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FOR THE PEOPLE 

1 FOR EDVCATION 
FORSCIENCE 






LIBRARY 

Of 

THE AMERICAN MUSEUM 

OF 

NATURAL HISTORY 






^^ 



'^'^^^ MÉMOIRES ;: 

DE 

L'ACADÉMIE IMPÉRIALE DES SCIENCES 

DE 
Sv PÉTER S BOURG. 



Tome V. 



AVEC 

L'HISTOIRE DE L'ACADÉMIE 

POUR L' AN NÉE l8ia. 



S"^. PÉTERSBOURG, 

DE L'IMPRIMERIE DE LACADEMIE IMPÉRIALE DES SCIENCES 

1 8 1 5. 



Publié par ordre de l'Académie, et avec l'obligation d'envoyer, 
où il convient, le nombre d'exemplaires fixé par la loi. 

N. Fufs 

Secrétaire perpétael. 



3'ifii 



MEMOIRES 

DE L'ACADÉMIE IMPERIALE DES SCIENCES. 



I. Section des sciences mathématiques. 

Page 

X,. Euler't. De divisoribus numerorum in forma mxx-\-nyy contentorum 3 

Ejmdem, De fractionibus continuis WaUisii . . 24 

Ejuidem. Mcthodus succincta summas serierum infinitarum pcr formulas 

ditîérentiales investigandi , . . 4^ 

Ejusdem, De seriebus memorabilibus quibus sinus et cosinu» angulorum 

multiplorum exprimere licet , . . 5j 

Ejusdem. Invcstigatio quadrilateri f in quo singulorum angulorum sinus 

datam inter se tentant rationem , . . 78 

"Ejusdem. Geometrica et Sphaerica quacdanr . . 98 

N. F'ifS' Disquisitiones novae de seriebu* per cosînus angulorum multi- 
plorum progredientibus « . , ii5 

F. T. Schubert. De l'usage du micromètre annulaire , » 148 

K. Fufs* Solutio problematis calculum integralem spectantis . 177 

Littrow. Sur une nouvelle méthode de déterminer les hauteurs observées 



IL Section des sciences physiques. 

C. P. Tbunherg. Hemipterorum maxillosorum gcnera illustrata plurimis» 

que novis speciebiis ditata ac descnpta . • 211 

L, Bojani. De foetus canini vclamentfs , inprimis de ipsius membrana 

allantoide, observatio anatomica , iconibus illustrata • 303 

T'iUiu, Cheirosremon Platanoides Humboldr'i ob mirabilem interioris co- 

rollae structuram denuo pictum et dcscriptum . .331 

Ejmdem, De cancris Camtschaticis, oniscis, entomostracis et cancillis ma- 
rinis microscoplcis noctilucentibus , cum appendice de acaris et 
ricinis Camtschaticis . . • . 33i 



Page 

Ejusdem- De skclcto niaiumonteo Sibirico ad maris glaciaiis ilttora anno 
iboy etFosso , cui pracmis^ac Elcpli.iiuini gcneris spcckrum di- 
stinctioncs . . • ... ^06 

C. F. Lcdcbotir. Décades sex plantaraai novarum in Impcrio Rossico 

indigenarum . . . . . 5i4 

Tilesii. Additamentum ad Cîicirostemon . . . 5yg 

III. Secti(^n des sciences politiques. 

H. Storch. Théorie du Loyer . - - . 585 

G. Tb. Herrmann. Résultats tirés des Tableaux métriques, depuis 1796 
jujqu' en 180g, relevés sur ceux qui confessent la Religion 
grequc en Russie . . . . . . 6io 

Ejusilem. Données statistiques sur la chasse en Russie . . 6a8 

H. Sttrch, De la monnaie de cuivre , ej particulièrement de celle de 

Russie. Section I. . . . . 65o 

C. Th. Herrmann. Données statistique» sur le commerce de l'Intérieur 

de la Russie, qui s'est fait par eau en i8i3 . . 6G2 

Ejiisdem. Tableau général qui indique la part que chaque branche de 
l'industrie nationale a eue dans le commerce qui s'est fait par 
eau en i8i3 .... 719 



"O3J00Jv_^0000'« 



TABLE DES MATIÈRES. 



Histoire de l'Académie Impériale des Sciences. 

Année 1812. 

Page 
I. Changemens arrivés dans l'Académie ; 

1. Membres décédés . . . » 3 

2. Nouvelles réceptions . . * 7 

3. Election d'un nouveau membre du Comité . . 8 

4. Gratifications, décorations et avancemens civils . ibid. 

5. Distinctions littéraires , , , , g 

II. Présens faits à l'Académie: 

1. Four la Bibliothèque . . , , g 

a. Pour le Cabinet de curiosités • . . 16 

3. Pour le Cabinet de médailles • • .17 

4. Pour le Cabinet de minéraux . . • ibid. 

III. Mémoires et autres ouvrages manuscrits présentés à 

l'Académie . . ...... 18 



Page 
IV. Observation», expériences et notices intéressantes, fai- 
tes et communiquées à l'Académie ... 22 

V, Rapports présentés par des Académiciens chargés de 

commissions particulières . . ... 26 

VI. Voyages scientifiques faits par ordre de l'Académie 29 

VII. Ouvrages publiés par l'Académie .... ibid. 



HISTOIRE 

DE L' ACADÉMIE IMPÉRIALE 
* DES SCIENCES. 

ANNÉE l8lC. 



Hiitolrt de igiS' 



HISTOIRE 

DE L'ACADÉMIE IMPÉRIALE DES SCIENCES, 

Année i 8 i a, 



L 

CHANGEMENS ARRIVÉS DANS L'ACADÉMIE. 

l. Membres décédés. 

a) ^académiciens extraordinaires, 
Mr. Basile Fiscovatoff, Lieutenant Colonel, Académi- 
cien extraordinaire pour les Mathématiques, Professeur de 
de l'Institut des Ingénieurs des voyes de communication. 
Décédé le 8 Octobre dans la 34"^^ année de son âge. 

b) Membres honoraires de V Intérieur. 

Mr. Etienne Roumovsky, Conseiller d'Etat actuel, ci-de- 
vant Académicien elTectif, et dans la suite Vice-Président de 
l'Académie, Membre du Directoire suprême des Ecoles de 
l'Empire, Ciuateur de l'Université IMPÉRIALE de Kazan 
et des écoles de son arrondissement. Membre de l'Acadé- 

1 * 



4 

mie TMPÉRTALE Russe, de l' Académie Royale des Sci'en- 
ces de Stockholm et de plasicms autres Socittcs savan- 
tes. Chevalier de l'ordre de St. Vladimir dit 3"'^ déféré 
et de Ste. Anne de la 2^^ classe , mourût le 7 Juillet 
l8i2, dans la So"'^ année de son âge, d'un coup d'Apople- 
xie. Ce savant, un des plus célèbres de la nation Russe, 
fit ses premières études dans le Séminaire du Couvent de 
St. Alexandre Nevski. En 1748 il fut reçu au nombre 
des Etudians de l'Académie IMPERIALE des Sciences, où 
il profita particulièrement des leçons du célèbre Physicien 
Richmann. Après la mort de ce Professeur , devenu en 
1753 la victime de ses expériences électriques sur la 
foudre, Roumousky fut nommé Adjoint de l'Académie, et 
envoyé en 1754 à Berlin, pour y ach^er ses études sous 
les yeux du premier Mathématicien de son tems, l'illustre 
Léonard Eulcr. Après un séjour de deux ans, passés sous 
la tutèleetdans la maison de son illustre maître, l'Académie 
le rappella et lui conféra l'emploi d'cnseii;ner les 7\Lithéma- 
tiques à ses Etudians, ce qui donjia li^lv. Roumovshy l'oc- 
casion de composer le premier livre élémentaire de Géo- 
métrie qui a été écrit en langue Russe. — En 1760 
l'Académie le nomma son Astronome, à la place de G/i- 
schnw, mort cette année, et l'année suivante elle l'envoya 
à Selenginsk pour y observer le passage de Venus de- 



vant le soleil , phénomène que huit ans plus tard il fut 
chargé d'observer une seconde fois à Kola. Après son 
retour de la première expédition il fut avancé au grade 
de Professeur extraordinaire d'Astronomie; et après son re- 
tour de Kola l'Académie le nomma Académicien ordinaire. 
Outre un grand nombre d'observ^ations astronomiques et de 
mémoires d'Astronomie théorétique répandus parmi ceux de 
l'Académie , la collection de ses ouvrages renferme aussi 
plusieurs problèmes d'Analyse et de Géométrie résolus par 
notre habile Mathématicien. Ce fut lui qui, pendant trente 
années consécutives, a calculé et rédigé le Calendrier de 
St. Pétersbourg, et pendant une période presqu'aussi lon- 
gue il avoit dirigé le Département géographique de l'Aca- 
démie. II dirigea aussi pendant plusieures années les étu- 
des des Elèves du corps des Cadets grecs , et dans les 
dernières années de sa vie il participa aux travaux du Dé- 
partement de la Marine, en qualité de membre du Comité 
savant de ce Département» Dans ses heures de loisir il 
traduisit en Russe des ouvrages utiles, tels que les lettres 
à'Eider à une Princesse d'Allemagne, les Annales de Ta- 
cite , et d'autres. Depuis j 8oo jusqu'à i8o3 il fit, par 
suite d'un ordre Suprême, les fonctions de Vice - Pré- 
sident de l'Académie, et en j8o3 il fut nommé très - 
gracieusement Curateur de l'Université IMPÉRIALE de 



Kazan. Dans cette dernière place il a travaillé sans re- 
lâche à l'organisation des écoles de son arrondissement, 
aussi bien qu'à celle de l'Université nicine, avec un zèle 
et une activité qui sont bien rares dans un âge si avan- 
cé, et qui n'ont cessé qu'avec le dernier soufle de sa vie. 
C'est à une constitution vigoureuse et à un genre de vie 
sobre et très réglé qu'il a du le précieux avantage de 
jouir jusqu'il l'âge de presque quatre-vingt ans de toutes 
ses facultés physiques et intellectuelles et de conserver 
l'usage de toute sa tète et de tous ses sens. 

S. A. I. ]MS^ le Prince George de Holstein - Olden- 
bourg. Ce Membre AUGUSTE fut reçu le 20 Août 1810 
et décéda à Twer, d'une fièvre putride, le i5 Décembre 
18 J 2 dans la 29'"^ année de son âge. 

c) Mcwhycs honoraires externes : 

îMr. Chrétien Gottlob Ileync, Professeur en l'Université 
de GiJttingae, Conseiller intime de Justice de S. M. Bri- 
tannique clc. Ce saviint célèbre fut reçu Membre hono- 
raire externe de l'Académie le j5 Mars i8o5 et mourût 
à Gôttingue le 14 Juillet djns la 83'""-' année de son ai^e. 

Mr. Geurfifi Simon Klùs^el , Professeur de Malhémati- 
ques et de Physique à l'Université de Halle; mort à Hiil'e 



le 4 Août, âgé de 74 ^"s. Le défunt fut rcçn membre 
honoraire le 20 Juillet 1794. 

d) Correspondans de V Intérieur : 
Mr. Serge Koteînikoff, Conseiller de Collcge, Inspec- 
teur de l'Imprimerie du Corps de Cadets de la Marine, 
Chevalier de l'ordre de St. Vladimir du 4"^*^ degré. Le 
défunt fut reçu le 19 Mars 1800. 

2. Nouvelles réceptions: 

a) Au nombre des Académiciens extraordinaires: 

Mr. l'Adjoint George Henry Langsdorff, pour la Zoo- 
logie, le 1 Avril. 

Mr. l'Adjoint Alexandre Schlegeïmilch, pour la Miné- 
ralogie , le 1 Avril. 

Mr. l'Adjoint Constantin Kirchhoff, pour la Ctiymie, 
le 1 Avril. 

b) Au nombre des Correspondans de Vlntèrieur: 
Mr. Charles Etter , Minéralogiste du Directoire su- 
prême des Ecoles de l'Empire; reçu le 7 Octobre. 

c) Au nombre des Correspondans externes : 

Mr. François Triesneckcr , Directeur de l'Observatoire 
Impérial de Vienne ; reçu le 5 Février, 



8 

3. Election d'un membre du Comité 
d'Administration. 
Le 12 Août. Rlr. l'Académicien Severguine fut éla 
membre du Comité pour deux ans , à la place de S. E. 
]Mr. l'Académicien Fufs. 

4. Gratifications, Décorations et 
avancemcns civils. 

Le 1 2 Janvier. Mr. l'Académicien extraordinaire Tlerr'» 
mann fut avancé au rang de Conseiller de Collège et 
gratifié par SA MAJESTÉ IMPÉRIALE d'une bague de 
brilldns. 

Le 29 Janvier. Mr. l'Académicien extraordinaire Smè- 
lovsky fut avancé au rang de Conseiller de Collège. 

Le 29 Janvier. Mr. l'Adjoint Kirchhnff fut gratifié 
d'une pension viagère de cinq mille Roubles par an et 
décoré de l'ordre de Ste. Anne de la 2 classe. 

Le 5 Février. Mr. l'Académicien extraordinaire Schê- 
rcr fut avancé au rang de Conseiller de Collège, avec une 
anciennité de trois ans. 

Le 1 1 Mars. L'Archiviste de la Conférence Mr. le 
Conseiller de Cour Kohrtz reçut, à la suite d'une repré- 
sentation du Comité d'Administration, faite à S. E. MS''. le 
Ministre, la croix de St. Vladimir du 4"^*^ degré. 



9 
Le 3 Juin. L'Elève de rx^cadémîe pour les Mathé- 
matiques, Mr. Edouard CoUins, fut avancé par la Confé- 
rence au grade d'Elève de la i'"'^ classe; avec l'augnicn- 
tation d'appointemcns fixée par le règlement. 

Le 12 Août. Mr. l'Académicien extraordinaire Ilerr- 
mctnn fut très gracieusement décoré de l'ordre de St. Vla- 
dinùr du 4"^^ degré. 

Le j 6 Septembre. Mr. le Conseiller de Cour et Che- 
valier Lwigtdorff notifia à la Conférence que SA MAJE- 
STÉ L'EMPEREUR a daigné le nommer Consul général 
au Brésil. 

5. Distinctions littéraires: 
Mr. l'Académicien extraordinaire Schèrer fut reçu mem- 
bre honoraire de l'Université IMPÉRIALE de KharkofT et 
de la société de Physique générale de laYeteravie à Hanau. 

Mrs. les Académiciens Ozeretskovsh/ , Fujs et Storch 
furent reçus au nombre des membres honoraires de l'Uni- 
versité IMPÉRIALE de KharkotL 

IL 
PRÉSEXS FAITS À L'ACADÉMIE. 

1. Pour la Bibliothèque : 

De la part du Conseil Impérial desiMines à Paris: 
Journal des IvLnes, ou Recueil de Mémoires sur l'exploitation 

Hiiteire de 1^12» 2 



10 

des mines et sur les sciences et les arts qui s'y rapportent. 
Les cahiers Nr. 177 et J78. 8^0. 

De la part de l'Académie IMPÉRIALE Russe: 

^UKCii, H.ui Kpyrb c.iOBecHocmii AVenneU 11 iioboîi, Gowniienie 
Jlarapna, ncpencACiiHoe 'j.ien<iMii IlMiiEPATorcKoii PocciîiCKoii 
AKa^e.Miii, Haciiih 1-4 (^- H- K. 8vo. 

De la part de la Société des amis scrutateurs 
de la nature à Berlin: 

Der Gesellschaft naturforschendcr Freunde zu Perlin Magazin 
fur die neuesten Entdtckungen in der gt'S.immten Naturkun- 
do, Vten Jahrg. 3tes und 4.tcs Quartal. Berlin ibii. 4'°. 

De la part de la Société IMPÉRIALE des Natura- 
listes à Moscou: 

Mémoires de la Société IMPERIALE des Naturalistes de Mos- 
cou. Tome 3n>e. Moscou 1812. 4to. 

De la part de l'Académie Royale des Sciences 
de Berlin : 

Statuten der kôniglichen Akademie der Wissenschaften zu Ber- 
lin. Berlin 1812. 8^0. 

De la part de la Société Américaine à Phila- 
delphie : 

Transactions of the American philosophical Society held at 
Philadelphia. Volume VL 1809. 4^°. 

De la part de l' Un iversité IMPÉRIALE deDorpat: 

Praelectiones semestres in Universitate litterarum Caesarea, 

31116 Dorpati constiluta est, a Kal. Febr. amii 1812 huben- 
ae. Fol. 



^^ 11 

De la part dn Département duMinistère de l'In- 
struction publique: 

1°) MciMeprnaHie rep6oBh4eHiH, coyiineiue Tanirnepepa; ct> nfe- 
MCi^Raro fl3biKa nepeue^-b F^iLôb Ma.iLrHH-b. C. IJ. B. i8o5. 8vo. 

2") O CBOHCiiiuii II /iKncmBiflXTj a.ieKmpiiMecKon cii.ihi no npa- 
yefiHoii HajKb; Cb aHr.iiiicKaro a3biK.d nepece.ib T. Ma.ibniHi.. 
C. ri. B. i8 1. 

De la part de l'Université IMPÉRIALE d'Abo: 

1") Dissertatio theologica , doc tr'nani Chr^sti de morali homi- 
nis ad virtiileni habitu, breviter debneitura; Aiict. Henr. 
Snellmann et AxtLo Gabr. Sjôstrôin. Aboae 1812. 

2°) De p ësi orphica , spécimen academicum ; Auct. Roberto 
Tengstrôm. Âboae 1812. 

3") Dissertatio chemico - technologica de tenacitate argillae ,- 
Auct. Henrico Brornan. Aboae 1812. 

4") Dissertatio tbeologica de usu rationis in religione cognos- 
cenda et dijudicanda; Auct. Gabrielo Hirn. Aboae 1812. 

5") Spécimen academicum, doctrinae Christi de providentia 
divina primas lineas exhibens ; Auct. Erico Melartin. Aboae 
j8i2. 

6") Dissertatio de dono linguarum in ecclesia primitiva ; Auct. 
Johanne Florin. Aboae 1812. 

70) Plausus et vota; Auct. Joh. Fred. Wallenio. Aboae 1809. 

8°) Index praelectionum in Academia IMPERIALI Aboënsi, a 
die 1 Octobris a. 1812 ad idem tempus anni sequentis. 

9") Oratio habita in Unive^rçitate Aboënsi a Gustave Gadolin, 
Theol. Prof. 1812. 

De la part de Mr. l'Académicien Storch : 

Rufsland unter Alexanàer dem Ersten. XVI. und XVII Liefe* 
rang. Qvo, 

2 * 



13 

De la part de ^Ir. le Conseiller privé Hermb- 

sliid t à Berlin : 

Aiileitung zur praktiscli - ôconomischen Fabrikation des Zuk- 
kers uud eines brauthburcn Syriips ans den Runkclrùben ; 
voii S. F. Herrabstadt. Berlin 1811. ^^'o. 

De la part d n Directeur général des Domai- 
nes du (îrand - Duc de Francfort , Mr. 
L e o n h a r d : 

Taschenbuch fur die gesammte Minéralogie ; von C C. Leon- 
haid. ^t»;' und 5^" Jahrg. Frankfurt am Mayn. 1810 und 
1811. 8^o. 

De la part de Mr. le Baron de Paykull: 

Monographia Histeroïdum ; Auct. Gustave de Paykull. Upsa- 
liae 1811. 8^0. 

De la part de Mr. l'Académicien extraordinaire 

S c h é r e r : 

Kurze Darstellung der cbemischen Untersuchungen der Gasar- 
ten. Eutworfen von Dr. A. N. Scherer. Berlin 1808. 8^'». 

De la part de Mr. leProfesscur Giese à Kharkoff: 

Lehrbuch der Pharmazie, zum Gebrauch ôffentlicher Vorlesun- 
gen , u. s. w. ; entworfen von Ferdinand Giese. 4.'er Theil. 
Leipzig i3ii. 8^". 

De la part de Mr. le Professeur Morgenstern à 

D o r p a t : 

Morg(msterns Ausziigo aus den Tagebùrhern und Papieren ei- 
nes Reisenden. Italien. isten Bandes ates Stùtk. Florenz. 
Dorpat 18 n. Qfo. 



De la part de Mr. le Comte Szechenyi: 

Appendix ad catalogum numorum Hungariae et Transilvaniae 
Instituti nationalis Szechenyiani. Pesthini 18 lo- 6^». 

De la part de Mr. le Conseiller d'Etat actuel 

d' Ouvaroff : 

Essai sur les mystères d'Eleusis. St. Pétersbourg 1812. 8vo. 

De ]a part de Mr. le Professeur Vater à Kô- 

n i g s b e r g : 

1") Mithridates, oder allgemeine Spraclikunde mit dem Vater 
Unser als Sprachprobe in beynalie fùnf hundert Spraclien 
und iVIundiirten ; von Joh. Christoph Adelung, Hofrath und 
Oberb.bliothekar in Dresden. Fortgesetzt von Johann Seve- 
rin Vater. 3""" Theils iste Abtheilung. Berlin 1812. 8v'o. 

2°) Altrussische Gesrhichte nach Nestor; von Joseph iVIûller, 
Professor in Braunscliweig. Berlin 1812. 8^"°. 

3") Heldengesang vom Zuge gegen die Polowzer des Fûrsten 
vom SevveriSthen Nowgorod Igor Swàtcslawitsch, geschrie- 
ben in altrussischer isprache gegen das Inde des zvvolften 
Jahrhunderts. In die deutsche Sprache ùbertragen von Jo- 
seph Mùller. Prag 1811. 16"»». 

De la part de Mr. Bockmann^ Professeur àCarls- 
ruhe : 

1») Versuch iiber die Erwârmung verschiedener Kôrper durch 
die Sonnenstr.ihlen ; von Dr. C. W. Bôckmann. Eine von 
der kônigl. Gesellschdft der Wissenschaften zu Gôttingen ge- 
krônte Preisfchrift. Karlsruhe 1811-. 8^°. 

5.") Versuch ûber die Wârmeleitung verschiedener Kôrper; von 
Dr. C. W. Bôckmann. Eine von der hollànd. Geseilschaft 
zu Rotterdam gekionte Preisfchrift. Karlsruhe 1812. 8*0. 



14 

De la part de Mf. l'Académicien extraordinaire 
Langsdorff: 

i") Bemerkungen aiif einer Reise um die Welt in den Jahren 
i8o3 bis 1807; von G. H. von Langsdorf. Erster Band mit 
28 Kupfern. Fraiikfurt am Mayn 1812. 410. 

a°) Observaçoes sobre o amelhoramento dos Ilospitaes em gé- 
rai, dedicados ao illmo e excellmo Senor Luis Pinto de Souza 
Coutiiiho etc. por Jorge Henrique Langsdorff. Lisboa 1800. 4.10. 

De la part de Mr. le Professeur Huth à Dorpat: 

Rede und Vorlesung ûber den grofsen Kometen von 1811. 
Dorpat 1812. 8vo. 

De la part de Mr. le Clievalier Thunberg à Up- 
sala : 
Dissertatio botanica de Cinchona. Upsaliae 1812. 4^0. 

De la part de Mr. le Professeur Kern à Vienne: 

ï") Annalen der medicinischen Klinik an der hohen Schule 
zii Wien ; herausgegeben von Vinzenz Kern etc. a^er Band. 
Wien 1809. 8^0. 

2") Avis aux Chirurgiens) pour les engager à introduire une 
méthode plus simple dans le pansement des blessés ; par V. 
Ixcrn etc. "Vienne 1809. 8^°. 

De la part de Mr. le Professeur Dreifsig à 

Kharkoff : 

Handwôrterbuch der medizinischen Klinik; 2"n Bandes 2 ter 
Theil. Erfurt 1810. 8vo. 

De la part de Mr. le Minéralogiste Etter: 

1*) L'Architcttura générale di Vitruvio , ridotta in coriipendio 
dal Sig**. Perrault dell'Academia délie scienze di Parigi e 



tradotta dal Francese in italiano con note per Giacomo 
Trombara. 

20) Parallelo dell* Arcliitettnra antica e moderna , opéra del 
Sig*. Rolando Freart, tradotta dal francese. 

3°) Saggio sopra l'Architetturà del Algarotti. 

4") Oeuvres du Philosophe Chinois nommé Memcius ou 
Meng - tsé. 

De la part des Auteurs et Editeurs: 

Kônigsberger Archiv fur Naturwissenschaft und Mathematik ; 
herauegegeben von Vater und Bessel. Kônigsb, 1811. ô^o. 

Oniicanie hoboiî M.iuiiinbi 4.13 miiCHCHin inoHeiirb, ii3o6pfeaieu- 
Hoii U. HeefeAOMCKiiMi.. C. II. B. i8n. 4^°. 

Die Phcsphoreszenz der Kôrper u. s. w. von Placidus Heinrich 
etc. 2 te Abhandlung. Nùrnberg 1812. 4^0. 

Die fiinf Sonnenbilder , beobachtet und beschrieben von Dr. 
Lamberti. Dorpat. 

Plantes recueillies pendant le voyage des Russes autour du 
monde, expédition dirigée par Mr. de Krusenstern, publiées 
par G. Langsdorff tt Fischer. Tubingue 1810. gr. i ol. 

Mineralogische Studien, von Leonhard und Selb. ErsterTheil. 
Nùrnberg 1812 8vo. 

Observationes in diaetam parcam vulgo Svàltkur ; Auct. C. P. 
Sthultz. Upsaliae 1812. 410. 

Utkast till Forelâsninger far begynnare i Chirurgien. 1 Hâftat. 
Upsala i8i2. 8vo. 

HtkMUAbnwa ocHOBaHÎH EcmecniBeHHoii Hcmopîii pacmtHÏH , 
B3/^.iHUfcia lI&auoAix ^Biiry6cKUAii>. H<tcmL 1. MocKBa 1811.8^0. 



i6 = 

2. Pour le Cabinet de Curiosités : 

De la part diiCabiiiet de SA MAJESTÉ IMPÉRIALE: 

Divers ossemens qii' on a trouvés dans le district de Kolivan 
sur le rivage de l'Obi , parmi lesquels il y a : 

i) Uti crâne d' Ek'phant de deux archincs de longueur et 

du poids de 9 poudes 19 livres. 
a) Un crâne de Bufle, des cornes, des vertèbres, des dents, 
des côtes etc. 

De la part de Mr. l'Apothicaire Herold : 

Une tortue (Testudo rotunda) prise vivante dans un des lacs 
des environs de Pargqlu. 

De la part de Mr. le IMinéralogiste Etter: 

Deux coquilles, savoir une spondule et une oreille de mer. 

De la part de Mr. le Chevalier Thunberg à Up- 
sala : 

Une èollection de plantes sèches bien conservées et en gtdnde 
paitie méridionales. 

De la part de la Régence médicinale de Smo- 

lensk : 

Deux crânes humains , pour la collection de crânes formée au 
Musée. 

De la part de l'Empailleur Philippof à Astra- 
khan : 

Vingt - uu oiseaux empaillés. 



• 17 

3. Pour le Cabinet de Médailles : 

De la part de IMr. Etter , Minéralogiste du Di- 
rectoire s u }:> r c ni e des écoles de 1 ' P" m p i r c : 
Une collection de cent monnaies Romaines en cuivre. 

4. Pour le Cabinet de Minéralogie : 

De la part de Mr. le Conseiller de Cour Millier 

il I r k o u t s k : 

Quelques échantillons de 1' étain découvert» près de la forte- 
resse Tchuidanskaïa , dans le district de Mertschinsk , tant 
du minerai que du métal même. 

De la part de Mr. le Dr. Waradi à Go rode k en 
Gallicie : 

Quelques échantillons d' un fossile trouvé sur les bords de la 
rivière Saan. Ce fossile n'est que de l'argile ordinaire ren- 
fermant des fragmens de bois dont la surface porte quelques 
indices de bleu de Prusse natif (l'ru&siate de ier). 

De la part de Mr. Etter: 

i") Un morceau de plomb rouge de Catherinenbourg, avec 
des cristaux de quartz , et un autre de plomb vert dans 
du kneifs. 

a") Une pierre de Labrador. 

3") Un chalumeau de la façon de Black, avec quelques peti- 
tes améliorations de Mr. Etter. 

4",' Un morceau de chaux carbonatée bituminifère globu- 
leuse. 

5") Un morceau d'asbeste flexible. 
Histoirt de iSu^ ^ 



l8 = 

6°) Un morceau de cristal de roche enfumé traversé de 
sthôrl noir prismatique. 

7") Un fnigroent de fer micacé dans tm chlorite scliisteux. 
Les Nr 5, G et 7 sont de la Nouvelle Finlande. 

8") Un morceau de bois agatisé de Kamtchatka. 

Q" Une hache d'agathe ti-ouvée en 1810 à Fessetz en 
Podolie. 

10") Trente neuf pièces de minéraux des Etats unis de l'A- 
mérique septentrionale. 

De la part de Mr. 1' Acadé mi c i en Zakharoff: 

Un morceau de la pierre d'étani mêlée de quartz et de mica, 
trouvée dans la Steppe Oginskaya à ciuo verstes de Nertchaisk. 

III. 

WÉMOÎRKS ET AUTRES OUVRAGES MANU- 
SCRITS, PRÉSENTÉS À L'ACADÉMIE. 

Reise von Irkutzk nach Nertsch^nsk in dent Moa.ten August und 
September 181'.; par Mr. Muller. 

Ueber die Wohnsitze der Jemen. Ein Reitrag znr Geschichte 
Neu-Fmlands. Zveeite Abtheilung ; par Mr. Lehrberg. 

Ueber Lavoisier's Salpeter-Reinigungs- Méthode im Grofsen; par 
Mr. Nasse. 

Des différentes méthodes de prélever les fraix de monnayage, et 
de leurs effets sur les prix des marchandises. Première Sec- 
tion ; par Mr. Storch. 

Verzeichnifs dor im Jahr 1807 auf einer Reise von Oi hotzk narh 
Irkutzk beobachteten rflanzen ^ als ein Beytrag zur nàberu 
Kenntnifs der Géographie derselben ; par Mr. Langsdorff. 

Geognostische Uebersicht des nordôstlirhen Theils der Araxeui- 
sthen Gtbirgskette ; par Wr. Schlegelmilch. 



^= 19 

Uebcr die Eerchung des Zuckers aus Starke; par Mr. KirchhofL 

noKa3af)ie . KiK-b nipam-b b^ C. neriiepfn prfe Me34}H!!inoi1 K.ieii 
113-b oGptoKOiJi. cbipoii Ko:i:it pisntro cKoma, 11 RaKoii notnpe* 
6pin. ^.^H cpt'o aauOf^Tj co Bch.Mii npnna^.ieiKiiocmflMii; par Mr. 
Ozeretskovski. 

Des inéthodes difrérentes de prélever les fraix de monnayage et 
de leurs effets sur les prix des marchandises. Seconde Section; 
par Mr. Storcli. 

BiiiniiCKa n3ii anarnoMUMecRoii h <f):i3io.iorn</ecKOÎi lacmii Ecme- 
cirinenHoi'i Ilciiiopiii 'le penoKo:t Hbixi. c RoncincenHbix'b Ciimi- 
^iii; co'iuHenie rio.ui. {Ipo^o.iaieHie ; par Mr. Sevastianoff. 

O KaMenHou nopo^fe naobiBacMoiî CoAa.iniiiij; par Mr. Severguine. 

O BiiH.iKvpeHÎiT , n.iii o pi3Hbix'b cpe^ciuBax'b rnaniL bhho ; par 
Mr. Zakharoff. 

Solutio problematis calculum integralem spectantis; par Mr. Fufs. 

Ueber einen neu entdeckten leichten Salzàther, nebst Versuchen 
ùber die Natur des rauchenden Wesens der gemeinen Salz- 
sàure ; par Mr. Nasse. 

llpii.To:KeHie 0eopiii HaiiBo.abuinxi h HanMeHi>nni.vb Be.iHMiiHTi ktj 
leoMeriipiriecKiiMTj Bonpocaivnj/ par Mr. Gourieff. 

Tria problemata ex inethodo tangentium inversa, soluta ab Acade- 
miae IMFERIALIS scienti.irum Alumno Eduardo CoUins. 

Deux problèmes sur l'intégration de deux équations différentio- 
différentielles , résolus par Edouard Collins , Elève de l'Aca- 
démie. 

RbiniicKa Meineopo.ïoruMecKnxT. HaG-iio^enin , /ili.iaHHGiXT. bi. C. 
lleiiiepfiyprh npn IlMuepamopcKOW AKa^eMÏii Ha}■K^ bt> i8ii 
roA} ; par Mr. Petroff. 

Oniicanie n n3o6{>a:f;eHie ^nouiiew , cpocimixcfl RieiK^y co6ok) 
iiepeAneK) 'laciniio iiifc.ia; pur Mr. Zagorsky. 

J !.;ia.iLUbj,T ocnoBani,! cpar-HuiJie^bnon AnaiiioMin P.iyMcnOaxa , 

3* 



20 .. 

HaPocciiicKÎîi S3biKT> npe.iosteimhia ci. npiiMh nniHMii ;i aouoa- 
ncuiîi.Mu ; par Mr Sevastiaiioff. 
Ipoinoea Krusensternii, nova specics desci-ipta a C. F. Ledebowr. 

Descriptiones plantarum rariorum lioiti IMPERIALIS Academiae 
scicntiarum Petropolitanae, icouibus iilustratae; par Mr. Smt- 
lovski. 

Ha.iosipuie cimcoGa T. rfpoHU onpe4h.tiirnb ^Tn.ienie aeM.iii ii 
luo.iciiiouiy cintnTj KaMeiiUbi\-b 04lj;t;4b; par Mr. Viscovatoff. 

IBa^aqa npiiua^.ieHtamaH ktj pc^y iisonepiiivieujpimecKiix'b , pfe- 
irieHiin» no cnocoGy 3HaM0Hiiiii tro .1 3n.iepa lÏMnep miopcKOU 
Ah.i^eMiii llavKT, uocniimaHiiHKOMb Ir)/^y^lp40!^^b Ktj.\.tiiiicoMT>. 

Die MetalloiJcn sind wahrscheinlich zusainmengesetzte Substan- 
zen ; par Mr. Schérer. 

Vergleichende Versucho ûber das Verhalten der stinkenden und 
der geruchlosen Salzsàure ziun Goldc , Silber und Liiin; par 
Mr. Nasse. 

Bewe^s dafs der Anfang des Russischen Reichs nicht erst ira 
Jahr 8i)2 kônne gesetzt, sonJern in das Jahr 852 musse vorge- 
rii.kt werden , pur Mr. Kriig 

Erstc Fortsetzung und Beschreibung von Japanischen Fischen ; 
par Mr. Tilesius. 

HÈKomophifl Haô.uo^eniH tj onwinbi na^Tj t|)occ^opORn> ^fejiaHHbie 
40 180 1 eme roAa; par Mr. Petroff. 

Sur la répartition du nombre total des habitans de la Russie. 
Seconde Partie. Répartition selon les religions, selon les états 
et selon les droits particuliers; par Mr. Herrmann. 

Histoire de l'Académie IMPLRIALE des sciences. Année 1811; 
par Mr. Fufs. 

Des( riptionum et iconum piscium Camtschaticorura continuatio 
tertia , tentamen Monographiae generis Agoni Blochiani com- 
plectens ; p.tr Mr. Tilesius. 

Ueber die Ssumen und ihre Verwandte im Nordwesten Euro- 
pa's ; par Mr. Lelirberg. 



21 

Versuch iind Beobachtnngen ùber das Verlialton schloimlgter 
Pflaii/A-urtoife zuai Ziuker - Productions - Venu jg,-n , un.l ùber 
die iSiatur des durch Kunst produzirteii Zuckerstoffs ; pur Mr. 

Nasse. 

Beytrâge zur Naturgeschichte ciniger Arten des Tetrao - Gc- 
schlechts ; par Mr. Langsdorff. 

Geognostische Ansicht des Terelahals ; par Mr. Schlegclmilch. 

Ueber die Reinigung der Getraide - Stàrke ; par Mr. Kirchlioff. 

O E.inioHCKoii co.iii; par S. E. Mr. Ozeretskovsky. 

Duarum curvaruni transcendentium earumque proprietatum inve- 
stigatio; par Mr. Collins. 

Untersuchung dcr Vanquelinschen Chronisaure. Ein Beytrag zur 
r.;;!icrn Keniitinfs dtT Ciu-0!n oxyde und ihrer Verbindungen mit 
Sàuren und ïalzfahigen Grundlagan ; par Mr. l'Apothicaire 
Brandenbourg. 

AuiîMOMiiKO - (J^iiaio.ioririecKnfi Ai'cceprnaL\ia o r.iaafe ii apfeniii 
^e.ionr>>jecKOMi>; par Mr. Wellansky. 

O B,THRax^; par l'Elève Mr. Vladislavleff. 

Oniicaiiie MaïuuHbi ^-'^a cBep.ieHia npHMbjxi ^bipi. ; par Mr. Za- 
kharoff. 

OGtj onpc^fe.ieHiii ncioatCHia npjiMbix'b .innia bi Heonpe^fe.ieH- 
noMT. npocnip.tHciuBK; par Mr. Gouneff. 

Ueber eine alte Novgorodisch - Gotlàndische Urkunde und den 
in derselben genannten Borchramns ; par Mr. Lehrberg. 

Methodi naturalis plantarum Ordo II. Capsulares ; par Mr. Smé- 
lovsky, 

Hemipterorum maxillosorum gênera illustrata plurimisque novis 
speciebus ditata ac di?scripta ; par Mr. Thunberg. 

Sur une nouvelle méthode de déterminer les hauteurs observées 
près du méridien ; par Mr. Littrow. 



De plus l'Acadcmic a rrcii légnlicrerarnl , d.ins le 
courant de l'iinncc, les observations niéléorolo^icjcies faites 
il NicolayelT et Cathrinenbourg et les extraits de celles 
de KielT. 

IV. 

OBSERVATIONS, EXPÉR I EXC KS ET NOTICES 

INTÉRESSANTES, FAITES ET COMMUNI- 

aUÉES A L'ACADÉ.MIE. 

1. Mr. le Conseiller de Cour MuJlcr , Correspondant 
a Irkoutzk, a communiqué la nouvelle importante: que le 
Taïcha des Khorintscs, Khaltsan Mardayc IT, a découvert 
près de la forteresse Tchuidanskaïa , dans le distrirt de 
Nerlschinsk , une mine d'étain si riche que 40 livres de 
minerai, pris au liazard, ont donné i3 li\res d'étain pur, 
et il en a envoyé des échantillons , tant du minerai que 
du métal. 

c. Mr. rAcad('inicicn extraordinaire ScJtèrcr a présenté 

l'analyse cfiimique de la pierre métf'oriquc de Poltava. Le 

résultat en est (jue celle pierre contient sur cent parties: 

Du fer métallique - - J(),0(), 

Du nikel métallique - 1 /2<), 

Tore siliciciise - - 5c,oo, 



Oxyde de fer - - 18,40, 

Terre argiUcusc - - 1^60, 

Terre talqueiise - - 9>^^» 

Soufre - - - 4' 2 5, 

Perte, terre calcaire et manganèse 2,95, 

total 100,00. 

3. Mr. le Conseiller de Collège LokhtiiWy Correspon- 
dant de l'Académie , ayant en ioccasion de s'assurer que 
les distances de quelques villes de la ligne du Caucase 
aux deux capitales, telles que le Calendrier les assigne, 
sont de beaucoup trop grandes, il communique à l'Académie 
la vraie distance des villes de Georgievsk. , Alexandrof, 
Stavropol, Mosdok et Kisliar aux deux capitales et à la 
ville du Gouvernement. 

4. S. E. Mr. de Aorto/, Président de la Société éco- 
nomique , communiqua une notice qui a été reçue d' Ir- 
koLitzk, concernant un lac nommé Bb..TOe 03Ppo et si- 
tué dans le district de Nertchinsk, remarquable par la 
quantité de soude que les' habitans des: environs retirent 
en été du fond du lac ,. et en hyver des glaçons de la 
surface, et dont ils se servent comme du sa\'on. Les_ che- 
vaux, qui passent quelquefois ce lac à la nage , pour se 
soustraiie aux poursuites de ceux qui veulent les ramener 



24 "= 

du pâturage , perdent la corne aux pieds et meurent en 
peu de tems. 

5. Mr. rAcadémicien extraordinaire Kirchhoff^ envoya le 
résultat de son analyse chimique des deux espèces de 
poudre envoyées à l'Académie par le Comité savant d'Ar- 
tillerie pour être examinées. Sur cent parties Mr. K'irch- 
hojf a trouvé les parties constituantes que voici: 

Dans la première composition : 

Salpêtre - 60, 

Soufre - 20, 

Charbon - i5. 

Fer métallique c. 

Perte . _ 3, 

100. 
Dans la seconde composition : 



Salpêtre 


53, 


Soufre 


20, 


Antimoine 


6, 


Fer métallique 


1, 


Bitume 


16, 


Perte 


4. 



100. 



~ 25 

6. Mr. l'Académicien extraordinaire Tilesius fit part 
à la Conférence d'une nouvelle découverte faite tout ré- 
cemment par un Savant Danois, nommé Jacobsen. Elle 
consiste dans un organe, inconnu jusqu'ici, dont tous les 
mammifères, l'homme excepté, sont doués, et au moyen 
duquel ils sont en état de distinguer les plantes veni- 
meuses et de s'en abstenir. Mr. Tilesius avait déjà soup- 
çonné l'existence d'un pareil organe, dans son opinion 
émise sur les mémoires de concours pour la question de 
l'Académie concernant les moyens de reconnaître les plan- 
tes venimeuses. 

7. Mr. l'Académicien extraordinaire Petroff fit voir 
à la Conférence deux flacons, contenant, depuis 14 ans, 
du phosphore , l'un dans de l'eau ordinaire , l'autre dans 
de l'eau dégagée de l'air. Dans le premier flacon le phos- 
phore était décoloré et oxydé, dans le second il n'avait 

subi aucun changement. 

« 

Mr. l'Académicien Bode a Berlin communiqua ses ob- 
servations de la comète , découverte le 1 Août à Paris 
pjir Mr. Bouvard, dans la constellation du Lynx, et douée 
d'une photosphère très vive et d'une queue de i? degrés. 

Hnttire de igia- 4 



26 =" 

V. 

RAPPORTS PRÉSENTÉS PAR DES ACADÉ- 
MICIENS CHARGÉS DE COMMISSIONS 
PARTICULIÈRES. 

1. Mr. r Académicien Gourieff , en reportant trois 
mémoires de Mr. CoUins : i°) Tria prohîemata methodo in- 
versa tangentium soluta ; 2°) Deux problèmes sur l'intégra' 
tion de deux équations dijfèrentio - différentielles ; 3°) 3a- 
4ara JTpitHa4Ae}iiaii(a/i ni, po,^ HSonepitMcmpuiecnptxh, pi- 
mcnnan no cjîocoôi^ suaMemimaio A. 3n.iepa, Akoasmui Hatpi'b 
BoCJlHmaHHMKOMh 3. Ko.UhHCOMB , qu' il avoit été chargé 
d'examiner , déclara que ces mémoires prouvent les pro- 
grès rapides et remarquables que cet Elève a faits, sous 
la direction de son Académicien, dans l'étude de la haute 
Géométrie et de la haute Analyse , et qu'il est digne, 
par retendue et la solidité de ses connaissances, de 
r avancement que le Règlement accorde aux Elèves 
de l'Académie après trois ans de service. D'après ce 
témoignage favorable, rendu à l'Elève Collins par Mr. 
Çourieff et par les autres Académiciens de la Section des 
sciences mathématiques, la Conférence résolut 3 ' avancer 
le dit Collins au grade d'Elève de la i'^' classe, avec 



= 27 

l'augmentation du traitement fixée par le Règlement aca- 
démique. 

2. Mr. l'Académicien extraordinaire Pétroff rapporta 
d'avoir examiné, conformément à la résolution de la Con- 
férence du 2 7 Mai , tant les paratonnères que les puits 
élargis , où aboutissent les extrémités des conducteurs de 
la foudre, aux magazins à poudre d'Okhta, et d'avoir 
trouvé ceux - là dans le meilleur état possible et ceux-ci 
faits exactement d'après les instructions données par l'A- 
cadémie à l'Expédition d'Artillerie , à la suite d'un rap- 
port présenté par Mr. Pètroff l'année passée. 

3. Mr. l'Académicien Severguine présenta et lut le 
rapport qui lui avait été demandé le lo Juin au su- 
jet de la vente du cabinet ci - devant Khvosto_ff, propo- 
sée par S. E. M§^ le Ministre. La substance en est: que 
pour tirer tout l'avantage possible des diverses collec- 
tions de minéraux dont l'Académie a fait l'acquisition à 
différentes époques favorables, on en a formé six cabinets, 
dont chacun a un but particulier, savoir: i°) un cabinet 
systématique de minéraux Russes • 2°) un dito de miné- 
raux exotiques; 3°) un cabinet rangé selon le système de 
Haïiy ; 4°) un cabinet pour les caractères externes; 5°) 

4* 



tm cabinet pour la Géognosie et 6°) un cabinet de Mi- 
néralogie géographique. Mr. Severgulne est d'avis qu'on 
ne saurait vendre la collection achetée de KIwostoff sans 
dépareiller ces divers cabinets et sans manquer les buts 
que l'Académie a eus en vue lors de ce nouvel arrange- 
ment de ses doublettes et triplettes; que d'ailleurs ce qui 
semble être doublette selon le catalogue, ne l'est pas dans 
le fait , et qu'une intuition exacte découvre à l'oeil du 
connaisseur des difterences instructives dans la couleur, 
l'éclat, la transparence etc., et que par conséquent on doit 
désirer de conserver les minéraux du cabinet de KIwostoff 
disséminés dans tous les cabinets mentionnés. 

4. Mr. l'Académicien Schubert reporta les deux chro- 
nomètres à' Arnold y Nr. 55 et 67, transmis à l'Académie 
par le Département de l'Amirauté, dont il avait été char- 
gé d'examiner la marche à l'Observatoire, et il présenta 
son rapport, dont la substance est: que la marche de ces 
instrumens n'est pas aussi régulière qu'on est en droit de 
l'attendre de deux montres marines d'un travail aussi ex- 
quis; que ces chronomètres, qui semblent n'avoir pas été 
en trop bonnes mains, ont besoin d'être réparés par quelque 
horloger habile, et qu'il est prêt à en réitérer l'examen 
à l'Observatoire, au cas que le Département jugeât à 



" 29 

propos de les renvoyer à l'Académie, après les avoir fait 
raccommoder. ^ 

VI. 

VOYAGES SCIENTIFIQUES FAITS PAR 
ORDRE DE L'ACADÉMIE. 

Mr. l'Académicien extraordinaire M'isnievski continua 
cette année ses voyages astronomiques et envoya la conti- 
nuation du journal de ses observations , contenant celles 
qu'il a faites à Astrakhan, Tenatskoy, Kisliar, Mozdok, 
Yeorgiefsk, Stavropol, Egorlitzkoy, Nowo-Tcherkask, Ka- 
mychin, Saratof, Perm, Alapayevsk, Verkhotourie, Bogo- 
lovskaïa, Catherinenbourg, Solikamsk, Viatka, Kotelnitch, 
Tcheboksar, Kouzmodemiansk, Glasof, Nolinsk, Malmychj 
Tchistopolie, Bougoulma, Yelabougue, Sarapoul et Kazan. 

VII. 
OUVRAGES PUBLIÉS PAR L'ACADÉMIE. 

I») yMoapHme.ibHbifl ii3CJi%40BaHi^ lÎMnepamopCKOH CaHKrn- 
neinepGyprcKoii AKa^emia HayRi. Tomt. IlL C. II. B. 1812. 4*°- 

a*) IlymeiiieciiiBie AKa^eiviHKa H. 03epei;KOBCKaro no oaepaivn. 
AaAO»;CKOMy , One»:cKO!viy 11 BOKpyr'b ILitMCHa. BmopbiMi. 
miiCHeHienix. C. I]. B. 1812. 8vo. 



30 ^^ 

3°) C.iOBapb xiiMAMecRiii, coAcpXiainiii bx ceCfe Geopiio h npas- 
inUKy Xu.'mïh h np- Tpv^aftui Ana^eMiiKa B. CeBcpiHua. 
Hacinb 111. C. FI. B. 1812.' 8vo. 

4») TexHO.Torii»iecRiii yKypna^^, in^aBneMbiii M mnepa inopcKOJO 
AKHACMieH» HayR-b. ToMa IX. Hdcmi. I. II. 111. IV. C. II. 
B. 1812. 8^o. 



SECTION 

DES 

SCIENCES MATHÉMATIQUES. 



ri*i 



Mfmtlrei dt TÂcad. T, ^. 



DE DIVISORIBUS NUMERORUM 
IN FORMA mxx-^uyy CONTENTORUM. 

A U C T O R E 

L. E U L E R O. 



Conventui exhibuit die ai Maii 1778. 



Hi 



5. 1. 



lie perpetuo assumimus binos numéros x et y inter se 
esse piimos, atque notum est, numéros in tali forma con- 
tenlos nunquam per omnes numéros primos dividi posse, 
5ed semper pio qualibet forma certos numéros priuios ex- 
cludi, quorum multitudo quasi est semi^ssis omnium plane 
ïiumerorum primorum. Ita demonstratum est numéros in hac 
forma contentes xx-{-yy per alios numéros primos dividi 
non posse, nisi qui sint formae 4N-{-l, ideoque omnes 
numéros primos formae 4N — 1 penitus excludi. 

§. 2. Eodem modo demonstratum est numéros in hac 
forma contentes 2xx ^ yy alios divisores primos non ad- 
mittere, nisi qui contineantur in alterutra harum formarum: 
^N-f-i vel 8N-f-3, ita ut reliqui numeri primi in for- 

1* 



4 
mis 8Nh-5 et 8'V-+-7 contincantur. Simili modo omnes 
divisores primi numeronim fotm.ic 3r.r-h// sLint vcl for- 
ma i2N-»-i vel 12M-1-7; rcliqtii vero, qui sunt vcl for- 
mae i2N-|-5 vel i2N-(-ii, nunquam divisores existere 
possiint; undc patct omncs divisores compreliendi in for- 
ma 6N-h I, exclusos vero in forma 6N-J-5. 

5. 3. Haud absimili modo res comparata est pro ge- 
nerali forma mxx-^-nyy, ciijus omnes divisores primi con- 
tinentur in certis huJLismodi formulis : 4 m n N -f~ a ; 
4mnN-4-g; 4mnNH-y etc., ubi a, g, y, etc. sunt 
ccrti numeri quovis casii facile determinandi , exclusi au- 
tem numeri continentur in totidem aliis formulis ^trinS — a; 
j^mnN — 6; 4m» N — y etc. id quod sequenti modo 
commode exprimi potest, ut pro forma generali mxx-hnyy 
forma divisorum statuatur 4m?iN-|-a, g, y, 5, s, etc., 
forma autem numerorura exclusorum 4m« N — a, — Ç, 

— y> — 5> — f» €>tc. 

5. 4. Ilic primo pro quolibet casu numcrorum m et 
n evidens est numéros a, Ç, y, 5 etc. primos esse debere 
respecta numeri 4m;î, quia aliter numeri primi prodire 
non possent. Deinde etiam facile intelligere licet inter 
numéros a, §, y, semper contineri unitatem , atque etiam 
omnes numéros quadratos ad /\mn primos. Practerea vero 
in ordine horum numeroruin a , g, y, B , etc. semper 



etiam occurrunt omnes potestates singiilorum , tum vero 
etiam oninia producta ex binis vel ternis, vekiti a g, a g y, 
quatenus sçilicet nirmeiunî /^mn non superant. Denique 
etiam notasse juvabit, quovis casa istos numéros a, Ç, y, 
$, etc. tantfim a producto mn pendere, ita ut hae duac 
formae générales mxx-\- n/y et lît^xx -\- n^yy , easdem 
divisoium formas habeant, si modo fuerit mf iV. zzLmn, 



5. 5. Haud abs re fore arbitror sequentem tabulam 
siibjunxisse , qiiae pro simplicioribus numcris mn ostendat 
formas divisorum primorum:. 



Valores 

producti 

m » 


Forma divisorum-i 


1 


4N-4-I, 




rv 


8N-4-1, 


3.. 


3 


12N-4- i, 


7- 



5 20N-M, 3, 7, g.. 

6, 24N-t- 1, 5, 7, iJ. 

7 28N-+-1, 9,11,15,23,25". 

10 40N-+-1, 7, 9,11,13,19,23,37.. 



Il 
13 

14 
15 



44N-f-i, 3, 5, 9, 15,23,25, 27i3i, 37. 
52N-f-r, 7, 9,11,15,17,19*25,29,31,47549. 
56N-f-i, 3, 5, 9, l3, i5, 19, 23, 25;,2 75 39, 45- 
6oN-f- 1, 1 7, 19, 23, 3i, 47;» 49, 53. 



J, 6. In his scilicet formis omnes numeri, qui divi- 
sores CS90 possunt cujuslibet numeri in forma mi x-hnvy 
contenli, divisione per 4mn factii, infia limitcm ^mn le- 
ducuniur. Qiiodsi autem velimus numéros négatives- admit- 
tcrc, tum omnes isti numeri adeo infra 2mn redigi pote- 
lunt ; hocque modo oinncs plane numeri ad ^mn primi 
et minores quam 2Jnn occurrent, vel signo -f- vel signe 
— affecti ; et quoniam complcmcnla liorum numerôrum ad 
4m/i praebent numéros exclusos, tantum opus est in illis 
formis signa permutare , ut obtineantur omnes numeri ex- 
clusif qui nunquam esse possunt divjsores cujusquam nu- 
meri formae mxx-|-n//. 

§. 7 . Quodsi hoc modo diviseres istius formae mxx -h nyy 
disponamus, ut omnes plane numeri ad 2mn primi, eoque 
minores, occurrant, egregiae preprietates in iis deprehen- 
dentur, si cuique horum numerôrum suum complementum 
ad 2mn subscribamus; hocque mode superior ordo tantum 
usque ad mn procedet, du m majores ab mn usque ad 
cm/i illis subscribentur. Pro varia autem numeri mn in- 
dole patebit bina complemcnta sibi subscripta sive pari- 
bus affici signis , siv« contrariis ; paribus scilicet gaude- 
bunt signis easibus , quibus est vel mn -zrz 4i-f- i, vel 
mn'-nzL ^ l -^r 2, rcliquis vcro binis easibus, quibus vel 



w«=z4i-f-3, vcl mn zzz j\i -\~ 4, bina illa complemcnta 
contiaiiis sign;s afticientuiv 

§. 7. Hoc igitur modo saperiores formulas pro divi- 
soiibus numeiorum in forma mxx -}- rryy contentorum le- 
praesentemus, atque adeo ulteiius continucmns : 



mn 


Forma diWsoriim 


1 


4N -hi 


2 


8 N -1- 1 


3 


1 2 N 4-1 
— 5 



4 



16 N 



— T, 4- 



3 

5 



20N- 



-f- 



1, 
9> 



24N 
28 N 



1, 

M, 

i3. 



:> 

7 
3, 



32 x\ -}- i, --f- 3, — j^ _ 7 
— i5, — i3, -}- > U 4- 9- 



mn 


Forma divisornm 




9 


36N-h 1,-f- 5,— 7 
+ 17,-Hi3,— 11 




lO 


40M-I- 1,— 3, H- -],-+- 9 
-+-19, — i7,4-i3,H-ii 




11 


44N-h 1,-+^ 3, -f- 5,— 7, -4- 9 
— 21,— 19, —17, -M 5,-1 3 




12 


48N-H i,~ 5,-+- 7,— 11 
— 2 3, -t- 19, —17, -+-13 


« 


i3 


52N4- i,— 3,— 5,4- ly~h 9,-hii 
H- 2 5, -2 3^— 2 1,^19,-4-17, H- i5 




M 


56N-1- i,H- 3,-h 5, -^ 9,— ii,-+-i3 
-f-27, -+-2 5, H-2 3, -1-19, —17,-4- i5 




i5 


60N-I- 1,— 7,— ii>— 13 
— 29, -1-2 3, -f-i 9, 4-1 7 




i6 


64N-I- 1,— 3,-h 5,— 7,4- 9,-11,4-13,-- 


i5 




— 3i,-+-29,— 27,4-25,— 23, -f- 21,-19,-+- 


17 


17 


68N-f- 1,-f- 3,— 5,4- 7,4- 9, -+- 1 1,4- i3, — 


i5 




H-33,4-3l,— 29, 4-27, 4-25,4- 23,4-21,— 


19 


i8 


72 N-f- i,— 5,— 7,4-11,— 13,4-17 
4-35, —31,-29,4-2 5, — 23,4- 19 





m» 



19 



20 



21 



22 



Forma divisoriim 



76N-1- j,— 3,-h 5,+. 7,-1- 9,4-11,— 1 3,-1 5,-f-i 7 
—37,-1-35,-33,— 3 1,-28,— 2 7,-4-25,-h23,-2i 



8oN^+ 1,-t- 3,-^ 73+ 9,— 1 1,— 13,-17,-19 
—39,— 37,— 33,— 31,4-29,4-27,-1-23,4-21 



84N4- 1,4- 5,4-11,— 13,4-17,-^^19 
4-41,4-37,4-31,-29,4-25,-^23 



88N-H 1,— 3,— 5,— 7,-^ 9,4-13,4-15,-17,4-19,4-21 
-^43,-4 1 ,—39,— 3 7,4-35,4-3 1 ,4-29,-2 7,-f-25,4-2 3 



23 



92N4- 1,4- 3,— 5,— 7,4- 9,— ii,-+-i3,— 15,— 17,— 19,— 21 
—45,— 43,-^41,4-39,-37,4-35,— 33,-^3 1, -+-29,4-2 7,4-25 



24 



961Y4- 1,4- 5,4- 7j4-il,— 13,— 17,— 19,— 2 3 
—4 7,-43,-4 1 ,—3 7,4-35,4-3 i ,4-29,-^2 5 



2D 



100X4- 1,— 3,— 7,4- 9,— 11 :H-i3,-M 7,-19,4-2 1,-23 
4-49,-47,— 43,4-41,— 39,4-37,4-33,— 31,4-29,— 27. 



5. 9. Qiiodsi haec exempla rite contemplemur , în* 
sij^nia theoremata ex us colligere polerimus, quae eo ma- 
gis oninem attentionem merebuntur, quod principia, tmde 
demonstratio petenda videtur , plernmque prorsiis sunt 
eddmnunc incognita , ita ut ista considcratio amplissimum 
campum nobis apcriat naturani niimerorum profundius per- 
scrutandi. 

Mémoiret de l'Acad. T.V. ^ • 



lO 

T II c r e w a I. 
§. lO. Dénotante p numeium queniciinquc ad 2mn 
primum, si fiicrit /\inna-{-p divisor cujiispiani niimcri in 
forma inxx-i-nyy contcnti , tuni. onincs numeri primi, in 
formula j\}nn% -\- p contenti, ccrte eriint divisores formae 
nostrae propositae; contra vero omnes plane nuincri hujiis 
formae ^[.Dinz — p ex classe divisorum penitus exclu- 
dentur. 

7V2 eo /• e m a II. 
§. 11. Dénotante p niimcrum ad 2 uni pri num , si 
fuerit /^mna-hp niimeriis prinius, ncque alliiis niuncii in 
forma mxr -\- nyy contenti divisor, tum omnes plane nu- 
meri in forma /\.mnz-\- p contenti, sive sint piimi sive 
compositi, ex classe divisorum excludentur; contra vero 
omnes numeri primi formae ^mnz — p certe erunt diviso- 
res cujuspiam numeri in forma mxx -\~nyy contenti. 

T h c r e m a III. 

§.12. Dénotante p numerum ad 2mn primum, si 
fuerit numercis 2 m n a — p divisor formae propositae 
mxx-i~nyy, tum omnes numeri primi, in forma ^mnz — p 
contenti, certe erunt divisores formae propositae; contra 
vero omnes plane numeri in forma J^mm-\- p contenti 
ex classe divisorum excludentur. 



11 

Theorema IV. 
§. 1 3. Dénotante p numerum ad ainn primum, si fcierit 
^mna — p numerus primus, neque ulliiis numeri in forma 
mxx -\- iiyy contenti divisor, tuni oinnes plane numeri in 
forma /\mnz — p contenti, sive sint primi sive compQsiti, 
ex classe divisorum excludentur ; contra vero onines nu- 
meri primi formae ^mnz-^ p certe erunt divisores cujus- 
piam numeri in forma mxx -{- nyy contenti. 

Theorema V. 
§. 1 4- Si fuerit m n numerus formae vel 4 i -1- i vel 
4 in- 2, atque 4m?iaH-p divisor formae mxx -i- nyy, ita 
ut omnes numeri primi in hac forma J^mn7>-\-p conten- 
ti sint divisores formae propositae ; tum omnes numeri 
primi in hac forma contenti I^mn%-\- 2mn — p etiam 
erunt divisores formae propositae; contra vero omnes nu- 
meri formae 4mnz— 2 m?i-i-p, vel etiam /^ynn%-h<2mn~i~p, 
ex classe divisorum excludentur. 

Theorema VI. 
§. 1 5. Si fuerit mil numerus formae vel 4^ + ^ vel 
4iH-2, atque /\.mna — p divisor formae mxx -h nyy, ita 
ut omnes numeri primi in hac forma ^mnz — p con- 
tenti sint divisores formae propositae; tum omnes numeri 
primi in hac formula contenti: ^mnz — 2mn-{-p^ etiam 



erunt divisorcs foima« proposit^e ; contra vero onines nu- 
weri fbrmae 4;;? /iz — 2i;i ;;—/;, vel etiam 4«mz--H2 mn — ^, 
ex classe divisortim cxcludentiu'. 

The or cm a VIL 

§. 16. Si fuerit mn numcius vel formae 4i vcl 
4' — 1, aique /^mna-{- p divisor formae mxx-\~uyy, ita 
ut omncs niimeri primi in hac forma ^vinz -\- p contenti 
sint divisores formae propositae; lum omnes niimeri pri- 
mi in hac formula conienti : ^mnz — 2mn-\-p, etiam 
erant divisores formae propositac; contra oiitem onines nii- 
meri formae ^mnz — 2mn — p ex classe divisorum ex- 
dudentur. 

Theorevia VJII. 

5. 17. Si fuerit mn numerus formae vel ^i vel 
41 — 1, atque 4 m «a — p divisor formae mxx-j-n//, ita 
ut omnes numeri primi in hac forma /^mn% — p conten- 
ti sint divisores formae propositae , tum omnes numeri 
primi in hac forma contenti: ^mnz-\- 2mn — p, etiam 
emnt divisorcs formae propositae 3 contra vero omnes nu- 
meri formae 4m/iz — 2m/i — p ex classe divisorum ex- 
cludentur. 

C o r o 1 1 a r i u m. 

^.18. Dénotante igitur p numcrum quemcunque ad 



t3 

2mn primum> oraues nuraeii primi, vel in forma ^mnz-hp, 
vel in forma 4 m n%-^ p contenu , ccrtc erunt divisoiç^ 
formae propositae. 

Th e or e m a IX. 
§. 19. Si in formula generali pro divisoribns formae 
propositae, prouti supra exhibuimus, occurrant partes / et 
g sive positivae sive negativae, tum etiam ibidem earum 
productum fg occurret, atqne adeo in génère non solum 
caium potestates quaecunque /^ et g', sed etiam omnia 
producta ex binis /"" g, ratione signorum rite habita, post- 
quam scilicet hi numeri, divisione pef ^ma faota^ in£ra li- 
mitem 2;«/2. fuerint reducti. 

Corollariura. 
5. 20. Rinc patet, si p denotet numerum quemCun- 
que ad 2mn primum, tum semper omnes numéros primos 
in forma ^ynn%-\-pp contentos fore divisores formae pro- 
positae; contra vero omnes numéros in forma IS^mnz — pp 
contentos ex classe divisorum excludi. 

Annotatio. 

$. 21. Super formula generali , quam hic pro drv'i* 

soribus formae propositae exhibemus, probe tenendum est 

non de omnibus numeris, in ista formida contentis, affirmaçi 

posse eos esse divisoresj verum hoc tantum valere de nii- 



î4 

meris priniis, qiiandoquidem occurrere possunt casns, qui- 
bus nuineri compositi in hac formula contenti constant 
factoribus ex classe divisorum exclusis; contra vero omnes 
plane numeri in formula pro exclusis data, sive sint pri- 
mi sive compositi, perpetuo excluduntur. Cacterum nunc 
multo certiorem methodum tradere iicebit formulas pro di- 
visoribus omnium formularum propositarum facile conden- 
di, id quod in sequenti problemate ostendemus. 

P r h l e m a. 

Proposita numerorum fonna quacwique mxx-f-nvy in- 
vestlgare formulam generalem , quae omnium numero- 
rum in ea coutentorum diuisores complectatur. 

S o 1 u t i o : 

§. 22. Hic ante omnia tenendum est pro litteris x 
et y perpetuo numéros inter se primos accipi debere, 
quia alioquin omnes plane numeri divisores existere pos- 
sent. Deinde etiam statim patet semper inter divisores 
ipsos numéros m et n eorumque fac tores occurrere posse, 
iinde nostrum problema tantum ad divisores , qui ad nu- 
méros m et n sint primi, restringitur, atque ut etiam bi- 
narius excludatur, quaeri oportebit divisores, qui sint pri- 
mi ad 2mn. 



i5 

- 5. 2 3. Supra autem praecépinius formulae principali 
4?nnN adJLingçre jonines numéros ad 2mn primos atque 
minores qiiam mn, qiiippe quibus numeris constabat séries 
siipcrior, atqiie hic .lotiim ncgotium eo erat rcductum, ut 
cuilibet horum numeiorum signum debitum pracfigatur; hic 
quidem sponte patet primo horum numerorum, scilicet uni- 
tati, perpetuo signum -f- esse tribucndum, et quia signa 
numerorum compositorum rationem multiplicationis sequun- 
tur, hanc investigationem tantum ad numéros primos retu- 
liise sufticiet. 

5. 24. Sit ii^itur p numerus quicunque primus, minor 
quam mn, siniulque diversus ab m et ii, atque huic nu- 
méro signiun -|- erit praefigendum. Quando dabitur nu- 
merus formae mxx-{~ nyy per p divisibilis ^ tum sem- 
per etiam dari poterit talis numerus mn~i-yy pariter per 
p divisibihs , atque adeo ut y sit minus quam ip. Hinc 
igilur cum sit p > m il, nihil aliud requiritur^ nisi ut lit- 
terae y ordine omnes valores ab 1 usque ad Imn tribuan- 
tur, numerorumque resultantium omnes divisores primi mi- 

■'■■■■ .-i. ■ ■. 1- 

nores quam ?)ni et ab m et n diversi notentur, quando- 
quidem liis signum -j- erit praefigendum. 

$. 25. His igitur numeris signatis reliquis numeris 
primis usque ad m n alteium signum — dari oportebitj 



tfOO facto mjmeris compositis in eadeni série superiori oc- 
currentibus siia débita signa , ex ratione multiplicationis, 
praefigantur. 

J. c6. Postqiiam aulem hoc modo siiperior numero- 
ruin séries fticrit expedita, pro série inferiori, quae conti- 
net compleiuenta superiorum numerorum ad Qmii, vel ea- 
dem signa, vol diversa, sunt praefigenda ; prius scilicet 
quando numerus mn fiierit vel formae 4i-+-) vel 4iH-2, 
posterius vero quando ejiis forma fuerit vel /\.i vel 4/ — i, 
hocque modo tota formula pro divisoribus erit compléta. 

Exemplumî. 

§. 27. Sumatur J7in:zz24, fl"^ ^um sit numerus for- 
mae 4i, jnfcriori seriei signa contraria sunt danda. Jam 
numeri ad 2mn primi, minoresque quam 24, sunt 1. 5. 7. 
11. 1 3. 17. 19. 23, qui omnes sunt etiam primi, undc in 
formula 2/^-\-yy ipsi j ordine tribuantur valores 1. 2, 
3. etc. usque ad 1 2, sicque orietur progressio numerorum 
secundum numéros impares 1. 3. 5. 7. etc. crescenlium, 
quorum singulorum notentur divisores primi minores quam 
24 , ternario excluso , quod commodissimc scquenti mo- 
do fkct : 





n 


24 


Divisoref 


1. 25 


5 


3. 28 


7 


5. 33 


11 


7- 40 


S 


9- 49 


7 


11. 6o 


5 


i3. 73 


-— 


i5. 88 


11 


17. loS 


7 


19. 124 


— 


21. 145 


— 


C3. 168 


7- 



Hinc igîtur patet solos numéros primos 1, 5, 7, îl» 
signo -h esse afficiendos, reliqiios vero signo — ; unde, se- 
riem compleraentorum subscribendo, formula pro divisori- 
bus erit: 

96W-4- ï,-4- s, -h 7,-hti, — ij, — 17, — 19, — îj 
— 47. — 43. —4'. — 37.-4"3î.-f-3».-<-»9.-i--5 

E X e m p 1 u m IL 

§. 2 8. Sit ?nn:z:26, qui numerus cum sit • for- 
mae 4/-4-2, séries inferior eadem habere débet signa 
quae supeiior. Jam formula 26 -f- /y, tribuendo ipsi y 
valorcs 1, 2, 3, usque ad i3, nobis praebebit diviso- 

Mémoirts dt l'Aiad. T. V. ^" 



res primos minores quam 26, excluso i3, uti sequens cal' 
culus ostendic : 





26 


Divisores 


1. 


27 


3. 




3. 


3o 


3. 


5 


5. 


35 


5. 


7 


7- 


42 


3, 


7 


9- 


5i 


3. 


17 


11. 


62 




— 


l3. 


75 


5. 


3 


l5. 


90 


3. 


5 


17- 


107 




- 


19. 


126 


3. 


7 


21. 


147 


3. 


7 


23. 


170 


5. 


17 


25. 


195 


3. 


5 



Numeri primi, qui hic signum -}- recipinnt, simt 1, 
3, 5, 7» 17» rcliqiiis vcro 11, 19, 23, signum — est 
pracfigendiim ; composkis auttm nnmeris dentiir signa ex 
ratione miiltiplicationis orla, unde formula pro divisoribus 
sequcnti modo foimabitur : 

104N-I- i,-h 3,-4- î, -t- 7,-4- 9, — ii,-+- iï,-4- '7. — 19, -♦-î». — îj,-|-25 
-^5'i -(- 4</) -t- 4Tj -H -15) -T-43i — 4»> "i" J7) "+- J5» — 33» -t- 3'» — 29. -h 37. 



19 

E X e m p 1 u m III. 
§. 29. Sumatur mn 13: 27 , et ciim hic numems 
sit formae '4^—1» complementa infra scribenda signis con- 
trariis affici debebiint. Qiiodsi jani formulam 2 7 -j- yy 
evolvamus, divisores piimi minores quam 27, ternario ex- 
cluso, signo -+- afficiendi reperientur 1, 7, 13, 19, unde.re- 
liqui primi, signum — siimendi, eriint 5, 11, i7> 23; quam 
obreni formula generalis pro divisoribus erit : 

losN -f- I, • — $, -\- 7, — "» -h lî, — 17. -h tç), — S.3. ■+- «5 
— 53) -t-49. — 47. -H 45> — 4i> -f- 37- — 3S- H" 3«» — 29- 

E X e m p 1 U m IV. 
J. 3o. Sumatur mHzz:28, et cum hic numerus 
sit formae 41, complementa infra scribenda signis contra- 
riis iiffici debebunt. Quodsi nunc formulam 2S-\--yy evol- 
vamus, divisores primi, minores quam 28, septenario ex- 
cluso, signo -+- afliciendi erunt 1, 11, 2 3, reliqui vero pri- 
mi, signo — afficiendi, crunt 3, 5, i3, 17, 19; quare for- 
mula generalis pro divisoribus erit : 

ii2K-t- I,— }, — î, -h 9,_)_n, — i3,H-iy, — 17, — 19, -|- 43, -f- 2 y, — 17 
— J5, -H 53 j -f- 5 • ) — 47, — 45. H- 43. — 4 ' - H- 39, H" 32» — 33. — 3«. H" 29- 

E X e m p 1 U m V. 

§. 3i. Sumatur mn z:z 3o , et cum hic numerus 

sit formae 4'"+--» numeri infra scribendi signis iisdem 

quibus superiores affici debebunt. Jam numeri ad 2m/i 

piimi minorcsquc quam 3o, signo -j~ afficiendi, sunt i, il, 

3* 



l3, 17» 23, 29, reliqui vero ntimcri primi, signo — afTecti, 
sunt 7, 19; quare foimiild geneialis pro divisoiibus eiit: 

MoN -+- 1, — 7. -f- •!) -+- '3i -4- 17, — 19, -f- 2j, -+- 29 
-i-59> — 53> -+- '♦9. -+- 47. ■+- 41' — 4'. ■+■ 37i "h S'- 

E X e m p 1 u m VI. 

J. 32. Sumamus mn :zr 5o , et ciim hic niimerns 
sit formae 4/ -f- 2 , complemcnta infia scribcnda signis 
iisdem afl'ici debebunt. Jam formula 5o-{-yy praebet se- 
qucntes divisoies primos, minores qiiam 5o, excepte 5, qui 
signo -f- sunt affîciendi 'i, 3, ii> 17, 19, 41, 43; reliqui 
vero primi, signo — affîciendi, sunt 7, 1 3, 23, 29, 3i, 
37, 47 > quare formula generalis pro divisoribus erit: 

«eoM-f- !,-♦- j,— 7.-f- f.-fii,— iî.-4-i7,-t-t9.— *'»— »3i-*-»7.— 29»— 3>»-t-?3.— ?7>— ?^.-t-4» ^-4:{i— 47--T-49 
-♦^Ï.-+-9Z»— 91.-+-9'.-Hy.— 8ï.-f-8ï.-|-8«.— 79.— 77.-^73.— 7'.-'»9 -+-67.— 6i,— 6i.-+-5!;.H-î7.-53.-*-f«. 

Exemplum VIL 

f. 33. Sumamus denique mn z=z 60, et cum hic nu- 
merus sit formae 4i, complemcnta infra scribenda signis 
contrariis affici debebunt. Quodsi jam formulam 60 -hyx 
evolvamus, divisores primi, minores quam 60, exceptis 3 
et 5, signo -f- affîciendi rcpr^ientur 1, 17, 19, 2 3, 3i, 
47, 53; unde reliqui primi, signum — sumendi, erunt 7, 
11, i3, 29, 3"7, 41, 43* 59; quare forma generalis pro 
divisoribus erit : 

•40 «4- »,— 7,— II.— 13,^ 17,-t^ jg,^22^^sç^^2i,—3T,~-V,—4^-h41>-^^^--^S3>r-'!9 
-*»»^+i»3.-V-ioy>-H«c7,— *o3.— 'o''^97.-+-9i,— 89,4-83*+7V.4-T7.— 7i>— «».— 67,-féi- 



m 

ADDITAMENTUM 

ad dissertationem de dUisonhus numerorum in forma 
m X X -f- /r y y contentorunt. 

Haud abs re erit singularera observationem hic sub- 
jungere circa postremas partes ctijusque formiilae divisorunij 
qiiippe quas in génère assignai e licet^ si modo sex casus 
a se invicem distinguantur. 

Observatio I. 

Si fucrit m?i =1:41, tum in formula pro divisoribus 
data in série superiore ultimus terminus semper erit 
•.— (41 — 1), ejusque complementum ad 8.i, ipsi subscriben- 
dum, erit -+-(4/-+-!), quandoquidem habere débet signum 
conirarium. Cum enim sit miiziz^i, erit mn h- 1 :^ 4i-+-i, 
qui numerus, quia est primus ad mn, certe habere débet 
signum -|- , ideoque ejus complementum ^ supra scriben- 
dum, signum contrarium — . 

Observatio II. 

Si fuerit mn=r4i-+-2, quo casu comflementa iisdem 
gaudcnt signis, erit m« -f- 1 ::z 41 -f- 3, qui numeiuî cum 
sit primus ad mn, habere débet signum h-, ejus ergo com- 
plementum, supra scribendum, pariter signum habebit-+-. 



Observatio TIT. 

Si fueiit wi?i zr: 8/ -f- 1, quo casa bina complcmenta 
aequalibus gaudent signis, in série snperiore iiltimus ter- 
minus erit 8i — 1, ejusque complementum rz:8i-h3, qul- 
bus ambobus signum — praefigi débet , sicque hoc casu 
termini ultimi crunt : — (8 i — i) 

— (Si -h 3). 
Otiin etiam hoc casu termines peniiltimos assignare licet. 
Çnm enim sit m/i -+- 4 ^^^ 8i -t- 5, huic numéro signum -4-, 
ideoque etiam ejus complemento 8 i — 3 idem signum prae- 
figendum erit; unde patet his casibus, quibus mn— 8 t-h 1, 
binos ultimos termines esse : 

^_ (8i— 3) _ (8i — 1) 

-f-(8i + 5) — (8Î + 3). 

Observatio IV. 

Si fuerit m ?i :zz 8 i -f- 3, uhimus terminus in superiori 
série erit 8i-t-i, ejusque complementum, contrario signo 
notandum, 8 in- 5. Quia autem supcrior numerus quadratura 
esse potest, is signum -*- habere débet, ideoque complemen- 
tum signum — ; penultimi vero numeri erunt Si — 1, 
8i-f-7, quorum inferior, quia est win -|- 4 r^ 8i -|- 7, sig- 
num -h recipit, ideoque supcrior contrarium — ; unde pro 
Cdsibus, quibtis est muzz:8i-j-3, bini ullimi crunt: 



23 

-^ (8/ — i) ~\- (8i-f-i) 

4- (3i-|-7j — (8/H-5). 

Observatio V. 
Si fuciit mn zzz S i -\- 5 , ultimae formae divisorum 
criint 8 / -h 3 , 8 / -h 7 * atque paribus signis afficientur, 
qiiod deprehenditur esse -f-; peniiltimi autem termini erunt 
8i-^l, 8i-i-9, qaoïum inferior quia est =: mn -h 4, habebit 
signum -4-, ideoque etiam supra scriptus. Consequenter ca- 
sibus, quibus est »nnrz8t-h5, in formula divisojum bini 
ultimi termini erunt : 

-4- (8/4- 1) -4- (8/4-3) 

4- (8/4-9) 4- (8/ H- 7). 

Observatio VI. 
Si fuerit m/i zr 8/ -f- 7 , in formula divisorum ultimi 
termini sunt 8/-f-5 et Si -h g, quorum inferior certe sig- 
num -h habere débet, quia quadrata complecti potest, su- 
peiior vero signum — ; penultimi vero termini sunt 8/-f-3 
tt 8/-1-11, quorum inferior, utpote =r:mn-4-4* certe ha- 
bet signum -)-, ideoque superlor signum — . Oiiamobrem 
casibus, quibus est m/i zi: 8i -+- 7, in formula pro divisori- 
bus inventa bini ultimi termini erunt: 

_ (8/-^ 3) — (8i-h5) 

4- (8/4-11) 4- (8/4-9). 



24 

DE FRACTIONIBUSCONTINUIS 
W A L L 1 S I I. 

AUCTOR.E 

L. E U L E R O. 



Conventui cxhibuit die 7 Februarii 1780. 

§. t. Postquam Brounkerus memorabilem suam frac- 
tionem Gontinuam pro quadratura circuli invenisset , eam- 
que sine demonstratione cum Wallisio communicassetj hic 
plurimum studii in eo collocavit , ut fontem , ex quo 
Brounkerus hanc insignem formulam hausisset , detegeret. 
Arbitratus autem est , eiim usum fuisse egregiis illis for- 
lïiulis , qnas ipse in opère suo : Aritlimetka infinitorum, 
eruerat. Quin etiam inde , per calculos non parum ab- 
struses, non soluin Browikeri fractionem continuam, scd in- 
super innumerabiles alias si miles elicuit, quae utique, per- 
inde ac Brounkerl expressio , dignae sunt judicandae , ut 
oblivioni eripiantur. 

5. 2. Oiiae autem ex Wallisii Arithmetica infini- 
torum , diu ante inventam Analysin infinitorum in lu- 
cem édita, hue pertinent, ra more nunc quidcm recepto 
ita repracicntari possunt , ut , forniulis integralibus a ter- 



:i5 

mi no X zrz o iisqiie ad x =: i extensis , sequentes quadra- 
turac exhibcantur : 

X d X 




§. 3. Istas foimiilas in tertia columna ita adoinavî, 
ut dcnominatores interpolationem manifesto admittant; sic- 
que tantnm supcrest , ut etiam numeratoies ita transfor- 
mentur, ut pariter interpolationem patiantur, id quod fiet, 
si tiilis séries, sccundum legem uniformem progrediens, sci- 
licet A, B, C, D, E, F, etc. investigetur, ut sit: 

ABzizi.i; BC~2.2; CDr=:3.3; DE=i4.4; etc. 
id quod est id ipsum , in quo IFallisius summam ingenii 
sagacitatem manifestavit, quam autem investigationem dein- 
ccps multo generalius, et calcule longe faciliori, sum ex- 
pediturus. 

§. 4. Ilac autcm série literarum A, B, C, D, etc. 
irtventa totuiii ncgotiuni penitus erit confectum. Cum 
enim sit, uti scquens tabula déclarât : 

M(moirci de CAcad. T. ^. 4 



s6 






B C I ABC 

A * 1.2.3 



xSdx 



i» *J gx 

^ V i — XX 

/xTdx^ 
1/ I y » 



xldx 

X 

etc. 



y I — XX 



2- 3 

BCnE _ 

»• 3 -4 î """ 

R C 1) E F G 
a. 3. 4. 5. 6. 7 



ABCDE 

A B c t) F, F a 
1. a. 3. 4. 5. 6. 7 * 



interpolatio nobis suppcditat sequentes quadiaturas : 



/dx « 

/xxdx 2_ 

y^T^^Tx ^ 

r x4dx I 



y I XX 

*(>dx 



1 , 

A B 

Tl * 

ABCD 

1.2.3.4» 
A BCDEF 



— 1^ * * «•a-3-4-5-6* 

etc. 



§. 5. Cum nunc sit / 



a» 



z — , dénotante tt pe- 
ripheriam circuli, cujus diameter zz 1, cujus loco brevita- 
tis giatia scribamus q=z~, omnes literarum A, B, C, D, 
etc. valoies per hanc quantitatem q sequenti modo ex- 
primentur : 

A = - m 0,636620 
B =1 q =z i,5T0796 
C =r I =: 2,546479 
D =: ^' =: 3,534292 



E -'-^= 4.527074 
F =:^-:f^9= 5,522331 



Diffcrentiae 
0,934176 

0,975683 

0,987813 

0,992782 

0,995257 



«7 

f. 6. Hic teitiam adjunxi columnam , quae vaîoret 
munericos harum litterarum exhibet, quo clarius appareat, 
qiiemadmodum isti numeri secimdam legem uniformem in- 
cresc;int , quod non evenisset , si loco q valorem falsum 
accepissem. ïiis expositis methodum multo faciliorem tra- 
dam , qiia pro singulis his literis fractiones continuae re- 
peiiii possunt , atque eadem opéra hanc investigationem 
multo generaliorem instituam, dum sequens problema sum 
lesolutLirus : 

P r h l e m a. 
Invenire serïem literarum A, B, C, D, etc. unifnrmi îege 
procedentem y ita ut sit ABziij^; B C zz: (/ -f- a)^ ; 
CD — (J-t 2ay; etc. 

S o 1 u t i o : 
§. 7. Hinc statim patet, qualis functio fuerit A ip- 
sius /, taleni esse debere B functionem ipsius f ~\- a, tQm 
vero C ipsius f-\-2a, D ipsius f-\--3a et ita porro. 
Hac lege observata, si statuamus Azr:/ — r, o-f-^, poni 
debebit Bziif-\-^a -f- J.,- ; ubi literae A'' et B'^ eandem 
inter se raiionem tenere debent , ita ut ex A^ oriatur B'^, 
si loco / scribdtur /-+-a. Cum igitur fractionibus, subla- 
tis , sit 2 A rz: c/ — ^ -^ j- et 2 B :ir 2/ -4- a -|- j, , harum 
formularum productum ipsi ^ff est aequanduni, unde ori- 
tur haec aequatio a fractionibus liberata : 

4* 



' 28 

aak'B' — jVs {if— a) — B's (2/4- a) — ss — o. 
Sumamus igitur szzzaa, ut aequatio, per a a divisa, sit 

A^B' — A' (2/— a) — B' (2/H- a) — aa, 
qiia'e commode per factoies repraesentari poteiit ita : 

5. 8. Q.aia nnnc , si ambac litcrac A'' et. B^ esscnt 
aequales, ex parte sinistra foret A^ r=: B' :zz 4/, legcm su- 
pra allatam sequentes, statuamus A^ zz: j\.j — 2 a -f- ^„ et 
B^ in 4/ -f- 2 a -f- gv , quibus substitulis uluma aequatio in- 
duet hanc forma m : 

(o/_ 3 a -f- ^4) (2/+ 3 a -h ^1) = 4ir. 
Facta igitur evolutione et sublatis fractionibus orietur se- 
quens aequatio : 

^aaA'' B'' — A'' s' (2/— 3a) — B''/ (2/+ 3 a) — // — o. 
Sumatur ergo hic / zz: gaa, ut liabcatur ista : 

A^^B^" — A'' (2/ —3a) — B" (2/-+- 3 a) zn 9 a a, 
quae iterum per factores hoc modo rejiraesentari potest : 
(A- _ o/_ 3 a) (B- _ 0/+ 3 «) z= 4f. 
§. 9. Cum nunc iterum médius valor inter A^'^ et B'^ 
sit 4/, statuamus porro 

A"=r4/— 2a-h^. et B^^ =: 4/+ 2 « + ^, 
et facta substitutione emerget ista aequatio : 

(2/ _ 5 a -}- (i) (2/-h 5 a -H ;.) r= 4/. 
Facta igitur evolutione, sublatisque fractionibus, erit 



i>9 

StatLiatnr /'' — 25 aa, et ista aeqnatio hanc induct fonnani: 
^///g/// _ ^^/// ^^y _ 5 ^^ _ g/// (o/4_ 5 a) — 25 an, 

quae per facloies hoc modo repiaesentari potest : 
(A - - 2/ - 5 a) (B- - 2/-f 5 a) = 4//. 

§. 10. Statuatur deniio ut ante A^^^ z=: ^f — 2 a ■+■ -^ 
et B^^'' nu 4/ -|- 2 a -)- jjY^ 3 fietque facta siibstitutione 

(o/-7a + ,Q(2/+7a4-3Q=::4ir, 
qua aeqnatione evoliita et in ordinein redacta obtinetur 

A''B'^':=.V^'(2/-7a)-B'''(o/+7a)zr:49aa, 
ubi scilicet posuimus s^^^—^gaa-y tam vero per factores erit 

Unde perspicnum est quomodo hae operationes sitit ulte- 
rius continuandae. 

§. 11. lîis igitur coUigendis, ob sr^iaa^ /zzigaa, 
/'' =r 2 5 a n , ^'''^ r= 49 a a , etc. pro 2 A adipiscemur se- 
quenteni fractionem continuam : 
2A=z2/— a- 



4/— 2a-f-9aa 



4/ — afl-t- 2^na 



4/— 2a + 49aa 



4/ — 2 a 4- etc. 

ubi si loco / oïdine scribamiis /-f- n , f -{^ q a y /-f- 3 a^, 
etc. similcs fractiones continuae piodibunt, pro 2B, 2 C, 
2 Dj etc. quae ita se habebunt : 



30 



» 


c 

D 


— 




3a 
5a 


1 

T 
1 


4/ H- 3 


la -4- 9<t a 








4/4-2a H-2sa« 






4/-+-2a-f- 


49 a a 




2 


4/-4-ÎO- 


t-efc. 


4/^É 
«a 


)0 -h 9i« 

4f-t6a~t-2$aa 






4/-f-6a-t- 


4va» 




S 


4/-i-6o 


-h etc. 


1 


4/-^> 


ua-t- ya'a 






4/-+- »oa 4- ajaa 






4/+ioa 


. -t-49aa 





4J-t- io«-t- #ffc 

etc. 
§. 12. Oiiod si jiim hic ponamus /.i= 1 et azizi 
prodibit ipse casus a ïf'allisio tractatus , unde fra..tiones 
continuae a Walllsio invcntae, cum suis valoribiis per qua- 
draturam circuli expressis , erunt sequentes : 

FRACTION ES CONTINUAE WALLISIANAE. 
2 A=ii-f--J 



2-4-9 



3 H- 13 



a -j- 49 



1 -h etc. zz: — zn — , 



2Bn:3 + ^ 



6 4-9 



6 4-2y 



6 -4- 49 



6 4- etc. HZ 2 9 zz: •?: , 
2Cz=5-f- ^— 



^« -f- sç 



ïo -t- 49 



t )6 

q rrr 



31 





14 -f- 


2Î 








14 + 
18 -H 


40 






'4 

49 


-h etc. 


8 -+- 


9 

'8 -t- 





etc 



' ' «4 



91 9"^ 



2E = 9-f.,' 



128 aj6 

qnarnm prima est ipsa fractio continua a Brounkero in- 
venta. 

§. i3. Neutiqnam autem vero simile est, Brounherum 
per tantas ambages ad sua m formulam pervenisse; equidetn 
credo potius , illam, ex consideratione hujus seriei notissi- 
mae : i — f + f — f~f~9 — ^tc. nz — , quae vulgo Leibni- 
tio tribui solet , multo auttm ante a Jacoho Gregorio erat 
eiuta , a quo Broimkerus eam nosse poterat , dérivasse, 
quippe quod per operationes satis faciles et obvias fieri 
potuit secjuentem in modum : 



Posito 



4 


— 


1 


— 


a 


a 


^= 




— 


(3 


P 


^^ 




— 


V 


Y 


HZ 




— 


5 



etc. 



erit 



-*- = — ^ = 1+ — "- = 1 + 

ir I — a ' I — a ' — i ■ 



9(3 



= r^-3 + :^Vp-3 + _ 



- =: — ^- —5-4- -^- =r 5 •+• ~ 



35 



V 1 — 7$ t >^ I — 7*""" * ^^•'—7 

etc. 



5+^ 
49 



3i 



Qnodsi jam hiç loco -^, ^, ^, etc. valorcs modo inventi 
substituantur , ultio se olTcrt ipsa fractio continua Browi" 
kcri, siquidem hinc scqiiitur fpre 



JV) 



Ç. 14. duod aulcm ad nostram problematis solutio- 
nem gcneraleni attinet , etiam singularum fiactionum con- 
tinuarum valoies par ccrtas quadiaturas exprimere licet, 
id qnod in sequente pioblemate ostendamus : 

P r o h l c m a. 

Proposita scric A, B, C, D, etc. secunâum îegcm uni- 
fonnem procedente, ita ut sit ABrrzff; BCr::(/-+-fl)^; 
CD =1 (y"-j_2n)^; etc. singularum hannn Utterarum. 
valores, primo qu'idem par pmducta continua, tum vero 
per formulas intégrales expressas investigare. 

S o 1 u t i o. 

5. 15. Cum igiim- sit Ar:^; B = ^"-)-; 0=^-^^'-^; 
etc. his valoribus continbo siibstitutis reperiettir 

A //(/ -t- ;o)- (/ + 4 ') = (/-+- eny- (etc. 

"(/-t-aJ^(/-Hi'aJM/-^5a)-('f<:- ' ' 

in infinitnm. Cnm autem hoc modo niillns dctcrminatus 
valor orJutLir, qiioniam, iibiciinque abiumpiuir, vel in nn- 
meratoribus vel in dcnominatoiibiis factor ledundat, hoc 



33 

incomniodiim tolletur, si factures simplices sequcnti modo 
disponiimus : 

A — /■ _-''yj±-i5L_ C/±^^(/-+-jtf) (/-f-4a)f/ H-6a) 

^ J ' (/-+-a)C/-+-a) • (/-4-ja)(;y-^3a) ' (/-h 50) (/^ y a) * ^'^^• 

Sic enini niembra continuo propius ad unitatem accèdent 
et in infinituin ipsi unitati aequabuntur, sicque ista ex- 
pressio utique determinatum valorem habebit. 

5. 16, Quo autem ostendamus quomodo ejus valo- 
rem ad formulas intégrales reduci oporteat , in subsidium 
vocemus hoc lemma : 

Integralihus ab x izi o ad x z=z i extensis etit : 
X dx 



f 



k 



31» 



m-f-fe-f-41 / 

—m-^TT^ ' ' ' ' J :^(i_3,y-*- 

Qcio jam hoc lemma ad nostrum casum accomodemus, qiio- 
niam in nostris membris singuli factores incrementum 
capiunt ^r 2 a , statui débet k zz: 2 a ; tiim vero sumto 
m z:zf et k ziz a habebimus : 

/• *-^J7^^« -^"^ /-H3a /-f- ;rt r x^dx 

qnae expressio, inversa, praebet priores singulorum mem- 
biorum factores, Pro posterioribus. sumamus m ::^ f ~\- a, 
manente hz:z a , hocque facto erit : 

f -^^ g - I ^ ^ /-l-;a / + 4a /-f.6tt /» »" ax . 

Mimo'irci de l'Acad. T. V> ^ 



34 

§. 17. Evidens nunc est, posteviorem formnlam per 
priorem divisam ipsum nostriim piodncLum continiuim ex- 
hibera, quo pacto ambo intc£;ralia infiniLcsiina se mutiio 
'tollunt, conseqiienter habemiis : 

A ::z: / ^ : /-—=^^z— . bimili modo protinas 

, -o r xf+-<'-' ax . - ^/-ha i ^x 

-^ v'i — x-a ' ■' T^i "*=« ' 



y. 



At vero haec investigatio adlinc generalior reddi potest, 
quemadmodum sequens problema docebil. 

P r b l e m a ge n e r a l iu s. 

Invenirc seriem uniformi Icgc proccdcntem A, B, C, D, etc. 

ita ut sit AB z=z ff -\- c ; BC =z (/+ «)^ + c ; 

CD — (f-\-2ay-\-c; DE = (/-}- 3 a)2-|-c; uhl 

in singidis productis litera f quantitate a augcatur. 

S o 1 u t i o p r i o r per f r a c t i o n e s continuas, 

§. l8. Hic iteruni evidens est, qualis A fuerit fiinc- 

tio ipsius /, talcm esse debere B functionem ipsiiis /-+ a; 

C ipsius f-]-2a; D ipsius /-[-Sa et ita porro. Cum 

igitur sit ABrr^^-f-c, si A et B esscnt acqualcs, omisso 

c foret A rz: B izi /. QjLianlo igitur A niinor accipitur 

quaiu /, tanto B débet esse major; unde posito Az^f—x 

erit B zn f -{- X. QLioniam autem B ex A nascitur , si 



35 

loco / scribatur /-+-«, etiam esse débet B—f-i-a — x, unde 
conckidiinus foie xzi:ia; sicque partes principales pro A 
et B erunt A=:/— ^a et B zh/h- ^a, sive 2 A m 2 /"-r- a 
et 2 B z= c/-f- fl, ideoque pro sequentibus 2 C nz 2/-f- 3 a; 
2D=z'2f-\-5a; 2E = 2/-f-7a; etc. 

§. 19. His valoribas principalibus inventis ponamus 
rêvera esse 2 A — 2/ — a -f- ^, ; 2 B =: 2/-4- a + jjv . At 
pro J inox idoncLis valor emcrget. Ilinc igitur erit: 

4AB=z4ir-aa-.-;-(2/+«)-f-;J,(2/-«)-^^. = 4#-K4c, 
qiiae aequatio, sublatis fractionibus, hanc induct formain: 
A^B^ (a a -f- 4 c) — A' s (2/ — 0) — B's (2/-)- a)^ss — o. 
Sumamas jam j- iz: aa -|- 4^» eritque fticta divisione: 

A'B' — A" (2/— «) — B (2/-}- a) ci: aa + 4c , 
quae aequatio ita per factores repraesentetiir : 

(A^ _ o/_ a) (B^ _ o/^ n) — 4if -h ac. 

J. 20. Xnnc simili modo ut ante ratiocinando intelligi- 
tur, si A^ et B' fuerint aequales, membrum sinistrnm fore 
A^A^ — 4/'A^zr:o, ideoqae A^ z=: B^ r= 4/. Quia autem 
B^ oriri débet ex A\ si loco / scribatur /-]- a, evidens 
est parles principales fore A^ in 4/— 2 a et B'^n:4/H-2a. 
Rêvera igitur ponamus esse A"^ zz: 4 / — - '^ ~^ P ^^ 
B zz 4/-f- 2 a -(- g„ , unde, si hi valorcs substituantur, 
aequatio praecedens , per factores cxhibita , hanc induet 
for ma m : 



36 

(o/_ 3« + i:,) (2/+ 3n H- ^l) = 4f -h 4c, 
qnae, fticta evokitione, ad istam perducit aeqnationem: 

haecque siiblatis fiacdonibus abit in banc : 
A^''B^''(9aa-f-4c)-AV(2/-3n)-BV(G/-+-3n)-jV=:o. 
Siimto igitur /:iz9aa-}-4c, et facta divisianc, oritur 
haec aequatio : 

A^''B'' — K'' {if -2a) — B'^ (-/-f- 3 a) = 9 aa + 4c, 
qiiae pcr factoies repraesentari potest hoc modo : 

(.V^ - 2/- 3fl) (B- - o/_|_ 3 a) ^ 4#-f- 4^- 
%. CI. Quia hacc acqaalio similis est pracccdenti, 
iterumqiie pro casu K^'z^Vi^ prodirct 4/, statn.itur iilte- 
rius A''' ^=- ùff — 2 rt -f- ^,r, et B'' =: 4/-I- 2a + -^r-> nnde 
postrema aequatio per factorcs foret : 

(2/-5fl4-i:)(2/+5a+^:)=:4/+4c. 
At facta evolutione sublatisqne fractionibas prodit : 

A"'''B'-'''(25,7a-H4f)-A''V^(2/-5fO-B''V''(2/-H5a)-/^/''=a. 
Sumendo igitnr s^ ziz l'baa-^ \c et dividcndo per s'^ fict: 

^'-^-^ _ A"^(2/- 5 a) — B'^^(2/-H 5 a) = 25 aa -^- 4^:, 
sive per prodiictum : 

(A'- ~ o/_ 5 «) (B- - C/-+- 5 n) .-= 4ir-f- 4 r. 
§. 22. Statuatnr iilteiiu9 i\'^'' nz 4/" — 2fi -j- ',,. et 
B^'^'' = 4/ ~î- - " ^- pfrr » <^t sn|XMior aequatio per productum, 
stibstitutis his valoribus , crit : 



31 

(c/— 7 a 4- ^) (2/+ 7 a 4- ^v) = 4 JH- 4c, 
qtiae, iisdem operalionibus repelitis, sumtoque /''''— 49 aa -4- 4e 
ad seqiientem rediicitiir : 

A^'' B''' — A'"' (2/— 7 a) — B^^ (2/4- 7 «) 1= 49 aa + 4c, 
sive in factoribus erit : 

(A^^' _ 0/ _ 7 n) (B^^ — o/^_ 7 «) _ 4_^_^ ^ ^^ 

Ex quibus jam abunde liqiiet, quomodo calculum ulterius 
piosequi oporteat. 

§. 2 3. His igitur valoribiis successive siibstitutis ob 
s z=naH-4c; s' z=z gaa -+- 4c; s'' =z 25 a a -f- 4c; 
/'''' :r= 49 a a -I- 4 c ; etc. pro A obtinebimus sequentem 
fiactionem continiiam : 

zz.2j—a-i- V -Î-— — -, — 

J 47 — 20 -f- 9 aa -f-4(; 

4/ — 2a-\-2;aa-h4C 



4/— 2a H- 49 aa -f- 4c 



4/ — 2 a -f- etc. 

Simili modo hinc erit : 

Br aa H— 4e 
•' 4^-1-20-^-900-1-40 

4/-f- 2a -\- 2$ aa -f- 4e 

2C=:2/-^3fl + 



4/-)- 2 a -f- 49 a a -4- 4 c 

4/ -j- 2 a -f- etc. 
aa -^ ^e 

4/-)- 6a H- 9aa -f- 4? 



4/-f-6a-t- i5aa-)-4< 



4/-i- 6 a -)- 49 a a -4- 4 e 



4/ -H 6 a -i- ffc, 

2Drr2/-^5a-f-'';i^ii — 

J 4/-|-ica-^9fl.t-f-4C 

4t/-H iog ->- 2;aa -t- 4c 

çjç 4/-|r ic a -i- 4'! a a -f- 4c 



4/-)- I c« -f- etc. 



38 
Solutio altéra pcr producta continua. 

§. 24. Cum sit AB — iT-f-c; BC — {/ -\- aY ■+- c ; 
CDz=(/-r-2a)^-h c; DK — (/-h 3a)^-^c; etc. crit : 

A (//H- cK(/-l- - fl)' - t- c ) '(/-l- 4aP H- c) ((/ -t- 6 a)' -t- cl {etc. 

At vcro in hac expressione ^ ubiciinqnc sislas , vel in 
numeratoribiis vcl in dcnoininaloribus factor redundabit. 
Qnod qiio claiius appareat, subsistamus primo in littera F, 
eritque : 

duando autem in sequente littera G siibsistimus fiet: 

A ^-f ■+LÎ (/H-_2_a? -+- e (l±Al}L±l Q 

^ (/+a)^-^« * (/-l-3fl?-t-c • (/-^jaj^-hc * '^• 

J. 2 5. diiod si ergo istac binae expressiones in in- 
finitum continuentLir et in se invicem ducanlur , iiltimus 
factor literalis , qui hic est \, manifeste unitati aequabl- 
tur. Quia vcro hoc casu numerus fdctoruin in numeratore 
unitate redunddtj ejus factorem primum in fronle seorsim 
scribamus, atque productum sequenti modo exprimetur: 

K2-f{f.r^ (//-^ 0C(/H- 2a)'H-c) ( C/-(- aa)- ^ c ) ((/H- 4 °)" -^ c) ^^^ 

ubi jam intinitesimi factorcs unitdti aequabuntur , sicque 
isla cxpressio unifôrmi lege procedit. 

Ilic autem duos casus distingui convcnict , prouti c 
fucrit numerus vel negativus vel positi vus. 



39 

Casns 1, quo c =r — 65. 
§. 26. Priorc casa quilibet factor in duos rcsolvi se 
patietur. Statuamus igitur primo c zzz — 66, quo casii 
fractio continua sequenti modo exhibeii potest: 

-^ ^ J " ^ 4/— ja-i- (3a-t-^6>f}.-i -- 26) 



4/— 2a^-(7a-l-2&)(7^_;fc) 



4/- za-^ etc. 

atqne loco cxpressionis per factoies continues nunc habe- 
bimus sequentem pro simplici litera A , scilicet : 

* _ /r ,N r/-K.) (/-t-ra— 6 ) ( /->-îa — 6 )( /-4-4a.— 6) .._ 
^ \J "/ • (/_+_a-t-ô)(/-ha — i) • (/-f-^a-|-fc)(/-t-3a— 6) ' ^^^• 

in cuJLis expiessionis quolibet membro summa factoium 
numeratoiis aequatur summae factoium dei^ominatoris ; ob 
quam propiietatem lii factores per formulam integralem 
exprimi poterunt. 

5. 27. Constat enim, si haec formula integralis: 



/ 



dx 



/(i — x) 

ab X =z: o usque ad x =z 1 extendatur, valorem reduci ad 
sequens productum infinitum : 

X" dx 



fj, 



/(i-x) 



Quo igitur hanc formam ad nostram expressionem accomo- 
demus , quia singuli factores in sequenti membro quahti- 
tate 2 a augentur, sumi débet « :zz 2 a j tum vero posito 



40 

inzizf -{-h et k zzi a repcrictur fore r 

/■+-a-H6 S+i^+b S+^(X_^b r x^dx^ .j; /-f-6— 1 3, 

quae expressio inversa piiores factores cujusque xncmbri 
continct. Pio posterioiibus autem, manente n-2a, sùmatur 
m zizf-i-a — b et kzna, quo facto prodibit hacc aeqnatio: 

/-f-ïa_--6 f-h4a-b _f+ 6a — b f Jî^ ^'L^ rx f+* — ^—' dx 

f-i-a — 6 ■ /-f-3a — & " /-|-î« — ^ ' ' ' ' ■^ V i x-"* . Vi x-" ' 

Si igitur haec aequatio per praecedentem dividatiir, pqs- 
trenii factores irîtegnles se mutuo destruent, prodibitque 
prodiictum infini tum, in valore A occurrens, per duas ior- 
mulas intégrales expressnm, ita ut sit: 

§. 28. Q.ao liaec excmplo illustremus, siimamus /"rrrQ, 
arzi, 6=1:1, ut liabeamus hos valores: ABznS, BC = 8, 
CDrri5, DE = 24, etc. liocque casq nostra fractio con- 
tinua evadit : 

3 A ~ 3 — '-— 

6 -h y 



6 -t- =1 



4Î 



77 



6 -t- etc. 



At per productum continuum erit : 

A = ^-? . ^ . H • «■- • etc. 

a. 4 4.6 6.8 8'i-> 

Tum vero per formulas intégrales habebitur : 

. r xdx . r xxdx 

^ y.i — XX ■^ Vi — xa 



,4i 

Const.it autem pro nostiis terminis integrationis, ab X — O iis- 

d„ , r xdx , 4. /* xxdx tt , 

xn:i, esse / —=z^:= :==: l et / -^_^_-— r::: - , unde 

coUigitiir A := ■* , id quod cum ipso producto Jf'allisiano, 
que — =z ^ . ^^ . -^ . etc. egregie convenit. 
Casiis 2, quo c=z-}~hb. 
§, 29. Evolvamiis nunc qiioque alteriim casum cr:H-L6, 
pro quo fractio continua hanc foiniani induit : 

aa ~\- 4.bb 



2A^2/. 



4/ — 2 a +• 9 aa. -h 4 bb 



4/ — 2 a -f- : j oa -f- 4 &6 



4/— 2a H-49aa -f-466 



At vero productum continuiim, ex praecedente forma, loco 
b scribcndo 6/ — l, ita imaginarie expressum se prodit: 

._,/•_ 7 /_ N (f+bV-i)(f- h2a-bV-^) ( /-t-2 ^fev--i)C/-t-4a- &v-') ^ 
x\-{J uy '■J-^_^a-hbV-i)U-i-a-bV-i) ' if-i-ia-hbV-,){f-h3a-bV-i) 

Eviiens autem est in eadem expressione §. 26, allata 
etiam loco h sctibi potuisse — 6]/ — 1, unde prodiisset: 

\_(f 1 / _ \ (f-bV 0( /- 4- 20-^-61^-0 ( f-l-2a-bV --,){/+ 4'' -^bV^,) %._ 
-^ — [J~*-^V ^J(^j^a-bV—iXJ-^''-l-bV—i)' {f-hia — bV-i)(f-hi(i-hb\'-t)'.' 

Productum igitur harum duarum expressionum fit reale , 
erit enim 

A^-ffF^hh'\ ( ff+bb )af+2ay + bb) ((/4-£a) = -|-MK(/4-4a)2+J6) . 
-^•^ ""^ ((/-t-a)-^66)((/-Ha)^-l-66) • a/+-jaJ--+-6è)(Cy-H^a)- + 6i)* 

quae expressio congruit cum superiore, §. 2 5. inventa. 

§. 3o. At vero etiam expressio per formulas intégra- 
les cvadit imaginaria. Si enim in formulis §. 27. loco h 
scribatur hy — i, orietur sequens expressio: 



Mtmoirci de l' Acad. T. /^. 



6 



"42 

Verum mutato imn£;inanoiiim signo erit 

iibi nulliim est diibium, quin in lUiaque expressionc ima- 
ginaria se mutuo dcsliiiantj ctianisi niilla patcat metliodus 
hanc inutuam imagitiaiioruiti destnictionem acLu evolvcrc. 

§. 3j. Verum si liae ambac c.xpressioncs in se nui- 

tiio ducantur, tum isUi dcstructio haud difficiilter ostendi 

poterit. Cuni cnim prodiictum sit 

p/-^'» — ■ — ^>^ — '3x ^ gZ-t-g — i-f-&i^— 19^ 



A^-iJf-^hh) — ,- 



/"îL—LZ—lLI [1^ C"^ ~ ' — ^ ^ — ' ^^ 

demonstraii potest tam in numeiatore qiiani in denomina- 
toic imaginaria seorsiin se destiueic, qnod qnideni pro de- 
norainatore ostendisse siifficictj cuni numcralor inde oiialnr, 
scribendo f-\-a loco /. 

§. 32. 0.(10 demonstratio snccinctior reddatnr, pona^ 
mus brevitalis frralia -=^^-niDV, quo facto denomina- 
'tor nostrac cxpressionis, imaginariis afiectae, erit 

Jam statuatur factoitiin 

éiunnia ^^=^ f{x ' ' -\- x~ ^ ~" ') c) V n: p , 
differcntia ~f(x"''—' ~ x~^''~~ ') d\ =z q , 
atque notum est pioductum pioposiluin l'orc 



43 

Monstrabo igitur tain pp quani qq ad quantitates rcales 
rcduci possc. 

§. 33. Hune in finem loco x in potcstatibus imagi- 
naiiis sciibainus e"", ut fiat 

prrzfic"''''-' + e-'"'''-')dV, 

Cum igitur noveiinuis esse 

C^^'-' 4- e-*^-^ ::zi 2 cos. et 

posito brevitatis gratia t/xizzCÎ) fiet 

p n: 2/3 V COS. (p et q :zz 2 / — 1 fdV sin.(pf 
undc sponte fluit denominator 

t^^' =z (/aVcos.Cp)^ H- (/aVsin.4))^ 
expressio quae manifesto est realis. 

§. 34. Hinc facile colligitur valor numeratpris, quip- 
pe qui eiit 

fx''dVcos.(^Y -h (/x''aVsin.(I))% 
ita ut expressio nostra, iinaginaiiis turbata, pro A^ sequenti 
modo realiter repraesentetur : 

existcnte dV izz'' ~' '^~ et d) =: 6/x. 

6» 



44 

§. 35. In analv'si nntcm adhnc desideiatur methodiis 

pcr inlci^iationcin tiactandi liujnsmodi fonmil.is : 

/x^ — 'âxcos. 5Ix çx^ 'dxsnt. 6ix 

Intérim taincn si dcnominator abcssct, ul raque formula rê- 
vera integrari posset , id quod scqucnLi modo osLciidisse 
operae pretium erit. 

§. 36. Praestari enim lioc poterit ope rcdiictionis 
notissimae /PaQ. — PQ.-T-/Q.âP. Si scilicet pro formula 
priore sumaUir P:=i:cos,6/x et DQ.::=ix ' 5x, fiet 

/x''^""' dx cos.6Zx zr y cos. 6/x-|- jfx^"' Bx sin.b/x. 
Pro altéra vero, siimto Pzz;sin.6/x et 3Q.r=x ~' dx, erit 

fx^~' dx sm!blx=:j sin.b/x — - fx^~' dx cos.blx. 
Hinc porro colligitur substituendo 

fx^~' dx COS. blx z=z jy^'^^ (/cos. hlx -\-h sin. 6/x) ; 

/x^""' 3x sin. 6/x =:y^^-^^ (/sin. 6/x — 6 cos. 6/x). 
At vero, accedente denominatore, nihil aliud intelligitiir, 
nisi intégrale ad genus quantitatum maxime transccnden- 
tium, adhuc ignotum, revolvi. 



»0«000CCJ0»S9««4 



45 

M E T II O D U s S U C C T N C T A 

SUMMAS SERIERUM INFINITARUM 

PER FORMULAS DIFFERENTIALES 
INVESTIGANDI. 

A U C T O R E 

L. E U L E R O. 



Conventui cxhibuit die i3 Martii 1780. 

§. 1. Etsi hoc argumcntum jam saepiiis pertractavi, 
tamen plcraqiie , qtiae ad summas commode exprimendas 
spectant, per varios libros sont dispersa, atque etiam per 
ambages emta; quamobiem hic succinctam meihodum sum 
traditums, cujus ope sériel cujuscunque summa facih cal- 
ciilo, sine ambagibus, per formam simplicissimam indagari 
poterit. 

§. 2. Sit igitur X functio quaecunque ipsius x , et 
X^, X^'', X '''^j etc. inde oriantur, si loco a: successive scri- 
batiir x-|- I, x-\-i, x -f- 3, etc. Hinc ergo literae illae 
X, X^, y/'', yj'''\ etc. mihi designabunt terminos cujiisqne 
seriei indicibus x, x-f-i, x-f-2, x-|-3, eic. rcsponden- 
tes, His positis duos casiis scrienim infinitarum sum con- 
templaturus, quorum piiore tcrmini omnes codem signo -\~ 
aiTccti progrediuntur, ita ut séries summanda sit : 



46 

X 4- X^ H- X^^ H- X''' 4- etc. 
Altero vero casu iidcin tcrmini si<;nis alternantibus procé- 
dant, ita ut séries snmiimnda sit X — X^-f-X'''' — X''''-Hetc. 
llos J^itLir duos casus seorsitn evolvam. 

C a s 11 s I. 
Summatrio ^eiiei infinitae 

S m X + X^ -f- X^^ + X''' -f- etc. 

§. 3. Denotct S^ snmmam cjusdem scriei primo ter- 
mino truncatae, ita ut sit S' z= X^ -4- X^'' -h X'''''' 4- etc. et 
cum S sit cerUi fuiictio ipsius x , quam hic potissimum 
ipvestigamus , crit S' similis functio ipsius O"-}-!. Evi- 
dens ergo est, foie S — S' zjh X. Quarc cum sit 

^'~S-^dS~^hc)dS-\- etc. 

ubi denominatores, potestatcs élément! dx continentes, nt 

brevitati consulam , ])raclcnnitto , siquidem quasi spon.te 

subintclliganlur, hinc nostra acquatio induct hanc formam: 

o — X-^dS-{- ^dB'S -h l^'S + ^a^S -I- etc. 

§. 4- Quodsi ergo ista séries valdc convergat, pro- 
pemodum erit dS :zz — X, idcoque S cz: — fXdx , quod 
intégrale per constantem ita est determinandum ,' ut sumto 
X infinité magno evanescal, proj)tciea quod termini infini- 
tesimi pro niiulo haheri jiossunt , (juia alias séries if>sa 
nullam habcret suiDiuain finilam. 'Cognila pro^jemodtMii 



47 
strini/ria, pro vera siimma statuamiis 

S — — /xax — ax — pax — v9ax~- etc. 

eritqac hinc 

dS =:— X — adX ~ (IddX ■— yd'X — etc. 
Qnod si jain pro singiilis clifTcienLialibus ipsius S va- 
lorcs indc oriandi substituantiir , peivenietur ad scquen- 
tcm aequationem : 

-hX — adX — (iddX — Yd'X — ^d'X — etc."! 
— X — î — la — î(3 — îy— etc. 

— 6 — 6^ — l»2 — etc. j>~o 
— à — La^ — etc. j 
— îîo — etc. j 
et jam coofTicientes inco^niti a, p, y, etc. ex seqnentibus 
aeqiialitali-bns deliniii debent: 

a -4- ^, r= o ; p -^ ^, a -f- ï rz: o ; y -f- 1 f3 -+ | a + J- rz: o; etc. 
imde fit a. -jz. — i; pm-^-; yizio; etc. 

§. 5. Hoc aiitem modo inventio literarnm a, (3, y, 
etc. niniis foret opeiosa, neqtie tamen iilla lex perspiceretiir, 
qna ultcrius progrediantnr ; qnamobrem modo prorsus sin- 
gulari in valorcs istarnm literiirum inquiram. Considera[)0 
scilicet seriem ordiiiciricim, sccundum eosdcm coelTicientcs 
proccdcntcm, qiicie sit V =z i -+- a7- -f- f3-z-^ -- yz-' h- 3z-*-t-etc. 
atqiie evidcns est , si hiijus seriei sumnui A' ad Cormam 
finitam perduci queaf; tum, si cadein secunduin potcstalcs 



48 

ipsins 2 evolvatiir, eandem seiiem necessano provenirc de- 
bcre, qno pacto valoies litteraium a, (3, y, ë^ etc. sponte 
innotesccnt. 

§. 6. Ex rclationibns igitnr , qnae intcr litteras a, 
p, y, 5, etc. inteicedunt , supra §. 4- alldtis, sequentes 
operationcs inslitiiantur: 

V rz l H- az H- f3z.^ -h yz' + d-z.« -f- e2-^ -h etc. 

ï 2; V = -t- î -\-la + i(3 H- i y -h ^. 5 -+- etc. 

lzzVz:z — +i H- i.a +if3+iy + etc. 

^z'V= — — + ^ +:^a4-xp + etc. 

jÏ5Z*V::= _ __ „ _^ .l__|__i_a-f-etc. 

^z^V— — -. ^ — 4-_î__^ctc. 
etc. 
Hoc scilicet modo omncs termini, praeter piimum, ad nihi- 
lum sunt redacti; eritque crgo 

V (1 + îz. 4- î^M- ^z" -i- ï^ô^* + 7^3 2^ + etc.) z= 1. 
§. 7. Cum igitiir sit e'^n: i-f z-i- ?,z^-i- ïz'-f- J,z*-)-etc. 
ent — ^- — ' HZ i , ideoque Y:zr-^^^^, quac cxpressio quo 
facilius iteriim in sericni converti qticat, ponamus z—2t, lit 
sit V :zz -^— , ideoque Y -j-t :=it . Vt"^* N""^ statua- 
tur \y~- z:z u , fictquc Vrrfu — t. Cuin igitur sit 
u ziz -f— — , , hinc exponentialibus evolutis eut; 

,, t - ^ f,f -^ ht4-^ ^U '^ -+- "K:- 



49 
iihi in numevatore solae potcstates pares, in denominatore 
vcro solae potestates inipares occuirunt. Patet autem, 
sunilo t qiiam minimo . fieri . t/ =z y , scquentes vero ter- 
mines' per potestates t, V, t^ etc. esse progressuros. 



§. 8. Ciini igiliir posiierimus u — ^^^"^', erit e^'^z:^— [, 

ideoque 2t=/'^~. Hinc ergo differentiando erit dt———^^y 
iinde conckiditur fore ^-^uu~ i—O. Quia autem novimus, 

or 

primum teiminiim sériel, qua u exprimitur, esse ^ et se- 
quentium potestatum exponentes binario crcscere, statuatur: 

« = I -h 2 A t — 2 Bt' -h 2 Ct^ — 2 Dr -i- etc. 

fiatque substitutio sequenti modo : 

1"^ =z:-^-^2A-6Bft-+- lo Ct*- 14 Dt<5 -^ iSEt^ -etc. 

i/wzii-f-^-^-+-4A — 4B H- 4C — 4D -f- 4E — etc. 

4-4 AA— 8AB-f- 8AC— 8AD-+-etc. 

-^ 4BB- 8BC-f-etc. 

iibi tcrmini primi se sponte destriiuot , reliqui vero se- 
quentes praebent determinationes : 

6 A — 1 ergo A z=: f . ï z= ï , 

ioB=z4AA . . . Br=:fAA=-,^5, 

i4C=i8AB . . . C = f.2AB=:/j^, 

i8D==8AC-f-4BB . . . D — ^(2AC-4-BB)=:5f^, 

Mémoires de l'Atad. T. F. 7 • 



50 

ccE=:8(AD-f-BC), ergo E z= -/=Jc A D + 2 B C) ir: ,^^^ , 
etc. 
§. 9. Ilac ergo lidcrac A, 13, C, D, etc. prorsus 
eacdcm sunt, quibus olim ad summas potestatum iccipio- 
cariim expiinicndas siim iisus, siqiiideni inveni esse: 
H- ^ + 9 + /6 + à + etc. = A 7:% 
l-f-,^ + ;.-f-.:.-h4. -4- etc. z=z BttS 

1+;. + ^ + .:. + =;. + e^c- = C7:^ 
etc. 
qiios valores usque ad potestatem tiigcsimam qnartam per 
calciilos valde opciosos siim exsecutus. 
§. 10. Cum igitnt snmscrimtis : 

?^ — y 4- 2 A t — 2 Bt' -i- 2 C t^ — etc. 
ob y=ztu — t ent 

V — 1 — t-h 2 AV - 2 B i' -f ■ 2Ct« - 2D t8 -H etc. 

ubi nil aliud superest, iiisi ut loco t scribatnr ïz, unde prodit 

V rz: 1 — \- • — - -f- etc. 

Cum igitur habuerimus 

V rr 1 + az 4- (3 z'^ + y z' -|- etc. 
collationc instituta reperiemus aiz:^,; |3r=îA; y rz: o ; 
^=1— |B; ez=o; < — A.C; v] — o; etc. 

5. 11. Invcntis jam valoiibus haiurn litterarum sum- 
ma série i propositae 

S — X + X'' -h X'" + X''' -h etc. 



5i 

soqncnti modo cx})riincUir : 

Sz=z~-fXdx-\-lX~lAdX -\-lBd'X — -^-Xo^X . 
4- ïiy Da)7X — jf, Ed^X + etc. 
iibi intégrale fXdx ita capi débet, ut posito x m oo eva- 
ncscat; unde palet, si constans adjicienda dcbeat esse in- 
t'inita, etiani ipsam serici summain fore infinitam. 

§. 12. Consideiemiis exempltim, quo Xiz:-^, ita ut 
luijus seriei summa sit qiiaerenda: 

Hic igitur eiit JXdx :=i: — > __ ' ^ _ rY , quae forma ut eva- 
riescat posito jT^zoo, necesse est ut exponens n sit uni- 
tate major. Alioquin enim , si esset nzzii. vel n<.i, 
samnia seriei certe foret infinité magna. Porro vero erit 

aX— --- hinc D^x — — "^''^'^ ^J^^iiJ- a^x — — "••••'^"^^^- 

etc. quibus valoribiis substitutis summa quaesita erit : 

C L_ ._!_-+_:! _" ?_ n(n+ (n-)-2) C n (n+j) ^ 

"^ (/2 — i)x"--i"^2xi~^2 *x"^-' 8 ■ *i-*-3 "^3j' X1-+-5 ^''^' 

qiiae séries eo magis convciget, quo major accipietur nu- 
merus x, practerquam quod literae A, B, C, etc. progres- 
sionem valde convergentem constituunt. 

§. i3. Qciod si ergo ab unitate incipiendo hi ter- 
mini 1 -|_ ^- .-1- ^„ _f- -L ix—.^rt actu coUigantur, 

éorumque summa vocctur A, ejasdem seriei in infinitum 
continuatae summa erit A -f- S. Hoc modo olim summas 
talium scricrum infinitarum pro singulis exponentis n va- 

1* 



52 

loiibus 2, 3, 4j 5, de. ad pliircs fi<;nras decmidlcs corn- 
piit.ni , sumto scilicet x^iio, qao pacto calculas satis 
e.xpedilc absolvi polciat. 

C a s n s 2. 

Siimmatro scrici infinitae 

S r= X — X^ -h X^^ — X''' H- X''' — etc. 

§. 14. Qnod si igitur index x unitate augeatiu- , ha- 

bebimus S' — X' — X'" + X'" — X^"" -+- clc. Addatur 

haec acqnatio ad praeeedentera, prodibitqiïe acquatio fmita 

S -t- S'' :n X. Qiiare per foinnilas difTerentiales habebimusT 

X m c S 4- as -+- ïaas -+- ia\s -h j,3*s H- etc. 

- 6 -4 

imde neglectis dilTereritialibiis erit SzrriX, qui ergo erit 
primas terminas seiiei quam qu.ierimus, Statuamus igitur 

S ==iX + adX -{- paaX + yd^X -\~ etc. 
et facta «ubstitutione fiet : 

c S — x-f-2aax + 2(?aax-^ 2ya'x-+- 2 5a*x -+-etc. 

aSzr: l -+- a •+• (^ H-y -h etc. 

îaaSlzz — H-ï -+-!« -^iP -+-etc. 

la^Sz^ — ~ -H A -h lot -f-etc. 

ia*S=z ^ — — H_i ^etc. 

etc. etc. 

quae expressio tota soli X est acqaanda. 

§. i5. Singalis igitut cakimnis verticalibus ad nilii- 
luni redactis orientai- seqacntcs aequalitatcs ; 



53 

2 -i- y -+- i/3 H- |a H- /- rz: o ; etc. 
unde prîores saltein litciae has recipiunt determinationcs: 
ar=:~î; (Hrro; Y = ^f, 5=ro; etc. 
§. j6. Quo autem lios valoies facilius investigemus, 
consideremus hanc seriem : 

y=:l-i-a.z-\-^z*--\-YZ^~\- etc. 
ciijus scilicet summam V quaeii opoiteat. Inde ergo se- 
quentes dérive mus séries : 

2 y zn i -h- 2 oLZ -h 2 (^ zz -h 2 y z'^ -h 2 ^ -z* -h 2 ez^ -^ etc. 
V z =: ^ i 2. -+- a z !& 

|VZZ— — H- I 

etc. 
Hamm igitur serierum summa, ob aequalitates ante allatas, 
fiet m 1, sicque habebimus istam aequationem : 

y {2-\-z-^lz^-\~ 1%^ -{- rj^ z* 4- etc.) — 1. 
Quare cain sit 

e~ =z 1 4- z. -f. î 2,2 _(_ 1 z^ -)- etc. 
erit manifeste V (i -f- e~) ^: i, sive Vzir^-^, unde fit 

2y—i — --4. 

5. 17. Ponatur igitnr nt ante z-sr = w» ut sit 
2 V zi: 1 — u, sitque iteruiii z:zz 2t, ita ut u zz ^-^- — , et 



pz5 


-1- 


yz.4 


H- 


^Z^ 


-+- etc. 


îa 


+ 


èP 


-h 


\y 


-h etc. 


I 

Ï2 


-f- 


i^ 


-f- 


\^ 


-+- etc. 


— 


-i- 


I 
43 


H- 


Â^ 


-f- etc. 



54 

facta evolntione eiit u = |^f^t-'^'°"6 J^r- Unde patct 
serici, vjloicm ipsiiis u cxpiiincniis, piimum Icrmimiin fore 
tj sequentes \cio per potcstatcs inip:nes ipsius t piogredi. 



Ç. 18. Cmn iizitui- sit z/ r=:-^^ — -, eiit e*'n:— ", id- 
eoqiie 2t^r/'"^"", unde dilTcrentiando fit^tm--"-, ita ut 

du ... 

^--|-uu — 1 :zz o, qiuie est ipsa aequatio pro casii pnorc 
inventa. Neque ta mon piopterea pro u eadcni séries prove- 
nit. Quoniaiii cniin hic jjriimis seriei terminus débet esse 
inf, fingenda est hiijusmodi séries: 

u r= t — 5it' -f- 'Zt^ — dt' -f- 019 __ (Pt" H- etc. 
ficrique debebit facta substitLitione: 
^^ —i-S^tt^ 5':e>t*- 7(r/<s_^9f?)/8_ 1 1 (Tf «o _^ etc. 
uuziz -t- 1 — 2 SI -i-2liô— 2(J -+- 2*1) — etc. 

4- ^' -2S(S3-i- 2 5(S -etc. 
-+- ^^ —etc. 

atque hinc sequentes oriuntur determinationes : 
3St =: 1 ideoque S(=:|, 

5 33=:2St ideoque S3 = f^:^=f5, 

7(5: = 2S5-f-?i^ hinc (5:=i:?^:5 4-p:t^ = /fp 

9© — 2 (5; _f- s;)|s:5 ergo zn 5 (T + ^îi^:^ = .ffj, 
etc. etc. 



55 

§. 19- Cnm igitiir sit V =z ^ — ^ïl, si loco t icsti- 
tiiaiiuis —, jDio V hanc rcporicmus scrieni : 

Qiiare cuni posuciimus 

V =r ? + az + (3z^ -f. y z3_|_^2,4 etc. 

hinc colligimus valores literaruni a, (i^ y, 5, etc. qui ergo 
emnt a— — i; (3=rO; y:=-/gS(; 5izzo; e r= 

sit a erit : 






(J'; irz o ; etc. consequenter summa quae- 



s =: ï X — lax + /^so'x -f i «ô^x + ,j^ (ya^x—etc. 

§. 20. Comparemus mine istos coëfficientes eu m iis 
qiios in casa praecedente pro similibus dilTerentialibus su- 
mus adepti, qui erant —, j, -, etc. atque egregiam re- 
lationem inter utrosque deprehcndemus, uLi ex hoc sche- 
mate videie licet : 



a X 


T 

4 ■ 


a^x ' 


51 

j6 • 


a^x 


64 • 


a^x 


256 


a^x 


1024 


elc. 





3 
B 

8 

32 
D 

118 
JE^ 

51a 

etc. 



3 

i5 

63 



— 04 

— oS 



= 255 izi 2' — 
rr: 1023 ziz 2'° — 



56 

§.2 1. Per eosdcm igitur numéros notissimos A, B, 
C, D, etc. cliani hoc casu siimma quaesita sequenti modo 
commode exprimetur : 

A -\-v7- /-,« -\B -\î-v /^li -\C 



S iz: ïX - (2^-1)7 . dX -4- (2*^ 1) °- . a'X - (2«- 1)^ . a^x 

+ (28- n— . a^x - (2'°- 1) — . a'x -f- etc. 

quam sériera quousque lubuerit continuare licet. 



MvoeeOy^ooooaM 



57 
DE SERIEBUS M E M O R A B I L I B U S 

Q.UIBUS SINUS ET COSJNUS ANGULORAM MULTIFLORUM 
EXPRIMERE LICET. 

A u C T o R K 

L, E U L E R O. 



Conventui cxhibuit die x3 Mart. 1780. 

5. j. Séries, quas hic sum expositums, non tam ob 
usum in multiplicatione angulorunij quam ob eximia cal- 
culi aitificia, quae me ad eas perduxerunt, imprimiç autem 
propter egregiam simplicitatem legis , qua earuni termini 
progrediuntur , omni attentione dignae videntur. Ad eas 
autem commodius investigandas utor chaiacteribus^ quibiis 
coefficientes potestatiim binomialium designare soleo. Ita si 
X fuerit exponens potestatis^ hi characteres sequentes ha- 
b.eant significationes : 

sicque in génère erit: 

^ n' 1-1.3.4 ^ 

5. 2. Proposito nunc angulo quocunque (p, pro ejus 
multiplo quocunque xCp taies séries, secundum memoratos 
characteres procedentes, indagabo, quae tam cosinum quain j 

Mémoires de VAead. T. F. ^ 



58 



sinum huius an^^tili miiltipli exprimant. Ac primo qui- 
dem pio cosinu istam lingo seiicm: 

COS. TCp =: 1 + O A + (!) B -f- (*)C + (pD etc. 
qiiae semper abiuinpitur, quoties x dénotât numeium inte- 
gmm positivum ; reliquis autem casibiis in infinitum cx- 
cuiiit. Ad lias autem literas A, B, C, Dj etc. investi- 
gandas loco x successive assumo valores i, 2, 3, 4» ^tc, 
uhi quidem valores cos. Cf), cos. 2Cp, cos. SCp, cos. 4CÎ), etc. 
tanquam cognitos specto. 

§. 3. Facta igitur hac evolutione sequentes valores 
pro literis A, B, C, D, etc. rcperientur: 



Si 
x:=.l 



erit 



cos. Cp in 1 H- A , ergo A =r cos, — 1 , 
xz=:2 cos.2(p:i=i+2A-)-B, ergo Bzncos. 2 Cp — 2 cos.Cp-h i, 
X— 3 cos.3(î)r=l-f-3A-^3B-^C], ergo 

C n: cos. 3 Cp — 3 cos. 2 Cp4- 3 cos. (p — l , 
xzz4 cos.4(p — i4-4A-i-6B^4C-i-C-+-D, ergo 

Din: COS. 40 — 4 cos. 3Cp-f-6cos. 2 <$) — 4 cos. -f- 1, 
xzz:5 cos.SCpzzi -+-5 A-f-ioB-h ioC-f-5D^E, ergo 

E =: COS. 5 Cp — 5 cos. 4 (p -m o cos. 8 <p — 1 cos. 2 Cp 
H- 5 cos. cp — 1 
etc. etc. 

5. 4- Ilinc ergo in génère, pro casu xrrn, si litera 
coefficienti {—) jungenda fuerit N, sequitur fore: 



59 

Nr:cos,N0-(y)cos (>i- i)(:l5-f-(^)cos.(/i-o)Cl)-(y)cos.(;i-3)0 +-ctc. 
Nnnc igitur praecipuiim nègotium hue redit, ut istius ex- 
pressionis indcfinitae valor ad- formiilam fuiitaiii leducatur, 
id qiiod fit, si illiiis seriei summani, quae est N, clicuevi- 
mus. Qiianquam autem pkires jam hiijtismodi séries, sc- 
ciindam cosinus procedentes, sunt summatae, tamen metho- 
di, quibus auctores, ad eas investigandas, sunt usi, vix, ac 
ne vix quidem, ad hune casum accommodari posse viden- 
tur. Singularem igitur methodum hic proponam, (juae ine 
ad hune scopum perduxit. 

§. 5. Considère seilicet has binas formulas imagina- 
rias : /îzzzcos.cp-f-/— ^ i sin.(|) et (/zzicos. Cp — y' — isin.Cp, 
ex quibus constat fore /j" -{- q"" zz: 2 cos. ?i Cj) , idcoque 
COS. /iCp =z î (p"^ -4- qf"). Simih'que modo erit 

etitaporro^quibus valoribussubstitutis, etpotestatibusliterarura 
p et q seorsim positis, facta multiplicatione par 2, habebimus: 

2N = + p'_(l)p-- + (|)p'- = -(|)p-' + etc. 

Hic autem evidens est superioris seriei summam esse 
{p — i)'', inferioris vero (q — i^, ita ut jam futurum sit 

oN zz: (p—iy + (q~l)\ 
quas formulas ergo ulteiius prosequi oportet. 

8* 



6o 

§. 6. C(im igitur sit p zzz cos. 4-1/ — 1 sin.Cp, 
evit p — 1 :=. cus.Cp — 1 + / — 1 sin Cp. Jam statLiamus 
Cf)— 2 0), et cum sit cos.cPr: i — 2 sin.w^ et sin. CP= 2 sin. cocos, w, 
hiihcbimus p — 1 z^ 2 sin. w (/ — l cos. w — sin. w) quae ex- 
piessio rcrlncitur ad hanc: 

p — 1 .rz: 2 / — 1 sin. w (cos. w -f- "/ — i sin. w). 
Simili autcin modo reperictur 

q — izn — 2]/ — 1 sin. co (cos. cj — "/ — 1 sin. w), 
Ex his igitLir formulis conficictur 

(p — i)''n:2'' (/ — 1 )" sin. oj" (cos. 71 w 4-/ — 1 sin.nco), 
{q — i)" = 2"(— 1/— 1)" sin. oj" (cos. (12.0) — )/ — 1 sin.nco), 
qii.nnm cigo foimularum somma praebet valorem ipsius 
2 N, que m quaeiimus. 

§. 7. Poicstatcs autem imaginariorum •/ — l et 
— ■/ — 1 modo fiunt -}- l , modo — 1 , modo imagina- 
riae +]/ — 1, piout exponens n fuerit numerus vel for- 
mae 4/., vcl 4i-j- 1, vcl 4i-|-2, vel 414-3, qaando- 
quidem constat esse: 

(/-iy' + ^=->/-i; (-/_,)*'"^' = -f-/-l. 
§. 8. Hac obseivatione piacmissa tiibuamus niinc suc- 
cessive exponenti n valores j., 2, 3, 4^ ^^c. quo pacto N 



6i 

denotabit successive literas A, B, C, D, etc. qiuirum ergo 
valores sequcnti modo pcr an^ulum w n: ^ Cp expresses 
reperiemus. Sit igitar primo ^i :=r i, eiit: 
' 2 A ziz c / — 1 sin. eu (cos. w -f- V — J sin. w) 

— 2 / — 1 sin. w (cos. w — ■/ — 1 sin.oj), 
qui ergo valor rcckicitur ad hanc formam : 

2 A rr — 4srn.co sin.oj , ideoque A z^ — 2 sin. w sin. w. 

§. 9. Samto autem ;irz2 fiet 
2B zz: — 4 sin. 01- (cos. 2 oj -f- ]/ — 1 sin. 2 w) 
— 4sin. w^ (cos. 2aj — )/ — i sin. 2 oj) , 
unde colligitur B zi: — 4sin. oj-cos. 2 w. 

§. 10. Sit nz:i3 , eritque 
2C zi: — 8/ — 1 sin.aj'(cos. Sco + Z — isin.36j) 
H- 8/ — 1 sin.aj'(cos. 3co — / — j.sin. 3w), 
ex quo fit C zz: 8 sin.ûj'.sin. 3ûj. 

§. 11. Sumatur 7izz:4, atque nanciscemur 
2D zz: i6sin. co" (cos. 400-)- / — 1 sin.4o>) 
-f- l6sin. (0* (cos.4(jj — y — 1 sin. 401), 
hincque oritur D ^2 1 6 sin. w* cos. 4 oj. 

§ 12. Sumto porro n zz: 5 , fit 
2E iz: 32/ — 1 sin.w^ (cos. 5co-|-|/ — isin. 5w) 

— 32/ — isin.ca^(cos 5 co — V — i sin. 5 w) , 
ergo colligendo piodit E z:z — 32 sin. w^ sin. 5 w. 



62 



J. i3. Pro casii n:=z6 invenitur 
eF :==. — 64sin. w'' (cos. 6a)-|-i/ — i sin. 6œ) 
— 64 sin. oj*^ (cos. 6 w — ]/ — 1 sin. 6 w) , 
ïive F rz — 64 sin. w" cos. 6 w. 

5. i4- Statuatur porro un: 7, eritque 
2 G n: — 128/ — 1 sin.to^ (cos. "] w + )/ — i sin. T w) 
4- 128 / — 1 sin.oj^ (cos. 7cjj — ]/ — 1 sin. 70)) j 
ideoqiie G m -|- 1 2 8 sin. ùj-' sin. 7 co. 

§. i5. Denique posito n n: 8 prodit 

2 H m-f- 256 sin. oj^ (cos. 8aj-|-|/ — 1 sin. 8 w) 
-j- 256 sin. cû^ (cos. 8ù) — ]/ — 1 sin. 8 w), 
hincque G n: -)- 2 56 sin.co^cos. 8aj. 

§. 16. Istos igitiir valoies, per periodos qiiadriparti- 
tas progredientes, in sequentibus duabus coluninis junctim 
repraesentemus: 



A zz: — 2 sin.œ sin. u 
B = — 2^ sin. w^ cos. 2 0) 
C m -f- 2' sin. 0)' sin. 3 w 
D iz: + 2* sin. co* cos. 4 oj 
E m — 2'' sin. oj^ sin. 5 oj 



F z:z — 2*^ sin.oj* cos.6 w 
G m + 2^ sin. w^ sin. 7 ot 



H m -f- 2^ sin. ùj^ COS. 8 w 
I m: — 2' sin. oj^ sin. 9 u 
Km — 2'°sin.w'°cos. lOu 
etc. 

consequenter valor formulae propositae , scilicet cos. xCP, 
sive COS. 2 X w, per sequentem seriem satis çoncinnam ex- 
primetur : 



63 



/ 1 — 2 (*)sin.w sin. w — 4 (*)sin.ùj*cos. 2 u 

\-f- 8 (""jsin.w^sin. 3aj-f- i6 C") sin.aj4cos.40ji 
COS. 2Xu:=z< /l.^ , , . ^ ^/xv. 

j — 32 ( jsm.w'sin.Sw — 64 (g)sin. aj°cos. ot«)\ 

(^_|_i2 8(^)sin.oj^sin. 7 œ + 2 56(^)sin.aj^cos. 8w> 

-^ clc. — etc. 

§. 17. Antrqdam hanc formulam maxime generalem 
ad casiis particuLues aceommodemus, observationem prorsus 
si ngulai em, eamque maxiini momenti, in mediam attulisse operae 
pretium est, inde petitam, qiiod per evolutiorïem communem sit 

COS. xCj) — 1 — î x^ Cp^ H- ^^ x*Cp* — ^ x<5 (J)^ -f- etc. 
ubi tantum potestates paies ipsius x occununt; qnam ob 
rem necesse est, ut in nostra série inventa, facta evokitio- 
ne chaiacternm *, omnes termini, potestatibus impaiibus 
ipsius X affecti, seorsim se mutuo destruant ; quare etiam 
omnes. termini inde résultantes 'sola litera x affecti junc- 
timque sumti nihilo aequari dcbebunt, unde istos terminos 
ex singulis characteribus oiiundos hic exponamus: 
(y) dat -f- X ! ( j) dat — ï r 

(f) ■ • +\^'à) ■ 



etc. 



etc. 



(*) dat -f-î X 


d« 


-1^ 


(f) • • +fx 


(î) • • 


-i^ 


(") ■ • +A^ 


C^) • • 


"h^ 


etc. 


etc. 





§. 18. Colligainus igitur omnes istos "terminos, ac di- 
vidende per X pcrveniemus ad sequenteni serieih maxime 
meraorabilem : 



64 

O zz — 2sin.cjsin.a)^-?.2'sin.(D'cos.2a]-+-|. s'sin.ca'sin. 3cj 
— ï. 2 *si nw*cos.4aj— |. 2 ^sin.oj^sin <-5aj-t-|. 2*sin.co'^cos. 6w-!-etc 
tinde diias séries inter se aeqiiales dediicimus, quae sunt 
2 sin.wsin.oj — |. 2'sin.cij'sin. 3w-+-i. 2^sin.aj^sin. 5 u— etc. 
rzr i . 2* sin.ùj^cos. 2w — i . 2*sin.w*cos.4wH-| . 2*^5111. w^cos.ôw— etc. 
Hinc ergo pulchenimum theorema condi potest : 

T h e r c m a. 

Dénotante w angulum quemciinque duae sequentes séries : 
.yr:i| sin.oj sin.oj — | sin.où^ .sin.3w-H| sin.ûj^sin.Soj — etc. 
t:zz= sin.ai^cos.2cij — = sin.oj*cos.4w + ? sin.w'^cos.oa) — etc. 
semper erunt inter se aequales, sive erit s iz: t. 

Demonst ratio. 

§. 19. Hic ubique loco 2 sin. oj scribamus litteram 
b , ut sit : 

a ^! 1 6 8 ~^ 

quarum scrierum summas investigemus , nullo habjto re- 
specta ad relationem , quae inter littcras b et u interce- 
dit, quam ob rem nihil impedict. quo minus littera h tan- 
quam constans spectctur ; utriusquc auLcm summa inventa 
loco 6 rcstituemus valorem assmntum 2sin.ùj, atquc vide- 
bimus hoc casu rêvera futurum esse t zzz s. 



65 

§. 20. Incipiamus igitur a série priore , de qua ôb- 
servemus , surato angulo cj m o fore etiam s :zz.o , atque 
differentiata hac série reperiemus fore: 

•f- m 6 COS. cj — b'cos. 3aj-+ h''cos. 5w — b^cos. 7o*-+- etc. 

OUI ' ' 

quae multiplicetur per i -f 2 b 6 cos. 2 w -f- 6*, atque ob 

2 COS. 2 wcos. «ûjzzcos. (n-4-2) aj4-cos. (/i — 2)0)* 
obtinebimus sequentem aequationem: 

|^(i-f-2b6cos. 2W-J-6*) 

:i^ bcos ûj ■— b'cos. 3aj -f- b^cos.Sto — b^cos. 70; -+- b^cos.pcj — etC. 

H- b'cos. 3oj — b^cos. 5oj-h b^cos. 7 u -- b'cos.çcij -+- etc. 

H-b'cos. 0) — b^cos.oj -4-b^cos.3ûj— b'cos.Soj — etc. 

H-b^cos.oj — b^cos.3wH-b'cos.5u— etc. 

qnibus tenninis collectis nanciscemur 



as 



-( n- 2 bb cos . 2 cj -+- b*) zz: b cos.cj H- b' cos.co = b ( H- bb) cos.oj. 



de 

366 coî- 2 0) -4- 64 * 



sicque erit ds zn ~ 



J. 21. Simili modo tractemus alteram seriem, de qua 
notasse juvabit, sumto wzzo fore tzi:ï/(i-t-bb), cum sit 
tz:z ^-^ — — -4- etc. 

Facta jam differentiatione prodibit 

l^zi: — bb sin.2w -f- i)*sin. 4^ — b'^sin. 60) -4- ^t^« 
Hic jam iterum utrinque multiplicetur per i-f-2bbcos.w-f-b* 
et calculas ita adornetur; 

Mémekei de VAcad. T, ^. 



66 

1 ,%^ rr— tSsin.So) •+- b^sin.Aoj — 6^sin.6a) ■+- b^sin.Scj — etc. 
2b^cos.2w.f-iir — b^sin.Ao) -f- b^'sin.ôu — b^sin.Soj -4- etc. 

ou 

s- b'^sin.scj -^ b%in.4oj -t- etc. 
►f-b*. ^-' ziz — b'^sin.soo -+- b^sin.Aoj — etc. 

unde collectis membris nascitur haec aequatio : 

1-^ (l H- 26b COS. 2 w+ b«Y^: — hh sin. 2 co , 
consequenter ent 3t — — 7^:- ^^^^^.^^^^, . 

5. 22. Inventis his duabus formulis difTerentiallbus, 
utriusqcie intégra tionem investigemiis , ac pro priore qui- 
dem, ob 3w cos. ca m: â . sin.oj, habebimus : 



ds 



b (i -+- bb) d . sin. 



I -f- 2 6 6 COS. 2 u) -+- 64 ■* 

quae, expressio,ob cos.2wzr 1—2 sin.oj*, transformatur in hanc : 

-« b (i -+- bb) d ■ s/rt. o) 

^ "^ (^i -i- bby- — 466^1/11.0*2 * 

Qiiia vero constat esse f jjrzijir^ ^^ Ws ^ ' f— g^ ' "°' 
stro autem casu sit /zz i 4- bb et g zz: 2b et zzi:sin. w, 
invenitur hoc intégrale: 

j . I -4- 66-4- 26 sjïi. 0) 

^ 4 1 H- 6~6 — 26 j7rt~w » 

quae formula casa co zz: o evanescit , ideoque constantis 
additione non indiget. 

§. 23. Pro altéra formula, ob — Da)sin.2û)3zi3.cos. Su 
habebimus 3tz:zH à^^ .co?.2oj ^|^^ numerator aequatur 

1 -t-a6o COS. 2 w -H 64 ■' i 

quartae parti differentialis denominatoris , unde intégrale 
erit tz=îZ(i -f-2bb cos. 2 w -f- b*). Necesse autem est ut 
posito wzo ftat t z:z; ï ^ (i -^ bb), atque commode hic cvenit 



67 

ut isto casu idem valor prodcat, sicque adjectionc constan- 
tis non est opiis. Notasse autem hic juvabit esse etiam: 
t zzijl {i ~j-bb-\- 2 b sin w) H- i / (i -f- 6 b — 2bsin.w). 

§. 24. Ilis jam integralibus inventis, 
ob s :=zil (i-^bb — 2 6sin.w) — jl (i-^-bb — 2bsin.cij), 
crit eoruin difierentia: 

t — s=iil (i -f-6b — 26 sin. œ). 
At vero pro casu nostri theorematis est 6z=:2sin.u, quo 
valore substituto prodit t — s zizll 1 zzi o , quae est de- 
monstratio nostri theorematis. 

E X e m p 1 u m 1 . 
f. 25. Contemplemur mine etiam nonnullos casus 
particulares , ac primo quidem , si sumeremus co ::z: 180 
omnes plane tcrmini in nihihim abirent. duamobrem in- 
cipiamus a casa oj ir: 90° = ^; ubi ergo erit: 
sin. 00 zr: i; ces. 2a)r=— 1; cos. 4ajz=-!- i; cos. ôcorz— i; etc. 
sin. 3aji= — 1; sin. 5ci)z=H- 1; sin. 7ùjrz:— 1; sin. pajrz-h 1; etc.- 
quamobrem séries pro cos. xt: inventa erit: 

cos.rT=:i-2(:-)-4-4(!)-8(p + i6(p-32(*)-f-etc. 
quae séries nianifcsto nascitur ex evolutione potestatis 
(l — 2)* rr: — 1*, cujiis valores sunt alternatim 4-1 et — l 
' id quod egregie convrnit cum formula cos. xtt, siquidcm 
i^isi X tiibuantur numcri integri. 

9* 



6S 

f. 26. Hoc autem casu binae illae séries, quas inter 
se aequales esse §. 18. invenimus , erunt: 

2-H| .2'-^f . 2^->-f . 2'-f-etC. =— i- 2^ — Î.2* — Ï.C'' — etc. 

Cum autem haec séries maxime sit divergens, niiUum con- 
sensum apertum cum veritate expectare licet, quod qui- 
dem maxime paradoxon videtur^ at vero novimus utique 
dari ejusmodi séries divergentes omnes termines positives 
habentes , quarum summa tamen non solum sit nulla sed 
adeo negativa. Ceterum veritas in superiori theojreraat* 
jam solidissime est demonstrata. 

Exemplum 2. 

§. 27. Sumatur nunc (jjr:6o°ir— , erit 2 sin.w = 6r:y'3, 
ob sin.o)::!!— . Tum vero erit: 

2 

sin.36Jz=:o; sin.5u:= — ^; sin. 7co = 4-^; sin.pwnro; etc. 
Cos.2oj:=— ï; cos.4o)rr:— î ; cos.ôojrzi; cos. 80011— ï; etc. 
Hinc ergo sequentem nanciscimur seriem : 

cos.^ = i-î(v) + ?(f) + ?(T) + ¥(j)-¥(l) 

+ V(f)-I'(|)+ "<:• 
Illae autem binae séries pro j et t inventae hoc casU 
crunt : 

j — 3 — i^ — -iL + -^-H^ — etc. sive 

«p — 31 3^ -^ ï* 4- J-^ ^ J-^ J_' 4- J.*°4.ctc, 

tum vero 



6^ 

2t = - 3- + f + f + f - è' — f —etc. 
qiiae ergo duae séries certe sunt aequales, etiamsi hoc ab- 
surdum videri queat, cujiis rei causa in eo est quaeren- 
da, quod hae séries sunt divergentes. 

Exemplum 3. 

5. 28. Sumatur co r= 45° :=z — , eritque sin. w zn ^ 
îdeoque bzi:>/2. -Porro vero notetur esse: 
sin.3cjz=^; sin.5w=z: — ç^; sin. 70;=— ç^; sin.pwn::^; etc.' 
cos.2(«jzi:o; cos.4ûj:=: — i; COS.60J izi o j cos.8a)r:-+- 1^ etc. 
unde séries nostra principalis erit: 

cos.f=i_e+2{')-4(f)+4(f)-8(f)-<-l6(f-)-etc 
Haec autem seriem adhuc est dîvergens. Illae autem duae 
séries s et t, quas aequales esse ostendimus, ita se habebunt: 

t 1 T-6 _\6\ 2JL6 _|_ 1024 Ao96 f^Xc «:iv^ 

2 ■? 4 î 6 

j 1 2 2 _I_ 2^ _l 2^ ^' 2. _L_ ptp 

f 4 4* _l_ 4 ^ 4"*_4_jL^ 4''_1_'»^ f^tr 

'^ 4 8 ' Ï2 Ï5 n- £Ô £4 -r 25 ^^^* 

iibi nihil absoni occurrit. 

Exemplum 4. 

5. 29. Sit denique eu z:r 3o° zn ^^ unde ob sin.ûjr=:ï 
erit h:=: X , qui ergo casus ad séries convergentes perdu- 
cet. Est vero 



70 

sin.3wz=i; sin.ow ::= |; sin. 7ùj=:— ï; sin.pw— — i; sin. i iwrr— i 
cos.2wi=:i; cos.4w= — r,i cos.6ij) ——i.j cos.8a)=— î; cos.iocozr-j-i 
Hinc ergo nostra séries eiit : 

COS.7 =Z 1 ^ I(î) -î(|)+ (^) _!(;) -!(|) H- Q -. Kf) 

-MÎ)-H(p-iO-M',)-*- etc. 
qiiae expressio commode in ternas seqiientes séries decom- 
poiiitur : 

r 1 (. + -Kl) 4- O + O + etc.) 1 

COS. 7 = ^ -l(0 + (-^)+ii)-hO + Q + c,c.) [ . 

L - è (C) + (-:)+ (? -^ (') + o +"c.) j 

Binae antem séries s ci t hoc ca.su eriint: 

s^- I H- — -h -' 5 -h -^ 4- t\ — etc. 

2.1 3 '2.y'2.7 9 '3.11' U 

t == — -h -■ l + — „ + -^ ï^ -H — ^ -f- etc. 

Hinc ergo erit : 

liancque seriem , cujas siimma est zn o , iioc modo in 
très séries rclolvere licet : 

C I - f + f - ^ + ^ - <^^^- î 

0=(-ia~f-+-|-i-f-^- etc.) }> 

I o (l I _! I I _4_ I fiff^ ) i 

5. 3CK Eodem plane modo qno supra scricm pro 
cos 2XW investira vimus, etiam séries pro sinu fjiisdcm an- 
guli mullipli eiuitur sequenti modo. Fingatur, ut supra, 
haec séries : 



Il 

sin. x<^ = O A 4- (^) B -h (7) C -4- etc. 

■I^iiae semper abrumpitiu-j quoties x dénotât niimerum inte- 

gnim positiviim. Evolvendo autem, ut jam supra fecimusj 

literae A, B, C, etc. ita repeiientur expressae , ut facile 

pateat characteri (--) respondere seriem : 

N :== sin. ncp — (t) si" (" — 1 ) 4^ -f- (t)^^'^- ^ — 2) $> — etc. 
postiemo membio existente H;^ sin. o (p. 

§. 3i. Cum jam sit sin. A (p ir: ^y^-y, eiit 

„NV ,_ s-^-p'- e p'-' - (t) p"- -'etc. =(p-ir) 

/^-^ ^(7)? -(t)? +etc.ir-(9-i) i^- 
At vero ex superioribus manifestum est fore 

p — 1 r= 2 sin. co / — i (cos. œ -f- / — l sin. w) 
9 — 1 — — 2 sin. c») / — 1 (cos. co — ]/ — 1 sin. m) 
ideoque 

2N/— 1 1=( 2sin.a) /— 1)" (cos.noi-\-}/—l sin.nw) 
■ — (— 2sin.oj /— i)'* (cos. nw — /— i sin.nw) 
ubi notandum , pro quatuor forniis, quas littera n habere 
potest j fore : ' 

Si n:=i4i, N = (2 sin. oj)" sin. n 6J ; 

..nir:4i-f-i, N=z= (2 sin. oj)" cos. n co ; 
.. nzn ^l-\- 2 , N=i— (2 sin. 0))" sin. n w; 
.. nn:4i-|-3. Ni:::— (2 sin. co)'' cos. n w. 
§. 32. Quod si igitur successive litterae n tribuan- 
tur valores 1, 2, 3, 4, etc. erit 



79 



A = 2 sin. u COS. u 
B rz — 2* sin.w* sin. 2 w 
C m— 2' sin. w' COS. 3 w 
J) ZZ.-J-2* sin. w* sin. 4 w 



E rz 2^ sin. w' COS. 5 Q 
F =— 2*^ sin.&j* sin 60» I 
G zr — 2'' sin. eu' COS. 7 u 
II zz-t- 2® sin. w* sin. 8 u 
etc. 
consequenter séries quaesita pro sinii, restituto loco (f) va- 
loie 2 w , ita se habebit 

(-+• 2 (*)sin.a) COS. oj — 4 (*)sin.a)* sin.2(iJ' 

\_ 8 (— ) sin. w' COS. 3 w 4- i6(*)sin.w* sin.4wi 

1-h 32 (— )sin. oj' COS. 5a) — 64 (-^ ) sin. w^ sin oui 

Jij- 128 (^) sin. w' COS. 7 w-f- 256(*)sin.aj8 sin. 8w 

etc. €tc« 



sm. 



►ooooooooooooo^ 



73 

INVESTI G ATIO QUADRILATERI 

IN aUO SINGULORUM AXGULORUM SINU§ DATAM INTER 

SE TENEANT RATION'EM ; 

UBI ARTIFICIA PRORSUS SINGULARI\ IN ANALYSI 

DIOPHANTEA OCCURRUNT. 

AUCTOB.E 

L. E U L E R O. 



Conventui exhibita die i Mail 1780. 

§. 1. Sint p, q^r,s, anguli quadrilateri quaesiti, quo- 
rum sinus eanclem inter se teneant lationem quam isti nu- 
meii dati: a, 6, c, d. Jam quia surama horum quatuor 
angulomm aequatur quatuor rectis, inde statiia deducimus 
has ties aequationes : 

I. sin. {p -\~q) -f- sin, (r -f- j) 1= o , 
IL sin. (/9-f-r) -\- sin. (7 -f- j) zir O, 
111. sm.{p~\-s) -f~ sin. (7-f-/') :z: o, 
quarum quidem quaelibet binas reliquas in se complecti- 
tur; intérim tamen pluiimum juvabit, omnes très considé- 
rasse, cum inde solutio multo simplicior et elegantior de- 
rivari queat. 

§. 2. Nunc istorum angulorum tam sinus quam cosi- 
nus scquenti modo designemus : 

Mtmoirei dt l' Acud. T. F* **^ 



74 

sin. pznax ; cos. p z:=iy i — a o .rrrz: A , 
sïn. q ^=^hx -j cos. 7 rz: V 1 — 6brx=iB, 
sin. r := c X ; cos. r=z/ i — ccx. rn^C, 
sin. J rr c7x; cas. s ^iV i — ddxx rz D, 
et jam totiim negatium eo redit , ut quantitas x rite de- 
terminetur. Hinc igitnr eiit 

sin. (p -\- q) zn a r B -}- 6 r A , 
sin. (r^-s) rr: cxD-[-c/xC, 
cnde prima aequatio statim indiiet hanc formam r 

aB-r6A-HcD-hrfC = o. 
Hinc qnidem seciindum praccepta Algebrae formulac radi- 
cale? A, B, C, D, qiiadrata cantiniio sumendo, successive 
eliminaii passent; vemm hoc modo non solum ad ae- 
quationeiîT maxime complicatam perveniietur , sed etiam 
signa harum formulartim radicalium nullo amplius modo 
innotescerent, qua ipso tota solutio nimis prodiiet ambigua 
et inceita. Quamobrem longe aliam viam sum initiirns, 
qua istud incammodum penitus evitabitur, simulque solu- 
tio salis concinna et elfgans eiuetur, 

§. 3. Ternae erga aequationc.5 initio mernoratae, istis 
denominationibus adhibitis ^ sequentes nobis suppeditabuat 
aequationes : 



75 

I. flB-h6A-hcD + rfC=:o; 
II. 6C + cB + rfA-i-aD=zio, 

nnde jam facile intelligitur , rationes inter binas litera- 
rum majusculariun dctiniii passe , quod commodissime fit 
pei hanc combinationem generalem : 

I. X -f- II. jUL H- m. K iiz o, 
§. 4. Ut ergo hinc litera D extirpetur , fieri débet 
Xc -|- ;jLa -f- x6 m o. At veio litera C elidetur, stiniendo 
Xj -t- jul6 H- vrt zz: o. HaiTim jam diiamm aequationiim si 
posteiior, per b multiplicata, a priore, in a diicta, aufferatur, 
ut litera v extirpetur, prodibit ista aequatio : 
X(flc — 6f/)-hfji.(aa — bb) =.0, 
unde erit ~ :=: l^,~ - . Et quia hic tantum ratio in 

IL bd ac i 



/A 



coiiiputum venit, sumamus X=:na — 66 et [K:zzbd — ac, 
quibus valoribus in altéra postremarum aequationuin sub- 
stitutis prodit v rz 6c — ad. 

§. 5. Surrogemus nunc istos valorcs in aequatione 
assumta I. X -(- H. jm. -f- ÏII. v i^o , et quoniam ambae li- 
tcrae C et D ex calculo expelluntur, litera A jam facto- 
rcm habebit X 6 -t- {j. <i -h >/ c , qui induit hanc formam: 

— h^ -{- h {a a ~-\- c c -\- d d) — 2 a c ci. 
At vero litera B factorem habebit Xa -^ \kc~\- vd, sive 

a? — a (66 + cc-\- dd) -\- 2bcd. 

10 ♦ 



i6 

Hinc igitiir istam dedilcimiis fâtioneiti : 

A a3 — a(bb-he e-\-dd)-^2b ei 

B bi — 6(aT-hee-)-dd)-|-2acd » 

atque ex hac forma facile concliiditcir foie simili modo 

A^ gî — a{bb~i-e c-hdd)-\-:ibed 

C~ c3 — c(aa-f-66 -f- dd)-+-aa fcï ' 

A a3 — a(bb-^cc-^-dd)-^2bcd 

D di — d(oa-j-&6-)-cc)-t-2aic ' 

§. 6. His formiilis inventis ponainus bvev. gr. 

<t=:a^ — a {hb -r- cc-\-dd) + 2 6ccZ, 

P=:6» — h{aa-\-cc-[- dd)-\-2acd, 

yz=ic^ — c(aa -\-hh-\- dd) -\~ 1 ah d, 

B zzz d^ — dÇaa -{- bb -\- c c) -\~ 2 abc , 

ita ut sit g^ zz: ^ ; ^=z~-; —z^j; unde intelligimus no- 

strorum angulomm cosinus , A, B, C, D eandem intcr se 

tenere rationem quam habent isti numeri a, |3, y, 5, qui 

ex numeiis datis a, 6, c, rf, fiicile formantur. Ex quo ma- 

nifestum est, si ratio cosinuum singulorum angulorum p, 7, 

r, J, loco sinuum esset praescripta , hac methodo etiara 

non difilculter solutionem inveniri posse. 

5. 7. Q.tioniam igitur cosinus angulorum proportiona- 
les sunt literis a, (3, y, J, statuamus cos.p:zz:ay, cos.qz:z^y, 
cos.r zmyy, cos.s mSy; sicque totum negotium jam eo 
est reductum , ut valores binarum literarum incognitarum 
X et y invxstigari debeat, ad quod has duas formulas in 
subsidium vocasse sufhciet : 



I. aaxx -^cL(iyy:=: i; U. hhxx -^ ^^yy:=z i , 
quarum dilTeientia : (a a — 66) xx -f- (aa — (3p)// =z o, 
nos peidticeiet ad lelationcm inter x et / : at vero po- 
tins inde invesligemus seorsim tam xx quam y y. Primo 
igitur ab aequatione posteriore, diicta in aa, prior, ducta 
in (3|3, SLibtrahatur, et obtinebimus banc aequationem : 

(acihb — |3j3ao)xxrr:(3(3 — a a. 
Contra autem, prior per 66, posterior vero per a a multi- 
plicata, dat (aa66 — ^(^aa) yy -ziihb — aa. 

§. 8. Incipiamus ab bac postrema aequatione, quae 
per factores ita repraesentetur : « 

(a6 4- |3 fl) (a6 — (3 a) /7 = (6 -f- a) (b — a), 
et jam, substitutis pro a et (3 valoribus supra datis, erit 

a6 4- pa zz: 2cd(aa-\~bb) — clab(cc-\-dd), 
sive a6 H-|3az= 2 (rtc — bd) (ad — 6c). 

Porro vero erit a6 + (3a z=: 2 (a6 — cd) (aa — 66), 
consequenter y y =z ^^^,_,j^^,,L,d)^ab-cdy 

§. g. Pro altéra aequatione , qua xx determinatur, 
modo vidimus factorem membri ejus sinistri esse 

aabb — |3paa=:4(66 — aa){bc — ad)(ac — 6d)(a6 — cd). 
At vero pro membro dextro (3(3 — a a. habebimus primo 

(3 4- a =(6 -h fl) (66 — 2a6-f-aa — cc-\-2cd — dd) 
= (bH-a)[(6-a)^-(c-d)»J=:(64-a}(b-o-»-c-d)(6-a-c4-fi). 



Deinde vero erit 

p — a=L{b — a)(bh-{-2ah~{-aa) — ce — 2cd — dd) 
— (b - o) [(6 -4- a)^-(c -i- d)^] rz (6 - a) (b-H a+c+ d) (6 + a-c-d). 
Quia nunc pioductum horuin factorum membro sinistro 
aequatur, utrinqne per 66 — a a dividcndo obtinebimus 

(6H-o-+-c-f-d)(6-|-a — c — d)(b — g -4- c — d) (b — a — c -;- d) 

XX 4(ad — bc){ac — b d){ab — cd) 

hocque modo nostriim problema peniuis est solutum, ejus- 
que solutio ita se habet : 

Problema. 
Si in quadrilatcro sinus angidorum inter se teneant cnn- 
dem ratlonem , ut numerl datl a , b, c, d, ipsos an- 
gulos invcnlrc, 

Solutio. 
§. lO. Sint p, q, r, s, anguli quaesiti, ponanturque 
eoruin sinus et cosinus : 

sin.piziiax; cos. pzi^ay, 
sin. (/ zi: 6x ; cos. q :zz ^ y, 
sin. r :zz ex ; cos. r ru y/, 
sin. s zzzdx'j cos. j rz: 5 /, 
primo pro sinibus invenimus esse 

(o-f-&-4-c-4-d)(a-f-& — c — d){a-\-c — b — d) (,b ■+■ e — g — à) 

^\^<ib — cd)[^ac — bd){bc — ad) 

ubi singulos factores ita ordinavimus, ut cum ordinc litc- 
rarum conveniant, scilicct, si hoium numerorum maximus 
Sit a et minimus d , in numeiatoie tics piioics factores 



79 
manifesto stint positivi; qnare, qiio etiam quartus sit posi- 
tivLis, rcquirittir ut qiioque sit (6-^-c) > (rt-+-c/). Simili modo 
in denominatorc bini factores piioies manifesto simt posi- 
tivi, iindc etiam necesse est ut pro tertio sit bc majus 
quam o cl. 

§. II. Pio cosinibus invenimus, eodem literarum or- 
dine observato , esse 

^ -^ 4(a6— cd)Ca~c — bdj(^bc — ad)* 

Piaeteren veio invenimus 

azna^ — a (6 6 -f- ce -f- f?c^) -|- 2 6ccï, 
P :r: 6^ — 6 (aa-l- ce -h dd) -h 2acd, 
ynzc^ — c(aa-j-bb-\-dcl)-\-2abd, 
^ z— d^ — dycia -\- bb -+- c c) -\- Qnbc. 
Antequam autem bas formulas ulterius perpendamus, non- 
nulla exempla evolvamus^ numéros a, 6, c, d, ita assu- 
mendo, ut a sit maximus et d minimus, summa mediorum 
autem b -f- c major quam a -|- d. 

Exemplum 1. 

J. 12. Sit = 4, 6-3, en 3 et d:^t, atque ex his 
valoribus deducimus literas a, |3, y, 5, hoc modo: azrzôy 
Pir: — 27^ V^^ — -7; ^^^ 39. Deinde verô prodit 
3C rr: ^^ et/zrj^-^. Semper enim duae solutiones 
locum habent, quoniam, si summa quatuor angulorura fuerit 



8o 

36o®, summa complcmentorum eorundcm etiam est 36o<*. 
Hinc ergo sinus et cosinus angulorum quacsitorum^ ipsique 
an^uli, erunt ut haec tabula eos indicat : 



sin. 


41^ II 
P — -677 ' 


COS. 


-♦- 1 


p— 81°, 25^37^ 


sin. 


^ — 677 ' 


COS. 


1^^' 


q—i3i, 7,5o, 


sin. 




COS. 


r — J^ L 


r—iZiy 7,5o. 


sin. 




COS. 


'^ — 6^5' 


j= 14 , 18 ,43, 



360 , — — 

E X e m p 1 u m 2. 

5. l3. Sit an:8, h zzz -] , czziô, cZimi, eritque 
«irr — 92; (3 :zz — 268; y r= — 356; 5:iz524. Pono 



sive 



vero erit x :zz / -ii-i^ et y ziz~\- 1/ ^ 

' 25.41 . 17 ./ — »' 45^-4' • 34 

x=:o,i23o88o et y^z^o^ooiSgdg 
i sin. p zz 9,9933055 Angulus/9=i: 100°, 2^, l''', 
l sin. q :zz 9,9353135 . . gr:ri20,3o, 6, 
isin.r =: 9,8683668 . . r ziz i32 , 23 , 39, 
i sin. j m 9,0902155 . . J m 7, 4,14, 

36o, - — 
Exemplum 3. 
f. 14. Sit a zz i5, 6 zr 14, c zz 1 1, et d = 6, erit- 
qne azz— 72; ^zz— 624; yzz— 1176; 5=::-+- 1584. 
Porio fiet X X z=: '-l—p-î'l. et yyz=z-^ — i'-^„i* sive 

1^.12'. 9^.8^ •' ■' 4^.12^.9-. 8 

V — ' — _i_ et X — — 

•^ «.ia.j.g 1728 ï» • 



.Hinc er^o sinus et cosinus nostrorum angulomm, et ipsi 
anguli, emnt 

sin. jo — i / 2 3 ; cos. p =z — i ; p = 92°, 23'', 1 6'', 
sin. (/ = /j >/ C3 , COS. (/ =r — || ; 9 rz; 1 1 1 , 1 o , 6, 
sin. /•rzn/23 ; cos.r = — 42; r rr i32 , 53 , 14, 
sin. jz=i/23; cos. ,? 1= + i| ; j z= 23,33,24, 

36o ~ - 
Hoc exemplum ideo est notatu dignum, quod omnes co- 
sinus p'odierint rationales. 

§. i5. Q.U0 autem indoles hujas solutionis clarius 
perspiciatur, indagemus conditiones necessarias , ut anguli 
évadant leales; ubi quidem assuinemus numerorum a, h, c, 
d primum a esse maximum, d vero minimum: tum vero, esse 
h ^ c. Ac primo quidem constat, ut valor pro y y invçn- 
tus prodeat positivus , quia bini faetores a b — c d et 
ac — bd manifesto sunt nihilo majores, necesse esse, ut 
factoi- bc — ad etiam fiat positivus, sive ut 6c > ad. 
Praeterea vero , ut etiam valor ipsius xx fiat positivus, 
quoniam très priores factores per se sunt nihilo majores, 
res eo redit ut ullimus factor 6 -|- c — a — d quoque 
sit nihilo major, hoc est (b -\- c) >(a-f-d); verum hae 
duae conditiones ad solam posteriorem (bn-c) > (a-+-rf) rc- 
vocantur. Quoties enim fuerit (6 --f- c) > (a -{- rf), semper 
quoque eiit 6c > ad, sed non vice versa. 7\d hoc osLen- 

Hémoirei it i Acai. 1. F. ^ ^ 



82 

dendiini ponnmns anh-ht et c-d-^u, et quia b-hOa-^-d 
eiit u>t, hinc, ciiiii sit hc=:zbd-{-bu et ad^ibd-\-dt, 
liorum valornm prior manifesto major est posteriore, quia 
b > ci et u ■;> t^ ideoqiie 6 u > cZ t et bc ■:;> ad. 

§. 1 6. Loco fiactionis pro x x inventae scribamiis 
brevitatis gratia xx=zv> ita ut sit 

î; zn (a -f- 6 -f- c -f- rf) ( a -h b — c — d) ( a -+- c — 6 — rf) ( 6 -f- c — a — rf ) 
et z- n: 4 (n b — c d) (n c — b r/) (b c — a d), atque vidimus fore 
y y rz:— . Hinc ergo erit s'm. p nr fl ]/^ et cos. p n: ^; 
unde seqiiitur fore ^^ -\-~z:z i, ideoque z — aav znaa, 
quo observato sequens problema diophanteuin rcsolvi po- 
terit, CLijus soliitio aliàs satis ardua foret. 

Problema D i o pliant eu m. 

Proposltis quatuor numeris quadratis aa, bb, ce, dd, 
invenire duos numéros z et v , ut z — aav; 
z — -bbv; z- — 'Ccv; z — -ddv fiant numeri 
quadrati. 

S o 1 u t i o : 
§. 17. Ex praecedentibus manifestum est, huîc pro- 
blemati satisfactiim iri , samendo 

vz=.(a-i-b-hc~hd)(a-^b-^c — d){a-hc—b — d){b-i-c — a—d) 
et zzz:{ab — cd) (ac — bd)(bc — ad) , 



S3 

qnae soliitio non solum ob simplicit^tem sunima attcnrionc 
digna videtur, scd etiam inprimis ideo, quod pcr praecepta 
cognita Analyscos indeterminatae plerumque soliitiones maxi- 
me intricatae reperirentiir. Intérim tamen etiam ista solutio 
ex hac ipsa Analysi satis commode sequenti modo erui potest. 
§. 18. Cum quatuor formulae praescriptae quadrata 
eiïici debeant , etiam earum productum erit quadratum, 
quod quo facilius referri queat , statuamus 

aa-j-bb-j-cc-j-drizi:P; 
tum veto 

aabb -T- ci<^ ce -{- aadd-{- hhc c -{-hh d cl -\- ccddzz: Q.J 
aabhcc -{- aahhdd -{- aaccdd -\-bhccdd::ziK 
denique abcd znS , hincque ipsum productum sequenti 
modo expressum reperitur : 

2.* — Vz^v -\- Çlzzvv — Rzz;' -h SSz;*, 
quod ut quadratum reddatur , statuamus ejus radicem 

zz — lVzv-\-SvVt' 
cujus quadratum, a producto illo ablatum, relinqiiet 

(a — î P P) z = (R — PS) V, unde fit 
j: Q.— jPP 4g.— pp 

z R — PS 4(R — PS)* 

§. 19. Evolvamus seorsim tam numeratorem quam 
denominatorem, ac pro numeratore reperiemus: 
4Q.— PP:=2 aabb-h2aacc-h2aadd~^2bbcc-h2bbdd-+- iccdd 

11 * 



84 

quae expressio facile in sequentes factores resolvitur : 
^Q_pp zz: (a-hb -i-c-hd) (a-i-b—c—d) (a-hc—b~d) {b-^c-a^d). 
Simili modo pio denominatore fiet 

R — PS =z aabbcc -h cicibbdd -\~ aaccdd -\~bbccdd 
_ «3 i^3ç3 çi _ ^^^ h^ d'c — a^ c' d" b — • 6' c' d^ a 
quod resolvitur in hos factores : 

R — PS — (a 6 — cd) (rtc ~ bd) (6c — acZ) 
qui ergo valores cum solutione praecedente egiegie conve- 
niunt. Veium hinc plus non sequitur, nisi quod pioduc- 
tum quatuor formularum propositarum sit quadratum, ^cque 
adiiuc dubium superesse potest, nuni etiam singulae for- 
jliulae fiant quadrata. 

§. 20. Tcrtium exemplum ante allatum occasionem 
suppeditat, conditiones investigandi, sub quibus valor pro 
y Y inventus fiat quadratuin, quamobrein adhuc istud pro- 
blema adjungamus. 

P r b l c m a D i o p h a n t e u m. 
Quatuor numéros a, b, c, d, quorum a sit maximus et d 
minimus , tum vero b -+- c > a -f- d , ita determinare, 
ut très istae formulae: j°)ab — cd; 2°)ac — bd; 
3°) bc — ad; évadant numeri quadrati. 
S o 1 u t i o. 
$. 2 1. Pro adimplendis binis prioribus condiLionibus 
ponamus ab — cdzizxx et ac — bd:zzyy, hincque fiet 



85 

axx-h-dy/z=:b{aa — dd), tum vero ayy-+-dxx:=zc(aa—dd)y 
unde deducimus b zzz - --//- et c izi -^^ — .--. His va- 
loiibus substitutis tertia conditio postulat ut sit 

{a.xx-'t-dyy ') {a yy — àxx) ^ , 

Xs^ — d dy '— ' 

id quod non adeo est facile. 

§. 22. Q.UO huic condition! satisfaciamus , tractemus 
primo casuni quo x zn / , et facta multiplicatione per 
(aa — ddy ista formula quadratum reddi dcbebit : 

(a -f- dy X* — ad (a a — d dy zn Q 
quae per {a -h dy divisa dat x* — ad (a — dy -jz: Q, haec- 
que conditio adimplebitur;si statuamus xzz- — ,sic enim prodit 
a* -h 4a^d -+- 6aadd -i- ^ad^ -\- d* — ^6ad (a — d)^zi: □, 
quod penitus evolutura praebet hanc foimulam sponte 
quadratam : 

a* — 12 a^d-{- 32 aadd — l2acZ'~f-c?*=z:n 
çujus radix est a a — 6 a d -{- d d. 

§. 2 3. Cum autem hoc casu fieret h zz: c , ut etiam 
alios casus hinc eruamus, statuamus x— ""^^"^'" et yzz '''^^~'" , 
hincque reperietur 

^ j^ (a-|-d)= + 2((X-hd)v-^vv 

4 ' 

.^ (o-fd)- 2 (a-)-d)r-f-rt; 

J J 4 ■» 

eritque primo 

a X X -l-- dry =r (''-^'i)^-^'^'C'"' — '^^)-f-C''H-rf)'»-u ^ 

ayy + t/XX ZZ C^ + ^P — -,-u(aa — dd)-4-(a-^d)r-v 



86 

qiiamobrem habebimns 

, (g -4- d)^ -f- t (a — d) y -^~ vv 



c izz 



Ça. -h d) 2 (g — d) r 



4 (a — d) 

§. 24. Nunc productum h c sequcnti modo commode 
expiimetur : 

j (a-\-d)4 -4- 2 C" H- <*)* ■'^ - u -4- r4 ^>— 4 ^g — d^vv 

" ^ 'iT'^a ^^)- 

7 fa-hd)-^ — 2 (ad — 6 a d -f- d d) x- v -|- r4 

sive bc = ^ '- 4- 6^, _,p —^ . 

Hinc igitnr erit 

, y Cd-|-d)4 — ;(aa — 6a d- f- dd)-jv -h r4 — ifiad(a — d)^ 

t> C a et — j6 (^ — ^^2 

unde quadiatum fieri débet haec formula : 

^aa — 6acl -i- ddy — 2 (a a — 6ad-\-dd)vv-{-v*-=. n 
quod utiqiie evenit; ejus enim radix est aa — ôad-hdd — vv. 
Difticillimum aptem foret solutionem indagare , nisi jam 
sponte pateret formam hanc esse quadratum , cum desint 
potestates imparcs. 

§. 25. Hinc ergo patet , literam v, in calciilum in- 
troductam, penitus arbitrio nostro relinqui , unde licebit 
conditiones praescriptas penitus adimplcrc. Primo scilicet 
cum sit b -h c zzz ^'^ ^(^^l^d) ~ ' ^"'''^ quantitas su perare débet 
ù-hd, scquitur fore v •;> V a^'—Q ad— 3 dd, quae conditio 
primo est observanda. Praeterea vcro , quia esse débet 
a > 6, hinc deducimus hanc determinationem : 

4a (a — ci) > (a H- dy -j- 2 (a — d)v-]-vv 



87 

SI ve 4 (7 (a — 2 f?) > (n — (/ -f 7;)*, consequenter 
V < 2 / n (a — 2 ci) — (a — d) , 
sicqne habemiis duos limites, intra quos valor ipsius v ac- 
cipi débet; unde patet, ante omnia requiri, ut sit fl > 2 c/, 
quia alioquin conditionibus praescriptis satisfieii non liçe- 
ret. Opeiae igitur pretiuin erit hanc solutionem aliquot 
cxemplis illustraie. 

Exemplum 1. 

§. 26. Sit azuSd, et limites, intra quos v subsistera 
débet, eiunt i'>o et v<2 d\/ 3 — 2d\, sive i?< 1,464. d. 

umto igitur V mtra nos limites erit 6 zz -j et 

czz: ^ . Casus autem simplicissimus eruitur su- 

mendo v zr. d , quo pacto fiet hz^-^ d et czz.^^ d , sive 
posito d zz ^ quatuor numeri quaesiti erunt: 

azuo/^; hzz2\; c:=zi3; d =: 8. 
Sumatur v zizl,d , sive d zz 2 et v zn i , ideoque azrz 6y 
eritque hzn'^ et czz:||, unde per 16 multiplicando qua- 
tuor numeri quaesiti erunt 

azzgô; b:iz:73; c=:57; dzzz22. 

Exemplum 2. 

$. 27. Sumamus a rz | c/, sive, ut fractiones tol- 
lantur, sumatur cZ:=2 et a m 5, alque limites pro v erunt 
î^i^ > — 7, quod sponte evenit, et t'<2/5 — 3< 1;472, 



88 

tum vero erit h - ^±±ll±^ et c rr 4i.-^-±^'. Hic 
eigo iternm snmere licot vzzziy unde fit hzzz^f et r — u^^ 
et per 3 multiplicando quatuor numeri quaesiti erunt 
a = i5, 6 m 14, c zr 1 1, d =16, quod est ipsum teitium 
exemplum supra allatum. Sumto autem vzizï fiet h — -o9 
et cizz.'^f^ y lîiiicque a m 240; 6 = 209; cr^i85; dzz.g6. 

Exemplum 3. 
§. c8. Sit a = 4 et d=i, erit 5 — ^'^H-Cr-f-rv ^^ 
^ _ a£--6r-f-rv ^ At vero limites pro v erunt z^>/5 > 2,236 et 
2; < 4/2 — 3 < 2,656. Sumatur ergo y=:2,5z:z|, eritque 
bz=z^^^ et c :rz ||, ideoque quatuor numeri quaesiti erunt 
rt:=:i92; bini85; czz:65; d =: ^S. 

AliaSolutio: 

J. 29. Sumatur d-i, ut sit 6 = *-^'^^ et c-'-'y±'-^. 
Nunc pro initio ponamus xrr2/, fietque b :=: -^-^~~'- et 
czzi^-^-^^~. Hinc formula hc—a, quae quadratum esse 
débet , induet hanc formam : 

(4 a o + 1 7 « H- 4) J* — n (aa — i)^ zz: n • 
Qiiia autem hic a in postcriore membro ad quintam pote- 
statem assurgit , statuamus j^ rz (a + 1)2, ni formula pei 
(a -f- 1)^ dividi queat, ac reperietur 

(a + 1)^ (4aa -h i 7 « H- 4) a* — « (fl — l)' ==: a. 



89 

§. 3o. Videaniiis nunc , qualis forma sit*. piodituia 
sumto z rr 1, ac rcperienins hanc : 

4 a* + 24 a^ + 44 n a -{- 24 a 4- 4 r= n , 
qiiae per 4 divisa fit a* -{- 6 a^ -j- ii aa~\- 6a -{- l z=:n» 
ubi praeteu omncni cxpectationem evenit, ut ista formula 
rêvera sit quadratum, quippe cujus radix est na-f-3a-f-l. 
Quarc cum pro lioc casu sit y zzz a -{- 1 :, in sequentem 
usum notetur esse 

(n --f- 1)* (4 a a + i 7 a -j- 4) ■ — a(aa — 1 )- ziz Q 
ejusque radix zn 2 (a -f- 1) (n a -f- 3 a H- 1). 

§. 3l. Ut liinc solutioiem magis generalem eru- 
amus , statuamus y zz: a-\~ 1 — v et x zz: 2 {a ~\- ï) — v; 
facile enim est praevidere , facta substitutione prodituram 
esse formulam quarti gradus , cujus tam primus terminus 
quam ultimus fient quadratum , quae conditio in analysi 
diophantea raaximi est momenti. Çum igitur hinc sit 
X X z= 4 (a -4- 1)- — J[ (a -\- i) V -\- vv 
et yy zn (a -f- i)^ — 2 (a -f- 1) v-\- vv , 
fiet axx-hyyi=z(j^a-hi){a-hiy~{/^a-h2){a-hi)v-i-(a-^i)viy, 
ayy-{-xx:=z{a-\~/\)(ci-h iy — (^2a^4.){a-\-i)v-h{a~hl)vv, 
quarum formarum productum^ dempto membro a (a a — 1)% 
débet reddi quadratum. At vero illud productum repe- 
ritur , ut sequitur 

' Mémoires dt PAcad. T. y. -^ " 



9» 

(4Ct-\- i) (a4-4)(ft+ lY — 12 {(t a ~\- 3 a -]- i) (a -i- ly 17 
--1- ( 1 3 a a-+- 3o a^ 1 3) (a-hiy v v — 6 {a-^ ifv^-^{a^ i)^ v*, 
a qiio jam subtrahi débet membrum posterius a{aa — i)% 
qiiod a piiino membro sublatuni:^ relinquit, ut siipra vidi- 
mus, qnantitatem absolufam 4 (na -|- 3a -4- i)^ (a -|- i)V 
quamobiem tota formula per [a -\- lY divisa evadet 

4 (0 a -h 3 fl + 1)' — I2(aa-|-3a4-i)(a-hj)ir 
-4-(i3aa-f- 3oa-f- i3) vv — 6 (a H- i) i;' -f-i;*,. 
quam formuîam' quadratunx reddi oportet, 

^. 32. ITanc autem formulam acciiratius perpendenti 
mirabili profccto casa patebit ^ cam jam- rêvera esse qua- 
dratum, quippe cujus radix deprehciiditur esse 
2 (aa-j- 3a + 1) — 3 («-f- 1) v -i-vv^ 
quaniobrcnr , cam haec formula jam sponte saa piodierit 
quadratum,. qnantitas ir nulla determinatione indiget, sed 
penitus arbitrio nostro relinquitur. Ilinc erga sumtfs binis 
literis a et v pro lubitU:^ literae b et c inde ita defi- 
lïiantur ut sic 

I (4a+i) (g-t- ' ) — (4a--f-2j "v -^- w 

__ ,. 

(c + 4") (a H -i) — (z a -h 4) v -^ w 

C ^^^^ ,. 

quo' pacte formula 6 c — a , ut vidimus , sponte fit qua- 
dratum. 

' 5. 33, Nihil alîud igitur supercst , nisi ut reliquis' 
condftionibus praescriptis satisfiat,, quibus postulatur: 1°) ut 



5>i 

sit b -f c > a -f- 1 j 2^) ut sit h < a ., 3°) lit sit c <:a. 
Prima aiitem çonditio praebet 

.5(a-|-i)* — 6(a-\~ i)v-\- 2in^ ":> aa — i, 
qiiae transmutatur in hanc ,: 

9 (a -h i)- — 1 2 (a H- i) y -f- 4 r i' > a a — 2 a — 3 , 
seu extracta radice Qv — 3 (a 4- 1 ) > ]/ (a -j- 1 ) (a — 3), 
idcoque t^ > '''■''~^'^— ^(a-f-iKa — 3) ^ ynde gemini limites 

concluduntm- 1-) v > il^±lL±2'FEME^-^ 

Soli ergo valores intra lios limites contenti excluduntur. 

§. 34. Seciinda çonditio, qua b < a, praebet 

(4rt-4- j)(a4- 1) — {i^a-\~ 2)v -\-vv <,aa — o, 
quae transformatur in hanc : 

(2fl-f- 1)- — 2(2a -f- \)v -{-vv <,an — 2a, 
hinc radice extracta fiet 2;<2a-f- iH^Vaa — 2a, unde 
iterum duo limites stabiliuntur, scilicet i^<2a-+-i-i-raa— 2« 
et i'>2a-f-l — V aa — 2a- unde sequitiu: valores ip- 
sius V intra hos limites accipi debere. 

5. 35. Tertia çonditio postulat ut sit c <. ay unde 
prodit (a 4- 4) (a -4- 1 ) — (2 a -4- 4) v -\~vv <aa — ay sivc 
(a-f-2)^ — 2(a-4-2)i' + z;r<aa--r2a, ideoque 

f<a4-2-f-/ao — 20 et i;>a-f-2 — V aa — 2a. 

12 • 



§. 36. Quodsi hos limites inter sr coniparomus, slâ- 
tim palet, eos adimpleii non possc , si capiatiir a<2; 
dcindc vero si n^c, limites illi nulliim intervalkim inter 
se lelinquunt ; ex quo intelligitor , solutionem locum ha- 
berc non posse , nisi sit « > 2. Quoniam igitur 2 a -f- i 
sempcr majiis erit quam a -}- 2, pospicuum est, diimmodo 
fiierit V < a -\- :î -f-Kaa — 2a, tum qiioque fore 

f<2a-f-i -+-V aa — 2a, 
unde iste limes est supeiflLius. Deinde , dummodo fueiic 
V > 2a-f-l — r aa — sa, miilto magis erit 

V > a-\- 2 — V aa — 2a; 
quamobrem duo tantnm limites nobis relinquuntur, scil. 

2;>2a-f--'- — ^ fl«^ — 2a, 



V < a-|-2-4-"l a a — 2i7, 
qui duo limites, quia niinqiiam in "iinum coalescere possunt, 
gemper aliquod intervallum inter se relinquunt, intra quod 
yalor ipsius v cadere débet. Praeterea vero necesse est 
ut V extra binos limites supra inventos cadat, qui erant 

a 2 

quas conditiones aliquot excmplis illustremus. 
E X e m p 1 u m 1 . 
§. 3". Existentc d zzz i sumatur azzz3, critquc 



93 

N'unc vcro r cadere débet iiitra hos limites: i;>7— 1''3<5-;->''3, 
sivc V > 5,268 et v < 6,732. Piaeteied veio esse dcbtt 
vcl r > 6 vcl r < 6 , qiiibiis ergo satisfit , du m ne sit 
i- rr 6. Siinianuis ergo rz^Sl^z^}, fietque 6 zn ^ ^^ 
c ri: Y- Multiplicande pcr 8 quatuor nostri nuincri erunt 
a:zz2^: 6:rr2i; c=ri3; c/^zS, queni casuni jam supra 
invenimus, etianibi iiaec methodus diversissima sit a piae- 
cedente solutione. Sumamus ctiam vz:z^^, erit bziz^^ et 
c:zz-^, hincque a :z= 24; 6 ±= i 3 ; c=:2i; c/ rz 8, qui ca- 
sus praecedenti prorsus est similis , lioc solo discrimine, 
quod liteiae 6 et c sint permiitatae. 
E X e m p 1 u m 2. 

5. 38. Sumatur a nz l , eritque 6 =z TLz^îUlZ^Ji^' ^^ 
C ru ^'~ '''^~' ' "' ; tum veio limites, intra quos valor lite- 
rae v cadere débet, erunt ^' > 6 — î ]^5 et z? < -"^^ ^, sive 
f > 4jB82 et r< 5,618: limites vero, e.xtra quos hic va- 
lor cadere débet, sunt imaginarii , qui ergo nullos plane 
valores cxcludunt. Sumamus igitur zir:5, eritque h=zX 
et cziz^i unde nanciscimur hos valores: ar:zi5; 6zri4; 
c nr: 1 1 ; dzzz6, qui est iterum casus jam ante inventus. 
E X e m p 1 u m 3. 

J. 39. Sit a — . 4 , et prodibit h :=. ^^~'^' ~^"^'"' et 
t ziz *' ~ '- -~ ' \ Limites, intra quos v sumi débet, hoc 
casu sunt 9 — \^ et 6 -j- v 8, s-ive in decimalibus 6, il 



94 

et 8,83 ; Ciidcie antem v débet extra limites 6,382 et 
8,6 1 8. Unde intelligîtiir valorem ipsiiis v vel intra hos 
limites: 6,17 et 6,38, vel extra hos; 8,62 et 8,83 ca- 
dere debere. Sumamus pro prioribus v :z=. 6 ^ zz. -^ , ut sit 
6 :zr ï^Y et c zi: Il , qnde <^iiatuor numeri erunt azziçQ; 
6zi:i85; cz=z65; cizz/j^S^ qui casns iterum convenk cum 
iiltimo e:ç:empli tertii sLiperioris soliitionis. 



§. 40. Propter cgrcgîum consensLim jntcr cxempla, 
quae ex iitraque solutione sunt deducta, summo jure suspi- 
camur, ambas solutiones prorsus inter se convenire; unde 
operae pretium erit istam jcouvenientiam accuralius per- 
scrutari. Cum igitur prima solutio dedisset 

I (a-f-i)"-i-2Ctt-4" i)x-^-TD (/>-+->)- — jÇa — i)v-\-vv 

*>— 4(a — eiC^ 4(<i— .) 

in posteriore loco v scribamus u, ut relatîonem inter v et 

u exploremus, eritque ex secunda solutione 

— ^-37^; — et c — ^_, 

Jam bini valores ipsius h inter se aequati dant Jianc ae- 

quationem; 

(nH-j)2-H2(rt— i)r^-i'T=:4(4a+i)(a-f-j) — 8(2a-M)a-h4i/u 

bini vero valores ipsius c istam : 

(a^i)^— 2 (a— 1)^-4-1;?^ — 4(a4-4)(a-hi)— S (a -h 2) u -h 4 au» 

Ilamm vero altéra ab altéra subtracta praebet 



95 , 

ic (aa — I ) — 8 J/, (rt — i) — 4 1; (a — 1) = o ^ 
ex qua aeqiiatione scquitur v ^zz 3 (a -\~ i) — 2 u, 

§. 41- Substitaanuis în prioiibus valoribcrs pro b et 
c inventis istiiin valarem loco v; et calcula peracto rcpe- 

nmus- 6 z=z ~ ~ '^ , 

a — I 

(g-f-4) (g-<- O — 3(a-t-î) uH-MM 

^ a — I '• 

quae cnrrr petfecte congiuant ciirrr formnlis^ snperioribusr, 
certurn est posterimcm solutionem a piiore prorsus non 
discrepare , etiamsi per operationes prorsus" diversas^ sit 
eruta. Nihilo vero minus^ utraque analysis summa atten- 
tione digna est censenda; idqtre eo magis, quod per prac- 
eepta solita in arte Diophantea vix ullam solutionem eli- * 
cere liceat , qua simul conditionibus piaescriptis , scilicet 
ut fiat tara 6 -f- c > a -{- c/ quara b < a et c < a, satisfieri 
posset. 



96 
GEOMETRICA ET SPIIAERICA aUAEDAM. 



A U C T R F, 

/>. K U L K R 0. 



Convcntui cxhibuit die i Mail 1780. 



Tab. I. §.1. Contemplanli niihi nuper casiim , quo ,91 

'S" ' triangiilo quocunque ABC ex angulis ad lateia opposita 
utcunque duciintur rectae A a , B 6 , Ce, se inviceni in 
eodem puncto O sécantes , subcurrit ista quaestio : quo- 
modo ex haium lectaiiim binis paitibus datis triangiiliim 
ipsuni constiui queat ? Mox autcm perspexi, hanc quae- 
stionem in geneic solutionêni non admittcic , nisi certa 
quaedatn conditio inter sex illas partes locuni habeat. In- 
cidi ergo in sequens theorema satis memorabile. 

T h e r c m a. 

Si m triangulo quocunque A B C er angulis ad latera 
opposita educantur , utcunque ^ rcctac A a, Bb, Ce, 
^e mutuo in eodem puncto O sécantes, tum scmper 
ista proprietas locum hubehit, ut sit: 

AO BO CO AO _, BO , CO ^_, ^ 

o~i • bl • o ^ — (Ta "i" o & ''" o c "T" •" 



97 
D e m o n s t r a t i o, 

§.2. Ad liûc dcmonsliandum voccnius partes de- 
scriptas : 

^ AOrr A; BO- B; CO~C, 

O a =:. a ; 06rz:6; Oc~:c, 
tum vero onines sex angulos, circa puncruin O formalos, 
notemiis, uli in figiira sont signali, iibi statim evidens est 
fore p -\- q -\- r iiz 180°. Jam ex formula, qua ex duobns 
lateribns trianguli, cum angulo intcrccplo, ejus area défi- 
nir! solet, habcbinuis aream 

A O c z:z: i A c sin. q , 
atqne aream B O c ^r ^ B c sin. p , 
tum vero eiit area A O B zr i A B sin. (p.-f- q). 
Est autem sin. (/j-t-g) :n sin. r, iinde, quia hoc triangnlum 
aequatiir su mmae duorum praecedenLium , hinc deducitur 
ista aequatio : 

A B sin. r ;= A c sin. 9 -}- B c sin. p. 
Similique modo reliquae partes dabimt bas aequationes: 

B C sin. p m B a sin. r -[- C a sin. q , 
C A sin. f/ rz:-C 6 sin. /) H- A 6 sin. r. 

$. 3. Qno bas aequationes ad iisum nostrum propius 
accomodemus, eas in sequcntes transformemus : 

Mémoires dt ÏAcad. T.V. ^^ 



98 



«H. r 


"^^ 


sin. q 


1 

-r 


sin. p 


siii- p 
a 


^^ 


sin. r 


+ 


sin. q 


sin. q 
b 


^=^ 


sin. p 


+ 


sin. r 
C 



Ubi cvidcns est , ternos angiilos /;, (j, r, simili modo ad 
ternas literas A, B, C, vc] cliarn ad a, b^, c lefciri. 

5. 4. Ponamus porro A=i:aa; B zn (^b ; Crziyc; 
jnraetcrea vero sit 

sin. p sin. p p , 

A a a ■* 

sin. q lin. q /^ . 

~~b' — i^y — ^ ' 

sin. r sin- r ti _ , 

C — yc — * 
Hoc enim modo tics scquentes formulas simplicissimas 

adipisccmur ; 

VR=:P + ai aP=:a-hR; (3a=R-|-P. 

Ilarum autém acquationum dilTercntiae statim stippeditant 

rationem intcr binas literarum P, Q_, R j inde enim con- 

cluduntur istac proport iones : 

P:R:zry-|-i:a4-^» 

a : P =: a + I : p 4- 1 , 

R : Q m p -f- l : y + 1, 
iinde manifcsto dediicitur ista propoitio geminata: 

i . y^ . L\ a+, • [3-(-i 7-+-> 

Eodom scilicet modo ternac literae P, Q:> K ad a., f3, y, 
ordine referuntur. 



99 
Ç. 5. Cum antcm trium nostraruni aequationinn pri- 
ma pracbcat R:z:^"^-^, ex secunda veio fiat RzraP — Q, 
hi di\o valorcs intcr se acquati islam lalionem inter P et 
a prodnccnt: ^ r= ^^^. Quaie cum sit ^^ = ^-tJ, 
lioc modo ad acquationem pervcniomus libcram a lileris P, 
Q., R, q[iae crit : a(3y=za-|-|3-|-yH-2, quae manife- 
sto est ipsa propiletas in thcorematc enunciata , cum sit 

A O . ^ B () _ C () 

IIoc igitur thcoiemate piaemisso ipsam quaestionem initie 
mcmoiatam aggrediamur. 

P r b l c m a. 

Diictis in triaugiiîo quociinque ABC ex singuîis augulis 
ad latera opDosita ternis redis Aa, Bb, Ce se 
vnituo in eodem puncto O sccantihus , si cognitae 
fucrint liariun rectariim hinae partes scilicet : 
AO — A; BO=zB; CO = C, 
O a z^ a ; 06n=6; Ocmc, 
ex his sex quantitatihus ita datis, ut proprietas ante 
demonstrata locum hahcat, constriictio)iciu ipsius tri- 
angidi investi gare. 

S o 1 11 t i o : 

§. 6. Mancant omncs denominationes nti in demon- 
stratione iheoiemalis sunt constilutae, scilicet: Azziaa; 

i3 * 



lOO 



B:ni3b; Czzyc; tum vcro sin./)=ra«P; sin. 7 =z (360.; 
sin.rrzi'ycll; piimo qtiidcdî int.cr lilcias a^ |3, y isîii rela- 
tio lociim habere dcbct : a[3y m a -4- (3 -[- y -|- 2. 



5. 7. Ciini jain litcrae P, Q, I\ intcr se eandem te- 
ncant ralionem, cuiani fiactiones — '-, ?.—'-, ;r-, - , statuatmis 

^1 a-)-ip-+-i7-|-i 

ita ut hoc modo ipsac liieiae P, Q, R, ideoquc rtiam si- 
nus aiii^uloruin p^ q, r pcnitus ex calculo abii^anUir , ca- 
rumquc loco sola nova incognila A ingtrdialur, cujus va- 
loïc invcnto omnia iimolescenL , quac ad Irianguli con- 
structionem icquiruntur. 

§. 8. îlanc auteni incognftam A ex ea condili'one in- 
vestigaii oportet, quod teinoruni angiiloium summa p-hq-i--r 
duos rectos cffîccre debcat, sive ut sit sin.r zzi sin. (p-+ q). 
Ouia autcin horum angulorum taïUum sinus expressos in- 
venimus , isLani acquationeni ad solos sinus redigi conve- 
niet , quod quo facilius lieri queat , staluamus sin. /; in/, 
sin. qfzng; sin. r ^z h et jam fieii necesse est: 

h = / /i-g^ + g /'i-//, 
unde inationalitates expellere dcbemus. 
Sumantur ergo quadrata , eiitque 
/t/i =//+ g.? — 2//êg + c/g /( I — //) (1 — g^). 
Partes jaiii ralionales ad sinistrain transferantur, sumtisque 



101 

deniio qaadratis pervenictnr ad istam acquationem : 
/* H- ê* -h h* — c//'^^§ — 2ffhfi — 2gghh -i- 4//§g hh — o, 
§. 9. Cum igiuir sil f z=. sin. p , per denominationcs 
ante stabilitas eiit 

y-anP—^^^- § — (3-^7 5 ^^ — 7H^7- 
Qtuimobrem ponanius brevitatis gratia ^^r^F; -g^-;z:G; 
--^^mïl, nt sit/:=:FA; §r=GA; /imHA, hiqne va- 
loics in acquatione modo inventa substituti produccnt ae- 
quationem per A* divisibilem, quae erit 

F4h-G*-hH-» — 2F^G^— 2F^H^^2G2H^-f-4F^G2II-A- 
u^de concluditui- 

. j : F- G- -t- ; F' H^ -4- ; G ^ H' — F+ — G+ — H* 

^ 7ï^U= H- ' » 

ita lit nostra incognita A jani perfeete sit determinata, 

cum sit 

. V\- F-' g: -1- ; F^ H^ + J G ^ H - — F4 — g'+ — IH) 

quod ctiam hoc modo exprimiLur per factores : 

. V (F -f- g -I- H )(?-!- G — H)rF -4-H — G )( GH-H F) 

^ 2 F G H 

§. 10. Cum igitur hae lilerae F, G, H dcntur im- 
médiate ex quantitatibus cognitis A, B, C, et a, b, c, 
cxprcssio inventa, quae non parum implicata vidcri queat, 
tamen per aream trianguli facillime construi potest. Con- 
struatur enim triangnlum, cujns laLera sint F, G, IT, ejiis- 
que qnaeratur aiea , quam voccmus M*, atquc notum 
est fore 



102 

M^z=?/(F-rG-^in(F-+-G-H)(FH-H-G)(Cn-H-F) 
qua dcroininatione introducta crit A nr ^^.-^ , hocque va- 
loie cop;nito totuin negotimn est confcctum ; inde enim 
statini inveniuntiir angiiloium p, q, r sinus ; sciliçct : 

sin. p zz: A ; sin. q n; ~— A ; sin. r :rz — ^ — A ; 

Invento autem unico hoium anguloruni ipsum trianguluni 
statim constnii potcst, quod pcr se facile intclligitiir. 

§. 11. His autem expeditis, nunc demum perspexi, 
theoiema supra datum multo conimodius et clcgantius se- 
quenti modo enunciari possc : 

T h c'o r c m a. 

Ductis in trianguîo quocunque ABC ex angiiUs A, B, C, 
ad latera opposita redis A a , B b , Ce, qiiae se 
invicem in eodcm puncto O intersccent , scmper ista 
proprietas locum hahebit ^ ut sit ^a ""^ b6 "^ cc — ~ ^^ 
SLVC si eannn rectanim partes, Oa, Ob, Oc pcr to- 
tas singulatim dividantur , très fractiones inde ortae 
junctim sumtae sempcr wiitati aequahuntur. 

D e m o n s t r a t i o , ex s u p e r i o r i d e r i v a t a.' 

§. 12. Positis , ut supra fecimus , A O rz: a . Oa; 

BOni(3.06; COzny.Oc, ante dcmonstravimus , sem- 

por esse apy := a -f- |3 -f- y + 2. Addaïur jam utrinque 

hacc exprcssio : af3-|-ay-f-j3'yH-a-f(3-f-'y + i, atque 



io3 

ex parte sinista piodibit {y. -f- j) (|3 -f- i) (y -\- \) , at 
ve ro ex parte d e x Lra a [3 + a y -I- 13 y -f- 2 (a --j- (3 -^ y ) + 3, 
quac formula manilcsto resolvitiir in lias partes : 

(a -I- i) (^3 -I- 1) -f- (a -4- J) (v 4- l) + (Ï3 -H 1) (y + 1). 
Hac igitar forma siibstituta , dividaLur utrinque par pro- 
ductum (a+ 1) (j3 -f- 1) (y -j- 1) , ac prodibit 

^ = .--TT -+- .3^7 + ^- • a . E . D. 

5. j3. Ilinc quoque deriv^ari potest ista mcmorabilis 
proprietas: ^-7 + ^33^- -f- ,^r^ :=: 2. Si enim huic adda- 
\x\x praecedens aequatio , orietur , ista aequatio identica : 
1 + 1 + 1 z= 3. 

D e m n s t }• a t i o s i m p 1 1 c i s s inn a. 

E"! e m e n t i s v u 1 £; a r i b 11 s i n n i x a . 

§. J4. Per ptinctum O singalis trianguli lateribus Tab. L 
paralKLie ducantiir /<^ ipsi BC, g-/] ipsi AC et h$ ipsi S" ** 
AB, et statim evidens est fore rl-f- "^^ -f- "^- ni 1. Nunc 

A i> Ad a -J 

vero ob triangala ABa et A/O similia erit 

Bf : BA — Oa : A a , 
sicqne prima fraclio evadit ^^ = g{. Dcinde , quia 
A^5-\5 .\3 ABv^O, erit A>):ABr:i06:B6, unde ergo fit 
-^-|r:^^. Denique A/'Ov] cnj A B C A , hinc />) : B A=/.0 : BC, 
urîde ergo fit ^^^=::^°. Est ve.o /O 1=: B A, hincqiie, quia 
"irianguhmi BCccNjAfCO, erit °^ — "% unde fit {^zr"'. 



104 



P/+At4-/i_ 



quibiis valoribus substitutis iieqnalitas identica ^^ m 
indiict hanc rormam : ^a-f-juj "r ce ^ » qnae est ipsa 
aequalitas dcmonstranda. 

Tab. I. g. i5. Ilaec insignis propiietas etiam soinpcr locnm 

° ' habct, ubicnnquc piinciuni O extra tvian:j,nlnm accipialur, 
vehui in fimui 3 , diinimodo dcnominationes per literas 
An, B5, Ce rite staluantur. Ita in hac figura pio recta 
A a eiit A Or: A, Ou-a, at pro rccla B6, posito BO = B, 
erit 05r=: — 6, atqiie pro recta Ce poni débet COnC et 
Oc:::!: — c. Ilinc ergo erit AanzA-f-a; Bb:=zB-f-/;; 
C c:r= — (C-i-c). Cum iiîitur semper sit — — -i- r — + -^ ,,ri^ l. 
erit pro iineis in ii^tua ductis ^ — ^ rz i. 

§. i6. Ilac autem proprielate stabilita satis commo- 
de area totins trianguli ABC invcniri poterit. Cum enim 
sit area triangiili AO B =:= î AB sin.r, ob sin.rzzCR ista 
area erit AOB zr: i, A BC. R. Simili modo area A OC rc- 
perietur — ïABC.Q, et area BOCzn ^ ABC .P, sicque 
tota triangiili area erit rz: i ABC (P + Q -|_ K). 

^. 17. Postmodum vero porro posuimns P r=: -^ ; 
a— "".f- Rm"/. Erat autôm F — --: G— ^-^ ; H — ;,- 
{§. 9); unde fict area trianguli =i ABCA(^-^--t-p^_,-^^^-). 

Demonstra\'imus autem esse -~] h,,-' — t-r-'r— ^^ '? quani- 

obrcm area nostri tiianguli erit zz: i ABC A. Praetciea 



105 

vero considcravimus tiicinguluin roriuaLum a tribns laleri- 
bus F, G, II, cju.sqnc aieani posuimus z± M^, qua inventa 
nacti sumus valorem Arr-r^jj, quo valore siibslitulo aica 
nostii tiian^i^uli ita cxpriinciur : . ^j^,^-'^!"., , Cuni cigo sic 
F-^-, G~,4;, 11"^:*-, arca crit 
(a-fl) (|3-f-l-) (V-^i) MS 
sicque area tiianguli proposili ABC ad aream tiianguli 
in subsidiam vocati M- sads siinpliccm tenet radonem, sci- 
licet ut (a -|- j) ((3 + i) {y -^ -i) : i , sive per lincas eiit 
aiea ABC : M^ rz A rt . B6 . Ce : On . 6 . Oc. 

S P H A E R ] C A. 

§. i8. Q.aae hactenus de tiianoulis planis sunt in- 
venta, eadcm qnoque ad tnàngtila sphaeiica accommcklan Tab. I. 
possunt. Pioponatur scilicet tiiangukim. sphaericum ABC °' ^* 
in quo ex angulis ad latera opposita ducti sint arcus se 
mutuo in eodem puncto O intersccantes, ac pdmo quidem 
inquirendnm eiit , quaenam conditio inter horum aicuum 
partes intercédera debeat , ut ex iis datis ipsum triangu- 
lum consirui queat. Ilunc in finem sequens theorenia 
erit i)raemittendum : 

T h c r c 111 a. 
Si in triaugulo spJiacrico qiiacunquc ABC ; ex ; singuJis 
an^liS' in hitcia oppo:îita:.jçiuçciii^itrr.ar(ius^iJl)^a„ J3b, 

Mfmoha de fAcad. T.I/'. ^ 4 



io6 



Ce, se mutiio in cndem puncto O intcrsecanfes, fum 
posiUs brevitaUs gmtia ^o^na, 45-, = (3, j^^r^-Yr 
sempcr crit-' a [3 y zn a h- (3 -i- y h- c , quae proprietas 
etiam ita refcrri potest, ut sit -^ -t- ~^ -h ^^ 



iz: 1, 



Demonstratio: 

^. 19. Vocentirr angiili circa punctiim intersectionïs, 
iiti in figura siint signati, arcus veio A O zn A, BOmB, 
CO=zC et Oa — a, 06— 6, Oc — c. 

In trîangulo AOc erit tae. AcOnz — , . — ^'"v^ _ 

In tiiangulo B O c erit tag. B c O :zz — » "'' — '-^^ — r-T • 

•■*' V**.» jj j-j cos.Bsin..c — siii. licoj.c cos p 

5. 20. Quia nunc hi duo anguTi simul sumti faciunt 
rfuos rectos, suniina tangentium niliilo débet aequari> undr 
oritur hacc aeqiiatio ; 

sin. A COS. B sin, c sin . q — sin . A sin. B cos. c cos. p sin . 7 

-f- sin. B COS. Asin. c sin.p — sin. A sin. B cos, c cos. q sir>. p 

qiiae rcducitur ad hanc simpliciorera-; 

-f- sin.. A cos. B sin. c sin. a / 

S rz: sin, A sin. B cos. c sin. r 
4- sin. K cos, A sin. c sin. jD "^ 

ex qua colîigitur 

un. A COS. B sin. c sin.. a •+■ sin. Tieos. A sin. e sTn. p 

sin. r I . -V— : — =r- - •■ ^ 

nn A t/n. B cos. c ' 

«jpae expressio porro hanc producit aeq^uationem : 



,(=". 



107 
«ILT — ^^- + ^î- Eodcni modo erit 

fag.e rag. K ' tag- B 

sin. p sin.q , sin.r 

Tag.a. TâgTB * TagTc * 

tin.q sin.r , sin. p 

tag.b faire •" tag.X ' 

§. 2 1. Cum autem posuerimus in theoremate ^^^zra; 
~^ m (3 ; r^— ^== Vj li's valoribus substitutis très illae alp- 
ijuationes hanc formam induent : 

s»w. r sin. p ^ sin. q 

tag.e a tag. a ' (3 f ag. 6 * 

sin.p sin.q . sin.r 

t:'g.a ^ tag.b ' ytag.c' 

sin- q sin. r j sin. p 

tag.b ytag.c ' a. tag. a' 

§.22. Statuatur nunc porro 4"— = P; ^^—^ = 0.; 

J> r a tag a ' fi tag.b ^^> 

-^— ;=^ R j qtio facto ternae nostrae aequationes erunt 

vR=iP4-a; aPr=:a+R; |3a=R4-P, 
ex quarum prima fit R— "t^ % ex secanda vero R = aP ~ Q., 
qui valores inter se aequati dant -zn——^^. Tum vero 
secimda aequatio, dempta teitia, praebet aP — pQ.n:Q.— P, 
unde deducitur I rr: ^-7' ^^^ ^^^ habeanms hanc aequationem: 
~^—z:z~^, qua evoluta et in ordinem redacta collieitur : 
aj3v — a-|-|3 -4-y -1^ o. Q^ E. D. 



Alia demonst ratio ex primis Geometriac 
elcmentis petit a. 

§. 2 3. Concipiatur planum, quod sphaeram in pnncto 
O tangat (quod quidem in figura non repraesentamus, quia 

14* 



108 

facile intelligi potcrii) , ad quod ex ccnlio spliacrac pcr 
puncta A, B, C et a, b, c edticanLur rectae, pl.ino occar- 
rentes in puncds A\ B ;, C , a^, b\ cf , ad qiiae puncta 
si ex O in piano ducantur leclac O A , O B^ , OC ; 
Oa', Oy , Oc\ cvidens est fore OA'^mtag. A; siniiliqiio 
modo OB'iz: tag.B; OC^zutag.C; tuin veio Oa'^ cz: tag. o ; 
06''i:= tag. 6; Oc^zzitag. c, anguli vero litcns /;, 7, r, fto- 
tati, iidem quoque in hoc piano manebimt. 

§. 24. Hoc modo nuwD adepti sumus tiiangiilum 
planum A'^B^'C^ ex ciijus angiilis ad lateia opposita diic- 
tae sunt rectae A^ 0! , B' \{ , C^ c^ , quac se invicem in 
puncto O intersecant, sicqiie totiiin negotium ledcictnm est 
.ad casuni trianguli plani, qiiocirca, si ponamiis — ,— ^^"- — a; 

OB' fcf. B r> oc fag.C . •. . . . , 

-V7 =r 7- V iz: ^ ; 7^-7 zi: -^ nz v ; certo erit, ut ante est de- 

monstratum , tam a^yz=za.-\~^-{-y-\-2y qiiani 
I . 1 . I 

P y 6 h l e m a. 
. Ductis in triaugido sphaerico quocunque ABC ex s'ingU' 
lis angulis in latera opposita arcubus A a, Bb, Ce, 
se mutuo in eodem puncto O intersecantibaSy si cug- 
fiitac fiierint horum arciium binae partes : 
AOzrA, BO~B, CO — C, 
O a :zz a , O b zizb y Oc z:z c , 



109 

ex Jiis sex qunntitatibus ita datis, ut proprictas ante 
demonstrata loaim hahcat , ipsum triangulum inve- 
Stigare. 

S o 1 u t i o. 

§. c:5. St.ULianius, ut in theoremate jam facLum est, 
i^n.^ p ii"!.^ _Q. Ji!Lr. ~p atone lias très nancis- 
cimur aequationcs: yR=:Ps Q.; aPizzO-j-R; (3Q^R4-P, 
ex quaiuni differentiis statim deducimus has formulas : 
yR — aPznP — R, unde sequitur ^ =: -_— | . 

Porro aP— (30 — a— P, nnde fit f-zz:^^, 

Denique yR — ,^Q.n:Q. — R, unde fit |- =:= ^J ; 
unde patet, has literas P, Q, R eandem inter se tenere 
lalioncm , quam tenent hae fractiones: -^ — , „ _^ > t~\ — , 
quamobiem in usum scquentem statuamus : 

§. c6. NTunc A'eio ex aequatione prima deducimus 
R ni, -^ , ex secunda veio R ziz aP — Q., quibus coae- 
quatis prodibit ^z=:^-^^. Modo ante autem invenimus 
ç^rr^^^, qui duo valores, si inter se coaequentur, prae- 
bent ipsam conditionem jam in theoremate demonstratam. 

§. 27. Valoribus autem pro liteiis P, Q, R consti- 
tutis , inde clicimus pro sinubus angulorum p, 7, r, hos 
valores : sin. p — ta§. A . -^^^ ; sin. 7 — tag. B . j^-^ ; 



IIO 

■sin. r zn tag. C . r—-; • Q."od si jam porro br- gr. statna- 
mus ^^znF; '^-^:ii:G; ^"^y^^^^» conditio, quod sum- 
raa angulorum debeat esse p -{. q -\- r zn 1 80°, nobis sup- 
peditat , proisus ut in Pxoblemate praecedente , hune pro 
A valorem : 

. y (F + e -f- n) ÇF -<- O — tf) ( F -t- H — GXG ■+ H — F) 

^ a F G H 

Unde si iteium triangulurn concipiamus^ cujus latera sint 
F, G, H, ejiisque aieain voceraus M^ erit proisus ut ante 
Az=.^^,-, sicque litera A per solas quantitales cognitas 
déterminât ur. 



§. 2S. duia igitur valor ipsius A est cognitus, ha- 
bebimus sin. p :zz ^-— ; sin. q zn --^ -y sin.r rz: ^; unde sin- 
gulos angiilos p, 9, r definire licet; sufTiciet autem unicura 
eorum nosse ad triangulurn construendum. Hic autem no- 
tasse juvabit, formulam inventam gcminos valores pro an- 
gulo /; praebere, quorum alter alterius est complementum 
ad duos rectos, ita ut duae solutiones locum habeant; et 
quia angidoinni obtusorum cosinus sunt negativi, isla ne- 
gatio seniper ita statui débet, ut fiat cos. r::::!: — cos. (/JH-fj). 
Hoc igiiur modo etiaai hoc pioblema sphaeiicum plenis- 
simc est soliitum. 



1 11 
SUPVLEMENTUM, 

Contincns anal\siii simpUcissimam tam pro demonstnc- 
tlonc thcorcmatis quam pro solutîone prohlematis aJite 
propositû 

§". ng. Sit ABC trianguTum quodcunque , ex cujus TaB. ï. 
anmilis acî latera apposita , utcunquc sint diictae rectae *^'S' ^• 
A a, Bb, Ce, se irrvicem in eodem puncto O sécantes, ac 
vocemtis lit ante AOznA, Oo^zo, BO=zB, Oh=ih, 
CO~C, Oczrc, tum vero ex puncto O ducantur lateribu» 
AB et AC parallelae Of3 et Oy, atque his solis lineis- 
opus eiit ad tottim negotiuro peragendum. 

5, 3o. ÎTis constkutis similitiido triangiilorum BC(^ 
et ByO dabit |^z:;g|. Oeinde similitudo triangiilorum; 
CBc et C(3Q dabit H^p^. Deniqne tiiangulum pOy 
simile est triangulo B A C et in utroqiie lectae Oa et Aa 
similiter sunt dcictae, unde bc— *Aa> sicque habemus hais 
très aequationes: ^^ — ^^^^=gc^ 

Oè . 6 C'y 

B b B -+-'6 ~i C » 

Oe c __, BP^ 

C c ~~ C~\- e — Â G •■ 

Harum ergo triunr fractionura summa erït ' 

fi'v -4- c -y -f- C p 

quae est sine dtibio demonstratpo brevissima theorematis; 
supra per longas ambages emuu 



112 

§. 3i. Ponamas niinc brevitatis gratia ^^ zr: — ^- 1:: a ; 
ll--l^z=z(^, p^--^-:^-y, ubi isus liteias a, (3, y, 
cuin supra iisurpaliî non confundi opoitet. Hinc eigo 
erit a zr: -^- , sive A =1: ^-^^-— -2i. : Eodemque modo 

bzn^C sivc B=i^^\ atque 

I [i ' |3 ^ 

c z=: — ~ , sive C z=: -~ — =!. 
Atque nunc liteiae a, (3, y, ita intcr se rcfcmntur, ut sit 

J. 32. Statuamus nunc totani trianguli basin hCz^zx, 
atque cjus très partes 13 [3, (3 y, yC, ita detcrminabuntur: 
(3y:=ax; Bf3rz:y.x et Cynr|3x. Deinde quia trian- 
gulum Oa(i simile est triangulo AaB, erit jj-*^ n: ^, undc 
deducimus intervalkini Bam -'^—-^ zi: ^^^-; nz ^nr^- ^i" 
mili modo erit Canz — *-. 

I • — a 

Tab. I. §. 33. lïis valoribus invcntis considerrnius tantum 

S- ^' iioc trianguluni BOC, in quo ducta est recta Oa, sitque, 
mi posuimus, OBzrB, OCznC, Oarz:a, qua recta ba- 
- sis BC ita sccatur in a, ut sit Ba : Cazuy : (3, sicqiie 
nunc reducti su mus ad hoc problema : quomodo ex datis 
trianguli lateribus OB et OC, et recta Oo basin BC in 
data ratiohe sécante, ipsum triangulum construi possit. 

§. 34. Hune in finem angulos ad punclum O ita de- 
nomincmus , uti in figura sunt signati, eprunique summi^ 
p -j- q -^ r aequetur duobus rectis. ^- Jara ad latipnera, s^- 



li3 

nuum homm angnloriini jnvcstignndam trianguliim OBa 
dat hanc propoitionem : 

sin. B : sin. r=r:Oa:B«zra: -'^— . 

I — a 

At totum triangfilnm BOC pracbet sin./j :sin.Biz::BC:OC, 
quibus pioportionibus inter se multiplicatis fiet 
sin. /) : sin. r zn a : — — , 



Tta ut sit sin. r nz 



C V sin. p 



B ,3 sin. 6 



^ , similiqiie modo rcperietur 



' sin. r/ rr •— -^. Sicque ratio coristat inter sinus 

' a {^i — cl) 1 

anguloruin q et r et sinum anguli p , qnandoquidem as- 
suminius, quantitates A, B, C, et a, h, c, hincque etianr 
a, j3, y, esse cognitas. 

§. 35. Consideremus jam propius hos tics angulos 
]h 7j f':, quorum summa quia duobus rectis aequatur, da- 
bitur aliquod triangulum, cnjus anguli illis ipsis sunt ae- 
quales. Quarç cum hi très sinus , scil. sin. p , sin. (/, 
sin. }-, candem inter se teneant rationem, quam tenent istae 
très quantitates cognitae : a(l— a); Bp; Cy, si construa- 
mus triangulum ex his tribus lateribus , anguli illis op- 
positi erunt ipsi anguli quaesiti pj^ q, r. 

§. 36. Totum ergo negotium conficietur, si construa- Tab. I. 
tur triangulum O^^^ ci\]ns basis sit S3<X = a(i — a) = Aa '»* "7* 
et latera ^Or:B(3 et (lOnCy, hujus enim anguli erunt: 
ad 0=zp, ad Sd=.r et ad ^ zz; (/. Producto igitur la- 

Mt moins de V Atari. T. T. ^ ^ 



114 

tere i^O in B^ ut sk OBrrB, si m altcio latere 
0(S abscindatur poitio OCzziC, h.ie diuic lincac jara, 
inter se constitnunt anguluin (j i- r, iiti calcnlus siiperioï 
postulat; tum vcio si ex O ducainus ipsi ^^ paiallelam 
Oa, habcbimus siraul punctiim a in recta BC, eiit idcirco 
ipsa recta O n z=: a, hocque modo problema nostrcim peni- 
tus est solulum. Quod si enim reetae BO ad alleram 
partcm usqiie in 6 , CO usque in c et «O iisque in A 
producantur, iota figura initio proposita erit compléta, hoc- 
que modo ex datis sex quantitatibus A, B, C, una cura 
a, h, c, ita tamen, ut inventa conditio observetur, hac sini/- 
plicissima operatîone totum triangulum construitur. 

§. 37. Casus ergOj quem hic tractavimus, eo majore 
attentione dignus est censendus , quod initio calcules 
satis abstrusos et molestos reqiiirere videbatur^ cum tamen", 
superatis omnibus difticultatibus, ad soIutioHem simpliçissi- 
marn ae(jLie ac elegantissimani sumus perducti^ 



ii5 

DISQUISITIONES NOVAE 

DESERIEBUS 

PER COSINUS ANGULORUM MULTIPLORUM 
PROGREDIENTIBUS. 

AUCTOR.E 

NICOLAO FUSS. 

Conventui exhibitae die 16 Aug. 1809. 

5. 1. Cum schedas dissertationis super hoc argumento, 
a summo quondam Eulero in tomo XI. Novorum Actorum tradi- 
tae, dum imprimebatur, corrigerem, ejusque epitomen pro parte 
histoiica, huic tomo praefigenda, concipercm, in varia in- 
cidi problemata , qiiibus istud argumentuin haud contem- 
nenda supplementa aocipere videbatur, quorum autem tum 
temporis primas tantum lineas adumbrare vacaveraL Post- 
modum ad opus inchoatum me retuli , et methodum in- 
veni , cujus ope ad séries pervenitur non solum magis 
convergentes, sed etiam ita comparatas, ut omnes termini 
commodissime ex solo primo definiri queant. 

§. 2. Sermo scilicet hic est de formula illa notissi- 
ma (1— ncos, (p) \ cujus evolutio in sericm, casibus qui— 
bus X obtinet valores 1, 2, |, ^, , in Astronomia maximi 
est momenti, quemadmodum Eidcrus in memorata disserta- 
is * 



ii6 

tione fusius ostendit. Q.uod si igitur hue transfcne bie- 
viter velimiis, qiiac in illo tractatii super evolutione taliuin 
foimularum in génère sunt tradita, res eo redit, ut primo 
ostendatur functionem illam generalem = (i — «coé. Cp)"'*' 
evolvi posse in hujusmodi sericm : 

(o) -f- ( i) COS. <P -\~ (2) COS. 0^ -h (3) COS. (îi^ + etc. 
existentibus 

(0) =:l, 

(1) — - . H , . ^ 






et in génère 

(0 =: - . ^^ . '-^ . . . . . . ^-^'--^ . n\ 

V / I 2 3 ; ' 

quorum characterum quemlibet ex piaecedcnte detcrminare 
licct, cum sit (t -*- 1) =z i . — j_-^ . h. Tum vero praecipuum 
negotium in eo consistebat, ut formula illa 

CD ::^ (l — n cos. (p)'~^ 
in ejusmodi seriem converteretur , cujus termini per cosi- 
nus angulorum multiplorum ipsius procédant. Si enim 
haec séries statuatur : 

(D z:= A + B cos. Cp H- C cos. 2 Cp -f- D cos 3 Cp -J- etc. 
dissertationis supra memoratae auctor ostendit fore: 
A = (o) + f (2) + IJ (4) -I- '-1 '„_ (6) + etc. 
-. B = (l)-|-|(3) + i-|(5)+-^;j7) + etc. 



117 

2C=z(2)-^l(4)-f-^ (6) -f 1-1^^ (8) -4~ etc. 
4D r:3 (3) + 1 (5) + ^-^ (7) + :--H-. (9) 4- etc. 
et in gcnere 

=' - ■ J =:: (0 + 4--^ (< + 2) + '4-* . iiS (i 4- 4) 
- + ~^ •-:-•--(; + 6) + etc. 
Hoc igitiir modo omnes litterae A, B, (-, D, etc. per sé- 
ries infinitas sont expressae , quae autcni , si exponens X 
fiieiit modicc magnus , niniis pariini convergimt, quam ut 
iilkim iisum praestare possint in determinatione numerica 
harum litterarum, imprimis si qiiantitas n non fiierit frac- 
tio valde parva. 

§. 3. Aliam igitur viam inire convenit, qtiae ducat 
ad séries ab hoc incommodo immunes. Talem viam no- 
bis aperiet attentior considciatio foimularum illaium inte- 
gialium, quae, a cPn:o ad CpnzTr cxtensae, earundem lit- 
terarum exprimunt valores , quemadnioduni Eulerus loco 
citato ostendit. Hae formulae sunt : 
A =: ^ f , ^ 

TT y (i — n ' 






jy 2 r d (p COS. (p 

ir / (1 — n cos.(i>]^* 

/d Cp COS. 2 (p 
(^1 — n COS. (J))^ * 



■""" TT J (i — n COJ. (pj^ ' 



lis 

Quoniam eniin hic fanctio cDizi(i — ucos. 0) est in- 
défini ta, singiilas has formulas intégrales transformare po- 
terimus in aeqnationcs difTerentiales sccundi gradus , quae 
maximum nobis usum praestare poterunt in aliis seriebus 
investigandis, niagis convergentibus quam eae quas modo 
exposuimus. ïpsas autem litteras A, B, C, etc., in quas 
angulus (J) non ingreditur , spectaie poterimus ut functio- 
nes qLiantitatis «, quae tanquam variabilis in aequationes 
illas differentio - dilTerentiales est introducenda. Hanc in- 
vestigationem sequenti probleniate complectar. 

P r obi e m a i. 

§. 4. Si fucrit z=/(:4r^$-)X, integraU a =1 o 
ûd CP zzzt: extenso, ita ut quantitas z spcctari pos- 
ait tanquam functio ipsîus n, invcstigajx aequationem 
d'iffcrentialcm sccundi gradus, qua rclatio intcr z ei 
n cxprimatur. 

S o l n t i : 
Oiiatenus angulo (J) nondum extremus valor m r 
tiibuitur, quantitas z spcctari poterit tanquam functio bi- 
narum variabilium *$> et « , quarum quidem ista in ipsa 
formula inLegrali pro constante Iwbetur. Ilex: autem non 
impedit, quo minus variatio ipsius %, ex scia variabilitate 
ipsius n oiiunda , dcfiniri queat. Ex iis enim , quae de 



119 

fniictionibus duaiun* vitiiabilium p.issiin sunt tleinoi>strata> 
constat dilTercntiale ipsins z , ex soLi vaiiabilitate ipsius 
Il ortum, obtincri, si quanlitas jx)st signurn intcgial^ dif- 
feientictur, sola littera n pro variabili spcctata. 

IL\c régula obseivatâ difîerentiatio formuïae- 

T -. f a :p cas- i ip' 

dabit s zzi .- ^- --^<K-x.. t imde fit 

în qiia formiila integrali denuo sokrs angulus CP pro va- 
riabili est Jiabendus. Haec formula iteruru differentietur 
pro sola vî^riabilitate ipsius «, eritque 

Ijr I /ddZ\ Ç h ^ Ci% 4^^C0J, f^ 

■'^^- X(X-l-i) Va n^ >' / (r^Tc^îT^^HÎ' 

Jam istas très aequationes ducamns I, in /, II. in g^ 
III. in h (ubi /, g, h dénotent cerlas functiones ipsius n 
mox détermina ndas) iisque in unam summam collectis erit 

^"^ X ^dn^"*"X(X->-OVdn*/ 7 V/"*" r— iicoj.''î)~'~(i— n coi.a5)'/(i — n coî.a>)>^ ' 

Nunc quantitates /, g., /i ita determinemus, 'ut ffiembrum 
postreraum aequationis integrationem admittat, atque adea 
intégrale evanescat posito 4) zz 'S. Tu m enim aequatî» 
differentialis quaesita, remotis clausulis, quoniam anguîusJ 
45 non amplius occmritj ita se habebit : 



I20 



Qtiod si aiitcin formiilam illam integralem 

(i — ncoi^')^ \f ' 1 — n^OiT^ I" ( i — Fi COI. 0)^/ * 

attentius consideremus , mox peispicicmus , ejus intégrale, 
quod sit A, necessario esse debere hujus formae: 

. a.sin.i(p , p <in. (Pco^ . i tp 

Inslituta autem difTcrentiatione reperietur 

à^ iacos f$ Xa n j/n. Cî>î;n. iCp , (i cos.^Pcos i ^ 

3 I s;n. 4) s;n. i(p (X H- i ) i'^ « :"i- '35'_f '^- *_$ - 

(i^— tTcos.^)^-^ """" ("i — Ti'coî. $}>>•-+-- 

Quoniam i^itiir in nostra formula integranda non inest 
sin. /($), mcmbra luinc sinum continentia se mutuo toUcre 
debent, id qnod evenit sumendo Xa?irr: — (3i. Sit igiUir 
a rz: i et |3 .izi — Xn^ et intégrale siippositum erit 

. 7 sin i (J) X ïi s;n. Cp co?. I $ 

(i — n COS. (p)-^ (i — ncDS. (p)^"^"' 

dilTcrenliiile vero 

dA ;' ;■ oç. 7'CP Xn coî.:^) cas. f^) ■ X (X+On^ s ;n.$° co ?.i(p 

ô$ ( I —ncoi.(p)^ "(i — nlos (p)^-+^ ' (i — 71 COS. (p)-^ -t- - 

Qiiodsi nLinc hoc differentialc coinparcmus cum for- 
mula illa integranda 

/coj. r(p g COS. cp eof. ! 45 fo cos. <p2 cos. 7"^ 

(7^ 7rC0s"(P}^ 1" (7^ 71 COS (p)>^H^ I (^^^'iTcOS.'^)''^-*-^ 

ex hac comparatione émergent valorcs quaesiti /, g, h. 
Ante autem quam cani instituere licct, in postremo mem- 
bro loco sin (p- scribendum est i — cos. (pS q"0 facto 
istud membrum ad hanc formam redncetur : 

X(X -f- 1)71^(1 — cot ^-)coi.i(^ •' '0 ^ t (P 

■ (i — n cojlp)^'--*-'- ^ . — I. cj, P',^ 

t coî (p cor. ; Cp , c c o: ^- cof <$ 

~h (i — T7o$7^/^^ "T" (i — n cos~(p)^-+^ * 



Facta enim divisionc per ces;. / cp et iniiltiplicaiido per 
(i — ncos. 0) ~^~ habcbimiis : 

~i- h COS. — b « cos.0^ 
H- C COS.(|)= 

ùnde statim conciuditur Xorc : 

h=z2anz=z2'K(X-r- i) «', 

c z=b/i — an^ — X(X4- i);i2 — X(X4- i);i=(n* — j), 

quibus siibstitiilis in termino illo ultimo, binisque prioribus 
terminis additis^ fiet : 

! ) [f i -f- X (X -4- i) r.-] cos.i(î> 
' ( I — n COS. IpJ^ 

X n [i — r. (X-h I } 7;-] COS. $ tos. i (> 
' (i — nc'^$)'>^ -+- ' 

X (X-+- 1) n- ( 1 — n~) co^. ■$* cos. i ^5 
(1 — n coî. (J))-^ ~t- - 

Facta nunc comparatione nanciscimur valores 
/ =1 il 4- X (X-f- 1) n^ , 
g rr — X ?i (1 — 2 (X + 1) n^), 
h =z— X (X-f-i)/i' (t—n^), 

qnibiis inventis aequatio differentio - differentialis quaç- 
sita erit : 

[u-hX(X-t- i)/i']z-?i [i_o (Xh-i);z^] I^^ _n^(i^n'') ^^ = O 

in cujus membio z duplicis generis termini occurrunt, 

Mémohis dt iAtad. T.V. ^^ 



123 

icilicet tcrinini in quibiis n nullam t^net dimensionem, ec 
termini in quibus n duas diniensioncs habet. 

llinc jam intclligitur, si quantitas z per serieni expri- 
matiir, cxponentes potestatum ipsius n binario ciescere de- 
bere , qiicmadmodiim ex solutionc sequentis problematis 
clarius pcrspicieLur. 

P r obî em a 5. 

5. 5. Proposita hujusmodi aequatione differentiaîi JC- 
cwidi gradus: 

valorem quantitatis z per seriem exprimer e , eu jus 
termini secundum potestates ipsius n hinario cresccnr' 
tes procédant. 

S o 1 u t i o. 

Hic ante omnia ea potestas ipsius n quaeii débet, 
qnae primum seriei terminum constituit. Sit n ista pote- 
stas, atque necesse est ut, eâ loco z substitutâ, prior pars 
iïostrae aeqnationis sponte evanescat , tuin autem prodibit 
iMa. aequatio : Un — $n — ^ (0 — i)n ::^ o, ex qua cçn- 



123 



cluditur fore Puzi, sicque séries quaesita incipere débet 
a potestate n!^ 

duoniam igitur jani novimus exponentes binario cres- 
cere debere, pro série quaesita statuamus 

zman -f- prt -h V« -|--o« 4- etc. 

et substituamus more solito per singulos terminos nostraft 
aequationis propositae ut sequitur : 



Termini 



n 



LLZ 

ndz 

nddz 



|3ii 
_at(/_iy-p(i+2)(/-hi) 



a 1 1 
a l 



- y L i 

- V (i -f- 4) 

-v(i-f-4)(/-f-3) 



- J i i 

- 5 (i -h 6) 

-5(iH-6)(i-+-5) 



Pars 1. 



— 4^(iH-i) — 8y(i-^2) 



— I25(i-h3) 



Pro parte seçunda , quoniam in ea potestas n non occur- 
rit, eam seorsim in scquenti tabella repraesentemus : 



Termini 



-+ 



X(X-f- l )/2==Z 



a n 
n4 a ds 



Pars 1[. 



aX (X-f- l) 
2 ai (X -H i) 
ai(i- l) 



a(X-!-i)(X-t-i-+-i^ 



|3X(X-+- i) 
2P(i^-2)(X-t-l) 
f3(i-+-2) (l-hl) 



y X (X H- i) 
2y(i+4)(X+i) 



f3(X-+-i-i-2 )(X+i -t- 3 ) y (X-hiH-4) (Xh- i-i- 5 ) 



Niinc igitur superest ut singulae columnae, ex utva- 
qiie parte orlae , seoi"sim se dcstruant , ubi quidem, prima 
Uttera a indefinîta manet; verum ejus valor ex iis, quae 

i6* 



124 

initio siint allata, definiri potcrit. Cum cnini sit 

/•x X X-l-i X-f-2 X-+-i — I , 

(0 = T •-.-•— 3- • • • • i ''' 

(§. 2.) habebiniLis 

1 / X X-f - I X-4-: X -h ' — >\ , 

hoc autem valore invento sequentes litterae (3, y, 5, e, etc. 
facillimo determinabuntur ; terminis enim n'^^ , «■'"^'*. 
/i'"^", etc. seorsiin destructis erit : 

^ a (X -1- i) (X -f- /• -4- 1) 



r=- 



4 0- -+- 

(3 (X H- : H- =) (X-hj-f- 3) 



O 



8 (i H- 2) 
7 (X -4- ï + 4) (X -4- '• -f - 



12 -H 

etc. etc. 



quos valoies , quo clarius apparcat quemadmodum CLim a 
cohaereant, ita repraesentemus : 



^ . x + 

(3 = a • r^r 



X- 

V ^^ et . 7- 
» i - 




±i 

8 ' 

8 * 12 



et ita poiro. Quoniam autem, uti jam observavimus, sé- 
ries pro z inventa non satis est convergens , ex eadem 
aequatione secundi gradus difTerentiali in seqiienti proble- 
raate aliam derivabimus, quae multo promptiiis converget, 
ideoquc ad usum practicum magis eiit accommodata. 



125 

Problema 3. 

§. 6. Propont a cadcm aequatione diffcrentiO'diffcrentiali, 
ut in praecedente prohîcmate , eam primo in aliarn 
sihi similem formam transfimdcre, ponendo z=:v(i— n^) , 
tum vero valorem v pcr seriem infmitam convergcn- 
tein exprimere. 

S o 1 u t i o. 

Cum sit z z=i V {i — ■ n^) , sumtis logarithmis eiit 
Izzizlv -\- H (l — n n), hinc dilTerentiando : — — -- — - ^-^— , 
iinde ditTerentiatione iterata emergit 

83z d'^' ddv dv- 2 ô (i -f- nn) 9n* 

, z zs V "VU (i — nn^- ' 

ciii si addatur qLiadratum piioiis : 

d 2* dv^ ^i ndv d n , 4 é- n* 3 n^^ 

zz 'vv I — nn ' (i — nn)^* 

habebimus 

ddz ddv 4éndvdn ^ 2 Ç2 6 n^ — n* — 03n* 

a ■ -v 1 — nn ' (1 — nn)^ 

Nunc aequatio diffeientio - differentialis proposita ita 
lepraesentctur : 

i; + X(X-hl)«'-^(l-2(X+l)„=)-!^^(l-n«) = 0, 
factaque substitutione loco ~ et — -, primum membmm 
absolutum, a quantitate v immime, ita se habebit: 

sive succinctius 

ii -h X C^ H- 1) n= H- ^;^ (2 ~n'(2X-f 2^4-1)); 



125 

ubi littera hacteniis indefinita ô ita est deterniinanda , ut 
postiemi termini numerator divisibilis fiât per denominato- 
j-em 1 — lin, qnod eveniet , si fuerit 2X-}-2^-f-i=i:2, 
hoc est ù zr. i^^— , quo valore assumto niembium nostrum 
absolatuni eiit : 

il 4- X (X -4- i) « ;i -h 2 nn (l — 2 X), 
quod ad hanc formani simplicissimam reducitur : 

a -f- nn (X — i) (X — 2). 
Qiiod reliqua membra attinet, ea ita se habent : 

- Jl-:; (1 - 2 « H (2 - X)) et - n« (i - n«) i|^. 
Hinc si omnia membra in v ducantur, aequatio resultans fiet 
(a+n^(X-i)(X-2))i;-(i-2n^(2-X))'^^-n^(i-n^)|^^ = o, 
quae scilicet ex proposita oiitur , si loco z ponatur 
V (i — n^. 

Hanc aequationem, quo facilius quantitatem v per se- 
liem evolvere queamus, ita per parles exhibuisse juvabit: 

Sndv nn d dv 

?H-n^(X-l)(X-2)^^-2(2-X)«'^^^«*|-^ 

cujus pars prier prorsus convcuit cum aequatione princi- 
pali, unde pariter terminus primus statuendus est au'. 
Fin<;atur igitur haec séries pro v : 

V — 'i.n H- p/i'*^' -h V»'"^' -4- Iri^^ -\- etc. 
qui valor si in aequatione nostra loco r, g^, y;^ subsU- 
tualur, prodibit pro [larte prima 



'A- 

n- 1 



i27 



Te uni ni 


• n' 


n'-' 


n'-^-* 


n'-^' ' 


-i-ii V 

ndv 
~'dn 
«a ddv 


■+- ali 

— aï 

— ai (i— 1 ) 


-P^tH-2) 

-^(/:^c)(i-hi) 


-H y i t 

- y (i -t^ 4) 

-y(t-+4)(i-+-3) 


- 5 (i -h 6) 
— 5(U6)(/h-5} 


Pars I. 


o 


- 4f3(i-h i) '-8y(i-+-îî) j— i25(i-+-3) 



et pio ditera parte, in qua potestas n non inest, habebimus 



Tennini 



n 



n\-h-~i)(X-2)v -+ a{X—i) {X - 2) 
-h 3„.- -^ai(l-l) 



-f-P(X-l)(X-2) 
— 2|3(t-+-2)(X— 2) 
-4- P(/.H-2)(î-|-l) 



-f-y(\— l)(X — 2) 
-2y(i-f4)(X-2) 
-+-y(i^4)(t-f-3) 



Pai-s II. a(i-X-)-i)(/-X-^2)i3(i-X-^3)(/-X-+-4)V(i-X-h5)^i-X-+-6) 



Quoniam igitur pars posterior , cum priori conjuncta, 
ad nihilum redigr débet, posito in illa ubique^ brevitatis 
gratia , k loco i — X, sequentes inde derivantur deteimi- 
naliones : 

y 



4 i' -h » 

_ P (fe -i- 3) (> H- 4> 
8 (< -t- 2) •» 

T 7 (ft -4- y) Çfe -t- 6) 

etc. etc. 



qui igitur valores oranes per primam litteram <* determi- 

oantur, ita ut sit : 



128 



k + t H-t fc-f.5 kA-4 



Hoc igitiir modo problema nosLrum secundum §. 6. per- 
fecte est sokitum. 

§. 7. Quodsi nunc valorem ipsius variabilis nostrae 

% pcr seriem expiimeie velimus ^ oh z zzz _. atqiie 

— t) .^z; X — ï, habebimus 



an 



*f + ' *-<- = .,2 , TT ''■+"3 *-+-4 






/ '>\^ — i 4 ' -r- 1 



. n* 



^ n . "^^ . "-^ . «« 4- etc.] 



iibi character II dénotât ubiquc coëfficientem terniini prae- 
cedcntis. Haec aiitem séries manifesto multo magis con- 
vergit quam illa §. 5. pro % inventa, propterea qiiod hic 
est hzzzi — 'K, cum antea fuisset i -f- X, ita ut singularum 
fractionum nunieratorcs minores sint quam ante. 

5. 8. Applicemus nunc hanc seriem ad valores lit- 
terarum nostrarum A, B, C, D, etc. inveniendos. Hune 
in fmem revertamur ad seriem illam 

A -i- B COS. Cp -h C COS. 2 (p -f- D COS. 3 4^ -f- etc. 
cujus terminus generalis est Jcos. iCp, existente 

y : r 8 $ cos I $ I z 

TT / (l nCOS.^y^ TT 

Priinus autem terminus seriei , quam supra pro J ex dis- 
seilatione Eulenana dcpromsimus, erat rz -^^-_- (J. 2.), ubi 

/•\ X_ X-f_i Xj4-_i X -f- ' — ' ' . 



129 
quamobicm si brevitatis gratia ponamiis ^iriA, hoc est 

^ X-t-j^ X-Hg X -f- ' — 1 i A 

T • 4 • 6 .... 3, . - 

habebimiis 

a** . „,\X — i •- 2 a/H-a 4 2»-|-4 

ubi nieminisse oportet esse k ziz l — X. Hinc ergo jam li- 
cebit séries perquatn idoneas pro litteris A ^ B , C , ett^ 
exil ibère. 



Determinatio litterae A. 

Ç. 9. Clnanquam litterae genecali J dedimus coëf- 
ficientem î , tamen ex iis , quae supra §. 3. sunt allata, 
apparet pro prima littera A coefiicientem hune esse de- 
bere zir. 1 ; tum vero ex §. 2. patet, pro hac littera A 
fore i izz o . Sumtis igitur l loco |, i z:z. O , A::=l 
et A. zn — X , erit 



ita ut pro casu X 1= 1 sit Mciz-=L=r=r, Ubi observasse 

^ y I — nn 

jnvabit, quoties exponens X fuerit numerus integer, tofie* 
istam seriem abrumpi , dum contra seïies inltio allata ia 
in fini tu m excurrit. 

Mmoircs tU rAtad. T. y. * "^ 



i3ô 

$. KX^r Sit X = |, qui casus in Aslionomia saepius 
occurrit, maximique momenti est, eritque 
À = —~ [1 - '-' . n- - — . l^ . n* -'-^.l^,Jj± „« etc.3 

1 — n^ •■ 4.4 44 8 8 4-4 8.9 II. Il J 

ubi singuli factoies fiacli unitate sunt minores et ipsa sé- 
ries tam prompte convertit , lit ejiis summa quovis casu 
haud difiiculter vero proxime detrrminari queat, nequidem 
casii nuri excepto, qui tamen in Astronomia, ubi n seiu- 
per unitate est minor, nunquam occurrit. 

Determinatio litterae B. 
§. 11. Hic est i =: 1 , ideoque A =1 -^ , tuni vero 
h:iz 1 — A, quibus substitutis pro B sequens séries prodi- 
bit in formam commodissimam redacta 

^ +n. -^-.— -iM^H-etc.J 

quae séries ita est comparata ut valor litterae B fmite ex- 
primatur, quoties A. fuerit numerus integer positivus uni- 
tate major. 

§. 12. Ad hoc ostendendum percurramus aliquot 
casus spéciales , et statim manifestum est sumto X z^ 2, 
quo casa functio propositi^ O est , _^'^^^ ^^^ , prodire 

Brrz—^^.. Casu A = 4 prédit B = --''^(l -hi«i>>, 
et itâ porro. 



l3l 

5. l3. Veium etiam casu Xn:i, etiamsi séries §. 11. 
hoc casu non abiumpatur , tamen valor litterae B finite 
expiimetur. Cum enim, posito X ru 1 habeamus 

B = — ^ [, _j_ 1-2 n^ -I- n . ^-| «* -f- n . J^' n<^ -f- etc.], 
si hanc seriem ita repraesentemus : 
B =z * f 1 H- I «2 -f- i-J «4 ^ 14^ n« -I- -î-^--^ n« -h etc.] 

,?',_„n'- 4 4-6 4-6.8 4-6.8. lo ■' 

ejus summam sequenti modo assignare licebit. Cum sit, 

ut cuique constat : 

}^ L-nn — 1 — î n» — — n* — '-^ »i« — '-^i^ /i« — etc. 

'J 3.4 s. 4. 6 2.4.68 

si haec séries ab unitate subtrahatur, reraanebit ista: 



4 :_ V i—n7i z= i ^i» ( 1 4- 1 «^ H- ^6 «' + rli-8 »' -^ etc.) 



1(1 — y 1 — un) 



unde çoncludimus fore B r: 

kV I — nn. 

§. 14. Peculiarem adhuc evolutionem meretur casus 
Xrz:^, propter rationem jam initio allatam, pro quo casu 
valor litterae B hac série exprimitur infinita: 

a(i — nn)V 4.8 4-8 8.12 4.8 $.u 12 16 •' 

quae quidem aliquanto lentius çonvergit quain séries pro 
littera A inventa; veruntamen ejus valor numeiicus adhuc 
satis facili negotio tam exacte computari poterit quam 
hibuerit. 

Determinatio litterae C. 
§. l5. Pro hac littera erit 1 = 2, A-^^^'^'\ tum vero 
h:=z2--)^, unde valor illius litterae hac série expiimetur: 



132 



X(\-\- i) n' 



3 — X ♦ — ^„* , n r— X 6 — X 



^ ' -+-n.'.-. — /i'^ -f- etc ]. 

O I 3 -* 

Ilinc pro casu illo praecipao X — 5 habcbimus ' hanc scriem: 

a 4.5 I — an*- ' 4.12 ' 4.12 8-10 

_|. J^.1:A --•-ilnfi 4. etc.]. 

Determinatio littcrae D. 

Ç. 1 6. Statiiatur mine i =: 3 , ciit A — >- (>^-^ OCX-^a) 
•' ' 2.4.6 

et A :zr: 3 — X » bisque valoiihus in série nostia generali 
§. 8. exhibita substitutis habebimus 



X(X-+-. 1) (X-h2)n» , , . ^ » 



- „ , >^X — J •- 2 8 4 10 

6 13 ' ■« 

imde porro pro casu X nz ^, fiet 



£ 4. 8. 12 »— nn l- ^^ 4 16 ^^4.i6"s.:o ' 



.•7 9... >i ■^i^.^etc.]. 



4.16 g . 20 12 . 24 
5. 17. SufTicient haec ad cognoscendam legem, secun- 

clum quam istae séries pro seqiieiîtibus litteris procédant. 

Simul auteni inde perspicitur, istas séries continiio minus 

/leri convergentes , ita ut earum summatio numerica magis 

magisque fiat molesta. Cui incommodQ ut medclam alTera- 

■lus, methodum excogitemiis, cujus ope ex datis binis prio- 

jibus litteris A et B , dummodo eae exactissime fuerint 

determinatae , sequentes omnes facili calctdo computaii 



133 

queant. Talem methoduni in sequente problcmate sum cx- 
posituius. 

P y b l e m a 4. 
J. 18. Posito O ir: (1 — « cos.<p)~\ si seriei hlnc-fnr" 
mandae Orr A-f-Bcos.Cp-4-Ccos.2CÎ)-+-Dcos.3(p-f-etc. 
cogniti fucrint duo priores coëfficientes A et B , ex 
Us valores omniiim sequentium C, D, Ej etc. eruere. 
S o 1 u t i o : 
Ciim sit O =z (1 — n cos. (Py~^ , erit siimtis logarith- 
mis l<Pz:i: — X/ (1 — n cos.cp) , hinc dilïerentiando 

a <» , Xnd<$ sin. <p 

♦ 1 — Ji cas- (J> 

unde concliiditLU" fore : ' 

^(2 — n cos.Cp) + 2XnO sm.(P =r o, 
Cum autcm per hypothesin esse dcbeat 

O =z A -h B COS. Cl> H- C COS. 2 Cp -f- D cos. 3 (î^ + etc. 
sumtis ditrerentialibus erit 

Il rz: — B sin. Cp — 2 C sin. 2 <^ — 3 D sin. 3 Cp — etc. 
Hinc si in superiore aequatione loco <D et ,* hae séries 
substituantur , inde relationes desideratae inter litteras A, 
B, C, etc. assignari potemnt. 

Cum enim sit scos.z^^sin.cPr: — sin (f— i)Cl)H-sin.(î-4-i)(|), 
îjac transformatione in usiim vocata et rite adhibita erit 
2 ^ sin.Cj) ;:^ 2 A sin.Cj)-»- B sin. 2CJ)h- C sin. 3Cp-4- D sin. 4 (p -j- etc. 
— CsioUj^— DsinvSCp— Esin. 34^— F sin. 4 (p— etc. 



134 

quQc^ diactum in Xn dabit secundum membmra nostrae ae* 
quationis. Pio altero membio ciim sit 

^ =: — 2 B sin. <P — 4 C sin. 20 — dDsin.acp — etc. 
ok 2 sin. i(p cos, <p 1=1 sin, (i—i)(p-\- sin. (i-h't)(P erit 
— — ^^— =:-»-nB 5111.2 -+- 2«C sin. 3Cf) -h 3 ni) sin.^ipetc. 
-ir 2n(2sin.(P-i-3nD sin. 2 (P -h 4. nE sin. 3 (p h- 5n¥ sin. 40 etc. 
duodsi nunc singula membia seorsim niliilo aequentur, 
orientur sequentes relationes: 

(2 A— C)X«-.-2B-f-2ttCr=:o; 

(B— D)â« — 4C-i- «B -+-3/1D — o; 

(C — E) A» — 6D -1-2 ;iC -h 4nE 1=0; 

(D — F)X« — 8E-h3rtD-h5«F:=:o; 
et ita porro. 

In his aeqnationibus ternae litterae majnsculae occiir- 
runt, unde quamlibet per binas piaccedentes sequenti mo- 
do delerininare licebit : 

T\ 4 C — n (X -4- ■ ) B 

n(i — X) » 

Tf 6D — n (X -t-i) C 

'^ — n(4 — X; » 

■T' 8 E — n (X -+-_j) D 

^ nfî-^'Xj * 

etc. etc. 

Quodsi igitur invcnti f^iierint \alores litteiarum A et 
B^ tum ex; lis successive omnes séquences C, D, E^ F, etc. 



135 

sine ulla ulteriore seriei summatione assignari potcrunt. diTaH- 
do aiiteni exponens X fuerit nunierus integer, ne his qiiidem 
foimulis opus erit , propterea quod singularum litteraium 
valores hoc casu immédiate dcfmiii possunt; unde sufTiciet 
nostrns formulas ad casus prae^ciptios A zr |, Xrr|, X:=::|, 
qui in Astionomid alicujus momenti sunt, applicasse. 
Applicatio ad casum Xzn^, 
§. ig. Postquam binae prioies litterae A et B fue- 
lint deteiminatae ope serieium supra §J. ioeti4 datamm, 
quae erant : 

I — n- ^ 4.4 4.4 8-8 4-4 8.» is.ia J 

î(i — n*)"- 4-8 4-8 8.J2 4-S S-»» '^'ô ■* 

«equentes litterae pro praesenti casu ita se habebunt : 

ft 4 B 6 n A 

^ ^~lt * 

TV 8C — inB 




Applicatio ad casiiffl X^=z^, 
5. 20. Quaerantur pro hoc valore ipsii:s X primo va- 
lores litterarum A et B ope serierura supra §J. 9 et 11 
traditarum, eritque : 

(i— 71=)»'- 4.4 4-4 9 8 4-4 «8 i2-i2 * 



136 



fjTiibus inventis reliqnae litterae ita repeiiuntur expressae: 

f^ — 4 B -(- I o a A 

^ l * 

wji la D — 9 it C 

F — 

etc. 



3» 
i6 E — Il it D 



5 1 

etc 



Applicatio ad casiim Xnrî. 
§. 2 1. Si piioies binae litteiae A et B accuratij- 
sime determinatiie fiierint ope serieium JJ. 9 et l i data- 
riim , qiiae hoc casu eriint : 

(i — n^)i^ 4 4 4.4 6.8 4 4 8 8 la.ia -• 

2(1— n-jJi- 4.8 4-8 8«î 4 8 S->ï 12.16 J 

his computatis reliquae ope sequentiuin foimularum in- 
venientur : 



C 
D 


— 


— 4»-)- 


4nÀ 


31 
-SC -+- 


çn B 


(l 




E 


r^ 


12D — 


I nC 


n 




F 


^^^ 


16E 

3 1 


3 nD 


G 


rz 


so F — 


jnE 


5 1 




etc 


, 


etc. 





f. 22. Qiianquam in his formtilis duae h'tterac A et 
B jam ahunde cognitae supponiintur, tamen ex iis quoque 
relatio inter has ipsas litteras A et B pcr fractionem con- 
tipuani expiiuù poterie. Ilaud abs rc eht hoc aigiinieD- 



137 

tum, in Anaîysi non satis tritum, hic snscipere et acciira- 
tiiis pertractare, idqiie eo niagis, qiiod hacc tractatio nobis 
commodam viam aperiet ex solo primo termine A omnes 
reliquos investigandi. 

P y obi em a 5. 
§. c3. Ex fonimUs supra Inventls rationem inter amhas 
priorcs litteras A et B per fractionem continuam 
exprimere. 

S o 1 u 1 1 0. 
Formulas in praecedente problemate inventas^ transpo^ 
sitis terminis, sequenti modo repraesentemus : 
2X;iA — 2B ~ (c— X) nC, 
(X-l-i) ?iB = 4C — (3— X) nD, 
(X-1-2) nC z=z 6D — (4 — X) ?iE, 
(X + 3) « D 1= 8 E — (5 -— X) n F , 
etc. etc. 

quarum loco, in gratiam cajculi sequentis, lias formas scri- 
bamus : , 

p A — q B — r C, 
7/ B = 7 ' C — / D , 
p''C = q'T> — K^E, 
etc. etc. 
unde nox'arum litterar<im valores pcr se innotescunt. 

Dividatur nunc prima hariim acquationum per B, ita 

Mfmtires de l'Acad. T. T. ^ ^ 



138 

ut piodeat i?ta forma : ^^ :=z q — r ^^ , quac poiio in hanc 
tiansfundilui : ^^ ziz q — rf. Deinde secunda acqnatio dr- 

f'B 
C 

visa per c, dabit ^ = (/^ — ^, quae simili modo in hanc 
transmutatur : ^—zr.q'' — r^y'. Eodcm plane modo icprae- 

i3 
sententur sequentes acquationes : 

«^ = ,- _ ^A-, 

y 

et ita porro. Quodsi jam singuli hi valores in pracce- 
dentibus ordine substituantur , pervenielur ad sequentem 
fractionem contintiam : 

B T 3' r' p" 



^' — r"j>"' 



r"'p" 



«J'Y — fte. 

in qiia si loco litteramm p, q, r, etc. valores debiti sub- 
stituantur , ratio quaesita inter A et B sequenti fractionc 
continua exprimetur : 

aXn_A (: — X)(XH- Q n° 



-(4— X)CX^ .;)n' 



-Cî— X;(X-H4)n2 



5- 24. Hinc statim patet, sumto X zr 2 , simplicité? 
fore -}^ :=: 2, sive -^^ == i^. Si fuerit A :zz 3, eiit 



i39 
^*=:2-h^zn, ideoqiie yZi:-^-~. Si fuerit X=:4, erit 

» . > n- 

scilicet casibiis, et in génère, quoties X fuerit numerus in- 
teger positives, fractio illa continua abrumpitur, solo casu 
X zi: 1 excepto, qui peculiarem evolutionem postulat. 

§. 2 5. Sit igitur X ru i ^ quo casii fractio continua, 
m infinitum progreditur ; erit enim 

a n A I 2 n* 

B 4 — 2 . 3«2~ 



6 — 3-41^ 



8 — 4-51» 



cum tamen valor — '^ finite exprimi possit. Ex superiori- 
bus enim novimus esse Azz:-=iL= (Ç. o.) et Bi^-^-^^^^^^ llJ!''? 
(J. l3.), ideoque 

jnA. un nft(i-f-yi — nn) / : — 

* i—Vi — nn (i — Vi—nn)(x-\-VT^^^^)-— ■* H~ '^ 1— «M. 

At vero facile ostenditur hune ipsum esse quoque valo- 
rem fractionis illius continuae, quam si ita repraesentemus; 



n n 

s — n n 



facile intelligitur fore ^=2—^, unde fit S—i^Vi-^nn. 

§. 26. Statuaraus nunc X^r|, et fractio continua in- 
duet hanc formara : 

18» 



i4o 



s_«A __ 2 ' • ^'^' 



B —" " j6 — î • 7 n'' 



6 — s • 9 «- 



3» 



lo — 9 . I } a" 



4S — etc. 

Sin autera statuatur X:=|, fractio erit 



B 



32 — 5 . n n- 



43 



quarum autém éxpressionum neutra usam alTerie posse vi- 
detur ad rationem inter A et B defmiendam , qua tamea 
facile carrere possumus. 

§. 27. Seqnens autem consideratio magis ad scopiim 
noçtrum conducere videtur. duemadmodum scilicet frac- 



tionem ^ P^^^ fractionem continua m exprimere licet , ita 
etiam sequentes relationes -^, ^, ^y etc. per similes frac« 
tiones continuas exprimi poterunt. Erit enim: 

(X+i)nB ( j-X)(XH-2)n» 

C T- 6- (4-X)(XH-0a^ 

8-(.5_XK X-H4)n' 

io_^ 6 — X)(X-f-î)n' 
12 — - fîc. 
(X -4- 1> C ^ ( 4 — X)rX -»--?') n^ 



8 — C>- X;(À-i-4)n» 



«• ^ ( 6— X)CX-4-5)n' 
14 — c/c 



(X +_j]_nD _ o (5-X )(X4-4) »* 

I — ^ io-(6-X)(X-;-5)na 



,a-(7— X)(X-t-6)a» 

»4- (a "X)(Xh- 7)a^ 
16 — »/c. 



. 141 

F '•^ »J— (7— X) (X-f-6) n» 

14 — (S— X)(X-(-7)n» 



j6 — (9 — XK X + 8) t' 
18 — */e. 

Hinc si in nostra série proposita termino cos. i (J) prae- 
fixus fiierit coëfficiens J , seqiienti vero termino coefficiens 

3, in génère habebimus : 

(X4- Ojy o (';_., \ (i + »-xux-4->-t-o«' 

3 ^"^/ s(i-t-2j — c ;-t- -■— \)(A-t-/-i-2)n» 

2(;-f-4} — efc. 

J, 28. Ex his formis primo perspicitur , si numerus 
n fuerit tam exiguus, ut ejus quadratum negligi queat, 
tum in singulis fractiones subnexas rejici posse. Tu m igi- 
tur quaelibet littera per suam praecedentem sequenti modo 
défini tu r : 

B = XnA, E =z (A±_!l-?, 

p ÇX-HQnB p (XH-4)nE 

D = (l±I}Jl£^ etc. 

tinde , ob n fractionem minimam , patet has litteras pro- 
gressionera maxime decrescentera constituera, quo ergo casu 
«ufficiet duos tantum termines primos considérasse. 

5. 29. Casus memorabilis, per praecedentia proble- 
mata haud expediendus, postremi problematis subsidio fa- 
cillime resolvitur. Si enim ponatur n zz: 1 , ex tertio et 
quarto problcmate omnes litterae A, B, C, etc. obiinerent 
valaiein iniinitum. Ex postremo autem hoc casu Jiet 



iX A 
B 



4 


-Cj-x)(x-t-i 


) 




6-(4 X)(> 

8 - Cî z 
10 ■ 


.4-3) 




X)(X+4) 
— ftc 



Facile autem ostenditnr vdlorem hiijiis fractionis continua© 
fore n^A. Consideremiis enini hanc fiactioneni continuani: 

a n 



a-f-k— 6(3 



P-+-C— c7 



y -i-d — fit. 
de qua facile ostenditnr, cjus valorem esse s zr O. Hinc 

posito rtrz:2 — X, a^nX-f-l, h :zz 3 — X, P:=:X-}-2, 

c z:z 4 — X, y in X -f- 3 et ita porro, habebiiiuis 



4-(î-X)CX + 2) 



6— (4-X)^X-(-:j) 



8-(5-X)(X + 4) 



10 — ttc 

unde sequitur fore -^ =:X, hincque B rz: 2 A , quo in- 
vento formulae supra §. 23. traditae dabunt CmsA, 
D =: 2 A, E n: 2 A , et ita porro , umlc jani usas huju» 
postremi problematis apparat. 

§. 3o. Praecipuum autem subsidiiini nobis submini- 
strat fractio generalis supra $. 27. tradita pro ■ "^J • " ■•, 
quae, evolutis numeratoribus, induit hanc formani : 

(X + J)nj /. V [(/^■)(-/4-ï)-4-X — XX1 n' 






-2)(«-t-i)- X XX) n* 



aC'-«-3) — [C'"^t)'>' -^ 4)+X- XXjn» 
s (:-t-4) — ttc 

duodsi numerus i jam satis fuerit niagnus , ut formula 
subnexa X — XX negligi queat , id quod mox conlinget. 



143 

ciini casii X = ' jam sit X — XXziz — |, satis exacte ha- 
bebimus : 

i>^ + ')n] — nf;^i\ (i-t-00 + ^ )"° 

3 {'■'^ -i; a(^,-^-aJ- (M-r)(;-t- 33n' 

= (' + i) — (« + 3)(' + 4)n' 



Dividamus utrinqiie per i-i-i, et subjunetas fractiones de- 
primendo per divisores communes, perveniemus ad jse- 
quentem fractionem continuam : ^ 



(XH -QnJ 

{«-+-03 — 



— etc. rrr 1 M- / 1 — ?2 n 



{§. 25.) sicqiie habcbinius ^^^^ m 1 H- "/ 1 — ;i«, ita 
ut littera 3 per praecedentem J seqnenti modo détermine- 



tur: 3- . (^ + '^; l^, sive etiam ita: 3- (Ji±lX;-^_l="jOJ ■ 

quae relatio eo minus a veritate aberrabit, qno major fue- 
rit numerus i; atque hinc deducimur ad methodum certis- 
simam totam seriem piopositam 

A H- B COS. -h C COS. 2(p-{-D COS. 3<p-\- etc. 
ex solo primo termino A exactissime determinandi, quod 
negotium per praecedentes methodos vel nimis erat ope- 
rosum, vel non satis certum. 



144 



METIIODUS TUTISSIM A 

investigandi su mm a m seriei 

A + B COS. Cp -h C COS. 2 (p -4- D cos. 3 Cp 4- etc. 

ex solo primo tciniino. 
5- 3i. Quod piimum terminum attinet , is commo- 
dissime determinabitur per hanc seiiem : 



{i-n^y 



— i '■ 2 a 



n . ^^^ '^^^-^ "» 



n' 



-H^.^7-^^--^;l^4-etc.J/ 

Ad sequentes determinandas statuamus brevitalis gratia 

2 X n A rtj 

B -<* * 

(X H- 2') n G ^ 

- D — V^ » 

(X -+- 3) TiD q^ 



E 

etc. 



etc. 



quo facto habebimus sequentes relationes intei' no vas lit- 
teras SI/ 23, (î, 0, etc. 

23= 4 — 

(5: = 6 — 

2) =; 8 — 

(5 =: lo — 



C' • 


3-+-X — XX)n« 


(? 


4 H- X — XX) n Ji 


(4 


i) 
î -(- X — X X) n n 


(5 


. 6 H- X — W) nn 



^ 



20 — 



(loiiH-X — XX)rt« 



145 

Ç. 32. Cum autem productum lo. il :=z no jam 
sit niimeiiis satis magnus , ut prae eo qimntitas X — XX 
rejici possit ut evancscens, tiito statucrc poterimus 

^ _ (^ ._o)^ - ( 1 o -+- l )(l+/ i-»n) 
(§. 3o.), hoc est ^ r= 1 1 (i + K 1 — nn). Pro sequenti- 
bus autem adhuc accuiatius erit Wl =z 12 (i -hV i — nn); 
Slî z= J 3 (1 + / 1 — n n) i O rz: 1 4 (1 -f- /i _ n n) ; 
'Ç 1= 1 5 ( l -f- ^ 1 — « '0 et ita porro ; quos eroo valores 
omnes ex solo numéro n definire licet. Ex cognito autem 
valore ^ retrogrediendo praecedentes omnes jt, 3» ^. ©^ 
etc. assignait potemnt usque ad primum §( , unde porro 
litterae B valor per A exactissime determinabitur. 



J. 33. Hic id imprimis observari meretur , quod, 
ctiamsi in valore ^ error quispiam fuerit commissus, inde 
tamen in litteris praecedentibus aberrationes continue fiant 
minores, id quod hoc modo ostendi potest. Sit in génère 



A z= a 



P 

c — y 



S — etc. 



et si ponamus per errorem sumi f^iz. 00 , erit "^- n: O, 
ideoque 

Mémoires dt VAtad. T. T. 19 



t^6 



c — 'y 



Sîn autem e contrario accipiamus fz=zo^ tiini cvit ^ :=z os, 
idcoque 

A zn a 



* — P 

c— V 

d~ « 

e — 0» 

sive mutatis signis in postrema parte 



A — a — " 



e — y 



lioc est , ob - ziL o , erit i 

•A a- 



c — y 



q;ui valor ab illo , pro f:zz ooy învento 
A — a 



5 — (3 



t — y 

d — » 



quam minime discrepat. Quare cum erroresr maximî in Iit- 
tera / commissi vix ullirm; discrimere pariant inp valore A, 
nrnlto magis elucet , si in littera / error quar» minirrrus 
fiierit commissus , tiim errofrem in A poniriis pro» nihifa 
habori posse , qiïod efgo etiam valet de fittcra supa ad- 
hibitat a.. 



f 147 

f. 34- Postquam aiUem veros valores pro singuîâ* 
litteris % S3, C 0, etc. assigna veri mus, tum «x cognita 
prima A reliquae sequenti modo reperientur: 

B = 

C — 

D =: 



B .. 2 X n A 

— jj- — * 

<X -t- 1) nB 

(X -4- ^) nP 

«te. etc. 



Sicque calcuio satis facili omnia, <^uae in usiim nostrae sé- 
riel desideraiî possunt, exactissime sunt determînata ope 
fractîonum continuaaim; tinde denuo insignis usus harua 
fractionum in universa Analysi perspicitur. 



►o«oo»«>^eo9o: 



ip* 



14^ 

DE L' USAGE 

DU MICROMÈTRE ANNULAIRE. 

PAR 

F. r. SCHUBERT. 



Présenté à la Conférence le 8 Janv. 1812. 



5. 1. L'iTsage de cet instrument simple et inge'nieux, 
employé généralement par les astronomes , pour observer 
les astres dont la faible lumière ne permet pas d'éclairer 
les fils des lunettes, comme les quatre nouvelles planètes 
et la plupart des comètes , consiste à observer le tems, 
ou deux astres que l'on se propose de comparer, arrivent, 
en entrant et en sortant, à la périphérie d'un cercle fixé 
dans le foyer d'une lunette , qui ne doit pas être dépla- 
cée pendant l'observation complette des deux astres. Le 
milieu entre l'immersion et l'émersion de chaque astre, 
donnant l'instant où il s'est trouvé au milieu de la corde 
qu'il décrit , c'est à dire , où il a passé par un diamètre 
du cercle, perpendiculaire à cette corde, lequel représente 
le cercle horaire ou de déclinaison, passant par le centre 
de l'anneau ; la différence entre ces deux milieux donne 
la dilïéicnce des ascensions droites des deux astres. La 



149 

durée du passage, ou le tems écoulé entre l'immersion et 
rémersion de chaque astre, converti en degrés, donne la 
longueur de la corde , et par conséquent , le rayon de 
l'anneau étant connu , la distance de la corde ou de l'a- 
stre qui Ta parcourue , au centre de l'anneau ; donc la 
dilTérence ou la somme des distances des deux astres, 
donne la différence de leurs déclinaisons : de sorte que 
tout ce qu'il faut, pour déterminer la position d'un astre 
par sa comparaison avec une étoile connue , se trouve 
par le tems seul. 

§. 2. Ces observations supposent, i) que la route 
observée ou apparente de chaque astre est parallèle à 
réquateur, 2) que ces deux parallèles sont parcourus d'un 
mouvement uniforme. Mais l'une et l'autre de ces sup- 
positions est dérangée par la réfraction , ce qui rend né- 
cessaire de corriger la différence des ascensions droites et 
des déclinaisons, tirée de l'observation. La Lande a le 
premier donné des formules pour calculer ces corrections (*). 
Kastner a écrit un grand mémoire , pour donner une dé- 
monstration rigoureuse de ces formules (**). Cependant, 
notre Lcxell ayant donné un mémoire (***) dont le but 

(*) Astronomie, 3 édit. §. Î2544 — 2548. 
(*') N.OV. Co-nm. Gntting. Tom. 111. De pnraîklo stdlae elc. 
(***) N.OV. Comm. Fetrop. Tom. XIX. De ,iijfir. iuter paralkL lun,u tU. 



t5o 

est de démontrer la fausseté de ces corrections, Mr. Cag- 
noU (*) a cru prouver que c'était Lexell qui était tombé 
dans l'erreur, et non La Lande. 

Lorsque les astres sont peu élevés sur l'horison , ce 
qui était le cas de la grande comète pendant les der- 
niers mois de l'an l8lî, et ce qui est toujours le cas de 
Mercure, ces corrections ne sont pas k négliger. Or, ayant 
cru voir , que tous ces géomètres qui ont été suivis par 
les astronomes , se sont trompés sur ces corrections , cet 
objet m'a paru assés important , pour le soumettre à un 
nouvel examen, dont je vais exposer le résultat. 
Tab. II. 5. 3. Soit H Z P B F le micromètre .annulaire , C 

^'S- ^- le centre, HCjR, NCZ, le diamètre horjsontaj et ver- 
tical, A D B ^ E G F , les vrais parallèles que les deux 
astres parcourraient sans l'elTèt de la réfraction, PDCG 
le cercle lioraire qui les coupe perpendiculairement par 
le milieu , A^ D^ B'^, Ë^ G^ F'', les routes apparentes dans 
lesquelles les deux astres se présentent à l'observateur par 
Teirèt de la réfraction. Dans la figure qui représente la 
partie occidentale du ciel, le vertical CZ tombe à gauche 
ou il l'orient du cercle horaire CP, et le mouvement 
diurne fait descendre les astres vers l'horison ; dans la 

(*; Traité de ïrigoncm. pag. ^3^ — 442. 



t5t 

partie oiientale c'est le contraire. L'angle P C Z zz: (f), 
sous lequel se coupent les cercles horaire et vertical, se 
trouve par la formule 

tan" (h — </>. a^g > horaire 

î^ ^^ tg tlev. du poTe x. co% déclin. — sti\ di-^liru x co% angle hor. 

OU bien ts,^P=T''T^^' et t^C^—tll^JL'f'^ll^f^J'^^ 

O T tg (T. du pôle ' o T- coî(\^ -t-icf/n.) 

N^ommons le rayon de J'anneaii CTizzz CF ziz: a , les 
demi - cordes DArzDBnzm, GK^zGF =:n, leurs di- 
stances au centre CDz=/, CG=:gj la déclinaison des 
deux astres zz: 5 (cnf prenant le milieu), cos 5 rzi e , la 
vraie diJTérence de leurs déclinaisons zz: rf , de leurs^ as- 
censions droites zz:/^, les différences apparentes ou ti- 
jées de l' observatiort d/ et /R"^, les cordes apparentes 
A^B'' z=. 2m\ K^F^^=i ar/y enfin, sm(pz=ihy cos =z c, 
et V le nombre par lequel il faut multiplier le tems, 
pour le convertir en degrés de réquateur, de sorte que 
y:zz ï5, lorsque c'est le tems sidéraL 

§. 4, Ayant tiré, par les quatre points A''^ B^, E"^, F'', 
des lignes verticales jusqu'au diamètre hoiisontal HR et 
aux vrais parallèles AB, KF , savoir A'' a et, 6B''fî, E'^cf, 
/F^it> les immersions et émersions aurorit lieu en A"", B"*, 
£", ¥', JoTsque A^a=:e^, B^^rz:/", E^'ezze''''. F^ziz e''"^. 
sont égales aux réfractions qui répondent aux hauteurs 
apparentes des points A'', B^,, E^, F'^, ou bien aux hau- 
teurs vraies des poims a, b, e, f. Au moment donc, ou 



l52 

l'on a observé les immersions et émersions, les astres se sont 
trouvé elTectivement en o, b, e, f, et les cordes observées, 
ou plutôt calculées moyennant les quatre époques de 
l'observation, sont nb, cf, tandis que les véritables cordes 
sont AB, E¥. 

Nommons f, a-, les réfractions qui répondent aux hau- 
teurs vraies des points D, G; ^ le rapport qui existe en- 
tre les variations de la réfraction et de la hauteur vraie ' 
■—- d'I^auT ' l^qiiel peut être tiré immédiatement des tables 
des réfractions ; soit enfin Darru, Dbnrx, Gerz:y, 
Gf^zLZ. Les différences entre les hauteurs vraies de a, 
h, et O, comme de e, /, et G, et de D et G, étant éga- 
les à aaf — Da.sin(pzzbu,bx,by,bz, et DG . cos (|) z: c rf, 
la réfraction c sera r=^-f-^cd, et les quatre réfractions 
^'-^-^bu, f-^-^^bx, f^-^-^^cd-^by, f'':z^^^cd-i-^bz. 

§. 5. Voici la méthode de La Lande, ou plutôt de 
CagnoïL 

Les cordes apparentes A^'B'^, E^F'', pouvant être re- 
gardées comme parallèles, le diamètre ddCg^'g, perpen- 
diculaire à l'une , le sera aussi à l'autre , et les coupera 
dans leur milieu d^, g\ trouvé par le milieu entre les 
époques des immersions et émersions en A'', B\ et K\ F''. 
On a donc 
L'o ,d'g'~d', et d— DGzuD'G'^-r-GG' — DD'. 



i53 

Supposant donc DV''-d'g' = d\ on a rf-d^=:GG^— DD^, 
ou bien, D^/i, G^A, étant verticales, d — cV—c.G'k — c.'D'h. 
Or, G A, D h, sont les réfractions qui répondent aux hau- 
teurs apparentes de G'', D ', ou aux hauteurs vraies de G, 
D, que nous avons nommées ^, a-; donc (§. 4.) 
d — rf' :=: C (0- — f) irz ^ c=^ d. 
Pour trouver /Çk' — iR, on suppose que ;^' est dé- 
terminé par le passage apparent des deux astres par d\ 
g, ou par le cercle G^', parallèle à ^ d\ c'est à dire, 
par leur vrai passage par A et //; tandis que ^ se dé- 
termine par leur passage par G, D. Nommant donc A, 
B, A"^, 13', les tcms des vrais passages par D, G, //, A, 
dont les deux derniers soht les mêmes que les tems ob- 
servés des passages par o'. G', ou plutôt par d\ g, ce 
qui revient au même, vu qu'il ne s'agit ici que de la dif- 



ou 



férence des tems ; on a B zr: B' , A nz A'' , 

, • T> . Tj/ * !'■ * A ' Do , h h' » /■ hp , D' 5" 

bien , B zr h , A rr: A rz A -\ . 

Or, nommant y\ l'angle D^G'5', formé par les lignes G D', 
G ô, perpendiculaires aux cordes vraies et aux cordes 
apparentes _, lequel est égal à celui formé par les cordes 

mêmes, on a A :=z A -\ — zzz A -4- — - . 

-Imaginant deux lignes, passant par A, E, parallèlement 
aux vrais parallèles A B, E F, et abaissant A'' a'', B^ b', 
E e , F'^/'', perpendiculaires aux mêmes parallèles; les 

M^mtires de VAcad. T. F. ^^ 



i54 

premières font avec A'^B^ E''F'', un angle y\ dont la tan- 
gente est - y^,^- '^,,^, ou bien - -,^,_ = „^_ -, _ , 
cest a dire, tgM — ' 1- 1> = S^/— - (5 4-); ce qui, 
en substituant abn:x-f u au lieu de a'b'', et c/znz-h/ 
au lieu de e"^/^ , donne tg >] =: ^ 6 c : par conséquent 
A m A'' — *^ -h -^-'- ' Or , supposant que l'étoile précé- 
dente décrit A B, on a 

et M ' = ^^ (B' — AO , donc M' - M = *J^=i?2_±l*^' , ou 
bien, substituant d au lieu de d\ /R'' — iîV=:-^-— . 

§. 6. Dans cette méthode, on fait beaucoup de sub- 
stitutions 3 en négligeant des quantités qui ne paraissent 
pas tout à fait inconsidérables , et l'on fait des supposi- 
sitions qui ne sont point évidentes. On suppose par ex. 
i) que les deux routes apparentes A'^B'', E^F'', sont pa- 
rallèles ; 2) que le milieu entre les époques de l'immer- 
sion et de l'émersion donne le passage par le milieu de 
la corde, d\ ^, c'est à dire, que la corde apparente, ou 
affectée par la réfraction , est parcourue uniformément, 
aussi bien que le vrai parallèle; 3) que les déclinaisons 
ou hauteurs des astres sont elTcctivemcnt observées en ^ 
et ^\ tandis que réellement les déclinaisons ou \c^ di- 
5t,ances Cd^, Cg^, sont conchus de la durée des passages. 
Qii'on s'imagine que les observations sont faites dans une 



i55 

situation ou la réfriiction avance ou recule les deux astres 
diins le parallèle morne , sans les déplacer hors de lui, 
de sorte que les immersions et émersions s'observent en 
o, b, e, f : alors la formule de La Lande ne donnerait 
aucune correction des déclinaisons , la distance du paral- 
lèle apparent étant égale à celle du parallèle vrai. Mdis_, 
la corde apparente ah étant ou pouvant être moindre que 
la véritable AB^ et ef plus grande que EF, la manière 
dont on trouve les distances CD, CG"^, moyennant le 
tems, transporte le parallèle apparent à une distance tout 
à fait diffcrenie de celle du vrai parallèle ; d'où il ré- 
sulte nécessairement une correction de la déclinaison: car 
il ne s'agit pas de savoir, à quelle hauteur ou à quelle 
distance au centre l'observateur a vu l'étoile (ce qui n'est 
pas même un objet de l'observation) , mais à laquelle il 
la transporte par le calcul. Cette dernière réflexion qui 
est la plus importante, ne regardant que les déclinaisons^ 
il n'est pas étonnant que la correction des ascensions droi- 
tes, trouvée par cette méthode, est, comme nous verrons, 
£xacte, tandis que celle des déclinaisons est très-fautive. 

§. 7. Avant d'entrer en matière, il ne sera pas hors 
de propos, de faire une ou deux remarques générales qui 
peuvent ctrc utiles pour vérifier le calcul. Si les réfia- 
ctions en A, B, E, F, étaient égales, quelle que soit leur 

20 * 



156 

grandeur, c'est à dire, si la réfraction, pour une petite va- 
riation de la hauteur , changeait infiniment peu , de sorte 
que ^ zn o : elle ne pourrait avoir aucune influence , ai 
sxn les ascensions droites ni stir les déclinaisons. Car, 
dans ce cas , les cordes apparentes et vraies seraient pa- 
rallèles , et également élevées par la réfraction, d'où il 
ne peut résulter de différence entre les résultats des ob* 
servalions, puisque c'est absolument le même cas que, 
lorsque l'observateur dirige la lunette plus bas, pour faire 
décrire aux deux astres leurs cordes plus haut. Il s'en 
suit que les corrections cherchées doivent avoir la forme 
f A (i -f- ^a -)- cet.), ou bien, en négligeant les puissances 
de ^, la forme ^A. ' 

De plus , si les deux astres ont la même décli- 
naison, de sorte que d ir: o , ils décrivent le même pa- 
rallèle vrai , et par conséquent aussi le même parallèle 
apparent : la réfraction agissant absolument de la même 
manière sur l'un et sur l'autre, ne saurait changer le ré- 
sultat qui n'a pour objet que la différence des déclinai^, 
sons et ascensions droites. Il faut donc que les deux 
concclions aient la forme ^rfA et ^clB, c'est à dire, que 
tous les termes qui ne sont pas multipliés par i^d , dis- 
paraissent d'eux mêmes du calcul. 



157 

§. 8. Nommant t, T, tt, 0, t^, T^, ^\ Q\ les tems 
où le vrai lieu des astres était en A, B, E, F, a^ h, e, 
/, les quatre dernières époques sont en même tems celles 
où les immersions et émersions sont observées en A'', B', 
E''. F'; et le calcul des observations donne 
J9i'--l{{Q'-^^') -{T'-i-t')), et d'-V{a^-m'-)-^V{a'~yi-)y 
tandis qtie les véritables valeurs de ces diflercnces sont 
/Rr:^((0-f-^)-(T-ht)), et d=/(a^-m^)-h/(a^~7z«). 
Nous avons supposé que les centres des deux parallèles 
Dj G, tombent des colés opposés du centre de l'anneau C. 
S'ils tombaient du même coté ^ la dernière racine aurait 
le signe négatif, c'est à dire ^ on aurait d -zz. f — g, ou 
d:izg — /, au lieu de dzzf~\~g. Tous ces cas, aussi 
bien qiie le quatrième dm — (/-f-g)> lorsque D tombe 
au dessous de G, résultent immédiatement de l'ambiguité 
des radicaux. 

§. g. Nommant encore t" ■ — t zzir\ T — T z;z t'^, 
r — $ — t''\ 0' «- — r'''\ on a 

^—Fè^ — \ {-/''' -h -/'' — t"" — -/), 
ou Ton peut regarder •/ , etc. comme les différentielles 
de t, etc. 

De la même manière , si l'on se permet de négliger 
le carré des réfractions , ou des variatîons que d et ^ 
éprouvent par la réfraction , on peut regarder d' — d 



i58 

comme la difféientielle de d. Or, d étant égal à /-|-,g, 
et f'zzia* — m% g^ :=z a' — n^, on a 

rf/ _ d - ad = a/ -4- ag =: — ^- — -^-. 

ou bien d — cZ^ nz — ^-" H- — '^-- . Substituant donc 
d m m m'' — m m ^-^^ — m, et du zn fi' — nz:=. ^-t2! — ;j 



. 3. 4.), on obtient d~d =z ^ ' ^ ^--J^ 1. 

Maintenant, il faut se rappeler que r'', r\ x''^\ '/'''\ 
sont les tems que les deux astres mettent à pai courir les 
arcs de leurs parallèles Aa, Bb, Ee, F/, c'est à dire, 

/ ^ < 1 \ Ko. DA — Da m. — u j 

que T est co;al a — zz: — m : donc 

vcVzizm — u, vcr^z:zx — »î, ver^^^ -zzin—y, v c -/'"'''' znz — n: 
ce qui donne , fcsant pour abréger , x -f- u — 2 m z:z p, 

5. 10. Comme nous négligeons encore le carré des 
réfractions , nous pouvons regarder les petits arcs A A^, 
BB"", EE'', FF^, comme des lignes droites, en traitant les 
petits triangles AA'^n, BB'^b, EE'^e, FF'/, comme rccti- 
lignes. Alors nous avons cosCADzrr-, sinCADizr— , 
ou bien, le rayon CA étant perpendiculaire à l'aie A A'', 
sinaAA^:n-, cos aA A'^ zn - . De plus, A''a étant ver» 
ticalj on a Aah.''=:go° — 0, et aA'^zzr^'': donc 
sin AA^o=:sin(90° — (î)-^nAAO = cos(0 — fl A A0 = ^— . 

wn • **/ Aa. sin a A A' A a . m r 

Mais on a àus^i sinAA ai:; -? — -:;; — ,-. La compa- 



raison de ces detix valeurs donne A a rr 6f^ -}- ^?^ > et 
DazzDA — Aa, ou bien u zzz m — b^ — ^ j^. 
De la môme manière on trouve 

cosCBD=r sinDBB'— sinbBB'~-, 
sin CBD = cosDBB''=:-cosbBB^ — ^, 
BbB' — go°'—(PyB'b^f: donc 

sinBB^6 = sin(9o° — Cp-f-bBB) ^ cos (cp — 6 B R-^; 

— cf~i~bm B6 . sïrtfcBB' B ô . m . 



," > 



ce qui donne Bb^bf -'{^'', et x — m-^bf-'-^f. 

Dans le triangle Ke¥/ , on a eEE^ rr: 90°-f- CEG, 
et EeE''r:90° — Cp, par conséquent sin eEE''r:cosCEG=: J, 
coscEE'=-sinCEG=:-|, sinEE'e = sin(9oO-Cl)-+-eEE0 

— COS (0 — eE EO = ^--^--i^ III E^/«^' __ E^n . 

ce qui donne Ee zr /) e''' - 'f f ''", et j n: n - 6^"" -h -f ?''"• 

Le triangle F/F^ fournit les ëquations,/FF^=90°— CFG, 
F/F'=: 90^ — Cp, donc sin/FF''r=-^, cos/FF^znf. 
sin FF7 = sin (90^ _ cp -^/FF^ 1=: ces (Cp — /FFO 

c g -)-6a F/ ■ s;n.f FF' F/ • i . 

— ~"i — /'" — Tf" ' 
ce qui donne Yf-h^'''-^-'-^^''', et zrz/iH-6f^''''''4-ï?'''''. 

Ces formules, quoique adaptées au cas représenté par 
la figure, 011 l'émersion B tombe au dessous du diamètre 
horisontal HR, et l'immersion E au dessus, ne laissent 
pas d'être générales. En effet, lorsque B tombe en R, 
le parallèle en R M , on a C iM :^ C R , sin C R M, 



i6o 

RM m CR . cosCRM, c'est à dire,/rz:6n, ?;izz:ca,p4£ 
conséquent Bbrzo et x :n »î. Mais, si B se trouve an 
dessus de R , / devient plus grand que CM ou que ha, 
et m plus petit que ra, ce qui rend B6 négatif, et 
X rr m — Ç~ — b) f''^, comme ci - dessus. De la même ma- 
nière, il est aisé de voir que, lorsque E tombe au des- 
sous de H, g devient plus grand que ha, n moins grand 
que Cttj par conséquent Ee négatif, et / nz n -f- (" - — b) f''^. 

§. 11. Le nombre ^ étant moindre que -^3, au moins 
tant que les hauteurs ne sont pas au dessous de 6 k de- 
grés, on peut toujours négliger le carré de ^. Alors, les 
valeurs du §. 10, comparées à celles du §. 4» nous don- 
nent ^ :^^ ^ — ^biizr: ^^^-^A , ou bien 

m 

ce qui donne _u — (m — (b -|- ^^)?) ( i ~\- ^b {b -^ "l)) , c'est 

à dire, u-m-h^-':l^-^^h^m^^bcf-^b^{b^-^'-^^-^'^^). , 

On trouve de la même manière 

xz=:m^h^--i^-^^,h^^m-^bcf~.^b^{b^-^^^^q;)- 

;^— n-bf-f-';f?-f-^b^/i-Bcg-^6^(b^-^-^-f-^4f') 

i=n-v.b^f-^e+^b^/i-^^bc§H-^be(b^-4~^V%'') 

-+-^cd(b4-^). 

Ce qui donne 



i6i 

t — 7= 2bf + iï,hcg-\- 2^6f (6-' -1- îif-) -f- 2?bcc/, 
X— u = sbf— - c^6c/-f-2^6f (6^H--^^), 

§. 12. Substituant ces valeurs dans les équations du 
§. 9, on obtient 

^^-/K = i^,±^ + ^e(S-£) + ^. et 

__ nHë-—f^) a" d (g ~î) 

et y-+ -=:y— / + y — g = 7y — cï; donc 
^._^^?^(,_^ç^l^^/2e^^ et 

d — d' zz: ^ rf (c^ — 6^ H- ^') n^ ^ci (cos 2 Cf) -f- jf). 

La première de ces deux formules s'accorde avec celle 
de La Lande, au dernier terme près, lequel, comme nous 
verrons plus bas, n'est entré dans le calcul, que parceque 
nous avons négligé les carrés des réfractions, qui renfer- 
ment le même terme atlecté du signe contraire. ]\Tais la 
seconde formule est tout à fait ditTérente de celle de La 
Lande f ayant un terme (-y—) qui peut devenir beaucoup 
plus grand que la correction entière de La Lande (c*), 
parceque a est toujours plus grand que / et g. (-e terme 
devient même infini , lorsque / ou g est égal à zéro. 

Wmnirei de l'Acad. T. T. 21 



l62 

C'est donc une raison de plus , pour ne pas faire passer 
les étoiles trop près du contre de l'anneau. 

§. i3. Si Ton vent tenir compte du carré de la ré- 
fractioa, il faut se rappeler que nous avons négligé ce 
carré , tant en trouvant cl — cV par la simple différentia- 
tion, qu'en traitant les triangles AaA'^, etc. comme recti- 
lignes , ce qui est d'autant plus important que la réfrac- 
tion, les astres étant observés près de l'horison, a un 
rapport considérable au rayon de l'anneau qui, dans un 
pareil cas , ne sera peutètre que deux fois plus grand 
que la réfraction. 11 faut donc déterminer aussi bien 
cl — cV que u, X, y, z, d'une autre manière que nous 
n'avons fait (§. 9. 10.). 

5. 14. Résumant les expressions (J. 8.) 
d =1 /4- §, d' = |/ (a= — }n^) + V (a' — n'^) , 
la valeur complette scra^ m^ étant :ir ^-^ m ;7î -f- ^ , et 
n' = n-i-^ (§. 9.), 

— f /, ^J_ Pz !"* ^^ _i_ f^ ^ I -li ''^ -'^^^) 

— J \^ ij' %i' 8/-+/ i~'^^^ zg~ \zr 8g4; 

— U\ !^_^1^)_J_ rrCl -^ -''') 

J y"- iS^ 8/4/ l^'s'^-^ ig- 8g4/ 

^{^ g^-L^ -3 — r^ _ ^Ç. On a donc 
a — a — 77 H- Ts H- T ^/i "'" l^) ' 



i63 
et la valeur complelte de /P/— ^B, comme ci dessus (§. 9.), 

nS /T\ — . 

§. i5. Pour trouver les valeurs complettes de u, x, 
y, z, nous nous servirons des triangles CaA'^, C6B^, Cel-C'^, 
C/F''. On a tgCaD = {, Da A^zzi 90° + Cp, par con- 
séquent , 

cosCrtA^zrcos(90°+4) + CaD)~-^sin(4) + CaD)r=^-^^^. 
Or, les trois cotés du triangle Cak\ savoir Ca = >/(a^-)-/2), 
Ck' — a, ak' — {, donnant cos C fl A^ — -^^-^ p'^J.f' , il 
résulte de la comparaison de ces deux valeurs, 
o :=^ u~ +/^ -f- f'^ — a"" -\- lh^^u-x- 1 c^' f, ou bien 
u~ -\- Q.h^'u -{- 6^f^^ m m^ — 2 c/f^ — c^f'^S ce qui donne 

1 ' cf / c'a- /„ 

et uzrzm — b? p —r? "• 

On trouve de la même manière 

„ , 1 // cf // c- a- //^ 

Ces trois dernières équations résultent immédiatement 
de la première, en fesant attention, 1) que u se change 
en fy ou X en z, lorsqu'on substitue n au lieu de m, et 
■ — g au lieu de /, les points D, G, étant supposés tom- 
ber des cotés opposés du centre, 2) que u se transforme 
en X, ou y en z, lorsque h devient négatif, l'angle 

21* 



164 

D n A'^ et G e E^ étant égal à 90=* + 4) , tandis que 
D b B- m G/F'' = 90° — (p. 

§. 16. Ces valeurs, comparées à celles du §. 4, 
nous donnent 

c'est à dire 

OU bien 

u = [m - j (6 + '/ + ^-0] [1 + ? 6 (6 + '^ + qi')] . 
c'est à dire , 

OU enfin 

en négligeant les termes multipliés par ^f, ^f, etc. 

La même expression donne y , lorsqu' on substitue 
ç + ^cd au lieu de f (§. 4,), n au lieu de m, et — g 
au lieu de / (J. i5.), et u, j, se cliangcnt en x, z, en 
donnant à h une valeur négative. Il s'en suit 
x^m+(b~'4)i~'^S,e + ibm(b-'4)-ibi{c--b^ + i^i!). 
y^n + (:-f-b)i-'^e + i{cd-bn)({-h) 

+ ?j(6(c'-6')-(-i^^-î^,-'), 

«= « + f^ + 6) f - ç„^' e + ? (crf + (.«) r.' + h) 

d'oii l'on tire 



j65 
z — / =r 2 /jf ~h 2^hcg — 2 ^6f (c^ — 6^) H- Q^bcd, 

p = - "-' f - c:- ?' + = ïf'- '" - ^::- ?. 

; c ? c- a.- , ^Xti 4èb^<:S a^c^g<i z^c'ia'd 
q — — ^ f — -_j- f -H 2 ?6-« -f- ^— ? H- --^^ ^f~ ?» 

§. 17. Substituant ces valeurs dans les équations 
(§. 14.)» on obtient 



^._^_i^ç^£^:ti*_çi_^^^ et 



c^ a^ ^^ ^b-m^ 



c-a-p- ^6-r^" «y?'. X 9 j Çc3a^dpl 

c- a- j^ Çè^ c a'^ ^ l 

c'a-^^ ^b^ca^ç ^c3a=dç\ 

OU a cause de ^ 4- - :zr -^ — / 4- - — g — y- — d, 
\ d-d'—^dic^-h^-i-'-j^-^ ''' "'^i^- ^ ^-0> 
ou^bien d — d''— ^rf(cos2(î) + ^f (1 -hî^-^^-^^)), où 
le dernier terme peut être négligé, dans tous les cas où 
les astres ne passent pas trop près du centre , de sorte 
que nous avons, comme ci -dessus, 
iÇ.' — ^.— ^^^-^ = ^%=^-^, et 

e cas o ' 

d— d'zn^d (cos 2 (p H- ^^) = ^ d (cos 2 (p -^ ^p). 

§. 18. Qvioique le calcul rigoureux par lequel nous 
avons trouvé ces formules, ne laisse aucun doute sur leur 



i66 

exactitude , il ne sera pas inutile , de les mettre , aussi 
bien que celles de La Lande, à une épreuve bien simple. 
Supposons l'angle (P :zz. n , ou (^ i=: 180°, ce qui a 
lieu, lorsque l'observation se fait dans le méridien même. 
Alors on a 6=1:0, cr^^f^l, cos 2 <P z:z i , et les formu- 
les de La Lande donnent , aussi bien que les nôtres, 
JW — /^ = 0, et d — d^ rr ^d. Comme dans ce cas 
Tab. II. les routes des deux astres AB, EF, sont parallèles à 
'g' ^'l'horison, tous leurs points, se trouvant à la même hau- 
teur, sont élevés par la réfraction de la même quantité: 
de sorte que les routes apparentes A''B^, E' F^, sont éga- 
lement parallèles à l'horison et aux vrais parallèles. Le 
milieu des cordes apparentes D^, G'', se trouve, par con- 
séquent, dans le même cercle horaire PC, que le milieu 
des véritables cordes, D, G : en prenant .donc le milieu 
entre les immersions et émersions observées, A'', B'', et E^, 
F"^, on obtient le même résultat que si l'on avait pris le 
milieu entre les véritables immersions et émersions A, B, 
et E, F; de sorte que la ditférence des ascensions droites 
n'a besoin d'aucune correction, c'est à dire^/R^— ;î^ = o. 

Pour ce qui regarde les déchnaisons , nous avons 
DGczzrf, BD'z=z^, GG''z:r^ + ^rf (§. 4.); on trouve 
donc, par la durée des passages A'^B' et E^'F^, CT>'' ziz f -\- ^,- 
OÇy—g — ^^Uy et d' — D G' =:/•+- ê — ^d, c'est à 



i67 

dire, d — d zn^d. Toutes les deux formules sont donc 
évidemment justes dans ce cas -la. 

§. 19, Supposons maintenant; l'angle (J) zr 90°, ce 
qui arrive sous une élévation du pôle zn (3 , lorsque le 
cosinus de l'angle horaire est égal à ^ (§. 3.). Ce cas 
ne peut avoir lieu que lorsque d > (3, ou que les étoiles 
passent par le méridien entre le pôle et le zénit, et nom- 
mément dans le point de leur parallèle , qui est touché 
par le cercle vertical , l'angle horaire étant < 90°. Sous 
l'équateur même , ce cas arrive 6 heures avant ou après 
la cnlmination d'une étoile quelconque ^ c'est à dire, lors- 
qu'elle se trouve dans l'horison. Les formules de La 
Lande donnent pour ce cas, où b— l, cno, etcos2CÎ)=: — 1, 
JÇ\f — ^ rz o, et d — d^ zz: o (§. 5.) , tandis que les nô- 
tres donnent M' — M =: o, d — d'' ^^dQ^. — l) (J. 1 7.). 
Voyons , lequel des deux résultats est juste. 

Que la 3 Fi^ire représente le micromètre, où CZ est Tab. II. 
vertical, CP le cercle horaire dans sa position horisontale, S- ^* 
AB, EF, les vrais parallèles des deux astres, lesquels 
étant perpendiculaires à l'horison , la réfraction n'en peut 
faire sortir les astres, mais seulement les élever dans leurs 
vrais parallèles. C'est donc le cas dont nous avons parlé 
(§. 6.), et l'on voit aisément que, la distance des cordes 



168 

DG n'étant pas altérée par la réfraction, la manière or- 
dinaire d'envisager cet objet, ne saurait donner aucune 
correction des déclinaisons, tandis que de la manière dont 
on calcule les distances des cordes au centre , il résulte 
nécessairement une déclinaison tout à fait dilTérente de la 
vraie déclinaison. Si A A' z= f^ B B' z= (\ KF/ — f\ 
F F^ zr g'^^'''^, sont les réfractions qui conviennent aux hau- 
teurs apparentes des points A, B, E, F, et que Ton conserve 
toutes les dénominations employées ci -dessus, c'est à dire, 
qu'on nomme ^, o-, les réfractions en D et Gj t, T, ô, 0, 
t/, T\ ^\ Ç)\ les tcms où les astres se trouvent réelle- 
ment en A, B, E, F, A\ B'', E'', Y'; on observera les 
immersions et émersions aux instans t\ T'^, ^\ Ç)^. Or, 
les réfractions ^''\ ^'% étant plus grandes que f'', f^^^; les 
cordes observées K^ B^, ¥/ F^, étant augmentées par la ré- 
fraction , et par conséquent parcourues en un plus grand 
intervalle de tems, elles sont, par le calcul des observa- 
tions , déplacées hors de A B , E F , et approchées du 
centre; de sorte qu'on trouve les cordes ah, e/, au lieu 
des cordes vraies AB, EF, et la dilTércnce des déclinai- 
sons d g moins grande que la véritable différence D G. 
11 y a donc certainement une correction des déclinaisons, 
ce qui prouve la fausseté des formules vulgaires , et la 
justesse des nôtres, comme nous allons voir. 



1^9 
; On 2Le-t ■+-)'-, T'=T-+-i^, ^'=^-+--!'^ e^=:04-Ç, 

ce qui donne J^ —M^ r + r-?"-r ^ 

De plus, on a AB-cm, EFir2/î, A^B^ - 2m -h ^'^ — { , 

F/ Y :=z 2 n H- ^^''^ — ?^ '^ : par conséquent , dm zzl - ~^ ■» 
a,i ~ f-Ilfii^', et r/ — rf-' = ^ H- !i-J-^ (§. 9.) , c'est à dire, 
• d — cl :=z !"-^':=l^ H- "^^""— ?'"^ 
Or, nous avons g'^zn^— ^m, f'^irTf+^j», f'^''''iir(r— ^/z, 
^'"^ = 0- + ^/?, ou bien ^ '"^ nz ^ — ^;2, ^^'' ' z= f 4- ^ /i, par- 
ceque cr ziz ^ , les hauteurs de D et G étant égales. On 
a donc f "''H- f^^'^ zn 2 f zi: ^'^^ + ^^, et g"^' — f^ rz 2^ m, 
f"^ — f'^'" =: 2 ^/z, ce qui donne J^'' — /R zz o, et 

et c'est précisément ce que notre formule générale a donné. 

§. 20. Avant de finir ce mémoire , il ne sera pas 
hors de propos, de dire quelques mots sur la maniera 
dont il faut se prendre , pour donner à ces observations 
toute la précision dont elles sont susceptibles . Toute^ 
r observation consiste à saisir les tems des immersions 
et émersions, que nous avons nommés t, T, d, 0, et l'on 
a (J. 8.)^=-^. ((0+^)-('T^t)), cZr:>/(a^^m^)-f--i/(a^-n^). 
L'erreur de J9k. est donc proportionelle aux erreurs dont 
l'observation de ce^ époques est aiTcclée , lesquelles peu- 
vent se combiner de différentes manières, en s' ajoutant 

^Kmtirei de l'Acai. T. y. ^' 



l'une à l'cUitie, ou en se compensant réciproquement. Si 
par ex. l'observateur a niaïquë les quatre épo(]ues trop 
tard, ou les immersions trop tôt., les émersions trop tard, 
ce qui est ordinairement le cas, t, T, ô, 0, seront trop 
grands, ou bien t, $, trop petits, T, 0, trop grands; 
mais , CCS erreurs se compensant , on trouve la juste va- 
leur de ^. La seule chose qu'il faut observer par rap- 
ports aux ascensions droites, est donc , d'arranger les ob- 
ser^•ations de manière , que les fautes qu'on y peut com- 
mettre , soient aussi petites que possible , ou au moins 
égales pour les deux astres. L'observation du tcms en 
général est plus exacte , à raison de la vitesse avec la- 
quelle le phénomène arrive ; or , le mouvement diurne 
étant uniforme, la vitesse des immersions et émersions ne 
dépend que de la direction plus ou moins oblique dans 
laquelle les parallèles des astres rencontrent la périphérie 
de l'anneau. 11 est donc évident que, pour trouver l'as- 
cension droite avec la plus grande précision, il faut faire 
décrire aux deux astres deux cordes de la même gran- 
deur , c'est à dire , qu'il faut les faire passer à distance 
égale du centre, l'un par dessus, l'autre par dessous. 

Ç. 21. Pour la déclinaison, on a drfnz ^ dm -»- — Bu 
(J. 9), OU dm, dn y sont proportioncls aux erreurs que 
robscrvatcm a commises sur le tems. On voit donc que. 



171 

si ces erreurs sont de nature opposée , elles peuvent se 

compenser , et rcndie nulle l'erreur dd. Mais si elles 
sont de la même nature, c'est à dire, si l'on a trouvé 
toutes les deux cordes trop grandes ou trop petites , ce 
qui est le cas le plus vraisemblable , il faut les ajouter 
pour trouver l'erreur 5d, laquelle, supposant les erreurs 
de l'observation <);;/, du, d'une grandeur constante, de- 
viendra plus considérable, à mesure que m y n, sont plus 
grands, et /, g, moins grands, c'est à dire, à mesure que 
les cordes approchent du centre. Il en est de même de 
l'erreur qui résulte des réfractions (voy. §. 12. 17.). Il s'en 
suit que la déclinaison se trouve avec d'autant plus de 
précision , que les cordes sont plus éloignées du centre.' 
Comme celte condition est diamétralement opposée à celle 
qu'exige l'ascension droite , le meilleur moyen paraît de 
combiner les observations deux a deux, en fesant d'abord 
passer les astres près du centre, et ensuite près du bord 
du micromètre, et en se servant de la première observa* 
lion pour déterminer l'ascension droite, et de la seconde 
pour la déclinaison. On voit aisément que cette méthode 
ne peut être employée, que lorsque la différence des dé- 
clinaisons d est beaucoup plus petite que le rayon a de 
l'anneau. Si U est à peu près égale à a, ou plus grande, 
il n'y a pas d'autre moyen, que de faire passer les deux 



i7B 

astres à distance égale du centre. Alors, m, », et /, g, 
étant de la même grandeur , savoir f z=i g zz. l d , et 

Bm - -(^IirAL) , Bn - :sSȱ=zl^2 , on a 

2 î 

-V , V f (ae -4- aT — a^ — dt).v (a^ — j rf^j 

dJ^ — ^idQ-^dO — dT — dt). 
Supposant donc dTzz:d&, de sorte que 

a© -f- aT — ae — at r=: 50 H- ()^ — 3T -- at, 

ou ce qui revient au même , supposant qu'en prenant le 
milieu entre plusieurs observations, les erreurs immédiates 
de l'observation affectent de la même manière les ascen- 
sions droites et les déclinaisons, on a 

Id 

On peut donc compter d'obtenir l'ascension droite et la 
déclinaison avec une précision égale, lorsque îrf'r:r*(n*— îrf'), 
c'est à dire, lorsque d := yr^-^f^ • Mais, si d est plus grand 
que -/y~^^., on peut compter avec plus dé sûreté sur les 
déclinaisons que sur les ascensions droites, et vice versa. 

§. 22. Ceci nous servira en même tcnis à prévenir 
une objection qui paraît se présenter d'elle même. Lors- 
qu'un des astres passe par le centre mêrne, / ou g étant 
égal à zéro, la correction d — d"" (§. 17-) devient infini- 
ment grande, ce qui n.iraît absurde. Mais il n'en est pas 
moins vrai que , quelque valeur qu'on donne à d — d''^ 



elle ne satisfera pas à l'observation, parceque la corde 
<jui en résulte (ab ou ef) est plus grande que le diamè- 
tre, de sorte que /'' ou g^ est une quantité imaginaire, et 
la correction d — cf ne peut être calculée. C'est ce qui 
a toujours lieu , lorsqu'un des astres passe par le centre, 
quel que soit l'angle Cp: car, soit que la corde apparente 
devienne plus ou moins grande que la véritable corde, 
laquelle est égale au diamètre, la correction d — d^ est 
indéterminable , parceqcie dans le premier cas la distance 
d,e la corde au centre /'' est une quantité imaginaire, et 
que dans l'autre elle est indéterminée, vu qu'elle peut 
tomber au dessus ou au dessous du diamètre. 

§. c3. Il ne sera peut-être pas inutile, d'ajou- 
ter quelques mots sur le moyen de déterminer le 
rayon de l'anneau , qui fait la base de toutes les ob- 
servations faites avec ce micromètre. Le moyen dont 
on se sert ordinairement , est , de faire passer par le 
centre même une étoile dont la déclinaison est donnée, 
et de convertir la demi -durée du passage en degrés d'un- 
grand cercle. Comme il est impossible de distinguer le 
centre ou le diamètre de l'anneau qui est tout à fait 
vide, ces observations se font plus aisément, en observant 
l'astre dans l'instant de sa culmination, parceque sa route 
est alors horizontale. Mdis il est évident que, quelque soia 



''74 

(qu'on y porte, on ne peut jamais être sur que l'astre 'a 
passé précisément par le centre. Il est donc nécessaire de 
pouvoir déterminer le rayon par une corde quelconque, 
décrite par des astres connus; et c'est ce qui se peut 
faire de deux manières , savoir par le moyen des deux 
bords du soleil, ou de deux étoiles. 

§. 24- L'observation du soleil donne les quatre épo- 
ques des contacts extérieurs et intérieurs de l'immersion 
et de lemersion, lorsque le centre du soleil se trouve en 
Tab. H. S, Tj t, s, lesquelles nous nommerons A, B, C, D. 
S- 4- Ayant mené C D perpendiculaire au parallèle du soleil, 
dont le rayon rrr est donné par les éphémérides, on trouve 
le rayon CAzz:a de l'anneau, de la manière suivante. 

Soit, comme ci - dessus, v le facteur qui convertit les 
tenis en degrés, et e le cosinus de la déclinaison du so- 
leil (§. 3.): on aura D S n D ^ = ^-^ ~^\ DTnDtz:^"^^ 
CSma-f-r, CT nz a — r, par conséquent, 

ce qui donne 

1 6 ar=v*e^((D-A)^-(C-B)2)= . V(D-A-+-C-B)(D- A-Ch- B), 
ou bien, fesant pour abréger, D—Azzzhy B— Ar=-D— C=r^, 
de sorte que D-A-4-C-B— 2D-2A-(B-A)-(D- C) 
=:2(/»~A), et D— A — C-4-B — 2A, Y 

t^c-k(h — k) 

4 '■ 



175 

Les éphémérides donnent, pour chaque jour, le tems so- 
laire 2>y que le diamètre du soleil met à parcourir le fil 
horaire, sous le titre de durée de la cuhnination du soleil: 
si donc la pendule que l'observateur a employée, est ré» 
glée sur le tems moyen, on a yzzik'e, et aziz'^~—. 

Comme l'anneau a nécessairement une épaisseur plus 
ou moins grande, il faut trouver le rayon intérieur aussi 
bien que l'extérieur. En elYèt^ l'observation de l'attouche- 
ment des deux bords du soleil à la périphérie extérieure 
et intérieure de l'anneau donne huit époques, dont on 
lire, de la manière que nous venons de décrire, le rayon 
extérieur et intérieur de l'anneau. En tournant l'anneau 
sur son axe, de sorte que le soleil ou les étoiles rencon- 
trent d'aulrcs paities de la périphérie, eu entrant et en 
sortant, on verra si l'anneau est parfaitement rond. 

11 est fiicile de voir que, pour donner à ces obser- 
vations toute la précision dont elles sont susceptibles, il 
est bon de les faire à midi ou à peu près , et vers le 
plus long jour, afin que l'influence que la variation de 
la déclinaison du soleil et la réfraction peuvent avoir siur 
Ifcs observations^, soit insensible. 

$. 2 5. Quand on a observé le passage de deuX' 
étoiles connues, la durée de chaque passage^ convertie en 
degrés, ou multipliée par yCj donne les cordes 2 m, in. 



tl6 

et l'on connait la difleience des . déclinaisons z=id. Nom- 
mant donc /, g, les distances des cordes <;/, n, au cen- 
tre, on a a* ::;: w/^ -h/% et a^ zrn^ -f- g% ce qui donne 
n^ — m^ z=ij^ — g^- Si donc d est à peu près de la même 
grandeur ou plus grand que le rayon a , il faut diriger 
la lunette de manière que les deux étoiles passent à di- 
stance égale du centre (§.21.), et que dz=:f-hgy ce qui 
donne >f^ - m^ - d (f - g) - d (2/ ^ d), ou / = ^îi^^ . 
Si, au contraire, d est beaucoup plus petit que o, il vaut 
mieux faire passer les deux étoiles près du bord de l'an- 
neau (J. 21.), de sorte que dn^f — g, ce qui donne éga- 
lement n' - m' z=z d (f-i- g) z=. d{2f-d), et f z:i^"±^f^ , 
Cette valeur, substituée dans l'équation a^zzzm^~^-f'^ donne 

L'extraction de la racine est facilitée par les tables 

trigonométriques , en introduisant deux angles Cf), vi/, tels 

que tang cp :;zz 7^1—, tang vp z=: ""--^ , d'où il résulte 

secCÎ)- ^^"^"7^^,;-^^ t>, secvP-^■^^"-^;^^^''-^. 
sec . secv{/ — >^CC^"-mV+_» ^:^^^-4:. ^-)d°-f-d4) ^ ^^^. conséquent 

__^ n — m 

*"" 2 cos ^ eos\\j' 

Pour éviter l'influence de la réfraction, on fera bien, de 
choisir deux étoiles boréales vers le tems de leur culmination. 

— ^oeoooo^oooooo*— ~ 



177 

SOLUTIO PROBLEMATIS 

CALCUL U M INTEGRALE M SPECTANTIS. 

AUCTORE 

NICOLAO FUS S. 



Coiiventm exhibita die i Aprilis i8i2. 

Ç. 1. Haud raro in solvendis problematibus ex me- 
thodo tangentium inversa , aliisque quaestionibus e Geo- 
nietria sublimioii, pervenitar ad valores diffeventiales coor- 
dinatamin x et y hujnsmodi formae : 

BxrrrpdCp-f-rôt cos. , 

3/=: r9Cp — p'dt cos. <p , 
denotantibus p et r functiones variabilium t et ; qua- 
rum formarum integratio, siquidem p et r fuerint functio- 
nes idoneae^ plerumque succedit; in génère au te m , si p 
et q dénotent functiones quascunque , eam exsequi haud 
licet. Quaestio igitur hic nascitur satis ardua: cujusmodi 
functiones pro p et r accipi debeant, ut formulae differea- 
tiales supra memoratae integrationem adFnitt<1nt? Hoc qui- 
dem non unico modo , sed pluribus , fieri poterit , inter 
quos sequens, ob varia calculi artificia, dignus mihi visus 
est ut hic breviter et concinne exhibeatur. 

Mémoires dt fAcad. T. y. ^^ 



n8 

5, 2. Sumantur scilicet pro p et r producta ex bi- 
nis functionibiis, quarum altéra solius Cj), allcia solius t, 
sitqne p.— TO et r:=zT^<i>\ existentibus cD et O^ func- 
tionibiis ipsiiis Cj) tantum; T et T' autem tantum ipsiiis t. 
Ilic i^itcir qiiaestio eo r^dit ut funcliones istae T, T^, O, 
O"" ita determinentur, per t et 0, ut integiatio formularum 
illarum pio dx et dy assumtarnm succédât et ta m x quam 
y per easdem variabiles t et Cp exhiber! queant. 

§. 3. Introductis igitur loco p et r functionibus modo 
stabilitis prima nostra. aequatio erit : 

ax = T^^acj) 4- T^ o^at COS. (p . 

Haec si fuerit integrabilis, ex primo membro, ubi tantum 
angulus Cp est variabilis , fit xrzT/OacI); ex altère au- 
tem membro, ubi sola t est variabilis , fiet 

X = O/cos. cp/T'at, 

qui valores cum debeant esse aequales inter se, habebimus: 

T/oacp =z= O/cos.Cp/T^at, 
sive separatis variabilibus erit 

O' COS. (p T ' 

qnae aequalitas autem locum habere nequit, nisi utraque 
fractio aequetur eidem quantitati coiistanti , quam littera 
a designemus , ita ut sit : 

I. /(D a Cj) zn a (D^ COS. (J) ; 
II. /T'at =; aT. 



179 

§. 4- Tractctur nunc simili modo altéra aequalio: 
a/ — T'^cD'acJ) — T CD a t COS. , 
ex cuJLis primo membro sequitnr fore y rz: T'y^D'^dCP ; ex 
secundo autem membro >• zr — <D cos.<PfTdt; quibas va- 
loiibus inter se aequatis nanciscimur hanc aequalionem; 

T'fO' acj) =z — (D cos. Cp/T a t , 
sive , separando variabiles , hanc : 

* COS. (p T * 

quae aeqnalitas iterum locum habere nequit, nisi utraqae 
quantitas fuerit constans, puta (3, hoc est, nisi fuerit: 

III. f<î)'d(p =: pcDcos. Cp, 

IV. /Tat = — pT''. 

Atque nunc ex his quatuor aequationibus functiones d), 
O'', T, T'' determinari oportet. 

I. Determinatio 
functionum T et T'^. 
§. 5. Quaeramus primo valores functionum T et T^, 
quod efficitur ope aequationum II. et IV. , ex quarum pos- 
teriore fit T == — (3 . -^- , qui valor in altéra substitutus 
praebet fT^ dt rz — a|3^; unde denuo difleientiando, 
sumto dt constante, emergit aequatio : 
T^at =1- ap ^-|f, 
quae ducta in at fit 

T'at^~ — apaaxV 

23* 



i8o 

ex qua fcinctionem T' defmire licet, eaque ins'cnta etiam 
fimctio T innotescit. 

5. 6. Ista autem acquatio intcgrabilis redditur , si 
ducatur in 2dT^, hoc enim facto adipiscimur 

cujus intégrale, addita constante, est 

TT'dt' -h ap (3X0* — C=i aadt\ 
iinde poiro nanciscimur 

dt - -JZJ^_^^. 

V aa — TT 

§. ". QjLiodsi autem ex hac formula differentiali ip- 
sam vaiiabilem t, ejusque subsidio functionem T'', defmire 
velimus, una cum functione altéra T> duo casus conside- 
randi et seorsim tractandi occurrunt, prout scilicet quanti' 
tas a (3 fuerit vel positiva, vel negativa> quos igituv casus 
sedulo distingui conveniet. 

Casus 1. 

quo a (3 ziz -f- ^ ^• 

5. 8. Hoc igitur casu nostra formula supra pro dt 
inventa evadit dt:=z: —;— > unde integrando nancisci- 



T' 



Vaa — T'T 



miir t :r: X Arc. sin. — . Hinc autem quaesita functio fit 
T^ z=. a sin. ^ , cujus dilferentiale dat dT'' ziz ~ cos. ^ y 
unde ob T zzz — p ^ j impetramus T 1=: •— ^ ^^s. ^ . 



i8i 

C a s u s 0. 

quo a |3 z=: — ja. fx. 
§. 9. IIoc casu formula pro dt inventa abit in hanc: 



VTT — « a 

cujiis intégrale deprehenditur fore 

unde concluditLir fieri in numeris 

r 



e.- — T + Vt'T — aa. 




Hinc porro deducitur functio 




2f ■"" t 

ç"^ -haa ef* -f. aae 
T — — 


<• 
'p. 


sel* ^ 




ex qua diflerentiando elicitur 




t f 

aT" — f^(ef--- aae ^^), 




iinde emergit et altéra functio 




T zz: — -il (e.'^ — aae '*). 





II. Determinatio 
functionum O et cD''. 

§. 10. Pro functionibus <D et O'^ determinandis re* 
solvi debent hae duae aequationes : 
/CD acp =1 aO/cos. (p, 

/a>' a (p — p (P COS. (p. 



l82 

Ponatui- (D^cos.Cp — P et Ocos.^) — Q, ita ut sit O^— -^ 
et O m -^r , atque habcbimus : 

Ex haium aequationum priore fit 
Q.a4) z=: ad P COS. Cf) , 

qui valor, in altéra substitutus , praebet 

, p a (p g p a p cQ?. <p 

y cos7<p d<P 

Hinc d/lTerentiando elicitur 
unde porro concluditur fore 

§. 11. Hic commode usu venit ut ista aequatio, 
ducta in 2 3P, integrabilis évadât; fit enim : 

oPaP-2apapaap^Ç — capap^^^f^:^, 

unde integrando nanciscimur 

pp =: apap^^l;;; -h c. 

Hinc, posita constante C irz 6 b, fiet 

apap^ ^;^?^ =^ pp — bb. 



dcp 

unde porro adipiscimur 

a^) ap/ap 



coj. y (PP — 66) * 

pro cujus integratione iterum duos casus distingui convc- 
niet, prouti fuerit vci a(^ :^-\~>iK vel a|3zz — fx/x. , 



i83 

Casas 1 . 
qiio a (i zzi -{- X X, 
§. 12. Sit primo apzr: + XX, en't nostra postrema 
aequatio ^^^"^^ = ^pp ^ ^ , unde integrando fiet : 

log. tg. (450 + iCp) =: X log. (P + /pp — 66) , 
Ponamus brevitatis gratia -^ ziz S et tag. (45° h- i 0) z= j, 
eritque s znP -i-v VP — 66, unde porio deducitur 



P — 



r~5. 



bb s°-4-bbs- 



5. l3. Stimantur differentialia et obtinebimus 
aP =2 ï5 . ^(/ ^ 6 6^-^). 
Ciim autem sit 3 j m: , ^^ . ^o ^ , ^ , facile intelligitur fore 

dî d «P 3 (p 

T 2 COS. (4j° -h 5 Cp) j/n. (45° -t- 5 $} ' sin. (9oOH-<p) * 

Substituto hoc valore j-f^^^:^)^ ^^^ loco ^ in expres- 
sione pro 3P inventa habebirans 

unde porro fit 

= —J^^ ^ l^à {S -^hhs ), 

hinc deniqiie functiones quaesitae erunt 



<D = 



Q, aSj/-—bbs—^} 



COS. <p ""^ î COS. ij) ' 



C9$. (p 3 COS. (p 

C a s u s 2. 
quo a p z^ — jx jUL. 
5. 14. Ponendo «p n:; — ^^ aequatio integranda 



i84 

C'. 11. erit -%:=. ■ _ ^ — , unde sumtis integralibus erit 

log. tg. (45° -f î 0) m jx Arc. sin. | , 
sive, si iterum ponatur Z tg. (45° -t- |(p) m: J, erit: 

p 

log. s ^n [x. Arc. sm. y. 
Hinc facile eriiitur P =r 6 sin. — , cujus differentiale dat 

a P = P . ^^ COS. ^ . 

fi î ii 

sive ob ^=1-^ erit dP — -. -^^.-, unde porro nan- 
ciscimur Qn: — cos. — . His valoribus pro P et Q. inven- 
tis functiones quaesitae erunt : 



-T, ab Is 

Q> :=. rr COS. — ; 

zn — ^ Sin. — . 

Conclusio. 

§. i5. En ergo seqnentes nacti siimns valores pro 
quatemis functionibiis qiiaesitis T, T\ O, (I)'' : 
I. Pro casu a (3 zn -j- ^^. 
T^:=z osin. |; 

TB o f . 

I t_ . - 

0.(5^ — h h S ^) 
O =1-^ ^; 



0/ — 



2 X COS. (^ 
I I 

jX I 5 5 ^ X 



2 COS. Cj) 
ex quibus porro fit 






i85 

a fi a COS. ^ (s'^ — hhs ^) 
2 h A COS. <J) 

a sin. Y (j^ ~^bbs ^*) 



2 COS. <3> 

Tum vero, quoniam 

X =: a T O' cos ) 

habebimus sequcntia întegralia aequationum propositarum t 

I I 

a; zn — j* cos, ^^ (j ^ H- 6 6 j ^) ; 

ï I 

y = -f- -,- sin. f (^>^^ — 66 j"" ^), 

II. Pro casu a^zr: — jm.^. 
t^ t_ 

T^ =1 l{e"- ~{-aae h) ^ 

2 /J, \ / •' 



C) ::=: ^ cos. - : 

O/ b • 1.5 

■=. — -r sin. — . 

C0%. (41 \L 



Hinc funcliones quaesitae erunt 

j_ ^ 

r 1= H ^-. sin. -' (e''* -+- a a e '^Ô . 

' 2 COS. $ /JL \ ' / 

Mfmoheii'.eVAcua. I. ^. 2 4 



i86 

Denique integralia aequationum propositanim eriint 

j_ t_ 

X :=. — sin. - (e'^ — aae \^\ \ 

L 1: 

7 = -^cos. ^ {e^ + aae f^) ; 

cxistente s •=. tag. (45° + 1 <^) pro utroque casir 



►ceocoo^ocoooo^ 



187 

SUR UNE NOUVELLE MÉTHODE 

DE DÉTERMINER LES HAUTEURS 

OBSERVÉES PRES DU MERIDIEN. 
PAR. 

Mr. L l T T R W. 

(Prof. d'Astronomie à Casan.) 



Présente à la Conférence le 23 Dec. i8i2. 



1. Toutes ies solutions du problème, dont il s'agit 
ici, se Lussent, comme on sait, réduire à chercher la dif- 
férence des quantités h et h\ données par les équations 
suivantes : 

o zr: sin h — sin sin 5 — cos Cj) cos 5 cos s 
o rr: sin // — sin cp sin 5^ -— cos Cj) cos ^ cos / 
où Cp> est la latitude géographique du lieu d'observation, 
5, h, s la déclinaison, la hauteur et l'angle horaire de 
l'astre , les quantités ^ 1/ ./ se rapportant au midi , où 
/no. De-L\ on tire sans difficulté, en faisant hf —h — dh, 

cos(:t> — 5) — cos($ — ô'+dfc) 2 cos (^ cos S sin'^ —- 

sin {<h — 5") : — —r i..— ^ 

1 • cos ® cos s 

ou bien , en prenant m iz: -r-~T. . 

' i sin (cp-l-d) ' 

o,„ c,'r.2 ^ cos($-Sy+sin(S-S'-+-dh) sin{(p — S)—cos(^S — S'-(-dh)cos{<p~S) 

2 sm (tp — S) 

En substituant dans la dernière équation pour sin (5 — 5'-f-^ A) 

24 * 



et cos (J — y-\-dh) leurs valeurs en (5 — y-j-dh), en 
faisant ^ -^ l^ -^dk -z n on obtient: 

2 m sin^-^ ziz jï -h "-^ cotg (0- 5) — ^^J njjo,s(^-sj 

71$ n^cofg. (4) — 5> 



i.4 S •" l 



6 



— etc. 



Enfin par la reversion de la dernière série on trouve 
dh , s'm i'^ — (5^— 5) sin /' -f- 2 m sin^{- 

. — 2m*sin*4€otg(Cl>-5")-h 4m*sin*Y(î-<-cotg^((î>— 5)) 

— 2 m* sin* ^ (3cotg((I>— J> + 5cotg^(Ô — ^)) 

H- m'sin'o-^ (2 8cotg*((î>— J; -^ 24cotg^((p -5) -t- ^2) 

^-r- 20 eotg ((!> — ^)) ^ etc. 
Gnand on n'a pas des tables particulières, la forme la 
plus commode pour le calcul de 3/i, en poussant la sérif 
sin -^ ^^ (7) siii 1 — (^y, sîn^i -f- etc. jusqu'i ^^f, sera 

"^ 
a/jnz ^5^— J} -f- (0.2930294] mt' 

— (0.4934834 — 6)mt* 

— (0.9706047 — 6]m^t*cot^((p — S) 

-f- (0.9492095 — ii)m't*(]; ■+-cotg^((î>— J)) 
4- (0.4720883 — ïi)mH^coi^{(^—-S} 
-♦-(0.2959970 — I2)mt*> 
oii t est Tangle horaiie en nn'nutes du temsr, dh la varfa- 
tior» de la hauteur en secondes de rare, et ou les fac- 
\çm^ numçùqucs ^oal déjà des logaiitlunes. 



2. Delamhre avoit donné le premier la série précé- 
dente (Détermination d'un arc dw méridien) ^ mais elle ëtoit 
fiUTtive déjà dans le troisième terme. Cet auteur ne l'a 
pas corrii^ée dans la Connaissance des fems pour Van 12, 
ou il a traité cette matière fort au long. La même er- 
reur a été copiée dans la suite par un grand nombre de 
Géomètres (Puissant, Traité de géodésie; Pascfuich, Epitoma 
Astronomiac etc.). Depuis Dclambre a corrigé le S'"^ terme 
dans sa Base du s/stcmc métrique décimal, F'ol.Jl. p. ig6, 
mais en négligeant les termes siu'vans. Enfin MoUweide 
(Monatliclie Correspondenz von Zacli) a donné la méthode pré- 
cédente, et par-lti la solution la plus complette de toutes. 

Quoique en généra! les; premiers termes de la pro- 
cession donnée suffisent, il n'en est pas moins vrai, que 
cette expression soi8 dépourvue de deux avantages pré- 
cieux. Elle n'est pas très convergente dans tous les cas, 
ce qui en rend l'usage incommode, et quelquefois même 
impossible pour les ohsei-rations d'un certain génie; et en 
outre il n'est pas facile de donner le terme généial de la 
série, qui est tiès compliqué, ce qui a souvent L'eu dan* 
les séries nées par la reversion d'une autre et doit être 
regardé comme un défaut de l'analyse, même sans égaid 
à l'application plus qli raoins coiiuuwdc qu'on en fait aux 
obscivalions. 



Mais il est clair , que la même inconvenance restera 
toujours, tant qu'on ne cheiche que la quantité Bh. La 
chose la plus naturelle, et qui se présente d'abord, c'est de 
cherclier la tangente de —, ce qui fournit 

tancr — :zz — . --- ( cos a — o x) n . — .-r- (cos a—hxr 

■ -^— . —.-—- (cos a — hxy -^ etc. 

1.2.3.4 s/n'a^ ' ' 

où fl zz CP — 5, b rz: cos Cp cos 5 ^ x :n sin* -^ . 

La loi de cette progression est assez simple , mais 
l'usage pour les observations est incommode, ainsi elle 
ne peut pas être admise , ni plusieurs autres que j' ai 
essayées. 

Il faut donc entamer le problème d'un autre côté 
tout différent. En le faisant, je laisse aux astronomes 
d'en apprécier les avantages, et je les prie de se souve- 
nir, qu'une solution discutée déjà par tant de Géomètres 
ne prête pas en général beaucoup d'espérance d'y ajouter 
encore quelque chose d'important. Difficile propire com- 
munia dlcer,e. 

3. En désignant par a, (3, y les côtés et par A^ B, C 
les angles opposés d'un triangle sphérique, on a, comme 
on sait 

cos y zz: sin a sin (3 cos C -\- cos a cos p . . . I, 
cos C zz sin A sin B cos y — cos A cos B . . . IL 
L'équation 1. donne 



• 2 I A 1 — 5m g rin3 ' ^o^C — ■casa eoî(3 

En égalant cette expression à la suivante 

/^ — 2/ê cosC + ê^ 
on en tire 

fg ■=: .îsina sin p , 
ou bien on aura : 

fi-\-g2 — sin2 - cos^ ^ ~\~ cos^ - sin^ ^ , 

J ' <J 2 2 ' 3 a ' 

/a a • S S 

s: rz: 2 sin — cos — . sm — cos — . 
'--J 2 0. 2 2 

La somme de ces deux équations donne à chaque côté 
du signe d'égalité un carré complet, d'où je conclus 

r :zz sin — cos — / 

g ziz cos — sin — s 
OU bien, comme on peut changer les valeurs des / et g, 
en satisfaisant toujours aux équations précédentes , on a : 

f :zi; cos — sm — J 

J 2 2 f 

£ ZEZ sm — cos — V 

O 2 2^ 

Avec les premières valeurs de / et g, en faisant 

fi -2fgcosC -h g^z:z(f- g. e'^-') if -^.e-'^-) 
où log natfi=i, et en prenant les logarithmes, on a 
logsin|y-logsin*cos^— mcosC— |JW^cos2C— |m'cos3C— ... (A) 

ou m :r: tg 7 cotg — . 
De la même manière, en prenant les secondes valeurs de 
f:, g, on trouve 



192 

logsin^y=3logcos*sin'^---:^cosC— ^-^cosgC— ^^cos3C— ...(B). 
L'équation I. donne aussi 

_ 'V tint •:in.Q c.tC -^ ca^ a c(>?[î -4- « 

cos* — :zz , . 

En égalant cette expression à la suivante : 

A^ -j- 2 /2 A cos C -H k^ 
on trouve 

h =z cos ^ cos 17 , . )h z=i sin * srn ^- , 

/l =r sin - sm i-^ (fc =:r cos ^- cos i-. 

Dé - là. on tire , par un procédé semblable , 
log cos ^ rz: log cos " cos ^- -+- n cosC — y cos 2C-1- - cos 3C— ... (C) 

od n z= tgf tg^ 
log cos^mlog sin^sinf H- ^cosC- ^.cossCh- j^cos3C- .. . (D). 

On peut traiter de la même manière l' équation H. 
pour en tirer quatre expressions analogues pour sin — et 
cos^-. Mais il est plus cor«modc, de changer seulement 
dans les équations précédentes 
a en A , 
p . . 180 — B, 
V . . . C, 
C .... y, 
ce qui , en faisant /j zr tg — tg - , 
et q = tg ^cotg^, 
donnera les expressions cheichées; 



193 

logsin - zz: log cos ^ cos ^ —pcosy— ^^* cosoy — ^ cos3y— ...('A'^ 

îogsin ^ iz:: log sin __ sin - — ^^cosy— ~ coscy ^cos3y— ... (B^) 

iogcos - :ir. log sin * cos " -4 r/cosy-- 5. q^ ^^5 oy -+ yq^cos3y—...{C'') 
logcos"^ :^ logcos ^sin ;, -h -cosy— --,cos2y-f- — ^cos3y— ... (D% 

Les huit séries trouvées sont , comme on voit , d'un 
u^.i^c très commode, dès que les quantités fUj n, />, q sont 
wL( très - grandes ou très - petites. 

II s'agit nuiintcnani de les appliquer a. la solutic3n 
dti problème donné. 

4. Soit s Tcingle horaire , 

z la distance de l'astre au zénith , 
7r la distance de l'astre au pôle de l'équateur, 
v[/ la hauteur de l'équateur pour le lieu de 
l'observation. 
En faisant N:=tgv tgy l'étjuation (C) du §. 3. devient 

ÎO£;cos— :zz loecos ^ cos- h- N cos j cos 2 s-i — cos3<y — . 

Soit 4* In distance de l'astre au zénith pour le tems du 
midi, l'expression précédente, à cause de S — O, deviendra 

logcos- m logcos-;^cos ^ -h N H h etc. 

la dilTérence de ces deux équations donne 
lne;cos^rlogcos~ H-2[Nsin^-- — --sin*"-^- sin*---- sin^-— etc.]. 

»-> 2 O al- 3 2 2 3.24.4 -• 

Soit donc 

fl — 2 [Nsin'- — ^' sin'-' -f -sin^'-' -^ etc.] 



194 

et dc^gnons pai a'^, «'"', etc. la mrme exprrs<îion pour la se- 
conde, la lioisième observation etc., pour lesquelles s est 
supposé devenir /, /''. 

En faisant n égal au nombre des observations^ on aura 

, log[cos^€Os--cos''^ ...]-+- (n -H- «^-^-a''''H- etc.) 
log cos l zz: — ^^ * 

et il ne s'agit maintenant que de rendre cette expression 
de log cos -f la plus commode que possible pour l'appli- 
cation aux observations. 

Pour cela soit Z la somme des toutes les distances 
au zénith observées, et %°zz:'-.Z. Soit en outre: 
log 'COS -^ =1 log cos ^ -\- h , 

-' Z-' j / 

log COS ^ HZ log cos — -)- , 
log cos ^ zr: log cos -„- -\- b'\ etc. 
Cela posé, on aura 

bi::ilogcos ^ — logcos^zr A. îogcos*- -- — lAï.tg^ 
où Aî-izzz — tP. De la même manière on aura 
\/ z=z~ 1^%' . tg ^' , 
h'' = — lù^i' . t^'Ç, etc. 
où A 2/ rz: z^ — 2° , A z'^ zz -z^ — z", etc. Cela donne 
log [cos ^ cos ^- cos "^ . . ] iz:logcos^-h^ (b-i-6'-i- b V . . ), 
n T — log cas ^^- -^'tg^/(Az-f Aa V AzV), 

— log cos- , 



195 

parce qu'en ne rcgnidant que les premières difTércnces , 
on a 
Az-^Az-'r-A î-'' -H — (z — 2;^) H- (z'— iP) -\- (z' — 7.<^ 
— Z — ;îz^ — Z — Z — o. 
L'équation précédente devient donc 

lo^cosl" = logcos'^- 4- -^ (a -4- n^ -f- a^'' -}-) .... (a) 
et cette expression est déjà très appliqtiable aux, observa- 
tions dans lesquelles tt et vj^j sont des quantités très pe- 
tites, c. a. d. pour d(\s latitudes géographiques très gran- 
des et pour des étoiles très voisines du pôle. 

5. Mais le calcul des quantités a, a\ n"' . . est 
encore fatiguant. Poiu' le lendre plus commode, on peut 
remarquer que la quantité a est égale à 



/2sin^— \ /2sin^'-\^. 

f __1 Nsini^- i' p 

Vsini^V Vsini'^V' 



— cm I - 



— sini ^-1 -^ -sini -etc. 

Vsini'-V' 

Ainsi quand on a une table qui donne, avec, l'argument ^, la 

2sin* — 

quantité ?-, on cherche par cette table, avec l'argu- 

sin !''■' 

ment ô:i::t(rangle horaire en tems) , les nombres corres- 

pondans à chaque observation Je nomme A la somme 

de tous ces nombres divisée par n. 

Alors on chcrclie, par la même tablc^ avec l'argument 

^ ^= 2 t , les nombres correspondans , dont la somme , di- 

2i * 



visée par n, soit B, et ainsi de suite pûui ^ zn 3f, 
<iz:4t . . ce qui donne C, D . . 

Les quantités A, B, C . . étant trouvées, on aura 
"- '^'^^.^l^t- — (0.3233592 — 6) A N 
— (0.0223292^ — 6) B N* 
• --f- (0.8462379 — 7) C N^ — 
«u les facteurs numériques sont des logarithmes.. 
De celte manière notre é(jualion (a) devient 
logeas |- :^ logeas ^ -f- (o. 32 3 3 5 9 2 — 6 ) A N 

— (0.0223292 — 6) B N^" 
-{-(0.8462379— 7)CN» 

— (0.72 12992 — 7) DN*. . . . (6). 
La forme de cette équatiorr est beaucoup plus, com- 
mode que celle de l'équation; (a). 

6. Mais encore il est à souhaiter que le calcul 
des quantités nouvellement introduites A, B, C . . puisse 
être achevé d'une manière plus co^nmode. Ere effet l'u- 
sa<^e de ces quantités demande que la table en question 
soit d'une étendue un peu trop grande. En outre l'in- 
apection de la table , trop souvent répétée , est en- 
nuyeuse. 

On peut lever tout - a - fait cette difficulté, en ob- 
servant que pour des. angles -^ ^^'^s. petits (et c'est 



i9T 



notre cas) on a - '- à très peu près égal a m% abbre- 
sin - 

2 

viatioii très admissible, parceqnc les termes suivans de la 
série (6) ont des fjclcurs très -petits, ce qui fait qu'une 
petite erreur dans les quantités B» C, D , . sera inscnsi- 
We dans le résultat. 

F'aisant donc selon celte remarque : 

B — 2^A, 

C z=: 3' A, 

D rn 4^ A , 
et ainsi de suite, nôtre équation deviendra: 
logcos i zz. iogcos j -(- (0.3233592 — 6) i\p 

— (0.6243898 — 6) A N« 
4- (0.8004804 — 6) A N* 

— (0.9254 192 — 6) A N^ 
-f (0.0223292 — 5) A N' 

— (0.1015104 — 5) AN^ -|-...(c) 
et ici on n'a qu' à entrer une seule fois pour chaque ob- 
servijtiorr dans la table, au lieu des (it . m) fois poirr l'é- 
«{uation précédente (6) , si n est le nombre des observa- 
tions et m le nombre des termes,, qu'on doit piendre dan? 
chaque série particulière a, a\ a\ , ^ 

L'expression dernière sera donc toujours^ très commode^ 
des que la valeur de la quantité N est très petite. 



7. Mais si N a encore une valeur considérable, la 
dernière série ne sera pas très convergente et on m de- 
vra prendre un nombre plus grand de termes, ce qui est 
encore incommode. 

Premièrement il est cLur que, si N est ires grand, 
la série (D) du §. 3, traitée de la mémo m.inière commf'; 
la série C, dont nous nous sommes occupés jusqu'ici, di^n- 
nera pour logcos ^ une progression très convergente, par- 
ceque la quantité ^, qui entre dans chaque terme de la 
nouvelle expression, est très - petite selon h\ supposition. 
De la même manière on' pourroit substituer à la place de 
l'équation (c) des séries analogues déduites des équations 
A et B. 

Mais en considérant la chose de plus près, on verra 
sans diiTiculté , que l'équation C, traitée jusqu'ici, peut 
aussi être appliquée au cas où la valeur de N est très - 
grande. Pour faire voir cela, rétablissons les facteurs nu- 
mériques de la série (c), et en prenant p. — 0.43429448 19 . . 
où jJL est le module du système des logarithmes vulgaires, 
nous amons 

log cos l' =z log cos ^° -h A [A sin 1 ^'' [N' — 2 N* -^- 3 N^ - 4 N* -1- ]. 
Mais on sait, que le terme sorniTiatoire de l.i série 

est égal à 



199 

N~2\\V"(2'*-3'')N'7'-(2"-2.3%-4'')N^7* 

-(2''-3.3V3,4''---5'') NÎ94 

-(2''-4.3V6.4''-4.5V6'')N^9>-- 

» I 

ou a ziz —-ri^. 

De là il suit que le terme sommatoire de notre progression scrd 

I -i- N "■ C H- N)2 (i -+- NJ= * 

et c'est ce qu'il étoit facile à prévoir à la seule vue de 
la forme de ]a progression 

N _ 2 l\, _|_ 3 N' — 4 N* -f- etc. 

Substituant à présent dans r^-^ la valeur donnée de 

N zz: tg "l^ tg '"^ , notre équation devient 

, ^o . sin TT sin v|> 

log cos I z=: log cos ,- -h A fx sin i^ —- . . . (d). 

4 cos^ — — 

Traitant de la même manière l'équation (B) au §. 3. 

on trouve 

, o sin7rsinv|^ 

log sin \ = log sin ~ — A |A sin 1 ''. — ^--r . . . (d') 

4 sin^— _;-*- 

et enfin par la division des deux expressions précédentes: 

log tang i :=: log tang ï^ - A ^ sin 1 ". -ïîiiili.^ . . . (d"). 

Les é(}uations d, d\ d'^ sont les expressions cherchées. 
Les équations (A) et (D) du §. 3. en donneront apparem- 
ment les mêmes. 11 me semble qu'elles ne laissent pas 
beaucoup à désirer. La tablcj dont j'ai parlé, et qui sert 



200 

A prendre la quantité A, est entie les mnins de tous les 
Astiononies: c'est la même que Delamlre a donnée dans 
la Conn. des teins an 12 , dans la Déteim. d'iui are du 
méridien, dans la Base du syst. métrique etc. et qui <\ été 
copiée tant de fois par les Géomètres. L usage de celte 
table est très commode, parcequ'on n'a jamais besoin d'une 
intercalatioii. 

Je me dispense de plusieurs remarques faciles à faire, 
et dont îa plupart a lieu aussi pour la vieille mclhode. 
Une des principales est de se procurer le teins avec l'ex- 
actitude la plus soigneuse , et de pvendie un nombre 
presque égal de hauteurs de cliaque côté du méridien a 
des distances presque égales , ce qui sert à diminuer en- 
core la petite erreur du premier terme dépendant de z°. 

8. 11 ne reste que d'appliquer les formules trouvées 
à des exemples : 

1794 1^ 1^ Mars à Gottingue. 
Tems du clironomètre à midi vrai o . i\ \g'\2. 
DéclLrLiison du soleil à midi — 3°. 3o . 38^^. 
Variation horaire de la déclinaison 57 7520, décroissante. 
Latitude estimée 5 1°. 32''. J^'\ 
Demi - diamètre — 16. 8,1. 

-^- somme des hauteurs observées du bord supérieur, corri- 
rigées de l'erreur de l'instrument, 35°. i3''. 52''^, 5. 



201 



Selon la méthode ordinaire du f. l! 



r;ing!«» 

horarc 9'4i' 
en tPiiis 


1 1 1 1 

8' ic," 6' 39" 5' i6' 3' 49"^ q' 47" 


0' i9"a'5"3'9"4'36" 6 OT 




.35 8: 86.8 54.5 j 28.G i5.2 


0.2 65 


i9 3|4i-5 


73-9 



Somme de ces corrections 58^^,9454, dont Iç 
logzz: 1.7704499 
Iogm:=r 9.8794023 
Iog44'^7 — 1.6498522. 
Refract. -f- demi diamètre z=z 1 7^. 28'''' 6 
S"" — 5 -f- parallaxe de hauteur + correct, zzo'' 5 S'^S 
35^ l3' 52''5 i somme 
3 3o 38.0 déclinaison 
53.3 



38 45 23 8 
— 17 28.6 



\|/rz38 27 55.2 =; hauteur de Tcquateur; 
Selon la méthode du §. 8. 

m :r= 93° 30^ 38'''o >" 
vj/ — 38 27 56.0, 

i° — 54 46 7-455; " '■: 

A — 58.9454, 



Wmoirn d* CAiad. T. V. 



«Ç 



£02 

L'équation i^} donne log ,,;?f;^j = 9-9^57991 

log A jjL sin 1 zz: 6.098809 1 
log o.oooi 147 HZ 6.05960S2 
J-ogtgT — 9-'7^43337 
log tg 1=^9.7142 190 

^=:54°45'2 2'''94 
ç3 3o 38. o 
38 45 i5.o6 
— 17 28.6 

H- S.6 mcV — d-f- parallaxe 
v[/zz:38 27 55^^!, comme auparavant, 
i'exemple suivant, pour l'étoile polaire, est pris de 
la Base du système métrique Vol. II. piig. 275. 
1796 Janvier 20 à Dunkerque. 



l'angle 
horaire 

16' 53" 


Table 
559" 4 


l'angle , Table 
horaire 1 

5'4i"l 6^4 


r angle 
horaire 

" 5' 46" 


Table 
65" 3 


14 5a 


433.8 


4 7 


33 3 


7 43 


116.9 


i3 35 


362.3 


2 5 5 


.63 


9 '9 


i7'J-4 


13 6 


2874 


i 95 


39 


1 i 57 


280 3 


11 3 


239.7 


o 8 


0.0 


i3 9 


33y.4 


9 52 


.91. ï 


57 


1.8 


14 5i 


43'.^. 8 


8 3i 


'42 4 


2 18 


10.4 


i5 57 


49.yi» 


6 4P 


91 .2 


4 .6 


35.7 


[77 


iip./j,.t 



i- somme des corrections z:^ 208 '^, 35 zzlA. 
L'arc parcouru de l'instrumeut 



so3 



= Sgi: 1826 = z 


7r=: 10.46^.39^7 


37. 174275r=:-^=rz« 


x^zn 38. 57. 44,0 


AfJLSin l .sin7rsinv|/ 

log— — -r — 4.38i5855 — logo.0000024 

4 cos* — ^— 


loocos^zz: 9.9767350 


log 


cos^— 9.9767374 



^zz37°. 10^. 2o^5 
Rcfract. pour ^ — — 43,4 
•TT zz: 1. 46. 39,7 
\j^ — 38. 57. 43,7 
Delamhre a trouve v{/ — 38°. 57^. 43^^, 7 7- 
L'avantage de ces formules §. 8. se fait sentir principa- 
lement pour les angles horaires plus grands, et en géné- 
ral , dans tous les cas oh la méthode ordinaire est 
incommode , à cause du peu de convergence de la série 
du §. 1. 

9. A l'occasion des huit équations trouvées §. 3. il 
me sera permis d'ajouter , que ces formules trouvent leur 
application très-commode dans un grand nombre de cas, 
où la méthode ordinaire n'est que très pénible. Pour les 
completter, il faut déduire des quatre équations de la Tii- 
gonomètrie sphérique , connues sous la dénomination des 
formules Nepperiennes , quatre séries semblables , ce que 

26* 



204 

l'on pourra faire sans difficulté, en observant que ces for- 
mules ont toutes la forme tang ^ zr a tang -^ , et que l'é- 
quation dernière résolue donne 
J rz: f- 4- C;-;) sin/ -^ i C^^ sin 2 j -+- 1 (^^;^^ sin 3 y -^ 
Soit par exemple A la distance de deux points de la 
surface terrestre, considérée comme celle d'une ellipsoïde de 
révolution, dont a, h sont les demi - axes et e^ zz. '^ ~ . 
Soient de plus \\/ et vp'^ la hauteur de iV-quateur et z, 2/ 
les azimuths des points donnés, et w la différence de leurs 
longitudes terrestres. 

Pour chercher v|y^, z^ et (ji des quantités données A, 
vl^, z, Delambre a donne dans les livres cités des formu- 
les qui ne sont pas très exactes dans les derniers termes, 
Orianl en a donné d'autres plus justes, que voici: 
5 := ^"^ ( I -+- '^sin' v|.) , oi R" ^ -" ,. , 
.p :=z e* 5 sin* vp cos z , 

o = \'.^«^(l + 2cos^z.)» 
\{/ -z::. v^-^5cosz-+--J^sin'zcotg\|y— gj^-,sin*zcosz(n-3cotg"v['), 

%' z=. i8o°-+-2— Ssinzcotgvl^H- ^^sin!icos2(i-+-2cotg'v|/) 
— -^sinz cos^z cotgvj/ (3 -f- 4 cotg^vp) 
-h ^j^^jsinz cotgvjy (1 -h 2cotg*v|^) -i-^^ ■ sinz, 

M rr ^T^. [5— j^coszcot.gv|>-f--j^,(cos'z-4-4cos*2;cotg*\|>'-cotg*\|y)3. 
Mais dans la mesure d'une partie un peu considé- 



205 

rable de la surface terrestre, quelle peine ennuyante de 
calculer toutes ces équations trois cent ou six cent fois! 
Encore ne sait on pas comment continuer ces séries, si 
l'on en a besoin, sans recommencer tout le calcul. 

Comparons à présent la même solution par les for- 
mules du §. 3. 

En supposant la première signification de 5, jo, f/, on a 
m — tg4 cotg^. et n — tg J t^± 
moyennant quoi on aura stir le champ: 

:i=— 90° 4- msmzH sin 22— sin3z-h. . . 

— - — ^:= — 90° -h -î--f- nsinx -f- — sin 2z--f- sin 3z-+-. . . 

logCOS - Z=Z logCOS ^ COS -— JJL[nCOSZ-|-'^COS2Z-l-"^COS32H-] 

où vj/^ a la correction dépendante de l'cllipticité ziz p ~i- q 

et % ^„ sm z . 

Pour la vérification du calcul précédent on a encore 
logsin- =: logsin ^' cos ^ -t-fx [mcosz — — cos2z + — cos3z— ] 
où fJLziz 0.4342945. 
On n'a qu'à jetter un coup d'oeil sur les séries pré- 
cédentes, qui sont toujours très convergentes, pour en ap- 
percevoir les avantages. 

Soitv|y=:4oo log*^^-: 8.7984183; 

ï — 3o<> loge* zn •7.7766329; 

^i:^ i5oooo toises, logî 1=3.9750457; 

5;z:20 37'2i''602. 







îo6 


Les équations d'Oriani donnent: 


} cos z = 


= 8176^^67 
64. 3X 

— 0. 71 

— 3. 04 
-f- 20. 20 
-f 0.40 




somme 


! 82 5 7'''90: 


=:2»17''37*'9 

40 




^' = 


142° n' 3Y'^ 




r 


. . 7344.26 
— 346.96 






-H 3.85 
H- 21.85 
— 7.28 



«zz 70i5'''72 m 1=» 56^ 55^''72 
enTm z^=: 208° 3i^ 56'^i. 



Les formules nouvelles donnent: 



«07 

log m r= 8.79S5oo5; log n =: 7 9207323 

ms'mz m 6386.28 
logcos^cos^iz: 9.9728721 353.29 

— o.oo3i335 17.10 

— 0.0000075 0.70 



logcos'^z^ 9.9697310 t±!îz=.^ 76Q42^29^''3^ 

\^^rz 42° 1 7'' i 7'^4-+- 20^''2 +o'''4 
— 42 1? 38. o 

«sinz:= 859.27 
6.20 
o 04 

^^^-- 7^4° 45' 34^". 49 

5/zz208°3i^56^''.i2 
iizz. i 56 54. 90 
«omme auparavant. 

10. Il me reste à remarquer encore en faveur de ceux 
qui sont déjà accoutumés aux formules primitives de Delarri' 
hre i qu'on peut les rendre beaucoup plus commodes par 
une substitution convenable, sans nuire à l'exactitude du 
résultat. Pour cela soit 

f»=:^,^R'''cosz(i-f-|c'sin^v[.) et n = ^^^-sina 

et les formules précédentes d'Ona/ù deviennent: 



20S 



v|/^ — v|y 4- w H- ;^ . [cotgv|y — l cotg' vl/ — f^ cosx] 



sin^ — — 



Pour y appliquer l'exemple précédent, on a 

logmn: 3.9136465; logn zz 3.6734795 
s^^= 400-t- 2° 1 6^ 36'''84 -+- 64'''2 2 - 3'''o4 - o''4 = 42°! 7^ 3 7''''(î 
log/i(i-f~'^sin=^v|y) =: 3.6740157 logsinv|ysinz=: 9.5o70375 
log comp. sin \|y^ — o. 1 7 202 8 7 9.82 79246 

logw zz: 3.8460444 logsin^'' :=z 9.679 i 129 

w— i°56'55'^3 %' — 2o8<^3i'56'^i. 
La différence o^^4 est tout - à - fait insensible pour 
une distance énorme de iSoooo toises ou presque 4'^' "l'I- 
les allemandes; le plus grand côté des triangles dans la 
dernière mesure françoise , dont l'une des extrémités et oit 
à Iviza dans les îles baléarcs , ne contenoit que 82000 
toises, et encore étoit-elle très difficile à pieidre, quoique 
les observateurs les plus exercés et pourvus des meilleurs 
ijastrumens, avoient pris toutes les précautions possibles. 



90000030000 01 



n. 
SECTION 

DES 

SCIENCES PHYSIQUES. 



Mimoirti de TAead. T.V. ^^ 



HEJIIPTERORUM MAXILLOSORUM 

GENERA ILLUSTRA TA 

PLURIMISQUE NOVIS SPECIEBUS DITATA AC DESCRIPTA 

A 

C. p. THUNBERG. 



Conventui exhibita die 9 Decembris 1812. 



h*,x Ilemlpteris Linnaei Insectis duos constituit Ordine«; de 
Entomologide studio optime meritus Professor Fabricius, ni- 
miriini Uloiiata et /?iv?goffl. Tlaec rostio elongato , llla 
maxillis validis inslructa ab inviceni facile distinguntiir, 
licet secunduin melhodaiii^ ab alis desumtam, sub uno eo- 
dcinque ordine acque facile militare possint. Rlaxillosa 
Ilcmiptcra Linnaei, sive Ulonata Fahricil in diversa divisa 
fneiunt gênera , scilicet a Linnaeo in GryUum , Blatiam, 
Tnivalideni , Mantlm , Locustam; a Fabnclo in Acrydium, 
GryUiim, 7>uva!idcni, Blattam, Mantim, Achctam et Locu- 
stam. Hacc veio, quotquot sunt gênera, duin accuicrtioà 
sub examine revocantur, gênera adhuc phua, et e iJen er 
diôtincta constituere deprelienduntur. Sic e. g. dyllus 

27* 



ww/i/ï antcnnis suis capitatis disiincttim oiiinino cfficit gc- 
nus, a niemct Gomphnccms appellatiim : et corpoie inani 
Aùicae quani maxime singxilaris inqola;, Piinunora a Giillis; 
ceite valdc divcrsa est: a l^Lintide capite nimirum acumi- 
nato peibene discrepat Mantlspa „ uti et thoracis djveisa 
structura PteropuSy Ph/llophora, Phasma et Conocepliahs a 
Locusta ; pari, modo ctiam Pliyniateus et. Dictjrophorus a» 
Gryllis merito erunt scparandi. 

Novam igitur methodum artificialem hujiis ordinis teu-- 
tïivi , ab Entomologiae peritis ultciius, quosque fieri pot- 
est, emendandam , et imprimis ab Tllis illustrandam ac 
perficiendam ,. quibus ad majota et lociipletiora Musaea 
aditus felicior patet. Intérim e collectionibus meis , non 
omnino inconspicuis plures adjungo species no\ as, et quan- 
doque rariores ,. descriptas ; ut in amabilis scientiae aug- 
mentum etiam meum conféram calculum, nec sit etiam in 
provecta aetate ulla sine linea dies.. 

Tria dudum Gênera^ ante speciatira dcscripsi , scilicet 
Acrydium-' in Actis No vis Reg Societ. Litter. Upsaliensis 
et Pneumoram atque Blattam in Actis re^, Acad. Scient.. 
Stockholmensis;. licebit itaque haccce breviter tanlurn com-^ 
memoraie, dum reliqua paiilo. fusius a mcmct reccn^iiia etc 
descripta erunt.. 



213; 

TCotas optfmas et siinul evidènti'ssimasr pro Generibus: 
dîstiftgiiendis praebentet yîhteniiae; et Caput, et imprimis 
thorax f. dura iii aliis plerisque partibcis miiltiim convenire 
soleant., Tota haec cohois,. maxillis:. validis^ instmcta^ tam: 
Larvae sub statir, quam compléta, immense vorax. est^ va*- 
getabilc omne devastans. 

Caput déclive, maxillis validis armatum;. 

Thorax irr paucis planus , in miiltis convexus , et iir 
plurimis^ deflexu& ac carinatus vel" cristatus^ 

abdomen, saepissime crasstinr,, carnosuni j, feminist en- 
si gçrum^ 

Pedcs in plerisque huju& ordinis saltatorii sunt^ po- 
stici semper grandioies.. 

Hemelytra laro ciassa;^ versus apicem. tenuibrav saepius 
deflexai larius incumbentia,. abdbmine plerumque Ibngiora,. 
nonnumquam abbieviata;^ raro omnino deficientia;. 

Alae plicatae,. latissimae 3. leticulatae ,. q^uandoque co- 
Ibratae.. 

HEMIPTERGRmr MaxilTosorum divisio :: 

*. An tennis capitatis^ 
1. Gomphocerus.. 

**'. An tennis fil i for mi bus. 
£L. Acrydïumi: thorax clongatus, ciisiatus, acutus- 



c 14 

3. Gryllus: thorax dtflexus, ciistatns, postice rotundatus. 

4. Pneumora: thorax convexus, ciisiatus, acutus; coi- 

pore inani. 
***. Antennis linearibus, dcpressis. 

5. Phymateus : thorax siibquidiatus , planus , bilobo- 

tubeiciilatus. 

Hemelytra dcflexa, longiora. 

6. Dict/ophorus: thorax convexus, caiinatus. 

Hemelytra convexa, incumbcntia , abbieviata. 

7. Pamphagus: f/zo/'ox deilexus, postice acutus, ciistatus. 

Crlsta elcvata, acuta. 
Capiit obtusum. 
****. Antennis ensiformibus, trigonis. 

8. Truxalis. 

*****. Antennis setaceis. 

9. Acheta: thorax planus, deflexus. 

Alae caudatae, longiores. Abdomen bisetum. 

10. Conocephalus : t/iorax deilexus, convexus, tiuncatus. 

Ca'put acaminatum. 
Hemelytra lanceolata, dcflexa. 

11. Locusta: thorax planus, quadratns, 

Caput subtetragonum. /4lne dcilexae, aequales. 

12. Pteropus: thorax convexus, marginatus, antice ob- 

cordatus, postice rotundatus. 



£l5 

CapuV ovatum, convexum. 
Pedes membranacei, alati. 
Scutellum triangulare. 

13. Phyllophora: tliorax antice planus, decli vis, tnin- 

catLis ; postice acuminatus, planiis. 
Hemelytra deflexa. 

14. Mantis: thorax linearis, antice dilatatus. 

Caput nutans, retusum. 
Pedes antici raptorii. 

15. Mantis p a: thorax linearis^ antice dilatatus. 

Caput nutans, fronte acuminata bifida. 
Pedes antice raptorii, postici lobati. 

x6, Gongylus : thorax linearis, elongatus, antice alato» 
dilatatus. 

Caput nutans fronte acuta, bifida. 
Hemelytra incumbentiuj abdomine breviora. 

17. Phasma: thorax elongatus, cylindricus. 
Hemelytra brevissima. 

iS. Blatta: thorax rotundatus, planus. 
Caput sub thorace retractura. 
y41ae inciimbentes. 
Pedes cursorii. 



ci6 

G o m p h o c e r 11 s. 
yintennae filiformes, <:a[)ite thoraceque, loi^giorcs, capitatae: 

Ciipitiilo ovato, 
Caput supra convexuni, inter ociilos prominens, obtusiim, 
foveolatum ; ^ntice ^ngulatum sulcis interjectis 
tribus. 
Thorax convexus, deflexus, titrinque truncatus ; dorsalis 

Costa recta, latcralibus flexo - divaricatis. 
Ilcuielytra dcflexa, postice compressa. 
Pedes postice longiores, crassiores, saltatorii. 

A c r y d i u m. 
Act. Societ. Reg. Littcrar. Upsal. Vol. 7. 

P n e u m o r a. 
Act. Reg. A^ad, Scient. Stockholm. i3io. pag, 57, t. 2. 
1775. p. 254. t. 7. 

G r y 1 1 u s. 
Antennae filiformes, corpoie breviorcs, miiltiarticulatae, 
Caput nulans, subqnadratum, maxillis validis. 
Thorax convexus, carinalus, deflexus, 
Hemelytra deflexa, abdomen tegentia. 
Pedes postici saltatorii femoribus longis, crassis, angulatis. 

Phymateus. 
Antennae linearcs , depressae , capiiis thoiacisque longi- 
tudine. 



£»17 

Caput convexum, subconicuin, obtusuin. 

Thorax supra pljnus, subquadratus, mcdio depressus, an- 
tice bilobo - tuberculatus. 

Hcmclytra deflexa , obtiisa , alis aequalia , abdomine Ioq- 
giora. 

Pedes ut in Gryllis. 

D i c t y o p h o r u s. 

Antennae lineares, depressae, capitis thoracisque longitudinc. 

Caput porrectum, obtusum. 

Thorax convexus, carinatiis, rotundatiis. 

Hcmclytra convexa, incurabentia, abbreviata. 

Pcdcs ut in Gryllis. 

Pamphagus. 

Antennae lineares , ensatae , depressae , capitis thoracisque 
longitudine. 

Thorax deflexus , cristatus crista elevata acuta , postice 
acutus. 

Caput inter oculos prominens, obtusum, supra foveolato- 
impressum. 

Hcmclytra deflexa, abdomine longiora. 

Pecies saltatorii ut in Gryllis. 

T r u X a 1 i s. 

Antennae ensatae, trigonae, acuminatae, longitudine capi- 
tis thoracisque. 
Mémoires tt« PAcad. T.l^, 2 8 



ii8 

Caput eloiigatum, conico - acuminatum, adscendens. 

Oculi infra apicem latérales, oblongi. 

Thorax oblongus, convèxiis, angulatus, antice truncatus, 

postice rotundatus , angulis costatis quinque seii 

septera. 
Ilemcl/tra alas aequantia , convexa , dT:flexa , abdomine 

longîora. 
Fcmora ut in Gryllis, sed angustiora et longiora, inermia. 

Acheta. 

yintennae setaceae, corpoiis longitudine. 

Caput subquadiatum. 

Thorax planus, deflexus. 

JIcmelytra inciimbentia, alis breviora. 

Alae plicatae, setaceo - caiidatae. 

Abdomen bisetura. 

Pedes postici saltatorii. > 

Conocephaliis. 

Antennae setaceae, corporis longitiidine. 
Caput convexiim, accuminato - conicum. 
Thorax convexus , supra planiusculus , deflexus , postice 

rotundatus. 
Corpus elongalum, angustatum. 



919 

Uemelytra alis aeqnalia, lanceolata, obtusa, deflexa, aplce 

compressa, corpoie duplo longiora. 
Pedcs ut in Giyllis. 

L c u s t a. 
Antennae setaceae, corpore longiores. 
Caput rotundatum. 
Thorax planus , quadratus. 
HemeJytm subelliptica , deflexa , postice compressa , basi 

scutelliformia, alis lanceolatis breviora. 
Pcdes ut in Gryllis. 

P h y 1 1 o p h o r a. 
Thorax rhombeo- planus, marginatus, deflexus, acuminatus. 
Hemelytra clliptico - ovata, deflexa, grandia, nervosa, alas 

et abdomen tegentia. 

P t e r o p u s. 
Antennae setaceae, longiores 
Caput rhombeum, depressiusculum. 
Thorax obcordatus, marginatus, postice rotundatus. 
Uemelytra deflexa, abdomen tegentia, convexiuscula, sub- 

inflata , nervosa. 
Pedcs membranacci, alati. 

, M a n t i s. 

(\tput nntans, reliiso - coidatnm. 
Thorax linearis, antice dilatatus. 

s8* 



220 

Pcclcs antici raptorii, femoribus compressis. 
Jlemelytra oblonga, tcgentia. 

M a n t i s p a. 
Antennae setaceae. 

Caput ntitans, fronte aciiminata bifida. 
Thorax linearis, antice dilatatus. 
Ilemclytra et alae aequales, patentes. 
Pede^ antici raptorii, femoribus crassis. 

G o n g y 1 u s. 
Antennae setaceae. 

Caput nutans, fronte acuminata bifida. 
Thorax linearis, elongatus, antice dilatatus margine men»- 

branaceo. 
flemelytra incumbentia, obtusa, nervosa. 
Pedcs antici raptorii, postici ad genicula lobati. 
Abdomen depressum, postice dilatatum^ bisetum. 

P h a s m a. 
Antennae filiformi - setaceae. 
Caput subrotundato- quadratuni. 
Thorax cylindricus, saepius elongatus. 
Ilemclytra vel nulla, vel brevissima, incumbentia. 
Alae margine antico crassiori, dcindc plicata, lata, ampla. 
Pcdes antici raptorii; omiies angulati. 
Abdomen subcylindricum, elongatum, alis longius. 



221 

B 1 a 1 1 a. -, 
Act. Acad. Reg. Scient. Stockholm. 1810. p. iS5. tab. 5. 

1. GO M PHOCERU S. 

G. rufus: fnscus, immaculatus feraoïibiis paliidioribus; Xi- 
biis riifis. * 

Gjyllus rufus. Llnn. Faun. Svec. 8 7 5. pag. 239. Fahric. 
Entoniolog. Systemat. 2. p. 62. 

Corpus semipollicare , totum obscurum femoribus paliidio- 
ribus et tibiis laete ru fis. 

Hemelytra fusca, imniaculata. 

G. maculât us: fuscus, viridi - vaiiegatus. * 

Habitat in Svecia. 

Similis G. rufo , sed distinctus Elytris fuscis, supra linea 
virescente, lateribus maculis albidis pkirimis. 

Femora supra viridia, lateribus, grisea, nigro maculata. 

Tikiae cinereae spinis nigris^ 

A capite ad apicem thoracis Saepe linea rubra. 

G, clavicornis : viridis vitta laterali atra. f 

Gryllus clavicornis. Fahric. Entom. Syst. 2. p. 61. 

Habitat in Indiis. 

MagnitucUne G. rufo paulo major , totus ilavo - viridis, 
glaber. 

Thoracis et capitis latera ab oculis ad apicem thoracis li- 



2Q2 

nea lata, fusco - puipurea, conlintiata jii maigine 

Hemel) tioruni externo , niagis tamen fusca ad 

apicem. 
Spliiae tibiarum fnscae. 

G. slbiricus: tibiis anticis ovato - clavalis. f 
Gryllus sibiricus. F^ahric. Entom. Syst. c. p. 58. 
Gryllus clavimanns. Pallas Spicil.. Zool. fasc. 9. p. 21. 

Tab. 1. Fig. 2. Nov. Act. Petiopol. 14. Tab. 

2 5. fig. 8. 
Habitat in Sibiiia. 

2. ACRYDIUM. 

A. suhuJ atum, hipunctatum, dorsale, hifasciatiim, 
ephlppium, scahrum, cristatum, et compres- 
sum , omnia et singiila siint desciipta in septimo 
NovoiTim Actoiiini Reg. Societ. Litterariae Upsal. 
Vokimine, quod sub piaelo adhuc sudat, 

3. G R y L L U S. 

* Ali s viridibus: margine fusco. 

G. carinatus: ciista thoracis tridentata. * 
Gryllus carinatus, Fabric. Ent. Syst. 2. pag. 47. 
Habitat in Orientali Asia. 

Var. a. Marimus, plus quam digitalis, crassiis. 
Caput obtusum, flavcsccns, vufo - reticulatum. 



223 

Thorax antice cristatiis crista trifida, aciita, elevata, sul- 

cata ; postice triangularis, planii* carina obsoleta, 

vaiioloso - lacunosus. 
Hemelftra linearia , cinei f a , fiisciis undatis e maculis fe- 

ncstratis viridibui; picta.^ 
yilae hvalinae, , basi viridi - coerulescentes c maciilis spar- 

sis; apice efe margine postico iiigiae maculis sparr 

sis fuscis. 
Abdomen nigrum cingulis rubris. 

Var. |3. Habitat in Capite bonae spei , in hortis fré- 
quentes volitans mensibus Aprilis et Maji: 

Corpus maximum, totnm ex viridi - cinereum. 

Caput cinereum lineis inter oculos duabus fuscis, vertice 
fovea depressa ; antice côstae quatuor virescentes^ 
' inter quas fovea depressa, e qua surgit callus éle- 
va tus. 

Âiitcnnat^ capitis thoracisque longitudine, filiformes^ basi 
flavescentes, medio virescentes, apicibus fuscis. 

Thorax cristatus plicis tribus , punctatus , cinereus , lineis 
quatuor fuscis latis. 

Ilemclytra fusco - cinerea. Margo dorsalis ilavescens api- 
cibus hyalinis. Interdum ab humeris ducitur linca 
ildva utrinque cum maculis sparsis in pagina; in- 



224 

terdiun hemelylra cinerea maculis fuscis ncrvo lon- 
gitudinali rubro. 

Pectus inter femora antica mucrone orato acuto pallido. 

Abdomen virescens, lamellis lateralibus cinctum, elytiis bic- 
vins. Anus foicipe quadiuplici armatus. 

Pcdcs quatuor antici virescentes tibiis intus ciliatis. Fe- 
mora postica hexagona angulis lateralibus striis a 
Costa média ad latera oblique ductis; caiina dorsa- 
lis dentata. Tibiae supra cinereae, subtus rubrae 
dentium alboruni , apice rubentium paribus ci ici- 
ter octo. 

** Alis sanguineis. 

f margine fasciis macularibus nigris. 

G. crîstatus : crista thoracis quadridentata ; hemelytris 

h]sco - maculdtis. * 
Gryllus cristatus. Fabric. Entom. Syst. 2. p. 4^. 
Habitat in Arabia et Orientali Asia. 
Maximus , plus quani digitalis, crassus. 
Tliorax viridis , papillosus papillis albis , cristatus, crista 

antice quadrifido - serrata, compressa; postice vix 

rugosus crista minori serrulata. 
Ilemclytia lincaria , obtiisa , cinerea fasciis transvcrsis e 

macalis obscurioribus picla. 



D25 

yflae oblongae, exoîsae, sani^uineae maculis sparsis inae- 
q[jalibus, fasciisquc et maigine postico late nigiis. 

Ahdowe^i fuscum. 

Fem<)ra postica virescentia genii mbro. 

Tibiae virescentes spinis concoloribus: annulo intra tarsos 
ttusisqiie sanguineis. 

G. Dux: crista ihofacis quadridentata; hemelytris viridi- 

macLilatis. * 
Gryilus Dux. Fahric, Entomol. Syst. 2. p. 47- 
Maiimus et valde similis G. cristato; videtur autem di- 
vcisus et satis distinct.as aiis imprimis multo ob- 
tusioribus magisque excisis , 'iaete sanguineis , nec 
non hemelvtris niao;is nervosis nervis elevatioribus 
et longe magis reticulatis. 

tt Alis rufis, apice hyalinis vel fuscis. 
G. siiccinctus: thoracis crista margineque postico dorso- 

qiie hemelytrorum flavis; gula coinuta. * 
Gryilus succinctus. Fabiic. Entom. Syst. 2. p. 4^- 

G. flavlcornis : thoracis crista dorsoque hemelytrorum 
flavis; gula cornuta; antennis lutcis. * 

Gryilus jQavicornis. Fabric. Entom. System. 2. p. 52. 

Habitat vulgaris in Cliina, Indiis Orientalibtis et in pro- 
montorio bonae spei. 

Mémoires de l'Acùd. T.V. ^9 



226 

[nter maximos, plus qiuim digitalis, viiidis. 

Antennac flavescentes. 

Thorax papilloso - scabcr, nigosus; carina quadrifida palJi- 

dior iiti et linea dorsalis hemelytroriim. 
Hemelytra viridia, immaculata, abdomine longiora. 
Alae basi late sanguineae, apice hyalino - aqueae. 
Femora cinerea, viridi - Jineata. 
Tibiae sangaineae spinis albis. 
Varietates plures hujus occurriint : 

CL. hemelytris totis viridibus, pallidis ; thoracis lineis 
latis saturate viridibus. 

|3. hemelytris totis viridibus saturatioribus , uti et li- 
neae thoracis. 

y. similis a, sed duplo minor, 

0. hemelytris fuscis uti et thoracis carina, linea capi- 
tis dorsoque hemelytrorum ilavo - viridibus. 

2. hemelytris fuscis dorso, thorace lineaque capitis vi- 
ridi -flavis; thoracisque lineis lateralibus latis sub- 
undulatis nigris. 

<;. Similis e. sed quadruplo minor ^ fcmoribus nigro- 
bifasciatis. 

G. elegans: hemelytris rufis : margine viridi. * 
Paulo major G. stridulo. 



C 2 7 

Caput nigtuni maculis lufis. 

Antennae rufo nigioque anniilatae. 

Thorax convexo - cylindricus absque crista, margine antico 

rufo, infimo flavo. 
Hemelytra nervoso - riigosa , basi mfa , apice virescentia, 

margine infimo viridi. 
Alac basi sanguineae, apice hyalinae. 
Abdomen nigium fasciis flavescentibus. 
Femora rubra, nigro - maculata. 

Tibiae nigiae, subtus pallidae; spiiiae pallidae apice nigro. 
Pedes anteriores fusci, rubro flavoque maculati. 

G. italicus: hemelytris cinereis fusco - maculatis ; alis 

apice hyalinis. * 
Gryllis italiens. Fabric. Entom. System. 2. pag. 57. 
Habitat in Europa Australi et in Barbaria prope Algier. 
Duplo minor G. striduîOj cinereus. 
Caput lacunosum. 
Thorax laevis, tricarinatus. 

Hemelytra cinerca margine exlimo fusco - irrorato. 
Alac basi sanguineae, apice hyalinae. 
Feiwora nigro - striata et punctata. 
Tibiae sanguineae spinis nigris. 



29 * 



22S 

G. af finis: thoiace nigro liriea dorsalf alba; hemc-Iytris 
nigrisr linea mactilisque cincreis. * 

Ditpîo major G. stridulOj, totiis cinereus, varie fusco- ma- 
cula ttis. 

Capitis latera albida. 

Thorax planiuscutas ciista laevï exi«:jiia, ater: Imeae duae 
latérales albae , continitatae ad apicetu heraely- 
trorum. 

JTemcîytra fusca maculis seu fasciis abrtiptisr in margine 
cînereo - albiciis. 

Aîae basi sanguineae, apice liyalina ~ Gineicae. 

G. orna fus: nfger, jflavo - maciilatus ^ lie mely tris ilarva- 

strratis. * 
Klïnor G. str'rdido ^ totas: nîger, flavo - varîegatuff, 
Aiitennae stiblirtcares» nigrae , capitis thoïacisque longi- 

tLidine. 
Caput înter oculos pominens, lineis: quatnoT fTavis, 
J'korax medio depressus^ obsolète earinatus^ margiiie ïnfî- 
*■ mo iTj-aeiiIa magna , iineis; dtiabus et ptinctis qua- 

tuor par\ris. fîavis. 
Jlemeïytra striis. variis- angnstis longitncîinalibiis picta. 
Jttae sanguineae ultiniO" apice fiiscesccnte. 
j^adomau iltiviim: cin^gulis prt.inctisqne atiiff. 



229 

Femara posticj nîgio flavoque variegata, 

Tihiac obsctïic sanguineae, spînis pallidis apîce nîgrisv 

G. striduîus : herrrclyrris fiTscis cinereo - irroratis ) alïs 

bis excisisr, apice nigiiSv * 
Grylkis stu'diilLis. Fahvic. Entom. Syst, 2, pag, 56, 

G. purpureus: vinàis lineis capîtis tharacis margmcq^ae 

henrelytroium yufis, * 
ïnfer mirtîmos, ungiiiciilaris, toftts vmdis^ 
A fionte ad basirr tfioracis linea lata rubrar. 
Thorax qnînqae carinattis lineisf vîridibus srataratfopibiTS 

juxta lineam ïiibiam ; maiga posticus satuiate vi- 

ïidiV. 
Heinelffra viiîdia nTarginibusT srpiceque pitipurascentibusT. 
yflac- piirpiTieae raargine postico nig,i"a, 
Tihiac rufescentes", 

G. dors a lis: piirpnrascensf hemelytris basï virîdibus; mat- 

culis- daabiis albis, * 
Inter mfirores, scmipoHicaris, pirrptrrascensr, 
Caput antice tristUcatnm , tottini ciinr antennis piirptr- 

lascensT. 
Thorax crnciatusr, tricarinaCas, sirpraî piirpiîrascerr?,, lateri- 

ïibtis virescçns mascnla; fiisca-. 
Jîanetytvu dctfso laeXe piiiptirea, deinde fusca cum lineai 



23o 

baseos viridi , et in medio marginis infcrioris ma- 

culae diiae albae. 
AJac basi rubiae, apice fiiscae. 
Abdomen et femoia cinerascentia tibiis albo - annulatis, 

fit Alis basi rLibris, medio fascia nigra. 
G. oh se unis: cinereus thorace scabro; hemelytris fusco- 

fasciatis maciilatisque. * 
Grylliis obscuiLis. Fahric. Entom. System. 2. pag. 58. 
Habitat in Capite bonae spei. 
Paulo major G. stndulo, cinereus. 
Antcnnae apice fuscac, basi nigro - annulatae. 
Thorax sabscabridus carina obsoleta. 
Hcmelytra linearia, oblique obtusa^ cinerea, fusco obsolète 

fasciata et maculata, apice hyalina. 
Femora postica intus atra genu atio. 
Tibiae sanguineae. 

Pectus et abdomen cinerea, glabra. 
Anus niger. 

G. fasciatus: cinereus thorace rugoso; hemelytris fusco- 

irroratis. * 
Gryllus fasciatus. Fabric. Entomol. System. 2. pag. 58. 
Magnltudinc G. stridully cui similis, totus cinereus. 
Thorax carinatus, rugoso - scabcr, uti et caput. 



s3i 

Hemel}i:ra cinerca, obsolète fusco - iirorata. 

Alae basi rubiae; mcdio fascia nigia dentem anterius ex- 

serens; apice hyalino - fuscae. 
Tibia G vire se entes. 

C. maculatus : cinercus hemelytrorum margine cxtei no 

fasco eu m macula alba. * 
Minor G. stridulo ^ cinereus. 
Thorax caiinalus^ immaculatus. 
Ilomelytra cineiea margine extimo fusco cum macula magna 

albida. 
Alae basi sanguineae, medio nigro-fasciatae, apice hyalinae. 
Antcnnae apice fuscae. 

G. s an gui n eus : fuliginosus thorace rugoso ; hemelytris 

albo - irroratis. * 
Duplo minor G. stridulo, totus fuliginosus. 
Thorax carinatus, rugosus. 

Hemelytra basi atra, albo - irrorata , apice hyalina. 
Alae basi sanguineae, medio atrae, apice hyalinae. 
Fcmora cinerea, nigro-lineata et irrorata. 
lihiae obscure virentes; spinis albis, apice atris. 
Annulai albus prope genu in femoribus et tibiis. 



232 

*** A lis fia vis. 

f A lis nigio fascijtis. 

G- fia vus: liemelytiis cineieis: fasciis duîibus latis albiç 

Giyllus flavns. Fabric. Entom. Syst. 2. pag. 5g. 

Habitat in America et in Capite bonae spei vulgaris. 

PoWcans, crassiusculus, cinereus. 

Antennae viiescentes. 

Thorax carinatus, fiiscus; carina et linea utiinque obliqua 
pallida. 

Klytra basi opaca, cinerea; apicc hyalina, leticulata, pa- 
rum fusco - inoiata ; in medio fasciae duae, lalae, 
abruptae, albidae cuni piincto niininio antico. 

Alac basi laete flavae , in medio fasica , aiciiata , alia; 

apex hyaliniis, retictilatus^ immaculatus. 
Femora cincrea, fLisco - fasciata et irrorata. 
libiac sanguineae spinis nigiis. 

G. marmoratus : hemelytiis cinercis: fasciis maculisqne 
albis. * 

Habitat in Capite bonae spei. 

Similis G. flaro, sed duplo major et diverses, tôtiis cine- 
reus, marmoratus , digitalis. 

Thorax carinatus lincis lateralibus nigris. 



•233 

Hemelytra basî cinerea: fasciae duae punctaqtie alba, pîu- 
rima, sparsa; apice hyalina mâculis sparsis fuscis. 

Alae basi pallido flavae • medio fascia aixruata, nigra; 
apice hyalinae. 

Tïbiae rufescentes. 

Var. a., thorace margineque hemelytromm interioù cinereis. 
(3. capite, thorace margineque intenori liemelytiornra 
viiidi, 

G, transversus ^ hemelytiis cinereis: striais daabiis an- 

gustis albis. * 
Habitat in China, 

GryUo flavo simih"s, sed dimidio minor et diversus. 
Antcnnac fascae, basi rufescentes. 
Thorax carinatus utrinque linea nigra. 
Hemelytra cinerea, intra apicem parum hyalino-maciilata, 

infra basin punctum minimum , album ; in medio 

fasciae diiae angustissimae, albae. 
Alae basi pallide flavescentes ; in medio fascia arcuata, 

nigra; apex hyalinus ultime angulo fusco. 
Tihiae sanguineae. 
yar. a. capite thoraceque cinereis. 
p. capite thoraceque viridibus. 

G. abrufjtus: bemelytris cinereis : maculis hyalinis sparsis. * 

Mimeres de l'Acad. T. F. 30 



234 

Habitat in China. 

Sirniîis G. flavo, sed multoties minor. 

Antcnnae fusco-ferrugineac, versus apicem paulo crassiores. 

Thorax carinatiis, utrinque linea albida abiupta cmciata. 

Hemelytra cinerea , apice hyalina ; infra basin punctum, 

tum fasciolae très hyalinae marginis exterioris di- 

midiatae. 
Alae basi pallidc flavesccntes ; in medio fascia lata, fiisca 

marginis posterioris, anteriorem parum fuscescentem 

non attingens; ipse apex fuscescit. 
Abdomen et femora brunnea. 
Tibiae pallide virescentcs spinis apicc nigris, 

G. sulcatus: ferrugineus thorace sulcato bimaculato. * 

Longitudinc G. striduli , sed dtiplo angustior , totus ferru- 
gineus. 

Thorax carinatus, multisulcatus angulo infimo pallido, su- 
pra cjuem macula subijuadrata atra. 

Hemelytra basi fusco - brunnea, apicc hyalina margine ex- 
timo obscuro. 

Alac basi flavae, medio nigrae, apice fusco - hyalinae. 

tt Alis apicc nigris. 

G. annulât us: griscus, nigro pictus, thoracis carina den- 
tata- hcmelytris nigrofiisciatis. * 



235 

Ditplo minor G. strululoy totus tcstaceus varie atro pictus. 
Thorax scabcr; caiina antice bidéntata, postice obsoleta. 
Hcmelyira fasciis duabus fuscis obsoletis ; apice fusca, 

hyalina. 
Alac basi flavae^ apice atrae. 
Femnrn intus nigra genu testaceo , extus testacea macula 

sequialteia atia. 
Tibiac ntgrae annulo duplici albo. 
Abdomen pallidum. 

G. bldciis : thoracis caiina dentata; hemelytiis ciiieieis; 

tibiis albofasciatis. * 
Dupîo ininor G. stridulo, cinereus. 

Antcnnae basi pallidae, apice sensim incrassatae, fiiscae. 
Thorax tiicarinatus carinis senatis, antice dente duplici. 
Hemclytra cinciea, immaculata. 
Aiae basi flavae, apice fuscae. 
Fcinora fascia duplici alba. 
Spinae albac apice nigio. 

G. fus eus: supra fascus , subtus cinereus femoribus ni- 

gris: linea albida obliqua duplici. * 
Habitat ïn Nova Canibria. 
Intcr minimos, unguiculaiiSj supra totus fitscoferrugineus, 

subtus pallidus. 

30 * 



2r35 

TJioracls carina obsoîeta îateribds albidis. 

Hemel/tra fusca basi macula mirtiina pallida. 

jflae fuscae ^ basi palLide ilavescentes.. 

Fèmora postica siibtus ferru^inea,, intus sangiiinea maciins 

tribiis atris j, extus^ atia lineolis binis. oblixjuis ai- 

bîdis;. 
Tibiae basi sangxiirreae, apice violaceae;., 

fit Alis immaciilatis.. 

G. spl'end'ens :: testaceus thorace lincis d'nabir? fuscis-j; 

hemelyCiis fuscis: doTSO testaceo>. * 
PaidO' minor L.. virldlssima coiporc toto testaceo. 
Thorax conA^exiis, obsolète cajinatus,, laterïbus linea- fuseau 
Ilemelytra dorso' testaceav extus magis: fusca, imniaculata. 
Alac reticulatae , flavescentes,, auro - niteates ,, basi lu- 

tesccntes; 
Fcmora postica intrus sanguinea margi'ne siipremo» nigio^ 

extus flavescentia linea ni^dia atra. 
Tibiae sanguineae spinis albis,. apiee atris. 
Var. (3 e China duplo- minoiv,. magnitudine- vix G\. striduli.. 

G. nitens : testaceus: capite thoraceqne nigiO' bilineatis;, 

hemely.tiis fuscis:. dorso^ testaceis. 
Sjmiîllmus^ G^ splendenti- |3„ totus testaceus;. 
TJiomx: et ca^uc Jineis. dliabiis; approximatis. nigris- 



237 

Hemeïytra cinerca dorso pallidiore. 

^ae- leticLilatae y cineieo- hyalinae,-. nitidae, basi palliûte' 

Iiiteae. 
Femorct vix maculata. 
Tibiae e riibro - virescentes spinis albis,. apice atris. 

G. pal l eus: fnsco-cinerens thorace lineis maCulisque dua-- 
bus nigris, hemelytiis renestratO-macuîatis. * 

P'aulo niinor L.- viiidissima,. arfgustus,. supia' testaceus,. sub- 
tils bnmncus. 

Caput lineis duabus nigris continuatis pnu'lo latioribus per 
tboTacem et basin hemelytroYum. 

Thorax obsolète cari n'a tus , utroque- latere macula" didyma- 
fusca itotatus.. 

Hemeïytra cinerea, basi macul'is: obl-ongis^ fùscis^ dein" hya-^ 
lina. maculis fënestratis. 

j^ae hyalinae,. basi albicantes. 

Femora supra brunneo-fusca uti et Tibiae cunr spinis ni-- 
giicantibus.. 

€r.. diseolor: flavo - virescens- thorace lineis' duabus: fus^ 

cis; hemelytris' bxisr çinereo - fiiscis. *' 
Mediocris, sesquipoUicaris,. flavo - virescens.- 
Caput viTescens,, obtusurrr. • 

Tliorux vuidis. carina' lineisqae duabus fù&cis. 



238 

Hemeîytra basi cinereo - fusca , apice hyalina. 

Alae hyalinae, basi pallide flavae. 

Femora postica virescentia , intus fasciis binis genuque 

atiis. 
Tihiae sanguineae spinis apice nigris. 

**** Alis hyalinis, maculatis. 
f alis nigio - fasciatis. 

G. nubecula: testaceus hemelytris fascia lata fusca. * 

Fere digitalis, totus femigineus, glaber. 

Thoracis carina quadri - aiticulata, \uù\. 

Ilemelytm hyalina, reticulata ; in niedio fascia lata, fusca 

marginem posricum non attingens. 
Femorum anguli nigri. 
Spinac albac apice nigio. 

ft Alis apice atris. 

G. deustus: cineieus hemelytris punctis fasciisque idbus 

hyalinis. * 
Paulo minor G. stridulo, cinereus seu subfenugineus. 
Thorax fusco - maculatus. 
Hemeîytra fenuginca margine cxteriori fusca; intia apicera 

fasciae très fcnestratae; in niedio versus marginem 



d39 

crassiorem pnncta tria piirva et versus basin circi- 
ter sex puncta minutissinia fenestrata. 
Alac hyalinae apicibus atris. 

***** Alis nigris, coeruleis vcl virescentibiis. 
G. hlmaculatus: niger thorace carinato: macula cinerea; 

hemelytris macula alba apiceque fenestrato. * 
Diiplo minor G. striduîo, totus ater, varie maculatus. 
Antennae capite thoraceque longiores. 
Tlioracis carina obsoleta lateribus cinereis. 
Hemelytra atra, hyalino - maculata, apice fenestrata. 
Alae nigrae , basi albae. 
Abdomen li\idum. 
Femora cinerea , . fusco - punctata fasciis binis genubusque 

atris. 
Tibiae violaceae annulo tarsisque albis. 
G. carolinus: thorace subcarinato; alis nigris: margine 

postico cinereo. * 
Gryllus carolinus. Fabric. Entom. System. 2. pag. 58. 

G. coeru les cens : thorace subcarinato ; alis coeruleis: 

fascia nigra. * 
Gryllus coerulescens. Fabric. Entom. system. 2. p. 5g. 

G. prasiniis : thorace carinato; alis viresccntibus, apice 
nigris. • 



240 

Duplo minor G. strlduîo, testaceus. 

Caput, thorax, pectus immaculata. 

Jleinclytra nigra margine siiperiori testaceo. Maculae diiac 

albidae in niedio. Apex hyulinus, leliculatus. 
y^lae viiescentes , apice fascae. 
Femora postica extus paru m nigro - punctata ^ in tus atro 

bifasciata. 
Tihiae sanguineae spinis nigris, 

****** A 1 i s h y a 1 i n 1 s i m m a c u 1 a t i s. 

G. capensis: cinereus, fuscomaculatus; thoracis margine 
carina maculisque albidis; alis basi albis. * 

Habitat in Campis Africes, vulgatissimus. 

Inter majores, digitalis. 

Clncreo - ilavescens , varie maculalus et multum varians. 

Caput pallid[im. 

Thoracis carina obsoleta , quadriarticulata , pallida 3 lineae 

duae latae fuscae et infra macula fusca. 
Pectus et basis femorum linca alba. 
Femora postica inferne albida, angulo superiori nigra; ti- 

biae violaceae vel sanguineae. 
Ilemclytra fusca; dorso linea flava immaculata; marge in- 

ferior albidus, nigromaculatus ; ante médium ma- 



•241 

cnîar rln;ip nigitie; deinde fascàae 'oHîquae et ma- 

cniae fiiscae fencsîratae, 
AJnt hyalindo intima bas! alba, 
^hchnwii pallidum cingulis Aiscis. 
Varlcil valde ctiam îiiagnitudine. 

G. àidymus: thorace tncarînato Tusco; hemelyltis fuscis: 
linea, punctis quatuor fasciisque albis, * 

Tlahitat in promontoiio bonae spei Africes, 

Paulo minor et iingnsiior G. capensi. 

CajDut -et Antcnnae pallidae. 

Thorax pallidus , supra fuscus costis tribus margineque 
pallidis, 

JJemclvtra fusca , <îpice hyalina fenestrata ; a basi ultra 
médium linea pallida; prope basin in medio puncta 
quatuor subquadrata alba ; deinde fasciae plurcs, 
circiter sex, obliquae, hyalinae, 

Alae toiae iramaculatae. 

Femora tibiaeque pallidae , angulo femorum supremo spi- 
nisque uigris. 

G. scrinlls: flavescens thorace îineis maculisque duabus 
fuscîs; henielytris linea fusca albo-maculata; abdo- 
niine fasciis punctatis. * 

Habitat in insula Barthelcmi. Dr. Fahlbcrg, 

Mémoires de l'Acad. T, f^. ^ ^ 



242 

Corpus G. viruUsslmo paulo minus et breviiis , totum te- 

staceo - flavescens, varie maculatum. 
Thorocis caiina obsoleta , lineis duabus latis niaculisque 

lateralibiis fuscis. 
Ilemcly-tra margine SLipremo et infimo lutescentia , medio 

fusca, apice hyalina; in linea fusca maculae très 

inaeqoales albae; intra apicem maculae fuscae fe- 

nestratae. 
Alae hyalinae , immaculatae. 
Femora postica nigro punctata et maculata. 
Spinae tibia ru m apice nigrae. 
Abdomen pallidum ; supra in singulo segmento fascia e 

punctis nigris parvis. 

G. tartarlcus: thorace tricostato, bilineato, carina qua- 

drifida; hemelytris cineieis: linea dorsalij alba, an- 

tice bifida. * 
Gryllus tartaricus. Fahric. Entom. Syst. 2. p. 53. 
Habitat in Africa vulgaris. 
Intcr majores, digitalis, cinereo - fuscus. 
Thorax laevis, obsolète carinatus cavina quadrifida. A ca- 

pite ad médium hemclytrorum utrinquc linea alba, 

quae in hemclytrorum dorso coit. 
Capitis latera juxta oculos albicant. 



243 

Hemelytra fusco - cinerea, saepe maculis nigiis subcpadra- 

tis sparsis picta. 
Alac hyalinae, immaculatae. 
Femora cincrea. 

Tiblae sangtiincae spinis pallidis. 
G. luigratorius: thorace carinato, laevi; hemelytris ci- 

nereis , fusco - irroratis ; genii femorum albo - an- 

niilato. * 
Gryllus migratorius. Fahric. Entom. Syst. 2. p. 53. 
Habitat in Taitaria, migrans in Europam, Germaniamj Po- 

loniam et in Japoniam. 
fnter majores, digitalisa totus cinereus. 
Frons in medio stemmate iinico. 
Thorax laevis carina intégra. 
Hemelytra linearia, obtusa, cinereo-alba maculis transver- 

salibus fenestratis fuscis , margine dorsali imma- 

ctilato. 
Alae hyalinae , reticulatae maculis obsoletis fuscis intra 

apicem. 
Femora cincreo nigroque varia annulo albo ante genu. 
Tibiac cinereae spinis fuscis. 
Variât varie atomis hemelytrorum. 
Variationes hjus plures exslantiores occurrunt : 
a. cinereus hemelytris totis raaculatis.» 

3i * 



244 
jjjL fiïSco-ciaereiïSy capite tlioiadsque lateiibus albo^van 

riegatisj. heraclytris toiis maeiilatis. 
y^ capite thoraceque vkescentibus ,. biliraeatîs mgioqite- 

variegatis;, hemelytris cineieis maciiLuis^ totis, 
^. capite thoraceq^Lie viridibus ;, heraelytiis. niaculatis. 

totis^ 
e. capite thoraceque viridibus: lineis- macolisque obso- 

letis- fiiscis ;, hemelytiis ciiiereis maculatis totis , 

corpoie niinori;- 
^. cinereus totus- hemelytiis a' medio- ad apicem. nKiei>- 

lis: magpis subtEains-versis fuscis- fenestratis- 
•yjj. cineteus, totus, liemely tioi um; striis; fuscisj obsolctis^ 

G: m.aTOCcanu'S r cm^reus^ thoiaec CTuciato»;; hemelrytrÉs; 
fusco^-^macuLitis;. tibiis^ saiTguincis- 

Habitat prope- Marocco» ire Biarbaiia.. 

M^giùtud'ine ciicitei: Gl stnduii-y, sedi paulo^ angustior^ to- 
tus; cirrereus». 

Thorax- absolete- cjistatus,, lïneis; albidîJs; divergentibus criîv- 
ciatus.. 

S'ejneVytrcL reticuEatai rrecvis; rongitrrdiiraribns; ecassiis ,. inter: 
q^Lios. série- dLTplicii veL tïiplici; maealae; gfestsj 
fùscae;, 

Jlke: B^linite^, i'namaewïafiar^ 



Firmyrct postic» siipra macul'is tribus et genii; nigrTsr^ 
Tibiae sangiiineae spinis atris. 
Variât magpitirdine^ 

G^ rufesceiis r mftis thoracis carina qiiadri - articulata'y 
heuielytris fusco-inaculatis; alis basi riiféscentibus;^*' 

Summa similiecTdo' G. migtatorihy sed totus' dilute rufus,. vi- 
detiir diversns;. 

Anfennae flavescerrtes. 

Canna thoracis obsoleta,, qtiadrî-articulata'. 

Hemelytra a basl ad' médium rufa maculis majoribns et 
nïirïoiibus- sparsis^ subquadrati^" et oblongis; deinde 
cineveo-- lr)'alincr fasciis fuscis fénestratis.- 

jSae hyalinae",. reticulatae j. imraaculatae ,. infima' basii Rr-- 
fèscentes,. 

S'pinae tibiarum; albae- apice nigrov 

€f. virescens :' viridis tliorace lineis maculïsque^ dtmbus^ 
nfgiis; hemelytris fuscis:: dorso^ viridi. * 

Ditpîo minot G., migratono, cui similis^ sed siitis distinctus" 
et diversus;- 

Ji^irïdïœ siint capcit^ thora^x, pectoris^ laterai et d'orsum he-' 
melytrorum". 

Cajuit p'ope oculos linca rufa,. nigro^ margi'nata'. 

ytuyvuii^ carina. acuta^, cirrereai^ iinea. utrinqj.ie atra: margi-- 



246 

nem posticum non attin^^Gns; sub hac macula ob- 
longa, albida, et infia banc macula major nigra. 
Hemelytra nigricantia basi macalis obsoletis binis albis ; 
apice ci»ereo - hyalina maculis fuscis sparsis. 

G. assimills : viiidis tboracis lineis maculisque duabus 

njgris ; lateribus hemelytroruni fuscis : puncto fas- 

ciaque albis. * 
Simillimus G. virescenti, sed duplo fere miner. 
Caput viride ore pallido lineisque duabus dorsalibns rufis, 

nigro marginatis. 
Thorax viridis, carinatus carina pallida; lineae duae atrae 

marginem non attingentes ; sub his macula alba, 

et infra banc macula magna atra. 
Pectoris latera viridia. 
Hemelytra supra viridia ad médium dorsi ; deinde nigra 

apice fusco byalino; pone basin punctum minimum 

album, et ante médium fascia angusta alba. 
Abdomen rufescens , glabrum punclis lateralibus minimis 

ni gris. 
Femora supra \iridia , subtus rufescentia _, latcre intcriori 

nigro - punctata. 
Tibiae rubrae basi annulo pallido, spinis apice nigris. 
Antennae llavescentes. 



247 

G. gros sus: thoracc tri-carinato; hemelytris cinercis: mar- 
gine doisali lufescenti, inferiori viridi. * 

Giylliis giossus. Fabric. Entomol. Systemat. 2. pag. 6i. 

Variât nonnihil magnitudine. 

Femora postica biunnea annulo nigro ; tibiac flavescentes 
annulo spinaiumquc apicibiis atris. 

G. lineola: thoracis carina quadrifida rufa ; hemelytris 
immacLilatis; femoribus intus sanguineis; tibiis coe- 
ruleis. * 

Giyllus lineola. Fcihric. Entom. System. 2. p. 54. 

Habitat in Euiopa australi et Barbaria prope Algier, 

Inter majores, digitalis, tota cinereo - fusca 

Caput tri-sulcatum. 

Thorax carinatus, scaber; carina quadri-articulata, rubra. 

Hemel}i:ra cinerea, obsolète fusco - irrorata. 

Alac fusco - hyalinae, immaculatae. 

Femora cinerea extus linea duplici atra; intus margine in- 
feriori sanguineo. 

Tihiae coeruleae spinis albis, apice atris. 

G. aegyptius: thorace convexo rugoso; hemelytris cine- 

reis, fusco - irroratis, dorso ferrugineo. * 
Habitat in insula Barthélémy , Fahlberg. 



^lajores inter, magnitudine L. mricUsslmac^ digilalis, totos 

cinci-ews, fiisco varie irroratws. 
Caput ^intice tri- vcl quinqMe-sulcaUim ciim stem mate so- 

iitario in sulco mcdio. 
Thorax convcKi.is , obsoletissime carînatus , antîcc quadri- 

cinctns, posdcc tria ngu Luis, rugosus. 
Ilcmclytra cinerea dorso testaceo Jjasi, fiisco ârrorata et ma- 

culis retjculatis, sparsis. 

G. pilosus: thorace carinato, scabro; heraelytris cînereis, 
jnacLilis fuscis fenestratis; femoribus cilialîs. * 

Paiiîo major G. er/thropo, cui simillimus, totus cinereus- 

Thorax cavinatus carina dorsali trifida, nigoso - scabcr. 

Cnput laciinosum. 

Ilemelytra cinerea «laciilis lotundis fusçis pimctis fenestrii- 
tis rc ferla. 

Jloe hyalinae, retîculatae, immaculatae, 

Fcmora ex lus fusco - irrorata , intus atra macula mbra su- 
pra gcnii, supra inlVaque çiliata- 

Tibiae sanguineae spinis apice nigris. 

G. orythropus : thorace tricarinato , scabro; hcmelytiis 

cinereis: maculis fuscis fenesUiitis. * 
V'ix pollicarjs, crassus, cinereo - fuscus. 
Thorax carinatus carinis tribus, rugoso - scaber. 



'249 
Hemelylra cînerea maculis aotundatis pluiibus fenestratis. 
Alae fusco - hyalinae, imniacwlatâe. 
Feniora fusco - siiiata, 
Tibiae .sanguine*ie spinis nigiis. 

O. villosus: thorace 'carinato, scabro ; liemely^ris cine- 

reis; femoribus îibiisque villosis. * 
HaUtat in China. 
Magnitudine G. stridull , totus cinereo - testaceiis » tublas 

villosus, 
Aiitennae api-ce fuscae. 
Thorax carinatus, scaber, 
Hemélftra -cinereaj apîce hyalina. 
Alae fusco - hyalinae, immaculatae. 
P^ctus , Feinora et Tibiae villosa. 
Femora nigro - tiifasciata. 
Tibiae basi annule albo, apice viresceiites, spinaium apice 

ni^io. 

G. notatus: nifescens thorace cviiciato; hemelytris viri- 

dibus: linea abrupta e punctis atiis. * 
Ilahitat in Sudermannia Sveciâe. 
Unguicularis, totus ferrugineus, capite supra viridi. 
Tliorax tricarinalo - cruciatus maculis fuscis lateralibus. 

Mîmi es de tAcad. T.V. ^- 



25o 

Ilemelytra doiso viridia , lateiibus cincrasccntia in mcdio 
linea abiiipta e punctis parvis et oblongis atris. 
Apex hyalinus. 

G. dimidiatus: cincreo - fuscus thorace cmciato; heme- 
lytris dorso viridibus, dimidiato - fuscis; alis fuscis 
basi vircscentibus. * 

Unguicularis, totus cinereo - fiiscas. 

Antennae pallidae, apice fuscae. 
. Caput^ thorax, abdomen, pedes rnfescentia. 

Thorax tricarinatus, criiciatus, fusco - maculatus. 

HemeJytra fiisca dorsal i marginc viridi. 

Alae basi hyalino - virescentes, apice l'uscae. 

G. axillaris: thorace sabcarinato laevi ; hemelytris cinc- 
reis: macula baseos lineolaque albis. * 

BipoUicans, totus cinereo - testaceus. 

Thorax laevis, parum carinatus. 

Hemelytra cincreo -fusca, basi dorsali testacea cum lineola 
albida; in costa macula triangularis testacea. 

Alae hyalinae, fuscescentes, immaculatae. 

Femora extus macula parva, intus fasciae très atrae. 

G, vircns: viridis thorace varioloso; hemelytris immacu- 

latis^ tibiis sanguineis. * 
Habitat in Insula Americes Banthelemi. 



2J1 

Paulo minor G. stridulo, totus vilidis. 

Antennae fiiscac, capite thoraceque longiores. 

Thorax convcxiis carina obsoleta, rugoso - vaiiolosus, mar- 
gine pallidiore. 

Hcmelytra stiiato - nervosa, tota coriacea et viiidia, imma- 
culata. 

Ahie hyalinae, virescentes, reticulatae, immaculatae. 

Pcdes obscure virides ; femorum posticorum anguli fla- 
vescentes. 

Tihiae sanguineae spinis taisisque nigris. 

Abdomen flavo - cingulatum. 

G. pedestris: lufescens thorace nigro - bilineato, heme- 
lytiis saepe dimidiatis. * 

Gjyllus pedcstiis. Liiin. Faun. Svec. p. 239. Fabric. Ent. 
Syst. 2. pag. 62. 

Habitat in Europa, in Svecia hinc inde, rarius alatus, sae- 
pius apterus. 

Paulo minor G. stridulo , saepe diiplo , corpore fiisco - fer- 
iiiginco, abdomine femoribusque latere interiori ma- 
gis riifis. 

Thorax convexns, quadri-articulatus, carinatus, lineis laté- 
ral! bns binis nigris. 

Ilcmelytrn in complota fusca; in larva dimidiata^ abdomi- 
ne quadruplo breviora. 

32* 



252 

Fèmora subtus snngiiinea. 
Tiblae violaceae spinis albis.. 
Abdomen subtus. flavescens.. 

G;, margiiialis:: fènugineus thorace- tricoslato;. herrue lyLris^ 

TÙidibus: margine ru£escente. * 
Habitat in S'veciae variis piOA^inciis,. Uplaiidiaj, WesCrogp'- 

thia,. alibi.. 
Fix- ppllicaris corpore fùsco> - rufèscente.. 
yiiitennae apice fusccscentes. 
Càput et. thorax, fuscoi-sub.- bilianetiinn,, ciuciatum- costfs; 

tribus; 
M'emetytra: viridia-,, immaculata',, margine- exteriorL rufcsccnv 

tia^. apice- hyalina-.. 
Alac fùsco - hyalinae ,, reticulatae-,, immaculatae:. 
Abdomen f'uscescens, cariha: rufa'. 
Femora. rufescentia^ plus- minus fuscescentia- utï et tibiae;. 

Gl vi-ridulus :: fènugineus thoraee- tricostato;; liemelytris- 

viridibus:: linea- baseos- alba.. * 
Gryllus viridulus; Linn\. Faun,. Svec. p. 2 381. Pabric. En- 

tom;. Syst. 21 pag. 6lv 
Hhbitat in- Svecia-,. prope Upsaliami et alibi;, vulgaris;. 
Ihter minimes,, semipollicaris;. 
Aiitmnac',, caput^. pectus,, abdomem et ped'es; fèmigjheai. 



253' 

Tl'eorax' tricostatus , supra' viiidis. 

Memelytra tota viiidia;. intra maiginem infimam" prope' ba'-' 
siiï linea abbreviata',. tenuissima,- albida. 

(S. higuttuliis: fasco - fèrrugineus thorace ciTiciato, he-- 
melytris- cinereis ,, fiisco macul'atis : macula albir 
obliqua; *' 

Givllus- bigutiul'us. Ftihr'ic. Entom.. Sysf. 2\ p. 6i.- 

/^x pollicaris,. totus fusco - fenugirieus; 

Tliorax carinatus lineis- duabiis; fuscis et ciuciatus" caiinis" 
rateralibus fractis pallidis. 

Naneïytrci cinereo- hyalina. lineis mactilisqxre variis fùscis^ 
irroiata^, linea» albida: in margine infeiiori; abbre-- 
viata ,; intra apicem maGiila! major.- albida^, oBliqiia',. 
utrinque' nigro^- maiginata.- 

jffae reticulatae,. immaculalae; 

€aruia abdominis lutea: 

Fèmoicv postica; subi us- et tibiae- pallidae.- 

G-.- chineiisrs :: viridis thoracis lineis duabus fuscis^' aTi"-' 
tennis rufisy. hemelytris immaculatis; * 

Habitat in- Ghina; 

DupJo minor L. viridissUna'y totus futescenti - viridis; 

Miecu fùsca ab^ oculis ad: apicem^ thoracis: ducta .,> carina' 
vix. perspicai 



254 

Hcmclytra basi dilatala, apice palUdiora, immaculatj. 
Alae hyalinae, reticulatae. 
Splnae tibiamm apice nigrae. 

G. tricolor: virescens thorace lineis duabus nigris; hc- 
mclytris dorso cinercis: linea média nigra. * 

Habitat in China. 

Duplo fere minor G. stridulo , virescens. 

Caput viride, antice trisiilciim, veitice flavescente. 

Ihoracis lineae diiae fuscae caiina obsolata. 

Hemelytra snpia cinerea, margine interiori viridia^ medio 
linca fusca abbreviata. 

Alac hyalinae, immaculatae. 

Femora postica viridia tibiis sanguineis. 

G. liitescens: flavus thorace supra purpureo lineis dua- 
bus saturatioribus; hemelytris inimaculatis. * 

Habitat in China. 

Magnltudine G. striduli , sed angustior , subtus laete lu- 
teus, supra cinerasccns. 

Caput et thorax supra brunnea. 

Linca purpurasccns ab oculis ad basin thoracis ducta, la- 
tiuscula. 

Canna thoracis obsoleta , vix alla. 



255 

llemelytra basi cinerascentia , apice hyalina , immaculata, 

infra basin dilatata. 
Ahie hyalinae, immaculatae, ^ 

Aniennac feniigineae. 
'libiae viiescentes. 
Variât magnitudine et thorace bilineato. 

G. sylvcstris : viridis capite , thorace elytrisque supra 
cinereis. * 

£ minoribus, subpollicaris, viiidis abdomine pédibusque ci- 
nereis, 

Caput supra, thoracis et elytrorum dorsum rufescentia. 

Thorax carinatus linea duplici nigra. 

Hemelytra medio et apice hyalina; alis immaculis. 

G. opacus: fuscns, opacus thorace convexo; hemelytris 
inimaculatis; femoribus intus macula nigra. * 

Magnitudine G. striduli, toti/s fuscus, opacus, immaculatus, 
exceptis femoribus posticis extus nigro - maculatis, 
intus macula magna média genuque atris. 

Thorax convexus carina obsoleta, medio depressus, 

0. humeralis : supra ferrugineus, subtus lutescens thora- 
cis macula latcrali nigra ; hemelytris macula hu- 
me rali fusca. * 

Duplo minor G stridulo, supra fcrrugineo - fuscus. 



256 

Thorax obsolète carinatos macula laterali qwadiata nigra. 

Ilemclytronim Jbasis macula oblonga nigiii. 

Alae immacuJalae. 

Femora postica supra ferruginea , nigio-'bimactilata , in tus 

macula subdbiupta iitra; subtus flavescentia; extits 

linea atia. Tihioe violaceae. 
Ahdominis carina lutea. 

G. bru II ne II s: supra nigerj subtus feirugineus, îiemeîytris 
immaculatis, * 

Habitat in Svecia, 

Jnter minores , tolus bicolor , jmmaculatus ; supra capke, 
ihorace elytrisque fuscis; capitis tlioracisque late- 
ïibus, abdomine pcdibusque ferrugincis. 

Thorax obsolète carinatus , subcruciatus. 

^lac fuscae , leticulatae, 

4. PNEUMORA. 

P, immaculata. Act. Stockliolni. 1775. p. 254 — 255- 

Tab. 1. fig. 1. 1810. p. 59. 
p. luaculata. Act. Srockh. 17 75. p. 257- tab. 7- f. 2. 

1810. p. 62. T. 2. f. 6. 
p. oc clin ta. Act. ITolmens. 1810. p. 60. T. 2. f. 3. 
p. scxgiittata. Act. Stockh. 17 75. p. 258. t. 7. f. 3- 

1810. p. 61, 



a57 

P. rubens. Act. Holm. 1810. p. 58. T. 2. f. 1. 

P. discûlor. Act. Holmens. i8ia. p. Sp. T. 2. f. 2. 

P. puplllata. Act. Holm. 1810. p. 60. T. 2. f. 4, 

P. papillosa. Act. Holm. 18 lo. p. 61. T. 2. f. 5. 

P. marmorata. Act. Stockh. i8iO. p. 63. T. 2. f. 7. 

P. serrata et spinulosa. Act. Holm. 1810. pag. 64» 

T. 2. f. 8. 9. 

P. obliqua ibidem 1810. p. 65. T. 2. f. 10. 

5. PH Y MATE US. 

P. morblllosus: hemelytris fuscis, albo-punctatis. * 
Oryllus morbillosus. Fabric. Entom. Syst. 2. p. 5o. 
Habitat in Campis capitis bonae spei vulgaris. 
Capiit inter oculos obtuse conicum. 

Thorax deflcxus, supra planus, subquadratus, tuberculatus. 
Prope marginem anticum tubercula duo majora, tum 
in fissura thoracis tubercula quatuor minora. ' 
Abdomen cingulis nigris. 
Hcmelytra et alae maculatae, subreticulatae. 
Femora inermia, nigro - maculata. 
Pedum genicula et tarsi nigri. 
Far. a. Tota ru fa. 

p. viridis capite pedibusque flavis. 

y. rufa hemelytris basique alarum violaceis. 

Mfn.orcidtrAcad. T.l/^, ^^ 



1258 

P. miliaris: hemelytiis pimctis albis callosis. * 
Giyllus miliaris, Fiibric. iLntom. System. 2. p. 5o. 
P, se ah l os us: heinelytris fl.ivo-punctatis. f 
Gryllus scabiosus. Fabric. Entom. System. 2. pag. 5i. 

P. leprosus: hemelytiis coeruleo flavoque variis; alis ila- 

vis nigio - punctatis. f 
Gryllus leprosus. Fabric. Entom. Syst. 2. pag. 5l. 

P. cinctus: hemelytris obscuris; alis rufis, nigro - macii- 

latis. t . 

Gryllus cinctus. Fabric. Entom. Syst. 2. p. 5o. 

P. punctatus : hemelytris atris j flavo - punctatis 3 alis 

atris. t 
Gryllus punctatus. Fabric. Ent. Syst. 2. pag. 5l. 

6. DICTYOPHORUS. 

D. spumans: fuscus thoracis marginibus tibiisque dimi- 

diis rufis. * 
Gryllus spumans. Nov. Insect. Spec. P. 5. p. 104. fig. 112. 

Dissert. Academ. vol. , 3. p. 223. Tab. 11. f. 21. 
D. papillosus: fuscus thoracis tuberculis tufo - flavescen- 

tibus; hemelytris flavo - striatis. * 
Habitat in Capitc bonae spei. 
^ntennae et totum corpus nigrum, varie pictum. 



259 

Caput gibbum, obtuse acuminatum, ttibeiculatnni. 

Thorax convcxus, caiinatus, postice subexcisus, tubeicii- 
latus. Caiina exigua, ui-articulata. Tubeicula ma- 
jora supra, luhia; subtus minora, sparsa, plu-rima, 
fldvescentia. ,.,, 

Alac incompletae visae, flavo - striatae. 

Âhdominis segmenta margine rubra. 

Femora nigra, lufo - lincata, inermia. 

far. CL. majoiv, magnitudine D. spumantis. 
|3. plus duplo minor. 

D. reticuîatus : thoiace laevi caiinato, nigro-maculato; 
hemelytris viridibus, medio sanguineis. * 

Habitat in America occidentali. 

Magnitudine D. spumantis, totus niger, varie pictus. 

Caput flavo - lineatum et maculatum. 

Thoraœ lacvis e quatuor segmentis, medio carinatus longi- 
tudinaliter, làteribus lobo postico carinato, puncta- 
to-rugosus, postice parum productus, ' apice exciso. 

Hemclytra abdomine fere duplo breviora, oblonga, obtusa, 
obscure viresccnua, medio sanguinea maculis spar- 
sis frequentibus atris. 

Ahdominis segmenta margine flavescentia. 

Femora inermia, flavescentia, nigro-maculata. Genicula et 
tarsi nigri. 

« 33* 



s6o 
1. PAMPHAGUS. 

P. s errât us: thoracis ciista cienata; hemelytiis unicolo- 

ribus. * 
Grylliis seiiatus. Fabric. Entomol. System. 2. pag. 48. 
Habitat in Incîia Oiientali. 
Magnitudine digitali totus flavo - virescens. 
Antennae lineari - setaceae , depressae. 
Capitis acumen obtusum , planum. 
Thorax quadriarticulatus margine infimo , costa laterali et 

crista alte elevata convexa serrulato - crenatis. 
Hemelytra abdominis longitudinc, dcilexa. 
Femora tenuissime spinulosa. 

P. lateralis : thaiacis crista crenata viridis : linea a ca- 
pite ad médium hemelytrorum ilava. * 

Habitat in Indiis. 

Simillima P. serrato^ sed quadiuplo fera minor, tota viri- 
dis linea a capite per thoracis latera, pone cristae 
apiccm connivens et per hemelytrorum dorsum ul- 
tra médium continuata, sensim attenuata. 

Hemelytra deflexa, abdomine longiora. 

Femora tenuissime serrulata. 

P. canescens: thoracis crista intégra: linca laterali fiiS" 
cd; hemelytris fusco- cinereis; femoiibus seiralis. * 



£î6l 

Grylliis canescens. Novae Insect. Spec. 5. p. io5. fig. ii3. 
Dissert. Acad. 3. p. 224. T. IL fig. 20/ 

P. ser ripes: thoracis crista convexa, lac[inosa; hcmelytris 

fusco - cineieis; femoiibus spinosis. * 
Grylkis seriipes. Fahric. Entom. Syst. 2. pag. 48. 
Habitat in Capite bonae spei. 
Subcflindricus y digitalis, cinereus. 
Antennae lineares, depressae, altenuatae, ciuereae. 
Thorax cinereo - albus linea pectorali cristaque albida , 

striata. 
Ciista valde acuta, convexa, postice undulata, foveis utrin- 

que lateralibus impressis. 
Hemelytra alaeque aeqiiales, abdomine longiores, obtusae, 

convoluto - deflexae, fusco - cinereae. Alae fuscae 

immaculatae. 
Femora spinis validis margine supeiiori arinata , cinereo- 

fuscoque irrorata. 

P. fus eu s: thoracis ciista raedio fracta; hemelytrîs fuscis; 

femoribus subcrratis. * 
Magnitudine vix. G. striduli, totus fuscus seii niger. 
y^ntennae subtiigonae, ensatae. 
Linea albida a capite ad médium thoracis , uti et ipsj 

carina cristae et fovea capitis. 



2^2 

Crista elcvata, convexa, cicnata, in mcdio excisa. 
Hcmcl/tra scabra marginibiis , seu tenuissime seniilata, 
fusca , cinerto - iirorata. 

P. Elcphas : thorace ciistato, lacunoso-apterus , femoii- 

bus spinosis. * 
Gryllus Elephas. Fahric. Entomol. Syst. 2. p. 4^- 
Apterus , crassus, sCaber , cinereus, fiisco - maculaliis, di- 

gitalis. 
Antennae uti in P. serripede. 
Thorax postice fasco - striatns , lateribus maculis duabus 

atris: puncto albo. 
Crista alte elevata, convexa, scabra, lateribus fovea tri- 

plici profanda. 
Ahdominis segmenta margine nigra, scabra ciim ordinc dn- 

plici spinularum et duplici ordine ocelloruin ni- 

groriim: piipilla alba. 
Femora postica valde supra spinosa. 
Tibiae angulatae, valide spinosae, fciscae. 

P. vlrens: thoracis crista intégra, apterus, viridis, fusco- 

punctatus^ femoribus inermibus, * 
P. FJcpJiantl crassior et longior , totus viridis punctis mi- 

nutis sparsis frcqucntibus atris. 
Thoracis cri^a convexa, intégra, lacunis tribus exiguis. 



263 

Abdomen laeve, saturatius viride. 

Rudimenta alarum maigine flava. 

Femora postica laevia absque spinis. 

P. galllnaceus: tlioiacis crista cymbiformi hemelytrisque 

fuscis iminaciil.itis; fenioiibus senatis. f 
Gryllus gallinaceus. Fahric. Entom. System. 2. pag. 48. 
P. reticulatus : thoiacis ciisla cymbiformi; hemelytris 

fldvo - reticnlatis. f 
Gryllus reticulatus. Fahric. Entom. System. 2. p. 47. 
P. turcicus: thoracis crista cymbiformi; hemelytris basi 

fasciaque fuscis; alis basi atris. f 
Gryllus turcicus. Fahric. Entomol. System. 2. g. 49. 

8. TRUXALIS. 

T. cinereus: immaculatus, cinereus. * 

Magnitudine T. nasiiti, totus cinereus, coloris lignei, lae- 

vis, obgcurus, immaculatus. 
Thorax supra tri - costatus. 
Alae aqueo - hyalinae. 

T. uni col or: viridis, immaculatus; abdomine pallido. * 
Duplo major et longior T. nasuto, cui valde similis, totus 

viridis abdomine pallidiore. 
Caput lincis quatuor rufcscentibus obsoletis. 



264 

Thorax immaculatus, costato - anguîatus. 
Alae virescenti - hyalinae. 

T. brevicornis: viridis, imraacnlalus; thorace convexo, 
utrinque cum capite crenato; alis hyalinis. * 

Truxalis brevicornis. Fahric. Entom. Syst. 2. pag. 27. 

Habitat in India Orientali et occidentali, 

Fix pollicaris, tota viridis, immaculata. 

Thorax convexiis , minime costatus , latere utroque linea 
crenata per caput et thoracem. 

Antcnnae depressae, lineares. 

Hemeî/tra abdoraine sesqui - longiora , alis hyalinis. 

T' nasutus: viridis thorace linea rubra; antennis , abdo- 
mine pedibiisque cinereis. * 

Truxalis nasutus. Fabric. Entom. Syst. 2. pag. 26. 

Habitat in India Orientali, Africa australi. China, Bar- 
thelemi. 

Mediocris magnitudinis, sesqui -pollicaris, abdomine anten- 
nis pedibusque rufo-testaceis; capite, thorace he- 
melytrisque viridibus ; linea laterali rufa capitis 
thoracisque. 

Thorax supra tri -costatus. 

Alae hyalinae. 

Eiisis fusca, brevissima, vix unguicularis. 



265 

T. tcstaceus: testaccii<; capitis Imea ses({aialtcra , thora- 
cis diip]ici rufj; heiiieJviiis linca fusca, obsoleta.* 

E majoribus, dii^-itulis, tola tcstacea seu cinereo viicscens. 

Aittciniae iiifcsccntes, tn'gonac, poirectae. 

Caput iinca rcifa, sesquia Itéra. 

Thorax supra tricoslaUis linca duplici et marginibus infi- 
ni is ru bris. 

Ilcmelytra linea obsoleta, fusca, a basi ad médium. 

Abdomen supra rufesccns. 

T, crcnulatus: A-iridis alis basi rufis; linea capitis tho- 

racisque crenata. * 
Truxalis crenulatus. Fahric. Entom. Syst. 2. p. c8. 
Farictt magnitudine, semi-pollicaris usque poUicaris, totus 

viridis alis solis hyalinis basique sanguineis. 
Thorax convexus costa obsoleta ; in Litere utroque a ca- 

pite ad basin thoracis line.i crenata. 
Antcnnae depressae, lineares. 

T. margiiicllus : viridis linea thoracis hemelytrorumque 

rufescente; alis sanguineis. * 
Rlagnîtudine T. hrevlcoriiis , cui similis. 
Totus viridis linca per dorsum thoracis et hemclvtrorum 

rufa, obsoleta et alis totis laetc sanguineis. 
Capitis latera et thoracis margo crenatus. 

Mémoire i de CAcad. T. F. 34 



266 

nemcîj-tra alis longioia. 
Tihiae saturatius virides. 
Antennae depressae, lineares. 

T. scaher: cinereus hemelytris fasco - irroratis; alis hya- 

linis. * 
Alagnitudinc T. hrevlcornis, totiis cinereus: hemelytris pal- 

lidioribus, fusco tenuissimc irroralis et alis hyalinis. 
Antennae depressae, lineares, brevissimae. 
Capitis linea et thoracis margo crenati. 

T. lineatus: viridis antennis, lincis thoracis, pedibus li- 
neaque hemelytrorum rufescentes. * 

Triixalis nasutus. Fahric. Entom. Syst. 2. p. 27. Rocsel. 
Ins. Vol. 2. tab. 4. 

Habitat in Marocco. 

tnter maximos, digitalis, totus virescens abdomine pallido. 

Antennae ensatae, trigonae, rufescentes. 

Thoracis latera rufo-lineata uti et caput cum margine in- 
fime rufo. 

JJemeIftra lanceolata; linea rufescens prope marginem su- 
periorem. 

Alae hyalino - virentes. 

T. hicolor: viridis antennis, thoracis lineis quatuor lier 
melytrorumque dorso rufesccntibus. ♦ 



267 

Inter médiocres, sesqiiipollicaiis, viiescens: antennis, lineis 
thoracis, doiso hemelytrorum, abdomine pcdibusque 
testaceo - nifesccntibus. 

Thoracis margo infinuis et latcra iiifa, cum adjecta daplici 
dorsali ]inca atra, tribusque costis elevatis. 

Ilcmelytra inferne viiidia, supeinc rufescentia. 

T. annulât us: cinereus hemelytris linca fusca, albac ad- 
jecta; femoiibus tibiisque albo - annulatis. * 

Habitat in Barbaiia juxta Algier. 

Inter médiocres totus cinereus. 

Caput tri-carinatnm: latere utroque macula alba. 

lliorax fuscus lineis duabus atris, tri-costatus lineis late- 
ralibus albis, superiori obsoleta. 

Tlemclftra marginibus cinerea ; in medio linea fusca , la- 
tior et alba tennior, nec basin, nec apicem attin- 
gentes. A medio ad apicem puncta fusca sparsa. 

Ahdnmen lateribus albo - nitens. 

Femora postica et tibiae prope genu annulo albo cincta. 

T. ncbulosus: cinereus thorace lineis quatuor atris; he- 
melytris linea fusca , postice punctata ; alis basi 
rubris, fusco - nebulosis. * 

E maximis, digitalis, cinereus. 

Antcnnae cnsatac, trigonae, fuscae. 

34* 



2^8 

Caput lineis sex vel i>lLiiibus nigiis. 

Thorax costato - angulaUis: lineis qLiatuor nigiis. 

Hemely-tra in medio linea nigra denticulata, postice termi- 

nata maculis nigiis sensim minoribus. 
Alac fasciolis imdalis atiis ncbulosae, basi sanguineae. 
Var. a. linea hemelytrorum ftisca, albae adjecta, 

j3. linea hemelytrorum fiisca^ in medio alba divisa. 
y. linea hemelytroram fusca , albae adjecta , viridî 

subjecta. 
5. linea hemelytrorum fusca, interrupta. 

T. hilineatus: viridis capitc, thoracc hemelytrisque li- 
neis duabus rufis ; hemelytris linea fusca , albae 
adjecta. * 

Inter majores_, digitalis, viridis, rufo - linentus. 

Antennae ensatae, trigonac, porrectac, rufae. 

Caput convexum, laeve, utiinque linea et margine infimo 
rufis. 

Thorax costato - septem - angulatus : costa dorsali , lineis 
duabus Jatis et margine inliino rufis. 

Hemeîftra lacté viridia: intra margines linea rufii, infcrior 
ad médium extensa, superior apiccm non atlingens. 
In medio linea nigra, postice abiupra et abbre- 
viata cum adjacente alba multo brcvioii. 



2 6g 

Abdomen supra rubrutn, elytris brevius. 
Femora supra rufescentia. 

T. iutcrruptus : cinereus thorace lineis duabus; hcnie- 
lytris viridibus : linea duplici rufescente lineaque 
punctorum alborum. * 

Mediae magnitudinis totus cinereus, pallidus. 

Capiit diaphanum, costato-angulatum, lateribus linea viridi. 

Thorax supra tiicostatus, viridis linea nigra prope costas 
marginales. 

Hemelytra alis paulo longiora, apice hyalina, viridia: li- 
nea intra marginem superiorem rufescens, ante api- 
cem terminât , et alia tenuior , brevissima intra 
marginem inferiorem; in medio color saturatius vi- 
ridis série punctorum oblongorum alborum ^ lineam 
abruptam formantium. 
Alae hyalinae, immaculatae. 

T. serrât us: cinereus capite , thoraceque nigrolineatis; 

hemelytris linea nigra undulata. * 
Mediae magnitudinis, totus cinereus, maculatU5. 
Caput convexum lineis circiter septem fuscis. 
lliorax costato-angulatus, medio depressus, postice acutus 

lineis dorsalibus duabus iuscis. 



270 

Ilemdytra abdomine longiora linea in mcdio nigra, nnciw- 
lata seu margine. infeiioii obtuse seirata , apiccm 
non attingente. 

T. dentatiis: viridis capite lincis quatuor, thoracc, dua- 
bus elytrisque iinica luidata lufcsctntibus. * 

Habitat in India oriental!. 

Mcdiae magnitudinis, virescens pedibus niagis cincreus. 

Caput convexum lineis duabus lateralibus, totidemque sub- 
tils rufescentibus. 

Thorax costato - angulatus , postice valde acutus , medio 
concavus : lineis duabus lateralibus marginibusque 
ru fis. 

Hcmelytra saturate viridia: a costa ad médium linea atte- 
nuata rufa ; in medio linea nigra , albae adjccta, 
imdulata, ad médium hemelytri protensa. 

Alae hyalinae, immaculatae. 

T. sanguineus: fuscus alis sanguineis. * 

Magmtudine G. striduU, totus lusco - ferrugineus. 

Thorax convexus , scabridus. 

Hemelytra linearia, basi excisa, apicc acuto oblique trun- 
cata ; in medio fasciola obliqua ex punctis qua- 
tuor minutissimis albis. 

Alac totac sanguineae, immaculatae. 



271 

p. ACHETA. 
A. Gryllotalpa: pcdibiis anticis dilatatis, palmatis. 
Acheta Gryllotalpa. Fabric. Ent. Syst. 2. p. 28. 
A. domestica: glauca, immnculata. * 
Acheta domestica. Fahric. Entom. Syst. 2. p. 29. 
Nccatur optime intra rimas muroriim affusa aqua ferventi. 

A. canipestris: nigra, immaculata. * 
Acheta campestris. Fabric. Entom. Syst. 2. p. 3i. 
A. capensis: nigra hemclytris fuscis: basi flava. * 
Acheta capcnsis. Fabric. Entom. Syst. 2. p. 3i. 

A. monstrosa: cinerea hemelytris alisque spiraliter con- 

volutis. * 
Acheta monstrosa. Fabric. Entom. Syst. 2. p. 29. 

A. Morio: atra alis albis, apice nigris. * 
Acheta Morio. Fabric. Entom. Syst. 2. p. 3l. 

Praeter plures , quas recensent et Linné et Fabricius, 
aliique. 

10. CONOCEPHALUS. 

Csubulatus: verticis aciimine acuto, supra sulcato, sub- 
tus calloso; hemelytris viridibiis aequalibus. * 

Paulo major C. triopedCj tota viridis capite, tliorace pedi- 
busque cinerascentibus_, pallidioribus. 



Acumen capitis lanceolatiim , paium eiectum , ponccrum, 
acLiLuin, supra sulcatum, sub apicc c.illosuiu callo 
coiivexo. 

Hemelyira alas aequantia et tegcntia, \iridia. 

C. triops: veilicis acuminc obruso, subtus callo ocellaiii 

hemelnris viridibiis aequalibus. * 
J.ocusta triops. Fabric. Entomol. Syst. 2. p. 40. 
Habitat in Indiis, insula Baithelemi, Maiocco. 
Digitalis tota viridis thorace capiteque paulo pallidioiibus, 
Capitis acumen obtusuin, subtus sub apice ocello tubeicu- 

lato ininimo. 
Hemclytra alaium longitudine, viridia. 

C. lanceolatus: vcrticis acumine obtuso, supra sulcato, 
subtus dentato; hemelytris cinereis aequalibus. * 

Locusta lanceolata. Fabric. Entom. Syst. 2. p. 3g. 

Habitat in Japonia et Sierra Leona. 

Magnitudine C. trlopedis, totus cinereus linca tantum mar- 
giiiali a capite ad médium hemelytrorum iVisca. 

Capitis acumen obtusiusculum , supra obsolète sulcatum, 
subtus dente terminatum. 

Hemelyha alas aequantia et tegentia, cincrea. 

C. hemiptcru S-: vcrlicis acuminc obtuso; hemelytris ab- 
breviatis, * 



273 

Locusta conocephala. Fabric. Entom. Syst. 2. p. 39. 

Habitat in Africfl. 

Corpus viridi capite thoraceqiie linea dorsali fusca. 

C. acuminatus: veidcis acuminc subtiis acuminato; he- 

melytris virescentibus aequalibiis. * 
Locusta acLiminata. Fabric. Entom. Syst. 2. p. 39. 
Habitat in Indiis et Eiiropa australi. 
f'ertex éleva tus, obtutus, subtus acuminatus. 
Hemdytra viridia, alas acquantia et tegentia. 

C. nasutus: vertice acuminato cinereus, immaculatus. * 
Sesquipollicaris , linearis , angustus , glaber , totus cinereus 

dorso capitis thoracisque obscuriore ; hemelytris 

pallidioribus, hyalinis, corpore longioiibus cum alis 

aequalibus, similibus. 
Fertex productus, obtusus, thoraxque simplex, linearis. 
C. albifrons: vertice obtuso viiescens, fusco-maculatus; 

cnse apice serrala. * 
Locusta albifrons. Fabric. Enlom. Syst. 2. p. 41. 

C. faix: vertice obtuso cinereus, fusco-maculatus; ense 

fusca. * 
Locusta faix. Fabric. Entom. Syst. 2. p. 41. 

C. cinereus: verticis acumine obtuso; cinereus linea fé- 
morum nigra, hemelytris abbreviatis. * 

Mémoires de l'Acad. T. y. 35 



274 
Hahitat in Jamaica, communicatus ab Equité Swartx. 
Magnitudlne- C. varii, totus cinereus. 
Jcumen veiticis obtusum, supra obscurius. 
Femora postica notantur versus basin linca fusca. 
Ilemelytra lanceolata, alis paulo breviora. 
Ensis longitudine abdominis, intcger. 

C. varias: Verticis acuminc acuto; thorace viridi, flavo- 

lincato; hemelytris viiidibus aequalibus. * 
Locusta varia. Fahric. Entom. Syst. 2. p. 42. 
Habitat in Germania et Svccia in Kinnekulle. 
Vlx pollicaris, totus viridis: linea thoracis, margine heme- 

lytrorum superiori , pedibus et antennis flavcscen- 

tibus. 
Mari abdomen fuscum ; feminae tliorax et pedes magis 

cinerea. 
Ensis longitudine abdominis. 

C. virens: verticis acumine obsolète; flav^escens hemely- 
tris virescentibus, abbrcviatis. * 

Magnitudine C. varii , cui valde similis. 

Corpus totum tenerum, subpellucidum, flavescens linea tho- 
racis viridi et hemelytris pallide virentibus : linea 
dorsali saturatiore. 

/fcumen verticis obsoletum, minimum. 



275 

Ilemclytra brcviora alis, corpore duplo longioiibns. 
Eiisis abdoinine tiiplo bl•e^'io^. 

C. discolor: vciticis acumine obtuso ; viridis abdomine 

fusco; hemclytiis cineieis: margine viridi. * 
flx maçnitLidinc C. vanl , totus viridis abdomine fusco 

et hemelytfis supra cinereis. 
Acumen verticis parvum, obtusum. 
JîcmcJytm supra cinerea margine infimo viridi, alas ae- 

quantia, in Rlare corpore fere duplo longiora, in 

femina duplo breviora, 
Ensïs longitudine abdominis. 
Antennae fuscae, corpore triplo longiores. 

C. griseus: verlicis acumine obtuso; cinercus lateribus 
thoracis enscque viridibus; hemelytris abbreviatis.* 
Similis C. cinereo, sed longior, totus cinereus, pollicaris. 
Latera thoracis et ensis \iridia. 
IlemeJytra alis breviora. 

C. bilincatiis : verticis acumine obtuso: angulis rubris; 
thorace rufo-bilincato ; hemelytris \iridibus: mar- 
gine rubro. * 

Corpus pollicare, totum viride. 

Vertcx: ciipitis porrcctus, obtusus lateribus rufis. 

Thoracis latQra linea sanguinea jlavac adjecta. 

35* 



276 

Hemclyirorum margines superiores riifescentes. 
Emis longitudine coiporis. 

C. inflatus: veiticis acumine acnto, sulcato; viridis he- 
melytris infldtis aeqiialibus. * 

Antennae flavo nigroque annulatae. 

Acumen capitis acutum, sulcatum, brève. 

Thorax convexus , tiisectus. 

Corpus totum viride. 

Hemeïytra foliaceaj lata fade aliéna, alas aequantia, in- 
ilata , viiidia ocello diiplici niinimo infra basin, 
nervosa, foliiim mentientia, corpoie longiora. 

Ensis apice nigra. 

C. armatus: verticis acumine obsoleto; thorace dentato- 
angulato : lineolis nigiis; hcmclytris viridibus ae- 
qualibus. * 

Caput obtLisissimum. 

Ihorax rhombeus^ angulato - dentatus , marginatns , latere 
utroque papilloso - scaber , medio depressus , tii- 
sectus, lineis duabus atiis. 

Hemelytra alas tcgentia, vuidia nervis elevatis punctisque 
plurimis impressis. 

Ensis basi ilavescens, apice nigra. 

Pedes antici inermes, inteniicdii et postici spinosi. 



277 

C. cornutus : veiticis acumime aciito ; thorace scabm, 

cornulo; hrmelytiis acqualibus: linea fusca. * 
Di^Jitali.s totiis cinereo - albus, fusco - inoratus, linea nigra 

a capite ad apiccni hemelytrotiim. 
Acumen capitis aciitiim, bisulcum, bres-e. 
Thorax scaber _, trisectus , medio depicssiis , antice spinis 

diiabus minimis, postice cornu majori, nigosus, ci- 

nereus linea lateiali nigra. 
Hemclftra grisea, ncrvosa, linea lata nigra in medio prae- 

ter puncta minima lineolasque nigras sparsas. 
Abdomen dorso nigrum. 
Eiisis nio^ra, basi rufcscens. 

c. spinigerus: verticis acumine obsoicto ; thorace mar- 

ginato; pedibus omnibus spinosis. * 
Caput crassum, obtusissimum. 

Thorax quadratus, convexus margine omni cicvato. 
EJytra cinerca, reticulata interstitiis atris, alis breviora. 
Femora omnia scabra et spinosa. 
Thoracis structura in hac specie diversa. 

C. trifîdus: verticis acumine obtuso ; thorace rhombeo 

iobato; hcmelytris cinereis, aeqiialibus. * 
Acumen verticis obtusum, brève. 
Tiiorax denticulato - rhoaibeus, transversaliter bisulcatns. 



278 

I/cmclftra alds acqnantia et tegcntia. 

Eiisis longitudine abdominis. 

Femora postica siibtus valde spinosa. 

C. triconiis: verticis acumine multisiilcato; thorace lu- 
goso; hemelytris aliis, cinereo - reliculatis. * 

Habitat in Insula Baithelemi. 

Antennae corporc tiiplo longiores. 

Corpus toUim cineieuin^ vix poUicaie. 

Thorax tri-articLilatus, convexus, rugosas. 

Acumcn capitis acutum , paivum , cuni duobus lateralibus 
adJLinctis. 

Hemélytra reticiilata interstitiis nigris. 

Femora ineimia. 

C. triceps: verticis acumine minimo ; cinerens ense ni- 

gra : linca ilava ; hemelytris acqnalibus. * 
Digitalis , totus cinercus. 
Ensis sola linea flava notata. 
Femora ineimia. 

C. viridissimus: verticis acumine, obtuso; cinereus he- 
melytris viridibus, aequalibus. * 
Locusta viridissima. Fahric. Entom. System. 2. p. 4^^* 

C. rugosus: verticis acumine acuto, sulcato, bifido; gri- 
seus licmclyiris fiisco - irroratis , acquaHbiis. * 



2 79 

Gryllus iiigosas. Linn. System. Animal. 2. p. 697. 

l.ocnsta fcmoiatii. Fabric. Entom. Syst. 2. p. 37. 

Digitaîis, totiis cinerco-albidas atomis nigiis fieqiientibus. 

Antennac corpore longioies. 

Acumen capitis sulcaUim, acutum;, bifidum. 

Thorax costato - scaber, convexus. 

Abdomen fuscum ense breviori. 

Jlemelytra alis aequantia, cinerea nervis rnaciilisque oblon- 

gis nigris. 
Alae plicatac, hyalinae fasciis nigris dilTracds. 
Pcdes nigro - punctati. 
C. eloiifi^atu s: verticis acumine sulcato; cinereus heme- 

lytris ocelldto - maciilatis, aeqiialibus. * 
Locusta clongata. Fabric. Entomol. Systemat. 2. pag. 37. 
Maximus in hoc gencre, plus quam digitaîis, totiis cylin- 

diiciis, cinereus, hemelytris solis maculatis maciilis 

SLibocellaribus. 
Acumen verticis supra sulcatum. 
Thorax tri-arliculatus, subquadratus, planiusculus. 
Jlemelytra alas aequantia, oblusa, cinereo-fusca, vel immacu- 

lata, vel maculis ocellaribas obsolelis pupilla albida. 
Knsis longitudine abdominis. 
Femora inermia tibiis spinosis. 
Anteimae corpore longiores. 



280 

11. LOCUSTA. 

L. vittata: alis niveis, fusco - fasciatis. * 

Locusta vittata. Nova Insect. Svec. P. 5. p. 102. Disseit. 

Acad. vol. 3. p 221. 
Habitat in Carro inter Givrants vivier et Slang - rivicr. 

L. aethiopica: hemelytris lineaiibns, alis bievioribiis. * 
Locusta aethiopica. Nov. Insector. Spec. P. 5. pag. 10 3. 
Diss. Acad. vol. 3. p. 222. 

L. crenulata : thorace crenulato viridis ; hemelytris ab- 

breviatis; verticis acumine bifido. * 
Magnitudine ferc L. laurifoliae y tota viridis. 
Antennae flavcscentes, corpore bieviores. 
Capitls vertex acuminatus^ bifidus. 
Thoracis anguli creniilati. 
Hemclftra oblonga, angustata, coriacea, folium mcntientia, 

Costa média crassa; alis paulo breviora. 
Alae aqueae, tenuissimae, fuscae. 
Abdomen, cinereo - fuscum. 
Emis recLuva, brevissima, vix unguicularis. 

L. longipes: cinerea thorace laevi; capite obtuso. * 
Larvam tantum incompletam vidi, totam cineream. 
Caput obtusissimum absque acumine. 
Thoracis anguli laeves. 



28l 

L. laurifoli a: viridis thorace laevi; hemelytiis abbreviii- 

tis: fVonlc obtiisa. * 

Locusta laurifolia. Fabric. Enlom. Syst, G. p. 34. 

Locusta verrucivora dtiplo major, tota viiidis, glabra. 

Caput obtusuni, prominens puncto inter antennas impresso. 

Antcnnae corpoie longiores, hemelytiis breviores, setaceae, 
fiiscae, basi virescentes. 

Thorax supra planiis , lacvis , postice rotundatus , antice 
truncatus, mcdio costa obsoleta, punctatus; anguli 
obtiisi, intcgri^ fldvescentes. Latera deflexa, mar« 
ginata, punctata. 

Hemeljtra deflexa, neivosa, folium mentientia, oblonga, 
obtusa, abdomine diiplo longiora. 

'/ilae plicatae, acatae, excisae, hemelytiis, paulo longiores. 

abdomen bdsi virescens, apice rufescens, ciassiasculum. ■ 

Ensis abdomine triplo brevior , suisum flexa , basi vires- 
cens, apice rufescens. 

L. myrtifolia : viridis thorace laevi; hemelytris abbre- 

viatis; vertice capitis producto, sulcato. 
Locusta myrtifolia. Fabric. Entom. Syst. 2. p. 34- 
Antcnnae fuscae, corpore breviores. 
Capitis vertex acuminatus apice obtuso, sulcato. 
Tlioracis anguli integri, pallidiorcs. 

Mémoires de CAcad. T.V. 36 



s8c 

MTemelytra lauceolata, obtusissima, alis ensiformibus paulo- 

brevioraj laevia ncrvo lateraii exstanti. 
EnSLS brevissima<, vix unguiciilaiis, lata, arcuata. 
Ohs. Duplo minor IL. îàurifolui, cui similis,, et tota viridîs.. 

L. j aponica: tliorace liaevi; verticis acumine bifido; vi- 

ridis linea doisali fi'ava; hemelytris abbreviatiSi *' 
Habitat in Japonia. 
Magnitudine fere L. îaurifoîlae, tota viridîs linea* ilava: dbr- 

sali , ab acumine verticis usqyne ad apieem heme-*- 

lytroruiTi' continuata. 
Acumen capitis parvum, acutum, bifidiim; 
Thjorax omnino laevis^ 
ïJemelytra lanceolata „ obtiisa , alis breviora , antice costai 

média, postice slriata. 
Ensis valde reciuva, abdomine brevior,. 
Alac lanceolatae. 

L.. scalarls: thorace plàno', quadrato-, Ihevi:^ hemelytrfa. 

griseo-albis: linea vittata ,. fusca» * 
Magnitudine C. vindissimi, tota fusca, albo - irrorata. 
T/iorax supra planas , quadratus , lacvis angulîs^ integris^. 

lateribus linear làta, nigra: 
Uemclj-tra albido - grisea^; infra basin versus marginemi e»^ 

terioicrti puncta duo, majora, atra, et interdum. sàir 



2'S3 

mul duo, atra, min<ara; in imedio îinea fusca , ex- 
ms dcntala, dentibus maculas aibas iiïcJudentibus; 
raargo inteiiar cineréus, nigro-stdatus et irroratus. 
jiiîae hyalinae^ reticulatae, paulo longiores. 

L. verrucivoïa: thorace tikostato, laevi; liemelytris mu- 

ciilis ùtiis, aequalibus. * 
Locusta veiTucivoia. Fabric. EnL Syst. 2. pag. 42- 
Vw. a., hemeiytiis viiidibus: raacuïis quadratis nigris, 

p. hemelytris viridibus, basi pamm maculatis. 

y. hemelytris cinereis: maculis quadratis atiis. 

L. margluata: tkorace tri-costato, iaevij îiemel)tris ae- 
qualibus, margîne viridibus. * 

Locusta veirucivora plus duplo minor, tota fusca marginç 
hemelytrorara estirao et inteino viridibus. 

Antcnnae corpore breviôres. 

Caput obtusissimum. 

Thorax oblongo - quadratias, îaevis, medio coslatus. 

ilemelytra alas aequantia marginibus viridibus imprimis 
versus basin. 

Femorum Iinea atra. 

E)isis abdomine vix brevior, apice atra, 

L. striât a: thorace tri-costato iaevi ^ fusca hemelytris 
albo - stdalis. * 

36* 



284 

Magnitudine (ère G. striduli:, tota fusca. 

Capiit obtiisissimum. 

Thorax oblongo-qiiadratiis costa média et angulis laevibus. 

Hcmcîytra alas aequantia, fasca striis variis albis variegata, 

abdomine longiora. 
Rnsis abdomine parum bievior, basi pallida, arcuata^ acu- 

ta, compressa. 
Femora postica griseo nigroque A^ariegata: linea fusca. 

L. hrachjrptera : thorace tricostato, laevi ; /usca elytris 

alisqne corpore brevioribus. * 
Locusta brachyptera. Fabric. Entom. System. 2. pag. 43. 
SemipollicariSy tota fusca. 
Antennae longitudine corporis. 
Caput obtusissimum. 

T/iornr -oblongo-quadratus costa média angulisque laevibus. 
Jlemelytra fusco - virescentia., obtusa, abdomine brevioia. 
Femora postica cinerea linea atra. 

L. armadillo: thorace antice depresso, postica tri-costato; 
corpore nigro, aptero. * 

Corpus crassum, totum nigrum, glabrum, apterum, bipol- 
licare. 

Thorax oblongo - quadratus, utrinque truncatus, antice de- 
presso - concavus, postice tri - costatus. 



c85 
j4hdominis dorsum sciie duplici calloriim. 

L. spinulosa: thoiace spinoso aptcia; corpore nigro al- 

bo - inaculato. * 
Lociista spinulosa. Fahric. Entom. Syst. o. p. 44. 

L. pupa: thoiace spinis ciliato ; abdomine tuberculato : 

spinoso; corpore aptero. * 
Locusta pupa. Fahric. Ent. Syst. 2. pag. 43. 

L. ephippigcra: thorace postice elevato; hemclytris bre- 

vissimis fornicutis. * 
Locusta ephippigera. Fahric. Entom. System. 2. p. 44. 

L. Laxmannl: thorace postice marginato, dentato; euse 

recurvo apice reflexo; femina aptera. 
Locusta Laxmanni. Fahric. Entom. Syst. 2. pag. 45. 

L. gri,sea: thorace laevi cinerea, subaptera. * 
Ilahitat in Svecia provinciis méridional! bus. 
AJagnitudine circiter hrachypteri , tota cinerea, glabra. 
Thorax laevis, planus. 

j4lter sexus oranino apterus, in altero hemelytra brevissima. 
Pedes postici elongati, corpore triplo longiores : 

Ad hoc genus referri quoque debcnt, L. fenestrata, ca- 

melUfolia , oleifolia , thymifolia , gramiiiifolia , lilifolia, 

perspicillata et plures aliae. 



Spinulosa^ Pupa, Ephippigera novuni foi'san Gcnua consta- 
tent. 

12. PTEROPUS. 

P. siccifolius. Roescî. Vol. 2. tab. 17. fig. 4. 5^ 
Alantis siccifolia. Fahric. Entom. System. 2. p. 18. 

i3. PHYLLOPHORA. 

P. citrîfolia: tliorace quadrato - siibheptiigono , postice 

triincato. * 
Locusta citrifolia. Fahric. Entomoi. System. 2. p. 33.. 

P. speciosa: thorace oblongo, quinque-angulaii, postic* 
acuminato. * 

Antennae capillaires, setaceae, corpore longioxes. 

Oculi prominuU. 

Thorax quiiKjLie - anguiaiis ; iintice truncaliis, panim pro- 
minulus, planus; postice declivis, planus, acumi- 
natus , soLitelliformis apice acuto , lateiibus piipil- 
loso-creiiulatis, in medio spina iiuinque exstanti. 

Hemelytra, oblonga, neivo longitudinali exslantiori et ve- 
nis lateralibus, minoribus, ramosis, folio lainino si' 
milibus, deflexis, viridibus, corpore longioribiis. 

Alae angostiorcs, lanceoiatae, siibaequales , virides, ieiina- 
cnlatae. 

Aiihiuilciûiim totum tri " poUicai-e , jlavo - viaescens. 



287 
14- MANTIS. 

M. religiosa: thoraee integro cinerea; hemelytris viridî^ 

bus, hyalino - reticuliatis. •* 
Sesquipollicans, tota «inerea, elytiûs soMs vkidibus. 
Tliorax integer,< laevis. 
HeuieJytrci ensiformia , obtiidusGUÎa , hyalino - vkescentia, 

rer.icLilata ,. immaculata. 

TSL oratoria y thoraee iiîtegro cinerea; elytris viridibus 

nervosis: costa pallidiori. * 
Mantis oratoria. Fahrit. Entomol. Systî. 2. p. 20; 
Ciiierea corpore pollieari, abdomine postice dila.ta:tx> , bise- 

to, acuto» 
Thorax integcr. 
Heinelytra abdomine subbrevioraj viridisj immacuiata, ner-- 

vosa, Gosta exstanti pallsdiorii 
Fedes^ postici einereo' - virescentes.. 

M. maroccana: thoraee integio viridls; thoraci^ hemely- 

tiorumque lijteribus ilavis. * 
Mih'âat in Maiocco. 
Tota viridis, linearis,. tri - pollicaris. 
Tfujmx trigonus angulis integïis , dikite viridis lateribus 

marginatis flavescentibus.- 



288 

lleiucJytra viiidia, nervosa, tenuissime reticulata, viridia, 
immaculata, lateribiis flavescentibus. 

M. pillera: thoiace intcgio, hemelytiisque viiidibiis; alis 

ru fis. * 
Mantis pulcra. Fabric. Entom. Syst. 2. p. 24. 
Habitat in India oiientali. 
Alae plicatae , aequales , extus riifae , mcdio flavescentes, 

apice fiisco - rufescentes, longitudine abdominis. 
Tota corpore et pedibus pallida, pollicaiis. 

M. reticulata: thoiace integro cinerea; hemclytris hya- 

linis, reticLilalis; pedibus scabris. * 
Habitat in Insula Barthelemi. 
Faciès Libellulae oculis pellucidis. 
Tota cinereo - fusca, lineaiis, sesqui - pollicaris. 
Thorax convexus margine dilatato, integro, unguicularis. 
Hemelytra et alae reticulatae venis iiiscis, lanceolatae, ob- 

tusae, aequales, abdomine longiores. 
Pedcs antici extus papilloso - scabri, serrati. 

M. nebitlosa: thoiace integro cinerea; hemelytris alisque 

fusco - maculatis. * 
Jnter minores numaianda^ tota cinerea, tri - pollicaris. 

Thorax convexus, tiigonus, integer. 

r 



289 

Hemelytra lanceolata; extra costam minime dilatata, palli- 
dn : hyalino - cinerea , reticulata maculis plurimis 
fuscis pi ope costam, abdomine longiora. 

Alae aequales, plicatae, venis fuscis leticulatae et macu- 
lis plurimis fuscis in margine antico notatae. 

M, marginella: thorace integro, fusco: margine pallido; 

hemelytris aqneis: margine baseos flavo. * 
Minores inter, vix pollicaris, cinereo - fusca. 
Thorax integer, fuscus lateribus pallidioribus. 
Hemelytra juxta basin margine extra costam flavescentia; 

ceterura uti et alae cinerea, fuscô - reticulata^ lan-'^ 

cea, obtusa, abdomine vix longiora. 

M. sacra: thorace crenato cinerascens; hemelytris viiidi- 
bus, nervosis: basi costa margineque pallidis., * 

Habitat in Capite bonae spei. 

Ex viridi pallide cinerascens , quadri - pollicaris seu ex 
maximis, magnitudine omnino M. precariae. 

Thorax trigonus, antice crenulatus, postice integer, albido- 
cinerascens. 

Hemelytra viridia, oblonga: basi, margine costaque palli- 
dis, iinniaculata, nervosa, coi pore longiora. ^^ 

j4lae aequales, hyalinae, apice virides. 

Mémoires de VAcad. T. V. ^ *? 



Péééé VîVescli^\itef : riiacirfj iWagha" o'cel'lciVi iri basi pcdartt 

antéiioriim. 
Dijfcrt a M. éùncta ma'^hifadi'né et mïicùla femorum. 

M. guttata: thorace crenato cinerea ; hemelytiis viridi- 

bus: giitta oblonga. * 
Mantis simulacium? Fcthric. Entom. Syst. 2. pag. 21» 
£ majoiibus hujiis generis, tripollicaris vel ultra. 
Corpus cinereum. 
Thorax tiigonus, antice valde dilatatus et lalior, quam in- 

plcrisqiie, crenulatus, vix semi- pollicaiis. 
Heinelytrà viiidia, nervosa, immaciilata praeter guttam ob- 

longam, albidanr }irxta costain elevatani, abdoniine 

lon^iora. 
Alae aequales. 

M. prêcâfid: thoYà'eé' âiefiàto cîYféreâ'; h'cTnélyùi's viridi- 

bus: macula disci ocellata. * 
Mantîs pi'ééadà. Fahric. Ènfortî. îSyst". ù. pag. 20. 
Majores ffîtîér, tota cîrteVêa, qTiadjipolIicaiis. 
Kiîdfât t-ri^ofri«, CienatuS, ^eisqtifpoîlicaris. 
Hemelytra viridi - flavescentia, nervosit, ovata, cxtus dila- 

iSiô - iàxxiiiÔAttL , in me'A'o disco inna costam ele- 

SfztiHiri rtVacùIa' majiîi'ifculat océllata, longitudine ab- 

dominis. 



091 

Alae aeqnales , plicatae , hyalinae , macuii^ :ifi»vesc€Kntibms 

abrupte fasciatae. 
Tibiae anticac macula fusca notata. 

M. maculât a: thorace crenato cinerea toU. <* 
Habitat in Japonia. 

Tota lincaris, cinero - fusca , bipollicaiis. 
Thorax trigonus, crenulatus lateribus antice •fuscis. 
Hemelytra abdomine paulo longioia , fusco - cinerea stxx. 
punctis obsoletis fuscis maculata, reticulata. 

lA, fencstrata: thorace crenato cinerea j hemelytris hya- 

liais: margine fusco. * 
Mantis fenestrata. Fabric. Entomol. System. 2. pag 22. . 
'TripoUicaris, sublinearis, tota cinerea, immacirlata, excepto 

margine externo hemelytrorum et jlarum. 
Thorax linearis, trigonus, tenuissime crenulatus, pollicaris. 
Hemclylra lancea, obtusa, hyalina, reticuJata, margine ex- 

teriori fusca, corporis longitudine. 
Alae aeq.idles, similes, plicatae, latissimae. 

RI. fuliglnosa: thorace crenato fusca, nigrp,- fa«ciata * 
Non nisi larvam vidi, speciei certe diversae. 
.'PfillLcaKis, tota fusca, nigro-irrorata, pedibus imprimas atio- 
fdsçiA(is> vix pollicaris. 

37 • 



29- 

Thorax crenatus. 
Abdomen .ovatun^. . 

M. margiiiàba: .:X^OYAce crcnato cinerca ; hemelytioium 

-margine exteriori flavo. * 
Habitat in India prientali. 
Linearis, palmarîs, tota cinerca. 
Thorax tngonti&i, crenatus. 
Hemelytra lanceolata, acuta, cinerea margine extra costam 

flavo, sabdomine longiora. 
Alae aequales/ acutae, basi fascae. 

.]M. signât a: thorace crcnato cinerca j alis margine ma- 
culatis. * 

Magmtudu\6, statma et similitudo M. nebulosae, tota cine- 
rea :, tripollicaris. 

Thorax crenatus, trigonus, snbpollicaris. 

Hemelytra cinereo-flayescentia^ immaculata, exteriori mar- 
gine saturatius colorata, interiori hyalina, lanceo- 
lato - oblonga, abdom ine paulo longiora. 

Alae aequales, plicatae, hyalinae margine exteriori flaves- 
cente; maculis quatuor vel quinque fuscis. 

ISJl.fasciata: thorace crenato cinerca; hemclytris fasciatis.* 
Pulchcrrimas inter mantis hatc, non nisi spiritu vini con- 



293 

servata niihi occuriit, sic ut de coloribus nil omni- 

no certi affirmari possit. 
Mcdiocris magniuidinis, bipollicaris. 
Thorax crenatus, tert.iani corpoiis paitem constituens. 
HcmeJytra ab.domine breviora, fasciis circiter tribus colora- 

tis notata, i) intra apicein tenuis; 2) supra hanc 

latior, stiiata; 3) in medio, tenuis. 
Abdomen ovatum, postice dilatatum. 

M. occllata: thorace crenato cinerea 3 alis apice atris : 

ocello caeco. * 
Tota cinerca, tripollicaris, linearis. 
Thorax crenatus > trigonus, subpollicaris. 
Hemelytra bus], ante médium et intra apicem macula fusca. 
Alae basi hyalinae, apice nigrae macula intra apicem ci- 

nereaj trans versa. 

i5. MANTISPA. 

M. pagaua: alis hyalinis: macula fusca. * 
RIantis pagana. Fabric. Entom. Syst. 2, pag. 24. 

RI. fausta: cinereo - fusca, immaculata. * 
Mantis fausta. Nov. Ins. Spec. P. 3. p. 63. Fabric. En- 
tomol. System. 2. p. 24. 



G. pennatus: antennis peclinatis; femoribus anticis spina 

terminatis. * 
Mantis flabellicornis et pectinkornis. ■Fahr'ic. Entom. Sys.t. 

^. p. 16. et 1 8. 
Aidcnnae peetinatae utrinque , basi frtiformes , -^pice seta- 

ceae, longitudine dimidia thoracis. 
Thorax cinereus, pollica«is, crenatus. 

Jiemclyir.a viiddia, <^ice iii^^rp - sLyata^ ,ab4Qininç longioi;^. 
Pedes cinerei. 

G. gongulodcs : viridis antennis simplicibus; femoribus 

anticis spina terminatis. * 
JîTantis gongylodes. Fabric. Entom. Syst. 2. p. 17. 

G. marginatus: cinereus hemelytri^s ji'^.kidibps: ^inea mar- 

ginali saturatiori. * 
y^ntennae setaceae, tjqFqu capitip bre.vjores. 
Thorax crenatus et pedes flavescenti - cinerei. 
Ilemelytra dikite viridia ; linea intra marginem «xternum 

saturate viridis. 

Q. ^uttulus: flavescenti hemelytris macula alba. * 
Totus fl.ivescens elytris satjLjratioribus çt 4Jlis hyalinis, qua- 
dripollicaris. 



29^ 

lïolieîytra arttf? mcdiniii intra maiginem extérnuiff guttjli 

oblonga pallidd oiriata, ûtrinque cincta macula 

fnsca. 
Thorax linearis, crenatus. 
G. lobatits: fionte bifida viridis; hemelytris' maccila sâbâ 

subocellata. * 
iMantis lobata. Tlumb. Nov. Spec. Insect. P. 3. pag. 612. 

fig. 73. Fahric. Entom. Syst. 2. p. 2 3. 

G. nasutus: fronte bifida; thorace spinoso ciliatoqne. f 
Mantis nasiita. Nov. Spec. Insector. P. 3. p. 62. Fahric. 

Entom. Syst. 2. p. 2 3. 
Q.mendicus: fronte corniita; thorace mafgtnato, dentato. f 
Mantis mendica. Fahric. Entom. Syst. 2. p. 17. 

G. paiiperatus: fusco - cinereus, apterus. * 

Rlanlis pauperata. Nov.' Ins. Spec. 3. p. 61. Fabfk, Ent. 

Syst. 2. p. i7. 
Tota cinerea, sordida,. immacirlata. 
Antennae lanceolato - setaceae, brèves. 

17. PHASMA. 

P. grandis: cinerea, tota laevis. '•' ' 

Diiplo minor P. g^iganti, tota laevis, cinerea, gîa&Tâ. 
Hcmelytra vjx pollicaiia, convexa', medio Côstata. 



AJac plus duplo longiores, abdomine fcre dnplo breviores. 
Abdomen magis latum, quam in P. gigantl. 

P. gigas: thorace teieti, scabio; alis fusco - fasciatis. * 

Mantis gigas. F^abric. Ent. Syst. 2. p. 14. 

Maxiiva omnium in hoc génère et ordinc , tota cinerea ; 

coipore subteieti, spithameo, crassitie digiti. 
Caput laeve, obsolète striatum. 

Thorax teies, papilloso - scaber^ pollicaiis, crassiLie digiti. 
Abdomen laeve, cylindricuni. 
Ilcmelytra alis triplo breviora , pollicaria. 
Alae margine cinereo, ciassiori, immaculato; ceterum la- 

tissimae, plicatae, cinereae: fasciis latioiibus, fus- 

cis; abdomine breviores. 

P. nccydaloidcs: thorace tcrcti, scabro ; alis hyalinis: 

maculis quadratis fuscis fasciatis. * 
Mantis necydaloides. Fabric. Entom. Syst. c. p. 14. 
Similis P. giganti , seâ multo minor et alia. 
Caput laeve, obsolète striatum. 

Corpus teres, fuscum, pal mare, crassitie vix calami. 
Thorax teres, scaber, subpoliicaris. 
Abdomen laeve, alis longius. 

Hemelytra cineiea , alis octics breviora, unguicularia. 
Alae margine cinereae, imniaciilatae, opacac; ceterum pli- 



297 

catiic, Intissimno, hy.ilinae, fiisciatac fdsciis plnri- 
mis e macnlis fuscis, subqnadiatis, conratiMifitis. 

P. îiigeiis: thoiiice icreli scabro^ alis nign;^' macnlis f>- 

ncstratis; basi luta. * 
Corpus teres, fuscum, })almaie, ctassitie c.ilami ilmiidia. 
Thorax teres, larioribns papillis scabcr, pollicaiis. 
Abdomen laeve, alis paulo longius, 
Hemelytra brevissima , alis ocries bievîora. 
Alc.c fiiscae margine opaco, basi luFa; ceteiuin lotae tW- 

cae macnlis spai-sis fenestratis albis. 

P. costata: thoiace scabro, alis fuscis nigiu jiioiatis, lic- 

. melytris costato - angulatis. * 
Corpus teres, subpalmaie, totum fascum. 
Thorax teres, scaber, unguicularis. 
HerneJytra alis octies breviora, subriigosa > singiilaria ob 

costam elevatam flexaosam exstantçm et planitieih 

supra formatitem. 
Aîae convolutae, fuscae, punctis nigris sparsis irroratae. 

P. atro phica: thorace bis quadrispinoso margineque cre- 

naio. * 
Mantis atrophica. F'ihric. Entoin. Syst. 2. p. 14. 
Ego non nisi larvam vidi 
Caput quadratum, convexum, lacve. 

Mtmoirei de CAcad. T . F. ' 38 



298 

Thorax subtrigono-convcxus lobo antico bicvi^simo, siipia 
quadiispinoso ; lobo postico dilatato - tiijni^uLiri, 
stipra antice quadiispinoso j lateribus cicnatis; vix 
pollicaiis. 

Ahdomcn altenuatum, convoxnm, lao\e lateribus acntis in- 
tegiis , excepto scgmrnto piimo , dtiplo longiorc, 
lateribus utrinque crcnato. 

P. hidentata: thorace laevi, trigona, viridis; femoribus 
bidcntatis; alis fuscis, aibo - macuLilis. * 

Corpus subtrigonum, laeve, flavescens, palmaie, crassitie 
calami. 

Thorax laevis, pollicaris. 

Hemelftra lineam longa, fusca maculis plurimis albis. 

Femora basi bidentata. 

P. dilata: aptera, cinerea, convexa; capite cornuto. * 

Mantis oculalâ. Fabric. Entomol. Syst. 2. p. 19. 

Tota pallida , laevis , glabra , convexa , bipoUicaris _, vel 

paulo ultra. 
Caput bitidum in cornua duo porrecta acuta_, sub quibus oculi. 
Thorax 3 convexus, laevis. 

P. hicornis: aptera, trigona, cinerea; vertice bispinoso. * 
Corpus totum subdepressum, trigono-angulaLum, cineieum, 
scabtiduni, bipollicare. 



299 
Caput scabrum comubns antice diiobus prominulis. 
Thorax antice sulcatiis, cornubus duobus minutis armatus, 

lateribus integer. 
Pedcs incrmes. 

P. coronata: aptera thorace spinoso* capite spinis dua- 

b'js senatis. * 
Totum co.piis teres , fuscum j digitale j crassitie calamii 

sciiptorii. 
Caput postice bispinosum : spinis compressis, erecti's, serratis. 
Thorax s[)innlosus et scaber. 
Abdomen antice asperum, postice laeviu?. 

P. e Ion gâta: aptera thorace laevi; corpore cinereo. * 
Corpus teres, lacvc, fuscum j palmare, fili crassioris crassi- 
tie, immacLilatum. 

V. filiformis : aptera, filiformis , virid's; pedibus iner- 

mibus. * 
Mantis filiformis. Fahric. Entom. Syst. 2. p. 12. 
Corpus filiforme, laeve, fusco - viride, fili crassioris ampli- 

tudinCj palmare. 
Thorax integer. 
Fedes inerraes, ungiiiculati. 

P. lahiata: aptera, teres, viridis; thoracis lateribus flavis.* 
Corpus teres, laeve, viride, bipollicare. 

33* 



3mi 

Labium argerrteLUiT. 

Palpi riiff. 

Aiitennae filiformi - setacene , semipoHicaî-ea, 

Càput planiusculum, postice flivo - bilincatunK 

Thorax convcxLis,. latetibus ilavus. 

Abdomen basi tcstaceum, apice viride. 

Pedes incïmcs. 

P. inermis: aptera^ laevis,. viridis; pedibnsr inermibus. "^ 
Similis YShl'der F. labiatae^ sed paulo crassior, tota viridis^ 

nec lateiibus^ capitis et thoracis- flava. 
Ahtennae filiformes^ attcnuatae^ ungiiiculures^ 
Thorax convextis^ laevis^ 
Pedes inermes.. 

P. trigona: aptera, trigona-^» vîridi?; thorace scabro. * 
Corpus apterum, viride, tiigonum, glabrum,. laeve angulisr 

integris, tripollicare^ 
Pedes omnes virides.. 

P. Rossia: aptera^, filiformis, viridis; thorace làevi. * 

Mantis Rossia? Fabric. Entom. Syst. 2. p. i3^ 

Habitat in lia lia.. 

Corpus totum filiforme, laeve etiam: thorax, glabrnm,. viri- 
de, pollicare, fili, crassitie, adeoque e minimis. in^ 
hoc génère.. 



30L 

ïS. BLATTA. 
(tescripta iiVvemtnr i^n Act. Stock li. tSi'O. p. f85v se^q. 

B. Jcrrus,i-na, bicolor et tubcrculata ibid. pag, 187. 
T. 5. fig. A. 

B'. guttata,. scabra ibicT. p. 188. 

B. hlrta et ciliata ibid. p. 189. T. 5. fig. B. 

praeter numerosas species, quae tain a Linnaeo in Sy- 
stemate Animaliam , qiiaiu a Fahricio in Entoinologiai 
Systematica enumetrfntar et describuntur- 



E'x plie a t i o Fi g icr ar it m;, Tabi IIL 

ffliyHô-phora: novl a' lateie visa'. 

— — — — dbrso' inspecta'- 
Tiuxalis nebulosus. cL\ 

— — bicoloï:. 

— — anniilatus. 

— — Crentildtus^ 

Ômnes' magniiucÊne rfiifiit-ali.. 

I N lif OOOO^CxiCOOOO*! * ■ 



302 
DE 

FETUS C A N I N l VELA MENTI S, 

INPR. I M IS 

DE IPSIUS MEMBRANA ALLAN.1 OÎDE, 

OBSERVATIO ANATOMICA, ICONIBUS ILLUSTRATA. 

AOCTORE 

L. EOJANUS. 



Conventui exhibuit die 23 Jun. 18 13. 

Multum sane operae studiique anatomici omnium tem- 
porum viri consumpsere investigandis iii rébus , quae ad 
fétus animalis faciunt structuram atque perpctuam evolii- 
tionem. Nec in embryonibas vaiiae aetatis diversissimo- 
rumque animalium explorandis assidua unquam defuit di- 
ligentia, neque minus ab ulteriore indagine potuit deterrere 
abstiusior rei natura vel opinionum ad hune usque diem 
frequens inter scrutatores dissensio. 

Mirum igitur , in ta m mulliplici obseivatiônum série, 
canini fétus non tantam ubique habitara esse rationem, 
quantam et mox ab origine sua longe apcitissima, et ad 
extrcmum maturitatis terminum usque satis perspicua par- 
tium suarum conditio admittere, quin exposcere videbatur. 



3(>3 

Kteniin (|(ijo .ipuci KustaLlàiim y Fobric'ium nb ^-Jcjuci' 
pende) d c , Halicium, Monronm y Daubentonium aliosquc oc- 
currunt de canino fcUi observata vix tantoium virorani 
noniino di^na. Quodsi vel unicus Needhamus rem acciira- 
tius c|uondam fLierit limatus, plurima tamen et hune latiieie 
sLienuum obscrvatorem , quae ab Okenio nostro (cf. Beitrci- 
ge ziir vergJcich. Zoologie, Anat. u. Physiol. herausg. v. Dr. 
Okcn u. Kwser y Bamb. u. M'urzb. 1806. 7.) non ita pri- 
dom vel apeite demonstrata, vel ex universis physiologiae 
principiis collecta gaudemus et quae novis jam observa- 
tionibiis fulciemda, illustianda et amplificanda veJ, si fortç 
et hiiic locus esset , coirigenda demum atque veritati 
eriint vindicanda. 

Tribuunt vcro anatomici fetui canino quatuor velamen- 
ta : Amnion, chorion, allantoidcm et tunicam erythroidcm. 

Amnion intimum agnoscunt et fetui proximum involu- 
crum, liquoiis exiguam copiam includens, vasis rubris de- 
stitiitum, testante Okenio, contra qaam Needhamus opina- 
batur. 

Chorion exteriorem ovi tunicam memorant, vasculosam 
adraodum mediaque regione cingulo quodam circumdatam 
ciassiorc , ilocculoso , Daubentonio sat accurate depicto — 
Zonam nominant et placentae vices ei adscribunt. Quae 
vero chorii niembrana , utrum inclusas partes iisquequaque 



304 

■amiciat , an rxtr'^mis sit pciforata et nndam hoc loco re- 
linquit siipposilam sibi iillantoidem, OAe.'i/o rcct-ns, necjiie 
iin(|>uiiii prius, vcnlilata est quarstio; non qui ipse anibi- 
gimm habeat, <:horion ad rxtrema iisque allantoidis conti- 
miatum, quod nccrs=;aiiuni dicit, sed ociilis icin inspcxis.se 
negat. Negat etuim se \ isii pcrccpisse , qiia via chorion 
ab allantoide ad anmion vergat, scilicct ut;, siniililiidinis 
lege, et hoc obdncat. 

De .--Jllœitoide jam in di versa tendant aiictoies, plen-a 
obscuritatis alqne enorum. Girardus (cf. Anat. des anim. 
domestiques, à Paris 1807. T. 1. mèm. sur le fétus) allan- 
toidem esse canino fetiii phme peinegans, liquoiem <?xt.ra 
amnion ciicumfusum choiio adscribit. Dauhentonîo eadem 
cle liquoie scntentia , divcrsa de ipsa ineinbrana. Allan- 
toidem enim crédit, qiiae lunica erylhroides aliis rectius 
habetnr. NecdJiaimis ^ Mourons aliiqiic allanloidem infia 
chorion inveniri et amnion omni e parte in orbcm ambire 
existimant, ila qiiidem ut, interstitio inter utruniqne invo- 
lucruni (amnion niinirnm et allanloidem) facto, quod li- 
quorc allantoides scatcat, luiic quasi înnalet fétus amnio 
suo velalus. Et hanc membranarum ralionem non canino 
solum , sed equino etiam fetui esse communem. Qiiod 
vero assertum Okeuius fortiter oppugnat , uljioie absonum 
omnique analogiae contiarium, qtiae \ult, allanloidem me- 



3o5 

diam choiion inter et amnion in saccnm extendi, apcrtum 
solmnmodo versus uincluim , ciijiisque Ciivo nuUa proisus 
cum aninii tiinica sit communio. Qiiodsi nemini hucusque 
contigerit allantoidis arctiorcs hos limites animadvertere, 
urachuinqcie dcciinentem inlueii, nihilo tamen secius phy- 
siologica lege talem fabricam indicari. 

Tunicam demum erythroidem plnrimi describunt vesi- 
culam sLib initio liquoiem copiosum , serins vcro parcissi- 
mum continentem, teste A^eedhamo, ceterum vascLilosam, e 
fiiniciilo umbilicali oriundam et extra amnion in duo de- 
CLirrentem cornua, qualis et Dauhentonio bene delinealur, 
sed , nrglccta penitiis Ncedliami aliorumque opinione , al- 
lantoidis sub nomine venit, etiamsi nexum cum iiracho et 
vesica urinaria plane nullum ei esse ingénue confiteatur. 
Okenlo haec tunica rectius vesicula umhilicalls audit;, quam 
vero, non eodem jure, allantoidis plica, huic scopo pecu- 
liari quadam ratione aptaui , excipi atque extremis suis 
eidem membranae filamentorum ope necti dicit, neque ta- 
men cartilaginosa compage, quam Needhamus indicaveiat. 

Hacc fere praecipua quae de canini fétus velamentis 
hucusque innotuere. 

In quam opinionum varirtatem accuratius quodammo- 
do inquirendum atque inprimis quam maxime intcnlis ocu- 

Mt'moiret de l'Acad. T. y. ^9 



3o5 

lis percontandum esse putavi, quae allantoidis sit ratio, 
qiiam cavo suo dicunt fetum , amnio incliisum , fovere. 
Q.[iae si talem omnino se exhiberet partium dispositio, 
universam evolutionis fétus theoriam fimditus everteret. 
Institutis igitur, omni qua par est industria, numerosis ob- 
scrvationibiis, quae auctorum hanc litem componant alque 
paradoxa solvant, quid experientia docuerit, in dcscriben- 
do jam fétu ejusdem circiter aetatis ac Daubentoiùo de- 
pingitur (cf. Histoire naturelle générale et paHicul. avec la 
Dèscript. du Cabinet du Roi à Paris » T. V. p. 5o.) nude 
exponam ; indicata simul secandi nostra methodo et ad- 
jectis iconibus ad rem illustrandam idoneis. 

Fétus caninus ex utero matris depromtiis cylindrico 
fere membranarum includitur involucro, sat nitide apud 
Daubentonium dcpicto. 

Tab. IV. Extrinsecus Chorion in conspectum venit , vasis san- 

^'g- ^* guiferis numerosis exstructum , a média rceione obortis et 

]it.defgh.^ . ^ 

utramque finem membranarum circumeuntibus; e quo ipso 
vasorum decursu abunde jam liquet , chorion quaquaver- 
sum internas partes includere. 

lit. «bc. Médium chorion transversim amplectitur zona sive 

placenta , quartam circiter partem longitudinis velamento- 
rum lata , prominula , vasorum quam densissimo contextn 



3o7 

stipata, floccosa, pressi coloris, fimbriata utrinque, margîne 
viiidescente. 

Integris etiamniinc omnibus velamentis aliquomodo jam 
conspicitLir fétus, in longitiidincm porrectus, dimidium cir- Fig. i. 
citer spatii tenens, quod intra membranas concessum. De- '*' ^ *' 
tegiintur circa fetum et alia, neque vero adeo sunt mani- 
festa, ut absque praevia dissectione certi aliquid de singu- 
lis statuere possis. Apertissimum tamen est, fluidum co- 
piosum, membranis inclusum, circa embryonem circuraagi 
posse, atque plicas quasdam internorum velamentorum, a lit* no p. 
média zona ad utrumque ovi extremum decurrentes, agi- 
tari hac liquoris fluctuatione. Qiiae inter motum semel 
observatae membranarum plicae mox etiam quiescentibus 
distinguuntur partibas. Atque ipsum locum tenent quo, 
chorion inter et allantoidem, tiinica extenditur erythroides, lit. ik. 
cujus adeo vesligia ad utrumqiie finem usque , extremo 
chorio adhaerentem aliquantulum jam comparent. !"• ' m. 

Hdc igitur plicaium regione, qua distat a zona dimi- lit. ik. 
dium circiter pallicem , chorio pauxillum inciso (quin ta- 
men alia laedatur pars) et acre, per tubulum hiatui im- 
missum , inflato , chorii externa lamina simul cum zona 
facile attoUitur atque ab internis partibus, quibus adhae- 
rcbat, secedit, ita ut incisione per longitudinem extcrioris 
hujus membranae, juxta decursum plicarum, facta et per 

39* 



3o8 

transveisam zonam continuata, chorion ad extrema usque 
sua aperiii atque ad latcia deinde pelli possit, quo sci- 
licet nuddc paites internae conspiciantur , quibus , scissa 
constringcnte zona, nulLic jain inxxniuntm- plicac, ut qiiae 
explanatae, vinculo quod sliangulabat soliito. 

Animadvertendum est inter omneni liane, quam modo 
descripsi, nicmbranarum exploiationem nihil omnino fluido- 
vum , quibus circumdatur fétus , emanaie ; e quo palet 
Dauhoitonium y de Jiquore inlra chorion abundante diccn- 
tem, profundius vulneiasse mcmbranas, atque qciidem, si- 
cuti vidcbimus , ipsam adco allantoidcm. Cetcrum quo 
minus haec eveniant, et ut rite dispiceic possis plicaïuni 
rationem alquc tunicae erythroidis situm , necessaiiuin est 
aperiri loco accurate indicato extimam soluinmodo choni 
membianam; quodsi aliter feceris cum hoc velamine facile 
simul alia laccrabis et, de plicarum natura dubius haercns, 
tunicam eiythioidem allantoide includi maie foisi ta m cra- 
des , prouti aliis usu venit observatoribus. 
Fig. 2. Externa igiiur chorii membrana atque zona caute et 

idoneo, quem dixi, loco apertis, occuirit jam erythroides 
tuiuca sive veskula umhilicalls , rubida , vasculosa , dimi- 
dium cil citer poUicem lata. Oiitur vero simplici et sat 
tcnui radiée e conspicuo nunc funiculo iimbilicali , mox 
volumine crescens inter vasorum, ab ipso funiculo ad zo- 



num. I 
lit. ik 



' 309 

nam decnrrentium trnncos cmer^it atqtie diiplici ramo, sat 
libeio et propinquis partibiis non nisi per singula , quae 
transmittiintiir , vasa adhaerente , vclamentorum extrema 
adit ; quo deiiiiini loco filanicntis, rarioribns vel frequcn- 
tio.ibiis, chorio defi^itiir, neutiquam vero allantoidi, qiiod 
cum Aeedliamo docebat Okeiiius. Inflata faiciminis instar 
intumescit, hinc sane Daubeiitoiiio maie allantoides (sive, 
quod minus ambigiiiim esset, urinaria) tunica audit. Ce- 
teium fluido fere vdcua hoc graviditatis tempore ; radix 
ipsius e parte jam inr» rmoitua intia limites umbilicalis fii- 
niculi et solutus jam pridem nixus, qui sibi intercedebat 
cum tubo intestinali fétus; ut quam dissolutionem, valde 
maturam, série obscrvationum zootomicarurn egregie de- 
monstiavit idem Okenius. 

Examine nostio , ea qua memoravi ratione, in fétu 
ejusqiie velamentis instiluto , piaeter vesiculam umbilica- 
lem jam et fimiculum umbllicalem conspici posse, intellexi- Fis? 2. 
mus. Qui vero funiculus, noduli albescentis speciem re- ""'"* 7- 
ferens, sat brevi decursu ex abdomine fétus absoluto, vasa lit rrss, 
emittit placentam adeuntia, atque excipit vesiculae umbi- 
licalis radicem et urachum; illam apertissimam, hune dif-num. 1.6. 
ficihus quodammodo exquircndum , neque penitus perspi- 
cuum, nisi praevia diligentiore ipsius allantoidis explora- 
tione ea, de qua post paullo dicemus. 



310 

Ut autem de illis loquar quae, chorii externa lamina 

remota, circa vesiculam umbilicalem deteguntur: nianiftstae 

Fig. 2. sunt in omni regionis apcitae ambitu i^asorum r^nificatio- 

lit. nopq. ^^^^^. -jjjj^Q igitur qiiam maxime diibitandum, sectionem ad 
allanloidem usque jam pénétrasse, utpote omnium obser- 
vatorum consensu tenuissimam ubique membianam et mi- 
nime vascLilosam. Intelligitur etiam accuratioie indagine, 
vasa per alteram hanc -membianam sparsa intemae cuidam 
chorii laminae pertinere, quae, contigua externae, amplcc- 
titur intimas partes atque, quod ex ulterioie hac descrip- 
tione patebit, pioxime apponitur allantoidi et amnii par- 
ticulae. De qiia le quo minus dubites, chorii secundum 
hoc stratum perforari potest , quin fluida , allantoide et 
amnio contenta, ullum capiant detiimentum. Multa tamen 
opus est cautione in hac re perpetrand.» ; neque enim 
summa allantoidis tenuitas levissimam facile fert injuriam, 
et ipsa chorii haec tunica sequitur anfractus internarum 

ç membranarum , quibus agglutinatur. Nihilo tamen minus 

sedulo inquirenti liquct , secundum hoc velamentum inti- 
mas ovi partes quaqnaversum ambire ; ubi vero ad radi- 
cem vesiculae umbiiicalis acccdit , difficilius intelligitur, 
utrum hic loci sit perforatum, ut transmittat scihcet ipsam 
vesiculam, inter utramque chorii laminam excipiendam, an 
vaginae instar et eam obducat , ita ut duplici chorii in- 



3U 

volucro gandeat vesicnla , altero proxime per omnes am- 
bages eunte , altero vero laxius per ambitum totiiis ovi 
ducto — illo interno chorii strato , hoc externo. Q.uae 
doncc ulteriore invcstigatione petiitus explorata fuerint at- 
que perspecta, magis arridet ultima opinio. 

Rlemoratis quae de dnplici chorii tiinica, de vesicnla 
et ftiniculo umbihcali dicenda vidcbantur, jam ad exqui- 
rendain allantoidem et amnii membranam deflectimus, siib 
interno chorii strato absque diibio latentem. 

Remotis vero externis velamentis , quoniam omnia 
quae interna tenent magis jam pellucent, ipsum fetum arc- 
tissime cinctum conspicies memhranula, cujus limites, vix Fig. 2. 
ultra ambitum corporis embryonis projecti, apertissimi red-"""^'^- 9* 
duntur, fétu hue et illuc moto. Neque ullam dubitatio- 
nem habere potes, membranam hanc amnii esse. Circum- 
funditur vero amnion copioso liquore, incluso in alia in- 
super tunica majoris longe circuitus , interno chorii strato 
contigua, ceterum tenuissima ai que ne minima vasorum ra- 
mificatione insigni, allantoide videlicet. 

Hanc igitur allantoidem membranam primo intuitu 
commune involùcrum crederes fétus et amnii. Cui cogi- 
tationi, praeter auctoritatem spectatissimorum in re anato- 
mica virorum , accedit et hoc fnmamentum , quod positu 
ovi diversimode mutato, liquor allantoidis omnem fere am- 



312 

nii circumfluit orbcm atque, pro arbitrio explorantis, nunc 

in legione capilis fctus, nunc circa posteriores cjus cxtie- 

mitâtcs, vel reiio ter^um, facile colligi potest. Omni ta- 

men , in instiiuendo hoc experimento , adiiibita oculoium 

Fig 2. attentione, obseivabis circa nmbilicalrm funiculum spatium 

"' ^'^' duos circiter pollices longum dimidiumqiie latum , quod 

fluctuante liquore allantoidis nunquam alluitur et linea, 

qua includitur, ellyptica allantoidis mcmbianae limites cir- 

num. 2 3 cumscribit. Neque hic allantoidis terminus, inler liquoris 
4. 5. 
jjj 2 motum primum obseivatus, oculos jam fugit, absente etiam 

omni agitatione. Apertissimus vero l'it allantoidis circui- 
tus , si , omni hujus membranae fluido per vulnusculum 
educto , tunicae ca\ um aère inflato expletur. Q.no facto 
intumescens in omni suo ambitu allantoides tunica attol- 
litur circa ellypticam illam regionem, deprcssiorem utique, 
quoniam aer inhalatus nequit eam adiré. E quibus om- 
nibus colligitur demum, allantoidcm canini fctus non pro- 
uti in niminantibus in duo corhua, sed in orbem potius 
cxcurrere atque fetum ipsiusque proximum involucrum, 
amnii mcmbranam nimirum ita complecti , ut exigua so- 
lummodo hujus pars nuda évadât, sive, quod idem sonat: 
allantoidcm constituere vcsicam majoris ambitus juxta am- 
nii longe minorem sacculum colJocatam , in quam vero 
extrinsecus amnion ita dcmersum atque absconditum, ut 



3i3 

undique supra i]lud cocat allantoides exiguo solumodo, 
et ellyptico quidem, spatio libero ab hoc aniplexu, quod Fig. 2. 
ciica vesiculam umbilicalem emergentem occurrit. Et hac ''^* ^ ^' 
ipsa libéra amnii regione internum chorii stratum ab al- 
lantoide ad obdLicendum amnion deflectit. Qiiodsi igitur 
investiges amnion in regione, nemini adJuic tcntata, qiiam 
média circiter vesicula umbilicalis tcnet, reniota duplici 
chorii lamina illico ad ipsLim penetrabis ; omni vero alio 
loco primiim chorii utrumqiie stratum, deinde allantoidem 
invenies, quibus dissectis cavum allantoidis adibis, cujus 
in adversa parte recurrit sinuata eadem membrana allan- 
toides. Iterum igitur et haec esset perforanda , ut com- 
pareat demum amnion. Hoc vero omnes ad unum latuit 
observatorcs , de amnio in cavo allantoidis incluso dicti- 
tantes, qui cum, commun! omnium more, velamenta per- 
forarent, ex eo tantum latere, quo allantoide tcgitur am- 
nion, ubi prinium in apeita allantoidis cavitate conspicie- 
bant fetum, proximo suo involucro tectum, propter miram 
allantoidis tenuitatem de reflexa hac membrana et super 
amnion continuata jam non cogitantes , nudum hoc am- 
nion prae oculis se habere, perperam opinabantur. 

Q.uoniam autem satis abunde jam de ralione locutus 
sum, qua juxta amnion allantoides tunica collocata, reli- 
quum est, ut de uraclio dicain, canali ulique ex allantoi- 

M^moites de ÎAcad. T.V. 4^ 



3i4 

dis cavo per umbilicalem fiiniculum ad fetiis vesicam tcn- 
dente. Allantoidis limites vero a funiculo umbilicali, cl- 
lyptico spatio intcrjecto, distare, supra allatum est; qiiod 
igitur intervallum percurrendiim esse iiracho , ut adcat 
Fig. 2. umbilicum, nuUam sane dubitationcm habere potest. In- 
num. 6. yps^jg.^fus etiam hoc ipso loco coerulesccnte colore et 
opacitate aliqua innotescit. Quodsi minus appareat , li- 
qnorc vel , quod praestat , aère (allantoidis cavo prias 
inflato) ex ambitu veiamentorum levi pressu versus funi- 
culum umbilicalem , pulso , intumescere solet , dummodo 
congrua assiduitate utaris. Canaliculum autem se exhibit 
infundibuliformen, dimidium circiter pollicis longum, lati- 
tudine vix duodecimam pollicis partem excedentem, altoro 
extremo versus allantoidis cavum apertum, altero per um- 
bilicalem funiculum ad vesicam urinariam fétus perviura. 
Ceterum non ab ipso limine allantoidis, ellypticam lineam 
describtnte , principium petit suum , scd pauUo ultra e 
tunicae pariete oriundus valvulam imitatur, quae aditum 
fluido , e cavitate versus urachum compulso , atque ideo 
omnem hujus partis investigationem , difficiliorem quodara- 
modo reddit. 

Amnii demum quod attinet tunicam, plurima quidcm 

jam perstrinximus quae ad rem nostram pcrtinere videban- 

lit. %%. tur. Memoravimus enim ellypticam regioncm circa umbi- 



3l5 

licalem funiculum, ab allantoide liberam , amnio tenerî," 
quod obductum hoc loco chorii strato inteino ; reliquum 
vero amnion allantoidi adhaerere, atque ab hac ita com- 
prehendi, ut in ea inclusum esse videatur, cuni extrinse- 
ciis soliimmodo sit demersum. duod restât , ut de onini 
ciicuitu amnii certior fias , facile hoc impetrabis coipore 
fctus inclusi diverse moto, velj quod magis expedit, am- 
nii tunica leviter incisa et, derivato iluido suo parum co- 
pioso , inflata. Qiio periculo facto patebit, amnion prope 
ventiem circa funicuhim umbilicalem esse deùxum atque 
proximo intervallo fetum ambire, qui, aperto per majoretn 
pljgam ullimo hoc involucro, nudus dem'um et omni ve- 
lamento exutus comparet. 

Et haec fere sunt , quae de velamentis fétus canini 
docuit observatio, ab onmi mera hypothesi procul habita. 
Quibur nonnuUa insuper jungenda videntur 

Corollaria: 

1. Quadruplici velamentorum specie instructus est fétus 
caninus : Jmmo, Allantoide et Erythroide tunica atque 
Chorio. 

2. Amnion nequaquam in allantoidis cavité latet , scd 
juxta hanc membranam positum , qua tamen compre- 

40 t 



S^ à. \J 

henditur per majorem ambitiis sui partem, exigtio tan- 
' tiim ellyptico spatio mido restante. 

Nota: Fetum cquinum in velamentorum ratione, 
maie etiam mine cxplicata, analogi aliquid 
habere, credibile est. 

3. Allantoidl suus est Uruchus, ad vesicam uiinaiiam pa- 
tukis; servata penitus alioium animantium analogia. 

4. Allantoides tiinica canini fétus a ruminantium iîla spe- 
cie quideni multum ditTerre videtur, reapse paium di- 
stat; segmente transverso eandem circiter figurain re- 
ferens , qualem per longitndincni allantoidis ruminan- 
lium habes (cf. fig. 3 et 4.) 

5. Vcsicula umhUicalls (s. tiinlca erythroïdes) ncque in 
allantoidis cavo , neqiie in péculiari , hiinc adeo in 
finem composito, sita est lociilamento. Excipitiir po- 
tius membranarum internariim plicis, a mera compres- 
sione , quam zona exercet , originem trahentibus et 
quae , cingulo hoc coarctante scisso , explanantur at- 
que vesiculam liberam exhibent. 

6. Vesicula umUlicalis non allantoidi defixa , sed radiée 
fiiniculo umbilicali , iitroque vero extremo nectitur 
choiio. 



317 

7. Chorion cxtimiim et commune omnium partium invo- 
lucium diiplici stiiito componitur; alLeio crassioie quod 
placenta, cingtili instar, redimitnm atqiie inteino uteri 
paiieti lespondct; altero, subtus latente, allantoidem 
obduceilte et amnion , quatenus libeium hoc ab am- 
plcxu allantoidis. 



Explicatio Figurarum. Tab. IV". 

Fig. 1. Fétus caniinis velamentis inclusus. 

abc. Zona s. placenta , margine fimbriato. 
deff^h. Cborii ambitus. 

QLiae e chotii pellucent indicantur his litteris: 
i k. Tunica eiythroides s. vesicula umbilicalis. 

Nota. Indicant litterae i k. simul locum quo 
peiTorandum chorion ad internas partes 
explorandas. 
l m. Nexiis tiinicae erythroideae cnm choiio. 
nopq. Allantoidis plicae, ad tunicae erythroidis 

latera et supra eam quodammodo coëuntcs. 
r s. Vasa majora placentam adeuntia. 
t u. Fétus. 
X. Amnii pars ab allantoide non tecta , chorio 

vestita. 



3i8 

Y z. Lineae ellypticae , allantoidis limites indi« 
cantis, vestigia. 

Fig. 2. Fétus caninus cum velament'is ; chorii externo stmto 
aperto, incislone in longitudinem facta; reliquis in- 
tegris. 

abc. Zona scissa. 

defgh. Chorii externa lamina in longitudinem 

diffissa. 
ik. n°. 1. Tunica erythroides. i.radix e funiculo 

umbilicali oriunda; ik. extrema. 

l m. NexLis tunicae erythroidis cum chorio. 

n p q. Plicariun allantoidis explanatarum locus, 

chorii secundo strato ctiamnunc obductus. 
n°. 2. 3. 4. 5. y z. Allantoidis limites, linea ellyp- 

tica circumscripti. 

6. Urachus ad funiculum unibilicalem vergens, pri- 
raum sub allantoide , niox sub chorii secundo 
strato conspicuus. 

7. Funiculus umbilicalis, vasa emittens, vesiculam 
umbilicalem et urachum. 

rr s s. Vasorum ad placentam decmrentium tninci. 
t u. Fétus. 



319 

S. 9. Amnii fetum proxime incliidentis vestigia. 

X X. Amnii pars ab allantoide niida , choiii se- 
cundo strato obducta, quae omnis pars circum- 
scribitur linea ellyptica, allantoidis fines consti- 
tiiente, (2. 3. 4. 5. / z.) 

Fig. 3. Segmentum fétus ipsiusque tunicarum , incisione per 
mediam zonam transversim facta. 

a. Corpus fétus transverse dissectum. 

b. Funiculus umbilicalis , urachum et vesiculam 
umbilicalein exhibens; vasis in delineatione no- 
stra neglectis, reliqua ut apertioia reddantur. 

c c. Amnii cavum. 

defg. Amnii decursus. de. pars amnii quae al« 

lantoidi jungitur; f g. pars quae chorii interne 

strato obducta. 
h. Urachus. 

ikl. Allantoidis cavitas. 
m. Tunica erythroidcs s. vesicula umbilicalis — -. 

a vicinis partibus , ut manifesta sint omnia, 

paulo remotior depicta , quam re ipsa esse 

solet. 

Fig. 4. Allantoidcs tunica ruminantium qualis in îongum 
extenditur. 



320 

Ad instituendam comparationem cnm allantoi- 
dis canini fétus cavo , in latitudineni dccunente, 
litterae respondent fig. 3'^®. 

h. Urachus. 

îKl. Allantoidis cavum. 

■*» » 0000003000000 < ^" 



321 

CHEIROSTEMON PLATANOIDES 

H U M B O L D I 

OB MIRABILEM INTERIORIS CORjOLLAE STRUCTURAM 
DEMUO PICTUM AC DESCRIPTUM 

A 

T l L E S I 0. 

(Cum Tabula IX.) 



Conventui exhibitum die i Septembris 18 13. 

Comités illiistrissimi et Novae Hispaniae Nobiles très 
scientiarum et imprimis historiae naturalis studio egiegie 
exculli, à'Alparcado, Fagoaga *) et Roccafuerte , ex anti- 
quissimis et generosissimis patriae païadisiacae familiis, 
oriundi per Europae regiones , piovincias , agriculturam 
artificum opéra ac scientiarum progressus perlustrandi 
causa iter facientes ac jam peragratis et indagatis Eu- 
ropae Australioribus et Angliae Hiberniaeque Insulis 



*) Alex. V. Humholil iiber den politischen Zustand des Kbnigreichs Neu- 
spanien, aten Buchs ytes Capitcl, Beschreibung der Stadt Mexico pag. 
177: ,,Die durch ihre VVohlthatigkeir, ihre I<2insichten und ihrcn Eifer 
flirs allgcmeine Bcstc bckanntc Familie Fugoaga bcsizt den grosten 
R'-ichtlnim , den je cin Bergwcrk seinem Bcsitzcr verschaftte und ein 
cinziger Erzgang den sic im Distrikt von Sombrerete hat, wart in Zeit 
von 5 bis 6 Monathen nach Abzug aller Unkostcn einen reinen Ge- 
winn von 20 Millioncn Livres ab, 

Mimoira de CAcad. T. T. 4^ 



322 

ctiam Petiopoli sub aestatcm anni i8i3 advcnçnint et 
ramcim cuni foliis capsulis et floiibus pcntadactylifeiis 
allatum aiboris , in ipsa pallia rarioiis , infciso spiriui 
vini camphorato optimc conscrvatLiin , bénévole mecuin 
communicamnt. Aibor ex qua ramuni descindi ciiia- 
runt , a JMexicanis Maxpalxochiquauhitl aeqiuili significa- 
tione ab Hispanis Arbol de Manilas (arbor manifera) ap- 
pellatur. Ex quavis enim corolla manns cxsiirgit vel 
potius ungula avis cujusdam ex accipitrina familia. Manus 
haec nil aliud est qiiam organa geneiationis, qiiae sub forma 
tubi supra aperti in quo pistilluni exsurgit , vel orificio 
ad exitutn stigmatis instructi ad marginem corollae ascen- 
dunt et , tubo ad orificium applanato et palmato , volarn 
manus penta-dactyliferam formant. Digiti quinque sunt va- 
ginae totidem antherarum. Antherae versus corollae ca- 
vum spectant, ac, donec digiti incurvantur, stigmati ap- 
propinquantur. 

Digiti quidem staminum loco adsunt, filamenta autem 
vera non formant, sed vaginae potius sunt antherarum in 
dorso fissae. Hisce fissuris antherae bilamellatae digitis 
paulo breviores per totam longitudinem insertae sunt et 
ad alterum tantum latus in conspectum veniunt. 

duae quidem vaginae dactyloideae antherarum quas 
stamina appellare licet non immédiate ex tubo oriuntur; 



323 

sed ex vola manusj qiiae per tubum jam applanatum foi* 
matiiiv, prodeunt. 

Cuni vero manus in digitos quinqiie qui antherarum 
quodammodo involucra snnt fissa ex ipso tubo oriatur, 
(digiti vel stamina sic dicta etiam ex tubo orta sunt) 
ipsa stamiMa ergo confraternitate gaudent et ad mentem 
Linnacl , eam ob rem ai bor ad Monadelphia pentandria 
refeitur. 

Plurimis ^ïonadelphistis filamenta veia sunt , sed eo- 
rum etiani varia modificationis discrimina ; igitur pro- 
pono , quo stamina, filamenta eorumque consociationes et 
nexus mclius inter se conferri possint , etiam antherarum 
cum staminibus nexum, paulo curatius in analysi exotico- 
riim respiciendi tenta men et cum stirpis nostrae antheris 
earumque vaginis ac tubo delineandis institui , ut confra- 
ternitatis modus singularis elucescat et cum alio quovis 
hujus familiae civium observiindo comparari possit. 

Practcrea vcio et in accuratius hisce partibus disqui- 
rendis antherae binac exteriores reliquis tribus longiores 
observantur. Descendunt nimiium antherae exteriores bi- 
nae ad volam manus adeoque usque ad orificium fe- 
ra tubi , Didynamadclphon quasi vel fiatrum longitiidi- 
ne inacqualiuin ordinem eHicientes cum e contrario reli- 

41* 



3c4 
qiiae très riiediae antlierae vix ad digitorum tiifurcationem 
descendant nec acqiialis et paiallclae digitorum fissurae 
lineam siiperent. Etsi quidem clavis systematis scxualis 
Linnael hancce staminiim suboidinationcm in confraternita- 
te non respiciat, tamen in singulaii hoc organisme vege- 
tabili annotanda est. 

Arbor omnium fera larissima ac florum singulaii 
structura distincta omnino quidem digna videtur quae 
non solum ex historica relatione ac definitione systematica 
pcregrinatorum cognita sit sed ab oinni qua fieri potest 
parte cognoscatur, quam ob rem peculiarem corollae inte- 
rioris ac antherarum dcscriptionem haud supeifluam duxi. 
Arbor ex eadem hac partium structura mirabili jam a ])ri- 
stinis Mexicani regni incolis distincta et religiose adniiiata 
fuit antequam terra in qua arbor ipsa increvit, Europacis 
cognita erat. 

Conf. Historiam plantaruni novae Ilispaniae auctore 
Don Francisco Ilernandez ac supplementa cjusdem historiae 
plantarum N. H. édita Romae a Nardo Antonio Rccho, ubi 
icon arboris et florae licet incompleta ac manca simul cura 
descriptione adjecta est. Paulo post Augustinus de Fe- 
tancourt et Don Francisco Xavier Clajngcro in scriptis suis 
de eadem stirpc verba faciunt , nihilominus tamcn stir- 
pis ipsius apud Botanicos Gcrmajniae nolio ac cognitio tam 



32 5 

dtibia remansit, adeo ut Jaquiniis (Plant. Ametic.) eandera 
cum Helicteri Carthai^inensi et Gàrtiierus junior (Caipolog 
Fasc. 1. P. I. p. 39.) cuni Sardodactyli helicterioide con» 
funderent. 

Don Josephus Dionysius Larreatequi Botanicoriim No- 
vae Hispaniae prinius fuit, qui arboris Mexicanae Chciran- 
tho-dendron *) dictae descriptioneni et iconem juiis pu- 
blici fecit , quae paulo post Parisiis anno i8o5 curante 
LescaUiero in linguam gallicam versa cum tabulis binis co- 
loribus ad vivum pictis et paginis 28 in quarto majori 
denuo prodierunt. 

De hiijus libelli contentis celeberrimus Schrader , Bo- 
taniciis horti Goettingensis in ephemeridum botanicarum 
Voiumine secundo fascic. 1. pag. 104 — 109. certiores 
nos fecit , ac generis characterem communicavit sequenti- 
bus verbis. ^,Cal/x nullus. Corolla persistens. Stamlna 
in tubum connata ad médium superiore parte palmatim in 
lacinias quinque inaequales et incurvatas divisa. Capsula 
lignosa quinquelocularis quinquevalvis, loculis polyspermis. 
Unica haec usque adhuc détecta species nomen triaviiile 



*) Chcir - antho- dendron ex triplici voce graeca Xfî(> manus, oiv^oç flos seu 
corolla et S'tv^çoi arbor compo^itum ab insequentibus botanicis pere- 
grinatoribus HumboHo et Bcnplan l abbreviatum et Chnrostemon proptcr 
'■taminum iîguram mani similcm vel digitatam postea dictum. 



326 

penfaclactyl<in accepit , generibus Bomhax et Ochromae 
Sji'arzii celeb. pioxime affinis, ad Classem XM. systcinalis 
Linnaei relata. " 

Usqne ad millesimiim octingentesimum anniim p. C. n. 
nnica tantum aiboris luijiis miraculosae ddctyliferae et su- 
perstitiosam plebem obstupefacientis , slirps cognita fuit, 
quae prope uibem Toluca circiter sedecim milliaiium fran- 
co - gallicaram spatio ab Imperii Mexicani metropoli re- 
motam, détecta et a plèbe mensibus Novcnibris, Decem- 
bris et Januarii , quo tempore arbor floribiis oinari solet, 
religiose colitur ac peregrinationibus sacris et curiosorum fre- 
quentia celebratiir; cum vero haecce arbor per cosdeni ad- 
venas , quotannis omnium florum , quibus Amoletis sacris 
uti solebant , copia spoliaretur et piopagatio indc stir- 
pis unicae impediretur , verendum erat , unicam hancce 
specicm emori; ad quod impediendum vcl praecavcndiim, 
stolones pUires siirpis Tolncanae ad liorlum Wexicanuin 
expcditionis botanicae *) Professores transportari curarunt 
ibique transplantarunt. Ex omnibus liisce stolonibus uni- 
ca tantum stirps ad triginta pedum altitudinem enata est. 



') Historiam hujus expcditionis vel peregrinationis Botanicorum Ilispaniae 
ad sylvas et agros Mcxicanos et Pcruvianos institutae nec non duarum 
sequcntium peregrinationum Butanices gratia iussu ri-gis institutariim in 
Actis Hossicis hoc codem anno impressis, in quibus haec ip<a descriptio 
in linguam Rossicam versa est, fuïius exposui duce tiiimhldo. 



327 

qutie ad hodiernum iisque diem in hoito Mexicano pro- 
spère viget et floret. 

Jam duodcciin annoriim spatium praeterîapsum est ex 
quo sylva haruin arboniiTi détecta sit, quae a celeberrimo 
Botanices Novae Hispaniae Professore Ccrvantez prope ur- 
boin Qiiatimala peregrinante reperta est. Peregrinatores 
Jlunihold et Bonpland liac de re ab Inventore ipso cer- 
tiores facti sunt. 

Jidem deniqiie peregrinatores, quibus occasio fuit, ar- 
borcm Tolcicanam et stirpem horti Mexicani ipsam oculis 
investigandi et nonsolum corollas sed totum aiboris habi- 
tum perscrtitandi , post reditum ex itinere iiltimam ac no- 
vissimam hujus stirpis descriptionem icône elegantissime 
aeri incisa illustratam Lutetiae Parisioriim impressam pu- 
plici JLiris feceriint sub titulo: Voyage de Mrs. Alexandre 
de Ilumhold et Aimé de Bonpland, Sixième partie , Bota- 
rique Plantes aeqiiinoxiales quatrième Livraison, pag. 85. 
Fol. maj. Paris 1806. 

CHEIROSTEMON pîatanoides. 

Monadelphia pentandria Lin. ordo naturaîis Malvaceae 
Jussieux. 



• 328 

Descriptio: 
Character gencricus. 

Hahitus Platani et Ochromae , arbor çxcelsa , trimcus 
corporis humani crassitie aequalis. 

Rami alterni horizontales infra tortuosi, supra pulve- 
riilento - tomentosi ob vestigia petioloruin et pediinculorum 
decidiioiTim nodoso cicatiicosi (Tab. IX. fi^- i. H) eiecti. 

Folia in ramulorum apice alterna, scxuncialia subcor- 
dato-septemlobata, subtus tantum pulveriilento tomentosa 
(fig. 1. C.) fulva; juniora. utrinque fulva et tomentosa (D). 

Petioll longitudine foliorum teretes tomentosi (G G). 

Stipulae duae ad basin singuli petioli, oppositae, lan- 
ceolatae, reflexae (H H), caducae. 

Flores foliis suboppositi solitarii tri - unciales, campa- 
nulati colorati extrinsecus tomentosi, bracteati, bracteis con- 
stanter tribus (fff) lanceolatis reflexis persistentibus. 

PeduncuU (e) petiolis triplo breviores crassiorcsque, 
subdepressi. 

Capsula tripollicaris cxterna fuha tomentosa (L et fig. 5.). 

Efflorescentia. 
Corolla (*) fig. 1. A) campanulata incrass.ita (jiiiiujue- 

'•)Corolla omniro adest , (ctsi tel Botipiiui adcssc ntgavirit vel f.mdem 
caliccin coloratum tribractcatum dixcrit) tt bractcae très loco calycis re- 
flcxi ad^unt. 



329 

fida intus piirpurea (figi 2.) biiUoso - glandulosa * laciniis 
qiiinque basi testaceo foveolatis et nectarifluis in stellam 
quasi quinquefidam confluentibus, extus fornicato gibbosis 
bracteis tribus reflexis loco calycis suffulta. 

Ovarium seu germen in centro baseos corollae, pistil- 
îum (fig. 4.) pentagonum , stylus unicus tubo inclusus *) 
paulo longior tubo et ex tubi oiificio (fig. 1. d) cum stig- 
mate subulato prominens. Tubus orificio (c) terminatur, 
deinde applanatur et in volam manus vertitur pentadacty» 
loideam seu digitis **) quinque unguiculatis expansis in 
dorso antheriferis falcatim inflexis distinctam. 



*) Tubus generationis orgnna omnia complecten? , pistilli vel styli vagint 
est, orificio terminatur, quod stigmati exitum permittit et supra orificium 
in planum inclin.itum convtrtitur , quod vola manus est et in digitos 
quinque vel totidem antheras longitudinales plicatas dividitur , quarum 
duae exteriores reliquas très et ipsos digitos exteriores , quibus immer» 
sae sunt, longitudine superant et ad orificium ipsum usque fere descen- 
dunt. Tubus stylum includens ovario seu germini impositus ad basin 
corollae descendit, in stellam quinquefidam et intervallis seu fossulis te- 
staceo - nectariferis quinque intcrceptam expansus centrum in fundo co- 
rollae occupât (vid fig. 2.). Stylus in tubo, Tubi orificium ad volae ra- 
dicem, stigma ex orificio tubi subulatum promInet et in nuptiis vel actu 
generationis ab Antheris reflexis tangitur. Antherae nimirum digitorum 
dorso immersae incurvatis digitis ad volam manus advertuntur ad stigma 
approximantur. 

'•) Digiti quidem staminum loco et functionc adsunt, sed a filamentorum 
idea propter formam omnino alienam plane abhorrent sunt enim vagi- 
nae antherarum , minime autem pedicclli filamentosi nec portatores an- 
therarum, crgo filamenta non adsunt, sed antherae staminibus dactyloidi- 
bus seu vaginis immersae sunt et nemo autopta in digitis filamenta vi- 
dcbit. Digiti ad eorum extremitatem apicibus nigris incurvatis ungui- 

Mémoires de l'Acad. T.V. 4 2 



.330 

y{/itherae longissimne inacqualcs linoaics dorso dj^^itor 
niro (fi^. 3.) vaginato insertae, biIdiT>elIares, albo-ilavt.sct-n- 
tes niaiginibus undulato - inflexis , exterioies diiac tiibus 
reliquis (fig. 2 et 3) longfores *). 

Pcricarpium capsida lignosa (fig. I, L et fig. 5) qnin- 
qne angxilata quinque loculaiis, polyspcrma ad angulos 
cicvatos semiqiiinque valvis , valvae intiis medio scptife- 
lae septo inciassato , villoso ad raaigincni iitiinque semi« 
nifero. 

Sembla nnmerosa nitida atra hfnc apice carunciiTata 
(fig. 6, 7.) basi versus hilum receptaGulo adnata ope fu- 
nîculi. 

Tntegumenfum diipTex , exterius (8. et 9,) ciustacenni 
atrum, inteiius tenue feii-iigineum (fig. 10.). 

Perispermum semini conforme, album (fig. 10,), 

Enihryo dicotyledoneus, perispermo paulo minor, 

Cotyledones ovatae , foliaceae , radkula brevîs ovata 
(fig. 11.). 



«uîati formam potius falculae avis cujusdam ex Accipftrino gemre quam 
manus humanac induuiit. 

•) "^'onsolum itaque ex affinitate marftorum sed etiam ex eorum subordi- 
dinatione anthcrae disc]airendae sunt. Vid ' lavcm sy^sematis sexualis 
'm Linnaci Syst. Natur. Edit. Gmclini XIII. Tom. II. p.ig. X, 



•oooowoooooo^ 



331 

DE CANCRÏS C AMTSCH ATîCTS, 
ONISCIS, ENTOMOSTRACIS ET CANCELLIS MARINIS 
n'ivhi WiCROSCOPiCIS NOCTILUCENTIBUS. 

CUM TABULIS IV. AENEIS ET APPENDICE ADNEXO DE ACARIS 

ET RICINIS CAMTSCHATICIS, 

A U C T K E 

T F L E S 1 O. 
(tab. y. ri. vu. y ni.) 



Conventui exhibait die 3 Ftbruarii i8i3. 

Fx eodem, quo jn exploranda Zoologia generali ductus 
consilio *), classes nimirum, cum omnia non otnnes possi-, 
mus, eas tantum eligendi, quas scrutatores et peregrinato- 
res neglexerint , etiam peculiares zoologiae partes, Ento- 
mologiae v. g. oïdines minus cognitas et excultas obser- 
vandi , Jntectoium aptera tanturamodo respexi et plura, 
quae mihi nova vel minus cognita videbantur ad vivum 
pinxi et in triplici, qiiem felicissimum gubeinante Rrusen- 
stcrnio navigium Rossorum circum terram voluit, ad littora 
Camtschatica legiessu desciipsi. Pauca quidem sunt hu- 
jus geneiis animalia , quae sub fiigido hoc asperrimoque 

*) TiUiiui ]ihïb\xih dcr Naturgesthichtc, Lips. 1802. in Praefatione pag. X. 

42 * 



332 

coelo progrecîiantur succcssii prospère, attamcn digna, quae 
scrutatoribus insectorum apterorum Rossiae cognita sint, 
Cancrorum nempe Oniscoruin , Monoculorum , Ricinorum» 
Acaioriim et Puliciim specics. 

Cancros Camtschaticos nemo antecessorum meonim de- 
scripsit nec delineavit, primus videor, cui très hujus ge- 
neris species ad littora Camtscliatica observandi et deli- 
neandi contigit occasio. Prima ex Majarum familia species 
gigantea erat, secunda etiam Oxyrhynchus *), Brachiu- 
rus **) et quidem hirsiitus val setosus , tertia Astaci Bo- 
reas varietas fuit. Species tribus hisce affines quidem sub 
coelo aeque frigido, a Phipsio nempe vel Mulgravio ***) 
versus polum arcticum tendentc, a Fabricio Faunae Groen- 

*) DumiriUhii in Zoologia ejusdern analytica Brachyurorum vel Cancro- 
rum species rostratas ut Majas et Majarum affines Oxyrhynchos 
(Spitznasen) appellat. 

**) Brachyurits (Krabbe, Spinnenkrebs, Taschenkrebs) i. e. Cancer cauda 
brevi distinctus oppositus est Mmrouro , qui cauda longa instructus 
est V. g. Homarus , Astacu^ fluviatilis , a quo omnes longicaudati 
Astacoidei dicuntur. Astacus Boreas, Gammari et Squillae Astacoi- 
dei vel Macrcmri sunt, sed Maja et Kaurin Itaelmenorum Cancris vel 
Brachiuris adnumeranda. Nomina Gcrmanica : Taschenkrebse, Seespin- 
iien a similitudine et forma corporis aranoidea orta sunt , Taschen- 
krebse cancros dicunt , quorum cauda perae vel fundae vel crume- 
nae instar coiiiplicata et subtus abdomine applicata reclinatur (wie 
eine Tasche eingeklappt), Vox Krabbe a graeco K«f«/3cf aeque ac 
Angloruni the Krabb , Gallorum Crabe , Belgicorura et Suecorum 
Krabbe, ïtalorum Gambaro derivanda videtur. 

**♦) Phipps Voyage au pôle boréale pag. ig4> *95. Pi- XI. ûg. i. Can- 
cer boreas. 



333 

landicae, a Linnaeo Faiinae Suecicae et a Faunae Norvegi- 
cae scrutatoiibus obseivatae sunt , sed Camtschaticae ab 
illis sat distinctae, nondnm delineatae nec descriptae siint. 
Fiat ergo quod nondum factum est et quod ad augendam 
Rossiae Zoographiam necessario fieri oportet. 

I. 

Cancrorum difinitio, locus in systemate Naturae, eomm- 
que afînitates et Onlines naturales, 

Cancri sunt animalia aqnatilia crustacea a Linnaeo 
quondam ad insecta aptera relata ac re vera corpus (vel 
cauda) , eorum insectum alisque destitutum est , sed non 
omnes ciustacei Monoculorum naturam habent,. ut metamor- 
phosin subeant. Crustucea animalia ossibus dcstituta, quae 
loco scclcti inteini crustam calcaieam vario modo articu- 
latam extus habent. Affines vero Cancri sunt tam insec- 
tis , quam testaceis, quod de omnibus etiam reliquis cru- 
staceis dicendum est: ad Insc«ta nempe per Monoculos et 
Oniscos, ad Testacea per Lepadum et Balanorum Tritonem 
transeunt. 

Cum in aquis respirent _, hranchjis instructa sunt, san- 
guis serosus per cor et vasa circumagitur , Inscctis vero, 
quae corde carent, stigmata vel spiracula sunt aerem ab- 
sorbentid et tracheis aëiiferis in ternis communicantia. Cru- 



334 

Staceis praeterea systema norvomm est nodis distribiitnni 
kîu gangliis conctnlratiun et geneidtio singularis, focinel- 
lae nempe fjsriculura ovulorum sub cauda annexum se- 
tum gerunt. Captit thorace conflatum, antennis quator in- 
structuin. Os maxillis pïunbus niotii hoiiz;ontali ^gitanti- 
bus sibi inviccin iinpositis annatuni , quaevis inaxillaruin 
antennani gerit. 

* Crustaceorum très simt ordines i°) Entomostraca, ple- 
rumque minima quorum plura noctiluccnlia marina et quo- 
ïLim corpus vel tendinosum vel testis subcrustaceis vel cor- 
neis obtcctum est ac partira nlietamorphosi subjcctum *), 
2°) Astacoidea, quorum corpus et cauda elongata et cru- 
sta calcarea obtectum est **) , 3°) Carcinoidea seu Bra- 
chiuri, corpore suborbiculato^ cauda brevi implicata, crusta 
calcarea obtecta ***). 

*) Monoculus, Calygus Mulleri, Daphnits, Cypris, Cythera, Lyncaus, Ar- 
gulus , Cyclops et Zoë Boscii. (Nauplius nil aliud est, quum Meta- 
niorphosis Monoculi vel Caligi, aeque ac Ainyniome). 

•*) PalinuriLS, Astacus, Hippa , Squilla , Gammarus Palaemon Crago Pe- 
naeus et plura penera ad forniaiidam faniiliam Astacoideoruin micro- 
scopcorum vel AithrocephaK/rum Dunieriliii dd maximani partem 
noctilucentium niarinorum sub.ungenda. v. g. Cciprclla Lamarkii, 
Mysis Latieilli eiu^que Phroniine vel Cancer sedentarius Forskilii, 
Thalitrus Latreillii , Amblyrihynchotus vel obtusirosti is , Erylhroce- 
phalus, Acanthoc! ph^lus, Anarthrus, Symphysopus et alii , quorum 
sermo erit in Sectonc VIII. de Entomoctraiis inscripta. 
***) Majae , Oxyrrhynthi . Lt m osiae Dorippe , Orythia , Calappa Dromia' 
Matiita (Portujuis Fabr, ptlagious L.i Ocypoda, PorLellana, Grapsus, 
Pinnot hères. 



335 

Suh nomine Ciincroriim Brachiiiri (Krabbcn) ad vncêm 
.inliqciiorum inrelliguntur, suh nomine Astiacoinm Mdciod- 
ji , ctsi Linnacus utiamqne Ciiistaceorum cohortem sub 
Cancioram gmcne conipichendat, quod ambigiiilatis ansam 
praebet. Omnino melius et faciliusque intellectu foret, si 
tam Brachiiiri , quam Macrouri , qui a Linnaeo maie siib 
nomine generico nimis spcciali ac significatione ambigna 
Cancrorum conjuncti sunt, sub peculiaribus generibus mili- 
tarentur. Macrouris Astacorum gcnus tribui posset et 
Biachiuris CancroiTiin nomen. Sic etiam pristina signific,*- 
fio vocis Cancri apud Romanos branchiurum (eine Krabbo) 
indicantis , non laederetur nec ad generaliora cogeretur, 
P^aeterca plura intermedia gênera naturalia inter Astacos 
et Cancros interponenda sunt v. g. Ranina, Albunea, Scyl- 
larus, Galatea, Ercraitae et Paguri *) Fahr. quae nec Bia- 
chiuri veri nec Mdcrauri sunt scd modo liis modo illis 
magis affines. 

ÎL 

Brach'uui vel Cancri pmprie sic dicti CamtschaticL 
M A J A. 

Î^T.ijarnm genus admodum naturale est et racillime 

*) Paguri sunt Astecoitlei c^u.la denuJata molli , qaan» i;i Muricu'ir et 
Biicoirv>r im testis iminittere interdtrn et Troo'ioi >niuc:re et secu»» 
pocCAie so.eiu. V. ^. iidiiiajcdus, miles, Jit^eucs. 



336 

dignoscendum, ad Cancros proprie sic dictos Vcl Brachyu- 
ros oxyrhynchos pertinet. Respondent Majarum species 
generibus Fahricianis Inacho et Parthenope. Spinosae sunt 
Majae thorace ovato vel cordato - triangiilari mucronato, 
pedibus tantum tribus utrinque majoribus vel quatuor, sed 
pari interdum abdominali et binis subcandalibus in foe- 
mellis, manubus minoribus ventricosis spinosis^ digitis pe- 
«icillato hirsutis. 

I 

III. 

MAJA CAMTSCHx\TICA, maxlnia. Tab. V. et VI. 

Maja omnium maxima aculeis ubique horrida, thorace 
Qordato (A) spinoso, antice in rostrum mucronato (c), postice 
c im basi caudae (B) latissima aculeata per synnevrosin 
et syssarcosin connexo (n) pedibus tantum tribus (A / m) 
u rinque spinosis teretiusculis longioribus unguiculatis, pe- 
diolis binis abdominalibus laevibus, (vid. Tab. VI. 2 h h) 
in dorso non conspicuis et quatuor subcaudalibus oviferis 
in foemellis (vid. Tab. VI. 66), manubus minoribus ven- 
tricosis (/i) spinosis , digitis penicillato hirsutis (i), palpis 
utrinque tribus, majori nempe cum binis minoribus arti- 
cule secundo majoris insertis , anlennis tantum binis seta- 
•eis ad basin unguiculo arraatis (vid. Tab. V. fig. 2.). 



337 

Clar. Ilcrhst. in cilandis iconibus Sebae (Mus. III. tab. 
18. fig. 10 et tab. XXII. fig. 1.) qiiariim pluies diversas 
ad Majam maxiinam rctiilit, dubiiis videlLir; sed non du- 
bium est, figurjm 1. tabulae 22 Majam fiigidioiis cocii esse, 
etsi non omnino cum tabula nostia conveniat, quae ad vi- 
vum ddineata est, cura e contrario Sebae tabula ad speci- 
cimcn exsiccatomrx Museo delineatum sit. Stbae tabulae 18 
figura 10 toto coclo diversuni Surinamense refert spécimen, 
IJerbst Kmbben î. p. C19. lab. XV. fig. 87. Inachus Fa- 
bricil, Steller EeschieibuT)^ von Kamtschatca pag. 176. 

Hippocarcinus figura coidis multis spinis Iiorridus, 
Steller- 'Mscipt. Cancri Canitschat. n°. 2. Hippocarcinus 
AIdrovandi tab. IV. fig. 6. Steîlerus annotavit : „ Cancer 
pedibus posterieribus sub cauda brevissimis , nec hujus 
jam dcscriptionem a mutilis subjectis mutuatam suppeditabo, 
licet mulla habeam monenda circa auctorum dissensus." 

Linnaei fauna Suecica 24031. Iter Scand 327. 

Poiitoppidan. Norveg. T. II. p. 333. Gronov. Zoo 
phyl. 9 "7 6. 

Fabricii Syst. Entom. 4^9- Ej. Spec. Insect. 5o5. 5l. 

Olivier n°. io5. Lamark Syst. des animaux sans ver- 
tèbres, pag. i54- Eriochelcs. Bosc hist. nat. d. Ciusta- 
cées I. pag. 25 1. 

Maja vulgaire ou Partlienope Maja Fahrîc. etc. 

Mùnoiici de tAcad. T. V. ' 4^ 



338 

Errant in Chnraclerc o;cncrico seqncnti : „ Antennae 
qnatiior intcriorcs palpiformes;, exteriort-s setaceae ? — Cor- 
pus ovdto conicnm jwslerias diLitaluiii, antcrius iiuicranalo 
ïOStratLim. Pcdes dcccm ? — un^tiiciilati. " 

Majam oiientalem jaiii Seba Tab. X\U. fii^. i. dcpin- 
xit qnidcMTi, scd a nostra admo lum divcisa est clsi cjns- 
dem liabitLis familiae ac patriac sit , distingtiittir ncmpo 
pedibus quidem iitiinque tribus sod loni^ioribiis , ihoracfc 
non cordato sed ovato-mucronato, niucrone •jifurcato, Maja 
vero Camtschatica thorace gaudet vere eoidato postciius 
dilatato non rotnndato et basis practcrea caudae larissim4 
sub thorace protruditnr (vid. Tab. V. B) Palpi Majae Se- 
banae foreipati sunt et antennae non conspiciuntiu. Palpi 
Majae Camtschaticae non foreipati sunt et ex articiilo pe- 
dJolorum maxillarium orti sed snpino situ non conspicui 
(Conf. Tab. V. fig. i.) Antennae IMajae Camtschaticae brè- 
ves sunt et sctaceae articulo tertio aciileo armatae (vid. 
Tab. V. fig. 2.). Ex hac comparatione arque ac ex col- 
latis iconibus patet, Camtschaticam a Sebana orientali di- 
versatn esse etsi très utrinque habeant pedes majores et 
ad eandem pertineant famihani Majarum. An mares Majae 
Camtschaticae a foeminis ita abhorreant? — nescio. Foe- 
minam, vero hancce propter pediolorum subcaudalium func- 



339 

tionem et oviilorum excrclionem in Tab. VI. demonstra- 
tam non supeifluam esse — scio. 

Pdlpi rlitim ex Sebiina icône nondam explicati snnt, 
nisi forsan Fiancogalloriim explicationem characteiis Maja- 
mni genciici *), in quo enarunt, pro vera habeas. 

D e s c r i p t i o 
Majae Camtschnticnc. Tab. V. et VI. 

Maja Camtschatica omnium MajaiLun piofecto maxima 
est, thorace ad basin quadri - et quinque-pollicaii, longi- 
tndine sexpollicaii, pedibus plcrumque pedàlibus, ungtii- 
bns saltera pollicaribus , miniaccis apice nigiis , in dorso 
hcpatico lubiciinda ubique aculeis honida , versus latera 
niiniacea, subtus pallida. Aculei lostii omnium longissimi 
antrorsum spectant, médius mucionem rostii vel thoracis 
foimans latérales longitudine superat , ad latera ejusdem 
oculi asccndunt. Tiiorax cacterum quinis vel senis colli- 
bus, qui per totidcm sulcos separantur, subfornicatus est, 
ad margines aculeis armatus ad basin cum caudac basi ro- 
bustissima Liliori aculeis obtusioiibus aspera conjungitur. 

Maja liacc Novegicam magnitudine superans in sinu 



*) AntPnnnc- cjuntuor pcdcs dcccm ? unguiculati Bon: hist. nat. des Cru- 
itactes 1. pag. aoi. 

43* 



340 

Avvatschae ad rariorcs Cancroruni spccies icfciliir et spé- 
cimen hoc natuiali magnitudinc dcpictuin Tab. V. ab Itacl- 
menis ncqnidcm inter majores niimptatiir. Piimo tantum 
in divi Pctri et Paiili portnm advcntii d. 18 Julii 1804. 
hanc spcciem vivam accepi, postea nec secundo nec tertio- 
ad cundem régressa nec in excursionibiis ad maris littora 
a me ipso institutis neque a nantis nostris rete piscantibus 
revisa nec reperta est. Ncquidem antecessori meo , inde- 
fcsso dicani Stellero, qui totidem annos quot hcbdomades 
ego , ibi commoratus est , Majas plures illaesas et vivas 
leperiri licuisse , ut ipse ait in schcdis suis de crustaceis 
Camtschaticis, scd cum illaesas ac intégras Majas non in- 
venerit se ex mutilatis speciminibus mutilatam dcscriptio- 
nem suppcditore noiuisse. Maja nostra Cancer est saxati- 
lis, inter scopulos enim habitat, motu abstinens; saxis ab- 
scondita periculis se subducit , Sepiam octopodiam , alios-^ 
que inimicos inter saxa obruit, Asteriis et Molluscis testa- 
ceis vescitur et insidiatur. Miratu dignissima est , di m 
aculeorum ope, quibus thoracis margines in omni ambitu 
horrent ac tubercnlorum crassiusculorum breviorum, quibus 
A. Tab. V. area dorsi tamquam monticulis txasperatur nec 
non pedum spinosissimorum et unguiculatorum auxilo sco- 
pulis elavatis seu divisis et ab undis ccavatis intrudere 
solet , ita , ut nisi fiangere testam velis , eam protrudere 



341 

millo modo possis , eamque firmius quam Echinum mara- 
Diilldiem inter scopulos incarceratam et inclusam invenias,. 

Rostrum (e Tab. V.) Mdjae Oceani orientalis non tara 
bifiircatum ac ramosum est , ac in Maja Siuinamensi et 
Norvegica cernitur, quae in Sebae et Herbstii Museis de«- 
pictae sunt , sed aculei rostii simt simplîces (//) médius 
thoracis mucronem formans (e) longissimus. 

Ocnli (g) iitrinque juxta acutos illos processus (ff), 
sjti, horumque a latere bini prodeunt pedes minuti laeves, 
palpiformes (Tàb. V. fig. 2.) et articulati ex quorum ar- 
ticulo secundo (6) duo minores (ce) utrinque nascuntur,, 
quorum ope forcipum quasi instar esca ori ingeritur. Pe- 
des utrinque majores très teretiusculi (Tab. V. kl m) ae- 
que et manuum vel forcipum (/i) brachia aculeata in lon- 
gum protensa quorum quisqué articulis gaudet. quinis ni- 
groque robustissi moque ungue.. 

Testa supra hepatico - rubicunda (A) collibus quîn— 
que vel sex elevatat (a 6 c d) et gibbosa et sulcis toti- 
dem exarata. Color. ad làtera; ex. rufo flavescens pigmento» 
aurantio vel miniaceo. variegatur. Càuda in maribus an- 
gustior, in foeminis vero, qualem, depinxi, latior,. ex, pli— 
ribus testis componitur, quarum: maxima basis (B. Tdb..V.)j 
est ilavcscens: tubeiculis^ vel. aculeis obiusioiibus; (|3 ^) ar*^ 



342 

mata, très majores ab Tina (fig. c. Tab VI. i. 2. 3.) sex 
et pluies minores ab altéra pa'te (4. 5. 6. 7. 8.) caiidam 
constituunt , posteriores vero iihique membiana obduciae 
et qnaelibet prioruin pcdiolo goniciilato compresse ad rx- 
trcmitatem setis hirsuto obsita est (IVb. VI. fip;. 1.6 66 6). 
Foemina ovulis innumcris atroviroscentibus niiliaribtis ad 
pediolos subcaudales annexis gravida (Tab. VI. fig. c. naa 66) 
miram per mcmbranae uteri et oxaiiorum cum epidermide 
stibcaudali (ce (\g,. 1 ) conncxum ovulorum exclusionem 
oculis otTerebat. IMembrana, per quam cauda cum thorace^ 
connectitur , subtns tantum dilatata cernitur et sub cauda 
affixa, saccuni laxum quasi format et ad inargincm forami- 
nîs abdominalis inseiitur ubi tcmpore graviditatis rumpi- 
tur. Membrana supra dicta tandem disrupta , ovula nimi- 
nim ligamento vel membranae vasculosac affixa ex cavo 
abdominis per foramen magnum abdominale , ad pediolos 
scnsim subcaudales quatuor liirtos dcscendunt, quibus dein- 
de alfiguntur et adliacient (\id. fig. 2. Tab. VI.). 

Pedioli subcaud.ilcs lune fere ubique l.oruni ovulorum^ 
fasciculis coliaerentibus obdiicli sunl , ila , ut ntillum nisi 
baseos eorum vcstigium in (onspcTtu.u veniat. 

Multis igitur ovulorum nigeiiimoium ex viridi resplen- 
dentium miliibus sub cauda affixis RTajain hancce gravi- 
dam in portu divi Pelii et Piiuli- Camlschatico accepi,i 



343 

ejuscjuc pedrolas q^uiUioi- subc.ind.iles ovifeios, compressos, 
liiisiitos, a nriniue usque adluic depictos, exeinptis oviilis 
pailla accuratius persciutax i, acqiie ac pediolos binos iin- 
(giiiculatos abdominales, subtiis tanUini conspicuos, quos, ut 
. Caticioloi^is dcmonstraiem, Majani supinain (in fig. i. Tab. 
VI, ) abdominc apeito ac mcmbrana abdominali disrupta 
dclineavi. Ex prona parle (Ttib. V.) in qua omnium ha- 
ruin partium nil nisi caudae basis lata (B) in conspectuni 
venir et quae plein mq ne a peiegrinatoribas et scrutatori- 
bus Museorum in icoiiibus selccla est , qua de re organa 
hacc in descensiv ovulorum memoianda , sed in specimini- 
bus exsiccatis semper deleta, hue usque in j^laja nondum 
obseivata sunt. 

Excmtis omnibus intestinis et demtis humoribus testani 
Majae sapone intus aiscnicali obductam exsiccavi ac in 
receptacnlis navis nostrae reposui , ut Musaei nostri prae- 
parata zoologica eadein augerem, sed proh dolor! post re- 
dilum, expoitatis ex nave collectis natuiae corporibus, Maja 
nostia (inter expoitata) non leperiebatur. Piaclerlapso an* 
no et quot excurnt Petropoli, IMajam admodum laesam et 
fiactam fere in Museo Tschitschiikovii Thalassiarchi et rei 
inarilimae Rossicae praeposili tune tempoiis ad F>ancogal- 
liam abountis, quod sub liasta publica in atrio ejusdem cum 
Bibliotlieca et aliis supcllcctilibus vendcbatur , levidere 



344 

inilii contigit. Sprcimcn memoriae digniim fuit , qiiod ab 
altéra paile pedes tantiim duos habuit, terlium vcro, quem 
Tofsan in j)u^na cum Sepia octopodia vel altéra Maja ami- 
serat, Tegenerari incepit. Prs pusilluç (M Tab. V.) amisso 
substitutiis nuperrimeque primiim leproductus, sed omnibus 
jiirn articulis instructiis reprodiictionis vim ac nisiim forma- 
tivum luciilenùssiino exemple ad oculos demonstravit (vid. 
fig. 1. g Tab. VI.), 

Ex hoc specimine memorabili, quod per iconcm meam 
conservare voliii, etiam antcnnas et palpos quos in cha- 
ractere iVlajarum stabiliendo Latreille, Bosc et Lamarh maie 
explicarunr, accnratius delineavi (fii^. 2. Tab. VI ) et qiii- 
<lem iiaturali magnitudine Palpi geminali ex articulo se- 
cundo pediolorum exoiiuntur, in antennis articulus tertius 
aculeo armatur. Haec de Maja maxima Camtschatica suf- 
fjciant. Restât al ter bracliituus IMajae affiinis sed minor 
et thoracis testa non aculeata in superficie, sed punctis 
adspersa puipureis et setosa ; brachiiniis est, ut Maja, 
oxyrrhynchus sed nianubiis pent<igonis deniato serratis di- 
slinclus, quam ob rera, cum nrc in Herbstii ncc aliorum 
Lluseis invrniatur nfc iillibi dtlincatus nrc dcsrriptus sit, 
(in Tab. VH. fig. 1.) ejusdem et iconem suppcditabo et 
Cheiiagonum *) eundem apptllaba. 

•) a %f/f manus et ay.ve» au^^ulata. Manui vcl ihtla aii_gulaia, Lkjchecrc. 



347 

IV. 
CHEIRAGONUS (Eckscheere). Tab. VU. fig. i. 

Cancer Clieiragonus, Biachiiirus oxyirhynchus *) tho- 
race setoso (a) siibtiiangulari rostiato (n) maigine dentato 
(mm) et aciileo utrinque laterali -armato, maniihus (C C) 
pcntagonis, in angtilis senato dcntatis (e e) digitis sulcato 
senatis (//) atropmpiireis apice nigris , pedibus octo ap- 
planatis femoribiis cremilatis transversim striato hirsutis (/i) 
imguibns longitudinaliter sulcatis apice nigris. 

Cancer adspeiso setosiis vel Hippocarcinoides Stelleri 
Mscipt. n°. III. alio loco StcUero Gdncet pilosus et Cancer 
amitus dictas (1741. Awatschae). 

Descriptio: 

Thorax testa plana tiiangiilaris, non, iit in Maja, acu- 
leis vel monticulis horrida, sed transversim striata. ptinclis 
purpureis adspersa et pilorum vel setarum fascicnlis spar- 
sis (vid. fig. P. penicillum singuliim lente anctnm) in su- 
perficie dorsali obsita, ad marginem solum crenata. 

Color testae flavicans, striae transversales rcibescentes. 
Margo anterior testae utrinque crenato dentatus, in rostrum 
productus, ad latus utrinque aculco longo, more Pelagico- 
rum (Portunorum Fabr.) dilatatus , quam ob rem SteJlerus 
eundem auriium appellavit. Dentés marginis cirnulati. 

•; Significat Acutironris ab c^vs tt ^\jy'X.cs coiiiposit. 
Mémoires de VAcad. T. V. 44 



34B 

Pedes uliînqtie qualuor ciiisorii non, ut in Aldja, cy- 
lindracoi et acnleati, scd planiusciili, i^Iabriiiscnli, aiticulis 
prioribns tiansvcisalitcr scrmlati, vcl sutnris quasi exaspe- 
rali et intcriora versus sctis pinnati, aiticulo ultimo vero 
longitudinaliter sulcati , unguiculali. 

Mamis cum earpis pvaelongis, et crassiusculis per lon- 
gitudinem angulatae, plcrumque penragonac, angulis sciiato 
dcntatis, dig^itis longitudine sulcatis, puipurascentibus, apice 
nigris. Magnitude naturalis ex ieone ipsii cognoscitur. 
Ilaecce Canciomm species, nonduni cognita, copiose ca- 
pitur ad Awatscham in sinu sic dicta Cancrorum (Rossice 
PaKe6yxiIll)) et a nautis nostris quaesita et in diliciis 
habita fuit. Stellcrimi hane speciem quidcm vidisse , ex 
verbis ejusdem elucet y sed nec descriptionem neque ico- 
nem reliquit, est tnim species ejusdem teitia^ Hippocaici- 
noidcs auiitus Stcllcro dicta r „ Figura corporis Hippocar- 
cino ferc similis sed c minorum seu mediornm génère, ad 
eaudae articulationem vero non in cordis formam emargi- 
iiatus, sed segmentum circuli potius circumseriptionc cor- 
poris posterioris refert : pra«terea a duobtis post oculos; 
processibiis auritus mihi dictas:, sed nec hujus mutilatunt 
sceleton (testa) descriptioni concinnandae sufficit: hoc tan- 
tiim dicara : Cancer piiosiis m.arinus Itaehncnis Kaurui 



349 

dictns, cmsta tcnui fîavcsct ntc maculis piirpuicis con.çprrsa 
toctiis, ubivis h.ibelur circa saxa et scopulos maris. Coctus 
coloiem païuiTi mutât, cxhc-ma tantiim forceps nigra eva- 
dit. " (Ilaec jam anic cncltoncin nigra est.) 

Ilacc siint sola Stellcyi . de Cancro nostro conscripta 
vcrba , ncque mihi, piaeter observationem , Cancros hosce 
admodtim variare pei coloiem et setamm scabiitiem, quid- 
qiiam dicendi supercst: Clieiiagonus, Camtschadalis /Vau/"i/i 
dictus, pilis inteidum undiqiie hispiduUis ac fere setosus 
capital, quofl animalculis ac Zoophytis parasiticis, ut sca- 
biiusculam superficiem obducant \'el occupent eiqne quam 
firmissime adhaereant, ansam praebet. Testae ejusdem su- 
perficies hirsuta Sertularjis, Fucis, Flustris, Balanoïdibus et 
Serpulis interdum ita obducitur, ut vix illum, qui subtus 
latet, crustaceorum civem agnoscas. Sic etiam noster Fuco 
saccato, (g) olim a cl. Lepcchin delineato, et Balanoidibus 
(Ji) Thoracis festae agghitinatis exornatus incedit et ma» 
jaus ejusdem Serpulis (dd) obsitae sunt. In iconibus Can- 
crorum ab aucloribus cditis nullibi Cancri nostri (ffigies 
repcritur , ncc alibi cundem unquam desciiptum invcniri 
me mini. 



44 



35o 
V. 

ASTACOIDEl vel MACROURI. 

Ex Astacoidcoriini ordino scu faniilia etiam pluies 
species pci- tciniim ad Awatscliam adpiilsiun delineatac 
siint , quariim una tanturn restât , AstacLis scilicet boieas, 
cetcrae v. g. Pagiiri Bernardi hiisuli ex Trochi lesta, 
Gammari piilicis , linearis etc. icônes in piocellis vehe- 
mentissimis in Aichipelago Japonico propre fretiiin van 
Dicmen perpessis pericre. Aliae Arthrocephalonim species 
et microscopicae noctilucentcs sub numéro Cancelloriim 
nolilucentium recensentur. Entomostraca et Onisci postea 
sub ipsorum titulo peculiari enumerandi sunt. Nunc vero 
imprimis fragmenta homari praegrandis ad littora éjecta 
enumerabo, quibus zoographiae Rossicae cultores commoti, 
Palinurum quadricornem crustaccorum Camtschaticorum ci- 
vem pronunciarunt eique fragmenta testae ejectae tribue- 
runt. StcUerus de prima Cancrorum Camtscllalicorum spe- 
cie refert: ,> Cancrorum quos alit Oceanus Orientalis qua- 
tuor collegi species diversas , quorum primus est Cancer 
marinus Aldrovandi Rondeletii et Bellonii nec non Gefs- 
neri , cujus iconem exhibet Aldrovand. Tab. IV. n°. l. 
Descriptiones hujus secundum varias aetatcs et dilTerentiae 
formas diversae, quae ab auctoribus consignatae sunt cora,- 



351 

modo teinporc snppeditandae et compaiandcic sanL ob dis- 
sensLim. Specics haec a nobis et Caintschadalis , tam hic 
locorain qciain Ochoti comeditur. " Deinde et StcUems in' 
libio cjusdem germanico , qui inscribitur Beschreibung von 
liaintscliatka pag. i"6. icfeir, circa pioniontoriiim Eliitoia 
pedcs et fragmenta Cancioiuni insolitae magnitudinis ad 
liLloia éjecta inveniri, pedes imprimis ita grandes et car- 
nosi ut imicQS -viri esurientis laniem satiiiire possit reperti 
sunt , ejiismodi pedes eodem jure ex Maja quani ex Ho- 
niaro deiivandi sunt , attamen Georgi (Naturhist. Beschrei-- 
hung des Russ. Reichs, 3 Thcils 7 Baiid p. 2173. Homara 
illa fragmenta adsciipsit. 

VI. 

Pagurl (Weichschwànze). 

Paguri vel Astacoidei cauda molli nuda pcculiarem 
familiam Astacoideorum occupantes testas conchylioium eva- 
cuatas quaerunt v. g. Buccina Murices et Tiochos ut eau- 
dam nuda m molle m in iis lecondant ac integuraento duro 
défendant. Bernardi praegrandes manubus inaequalibus 
monstrosis , setis rufis ubique hirsuti , Tiochis pleruinque 
turriti indecunt ad littora maris Camtschatiti. 



352 
VU. 

A;tacus horcas (Der Umiktak). Tab. VII. fig. 2.3.4. 5. 

ÎMcicromiis thoiace caudaque caiinato-acnlealis, manu- 
bus laevibus, didactylis, digito alleio transveiso plicatili, 
podibus secundi tertiique oïdinis filiformibus. 

Phijjju Rchen nach dem Nordpole p. 190. Tab. 12. 

fig. 1. Cancer boreas. Macrnurus thoiace carinato 

aculeato nianibus laevibus pollice subiilalo incurvo. 

Olho Fahric. fauna Groenland. 241. 218. Cancer ho- 

maroidcs, Macrourus thorace antrorsum aculeato subprisma- 

tico , rostro planiusculo apice tiiangulari subtus hamato, 

manibus subadactylis. Cancer boreas Herbst - Krebse II. 

p. 74. Tab. 29. fig. 2. Astacus horcas Fabricu spec. Ins. 

5 il. 12. Mantiss. 1. 332. 14. 



Vox horcas patriam luijus spccici optime indicat, om- 
nibus enini fiigidioris cocli regionibus civis est et diversi- 
mode vaiiare vid tur. Vaiietas cnim Caintschatica ab illa 
Grornl.indica et Islandica nnnsolum aculcorum et piloiuin 
scabrilie sed cli.Mii colorum \arjrtatc distinguitur et hoc 
in causj fuit cur Astacuin a Pnippsio jani o])lime dclin^a- 
lum ilrruni d(lin( arem. Foenu Ilani pratteita o\ ulis gra- 
Vidtuu obscrvavi cL conipUua spcciniina d. 17 et 18 Stp- 



353 ^ 

tembifs i8o5. in sinn Canciorura et prope rivnli FTora- 
naa pî:)MKa cîicti ostium ad Awatscham legi, qiiae cer- 
tioiem me fccercint, varietatcm Camtschaticam <rciileis la- 
tcralibus caudae disLinctani esse. 

D e s c r i p t i o : 
(vid. Tab. VII. tig. 2. 3. 4. 5.) 

Astaci fla\'îatilïs minoiis et medii niagnitudînem at- 
tingit. Thorax tricarinatus supericis aculeis tribus antror- 
sijm veisis armatiis, latera bispinosa siint, rostrum latias- 
culiim sulco utrinque maigini parallalelo snlcatitm. Saper- 
ficies thoracis^ et caudae artictilaram granitlosa, transv^èrsa- 
]iter emargiiTata. 

Aiitennae interiore? bisetae ex articnlis' tribus crassius^ 
culis oritmtar, exteriores pari moda aiticulos très pra basi 
habent, sed simplices^, crassiusculae , artnurlosae ac thorace 
fere langiores (fig. 4-)' 

Maxillae setrs copiosissimis crliatac siraol articula ma- 
jori ar^tennarum annexae simt. 

Patpi manubus longiores artieulis qnatiior co-mpositi, 
articulo extremo coruplarrata latiuseulo rotundata setis fim- 
briato et quasi pinnirta. 

Braehia bieviuscula prisinatfca (fig. 5. A. Tab^ Vlh) 
siihtus jplanaj earpis rotundiusculis (B). 



354 

Klanus subcylindiicae, iipplanatae, glaberrirricie, intrriora 
versus spina terminatae iobu>t.i, cxtcriora versus ungiie in- 
curvata ciiltclli plicatilis ad instar articulante ac Ibrcipcm 
falciformem formante instructae. 

Pedum anteriorum bina paria filiformia, scquentia duo 
paria pedum crassiora , pedcs omncs unguiculati, planius- 
culi, setis ciliati. 

Abdomen segmentis articulisque sex in dorso carinatis 
scabriusculis emarginatis compositum, articulis prioribus bi- 
nis in doi:si carina aculeatis, açuleis antrorsum versis, ar- 
ticule ultimo caudali sulcato iitrinque trispinoso , articuli 
omnes abdominales, ad latera etiam spinis utrinque binis, 
retrorsum curvatis aculeati sunt. 

Cauda quinis lamellis composita vel pinnis ad margi- 
nem setosis, pinna média crassiuscnla, longissima, in dorso 
sulcata et scabriuscula, rcliquae quatuor membranosae, ro- 
tundatae, longitudinalitcr striatae. 

Astacus ab incolis divi Pctri et Pauli portus çt a 
nautis advcnientibus comeditur, caro cjusdcm clixa sapida. 

Tab. VII. fig. 2. Astacus boreas ex dorso \t1 prona 
parte visus fig. 3. ex abdominali vcl supina parte , ut 
ovula lactc viridia tentaculis subcaudalibus ovifcris anne- 
xa et inter utramque pinnarum subcaudalium ordinem lo- 
catfi in conspecknm veniant^ f'g- 4- anlcnnac et pal pi fig. 5. 



355 

Manus (c) ciim brachio (A). Cavpus (B) rotiindiiisculus 
digitus (e) vel iinguis transversim articulans plicatilis, pol- 
lex (d) immobilis, Transeanius nunc ad reliquas criista- 
ceorum familias, Entomostra neinpe et Oniscos. 

viir. 

ENT0:M0STRACA , CaUgus. 

Tab. VIII. fig. 1. 2. 3. 4. 5. 6. 

Character génois. AnLennae 2 ? setaceae, pedes 8 vel 
decem, (?) oculi 2 marginales^ testa univalvis. O. 
- F. Mùller Entomostr. p. 129. 



Insecta hujiis generis testacea ichthyopliila parasitica 
ad Entomostraca bianchiopoda pertinent , per testam cly- 
pcatani Limulis affinia sunt, ovariis vero in binos tabiilos 
productis (pp) ad Lerneas accedunt. Oculi et nares mar- 
ginales remoti (// fig. 1 et 3 0) non nisi microscopio con- 
spicui ad basin antennarum vel cirrhorum brevissimorurn 
lateralium annexi. Ex calligine oculorum genus Caligus 
dcnominatum est a Mûllero, a Linn'aen Monoculiis. Caput 
nuUum nisi clypeum , qui tamen ob pedes subnexos rec- 
tius pectus dicitur. Pectus dehinc abdoniine latius sub- 
orbiculare. Abdomen, caudaque in diversis di versa. Pis- 
MCmoirci de l'MaL 1 . f^. 4^ 



356 

Cibus extus inter squamas adhaerent , et corn Oceanirs 
oricntalis Salmonibus ac Truttaceis abundct, copiosi. Ca- 
lidioribus et frigidioribiis cliinatibiis species smiL diversac, 
aliam in Salinonibiis Camtschaticis aliam in CoiyphcTenis 
et Squalis Brasiîiensibiis vidi. Salmonibus ita arctc affi- 
gLintur, ut difficulter et vix acie eultri a supevficie piscis 
separari et removeri possint , tacti enim céleri gressu lo- 
cum in suj:)eificie squamosa mutant. Motus enim cursorius 
corum celer est et interruptus in piscibus aeque ac ipsa 
aqua, sursum quoque festinanter proA'ehuntur at mox deor- 
sum relabuntur. Testa clypeata squamis piscium affixa 
papillis suctoriis spatitim vacuuni fbrmans propterea et cre- 
nis marginalibiis instructa, quibus superficiebus minus pi*!- 
ïtis adneclitur. 

CaUgïis cmius Tab. VIII. fig. i. 2'. 

C. corpore breviori cauda bifida roonophylla O. F. Mitl" 

1er Entomost. t. XXL 
Monoculus foliaccus Lhuu Faun. Suec. C044' 

i — — piscinus — — — 2045v 

Binocukis piscinus Zool. Danic. prodr. 240 Si. 

— — — O. Fahr. Faun. Groenland. 239v 
Pediculus Pleuronectis «t Aselli Baster, Opusc. subsecv 

2. pag. 137. Tab, 8. %. 9 — lu. 



357 

Flinderîans SchriTtcn dcr Berlin. NaL Foi-sch. 3. p. 44. 
Tab. I. Ag. 4. 5. 6. 
Corpus planiusculum menibianaceum supra (fig. 1.) ali- 
quantuliim convexum subtus (ftg. 2.) concavum. 

lesta seu clypcus orbicularis antice emaiginatus (a A) 
posdce lunatus maigine inflcxo crenulisqne cincto. 

Abdomen [h) breviusculum aiticulis binis inaeqiialibuS 
componitiir quorum antictis latior utrinque emarginatus po- 
sticus longior truncatus (li) et in caudam prodiictus. 

Caucla (d d) abdominis trunco (6) appensa basi angu- 
stiore quasi pedicellata medio dilatatur et apice in cru- 
ra bina fmditur quorum singulum setis tribus terminatur 
(fig. 2. dd). 

Partem inferiorem (fig. 2.) medio secundum longitudi- 
nem percairit canalis alimentarius (n) superne ore sub 
forma papillae sugentis incipiens (n) quinque paria pedum 
ad latera affixa sunt , quorum par quartum cl quintum 
(ce) longissimum, unguibus piscium squamis infigendis ap- 
tissimis et setis pectiniformibus, quales in pedibus Tiito- 
num cernuntur, instructum. 

Ex abdomine vel ex intermedio arficulo recta exten- 
duntiu- filamenta (e e) bina acqualia (a Liiinaeo, Bastero et 
Fitbricio Kilonensi Antennae falso dicta) corpoie longiora 
(ee) quae ovaria esse videntur, in quibusdam alterum tan- 

45* 



S58 

tum, in aliis utrumqne deest ; tremulando et concutiendô 
moventur , caudam in motu semper élevât et motus ipse 
ex piopria mea observatione vespiratorius est. 

Varietas datur Brasiliensis antennis pectinatis distincta, 
iriîhi ex Coryphaena Hippuio ad promontorium Frio co- 
piose, d. 12 et 14 Dec. i8o3 lecta, altciam varietatein 
antennis brevissimis simpliciusculis distinctam Camtschati- 
cam quam ex Salmonibiis praeprimis copiose diebus j 3 — 
2 3 August legi. O. F. Miiîler Gado Meilango inhaeren- 
tes vidit vitae tenacissimos in aqua non renova ta per vi- 
ginti quatuor horas adhuc superstitcs. O. Fahricius in 
Pleuronecte eundem invenit, in paucis quidem figurae dis- 
crepant, adeo tamen affines sunt, ut non nisi ex autopsia 
species accuiate extricari possint. 

Pluies hujus insecti pinasitici species existere minime 
dubito etsi non otium ipse habueiim easdem micioscopio 
observandi et distinguendi , sed Caligum productum Mûl- 
leri non pcculiarem speciem sed foemellam curti esse, ex 
observata geneiationis copula concludo ; per pluies enim 
dies curti et producti cohoerentes vidi , ita quidem , ut 
thorax producti ad caudam curti affixa esset (fig. 6.) at- 
tamen foemellam , quam O. F. Millier productum vocat, 
sub nomine ejusdem specifio reddam : 



359 

Caîigus productus (piaecedentis foemina mihi visus.) 
fig. 3 et 4. 

Caligus corpore clongato cauda imbricala tetraphylla 
0. F. Mùller Entomostr. p. i32. Tab. XXI. f. 3. 4. 

Binoculus salinoneus O. Fahr. Faun. Groenl. p, 264. 

Hemoilaus Schiiften der Berlin. Nat. Freunde I. p. 56. 
t. 3. fig. 17. 

Statiiia major ac longior antécédente flavescens fig. 3 et 4. 
Clypeus seii testa arbiculari-oblonga supra (fig. 3) con- 
vexa, subtils (fig. 4.) concava^ ut in praecedcnte, et emar- 
ginata. Margo ciliis minutis crenulatus , anticis subtrun- 
catus utrinque cirrho minuto seu antennula setacea brevi 
ac subjacente tuberccilo lenticulari instructus. Cavitas 
clypei varia continet organa, tendinibusque binis transver- 
sis (b b) in très dividitur areas, antica complectitur varias 
glandulas , pedes duos unguiculatos ac rostellum intcrme- 
dium reflexum (d), quale in cimicibus. In média area pe- 
des bini majores^ quorum uterque unguiculis duabus unci- 
ratus et glaudulae duae seu cotyledones (fig. 4.) majores. 
Médium posticae areae occupât lamina ciliata (h) basi ge- 
mino tuberculo affixa (il) in processu dilatata et extra 
marginem clypei exporrecta, haec tegitur pedibus quatuor 
natatoriis seu branchialibus. Abdomen pcctore angustius 
duploque longius dorso , basi tegitur lamina subquadrata 



3i5o 

ab apîce ad médium iisque diWsa (e/) , infra hanc porrî- 
guntur binae laminae plica longitudinal! corrugdtae (hf) 
apicc intiorsum erosae nicdio doisi distantes; hae (bf) ahis, 
illa (ed) elytras inentiuntur, iisque coleoptfds uti losiello 
heinipteris insectum hoc classi apteiomm adscriptum acce- 
dit. Infra longiores (bf) fig. 3, piodeunt lamellae bînae 
oblongae hisque lobus obtusus prominulus subjacct. Ulrin- 
que prospiciuntur foliola caudae bina, supenora fixa inté- 
gra (n) inferiora penduia denticulata (o) utrinquc filanien- 
4ta (//) seu ovaria corpore tiiplo longiora (//) ac infra io- 
bunj oricntia incumbunt. Pars infcrior abdominis (fig. 4-) 
tasi instruitur lamellis quatuor parvis série transversa dis- 
positis (/i) harurn intermediae (k) rotundatae, planae, laté- 
rales distantes , plieatae seu foveatae. Infra bas séries 
alla ex quatuor laminis oblongis (II) aequalibus; pars in- 
termedia vcntris nuda cava (b) medio carinata. Jnxta ca- 
winain utrinque gLindula prominet (mm) ac inlra infraque 
glandulds caud<j ex binis foliorum paribus composita (nnoo) 
aflixa est: pur superius (nu) oblongum sessile, inferius (on) 
flabrlliforme a[)ice cili;jtum basi juxta carinam pediccllo 
sulTultum instruitur. Foliola et lamellae mobilia sunt. 

Animalculuin hocce parasiticum primum ex squali cute 
lectum, ubi celeb. Ilcrbst observavjt, unde nomcn Fcmor- 
laus , postea vero etiam in Salmone reperlum est. Fila* 



36i 

tfienfa caudalia (Il fig. 3. et pp ùg. 4-) corpore ipso trîplc^ 
longiora oraiioiiim manoe fungi, vix cierfo, cqnidcm nes- 
€io, tubuli sint filrs caudalibus Leineaitim similcs ; sunt 
eniin setae teniussimac diametio acquales apice obtuso et 
structura ut videtur fibioso ' mnsculaii, at tte qurdem len- 
tis ope ulkim ovulorum vestigium in tubis sic dictis ridi^ 
sola annuIoTum ïtvdimcnta insunt. Ilistoiia ac cognitio 
hoTum animakulorurri mihi nondum exhaùsta videtur, ima 
vix incepta e&t, quod, ut probem, varias in Biasiliae Co- 
lyphaenis et Squalis Gollectorum Monoculorum formas irt 
figura 5 et 6 ad vivum pictas addere liceat. Innuine- 
rabiles imprirnis Monoculi Coryphaenae hippuridis oper- 
cxtlo et radiis membranae branchiostegae affixi, partim ge- 
lieratioms coitu copulati (fig. 6.) partim singuli et mino- 
les , forsan juniores , tam diversas et proteas induunt for- 
mas et tanta colorum , partium et formae et magnitudinis 
Tarietate luduTit> ut more Cyclopum ex Naupliis *) trans- 
formantiurh vel transmutatoruiîi , métamorphoses quasdarai 

subire videantar. — Certa ae plura dies doceat ! 

*»'■ '' ■ - ' - " — ■ ^-j ■ — ' — - - .« ■ «»« 

*) Nanpl'rus a Mallero primum t'amquam speeie? distincta delineatus ac de* 
scriptiH, .1- Jiiyiiio Gtncvertsi iterum iterumcjue revisus et postea a Ram' 
dohrio (Bcitiage zur iVaturgeschiclite der Monoculus - Arten, Halle in 4- 
ï8o5 pag. 5.) ptr oniius métamorphoses observatus nil aliud est, quam 
Gyclops in metamorphosi. Nauplii non sunt species std pcrsonae inCy"» 
clopc transforinando. v. ^abric. supplem. cntomologiac Systcmatieac 
1798. pag.. 5o&. 



362 

Singnlarem interea Monoculi vel Caligi speciem vel 
varietatem, quam et in Camtschaticis piscibus legi in figu- 
ra 5. pioptcrea delineavi , quoniam caiida uncinulata et 
antennae diiplicatae ac ciliatae sint , et quidam continue, 
ita , ut easdem partes semper ila constiuctas in omnibus 
perspexcrim. 

Copiosissime insectum hoc (fig. 5.) crustaceum ex Squa- 
lis brasiliensibus jam antea lectum sed statura paulo ma- 
jori visum fuit (diebus 12 ad 14 mensis Decembris anno 
l8o3) eandem exacte speciem fuisse, deccinere nolo, quo- 
niam eodem tempore objectis naturalibus gravioribus ac 
mihi impiimis multo carioribus disquirendis ac perscrutan- 
dis (v, gr. cum Cancro brachiuro globoso coccineo, Ocea- 
num in Archipelago Brasiliensi promontoiium fiigidum al- 
luentem rubram tingente et superficie quasi sanguinca in- 
terdum obducente, pisi sativi magnitudine, et cum Beroë 
nova sanguineo venosa) occupatum me habercm ac impe- 
ditum, quo minus Entomostraca pusilla obseivationibus mi- 
CToscopicis persequerer. Hoc saltcm ex observationibus 
meis elucet, quod , cum Monculi in diversis ptscibus et 
maxima copia colLecti coloris magnitudinis et figurae va- 
rietate ludant et partium adeo structura varient , vel spe- 
cies distinctae ac te vera'diversae sint, vel métamorphoses 
tantum plures, subire soleant , deinde et spccies Caligi 



363 

cniti et prodiicti apnd Mùllcrum ipsa naluva in Tinicani 
• speciem confluere, ex observatione Camtschatica , in qua 
ciiiti et pioducti copulati repeiti sunt, comprobatur. 

Complura dtniqtie Entomostraca pusilla et microsco- 
pica piofecto nova noctilula describenda essent, quae vero, 

- cum speciebiis miillo grandioribus ex Herbstll cvleb. alio- 

- lumque iconibus jani cognitis similitudine ac foïma feie 
-confluèrent, et eandem ob causam non delineaicntur, si- 
'lentio praeteiire opoitet. Hoc tamen de illis dicam, na- 
-turalem eorum magnitudinem aciculae capitulum minime 

superare, eoiumqiie formam nudo oculo inspectam vix li- 
neolam, quam comma vocant, refeire. 

Nihilominus tamen cancelli illi microscopici vix li- 
neolaies , nudo oculo vix conspicui sed inciedibili copia 
in Oceano dispersi , ab undis agitati, scintillas noctilucen- 
tes triplo ipsis majores et fere lenticulares propullulant, 
et interdum ipsi ex Oceani aestuantis fluctibus propuisi 
Jîiinoribus scintillis similes asperguntur. Centies aquae 
marinae diversissimo modo noctilucentis scintillas enuclea- 
^i et oculo armato indagavi et semper cancellos ipsis 
scintillis minores cognovi, quam ob rem et cancellos, (mi- 
Jiime vero Médusas , quas nuporrime Macartiieyus * An- 

:■ * M !c.'ntney's obscrvationî upon tlic luminous animais in "Vol. II. Actor. 
augjic anni liJio. (^1 hilosophical Iransact. of the royal society of Lon- 

Mfmoirèt ne CAcad. 1. K. 4^ 



364 

gins pro vulgatissimis aquae marinae liiminibus habuit) et 
si Medusariim lumina aliorumque quae Beroë vocant ani- 
malium ovato gelatinosomm costis octo ciliatis remigantium 
vel trementitim et Salparum effectum probe norim, nec va- 
ria in variis regionibus et maiibus visa lucis phaenomena 
ex una eademque causa semper deducam *), vulgaria ta- 
men et in ±>oiealibiis adeo maribus communia undarum lu- 
mina efficere censeo, cancellorum enim lumina ab aliis fa- 
cillirae distinguuntur, scintillas semper referunt et quasi in 
undis scintillant, quia ex celerrima animalculorum agitato- 
rura reactione et caudae imprimis motu convulsivo oriuM- 
tur crustaceis peculiari , seu potius per creberrimam et a 
motu 'hocce musculari irritatara respirationem perficiuntur. 
Cancclli isti nimirum fluidum aëreum hydrogenio - phos- 
phoratum exspirare videntur , quod aeiis atmosphaerici 
tactu lucis speciem cfficit 

Cancelli isti noctilucentes quorum plures in tab. 21 et 22. 
collectionis iconum historiam itineris Krusensternil circum 
^;erram illustrantium delineati sunt, semper Macrouri fuere. 



don for the Year i8io part II. pag. 384. pag. 260) „appcarcd to be 
prccisely the same sort of points that illuminated the wholc of the sca 
at the time. They wcre thcre fore in ait probability the minute Kind 
of Médusa , wgich » sball haT« oc«a»ioD to dcscribe hereaftcr " et 
aliis locis. 
*) Vid. explicationcm Tabulae XXI. «t XXII. in Volumine IVto itineris 
J(r«/«*ji<rNii et tractatutn à* aoimalibui maiinit noctilucentibui< 



365 

hoc est ad ordinem Astacoideomm tantum pertiaent, Bra- 
chiuii (Krahben) vel Carcinoidei quotquot inventi sunt, 
numquam noctilucentes. 

Pliuimi vero omnium noctilucentium Cancellorum gê- 
nera inventa Arthrocephala podophthalmo - macrophthalma 
malacostraca polypoda et branchiogastra fuere vel cate 
molli vix criistacea saepius gelatinosa cancelli pieriqiie 
noctilucentes obducti segmentorum vix vestigiis notati ocu- 
lis praegiandibtis vel pedicellatis distincti et pediim ex 
communi basi enascentium paribus numerosissimis setis ubi- 
que hirsutis plerumque penicillatis instructi, quorum modo 
anteriores , modo posteriores longiores et in posterioribusr 
plerumque branchiarum apertarum functio cernitur, generi- 
bus caeterum Penaei, Palaemonis, Cragonis, Squillae, My- 
sis, Phronimes, Thalitri, Zoës affines, nec non Entemostra- 
ca Cyplopi ejusque Naupliis similia lucem splendidissimam 
exspirarunt, dum lintei ope haec animalcula, ab aqua ma- 
rina Oceani orientalis, in qua noctilucentia innatarunt, se- 
pararem iterumque in vasculum vitreum, aqua marina re- 
cens hausta repletum rejicerem. Ex Naupliorum vel Cy- 
clopum numéro speciem unguibus reversis armatam coeru- 
lescentem maris Camtschatici in figtuis septima et octava 
naturali magnitudine et microscopio auctam delineavi et . 
in figura nona inermem minorcm roseam adjeci. 

46* 



366' 
Cfcîops anindiis. Tab. VllI. fig, 7 et 8. 

C. cocmicsccns, antcnnis qiiinqcic iuiicLiIatis itcurvis, 
corpore subaiticulato , nianubus uni^uibus iccuivis 
aimatis , cauda bifida lUiinqde setosa. 

Cyclops maiinus chelifeio Midlcrl (Zaolog. Danicae 
prodr. 2413) ex aquis diilcibus aflinis sed minor, oculo 
enim nudo lineolac , quam comma vocant magniludincra 
(fig. 7.) vix attingens oculo armaLo inspiciendus (fig. 8.) et 
delineandus fait. Corpus elongatum acuminatnm segmen- 
tis vix distinctis faiciminis facie. Caput subtruncatum 
anlice in rostellum productum. Ociilus punctuni nigium. 
Antennae articulis quinque setosis compositae coinnum capri- 
neoinm vel Cerambiciim instar recurvatae extrcmo setis quin- 
que terminatae. Palpi biarticulati setosi. Thorax, crassiuscula 
pars corporis subtus primo pcdiolorum brevissimorum pari 
setoso et manubus longissimis subclavatis prndulis obsitus. 
Manus binae pondulae crassiuscuJae articulis tribus bra- 
chiatae , digitoque ungniculato antrorsum verso armatae. 
Duo paria prduin quadriarticulatoruin dcllcxj manubus 
proxima, duo paria pcdum longiortun acquc rcflcxa, posti- 
cuin longissiinam , omnia caetrrum ex comnmni siniplici 
basi enara. Infra hos congeries pcdum capillaiium minus 
distincLoium setis confusoruni. Cauda fissa bipinnala, pin- 



36? 

n.i ntiinqne qiindiisela. E scintilla noctilaca reliquis 
splendidiore inter canceJlos noctiliicos sacpiiis ex linico 
aqiia niaiina tiansfusa collecta animalculum hocce prodiit. 

Cydops inermls. Tab. VIII. fig. 9. a h. 

C. roscns, antennis triaiticulatis, rcflexis, setosis, cor- 
pore subarticulato brcviiisculo siibtus sctoso, cauda 
bitida selosa - penicillata. 

C. atomon oblongum ( vid. fig. 9. a. ) praecedente 
multo minor, marinus, animalculis aquarum dulcium v. c. 
quadricorni et minnticorni Midleri (Entomost. 14. et l5. 
pag. 11 7-) qnodammodo affmis 3 sed noctilucus. Corpus 
roseum crassiusciilnm versus caudam attenuatum , mcdium 
percurrit intcstinum rubrum. Tliorax integer. Anltnnae 
breviusculae setis hiitae. Cauda segmcntis septem dccres- 
centibus subarticulata ad extremitalera fissa vel bipinnata, 
pinna utraqiie biseta. Pcdes anlici vix ulli postici indi- 
stincti, in pinnam selosam sub cauda conflucntes. Animal- 
culum hocce oculo nudo vix conspiciium in tentbiis noc- 
turnis scintillulam ipso majorem Oceano reagcns et agita- 
tum exhalât, et microscopio visum figuram 9 h exhibât. 

Pluies et varias quidem formas , quas cancelli nocti- 
lucentcs marini micjoscopici magnitudine naturali piacce- 



36S 

dentis induere soient , si lectores ope microscopii magnî- 
tudine auctas videre ciipiant, in Cancrorum et Astacoideo- 
rum iconibus celeberrimi Ilerhstli Cancrologi Tom. II. tab. 
XXXVI. In Gammaris et Gammarellis. tab. XLIII. fig. 5. 
(Gamel-Assel) Gammarello pedunculato oculis maximis pe- 
dibus triginti quatuor conspiciant. Astacoidea haec 7/crb- 
stiana minime qiiidem species eaedem microscopicae et 
noctilucentes sunt, sed e contrario ob luciilentam magnitu- 
dinis et substantiae crustaceae discrepantiam omnino di- 
versae; attamen Astacoidea a clar. Herbstlo naturali mag- 
nitudine delineata, non noctiluca, grandiora haec piisillo- 
riim illoriini noctilucentium, si microscopii ope aucta niag- 
nitudine inspiciantur, formam exacte referunt, ita, ut cha- 
racteres adeo omnes microscopicorum noctilucentium e. g. 
oculi praegrandes, pedicellati, pedum hirsutissimorum se- 
tis penicillatorum congeries structuram et copiam , peduta 
denique ex communi articulo radicali enascentium paria 
ac insertio eorum singularis nec non distributio , thorax 
plerumque articulatus, vel, ut, in Arthrocephalis cum dorso 
et capite confltiens, gelatinosus, diaphanus, corporis ipsius 
et caudae interdum penicillatae habitus et forma quaedam 
paradoxa etc. in iis concurrant. Videtur itaque, naturam 
voluisse spccierum quarundam majorum Astacoidcorum for- 
mam in microscopicis noctilucentibus imitari. Scd suffi*- 



369 

eiant haec de ariimalculis noctilucentibiis dicta j alio loco 
et tempore pluia de iis dicam, 

IX. 

O N I S C I. 

Cancris vel potius Astacoidibus proximum est Onis- 
corum genus et quidem per Gammoros et Squillas, inter- 
cedentes et transitum perficientes omnium maxime affine. 
Sed differunt Onisci numéro pedum, quorum septem habent 
paria eorundemque proportione, carent deinde thorace in- 
tegro et capite indiscreto nec non oculis pedicellatis, quae 
in Astacoidibus et Squillis reperiuntur. Oniscis est corpus 
in septem loricas sectum, "caput distinctum et oculis infi- 
xis sossilibcisque ut in plerisque Insectis instructum. An-t. 
tennarum autem numéro, oris structura et (speciebus qui- 
busdam) adeo cauda et habitu corporis plurimae Oniscorura 
species Cancros macroures vel Astacos imitantur. Dissen- 
sus vero inter Linnaeum et Paîlassium exstat de majori 
-vel minori Sqillarum quarundam aflinitate earundemque ad 
Oniscorum genus propensione , qui ex manca generis , ut 
videtur definitione vel charactere dubio prodire, nec priuB 
qnam dubiae istae Squillarum species denuo examinatae 
et characteies Cancrorum et Oniscorum firmiores et plure» 



3?o 

stabilitî sfnt , dirimitnr vel resolvetur. Pallas non sfne 
veiitatis spccie ait „Maxima praeseitim cum Squillis est 
similitudo Oniscorum compressorum cauda inflexa, quos idco 
Oniscos sqiiillacfnnnes vocare anio et methodici recentiores, 
ob analo£;iam habitus , ad Cancios plane retuleriint, Ita 
sane squillas corporis atqiie -natatu aemiilantur, ut nisi pe- 
dimi numerus et segmenta corporis *) piaesertim obstarcnt, 
Itibens istoiLim vesdgia seqiicrer. Sed cum Oniscis potius 
omnium. **) partium numéro , proportione silu et structu- 
ra ***) conveniunt hacc animalia, imo pcr intermedias quo- 
que istorum species cohaerent, ut génère distingui oinnino 
non possint , mirumque sit, Linnacum hanc affmitatem ne- 
glexisse." Squillae igitur plures apud Linnaeum Cancrorum 
generi adscriptae a Pallasdo ad Oniscos rclatae sunt e. g. 
pulcx marinus (a Frischio Insect. part. VII. lab. 19. et 

•) Si pedum numerus auctus et corporis segmenta indubiac gcneris Onis- 
corum sint conditiones; Cancclli isti nociiluceiites marini 1 c depicti 
prorsus non Cancclli sed Onisculi dtfm cndi sunt et Gammari et Gam- 
mar'-lli, Squillae et tota Cancri linc.iris et Atomos tamilia Unisci. 

**) Ergo in reiterando examine omnes partes pcriustrandae comparandae et 
distinguendae erunt. 

'. ***) Oniscis aquaticis branchiarum singularis est structura et a fabrica bran- 
chiarum in (^ancris robu>)iiore et aoerta cmnino aliéna et maxime di- 
versa , ex quo intelligitur , sententiam tt.llassii , licet illa ob habitum ' 
SquilLrum oniscis simillunum, veritatis ^peciem habeat, tamen noi duai 
comprobatam esse Structura branchj.irum utriusCjUe gcmris dift\rt et 
banc ob causam quaestio nunc^ an Squillae Cancri, an Unisci sint, sub , 
iudict lis est. 



n 



371 

Roeselio înscct. Vol. IV. tab. 62. cgregie depictus) Locu- 
sta, Gammarclliis, Cancellus Sibiricus vel Phryganeuni flu- 
vii Angarae Stelleri, volatator vel Astaciis crassipes Gro^ 
novii , grossipes Linn. et tota Cancri atomos, fiiiformis et 
lineaiis Linnaei vel Caprellarum Lamarkii familia (squillam 
quadrilobdtam et Gammamm pedatum O. F. Mùlleri com- 
plectens v. Miscellan. Zoolog. tab. 14. Spicilegia Zoolog. 
fasc. IX. pag. 5o - 80. Tab. IV.) 

Paucas tantummodo in itjnere occurrentes Oniscorum; 
species et qiiidem marinas disquiiendi et investigandi oc- 
casio mihi fuit, attamen iisdem in statu vitae observatis» 
silentio hic praeterire non possum, me assumptis testibus. 
Loewenstcrnio curioso et Ilornero branchias subcaudales la* 
mellares earumque motum respiratorium in binis Oniscorun^ 
speciebus, altéra nempe majori, Entomon dicta et egregie- 
a Pallasio descripta , altéra minori vulgari, C/motJioa Fo- 
hricii obvium conspexisse , a Cancrorum respiratione et 
branchiarum structura omnino diversum, quae si in omnibus 
Oniscorum , vel saltem aquaticorum structura et motu 
eaedem et constantes permanerent , optimum et luculen- 
tissimum Charactercm praebercnt. Organa enim respira- 
tionis horum Oniscorum a branchiis Cancrorum maxime 
diversa, subcaudalia membranulae arachnoideae sunt folio- 
lis oblongis mobilibus vasculosis cxpansae ad utrumquae 

Mîmêires de rAaid. T. F". A^ 



370 

caiiddc infiMioris Litus imbriccïtim dispositae , s(n?im lon- 
<»iorcs cavo siibcaucLili sc.iphoidco pvrjmi'diUo valvulis 
utiiiKine longitudindlibus claiisilibns instrucLo inchis.ic, 
V.ilvuhie binac longitudinales, ntrinque clausiles tcstaccac 
siibcaiidalcs valvaiinn poitaltdlae instar in diastole ape- 
l'iuntiir , in systole lecludunlur , asccndunt in diastole fo- 
liola ailiculo mobilia sensim ex receptaciilo subcaiidali, 
explicantm- aqiiac adpulsae , iteruni in systole icponun- 
tiir et valvulis obteguntur. Ex hac oiganomm rcspi- 
rationis menibianosarmn ac tenenimarum structura et motus 
dcsciiptione intelligitur , organa non ut in Cancris apeita 
et robusta sed potius teneriora et clausa esse. Oninino 
quidem partium harum structura icône ad vivum picta il- 
lustranda esset , sed cum locus et ambitus dissertationis 
hujus , iconibus jain pluribus auctae , hoc non peimillat, 
alio loco de ctunactere Onisconim geneiico dicam et de 
bianchiaimn structura et moCu observationes iconibus qui- 
busdam ad vivuni pictis , quarum explicationem ad aliud 
tempus niilii icsciso, illustratas communicabo. 

Ilic icilur loci n:l aliud mihi rrslal, quam quod Onis- 
coruni Camtschaticoi.im species bieviler indicem, cuni plu- 
limae jain ex aliis région ibus et a Pallaisio egiegie de-, 
scnptae ac dclineatae sint. 



37S 

i) Oniscus Entomnn. 

Germanice Schachtiiurm. Klein Duhin circa Tinn. Clnss. 
p. C'8. ù^. 1. Q. 3. Pallas spicil. Zool. fasc. 9. t. 
14. pag. 64. 65. 66. 

Maxima et indubia Oniscmiim specics in mari baltico 
et Oceani oiientali iibi major obvia, et ab indefcsso Stel- 
ïcro jam prope Awatscham 1741 obscrvata ac dcscripta 
sub titiilo „ Squillae magnae tcstudinatae magna caudae 
vagina conico - acuminata, intégra."' 

Descriptio Ca mtschatici. 

Corpus tripollicare oblongum, ad caudam aciiminatnm, 

diirum, Capitis galea liinata antice cava , extremitatibus 

Ifiteralibus incisiira profunda bilobis. Oculi obsolctissinii 

convexi centro atri , ad incisuras galeae utrinque positi. 

Antennac quatuor, mcdiae parvulac. Scutum corporis sep- 

tcmloricattim; loricarum utnnque portio lateralis sulco vel 

sutura discreta, ncc tamen mobilis, in primo scgmcnto sub- 

quadrala : rcliquis triangularis acutissima , undc margines 

scuti serrati. Abdomen glabrum vix scuto mollius. Cauda 

quadriloricata, loricis tribus prioribus utrinque angulo pro- 

ductis imbricatis, quarta mutica angustissima, scapliae sub- 

codlita. Organa subcaudalia jam dcscripta. Pcdcs antici sex 

chelifeii, chelae dtpicssac maiginc ulioque villosae, falcula 

47* 



^74 
stibulata , apîce nigra prchcndcntes. Poslici quatuor pa- 
riiim reflexi, rctroisuin sensini majores depressi, tarsis triar- 
ticulatis planis siibimbiicatis, interioie maigine villoso fim- 
briatis, extus serratis spinulis setaceis in extimo cheliformi 
insignioribus. Falculae omnium ut in primoribus. Color 
sordide flavescens in dorso cinerascens, singulac loricae 
fusco areolatae utrinque alboguttatae : piscatorum fila rodit 
et pisces varios, cum Harengis praeprimis capitur. Ube- 
riorem descriptionem in posterum icône illustratam dabo. 

2) Oniseus scolopendroidcs. 

Pallas spicil. Zool. fasc. IX. tab. 4. fig. i5. Martens 
Spitzb. t. P. f. 1 . a. h. c. 

Longitude digiti transversi^ rarissime pollicaris. Cor- 
pus filiforme varicosum, septem articulorum, e quibus po- 
îteriorcs sensim minores. Antennae majores dimidia corpo- 
ïis longitudine3 intermediae sub majoribus dimidio brevio- 
Tes , exiliores. Palpi ad os exiles et prope os brachiola 
duo minuta chelifera , qui primum par efficiunt pedum. 
Ad fmem articuli secundi praelongi brachia duo insignia 
chelis magnis ventricosis instructa. In tertio et quarto ar- 
ticulo utrinque vesicula ovata loco pedum, et in faemelli» 
ovariorum receptacula foliacea. Articuli posteriores pedi- 
hus arabulatoriis instructi in postrcmo articulo longioribus 



375 

piiiva chcla tcrminatis. îlaec oniscomm species a Can- 
cro Iincari atomos et filiformi L'nmoel vix diflcrt , jam a 
Stellero nostio 1741 in portu divi Pétri et Pauli Cam- 
tschatico observata et a me in fiuticosis Sertulariae lon- 
gissimae et spinosae fasciculis per ancoiae dentés avtilsis, 
et ciim ancora sublatis visa. Cymothoam praeterea litto- 
ralcm et pelagicam Oeeano orientali propriam vidi scd 
aliomni objectoriim mole impeditus et accumulatus non 
potui quin omnia haec una absolverem. 

X. 

APPEXDIX DE ACARIS et RICIXIS CAMTSCHATICIS. 

Acarorum raiiltae et Ricinorura, Piilicum et Pediculorum 
omnes species parasiticae , hominibtis et animalibus calr- 
dioiibus odiosae, adversariae et ingratae , eandenique ob 
caiisarn minus cognitae. Etsi Insecta lepidoptera et co- 
Icopleia imprimis propter colomm splendidissimornm varie- 
tatem ociilis jucundissima sint , eommque cognitio inter 
omnes fere animalium classes maxime exculta sit ; tamen 
de aptcris hoc non valet, quippe quae, cnm non eodem 
piincipatu condecorata sint, scd tetii potins, foedi et su- 
specti quidquam ha béant et per forma m paradoxam , tur- 
pem ac horridam plures teterreant, fugitive tantum et in- 
tcrduin timido oculo a scrutatoiibus Enlomologiae inspecta 



37^ 

et qtiodani modo inja9te *) noglecta snnt , qn.irn ob rriTi 
ad hacc ipsa injuste noi;lccta , ut p.ui in co^n )sce;uio 
passa ciiin piioiilnis prorsus piogrediantiir et. ciiia eiidcin. 
et studio pcrscratcntur , aninmm advertcndum putavi. 

Araneas et Phalatitri., ad divi Petii et Pauli poituin 
CamlschaticLini non \'idi, s<d Acaii nonniilli, quorum alii 
in aquis viventes, alii païasitici ad perscrutanduiu oblati, 
objecta mcnioriae satis digna suppedil.uunt. 

Acari, quoad (ormain, colorom, nia2;nilndincm tam di- 
vers! occurrunt, ut \ix pro unius eju.^dcniquc gcneiis spe- 
ciebus piimo obtutu habeas. Sunt aliquae araneiformes, 
minimae, non omnino parasiticac, aliae majores, ovato folli- 



*) Cèlcbtrr. Pi;ll:is s cjucnribus vt rbis tx animo mihi scriptîs scntentiam 
meam confinnire et comprobare vicrctur ,, Multa in his (aptcris) rt-stnin 
poueris celcbrand.i! et optandum ut aliquis Clcrkii in Araneis Knropaeis 
labon-m sccutus Aciroriim invisibilcm pacne gentcm iconibus illustrarct, 
simulquc R--'/ in pedicuHs laborem nitidiore Lonographia retrattaret et 
aii^tTft. Ludimiis in Papilionibus. cjuorum vcnusta tuiba parum ad nos 
pcrtintt et aptvra Inst'cta , quae cognitione «o magis digna !;unt , quo 
ma^i'i nobis et animalibus damnifica , ntgligiinu^" vid. Spicil. Zoo'og. 
fasc. IX. pag 3iJ. De eadL'm pcisaasu;n me habui opiiiione, cuni in- 
s-cta P)ra^:Ii n<!a et insulae aimralis eu us littora adgressi sumus , nec 
non Sinica ac Jiponici perlu^tnnda mihi erant, Araneas igtur complu- 
res Brasi'ia:' ina'ores et minus vil nonduni cognitas ad vivuni pinxi et 
prr aniiv^in exposai , qui'? in posterum cum Sinicis et Japonicis novis 
in fasciculum con'U ictis communicabo , idem hoc t^iciam de Cancvis, 
Oniscis. lV-tonibu> et rcliqui; animalibus marinis nondum cognitis, quo- 
rum ic )nes in itinere nuitico trienni circum !■ rram ussn /•<;/.?•/' ci 
ALEX 1 VD.»?/ /. RrmAîlOiUS ti KOFAE et gubcrnante Kr«- 
. somrcniio fvHciter peracto ad vivuni d-.lineavi. 



3-7 

cnlosae, tnr2;idiil<ie omnino parasidcae , qiiae hoç grntiç, 
ciim inscqiicnli Ricinoiiim et Pcdiciiloiiini gcncic pcr iho- 
racem subdiscietnm consociare vidcntur. 

j, V^ix tria"-' cclcbcniiiuis Paîlas inquit ,, TnsrctornTi 
^cncia inveniiinîui •, quae per omnia mcnibia tanla xaiio- 
late et admiianda structura ludnnt, quam Acaii, Arancae 
et Phalangia. Acaii octopcdati , Ihorace et octilis desti- 
sliui capiteqne vix minimo rostralo palpis adininicnlato 
poUcntcs primum Xatmae ab Insectoiuni hcxapodum luiba 
ad multipcda iransountis giadum constituunt, diim istoium 
infimo gcneii Pcdiculis pnla apteiis saepe chclalo pede 
aiit indiscreto thorace anonialis ') aliqua sliuctiua prae- 
sertim oris similitudine , natuia et vitae gencie se ad- 
sociant. 

Ab Acaris ad Aranras, qnam promis sit transitiis, ne- 
mo non videt. Diversissima nihilosecuis est Araneae com- 
positio. Nonsolum enim thorace discrète gaudcnt Araneae 
et ociilato, sed acephalo, verum etiam piacler ocio pcdts 
Acarorum biachiola habent duo ori atlminiculantia, ipsum* 
que os palporum loco (qui lamen Acaiis eliain nonnullis 



*) Pcdiculus ncaroïdes a Pii'Lissio in I)id:Ip!iide Brjchiun cbstTvnt" (-t, 
qutin neiT!0~non ;V(.;iruiii diccivt, nisi scn.T'iis pcduiii iiuiiaïus viiviut» 
llutc sp^cici Jgitur CjUjinodi Auoaiali.iin rtlcrt. 



3-8 

iincinulati sunt) chelis instmclum, falcula veneniflua corri* 
pientibus. 

Quod Acari perpaiici callent , e papilla abdominal! 
fila diicere, id Arancis fcre omnibus solimne est, idem veio 
artificium in proximo Phalangiorum génère , Aranearum 
JTiaxime affine périt. 

Plialangiis siinr oculi bini, qiiaterni ad summum seni, 
brachia longissima et multiformia , chelae oiis majores et 
saepe, ut sunt in scorpione, didactylae. 

Opiliones seu Araneae longipedes, quarum species no- 
stras (Phalangiam Opilio Liiin.) a Llnnaeo inter Phalangia 
relata et quarum nonnuUas ad Awatscham fugitivo oculo 
vidi et cel. Pallas speciem belgicam descripsit, neque tho- 
racem habent distinctum neque pedcs motorios distinctos, 
neque brachia majuscula, qua de re Opilionum genus pe- 
culiare stahiliendum esset. 

Rlajori jure Acarus Cancroides ob insignem brachio- 
lum cheliferorum apparatum ad Piialangia referretur , si 
thoracem distinctum et pedes motatorios haberet , ob oris 
quidem bipalpis structuram proisus Acarus est. Acari 
Cancroidis praeterea ctiam hanc ob causam mentionem 
feci , quoniam hocce Insectum copiose in pane bis cocto 
nautico nidularetur simul cum Curculiono quodam pusillo 
faiinaiio affini , qui ante piandium ex diffractis placentis 



mallcoli ope piotmdebiîntiir et quoiuiii plura speciiniiia t x 
itinere ad Haffniam ledux^ amico Lipsiensi, Schwacgncheiùo„ 
jEntoinologo et Botanico celeb. misi. Setae singulac, qui- 
bus cheliie hnjus Acari obsitae erant, mobiles fueie, quod 
in Euiopacis nondnm vidi. 

Niinc ex observatione microscopica Acarorum meoram 
Camtscliaticoiuni ea pioferam, quae ad ccnfirmandum cha- 
racterem genericum Lînnaei inseiviant. Oinnes octopedati 
fueie. In haustello Linnael nil aliud cognovi , quam ro- 
stram tubiilosum. Vaginam bivalvem non vidi. Haustel- 
liim non cylindricuni est, sed conicum, ab utioqae latere 
palpis aeque longis inckisum. Palpi enim duo aeqaales 
haustelli longitudine in omnibus adsnnt, ut hoc ex fie;uris 
meis Acarorum aucta magnitudine delineatis cernitur. Nunc 
ad species singulas Acarorum Camtschaticorum transeamus. 

Unica tantum species Acarorum minutissimorum non 
omnino parasiticorum ad Awatscliam occurrit , quae ad 
piiorem hujus generis familiam numeranda est, reliquae 
omnes parasiticae sunt et per corpus oblongum tliorace 
modo subdiscreto, modo subindiscrclo diversum ad Ricinos 
et Pediculos transire videntur. Ricinus quidem vox am- 
bigua est et, quatenus genus vel speciem indicat, vaiiae 
significationis est. Acanis Ricinus Linn. est animalculiun 
giandiusculum o.ctopedatum parasilictun ovato globooum 

48 



38o 

oculis dcstitutum magnitudine lenticulaii vel fabae mino- 
ris, bobiis, canibus, ovibus et avibus adhaerens pedibas et 
rostio cute inlixis, ita, ut potius verrucam quam inseciuna 
xefert. 

Ricinornm vero genus apud Fahric'tum et Francogal- 
los animalcula continet pusilla pediculis humanis similia 
sexpedata oculis instructa sed in vaiiis animal ibus muiti- 
varia, Pediculos aviuni compectens, quae a DumenUio Or- 
nithomyza a verbo ofviç , avis et fxu<^c»i sugo composito, 
dicuntui. Cuvier et Lamarh (Sysétme des Animaux sans 
vertèbres p. i83.) Pediculos aviuni etiam scpararunt et 
Ricinos dixcrunt sub hoc charactcre" Antennes plus cour» 
tes, que la tête. Deux yeux, un suçoir très court, accom- 
pagné de deux crochets. Corps applati; corcelet distinct 
de la tête et de l'abdomen. Six pattes. Tous les Ricins 
'iont parasites des oiseaux.^ Observatum quidem est, pe- 
diculos avium plures capite bimucronato thorace dislincto 
et subdiscreto, abdomine utrinque serrato, sctoso, segmcntis 
subdistincto, subtus acuminato, bifurcato, setoso vel angu- 
lato, ab aliis animalium pediculis differre; ac omnino ne- 
cessarjura videtur, discrimina haec colligendi et pluribus 
scrutiniis et exemplis augendi, ut ad firmiorem et certio- 
rem novi generis Ricinorum stabiliendi basin inservire po»» 
sint. Ëjusmodi vero conamina non in compendiis et biais 



381 

tantnm verbis in bonam fidem scriptis, sed per completio- 
retn Iconographiam specierum omnium novo stabiliendo ge- 
neri subjungcndarum et per analysin partium ad confir- 
mandum characterera genericum selectarum exhibenda, nisi 
praematurae originis et dubii ambiguitatisque vestigia fene 
velint. Redeamus ergo ad pia vota Pallassii jam citata 
et ceitiores nos faciamiis persuasione Frischii, cujus verba 
jam 1733 conscripta „ vocem latinam Ricinorum adhuc 
ambiguani esse^^'' hodie adhuc vera sunt et valent. Rici- 
xium uniciim in pcdiculo Pelecani in divi Pétri et Pauli 
portu Camtschatico ad vivum delineavi, ex quo Character 
generis Ricini recentiorum quodammodo cognoscrtur. 

1. Acarus respirans. 

Acarus globosus, araneolaeformis, miliaris, coccineus, ma- 
rinus, littoralis, motu lespiratorio in dorso conspicuo 
distinctus. 

Habltus araneolae coccineae holosericeae aciculae ca- 
pitulum magniti)dine vix superantis , Araneolae aquaticac 
Frischii (Insccl. Part. VIII. tab. 3. pag. 5.) similis sed 
minor , scopulos littorales Camtsch iticos ad divi Pétri et 
Pauli poituin investiens et submaiinos adco irreplans. Cor- 
pus globosura holosericeum cinnabarino - coccincuin , pedi- 
bus subLus octo ex coiu»nuni basi oriundis, antt rioia \ersus 

48 * 



382 

mscitis instructnm. Pedes aiticulis radicalibus in aream 
t^uasi oibicnlarem consociiiti more opilionum inseinntnr et 
niotu libeio ut totidem capitula globosa in acetabulis ar- 
ticulantur^ posteriores quinque aiticulati. Aiticuli quatuor 
superiorcs sctis utrinque tribus pinnati. Os armato tanuira 
oculo conspicuum in tubo conico cernitur , cujus ainplior 
pars inter binos pediolorum anteriorum paulo brevioruni 
articulos radicales exoriri vidctur et vix anteriore globosi 
corporis subrostrata parte prominet. Papillae binae in mé- 
dia et infcriore corporis globosi parte conspicuae circa pe- 
dum posteriorum insertionem immersae, organa geiierationU 
niihi visae. 

Corpus in dorso vel ad haemisphaeram superiorem 
motu alterne turgescente iterumque rémittente follis instar 
inflari ac relictis in systole fossulis quaternis iterumque 
relabi vidcbatur. Fossuîae quatuor dorsales momentaneae 
oculo armato conspicuae et motu.alterno in diastole iterum 
remotae resolvuntur reciproce in dorsum convexura. Primo 
intuitu corpusculi coccinei motu alterno formam variantis 
dubius haesitavi, an motus respiratorius, an artrriosus sit; 
sed cum in regressis et reimmersis animalculis sub aqua 
inundatis motum sublatum animadverterem nec in corporis 
superficie holosericea continu© inflata et fornicata, donec 
aquis submersa esset , fossulas conspicerera ; respiratorium 



333 

piitavi et quodammodo quidem volunttirium , qtioniam ille 
in iis ex aqua cgiessis contactu acris attnosphaerici iterum 
excitaietur. Respiiationem cnim horutn animalculorum in 
solo aère , minime vcro in aqiiis fieri posse , ex pluribus 
observationibus compcrtuin est. 

Phaenomenon igitiir hocce singulare, quod per actio- 
nem vitalem satis manifestam in animalculo non nisi statu 
vitae observando peificitur, nominis ansam praebuit, quip- 
pe quod mihi satis distinclnm videbatur, quo species co- 
lore coccineo, superficie holosericea, habitu araneiformi et 
magnitudine miliari cum pltiiibus aliis conveniens , vitae 
génère tantum diverso distincta, distinguererur. 

Color coccineus non in intcstinis sed in solis integii- 
mentis locum habet et oleosae vel resinosae naturae vel 
substantiae esse videtur , quod ex separatione humorum 
albicantium nempe et purpureorum , si acarus obtritu vel 
concultatu dilaceretur, comprobatur. Succiis corii mber 
cum illo albicante ex disruptis intestinis eiïïuente minime 
miscetur seâ in filamentosis quasi rivulis ad corium dila- 
ceratum holosericeum redit et in oeconomia animali Acari 
submarini eodem usui, ac pennarum in Mergis, Alcis, La- 
ris, aliisque avibus marinis inunctio pinguedinosa et pis- 
cium oleosa natura inserviic videtur. 



384 

Oculos et glandulas textorias nec lenlis ope noqne 
microscopio composito conspicere potui, quam ob icm spe- 
cies haec , qaae formam aianeolae induit , a natara Aca- 
rus est. 

Ex UlvtTum et Gonfervarum gelatinosis humoribns 
forsan et animalculis ibi tegentibus nutriri videtur, nume- 
rosiorem eniin horum Acarornm copiam semper in scopulis 
Ulvis et Confervis obductis vidi. Ab aliis Acaris rubris 
V. g. Aphidioide, Batatas, Phalangii, Longicorni, ovato 
littorali, Appcndiculato, Vilis, Pigio et rubente Musco- 
Tum, Piaegnante, Coccineo pedibiis sex, Sambuci, Tincto- 
rio, Aquatico et Holosericeo submaiinus vel Acams rcspi- 
rans Camtschaticus satis distinctus. Iconem Acari hujas 
pnsilli in Iconographia Aranearum exoticaruni commu- 
nicabo. 

Acari sequentes ex familia eonim qui a luxuriantibiis 
aliorum animaliutn humoribus nutiiuntur vel païasitici di- 
cuntur, magnitudine habita et familia etiam dilTerunt, sunt 
enim vel majores foUiculosi , vel minores thorace subdis- 
creto distincti ad Ricinos vel Pediculos transeuntes. Fol- 
liculosi corpore gaudent thorace indiscreto dilatabili, ita, 
ut maximam pro ratione animalculi humorum copiam ab- 
sorbendo suscipere et corporis volumen folliculi instar di- 
latabiiis rcpleado augere possint, hii>us generis v. g. sunt 



385 

Acartîs Ricinus L. Acarus grossus Pallassîi , Reduvius de 
Geerii et plures alii , quorum numerum cum binis Camti- 
schaticis statim delineandis angebo. Reduvius vero per 
thoracera subdiscretum jam ad Acaros ricinoideos inclinare 
videtur et Acarum Lari quera in Tabulae VIII. fig. ii. 
12. i3. delineavi , aemulatur. 

c. Acai-us (Canls) li - un^îciJatus, 
Tab. Viir. fig. 14. i5. 16. 17. 

Orsodacna Stelleri ]Mnscrpt. MJiençH Ross. 

Acarus parasiticus oratus turgidulus, clypeo rostello pe« 
dibusque nigiis biunguiculatis antennis clavatis. 
Ad Acaros parasiticos folliculosos thorace indiscrète 
tJislinctos, qui a Linnaeo Ricinus> vel Ricinoides in sp>ecie 
dicuntur, adnamerandus, Nonsolum in çanibus, scd etiani 
in sylvis et stabulis ligneis, in bobus, ovibus feris, cervis 
Alce et Tarando, in avibus *) et pluribus animalibus hos- 
pitatur. A corvis et graciiiis ovium et boum grèges con- 
comitantibus vescitur et ex horum animalium imprimis 
oviura peilibus enucleatur. Acarus etiam sylvaticus di- 



*) HuiiK formée specicm Friscbius (Inscct. Part. V. Tab. XIX. pag. a4) 
in hirundine et cane, ego in Laris et canibus , in urso et Tarando née 
son in Ove fera vel Argalide Camtschatico TÎdi, Houttuynius in Colu- 
bre hydro indico eandem vidit aliique c.indem in testudinibus maiinis 
ttpchiruat} as cadcm specics fKrk mmiua ? valde dubito. 



386 

citur , quoniam in sylvis et aiboiibus eonimque ramis ra- 
dicalibus pcdibus tantuni posterioribus binis affixus ante- 
rioribus vero iincinatis porrectis transeiintes homines, aninjalia 
et imprimis canes venaticos insectatur et pedibus posteriori 
bus soliuis , anterioribiis autem forci pan ti bus inhaerescit. 
In hoc situ et motu insidiatrice transeuntes expectans figu- 
rani hirci exsp^'^antis aemulatur et hanc ob rem hircus 
lignorum (Gcrmanis vulgo Flolzbnk dicitur), Rostellum cly- 
peatuni nigrum ciitn antennis clavatis et pedibus circa ro- 
stellum congestis animalium corporibus sensim intrudit, ita, 
ut vix hoc sentiant, priusquam sanguinem jam exsugit et 
anchoris jam ex omni parte infixis sese confirmavit , nec 
remittit Acarus nimis esuriens et sanguinolentus prius- 
quam sanguine satis absorpto ingluviem et folliculum cor- 
poris dilatabilem , quantum vix fieri potuit , impleverit, 
neque avelli potest sine magno dolore absque vi, nisi ex 
negotio se ipsum extrahat. Colorem vertit cinereum in 
coeruleo - violaceum per sanguinem sub cute diaphana 
perlucentem , macidus et vacuus foliiculus corporis cano- 
albicans contractus et fere rugosus, sanguine repletus au- 
tem, turgidulus, dilatatus amplitudine et coeruleo tinctus 
est subglobosus simul ita ut pedes rostellum et antennae 
ad alteram cxtremitatem remotae pusillae vix in conspec- 
tum veniant. Species raea, quam in figuris 14- i5, 16, 17. 



387 

natiirali mngnitiidine et micioscopio auctam dclincavi, ab 
Us quae ex animalibus Emopaeis ante me desciiptac et dc- 
lineatae siint, pedibus biunguiculatis (vid. fig. 17.) dilTcit 
Nonsolum in canibus Camtschaticis (qui non latrant scd 
ejnlant et noctu praedatum ire soient, ut Lupi, et in pe- 
nuriam ex proviso volucria iiecant et qui mihi ex habitu 
et in?tinctu Lupi mansuefacti videntui) et Laiis scd etiam 
in Canibus segaliensibus binis junioiibus , quos Galawat- 
schofius amanuensis nauticus a Centuiione ad pagum in- 
colaruni, se ipsos Aïnos nominantium, explorandum missus 
secum inter alia memorabilia attulit , eandeni spcciern bi- 
unguiculatam reperii, species caeterum non admodum va- 
naie et ab Euiopaea deilcctere solet , Frischius in Acaio 
Ricinoide (Canis) pedes non bi - unguiculatos sed ungue 
siraplici armatos delineavit , quod et reliqui Iconograplii 
fecerunt, qua de re difierentiam specificam in hac duplice 
pedum falcula vidi (fig. 17. Tab. VllI.). 

Desciiptio 

u4can hi - unguicidatl Riclnoidei. 

CorfJus ovatum lenticularej subrugosum, impressionibus 
hinc inde notatum; sanguine absorpto vero repletum ad 
fabae minoris amplitudinem accrescens^ turgidum, animàliuiii 
pellibus et cuti adhaerens , sarcoma globosum vel venu- 

Mt'mtim dt CAcad. T, F. 49 



388 

cam clavatam refert. Corpus eomm , qui sanguinem ab- 
sorbent, motu lento alterne movctur , inflando nempe ac 
relabendo et in rcmissione quatuor fossulae (a. h. c. d. fig. 
i5. Tab. VIII.) ut in Acaro respirante conspiciunturj cor- 
pus A'acuum cano cinereum, sanguine repletum vero coe- 
ruleum, solis pedibus cum antennis clavatis et rostro cly- 
peato nigris, in adhacrente Acaro non conspicuis sed co- 
rio vel cote aninialium infixis. 

Orificia vcl poruli corporis quatuor, oculo tantuni ar- 
mato conspicua, bini inferiores et bini latérales, inferiorum 
alter sub rostello (fig. 16. Tab. VIII. a.) alter ad anum 
(f]^. 16. h.) binae latérales rubescentcs (c. d.), quae forsan 
spiraculorum funguntur nuinere. Porulus sub rostello (a.) 
conspicuus mucifluus ad ova adglutinanda inserviens. 

Pcdes octo ad alteram corporis extremitatem nigroro- 
stellatam congesli, minuti, quinque - vel sex - articulati,. 
articulo sexto bipartito, bi- linguiculato (vjd. pedem bi- 
iinguiculatnm, Microscopio auctum fig. 17. Tab. VIII.). 

Antenime vel Palpi clauati, tri-articulati, ad rostri ba- 
sin utrinque affixi, rostello longitudine aequales. Rostel- 
lum minimum nigrum, conico subulatum, acutissimum ad 
basin vero in clypeum nigrum dilatatum. 

Itî proemio de hac specie disserente unius tantum no*'V ' 
minis germanici mcntionem feci sed vocantur species hujiiâ^^'' 



389 

formiie ctiam Zackcn vel Tuckcii (in Saxonia infcrioii) a 
verbo obsolète takcii adhaciere vcl ai;<;rcdi, ex qiio Fian- 
cogalli veiba attacher, attaquer foimaruiit, Graccis K^oroj/ 
dictas. Stcllerus in persciutanda animalium Camtschalico- 
luin natuia indcfessus obseivationem de Epigenesi Orso- 
dacnae secundae Moufctl schcdis suis Camtschaticis adje- 
cit, quae mihi memorabilis admodiim et digna satis vide- 
tur, quae publici jniis tiat. 

„Orsodacna alba , lineis in dorso inque medio intei- 
ruptis spadiceis varia, secunda Moufetl, Rossis audit Klcsch- 
tscl (Kneipzangen) in sylvis montosis , pinetis praecipue, 
etiam in Sibiria - ad lacum Baicalenseni ad finem Wajii 
mensis, furiosi veluti in sylvis oberrantes, ingrediuntur 
piaccipue coUum et cervicem. Ejusdem cum Pediculis 
inguinalibus indolis sunt, loca pilosa amant, non tantum 
homines sed et canes aliaque animalia petunt. Intra très 
aut quatuor horas ita profunde cuti se insinuant et ventre 
pinguescunt ut veluti pustulae turgidae seu verrucae ipsa 
appareant nec sine magna vi et maximo dolore avellentur. 

Contritae stear scu adipem veluti fundunt nec nisi 
maxima vi adhibita conquassantur. Russl illis nomen de- 
dere a forcipe, quod avulsae similem dolorem excitent, ac 
si quis forcipe vulneretur, vel quod forcipis instar cutem 
slringant, 

49* 



390 

Vcnenati quidcjuam istis inesse, vix quidem dixeiint. 
Inflammatio eniin et exulceratio subsequens a vchementi 
suctione et congestione sanguinis ad Iiacc loca oritur. 

Magnitudine laro duas lineas superat, dum macilenta 
et plana est; satiirata autem venter figurae ovalis, caput 
una eu m llioiacc, dura sugit, nullibi apparent, irao saepé 
a corpore avclluntur et in ente rémanent, donec per satis 
dolorosam exulccrationem eliminentur. 

Vldeor mihi rem aliquam invciiisse in Orsodacna ,. quae 
omnes auctorcs hucusque suspensos tcnuit, generationem sci- 
îîcct Rlcuiorum in Al u seuils et siib cute Canum , Boum^ 
AhiSy Rangtferi Junio et Julio inventorum tantamque stra- 
gem morte et contabescentia aniraalium edentium. Orso- 
dacna e Nympha egiessa plana ad Cimicetn accedit du- 
plicemque metamorphosin, vel, sr mavis, 'K'Kiyîye(Tw patiun- 
tur. Quae in arboiibus manent et quibus non licet ani- 
malis vel avis cujusdam corpus intrare , post alarum ex- 
plicationetn ad generationem et dcinceps ad moriendum 
cito se accingunt , neque ullibi amplius sub fmcm Junii 
comparent. Qlh vcro (velut hexapodes Pythagoraci) ani- 
malium corpora ingrediuntur , dum suctu viam pamlerunt, 
ipsam autem subeant ac intimius in musculos pénétrant 
ibique ob mutatam et pinguem diaetara ita pinguescunt 
Tentreque solummodo augentur, ut caput exile veliit punc« 



39 1 

tiim soliim in conspectum venîat,. tofusqtie l'ermis in sua 
pinguedine , vekiti Nympha Liteat ., absokita: sua periodo 
putrescit et sub puiis forma e vulnere ruiinat,. nec raro du- 
riora capitis et cutis rcstigia soîummodo îiv uïcerihus. inveni 
residutty ob id, quod in putiedinem non tam cito lesolvan- 
tur ac inteiranea , objicis annulos Ricini ? vidcbis autem 
sub micioscopio eosdem jam in Oisodacna adesse, ita, ut 
Ricini *) alii albi alii spadicei sint pari modo ac Orsodacnae. 
Quaeris, quorsum pedes condat? videbis autem in Ri- 
cino circa oculos puncta numéro pedum respondentia, ob 
ampliatum corpus autem intro scilicet cedere coguntur, 
alae autem ob nimium humorem una cum nodulis intra 
quos hucdum delitescunt e sede pristina corpore praeter- 
naturaliter aucto locantur , harum vestigia itidem circa 
caput in duobus majusculis rcsidua videntur. 

Orsodacnam ab extra corpus intrare, nec ab intus in 
Hinsculis generari, docent sequentia ': 

j^) quod culis primum perfbrata appareat, non postremo 
2°) vulneïa augeantur in dies magis magisque versus 

musculos; 
3°) apertura semper amplior fn cute,. quam in musculis 
4*^) vulnera a cute mu.';culos versus oblique exesa 

•) Stiikri tempore Riciiiorum genus nondum stabilitum fuit , ergo Acari 
specicm auctoi indicat, dum voce Ricini sensu spccifico uutur. 



392 

5°) in musculi exesum ciiviim nulla via iinquam pa- 
t-ct, ex qiiibus omnibus ekicct, insectum ab extra 
intrare animalium corpoia. 
Frischius et alii aliani oinnino generationis modum 
absque metamorphosi observarunt. 

Stellenim vero nonsolum observatorem aciitissimum sed 
etiam strenuera veritatis cultoiem fuisse et se non solum 
in iis laboribus et disseitationibus , quae in Commenta liis 
Pctiopolitanis publiai juris factae sunt, sed etiam in sche- 
dis nondum praelo mandatis talem demonstrasse, quis nes- 
cit ? — Insectorum igitur apteiorum natuiam nondum ab 
omni parte exploratam eorumque cognitionem nondum ex- 
haustara esse videtur. 

3. Acarus Lan, 

Acarus parasiticus, ovatus, lenticularis et major, thorace 

subdiscreto, clypeo nuUo; antennis, rostello pedi- 

busque corneis. Tab. VIII. fig. il. 12. l3. 

Acarus gryseo - fuscus , Ricinoidi vel Canino affinis, 

folliculosus, dilatabilis et saturatus, globoso turgidus, atro- 

coeruleus, sed pedibus octo majoribus, unguiciilo simpUci 

armatis , mitennis non clavatls , rostello paulo loiigioribus. 

Corpus hujus Acari non omnino ita turgidum et ovatuni 

ac in praecedente sed potius quadrato - oblongum , abdo- 



393 

mine crassinscnlo, nigis longftudinalibus exaratnm, versus 
médium ad latera paulo compressum , Ihorace quasi sub- 
discieto, ut in Acaro ovino Fnschil (Insect. Part. V. tab, 
XVIII.) sed c]yi>€0 nuUo ad basin rostclli. Dilfert itaque 
nonsolum a praecedente sed etiam ab Acaro ovino Frischii 
et propius ad Reduviuin de Geerii accedit. 

Haec spccies quoad formam et habitum corpoiis om- 
nino quidem Acarus ovis ex auctoritate Frischii noniinan- 
da mihi fuisset, et re vera etiam in Ovibus feris scu Ar- 
galidibus Camtsçhaticis observata esrt ; sed cum non raro 
canibus et avibus Camtsçhaticis adhaereat et Laros impri- 
mis persequatur, ita, ut viginti et plures in Laro cano et 
Rissa et in glauco (Biifon ornilh. edit. XII. Burgamester 
dicto) observarem, et eandem speciem coprossimam in La- 
roium palpebris coccineo - granulosis et angulis oris ad 
basin rostri utrinqiie cainosis infixam viderem^ Acarum Lari 
nominavi. Speciem banc ad vivum delineavi macilentam 
et satutatam, naturiili (ù^. il. Tab. VIII.) magnitudine et 
microscopio auctam, pronam denique (fig. 12.) et supinam 
(fig. i3. Tab. VI II.). In fig. 12. corpus in medio dorso 
ad latera paulo compressum apparet ita, ut thorax quasi, 
discretus sit, a. et b. spiracula^ sunt succinei coloris. 

Compressio haec eiiam in saCuratis , in qiiibus rugae 
longitudinales e.xplanatae vcl deletae sunt, conspicua. la 



394 

fjg. i3. poruli ad infeiiorem partcm in conspectum ve- 
niimt , a h) spiracula lateralia , c) papillam mucifliiam ad 
ova vcl se ipsiiin adgUitinandum, d) anum dénotant. In 
binis hiscc figuris microscopio auctis ut in fig. i5. et i6. 
corpoiis foUiculosi ac dilatabilis tiirgcscentia vel intumes- 
centia , in qua Acarorum parasiticomm insatiabilium san- 
guinolentomm et sanguisLigoium charactcr principalis inest, 
expressa. Pedes, papillae, rostellam cum antcnnis quasi 
corio turgido immeisae et ex fossulis exsurgunt , quod 
Stelleri observiitioncin confirmaie et specie veritatis illu- 
strare videtur. 

De Riclnis Fabricii vcl PedicuUs auium Linnaeî. 

Ricinos quondam nil nisi Acarorum parasiticorum spe- 
cies varia animalia nec non aves aggiedientes fuisse , ex 
praedictis de Acarorum parasiticorum charactere et notia 
Acarorum genericis cognovimus, hodie vero stabilito Rici- 
norum génère Fabriciano vox ricini aliam omnino signifi- 
cationem accepit et quidem cum Ornithoniyzis Dumcrillia- 
nis synonymam, si^nificat enim pédicules avium, qui non- 
dum ad dimidiam partem enumerati vel detecti, ne dicam 
microscopio delineati sunt, valet ergo de hoc génère Fa- 
hticiano, quod jam de imitatoribus Francogallis dictum est> 
quorum deûnitiones generum praematurae in compendiis 



395 

tantum vel enumerationibus systematicis consciiptae quidcm 
scd nondiim iconibus analyticis siib inicioscopio delincatis 
comprobatae sunt. DumerilUus mammaliam et reliquoriini 
animalium pédicules cum acaris païasiticis et non parasi- 
ticis siinulque cum piilicibus ad Rhinaptera *) sua retulit, 
quae sine excepdone païasitica dicuntur. — Oinithomy- 
zis uncinulae binae oiis seu falculae adscribuntur quaiura 
ope pennis avium adhaereant et antennulae brèves, prae- 
lerca capite distincto niaxillis destituto, corpore sexpedato 
et cauda non pilosa distingui dicuntur. Ex hac defini- 
tione acute satis deterniinata concludendum esset, omnium 
avium pediculos jam cognitos et in omnibus avium pcdi- 
culis characteres eosdem semper insuper consignâtes reper- 
tos fuisse, per quos ab omnibus reliquis calidorum et fri-- 
gidorum animalium pediculis distinguerentur , — sed e 
contrario pediculorum varia gênera jam in uno eademque 
ave reperta (vid. Frisch. Insect. Part. VIII. tab. 4. pag. 8. 
Pavonum pediculi) et Acaros quosdam cum mammaliis aves 
communes habent, forsan et pediculos — ? sed tempus do- 

*) Vox ex graccis fiv nasus vel rostrum et cctttsçx, alis destituta, composita 
ad indicanda Insecta aptera parasitica , quae loco maxillaium naso vel 
rostro tubuloso ad sugendum idoneo instructa sunt , maie formata nec 
indicat nec probat, quod auctor voluit, praeterea separatis per Ornytho- 
myza pediculis sexpedatis , animali» sexpedata rcliqua cum octopedatis, 
mollia cum duriusculis , acari imprimis vix papilla seu rostello molli ar- 
mata, cum pulicibus testa cornea loricatis et rostro corneo longo armatis 
in unam candemque familiam conjuncta sunt. 

Mémoires dt ï'Acad. T. y. 5® 



396 

docebit. — • Taceamiis igitur de aniinalium, quos nondum 
vidimus nec perscrutavimus, charactere generico, nec spe- 
cierum hujus geneiis capita, oculos^ oris falculas, corpus et 
caudam delineemus, prius, qiiam spccies omnes ipsas con- 
spexerimus. Post oculos ingenium! Spccies igitur" primum 
inspiciendae et perscrutandae sunt. 

Pediculus Diomcdeae. Riciniis Fabricio. 

Quemadmodum Dioniedea Brasiliensis \ aiiegata ab illa 
Camtschatica atio - fuliginosa dilTert, sic etiam eamm pe- 
diculi differre videntiir. Sic enim in Syst. Nat. Linnaci 
edit. Gmelini spec. 5i. p. 2918 pediculcis Diomedeae bra- 
siliensis albus describitur abdominis lateribus nigris at pe- 
diculus Diomedeae Camtschaticae atro fuliginosae flavcs- 
cens, abdoniine utrinque serrato, setoso, segmenlis pluribus 
cmcto, medio area vasculosa percurrente sanguinea, capite 
utrinque mucronato, pediculo Gruis Frischii, (Insect. Part. V. 
tab. IV.) affinis, sed minor fuit. 

Ab intolerabili hujus avis odore, quem vita adeo SW" 
perstes *) spargcbat , nec non per innumerabilem pedicu- 
lorum minutissimorum avem morientem multis niillibus de- 

*) Pisces gelatinosos Cyclopteros v g. MoHusca foctida v. gr. Aplysias, 

, Scpias cxosse5, Actini.is giganteas (quas in primo voluminc Actorum no- 

viss. Mémoires de l'Acad etc. delineavi et descripsi^ aliaquc ad littora 

Camtich. éjecta jam putrescentia avem devorare , observatuin est, ergo 

non miruni. 



397 

Tclinqiientiiinî copiam impeditus fui, qno minus animalcula 
Jiacc païasitica , qiiae jam ad vestimenta mea centcnis 
transivcrant et indusium meum jam occupaverant, antequara 
animadverterem, inicroscopio inspicere atque delineare po- 
taerim. 

Pedicuîus Pelecani fig. lo. a. b.c. Tab. VIII. 
Ricinus Fahric. 
P. capite vel thorace siibquadrato utrinque bimucionato 
antennnlis ad latera setisque penicillato , oculis 
binis mfis supra, papilla subtus palpis brevissimis 
inclusa , abdomine longiori ovato segmentis pluii- 
mis cincto utrinque serrato setisque ciliato, ad ex- 
tremitatem penicillato , pedibus senis unguiculatis 
vSub thorace insertis. 
Similis priori sed major, in dorso area sanguinea no- 
tatus , pcdiculi humani magnitudine , Pediculo pavonum 
(Fmc/i Insect. Part. VIII. tab. 4.) habitu simillima sed 
abdomine utrinque serrato et segmentis plurimis cincto, ut 
in Ciconiae Pediculo a Frischio delineato distinctus. 

Antennulae triarticulatae setosae lateraliter erectae seu 
distantes. Pedes sex ambulatorii, posteriores longiores, sub 
thorace inserti, unguiculati, articulati, setosi, agiles et ce- 
Icrrime çurrentes. Palpi brcvissimi subtus ad latera cris. 
Os papilla retractilis tubulosa. 

5o* 



398 

PclecMHiis carbo vel Graculus marinus slultns, stiipi- 
dus, honiiiics non reformidans, avis nigra ex viiidi viola- 
ceo rcsplendens longicollis et tcnuiiostris, ad littoia Cam- 
tschatica fiequentissima, qiiae Rossis ad divi Pétri et Pauli 
portum habitantibus Vriùll , a Francogallis Cormoran fiolr 
maigre t Antiquioribus autcm Phalacrocorax dicitur, homm 
pediculomm innumeiabili copia pertuibatiir qiiod semper 
fere, quoties occisus et ad me allatus, eu m taedio et dain- 
no cxpeitus sum. Attanien die 23 S'cptenibris i8o5 ex 
Pelecano itemm occiso euisque pediciilorum cohortibus ex 
morientis cute et plu mis emigrantibus allato quosdam pé- 
dicules sub microscopio perscrutavi, eosdem pronos et su- 
pinos aucta magnitudine (h. c. fig. lo.) et naturali (a. fig. 
lO. Tab. VIII.) depictos adjeci. 

Stellerus pergrinatorum Camtscliaticarum tenarum, oc- 
casionc, doctrina et industria longe piinceps, Ricinorum etiam 
complures collegit et in schedis suis nondum impiessis 
varia de illis notatu reliquit; unicum vero die 3 Aprilis 
J739 tantum delineavit et descripsit , quem Pediculum 
Cornicis nigrae vocat. Adjicio hanc speciera in fig. 18. 
tab. VIII. magnitudine aucta delineatam cum ipsissimis 
Auctoiis verbis , quoniam nondam cogniia et a Pediculo 
ocellato Scopolii (Entomolog. Carniol. Jo38.) et Pediculo 
cornicis Degerii (Insect. 7. p. 76. n°. 3. tab. 4. fig. 11.) 



399 

adtnodiim diversa est. Rcliquarum etiam a Stcllero 1739 
collectamni specierum enumerationem, ejusdemque auctoris 
annolationes addere haiid superfluum duco. 

Pcdiculus cornicis nigrae. Fig. 18. Tab. VIIT. 

Avis hacc tain pcdiculis quam siionibus summopeie 
abundans praecipuc eos sub alis et in capite sustentât. Pe- 
diculus , qnem microscopii ope persciutavi , ut plurimum 
lineam longus. Caput siipine pelluciduin ^ cornei coloris 
triangulaie, angukis anteiior obtiisus a rostro formatur, bini 
posterioies oculis efl'iciuntur. Ocull vel oculoram analo- 
gum quidquam, punctum cum lineola punicea, quae figti- 
ram numeri 7 quasi refert, in quovis latere apparet, haec- 
ce linea pilis veluti palpebrarum ciliis quaquaveisum hor- 
rida. Cervix truncati cordis figuram offert ejusdemque cum 
capite coloris est. Thoracis scutum fuscura, pentagonum, 
quo cervici jungitur angustis lateribus, angulo altero mé- 
dium dorsum versus spectante. Dorsum oblongum lineolis 
octo transversalibus ab utroque latere fuscis , in média 
dorso autem interruptis^ totidem quasi annulis cingitur, ita, 
ut in mcdio dorso linea albicans longitudinalis appareat. 
Lineolae très transversales supra anum sitae fusae sunt 
nec albo colore interruptae. Pedibus graditur sex, primo 
pari juxta veiticem inserto , fordpato , hifido , brevissimo. 



400 

ambulando versus rostrum piotenso, ut plurimum acquies- 
cente. ITocce primo pari firmatur et adhaeret plu mis, dum 
sugit' dum vcro movetur, horum pedum subsidio, illi ver- 
sus quamlibct plagam motui dirigcndo inscrviunt. Par se- 
cundum priori longius at gracilius hamulo simplici muni- 
tum, thoraci, ubi ccrvici jungitur, annexum, utrinque bi- 
aiticulatum , versus anuin exporrectum. Tertium par e 
regione thoracis scuti angulorum lateralium oritur, versus 
anum exporrigitur, reliquis longius. Corpus superne con- 
vexum, glabrum, infra planum et pilis horridum. Vulnus 
iniligit triangulare, figura rostri pungentis trigona. Suctio- 
nis Mechanismus sequens est: Pedicellis anterioribus binis, 
bidentis adinstar , infixis cuti fumiter adhaerescit et ex 
puncto fixo sibi parato rostrum trigonum pungentem intru- 
dit et sugit , sugendo annulos ab ano cervicem versus 
contrahit. Deglutitio, quac in aliis animalibus per Ocsa- 
phagum et musculorum quorundam internorum actione per- 
ficitur , in his fit expansione corporis versus anum hori- 
zontal! et pedum posteriorum versus anum elevatorum vi- 
bratione celenima. Totura corpus per annulorum alternam 
Gontractionem motu peristaltico quasi movetur, totum ani- 
mal ingluvics et gulo apparet. 

De reliquis avium pediculis Stellerus pauca vcrba fa- 
cit atlamen digna, quae communicentur. Sequcntia sunt; 



401 

Pcdiculus OnocrotaU coipore oblongo latoque gyii.s 
cincto , immcnso numéro partes subdlares occupans rcli- 
quiim coincidit ciim priori. 

Pediculus Trlngae mbioris (Beccasine Genevensiùm) (di- 
versus et duplex una eum lente asservatus intra tabellas 
ex lapide speculari confectas). Duplicis sunt generis, fla- 
vicantis et brunnei coloris, foenrellae aculeo ad anum in- 
structae sunt Gryllorum more , forte ad ova deponenda. 
Corpusculum versus caput acini in modum coarctatum, 
anus subrotundus. Caput trigonum, ut in Cornicis Pedi- 
culo, corpus undique annulis gyris et spinis cinctum. Pe- 
diculi in hac are , oculorum et aurium regiones et rostri 
basin occupare soient. Avis occisa fuit die 23 Augusti 
1739. 

Pediculus Foedoae, foemellae itidem lucidiores maribus 
lostro productiore et corpuscule latiore pilisque crebriori- 
bus a priori differunt et quoad formam corporis propius 
ad Cornicis nigrae pcdiculum accedunt., Avis occisa die 
21 Augusti 1739. 

Praeter species supra dictas , Steîîerus refert , plures 
alias collectas fuisse, quas vero a tempore destitutus ob gra- 
viorum objcctorum describendorum copiam non descripserit. 
Minimorum iiorum inscctorum conservandi modum, quo 
Auctor usas est in itineie , commandât et docet , easdera 



402 

intra tabellas lapidis spcciilaris (vel glacioi sic dicti Ma- 
riae) scu Vilii Moscovitici comprimendos esse contendit. 
Species liac ratione conseiwitas post annos tam perspicuas 
claïas ac pelliicidas esse, ut delincari et describi possint 
aequo ac in statu vitae, species hoc modo optime conser- 
vatas hasce fuisse dicit : 

Pediculus Ciconiae nigrae , 

Pediculus Gruis , 

Pediculus Colymbi cucullati Messerschmidii , 

Pediculus Passeiis et 

Pediculus Milvi, quem percuriosum refert. 

Dcinde Auctor noster de Pediculo humano annota- 
vit , eundem in vaiiis gentibus vaiii habitus et oinatus 
observari et de efîectu vestimentorum in peduculos apud 
Ostiacos disseruit. De canum pediculis certiores nos fecit, 
eosdem ad Camtschatcam more pediculi pubis infixos esse 
canum corporibus. Acaros Aianeas et Opiliones ad viginti 
quatuor species in Sibiria et Camtschatca sub Araneorum 
titulo collegit. Species sequentes sunt , quas ipsissimis 
Auctoris verbis reddam : 
i) Araneus rupestris, corpore nigro, ano globoso, pedi- 

bus puniceis; bilinearis, cuisu velox et agilis. 
2) Araneus pulex , chelis scorpii (est Acarus cancroides 
Linn.). 



403 

3) Araneus cnmpestris cineieo fiisciis tliorace lenticiilari, 
alvo ovali, pedibiis cincieo fuscis pilosis, habitat sub 
saxis, agilis. 

4) Araneus fuscns, dorso i6 pnnclis candidis in dtiahus 
lineis perpendicLilaribus dispositis, pcdibns pinnatis et 
pilosis, se.xlinearis , rupestris. 

5) Araneus pulex, cinereo fuscus, thorace ovato, abdomi» 
ne Icnticulari postice acuminato^ pedibus crassis bre- 
vioribus albidis, bilineaiis, non currit arancoruin more 
scd pulicis more tripudiat et modo hue modo illuc 
in alLum prosilit, majo in pinetis. 

6) Araneus Reduvio ovili minor, intense coccineus, hexa- 
pus Moufeti, in pratis. 

7) xAraneus campestris cincreus, thorace in medio acumi* 
nato hncola fusca notato, ad latera nigro, pedibus ci- 
nereo fuscis, bilinearis, subterraneus. Si Microscopio ad- 
spicis, facie exacte Ccrcopithecam refert, oculi globosi 
prominentes aterrimi. 

8) Araneus rupestris e fusco cinereus, brachiolis clavatis, 
ter-gcniculatis, gracilioribus. SWammcrdam bibl. Nat. 
Aran. n°. 4- 

9) Araneus rupestris, cinereo -fuscus, vclut fuligine spur- 
catis brachiolis, scorpionum more clavatis, priori paulo 
minor, cujus forte mas» 

Mémoires de tAcad> T. T. ^ * 



404 

lo) Aianeus viridis, tii-linea»i9, pedibns interna parte pilo- 
sis, e IVonle juxta rostelliim utrinque eriguntur duo 
CLispides clavarum loco. 

ij) Araneus spadiceus figura et magnitudine priori pror- 
sus similis, alvo ;: octopunctato. 

ic) Araneus rupestris bilinearis, alvo sphaerica, spadicea, 
fusça , longa. 

13) Aranea sepiaria, quae ova sollicite secum fort in Ca- 
lathiscis Swammerdammii. 

14) Araneus paliistris niger, alvo sphaerico, parte anteiiori 
formicam aemulatur. 

15) Araneus sylvestris niger, pedibus fuscis^ alvo postico 
acuminato. 

16) Araneus niger, pedibus fuscis, dorso duabus lineis al- 
bis pennam referentibus notatus. 

17) Araneus sylvestris, e cinereo et nigro varius, alvo len- 
ticulari. Araneis omnibus campestribus substantia glu- 
tinosa et vis salutaris ad glutinanda vulnera inesÇ, 
non solo huic sylvestri, cui fama est. 

18) Araneus sylvestris cinercus, alvo lenticulari alba, fa- 
cicm humanam rcferente, quadrilinearis, lineam latus. 

19) Araneus supra aquas ciirrens, corpore atro-fusco, pedi- 
bus obsolète olivaceis, caput et. thorax ad oias utrin- 



que arf^entea lineola norantur, mpdiiim linea spadicea 

secat, alvo gaiidet ovali bilineaii. 
fio) Aianeus longipes (Opilio) , Aid ov. Moufeti et Gocs 

diirtii , abundantcT iibivis per Sibiiiam et Ca iitschat. 

Rlense Jul. et Augusti. 
91) Araneus longipes, lineola per médium dorsum spadicea, 

pediolis ciassioiibus Aldrovand Tab. I. n°. 14. ad 

Lenam. 
ï2) Araneus longipes, spadicco-fuscus, pedibus gracilioii- 

bus, ad Jedomam. 
S3) Araneus longipes prioris foemella, qua cum simul gra- 

diens captus est. 
«4) Araneus apud Aldrovandum Tab. 2. n®. 3 descrîptus, 

asservatur intia glaciei Maiiae tabellas. 
fi5) Araneae pediculus asservatur intra tabellas cum obser* 

vatione 1740* Tabellas Stelîeri numquam vidij foisaa 

hae tâbellae non conservatae sunt. 



— actcwwCoooeB» ■»« 



5i 



4o6 
DE S K E L E T O xM A IM M O N T E O S 1 B I R I C O 

AD MARIS GLACIALIS LITTOR.A ANNO I897, EFFOSSO, 

CUI PRAEMISSAE ELEPHANTINI GENERIS SPECIE^ 

RUM D15TINCTI0NES, 

AUCTORE 

T I L E S I 0. 

SECTIO P-RIMa 
(Cum Tabula X. et Xf.) 



Cenventui exhibait die 10 Jan. 1810» 



I. 

De voce Mamont vel Mammouth. 
Vocem Mammont tataricae ariginis esse et a marna 
voce terra m significante derivari Pallassius *) teslatur. Sed 
jam ante Pallassium Tatischtscficf in actis Upsaliensibiis, 
GmcUiius in Itineiario Sibirico **), Midleriis ***) in monu- 
mentis egregiis ad hisloriam Rossicani illustrandam con- 

*) In dissertatione egregra de ossibiis foss-ilibus Rhinocerotum ef Buffalo- 
rum , Nov. Comment. Acad. Imp Petrop se. Tom. XIII. pag. 4^9: 
„ Vocabulum Mamont, quod belluae fabulosae tribuitur et unde llusâi 
ossa fossilia elephantina waMOHmo aji Kocinb appeliarimt veto simillimc 
Tataricae originis est, quorum lingua Marna tcrraai signific.ue acccpi.**- 
»*^) VoL 1. pag. 167. 
•♦*) M.'.Uers Sammlungen Russ GescH. Vof. IIF. pag:. 56"i. 662: ,,Zu Ja.~ 
k.utsk koitctc daiuals da» PudMauimuth-Ellenbcia 3 bii 4 Kubcl.<' eic 



40 7 

scriptis, nec non Ysbrandus Ides et Strahlenhcrf^^ius de os- 
sibus maminonteis scripsertint et docuerunt , vocaixilum 
Mammouth vel Mammont bcllnae fabulosae- suhterrancae 
Sibiricae nostii aevi tiibui , cujus ossa re vera hodie ad- 
hcic permiiltis in locis maxima copia inveniuntiïr et quae 
ob praestantiam eboiis , quod in dentibus exscrtis inest, 
magni aestimantiir. Sed magna illa ossa , qiiae Ros&i ab 
codera hoc fabuloso mammont MaMOHinOBafl KOCrnî) ap- 
pellare soient, sunt ossa Elephantis primaevi, Sibiiici vel 
RIammontei sed n^miquam belltiae subteryaneae nostrl aevi: 
Sed unde fabula ejusmodi singulaiis de bellua subterranea 
Dostri aevi orta est? Veiosimile mihi videtur, rem aeqae 
singttlarem et his tantum in terris obviam , sempiternum 
dica frigus e}us creandi ansara praebuisse. Corpora ani- 
malia, primaeva> paulo post raartcm glacie et arena obriitay 
semprterno fiigore ad nostri usque aevi dics aptirae ima 
cruda et cruenta adhuc conservata *) et a Tataris ,, Tun- 



•) Documenta hujus rei plura fn seq^uentibas^ aHata sunt et'rronsoluna 
aiictoxis skeleti nostri mamontei meritissimi Ad.y.iil observationes 
sed etiam aliorum antecessoruri» et i^^swisP tilluSiii nostri celeb. de ca- 
davere intègre Rhinocf rôtis piloso obserx'ationes jam sati*! testantur. 
Quanti et ipso egregio huic sctutatori novnm inventuirr visum fue- 
rit , quanti et ipse observ .f ionem- rei miranJae hujus aestimaverit, 
ex ipsis e;usdecn verbis elucet. y Loquor^"' inquit ^, de portento 
maximo, de reperto in frigidJssima orientalioris Sibiriae plaga Khnio- 
cerote integio ,. per tôt rétro saecuPa in conglaciato inho^pit^e hU|U8 
texrae solo,, cum. cartu cum^ue tciuliuiUJi et carnium- insigjiîbus rciiqitïa cx>n«- 



4oS 

gusiff et Samojedis reporta, Cdii^a hujns fabiilosae opinio- 
nis fnciunt. Popiili illi, piimi Cddavcimn illoriim ciudo- 



servato. Qua qnîdem in r»* niîhî fidem factnro<î eruditos fer^ despe- 
rarem, n si varias, de qcibu"; hir ei t Sfrmo, fossiles hujus animalit 
partes et integrum pra sertim caput A^ailetniae nostrae nuper pro- 
testimonio veritatis transmis><!em ; ad eu, us itaque illustrem confes- 
sum tan quam ad ocrl-res testes in re fere incrcdihili provoco: Quum 
mense Martio hujus anni 177* Ircutiam pervenis^em, e primis, quae 
mihi oblata sunt, curiosis, e»at capiit fossile aniinalis cujusdam vastae 
inolis ccrio suo nai..rîi 'vc^' .tm , imo tendinum atque ligumentorum 
reliquias plmimas osterdens, quod e figura vestigiisque cornuuin il- 
lico pro Rhinocerots c >pite agnovi , reique moastrositate perculsus 
et dubitans confirmatus statim sui additis ejusdem animalis pedibu» 
postico usque ad fennir intègre et antici extremitate, in quibus non- 
soli m divisura urpul^rum Rhinocerotis characteristica , sed corium 
parité r in o carnium durataruin grossières fibrae, vclut in IVhimia na- 
turali supererant. Hasce reliquias ab cxcellentissimo Sihiriae guber- 
ratore Adi.m de Bril nuhi tune trad tas, ea ipse hyeme transmiserat 
e di.'-triclu Lenensi «ive Jacutensi praefectus plebis Jacuticae in 
tractu Wiluji fluvii dfgcntis, qui fluvius sub latitudne boreali sexa- 
ginta quatuor circiter graduum ab occidente fluens infra Jacutiam 
urbem in Lenam incidit. Relatio praefecti Jotamtis ArgiaioJ Russica 
îingua conscripta dataqne Decembri mense 1771 ex hybernacnlo ad 
Wiliiense ostium site {ftisibnoe W-Ijuiikiy S'tn:eujr), Ircutiae vero 27. 
Februarii stqiientis anni accepta, cujus fidum apographum Acade- 
•miae obtuli, sequentia continet : ,,Eo ipso Dtcembri mense in ripa 
Wilui fluvii arenosa sub praerupto quinque orgyis ab aqua reniota 
colle quadragenis circiter stadiis Rossicis (quae quingentis orgyis 
complentur) supra hybernaculum Wilujense superius QVfrch>:oi ll'H- 
ju'skoe Simoivj^) repertum fuisse aquis elutum cadaver animalis arena 
semisepulti , cujus longitudo quindecim dodrantes , altitudo décent 
dodrantes arquasse vid; batur , quodque nec a Russis e^us regionia 
incolis neque a* gentibus interrogatis agnitum vel un^quam anlta ia 
iUa plaga visum fuisse, paeftctus testatur. Quum itaque ineruditis 
etiam res mira et insolita evtni--et , edictumque prius a Guberna- 
tore emanaverat, ut onrni< grneris ciiriosa, quae in Irtutensi d ctio- 
ne offerentur , praefccti ad Gui" rnpfnrMr déferrent, Caput reperti 
animalis eu» duobus pedibus titissiiue ^ niùmique conservata ) p«» 



409 

rum invcnt^res de animalibus primacvis ne snspicionem 
quidem habcnt vt cuin criida ista et ciucnta adhuc inve- 
nerint, terra tcnipcr congelata, siibruta, non nisi nostri aevi 
animalia subterranea in Mainniontcis viderunt. Sic, fabu- 
lam vulgi in Sibiiia de bellua nostri aevi subterranea 
(Mamont) ortam esse, mihi pcrsuasum habeo. Conf. Tlieo- 
donmi de Ilasc „deMamrnuth sea Maman, quod animal 
in regionibus scptentrionalibus siib terra vivere referunt," 
in ejusdem Dissertationtim et Observationum Sacrarum Syl- 
loge. Bremae in 8^° i73i. 

Practerea etiam relatio a scrutatore linguae Sinicae, 

celeberrimo Klaproth Acalemiae nostrae quondam commu- 

nicata hoc loco inserenda esset , cum vero eandem quae 

-germanice conscripta est , ipsius auctoris verbis reddere 

mallem , eandemqne notis subjim.xi *). 



Ol-'Cmense munimentum Irkutiam transmissa fueiunt; reLq^ium vero 
cadaver corruptum , licet corio haturuli tuibud o'.fûL tum , praeter uni- 
cum adhuc pedem, qui ad praefecturam Jacutensis provinciae trans- 
mittebatur, in loto reiictum periit." Miror Pdllassium r^liqui cada- 
vens ossa effodi non curasse, quod si fec isset , nunc fortassis Rhi- 
nocerotis fossilis Sibirici skeleton coniponi tt exstrui potu ssi-t quam 
de skeleto niamnionteo factum est. Ejusmodi skeleton Rhinoccrotis fos- 
silis y pone luanionteum positum , Decus Musci nostri rarissimum et 
historiae telluris arguinentum certissimum foret. 
*) Als ich mich im Jahre 18 j6 an der chinesischen Grânze aufhielt, 
befragte ich zulàllig buràtische und moiigolische Lanien , ob das 
Wort Mammuth oder Manunont in ihrer Sprache eine Bedeutung 
bab«y dies verDeinten sie zwar^ versicbertea abcr, dâfs das Tbier, 



4io 

Ossa mammonlea ergo siint elephantina fossilia et im- 
primis dcntcs exserti, vel laniaiii vel ebuinei, qui pci to- 



von dem die Mammuths - Knochen kamen , im Tibetanischen noch 

so heifse , und dafs ùberhaupt dièse Benenniin» Tibetanisclicn Ur- 

sprungs sey. In Kiachta zeigte ich eiiiigen Chinesen verschiedcne 

aiîs Mammuths-Knochrn gearbeitete Dinge, und sie sagten mii:, dies 

waren l icti • schu - ya ^ Zàhne der Maus Yien • icbu, Bey meiner Zu- 

rùckkunft nach St Petersburg war ich neugierig zu erfahren , was 

dies lùr ein Tliier sey; ich fand in einen Mandschuiscben Manuscript 

ùber verschiedene Gegenstânde , folgende Nachricht davon : ,, Das 

Thier Fpi • scbu findet sich nur in den kalten Gegenden am Flusse 

Tn] - tumi - g'i'inn und weiter nach Norden bis zum nordlichen Meer, 

es gleicht einer Maus, ist aber so grofs wie ein Eléphant, es scheuet 

d^s Licht, und bewohnet dunkle Hohlen ini Innern der Erde. Seine 

Knochen sind weis wie Elfenbein, lassen siih leicht bearbeiten und 

haben keine Risse. Sein Fleisch ist von kalter Natur und sehr ge- 

sund." — Die grofse im sechszebnten Jahrhundert verfafste Na* 

turgeschichte Bun - zoo - gunn - mu ^ giebt (vol. 5]. Sect. 2. pag. q6.) 

dièse Be'chreibung : ,,Das Thier 1 ieii - scbu , welches schon in dem 

altn-n Ceremoni&l Ly - hi vorkommt, das im fiinften Jahrhundert vor 

Christi Geburt verfasst wurde, heifst auch Fyn - scbu oder Tu - scbu, 

d. i. die sich verbergende Maus. Es hait sich bestandig in den 

Hohlen der Erde auf, hat die Gestalt einer Maus, ist aber so grofs 

wie ein grofser Ochse oder Bùffel. Es hat keinen Schwanz und ist 

von dunkler Farbe. Seine Stârke ist sehr grofs. Es grabt sich 

Hohlen in die Erde, an felsigten und waldigten Orten." — Ein an- 

derer hier angefùhrter Schrifisteller sagt : ,,Das Fyi - schu hait sich 

nur an unbesuchten und dunklen Orten auf, und stirbt wenn es die 

Strahlen der Sonne oder des Mondes sieht. Seine Fûfse sind im 

Verhaltni-^se gegen seine Grofse sehr kurz , und es geht dalier mit 

Biischwerlichkeit. Der Schwanz ist etwa eine chinesische Elle lang, 

die Augen sind sehr klein und der Hais krunim. Es ist aufscror- 

dentlich dumni und trage. " — Bey einer Ueberschwemmung in 

den Geg< nden des Flusses Yan • scbumni - fuy, im Jahre iSyi zeigten 

sich viele Fy» - scbu in der Ebene, "So wie auch die Fi.sche, die man 

Kammfisclie nennt , sie nàhrten sich von den Wurzeln der Pflanze 

Fu - l'iii u s. w." 01)gltich nun dièse sehr alten F achrichten k> inen 

bedeutendcn naturhistorischen VVerth zu haben scheinen , so ist es 



4»! 

t.im Rossiam et imprimis in oiienttiliori Sibirid et in Va- 
ludosis arcticis (Rossis Tiimha dictis) maxima copia inve- 
riuntar et liicii causa colligtmtur et tornatoribas loc.o 
eboris Africani et Asiac calidioiis (cni nullo modo ccdiL), 
ad opificia tornatilia conficicnda vcnduntur. 

Omnia fere , qiiae in Rossia conficitmtar tornatilia 
ebiunca , ex ebore fossili Sibirico confecti! sunt et adeo 
laniaiii ad supeificiem integri et illaesi interdiim et extra 
Rossiam vendnntur, cum vilioris, ac rccentiores, sint pretii 
et fossiles hue usque abundare soleant. 

QjLiamquam enim per lon<^am annoram seriem milita 
millia dcntium eburneorum et foisan innumerabilia per t-o- 
tam Rossiam jam lecta sint, tamen et hodie adhuc abun- 
dare dicunlur , leguntur nimirum et hodie quotannis ad 
omnia Imperii Rossici majora ilumina , ad Tanaim , Vol- 
gam, Jaicum Dvinam Obyum , Tobolium, Tom et Irtiscti 
et imprimis ad ulterioris Sibiriae fluvios, Jeniseam, Anga- 
ram, Chatangam, Lcnam, Indigirkam, Kolymam et Anadyr, 
omnium locorum; maxime in Insulis Laichovianis et ad 
mare glaciale. Occasione puteorum aut fundamentorum 



docli sehr merkwùrdig, wie genan sie mit den Erzahlungen derTun- 
gusen , Jakuten , und nordamerikanischen Wilden ùbereinstimmen, 
die ebenfals den Mammuth fur ein noch jetzt vorhandenes Thier 
halten , welches sie ebenfals unter der Erde und in dunkelen Wal- 
dungen wohnen lassen. 

Mlmohti dt l'Acad. T. y. 53 



4l2 

pio aedificiis fodiendoinm complura passim emta sunt in- 
tégra elephantoiLim skeleta, magnum in testimonium, totam 
hanc telluris partem innumeris clephantorum reiiqiiiis scateie 
eosdemque in frigido Sibiriae solo optime conservaii. 
Exempla lioriim ossium in dictis regionibus rcpcitorum tanta, 
ac tanto numéro j.im a Rossiac peregrinaLoribus consignata 
sunt, ut jure mcritoque contendereposses, a copia elephan- 
torum Sibiriae fossilium numerum omnium reliquorum pcr to- 
tam orbem dispersorum adhuc viventium valde superare. 

Sed transeamus nunc ad ulteriora, ad invrntum nimi- 
lum cadaver mammontcum , ex quo skeleton Elephantis 
primaevi Musei nostri confectum est. 

II. 

Accidit in puncto quod non spcratur in anno. 



Naturae scrutatores rem non nisi opinione ante capta 
obvelatam nonniinquam revelare student; scrupulose inter- 
dum secum reputant, quod per se ipsum clarum est, ac de- 
inde casu fortuite extra omne ambiguitatis dubium poni- 
tur j phaenomenon aliquando absque ulla <;xplicatione 
perspicuum , ex solo potius facto curatùts indagando ex- 
plicandum, hypothesibus sagacissimi? et syllogismis acutis- 
simis explicare student , et disputant de phaenomeno do- 
nec per nova phaenomena edoceantur, causara litis omnino 



4i3 

non adcsse. Hoc item nnpcnimc in skcleto mammontco 
Sibirico, carne et ciite pilosii obducto, ad liLLora maris gla- 
cialis elTosso accidit. 

Diu jam inter Zoologos dispiUatum est , qnomoJo 
fragmenta fossilia animaliiun calidioris cocli in Zonae fri- 
gidae terras et regiones sempiterno gelu congelatas pcrvc- 
nerint? Ista animalia re vcra calidioris coeli in Zonam 
frigidam translocata esse, ncmo dubitavit, licet veritas lui- 
JLis opinionis neutiqiiam probata esset. ,,Nullius in men- 
tem venit qiiaestio, an vera sint calidioris coeli animalium 
ossa, quae in borealis Asiae regionibus fossilia reperiuntnr 
haud rare illaesa et optime conservata. Nec ullas um- 
quam haec ossa scriipalose cum illis animalium Africes et 
Asiae calidioris comparavit, at cuncti antecepta opinione, 
Rhinocerotis et Elephantini generis species omnes calidio- 
ris coeli fuisse animalia, convicti, de modo tantum dispu- 
tarunt, quo haec animalia calidioris coeli in terram frigi- 
dam Asiae borealioris ac totius Europae translocari potue- 
rint. Alii ex immcrsionibus diluvialibus *) atque tempe- 

*) Buffon hist. nat. vol. VI. éd. min. XXII. p. 209 — 227. et ^meiniut 
in itinerario Sibirico vol. 1. pag. i5j. Tatischfsrhe'v de ossibus niam- 

nionteis in Actis Upsaliensibus an Petcrsburger Anmerkungen 

liber die Zeitungen anno 1730. n". go. pag, 35g. E Mcsserscbmidia 
Breyiiius in Act. anglicor. Vol, ^0. n^. 44^- deinde et Isbrand Lles^ 
Strahlcnber^y Le Brun, et Pitllas ipse in dissertationibus de ossibus Sibi- 
riae fossilibus et de Reliquiis animalium exoticorum per Asiam borcaiem 
repertiî in Nov, Comm. Acad. Imp. Petrop. se. Tom. Xlll. et XYII. 

52 * 



414 

stalum insLuiis violcntissimus aliisque pertuibiUioiiibLis tel- 
luris repcntinis seu Ciitastiophis explic.iiunt , alii ad hi- 
storiam populorum *), qui bella quondam ope Elephanto- 
rum aimatornni gcsscrunt, confu^^crenr, ut tantum animalium 
calidioris, quod putabant, cocli numeium in terris frigidis 
sepultorum explicarcnt. Quod vcro maxime mirura est, 
in 60 positum esse mihi videtur, talem opinionem temere 
conceptam tam diii impcrium exercuissc, 

Jam Theophrasti tempore, in terris longe ab Eleplian- 
torum hodiernorum patria remotis, ossa Elepliantina fossilia 
eflbssa sunt, et ebur fossile jam ex pristimis relationibus 
cognitum (conf, Theophrast de lapidibus pag, 2i8, PUiu 
lib. XXXVI. cap. 8.). Fragmenta dentium Elephantinorum 
molarium et falciformium, nec non alia ossa elephantina 
spatio duorum saeculorum inter fossilia Europae neutiquam 
rariora. In omnibus fere Germaniae **) provinciis frag- 
menta ossium Elephantini gcneris fossilia inventa sunt. In 

*) Brty^r Petersburg. Anmerkungen ûber die Zeitungen an. 1780. n°. 90. 
p. 359 et Faillis 1. c. p. 44-0' 
•♦) Prope Canstadium in Suevîa repprta, de quibus egerunt Tinv. Splch- 
s'ius in Oedipo osteologico Scaphus. 1701. 4- «^'''^- ^'"■* Harenhcrg 
in tractatu de Lilio lapideo seu Encrino Guelpherbit. 1729. 4- cf« 
J. Sam Cr.rl in lapide Lydio philos pyrotechnico ad ossium fossi- 
lium Docimasiam analytice demonstrandam adhibito. Francof ad M. 
1704. Dein famosiim est skelt^ton in collis arenosi intemeratis stra- 
tis repertum prope Burgtonna inter Erfurtum et Longosalissam Thu- 
ringiae. 



Dncatu Saxo-Gôthano ad J3urp;ronnam clTodicbantur ossa 
et dentés Rhinocerotis (V. Lichtenhcrgs Magazin III. Bds. 
4. Stuk) et totum skeleton Elcphantinum *) adeo elTossuin 
est. In museo Parisiens! *") permulta dentium ossiumque 
Elephantinorum fragmenta turchcsia in meiidionalis Gal- 
liae terris reperta reservantur. In Anglia ***) etiam dentés 
falcati et molares elTossi sunt (conf. Morton Natural hi- 
story of Northamptonshire pag. 2^52. et Pennant Synopsis 
Aniin. p. 90.). In Islandia ****) adeo molares Elephanto- 



•) J. G. Hnyer in Mise, Nat. Curios. Dec. 3. an. 7. 8. p. 294. obs. 
175. et Teiizelius in epistola ad Ant. Magliabecchium Goett. 1696. 
4.to. posteaque Jenae ij germanico idioniate édita. Act. Angl. vol. 
24' n. 234.. 
**) Carolo VII. imperante circa annum i45G, rcliquias Elephanti in Gal- 
lia effossas asserit Monaeus in Act. Angl. Vol. 34-- "• 4.o3. et Buffon 
h. n. Vol. XI. 

•••) In StafFordiae Comitate in marga repertam maxillam eleph. Koh. Flot 
Nat. history of Staffordshire p. 78. Unaque cum istis Glocestriae 
et Londini repertas reliquias ejusdem belluae e proprio Museo re- 
cens, Slodiie. In Hibernia quoque occidentali , quatuor pedibus sub 
terra profundifate , supra stratum e ramis et herbis reperta fuerunt 
ossi magna friabilia cum 4- maximis dentibus elephantinis. Hevide 
et Moliiieux in Nat, hist. of Ireland, Dublin 1726. 4. p. i2Q. 

•***) Forsan et hue aliqua faciunt ab Olig. Jacobaeo recensita. In Polonia 
lectum ebur fossile memorat Conrad Gessntr de fig, Inpid. pag. 157. 
et circa Gedanum Klein hist. nat. piscium Miss. II. p. 2q — S'?, ad 
Vistulam haud procul a Varsavia Kzacz-nski hist, nat. cur. Polon. 
pag. 1 — 8. qui etiam varia ex aliis auctoribus collegit prfiesertim 
circa antra sic dicta draconum Liptovienîia Himgarie ossibus variis 
etiam elephantinis sparsa , de quibus autopta narrât et dentés ibi 
lectos ursi vel leonis caninos célébrât. Brukmnnnus Epist. itinerar. 
Centur. 1. epist. 77. pag. 12. Aliis quoque Pannoniae in locis re- 



4i6 

riim subtcrranci reperti sunt (5art/io/i/i Act. IT.ifnicns. Vol. I. 
p. 83.). Niillibi veio tanta copia Elephantoium ossa in- 
veniebantur , quam in Rossia et Sibiiia impiimis boreali, 
nec uUibi siib terra tam intégra ac illaesa conservata 
sunt, ac sub congclata Sibirica. Notabile impriniis est in 
onini climate et sub omni latitudine a Zona montium 
Asiam dividentium usque ad conglaciatas Oceani borealis 
oras universam Sibiriam ubique ossibus mammonteis aeque 
feracam esse ; optimumque reperitur ebur fossile in terris 
arctico circulo vicinis inque regionibus maxime orientali- 
bus , quae sub eadem latitudine Europa multo frigidiores 
sunt et quarum soluni aestate brevissima, tantum in super- 
ficie, et ne quotannis vix quidem frigore solvi solet. 

Porro observatum est, ossa majorum minorumque ani- 
malium quibusdam in locis maxima copia congesta jaccre, 
ut quasi gregem animalium vastissimorum ibi obrutum 
fuisse diccrcs. Raro autein hujus rei exempla innotue- 
runt : Celeberrima sunt , ripa Danais in vicinia oppidi 
Kostynsk , quam cel. S. G. Gindinus (vid. S. G. Gmellns 
Reise durch Russland Vol. i. p. 34- itemque p. 78 et sq.) 
accuratius descripsit ; magisque ripae Obensis alvei prae- 



pcrt.i vari.i ex Elephnnto costas vertebras etc. dclincat ill. Cornes Af/r- 
sigli in Danubiac rannoniac Mysici "Vol. II. part. I. pag. 73. tab. 
a8-3i. 



4n 

luptae et glareosae, quas alternatim adjacentes colles are- 
nosi variis passini stiatis argillosis fenuginosisque conspi- 
ciii , paulo infia viciim Kutschewatensain (Kutschewazkol 
Pogost) huic fluvio praebent et in quibus elephanlinoruin 
ossiuin niaxima copia, dentés, scapnlae, verlebrae, costae 
ossa innominata, artuumque fulcia ubique spaisa et conge- 
sta jacent et ab illuvionc aqiiariini in lucem producuntur, 
ita, ut ab incolis fere quotannis ebur ibi colligi soleat. 

Unumquemque lectorum meorum, qui se certiorem fa- 
cere ciiperet de skeletorum elephantinomm alioruraque v. 
g. Bulïaloriim giganteoruni et ^ Rhinocerotum , variis in Si- 
biriae regionibus subiutorum leliquiis , et imprimis de in- 
numerabili ossium fossilium horiini animalium copia, egre- 
gias celeberrimi nostri Pallassii dissertationes de hoc ar- 
giimento doctissime conscriptas pellegere moneo, Sant ni- 
mirum: „ de Ossibus Sibiriae fossilibus/' et „de Reliquiis 
animalium exoticorum per Asiam borealem rcpertis" Dis- 
sertationes duae tanti, quoad facta descripta, momenti hi- 
storici, ut celeberr. Schreher in egregio suo de Wammali- 
bus conscripto libro p. 2 58. Vol. II. certiones nos fecerit, 
se in usLim eorum , qui historiam naturalem in Germania 
colunt, novam haruni duarum dissertationum gravissimaruni 
ediiionem in Bibliopolio Waltheriano Erlangensi curaturum, 
quoniam N0V4 Commentaria Petropolitana , in quibus dis- 



4iS 

?îcilaliones Paîlassianae inscrtae sint, in bibliopoliis Germa- 
niae raro piostent nec tanto numéro, quanto merentur, pro- 
vLilgentiir. 

Post PaJIassium celeb. Georgi reiuni Rossicarum egre- 
gius compilator cnumerationem ossium fossiliuin et locoruni 
et regioniim Imperii Rossici vastissimi, quibus repeita vel 
efTossa siint, sub titulo Zoolithorum in libri sui, qiiod in- 
seiiptum est: Georg/ Beschreibung, des Russischen Reiclis, Vo- 
liimine tertio Tomi tertii pag. 587, consignavit geimanico 
idiomate. 

Deinde et in itinerariis peiegrinatorum, qui duce /o- 
sepJio Billings in Oceano boieali per srptem annorum spa- 
tiuni navigaïuntj Sarytscheuii ") nimirum Saueril et Merkii 



*) Gabriel Sarytschrivs Reisc im nordttstlichcn Sibérien, auf dem Eismeerc 
und dem nordbstlichcn Ozean ir Band pag. 106: ,,Dcr Fluss Alaseja 
fliesset ganz nahe am Dorfchcn Alasaisk. vorbejr und ergicsst sich 100 
Werst weiter unten ins Eismeer. Wir passirten dies Doitchen auf der 
Reise von Kolymsk nach Jakutsk , die hicsigen Einwohner erzahlten, 
dass etwa 100 Wcrst von hier dieser Fluss an seinen sandigen Uter 
das Gerippe eines grossen Thieres bis zur Ilalfte losgewaschen habe; 
es schicnc ohngefahr von der Ilohe eines Eleplianten und habe cine auf- 
rechte Stellung, sey ganz unversehrt und noch mit seiner Maut be- 
dekt, an der sich stellenweise noch lange Ilaarc befànden Hr. Dr. 
Mrrk (Naturalist der Expédition des Cap. Billin^s) wiinschte sehr das 
Thier nàher zu untcrsuchen , allcin da es weit zur Seite uud von un- 
serm Wege ab, auch damais geradc tiefer Schnce getallen war, so war 
es nicht môglich , seinen Wunsch zu befriedigen. " Profecto hoc nec 
prima nec ultima fuit occasio, animal tantae molis tanti et momenti dc- 
lineandi in situ naturali , dissccandi, et integumenta cum Elephantinis 
ex calioioribus rcgionibus allatis comparandi, ut in certain dcniquc per- 



419 

exempla plura cnnmerantur, qiiae ossa maiiimontea ac ani- 
malia intégra cute et carne obducta repeita fuisse memo- 
rant. Quod veio omnium Iiorum exemplorum maximej 
memorabile est et quod etiain Pallassium qnpdam modo 
inccitum reddidit^, illud Rhinocerotis intcgii coiio et carne 
obducti solito niuUo pilosioris anno 1772 in frigidissima 
orientalioris Sibiiiae plaga rrperti fuit ^ de quo ipse tam- 
quam de portento meinoiabili loquilur in disseitatione sua 
de icliquiis animalium exoticorum per Asiam borealeni re- 
peitis (vid. Nov. Comment. Petrop, Tom. XVII. p. 585.). 
Cum vero hocce exemplum cffossi Rhinocerotis integri. 



suasionem perveniremm , sed semper aliquid impedimenti (etsi pu- 
sillae ac ridiculae rationij), quo minus hoc non fieri potuisset, vel 
nemo adest cui sit momvnti, vel hominem miserunt^ cognitionibus 
et scientiis et conditionibus eiim in Unem necessariis destitutum. 
Non dubito, quin et in posterutn cadavera Rhinocerotum et Elephan- 
torum niammonteorum, forsan et ButTali illiiis summi momenti, Caf- 
fro et Moschato affinis, in paludosis arctiois inveniantur vel ex ripis 
fluminum ad mare glaciale tendentiiiin elaventur , sed dubito , de 
hac re ceitiores nos tleri, antequam cadaver radiis solis aërisque in- 
tempérie exposituin, putredine sit solutum et ab ursis et vulpibus 
dilaceratum. IFtinam saltem , cuni e^usmodi facti exopt tti rumor 
ad Petropolin pervenerit, Academiae Impeiiali scientiarum curae cor- 
dique esset , Zoologum eruditum cum pictore et Anatoiiiico ad lo- 
cum in quo cadaver subrutum jacet , ablegandi quam citissime et 
rem dubiain denique absolvendi. Ex seqiienlil)us facile intelligitur, 
anatorniam et modum vivendi Elephantis mammoiitei Sibirici nec 
non plura alia hiijus rei momenta, itinere et cura AiLunsHy qui ossa 
skeltiti singula ex Sibiria transvelii, defecta restaurari, et in Museo 
nostro exponi operam dédit laudabilem, nouduni extra oninem dubi- 
tationis altam posita esse. 

MfmoireidePAcad. T. F. ^^ 



420 

ctitc pilosa admodiîiit obducti illaesc conservât! sub con- 
gelata terra, cadaveris ejusdem fere indolis sit, ac nostrum, 
de quo in hac dissertatione prima sermo erit, valde iniror, 
Pallassium nondum jam tuni temporis rom melins et vero- 
similiiis extricasse vel ex ungue leoncm uel ex plumis avem 
dignosse. Pallassio experto profecto non i^tiolum fuit, ani- 
nialia frigidioiis coeli omnia densiore et pilosiore vellere 
vestiri, ac illa calidioris coeli, ncc, observatorem acutissi- 
mum vestimentum illud hybernale non observasse, dnbiuni 
est, ipse enim ait (1. c. p. 539.): „Tantam veto pilonun 
copiam, qiiantam in hoc pedc atquc in dcscripto capite ad- 
fuisse apparat, in Rhinocerotihus , qiios in Europam adrectos 
nostra vidit aetas , nunquam , si benc memini , observât a 
fuit; adeoque aliis dijucicandum relinqiio, nonne Rhinoce- 
rotem Lenensem nostrum in temperatiore forte Asiae me- 
diae climate natum fuisse sit existimandum? Rhinocerotes 
enim in sylvosis Indiae borealis dari relationibus innixus 
affirmare, eosque ab iis, quos calidissima gignit Afiica pi- 
losiore corio difierre verosimile est , uti alia quoque ani- 
malia calidioris climatis iisdem in tempera ta plaga natis 
glabriora soient esse. " Sed ex hoc satis clucet , Pallas- 
sium jam tum praeconcepta animalia translocandi opinione 
occupatum fuisse. Si vero loco pilorum trilincarium quos 
in Rhinocerote suc vidit , quatuoideciin pollicares piles 



421 

Elephantis jubati Sibirici , qiiales Academiae Adjunctus 
Adams ex cadavere mammonteo descindi curavit et secum 
attiilit, celeberrimiis Pallas vidisset, eundem in eadem sen- 
tenda dintiiis pcrstitisse vix credo. 

Praeterea vero et ipse celeberrimiis Pallas opinioneni 
siiam de hac re mutasse interdum videtur , ut ex variis 
Dissertationum suarura locis elucet, vid. pag. 444. de os- 
sibus fossilibus Rhinocerotum et Buffalorum etc. *) ibidem- 
que piig. 4 7 '5- **) iri diss. de reliquiis animalium exotico- 
rum pag. SpS. ***) hoc non impedit, quominus observatio- 



*) ,,Et ha? qiiidem exuvias descriptione tanto magis dignas esse credidi, 
quo luculentius id saltem evincunt , non Elephantos modo sed alia 
quoque calidiormn regioniim, etiam fera ac indomita, adtoque certo 
non liunianis vir.bus adducta ammal'ia in bis olim taris , ubi r.unc eo- 
rum ossa supcrsunt t'ixisse et multiplicasse. " 

**) ,,Quum supra probabiliorem esse dixerim sententîam illorum , qui 
Elephantos olim in Sibiria multiplicasse statuunt , ne huic opinioni 
soli tavisse dicar , pro coronoide adjciam observationem primo lU. 
Tatiscbtscbff, qui maxillam elephantinam una cum Ammonitis et Be- 
lemnitis prope paguni Wcldnin repertam in Museo nostro deposuit, 
alianique Stelleri qui reliquias elephantinas et simul ichthyodontes 
seu vulgo dictas glossopetras in Tura fluvio repertas nieinorat. Non- 
ne autem haec iis serviunt, qui omnia dilurio tribuere nnient. Sed 
quis non potius credat , petrefacta illa marinorum corporum in ve- 
rnm lapideni mntata o?sibus elephantinis , quibuscum reperta sunt, 
quorum tamen natura alterata non est, longe antiquiora esse et jam 
tura Us in locis sparsa jacuisse .ubi ttatus forte et educatus occuhuit tandem 
Elpbas'^ etc. 

***) tt Sed mitto hypotlietica aliisque excolenda relinquo ; hoe tantura 
moniturus exemple Rhinocerotis nostri plaite subverti schtentiam^ qujm 
in priore traitât ione ipse verosimiiiorem existimuvt.r(im , quaque aiiimalia t 

53* 



4-2 

nés et facta a viro doctissimo relat^ omnium sint gravis- 
sima et hisloriam animalium extinctoium maxime illu- 
strant ia. 

Jam anno i8o5 nobis, cum Argonautis Rossicis duce 
Kruscnsteruio tcrtia vice ad Camtschalcam icgrcssis, giiber- 
nator navigii Rossici victualia et commeatum ex portii 
Ochotensi advehentis Patapof nanavit, se Ipsum nuperrime 
Elephantcm mammontcum cute pilosa vestitum ad oias 
maris glacialis efibdere vidisse et facti spccicm cum fas- 
ciculo pilorum tri - et quadripoUicarium atrorufesccntium 
equinis paulo crassiorum , quem ipse ex cute cadaveris 
desccaverat, confumavit. Humanissimus ille Patapof fas- 
ciculum iuincce pilorum satis mcmorabilium, mihi omnium 
maxime miranti dono dédit, eundemque hune pilorum fas- 
ciculum ex portu divi Pctri et Pauli Camtschatico amico 
Goettingensi celebenimo Blumenhacldo , quem paulo ante 
ossa fossilia elephantina ad Herciniam et prope Burgton- 
nam elTossa perscrutanda occupa verant transmisi. Illo tem- 
pore Pallassii Commentarios de hac re doctissime conscriptos 
nondum perlcgeram , nec res ipsa mihi cum marinis stre- 
nue occupato tanti momenti erat, ut ab hisce marinis ab- 



.jucnim mcmha in ist's terris hoilie le gu mur y ibidem Ijcjl'ii tisse , seà niufgto 
utcunqiic tenae climate periiae asseritur. ♦* 



423 

stinuissem et fcicla omnia ad animalia extincta tclluris 
atiincntid, quoi uni alicjna ctiani ex litoiibus Kanuschatcac 
fliivii *) alTerebaïutn, scdulo, ut nunc facio, collegissem. 
De hoc cadavcie maminonteo ad oras maris glacialis re- 
perto, ex quo Patapof noster pilos qaosdani desccaverat *'^'), 
post reditum ex itincie naiitico ad Petropolin nemo pror- 
siis locutiis est, nec ipsc Patapof ab uUo societatis nostrae 
levisns ex Sibiria rediit. FaclLim menioriae dignissimuni obli- 
vioni traditum est, et foisan idem hocce cum cadavere niam- 
nionteo piloso scqucnti paulo post ad oras maris glacialis ver- 
sus Lenae fluvii ostiuni reperto accidisset , nisi rumor ad 
aures atlentiorcs ipsiimque animal ad Viri efficacissimi et 
ardoris pleni , qui nec' itineris ad conglaciatas regiones 
molestiam nec artus giganteos dissecandi piugandi ac re- 
servandi operani , neque eosdem denique per longam 

*) Legati rossici ad Japaniam missi socius FriJerui ex portu Divi Pétri 
et Pauli Caintschatico cum praefecturae niilitaris Camtschaticae prae- 
side Kiischtlev tribuno inilitum iter faciens ad interiora peninsulae, 
dentium molarium fragmenta et laniarii elephantini ad litora Cam- 
schatcae fluvii lecta et ab aquis eluta secum reportavit , quae in 
diario meo Carntschatico latius descripta sunt. 
**) Memini me exemplum légère Cadaveris mammontei tam integri et 
crudi adeo siib glai.ie annosa conservati , ut vulnera a vulpibus et 
ursis maritiniis ad superficiem regelatam inflicta cruoris colorem et 
aspectum, tauiquam ex fera nostrae aetatis offerrent, et in hoc exem- 
plo dictum erat, aspectum crudum horum aniinalium populis hyper- 
boraeis , qui in hisce cadaveribus animalia nostri aevi subterranea 
videre piitant argumenta opinionis inservire. Locum ubi exemplum 
legi , oblitus sum. 



424 

viam transmittcndi curam reformidabat, maïuis avidas perve- 
nisset. Profecto hoc ncc piinuim ncque ultimuni erit cada- 
ver a Jacutis , Tungnsis aliisqiie populis sub coelo aeque 
fiigido habitantibus etïossuin et in postcrum forsan pkira 
cadavera aeque cruda et intégra conscrvata , quorum soli 
dentés exseiti vel cburnei lucri causa eliguntur, caetera 
ossa vero, carnes, cutis cuni pilis prorsus non aestimantur 
nec ad cognitionem nostram pervcnient, cfibssura. 

Nonne operae pretium esset, Insulas Liachofianas *) 
ostio Janae fluvii obversas , quae ossium fossilium mam- 
monteorum, Rhinocerotum et Buflaloium innumerabili copia 
abundare dicuntur cum Zoologo rossico adeundi et lacuum 
et fluminum ripas perlustrandi ? Nonne ossa illa numerosa 
ad superficiem riparum dispersa indicant totidem cadavera 
Integra cruda et illaesa sub glacie numquam soluta sepul- 
ta , ex quorum altero forsan cutis intégra cum pilis de- 
glubi posset ? Profecto unicum adcoque rarissimum hoc. 
toret spécimen, si effarctum in Museo nostro pone skele- 
ton mammonteum expositum esset — et quod cum cada- 
vere Rhinocerolis , de quo Pallas ex relatione praefecti 



*) Teste Tschwoinofio insulae Liacliofianae ex arena glftcie et ossibus 
mammonteis, craniis Rhinocerotum et Buffalorum consistere dicimtur. 
Vid. S^iuc) Beschreibung dtr Bill n^schen Entdeckiingàreise zur Unter- 
6'jchnng des Kowymaflnsses p. i3o»— i34* ^t Faliui nordische Bey- 
trage yr Band, Seite laë — 142, 



4^5 

Joannis Argunof anno 1771 ex hybcrnaculo ad Wilafcnse 
ostiiim fito data icfert , et ciim cadavere iiianimonteo de 
qiio Sarytschcf et Adams et Patapnf retulemnt, facLiim est, 
forsan et cum cadaveie BiifTali, ciijus cianiiim cornubiis dc- 
scendentibiis ad frontera latissimis distinctum bovis moschati 
cranio persimile est, iieii potesl, etsi integrura hnjtis ani- 
malis skeleton nondum, quantum scio , repertiim sit. 

Cadavera illa in paUidosis aicticis sub ^lacie reper- 
ta, etsi vix determinandac antiquifatis sint dicenda et nio- 
numentis historicis et scriptis huinanis forte otTinibus an- 
teriora, tanien coimptioni tanto teniporis spatio , tempera- 
tinribiis in locis inevitabili, nullo modo exposita fcieiiint, 
glacies sempitcina regiones illas continuo adstringens, ne- 
que pcr aestatem in teiiae , non dicam profundis , ac ne 
vix quidem in superficialibus rcsolv^enda animalia haec in 
hi-ce tenis sepuUa, ubique obtecta et contra aëris intem- 
periem dcfensa , contra edacis aevi dentem quasi loricat 
et firmat, quod, si scrutatorum exteromm cuidam incredi- 
bile appareat , facile ex phacnomeno aeque mirabili sal- 
tem singulari ac parallcio demonstratur. Animalium occi- 
sorum et ferinarum et volucrium carnes per totam hye- 
mem gelu continuo conservari et ex remotioribus magnae 
et vastissimae Rossiae provinciis ad Petropolin venalia 
advehi, omnibus qui Petiopoli viviint vel rerum rossicarum 



42d 

scripta *) legunt, notissimum est. Ratheni in longissimac hie- 
mis perpétue gelii conservationis ciboruin et impiimis caminin 
auxiliuin et remediuin antisepticum comiminc habent. Sic 
etiam in piscibus conservandis nonsolum Riuheni sed onines 
fere Rossiae et Sibiiiae frigidioiis popiili auxilio naturae hye- 
malis vei fiigore utuntur , pisces capti ex letibus statiin 
in nivem vel in glaciem lejiciiintur *"") , ibiquc fiigore 
mox tarpent et gclu continuo congelati vel conscrvati ad 

*) Conf. Georg'i Versuch einer Beschreibung von St. Petersbuig II. Vol. 
pag. 34g- §• 653. ,,Schlaclit-Ochsen konimen aus der Ukraine und 
aus der kalmiikkischen Horde zwischen dem unt'irn Don und der 
Wolga, und grofse breitschwanzige Schaafi aus der kalmiikkischen 
und kirgisischen Hor.le, aus der leztern iib^r Orenburg. Das Schlacht- 
Vieh niacht also zum grolsern Theil einen Wtg von mehr als aono 
Werstcn. Kâlber kommen aus der Ge^end der obern und mittleren 
Wolga und die besten wegen ihrer Giofse berùhniten aus Archangel. 
Schweine , Rinder und Schaafe wtrden meistens in betrachtlicher 
Menge des Winters gefioren aus mehrern Provinzen zugt;fuhrt. Die 
Zufuhr der gefrornen Lebensmitttl betritt aufser geschlachtetem Vieh 
vorzùglich zahmes und wildes Federvii. h, Enten, Ganse und Hiiliner, 
Auer - Birk - Schnee - und HaselhQhner, Rebhùhner, Hasen und an- 
deres Wildprett" et alio loco idem Gcorgi refert : p. 35o. ,,\Vah- 
rend des Winters ist auch die Zufuhr an gefrornen Fischen sehr 
stark , manche Verkaufer halten sie in H^ufen auf dem blofsen 
Schnee feil. " 
**) Sâiier in historia itineris nautici RiUingsiinii referi de Jacutis ad Co- 
wymam accolis: ,,Die Nezze wurden wol zweimal des Tages unter- 
sucht und immer mit Nelma (Salmo Nelnia), Muksun, Oinul (Salnio 
autumnalis) und Selma angefùllt gefunden. Die einzige Art die-e 
Fische zum Gebrauch aufzubewahren , war die, sie auf s Eis zu le- 
gen und frieren zu lassen. '« Vid. Geographisch - Astronomische 
Reise nach den nordlichen Gegenden Rufslands zur Untersucliung 
des Kowyma - Plusses , gefùhrt von Joi. Billiugi beschriebcn von 
Sauer von den Jahren 1785 bis iJQ^- 



42 7 

loca lemota transfeiuiitiir. Peregrinatmibus Rossicis Gmetl* 
no y Stellero, Pallassio aliisqiie testis *) ad oras maris gla- 
cialis et in aliis Sibiiiac frigidioris rcgionibus terra per 
totuni anniiin glacie liberari non solet, quae cum ita sint, 
certmn est corpora in eadem hac terra sepulta et gelu 
durata numquam laxari sed sempiterna quasi glacie con- 
servari, ita, ut carneni per hyemeni solam conservatam ab 
illa per mille annoruin spatium conserva ta vix distinguer© 
possis, quod etiara Tataios et Jacutos, qui cadavera raam- 
montea frigore conservata et quasi adhuc cruenta et cruda 
rcperierunt, ad fdbulosam et superstitiosam opinionem, illa 
animalia nostri esse aevi subterranea , ac talpas quasi gi- 
ganteas, impulit et quasi seduxit. 

In codem hoc frigidissimo climate et in eadem hac 
terra per totum annum conglaciata maximum rei momen- 

*) Gcorgi Beschr. des Russ. Reichs, 3ten Theils i. B. pag. izo. ,,Be« 
stàndiges oder bleibendes Eis halten die Seen und Moràste am Ju- 
makon des Aldan, am Wege von Jakutsk nach Ochotsk. Um dièse 
Seen , die wenig ûber 6o" Breite liegen, herrscht imnier eine weit 
grofsere Kàlte, als unter weit nordlichern Graden dieser Lange Die 
Kâlte wird also immer Ursachen, vielleicht Salz und Gypsmischun- 
gen haben. s, in den Morasten am Baikal unter dem Moose fast 
iiberall. 3, in den arctischen Siimpfen unter dem Moose und im 
Torfe , ohn«" diesen Eisgrund wùrden die Menschen und Rennthiere 
des Sommers versinken. G. P. Bestândig gefrorne Erde hat nian 
in Daurien am Argun und Witim, um Jakutsk, am Wilui, der Lena 
und im ganzen arctischen, auch theils sthon im kalteii Landstriche. 
Sie bewahret die Gerippe der Elephanten und anderer Thiere vor 
der Zerstohnmg. «« 

Mémoires de VAcad. T. T. ^4 



428 

tum et ratio mihi inesse videtur , sperandi , solis Rossiae 
peregiinatoribiis et naturae scrutatoiibus et in posteium 
frequentiorcs occasiones super fore , animalium exstincto- 
rum pelles et Integra skeleta examinandi. Si rniin terra, 
prope Burgtonnam , in qiia annis octodccim et quod ex- 
currit praeterlapsis , skeleton profecto ejnsdem elephaniis 
Sibirici effodiebalur, aequc conglaciata ac Sibirica fuisset, 
forsan loco skeleti exesi aevi et caloris edacis dente, ca- 
daver crudum et integrum Blumenhachius noster ad descri- 
bendum accepisset. 

Nemo peregrinatorum superficialia terrae strata efibdien- 
do curatius investigavit eorumque caloris gradum et qiio 
iisqae gelu soluta essent, examinavit Gmelino (in ejusdcm 
Florae Sibiricae praefatione pag. XLVll.). Idem refert: 
3,Jaciitiae die decimo octavo Jimii in campo elato terram 
fodere jussi, qno usqne non esset glaciata. Humus porri- 
gebatur ad undecim pollices atque sub illa arena exten- 
debatur , quae ad duos pedes et dimidium mollis adhuc 
erat, hinc durior et post elTossum adhuc dimidium pedcmi 
durissima et conto vix cedens, adeoque terra vix ad qua- 
tuor pedes regelata erat. In humiliori loco non procul 
hinc distante ejusdem rei experimentum fieri jussi. Huinus 
extcndebatur ad decem uncias , arena mollis ad duos pe- 
des et quatuor uncias ; hinc vero omnia frigore induiata 



429 

erant. Adde Jacutine baccas varias quas incolae cupcdiig 
accensent, intègres an nos in cellis conservari posse in eo- 
dem statu, scilicet numquam ibi regelatas, ciim tamen cel- 
lae vix oigyiam profandae sint. In ipso Argunensi mii- 
niiiiento quod pariim supra quinquaginta gradus latitudi- 
nis situm est, incolae referunt, multis in locis ejus regio- 
nis terram supra sesquiulnam gelu non solvi, hocque in- 
ternum tcrrae frigus efficere^ ne putei facile elTodi possint, 
cujus rei in testinioniuni exemplum adducunt tentaminis, 
haud ita pridem ante meum in Argunense munimentum 
adventum facti; prope enim domum aliquam, quae Arguno 
flavio non admodum vicina est, puteum eiTodere studebant, 
qucin in finem terram paullatim frigore solvebant , atque 
per aliquot orgyias efTodcrunt , fossionem ad sesqui - or- 
gyiain infra libellarn aquarnm Arguni fluvii prosequentes, 
nulla vero aqua in puteo collecta est. 

Unde temere negandum non est^ praeter magnam ter- 
rae in his regionibus elevationem, subesse aliam quandani 
causa m in terra forte latentetn , qua frigus solito majus 
ctTicitur , id quod ex veteri cuniculo in Argunensem ar- 
genti fodinam , quae a trinitate nomen habet , acto non 
ditTiculter elucere potest. Eo venis metallicis exhausto 
incolae aestivo tempore utuntur cellae cibariae, quae adeo 
fiigida est , ut etiain fcrvidissima aestate carnes putrcdine 

54» 



43a 

non cormmpantur ; idem quoque thermometmm de L'Tslla' 
num demonstrabat, a fiigore isto mcrcunum ad centesimiim 
quadiagesimum sexturn et septimum gradum depressum 
tenens. Cum ex Neitschia Argunenses argent! ofTicinas 
versus ann. MDCCXXXV. iter siiscipcrem , ad Orkiiam 
«ive SolonischnaJLim amncm primo Julii deveni, a qiia iter 
in villam Serentuensem sub vesperam prosccutus sum, qûae 
6b Orkiia amne viginti septem leucis distat. 

In hoc terrae tractu ego et omnes, qui mecum erant 
^assim per orgyias- plus centum magnum frigus persensi- 
Dius , quod nonnumquam per aliquot leucas cum tepido 
aëre commutabatur, ultra euntibus rursus occurrebat et vi- 
cissitudinibus perpetuis obnoxium erat. Adeoque genera- 
lis illa observatio, quod orientales regiones sub eadcm la- 
titudine sitae frigidiores sint occidentalibus , multum con- 
firmatuf' etc. 

Demonstrandis jam demonstratis , frigorem ipsum in 
hisce terris optimum conservandi antiquissima cadavera 
praesidium esse, transeamus ad historiam Adamsiani itineris 
ad mare glaciale et loci in quo cadaver mammonteum 
eujus nunc skeleton in Museo nostro ccrnitur , arena et 
glacie subrutum erat. Auctor eandem in ephemeridibus 
gallico idiomate conscriptis sub titulo : Journal du Nord 



431 

l807- • Petiopoli impiessis conimiinicavit *) et paiilo post 
in Ephemeiidibas geographicis Vinaricnsibiis 1808. mens. 
Wart. p. 258 — 2 76 eadem in linguam germanicam trans- 
versa prodiit , ab erroribus dcnique paiilum repurgata et 
annotationibus criticis aucca eadem in Ephemeridum Bero- 
linensiiini ex bibliopolio Ilaude - Spenenano prodeuntium 
N°. 1 3o. mensis Octobris 1807 ctiam reimpressa est **). 
Cum vero omnes hae pagellae jam rariores factae sint et 
quia, haec legentibus idiotypon, si tantum citare vellem, 
ad manus esse non credendum, inventoris verba ipsa ad- 
ducam. 

„ Je me reprocherois de retarder plus longtemps la 
publication d'une découverte de Zoologie, d'autant plus 
intéressante à connoître dans tous ses détails , qu'elle re- 
produit devant nous une espèce animale , dont l'existence 
étoit un sujet de disputes parmi les plus savans natu- 
ralistes. 

Je fus informé à Jakutsk par le négociant Popoff, 
chef du corps des marchands de cette ville , que l'on 

*) Auctor singula tantum exetnpiaria pauca amicis ac Eiutoribus suis com- 
municavit , reliqu.i periere. Inscripta fuere : Relation abrégé d'un vo- 
yage à la mer glaciale et découverte des restes d un Mammouth.** 
**) sub titulo : ,,Eine tiir die Naturgeschichte wichtige Entdeckung im Eis- 
meere Berlin sche Nachrichten von Staats - und gclehrten Sachen im 
Verlage d r Haude - und Spenerschen Buchhandlung. N*». i3o. d. ag. 
October 1807. 



4.32 

ftvoit découvert sur les bords de la mer glaciiile près de 
l'embouchure de la rivière Lena un animal d'une gran- 
deur extraordinaire: la chair, la peau et les crins s'etoicnt 
conservés et l'on supposait , que cette production fossih\ 
connue sous le nom de cornes de Mammouth *) devoit 
avoir appartenu à quelque animal de cette espèce. Mr. 
Popoff eut en même temps la complaisance de me com- 
muniquer le dessin avec la description de cet animal; 
j'ai cru de^'oir envoyer l'un et l'autre a Son Excellence 
Mr. le Président de l'Académie '*). La nouvelle de cette 
découverte intéressante me détermina à presser le voyage, 
que je m'étois proposé de faire, pour visiter les bords de 
la Lena jusqu'à la mer glaciale : je vouhis me hâter de 
sauver ces restes précieux , qui peut - être pouvoient se 
perdre. Mon séjour à Jakutsk ne dura par conséquent, 
que peu de jours; je partis le 7 Juin, muni de quelques 
lettres indispensables , dont une partie étoit pour les em- 
ployés du gouvernement, et les marchands, dont j'cspérois 

•) ïlaec ah Adûmsio nostro sic dicta cornua ni! aliud sunt quam demes ex- 
scrti vel laniarii Elephantis Sibirici, non ex fronte sed ex alveolis ma- 
xillae superioris prodcunt. 

**) Munusculum levidcn^c fu't utrumque , pictura cnim ab txiguis artis ini- 
tiis profecta figuram monstrosam Suis (non elephantis) refcrt s^-tis cin- 
nabarinis in dorso cxornatae et penicilli rudis et omnium maxime im- 
pei-iti opu^cuIum est , descriptio picturae aequalis et diqna. Utrumque 
et hodie adhuc in tabcllario Academiae nostrae conservaiur. 



433 

de r utilité dans mes recherches. Le i6 Juin j'arrivai 
dans là petite ville de Schigansk; et vers la fin du même 
mois je me trouvai à Kumait-Surka; je fis de -là une ex- 
cursion particulière, dont le mammouth étoit Tobjet et je 
vais rapporter ce que contient à cet égard mon journal 
de voyage** *). 

„Les vents contraires qui n'avoient cessé pendant tout 
l'été, retardèrent mon départ de Kirmak: cet endroit étoit 
alors habité par 40 à 5o familles Tunguses , qui s'occu- 
})aient ordinairement avec la pèche etc.'* 

„Le cours des vents ayant enfin changé, je pensai à 
poursuivre mon voyage et je fis passer mes rennes de 
l'autre côté de la rivière. Le lendemain au levé du so- 
leil je partis accompagné du chef Tunguse , Ossip SchU' 
machof, du marchand de Kuma-Surka, Bellkoff^ de mon 
chasseur , de trois Cosaques et dix Tunguses. Le chef 
Tunguse étoit celui , qui le premier avoit découvert le 
mammouth **) et qui étoit propriétaire du territoire, par 



•) Cum in enarranda itineris sui historia auctor nimis copiosus mihi vide- 
retur, vix dubitavi, quin piura aliéna ad f'ungusorum ichthyophagorum la- 
boriosum vitae genu»;, obltttationc» tt gaudia campestria populi placabi- 
lis, aspectum rcgionis :ucundum spect.unia, ali.ique , quae non ad cada- 
veris mammontci glacie et arena subruti situm pertinerent , omitten- 
da sint. 

*•) Idem TungUNorum princeps Oisip S. pr.ieterito anno Pctropofin profectu» 
Aiiamiium accusavit istum sibi tribuuic, quac au cu^n ipsuni pertineicnt 



434 
où nous rncnoit notre route. Le marchand de Kumasnrka 
avoit passé presque taute sa vie aux bords de la mer gla- 
ciale , son zélé et les conseils qu'il m'a donnés ont les 
■plus justes titres à ma reconnoissance : je lui dois mcmc 
la conseivation de ma vie dans un moment de danger 
éminent.'^ etc. 

„ Nous traversâmes dans notre chemin de hautes 
montagnes escarpées , des vallons qui suivoient le cours 
de petits ruisseaux, et les plaines arides et sauvages, où 
l'on ne voyoit pas un arbrisseau. Après une course de 
deux journées, nous parvînmes enfin aux bords de la mer 
glaciale. Les Tiinguses l' appelloient Angardam ou la 
terre ferme. Pour arriver au IMammoutli, il falloit encore 
traverser un isthme, appelle Byschofskoy - Mys ou Tamut. 
Cet isthme, qui s'avance dans un golfe spacieux, est sur 
la droite de l'embouchure de la Lena , et s'étend , à ce 
qu'on me disoit , du Sud - Est au Nord - Ouest dans une 
longueur de 80 vverstcs. Son nom est probablement dé- 
rivé de deux pointes en forme de cornes, qui sont à l'ex- 
trémité septentrionale de ce promontoire. La pointe sur 



et quae suo nomine Imperator't Suo donum Tungusicum d.iri voluissct, 
ergo jussu suo contrnria cgissc , cuni principis donatoris et vocis Dont 
Tiirgusià in sua relatione ncquidem mcntioiiem fccerit — et quasi ipsc 
donator et inventor octo milliuin Publonuni praeinium ab Impcratore 
acccpcrit. — Invidia rcjecta vcrbis dignissimo A. iuaocuis lusit ! 



435 

la £;ciiicl]c , que les Paisses iippellent de préférence By- 
sclîofs'koy - ]\'lvs il cniise de sa pins grande étendtie, forn>e 
trois vivsles |;olfes, où l'on trouve quelques établissemens 
Jakuts : la pointe opposée, ^ppeHée Manstai à cause de 
ia grande quantité do bois flottant , que l'on trouve sut 
son rivai^e, est de moitié moins grande, sa côte est plus 
basse, et ce canton tst entièrement inhabité. La distance 
d'une pointe à l'autre est éviiluce -à quatre lieues Jakuts 
(Kos) ou à 4^ weistes. Des coKiues forment la partie 
élevée de la piesqu'ile de Tamut, Le reste ast occupé 
par des lacs ^ et tous les lerreins bas sont maréca- 
geux.*' etc. 

„ L'isthme dont nous venons ' de parler, est si étroit 
dans quelques-unes de ses parties, que L'on voit la mec 
de àcux cotés. Les lennes ont tous les ans une transmi- 
gration régulière, qui leur fait abandonner ces lieux - ci, 
pour se porter par la mer glacée vers Bofchaya et Nyt- 
jansk, et a cet effet ils se rassemblent en grandes troupes 
vers l'automne *). Pour faiie avec plus de succès la 
chasse de ces animaux, les Tunguses ont divisé tout le 
tcrrein de la presqu'ile en cantons séparés par des palis. 



•) Trans InsuUs Liachofianas sed quoasque ? nescimus Confl 5a«fr^ ;Bç- 
schreibung der ti»31 ng'M.hen Rcise pag. i3o — iJ4' f<itl<'s nordischc 
Bt-ytrugc 7. Band pag. mô— i4-*' 



436 

Ils donnent rcITroix aux icnncs par de grands cris qu'ils 
jettent ensemble, par les chiens qu'ils lâchent à leur pour- 
suite , et par les épouvantails , qu'ils attachent aux palis 
que le vent agite. Les rennes clTarouchcs par ce trac, 
se jettent dans les parcs de palis , où ils sont aisément 
pris, tout ce qui cherche à s'échapper sur les glaces est 
tue de loin par les tireurs. 

Le troisième jour de notre voyage nous établimes nos 
tentes k quelques centaines de pas du Mammouth, sur une 
colline appellée Kembisaga-shaeta, ce qui signifie le coté 
Luge d'une pierre. 

Schumachof me raconta à - peu - près dans ces termes 
l'histoire de la découverte du Mammouth. 

„ Les Tunguses , qui sont un peuple errant , restent 
peu de temps dans les mêmes lieux. Ceux qui vivent 
dans les forêts mettent souvent dix années et plus à par- 
courir les vastes régions entre les montagnes; pendant ce 
temps ils ne reviennent pas une seule fois dans leurs 
foyers. Chaque famille vit isolée, le chef en prend soin 
et ne connoit pas d'autre société. Si pendant le cours 
de plusieurs années deux amis se rencontrent par hazard, 
alors ils se communiquent mutuellement leui-s avantures, 
les divers succès de leur chasse et la quantité de pelle- 
terie qu'ils rapportent. Après avoir passé quelques jours 



43 7 

ensemble^ et consomme les petites pro\'isions qu'ils avoicnt, 
ils se séparent £;iiiement , se cJiargeant de complitnens 
pour leurs connoissanccs et laissent à la providence le 
soin de les réunir encore si file \eat. — T^lie est la 
manière de vivre de ces innocens enfans de la nature. 
Les Tunguses habitans de la côte, différent de la pré-' 
niicre espèce en ce qu'ils ont des demeures plus réguliè- 
res et plus fixes et qu'ils se rassemblent en certaines sai- 
sons pour la pèche et pour la chasse. Pendant l'hiver 
ils habitent des cabanes^ dont l'une est à coté de l'autre, 
de façon quelles forment en quelque sorte des villages. 

C'est à une de ces courses annuelles des Tunguses, 
que nous devons la découverte du Mammouth. Vers la 
fm du mois d'Août, quand la pèche dans la Lena a cessé, 
ScJiwnacliof a coutume d'aller avec ses frères dans la pres- 
qu'ile de Tamut, où ils s'occupent de la chasse et où les 
poissons frais de la mer leur offrent une nourriture saine 
et agréable. En 1799 ^1 avoit fait construire pour sa 
femme quelques cabanes sur les bords du lac Oncoul, et 
lui, il s'embarqua pour aller voir s'il ne trouvoit pas sur 
les côtes quelques cornes de Ma mou th. Un jour il aperçut 
au milieu des glaçons un bloc informe qui ne ressembloit- 
en rien aus. amas de bois flottant , qu'on a coutume d'y 
trouver. Pour l'examiner de plus près, il mit pied à terre 

55 * 



438', 

grimpa sur uit rocher et observa dans tontes ses faces- cet 
objet noLlvcau ^ mais il ne put reGonrroitre ce que c'étCHt.. 
L'année suivanle,. il décauvrit au me me lieu la car- 
casse d'une vache marine (Trichceus Rosmarus). Il s'ap- 
perçut en même temps que la masse qu'il avoit vue au- 
tre fois, étoit plus dégagée des glaçons et laissoit paraî- 
tre deux, parties pio-érainentes ; mais il ne sa voit encore 
ce que ce pouvoit être. Vers la fin de l'été suivant le 
flanc tout entier de l'anfmal et une des défenses- étoient 
distinctement; sorties^ des glaçons. A son retour aux bords 
du lac Oncoul , il coin>m;uniqua cette découverte extraor- 
dinaire à sa femme et à. quelques uns dé ses amis ; mais, 
leur manière d'envisager la. chose le combla d'amertume- 
de tristesse. Les vieillards- raconto-ient à cette occasion,, 
qu'ils avaient oui dire à leurs pères-,, qu'un monstre pareil 
«'était fait voir jadis dans, la même presqu'île et que toute 
là famille de celui , qui l'avoit aperçu , a.voit été éteinte: 
en très-peu dé temps. Le mammouth par conséquent fut 
unanimement envisagé- comme un augure d'une calamité" 
future et le chet Tun-guse- en conçut une si vive inquié- 
tude , qu'il tomba d^ingereuscment malade,, mais,, enfin: 
«tant un peu convalescent sa première idée fiit le profit: 
^''ii pouvoit avoir en vendant les défciTses de cet anti- 
3Btfe„ q)Liiî étoifcDt: (Xi\n£ bcautié et d'une giandcur extfiaoi:- 



4^9 

dmitire. II donna ordre de caclier so-fgnensement l'endroit^ 
ou le manimoutli se trwivoic et d'en éloigner sous dilTé- 
lens prétextes tous les ctran£;crs,, chargeant cn^ même temps 
des gens affidées^ de veiller à ce qu,'on n'enlevât pas ce 
trésor. 

Mais rété, qui étoit moins cFiaud et plus venteux 
iju'ii-1 ordinaire fit que le Mammouth réstoit enfoncé dans 
les glaces^ qui ne- fondoîent prcscfue point. — Enfin vers- 
la fin de la cinquième année,, les- désirs ardens- de Schii- 
Biachof furent heureusement accomplis. Car la partie des 
glaces, qui se- frouvoft entre les terres et le mammouth 
a-yant fondu plus vite que le reste ,. le niveau devint 
pente > et cette- masse énorme ,. poussée par- son propre 
poids, vint s'^échoueiî à la côte sur un. banc de- sable^ 
C'est ce dont furent témoins deux Tungiises\, qui depuis; 
i&ont accompagné dans mon- voyage. 

Au mois de Mars 18^04 Schumachof vint à son Ma- 
mouth, et lui ayant fait couper les cornes*) (les défenses),, 
û les cclmngea avec le nraix:hand Bultunof contre des 
m*î>diandises pour la valeur, de 5o roubles» — On fit à 
cette occasion, un dessin, de cet animal,, mais très - ijicor- 



*3 Dentés cxstrtr vel' lani.irii intcHigi dcbent sub voce comuum : auctot 
sena^cr cuin popda ttunims trivia!ibu< utitur , qiwm ob rem vocemi 



440 

rcct: *) car on lui donnoit des oreilles pointues, des yeux 
très - pcjtils, des sabots de cheval et une soie sur tout le 
long du dos; de sorte qu'il en résultoit une figure (|ui 
tenoit le milieu entre le cochon et Téléphant. 

Deux années après, par conséquent dans la septième de 
la découverte du Mamouth, un hasard heureux voulut, que 
je parcourusse ces régions éloignées et désertes, et je me 
félicite de pouvoir constater un fait , qu'on auroit cru si 
invraisemblable. Je trouvai le mamouth encore sur le 
même lieu, mais tout - à - fait mutilé. Les pérjugés étant 
dissipés, parceque le chef tunguse a voit recouvré la san- 
té, on put sans obstacle s'approcher de la carcasse du 
Rlamouth: le propiétaire se tenoit content du profit, qu'il 
en avoit tiré et les Tacutes du voisinage dépeceoient les 
chairs, dont ils nourrissent leurs chiens pendant la disette. 
Les bétes féroces, les ours blancs, les loups, les goulus et 
les renards en faisoient de même et l'on voyoit leurs ter- 
riers dans les environs. Le skelette presque absolument 
décharné se trouvoit tout entier à l'exception d'un pied 
de devant **). Le spondyle ***) depuis la tête jusqu'au 

*) Haccce pictura eadeni fuit, quain auctor Pracsidi Acadcmiac no^trac ad- 
misit et quae cum dt^criptiuncula ejusdem trivial s originis in tabellario 
acadcmico adscrvatur, de cjua jam supra judicavi. 
»*) In bkelcto ex gypso coutectum est alter ad normam alterius lateris hu- 

nieri etc. 
***) bpina dorsi. 



441 

coccis (os coccygis ') une onioplatte, le bassin et les re- 
stes des trois extrémités *) ctoient encore étroitement at- 
tachés par les nerfs des jointures ^) et des bandes de 
peau du coté extérieur de la carcasse. La tcte étoit 
couverte d'une peau sèche; une des oreilles bien conser- 
vée *) étoit garnie d'une toufle de crins ''), 

Toutes ces parties ont dû naturellement souffrir par 
un transport de ii,ooo werstcs ^). Cependant les yeux, 
ont été préservés et l'on distinguoit encore à l'oeil gauche 
la prunelle ^). La pointe de la lèvre de dessous avoit 
été rongée et la partie supérieure étant détruite , laissoit 
voir les dents *). Le cerveau se trouva encore dans le 
crâne, mais il parut déseché '). 



') Non adest. E numéro 28 vel 3o vertebrarum candalium vix 8 ad- 
sunt priores. 

') Captit humeri extremitatis quartae ab ursis demorsum non restau- 
rari potuit , qua de causa totum os ex gypso imitatum est , prae- 
morsum os vero ipsum , quod auctor mihi donc dédit , in Museo 
anatoinico Berolinensi adservatur. 

») Ligaraeiitis. 

*) Aures pendulae non ita bene conservatae sunt , forsan detritio per 

longam viani transportando exitio iis fuit. 
•) Nec pilis adhuc fimbriatae sunt. 
•) Mille ducenti mitliarum. 

') Corpus exsicccttum adest an hoc bulbus oculi sit, sub judice lis est. 
•) MoLres"? 

•) Ut in Elephante Asiatico minimum est, in alio cranio nostri Musei 
mammonteo diffracto cavitas cianii aperta est, eamque ex votis ce- 
leberrimi Sommenn^ii ad niensuras delineavi et gypso eflusi , ut 



442 

L«s pnrlics les moins endommngccs sont un pïrd de 
devant et un de dcrricre, ils sont couverts de peau ') et 
ont encore 3a solle. Siiivrint l'assertion du chef iiin cotise 
ranî"ni;vi avoit été si ^rns et si Lien noiuri , que le ventre 
lui pendoit jiisqu'ini delà des jointures des genoux. Ce 
mamouth est un mâle avec une longue crinière au col, mais 
sans <jueue et sans trompe ^). La peau, dont je possède 
les trois quarts, est d'un gris foncé et couverte d'un poil 
rougeâtre ') et de crins noirs. L'humidité du sol où l'a- 
nimal a été couché pendant si long - temps a fait perdre 

mihi plasticam cerebri maninionteî formam compararem, delineatio- 
nem fautori monachinensi tratisniisi. 

*) Crania mammontea duo in Museo adsunt sed ossa tarsi vel carpî 
aliaque pedis nulla , qua de re vix delineari posçiint, quoniam pe- 
des in skeleto mammonteo cute adhiic obducta sunt , caeterum iii 
omnibus ossa pedis mamniontei cum pedibus elephantinis convtnire 
Videntnr, excepta planta , quae subtus ampliata rotin data et quasi 
corporis ponderosi vi et longis cursibus dil.-tata et marginibus ascen- 
dentibus cincta videtur exceptaque extremitatum structura robustiore. 

^) Auctor nec in Camperi celeberrimi egregia demonstratione anato- 
mica rostri elephantini musculorum insertiones consuluisse nec cra- 
nia Musei nostri mammontea cum el- phantinis asiaticis, quorum 
duo skeleta in Museo nostro conservantur, comparasse videtur, fa- 
cillime enim insertiones rostri musculorum ve=tigia in cranio mnm- 
monteo, ut in elephantino conspiciuntur, quod in sequentibus latins 
demonstratur et in iconibus explicatur. Tarn cauda , quae omnino 
adfuit, quum proboscis verosimillime ab illis bestiis devoratae. 

") Pilos longos atros, equinis fere crassiores, superficie rufos, et alios 
breviores crispos fere tenuiores paulo luciiliores atros cum lanula in- 
termixtos nonsolum vidi, sed etiam amicis exteris Rounmi/lUro , Blu- 
Hicnhaih:o, Socmmrrirfio, Schivtie^ricben'w, RûtkW'ic. litteris incluses trans- 
niisi ab Auctore acceptes, in cute ipsa vel corio niainnionteo non ita 
lougi suut pili, sed detriti. Utinam aliquot saltem super essent! 



443 

aux Clins une partie de leur épaisseur. I.a carcasse toute 
entière, dont je rassemblai les ossemens sur le lieu même, 
a une hauteur de quatre archines ') sur près de sept de 
longueur, depuis la pointe du nez jusqu'au coccix, sans 
cependant y comprendre les deux cornes ^) dont chacune 
a une toise et demi de long '), et les deux ensemble pè- 
sent dix pouds *). 

La tcte seule pèse onze et demi pouds ^. 

Le principal objet de mes soins fut de séparer les 
ossemens, de les ranger et de les mettre en sûreté, cela 
se fit avec une précaution scrupuleuse. J'eus la satisfac- 
tion de retrouver l'autre omoplate qui étoit restée dans 
un fossé. Ensuite je fis détacher la peau du côté , sur 
lequel l'animal avoit été couché; elle se trouva très-bien 



') Altitudo (9 peduni mensurae Paris^inae) vero differt secundum re- 
gionem dorsi, in qua mensura inslituitur, a vertice cranii et a spina 
vertebrae tertiae dorsi ad plantam p. summa est. 

') Longitudo animalis cum laniariis forsan i5$ pedum Paris aequasse 
concedo , sed exemtis laniariis auctor ipse me praesente longitudi- 
ném cum altitudine tere aequalem meiisuravit. 

^) Laniarii longtudo g pedum ( tilo mensurati 4* arschin 1 werschok) 
distat basis vel radx laniarii ab apice ij arschin i^ werschok. 

*) 35o librarum ponderis. 

*) Capitis pot. dus 400 librarum exemtis laniariis. ConF. E t^lwiiit. Ver- 
glfcicliung der Maafse und Gfwichte etc Seite 14 • mensura Kossica 
Aiicbiii aequalis iinearum 390 Parisiensium mensurae: pondus Rossi- 
cum tiiH aequale pondcri 35 librarum Coloniensium. 

Mémoires de V Acad. T. V. 56 



444 

conseivce '). Cette peau étoit d'une pesanteur si cMi.iordi- 
niiire, que dix personnes qui vouloient la porter jusqu'au 
rivage, pour l'étendre sur du bois flottant, ne la remuoicnt 
qu'avec la plus grande peine. Après cela je fis fouiller 
le terrein en diJTérens endroits pour voir, si n'y ëtoient pas 
restés quelques ossemens enfouis, mais principalement pour 
recueillir tous les crins que les ours blancs avoient foulés 
dans le sol humide ^), en dévorant les chairs. Cette opé- 
ration fut d'autant plus diflicile, que nous manquions des 
instrumeris nécessaires pour creuser la terre ; mais cepen- 
dant je réussis à me procurer de cette manière plus d'un 
poud de crins ^). En quelques jours le travail fut ache- 
vé , et je me trouvais en possession d' un trésor qui me 

') In hac assertione , ut et in mensuris et in ciudo cadavpre ab auc- 
tore institutis dimensionibus contradictio niihi inesse videtur. Si 
enim corium ita bene conservatum fuisset , pili, qiubiis adhuc ad- 
moduin densis vestitum fuisfe contendit auctor, hodie adhuc in con- 
spectum venirent — et summum pondis corii et insolitum nonne 
inilicat corium humiditate absorpta solito grdviorem factum fuisse, 
quod si non ita fuisset , 

=•) vix ursi arclici maritimi solis pedibus proteren'o et conculcando a 
corio piloa avellere potuissent, nec cutis ipsa humidtate nondnm so- 
luta pilos dimisisset , qiiod cuique , qui anatomicis operationibus et 
imprimis corii pilosi maceratione sese occupavit , notum erit. 

•) Etsi mibi quidem dubium non sit corium mammonteum pilis densis 
et juba collari vestitum fuisse , cum idem etiam ab aliis veritatis 
cultoribus praeter A4nms'ium observatunj sit, tan.en auctor ipse sibi 
obhiit, qiiod non portiuiiculam saitt-m cutis intégrée ri pilosae ron- 
servavent , secum portaverit <t Acad. miae nostrye siniiil cum ske- 
lelo in tertimonium observationis e;usmodi gravissiraae reliyuerit. 



44^ 
dcdommageoit amplement des fiiligiics et des dangcis du' 
vo\M"'e et même des fniis considérables que m'a voit coûté 
cette entreprise ''). — 

Le lieu où j'ai trouvé le Mamouth est éloigné de la 
cote d'environ 60 pas, et de l'escarpement de la glace 
d'où il avoit glissé, de près de 100 pas. Cet escarpe- 
ment occupe précisément le milieu entre les deux poin- 
tes de l'isthme et a trois werstes de long, et dans la 
place même où se trouvoit le mamouth , cette roche a 
une élévation perpendiculaire de 3o à 40 toises. Sa sub- 
stance est une glace claire pure et d'un goût piquant, elle 
s'incline vers la mer, sa cime est couverte d'une couche de 
mousse et de terre friable d'une demie archine d'épaisseur. 
Pendant les chaleurs du mois de Juillet une partie de 
de cette croûte se fond, niais l'autre reste gelée. '' 

La curiosité me fit monter sur deux autres collines assez 
éloignées de la mer; elles étoient de la même matière et 



*j Secundum expensarum calculum ab auctore consignatum sumptui 
circa otto niiilium Rublonum fuit, qui auctori nostro, Imperatoris 
jussu , paulo ante decessum auctoris , qui nunc munere Profrssoris 
Mosquensis fungitur , ex Acadeniia nostra , renumeratus et solutus 
fuit , sceletuni mamonteuni in Museo nostro relictum et depositum 
omnirlo quidem rarissimum et uniciim est, i orii vero adpositi et ex- 
siccati fragmentum nec densos neque longos pilos qiiondam a'ifuisse 
probat. Utinam auctori pla ;f'ret, tle hoc jrgumento gravissimo nos 
certiores facere, quod ab EO solo, qui ut ip-^e scribit pilorum mam- 
nionteorum quadraginta librarum copiam collegit, fieri potest. 

56* 



44^ 

et moins couvertes de mousse. De distance en distance 
on voyoit des morceaux de bois d'une gryndeur énorme 
et de toutes les espèces que produit la Sibérie; et aussi 
des cornes de Mamouth en grande quantité qui s'elé- 
voient entre les creux des rochers. Elles paraissoient tou- 
tes d'une fraicheur étonnante. 

Expliquer comment toutes ces choses se trouvent réu- 
nies là, c'est une question aussi curieuse que difficile à 
résoudre. Les habitans de la cote apellent cette espèce 
de bois Adamshiiia, et la distinguent des bois flottans, qui 
en descendent les grands fleuves de la Sibérie , entrent 
dans l'océan et s'entassent ensuite sur les bords de la 
mer glaciale. Ils appellent cette dernière espèce Noa- 
shina. J'ai vu dans les grandes fontes de glaces des 
grosses mottes de terre se détacher des collines, se mêler 
à l'eau et former des torrens épais et argilleux qui rou- 
lent lentement vers la mer. ('ette terre forme des figu- 
res de_jCoins qui s'enfoncent entre les glaçons. 

L'escarpement de glace étoit 35 à 40 toises de hauteur, 
et au rapport des Tun^uses l'animal étoit, lorsqu'il leur 
apparut la première fois, à sept toises de la superficie de 
la glace" etc. 

j,En attendant qu'on nous amena, pour notre retour^ 
les bateaux que j'avois envoyé chercher à la terre ferme 



4: "7 

.: âeux Cosaques , nous rélinîmes tons nos efforts pour 
ériger un monument , qui perpéuuU h\ mémoire de celte 
découverte et de mon voyage, dont elle avoit été la cause. 
Nous érigeâmes, suivant l'usage de ces contrées, deux 
croix avec des inscriptions analogues. L'une se trouve 
sur le roc de glace à 40 pas de la pente, d'où ce Mamouth 
avoit glissé et l'autre sur 1 eminence même , où nous l'a- 
vions tiouvé. Chacune de ces croix est haute de 6 toi- 
ses et assez solidement construite , pour braver pendant 
des siècles *) — les injures des saisons. Les Tunguses 
ont donné à l'une le nom de croix de l'Ambassade **) et 
à l'autre celui de croix de Mamouth. L'élévation elle 
même reçut le nom de Selichaëta ou montagne de Ma- 
mouth. 

Ce ci donnera peut - être un jour à quelque voya- 
geur les moyens de calculer avec assez de précision ce 
que les montagnes de glace perdent annuellement de leur 
hauteur primitive" etc. 

j. Nos Cosaques n'étant pas arrivées à temps avec leï 

bateaux, je fus obligé de m'en rétourner à la terre fernïe 

•"- — ■ t 

*) Vix credo , crucem ex ligno confectam et glaciei insertam seculà 
perduraturam. 

**) In honorem auctoris , qui legationis non acceptae Sinicae rnembrum 
quasi, cum in comitatu legati tamquam Zoologus paulo atite ite» 
facere dcstinatus erat y hoc factum esU 



448 

avec mes rennes. Le vaisseau , en attendant avoit jeté 
l'ancre dans la baie de Borchaya à 3oo werstes de l'Isthme 
où je me trouvais *). Nous arrivâmes sans accident après 
un voyage de 8 jours. Une semaine après j'eus la satis- 
faction de voir apporter le Mamonth. Notre premier soin 
fut d'en séparer par la cuisson les nerfs et les chairs d'a- 
vec les oî; ensuite le squelette fut emballé et mis au 
fond de crde. Arrivé à Jakiitsk j'eus le bonheur d'y ra- 
cheter les défenses du Mamouth et de - là j'expédiai le 
tout pour St. Pétersbourg. 

Il reste maintenant une grande question à résoudre: 
c'est de savoir, si le Mamoutli et l'Klephant sont des ani- 
maux de la même espèce **), comme l'ont prétendu Buf- 
fon, P allas f Isbraud Ides, Gmclln et principalement D'aii' 
henton; ou si l'on doit de préférence ajouter foi à l'opi- 
nion de Mr. Cuvier, qui prétend, que le Mamouth occupe 
la seconde place parmi les espèces éteintes. Comme je 
ne suis pas à même de faire une comparaison exacte des 
squelettes d'un Mamouth et d'un Eléphant, je me conten- 
terai de rapporter ici quelques marques caractéristiques qui 
distinguent les deux espèces; je réserve pour un mémoire 

*) Figuram isthmi, etsi minimi diametris, in Globo terrestri Bodçano ac- 
curatissime delineatam esse, criticus Berolinensis testatur, 

•*) In termino errât auctor. Génère conveniunt, sed non specie. 



449 
particulier *) les détails plus soignés sur cet objet ; et 
j e vais développer les motifs qui m'ont déterminé à adop- 
ter l'opinion de Mr. Cuvier. 

1°) Si les savants que je viens de citer ont réelle- 
ment fait, comme je le suppose, des comparaisons Zoolo- 
giques **), ils ne l'ont pu qu'incomplètement et sur des 
pièces détachées. Car ni la tête ni les vertèbres, ni les 
pieds du mamouth couverts de chairs et de poils et mu- 
nis de leur sole n'ont été jusqu'ici entre les mains d'au- 
cun savant ***). De plus, le coccix, qui forme ici l'a- 



') Hancce meam dissertationem, quae jam 1810 calendis Januarii con- 
ventui Acc.demico exhibita fuit, de skeleto mammonteo Sibirico jam 
quartum in annum suppressi et dissertationem auctoris usque adhuc 
frustra expectavi ; cum vero jam spem abjecerim hancce Osteolo- 
giam mammonteam unquam prodituram , conamina mea diutius reti- 
rere nolo, quamqiiam ipse quidem me persuasum habeam, me num- 
quam proftrre posse , quod auctor noster ad finem libelli (n, Sy.) 
lectoribus incitatis promisit , Osteologiam nempe mamonteam aeque 
perfectam ac illa quam celeb. et sagacissimus Camper de skeleto ele- 
phantino eomposuit. 

**) Peilectis omnibus , quae auctor in libelle suo de skeleto mammon- 
teo dixit, perstiasum me habeo, cum ipsum, etsi nonsolum skeleton 
mammonteum sed etiam elephantinum toram babuerit , tamen nec 
cranium neo vertebras nec pedes utriusque skeleti comparasse, qua 
de re miror, cur auctor in sua opinione ab iis, qui hoc idem forsan 
ex defettu occasionis omittere coacti fuere , recesserit , ita , ut? eos 
potius reprehtndat, ip?e reprehendendus 

•**) eo magis, cum egregiam prae aliis comparandi occasionem habuerit. 



45o 

longement du bassin '), prouve évidement, que l'unimal n'a 
point eu de queue ! ! — *). ^ 

2°) Les défenses du Mamouth sont plus dures ') plus 
pesantes plus grosses el torses dans un autre sens que les 
dents d'un Eléphant *). Les tourneurs qui ont travaillé 
sur ces deux substances, disent, que la corne ^) de Ma- 
mouth par sa densité et sa couleur difiert beaucoup de 
rivolre. — J'en ai vu quelques unes qui formoient dans 
leur courbure les trois quarts d'un cercle ^), et à Jacutsk 



») Quomodo os coccygis. quod in ultima omnium vertebrarum quaeren- 
dumest, pelvim prolongare possit non intelligo, nec mihi sensus his 
in verbis in sse videtur, nisi auctor loco pelvis spinam dorsi scri- 
bere voluerit. quae per caudam prolongatur, et si ita sint, non ve- 
rum est quod dixit. Os coccygis non adest et auctor ultimam in 
çauda, cujus minores ad coccygeni usque vertebrae deficiunt, verte- 
bram pro coccyge habuit. Adfuit ergo cauda ut in E. asiatico 

») adFuit quod ades3e auctor negat, nempe cauda; sed non adest, quod 
adesse affirmât , nempe os coccygis. 

*\ Purities non format differentiam specificam , deinde etiam qualitas 
haec a tornatonbus in ebore fossili Sibirico animadversa antiquitatis 
effectus accidentalis et ex humoribus aluminosis in argillosis et are- 
nosis praesentibus exorta esse potest, 

♦) Idem hoc etiam dentibus eburneîs Africanis accidere potest. 

*) Quo durior vero ebur est, eo minus a molliori et tejiaciori cornuum 
subitantia recedit , rec rationis est , dentés eburiiei , qui alveolis 
maxillae superioris inseruntur cornuum noiiàne insignire , quia sein- 
per cornua ex craiiii supe:rioribus prodeunt. 

•) Hoc oinnino verum est et in cimeliarchio no.«tro laniarii eburnei tan- 
tae curvaturae , t-t, quod gravions a ihuc nionu-nti videtur , in spi- 
ram declinantis omnes consiuciuntur ita, ut noiT^ohim longitudine, 
crassitie, curvatura, «ed etiam pondère, directione, forma, insertione in 



45» 

j'en ai observé une antre de !<! longueur de trois toises 
et demie et qui avoit lepaissetir d'une archine près de 
la racine, die pesait 7 ponds (cSo livres). 

Il est à remarquer que la pointe des défenses est 
toujours plus ou moins usée, ce qui met les habitans des • 
bords de la m^r glaciale à même de distinguer la défense 
droite d'avec la gauche *). 

3°) Le Mamouih est couvert iVun poil très - épais 
sur tout le corps **; et a sur le col une longue cri- 
nière. Quand même je mettrois en doute les rapports de 
mes compagnons de voyage, il est cependant évident , que 
les crins de la longueur d'une archine, qui se trouvèrent en- 
core à la tête, aux oreilles et au col de l'animal, ont dû 
nécessairement appartenir à la crinière. 

4°) Scliumachof prétend n'avoir vu aucune trompe, 
mais il me paroit plus probable , qu'elle a été enlevée 



longioribus alveolis ab omnibus Elephantorum viventium et nostri 
aevi luniariis eburneis maxime diversi appareant. Laniarius eburneus 
Jacutensis quindecini peduin longitudine omnino mtmoriae digiius 
est, cum maxiinus in laniariorum eburiieorum enumeratione a Cuii-ro 
(sur les Ekphans p. 1,9.) mensuratus quatuordecim vix peducii fue- 
rit et maxiniorum Elephantorum Mozainhiquensium nostri aevi laniarii 
eburnei ad summum jopedum, teste Pennanto, longitudine aequent. 

*) Quod non intelligo. 

**) Quod probandum fuisset, cum in relicto skeleti nostri corio ne yc- 
stigium quidem supersit. 

Mémoires de l'Aind. T. T. ^ 7 



452 

par les bêtes féroces; car il scroit inconcevable, que le 
Mamouth avec un nuiseaii si étroit et avec dc<^ broches 
d'une grandeur si énorme pût manger, si l'on n'admet 
point *) de trompe. Le Mamouth apparticndroit par con- 
séquent suivant ses indices à l'cspcce **) des Eléphans et 
I^Ir. Bhimenhach dans son système l'appelé réellement Ele- 
phas primaevus. 

5°) Au reste, le Mamouth que je possède, est tout 
différent de celui que l'on a trouvé dans la nouvelle 
York , car celui - ci avoit les dents camifores ***). Mr. 



*) Si auctor libelli characteres generis elephantini familiares sibi fccis- 
set, profecto rostrum ab omni Elephanto um specie insepar.jbUe esse 
organon non ignorasse!, praeterea et insertionis quondam rostri ve- 
stigia inter alveolos niaxillae superioris et in craiiiis binis nostri Mu- 
sai maniiTionteis aeque clare ac in craniis elephantinis asiaticis etiara 
praesentibus in oculos incurrunt. 
'*j Ad gniiis elephantinum pertinet et format speciem ab orbe deletam 
vel primaevam a nostri aevi speciebus cran o et lanioriis exsprtis 
majoribus et ponderosioribus maxime diversam. Reliqiiae diversita- 
tes leviores collum brève spinae vertebrarum dorsi longiores etc. 
plerumque ab illis prioribus dépendent j quod postea latius demon- 
stratur. 
***) De molaribus auctor loquitnr F.lephantis Americae borealis ad flu- 
vium Ohio repertis, quorum corona processibus mastoideis intcr sui- 
tes tiist'nicta est et qui egregie depicti sunt a CcU'iisin o in Artor. 
Anglic vol. LVII. tab. XXI. XXII. p. 460, qui 1. cit. simul demon- 
stratj coronae molaris hujus structuram non ad masticandam carnem 
sed potius ad frangendos ramos arborum et duriores vegetabilium 
partes conterendas destinatam esse- Cufitrus in tractatu suo de hac 
specie (Mémoire sur le grand Mastodonte) quam injuste ab hlephan- 
torum génère separavit, quaniquam noasolum detitei inoiareS| iu qui* 



453 

Cuv'icr a prouvé d' une - manière irréfutable , que le jMa- 
mouth est une espèce particulière d'animaux antédiluviens. 
6°) 11 s'cleve encore une autre question: c'est de 
savoir , si le Mamouth a ' dû habiter originairement les 
contrées du Pôle , ou celles des Tropiques (?). Le poil 
épais dont cet animal est couvert, semble indiquer, qu'il 
appartenoit aux régions septentrionales. C'est à quoi il 
n' est pas raisonnable de chercher des objections , comme 
ont fait plusieurs savants. Mais ce qui reste inexplica- 
h\c , c'est comment le mamouth a été enseveli sous les 
glaces! Peut-être la presqu'île de Tamut s'est elle len- 
tement formée; dans la suite des temps une inondation gé- 
nérale couvroit tout le Nord du globe et aura causé la 
mort "de cet animal , qui après avoir flotté longtemps *) 



bus maie gciiericam diversitam quaesivit , lamellosae sint structurée, 
ut omnes reliqui Elephantorum molares sunt, sed etiam totum ani- 
mal characteribiis genericis Elephantorum respondeat, ejusdem opi- 
nionis est. Ex hoc satis elucet auctorem nec Cuz'ieri ^ qui ex solis 
fragmentis mammonteis optime omnium perscrutalis speciem dele- 
tam egreg'e demonstravit, nec aliorum conimentarios legisse, quod 
etiam criticus Lbelli sui in ephemeridibus Berolinensibus ei op* 
posuit. 

*) ,,0n the System of the déluge it bas been conjectured, that, as the 
extensive Kingdom of Siberia lies bebind the native country of the 
éléphants in Asia frnm West to East and to the Nordh, by the vio- 
lent Action of the Winds and waves at the time of the déluge, 
those great floating bodies, the carcases of drowned éléphants were 
driven to the Northward and at the subsiding of the waters depo- 
sjted where they are now fcund. Butwat System or hypothesis ean 

57 * 



454 

entie les masses de gLice, fut enfin poussé par un violent 
coup de vent sur le banc de sable , peu éloigné de la 
côte. La mer rentrant ensuite dans ses limites, a pu en- 
sevelir le corps du Manioulh. Mais à cjuoi servent tou- 
tes ses hypothèses , eussent elles mêmes un haut degré 
de vraisemblance : comment concilier des faits qui sem- 
blent se contrarier? On a trouvé des restes pareils, il y 
a deux ans, sur les bords de la Lena à une plus grande 
distance de la mer et ils étoient tombés dans le lit du 
fleuve ; on en a trouvé d'autres dans les provinces plus 
méridionales du Volga, il s'en est rencontré aussi en Al- 
lemagne et même en Espagne. Ce sont autant de preu- 
ves incontestables d'un déluge général. Il faut croire que 
la patrie du Mamoiilh a voit une très - vaste étendue *). 
Mais c'est assez, ne poursuivons pas plus longtemps ses 
suppositions qui nous égarent dans un labyrinthe d'hypo- 
thèses. J'ajouterai seulement, qu'il me paroit incontestable 
qu'il a existé un monde très - ancien et Cuiier, sans le 
vouloir , en donne des preuves évidentes dans son sy- 



with any degree of probability account for thèse remains of élé- 
phants being found in America , where those créatures are not 
Known ever to hâve existed, is submitted to this learned Society.'* 
P. Collinson loco citato. 

•) Per totam forsan terrae orbem , sed optimo conservationi» medio 
nalurali, gelu, iii arcticis soliun conservdUun. 



s 455 

slcme (?) *) par les 24 espèces d'animaux dont les races 
sont éteintes. Je prie le lecteur curieux de vouloir bien 
dans ce moment se contenter de cet essai. Je me pro- 
pose de donner l'ostéologie du Mamouth , avec toute V ex- 
aciitiidc dont Camper (!) nous a donné l'exemple dans 
un tiavail pareil.** **) — 

^7. Adams. 



*) In systemate siio animaliûm Cuv'ierus (^Cuvier tableau élémentaire 
d hi«toire naturelle des animaux) animalia sua quasi ex orbe deleta 
non exposuit , sed in scriptis naturae scrutatorum Musei Parisien = is 
(Annales du Muséum de l' histoire naturelle de Paris, Tome hui- 
tième i8o6. Sur les éléphants vivans et fossiles etc.). 

••) Gratulor auctori si hocce grave propositum perficere et promissa 
sud, quae lectoribus offert, servare possit, quod ad me, melius per- 
soasuni, quid hiimeri mei valeant, quidque ferre récusent, non pro- 
mitto, me arduum et insolitum anatomiae comparativae conamen ad 
normain anatomici summi ^etri Ciimpt'ri et eaJem ingenii acurnine 
et anatomicae demonstrationis accuratissimae praestantia quantum in 
demonstrato skeleto elephantino p^lam fecit praestare posse licet 
vellem. Attamen faciam , quod possum , ut in hac sectione prima 
formam et habitum skeleti mammontei generalem , ejusque discre- 
pantiam ab Elephantino Aàiatico nostri aevi ad oculos demonstrem 
- et in sequer.tibus cranii dentium exsertorum et molarium , trunci 
extremitatum et reliquoruni ossium structuram et formam iconibus 
illuslrem. Praetfrea lectoribus praemonendum et in mcmoriam re- 
vocaiidum est, celel errimum ( ((-y/iT..»/ loco citato iam plurimas ske- 
leti mammontei partes ex snigulis ossibus et ossiuua fragmentis aC' 
cur^tius descripsisse. 



ni. 

Animal giganicum mammonteum Elcphantorum gcneiis 
fuisse spccicm, ex generico Klcphantoinm charactere 
elucct, quippe qui, cum nondiim distincte satis sta- 
bilitiis sit, primo stabiliendus. 

Elcphantorum Character gcnericus. 



Maximum qnadiupes corpore crasso et liabitu plum- 
bco rudiusciilo, naso maximo proboscideo molanbus lamel- 
losis et laniariis binis ebuineis e maxilla superioie pro- 
deuntibus: ex binis noslri aevi speciebus et binis piimae- 
vis deletis cognitiim herbivorum, per toLum terrae globum 
evagatum et dispersiim. 

Non opiis est , cum Linnaeo et Cuviero ad notas ne- 
gativas v. gr, ad defectum partium *) in definiendo ge- 



*) Dentés primores nulli utrinque , laniarii superiores elongàti, inferio- 
res nulli, proboscis longissima prehensilis, corpus nudiusculum. Lf«- 
naei Syst. Nat. Tom. I. p. i. pag. 58. edit. Gmelmi. Sâugethiere 
ohne untere SclineiJezâh;;e, deren obère Schneidezàhne lange Hauer 
bilden Cuficn elementarischer Entwurf der Naturgeschichte dpr 
Thiere, ùbersç'/.t von IVicikmann , i. Tlieil p. 2'20. Profecto niiro»-, 
Cufinum, quein Neotericorum paratissimum, L/HWir.'«w reprehendcndi, 
cognovinius , in hoc errorje Uuuaeum et Cumperum secutum esse. 
Omnes quidem Zoologi , Pcnnanto et Scbrcbcro celeberrimo (in libro 
Sun de Mammalibus pag. 241.) non excepte, Liini.icum in hoc errore 
eliain secuti sunt, sed injuste, quis enini, si formain, substantiara, 
anatomen, f"unctiont'in et situni laniarii respiciet, in laniario dtintem 



457 

neie confngicndi , vestigia pioniincntia in hoc animaliuni 
giganteorum gcneie primo intuitu oculos incurrunt, qiuilia 
in pioboscidc nasali , laniariis eburneis ac inde enascenti 
cranio admodum singulari cavo nasali ad frontcm distincte, 
habita pkimbeo dcnique et gigantco ccrniintur. Praeterea 
molaies insunt maxillis striicturae singularis, molarcs ncm- 
pe nniltiplicati vel ex pkiiibiis molaiibus lamellosis inter 
se adglutinatis compositi, qiiales in nullo alio animaliiim 
génère inveniuntur , substantia vitrea in septorum pcrpcn- 
«JLcLilariLim forma ascendante distincti. Deinde et pediim 
forma inter ungiilatarum et digitatorum intermedia, quo- 



quaerit ? Laniarii nec incisores , rieque dentés sunt , i") quoniam 
non sunt instrumenta masticandi o,") non in ore positi, 3") substan- 
tia vitrea destituti , 4") non ex substantia ossea sed eburnea for- 
mat! sunt. Dentés sunt instrumenta masticationis in ipsis faucibus 
posita ex interna maxillarum superficie enata , ex duplici substan- 
tia, ossea nempe et vitrea efformata. Laniarii vero sunt arma lan- 
ceolata teretiu<;cula plus vel minus incurvata vel in spiram contorta, 
non ex faucibus , sed ex alveolis lon^^is tubulosis intermaxillaribus 
enata eburnea. Nec priinus ego sum , cui res haec ita videtur : 
jam Wiedemannus qui Zoologiae Compendium Cwvierianum in lin- 
guam german'cam verti curavit sub titulo capitis sexti characterem 
genericum Elephantorum indicante et incisores pro laniariis expo- 
nente , annotavit sequentia : ,, Ich kann mit Cui'ier nicht ùberein- 
stimmen , wenn er dièse Fangzàhne oder Hauer zu den Schneide- 
zahnen rechnet, da sie ganz init den Hauern im Oberkiefer anderer 
Tiiiere z. B des Ebers , tles Babyrussa u. s. w. ùbereinzukommen 
schcinen ; dafs sie in den Zwischenkieferbeinen sitzen , ist meiner 
Meinung nach kein hinreichender Grund , sie fur Schneidezâhne lu 
halten.*' adeoque acuti^simus Elephantini corporis anatoinicus Pe* 
trui Camper e^usdein enoneae opinionis fuisse videtur. 



458 

mm djgiti qninqîic in skcleto licot di,7tincti et fissi , in 
vivo iinimali aiitcm per mcmbranam callosam in unam 
quasi molem juncti , ita qiiidcm , ut vix in unguibus ad 
maiginetn pedis tmncatis digitorum quasi vestigia in con- 
spectum veniant. Cranicnn dcnique paradoxum ab omnium 
reliquorum animalium cianiis maxime diveisum, orbitis os- 
seis destitutum , cavo nasali scu cistcina in fronte di- 
stinctuiii, inius cellulosum, anteriora versus laniaiiorum al- 
vcolis tubulosis productum. 

Rationes hujus structurae peculiaiis ex vitae geneie 
Elcphantorum elucent. Nutritio liorum animalium gigan- 
teorum naLurae vegetabilis est, laniaiiis suis arbores junio- 
res eradicarc soient, quorum folia ramulos et cortices suc- 
culentos rodunt. Cum ergo duriora haec vegctabilia et 
vegetabilium partes masticare solcant, molares majores esse 
eorumque functio quadam cum vi perfici ncccssariLim fuit^ 
molarium corona continuo attritu sensim consumenda mi- 
rum in modum a natura firmata est. Corona molarium 
non, ut in aliorum animalium dentibus, in superficie tan- 
tum strato simplici substantiae vitreac horizontali , . quod 
mox detritum fuisset, defensa, sed pei molaris totîus os- 
seam substantiam permultae laminae vitreae perpendicu- 
-lari direciionc ascendunt et ubique per totius coronae super- 
ficiem distiibutae impediunt, que minus substantia ossea minus 



•459 

dura, citiis justo ex intervallis angustis deterendo consnmi 
possit. Molares, ut aliis verbis dicam, omnium Elephan- 
torum non simpliçes , ut in aliis animalibus, scd lamellis 
pluiibus multiplicati vel ex pluribus approximatis et in- 
ter se congkuinatis compositi *) sunt , ita quidem , ut 
quousque «tiam coronae deteruntur, substantiae vitreae ad 
fundum usque descendentis ad defendendam substantiani 
osseam satis adhuc in qnavis niolaris lamella supersit. La- 
mellae vero molaiiuni quoad numerum et figuram in di- 
veisis speciebus diversae adeoque in extinctis speciebus 



•) Singulorum dentium vel lamel!ai-um transversalium inter se junctarum 
numerus longitudinem dentis molaris elephantini efficit, totius vero den- 
tii latitudine quaevis lamella ipsa gaudet. Quaevis ergo harum lamel- 
larum dcntem moljrem elephantinum componentium dcns per se jam 
completus et pcrfectus nominandus , habet enim substantiam osseam et 
vitream et coronam et radiccm cum nervis et vasis nutrientibus in- 
structam. Singuli dentés angusti molareni elephantinum formantes glu- 
tinis ossescentis ope inter se adgiutinati et in singulo quovis eorum , ad 
superficiem superiorem coronam molaris spectantem, cuspides obtusiui- 
culi vitrescentes inter sulcum utrumque in ordinem transversalem conge- 
sti exoriuntur sed mox per frictionem vel dctritionem masticando abo- 
leri soient , quo facto annuli vitrei ccntro osseo repitti e dictis cuspi- 
dibus oriuntur, annulis hisce prorsus masticando dctritis . annuloruni vi- 
treorum tt centrorum osseorum ordincs, confluant, hi zonas proniinentes 
undulosas vitreas, illi sulcos osseos inter priores formant i arallelorum 
horum sulcorum et zonarum figura constans, quousque molares etiam de- 
teruntur , semptr eadem , quoniam substantiae vitreae per totam dentis 
altitudinem ascendentis lamellie eatdem mantnt , ut dissectiones trans- 
versales molarium seniper easdcm ostendunt , in molaribus mammontcis 
approximatas parallelas in asiaticis parallelo undulatas , in atricanis sul- 
cos medio dilatâtes etc. 

Mémoires de CÀcad. T. T. ^^ 



t>inis variam induunt formairi, cujus in sectionis hujus pri- 
niae qnaita disposidone sermo erit. -f 

Ciim veio caput per laniarios pondère propensili 
mitantes gravissimum non nisi bievissimi ope colli cnm 
thocace conjtingi et sustineri potiieiit , per brève col- 
lum antem caput ipsum non ad arboriim altiorum rames 
admoveri potuerit , nasiis in proboscidem longani vel ro- 
stram préhensile productus vice mobilioris colli est et 
duplici praeditus ofTicio , narimn nimiruin in imiltifjrium 
iisum inservientium et maniis vei bracliii robnstissinii si- 
mulque sensu tenerrlmo tactuque et dextentate incredibili 
instructi. Proboscidis hujus extensilis et contractilis ope Ele- 
phas multifarias functiones perficit, cibum potumque haurit, 
hostem pellit, proboscideque praecisa vel acriter laesa oc- 
ciditur. Ab insectis irritatus et perturbatus terram pulve- 
rulentam vcl aquani haurit proboscide et maximo impetii 
et quasi ex siphone ex naribus suis i^erum rejicit et ad 
cura corporis sui locum protrudit, quem insecta occuparunt. 

Structura proboscidis maxime musculosa est et ex fibris 
partim longitudinalibus partim transversalibus composita, arti- 
ficiose internae et externae proboscidis membranae annexis in- 
vicem que sesedecussantibus intertexta; insertio ejusdem fron- 
tem infeiiorem et cisternae nasalis oras tegit nec non alveolos 



46 1 

ttibnloso sliiniaiioriim occupât, scpttim naiiurn ex septo osfe3 
et cartilagineo cranii oiitur et eu m onincs hae insertionis 
partes in quovis cranio elephantino cujusvis spcciei vel 
viventis adhiic vel deletae reperiantur, primaevas elephan- 
torum species aeque ac nostrac aetatis nccessaiio probos- 
cide instructas fuisse sequitur *). — Continuatio probos- 
cidis paulo post exortum inferioia versus et labium supe- 
rius format et sensim decrescendo descendit ad terram us- 
que , et unco flexili ex septo narium musculoso membra- 
naceo enato manus functiones perficiente terminatur. In- 
tegumentorum cxternorum superficies rugoso annularis ex 
subjacentibus constiictis fibris orta et motus interdum ver- 
miformis seu flexurae in spirani contOTtae proboscidem 
<juasi lumbriciformem reddunt, qua de re Lucretuis (de 
Rerum Natura lib. IL v. 55 7.) commotus Elephantos ani- 
malia ang,uimana appellandi et Areteus Cappadox (de 
morbis diut. lib. II. cap. i3. pag. 68.) etiam serpentis si- 
mulacrum in proboscide vidit. Antiquissimis jam tcmpori- 

•) Proboscidis structiiram, quam Pirrûult (Mémoires de l'Académ. des 
scien<es de Paris Tom. llf p-rtie III. pag iSy. année 1660, cu;us 
figuram et anatinnen H,.r/ in Ciusd hist. natur. des deux Elephans 
dans la Menaj^erie du Muséum de Paris ifco3. tab Ç). fis;. 7. recudi 
curavit) et Ct'ttiprr (Oeuvres de F. Cotip r planche XXII fig. t. 9.3.) 
optime et exacte exposnerunt, in omnibus speciebus plus vel minus 
eandeni cso, verosimile est et ex insertioniS musculoruin prohcsci- 
dis in crfcnio ad processum nasalem in froiite et alveolis laniariù- 
rum vestigiis in quovis crani© reperiandis cernitur. 

58* 



4^- 
bus promijscidem elephantinani ejusdemque dexteiitatcm ad- 
miiamnt, eamque Giaeci ir^ovoixaiav vel nr^s^ccnuv i. e. instiu- 
mcntum pascendi appcllarunt. y^ristoteles candcm -npfioXy) 
/jL'jKTvjf nasLim ad pascendum aptissimiim appellavit, ex his- 
ce denominationibus Giaecortim Romani voces prohoscis et 
promuscis deiivanint. 

Ad gravissimum ex corporis et capitis mole orinndum 
pondus sustinendum omnino et lobusiissimae extiemitates 
reqiiiruntur, quae exinde, ne gravitatis puncHim divergera 
possit , directionem vcrticalem et formam acque crassam 
quasi columnarum observare debebant. Extremitates dein- 
de et columnarum firmiorum officio ut fungi possint, acro- 
podio ad ponderis ferendi resistentiam apto compotes esse 
debebant, qua de causa digiti leviter tantum discreti bre- 
vissimi integumentis externis callosis et planta callosiore 
^dhuc in massam quasi solidam coadunati et confirmati 
sunt , ita quidem , ut in quibusdam unguium adeo vesti- 
gia delitescere soleant et auctores inde scducti , nume- 
nim digitorum (m omnibus quinque constantem) diversuni 
et dubium ex vivis subjectis indicarent. (v. Cnw/a. II. p. 48 ) 

Vestigia haec et notae prominentes non ex sola sin- 
gula tantum parte corporis elcctae scd ex habitu gcnerali 
cum aliis animalium corporibus comparât© desumtae, mam- 
mellis binis iDcctoralibus nulle modo ncglcctis, characterem 



463 

generis clephantini firmiorem et indiibium reddunt, eodem- 
que sic stabilito ad spccies in hoc génère distinguendas 
tianseamiis et ex notis characterem genericum formantibus 
cum lis in skeleto mammonteo obviis comparando certio- 
res nos faciamus, animal mamnionteum Elephantini generis 
genuinam spcciem fuisse. 



IV. 

De Charactere specierum. 

Speciernm distinctiones celebenimo Anatomes compara- 
tivae et Zootoniiae magistro Petro Campero debenius, qui pri- 
mus viam aperiit, nec non mérita celeberrimi Cuviert, qui 
eandem ingenii summo acumine et observandi dotibus exi- 
miis persecuLus est, dignoscenda sunt. Linnacus et Schre- 
hcrus non nisi solam speciem Elephantis maximi retule- 
Tunt, Camperas primus fuit, qui diiTerentias specificas plu- 
lium specierum in hoc génère obviarum exiraio anatomes 
studio et skeletorum, craniorum laniariorum et imprimis mo- 
larium Elephanlorum Afiicanorum cum iis Asiaticorum et 
lossihbus comparatione sollerli enucleavit et argumcnlis 
anatomicis demonstravit. Idem Camperus in numéro et 
tompositione larainarum, ex quibus molares Elephantorum 



4^4 

Afiiccs et Asiae indigenoinni componiintiu piomînentia 
discrimina observavit , molarcs afiicani nonsolum numéro 
laminarum, sed etiam figura sulcorum ab ejusdem longitu- 
dinis molaribus Asiaticis diiTernnt. Laminae molarium Asia- 
licorum duplicatae et numcrosiorcs sunt , sulci earum pa- 
ralleli, cum e contrario laminae Africanorum latiores sint, 
ergo minori numéro coUocari possint et sulci medio dila- 
tati sint vel rhomboidales quodammodo vidcantur , quod 
ex Collectionis iconum , Opcra Camperiana illustrantium. 
Tabula XXVJ. fig. 7. et 8. elucet, qua de re Blumenha- 
chius differentia hac sola specifica contcntus species viven- 
tes sequentibus verbis distinxit : 

1) ELEPflAS ASIATICUS , dcntium molarium corona 

lincis widulatis distlncta. 

2) ELEPHAS AFRICANUS, dcntium molarium corona 

rhomhis distincta. 

Hisce singulae tantum partis difTercntiis specificis ad- 
modum prominentibus acutissimus Cuvier nondum conten- 
tus alia ex ipsis craniis' comparatis vestigia diversitatis 
perscrutavit et novis detectis observationes Camperl ante- 
cessoris dignissimi confirmavit. Forma cranii Elephantis 
Asiatici ab ea Afiicani pluribus noiis divcisa. 



Craniuni Elephantis asiatici nonsohim axe veiticali 
productioie sed etiani ùcmte concava omnino ab illo Afi;- 
canr dHTene , Cuvïerus *) piiinus detnonstravit. Axin e 
contrario horiznntalem in cranio breviori Elcphantis afri- 
cani longiorem et frontem convexioreni lopeiiri idem te- 
stalur et iconibns et dimensiônibns craniorum utriusquc 
speciei sententiam siiain probavit. Simulqiie molarium 
iitriusque speciei differentias j<iiii a Campera animadversas 
confirmavit et clarius, latiusqne omnino exposuit. Moneo 
tamen, in Africanis molarium compositionem ex laminarum 
crassiiiscuLuiim minori numéro et sulcorum non exacte 
rhomboidalium sed medio dilatatortim et sese tangentium 
figiiram rcspiciendarti esse. 

. Non dubium est, auctorem hisce craniorum distinctio- 
nibus historiam naturalem elephantini generis egregie il- 
lustrasse , attamen hae distinctiones nil nisi introductio et 
primae lineae quasi dissertationum et perscrutationum sub- 
tiliorum multarum seqnentium fuere, quas in Actis Musaei 
historiae naturalis Parisini **) de speciebus Elephantorum 



*) Mémoire sur les espèces d'Eléphans vivantes et fossiles, lu à l'In- 
stitut national le i. Pluviôse an 4. Tom. II. art, II pag. 14. 

♦♦) Annales du Muséum d'histoire naturelle Tom VIII. Art. 1. Fxposé 
géographique (!es principaux lieux où l'on a trouvé des ossemens 
de l'Eléphr^nt fossile 

Art. II. p. ()i. Sur les macheliers des Elephans en général, sur 



466 

fossilibus ac de aliis animalibus deletis siimma cum indu- 
stria consciiptas public! jtiris fecit, ita, ut omni jure fa- 



leur structure leur pccroissement leur succession et leur différence 
d'après l'âge et la position. 

Art. III pag. 11 3. Sur les défenses des Eléphans , la structure, 
r accroissement et characteres distinctifs de l'ivoire et sur ses ma- 
ladies. 

Art. IV. Application des observations sur la dentition de 1 Elé- 
phant à la Connoissance des fossiles. 

Art. V. ( omparaison des Machelieres de l'Eléphant des Indes et 
et de l'Eléphant d'Afrique et piemier caractère distinctif de ces 
deux espèces. Examen de divers machelieres fossil- s d'Eléphant. 

Art, VI. Variétés dans la grandeur et la courbure des défenses 
des Eléphans. Comparaison des défenses fossiles a celles des Elé- 
phans viv«ns. 

Art. VII Comparaisons des crânes Asiatiques et Afriques carac- 
tères extérieures prises des Oreilles etc. 

Art. VIII Du Crâne d'Eléphant fossile. 

Art. IX. Comparaison des mâchoires inférieures des espèces d'E- 
léphans vivantes et fossiles p. 2^q. 

Art. X. Dernier caractère extérieur des deux espèces pris du 
nombre des ongles. Examen des diverses fossiles. 

Art. XI. Résumé général et comparatif de la taille et de la 
forme des Eléphans vivfins et fossiles. 

Art. XII. Kesulttts généraux de cette histoire des Eléphants vi- 
vants et fossiles. ,, Nous venons de voir, que presque tous ceux 
de ces os fossiles , qu' il a été possible d'examiner et de comparer 
exactement a ceux de l' Eléphant vivant ont offert des différences 
sensibles et plus grandes , par exemple , que celles des os du che- 
val et de 1 àiie. Nous en avons conclu que ces deux Eléphans ne 
sont pas entièrement de la même espèce " ,,Les os fossiles ne sont 
pas roulés : ils conservent leur arêtes , leurs apophyses ; ils n'ont 
point été usés par le frotiement; très - souvent les epiphyses de 
ceux , qui n'. voient poii.t en' ore pris leur accroissement complet, 
y tiennent encore , quoique le moindre effort suffise pour les déta- 
cher : les seules altérations que l'on y remarque , viennent de la 
décomposition qu ils ont subie par leur séjour dans la terre. On ne 
peut pas se représenter non plus, que les cadavres enUers aient été 



4^' 

teri dcbeamus , Cuvîemm quamqnam ex errantium inoit.i- 
liiim numéro quidem non excipiendtim in perscrutandis ani- 
malibiis fossilibus tamen facile principem esse nominandiini, 

Compaiandae mine sunt species Elcphantoram fossi- 
les et ex orbe terraium deletae vel cxtinctae, quarum cia- 
nia, maxillae, niolaies, laniarii et intégra interdum skeleta 
in omnibus fere terrae regionibus (et in fiigidissimis adeo 
integumentis pilosis et carne obducta adhuc et sub glacit- 
cruda conservata) reperiuntur et effodiuntur. 

Sunt aeque duo tantum, Elephas nempe mammonteus 
et mastodonteus vel Americanus Pennantl *). Prioris ossa 
pcr totam Europam quidem dispersa ; sed illaesa , optime 
conservata et copiosissima simul in Rossiae et Sibiriac 
oricntalioris frigidissimis tantum terris reperiuntur. 

Posterioris ossa in Americes botealioris terris maxime 
in paludoso - salsuginosis littoralibus Ohio **) flrvii inve- 



. transportés violemment " ,,Tout rend donc extrêmement probable 
que les Eléphans , qui ont fourni les os fossiles , habitoient et vi- 
voient dans les p^ys , où 1 on trouve au,ourd'hui leurs oss^^mens." 
(Profecto conclusio veri? millima est!) p. îî^o.. sur le ^rand mastodonte. 

*) Tbo:>t. Peiviaut''s allgemein ■ Uebersicht Uer vierfiifsigen Thiere von 

Bc.bsten ùbersezt i. Band p?>g. i64- 
•*) In stratis vix quinque vel sex pedum profundioribus haud procul a 
]\Vnmc fluvio, 700 milliarium Anglicarum a littore maris dssit s la- 
niarii, molares, maxillae, vertebrae et femora efFodiebantur, laniarii 
septenipedales , quorum cissities ad radioem lilo mensurata p;dis 
et novem pollicum amplam peripheriam praebuit , a tornatoribus 

Mémoires de J^ Acad. T, y. 5 9 



468 

niuntuv, molaies tamen et in tcnis Earopae etiain in ter- 
ris Peruvianis et Brasiliensibus elTossi sunt, elsi rariiis '), 
Debemus priores horum ossium Elephantis Ameiicani ncm- 
pe notitias Sloaneo '), Iluntcro ^) , CoUmsonio «), JejfcrsO' 
nio ^), Mlchaclislo '^), Campero et Pallasslo ^). 



examinati et politi ad opificia conficienda aptissimi inventi eorum- 
que ebur ab ebore communi non diversum laudatum est, eorumque 
figura vero a communi admodum diversa in maiorem nempe curva- 
turam et versus apicem in spiram contortam arcuata d scripta est, 
videiitur ergo in haC cum Sibiricis fossilibus conven.re; sed mol res, 
quorum corona sex ad decem cuspidata est, duriorers ad nutrimenta 
potius masticanda quam molenda aptiores dfscribentur , mihi cuspi- 
des conicae sex vel decem ad coronam consjticuae potius ad tran- 
gendos cortices, nucleos, nuces et ligna aptissimae videntur. Femo- 
rum et vertebrarum ossa multo crassiora et robustiora et maxilla- 
rum femora longiora descnbuntur. 

») Buffon et Dûubenton Description du Cabinet Tom. XI. pag. 172 et 
Suppl. Tom. V. p 5i3. Naturforscher III. pag. 2.^7. Atti di Siena 
m. tab. 6. 7. ex stratis Italiae superioris. Plurima in Turkesiam 
mutatae dentés fossiles Galliae (les Turcoises de Languedoc) mola- 
res mastodontei sunt v Becbsicin in libro Pennantii citato pag. i(35. 
Ftilltis Observatio de dentibus molaribus fossilibus ignoti animalis, 
Canadensibus analogis etiam ad Uralense jugum repartis in Act. Pe- 
tropol. Tom. 1. part. II. p. 21g. et Camper. Act. Petrop. Tom. II. 
pag. 2ti3: ,,Nuper in Burgundia similis molaris repertus est." 

â) Mémoires de l'Acad. des se. de Paris année 1727 in 8vo. Tom. II. 
pag. 429. 

■) Philosophical Transactions Toai. LVni. 34. tab. IV. 

*) Philosoph. Transact. Vol. LVII. 

•) Notes on the state of Virginia an. 178s. pag. 70. 

•) Gottingisches Magazin der Wissenschaften und Litteratur IV. Jahr- 
ganges 2. StUck. M'uhaclh Briefe aus PhiladeJphia an Fonler und 
Lichtenbcrg. Nov. Act. Petrop. Tom. II. 

») Acta Petrop. Tom. I. et Nova Acta Tom. II. tab. 8 — 9. 



469 

Pcolius anno iSoi frequentioribiis skeleti mastodontei 
fiagmentorum inventoruni et partium clTossarum rumoribus 
commotus intco;rum skelcton hiijus animalis colligcndi et 
ex singulis ossibus in margae fodina Newburgensi ad lit- 
tora Hudsonii fluvii elTossis coniponendi, ad eiindem lociim 
sese contulit et, conamine ultra spem succedente, cuni inte- 
gio skeleto iter ad Angliam fecit, et skeleton ibi deposuit si- 
mulque relationem conaminis sui publiai juris fecit *). Cu- 
viov denique aliorum **) relata complectenti et collectanti 
conipletioreni et acutissimis observationibus et conclusio- 
nibus illustratam Elephantis mastodontei descriptionem de- 
bemus. 

*) Kcmhranit idéale Account of the Skeleton of the Mammouth. London 
1802 in 4to et Kembrnndt Fcale an historical Disquisitlon on the 
Mammouth London i8o3. Editio aucta. Facta in hisce scriptis re- 
lata Cwvicms cum fragmentis et partibus skeleti fossilibus contulit 
et in hac etiam specie examinanda omnibus fere palmam praeri- 
puit > etsi in novo ex meris molaribus maie creato j°enere et in 
praemature dijudicando, ut solet, erraverit. Caetera tamen omnia, 
exceptis verbis ,yla structure particulùre de ses molaires sutfit pour en 
faire un genre di ferait de celui de rEléphûnt ! " — illi concedo 
**) Domeyer in Actis novis societatis hist. nat. Berol. Tom. IV. in 4to. 
Allgemeine Littei'atur - Zeitung , Halle i8o4> April Nr. 111.. p. 82. 
Journal de Physique. Ventôse an 10. p, 200. Vulentin. — Vo'tgt^s Maga- 
zin fiir d. n. Entd. in der Naturkunde. l^obiey Tableau du Climat 
et du Sol des Etats-Unis d'Amérique Tom. I. p. 100. Cuver sur 
le grand Mastodonte, animal très voisin de l'Eléphant, mais à ma- 
chelières hérissées de gros tubercules, dont on trouve les os en di- 
vers endroits de deux continens et surtout près des bords de l'O- 
hio dans l'Amérique septentrionale, improprement nommé Mammouth ' 
par les Anglais et par les habitants des Etats-Unis etc. — dans les 
Annales du Muséum de l'hist. nat. de Pari» Vol. VIII p. 270. 

59* 



4'/o 

3) ELEPIIAS MAMMOXTEUS, ciijns qnidcm maxillae 
crania, laniaiii et niolares pcr totam Europam dispersa et 
temporis carie cxesa efTodiiintur , ex skeleto integfo non- 
duin cognitiis, a Blumenhachio celebcrrimo piimigenitis vel 
primordialis dictas et a Cuviero jain descriiDtus est. Di- 
stinguitur ab aliis speciebuSj praeter giganlcam magnitudi- 
ncm, laniaiiis maximis decem ad qnindccimpcdalibus , ad- 
modum aicnatis , simulquc in spiram contoitis , eorunique 
giandioribus alveolis extrorsuin vcrsis, qui capitis longitu- 
dinem vel altitudinem *) admodum angcnt et producunt. 
Brevissimo proisus collo et processibus spinosis veitebra' 
rum thoiacis longioribus et robiistioribus ad ferendbm et 
firmand'Lim caput ejasmodi propensili laniaiiorum niUan- 
tinm pondère gravissimum aptissimis et omnibus ossibus 
robustioribus, eorumque apophysibus et tubcrositalibus mus- 
culorum insertioni inscrvientibus prominentioribus ncc non 

*) Jain Elepliantis Asiatici cr:niuin longius vel altius est, cranio Afri- 
cani: at omnium altisfimum mammonteum et froiis ejusdem concava. 
Altitudinem cranii Ciivierus seqiientibus verbis exprimere voluit 
,, L'Axe verticale de la tête est fort élevé" et Ciin.pcri observatio 
in utroque sexu laniarios adesse , confirmari videtur sfd notae pro- 
minentiores specificae, e nieris laneariis prodeuntes et desumtae nec 
buii nec iUi innotuerunt , quamvis primo -intuitu in integro skeleto 
sint pt-rcipiendae Difïerentiae reliquae spei-ificae ab utroque allatae 
omnino verae et optime observatae sunt , at non primo statim in- 
tuitu sed saepius t xaminando et comparando primum in conspectum 
veniunt, ergo levioris sunt raoraenti et ils quae oculos quasi incur-^ 
nuit, post ponendae*. 



471 

extremitatnm compagc firmioii y coiio deniqae piloso ab 
aliis specicbLis abhonct , ita , i\t per posteriorem hancce 
dilTercntiam tamquam Elephas rcgionum fiigidiomm terrae 
cohsiderandns videatur. 

Discrimina jam indicata ex skeleti totitis habita peten- 
da, sub sensum cadentia eamque ob causam graviora et prae 
cactciis mihi digna indicandi videntur, quoniam piimo in- 
tuitu jam a quovis imo historiae naturalis imperito , ske* 
leton Elephantis Asiatici cum mammonteo comparante, con- 
spiciuntLir ,- ad quam sententiam lectores qui iconem ske- 
leti mammontei a me adjectam cum icône skeleti Ele- 
phantini Campcriani *) vel Cuvierianl conferre velint facil- 
lime accèdent. Q.uae tamen non impcdiunt , quo minus 
discrimina reliqua ab antecessoribus inventa et ex singu- 
lis paitibus, v. c. maxillis molaribus etc. enucleata agnos- 
cam atque alTeram. In craniorum et molarium diversarum 
specierum comparatione a me reperta et vere comprobata, 
haec sunt : 

Molares mammontei, caeterum cum Indicis vel Asiati- 
cis magnitudine et longitudine aequales ex majori lamina- 



•) Omnium optime et juste ab ipso auctore depicta , qui isto tempore 
Anatomicorum omnium maxime peritus siiinilnue dithcillimas objec- 
torum figuras calamo deliieandi dexteritate praeceliens icônes sua»' 
paucis sed «gregie delineavit. 



472 

iTiin numcro ac in Indicis compositi, idcoqne et sulcoriun 
vel zonarum vitrearum transversaliiim majori numéro gau- 
dent. Laminae ergo angustiorcs sont Indicis et inagis ap- 
proximatae tcnuissimacque. Zonae transversales per as- 
cendentem substanliain vitrcam elTorniatae in coronae su- 
perficie conspicuae, sulcos osscos includentes, minus serra- 
tae quam undulatae sunt, et in Indicis sed compuessiores, 
lineares fere et omnino parallelae. 

Ralione et proportione laminarum (ergo, molares ele- 
phantini omnes ex ils compositi *) , dilTcrunt. in diversis 
speciebus et quidenj numéro : 

.1) Molaribus MAMMONTEIS copiosissimae sunt lami- 
nae tenuissimae angustissimaeque , 

2) INDICIS copiosae et angustae sulcis undulatis di- 
stinclae , 

3) AFRICANIS parciores et crassiusculae, sulcis undu- 
latis medio dilatatis distinctae , 

4) MASTODOXTEIS paucissimae crassissimae, in statu 
integro tubcrculo utrinque; statu veio detrito sulco 
utrinque dilatato distinctae. 

*) Molares Elephantorum omnium in génère ex laminibus vel dentibus 
lameUosis compositi sunt , molaribus mastodonleis nullo modo ex- 
ceptis , ex quo sequitur , animal ma^todonteum ex codem hoc gé- 
nère non excludendum nec separandum esse, qnod tamen perperam, 
ut inihi videtur, Cwj'nrus fecit Vid. ulteriora argumenta Can/periani 
in disposltione V. hujus sectionis communicata. 



473 

Maxillae infeiioies niammonteae ventncosiores crassiores 
et ad syinphysin ramoriim vel ftMnoiiim in arcuin magis sinua- 
tae vd furcatae simt, cum c contrario illac Indicae versus 
symphysin in an^ulmn fere aciiuini conjiinctae sint. Cu- 
lienis in eo tamen erravit, qur^d fossilibus mticronein men- 
talein pro inserendo Tnusculo genioglosso denegaverit *), 
quoniam Colonienses suac fossik^s maxillae processu hanc- 
ce mentali destitutae fuerint, in omnibus nostri Musei si- 
biricis melius conserva tis mticro adest, quod etiam ex ta- 
bula adjecta mca sccunda (Tab. XI.) elucet. Cuvierus vero a 
priori perperam demonstravit mucronem maxillae inferioris us- 
que ad laniariorum alvrolos^ in Asiaticis breviores, non ascen- 
dere posse, scd inter laniarios ipsos remanere; cum e con- 



*) ,)Le canal (sub voce canalis C. spatium inter maxillae inferioris 
ramos vel femora eorumque symphysin intelligit) est donc i") beau- 
coup plus large à proportion de la longueur totale de la mâchoire, 
mais 2°) il est aussi beaucoup plus court. 3") Dans l'espèce des 
Indes et dans celle d'Afrique, où les alvéoles des défenses ne des- 
cendent pas au - delà de la pointe de la mâchoire inférieure, celle- 
ci peut s'avancer entre les défenses ; elle se prolonge donc en une 
espèce d'apophyse pointue. Dans les tètes fossiles au contraire, où 
ces alvéoles sont beaucoup plus longs, la mâchoire a dû être, pour 
ainsi dire, tronquée en avant: autrement elle? (_non maxilla sed os) 
n'auroit pu se fermer. Ces deux difierences sauteront aux yeux de 
ceux, qui r garderont les figures i, 2, 3, 4 et 5 de la planche V." 
Figurae 4 et 5 fossiles maxillas mutUatas et mucronibus destitutas 
repraesentant : vide Annales du Musïéum de l'histoire nature. le de 
Paris, Tom VIII. p. 25o. Rectius Camperus (Oeuvres 1. c. et apud 
Cu-vicrum pag. 25 1.) ait, ,,que la mâchoire fossile offroit des côté» 
plus renflés, plus bombés que celles des Indes." 



474 
trario in craniis fossilibos alveoli laniariornm longiores 
sint, miicronern eosdeni collidcre vel impedire, quominus 
os cLiiidi possit, qiia de causa maxillam inferiorcin ante- 
rioia versus nccessario non mucronatam sed truncatain esse 
debuisse. 

Species mammontea Asiaticae prae reliquis quodam- 
modo , ob molaiium stiucturani et corpoiis habitum com- 
munem, affinis. 

4) ELEPHAS MASTODONTEUS vel Americanus ex 
omnibus chaiacterem indubium hujus gcneiis constituentibus 
notis, (v. p. 470 et 472) omnino obviis, confumata species, 
nuperrime a CuvierOy qui dilTeicntiam in molaribus specificam 
pro generica habuit, vi quasi ab eodem hoc génère avulsa, 
denuo mihi restauranda est. Haec species altcrani Ele- 
phantini generis extremitatem formare videtur et E. main- 
monteo lamellis molarium numerosissimis et tenuissimis di- 
stincto omnino oppositam, Afiicano autem propter niinorem 
laminarum in molaribus numcrum affinem. 

Proboscidem et laniarios ebumeos nec non molares 
compositos animal mastodontcum omnino habuisse , CuviC" 
rus nonsolum agnovit, sed ipse demonstravit, hoc est, no- 
tas omnes Elephantini generis in eodem conspexit , nihi- 
lominus tamen speciem ejusdem generis esse negavit, — 
et cur hoc? „qiioniam dijfert molarium forma ab alils Ele- 



415 

phnntorum speciehus / *' *) — Sed ipse respondeat : „ il 
FesLilte de la description, que le grand Mastodonte ou l'a- 



*j ,,La fiîrme des machelières est ce qui » le plu? frappé en elles. 
La couronne est divisée par des sillons ou espèce (!e vallées ou- 
verts en un certaine nombre de collines transversales, et ch-que 
colline est divisée elle - même par une échancrure en deux grosses 
pointes obtases et irrégulièrement conformées en pyramides qua- 
drangulaires un peu arrondies. Cette couronne, tant qu'elle n'a pas 
été usée est donc hérissée de grosses pointes disposées par paires. 
Au fniid weine y H n'y a qu'une différence de proportion entre ces co'l'nies 
traiisverses à trutichiint diziisé en plusieurs tubercules des dents de fElé- 
fhaiit. Ceux • ci sont seulement des cvUines plus nombreuses , plus élevées^ 
plus miixes , sepiir(es par des vallons plus étroits plus profonds , et que le 
tortirnl comble entilnmeut'^ etc. Ex ultimis hisce verbis, etsi nuUo 
niodo laminas niolarium ipsas respiciant nec earum numerum, com- 
positionem et proportionem cum Africanis imprimis comparandarn 
distincte satis explicare valeant , tamen elucet, auctojrem, molarium 
mastodonteorum structuram Elephantinis analogam intellexisse, sed 
eo-rum lamellosam compositionem omnium Eléphant rum molaribus 
propriam non observasse et quominus eam observaret , dilîeren- 
tia , in sulcis versus utramque extremitatem dilatatis , posita , spe» 
cifica , paulo prominentiori , impeditum fuisse. Verum est , mola» 
Tes mastodonteos primo intuitu ab Africanis adeo , quibus tameti 
propter laminas crassiores , ex quibus compositi sunt , omnium ma- 
xime adpropinquantur, abhorrercj si vero lamellosam utriusque mo- 
laris structuram respicias et proportionem laminarum in utriusque 
speciei molaribus et crassitiem et numerum diversum observare ve- 
iis, mox inteiliges , molares mastodonteos masticando detritos sul- 
cis vitreis utiinque dilatatis |^ eadem ratione ut in reliquis speciebuS 
ex tuberculis, etsi majoribus, nempe ortis) instructos esse, ac lami- 
narum cr:as3itiem earumque tuberculorum et sulcorum amplitudinen» 
eadem ratione augeri , qua numerus earum ditnnuitur, v.debJs tan- 
dem in lis molares elephantinos ex paucioribus et crassioribus la- 
minis ad coronam utrinque tuberculatis c .mpositos et Cuixierus de- 
nique ipse fateri débet, molares mastodonteos re vera non structura 
•ed proportioiie tantum laminarum (quas voce obscura et neutiq im 
cUra nec distincta ciJlium trdnsversalii m indicare voluit) ab aliis 
molaribus differre. Alio tempore et ego ex disscctionibus molariUin 

Mfmoiret de l'Acad. T. r. ^^ 



nimiil de l'Ohio ctoit fort semblable à l' fille phant par les 
éèfenses et toute l'Ostcologie , les màclielières exceptées; 
qu'il iivoit tiès - probablement une trompe; qtie sa hau- 
teur ne surpassoit point celle de l'Eléphant, mais qu'il 
étoit un peu plus allongé et avoit des membres un peu 
plus épais, mais une ventre plus mince; que, malgré tou- 
tes ces ressemblances la structure particulière de ses mo- 
laires suffit pour en faire un genre dilTéicnt de celui de 
l'Eléphant" etc. vid. Cuvicr sur le grand Mastodonte, An- 
nales de Muséum Tom. VIII. pag. 3 il. 

Ex meris igitur molaribus Cuvierus novum genus ani- 
malium creavit! ex molaribus, in quibus lamellosa mola- 
lium elepbantini generis structura non dignoscenda , quo- 
lura vero laminae quoad numerum diminutae, quoad cras- 
sitiem auctae, quoniam species mastodontea alteram generis 
extremitatem occupans mammônteae et asiaticae , ex qua- 
lum molaribus normalis quasi molarium elephantinoruni 
structura primo accepta est, et qui ex angustissimis tenuis- 
simis et numcrosissimis lamellis compositi sunt, ergo con- 
trariam omnino laminarum proportionem sequuntur, directe 



transversalibus et laminarium molares omnes elephantinos compo- 
nentium vert.caliuni analysi, iconum ope, demonstrabo, lamellosam 
structiiram vel molarium ex dentibus pluribus lainellosîs composi- 
tioreni ad ^enus distinguenduni , laminarum attem ipsarum crasai- 
tiem et nuiuerum ad species deOnieiidas inservire. 



477 

opposita est. Si genus elephantinum primo ex molarjbus 
mastodonteis cognovissemus, quibus oinnicim spccieium pan- 
ciisimae et ciassissimae laminae siint, quanim et tubeicula 
et siilci vitrei proportione majores esse debent, primo in- 
ttiitu moldrem mammonteum ex lamellis tenuisaimis- et nu- 
merosissimis compositmn pro elephantino vix haberemus, 
at primo intuitu nondum contenti sed per ipsam srructu- 
raiu pénétrantes nalurac scrutatores per meram dissimulatam 
formam fdlli nesciunt ; formam, strnctiiram, paitium com- 
positionem et proportionem respiciunt et rite distinguunt. 
Structura lamellosa molarium mammonteorum eadem est ac 
mastodonteorum licet numerus, crassities et foi ma lamina- 
itim maxime diversa sit. In génère definiendo ex molari- 
btis, pro specierum diversitate variantibus , nil nisi com- 
positio eorum vel lamellosa structura rcspicienda est. 

Hisce jam verborum tantum ope expositis , in poste-» 
rum vero iconum majori auxilio exponendis argumentis Ele- 
phantem mastodonteum a naturali génère suo avulsum, ite- 
rum restaurasse censée, ejusque molarium dilTereiHiam spe- 
cificam omnium maximam ad capitis hujus calcem de va- 
riis speciebus disserentis adjiciam. Primum vero moneam, 
specierum omnium molarcs , praemissa de dentilione Kle- 
phaniorum, de molarium pror^us successione et sr-ciindaiio- 

60 ♦ 



4"7a 

rum inoTaiirim a piimaiiis diversoium differentiis doctrina 
a Campero et Cuiicro egicgie cxhibita, nonsoluiii in statu 
intogro scd cliani dctrito comparandas esse, ne iategritatis 
et laesionis vel delritionis discrimina ciim dilTeientiis es- 
sentialibLis confundamus. Deinde nonsolum coronae et la- 
niinariirn figura sed eariiin interna structura , earumque 
sulci vitrei ex molaribus transversim disscctis et veïticali- 
tcr dilTractis respicienda simt , iitv in tuberculis istis binis^ 
Hiaximis, in quavis coronae roastodontis lamina ventricosa 
et crassa conspicuis, aJiud quidquam videamus, quam quod 
in piiuimis sibi approximatLs minoribusque tui3erculis in 
ordines vel parallelos vel iboniboidales digestis, corona 
sensim detrita , sulcos vel parallèles vel niedio dilaLatos 
et sesc invicem tangentes formantibiis videmus. 

Elephas mastodonteus praeter staturâm longiorem et 
Biulto robustiorcm molarium (corona tuberculis sex, octa 
vel decem mitnita) ex tribus, quatuor vel qninque tantum 
laminis, sed omnium crassioribus et ventricosioribus, ad co- 
ronaiii utrinque tuberculo vel. sulco admodum dilatato in- 
structis, compositione distinguitur.. Praeraissis hisce spe~ 
eierum jam omnium distinetionibus transcamus nunc ad 
skeleti mammontei ipsius, in Musco Acadcniico Pctropoli» 
tano expositi explicationem. 



4T9 

De sKcIcto mamontcn ipso în Maseo AcademîeOf 
Petropolitojio conservato* 

Skeleton mamonteum Adam sa meritissimi cura com^ 
po>.itum , in Museo Academijc Imperialis Scicntiarmn Pe- 
tiopolitano pone skeleton elcphantinum reposituiTL est itai, 
ut commode alterumr eum altcro co=mpaiari possit. Jara 
primo intuitu qùisque ossium utriusque compagem perlu- 
straturus persuasum sibi habebit, animal mammontcivm Ele- 
phantini generis speciem fuisse et quidem Asiatico vel 
Indice nostri aevi omnium maxime affinem^ Skeleta bina 
Asiatica Musei nostri mamonteo adposita sunt , Africa- 
nura non habemus. Sed cum Asiatico jam compara- 
tum animal mamonteum. codera gradu diversunt ab eo 
apparet, ac Eqiuis caballus ab Asino, quod jam Cuvïcrus- 
ex fragmentis argidt et vix dubito> tyronem vel historiae 
naturalis adeo iaiperitum inremri ^ qui hoti priuîo obtuta 
speciem mararaonteara laniariis majoribus magisque arcuatifi 
et in spiram contortis extrorsum versis simulque omnibus 
ossib^is crassioribus et robustioribus ab Asiatica et magis 
adliuc ab omnibus rcliquis discrepantera observaret. Noni- 
solum enim generali totius corporis babitu , magnitudiae- 
et ûssium lobustioie compage et ciassiJtie , sed etiam. par- 



480 

tinm quarnndam propoitione diversa et magnitudine pecu- 
lidii diiTert species deicta primaeva. 

Differentiae specificae ex habitu petendae. 
Confer. Tab. X. 

Habitum dico complexnm gencralern omnium paitiura 
totius corporis ex primo obtiitu peiceptarum . Ejusmodi 
habitus robustior est in skeleto mammonteo ac in Asia- 
tico et re vera in «traque specie deleta habitus multo 
crassior et robustior, quam in speciebus binis superstitibus 
ceinitar adeoque mastodonteus mamonteum nostrum ossiuru 
crassitie superare dicitur. 

Piimo intuitu quisque îaniarios Asiatici vel Africani 
■eu m mamonteis comparatnrus mamonteos duplo triploque 
longiores, crassiores, magis inctuvatos, in spiram contortos, 
alveolos tuhulosos longiores extrorsum versos vol divergen- 
tes et fossa interalveolari desiitutos conspiciet , craniam 
ipstim exiude ampliatnm, longius, gravius laniariorum eo- 
ïumque tubulorum pondère propcnsili auctum inveniet. 

Truncus robustior in omnibus et singiilis ossibus et 
ossium partibus primo obtutu ceinitur. Columna verte- 
bralis et processus imprimis spinosi vertebrarum thoracis 
in skeleto nostro mamontco multo longiores et crassiores — 
declaranuir portatores capitis gigantei. Conf. (Tab. XXIV. 



fig. I. BO. J rt T.ib. XX. fig. i. A B C D.) casdcm par- 
tes caput elcpliantinum sustinentcs in skeleto Elephantino 
Campcriano. In utiaqLie icône opcris sni egrcgii celeber- 
rimiis Camper ligamentum occipitale cumcervicali conjiinctum 
in skckto Elephantino dclinoavit; ex apophysibus spino- 
sis vcitebramm thoiacis hoc ligamentum oritur et partim 
occipiti" paitim apopliysibus spinosis vertebrarum sex iilti- 
martim ccrvicalium annexnm est. Officium hnjus liga- 
menti est , capitis elephantini pondus grave ope ejiis- 
dem sListinere ; ligamentum vero ipsum caput cum trunco 
conJLingens apophysibus spinosis vcrt<biaium thoiacis hi' 
seritur. In apophysibus hisce ergo punctum fixum est, 
quoniam ipsae vi ponderis resistunt. Apophyses hae ergo 
resistentes reliquis apophysibus altiores et robustiores tam- 
quam port^tores capitis elephantini considerandae sunt, et 
cum caput mammonteuni laniariorum pondère propensili auc- 
tum et miilto gravius elephantino factum sit, sequitur, et 
portatores ejusmodi capitis gigantei multo robustiores et 
crassiores prominere, quod etiam le vera in skeleto nostro 
mamonteo cernitur ^ qua de dilTerentia spccifica quisque 
Icctorum meorum, qui tabulam meam X. adjeclam cum ci- 
tatis iconibus Camperianis conferre vel skeleti mamontei 
vertebras cum elephantini vertebiis comparare velit, certio- 
rem se facere potest. 



4^2 

Deinde et extremitatum crassiorum et robustiornm ^ 
taie corpus gravissimtim siistinentium, liabiLus ab elephan- 
tino habitu diversus, plumbdis et ciasskn evadit et cor- 
pus et singula membia elcphaniinis breviora quasi rcFcrt, 
etsi r-e vera non sint. Confcr. e. g. feiiioris ossa in ske- 
leto maiHonteo et CamptrUuio. 

Habitum denique robustiorem jam in solo skeleto ma- 
Tîifestuni et observabilera eo distinctius et clarius quon- 
dam in ipsius animalis, carne et coiio vcstiti, viventis figura 
horribili manifestatum fuisse , ex eo elucet , quod muscu- 
lorum , tendincim , ligamentorum ac reliquorum corpoiis 
molliorum partium robur ossium robori convenisse conclu- 
dendum sit, et quod species mamontea ab omnibus reli- 
quis speciebus eodem gradu discrepaverit , quo cutis, pi- 
losa et juba collaris candem distingueret et aspectu terri- 
bilem redderet. 

DiiTerentiae specificac ex magnitudine et proportione 
partium quarundum diversa petendac. 

Species elephantini generis deletas vivontibus binis 
vel nostri aevi speciebus grandiores et robustiorcs fuisse, 
ex dimensionibus ossium et fragmentorlim a Pcalio et Cu- 
viero dcscriptorum et mensuratorum coniprobalum est. Cor- 
pus imprimis Elephantis juammontei ejusque staturam re- 



4^3 

liquis praevaltiisse et in £;igantcam magniuidiiiein excre* 
visse, ex singulo hoc et iinico quideni nostro skelcto non 
çlucet, qiioni,ini hoç spcçinien ex iniqQiibu? hiiss^ videtiir 
ac junioiis aetatis documenta prae se fert, epiphyses enim 
nondum ossificatae sed cartilagineae potius substantiae, 
hinc illinc secessae. Nihilo minus tamen speciminis hujus 
mdinaiontoi junioiis magnitudo eandem binorum adultomm 
ponc positorum Asiaticorum feie superat , evidentius au- 
ttni ex aliis singulis ossibus mammontels alio tempore et 
loco emtis ac dcscribendis in Rluseo Academîco reperîun- 
dis hujus speciei magnitudo gigantea declaratur, nec non 
iiiiprimis ex craniis binis mamonteis insolitae magnitudinis, 
ahero in Museo nostro, altero in Museo nautico Petropoli- 
tano conservatis in posteium desciibendis, eadem compro- 
balur. 

De omnium singuloium ossium magnitudine, robustiore 
compage et habitu crassioie , ex dimensionibus et mensu- 
ris ope filamenli et baculi geometrici institutis, comproban- 
do in 'sectionibus singulis sequentibus agitur , in quibus 
simul de singulis ossibus skeleti mammontei observationes 
et relationes anatomes comparativae auxilio factae et explo- 
ratae exponuntur et Lconibus, ubi necesse eiit, paitium ex 
utraque specie i>iopositaruni et adhuç -compaiandarum de- 
inonstrarrtur. 

Nltmolrci de l'Acatl. T. T. ^1 



484 

In hac sectione prima haec omnia obitci tantum et 
quatenus ad demonstrandam differentiam specificam Ele- 
phantis primaevi, vel ad skeleti raamontei explicationem 
necessaria videntur, tractanda sunt. 

Graviora argumenta vcro, speciem mamonteam a reli- 
quis diversam esse , çomprobantia ex proportione paitium 
quarundam corpoiis diversa piodcunt. Ilarum , ut jam 
dictum est, gravissimae sunt laniarii X. et XV i= pédales 
eorumque alveoli tubulosi, qui grandiorum laniariorum infi- 
gendorum et firmiter stabiliendorum causa in cranio ma- 
monteo amplificandi et producendi erant , ideoque et re 
vera multo grandiores sunt, atque fossa interalveolari fere 
destituti, sed in extrema parte extrorsum utrinque divergen- 
tes, directionem laniariorum sequuntur, quod ex tabulaeXF. 
fig. 1. cognoscitur. Alveoli nonsolum crassiores sed etiani 
longiores approximati cranii altitudinem vel longitudinem 
augent, inde cranium mamonteum adeo illud Asiatici, ad 
axin verticalem productum , longitudine adhuc superat, 
quod etiam ex eadem figura ejusdera tabulae elucet. 

Deinde, si Tabulae X. figuram i. inspicere et cam 
eu m skeleto Elephantino Camper iano con ferre velis , hre- 
vissimum in skeleto mamonteo coîlum esse videbis ac Cam- 
péri acutissiiiii ingenii de necessaria E. mastodonte! con- 



485 

formatione dcmonstiationes *) et anguria , qiiae etiam iti 
mamonteo compiobdta siint adiniraberis. Vertebrae colli non 

*) Act. Petropol. T m. I. part II. pag. i22i, ,,Conjecturae meae pon- 
dus praeterea adde e videtur hicc consideratio : quod (juon'iam pro-- 
hosc'lc g.u l'en hhrt ncogmtum (maslodonteum) necessariOy etiam idcirco 
veluti flephas primoribus dentibus deôti'tuatur. Verum cur proboscide 
iinri,' (l beat ueceistirw ? interrogantfs audio. Ob hanc , respondeo, 
cau'îsi^m , quoniiin ex maxillae inrerioris mole dijudicare valemus, 
caput incognti (mastodontei) e-^se ingens, elephantino adulte majus, 
ade ique perquam grave. Id si probabile statuamus , nccesse est ^ ut 
tcU-iu itt penua-n hrti'e queniadmodum in Elephanto , etiam ut alti- 
tuJo atqne totius corporis moles sit valde ingens; quid ergo? ut 
proboscid*" tamquam longiore manu sit instructucn ! sine qua sive 
carnivorum fingatnr, seu phytivorum, alimentum capere omnino non 
posset Gaudere igitur débet proboscide et destitui dentibus primo- 
ribus. Si ad Dromedarios, Camelos, Equos, Oves, Cervos et Boves 
animum advertimus, patebit, collum in iis omnibus esse proportiona- 
tum altitudini spinae dorsi a terra; sed in his omnibus caput par- 
vum et levé est. Equi collum brevius collo Cameli, sed et caput 
gravius. lllud Bovis gravius quidem est equino capite, sed et col- 
lum brevius. Cameli caput omnium levissimum, Elephanti caput 
haud raro DC. vel DCCC. libras grave requirebat igitur collum bre- 
vissimum respectu altitudinis cerporis, cum quo tamen pabulum at- 
tingere iiequivisset , ni?i industria et provida Natuia longiori pro- 
boscide hune defectum compensasset. Qiioniam igitur omnis haec 
ratiocinatio etiam incognito animali adplicari potest et quoniara nia- 
xilla inferior apprime elephantinae similis est, jure summo ad idem 
genus referri posse opinor. " (Vides lector bénévole ! acutissimum 
, Cnniperum, alia ratione ductum, meis partibus stare et mastodcnteum 
contra Cuv'urum non génère sed specie tantum diversum demonstrare, 
quod ego tantum molarium structura conatus sum.) ,,Molares den- 
tés , fateor coronis suis diversos esse ab elephantinis ; verum inde 
quidem specifica, sed gcnerua d'iffireiit'ia peti nequaijuam potest. In ae- 
thiopico apro molares fere f lephantini dantur quatuor, in nostrate 
viginti , in Americano cystifero viginti quatuor, in Babyroussa vi- 
ginti; ob quam solam diffcrentiam tanien nemo novam hanc Africae 
bestiam ad diversum genus referre vellet!" (Merito haec verba ce- 
leberri-nus PolLis ex epistolis Cainperi justa laudae allegavit, „ verba 

61 * 



486 

minores Elcphantihis, sed potius robustiorcs sunt, at arctiiis 
inter se comprimuntur vcl magis approximantur: inde col- 
lum brevitis, elephantino, quoniam caput laniariorum ma- 
ximorum nutantium pondère propensili gravius est elephan- 
tino, Ob eandem causa m etiam processus spinosi vertchra- 
rum thoracis et omnium in grncre doisi vcrtcbrarum, quibus 
ligamentuni crassum cervicale et occipitale , caput susti- 
nens, inscritur, robustiores sunt in mammontco (vid. Tab. 
I. R.) , quam in skeleto elephantino, nbi processus spi- 
nosi multo tenuiores sunt ac sola extremitas cartilaginea 
incrassescit j ut in iconibus skclcti elephantini posteriori- 
bus sectionibus adjectis dernonstratur. Natura ossiuni grave 
capitis pondus sustinentium robur auxit , eadcm cura cra- 
nii pondus ipsum structura lameîlarum tcnuissimarum ccUu- 
losa diminuit, quod celeberrimus Camper cgregie scquenti- 
bus demonstravit. „Pour resserrer l'encéphale dans de 
justes bornes , ne pas surcharger la tcte d' un poids inu- 
tile de matière osseuse , et donner cependant cette plus 
grande étendue, qu'exigent les muscles- les tables du crâne 
sont éloignées les unes des autres par un grand nombre 
de cloisons osseuses prolongées à la distance de plusieurs 



sunt," idem inquit: ,,e quibus novo argumento discimus, quantum 
lucis et incrementi Anatome comparât» a Sumrai Viri laborioso otio 
«xpectare sibi debeat. " 



4B"î 

ponces. Les intervalles, remplis d'une infinité de cclliises 
plus ou moins spacieuses , communiquent avec le gosier 
par le moyen des trompes d'Eustache, et se chargent d'air 
au lieu du sang ou de la moelle, qui se trouve ordinai- 
rement dans le diploé des mammifères.*' etc. Ceîhdac 
istae aère incluso pondus cranii diminuentes , in cranio 
mamonteo copiosiorcs elephantinis, repcviuntur et spatlum 
inter utmmque laminam cranii osseam multo nmplius inde 
cavitas cranii, ab interiori lamina formata, paulo minor quam 
elophantina , extcrior lamina e contrario amplior evadit» 
quod in sectionum sequentium iconibus cranii diilracti de- 
monstratum est. 

Omnium reliqnorura ossium , v. g, scapulae, humeri, 
antibrachii et carpi utriusque lateris, magnitudine et pro- 
portione peculiari v^ariantium in skeleto mamonteo crassi- 
ties et robur necessario ex capitis mole ejusque laniario- 
rum pondère aucto oritur. Ossa igitur haec crassiora et 
robustiora extremitatum anteriorum non nisi etfectus natu- 
rales capitis mamontei gravioris consideranda sunt , quo- 
niam centrum gravitatis capitis et corporis gigantci ipsis 
hisce extremitatibus anterioribus prae reliquis impositiim 
est. Alterum ex altero sequitur. Humeri ossa omnibus 
iis animalibus , qiiibus gravitatis centrum anterioribus ex- 
tremitatibus incidit, v. g. Elcphantis, robustiora et crassa 



488 

sunt, sed crassiora et ampliora in skeleto mamonleo Tab. 
X. fig. 1. m.o.a.l. a lalcre fig. 2. ab anteriore et posteiiore 
parte conspiciuntur, pilae quasi appellaii possunt, quaruin 
capita ingeiitia globosa pondus ferendum produnt, qua de 
causa hunieri os etiam ab anteriore et posteriore parte vi- 
su m in Tabulae X. figura secunda et tertia iterum dtli- 
neatum est. 

Antibracbii (vid. Tab. X. fig. i. bond) structura et 
compages omnium maxime memoriae digna est. Cubitus 
(h) seu ulna mamontea crassior elephantina , praeprimis 
versus extremitates volumine augetur , ita , ut olecranon 
iilnae (c), cavitati inter condylos humeri majori et poste- 
riori respondens , mirum in modum promineat. Radius d, 
anteriorem ulnae partem tegens, cruciatim cum ulna con- 
junctus est , ita , ut versus inferiorem extremitatem cum 
osse semilunari carpi , versus superiorcm vero , postquam 
supra ulnam oblique ascensit , ad oppositum latus tendit 
et per synevrosin cohaeret, quod in sectione sequenti la- 
tius iconum ope dcmonstrabitur, quoniam natura in hacce 
articulatione crucem sic dictam Sti. Andreae seu instru- 
mentum sustinendi formavit, quo ù\bn lignani in exstruen- 
dis aedificiis et ad sustinendum grave pondus uti soient. 

Pedes cxircmi efgli Tab. X. fi^. i.), cute et tendi- 
nibus ligamentisque adluic obtecti ampLius explicari ne- 



439 
quCunt, quoniam pcdcs ex unico ?pccimine dissecari ncu- 
tiquam licct. — Pabnae et planta e ad inferioreni super- 
ficiein impiiinis dUatatac et éléphant inis latioies, 

Ossa ileum (TU) et scapulae (gQ.PO) mamonteae 
elephantinis robiistiores et versus tiiberositates et vestigia 
insertionis musculortim prominentiora dilatatae sunt, quod 
nonsoluni ex marginibus ileum (T LJ) et ischium (u), sed 
etiam ex utroque scapulae processu (O et Q) cognoscitur. 

Fcmora (X X) nonsoluni in diaphysi sed etiam versus 
apophyses, trochanterem (r) nempe et condylos (t t) cras- 
siora elephantinis , etiam Tibiae (Y) cum fthulls (Z) prae- 
scrtirn versus superiorem extremitatem, elephantinis, cras- 
siores. 

Costae et vertehrae caudales numéro incompletae^ prio- 
res cuni sterno ab ursis devoratae partim e ligne restaii- 
ratae, posteriores ad octavam (/) usque supersunt, reliquae 
viginti duo carent. Reliqua et singula in specie demon- 
stranda in sequentibus sectionibus continuabo, cum prioris 
limites jam transgresses video. Paucas tantum et généra- 
les skeleti dimensiones et mensuras et iconum explicatio- 
nes adjiciam. 



49-0 

vr. 

Exj)licat}o tahularum X. et XI. 
Tab. X; fig. i. 

A. B. Laniarii admodiim aicuati , apicibus acie ter- 
minatis extiûrsum versis quorum directio, a posteriori parte 
clarius visa in iconibus sequentiuin sectionum demonstra- 
bitur. 

C. Alvcoli cute denudati. 

D H H F G. Cranium relicta cute corrugata et lace- 
rata obtcctum. D. locus ubi rostruni vel promuscis ve- 
rosimillime ab ursis avulsa et devorata subjacuit. E Oculi 
seu palpcbrarum vestigia. F. Auriculae lobus. G. Cutis ab 
occipite avulsae fragmentum H H II. Limites cutis in cra- 
lîio relictae. I. Maxillae inferioris portio. K. Fossa occi- 
pitalis, ejusdemque septum pro insercndo ligamento cervical i 
crasso, L Atlas. M Epistrophcus, N lineae punctatac, si- 
tam, directionem et insertionem ligamenti crassi cervicalis, 
gravissimum caput cum columna vertebrali conjungentis> 
indicantes. O.P.Q. 7. Scapula P. Cavitas articularis ad ex- 
tremitatem anguli coUi. Q.. Processus acromion imitans 
O. Processus apophysin coracoidcam imitans, e spinae mc- 
dio supra Huisculum iiifraspinatum desccndens q. margo in- 
ferior et angulus ad labium posterius scapulac : f labiuiii 



491 
triangulare baseos spinae ad angukini superiorem scapuLir. 
aa.n.ll. Huineri ossa, et quidem, a diaphysis \'^el corpus, 
n caput ossis humeri articiilare, / fossa pro recipiendo ul- 
nae c olccrano inter condylos ad posteiiorcm extremitatis 
humeri inferioris paitem : h c dm antibrachium et quidem 
h cubitus vel ulna, c olecranon ulnae superiore et poste- 
riore antibrachii extremitate affixum: m cavitas sigmoidea 
et anterioris et superioris extremitatis pro recipiendo 
condylo utroque brachii: d radius, ee.// palmae vel pe- 
des extremi anteriores, posterioribus miilto majores, cute ad- 
huc obtecti. R robustissimas indicat thoracis vertebras 
earumque apophyses spinosas, i. primam, ig. ultimam, 7, 
cervicalem, 5. ultimam lumbalem, k tertiam sacralem, i 3 
octavam coccygeam, 5 ultimam hujus lateris costam , ex- 
trorsum versam, literam latinam S fere imitantem, N. de- 
cursum ligamenti crassi ad ultimos vertebrarum processus 
spinosos usque per totam dorsi spinam. TUUVW. y^n. 
Pelvim dénotant et quidem T5U ossa ileum, nempe T, spi- 
nam superiorem et posteriorem ab k osse sacro descendentem, 
U, inferiorcm et anteriorem ilei spinam cum labio crasso extror- 
sum verso et x labio interno, 5 incisuram, sub anteriori et inte- 
riori margine ileum, per quam vasa cruralia et spermatica 
dcscendunt: ex eadem hac incisura 5, spina obliqua, quae 
linea punctata distincta est et cujus ope os ileum ab osse 

Mémoire t de PAcad. T, ^. 6 2 



492^ 

pubis vvy distinguitur ad foramen ovale y vcl pclvis 
fiindiim asccndit. Vv Acetabulnm vel cavitas coltyloidea 
ex osse ileo, ischio et pubis formata, quae caput ossis fe- 
moris suscipit. W. u ossis ischium tuber. X. X. t. t. r Ossa 
femoris et quidem X diaphysis vel corpus r, trochijnlei- 
major t.t, condyli, S. patella seu rotula. Y Y Tibia et Z 
fibula seu perone: gghh pedes poster iores seu plantae, mi- 
nores palmis, cute adhuc obductae. 

Fig. 2. 

Humeri os ab anteriori parte visum repraesentat n, 
caput ossis humeri, absque collo, maximum et mnlto latius 
elepharîtino , quod ex dimensionibus et mensuris ejusdetn 
comprobatur, ex binis quasi globulis vel lubeiibtis cartila— 
gineis, altero vero capite n, altero tubere o et sulco, prô 
ligamento tendinoso inserendo, interceptis formatum et qudsi 
biceps vel triceps tuber dicendum, o tuberculum majus pro 
inserendo musculo supraspinato, X tuberculum minus ])ro 
subscapulari. Ce Sulcus, pro tendine musculi bicipitis in- 
serendo, inter utrumque tuberculum descendens. Tubercula 
haec globi potius vel tubera nominanda, sunt enim tantae 
molis , ut commode cum ipso capite comparari possint, 
praesertim ab anteriore parte et a latere visa. Tuber 
magnum o capiti n recta oppositum et a tubere X minori 



493 

non nisi sulco C, externo distinctum. Caput ipsiim n ab 
utroque tiibeie per sulcum vel potkis fossain interna m z, 
ab opp-'sito latere (ftg. 3.) Luius amplificatam separatur. 
Corpus a pkiribus spinis exasperatur, quamni tics jam in 
conspectuui veniunt, nempe B spina antcrior a tubeie ma- 
jori et niinori ramo duplici orta , oblique extciioia ver- 
sus, (a) dcsccndcns et in lineam asperam, oblique ad fo- 
veam, inter condylos descendentem, transit. Spina extcma 
A, omnium latissima et maxime prominens: prominet enim 
e sinu, qui inter sui ipsius A et anterioris spinae angiilum 
obtusiorem Ba interjacet. Spina anterior musculo pectoral! 
majori inserendo inservit, spina externa autem, ad condy- 
lum externum 7?i extremitatis inferioris humeri descendent 
supinatori longo et paulo infia radieo externo inserendi 
locum praebet. Spina interna E a tubere minori X, pone 
sulcum Z, oritur et per totam fere longitudinem ossis ad 
èxtremitatem ejusdem inferiorem descendit et musçulis, bra- 
chieo interne, rotundo majori et latissimo dorsi inserendis 
inservire vide tur. D. Cavitas antcrior inter condylos. m 
Condylus extrrncis musçulis, supinatori brevi , extensoii 
communi et cubitali externo, inserendis inservire. videtur. i 
Condylus internus musçulis, pi;onatori cubitali ; ac radieo 
interno , inserendis inservire videtur. Cpndyli bini tror 
chicam F. faciunt. 

62 * 



494 

Fig. 3. 
Ilnmeri os a posterioie parte visiim non, ut. in figura 
2, triceps sed biceps est, vemm caput , cavitati glenoi- 
deae scapulae insinuandtim, littera n denotatum est et col- 
lum, per cavitatem C, quodammodo interpositum, mentitur. 
Sulcus seu fdssa Z ab interne latere (fig. 2.) inter caput n 
et tuber minus x ascendens a posteriorc parte amplificata 
circumflectitur seu inter caput n et tuber majus o trans- 
ducitur et in fovea C posteriore finitur. 

Tuberositas spinae anterioris, exteriora versus divergen- 
tis B, a latere hic oculis sesc ofTeit et lincam inaequalem, 
sub fovea posteriore descendentem , a. sequitur. Ae- 
quali ratione spina externa A, omnium maxime protube- 
rans, et aspero et confragoso fere labio lato ad condylum 
extcrnum m descendens, a latere iterum apparet, simulque 
et sinus inter angulos spinarum A et B cernitur , at in- 
feriore latere, supra condylum intermim i, malleolus G, bi- 
nis tuberculis protuberat , qui condylo sic dicto interno 
duplici in homine et respondet et Tiochlea ossis humeri 
pcrperam dicitur. Majori jure diximus Trochleam F spa- 
tium cartilagineum ilhid, inter utrumque condylum extei- 
num m et intcrnum i, glabcrrimum et politum. 



495 

D. Cavitas posterior pio ulnae olecrano : 66 lineae 
asperae, a collo spmio descendentes, bifuicatae et in utro- 
que extreinitatis humeri infeiioris latere, G et A teiniinatae. 

Explicatio tabulae XI. Fig. i. 

Cum antiqtiitatis et memoriae causa vel alia sin- 
giilaritatis qiiadam specie cutis in pcdibus et cranio 
skeleti nostri mamontei relicta fuerit; cranii forma et siii- 
gularum ejusdem paitium figura obtecta est , ita , ut hae 
nec conspici nec explicari queant. Quam ob rem alterum 
e binis completioribus , quae in cimeliarchio nostro con- 
servantnr, craniis substituendum putavi, Etsi horum duo 
rum craniorum minimum seligerim; hocce minimum tamen 
majus est cranio skeleti nostri. Cranium, quod in hac priori 
figura ex fronte fere delineatum est, non inter majora nit- 
merandum , quatuor tamen pedum longitudinem attingit. 
Litterae ABCGg6 ossa intermaxiilaria dénotant: AB ni- 
mirum alveoli tubulosi laniariorum extrorsum versi sunt 
nonsolum longiores sed etiam ampliores elephantinis, quod 
ex tubulo B dilTracto et aperto H primo intuitu cernitur. 
Sutura §C interalveolaris fossam interalveolarem vix sensibi- 
lem percurrens. Litterae fgGGbb cisternam nasalera am* 
plissimam, in fronte apertam dénotant et quidem GGaper- 
turas amplas intra cisternam ad utrumque tuberositatis na- 



496 

salis /, Litus conspiciins et sinus frontales intrantcs vel ad. 
eosdem perducentes, / Apophysis nasalis interiora versus 
septo nasali carliLigineo affigendo , exteriora versus et 
musculis proboscidalibus inserendis locuin praebens. Sub 
ipsa bac tuberositate nasali ossea in incdio fundo cister- 
nae latet septum osscum, cui cartila^ineum, septum quod 
ad apophysin / et sutura m g et ulua , in ipsam probos- 
cidcm usque continuatum est, inscritur. 

DD Processus maxillares EE apophyses latérales fron- 
tis S. Tuberculum frontale paruni elevatum ss. Os frontis, 
angulo recto desccndcns ad a, ulrinque sinuni formans; 
aa lamina ossea tenuis sinus et cellulas frontales tcgens. 

RK Ossis parietalis limites. 

FF foramina ovalia duo tripollicaria maxillaribus per- 
via in ossibus. 

de arcus zygomaticus mcdio ditTraclus. 

c portio maxillaris ossis zygomatici. 

d portio tcmporalis ejusdcm. 

Fig. 2. 

Maxilla inferior mamontea e colleçtione ossium Sibi- 
riae fossilium Musei nostri selecla et a la lerc depicta est. 
IMinoris adliuc mcnsurae haec maxilla bipcdalis, cranio 
ipso, esse videtur, colore ferriigineo tincta et cum cranio 



497 

ferrngineo ex littoralibus ochraceo-arenosis Vole;ac eluta est. 
AB Basis maxillae KE.Doab¥ corpus ejiisdem iidmodtini cras- 
sum, ventricosum aop, fornicatum et grave, ad sympliysin 
D et mari;inem alveolaium EKc/prae primis lobustuin et 
ex solida massa ossea fonnatum, rami maxillae LLEE an- 
teriora versus valde approximati posteriora versus L L la- 
tins distant, inde spatium anterius inter alveolos vel mo- 
lares EEFF utriusque latcris admodum anguslum, poste- 
rius autem versus / cavitates alveolareS et versus c d 
spinam interiovem sensim amplificiltur. IMentum EÉ sub 
symphysi D in apopliysin dactyloideam C valde promi- 
nentem pro inserendo musculo genio - glosso producitur. 
Apophysin liancce C in pracmissis mentakm dixi. JMen- 
lum ipsum , ad interioiem (jus superficiem aspcrum cE, 
jnusculis , mylo - hyoidco , genio - hyoidco etc. inserendis 
locuiii offert. Latera menti fbiaminulis pluribus hbh, fora- 
mina anteriora maxillae seu mentalia dictis, pertusa, Dens 
molaris utriusque lateiis atiterior EE, bipollicaris, a poste- 
riore F/c, asccndente, qnatuoidecim vel quindecim sulcato, 
jam novem cum dimidio pollicum longo protrusus , ab- 
sorptus et, ad reliquias hasce bipollicares iisque, deletus 
est; Corona dentis posterioris sex pollicum cum dimidio 
vix longa, ex lamellis tenuioribus tamen quindecim appro- 
ximatis composita et totidem sulcis vitreis parallelis traDS- 



49» 

versalibus munita est ejusque posterior pars ex cavo alveolari 
jam propuUulans /c, sed laevis adhac et nonduni sulcata, 
sensim sensimque, quo magis molaiis protruditur, tubercu- 
lis viircis seiiatis sulcatur et superioiis oppositi molaris 
obtritui olTertur indeque corona dilatatur. 

Uterque maxillae ramus apophysibus binis gaiidet, an- 
terioii nempe vel co}-onoidea G, qiiae in altero ramo tan- 
tum SLiperest , in altero autem hh difTracta seu mutilata 
est, et posteriori scu cond/loidea LL, qiiae capitiilo iitrin- 
que transverso latiusculo tripollicari in cavitem articularem 
ossis temporum siiscipiendo terminatiir. Caput latiusculuni 
angustiori collo iinnn utrinque insidet, tam ad internam 
edc, quam ad externani snperficieni Kkq descendit spina. 
Externa spina k h q n m musculo perygoideo externo inse- 
rcndo inservire videtur admm angiilum obtusum format, 
a quo ad internam siipcrficiem canalis amplus bipollicaris 
K , qui foramen maxillare posterius dicitur , ad cavitatem 
internam alveolarem et radiées molarium descendit. Fora- 
men hoc amplius et capacius est in mamonteis maxillis, 
quam in elephantinis nervus quinti paris vena et arteria 
concomitatus intrat per hanc aperturam K. Sphm interna 
edc ad internam un colli superficiem a condylo oblique 
dcscendens, arcum format circum foramen K niaxillaie po- 



499 
steriiis , oblique dcinde iteriim descendit et marginem al- 
veolarem stipeificiei intcrnae sequitur, ubi musculis, mylo- 
liyoideo, mylo-pliaryngeo et mylo-glosso inserendis inser- 
vire vidctnr. Musculus pterygoideus internus observante 
Campero, omnem fere siiperficiem inteinam gGHm occupât. 
IntcM- utramque gG et L apophysin incisura H pro mus- 
culo pteiygoideo et tempoiali inserendo cernitur, quae 
semilunarls dicitur. In ip?a apoph/sl coronoidea gG tendo 
musculi temporalis inseritur. Superficies externa ad basin 
B p a niusccilo masseteri inserendo sese offert. Anguli ma- 
xillae proprii B, ob corporis et ramorum ventricosorum 
crassitiem, obtusissimi, rotundati et fere deleti; inde basis 
ventricosior , quam in elephantinis , et sinubus pluribus 
oAp quasi arcuata est. Sinus o utrinque infra basin men- 
talcm ad C usque, musculis quadrato triangulari et buc- 
cinatori insertionem offerre videntur, exteriora symphyseos 
vero DbbE elevatori labii superioris. Transeamus jam ad 
VII. et ultimam hujus sectionis dispositionem in qua Di- 
niensionrs et Mcnsurae skeleti mamontei ejusque partium 
referunuii. 

VII. 

Dimensiones et mensurae. Conf. Tab. X. 
Skeleton mamonteum baculis ferreis munitum et filis 

Mt- moires de VAcad. T. T. ^3 



5oo 

feireis connexum, hasi lignea 2 | orgyiavum longà impositum 
est. Slidetoii ipsuin veio ab aicu laniariorum a ad octa- 
vani , qiiae nllima snperstes, caudae vertebram usque 
8. i. mcnsuiatLim tiiuni orgyiarum vel viginti pedum an- 
glicoi'um et iinjus loiigum, laniariis suis valde prominenti- 
bus basin longe siiperat. Columna veitebrarum oigyiaruiu 
duarum vel quatuordecim pedum anglicoruin longa. Col- 
lum brève ex 6 vertebris coarctatis compositum 1 7 poil, 
angl. (collum elephantinum econtraiio 19 poil.) longum. 

Caput cum laniariis (baculo geometrico mensuratum 
h. e. ) ad a arcum usque, orgyiae et quatuor pollicum 
angl. longum. 

Skeleti longitudo ab arcu laniariorum a usque ad tu- 
berositates ischium niensurata (u W) viginti pedum. 

Altum skeleton undecim pedum et trium pollicum 
anglic. a vertice cranii II ad palmae volam vel basin pe- 
dis anterioris usque / mensuratum. Posterior pars skeleti 
a labio vel spina superiori ileum T ad h plantae volam 
seu pavimentum usque mensurata novem pedum et duo- 
rum pollicum alta. 

Scapulae dimensiones, in icône sequentis scctionis, in 
qua scapula ab omni parte et situ delincata est ad oculos 
demonstratae , hae sunt: 



5oi 

Longitiirh scapiilae ad inferiorem vcl acutam marginem ab 
angulo supcrioii ad condylum usque mensurata 3o poil. 

Longitudo scapulae a condylo ad labium usque supraspi- 
natum 29 poil. 

ISlaigo posterior vel basis scapulae mensurata a labio f 
triangulari spinali superioris anguli ad inferiorein usque 
27 poilic. angl. longa. 

Cavitatis articulaiis margo P cum condylo longitudinem 
10 pollicum occupât. 

C^avitas ipsa glenoidea 8 pollicum longa, 4 poil, lata est. 

IVlargo inferior q. scapulae vel anterior ab angulo colli ad 
angulum inferiorem usque mensurata 18 pollicum longa. 

Longitudo spinae a labio triangulari bascos spinae f ad 
acromion Q. usque mensurata 26 pollicum angl. 

Latitudo spinae summa in apophysi O. coracoidea 10 pol- 
licum angl. 

Apophysis coracoidea O ab acromio Q. deceni pollicum 
spatio distat. 

Extremitates seu pedes anteriores a posterioribus orgyiae 

et sedecim pollicum spatio distant. 
Extremitates humeralcs a basi palmarum / ad humeri ca- 

put n vel cavitatem scapulae P mensuratae, orgyiam 

altae. 

63* 



602 

Extremitates fémorales a basi plantariim h h ad caput fe- 
moris vcl cavitatein cotyloideam V, et ischium tubera 
mensiuatae oigyiae altitudine aequales. 

Ossis liLimeri longitiido 40 pollicum angl. 

Cubitus seu ulna 35 pollicum longa. 

Extiemitas ulnae supciior, postciiora versus olecrano dila- 
tata c) antciiora \frsus cavitate sigmoidea m) quatuor- 
decim polliciun angl. lata. 

Radius 32 pollicum angl. longus. 

Extremitas inferior Radii et Ulnae 12 pollicum lata. 

Pedes e f. anteriores 19 pollicum angl. alti, cute obtecti. 

Palma ad volam lata 20 pollicum angl. licet phalange una 
alteraque careat. 

Longitudo pelvis a spina superiori vel posteriori ossium 
ilei T, usque ad ischium tuber u ir.ensnrata 42 polli- 
cum angl. 

Longitudo ischium oss. i6| pollicum, latitudo 145, poil. 

Longitudo oss. iloum, ab osse sacro ad spinani infcriorrm 
vel anteriorem U mensurata 32 pollicum (qnae in ske- 
leto adulto clcphantino vix 2 7 poil. r,i.). 

Latitudo pelvis in hoc specimine juniori mamontro latitu- 
dinem pelvis in specimine adulto elepliantino cum spa- 
tio deccm pollicum latiori superat : distant enim mar- 
gines anteiiores VU, vel spinae inferiores ossium ileum 



5o3 

56 poUicum spatio in skcleto mamonteo ; in elephan- 
tino vero 46 pollicuni tuntiim , ex admodum diversa 
hac diniensione pelvis in diversam crassitiem corporis 
utriLisque spcciei conckidi potest. 

Margo pelvis infeiior , a symphysi ossiiim pubis v ad tu- 
berositates ischium usqiie u, mensuiata i6| poUicum 
longa ab ossibus pubis et ischium formata. 

Uy. Diameter maxiina foraminis ovalis magni vel obtu- 
ratoiii a k quarta ossis sacri vertebra ad v symphysin 
ossium pubis mensuiata 20 poUicum longa. 

Foramina ischiatica 8 pollicum longa 5 poil. lata. 

X. Ossis femoris longitudo 46 i pollicum, ejusdem extre- 
mitas infeiior a latere condylorum cum patella 12 pol- 
licum lata a posteriori parte tantum il pollicum lata. 

Y. Tibiae longitudo 28 pollicum. 

Z. Fibulae longitudo 25 î pollicum. 

Extremitas tibiae et fibuIae superior 10 pollicum lata. 

g/j. Pedis posterioris altitudo il pollicum: pedes poste- 
riores cute adhuc obtecti. 

Collum ex 6 vertebris compressis et coarctatis compositum 
17 pollicum longum; in elephantino skeleto econtrario 
19 pollicum longum. 
Vertebrarum thoracis 19 tantum numeravi, totidemque 

costas utriusque lateris, at plurimas e ligno fabrcfactas ad 



5o4 

normani elephantini skcleti costarum, trrdecima ac ultima 
genuinarum ossearum costamm nunsuiata est , liacc 36 
polliciini longa , illa ultima ncnipe 1 7 poUicuni lon^a 
extioiSLim versa, litteram latinam 5' formans^ inter ultimam 
thoracis et priorem luinboriim vertebiani, quaruni quincjuc 
numeravi, affixa. Vertebrae onines gcnuinae osseae, adeo- 
que cartila^ine exsiccato inter omncm vertebram instruc- 
tae, robustiores elephantinis. Ossis sacri vertebrae quatuor 
sunt concretae, in pelvi elephantina nostra très tantum. 

Vertebrae caudae in skeleto mamopteo 8 tantum su- 
persunt, haec octava non ultima fuitj est enim ultra qua- 
-tuor pollicum spatium lata totidemque longa ac omnibus 
apophysibus spinosis et lateralibus et conncxus luctilentîs- 
simis cum nona vertebia vesiigiis instructa. Coccygis ulti- 
ma vertebra in skeleto nostro eiephantino pollicem vix 
longa et dimidium vix lata apophysibus destituta et ad 
alteram extremitatem liberam truncata vel rotundata quasi 
est et vere terminalis ; sequitur ergo , skeleton nostrum 
mamonteum vertebris caudae viginti duo destitutum esse 
et caudam cum vertebris hisce 2 2 amissis a bcstiis istis 
voracibus praemorsam fuisse. 

Apices laniariorum extrorsum versi, Lite divergentes, 
in aciem terminati et oblique quasi succisi, orgyiae et 36 



5o5 

pollicum vel lo pediim angl. spatio distant in skeleto 
nostio mamontco. 

Laniarii apex ab alveolo, ciii insidet , 56 pollicum 
angl. vel quatuor pedum et 8 pollicum spatio distat. 

Diamcter alveoli tubulosi 5 ad 6 poil, ampla. 

Crassities laniarii in mcdio 7 poil. Plurimi alii in Mu- 
seo nostro laniarii obvii 6 et 8 pollicum diametro gaudent. 

Cranii et maxiUae inférions in Tdbulae XI. figuris 
delineatae, dimensioncs . et mensurae. 

Fig. 1. 

Cranium mamonteum a Comité illustrissime Puschkin 
quondam admissum ex littore ochraceo - arenoso Volgae 
eliitum 4 pedum longum, loco capitis in skeleto mamon- 
teo cute adhuc obtecti, ad explicationem inserviat. Di- 
mensio ab extrema fronte e , super tuberculum S , parum 
elevatum , ad apophysin nasalem / usque menscnata ipî 
pollicum ; ab hac iterum ad finem suturae interalveolaris 
C 28 pollicum; ab eadem apophysi nasali / ad extremum 
alveolum A 29; ergo maxima cranii longitude 5 7? polli- 
cum , a latcre autem 5o pollicum. Directio baculi geo- 
metrici ab e ad / ascendens ab / ad C vel A iterum 
descendens et obliqua longitudinem circa septem pollicum 



5o6 

spatio anget. Tuberositas / vcl apophysis nasalis 6 pol- 
licum longa. 

Apophyses frontales EE inter se distant 28 pollicum 
spatio. TiibercLilutn paium clcvatiim frontis S distat a 
lateialibus EE 17 pollicum spatio, idem tubeiculum S 
distat ab apophysibus maxillaribus DD 2 3 pollicum spa- 
tio, idem tubeiculum S distat ab apophysi nasali / i5 
pollicum spatio et ab alveolo extremo A laniarii 40 pol- 
licum spatio. 

Apopliyses maxillares DD inter se distant 2 5,^ polli- 
cum spatio , eacdcm apo})Iiyscs D. ab extremo alveolo A 
28 pollicum spatio distant. Apophyses frontales EE 
ab Apophysi nasali / J4 poUicijm spatio distant. Cister- 
na nasalis vel nares osseae confluentes aperturam transver- 
salem 20 pollicum longam 4 ad 6 latam vel allam format. 
Apertura utrinque sinuata ab ossibus nasi /, supra, ab os- 
sibus intermaxillaribus infra B.g. et ab utroque latere 6.6. 
formata supra alveolos A. B. laniariorum hiat. Margines 
hujus aperturae (fBgbb) fornicatae pro inscrenda probos- 
cide inserviunt , duplicem arcum in medio sub apophysi 
nasali /. et supra sinum interalveolarem g. confluentera 
formant, et in quovis cisternae arcu 5 pollicum profundo 
orificium amplum G. ad cellulas ethmoidales pervium 
hiat. Sub apophysi nasali /. in cisteinae ipsius cavo j 1 



5o7 

polliciim proFtindo sepli ossei ciii cartilagineum septum 
lîoc , ciijus ope nnriiiin foraniina aicuata vel semilimaiia 
et fornicata separantur, il pollicum spalio latuni et qua- 
tuor vix longuni fuisse necessc est, qnoniam inseitionis septi 
exterioris spatium / et g non ultia quatuor exlenditur. 
Ex hisçe partibus et narium amplissima apertura sequitur, 
animal mainonteuni nonsolum proboscidem sed maximam 
adeo proboscidem habuisse. Confer. iconum , opéra Ccnn- 
periana illustrantium, Tab. XX. fi^. 3. et Tab. XXII. fig. i. 
Aicus médius zygomaticus diffiaclus est, solae bases c. cl. 
supersunt, e. basis maxillaris ossis zygomatici, cl cjusdcm 
portio temporalis. Longitudo ossis zygomatici 12 polli- 
cum fuit, in cranio majori nostro mamontco 20 pollicum, 
eademque piopoitione et arciis robustior et prominens. In- 
tervdllum inter arcum zygomaticum et inter laminam cx- 
ternani sinuum fiontalium a. a. supra arcum mensuralum 
8 pollicum, infra arcum et pone processum lateralem fron- 
tis E. iiuuisuratum, ita, ut baculi geometrici extremitas altéra 
basin ejus in sulco ossis unguis occupet, 9 pollicum. In 
majori cfanio distat. arcus zygomaticus et apophysis late- 
lalis frontis 16- ad 18 pollicum spatio a lamina sinus 
frontalis subjacentis ejusque sulco ossis unguis. Angustis- 
sima pars frontis in arcu inter sinus frontales s. s. duode- 
cim pollicum lata est. 

Mimoirci de l'Ac.tJ. T. K. ^4 



5o8 

Ossium intermaxillarium processus superiores 6.6. li- 
neis punctatis notati, naiium vel cysteinae latérales margi- 
nes exteriores constituentes, 18 polliciim spatio distaiit. 

Alvcoli tubulosi laniarioruin ad normain liueiae )( di- 
vergentes inferitis liitiiis distant, quain superiiis, quod, cuni 
e cranio depicto, in quo tubulus extremus alveoli B dif- 
fractus est, demonstrari nequaet^ e majori cranio demonstratur, 
in quo alveoli infericis 19 pollicum spatio divergunt su- 
perius autem l3 tantuni pollicum spatio distant. In tu- 
buluni alveolarem vacuum baculus geometricus ad 26 pol- 
licum spatium usque protrudebatur. In sceleto maximo 
Bostro Elephantis adulti asiatici laniariorum alveoli vix 
18 pollicum longi metiuntur ; in cranio majori mamonteo 
c contrario 3 o pollicum longi; dîameter tubuli, qui in mi- 
nori 5 pollicum erat j in hoc majori 7 pollicum aequalis 
leperitur. 

Fossa inter alveolos laniariorum cranii elephantini ova- 
ta , in cranio mamonteo fera delcta et in sulcum longum 
vixque percipiendum mutata est. Sulcus in cranio nostro 
depicto 16 pollicum longus et duorum pollicum latus in- 
ter alveolos binos medio decurrit et per suturam inter al- 
veolos dccurrentem g et C secundum longitudincm divi- 
ditur. Mutatur hujus fossae intcralveolaris forma per op- 



5o9 

positam in Elephantino cranio laniariomm directionem. 
RR. Ossa parietalia. 

Maxllîac iiiferions in Tah. XT. fig. 2. dcUneatae 
Dlmcnsiones et Mensurae. 

Longitodo maxillae a condylo L ad apophysin mentaleni 
C iiscjn'e mensuiata 24r, polliciim. 

Liititiido posterior intcr condylos L i5 polliciim. 

Lutitudo versas mediuin 10, super molaies anteriores, 9 poil. 

Distant condyii iiiter se 18 pollicum spatio. 

Distat condykis a molari anteriori sui lateris E 16 polli- 
cum spatio. 

Distat condykis a molari posteriori F/ 8 polliciim spatio. 

Altitudo maxillae a basi ad condylum 14Î pollicum. 

Apophysis mentalis C distat a molari anteriori E 9 polli- 
licum spatio. 

Apophysis mentalis C distat a molarîs posterioris corona 
16 pollicum. 

Apophysis mentalis C distat a molaris posterioris ladice 
et alveolo f.c. 18? pollicum spatio. 

Distat condyli coUum h ab opposito collo n. 16 polli- 
cum spatio. 

Canalis K , foramen maxillare posterius dictus , capax c 
poil. 2 lin. 

64.* 



5io 

Baciilns geometiicus 4? pollicum spatio canali immittitur. 
Distat canalis K a condylo L 9 pollicum spatio. 
Distant alvcoli molarium posteiioium intei se /. c. ad basin 

10 f)oIlicum spatio. 
Distant molarcs anteriores intrr se c^ poil, et 3 poil, spatio. 
Crassities UMxillae, versus ba^in infia alveoloS;, ventricosae 

ad 5 et 6 pollicum. 
Apophysis condyloid.*a infra collum simul cum apophysi 

■ coronoidea lata G. m. 10 j)ollicum. 
Alta apophysis coronoidea O. g. il pollicum. 
Symphysis D. crassa 4 pollicum. 
Apophysis mentalis C lon<^a i^ pollicum. 

Reliquiac molaris E anterioris, a posteriore F protrnsi 
et absorpti, bipollicaies; postenor molaiis F' jam ad longi- 
tudinem gl pollicum pioductus : ejns corona 6,^, pollicum 
longa 3 poil, lata, attamen quatuoidecim et quindecim la- 
mellis, totidcmque sulcis vitreis, munita. Sulci vitiei bili- 
neares vix lineam intcr se distant. Molares ipsf F in al- 
veolis inter se distant c.f pollicum spatio anteriora versus^ 
2 pollic. tantum in mcdio dentis et 3 ad fmcm coronae 
ejusdem et 6ï poil, denique eorum radices in alveolis di- 
stant, adeoque sensim ad ii.ï poil, spatium divergunt. 

Magnitudo condyloium 3^ pollicum, eorumque latitu- 
do 2ï pollicum. 



5ll 

Supplemcnta dimensionum et mensurarum in sheleto 
mamontco cjusque partibus institutarum. 

Dircctio laniaiioiiim simnl cuni ingenti eorum magni- 
turline omnium gravissima est dilTercntia specifica, qnae im- 
p-.imis , si lUrnmqne skeleton , mainontcum et elcphanli- 
num , ab anteriori pcirte intucri velis , in conspcctinn 
v<^nict. Laniaiii elvphantini recta prominentes paral- 
Icla fere diiectione antiorsum progredinntur , laniaiii ma- 
inontei e conliario ma^is arcuati ad lateia diveigunt et 
lalissiino ambitu cxtroisum disperguntiir. Apices eoium 
arcii absoluto extiorsuin iccm\'dii orgyiae *) et 36 polli- 
cnm spatio intcr se distant, quod in tertiae vel quartae sec- 
tionis icône ad octilos demonstrabo. Baculus geometiiciis 
exacte drcem pedtim longitudinem habeat , lit ab apice 
altère altcriim oppositum attingat. Etsi Adamsius^ in adfe- 
rendo et componendo skeleto, indefessus, alveolorum extre- 
mitates, quae ab avulsoribus laniariorum, lucri causa ven- 
dendorum, Tungusicis laesae et diffractae erant, paulo ab- 
scindi et aequari curaverit , etsi prorsus laniarii ampliori 
et completiori aicu incurvati sint; tamen apex laniarii ab 
cxtremo alveolo 56 polliccim spatio distat. Alveoli ma- 
joris cranii mamontei 3o pollicum longi. Condyli occi- 

*) Or^yia Rossica (ca>KeHb) septem pedum, vel 84 pollicum anglicorum, 
▼el trium (apuiHHOBlj) Rossicarum ulnaruin longitudinc aequalis. 



5l2 

pitalcs 4 pollicLim loiigi (sed tiansversi) 3 poUicum lati. 
Foramen roagnuni occipitale, vix trium poUicum latiim, 2 
altum est. — Ossa ilciini in skeleti nostii pelvi a spina 
siiperioii et posteriori "^I". ad cavitatcm cottyloideam V. us- 
que mensurala 24 pollicum alta. Ossa ileum ab eadem 
T. spina ad foraminis ovalis magni (Uy) basin 24 polli- 
cum alta. Distat foraminis ovalis basis vcl margo infe- 
rior a spina inferiore vel anteriori ileum U. 1 9! pollicun\ 
spatio. Foraminis ovalis (Uy) latitudo 18 pollicum h. e. 
diameter transversalis in centro foraminis. Latitudo ossis 
ilei a spina inferiore vel anteriore U. ad symphysin os- 
sium V. pubis usque mensurata 27 pollicum, ab hac ad 
alteram oppositam spinam U. todidem ; ergo latitudo ma- 
xima pelvis inferioris , secundum inferiorum spinarum di- 
stantiam, 54 pollicum, vel 4 pedum et 6 pollicum spa- 
tium implct. 

Qiiemadmodum ossa lata scapulae et pelvis in uni- 
versum crassiora et robustiora sunt elephantinis, sic etiam 
margines eorum quibus .ligaraenta et musculorum tendines 
inseruntur robustiores et crassiores cernantur. Labium ex- 
ternum vel margo aspcra cartilaginca extrorsum versa U. 
spinae inferioris ileum 7 pollicum latitudinem attingit. 
Margo posterior ab ossibus ischium formata et spina ischiatica 
dicenda. W.u. n pollicum longa. Distant tubcra ischiatica. 



5i3 

incisuram pro transita miisculi obturatoiis interni formantia 
14 poUicum spatio. 

Centium acctabuli ossium innominatorum seu cavita- 
tis cottyloideae ab alteio opposite distat 18 pollicum spa- 
tio. Eadein dimensione capita femorum intcr se distant. 

Caput hiimeri vel extiemitas superior triceps 14 pol- 
licum lata , ejusdemque inferior ab anteriore parte super 
fossam mensurata 11 pollicum lata, infra fossam 10. et 
trochlea anterior a binis condylis formata 9 pollicum lata. 

Plantae pedis posterioris longitudo 1 7 pollicum, lati- 
tudo 18 pollicum mensurata. Calcaneum ejusdem g. a 
basi plantae h. distat 18 ad 19 pollicum spatio. 



5i4 

DECADES SEX PLANTARUM NOVARUM 

IX IMPER 10 ROSS ICO INDIGEXARUM 

DESCRIPSIT 

C. F. LEDEBOUR. 

Convcntui exhibait die ig Januarii i8i4« 

Inter plantamm copia m , qnos celebenimiis Tilesîus, 
amicus exoptassimus, paitim a se, partim ab aliis collec- 
tas, mecuni communicavit, pluies inveni species, vel pla- 
ne nondam, vel non rite cognitas. lîartini descriptionein 
publici juiis facere idem me jiissit. — Qui Impeiii Ros- 
sici Florae incrementum hoc quoque respicit , illius divi- 
"tias sane non paucas esse recte putabit. Q.uis enim cre- 
didissct, post disqiiisitioncs peregrinatoium celcberrimorum 
Ammanni, Stcllcn, Gmclinnrum, Pallasii, Lepechiid, Gùhîcii' 
stacdtii , Laxmcuuil , Georgii , ut principum tantum prioris 
aevi quosdam nominarem , multa adhuc in terris a tantis 
viris peragratis detcgenda esse'l Quae autem cum ita sint, 
optanduni sane , ut viri instructi cognitioncin nostram 
Florae Rossicae, inter boréales facile locupletissimae, niox 
perfectiorem rcddant. 



5i3 

1. Puiguicula spathulata. 
V. nectaiio conico recto obtuso brcviore corolla faiice 
baibata, foliis spathulatis ciliatis , scapo villoso- 
viscoso. 

Scapiis solitarius, sesqiiipalmaris, versus apicem praesertim 
villoso - \ iscosLis. 

Folia subrotiind^) - spathulata , obtusa , dianietro dimidiarrt 
pollicis tenentia, in pagina snperiori pilis raris ob- 
sita, sLibtLis magis villosa, integerrima, basin ver- 
sus ciliata. 

Calycis laciniae lato - lanccolatae, obtusae, extus lanatae. 

Corolla niagnitLidine P. alpinae, lutea, stiiis obscurioribus 
elcganter pi cl a, 

Hab. in regione transbaicalensi. li'? 

Dbs. P. luteae Walt. FI. Carol. pag. 63, affinis , differt 
aiitern nectario, foliis, scapo. 

îî, ^-/fVa macrantJia^ 

A, panicnla oblonga subspicata interrnpta mutica, gla- 
mis acuminatis, flosculis calycem excedentibtis, fo» 
liis brevissimis glabris, ligula elongata bifida Tnar* 
gine lacera. 
Culnii cacspitosi , sesquipalmares , ilorentcs ultra médium 
aphylli. 

nUnwim de CAcad. T. F, ^5 



5i6 

Folia brevîssima (vix unciain longa) , lanceolata » plana* 

glabra. 
Ligula elongata^ ultra racdimn Uifida, margine lacera. 
Panicula subspicata, oblonga, intcriii[)td , rhacliis scabra» 

triangiilaris; rami biexiisiaii, tri- vci qiiadriflori. 
SpicLilae ovatae, biflorae. 
Flosculi calycem excedeiitcs ; gînniae oinnes acivininatae^ 

compressai, ad carinain serrulalo - scabrae. 
Hab. in. juga monlium Jabloanoi - Chrebet. 2i^ 
Obs. DilTert haec ab A. cristata foliis oinnibiis. latioribn» 

glabris , ligrda clongata ; ab A. glauca floscnlis: 

calyceini excedentibus; a,b utraqiie autem caille hu- 

miliori a floribns majoribus divcrsa^ 

* 3. MyosQtls vïlloscL. 

RI. tota villosa:, caule simplici^ foliis ellipticis obtusis; 

integerrimis trincrviis reticiilato - venosis. 
Plantuîa digitalis, caespiiosa, undique albo - villosa.. 
Badix lignescens, nnilticeps; 
Cailles obliqui:, simplices^ apice in racemos fToridos divisii^ 

foliosi. 
Folia radicalia numerosa , in orbcm dïsposita , oviiîo - el- 

liptica, obtura, inregerrima, in petiolum attemiaia,. 

undiq^ue villosissiina, tiincrvia, leliculaLo- - v.cnosa.^ 



51? 

caulina sparsa^ vcistis xipiccm sensini mitiouT, cae- 

tcmm radicalibiis simillima. 
Racemi pluies ex siimmornm foliomm axillis solitarii, sim- 

plices , foliis «limitis adspersi ; ante iloiescentiaui 

revoluti, brevissimi^ postea elongati, 
Calyces qiiinqiicpaititi, laciniis linearibus. 
Corolldc ratione plantae satis magnae , saturate coeruleae; 

faiice pallida. 
Srmina immatura lacvia visa siint, 
Ilab. in Sibiiiae alpibus ciim Dryade octopetala. ^. 

4. Myosotis puuciflora. 

jM. seminibns laevibiis ovato - detmncatis, foliis linea- 
ribus villoso - hispîdis, racemis geminis trifloris. 

PlanUila di^'talis, tota pilis albidis nitidis villoso-hispida. 

Radix pcipendiculaiis, simpîex. 

C.uiles ex una ladice pluies, recti, simplices. 

Folia radicalia subconfeita; caulina sparsa; omnia linearia, 
acuta, praeter pilos adpiessos, quibus undique ob* 
tocta sunt, aliis longioiibus patentibus ciliata. 

Flores in raccmos terminales, plerumque geminos, trifloros 
dispositi, p(dunculis calyce tiiplo longioribus, sub- 
inde eliani biacKis minutissimis suflulti. 

CorolLie 1 dtione pLiniulae niagnac, dilule cot 1 uleae; faucc fia va. 

65* 



5i8 

Semina calyce pcrsistcntCj connivente obtecta^ lacvin, ova- 

10 - detruncata. 
Hab. in Davuiia. 2y. 

Obs. A. M. rcipestri , cui afTinis .. praetcr notas indicatas 
tenuilate omnium partium diversa. 

5. Pulmonaria siinplicissiiua. 

P. calycibus subabbreviatis qiiinquefidis , laciniis rugo- 
sis aspeiis, foliis ovato-oblongis, caiilc eiecto sim- 
plicissimo. 

CauTis sesquipalmaris vel dodrantalis, erectus, simplicissi- 
mus, glabeij undique foliosus. 

Folia. sparsa , in eodcm caule hic lemotiora , illis confer- 
tiora, ita quidem, ut fere gemina (non fera oppo- 
sita) vel teina obseiventur, ovata, acuminata, basi 
in petiolum brevissimum, amplexicaiilem attenuata, 
integeirima, subundulata, glabra. 

PeduncLili ex axillis folioium superiorum solitarii, erecti, 
post anthesin elongati ; inferioies siibinde biflori, 
flore altero siibsessili; superiores constanter uniflori. 

Calyces quinquefidi, laciniis lanceolato - linearibus, acumi- 
natis, adpressis, rngosis, punclisquc prominentibii» 
asperis, undulatis. 



5ig 

Corollae calyce dnplo circiter longiores , in hoc génère 

parvac; tubo limbo paiillo angusliori. 
Hab. in Sibiiia oiientali. 2f. 

6. PrimuJa iiitermedia. 

P. foliis subrotundo - ellipticis glabenimis rcticulato — 
venosis, umbella erecta sabtiiflora, foliolis involu- 
cii sLipra médium alTixis.. 

Radix fibiosa.. 

Folia paiica radicalia petiolata; pctiolis foliorum longitu- 
dine ; subiotundo - elliptica , obtusa , integeirima' 
(siccata interdum cienulata videntiir), iitrinque gla- 
benima, reticulato - venosa. 

Scapiis solitaiius,. raro geminatus, sesqnipalmaris, erectus,- 
strictiis, tennis glaberiimus.. 

Involiicrum subtriphyllum; foliolis oblongo-lanceolatis, ob- 
tusinsculis, margine ciliato - glandiilosis, supra mé- 
dium afiîxis (uti Myosuri foliola calycina). 

Umbella teiminalis, erecta, plerumque triflora, interdum bi- 
flora ; rarissime ilos solitarius involucro diphyllo 
stipatus. 

Flores erccti insident prdunculis nunc involucri foliolo- 
rum longitudine, nunc iisdem longioribus. 

Calyx punctis nigricantibus adspersus , semiquinquefidus; 



520 

laciniis ovatis, obtusis, ciliato - glandulosis} ^pic« 
pleruriKjue reflexo. 

Coiolla lubicunda, hypocrateriformis; tuto >calyce diiplo- 
ciiciter longiori; limbo quinquepartito; laciniis bi- 
fidis; lacinulis obtiisissimis. 

Hab. in Sibiria oiientali et in Kamtschatka. Tf. 

Obs. Media quasi inter P. farinosam et P. longiscapatn 
mihi (vide paulo infia Nr. 7.); ab utraque aiitem 
ditrcit lloriini numéro, qui in hac namquani terna- 
vium excedit, involucii folioloiiira forma et numé- 
ro, caeterisque notis indicatis. 

7. Primula longiscapa. 

P. foliis glabris oblongis obtusis integerrimis , unibclla 
erccta multiflora coarctata, involucro polyphyllo. 
Radix pcrpendicularis. "^ 

Foiid om'nia radicalia (majora quinque uncias longa), mcm- 
branacea, oblonga, obtusa, versus hasin sensiin in 
petiolum attenuata, plerumque integerrima, subinde 
tamen crenulata, utrinque glabcrrima. 
Scapi plures (duo vel très), erecti, sliicti, glaberrimi, te- 
retes, subinde tortiles, unus, rcliquis scniper miilto 
altior et crassior , altitudinem ciibitalem et crassi- 
tiem pennae anatinac non raro excedit. 



5<2 t 

Umbella terminali's, erecta» co«uctata, miiltifloia (in scapo 
niaximo flores 20 ad 30^ in minoribus paucioies), 

InvoluciLun polyphylltim; foliolis eicctis, lanceolato-linea- 
libus, acutis,. apice fiiscis, imirgine tenuissime ci- 
liatis, glabiis, basi connatis. 

Flores pedLinctilfs glabris , longitudine variis insidentes-, 
omncs erectK 

Calyccs ante anthesin et dum fTorcnt farina adspersi, post- 
ea glabii, quinqiiefidi; Liciniis lanceolatis acutis. 

Coiollae fiypocratenTornics ; tLtbo caîyce longfoii ; limbo' 
qafnqtie - paitito; laciniis bifidis; lacinulis acutis, 

ILib. in paiudosis deserti Barabensis. Tj. 

Obs. A P. faiinosa praetcr magnitudincm adhiic diversa 
foliis integeniniis, non rugosis; nmbella multo con- 
feitior; pedcinciilis omnibus erectis ; calycis laci- 
niis aeutioiibds ;. coiollis minoribus, lacinulis. acu- 
tis. Fariruie, qiia. pagina infcrior foliorum P. faii- 
nosae plerumque obtegitur , nulïam mcntionem fa- 
cio, cum varietas detm- in Sibiria, >ira a Gmclmo 
FI, sibir. Tom. IV. pag. 83. conimcmorata , quac 
foliis utrinque viiidibus gaud^^t. IIujus varietatis 
specimina bona multa in Sibiria oricntali et Kam- 
tsehatka lecta^ c[uae ctiam brnevolentiae celeberri" 
Hii Tilcsil dtbco,. coraiii haheo^ ncutiquani- autem.^ 



502 

praeler farinae .defectum , a P. farinosa , omnibus 
iinnio nolis iiidicatis .a nostra diiTeiunt. 

8. Priniula cuncifoUa. 

P, foliis glabiis spalhulato - cuneiformibus apice grosse 
senatis, invokicri foliolis acuminatis, corollae laci- 
niis angustis. 

Radix rarnosa. 

Folia pauca, radicalia, spathulato - cuneiformia, in petio- 
luni uncialem attenuata, integenima, apice tantiitn 
serrata; senaturis tribus vcl cjuinque, grossis, ob- 
tusis; iitrinque glabra. 

Scapus solitarius, palinaris^ crectiis, strictus, filiformis, pii- 
bescens, uniilorus (an sempcr?). 

Involucruin diphyllum; foliolis niinutis, oppositis, lanceo- 
lato - linearibus, acuminatis, apice margineque in- 
flexis; altero minori. 

Flos solitarius, erectus insidct pedunculo invokicro scsqiii- 
longiori. 

Calyx ultra mcdium quinquefidus; Liciniis parum patenti- 
bus , lanccolato - linearibus , obtusis , intcgerrimis, 
intus glaberrimis, extus (uti videtur) gliuinosis. 

Corolla lubicunda , liypocrateriformis ; tubo cal} ce duplo 



5q3 

longiori ; limbo quinquepaitito ; lociniis angustis, 
ad médium iisque bifidis; lacinulis obtusis. 

Hab. in Sibiiia transbaicalensi. 2i. 

Obs, A P. minima, cujtis forte varietatem credideris, sca- 
po palmaii , qui in P. minima vix ullus; corolla 
minori; calycis laciniis multo longioribus et angu- 
stioribus ; nec non pedunculo proprio dilTert , qui 
in P. minima omnio deest, ita ut involucri foliola 
perianthium externum nominarem , nisi analogia 
cum congeneiibiis obstaret. 

9. Lystimachia davurica. 
L. racemis terminalibus paniculatis, foliis ternis lanceo* 
latis punctatis glabris subtus glaucis, biacteis fo- 
liaceis. 

Caules erccti, bipedales et ultra; inferne teretes, glabri; 
supeine obtuse triangulaies , pubescentes ; foliosi, 
apice paniculati, multiflori. 

Folia sessilia , terna , très pollices longa , lanceolata vel 
lanceolato - linearia , acuta, margine revoluta, ve- 
nosa, gldberrima, utrinque, praecipue tamen in pa- 
gina superiori, punctis nigricanlibus adspersa, sub- 
tus glauca. 

Racemi in caule ramisque terminales , paniculati , erecti, 
multiflori. 

Mîmoires de l'Acad. T. y* ^^ 



524 

Flores pedicellatî ; pcdicellis plerumque sparsis , subinde 
oppositis, gracilibus, singiilis bracteis sufTiiltis, quae 
"praeter magnitudinein foliis sunt siinilliina. 

Calycis laciniae ovatae, acuminatae, fusco - marginatae ut 
in L. vulgari. 

Corollae auieae; laciniis. obtusis^ 

Hab. irt Davuiia. 1^. 

10. Campanula honmltanthina. 
C. foliis oblongo - lineadbus integerriinis glabris^ catite 
erecto simplicissimo uni - vel bifloii ,. iloiibtis. nu~ 
tantibus, coroUis planis,. laciniis. aeutis.. 

Ctiulis simplicissimus , erectiis vel bas! tantum paullnldnl 
procumbens, teres, glaber ; interne- folLis, delapsis; 
dcnudatus; mcdio foliosus; apice aphyllus. 

FoKa vix petiolata, angulo fera recto patentia,, ovato - li- 
nearia , acutiuscula , intcgerrima , utrinque- glabia, 
discolora ,, reticulato - veuosa , costa. interraedia 
subtus prominente.. 

Flores saepius duo in apice caulis pedunculîs; propriis in- 
sidentes, nutantes ; terminalis primum efflorescens,. 
ebracteatus; lateralis bractea lineari,. pcdunculo du- 
plo longiori,. sufTultus.. Subinde flbie laterali dé- 
ficiente bractea; illius locum tenet;,, et caulis evadit 
uniilorus. 



52sr 

Ciîlyx quinqiiepartîttis; îaeiniis lînearibiis, :longissimis,gîabns, 
Corolla dilute caeiulca, omnino plana; tubo nullo; limba 

ultra niediLim quinqiiefido; ladniis ovatis» acutis, 

integerrimis; carina fusco - viiidi» , 
S'tamina pro more gencris. 
Germen ovatum , glabrnm. 

Sivkis longitudine coroUae, versus apicem crassioir 
Stigma tripartituui ; Iaeiniis revolulis. 
Hub. in Sibiria orieniali. 2^/? 

11. Campanula stenanthina. 

C. caille herbaceo simplici , foliis linearibiis integerrî* 
mis, racemis axillaribus trifloris^ peduncalis squa- 
mosis, germinibus glabris. 

Caulis erectus, sesquipedalis> teres, tenuissime pubescens* 
foliosiis. 

Folia inferiora satis conferta, sessilia, ïinearia, integerrima, 
glabra > nonnisi lente aspecta ciliata et pilis bre* 
vibiis adspersa observantur ; Siiperiora inferioribus 
simillima , sensim autem minora et remotiora , ex 
quorum axillis rami proveniunt floiifcri, plcrumque 
aphylli. 

Flores in racemos trifloros dispositif pedunculatî. 

Pedunculi capillares, floribus non rare longiores> isquamis 

66* 



526 

plerumqne diiabus obsiti et bractea foliis satis si- 
mili siiffulti. 

Caîycii laciniae lineares, gîabrae. 

CoioIIa calyce triplo longior, angasta, fere tubulosa , sa- 
turate coeriilea» 

Germen ovatum, glabrum, subcoloratnm. 

Stylus cxsertus, coroJla diiplo fere longior, clavattts. 

Hab, in locis arenosis ciica fluviuin Jeniseuin prope ur- 
bem Krasnojarsk. 2;.'? 

Obs, lisdera in locis alia provenit planta hiiic caeterorn 
simillima , sed racemo terminali simplieissimo , pe- 
dunculis squamis destitutis et coiollis magis. cam- 
panuldtis diveisa. — An distincta species? 

12. Swcrtîa ohf usa» 

S. corollis qiiinquepaititisj laciniis ellipticis obtiisis, pe« 
dtinGulis sparsis, caule erecto simplici. 

Habv in Sibiria transbaicalensi. 2;;. 

Obs. Differt a Swertia perenni ^ quacum habitu convenît, 
pedtmeiilis non. oppositis ^ inferioribus. ex ejusdem 
folii axillo subgeminis^ altère tiifloro; corollis ma- 
joribus; laciniis miilto latiaribus, apice rotuadatis* 
obtusis.. 



527 

l3. Gentiana squarrosa. 
G. corolla decemfida infiindibulifoinii, foliis ovato-siib- 
rotundis acutis, caule divaricato ramoso. 

Planta pusilla videtur annua. 

Radix perpcndiciilaiis, filiformis. 

CdLilcs ex iina radice pleiumqiie pînres erecti, bi'iincialcs, 
inferne siraplices vel lamis sterilibus , brevissirais 
piaediti; superne lamosi; ramis divaricatis, iterum 
pleriimqLve in ramnios floriferos divisis ; pilis bre- 
vibus^ ciassis, patentibLis (glandulis?) satis dense 
obtecti. 

Folia radicalia panca, in OKbenr dîsposfta, sessiTia, subro- 
timdo - ovata , acuta , margine membranaceo ut in 
S. aquatica cincta ; cawlina opposita , breviter pe- 
tiolata; petiolis vaginato-connatis; reflexa, radica- 
libus pauUo angiistiora, eaeterum simillima. 

Flores in ramuloriim apice solitarii , sessiles, 

Calyces quinqiiefidi; laciniis tubo dimidio brevforibus, an» 
guio recto patentibua. 

Coroltae decemfidae; laciniis intas coeruleis, extns albido- 
viridibus, cocruleo raarginatis» 

Hab. in Sibiria transbaicalensi^ G? 

Obs. G. aquaticae respectu foliorum aliquanti similis, dif- 
fert "veio praeseitim caule ramoso, piloso (glaudii* 



528 

lis obtecto?); floiibus miilto minoiibus , çrcclis; 

corollis decemfidis. 

14. Buplewinn polyphyllum. 
B, invokicellis hcxaphyllis lanceolatis iicuminatis, iml- 

veisali subnullo, foliis lanceolatis amplexicaulibus. 
Caûlis erectus, sti ictus, flcxuosus, striato-sulcatiis, glaber; 

inferne simplicissimus; superne ramis aliqiiot axil- 

laiibus, simplicissimis, folio solitaiio in medio prae- 

ditis instructus. 
Folia sparsa , lanceolata , aciita , ba.<îi omnino amplexicaii- 

lia, feie vaginantia, internodiis multo longioia; in- 

feiiora qiia'diipollicaiia et ultra. 
Umbella iiniversalis multiiadiata ; radiis inaeqnalibiis; în- 

voliicro plerumqne nuilto, rarissime monophyllo. 
Umbellulae mullifloiae ; involucello hcxaphyllo ; foliolis 

lanceolatis, acuminatis, umbelkila etiam seniinifcra 

longioiibus. 
Hab. rn Caticaso. ^. 
Obs. A B. scorzoneraefolio JT'illd. involncelli folioloriim 

numéro et proportione , foliis latioribus , aliisque 

notis indicatis diversum. 

i5. Paniassia ovata. 
V. foliis radicalibus ovatis, petalis exunguiculatis, nec- 

tariis trisctis slaminibus longioribtis. 



529 

Cailles ereetû sîmplicissimi\ angiilati^ apfcenr versus strfa- 
to-sulcali, gljbn\ imiflori, ex iina radice sacpe 
gemini ; alter sesquipedalis vel aUior , diphyllus, 
foliis alteiniff, alter semipedalis> monophyllus. 

Folia radicdlia lato - ovata, obtusa, in petioliim folio lon- 
giorem desinentfa; caulina subcoidata^ ampïexicaii- 
lia ; oinnia coriacea,, integerrima, undulata,, ner- 
vosa,. discolora, in pagina superiori obscure viridia, 
sobtiis fere ferruginea.. 

Flos terminalis, erectusv nivciis;. 

Calyx: qiiinqihetidas,, Liciniis obtusis; 

Corolla pentapetala ;; petalis calyee- multoties- longioribus, 
oblongfs;^ venis pt^Iticidis; pictis- 

Nectoria quinqne,. petalis opposita-, iisque tertia parte bre- 
viora , ad basin usqne tripartita ;, setis. parum in« 
cutsis,. apice globiferis; globulis: miniUis;. , 

Stamina ncctaiiis paiiHo- breviûtibus^ 

llab.. in. Sibnia oiicntali. ^ 

l(S. OniithogaTum triflorum.. 

O.. folio^ radicali solitario^ scapo subtrifloro,. pednncnlis' 
racemoso - coryinbosis , petalis oblongis obtusis^ 
Blilbus; solitaritis,. stibglobosus,, centralisa 
FoliLim radicale soLiXarium, lineaie, longitudinal fère seapi. 



536 

Scapus erectiis, strictus, teres; in medio folio unico, ob- 
longo - lineari , acuto , marginibus valde inflexis 
concavo et fere spatham referente, instructus. In- 
terdtim alteium adhuc observatur folium magrs ver- 
sus apicem positum, infcriori alternum^ eoque mi- 
nus, caetcmm ei simillinnim. 

Racenius terminalis, plerumque triflorus (rarissime biflorus), 
interdum quinqueflorus , bifidusj flore intermedio 
solitario. 

Flores erecti, pedunculati. 

Pedunculi floribus duplo vel triplo longiores ; inferiores 
bibracteali ; bracteis altéra ad basin, al fera supra 
basin sessilibus, lanceolato-linearibus; superior ter- 
minalis plerumque ebracteatus. 

Corolla hexapetala, patens; petalis oblon^is, obtusis, al- 
bidis? venis coloratis pictis; alternis latioribus. 

Stamina filamentis capillaribus. 

Stylus staminibus longior. 

Hab. in Sibiriae alpibus. 2^. 

Obs. O. striato H'illd. et O. altaico Laxm. non dissimile, 
ab utroque autem praesertim dilTert radiée bulbo- 
sa, quae in illis tantum fibrosa videtin-; folio ra- 
dicali solitario, latiori; floriiin numéro; ab O. al- 
taico practerea petalis angustioribus diversum. • 



53i 

17. Rumex angustissimiis. 

R. floribiis dioicis?^ foliis lincaribus involutis, valvulis 
crenulatis granulo destiuitis. 

Radix obliqua, fere horizontalis, geniculata, squamis loii- 
gis, laceris, fuscis oblccta, infra terrae supeificiein 
in pkires ramos divisa , quoiuin singulus pluies 
emittit xaules densissime foliosos et squamosos, 
erectosj palmarès , apice plerumque in duos folio- 
rum fascicules divisos , c quorum medio panicula 
valde ramosa enascitar. 

Folia omnia linearia, subinde in medio dente iino alterove 
valde elongato instructa, involuta, glabra, vagi- 
nata ; inferiora horizontaliter patentia ; sujoeriora 
erecta, cauli fere adpressa, ita ut cum inferioribus 
angulum rectum efforment. 

Vaginae albido - scariosae, nitidae, apice bipartitae; laci- 
niis elongatis, adpressis, stipulas mentientibus. His 
intcrjectae sunt squamae vaginis simillimae , non 
autcm foliiferae. 

Panicula inter foliorum fascicules terminalis , plerumque 
ramosissima ; ramis, ramulis, pedicellisque bracteis 
albido - scariosis, ovatis, obtusis, magnitudine pro 
loco diversis, sutîultis. 

Mémoiret de PAcad. T.V» ^ "^ 



532 

Rhachis stria to - sulcata. 

Flores videntur dioici; mascali siiperiores^ minuti; fomi- 

ncorum valvulae calyciiiac crenulatae, orancs gra- 

nulo destitutae. 
Hab. in vicinia fluvii Wilui in canipo cdito arenoso. 1^. 
Obs. An planta nostra eadcm sit spccies ac R. graminifo- 

lius , CLijns mentionem facit clar. Gcorgi (Geogra- 

phisch - physikalische - inid naturhistorisclie Be- 

schreibung d. Ross. Rcichs 3. Thl. 4. Bd. S. 921. 

Nr. 18.) ob descriptionem adhuc dtsidcrand^m de- 

terminari nequit. 

18. Saxifraga mult'ijïora. 

S. foliis lanceolatis subulato - sjoinosis vix ciliatis, can- 
libus floriferis proGurabentibus, panicula terminai! 
ramosissima multiflorav 

Hab. in Daviuiae alpibas. 7i, 

Obs. S. asperae L. , cui S. branchiaîis Gmel. FI. Sibir. T. 
IV. pag. 164. Nr., 76. tab. 65. fig. 2. ut syno- 
nymon siibjungenda est, quod autopsia speciminum 
et in Helvetia et in Sibiria lectorum me doGuit,. 
sane afiinis, multis autem notis ab ea diversa. Cail- 
les nimirum valde diiTusi ,. fLorifrri etiam , qui irr 
Sw aspera crecti,. ùi nostia: prostrati et omnes foliia; 



533 

niulto rarioribns, minime imbiicatis, sont instriicti. 

Folioriim insLiper apex in spinulam quidem cxce- 

dit, eorum niargo autem vix aut ne vix quidem 

spinulis ciliatLis , rarissime tantum piiis bievibus 

obsitus. Panicula , qiiae in S. aspera pauciflora 

est, in nostra ramosissima , multiflora observatur. 

Flores in iitraque inferi nec superi, ut Hallcrus de 

S. aspera auctor est. 

19. Arenaria violacea. 
A. foliis ovatis acutis sessilibus , caule erecto villoso 

subdichotomo , pedunculis unifloris , petalis calyce 

villoso multo majoribus. 
Cailles plerumque plurcs ex una radiée , erecti , ramosi^ 

SLibdichotomi, villosi. 
Folia sessilia, opposita, ovata, acuta, integerrima (lente 

adspecta vix manifesta crenulata), margine cartila- 

ginea ; superiora ciliata ; omnia utrinque glabra^ 

ravina subtus prominente. 
Pedunculi alarcs et in omnibus ramis terminales , erecti, 

superficie caulis. 
Calyx pentaphyllus, villosus; foliolis oblongis, obtusis. 
Corolla violacea, pcntapctala; petalis calyce duplo saltem 

longioribus , cuncato - obovatis , apice tridcntatis- 

dentibus obtusis. 

67 * 



534 

Stamina decem; filameiitis petalis paullo bievioiibus. 

Capsula ovata, quadrivalvis, longitudine calycis. 

Ilab, in Sibiiia transbaicalensi in montiuni jiigo Jablonnoi- 

Chiebet , ciica urbem Ochotiam ad littora maris 

glacialis et in Kamtschatka, G? 

20. Arcnaria calycantha. 
A. foliis oblongis acutis sessilibus basi ciliatis, pedun- 
culis axillaribus unifloris diphyllis. 

Caulis dcbilis, glaberrfmus, ramis axillaribus alternis, sini- 
plicibu? instrnctu^. 

Folia sessilia, opposita^ oblonga, acuta, glabenima, int/5ger- 
rima, basi ciliata; siiperiora snbundiilata. 

Pedunculi terminalis et axillaies > uniflori , supraî médium 
diphylIL 

Flores mitantes, interdum bractea ovata^ acuta, calyce ma- 
jor i sulTult). 

Calycis foliola oblonga, acuta, margine mcmbranaceo cincta. 

Petala in nostris speciminibus nulla , utrum caduca for- 
san? — an flores semper apetali? 

Stamina' calyce breviora. 

Hab. in Sibiria orientali. G? 

21. Arcnaria vUlosa. 
A. caulibus pubescenti - villosisy foliis lineari-subulatis 



535 

trinerviis cilialis , foliolis calycinis trinerviis acii- 
minatis coiolla lon^ioiibus. 

Caules plurimi ex una radiée in caespilém satis densnm 
dispositi, eieeti, subpalmares, simplicissimi, apice 
tnnr.uni plciuinque ramis aliquot iinifloris instmcd, 
uni - ad quadriflori, pubescenti - villosi. 

Folia linearia, subulata, ciliata, tiinervia; radicalia caes- 
pitosa; eaiilina opposita, connato - sessilia ; supre- 
ma inferioribus bieviora et latioia. 

Peduncali terminalis et ex axillis foliorum sLiperiomm, iini-- 
flori, elongati, capilUues, in medio plerumque bi- 
" bracteati, 

Calycisr foliola ovato - lanceolata", acuminata, striata, trt-^ 
nervîa; raargine membranaceo. 

Petala alba, obovata, retusa, foliolis calycinis tertia parte' 
breviora. 

Ilab. in Sibiiia orientali circa urbem Ochotiam. 2^. 

ObSr Ab A. tenuifolia (3 caule simplicissimo vel ramis 
sfmplicibus unifloris instructo , nec dichotomo pa- 
nicLilato , foliis non villosis , sed margine tantum 
ciliatis , foliolis calycinis omnibus margine mem-- 
branaceo cinctis, aliisque notis indicatis diversa. 
G 2, Sedum Ulacinum: 
S. foliis radicalibus planis oblbngis obtusis integérrL-' 



536 

mis, corymbo terminali simplici pxiucifloro, petalis 

aciiminatis. 
Radix ftbiosa, biennis? 
Caulis erectus, simplicissimiis, biimcialis, foliosus, teres, 

glabcr , supcrne praesertini maculis lilacinis ad- 

spersus. 
Folia radicalia aggrcgata, oblonga, obtusa, basi paruni at- 

tcnuata , integenima , margine cartilagineo cincta, 

iitiinque glabia et uti caulis maculis lilacinis ad- 

spersa ; caulina i adicalibus similliiaia , sed paullo 
, angustiora; summa fere tota lilacina. 
Coiymbus terminalis , tri - ad quinqueilorus ; pedicellis 

axillaribus, unifions. 
Calyx quinquepartitus; laciniis lanceolaLO-linearibus^ acutis. 
Petala quinque lanceolata, uti calyx lilacina. 
Stamina decemj anlheris leniformibus, polline flavo farctis. 
Pistilla quinque. 
Hab. in Sibiiia transbaicalensi. cf? 

2 3. Lychnis uniflora. 

L. caule simplicissimo nnifloro piloso - glanduloso, flore 
ccrnuo, calyce indato dccemangalato petalis breviori. 
Radix perpendicnlaris , fusilbrmis , ramo subsolitario in- 
structa, multiceps. 



53- 

CaiTlos nnmerosi, caespitosi, obliqui, pdlmarcs vcl scsqiii- 
pcilmiircs, simplicissimij paicc foliosi, uniflaii, prae- 
st-iUm versus apiceni piloso - glandiilosi. 

Folia r.îdiccîlia multa, subcainosa, oblongo-lincaiia, in pe- 
îijlunî attenuata, obtusa, integerrinia, ciliata, niai- 
gine paiLim reilcxo , iiLiinquc piJis raris obsita ; 
CcUiiina scssilia, opposita, pcr tics plerniruiue op- 
positioncs, versus apiccra scnsifu minora, caeteriim 
radicalibus similliina. 

FIos in apicc caulis solitarius, ccrnuus. 

Calyx infiatus, quinquedentatus , dccemangulatns;. ad an- 
gulos fuscus, dense piloso - glandulosus; caeternm 
membranaceo - diaphanus, glaber. 

Corolla pentapetala ; petalis calyce longioribus, apice bifidis. 

Styli quatuor vel quinquc. 

Hab. in. Sibiria transbaicalensi. ^'. 

24. Lychnis pauciflora. 

L. caule subsolitario crecto stricto simpiicissimo subbi- 
lloro piloso -glanduloso, floribus erectisj calyce de- 
cemangulato pctalis breviori. 

Hab. in Sibiria transbaicalensi. cf? 

Obs. Praecedenti (L. uniflorae) non dissimilis, differt verc 
caule solitario (nec ex una radice pluribus cacs-- 



538 

pitosis), sesquialtiori, erccto, stricto, ligido; flori- 

bus subgeminis, altero laterali, erectis, diiplo minori- 

bus. — A L. apetala jfloiibus erectis, petalis ca- 

lyce longioribus diversa. 

2 5. Cerastium ri^idum, 
C. hirsutum , caule erecto infernc simplicissimo apice 

dichoiomo, foliis oblongis aculis, capsulis oblongis 

erectis caJyce diiplo longioribus. 
Tota planta pilis patentibus, rigidis undique hirsuta. 
Caiilis fere bipedalis , erectus , strictus , rigidus , infernc 

omnino simplicissimus, 
Folia opposita, sessilia, oblonga, acuta, integerrinia. 
Panicula terniinalis, ramosissima, dichotoma, ad divisuras 

bracteis duabus oppositis , foliis simillimis , versus 

caulis apicem sensim minoribus, sulTulta. 
Flores in omnibus paniculae ramulis terminales et in di- 

chotomia ramorum alares, crecti, pcdunculati; pe- 

dunculis elongatis; terminalium plerumque bibrac- 

teatis; alarium nudis. 
Calycis foliola lanceolata, acuta, 
Petala bifida, çalyce longiora. 
Capsula oblonga, nitida, decemdentata, calyce dupio lon- 

gior et ultra. 
Ilab. jn Sibiria. :^ ? 



539 

26. Cerastium pilosum. 
C. erectnm pilosum, foliis oblongis obtiisis, petalis ca- 
lyce niLilto niajoribus, cnpsulis oblongis. 

Caiilis palmaris , erectus , basi flagella emittens tota pro- 
strata, siiperne simplicissimus, tennis, undique, uti 
omnes plantae partes, pilis ciebris, mediociibus ob- 
situs. 

Folia sessilia, decussata, oblonga, obtusiuscula, integerri- 
ma, ciliata, discolora; subtus subglauca, renis ap- 
parentibiis nullis; inferiora internodiorum fera lon- 
gittidine vel iisdem parum longiora ; superiora iis- 
dem breviora. 

Pediinciili e siimmi foliorum paris niedio aut terni , auft 
solitasius tantuir», plerumqiie trifidi; ramis vel uni- 
floris, vel bi- rarissime trifloris, ad basin et in me- 
dio plerumque bractea minuta , oblonga instructis, 
excepto medio ramificationis tum primariae , cum 
secundariae, qui plerumque ebracteatus observatur. 

Flores erecti, post anthesin tantum nutantes. 

Calyx pentaphyllus; foliolis inaequalibus; duobus interio- 
ribus ; subrotundo - cllipticis, margine membranacco 
cinctis; tribus exterioribus, angustioribus, oblongis; 
omnibus obtusis. 

Petala calyce triplo longiora, bifida. 

Mémoires de tAead. T.V. 68 



540 

("icnii.ilij pro r.iorc ^cnciis. 

Capsula ohlonga (iinniatura jani iongiUidine calycis}, ' 

\\db. m Sibiiia. ^ <* 

2 7. Cerastlum fimbriatum. 

C. ditTusum , caule angulato piloso, foliis lanceolati* 
glabris ciliatis, pcdunculis alaiibus unifions, peta- 
lis multifidis, capsulis globosis. 

Caulis diffusus, ramosissimus, supeine dichotomus, angula- 
tus, sulcatus, pilosus. 

Folia sessilia, opposita, lanceolata, acuminata, margîne te- 
nuissime crenulata, fere integerrima, ciliata, caete- 
lum utrinque glaberrinia, discoloia, reticulato-venosa. 

Pedunculi ex dichotomia caulis solitarii , sesquiunciales, 
capillares, erecti, uniflori, pilosi. 

Calycis foliola aequalia, oblonga. 

Petala multifida. 

Capsula globosa. 

Hab. in Sibiria. '4. 

28. Cerastlum iiicmmm, 

C. crcctum incana - pubescens , foliis oblongo - lincari- 
bus, pedunculis trichotomis, capsulis globosis. 
Caulis erectus, ramosus, pilis crebris, brevibus, albidis, de- 



541 

flexîs nndiqne incuno - pubescens, geniculatus- ge- 
niciilis superne incrassitis. 
Rami oppositi; alter elongatiis, alter brevissimus, hnjns 
intcrdum loco foliorum fascicuhis ; dcciissatij, 
stériles, supeificie caulis. 
Folia sessilia, subconnata, decussata, oblongo-linearia, acii- 
ta , integerrima , pilis bievibus , adpi essis , ocliIq 
inermi vix manifestis obdiicta. 
Pcdiincukis terminalis, trichotomus; ramo intermedio sim- 
plici unifloro ; ad ramificationrm bracteis duabiis 
oppositis, ovato - lanceolatis, aciuis suffiiltus. 
Pedicelli omnes elongati , capillares ; ultimae ramifica- 
tionis , excepto intermedio , noninimquam bi- 
bracteatij bracteis his inferioribus simillimis. 
Flores erecti. 
Calyces pentaphylli, foliolis aeqiialibus, margine plerum- 

qne membranaceo cinctis. 
Petala foliolis calycinis duplo longiora, spathulata, apiœ 

tamen seniibifida. 
Oenitalia ut in congeneribus. 
Capsula globosa. 
Hab. in Sibiria meridionali. 2i. 

29. Rosa mollis. 
R. germinibus ovatis pedunculisque aculeolatis , caule 

6S * 



542 

ineimi , foliolis ovalibus duplicato - scrralis pctio- 

lisqiie pubcscenti - mollibus. 
Caulis inermisj glaber, viridis. 
Petioli inermes, pabescentes, leviter canaliculati. 
Folia inferiora foliolis septenis ; superiora foliolis quinis; 

summa floralia foliolis ternis , lateralibus brcvissi- 

me, terminali longe petiolatis ; omnibus ovalibus, 

obtusis, duplicato - serratis; serraturis glandulosis; 

utiinque, subtus tanien paullo magis, pube mollis- 

sima obductis. 
Flos terminalis, solitarius, pedunculo germine longiori in- 

sidens. 
Calycis laciniae pubescentes, aculeolis glandulisquc pedi- 

cellatis praesertim ad carinam obsitae, maigine to- 

mcntosae , in apicem foliaceum , lineari - spathula- 

tum, serrato - glandulosum productae. 
Germen ovatum , fuscum , colore glauco nebulosutn , uti 

pedunculus aculeolis raris adspersum. 
Styli villosi. 
Hab. in Caucasi alpe Kaischaur. :^. 

3o. Potcntilla macrantha. 
P. foliis ternatis incisis supra pilosis subtus albido - 

villosis, caule erecto pauciiloro, corolla calyce du- 

plo majori. 



543 

Cailles sesqni - vel bipalmares, erecti, pilis raris brevibus 
obsiti , SLipeine in ramos aliquot divisi , pau- 
cifloii. 

Folia rndicalia et caulina infcriora ternata, longe petiola- 
ta; foliolis ovatis, incisis, basi tamen integcnimisj 
in pagina superiori pilis raiis adspersis, subtus pi^ 
lis albidis dense villosis ; superiora foliolis siibli- 
nearibus, integeniniis vel inciso - serratis ; summa 
simplicia. 

Stipulae lanceolatae. 

Flores in caule ramisqne terminales, solitarii. 

Petala obcordata, calyce diiplo majora, flava. 

Hab. in Sibiria transbaicalensi circa urbem Jacutiam. 2^. 

Obs. A P. nivea, cui sane affinis, indumento totius plan^ 
tae tenuiori; foliis subtns albido - villosis quidem, 
nec autem tomento densissimo , niveo obductis; 
^oribus paucioribus ; pedunculis magis elongatis; 
corollis denique duplo vel triplo majoribus di versa. 

3l. Potentilla uniflora. 

P. foliis ternatis apice incisis subtus tomeptosis, caule 
erecto unifloro. 
Radix squamis magnis, ferriigineis vestita pluies emittit 
caules in caespitem parvum quidem, sed densissi- 



544 

mum, aggregatos, erectos, vix palmarès, villosos, 
fjliis d lobus vel tribus instructos, unifloros. 

Folia radicalia dense caespitosa , petiolis duplo illis lon- 
gioribus insidentiaj ternata; foliolis ovatis, cunea- 
tis, apice inciso-scrratis; incisuris saepius 3 ad 5; 
basi integerrimis , in pagina superiori subvillosis, 
scibtus densissime niveo - tomentosis ; caulina duo 
vel tria; infimum radicalibns simillimura; médium 
foliolis plerumque integerrimis; summum simplex, 
trifidnm; laciniis integerrimis. 

Flos terminalis, solitarius, erectus, speciosus, 

Calyx extus villo albo obtectus. 

Petala obcordata, flava, calyce duplo longiora. 

Hab. in Davuria. :^. 

Obs. Indumenti respectu P. niveae simillima , differt au- 
tem: caule humiliori, simplicissinio, erecto, uniflo- 
ro ; foliolorum incisuris paucioribus ; flore duplo 
vel triplo majori , magnitudine fere antecjdentis 
(P. macrantbae). — : P. subacaulis ab hac diver- 
sa : foliis utrinque tomentosis , tomento ncutiquam 
niveo, caule dccumbente et toto coelo. 

32. Aquilegia parviflora. 
•■'-iA., nectariis iiiCurvis staminibus stylisque brevioribus. 



545 

prtalis" oviito - subrotundii; omnibus hi^ longioribus, 
caule imillifloro. 
Aquilegia sylvarum huinilis. Gfncl. FI. sibir. Tom. IV. 
pag. 186. Ni. 17. tab. 74. 

Radix obliqua , crassa , coniosa , in nostiis speciminibus- 
caulem emittens solitarium , sesquipedaleiu vel al- 
tioiem, eicctum, strictum, glabrum; inferne nudum, 
simplicissimum ; apice tantum in ramos aliquot v'el 
pedunculos foliis suiTultos divisum. 

Folia radicalia solitaria vel bina, biternata^ longe petiola» 
ta; petiolo canaliculata, pilis varis obsito; foliolis 
obovato - cuneatis , latioribus vel angustioiibus , 
apice plerumque tridentatis; margine incrassato, re- 
ilexo; discoloribus, subtus glaucis, utrinque glaber- 
rimis ; caulina plerumque tria versus caulis api- 
cem , breviter petiolata ^ ternata ; foliolis lineari - 
lanccolatis, integerrimis , caeterum radicalium si- 
millimis. 

iPedunculi axillares, uni - vel biflori. 

Pedicelli bractea solitaria, lineari- lanceolata plerumque 
suffulti. 

Flores cernui, parvi in hoc génère. 

Petala patentia (plana, violacea secundum Gmelinum,) nec- 
tariis, staminibus., stylisque longioia. 



546 

Nectaria apice incurva , stylis staminibusque breviora. 
Hab. in sylvis ad Lenam fluviiim, 2i. 

33. Ranunculus pusillus. 

R. caule repente, foliis tri- vel quinquepartitis, laci- 
niis trifidis, floribus solitariis terminalibus et axil- 
laribusj calyce basi piloso. 

Caiilis repens , filiformis , subramosus ; ramis axillaribus, 
alternis, brevibus; villosus. 

Folia alterna ,, petiolata ; petiolis foliis longioribus ; tri - 
vel quinquepartita ; laciniis trifidis; magis vel mi- 
nus sericea, subinde glabra. 

Pedunculi in apice caulis et foliorum superiorum axillis 
solitarii, foliis sesquilongiores , villosi, uniflori. 

Flores parvi. 

Petala kitea. 

Calyx subreflexus, foliolis basi pilis longis obsitis. 

Fructus subglobosi; seminibus glabiis, apicibus rcilexis. 

Hab. in Sibiiia circa Pristan (locuni adpulsus navium) 
Nelkan. ^? 

Obs. R. hyperboreo affinis , sed omnibus in paitibus mi- 
nor ; folia insuper in nostro ad basin fere sunt 
partita, laciniis trifidis, quae in R. hyperboreo lo- 
bata tantum observantur, lobis integeriimis; nostra 



547 

planta cîcniqne pilis albis villosa , R. hypcrb. au- 
tcm glabonimus. — A R. parvulo indumento, caule 
et folioiiim forma divcrsus. 

34. Dcntaria tcmiifolia. 

D. foliis tcinatis quinatisve solitariis vcl geminis, fo- 

liolis sLiblincaiibus mucionatis pleiumque integer- 

rimis. 

Cardaniine foliis tiifidis acutis, laciniis integerrimis vel 

incisis, caule erecto, Gmel. FI. sibir. Tom. II T. 

pag. 272. Nr. 41. tab. 65. 

Radix a me non visa (alba, fibrosa, fibris globulis cordi- 

forniibus auctis Gmel.). 
Caulis dodrantalis, eiectus, simplicissimus, glaber, inferne 
pleiumque nudus (subinde tamen folio subradicali, 
solitaiio, minute, quinato - digitato instructus), su- 
peme foliosus. 
Folia pctiolata, pleiumque in quovis caule tria; aut omnia 
alterna, solitaria; nul duo inferiora ex eodem puncto, 
tertium superius solitarium, intcrdum practer folia 
gemina nnllnm aliud. 
Foliola plerumque tria, interdum quatuor vel quinque^ 
linearia vcl lanccolato-linearia, mucronata, inte- 
gerrima, rarissime dente uno altcrove instructa. 

Mîmoires de V Acad. T. V. ^9 



548 

Racemus terminalis, panciflûius, erectus, nudus, post an- 

thesin elongatiis. 
Calyx palLilus. 
Petala obovata^ obtusa, violacea, foliolis calycinis triplo 

longiora. 
S'tamina oninia calyce longiora. 
Stylus staminibus longior. 

Ilab. in Sibiiia a Tomo thivio ad Lcnam iisque fluviLim. ^. 
35. Sisymbrium Jilesil. 
S. glabmm, caule folioso^ foliis radicalibus lyraLis, eau- 

linis oblongo - obovatis, omnibus subciliatis. 
Caules solitaiii vel pluies ex una ladice, plerumque sim- 

plices, erecti, foliosi, spithamaci. 
Folia radicalia plurima, in caespitem disposita, lyrata, in 

peliolum attenuata, utrinque gbbra, margine sub- 

ciliata; caulina sessilia^ spaisa, oblongo - obovata, 

obtusa , integerrima vel raiius dente une alterove 

minuto instructa, subciliata , glabra. 
Racemtis terminalis, erectus, nudus. 
Flores pedicellati; pedicellis floribus longioribus. 
Calyces glabri. 

CoroUae albae, paullo majores quam in S. arenoso. 
Siliquae subtcretes, erectae, elongatae, filiformes, stylo et 

stigmate coronatae. 



549 

Ilab. in Kamtschatka. cf? 

Obs. Primo intuitu S. arenoso non dissimile, diversum au- 
tem : caule plernmquc simplicissimo , rarissime ra- 
mis aliquot instrncto, foliis caulinis latioribiis et 
dcniqac glabritie totiiis plantae. 

36. Chciranthas strigosus. 
Cil. undicjue strigosus, foliis oblongo - lanceolaLis inte- 
gerrimis vel dcnticulatis^ caule erecto herbaceo an- 
gulato simplici. 

Radix fiisiformis , perpendiciilaris , caulem emittens solita- 
ritim, dodrantalem, simplicem, erectum, a basi ad 
âpicem slrigosiim, angulatnm. 

Folia radicalia pliirima, in caespitem densum congesta, ob- 
longo -lanccolata, acuta, integerrima vel basin ver- 
sus denticulata, uuinque strigosa ; caulina sparsa, 
radicalibus paullo angustiora, caeterum illis simil- 
lima. E foliorum caulinoruni axillis rainuli bre- 
vissimi (potius Ibrsan foliorum fasciculi dicendi) 
proveniunt. 

Raccmus terminalis, simplex, multiflorus, nudus. 

Flores erecti, pedicellis ipsorum longitudine insidentes. 

Siliquae longac^ quadrangulae, etiam uti rhachis et pedi- 
celli strigosi, stigmate magno, bipartite coronatae. 

Ilab. in Sibiria. cf. 

69 * 



550 

3 7- Fiunaria tenuifolia. 

F. acanlis, scapo nudo, lacenio paiicifloio, corollis basi 
bigibbis, foliis triplicato - pinnatis, pinnulis oblon- 
go - lincaiibus. 

Radix fibrosa. 

Folia radicalia pkira, longe peliolata, triplicato - pinnata; 
pinnulis confeilis, lincaiibus, in medio tamcn la- 
tioribus, iitiinque attenuatis, undique glabcnimis. 

Scapi pluies, crecti, sesquipalmaies , spithamaei vel sub- 
indc piedales, glabii, inferne nudi> versus apiceiii 
floriferi. 

Flores duo vel très in racemum brevem disposili, pcdicel- 
lati; inferiores cernui; supremus ereclus. 

Pedicelli capillares, longitudine varii, interdum fere uncia- 
les, plerumque autem multo breviores, bractea suf- 
fulti solitaria, lanceolato - lineari, acuminata. Prae- 
ter hanc alia in plerisque observaLur bractea, pe- 
dicello ipsi insidens, alleri simillima. 

Calyx diphyllus; foliolis cordalis, acutis, adpressis, glabris. 

Coiolla (videtur flava) petalis exterioribus basi in calca- 
ria duo, bievia attenuatis, supra médium reflexis; 
interioribus utrirtque dilatatis, in mcdio angustatis, 
apice subviolaceo, acuto. 



55i ^ 

Genitalia pet.îlis nIx brcviora. 
Hab. in Sibiiia tiansbaicaknsi. 7i. 

38. Fuuiaria altaica. 

F. caule simplici , racemo terminali , bracteis obovatis 
integenimis pcdanculo subaequalibu'; , foliis bitcr- 
natis, calcare crasso rotundato arcuato. 

Caulis erectus, simplex. 

Folia duo versus basin caulis sita, petiolata, glauca, bi- 
ternara; foliolis scssilibus, obovatis, obtusis, sub- 
mucronatis, integenimis, glabeiiimis. 

Racemus terminalis, multiflorus , densus, bracteatus. 

Biacteae obovatae, integenimae, longitudine pedicelli vel 
eo paullo longiores. 

Flores pendulî. 

Corolla vexillo violaceo; calcare crasso; apice rotundato, 
arcuato; corolla longiori. 

Hab. in montibus Altaicis, ^. 

39. Iledysarum GmcUiiL 

IL caulescens erectum, foliis pinnatis, foliolis oblongo- 
ovatis subtus pilosis, bracteis pedunculis breviori- 
bus , calycinis laciniis setaceis tiibo longioribus, 
lomcnti articulis rugoso - asperis. 



55c 

IIcMysarum foliis pinnatis, legiiminibiis articulatis lana- 
tis , caulc dilTuso. Gnid. FI. sibir. Toin. IV, 
pag. 29. Nr. 37. tab. 12. 

Radix lignosa, mfilticeps. 

Cailles plures, erecti, teietcs, stiiato - SLilcati , subpilosi, 

Folia alterna, impari -pinnata; pinnis oppositis, ovato-ob- 
longis, basi rotandalis, apice acutiusculis, in pa- 
gina stiperiori punctulis nigricantibus prominulis 
satis dense obtcctis, subtus margineque pilosis. 

Stipiilae vaginatae , abbreviatae , unani vel duas lineas 
longae. 

Racemi ex axillis folioriim superiorum multiflori, longe pe- 
dunciilati. 

Flores pedicellis brevibus insidcntes , bracteati. 

Bracteae ovatae, acutae, diaphanae, pedicellis breviorcs. 

Calyx iiLi rliachis et pedicelli pilis albicantibus adpressis 
obsitus, ultra médium quinqnefidiis; laciniis omni- 
bus setaccis, tubo longioribus. 

LegLimina plerumque quadriarticLilata ; articulis rugoso- 
asperis; jiinioribus albo - sericcis. 

Hab. in Sibiriae montosis. l;. 

Obs. Synonymon Gmellni a h. ÏT'illdenow. H. obscuro, a 
nostra planta certe diverso , perperain adscriptum 
est. II. Gmclini ab H. obscuro practer foliorum 



553 

formam atqiie indiimcntum et stipiilarum magnitu- 
dinem muUo minorcm adhuc divcrsum : bracteis 
brevioiibus, calyce profundius diviso, lomenti aiti- 
culis ncLitiqiiam glabris, aliisque notis indicatis. — 
Ab H. alpitio calyce quinqucfio , albido - piloso, 
qui in H. alpino quinqiicdcntaliis et fcrc glabcr 
observatiir ; bracteis latioribus, subovatis, quae 
in H. alpino lineares sunt ; floiibus majoribus et 
lomentis riigoso-aspeiis praeseitim dignoscendum. 

40. Prencmthcs pygmaea. 

P. calycibus 10 — 12 floris, caule ramosissimo , foliis 
oblongo - ovatis linearibusve in petiolum longum 
attenuatis dentatis vel integerrimis. 
Hierariuni foliis fere omnibus capillaceis. Gmel. FI. sibir. 
Tom, II. p. 20. Nr. 18. var. I. tab. 7. fig. 2. 
Hieracium foliis radicalibus ovatis, dentatis. Gmel. 1. c. 
Nr. 18. var. II. tab. 7. fig. 3. 
Tota planta glaberrima plerumque in formam hemisphae- 
rii crescit, vix duos pollices alta et totidcm cum 
dimidio in diametro tenens. 
Radix fusiformiSj simplicissima, perpendicularis, descendens. 
Caulis brevissimus, vix uncialis, foliis numerosissimis, ova- 
to - oblongis , in petiolos foliis duplo vel triplo 



554 

lon£;ioics altcnuatis dense obsiuis , tune in ramos 
pliiriinos divisus inferne nudos , in medio foliis 
instrticLos , caulinis simillimis sed minoiibiis , ex 
quorum axillis pedunculi pioveniunt conferli, uni- 
floii vel itemtn laniosi, multiflori. 

Flores parvi. 

Anthodium aucLum; squamis omnibus glabris; exterioribus 
minutis, lanceolato - linearibus; interioribus octonis, 
linearibus, aculis. 

Corollulac deccm vel duodecim, anthodii squamis paullo 
longiores , luteae. 

Pappus pilosus, sessilis. 

Receptaculum glabrum.. . 

Hab. ultra fluvium Jeniseam. Tj. 

Obs. Variât haec planta caule elongato, tri- vel quadri- 
pollicari; ramis minus confertis; foliis angustiori- 
bus, oblongo - linearibus. — Ali.im possideo plan- 
tam caeterum huic simiJliniam, sed foliis radicali- 
bus lyraLis instructam. — An hujus varietas ? 

41. Leontodon lanatus. 

L. calyce exteriori crecto adpresso, squamis lincari-lanceo- 
latis, scapo unifloro dense tomentoso, foliis rigidis 
runcinato-pinnatifidis, laciniis angulato-dentatis. 



555 

Radix siipeine villo tcrminatur densissimo-, mollissimo, sub- 
tusco, in »lol)iili formam compacto, qui scapos et 
folia ante cxplicationcm in vol vit. 

Folia oinnia ladicalia , in petiokim attenuata , runcinato- 
pinnatifido ; laciniis angulatis , dcntatis ; dentibus 
magnitudine vaiiis; rhachi utiinqae membiana la- 
ta, dentata aiicta • juniofa' supia arachnoideo - in- 
cana, subtus lanato - tomentosa ; adulta supra fcre 
glabiaj subtus quoquc tomentuni fere exuunt. 

Scapi pluies , foliis paullo longiores , a hàsi ad apiceni 
dense .tomentosi, uniflori. 

Anthodium glabrum ; squaniis exterioribus duplici oïdine, 
lanceolato - lineanbus, erectis ; interioiibus cxterio- 
libus triplo vel quadiuplo longioribus,. lanceolato- 
lineaiibus. 

Corollulae luteae. 

Pappus longe stipitatus^ pilosuSi 

Hab. in Sibiiia. 1;. 

42. Lcontodon disscctus. 

L. calyce exteiioii erecto adpresso, squamis ovatis, sca- 
po nniiloio lanato - tomentoso, foliis luncinalo-pin- 
natifidis pilosis, laciniis lanceolato - lineaiibus sub- 
integenimis. 

Mémoires de PAtad. T,V, 7^ 



556 

Radix crassa, pcrpcndiculaiis, fnsiformîs, multiccps, sirper- 
ne sqiiamis fiiscis (foliormn anni praeteiiti ludi- 
mentis) obtecta. 
Folia radicalia pkiiimn, petiolafa, profiinde rimcinato-pra- 
natifida, magis vel minus pilosa; Lrciniis alteinis, 
lanceolata - linearibus-, acutis, iiTtcgerrirais vel den- 
ticulis raiis instructis; ihachi dentata; dentibus la- 
ciniis pleramqae oppositis , sabinde tainen irregu- 
laiiter dispositis. 
Petioli vix quartara vel quintam paitem folioruin aequan- 
tes, villosi , villis cicbris luteo - fiiscis ad basira 
stipati. 
Scapî pinres, erecti, foliis paullo longiores, unîflori, îana- 
to - tamentosi; tomento post anîhesin minus denso. 
Flos eiectus, L. Taraxaci minor. 

Anthodium glabrum; squamis exterioiibus duplici sttbinde 
ordine,. ovatis^ acutis, margine membranaceo, cilia- 
tis, erecto adpressis; interioiibus cxterioribus tripîo 
longioribus, lanceolato - linearibus, acutis, margine 
membranacea. 
Corollulae pallide luteae. 
Pappus stipitatus, pilosus. 
Habr in Sibiria ad Lenam fluvium. 71, 



557 

43. Picris Kamtsdintica. 
P. glochidibus hispida, caule eiecto simplicissinio, fo- 

liis inferioiibus obovatis versus basin attcnuatis 
dentatis, supeiioiibus lanceolatis serratis, peduncii- 

lis racemosis, calycibus hispidissimis. 
Tota planta glochidibus patentissimis undequaque hispi- 

dissima. 
Radix obliqua , praemorsa , fusca , squamis nigricantibus 

piaecipue caulem versus obtecta , fibris perpendi- 

culariter descendentibus ramosis aucta. 
Caulis solitariuSj erectuSj strictus, simplicissimus, tri - vel 

' quadripcdalis, 
Folia radicalia obovata, in petiolum attenuata, remote den- 

tata ; caulina sparsa ; inferiora radicalibus similli- 

ma ; superiora lanceolata, remote serrata; summa 

pedunculos suffulcientia fere subintegerrima. 
Pedunculi in apice caulis raceraoso - corymbosi , axillares, 

inferiores bi - vel triflori^ superiores uniflori. 
Anthodium squamis nigricantibus, lineaii - lanceolatis; ex- 

terioribus subsquarrosis. 
Corollulae lutcae. 
Pappus scssilis, plumosus. 
llab. in Kamtschatka. l^. 

Obs. Longe haesitavi , utrum Hieracii ^ an Picridis gencri 

70 * 



558 

^ haec planta ndnumcianda sit; calyx enim non ex- 
acte imbricatiis ITiciacii intcr hune et cahxcin ca- 
lycuLUiiin mccliciin quasi tcnct, scd pappus plumo- 
siis , licet slipilatus sit, Picridibus potius quam 
lïieraciis plantam nostram adnumerare siiadet. — 
A Piéride hieracioide praoter hispiditatem , qua(^ 
in nostra supeificiem totius plantae oecupat , in 
illa autcm praecipue versus basin caulis observa- 
tur , pedunculis hispidissimis , squaniis destitutis, 
calycibusque valde hispidis diversa. 

44. Crépis gramiiiifoliu. 

C. tota glabra, caule subiamoso paucifloro, foliis omni- 
bus linearibus integenimis, floiibus ceinuis, calyce 
exteriori minutissimo. 

Planta pusilla glabra. 

Radix crassa , perpendicularis, multiceps. 

Caules erecti , subramosi ; rainis axillaribus, inferioribus 
subinde bi - vel trifloris, superioribus sempcr uni- 
floris; foliosi, vel sirnplicissinii, uniflori, aphylli. 

Folia omnia lincari - filiformia , lotigitudine varia. 

Pcdunculi plerumquc non longe infra floruni squamula in- 
structi. 

Flores erecti. 



559 

Anthodiim sqnamis cxteriodbus brcvissimis., ovatis, acutls, 
patulis; inteiioiibus lincaribus, acutis, cxtcrioiibus 
nuiltolics longioiibus. 

CoroUulae pallidc lutcae , anthodio duplo fcie longiores, 
apicc truncatac, qninquedentatae. 

Pappus pilosuSj sessilis. 

Ilab. iuSibiiia orientali intcr urbes Jacutiam et Ochotiam. ^? 

45. Crépis hnlcàlensis. 

C. caale erecto stricto foliisque glabeiriniis, radicalibus 
petiolatis integris pinnatifidisve , ramis fastigiatis, 
iloribus racemosis , calycibiis nigricantibus albo - 
pilosis. 

Caulis ercctus, strictus, glabenimus, snperne flexuosus, ra- 
mosus; ramis axiliaribus, alteinis, fastigiatis. 

Folia glabenima ; radicalia circumscriptione oblonga vcl 
oblongo - ovata , in petiolum folii longitudine vel 
eo longiorem desinentia, Integra, basin versus sub- 
inde dentata, vel profunde ad costam mediam fere 
pinnatifida, laciniis linearibiis, in toge rri mis; caulina 
inferiora radicalibus simillima ; superiora intégra, 
linearia^ inferiorum fere longitudine; ramea minu- 
ta; summa setacea. 

Flores in caule ramisque racemosi, erecti. 



56o 

Pedicelli folio subsetacco sulTulti, plerumque uniflori, ra- 
rissime biflori , squamis pkuibus , lineari - setaceis, 
varie flexis, obsiti. 

Anthodium squamis nigricantibus , pilis mollibus albidis 
obtcctis et hinc variis; exterioribus lanceolatis, re- 
ilexis, brevibus; interioribus lanccolato - linearibus. 

Corollulae" pallide flaventes. 

Pappus sessilis, pilosus. 

Hab. in locis montosis ad lacum Baical. Tj. 

Obs. Folia radicalia et caulina inferiora nequidem in iino 
codcmqae specimine partim intégra, partim pinna- 
tifida observantLir, sed omnia inter se sunt aequalia; 
in divcrsis aiitem speciminibus caeterum siiiiillimis 
foiiorum divisura diversissima est. 

46. Scrratiila glauca. 

S. caille simplicissimo unifloro , foliis glaucis glaberri- 

iiiis , radicalibus oblongo - obovaLis basi denlatis, 

caulinis siibpinnatifidis. 
Radix horizontalis vidctur perennis quotannis caiilem so- 

litaiium ad anni praeterili caulis latus emittens 

et hinc repens. 
Caiilis solitaiis, crectus, striclus, simplicissimns, uniflorus, 

inferne glabcrrimns, in mcdio slriatus, versus api- 



56i 

ccm stiiato - suTcatus , paullo infra florem arach- 
noideus. 

Folia raclicalia oblongo - obovata , in petiolum atteniiata, 
oblusa cil m niucronc , a mcdio ad basin dentata; 
dentibus mucionatis; versus apicem edentula; mar- 
gine caitilagineo , tuberculis mirilitissimis , oculo 
incrmi vix manifeslis obsito ; utiinque glabeninia, 
glatica; — caulina infeiiora ladicalibus simillimn, 
sed angustiora et basin versus dentata ; dentibus 
paucioribus, secundum folii magnitudinem profun- 
dioribus , paullo sursum spectantibus ; tuberculis 
marginalibus elongatis fcre ciliata ; — superiora 
apicem versus sensim decrescentia, pinnatifida; — 
summum, paullo infra florem positum, lanceolato- 
lineare, integerrimum, margine cartilagineo ciliato. 

Flos erectus, speciosus. 

Anthodium imbricatum ; squamis exterioribus ovatis, acii- 
minatis, margine apiceque nigricantibus, ciliatis, pu- 
bescentibus, adpressis; intimis lanceolatis, elonga- 
tis, subscariosis. 

Pappus plumosu?. 

Hab. in Sibiria. 2^ 



56û^ 

47. Scrratula Tilcsli. 

S. floribiis aggregatis dense corymbosis, foliis lanceola- 
tis dcntatis siibtus calycibusque lanuginosis. 

Planta primo anno acaulis folia profcit fcre pedalia , in 
petiolum longuin attenuata, altero anno caulescens, 
florifera. ' 

Radix obliqua, sqnamis fuscis (foliorum anni praeteriti m- 
dimentis) obtecta. 

Caulis solitarius, erectus, sdbspithamacus, siinplcx, stiiato- 
angnlatus , modo glabcr , modo arachnoideo - pu- 
bescens. 

Folia lanceolata, in petiolum attenuata, acuminata, den- 
tata , marginc subreflexo, snpra glabhi , subtiis la- 
nnginoso - tOTnentosâ , snbinde tantiim arachnoideo- 
pnlTescentia ; ladicalia in orbem disposita; caulina 
sparsa. 

Flores in apice caiilis ag<:;regati, pltircs son paiiciorcs, pe- 
diinciilis insident simplicissimis, plerumque' ex uno 
eodemque caiilis puncto provenicntibiis , fore um- 
bellatis , longitudine floribas snbaeqnalrbns , lanu- 
ginosis , nonniinqnam bracteis saffultis linearibns, 
integerrimis, siipia glabris, siibtirs lanuginosis. In» 
terdum ex foliorum superiorum axillis alii prove- 



563 

niunt pediinciili bi - vel tiifloii , ita ut coiymbus 
compositiis cvjdat. 

Anthodimn siibcylindiicum , squamis omnibus lanceolatis;, 
acutis, lanuginosis; interioribus paullo angustiori- 
bus quam exteriores. 

Corollulae rubicundae videntur. 

Pappus pUiniosus. 

Hab. in Kamtschatka. If, 

Obs. Planta pro soli diversitate varians; in sicc'is tota rigi- 
dior, caule ex rubicundo subfusco, tenui lanugine 
obtecto, foliis lalioribus, subtus magis dense lanugi- 
nosis, subtomentosis^ margine magis reflexo; in fer- 
tilioribus tota laxior et magis glabra, caule altio- 
ri, foliis angustioribus, margine vix reflexo. 

48. Chi-ysocoma scahra. 

Ch. lierbacea, foliis oblongo- lanceolatis enerviis disco- 

loribus margine praesertim scabris subtus pubescen- 

ti-villosis, calycibus subvillosis. 
Caulis erectus, strictus, inferne simplex, superne in ramos 

aliquot fastigiato - corymbosos divisus, teres, stria- 

to - sulcatus. 
Folia subconferla , sparsa , sessilia , basi subamplexicaulia, 

oblongo - lanceolata, acuta, margine denticulis mi- 

Mémoirtf <U (Atad. T. F. "î * 



564 

nutissimis scabro, disc^lora, supra vix scabriuscu- 
]a, pilis miniitis, rarissimis, nonnisi lente conspi- 
ciiis, obsita , siibtus pubescenti - villosa ; inferiora 
tripollicaria; snmma vix pollicem longa. 

Flores in caulis et ramoriim ex foliorum siiperiorum axil- 
lis provenicntium, foliis paucis instructorum, apice, 
ilavi, corymbosi, magnitudine Ch. villosae. 

Anthodium squaniis ovatis , acutiusculis , adpressis ,, sutfc-- 
villosis; 

Pappus pilossus, sessilis. 

Receptaculum glabxum^ 

Hab. in Davuria. 1^ ?. 

Obs. A Ch.. vilîosa; praeter rnd"umentLim- , totius pTantâe 
colore obscure viridi, foliis et calycinis foliolis la- 
ùoribus, aliisque notis indicatis diversa. 

49. Artemisia glomcrata.. 

A., albo - sericea , caule herbaceo simplicissimo ,. foliis 
radicalibus cuncatis palmato - multifidis ,. caulinis: 
pinnatifidis , flbribus nirmerosis in capitulum termi- 
nale glomeratis oblongis. 

Planta densissime caespitans. 

Radix Jignosa ^ multiceps , fibras plures , crassas ,, ramosas. 
terrae immittens. 



'^ 565 

Cailles numerosissimi; plurimi stériles, brevissimi, vix su- 
pra terram elevati , fasciculo foliorum terminati; 
nonnulli floriferi, «rectî, simplicissîmi , vix palma- 
rès, e foliorum fasciculo orti^ parce foliosi, prae- 
sertim versus apicem lanato - tomentosi, florum ca- 
pitulo terminati. 

Folia albo - sericea; radicalia petiolata, cuneata, palmato- 
multifida; laciniis lineaiibus, acutiusculis; caulina 
ïparsa, pinnatifida, inferiora remota, versus caulis 
apicem involucri instar aggregata. 

Flores Tiumerosi, in capitulnm terminale collecti, sessiles 
vel pedunculo brevissimo insidentes, oblongi. 

Anthodium villosam ; squamis ovatis , obtusis , mar^ine 
fiisco, carina albida. 

Receptaculum glabrnm. 

Hab. ad sinum St. Laurentii. 7i. 

tDbs. Ab A. glaciali praesertim florïbus numerosioribus, mi- 
noribus, in ca])itulum -collectis; foliis caulinis ra- 
rioribtis pinnatifidis (nec palmato - multifidis, sum- 
mis ^oralibus simplicibus, quod in A. glaciali non 
laro observatur) caeterisque notis indicatis diversa. 
5o. Ai-tennsia gclida. 
A. albo - sericea , caule herbacée simplici , foliis infe- 
rioribus pinnatis, pinnis multifidis, laciniis lineari- 



566 

hns , floral ibiis su m mis trifidis integrisve ^ spicis 
axillaribus pedunculatis, floiibus globosis, squamis 
calycinis fusco - marginatis. 

Tota planta albo - sericta. 

Badix lignosa, ramosa, fiisca, multiccps. 

Cailles erecti, simplices, sesqui - vel bipalmarcs, foliosi. 

Folia radicalia et caulina infeiiora longe petiolata, pinna- 
ta j pinnis plerumque petiolatis, palmato - multifi- 
dis ; laciniis linearibus; caulina supeiiora brevius 
petiolata, caeteiuni inferioribus simillima ; summa 
tiifida vel intégra. 

Spicae pedunculatae, pauciflorae, ex axillis foliorum sn- 
peiiorum piovenientes racemi terminalis inferiorem 
partem efibimant, cujus pars superior lloribus con- 
stat solifariis, e summorum foliorum axillis enatis. 

Flores globosi, erecti. 

Anthodium \'illosum, squamis ovatis; exteiioribus subfus- 
cis; interioribus scariosis. 

Receptaculum glabrum. 

IJalj^. ad sinum St. Laurentii. ^. 

Obs. A. insipidae (mihi ignotaej proxima quidem videtur; 
diiTert tamcn praeter indunicntum : radice non re- 
pente, cuule humiliori, et spicis pedunculatis. 



56? 

5 I . Artemhia violacea. 
A. cniilc hf^rhacco siiiiplicissimo, foliis villosis, infciio- 
ribiis jMiinatis, pinnis tripaititis integiisve, iloiibiis 
axillaiibns i;lobosis, inlcrioribus loi]ge pediincula- 
ti'î, superiotibiis siibsessilibus, calycinis squamis in- 
terioribus merubmnaceis nitidis. 

Radix lignosa, repens, squamis fuscis obtecta. 

Cailles floiifcii erecti, spithamaei, simplicissiini, praeser- 
tim versus basin violacei, niagis vel minus pilosi. 

Folia villosa; inferioia longe petiolata; petiolis violaceis; 
pinnata ; pinnis tiipaitids integrisve ; laciniis li- 
neaiibus, acutis, integenimis ; superiora pinnata; 
pinnis linearibus, indivisis ; sunima tiifidd vel in- 
tégra, linearia. 

Flores axillares, solitarii, pedunculati ; pedunculis foliis 
mu] 10 brevioribus; in racemum terminalem, caiile 
longiorem , dispositi , cernui , globosi , in racemi 
parte inferiori remoti, apicem versus conferti. 

Anthodium squamis ovatis, obtusis ; exterioribus i;i medio 
fuscis, villosis, margine mcmbranaceo, nitido; in- 
teiioribus totis niembranaceis, nitidis. 

Receptaculum gl.ibrum. 

Hdb. in Kamtsciiaikd. 1^. 



52. Artemisia Tllesïi. 
A. «cuile herbaceo simplicissimo. foliis subtus incano- 
tomentosis, inferioribus pinnatîfidis, laciniis lanceo- 
latis stibdentatis , floralibus summis subsimplicibus 
miniitis , floribiis raceinosis brev^iter peJunculatis 
mita nti bus globosis. 

Cailles erecti vcl adsoendentes, simplicissimi, siiblignescen- 
tes qiiidem sed annotini, striato-angulati, arachnoi- 
dco - piibescentes, a basi ad apicem foliosi. 

Folia inferiora in petiolum attenuata , pinnatifida ; laciniis 
aciitis, lanceolato - lineaiibus, inciso - dentatis, vel 
lanceolatis, siibintegiis ; supra tenuissime pubcscen- 
tia , subtus incano - tomentosa ; superioia sei i ata, 
serraturis acutis^ summa integerrima, interdum mi- 
Tiutissima. 

Flores axillares , solitarii , breviter pedicellati , racemosî, 
subnutantes, globosî. 

Anthodium squamis ovatis, obtusis; exterioribus arachnoi- 
deo-pubescentibus, fuscis^ interioribus glabris, api- 
ce tan tu m fuscis. 

Receptaculum glabrum. 

Hab. in Kamtschatka. li. 

53. Artemisia puhescens. 
A. foliis radicalibus bipinnatifidis, laciniis niultifidis in- 



5^9 

tegiisve subscriceis , caulinis integiis pînnatisve, 
pinnis lineari - setaeeis. cauleqne villoso - pubescen- 
til)iis, lloribiis subovatis pedunculatis erectis. 

Caulis ercctus^, strictus , sesqnipedalis , striato - angulatus, 
foliosiis,. ranuiSLis. Rami inferiores bievissimi, sté- 
riles ;^ superiores clongati, floriferi.. 

Folia mdicalia petiolata; petiolis foliorum longitudine, ca- 
naliculatis, basin versus dilatatis ; subsericea, bi- 
pinnatifida; laciniis integris vel multifidis; lacinu- 
lis lanGe<^Iatis veL lanceoldto - lineai ibus , acutisj 
caiilina villoso - piibescentia-, sparsa, sessilia; infe- 
riora pinnata>. pinnis lineari -filiformibus, plerum- 
que simplicissimis , rarissime bifidis ; superiora li- 
nearia ,. integerrima \ summa. floralia bis simillima, 
sed minuta. 

Flores axilliares, solitarii^ pedunculati, erecti, subovatis in. 
racemosi axillares et terminalenj dispositif 

Anthodium glabrum, nitens, squamis ovatis^ acutis; inte- 
rioribus margihe membranaceo^ 

Keceptaculum glabrum^ 

Mab. in Sibiria prope urbem^ Jacutiàm^. l^T 
54. yit'temisia: latifoUa^ 
A^ glabra^ foliiç ihferioribus bipinnatifidis, superioribus 
pinnatiûdis,, liicinii& utrorumque ovatis vel lanceo- 



570 

lalis acutis integcnimis , floralibus summis simpli- 
cibas , racemis axillaiibus bievissimis , calvcibiis 
globosis pedtinculatis nutantibus niaigine membra- 
naceis. 
Artemisia laciniata. (3. Spec. Plant, éd. ïrUld. Tom. IIL 

P. III. pag. 1843. 
Artemisia.... laciniis latioiibus, rachi mcdia folioru-m 
nuda. Gniel. FI. sibir. Tom. II. p. 123. Nr. 107. 
Var. m. tab. 58. 
Caulis erectiis, simplicissimus, stdctus, pedalis vel paullo 

altior, striato - sulcatus, glaber. 
Folia utrinqne glabra ; inferiora prtiolata , • bipinnatifida; 
pinnis dccurrentibus , pinnatifidis ; laciniis ovatis 
vel lanccolatis, acutis, integenimis, margine subre- 
ilexo; rhaclii alata, integeirima, versus apiccm fo- 
lii taritum dente uno altciove instructa; supeiiora 
pinnalifidii:, inferioium pinnis simillima; summa lan- 
ceolato - lineaiia, indivisa. 
Flores breviter pedunculati ; pedunculis bracteis minutis- 
simis sniFultis; nutantes, globosi, in racemos axil- 
lares, brèves, paucifloros collccli. 
Anthodium glabrum, squamis subiotundo - ovatis, margine 

mcmbranaceo cinctis. 
ReceptacLiIum glabrum. 



571 

Hab. in Sibiiia. li. 

Obs. Ab A. laciniata WilJd. praeter foîia bipinnatifida, 
ncc tiiplicdto - pinnata , adhiic divoisa : laciniis 
omnibus miilto îatioiibus , lacemis miilto breviori- 
bus aliisqiie notis indicatis. — Icon Gmellnl plan- 
tac habitum satis bcne proponit^ sed caulis in na- 
stris speciminibus nunquam divisiis, racemo solita- 
lio , e raceiTiLilis tri - ad quinquefloris , folio ipsis 
paiillo breviori suîTultis, coinposito, terniinatus et 
foJia superiora minus divisa, 

55. Artcmisia sacrontm. 

A. caule ramoso, sulcato, foliis subtus incanis, inferio- 
ribus bipinnatifidis , pinnîs decurrentibus pinnatifL* 
dis, laciniis acutis^ summis pinnatiûdis integrisve, 
racemis paniculatis foliosis, calycibus globosis pe- 
dunculatis nutantibus incanis. 
Artemisia .... laciniis latioiibus, rachi foliorum média 
dentata. Gmel. Flor. sibir. Tom. II. pag. 12 2. 
Nr. 107. Var. II. tab. 56. fig. 2, 
Caulis erectus , suffruticosus , sesquipedalis vel altior , ra- 
niosus, dense foliosus, sulcatus, versus apicem in- 
canus, caeterum glaber, ex fusco violaceus. 
Folia in pagina superioii glabra, subtus incana; inferiora 

Hémolrci de l'Acad. T. T, ^^ 



petîolëta; petiolo alato, ala integerrima , margine 
reflèxQ; bipinnatifida;. pinnis ad proximum par de- 
currentibus, pinnatifidis; laciniis lanceolato - linra- 
ribiis, siibfaltatis, acutis, plerumque integenimis,. 
rarissime uno altcrove dente in latere exteriori in- 
striictis, margine rcilcxo; rhachi pinnis dècurrenti- 
bus alata , ala pinnadfida , laciniis plerumque op- 
positis, pinnarum laciniis simillimis; — superiora 
pinnatifida , laciniis integris ; — summa: linearia, 
rarissime dente uno alterove instructa: 

Fibres axîllares , breviter pcdtinculati , nutantes ,. globosi,. 
in racemos axillàres et terminalem dispositi.. 

Anthodium incanum, squamis ovatis,. obtusis,. margine api— 
ceque membranaceis,. costa; média, viridi;. 

Rfeceptaculum glabrum; 

Hab. in arcnosis ad fluviumiJeniseam. ^.. 

Gbs. I. Dantur specimina foliis; subtus magis incanis et 
floribus parum. majoribus.. 

Gbs. II. Tatari Krasnojarenses hujus plàntae ramulos tem- 
pore sacrificiorum aut pûtius praesligiarum carbo- 
nibus inspergunt, ad deorum diabolorumqne , quos 
sibi; fmgunt, favorem sibi conciliandum. Gnicl. 1. c. 
pag. 124- — hinc nomen dedii triviale. 



573 

56. Attcmisia macrantha. 
A. foliis subtas incanis, inferioribus diiplic.ito, supeno- 
ribus simpliciter pinnatifidis , laciniis siibintegiis, 
floralibus summis tiifidis integrisve linearibus j ra- 
ceniis axillaribus et terminali , calycibus .globosis 
peduncnlatis nutantibas fusco - marginatis. 
'Caulis erectiis, tripcdalis et altior, simplex; inferne stria- 
tiis, glaber; si-iperne striato - sulcatus, subincanus, 

Folia siibtus incana ; infeiiora petiolata, pinnata ; pinnis 
plerumque profiinde pinnatifidis , infimis subinde 
bipinnatifidis ; -laciniis linearibus acutis , maigine 
leflexo; superiora -sensini simpliciora; summa trifida 
vel intégra j linearia. ■■ .. ,> 

Flores axillares^ pedunculati, nutarites, "^"lobos'i (majores ut 
in A. laciniata et Jatifolia) , racemos efformantes 
longiores vel breviores, plerumque simplices, sub- 
inde ràcemnlo paucifloro unius floris loCo ihstructos. 

Anthodium villosum, squamis subrotundô * ov^tis, membra- 
nula scariosa fusca marginatis. 

Receptaculum glabrum. 

lîab. in Sibiria ad lacum TschuYn-asof. li. 

Obs. Ab A. laciniata M'iUd. praèsertim làCinïis inlilto lon- 
gioribus et floribus diiplo fere majoribus diversa. 



72 



o * 



574 

5 7. Artemisia Redowshyi. 
A. foliis glabris lanceolatis utiinque attenuatis margine 
incrassatis, floribus subrotundis pedunculatis nutan- 
tihus, pedunciilis calyce nuiltoties longioribus, squa- 
mis calycinis ouinibus maigine merabianaceis. 

Artemisia inodoia. JJ'illd. Eniiraer. plant, h. rcg. bot. Be- 
rolin. pag. 864. Nr. 32. 

Hab. in Davuria. T^.. 

Obs. I. Flores mitantes , nec erecti , ut Jî'iUdenoH'ius 
auctor est. 

Obs. II. Huic speciei , cujus speeimîna et in loco natali 
lecta , et in horto culta coram habeo, a b. M'ill- 
denowio nomine A. inodoiae insignitae détectons 
clarissimi peregrinatoris infortunati, nomen imposiii, 
quia jam alia hujiis generis species sub nomine 
inodorae in Flora taurico - caticasica Tomi. II. pag, 
$95^ Nr. 1695 descripta exstat, a celebeir. 5i6er- 
stein détecta,, a nostra diversissima^ 

58. C'merana atropurpurea/. 

C. cauîe simplicissimo unifloro, foliis radicalibiis oblonK 
go - ovatis , caulinis summis cordato - lanceolatis, 
pedunculo calyce^ue atropuipureis ^landuLoso - 
xiUosis. 



575 

Radix e fibris pluiibus lon^is sinipJicibiis tenuib-iis aggrc- 
gatis composita. 

Caulcs pluies ex iina radice, cacspitosi, eïectij. palmarès, 
simplicissimi , tcretes , stiiati , nnifloii , a basi ad 
apicem siibfusci; juniaies undique villosi; adnlti 
infeine glabri , apicem versus villoso - glandulosi; 
pilis atropurpureis aTbis intemiixtis, 

Tohix adultd utrinque glabra ; radicalia oblongo - ovata^ 
in petioUim attenuata, raodo integerrima, modo ser- 
rata; serraturis abbieviatis, obtusis, raris^ caulinra 
inferiora oblongo - lanceoLita., plerumque integerri- 
ma; suraima sessilia, amplexicaulia, ex cordato lan- 
ceolata, acuroinata, subundulata. 

FIos solitarius, ereetus,. radiatiis. 

Anthodium sqiuimis ovato - lanceolatis , aciitis ,. superficie 
supremam caulis partem. aequ asti bus , pracseitim 
ante expKcationem. 

Corollulcve disci satura-tae lutcae y antheris atropurpureis; 
radii pallidiorea, striis atropiirpiueis, paralkliss. sub- 
tus saturatioribus, picue. 

Pappus pilosus. 

Hab. in Sibiria. 2^? 

Obs. Planta haec ab omnibus congeneriTxis cauJis apiee- 
calyceq^ue induniento dcscripto obductls. diversa. 



576 

Practerca C. integiifoliae sibiricae parvitate fblio- 
rumque inferioium forma afllnis, sed diversa: caule 
semper unifloro, foliis adultis glabris, flore quiderti 
minori , calyce vero sesquilongiori , squamis ,multx> 
Jatioribus. 

5^. Cineraria îyrata. 

C. canle simplicissimo iLinifloro, foliis inferioribus Ilyra- 
tis , SLiperioribus iinearibus integerrimis minutis. 

'Tota planta glaberrima, nisi folioruni ,axillae siibinde \'il- 
losae j ;quod tamen .non nisi in plantis Junioribus 
.observ.a\^i. 

-Caulis plerumque solitarius (raro duo ex una radice pro- 
veniunt), erectus, spithamaeus vel dodrantalis, sim- 
plicissimus, teres, striatus, subinde tortilis, parce 
foliosus, uniflorus^ 

Folia radicalia plura, petiolata, Iyrata; lobo terminali ma- 
xinio , suborbiculato , a medio ad apiccm crenato; 
crenis plerumque quinque vel sex rotundatis; lobis 
lateralibus lanceolato - ovatis, remotis, integerrimis, 
utrinque uno vel duobus; — caulina inferiora ra- 
dicalibus simillima , lobis tamen plerumque angu- 
stioiibus; — summa duo vel tria , lincaria , into- 
gerrima vel undulata, minuta. 



577 

yios terminalis', semper solitarius ,. erectus , radiatus, spe-- 
ciosus. 

Anthodium sqnamis lanceolatb - linearibus, serrulato - cilia-- 
tis, glabiis, sive totis, sive apice in fuscum ver-- 
gentibiis 

Corollulae omnes luteae; radii pallidiores. 

R'cceptaculiim glabrum. 

lîab. in Sibiria. cf ? 

Obs. A C. caucasica , cni affinis videtnr , foliornm forma' 
diversa. In nostra eniin folia radicalia et caulina 
inferiora semper lyrata, summum nunquam cordato-- 
Iknceolatum. Pedunculus semper glaberrimus. 

6b: Pyrethrum- breviradiatumi- 

py caule inferne simplicissiino superne ramoso , ramis 
fastigiatis subdiphyllis unifloris , foliis bipinnatis, 
pinnulis lineari - filiformibus.. 

Kadix ramosa (videtur annua). 

Gaulis solitariiis, erectus, sesquipedalis, foliosus, inferne 
simplicissimus, superne ramis axillaribus, subfasti- 
giatis, foliis plerumque duobus (rarius folio solita- 
rio) praeditis , unifloris , instructus , striatus ,. gla- 
berrimus. 

Folia' caulina bipinnata; pinnis alternis y pinnulis raris, li- 



578 

ncari - filiformibus, integcriimis) raniea simplicité! 

pinnala. 
Flores in caulis et ramoium apice solitarii, erecti. 
AnthodiLim planum, imbricatum; squamis interioiibus prae- 

sertim margine scaiiosis. 
Discus luteus; radius disci vix dimidium aequans (albus?), 

interdum nuUus. 
Pappus marginatLis. 

Receptaculum convexum, fere hemisphaericum , glabmm. 
Hab. ad Kowymam fluvium. O- 
Obs. Planta, facie aliéna, tamen ob characteves indicatos 

a Pyrethro non separanda. 



►0304 



579 
Additamentum ad C H E I R O S T E M O N. 

(pag. 328.). 



Amiens Gorenkensis F . . . r in dijudicandis diibiis bo- 
tanicis me longe praestantior et solo, continiio assiduoque 
Botanices studio et experientia edoctus eoque celeberri- 
nuis , quocum de descriptione mea jam (pag. 321. seq.) 
typis mandata et ab Eo dijudicanda communicaveram, me- 
cum consentire non potuit, sed, pro sua erga me sinceri- 
tate consucta, descriptionem meam corollae ac inspiciendi 
modum repiehendêns , in sequentibus lineis retractavit et 
lima persccutus est. Amico ramum cum floribus , in spi- 
ritu vini camphorato conservatum et benivolentia Nobilium 
Novae Hispaniae indigenorum acceptiim , • ab Eo denuo 
examinandum , tradidi ; flore , --altero jam dissecto , tertio 
quoque dissecando cessi etaïnicoj retn meam denuo dis- 
quirenti, et veritati, florehi sacrum esse volui, — quoniam 
lubentius me ipsum falsilm videri , qtiam- veritatis impe- 
lium errore meo falli concedo. ■ 

Homo sum et nihil hum.ani a me alienum puto, sed 
longe absit a me , quin errore perseveraturus veri ftdeni 
fallere possim î 

Mhnolrei de l'Acad. T.V, '33 



58o 

Ex vcitorata bnr dis-^cclionc et floiis ipsius analysi ab 
amico rxpcito instiUitn, piodiit nnnc ultciior et sanc per- 
fvCti.ir ll.>ris tlcscriplio haec, qiiam, cum piopiiis auctoris 
vcrbis , lectoiibus hotanophilis communicandam esse , ofli- 
cium mihi ccnsco. Simiilquc figuram auctoiis, qui corol- 
lam non omnino ex fiontc , ex qna mihi piimiim visa et 
(lelincata est inspexit , figuiac mcac secundae subslituen- 
dam . pntavi. Judex meus sequentibus vcrbis loqnitur : 

„ La description Mrs. Jlumholdt et Bonjdund de ïa 
fleur du Clicirostcniou est très- bonne et très - juste ; 
on n'a pas besoin de. la changer, mais on pourroit la com- 
pletter à peu - près de la manière suivante : 

Fhircs foliis suboppositi , solitarii , erecto - patentes, 
pedunculati, sae})c raccnium subterminalem mentientes, api- 
ce rami dcin elongato. . Pcdunculi crassi ferc p. dlicares, 
uniflori, compressi et apice parum incrassati , fulvo - tn- 
mentosi , muniti sub calycc bractcls tiibus [larum inter se 
distantibus, nunc patenti -,erectis, nunc subreflexis, calyce 
dimidio brevioribus, subinaeqnalibus, cxtima oblongo - lan- 
ceolata, rcliquis duabus lato-ovatis, subcordatis, omnibus 
acuminatis , carnoso - ct^rixiceis , fulvo - tomenlosis. Culyx 
(ncc condla, cujus ne vcstiqium quidem adest) sescjuijjol- 
licaris, campanulatus, coriaceo - ca-rnosus, extus fulvo - tc- 
mcntoàus, quin(jue partitus et basi in gibbera 5 rotundata 



58i 

prodactus. Laciniae eiectae , concnvae , siibaeqti.ilcb , 2 
ovatae, reliquae subovatae apice rotiindatae, iinà obliquS 
hinc tantum rotundatà, nervo doisali in costain pioiiuncn- 
tem producto notatae et aciiminc crasso terminatne. Sin- 
gulae laciniae desinent deorsum in fovcam ami)l:im nccla- 
lilluam subhemisphaericam, cavilatem unius cujiisquc tuber- 
culi basilaris foimantem; inargincsque eaium coalitae sepla. 
fûvearum constituant crassa et cartilaginea, reccj)taculo ad 
ipsam basin tubi staniinum adhaerentia ibidemque s[)alio 
parvulo tiiangulaii tomentosa , ceteium ciim maj<)re parle 
facici interioiis laciniarum glabra, qiiae a fovcà ultra mé- 
dium usque ])otius cartiligineae apparent. Stamlna tota 
glaberrima, e basi parum dilatatà, obsolète quinquangulari 
coalita in tubum cylindricum, longitudine fere calycis at- 
que ad ejus laciniam snpremam ascendentem , tune hinc 
deorsum quasi in manum pentadactylam angulo fere recto 
declinatam expansa, apicibusque, ultra antheras producLis 
leviter revolutis vel potins ascendentibus. Filamenta quin- 
que, pollicaria supra (facie interna) ad tubi orificium us- 
que sejuncta, infra (latere exteriore i. e. ad calycis çavi- 
tatem spectante) versus tubum quasi in volam manus sub- 
"^'bicularem, unguicularem coalita, tune segregata inaeqtia- 
lia, scilicet tribus intermediis parum longioribus, ultra an- 
theiam in acumen grave subulatum, plus minus re\\)lutum, 

73* 



582 

productis. Antherae in singulo filamento binae , ejusque 
doiso (s. latcre ad calycem spectante adnatae et quasi im- 
mersae, et ci breviores, anguste lineares, uniloculares, an- 
theià ad utrumque latus extimà supeine infra alteram 
ejusdem exterioris fdanienti desinentc , deorsum vero lon- 
gius ad ipsLim marginem volae manus producta, et in ipsa 
basi parum inflexâ. Ovarium quinqueangulatum angulis 
obtLisis, dense tomentoso - villosum, pracseitim ad angulos. 
Stylus longitiidine tubi staminum et totus in eo inclusus, 
pentagonus, inferne villosus, superne sensim magis denuda- 
tus, satis gracilis, ultra médium sensim pamm attenuatus 
et iterum leviter incrassatus versus stigma exseitum , in 
directione filamentorum declinatum, grosse -subulatum, sub- 
depressum, glabrum. " 



Errata et sp h al mata corrigenda: 

Pag. 322. lin. 8. lege flore (loco coroUae), — pag. Say. in ultima 
linea Jusueu , — p. S^y. lin. 14.. posterieribus 1. posterioiiùus , — p. 540. 
lin. i4- !• iiippetUtarCy — pag. 348. lin. 17. 1. medicrinn, — pag. 34i- 1 17» 
(loco festae) 1, crintae, — pag. 35o. lin. 6. 1. prope , — pag. 35 1. lin. ul- 
tima (loco hulccuiit) 1. incrdutit y — pag. 353. lin. i5. lege crassiuscultie , — 
pag. 378. lin. 7. 1. stiut, — pag. 33o. lin. 8. 1, complectfiis , — pag 389. 
lin. 21. 1. Rossiy — pag. SgS. lin. 2. 1. tborace y — pag. SgS. lin. 18. 1. 
mamindibuSy — p. 406. lin. 2. 1. 1807. lin. 7. 1. Sect'io prima, — p. 407. 
lin. ultima 1. teitdiuumy — pag. 4i7* ^^"* *^- !• pclcgcre, — pag, 453. in 
prima linea notae 1. d'i'vers'tntem y — P^g- 47^^' ^'"' 7* ^ (loco quam) et 
(loco et rjuani)^ — pag. 49^' ^"^' ^O- ^' ('^''^'tatcmy — pag. 5i4« lin- 7- !• 
txoptiitiisimiis. 

— ♦ooooooOoooooo»— ^ 



ni. 

SECTION 

DES 

SCIENCES POLITIQUES. 



THEORIE DU LOYER. 

P A K 

//. S TO RC II. 



Présenté à la Conférence le 2 Dec. 1812. 



X armi les dilTcrerites espèces de revenus, celui qu'on 
appelle le loyer a si peu excité jusqu'ici l'attention des 
auteurs, (ju'ù peine en est - il question dans les ouvrages 
d'économie iioliti.que. En essayant de tracer les bases de 
sa théorie, je crois non - seulement remplir une lacune 
dans la scienc e , mais contribuer en même tems à faire 
connoître plus exactement les autres genres de revenus, 
(Imt le l<^ye,r dilïcrc essentiellement et par sa nature et 
par ses elfe ts. 

Toute société civilisée , sous le rapport du revenu 
national, ., se trouve divisée en (juatre classes , dont tr- as 
jiossède nt les sources de la ]:)roduction matérielle , tandis 
(jue la. quatrième n'y a pt)int de part. Comme le travidl 
industriel., les fonds de terre et les cajAtuux, sont les sour- 



585 

CCS de la production, il s'ensuit que les travailleurs indu- 
strielSy les propriétaires fonciers et les capitalistes se parta- 
gent le produit annuel qui provient de ces sources. La 
quatrième classe , privée des sources de production , ne 
peut participer à leur produit que moyennant l'échange 
de ses services contre les richesses qui sont la propriété 
des trois autres classes: elle comprend celle des salariés. 

La part que chacune de ces classes , ou chacun des 
individus qui les composent , obtient du produit annuel, 
s'appelle son revenu. Les trois source:? de la production 
matérielle fournissent le revenu primitif de la société. Le 
revenu de la quatrième classe, des salariés, est toujours 
dérivé de l'une ou de l'autre de ces e;>pèces de revenu 
primitif, ou de toutes les trois ensemble : c'est pour cela 
qu'on l'appelle le revenu secondaire. Dans la discussion 
à laquelle ,nous allons nous livrer, il ne s'agit que du 
revenu primitif. 

Ce revenu prend différens noms d'après les sources 
d'où il provient , et c'est faute dé les avoir . ^i'cn distin- 
gués et de leur avoir attaché tin sens j^récis et fixe; 
qu'on a enveloppé d'obscurité toute cette' partie q e l'éco- 
nomie politique qui' a les 'revenus poui* ol)jet.^ C'est'pbut 
cette raison que j'en ferai encore une fois l'éntim enicion. 



587 

La premicrc source de production, c'est le travail in- 
dustriel; les propriétaires de cette sonrce sont les travail- 
leurs industriels. Leur revenu se nomme salaire de l'in- 
dustrie, ou simplement salaire, quand il n'y a pas à crain- 
dre qu'on le confonde avxc le salaire du travail immaté- 
riel qui est le revenu des salariés. Le salaire de l'indu- 
strie est un revenu primitif; celui du travail immatériel 
ou des services est un revenu secondaire. 

La seconde source de production comprend les capi- 
taux. Les propriétaires de cette source sont appelles ca- 
pitalistes ; leur revenu se nomme rente de capital. Cette 
rente est un revenu primitif, toutes les fois qu'elle est 
payée d'un capital employé à la production; elle est un 
revenu secondaire quand elle est payée pour l'usage d'un 
fonds destiné à la consommation *). 

La troisième source de production, ce sont les fonds 
de terre; ils appartiennent aux propriétaires fonciers. Leur 
revenu s'appelle la rente foncière ou le fermage. Cette 
rente est un revenu primitif, toutes les fois qu'elle est 
payée pour l'usage d'un terrain employé à la production; 



•) Smith prétend (Liv. I. chap. 6.) que la rente du capital est tou- 
jours un revenu secondaire S'il en étoit ainsi , la rente foncière 
seroit aussi un revenu secondaire, toutes les fois que le propriétaire 
foncier ne la gagneroit pas par son propre travail , mais par celui 
d'un fermier; chose dont Smiia lui-même soutient le contraire. 

Mfmoiret de TAeaa. T , y, 74 



588 

elle est un revenu secondaire lorsqu'elle est payée pour 
l'usage d'un terrain qu'on destine à un usage improduc- 
tif, comme de servir de parc, de jardin d'agrément etc. 

Outre ces trois espèces de revenus simples, il existe 
encore un revenu mixte, qui tient à la fois du salaire et 
de la rente du capital. Tout le monde sait que les tra- 
vailleurs industriels se divisent en deux classes essentiel- 
lement dist4jQçtes , celle des entrepreneurs , qui travaillent 
pour leur propre compte, et celle des ouvriers, qui louent 
leur travail aux entrepreneurs. Le travail de l'entrepre- 
neur consiste à diriger l'emploi du capital ; ainsi son re- 
venu se règle sur d'autres principes que celui de l'ou- 
vrier. Le salaire de ce dernier est simplement un salaire 
d'industrie ; en conséquence il se proportionne sur là na- 
ture et la quantité du travail qu'il fait; le revenu de l en- 
trepreneur, au contraire, se mesure sur la valeur du capi- 
tal qu'il emploie. Le défaut d'un terme particulier pour 
désigner ce revenu, a été la cause de bien de méprises: 
les uns l'ont regardé simplement comme un salaire ; les 
autres l'ont pris en entier pour une rente; cependant il se 
compose de l'un et de l'autre *). Le revenu de l'entre- 
preneur est toujoms un revenu primitif. 

*^ Sm:tb confond le revonu de l'entrepreneur et la rente du capital 
dwis un seul revenu qu'il appelle profits lia jonds [^projiti çf ttoiks) : 



589 

Chacun de ces revenus peut exister séparément ; ils 
peuvent encore se trouver réunis dans les mcnies mains. 
L'entrcpronour est souvent capitaliste, et quelquefois pro- 
piiétaire ; alors il retiic outre son revenu d'entrepreneur, 
la rente d'un capital ou celle d'un fonds de terre. Quel- 
qu<'f)is même l'entrepreneur est encore ouvrier par dessus 
tout cela ; dans ce cas il réunit toutes les sources de pro- 
duction , et il en retire toutes les différentes espèces de 
revenus. Les capitalistes et les propriétaires qui n'em- 
ploient pas eux - mêmes leurs capitaux et leurs terres, 
n'en retirent que les rentes; c'est pourquoi on les distin- 
gue par le nom de rentiers. 

Le revenu annuel d'une nation est toujours égal à sa 
production annuelle; ainsi la grandeur du produit annuel 
détermine la grandeur des quatre sortes de revenus prises 
ensemble. La valeur entière de tous les salaires, de tou- 
tes les rentes et de tous les revenus d'entrepreneurs qui 



si c'est pour la raisoa que la plupart des entrepreneurs sont en 
même tems capitalistes, la même raison aurait dû l'engager à com- 
prendre sous une seule dénomination le revenu de l'entrepreneur et 
la rente foncière, car très -souvent les cultivateurs en chef sont en 
même tems propriétaires. L'embarras dans leijuel Smilb s'est lelté 
iaute d'avoir distingué deux revenus absolument ditférens , a bien 
porté quelques écrivains à relever cette dilTérence; mais comme ils 
n'ont jamais séparé entièrement ces revenus , et qu'ils regardent 
comme profit de 1 entrepreneur ce (jui n'est que son revenu total, 
la confusion n'en a été que moinure. 

74* 



se perçoivent annuellement dans une nation , ne peut ja- 
mais surpasser la valeur de son produit annuel ; elle ne 
peut pas être moindre. Il s'ensuit que plus ce produit 
sera considérable, plus il y aura de revenus à distribuer. 
Cette distribution se fait par les entrepreneurs, mais 
il ne sont pas les maîtres de la régler au gré de leur 
caprice ou de leur intérêt. La part que chacune des 
sources de production obtient du produit annuel, se règle, 
comme le prix de toute marchandise à vendre ou à louer^ 
sur le rapport de la quantité ofTerte à la quantité de- 
demandée. La raison en est simple: c'est que cette part 
est effectivement le prix payé par les entrepreneurs pour 
Tusage des terres, des capitaux et du travail que les pos- 
sesseurs de ces moyens de production leur louent. Ainsi, 
sous ce point de vue, la totalité des propriétaires de ces 
moyens peut être considérée comme formant deux partis, 
dont les intérêts sont absolument opposés ; d'un côté se 
trouvent les propriétaires fonciers , les capitalistes et les 
ouvriers qui font l'oiTre des terres, des capitaux et des fa- 
cultés industrielles qu'ils veulent louer ou prêter; de l'au- 
tre sont les entrepreneurs qui en font la demande. Le 
prix qu'obtiennent les premiers, se règle sur la proportion 
qui se trouve entre cette offre et cette demande : il est 
plus ou moins élevé selon que la quantité demandée des 



terres , des capitaux et du travail à louer surpasse leur 
quantité offerte ou qu'elle en est surpassée. 

L'entrepreneur retire son revenu de la vente des pro- 
duits créés par l'emploi des trois moyens de production 
«qu'il avoit empruntés. Le taux de ce revenu se déter- 
mine de la même manière que celui des salaires et des 
rentes, c'est-à-dire par la proportion entre l'offre et la 
demande ; mais il y a cette différence que l'entrepreneur 
ne fait pas l'offre d'un travail , d'une terre ou d'un capi- 
tal à louer , mais d'une marchandise à vendre , marchan- 
dise dans laquelle il a placé son travail et le capital 
dont il a pris la direction. L'offre et la demande des 
marchandises déterminent leur prix - courant , et c'est 
dans ce prix que l'entrepreneur doit retrouver, non - seu- 
lement le capital qu'il a sacrifié pour produire la mar- 
chandise, mais encore son revenu. Ce qui reste du prix- 
courant des marchandises , déduction faite des fraix de 
production, constitue le revenu de l'entrepreneur. Ce re- 
venu lui est payé par ceux qui achètent ses produits, 
c'est - à - dire par les consommateurs ou par la nation 
toute entière. 

Quand le propriétaire d'une source de revenu en est 
lui - même le demandeur, le taux du revenu se règle sur 
le taux de ce même revenu lorsqu'il est reçu et payé par 



592 

diftcrentcs personnes. Par exemple , un entrepreneur de 
culture qui exploite sa propre terre avec ses propres ca- 
pitaux , ne vendra pas son blé ])our le prix des salaires 
seulement qu'il a payés à ses ouvriers , plus son revenu 
d'entrepreneur: il évaluera la rente foncière et l'intéiêt du 
capital au taux auquel il auroit dû les payer s'il avoit 
loué le terrein et emprunté le capital. De même un fa- 
bricant de drap qui tire de sa propre terre la laine qu'il 
travaille dans sa manufacture, calculera la valeur de cette 
laine comme s'il avoit achetée : il y comprendra le reve- 
nu usité d'un entrepreneur de bergerie; et en vendant le 
drap, il évaluera dans le prix de ce drap le revenu d'un 
entrepreneur de manufacture. 



Apres avoir classé les ditTérentes espèces de revenu 
primitif et en avoir déterminé les caractères qui les di- 
stinguent, passons à l'analyse de celle qui fait plus joar- 
ticulièrement l'objet de ce mémoire. 

La rente du capital , comme nous venons de le voir^ 
n'est autre chose que le prix qu'on paye pour l'usage d'un 
capital *). On sait que les capitaux se distin^^uent en 

*] Ce mot est pris ici dans le sens le plus étendu , où il comprend 
tous les capitaux individuels, même ceux qui sont en)j;loyés impro- 
ductivtment; comparez: Mém. de l'Acad. T. III. p. JO4.. suiv. 



593 

fixes et circulans: chacun de ces genres de capitaux donne 
lieu à un genre particulier de rente. Comme la propor- 
tion entre le capital fixe et le capital circulant varie sui- 
vant les ditïérens métiers, et qu'il ne s'agit ici que de 
capitaux destinés à être prêtés , il importe avant tout de 
connoitre le rapport dans lequel ces deux genres de ca- 
pitaux se trouvent chez le prêteur. 

Le capital fixe du prêteur se compose de toutes les 
richesses qu'il prête sous la condition qu'on les lui rende 
identiquement ; son capital circulant consiste dans les ri- 
chesses dont il cède la propriété identique , se réservant 
seulement la restitution de leur valeur. Les maisons, les 
meubles , les chevaux qu'un capitaliste Joue , constituent 
son capital fixe, puisqu'il ne se dessaisit pas ce ces cho- 
ses , et que le locataire les lui rend identiquement ; au 
contraire, les marchandises qu'il vend à crédit, Targent 
qu'il prête , forment son capital circulant , parce qu'il se 
dessaisit de ces choses et qu' il n' en recouvre que la 
valeur. 

Le capital du prêteur diffère encore de celui du pro- 
ducteur sous un autre point de vue. Les capitaux du 
dernier donnent toujours un revenu primitif; ceux du prê- 
teur n'en donnent que lorsqu'ils sont employés par des 
travailleufs industriels. Les chevaux de laboui et de 



^94 

charroi d'un cultivateur, qui sont une partie de son. ca- 
pital fixe, donnent toujours un revenu primitif, étant tou- 
jours employés à la production; mais quant aux chevaux 
de voiture ou de selle d'un loueur de chevaux, c'est l'ti- 
sage qu'en font ceux qui les louent , qui détermine s'ils 
donneront un revenu primitif ou un re\'enu secondaire. 

Les richesses qui composent le capital circulant du 
prêteur, peuvent se ranger sous deux classes, les marchan- 
dises et le numéraire. Un grand nombre de prêts se font 
en marchandises. Le marchand, par exemple, aime sou- 
vent mieux s'adresser au manufacturier, qui peut lui prê- 
ter la marchandise sur laquelle il commerce, que de s'a- 
dresser au propriétaire de numéraire, qui ne peut lui prê- 
ter que l'argent avec lequel il pourra acheter la mar- 
chandise. Toutes les ventes qui se font à crédit , sont 
des prêts faits en marchandises , sous la condition que 
l'emprunteur en restituera la valeur en numéraire ; et ce 
n'est que cette condition qui fait regarder ces emprunts 
comme des achats. 

Quand le capital est prêté sous forme de numéraire, 
la rente qu'il porte s'appelle un intérêt. Comme la plu- 
part des capitaux circulans se prêtent sous cette forme, 
ou que du moins leur restitution se fait sous cette forme, 
le mot d'intérêt est presque toujoius pris pour celui de 



5g5 

rente, lorsqu'il s'dgit de ce genre de capitaux. Ainsi Ja 
rente d'une quantité de marchandises prêtées ou vendues 
à crédit s'appelle un intérêt, tout comme la rente d'une 
somme d'argent prêtée. 

Les richesses qui composent le capital fixe du prê- 
teur, peuvent également se ranger sous deux classes, celle 
des immeubles et celle des fonds mobiliers. La première 
comprend deux sortes de richesses, très - distinctes par 
leur nature et leurs effets, savoir i°) les constructinns, tels 
que les maisons d'habitation, ateliers, boutiques, m'îigasins, 
usines etc. ; et i2°) les améliorations du sol , tels que les 
défrichemens , les saignées de dessèchement, les canaux 
d'arrossement, les clôtures ^ les plantations, les ouvertures 
des mines et arrangemens préparatoires qui en facilitent 
l'exploitation etc. Pour pouvoir prêter un pareil capital 
fixe , il faut être à la ibis propriétaire foncier et capita- 
liste; mais les constructions ne supposent pas nécessaire- 
ment la propriété du sol : le capitaliste peut les élever 
sur un terrain loué. 

Les Jonds mobiliers des prêteurs varient à linlini; ce- 
pendant lorsqu'on les considère en masse , on voit qu'ils 
se réduisent principalement à deux articles: i°) les moyens 
de transport, tels que les vaisseaux, barques <;t autres bà- 
tiinens de navigation , les voitures de toute espèce , lea 



5 96 

bètes de somme et de tiait, lenr iittirail etc. ; et £°) les 
meubles meuhians et tout ce f]iii tient h. ïliahillcmcnt et à 
la pamre. Dans les grandes villes , les faiseurs de meu- 
bles et d'instumens de musique , ainsi que les marchands 
qui en font le commerce , louent souvent leurs marchan- 
dises au jour et au mois; les aubergistes qui tiennent des 
chambres garnies , en font de même. Les enrrepreneurs 
des convois louent l'attirail qui sert aux funérailles; enfin 
dans bien des endroits, c'est un métier que de louer des 
habits de masque. 

duand les capitaux fixes sont prêtés dans la vue â'en 
retirer une rente, on ne dit pas qu'ils se prêtent, mais 
qu'ils se louent; ainsi la rente qu'ils portent se nomme 
loyer. Une maison , une voiture , des meubles , des che- 
vaux, des habits qu'on loue, produisent un loyer *). Le 
loyer est souvent compris dans la rente foncière , savoir 
lorsque le capital qui le produit se trouve fixé dans les 
améliorations et les constructions d'un fonds de terre. 
Comme, dans ce cas, la terre est le principal objet qu'on 
loue, le loyer est regardé comme faisant partie de la rente 
foncière. Au contraire, quand le capital fixe est l'objet 
principal , la rente foncière est comprise dans le loyer. 
On ne parle pas de la rente foncière que rapporte une 

*) Le loyer d'un navire ou bâtiment de transport s'appelle frit. 



597 

maison d'habitation , mais du loyer qu'elle donne , parce 
que c'est la maison qu'on loue, et non pas le toncin sur 
lequel elle est bâtie. 

Il existe une différence remarquable entre les capi- 
taux circuldns «t les capitaux fixes des prêteurs. Les pre- 
miers sont indesUuctibles, n'étant que des valeurs prêtées; 
les autres périssent tôt ou tard , et il est rare qu'ils re- 
tournent au prêteur sans être plus ou moins dégradés. Un 
rd[)iLil prêté en numéraire , ou en marchandises évaluées 
en numéraire , se conserve toujours et porte toujours une 
rente, à moins que le numéraire lui-même ne change de 
valeur. Au contr<iiie, une maison, quoique peut -être le 
plus durable des objets qui composent le capital fixe, ne 
se conserve que pendant un espace de tems limité ; le 
tems et l'usage, en la dégradant, diminuent sa rente; en- 
fin tôt ou tard elle cesse tout- à -fait d'en rapporter^ lors- 
qu'elle cesse de pouvoir être louée. Cette différence dans 
la nature des capitaux pietables , en entraîne une autrç 
dans leurs rentes. 



La rente du capital circulant, ou l'intérêt, n'étant pas. 
l'objet de ce mémoire, je passe d'abord a l'examen du. 
loyer, ou de la reiite <[ue donne ie capital fixe du prêteur^ 

-j5* 



598 

Tout capital fixe provient orii^inairement d'un capital 
circulant, et a besoin d'rtie continuellement entretenu par 
lui : or comme le capital circulant porte un intérêt , il 
s'ensuit que le capital fixe qu'il a servi à créer, en doit 
porter aussi. Lorsqu'un ^capitaliste sacrifie une somme d'ar- 
gent pour construire une maison d'habitation ou pour 
aclieter des chevaux, dans l'intention d'en former son ca- 
pital fixe et de les louer, il s'attend que son capital lui 
rapportera le même intérêt qu'il auroit tiré de la somme 
d'argent s'il l'avoit prêtée. Ainsi le loyer du capital fixe 
est réglé dans tout pays par le taux courant de riiitèrêt; 
là ou ce taux est élevé, comparativement à d'autres pays, 
le loyer des maisons , des chevaux , des meubles , en un 
mot de toute espèce de capital fixe , sera comparative- 
ment plus cher. 

Les fraix d'entretien sont un autre capital circulant, 
dont la dépense se renouvelle chaque année. Une mai- 
son exige des services et des réparations pour la tenir 
constamment propre et en bon état; des chevaux veulent 
être abrités, nourris, soignés^ ferrés etc. Les fraix d'en- 
tretien ne portent point d'intérêts, mais ils sont remplacés 
en entier par le loyer. Ils varient , pour chaque espèce 
de capital fixe, suivant l'emploi que le locataire en fait: 
plus cet emploi use le capital, plus les fraix d'entretien 



599 

augmentent. Les anboigcs et les ateliers sont exposés à 
un déchet pins considérable que les maisons d'habitation: 
aussi les aubergistes et les ouvriers mécaniques payent* 
ils plus cher leur loyer que d'autres locataires. Les mé- 
decins dans les grandes villes usent leurs chevaux beau- 
coup plus que d'autres personnes qui ont moins de cour- 
ses à faire dans la journée ; leurs chevaux doivent être 
mieux nourris, et ce surcroît de dépenses élève le loyer 
de ceux qu'ils louent. Par la même raison les fraix du 
transport par terre, ou, ce qui revient au même, le loyer 
des chevaux du roulier, sont plus forts dans la mauvaise 
saison ou par un mauvais chemin, que dans la bonne sai- 
son et sur de bonnes routes. 

Mais ce n'est pas tout. Les capitaux fixes dés prê- 
teurs se composent d'objets périssables, c'est - à - dire d'ob- 
jets qui ont une durée limitée; ainsi quelque soin qu'on 
donne à leur entretien, et quelque dépense qu'on fasse 
pour cela, il arrive tôt ou tard le moment où ils sont en- 
tièrement détruits, ou du moins hors d'état de pouvoir 
être loués. 11 s'ensuit qu'ils doivent rapporter au prê- 
teur, outre l'intérêt et les fraix d'entretien, une portion 
de la valeur du capital, évaluée sur leur durée probable, 
Ainsi en supposant qu'une maison ne put être logeable 
que pendant cent ans, et qu'un cheval ne pût servi r au- 



6oo 

delà de six , leur loyer dcvroit rapporter cliaqne année 
yïg de lii valeur de la maison, et ^ de la valeur du che- 
val. On voit que le remboursement du capital augmente 
le loyer dans la moine proportion que les fraix d'entre- 
tien; qu'il est plus fort pour les locataires à mesure qu'ils 
usent plus promptement le capital. 

Le même calcul sert de base pour le loyer de tous 
les capitaux ùxes des prêteurs, soit mobiliers, soit immeu- 
bles : comme ces objets sont tous périssables , leur loyer 
doit toujours rembourser une partie du capital , de ma- 
nière qu'ils se trouvent entièrement rembourses à l'époque 
où, ils cessent de pouvoir être employés ou loués. Quant 
aux capitaux fixes qui se trouvent sous la forme d'amé- 
liorations faites sur un bien- fonds, s'ils ne sont nullement 
susceptibles de s'user, comme des défrichemens, leur loyer 
qui est compris dans la rente foncière^ n'en paye qpe l'in- 
térêt et ne rétablit point le capital , dont le rembourse- 
ment ne s'effectue qu'à la vente du bien - fonds. 

Le capital fixe , périssable par sa nature , est encore 
exposé à des accidens. Une maison peut être consumée 
par le feu , un vaisseau peut faire naufrage , un cheval 
peut mourir ou devenir inutile avant le tcms. Cette cir- 
'Constance oblige le capitaliste à comptai- dans le loyer 
une pjime d'assurance, évaluée sur le risque que cxi\uX 



6oi 

son capital ^ par les accident. S'il y a des compagnies- 
d'assurance dans le })ays où il vit, cette prime est réduite 
par la concurrence des assureurs au taux le plus bas; 
quand ces institutions manquent , le prêteur devient son 
propre assuremv, mais la prime en est d'autant plus forte. 
En Russie, le comptoir- d'assurance réuni à la banque 
d'emprunt, est le seul établissement de ce genre. Il n'as- 
sure que des constructions en pierres ou en briques, et il 
ne les assure que pour les trois quarts de ce qu'elles sont 
évaluées par les taxateurs publics. La prime est de lî 
pour cent de cette valeur ; elle est payée d' avance au 
commencement de chaque année. Les maisons qu'on veut 
engager à la banque^ doivent être assurées chez elle. 

Enfin la régie du capital fixe^ quand il est loué, can^e 
des peines et des inquiétudes ; elle suppose des connais- 
sances ; en un mot c'est un travail. Si le capitaliste 
veut rester rentier, il est obligé de louer un régisseur et 
de lui payer un salaire; s'il a le tems, les facultés et la: 
volonté de se charger lui - même de la direction de son 
capital, alors il se fait entrepreneur, et il gagne lui-même 
le salaire du régisseur. Comme dans ce cas son revenu 
cesse d!ctre une rente, nous devons considérer ici le sa- 
laire du régisseur comme étant payé à un commis. 



602 

• Les cinq éléinens dont nous venons de l'aire Tanalyse, 
savoir l'intérêt, les fraix d'entretien, le remboursement du 
capital, la prime d'assurance et les fraix de régie, consti- 
tuent le loyer nécessaire. Ce taux est la base de tous 
les loyers; mais la proportion entre les dilTérens élémens 
qui le composent, varie beaucoup selon la nature des ca» 
pitaux. Par exemple, dans le loyer des maisons, l'entre- 
tien est ipev. de chose en comparaison de l'intérêt, parce 
qu'une maison bien bâtie s'use fort peu, tandis qu'elle est 
d'une valeur considérable. Au contraire, dans le loyer 
des bêtes de somme et de trait, l'entretien fait la princi- 
pale partie, et l'intérêt n'y est presque pour rien, à cause 
de la modicité du capital que leur acJiat suppose. Dans 
le loyer des maisons, le remboursement du capital fait 
comparativement une petite partie, à cause de la longue 
durée de cette espèce d'immeubles; dans celui des betes 
c'est une portion considérable, à cause du peu de tcms 
qu'ils peuvent servir. Le loyer des améliorations de la 
terre se réduit presqu'à l'intérêt: les défrichemens subsi- 
stent tant que la culture du fonds de terre se continue, 
et comme ils ne sont non plus exposés à aucun accident 
qui pourroit les détruire et que les fraix de régie retom- 
bent sur le fermier, ils ne donnent lieu à aucun des au- 
to^es élémens du loyer nécessaire. Ce n'est que dans le 



6o3 

"^ loyer des cloUucs , des canaux, et des améliorations des 
mines que ces élémens se retrouvent, mais touj^'ns dans 
une proportion très - foible avec l'intérêt. Un bâtiment 
marchand n'exige presque point de fraix d'entretien; ceux 
de régie n'y sont pour rien; presque tout son loyer se 
compose d'intérêt, de remboursement, et surtout de prime 
d'assurance; car il n'y a pas de capital fixe qui soit ex- 
posé à plus d'accidens. 

Le loyer total ou courant dépend , pour chaque es- 
pèce de capital fixe, de la quantité de ce capital offerte par 
les prêteurs, comparée à la quantité demandée par les lo- 
cataires. Q.uand la demande d'une espèce de capital en 
surpasse l'otTre, le loyer est au-dessus du taux nécessaire, 
c'est - à - dire il donne un profit. Alors , les capitalistes, 
s'empressent de créer de pareils capitaux, ou, en d'autres 
termes, ils s'empressent de convertir leurs capitaux circu- 
lans en de pareils capitaux fixes; car, pourvu que le ca- 
pital circulant ne manque pas , il est aisé de multiplier 
les capitaux fixes; et l'offre en étant augmentée, le loyer 
se réduit bientôt au taux nécessaire. Mais quand l'offre 
des capitaux fixes surpasse la demande qui en est faite, 
les capitalistes n'ont pas la même facilité de convertir 
leurs capitaux fixes en capitaux circulans. Leurs fonds 
mobiliers , à la vérité , cherchent alors un marché plus 



6o4 

avantageux, soit dans d'autres emdroits, soit dans le même 
endroit dans d'autres emplois; mais les immeubles, ne 
pouvant pas se détacher du sol et netant pas toujours 
susceptibles d'un autre emploi, si leur demande tombe 
au - dessous de l'olTre , le loyer reste souvent au - dessous 
du taux nécessaire sans jamais se relever. Quand le loyer 
des navires, des chevaux et des meubles baisse au-des- 
sous de ce taux , il est facile de les transporter ailleurs 
ou de les employer à quelqu'autre usage ; mais quand le 
loyer des maisons d' habitation tombe à ce point , il est 
impossible de leur trouver un autre marché , et souvent 
très - difficile de leur donner une autre destination. Dans 
les villes anciennement riches et populeuses de la Bel- 
gique et de l'Italie qui sont déchues de leur prospérité, 
le loyer paye souvent à peine les fraix d'entretien , et 
quand elles portent encore des charges, le propriétaire est 
quelquefois bien - aise do les voir tomber en ruines, pour 
en être délivré. 

De toutes les espèces de capitaux fixes qui se louent 
dans un pays , les plus importantes , sans contredit , sont 
les améliorations de la terre et les constructions. J'ai déjà 
observé que les premières ne peuvent avoir d'autre maî- 
tre que le propriétaire foncier ; ainsi leur loyer se con- 
fond toujours dans la rente foncière. Les constructions, 



6o5 

an contraire, peuvent être fixées sur un sol étranger; le 
.capitaliste peut louer le terrain sur lequel il bâtit une 
maison, et dans plusieurs pays d'Europe ces baux sont 
très - communs. Ainsi, quoiquà l'égard des bàtimens la 
rente foncière soit comprise dans le loyer, comme très- 
souvent le propriétaire de la maison et le propri<îtaire du 
sol sont deux personnes différentes , et que dans ce cas 
leurs intérêts sont opposés, il devient important de sépa- 
,ier ces deux revenus, et d'examiner suivant quelles pro- 
portions le loyer total des maisons se partage entre ces 
deux propriétaires. 

Les constructions pouvant être multipliées en propor- 
tion de la demande, il sembleroit que leur loyer total ne 
•devroit jamais surpasser le loyer nécessaire, du moins pas 
pour longtems. Cependant il y a des exceptions fréquen- 
tes à cette règle. Par exemple, dans une ville entourée 
de fortifications, un accroissement de richesse et de popu- 
lation peut augmenter la demande de maisons d'habita- 
tion , sans qu'il soit possible de la satisfaire par de nou- 
velles bâtisses, ce qui peut élever quelquefois le loyer à 
un taux exorbitant. C'est le cas de la cité de Vienne, 
où les loyers sont excessivement chers, tandis qu'ils sont 
à un taux modique dans les fauxbourgs de cett;e ville. 
Le même effet a lieu à Riga. Dans les villes dont l'é- 

16* 



6o6 

tendue n'est pas bornée de cette manière, les avantages 
d'une situation particulière produisent souvent un effet pa- 
reil à celui d'un manque de terrain, A St. Pétersbourg, 
oïl il y a encore tant d'espace pour bâtir , le loyer est 
beaucoup au - dessus du taux nécessaire pour les maisons 
situées le long des quais de la Neva, à cause de la sa- 
lubrité de l'air et de la belle vue dont elles jouissent; 
il en est de même des quartiers qui avoisinent le palais 
d'hiver , la poste , les grandes boutiques ; leur situation 
offre des avantages plus solides aux gens d'affaires et aux 
commerçans. Comme dans ces quartiers la demande de 
logemens et de boutiques surpasse la quantité qui en 
existe, on y voit continuellement bâtir; à mesure que le 
terrain y devient plus rare , les anciennes maisons basses 
s'élèvent en hauteur , et les propriétaires profitent du 
moindre espace inutile pour les aggrandir. 

Il n'y a pas de ville en Europe où le loyer des mai- 
sons soit plus cher qu'à Londres; et cependant il n'y a 
pas de capitale où l'on puisse trouver des logemens à si 
bon marché. Cette contradiction apparente provient de 
la coutume du pays qui oblige tout chef de famille à 
prendre à loyer une maison entière , de la cave au gre- 
nier. Qciand c'est un artisan , un détaillcur , un homme 
de fortune bornée j il ne sait que fane de tout le loge- 



6o7 

ment qu'il a: il tient sa boutique ou son atelier au rez- 
de-chaussée, et il couche, ainsi que sa famille, dans le 
grenier ; ensuite il tâche de regagner une partie de son 
loyer en prenant des locataires dans les deux étages du 
milieu. Diins les antres grandes villes de l'Europe, c'est 
bien aussi quelquefois une espèce d'entreprises que de 
sous - louer une partie des maisons qu'on a pris en bail; 
mais les gens qui font ces entreprises, n'ont ordinairement 
pas d'autre moyen de subsistance , et il faut que le prix 
du logement paye, non - seulement le loyer de la maison, 
mais encore toute la dépense de la famille. À Londres, 
au contraire, c'est sur son métier et non sur ses locataires 
que le sous - loueur compte pour entretenir sa famille; et 
voilà ce qui fait qu'on y trouve des logemens à si bon 
marché. 

Considérons maintenant la rente foncière qui provient 
d'un terrain à bâtisse. Tout ce qui excède dans le loyer 
total d'une maison ce qui est suffisant pour rapporter le 
loyer nécessaire , va naturellement à la rente du sol, 
chaque propriétaire de sol agissant en monopoleur, et exi- 
geant très -souvent pour un seul arpent de mauvaise terre 
à bâtisse une plus forte rente que ne pourroient lui pro- 
duire cent arpens des meilleures terres labourables. On 
voit quelquefois à St. Pétersbourg l'emplacement d'une 



6o8 

seule maison se vendre loooo roubles d'argent et au-delà; 
en ne comptant que lintcret légal de cette somme, ou 6 
pour cent, la maison qu'on élève sur une place achetée 
à ce prix doit rapporter une rente foncière de 6oo rou- 
bles au moins. 

Mais quelqu' excessif que soit souvent le taux de la 
lente du sol, elle peut aussi tomber à rien: c'est la de- 
mande dç maisons qui détermine ce qu'il doit être. Dans 
les maisons des champs , situées à une certaine distance 
, des grandes villes , et où il y a abondance de terrain à 
choix pour construire , le loyer est rarement au - dessus 
du taux nécessaire, et la rente du sol n'est presque rien, 
ou n'est pas plus que ce que rendroit le fonds s'il étoit 
mis en culture. Dans les maisons des campagnes voisi- 
nes de quelque grande ville, le loyer total est quelque- 
fois beaucoup plus haut, et l'on paye souvent plus clier 
la beauté ou la commodité particulière de la situation, 
ce qui donne lieu à une lente plus considérable. iMais 
c'est dans les capitales que cette rente est en général le 
plus haut possible , et surtout dans ces quartiers recher- 
chés où il y a la pins grande demande de maisons. 

Quand le capitaliste bâtit sur un terrain loué, il est 
dans le cas d'un fermier qui fait des améliorations sur le 
fonds de sa [exme 3 il faut donc que le bail soit asscs 



6og 

long pour que le loyer total puisse rembourser , pendant 
sa durée , le capital avec le loyer nécessaire et la rente. 
Quelquefois , au lieu d'exiger une rente , le propriétaire 
foncier convient avec le capitaliste que la construction 
lui appartiendra à l'expiration du bail. Dans ce cas , le 
capitaliste retire non seulement le loyer nécessaire , mais 
encore la rente du sol , ce qui fait que son capital est 
plutôt remboursé. Ces espèces de baux sont assés com- 
muns à St. Pétersbourg, et je sais plusieurs exemples qu'- 
ils ont été conclus pour dix ans seulement ; preuve que 
le loyer total étoit assés haut pour effectuer pendant ce 
court espace de tems le remboursement du capital et pour 
payer encore le loyer nécessaire et la rente. Des baux 
aussi favorables pour le propriétaire foncier ne peuvent se 
faire que dans une capitale dont la population et la ri- 
chesse vont toujours en croissant. 



yoooow'i^o^i 



6io 
RESULTATS 

TIRÉS 

DES TABLEAUX METRIQUES DEPUIS 1796 JUSQU'EN 1809, 

RELEVÉS SUR CEUX QUI CONFESSENT LA RELIGION 

GREQUE EN RUSSIE. 

PAR, 

C. Th. HERRMANN. 



Présenté à la Conférence le 17 Février 181 3. 

I. L'origine des tableaux métriques en Russie date 
de Pierre le grand, qui ordonna au Clergé russe en 1722, 
par le 86. paragraphe du Règlement ecclésiastique, l'in- 
troduction des livres métriques. Les eclésiastiques dévoient 
présenter tous les quatre mois un extrait de ces livres à 
leurs Archevêques, qui en feroicnt un rapport général au 
Saint Synode pour toute l'année. I/Impératrice Cathe- 
rine I. répéta la même Oukase en 1726. en y ajou- 
tant l'âge des hommes décèdes , avec ordre de communi- 
quer ces tableaux au Collège de guerre, et l'Impéra- 
trice Anne la renouvella en 1737. Schlozcr persuadé 
de l'utilité des tableaux métriques, en fit ses représenta- 
tions à Mr. de Taubert, Directeur de l'Académie des Scien- 



5ii 

ces en 1753, qni lui demanda cîos tableaux foimuljire?^ 
Schlozer les fit à la hâte, et Sa Majesté l'Impératrice Ca- 
therine II. les confirma le il. Février 1764, avec ordre 
d'en fiiire un essay à St. Pétershoiirg et de les envoyer 
pour la red.iciion à l'Académie des Sciences. Schlozer s'en 
occiî|,'d d\iI;oici, mais peu de tcms après il quitta la Rus- 
sie. Busching, alors pasteur à., l'église luthéiienne de St. 
Pierre à Pétersbourg , avoit aussi rédigé à la même 
époque les tableaux métriques de son église et les deux 
savan? se disputèrent long tems T honneur d'avoir renou- 
velle l'usage de ces tableaux en Russie. 

L'exemple donné à St. Pétersbourg eut reflet désiré. 
Le Gouvernement de Wibourg demanda en 1767. de pareils 
tableaux à son Clergé. 'Mr. de Sicvcrs , Conseiller privé 
et Gouverneur de Novgorod imita non seulement cet exem- 
ple, mais il présenta le tableau général au Sénat, qui or- 
donna d'en composer de pareils pour tous les Gouver- 
nemens. 

IL Les imperfections de nos tableaux métriques sont: 
j) qu'ils ne se rapportent qu'à ceux qui confessent la re- 
ligion grèquej c'est bien la grande majorité de la popu- 
lation, mais toujours ce n'est pas la totalité; 2) qu'ils ne 
présentent pas assez de détails. Jusqu'en 1798 le tableau 
général de l'année ne contcnoit pas même lage des morts, 
Mtmoins de VAçad. T.V. "ï "ï 



6l2 

et ce n'est que depuis cette année, autant que j'ai pu 
m'en informer, qu'on l'ajoute de cinq à cinq ans. Les ta- 
bleaux métriques de la Suède présentent beaucoup plus 
de détails qui les rendent vraiment utiles et intéressans: 
naissances légitimes et illégitimes, décès de personnes ma- 
riées, mariages rompus^ les jumeaux, les enfans nés mort*, 
rage des femmes accouchées, et tous ces renseignemens 
distribués par mois. Un second tableau indique les acci- 
dens fâcheux , un troisième les maladies prédominantes. 
Rien manque à ces tableaux que la distribution de toutes 
ees données selon des états. 11 est important pour le 
Gouvernement de connoître les classes qui soulTiont le 
plus ou qui prospèrent, et c'est là le grand résultat que 
donneroient des tableaux métriques où l'on auroit marqué 
les mariages , les naissances , les décès et tous les autres 
détails selon les états ; résultat beaucoup plus sur et 
beaucoup plus intéressant que celui de connoître le sur- 
plus des naissances sur les décès ou de calculer la tota- 
lité des vivans. 3) Nos tables métriques sont trop jeunes 
encore pour calculer les années correspondantes. — Il est 
vrai que l'archive du Saint Synode contient àes tableaux 
métriques depuis I723j mais j'ai tout lieu de croire que 
ce ne sont que des fragmcns. On a obtenu la permission 
de les calculer^ et les résultats seront un jour publiés* 



6i3 

4) On ne les calcule pas régulièrement. Le seul résultat 
qu'on en tire ordinairement c'est de marquer le surplus 
âes naissances sur les décès , mais on ignore combien de 
ces nouveaux nés parviennent à l'âge militaire. 

m. Les calculs faits sur des tableaux métriques se 
réduisent jusqu'aprésent aux travaux de IMrs. les Acadé- 
miciens Krafft et Hennan , le premier a successivement 
casculé les tableaux molriqucs de St. Pétersbourg depuis 
1764 jusqu'en 1790 dans les Actes de l'Académie de 
1782 et dans les Nouveaux Actes T. IV. et T. VIII., le 
dernier a calculé les tableaux métriques de plusieurs Gou- 
vernemens dans le T. IV. des nouveaux i\.ctcs^ et dans 
les premiers volumes du journal statistique, qui a paru à 
St. Pétersbourg en langue russe depuis 1804. Comme 
ce dernier travail n'est pas dans l'étranger connu, il ne 
paroit pas superflu de mettre sous les yeux du lecteur les 
résultats de ce savant. 

1. 11 marque le rapport des naissances au nombre 
des habitans 1 à 25 pour tout l'Empire, c'étoit aussi l'o- 
pinion de Schlozer. En Allemagne on admet la propor- 
tion 1 à 26, en France selon Neckcr 1 à 2 5 et |. 

2. Le rappoit des décès à la totalité de la popula- 
tion est marqué par l'auteur 1 à 40 pour tout l'Empire. 
En Esthlande, en Finlande, en Comiande, en Livonie, 



6i4 

dans la petite Russie et dans la Russie blanche la mot- 
talitr est plus grande que dans les provinces russes et en 
Sibciie. En Crimée, à Jekathérinoslaw , à Cherson , en 
Caucasie la mortalité est encore plus grande, de manière 
qu'au milieu de tant de variations le terme moien paroit 
être 1 à 40. Cette proportion est toujours si forte que 
Schlozer en a douté, car en Suède elle n'est que 1 à 34, 
en Allemagne 1 à 32 , en France 1 à 3o ou 1 à 3o| 
et il n'y a que le pays de Vaux qui a la proportion d'un 
à 45, tandis que Cathérinenbourg sur l'Oural a une pro- 
portion beaucoup plus avantageuse, 1 à 54. 

3. Le rapport des mariages a la population est ce 
qu'il y a de plus étonnant en Russie. On a trouvé à 
Saratow un mariage sur l5o personnes des deux sexe*?, 
en d'autres Gouvernemens 220 mariages sur 1000 indivi- 
dus, et ordinairement 200 mariages sur 1000 personnes, 
tandis que les pays les plus fertiles ne comptent que 175 
mariages sur 1000 individus. Moheau et Nccker ont 
trouvé un mariage sur ll3| individus, les nouvelles re- 
cherches faites en France ont établi la proportion 1 à i32 
ce qui prouve que le nombre des mariages diminue sen- 
siblement en France. 

4- Le rapport général des naissances est aux décès 
dans tout l'Empire 16 à 10, mais il y a des Gouverne- 



6l5 

mens, ou le nombre des naissances est bc.nicoiip pins 
grand. On a trouve à Twcr c:6 n;iissanccs sur lo de ces, 
à, Wologda GO sur lO , à Saratow 214 sur 100. Fn 
France ce rap^joit est d'après des nouvelles reciicrch s 
30j?5 à 28 j'5, en Angleterre ii3 à 100, en Ecosse et 
en Irlande 124 à 100. 

5. Le rapport des naissances nulles est aux naissai:- 
ces des filles 44 à 40, à Saratow 117 à 100, mais 
la mortalité des premiers est aussi plus grande 43 à 40 
et à Saratow 116? sur 100. 

IV. Nous venons aprcsent aux nouvelles recherches 
faites sur les matériaux suivans : 1) des tableaux métri- 
ques reçus du Saint Synode depuis 1796 jusqu'en i8o5 
inclusivement. L'année 1800 manque entièrement puisque 
les documens ont été consumés par une incendie sur la 
route de Moscou à St. Pétersbourg ; 2) des tableaux 
sur les naissances et sur les décès depuis 1806 jusqu'en 
1809 reçus du Ministère de la Police. 

Je me suis borné à traiter d'aboid ces matériaux jus- 
qu'à ce que je trouverai l'occasion de remplir les lacunes. 

Les quatre tableaux généraux qui présentent les ré- 
sultats marquent i) le nombre annuel des mariages , des 
naissances et des deçés , 2} les hommes decédés rangés 



6i6 

selon leur àgc , 3) une table réduite des morts maies, 
4) une table sur la vitalité des hommes. 

Les résultats du premier tableau sont: 

A) pour toute la période depuis 179^ jusqu'à la fm 
de 1809, 

1®. qu'il y eut annuellement 293,814 mariages, 

2°. qu'il naquit annuellement 1,222,823 enfans , dont 

647,702 garçons et 575,121 filles. La proportion 

des garçons et des filles est donc comme lOOO : 888. 
3°, que le nombre moyen des décès étoit de 737,228 

personnes, dont 388,695 hommes et 353,532 femmes. 

La proportion des morts hommes et femmes est donc 

comme 1000 : 921. 
4°. que parconséquent il y eut annuellement un surcroit 

des naissances sur les morts de 4^^,595 personnes, 

savoir de 264,007 hommes et de 221,589 femmes. 

B) En particulier 

o) depuis 1 796 jusqu'à la fin de 1 799. 
1°. Il y eut annuellement 262,766 mariages. 
î2°. Il naquit annuellement 1,025,458 enfans, dont 549,817 

garçons et 475,641 filles. 
3°. Il mourut annuellement 5 79.38opersonnes, dont 801^244 

hommes et 278,186 femmes. 



6i7 

j^<^. Parconséquent il y eut un surcroît annuel des nais- 
sances sur les morts de 446,078 personnes. 
h) Depuis i8oi jusqu'à la fin de i8o5. 
1°. Il y eut annuellement 299,751 mariages. 
2°. H naquit annuellement 1,296,138 enfans , savoir 

684,950 garçons et 611,188 filles. 
3°. Il mourut annuellement 762,587 personnes, savoir 

396,358 hommes et 366,629 femmes. 

4°. Il y eut donc un surcroit annuel des naissances sur 

les morts de 533,55 1 personnes. 

c) Pendant la troisième péiiode de 1806 jusqu'à la 

fin de 1809. 

1°. 11 naquit annuellement 1,328,545 enfans, dont 699,028 

garçons et 629,517 filles. 
2^ 11 mo[irut annuellement 862,876 personnes, dont 

450,318 hommes et 412,558 femmes. 
3°. Parconsëquent il y eut un surcroit annuel des nais- 
sances sur les morts de 465,669 personnes. 
Nous venons aux rapports généraux qui résultent 
de ce tableau. 
I. Rapport entre le nomhre annuel des mariages et des 

naissances. 
D'après l'état moyen de l'espace depuis 1796 jus- 
qu'à la fin de i8o5, le nombre annuel des mariages étant 



6i8 

293,314, et celui des enfans nouveaux nés de 1,176,725, 
il en lésLilte que la mesure de la fécondité a été en gé- 
néral ::=: 3,97 enfans pour un mariage, ou que l'on peut 
compter pour cet espace de tems 397 enfans sur cent 
mariages. En faisant ce calcul pour le deux périodes sé- 
parément, savoir 1) de 1796 — 1 799 incl. le nombre an- 
nuel des mariages ayant été de 262,766 , et celui des 
naissances de 1,02 5,458 , nous trouvons que dans celte 
période on ne peut com2)ter que 390 enfans sur lOO 
mariages. 

'Dans la seconde période de 1801 — l8o5 inclus, 
le nombre annuel des mariages a été de 299,751, et ce- 
lui des naissances de 1,296,138. Parconséquent la me- 
sure de la fécondité pour cette période est i:r4,32, de 
manière qu'on peut compter 4^2 enfans sur 100 maria- 
ges. Cette augmentation de la fécondité est très grande 
et fort avantageuse. Tous les tableaux sur les naissances, 
de quel pays ou de quel tems qu'elles soient, pourvu 
que le nombre des enfans soit considérable , offient tou- 
jours un surplus fort marquant des garçons , et par la 
comparaison de quantité de tableaux on est parvenu 
à pouvoir fixer ce surcroit à cinq pour cent ; de ma- 
nière qu'on peut compter ordinairement io5 garçons 
nouveaux nés sur 100 ûlles nouvellement nées. Or 



6ig 

ce qui est bien surprenant, c'est que les tables en que- 
stion dilTérent extrêmement de cette proportion , autrefois 
si constante et régulière. Car le nombre annuel des gar- 
çons nouveaux nés étant de 647,702, et celui des filles 
nouvcllcinent nét-s de 5 75,121 , la proportion est 
:= 100 : lie?. 

Sùfsinilch , qui a rassemblé dans son ouvrage sur la 
po]-)ulation un très grand nombre de tableaux sur beau- 
coup de p^iys et de villes , ne cite pourtant que deux 
exemples, où le surcroit des garçons sur les filles ait été 
plus grand que 1 G pour cent. 

II. Rapport entre le nombre total des morts et celui 
des morts de chaque âge. 

Comme nos tables ne fournissent point de données 
sur les décès des femmes de chaque âge, les observations 
suivantes ne doivent être appliquées qu'aux hommes. 

1) Mortalité de l'en fan ce. 
La mortalité de T enfance d'après ces tables est im- 
mense et presque sans exemple. Ce n'est que dans quel- 
ques capitales qu'on retrouve une aussi grande proportion. 
De 1000 garçons nouveaux nés il n'y à qu'environ 555 
qui passent la cinquième année; et pas encore la moitié 
(498) atteint la dixième. La mortalité depuis la dixième 
Mémoires de CAcaci. T. T. "^ 



620 

année jusqu'à la vingtième est de même assez forte , de 
manicic qu'à Li \ ingtième année il ne vit plus cjuc 440 
garçons, c'est à dire environ ^; tandis qu'en d'autres pays 
plus que la moitié y parvient. 

De 1000 enfans nouveaux nés il parvient à la ving- 
tième année. 

Dans la marche de Brandcnbourg 529. 

En Suède — — — 547. 

2. Rlortalité du moyen âge. 
Cette grande mortalité continue encore pendant tout 
cet âge jusqu'à la cinquantième année. 
De 1000 morts il y a de 20 — 3o ans, de 3o — 40 •— 5o., 
en Russie — — 63 65 "73, 

en Brandenbourg — 59 58 66, 

en Suède — — 49 52 70. 

On voit qu'il ne parvient à la 40^"^^ année que 
deux tiers, et à la 5o^'"^ que trois quarts des hommes. 

3. Mortalité de la vieillesse. 
Ce n'est pas encore la quatrième partie des hommes, 
qui passent la cinquantième année, car de 1000 giuçons 
nouveaux nés, il n'y a que 239 qui parviennent à cet 
âge. Ce reste étant aussi peu nombreux, il est bien né- 
cessaire que la mortalité diminue considérablement , si 



621 

quelques unes de ces personnes doivent pnrvcnii à un 
haut degré de vieillesse, ce qui pourtant se trouve assez, 
souvent dans ce pays. Mais malgré cela cette mortdlité 
est plus grande que dans plusieurs autres états. De looo 
hommes à la 5o^'"^ année accomplissent la 

60^'"^ année '70. 80. 90. loo. 

en Russie 675 35o. 127. 32. 3. 

Brandenbourg 737 404. i38. 52. 37. 

Suède — 795 5o8. 223. 58. 10. 

Mais parmis ce petit nombre de vieillards il y a 
néanmoins quelques uns parvenus à un âge bien extraor- 
dinaire. 

D'après nos tables il y a voit dans les sept années 
en question 2,084 hommes morts au dessus de 100 ans. 
De ce nombre il y avoit des viellards 

de 100 — io5 ans 1211, 

— 105 — 110 — 468, 

— 110 — ii5 — 164, 

— ll5 — 120 — i5i , 

— 120 — 125 — 52 , 

— 125 — i3o — 33 , 

— l3o— 135 — 2, 

140 — 1 , 
l5o — 2. 

78* 



622 

111. Rapport entre le nombre annuel des morts et des 
naissances, en mesure des progrès de la population. 
D'après l'ctat moyen de tout l'espace de tenis que 
nos tables embrassent, c. à d. de 1796 jusqu'à la fin de 
1809, le nombre annuel des naissances fut de 1,222^823, 
et celui des morts de 737,228 , parconséqucnt il y eut 
un surcroit annuel des naissances sur les morts de 485,595 
personnes , ou la proportion du nombre des morts et de 
celui des naissances fut zn 1000 : i658. 

Dans la première période de 1796 — 99 cette pro- 
portion étoit zzi 1000 : 1769I. 

Dans la seconde de 1801 — 5, rr 1000 : 1699?. 

Dans la troisième de 1806 — 9, zz: 1000 : 1539^. 

On ne trouve presque dans aucun pays des propor- 
tions aussi favorables aux progrès de la population , ex- 
cepté dans les Etats - unis de l'Amérique. 

Cette proportion a été d'après l'état moyen des an- 
nées de 1743 — 1756, 

en Danemarc n: 1000: 114^» 
en Norwege ziz 1000 : i35o. 

D'après l'état :.ioyen d'un grand nombre d'années dans 
la Prusse orientale izz lOOO : i58o , 

Marche de Brandebourg zz 1000 : l370. 



623 

Duché de Poîneranie irr lOOO : i3 70 , 
dans les états prussiens zz: lOOO : i33o. 

Mais il est bien fâcheux de voir que cette propor- 
tion a beaucoup diminuée dans la dernière période. C'est 
un objet de la plus grande importance , parcequ'un pays 
qui doublcroit sa population en 32 ans, si cette propor- 
tion étoit m lOOO : 1769I, ne le feroit qu'en 36, si ]a 
proportion étoit tombée à 1000 : 1699Î, mais si elle avoit 
diminuée jusqu'à 1000 : iSSpï, il faudroit 46 ^ns pour 
doubler Ja population. Le nombre total des naissances 
étant ru 15,896,702 et celui des morts 3=19,583,962, il 
s'ensuit que l'augmentation totale de la population pen- 
dant l'espace de 1796 jusqu'à la fin de 1809 a été de 
6,312,740 personnes. Il en faut cependant excepter l'an- 
née 1800, les tableaux pour cette année ayant été con- 
sumés par le feu. Le nombre moyen de l'augmentation 
anr.uclle depuis 1796 jusqu'en i8o5 étant 494,45 2 , on 
ne s'éloignera pas trop de la vérité si l'on suppose que 
l'augmentation de la population pendant le cours de l'an- 
née 1800 ait été égale à cette somme, de manière que 
laugmentation totale de la population en Russie pendant 
j4 années (depuis 1796 jusqu'à la fin de 1S09) a été 
de 6,807,192 personnes. 



624 
I. Table a u x gêné r a u x. 

1. Sur le nombre annuel des mariages, des naissances 
et des morts. 



Aniicc; 



1796 

'797 
1798 

J799_ 
1801 
1802 
i«o3 
1804 
.8o5 
total 

TdÔG 
'807 
1808 

_i809 
total 



naissances 



260,79a 
267,51 3 
261,087 
271,674 
298,158 
299.037 
302,467 
3.1,7^8 
287 297 
2,5.< 9,8-^.3 



garçons | 

533,5~26| 
53 1,01 5 

556,700 
578028 

6 J 7^4^ 8 
690,981 
674. L. 68 
71 5,. 154 
716,925 

5,624,0194 
710,530 
708,6-' 2 
703 748 
678. vi 3 

8,420,132 7 



filles 

456 920 

460,900 
482,835 
5o2 4 
552, o58 
60. 466 
6o3,a5i 
642,9^3 
644,209 
.958.504 
633,624 
630,1^*70 
63 382 
6-:?3 090 
,47n,.S->0 



total 



morts 



&90446 

99 • >9 ' 5 

i,c39,o35 

: ,080 438' 

1,. 79. 476 
i,3o4 471 
1,277.3 1 
1,358,287 
! .36 1 i34 



582.533 

1.344 '54 
.,334,5921 
1,334, ,3o{ 
i,.ioi,3o3: 



hommes I femmes 

274,974' 253,35 < 

275,583 254,807 

3i8,55o; '?Q2,Q:3j 

335,870| 3.2,i5o 

382,157 344» ' H 

353,283; 335, i5 

412,142' 379,837 

409» 1^7 38o,68i 

495,072, 393,361 

37^86^ 68X945", 689 



441,173 
454,092 
465,552 



i5,8g6,702;4,Ç)88,o42 



4o3,55o 
4,1 99> 
426,100 



440,467 4o8,56c 



total 

628,326 

53^,390 

6.0,787 

648,0 

7-6.27 

688,434 

79 ' »979 

789.818 

818,433 

6,132,467 



844,723 
860,084 
891,661 
849,046 



4,. 595,92019,583,96 2 



625 

II. Tahiccm sur les mois mâles rangés scion leur âge. 



Age-- 
des morts 


1708 


1799 


1801 


1802 


i8o3 


1804 


i8o5 


total 


entre 


















0-5 


133.142 


127,426 


167' 348 


1 50,458 


196,157 


191,985 


:o7,36o 


i>i73,876 


5 — lo 


■26,309 


i6;C79 


20,464 


26,194 


19,865 


20,3^5 


i9,-8r 


1^9^818 


10 — i5 


7827 


18,726 


9 383 


10,535 


10,160 


9,565 


9,890 


76,089 


l5 — 20 


io,i35 


n,33o 


11,828 


9:427 


11,527 


10,945 


ii,o4'> 


76,^29 


QO — 25 


9.471 


10,087 


12,875 


Ji-99'' 


ir,795 


11,285 


J 1,647 


79, i5o 


•20 — 3o 


11,780 


1 1,532 


j3,56i 


10.795 


12,699 


12,783 


13,773 


86,923 


oo — 35 


8,708 


9 521 


16. 24.- 


10,460 


10,35 1 


10,645 


I0,q68 


76,895 


35 — 40 


12,4y6 


12,836 


1 4^759 


10,774 


i4,i88 


14,927 


14,8:8 


94,788 


40 — 45 


10,190 


1 1 ,58y 


12,274 


12,906 


l3,!26 


i3,2i5 


1 3,1 5b 


8 0,45 6 


45 — 5o 


1 0,708 


10,964 


i5,48i 


12.069 


16,76b 


17,13. 


17 565 


io5,68f 


5o — 55 


9.875 


1 1,206 


11,49^ 


i4,o32 


13,481 


12,596 


12,762 


84,445 


55 — Go 


J 5,882 


17,658 


i7>4-39 


11,412 


18,387 


19,424 


18,584 


11 8, 386 


60 — 65 


11,239 


ii'.,959 


12,l5l 


15,528 


13,795 


13,901 


1 3,894 


93,46> 


65 — 70 


i5.8û4 


16,657 


16,189 


1 1,222 


17,198 


17,186 


17,13 ' 


1 1 1,18-7 


70 — 75 


p.7i3 


9'099 


9^576 


13,424 


10,783 


10.438 


10,104 


73, 106 


75 — 80 


a,4io 


10,356 


9 98 + 


7,702 


10,733 


10,866 


10,722 


66,773 


80 — 85 


4,212 


4,553 


4,936 


7,222 


5,219 


5,o5i 


4,930 


36,123 


85 — go 


2,299 


3,797 


3,586 


3,337 


3,995 


4.232 


4,124 


25,370 


90-95 


1 .261 


1499 


1,402 


2,087 


1,431 


i.5oi 


1,392 


10,573 


g5 — 100 


'879 


1,126 


97' 


1,168 


1,145 


1,257 


3,144 


7,690 


au dessus 


















de 1 00 
Somme 


210 


268 


222 


479 


339 


^-9 


594 


2,084 


318,550:335,870, 


382, 157353,223)4 12,1 42)409,1 37!/ 


1.25,072 


?.,636.i5i 



626 



ni. Tableau réduit des morts mâles rangés selon leur âge. 



Age des morts 



entre 



5 ans 
lo — 



total entre o — 1 1) 
lo — i5 
i5 — 20 
20 — 25 
2 5 — 3o 
30 — 35 
35 — 40 



total entre o — 40 
40 — 45 
45 — 5o 



total entre o — 5o 
5o — 55 
55 — 60 
60 — 65 
65 — 70 
70— 75 
75 — 80 
80— 85 
85 — 90 
90 — 95 
95 — 100 

total entre 1 00 ans passés 



De 1000 morts maies il y a 



445,30 
56,83 



5o2,i3 
28,86 
28,94 

30,02 

32.97- 
29,17 

36,2 1 



688, 3o 
33,07 
40,06 



761,43 
32,28 
44,90 
35,45 
42,25 
27,74 

25,32 

13,70 
9,23 
4,00 
2,91 

0,79 



62 •] 



IV. Table sur la vitalité dos ho min es. 



De lOOO garçons nouveaux nés 



ème 



accomplissent la 5 

lO 

i5 

20 

25 

3o 
35 

40 

45 
5o 
55 

6o 
65 

10 

15 

8o 
85 
90 
95 

100 



année 



554,70 

497,87 
469,01 

440,07 
410,05 
377,08 

347,9i 
3ll,70 

278,63 

238,57 

206,29 

161,39 

125,94 

83,69 

55,95 

30,63 

1:6,93 

7,70 
3,70 
0,79 



Mim<)i)ti de tAcad. T. V, 



79 



628 
DONNÉES STATISTIQUES SUR LA CHASS; 
EN RUSSIE. 

PAR 

C. Th. TIERRMANN. 



Présenté à la Conférence le 39 Septbr. 181 3. 

La Russie européenne est beaucoup moins riche en 
animaux sauvages d'une grandeur élevée que la ci-devant 
Pologne et le milieu de l'Asie. La Sibérie dans ses dé- 
serts immenses est encore plus pauvre à cet égard que la 
Russie. Il n'y a environ que i5o espèces de quadrupè- 
des en Russie et en Sibérie tant domestiques que sauva- 
ges. Les bêtes sauvages ne sont vigoureuses et ne se 
multiplient qu'autour des montagnes et dans les climats 
tempérés, et la Russie n'a que trois élévations considéra- 
bles, l'Oural, le Caucase et les chaines de montagnes qui 
s'élèvent vers le milieu de l'Asie. C'est ici que les ha- 
bitans des bois et des déserts sont plus grands et plus 
nombreux. Les vastes plaines de la Russie et de la Si- 
bérie n'ont au contraire que de petits animaux de la race 
des chiens et des souris, et les contrées septentrionales 
n'ont presque aucun quadrupède sauvuge qui se distingue 



62^ 

par sa grandeur outre l'ours marin qui est particulier à la 
zone arctique et qui tient autant à la mer qu'à la terre, 
et outre les rennes qui se répandent par les montagnes 
jusqu'au milieu de l'Asie , où paroit èlre Iciu- véritable 
patrie , comme aus'îi celle des ciicvaux , des ânes sauva- 
ges , des antilopes ; le Nord est celle des chiens et des 
somis , le Sud a les lions, les tigres, les léopards, les 
élephans. 

Les animaux sauvages qui nous intéressent ici sont 
celles dont les pelleteries entrent dans le commerce. Leur 
prix augmente selon les contrées où on les prend et se- 
lon la saison où se fait la chasse. Les pelleteries sont 
en général plus précieuses dans les contrées orientales et 
méridionales de la Sibérie que vers le Nord et vers l'Ouest, 
et quant au poil il est plus estimé en hiver qu'en été. 
Celui de quelques animaux blanchit eji hiver, mais il de- 
vient plus foncé dans des contrées encore plus froides. 11 
est à remarquer que la Russie septentrionale a plus d'a- 
nimaux qu'on retrouve dans l'Amérique occidentale que la 
6'ibérie orientale qui lui paroit avoir été contigue. 

On compte en Russie 26 espèces d'animaux sauvages 
dont les pelleteries sont recherchées dans le commerce et 
on pourroit augmenter leur nombre, si plusieurs n'étoicnt 
pas négligées. Les principales sont : 

19* 



630 

1. La martre zibeline (soboli) depuis l'Oural jusqu'à 
rOcean oriental. Autrefois il y en avoit aussi en Russie 
depuis Kola jusqu'à la Petschora , mais ayant été pour- 
suivis trop ^ i£;oureusement, ils se sont retirés au delà de 
l'Oural. Là on les trouve dans la Sibérie occidentale jus- 
qu'au 53 degré latitude Nord , dans la Sibérie orientale 
jusqu'au 55 degré et sur les îles de l'Océan oriental jus- 
qu'au 5o degré. Les plus estimés se trouvent sur l'Ob à 
Beresowa et à Kusnetzk , sur le Jenisé depuis Jeniseisk. 
jusqu'à Touroucliansk, enfin sur l'Angara supérieure et au- 
tour du Baïkal- le Kamtschatka est très riche en martres 
zibelines. 11 y en a de moindre qualité à Surjut, à Na- 
lym et à Krasnojarsk. On appelle les plus belles: mar- 
tres zibelines de Iakoutsk, de l'endroit où se fait le plus 
grand commerce en pelleterie pour la Sibérie. Les Turcs 
achètent les plus r^rcs, les Chinois celles de moindre qua- 
lité et en prennent le plus grand nombre , le reste se 
vend en Europe et en Perse. 

2. Les loutres de mer (Kamtschatskie Bobri) se trou- 
Tent surtout aux Aleoutes et aux Kouriles depuis le 5o- 
56 degré L. N , et disparoissent vers le 60™*. Les plus 
précieux sont vendus en Chine et font avec les martres 
zibelines la base du commeice de pelleteries en Sibérie. 
Les loutres de rivière (Re^schnie Bobri) se trouv«nt dans 



63 ï 

la Sibérie orientale autour de l'Ob et des rivières Konda 
et Tasa, il y en a aussi aux Aleoutes et aux Kouriles. 
Autrefois il y en a voit dans la Russie européenne depuis 
Kola jusqu'en Livonie , mais la chasse et les progrès de 
la culture les ont éloignés. On s'en sert comme pellete- 
rie et les vend aux Chinois, on travaille leur poil au.^ 
manufactures, se sert de leurs dents pour donner le poli 
à la dorure et quelques nomades mangent leur chair. Les 
-castors (Bobri) , estimés pour leur huile (bobranaia sala) 
se trouvent en Russie et en Sibérie dans les climats tem- 
pérés. Ils deviennent plus rares à mesure que la popu- 
lation augmente. La Sibérie en possède encore le plus 
grand nombre, le Kamtschatka ne les a point, mais bien 
les Aleoutes. Un castor donne tout au plus 4 onces 
d'huile. 

3. Les martres (Kounitzi) aiment un climat tempéré, 
montagneux et boisé. On les trouve surtout sur l'Oural 
septentrional et au petit Altai jusqu'au 5 7 degré L. N. 
11 y en a aussie en Russie jusqu'au 60 me degré. C'est 
une pelleterie recherchée dans le commerce et qui est 
souvent d'un prix considérable, car on en trouve qui ap- 
prochent pour la Gouleur et la finesse du poil de la mar- 
tre zibeline. 



632 

4- Les renards (Lisitza) donnent la foLirure la plus 
chaude de la Russie_, ils sont généralement répandus et de 
différentes couleurs , mais les noirâtres dans la Sibérie 
orientale et aux Aleoutes sont les plus recherchés. Le re- 
nard bleu (Pestzi) fait classe à part , c'est une pelleterie 
très délicate , les plus foncés sont les meilleurs. On les 
trouve depuis le Nord de Kola et des îles voisines le long 
des côtes marécageuses de l'Océan septentrional ou sur la 
Toundra, jusqu'aux îles de l'Océan oriental, sur les Couri- 
les et sur les Aleoutes occidentales. On les vend beau- 
coup en Chine. 

5. Les petits- gris (Belki) se trouvent dans la Russie 
septentrionale et celle du milieu , ils sont très nombreux 
en Sibérie, les meilleurs viennent du lenisei supérieur, de 
rOb, du Tom et du Baïkal jusqu'aux montagnes de Ner- 
tschinsk, le Kamtschatka n'en a point. Plus ils sont fon- 
cés , riches en poils et larges et plus ils sont estimés. 
Ceux d'un gris argenté sont plus grands du double que 
les petits - gris ordinaires. Ils sont en été rougeatres, en 
hiver noirâtres et au nord de la Sibérie il y en a de 
tout blancs. On les trouve en Sibérie jusqu'au So'"^ de- 
gré , dans la Russie orientale jusqu'au 55'"* et dans la 
Russie occidentale jusqu'au 57'"' degré. 



633 

6. Les lièvres (Saitzi) sont on rongeatres (louskie) 
ou blancs (bielie). Les bruns se trouvent surtout à l'Ouest 
de rOural, les blancs à l'Ouest et à l'Est. On les trouve 
partout jusqu'au cercle polaire. C'est une pelleterie qui 
devient importante par la grande consommation dans les 
manufactures. 

7. Les ours (Mcdwedi) de la Russie sont bruns (bour- 
nie), leur pelleterie est pesante et peu recherchée. En Si- 
bérie autour de la Tunguska, au Baïkal, sur le stanovoi 
Chrebet et au Kamtschatka il y en a de noirs, mais tou- 
jours pas de première qualité. Les ours blancs n'entrent 
pas dans le commerce comme pelleterie, on les trouve 
aux terres arctiques, à Nowaja Semla et à Spitzbergen. 

8. Les loups (Wolki) se trouvent partout dans les 
bois , mais leur pelleterie est peu recherchée en Russie^ 
plus en Chine et dans le reste de l'Europe. Il y a en 
Sibérie des loups blancs qui sont très estimés et on trouve 
quelquefois des loups noirs qui sont d'un grand prix. 

9. Les rennes (Oleni) sauvages font un objet consi- 
dérable de commerce pour leur peau , on les trouve au 
Nord de la Russie , à Archangel , à Olonetz et Waetka, 
et en Sibérie surtout dans le cercle de Beresowa. 

Tels sont les p>rincipales fouriires de la Russie et il 
en resuite que cet Empire est riche en pelleteries fines. 



634 

comme en martres zibelines et martres ordinaires, en ra- 
rards bleux , en petit - gris , en lièvres et en loutre de 
mer, mais que pour la demande il est pauvre en fourrure 
chaude ; car ses ours sont trop pésans et d'un poil trop 
roux et trop fort, les loups communs ne sont pas recher- 
cliés par les gens aises et servent ordinairement de four- 
rure pour la valetaille , reste le renard qui donne une 
fourure chaude mais si lourde et d'un poil si cassant que 
que la demande n' étoit pas grande pour des pelisses 
d'hommes parmi les premières classes, la bourgeoisie les 
portoit le plus. Cette demande s'est accrue par les dif- 
ficultés qu'il y avoit à l'importation des pelleteries étran- 
gères très recherchées en Russie. Ces pelleteries étoient 
l'ours noir d'Amérique, on en importoit annuellement 
quelques milliers , c'étoit la fourure des riches , et l'ours 
argenté ou la zibeline américaine (Ursus lotor) dont on 
importoit environ 3o,ooo pelisses par an, c'étoit la fou- 
lure des gens aisés. Ces deux fourures sont réellement 
supérieures à toutes les autres fourures chaudes qui se 
trouvent en Russie, et les difficultés mises à l'importation 
n'ont CTi d'antre suite que de les faire payer beaucoup 
plus clicr par les classes qui sont décidées de n'en por- 
te» d'.uitrc. 



635 

La chasse est nne îndastrîe secondaire en Russie, 
mais une industrie de premier rang en Sibérie ; elle doit 
l'être dans toutes les contrées qui sont inaccessibles à l'a- 
gricultui^, c'est là qu^-elle est .avec la pèche la source 
unique de la richesse nationale , mais cette source est 
aussi intarissable , tandis qu'elle tarit dans tous les pays 
où la culture des ten^s fait des progrès. 

On n'a que des données fragmentaires sur l'état de 
la chasse en Russie. L'immensité des forêts et des déserts 
ne permcttoit pas une législation -et une police forestière 
<'xacte, la chasse fut considérée comme industrie agricole 
et d'ailleurs l'objet ne paroissoît pas assez important pour 
fixer l'attenlion des Seigneurs et du Gouveitiement, la Rus- 
sie n'étant pas riche en animaux d'une taille élevée. Ce 
n'est qu'aux environs des Capitales qu^il y a une inspec- 
tion sur la chasse. 

î. Russie. 

La chasse la plus intéressante mais aussi la plus pé- 
nible se fait par les pécheurs d'Archangel et surtout par 
les habitans de Mesen qui vont vers la mi - mai à Kan- 
din - Nos et au Groenland. Si la pcclic est heureuse ils 
retournent le même été , si elle ne Test pas, ou si les 
glaces leins barî-ent le c*hemin ils passent l'hiver et même 
âc\\x ûritiées entières- sur ces îles deseitts. 'C'est alors 
Mlmorci de l'A. ad. T. f-". ^^ 



636 

qu'ils font la chasse au renard blanc et aux rennes sau- 
vages dans l'inlérieur des terres du Groenland, et la chasse 
au renard blanc à Kandin - Nos depuis le Novembre jus- 
qu'en Janvier. 

Les habitans de la partie septentrionale de Waclka 
s'occupent surtout à la chasse. Les animaux sauvages 
qu'ils poursuivent sont les rennes sauvages, les ours, les 
loups, les martres^ le renard, les lièvres et les ccurcils. Ces 
deux dernières espèces sont les plus intéressantes pour eux 
et ils font un commerce important en peaux de lièvres et 
en petits - gris h. Moscou, a Makariew et à Iibit. 

A Ferme il n'y a que les nomades qui s'occupent 
préférablemeut de la chasse, la principale industrie étant 
le travail aux mines et puis l'agriculture. 

Il n'y aucune donnée détaillée sur le produit de la 
chasse de ces Gouvernemens, mais celle qui se fait dans 
le Gouvernement d'Olonetz est plus particulièrement connue 
par les soins du Gouverneur actuel. Les animaux sauvages 
auxquels on donne la chasse sont les ours, les loups, les ren- 
nes sauvages, les renards, les martres, le loup cervier, le glou- 
ton, la grande loutre l'hermine l'ccureil, le lièvre et la petite 
loutre. La chasse et la pèche sont ici l'industrie principale, l'a- 
griculture doit être secondaire par la nature marécageuse, pier- 
leusc et boisée du terrain et par la rigueur du climat. C'est 



637 

par le prodciit de la chasse et de la pêche que les habitan* 
se trouvent en état d'acheter le bled qui leur manque. 
Us vendent le produit de leur chasse aux grandes foires 
et surtout à St. Pétersbourg. Les tableaux sur la chasse 
d'OIonetz depuis 1804 jusqu'en 1812 donnent le résultat 
consolant que cette branche de l'industrie agricole pros- 
père, car le total des animaux sauvages montoit 
en 1804 il 37,698 pièces 

— i8o5 - 33,913 — 

— 1806 - 45,774 — 

— 1807 - 56,406 — 

— 1808 - 59,140 — 

— 1809 - 73,585 — 

— 1810 - 85,667 — 

— i8j 1 - 59,056 — 

— 1812 - 7o,o38 — . 

Les lièvres et les écureils font encore ici la par- 
tie la plus lucrative de la chasse, en 1804 on prit des 
premiers i3,75o et en 1812 17,496, les autres années 
varient entre 11 et 16,000 pièces. La chasse des der- 
niers s'est aussi considérablement accrue, en 1804 on en 
a piis 20,949* ^" 1812 47,65o, mais l'année la plus 
heureuse étoit 1810 où l'on a pris 63,56o. La chasse 
au renard et à la martre occuj^e le second rang. On a 

%o* 



63? 

pris err 1804 9<)i renards, en 18 J 2 2,399, ^^^^ ^^^^ ï** 
années 1809. et 1810 2,897 ^'t 2,482, preuve certaine que 
cette pelleterie a été plus recherchée pour la consominatiorr 
de Vintérieur. Les martres ne sont pas si communs que les; 
renards, en 1804 la chasse rappoitoit 675, en 1809 
1,760, en 1812 lyioi). Q.uiint ax\x. ours et aux loups 
on s'occupe plus de la chasse des preraiers^ que dé celle 
des derniers , laur pelleterie étant moins recherchée- Em 
1804 on a pris 35-5 ours, en 1808 5 1 4, en 1810 429,, 
en 1812 397, des loups n'ont été tués que de 2eo à 
2 5o. La chasse aux i^nnrs a aussi augmentée , car em 
1804 on en avoit tué 1.40,, en 1809 364, en 1812 391.. 

La consommation en volaille est très griinde, les grandis- 
eoqs de bruicre, les. coqs de . bois, les perdrix sont les espè- 
ces les plus rechetchées-.. Mais les données manquent sur le 
produit de cette eiiasse excepté pourOlonetz IL resuite des; 
tableaux à cet égaid que cette chasse a aussi augmentée.. 
En 1-804 on a pris 134,395 oiseaux de tout genre, des. 
cygnes, des oies et canards sauvages,, des bécasses,, des; 
coqs- de bruïeie et de bois, des perdrix.:; 
en i8o5 — 99,5i2j 

— 1806 — 102,895; 

— 1-8 0.7 -^ 140,480) 



639' 

en 1808 — 161,300 

— 1809 - 240,306 

— 1810 - 235,140 

— i8ri - 188,709 

— 1812 - 176,882. 

De ce nombre les perdrix donnent la plus grande' 
somme; en 1804 on en a pris 65, 880, en 1807 78,800,, 
en j8o8 io3,900> en 1809 170,100, en 1810 1 5 7,000, 
en 1811 I23,^r76r en 1812 119,945. Les coqs de 
bois occupent le second rang , mais le produit de- 
cette chasse a biiissé, car en 1804 on en a pris 37,700,. 
ce nombre diininne jusqu'à 36,5oa en 18 10 et jusqu'à 
1 5,01 3 en 1 8 1 2~. Les grands coqs de bruïere ont été 
pins frequement priSy en 1804 au nombre de io,25o, en 
1809 12,700, en 1810 17,070, en i8i2- 15,295; le grand 
marché pour toute cette volaille est St. Pétei-sbourg. La 
chasse aux oies et canards s'est considérablement arcrue, 
en 1804 on pris 255 oies et 1905 canards _,. en i8ra 
3781 des premiers «t 6244 des derniers. Les cygnes sont 
recherchés pour leur peaux, le plus giand nombre de 227 
est en i8o5, le moins considérable en 1804 1 5, lé nom-' 
bre commun varie entre 5o et 60; 

Les euderduns sont le plumage recherchié de cer- 
taines oyes à duvet appellées Tarka ^ sur les cote* 



6'4o 

de la mer glaciale. L'exportation de cet article montoit 
en i8o3 à la valeur de 1 3 7,681 roubles, et en 1804 a 
111,499 R. La consommation de l'intérieur est assurément 
quatre fois plus grande, ainsi qu'on peut évaluer le pro- 
duit de cette chasse périlleuse à un demi million de rou- 
bles et par les prix actuels de cent roubles le poud, à 
un million. Archangcl ayant d'ailleurs les mêmes espèces 
d'oiseaux sauvages que Olonetz, on peu mettre le produit 
de la chasse en volaille pour le moins au même taux. 

11 est impossible d'évaluer en argent le produit de 
la chasse en Russie, puisqu'il y a trop peu de données sur 
le produit brut, mais on voit même par ces données frag- 
mentaires que la chasse de la Russie doit encore monter 
à plusieurs millions. Ce qu'il y a de certain c'est que 
cette industrie au lieu de baisser va en augmentant. Le 
Nord de la Russie depuis Kola jusqu'à l'Oural se rassem- 
ble assez par la nature du sol et du climat , les habi- 
tans de même, pourqu'on puisse avec les modifications 
qui proviennent de la proximité ou de l'éloignement des 
principaux marchés ou de la prépondérance d'une industrie 
particuliers, comme celle des mines à Ferme, juger les 
autres Gouvernemens du Nord par celui d' Olonetz. 

Quant aux Gouvernemens du milieu de la Russie, 
lit chasse est une industrie très secondaire par les 



641 

progrès de la population et de l'agriculture. An midi de la 
Russie elle ne sauroit être considérable par le manque de 
grands forets • qui ont été dévastés par les nomades de- 
puis plusieurs siècles et puis détruits en partie par les 
peuples agricoles; des steppes immenses sans eau et sans 
bois couvrent d'ailleurs une grande partie de ces contrées. 

II. La Sibérie. 

La partie septentrionale de cet immense pays est in- 
accessible à l'agriculture presque jusqu'au 60'^^ degré. Ce 
plateau est incliné vers l'Océan septentrional dans sa par- 
tie occidentale, mais plus élevé dans sa partie orientale. 
Des marais et puis des sables, où commence la première 
végétation, enfin un terrain pierreux sur la cote orientale 
caractérisent ces terres climatiques. La partie méridionale 
est couverte de forêts entremêlés de steppes. 

II resuite delà que tout ce pays ne permet aucune 
autre industrie que celle de la pêche et de la chasse. Cette 
dernière est parconséquent l'industrie principale des Samo- 
jèdes, des Joukagires, des Tunguses, des Ostiaques et en 
partie des Jak.oates , elle l'étoit aussi autrefois chez les 
Kamtschadales. 



642 

Les Russes cheichèrent en Sibérie d'abord la martre 
zibeline et puis la loutre de mer. Ces deux animaux 
furent la cause de la découverte et de la conquête de 
la Sibérie, comme l'or et l'argent en Amérique. Les rus- 
ses devinrent les premiers chasseurs de l'Europe et ces 
chasseurs étendoient la découverte d'un pays qui n'est pas 
encore connu dans toutes ses parties^ et soumirent les ter- 
res qu'ils a voient découvert. Ces chasseurs infatigables 
qui portent un nom particulier; Promischlenniki, ou gens 
industrieux, se rassemblent sous la conduite d'un clief et 
se dispersent dans les bois sur une étendue de 200 à. 
400 werstes. Ils y passent tout le tems de la chasse, et c'est 
riiiver le plus rigoureux, en solitaires, supportent toute la ri- 
gueur du climat et si les provisions viennent a leur manquer, 
ils ont encore à lutter contre la faim. Au printems ils se ras- 
semblent auprès de leur chef et partagent religieusement le 
produit de la chasse qui est souvent considérable. Il est clair 
que cette industrie demande une constitution très forte et exige 
des privations très grandes. Pourtant les promischlenniki 
étoient déjà parvenus au commencement du i8™®siècle, ou en 
1711 jusqu'aux Courilcs où une nouvelle carrière s'ouvrit 
à. leur activité. Il est superflu de remarquer que dans tou- 
tes ces contrées boréales la chasse est une industrie ab^Iu- 
ment libre dont le Gouvernement ne se meloit aucunement. 



643 

Sur toute la Icrie ferme de la Sibérie la martre zi- 
beline ctoit le principal objet de leurs courses, mais par- 
venus aux bords de l'Océan oriental ils connurent la lou- 
tre de mer et toute leur attention se porta sur cette 
chasse. Elle demande plus de fraix, car elle exige la 
navigation . Par cette raison le commerce de pellete- 
ries passa vers la moitié du 18'^^ siècle des mains 
des promischlenniki entre les mains des marchands ca- 
pitalistes. Plusieurs compagnies se formcie it en Sibérie. 
Ces gens infatigables avoient déjà en i75o découvert 
toutes les Couiiles et rapportèrent en 1774 4414 peaux 
de loutre. Leur industrie s'étendit avec tant de rapidité 
que les associés ptirent envoyer aux îles en 1787 2 5 na- 
vires équipés de 1 000 matelots. Mclnikow marchand d'Ir- 
koutsk, Schelichow de Rylsk, GoUkow de Koursk , CliolocU" 
low de Totma, Orcchow de Toula étoient leurs chefs. Ils 
firent des établissemens sur les îles dont le principal étoit 
à Kadiak. Letns vues s'étendirent , Schelichow forma en 
1788 ]a Compagnie Américaine qui se réunit en 1798 
à la Compagnie d' Irkoutsk , dont Mclnikow étoit le 
chef, et qui prit alors le nom de Société réunie améri- 
caine. Enfin ils eurent un privilège exclusif en 1799 et 
le titre de compagnie russe - américaine. Son capital étoit 
en 1798 de 724,000 roubles ou de 724 actions à 1000 

Mi'mires de CAcad. T.V. ^ ^ 



644 

roubles, son crédit éloit au moins tout aussi grand. Les 
comptoirs de la compagnie sont à Irkoutsk et à Ochotsk^ 
les établissemens à Kadiak , à Ounalaschka , à Kourils- 
kaia Griida et s'étendent toujours plus loin , la direction 
est à St. Pétcrsbonrg. Autrefois Schelichow alloit à Ka- 
diak, son frère à Ouroup et Mchiikow vivoit à l.rkoutsk. 

À cette occasion une qcicstion de Géographie fut dé- 
cidée savoir jusqu'où s'étcndroit la domination russe en 
Amérique, car le Manifeste du 27 Janvier 1798 déclara 
propriété de la Russie les cotes de 1' Amérique septen- 
trionale jusqu'au 55°. 

Le capital de la compagnie s'est rapidement accru 
jusqu'en 1798 sans monopole, c'est un fait constaté. Je 
n'ai aucune donnée sur ses progrès actuels, mais je sup- 
pose qu'ils ne peuvent pltis être aussi rapides. La di- 
rection doit être difficile pour une Compagnie dont les 
chefs sont à Pétersbourg , les employés répandus en Si- 
bérie, les établissemens aux îles de l'Océan oriental. La 
meilleure législation ne sauroit prévenir tous les abus 
qu' entraine l'administration d'une Compagnie privilégiée 
sur une aussi grande étendue de terrain. Elle doit être 
très dispendieuse et quelque fois à charge aux nomades. 
Aux Aleoutes il n'y avoit officiellement en 1804 que 246 
natifs, aux Kouriles russes 100, il seroit intéressant de sa* 



<545 

voii qu'elle a élc la population de ces îles en i"5o, celle 
du Kamtschalka étoit selon les dcnombiemens faits dans 
la moitié du 1 8'"^ siècle , et dont les états se trouvent 
dans lo=; archives de Werchni - Kamtschatsk de 5ooo na- 
tifs màlcs, en i8o3 de 1782. Les Jakoutes sont un peu- 
ple chasseur et nomade dont la principale richesse con- 
siste en chevaux. Le transport se fait par leur pays et 
sur leurs chevaux. C'est un fait que des transports bien payés 
par la Couronne, ont diminué leur aisance et c'étoit une des 
raisons pour laquelle le Gouvernement a retiré ses troup- 
pcs du Kamtschatka. Reste à savoir quel clïet le trans- 
port des pelleteries et d'autres objets nécessaires aux éta- 
blissemens ont sur ces peuples.. La demande de la loutre 
de mer à Canton exige 80 à 100,000 peaux, au prix de 
lî roubles à c, le reste se dégrade et se perd, surtout si 
les peaux ne sont pas soigneusement apprêtées. 11 faudroit 
donc régler cette chasse , il ne faudroit pas chercher à 
tuer une quantité inombrable de ces animaux, il faudroit 
épargner les femelles, il faudroit changer les endroits dç 
la chasse, il faudroit mettre grand soin à l' apprêta tion 
des peaux, alors la chasse deviendroit plus lucrative tout 
en conservant l'espèce précieuse de ces animaux. Il n'est 
pas facile d'observer tous ces principes avec une admini- 
stration aussi compliquée est aussi étendue. Ft tn sup- 



6^6 

posant même des pelleteries accumulées dans les magazins 
de la compagnie pour la valeur primitive de ^ millions, 
on suppose un capital qui surpasse de beaucoup la de- 
mande et qui se dégrade annuellement. 

La Compagnie créa de tems en tems de nouveaux 
établissemens, reste à savoir si le capital emploie à cette 
chasse et la demande de ces pelleteries augmente à me- 
sure, sans quoi elle ne feroit qu'éparpiller ses forcés. 

Il existe au Kamtschatka ime demande annuelle de 
marchandises européennes d'un demi million de roubles, 
selon le calcul d'une Commission établie en 1806 pour 
faire le tableau des marchandises les plus nécessaires. Ce 
tableau montoit à 41 7, 3oo roubles et il y a nombre d'ob- 
jets qui n'y sont pas marqués. Or il n'y a que la Com- 
pagnie russe - américaine qui ait ses propres vaisseaux 
dans ces mers et pourtant elle ne s'est point chargée de 
l'approvisionnement de la presqu'ile, il se fait en grande 
partie par des particuliers qui savent surmonter toutes les 
difficultés. La demande existe, les prix sont hauts, donc 
c'est réloignement, ce sont les abus inévitables à ce com- 
merce , et peut être des forces éparpillées qui arrêtent la 
compagnie. 

La chasse des martres zibelines a baissée au Kam- 
tschatka , pays extrêmement riche pour cette pelleterie. 



647 

Autrefois quand le pays ctoit plus peuplé le produit to- 
tal étoit de 8 à 1 o,ooo peaux , actuellement il est ù 
peine de 2 "50. Sa valeur fut autrefois estimée à 80,000 
roubles, apresent à 2 2,000. La chasse des animaux sau- 
vages sur le continent de la Sibérie est restée à peu 
près au même taux. D'après une donnée officielle du 
gouvernement de Tobolsk. le nombre dos animaux sauva- 
ges de toute espèce montoit à 200,000 pour l'année 1806. 
On peut évaluer le produit de la chasse d' Irkoutzk au 
moins an même , puisque les Jakoutes et les Toungouses 
portent à eux seuls jusqu'à 5o,000 peaux de petit - gris 
à Jakoutzk et à Kiaciita. 

Quant aux oiseaux sauvages on fait surtout la chasse 
en Sibérie aux cygnes,' oies, canards, perdrix et coqs de 
bois. En i8o5 il y avoit une si grande quantité de ca- 
nards sur la rivière Konda , que les habitans pouvoient 
s'en nourrir suffisament , comme la pêche de cette année 
n'avoit pas réussi, en 1806 cette chasse ne fut pas si 
abondante. Il est dit dans le compte - rendu de Tobolsk 
de 1 8o5 que la chasse aux oiseaux dans ce gouvernement 
monte à 40,000 pièces. 

La Turqtiie , la Chine et le reste de l'Eiuope sont 
le grand marché des pelleteries russes. Quant à la mar- 



64? 

tre zibeline c'est la Turquif qui achète les pièces de 
première qualitc» , le reste de rEurope celle de seconde 
qualité et la Chine celle d'une qualité inférieure mais en 
plus grand nombre. Les loutres de mer se vendent sur- 
tout à Canton, la demande est de 2o à ioo,000 pièces, 
Kiachta en prend aussi de lO l\ 14,000. Le reste de 
l'Europe recherche surtout le renard bleu, dont Pctersbourg 
et Archangel exportèrent environ 10,000, Taganrok 7000, 
les martres ordinaires dont l'exportation montoit de 3 à 
4000 , et les peaux de lièvre dont la demande montoit 
quelquefois à 600,000 pièces. Le petit - giis est tout 
aussi recherché en Chine qu'en Europe, on en exportoit 
jusqu'à ioo,0(jo peaux. En transportant les petit- gris par 
un chemin plus court et plus sûr à Canton que par celui 
de Jakoutsk à Kiachta, on pourroit de beaucoup étendre ce 
marché , car le petit - gris est une marchandise très re- 
cherchée en Chine. Quant aux pelisses de loups il en 
sortoit environ i5oo par an. L'huile de castor faisoit en- 
core un article important , car on en exportoit annuelle- 
ment pour la valeur de 2 à 3oo,ooo roubles. En ] 8o3 
on exportoit des oïes à duvet pour la valeur de i37,68z 
roubles, en 1804 pour 111499. Les peaux de renards trou- 
vent leur grand marché en Russie. Toute l'exportation 
rfcs pelleteries russes fut évaluée en i8o3 à 1,710,113 



649 

roubles et en 1804 à 1,949,521, donc environ à deux 
millions. 

L'importation consistoit surtout m 3o,ooo pelisses de 
zibeline américaine, en quelques milliers de pelisses d'ours 
noir et en 3 jusqu'à 9000 castors du Canada. En i8o3 
elle montoit à 681,029 roubles, en 1804 a 290,675. 
Elle étoit donc bien inférieure à l'exportation , mais elle 
rouloit sur des pelleteries dont la Russie a ii^randemcnt 
besoin et qu'elle ne possède pas. 

Le commerce de transit montoit en 1 8o3 à 597,332 
roubles; en 1804 à 283, 045. 

L'exportation de la Russie en pelleteries étant de 2 
millions d: loubles on peut estimer la consommation de 
riniérieur au moins à 4 millions. Le produit de la chasse 
peut dont ètie évalué à plus de 6 millons. 

En y ajoutant le produit de la chasse aux oiseaux 
sauvages qu'on ne sauroit estimer à moins qu'à un million 
de roubles , la chasse en Russie rendroit plus de 7 mil- 
lions dont la plus grande moitié doit être un profit net 
puisque la chasse demande moins de fonds que la pèche. 



♦COOOm'»0Co< 



650 

DE LA MONXAIE DE CUIVRE, ET PARTICULIÈRE- 

MENT DE CELLE DE RUSSIE. 

PAR. 

//. S TO R C IL 



Présenté à la Conférence le lajanv. 181 4-« 

Première Section. 
De la monnaie de cuivre en général. 

Tontes les nations commerçantes ont admis l'or et 
l'argent comme numéraire ; elles ont frappé de la mon- 
naie d'or pour les gros payemens, et de la monnaie d'ar- 
gent pour les achats de moindre valeur. Cependant l'é- 
change des menues denrées exige des monnaies de si peu 
de valeur, e|u'il est impossible de les frapper en argent: 
leur petitesse les rendroit non -seulement incommodes dans 
les achats, mais les e.xposeroit encore à une consommation 
très - rapide , car plus une certaine quantité d'argent est 
divisée, plus elle présente de surface au frottement. 

Ces raisons ont déterminé toutes les nations à choi- 
sir des matières d'une moindre valeur que l'argent pour 
les monnaies destinées à représenter la valeur des menues 



65 1 

denrées. Plus l'argent est rare et cher chez une naiion, 
phis il lui faut de petite- monnaie, et d'une matière plus 
commune. C'est cette circonstance qui a fait adopter aux 
habitans des Grandes - Indes l'usage des caïuis en guise 
de petite -monnaie *). Cet usage pourroit paroître étrange 
dans des pays aussi riches et aussi anciennement civilises 
que le Bengale et l'Indoustan; mais l'argent y est si rare 
qu'une roupie, c'est-à-dire une pièce d'argent de la va- 
leur de 62 copeks, peut y acheter une quantité de den- 
rées suffisante pour nourrir un ouvrier pendant cinquante 
jours. Si on avoit divisé la roupie en 5o pièces d'argent, 
l'extrême petitesse de ces espèces en auroit rendu l'usage 
fort incommode, et cependant chacune de ces pièces au- 
roit encore représenté la valeur de toutes les denrées qui 
composent la nourriture journalière d'un homme du peu- 
ple dans ces contrées. On la divise donc en 2400 par- 
ties, desorte qu'un journalier qui reçoit la 5o^ partie d'une 
roupie comme salaire, ou 48 cauris , peut l'employer à 
l'achat de plusieurs denrées. Mais comme une monnaie 
d'aussi peu de valeur auroit plus coûté en matière et en 
fraix de fabrication qu'elle n'auroit pu valoir, on l'a rem- 
placée par un coquillage dont la nature fait tous les fraix. 

*) Ces petits coquillages , qui viennent des Maldives , font ofBce de 
monnaie dans le Mogol , le Bengale, le £outan , comme aussi daa« 
l'intérieur de l'Afrique et de la Guinée. 

Mémoires de CAcad. T. T. ^2 



652 

Dans les pays où l'argent n'a pas une ans?i f;rande 
valeur, ce métal peut encore èsre employé dans les achats 
de moindre importance : toutes - fois il y a des denrées 
d'un prix si mince que dans ces pays mêmes l'argent ne 
sauroit les représenter sans être taillé en pièces trop pe- 
tites. On se sert alors du cuivre, lequel, après les mé- 
taux précieitx , a le plus de valeur relativement à son 
volume , et qui sous d'autres rapports est encore le plus 
propre à servir de numéraire. 

L'utilité que le cuivre présente pour cet effet, se 
borne donc à servir de petite monnaie; mais il est loin de 
pouvoir remplacer les métaux précieux dans le grand 
commerce. D'abord sa qualité n'est pas la même partout: 
le cuivre de Sibérie et de Hongrie surpasse celui d'Alle- 
magne; celui de Suède est meilleur que celui de Sibérie; 
le cuivre du Japon est préférable à celui de Suède. En- 
suite sa valeur directe est trop grande : il est indispensa- 
ble pour plusieurs usages , dans lesquels il ne peut pas 
être remplacé par d'autres matières. Enfin les mines de 
cuivre sont bien plus abondantes que celles des métaux 
précieux, et leur exploitation est bien plus fiicile. U ré- 
sulte de tout cela que le cuivre a non - seulement trop 
peu de valeur , mais que cette valeur est encore beau- 
coup trop variable pour que ce métal puisse jamais être 



653 

nn instrument d'échange commode et une mesure passa- 
blement exacte des valeurs. Quelques exemples feront 
mieux sentir l'influence de ces inconvéniens. 

La valeur du cuivre varie, non -seulement à la même 
époque chez des peuples voisins l'un de l'autre, mais en- 
core chez le même peuple à des époques très peu éloig- 
nées. Par exemple, voici quelle a été la proportion en- 
tre la valeur de l'argent pur et celle du cuivre en bar- 
res, dans les tems et dans les lieux suivans : 
Années: à St. Pétersbourg, Hambourg, Stockholm* Paris: 

1745 ... 1 : l35, 1 : 75, — — 

1765 . . 

1775 . . 

i8o3 . . 

1812 . . 



1 : 114, — — — 
1 : 92, 1 : 95, 1 : 78, — 
1: 5o, 1:57, 1:69, 1:100, 



1 : 101, — — — 

On voit qu'à la même époque (i8o3) une livre d'ar- 
gent pou voit acheter 5o livres de cuivre en Russie, 5^ 
en Allemagne, 69 en Suède et 100 en France; et que 
dans le même pays (la Russie) cette quantité d'argent a 
successivement acheté i35, 114, 92, 5o et lOi livres 
de cuivre, pendant une période qui ne comprend que 67 
années. En partant de l'année 17 75, nous voyons que 
]e prix de ce métal a doublé à St. Pétersbourg dans l'e- 
space de 28 ans, et que 9 années ont suffi pour le la- 

82* 



654 

mener aa - dessous du taux qu'il avoit dans l'année indi- 
quée. Or comme la valeur de l'argent. est restée à-pcu- 
près la même dans tous les pays de l'Europe pendant 
cette période, c'est la valeur du cuivre seule qui <i varié. 
À cette mobilité de la valeur du cuivre se joint un 
autre inconvénient très -grave, celui cju'il a trop peu de 
valeur relativement à son poids et à son volume. Au 
terme de sa valeur actuelle chez nous , il est cent fois 
plus pesant que l'argent, et i5oo fois plus que l'or: or 
les incommodités et les fraix du transport sont en raison 
du poids et du volume. Avant l'introduction du système 
monétaire actuel, un rouble en cuivre pesoit 2 livres etï; 
comme la monnaie d'argent avoit entièrement disparu de 
la circulation , et que le plus petit assignat est de cinq 
roubles, un homme qui avoit acheté au marché pour 5o 
copeks de denrées , étoit obligé de se charger d'un far- 
deau de 1 1 livres et i en cuivre , s'il n'avoit pas eu la 
précaution d'apporter au marché les 5o copeks qui dé- 
voient payer sa denrée. Si la monnaie de cuivre occa- 
sionne tant d'embarras dans l'achat des menues denrées, 
on conçoit bien quelles difficultés elle doit faire naître 
dans le grand commerce, quand elle est le principal nu- 
méraire d'une nation. Pour compter chez nous une somme 
de 50^000 roubles en pièces de cinq copeks, il faut 



655 

compter un million de pièces; pour emporter cette somme, 
il faut environ trente fois plus de toile d'emballage ; et 
pour la garder , il faut un local trente fois plus grand 
que si la même somme étoit en roubles d'argent. Encore 
ces fraix sont peu de chose en comparaison de ceux du 
transport. Pour voiturer cette somme à la manière de nos 
rouliers , il ne faut pas moins de 104 chariots attelés 
chacun d'un cheval; car 5o,000 roubles à raison de 16 
roubles par poud^ font 3 125 pouds, et un chariot ne peut 
être chargé que de 3o pouds environ. La même somme, 
en roubles d'argent, ne présente qu'un poids de 63^ pouds, 
qui peut être transporté par deux chevaux. Ajoutez a 
tous ces inconvéniens le risque qu'on court de se tromper 
en comptant un si grand nombre de pièces, l'embarras de 
garder un trésor si volumineux, l'impossibilité de le ca- 
cher ou de l'emporter promptement en cas de besoin , et 
vous serez convaincu que le cuivre ne peut jamais faire 
office de monnaie chez un peuple riche et commerçant. 

Aussi, dans presque tous les pays policés, les pièces 
de cuivre ne sont pas proprement de la monnaie , puis- 
qu'on n'est pas admis à payer avec ces pièces les obli- 
gations qu'on a contractées , mais seulement les appoints, 
qui, à cause de leur petitesse, ne peuvent se solder avec 



656 

de l'argent *). L'or et l'argent sont les seuls métaux- 
monnaie chez presque tous les peuples commerçans : les 
pièces de cuivre ne sont qu'une monnaie de confiance, re- 
présentant une portion d'argent trop petite pour être frap- 
pée en monnaie. 

Qiiand la monnaie de cuivre est ce qu'elle doit être, 
de la petite - monnaie frappée en pièces de si peu de 
valeur qu'on ne pourroit en frapper de pareilles en ar- 
gent, et que personne n'est forcé à la recevoir en quan- 
tités plus considérables qu'il ne faut pour solder les ap- 
points; dans cette supposition, dis-je, le gouvernement peut, 
sans inconvéniens , lui donner extrêmement peu de valeur 
intrinsèque 3 et cependant elle conservera sa valeur numé- 
rique aussi complètement que si elle valoit en eifet la 
fraction de monnaie d'argent qu'elle représente. Dans plu- 
sieurs pays de l'Europe , le cuivre est évalué dans les 
monnaies à -peu -près au double de sa valeur marchande; 
mais l'inconvénient de cette sur- évaluation se trouve pré- 
venu par des réglemens qui s'opposent à ce que toute 
somme qui n'est pas très - petite , puisse être soldée en 
monnaie de cuivre. Dans ces pays, la valeur du cuivre 



*) En Angleterre, par exemple, on ne peut pas obliger à recevoir en 
payemc! t une onmie où il entre plus de six pence (i5 copeks) 
en cuivre. Batrif Vatieuu de la (fraude - Bieti.iuf, T. IV, p. 14a. 



65? 

est élevée par le métal précieux qui domine dnns les 
marchés du pays, jusqu'à la valeur de ce métal même, 
].' intérêt privé, toujours si attentif et si clairvoyant, si 
habile à discerner dans les valeurs la plus légère nuance, 
paioîtroit ici en défaut, si on ne voyoit pas que dans 
cette circonstance il est entièrement dirigé par le crédit, 
c'est-à-dire par la certitude morale la plus forte, de re- 
trou\er, quand il lui plaira, cette valeur qu'il a l'air d'a- 
bandonner. C'est dans ce cas seulement que la monnaie 
fait un peu fonction de signe, et quelle comprunte de sa 
dénomination légale une valeur différente de sa valeur in- 
trinsèque. Mais afin de maintenir cette valeur de con- 
fiance, le gouvernement devroit toujours échanger les piè- 
ces de cuivre à bureau ouvert contre de l'argent, du mo- 
ment qu'on lui en rapporte un nombre suffisant pour éga- 
ler une pièce d'argent. C'est le seul moyen de s'assurer 
qu'il n'en reste pas entre les mains du public au - delà 
des besoins de la circulation *), 



*) En Angleterre, la monnaie de cuivre est tellement regardée comme 
signe, que le gouvernement permet aux particuliers de fabriquer des 
pièces de cuivre qui ne valent pas même celles qu'il émet lui- 
même ; mais aussi ces pièces sont payables à vue par ceux qui les 
ont émises. Dans le j 7, siècle, elles furent appellées Treiiin.'.en's t<i- 
kens\ dans ces derniers tems, surtout depuis 1786, e'Ies ont cours; 
•ons le nom de Copp^r promissory >ot(s (billets-prome.«sfs de cuivie). 
Quand le gouvernenient fait bftUc«. de la nouvelle œonDaie. d» ew' 



658 

Quand un gouvernement suit ces principes , il peut 
être sur que sa monnaie de cuivre , toute sur - évaluée 
qu'elle puisse être , aura cours pour sa \ aleur nominale. 
Dans ce cas il n'y auroit à craindre que les contrefac- 
teurs , qui scroient d'autant plus excites à leur infâme 
métier, qu'il y auroit plus de difTércncc entre la valeur 
intrinsèque et la valeur nominale de la monnaie *). 

C'est bien autre chose quand un gouvernement s'ima- 
gine que la monnaie de cuivre peut remplacer celle d'or 
et d'argent, qu'en conséquence il en émet plus que la cir- 
culation n'en peut absorber dans le solde des appoints, 
et qu' il autorise tout le monde à payer en cuivre les 
sommes qu'on doit , ou seulement une portion notable de 
ces sommes. Dans cette supposition, la monnaie de cui- 



vre, l'émission de ces signes est ordinairement interdite pour quel- 
que tems. Plusieurs de ces Copper - noies méritent d'être recueillies 
à cause de la beauté du coin. Il y en a qui représentent de beaux 
édifices , des constructions remarquables , les traits des hommes il- 
lusres de l'Angleterre; d'autres rappellent des événemens intéres- 
sans; enfin la plupart indiquent le nom de celui qui les émet, les 
marchandises qu' il faljrique ou sur lesquelles il commerce etc. 
Nemtiicb's neueste Re'ise durcb En gland. Tubitig. 1807. p. 8i. 
*) En Angleterre , la monnaie de cuivre est si fort au - dessous de sa 
valeur nominale, qu'il y avoit 180 pour cent de profit, en 1796, à 
en frapper au titre courant. Aussi Mr. Ccl/juboun, auquel j'emprunte 
ce fait, suppose - 1 - il que les monnaies de cuivre contrefaites sont 
aux monnaies de cuivre légales comme 40 ^st à 1. (Police de Lon- 
dres, T. I. p. 2.55.) L'' gouvernement a cherché à prévenir cet in- 
convénient, en faisant fabriquer en lyQQ ) p^r le fameux Boultoit 



659 

vré cesse d'être une monnaie de confiance; elle ne peut 
plus aclieter ou payer que ce qu'elle v>iut réellement, et 
la valeur idéale que le gouvernement lui attribue se 
trouve réduite à la valeur intrinsèque. Or , comme la 
valeur du cuivre est sujette à des variations brusques et 
fréquentes , et qu'outre cela l'usage de cette monnaie est 
accompagnée de grands inconvéniens, elle est non - seule- 
ment une très - mauvaise mesure des valeurs, mais encore 
elle est presque toujours évaluée au - dessous de ce qu'- 
elle vaut réellement. Cependant, plus l'émission en est 
forte , plus elle chasse les métaux précieux de la circu- 
lation et plus elle y fait dominer le métal commun, dont 
la dcprécication se communique aux métaux précieux: les 
prix de toutes les marchandises haussent en conséquence, 
et le coms du change s'en ressent d'une manière désa- 
vantageuse. 

Ces ctTets se sont fait sentir dans les pays mêmes où 
le cuivre n'entre que pour une portion comparativement 
petite dans le total des monnaies en circulation. En 
France, par exemple, la valeur légale de la monnaie de 

des demi - deniers sterling {ha!f pftue) avec un poinçon ti es -beau et 
un soin particulier; maii un voyageur qui a vu l'Angleterre eu 
i8o6", nous assure que cette belle monnaie avoit presqu'entièicment 
disparu, et que la circulation étoit encore inondée de monnaie cou- 
trefaite. Voyez N.cmni(by 1. c. p. Oi. 

M'mohct de VAcad, T. T. ^^ 



66o 

cuivre est a celle de la monnaie d'argent comme i à 2^, 
c'est - il - dire qu'un franc en cuivre est censé valoir 2 
francs 3o centimes en argent. Cette sur - évaluation n'.iu- 
roit probablement aucun mauvais effet, et le cuivre vau- 
droit peut-être ce que le gouvernement veut qu'il vaille, 
si l'on n'en avoit pas émis une trop grande quantité. Em- 
barrassé par rcxtréme abondance du cui\re, le gouverne- 
ment s'est vu forcé d'autoriser tout le monde à payer en 
monnaie de cuivre ^^^ des sommes qu'on doit. Cette me- 
sure a eu l'elTet de déprécier Li monnaie d'argent, ou de 
hausser le prix de toutes les denrées. Toute personne 
qui conclut un marché, sait qu'elle est exposée à être 
payée dans cette proportion de i en cuivre et de |? en 
argent : elle fait son marché en conséquence et deman le 
un prix plus élevé. La quantité de cuivre qu'on est forcé 
de recevoir, influe de 'même sur le change avec l'étranger. 
Une lettre - de - change payable en monnaie française à 
Paris , se vend certainement moins cher à Vienne ou à 
Francfort, en raison de ce qu'une partie de sa valeur 
sera payée en cuivre. — Au reste, c'est un Français et 
un auteur très -estimé en économie politique, qui me four- 
nit cette observation *j. Si telles sont les suites d'une 

*) Sa^'f Eicn. polit. T. I. pag. 5io tt tu'iv. 



66i 



émission trop forte tïe monnaie de cuivre , dans un pays 
où elle n'entre que pour i dans les payemens: qu'on juge 
des elTets qu'elle doit produire loisqu'on la multiplie aa 
point de remplacer entièrement les monnaies d' or et 



d' argent. 



83 



662 

DONNÉES STATISTiaUES SUR LE COMMERCE 

DE L'INTÉRIEUR DE LA RUSSIE, 

Q_UI S'EST FAIT PAR EAU EN i8i3. 

PAR 

C. Th. IIERRMANN. 



Présenté à la Conférence le i3 Avril i8i4. 



Le Commerce de Tintciieur d'un pays est toujours le 
plus étendu, le plus important et ordinairement le moins 
connu. Dans les Etats où des dou.ines et tonte sorte de 
barrières sont établies dans l'intérieur on a plus de moyens 
pour rassembler les données relatives à ce rommcrce que 
dans les pays qui n'en ont pas pour lem- bonheur. La 
Russie jouit de ce bienfiiit depuis le règne des grandes 
Impératrices Elisabeth et Catherine IL, et parconsé- 
quent les données sur son Commerce intérieur sont plus 
difficiles à rassembler et plus imparfaites qu'ailleurs. Nous 
présentons ici les principales données sur la partie la plus 
intéressante , savoir sur le Commerce de l'intérieur qui 
«'est fait par eau en 181 3. 

Les grandes routes de ce commerce sont : 
1) pour le Commerce de St. Pétersbourg, le système de 

fleuves et rivières qui aboutit aux canaux de Wisch- 



663 

nei - Wolotschok , celai qui passe par ceux de Tich- 
win et enfin celui du Canal de ^larie. Ce dernier com- 
merce se fait ou sur des bateaux de rivières ou sur 
des bateaux construits pour le passage de lacs , 
c) pour le commerce de Moscou, sur les rivières Okka 
et Rloskwa , 

3) pour le commerce de Riga, sur la Duna et sur le Ca- 
nal de la Beresina , 

4) pour le commerce d'Astrachan, sur la Volga, 

5) pour le commerce de Taganrog, sur le Don, 

6) pour le commerce étranger, sur le Niémen et sur le 
canal d'Oginski, 

7) po(U' le commerce de la Finlande, sur les canaux de 
ce Gouvernement, 

o) pour le commerce des provinces méridionales, sur le 

Dnicpre et sur le Dniestre , 
9) pom- le commerce des provinces septentrionales^ sur le 
canal de Catherine et sur la Dwina , 
10) pour le commerce de Sibérie, sur l'Irtisch, la Toura 
et le Tobol. 

Sur les routes moins fréquentées il n'y a point de 
données. 



664.. 

I. 

Cuinincrce de l'intérieur par eau pour 
St. Pêtersbourg. 

L'iinpoitalion de l' intérieur par eau à St. Pctersbourg 
consistoit dans les marchandises présentées dans le ta- 
bleau suivant: 



M^rchandiiCi 


par le Canal de 


par, le Canal 


pur le C 


mal de 


total 




Wischnei- 


de Tic h w in 


Marie 






Wolotschok 










j, /in rcgne 






ji.!! le ( j.mI 


p:ir !c lac 




•végCtd. 






tlf Ljil.ga 


di L.dg.-. 










a) grains, 












froment 


33,865 tschctw. 
et 102 sacs 


3,5 11 «ch. 


274tschetw. 


6,567 


44>2 17 tschctw. 
et 102 sacs 


seigle 


200 à iaCouron. 


— 


— 





200 tschctw. 




14)523 aux 


— 


49 


822 


15,394 




particuliers 










orge 


5 à la Couronne 


— 


— 





5 




6,b'i2aux part. 


— 


10 


721 


7,343 


• voiu* 


218,790 .MaC. 


— 


a.3p.5 





a2i,i 1 5 




358,3 1 1 aux p. 


707 


4.5 


i>7' + 


36 1,147 




032, 3o6 tsch. 


4,9i8 


3,073 


9,824 


649)421 tsch. 




et !02 sacs 








et 10a sacs 


*) farine 












de iciglc 


385,0 15 kouls 
î\ la Couronne 


320 


23,o37 


26,923 


435,294 koult 




374,077a.part 


427 


8,40a 


44,145 


4a7,o5i — 


autres espèces de 


862,345 kouli 


tarlue 


35,o4o kouls 


— 


a4']i 


25o 


35,532 — 




gg 586 sacs 


38,4i3 


1 1,601) 


2 3 //y 6 


173 4.04 sacs 




17,682 pouds 


1 ,965 


60 


— 


19,707 poud» 




13,770 petits 


— 


3û 


— 


i3,8oo petits 




kouls i la Cour. 








kouls à la Cour. 


biscuit 


199,076 kouls 


— 


— 





129,0 6 kouls 




142,550 pouds 


— 


— 


— 


142,550 pouds 



665 



Marchandises 


par le Canal de 


par IcCana! 


par le C 


anal de 


total 




Wischnei- 


deTichwin 


Marie 






W'olotschok 
















p.ir i ea:.al 


1 I>..r Ir lac 






io4.>852 tsch. 


2,718 kouli 


(!<■ L^L,t,.i 


1 ilr La.lnga 




t) Mil, sarrasin 


484 ko'uls' 


i,iG2k. 


1 07,177 tsch. 


et rebut 


3.16 sacs 


47 - 


2.325 tsch. 


— 


4,5o6 kouls 




85 petits kouls 




— 


— 


3o6 sacs 
82 petits kouls 


poix 


iB,4'^ot';chet\v 


— 


4^2 


734 


i9,5f)6 tsch. 


<;) lui 


3 7,fto 1 pouds 


— 


— 


5,85o 


393,401 pouds 


ch.invre 


i,a5ë5p pds. 


5oo 


— 


— 


1,8.59,091 — 


rebut 


53,6j5 pouds 


— 


— 


— 


53,535 — 
2,3oG,o77 pds. 


jcinai'.Ies de lin 


iD,3on kouls 


— 


i3 


— 


i6',3i3 kouls 




et 1 ig 53CS 


4 


— 


— 


1 23 sacs 


huile de hn 


a64>7i'2 pouds 




— 


— 


264,722 pouds 




et 10 ■ tonnraux 


— 


— 


— 


101 tonneaux 


f) foin et paille 


6'4,c-0.j poud'* 
^ la ( ouionne 


— 


— 


— 


64,200 pouds 




u JO ^90 pouds 


6,65o 


1,800 


— 


929, 140 poudi 




,ux particuliers 








993,340 pouds 


/) bo'« d'' con- 












structioa 


'^ 4 >'^'' poutres 
ax particul. 


— 


— 


1,400 


26,832 poutres 




' 354 poutres 
.1 la Couronne 


— 


2,5o4 


— 


4,868 poutres 




31,700 poutres 




4 ,54'7poiidi 


— 


2,55o 


— 


146,097 pouds 




de chêne àlaC. 












i4<0'i4. planches 


— 


8,o56 


— 


23,060 pi. 




à la ( ouronnc 












j9i,54«planch 


157,06'j. 


4,5oo 


353,623 


1,406,735 — 




aux particul. 








1,428 795 plan. 


de chauffage 


35. i54sachcnes 
à la Couronne 


24,491 


7^8 


1,869 


61,262 sasch. 




221,427 sach. 


«,489 


8,927 


2,720 


235,563 — 




aux particul. 








296,825 sasch. 


|)tabacenfeuille'i 


8 340 kouls 


1,^,55 


— 


— 


9,795 kouU 




ij85o poudi 


5,000 


— 


— 


6,800 pouds 



666 



Marchandiies 


par le Canal de 


par le Canal 


par le Canal de 


tctal 




Wischnei - 


de Tichwin 


Marie 






Woiotschok 
















par le C'ar.;.l 


])ar le lue 




Concombres 


1 1 tonneaux, 


i_ 


de Ladoi;a 


de Lid.da 




salccs 








11 tonneaux, 




4oo sceaux , 








400 sceaux , 




1,63 1,200 picc. 








i,63i,«oopièc. 


6) potasse 


1 ,8oo ponds 


3i,8ao 








33,620 poudï 




420 tonneaux 


— 








420 tonneaux 


de la poix 


1,337 pouds 


69 


8,795 


7,o83 


17 284 pouds 


goudron 


8,780 pouds 


— 





1,875 


10,655 poudï 


charbons 


16,479 tschetw. 
à la Couronne 


134,490 


1 3,950 


4,000 


168,919 tsch. 




44,588 aux part. 


61,609 


a3,6oo 


7,200 


186,897 — 




3o5,8i6 tsch. 


i) Ustensiles en 


26 1,489 pièces 


i3,ooo 


— 


_ 


274,489 piècei 


boU 














207 paires 


— 


— 


— 


307 paires 


nattes 


36 1,336 pièces 


32,i5o 


5oo 


— 


393,9^6 piècci 


A) eau de vie 


l i3o tonneaux 


— 


1,068 


— 


1,1 98 tonneaux 


d« grains 


t462,227sceaux 


28,139 


— 


— 


490,366 sceaux 


<le raisains 


41 tonneaux 


U 


— 


— 


liô tonneaux 




— 


2,3oi sceaux 


— 


— 


2,3oi sceaux 




— 


58 caisses 


40 


— 


98 caisseï 




— 


554 pouds 
en bouteilles 




— 


554 pouds 


Vinaigre 


1 ,750 sceaux 
à la Couronne 


— 


"~~ 


— 


1,750 sceaux 




24,381 aux part. 


"^ 


"~~ 


— 


2j,38i sceaux 


1) toiles et toi- 


26,i3i sceaux 


leries. 












serviettes 


— 


g55 pièces 


— 


— 


955 piècci 


toiles fines 


6,074 pièces 
h la Couronne 


— 


■~~ 


— 


6,074/ 

> pièces 




2,g4<^ aux part. 


26,167 


— 


— 


a8,i07\ 




6 balles (kips) 


325 


— 


— 


33 1 kips 




2,5oo arschinei 


— 


— 


■ — 


a,5oo arschin. 


roilet ordiniires 


20,554. arschin. 


— 


— 


— 


20,164 arschin. 




3oo pouds 


— 


— 


— 


3u() pouds 




i la Couronne 











667 



Marchandises 


par le Canal de 


par fe Canal 


par le Canal de 


tOtitl 




A\'ischi)ci- 


de Tichwin 


Marie 






Wolotschok 
















par le ('anal 


par le l.ic 
de Ladoga 






1,654 )265ar<;ch. 


87,950 


.1. Laa.g:. 






i,o5o 





i,70,265ar.sch. 




aux particul. 












193 kip 


•202 


— 





395 kip 




5oo pièces 


4'0 


— 





g 10 pièce» 




1,5^1 pouds 


— 


— 





1,52 1 pouds 


Calamanquc 


9.6 pièces 


390 


— 


— 


3 16 pièces 


Canif'asse 


157 pièces 
à la Couronne 


— 


— 





157 pièces 




4Ô1 aux part. 


— 


— 





461 pièces 


Nanquin 


— 


45 kip 


— 


— 


45 kip 


toiles pour em- 












baller 


7,186 pouds 


220 


— 


— 


7 406 pouds 


cottoneries 


260 pouds 


658 


3o 


-_ 


ySB pouds 




— 


57 kip 


— 





57 kip 


fils 


400 pièces 


""" 


80 pouds 





400 pièces 
et 80 pouds 


a. tlii rcgne mi- 












ntrdl 












il) pierre de taille 


5,340 pièces 
et 200 saschèn. 
c\ la Couronne 




3ooû pouds 


a,5oo pd. 


5;34o pièces 
2, 100 saschèn. 
et 5,5oo pouds 




43,888 pièces 


— 


— 




43,888 pxves 




Cl 12,991 sasch. 








et 12,991 sabch. 




aux particuliers 










albâtre 


3,<2io pouds 


._ 


— 


— 


3,2:0 pouds 


chaux 


i4)34.o toiin. 


.-_ 


— 


— 


14:34-0 ronii. 


terre glaise 


4,460 pouds 
aux particuliers 


15,900 


3,700 


66,336 


89,396 pouds 






_— 


~~ 


90,200 

."> la Cour 


9.0,200 pouds 


Sable 


14 saschènes 


— 


— 


— 


14 saschènes 


Verrerie 


2'2o pouds 


— 


109 000 


— 


220 pouds et 




40,670 pièces 




pièces 




149,670 pièces 




aux p.irticulieis 












9,6a 1 pièces 


2,6^-22 1 


406,660 


— 


409,: G i pièces 




.^ la Couronne 










.tuiles 


79,201 pièces 


ij5o5 


4,545 


— 


85,25q pièces 


potterie 


46,600 corbeill. 


— 


— 


— 


46,600 corbi'.ll. 


M 'me ira de l'A( 


■ad. T. r. 








H 



668 



Marchandises 


par le Canal de 


par le Canal 


par le Canal de 


total 




Wischnci - 


de Tichwin 


Marie 






Wolotscholc 
















JMt It C.KMl 


1 par c la. 






5,454 pouds 


4,010 


,lr L-..lot.a 


1 <Jr I.n.loRa 




b) fer 


2,79^ 


— 


i2,«5j poud» 


travaille gros- 


à la Couronne 










sièrement 














5 tonneaux 


— 


— 





5 tonneaux 




5,800 pièces 


— 


870 pouds 





5,800 pièces 




aux particuliers 




à la Cour. 




et 870 pouds 


fabriqué 


3,600 pouds 


— 


i,3oo 





4,900 pouds 


en barres 


64,-05 pouds 
îl la Couronne 


— 


— 





64,305 poudj 




478, 12 1 pouds 


17,106 


42,046 


— 


537,273 pouds 




aux particuliers 










Ancres 


l'^o pouds 


1,610 


400 





a,i3o pouds 


Acier 


1,108 pouds 


— 


38o 





1, (88 pouds 


fer fondu 


aux particuliers 










(tschougoun) 


45,108 pouds 
h la Couronne 


— 


— 


16,326 


61,4*^4 pouds 




5,400 pouds 


340 


— 


— 


5,740 pouds 




aux particuliers 










Armes h feu 


1 3,6g 2 pouds 
h la Couronne 


— 


i,Gy8 


i58,3o8 






— 


ao caisses 


— 


— 


20 caisses 


() Ciiivrc ' 


o5 pouds 
aux particuliers 


— 


— 


— 


25 pouds 




1,438,120 rou- 


— 


2,189478 


— 


3,627,598 rbis. 




bles monnaie 












à la Couronne 












tuieauxdecuivre 


en cloches 










100 pièces 


100 pouds 


— 


— 


loopièc.etioop. 


d) étain 


1,09.7 pouds 


— 


— 


iG,o3o 


17 207 pouds 


sel 


125 kouls 


— 


1,555 


— 


» ,670 kouls 




1,288 pouds 


— 


10,498 


200,807 


212,593 pouds 


3. durcgneûn'imal- 












ù) Vaches, veaux 












et cochons 


5,363 têtes 


86 


— 


— 


5,449 ^^^^^ 


Volaille 


9,377 paires 


9,335 


1,200 


— 


19,919 paires 


h') Viande salée 


i5,474 pouds 


7^8 


— 


— 


i6,"gî. pouds 


i) b;urre 


2,89a pouds 


4,521 


aag 


— 


7,642 pouds 



66<) 



Marchandises 


par le Canal de 


par leCanal 


par le Canal de 


total 




Wi-;chnci- 


de Tichwin 


Marie 






Wolotichok 
















par le Ciini 


p.ir ic Uc 






1,411 poudî 


.^ 


de LiHogi 


de Ladoi.T 




crème 





— 


1,41 1 pouds 


fromage 


4.39.7 pouds 


— 


5 





4 330 pouds 


oeufs 


LeîCtaôopoudî 


(d5,5uo 


— 





•4,6u6,494piè« 
ces et 280 pouds 


it) poissons 












est urgt.ons frais 














..63- à la Cou 


— 


100 





,730? Strrledi 




1,700 aux part. 


— 


400 





2,100^ vivans 


autres espèces 












de poissons frais 


i,ii4j5 -i-pièc 


3i,ooo 


3,900 


4>9'2 


i,i84,34'5p:èc. 


pois'ions s.ilts 












et îumés 


178,187 pèc. 


8 080 


— 


— 


178,9.67 pièces 




992 tonneaux 


i5o 


398 


— 


i.5.(-o tonnaux 




1,385 sacs 


— 


— 


— 


1,385 sacs 




4,o')6 poudî 


7' 9*59 


1,400 


9.170 


23,6o5 pouds 


harangs 


282 tonneaux 


— 


— 




23-2 tonnaux 


caviar 


i3o pouds 


3,5 14 


40 


— 


4,684 pouds 




3 tonneaux 


5 


6 


— 


14 tonneaux 


ccrc vices 


193,000 p'èces 


— 


— 


— 


195,000 pièces 


<) draps 


i,o85 pièces 


lô pièces 


— 


— 


i,io3 pièces et 




200 arschines 


3,216 arch. 


— 


— 


3,41 G arschines 


bure (wollok) 


3uoo pièces 


— 


— 


— 


Sooo pièces 


/) cuirs 


9,057 pouds 
i la Couronne 


-^ 


],2J0 


— 


3,307 pouds 




5,430 pouds 


26,196 





— 


3ij6oG poud» 




708 kip 


386 





— 


1,194 kip 




2,igi pouds 


2,201 





— 


4,39"^ pouds 




7,iio pièces 


— 


— 


— 


7,410 pièces 




aux particuliers 










â) suif 


ioo tonneaux 


334 


" 


— 


434 tonneaux 


v 


i,Ga9,6Ho pds. 


6*939 





i,5oo 


1,635,1 19 pds. 


chandelles 


23,870 pouds 


1,602 


— 


— 


25.4,u2 poudî 


savon 


G 987 pouds 


29>&9i 


— 


— 


36 978 pouds i5 




et i5 caisses 


et 540 sacs 






Cdiss.ct54o sacs 


i£>)plumes et duvet 


102 pouds 


— 





_ 


102 pouds 


crins 


1,776 pouds 
et i3 sacs 


3,35o 





— 


5,126 poudî 
et 3 sacs 


/) pelleteries 


— 


-- 


42>000pièc. 


— 


4':», 000 pièces 



b4 



11 résulte de ce tableau : i) que les communications 
par eau qui aboutissent au canal de Wischnei-Wolotschok 
sont les plus importantes pour l'industrie agricole et ma- 
nufacturière, celui de Tichwin l'est surtout pour l'indu- 
strie forestière, et pour quelques productions du règne mi- 
néral et végétal, le canal de Marie sert surtout à l'in- 
dustrie forestière et aux mines, les pelleteries «ont la mar- 
chandise la plus importante du règne animal, 

2) que les marchandises les plus considérables du 
règne végétal étoient : 

grains . . 649,321 tschetwerts, 

farine de seigle 862,345 — 

lin, chanvre et rebut 2,306,077 pouds, 

foin et paille . . 993,340 — 

planches 1,428,795 pièces, 

bois de chauffage 297,825 sachènes, 

charbons 3o5,8i6 tschetwerts, 

ustensiles en bois 274,109 pièces, 

nattes . . 393,986 — 

eau de vie 490,366 sceaux, 

toiles ordinaires 1,745,365 arschines ; 

celles du reene animal ; 



071 

oeufs , 14,606,494 pièces, 
poissons frais 157,197 — 
— — salé 186,267 — 

cuirs . 64,924 pouds , 
suif . 1,637,619 — 
chandelles 55,492 — 
savon . 29,978 — 

3) que les objets sur lesquels le commerce de l'inté- 
rieur pour St. Pétersbourg roule principalement sont ou 
des premières matières : grains , lin et chanvre , foin et 
paille, bois de chauffage; ou des produits manufacturés; 
farine, huile de lin, planches, charbons, ustensiles en bois, 
nattes, eau de vie, fer en barres, sel, cuirs, suif, chandel- 
les, savon (on doit remarquer la petite quantité de chan- 
delles en comparaison du suif); les toiles, la verrerie et 
le cui\re monnoïé tiennent encore le plus aux manufactu- 
res. Le grand commerce roule donc toujours ou sur des 
produits bruts ou grossièrement manufacturés. 

4) Toutes les marchandises importées par le canal de 
Wischnei- Wolotschok ont été estimées à 75,099,369 r. 
celles qui ont passé le canal de Tichwin à 9,153,694 — 
et enfin celles qui ont été transportées par 

le Canal de Marie à 5,38i,c52 — 
total 89,634,315 r. 



672 

5) Ont hiverne : au port de Ribinsie 

pour la valeur de . . 1,186,075 r. 

à Wischnei - Wolotschok pour . . 3o5,486 ~ 

à Tichwin pour . . . 353,832 -^ 

et sur le canal de Marie pour . . 1,365,03 7 — 

3, 010,430 r. 

Les plus grandes difficultés se trouvent donc au pas- 
sage depuis Wischnei - Wolotschok à St. Pctersbourg et 
puis au canal de Marie. 

Les principales marchandises qui ont eu ce sort 
étoient: la farine de seigle 

41,771 tschetwerts a Ribinsk, 

5,307 — à Wischnei - Wolotschok, 

15,396 — sur se canal de Marie, 

62,414. tschetwerts, 
comme la quantité qui a passé le canal de Jvlarie cLoit 
de 49,959 tsch. il resuite que près d'un tiers de cette 
farine a du hiverner, les autres quantités ne sont pas con- 
sidérables. Farine de froment 

4,450 tschetwerts à Ribinsk, 
4,601 — à Wischnei - Wolotschok, 

7,855 — sur le canal de IMaiie, 

20,791 tschetwerts. 



673 

La quantité qui est restée sur le canal de Marie est 
encore la plus considérable. 

Tout le froment qui a passé par Tichwin et le ca- 
nal de Marie a du hiverner, à Ribinsk sont restés 16,290 
tschetwerts, le seigle a eu le même sort, il en est resté en 
route 19,330 tschetw.; 99,104 pouds de sel à la Cou- 
ronne sont restés sur le canal de Marie et 94.3 1 5 pouds 
aux particuliers, 12,897 sceaux d'eau de vie. 

A Wischnci-Wolotschok ont hiverné 595 1 pouds de 
fer et 65oo tsclictw. de charbons. 

Pc 69,200 pouds de foin à la Couronne 42,000 
sont restés à Wischnei - Wolotschok, 625,001 pouds de 
Tschougoiin sur le canal de ]\Lurie. 

6) Le commerce de L intérieur pour St. Pétersbourg 
par les communications par eau montoit donc en 181 3 à 
la somme de 92,844»74^ roubles. 

L'exportation de St. Pétersbourg pour l'intérieur par 
le canal de Wischnei - Wolotschok montoit 

à 699,672 r. 
celle par le canal de Tichwin . à 8,261,160 r. 

et enfin celle qui s'est fait par le canal 

de Marie . . . . à 43,840 r. 

total 9,004,677 r. 
ce qui fait moins d'un neuvième de l'importation réelle- 



^74 

ment arrivée au port de St. Pctci-sbourg, le surplus a été 
en partie consommé à St. Pctersbourg, mais la plus grande 
partie a passé dans l'étranger. Le canal de Ticliwin est 
le plus intéressant pour l'exportation dans l'intérieur. 

Les principales marchandises exportées de St. Péters- 
bourg pour l'intérieur consistoient en sucre, dont 521 pouds 
par le canal de Wischnei - Wolotschok 

29,090 par Tichvvin, 

276 par le canal de Marie, 
29,887 pouds de sucre; 

en caffé, 2,7 75 pouds par Tichwin, 

85 par le canal de Marie, 
2,860 pouds de caiTé, 

on huile de lin, 1,206 pouds par Wischnei - Wolotschok, 

778 — par Tichwin, 

2 38 • — ]\u le canal de Marie, 

2,222 ponds d'Jiuile, 

en vins [)ar Wischnei-Wolotschok et par ^J'ichwin 

3 Oxhofds — — 5j, 

49 tonneaux — — 1,266, 2 l pipes el 44 ancres, 

50 sceaux — — 735, 
37 caisses -- — 208, 



675 

40 bouteilles — — 5oo, 

428 ponds — — 8,368 et 9,600 bouchons, 

par le canal de Marie n'ont passe que 5 ancres et 5o 
pouds. 

Différentes provisions de bouches pour la table par 
\Vischnei- Wolotschok 200 pouds, par Tichwin 1 35 pouds 
et pour la valeur de 17,807 roubles ^ par le canal de 
îvlarie pour 7000 roubles. 

Citrons: par Tichwin 179 caisses, 788 pouds, 1124 
pièces et par le canal de Marie une caisse. 

Cottons par Tichwin 2 1^5 12 pouds. 

Manufactures russes pour Wischnei - Wolotschok pour 
la valeur de 3ooo roubles et 1100 Touloupes , verrerie 
2000 pièces, ustensiles en terre glaise 5 00 corbeilles. 

Du campher, du salmiac, de la quassia par Tichwin 
12,781 pouds. 

De rétain par Wischnei - Wolotschok 5o pouds et 
par Tichwin 9,540 pouds. 

4,818 pouds de plomb et 229 pouds de cuivre, des 
couleurs: par le premier canal 82 pouds et 885 pouds de 
Sandal ; par le second 8,082 jiouds , 4 tonneaux , enfin 
17,295 pouds de Sandal. 

Mémoires de PAced. T. T. ^^ 



676 

Dos meubles: i35 pouds par Tichwin et io3 caisses, 
p.n- Wisdinci - Wolotscbok 72 pièces, 46 caisses, et 200 
ponds de bois ronge. 

Des médicamcns par le même canal 790 pouds. 

De l'huile d'olive 17 pouds par Wischnei - Wolo- 
tscbok et 2839 par Tichwin. 

Des inslriimens de jardinage par Wisclinei - Wolo- 
tscbok pour 2000 roubles. 

L'exportation consiste donc surtout ou en provisions 
de table ou en matériaux pour les fabriques de rintérieur. 

Ee revirement de l'exportation et de l'importation mon- 
toit à 101,849,422 roubles. 

II. 

Commerce de l'intérieur par eau pour Moscou. 

Nous présentons sur l'importation et l'exportation de 
Moscou en tant qu'elle s'est faite par les rivières Occa et 
Moskwa le tableau suivant, qui intéresse surtout quand 
on pense au desastre arrivé à cette ville en 18 J 2. 





677 




Marchandises 


Importation 


Exportation 


1. du règne végétal 






à) froment 


121,184 tschclwerts 


9,660 


seigle 


21,499 




avoine 


13,228 tsclictw. il laC. et 
120,23 i aux particuliers 


"~*** 




133,459 tschetwerts 




b) farine de seigle 


8,792 kouls à la Cour: 


— 




199,224 aux particuliers 


— 


autr. espèc. de farine 


10,612 sacs 




c) Mil, sarrasin et 






rebnt 


49, 65o kouls et2,3ootsch. 


— 


poix 


2,009 tschetwerfes 


' — 


d) chanvre et 


"\ 




rebut 


5,944 pouds 




semailles de lin 


377 pouds 




huile de lin 


37,671 pouds 


— 


e) foin et paille 


67*^77 pouds 




/) bois 






de construction 


1 10,207 pièces 






754,197 planches fortes 


— 




194,575 planches menues 







678 


Marchandises 


Importation 


portes et ienct rcs 


686 pièces 


bois de clranJTage 


2,461 toises 


papiers pour 




tapisseries 


72,661 pièces 


bois pour des 




tonneaux 


600 pièces 


f^) tabac en feuilles 


280 pouds 


h) syrop et miel 


1,988 pouds 


i) potasse 


16,765 pouds 


de la poix 


12,370 pouds 


goudron 


1,491 tonneaux 


charbons 


100 tschctwerts 


h) ustensiles en bois 


2,984 pièces et 2,991 caiss. 


nattes 


105,400 pièces 


l) eau de vie 




de grains 


15,073 tonneaux 


de raisins 


602 tonneaux 


vinaigre 


5 tonneaux 


m) toiles et toileries 


5,2 5 pouds à la Couronne 




191,000 aux particuliers 


fils 


8,644 pouds 


bois de sandal 




cannes 


200 pouds 



Exportation 



5,000 



4,000 



12,557 pièces 
85o 



6,o5o 



1,600 pouds 



(579 



Miichandiscs 


Importation 


Exportation 


n) meubles 


J,200 potids 


1,000 


bois de palme 


4,375 pouds 


— 


C. du rcgnc minéral 






a) pierre de taille 


— 


2,740 pièces 


albâtre 


1,033,900 pouds 


— 


terre i^laise 


C 1,880 pouds 


— 


craie 


37,700 pouds 


— 


verrerie 


538 caisses 


133 


tuiles 


142,500 pièces 


i,5oo 


potterie 


1 3,7 7 3 pouds 




cubes 


— 


900 pouds 


h) fer 






en barres 


584,938 pouds 





tschougoun 

armes à feu 

acier 

fer blanc 
e) cuivre 

monnoie 
d) étain 

souffre 



2,565 pouds 
1,290 pouds 
5,823 pouds 
7 1 pouds 
16,357 pouds 
5,000 tonn. et 3o6pouds 
583 pouds 
2,553 pouds 



Marchandises 



680 
Importation 



e) sel 

/) cire d'Espagne 
3. du règne animal 
viande salée 
poissons frais 
sales, famésjséchés 
caviar 

cuirs de Russie 
. — ordinaires 
— pour meubles 
suif 

chandelles 
savon 
manufactures de 

laine 
drap 
pommade 



77,-57 kouls à la Cour: 
1,0 8 5 aux particuliers 



106,000 pouds 
pour 24,064 roubles 
35,200 pouds 
197 pouds 
8,792 pièces 
4,300 pouds 

1 5,21 5 tonn. à la Cour: 

600 pouds aux parlicuL 

280 caisses 

2,2 55 pouds 

I2jl53 pouds 



Exportation 



3 000 pouds 



3,731 
3,000 
3,000 



2,000 pouds 
4000 pouds 



Il résulte de ce tableau que les principaux articles 
de- l'importation ont été naturellement ou des provisions 
de bouche ou des matériaux pour la construction des mai- 



68i 

sons. Dans l'exportation se trouvent quelques articles qui 
paroissent avoir été sauvés de la ruine générale connue 
la cire d'cspagne;, la pommade, les eaux de \ïc de raisins, 
d'autres prouvent l' industrie renaissante comme les draps, 
les cuirs, les meubles, les ustensiles en bois, les futaies 
pour les tonneaux. 

L'importation de Moscou en ioi3 montoit 
il 34,960,018 roubles. 
L'exportation à 2,078,972 — 

total 37,088,990 roubles. 

La disproportion entre l'importation et l'exportation 
est l'cHct naturel des besoins de la ville dans la première 
année après l'incendie. Le total est très considérable, vu 
que Moscou avoit perdu par l'incendie de 1812 2,041 
maisons en pierre et 3,965 maisons en bois sur une to- 
talité de 2,567 maisons de pierre et de 6,591 maisons 
en bois et que d'une population de 2 50,000 âmes avant 
rentrée de l'ennemi elle étoit réduite le i3 Décembre 
1812 à 30,739 hommes, 
et à 20,579 femmes 3 

5 1,3 18 habitans . 
La population avoit augmentée pendant l'année 181 3, d'à- 



632 

près le rapport du Décembre i8l3 à 102,504 hommes, 

et 59,472 femmes, 
161,976 habitans. 

La pciLe de cette capitale en 1812 passe 5oo mil- 
lions de roubles. 

Nous ajoutons encore quelques données intéressantes 
da tableau général de police sur l'année i8i3. 

L'importation par eau occupa 1749 bîitimens , dont 
12 chargés de froment, 
3 7 de farine , 

73 de mil, sarrasin, rebut et poix, 
5 1 d'avoine , 
2 3 de foin , 
168 de bois de constiucLion , 
io3 de sel et 
1,282 de différentes marchandises, 
1,749 bàtimens. 
Vraisemblablement que l' exportation s' est fait en 
grande partie sur les mêmes bàtimens. 

Par terre on avoit amené : 

5,141 tschctwcrts de froment, 
27,399 kouls de farine», 
10,648 — • de mil, sarrasin etc. 



683 

28,4 ' ^' ~" d'avoine , 
ic3,6ii ponds de foin et p<MHe , 

5,868 --- de viande salée , 
896,786 toises de bois ^ 
1,021,825 pouds de difTérentes aulies marchandises. 

On voit par ces données que le commerce par terre 
rri^rcnd de nouveau. La situation heureuse de cette ca- 
piliile pour le commerce , les anciennes liaisons commer- 
cicUcs, le patriotisme de la noblesse, qui préfère surtout 
le séjour de Moscou, contribueront infmiment à son réta- 
blissement. L'année 181 3 en donne déjà la preuve^ car 
on est parvenu à reparer pendant cette année 

919 maisons ruinées, en pierre, à bâtir de 
Tîouvcau 74 maisons en pierre, et a construire 
1,187 maisons en bois 



2, 180 maisons, malgré 
la dilTiculié d'avoir pour le moment des matériaux et des 
ouviiers et malgré la cbeilé excessive qui devoit néccs- 
Siiircment réstiltcr de ce manque. 

Une autre preuve du commerce renaissant, du retour 
t^n plus grand nombre des habitans et d'une activité ex- 
fi'aordinaire à relever l'ancienne capitale de la Russie de 
%es cendres donne le nombre de gros bétail arrivé à la ville> 

.Mtmores de VA^ad. T. K ^^ 



684 

il monte à 72^899 têtes et le menu bétail à 5 2,006 têtes 
L'histoire en décrivant le desastre de Moscou et ses 
suites voudra savoir quel fut le nombre de naissances et 
de décès après une dévastation unique dans les annales 
du 19*"^ siècle? Je dépose cette donnée ici à cause de 
son grand intérêt quoiqu'elle est étrangère à mon sujet. 

Pendant l'année 181 3 le nombre des naissances étoit 

de 2^498 garçons 
et de 2,663 filles 

5i6i naissances. 
Le nombre des decés étoit de 

2,447 hommes faits 

1,910 garçons 

4,357 hommes 

2,070 femmes et filles d'un âge mûr 

J,576 filles mineures 



3,646 femmes 
total des decés 8,Oo3. 

Les décès surpassoient donc les naissances de 3,842. 
Cette mortalité est assurément très grande, elle s'explique 
par les affreux détails sur les décombres de cette ville, 
mais pourtant ce n'est pas l'épidémie qu'on avoit lieu de 
craindre, vu le nombre prodigieux de corps morts enfouis 



685 



dans les caves , dans les puits et dans les ruines. Rien 
ne prouve mieux l'activité du Gouvernement et le zèle 
des habitans que les mesures prises pour empêcher l'épi- 
démie et l'exactitude à les exécuter. 

III. 

Commerce de l'intérieur pour Riga. 
Ce commerce se fait par le canal de Beresina et pat 
la Duna. C'est un commerce d'importation : 



Marchandises 


par le Canal 
de Beresina 


sur la Duna 


total 


1. du règne végétal 








a) grains 








froment 


400 tschetw. 


33 


433 tsch. 


seigle 


— 


2,543 à la C. 


2,543 — 


, 




10^3 89 aux p. 


j 0,389 — 




12,932 — 


orge 


— 


400 


400 tschetw. 


avoine 


400 tschetw. 


104,455 tsch. 


114,305 tsch. 




aux particul. 


à la Couronne 
5,450 aux p. 




b) farine 








de seigle 




9i,6oikouls 


— 




2,509 aux p. 


à la Couronne 


— 



86 



686 



Marchandises par le Canal 1 sur la Diina- 
de Beresina 



total' 



autres espèces 
de farine 



c) Mil, sarrasin 
et rebut 



poix 

cl) lin 

chanvre 

semailles de lin 

huile de lin 
e) bois 

mats 

planches 

planchettes 

potasse 
écorce de tilleuil 

nattes 



65 kls. 9,765 
pouds aux p. 



65 kouls et 
9,765 pouds 



20,968 tsch. 
et 17 kouls 



1,242 tsch. 



20,968 tsch. 
à la Cour : 

I 7 kouls 
aux particul. 

1,242 tsch. 
aux particul. 
22,390 pouds'22,390 pouds 
270,391 p. 270,391 pds. 
6,458 kouls 6,458 kouls^ 
1,2 55 pouds 1,2 55 pouds 

I I pouds i i pouds 
i4,5i6pirc. 14,516 picc. 
60,360 picc. 60,360 picc. 

65o pouds 65o pouds 

2,600 pouds 2,600 pouds 

5,420 5420 . 



687 



Marchandises 

■ 


par le Canal 
de Beresina 


sur ]<\ Duna 


total' 


foin et paille 


■ — 


1,400 pouds 


1,400 pouds 


ustensiles en bois 


— 


2 7 pièces 


27 pièces 


tabac 


8o ponds 


37,785 


3 7,865 pouds 


papiers à écrire 


"î 89 rames 




789 rames 


syrop et miel 





60 pouds 


60 pouds 


oignons 


— - 


55 kouls 


55 kouls 


2. du règne minéral 








craie 


— 


100 pouds 


100 pouds' 


fer en barres 


— 


100 pouds 
aux particul. 


100 pouds 


fonda : 


— 


100 pouds 


100 pouds 


sel' 


25o,i35ïpds. 
aux particul. 


93j3oo pouds 


345,435îpds. 


verrerie 


■ — 


i52 caisses et 


i52 caisses et 






1,200 pouds 


1,200 pouds 


3. du règne animal 








viande salée 


— 


600 pouds 
aux particul. 


600 pouds 


bcnrre 


— 


207,^ pocids 


207.^ pouds 


suif 


— 


6,070 pouds 


6,070 pouds 


chandelles 




2 pouds 


20 pouds 


savon ; 




1,555 pouds 


1,555 pouils 



688 



Marchandises 


par le Canal 


sur la Duna 


total 




de Beresina 






harengs 


— 


70 ponds 


70 pouds 


plumes et duvet 


— 


180 pouds 


1 80 pouds 


cuirs de Russie 


— 


4,400 pièces 


4,400 pièces 


manufactures de 








laine 




1 pouds 


10 pouds 



Les marchandises qui ont passé le canal de la Bere- 
sina ont été évaluées à 640,44 r r. 
Celles qui ont passé sur la Duna a 7,469,236 — 

8,109,677 r. 
Ce tableau est bien triste. Riga étoit l'entrepôt pour les 
marchandises des provinces polonoises , ces provinces ont 
beaucoup souffert par l'invasion de 1812 , la ville elle 
même étoit en état de siège et a perdu ses fauxbourgs. 
En comparant les tableaux du commerce de Riga et de 
Moscou il resuite que cette dernière ville se relèvera 
beaucoup plus facilement de ses pertes que la première. 

La Duna est toujours la principale route, le canal de 
la Beresina a servi dans cette année (qu'on ne sauroit 
prendre pour exemple) au commejce en sel. Les cargai- 
çons à la Couronne pour l'entretien des trouppes étoient 
naturellement les plus considérables. 



689 
IV. 

Commerce sur le Niémen. 

Ce commerce est nn commerce d'exportation pour 
l'étranger sur le Niémen et sur le canal d'Oginsky. 



Marchandises 



qui ont passé le 

can. d'Oginsky 



1, du règne végétal 

a) grains 

froment 
seigle 
orge 
avoine 

b) farine de seigle 

c) mil, sarrasin et 

rebut 
poix 
ri) biscuit 

poutres de ton- 
tes espèces 
planches 
bois de chauffage 
pièces de chêne 
lin 



223 tschetw 

5a 

i,6oo 

244 kouls 

97 kouls 



9,397 pièces 
16,192 pièc. 

2ji25 pièces 



la rivière 
Niémen 



3,091 

4>"3o 

5-6 

7,41 i 
4,848 

690 
67 



total 



3,114 tsch. 
4.'/3o - 
626 - 
9,011 — 
5,092 kouls 

787 - 
67 - 



i8,638pouds i8,638pouds 



234,242 243,639 pièc. 
.16,192 — 



1 79 saschèn. 

5,679 
8 1 berkowetz 



179 saschènes 

7,804 pièces 

81 berkow. 



690 



"Marcliandiscs 


qui ont passe le 




can.d'Oi;insky 


semailles de lin 


— 


huile de lin 


• — 


chanvre 


— 


houblon 


— 


potasse 


■75 tonneaux 


eau de vie 


3 i,o3o sceaux 


de grains 


1,21 i^ berk. 


tabac 


32,895 kouls 




et 7 8 kortzow 


2. du ?T^/2e minéral 




fer 


65 pouds et 




5 4u barres 


3. di^ire^ne animal 




beurre 


— 


suif 


— 




40 pouds 



la rivière 

Niémen 

1,875 kouls 

2 I 8 tonneaux 

539demi-ton. 

120 berkow. 

2:,8 75.b0rk. 
1,787 rebut 
1 75 pouds 
164 pouds 
i59tonn. et 

102 demi-ton. 

2,875 sceaux 
24 Ivouls et 

63 2i berkow. 



total 



2 18 demi-ton. 

35 t. :i,584bz, 

et. 3 pouds 



1875 kouls 

2 i 8 tonneaux 

589demi-lon. 

120 berkow. 

2,875 berk. 

eti,7 8 7 rebut 

175 pouds 

164 pouds 

234 tonn, et 

102 demi -t. 

33,905 se. 

24 kouls et 

i,743i bovk. 

32,895 kouls 

et 7 8 kortzow 

65 pouds et 
540 barres 

2 i8demi-ton. 
35 t. 1584 b. 
et 43 pouds 



69 1- 



Marclinncliscs 


(}uiontpnsséle 


la rivière 


total 




ran.d'Oi^insky 


Niémen 




chandelles 


— 


40.5 pouds 


405 pouds 


savon 




460 pouds 


460 — 


cuirs 


940 pièces 


3,63 i pièces 


4,5 7 1 pièces 


plumes et duvet 


— ■ 


32 pouds 


'32 pouds 



Les marchandises qui ont passé le canal d'Oginskv" 
ont été évaluées à /\.'2i,a^'2 r. 
et celles qui ont passé le Niémen à 1,675,046 — 

2,096,988 r. 

ê 

Les évéucmens de la guerre ont ruiné ce commerce 
iiutrcfois très florissant, on n'apperçoit que ses ruines aux 
titres des principales marchandises. La route naturelle du 
Niémen est toujours la plus fréquentée. ■ 

V. 

Commerce cVAstraclian sur la l'olga. 

Ce commerce se fait sur la Volga et se partage en 
commerce d'importation et d'exportation. 



M'tiich-cs lie l'Accd. T. V- 



87 



692 



Marchandises 


Importation 


Exportation 


1 . du rcgiie végétal 






a) grains 






avoine 


7,987 tschctw. à laC. et 
2 2,5 5 Q aux particuliers 




orge 


2j00o tschetwerts 


— 


maïs 


2 . 


2,450 pouds 


poix 


3,905 pouds 




lin 


3o corbeilles 
10 faisceaux 


— 


chanvre 


502 pouds 


— 


toiles fines 


10 balles 


— 


— grosses 


1,1 5 6,0 5 arschines 


— 


canevas 


3,000 — 


— 


nanquins 


2 35 balles 


— 


perses ordinaires 


10,3oo pièces 


— 


filets 


153840 pièces 


— 


sabots 


3,100 paires 


— 


ustensiles en bois 


19,896 pièces 


— 


coffres 


1,530 pièces 


— 


roues et tout ce qu'il 






faut pour les chariots 


1,573,621 pièces 


— 


cordages pour l'é- 






quipement des vaiss. 


2 38 pouds 


— 





693 




Marchandises 


Importation 


Exportation 


chariots 


846 


— 


bois de sandal 


3,163 pouds 


100 pouds 


bois de perse 


— 


400 pouds 


cannes 


— 


400 pouds 


amadou 


54 pouds 


■ — 


verbes pour les 






bains russes 


134,200 pièces 




poivre 




182 pouds 


semailles de me- 






lons d'eau 


— 


i5 pouds 


planches de bois 






de cyprès 




450 pièces 


fils 


1,385 pièces 


— 


corderies 


3,442 pièces et2 5,5oopds. 


2,65o pouds 


semailles de lin 


735 koLils 


— 


huile de lin 


890 pouds 


— 


tabac 


10,240 pouds 


— 


h) bois 






de chauflage 


22,85 1 sachènes 


— 


poutres 


28,635 pièces 




planches 


45475 — 




planchettes 


24,140 — 


— 


poitcs et fenêtres 


1,600 — 


— 



694 



Maicliandises 


Importation 


Exportation 


écorce de tilleiiil 


84,100 pièces 


— 


potasse 


— 


2 5 pouds 


gond i on 


9,695 pouds 


— 


de J.i poix 


5,3oo — 


— 


charbons 


8,3 00 - 




nattes 


5o,l8o pire, à la Cour: et 


— 




46,000 aux particuliers 




vinaigre 


1,200 sceaux 


— 


eau de vie de 


\ 67.3435 sceaux à la C. 


— 


grains 


'44,2745, aux particul. 




de raisins 


16,080 sceaux 


79,477 se. 


raisins 




3ooo pds., et 
1,761 boutcil. 


thé 


2,712 pouds 


— 


caffé 


642 pouds 


— 


syrop et miel 


1,670 pouds 




bougies 


100 pouds 


— 


sucre 


— 


i55 pouds 


cottoneries 


1,149 poî-icis 


25 — 


papiers 


495 rames 


i5 balots 


oignons et ail 


345,000 tresses 




craquelins 


3l8 pouds 


"""* 



695 



Marchandises 


Impo 


rtation 


ditTciens fruits 


20 


pouds 


2. du rcgiic minéral 






acier 




— 


fer en barres 


62,23 


4 pouds 


fondu 


3oo pouds 


ancres 




— 


ouvré 


63,î8o 


pièces 


haches et pioches 


6,100 


pièces 


albâtre 


16,900 pouds 


chaux 


10,500 pouds 


craie 


5,000 pouds 


potterie 


190,725 


corbeilles 


faiance 


9,209 


pièces 


verrerie 


145,000 


pièces 


cabarets de Sibérie 


5oo 


pièces 


du camphre et de 






l'alun 


456 


pouds 


étain 


405 


pouds 


couleurs 


12 


pouds 


de la n aphte 


i5o 


pouds 


pierres à aiguiser 


40 ] 


Dièces 


armes à feu et 






munitions 


2 5,000 


pouds 



Exportation 
2 5 pouds 

200 pouds 
1,044 potids 

25o — 
2,480 — 



5 00 pouds 



21,044 picc. 





096 




Marchandises 


Importation 


Exportation 


pondre à canon 


5oo pouds 


— 


cuivre monnoié 


100,000 roubles 


— 


cuivre en barres 


8,420 pouds 


5 00 pouds 


médicamens 




56o — 


couteaux et four- 






chettes 


240 paires 


— 


fourneaux 


29 


— 


hameçons 


10,700 pièces 


— 


3. du règne animal 






buerre 


1,834 pouds 


— 


poissons, salés, sè- 






ches et fumés 




i.097,099pd. 


caviar 




7i,3o6poLids 


veaux marins 


— 


36,663 — 


colle de poisson 


— 


70 — 


chandelles 


400 pouds 


— 


savon 


140 pouds 


— 


cuirs de Russie 


8,086 pièces 


1,1367 


semelles 


29 pouds 


• — 


bottes et gans 


3,7 5o pièces 


— 


plumes 


37 pouds 


— 


crins ? 


5,200 pouds 


30 



Marchandises 



cornes de diffcrens 

animaux 
dénis d'animaux 
marins 
pelisses de moutons 
pelleteries 
gibernes 
chapeaux 
soie 
manufactures de 
laine 
gros draps 
draps fins 



697 

Importation 



Exportation 



87 pouds 

3oo pièces 
360 pièces 
3 i o pièces 
7 7 pouds 



360 pouds 
et 770 pièces 

28,757 pièces 



5 00 arschines et 1 balot 



40 pouds 
20 — 
8,oooarschin. 



Astrachan a eu cette année le plus grand commerce 
de l'intérieur par eau après St. Pétersbourg et Moscou. 
L'importation monta à 12,134,329 r. 

et l'exportation à 16,555,947 — 

total 28,690,274 r. 

La variété des marchandises prouve l'activité du com- 
merce , les grosses toiles , les cordages de toutes espèces, 
le bois de construction et de rouage , l'eau de vie , les 
oignons, le fer, la potterie et la verrerie, les armes à feu 



698 

furent les piincipaux articles d'importnlion. Le poisson 
sale, fumé et séché, les veaux marins, le caviarj les pe- 
lisses de mouton, le cuir de Russie, les armes à feu, le 
vin^ les raisins, les épiceries, les bois et fruits asiatiques 
étoicnt les principaux articles d'exportation. 

Le commerce d'Aslraclian se trouve donc dans un état 
florissant et paroit avoir peu souffert par la guerre. 



VL 

Commerce de Ta§,anro^ sur le Don. 

Ce commerce se fait sur le Don , il est simp)lemcnt 
d'importation. 



M.acliandises 


Importation 


1) du, règne végétal 






farine de seigle 


57,200pouds à laC. 35,3oo auxpart. 


chanvre 


pour 


82,400 roubles 


grosses toiles 


pour 


600 roubles 


fils 


pour 


600 roubles 


cottoneries et toileries 


pour 


8o5,ooo roubles 


poutres et différen- 






rentes pièces de bois 






de construction 


55,473 pièces et pour loo roubles 



699 



Marchandises 



planches 
planchettes 
écorce de tilleuil 
nattes 
charbons 

ustensiles de bois 
rouages 
charriots 
futaies 

bois de chauffage 
meubles 
amadou 
goudron 
de la poix 
vinaigre 
thé 
sucre 

tabac perse 
2) du règne minéral 
acier 

fer en barres 
— ouvré 
fauches 



Importation 



48,885 pièces 
250,209 — 

10,555 — 

74,000 — 
460 pouds et pour 2 2,5oo roubles 
2,3oo pièces et pour 139^650 roubl. 
1,100 pièces 

3,0 3 2 pièces et pour 20,700 roubles 
42,950 pièces 
870 sachènes 
pour 1000 roubles 
1 2 pouds 
i3,3oo pouds 
53,890 " 
pour 2,100 roubles 

5o pouds 
i55 - 
160 — 

6000 pouds 

5 7,000 pouds à la C. 953,75o aux p. 

pour 52,809 roubles 

4,500 pièces 



Mémoires de CAcad. T, V, 



700 



Marchandises 


Importation 


haches et 


pioches 


2 3,000 pièces 


cuivre monnoiée 


2 35,000 roubles 


armes à fei 


et mu- 




nilions 




206,000 pouds et 100 pièces 


faiance 




1,180 pouds et pour 3, 5oo roubles 


potterie 




1 8,000 pièces et 3 corbeilles 


fourneaux 


à tuiles 


600 pièces 


3) du reg)ie 


animal 




beurre 




11,220 pouds 


poisson salé, séché 


, 


et fumé 




4,400 pouds 


caviar 




16,532 pouds 


chandelles 




3 00 pouds 


pelleteries 




5o pouds et 5o balles. 



Le commerce d'importation par le Don montoit en 
l8l3 à 4*327,084 loubies, somme assez considérable pour 
donner les plus belles espérances sur le commerce futur 
de cette nouvelle ville d'entrepùt. 

La farine de scii^e, les grosses toiles, toileries et cot- 
toneries, le bois de construction et le bois ouvré pour le 
rouage ou pour l'usage domestique, le goudron et la 
poix , le fer de toutes espèces , le beurre et le poisson 
salé trouvent ici un bon marché. 



701 
VII. 

Coin mer ce sur les canaux de Ici Finlande. 

Le commerce sur les canaux de la Finlande offre 
un tableau moins riant. L'importation et l'exportation ne 
sont pas séparées dans mes données, ils présentent donc 
tout le revirement. 



Marchandises 


Importation et exportation 


i) du règne 


végétal 




farine de 


seigle 


6 kouls 


autres espèces de 




farine 




2 38 kouls 


mil et sarrasin 


4 kouls et 670 pouds 


chanvre 




7 pouds 


fils 




10 pouds 14 livres 


- cordages 




123 pouds 


cottoneries 




5 pouds 


goudron 




5 tonneaux 


craquelins 




35 pouds 


citrons 




2 caisses j 1 pouds et 10 livres 


huile 




1 demi - tonneaux 


thé 




10 livres 


caffé 




11 pouds et 10 livres 


sucre 




2 2 riouds et 24- livres 



Marchandises 



•702 

Importation et exportation 



miel et syrop 
bois de sandal 
de la chicorée 
vin 
tabac 

2) du règne minéral 
fer en barres 

— >— ouvré 

ctain 

sel 

verrerie 

cubes et appareil 

3) du règne animal 
viande salée 
beurre 

différentes provisions 

de table 
chandelles 
savon 
cuirs 

chapeaux 
différentes manufac- 
tures de laine 



3 tonneaux 

1 poud 

3 pouds 

10 tonneaux 

24 pouds et 532| berkowetz 

6 pouds 

5 r, pouds 

3 pouds 

32 sacs, 40 pouds et 5" tonneaux 

18 caisses, 16 pouds et 200 pièces 

39 pièces 

"7 pouds 

1,370 tonneaux 

140 pouds 

16 pouds et 20 livres 
9 pouds^ 5 livres 
32 pouds^ 6 livres 
7 pouds 2 5 pouds 

600 pouds, 5 livres. 



703 

Toutes ces marchandises ne montoient qu'à 169,407 
roubles. C'est le commerce par eau le moins signifiant 
de la Russie. 



vni. 

Commerce sur le Dniepre et sur le Dniestre. 

La navigation sur les deux fleuves pourvoit les pro- 
vinces méridionales de la Russie. Le commerce sur le 
Dniepre est très acliv. 



Marchandises 


qui ont passé sur le Dniepre 


sur le Dniestre 


1. du règne végétal 






grains, froment 


45,422 tschetwerts 


— 


seigle 


6,000 — 


— 


orge 


34,800 — 




poix 


3 00 pouds 




biscuits 


19'027 — 


— 


bois de construction 


45^690 pièces et pour 






1 0,49 1 roubles 


— 


bois de chêne 


11,270 pièces 




mats 


12 3 pièces à la Cour: et 
59 aux particuliers 




planches 

1 


2,700 pièces à la Cour: 
et 533 aux particul. 


2,080 





704 




Marchandises 


qui ont passé sur le Dniepre 


surleDniestre 


planchettes 


543,927 pièces 


206,689. 


bois de clidiilTiige 


1,121 sachènes 


pour 635 rbls. 


huile de lin 


1,460 tonneaux 




fils 


23 î pouds 


— 


chanvre 


20,470 pouds aux partie, 
et 32,848 à la Couronne 


■~"~ 


cordages 


22,798 pouds 


— 


différentes pièces de 






bois p. des chariots 


2,900 paires 


— 


goudron 


7,0 5 3 tonn. et 75 pouds 


— 


de la poix 


754 tonneaux 


— 


charbons 


14,948 tschetw. à laC. et 
3,1 38 aux particuliers 




sucre 


190 pouds 


— 


nattes 


211,016 pièces 


—, 


ustensiles en bois 


56,758 - 


— 


meubles 


20 pouds 


— 


bois de sandal 


1,664 - 


— 


miel et syrop 


47 - 


— 


rouages 


29,440 pièces 


— 


chariots 


785 pièces 


— 


moulins 


6 


— • 


fruits 


5oo pouds 


— 



JMarchandises 



705 

[qui ont passe sur leDniepre 



sui leDniestre 



tuïeaux de pipes 
eau de vie de 

grains 
de raisins 
cottoneries 
papiers d'écriture 
2. du rcgnc minéral 

acier 
fer en barres 

fondu 
haches et pioches 
étain 
albâtre 
chaux 
de la craie 
sel 

du salpêtre 
glaces 
différentes pièces en 
pierre et en bois 
pour la construc 
tion des moulins 
pierre à aiguiser 



5,000 pièces 

i3o,75i sceaux 

190 demi - sceaux 

2,817 pouds 

75o rames 

5 00 pouds 
34,384 pouds 
1,970 pouds 
11,52 pièces 
21,000 pouds 
4,000 pouds 
5,970 pouds 
29,650 pouds 
J, 204, 120 pouds 

i,5oo pièces 



600 pièces 
15,400 pièces 



400 tonn. 





106 




Marchandises 


qui ont passé sur leDnicpre 


surleDniestre 


armes à feu et 






munitions 


118,403 pouds 


— 


mcdicamcns 


3i caisses 


573 


cheminées de gypse 


5 00 pièces 


— 


3. du règne animal 






viande salée 


2,000 pouds 


— 


beurre 


5o pouds 




poissons, salés, sè- 






ches et fumés 


880 pouds 


— 


caviar 


120 pouds 




suif 


5,950 pouds 




chandelles 


270 pouds 


— 


savon 


1,180 pouds 




habits russes 


62 pièces 


— 



Les marchandises qui ont passées le Dniepre montoient 
à 9,760,635 r. celles qui ont passées le Dniestre 
à 383,887 - 



total 10,144,522 r. 



707 

IX. 

Commerce des provinces septentrionales. 

Ce commerce se fait sur le canal septentrional de 
Catherine et sur la Dwina pour Archangel. Cette an- 
cienne route de commerce a encore conservé de son an- 
cien lustre. 



jMarchandises 



qui ont passe 

le canal septent 

de Catherine 



sur la Dwina 



1 . du règne végétal 
grainSj froment 

seigle 

orge 

avoine 

foin et paille 

poix 

craquelins 

lin 
semailles de lin 
huile de lin 

chanvre 



Mîmeires de l'Acad. T. V* 



47 7 tscht. et 
5,690 pouds 
10 tschetw. 



42,688tschetw. 1,1 46 sacs 

et 2 3 livres 
i5,2 37^, tsch. et 7452 pds. 

i,655î et 667 pouds 

8,867 tschetwerts 

2,1 85 pouds 

26tschetw. et 6,408 pouds 

403 pouds 

24,678 pouds 

35,988^ kouls et 9,403 pds. 

1,835 pouds 
pour 1 04 r. et 2 1,8 1 5 poud.-ï 
1,287,000 faisc. aux part, 
et 9,064 à la Couronne 
89 



7o8 



Marchandises 


qui ont passé 

lecanalseptent. 

de Catherine 


sur la Dwina 


fils 


— 


loo pouds 


thé 


5 caisses 


146 et ponr 20,475 roubl. 


sucre 




80 pouds 


fruits 




pour 228^ roubles 


melons d'eau 


— 


pour 375 roubles 


oignons 


— 


90 kouls et pour 6,992 r. 


concombres 


— 


470 pièces et pour 2,963 r. 


noisettes 




579 pouds 


tabac 




227^ — 


pommes 




pour 1,890 roubles 


pommes de terre 




23 kouls 


houblon 




i56 pouds 


de la cire 


— 


82 — 


bois de chaulTage 




3,624 sachènes 


poutres 




59,798 pièces 


planchettes 


^— 


4,800 — 


goudron 




8i6sceaux i,205 tonneaux 
816 pouds 


de Iti poix 




1,753 tonn. 2,247 sceaux 


potasse 


— 


1,119 pouds 


nattes 


— 


5,086 pièces 


vinaigre 


1 


6 8 se. 2 tonn. et pour 1 1 40 r. 



Marchandises 



eau de vie 

vin 

bierre 
cottoneries 
papiers d'écriture 
toiles 

écorce de saules 

ustensiles en bois 

Rouages et tout ce 

qu'il faut pour les 

chariots 

meubles 

bois de sandal 

chariots 

futaies 
2. du règne minéral 

sel 

acier 



709 

qui ont passé 

le canal se ptent 

de Catherine 



5 tonneaux 



2 5o pouds 
aux partie. 



sur la Dwina 



723 sceaux à la Couronne 
101,584 ^"-^ particul. 
pour 1,520 r. 3o3 sceaux^ 
1,5 00 bouteilles 

1 7 jDOuds et pour 47,594 r. 
100 rames et pour 4,5 00 r. 
16,107 nrsch. à la Cour. 
299,230 aux particuliers 

3,422 pouds 
882 pièces et pour 264 r. 



1 2 pièc, compl. et pour 2 7 5 r. 

pour 470 roubles 

646 — 

23 

10,980 pièces 

12,691 kouls à la Cour, et 
1 50,19 ipds. i2,o65auxp. 
44 pouds 
89* 



710 



Marchandises 



qui ont passé 

le canal septent 

de Catherine 



sur la Dwina 



fer en barres 

— — ouvré 

— — fondu 
fiuiches 
albâtre 
chaux 

craie 

glaces 
faîance 
camphre et alun 
pierre à aiguiser 
armes à feu 
mcdicamens 
cire d'espagne 
sommavares 
formes pour les fa- 
briques à sucre 
orgues 
3. du règne animal 
vaches, veaux et 
cochons 



7,o55 pouds 
285 — 

120 

ii,o56 



575 pièces 



89,854 pouds 

2,645 
190 pièces, 484 pouds 

3j3o8 pouds 

1,000 pouds et pour 3 00 x. 

7i5 pouds 

14,408 poud» 

198 caisses 

pour 5,756 roubles 

3 1 pouds 

739Ï pouds 
32 5 poudst 

75 — 
Ii3 pièces 

pour 24,055 roubles; 
Ji 



5,966 têtes 



711 



Marchandises 


1 qui ont pissé 

le canal sejjtent. 

de C.ithérine 


sur la Dwina 


chevaux 


— 


32 tctes 


viande salée 


— 


2,090 pouds 12 livres 


beurre 


2,908 pouds 




- 


et 35 livres 




oeufs 


— 


2, 5 00 pièces 


poissons 




70 pouds 


caviar 


— 


162 — 


suif 


i8ji 20 pouds 


4 tonneaux, 1 09,589 pouda^ 
3 5 livres 


chandelles 




4,45^ pouds 


savon 


— 


1,993 — 


cuirs de Russie 


— — 


pour 9,149 •• Pt 5,598 pièc' 
aux part. 5,699 à la Cour. 


bottes et gans 


"— 


pour 5,4801". et 950 pièces 
aux particuliers 


équipages de soldats 


— 


826 pouds et 3,965 à laC, 


cuirs pour meubles 




100 pouds 


plumes et duvet 


35 pouds 


11,708 — 


dents d'animaux 






marins 


— 


3,000 pouds 


crins de cheval 


— 


1,5 20 pouds 


ëcureHs 


— 


pour 80 roubles 



Marchandises 



7lC 

qui ont passé 

Ile canal septent 

de Catherine 



peaux de cygne 

peaux de lièvre 

peaux et pelleteries 

martres zibelines 

petit - gris 

pelisses de moutons 

chapeaux 

raanufactur. do laine 

draps fins 



sur la Dwina 



802 pièces et pour 1,1 5o r. 
7 6,5oo pièc. et pour 1 ,062 r. 
pour 8,626 roubles 
32 pouds 
20,600 pièces 
3,i3o pièces 
5o pièces et pour 48 7 rbls. 
pour 2 1,5 5 or. et 40 tapis 
2 7 pièc. a la C. et 3,392 ars. 
et 9, 1 3 1 pièces aux partie. 



La valeur des marchandises importées sur le canal de 
Catherine montoit . . à 286,672 r. 

celles des marchandises qui passèrent la 
Dwina . . • à 9,046,099 -. 

9,332,771 r. 

Archangel la rivale de St. P(^tersbourg, est assurément 
bien tombée de son ancienne grandeur, mais pourtant son 
commerce est encore considérable. 



^T^r»-»- 



713 

Commerce de Sibérie. 

Le commerce le plus considérable par eau se fait sur 
le Tobol, puis sur l'htisch et enfin sur la Toura. 



Marchandises 



1. du règne végétal 
crains: froment 

seigle 
avoine 
toiles 
nanquin 
cordages 
poutres 
bois de chauffage 
goudron 
eau de vie 
de grains 
vins 
thé 

2. dii règne minéral 
fer en barres 
aimes à feu 



qui ont passe 
rirtiscii 



1,320 sacs 
2,864 tschw. 



la Toura total 



pour 670 r. 



2 5j929sceaux 
pour 7,] 22 r. 



pour 3ooo r. 



5oo pouds 
i4j00oarsch. 

pour 200 r. 
5,000 pièces 
5go saschèn. 

662 pouds 

2,000 roubles 



1 8,689 caiss. 



9,869 pouds 



1,707 caisse* 



714 



IMarcliandises 


qui ont passé 
l'htisch 


la Toura 


terre glaise pour 






la potterie 




— 


chaux 


— 


7 6,000 pouds 


sel 


1,495, Spopds. 
à la Couronne 


253,63op. 




8,600 aux p. 




ctain 




joo pouds 


glaces 


— 


pour 5 00 rbls. 


3. du règne animal 






viande salée 


370 pouds 


— 


poissons salés 


— 


2 5o pouds 


os de Mammouth 


— 


— 


cuirs de Russie 


pour 18,000 r. 


— 


peaux et pelleteries 


— 




différentes manu- 






factures de laine 


pour 5 5 y"! 02 r. 


p. 101,864 r. 


draps 


pour 560 rbls. 


— 



total 



— p. 236,575 r. 



2 5 pièces 
p. 1 30,069 r. 
p. 5i,200 r. 



La valeur des marchandises qui ont passé l'Irtisch est 
marquée à 1,787,336 r. celles qui ont passé la Toura 
à 507,407 — et celles qui ont passé le Tobol 
il ij, 600,2 36 — 



13,924,979 roubles. 



715 

D'après cette donnée le tableau des marchandises pa- 
roit imparfait, mais cette imperfection même garantit son 
authenticité, vu qu'on a rien osé marquer dans le tableau 
surquoi on n'avoit pas reçu les rapports officiels. 

Résumé. 

Le commerce de l'intérieur de la Russie qui s'est fait 
par eau pendant l'année .18 13, année qui suivoit après 
celle de Tinvasion de l'ennemi , ruineuse surtout pour le 
commerce de Riga et de la Pologne montoit pourtant en 
marchandises arrivées à leur destination à 212,473,636 r. 

Nous faisons abstraction de toute reflexion à faire sur 
cette donnée importante jusqu'à ce que nous serons en 
état de donner un pareil tableau sur le commerce de l'in- 
térieur par terre. 

Les grandes routes de commerce par eau se classificnî 
d'après la valeur des marchandises comme suit: 

I. St. Pétersbourg : Importation 

par Wischnei-Wolotschok 75,099,369 r. 

par Tichwin . 9,153,694 — 

par le canal de Marie 5,38 1, 252 — 

total 89,634,315 r. 

Mémoires de rAcad. T. V. 9° 



7i6 

Exportation 
par Wischnei-Wolotschok 
par Tichwiii 
par le canal de Marie 



699,672 r. 

8,261,165 - 

43,840 - 



total 9,004,677 r. 
marchandises qui ont hiverné 3,275,420 — 



II. Moscou • 



III. Astrachan: 



grand total 101,914,422 r. 

Importation 34,960,018 r. 
Exportation 2,078,972 — 



37,038,990 r. 



Importation 12,134,329 r. 
Exportation 16,555,947 — 



28,690,276 r. 

IV. Provinces méridionales ' 

Navigation sur le Dniepre 9,760,635 r. 

sur le Dniestre 383,887 - 



10,144,522 r. 



V. Provinces septentrionales 

sur la Dwina 9,046,099 r. 

sur le canal de Catherine 286,672 - 

9,332,771 r- 



•717 



VI. Riga: sur la Dnna 7,469,236 r. 

sur la Bcresina 640,441 — 



8,109,677 r. 
VII. Tagamog : sur le Don 4,327,084 r. 

VIII. Navigation sur le Niémen 1,675,046 — 

sur le canal d'Oginsky 421,892 — 

2,096,938 r. 

IX. Sur le canaux de la Finlande 169,407 r. 

X. Commerce de Sibérie 

sur rirtisch 1,787,336 r. 
sur la Toura 50 7:,40 7 — 
sur le Tobol ii,63o,236 - 



13,924,979 r. 
Grand total avec les marchandises qui ont hiverné 

215,759,066 roubles. 
Comme l'importation n'est pas partout séparée de l'ex- 
portation nous ne pouvons évaluer ces deux titres que 
par approximation : 

Importation : Exportation : 

pour St. Pétcrsbourg 89,634,31 5 r. 9,004,677 r. 

— Moscou 34,960,018 - 2,078,972 - 
• — Astrachan 12,134,329 - 16,555,947 — 

— Archangcl 9,332,771 - — — 

90 * 



718 

pour Riga 8,109,677 r. — — 

-^ Tdganrog 4,327,084 _ _ _ 

sur le Niémen — . — 2,096,988 - 

Le commerce pour les provinces méridioniiles j celui 
qui se fait sur les canaux de ]a Finlande et sur les fleu- 
ves de la Sibérie étoit et d'importation et d'exportation, 
nos données n'offrent que le total. 

Mais on voit pourtant par les, données où ces deux 
titres sont distingués cjue l'importation connue surpassoit envi- 
ron de 5^ l'exportation. La première monte à 158,498,194'^* 
Jà seconde à 29,736,534* 

Astrachan à l'exportatton la plus considérable, St, Pé- 
tersbourg la plus grande importation de l'intérieur. 

Comme le prix des marchandises et la valeur de l'ar- 
gent varient nous ajoutons un tableau général sur toutes 
les marchandises qui ont passé en 181 3 les principaux 
fleuves et canaux de la Russie. 

Ce tableau donne une idée encore plus juste de tout 
le commerce de l'intérieur qui s'est fait par eau en i8i3. 
Nous avons distingué les marchandises à la Couronne de 
celles des particuliers pour faire voir la consommation du 
Gouvernement. 



719 

TABLEAU GÉNÉRAL 

QUI TNDIQLIE la part Q.UE CHAQUE BRANCME DE L' IN- 
DUSTRIE NATIONALE A EU ' AXb LE COMMERCE 
QUI S'EST FAIT PAR EAU EN ibi3. 

PAR. 

C. Th. IIERRMANN. 



Présenté îl la Conférence le 4 ^^^i i8i4. 



Observations p r é 1 é m i n a i r e s. 

1. Les marchandises qui ont été eniégistrées par les 
employés du département des communications par eau sont 
marquées dans ce tableau. Ils se trouvent assurément sur 
les passages les plus fréquentés, mais il reste toujours bien 
de routes où il n'y en a point, et beaucoup de distance 
entre les barrières. Ce tableau fait donc connoître le plus 
grand nombre de marciiandises expédiées par la naviga- 
tion de l'intérieur, mais pas leur totalité. 

2. Ce tableau ne sauroit servir de base pour en tirer 
des résultats sur le consommation générale de la Russie^ 
même en y ajoutant un pareil sur le commerce par terre, 
puisque la plus grande quantité de nombre de marchan- 
dises est consommée sur le lieu de leur production et dans 



720 

ses enviions et ce n'est que le surplus qui en est entré 
dans ce commerc selon la demande du moment. Donc ce 
tableau doit seulement indiquer combien chaque branche 
de l'industrie nationale a fourni de surplus au commerce 
par les communications par eau et c'est toujours une don- 
née très intéressante. 

L'importance de ces communications relativement à 
chaque branche de l'industrie résulte de ce tableau géné- 
ral , comme Y importance de chaque route en particulier 
résulte des tableaux insérés dans le Mémoire. On sauroit 
en conclure qu'une industrie qui emploit peu la naviga- 
tion intérieure (malgré qu'elle se trouve dans un état flo- 
rissant) se servira plus de grandes routes par terre. 

4. On a distingué les effets à la Couronne pour 
faire connoître et la part que le Gouvernement a pris à 
ce commerce et l'importance des communications par eau 
par son revirement. 

Pour ne pas trop multiplier les subdivisions on a. 
ajouté aux piincipaux titres sur la production des premiè- 
res matières le travail manufacturier le plus simple qui 
tient il l'industrie agricole et on n'a réservé pour le titre 
des manufactures que les travaux compliqu<'s qui exigent 
plus de capital, de connoissances , d'ouvriers et d'instru- 
œens. 



721 



Culture de grains. 



Marchandises 


à la Couronne 


aux particuliers! total 


grainsifroment 


— 


271,91815. 2568s. 




seigle 


7,473 tschetw. 


68, 996Ï tscht. 


76,469îtschct. 






et 13,642 pds. 


et 13,642 pds. 


orge 


5 tschetwert 


5 3,40 3 tschtw. 


53,408 tschtw. 






et 667 pouds 


et 667 pouds 


avoine 


346,785 tscht. 


530,52 2 tscht. 


877,307 tsch. 


maïs 


— 


2,471 pouds 


— 


farine 








de seigle 


624,357 kouls 


7 7 8, 109 kouls 


1,402,466 kls. 




eti8l,692pds. 


eti,2o348op. 


eti,385,i72ps. 


d'autr. grains 


4,673 kouls 


90,449 kouls. 


95,122 kouls' 




et 335 pouds 


185,204 sacs, 


185,204 sacs. 






94,839 pds. et 


95, 194 pouds et 






1 3,800 demi-s. 


i3,8oodemi-s. 


biscuit 


i29,076k.eti8,2i5p. 


— 




craquelins 




1,756 pouds 




mil et sarrasin 


74,520 tschtw. 


126,573 kouls. 


74,520 tschtw. 




et 7 1,659 pds. 


353 sacs. 


126,573 kouls. 






82 demi -sacs. 


353s.82demi-s. 






27,869 pouds 


et 99,528 pds. 


rebut 


— 


13,679 kouls 


— 


poix 


3,543 tschetw. 


19,397 tschtw. 


2 2,940 tschtw. 






et 10,608 pds. 


et 10,608 pds. 



722 

La part de la Couronne rtoit dans ce commerce 
322, 3c6 tschelweits , 708, 106 koiils et 271,921 ponds. 
En admettant le tschetwert et le koul au taux de 9 pds. 
la consommation du gouvernement en grains a été de 
1,110,692 kouls, 944,236î tschetwerts. 

La part des particuliers consistoit en 1,008,9 10 kouls 
et i,355:,o32 pds.^ ou en 2,io3,7o5 kouls, outre i88,i25 
sacs et 1 3,685 demi - sacs. 

D'où il résulte que la Couronne a consommé environ 
la moitié de ce qui est resté au commerce des particuliers. 

Le total de 3,2 14^397 kouls enregistrés par les com- 
missaires n'est que la consommation de la Couronne dans 
ses principaux entrepôts et des particuliers dans les prin- 
cipales villes de l'Empire en y ajoutant ce qui est sorti 
hors des frontières. 

Ce total est très peu signifiant par rapport à la con- 
sommation générale qui fut évaluée au Ministère de l'in- 
térieur, en 1802 à 66 millions de tsclictwerts et en 1804 
à 72 millions sur une production totale de i5 5 millions 
dans la première année et de i85 dans la dernière. D'où 
il résulte que la distribution de cette q[iantité immense 
de bleds doit se faire par un grand nombre d'autres rou- 
tes que celles qui sont indiquées dans notre tableau. 



723 



Culture des plantes nianufac tarières. 



1 ' " 

Marchandises 


à la Cour, 


aux particuliers 


total 


lin 




440,749 ps. 81 
berkz 40 balles 




chanvre 


4 1,9 12 pds. 


2,i85,75o pds. 


2,22 7,662 pouds 






2,875 berkz. et 


2,875 berkw. et 






1,2 8 7,000 balles 


1,2 8 7.000 balles 


rebut 


2,047 brkz. 


53,7o6pds. et 


3,834 berkow. et 






1,787 berkowez 


53,7o6pouds 


semailles de lin 


— — 


5 1,7461 kls. 123 
sacs, 9,403 pds. 


— 


huile de lin 




797tonn. 589 
dcmi-t. 309,595 
pds. 120 berkw. 




tabac 




9,8 19 kls. 1,744 

brkz. 5 6,5 3 2 pds. 

et 40 tonneaux 





Le gouvernement n'emplolt que la moindre quantité 
de ces productions. La part des particuliers indiquée dans 
ce tableau est assurément entrée dans le commerce étran- 
ger à l'exception de l'huile de lin et du tabac, qui est 
emploie dans les principales villes de l'Empire. L'impor- 
tance des communications paï- eau est très grande pour 

Mémoires de l'Aûid. T. T. 9^ 



724 

ces produits agricoles. Le reste de la production géné- 
rale, que je ne saurois encore évaluer au juste , mais qui 
est infiniment plus grande , car elle passe pour le tabac 
seul un million de pouds, est apprêtée sur les lieux par 
les paysans ou dans les Jiianufactures de toile pour la con- 
sommation de l'intérieur et pour le commerce étranger. 

Foin et paille-jardinages-fruits étrangers. 



Marchandises 


à la Cour. 


aux particuliers 


total 


foin et paille 


T 0,600 pds. 


999,002 pouds 


1,069,602 pds. 


noix et noisettes 




4(jtonn. io36kls. 
i5o sacs et pour 
4,178 roubles 




concombres salés 




1 1 tonn 400 se. 
1,63 1,6 'îoconc. 
et pour 2965 rbls. 


1 


choux aigres 


— 


7 tonneaux 


— 


oignons et ail 




2,1 52? kouls, 
345,000 chaînons 
et pour 6,992 r. 




racines sucrées 




1,124 pouds 


— 


difTérens fruits 


— 


48caiss. 1,468 p. 




melons d'eau 


— 


pour 35 7 roubles 


— 



Marchandises 


à la Cour. 


semailles de me- 




lons d'eau 


■ — 


poires 


— 


pommes 




raisins 


— 


cil a m pignons 




houblon 


_— 


chicorée 


— 


du thime 


— 


confitures 




arbres fruitiers 


— 


câpres 


— 


poires 


— 


thé 








caiTé 


— 


citrons 




jus de citron 


— 



725 

aux particuliers 



1 5 pouds 
31,700 — 
266 tschetwerts 
et pour 1,890 r. 
3,000 pouds 
1,495 pouds et 
2 3 kouls 
33 l pouds 
801 — - 
400 — 
lOtonn. 6 pouds 
32 2 pièces 
25 pouds 
182 — 
3,i32pds.i7,38i 
caiss. 1 ipdemi-c. 
et pour 20j475r. 

8,627 pouds 

i82caiss.739pds. 

1,124 pièces 

790 pouds 



total 



•/G^ 



Le foin et la paille comme aussi la plupart des pro- 
duits du jardinage est consommée aux enviions du lieu 
de leur production et ce n'est qu'une très petite partie 
qui entre dans le commerce, sur tout par les communica- 
tions par eau. 

Education des bestiaux -bois étrangers. 



Marchandises 


à- la Couronne 


aux particuliers 


total 


vaches, veaux et 








cochons 




11,415 tètes 




chevaux 




32 — 




viande salée 


— 


127,178 pouds 




rennes 




36,663 


— 


beurre 


2i8demi-tonn. 


25,238 pds. et 


21 8 dcmi-t. 


- 




60 tonneaux 


2 5,2 3 8 pds. 
et 60 tonn. 


crème 


— 


141 pouds 


— 


fromage 




4,332 tonneaux 




oeufs 


■;"" 


1 4,608,994 pièc. 
et 280 pouds 


— 


crins de chevaux 


l3 kouls 


11,876 pouds 




cornes de dilTér. 








anim. domestiq. 


— - 


410 pouds, 
5,770 pièces 


— ^ 



727 



Marchandises 



miel 

peliss.de mouton 



à la Couronne 



aux particuliers 



total 



7,598 pouds 
i72ball. 6i2pds. 
36j733 pièces 
Le commerce en bestiaux suit naturellement les rou- 
tes par terre et ce ne sont que les oeufs qu'on préfère 
de transporter par eau. 

Industrie forestière. 



IMaichandises 



poutres 



planches 



rebut 

planchettes 
petitesplanch 
pourstuquer 
bois de chêne 

ccorcedechên. 
mats 



à la Couronne 



4,868 pièces et 
243,689 toises 

14,760 pouces 



7,770 pièces 



9,000 pièces 
146,097 pds. et 
1 1,270 pièces 

123 pièces 



aux particuliers 



33i,635pièc. et 
pour 10,591 r. 

i,407,268pouc 

85o,63 7 pièces 

16,1 12 toises 

4,800 pièces 

394,27 1 pièces 

i,28i,84opiec. 



7,804 balles 



total 



336,5o3pièc. 

243,639 t. et 
pour 10,591 r. 
i,422,028pc. 
85o,63 7pièc. 
eti6,ii2tois. 
12,570 pièces 



1,290,840 p. 



728 



Marchandises 


à la Couronne 


aux particuliers 


total 


écoice de saule 


— 


16,561 pouds 


— 


mousse 


— 


200 — 


— 


boisdechaulT. 


66,261 toises 


2 63,i65tois.et 


329,426 t. et 






pouri,3o5 rbls. 


pour i,3o5 r. 


de la soude 




2,504 tonneaux 


— 


potasse 


2 2 demi - tonn. 


102 demi -tonn. 


124 demi-ton.' 






692 tonn. et 


692 tonn. et 






56,665 pouds 


56,665 pouds 


de la poix: 




71,174 pouds 
7,607 tonn. et 
7,547 sceaux 




goudron 


875 pouds 


35,1 5o pouds 


36,02 5 pouds 






9,922 tonneaux. 


9,922 tonn. 






8 1 6 sceaux 


816 sceaux 


charbons 


183,867 tscht. 


148,435 tscht. 


332,302 tsch. 






460 pouds et 


460 pouds et 






pour 2 2, 5 00 r. 


pour 2 2,5oor. 


verges pourles 








bains russes 




134,200 pièces 




boisdesandal 




24,854 pouds 




- — — X)erse 


— 


400 — 




— . — rouge 




20G — 





729 



Marchandises 



il la Couronne 



bois de palme 
■ — — cyprès 
noix de galle 



aux particuliers 



4,375 pièces 
450 planches 
4,206 pouds 



total 



L'importance des communications par eau paroit ici 
plus grande, mais toujours ce n'est que la consommation 
des Capitales et de quelques grandes villes. 



La chasse et la pêche. 



^Marchandises 


aux particuliers 


volaille 


19,912 paires 


plumes et duvet 


1 1,124 pouds 


peaux de cy^ne 


882 pièces et pour 1,1 5o roubles 


peaux d'autres oiseaux 


925 pièces 


pelleteries 


42,000 pièces, 900 pouds, 5o balles 




et pour 138,695 roubles 


martres zibelines 


82 pouds 


petits gris 


21,661 pièces et pour 29,600 rbls. 


peaux de renards 


pour 85o roubles 


■ — lièvres 


76,500 et pour 1,062 rouble» 


os de mammouth 


2 5 pièces 


poisson fiais 


1,208,407 pièces 



730 



Maicliandiscs 


aux: pjiticulicrs ( 


esturgeons frais 


2,ioo pièc. et 1,732 à la Couronne 


poisson salé et fiiiiu; 


186,267 pièces, 1,540 tonneaux. 




1697 sacs, 1,160,244 pouds 


harangs hollandois 


482 pouds et 2 tonneaux 


ha rangs 


2 32 tonneaux, 70 pouds 


caviar 


92,001 pouds, 14 tonneaux 


colle d'esturgeon 


1 8 5 pouds 


ordinaire 


2,189 poLids et pour 640 roubles 




427 pouds à la Couronne 


écr^vices 


197,000 pièces 


dents d'animaux marins 


3,087 pouds 



Les produits de la chasse arrivent pour la i")lupart 
par le traînage , les produits de- la poche ordinaire sont 
consommes aux environs et ce n'est que le produit des 
grandes pêcheries qui entre dans le commerce et dont 
une partie va par eau. 



I 



T. c s salines et les mines. 



IMiurlicindis 


. à la Couronne 


aux particuliers 


total 


sel 


92,io8kls. et 


1,885 kouls. 


93,993 kouls. 




i,943^890pds 


57 tonneaux. 


57 tonneaux. 






1,570,240 pds. 


3,5 14,130 pds. 


fer en barres 


124,000 pds. 


2,2 76,oo6pds.et 


2,400, oo6pds.et 






pour3ooorbls. 


pour 3,000 rbls. 


fer en pièces 


12,544 ponds. 


1 7,396 pièces et 


12,544 pouds. 




5 tonneaux 


pour 52,800 r. 


5 tonneaux, 

17,396 pièces et 

pour 52,800 r. 


fer fonda 


61,584 po"<^s 


13,570 pouds 


75,154 pouds 


fer blanc 


— 


120 — . 


— 


acier 


— 


14,055 — 


— 


CLliviC 


— 


15,565 — 




plomb 


800 pouds 


3,5 1 3 — 


4,3 1 3 pouds 


ér.ain 


38,257 — 


10,681 — ■ 


48,938 — 


plomb de 








mine 


— 


20 — 


— 


pierre de 








taille 


8080 pièces. 


43,888 pièces. 


51,968 pièces. 




2, 100 toises et 


12,991 toises 


15,091 toises 




5,5oo pouds 


1 


et 5,5oo pouds 


Mtmoires de 


VAcad. T. r. 




92 



732 



Mdicliandis. 


à la Couronne 


aux particuliers 


total 


albâtre 


— 


i,o63,469pouds 




craie 




77,597 — 


— 


chaux 


— 


14,470 tonneaux 


— 


terre glaise 


20,000 pouds 


105,204 pouds 


125,204 pouds 


terre pour la 








porcelaine 


— 


13,773 — 


— 


gypse 




5 00 — 


— 


sable 


— 


14 toises 


— 


pièces pour 








lescabin.dc 








minéralogie 




5 00 pouds 




pierres à 








aiguiser 


- 


1 5,600 pièces, 
575 pouds 


"—^ 


du soufiVe 




2,553 — 


— 


delanaphte 




i5o — 


■ — 



L' importance des communications par eau pour le 
transport des marcliandises resuite de leur volume et ce 
tableau le prouve en le comparant aux autres tableaux. 
Pourtant ce n'est assurément pas la totalité des marchan- 
dises expédiées par eau qui se trouve ici marquée ; car 
la consommation de la Russie en sel est environ de 16 



733 



millions de ponds , en supposant que la moitié ait été 
expédiée par terre, les 3,6oS,223 pouds marques dans 
le tableau paroissent beaucoup trop peu. 

Produits des manufactures et fabriques. 



RTarchandises 


à la Couronne 


|aux particuliers 


total 


1. du règne vèg. 








huile d'olive 


— 


2 856pds. iton. 


— 


huile de pro- 




' 




vence 


— 


2pds. ^0 livres 


— . 


pièces pour la 








construction 








des moulins 




1944 pièces 


— 


moulins 


— 


6 — 


— 


barques en 








pièces 


— 


4 — 


— 


portes et fénêt. 


— 


2686 — 




colTres 


— 


1588 — 


— 


bois pour les 








tonneliers 


— 


62,230 pièces, 
960 faisceaux 


"— 


ustens. en bois 




20,100 paires, 
349,996 pièc. 
2991 caiss. et 




■ 




pour 130,9141. 







734 




Mardi an dise s 


à la Couronne 


aux particuliers 


total 


bois OLivié 








pour attelage 


i5o pièces 


6457 paires et 


6607 paires et 






200 pouds 


200 pouds 


loues et autres 








pièces pour 








les charriols 




82^573 paires 
i,688,96ipièc. 
et pour 275 r. 




charriots 


—„~ 


4906 charr. et 
pour 20,700 r. 




sabots 




3 100 paires 




nattes 


369,398 pièc. 


526,992 picc. 


896,390 pièces 


lebutde nattes 




203,570 bail. 

i335 pouds 

10,555 pièces 




eau de vie de 








grains 


16,271 tonn. 


3 1 1,5 14 se. 


16,271 tonn. 




et 585,943 se. 


i5o pouds 


897,457 sceaux 
et i5o pouds 


eau de vie de 








raisins 


— 


688 pouds 





735 



RLircliandises 



vins 



vinaigre 

bicrre 
serviettes 
toiles fines 



toiles ordin. 



toiles d'embal 
calamanque 
mitcal 
nanquin 



à la Couronne 



1 75o sceaux 



5400x11. 8,062 
tonn. 49 ancres, 

2 1 pipes, 1 90 
cruches,98,946 
se. 98caiss. 245 
corb. 38oibout. 
8712pds. et p. 

10,642 roub. 
2 5,8 7 9 se. 7 ton. 2 7, 62 9 se. 7 ton. 



6074 pi<^'ces 



80,557 arsch. 
565o pouds 



.lux particuliers 



total 



et pour 32401-. 
8 tonneaux 
955 pièces 

28,i07pièc.34i 

bail. 2 5ooais. 
et 5o pouds 

3,200,1 45 ars. 

395 balles 10 

pièc. 20,521 ps. 

et pour 4400 r, 
8225 pouds 
3i6 pièces 

5 pièc. et 110p. 

19,009 bail, et 

i ii5 arschincs 



et pour 3240 r. 



88,18 ipicc.341 

bail. 2 5ooarsch. 

et 5o pouds 

3,230,702 ars. 

395 bal. 10 pièc. 
26,171 pds. et 

pour 4400 rbls. 



136 
iSTarcliiindiscs I a la Couronne aux particuliers 

2 7,463pouds 

57 bail, et pour 

7530 roubles 

pour 852 roub. 

13,297 pouds 

1785 picc. et 

pour 600 rbls. 

16,098 pièc. 



cotton 



cottoneries 
fil 



filets 
perches et ha 

maçons 
cordages 



sucre en pain 
et pillé 

bougies 
poudre pour 
les cheveux 
papieid'écrit. 



tiiycaux de p. 



249 pouds et 
pour 200 rbls. 



1,1 DO rames 



10,700 — 

3442 pièc. et 

p. 56,090 pds 



3l,o3opds. 35 

livr. et 5ocaiss, 

I02i pouds 

3,100 — 

3395 rames 

3291 bail. 8o5 

pds. et p 4500 r. 

5 000 pièces 



total 



56,389 pouds, 
3442 pièces et 
pour 200 rbls. 



4545 ram. 329 L 
bail. 8o5pds et 
pour 4500 rbls. 



737 



Marchandises 



meubles 



à la Couronne 



imag. de saints 

livres 

nicches 

bouchons 

tapisserie 

cannes 

amadou 

2.duregne.an 

draps fins 



draps ordinair. 



bure 

diiTér. manuf. 
en laine 



379 pou ds 



445 pièces 



2 00 pièces 



aux particuliers total 



pour 1470 rbls. 

2 7 8opds. 372 

pièc. J49caiss. 

et 9 corbeilles 
24 caisses 
20 pouds 

96,000 pièces 
2630 pouds 
600 — • 
66 — 

107 balles :, 
12,753 pouds 

7 5 00 pièces 
i5j3o8 arschin 
98i6pièc.2i70 
pouds 21 bail, 
et pour 6525 r 

3099 pièces 

pouri 33,452 r 
1900 pds. 33k. 



10,261 pièces, 
1 5,3 08 arschin. 

2,170 pds. 21 
bail. etp. 6525 F. 

3,299 pièces 



•738 



^Lirchandiscs 



liabillcm. de 
lapet.Rassie 
habill. de la 
peaudecham. 
cuirs deKuss. 



à la Couronne 



aux particuliers 



3,30 7 pouds 
pour 28024 r. 
et 5,786 pièces' 



cuirs de semel. 

cuirs ordinair. 
cuirs noirs p. 

meubles 
cuirs pour les 

maréchaux 

ferrans 
boites et gans 



8,106 pouds 



koulset33 bail, 
et encore pour 
101,864 ibls. 

62 pièces 

70 pièces 

31,726 pouds 

1094 balles, 

4792 pouds, 

53,955 pièces 

l33 kouls 
4751 pouds 
7329 pouds 

3100 pouds 



300 pièces 

pour 5480 r. 

4700 pièc. 300 

pair. 5 pouds 



total 



37*033 pouds 
1094 balles, 
59,741 joièces 



8111 pds, pour 

5480 r., 4700 

pièc. 300 paires 



^larchandises 



chapeaux 
ëquip, de soldats 
suif 



chandelles 
savon 

pommade 
soierieiies 
tapis 

S.dureigneminêr 
verrerie et cryst. 



à la Couronne 'aux particuliers 



glaces 



vers casses 



briques 



i,62 6pou<ls et 
11,182 pièces 



36opièc. 7 pds, 
et pour 487 r. 



i5,688 tonn. 

l584 berkz. et 

1,7 78,491 pds. 

3 1,^40 pouds 

44,584pds. i5 

caiss. 54opièc. 

400 

7 7 pouds 

40 pièces 



409,2 8 1 pièc. .3 tonn. 35 caiss. 

220 poud§3 

42 7,260 pièc. 

p. 5oor. 2736 

caiss. i356pds. 

4422 pouds, 21 

tonn. 14 caisses 

224,705 pièces 



4545 pièces 



total 



836,541 pièc. 

3 tonn. 35 
caiss.2 20pds. 



229,2DOpiec. 



Mémeires de rAtad. T. F. 



93 



Uo 



Marchandises 



pottcrie 



faïance 



ancres 

colonnes et lions 
de fer fondu 

pioch. et haches 

serrures 

fauches 

attelices de ma- 
réchal ferrant 

armes à feu 



poids et mesures 
plateaux de fer 
blanc 

ciiivre monnoié 



à la Couronne 



aux particuliers 



*7 pièces 
26 pds. iSlivr 



237,825 corb. 
18,000 pièces 

9209 pièces^ 
1 J 80 pouds et 
pour 92 5 6 rbls. 

4820 pouds 



40,620 pièces 
4740 pièces 



535,000 pouds 
20 caisses, 

21,144 pièces 
870 pouds 



3,962,598 rbls. 

1 5,000 caisses 

3o6 pouds 



63 caisses , 
5 00 pièces 



total 



741 



Marchandises 


à la Couronne 


aux particuliers 


total 


tLiyaux de cuivre 


— 


100 pièces 


— 


sommavares 


— 


113 — 


— 


mitraille 


— 


c545pds. lOto. 


— 


ducamplier,sal- 








miac et alun 




1 3,2 1 8 pouds 


— 


du vitriol 




5o — 


— 


huile de vitriol 


— 


5o — 


— 


du salpêtre 


400 tonneaux 


— 


— 


des cubes et ap- 








partenances 


— 


3273pds.48pc. 


— 


cloches 


— 


loopds. ipicc. 


— 


couleurs 


— 


85 76pds. 4ton. 




caisses d'instrum. 








de chirurgie 




n 


— 


médecine 


604 caisses 


1710 pouds 


604 caiss. et 
1710 pouds 


couteaux et four- 








chettes 


— 


240 paires 


— 


fourneaux à tuile 


— 


637 pièces 


— 


— — en marbre 


— 


6 — 


— 


— - — de fer 


— 


300 — 


— 


cheminées en 








marbre 


— 


400 pouds 


— 



742 



Marchandises 


à la Couronne 


aux particuliers 


total 


Instiumens de 








jardinage 


— 


pour 2000 r. 


— 


pondre à canon 




5oo pouds 




de la cire d'esp. 


— 


3075 — 


— 


formes pour les 








pains à sucre 


— 


pour 24,05 5 r. 


— 


des orgues 


— 


1 


— 



Il est intéressant de voir à quoi une nation s'oc- 
cupe et encore une nation nombreuse et à jamais illustre 
dans les fastes de l'histoire. Quand même ces tableaux 
ne donnent pas la totalité , ils donnent pourtant les ob- 
jets et quelques proportions. Il faut être pénétré de la 
nécessité indispensable d'avoir des bases statistiques pour 
les projets d'économie politique les mieux formés si l'on 
veut apprécier ces tableaux. 



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