1 1 6, 

— négocie en Angleterre concur- 
remment avec ]M. de Chauvelin, 
117, — veut proposer à l'Angle- 
terre d'interposer sa médiation 
entre la France et l'Autriche, 1 1 8, 

— son arrière-pensée était d'atta- 
cher fortement l'opposition an- 
glaise aux constitutionnels de 
France, 119, — s'était déjà mé- 

\ nagé des relations cachées avec 
les chefs de cette opposition, 120, 

— est accusé de jacobinisme^ \T1, 

— son habileté, 124, — se fait louer 
dans quelques journaux, 125, — 
mais le Times continue à le signa- 
ler comme Tami de Thomas 
Paine, etc., 126, — après le 20 juin 
revient à Paris, 127 y — retourne 
en Angleterre sans mission ; dé- 
crété d'accusation pour ses rela- 
tions clandestines avec Louis XYI; 
se justifie à moitié, 129, — ^ con- 
fère avec les ministres anglais, et 
fait connaître à Paris les griefs qui 
motivent des armemens , 147, — 
croyait que, pour conserver la 
Belgique , il fallait ne pas rompre 
avec l'Angleterre, 148, — est pro- 
posé par Barras , comme pléni- 
potentiaire pour la paix avec l'An- 
gleterre, en 1797, IV, 442, — est 
nommé ministre des affaires étran- 
gères, 477, — juge l'ensemble de 
la position de la France a l'égard 
de l'Europe j devine Bonaparte, 



du 24 juillet, 489, — instruit Clarke 
de la déclaration du roi de Prusse 
sur les sécularisations, ibid. , — 
voit pourquoi la cour de Vienne 
prolonge la négociation , 491, — 
sa circulaire remarquable après 
le 18 fructidor, 531, — manière 
dont il s'exprime sur Thugut dans 
sa dépêche du 15 septembre 1797, 
539, — sa lettre à Bonaparte sur 
Vultimatum à présenter à l'Au- 
triche, 556, — compUmente Bona- 
parte sur la paix de Campo-For- 
mio, V, 8, — et sur la présenta- 
tion de Berthier au Directoire, 12, 

— compose un pamphlet piquant 
contre l'Angleterre, V, 133, — sa 
circulaire lors du projet de des- 
cente en Angleterre, 137,— com- 
ment il envisage dans ses rapports 
au Directoire la conduite de l'É- 
lecteur-Palatin qui demandait l'in- 
tervention des puissances garan- 
tes de la paix de Teschen, 170, — sa 
lettre à Joseph Bonaparte après la 
mort de Duphot à Rome; il le 
complimente sur son courage, 
etc., 219, — son rapport au Di- 
rectoire, le 28 décembre 1798, sur 
l'état du pays de Vaud, 328 , — 
fait à l'Institut un discours (en 
1797) qui préparait les esprits à 
une colonisation en Egypte, 440, 

— conseille à Bonaparte l'expé- 
dition d'Egypte, 464, — veut re- 
nouer les négociations avec M. 
Gerry, envoyé américain, VI, 26, 
— lettre qu'il lui adresse, 28, — lui 
adresse, lors de son départ de Pa- 



474 



TAL 



ris, une dépêche apologétique du 
Directoire, 31, — signe un traité 
d'alliance avec la Suisse ; à quelles 
conditions, 188, — nie formelle- 
ment à l'ambassadeur turc les pro- 
jets de Bonaparte sur l'Egypte, 
276, — son plan de temporisation, 
384, — artisan d'un système de 
dissimulation, 48f), — communique 
à Joubert le plan de campagne 
des Austro-Russes, VU, lOG, — 
quitte le ministère des affaires 
étrangères, 262, — y rentre après 
le 18 brumaire ; son portrait, 374, 
— invite le roi d'Angleterre a 
traiter de la paix, ihid.^ — sa 
lettre insidieuse à lord Grenville 
sur cet objet, 379, — sa mau- 
vaise foi dans ses rapports avec le 
comte de St. -Julien, 412, — ou- 
vrage sorti de ses bureaux , inti- 
tulé : État de la France à la fin 
de Van FUI , 452, — opposé aux 
ministres Addington et Hawkes- 
bury ; son portrait par un agent 
prussien, VIII, 109, etc., — fait 
nommer à Lyon, par une partie 
des membres de la consulte , Bo- 
naparte président de la républi- 
que cisalpine, 309, — essaie de 
justifier la violation du territoire 
germanique, lors de l'enlèvement 
du duc d'Enghien, 338, — sa cir- 
culaire aux ambassadeurs étran- 
gers en France sur la conjuration 
tramée par Drake contre Bona- 
parte, 343, — insulte, dans une 
note, l'empereur de Russie, 354, — 
manière dont il se défend contre 
M. d'Oubril, 361, — entretient 
adroitement les dispositions des 
princes allemands pour Bona- 
parte, 369, — veut le rendre ar- 
bitre suprême des destinées de 
l'Allemagne, 372, — reçoit la prin- 
cipauté de Bénévent , ÏX , 94, — 
signe un traité avec la Hollande, 
qui reconnaît Louis Bonaparte 
pour roi, 98,— empire qu'il exerce 
sur les représentans des puissan- 
ces germaniques, 144, — les brouil- 
le entre eux, 148, — et leur fait 
jurer obéissance au traité de la 
confédération avant sa ratifica- 
tion, 1 55, — couve un projet d'al- 
liance entre la France et l'Angle- 



TAL 

terre, 183, — c'était sa monoma- 
nie, ibid., — offre de traiter avec 
Fox de manière que la paix soit 
honorable pour eux et leurs al- 
liés, 191, — insiste, avec lord Yar- 
mouth, pour que le titre d'empe- 
reur soit donné à Napoléon , 193, 
— retient Yarmouth à Paris par 
diverses offres, 214, etc., — ses 
ruses italiennes, ibid.^ — ses fines- 
ses continuelles, 233 , — veut re- 
tenir lord Lauderdale, 235, — il 
est l'instrument de son maître à 
qui appartiennent ses erreurs et 
ses succès, 239, — arrive à Berlin 
après la bataille d'Iéna, 326, — 
en approuvant la médiation de 
l'Autriche entre les puissances bel- 
ligérantes , craint les artifices du 
gouvernement anglais, 404, — 
signe des conventions avec cinq 
princes qui s'unissent à la confé- 
dération, 414, — est remplacé par 
Champagny, X, 51, — épuise tou- 
tes les ruses pour usurper le Por- 
tugal, 83 , — prend part aux né- 
gociations avec l'Espagne, 125, — 
félicite Napoléon sur la conquête 
de l'Espagne, 261, — semble se 
préparer à abandonner Napoléon, 
XI, 6, — appelé au conseil (en 
1813), vote d'une manière équi- 
voque, XII, 120, — essaie de trai- 
ter avec le pape, par l'intermé- 
diaire de Mme de Brignole, 175, 

— dirige les agens royalistes, 370, 

— se réunit à Fouché, ibid., — 
compte sur une grande partie du 
sénat, 374, — veut mettre les évé- 
nemens à profit pour échapper à 
la vengeance de Napoléon, 377, — 
reste à Paris après le départ de 
Marie-Louise, 384, — environne 
Alexandre d'hommes hostiles à 
Kapoléon, 389, — assiste à la dé- 
libération du 31 mars, en présence 
des monarques alliés, etc., 393, 

— se prononce pour les Bour- 
bons, 394, — nommé grand-vice- 
électeur, convoque les sénateurs, 
les membres du gouvernement 
provisoire, etc., 396, — assiste au 
congrès de Vienne, 452, — ques- 
tions qui y furent agitées , 453, 
etc., — plaide la cause du roi de 
Saxe, 466, — préfère l'union avec 



THE 

l'Angleterre à celle ayecla Russie, 
467, — négocie un traité de triple 
alliance ; sa substance, 468, — ne 
défend pas les intérêts de la Suisse 
et de la Belgique, 472, — sa pu- 
sillanimité en apprenant le débar- 
quement de Bonaparte, 475, — 
défend courageusement les droits 
de Louis XVIII auprès des alliés, 
542, — fausseté du propos qu'on 
lui attribue sur l'assassinat du duc 
d'Engbien, XIII, 172, — remet à 
Louis XVIIl , à Compiègne, un 
jirojet de déclaration convenu 
avec l'empereur Alexandre, 244, 
— détourne Louis XVIII de l'idée 
d'un mariage du duc de Berry 
avec une grande-ducbesse russe, 
257. 

TALOT, député, soutient le Direc- 
toire qui veut airêter la licence 
des journalistes ; comment il les 
caractérise, IV, 37. 

TAUEXZIEN (M. de) , ministre de 
Prusse à Saint-Pétersbourg, trouve 
en Pologne les troupes russes et 
prussiennes en bonne barmonie, 
III, 63. 

TAUFFERER, transfuge autrichien, 
chef d'un corps de déserteurs dans 
l'armée française en Italie, tombe 
entre les mains des impériaux , 
III, 269. 

TCHERNICHEFF, attaché à l'am- 
bassade russe à Paris, très actif et 
très intelligent, XI, 109, — joue au 
lin avec Napoléon, qui veut le sé- 
duire . 213 , — parvient à se rap- 
procher avec le prince royal de 
Suède, 238, — instruit Alexandre 
de tout ce qui se passe en France, 
267. 

TCHITCHAGOFF (le général), at- 
teint Marienbourg, XII, 28. 

THEOBALD-WONFE-TOLE, fonda- 
teur de la société des Irlandais- 
Unis^ en 1791, VI, 200, — ses ou- 
vrages politiques, ibid.^ — demande 
l'abolition des lois pénales en Ir- 
lande, 201, — surnommé le Père de 
r Union- Irlandaise; il est surveillé 
par le gouvernement anglais, 200, 
— se retire en Amérique , puis en 
France, où il excite à une descente 
en Irlande, ibid.^ — dirige Hoche 
dans ses plans contre l'Angleter- 



THU 



47; 



re, 207 , — sollicite de nouveaux 
secours à Paris, 220, — se rend 
à Brest, 221, — est pris sur le vais- 
seau Hoche, reconnu, et condam- 
né à Dublin à être pendu ; se tue 
dans sa prison, 227. 

THIÉBAUT (le général) fait cesser 
le massacre des Trapistes français 
sur la frontière napolitaine, VII, 
200 , — son audace intelligente au 
passage du Cagliano, ibid.^ — son 
humanité, 201. 

THOUVESOT (le colonel), envoyé 
par Dumouriez au quartier-géné- 
ral prussien pour traiter de l'a- 
bandon des émigrés et de l'éva- 
cuation du territoire, I, 503, — dit 
au marquis de Lucchtsini que 
l'armée ne traite pas de politi- 
que, insiste pour que le roi de 
Prusse se sépare de la coalition , 
505 , — veut se restreindre à une 
convention militaire, 506. 

THUGUT (le baron), sa pauvreté, sa 
jeunesse, ses études, ses premiers 
pas dans la carrière diplomatique, 
II, 26i, — observe la révolution à 
Paris, met Mirabeau dans les in- 
térêts de la cour, 262,— rappelé à 
Vienne, conseille a François II de 
pénétrer ea France, 263,' — avait 
contribué à faire nommer le prin- 
ce de Cobourg général en chef 
des armées impériales, 264, — 
comment il arrive au ministère 
des affaires étrangères , ibid. , —- 
rien n'annonce en lui le génie né- 
cessaire dans des circonstances 
aussi difiiciles, 268,— fait établir à 
Condé une junte impériale et 
royale , 328 , — opine fortement 
pour l'emploi des moyens militai- 
res et la prise de possession par 
droit de conquête, 332, — opposé 
dans le conseil au prmce de Co- 
bourg ; ne veut pas laisser partir 
l'empereur pour l'armée ; ses mo- 
tifs, 393, — déplore la guerre après 
l'avoir mal conseillée et mal diri- 
gée, 455, — s'imagine qu'il est pos- 
sible de parler de paix en propo- 
sant l'ouverture d'un congrès à 
La Haye ; fait faire des ouvertu- 
res en Suisse au principal agent 
français, 456, — dirige la guerre 
au commencement de la troisiè- 



476 



THU 



me campagne , 524 , — fait sentir 
à l'empereur combien la guerre 
est stérile et sanglante ; qu'il faut 
s'occuper de la Pologne, 530 , — 
après la bataille insignitiante de 
Tourna}^, revient au projet d'a- 
bandonner les provinces belges 
qui n'ont rien fait pour sa cause, 

540 etsuiv., — appuie son opinion, 

541 et suiv., — désirait la paix ou 
tout au moins une trêve avec la 
France, III, 10, — devient l'arbi- 
tre des affaires en Autriche après 
la mort du vieux Kaunitz , 16 , — 
reçoit un agent secret des comités 
de la Convention pour traiter de 
la paix, 79, — entre en conférence 
avec lui et demande une suspen- 
sion d'armes ; poussé à cette de- 
mande par son correspondant po- 
litique Mallet-Dupan, 91, — incline 
pour un parti mitoyen, c'est-à-dire 
de s'emparer de la Bavière en 
échange des Pays-Bas, 109, — ac- 
cepte des présens considérables 
de l'Angleterre et consent à ce que 
l'Autriche soit sur la défensive le 
long du Rhin et prenne l'offensive 
en Italie, 110, — signe, le 4 mai, 
le traité de subsides entre l'Autri- 
che et l'Angleterre , 189 , — pense 
qu'il n'est pas encore temps de 
mettre la main sur la Bavière; 
paralyse les mouvemens royalistes 
sur le Haut-Rtiin, 201, — joué par 
la France qui venait ae proclamer 
l'union des Pays-Bas à la Belgique 
sans aucun traité, ne respire que 
la guerre, 23G, — ses demandes 
sine quibus non , avant de traiter 
de la paix avec la France, 286, — 
commence à moditier son système 
politique après les succès de Bo- 
naparte, 299, — envoie le conseil- 
ler Mutler à Londres et le comte 
deLerhbach aux frontières d'Alle- 
magne, pour s'occuper des moyens 
d'amener la paix, ibid., — retient 
le pluslong'temps qu'il peut le 
courrier envoyé par Bonaparte 
pour des ouvertures de paix, IV, 
2 1 ,— ne veut pas que JMorton-Eden 
traite à Paris pour l'Autriche et 
l'Angleterre, 40, — ses conférences 
avec M. de Zwazinger, chargé in- 
directement par la France de par- 



THU 

1er de'la paix avec l'Autriche, 8.1. 
— commence à pencher pour cette 
paix, y trouve l'empereur peu dis- 
posé, 84, — reçoit les propositions 
secrètes de Bonaparte par l'entre- 
mise du Napolitain Gillo son ami, 
151, — justifie la signature de la 
paix avec la France, 299,— change 
de sentiment et s'oppose à ce que 
l'empereur signe la paix déhniti- 
ve, 407, — tient à tout remettre à 
la décision d'un congrès, 414, — 
il est choqué de la facilité avec 
laquelle le marquis de Gallo vient 
de traiter, 416, — se range à Vavis 
du comte de Lerhbach opposé à la 
paix, 423,— se déclare formelle- 
ment contre les articles signés à 
Montebello, 424, — note que lui 
envoie sur Bonaparte le marquis 
de Gallo, 452 , etc. , — ne met en 
avant que des lieux communs di- 
latoires dans son entretien avec 
ce plénipotentiaire arrivé à Vien- 
ne, 492, — veut toujours entraver 
les négociations, 503, — propose de 
reconnaître le Rhin pyour limite 
demandée par la France à Ra- 
stadt, V, 431, — donne sa sanction 
au conclus iim , 436, — promet à 
Bernadotte qu'un ambassadeur 
autrichien sera envoyé à Paris , 
486, — cherche à déjouer les pro- 
jets de Bernadotte, 490, — perd sa 
place de ministre des affaires étran- 
gères et est nommé ministre de 
conféi"ence, etc., 491, — reste vrai- 
ment maître des affaires, ibid., — 
sa réponse à Bernadotte dont l'hô- 
tel avait été violé , 501 , — reçoit 
avec joie les communications hos- 
tiles de Paul I" contre la France , 
VI, 110, — en expose l'importance 
à Json souverî»in , ibid. , — croit 
tout obtenir de la France en fei- 
gnant de s'unir à la Russie, 156, 
— rassure le ministre de Toscane 
sur les projets guerriers de l'Au- 
triche, 171, — assure la république 
des Grisons des secours de l'em- 
pereur, 366, — veut qu'on donne 
le commandement en chef de l'ar- 
mée d'Italie au prince Frédéric- 
d'Orange , 387 , — signe un traité 
de paix avec le roi de Naples, 421, 
— sa politique tortueuse; semble 



rRE 

se frayer une nouvelle route, VII, 
44, — sa duplicité en envoyant le 
comte Saint- Julien à Paris, 411, — 
en paraissant traiter avec la Fran- 
ce, négocie avec l'Angleterre, 4 23, 
— accuse le comte de Saint-Julien 
d'avoir outrepassé ses pouvoirs, et 
le fait enfermer momentanément, 
24, — remplace Cobentzl, 453. 

THCRIOT, conventionnel; son dis- 
cours furibond à l'occasion des 
réclamations delà cour d'Espagne 
en faveur de Louis XVI, II, 167. 

TIERNEY (.M.), chargé seul de l'op- 
position à la chambre des com- 
munes, combat Pitt à l'ouverture 
du parlement (1798); annonce que 
la banqueroute est inévitable, V, 
130, — discute les alliances conti- 
nentales, VI, 395. 

TILLY ( le comte de ) , chef de la 
junte suprême du gouvernement 
de l'Espagne et des Indes , tolère 
d'horribles assassinats en Espagne, 
X, 185. 

TOOKE (M.), agent de la compagnie 
des Indes à Constautinople, donne 

. l'avis officiel à l'Angleterre (le 21 
août 1798) du débarquement de 
Bonaparte à Alexandrie, VI, 231, 
— jugement qu'il porte sur les 
vues ultérieures du général , 232. 

TOUSSAI XT-LOUVERTL RE, nègre, 
s'empare du pouvoir à Saint-Do- 
mingue, et reconnaît la républi- 
que française, VIII, 173, — chasse 
les Anglais de Saint-Domingue, 
206, — constitution qu'il donne a 
tLJfe, ibid.^ — ne se laisse pas pren- 
ne aux appâts de Bonaparte , 
208, — il est vaincu et se retire 
dans son domaine d'Ennery, 209. 

TOUTELMINE (le conseiller 'd'état) 
sauve à Moscou les malades fran- 
çais au péril de sa vie , XI , 448. 

TRAVOT (le général) mérite l'citi- 
jne publique à Lisbonne, X, 116, 
— chargé de la police de la ville 
en l'absence de Junot, 223. 

TREILHARD , ex - conventionnel , 
arrive à Lille après le 18 fructi- 
dor pour traiter de la paix avec 
l'Angleterre, IV, 537, — sa condui- 
te brusque avec lord Maimesbury, 
ihid. , — envoyé par la France au 
congrès de Rastadt, V, 49 , — in- 
5tructions cauteleuses qu'il reçoit 



TRU 



477 



du Directoire, ainsi que ses collè- 
gues, sur la marche à suivre, 50 et 
suiv., — refuse de reconnaître les 
pouvoirs de la députation d'Empi- 
re, 83 et suiv.,— demande que le 
cours du Rhin fasse la base des né- 
gociations, 161, — que des indem- 
nités soient accordées aux princes 
lésés par la cession de la rive gau- 
che, 162 et suiv., — déclare avec 
ses collègues que la république n'a 
point été agresseur , 165, — sa let- 
tre à M. de Talleyrand sur la répon- 
se de la diète de Ratisbonne, 168, 
— persiste à demander que le Rhin 
serve de limite à la France , 430, 
— l'obtient, 434, — -anote à ce sujet 
au commissaire impérial, 435, — 
obtient la sécularisation des prin- 
cipautés ecclésiastiques, et deman- 
de avec hauteur la navigation du 
Rhin commune aux deux nations, 
etc. , VI , 100 , — sa demande 
déférée à la diète générale de l'em- 
pire, 101 , — nommé directeur , 
quitte Rastadt, 117 , — chassé du 
Directoire, 262. 

TROGOFF (contre-amiral), officier- 
général royaliste, négocie avec les 
Anglais la délivrance de Toulon , 
II, 356. 

TRUGUET (l'amiral), son plan pour 
la descente en Angleterre, V, 136, 
— est nommé ambassadeur à Ma- 
drid, VI , 45 , — notice sur ses 
premières années, 45 , — sa lettre 
fort curieuse à Bonaparte sur son 
ambassade, 50, — arrive à Madrid 
le 4 février 1798, et confère avec 
le premier ministre , 52 , — part 
pour Aranjuez et remet sa lettre 
de créance au roi ; discours qu'il 
lui adresse, 53, — tourne le dos au 
roi, contre la coutume ordinaire, 
55,— attaque auprès du roi le pou- 
voir du favori, 57, — annonce au 
Directoire par un courrier ex- 
traordinaire la retraite de Godoï, 
59 , — scènes assez vives avec le 
ministre Saavédra, 64, — ses liai- 
ious galantes augmentent son cré- 
dit dans le cabinet espagnol , 65, — 
il est rappelé, refuse de se rendre 
à Paris, et il est inscrit sur la liste 
des émigrés, ibid.^ — est envoyé 
en Hollande pour opérer sa ra- 
diation , '66. 



478 



YAL 



VER 



u 



ULLOA ( don ) , ambassadeur d'Es- 
pagne à Turin , s'interpose entre 
les républicains et Victor-Araédée ; 
lui oifre pour prix de sa neutra- 
lité la garantie de ses états, etc., 
III, 296, — conseille à Victor- Amé- 
dée de conclure la paix à tout 
prix, 327. 

URQUIJO ( Mariano-Louis ) , minis- 
tre des aifdires étrangères à Lis- 
bonne ; se refuse constamment à 
la guerre contre l'Angleterre , 
VIII , 1 28,— redoutait l'esprit do- 
minateur de Bonaparte, 129,— 
exilé à Bilbao, Ibid., — cherche à 
désabuser Ferdinand sur le compte 
de Napoléon, X, 139, — lui propose 
d'envoyer un ambassadeur a l'em- 
pereur et de s'échapper secrète- 
ment , 140 , — se rallie à Joseph, 



et cherche'à lui gagner les hom- 
mes les.plûs importans, 194 , — 
s'attache à la fortune de Joseph, 
qui abandonne Madrid, 199. 

URTUBîZE (d'). Espagnol chargé 
des ai fa ires de France, déclare à 
Louis XYI les scntimens de Char- 
les IV sur l'acceptation de la con- 
stitution , I, 156. 

USCHAKOW, vice-amiral, coraman- 
(ie la flotte russe sur la mer Noire, 
VI, 297, — se joint à Nelson, ibid., 
— reçoit des présens considérables 
de la'Porte, 309, — est consulté sur 
l'escadre turque qu'il visite, 3 1 1 , — 
attend la réponse de Nelson pour 
s'avancer dans la Méditerranée , 
312, — confère, avant son départ, 
avec le ministre ottoman, 312. 



VALENCE (le générai), sous les or- 
dres de Dumouriez, occu pe le poste 
de Fontaine en poursuivant les 
Prussiens, II, 3, — signe, au nom 
def/« Nation française, la capitu- 
lation de Verdun, et le lendemain, 
13 octobre, occupe la citadelle, 
13,— manque de résolution lors- 
qu'en l'absence de Dumouriez 
l'armée est attaquée par les Au- 



trichiens , 2U9 



est envove 



par Dumouriez a Bruxelles, pour 
le rapprocher du congrès qui doit 
s'ouvrir avec les puissances, 225. 

VALMY (;bataille de) , détails sur 
cette affaire, I, 473 et suiv., — 
son effet moral, 481, — embarras 
dans la relation oilicielle publiée 
à Berlin, 482, — extrait de cette 
relation, ibid.^ — ses résultats, 4â3 
et suiv. 

YAXï>AMME (le général), re{¥?ussé 
avec perte par le général C'air- 



fayt, II, 53G , — ses troupes se li- 
vrent aux plus effroyables exac- 
tions, XI, 397, — est battu et pris 
à Ku!m, XII, 229. 

VAUBLAXC (le comte de), son ho- 
norable conduite en Portugal, X, 
ilG. 

VAUBOIS ( le général ) , défait par 
Davidovï^ich , les 2 et 3 novembre 
1796, IV, 62. 

VERDIER (le général ) commande 
les troupes et cerne Vittoria , où 
s'était rendu Ferdinand, X, I38. 

VERGEXAES ( de } , ministre des 
aifaires étrangères en France, élu- 
de , avec tous les égards du bon 
voisinage , la proposition faite 
à Louis XVI de s'unir à la Prusse, 
I, 60, — est rappelé de sa mission 
a Trêves, iSl. 

VERXINAC DE SAIXT 3IACIR , en- 
voyé extraordinaire à la Porte ; 
fait son entrée le 26 avril 1792, 



VIG 

YI, 248,— le premier fit imprimer 
une gazette française à Constanti- 
nople, et obtient 'l'envoi d'un am- 
bassadeur permanent à Paris, idid. 
—mais ne peut obtenir un traité 
d'alliance, 249, —est rappelé, 
250. 
VICTOR- A3IÉDÉE (roi de Sardai- 
gne), ennemi de la France, ac- 
cueille les émigrés et les frères de 
Louis XVI, I, 361, — vaines né- 
gociations de M. de Sémonville 
auprès de ce prince, 362, —refuse 
de recevoir cet envoyé extraordi- 
naire, 364, — renforce ses troupes 
dans le comté de Nice, etc., 369 , 

— fait déclarer à l'empereur qu'il 
sera forcé de demander la paix 
s'il n'est pas secouru, I!I, 271, — 
reçoit de faibles renforts du roi de 
Naples ; mais l'Allemagne le se- 
conde vigoureusement, ibicl. , — 
refuse la médiation de l'Espagne 
et persiste dans son alliance avec 
l'Autricbe, 297, — parallèle entre 
le Piémont et Venise, 298 , — est 
résolu à se défendre contre les 
Français vainqueurs à Novi, etc., 
323, — adresse une circulaire aux 
cabinets de Londres, Vienne et 
Saint-Pétersbourg , iôid. , — or- 
donne au général Colli de se re- 
plier sous les murs de Turin, 325, 

— se rend aux avis du cardinal- 
archevêque de Turin , et négocie 
la paix à Gênes avec le ministre 
de France Faypoult, 327, — or- 
donne à CoUi de demander une 
suspension d'armes au général 
français, iôicL, — ne peut l'obte- 
nir ; envoie à Bonaparte son mi- 
nistre secrétaire d'état de la guer- 
re, 328, — s'engage à quitter la 
coalition, envoie un plénipoten- 
tiaire à Paris pour la paix déiini- 
tive, et livre les places deman- 
dées, 331, — ce qu'il aurait pu faire 
pour ne pas subir le joug, 334, — 
laisse Coni, Tortone , etc. , entre 
les mains des Français jusqu'à la 
paix générale, 342, — autres con- 
ditions de servitude , iàid. , — 
meurt le J6 octobre 1796, 486, — 
ses regrets de laisser ses états ain- 
si mutilés; portrait de ce prince , 



VIN 



479 



VICTOR (le général), pénètre dans 
la Romagne et proclame que l'ar- 
mistice avec S. S. est rompu, IV, 
181 , — est envoyé par Moreau 
pour renforcer l'armée de Naples, 
VII, 253, — repomse vigoureuse- 
ment les Russes, 318, — engage 
sans succès le combat dès le soir, 
près de Ta lavera , X , 45'» , — et 
recommence le lendemain , sans 
résultat, iôid. , — quitte l'Espagne 
(1812), XI, 319. 

VIENNE (congrès de), observations 
importantes sur cet encan politi- 
que, XIÏT, 249, etc. 

VILAINES (M. de), émigré ; sa belle 
conduite a Menin, XIII, 127. 

VILLARS (de) , ministre de France 
à Francfort , est engagé à s'éloi- 
gner de cette ville, lors du cou- 
ronnement de François I", I, 397. 

VILLENEUVE (l'amiral), éprouve 
des échecs; entre à Cadix, VIII, 
491 , — est battu a Tral'algar, et 
fait prisonnier, iôid. 

VILLETARD, secrétaire de Lalle- 
ment, ministre de France à Ve- 
nise, initié à ses projets, IV, 322, 

— veut hâter la révolution popu- 
laire, 323, — instruit Ronaparte 
de sa négociation secrète avec les 
membres du gouvernement véni- 
tien, 334, — machiavélisme et tur- 
pitude de cette négociation, 335 , 

— fait organiser une municipalité 
démocratique, 340, — presse Ba- 
raguey-d'Hilliers d'arriver à Ve- 
nise, avec des troupes, pour re- 
mettre l'ordre , 345 , — intercède 
en vain auprès de Bonapart-e pour 
la liberté des Vénitiens et la con- 
tinuation de la guerre contre 
l'Autriche, V, 16. 

VINCENT (baron de) , désigné pour 
s'aboucher avec le général Clarke, 
a Vicence, IV, 128, — confère 
deux lois seulement avec l'envoyé 
de Franre, et rompt l^s négocia- 
tions, 149, — est désigné pour al- 
ler au devant des troupes russes , 
VI, 106, — intrépide militaire, 
négociateur habile, plus lin que 
Talleyrand, insinue avec adresse 
à Varsovie que l'Autriche ne 
peut être que médiatrice, IX, 351, 

— favorise cette médiation, 405. 



480 



WAS 



Vixs (le baron de), reproches qu'on 

lui fait sur la perte de la bataille 

• de Loano, III, 268, — rejette les 

torts sur le général d'Argenteau ; 

est privé de ses honneurs, ibid. 

VIOMESNIL (baron de), envoyé 
par Louis XVI auprès des princes 
français, I, 166, — reçoit l'ordre 
de quitter la Russie ; 'est nommé 



WEL 

capitaine général en Portugal , 
VII, 43t. 

VISCONTI (de) , commissaire de la 
république cisalpine, VIII, 3o9. 

VITKOLLES (baron de), dépêché au 
congrès de Châtillon ; il s'y fait 
reconnaître, XII, 375, — va ren- 
dre compte de sa mission peu sa- 
tisfaisante au comte d'Artois, 376. 



W 



WALDECK (le prince de) , perd un 
bras au siège de Thionville , I, 
457, — passe le Rhin pour tourner 
la droite des Français, II, 387, — 
lait les fonctions de major géné- 
ral à la place de Mack, III, 21,— 
obtient le commandement des 
troupes portugaises, V, 123. 

WALMODEN rie général) , prend le 
commandement des troupes sta- 
tionnées entre l'Yssel et le Rhin , 
après le départ du duc d'Yorck 
pour l'Angleterre, III, loi, — veut 
s'opposer au passage du Waal 
par Pichegru ; est repoussé ; re- 
traite désastreuse, 124, — ne cesse 
qu'à Brème, 123. 

WARTESLEBEN ( le général ), 
chargé par l'archiduc Charles de 
couvrir le Baj-Rhin, III, 383, — 
son portrait par l'archiduc, 384, 
— bat en retraite, en avant de 
Francfort, est battu à Friedberg, 
385, — abandonne Francfort , et 
gagne Wurlzbourg, 386, — veut 
prévenir Jourdan , ajourne son 
attaque et se retire au fond de la 
Franconie , 394 , — se réunit au 
prince Charles et contribue puis- 
samment à la victoire. d'Erfeis- 
dorf sur Jourdan, 467, — repousse 
les Français derrière l'Elz , a le 
bras cassé , ne peut prendre part, 
cinq jours après, à _^la victoire de 
Schlingen, 471. 

WASHIXGTHON (Georges)^ fait dé- 
clarer, en 1793, la neutralité des 
Etats-Unis; il établit un com- 
merce actif avec l'Angleterre, VI, 
2, — on lui conlie le commande- 
ment de l'armée de défense, 25, 



— se laisse influencer par la 
France, XI, 361. 

WEISS (le colonel), obtient le com- 
mandement des troupes bernoi- 
ses, V, 323, — services qu'il avait 
rendus à la Suisse , ibid. , — ad- 
mirait la révolution française , 
mais la croyait dangereuse pour 
son pays, ibid. , — son portrait , 
ibid. , — porte son quartier-géné- 
ral à Yverdun, 338, — abandonne 
sans combat et sans ordre sa po- 
sition, et perd le pays de Vaud , 
340, — résigne ses pouvoirs, 344. 

WEITZ (le baron de), ministre de 
Hesse-Cassel, négociateur actif 
pour la paix de l'empire, revient 
de Paris à Rastadt et va de cette 
ville a Berlin, pour communiquer 
ce plan au roi de Prusse, VI, 96. 

WELLESLEY, se plaint à Canning 
de la détresse de l'armée britan- 
nique, XI, 28, — voulait se dé- 
barrasser de la junte incapable et 
impopulaire, 30, — ministre des 
ajfaires étrangères, 38, — peut 
imprimer une direction favorable 
à la guerre d'Espagne . 39 , — ne 
consent pas à traiter de la paix 
avec un agent de Louis , roi de 
Hollande, 83, — en querelle ou- 
verte avec la régence de Cadix , 
307, — la menace de faire rem- 
barquer jusqu'au dernier soldat 
anglais, 308, —donne sa démis- 
fcion, 344,— obtient de Ferdinand 
que les partisans de la constitu- 
tion ne seront pas punis de mort, 
435. 

WELLINGTON, part d'Irlande pour 
venir au secours du Portugal, X, 



210, — !e luiiustère anglais re- 
doute son audace, ibicl.,—se rend 
à la Corogne, pour connaître l'é- 
tat des choses, 215, — ne suit pas 
les instructions de lord Castie- 
reagh, et parait àl'embouchure du 
Mondego, iôid., —opère son dé- 
barquement, 216, — sa prudence 
et sa connaissance du caractère 
de ses troupes, 219, — sa froide 
intelligence et ses succès au com- 
bat de Yimieiro, 224, — arrive 
avec lO,COO hommes au secours 
de Lisbonne; résiste à Soult et à 
Victor, X, 446, — ne partage pas 
les idées gigantesques de la junte, 
451, — se porte à 'lalavera , que 
Victor a quitté , 453 , — ^agne la 
bataille de Tal avéra, 455, — ap- 
prend la convention de Znaïm ; 
se dégoûte de combattre en Espa- 
gne, 456,. — la retraite des Anglais 
est ôéc'iâée, /ùid. , — s'oppose au 
massacre des prisonniers, etc., 
XI, 26, — se plaint des Espagnols, 
27, — expose sa posiTÏon à Wel- 
lesiey, 28, — son peu de forces en 
Portugal, 184, — UiCt Lisbonne en 
état de défense et se ménage 
pourtant un moyen d'embar(pAe- 
ment ; ses vues saines et conser- 
vatrices sont combattues et en- 
travées, 192, — abandonne l'atta- 
que de Badajoz, 205, — renforce 
sou armée, liOô, — ne voulait pas 
abandonner l'Espagne, 3(79 , — 
prend Gnidad-Rodrigo, etc., 321 , 

— obtient la direction générale 
des affaires militaires, XII, 121 , 

— pénètre sur le territoire fran- 
çais, 199, — se justifie mal des 
excès commis à Saint-Sébastien, 
253, — vise à la couronne d'Es- 
pagne, 269, — fait difilculté d'ap- 
puyer une députation royaliste à 
Bordeaux, 374, — gairne !a bataille 
de Toulouse contre Soult, 406, — 
gagne la bataille de Waterloo, 
527. 

WHITWORTH (le lord) , signe , ù 
Saint-Péter>bourg, le traité de la 
triple alliance, le 28 septembre 
1795, 111, 236, — secret religieu- 
sement gardé sur ce traité, iùid. , 

— négocie un traité de conmierce 
entre l'Angleterre et la Russie, V, 

xni. 



Vfïï 



481 



104,— signe une nouvelle alliarce 
avec l'Angleterre (29 décembre 
1798, VJ, 295, — ne ciM)it]»as à la 
constance de Paul I'% VII, 323,— 
vu de mauvais œil a Saint-Péters- 
bourg, quitte cette résidence, 430, 

— est obligé de céder à la Russie 
dans la question des neuves, 446, 

— sa noble réponse à lionaparre, 
VIII, 191,— propositions au sujet 
de l'île de Malte , etc. , 195,— 
quitte Paris, 196, — note qu'il re- 
çoit avant son départ, iOid, 

WiCKHAM , minisrre du roi d'An- 
gleterre , reçoit des instructions 
relatives au Vorps du prince de 
Condé P'issé à la soi de de l'Au- 

. triche, III, 197, — ron^'ère avec ie . 
prince de Condé; pratiqiie des m- 
teliigences dans l'armée française 
pour attirer à la caasn royaie le 
génér.U Pichegru, ibld., —triples 
questior^s qu'il adresse à M.^îîar- 
thélemv, le 8 mars 17y6,;i86^t 
suiv.,— quitte la Suisse où il était 
commiEsalre; explique sesmot^if^, 
(iaiis sa note ii|ux .ïflagi&tra.t$^^e 
Berne, V, 304. ,,,; ., _ ' ., .. 

WiLLiiT (ie général), veut attaquer 
le Directoire à force ouYêr.t^ , 
pour opérer une révolution roya- 
iiste, IV , 520, — .déporté, le 18 
fructidor, 524, — s'échappe.; U 
est envoyé par les Ai'.slais en Pro- 
vence, et part pour entrelenir des 
inteliiueiices dans le j^nidij.dé la 
France,. Vif, 396. ' " • . ! 

WILSON (sir Robert), veut assister 
à l'entrevue de LaurUton avec 
Kutusoff, XI, 437. 

WlMPFEN (le commandant), refuse 
de rendre la place de Thiouville 
aux princes français, I, 457.. 

WINKEL3IANX (ie colonel), ests.ur- 
pris et enveloppé dans Spire, qui 
se rend à Custine, II, 45. 

WÎNZEKGERORE , aide-de-caiiip 
d'Alexandre, pone une lettre de 
son souverain au roi de Prusse; 
son contenu, VIII, 439, — emploie 
tour à tour la séduction et la me- 
nace, 440. , ,, 

WiTTGEXSTEIN (le général), bairre 

aux Français la rou»e de Saint- 

Péter.>bourg, Xi, 303,— sonarnu»- 

j cnforcée par les Anglais, 40», — 

31 



482 



AVUR 



ses succès devant Polotsk, 440,— 
sa proclamation, 441, — ses fausses 
combinaisons à Lutzen, XII, 149. 

WŒLLNER (de), jouit de toute la 
condance de Frédéric-Guillaume, 
I, 69. 

WOROXZOFF (comte de), ministre 
de Russie à Londres, chargé de 
rédiger un traité de commerce et 
d'union, lî, 197, — résiste à Bo- 
naparte, VIII, 283. 

WREDE (le général de), commande 
ies troupes bavaroises à Wurtz- 
borîFg, VIII, 470, — son opinion 
sur Bernadotte , XIII, 200, — ses 
in!:ri2ues pour l'élever au trône 
de S-iè.le, 202. 

WUR3ISER (le général), gentilhom- 
me alsacien, s'était distingué dans 
la guerre de sept ans ; renforce 
l'armée autrichienne, 2i6, — re- 
fuse de commander sous les or- 
dres du duc de Brunswick; n'o- 
béit qu'au roi de Prusse et com- 
mande l'armée de Condé, 257, — 
impatient de délivrer son ancienne 
patrie du joug de la Convention, 
258, — replie ses troupes derrière 
la Queich, 3ol, — combat sur une 
ligne de trente iieues, sans résul- 
tat, 316, — frémit d'être réduit, 
par l'inaction des Prussiens, à gar- 
der la ligne de la Queich jusqu'à 
Spire , 373, — essaie avec ses trou- 
pes seules de déloger les Français 
de leurs lignes, 375, — propose au 
duc de Brunswick de s'avancer 
sur la Lorraine, ibid., — attaque, 
le 13 octobre 1793, le centre des 
lignes françaises, et, secondé par 
un corps d'émigrés, fait évacuer 
Lauterbourg et s'empare de Weis- 
sembourg, 388, — fait célébrer, 
sur les hauteurs de Sulz, les avan- 
tages remportés par ses troupes, 
ibid. , — établit son quartier-gé- 
néral à Haguenau, sa patrie, 389, 
— demande un délai aux dépu- 
tés de Strasbourg qui offrent de 
lui rendre leur viiie au nom de 
Louis XVII, 425, — engage le duc 
de Brunswick à l'aider dans ses 
opérations pour forcer l'armée 
française battue à abandonner 
Strasbourg a ses propres forces, 



WUR 

426, — fait attaquer Saverne, et 
manque une seconde fois Stras - 
bourg, 426, — rejette sur le duc 
de Brunswick la faute irréparable 
de la perte de Strasbourg ; il s'em- 
pare du Fort-Louis ; sa proclama- 
tion aux Alsaciens pour les enga- 
ger à redevenir Allemands , 427, 
— forcé de se replier sur la Lau- 
ter , lorsque les mouvemens des 
Prussiens ont découvert sa droite, 
433, — résiste aux attaques d'Ho- 
che et de Pichegru, 436, — de- 
mande des renforts à Vienne et 
sonne l'alarme au camp du duc 
de Brunswick, 437, — peu d'ac- 
cord entre ces deux généraux , 
438, — vive explication entre eux, 
lors de l'affaire malheureuse de 
Werdt, etc., ibid., — battu par 
Hoche auprès de Landau , ne peut 
ramener ses troupes ; forcé de 
repasser le Rhin, 440, — accuse le 
duc de Brunswick de tous les re- 
vers, 441, — rappelé à Vienne 
momentanément, pour rendre 
compte de sa conduite, 451, — 
demande, pour coopérer au réta- 
blissement de la monarchie en 
France, avec l'aide de Pichegru, 
que Strasboursr et Huningne lui 
soient livrés, III, 198, — opposé 
à Pichegru sur la rive gauche du 
Rhin, 199, — se concerte avec 
Glairfayt devant Mayence et re- 
court à la grande tactique des gé- 
néraux républicains, 252, — essaie 
de forcer Pichegru à évacuer Man- 
heim, et le contraint à la retraite, 
252, — se joint' à Glairfayt et re- 
couvre le Palatinat, etc., 254, — 
a la mission difficile d'aller sauver 
Mantoue, 372,— son départ ouvre 
aux Français les portes de l'Alle- 
magne méridionale, 382, — ses 
perplexités ; veut déliv;:'er Man- 
toue , et garder le Tyrol menacé, 
430, — débouche subitement du 
Tyrol, ibid. , — sa position mili- 
taire mauvaise, 431 ,— il obtient d'a- 
bord quelques succès, 432, — déjà 
songe à dégager Manloue , 433, — 
est battu complètement par Bona- 
parte à Castiglione, ibid., — se ré- 
fugie dans les montagnes du Ty- 



YOR 

roi, ihid. — parvient cependant à 
ravitailler Mantoue, ihid, , — re- 
crute son armée dans le Tyrol et 
se réorganise, 444, — s'oppose à 
l'entrée de Bonaparte dans le Ty- 
rol, 445, — n'est pas déconcerté 
par la perte de la bataille de Ro- 
veredo ; il envoie une division sur 
Mantoue, 44G, — battu complète- 
ment à Bassano ; après avoir erré 
plusieurs jours, se jette dans Man- 
toue, 450, — ses pertes énormes, 
ihid.^ — fait une sortie vigoureuse 
et inutile, le 29 décembre 1796, 
IV, 150, — fait connaître au géné- 
ral Alvinzy, par un officier anglais 
déguisé, sa véritable position, 154, 
— déclare "au général Serrurier 



YOR 



483 



que, n'espérant pas être secouru 
par l'Autriche , il réglera sa con- 
duite sur les conditions qui lui 
seront offertes, 175, — capitule 
honorablement, 176. 

WURTE3IBERG (le duc), donne 
l'impulsion aux états de l'empire 
pour l'armement général, II, 483. 

WYXDHAM (M.), nouvellement en- 
tré dans le ministère anglais, en- 
voyé a La Haye; pense que la Hol- 
lande peut négocier sans l'assenti- 
ment de l'Angleterre, mais sépa- 
rément, III, 103, —passe près de 
deux heures avec le roi, et lui ex- 
pose sa mission, 104, — ses repro- 
ches à M. Acton, 437. 



Y 



YARMOUTH (lord), ministre plénipo- 
tentiaire d'Angleterre, conclut des 
traités de subsides avec les cours 
de Hesse-Cassel et de Darmstadt; 
arrive auprès du roi de Prusse 
pour ranimer son ardeur languis- 
sante, II, 378, — ■ses!succès, îbid.^ 
— improuve la conduite du duc de 
Brunswick, dans ses notes envoyées 
a Berlin, 442, — supplie l'empereur 
de contmuer à défendre glorieu- 
sement la cause commune,, III, 4, 
— annonce l'arrivée de lord Corn- 
wallis auprès de l'armée prussien- 
ne, ibid,^ — donne avis à Londres 
de la bataille perdue àFleurus, 35, 
— est appelé de Verdun (où il était 
prisonnier) à Paris ; son entrevue 
avec M. deTalleyraud pour la paix 
avec l'Angleterre, IX, 192, — ne 
veut pas consentir à l'abandon de 
la Sicile, 214, — demande ses passe- 
ports, ihid.^ — reproche à M. d'Où- 
bril son manque de sincérité, 218, 
— se presse d'exhiber ses pouvoirs, 
et en est blâmé, 223. 

yORCK (duc d'), débarqué récem- 
ment avec des troupes anglaises 
pour la défense commune; expé- 
die en toute hâte à Londres le ma- 
nifeste où Du mouriez annonce le 



projet de combattre la Conven- 
tion, II, 225, — • veut qu'on prenne 
l'offensive au mois de mai 1793, 
284, — tourne la droite de la ligne 
française, le 23 mai, 285, — entre 
dans Valenciennes qui capitule, 
32G, — veut s'emparer de Dun- 
kerque, mais en est détourné par 
le prince de Cobourg, 347, — vient 
camper aux portes de Cambray, 
349, — reçoit un courrier de Lon- 
dres qui recommande la prompte 
exécution de l'entreprise sur Dun- 
kerque, 350, — prend la direction 
deFurnes, ibid.^ — attend l'arrivée 
d'une flottille anglaise, 366, — s'ap- 
proche de Dunkerque et la fait 
sommer de se rendre, ibid.^ — 
lève le siège, 369, — veut se reti- 
rer en Angleterre , et n'en obtient 
pas la permission, 392, — marche 
de la Lys sur la Sambre, 405, — 
se rend dans la W^ est-Flandre, et 
force à la retraite les républicains, 
410, — pren4 ses quartiers d'hiver 
aux environs de Tournay, 412, — 
défend avec succès les redoutes 
de Troisville ; fait perdre un grand 
nombre d'hommes aux Français, 
et prend le général Chappui, 525, 
— se laisse envelopper par l8,ooo 



A84 



zou 



Français, 535, — sauvé par la vi- 
tesse de son cheval, 536, — force 
et reprend le village de Pontachin, 
538, — couvre le Brabant hollan- 
dais, m, 27 , — évacue le camp 
de Nimègue et la place, loi, — 
part pour l'Angleterre laissant la 
tâche pénible du commandement 
au général Wahnoden, il/id., — 
nommé commandant en chef de 
toutes les forces de terre en An- 
gleterre, V, 474, — débarque, en 
qualité de commandant, des trou- 
pes anglo-russes dans la Nord-Hol- 
lande, VU, 302, — échec qu'il 
éprouve à Bergen, 304, — sa len- 
teur et ses hésitations ; se rembar- 
que après avoir détruit les éta- 
blissemens maritimes, etc., 307, 
— capitulation honteuse qu'il si- 
gne, 308, — lettre d'un Russe à 
Bostopchin sur celte caxjitulation, 



ZWA 

ihid.. — enquête à laquelle il est 
soumis; abdique ses emplois, X, 
424, — réintégré dans ses emplois 
par le prince de Galles, régent, 
XI, 259. 

YORK (le général) , membre des 
sociétés allemandes, commande 
un corps de 6,000 Prussiens, XI, 
399, — est mis en rapport avec le 
colonel Rapatel , ibid.^ — sa dé- 
fection , 459, — écrit au roi de 
Prusse, pour lui rendre compte de 
sa conduite, etc., ibid , — sa dé- 
fection très légale, XII. 12, — 
culbuté à Montmirail, 344. 

YRIARTE (don Domingo;, négocia- 
teur espagnol, arrive à Bâle pour 
traiter de la paix avec la France, 
III, 165, -— signe le traité défini- 
tif de paix avec l'ambassadeur 
Barthélémy, 208, — à quelles con- 
ditions, 209. 



ZAdlj^chef d'état-major de Méias. 
à la bataille de Marengo , sur un 
faux avis , change la destination 
de la cavalerie ; prend le corps de 
Kellermann pour Tun^de ceux de 
son armée, et est fait prisonnier, 
VII, 403, — mis en liberté par Bo- 
naparte, 413. 

ZEA-BER3IUDES, agent diplomati- 
que de la junte générale d'Espa- 
gne, à Saint-Pétersbourg, X, 255. 

ZOUBOW, ministre d'Alexandre, 
empereur de Russie, ne cache pas 



la part qu'il a^'prise [à la mortde 
Paul PS VIII, 78. 
ZWAZIXGER (de), député du cercle 
de Franconie a'Paris, bien ac- 
cueilli par le ministère; ses con- 
férences avec Rewbel , sur les ba- 
ses de la paix entre la France et 
TAutriche, IV,' 82, — se met en 
route pour Vienne ; entretient 
Colioredo^des intérêts de la Fran- 
conie et de la paix avec la France; 



FIi\ DE LA TABLE. 



This book is DUE on the last date stamped below 



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145 Allonville • 

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