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Full text of "Mires de la Soci impale des naturalistes de Moscou"

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FOR THE PEOPLE 

FOPv EDVCATION 

FOR SCIENCE 






LIBRARY 

or 

THE AMERICAN MUSEUM 

OF 

NATURAL HISTORY 








^> 



MÉMOIRES 

DE LA 

SOCIÉTÉ IMPÉRIALE 

DES NATURALISTES 

DE MOSCOU. 






ne^mann. flo3Bi>*i**incn cb jrrtM^ , xmo6bi no nnuefarnimiti , a owiiycKa ut 
npop,r.}xj , upefltrnaB.ieHM ôm.ik b* H*Hi:ypni»i:i Katntawrw njirak 3K.iSMn.iapi» 
ceii KHiirn jVih JL^eHcypHnro KoMHmema, ^pjrow p,.:n ^nfpinaMfHmn Sîmhh- 
cniepcmna TTpocuÈmeHi;!, ar» âjc.eMii.iHpa fl.-:» HMIIEPATOPCKOH iiyô.iHHHOii 
6n0.iiomeK:i m oflMHb j/h HMIIEPATOPCKOH AKa,v>MÏK Ha\Ni>. (JMn«6pa ai 
flH*. 1811 ro^a. no Ha3HaHeHiio L^bHcypBaro Konomieina , upii lJlUflEPATOP- 
CKOMb HoCKOBCHOMfa ymiB^pi iiiuemfc yipe»A eHIM>r0 • KB»iry ci» iiîma-i*. 
Pcnmopi. EEUMb. 



Se ^end à • 



t liiet le Directeur (.». Fischer. 
Moscou ; 

l clir/. H iss et Saticet. 

Pélersbonrg chez Lissner. 



Il 



Leipzig clie/. K11I111. 
'aria cbei lliss et Saucct. 



** M EMOIR E S 

DE LA 

SOCIÉTÉ IMPÉRIALE 







DES NATURALISTES 



DE MOSCOU. 



SECONDE ÉDITION 
Imprimée aux fraîa des Frères ZOSIMA, 



TOME PREMIER. 



\J\# .â\0\r\â^M\M #\#^^#\j\#\#>*^#*x\#v# , .i jf j e j ■jrsê \#n#n#"n/\#\#\#s/\I\#\#\# s#\j 




MOSCOU, 

DE L'IMPRIMERIE N. S. VSÉ VOLOJSR.Y. 

1811. 



2) -«SI \o3- £«£-/.<- 



A SA MAJESTÉ 

IMPÉRIALE 

ALEXANDRE I 



ER 



EMPEREUR ET AUTOCRATE 

» 

DE TOUTES LES RUSSIES , ETC. ETC. 
LE RESTAURATEUR DES SCIENCES DANS LE NORD. 



SIRE 



La Société des Naturalistes doit son origine à la 
munificence de VOTRE MAJESTÉ IMPÉRIALE; 

et le degré d'avancement quelle a atteint jus qu à ce 
jour, à la. haute et gracieuse confirmation dont 
VOTRE MAJESTÉ a honoré ses règlemens. 

Permettez, SIPvE, que nos premiers efforts soient 
déposés pied de VOTRE TRONE. Un regard 



bienveillant de YOTPtE MAJESTE sur notre insti- 
tution, doublera le zèle qui nous anime. 



Comte Alexis Razoumofsty , Président, 

Paul Golfitichtclief de Koulousoff, Vice-presiient. 
Cotllii'lf Fischer , Dhccl fin: 

Pierre Drouginine, ~i 

{ Secrétaires. 

Frédéric Villcn , J 



"ï - 



PREFACE 

DE LA PREMIÈRE ÉDITION 



Le but que la Société des Naturalistes de V Uni- 
versité Impériale de Moscou s'est proposé , est 
clairement exposé dans les règlemens qui se trou- 
vent à la tète de cet ouvrage. Le premier volume 
des Mémoires que j'ai l'honneur de mettre sous les 
yeux du public, rend compte des occupations et 
des travaux de la Société pendant la première année 
de son existence littéraire. 

La réputation des hommes célèbres qui se sont 

empressés de se réunir à une Société nouvellement 

j 



cr 

créée , et de l'encourager par la communication de 

mémoires inléressans , m'est un sûr garant" de Fac- 
cueil favorable que le public accordera à ce premier 
volume. J'ose même croire que le public équi table 
reconnoîtra l'utilité de cette entreprise , soit pour 
les sciences physiques en général , soit pour l'his- 
toire naturelle du vaste Empire de la Russie en 
particulier. Moscou , où la Société des Naturalistes 
se trouve établie, étant le centre de la partie éclai- 
rée de l'Empire , est destiné par sa position 9 à de- 
venir l'entrepôt , tant des connoissances acquises 
sur les différens objets d'histoire naturelle, que des 
objets eux-mêmes ; et il le deviendra , aussitôt que 
tous les Membres correspondais de la Société , en 
Russie, seront nommés et en activité. 

Pour accélérer la communication des découver- 



III 
tes que feront ses Membres, la Société publiera do- 
rénavant ses Mémoires périodiquement. Il paroîtra 
tous les deux mois un cahier de six à huit feuilles, 
accompagnées de gravures. Afin de rendre ces feuil- 
les utiles et intéressantes en même temps à l'égard 
des découvertes étrangères, la Société insérera à la 
suite de ses propres Mémoires des extraits et des 
annonces d'ouvrages nouveaux. 

Il faut que je remplisse enfin le devoir le plus 
agréable et le plus cher que la Société ait pu m'im- 
poser, celui d'être son organe pour témoigner pu- 
bliquement sa reconnoissance h tous ceux de ses 
Membres qui ont concouru avec tant d'empresse- 
ment à la soutenir, soit par des travaux littéraires, 
soit en augmentant Sv,s fonds par des donations ? 
soit enfin par des dons précieux d'objets d'histoire 



VI 

nalurelle, dont ils ont enrichi la belle Collection 
de notre Université. 



GOTTHELF FISCHFR, 
Directeur de la Société. 



Moscou, le i5 Décembre 1806. 



PRÉFACE 

DE LA SECONDE ÉDITION. 

I^jette seconde édition est due à un de nos Membres 
honoraires Monsieur Zoé Pavlovitsch Zosima qui, par ses 
lumières et par ses entreprises typographiques, tendant 
à propager les sciences parmi ses compatriotes, s'est acquis 
l'estime du monde savant et de tous les amis de l'humanité. 
La littérature grecque, latine et russe lui doivent , ainsi 
qu'à ses frères , un grand nombre d'éditions précieuses de 
leurs plus beaux ouvrages , pour lesquelles ils ont occupé 
les presses des principales villes de la Russie et des pays 
étrangers. Plusieurs institutions savantes en Russie ont 
reçu d'eux des dons et des encouragemens analogues à 
leurs travaux. Leurs belles et riches collections de médailles 
et d'antiquités sont connues de tout le monde et visitées 
par tous les voyageurs instruits. Us possèdent une perle 
qui est de la plus grande régularité et de la plus belle 
eau. Elle pèVe presque 28 (27£)karats. 

Les changemens que j'ai pu faire à cette édition ne 
peuvent être qu'agréables aux lecteurs. Quelques Mé- 



moires ont été supprimés parce qu'ils n'offroient pas des 
objets d'un intérêt général; d'autres ont été revus et 
augmentés Ceux du Professeur Fischer sur la Turquoise 
et sur la Sibérite ont été refondus et augmentés de nou- 
velles observations, celui sur le Rhynchocéphale a été 
enrichi d'une nouvelle espèce et accompagné d'une nou- 
velle planche. 



Le Directeur et Professeur 



Dr. G. FISCHER. 



Moscou, le là Décembre 1812. 



HISTOIRE 

DE LA SOCIÉTÉ IMPÉRIALE 



3ES NATURALISTES. 



HISTOIRE 

DELA SOCIÉTÉ IMPÉRIALE 

DES NATURALISTES, 
PAR. LE DIRECTEUR. ET PROFESSEUR G. FISCHER, 



JLe plan .de former un dépôt pour les découvertes en 
histoire naturelle dans le vaste Empire de Russie, de réunir 
parmi les amis de cette science ceux qui vondroient concou- 
rir à ce but , de publier surtout les découvertes du pays 
dans le pays même , ce plan a été conçu par le Professeur 
G. Fischer dès son arrivée à St. Petersbourg en 1804. Il le 
soumit aussitôt à feu son Excellence Monsieur de Moura- 
vieff , Curateur de l'Université de Moscou , Collègue du Mi- 
nistre de l'Instruction publique. 

Ceux qui ont connu le caractère et les vastes connoissances 
de cet homme vénérable, son ardeur pour la propagation des 
lumières en Russie, sentiront que l'idée de former une so- 
ciété de Naturalistes russes, a dû être bien accueillie par lui. 

Cependant des travaux importans, un grand Muséum à ar- 
ranger, le cabinet d'histoire naturelle et la Bibliothèque de 
son Excellence Monsieur de Demidoff à recevoir et à décrire 
différèrent l'exécution de ce plan. 

Ce ne fut que dans Tété de i8o5 que le Professeur Fischer ré- 
unit peur cet objet Messieurs les Professeurs Hoffmann, Reuss, 

iij 



XVIII 

Hiltebrandt, Mr. le Prince Pierre Mestchersky, MM. Drou- 
gininc, John, FredL Fischer, Fr. Renner, Villers. Il leur 
présenta un projet de règlement qu'ils adoptèrent avec empres- 
sement et qu'ils sanctionnèrent par leurs signatures. (*) 

Ce règlement ctoit ainsi conçu : 



0EPA30BAIIIE OEl^E- 
CTBA. 



ORGANISATION DE 
LA SOCIÉTÉ. 



ObujecrriBO IIcnbimameAeu TTpu- 
ptubi btj Mockb1> e^HiicrnBeiiHO 
3aîiMemcH EcmecmBemioio ïlc.ino- 

pï'ciO H HayKîlMH, KT> IieH OI11HOCH- 

miiMiicH , KaKi»-mo: AmimoviieH), 
coôcinBeiiiio rnaR*b Ha3WBaeMOfo , u 
cpaBinimeAbiioio ÀiiamoMÏeio, Xh- 

MÎeiO, (pH3l!KOK>,CCAbCKOIO ^KOIIO- 

MÏeio n moMy noAobiibiMT». 

2. 

rAaaHbia npMMcnrb OfiiuecniBa: 
< 'A'fc.Mitnb ii3B'b( iiihok) EcuiecrriBeH- 
1I}H) Ilcmopïio o6iunpHoâ Poccïh- 
ckoh II Miiepïii. OcoôeHHO cina- 
pami.ca 0110 f>y4<mu> , no B03UOX- 
Rocmn , Ab-^anib omKpbimlfl bi» 
maEMxii iipoii3B(Meiii/ixî> , koiiio- 
pr.ia Moiviub ( (tciii.ip.iinib ompaCAB 
rnoprouAit ,\.\h numéro Ome-ie- 
^ niiia. 



i. 
LA SOCIÉTÉ DES NA.TURA- 
L1STES DE MOSCOU s'occu- 
pera uniquement des L'HISTOIRE 
NATURELLE et des SCIENCES Y 
relatives telles que V Anatomie 
humaine et comparée , la Chimie , 
la Physique , l'Economie rurale 
etc. . . . 

2. 
Un dos buts principaux de la 
Société ser.T, de faire connaître 
l'histoire naturelle du -vaste Em- 
pire de la Russie. Elle sY-lïor- 
cera surtout de faire des décou- 
vertes dans les productions qui 
peuvent devenir un objet de com- 
merce pour le pays. 



' , l'eu de temps avant l'impression de ce rèlgement , la Société s'étoit attachée com- 
i • membres Mrs. le I). Scbmitz, Th Renner, Londe6, Repoinsky, Perofsky, 
Mtiller, TcbebolarelT, Knblmann, Langner; et coin me «lèves Mrs. Bolcbarefsky, 
Mansonroff, Marlius , Nietbe, Riseuko , Savi , Schonlein, Weidenbammcr. 

Que ce règlement lut refondu entièrement à la nouvelle organisation du 4 Nor. 
1S07 a été dit dans le tecond So\, de* Mémoires, p. VII. 



XIX 



Oho 6y4emi> coônpanib bt» Teo- 
rpa(f>HHecKOMb nopn^Kt bCÊ ecme- 
cmBeHHbifl npon3Be4eHÏ'a Poccïn- 
CKaro Tocy^apcmBa , no vacirm 
MHHepaAorÏH , BoinaHHKii, 3ooao- 

rïtl , 3eMAe4iAÏH H IlpOMMUÏAeHHO» 

cniii, Bt HawfepeHÏH pacnoAaraiTib 
hmh coo6pa3HO ce^bMOH cmanibH. 

4- 

Bi> ceun» npe^noAoacenÏH oho 
nocmapaemca 3aBecmn nepenncny 
co BcliMH npocBÉii^eHUbiMw h yie- 
HMMH MysaMH, KOinopwe Moryrni. 
flocraaBKmb esiy cboh HaÔAio^eHÏfl 
bt» pa3cy*4eHÏn pa3Hbixi> cmpam» 
Poccïn. 



o. 

Elle rassembleradans une suite 
géographique , toutes les produc- 
tions de la Russie en fait de Mi- 
néralogie, de Botanique, de Zoolo- 
gie, d'Agriculture, et d'Industrie, 
pour en disposer suivant l'article 
sept. 



4- 

Elle entretiendra à cet égard 
une correspondance avec tous les 
hommes éclairés et savans qui 
pourront lui fournir des observa- 
tions sur plusieurs points de la 
Russie. 



OfiiuecmBO 6y4enrb Becmn cmi- 

COK-b OnbimOBl. , M 31» KOHX1» K3ÔH- 

pamb ôy^emi» npenMyinecruBeHHo 
nrfe , Kornopwe cAyxanxb ncHOBa- 
HÏeMb KaKoû-iiiiby^b meopïa. 

6. 

06uu?cnjBO 6y4emi> nîWÉmb 4py- 
roH criHCOKi» bs.Ijmt» m'ÈMi» npe4- 
jiemaMi , koh 6y4ymi> esiy 40cma- 
BAaeMbi omi ^.leHOBi» ero, hah omi» 
ocobb nocmopoHHHXi». Cew cmi- 
coKi» 6)'4erni. coo6m,aein» IlyoAairf). 

7' 
Bci> npe4Memw , npïo6p1>mae- 
Mbie OôinecrnBOMi» , ecmecniBeH- 
Hbie ah mo , hah HCKyccniBeinihie, 
maKxe bc'6 npuromoBAeHÏH (npe- 
napamw), 4lîAaeMbifl 'iAenaam aas" 
()6niecmBa , 6y4ymi» xpamimbc» 
bi» T\Iy3e1> EcniecinBeHHoii Hciuo- 
pïn H.MnepamopcKaro MociîOBCita- 
ro yHHBepcHmema ; OôiuecmBo ne 
Moacenib yuoinpebmiib hxt» Ayiuie, 



La Société tiendra un registre 
d'expériences à répéter, parmi les- 
quelles elle choisira de préféren- 
ce celles qui servent de base à, 
quelque théorie. 

6. 

La Société tiendra un autre 
registre sur tous les envois qu'on 
lui fera. Ce registre sera soumis 
aux yeux du public. 



Tous les objets d'histoire natu- 
relle ou d'arts , que la Société 
acquerra, toutes les préparations 
que les membres auront faites 
pour la Société , seront dépo- 
sés au Muséum impérial 
d'Histoire naturelle de 
Moscou , la Société ne 
pouvant mieux apprécier ses 
acquisitions et ses ^découvertes 



XX 



KaKTj TO.A'ïiAaBï/HX'b nO.ICCHblMH fl..\R 

IlybAin; h. 

Tlpusibz. Cm npe^MeiTTbT 6y i yinî> ce- 
^epjKnini.CH m. oto6eHHom. cnutKt, 
il osn.MPmi.tfl orc>6.iUBbiM'b 3Ha- 
eojii, no Dbiôopy OômecmBa. 

8. 

ComeemBO, jKe^a^ manxe #o- 
crnaBHinb CBliAeiue l lAenaMi» cbo- 
irah o iioBbixij orriKphimïflxi. , j&- 
.Aae.Mbixi» 4pjriiMH jqeiibiMH M y- 
«Mu, coc4HHiimca ci» yieHWMH 
piHormpuHi^aMii , upniAacHBi» mxtj 
coo6n;arnr» e.My bc15 ii3ïi'fecrnÏH , 
na cameAb il o paciipotrnpaHenïa 
naym, KomopbiMH oho 3aHHMaem- 

CJI 

'JAEHbl OEILÇECTBA. 

9- 
OômecmBO HM'feem'b 6wmb co- 
cmaBAfiio H3T» lAeHOBfe npiicym- 
crriByionuix-bH omcyrncniByioiiuix'b, 
h l lAenoBb noieniHbix-b. 

10. 
T Imo6ij 6bimb npwHflrny bt> mhc- 
ao Maciiobtj 06m,ecmBa , hvsho: 

i) Bbirnb Tipc4cinaBAeny k15mt>- 
aw6o H3Tj 'Iachobt» OHaro , Komo- 
pou 6bi pynaAcs 3a CBOiicrnBa h 
]i03Hanifl xeAuiouutro Bcuiynumb 
bi> M.Aeiibi. 

3 ) ÏIpe^crnaBumb Ofîm;ecmRy 
k; Koe iui6y4b pa3cy/Menïe, h.mi 

6blIIIb ABITIOp<J.M'b CO'IHHeHÏfl, H3Bb- 

cniHaro bi> yieno.M-b cBlsnil). 

3) rio^Bcpruynib ce(ÎH ôa.tomH- 
poBanÏHi n iiMhrrib «b CBOH) H0A&8V 

Jlipil Ht'lIlBtpilHI lOAOCOBb. 

1 I. 

Ka/K^ow '[.vin» oonaaii'b npo- 
VeCIDb Bij CBOIO o'ioprAh comiiiichïc, 

BâBAeienïe , hah nepeBo,vb. Uni- 



qu'en les rendant utiles au pu- 
blic. 

Note. Ces objets seront consignes dans na 
catalogue particulier et porteront uue 
inarque au choix de la Société. 

8. 

La Société roulant aussi met- 
tre ses membres au courant des 
dérouvertes faites par les autres 
savans , s'associera des savans 
étrangers , en les invitant de lui 
communiquer, toutes les notices 
qui pourront avancer la science. 



MEMBRES DE LA SOCIETE. 



La Société sera Tonnée de 
Membres résidans et non rési- 
dans , et de Membres honoraires. 



io. 

Pour être admis au nombre des 
Membres de la Société il faudra: 

i° Avoir été présenté parmi 
membre qui fera un rapport avan- 
tageux du caractère et des cun- 
noissances du récipiendaire. 

2° Avoir donné un Mémoire à 
la Société, ou être auteur d'un 
ouvrage connu dans le monde sa- 
vant. 

5° Etre soumis au scrutin et 
réunir les trois quarts dus suffra- 
ges des votans. 

1 1. 
Les membres seront tenus de 
lire à leur tour, des ouvrages de 
leur composition , des extraits ou 



XXI 



rômM wa Boiipocw , npe^Aarae- 
jibic Ofiu^ecmBOMij , He 6y^ymi> no- 
inrnaeMW nepioAH4ecKn»rb 'iine- 

HÏeiMb. 

12. 
CoiHHenïa cïn Morynrb 6bimb 
Tipe4cmaBAfleMhi Ha Poccïhckomtj , 
Aammn'KOMij , <J)paHLry3CKOMT» , 

Alir.AHHCKOMTj , HmaAÏaHCKOMb HAH 
H'ÉMCl^KOMl» H3UlKâXli. 

i3. 

OmcymemByioiuïe l lAeHhi , ko- 
mopbie ôjvtyriTb bt> neperiHCKb cii 
Obiu,ecrnBOMij h no BpeivieHaMb co- 
oômairib eMy n3Bl>crnïfl o cbohxî» 
njpyAaxTj hah omKpbimïtix'b , xb- 
AaeMbixi» bi> wlicnit mxti npeôbiBa- 
nïfl , 6y4ymb Kaar^oû ivi1)cjiirb no- 
.Ajianib atypHaATj , Komopoa 06- 
u^ecmBo H3^aBamb HaivrÈpeno. 

14. 

Mypnajib cen By^emb co^ep- 
xamb eb ce6~È : 

j) Tîo^po6HoeonncaHÏe omKpbi- 
mïA 06u»ecmBa. 

2) M3Blicmïa 060 bCÈxt» omKpw- 
mïflxi) Bb mfexb iiayKaxb , Komo- 
pbia c ocmaBAHiomii npe^Memb O6- 
HjecniBa. 

3) HoBbin ^iîflHïff, co^eparauifïH- 

Cfl BT» COIHHeilïflXb , Bbixo^ainnx-b 
BT> CB^mi). 

OmoyrncmByiomïe T lAeHhT6y4ynrb 
o6fl3aHbJ oniBfwamb «a pa3iibieBO- 
npocw, Komopwe n\i-b npe^Aarae- 
mw 6y4ymi> orm> OôruecrnBa > maK- 
*ce irpHCbiAamb ki> HeMy cboh co6- 

CUlBeHHblfl Ha6AH14eHÏH HAH H3BAe- 
T ieHÏfl H3Ti HOBÈÛUIHXb CO'JHH.eHÏÎf . 



des traductious. Les rapports de- 
mandés par la Société ne pour- 
ront être comptés comme lectu- 
re périodique. 

12. 

Les mémoires et autres travaux, 
peuvent être présentés, en langue 
russe , latine ^française , anglaise, 
italienne ou allemande. 



Les membres non résidans qni 
correspondront avec la Société, 
cl lui adresseront de temps à autre, 
des notices sur leurs travaux , 
ou mêmes des découvertes, qui se 
font dans leurs contrées , rece- 
vront tous les mois le Journal 
que la Société publiera. 

14. 

Ce Journal contiendra : 



1) Les détails des découvertes 
de la Société ; 

2) L'annonce de toutes les de- 
couvertes, faites dans les sciences 
que la Société cullive ; 

5) Les faits nouveaux qui pour- 
roient être contenus dans des 
ouvrages nouvellement imprimés. 

i5. 

Les membres non résidans s'en- 
gageront: à répondre aux diffé- 
rentes questions , qui pourroient 
leur être présentées par la So- 
ciété , et à lui envoyer leurs ob- 
servations particulières ou des ex- 
traits d'ouvrages nouveaux. 



\> 



XXII 

CEOPM OEIIÇECTBA. 

iG. 

Ha H3^epavKn Oônjecmea na3- 
uaMaerriCH 4Ba po4a e6opoBi>: 0411111» 
onpe r \l3AeHHOâ , a «apyroii npon3- 

BOAbllOlï. 

Cbop-b onpM'feAeHHOÎT cocma- 
BAflern-b 3o pybAea bi> ro4i> , non 
BHOcarnca orut Kaa^aro Vi.iena no 
inpeniHMi» ro4a. 

• 18. 

Côopii npOII3BOAbHOH cocruo- 

rinrb bij 40hpoBOAbnoM-b Ka*"4aro 
l lAena iipiiiiomeiini. Ilpiiaouiem'» 
cïh Morjmii ôbirnb 4ocrnaBAfre\ibi 
/ï,npeKinopy , i;omopoû o6A3a'Hi> 
BecrriH cierat oiiwmtj , rnaKate Kun-b 
ii Kaagaqeâ Oômecinna , h Ras^oti 
ailicfurb npe^cmaBAainb ohom Oô- 
iqccinBy 4AH CB'tî^eilÏH. 

CjMMa , Kornopafl iiM'ïiem'b ro- 

cmaBiinibCH n3tcn\î> c,6opoBi>, 6y« 

,\erm> ynompe6Afle.Ma na wciama- 

uie, nepeiiHCKy h moMy 110406110e. 

20. 

O '4o6poBOAbiihixTj no?KrpniBO- 
saiiÏHx'b, maKi> KaKt h noAapKaXb, 
noAy'iaeMbixT> OôinecmBOMi», ( >y- 
4oim> Bcer4a o6î>HB.\aeMO in» ïtfbxh 
»_vMepaxi> xypHana, Komopwe bt» 
tiio Bp^MH Bi>ixo4Hmb SyAjnrb ; a m» 
;;oi?n/k 104a ciiOBa iiaiie-iamacnicH 
o6m,ïu cnHCOKb Bcero , 'imo O6- 
mecinp.o noAyiHtnij KaKbonrb cbo» 

HXT» 'I V'IKlIllj , UiaKb H OIT11) 4py- 
THXb AH)6llin^AeH yiCHOCtllH. 



CONTRIBUTIONS DE LA SO- 
CIÉTÉ. 
16. 

Il y aura, pour subvenir aux dé- 
penses de la Société , deux sor- 
tes de contribution, l'une fixe et 
annuelle et l'autre volontaire. 

*7- 

La contribution annuelle fixée 
par l'état du trésorier n'excédera 
pas la somme de 3o Roubles. File 
sera prélevée à trois époques de 
l'année. 

18. 

Les contributions volontaires 
pourront être consignées par les 
membres qui le voudront, entre 
les mains du Directeur, qui en 
tiendra un registre conforme à 
celui du trésorier ; et le soumet- 
tra tons les mois aux yeux de la 
Société. 



«9- 

La Somme formée par ces con- 
tributions sera employée pour 
couvrir les frais d'impression, de 
correspondance etc. 

20. 

Les contributions volontaires , 
ainsi qne'lcs dons que la Société 
recevra seront toujours publics 
dans le numéro du Journal qui 
suit la donation. Et la liste gé- 
nérale , de tout ce que la Socié- 
té recevra, soit de ses membres, 
soit des amis des sciences en gé- 
néral , sera réimprimée à la lin 
de Tannée. 



XXIII 



ynPABAEHIE OEUIECTBA. 

ai; 
BcÈMn A^Manu ObmecmBa ynpa- 
e.i.TioiTiij ^HpeKmopî» , ABa CeKpe- 
mapa n Ka3Ha'ieii. 

22. 
^iipeKniopt HMiiepamopcKaro 
My3en HainypaAbHoii Iîcinopïn 
ecnib BMfecml) 6e3CMl>HHOH /l,npeK- 
mopi> 06m,ecmBa. 

23. 

CeKpemapHH Ka3naieu6y4yrma 
H36npaeMbi eacero^HO. 

24. 
MAeHbi oïh cocmaBamij KaHrje- 
Aflpïio ObiuecuiBa , h coe^mianicH 
ci> ^pyrtiMiT 4ByMH hah mpeMa l Ij\e- 

HaMH, 1IO 6o.\bUUHHCmBy rOAOCOBlj, 

AMi H3AaHÏa sypnaAa ObmecrriBa. 

BliyTPEHHEE PACÏÏOPJEKE- 
HIE OEUTECTBA. 

2 5. 

ObrqecrnBO 6y_4enrb cobnparnb- 

Cfl OAHH-b pa31> BTa He^'ÈAH). 

26. 

Tpy^'ii Co6paHia 6y.aynTb npo- 
wexcMunib bi> CA"fe,4yH>in,eMfc 110- 
pfl4Kt>: 

i) ByAenrb MHmaHa nepenncKa. 

l) 3ariHCKH, ^QCmaBACHHblH O6- 

inecmBy. 

3) OmB'femhi Ha 3anpocbi 3 npe- 
4AO»tenHbie ObmecrnBoiwb. 

4) Pa3tyac4eHÏH mf>xT> ^AeiiOB-b, 
Kornopbixis onepe^b HHrnamb bi> 

3aC'fe4HHÏH. 

5) CAOBecHbiH h3b%ïhpiiïh o6i> 
omKpbicriïaxi, ^pynix'b ^ocrnonpa 
MtiameAbHbixij npe^MemoBij. 



FONCTIONNAIRES DE LA SO- 
CIÉTÉ. 



21. 
Il y aura dans la Société pour 
fouctionaires un Directeur, deux 
Secrétaires et un trésorier. 

22. 

Le Directeur du Muséum im- 
périal d'histoire naturelle est en 
même temps le Directeur perpé- 
tuel de la Société. 

2 3. 

Les Secrétaires et. le trésorier 
seront élus pour un an et seront 
rééligibles. 

Ces fonctionnaires formeront le 
bureau de la Société et s'asso- 
cieront,, par la pluralité des voix, 
deux ou trois membres , pour la 
rédaction du Journal de la So- 
ciété. 

REGIME DE LA SOCIÉTÉ. 

25. 

La Société s'assemblera une 
fois par semaine. 
26. 

Les travaux de l'assemblée se 
feront dans l'ordre suivant : 

i)Lecture delà correspondance. 

2) des mémoires adres- 
sés à la Société. 

^) des rapports deman- 
dés par Ta Société. 

4) des mcmoirPS , des 

membres , qui devront lire dans 
la séan. e. 

5) Annonces verbales de décou- 
vertes ou de faits inlércssans. 



XXIV 



27. 

HMKaKÏa 4pyrïa pascyjs^eHÏH, 
HftHM'îiiomïfl cbh3w cb m^Mii nayrta- 
Mii , KomopbiMit 3aHUMaemcfl 06- 
mecniBO , Heno3BOAnmeAbHbi bo 
speMH 3aci^aHÏM. 

28. 
Kax^oMy l L\eny npe^ocmaB- 
AHerncfl npaBO npuBo^nmb 3hhko- 
iibiAij ocoôb Bb co6paHui Oôiue- 

CQIBa. 

2g. 
06n;ccraBO cb yAOBOAbcmBÏeMb 
no3BOAHeinii Haxo^umbefl ripn cbo- 
KXb coôpainaxb MAa^MMb numoH- 

HaMb BajKbj HM'ÊjORTUMb ocobeH- 
H)K) CKAOHHOCITIb Kb UlliMb 3HaHÏ- 
H.Mb ; KOITTOpblMII OHO 3aHHMaeinCH. 

3o. 

Ono nocmapaeinca eine 6oA'fee 
B03by4iunb Bb imxb cïro ckaoh- 
iiocmb mÈMb omAHMÏeMb , nnto 
6yAemb npHHHMarnb HXb Bb cboh 
Hachh , Kor4a ohh OKaafymb ceba 
moro 4ocinoHiibiMii. 



Toute discussion étrangère aux 
sciences que la Société cultive, 
est sévèrement exclue des séan- 
ces. 

28. 

Chaque membre a le droit d'a- 
mener des personnes de sa con- 
noissance aux séances de la So- 
ciété. 

29. 

La Société verra avec plaisir 

paroitre dans son sein , des élevés 

qui montreront du goût pour les 

sciences que la SOCIÉTÉ cultive. 



3o. 

Elle tâchera d'exciter ce goût 
dans ses élèves par l'honneur de 
les admettre au nombre de ses 
associés aussitôt qu'ils s'en seront 
montrés dignes. 



MoeKBa , a5 Ijoah 
i8o5 roAa. 



Moscou le 25 Juillet 
i8o5. 



Le fondateur de la Société fut nommé unanimement son 
Directeur à perpétuité. Messieurs Drougininc et Villers furent 
élus Secrétaires. 



A peine feu Monsieur de Mouravicff cul-il appris que la 
Société s'éloit formellement constituée et que ses séances 
avoient commencé dans la maison du Directeur, que, voulant 



XXV 

encourager et consolider cet établissement naissant , il en pré- 
senta le Règlement à l'approbation de SA MAJESTÉ , notre 
Auguste Souverain. 

Alexandre Premier honora dès ce moment la société 
de sa haute bienveillance et confirma son règlement. Les 
gouvernemens sages protègent toujours les sciences ; car la 
gloire attachée aux travaux des savans rejaillit sur la nation 
à laquelle ils sacrifient leurs talens et leurs veilles. 

La confirmation de SA Majesté fut notifiée à la société par 
la le ttre suivante : 



MocKOBCKaro Vhhbepchteta A. M. le Professeur Fischer de 
T. IIpo(i>Eccopy <|>umEpy. L'Université de Moscou. 



MiiAocmnobiH zocy^aph moh. 

ycep^ïeivrb BamHvrb bm ciiocnîi- 
MiecrnnoBaAii ki> octiOBanïio upn 
ÎMockobckomt» y HHBepcumenYB 06- 
JHecinBa iicnbimameAeH npnpo^bi. 
TOCyAVPb HMHEPàTOPTî no 
Bceno44aini1)HiueMy /J,0KAa4y mo- 
eMy o moMTa , npHHHBb no^Riirb 
re« cîj y4oBOAbcmiiïeMii , noBe- 

Xkxb MhIj ObTjHBIimb BaMT> BblCO- 

yaûuiee CBoe 6AaroBO.\eHïe. 



Monsieur ! 

Vous avez contribué par votre 
zèle à la fondation de la Socié- 
té des Naturalistes de l'Uni- 
versité de Moscou. SA MA- 
JESTÉ IMPÉRIALE a, sur 
mon rapport très-humble , ac- 
cueilli cette institution avec plai- 
sir et m'a ordonné de vous eu 
témoigner SA HAUTE bien- 
veillance. 



HcnoAH/iK cnMfc MOHAPIIiyH) En m 'acquittant de la volonté 
koato, npeôwBaio c* HCiniiHHbiMTj au MONARQUE je reste avec 
no'imeHïeivrb. — une estime sincère, — 



MlIX. MyPABbEBT). 



Michel Mouravieff. 



GaH. Ilemepô. Aarycma 16. 
i8o5. 

N°. 485; 



St. Pëtersb. le 16 Août. 
i8o5. 

N°. 485. 



jv 



XXVI 

Cette lettre ministérielle étoit accompagnée d'une lettre par- 
ticulière par laquelle son Excellence Monsieur de Mouravieff 
encourageoit le Directeur à réunir à la Société tous les hom- 
mes qui pouvoient 1 illustrer soit par leurs talens ou par leur' 
influence. 

La Société commença à publier ses observations dans un 
journal, et bientôt elle publia ses Actes sous le titre de Mé- 
moires de la Société' des Naturalistes de Moscou. 

Dès le moment que non-seulement les savans de profession, 
mais encore les amateurs d'histoire naturelle qui se trouvent 
en grand nombre parmi les seigneurs de cette ville, prirent 
part aux séances et aux travaux de la Société , le Directeur 
lit la proposition de choisir parmi les membres honoraires 
de la Société un Président digne de la représenter. Cette 
proposition fut acceptée avec joie et la Société arrêta dans 
la séance du 17 Janvier 1806 les articles suivans touchant 
l'élection d'un Président, et devant précéder les articles 21, 
22, etc. du règlement. 

IJepeaA cmambM. 1. article additionel. 

06mecriiBO H36npaeniîj n3i> no- 11 y aura un Président de ]a 

MemHi>ixi> cBOnx-b Habhobij, HM'fcio- Société, pris parmi les Membres 

îmixt iipc6i)iBanïe cbo« B-b MockbI), honoraires rcsidans à Moscou. 
IIpeaii/UHiua OôujecmBa. 

Iimopan cmamb/i. 2. article additionel. 

TIpeaviAeHniy npe^oernaBAHeincu Le Président dirigera toutes les 

npaito pa3iio.\ariimi» urliMH ^feA.iMn opérations de la Société; sera 

(Joniff 11111a , naaiiaiamb 411H ,v\;i chef du bureau, fixera les jours 

PKClTipaopAHHapHblxfe 3arf>AafUM H des séances; et jouira de toutes 

DOAbSOBainbCfl Bcb.Mii iipeHMyme- les attributions attachées à cette 

cniBaMu , coeAHHeHHbiim cî> chmi> charge. 

BBaBÏeM'b. 



XXVII 

Tpemb/i cmamb/i. 3. article additioneL 

B-b CAyia-fc orncymcmBÏ* , Tro En cas d'absence le Président 

bcÈmi, npaBaM-b ^tipeKrnopi 06- sera remplacé de droit et dans 

mecrnBa 3acmynacinb wicmo Ilpe- tontes ses (onctions par le Direc- 

SH^eHma. teur de la Société. 

La Société a élu pour son Président, Son Excellence Monsieur 
le Comte Alexis Razoumoffsky, Membre honoraire de la Société 
résidant à Moscou. Son Excellence a bien voulu accepter cet 
emploi. 

Plusieurs arrêtés se suivoient à mesure que la nécessité ou l'uti- 
lité de la société l'exiceoit. Nous en citerons les suivans : 



ARRETE 

PORTANT L'ÉTABLISSEMENT 
DUN FOND PERMANENT POUR LA SOCIÉTÉ. 

Séance du 27. ^ivril 1806. 

Sur la proposition faite à la Sociélé par Mr. le Comte 
Kvastoff en l'absence de Monsieur le Président: «defon- 
«der par une souscription extraordinaire un capital perma- 
« nent, dont les intérêts serviroient à faire exécuter toutes les 
«entreprises cpie la Société jugeroit nécessaires pour le Lien 
« et l'avancement de l'histoire naturelle en Russie ; comme : 
* i° Voyages dans l'intérieur de l'Empire, 2° acquisition et 
« transport d'objets d'histoire naturelle , qu'il importeroit à la 
<r Société de se procurer , etc. » 

Tous les Membres présens, et nommément Mr. le Comte 
DE Kvastoff, Mr. le Général P. G. KoUtousoff. Mr. le 
Comte Grégoire de Soltikoff , Mr. Pierre de Roch- 



XXVIII 

BTANOTT, Mr. PLATON DE BÉKETTOW, Mr. ALEXIS DE 

Pérofsky; Mrs. G. Fischer, P. Drouginine, Frédéric 
Villers; ayant saisi toute l'importance d'une pareille Ion- 
dation, ont, d'un commun accord, signé le vœu déposé 
dans les archives de la Société : «Qu'il soit ouvert un Livre 
«de souscription, à la tête duquel la délibération ainsi que 
«la proposition qui y a donné lieu, seroient inscrites , et 
«qu'il en seroit donné connoissanec indistinctement à tous les 
«Membres de la Société, afin que chacun puisse y inscrire 
«la somme pour laquelle il désire contribuer à celle utile 
«fondation.)) 

Le Livre a été ouvert et déposé chez le Directeur, le i!> 
du mois de Mai. 

Le même jour ont signé : 

Mr. le Comte Alexis RazoUMOFFSKy pour iooo R. 

Mr. le Comte P. KvaSTOFF .... pour ioo 11. 

Mr. le Comte Léon Razoumoffsky pour a5o R. 

Mr. Gotthelf Fischer pour So R. 

Mr. Frédéric Villers ..... pour 5o R. 

Mr. Alexandre de Dournof . . . pour 100 R. 

Mr. Alexis de Perofsky pour 5o R. 

Mr. le Dr. P'réderic Auguste Renner pour 5o R. 

Mr. le Dr. Frédéric Fischer . . . pour 5o R. 

ARRÊTÉ CONCERNANT 

LES SÉANCES DE LA SOCIÉTÉ. 

Séance du 27. Avril 1806. 

La Société a fixé le jour de ses séances ordinaires le i5 
de chaque mois, ou au plus tard le 16, si le ij lomboit sur 



XXIX 

un dimanche ou sur une fêle. Pendant les mois de Juin , 
Juillet et Août les séances seront suspendues , à cause de 
l'absence de plusieurs membres. La reprise des Séances se 
fera le i5 de Septembre, jour du couronnement de notre 
Auguste Monarque. Chaque année la Société célébrera ce 
jour la l'anniversaire de sa fondation. 

ARRÊTÉ du i5 Mai 

CONCERTANT LA CRÉATION DE DEUX 
SECRÉTAIRES -COPISTES. 

La société voyant que les travaux du bureau augmentent _, 
et désirant surtout que les manuscrits originaux des auteurs 
qui contribuent à la publication de ses actes, ne soient pas 
maculés à l'imprimerie , mais an contraire déposés aux 
archives de la Société, comme un objet précieux et intéres- 
sant pour tous les Membres ; arrête : 

i. qu'il soit élu, parmi les élèves associés à la Société, 
deux secrétaires-copistes. 

2. qu'il soit alloué à chacun d'eux un traitement annuel de 
cent Roubles. 

» 

Messieurs Martius et Lazarevitch Élèves-associés de la 
Société et Candidats du Muséum Impérial d'histoire na- 
turelle , ont été nommés Secrétaires-copistes de la So- 
ciété. 

L'un a quitté l'Université; et Lazarévitsch , un élève que 
la Société et son maître regrettent beaucoup, qui étoit 
déjà utile , en enseignant l'Histoire naturelle au Gym- 
nase de l'Université, est mort en 1808. 



XX \ 

ARRÊTÉ CONCERNANT 

LE PORTRAIT ET LA BIOGRAPHIE 

DE 
PAUL GRÉGORTÉVITCH dm • DÊMIDOFF. 

La Société voulant donner à Son Excellence Mr. le Con- 
seiller d'État actuel Paul Grégoriévitch de Démidoff , 
au/grand 1 bienfaiteur des sciences , de notre Université et de 
notre Musénin d'histoire naturelle en particulier , une foible 
marque de son estime, de la considération et du vif désir 
quelle a de contribuer à éterniser ses bienfaits dans les 
annales des sciences a arrêté : 

i. que son portrait seroit gravé au nom et aux frais de la 
Société, pour l'insérer dans ses Actes. 

2. que deux membres seroient élus pour rassembler , de 
son vivant , les matériaux propres à pouvoir publier un 
jour une biographie digne de ce grand homme, et 

digne de la Société. 

i i 

Mrs. le Professeur FrsCHER et P. DROUGININE ont été 
chargé de l'exécution de l'article second. 

La Société a fixé le nombre de ses élèves à douze et nom- 
mé dans la séance du 6 Novembre pour compléter ce ^om- 
bre , Messieurs de Kovalensky , de Dournoff, les Princes , 
Alexis et Jean Labanoff de Rostoff et Mr. de Rounitch. 

Des objots d'histoire naturelle, des livres et des dons pé- 
cuniaires furent envoyés de toute part pour concourir au but 
de la Société. 



XXXI 

Nous réserverons l'annonce des dons en argent- ainsi que 
l'état de la recette et de la dépense de la Société pour un 
compte rendu particulier qui sera communiqué à tous les 
membres que cet objet concerne. 



EXTRAIT du REGISTRE 

DES ENVOIS FAITS A LA SOCIÉTÉ 
I. POUR LA BIBLIOTHÈQUE, 

I. Mans, de Se HUBERT, ulcadémicien et Membre honoraire 
de la Société , s 

a fait présent à la Société de ses propres ouvrages; comme : 

i. Theoretische Astronomie. St. Petersburg, 1798. 3 Voîl. 
in 4- imt Fig. 

2. PoPULAERE Astronomie i r Th., entlialtend die Gescîiichte 

der Astronomie und die spharische Astronomie. St. Pe- 
tersb. 1804. 8. mit. Kupf. 

II. Mons. Langner, Membre et Libraire de la Société, 

a donné à la Bibliothèque de la Société les ouvrages suivans: 

3. Plantes équinoxiales d'Alexandre de Humboldt et Aimé 
Bonpland. 1 Livraison Paris , XIII. 180S, avec lig. in loi. 

(Mr. Langner s'est engagé d'en procurer la continuation à la Société.) 

4- Napoleone impériale, Napoleonaea imperialis, premier 
genre d'un nouvel ordre de plantes, les Napoleonées-, par 
Beauvois , in fol. allantiformi. 



XXX1L 

5. LâcepÈDE, Waturgeschichte tler Fische , als eine Fort- 
setzung von Buffon's Naturgeschichlc. A. d. Fr. v. Ph. 
Loos. Berlin. 1799 — i8o/|. 4 voll. in 8. mit illumin. 
Kupfern. 

G. Bolton's J. Geschichte der nierkwurdigsten Pilze. A. tl. 
Engl. y. Ch L. Wildenow. Berlin. 1793 — l 790* 3 vol!. 
8. mit vielen illuminirten Kupfern. 

III. G. Fischer, Directeur de la Société'. 
a présenté. 

7. Les Annales du Muséum d'Histoire naturelle de Paris. 
12 Cahiers in 4- avec figg. 

et quelques ouvrages de sa composition, 

8. AnATOMIE der Maki uud der ihuen verwandten Thiere. 
i r Band. Nalurgeschichte und Knochenbau der Maki. 
Mit 0.4 Kupfertafeln. Frankfurt i8o4- in 4* 

g. ESSAI sur les monumens typographiques de Jean Gutten- 
berg de Mayence , Inventeur de l'imprimerie. Mayence, 
1802. in 4- avec figg. 

IV. Mons. le Dr. John, Membre de la Société. 

a donné à la Bibliothèque son ouvrage : 
10. Versuch einer Méthode zur Unlersuchung der Mine- 
ralwàsscr, mit Darstellung einiger Eigenschaften des 
Wassers im allgemeinen. Moscau bei Langner, u. Leip- 
zig bei Rein, i8u5. 8. 

Cet ourrage a été repris par l'auteur. 

V. Mr. Nicolas de MOURAVIEFF Membre honoraire delà 

Société , 

a présenté à la Société les ouvrages suivans : 



XXXIII 

n. Lavoisier Traité élémentaire de Chimie. Seconde 
Edition, à Paris , 1793. 2 vol. in 8. avec fig. 

12. — — Opuscules physiques et chimiques , seconde édi- 
tion. Paris, an IX. 1801. 8. avec fig. 

i3. FoURCROY, Elémens d'Histoire nalurelle et de Chi- 
mie. Cinquième édit. à Paris , 179^. 5 vol. 8. 

14. de Bouillon-Lagrange, E. I. B. Manuel d'un Cours 
de Chimie, à Paris IX — 1801. 3 vol. 8 avec fig. 

i5. DE Brisson,, Math. Jacques. Traité élémentaire ou 
principes de Physique. Troisième édition, à Paris , an 
"V' III. 3 vol. 8 avec fig. 

VI. Le 8. Octobre. Aluns. ISENFLAMM , Prof, à Dorpat, 
Membre de la Société' , 

a adressé à la Société les ouvrages suivans de sa compo- 
sition : 

16. TAGEBUcH des anatomischen Thealers der kaiserli- 
chen Universitat Dorpat vom Jahre i8o3 — 1804. in 8. 

17. Prodromus myographise infantis a N. T. Lcop. de 
Junglîng defensus. in 8. 

18. Dissertât, de cornea ejusque obscurationibus defens. 
a Const. Guil. de Lindner» 

19. Djss. de organis respirationis animalium def. a Th. 
Herrmann Lùtkens. 

VII. Mous, le Dr. IIesard de Mayence, Membre delà 
Société , 

a donné à la Bibliothèque de la Société son ouvrage: 

20. Sur un Bamolissement remarquable des os du tronc 
d'une femme; avec des figures. Mayence , in 4- 

?» 



XXXIV 

VIII. Mons. GrinDEL 3 Professeur à Dorpat , Membre de la 
Société', 

a adressé à la Société son ouvrage: 

21. VERSUCH ùber die Natur der Blausiiure. Riga, 1804. 8. 

IX. Mr. le Dr. Fr. Guillaume Londes, Membre de la 
Société, 

a fait présent de ses ouvrages: 

22. Grundrifs zu Vorlesungen ùber Forst-und okonomi- 
sche Botanik. Zweyte veranderle Auflage . Goltingen, 
i8o3. S. 

a3. Handbucli der Botanik. Gottingen, i8o4- 8. 

24- Verzeichniss der um Goltingen wildwachsenden Pflan- 
zen, nebst Bestimmung des Standorts. Gottingen, i8o5. &. 

X. Mr. Langner , Membre honoraire et Libraire de la 
Société, a fait don des ouvrages suivans: 

a5. Humeoldt et bonplA^D , Plantes équinoxiaies } se- 
conde Livraison, fol. avec fig. 

26 Du MÊME , Recueil d'observations de Zoologie et d'A- 
natomie comparée faites dans l'océan atlantique, dans 
L'intérieur du nouveau continent, dans la mer du Sud, 
pendant les années 1799 — i8o3. Paris. i8o5.4 maj. fig. 

37. Lamouroux, Dissertation sur plusieurs espèces de fu- 
cus peu connues, ou nouvelles , avec leur description 
en latin et en français. I re Livraison : à Agcn et à Paris» 
i8o5. 4- avec 36" Planches. 

XI. Mr. le Dr. LiBOCHTTZ Membre de la Société, 
a fait présent de l'ouvrage suivant de sa composition : 

28. Beylrage zur nouera Ueilkundc. YYien, 1804. 2 vol. 8. 



XXXV 

XII. Le Directeur G. Fischer, 

a fait présent à la Société de son ouvrage : 

29 Muséum d'histoire naturelle de l'Université Impériale 
de Moscou. I re Partie, à Moscou, 1806 avec fîg. /j. 

XIII. Mr. le Professeur PoLITKOWSKY, Membre de la So- 
ciété , 

a fait présent de sa traduction russe de l'hygiène de Pisis: 

3o„ Hayua coxpanamb c'tsoe 3^a,opoBbe, h.ah pyKOBO^cmBO 
ki» rnr'i3Hl>. 180G. 8. 

XIV. Mr. le Professeur WensOVITSGH M. O. de la Soc. 

3i. Son ouvrage : de structura et usu secundinarum. Mos- 
quse. i8o3. 4- 

Acced. G. M. Richteri Animadversiones circa seciuir 
dinas gemellorum superfoelationem mentientes. 

M. eod. c- tab. Aen. 4°. 

32. SwAMMERDAIi , Ioannis , historia lnsectorum gene- 
raiis exbelgiea latiuam fecit Henricus Christianus Hen- 
ninius. Lugd. Batav. 173'i. 4- 0. fig. 

33. Crameri ars docimastica. 2 vol. 8. 

XV. Mr. le Professeur Isenflamm. M. n. r. de la Soc. à Dor- 
pat, ses ouvrages: 

34. Beschreibung dcr iiusscrn und înnern Beschaffenheit 
eiuer angebornen , vorgefallnen , umgeslùiplen Harn- 
blase etc. Doipal, 1806. 8. 



XXXVI 

XVI. Mr. Je Prince Daschkote M. h. de la Soc. 
Audebert et ViELLOT Oiseaux dorés et à couleurs 
métalliques, savoir: 

3:>. Histoire naturelle des grimpereaux et des oiseaux de 
Paradis. Paris. 1802. in loi. 

XVII. M. le Prof. STELZER M. h. de la Soc. 

30. Oeconomie der Futterkràuter von W eslring. 1 vol. 8. 

XVIII. Mr.leProf.de Mathaei. M. h. de la Soc. son édi- 
tion de: 

3j. Rufi Epliesii veteris ac celeberrinn medici opuscula et 
fragmenta graece. Mosquaj. 180G. 8. 

XIX. Mr. le Dr. HALIDAY , Mr. h. de la Soc. 

38. Ejus Diss. investigandœ crystalb" fodinarum œconomia? 
quséaàm p'ericùla prœsiaé G. C.Storr. Tubingœ. 1 ^85. 4°. 

3cj. Abraham Kaau BoERHAAYE historia anatomica infantis 
cujus* pars îriferiôr monstrosa. Pctropoli, iy5'|.,4 bislo- 
ria altéra. 17 j 7. 4- c. ilg. 

4o. Samuel ColliîsS System of anatomy treating of tbe bo- 
dv oFinaii, beasts etc. in tbe Savoy iG85. fol. avec lig. 

XX. Mr. RAMICH M. o. de la Soc. 

/|i. C. G. Erdmans Saminlung u. Bescbreibung von sacbsi- 
schen Giftpflanzen 179O. Manuscrit in fol. avec les plan- 
tes sécbées. 

XXI. Mr. le Prof. DviGUBSKY M. o. de la'Soc. Son ouvrage : 

J.2, Prodromus lauiiœ llossicaj, Gotling. 1804. 8. 

Wll. Mr. ]«• Dr. et conseiller de Collège de 1IUHN. M. 
Ord. de la Soc. 



XXXVII 

43. Son ouvrage: IlynieiuecmBïe btj Ma.iopoccïfo. Mockb». 
1806. 8. avec fig. 

XXIII. Mr. le Dr. de Muchin M. h. de la Soc. Ses ouvra- 
ges : 

44- De stimulis corpus humanum vivum afficientibus. Got- 

tingse. 1804. 8. 
45. P.!3roBopt> o noab3'B npiiBiiBaHÏ'fl KopoBbeil ocnbi. Mo- 

CKBa. 1804. 8. 
4'}. Pa3cyvK4eHÏe o cpe^emBax'b h cnoco6ax , b o»HBomBO- 

parnb ymonmwx'b. MocKBa. i8o5. 

47. Pa3cy^/T,eHÏe o 5Ke.iraou A]uepHKaHCKOÎï ropfl'iKla. M. 
1806. 8. 

48. ITepBbiH Haqaaa KoemonpaBHOil HayKH. M. 180G. 8. 

XXIV. Mr. le Comte Mellin. M. h. de la Soc. Son Atlas de 
la Livonie. 

XXV. Mr. le Dr. Schiemann. M. n. r. à Mitau. son ou- 
vrage : 

49. Baldohn. Mitau. 1799. 8. 

II. POim LA COLLECTION ZOOLOGIQUE. 

XXVI. Monsieur de PaSCHKOFF , 

a présenté une dent d'Eléphant fossile du mont Oural pour 
être déposée au Muséum d'Histoire naturelle de l'Uni- 
versité impériale de Moscou. Elle est grande et très- 
bien conservée. 

XXVII. Mr. le Conseiller de Collège Steven , Membre non 
résidant de la Société , 

a lait présent d'une peau d'Once (Felis uncia) qui a été 
transmise à Mr. Huguet afin de l'empailler pour le 
Muséum. 



XXXVIII 

XXVIII. Mr. le Conseiller d'Etat actuel et Chevalier Paul 

DE BÉMIDOFF, 

a fait présent de deux Gerfauîts , Falco gyrfalco, mâle 
et femelle, et d'un Choucas à collier, tacheté de blanc. 
Ils ont été empaillés par Mr. L. HUGUET , et placés 
dans le Muséum. 

XXIX. Mr. le Conseiller d'État et Chevalier de Stefhan ; 
Membre honoraire de la Société, 

a fait présent de plusieurs animaux empaillés , savoir: de 
Mus typhhis , Sorex moschatus , de sept canards, de 
l'huitrier, Haeinatopus ostralegus , de deux lézards, et 
de plusieurs œufs. Tout a été exposé au Muséum Im- 
périal. 

XXX. Mr. DE DotTRXOFF, Membre de la Société, 

a donné un paon , qui a été empailié par Mr. HuGUET 
pour le Muséum. 

XXXI. Mr. le Dr. ENTENMANN. Mr. O. de la Soc. 

L'omoplale fossile d'un éléphant trouvé dans la rivière de 

Mec lu étiez. 

XXXII. Mr. le Conseiller d'État et Chevalier Vscvolode de 
VSEVOLOJESKY. M. h. de la Soc. 

Une peau de tigre. 

XXXIII. Mr. le Conseiller de Coll. de Steven M. n. r. 
de la Soc. 

Une peau du Chaus? (félîs chaus r[ n//rf do GULDEN- 
STEDT/>,qui a été empaillée pour le Muséum. 



XXXIX 

XXXIV. Mr. Staehlin , Membre non résidant de la Société 
à Sarepta, 

a envoyé une peau d'Isatis (Canis lagopus) qui a été em- 
paillée par Mr. HUGUET. 

III. POUR LA COLLECTION BOTANIQUE. 

XXXV. Mr. le Conseiller d'État , Chevalier et Baron Mar- 
schal de Biebersïein, Membre honoraire de la So- 
ciété , 

a présenté des plantes séchées , des genres Scdsola , Ana- 
hasis , et Poljcnemum , peur l'herbier de la Société , 
pour servir de documens d'un Mémoire qui se trouve 
imprimé dans ce Volume. 

XXXVI. Mr. Alexis de Pérofsky, Membre de la So- 
ciété, 

a fait présent d'un herbier, dans lequel se trouvent beau- 
coup de plantes rares qui ont été rassemblées à Go- 
renki. 

XXXVII. Mr. Martius M. Ord. de la Soc. 
Des plantes séchées pour la Flore cle Moscou. 

IV. POUR LA COLLECTION MINÉRALOGIQUE. 

XXXVIII. Mons. de Peroffsky, Membre de la Société, 
a fait présent de quelques beaux Quarz. Ils sont pla- 
cés au Muséum. 

XXXIX. Mr. le Prince Alexandre Galitzine , 

a fait présent de quelques mines de fer de Lipetzk* 

Elles ont été placées au Muséum. 



XL 

XL. Son Exe. Mons. de Pestel, Gouverneur général de la 
Sibérie M. h. de la Soc. , 

Quelques mines d'or natif et de plomb rouge de Bérésofï'. 

XLI. Mr. Roger M. h. de la Soc. 

Un géode singulier en pyramide avec des cristallisations 
de Quarz, trouvé à Kaïnardji. 

XLII. Mr. le Conseiller de Collège et Dr. Sande:; , M/h. 
de la Société , 
Une collection de mines d'Orcnbourg composée de deux: 
cents échantillons. 

V. POUR LA COLLECTION PHYSIQUE. 

XLIII. Mr. le Général et Chevalier de TcHESMiNSKY , Mem- 
bre honoraire de la Société, 

a fait présent d un Microscope solaire. 

XLIY. M. le Conseiller d'Etat actuel et Chevalier Nicolas de 
VsÉvolojsky , M. Ord. de la Soc. , 

a fait don à la Société d'une machine pneumatique avec 
tout son appareil. 

VJ. POUR LA COLLECTION d'ANTIQUITÉS 

et dARTS. 

XLV. Sou Exc.Mons.Jle Prince Nie. Galitzin, M. h. de la Soc. 

Un vase romain couvert de sèrpulés \ un morceau très- 
précieux de belle grandeur. 

XLYI. Mons. de Dour^ott , Elève de la Société, 

a présenté une rose, imitée en cire par lui-même. La So- 
ciété l'a jugé digne d'être exposée au Muséum. 

(La suite au second Volume.) 



LISTE 

DES MEMBRES 
DE LA SOCIÉTÉ IMPÉRIALE 

DES NATURALISTES, 

DEPUIS SON ORIGINE JUSQU'AU I er JANVIER l8l2. 



VJ 



LISTE 



S 



DES MEMBRES ORDINAIRES, 

HONORAIRES ET ADJOINTS , 
COMPOSANT LA SOCIÉTÉ IMPÉRIALE DES NATURALISTES. 



•> 



BUREAU DE LA SOCIÉTÉ. 

A résident : Comte Alexis de Razoumofsky, Ministre 
de l'instruction publique, Sénateur, membre 
du Conseil d'Etat, Conseiller privé actuel 
Chevalier de l'Ordre de St. Alexandre Nef- 
sky et de St. Vladimir première classe etc. 

Vice-Président: Paul Golenichtcheef - Koutousoff , 
Conseiller privé , Sénateur , Chevalier de l'Or- 
dre de Ste. Anne, première Classe , Curateur 
de l'Université etc. 

Directeur: Gotthelf Fischer Conseiller auliqne de S. M. I., 
Chevalier de l'Ordre de St. Vladimir qua- 
trième Classe, Docteur en Philosophie et en 
Médecine, Professeur - Demidovien, Direc- 
teur du Muséum Impérial d'histoire natu- 
relle, Correspondant de l'Académie Impé- 
riale des sciences et de la Société I. écono- 
mique de St. Petersbourg , Membre de la 



XLIV MEMBRES ORDINAIRES 

Soc. physico-médicale et de plusieurs Socié- 
tés savantes étrangères. 
Secrétaires: Pierre Drouginine, Conseiller aulique de S 
M. I. Chevalier deFOrdre de St.-Vlad. 4™ 
Classe , Directeur des Ecoles et Adjoint de 
l'Université Impériale de Moscou , pour la 
langue russe. 

Frédéric Vjllers, Maître es arts et lec- 
teur à l'Université de Moscou, pour la lan- 
gue Françoise. 

Secrétaires copistes: Michel Ri ziîsko. 

Pierre Leslivsky. 

MEMBRES ORDINAIRES. 

i. Résidans A Moscou. 

ADAMS, Michel Ivan. Conseiller de Cour,, Professeur de Bo- 
tanique à 1 Académie médico-chirurgique. 

BOUTTOURLINE , Comte Dinitri Petr. Chambellan actuel 
de S. M. I. (iG Dec. 1807.) 

Bouttaz,, François Iacobl. Dr. en Médecine. 

CzETTER,, Samuel, Artiste de l'Université, Enlomologue. 
(16 Nov. 1807.) 

DviGUBSKY Jean, Dr. en Médecine, Conseiller de cour, 
Chevalier de l'Ordre de St. Vladimir 4 e,ne 
Classe, Professeur, Membre de la Soc. Phys. 
méd-et de plus. soc. savantes étrangères. 

ËKTENMAKW,, Frédéric-Jacques, Ass. de Coll. Prolochi- 
rurgien et Opérateur . Membre de la Soc. I. 
économique de St. Pét. de la Soc. phys. mé- 
dicale de Moscou, etc. 



RÉSIDANS. LXVCA^ 

FERRY, Jean - Baptiste - Timothé , ci-devant Professeur de 
Limoges, Membre de plusieurs sociétés sa- 
vantes. (3o Avril. 1810.) 

FlSCHER , Frédéric, Dr. en Médecine, Botaniste et Inspec- 
teur du Jardin botanique de Gorenki , Mem- 
bre honoraire de l'Université Impériale de 
Moscou, de la Soc. physico-médicale , photo- 
graphique , etc. 

GOLDBACH, Chrétien Frédér. Professeur d'Astronomie, (élu 
en i8o5, mort en 1812.) 

Grousinoff , Elie, Conseiller de Cour, Professeur d'Ana- 
tomie. etc. 

Haas , Frédéric - Joseph , Dr. en Médecine Conseiller de 
cour, Chevalier de l'Ordre de St. Vladimir 
4 eme Classe, et Membre déplus. Soc. sa- 
vantes. 

Helm, Frédéric-Gustave, Pharmacien de l'Université Impé- 
riale. 

HENNIG, Jean, Pharmacien. 

Herrmann , Jean Chrétien Godefroi , Botaniste de S, E, 

Mons. le C ,e Razoumoffsky. 
HïLTEBRANDT, Dr. en Méd. et Chirurgie, Conseiller de Cour, 

Chevalier de l'Ordre de St. Vladimir 4 era€ 

classe, Professeur, Membre de la soc. phys. 

méd., de la Soc. royale de Gôttingcn etc. 

HOFFMANN, George François, Conseiller aulique de S. M. 
I. Dr. en Médecine , Professeur et Direc- 
teur du Jardin des plantes de l'Université, 
Membre de la Soc. éconoin. I. de St Pé- 
tersb. ; et de plus. Soc. étrangères. 



XLVI JIEMBRES ORDINAIRES 

Jae^tSCH, Charles, Dr. en médecine , Conseiller aulique, 
Professeur de Pharmacie à l'Académie I. 
médico-chirurgique, membre de la Soc. phy- 
sico-médicale etc. 

KoTELNITZKY, Basile, Conseiller de Cour, Professeur à 
l'Université Impériale. 

LAVALLÉE , Dr. en Médecine, Professeur, extraordinaire à 
l'Académie médico-chir. à Moscou (le 25 Nov. 
1810). 

LlBOSCHUTZ, Salomon, Dr. en Médecine, membre de la Soc. 
physico-médicale. 

LoNDES , Frédéric Guillaume, Dr. en Médecine , Botaniste 
de S. E. Mr. le Comte A. Razoumoffsky à 
Gorenki. (mort en 1807.) 

MARTIUS, Gotthelf, Médecin. 

Morel, Pierre, homme de lettres. 

MuLLER, Jean- Jacques, Pharmacien. 

PEROFSKY, Alexis, Dr. en Philosophie, membre honor. de 

l'Université I. , etc. 
B.AMICH, Charles, Médecin, Botaniste. 
RENIER, Frédéric-Auguste, Dr. en Médecine. 

RENNER , Théobald, Conseiller de cour, Professeur de 
l'Art vétérinaire à l'Université Impériale , 
Membre de la Soc. physico-médicale etc. 

REPKTNSKY, Tbéodor Jacobl , ancien ollicier aux gardes, 
botaniste. 

ReUSSj Ferdinand-Frédéric, Dr. en Médecine, Conseiller de 
cour , Chevalier de l'Ordre de St. Vladimir 
4 cmi classe , etc. 



RÉSIDANS. XLVIÏ 

Roger, Alexandre , Économe. 

Rounitz, Dmitri, Conseiller d'État, Chevalier de plus. 
Ordres. 

SALVATORI , Antoine -Marie , Dr. en Médecine et Chirurgie, 
Chevalier de l'Ordre du Soleil de Perse de 
2 eme c ] asse . Associé correspondant de l'Acar 
demie Impériale des sciences de Turin, mem- 
bre de la Soc. physico-méd. etc. (le i5 Mai 
1809.) 

Schaeffer, George, Dr. en médecine , membre delà Soc. 
physico-médicale. 

Schmitz de Bré, Dr. en Médecine , Membre de plus. Soc. 
savantes. 

Tauber, André, Adjoint de l'Université Impériale. 

TAUSCHER, Auguste-Michel, Dr. en Philosophie, Natura- 
liste de S. E. Mr. le Comte Al. de Razou- 
moffsky. 

ViETiNGHOFF, Baron Boris, Conseiller intime , membre de 
plus. Soc. savantes (le i5 Nov. 1809.) 

VsEVOLOJSKY , Nicolas , Conseiller d'État actuel^ Chevalier 
de l'Ordre de St. George , Vice-Président de 
l'Académie médico - chirurgicale et membre 
de plus. Soc. savantes. 



SECTION DES MEMBRES ORDINAIRES 
NATURALISTES RÉSIDANS 



DE LA 
ZOOLOGIE. 



VsÉVOLOJSKY. 
VlETINGHOFF. 

Steven. 

Adams. 

Tauscher. 

DviGUBSKY. 
CZETTER. 

G. Fischer. 



DE LA 
BOTANIQUE. 



DE 

L'ORVCTOGNOSIE 

ET GÉOGNOblE. 



Hoffmann. 

Fr.. Fis cher. 

Steven. 

Adams. 

Hiltebrandt 

Repnixsky. 

FiAMICH. 

Peroffssky. 
ITelm. 
Hennig. 
Marti us. 



Ferry. 
Tauber. 
Vietinghof. 
G. Fischer. 



Dli 

L'ANATOMIE ET 

PHYSIOL. 

COMPAREE. 



Th. Renner. 
Grusinoff. 
G. Fischer. 



DE LA SOCIÉTÉ IMPÉRIALE DE S 
A MOSCOU. 



DE 

L'ANATOM. ET 

PHYSIOL. 

HUMAINE. 



DE LA 
PHYSIQUE. 



DE LA 
CHIMIE. 



DE L\ 
TECHNOLOGIE. 



DE 

L'ECONOMIE 

BURALE. 



Grusinoff. 

HlLTEBRAUDT. 

Haase. 

SCHMITZ. 

Schiffer. 
Salvatori. 
Th. Renner. 
G. Fischer. 



Rbuss. 

BoUTIOURLINE 

Ferry. 

DviGUBSKY. 

Salvatori. 



Reuss. 
Ferry. 
Lav allée. 

DviGUBSKY. 
RoUNITZ. 

Muller. 
IIelm. 



DviGUBSKY. 

MORELL, 



Roger. 

F. Fischer. 

REPN1NSK.Y. 



VIJ 



MEMBRES ORDINAIRES 

2. NON RÉ S ID AN S. 

ACHARIUS, Erick, Docteur en médecine, Professeur à 

Stokholm. 
ALBERS , Dr. en médecine à Brème. 
DANDRADA, Professeur à Lisbonne. 
BACH, Frédéric-Auguste, Dr. en médecine et chirurgie, 

assesseur de collège , Médecin de S. Altesse 

Impériale le prince George de Holstein-Ol- 

denbourg à Twer (le 1 5 octobre 1809). 
BaRTON, Benjamin Smith, à Philadelphie (le i5 janv. 1810). 
Bern HARDI , Dr. en médecine, Professeur à Erfurt (le 2S 

nov. 181 o). 
BiEneMANN , Dr. en droit , Professeur à Casam 
Bois'PLAND, Aimé. Botaniste à Paris (i5 nov. 180g). 
BoRNOVOLOKOFF , Tertius, conseiller de collège, chevalier 

de l'Ordre de Sic. Anne de la 2 e classe à 

Pétersbpurg (le iG mai 1808). 

Bouvter, Dr. en médecine à Paris (le 16 mai 1809). 

Bkahm, Nicolas-Joseph, Licencié et Avocat, auteur ento- 
mologiste à Aschafïenbourg. 

BRAUN , Jean, Dr. en Médecine, conseiller de cour, Pro- 
fesseur à Casan (le 18 sept. 1807). 

Bkocttant, Professeur à Pezay. 

Bi\0( KiiAt sen , Cli. Guillaume Ministre prot. à Roop dans 

le cercle de Riga. 
Brongniart, Alex. Professeur à Paris, etc. 



NOtf RESIDAIS. Ll 

Brotze , Professeur à Riga. 

Buch , Leopold de, Minéralogiste à. * v 

Caro , Docteur en médecine, à Vienne , (le i5 mai 1809). 
Cederhielm, Dr. en médecine àPétersbourg (mort en ï8io). 
Clarus, Dr. en Médecine et Professeur à Leipsig. 
Comparetti, Professeur à Padoue. 
Conradt, Dr. en Médecine, à (le 18 sept. 1807). 

Crevé, Charles, Conseiller aulique , Docteur en Méde- 
cine et Médecin de S. A. Mr. le prince de 
Nassau-Usingen à Ellfeld. 

Crome , G. E. W. Dr. et Prof, à Mogelin près Wrietzen 
sur l'Oder le (16 déc. 1807). 

DrumpelMANN, Ernest Guillaume, Dr. en Médecine, et 
membre de plus. Soc. Savantes, à Riga (le i5 
février. 1809). 

Driander , Jean, Dr. en Médecine, Bibliothécaire de la 
Soc. royale de Londres. 

Dumeril, Constant, Dr. en Médecine, Prof, à Paris (le 16 
mars. 1808). 

Eckhoee, Dr. et Conseiller aulique à Mitau. 

Ehrmann, Jean-Chrétien, Docteur en Médecine à Frank- 
furt sur le Mein. 

Engelhar'DT, Morilz von, Minéralogue à Dorpat (le 16 
janv. 18 r 1). 

ESMARK , Professeur à Kongsberg. 

FrieBE, Guillaume-Chrétien, Inspecteur des écoles, se- 
crétaire de la Soc. économique à Riga (mort 
en 181 1). 



LU MEMBRES ORDINAIRES 

FoRTtTNATOFF, Alexis , maître d'histoire naturelle à Vologda. 
Freiecleben , Jean - Charles , Conseiller des mines à 
Freiherg. 

Froloff, Pierre, grand-officier des mines à Barnaoul. 
Froriep, L. Fr Docteur en Médecine, Professeur à Halle, 
FUCHS, Professeur à Casan. 

Gall , François-Joseph , Docteur en Médecine à Vienne. 
Galvani , Professeur à Bologne. 

Gerrmanis", Conseiller aulique et Professeur à Dorpat. 
(mort en 1810). 

GlMBERNAT , Charles, Sub-Dîrecteur du Muséum d'histoire 
naturelle de Madrid. 

GoODwlN, Edmundi Docteur en Médecine à Edinbourg. 
Grahl, Dr. en Médecine à Perm (le i5 mai 1809). 
GRAPrENGiESER, Docteur en Médecine, à Berlin. 
Grindel, Conseiller aulique et Professeur à Dorpat. 
GRUB, Chirurgien à Nertschinsk. 

HarwOOD , Busiek , Docteur en Médecine et Professeur à 
Cambridge. 

Heinecken, Homme de lettres à Brème. 

Henisig, Jean Dav. Maître de philosophie au Gymnase de 
Tver. 

Heyer 9 Docteur et Professeur à Brunswic (mort en 180g). 

Home, Everard , Esquire, Membre de l'Académie royale 
des sciences à Londres. 

Hoff , Docteur en Médecine , Professeur à Vienne. 



NON RÉSIDANS. LUI 

ÏLLIGER, Jean-Charles-Guillaume , Membre Je plus. Soc. 
sav. , Entomologiste, et Directeur du Mu- 
séum à Berlin. 

Lot ni, François Alexandrov, Conseiller de Cour,à Pétersbourg 
(le i5 avril. 1808. 

Isenflamm, II. F. Conseiller aulique, Docteur en Méde- 
cine et Professeur à Erlangen. 

Juntzel , Professeur d'histoire naturelle à Vilna. 

Relch, Docteur en Médecine, Professeur à Rônigsberg. 

Kersting, George-Guillaume, Médecin vétérinaire aux 
haras Impériaux à Pachrino. 

RlELMAIER , K. F. Professeur à Tubîngue. 

KLAPROTH, Julius, Conseiller de Cour, Académicien extraor- 
dinaire à St. Pétersbourg (le a5 nov. 1810), 

Rnieriem , Jean, Naturaliste à Astrakhan, (mort en 1810). 

RœHLER, Docteur en Médecine, Professeur à May en ce (mort 

en 1807 ). 
ROENIG , Chrétien , docteur en médecine à Londres. 

Roerber , Conseiller de collège , inédecin en chef de 
l'hôpital près de Riga. 

Ruehn , Charles Goltlob , docteur en médecine, professeur 
à Leipzig. 

Rukolnick, Basile, professeur à Pétersbourg (le i5 mai 

1809). 
LABANT , docteur en médecine en Crimée ( le 11 nov. 1809). 
Lajard , Conseiller de légation en Perse (le i5 nov. 1809). 

Lamberti , Auguste de , docteur en philosophie à Dorpat 
(le 16 mars 1808). 



LIV MEMBRES ORDINAIRES 

LampADIUS , Guillaume-Auguste \ professeur à Freyberg. 

LANGSDORFF , docteur en médecine , conseiller de Cour ; 
Chevalier de l'Ordre de Ste Anne 2 da classe t 
académicien extraordinaire à St. Pélersbourg. 

Latreille, P. A. , professeur au Muséum de Paris , mem- 
bre de l'Institut , etc. 

LEONARD , Charles-César _, assesseur de la chambre éco- 
nomique , et minéralogiste , membre de la 
Société royale de Gottingue ; à Hanau (le 25" 
sept. 1809). 

LEVITSKY, Léon Stepan., maître d'histoire naturelle au gym- 
nase d'Aikhang-el ( le i5 nov. 1808 ). 
LôFFLER , docteur en médecine à Witebsk. 
MANGILI , Joseph , professeur à Pavie. 
Mann , docteur en médecine à Potsckepp en Ukraine. 
MARTELLI, Pierre., professeur à Lucques. 

MATHES , Jacques , dessinateur à l'Université I. de Rhar- 
koff (le i5 mars 1808 ). 

METCHERSKY , Prince Pierre, procureur supérieur au Sénat, 
Chevalier de l'Ordre de Si. Vladimir de la 
3 ème classe , à St. Pétersbourg. 

MECKEL, F. docteur on médecine, professeur à Halle (le 
i5 janvier 18 to ). 

Meyer, J. conseiller aulique, docteur en médecine à Offen- 
bach. 

Meyer , pharmacien à Francfort. 

Me VER , docteur en médecine à Berlin. 

Meyer , docteur en médecine à Brème. 



NON RÉSIDAIS. LV 

Mohr, Jacques, minéralogiste , en voyage en Sibérie. 
Muller, directeur du gymnase à Irkoutsk (le i5 déc. 1810). 

Nasse, Guillaume, conseiller de cour, académicien extra- 
ordinaire à St. Pétersbourg (le 25 nov. 1810). 

NlLOFF, Pierre, conseiller d'État , chevalier de l'Ordre de 
St. Vladimir 4 ime classe (le a5 sept. 1808 ). 

NoRDHOFF , Antoine-Guillaume, docteur en médecine (le 
3o avril 1810 ). 

NûRSTREMj, Oberhûttenverwalter, à Barnaoul (le 1 5 janvier 

1810). 
OBERLIN , Henri Gottfried , Dr. en médecine à Riga, 
(le 4 n <>v. 181 1). 

OCKEL , Dr. en médecine à Mitau. 

Ocken, Dr. en médecine , Professeur à Jéna (le i5 mai 1809), 

Olbers , Dr. en médecine à Brème. 

Oppel, Dr. en médecine à Munich. 

PANSNER, Laurent, Conseiller de cour, Dr. en Philoso- 
phie , attaché au dépôt des cartes de S. M. I. 
à St. Pétersbourg. 

PANZER , G. W. J. Dr. en médecine, à Nuremberg. 
PARROT , George-Frédéric, conseiller de collège, chevalier 

de l'Ordre de St. Vladimir 4 me classe, Profes- 

seur à Dorpat. 

PAVON , Botaniste à Madrid. 

Person, Docteur en médecine, actuellement à Paris. 
Pfaff , C. H. Docteur en médecine et professeur à Kiel. 
PlLGER, Théodor, Professeur à Rharkow. (1-e i5 mai. 1809). 



LVI MEMBRES ORDINAIRES 

Pischtchikoff, Daniel , Conseiller aulique, médecin à 

Taganrok. 
Proust , Professeur à Madrid. 

RamM , Docteur en médecine, Conseiller aulique, à Riga. 
Redoffsxy, Adjoint de l'Académie I. des sciences à St. Pé- 

tersbourg (mort en 1808). 

REHMANN, Docteur en médecine, conseiller de Cour, Che- 
valier de l'Ordre de St. Anne ae classe, à St. 
Pétcrsboùrg. 

RENARD , Jean- Claude, Médecin physicien et membre de 
plus. soc. à Mayence. 

RoCHMANOFF , P. membre du collège de marine , et de 
plus. soc. savantes à St. Pétersbourg. 

RoSENMUELLER, J. C. docteur en médecine professeur, à 
Leipzig. 

Rudolfh, Jean, Conseiller de Collège , Membre de l'Aca- 
démie Impériale des sciences , etc. (mort en 
1811). 

RuDOLTHl , Charles Asmund , docteur en phil. et médecine , 
professeur à Berlin. 

Sadobnikoff, Jean Alex. Assesseur de collège, chevalier 
de l'Ordre de St. Vladimir (le 16 janv. 1811). 

SAVARESI , Conseiller de mines à Naples. 
ScHANGIN, Jean, officier domines à Barnaoul. 
Schangin , Alexandre , officier de mines (le 16 nov. 1808). 

Schelling, E. W. J. Dr. en philosophie et en médecine, 
académicien à Munich. 



NON RÉSIDA» S. LVII 

ScHELVBH. , Franc. Jos. Dr. en méd. professeur à Heidel- 
berg. 

ScBERER, A. N. Docteur en médecine, conseiller aulique, 
Chevalier de l'Ordre de St. Vladimir 4 e "» classe, 
académicien extraordinaire, professeur etc. à 
St. Pétersbcvirg. 

SCHIEMAWN , Ch. Médecin à Mitau. 

Schkuhr , Botaniste à Wi£~ .berg. 

Schoenherr , C. J. Eni— .idogiste à Stockholm (le 4 nov. 

1811). 
Schrader, Docteur en médecine et professeur à Gôttingen. 
Schreibers , Charles, Dr. en raéi. Directeur du Muséum 

Imp. d'Hist. nai. à Vienne, (le 18 sept. 1807). 

Schubert , Frédéric , Officier aux gardes de S. M. I. à St. 

Pétorsbourg. 

SCHUMACHER , Chrétien-Frédéric, Professeur à Copenhague. 

SchWjEGRICHEN, Chrétien-Frédéric, Docteur in Philoso- 
phie et médecine, pro/'esseur à Lei v "g. 

SeVASTIANOFF , Alexandre , Conseiller de Collège , Cheva- 
lier de l'Ordre de Ste Anne de la a da classe, 
membre déplus. Soc. savantes, à St. Féters- 
bourg. 

SEVERGUINE , Basile, Conseiller dEtat, Chevalier de l'Ordre 
de Ste Anne 2 fie classe , et de St. Vladimir 
4 e ™ classe , Académicien , et memb;3 de plus. 
Soc. Savantes , à Pétersbourg. 

SlMONOVITSH , Romain, Professeur à Vilna (le 16 not. 1806). 

Sinobieff, Conseiller de collège à Casan (le i5 dée. 1808J 

9 in 



LVIII MEMBRES ORDINAIRES 

Sommer , Dr. en médecine à Brunsvic. 
SpaSKI , Grégoire, Hùltenvensaller à Barnaoul. 
SpiTZNAGEL, Ferdinand, Pix>fesseur de Botanique à Vilua 
Staehlin, Jean, Pharmacien à Sarepta. 
Stahr, Jean-George, minisire de l'Eglise luthérienne à Ca- 
thérinebourg (i5 janv. 1H09). 

Steveîs, Chrétien, Conseiller de collège, Chevalier de 
Tordre de St. Vladimir 4 eme classe, Inspecteur 
de la culture de la soie en Russie. 

StoiKOVITS, Athanase, Conseiller de Collège, chevalier de 
l'Ordre de St. Anne a de classe , Professeur à 
Kharkow. 

StRÎTVE, Conseiller délégation à Cassel (le i5nov. 1809). 
Sturm, Jacques, membre de plus. Soc. savantes à Nùrn- 
berg (le ï6 janvier 181 1). 

SwARZ, 01. Docteur en médecine, Professeur à TJpsal. 

TcïiEBOTAREFF, André, chimiste, ci-devant adjoint de 
l'université. 

TÉRAEPF, André, Conseiller de collège, Chevalier de l'Ordre 
de St. Vladimir, Professeur à Pélersbourg. 

TlLESIUS, W. G. Docteur en médecine, Conseiller aulique, 
Académicien à St. Pétersbourg. 

T/REv IRANUS , Godfried-Reinhard, médecin à Brème. 

TniNlUS, Dr. en médecine , à Pétersbourg (le s5 nov. 1810). 

ViBORG^ Dr. en médecine, Prof, à Copenhague. 

Vroljck, Gérard, Dr. en médecine et Professeur à Am- 
sterdam. 



NON RESIDAIS. LIX 

Wagner, Joseph -Frédéric, artiste minéralogue, actuelle- 
ment à Pétersbourg (le 16 octobre 1807). 

WAXELL, Léon, colonel du génie, membre du conseil 
pour la communication des eaux etc. à Twer. 

WEISS, Conseiller des Mines, et Professeur à Berlin. 

Westring, Docteur en médecine, médecin de S. M. le 
Roi de Suède. 

Wiedemann, Chrétien lludolph Guillaume, Docteur en mé- 
decine , Conseiller aulique et Professeur à 
Kiel. 

WiSNlEWSKY , Vincent, Conseiller de cour, Académicien 
extraordinaire à St. Pétersbourg (le 17 
sept. 1807 ). t 

YVUTTIG, Frédéric, Professeur à Casan (le a8 sept. 1808). 

Zalesoff , Chirurgien , Botaniste à Barnaoul. 

MEMBRES HONORAIRES 

DE LA SOCIÉTÉ. 

ACKERMAN , Jacques Fidèle, Dr. en médecine. Conseiller 
intime, Professeur à Heidelberg et membre 
de plus. soc. savantes. 

ADAMS _, John Quincy , Minisire plénipotentiaire des Etats- 
Unis d'Amérique près S. M. l'Empereur de 
toutes les Russies, Membre de l'académie 
Américaine des arts et des sciences , de la 
société bislorique de Massachusetts, et delà 
soc. philos, militaire des Etats unis ; à Pé- 
tersbourg (le i5 janv. 18 10). 



LX MEMBRES 

ADELUNG, Frédéric, Conseiller d'Etat, chevalier de l'ordre 
de Ste. Anne 2 de classe, membre honoraire 
de l'Université Imp. de Moscou et de plus, 
soc. savantes 9 à St. Pétersbourg. 

AtfGULO,Don Antonio, Directeur général des Mines d'Es- 
pagne, à Madrid. 

ANTONSKY, Antoine Procopovitch , Conseiller d'Etat, chev - 
lier de l'Ordre de £îe. Anne 2 do classe, et 
St. Vladimir 3 ème classe, Professeur de l'Uni- 
versité I., Président de la sec. de belles-let- 
tres , etc. à Moscou. 

ASH , Baron George , Conseiller tTS'-r.t actuel , Doyen du 
Collège de médecine , chevalier de l'Ordre de 
Ste. Aune delà a do classe etc. (mort en 1807). 

BAGRANSKY, Michel Ivanov. Docteur en médecine, secrétaire 
savant de l'académie Médico-Chirurgique à 
Moscou etc. (le i5 mai. iSog). 

BALACHOFF, Alexandre, Général - Lieutenant , Ministre de 
la Police, Gouverneur militaire de St. Péters- 
bourg, Chevalier de l'ordre de St. Alexandre 
Nefsky, de Ste. Anne de la première classe 
et de St. Vladimir 3 ème classe. 

BANKS, Joseph, Baronet, Conseiller intime de S. M. Bri- 
tanique, Président de la soc. royale de Lon- 
dres etc. 

BAUSE, Théodore, Conseiller d'État et Chevalier de l'Or- 
dre de Ste. Anne de la seconde classe , Pro- 
fesseur à l'Université de Moscou. 



HONORAIRES. LXl 

J3EKETOW , Platon, Major, Chevalier de l'Ordre de St. "Vla- 
dimir 4 me classe, président de la soc. 
d'hist. à Moscou. 

Beklechoff, Alexandre de, Général en Chef, Sénateur, 
Chevalier de plusieurs Ordres (mort en 1809). 

Bekmann , Jean, Professeur à Gôttingen, (élu le i5 février 
1809, mort en 18 10). 

Bellin de BALLU, Conseiller aulique, Professeur et Bi-» 
bliothécaire de l'Université de ÏUiarkow , etc. 

Bergmann , Ministre supérieur du culte protestant à Riga. 
Bergmann, Gustave, à Rujen. 

Blumenbach, J. F. Conseiller aulique, Docteur en mé- 
decine , Professeur à Gôttingue. 

Bode , Jean Elert , Astronome royal et Professeur à Berlin. 

BoBER, Conseiller d'Etat actuel, Inspecteur au Corps des 

Cadets , Chevalier de l'Ordre de Ste. Anne etc. 

Brienen , François Abramovitsch van , Conseiller d'Etat 
actuel, Gouverneur à Tomsk (le i5 avril 1808}. 
Broglio , Comte , Général-Major. 
Brugnone, Dr. et Professeur à Gènes. 

Calliarchi, Grégoire Ivanov., ci-devant Ministre des affai- 
res intérieures et étrangères de la Valachie et 
, Moldavie (le i5 nov. 1809). 

Cornélius, E. J. A. Ministre de la paroisse d'Arra, Arr. 
de Wenden. 

Crichton , Alex. Docteur en médecine , Médecin de S. M. 
I. de T. L. Russies ; à St. Pétersbourg. 



LXli membres 

CuviEB. . , George, Professeur au Muséum d'Histoire naturel- 
le de Paris , Membre de l'Institut et de la lé- 
gion d'honneur etc. 

DaSCHKAFF, Prince, Lieutenant - Général , Chevalier de 
l'Ordre de Ste. Anne etc. (mort en 1809). 

D'AVIS, John, secrétaire de l'Académie à Boston (le 3o 
avril 18 10). 

DÉriiiDOFF , Greffoire Alexandr. Chambellan actuel, 
Iloi'meistor de S. M. I. Chevalier de l'Ordre 
de Ste. Anne tty, classe à St. Pélersbourg. 

DÉMIDOFE, Paul Grégorien., Conseiller d'Etat actuel, Che- 
valier de l'Ordre de fit. Vladimir de la pre- 
mière classe, Bienfaiteur des Universités de 
Moscou, de Kicw, de Tobolsk , Fondateur 

de l'Athénée de Yarsolavl etc. 
' ' ' 
Deriaei^E, André Théodorov., Oberberghauptmann, .\ classe, 

Chevalier de l'Ordre de Ste. Anne , seconde 

classe, à Barnaoul (le r> jamier 1809). 

DMITRIEFF, Jean Ivanov. , Conseiller intime, Ministre de la 
Justice, Membre du Conseil d'Etat, Séna- 
teur, Chevalier de l'Ordre de St. Alexandre 
Nefsky et de Sic. Anne i' tc classe, à Si. 
Pétersbourg. 

DoLGOROUKT , Prince Alexis Ivanov., Gentilhomme de la 
chambre, Chevalier de l'Ordre de Ste. Anne 
de la seconde classe, à Moscou (le 4 n °v. 181 1). 

DoUGLASS and Clidestale , Marquis (le iG octobre 1807). 
ElCHSTAEDT, Conseiller intime, Professeur à Jéna. 



HONORAIRES. LXIII 

ELLERS , Jean , intendant des Mines et Directeur en chef 
des mines de Nertschinsk. 

FaBRICIUS , Jean-Chrétien , Professeur à Kiel (mort en 1808). 

Foulon, Alexandre Andréev. , Conseiller de collège., Berg- 
haulmann et Chevalier de l'Ordre de St. Vla- 
dimir 4" me classe à St. Pétersbourg. 

FoURCROY, Fr. Conseiller d'Etat , Directeur de l'Instruction 
publique en Fiance, Professeur au Muséum 
de Paris etc. (mort le 16 dec. 1809). 

FRANK, Jos. Conseiller aulique, Chevalier de l'Ordre de 
St. Vladimir 4 ème classe, Professeur à Vilna. 

FRANK, J. P. Conseiller d'Etat actuel, Professeur, Archiâ- 
tre de S. M. I. etc. à Vienne. 

FRENSDORF, Baron Jean Basiliev. , Conseiller d'Etat actuel, 
Gouverneur civil de Tchernigofî , Chevalier 
de plusieurs Ordres. 

FRESE, Conseiller d'Etat^ Dr. en médecine, Chevalier de 
l'Ordre de St. Vladimir 4 èmo classe, à Mos- 
cou (mort en 1809). 

Freytag, J. C. Ministre de la paroisse Serben , arrond. 
de Wenden (mort le mai 1807). 

Fuss , Nicolas , Conseiller d'Etat actuel , Secrétaire perpé- 
tuel de l'Académie des Sciences, Membre de 
plus. Soc. Sav. et Chevalier de' l'Ordre de 
Ste. Anne de la 2 e classe. 

Galitzin , Prince Alexandre , Chambellan de S. M. I. 

GALITZIN , Prince Alexandre Nicolaév. , Grand-Procureur 
du Synode, Secrétaire d'Etat de S. M. L, Con- 
seiller intime actuel , Chambellan actuel, Chey. 
de plus. Ordres (le i5 février 1809). 



LXIV MEMBRES 

GALITZIN, Prince Boris, Colonel, Chevalier de l'Ordre 
de Ste. Anne à Moscou (le 1 6 octobre 180"). 

GalitzïH , Prince Michel I*etrovitsch , Conseiller privé , 
Chambellan , Chevalier de plus. Ordres à 
Moscou (le 16 janv. i8it). 

Galitzin, Prineo Kicolas , Ecuyer, Chambellan et Che- 
valier des Ordres de St. Alexandre Nefsky et 
de Sto. Anne do la première classe etc. (mort 
en 18/0). 

GALITZIN, Prince Théodore, Ancien Curateur de l'Uni- 
vers! »i de Moscou, Chevalier de plusieurs 
Ordres. 

GALITZIN, Prince Serge, Major, à Moscou. 

Gfoffroy , Si. î.jlaire, Etienne, Professeur au Muséum 
d'Histoire naî. de Paris. 

G6TH3 , 3. W. de , Conseiller intime de son Altesse le Duc 
de Weimar j Président de la Soc. de Minéra- 
logie de Jena etc. 

GoUDOVITCH, Comte Jean, Feld Maréchal» Chevalier de 
tous les ordre, 4 ; de Russie, Conseiller privé 
actuel , Sénateur , Gouverneur surprètne civil 
et militaire du Gouvernement et de la ville 
de Moscou (le 26 octobre 1809). 

GOUDOVITCH, Comte Rîichel, Général-Major, Chevalier de 
plus. Ordres (le 16 janvier 181 1). 

GnosSET, Charles, Jhevalier, Conseiller Intime de sa 
v,laj. Prussienne, à Moscou. 

HalidaY, W. Dr. en médecine, Cons. de Collège, et 
Membre de pius Soc. Sav. à Moscou. 



HONORAIRES. LXV 

HARLES, Dr. en Médecine, Professeur, Président de la 
Soc. de médecine à Erlangen. (le 20 nov. 18 10). 

Harris ; Levett , Consul des Etats-Unis à St. Pétersbourg. 
(le i5 janv. 18 10). 

HENNING, Docteur en médecine _, Conseiller de Collège, 
Médecin de la cour de S. M. I. à St. Pé- 
tersbourg. 

HeREST", Jean Fr. Guillaume., Ministre de l'église du St. 
Esprit, Membre de plus Soc. savantes, à 
Berlin. , , 

HermaîsIs, Jean Philippov. , Conseiller d'état actuel, inten- 
dant eu chef des mines d'Ekalhérinebourg 
et Chevalier de l'Ordre de Ste. Anne de la 
2 de classe. 

HermstAEDT, S. Fr. Conseiller supérieur de Santé et Pro- 
fesseur à Berlin. 

Heym, Jean, Conseiller d'État, Chevalier de l'Ordre de Ste. 
Anne de la seconde classe, Professeur et 
Recteur actuel de l'Université de Moscou. 

* 1 

Heyke _, C. G. Conseiller intime de justice, Professeur 
à Gôttingen. 

HiESiNGER, Guillaume de, Propriétaire des mines à Skin- 
skattcberg dans la province de Wester- 
mannland. 

HoFMANNSEGG^ Comte, à Berlin. 

HuMBOLDT^, Alexandre de, Cbambellan de Sa Maj. Prus- 
sienne, Memb. de plusieurs Acad. à Berlin. 



LXVI MEMBRES 

Humboldt, Guillaume de, Conseiller d'État privé , Cheva- 
lier de l'aigle rouge de la 3 ème classe, Ambas- 
sadeur de S. M. le roi de Prusse à Vienne. 

Hunt, Sam. Docteur en médecine, à Moscou. 
JACOEI , Conseiller privé, Président de l'Académie royale 
de Munie, (le î8 avril 1808). 

JEANBON St. ANDRÉ , Préfet du Département du Mont- 
Tonnerre , Président de la Soc. des sciences 
à Mayence. 

JacQUIN, J. de, fils, Professeur à Vienne. 

JACQUIN, Nie. Joseph de, Conseiller des monnoies et des 
mines , Doct. en Méd. et Professeur à Vienne. 

Ismailoff, Vladimir Basiliev. , Conseiller de Collège à 
Moscou, (le i5 nov. 1809). 

KameîsSKY, Nicolas de, Conseiller d'état actuel, chef des 
Archives du collège des affaires étrangères à 
Moscou, membre déplus. Soc. sav. , Cheva- 
lier de l'Ordre de St. Vladimir de la 3 clas- 
se et commandeur de celui de St. Jean de 
Jérusalem. 

Kapp, Ch. E. Docteur en médecine., Chevalier de l'Ordre 
de Vasa , à Leipzig. 

KARAMSIN , Nicolas de, Conseiller aulique, Historiogra- 
phe de S. M. I. l'Empereur de toutes les 
llussies etc. k Moscou. 

&ARSAKOFF , Alexis Ivanov. , Général d'artillerie, Sénateur, 
Chevalier de plus. Ordres (le i5 mai 1809). 



HONORAIRES. LXVII 

RARSTEN, D. L. G. Conseiller intime de S. M. Prussienne 
Membre de plus. Académies , Professeur à 
Berlin (mort le 20 mai 1810). 

Ravalinsky, Michel de, Ancien Gouverneur de Résan , 
ci-devant Curateur de l'Université de Mos- 
cou, Chevalier de l'Ordre de Ste. Anne de 
la première classe (mort en 181 1). 

RERAUDREN, Dr. en médecine, Président de la Société 
médicale d'émulation de Paris (le i5 déc. 1808). 

RERESTURI, François, Conseiller de collège, Docteur en 
médecine, Professeur et Président de la So- 
ciété Médico-Physicale de FUnîv. I. de Mos- 
cou (mort en 181 1). 

Rlaproth,M. H. Conseiller supérieur de médecine, Pro- 
fesseur, membre de plus. Acad., à Berlin. 

KLOUTCHAREFF, Théodor Pétrovitch , Conseiller d'Etat 
actuel, Directeur des postes, chevalier des 
Ordres de Ste. Anne de la première classe , 
de St. Vladimir de la troisième classe, et 
Commandeur de l'Ordre de St. Jean de 
Jérusalem, à Moscou. 

RnaUFF, André Andréevitch, propriétaire de mines, à Mos- 
cou (le i5 jan'v. 1809). 

RoERBER, Edouard Philipp, ministre de la paroisse deWen- 
dau , arrondissement de Dorpat. 

RoURAKlNE , Prince Alexis Borisovitch, Conseiller privé 
actuel, Sénateur, Chambellan actuel, Mem- 
bre du Conseil de sa Maj. I. Chevalier de 
plus. Ordres (le 25 sept. 1808). 



LXVIII MEMBRES 

K.RAFFT, L. Conseiller d'Etat, membre de l'Académie Imp. 
des sciences et déplus. Soc. savantes, cheva- 
lier de l'Ordre de St. Vladimir 4 bme el ^ e 
Sle. Anne seconde classe à St. Pélersbourg. 

RREYSIG , Dr. en médecine, Médecin de Sa Maj. le roi de 

Saxe à Dresde. 
K.ROTTSENSTERN ., Amiral (le 25 nov. 1810). 

KyASTOFF , Comte Dmitri Ivauov., Conseiller intime, Sé- 
nateur , Chevalier de l'Ordre de Ste. Anne 
i ere classe , membre de plus. Soc. Savantes 
à Pétersbourg. 

RUHLMANN , Jean , Médecin à Moscou. 

LABANOFF-RoSTOFSKY , Prince Alexandre , Brigadier. 

Labanoff-Rostofsky , Prince Jacques, Sénateur, cheva- 
lier de l'Ordre de Ste. Anne. 

LacÉpÈDE, Sénateur, Grand Chancelier de la Légion 
d'honneur, Professeur au Muséum de Paris 
etc. 

LAMARCK, J. B Membre de l'Institut et delà Légion d'hon- 
neur , Professeur au Muséum d'histoire na- 
turelle de Paris. 

LANSKOI ,' Dmitrie Sergucévitch , Conseiller d'Etal actuel, 
Gouverneur civil à Kiew, Chevalier de l'Or- 
dre de Ste. Aune i" c classe (le i5 octobre 
1808). 

LEFFCHIN, Basile Alexéevitch , Conseiller de collège, Che- 
valier de l'Ordre (h* Sle. Anne seconde classe , 
membre de plus. Soc. savantes, (le ij 
octobre 1808;. 



HONORAIRES. LXIX 

LENZ, J. G. Conseiller des mines et Prof, à Jena. 

Loder, J. C. Conseiller privé, Dr. en médecine et chirurgie, 
à Moscou. 

LUDWIG, J. Ch. Professeur à Leipzig. 

Maclure, William, à Philadelphie. 

Malinoffsky, Alexis Fedoi-ov., Conseiller d'Etat, Cheva- 
lier de plus. Ordres à Moscou. 

MAMMONOEF, Comte Mathieu Dmitreff., Gentilhomme de 
la chamhre , membre honoraire de L'Univer- 
sité Impér. à Moscou. 

MARSCHALL de BlEBERSTElN , F. A. Baron , Conseiller 
d'Etat^ Inspecteur en chef de la Culture delà 
soie en Russie, Chevalier de l'Ordre de 
St. Vladimir de 3 ème classe. 

MATHAEI , Chrétien Frédéric de, Conseiller aulique, Profes- 
seur à l'Université I. de Moscou (mort en 18 1 1). 

Maximtlien , Prince de Wied Neuwied (le i5 déc. 18 11). 

Meiners, Chrisloph. Conseiller aulique, Docteur en Phi- 
losophie et Professeur à Gôttîngue. 

Mellin , Comte L. Auguste , à Colzen en Livonie. 

MiLLiN , A. L. Conservateur des Antiques, Professeur, 
Membre de la Légion d'honneur et de plus. 
Acad. à Paris. 

MEYER, Detlew George, Ministre de la paroisse d'Adsel 7 
arronol. de Wenden. 

MEYER, Conseiller de guerre , des forêts' et des domaines, 
Directeur de la 80c. d'histoire nat. de West- 
jmalie à Brokhausen. 



LXX." MEMBRES 

MODERACH, Charles Théodorov., Conseiller privé, sénateur, 
Chevalier de l'Ordre de Ste. Anne i bre classe, 
de St. Vladimir 3 ème classe , de St. George 4 ènw 
classe. 

MOLL, K. E. Baron de, Conseiller privé actuel, Chevalier de 
l'Ordre pour le mérite , Directeur de la clas- 
se des sciences physiques de l'Académie royale^ 
et membre de plus. Soc. savantes à Munie. 

MoUKHItf, Ephraim Ossip. Dr. en médecine et Chirurgie , 
Conseiller de Cour, Professeur de l'Académie 
Médico-Chirurgique , Chevalier de l'Ordre de 
Si. Vladimir 4 me classe et membre de plus. 
Soc. savantes à Moscou. 

MoiTRAVIEFF , Jean Matvéevitch, Apostol , Conseiller privé, 
Chevalier de l'Ordre de Ste. Anne i" e classe 
(le 16 janvier 181 1). 

MOURAVIEFF f Michel Nikit., Conseiller privé, Sénateur, 
Collègue du Ministre de l'Instruction publique, 
Secrétaire intime de S. M. 1., Curateur de 
l'Université de Moscou, Chevalier des Ordres 
de St. Alexandre Nefsky , de Sle. Anne, et de 
St. Vladimir et membre de plusieurs Sociétés 
savantes (mort en 1807). 

MOURAVIEFF, Nicolas Nicol., Colonel et Chevalier de l'Or- 
dre de St. Vladimir 4' B1C ' classe à Moscou (le iG 
janv. 181 1). 

MOURAVIEFF, Nicolas Lazarév., Conseiller d'Etat, Cheva- 
lier de l'Ordre de Ste. Anne, à St. Pélersbourg. 



HONORAIRES. LXXI 

Moudrow, Mathieu, Dr. en médecine, Professeur à l'Univer- 
sité I. de Moscou, Conseiller de Cour Che- 
valier de l'Ordre de St. Vladimir 4 ème classe. 

NOVOSILZOFF , Nicolas, ci-devant Collègue du Ministre de la 
Justice, Chambellan, actuel, Président de 
l'Académie des sciences, membre de la Di- 
rection des écoles et Curateur des écoles de 
l'arrondissement de St. Pétersbourg , Chevalier 
de l'Ordre de St. Vladimir etc. 

OblïASSOFF, Alexandre Pelrovitch , Conseiller de Collège, 
Oberproviantmeister,àMoscou(le i5nov. 1809), 

OBRESKOFF , Pierre Alexievitch, Conseiller privé , sénateur., 
Chevalier de l'Ordre de St. Alexandre Nefsky, 
de Ste. Anne i ère classe, de St. Vladimir 3 èm * 
classe (le i5 janv. 18 10). 

Oldenbourg, Son Altesse Impériale le Prince George d', (le 
26 oct. 1809). 

ORLAY, Jean Simon., Conseiller de Collège , Dr. en méde~ 
cine et Chirurgie, secrétaire savant de l'Acad. 
Imp. Médico-Chirurgique , Chevalier de l'Or- 
dre de St. Vladimir 4 fcme classe et membre de 
plus. Soc. savantes à Pétersbourg. 

ORLOFF , Grégoire Vladimirovitch, Chambellan actuel Di- 
recteur en chef des forêts de sa Maj., Cheva- 
lier de l'Ordre de Ste. Anne i ère classe, et de 
St. Vladimir 2, de classe (le i5 janv. 1810). 

OSERETZKOFSKY, Nicolas, Conseiller d'Etat , Dr. en méde- 
cine, membre de l'académie Impériale des 
sciences } et de plus. Soc. savantes , Chevalier 



LXXII MEMBRES 

de l'Ordre de St. Vladimir de la 4 ème classe et 
de Ste. Anne de la 2 <le classe. 

OSTERMANN , Comte Jean d', Grand Chancelier de Russie , 
Chevalier des Ordres de St. André , de St. Anne, 
de St. Vladimir de la première classe (mort en 
1811). 

OtTROUSSOFF, Prince Alexandre, Colonel, Chevalier de l'Or- 
dre oie St. Vladimir de la quatrième classe, 
membre de plus. Soc. savantes (mort en 1807). 

OUVAROFF, Serge Simonovitch, Conseiller d'Etat actuel, 
et Curateur du District de Pétersbourg (le i5 
janv. 181 1). 

PalLAS, P. S. Conseiller d'Etat actuel, Dr. en médecine, 
membre de l'Académie Impériale des sciences, 
et de plus. Soc. savantes, Chevalier de l'Ordre 
de Ste. Anne de la 2 ,Ic classe (mort en 181 1). 

Paykull, Gustave, Conseiller privé, membre de plus. Soc. 

savantes à Upsal. 
Persiani, E manuel Ivanov. , Dr. en Philos, et médecine, 

Hclmann de Valachie (le i5 déc. 1808). 

PESTEL , Jean Charles de, Conseiller privé, Sénateur, Gou- 
verneur-général des gouverneinens d'Irkoulzk, 
de Tobolsk et de Tomsk , Chevalier de l'Or- 
dre de St. Vladimir de la 3 imc classe et grande 
croix de St. Anne. 

POCHODIACHIN , Semen Michaiî., Conseiller de Collège et 
des mines à Barnaoul (le 16 janv. 1811). 

PoLITKOFSKT, Théodor. Docteur en médecine ; Conseiller 
<! Etat, Professeur, Chevalier de l'Ordre de Ste. 
Anne a de classe (mort en 18 10}. 



HONORAIRES. LXXIIt 

PoîOTZKY , Comte Jean , Membre de l'académie des scien- 
ces à St. Pétersbourg (le 16 mars 1808). 

POTOTZKY, Comte Soverin Ossipovitch, Conseiller intime, 
Sénateur, Curateur de l'Université de Rhar- 
koff, Chevalier de plus. Ordres (le 27 jul. 1807). 

Razoumoftsky, Comte Léon, Lieutenant - Général, Che- 
valier de l'Ordre de St. Vladimir de la 3 ème 
classe, à Moscou. 

Reil , Jean Chrétien , Conseiller de mines , Professeur à 
Halle. 

Reinhard, Chr. Frédéric , Conseiller aulique, Professeur 
à l'Université de Moscou. 

REPNINE, VolkonskVj Prince Nicolai Gregorievitch , Lieu- 
tenant-général , Chevalier de l'Ordre de St. 
George 4 ème classe (le 16 mai 1808). 

RlCHTER, Guillaume Michel, Conseiller d'Etat, actuel Chevalier 
de l'Ordre de Ste. Anne a* me classe, Dr. en mé- 
decine, Professeur à l'Université I. de Moscou. 

Rostopchin, Comte Théodor Basilievilch, (le 3o avril 1810). 

ROUMAENZOFF, Comte Nicolas Pelrovitch , Grand Chancelier, 
Président du Conseil d'Etat, Sénateur,, Cham- 
bellan actuel , Chevalier de plus. Ordres (le 
i5 mai 1808). 

SABLER, Thomas Frédér , Dr. en médecine, Conseiller de 
Collège, Professeur à l'académie médico-chi- 
rurgique (le i5 nov. 1809). 

SANDEN, Théodor , Conseiller de Collège, Docteur en mé- 
decine, Physicien de Moscou. 

ce 



LXXIV M E M 7, R E S 

ScARPA, Antoine, Professeur d'Anatomie el membre de plus. 
Soc. sav. à Pavîe, Chevalier de Ordre de la 
Couronne de fer et de la Légion d'honneur. 

SdlAEFFER , Frédéric , Theoph., Dr, en médecine Conseil- 
ler de cour, Professeur à l'académie médico- 
chirurgique de Moscou fie i5 nov. 1800J. 

Schangtn, Pierre, Intendant des Mines à Barnaoul. 

SCHENCHIN, Alexis, Colonel de la Garde du régiment de 
Préobragenskoy et Chevalier de l'Ordre de 
St. George. 

ScilLOEZER , Chrétien , Cons. de Collège, Docteur en droit, 
Professeur à l'Université de Moscou. 

SCHREBER,J. Chr.Dan.de, Docteur en philosophie et en 
médecine, Président de l'académie des Natura- 
listes et Professeur à Erlangen (mort en i8r r). 

Schubert , Théodor, Conseiller d'Etat, Membre et Conser- 
vateur des Collections de l'académie lmpér. 
des sciences, Chevalier de l'Ordre de Ste. Aune 
de la seconde classe, à St. Pélershourg. 

Seyitert, Jean Henri , Conseiller démines et Inspecteur 
du Salon mathémalique à Dresde. 

Sieboi.d , J. B. de, Doeleur en médecine, Professeur à 

^ urzhourg. 
Smith, J. Docteur en médecine, Président de la société 

royale Linnéenne à Londres etc. 

SoCHATZKY, Paul, Conseiller atrlique, Professeur et Se- 
crétaire dv Conseil des Professeurs de l'Uni- 
versité I. de Moscou (mort le *8 mars i8oy). 



HONORAIRES. LXXV 

SoMMERRING, S. Th. Conseiller intime, Membre de l'Acadé- 
mie de Munie, Chevalier de l'Ordre pour le 
mérite , etc. 

Soltikoff, Comte Grégoire Serguéevitch, Assesseur de Col- 
lège , à Moscou. 

SoYMANOFF, Vladimir Iourévitch , Conseiller d'Etat actuel f 
Ober-13erghauptmann, Inspecteur des mines, 
Chevalier de l'Ordre de Ste. Anne i ère classe, 
à Moscou. 

Sprengel , Kurt, Dr. en médecine Professeur à Halle. 
Stakehouse, John, Esquire, Membre de la Société roy. Lin- 

néenne de Londres, à Edgars Buildings-Bath 

en Angleterre. 

Stelzer, Chrétien, Conseiller aulique , Professeur à l'Uni- 
versité de Moscou. 

STEPHAN, Frédéric, Docteur en médecine, Conseiller 
d'Etat, Professeur à St. Pétersbourg, Cheva- 
lier de l'Ordre de Sle. Anne de la 2. de classe, etc. 

Sternberg, Baron Unger de, Conseiller de régence à Riga. 

Storch, André, Conseiller d'Etat, Membre de l'Académie 
Impér. des sciences , Chevalier de l'Ordre de 
Sic. Anne de la seconde classe , à St. 
Pétersbourg. 

STRACHOE, Pierre, Conseiller d'Etat, Professeur de l'Uni- 
versité , Chevalier de l'Ordre de Sle» Anne de 
la seconde, et de St. Vladimir de la l^" 1 " classe, 
à Moscou 

STROGONOFF , Comte Alexandre, Conseiller privé actuel, 
Grand- Chambellan , Président de l'Académie 



LXXVI MEMBRES 

des ar'.s , Directeur de la Bibliothèque Impé- 
riale, Chevalier de plus. Ordres, etc. etc. 
(mort en 181 1). 

StROGONOFF, Comte Paul, Conseiller privé, Collègue du 
Ministre de l'Intérieur, membre du Directoire, 
commandeur de l'Ordre de St. Jean de Jéru- 
salem, etc. 

StrUGOFTCHIKOFF, Alexandre Ivanovitcb, Général à Moscou. 

SUCHTELEN, Général en chef, Chevalier de plus. Ordres à 
St. Pétersbourg. 

SviSTOUNOFF , Nicolas Pctrovitch , Chambellan actuel, 
membre de l'Expédition du Kreml, et de plus. 
Soc. savantes , à Pétersbourg. 

Tartra } Dr. en médecine , Président de la Soc. médicale 
d'émulation à Paris (le i5 déc. 1808). 

TEMMINCK, C. F., Chambellan à Amsterdam. 

Tchebotareff, Chariton , Professeur et Cons. d'Etat, Asses- 
seur perpétuel de l'Université I. de Moscou > 
Chevalier de l'Ordre de S te. Anne de la 2 do 
classe, etc. 

Tcherbatoff, Prince Dmitrie , Colonel, à Moscou. 

TCHESMINSKY, A. A. Général, Chevalier de l'Ordre de St. 
George 4 ime classe et de Ste. Anne i èra classe 
à Moscou. 

Thunberg, Charles Pierre, Docteur en médecine, Profes- 
seur y Chevalier de l'Ordre de VVasa et mem- 
bre de plus. Soc. savantes à Upsal. 



HONORAIRES. LXXVII 

TlTlUS, Charles Henri , Dr. en médecine Conseiller, de cour, 
Inspecteur du cabinet royal d'histoire naturel- 
le de Dresde, Professeur, membre de plus. 
Soc. savantes. 

Trebra, Baron Fréd. Guill. de, Intendant en chef des 
mines àFreyberg, Vice-Président de la Soc. 
de minéral, de Jéna. 

TRESKIN, Nicolas Ivanovïtch , Conseiller d T Etal actuel et 
Gouverneur d'Irkoutzk, Chevalier de l'Ordre à.% 
Sle. Anne i ère classe. 

VAUCQUELIN , Direct, de la Monnoie et Professeur à Paris. 

ViLLERS, Charles , Membre de l'Institut de France , Profes- 
seur à Gottingen. 

VoLKONSKY, Grégoire Séménovitch, Gouverneur militaire 
à Orenbourg, Général de Cavalerie, Cheva- 
lier de plus. Ordres (le i5janv. 1809). 

VoLTA, Alexandre, Professeur de Physique et membre de 
plus. Soc. Sav. à Pavie , Chevalier de la cou- 
ronne de fer , et de la Légion d'honneur. 

VsÉ VOLOJSKY , Vsévolode Andréevitch , Chambellan, Cheva- 
lier de l'Ordre de Ste. Anne 2 ème classe à- 
Moscou. 

VsÉVOLOJSKY, Nicolas Andréevitch, Ancien colonel aux 
gardes (le i5 sept. 180 y). 

.WAXELL, Léon Basiliévitch, Colonel-Ingénieur, attaché au 
Conseil de communication d'eaux et de che- 
mins , membre de plus. Soc. savantes, à Twer. 



LXXVIII MEMBRES 

Walouyeff , Pierre Stepanovitch, Conseiller privé actuel ; 
Sénateur, Chambellan actuel, Directeur en 
chef du Creml, Chevalier de plus. Ordres à 
Moscou (le 16 octobre 1807). 

WERNER , A. G. Conseiller supérieur des mines , Professeur, 
membre de l'institut de France, et de plus. 
Soc. savantes , à Freyberg. 

AYiASEMSKY, Prince Nicolas Grégoriévitch , Sénateur, Che- 
valier de plus. Ordres à Moscou. 

WlLDENOW, Charles Louis, Docteur en médecine, Pro- 
fesseur, membre de l'Académie des sciences 
et de plus. Soc. savantes , Chevalier de l'aigle 
rouge, à Berlin. 

WlLLARD, Joseph, Vice-Président de l'Académie Améri- 
caine à Boston (le 3o avril 1810). 

WoLLANT, François Jacoblitch , Général en chef du génie, 
Chevalier de plus. Ordres (le i5 janv. 1812Ï. 

Wylie, Jacques Basiliévilch , Dr. en médecine et Chirur- 
gie, Conseiller d'Etat actuel, Médecin de Sa 
Majesté , Président de l'Académie médico- 
chirurgique, Chevalier de l'Ordre de Ste. Vla- 
dimir 3 i;rae classe. 

YoUSSOUPOFF , Prince Nicolas de, Conseiller privé actuel, 
Sénateur et Chevalier des Ordres de St. André, 
de St. Alexandre Nefsky, de Ste. Anne, haillif 
de l'Ordre de St. Jean de Jérusalem, de l'aigle 
blanc et de St. Stanislas etc. 

YrSILANTI , Constantin Alexandrovitch , Prince de Valachie 
et de Moldavie (le i5 déc. 1808J. 



HONORAIRES. LXXIX 

YzQUIFRDO, Don Evgenio, Directeur du Muséum de Madrid. 

ZAWADOFSKY, Pierre de, Conseiller privé de S. M. I. de 
toutes les Russies, Minisire de l'Instruction 
publique, Sénateur, chef de la commission 
établie pour la rédaction des lois de l'Empire, 
Chevalier de plus. Ordres (mort en 1812). 

ZOSIMA, Zoé Pavlovitch, Membre de la Soc. d'histoire, 
Chevalier de l'Ordre de Ste. Anne de la a' ,e 
classe à Moscou. 



MEMBRES ADJOINTS, 



BâUER , Chimiste. 

Bellaekoff , Michel, Candidat et maître d'histoire na- 
turelle au Gymnase de Moscou. 

BoLCHAREFFSKY, Adjoint à l'Université de Rharkoff. 

Denjsoff, Theodor , Candidat et maître d'histoire natu- 
relle au Gymnase de l'Université. 

Huber , Dessinateur de la Société (en voyages). 

Huguet , Louis, Naturaliste-Empailleur. 

Jacobson , Entomologue. 

Ralaidovitch , Constantin, Candidat de l'Université. 

Rarounoffsky, Conseiller titulaire, maître du Gymnase de 
Poliava. 

RELLER, Vétérinaire. 

LABANOFF, Prince Alexis. 

LabAjSOFF, Prince Jean. 



LXXX. ÉLÈVES ACTUELS. 

NEVEDOMSKY, Méchanicien. 

Prêtre, Chimiste. 

PoPAîîDOPOLO, Constantin, Candidat do l'Université. 

RiZENKO, Basile, Dr. en médecine, adjoint de l'Université de 

Moscou. 
StrAHSEN , Pharmacien à Vologda. 
Sydoratzky, André, Candidat de médecine de l'Université. 

ELEVES ACTUELS. 

BEKETTOW , Théodor. 
DoerodÉeff , André. 
Koutousofe, Jean Golenichtcheff. 
LESLIVSKY, Pierre. 
MOURAVIEEE, Nikita. 
ScHAVERNOESKY, Stanislas. 
Schekhmatoff, Prince Prokher, 
ViETlNGHOFF, le Baron Paul. 



■ V, .• ',■.//,,■,/<// ,/., • /',//<>/,,//./.• '.,'./. 










MEMOIRES 

DE LA SOCIÉTÉ IMPÉRIALE 

DES NATURALISTES 

DE MOSCOU. 



i. 

Notice sur le Choucas de la Russie , -par G. Fischer. 

PLANCHE Im. 

X ARMI les corneilles qui voltigent en quantité sur Moscou 
pendant l'hiver, il y en a surtout une espèce qui a attiré mon 
attention', c'est une corneille à scapulaire ou à collier, ou à 
ruban latéral , mais qui se distingue de celles que d'autres 
naturalistes ont observées. Levaillant (V. Oiseaux d'Afrique, 
Torn. II. pag. i4. PI- 53 ) a décrit et représenté une 
corneille qui est très-répandue au cap de Bonne-Espérance ; 
on la retrouve au Sénégal d'après l'assertion de Buffon qui l'ap- 
pelle Corneille du Sénégal. Les habitans du cap l'appellent 
Bonte-Kraai , corbeau moucheté, parce que son plumage 

i 



(* ) 

est régulièrement marqué de noir et de blanc. Dans cette 
espèce , le blanc forme un collier qui par devant s'étend jus- 
qu'an bas du sternum et n'embrasse que le cou par derrière, 
la queue est arrondie, les yeux sont bruns-noisette; le bec, 
les pieds et les ongles sont noirs. 

La corneille à collier de la Russie , que nous appellerons la 
corneille de Sômmerring, en l'honneur du grand anatomiste et 
physiologiste de ce nom, est plus petite que le choucas, 
avec lequel il conserve sans doute la plus grande analogie 
par sa forme et par son genre de vie. Sa longueur depuis 
le bout du bec jusqu'à celle de la queue n'a pas tout-à-fait 
douze pouces, et jusqu'à celui des ongles onze pouces trois 
lignes. Son bec est fort et pointu et a, à la pointe, une légère 
incision qui le rend dentelée. Il a quatorze lignes de long de- 
puis son bout jusqu'aux coins de la bouche , et deux pou- 
ces cinq lignes la tète y comprise. Sa queue a quatre pouces 
deux lignes ; son pied quatre pouces cinq lignes; la jambe deux 
pouces cinq lignes, le tarse un pouce cinq lignes; le doigt 
du milieu un pouce deux lignes ; les latéraux sont un peu 
plus courts , et le postérieur a un pouce de longueur , mais 
l'ongle plus long et plus fort que les autres. Il a un pied sept 
pouces d'envergure. 

Le sommet de la tète est d'un noir de velour changeant en 
violet. L'occiput et la partie supérieure du cou est d'un gris 
cendré comme dans le choucas ordinaire, mais les côtés du 
cou sont ceinturés par un large ruban blanc qui se perd 
par derrière en un capuchon grisâtre. Le dos, le croupion , les 
couvertures du dessus des ailes et de la queue sont d'un noir 
luisant tirant très-peu sur le violet. Le cou elle ventre sont 
d'un noir grisâtre ou même noirs flambés de gris. Les gran- 
des plumes de l'aile, les plumes de la queue sont d'un noir 



(3) 
plus clair en bas, tirant on liant sur le vert. La troisième 
penne de l'aile est la plus longue; celles de la queue, au nom- 
bre de douze, sont arrondies et d'une longueur presque éga- 
le. Les deux intermédiaires sont tant soit peu plus longues. 

L'iris est blanchâtre passant quelquefois au Meu-grïsâtre. 
Le bec^ les pieds et les ongles sont noirs. 

Ils restent en hiver et en été dans ces contrées , mais ils 
entrent en plus grande quantité en ville pendant l'hiver. Ils 
nichent comme les choucas ordinaires dans les tours les plus 
élevées , même quelquefois dans les maisons basses des pay- 
sans. Ils pondent quatre œufs. 

Quoique le choucas de la Russie que je viens de décrire , ait 
beaucoup de rapport avec le choucas proprement dit, il est 
cependant constamment décoré de cette tache blanche , ou de 
ce ruban blanc des deux cotés , qui forme quelquefois un col- 
lier entier comme dans les choucas habitant la Suisse. Il est 
constamment plus petit. Cette décoration constante, et sa gran- 
deur me font persister dans mon opinion de considérer le 
choucas de la Russie comme une espèce différente du chou- 
cas commun, connis monedula f L. , et à laquelle paroît appar- 
tenir l'espèce à collier de la Suisse. On peut le reconnoître 
par la phrase suivante: 

Corvus Soemmerringii , niger , rostro apice dentato , occipite 
incano f collo fascia laterali alba. 

Comme synonymes de variété lui appartiennent: 

Monedula torquata. Charlet. Exercit. p. 75. Ne. 7. Ono- 
masticon. p. 68. N°. 7. 

Monedula altéra. AIdrovandi Aves. Tom. I. p. 775. 

Aliud Monedula? genus. Jonston , aves p. 26 T. XVI. 

Helvctian tlaw des Anglois. 

Le choucas à collier. Brisson , Ornithol Tom, IL p. 27. 



* * 



(4) 

Corvus monedula torqnata. Bechstein's Voegel Deutsch- 
lands. Leipzig. 1793. 8. Tom. 2. p. 4 2 4- 

J'ai observé des choucas tout-à-fait blancs , comme BrïS- 
SON , ScErwENKFELD et autres , mais un phénomène assez 
singulier est qu'un choucas blanc vient tous les ans régu- 
lièrement nicher dans une campagne de Monsieur Platon 
Pelrovitsch de Bekettow, membre de la société , auquel 
le muséum doit deux exemplaires de cet oiseau. 

Les corneilles mentelées (Corvus coimix L. Cornix cine- 
rea Brisson) au corps grisâtre et à poitrine noire, présentent 
en Russie quelques variétés que je n'ai point vu en Alle- 
magne et en France , en ce que cette tache noire de la poi- 
trine est plus ou moins arrondie; mais il est plus rare de voir 
des individus à taches noires crénelées ou découpées en zigzag, 
et jusqu'ici il s'est trouve une seule fois, que cette tache éloit 
partagée , savoir que deux traits noirs , descendoient du cou et 
se terminoient sur la poitrine par deux taches arrondies ou 
circulaires, distantes l'une de l'une de l'autre d'un demi-pouce. 

Je donne ici une figure du Choucas de Soemmerriug, la- 
quelle, ayant été faite d'après un exemplaire empaillé de notre 
Muséum , ne rend pas assez la nature et le port de ces ani- 
maux. Le graveur, par ses traits croissans, a en outre péché 
contre la situation naturelle des plumes. 

Monsieur le Conseiller de Cour et Dr. MEYER à Offenbach, 
notre membre, et dont les mérites en ornithologie et autres 
parties d'histoire naturelle sont suffisamment constatés, par- 
tage mon opinion, de créer du choucas de Russie une espèce 
distincte. 11 est également mécontent de la planche , dont; 
je lui avois communiquée une épreuve. Mais il me pardonne- 
ra ainsi que mes lecteurs, si les circonstances ne m'ont pas 
permis d'en changer la gravure. 



(5) 



rr»rvr^#^Jvr^*v^r^r(#»**v^^#\iN#\#Nr\#Nr^r*<\J^#\^i\^ 



IL 



Analyse chimique d'un . Gypse Jïbreux qui se trouve 
à Ivanofsky , village situé à trente vêtîtes de Moscou , 
par le Dr. et Professeur F. John. 



A. CARACTERES EXTERIEURS. 

Sa couleur principale est le blanc de neige. Elle passe souvent 
à une couleur d'un blanc-rougâtre pâle. 

Il se trouve en niasse et en couches de différente épaisseur. Je 
n'ai pu cependant en trouver de plus épaisses cpie de 
deux pouces. 

Il est très-éclatant dans l'intérieur, d'un éclat nacré. 

Sa cassure est fibreuse , à fibres régulières peu courbées. 

Les autres caractères extérieurs ne diffèrent pas des caractè- 
res ordinaires du gypse. 

Le gissement ne m'est pas exactement connu. 

B. EXPÉRIENCES PRÉLIMINAIRES. 

a) Etant calciné légèrement, il perd 0,20 de son poids et se 

réduit en poudre. 

b) Il se dissout, à ce qu'il paroît, plus facilement dans de 

l'eau chaude que le gypse ordinaire. La dissolution n'a 
produit cependant qu'un gypse pur. 



(G) 

c) La terre obtenue par la décomposition de 200 grains de ce 

gypse, au moyen de la potasse, me servit aux expérien- 
ces suivantes. 

d) Une partie fut dissoute dans de l'acide nitrique, et combi- 

binée ensuite en outre avec de l'ammoniac caustique, 
mais la dissolution ne souffrit aucune altération. 

e) Api'ès avoir fait évaporer dans un vase de porcelaine celte 

dissolution combinée avec de l'ammoniac, et y avoir ver- 
sé un peu d'eau distillée , j'obtins une dissolution parfaite, 
qui netoit que du muriate de cbaux tout pur. 

f) Pour savoir, si la baryte ne formoit pas une partie consti- 

tuante de ce gypse , je pris une autre quantité de carbo- 
nate de cbaux, je la lis dissoudre dans de l'acide muriati- 
quc_, je la saturai d'ammoniac et y ajoutai, un peu de sul- 
fate de soude. Mais cette combinaison, n'ayant pas pro- 
duit de précipité, il s'ensuivit, que le gypse ne conlenoit 
pas de baryte. 

g) Je pris une troisième partie de carbonate de chaux, je la 

saturai d'acide mûri ati que et l'agitai ensuite avec de l'eau 
de cbaux. Mais de même que dans l'expérience précéden- 
te, le fluide ne s'altéra pas. D'où il résulta, qu'il ne s'y 
trouvoit pas d'argile. 

h) Afin de me convaincre , si une partie de la calcaire de o* 
gypse n'était pas saturée d'acide carbonique, j'en pris 100 
grains et y versai de l'acide nitrique très-pur et les digérai 
légèrement. Il s'en échappa aussitôt quelques bulles d'air; 
j'ajoutai à ce fluide filtré du carbonate de soude, il s'en 
précipita 9 grains de carbonate de chaux. 



(7) 

C. ANALYSE DE CE GYPSE. 

a) J'en fis bouillir dans une fiole 200 grains avec 600 grains de 

carbonate de potasse. Là, ce fluide fit un dépôt de flocons 
de gypse que je décomposai avec soin. 

b) Je versai sur le carbonate de chaux resté dans le filtre de 

l'acide muriatique purifié, qui en fit dissoudre avec effer- 
vescense jusqu'à 12 grains. 

c) Je fis bouillir de rechef ces 12 grains dans du carbonate de 

potasse, j'ajoutai cette lessive filtrée à la précédente, et 
je combinai le carbonate d<? chaux obtenu avec de l'acide 
mûri ati que , qui fit dissoudre le tout parfaitement. 

d) Je saturai la lessive alcaline (a, etc.) d'acide muriatique et 

je continuai d'y verser du muriate de baryte dissous, jus- 
qu'à ce que la précipitation eût cessé. Après avoir re- 
cueilli ce dernier avec soin , l'avoir lessivé , séché et 
calciné, son poids étoit de ^44 grains et il consistoit en 
spath pesant régénéré. Or , d'après une expérience faite , 
100 parties de sulfate de baryte contiennent 34 parties 
d'acide sulfurique pur^, donc ce spath doit en contenir 
83 grains. 

e) Je fis bouillir la dissolution de muriate de chaux (b et c) avec 

du carbonate de soude, et j'en obtins 118 grains de car- 
bonate de chaux. Après l'avoir bien calciné , il n'en resta 
que 65 grains de chaux pure. 

Or comme d'après B. (h) 200 grains de gypse contiennent 
18 grains de carbonate de chaux, il s'ensuit, que les parties 
constituantes du gypse d'Ivanofsky sont : 



(8 ) 

Chaux pure 27,5 

Acide sulfurique 4 1 ->^ 

Carbonate de chaux 9 

Eau 22 

10,0 

D'après monsieur le professeur Lampadius , les parties cons- 
tituantes de 100 grains de gypse fibreux, sont: 

Chaux 3r 

Acide sulfurique 38,3 

Eau 29,2 

Silice 1 

100 

Le résultat de mes expériences est donc , que le gypse fi- 
breux de Moscou est plus riche en acide sulfurique, qu'il con- 
tient en outre du carbonate de chaux et point de silice. 



(9) 



rr rs A#-i\^/\r>*\jN»\r» , J-«^r*x>^f #\#<rjs#\/\#\#\»\#\*\i\rj\/\r r.rr.#\/\#\»\/\/^i\ri#>J , r4r\#\r#\f\»\iv#\f\#'j»»\r.r*/\»> 



III. 



iVbfë rfe quelques animaux rares qui se trouvent au Mu- 
séum Impérial d'Histoire Naturelle de Moscou dé- 
crits , par G. Fischer. 



PREMIERE LIVRAISON. 

S I N G E S. 
Le sajou de Lacépède. 

Le sajou de Lacépède est un petit singe tout-à-fait noir , à 
queue touffue et non prenante, les pieds et les mains sontrou- 
geâtres. Cette espèce se rapproche donc du Tamarin , Simia 
MiDAS et du Saimirj, Sim. Sciurea, mais elle diffère de 
l'un par son pelage touffu, qui, surtout à la tète, est beaucoup 
plus long que les oreilles, et de l'autre par l'absence delà 
fente de la lèvre supérieure. 

La longueur du corps jusqu'à la queue n'excède pas 3 pou- 
ces 6 lignes , mais la queue qui est plus longue que le corps 
contient 5 pouces 8 lignes. 

On peut le caractériser ainsi : 
S. de Lacépède , noir, mains roussdtres , oreilles plus cour- 
tes que les poils , la lèvre supérieure non fendue. 
Callilhrix. Lacepedii , nigra , pedibus rvjis , awiculis vellere 
brevioribus , labio superiore non diviso. 

2 



C.io) 

J'ignore quelle partie de l'Amérique il habite? 

Une description de cet animal avec une bonne figure se 
trouve dans ma description du Muséum Impérial dHis- 
toire Naturelle. N°- 1. Elle sera répétée avec plus de dé- 
tail dans la seconde livraison de mon grand ouvrage sur 
les objets rares du Muséum. 

L'OUISTITI MALE. 
Callithrix Jacchus, M. Simia Jacchus, L. 

Depuis Buffon^ tous les Naturalistes ont donné à l'Ouistiti, 
à ce beau singe à queue annelée de gris et de noir , une cri- 
nière blanche. Il paroit que la crinière blanche nest propre 
qu à la femelle. J'ai eu occasion d'en observer une paire dont le 
mâle, plus petit que la femelle, avoit la crinière noire, qui 
d'ailleurs étoil beaucoup plus longue que les oreilles qui sont 
nues et noires, et sérigeoit souvent en rayons fasciculaircs , 
surtout s il se iachoit , ce qui lui arrivoit aussi souvent que l'on 
touchoit ou que l'on regardoit seulement sa femelle. Le mâle, 
mort depuis, a été disséqué, empaillé et exposé au Muséum. 
J'en donnerai une notice plus détaillée accompagnée d'une 
figure dans le second cahier de mon ouvrage sur les objets 
rares du Muséum. 

TJRSIERS. 

Le Galago de Demidoff. 
planche seconde. 

Parmi les Tarsiers, famille particulière des quadrimancs , 
qui se caractérise par la longueur de ses tarses, l'auteur a dé- 
couvert une nouvelle espèce de Galago. 






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1.1. 



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C ") 

Le genre de GAIAGO a été établi par GEOFFROY. Il se 
distingue des Loris par le nombre des incisives; le Galago n'a 
que deux incisives très-écartées en haut , six en bas , et une 
queue très-longue et touffue. Les Loris, au contraire , ont 
comme les Makis , quatre dents incisives en haut qui sont 
écartées par paires , et point de queue. 

Nous en avons connu jusqu'ici deux espèces , dont Tune, 
décrite par Geoffroy , se caractérise par sa grandeur , sa 
longueur des oreilles et sa couleur. Elle a un poil gris fauve, 
des grandes oreilles nues, et la grosseur d'un rat. L'autre , in- 
diquée par CuviER, est grise et a de petites oreilles. Une 
troisième, inconnue aux Naturalistes , se trouve dans notre 
Muséum. Elle a la grosseur d'une souris , des oreilles nues, 
et une longue queue très touffue. Son poil est roussâtre , son 
dessous grisâtre et le cou noirâtre. Des poils très-longs en 
forme de moustache couvrent les coins de la bouche , les joues 
et le coin de l'œil. 

Ces animaux vivent au SÉNÉGAL , se nourrissent d'insectes 
et ont , comme les TARSIERS proprement dits, des molaires à 
plusieurs pointes. 

J'ai développé dans un mémoire particulier les rapports 
analomiques de ces animaux. Galago Demidovii , nova spe- 
cies quadrimanorum , observatis qnatomicis îllustrata. Vide 
Acta Societatis physico-medicœ mosquensis. Tom. I. p. ^7-79. 

Le nom spécifique de cet animal rare a été donné en l'hon- 
neur de M. le Conseiller d'Etat actuel et Chevalier Paul 
Gregorievitsch de Demidoff, qui par ses travaux litté- 
raires et surtout par ses grands bienfaits pour les sciences , 
s'est acquis des droits ineffaçables à notre reconnaissance. 



( 12 ) 

On peut distinguer les trois espèces de Galago ainsi qu'il suit: 
Galago Geoffroy, ex griseo-flavus , capite griseo , cauda 

fuse a. 
Galago Demidoff, totus ex rufo-fuscus , gula nigrescente. 
— — Cm'ier , totus griseus. 

Dimensions comparatives du Galago de D e m i d oJ[f et de G e oJ'J'r o y f 
dont le premier se trouve dans notre collection et l'autre au Muséum de 
Paris, 

Galago Demidoff. Galago Geoffroy. 
Longueur du corps cfepuis le niuseau 

jusqu'au cominencenient 

de la queue 2°-2 6°-2 

de la queue 5-i 8-4 

de la tète . . . . • i-t 1-8 

des pieds de devant i-j 5-4 

— ■ des pieds de derrière 2-6 6-n 

de la cuisse »-8 2-2 

du tibia . »-I© 2-3 

du pied avec le tarse I-» 2-6 

La figure de cet animal qui accompagne cette description 
est de grandeur naturelle. 

D'après les observations de GEOFFROY , il faudroit ajouter 
à ces espèces une quatrième, le Galago d'ADANSON , qui est de 
la taille d'un chat, et dont les autres caractères ne sont pas 
encore connus. L'auteur propose le nom de Macropus comme 
nom systématique, qui rappelle en même temps la famille des 
tarsiers. Voyez la Description des objets rares du Muséum 
d'histoire naturelle de l'Université Impériale de Moscou, in- 
fol. 1810, première Livraison. 



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( i3) 

LE LORIS CEYLONIEN. 

Le Muséum de Moscou possède de cet animal rare une 
femelle avec le jeune. Il se distingue du Loris grêle parbien 
des caractères. 

Voy. G. Fischer Lettre à Mr. Geoffroy sur une nouvelle 
espèce de Loris, à Mayence. i8o.3. l\. avec des fig. 
Anatomie der Makis. Frankf. a M. 180/j.. 4- P- 2 ^- 

Seba dans son thésaurus. I. p. 75. t. 47- £ i- a figuré le 
mâle: Cercopithecus ceylonicus s. tardigradus major mas. 
J'ai fait représenter la femelle , dans le grand ouvrage sur le 
Muséum de Moscou. 



, C 4 j 

IV. 

Observations sur une graine reçue sous le nom d'E- 
lœodendron argan , par le Dr. Frédéric Fischer Bch 
taniste a Gorenki. 

PLANCHE TROISIÈME. 

On avoit reçu de la semence de cet arbre par Mr. Holboll , 
de Copenhague , pour le jardin de Mr. le Comte RazoU- 
MOFSKY. Les différences entre notre graine et celle de l'Elœ- 
odendron indicum , figurée par Gœrtner (I. pag. 274, t. $7) 
sont si marquées , qu'elles éloignent assez ces plantes pour ne 
pas pouvoir être rapportées au même genre. Gaertner a formé 
un genre sur une graine , reçue du Musée d Amsterdam, qui a 
tant de rapport avec celle de l'Elaeodendron argan, qu'on se- 
seroit tenté de la prendre pour elle-même ; il a appelle Phle- 
bolitliis , (1. p. 201. L 43 f 2.) et il rapproche ce genre du 
Mimusops. Les graines que nous avons examinées , avoient 
tantôt un seiil embryon comme celle de Gartner, tantôt deux, 
comme celle dont nous présentons la figure. L'épaisseur et la 
substance entre les deux loges me font supposer qu'il y a une 
troisième loge dont l'embryon avorte ordinairement. L'examen 
de l'ovaire seid peut éloigner les doutes. Le Phlebolithis aussi 
bien que notre Elaeodendron argan appartiennent à la famille 
des Sapotilliers. 



C *5) 
Les figures 5. a. b. c. de la planche III. représentent la 
drupe entière, par devant, par derrière et de côté; d. la 
même , coupée verticalement à travers d'une des loges ; e. la 
même coupée horizontalement; f. la semence nue ; g. la même 
coupée transversalement pour montrer l'épaisseur de l'Albu- 
men ; h. enfin la surface antérieure de l'Embryon isolé et i, 
le même vu de côté. 

Les figures sont représentées en grandeur naturelle. 



(9i ) 



A/\/\/\r^r^rx.A^/^x^xJ\r.#^r^r^#srv#^ 



V. 



Observations sur les rapports des Bananiers avec les 
Palmiers, par Alexis de Pérbffsky. 

I jE Bananier dont je parlerai ici et qui étoit an jardin de 
Gorenki , parent avoir été de la variété , que Rumph appelle 
Musa mensaria. Soit que l'air renfermé des serres , dans 
lesquelles se trouvent ces plantes, ail produit quelque chan- 
gement dans la construction des fleurs , soit que les fleurs , sur 
lesquelles on avoit fait ces observations , ayent été trop nour- 
ries, pour qu'on pût fixer d'après elles , le caractère généri- 
que, — on a remarqué en elles une conformation différente, 
de celles qu'on voit décrites dans les Gênera plantai um. Celte 
différence seule mérite d'autant plus notre attention, qu'elle 
nous offre des points de vue par lesquels on pourra mieux ju- 
ger des allantes de celte plante. 

Les fleurs hermaphrodites fertiles avoient leur périgone (i) 
dipétale, augmentée d'autres pétales plus petites , épigynes , 
qui étoient ordinairement à l'extérieur au nombre de trois. 

II y avoit six étamines épigynes qui étoient toutes imparfaites 
et de la même grandeur ; la sixième se trouva fréquemment sé- 
parée, du côté antérieur du slyle. La base du style étoit très- 
élargie. Les fleurs hermaphrodites stériles étoient composées 
de deux pétales dont la plus petite, qui est l'intérieur, avoit la 



(i) J'emploie ici ce mot , pour éviter toute discussion tic calice et île corolle. 



( i7) 
forme du lobe plus petit et bleu du Strelitzia. La pétale exté- 
rieure étoit légèrement divisée en cinq parties. Elle faisoit 
croire par ses nerfs, qui étoient bien moins visibles dans le 
milieu, qu'elle étoit composée, comme la grande pétale bleue 
du Strelitzia, de deux parties bien réunies. Sans le moindre 
vestige dune sixième étamine , il y en avoit cinq qui étoient 
épigynes pollinifères , embrassées par la pétale extérieure 
et un peu plus courtes que le style , qui étoit également 
cylindrique dans toute sa longueur. 

Ces observations que m'a communiqué le Docteur Frédé- 
ric Fischer , ont été vérifiées peu de temps après , sur un grand 
nombre de Heurs de trois autres Bananiers de différentes va- 
riétés. (2) 

Voilà des rapports bien frappans avec les Hcliconias qui se- 
roient encore plus intéressans , si on vouloit regarder le pé- 
rigone du Bananier , plus incomplet que celui des autres plan- 
tes de la même famille, car si l'on ôtoit de la fleur du Stre- 
lilzia le limbe extérieur qu'on ne peut pas mécononitre à cause 
de son jaune superbe , il resteroit une fleur assez conforme à 
celle du Bananier. Cela devient encore plus vraisemblable 
quand on observe les pétales accessoires de fleurs fertiles , 
produites peiit-ètré par trop de nourriture. 



''•.) Après l'impression de ce mémoire, j'ai eu occasion de comparer avec ces obser- 
vations celles que M r . Tussac a publiées sur le Ijananier dans sa Flore des Antilles , 
et je dois ajouter qu'elles sont l.eaucoup plus conformes aux nôtres qu'au caractèn 
reçu dans les systèmes. 



( i8) 
En examinant la tige du même Bananier, j'ai trouvé quel- 
ques particularités intéressantes. Dans ce corps basilaire tu- 
béreux (ij , on distingue très - bien ,' une substance corticale 
plus blanche 'qui donne naissance au tronc. Toutes les deux 
ont un grand nombre de vaisseaux, qui les traversent vertica- 
lement d'une manière difficile à décrire. De la substance cor- 
ticale s'élève la tige par une direction verticale des vaisseaux. 
Elle est conique à sa naissance , puis cylindrique et parfaite- 
ment couverte de gaines ou pétioles de feuilles gigantesques. 
On trouve bien à cette tige les nœuds qui sont à la plupart des 
monocolylédons ; ils sont , dans l'intérieur comme à la sur- 
face , moins marqués qnc dano lo Rainhusa , mais beau- 
coup plus que dans le plus grand nombre des Palmiers, qui 
ordinairement n'en ont pas la moindre marque dans l'inté- 
rieur. A leur base conique ils sont si rapprochés qu'on ne peut 
guère les distinguer l'un de l'autre ; ils s'éloignent peu à peu 
jusqu'au milieu; leur dislance surpasse alors un pied et demi , 
ils commencent de là à se raprocher de rechef, de sorte que, 
dans l'épi des fleurs, l'un touche presque à l'autre. En général 
l'intérieur présente très-bien l'organisation de tous les mono- 
cotylédons, de sorte que les fîlamens , parcourant la tige éga- 
lement dans le centre et vers la circonférence, s'arrangent en 
cercles incomplets. La moelle occupe* tout l'espace qui se 
trouve entre ces vaisseaux qui pourtant, vers la circonférence, 
deviennent plus nombreux et plus régulièrement placés. Et 
comme la souplesse du tronc du Bananier, favorise plus 
les observations que celui des Palmiers, qui au reste lui res- 
semble parfaitement , on pourroit peut-être conclure de cette 



(i) O corps est l'organe <lc la conservation de l'espèce ilans le Bananier cultivé 
qui est dépourvu de semences. 



( i9) 
organisation que le tronc des palmiers est formé d'une réunion 
très-parfaite des gaines des feuilles. Car on voit distinctement 
que la substance périphériale perçant en ligne droite la tige 
jusqu'à la base, forme les couches médullaires de l'intérieur 
du dronc , de sorte que les couches plus proches du centre 
ne deviennent periphériales que plus haut vers le sommet 
de la tige , en donnant naissance aux feuilles supérieures. Ce 
n'est donc alors que le centre lui-même qui tient immédiate- 
ment au spadix et aux fleurs. Tout le tissu delà moelle com- 
}osé de cellules hexagones est rempli de petites molécules 
presque globuleuses , rarement allongées , qui , en se déchar- 
geant, se répandent en quantité avec la sève à la moindre bles- 
sme. Les fibres longitudinales, cachées dans cette moelle ^ 
sou composées de vaisseaux entrecoupés par des lames bori- 
zonales et des trachées centrales , dont il n'y a dans chaque 
faiseau qu'une seule , ou tout au plus deux composées de 
lamts spirales aplaties _, conglutinées ensemble par des libres 
longitudinales. Les lames se détachent aisément par le canif, 
de sorte que plusieurs de ces lames réunies se détachent en- 
semble en spirale lâche. Ces trachées qui ont la même con- 
formation dans les fougères diffèrent beaucoup de celles des 
plantes dicotylédones par leur grandeur , leur manière de se 
dérouler et leurs lames aplaties 



; 



(ao) ■ 
Explication des Figura 
PI. III. 



F. I. -2. 4* observées par la même lentille. 

f. i. coupe verticale. 

f. 2. coupe horizontale de la tige du Bananier. 

f. 4- coupe verticale de la tige du Pentastemon campanulatuS , 
pour faire voir la différence entre les tuyaux spiraux de» 
plantes inonodotylédones et dicotylédones. 

a. tissu médullaire. 

a* petits amas de corps subsphériques dans la substarce 
médullaire. 

b. vaisseaux simples, entourant les tuyaux spiraux. 

3. morceau séparé d'un tel vaisseau beaucoup plus aug- 
menté pour montrer le tissu composé de carrés almgés. 



( 31 



VI. ■/ 

Recherches sur le Tannin contenu dans le fruit du Pin 
(Pinus abies L.) et du Sapin (JPinus Sj-luestris L.) ; 
par le Dr. J. F. John. 

| je goût astringent des cônes ou pommes du Pin , du Sapin 
et de leurs feuilles , avoit depuis long-temps excité mon atten- 
tion; j'en avois fait l'objet de mes recherches; mais arrêté par 
différons obstacles qui se présentèrent alors , je me contentai 
dé croire , avec beaucoup de vraisemblance , que c'étoit le 
principe tannant qui occasionnoit ce goût. 

Je renouvelai plus tard mes recherches et trouvai , outre 
la résine , et une grande quantité de matière extractive , le 
principe tannant et de l'acide gallique. 

Les cendres des cônes , ou pommes , contiennent une si 
grande quantité d'alcali, qu'elles peuvent le disputer aux corps 
dont ou a coutume de tirer la potasse. Je n'ai pas encore fait 
de recherches à cet égard sur les feuilles. 

Je dois me borner dans ce moment à communiquer ce peu 
d^ faits à rassemblée. Dans une des prochaines séances j'au- 
rai le plaisir de lui présenter un traité particulier sur cet .ob- 
jet vraiment intéressant, tant par rapport à son exacte analyse , 
que par son utilité technique. 



(22) 



r.*\/^-f\#\*\Tvr,TJV/N*^-^^/v/vjNj\/>x^Nj'-r^N#\^\j\r«rsr r^\#\r*#\r^#vj\#\/Nr\#\r^f\/\/\/\/\#\f\#N*\r t\j\r\m #\#sj\r* 



*%r#v#irW^ 



VII. 



Reclicrchcs chimiques sur un alun , qui se trouve au- 
près de Moscou , et qui contient beaucoup de sulfate 
de fer par J. F. John. 

A. Caractères extérieurs. 

O a couleur est isabelle tirant sur le jaune paille* 

Il se trouve botroïde imparfait. 

Sa surface est inégale. 

Il est mat à l'extérieur j le peu d'éclat , qu'il a àlinlérieur, 
est soyeux. 

Sa cassure est imparfaite. — On apperçoit avec le se- 
cours de la loupe , que la masse est composée d'un tissu de 
filamens très-fins , semblable à du feutre. 

Il est opaque. 

Le goût en est d'abord acide, ensuite âpre et astringent. 

Il est médiocrement pesant. 

Sa pesanteur spécifique est i,8i4- 

B. Analyse chimique. 

a). 120 grains fortement échauffés dans le creuset perdent 
3o grains. 

b). 120 grains dissous dans trois onces d'eau bouillante, 
ont laissé dans le filtre une terre d'un jaune d'ocre qui pesoil 
12 grains. 



(23) 

c). La dissolution clarifiée et mêlée avec une solution de 
carbonate d'ammoniaque , produisit un précipité d'un bleu 
grisâtre. Ce précipité bien lavé, et cuit, étant encore humide, 
avec de la potasse caustique, il en resta de l'oxide de fer, qui 
après avoir été lavé et calciné , pesoit 16 grains ; qu'il ne faut 
pourtant estimer qu'à i2f grains parce que le fer ne se trouve 
dans le fossile que dans un état oxidulé. 

d). Ayant ensuite ajouté à la liqueur séparée du fer, une 
quantité nécessaire d'acide sulfurique , je précipitai l'argile 
par du carbonate de soude. Elle pesoit , lavée et légèrement 
calcinée, 24 grains. 

e). La liqueur obtenue de la première précipitation par 
l'ammoniaque , fut évaporée jusqu'à siccité , et le résidu calciné 
jusqu'à ce que tout le bulfciic d'ammoniaque se fût évapoi-é. Il 
n'en resta qu'un demi grain , consistant en sulfate de potasse. 
Ayant été dissous dans de l'eau et combiné avec de l'acide tar- 
tareux , il en résulta une crème de tartre. 

Ce | grain de sulfate de potasse répond à \ grain de potasse. 

î). Je lis bouillir avec du carbonate de potasse les 12 grains 
restés de h.) et je sur-saturai la liqueur filtrée par l'acide mu- 
riatique. Ayant ajouté une dissolution du muriate de baryte, 
il en résulta un précipité de sulfate de baryte. 

g). Je digérai par l'acide muriatique le résidu de fj. resté 
dans le filtre , qui en fit dissoudre jusqu'à 3 grains _, consistant 
en silice. 



( *4 ) 

h^. La dissolution d'acide muriatique fut décomposée par 
l'ammoniaque caustique , dont j'obtins 5 \ graius d'oxyde de fer. 

ij. Après avoir ajouté à la liqueur restée, une dissolution 
de carbonate dépotasse, j'obtins, sous les circonstances ordi- 
naires, 2 grains de chaux qui, en combinaison avec l'acide sul- 
fmiqnc indiqué en f.) par le muriate de baryte, répondent à 
3j grains de gypse. 

Résumant cette analyse, je trouve, que ce fossile contient sur 
120 grains : 



r 



Fer , en état oxydulé iîj'So. 

Alumine 24 

Potasse . .., . . . . o, ' -2 r j 

Sicile ' 3 

Fer, en étal oxydé ,.i S^w 

Gypse 3, 33 

Acide snlfurique ) 2 g, 
Eau . . . J 

120 



Quant ii la question , de savoir à quel usage technique on 
pourrait employer ce sel , il paroît , qu'on en retirci-oil aussi' 
bien de l'Alun , (jiie du vitriol de fer, en y ajoutant , dans' le 
dernier cas , la quantité de fer nécessaire. 



/- 



( 2 5) 



^#v\#^TJ^^*^#^F\#^Ar»•^*^*^'^^*^'^ r ^*^^^ / ^*^* v *^*^'^'^^'^*^'^'^ 



VIII. 



Description d'une nouvelle espèce dElymus ', par le Dr, 
Frédéric Fischer , Botaniste a Gorenki. 

PLANCHE IV. 

Cette nouvelle espèce d'Eljmus , que je nomme Elymus 
Junceus , m'a été communiquée par Mr. Rédoffsky , qui la croit 
oricinai''* 1 d*»c aK: \g)X c ^ oaL»iuuncu&t:b nu l>as "Volga. 

Racine horizontale, rampante (?) , de la grosseur d'une 
plume de corbeau , couverte de longues gaines membraneuses, 
longues , brunâtres. 

Feuilles radicales linéaires , très-étroites , roulées en-de- 
dans , très-aigues , ordinairement courbées , striées , scabres , 
dures, arides, longues de 5 pouces engainant par leur base. — 
Chaume , haut d'un — 2 pieds , dur et rigide , très-glabre et 
cylindrique, muni de 2 — 4 nœuds et d'autant de feuilles 
courtes à longues gaines , très-écartées. — 

Epi terminal, très-droit à 10 — 12 faisceaux de fleurs imbri- 
qués , très-scabre , long de deux pouces à-peu-près. Invo- 
lucre à 6 folioles subulées, comme en arête, très-aigues, plus 
courtes que les faisceaux, scabres -surtout sur les bords, de 
même que les valvules des fleurs. Chaque faisceau a 3 épilets 
(spiculœ) lancéolés, dont chacun contient deux calices, dans 
le milieu desquels se trouve rarement le reste d'un troisième 



( *6 ) 

calice avorté. Chacune des valves extérieures est terminée en 
arête forte, très-courte et marqué de trois nervures oblitérées. 
Elle engaine l'intérieure , qui est aiguë ; ses bords , réfléchis 
en-dedans , sont membraneux et glabres. 

Trois anthères d'un rouge brunâtre. 

Ovaire velu, terminé par i stigmates , courts, plumasses. 

Cette espèce d'Elymus a le port du Triticum junceum ou 
du T. repens. Elle a quelque ressemblauce avec El j mus virgî- 
nicus • elle est, outre les marques spécifiques , plus petite et 
plus mince en toutes ses parties. Nous la désignerons par la 
phrase suivante: 

Eljmus (junceus) foliis brevibus involutis , curvis ,* s^ud 
erectd scabrd • spiculis terni? bifloris , involucro angustissimo 
subaristato longioribus ,• culjcum valvuld exteriore breviter 
aristatâ. 

La seule utilité que l'on pourroit jusqu'à présent attribuer 
à cette plante , seroit d'affermir' les sables mouvans pour les 
disposer à recevoir de la culture. 



(*7) 



J ^j^r\M^/v#^*vj^'\*^#s#\*x^r^rv'^ *^r> r^fv^ #^v#vj\#\f^\r^tsf\^,r^,A#\*>J\A^#\fsf^^^ l AfVJ\J«fviNAr«*^*\^r k A 



IX. 



Notice sur le fruit du Potlios , par le même. 

(Voyez planche IV). 

«PE prends la liberté de présenter aujourd'hui à la SOCIETE 
une note sur le fruit et la germination du Pothos, qui , par 
la situation des fleurons autour d'un spadix et par son port, 
détermine les botanistes à le placer parmi les genres delà fa- 
mille des Aroïdées. L'arrangement des nervures de ses feuilles, 
présente une parfaite ressemblance avec celui des feuilles des 
végétaux à deux lobes séminaux. Les nervures des dernières for- 
ment dans la substance de la feuille un réseau bien composé , 
dont les mailles sont presque toujours irrégulières , et ne pa- 
roissent point sous la forme d'un simple parallépipède. Au 
contraire, les nervures des monocotylédones sont ou toutes lon- 
gitudinales , et presque droites , sans qu'elles forment un ré- 
seau par la présence des nervures secondaires; ou bien, s'il y 
en a, les mailles de ce réseau sont presque régulières etrhom- 
boïdales. Il en est de même des plantes acotylédones. Mais 
de celle-ci la famille des fougères fournit une exception , qui se 
trouve parmi les plantes monocotylédones , dans quelques 
plantes de la famille des Aroïdées , des Hydrocharidées et dans 
celle des Sinilacées, mais d'une manière extrêmement pro- 
noncée dans la plupart des espèces du genre de Pothos. Car 
toutes ces plantes ont l'arrangement des nervures des plantes 



(*8) 

Dicotylédones y et en effet elles font voir par cela quelque 
chose cl intermédiaire entre ces deux classes de plantes ; res- 
semblance plus fondée d'ailleurs dans l'organisation générale 
et dans la structure , que dans les organes les plus nécessaires 
pour la conservation de l'espèce. Il y est d'ailleurs très-re- 
marquable, que sans rien dire de la régularité constante du pé- 
ri anlhe (partie de la fleur, qu'on ne trouve que dans un très-pe- 
tit nombre de plantes aroidées) on y trouve le nombre quater- 
naire; ce qui est quelque chose d'extraordinaire, dans celte 
classe de plantes. — Néanmoins le fruit , la partie la plus es- 
sentielle , offre tout le type des semences monocotylédones. 

Lg Spfifl' '■*" ^ %x I**jt?i\jo isiruxuie j'aï eu uLi,ooion df» l'observer 
plusieurs fois dans le riche jardin de Mr. le Comte A. de RAZOU- 
3MOFFSKY, se courbe plus ou moins après la floraison , les 
ovaires fécondés se renflent, principalement ceux qui sont in- 
sérés plus vers la base du spadix, où étoient situées les fleurs 
les plus parfaites. Alors les ovaires , qui ne sont d'abord plus 
longs que les pétales subsistans, s'allongent, se colorent et pré- 
sentent autant de baies (rouges dans le P. cordata, et P. macro- 
■phylla , blanches dans P. acaulis que nous décrivons) qui sont 
Vers leur parfaite maturité trois fois plus grandes qu'au com- 
mencement, et suspendues par des filets vacillans et foibles. 

Je ne décrirai que le fruit de cette plante (la fleur en étant 
assez connue) d'après l'ordre proposé par un des botanistes le 
plus distingué de notre temps, M. Correa de Serra, en ajou- 
tant seulement , où il sera possible, les détails sur la germi- 
nation. Ce n'est qu'une réforme due aux changemens de la 
science, et qu'il a proposée et exécutée le premier. (*) 

(*) On trouve ce mémoire instructif daus les Transaction of llte Lomi. Linn. 
Society. V.p. ?i8. 



/O 



LJûurnal Pe-s tjtyajtûraùJÙs ae (ÔJrLojcoUs. iP(. . JSL . 






i 




( tmnuo /unctùùtj 



POTHOS ACAULIS FR.UCTUS, 

Induvice : Petala et stamina persistentia emarcida in spadice 
contorto. 

Pericarpium : Bacca turbinata , oblongo-obovata , obtuso-qua- 
drangula , glabra , apice stigmatis cicatrice notata , lactea, 
disperma. Loculamenta monosperma iu germine duo, 
septo versus maturitatem plane evanescente. Caro trans- 
pai'ens , gelatinosa. 

Placentatio : Chorda pistillaris componitur e quatuor fascicu- 
lis (binis magis approximatis) vasorum pistillum nutrien- 
tium , elogantorum , Iaxis , longitudine petalorum e spa- 
clioo lui inbex'Ciila îjascob bauctc iuaaùj, «t pprîcarpium 
évadât subpendulum. Chordulae séminales tôt quot locu- 
lamenta, a basi baccss adbasin seminum singulorum, uni- 
cum in axe singuli loculamenti. 

Dehiscentia : Bacca solo hiunido immissa plerumque versus 
basin bine rumpitur , emiltens semina gelatinâ obvoluta. 

Seïen liberum. 

Forma: Semen ovato-oblongum, subcompressum, tenuissime 
tuberculatum ; apice et basi fungoso-appendiculatum ; ge» 
latina pericarpii hinc apice seminis adnata. 

Integumeiitum : duplex, tenuissimum } apice et basi spongioso 

incrassatum. 
Perispermum : vaginale, semini conforme, albidum, cartila- 

gineo-subfarinosum. 
Embryo : monocotyledoncus , inferus , reclus in axe seminis 

situs , pyramidali-oblongus , longitudine fere seminis ; 

apice peripheriali (infero) viridis teres ; altero apice com- 

pressus , albidus. 



(3o) 
Germinatio. 
Ex apice viricll embryonis elongato evolvitur an gui o subreolo 
extra semen bulbillus oblongus, seminis forma et magnitudine; 
qui bulbillus , latere semini opposito ad très longitudiuis par- 
tes fissus , bine foliolum primarium emiltit e basi inde elongata 
radiculam exserens, 

x Je n'oserois. pas publier ces petites notices sur les semences 
et leur germination , si je n'étois persuadé que la même 
observation faite par deux naturalistes , qui ne pouvoient pas 
communiquer entre eux, est plus sûre et fournit un fait dou- 
blement constaté. Je n'ai pas encore vu les cabiers que l'on vient 
de publier dans lf 3 ÏZLoJ A*> l'wwwg. :»««^o»-i<>i Ao C^rtneR , 
mais si l'on y trouve peut-être les mêmes observations que 
celles que je viens de décrire , on pourra être plus certain de 
l'exactitude de l'une et de l'autre. 

Explication desjîgures. (*) 

a. Baie mûre munie à la base de deux des pétales subsistantes (Induviœ). 

b. La même coupe'e longitudinalement avec les deux semences et leur 

chordulœ séminales ; on voit à la base les 4 chordee pistillares (i). 

e. C. Semence détachée, i. place de l'adhérence de la ge'latine. 

D- E. Semence coupée longitudinalement, 2. point verd , d'où commence 
la germination (punctum saliens). 

F. G. La même coupée horizontalement à la base et vers le sommet. 

H. IL semence entière au commencement de la germination k. La même 
coupée dans l'axe. 

ï. La jeune plante un peu plus avancée , détachée de la semence , (3. en- 
droit, d'où sort laseconde feuille) 1. semence, 1. bulhe séminal fciidu, 

4. feuille primaire, 5. radicule. 

» ■ - ■ — 

(*) Les grands caractère» signifient ijue l'objet eit augmenté sous la loupe. 



C Xwrnal Jm j/cdurulute<i Je c Hc.tcvu.Jaé. F. 




ô c une/ i/de/ falcata/. 



(3i) 



*+> #\r#\r*\* isf #sjN#vr^\r*A#vr»j- rjNrj^#\#\#\#\*r **#•> #KfHAriAftAlNftNto^tftfUh#vArtMMVIUUtAfi *j\#v*>r #\r *J> 



X. 



Description d'une nouvelle espèce de scandix , Scandix 
falcata , par le Dr. F. G, tondes. 

(Avec une figure de grandeur naturelle. Voy. Planche V). 

PENTANDRIA. 
1) i g y n i a 

Flores pentap et ali , superi, dispermi. Umlella involucris par- 
tialibus , universali nullo. 

Scandix. Gartner de fructibus et seminibus plantarum. 
Tom. II. pag. 33. Tab. 85. 

Perianthium nullum , fruclus ovato-oblongus , obsolète an- 
gulatus , rostro longissimo subulato , compresso , termi- 
natus, bipartibilis , fumoso-spadiceus. 

Reeeptaculum setaceum , bifidum. 

Semina duo , hinc convexa , jugis quinque obsoletis scabris 
notata , inde sulco profundo longiludinali exarala , in ro- 
strum lineare carinatum et ad margines scabrum desinentia. 

Integumentum duplex: exterius coriaceum tenue 5 interius 
membranaceum ferrugineo-nigrum (in aqua sensim viri- 
descens ) nucleo arctissime adnatum. 



(3a) 

Albumen oblongum, quarta parte seminibus brevins, cartila- 
gineum , album , hinc convexum , glabrum; incle sulco 
medio , ex marginibus introrsum convolutis prof un de ex- 
sculptum , inodorum. 

Embrjo dimidio albumine paulo longior , inversus , lacteus ; 
cotyledones lineari-lanceolatae , tenuissimae. Radix line- 
aris , compressiuscula , longa , supera. 

Gênera plant arum éd. Schreberi , n. 48g. 

Caljx. Umbella univcrsalis longa , radiis paucis , partialis 
copiosior. 

Involucrum univcraale xiLillvini , partielle peniapli^llum , longi- 
tudine umbellulœ. 

Corolla imiversalis difformis , radiata; flosculi disci abortivu 
Corolla propria pelalis qui n que inflexo-emarginatis : inti- 
mis minoribus, eximo majori. 

Stamina. Filamenla quinque capillaria , antberœ subrotundoe. 

Pistillum. Germen oblongum, infèrum. — Slylï duo subuJati, 
longitudine minimi petali, distantes persistentes. Stigmata 
flosculis radiantibus oblusa. 

Pericarpium nullum , fructus longissimus , subulalus , bîpar- 

tiJ)ilis. 
Se mina duo subulala , bine convexa sulcala, inde plana. 

Dcscriptio speciei. 

Scandix falcata , sichelfôrmiger Kerbel. 

Radix annua flavescens , cornicis crassiludine penna? , paucis 
fibris inslrucla. 



( 33) 
Caulis pedalis erectus , ramosus , subdicbotomus , versus ba- 
sin filis înstruclus. 

Folia la?via , tripinnata , foliola multipartita, laciniis altei-nis , 
Jinearibus ex luteo-virentibus. Vagina? ad basin foliorum 
magna? , maginibus ciliatis. 

Umbella universalis patens. 

Iiwolucrum : universale nullum , partiale e foliolis 5 — g. 
constans , parvis , ovatis. 

Corolla : flores radiati obovati , albi , vix emarginati , flores 
flosculosi inflexi ; quibusdam abortivîs. 

Stamina: filamenta quinque alba, longitudine corolloe. Anthe- 
ra? alba?. 

Pistillum. Semen inferum , et stili duo suberecti , acuti vio- 
lacei. 

Semina cylindrica, scabriuscula , rostro longissimo incurvât© 
instructa. 



ftf fVfN/UVAr '^J^/\#\#\J^*^/\ 



,/ r.r r j- . rvjxr j- r s rsj \f\j*^r,r^\r^r r r r^f.r , 



(34) 

XI. 



Description de la Keffekilithe de la Crimée , par 

G. Fischer. 



I jA Keffekilite est une pierre qui fut envisagée par quelques 
Minéralogistes comme nnp argile endurcie, par d'autres 
comme lithomarge , ou même comme une espèce d'écume de 
mer, mais elle diffère de la première,, par sa cassure écailleuse, 
de la Seconde par ses bords translucides , et de la troisième* 
par sa pesanteur spécifique , etc# 

Les échantillons qui ont servi à ces recherches se trouvent 
dans la belle collection du Muséum-Demidoff, qui fait main- 
tenant partie du grand Muséum Impérial de notre Université. 

Il ne faut pas confondre avec cette espèce de pierre que 
nous décrivons une autre de Nalolie qui a été désignée par le 
même nom, parce qu'elle a les mêmes usages 5 mais il est à re- 
marquer que celle de la Crimée n'est pas employée à en faire 
des pipes. La kil blanche (Ecume de mer) de Natolie a été* 
analysée par RLAPROTH (*) qui a trouvé en 100 parties: 



(*) ^ °y* Schriflcu der Berlincr Naturforscher. 11 B. p. 



« 



(35) 

Silice i 5o 

Eau carbonatée . . . ,, . . 3o 

Magnésie _ ........ 17 

Une trace de Chaux. 

de la Kil grise: 

Silice 4 1 

Magnésie ...,< 18 

Peu de Chaux 

Eau 39 

J'ai prié Mr. le Dr. John , Elève de K.LAFB.OTH , de faire 
l'analyse de cette substance de la Grimée. Cette analyse, jointe 
à l'exposition des caractères extérieurs , prouvera que cette 
pierre doit occuper le rang d'une espèce particulière dans les 
systèmes oryctognostiques. On pourroit donner à cette pierre 
exclusivement le nom de keffekilitlie , l'autre étant comprise, 
dans les systèmes sous le nom d'écume de nier. 

La Keffekilitlie (Keffekil c'est-à-dire Kil de Kaffa , de l'en- 
droit oii en étoit le dépôt principal) est : 
d'une couleur gris de perle , passant au bleuâtre ; 
se trouve en grandes masses renfermant des rognons blancs- 
grisâtres , qui sont quelquefois entourés d'une bordure ver- 
dâtre ; elle est intérieurement d'un éclat mat 5 
d'une cassure écailleuse, souvent conchoïde , opaque , avec 
des points brillans disséminés ; (d'un mica noir), 
très-tendre. 

présente des fragmens irréguliers, à bords aigus , translucides , 
est facile à casser, 
gras au toucher , 



(36) 
happe peu à la langue , très-fortement après avoir été raclé 
avec le couteau; (l'humidité de la langue lui 6te à l'instant sur- 
la cassure récente la couleur bleuâtre et la rend blanche); 
est peu pesante. 
Pesanteur spécifique , 2.,4oo d'après John. 

Lieu natal: à la Crimée entre Baktchisaraï et Sebastopoî, 
près du village Tcliorgoiuia. 



(3 7 ) 



\f\*\* vJ\r./\i\#\#sJ\l 



^r\#*j\*\rj\#\#s*\#v*\#\r*\j^srj>J%/-x*vfNr*/\/vrjvrjvrjv^ 



XIÏ. 



Analyse chimique de la Kejfekilithe de la Crimée , 
par le Dr. J. F. John. 

J_j*ANALYSE que j'ai l'honneur de présenter aujourd'hui à la 
société des Naturalistes est occasionnée par notre Directeur 
Mr. le Professeur G. Fischer , qui prend cette substance, dont 
il vous a exposé les caractères extérieurs avec raison pour une 
espèce particulière de notre système oryctognostique. Il m'a 
chargé de constater ou de rejeter ses observations par une ana- 
lyse exacte. Voici le résultat de mon examen qui ne peut 
que justifier ses assertions. 



a) Je jetai quelques parties de ce minéral dans de l'eau; 
après quelques momens la substance s'amollit et présenta une 
gelée épaisse et savonneuse. Après l'avoir combiné avec une 
plus grande quantité d'eau, le mélange présenta la consistance 
d'un Uniment. 

b) Pour me convaincre si l'on en pourroit faire usage dans 
ïa technologie , j'étendis celte bouillie sur une étoffe tachée 
de graisse, et la laissai sécher. Après l'avoir bien lavé et frotté 
je trouvai que les taches de graisse avoient entièrement dis- 



(38) 
paru. Plusieurs expériences réitérées m'ont démontré suffîsa- 
ment , que ce minéral ne le cédoit en rien à la terre à foulon 



d'Angleterre. 



Il serait donc à désirer , que cette substance fût employée 
généralement comme article de commerce dans les manufac- 
tures de l'Empire Russe, pour fouler les draps. 



c) Je calcinai, par un feu modéré, 5o grains de ce minéral 
dans un creuset d'argile. 

L'opération dura une demi- heure. Après le refroidissement, 
les parties présentèrent une diminution de volume . et la cou- 
leur primitive se trouva convertie en une couleur plus blanche. 
Ayant soumis ces parties à une nouvelle calcination , qui dura 
une heure , elles s'endurcirent ; mais la couleur m'en parut 
noire-grisâtre. (L'intérieur du creuset se trouva teint de la 
même nuance). La perte dans le poids fut de 10 grains. 

Après une troisième calcination , que je rendis plus forte , la 
couleur se changea en un jaune grisâtre pâle , tirant sur le 
rouge. 

Le minéral perdit encore un grain de son poids ; et s'endurcit 
àun tel degré j qu'il raya le verre. Ayant relire le creuset ar- 
dent du feu, j'aperçus un phénomène bien particulier: en 
agitant les parties dans le creuset, elles jetèrent un éclat si 
vif, que tout l'intérieur du creuset en fut éclairé. Cette phos- 
phorescence , quoiqu'elle ne fut que momentanée, se renou- 
vela aussi souvent que je répétai la calcinalion et l'agitation 
du creuset. 



(3 9 ) 

d) Traité au chalumeau sur le charbon , la couleur devint 
gris foncé. L'ayant soumis à un feu plus fort , la couleur se 
changea en blanc-jaunâtre. Il souffrit aux bords quelques de- 
grés de fusibilité, de manière que deux petites paities ^ en se 
touchant , se vitrifièrent , après s'être aglutinées. 

Traité avec le borax, il ne se dissout pas tout à fait; et consti- 
tue un verre opaque. Il agit de même avec le sel microcosmique. 

e) Les acides minéraux ainsi nommés, n'ont point d'action sur 
celte substance. 

f) J'ai traité ioo grains avec de l'eau distillée etles ai fait bouillir 
pendant plus d'une heure. Ayant filtré la liqueur, je l'ai fait éva- 
porer et le résidu salin, que j'ai obtenu, pesoit \ grain et con- 
sistoit en muriate de soude. 

g) J'ai trouvé sa pesanteur spécifique de 2,400. 

M étant convaincu delà qualité des parties constituantes, je 
commençai à en chercher la quantité de la manière suivante : 

B. 

a) J'en fis bouillir 100 grains dans un creuset d'argent avec 
une lessive dépotasse caustique, et je calcinai légèrement la 
masse sèche. Après le refroidissement du creuset, je versai de 
l'eau sur cette masse, dont la couleur étoit grise-verdâtre 5 je la 
sursaturai de l'acide muriatique et la filtrai. Il resta sur le filtre 
une terre gélatineuse , dont je me servis, pour répéter l'expé- 
rience, jusqu'à ce que tout fût décomposé , croyant que le fossile 
•ne l'avoil pas été entièrement. Ayant réuni les liqueurs , je les ai 
fait évaporer dans une tasse de porcelaine pre squ'à siccité; 



( * ) 

j'ajoutai à la masse un peu d'acide mûri ati que, et versai ensuite 
dessus de l'eau distillée. Après une digestion suffisante , pour 
séparer les parties qui s'y trouvèrent, je séparai par le filtre la 
liqueur du précipité gélatineux. Ce dernier, après avoir été lavé, 
séché et calciné, pesoit 43 grains et consisloit en silice. 

b) Après avoir un peu concentré les lessives de a) qui dépo- 
sèrent encore deux grains de silice , je les sursaturai avec une 
lessive de potasse caustique; je les fis bouillir et ensuite je sépa- 
rai le précipité parle filtre. 

c) Cette liqueur filtrée fut saturée par l'acide muriatique, et, 
pour obtenir l'argile, je la fis précipiter par une dissolution de 
carbonate de potasse. L'argile édulcorée et calcinée se trouva du 
poids de i4 grains. 

d) La liqueur d'un jaune de citron, qui en resta, s'étant évapo- 
rée jusqu'au point de erystallisation , déposa quelques flocons 
bruns, teignant le borax en bleu-violet, et consistant en manga- 
nèse. La couleur jaune de la liqueur eut encore lieu, après avoir 
séparé par la erystallisation tout le murïate de potasse. Ni le 
prussiate de potasse, ni l'acide gallique , ni l'ammoniaque l'ont 
altéré. Evaporé et calcine, la couleur du résidu m'en parut bru- 
ne. Ayant été dissout par de l'eau, saturé par l'acide muriatique, 
échauffé et combiné avec l'esprit devin, j'ajoutai du carbonate 
.de potasse ; mais la liqueur ne s'altéra pas. Après avoir séparé 
par la erystallisation le muriate de potasse et saturé l'alcali par 
l'acide nitrique, je partageai la liqueur en deux parties, dont 
l'une fut combinée avec de l'acétate de plomb, et la seconde avec 
du nitrate d'argent; celui-ci occasionna un précipité d'une cou- 
leur jaune, pendant que la couleur que l'autre produisit, ctoit 



4 

(4i ) 

brunâtre. Ces dernières épreuves font croire , qu'une petite 
quantité de chrome est une des parties constituantes de la 
keffekilithe. La petite quantité du minéral que mon ami m'a 
donné, n'a pas été suffisante pour entreprendre une nouvelle 
expérience. 

e) J'ai dissous derechef, par l'acide muriatique étendu d'eau, 
le résidu de h) resté dans le filtre; j'ai sursaturé la dissolution 
avec de l'ammoniaque caustique. Lorsqu'elle fut séparée du 
précipité^, qui étoit causé par l'union, je fis bouillir la li- 
queur , et l'ayant combiné avec du carbonate de potasse , j'en 
obtins 4 ? grains Ho cajehonai© Hp dianv , qui répondent àa ~ gr. 
de chaux. 

f) Le résidu, dont j'avois séparé la chaux fut dissout dere- 
chef par l'acide muriatique et étendu avec beaucoup d'eau. 
Après l'avoir combiné avec du carbonate dépotasse (parfaite- 
ment saturé) il se précipita du 1er, qui édulcoré , séché et 
calciné , pesoit 12^ grains. 

Le fer fondu avec du nitrate de potasse produisit une cou- 
leur d'améthyste , d'où il suit que l'oxyde de fer contenoit en- 
core une trace de manganèse. 

g) Je fis bouillir pendant quelque temps la lessive restée 
de f ) et versai dessus de la potasse caustique dissoute. Quel- 
ques flocons se déposèrent qui consistoient en magnésie , 
mais qu'on ne pouvoit pas recueillir. 

Or, comme je cherche dans l'eau les parties j, qui sont per- 

6 



dues par la calcination , je trouve , d'après mes expériences , 
les parties constituantes comme il suit : 



Silice a.) 43 ) ,* 

b.j i J 43 - 

Argile c.) i4- 

Chaux e.) 2, 25. 

Oxide de fer f.) . . 12, a5. 

Muriate de soude A. f.) 1, 5o» 

Eau A. c.) ► 22 

Manganèse d.) \ 

Chrome? d.) I o 

Magncaie g.) j 

Perte 

100 

Je crois donc , que l'on s'est trop pressé d'annoncer , que 
la Keffekil de Crimée est une argile. Il doit s'ensuivre de 
cette analyse, que si l'on voulut ranger toujours exactement 
les minéraux d'après leurs parties prédominantes , ce fossile 
dcvroit trouver sa place dans l'ordre siliceux; mais comme 
d'après le principe caractéristique de Mr. WERNER, on n'a 
pas toujours pris en considération le principe prédominant des 
minéraux, la Keffekil trouve bien sa place dans l'ordre des ar- 
giles j mais il y formera une espèce particulière. 



r 43 j 



#\#N#\r r^^rx^rx^Jsr^#^^rsf^r^#^rx^rJ^rJ^#s#^r^r^^r>#\f^#^r-r^rJ'^r.»^r.^J^*^i , f\r^v/s*Vfsrjv* , k /MMN/sjNi\^r^/\#M\f\*v* , k f\ 



XIIJ 



Obsewations sur ï Epizootie du Printemps de i8o5 par 
le Dr. et Professeur Theobald Renner. 

L/ 'epizootie qui a régné au printems de Tannée i8o5 parmi les 
chevaux de la ville: et Jca environs de Mua^ow , ^toit une fièvre, 
avec une affection particulière du système exhalant, suivie, au 
moins vers la fin de la maladie, dune inaction du système absor- 
bant. 

Elle se déclaroit par les symptômes suivans : Les chevaux 
cessoient de manger. Quelques-uns ne mangoient que de l'a- 
voine, tandis que d'autres la relusoient pour ne manger que du 
foin. Ceux, dont la poitrine n'était pas souffrante, se couchoient 
comme à l'ordinaire. Les pulsations étoient peu fréquentes au 
commencement de la maladie, mais elles augmentaient quand 
la fièvre devenoit plus forte. Le pouls étoit dur ou mou suivant 
les sujets. Les yeux étoient ternes, et dans beaucoup d'individus 
un peu enflammés dès le commencement; la bouche chaude et 
pour la plupart sèche, la langue changée. Il y en avoit qui tous- 
soient, mais ce n'était pas un symptôme général. Au bout de 
quelques jours, et même quelquefois dès le commencement de 
la maladie on voyoil paroitre des enflures édémateuses. C'étaient 
ou les jambes de derrière, ou les génitales, ou le ventre qui en 
étoient attaqués. Quelquefois c'étaient toutes ces parties qui 



(44) 

s'enfloient à la fois. Chez quelques-uns même la tète s'enfloit. 
Au bout de quelques jours la fièvre cessoit, et les parties enflées 
commencoicnl à diminuer en volume, ce qui éloit précédé dans 
la plus grande partie des individus, d'an flux d'urine copieux, 
abondant, ou dune diarrhée, el l'animal étoit guéri. Chez quel- 
ques-uns elles ne se résolvoient qu'à la fin delà reconvalescencc, 
sans. que lesdilcs évacuations critiques ayent eu lieu, et chez 
d'autres, qu'on n'avoitpas bien traité, elles s'endurcissoient, de 
manière que le tissu cellulaire, tout-à-fait dégénéré, contenoit 
probablement dans ses cellules., devenues beaucoup plus gran- 
des qu'à l'ordinaire, un albumen plus oxigéné, que celui qu'on 
trouve communément dans la lymphe. (*) 

C étoit ainsi que se montroit la maladie chez la plupart des 
chevaux : mais pour quelques-uns elle éloit plus fâcheuse. La 
fièvre étoit plus véhémente; ils cessoient tout-à-fait de manger, 
une foiblessc générale leur survenoil , leurs mouvemens étoient 
lourds, leur regard étoit stupide, leur respiration devenoit diffi- 
cile et stertoreuse, ils buvoient souvent , sans prendre beaucoup 
d'eau à la fois et mouroient assez souvent au bout de huit 
ou neuf jours (**). Cétoient pour la plupart ou des chevaux 
d'une constitution foible , ou dont quelques viscères souflroient 
> ___^ —— ———__— __^__ 

C) Dans ces cas , la maladie résistoit fortement aux remèdes. J'ai traité deux 
chevaux qui étoient dans cet état. L'an qui étoit un jeune étalon de l'âge de quatre ans , 
dont tout le ventre dès le manubrium sterni jusqu'au prépuce étoit eullé de cette ma- 
nière, avoit été malade depuis un mois avant que j'aie commencé à le traiter. En 
établissant deux cautères, l'un au milieu Aa sternum entre les muscles pectoraux , 
l'autre derrière l'ombilic , j'ai eu toute la peine possible pour détacber la peau des 
muscles, tellement le tissu cellulaire étoit dur. En employant des remèdes diuréti- 
ques avec l'antimoine , j'eus le plaisir de rétablir ce clieval au bout de quatre semaines. 

(**) Dans la ville de Moscou l'épizootie a été peu meurtrière ; mais daus plusieurs 
gouvernemeus , entre autres daus celui de tUlouga , il y a eu assez de cbevaux morts. 



(.45 ) 

déjà de défauts organiques avant la maladie , ou dont le traite- 
ment n'avoit pas été tel qu'il le falloit. Le seul qui soit mort 
entre mes mains f éloit un hongre de l'âge de huit ans , d'une 
race commune , dont j'avois prédit la mort au propriétaire . 
ayant appris que ce cheval avoit eu depuis plusieurs mois une 
toux qui avoit paru suspecte , et qu'il ne s'étoit pas couché de- 
puis ce temps là. A l'obcluction, je trouvai les poumons parse- 
més de petites tubercules , dont plusieurs étoient en suppura- 
lion. Un autre cheval que j'ai vu mourir et dont j ai Fait la 
section , étoit un étalon de l'âge de 18 ans , d'une bonne race, 
cheval de manège ^ qui n'avoit presque jamais été malade , 
à l'exception de quelques nreiirlc némorrhoïdaux qu'on avoit 
remarqué quelque temps avant sa mort. C'étoit le sixième jour 
de sa maladie, que je l'ai vu pour la première fois. Tous les* 
symptômes annoncoient un typhus dangereux. Son ventre 
et son scrotum étoient enflés, de manière que les testicu- 
les pendoient presque jusqu'aux jarrets ; son pouls étoit vite et 
irrité , sans être fort ; il ne s'étoit pas couché depuis quel- 
ques jours , il ne mangeoit presque rien, et ne buvoit qu'à 
petites portions. L'anus étoit couvert de plusieurs nœuds 
hJmorrhoïdaux ("*) et menaçoit un prolapsus. Une ophthalmie 
séreuse mettoit le comble à tous ces maux. 

Le premier jour de Sa maladie il avoit été saigné ; depuis 
ce jour on ne lui avoit donné que le sel sibérîque en si 
petites portions, que, si même l'état inflammatoire qui , à 



(*) Les hérnorrhoides , que j'ai de même vu chez des chiens , ont été encore 
peu observées chez les chevaux , et aucun auteur n'en parle, à l'exception de 
Brugnone , qui a même vu qu'un étalon les a communiquées à ses descendans. 
Vovei Brugnone ion der Zucht der PJcrde , ans dem Ltallàimchen von Feclmer. K. $2, 



C 46 ) 

ce que je crois , a été converti par la saignée en asténie , 
avoit continué , l'effet en auroil été nul. Je proposai l'usage 
de quelques remèdes tant toniques que volatiles , et l'appli- 
cation d'un cautère au poitrail , dont il auroit fallu accélérer 
l'effet par un onguent digestif mêlé de cantharides: maison 
ne suivit pas mes conseils. Le huitième jour, quand je le 
revis, son état éloit beaucoup pire. Il avoit été couché sans 
rester long-temps dans celte situation, sa respiration encore 
plus difficile , son pouls plus fréquent, son allure chancel- 
lanle , ces yeux à demi clos , la cornée toute blanche , entre- 
mêlée de quelques taches rouges. Il refusoit à manger et 
à boire. Les parties enflées sembloient avoir perdu en vo- 
lume. Le neuvième et dernier jour je le trouvai couché sur 
le coté droit, sa respiration se fai soit entendre de loin , son 
pouls étoit intermittent , son corps mouillé d'une sueur glu- 
tineuse et puante, présage dune mort prochaine, qui arriva 
vers les six heures du soir. Le lendemain j'en lis la section de 
bonne heure. J'ouvris premièrement le crâne pour me mettre 
au fait de l'état du cerveau , dont j'avois supposé les sinus 
latéraux être remplis d'eau , à cause de la grande stupeur 
que le cheval avoit montré quelque-temps avant sa mort , mais 
je n'y trouvai rien , à l'exception d'une congestion dans les 
veines du plexus choroïde ; ayant ouvert le thorax , je vis que 
l'humidité qui se trouve dans les sacs des pleures étoit à peine 
augmentée. 

Les poumons étoient d'une couleur foncée, avec des ta- 
ches verdâtres aux petits lobes. En les tranchant , j'y vis plu- 
sieurs endroits gangrenés , et tous les vaisceaux remplis d'un 
sang noir. Le cœur ne montroit rien de remarquable , l'esto- 
mac et les intestins me donnèrent l'aspect d'une congestion 



(47 ) 
veineuse générale , phénomène qui se trouve souvent dans 
les chevaux morts de semhlables maladies. Le premier viscère 
avoit quelques taches gangreneuses. Les nœuds hémorrhoï- 
daux du rectum étoient remplis dun sang noir. Le foie avoit 
quelques petits endurcissemens, très-communs aux chevaux 
d'un tel âge. La rate plus remplie de sang qu'à l'ordinaire. 
Le tissu cellulaire entre les muscles abdominaux, étoit rempli 
d'eau, de même que celui qui se trouve entre le dartos et la tu- 
nique vaginale. Celle-ci en contenoit une grande quantité d'une 
couleur rougeâtrc Même congestion dans les veines des testi- 
cules , qui offroient pour cela un superbe aspect. La dissec- 
tion de l'œil me donna les résultats suivants. La conjonctive 
étoit un peu enflammée, la cornée beaucoup plus épaisse qu'en 
état de santé , une quantité de lymphe et même de sang ayant 
été infiltré entre ses lamelles , dont l'intérieure , que quelques 
anatomistes en séparent sous le nom de tuniqua humons aquei, 
en contenoit une grande quantité. La cornée n'étoit presque 
plus diaphane , à cause des pseudo-membranes qui venoient 
de se former entre ses lames extérieures. L'humeur aqueuse 
étoit de même moins transparente qu'à l'ordinaire , et la 
chambre antérieure contenoit du sang extravasé. La lentille 
étoit saine : mais l'humeur de Morgagni si copieuse , qu'on 
pouvoit dire qu'il y avoit une vraie hydropisie capsulaire. 
Le reste de l'œil n'offroit rien de remarquable» 

Revenons à l'histoire de notre épizootie, et jetons un coup 
d'œil sur la température qui avoit régné pendant l'hiver. Celui- 
ci avoit commencé , le iô"^ du mois d'octobre de l'année pas- 
sée par des froids assez grands pour cette saison. Pendant 
son cours, les froids , quoique presque continuels, n'avoient 
pas excédé les 24 degrés de Réaumur, un degré de froid qu'il 



( 48) 

y a eu quelquefois dans la matinée du mois de Décembre 
Au mois de Janvier nous avions déjà des belles journées , 
où il ne geloit presque pas au midi, et pendant la seconde 
moitié de Février et la première moitié de Mars, il y avoit un 
vrai temps de printemps, qui fut suivi d'un froid de dix à quinze 
degrés , -qui régna presque pendant toute la dernière moitié 
du mois de Mars. Le mois d'Avril fut humide et changeant, 
jusqu'à la semaine après Pâques où nous avions de nouveau des 
gelées et beaucoup de neige ; un temps , qui cessa tout-à- 
coup et qui fut remplacé , vers le premier de Mai , par une 
chaleur rare pour cette saison. Le beau temps à la fin de 
1 hiver avoit fait tomber de linmip hr-iu-e le poil d'hiver des che- 
vaux. , de manière qu'ils dévoient souffrir de ces froids tar- 
difs. C'était justement quand ces gelées eurent cessées que les 
premiers chevaux lurent attaqués de l'épizootie. Leur nombre 
s'aceroissoit insensiblement jusque vers la moitié du mois 
d'Avril ', mais ce ne fut que vers la lin de ce mois, qu'il devint 
si grand , qu'il excita l'attention de la police. C'ètoit dans ce 
moment que j'ai rédigé un mémoire, présenté à son Excellence 
Mr. de BALASCHEFF le 22 me du mois d'Avril , dans lequel je 
prouvai que la maladie n'étoit pas contagieuse , ce qu'on avoit 
craint ^ en citant les faits suivans: 

1. La maladie avoit commencé en même temps , non-seulement 
en plusieurs parties de la Russie, mais aussi en Alle- 
magne , en Danemark et en Prusse. 

IL On ne voyoit souvent,, dans une écurie où il y avoit peut- 
être plus de vingt chevaux, qu'un seul qui en fut attaqué, 
et ce n'étoit qu'au bout de quelques semaines que d'autres 
l'aient été. 



(49) 
III. La température extraordinaire de ce printemps peut suf- 
fire pour expliquer l'origine de la maladie comme je l'ai 
dit plus haut. 

Au commencement du mois de Mai elle régna encore et 
devint même plus fâcheuse. Ce ne fut que vers la fin de ce 
mois qu'elle cessa. Mais ce qui est remarquable , c'est que 
pendant le cours de l'été on trouvoit par-ci par-là des chevaux 
avec des enflures édémateuses aux parties inférieures ; mais 
dont la plupart étoit sans fièvre; et qu'au mois d'Octobre la 
maladie attaquoit avec les mêmes symptômes les étalons du 
haras de Sa Majesté à K.ARACHOVA, qui ne l'avoient pas été 
jusque-là. 

Le caractère de Vépizootie n'étoit pas général. C'étoit celui 
de la Synocha (*)chez des chevaux robustes et vigoureux, passé 
l'âge de cinq ans , qui étoient bien nourris, et dont le travail 
étoit proportionnel à la quantité et qualité de leur nourriture, 
dont le sang étoit très-rouge , le tempérament vif, et qui 
étoient accoutumés à des saignées périodiques. Les signes 
auxquels on prétend connoitre la présence de ce caractère , 
comme p. e. des narines d'un rouge ardent , la pulsation forte 
et dure , une urine peu copieuse et rouge , etc. , étoient trom- 
peurs, et c'étoit principalement à la manière dont ils avoient été 
tenus précédemment, qu'il falloit se tenir. Le caracrère du 
Typhus, qu'on trouvoit plus souvent étoit ou primaire ou se- 
condaire. Dans le premier cas il se trouvoit dès le commence- 
ment de la maladie; dans le second cas il n'étoit guère in- 
direct , mais il avoit été produit pour la plupart par l'abus de 



(*) Je me sers ici cUs mots Sjnocha et T>pLus dans le sens de Mr. Reii. 



(5o) 

la méthode évacuante et rafraîchissante. Les chevaux , dont la 
maladie avoit ce caractère primaire , étoient souvent des 
jeunes chevaux, à peine sortis des mains des maquignons, qui 
n'avoient cherché qu'à les engraisser ; ou des chevaux trop 
nourris pour leurs travaux , ou de tels qui forcés de travailler 
au-dessus de leurs forces, ne recevoient pas une nourriture 
proportionnelle, et beaucoup dont la maladie étoit compliquée 
avec la gourme: une complication que mon ami Mr.KERSTlNG, 
un très-habile vétérinaire , attaché aux haras de Sa Majesté , a 
eu souvent occasion d'observer aux poulains de luge de trois 
et quatre ans. Mais ce n'étoit pas la seule de ces complications. 
Kilo étoit souvent compliquée avec une ophtalmie séreuse , 
qui , mal traitée , fut souvent la cause de staphylomes et de 
pheryges. Je l'ai vu compliquée avec une pneumonie, de même 
avec des toux , des rhumes , etc. 

La prognose étoit bonne en général , au moins pour les ma- 
lades à Moscou et dans les environs ; car nonobstant que le 
nombre des malades étoit si grand, que dans une seule journée, 
à la fin du mois d'Avril , on a annoncé plus de 200 chevaux 
malades à la police; il y en avoit pourtant peu qui soient morts. 
Dans le gouverncmenl de Kalouga elle a été plus meurtière ; 
comme je j'ai dit plus haut, de même que dans le nord de 
l'Allemagne. 

La manière de traiter celte maladie , varie selon son carac- 
tère. La Synoeha demandoit la méthode évacuante et rafraî- 
chissante ; la saignée , les sels neutres , les lavemens émol- 
licns y étoient indiqués et s? appliquaient avec le plus grand 
succès. Mais c'étoil toujours avec précaution qu'il falloil em- 
ployer celte méthode , pareeque ce caractère se changeoil vo- 
lontiers en celui de Typhus. Je suis sûr que la saignée,, dont 



lit ) 

l'usage à été si général, auroit fait beaucoup plus de mal, si 
le moment de l'épizootie n'avoit pas été justement celui où 
on a coutume de saigner tous les chevaux: ; ce qui , répété 
pendant plusieurs années , produit à cette époque une plé- 
thore périodique. 

Le caractère du Typhus exigeoit une méthode tout-à-fait 
contraire. Tant des remèdes irritants que des toniques ont été 
donnés avec succès. Les flores arnicœ , de même que les ra- 
diées enulœ , angelicce , galangse et calami aromatici etgen- 
liause m'ont été très-utiles. Chez de vieux chevaux , dont la 
caducité me taisoîL craindre un mauvais succès , j'ai ajouté en- 
core lavaleriana. L'antimoine cru de même que ses différentes 
préparations ni e toi eut très-utiles , en cas que la maladie fut 
accompagnée de catarrhes , ou compliquée avec la gourme. 
Un modique degré de Synocha ne s'opposoit pas même à leur 
usage modéré. La fièvre ayant cessé , ou étant diminuée , mais 
une évacuation des eaux soit par l'urine , soit par une diarrhée 
aqueuse , n'étant pas survenne , j'ai donné des diuréti- 
ques , comme la squilla, les bayes de genièvre, la semence de 
persil , la thérébentine, etc., en ne négligeant pas les corrobo- 
rai! s. Mais quelquefois la nature ne se prètoit pas à nos in- 
tentions , et c'étoitpar une diarrhée quelle se débarrassoit des 
eaux, que nous avions voulu faire sortir par l'urine. Dans le 
cas où. les enflures sendurcissoient, j'ai joint l'sethiops anti- 
monial aux diurétiques. De même l'Assa fœtida m'a été très- 
utile. Les enflures furent fomentées clans de tels cas avec des 
décoctions de species resolventes ; et à la fin frottées avec de 
l'eau-de-vie , dans laquelle je fis dissoudre du savon. Quand 
c'étaient les jambes qui éloient enflées , je les faisois enve- 
lopper dans un bandage très-long, im expédient qui m'a été 

** 



(52) 

d'une grande utilité. Les différentes combinaisons furent trai- 
tées selon les règles de l'art. 

Je suivis les règles diététiques suivantes. En cas que le ca- 
ractère de la maladie étoit inflammatoire, ce n'étoit que du son 
qu'il fut permis de donner aux chevaux. Eu cas qu'il étoit pu- 
tride, il n'y avoit rien de changé à la nourriture ordinaire. La 
boisson leur étoit offerte souvent. En cas que l'écurie lut froide, 
je faisois couvrir l'animal de plusieurs couvertures : en cas 
qu'elle fut chaude et que l'air y fut mauvais , je faisois ouvrir les 
fenêtres quand il faisoit beau dehors. Quand le cheval com- 

mencoit à Se pQUCler miciut , vin cxcroioo mndôré ptnit souvent 

le meilleur remède, pour dissiper les enflures édémateuses. 






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( 53) 



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XIII. 



Description de deux nouveaux inslrumens utiles dans 
la pratique de l'ajiatomie humaine et comparée , par 
G. Fischer. 

CRAN10ME TRE. 

XVïEN n'est plus intéressant pour celui qui s'occupe de l'ana- 
tomie , surtout de l'anatomie comparée , science qui exige tant 
de recherches avant qu'on puisse parvenir à un résultat satis- 
faisant, que de trouver des moyens qui facilitent, soit les 
observations , soit les différons travaux eux-mêmes. 

C'est pourquoi j'ai cru de l'intérêt de la Société de lui sou- 
mettre mon invention d'un Craniometre à doubles branches t 
également utile pour mesurer les convexités et les concavités. 
J'ai déjà parlé de son application dans une lettre à monsieur 
le Professeur Geoffroi. Je présente ici à la Société la même 
planche, n'ayant rien à ajouter que des observations qui cons- 
tatent son usage. 

Y 

Je sentis , particulièrement dans mon dernier travail sur 
les Makis P que les compas servant à mesurer les éminences 
et les cavités, que je connoissois jusqu'alors , ne me suffiroient 
pas en employant même le compas à branches courbes \ je 
n'enéloit pas moins obligé , dans plusieurs occasions, de le 



( 54 ) 

fermer d'abord pour le dégager : il me falloît donc, à l'aide 
d'un second compas, conserver la distance des branches ; et 
on senl à quelle inexactitude un pareil procédé peut entraîner, 
malgré l'attention la plus scrupuleuse. Cet instrument , tout 
imparfait qu'il étoit, n'étoit cependant pas d'un usage univer- 
sel ; car, p. e. dans la résolution du problème de l'inclinaison 
de nerfs optiques , il étoit impossible d'en faire usage, parce- 
que la courbe suivant laquelle les branches étoïent inclinées, 
approchant plus ou moins de la circonférence ou de l'ellipse , 
les^)arois des orbites m'en fermoient l'entrée dans les animaux 
où les orbites sont étroites. Dans d'autres circonstances , où 
j'avois à mesurer des distances dans des cavités , les pointes 
rentrantes du compas ne permettoient pas de les approcher. 
Je ne pouvois pas non plus , dans plusieurs occasions , em- 
ployer le compas à branches droites. 

Pour obvier à toutes ces difficultés , j'ai imaginé un compas 
à doubles branches qui sert on même temps de convexo et 
de concavo-mètre. 

Le compas lui-même porte un quart de cercle divisé en 
degrés, ce qui facilite la remarque de son ouverture si on 
étoit obligé de le fermer pour le dégager. Sur le revers du 
laiton qui forme le quart de cercle, est une échelle de cordes 
qui se rapporte à la corde dont les pointes du compas donnent 
les extrémités, de sorte que je puis ou connoître sur le champ 
le nombre de degré de l'ouverture de mon compas , ou en le 
retournant , trouver la corde qui comprend la longueur de- 
mandée. 



(55) 

Suppposons p. c. qu'on veuille mesurer l'épaisseur du paroi 
qui sépare les orbites d'un animal, p. e. du tarsier à mains 
brunes. Je vois que l'ouverture de mon compas est de 10 et en 
le retournant je vois que la distance cherchée est de 6 points. 
La justesse de ce procédé peut se démontrer par les lignes 
proportionnelles. 

Il me reste encore à parler du concavomètre. Les pointes 
droites, les pointes rentrantes ne pouvoient servir à mesurer 
les cavités. 11 s'agissoit alors de trouver des pointes saillantes. 
J'ai imaginé deux branches elliptiques, dont les convexités étant 
opposées se plient l'une sur l'autre et jettent les pointes en 
dehors. 

Je prié d'observer que dans l'un et l'autre craniomètre , 
les pointes se trouvent toujours sur le prolongement de la ligne 
droite qui se dirige selon la branche du rompas. 

Je donne ici la figure de l'un et de l'autre craniomètre. 
Voyez; la planche VI. 



Ç.56J 
PERÇOIR. 

Voyez PI. VII. 

Un Perçoir anatoniique doit réunir plusieurs avantages , 
pour répondre au vrai but qu'on peut attendre de cet instru- 
ment : i°. facilité et légèreté dans son mouvement; i°. arran- 
gement convenable , afin que le foret ne puisse vaciller et ne 
rende , par ce défaut , le trou ou trop grand ou inégal ; 3°. 
facilité de déplacer ou de changer la poupée et le pivot lui- 
même. 

Je crois être parvenu avec mon perçoir , à répondre à tous 
ces buts , et l'emploie multiplié que j'en ai fait , lie me laisse 
pas hésiter de recommander ce procédé à d'autres qui s'occu- 
pent aussi de cette partie. 

Mon perçoir est d'acier et peut être de fer ; seulement la 
boîte, et la vis, avec laquelle elle eat attachée au foret , sont 
de laiton. La pièce coudée est faite d'une seule pièce qui fait 
la base de toutes les autres pièces mobiles. On peut la placer 
dans un étau ou l'attacher par des vis. 

La poupée (a) est non seulement mobile; mais encore, 
(emboîtant la base de la pièce coudée), elle peut être oléc lout- 
ù-fait et remplacée par une autre plus grande ou plus petite. 
On peut l'attacher à volonté par lavis , N" a. 

Mon foret se meut dans un pivot (a) qui peut être agrandi 
ou diminué par des ressorts qui sont cachés dans le pivol de 
la poupée et de la pièce coudée (f) , et dirigé par des vis, I. £ 
qui les pressent ou serrent contre le foret 



i ■/ Jf^r. VrtUl Ytlù>fej (Je c ((.!.>, , - ■ //t 



///. 




o» 



<5 7 ) 

Le foret lui-même est composé de plusieurs morceaux es- 
sentiels qui en facilitent l'usage ; i°. du foret (g) proprement 
dit, qui s'adapte simplement dans le trou conique , ou porte- 
foret, (h) 2°. de la boite du foret (c), 3°. de l'attache de la boite 
(d) consistant dans une vis à contre-tour , afin que le mouve- 
ment de l'archet ne la détache ; cette attache porte une roue 
cannelée pour faciliter sa manœuvre , en cas que je veuille 
placer une autre boîte ; enfin 4°- du point d'appui qui est 
également mobile, passant par la pièce coudée. 

Voici les avantages qui résultent de cette composition: 

Par la mobilité de la poupée je gagne les moyens de l'em- 
ployer pour tous les corps , soit gros on fins , suivant que je 
place une poupée à pivot jilncou moins gros. 

Le perçoir tel qu'il est représenté est pour les ouvrages les 
plus fins. En peu de minutes je perce sans peine et avec netteté 
les corps les plus menus. 

Par la division du foret en plusieurs parties j'obtiens les 
moyens les plus faciles, soit de donner plus de mouvement au 
foret par le cho-x d'une boite plus grande, soit d'assurer et de 
diriger le mouvement du foret sans la moindre vacillation dès 
le commencement jusqu'à la fin de l'ouvrage. 

J'offre à quiconque veut connoitre les effets particuliers de 
cet instrument , mon original, dont plusieurs anatomistes cé- 
lèbres ont déjà reconnu l'utilité. 



8 



(58) 



/ f\*-f+\j\*>j\f\f\f-<j\0 , j\**f\Ê-j\9*j\*' 



XIV. 



Description d'une nouvelle espèce de Baromètre de voyage > 
inventé et exécuté par Mr. le Dr. Pansner x Membre 
non résidant de la Société. 

Voyez PI. VIII. 

Je ne veux entrer ici dans aucune discussion sur les Baro- 
mètres de voyage que l'on a inventé Jusqu'à présent ; je me 
contenterai de décrire brièvement celui que j'ai compose , et 
je laisse aux connoisseurs à le comparer avec d'autres. 

En le composant, je suis parti des axiomes suivans: 

1. Un Baromètre de voyage doit être aussi peu fragile que 
possible , et ne doit pas être exposé à se déranger facile- 
ment. 

2. S'il se trouve dérangé par quelqu'accident , on doit pouvoir 

le réparer facilement , même pendant le voyage. 

3. Il doit être construit de manière qu'on puisse s'en servir 

promptement , et que les observations puissent être faites 
avec la plus grande précision. 

En conséquence je choisis : i) un tube de verre de 34 à 36 
pouces de long , dont le diamètre intérieur étoil de i\ à 2 lignes, 



(5 9 ) 
terminé par une boule à son extrémité supérieure, et je fis faire 
l'ouverture de l'extrémité inférieure un peu plus petite (i. 6). 
Je remplis ce tube entièrement de mercure que je fis cuire 
fortement à deux reprises ; 2) je mastiquai l'extrémité inférieure 
du tube dans une enveloppe de fer, (7. 8. B.) de façon pour- 
tant que le tube dépassoit l'enveloppe d'environ 3 lignes. 3) Je 
vissai fortement ce tube sur un vase de fer rond,. (1 1. B.) sur 
lequel étoit vissé 4) "ne autre pièce de fer pourvue d'un robinet 
hermétique (g. 10. n. 12. i3. \/\. i5. 16. 18*19). Celte pièce 
a une ouverture conique sur le devant, et une autre sur le 
haut auquel on adapte une autre enveloppe (4- 5.); la longueur 
de la vis inférieure est égale à l'cpaisseiu" du vase sur lequel 
la pièce est vissée (5. 10. I). ; 5) je remplis tout le vase de 
mercure et j'attachai 6) par le moyen d'un anneau de fer (14. 17. 
20.) un fond de vessie de veau entièrement garni par- dessous 
avec de la peau de chèvre ; et à l'endroit où le fond est attaché , 
je l'ai pourvu d'un anneau de cuir ; entre la peau et la vessie 
je mis une légère couche de cire molle afin d'empêcher le mer- 
cure de passer à travers la peau ou la vessie ; j'attachai forte- 
ment cet anneau de fer au vase par six vis , dont trois fixent 
immédiatement l'anneau et les trois autres soutiennent encore 
un appareil (17) par lequel , au moyen d'une plaque ronde, le 
fond peut-être élevé et abaissé. (17. 21. H. F.) 

Lorsque tout est solidement affermi , on élève le fond autant 
que possible par le moyen de la plaque inférieure , afin de 
comprimer l'air qui se trouve encore dans le vase \ on retourne 
alors le baromètre , de manière que cet air qui se trouve encore 
dans le vase s'échappe par l'ouverture conique de la pièce à 
rohinet. On ouvre le robinet après que l'on a encore adapté 
une enveloppe à la partie supérieure de la pièce. Alors l'air 
s'échappe avec force et le mercure le suit aussitôt après , lors- 



(66) 

qu'il s'en trouve assez dans le vase : si le mercure ne monte 
pas, on resserre plus fortement le lbn cl jusqu'à ce que le mer- 
cure s'élève. On en verse alors clans le petit tube , on dévisse 
la plaque qui comprime le fond et on remplit par-là le vase 
înféi Leur de mercure. 

A l'extrémité supérieure du petit tube (10) du baromètre j'ai 
adapté, pour le mercure, un réservoir qui a deux destinations 
différentes , l'une de pouvoir ajouter du mercure au vase du ba- 
romètre, si, après que la machine est montée , on voyoit qu'il en 
manque; l'autre de conserver le mercure qui s'est trouvé au- 
dessus du robinet après qu'on l'a eu fermé pour faire quelque 
expérience. 

Ce réservoir qui doit être de fer, est composé des pièces 
suivantes : i , d'un vase clans lequel on conserve le mercure (5.) 
2, d'une pièce de fer cpti doit se visser dans le vase et avoir 
en haut une ouverture conicpie , en bas un trou assez large 
pour qu'on puisse y mastiquer la petite branche du tube de 
verre. Dans le milieu de cette pièce est \\\\ trou par lequel le 
mercure peut s'écouler clans le réservoir (io. I. c.) En travers 
est un autre trou clans lequel s'adapte ( io. un) un Robinet. 3) 
Plus , un robinet (i3) percé de deux trous dont l'un marqué 
I établit la communication entre le réservoir de mercure et le 
tube de verre ; l'autre marqué h. h. fait passer l'air extérieur 
dans le tube; il est percé obliquement et s'ajuste d'un coté sur 
la pièce No io;de l'autre côté on l'attache par une matrice, 
(i5.) de sorte que le robinet puisse encore tourner. 

Lorsque toutes les pièces du baromètre sont assemblées 
de la manière prescrite et attachées à une planche, de façon 
que le baromètre entre de moilié dans l'épaisseur de la planche 



(6i ) 
et repose partout également sur du drap , afin que les secous- 
ses de la voiture ne causent aucune vibration qui puisse la faire 
rompre , on le met dans un étui doublé de drap pour mieux 
le garantir dans le transport (n. 23). 

Pendant le voyage il faut placer le baromètre verticalement 
le bas en haut; on peut l'attacher par une courroie au côté in- 
térieur de la voiture , en le faisant reposer sur un coussin élas- 
tique. 

Il faut très-peu de tenjips pour disposer le baromètre aux 
observations, On se sert à cet effet d'un pied de planchette ordi- 
naire pourvu par-dessous d'un crochet. En tirant le baromètre 
de sa caisse on le tourne de façon que l'air qui auroitpu entrer 
dans levase de ferpuisse s'échapper. 

On ouvre alors le robinet qui laisse descendre le mercure 
du grand tube. Après que l'on a mis la colonne de mercure en 
contact avec l'air extérieur en ouvrant le robinet à deux trous, 
on trouve facilement la vraie hauteur de la colonne de mercure, 
en haussant et baissant le fond , jusqu'à ce que le mercure soit 
de niveau avec le zéro de l'échelle. 

Après que l'on a vérifié le niveau , et après que le mercure 
du baromètre a pris la température de l'athmosphère d'après 
l'indication d'un thermomètre adapté à cet effet , on fixe l'indi- 
cateur auquel doit être attaché un vernier divisé en centièmes. 

Pour remettre le baromètre en état d'être transporté , on l'in- 
cline de coté , puis on dévisse le fond afin que le mercure pé- 
nètre en entier et remplisse le fond , que l'on ferme par le ro- 
binet. 



(&0 

On couche alors le baromètre , et on ouvre la communica- 
tion du réservoir supérieur avec le tube auquel il est jointe et 
on laisse couler le mercure dans le sac. — Le robinet reste 
comme il est , et le baromètre est si bien fermé que la poussière 
ne peut y entrer , ni le mercure en sortir. 

S'il arrive que les parois intérieurs du petit tube soient en- 
duits d'oxide , il suffit de le dévisser et de le nettoyer avec une 
petite boule de coton attaché à un bout de laiton ou à un fil. 

Ce baromètre ne peut souffrir par le changement de tempé- 
rature, vu l'élasticité du fond, qui contient la plus grande partie 
<lu mercure qui y est renfermé- 
La seule chose qui pourroit faire» casser \p lube , seroit que 
le mastic avec lequel on l'a joint à l'enveloppe de fer, fût trop 
diu* pour céder à la dilation ou à la contraction que la tem- 
pérature feroit éprouver au tube ou à son enveloppe. J'ai pourvu 
à cet inconvénient par une matière élastique qui jusqu'à présent 
a très-bien rempli son but. C'est une enveloppe de liège d'une 
épaisseur égale, que j'imbibe de gomme élastique dissoute dans 
du naphte de vitriol , et que j'introduis avec force entre le tube 
et l'enveloppe de fer,j'y passe encore après cela plusieurs cou- 
ches de gomme. L'expérience m'a appris cpie de celle manière 
le tube étoit joint hermétiquement à son enveloppe;. 

Comme c'est pendant le voyage que j'ai donné cette des- 
cription , il m'a été impossible d'y mettre les détails nécessaires ; 
mais je m'offre à satisfaire tous ceux qui demanderont déplus 
grands éclaircissemens ; comme je recevrai aussi avec recon- 
naissance les objections qui pourraient m'èlre faites. 



(63) 
Explication de la planche VIII. 



Les figures détaillées sont représentées à la moitié de lenr grandeur effective , suivant 
l'échelle de 2 pouces qui se trouve à côté. 

1. Partie supérieure da cylindre de verre. 

2. La même dans sa capsule, verticalement coupée: 

3. La capsule entière, 

6. Partie inférieure du cylindre de verre. 

7. La même dans sa capsule , coupée verticalement et terminée en Las par une vis. 

8. La capsule entière. 



4. Réservoir de Mercure. 

5. Coupe verticale du même réservoir qui présente une vis supérieure L. , endroit par 

où on peut le remplir de mercure j et une autre inférieure I communiquant, 

avec la pièce à robinet. 
9. Pièce à robinet, 
io. Coupe verticale de la pièce à robinet, pour faire voir l'emboîtement du robinet 

n. n. et la communication entre le réservoir I. et la boîte (c. c. rr. c) par le 

robinet. 

12. Plan de la même pièce g. et 10. ' 

13. Coupe verticale du robiuet pour faire voir en entier le conduit h. h. qui commu- 

nique avec l'atmosphère. 
16. Autre coupe du même robinet pour faire voir le conduit de communication 

entre le réservoir et la boite. 
i5. Ecrou du robinet. 
18. Plan de l'écrou. 
ig. \'ue extérieure du robinet. 



il. Boite dans laquelle le cylindre de verre , (détaillé dans Ips figures I. 2. 3. 7. 8. 

et le réservoir , détaillé dans les figures, /J. 5. 9. 10) sont emboîtés, savoir 

le premier en B. et l'antre en C. 
14. Sac de cuir qui ferme la boîte par en bas. 
17. Coupe verticale du bassin qui supporte le sac , et ferme totalement la boîte. 



(64) 



18. Vis surmontée d'un disque destinée à comprimer le sac et le mercure contenu 

dans la boite. C- est la vis du nivellement. 
2o. Plan de la boite entière. 
31. Vue intérieure du bassin. 

22. Plan du bassiu seul. 

23. Construction totale du baromètre avec son écbelle à côté. 



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(65) 



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XV. 



Notice sur la Napoleonœa imperiaïis , premier genre d'une 
nouvelle famille de plantes , découverte par Pahsot de 
Beauvois. 

— Semper aliquid novi ex Africa ! 

J_L n'y a pas eu depuis long-temps d'époque aussi fertile pour 
la botanique qu'actuellement ; on apprend en même temps les 
découvertes de Mr.Ruiz et Pavon, d'A. de Humboldt et de 
Cervantes dans l'Amérique méridionale; de Labillardiere 
dans la nouvelle Hollande et les Moluques ; d'Aubertde l'ETlT- 
THOUARS àl'Isle de France et à Madagascar ; de PALISOT de 
Beauvois dans l'intérieur de l'Afrique. Aucun botaniste de pro- 
fession n'avoit herborisé dans les contrées que le dernier a par- 
courues, et sa Flore d'Oware et de Bénin , à peine commencée, 
contient déjà plusieurs genres nouveaux , qui répandent de 
nouvelles lumières sur plusieurs parties de la botanique. Il a 
nommé Napoleoncea un de ces nouveaux genres d'Oware , éga- 
lement beau et important pour la méthode naturelle , et en a 
publié une description séparée , avec une belle ligure de la 
plante. . 

Les fleurs de cet arbuste ressemblent en quelque sorte aux 
passiflores; mais toute la fructification est si singulière, qu'elle se 
rapproche d'un côté des Passiflorées , de l'autre des Cucurbita- 

9 



(66) 

ce'es , que Mr. de JtTSSiEU déclare lui-même, devoir cons- 
tituer dorénavant une famille particulière et intermédiaire, 
L'ovaire adhérent (inférieur) paroît l'associer aux cuctïrbitacées, 
ainsi que le pistil simple, l'inversion des étamines , et surtout 
le manque du péri sperme autour de l'embryon , si les soupçons 
de Mr.BEAUVOiS, qui a examiné le fruit avant la maturité par- 
faite , se vérifient. Mais la duplicité des corolles portées par le 
calice (beaucoup plus grandes que le calice à cinq divisions, 
entouré d'écaillés) en forme d'étoiles ou de couronnes, dont 
l'extérieure est plus large , plissée mais divisée vers la circon- 
férence en beaucoup de lanières étroites, égales , ou autant de 
rayons ; et d'un autre côté les fdamens au nombre de 5 , le rap- 
prochent du Passiflora. Les 5 fdamens périgynes sont «très-lar- 
ges , réunis à leurs bases , repliés sur eux-mêmes , se rappro- 
chant à leur sommet tronqué et portant chacun deux anthè- 
res. » — L'ovaire , qui devient une baie uniloculaire polys- 
permc, est terminé par un style court qui s'étale en un stigmate 
grand , en plateau (comme celui du Sarracenîa ) en 5 angles, 
sillonnés en forme d'étoile. — Par celle organisation des or- 
ganes sexuels , celte plante sera un jour plus importante pour 
la phytologie , que l'on ne la soupçonne aujourd'hui. — Au 
reste c'est un bel arbrisseau haut de 7-8 pieds , à feuilles alter- 
nes , ordinairement très-entières , ou seulement pourvues de 
2-1 dents vers le sommet, que Mr. Beauvois a trouvé couvert 
de superbes fleurs bleues au mois de Décembre. — 

Fréd. Fischer. 



(6 7 ) 



~\#\r^ .»\#.M^#s«vA».#\#*#\#^Mv»N»^^»^^^^M^rvj .w\rvr^^f\jv#^^ 



CORRESPONDANCE. 



Extrait d'une lettre de Mr. Rèdoffsky, Membre de 

la Société , 

A son Excellence Mr. le Comte Alexis Razoumoffsky , 
Président de la Société. 

Kiaelita, ce io Novembre i8o5. 

J'AI reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire 
en date du 19 Juillet , au moment de mon retour d'un voyage 
autour du lac BaitaL C'étoit le 7 de Septembre , jour de l'ar- 
rivée de Mr. l'Ambassadeur à Irkoutsk. 

N'ayant pas trouvé la Robinia jubata en graines , je profite 
de l'occasion pour vous envoyer ce singulier arbuste , en échan- 
tillon pour l'herbier. Je l'ai trouvé dans les montagnes du Bai- 
kal , près des loi rens , et des petites rivières qui y sont si fré- 
quentes , toujours près de l'eau} dans un terrain sablonneux; 
et répandu sur un espace d'environ iooverstes^ où il croit en 
touffes , assez abondamment. 



(G8) 
Les plus grandes Robinia s'élèvent à la hauteur d'un homme 
à cheval : et comme il n'est pas possible dans des contrées mon- 
tagneuses, de se servir d'un antre équipage ; c'est ainsi que je 
me suis trouvé avec le plus grand plaisir dans des allées àc Ro- 
binia jubata • dont les plus hautes s'élevoient à la hauteur de 
ma tète. Tout cela me rappeloil celle qui se trouve dans les 
serres de V. E., et je suis persuadé qu'en lui donnant une terre 
plus sablonneuse , plus darrosemens , et plus de soleil , elle 
croîtra beaucoup mieux qu'elle n'a lait jusqu'aujourd'hui. 

Parmi les graines que je vous envoie, vous trouverez, plu- 
sieurs espèces inconnues, des environs du lac Baïkal. 11 faut 
observer pour leur culture , que ces plantes se trouvent sur un 
terrain sablonneux très-exposé au soleil, et sur des rochers , 
presque toujours au midi. 

Les Avtemisia , sont des plantes de Stepes. 

Les Serrât ulaj Tanacetum sibiricum ; le rare Astragalus 
melilotoides , croissent sur les montagnes , ainsi (pie l 'Aspa- 
ragus verticillaris , espèce aussi très-rare. 

Le Ribes diacantha croît sur un terrain sablonneux, et près 
des rivières. Les habitans en mangent le fruit , auquel ils don- 
nent le nom de marochki. 

Le Robinia ferox , croît en touffes dans les Stepes, et forme, 
à cause de ses épines , un buisson impénétrable au bétail ; on 
pourroit en faire d'excellentes haies. 

J'ai vu en grande quantité sur les Alpes du liaïkal , le Rbo- 
dodendron ChrysantKum ; mais trop tard pour la fleur et la 
graine. Il m'est arrivé même, lorsque la nuit me surprenoit 



(6 9 ) 
sur ces montagnes , de m'y chauffer à un grand feu de Rhodo- 
dendron Chrysanthum et de branches du Pinus Cembra. 

Ce Rhododendron ne vient que sur les hautes montagnes , 
très-près de la région de la neige , et croît en buissons rem- 
pans parmi les mousses, et entre les fentes des rochers : il 
aime l'ombre et l'humidité. 

Le Rhodondendron (sibiricum) dauricum , croît en grande 
quantité dans la plaine et dans des bois de sapins. J'en ai ce- 
pendant rencontré aussi quelques-uns sur les montagnes. 

Je trouve en général , que la Sibérie est une vaste contrée , 
qui. nous offre bien plus de découvertes dans toutes les bran- 
ches de Thistoire .naturelle 3 que nous ne le supposons: mais 
principalement la Jablonoï chrébet j toute la chaîne des mon- 
tagnes d'Ochotsk , et le Kamtchatka, sont pour ainsi dire en- 
core des terres inconnues. 

Je me flatte d'avoir contribué à enrichir la Botanique^ par 
la découverte de plusieurs nouvelles plantes, trouvées princi- 
palement dans la partie montagneuse de la Sibérie , et aux en- 
virons du Lac Baïkal , ainsi qu'on en jugera par la relation im- 
primée de notre voyage. 

Je trouve ici le climat infiniment plus doux que celui de 
Moscou., etc. 



(7o) 



r J^J^^J^^#'X^r^^^^J^J^#^^^r^^^^#^'^*^^#^J^#\*^*^#^^/^J^'^^ 



II. 



Réponse de Mr. Haiïy , Membre honoraire de la -Société, 
aux objections de Mr. Bertholet } contre sa méthode de 
classification ; statique chim. T. i p. 455 et suiv. , 

A Mr. de Roclimanoff , son élevé , et Membre de la Société. 

j/\vAXT de développer les réflexions que ma suggérées une 
discussion qui n'a altéré ni l'estime profonde dont je suis pé- 
nétré pour mon illustre confrère , ni l'amitié sincère que je 
lui porte, je crois devoir exposer les principes qui m'ont guidé 
dans la formation de ma méthode minéralogique. 

La détermination des molécules intégrantes des cristaux et 
le calcul des lois auxquelles elles sont soumises dans leur arran- 
gement ont produit une théorie à l'aide de laquelle j'ai ramené 
les différentes formes sous lesquelles se présente chaque espèce 
de minéral à une même forme primitive qui leur sert comme 
de noyau. Au milieu des nombreuses applications que j'ai faites 
de cette théorie , dont le but principal étoil le perfectionnement 
de la cristallographie , j'ai cru m'apercovoir que je pouvois en- 
core l'employer utilement pour déterminer dune manière nette 
et précise les espèces minéralogiques. Yoici les principes sur 
lesquels est fondée cette détermination. 

L'observation fait voir que les minéraux considérés relative- 
ment à leurs molécules intégrantes forment comme deux 



(7i ) 
classes distinctes. Dans l'une , chaque figure de molécule in- 
dique la présence dune combinaison déterminée des principes 
constituants. — Par exemple, le rhomboïde dont l'angle plan 
obtus est de ioi 1 '- 3a' appartient exclusivement à la chaux car- 
bonatée. Le prisme triangulaire dans lequel le côté de la base 
est égal à la hauteur est l'indice de l'émeraude ; mais si le côté 
de la base est à la hauteur comme ^ est à l'unité, on aura la mo- 
lécule de la chaux phosphatée. Le calcul en déterminant ainsi 
le l'apport entre les dimensions de la molécule dont l'observa- 
tion a déjà fait connoitre les angles , trace une ligne nette de 
séparation entre une espèce et l'autre. 

Dans la seconde classe une même forme de molécule est 
susceptible d'appartenir à des espèces différentes. Mais il y a 
ici une chose très-digne d'attention • c'est que dans ce cas la 
forme de la molécule est toujours une de celles qui ont un 
caractère particulier de régularité , et qui sont comme les li- 
mites des autres formes. Elles se réduisent à trois, savoir le 
cube , le tétraèdre régulier et le tétraèdre à triangles isocèles 
égaux et semblables. Voici maintenant les règles que j'ai dé- 
duites des observations précédentes , relativement à la forma- 
tion des espèces. — 

Pour avoir des points fixes, dont on puisse partir, on considé- 
rera d'abord les minéraux dans leur plus grand état de perfec- 
tion , qui est celui où ils se présentent sous des formes régu- 
lières. Lorsqu'on aura déterminé la molécule intégrante d'un 
cristal , on saura à l'instant si elle est du nombre de celles qui 
se rapportent exclusivement à une espèce déterminée , ou si 
elle présente une des formes qui peuvent être communes à 
plusieurs substances, 



(P ) 
Dans lo premier cas il sera facile de faire le rapprochement 
des variétés de cristallisation qui appartiennent à la même subs- 
tance , en s 1 assurant, à l'aide de la théorie des lois de la struc- 
ture , que toutes leurs formes , même celles qui ne conservent 
aucune trace de la (orme primitive, sont liées étroitement avec 
elle. A l'égard des variétés en masses granuleuses ou com- 
pactes , leur détermination dépendra des propriétés physiques 
ou chimiques des corps , telles que la pesanteur spécifique , la 
dureté, l'action des acides, etc. Lamélhode_, dans ce cas, a le 
sort de toutes les autres méthodes , qui sont réduites à em- 
ployer de pareils caractères , et de plus sont privées de res- 
sources que présente celui cpû «p tire rie la structure, lorsqu'il 
peut être adopté avec tant d'avantage , pour faire ressortir sur 
le tableau de l'espèce , les parties principales auxquelles toutes 
les autres doivent être subordonnées. 

l\esle le cas ou la forme de la molécule peut appartenir à 
diverses substances. Alors il n'est besoin que d'associer un 
autre caractère à celui que fournit la structure, pour faire 
concourir encore utilement ce dernier à la distinction des es- 
pèces. Par exemple , la propriété de se dissoudre dans l'eau , 
ajoutée à la forme cubique, détermine la soude muriatée • joi- 
gnez à la même forme la propriété de s'électriscr par la chaleur, 
vous aurez la magnésie boratée, etc. 

Ainsi , la méthode dont je viens de parler m'a paru d'autant 
plus admissible qu'elle est fondée primitivement sur les ré- 
sultats des lois auxquelles sont soumis dans leur formation les 
minéraux les plus parfaits , de celles qui anroient toujours leur 
effet , sans l'action des causes perturbatrices qui en gênent la 
marche , et hors desquelles il n'y a plus qu'inconstance et 



(73) 
irrégularité. J'ai espéré que cette sorte tt anatomie comparée 
à laquelle se prêtent les cristaux, quoiqu'elle le cède de beau- 
coup par elle-même à la véritable anatoinie dont la Zoologie 
a retiré des secours si puissans pourroit cependant contribuer 
à la perfection de la minéralogie. 

Au reste, le travail dont il s'agit ici ne regarde que l'auteur 
de la méthode qui ne sauroit employer des moyens trop pré- 
cis pour en former le tableau ; mais celui qui ne se propose 
que de faire usage de ce tableau pour reconnoitre les corps 
qui appartiennent à chaque espèce , peut y parvenir en em- 
ployant des caractères plus maniables et plus faciles à vérifier 
que lui fournit la méthode elle-même. 

C'est donc à la géométrie des cristaux qu'appartient la dé- 
termination des espèces et des variétés cristallisées , les carac- 
tères physiques et autres déterminent les variétés non cristal- 
lisées ; la chimie fait les genres et les divisions supérieures. 

Je vais maintenant tenter de résoudre les objections de mon 
illustre collègue. J'avoue que la première impression que leur 
lecture a produite en moi a été une disposition à me laisser en- 
traîner par une autorité d'un si grand poids. Mais aujourd'hui 
que j'ai eu le loisir de les méditer profondément, et de con- 
sulter des amis éclairés auxquels l'intérêt delà vérité est encore 
plus cher que le mien propre , je ne puis me défendre d'un 
aveu un peu différent ; c'est que les difficultés qui m'avoient 
d'abord ébranlé ne me paroissent pas fondées. 

«Convient -il , dit mon collègue, de donner une constance 
si étendue à un caractère qui n'indique aucune différence entre 

10 



(74) 
des substances opposées etc. » (*) J'ai déjà répondu àcetle dîf- 
fi< ulté qui se tire de ce que des minéraux d'espèce différente 
ont des molécules de la même forme. J'ai observé que dans 
ce cas la 'orme de la molécule avertissoit d'elle-même quelle 
pouvoit convenu à diverses substances , et qu'il suilisoit d'asso- 
cier un second caractère à celui cpii se tire de cette forme, pour 
acbever de laire ressortir l'espèce' que Ton considère j c'est à- 
peu-près de cette manière que le botaniste dislingue, par exem- 
ple deux espèces de plantes, dont chacune a deux étannncs 
et un pistil , à l'aide d'un caractère auxiliaire , tiré de la forme 
delà corolle ou de celle du fruit. Lorsque l'on subordonne la 
marche d'une méthode à un caractère déterminé , il en résulte 
qu'il doit être employé partout. Mais il n'est pas indispensable 
qu'il le soit toujours exclusivement. La nature est si variée 
dans ses productions, que l'on doit s'estimer heureux d'avoir 
rencontré un moyen dont l'usage s'étende à toutes les espèces 
qu'embrasse un même règne, et qui n'ait besoin que d'être 
secondé dans certaines circonstances par des moyens acces- 
soires P conservant toujours la prééminence. 

Une objection plus sérieuse est celle qui suppose que des 
molécules différentes puissent appartenir à une même es- 
pèce {**), et effectivement les analyses des substances qui ont 
été citées pour exemples , telles que l'arragonite et la chaux 
sulfatée anhydre , ont donné jusqu'ici les mêmes résultats que 
la chaux carbonatée d'une part et de l'autre la chaux sulfatée 
ordinaire , quoiqu'il y ait une différence notable entre les formes 
des molécules relatives à l'arragonite et à la chaux carbonatée , 



(M Statique Ghîm. p. ^3y. 
('•) Statique Chiro. p. 443. 



(7*) 
ou à la chaux sulfatée ordinaire et à la chaux sulfatée an- 
hydre (*). 

La réponse me sera dictée par celui même qui a fait l'ob- 
jection : « Une même composition dans les minéraux , a dit 
plus haut ce célèbre chimiste (**) peut donner naissance à des 
qualités physiques assez différentes , pour qu'il soit nécessaire 
de les distinguer.» 

Maintenant l'arragonite diffère de la chaux carbonatée ordi- 
naire par sa pesanteur spécifique qui est plus considérable , 
par sa dureté qui est beaucoup plus grande , par son éclat vi- 
treux et par sa cassure transversale qui approche de celle du 
quartz. D'une autre part la chaux sulfaltée anhydre a une pe- 
santeur spécifique plus grande d'un tiers que celle de la chaux 
sulfatée ordinaire; elle est aussi beaucoup plus dure ; elle ne 
blanchit pas et ne s'exfolie pas comme elle par l'action du feu , 
ce qui provient de l'absence de l'eau , mais ne laisse pas de 
compter parmi les caractères physiques. 

Les qualités dont je viens de parler indiquent donc la sépa- 
ration des substances qui les possèdent , et doivent, d'après 
l'aveu de Bertholet , prévaloir sur la composition qui indi- 
queroit au contraire la réunion des mêmes substances. Or la 
forme de la molécule intégrante fournit la même indication que 
les qualités chy iniques r et ainsi les exemples qui ont été choi- 
sis à dessein pour m'étre opposés ont rapport à des minéraux 
que l'on ne peut classer régulièrement sans s'écarter de la 

(*) La présence de l'eau dans la première de ces deux substances ne produit , selon 
Bertholet, qu'une légère dil'lérence , parce que l'eau n'exerce qu'une action très- 
foiblc relativement u l 'action réciproque de l'acide sull'urique et de la chaux. Ibid. p. ^5« 



C76) 
doctrine de Bertholet, pour arriver précisément au but vers 
lequel conduit la théorie relative à la structure des cristaux. 

On peut faire ici deux questions: ce que te minéralogiste 
voit dansl'arragonitey existe-t-il? Cela est évident, et en même 
temps cela suffit pour faire séparer l'arragonite de la chaux car- 
bonatée. La seconde question est celle-ci : n'existe-t-il dans 
larragonile que ce que les Chimistes y ont vu jusqu'ici? Si 
cela est , les différences très-sei.sibles qui se trouvent entre 
cette substance et la chaux carbonatée , relativement à la forme 
de la molécule , à la dureté , au tissu , sont des effets sans 
cause. 

J'ai cité l'émeraude comme une des substances dont la mo- 
lécule ne pouvoit appartenir à différens minéraux. Or selon la 
doctrine de Bertholet , l'oxyde de Chrome est dans l'éme- 
raude à l'état de combinaison inlime (*) d'où il suit cpie sa pré- 
sence est essentielle à l'émeraude. D'une autre part, j'ai dé- 
montré, d'après les lois de la scruclure , que le béril et l'éme- 
raude ne forment qu'une même espèce de minéral , et voici 
de quelle manière Bertholet s'exprime à ce sujet: «Ces ré- 
cherches si laborieuses (celles qui ont pour objet la dé- 
termination théorique des formes cristallines) n'ont encore 
conduit qu'à une indication intéressante pour la minéralogie (*), 
celle de l'identité de composition dans l'émeraude et le béril, 
qui a été constatée par VauquelïN, et qui se trouve liée à la 
découverte d'une terre nouvelle (**)• Malheureusement le béril 
ne renferma pas un atome de Chrome. Dans les autres citations 



(') P"g- 439. 

f **) .('espère '{ne chut qui ont lu mon traita jugeront fjue ce. n'est pas m dire »««ey.. 



( 77 ) 
dirigées contre moi , je rcgrettois déjà que mon illustre col- 
lègue ne se trouvât pas d'accord avec lui-même ; mais je regrette 
bien davantage qu'il ne soit pas plus conséquent dans la seule 
circonstance où. il fasse un aveu favorable à ma théorie. 

Voici une nouvelle objection tirée du fer spatique (Spae- 
thiger Eisenstein). Cette substance et le Spath perlé ( Braun- 
Spath) ont la même molécule intégrante que la chaux carbo- 
natée , dont les deux minéraux sont effectivement composés en 
partie , avec une quantité additionelle de fer et de manganèse. 
De plus , les formes qu'affectent ces mêmes minéraux se retrou- 
vent parmi les variétés de la chaux carbonatée. J'en ai conclu 
qu'ils ne dévoient pas être regardés comme des espèces par- 
ticulières , et cela d'autant plus que la quantité de fer et de 
manganèse y varie sensiblement. Je les ai donc placés à la 
suite de la chaux carbonatée dont ils portent l'empreinte visible» 
et pour tenir compte du principe additionel le plus marquant, 
qui est le 1er , et dont la présence , suivant ma manière de 
voir , modifie accidentellement la chaux carbonatée , j'ai ajouté 
au nom spécifique celui deferrifère qui distingue la sous-es- 
pèce dont il s'agit ici de l'espèce considérée dans toute sa 
pureté : « Voilà , dit mon illustre collègue, un minéral que 
l'analyse prouve contenir une quantité considérable et même 
dominante (*) d'une substance très-active par ses propriétés 
d'un métal que l'on a un grand intérêt à reconnoitre pour son 
utilité dans les arts , et dont la nature ne se trouve pas plus for- 
tement désignée (**) dans l'a méthode , que la plus petite va- 
riété de cristallisation secondaire (***). 

(*) Cette qnantité est très-variable , comme je t'ai dit. 

{**) Ceci n'est pas exact 5 puisque la chaux carbonatée ferrifère , forme dans ma mé- 
thode une sons-espèce 

ri p 447- 



(?8) 
A l'égard de l'intérêt que peut offrir relativement aux arts 
le métal contenu dans le fer spathique ; c'est l'objet d'une re- 
marque que celui qui fait un traité ne doit pas omettre; mais 
ce n'pst pas une raison de déroger à l'ordre méthodique, qui 
doit représenter la nature considérée en elle-même et indépen» 
damment des rapports que peuvent avoir les substances avec 
les besoins de la Société. 

Maintenant pour répondre directement à l'objection , je dirai 
que je ne vois ici qu'une série de nuances qui commence par 
le spath perlé uni à une petite quantité de fer (quelquefois trois 
ou quatre pour cent) qui passe ensuite par le même spath perlé 
toujours plus chargé de fer , en sorte que certains morceaux en 
contiennent vingt pour cent, et se termine au fer spathique le 
plus abondant en métal. Or il y a bien autant de raison pour 
laisser le spath perlé qui ne contient que très-peu de fer à coté 
de la chaux carbonatée , que pour continuer de regarder une 
multitude de pierres qui en renferment beaucoup d'avantage 
comme de simples variétés des espèces auxquelles on les a rap- 
portées. Et si cela est , à quel terme de la série commencera 
la nouvelle espèce qui, sous le nom àefer spathique devra être 
rangée parmi les mines de fer ? On ne peut en assigner au- 
cun qui ne soit pris arbitrairement, et lorsqu'au milieu de 
toutes les variations que subit la quantité de fer , la forme de 
la molécule calcaire persiste sans éprouver le moindre chan- 
gement qui soit appréciable, n'est-ce pas une raison pour 
suivre ici l'indication de celle forme , el pour considérer le 
braun-spath et le spalhiger Eisenstein comme de simples ex- 
tensions de l'espèce qui leur communique son caractère le 
plus essentiel ? 



(79) 
J'ajoute ici une considération qui tient au fond même de la 
question , et qui m'a paru faire impression sur de très-habiles 
chimistes ; c'est qu'il existe une différence notable entre le 
mode de combinaison ou d'action réciproque qui ne présente 
que le sujet d'une sous-espèce , ou d'une apendice à cette es- 
pèce , déjà classée, et celui qui détermineroit une espèce 
distincte. Par exemple , dans la chaux carbonatée ordinaire., ce 
n'est pas seulement l'acide qui détermine la forme de la molé- 
cide, autrement la chaux carbonatée et la strontiane carbonatée 
auroient la même molécule ; ce n'est pas non plus la chaux 
toute seule, autrement la chaux carbonatée et la chaux sulfatée 
auroient la même molécule. La forme moléculaire résulte donc 
ici du concours des deux formes dont l'une est propre à l'acide 
et l'autre à la chaux. Les choses se sont passées autrement dans 
la formation du fer spathique. Ce n'étoient pas des molécules 
de chaux , d'acide carbonique , de fer , de manganèse et d'oxy- 
gène qui exerçant immédiatement leurs actions les unes sur les 
autres, concourussent à produire, comme d'un premier jet, une 
combinaison unique ; car dans ce cas le résultat auroit offert 
une forme particulière de molécule intégrante avec des carac- 
tères propres , ce qui auroit entraîné une différence spécifique. 
Mais c'étoient des molécules intégrantes de chaux carbonatée 
déjà toutes formées , qui s'associoient des molécules ou peut- 
être même des grains de fer et de manganèse, en sorte que les 
formes des diverses molécules n'ont pas été, si j'ose ainsi par- 
ler, neutralisées l'une par l'autre , et que le mixte a conservé 
l'empreinte dominante de celle de la chaux carbonatée. Or ce 
cas, bien différent du premier, indique, non plus une espèce 
distincte, mais une simple modification de l'espèce, dont le type 
subsiste sans aucune altération. De même dans l'émeraude, les 
molécules du chrome , quoi qu'unies par affinité aux molécules 
propres de la pierre, n'en altèrent pas la forme. Elles sont 



comme disséminées entre celles-ci , et n'empêchent pas que 
l'émeraude ne soit de la niéme espèce que le béril qui ne con- 
tient pas de chrome. 

Je ne pousserai pas plus loin ces détails ; mais je puis as- 
surer que toutes les autres objections de mon illustre collègue 
Sont également susceptibles d'être résolues d'une manière qui 
me pai oit d'autant plus satisfaisante , qu'il est partout en op- 
position ou avec lui-même ou avec des principes que je crois 
bien prouvés. J 'ajouterai qu'il fait un aveu qui donne une nou- 
velle force à mes résultats ; c'est que les minéraux éprouvent 
des variétés considérables dans les proportions des élémens 
qui les composent , quoiqu'ils présentent les indices d'une com- 
binaison complète (*). D'après cela , il ne reste plus que la 
forme de la molécule intégrante qui soit comme un point fixe , 
autour duquel tout le reste oscille. 

Dans la réalité, que sont nos méthodes , si non des manières 
de concevoir la nature , subordonnées à certains principes ? 
Plus ces principes sont en petit nombre, plus ils sont simples 
et susceptibles de précision , plus aussi la méthode approche 
de la perfection. J'ai cru satisfaire à ces conditions en plaçant 
à la tête des espèces , des êtres d'élite, marqués d'un caractère 
qui a le double avantage cf offrir à l'esprit des conceptions nettes 
et de parler tellement aux yeux qu'il est assez rare que la nature 
ne nous offre pas immédiatement la forme primitive , parmi les 
variétés relatives à une espèce , ou du moins il suffit pour la 
retrouver de supprimer par la pensée quelques facettes dans 
certains cristaux où elle n'est que modifiée. J'ai vu que les ap- 
plications de ce caractère ramènent , dans un grand nombre 

( ) P- 44'- 



( 8i ) 
de cas , la détermination des espèces à un problème de géo- 
métrie qui n'est susceptible que dune solution et que quand le 
problème est indéterminé , la méthode puise , dans ce que les 
opérations de la physique et de la chimie ont de plus élémen- 
taire, les données qui manquent pour arriver à l'unité de solu- 
tion. Il résulte de là que si plusieurs naturalistes exercés dans 
l'usage de cette méthode entreprenoient de l'appliquer à un 
certain nombre de minéraux , sans pouvoir d'ailleurs se con- 
certer entre eux , il arriveroit qu'ils paroitroient s'être copiés les 
uns les autres ; et il me paroit fort douteux que , daus la même 
hypothèse , ils s'accordassent sur le nombre et sur la distinction 
des espèces, en se bornant aux autres caractères, qui sont de 
continuelles oscillations , et en faisant mémo intervenir l'ana- 
lyse qui varie entre des limites plus ou moins étendues. J'es- 
père que cette dernière considération sera appréciée par ceux 
qui sentent le mérite de l'uniformité dans les résultats relatifs 
aux sciences. 

On a dit , il y a long-temps , que les différentes sciences 
s'entr'aident et s'éclairent mutuellement , pour arriver à leur 
but , et lorsque la géométrie intervient dans cette réunion, c'est 
ordinairement elle qui a la prépondérance, et qui sanctionne en 
quelque sorte les conséquences, que chacune des autres sciences 
déduit de ses propres recherches. Par quelle étrange exception 
arriveroit- il que les résultats des lois, qu'elle nous dévoile , en 
analysant la structure des cristaux , c'est-à-dire des seuls corps 
géométriques que présente la nature , deviennent une source 
d'anomalies dans la méthode destinée à offrir une classification 
bien ordonnée de ces corps , et que la minéralogie fut réduite 
à ne plus considérer les calculs relatifs à ces résultats, que 
comme des spéculations stériles pour son véritable progrès? 

il 



(82) 



w\r*j^^ij\/v#SMv*#v>*#^#v#\ivr*\/sj»r*v#*\r**- M ^ 



3. 

Extraits de quelques lettres de Mr. Tilesius , Membre de 

la Société , 

A Mr. Coldbarh , Membre de la Société , Professeur 
d'Astronomie de l Université de Moscou. 



J^/expÉDITION autour du monde faite par le Capitaine de 
KrousenSTERN , sous les auspices de notre Auguste Monar- 
que , a déjà mérité l'attention de toute l'Europe savante. Celte 
expédition ne démentira pas les espérances que l'on s'en fait ; 
au contraire, elle sera rangée au nombre des plus célèbres dans 
ce genre j et contribuera au lustre du règne actuel et de la 
nation entière, qui a acquis tme juste célébrité par les progrès 
que depuis un siècle seulement elle a fait dans les sciences el 
dans les arts. 

Je crois donc qu'un extrait de quelques lettres que mon ami 
Mr. TlLÉSrus, attaché à cette expédition comme Naturaliste et 
Historiographe , m'a écrit pendant le cours de ce voyage , pour- 
ront intéresser le public ; quoique plusieurs de ces lettres ne 
soient pas récentes. Je regrette infiniment la perle de plusieurs 
autres ; surtout d'une lettre écrite du port de 8t. Pierre et St. 
Paul au Kamtchatka , des mois de Juillet et d'Août de l'année 
passée 



(83) 

Isle de St. Catherine au Brésil , le 18 Décembre i8o3. 
et de St. Michel, du 18 Janvier 1804. 

Je viens de faire plusieurs courses dans le pays ; je trouve 
ici les hommes plus cultivés , plus attachés à la propriété , 
plus laborieux que je ne les ai trouvés en Portugal. La nature 
étale ici toutes les richesses d'une fécondité extraordinaire. La 
grande chaleur que nous avons eu, et qui étoit ordinairement 
de 25° de Kéaumur, étoit adoucie en quelque sorte par des 
tempêtes et des torrens de pluie. 

Du Décembre i8o3. 

Parmi les poissons péchés par nos gens , j'ai dessiné un 
grand nombre , par exemple , deux espèces de Maquereaux 
(Scomber pelamjs et Scomber thjnnus) le Requin (Squalus 
glaucusj le Rémora (Echeneis Remàra) ,'ja.i fait sur le dernier 
quelques recherches qui seront neuves commme je 1« crois. 
J'ai dessiné et examiné plusieurs espèces d'Oursins et autres 
Zoophjtes de ce genre , et quantité de Mollusques • une nou- 
velle espèce d'écrevisse , pas plus grosse qu'un pois. 

Du Port de St. Pierre et de St. Paul , le 1 de Septembre 1804. 

Je me suis décidé à faire moi-même les desseins qui entre- 
ront dans le Journal de noire voyage. Je me suis attaché à ex- 
primer autant que possible les physionomies nationales (*). 



( e ) Monsieur Tilesius a pour cotte partie de l'art de dessiner un talent parti- 
culier 5 il m'a envoyé quelques échantillons, qui , quoiqu'ébauchés plutôt que finis , 
montrent une expression peu commune. Comme il a fait pour son ami , Monsieur de 
Rrousf.nstf.rn une inimité de vues , et comme il n'a laissé échapper aucune oc- 
casion de desiner les vues et les paysages remarquables qu'il a rencontrés dans ce 
voyage; comme on commit aussi l'habileté du chef de 1 expédition, pour relever 
les ports , l'atlas qui accompaguera la relation de ce voyage, sera unique. 



( 84 ) 

Du même endroit , le i Octohre i8o5. 

Nous voilà de retour du Japon. Vous savez qu'on n'y facilite 
pas les recherches littéraires des Européens; malgré cela j'y ai 
ramassé un grand nombre d'objets sur l'histoire naturelle. Per- 
sonne n'a encore rien fait pour ce pays ; excepté le digne Thun- 
BERG et KiEMPFER, dont on ne sauroit assez louer l'activité et 
l'industrie. 

Du 24 Septembre i8o5. 

(lettre reçue apres la précédente). 

Je vous envoyé ci-joint une lettre pour le célèbre Bl-UMEK- 
BACH , dans laquelle je lui ai donne notice, qu'on prétend avoir 
trouve un Mammouth complet. On en a instruit l'Académie 
des sciences de St. Pétersbourg qui a pris déjà des mesures , 
pour ne pas laisser perdre celte découverte intéressante. Un 
marchand de Jakoutzk s'occupe à présent de former un sque- 
lette entier de divers fragmens. On vouloil lui envoyer une tète, 
sur laquelle on disoit, que la peau se irouvoit encore. Un des 
officiers de notre Compagnie avoit trouvé dans un de ses voya- 
ges au Kamtchatka , une dent d'un animal fossile , qui avoit 8 
pieds de longueur, et un pied de diamètre à la racine. Vous lui 
ferez parvenir celte lettre , où j'ai aussi mis la description d'une 
espèce singulière de porc-épic , quelques espèces de tang , et 
quelques autres notices. 

F. Goldbach. 



(85) 



f^#^w^«é^#^r«#\tf\fVJ\r^r^^r*#^*^#^*#^r^^r<rf^^^ /\#\jsr»/\/\rw-^#\#\*vs*s#v#s/\\r* 



4 



Note de quelques plantes qui croissent aux environs de 
Gorenki et qui ?iy sont point encore observées , par 
le Dr. Londes. 

CARDAMINE. 

Schreberi Gen. pi. n. 1237. 

( 

Cardamine amara , foliis minuatis , foliolis omnibus subro- 
luudis , caule basi slolonifero seu radicânte. 

Hab. in nemoribus ad margines rivulorum. FI. Majo. 

DRABA. 

Schreberi Gen. pi. n. 1076. 

Draba nemoralis , radice annua, caule ramoso , foliis caulinis 
ovalis sessilibus dentatis pubescentibus , racemis glaber- 
rimis , pedicellis duplo longioribus , silicula pubescente , 
seminibus 3o-36. Ehrhart Beitrâge 7. p. J 54» 
Hab. in nemoribus. FI. Apr. Majo. 

Draba muralis et D. incana omnino diversœ species sunt. 

C A R E X. 

Schreberi Gen. pi. n. i4°7« 
Carex pilosa , vaginis dimidialisj spicis femineis gracililms 



(86) 
snbbinis ; capsulis distantibus glabris ovatis apice mrm« 
branaceîs bifidis , squamis longioribus , floribus margine 
pilosis. SCHKUHR RlEDGR^SER p. <fî. Tab. M. No /j-Q. 
Hab. iu uiontosis sylvaticis. 

S A L I X. 

ScnRtBERi Gen. pi. n. J^g3. 

Solix acuminata , fol i t s ovato-oblongis acutis , apice obtuse 
dentatis , snbtus tomentosis rugosis, stipulis rotundatis. 
Hab. in paludibus turi'osis. FI. Aprili. 

2. S. rosmarinifolia s foliis integerrimis lanceolato-liuearibu9 

Strictis sessilibus , subtus tomentosis undique. 
Hab. in paludibus turfosis. FI. Aprili. 

3. S. hermaphroditica , foliis serratis glabris , floribus hcrma- 

phrodilis diandris. 

Quant à la dernière espèce, adoptée par plusieurs Natu- 
ralistes quoiqu'elle ne soit pas bien déterminée, je suis par- 
faitement convaincu , que les flores liermaphroditi soient ma- 
ladie ou même monstruosité de celte piaule , ayant déjà trouvé 
jusqu'ici trois individus de la même espèce , où jai observe les 
flores liermaphroditi ensemble avec lesflores monoici. 

Outre les deux espèces décrites, j'ai trouvé une troisième , 
qui s'approche de Sulijc lanata dont je communiquerai à la 



(8?) 
Société une description exacte , aussitôt que les feuilles seront 
plus avancées et parvenues à l'état de leur forme constante (*). 

CYMBIDIUM. 

Crmbidium Corallorhizon , scapo vaginato aphylto , floribits 
pedicellatis , petalis lanceolatis aequalibus t labello avalo 
obluso. 



(*) D'après les observations ultérieures de l'auteur ce saule paroît une nouvelle 
espèce , les Touilles étaut pétiolées et subserrées , caractère qui le sépare distincte» 
ment, soit du Salix lanata Linnaei , soit du Sali* lanuginona PallaSU. 

Note du Directeur. 



(88) 

XVI. 

Description de deux nouveaux genres de plantes , par 

Frédéric Stephan. 



I Quoique la Sibérie offre une quantité d'objets nouveaux 
pour toutes les classes de l'histoire naturelle , et surtout uns 
riche moisson pour la botanique, nous n'avons encore reçu de 
cette contrée, que très-peu de genres nouveaux, et toutes les 
découvertes reposoient sur des descriptions d'espèces. 

Je puis donc espérer que le nouveau genre de Biebersteinia 
aura d'autant plus d'intérêt pour mes lecteurs , qu'elle vient de 
ces contrées, qu'elle a des caractères bien tranchans, et qu'elle 
offre en même temps beaucoup d'objets de méditation à celui 
qui aime à s'occuper des grandes vues sur les familles natu- 
relles. 

Quant au genre Dalibarda , Linné" l'avoit déjà créé; mais 
voyant qu'il ne s'en trouvoit pour lors qu'une seule espèce, et 
considérant qu'elle avoit quelque rapport avec le Rubus , il 
supprima le nouveau genre et le réunit avec celui-ci. 

Smith en découvrit une seconde espèce et la plaça de 
même , à l'exemple le Linné, sous le genre des Rubus. 



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( 8 9 ) 
Maintenant que je pais y ajouter une troisième et nouvelle 
espèce, je me crois autorisé à rétablir le genre Dalibarda , qui 
au reste , ne peut pas être confondu avec le Rùbus , même si 
l'on ne consideroit que les caractères qui sont pris des parties 
sexuelles. 

Voici les observations et les caractères que ces plantes nou- 
velles m'ont présentés. 

BlEBERSTEIKIA. (Tab. IX). 

Character essentialis : Caljoc pentaphyllus irregularis. Corolla 
pentapetala. Semina quinque dislincta arillata. 

s r e c i e s. 
Biehersteinia odora. 

Patn'a : ripa et insulae torrentis Tscliuîa ( l iyfl) mon ti uni 
altaicorum. (Salcsov.) 

DESCRIPTIO. 

Cotyledones duce ovato-lanceolatse petiolatce integerrimce 
glaberrimce. 

Radijc perennis lignosa valida mulliceps , sub arena longe 
lateque repens : cortice brunneo. 

Gemmœ (hybernacula) plures , factêe ex rudimentis stipula- 
rum praecedenlis anni . 

Caulis annuus ex quavis gemma unus , interdum duo , do- 
drontalis erectus., foliis radicalibus paulo longior , terctius- 
culus viridis aut purpurascens , pilis brevibus interiectis glan- 
dulis stipitatis pubescens , folio uno alterove insti-uctus. 

12 



(9o) 
Folia radiealia ia modum caulis pilosa 5 ad 8 crassiusctila 
petiolata lanceolata pinnata r pinnœ brevissimc peliolatae ut 
quasi sessiles numerosse (a5) inferiores remotiores, média? 
majores stibrotundae basi latiore incisas subtrifidae : segmento 
rnedio cuneiformi trilobo vel qtiinquelobo , latéral i bus trilobis 
bilobisaut simplicibus posteriore ampli ore ; lacinuke oblongae 
obt usse glandulis pedicellatis. vix conspicuis ciliata? ; petiolus 
folio multo brevior teretiusculus basi vaginans. Folia caulina 
unum vel duo alterna reniota radicalibus , multo minora , fo- 
liolis rarioribus, minus incisis ^ rotundioribus. Stipula ad sin- 
gulum folium bifida adnala petiolo vaginanti ; radicales aridae 
aeutiores r caulinse membi'anaceae obtusse. 

Inflorescentia : Racemus terminal! s electus simplicissimus , 
laxus birsutus. 

Flores 4 _I °i alterni pedicelîati mitantes, magnitudine flo- 
rum Helianlhemi ; summi abortientes. 

Bractece ovato-snbrotundae crenato-incisae birsutoe nigri- 
«antes , duabus accessoriis minoribus oppositis , medio pedi- 
«ello insistentibus. 

Pedicelli simplices reflexi nigricantes , villis albidis valde 
iirsuti , floribus subsequalcs. 

Calyx persistens pentaphyllus irregularis eonnivens nigri- 
eans birsutissimus, fobolis oblongis obtusis omnibus inaequa- 
libus. 

Corolla pentapetala,tenera vix expansa, plerumque contorta ^ 
talyce longior, lutea. 

Petala obovata unguiculata , unguibus brcvibus canalicu- 
latis j duobus paulo anguslioribus. 



f gp ) 

Stamina 10 libéra , receptaculo iuserta subordinata , calyce 
breviora; filamentis angustis subulatis luteis f villo albo basiu 
versus crebriore vestitis ; antherœ subrotundae didymae flavœ. 

Pistillum. Germina quinque ovata brevia basi connivente 
receptaculo elongato affixa , apice distincta facile abortientia ; 
Stjli 5. filiformes œquales , recti staminibus longiores glabri, 
inter germina latérales , quasi ex receptaculi apice prodeuntes. 
Stigmata simplicia clavata, inuicem in capitulum conglutinata. 

Semina ob abortum germinum plerumque duo aut tria sal- 
tem , arillata ovata acntiuscula extus convexa intus basi scrobi- 
culato-excavata , receptacido affixa. 

Observatio. Arillus arcte serninibus adhaeret semen indu- 
sum oblongum flavicans, hilo fusco. 

Planta in loeo nataii torrcntis arena ohruta , caulem ve- 
rum (caudicem adscendentem) brevissimum et ex gemma con- 
tinuation absoondit , qui terrœ inradicat et persistit j floriferi 
quasi axillares huius rami quotannis pereunt 

Odor plantœ aromaticus praeprimis tritaei 

Genus decandzum pentagynum in méthode sexuali inter Su- 
rianam et Grielum locum sibi postulat. Nomen tulit a viro 
illustri Friderico Marschall a Bieberstein Equité et 
S. C. M. a consiliis status. 

a. Stamina et pistilla lente visa. 

c. Pelalum. 

b. Calyx. ex pan sus 

d. Semen. 

«. Semen lente yisum. 



( 9? ) 
D a l i h a r d a. 

L. Gen. plant, éd. V. n. 555. 

Dalibarda a Rubo differt : floribus pcntastylis ; lïuctibus 

pentaspermis exsuccis. 

S P E C I E S. 
i. Dalibarda cordât a , 

D. foliis simplicissimis. 

Rubus (Daliba/da) foliis simplicibus cordatis indivisis cre- 
jiatis , scapo aphyllo unifloro. .Spec. pi. Linn. ed Wild. II. 
p. 1090. Smith, ic. ined. n. 20. 

Dalibarda (repens) Spcc. pi. ed. 1. p. 4°*- 

Patria : Canada. (Kalm.) 

5. Dalibarda pedata. 

D. foliis pedato-quinalis. 

Rubus (podatus) foliis pedato-quinalis incisis , pedunculis 
filiformibus medio bracteatis , calycibus glabriusculis. Spec. pi. 
L. II. p. 1088 Smith, ic. ined. n. 63. 

Patria : America borealis. (Menzies). 

3. Dalibarda ternata. (Tab. X). 
D. foliis ternalis. 
Patria : Sibiria transaltaica. (Laxmann et Sievers). 

DESCRIPT10. 

Radix fdjrosa. 

Coulis repens lercs pilosus, apicc foliosus 






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(93) 
Folia erecta alterna petiolata ternata 5 foliola brevissime pe- 
tiolata obovata , basi cuneiformia integerrima , apice obsolète 
bi-vel triloba crenata pilosa ciliala , snbtus pallida , petioli lon- 
gissimi erecti filiformes canaliculali , superne pilosi , basi di- 
Jatati in membranam amplexicaulem. 

Stipulée nullae , nisi squamœ pauces membranacea; inleriectofi 
yaginis petiolorum. 

Infloreseentia : pcdunculi scapi formes iinus vel plnrcs axil- 
lares solitarii fdiformes 3-5-flori glabri , petiolis duplo longiores. 

Bracteœ ternatœ , foliolis integerrimis pilosis , lateralibns 
stipnlaribus brevissimis ovatis, impari lanceolalo longissimo. 

Floi'es hermaphrodili longe pedicellati , tormentillce florum 
magnitudine , dellorati mitantes. 

Calyjc inferns monophyllus quinquefidus pilosus : laciniis 
ovatis patentibns petalis brevioribus. 

Corolla pentapetala , petala patentia snbrotunda brevissime 
unguiculata alba. 

Stamina calyci œqualia circiter XXX: filamentis linearibus 
antheris subrotundis. 

Pistillum : germina V hirsula , styli erecti longitudine sta- 
minum , stigmata obsoleta. 

Fructus. Semina Y nuda pilosa exsucca , connata sutura 
longitudinal!. 

Observatio. Planta fragariœ magnitudine. Caulem nec sim- 
plicem nec ramosum esse sustineo, qui forsan sarmentosus est. 
Extimum inlimae bracteœ foliolum quandoque figura: folioli 
caulini at productioris est, etsi semper midto minus. Hsec ste- 
rilis , reliquse pedicellaies , prœter rudimentum in summo 
pedicello. 



(94) 
Dalibardœ perennes sunt. D. cordatamonoicavidetur. Cau- 
lem inhis repentem aut sarmentosum cum qnibusdam radicem 
et pedunculum scapum appellare non ausim. Genus in syste- 
mate sexuali locum inter Spirœam et Rubum postulat subsé- 
quente Rosa etc. 

a. Germcn lente auctum corn stylo. 



(9*) 



^y.wjvvj'^-^^j'y\fNjs/^ , ^-rf'*j'^^/vrs*-J^-jnjv#-jvjr j\cs*vf\jv*#>j\jsj\*\n#v#>4\j\*,«* Jrf /ji^/jJ^Jj#jJJ'A.'AivM 



XVIL 



<5w/' /ej genres Salsola , Anabasis et Polycnemum , pai 

F. A. MàRSCHALL DR BlEBE-R&TEIN. 



JLi'EXAMEN et la juste détermination des végétaux qui com- 
posent les genres Salsola , Anabasis et Polycnemum . est pins 
pénible que celui de Ta plupart des autres genres de plantes ; 
du moins- de celles de l'Europe. Celui qui veut s'occuper de 
ce travail , doit absolument avoir vu en végétation l'a plupart 
des espèces qu'il faut déterminer. Etant desséchées , ces plan- 
tes sont pour l'ordinaire tellement défigurées , qu'il faut un 
eeil bien exercé pour reconnoître les véritables formes , et 
distinguer les parties delà fructification, très-peu apparentes, 
même dans l'état naturel. — Il faut même observer les plantes 
vivantes de ces genres , dans les diverses époques de leur vé- 
gétation , parce que le plus grand nombre d'entre elles change 
peu à peu , de sorte qu'on a bien de la peine à se persuader 
que la jeune plante et celle qui est fructifiée soient le même 
être. 

Dans la plus grande partie de l'Europe et surtout dans 
celle qui est la plus connue des botanistes , on n'en trouve 
qu'un petit nombre d'espèces. L'Espagne, qui en a plusieurs, 
a été long-temps une terre inconnue aux naturalistes: Il n'y a 
que Pallas qui nous ait donné des reseignemens sûrs et dis- 
tincts sur les plantes salines de la Russie; car ce qu'on en^ 



( 9^ ) 
trouve dans les ouvrages d'AMMANN, de BuxEAUM et nicme 
dans la Flora Sibirica de GMELIN , est incomplet ; et n'a do 
valeur qu'étant corrigé et complété d'après les découvertes ré- 
centes. — 



Je n'ignore pas que nous avons à attendre de PALLAS une 
monographie classique des Salsola et des genres qui en appro- 
chent . cet ouvrage égalera par son importance , et sa beau- 
lé celui du célèbre auteur sur le genre Astragalus. Cepen- 
dant comme nous ne savons encore rien de très-positif sur 
ces plantes ; et comme le botaniste , qui s'est parfois occupé 
de l'examen de genres compliqués , doit savoir, par sa propre 
expérience , quelles sortes de résultats on tire des objets de 
cette nature, d'après les remarques isolées daplusieurs obser- 
vateurs différons ; je suis porté à croire qu'un tableau court et 
systématique de mes observations sur les dits genres , ne sera 
point superflu, même après la publication du grand ouvrage 
de PAL LAS. La parfaite ignorance dans laquelle je suis sur cet 
ouvrage, doit donner au mien l'avantage de pouvoir être em- 
ployé pour le comparer avec l'autre. Du reste j'ai des raisons 
pour supposer que mes réflexions sur ces genres sont différen- 
tes de celles de Pallas ; en tout cas , les Synonymes qui y 
sont exposés ne seront pas sans utilité. Je ne prétends pas 
que cette monographie soit complète , n'ayant traité que des 
espèces que j'ai examinées moi-même. J'espère cependant 
qu'il y en aura quelques-unes qu'on ne trouvera pas dans l'ou- 
vrage de Pallas. D'après les caractères génériques générale- 
ment adoptés , il faut rapporter plusieurs espèces du Salsola 
au genre Chenopodàan , p. e. Salsola altissima , S- salsa , S. 
frulicosa ; il.se peut, que plusieurs espèces que j'ai décrites 
dans la seconde division des Salsola , p. e. Salsola scoparia , 
hyssopifolia , sedoides ; dévoient être rapportées au genre Ko- 



(97) 
clda ; qui est établi par quelques botanistes modernes , el 
qui se distingue du Salsola principalement par son calice à 
cinq découpures (et non pas à cinq folioles). — r Les Polycne- 
mum de Pal LAS ne se distinguent proprement des Anabasis 
que par le périanthe qui ne se trouve pas changé après la 
floraison ; mais ils se distinguent à plusieurs égards des Po- 
Ij-cnemwn de LlNNÉ, surtout par la graine. Il est donc 
douteux s'il vaut mieux les rapporter au premier ou au dernier 
de ces genres ; c'est pourquoi je n'ai pas changé ce qui a 
été adopté auparavant. 



i3 



(9») 



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S a l s o I a. 

Cal. 5-phyllus , fructifer clorso appendiculatus. Cor. o. 
Germen depressum , Sem. cochleatmn membrana te- 
ctum. 



(*) fSodœ: Calycibus bibracteatis , Semine spirali). 



Kali i. S. herbacca patula hirta , foliis siibulatis mucronalo- 
spinosis , calycibus solitariis , appcndjcibus cxplanatis 
coloralis. Marsch. descr. casp. p. 1 4 1 - a PP- n. *5.(*J 

S. herbacca decumbens foliis subulalis spinosis, calycibus 
marginatis axillaribus. Linné éd. Wild. i. p. i3io. 

Flor. Dan. t. 818. (Icon plantée juvenis) Pall. it. i. p. 489» 
n. io5. Roth. germ. 2. p. 292. Desiont. Atl. 1. p. 216. 

S. foliis rigidis pungentibus. Gmel. Sib. 3. p. 88. n. G9. 
t. 17. f. 2. mala. 

Commuais in Rossia3 méridionales, imprimis Taurise , 
ditionum Wolgico-Vralensium et Caucasie-arum plani- 
tietibus saisis et subsaisis \ nec non bine inde ad vias 
aggercs, solo vix salsugineo. Floret Julio Augusto. Ann. 



(*) Mapschall von Iîiebehstein Bcschreibbng tlcr Limiter am Cuepirclieu Meere, 
fie. r'raokfurl. 1800. 8. 



( 90 ) 
Tragus. 2. S. herbacea palnla glabra , foliis subulatis carnosis 
mucronato-spinosis ; Calycibus snbsolitariis , appendice 
bus explanatis decoloribus. MARSCH.Casp. p. 142. app. 

S. herbacea erecta , foliis subulatis spinosis lsevibus ca- 
lycibus ovatis-LiNN.ed.Wild. i.p. i3io. Amœn. acad-4- 
p. 3ro. 

S. Kali var. /?• magis succulenta. PALL.it. 1. p. 489. app. 
n. io5. 

S. foliis mollibiis leretibus longissimis , spina terminali. 
Gmel. Sib. 3. p. 87. n .68. (exclusis Syuonymis , qua? 
ad S. Sodam spectant.) 

Habitat in sabulis ad mare caspicum, tum ad littora ma- 
rina Taurice ; prœcedentemulto rarior et loca maritima 
salsuginea nunquam deserens. Floret Augnsto. Ann. 

Obs. Affinis S. Kali, sccl magis succulenta et glabra , ramis 
floriferis brevioribus , floribus , confertioribus , appen- 
dicibus calycum fructiferorum amplioribus hyalinis aut 
pallidis. Ad liane aut ad prœccdentem etiam pertinent 
Kali spinosum caule et alis florum purpnreis. Buxb. 
Cent. 1. p. 7. t. 12. nec non Kali orientale fruticosum , 
foliis Sedi minoris ; flore purpureo. Ibid. p. 10. t. 17. 

tamariscina. 3. S. herbacea glabra , ramis paniculatis crectis , 
foliis 1 subulatis mucronatis , calycibus geminis , appen- 
dicibus bractëis brevioribus. 

Salsola Gmel. Sib. 3. n. 6g. var. 1. t. 17. f. 1 ? 

Crcscit circa lacus salsos Tauriœ , nec non in planitiebus 

Wolgico-Vralensibus. Floret Augusto. Ann. 

* • 



( 100 ) 

Obs. Similis S. J\.ali, sed habitus strictior, folioruni mucro 
brevissimus , et calycum appendices multo angusliores. 

Gmelini citataicon totum nostrœ planta; habitum expri- 
mitj nihil tamen pro eerto affirmabo , quiun lanquam 
K.ali varietas ab auclore proponatur. Hœc a plurimis 
pro S. rosacea LiNN. haberi videtui . 

rosacea. 4- S. herbacea diffusa glabra , foliis semiteretibus 
acutis snbinuticis , calycibus solitariis , appendicil)us 
explanatis coloratia. 

S. herbacea foliis subulatis nmcronatïs calycibus expla- 
natis. Lin. edWild. t. p. i3ik 

S. Foliis ternis , floribus substratis , ex conieo subulatis f 
flores œquantibus. Gmel. Sib. 3. p. 96. a. ^5. 

Habitat în carnpis saisis Sibiriœ. Amn 

Obs. Dignoscitur a prœcedentibus statura hnniîliore , 
ramis simplicibus oequantibus ; floribus solitariis fere 
ex omnium folioriun axillis nec ramulis axillaribus flori- 
feris. Calycum appendices perampli eleganter rosei. 
Color plantée glaberrimœ glaucus, 

çrassa. 5. S. herbacea sublanata, ramis altérais elongatis , fo- 
liis semiteretibus obtusis inermibus, calycibus solitariis 
appendieibus explanatis coloratis, S. rosacea Mahsch. 
Casp. p. i43. app. n. 16. Kali humile, alis purpureis , 
florem rosaceum mentienlibus, 1ÎUXB. Cent. 1. p. g. 
t. 14. f. 2. 

Perfrequens in planitiebus saisis Caucasico-Caspicis et 
Wolgico-Vralensibus. Floret Septembre Ann. 



( 101 ) 

Obs. Statttrà multum variât , mox erecta , mox. diffusa. 
Dignoscitur foliis valde carnosis obtusis plane iner- 
mibus ; lanugine prcesertim iunioris vaga et calycuia 
fructiferorum colore obscure-fusco. Huic S. lanata 
PALL.mihi quidem ex speciminibus siccis tantum nota 
ad modum videtur affinis : attamen lanugine copiosiore , 
foliis longioribus, calycibus brevioribus et antheris- 
coloratis distincta. 

brachiata. 6. S. berbacea bîspida , ramis oppositis, foliis ob- 
longis acutiusculis carnosis \ calycum appendicibus 
explanatis coloratis. 

S. brachiata Pallas. 

Pzovenit cum antécédente, eodemque tempore floret.Ann. 

Obs. Simillima prsecedenti et caute distinguenda. DifFert 
ramis ramulisque , prseter summos , omnibus opposi- 
tis; pilis caulis foliornm calycumque rigidis elongatis. 
Calycum appendices sunt obscure-fusci , omninc* ut in 
praecedente» 

glauca. 7. S. Suffruticosa erecta glaberrima, foliis filiformi- 
bus staminibus coloratis ; calycibus solitariis, appen- 
dicibus explanatis decoloribus.» MARSCH. Casp, p. i44« 
app. n. 17. 

Rali orientale frnticosum altissimum florum staminibus. 
purpureis ToURNEF. Cor. p. 18. 

Kali fructicosum spicatum. BUXB, Cent, 1. p. 8-. t. i3. 

Crescit in abruptis sterilissîmis niontiura Ibei'iaî mediœ 
et provincae Schirvanensis. Floret Julio, Perennis. Suf- 
fruticosa. 



( I02 ) 

Obs. S. arborescenti proxima est ; sed distîncta. Ad S. 
arborescentem LlNN. referendoe S. oppositifolia Des- 
iont. AU. i. p. 21g. et S. fruticosa Cay. hisp. 3. t. 285. 

Soda. 8. S. herbacea glabra , ramis adscendentibus , foliis 
semiteretibus acutiusculis ; calyeibus fructiferis medio 
transversim carinalis submembranaceis. MARSCH. Casp. 
p. if\i. app. 
S. herbacea patula foliis inermibus. Linn. ed Wild. r. 
p. i3ii.Jacq. hort. Vind. i. t. 68. Desfont. AU. i. 
p. 216. è 

Kali majus cochleato semine. I. Bauh. Pin. 289. Moris. 
hist. 2. p. G09. Sect. 5. t. 33. f. 1. 

Soda Rali magnum Sedi medii folio. Lob. ic. 3c)\. 

Crescit tam in Tauria , quam in planitiebus salsugineis 
ad fluvios Rumam et Terek. Floret Augusto. Ann. 

Obs. Faeillime ab omnibus afïinibus dignoscitur calyeibus 
fructiferis succulentisoblulis , in medio carina transver- 
sali acutissimaquasi appendiculo truncato. 

vcrmiculata. 9. S. suflruticosa pubescens_, x^amis paniculatis; 
foliis filiformibus fasciculo axillari , floralibus brevis- 
simisj calyeibus solitariis , appendieibus explanatis. 

S. frutescens foliis fasciculatis teretibus filiGormibus ; flo- 
ralibus ovatis acutis carnosis. Linn. ed. Wild. i.p. i3i5. 

S. fruticosa, floribus spicatis alternis solitariis. Lœfl. 
it. p. 129. * 

S. prostrala. Pall. it. 1. p. 490. lab. G. lit c. — m. 



( M ) 
S. orientais. S. G. Gmel. it. 4< p. 47- l * 5. ( Icon planta; 
iunioris.) 

S. caule fructicoso ramosissimo pilosissimo , foliis filifor- 
mibus inermibus. Gmel. Sib. 3. p. 90. n. 71. lab. 18. 
f. 2. 

Rali frutieosum, toto anno folia relinens.BuXE. Cent. 1. 
p. 7. it. 11. f. 2. 

Suffrutex in planiliebus Caucaso subjacentibus et ad Wol- 
gain inferjorem perfreqnens Augusto, Septembri floret. 
Frntesc. 

spissa. 10. S. herbacea ramosissima pubescens, foliis oblongis 
carnosis obtusis , floralibus brevissimis ; calycibus so- 
litariis , appendicibus explanalis. 

S. vermiculatae varietas pumila anima. MARSCH. Casp. 

p. 146. app. n. 18. sub nota. 
S. vermiculata. Pall. it. 1. p. 488. app. n. io3. 
Occurrit in deserto Wolgico-Vralensi. Ann. 

Obs. Iladice exili annna, statura humili , foliis crassis 
obtusis raris et caducis facile in prœcedente dignoscitur. 
Caeterum flores similes swnt forma et situ. 

verrucosa. 11. S. sufruticosa ramosissima , foliis carnosis bre- 
vissimis obtusis caducis , floralibus squamseformibus ; 
calycibus solitariis sterilibus fructiferisque , borum 
appendicibus amplis. 

S. vermiculata. Marsch. Casp. p. 1 4^. app. n. 18. 
Salsola. Gmel. Sib. 3. p. 99. n. 77. var. II. t. 21 . f. 2 - oui- 
nino ! 



( io4) 

Fréquent! ssima in planitiebus Caspico-Caucasicis aptis- 
sima parandœ sodae materies. Floret Augusto. Frutesc. 

Ob?. Tenella tantum pubescit , foliaque promit brevis- 
sima carnosa , quae paullo post omnia evanescunt , 
ita ut planta appareat penitus apbylla, totaque ob- 
tecta globulis confertis , squamula ovata stipatis : qua- 
rum superiores complures explicantur in flosculos prae- 
cedenti speciei similes : alii autem imprimis versus 
basin caulis atque ramormn principalium j ceugemmse 
inapertae , abortum patiuntur. 

ericoides. 12. S. fruticosa ramosissima, foliis filiformibus ob- 
tusis, floralibus brevissimis carnoso-gibbis; calycibus 
solitariis appendicibus cxplanatis. 

S. caule fruticoso ramosissimo glabcrrimo foliis fili- 
formibus brevissimis. Gmel. Sib. 3. n. 72. t. 19. f. 1. 
(Descriptio et icon rami sencscentis.) 

S. foliis ternis floribus substralis tcretiusculis ovatis flore 
brevioribus. Gmel. loc. cit. p. 98. n. 7G. et Salsolap. 99. 
n. 77-var. 1. t. 99. f. 1. (Planta innior.) 

Occurrit cum S. vermiculata et verrucosa in falsis deserli 
Cumani , tum in campis aridis ad Cyrum fluvium ver- 
sus mare Caspicum. Frutescens. 

Obs. Media quasi inter S. verrucosam et vermiculatam, 
priori tamen propior. Distincla ab bac foliis pluribus 
ctiam inadulta persistentibus ; floralibus carnoso-gibbis, 
ramis gracilioribus magisque elongatis et colore glauco. 



( io5 ) 
f** Chenopodoideœ. Caljcibus ebracteatis , semine condu- 

plicato.J 



clavifolia. i3. S. herbacea glabra , foliis clavatis carnosis , ca- 
lycibus glomeratis , appendicibus explanatis. 

S. clavifolia. Pall. It. a. p. 1^86. 

Anabasis foliosa: foliis subclavatis. LiNN. éd. Wild. i. 
p. i3i8. Amœnit. acad. 2. p. 347. 

Salsola foliis apice incrassalis , supra planis subtus con- 
vexis. Gmel. Sib. 3. p. 99. 2. 77. (Exclusis variet. I 
et II.) 

Kali bacciferum foliis clavatis. BûXB. Cent. r. p. 12. 
t. 19. f. 1. 

Frequens ad Wolgam inferiorem. Floret Augusto, Sep- 
tembre Ann. 

Obs. Est vera Salsola oJb semen depressum. LiNNyEUS 
ob membranam semen vestientem liquore oleoso turgi- 
dulam , ad Anabasin retulit. 

prostrata.x 4- S. sufïruticqsa hîrsuta, foliis linearibus planis, 
calycjbns glomeratis, appendicibus explanatis. MabSCH. 
Casp. p. 148. app. n. 21. 

S. frulescens , foliis linearibus pilosis inermibus. LlNN. 
éd. Wild. 1. p. i3i5. Jacqu. Austr. 3. p. 52. t. 294. 
Lœfl. it. éd. Suec. p. i3i. Pall. it. 1. p. 49°. 

n. 106. var. /?. t. G. lit. o. — r. 

. S. foliis linearibus vestitis cilialis inferioribus oblusis su- 
perioribus acutis, caule lacinioso. GMEL4 Sib. 3. p. Q r |. 
n. 7 3. t„i9. f. 2. } t >■ 



( io6) 
Cheponodium foliis subulatis sericeis , flonim glomeribus 
geminis. HALL. hist. n. i47^. 

Kali foliis Linariae lomentosum.BuXB. Cent. 3. p. 10. 1. 16. 
maie ! 

Abundat in Rossioe meridionalis salsuginosis non modo , 
sed et in collibus campisque apricis siccis. Floret Junio, 
Julio. Frutesc. 

arenaria. i5. S. herbacca pilosa , foliis subulatis , calycibus 
glomei'atis lanuginosis , appendicibus jdanis oblongis. 

S. caule difFuso , foliis linearibus pilosis , calycis fructus 
laciniis membranaceis scariosis venosis ovato-oblongis. 
PERSOON enchirid. i. p. 296. Waldst. et Kit. hung. 
1. 1. 78.R0TH. germ. 2. app. p. 5j5. 

Kochia arenaria. Roth. nou. catal. bot. p. 1^5. 

Salsola laniflora. Gmel. it. 1. p. î6o. t. 3^. icon bona. 

In planitiebus Wolgico-Vralensibus et Caucasicis , nec 
non in arena mobili circa Kioviam reperitur. Floret Ju- 
lio , Augusto. Ann. 

Obs. Synonymon Gmelini vulgo ad S. lanatam Pall. 
trabitur perperam ; est enim haec diversissima planta, 
nec huius tribus. 

Scoparia. 16. S. berbacca pubefcens foliis lineari-lanceolatis y 
ciliatis , calycibus geminis , appendicibus brevissimis 
aculis. 

Cbeponodium Scoparia : foliis plantis lineari-lanceolatis 
margine ciliatis , floribus glomeratis axillaribus. LiNK. 
éd. Wild. 1. p. i3o6^Scop. Carn. éd. 4- n - 2 ^ 2 - 



( I0 7 ) 
Linaria Belvédère , Bauh. hist. 3. p. !\Qi. 

Osyris. Dod. pempt. i5i. 

Habitat in Ucranise ruderatis cultis. Circa Charkoviam 
frequens. Floret aestate. Ann. 

Qbs. Hanc Salsolis aggregare inbent calycum appendi- 
culi dorsales quamuis minuti , tum semina cochleato- 
conduplicata. 

hjsopifoïia. 17. S. herbacea pubescens , foliis linearibus planis, 
calycibus glomeratis lanuginosis spinula dorsali unci- 
nata. MARSCH. Casp. p. 147. app. n. ig. 

S. herbacea , foliis linearibus planis , glomerulis florum 
axillaribus lanatis. Linn. éd. Wilden. 1. p. i3i4- PALL. 
it. p. 4qi- app- n. 107. t. H. f. 1. 

Camphorata caulibus adscendentibus ramosis , floribus 
sparsis, foliis alterni s linearibus. Gmel. Sib. 3. p. 116 
n. 92. t. 22. 

Occurrit in subsaisis desertorum Wolgico- Vralensis et 
Caucasico-Caspici. Floret ab Augusto usque in sérum 
autumnum. Ann. 

Obs. Planta maxime ramosa ramis elongatis flaccidis. 
Diagnosisoptima ex calycum fructus spinula uncinata 

sedoides. 18. S. herbacea pilosissîma , ramis strictis ;foliis li- 
nearibus subcarnosis ; calycibus geminis , spinula dor- 
sali recta disci longitudine. 

S. rnuricata, MARSCH. Casp. n. 148. app. n. 20. 

S. suffruticosa foliis teretibus filîfbrmibus ciliatis , flo- 
ribus glomeratis axillaribus. LiNN. éd. Willd. 1. p. i3i7 . 



( io8) 
Pall. it. i.-p. 49 2 - app» a-- 108. t. i. f. i. 2. et 3. p. 63o. 
t. M. f. 3. 

Camphorata caule siplicissimo. GMEL. Sib. 3. p. 118. 
n. 94. t. 23. i\ 3. 

Chenopodium maritimum ramulis virgati's. Buxb. Cent. 3. 
p. 27. t. 49. 

Frequens in sterilibus saisis et subsaisis Tauriœ , Caucasi 
regionum Wolgico-Vralensium 5 passim etiam iuUcrania 
obuia. Floret Augusto Septembri. Ann. 

Obs. S. muricata , LllSN. differt ab bac foliis latioribus 
brcvioribusque , pilis brevioribus , ramis patulis ; caly- 
cibus glomeratis, spinis foliorum dorsalibus longioribus 
albis. Hinc S. muricatœ definitio , erit sequens: S. ber- 
bacea pilosa , ramis patentibus glomeratis , spina dorsali 
recta disco longiore. 



A N A B A S I S. 



Cal. pentaphyllus , fructifer , dorso appendiculatus. Ger- 
inen compressum. Sem. cochleatum mcmbrana tectum. 



(* Légitimée ebracteatœ caule articulatoj. 



aphylla. 1. A. caule articulato ramoso aphyllo ramis pa- 
niculalis ramosis. 



( I0 9 ) 
A. pentantlra ebraclea calyce pentaphyllo ininimo, foliolis». 
tribus dorso appendicuîatîs , caule articulato aphyllo. 
Marsch. Casp. p. i52. app. n. 25. 

A. aphylla, aphylla , caule ramoso articulato articulis emar- 
ginatis , ramis apice floriferis. LlNN. éd. Willd. i. 
p. i3i8. 

A. aphylla, articulis cmarginatis. LlNN. Amcenit.-acad. 2, 
p. 319. Pall. it. 1. p. 49^. u. 109. J&. GiERTN. dé 
fruct. 1. p. 373. t. 77. f. 4- 

Salsola baccifcra Salicorniae facie. GMEL. Sib. 3. p. 10 1. 
n. 78. 

Tiali bacciferum Salicorniae facie. BuXB. Cent. 1. p. 11. 
t. 18. 

Occurrit in desertis salsugineis versus mare Caspiciun : 
nullibi mihi copiosiorvisa , quam in itinere a Cyri ostiis 
ad oppidum Baku. Floret Julio, Auguste Camelis cran 
aliis iruticibus et herbis halophilis pro optimo pabulo 
inseruit. Frutesc. 

cretacea. 2. A. caulibus articuîatis eaespitosis subsimplicibus 
aphyllis , stipite lignescente nodoso. 

A. aphylla , caulibus numerosis ccespitosis simplicissimis 
articuîatis basi floriferis articulis emarginatis. LiNN. éd. 
Willd. 1. p. i3i8. Pall. it. 1. app. n. 109. 1. K. 

Occurrit rarius in deserti transwolgensis collibus aridis 
cretaceis. Frutesc. 

Obs. Nimis afhnis antecedenti caule articulato et florum 
labrica situeme ; sedhmnilis vix digitalis et caides anno- 
tinos numerosos es. hybernaculo lignescente protrudens, 



( no) 
plerumque simplices interdum tamen imo alteroue ra- 
mo instructos , fere ex omnium articulorum apicibus 
floriferos. Color herbœ glaucus. An vaiietas prsecedentis 
ex loco natali arido ? 

floriàa. 3. A. caule articulato ramoso , articulis elongatis ; ra- 
mificationibus omnibus foliisque connato-vaginantibus 
muticis oppositis. 

Crescit in collibus aridis Armeniae Ibericee, versus Cy- 
rum fluvium. Ann. 

Obs. Planta semipedalis pedalisque ramis elongatis difïu- 
sis articulatis. Articuli elongati , apice utrinqne in fo- 
lium carnosum obtusum brève producti ; cujus sinus , 
videlicet ipsius articuli apex flores fovet, omnino ut in 
praecedentibus. Calycina foliola omnia apice appendicu- 
lata , appendicibus amplis eleganter roseis. Germen 
comprcssum. Semen spirale membrana vestitum. Fru- 
ctifera vel inter chartas exsiccata planta discedit per 
articulos , uti prœcedcntes. Hœc et sequcns utramque 
huius gcneris tribum coniungunt. 



(*■* Adscititiœ : bibracteatœ , caule œqualij. 



glomerala. 4- A. foliis carnosis obtusis mucronaùs floribus con- 
glomeratis. 

Salsola glomerata . Stephan. Manuscr. 

Habitat in Sibiriaî ulterioris desei«tis. Ann. 

Obs. Planta digitalis ramosissima diffusa, tota llorum glo- 
meribus compactis obtecta. Folia caulina filo setiformi 



( "I ) 

terminankir ; floralia et bracteœ brevissima. Calycina 
foliola omnia apice in appendicem lalum testaceum ex- 
crescunt. 

oppositiflora. 5. A. foliis subulatis mucronatis fîoribusque op- 
positis. 

Salsola oppositiflora. Pall. it. 2. p. ^35. app. n. to3. t. O. 
Chenopodium oppositifolium: foliis subulatis oppositis , 

glomerulis foliosis axillaribus. LlNN. éd. Willd. i. 

p. 1307. LlNN. fil. suppl. p. 172. 

Habitat in deserto Wolgico-Vralensi. Ann. 

Obs. Statnra et ranii copiosi elongati rigidi Salsolse Kali. 
Folia brevia rigida exsucca recurva inferiora fascicule 
axillari. Flores oppositi ex omnibus foliorum superiorum 
axillis. Calycis foliola tria dorso appendiculata „ duo 
simplicia. Germen compressiun et semen spirale ; hinc 
planta huius generis. 

spinosissima. 6. A. foliis filiformibus mnticis , ramis spine- 
scenlibus. 

A- foliis subulatis , spinis ramosis floriferis. LlNN. éd. 
Willd. 1. p. 1319. Linn. fil. suppl. p. 173. VAHL.Symb. 
1. p. 24* et 3. p. 4^- 

A. Echinus : pentandra , calyce pentaphyîlo, foliolis omni- 
bus dorso appendiculatis ; foliis subulatis ., ramis spine- 
scentibus. Marsh. Casp. p. i5a. n. 26. 

Salsola Echinus : fruticosa. glabra , foliis subulatis , mu- 
ticis, spinis divaricatis. Billard. Syr. 2. p. 10. t. 5. 

Salsola cainphorosmoides. Desf. Atl. 1. p. 218. 



( **> ) 

Salsola mucronata: fïntieosa , ramulis mucronatis t (oins 
subulatis incrmibus. FoiiSK. clescr. 5G. 

Kali orientale fruticosum spinosum camphoratse foliis. 
ToURNEF. Cor. p. 18. 

Habitat in Caucasi orientalis et Iberiœ collibas aprieis sie- 
cis.circa Tiflin frequens. Florct Julio , Augusto , semina 
Octobri perficit. Frutesc. 

Obs. Anlherœ fdamentis infra apicem adnatse filamen- 
taque apice purpurea. Calycina foliola omnia dorso ap- 
pendiculata. 

monandra. 7. A. monandra , foliis teretibus carnosis, ramis 
aphyllis. 

Salsola monandra : caule berbaceo ramoso carnoso sub- 
aphyllo , foliis teretibus carnosis , floribus monandris. 
Ltnn. éd. Willd. 1. p. i3i5. Pall. it. 3. p. 724. tab. M. 
f. i.A.— d. 

Obs. Flores in hac, ut in speciebus primœ buius ge- 
neris pbalang'is ad articulorum rameorum apices va- 
ginantes sessiles , sed allerni nec oppositi. Calycina fo- 
liola tria dorso appendiculata , duo angustissima sim- 
pliciora. Hœc coniungit Anabasin ciun Polycncmo ha- 
bilu simili calycumque appendicibus soepe deficientibus. 



( "3) 



/ P oly cnem u m. 

Cal. 2-phyllus. Cor. 2-5. petala calyciformis. Stam. i-5. 

Semen compressum. 



f* Légitima : semine corticato soliclo.) 



arvense. i. P. triandrum , pentapetalum , foliis subulatis mu- 
cronatis strictis. 

P. triandrum , foliis subulatis triqueti'is , caule diffuso 
Linn. éd. Willd. i. p. 192. Roth. germ. 2. p. 1^5. 
SCHRUHR. bot. n. 6i. t. 5. a. LAMARCK. illustr. p. io5. 
n. 439. t. 29. Leers. berb. n. 3i. Hall. bist. n. 1570. 

Crescit passim in sterilibus incultis et ad vias ., per om- 
nem Rossiam meridionalcm, Floret Julio ^ Auguste 
Ann. 

Obs. Stamina brevissima; antheris sanguineis. Styli 2 mi- 
nimi. Semen solidiïm nigro-nitidiun ut in Chenopodio. 
Species mox recensendœ adseititiœ conveniunt cmn hac 
légitima calyee diphyllo et corolla scariosa inclusa ; sed 
différant slaminibus stylisque elongatis et praesertim 
semine spirali membrana veslito. Verbo sunt Anaba- 
ses quoad fructûm , Polycmena quoad calycem et co- 
rollam. 

i5 



( »4) 

(** Adscititia : semine spirali , membrana tecto.J 



oppositifolîum. 2. P. pentandrum , dipetalum , pubcscens ; fo- 
liis semiterelibus obtusis , imis oppositis. 

P. pentandrum , fol i i s oppositis carnosis semioylindricis, 
«aule erecto. Linn. éd. Willd. r. p. io,3. Lamarck il- 
luslr. n. 44 1 - Pallas. it. i. p. /|84- n. §5. t. E. f. 2. 

Anabasis pentandra , calyce dipliyllo , foliolis dorso aequa- 
libus; foliis linearibus carnosis obtusis, Mar.SC H, Casp. 
p. i54- app. n. 28. 

Cbenopodium marîtimum sedifoliis terclibus. Buxr. 
Cent- 1. p. 2i. t. 3 1. f. 1. 

Copiosum ubique ad lacus salsos et in depressis aqua ma- 
rina quandoque innndatis. Floret Julio , Auguste 

Obs. Ram. foliaque ima tantum opposila sunt nt in multis 
congenoribus : fallit igitur nomen triviale. Planta toLa 
villis cxilibus incumenlibus glaucescit , œlate vero , sicut 
plantée Jialopbihe quamplurimœ purpuraseit. 

sclerospermum. 3. P. pentandrum , pentapetalum , glabrum ; 
ibliis seniilerelibus mucronatis ; fructibus induratis. 

P. diandrum , foliis teretilms carnosis, caule erecto ramoso. 
LlNN. éd. AVilld. 1. p. 192. PALL. il. 3. p. 727. app. 
n. 84. t. M. f. 2. 

.Kali humile , foliis strictissimis longis. BUXB. Cent. 5. 
p. 3o. t. 58. 

Habitat in desertis salsugineis Wolgicis atque Cumano , 
congeneribus rarius. Ami. 



( i*5) 
Obseru. Diandrum, telrapetalum facit ill. PALLAS loc. cit. 
ego pentandrum pcntapetalum , constanter vidi. 

malacophjlum. !\. P. pentandrum , pentapetahmi , pilosum, 
foliis semiteretihus obtusis j florum capitellis clavalis 
axillaribus pedunculatis. 

Kali humile , caule gracili foliis crassissimis vestito. BUXB. 
Cent. i. p. i /. t. 17. f. 2. 

In Armenia iberica , ad Cyrum fluvium pygmœum legit 
amiciss. StevEN ; specimîna niaiora versus Cyri ostia 
quondum ab illust. Hablizl lecta communicavit ill. 
Pal las. Ann. 

1 

\ 

Obseru. Accedit habitu ad Salsolam crassam, omnium 
maxime carnosum. Pili caulis foliorumque elongati 
sparsi in seniore evanescunt. Ex foliorum superiorum 
axillis nascuntur florum capitula pedunculata clavata , 
basi foliis nonnullis reflexis inuolucrata , Mcsembryan- 
themi florem clausum liaud inique referentia. Flores in 
quovis glomerulo 3. ad 5. Petala longa , acuta, scariosa. 

brachiatum. 5. P. Triandrum , pcntapetalum, pubescens; ra- 
mificationibus foliisque semiteretibus omnibus oppo- 
sitis. 

P. Brachiatum ? Pallas. 

Abundat in sterilibus saisis et subsaisis Taurite et ad 
Gaucasuin. Florct Aulumno. Ann. 

Obseru. Folia longa, etiam floralia omnia, sicutrami elon- 
gati opposita. Slatura P. sclerospermi. 

* * 



( «6) 

salsttm. 6. P. Triandrum , tripetalum , villosum, foliis fiïifor- 
bus , ramis virgatis. 

P. Triandrum, foliis filiformibus carnosis vaginantibus, 
caule difïïiso. L INN. éd. Willd. i. p. 192. 

P. Tnandrum. Pall. it. 1. p. ^83. append. n. q5. t. D. 

f. 2. et t. E. f. 1. Lamarck illustr. n. 4^9- /?• (swb. P. 

arveusi.) 
Anabasis triandra: calyce 3-pbylIo , foliolis dorso œqua- 

libus; foliis lineari-subulatis recurvis MARSCH. Casp. 

p. 1 54- app. n. 27. 

Campborata caulibus distortis ramosis , foliis Iongissimis. 
Gmel. Sib. 3* p. 118. t. a3. f. 1. icon. plantée morbosse. 

Perfrequens in Imperii Rutheni campis meridionaliblis 
saisis et subsaisis. Floret Julio, Auguste Ann. 

monandrum .7 . P. Monandrum , tripetalum , pubescens; foliis 
subidalis , ramis elongatis • ramulis floribusque con- 
fertis. 

P. Monandrum foliis linearibusacutîs, caule erecto. LiNN. 

cd. Wild. 1. p. 192. Pall. it. 1. p. 483. app. n. c)4- l - 

D. f. r. 
Occurrit in deserto Wolgico-Vraîensi. Ann. 

Obseru. Planta circiter pedalis ramosissima ; ramis elon- 
gatis altcrnis , stricto habita adscendeutibus, ab imo 
ad summun ramulis brevibus, foliis floribusque veslilis. 
Folia subulata brevia. 

junîperinurn. S. P. pentandrum, pentapetalum , foliis subu- 
latis pimgentibus imbricatis , caule suilruticoso ramo- 
sissimo difluso. 



( "7 ) 

In Siberia ulteriore legit SlEVERS. Frut. 

Obs. Habitas peculiaris. Suffrutex vix dodrantalis , rami- 
ficationibus confertis dense caespitans. Ramuli toti ioliis 
crebris brevibus rigidis apice patulis Ericae adinstar ob- 
tecti. Flores versus ramoruni apices inter folia ses- 
siles. 



( «8) 

xviir. 

Description de dix Insectes de la Russie méridionale ; 
par Chrétien Steven. 



J_jes insectes de la Russie ont été plus négligés par les Na- 
turalistes que les autres classes d'animaux; la cause en est ap- 
paremment dans leur petitesse , qui les rend plus difficiles à 
observer , et comme le nombre des naturalistes a été jusqu'à 
cette heure trop petit pour exploiter toutes les branches de 
cette vaste science , leurs premiers travaux se sont dirigés 
principalement vers celles qui méritoient le plus leur attention. 
Cependant le célèbre PALLAs a décrit un nombre considérable 
d'insectes, mais son ouvrage est très-rare, ses descriptions 
sont trop courtes pour les distinguer parfaitement de celles des 
espèces approchantes ; enfin les figures qu'il en donne sont 
pour la plupart peu instructives ; voilà pourquoi on n'en ren- 
contre que fort peu dans les systèmes d'insectes. 

Le Journal de LÉPÉKHINE contient aussi la description 
de plusieurs insectes ; mais comme sa critique n'est pas as- 
sez sûre et que ses figures sont mauvaises , l'Entomologie 
y a peu gagné. C'est Monsieur BŒBER qui le premier a ré- 
pandu les trésors entomologiques de la Russie. Les ouvrages 
d'EsPEil et de Fabricius contiennent beaucoup d'insectes de 



( "9) 
la Russie , qui leur ont été communiqués par lui. Le Baron 
MARSCHALL DE BlEBERSTElN , aussi grand eonnoisseur en 
insectes qu'en plantes, a rapporté de ses voyages , des in- 
sectes fort curieux , qui ornent actuellement plusieurs cabi- 
nets de l'Europe. Cependant tout ce qui a pu être connu jus- 
qu'à présent, n'est qu'une petite partie de ce que renferment 
les vastes stepes de la Russie , et les énormes montagnes du 
Caucase. Le séjour de quelques années dans les environs du 
Caucase m'a donné occasion de retrouver plusieurs insectes 
décrit précédemment par PALLAS ; et de découvrir une quan- 
tité d'espèces entièrement inconnues aux naturalistes. En voici 
quelques-unes , entr autres un genre nouveau et très-distinct 
de Coléoptères. 



( I2 ° ) 



#\/\ \#\/ v*\#\J\/ v/v* \J\g vJ\#\j^\/n# g 



Decas Insectorum Rossiœ australis nondum descriptorum. 

C 1 y t ra 1 imb a ta. 

Tab. XI. fig. r. 

Differentia specijîca : viridis , nitens, elytrorum margine flavo. 

Descriptio : Caput viridi-œneum subtilissime ptinctatum fronle 
perpendiculari. Os piceum palpis flavis. Antennœ fili- 
formes serratœ thorace breviores , articulo primo ameo, 
2 5° 4° flavis , reliquis nigris , ultimo ovalo acuto. 
Oculi distantes nigri. 

Thorax convexus marginatiis viridis nitens, longitu- 
dine duplo latior , margine postico elevalo , sub 
lente punctatns, punctis excavatis. 

Scutellum triangulum viride. 

Eljtra thoraci concoloria , irregnlariter pnnctata , 
margine laterali reflexo et postico luteis. 

Alœ fugliginosrc amplse. 

Pectits abdomen et pedes tlioraci concoloria. Tarsi 
articulis tribus , ultimo obcordato , cuius medio 
unguis bifidus insertus. 

Longiiudo linearum 4 j latiludo lin. 2. 

Habitat primo vere in iilmo , primo , cralœgo etc. 
i'olia iuniora depascens. 





8 




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- 



( 1*1 ) 
2. COFRIS LEUCOSTIGMA MaRSCHALLII. 

Tab. XII. fig. 2. 

Diagnosls: occipite cornuto , ater, elytrorum macula magna 
média lobata alba. 

Descriptio : Caput eongenerum déclive , clypeo rotundato , 
apice subemarginato reflexo. In medio clypeo maris 
linea elevata arcuata valde obsoleta , occiput in spinam 
nutantem protensum. Caput feminae muticum , clypei 
linea magis elevata. Antennœ trilamellatce. 

Thorax rotundatus , antice excisas , ater , subtilis- 
sime punctatus. Scutellum nullum. 

Eljtra thorace vix longiora sed panllo latiora, atra , 
singulo macula média alba irregulariter angulata 
et sinuata , suluram non attingente. Apex elylri e 
cupreo lutescit. 

Alœ hyalinae margine exteriore nigro. Totum corpus 
subtus atrum nitidum pilis ferrugineis pubescens. 

Pedes brèves validi tibiis anticis tridentatis poslicis 
et mediis uno tantum dente piaeditis. Tarsi tenuis- 
simi quinque-articulali , ungue bifîdo. 

Statura et magnitudo Copris furcati. Longitudo li- 
near. 3. latitudo corporislin. 2. 

Habitat in fimo equino circa Tambov et Sareptam 
rarissimus. 

3. HlSTER BIGUTTATT7S. 

Diagnosis : ater , elytris oblique striatis , puncto elytrorum 
medio luteo. 

16 



( I22 ) 

Descriptio : Caput congenerum , thorace receptmn , deflcxum. 

Thorax longitudine duplo latior , antice pro capite 
excisus 9 ater , disco niticlissimo , margine opaco , 
postico tenuissimo , lateralibus vero late punctatus ; 
pilisque brevissimis rtifescentibus cilialus. In sin- 
gulo angulo ubi desinit margo punctatus , punctum 
minutuin excavatum. 

Scutellum minutissimum nigrum. 

Eljtra antice (nec postice) thoracis latitudine et du- 
plo fere longiora , ab domine tamen mullo bre- 
viora , atro œnea nitidissima, postice late punctata, 
puncto unico iuxta suturam parum inaiore. Versus 
angulum externum anteriorem linea? quinque ob- 
lique exaratœ , médium elytri haud attingentes , in- 
terstilio inter striam secundam et tertiamrugulosoj 
stria quarla puncto maiusculo excavalo. Stria su- 
luralis subtilissima intégra. In medio fere elytro 
sub striis internïs gultula intense lutea. 

Pectus , abdomen et pedes , nigra , nilida , tarsis so- 

lis piceis. 
Magniludo et stalura Histeris semipunctati. 
Habitat rarissimus in fimo equino Rossiœ australis. 

4. Carabus caspicus. 

Tab. X. fig. 3. 

Diagnosis : alatus , ater, capite tlioraceque obscure violaceis , 
elytris opacis oblusis , apice versus marginem punclis 
triplici série impressis. 



( 123 ) 
Descriptio : Caput latum , obtusum , glaberrimum violaceo 
nigrum , nitidum , palpis obscure piceis , oculis anten- 
nisque nigris , h arum articulo primo rufo. 

Thorax violaceus vel obscure caeruleus vel aeneus , 
nitidissimus , quadratus , capite duplo latior , mar- 
giue antico pro capite exciso , lateralibus uonnihil 
rotundatis. Linea longitudinalis et foveola? poslicae 
ordinariae valde obsolelœ vel plane nullœ , sed to- 
tus dise us thoracis subtililer rugulosus et postice 
crebre punctulatus. 

Scutellum minutum , triangulare , nigrum , nitidum. 
Eljtra thorace arcte iuncta illoque non basi sed 
in medio paullo latiora , apice obtusissima , abdo- 
mine paullo breviora; atra , opaca, striata, sti'iis 
vel sub lente lœvibus. In stria secunda versus api- 
cem punctum unicum impressum j in ipso apice 
inter strias quartam et quiutam , uniira , vel duo , 
rarius tria vel oninino nulla , inter 6. et 7. tria vel 
quatuor ; loladenique slria 8. punctata. 

Alœ flvescentes. 

Totum corpus subtus cum pedibus nigrum nitidum. 
Femora pilosa. Tibiœ antica? excisae. 

Magnitudo Carabi cœrulescentis , a quo plurimis no- 
tis difïert. 

Variât rarius elytris nitentibus vel abdomine obscure 
piceo. 

Habitat in putridis Kislariœ et aliis locis versus 
mare Caspicmn silis. 



( i*4 ) 

5. Anticus elegans. 

Diagnosis: ater elytris fasciis duabus argenteis. 
Descriptio : statura et habitus omnino Anthici antherini. 

Caput et Thorax niera , iinmaculata , sericeo nitentia. 
Antennœ rufae. 

Scutellum minutissimum nigrum. 

Eljtra nigra , sericeo nitentia , fasciis duabus argen- 
teis , altéra baseos commuai , altéra versus apicem , 
suturam non atlingente. 

Abdomen nigrum cinereo-subvillosum. 

Pedes rufescentes. 

Habitat Kislariœ , semel ad ignem advolans. 

6. Onitis Mœris. (Scarab/eus Pall.) 

Tab. X. fig. 4- 

Diûgiiosis : scutellatus clypei linea média snbcornuta , tolus 
ater, pedibus omnibus tarsis instructis. 

Descriptio: Caput fere sexangulare apice truncatum margine 
reflexo. Clypeus linea transversa , abbreviata, subcor- 
nnta, unde duœ decurrunt lineolae ad angulos posti- 
cos , aliaeque duae ad médium laterum anteriorum , 
in quatuor plana divisus , quorum posticum trapezi- 
forme , interdura tuberculo minutissimo nolalnm ; lale- 
ralia rhomboidea obliqua ; anticum déni que subsexan- 
gulare, déclive, in medio Iineola brevi elevala Irans- 
versa. 



( ^ ) 

Thorax ater , punctatissimus , depressus , subel- 
lipticus, antice rotuntle excisus angulis productis, 
postice sinuatus , marginibus lateralibus crenatis. 
Foveola utrinque impressa iuxta scutellum , alte- 
raque ad médium marginem extern uni. 
Scutellum magnum cordatum atrum. 

Eljtra thorace angustiora sed dimidio longiora, sub- 
rhomboidea, angulis baseos et apicis externis valde 
prominulis , margine externe- antice sinuata , atra 
opaca , striis septem basi et apice profunde exa- 
ratis, disco levissimis , interstitiis punclis elevatis 
exasperalis. Sutura ,- prœsertim postice promi- 
nens , et iuxta illam rugulse pliuîmae transverfse. 

Alœ amplae fuliginosae. 

Subtus totum corpus atrum , punctatum. Lamina ani 
magna triangula. 

Pedes nigri; aniériore's femoribus brevibus compres- 
sis, tibiis margine externo 4-dentatis, interno apice 
in spinam producto ; tarsis tenuissimis 5-articu- 
latis , ungue Ijifido. Medii femoribus subovatis 
compressis , tibiis triangulis, spinosis , ciliatis ; 
postici medii s paullo longiore , caeterum similes. 

Magniludo et statura On. Menalcse sed angustior. 

Longiludo totius animalis *]\ lin. Tlioracis 2-? lin. 

Elytri 4" • Latitudo tlioracis lin. 5. Elytrorum iun- 

clorum lin. 4^- 
Femina diflert a mare supra descripto , clypeo emar- 

ginato , linca média tuberculo minore, pedibus 

anticis paullo longioribus horumquc tarsis nullis. 
Habitat in fimo eqnino ad fl. Terek. minus frequens. 



( ia6 ) 
Differt ab On. Clinia FABR.clypei structura, thorace 
immaculato , tarsique peduiu aiiteriorum. 

7. Onitis Damœtas. 

Tab. X. fig. 5. 

Diagnosis : exscutellatus , totus ater , clypeo subcornuto , lar- 
sis anticis nullis. 

Descriptio: Caput prœcedentis sed clypeus acutiusculus, apice 
reflexo , hirsutus. Tuberculum in medio plani postici , 
linea vcro média lœvis ; plani anterioris lineola pro- 
minens. 

Thorax omnino On. Menalcce , ater, punclatus, pun- 
ctis elevatis , convenus , antice excisus , angulis 
productis , marginibus exterioribus rotu'ndalis ci- 
liatis ; postice versus scutellum productus , lineolis 
duabus impressis. Ad médium marginein exter- 
num quoque Ibveola excavata. Scutellum nullum. 

Eljtra thorace angustiora, subtihssimc slriata , in- 
leriectis punctis pluriniis impressis , rugulisque 
versus suturam , quae pone médium in tuberculum 
elevata , valde prominet. 

Aire lutescentes. 

Siiblus tolum corpus hirsutum. 

Feniora antica brevia ciliata , tibia 1 quadridcntata?, 
apice spinosae. Tarsi nulli. Gaeteri pedes ut in On. 
Mœrî, liispido. 

Magnitudo et stalura individuoruin maioruin On. 
Menalcae. 



C I2 7 ) 
Femina differt statura maiore , cljpeo obtuso , linea 
transversa neç piano poslico cornuta , linea antiea 
obsoleta ; thorace latiore ; pedum anteriorum fe- 
moribns longioribus ciliatis , tibiis longissimis mi- 
rnm in modum tortis ; basi nempe concavis, dein 
convexis , incurvis , margine interiore nndulato 
apice in unguem desinente; externo qnadridentato. 
In superficie superiore lineolœ duœ longitudinales, 
una usque ad apieem producta , altéra dentem tan- 
tummodo primum attingens. Tarsi nulli. 

Habitat in fimo equino , frequens primo vere circa 
oppidum Georgiefsk j nec ad fluv. Terec mibi \i- 

sus. 

Sumina affinitas On. Spbingis ; sed bic mai or , differt 
colore in piceum vergente , clypei linea antiea ab 
apice remota , tibiis anlicis baud undulatis. Ab 
On. Vandelli differt noster , statura maiore, cly- 
peo aliisque notis. 

8. Onitis Amyntas. 

Tab. X. fis. 6. 



'&• 



Diagnosis: scutellatus clypeo cornuto , niger , tboracis mar- 
gine late flavo , elytris griseo-nigroque variis. 

Descriptio : Caput On. Mœris , cornu tamen mains margoquo 
posticus prominentior ; sa?pe in clypei planis antico 
et lateralibus maciilœ llavse. 

Thorax longitudine duplo fere latior , subellipticus , 
margine sinuato, dorso planus , nigro-aeneus, pun- 
ctatus et rugosus , lineolisque duabus iuxta scu- 



( "8 ) 
tellum impressis; antice et lateribus deflexus , fia- 
vus impunctatus ; (bveola versus marginem in mé- 
dia flavedine excavata nigro-œnea. 

Seutellum remolo thorace conspicuum nigro-œneum. 

Elytra structura illis On. Mœris siinillima , flavo ni- 
groque varia. 

Pectus et abdomen atra , birsuta , interdum macula 
una alterave flava ad basin femorum. 

Pedes omnino On. Mœris , cui tolo liabilu et statura 
simillimus , sed tarsi tenuoires. 

Femina maior , clypei piano antico loto flavo , tuber- 
culo minore ; pedibus anticis elongatis , tarsis 
nullis. 

Habitat in stercore bovino rarius , femina rarissima. 
Circa oppidum Cosacorum Naur et Rislariœ leclus. 

Differt ab On. Appelle tboracis pedumque colore ob- 
scuriore , elytrorum punctis baud in strias dispo- 
sais , locoque natali ; ab On. Clinia elytris variis 
tarsisque; ab On. Lopbo tboracis margine flavo. 

9. Brachinus thermarum. 

Tab. X. fig. 7. 

Diagnosis : niger, tborace , elylrorum basi et sutura pedibus- 
que ferrugineis, elytris maculis duabus transversisflavis. 
Descriptio: Caput nigrum, subtus , palpis , antennisque ler- 
rugineis. 

Thorax congenerum , ferrnginens , supra inter duas 

lineolas prominentes profonde canaliculatus. 
Seutellum ferrugineum. 



( I2 9 ) 
Eljtra depressa , margine exteriore angulata , po- 
stice truncata , ciliata, abdomine breviora , nigra , 
antice suturaque ïerruginea , maculisquc duabus 
transversis flaventibus , quarum una ante , altéra 
pone médium. 

Alce flavesGentcs. Abdomen nigrum. Pedes ferruginei. 

Magniludo vix dimidia C. crepitantis. 

Habitat rarissimus ad thermas Constantino-montanas 

in promontorio Caucasi boreali , sub fragminibus 

calcareis , primo vere. 
Proximus Br. hislrioni a quo tamen diversus videtur. 

10. Steropes caspicus. 

Tab. X. fig. 8. 

Character generis : Palpi quatuor inœquales securiformes. 
JMoxilla unidentata. Antennœ articulis tribus ultimis 
longissimis. 

Descriptio : Caput perpendiculaire / orbiculatum , nigrum , 
pubescens,oreantennisque testaceis. Palpi quatuor inse- 
quales , anteriores triplo longiores 4 - articulati , articulo 
baseos minute adhœrente maxillae dorso, secundo elon- 
gato cuneiformi , tertio nonnihil breviore obeonico , 
quarto securiformi reliquis maiore ; postici brevissimi 
labri medio adnati , triarticulali , filiformes, -«rticulo 
ultimo oblique truncato subsecuriformi. Mandibula 
valida cornea , arcuata , cdentula , apice acuta , intégra. 
Maxilla meinbranacea, obtusa , unidentata. Labium 
membranaceum, hyalin um , apice latins, truncalum. 
Antennœ longiludine elytrorum , articulo primo obeo- 

17 



( "3o) 
nico , 2°-8° snbsequalibus , moniliformibus , primo 
triplo minoribus ,9° io° et n° longissimis , subaequa- 
bus , flliformibus. 

Thorax magnitudine capitis , pubescens , testaceus , 
siibrotundus , pone basin angustior , pariun con- 
vexus. 

Seutelium parvum sabrotundum. 

Eljtra thorace duplo laliora et plus quam triplo Ion- 
giora , linearia , pubescentia , testacea , pnncto 
versus basin bolosericeo nigro , quod tamen in 1 e- 
mina _, cœterum similima , deest. 

Pectus ferrugineum , punctalum. Abdomen fuscum. 

IPedes testacei. Femora haud clavata. Tarsi pedum 
quatuor anteriorum 5-articulati , posticorum 4~ar- 
ticulati. 

Habitat Kislariae et versus mare Caspicum in quis- 
quiliis minus frequens, noctu sœpe igni advolans. 

Genus Antbico proximum , a quo antennarum stru- 
ctura differt. 



{ ?3.i ) 



i \»#\r.r^»A#v/s# r^^r^r\r^r^j^f^\rs r-.r#\r r\r.#\r.#\r**vj , «#\r\#\r tvr-#\#srv/\r.r-#vrvrx rj- #\r#\r/'*x^rj-.fNj\r^r rj^r^M 



XVIII 



Expérience et analyse chimique de la Turquoise , 

lue à la Société des Naturalistes le 1 5 du mois dé Janvier par 

J. F. John. 

LN ous n'avons peut-être aucun corps , qui ait plus excité l'at- 
lention des Naturalistes que la Turquoise. Les plus anciens 
historiens paroissent en avoir eu connoissance. Un passage, 
lire de Pline , prouve que notre Turquoise étoit connue et dé- 
crite, du temps de cet auteur , sous le nom de CALAIS , car 
il dit (r) en parlant des pierres précieuses vertes : Calais vi- 
ridepallens. Nascitur post aversa Indice apud incolas Caucasi 
montis Phicaros ac Asdathas amplitudine conspicua , sedfistu- 
losa ac sordium plena. Sincerior . multo prœstantiorque in 
Carniania. Utrobique in rupibus inviis et gelidis , oculi figura 
extuberans , leviterque adluerens , nec ut agnata pétris , sed 
ut opporita. Ensuite en rendant compte de la manière de se 
procurer ce minéral , il ajoute : Optimus color Smaragdi : ut 
tamenapparet ex alieno est , quod placeant. Inclusce decoran- 
tur auto, aurumque nullœ magis décent. Dans un autre 
passage, Pline compare cette pierre à son Saphir (2) en 



(1) Historia natur. Libr. XXX. cap. VIII. Basil. i555. foL p. 663. 

(2) Qui probablement n'est pas le même minéral que celui que nous connois- 
3ons sous ce nom. — 



( i3* ) 
disant (i) Calais Saphirum imitatur , candidior et litoroso 
mari similis. 

Quelle qu'ancienne que soit la connoissance, que nous avons 
de la Turquoise , cependant , autant que je sache, ses pro- 
priétés sous le rapport chimique sont entièrement inconnues ; 
et les Géognostes , les Oryclognostes et le chimistes sont en- 
core loin d'être d'accord pour éclaircir le doute et séparer le 
vrai du faux dans cette question. Quelques Naturalistes con- 
sidèrent la Turquoise simplement comme un os pétrifié d'un 
animal (une dent de poisson) , d'autres l'envisagent comme un 
minéral , d'autres encore , et surtout RÉaumur , la tiennent 
pour une production artificielle. Ce dernier croit donner plus 
de poids à son opinion par l'assurance , d'avoir converti des os 
fossiles en Turquoises. 

Dans le système minéralogique , on croit devoir la ranger 
tantôt dans le genre du jaspe , tantôt dans celui de l'opale 
et de la Chrysoprase; ou dans l'ordre du fer ou du cuivre. 
Il y en a même qui pensent qu'on doit l'exclure de la col- 
lection oryctognostique. 

Les explications, que l'on avoit données jusqu'à présent 
de cette suhstance ; et le peu de rapport , que j'ai trouvé entre 
mes observations et ces explications, m'ont porté à croire, que 
ce corps n'étoit pas encore parfaitement connu , ce qui nia 
engagé à l'observer avec plus d'attention et de soin. 

C'est le résultat de mes expériences que je viens soumettre 
au jugement de la Société. 



(i) flistoria natur. Libr. XXXVII. cap. X. cad. cd. p. 666. 






( as ) 

Comme j'ai eu occasion de voir nombre de Turquoises , que 
je rn'étois assuré avoir été tirées du sein de la terre, je me 
convainquis bientôt, que sous le nom de Turquoises il se 
trouve deux substances tout-à-fait différentes , qui sous le rap- 
port minéralogique n'ont rien de commun que la couleur. 
Les unes ont évidemment le tissu des os fossiles ; elles con- 
sistent en pièces longues souvent carrées , formant plusieurs 
couches , d'autres s'éloignent beaucoup de cette forme. 

A. Caractères extérieurs. 

Sa couleur est tantôt d'un vert de gris, tantôt d'un vert de 
pomme , d'un vert pistache et d'un vert céladon ; ses couleurs 
sont ou pâles ou foncées. 

J'en possède quelques échantillons , oh elle se trouve veinée 
dans une argile violette brunâtre , d'autres oh elle est dissé- 
minée. Ordinairement ces Turquoises forment des grains irré- 
guliers de la grosseur d'un pois , jusqu'à celle d'une noisette j 
quelquefois elles ont une forme extérieure réniforme. (r) 

A l'extérieur la Turauoisc est matte , quelquefois très-bril- 
lante, i 

La cassure est unie ; les fragmens sont transclucides aux 
bords. Elle est dure , rayant le verre, facile à casser j froide 
au toucher* elle happe tiès-peu à la langue ; est médiocrement 
pesante. J'ai trouvé sa pesanteur spécifique oooo ; taillée , elle 

fl) Pans le fllnséum de DÉMiDorF il se trouve une Turquoise de la grandeur de 
3,228 grains. "Vojez Muséum-DKMiuvFF décrit par G. I'ischer. "Vol. 2. p. i5- 

KO. 19. I. 



prend un beau poli ; jetée dans des acides foibles , sa cou- 
leur devient plus vive. 

Elle se trouve à Visapour et dans le Rorasan. C'est la Tur- 
quoise que j'ai soumise à une analyse exacte. 

B. ESSAIS PRÉLIMINAIRES. 

a) Ce minéral pulvérisé avec de l'eau dans un mortier de 
verre , augmente de o,o3 de son poids. Sa poussière est 
d'un gris , tirant à peine sur le vert. 

b) La poussière de la Turquoise est attaquée très-facilement , 
sans effervescence , par les acides nitriques , muriatiques 
et sulfuriques. Après trois quarts-d'heure d'ébullition , 
l'action des acides paroit être épuisée , et il reste au fond 
du vase, une poussière plus ou moins colorée d'un brun 
violet, qui , cuite avec delà potasse, et digérée avec im 
acide, ne laisse qu'un résidu d'un petit volume, consistant 
en silice et répondant à celle que le minéral a reçu par 
le mortier. 

c) Les Prussiates précipitent la dissolution nitrique de la 
Turquoise en vert. La dissolution , alcoolique de noix de 
galle occasionne un précipité violet. Le premier précipité 
obtient sa couleur verte par le fer , qui est précipité en 
bleu , et le cuivre dont le précipité est brun. 

d) Un fer poli , plongé dans la dissolution, précipite du 

cuivre. 



( i35) 

e) La même dissolution purgée de cuivre, et décomposée 
par l'ammoniaque , paroît sans couleur ; ce qui prouve 
l'absence du nickel. 

f) Le carbonate et l'oxalate de potasse combinés avec la li- 

queur restée , n'opèrent point d'altération. 

g) Lorsqu'on cuit la dissolution nitrique de la Turquoise avec 
un excès de potasse caustique , il se sépare un oxide brun 
consistant en oxide de cuivre et oxide de fer. 

h) La lessive alkalique de g) saturée par un acide, et dé- 
composée par du carbonate de potasse , fournit un préci- 
pité très-volumineux, qui, après avoir été séparé par la 
filtration , dissout dans l'acide sulfurique et combiné avec 
un peu de potasse , donne par la crystallisation un alun 
pur. 

i) Une dissolution de sulfate de soude , mêlée avec la liqueur 
nitrique de la Turquoise, occasionne un précipité trop 
peu abondant , pour qu'on puisse l'analyser; mais il pa- 
roit être du sulfate de plomb. — 

k) Le muriate de soude n'altère pas cette dissolution. 

1) Quoique je me fusse convaincu , par le moyen de l'acide 
sulfurique de l'absence de l'acide fluorique dans la Tur- 
quoise, j'entrepris encore l'essai suivant. Je fis bouillir 
une quantité de Turquoise en poudre avec de la potasse j 
je saturai la masse sèche , après l'avoir délayée dans 
l'eau , par l'acide nitrique , et y ajoutai une quantité Suf- 
fisante d'eau de chaux ; mais la liqueur ne s'altéra pas. 



( i36 ) 
m) Calcinée légèrement dans un creuset pendant une heure , 
la Turquoise perd o.io de poids sans altérer sa couleur ; 
soumise au feu le plus violent, la couleur devient brune , 
sans qu'elle se fonde. 

n) Traitée au chalumeau sur le charbon , elle donne à la 
flamme une très-belle couleur verte , et sans se fondre , 
elle change sa couleur primitive en brun , violet et vert , 
dont l'intérieur est jaspé. 

Traité avec du borax , elle donne un vert clair , dia- 
phane , qui, tant qu'il est chaud, a une couleur verte-céladon , 
et qui , à mesure qu'il se refroidit, devient vert démeraude ; 
mais après le refroidissement cette couleur se convertit en bleu 
de ciel. Dans l'intérieur du vert on trouve un grain métallique 
de cuivre. 

Elle se comporte do même avec le sel microcosmique. Après 
avoir fait ces essais préliminaires sur la Turquoise , et reconnu 
la qualité de parties constituantes , j'en ai entrepris l'analyse 
quantitative de la manière suivante. 



C. Analyse exacte. 



a) Deux cents parties de ce minéral en poudre fuie , ont été 
mêlés avec dix fois leur poids d'acide nitrique et soumises 
à l'ébulliùon pendant une heure \ le mélange, étendu d'eau 
et filtré , a laissé sur le filtre une poussière grise bru- 
nâtre. Après l'avoir lavée et séchée , je la réservai pour 
d'autres expériences. — 



( i3 7 ) 

b) La dissolution nitrique évaporée à siccité , et son résidu 

redissout dans de l'eau , a laissé environ une partie de si- 
lice. La dissolution a été partagée en deux parties. 

c) Un fer poli , plongé dans Tune de ces parties , a précipité 

en forme dendritique trois grains et demi de cuivre. 

d) La disolution purgée de cuivre a été cuite avec un excès 

de potasse caustique. Après avoir lavé et séché le préci- 
pité , qui en résulta , j'obtins de l'oxide de fer qui con- 
tenoit une trace d'argile. 

e) La lessive restée de d) ayant été saturée par l'acide nitrique, ' 

a été décomposée par le carbonate d'ammoniac ; la 
terre précipitée par ce moyen a été séparée de la liqueur 
parla filtration. Kedissoute dans lacide sulfurique et com- 
binée avec un peu de potasse , j'obtins par l'évaporation et 
crystallisation de l'alun tout pur. 

f) Après avoir cuit avec un excès de potasse caustique l'autre 

moitié de la dissolution ci-dessus mentionnée, il s'en sé- 
para un précipité , brun-foncé , qui , lavé et séché , a été 
digéré d'acide nitrique pendant une heure. Il en resta un 
grain d'oxide de fer. 

g) Ayant saturé d'ammoniac la liqueur bleue, purgée de fer, 

j'y ai ajouté du Prussiate de potasse ; il s'y est fait un pré- 
cipité rouge de brique , qui lavé séché et calciné pesoit 
quatre grains et demi et consistoit en oxide de cuivre. Si 
Ton en excepte la petite quantité de fer, que j'y trouvai 
par le Prussiate de potasse , le poids véritable d'oxide 
de cuivre sera de quatre et un quart , répondant aux 
3i de cuivre métallique ci-dessus mentionnés. 

h) La liqueur , purgée de cuivre ne s'altéra ni par l'acide oxa- 
lique, ni par le carbonate de potasse. 

ï8 



( i38 ) 

i) La lessive alkalique de f) après avoir été saturée d'acide 
nitrique , a été décomposée par le carbonate d'ammoniac. 
La terre précipitée par ce moyen a été séparée de la li- 
queur par la filtration. Après avoir été lavée et calcinée, 
la terre pesoit 70 grains et consistoit en argile. 

k) Le résidu resté de a) a été cuit avec de la potasse caustique. 
Le mélange délayé dans l'eau , puis dissout dans l'acide ni- 
tro-muriatique , évaporé à siccité et redissout dans l'eau, 
a laissé une poussière, qui recueillie sur un filtre» 
lavée et calcinée , pesoit un grain et demi ; c'étoit de la 
silice , qui provenoit de la pulvérisation de la Turquoise 
dans le mortier. 

1) Ayant ensuite ajouté à la dissolution nitro-muriatique de 
l'ammoniac caustique , il s'y est fait un précipité géla- 
tineux , qui recueilli sur le filtre et lavé, a été cuit avec 
de la potasse caustique. J'obtins de cette manière trois 
grains d'oxide de fer. 

m) Après avoir saturé par un acide la lessive alkalique et l'avoir 
décomposée ensuite par le carbonate d'ammoniac , elle 
n'a donné que trois grains d'argile toute* pure. 

n) La liqueur de 1) purgée d'argile et de fer , a été saturée par 
l'acide nitrique et combinée avec une dissolution de Prus- 
siate de potasse. J'obtins -5 grain d'oxide de cuivre. Ainsi 
100 parties de Turquoise soumises à l'analyse ont fourni: 

le i) 70 ) 
le m) 3 \ 

n) o, 2 5 \ 4 ' J ° 
Eau i3 



Argile .... de 

Oxide de cuivre de g) 4,2^ 

de 



Oxide de fer de f) 1 ) 

de 1) 3 \ 
Plomb cl perle °> 5o 

JOO 



K, 



( »3g ) 
L'analyse et les caractères extérieurs de la Turquoise , que 
j'ai soumise à l'analyse chymique , prouvent : 

i° Qu'elle ne peul-ètre une Odontholithe, vu qu'elle ne con- 
tient aucune trace de chaux. 

2° Qu'elle doit être aussi peu comptée dans les genres dont 
j'ai parlé plus haut ; mais bien dans l'ordre de l'argile , et cela 
avec autant de raison que la Topaze et le Saphir. 

3° Que la couleur verte tire son origine du cuivre et du 
fer. (i) 

Quant à la seconde espèce de Turquoise, dont j'ai fait men- 
tion plus haut , et qui a le tissu des os fossiles , je n'ai point eu 
d'occasion de m'en procurer pour l'analyser. Mais la forme ex- 
térieure laisse présumer cpie les parties constituantes diffèrent 
en qualités de la Turquoise , que j'ai analysée. 

J'ajouterai encore une observation sur la Turquoise artifici- 
elle. Pendant que j'ai traité au chalumeau une partie d'une dent 
fossile d'éléphant de couleur blanche, elle prit une couleur verte 
et ressembla parfaitement à la Turquoise. Je me bornerai dans 
ce moment à communiquer ce fait à la Société, me proposant 
de lui rendre compte , sous peu , de cette substance. 



fi) La Chrysophrase doit sa couleur verte an Nikel , comme le célèbre Klaproth 
l'a démontré. 



•** 



( 4o) 



r^.VTs#^#\/vJN/ , XVV#S/\rs/\#N/^rv>rfS#vX\#>X^vJ^\fN#^\/vJN#\JN#^S#vJNi»X^\#\i\#\^^ 



XIX. 



Addition au Mémoire de Mr. le Dr. John sur la Tur- 
quoise orientale, 



par le Directeur et Professeur G. Fischer. 



I 



L sera sans doute intéressant pour nos lecteurs de trouver 
ici les observations de Monsieur DemetriuS Agapht , Di- 
recteur des écoles nationales à Astrakhan, faites , pendant le 
cours de ses voyages aux Indes et en Perse , sur les Turquoises 
et leur gissement près de Visapour dans le Chorasan , et com- 
muniquées dans une lettre du 2 Septembre 1791 , à son Excel- 
lence Mr. le Comte PiERRE DE Zavadofsky. Ce rapport 
accompagné de la description des caractères extérieurs d'un 
grand nombre de Turquoises que j'ai eu occasion d'examiner 
constatera les observations de Mr. le Dr. John. Voici d'a- 
bord le rapport d'Agaphi que j'emprunte de la traduction alle- 
mande de Mr. Pallas (i): 

« Il m'a toujours paru douteux que la Turquoise soit une 
dent ou un os d'animal pétrifié ; surtout après avoir soigneuse- 



(1) E/i^as von der eigentlichen Bcschaffcnheit des orientalischen T'ùrkis 5 Voyez 
"Pallas ncue NordUche Bêyiràge V* 13. (Ncucsle Nord. 1. B.) St. Petersbarg und 
Lcipz. 1793. 8. p. 2G1. N. XIII. 



( 4« ) 

ment examiné un morceau de Turquoise dans le cabinet de 
Londres , je n'y ai rien trouvé qui ressemblât à la structure et 
à la texture d'une dent, ou d'un os. Le temps m'a encore forti- 
fié dans ce doute. » 

« En revenant des Indes en Russie par terre , je passai par 
le CHORASAN, non loin de PlCHAlOUR , (c'est ainsi que l'au- 
teur du rapport écrit le nom de cet endroit) on m'assura , à 
ma grande satisfaction^ que c'étoit le seul pays de toute l'Asie, 
qui possédât des mines de Turquoises. Tenté de voir ces mi- 
nes , je méprisai le danger d'être fait esclave suivant l'usage 
du pays , et je résolus d'étudier moi-même la manière d'ex- 
ploiter la Turquoise , pour lever mes doutes et rendre ainsi 
un service au monde savant. » 

« Voici mes observations sur ces mines ; elles m'ont satisfait 
et elles seront peut-être agréables aussi à d'autres Naturalistes. 
Les mines de Turquoises se trouvent dans des montagnes qui 
ne sont pas très-élcvées , dont la surface est couverte d'une 
terre labourable mêlée de sable , mais qui à cause du climat 
très-ebaud ne produit que des broussailles. On n'y trouve pas 
d'indices sûrs qui y feroient soupçonner ces pierres précieu- 
ses ; les babitans cependant tirent quelque coupons des cail- 
loux bruns d'ocre , qui se trouvent au pied de ces montagnes „ 
et tâcbent de les découvrir par des fouilles superficielles.» 

«J'ai visité avec beaucoup d'attention plusieurs des mines 
déjà découvertes et j'ai trouvé que le gissement de la Tur- 
quoise forme des veines qui paroissent s'étendre en tous sens 
comme les brandies d'un seul tronc ou comme les bras secon- 
daires d'une rivière , desorte qu'ayant trouvé une petite veine , 
on n'a qu'à la poursuivre pour en découvrir de plus impor- 
tantes. » 



C 4a ) 
« La matrice de la Turquoise se trouve en couches horizon- 
tains ( à la manière des Chrysoprases. PALLAS) qui ont de- 
puis une ligne jusqu'au 10 lignes d'épaisseur; ou elle est 
disséminée ; de sorte qu'on ne rencontre que très-rarement 
un morceau qui ait 12 à 14 pouces de longueur et de largeur. 
Entre ces couches qui reçoivent la Turquoise ou en veines , ou 
disséminée en grains, ou réniformée, se trouvent aussi des 
couches de la matrice de même épaisseur ; mais sans la 
Turquoise.» 

«On choisit parmi ces veines les morceaux , qui contiennent 
des Turquoises en niasse et très-peu de matrice. On a beau- 
eoup de peine à trouver parmi bien des morceaux une Tur- 
quoise pure delà grosseur d'un pois ; celles qui sont aussi gros- 
ses qu'une noisette sont bien rares , et très-estimées , puisque 
le commerce des Turquoises , avec les Afghans , les Perses et 
autres nations asiatiques, est très-grand.» 

«J'ai eu occasion de choisir parmi les meilleurs assortimens 
de Turquoises de ces mines quelques morceaux de différentes 
couleurs, dont j'ai l'honneur d'envoyer huit pour l'analyse de la 
matière elle-même et de la matrice (1). On y voit que la cou- 
leur varie beaucoup dans le même morceau mais que la Tur- 
quoise de la couleur la plus foncée , est aussi la plus dure. J'y 
ai joint aussi deux morceaux polis , l'un plus petit et plus pur, 
et l'autre plus grand , pour l'aire voir que les morceaux bruts 
contiennent réellement la matière de Turquoise.» 



(1) IVous n'avons pas connoissanec que cet envoi ait occasionné uuc analyse 
quelconque, à l'exception de ces essais dont parle Pallas. (1. F. 



( a*3 ) 
«Après avoir exposé ces observations je vais faire remarquer, 
que RÉAUMUR , Wallerius et autres Naturalistes ont dé- 
claré la Turquoise en général pour être des dents et des os 
pétrifiés, dans lesquels ils veulent avoir observé la structure 
dos os, même le canal du nerf central, sans avoir vu les 
mines de Turquoises, et sans en connoitre la matrice, (r) 

« Je puis assurer de mon côté , qu'il ne se trouve pas de cette 
manière dans la nature , car outre cela on devroit rencontrer 
dans les mines de Turquoises que j'ai visitées une trace quel- 
conque d'os ou de dents qui ne seroient pas encore changés , 
comme on trouve des coquilles inaltérées dans la pierre cal- 
caire. Mais là on nen trouve pas la moindre trace, et les 
morceaux que j'ai présentés, dans lesquels la matière de Tur- 
quoise se trouve ou disséminée en forme de petites goûtes ou 
de grains ou en veines minces peuvent convaincre facilement 
qu'on n'y peut soupçonner une substance animale.» 

Mr. le Chevalier de Pallas (2) croit d'après quelques essais 
que la couleur dépend du cuivre et du fer , qui se trouve assez 
fréquemment dans la matrice argileuse , et on voit que l'ana- 
lyse de Mr. le Dr. John constate son opinion. La Turquoise 
odontholithe est un phosphate de cuivre , mais la Turquoise 
orientale est une argile colorée par l'oxide de cuivre. 
■ 1 

(1) L'auteur a tort de croire que RÉaumur ait pris les Turquoises pour des os pé- 
trifiés sans avoir observé la nature. RÉaumur avoit raison par rapport aux Turquoises 
de la France el de ïl uropes comme noire auteur par rapport à celle, de l'Asie. Si quel- 
qu'un vouloit analvser ces Turquoies fausses que les lapidaires ont l'ait circuler , et qui 
sont taillées des malachites rares de Sibérie , qui se trouvent dures et bleuâtres , n'an- 
roit il-pas raison de les déclarer des mines de cuivre ? Unicuique sinon ! Noie de 
Pallas. 

(2) 1. c. p. 265. 



( 44 ) 

La turquoise odontholithe ou les dents fossiles changées eu 
turquoises par le phosphate de cuivre, offrent au Zoologue au- 
tant d'intérêt que la turquoise orientale à l'Oryclognoste. Nous 
connoissons plusieurs dents qui ont subi ce changement , et 
qui paroissent appartenir à des animaux inconnus. Les envi- 
rons de Simore dans le Bas-Languedoc offrent beaucoup d'os- 
semens colorés par ce métal , parmi lesquels étoient des dents 
énormes semblables à celles que l'on trouve sur les bords de 
l'Oliio. C'est ainsi que la Sibérie , que la Hongrie et les en- 
droits où le cuivre se trouve dissout par un acide , offrent des 
dents ainsi colorées. J'en connois quelques-unes qui ont ap- 
partenu à des Carnassiers , d'autres qui paroissent venir de 
Ruminans inconnus. Non-seulement les dents , mais encore 
d'autres os d'animaux , sont susceptibles d'être pénétrés par 
l'oxide de cuivre ; tel étoit le squelette que Swedenborg a 
fait graver ; t'dle est encore la main de femme qui se trouve au 
Muséum d'histoire naturelle de Paris , dont les os comme les 
muscles desséchés sont verts. Mr. WAGNER possédoit des bois 
de Daims colorés entièrement en vert par une solution de 
cuivre et trouvés à Herrengrund près de Neusohl en Hongrie. 
Ces os ainsi colorés peuvent être embellis par le feu, de sorte 
que la couleur bleue se répande d'une manière égale cl que los 
ou la dent approche davantage de la substance que l'on appelle 
turquoise. C'est ainsi que HlLL (i) l'éditeur anglois de TlTÉO- 
PHRASTE, assure avoir fait des turquoises artificielles que les 
meilleurs lapidaires ne pouvoient distinguer des vraies. Mr. le 
Dr. John a fait l'expérience à une des séances de la Société 
Impériale des Naturalistes, de changer , parle chalumeau , un 

(l) Theophrastus i<on den Sicilien j ans dem Griccliisclicn mit physicalischen i/nd 
critischen Anmerkungen von //// / imd ans dem englischen u. s. v. von Ai.ereciit 
il îsRicu Bavmcmrtner. Nùrnberg. 1778. 8. p. 207. 



( 4,5 ) 

morceau de dent fossile d'Eléphant de l'Oural , en turquoise ou 
en une substance bleuâtre qui ressembloit beaucoup à la tur- 
quoise , si l'on en excepte la cassure feuilletée et le degré de 
dureté qui en est moindre. 

Des substances semblables ont donc reçu très-impropre- 
ment le nom de turquoise. Il s'agit ici de démontrer que la 
turquoise orientale , connue et estimée déjà par les anciens , 
soit une Vraie pierre, ce que rénumération suivante des carac- 
tères extérieurs de la vraie turquoise mettra , comme j'espère, 
hors de doute. 

Description de la vraie turquoise orientale (i) , pierre appar- 
tenant à l'ordre argilleiuc du système oryctognostique. 

La turquoise est bleue , d'un bleu intermédiaire entre le 
bleu céleste clair et le vert-de-gris pâle ; c'est-à-dire d'un 
bleu particulier qu'on sera obligé d'appeller bleu de tur- 
quoise. On l'obtiendra en faisant le mélange de deux par- 
ties de bleu de montagne ou d'azur avec une partie de vert 
de montagne. 

Ce bleu passe d'un côté par le bleu de smalte au plus 
beau bleu céleste ; de l'autre coté par le vert-pistache au 
vert-pomme , qui ne cède en rien à celui de la plus belle 
chrysoprase. 



(i) Feu Mr. Karsten a proposé le nom XAgaphite pour la turquoise orientale , si 
elle étoit confirmée comme pierre ; mais ou ilevroit la nommer plutôt Calaïte , A après 
Calais , nom sous lequel la turquoise étoit connue du-tcuips de Pline. Trois espèces 
de turquoises bien distinctes exigent que nous revenions aux noms de ces différentes 
substances à la (in de notre notice. 

*9 



( 46 ) 

Le vert-serin , le vert-jaunâtre , et le vert-céladon est 
propre à des morceaux altérés par l'atmosphère , sans être 
décomposés; et se trouve ordinairement à la surface ex- 
térieure des morceaux mamelonés cl botroïdes , dont quel- 
quefois le jaune entoure les mamelons jusqu'à leurs racines, 
donnant aux morceaux ainsi taillés ou écrisés l'aspect d'an- 
nelés. 

Elle se trouve en masse , en couches et disséminée ; en masses 
réniformes qui , à la surface , sont mamelonées et bolroï- 
des; — depuis la grandeur d'une noisette jusqu'à celle 
d'un œuf d'oie. Le plus grand morceau que j'ai vu se 
trouve au Muséum de l'Université Impériale de Moscou, 
provenant de la riche donation de S. E. Monsieur le Con- 
seiller d'Etat actuel et Chevalier Paul gregorievitch 
de Demidoff. Ce morceau a 3 pouces six lignes de lon- 
gueur , i pouce 8 lignes de largeur et i pouce a lignes 
d'épaisseur à quelques endroits. Il pèse 4 onces , 5 drach- 
mes (i). Son gissement paroit avoir été une matière dé- 
composée , car le morceau est accompagné et enveloppé 
dans une argile jaune- foncée très-endurcie , avec une 
trace de gypse, de quarz , qui remplit par-ci et par-là les 
lacunes entre les petits tubercules de la surface. 

en masses arrondies ; très-rarement ; j'en ai vu dans la collec- 
tion de Mr. Wagner , un seul morceau qui paroit avoir 
été arrondi par les eaux. 



(i) Ce morcean porto , comme tous ceux qui passent légitimement en commerce ; 
le timbre persan d'origine ou d'autlicnticité. 



( ^7) 
en couches et disséminée dans une substance brune cl ombre, 
poreuse, très-dure, qui paroit un porphyre argilleux et 
que je suis tenté de prendre plutôt pour une lave , vu 
quelle est accompagnée quelquefois de crystaux d'au- 
gite , et de petites paillettes de mica tapissant les petits 
pores , lesquelles ne peuvent être vues que par la loupe. 

Le gissement de la turquoise en couches le plus rare se 
trouve dans un schiste siliceux conchoïde (Lydite), dans 
lequel on trouve encore très-distinctement les veines de 
quarz, mais dans lequel d'autres veines sont remplacées 
par des couches de turquoise. Un morceau très-précieux 
de ce gissement se trouve dans la collection de Mr. WAG- 
NER. 

elle est /natte à l'intérieur ; d'un éclat de cire, dans quelques 
morceaux à couleur bleue de ciel ; — brillante , dans ceux 
qui sont intimement combinés avec le quarz. 

la cassure en est unie ou subconchoïde , dans les morceaux 
mamelonés ; — conchoide , dans les bleues, où les turquoi- 
ses se trouvent en couches ; — dans d'autres la cassure est 
inégale et raboteuse , dans quelques variétés vertes ; — 
dans d'autres enfin écailleuse , dans la turquoise quarzée 
ou vitreuse , dans celle qui s'est formée dans le schiste si- 
liceux , dont les veines de quarz ne sont pas tout à fait con- 
verties en turquoise. 

les fragmens sont indéterminés , souvent triangulaires à bords 
aigus. 

elle est communément opaque , très-rarement un peu trans- 
lucide sur les bords. 

* * 



( i48 ) 
elle est dure , maïs moins que le quarz , sur lequel des frag- 

mens aigus happent un peu , mais s'usent bientôt et lais- 
sent eux-mêmes une poussière blanche. Cette circonstance 
devient même un très-bon moyen de distinguer la tur- 
quoise des mines de cuivre, la malachite, et le euivre..mu- 
riaté ou scoriacé, qui en quelques variétés s'approche beau- 
coup du bleu ou du vert des turquoises, de sorte que les 
Boukhares les vendent souvent pour des turquoises. 

La turquoise donne , en cédant difficilement au couteau 
une poussière blanche , les mines de cuivre , la malachite , 
le cuivre muriaté , etc. , donnent , en cédant facilement et 
d'une manière aigre au couteau , une poussière verte , ou 
peu différente de la couleur du minéral lui-même. 

Les morceaux décomposés blanchâtres , — dont notre 
Muséum comme ma propre collection doit plusieurs échan- 
tillons à Monsieur Wagner , artiste aussi distingué . que 
Minéralogiste savant , — sont friables , happent fortement 
à la langue et ressemblent tout-à-fait aune argille - por- 
celaine , quelquefois blanche de neige , ou portant encore 
la lueur dune couleur bleuâtre. 

Caractères physiques. 

elle est médiocrement pesante. J'ai trouve sa pesanteur spéci- 
fique , de différens morceaux, variant de 3. ; 86o — 3,25o. 

Aucune tics variétés de la turquoise orientale ne paroil obtenir 
par le frottement un degré quelconque d'électricité. 

Caractères chimiques. 

Voyez le mémoire de Mr. le Dr. et Professeur JOHN. 



( i49) 
La turquoise submergée sous l'acide muriatique reste inalté- 
rable. 

Le cuivre scoriacé' ou murîaté, s'approchant beaucoup de quel- 
ques variétés de turquoise reçoit , plongé dans le même 
acide, une couleur plus belle , et devient transparent 
comme l'émeraude , mais étant séché , il s'enduit d'un 
oocide blanc. 
Cet examen des caractères extérieurs de plusieurs turquoises 
démontre clairement , qu'il y en a trois espèces ou variétés dif- 
férentes par la couleur , par la cassure , par la pesanteur spé- 
cifique et par le gissement : 

i. la turquoise quarzée , vitreuse ou écailleuse , qui prend son 
origine , dans le schiste siliceux et que j'appellerai Joh- 
nite d'après Mr. le Dr. pt Professeur John , membre de 
notre Société qui a fourni jusqu'à présent la meilleure 
analyse de la turquoise. 

2. la turquoise conchoïde , qui se trouve disséminée et en 
couches dans un porphyre ou une lave argilloïde- que j'ap- 
pellerai Agaphite , d'après Mi\ Agaphi qui a examiné son 
gissement sans crainte de perdre sa vie on de devenir es- 
clave. 

3». la turquoise mammelonée et botroïde dont le gissement n'est 
pas encore examiné et ne peut-être deviné que d'après les 
minéraux accidentels qui l'accompagnent. Je l'appellerai 
Calaïte , parce que je présume que c'est le Calais des 
anciens. 



( i5o) 

XX. 

LUCANI MONOGRAPHIA, 

eîaborata, 

A 

Car. Pet. Thunberg. 



C uni Tab. cenea XII. 

J^YSTEMATA , sive fuerint magis naturalia , sive magis artl- 
ficialia , quorum ope non modo facilius , sed et securius ad 
veram cujusvis subjecti cognitionem ducimur , ila semper in- 
slituta esse debent , ut characteres Classis , Ordiuis et Ge- 
neris , quin et cujusvis speciei , quousque flcri potest , facili 
ïiegotio eruantur , in oculos absque difficullate cadant , et adeo 
nexu continuo invicem cohaereant , ut sallus hinc unie fallaces 
minime admittant. Nimis itaque commendandi non sunt illi 
characteres , qui a minimis et sœpe absconditis parti bus de- 
sumi soient , qui non nisi per destructionem subjecti explicari 
alque non nisi summo artificio armatis oculis detegi possunt. 

Si itaque Systemata artificialia filum constituent Ariadnœum, 
junioribus imprimis in scientiarum amplissima Palxstra ne- 



1 1. , u,<// ,-.<■ ,/,■>■ Natwau.rtes. < 'au a II 



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l. ^. Caram i&> 



3. 



P. 



. cor/utUG 



f„,r 



I 



J 



m u//// 1 







y. ^ . Crtoonuf. 



J ihmrehrùcM .eculpj: 



( i5i ) 
cessarium , perïndo non est, qualis fuerit basis, cui super- 
strnuntur ; qualis fuerit methodus ordinandi , qualesque fii- 
erint characteres creati. Character enim genuinus et essenti- 
alis is semper sestimalur , qui unice competat, nec pluribus 
conveniat vel convenire possit. 

Hinc sequitur , characterem generieum nunquam formari 
debere, nisi prius collatis et examinatis affinibus generibus; 
nec characterem specificum prius elaborari et determinari , 
quam post accuratissime instilutum examen omnium delecta- 
rum specierum, sub eodem gpnere militantium. 

Haec sese ultro mihi obtulerunt axiomata, dum in animum 
induxeram , accuratius nosse , examinare et describere pul- 
cherrimum Genus, Insecta Coleoptera inter Luconi , cujus 
species in omnibus Telluris noslri partibus inventse fuerunt , 
quaeque sexus imprirnis differentia adeo dissimili ludunt , ut 
characteres specificos cosdem , utrique sexui proprios, rariùs 
admittant. 



In génère omnibus Lucanis Mandibulœ prœlongœ sunt , 
semper exsertœ , arcualœ seu lunatœ ; longitudine inaequales, 
etiam in diverso sexu , rarius capite breviores , ra»o ejusdem 
longitudine , saepius longiores, nonnunquam longissimx 1 . Prae- 
terea bas mandibulae aliis stmt apice fissoe seu furcatœ aliis 
dentatœ , aliis serratae vel crenulatae , aliis paucioribus licet 
omnino muticœ. Corpus ssepissime convexum et depressiuscu- 
lum. Thorax angulatus. Antennœ clavatœ, clava Cssili, lamellis 
tribus usque senis. Caput antice inter mandibulas déclive, acu- 
minatum, acumine truncato , inlerdum dorso crislalum , celc- 
rum inerme absque cornubus et spinis, quo oplime differt a 



( ^ ) 

Passalo , cujus species hue relata? a celeb. OLIVIER, scilicet 
Litcamis interruptus et striatus minime ad Lucani genus re- 
fierri clebent. Nota vero optima Lucani consistit in penicitlq co- 
loralo exserlo , ab omni alia oris birsutie facile distincto. 

Separatis hisce duabus Passait speciebus , reliqua? quœ ad 
meam pervenerunt cognitionem , species Lucani , numéro snnl 
triginta octo , quarum cliaracteres et des'eriptiones , ulteriori 
Illuslris Socielatis Litterariae scriitiriio subjeclas velim. 

Species Lucani sunt sequenles , sequentibus notis ab invi- 
cem distiugveudse : 

* Mandibulis apice furcalis. 

ï. Alces : mandibulis 4-furcatis i-dentatis. 

2. Tetraodon : mandibulis 2-furcalis 4 _ d entat ' s - 

3. Saïga : mandibulis 2-furcatis 2 - dentatis bidcnticulatis. 

4. Giraffa : mandibulis 2-furcatis 2-dentatis lœvibus , pedibus 

nigris. 

5. FemoratU/S : mandibulis 2-furcatis 2 -dentatis laevibus , fe- 

moribus rubris, 
G. Capreolus : mandibulis 2-furcatis 1 -dentatis dente bifido, 
supra bidenliculalis. 

7. Tarandus : mandibulis 2 - furcatis 1 -dentatis apice basique 

denticulatis. 

8. Elaphus : mandibulis 2-furcatis 1 - dentatis supra multiden- 

liculatis , capite cristato. 
0. Cervus : mandibulis 2 - furcalis 1 - dentatis utrinque mulli- 
denliculalis , capite cristato. 



{ i53 ) 

ro. Camelus : mandibulis 2 -furcalis i - dentatis multidenticu- 
latis , capile thoraceque spinoso. 



•** 



Mandibulis apice sinwlicibus , lateie inleriori dentatis 



i r. Bison : manibiilis simplicibus 6- clentalis. 

12. Carinatus : mandibulis simplicibus 3-dentatIs dentibus 
insequalibus. 

i3. Lama : mandibulis simplicibus 3-dentatis denlibus «equa- 
libus. 

\l\. Caraboides : mandibulis simplicibus 3- dentatis totus vio- 
laceus. 

i5. Riifipes : mandibulis simplicibus 3-dentatis cyaneus pe- 
dibus rabris. 

ï6. Gaze/la : mandibulis simplicibus 2 -dentatis margine ely- 
trorum rufo. 

17. Laticollis : mandibulis simplicibus 2- dentatis, thorace 
crenato. 

18. P arallelpipedus : mandibulis simplicibus 2 - dentatis , 
thorace integro , clava 3-lamellata. 

ig. Impi^essus : mandibulis simplicibus 2 - dentatis . thorace 
integro punctis 4 impressis , clava 5-lamellata. 

20. Bidens : mandibulis simplicibus 2 - dentatis , thorace in- 
tegro , clava 6-lamellata. 

21. Taurus : mandibulis simplicibus 2 -dentatis , corpore ob- 

scuro punclato. 

32. Dama : mandibulis simplicibus 1 - dentatis depressis , ely- 
tns rubris thorace capileque nigris. 

20 



( *H ) 

23. Foeeolatus : mandibulis simplicibus i -dentatis depressis , 
totus rufiis , thorace punctis 8 impressis. 

2k- Trigonus : mandibulis simplicibus i-dentatis trigonis ,' 

totus rut us. 
25. Sutwalis : mandibulis simplicibus i-dentatis , supra rufus, 

linea média marginibusquenigris. 

2.6. Cancroides : mandibulis simplicibus i -dentatis , elytris 
pubescentibus. 

27. Borbarossa : mandibulis simplicibus 1- dentatis , ater gla- 
ber subtus rufo-pubescens. 

28. Rhinocéros : mandibubs simplicibus 1 -dentatis multiden- 
ticulatis , ater, lœvis. 

29. Cornutus : mandibulis simplicibus 1 -dentatis , ater capite 

cornuto. 

30. Piceus : mandibulis simplicibus 1 -dentatis , elytris piceis 

sulcatis. 

3i. Capensis : mandibulis simplicibus 1 - dentatis , ater cylin- 
dricus elytris striatis, 

32. Lunatus : mandibulis simplicibus 1- dentatis , ater depres- 

sus , elytris striatis. 

33. Tenelroides : mandibulis simplicibus 1 -dentatis, ater, 
elytris punctatis substriatis. 



M * * 



Mandibulis simplicibus serratis , abs<jue dente maiori 



34. Bicolor : mandibulis simplicibus serratis , ater , elytris ru- 
brJs. 

•* * * * Mandibulis : simplicibus inernubus : 

35. Inermis : mandibulis inermibus , niger , elytris subpun» 
clatis. 



( i55 ) 

36. Punctatus : mandibulis , inermibus niger , elytris striatis s 

37. Muticus : manlibulis inermibus , totus ru fus. 

38. Zébra : mandibulis inermibus, flavescens, linea macula* 
que trigona elytrorum fuscis. 



DESCRIPTIONS SPECIERUM. 

s. L. Alces. Oliv. Ins. I. T. 2. f. 3. Illiger. Abbild. p. ï. 
T. I. f. 1. 2. FabrIC. Ek-uth. 2. p. 248. 

Habitat in India Orientali. Mus. D. DUFRESNE. 

Corpus nigrum, Luc. Cervo majus. 

Caput lateribus sinuatum. 

MandibuJœ apice dentato-quadrifurcatae cum dente in 
medio valido , capitis thoracisque longitudine; in fe- 
mina caput sequantes. 

Clava trilamellata. 

Thoracis latera valde sinuata angulis subspinosis» 

2, L. Tetraodon. Habitat in Italia. Mus. Thunb. 

Corpus fusco-brunneum , tenuissime punctatum , ma- 

gnitudine L. Ce/Wfeininoe, pollicare. 
Caput subquadralum , convexum , antice déclive , tu~ 

berculo supra oculos. 

Mandibulce trigonae , vix conspicue punctatae, apice 
oblusœ , bifurcaise, in medio dente duplici majore 
duplicique minori armata? , longitudine capitis. 

Clava scx lamellata. 



( ï56 ) 
Thorax convexus uti et Elytra. 

Femora inermia tibiis spinosis. 

3. L. Saiga •■ : Oliv. Ins. i. T. 4. f. 12. Illig. Abbild. p. 5. 

T. L f. 6. Faeric. Eleuth. 2. p. 249. 
Habitat in America méridional!. Mus. Parsiense*. 
Corpus L. Cervo paulo minus, 
Caput et Thorax utrinque spina armata. 
Mandibules bifurcatae , in medio bidentalse , capitis 
thoracisque longitudineo 

Clava trilamellata. 

4. L. Giraffa : Oliv. Ins. 1. T. 5. f. 16. Illig. Abb. p. 6. T. 3, 

f. 1. Fabr. Eleuth. 2. p. 248. 

Habitat in India Orientali. Mus. D. HoLTHUYSEN. 

Corpus nigrum , magnitudine L» Alcis* 

Caput in regione oculorum sinuatum. 

Mandibulœ apice bifurcatae , ante médium dente valido 
armatœ cum callo adjacente , prope basin dente alio 
valido ; cseterum. lœves, longiludine capitis thoracis- 
que. 

Clava quadrilamellata. 

Thorax medio sinualus angulis spinosis- 

Elytra lœvia , mucronata. 

5. L. Femoratus. Oliv. Ins. I. Tab. 4. f. 12. IllïGER. Abb. 

p. 5. Tab. I. f. 6. FABRIC. Eleuth. 2. p. 249. 
Habitat in Cajcna. Mus. D. Banks. 
Corpus toluin nigrum fémoribus rufis. 
Caput anlice , Thorax postice subspinosus. 



(i5 7 ) 

Mandibulœ bifurealœ , bidentatœ absquedenticulis , ca- 
pitis thoracisque longiludine. 

6. L. Capreolus. Gliv. Ins. i. T. L f. i.Fairic. Ekutli. 2. 
p. 249. 
Habitat in Snecia rarior, in Germania et alibi. 
Corpus tolnm fuscum mandibulis Elyt risque biunncis , 
lœve , pollicare. Subtu s omnia alra abdcmine pube- 
scente. Luc. Ce/vo multo minus. 

Caput transversim costa elevala supra oculos , antice 

déclive clypeo emarginalo. 
Mandibulœ trigorae , apice bifurcaîse, dente in medio 

lato didymo , antice denticulis duobus } capile tliora- 

ceque paulo breviores.. 
Clava quadrilamellata. 
Thorax convexus sulco medio punctisque duobus ob-f 

soletis. 
Eljtra convexa , îœvia. 
Femora inermia tibiis spinosis* 

7- L. Tarandus Tab. XII fig. 1. Habitat in India Orientale 

Mus. Thunb. 

Corpus lotum flavesceus , oricbalceo-nitens , depreS- 
sum , pollicare praeter mandibulas pollicares. 

Caput subquadrangulare , medio parum convexum , 
antice lunatum, fronte declivum, supra oculos co- 
statum costa obsoleta. 

Mandibulœ depressse , basi dilatatœ et serrafa? denticu- 
lis subquinis , apice aculis , dente pone médium et 



(i58) 

alio ante, inter que m et apicem serralurae plurimœ ; 
longitudine corporis. 

Clava quadrilamellata. 

Thorax angulatus , lalcribus depressus , sulco medio 
obsoleto. 

Elytra convexa , lœvissima , medio costa longitudinal*! 
obsoleta. 

Abdomen et Pedes subpubescentes. 

Mucro sterni inter par primum pedum. 

Femora et Tibiœ inermes. 

8. L. Elaphus. Oliv. Ins. i. T. 3. f. 7. Illig. Abb. p. 2. T. 2. 

f. 2. Fabric. Eleuth. 1. p. 249. 
Habitat in America boreali , ut in Virginia , Marylandia 

et alibi. In pluribus Mus. occurrit. 

Corpus totum fusco-brunneum, lœve, sesquipollicare. 

Caput antice déclive marginibus posticis valde elevatis , 
cura fovea medio excisa. Spina super oculos elevata. 

Mandibulœ trigonse , apice bifurcatœ , in medio dente 
majore armatce ; inter hune et apicem serraturœ cir- 
citer sex , usque octo ; capite thoraeeque longiores. 

Thorax convexus , angulatus. 

Elytra convexa, laevia , rufo-brunnea. 
Femora inermia, libiis spinosis. 

g. L. Cérvus. Fabric. Syst. Eleutherat. 2 p. 248, 

Habitat in Europa vulgaris; larva in ligno putrescenté 
quercus et alio. In omni fere Museo occurrit. 



( * r >9 ) 
Mas et Fœmina facie et magnitudine valde variare so- 
ient , sic ut non modo femina sit mare duplo minor, 
vernm et mares et feminae occurrant plus duplo mi- 
nores, a longitudine bipollicari ad quadripollicartm 
usque , et a latitudine pollicis dimidii ad latitudinem 
totius pollicis. 

Mas. Corpus totum brunneo-fuscum , opacum , lœve. 

Cap ut transversum, antice reluso - déclive, margine 
omni elevato undulato , fuscum. 

Cljpeus excisus. 

Mandibulœ trigonae , apice bifurcatse , dente in medio 
valido armatse , ante et pone serraturis seu denticulis 
pluribus , ante scilicet quatuor , quinque vel seplon, 
pone tribus usque septem ; capite thoraceque longio- 
res. 

Clava quadrilamellata. 

Thorax tranversus , convexus , angulalus , stria média 
obsoleta , fuse us. 

Eljtra convexa, lœvia , brunnea. 
Femora inermia , brunnea , Tibiis spinosis. 
Fœmina. Corpus , Clava , Elytra et Pedes ut in marej 
subtus totum nigrum. 

Capul subquadrangulare , convexo - pîanum , pun-. 
ctato -scabrum. 

Mandibulœ subtrigonae , punctafae , concavse , dente 
unico in margine superiori sesqnialtero in inferiori 
armatse ; capitis longitudine. 

Thorax tenuissime punctatus , postice sulco abbreviato. 



( i6o) 
Obs. r a - An hnec , pro altero sexu commnniter habita; 
vero sit femina Cervi , dijudicabunt melamorphoseos 
ulteriores observât! ones. Certe valde qnoad structu- 
rein differre videlur. 

aa Maris quoque mandibularum structura , quoad nu- 
merum dehticulorum , mirum adeo variât , ut et ma- 
gnitudo corporis ac omnium ejus partium , ut diffi- 
cile sit dictu , an Lucanus capreolus vere distincta sit 
species , vel mera varietas. 

ii. L. Bison. Oliv. Ins. i. T. 3. f. 6. Illiger. Abb. p. 2. T. 2. 
f. 1. FABRrc. Eleuth 2. p. a5o. 

Habitat in Anmerica meridionali. 

Corpus nigrum mandibulis , thoracis elytrorumque 
marginibus , pedibusquc , rufis , magnitudine Luc. 
Cervi. 

Mandibulœ apice divisa? dici possunt , sed lalcre inte- 
riori multidentatœ ; basi dente majori ; reliquis circi- 
citer sex acutis ; capitis thoracisque longiludine. 

Clava quadrilamellata. 

Thorax capite latior cuni lineola nigra in margine rufo. 

Tarsi unguesquc nigri. 

11. L. Carinatus. Tab. XII. Jig. 2 Ltnn. Mus. Regin. p. 34- 

Habitat in India Orientali. Mus. Upsal. et Thunb. 

Tolum corpus depressum, atrum, glabrum, magnitu- 
dine L. Cervi feminœ. 

Caput quadrangulare , antico margine excisum , pro 



( i6i ) 
oculis complanatum , supra lœve , antice late depres- 
sum , postice medio foveola impressa. 

Mandibulœ basi supra costatae , subtus in medio dente 
valido obtuso recurvo armatse , apice tridentatse dente 
intimo bifido ; longitudine capitis, 

Clava trilamellata. 

Thorax transversus , angulatus angulo postico excisus 
et subspinosus , fovea intra marginem impressa, con- 
vexus, laevis. 

Eljtra laevissima, attenuata , acuta. 

Femora lœvia , inermia, fovea baseos ferrugineo-to- 
mentosa. 

Tibice subcylindricae , inermes. 

Subtus capitis latera punctata ; sternum obtuse spino- 
sum inter par primum pedum , uli et abdomen in- 
ter par secundum. 

i3. L. Lama Oliv. Ins. i. T. 3. f. 8. Illiger. Abbild. p. 3. 
T. 4. Fabric. Eleuth. 2. p. 25o. 

Habitat in India Orientali. Mus. D. GEOFFROY. 

Corpus totum nigrum , locve , magnitudine L. Cervi fe- 
minœ majoris. 

Mandibulœ tridentatœ dentibus aequalibus capitis lon- 
gitudine , unguiculares. 

Clava trilamellata. 

Thorax latere utrocme unidentatus. 

14. L. Caraboides. Fabric. Syst. Eleuther. 2. p. 253. 

21 



( ^ ) 

Hahitat in Svecia et aliis Europse regionibus. In omni- 
bus fere collectionibus obvius. 

Corpus tolum cœruleum ano rufesccnle, nilidum , un- 
guiculare , facie omnino Carabi. 

Caput antice déclive etbifîdum costa supra oculos ele- 
vata. 

Mandibulœ tridentatœ denlibus obsolelis , capite brc- 
viores. 

Clava quadrilamellata. 

Thorax transversus , marginatus inarginibus lalcralibus 
rolundatis , convexus , nilidus , punctis duobus im- 
pressis. 

Eljtra convexa , vix slriata. 

Femora antica basi puncto flavescenli - tomentoso ; 
oninia inermia uli et libiœ. 

Obs. Femina similis, dimidio minor, a«lennarum 
clava tanlum trilamellala. 

i5. L. Rufipes. Fabric. Syst. Eleulli 2. p 253. 

Habitat in Svecia, Germania et alibi, rarior. 

Corpus tolum nitens _, supra cyaneum , subtus rufum , 
unguiculare. 

Caput , Tborax et Elytra ut in L. Caraboide. 

Mandibulœ brcvissimïs , capite breviores , tridentatœ. 

Clava trilamellata. 

Femora et Tibiœ incrmcs , rufœ. 

Femina minor , omnino similis. 

16. L. Gazella Oliv.Ius. 1. T.3.f.8. Illtger. Abbildung.p.3. 
T. 2. f. 3. f\. Fabric. System. Eleutherator. 2. p. s5o. 



C i63 ) 
Habitat in Siam. Mus. D. Banks. 

Corpus atrum margine elytrorum rufo , magnitudine L. 
Cervi feminae. 

Caput punctatum , Iamella ante oculos auctum , par- 

vum , semîunguiculare. 
Mandibulce bidentatse , vix capitis longîtudine. 
Clava trilamellata. 
Thorax capite multo latior ; postice dilatatus, sub-exci- 

sus j sînuato-angulatus. 

17. L. Laticollis. Mus. Thunberg. 

Corpus totum nigrum , supra nitens f tenuissime pun- 
ctatum , pollicare. 

Caput convexum , antice déclive , punctato-scabrum 

margine postico nitido. 
Mandibulce trigonge , dente supra infrarme obsoleto 

armatse capite duplo breviores. 
Clava cinerea , trilamellata. 

Thorax convexus , antice sublunatus , postice rotun- 
datus , elytris latior margine tenuissime crenulato. 

Elytra convexa , vix striata. 

Femora inermia , antica basi fovea ferrugineo-tomen- 

tosa. 
Tibice sulcatse, spinosse. 

18. L. Parallelipipedus. FABRIC. Eleuth. 2. p. 25 1. 

Habitat in Svecia et aliis Europse regionibus , non ad- 
modum vulgaris, nec in Museis frequens. 

Corpus totum atrum , opacum , tenuissime punctatum , 
fere pollicare. 



( *4) 

Caput subquadrangulare , intra marginem posticum 
costa Iransversa, medio planum, antice déclive labio 
lato truncato. 

Mandibulœ acutse, trigonoe, dente superiore elevato 

valido , inferiori obsoleto ,, longitudine capitis. 
Clava trilamellata, 

Thorax convexus , param anguïatus , antice lunatus , 
postice rotundatus , sulco medio obsoletissimo. 

Elytra convexa, tenuissime rngosa. 
Femora inermia , antica basi ibvea ferru<nneo-tomen~ 
tosa. 

Tibiœ spinosae. 

Obs. Femina parum a mare diflert , scilicet huic caput 
eonvexum , punctato scabrum , postice macula nitida, 
in medio stemmatibus duobus armatum. 

Mandibulœ capite breviores. 

Thoi^ax valde punctatus. 

Magnitudine paulo minor mare. 

19. Ïj. Impî^essus. Habitat in Italia. Mus. ThUNB. 

Corpus totum fusco - brunneum , subtns nigrum , tenu- 
issime punctamm , magnitudine L. Cervi feminœ mi - 
noris , pollicare. 

Caput eonvexum , antice parum déclive -, tuberculo ante 
oculos. 

Mandibulœ subtrigonœ , obtusœ , dente supra valido 
brevi obtuso , subtus dente didymo, capite dimidio 
breviores. 

Clava iminquelamellata. 



( «65 ) 
Thorax convexus maculis in medio duabus majoribus , 
duabusque lateralibus minoribus impressis, 

Elytra convexa. 

Femora inermia tibîis spinosis. 

20. L. Bidens. Habitat in Italia. Mus. ThUNB. 

Corpus nigrum elytris brunneis , laeve nitens , magnitu- 

dine fere Luc. Cervi feminœ minoris. 
Caput subquadratum , convexum , antico déclive , pun- 

ctatum , tuberculo supra oculos exstanti. 

Mandibulœ subtrigonse, punctatse, in medio dente dup- 
lici armalse , longitudine capitis. 

Clava sexlamellata. 

Thorax convexus ; punctatus ; maculis quatuor impes- 

sis obsoletis. 
Eljtra fusco - brunnea , convexa , tenuissime rugosa. 
Femora inermia , antica basi fovea ferrugineo - tomen- 

tosa» 
Tihice spinosae. 

21. L. Taurus. Fabric. Eleuth. 2, p. 25o. 

Habitat in Sumatra Mus. D. Daldorff. 

Corpus totum obscurum _, punctalum } magnitudine L. 
parallelipipedi. 

Mandibulœ bidentatse dentibus approximatif obtusis va- 
lidis. 

22. L. Dama. Oliv. Ins. i. T. 2. f. 4- Illigeri Abbild. p. 3 

et 4 T. 3. f. 5. 6. 7. An hue pertinet thorace capiteque 
nigris ? e Virginia. Fabric Eleuth. 2. p. 249. LîNN. 
Mus. Reginae. p. 32. variet, 



( |66 ) 

Habitat in Italia. Mus. Reg. Gust. Ad. et Thunb. 

Corpus, tolum brunneum , Iseve , supra nitens , subtus 
opacum _, magnitudine L. capreoli , sesquipollicare. 

Caput transvers um, antice déclive ^ postice pone oculos 
cosla arcuata cum foveola impressa in medio margi- 
nis postici. 

Mandibules valde arcuatœ , aculse , dente ante médium 
armatse , longiludine capitis. 

Clava cinerea , quadrilamellata. 

Thorax transversus , lobatus , convexus , sutura puncto- 
que utrinque impesso. 

Eljtra convexa , laevia. 

Femora inermia, rubra, geniculis atris. 

Tibias rubras spinis nigris. 

Valde similis L.Capreolo Illigerï. Abbild. Tab 3. f. 5 
et 6. differt vero capite thoraeeque non nigris , sed 
brunneis atque femoribus rubris, non flavis tibiis- 
que spinosis. 

23. L. Foveolatus. Mus. Thuneerg. 

Corpus tolum ferrugineum scu brunneum , supra niti- 
dum , lœve , magniludine L. Cervfiem'msï minoris. 

Caput medio elevatum , antice planum , inter maxillas 
déclive. 

Maxillœ punclatœ , in medio dente armatœ , longitudine 
vix capitis. 

Clava quadrilamellata. 

Thorax angulatus, convexus, medio stria et foveola 



( i6 7 ) 
obsoleta , subpunctatus imprimis ïateribus , utrinque 
in disco foveis quatuor impressis. 

Eljrtra convexa , lœvissima. 

Femora inermia , tibiis spinosis. 

Subtus omnia minus nitida. 

>4- L. Trigonus. Tab. XII. fig. 4, Mus. Thunberg. 

Corpus totum brunneum exceptis femoribus , magnitu- 
dine L. parallelipipedis. 

Caput snbquadrangulare, convexum , antice plano-de- 
clive , loluni rugoso-scabrum , macula postica ni- 
tida. 

Mandibulœ costato-trigonse , rugosse , dente in medio 
valido armatse, capite breviores. 

Clava quadrilamellata. 

Thorax angulatus , convexus , punctalus , stria média 
punctoque laterali obsoletis. 

Ehtra convexa , tenuissime punctata. 

Femora pallida genubus nigris , inermia; 

Tibice compressa , spinosse. 

Valde similis L. Cervo feminse , sed duplo minor et 
femoribus luteis dislinctus. 

s5. L. Suturalis. Oliv. Ins. i. T. 5. f. 12. Illig. Abb. p. 4. T. 1 . 
f. 3. Fabric. Eleuth. 2. p. 2&o. 

Habitatio ignota. Mus. DUFRESNE. 

Corpus supra rubrum , subtus nigro-brunneum , Luc. 
parallelipipede paulo majus. 



( i68) 
, Mandibulœ indivisae , unidentatse , piceœ, longitudine 

capitis , vix uniguiculares. 

Antennes nigrœ , clava quadrilamellata. 

Caput , Thorax linea média , Elytraque margine onini 

nigra et in angulis posticis thoracis , prœterea ulrin- 
que punctum nigrum. 

Pedes nigri. 

26. L. Cancroides. Oliv. Ins. 1. T. 4- £ ï'i. ILLIGER. AbL. 

p. 5. T. r. f. 5. Fabric. Eleutli. 2. p. a5a. 

Habitat in Terra Diemens. Mus. D. Banks. 

Corpus obscurum , Luc. Caraboide paulo majus. 

Mandibulœ unidentatœ , longitudine capitis. 

Clava trilamellata. 

Thorax nitidiusculus , punctatus, in medio parum ca- 
naliculatus. 

Eljtra punctata , subpubescentia. 

Pedes nigri. 

27. L. Barbarossa. FABRïC. Eleutli. 2. p. a5i. 

Habitat in Tanger Africes. Mus. D. LUND. 

Corpus tolum atrum , glabrum , statura et magnitu- 

dine L. Damas. 
Mandibulœ supra plans , canaliculatœ , unidentalœ, 

longitudine capitis. 

Abdomen parum rufo-pubescens. 

28. L. Rhinocéros. ÏLLIGER. Abbid. p. 6. T. 4. f. 3. 

Habitat in America meridionali. Mus. D. RAYE. 



(^9) 
Corpus nigrum , nitiduni , magnitudine et stattira h. 
Cervi. 

Mandïbulœ unidentatœ crenato-mullidenticulatae. 

Clava quinquelamellata. 

Caput antice utrinque spinosum. 

Thorax canaliculatus. 

Eljtra lœvia. 

,29. L. cornutus. Tab. XII. fig. 3. Fabric. Lucanus acumï- 
naîus , Syst. Eleuth. 2. p. 25 1. cornutus , Mus. Acad. 
Upsal. natur. 

Habitat m India orientait , Sumatra , Java. Mus. D. de 

•SCHESTEDT et ÏHUNBERG. 

Corpus totum nigrum , opacum , magnitudine L. pa- 
rallelipipedis. 

Caput transversum , coirvexum , disco laeve , lateribus 
punctatnm , antice retusum cum mucrone brevi , 
pone oculos obsolète spinosum. Antennarum clava 
trilamellata. 

Mandïbulœ depressa?, lœves, in medio dente obtuso 
armatag, acuta?, capite fere longiores. 

Thorax transversus , convexus , leevis ; lateribus sub- 
punctatis, 

Eljtra convexa , \alde striata. 

Femora compressa , inermia fbvea baseos ferrugineo* 
tomentosa. 

Tibiœ compresso-angulatœ , extus dentatœ , ciliato- 
pubescentes. 

22 



( i7°) 
3o. L. Piceus. Fabric. Eleuth. 2. p. 2^2. 

Habitat in America. 

Corpus paru uni. 

Mandibules unidentatœ , dente in medio valido 

Caput grande, pnnetatum , fronte retusa. 

Thorax piceus , punclatus. 

Eljtra picea , sulcata. 

t 
3i. L. Capensis. Thunb. Dîsscrt. nov. Inscct. Spec. L. 1. p. 5. 

fig. 1. 1. f. Dissert. Acad. vol. 3. p. 126 T. 7. fig. 9. 

Habitat in Capite bonœ spei Africes. Mus. ThunberG. 

Corpus totum nigrum , oblongum , glabrum , valde cy - 
lindricum. 

Caput punctatum. 

Mandibules arcuatœ , dentalce , brèves. 

Clava tiilamellata. 

Thorax marginatus , glaber , nitens , postice rodunla- 
tus } pimetis minimis impressis. 

Eljtra marginata , abdomen occultantia ; singulum 

striis octo-punctalis. 
Femora laliuscula , compressa. 

Tibics dilatatœ , compressa? , dentalœ , dentibus exterio- 
ribus tribus seu quatuor , iulerioribus binis. 

Tarsi minimi. 

Abdomen versus anum pilosum. 

32. L. Lunatus. Fabric. Eleuth. 2. p. 25a. 

Habitat in Sumatra. Mus. D. DALDORF. 
Corpus paruum. 



(i7<) 
Mandibuîœ unidentatse , capite paulo longïores. 

Caput et Thorax plana , alra , nitida , punctata. 

Eljtra atra , striata. 

33. L. Tenebroides. Fabric. Eleuth. 2. p. 252. 

Habitat in Svecia , Rnssia , rarior. 

Corpus cylindricum , nitidum , tôt uni supra atrum , sub- 
tils piceum , unguiculare. 

Caput convexum , subquadratum , antice retusum , 
punctatum , labcribus porcatis. 

Mandibuîœ arcuata» , acutœ , unidentatse dente elcvato , 
intus hirsutae , longiludine capitis. 

Clava trilamellata. 

Thorax transversus , convexus , lœvis , margiualus. 

Eljtra convexa , striata. 

Femora inermia tibiis dentatis. 

Fœmina similis , sed paulo minor. 

Varietas occurrit supra rufescens, rarior tamen , in 
Museo meo. 

34. L. Bicolor. Illjger. Abb. p. 7. tab. 4> C 6. 

Habitatio ignota. Mus. D. Raye. 

Corpus nigrum elytris rubris , magnitudine et statura 
L. ùazellœ. 

Mandibuîœ serrato-multidenticulalœ , capite breviores. 

Clava quadrilamellata. 

Thorax angulo postico utrinque subspinosus. 

Sutura elytrorum nigra. 

* * 



( 17*) 

35. L. Inermis. FABRïC. Eleuth. 2. p. a5r. 

Habitat in Sumatra- Mus. D. DALDORTF. 

Corpus nigrum , statura et magnitudine L. parallelipi- 

pedis. 
Mandibulœ inermes absque dentibus. 
Thorax laevis , nitidus , lateribus punctatus. 
Elytra subpunctata. 

36. L. Punctatus. Fabric. Eleuth. 2. p. 253. 

Habitat in Sumatra. Mus. D. Daldorff. 
Corpus nigrum abdominis margine parum rufescenle, 
magnitudine L. riifipedis. 

Mandibulœ planae , acutœ , inermes , brèves. 
Caput et Thorax punctata. 
Elytra striata. 

37. L. Muticus. Mus. Thunberg. 

Corpus totum brunneum , femoribus tibiisque pallidio- 

ribus , laeve , nitidum , magnitudine L. parallelipi- 

pedis. 
Caput transversum , antice déclive , tuberculo supra 

oculos , punctatum. 
Mandibulœ acutoe , depressœ , punctatse , edentatœ s 

longitudine capitis; 
Clava quadrilamellata. 
Thorax convexus , angulatus, tenuissime punctatus, 

sidco medio obsolète 
Eljtra convexa , lœvia* 



( '73 ) 
Femora rubra , geniculis atris , inermia. 
Tibias rubrœ , spinis atris. 
Vix femina L. Damœ. 
>8. L. Zébra. Illiger. Abbild. p. 8. t. 4. f. 5. 
Habitatio ignota. Mus. D. Raye. 
Corpus, magnitudine L. Elaphi. 
Caput nigrum f fulvo-pubescens. 
Mandibulœ vix denticulatœ , nigrae, longitudine capitis. 
Clava quadrilamellata. 

Thorax lœvis , testaceus , maculis tribus nigris : dorsali 
maxima, lateralibus angustioribus,cumpuncto nigro 
marginali. 

Eljtra testacea , macula duplice nigra , baseos minori 

triangulari , média majoriabbreviata. 
Pedes testacei. 

Obs. Mandibulœ versus apicem attennuatse , vix tamen 
dente notât a?, 

Icoises novarum specierum , qui heic {Tab XII) adjun~ 
untur , sunt sequentes : 
L. Tarandus. 
Carinatus» 
Cornutus. 
[Yigonus et 
,7 oveolati thorax. 



(i?4) 



r r^#v#\i\#\#*>#'j\*\i' #\* t\j\i\r-**rMW\r*r>r*\lW0>r<f^r<rrf' **■*•* *ûr( IW* »>*■ *v#.\*\» 



XXI. 



LEPIDOPTERORUM 

Novonnn Russiœ indigenorum , observaliones scx , 
auctore A. M. Tauscher. 

Ctt/n Ta5. «?ne# A///. 



I. 

Papilto Theano 



Diagnosis. 



•ïapîlîo aîis intégras concoloribus nigro-fuscis , fascia com- 
muai maculari , maculaquc in medioalarum aurantiaca. 

Descriptio. 

Thorax et abdomen nigrum. Palpi porrccti nigri. Ala? om- 
nes fere concolores nigro-fïiscae , fascia ex maculis sex vel sep- 
tem aurantiacis; in medio alarum macula aurantiaca , subro- 
tunda, înterdum peryenas nigras in plures divisa. Ciliai pal- 
lide fuscoque varicgatœ. Subtus ala: colore pariun dilucidiore. 
Pcdes nigri. 



itemoirù) cùj j\ aturaliôki . Jctb.XUL. 










1. P. Theano. 2.B. honesta. 3. B. dubia. 

*t. N.Fennica. 5. N. mariitma. 6. N. spectabilis. 



Observatio* 

Inter Nymphales gemmatos et phaleratos L. in mectio stat. 
• Affinis omnino habitu et colore P.Ligeœ L. P. BlandinœF. 
aliisque Nymphalibus gemmatis. Ocellis vero plane caret el 
sic appropinquat ad Nymphales phaleratos. Pictura aiarum 
nullum plane similem novi. Quodammodo tamen accedit ad 
P. Pharte. Huebners Falter , Tah. 9?.J%- 49 1 — 494- j uxta 
hune positus transitum aperire potest a Nymphalibus gemma- 
tis ad phaleratos in systemate. 

Habitat in montibus Altacis Sibiriae. 



IL 

Bombyx Honestà. 



Diagnosis. 



Bombyx alis deflexis , anticis fuscescentibus , maculis qua- 
Uiordecim nigris , posticis rubris , maculis marginalibus atris. 

Description 

Faciès B. maculosse F. ast major et distincta. Thorax fuscus, 
lineis tribus nigris. Collare nigrum. Aloe anticœ fuscenscentes 
maculis quatuordecim nigris , sparsis , plurimam parlem tri- 
gonis. Posticœ rubrae , lunula , striga et maculis quatuor mar- 
ginalibus atris. Abdomen rubrum, linea trilaria puricf ulari àtra 
apicem attingente. Subtus alœ omnes rubroe, nigro maculai.-*». 



\ 



( 176) 

Observatio. 

Exemplar meum unîcum , secundum quod descrïptionem. 
feci , fœmina est , marem nunquam vidi. 

Habitat in Russia australiori. 



III. 

Bombyx Dubia. 
Diagnosis. 



Bombyx alis incumbentibits fuscis , anlicis lunula ad margi- 
nem superiorem obversa fasciisque duabus pallidis , posticis 
flayis fusco-marginatis. 

Descriptio. 

Parva in hoc génère. AntéVinae fuscae peclinatje. Thorax 
et abdomen fuscum. Alae anticae fuscae fasciis duabus pallidis, 
inter quas lunula pallida , obversa , costam attingens. Alae po- 
sticae flavœ , margine late fusco. Ciliat alarum in utraque pa- 
gina flavoc. Subtus alae omnes flavse ; anticae puncto fasciaqne, 
jposticœ fascia marginali fusca. Pedes flavi pilis fuscis. 

Observatio. 

Alarum figura quodammodo ad Allacos L. accedit, scd ex 
pictura alarum insectum ad Bombjces nobiles scriptorum Vi- 
ennensium référendum videtur. 



( J 77 ) 
In regionibus Mosqucnsibus reperîri , testatur illustrimus 
Stephan, scientiae botanicœ et entomologicae œque peritus. 



IV 



Noctua Fennica. 

Diagnosis. 

Noctua crislata ; alis incumbentibus fuscis , nigro notatis , 
marginc inferiore stngaque postica pallidis. 

Descrîptio . 

Thorax etcaput griseo-fuscum. Abdomen pallidum. Ala3 an- 
ticae fuscae , margine inferiori pallido. Ad basin fasciolae duse 
nigrse , interruptae, geminatae. Maculae ordinariae pallidae f 
fusco parum obductœ. Spatium inter lias aterrimum. Fascia 
postice pallida , subundulata , lineolis aliquot nigris cuspidatis. 
Puncta in costa tria alba minutissima. Ciliae alarum anticarnni 
fusco nigroque variegatae , posticarum pallidae. Subtus alae an- 
ticœ griseae , posticae pallidae, omnes lunula fusca. 

Observatia* 

Ad familiam M. Noctuœ atrosigaatœ scriptoruni Viennen- 
sium referenda et juxta N. Sigma F. V. etN. C nigrum L. in 
Systemate colloc^nda. 

Habitat Pelropoli. Capta Mense Jul. 1806. 

a3 



( * 7 8) 

V. 

Noctua. Maritima. 

Diagnosis. 

Noctua Isevis alis incumbentibus , anticis cinerascentibus , 
postice série strigularum obsolète nigrarum lunulisque mar- 
ginalibus , albo nigroque variis. 

Description 

Gaput et tborax cinerascens. Palpi brèves , subreflexi. Ab- 
domen album nitidum. Alae anticœ cinerascentes venosae. Ma- 
cula; ordinarise linea ex albo nigroque varia circumscriplœ' 
Postice séries strigularum sex vel septem. In margine lunulœ 
albo nigroque variegatœ. Ala? posticae albte , immaculatae , ni- 
tidae. Ciliae alarum anticarum cinerascentes , posticarum al- 
bœ. Siibtus aise omnes pallidœ lunula strigaque postica iusca. 

Observatio. 

Ad familiam Q. Noctuœ heliophilce , scriptorum Viennensi- 
ura et in vicinia N. L. albœ L. et N. palentis L. ponenda. 

Capta in Curonia in liltoris maris Ballhici collibus arenosis 
d. 16. Jul. i8o5. 



( ï';9 ) 
VI- 
Noctua Spectabilis. 



Diagnosis. 



Noctua lœvis , alis deflexis niveis , anticis rivulis luteis, po- 
sticis fuscomaculatis. 

Descriptio. 

Thorax , abdomen et antennœ pallidae. Alœ omnes nivese , 
anticse màculis rivulisque luteis , punctulis nigris circumscri- 
ptis, posticae macula central], maculis lunulisque ad marginem 
fuscis. Ciliae in ulraque pagina niveœ. Subtus aise omnes ni- 
vese maculis rivulisque fuscis. 

Observatio. 

Ad familiam Q. Noctuœ heliophilœ scriptorumViennensium 
referenda \idetur , etsi quodammodo ab habitu Noctuarum 
istius familiae distet. 

Habitat in Russia australiori. 



f. * 



( i8o) 

XXII. 

DESCRIPTION 
De l'Arum seguinum L. par le Botaniste F. E. L. Fischer. 

V. Planche XIV. 

i^lNafait, du genre Arum de Linné le genre Arum et le 
genre Caladium VENT. (Culcasia Beauv.) qui se distinguent 
par l'arrangement des fleurons autour du chaton. 

Le chaton, à l'ordinaire libre jusqu'à sa base, est nu au 
sommet dans les Arum , muni à la moyenne partie de fleu- 
rons mâles , en-dessus desquels se trouvent des glandes , ter- 
minées par un filet ; le bas du chaton est entouré d'ovaires 
nus. — Dans les Caladium les ovaires nus de même et les 
glandes dépourvues de filets , occupent les mêmes endroits , 
mais tout le reste du chaton , dont le sommet éloit nu dans les 
ARUM , est couvert de fleurons mâles. — 

D'après ces caractères VA ru m seguinum L. avoit trouvé sa 
place parmi les Caladium ; cependant son organisation re- 
marquable doit peut-être forcer les botanistes de lui assigner 
du moins une division à part dans ce genre. Voilà ce que j'ai 
observé sur un grand nombre de chatons que j'ai eu l'occasion 
de voir dans le riche établissement botanique de Mr. le Comte 
Alexis Kazoumoffsky. — 



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( i8i ) 
Le chaton de l'Arum seguinum est attaché par le dos à son 
enveloppe jusqu'aux deux tiers de sa longueur de bas en haut. 
Toute cette partie , aplatie et un peu élargie vers le milieu , 
est consacrée aux fleurons femelles ; le dernier tiers d'en haut, 
libre et cylindrique , est couvert d'anthères. Du reste il est 
glabre et luisant. Les fleurs femelles qui occupent le côté an- 
térieur de toute la partie du chaton , qui est attachée à l'enve- 
loppe , commencent environ à un pouce de distance de la base , 
par conséquent nues ; sont arrangées irrégulièrement et un peu 
écartées les unes des autres , surtout vers le bas et en haut. 
Les ovaires sont sessiles, sphériques ou un peu aplatis, glabres, 
verts f à deux loges monospermes , dont l'une avorte ; surmon- 
tés d'un stigmate en capuchon , aussi large que l'ovaire , spon- 
gieux , très visqueux , d'un vert jaunâtre. Au lieu d'être nus à 
la base , ils y sont munis de 2 à 5, mais pour l'ordinaire de 3 
corps épais, aplatis, blanchâtres, glabres, très-ouverts a à 
base très-large , épaissie et plus jaune , carrées-lancéolées, ou 
carrées, à sommet montant, épaissi, très-obtus, visqueux, 
jaunâtre. Plus haut vers le commencement de la partie libre 
du chaton on observe souvent quelques-uns de ces corps réu- 
nis par le bas , (fig. 2. g), sans qu'il y ait un ovaire dans leur 
centre ; aussi y-a-t-ii plus d'intervalle entre eux et on voit 
quelquefois attaché à leur sommet quelques petites anthères 
imparfaites (fig. 2. f. g.*) Le sommet libre et cylindrique du 
chaton est entièrement couvert de fleurs mâles , très-rappro- 
chées , nues; chaque fleur n'est qu'un support f si Ion veut, 
filet) très-court, gros, marqué de huit excavations latérales, à 
sommet très-élargi en plateau , et marqué d'une petite excava- 
tion dans le milieu , à quatre lobes, dont chacun est un peu 
trilobé comme par la pression des fleurs qui l'entourent. Les 
anthères qui d'après le nombre des excavations du support, 
destinées pour elles , sont latérales , biloculaires , arrondies. 



( *8a ) 
obtuses , parcourues d'un profond sillon et souvrant en de- 
hors , sont au nombre de 8 , deux sous chaque lobe du som- 
met du support, insérées par leur base, échancrée en cœur, 
sous le sommet du support , qui les couvre en bouclier , et sont 
dirigées avec leur sommet vers le chaton. Le pollen très-vis- 
queux passe par les interstices des supports des anthères en 
petites masses cohérentes. — 

L'enveloppe toute verte embrasse étroitement le chaton par 
ses bords roulés en -dedans , dont l'intérieur plus mince est 
muni du bas jusque vers le milieu , de grosses dents irréguliè- 
res ; le bord extérieur plus coriace , est très-entier , et serre 
fortement le reste de la fleur. Ce n'est que le sommet de l'en- 
veloppe qui est entrouvert pour laisser voir le sommet du 
chaton, et qui, du reste arrondi, se termine en pointe allon- 
gée en alêne. 

Il paroît d'après la remarque , qu'il se trouve quelquefois 
des anthères plus ou moins imparfaites au sommet des corps 
qui entourent les ovaires , qu'il faut regarder ces corps 
comme des élamines avortées , et que cette plante forme un 
passage des genres monoïques de la famille des Aroïdes , aux 
genres à fleurs parfaitement liermaphroditiqnps. 

Explication desjigures. i. Fleur de l'Arum seguinum L. a , 
le chaton avec la partie moyenne de l'enveloppe ; b. bord inté- 
rieur de l'enveloppe. 

i. Fleur femelle , a. b. f. c. un des corps enlourans , d. l'o- 
paîre coupé de haut en bas , e. l'ovaire coupé horizontale- 
ment; six vaisseaux nourriciers entourant les deux loges, g. 



( *83) 
Deux des corps entourans , réunis 9 sans ovaire entre eux, 
* Anhères attachées au sommet des corps entourans. 

3. Fleur mâle , regardée a. d'en haut b. de côté. c. d'en bas j 
six vaisseaux nourriciers autour du centre. * Insertion du sup- 
port dans le chaton, d. coupe verticale de la fleur mâle , un peu 
augmentée de même que e. quelques anthères , regardées de 
dehors, encore attachées sous leur lobe du sommet du 
support. 



( i84) 

XXIII. 

OBSERVATION 

Z)W nouveau genre de Diptères. Z«e â /# séance du 1 7 
Janvier 1806 , a^ec Jej additions de tannée 181 1 ^ /?#/' 
Ze Directeur et Professeur G. Fischer. 

1 jES diptères présentent trois différences principales dans les 
organes de la bouche ; les uns n'offrent aucun prolongement 
à leur tête mais seulement un petit trou à l'endroit ou la trompe 
devroit exister , comme les Oestres , d'autres ont un prolonge- 
ment mobile , une trompe rétractile de l'animal ; ce sont les 
Mouches , les Scatopses , les Sjrphes , les Anthraces , les 
Stratyomes ; d'autres enfin présentent une trompe toujours 
saillante, comme les Bibions , les Tipules , les Cousins, les 
Rliagions , les Taons , (Tabanus) , les Asiles , les Bombyles , 
les Empis , les Conops , les Myopes , les Stomoxes , les Ilippo- 
bosr/ues et autres. Cette troisième section peut-être sous-divisée 
en plusieurs familles dont les caractères dépendent de la di- 
rection de la trompe. Celle-ci est dirigée en avant chez les Bom- 
byliers , en bas et arrière chez les Empides. Quelques famil- 
les l'ont coudée à la base , comme les Conopsides et leSt$7o/HO- 
.rides ; la trompe est à deux coudes dans les Myopes , etc. 

Le genre que ma fourni une collection d'insectes très-pre- 
1 iruse et très-intéressante, faite aux environs du Caucase par 



( i85) 
Monsieur ADAMS , Professeur de l'Académie Impériale mé- 
dico-chyrargique , connu par ses voyages et ses connois- 
sances en Botanique et en Entomologie, présente aux Ento- 
mologistes le double intérêt de sa forme singulière et de son 
lieu natal , si peii encore visité. 

Il y a deux familles de diptères à trompe saillante qui au 
premier coup d'œil approchent du nouveau genre Rhyncho- 
céphale que j'ai l'honneur de présenter à la Société, mais qui 
dans un examen plus mûr s'en écartent par plusieurs caractè- 
res — les Bombjliers et les Siphonculés de LATREILLE. 

Les Bombyliers, composés par le même naturaliste, des gen- 
res : Bombyle , Ploas , Usie et Cjllénie 7 ont une trompe ho- 
rizontale sortant d'une cavité antérieure et inférieure de la tète 
menue, cylindrique, contournée à sa pointe vers le haut; les 
palpes ou nuls ou plus ou moins renfermés dans la cavité de 
la bouche. Les Siphonculés qui se caractérisent par une trompe 
saillante, dirigée inférieurement et un peu en avant , longue, 
menue , finissant en pointe , sans lèvres marquées ; par une 
tête toujours plus petite que le corselet ; par des antennes 
composées de trois pièces principales , distinctes , dont la 
dernière est beaucoup plus longues et conico-subulée ; ap- 
prochent encore davantage des Rhynchocéphales , mais les 
genres qui d'après LATREILLE (i), composent cette famille, 
savoir : les Pangonies (tabaniforme ; Tabanus haustellatus 
Fabric.) — Bombylius tabaniformis Oliv. (2) et les Nemestri* 
ries , doivent être séparés. 

(1) Latreille. P. A. Histoire naturelle générale et particulière des Crustacées et 
des Insectes ; (ouvrage faisant suite aux œuvres de Buffon rédigé par C. S. SoNîUïf l) 
Paris, 1804. Tom. XIV. p. 3i8. 3iq. 

(2)Rossi Mantissa Faunae fielntscae.Tab.hM. 



( i86) 
Le genre Nemestrîna à antennes écartées , articles courts , 
le dernier en pointe, avec un style sétacé , articulé au bout , 
doit appartenir à ce qui me semble , sous plusieurs rapports , 
à la famille que je vais décrire. 

Un plus mûr examen de plusieurs individus que j'ai reçu 
depuis me fait voir clairement que la soie des antennes 
dans les rhjnchocephales est distinctement trîacticulée , et 
que le genre Nemestrîna de Latreille n'en diffèrte par aucun 
caractère. L'espèce de Syrie et d'Egypte , sur laquelle ce 
célèbre entomologiste français a établi son genre Nemestrîna , 
diffère même très-peu de l'espèce du Caucase , laquelle avoit 
occasionnée le genre Rhjnchocéphale* 

Voici les caractères que Mr. LATREILLE attribue au genre 

Nemestrîna : (*) 

Palpi exserti. Proboscis longissima (capitis trnncique lon- 
gitudine aut longior ), apiceui versus, sensim attenualo-acu- 
minata , porrecto-nutans. Antennes articulis duobus primis 
transversis , subœqualibus ; ullimo brevi conico, stilo seti- 
formi , elongato , distincte triarliculato tcrminalo. Tarsi pul- 
villis tribus. 

LATREILLE a même changé la famille à laquelle ces ani- 
maux paroissent appartenir, en l'appellant : Anthraciens , [An- 
hracii), cl en y réunissant les Nemestrines (nos Rhjnchocépha- 
lés)\csMulions > (MuliohA , i:'R'EiLL'EjCjtIierea Faiî. Meigen) 



(*) Dans son grand et nouvel ouvrage : Gênera crustaceorum et insectorum secun- 
dum ordinem naluralem in Jamilias disposita. Parisiio et Argentoraii. 1809. *• 
Ton». IV. p. 307. 



( ^ ) 

cl les Anthrax , quoique les Anthrax aient une trompe cou- 
dée , et que les autres la présentent droite , non coudée et 
composée de plusieurs soies , qui sont couvertes d'une gaine 
cornée. Cette organisation est trop différente pour que ces 
animaux puissent appartenir à une famille naturelle. 

Voici les caractères , que j'ai développés du genre : 

HH YNCHOCÉ PHALE. 



Trompe conique , cornée , 
faisant le prolonge- 
ment ue la tète , di- 
rigée en bas et en 
avant , aussi longue 
que le corps. 

Palpes longs , Inarticulés , 
prenant leur origine 
à coté de la trompe , 
contournés vers le 
haut j 

Antennes écartées, trîartieu- 
lées j le premier ar- 
ticle très-court , celui 
du milieu monilifor- 
me et le troisième fu- 
siforme avec une soie 
plus ou moins allon- 
gée , composée de 
trois articles. 



Rostrum conîcum , corneum 

ex capite produclum , 

inferius et paulo an- 

Irorsum inclinatum j 

corporîs longitudine^ 

Palpi longi , biarticulati , e 
lalere baseos rostri 
surgentes % sursumpor- 
recti. 



Antennce distantes , triarticu- 

latce , articulo primo 
brevissimo , medio , 
moniliformi , ultimo 
conico subulato , s. 
fusiformi in breviorem 
vel longiorem setam 
exeunte , triaticula- 
tam y 

* * 



( 

Tête ovato-conique, presque 
triangulaire, plus lar- 
ge que le corselet ; 

Corps court , ramassé con- 
vexe , abdomen très- 
court en forme de 
cœur. 

Ailes minces , très-transpa- 
rentes , horisontales , 
ne couvrant que les 
Lords de l'abdomen, 
qu'elles dépassent. 

Balanciers pétioles , longs ? 
en forme d'entonnoir. 



188 ) 

Capnt ovato-conicum , fere 
triangulaire , thorace 
laigius. 

Corpus brève , robustum, con- 
vexum , abdomen tho- 
race brevius , cordi- 
forme ; 

Alœ coarctatœ , pellucide 
transparentes ,planœ, 
abdominis breviores , 
margines vix tegen- 
tes y 

Haltères longe-petiolati , in- 
fu n dibiliformes . 



i. RHYNCHOCÉPHALE d'AdAMS ; Rhjnchocephus Adamsii , 

R. noir y velouté" de gris , h Rh. niger hirsute-canescens , 
deux taches ovales gri* maculis thoracis binis 

ses sur le thorax, ovalibus griseis, 

LE RHYNCHOCÉPHALE DU CAUCASE, (Rhynchocephalus Cau- 
casicus ) de la première édition de ces Mémoires. 



R. noir , velouté de gris , la 
base des ailes , la 
pointe de l'abdomen t 
et les tarses jaunes 
d'orauge t 



R. IViger hirsute canescens , 
alarum basi % abdomi- 
nis apice tarsique om- 
nibus aurantiacis. 



( i«9) 
Description. 

Les deux exemplaires qui ont occasionné la description 
précédente et qui paroissent être un mâle et une femelle, pré- 
sentent une différence singulière non-seulement dans leur 
grandeur mais encore dans la forme de plusieurs de leurs- 
parties, 

Le mâle est plus petit que la femelle , de sorte (pie le 
mâle n'a que cinq lignes de longueur , au lieu que la femelle 
en a six , non compris la trompe. La longueur de la trompe 
présente les mêmes rapports , elle est de cinq lignes dans la fe- 
melle et n'a que quatre lignes dans le mâle. Mais il y a pres- 
que dans chaque partie des différences sexuelles qui sont di- 
gnes d'être remarquées» 

J'ai vérifié depuis cette même comparaison sur plusieurs 
exemplaires. 

Le mâle. La tête est moins large et plus courte que dans la 
femelle ; les grands yeux à réseau sont brunâtres avec 
une lueur matte d'or ou bronzés , et s'approchent vers 
le haut presque tout-à-fait et ne laissent que très-peu 
déplace pour les yeux lisses et noirs , placés en triangle, 
deux en haut et un en bas , • . • , comme on peut le voir 
aussi sur la planche qui accompagne ce mémoire, 
Cette distance entre les yeux s'élargit vers la trompe 5 
elle est grisâtre et velue , et présente , là où les yeux 
s'écartent le plus , un petit pli qui fait le commence- 
ment de la trompe et donne en même temps de chaque 
côté naissance aux antennes. Les antennes présentent 



( *9 9 i 
tî^ois articulations, à article do la base très-court, velu v 
et presqu'inscnsible , dans lequel elles se trouvent in- 
sérées. Le second article n'est pas plus grand et cylin- 
drique ; le troisième et dernier est fusi forme et très- 
allongé. Ce prolongement se fait par une soie très- 
mince qui , comme je vois dans plusieurs exemplaires 
que je dois à Messieurs Tausc^er et Londes, sont 
distinctement triarticuices. La trompe fait un prolonge- 
ment immédiat et immobile de la tète ou de la partie 
antérieure qui sépare les yeux ; elle a une longueur 
de quatre lignes , depuis sa base , où sont implantées 
les antennes , jusqu'à sa pointe. Elle est composée de 
sept parties : dune supérieure demi-cylindrique renfer- 
mant comme une gaîue deux soies qui accompagnent le 
corps effilé du milieu qui paroit former le suçoir. Ce 
n'est cependant pas la partie que j'ai comparée avec un 
suçoir qui fait la jonction avec l'ouverture qui commu- 
nique avec la poitrine et avec l'abdomen, mais se sont 
Jes deux soies. Delà nie paroît résulter une observation 
assez intéressante pour le mode de nutrition des dip- 
tères dont la trompe n'est pas contractile , membra- 
braneuse et flexible , et où elle ne peut pas se gonfler 
ni se dilater et produire Faction de sucer. Ce sont 
proprement ces soies , ces filets , situés dans la canne- 
lure plus ou moins profonde de la trompe , que l'ani- 
mal plonge dans la chair des animaux ou dans les nec- 
taires des fleurs , qui \simbibcnt de la manière liquide 
o\\ sucrée qui dégoutte ensuite dans la cavité de la tète 
qu'on peut considérer comme la bouche ou le premier 
réservoir du suc nourricier dont il est poussé plus loin 
par des forces de l'animal que nous ne connoissons 
pas encore. 



( iQi ) 
Ces filcls sont de même couverts par le bas d'un 
demi-cylindre débordé par celui d'en haut, qui est 
plus large. Des deux cotés de la trompe se trouvent en 
outre deux corps triangulaires , noirs , très-lisses et 
brillans, sillonés en spirale , qui paroissent servir d'af- 
fermissement à la trompe ; ils sont cornés et élastiques. 
Les palpes seront décrits avec la tête de la femelle. 
Le trou , qui fait la communication de la léte avec la 
poitrine , est placé toul-à-fait en bas de la tête , de sorte 
que le reste qui forme un oval découpé ? faisant pro- 
prement la paroi velue des yeux en réseau - est tout-à- 
fait libre. Cette grande tête se meut donc , comme 
dans tous les autres diptères , sur un pivot très-petit 
et très-mince. 

Le corselet (thorax) est très-grand , quadrangulaire et noir , 
mais garni d'un velour très-épais et long , d'une cou- 
leur blanche - grisâtre. On remarque deux points al- 
longés ? ou ovales , quelquefois subtriangulaùe sur le 
milieu du corselet , qui résultent d'une place enfoncée, 
garnie d'un velour plus épais et plus court , d'un gris 
blanchâtre. Les poils de dessous qui couvrent la poitrine 
sont très-allongés. 

L'écusson (scutellum) est presqu aussi grand que le corselet, 
mais arrondi en arrière et libre , c'est-à-dire , écarté 
de l'abdomen et garni de longs poils roides. 

L'abdomen est triangulaire et presqu'en forme de cœur, par 
son excision à la base et son éloignement du corselet j 
il est noir, généralement couvert de poils épais en bas, 



( *9 2 ) 
mais en haut ce ne sont que les bords et des bandes des 
trois premières articulations , qui présentent des soies 
très-épaises, très-roides et très-allongées. Les parties 
-dénuées de poils ou garnies seulement de soies rares et 
jaunâtres sont ponctulécs à la manière de chagrin. Les 
trois ou quatre dernières articulations plus courtes sont 
jaunes d'orange , celles d'en bas plus foncées. Le duvel 
des articulations de dessous qui sont débordés par les 
supérieures ,, présente des denliculalions en zigzag. 

Les ailes sont très-minces , transparentes , presque limpides à 
l'exception des deux premières nervures très-fortes qui 
présentent une teinte brunâtre , claire, presquorangée. 
Elle font dans leur direction un angle très-aigu avec 
l'abdomen , qui n'en est cependant recouvert que par 
la dernière laine. 

Les lalaîicierp (Jialleres) sont longs; leurs tètes sont en forme 
d'entonnoir. Le pétiole qui les supporte est très-longs _, 
un peu plus gros à sa base, mais très-délié vers l'en- 
droit où se trouve la tête qui est courte, arrondie, et 
présente la forme d'un entonnoir , ou d'un champignon 
renversé. 

Les pieds sont noirâtres , les cuisses enduites de poils très- 
longs , sur-tout de côté et en bas; les jambes et les tar- 
ses sont couverts d'un duvet orangé. Le tarse composé 
de cinq articles dont le premier est presque aussi long 
que la jambe , est terminé par deux ongles noirs qui 
«ont doublés par une touffe de poils orangés , et par trois 
pelotons jaunes. 



( 193) 
La femelle. La tête est plus grande que celle du mâle , elle a 
une circonférence de ai lignes , les grands yeux en ré- 
seau sont plus écartés ; la distance est presque toujours 
d'une ligne. Cette partie est de même velue. Les trois 
yeux lisses sont plus écartés et se trouvent sur une 
élévation qui est garnie de poils plus longs. Au même 
pli où commence la trompe , se trouvent les antennes 
qui paroissent , à cause du support , plus alongées et 
plus distinctement composées de trois articles , dont le 
premier est velu , le second moniliforme, et le troisième 
fusiforme. La trompe ne présente d'autres différences 
que sa longueur qui est de cinq lignes. Les corps laté- 
raux et lisses qui sont ici moins larges que dans le 
mâle , présentent de même des filons dont deux surtout 
sont bien profonds, et paroissent servir à la réception 
des palpes ou antennules. 

Les palpes ou antennules sont plus longs que la base de la 
trompe et composés de deux articles , dont le premier 
est très-velu , très-long et un peu courbé là où il se joint 
au second article , qui est court , plat et presque lisse. 

Le corselet ne présente d'autres différpncps qne sa grandeur. 
Il a les mêmes taches qui ne sont visibles que lors- 
qu'on regarde l'animal du côté de l'abdomen , parce 
qu'elles résultent cle deux places nues et brillantes qui 
paroissent blanches dans cette direction de la lumière. 

L'écusson est arrondi et garni de poils très-roides. 

L'abdomen est cordiforme et noir , velouté , rayé et bordé de 
blanc. Les rayures et bordures sont produites par un 

a5 



( t 9 i ) 
duvet blanc-grisâtre très-épais. Il est convexe en haut 
et concave en bas. Les trois derniers anneaux sont 
orangés. 

La tarière présente deux demi-cylindres qui sont écartés à la 
pointe et ne forment un canal qu'en sortant du corps. 
Elle peut donc par ce moyen se dilater considérable- 
ment. 

Les membres ne présentent aucune différence. 

Je n'ai rien dit de la forme de la poitrine parcequ'un ve- 
lour très-épais rend impossible d observer sa forme. 

Le rhyncliocéphale se distingue de toutes les familles 
voisines par plusieurs caractères: 

des siphoncule's , par toute la forme de la tête, par la direction 
de la trompe et par les antennes. 

des bombyliers , partout le port, et par tous les caractères déjà 
mentionnés aux siphonculés. 

Les vésiculeux présentent par les antennes à deux articulations, 
quelqu'analogie avec le genre décrit ; mais la trompe, 
qui n'existe pas toujours , les en éloigne d'autant plus. 

La présence des palpes ou des antennules Inarticulées, de 
forme particulière , offre de même un nouveau caractère, qui 
suffit pour ne jamais les confondre avec les genres des familles 
voisines. 



( 'OS) 
J'ai appelé cette espèce d'après Mr. le Professeur ADAMS t 
par lequel j'ai reçu le premier exemplaire. 

Elle habite les contrées humides du Caucase. Avec cette es- 
pèce, celle de Y Egypte et de la Syrie aie plus grand rapport; 
je l'appellerai : 

2. Rhynchocéphale de La- 2. Rhjnchocéphalus LATRE- 
TREILLE. ILLII. 
noir , velouté de gris à niger , hirsute-cane- 
deux taches latérales scens , maculis hinis 
et une strie grise du lateralihus , et stria 
thorax. thoracis griseis. 

Nemestrina reticulata , LATR. Gen. Crust. et Insectorum. 
tom. i. t. îfi. f. 5. 6. tom. 4- p. 307. Ejusdem. Hist.nat. 
des Crust. et des Insectes tom. 14. p. 3 19. Nigra , griseo- 
tomentosa ; thoracis dorso medio linea longitndinali ma- 
culaque ex utroque latere griseis; Ahdomine segmento 
primo supra penitus hirsuto-griseo ; aliis postice griseo 
marginatis ; secundo , tertio , et quarto supx'a transverse 
atro-unifasciatis ; fasciis duabus primis in medio jnterru- 
ptis ; alis, apice excepto, fuscis ; areolis viginti et ultra ad 
limbi postici angulum apicalem ; femoribus nigris 5 libiis 
tarsique rufescentibus. 

Ex sEgypto , Syria , a Dnis OLIVIER et Savigny al- 
lata. 

Je puis ajouter aujourd'hui une troisième espèce , que je 
dois aux voyages de l'infatigable TAUSCHER , qui par son zèle 
a également enrichi l'entomologie et la botanique. Mon col- 



( *96) 
lègue et ami , le savant Botaniste F. Fischer, Inspecteur du 
Jardin botanique de Gorenki , a trouvé et décrit dans les riches 
récoltes botaniques de ses voyages un genre nouveau , Tau- 
SCHERIA, qu'il vient de communiquer au célèbre JUSSIEU. 

3. Rhynchocephale de Tau- Rhynchocephalus Tausche- 

SCHER. RI. 

brun, velouté de jaune; brunncus . Jlavo-tomen- 

tosus. 

Description, 



Le Rhynchocéphale de Tauscher a la même grandeur que 
celle d'Adams. 

La tète est plus large que le corselet, mais plus applatie que 
dans les autres espèces. Les grands yeux à réseau sont de 
même bronzés. Ils sont séparés en haut par un tubercule por- 
tant les yeux secondaires lisses placés en triangle ; ce tuber- 
cule est surmonté d'une huppe de poils très-alongés jaunes et 
noirs. Le reste de la tète est garni de poils jaunes très-touffus. 

Les antennes et la trompe sont brunes et ne présentent de 
différence de ces parties dans l'espèce dAdams. On ob- 
serve cependant que le second article du stilet terminal 
des antennes est un peu renflé comme moniliforme. 

Le corselet (thorax) est très-grand snbovale et garni de poils 
jaunes très-louffus , comme l'écusson [scutellum) , très- 
grand, et arrondi en arrière. 



( 197 ) 
L'abdomen est arrondi avec une légère excision pour 1 ecus- 
son , garni de poils jaunes qui en bas sont plus touffus et 
plus blanchâtres. La seconde et la troisième articulation 
présentent des bandes brunâtres , hérissées par-ci-par- 
là de poils jaunes très-alongés. La dernière articulation 
qui se trouve en bas porte un corps en forme de cham- 
pignon , qui se termine en deux soies fortes , longues , 
et courbées en dehors. 

Les ailes sont tout aussi transparentes et réticulées que celles 
des autres , mais plus minces et les veines en sont moins 
fortes. 

Les haltères sont imperceptibles à la vue , étant couverts de 
poils très-longs et touffus. 

Les pieds sont conformes aux autres, mais bruns et ceux de 
derrière à proportion plus alongés. Les cuisses sont 
couvertes de longs poils jaunes-blanchâtres. Les jambes 
et les tarses sont jaunes , hérissés d'épines. Les tarses 
présentent les mêmes pelotons qui ont été décrits dans 
les autres espèces. 

Cette espèce a été prise par Mr. TAUSCHER une ou deux fois 
dans les steppes sablonneux peu éloignés de Sarepta. 

Explication 

de la planche XV. 

Sur cette planche se trouvent comparées quelques parties des 
Bombjliers avec les Rhynchbcéphales. 



( fg8 ) 

1. Le Rhyncliocéphale mâle. 

2. Le Rhyncliocéphale femelle de grandeur naturelle. 

Toutes les parties suivantes ont été augmentées quatre 
fois de leur grandeur naturelle. 

3. Profil de la tète de la femelle du Rhyncliocéphale. 
4- Profil de la tète d'un Bombyle. 

5. Aile gauche de la femelle du rhyncliocéphale. 

6. 7. La tète du même , du mâle et de la femelle , regardée 

en face. 

8. Aile du Bombyle. 

9. Tète du Bombyle regardée en face. 
10 Pied de derrière du Rhyncliocéphale. 

11. Pied de devant du même. 

12. i3. Tète du même, vue d'en bas. 
i4- i5. Pieds du Bombyle. 

16. Tète du même vue d'en bas. 

Planche XV. Sr 

1. Rhyncliocéphale de LATREILLE. Une copie prise dans l'ou- 

vrage de Latreille. 

2. L'antenne grossie. 

3. Rhyncliocéphale de TAUSCHER. 

4. Antenne grossie. 

5. Aile du Rhynchoc. d'ADAMS. 

6. Aile du Rhynchocéph. de TAUSCHER. 
1 

7. Tête de Mulion Latr. {Cytherca 1\AB). 

S. Tête d'Anthrax. 



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XXIV. 

MÉ MOIRE 

5W Z« Nature et la Formation de la Tombe par I. FERDI- 
NAND GlESE. 

Dr. et Professeur à Kharkow. 



L 

I jA tourbe est un des objets qui a mérité d'être traité dans 
différens temps et à différentes reprises. Les archives de la lit- 
térature, depuis Pline jusqu'à nos jours, contiennent une foule 
de matériaux intéressans sur cette production si connue de la 
nature. D'après cela on devroil supposer qu'il ne reste rien 
à désirer , ni à apprendre sur une production connue depuis 
des siècles , et qui , dans beaucoup de contrées , offre tant d'a- 
vantages économiques. Mais un examen exact delà somme des 
connoissances déposées dans les différens ouvrages sur la 
tourbe , détruit une pareille supposition , et prouve que ces 
connoissances sont insuffisantes et incomplètes. 

Ce qui pourroit nous découvrir le secret de la formation de 
la tourbe dans le sein de la terre , repose en partie sur des 
faits inexacts, et en partie sur des faits tirés de bonne source, 
mais présentés dans un langage qui en affoiblit la validité. 

On a surtout négligé ce qui pouvoit intéresser particulière- 
ment le Naturaliste (sous ce rapport , les ouvrages futurs sur la 



( 200 ) 

nature et la formation de la tombe , seroient d'un intérêt suffi- 
sant). On a épuisé en revanche tout ce qui concernent l'exi- 
stence , l'extérieur , l'exploitation , la préparation , l'usage et l'u- 
tilité de cette production de la nature. 

IL 

De la nature de la tourbe. 

On comprend sous le nom de Tourbe, les racines des plan- 
tes de marais qui sont imprégnées de bitume , ou celles qui y 
ont subi des modifications. (Gren's Handbuch der Chemie , 
Tome III. § 207 1 , Tromsdorff's Chemie iin Felde der Erfahr. 
Tome III. § 2483, et Hildebrandt's Encyclopàdie der Chemie. 
A. VII. §. 2062J. 

Un léger examen de la tourbe suffira pour prouver que les 
racines ne sont pas assez abondantes pour former tant d'énor- 
mes masses de tourbe : toutes les autres parties de différentes 
plantes et une quantité d'autres qui appartiennent aux crypto- 
games contribuent également à sa formation. Il faut dont adop- 
ter : «que les parties de plusieurs plantes forment la tourbe , 
« dès quelles sont imprégnées de bitume. 

Mais l'on pourroit demander , quels sont les moyens de prou- 
ver d'une manière évidente , que le bitume est une des parties 
constituantes de la tourbe ? N'en avons-nous pas des preuves ? 
On ne nous en a malheureusement fourni aucune. Ne remar- 
quons-nous pas de la ressemblance dans les produits , des ré- 
sultats satisfaisans dans l'influence des effets destructeurs de la 
chaleur sur la tourbe elle bitume ? Si l'on désire des preuves 



( 201 ) 

convaincantes en faveur de l'opinion en question , il faut alors 
perdre de vue une grande suite de faits , et contredire cette vé- 
rité bien fondée: Que des corps d'espèces différentes , alté- 
rés sous des circonstances semblables , peuvent éprouver des 
changemens pareils et être transformés en corps semblables. 
L'analogie des produits qu'on obtient de la tourbe et du bitume, 
par l'effet de la chaleur , ne peut nullement servir comme une 
preuve de la présence du dernier dans le premier de ces deux 
corps , d'ailleurs il n'y a point d'analogie complète à adopter. 

La chimie , si féconde en moyens pour nous donner une 
analyse certaine dans de [pareils cas , peut nous être d'un 
grand secours dans l'objet qui nous intéresse. Il nous suffit de 
savoir , que le bitume se combine avec les huiles fixes et vo- 
latiles , le pétrole et l'éther. 

Si la tourbe contient du bitume , on pourra l'en séparer , 
en employant une de ces substances comme dissolvant. Le pé- 
trole convient parfaitement à cette expérience, et je l'ai em- 
ployé pour cet objet. J'ai vu par le résultat de cette expé- 
rience, que ce qui avoit été dissous par le pétrole, n'étoit point 
du bitume , mais une substance de la nature des résines ; il ré- 
sulte de là , que l'opinion actuelle sur le corps combustible 
résidant dans la tourbe , est fondée sur un faux principe, et 
qu'on s'est trompé , pour n'avoir pas consulté l'expérience. 

Il est en effet frappant , de voir, comme une opinion 
aussi fausse , sur la nature de la tourbe , ait pu être adoptée 
par les chimistes les plus distingués ; une opinion qui est mar- 
quée au coin de la légèreté. Supposons que la tourbe soit com- 
posée de racines, que de racines seules suffisent à la formation 
de la tourbe , il faudra alors observer que dès qu'elles passent 

26 



( 202 ) 

a l'état de tourbe, elles sont aussi entièrement décomposées et 
privées de leur état naturel. L'on ne pourra considérer comme 
tourbe véritable , que celle où l'on ne rétrouve plus aucune 
trace de parties végétales , où. ce ne sont que ces masses de 
plantes dont les caractères naturels ont dispuru presqu'entière- 
ment qui forment la tourbe. Cela ne veut pas dire , que ce que 
l'on désigne sous le nom de tourbe , n'en soit pas , lorsqu'on 
y trouve des substances végétales qui ne sont pas encore dé- 
composées ; en général , on ne confond jamais dans la tourbe 
parfaite , les traces des corps qui ont contribué à sa formation, 
mais on les distingue bien moins , plus le produit approche duc 
vrai état de tourbe, 

Foucroy à cette occasion , fait une heureuse exception , en 
disant : la tourbe est bien véritablement un résidu de plantes 
ou herbes à demi-décomposées , à demi-brulées , réduits à 
un état presque charbonneux , analogue dans son genre au bois 
fossile également charbonné (du bois fossile et de la tourbe : 
Système des connoissancos chimiques , Tome VIII pag. 23o- 
234). 

Celte opinion qui caractérise un naturaliste profond , auroit 
l'inconvénient de déterminer dune manière qui surpasse les 
bornes de l'expérience, l'état des substances végétales qui s'y 
trouvent en nature de tourbe. Lorsqu'il s'agit de désigner ce 
qu'on entend par tourbe, en s'en tenant purement aux faits 
constatés par l'expérience , nous pouvons seulement avancer ; 
que c'est une aggrégalion de différentes substances végétales 
privées de leur état naturel et sous la forme solide. Nous pou- 
vons comparer l'état des substances végétales qui se présen- 
tent à nous sous la forme de tourbe, avec les autres substances 



( 203 ) 

qui approchent plus ou moins du charbon , mais nous no pou- 
vons pas estimer la gradation ou le degré de la transformation. 

Il y a encore clans la nature des substances combustibles qui 
ont leur origine dans certaines plantes, et qui leur doivent éga- 
lement leur existence , que les premières éprouvent d'une ma- 
nière certaine des changemens par l'action d'agens particuliers 
qui nous sont encore pour la plupart inconnus. Je ne parle que 
du succin , de la houille et du bois fossile* 

Leur formation se l'enferme dans des limites plus étroites 
que celles de la tourbe. Pour produire de la tourbe il faut une 
grande quantité de substances du règne végétal ; quant à la gé- 
nération des autres, il paroît qu'il n'y a qu'une seule substance 
nécessaire, le bois pour la houille et le bois fossile, elle 
pétrole pour le succin. 

La tourbe par son extérieur offre une grande différence 
quand on la compare avec tous les autres corps combustibles: 
ses caractères distinctifs sont , l'hétérogénéité de ses parties , 
leur peu d'adhérence et le foible degré de solidité dans Fêtât 
de sécheresse. Elle est plus ou moins mélangée avec des corps 
étrangers, qui contribuent particulièrement à répandre la mau- 
vaise odeur qu'on éprouve pendant la combustion , (le plus 
grand inconvénient quand on l'emploie comme combustible). 
Cependant j'attribuerois cette odeur, sauf quelques exceptions, 
à la dissolution dans l'eau des parties constituantes des végé- 
taux changés en tourbe, et cette eau, qui est toujours présente 
à sa formation , lui a communiqué oes parties quelle tenoit en 
dissolution. 



( 204 ) 
III. 

De la formation de la tourbe. 

Avant d'exposer ma théorie sur la formation de la tourbe , 
aux yeux des personnes éclairées , j'observerai : i) que les ex- 
périences réitérées que j'ai faites dans les laboratoires de la 
formation naturelle et artificielle , me fournissent des moyens 
suflisans ; 2) que la manière connue de la formation artificielle 
de la tourbe , est un modèle de la naturelle. 

Les circonstances et conditions qui concourent à la forma- 
tion de la tourbe , sont : 

r; 

Une certaine quantité d'eau , qui s'entretient à la surface de 
la terre à une médiocre hauteur sans être renouvelée , soit par 
l'écoulement ou le surcroît de nouvelle eau. 

1. 

L'accroissement fréquent de différentes espèces de plantes, 

3. 

La privation de l'air extérieur, et des matières propres à la 
formation de la tourbe , après un certain temps. 

4- 

La diminution de l'eau qui environne ces substances pendant 



\ 

( 205 ) 

leur croissance , leur dépérissement durant une certaine époque 
de leur transformation ; celte diminution a lieu par l'effet de 
l'affaissement et de la pression. 



Une longue suite d'années, 

C'est un fait très-connu, que des plantes végètent même dans 
les endroits qui regorgent l'eau par l'effet des eaux souterrai- 
nes , quoique cette même eau s'élève au-dessus de la surface du 
terrain. 

Ces plantes , comme tout être organisé , périsent après un 
certain espace de temps ; elles sont remplacées par de nou- 
velles et multipliées d'année en année. Par une répétition con- 
tinuelle d'accroissement et de dépérissement , ensuite par les 
portions de végétaux que le hasard y amène , il se forme enfin 
des couches de différentes substances végétales , qui lorqu'elles 
ne sont pas mélangées de parties ligneuses , se changent par 
le concours de l'eau en une espèce de pâte liquide et la com- 
binaison s'achève. 

Quand il y a une fois sur un terrain une couche de plantes 
mortes , il y en croit une quantité d'autres , dont la végétation 
n'auroit pu avoir lieu auparavant. Quelques-unes reproduisent 
de longues racines fibreuses et déliées , qui se croissent entr'el- 
les et forment un tissu solide, et enveloppent par là d'autres 
racines et d'autres substances végétales. 

Les bancs et les couches des végétaux entièrement ou à demi- 
décomposés , s'augmentent de plus en plus par l'addition con- 



( 20G ) 

tinuelle des plantes qui naissent ou périssent- Les couchas 
inférieures sont couvertes par des couches supérieures ; elles 
sont entièrement garanties du contact de l'air et se trouvent 
comprimées. L'efTet de la compression des substances végétales, 
pour • plupart ammollies , qui se trouvent dans les couches 
inférieures , détruit l'obstacle que l'eau opposoit au rapproche- 
ment nécessaire des parties. Le changement complet des végé- 
taux en tourbe , n'a effectivement lieu qu'à cette époque. Il se 
dégage, un certain degré de chaleur, qui fait passer à l'état 
charbonneux, les parties végétales qui sont ligneuses et fibreu- 
ses. Ce procédé cependant , doit être très-lent à cause de l'ab- 
sence de l'air , et il faut souvent pour la formation de la tourbe 
une série d'années , qui surpassent le nombre de celles de 
l'homme parvenu à l'âge le plus avancé ; mais précisément cet 
éloignement graduel de l'état naturel dans les substances végé- 
iales, le défaut d'une décomposition prompte et violente , sont 
la cause des modifications particulières. 

Les opérations chimiques , qui ont lieu dans la formation de 
la tourbe , et que l'on peut déterminer , consistent , en ce que 
l'eau s'empare des parties solubles des végétaux et s'y combine 
au plus haut degré. Cet état de combinaison est bientôt sup- 
primé et changé, alors on apperçoit les mêmes phénomènes 
que ceux qu'on a coutume de désigner sous le nom de putré- 
faction. Le changement des substances dissoutes dans l'eau est, 
en général, de telle nature, que l'eau reçoit la propriété, de 
contribuer à la transformation des autres substances végétales 
en tourbe, cette même eau, comme il a été dit plus haut, oc- 
casionne la chaleur qui en résulte par son étroite combinaison, 
mais ce qui doit pourtant être très-lent à cause du défaut de 
contact avec l'air atmosphérique. De là il sera très-facile d'ex- 
pliquer pourquoi , dans la formation de la tourbe, il est nécessai- 



( 207 ) 
re qne l'eau n'éprouve aucun changement , soit par l'écoule- 
ment, soit par l'arrivée d'une eau étrangère et surabondante, 

IV. 

Addition, 

La génération de la tourbe, suivant ce qui a été dit, ne peut 
avoir lieu sans le concours de l'eau. Il y a des circonstances 
connues qui semblent réfuter ce fait comme général. 

L'existence de la tourbe dans des endroits secs et arides , et 
dans des contrées sablonneuses , celle qui se trouve sur le som- 
met des hautes montagnes , comme sur le Brocken du Harz , 
sur l'Oubbcrge près de Nimégue et sur d'autres élévations en 
Irlande; outre cela , la séparation de masses entières de tourbe 
par des couches épaisses de terre, au point qu'on ne remarque 
aucune communication entre les couches inférieures et les su- 
périeures , tout cela , ne sembleroit-il pas indiquer une autre 
espèce de formation de la tourbe ? 

Malgré ces difïérens cas qui surviennent f et quoique la 
tourbe soit si différente et si variée tant dans sa nature , que 
dans celle des plantes qui ont contribué à sa production , on 
peut adopter , que tout endroit où nous en trouvons , quand 
même nous n'y remarquons aucune trace d'eau , même dans 
des temps très-reculés, a été couvert d'eau et que sans son con- 
cours il ne se forme point de tourbe. 

Nous n'avons qu'à nous borner aux vérités connues , et con- 
sidérer la justesse de ce qui a précédé. 



( 2o8 ) 
I. 

Des contrées marécageuses ont été converties en terrain so- 
lide , en partie par les travaux des agriculteurs laborieux , mais 
plus encore par la suite des temps pendant lesquels une suc- 
cession non interrompue de croissance et de dépérissement des 
plantes a eu lieu ; aussi voyons nous de belles forêts , des 
champs , des jardins et des prairies dans des contrées où. nos 
ancêtres ne trouvèrent que des mares ou des marais. 



2. 



Des contrées qui étoient inondées par des eaux souterrai- 
nes , ont été souvent couvertes d'une couche épaisse de sable 
lors des débordemens, et ensuite ces eaux souterraines re- 
paraissant de nouveau, elles ont inondé comme auparavant. 



On rencontre très-souvent des plantes aquatiques et des frag- 
mens de coquillages dans la tourbe qu'on Irouve sur quelques 
montagnes , et dans d'autres endroits dépourvus d'eau. 

Quant à ce qui concerne les variétés de la tourbe , en ex- 
cluant les corps terreux et salins qui s'y trouvent , on peut con- 
clure quelles résultent des circonstances plus ou moins favo- 
rables lors de sa formation , et des différentes espèces de plan- 
tes qui y ont contribué. 



( ™9 ) 



r\#^«v>#\M\#> r-rj^r 



XXV. 
NOTICE 

Sur les nectaires que Von trouve hors àesjîeurs , par le Dr. 
Frédéric Fischer, Botaniste a Gorenki. 

V_/ N regarde comme un phénomène des plus frappans dans 
la nature , qu'un grand nombre d'effets différens est causé à la 
fois par l'existence de chaque être et de chacune de ses parties ; 
effets souvent si importans que considérés séparément , on 
pourroit persuader qu'il n'en existe point d'autres aussi graves. 

Ce sont entre autres les nectaires que l'on a considérés sous 
ce point de vue ; et leurs organes ont du reste beaucoup oc- 
cupé laTéléologie, par la multiplicité de faits qu'ils présentent. 

On avoit d'abord observé que pour l'ordinaire , la sécré- 
tion du miel s'opéroit dans l'intérieur des fleurs : on ne vit 
qu'un rapport bien foible entre ce phénomène et celui de 
Voir une liqueur sucrée s'écouler ou se répandre sur d'autres 
parties de certains végétaux. On ne prêta aucune attention 
aux causes qui produisoient cette liqueur , excepté dans les 
cas où l'on en fàisoit quelqu'usage , et alors on l'a regardée 
comme une sécrétion qui avoit quelque rapport avec l'écoule- 
ment des gommes, ou comme l'effet uim état maladif de 
la plante. 

N'ayant cependant que soupçonné légèrement quelque cho- 
se sur le Lut ou sur la nécessité de l'existence des nec- 

27 



( "o ) 
taires qu'on voyoit dans l'intérieur des fleurs, n'ayant pas 
même bien distingué les organes secrétaires , on n'avoit con- 
çu que des idées confuses sur cet objet. Tel étoit l'état des cho- 
ses lorsque Ch. SpRENGEL, botaniste distingué, observateur 
infatiguable , étudia avec plus de zèle qu'aucun de ses prédé- 
cesseurs, les organes secrétaires des fleurs, et déposa en 1793, 
ses intéressantes observations dans un ouvrage particulier, 
qu'il nomma : «le secret révélé de l'organisât ion et de la fé- 
condation des J/eurs.» Après avoir reconnu et distingué, on 
ne peut mieux, les parties qui avoient attiré son attention 
il avoit trouvé , que nombre de fleurs étaient formées de 
manière que leur fécondation ne pouvoit jamais s'opérer que 
par des accidens qui paroissoient dépendre du bazard ; que la 
nature, ne manquant jamais son but , y avoit suppléé par les 
nectaires ; que les insectes friands des mets délicieux qu ils y 
trouvoient préparés, conduits par des indices presque toujours 
infaillibles, s'enfonçoient avec avidité jusqu'aux endroits les plus 
secrets et les mieux couverts de la fleur, et couvroient leurs 
corps velus de la poussière fécondante des élamines ; qu'enfin, 
l'organisation de ces fleurs étoit tellement parfaite , que ces 
petits animaux , chargés de cette matière importante dévoient 
absolument toucher en entrant , ou bien en sortant de la fleur , 
au stigmate du pistil et le féconder nécessairement. Des ex- 
périences très-multipliées et l'extrême exactitude de Mr. Spren- 
gel ont bien démontré la vérité incontestable de ces faits. 

Cependant l'évidence frappante de ces observations a été la 
cause qu'on a peut-être un peu trop négligé les autres rapports 
de la sécrétion de la liqueur sucrée qui peut-être , ne sont pas 
de moindre importance (1). Je n'y ajoute les faits suivans, 

(1) On étoit sur 1<- point d'assurer , qnp le nectar n'ciistoit dans les fleurs que 
pour y faciliter la fécondation par les insectes. 



[.m ) 

très-peu intéressans, et peut-être déjà observés ailleurs, ce 
que j'ignore , que pour faire voir que le point de vue , in- 
diqué auparavant , n'est pas le seul qu'il faille considérer ; 
et qu'il seroit bien à désirer que l'attention des botanistes se 
dirigeât vers un phénomène , qui pourroit répandre bien des 
lumières sur l'économie végétale. Je n'ose, dans ce moment , 
présenter mes idées sur cet objet , mais je serois charmé de 
trouver dans la mienne quelque analogie avec celle des bota- 
nistes ; et de voir que je ne me suis pas tout-à-frit trompé à 
cet égard. 

On reconnoît dans divers endroits de la surface de plusieurs 
plantes, disposés d'après un certain ordre , des organes qui 
ont la plus grande ressemblance avec les glandes secrétoires 
dans les Heurs , et qu'il est souvent très-aisé de distinguer des 
autres glandes de la surface ou du parenchyme des végétaux. 
On n'a pas laissé d'apercevoir l'analogie de la structure de 
de ces premiers organes avec celle des organes en question de 
la fleur , mais je ne sais pas si l'on a été attentif à remar- 
quer l'effet, que devoit produire une ressemblance si parfaite , 
et qui justifie entièrement tout ce que l'on auroit pu supposer 
à cet égard. Il y a surtout quelques familles et quelques 
genres de plantes équinoxiales qui présentent ce phénomène 
dune manière très-sensible. 

On remarque d'abord une sécrétion d'une liqueur sucrée 
en quelques endroits dans lesquels il est absolument impos- 
sible quelle puisse aider à la fécondation par les insectes. 
C'est ainsi que l'on voit des gouttes de nectar sur les bords 
des divisions intérieures du calice du beau Ferraria pavonia , 
provenues de quelques points glanduleux qui y sont situés. 
Ce que je viens de dire ne s'aperçoit cependant pas toujours 



( 212 ) 

Mais en laissant-là les fleurs et tout ce qui y appartient, le 
fait sera plus intéressant , si nous retrouvons la même chose 
dans les organes qui en sont éloignés. Je n'ai jamais vu de 
nectar que dans le Clerodendron viscosum Vent., produit 
par des glandes, bien isolées et faciles à discerner, situées 
dans le parenchyme du disque des feuilles ; la couleur des 
feuilles beaucoup plus foncée en quelques endroits , y fait 
découvrir la place qui cache l'organe sécrétoire. 

Ce sont les supports des feuilles, les pétioles, qui présen- 
tent le plus souvent cette sécrétion. Peut-être que les glandes 
qui sont insérées dans toutes lés plantes de la famille des pas- 
siflorées, en offrent des exemples dans la patrie de ces plantes; 
j'en ai vu dans le P. alata, P. laurifolia et P. coerulea de nos 
serres, maïs bien moins sensibles dans les derniers. La même 
chose se présente dans les glandes des pétioles , ou de leur 
prolongement, c'est-à-dire des principales nervures de la 
feuille dans les espèces de Gossypium. Enfin , on voit de même 
dans les glandes très-volumineuses au sommet du pétiole de 
l'Ipomoea gossypifolia et dans celle du Ricinus- Voilà tous 
les végétaux , qui ont présenté ce que nous venons de dire. 

J'avoue que j'en auroïs peut-être pu remarquer bien 
davantage si j'avois observé avec assez d'assiduité. Mais il suf- 
fit de voir cette association déplantes , de familles , non-seu- 
lement différentes, mais même très- éloignées l'une de l'autre, 
pour croire très-probable qu'avec un peu d'attention on trou- 
vera un nombre très-considérable de végétaux , qui prouve- 
ront que c'est un effet de la végétation plus généralement 
répandue qu'on ne l'a soupçonné jusqu'à cette heure , et que 
cela pourra engager les savans à y donner quelque attention 



(âl3) 

et à s'occuper des conséquences qui pourroient en résulter 
pour la physiologie végétale. 

Je finis par joindre ici une remarque aussi savante qu'in- 
génieuse d'un célèbre naturaliste de notre temps Mr. Kiel- 
majer • elle ne me paroit pas déplacée et entrera sûrement 
pour quelque chose dans l'explication de cette énigme que les 
nectaires présentent; car la comparaison des périgones avec les 
feuilles , et des ovaires, situés à la base des premiers , avec les 
gemmes , placées à la base de celle-ci , semble annoncer de 
nouvelles lumières sur les rapports de tous les phénomènes 
qui y sont relatifs. 



(2l4) 



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XXVI. 
OBSER VATI ONS 

5wr wrc Chat-marte faites par Nicolas de Vsevolojesky, 



J e fixerai votre attention, Messieurs, sur un animal de race bâ- 
tarde, qui est non- seulement intéressant pour le naturaliste , 
comme faisant une espèce nouvelle f en se reproduisant 5 mais 
encore pour le commerce, en nous donnant une fourrure pres- 
que aussi belle que celle des martes communes. Cet animal 
provient d'une cbatle domestique et d'une marte (mustela-mar- 
tes , ny h h iça) quoique tous deux de la division des fissipèdes 
(digitata) et de l'ordre des carnassiers digitigrades je ne crois 
pas que leur mélange ait été bien connu jusqu'à ce moment. 

C'est dans le gouvernement de Penza que les premiers de 
cette espèce ont été découverts, et notre célèbre Professeur Pal- 
las , en a déjà parlé dans la relation de son dernier voyage, 
entrepris dans les gouvernemens méridionaux de l'empire de 
Russie. Voici la description qu'il en fait, » Je remarquai ici avec 
v beaucoup de suprise une race bâtarde , ou variété de l'espèce 
« domestique et commune de nos chats. Un chat noir mit bas 
« trois petits , absolument conformes à ceux de celle nouvelle 
«race à Nicohkoe , appelle aussi Bekétofka , village du cercle 
«d'Insara , appartenant au Conseiller d'Etat Iégor Michailo- 
«vitch Shédrinskoy j la femelle se trouvoit seule dans la mai- 



k son seigneuriale, et se tenoit volontiers dans un jeune Lois t 
«planté sur les derrières d'un jardin anglois qui est dans ce 
« même village. On croit avoir remarqué, qu'elle ne s'étoit 
«point tenue à la maison tout le temps qu'avoit duré sa gesta- 
« tion ; bref, elle mit bas trois petits , au nombre desquels il 
«n'y avoit qu'une seule femelle ; tous trois parfaitement sem- 
« blables , dont j'en vis deux existant dans la maison du Con- 
«seiller de Collège Martynof, et le dernier chez Mr. le Gou- 
« verneur. La mèrr» de ceux-ci doit avoir déjàmis bas une fois , 
«des chats ordinaires, qu'elle mangea quelques jours après leur 
«naissance. — La forme, mais surtout la qualité et la couleur 
«des poils présentent quelque chose d'extraordinaire. Ces 
« chats sont d'une grandeur moyenne , ont les pattes plus pe- 
« tites que celles des chats ordinaires , et la tète paroit aussi 
« s'allonger et s'affiler vers le museau. Sa queue a trois fois la 
« longueur de la télé , sa couleur châtain-clair , comme celle de 
« la fouine , est la même sur tout le corps , un peu plus noire 
« seulement sur le dos , particulièrement chez le mâle , et plus 
«pâle en-dessous. La couleur de la gorge est encore plus 
« blanchâtre , et la femelle porte une tache blanche au cou. 
« Le noir du museau s'élargit jusqu'au tour des yeux , et se pro- 
« longe encore en formant une pointe vers le front de l'animal. 
« 11 a les oreilles , les pattes et la queue noires , le poil ressem- 
« ble à celui de la fouine, un peu moins hérissé que chez le chat, 
« et sa partie laineuse est également d'un gris blanchâtre. Ceux 
« de la queue couchés uniment, ont quelque analogie avec des 
«plumes. Outre cela la manière d'être de ces animaux, leur 
« odeur , tout leur donne beaucoup de ressemblance avec le 
«chat, ils étoient aussi très-sauvages dans le commencement , 
«cherchoient les trous et les caves pour s'y cacher: ils alloient 
« même jusqu'à s'enterrer , et n'ont encore rien aujourd'hui de 



«la sociabilité de notre chat domestique apprivoisé. Je laisse à 
« décider maintenant , si on peut regarder cet animal , comme 
«faisant une variété de cette espèce. 

Cette description du célèbre Pallas, parfaitement conforme 
à celle qu'on pourroit faire de l'animal que j'ai l'honneur de 
présenter à la société , et le dessein qu'il en a donné dans l'ou- 
vrage que j'ai cité plus haut, ne laissent aucun doute qu'il ne 
S"it le même : je m'abstiendrai donc de répéter une descrip- 
tion quil a si bien faite , et je me bornerai à quelques obser- 
vations qui paraissent confirmer que l'espèce est nouvelle. 

L'animal , que vous voyez ici , vient également du gouver- 
nement de Penza, et d'une terre de Mr. Bakmetiéf, dans les bois 
de laquelle, et très-près de l'habitation, se trouvent beaucoup de 
martes: une chatte de la maison , perdue pendant plusieurs 
jours dans le temps de sa gestation , a été retrouvée dans un 
de ces bois et raportée pleine à la maison : elle mil bas quatre 
petits , dont deux parfaitement ressemblans aux martes (mustela 
martes ) en Russe KyHHLja , et non à des fouines (mustela 
fuina), comme ledit Mr. de Pallas; et conformés en tout 
comme elles , au point de ne pas avoir les ongles retractiles 
des chats , et d'avoir le museau allongé des maries. Les deux 
autres tenoient plus des chais, leurs ongles étoienl retractiles 
et leur tète ronde: tous avoient de commun les patles , la 
queue et les oreilles noires des martes : ils délruisoient les 
oiseaux et les petits animaux , non-seulement pour s'en nourrir 
mais pour le plaisir de les détruire. Le propriétaire de ces 
animaux a cherché à multiplier cette race bâtarde , et à en em- 
pêcher le mélange avec d'autres chais domestiques ; ses essais 
lui ont complètement réussi , car au bout de quelques année s 
il en avoit déjà plus de cent ; avec les peaux desquelles il s'es^ 



( **7 ) 
fait une très-belle fourrure ; celui que vous voyez ici , Mrs. , 
en provient de la 3 ,lie ou 5 me génération , et conserve encore 
comme vous pouvez l'observer , toutes les marques caractéristi- 
ques delà première génération ; il seroit très-utile , à mon avis, 
de chercher à multiplier ces animaux pour leurs fourrures , 
qui sont tout aussi belles et même plus soyeuses que celles 
de la marte commune , et qui , l'animal étant devenu domesti- 
que, coûteroient moins cher et deviendroienl par là un objet 
considérable pour le commerce. 



Je laisse à des naturalistes plus savans que moi à décider 
d'après l'exemple que nous venons de voir , si l'accouplement 
accidentel de deux espèces différentes , n'a pu former des in- 
dividus, qui en se reproduisant entre eux, ont fini par former 
une espèce nouvelle et ont prouvé par là que tous les ani- 
maux connus ne sont pas toujours: « produits par d'autres 
« animaux de même espèce et de la même figure qu'eux , de 
ce sorte que leur existence suppose une chaîne continuelle 
« d'existences successives d'individus semblable à eux ; laquelle 
« remonte jusqu'à la première création et que par conséquent 
<c le temps pourra en produire de nouveaux qui nous sont en- 
te core inconnus. » 



28 



(ai8) 

XXVII. 
NOTICE 

Sur la Sibérite ou la Tourmaline rouge de Sibérie , par le 
Directeur et Professeur G. FlSCHER. 

LjA Sibérite a eu le sort de plusieurs autres substances mi- 
nérales , en ce que chaque auteur , en copiant son prédéces- 
seur, faute de pouvoir ajouter une observation nouvelle, lui at- 
tribuoit au moins un autre nom. Quoique je sois en état 
aujourd'hui de compléter cette notice par plusieurs observa- 
tions que m'ont fournies nombre d'échantillons qui se trouvent 
dans la collection de Mr. Wagner et dans la mienne , j'avoue 
cependant que le Mémoire intéressant de Mr. Haiiy sur cette 
substance , très-rare ici , rend ma notice presque tout-à-fait 
superflue. 

jSoms de la substance. 

Schdrl roiige. Ilcrrmann sur le Schorl ronge de Sarapulsk. V. Nova Arta 
Acad. J. Petropol. V. VII. p. en Extrait dans v. Crells Annal. Mai. 
1791. et i;t)J. i B. i52. i53. et Annales de Chimie 1792. sept. J29 
et 33o. 

Bottier Schôrl. Bindhefm in v. Crells cliem. Annal. 1792.2 B. s. 3i7-3a4. 

Daottrite. Lamétbrie, théorie de la terre, a*" 1 * éd'n. tom. a. p. 3o3. 

Rubcllit on rcd schorl of Sibcria. Kirwau's Eléments of Miueralogy. t. 1. 
p. 288. 



f 219 ) 

Sibérilc de Lherniina. Journal de l'école polytechnique ; G c allier p. 4^5 
et sq. — dans Scherers allgem. Journal der Chimie. 8 13. p. 380-387. 

Tourmaline apjre. Haïiy Traité de Minéral Tom. IV. p. /oi-^oS. 

Tourmaline de Sibérie. Haùy sur les Tourmalines de Sibérie dans les Anna- 
les du Muséum d'histoire natur. Vol. III. p. 233. — La cristalisation 
en est figurée. Vol. II. PI. XXXVIII. 

Siberit Reuss Lehr. d. Minerai. II. 3. 684-687. 

Jlubellit Karsten's Tahellen ; neue Ausgahe. p. 46. 

Sibérite. Fischer Onomasticon Oryctognosia;. p. 18. 19. 

CuôupcKoù jriojiuHoeoù luepjib ; Cu6upuTn.lt ( schorl couleur de framboise ) 
CeceprHHa MHHepa^i. 1. 34. Csioa. i. 307. 

Caractères extérieurs. 

La Sibérite est d'une couleur rouge-claire, (comme le rubis) 
quelquefois rouge cramoisi et rouge pourpre ; passant 
tantôt par le jaune au vert-poireau (comme la tourma- 
line orientale) ou au Brun de girofle, tantôt au violet 
qui se perd par le bleu -indigo dans le noir de velour. 

Quelques crystaux isolés sont à moitié rouge et à moitié 
bleu et noir. D'autres réunissent la couleur bleue et verte , 
d'autres encore la jaune et la brune de giroffle. 

Elle se trouve toujours crystallisée • les formes crystallincs 
sont : 

1. le prisme trièdre 

a. tronqué nettement des deux côtés • 

b. avec un pointement de trois faces. Ce prisme 
est souvent fortement cannelé , et les faces latéra- 
les avec des sillons ou plutôt des incisions très- 
profondes. 



( 220 ) 

2. le même prisme à angles tronqués; (le prisme à neufs 

pans de Haiïy) avec tin pointement de six faces in- 
égales, qui en outre est tronqué par une pyramide 
trièdre. 

3. le même prisme obliquement tronqué d'un côté ; mais la 

coupe est formée par six faces. 

4. le prisme rectangle à quatre faces lisses ; cette crystallisatïon 

est principalement propre à la Sibérile verte et 
bleue. 

5. le prisme hexangulaire un peu comprimé, faces îongitudi- 

nalement et fortement cannelées, à bords et som- 
met tronqués. 

6. le même prisme comprimé, à trois faces plus largos et à 

trois plus petites, terminé en pyramide tronquée 
dont les faces inéquilatérales reposent sur les 
bords latéraux. 

Ce crystal est isolé et se trouve par la bonté de feu 
Monsieur le Prince d'OurousofT dans la Collection 
du Muséum d'histoire naturelle de Moscou. Il a 10 
lignes de longueur et 8 lignes de largeur en mesu- 
rant le diamètre le plus large, et 4 au diamètre op- 
posé. 

7. le prisme arrondi et cannelé , dont les faces sont tonl-à- 

lait oblitérées par les cannelures. Ces cryslaux 
sont ordinairement très-pelils et très-minces et se 
trouvent dans un feldspath tellement altéré qu'il 
ressemble à un vrai kaolin. 



( 221 ) 

8. en crystaux aciculaires entasses autour d'an noyau noir, 
dont les sommets sont très-peu divergens de leurs 
bases. Ce sont des prismes presque parallèles plus 
ou moins aciculaires dont le sommet de plu- 
sieurs ou de chacun est tantôt arrondi, tantôt avec 
pointement de trois laces. 

Ces prismes entassés ont fourni à Mr. Lhermina un moyen 
très-ingénieux pour découvrir la forme des crystaux , en réu- 
nissant des indices de formes régulières épars sur différens 
crystaux et en composant un ensemble , dans lecpiel il a re- 
connu un sommet hexaèdre , semblable à celui de la tourma- 
line isogone de Haùy. 

Mr. Haiiy rapporte les formes crystallines de cette substance 
à deux principales , tourmaline trédécimale et la tourmaline 
nonodécimale. Il en considère le rhombe comme forme 
primitive. 

Il y a encore une variété à cristaux aciculaires applatis d'une 
couleur rouge de pèche. Ces crystaux sont intimement mêlés 
avec le feldspath, et opaques. J'en ai fait mention dans la des- 
cription du Muséum Demiduvien. 

Elle est très-éclatante extérieurement et intérieurement ; 
d'un éclat vitreux ; 

la cassure longitudinale en est feuilletée , la transversale con- 
choïde j 

elle est diaphane , demi-translucide et son noyau le plus sou- 
vent opaque; 



(" 222 ) 

thire , rayant fortement le verre , et étincellant au cLor dd 
briquet. 

Caractères physiques. 

Elle est peu pesante , sa pesanteur spécifique étant : 
de 3, ioo suivant Bindheim. 

3 , 02J — — Fischer, (du bleu). 
3 , o/|8 — — Lamethrie. 
3 , ooo — 3,o48. Lhermina. 
3 , 070 — — Haùy. 

Tous les crystaux acquièrent ,* à l'aide du frottement , l'élec- 
tricité vitrée. 

L'action de la double électricité , produite par la chaleur, est 
très-marquée, quoiqu'elle ait moins d'énergie que 
les tourmalines vertes , suivant les observations de 
Haiiy , qui ont été confirmées par les miennes. 

Deux morceaux Trottes ensemble donnent dans l'obscurité une 
phosphorescence qui est accompagnée d'une odeur 
particulière. 

Caractères chimiques. 

La Sihérite est in fusible au chalumeau, Mr. Haiiy pense que 
cette infusibilité provient de la quantité très-sensible 
de Manganèse , qui entre accidentellement dans sa 
composition } et à laquelle elle doit sa couleur. 

Nous possédons actuellement plusieurs analyses qui confir- 
ment que celle substance a le plus grand rapport avec 
la tourmaline , et que la lépidolithe crystallisée de 
Rozna en Moravie n'est qu'une variété de la Sibérite. 



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( &4 ). 

Substances étrangères a la Sihérite. 

Le Schorl ronge dAltenberg. C'est un schorl noir accompagné 
d'nn mica rougeâtre. L échantillon que j'ai reçu de cet 
endroit avec ce nom , paroit intermédiaire entre la Pi- 
nile et le schorl noir. 

Le Schorl rouge des montagnes de la haute Hongrie deMr. tle 
Boni, présentant le prisme trièdre et le prisme à quatre 
faces striées, qui se trouve dans un quartz mêlé de mica 
d'or , ne peut pas être confondu avec la Sibérîte, sa 
couleur rouge plus foncée passant au rouge brun de la 
Staurolithe ou Granatite de Werncr, son éclat métal- 
lique , sa cassure en tous spiis feuilletée, sa cryslal- 
lisatioUjle rangent parmi le Titane oxydé. L'échantillon 
du moins qui se trouve sous le nom de Schorl rouge 
$ Hongrie, dans la collection du Gymnase qui est sous 
l'inspection de notre estimable collègue Mr. Drougi- 
nine , est un vrai Titane oxydé. 

Il ne faut pas non plus confondre avec cette substance les 
crystaux aciculaires rougeâtres se trouvant implantés 
dans du crystal de roche d'Ekalhérinebourg connu sous 
le nom de cheveux de Venus , Haarsteitie , gojlocm- 
cmoh uiepjib , eojiocamitKb , c'est Je Rutil de W orner 
et appartient au même métal. 

Gissement. 

La Sibérite se trouve dans un granité composé de quarz, de 
feldspath, de mica, et de schorl commun. Elle est im- 



( 22$ j 

plantée tantôt dans le quarz , tantôt dans le feldspath , 
lequel en devient quelquefois rouge , ou qui , étant tout- 
à-fait décomposé ressemble au kaolin qui est aussi gras 
qu'une stéatite , et dont l'origine seroit difficile à ex- 
pliquer par des morceaux isolés , qui ne montrent plus 
le passage de l'un à l'autre. C'est à Sarapoulsk dans 
le gouvernement de Perni , à cent werstes iïEkathéri- 
nebourg que s'est trouvée cette substance très-rare 
actuellement. 

Elle se trouve aussi , accompagnée de Lépidolithe, à Roznf 
en Moravie. 

Usage. 

On en taille des pierres de bagues ou des rosettes qu'on vend 
ici pour des rubis. 



2 9 



( 2i6 ) 



.A/^/\r•^^r#.#\#^# v *r^#^A^^#»*^r<#^r»#»MM\r\' , ■J^*^#^^ 



XXVIII. 



NOTICE 

Sur VEpidote ou la Thallite d'Ekathérinebourg , par le Di- 
recteur et Professeur G. FiSCHER. 

LjA Thallite a été présentée jusqu'ici par les Minéralogistes 
comme une substance minérale qui n'a été trouvée qu'à Aren- 
dahl en. Suède, et au Bourg d" Ois ans en France. Une de- 
scription exacte de la substance que j'ai l'honneur de vous pré- 
senter, vous convaincra, Messieurs, que nous possédons, 
aussi la Thallite parmi les belles mines dEkatérindbourg. 
La Thallite d'Ekathérinebourg est verte. 
Vert d'olive passant au vert de poireau et de pré foncé. 

Elle se trouve en masse crystallisée ; en masse , elle enduit la 
roche grénatique, et en crystaux elle accompagne pres- 
que toujours le Quarz , de sorte que le Quarz est sou- 
vent coloré en vert comme la Prase , ou traversé par des 
crystaux de Thallite. 

Les crystaux présentent des prismes hexaèdres , dont deux fa- 
ces sont plus larges que les autres , à sommets dièdres,., 
dont les faces reposent sur deux bords latéraux ; 

Le même prisme terminé en pyramide hexaèdre , dont les faces 
répondent aux faces du prisme; 

Le prisme tétraèdre tronqué obliquement. 



( 22 7 ) 
Le prisme tétraèdre tronqué nettement. 

Le prisme tétraèdre tronqué si court, qu'il paroît en résulter 

le cube. 
Les prismes de la Thallite d'Ekathérinebourg, que j'ai vus, 

sont d'une grandeur moyenne, jamais aussi gros que 

ceux d'Arendahl. 
Les surfaces des cryslaux sont lisses, elles ne sont striées que 

lorsque des crystaux aciculaires se trouvent aglutinés. 
D'un éclat vitreux , intérieurement plus mat , passant au 

brillant. 
La cassure me paroît feuilletée. 
La rayure donne une poussière jaunâtre , (elle est blanchâtre 

dans les crystaux de France , et jaune-verdâtre dans 

ceux de Norvège et de Suède. 
J'ai trouvé très-peu de crystaux diaphanes. 
Elle est dure , raye facilement le verre , et étincelle par le 

choc du briquet; 

Facile à casser; 

Peu pesante, pesanteur spécifique, 3,35o. Fischer ; 3,4<>o John. 

IVous devons à Descotils l'analyse de la Thallite du ci-de- 
vant Dauphiné , et à Vauquelin, celie de la Thallite 
d'Arendahl. 

Thallite d'Arendahl 

Silice 37,0 

Alumine 21,0 

Chaux i5,o 

Oxyde de fer 24,0 

Oxyde de Manganèse . . 1,0 

Perte 



de Dauphiné. 



i,5 



37,0. 
27,0. 
14,0. 
17,0. 

i,5. 

3,5. 



100,0 



100,0. 



* * 



•( aa8-) 

Nous attendons une analyse de la Thallite de Sibérie de notre 
Membre , Mons. le Dr. John. Il a trouvé dans un petit mor- 
ceau que je lui ai communiqué les mêmes parties constituan- 
tes , mais il y en avoit trop peu , pour pouvoir définir les rap- 
ports de la quantité. 

Mr. le Dr. John , actuellement Professeur à Francfort sur 
l'Oder a tenu parole et nous a donné une analyse de quelques 
crystaux qu'il avoit reçu de moi à Moscou. Voyez son ouvrage: 
CliemisclteUntersuchungen mineralischer, vegetabilischer und 
aniinalischer Substanzen. JùcvXin 1810. p. 8. 2o5. 

Cent parties de l'Epidote de Sibérie ont donné:. 

Silice 39. 

Alumine 20. 

Chaux 1 5s 

Oxyde de Manganèse i,25. 
Oxyde de fer ig,5o. 

Rali et un peu de chrome oxydé. 

La Tlwllite, Pislacite de Werner a reçu plusieurs noms ; elle- 
a été long-temps confondue avec l'actinote vitreuse ou la rayon- 
nante vitreuse {glasartiger Strahlstein de Werner) Glassy 
actinolyte de Kirwan. Lametrie l'a distinguée le premier 
sous le nom de Thallite , de dahoç, branche d'Olive, et Wer- 
ner l'a designée sous le nom de Pistache pour indiquer sa eau- 
leur verte de Pistache. C'est la Delphihite de Saussure; le 
Srhorl vert du Dauphiné de. DeLiSLE, VAkantikone d'AN- 
DRADA, V Akanlicunite ,V ArendaUle des autres, Hauy l'appelle 
Epidole, ou pierre qui a reçu un accroissement. 



( 2a 9 ) 



*«\#/\r^r A*\#\#^/^r r/#//Ai^.#i r^rr^rr^rr-j a^ r^ ax/vj j j *^#\#- ***Aa #\r *j- #\jt #vjr Àjvfv«sA^p^ A#s#>j\#\r* 



XXIX. 



ESSAIS 



tS"z/7' fej ouvrages qui nous restent des Grecs sur l'histoire 
naturelle , ^?r/r J. T. Buhle Professeur de l'Université' 
et Membre honoraire de la Société. 



PREMIER ESSAI. 

Observations critiques sur les Hues d'Aristote touchant l'Histoire 

Naturelle. 



_Lje penchant inné , qu'a l'homme , tic fixer ses regards et de 
réfléchir sur les causes et la nature de l'Univers qui l'entoure , 
avoil porté les premiers naturalistes grecs avant Arislole, à s'oc- 
cuper Lien plus de spéculations métaphysiques sur l'origine et 
la nature des êtres en général , qu à faire des recherches sur 
les objets et les phénomènes particuliers que leur offroit la na- 
ture. El parmi ceux qui s'y soûl adonnés , il n'en est quetrès- 
peu qui aient poussé leurs observations au-delà de ces ani- 
maux , dont la multiplication se présenloit journellement à 
leurs observations. Les liagmens qui nous restent des anciens 
auteurs qui eu ont parlé } nous prouvent combien ces obser- 



(a3o) 

rations étoient partielles , inexactes et insuffisantes. Les défi- 
nitions , quils donnoient des phénomènes , que des circon- 
stances particulières leur faisoient observer avec un peu plus 
de soin, leurs conjectures et leurs raisonnemens en physique 
comme en Histoire Naturelle, étoient encore pires ; même 
les plus anciens systèmes de Métaphysique parmi les Grecs , 
tant des philosophes Ioniens , jusqu'à Anaxagore , que des Ato- 
mistes : de Leucippe , de Démocrite et d'Epi cure ; comme 
aussi des naturalistes antérieurs: d'Empédocle , d'Heraclite et 
d'autres, dénotent clairement l'enfance de la Physique et de 
l'Histoire Naturelle. 

Quelque différence qu'il y eut entre tous ces systèmes , ils 
portoient tous l'empreinte d'une connoissance très-imparfaite 
de l'Histoire Naturelle , dans tous les faits qui la concernoient ., 
et l'hypothèse de la génération équivoque servoit de base -à 
toutes les définitions des phénomènes observés dans la nature. 

Cette hypothèse qui au premier abord fatisfait les esprits 
qui n'approfondissent pas , découvre en même temps l'igno- 
rance de l'observateur, et combien ses observations sont su- 
perficielles et bornées. 

On seroit tenté de croire , que les anciens Médecins de la 
Grèce ont dû travailler davantage sur l'Histoire Naturelle que 
les philosophes ; mais les écrits d'Hippocratc nous prouvent, 
qu'ils ne s appliquèrent qu'aux causes générales et extérieures 
de la santé et des maladies ; ces causes consisloient , selon eux, 
dans l'influence du climat , dans la nourriture , dans le genre 
de vie , dans la différence d'âge , de sexe et de disposition cor- 
porelle. Lorsqu'une de ces causes générales sembloit avoir nui 
à la santé ; ils la prévenoienl par un régime particulier , ou 



( $1 ) 

bien ils avoient recours à des remèdes , pour lesquels le ha- 
zard , quelquefois aussi les préjugés et la superstition , leur 
avoient inspiré quelque confiance. Ils ne soupçonnoient pas , 
ou au inoins ils ne concevoient pas très-clairement , combien 
la minéralogie , la botanique et l'histoire naturelle traitées scien- 
tifiquement , contribueroient à l'agrandissement de leur art _, 
tant dans la théorie que dans la pratique ; mais les connoissan- 
ces en minéralogie , en botanique et en histoire naturelle , telles 
que les avoient acquises les physiciens de ces temps-là, ne pou- 
voient conduire à des idées et à des vues de ce genre. L'analyse 
chimique des minéraux et des plantes , la dissection des ani- 
maux, étoient ou absolument inconnues , ou au moins des 
moyens employés trop rarement et trop imparfaitement , pour 
qu'ils pussent servir à l'avancement de l'Histoire Naturelle; 
l'étude de cette science n'étoit pas un attrait assez vif pour 
vaincre les difficultés et la répugnance qu'occasionnent cer- 
taines opérations et certaines recherches qui demandent 
en outre une multitude d'instrumens et d'appareils délicats : 
enfin la Religion défendoit même l'anatomie du corps humain. 
Les sacrifices d'animaux chez les Grecs et l'embaumement des 
corps humains, ou des animaux sacrés chez les Egyptiens , ne 
procuroient sur la structure des intestins que des connoissan- 
ces légères et relatives seulement à leur destination , mais du 
reste inutiles à la science. Us se bornoient à l'homme et à quel- 
ques espèces d'animaux. 

AristOTE , ce grand homme , que le moyen âge a déifié 
pour une Logique et une Métaphysique qui n'en valoient pas 
la peine, et que les modernes estiment trop peu , par antipa- 
thie pour nos ancêtres ; Aristote a été le premier parmi les na- 
turalistes et les philosophes de la Grèce qui ait conçu le plan 
d'une histoire naturelle arrangée systématiquement , et il l'a 



( «■& ) 

exécuté avec l'ardeur infatigable et la persévérance non inter- 
rompue qui caractérisent toutes ses recherches philosophiques 
et scientifiques. Les qualités extraordinaires , dont il étoit doué 
personnellement , la situation et les circonslances heureuses 
qui le favorisèrent , ne se sont plus trouvées réunies au même 
degré chez aucun des naturalistes des siècles suivans. Possé- 
dant les talens du plus rare génie ; une ardeur pour l'étude , 
qui n'avoit pas de bornes tant qu'il lui restoit quelque chose à 
apprendre; joignant à cela un véritable esprit systématique , il 
avoit trouvé l'occasion , dans sa première jeunesse , de se fa- 
miliariser avec la philosophie et la littérature grecque de son 
siècle et des siècles précédens. 

Pour fonder son système il examina avec sagacité les systè- 
mes philosophiques de ses prédécesseurs \ de là il traita des 
disciplines d'un Empirisme positif afin de les établir d'après 
ses principes philosophiques , soit en en tirant une partie du 
fond de ses propres connoissances , soit en formant , clas- 
sant , redressant et étendant celles qui existoient déjà. Il se 
convainquit plus vivement et plus intimement que ses prédé- 
cesseurs _, de la nécessité dune étude plus approfondie de la 
nature dans ses détails , de son histoire et des sciences natu- 
relles , pour lesquelles on avoit peu fait jusque-là ; son génie 
hardi et inventif pressentit facilement les voies et les moyens 
qui pouvoient y mener; mais c'est à la fortune qu'il doit l'a- 
vantage d'avoir pu réaliser ses pressentimens pendant les plus 
belles années de sa vie. Il fut appelé par Philippe de Macé- 
doine à l'éducation d'ALEXANDRE son fds , jeune prince dont 
les dispositions d'esprit et de corps annonçoient la grandeur 
politique à laquelle il s'est ensuite élevé comme conquérant. 
L'instituteur et l'élève éloient dignes l'un de l'autre; et de même 
que 1 histoire littéraire place Aristole au rang des plus grands 



( a33 ) 

ponseiirs et des premiers savans ; l'histoire politique placera 
toujours son élève parmi les plus grands souverains et les plus 
grands héros \ non obstant cpie le jugement de la postérité 
critique les erreurs de l'un et les extravagances de l'autre. 
Initié parARlSTOTE dans le sanctuaire des sciences , il étoit 
flatté d'être le seul qui en partageât la connoissance avec lui ; 
car Artstote n'enseigna pas publiquement son système de 
philosophie, et ne donna au public d'Athènes , après sa sépa- 
ration d'avec Alexandre , que des leçons exotériques , clans un 
style populaire. Il ne piiblra pas pendant sa vie ses écrits sur 
son système ; un hazard les a conservé ; et nous les possédons 
actuellement (i). Alexandre apprit donc à connoître l'état et 
les besoins des sciences à cette époque , et ne manqua pas , 
en montant sur le troue , de fournir à son maître d'une ma- 
nière vraiment royale , les moyens d'y remédier autant qu'il 
éloit en son pouvoir. 

L'histoire de la nature et les sciences naturelles sont des 
parties des connoissances humaines , dont la culture demande 
le concours des talens et des efforts d'un grand nombre de 



(i) On sait qu'AniSTOTE , sur ce que le Roi avoit par la suite témoigné son 
mécontentement de ce qu'il faisoit part à d'antres de sa pbilosopbie acroama tique , 
mit alors une différence entre ses leçons exotériqaes et acroamatiques. Les premières 
étoient destinées pour le public d'Athènes , et les autres pour ses disciples les plus in- 
times ; comme elles l'avoicnt été uniquement pour Alexandre tant que celui-ci fut 
son élève. Arislote sépara de la même manière tous ses écrits en exotériques (parmi 
lesquels se trouvoient particulièrement les dialogues ; qui sont tous perdus, à très- 
peu de fragmens près ) et en acroamatiques , qui renfermoient son système scien- 
tifique. Il ne publia de sou vivant que les premiers, Je parlerai plus bas de leur 
histoire, des circonstances et des événemens fortuits par lesquels ils ont été conser- 
vés. — De distributions librorum Aristotej.is in exotericos et acroamalicos ^ejusc/ue 
rationilnts cl cautis. In Aristot. opp. T. I. 107 éd. Bipont. 

3o 



c m ) 

gens habiles et laborieux ; et ce besoin subsistera tant qu'il y 
aura , dans quelles contrées que ce soit, des honimes qui les 
cultiveronl. Aristote fut oblige de faire, dans chaque règne , 
une première étude dune multitude infinie d'objets , que nous 
trouvons aujourd'hui tous décrits dans nos systèmes d histoire 
naturelle. Ce ne fut pas l'ouvrage d'un seul homme , et encore 
moins celui dune société de naturalistes , supposé qu'une sem- 
blable institution eût existé alors. Aristote et ses amis , comme 
Théophraste et d'autres , pouvoient bien entreprendre de dis- 
cerner , classer, et réunir en un système les différons maté- 
riaux, ainsi que l'a fait dans son temps le célèbre Linnée ; mais 
les premiers ne pouvoient découvrir et rassembler seuls tous 
ces matériaux. Il falloit pour cela la réunion des naturalistes 
de toutes les contrées civilisées du monde. C'est cette réunion 
qu'Alexandre-lc-Grand rendit possible , et que son instituteur 
eut le bonheur de mettre à profit. La manière dont il l'a fait 
doit encore lui mériter aujourd'hui l'admiration de tous les na- 
turalistes. On ne 2>cut méconnoitre le grand Souverain tant 
dans les ordres qu'Alexandre donna , que dans les largesses 
qu'à cet effet il lit à Aristote. Plusieurs milliers d'individus dans 
toute la Grèce , ainsi que dans la partie de l'Asie qui se lrou~ 
voit sous la domination du Roi , eurent ordre de recevoir et de 
remplir les instructions d'Aristolc ; ceux surtout qui soccu- 
poient de la chasse , de la pèche , ou qui avoient la- garde des 
troupeaux, la surveillance des parcs , des étangs , des ruchers ; 
des collections d'oiseaux etc. afin que rien de ce qui avoit rap- 
port au règne animal ne lui restât caché. Outre cela le Roi lit 
remettre au Philosophe la somme de huit cents talons , pour 
subvenir aux dépenses qu'occasioneroiçnt ses recherches (i). 

(i) Elin. Hisler. Nat. VIH, 17 AUtandro Magno Regc inflammato cujndin», 
uuoaaluitn naturas noscendi, delegata^ue caiumentatiouc Aristotcli j juuarao In 



( 235 ) 
Quel exemple tle la part du, premier protecteur des sciences,, 
pnrmi les Souverains , du premier Monarque qui porta le nom 
d'ALEXANDRE , ce nom que la Muse de l'histoire naturelle in- 
voque aussi de nos jours avec respect et reconnoissance ! 

On devoit s'attendre que les ordres du lloi scroient exécu- 
tés avec célérité et autant que .possible dans toute leur éten- 
due , par le respect et l'obéissance duc à celui dont ils éma- 
noicnt , par les moyens prodigués pour cela à Aristote , dont 
l'activité et l'ardeur pour les sciences éloient puissament exci- 
tés de la manière la plus honorable et la plus flatteuse pour lui. 
Aussi résulte-t-il clairement des ouvrages d'Aristole sur l'his- 
toire naturelle , que vu les circonstances et les siècles qui les a 
produits , ils ont parfaitement répondu à l'attente qu'on s'en 
étoit formée \ ce qui est rarement la récompense de la munifi- 
cence des souverains , dans de semblables entreprises littérai- 
res. Plus les ouvrages d'Arislote sur l'histoire naturelle ont de 
valeur réelle , même encore pour l'époque où nous sommes s 
plus on se sent pénétré d'étonncment et d'admiration pour les 
efforts et le travail de l'auteur et de ses collaborateurs , vu la 
brièveté du temps qu'ils ont employé à les composer. Pline 



Omni scientia viro , aliquot milita homiiium in lofiits Asiae Graeciacque tractu parère 
jussa , omnium quos venatus , aucupia , piscatnsque alebnnt , quibusque vivaxia 
ermenla , alvearia , piscina: , oviaria , in cura erant , ne quid usquam gontium igno- 
rarctur ab ro , quos porcoutando quinquaginta ferme voluminibus illa procclara Je 
animalibiis condidit. Albon. Deipnosopb. IX. i3. T. III. p. 474 - Cl ' - Scbweigliàuser. 
Oy.rcty.oçitt yao etlrjtpevui r"?.«fra nap' 4Xii;r<i'8(>x rov 2rayttçiTijv Xoyoç txrtetf ti;c tt((ii rr>v Çrarai/ 
içoptav. Si l'on adopte ici le 'I aient attiqrue commun , que l'on peut évaluera une 
somme ronde de 1400 Roubles , Aristote reçut du Roi la valeur de 1,1-20,000 Roubles 
Pour juger de la grandeur du cadeau , il laut considérer, que dans ce temps là l'argent 
avoit plus de valeur que de nos jours. Il ne faut pas oublier néanmoins , que le mon- 
tant de ce présent n'est rapporté que comme une tradition, et que dans le iait il u étoit 
peut-être pas a-ussi considérable. 



( 236 ) 
comprend parmi les pays clans lesquels on devoit rassembler 
les matériaux , non-seulement toule la Grèce (et probablement 
les lles'de l'Archipel , que les anciens y comprenoient toujours 
en parlant de la Grèce en général) mais aussi l'Asie; (lolius 
Asiae tractum) ainsi les ordres n'ont pu être donnés que lors- 
quAlexandre se fut rendu maître de la Grèce , et d'une partie, 
au moins assez considérable , de l'Asie; et les travaux d'Aris- 
folc , en histoire naturelle , n'ont pu certainement être entre- 
pris plutôt. Cette époque commence à la i i3 e Olympiade ; 
(328 avant J. C.) et en accordant qu'Aristole se soit occupé de 
cet ouvrage jusqu'à sa mort, arrivée dans la 3 e année de la 11 4 e 
Olympiade. (3a2 av. J. C.)il l'auroit pourtant achevé dans l'es- 
pace de sept années. 

Avec quelle ardeur doit avoir travaillé ce grand homme ! car 
nous n'avons pas encore fait mention des obstacles , que lui 
opposoient la guerre ; la difficulté d'écrire , venant de l'imper- 
fection dans l'art de l'écriture; l'ignorance de cet art de la part 
de ses aides devant aussi entraver souvent la rédaction des rap- 
ports ; enfin la rareté et la difficulté des communications et de 
la correspondance dans ces temps là , entre des contrées et des 
Ailles éloignées. 

Jl est impossible de porter un jugement direct et certain de 
l'état intérieur et du mérite des ouvrages d'Arislole sur l'histoire 
naturelle , sans s'assurer préalablement., par une saine critique, 
de l'ordre et de la véritable liaison qu'ils avoient originairement 
entre eux , de leur forme actuelle , et jusqu'à quel point ils sont 
complets ou incomplets ; enfin de toutes les données qui nous 
restent sur cela. Les travaux des savans modernes , qui jusqu'à 
cette heure se sont occupés de la littérature grecque , ont tics- 



( *% ) 
peu contribué à éclaireir et à rectifier les ouvrages d'Arislote, 
et tandis que l'on prodiguoit des notes critiques et des commen- 
taires aux plus insignilians des écrivains grecs , on négligcoil 
le plus instructif de tous. Excepté l'histoire des animaux , tous 
les ouvrages d'Arislote sur l'histoire naturelle ont éprouvé celte 
négligence. La cause en éloit probablement dans leur contenu , 
dont la discussion exigcoit une réunion de connoissances , que 
le genre et la tendance des études ordinaires rendent impos- 
sible. Tout ce que Jules César Scaliger , MAUSSAC , le 
savant Camus , et Monsieur Schneider , Professeur à Franc- 
fort sur 1 Oder et parmi les modernes le plus grand commissent- 
de l'histoire naturelle des anciens , ont écrit pour éclaireir l'his- 
toire des animaux d'AniSTOTE, quoique mérite cpie cela ait en 
soi-même, concerne cependant plutôt la critique des mots et 
le contenu particulier de cet ouvrage, que la critique histori- 
que des écrits d'ARlSTOTE sur l'histoire naturelle en général. 
Celte critique ayant été négligée jusqu'ici , il n'est pas éton- 
nant , de voir la première et la plus importante époque de 
l'histoire littéraire desdoclrir.es naturelles couverte d'obscurité, 
et de remarquer surtout, que beaucoup d'opinions fausses 
régnent à l'égard des écrits d'Arislote sur l'histoire naturelle en 
particulier, 

Comme éditeur des œuvres d'Arislote j'ai eu occasion d'e- 
xaminer plus particulièrement cette matière ; mais comme no- 
vice en histoire naturelle , je ne crois pouvoir mieux répon- 
dre à la confiance dont m'a honoré la société , en m'admettant 
au nombre de ses membres , qu'en lui présentant mes essais 
sur le plus ancien des naturalistes. 

L'état et l'ordre actuel, dans lesquels se trouvent aujourd'hui 
non-seulement les livres d'Arislote sur l'histoire naturelle. mais 



( a38 ) 

en général toutes ses œuvres „ vient de la singulière destinée 
que celles-ci eurent anciennement; il faut connoitre et aprécier 
cette destinée , polir l'expliquer , et pour pouvoir rectifier les 
les erreurs et les fautes qui s'y trouvent. J'ai déjà rapporté que 
ce Philosophe avoit bien achevé pendant sa vie , mais pas pu- 
blié ses œuvres d'après un système scientifique. C'est pour cela 
que l'Ecole , dite Aristotélique, se dispersa presqti'entièrcment 
après la mort de son fondateur et de ses plus intimes disciples ; 
ou au-moins ne se conserva que parmi un petit nombre de Pc- 
ripatéticiens , plutôt par la forme que par le fait et sur la tra- 
dition du système d'Aristote ; parce que les sources originales , 
dans lesquelles on auroit pu puiser la connoissance de ce sys- 
tème , se trouvoient perdues. Cependant cet incident , qui en- 
traine ordinairement après lui l'anéantissement total des pro- 
ductions littéraires , ce qui arriva souvent dans l'antiquité , pro- 
duisit précisément le contraire à l'égard des ouvrages d'Aris- 
tote ; ce fut à la vérité plutôt par une faveur du sort , que par 
l'incident même. 

Après la mort d'Aristote , son disciple et son favori Théo- 
phraste d'Erese , hérita de sa bibliothèque et aussi de ses ma- 
nuscrits. Celui-ci les légua à un de ses propres disciples Ne- 
leus de Scepsis ; après quoi ils passèrent entre les mains d'hé- 
ritiers ignorans. Ceux-ci ne connoissoient pas la valeur réelle 
de la bibliothèque et encore moins celle des manuscrits d'Aris- 
tote. Ils en avoient cependant conçu une idée vague et su- 
perficielle , soit quelle leur ait été transmise par le dona- 
teur , ou par ouï-dire. Ils craignirent, que le lloi Atlalus 
de Pergame , qui dans ce temps rassembloit avec beaucoup 
d'ardeur une grande bibliothèque , à L'exemple des Plolomées 
à Alexandrie , ne leur ôta la leur , soit par la force, ou sans 
indemnité f parce que la ville de Scepsis étoit sous sa domi- 



(a3 9 ) 

nation : ils la cachèrent , et mirent entre antres les écrits d'A- 
ristolc clans une cave, ou ils restèrent long-temps , et où , d'a- 
près le dire des anciens, ils souffrirent beaucoup de l'humidité 
et des vers. Ces manuscrits précieux n'auraient peut-être jamais 
paru au jour , si un autre amateur de livres , un certain Apel- 
licon de Teos , en ayant eu connoissanec ne les eût acheté 
des héritiers et ne les eût fait transporter à Athènes. Cet Ap- 
pcllieon , plus savant et meilleur connoisscur, que les précé- 
dons propriétaires , fit transcrire les œuvres d'Aristote , et eut 
la singulière fantaisie d'en remplir lui-même les lacunes 
aussi bien qu'il lui fut possible. A la conquête d'Athènes par 
Sulla (Olymp. 173 ^ 4) > ' a bibliothèque d'Apellicon fut trans- 
portée à Home ; là un certain Tyraunion , Savant grec et af- 
franchi de Luculle, obtint les manuscrits d'Aristote du biblio- 
thécaire de Sulla 5 il les communiqua à Andronique de Rho- 
des, qui les classifia à volonté et d'après ses idées , et en fit 
faire un grand nombre de copies , mais très-fautives , à ce 
qxie disent les anciens. Cicéron eut connoissance et fit même 
usage de quelques livres épars d'Aristote. Une collection 
complète de ses œuvres fut mise dans le même temps dans 
la bibliothèque d'Alexandrie. 

Si l'on considère ces evénemens, et les circonstances , dans 
lesquelles se trouvèrent les écrits d'Aristote , tant pendant la 
vie qu'après la mort de leur auteur , on concevra facilement 
l'étal de confusion et de désordre, dans lequel ils se trouvent 
encore en partie de nos jours \ car dans le moyen âge , oh on 
lisoit beaucoup Arislote , on s'appliquoit peu à la critique , 
et les savans modernes le lisent trop peu aujourd'hui. On peut 
expliquer de la nièmo manière les rapports contradictoires , 
que l'on trouve dans les auteurs anciens tant sur les ouvra- 



( 2 f<> ) 
ges, qui nous restent d'Aristote, que sur ceux que l'on croit 
perdus., ou qui le sont en effet. Comme les manuscrits d'Ari- 
stote sont tombes entre les mains d'héritiers ignorans et en- 
suite entre celles des copistes: on ne savoit souvent pas dis- 
cerner ceux cjïii Irailoient du même sujet ; on sépara souvent 
des livres , que d'après les indications précises de l'auteur , et 
d'après leur contenu s on auroit dû réunir ; et on réunit au 
contraire des livres, qui n'avoient entre eux aucune liaison , 
comme par exemple dans la dite Métaphysique d'Aristote. Les 
anciens n'étoient d'ailleurs pas aussi précis , que le sont les 
modernes, dans les titres à donner à leurs ouvrages. Arislole 
lui-même rapporte par fois le même ouvrage sous difïérens ti- 
tres. Certains livres n'en avoient même pas du tout ; les co- 
pistes et les commentateurs leur en ont donné à leur gré. 
C'est pourquoi les listes., que nous donnent Diogène Lacrce 
(v. 10), un autre Grec (i) anonyme, et un Arabe (2), des œuvres 
complètes d'Aristote , ne cadrent nullement ensemble ; et leurs 
rapports approchent quelquefois même du ridicule. Suivant 
Diogène , Arislote auroit écrit 4°° ouvrages différons ; dont 
par conséquent le plus grand nombre seroit perdu pour nous. 
Le nombre de ceux qui nous restent , néanmoins est si considé- 
rable , que l'on a tout lieu de s'en étonner ; en considérant 
sur tout la concision du style , et la richesse du contenu. 
Mais il est notoire, que dans les catalogues ci-dessus , main- 
tes parties d'un même ouvrage , et même une seule partie 
de tel ou tel ouvrage, ont reçus d'autres litres, et ont été re- 
gardés comme des ouvrages difïérens. 

(1) A.egidius Ménage a fait imprimer nette liste dans se» Obsérvationes ad Diog, 
Lan 1. ]>. 201. 

(•2) Dans lu bibliothèque ils l'Escurial à Madrid se trouve nn manuscrit arabe , sous 
le titre: Arabica phUosophorum bibliotheca } dans lequel on voit aussi une liste des 
ouvrages d'Anatole, en arabe et eu latin, v. Casiri bibliotbeca Arabico liispana. 
T. 1. p. 3oG. 



( 2-4i ) 

Qu'il me soit permis d'après ces observations générales, de 
passer à la critique de l'état actuel des ouvrages d'Aï istole sur 
l'histoire naturelle seulement. On y voit encore régner au- 
jourd'hui le désordre et la confusion. Si l'illustre Soeiélé ap- 
prouve ces essais , je m'occuperai dans un autre mémoire , 
à rétablir l'ordre véritable , d'après le contenu des ouvrages 
même , et àéclaircir davantage leur contenu en général. Mais 
il est nécessaire de montrer auparavant , que nous possédons 
encore aujourd'hui le plus grand nombre des livres, qu'An s- 
tole a écrits sur l'histoire naturelle, et que nous n'avons perdu 
qu'une couple de petits ouvrages insignilians : et c'est à quoi 
je me bornerai pour le moment. 

Pline l'ancien (i) rapporte, qu'Aristote a écrit environ 5o vo- 
lumes sur les animaux (quinquaginta ferme volumina illa prœ- 
clara de animalibus conclidit Aristoteles). Antigonc de Caryste 
au contraire en compte environ 70 sur la même matière ; ainsi 
ces deux auteurs diffèrent déjà considérablement l'un de l'autre; 
et ni Hardouin , le célèbre éditeur de Pline, ni Jean Beclv- 
mann , mon savant ami , et mon ci-devant Collègue à Gœt- 
tingue , (2) n'ont expliqué cette différence. Mais comme on 
entend ordinairement sous le nom d'hisloire des animaux l'his- 
toria animalium , qui ne comprend que neuf livres , ou dix , 
d'après la classification de Theodorus de Gaza , la contra- 
diction , qui semble exister entre le nombre actuel des ouvra- 
ges et les rapports de Pline et d'Antigone , paroit devenir 
d'autant plus grande ; cVst ce qui donne lieu à cette plainte si 
fréquente , qu'un grand nombre des livres d'Aristote sur l'his- 
toire naturelle ont été perdus. 



(1) Hist. Nat. Vin, iG. 

(2) Hist. œirabil. cap. 56. éd. Beckmann. 

3i 



( ^ ) 

II suffit néanmoins d'expliquer et déjuger avec exactitude les 
passages de Pline et d'Antigone , et de connoitre dans leur liai- 
son primitive les ouvrages qui nous restent d'Aristolc ; alors 
la contradiction apparente dîsparoitra en grande partie , et l'on 
verra que cependant, malgré les lacunes et malgré tout ce 
qui manque , les ouvrages principaux ne sont pas perdus. 

Aristote lui-même ne considéroit pas du tout ses livres de 
historia animalium comme un tout absolu et parfait par lui- 
même ; mais ces livres n'étoient qu'une partie d'un tout , dans 
laquelle il traitoit de l'extérieur des animaux , s'il m'est permis 
de m'exprimer ainsi , ce qui faille sujet de Y historia anima- 
lium j leur analomie , leur physiologie , éloient la matière du 
reste de ses livres sur l'histoire naturelle. — Ainsi les ouvrages 
d'Aristote sur l'histoire uaturelle sont : 

a. De historia animalium lihri X. 

h. De partibus animalium libri IV. 

c. De anima libri III. 

d. De generatione animalium libri V. 

e. Parva Naturalia libri XI. 

f. Anatomica libri VIII. 

g. De animalibus composilis liber I. 
h. Ilèçl 0/jçt'cov fde feris) lib. I. 

i De animalibus l'abuiosis lib. I. (i). 

En additionnant le nombre de ces livres, il s'en trouve 4\ > ce 
qui s accorde presque avec les Ç)o livres , qu'Aristote doit avoir 
écrits suivant Pline. — Il faut observer aussi , que Pline dit: 
quinquaginta ferme volumina ; aussi le nombre n'en est pas 
fixé précisément; eu outre il dit %>olumna et non libri ni 

(i) Je ne cilc point les livres (ju'ou a reconnu être faux. 



( =43 ) 

opéra • et que sous le nom de volumina on peut entendre 
les volumes des Manuscrits , ou un seul ouvrage pouvoit for- 
mer plusieurs volumes ; enfin que Pline fait mention de volu- 
mina de animalibus 9 qu'ainsi il ne borne pas sa citation aux 10 
livres, que nous connoissons aujourd'hui dehistoria animalium ; 
mais qu'il l'elend à tous les ouvrages d'Arislole de animal/bus 
(des animaux en général). On peut en dire autant de la citation 
d'Antigone ; celui-ci dit: e%e§o.V i/Utlo^/j^ovra, presque 70; 
ainsi i! n'en détermine pas le nombre piécis, et il entend 
également les animaux en général, intçl &àv.) Que l'on ajoute 
à cela la confusion , qui régnoit dans la division des livres : 
confusion , qui provenoit du sort qu'avoient éprouvés les ma- 
nuscrits cl' Arislote ; les difîérens titres que , dans l'antiquité, 
on donnoit à un seul et même livre faisoient supposer plu- 
sieurs ouvrages difterens ; et rien ne sera plus facile que de 
concilier les citations de Pline et d'Antigone avec le nombre 
des ouvrages sur l'histoire naturelle attribués de nos jours à 
Aristote ; et il ne sera plus nécessaire de se plaindre d'une perte 
qui n'est pas aussi considérable qu'on le croyoit , ni de vouloir 
corriger comme une fausse manière de lire lespassages de Pline 
et d'Antigone afin de se consoler de la perte supposée. 

Parmi les ouvrages d'Aristote sur l'histoire naturelle , qui 
sont rapportés ci-dessus , il n'y a de perdu que 1. l'ouvrage 
dit : Ânatomiea. 2. le livre de animalibus composais , et 3. le 
livre de animalibus ferais. 

Le titre du premier en explique suffisamment le contenu. 
Ce n'est que sur le contenu des deux autres , que j'ai quelque s 
observations à faire. Que pouvoit entendre Aristote sous le nom 
d'animaux composés , (animalia composita J ? Tous les ani- 
maux sont dans le tait des êtres composés par rapport à leur 



( =44 ) 

organisation ; il faut donc qu'il ait voulu parler d'une espèce 
particulière d'animaux , et qu'ilàit attaché une idée différente 
à ce qu'il nomme animaux composes. 11 me paroit vraisem- 
blable que dans le livre de a imalibus compositis il ne par- 
loit pas d'animaux véritablement v'.var.s , mais de ces composi- 
tions animales , fruits de l'imagination des anciens poètes. 
C'est à ces compositions animales, véritables sujets de l'art et 
de la poésie, qu'appartiennent par exemple les Centanrèfr, 
la Chimère ,1e Dragon qui gardoit le .jardin des Hespérides , 
Cerbère et beaucoup de Divinités Egyptiennes , qui éfoient 
parfois de vraies monstruosités. Parmi les ouvrages d'Aristole 
qui sont perdus , il est l'ait mention d'un livre intitulé de ani- 
malibus fabuîosis (m-çi jL<vdoloyoi>fnv(oi> £'oon>) , qui n'en feroit 
peut-être qu'un avec celui dont il est parlé sous le titre de 
animalibus compositis. Ainsi l'histoire naturelle proprement 
dite , n'a rien perdu à cet ouvrage que l'on ne doit regretter 
que par rapport aux connoissances sur la Mythologie ancienne. 

Le livre de animalibus feris (nsçi 0>iqimi) appartient à la 
même classe. Le livre est cité par Eratosthène dans ses Cata- 
stérismes cap. 4'- ^ et ancien Géographe et Astronome grec 
remarque en même temps qu'Aristote raconte dans ce livre , 
qu'Apollon avoit condamné les corbeaux , pour une Taule 
qu'ils avoient commise , à ne pas oser boire pendant les plus 
grandes chaleurs de l'été, et «pie c'etoit pour cela , que ces 
oiseaux maigrissoient et devenoient malades «le soif. Je ne sus 
comment, et si effectivement celle vieille Table loin liant les 
corbeaux doit son origine à un Tait d'histoire naturelle , mais la 
Table en elle-même , s'il est vrai qu'Aristote la rapporte, 
est très-remarquable, parce qu'elle sert à déterminer, en 
général, le contenu et l'ouvrage. Monsieur le professeur Schau- 
bach de Meiuungcn , dernier éditeur du livre des Catastcrismes 



( ^4 r > ) 

cVKrafoslliène , croit , que sous le nom de l'ouvrage -tsçi Oi,oirov 
on doit entendre VhistGf-ia animoliuni ci' A rislote. Mais ce sa- 
vant s'est trompé en cela ; car tout Grec , qui auroil voulu 
citer cel ouvrage , l'auroit certainement fait sous lé titre le plus 
connu dé niçt Çtauv Ou yreçt Çaav igontag, et non point par un 
titre peu usité et d'ailleurs partiel , car 0r)ç>ia Signifiait chez les 
grecs', animaux sauvages seulement. En outre il ne se trouve 
rien dans aucun des ouvrages qui nous restent d'Aristote sur 
l'iusîoire naturelle , qui ait rapport à la fable dû corbeau qui 
cependant est citée par Eratosthènc comme tirée du livre ntçi 
Qtweetv. 

Le célèbre Monsieur Heyne y adonné une autre explication 
dans son Epîstola ad Seluiubaehium , qui < st mise en tète de 
l'édition d'Eratosthène . et qui contient des éclaireissetnens 
très-instructifs sur cet auteur. Selon ses conjectures Aristote 
ariroit traité des animaux venimeux (de venenatis besliis), dans 
son livre xtni Q>]qimv- Mr. Heyne a probablement tire celte ex- 
plication de la Bibliotheca graeca de J. Alb. Fabricius , où on 
la trouve déjà au chapitre des écrits dAristote. Mais ou ne peut 
également l'établir sur des preuves certaines ; il y en a au 
contraire de décisives contre elle. Premièrement 0,jOicc tout 
simplement, ne sont pas en grec des animaux v nimeur , mais 
des bêtes sauvages en général' et Aristote dais son bistoria 
aniinalium a décrit les animaux venimeux en meinë temps que 
les animaux sauvages 5 ainsi on ne voit pas pourquoi il aiirôil 
consacré un autre ouvrage aux animaux sauvages , ou aux ani- 
maux venimeux, en particulier! Secondement les Corbeaux ne 
sont pas des animaux venimeux, quoique l'bonnn" n > pu issè 
manger leur chair ; comment se peut-il doue eue la fable 
ci-dessus se trouve dans un ouvrage d'Arislote sur les animaux 
venimeux? 



( 46 ) 
Je prens la liberté de produire une aulre conjecture sur 
cet ouvrage perdu ntçt (Ji^iav. Je crois qu'il trailoit des 
constellations , que les anciens Astronomes , et aussi les mo- 
dernes, ont coutume de représenter par des ligures d'animaux. 
C'est de là que vient le mot Zodiaque et que nous disons 
encore la grande et la petite ourse ; et puisque l'imagination 
des poètes leur représentoit ces animaux comme existans réel- 
lement au cielj ils leur attribuoient aussi une influence et des 
effets extraordinaires et analogues à la nature de ceux auxquels 
les constellations se rapportoient. C'est pourquoi on leur donnoit 
de préférence le nom de Monstres animaux , Oyçicc. Le poète 
grec Aratlts qui, dans ses phaenomenis et ses Diosemeis, décrit 
le ciel étoile des anciens, nomme en général les constellations 
OtjQia et les commentateurs grecs d'Aratus leur do, ment le 
même nom. Une de ces constellations porte même de préfé- 
rence le nom de &gç. — Arislote a donc décrit dans ce livre les 
animaux astronomiques , comme dans le précédent il avoit dé- 
crit les animaux mythologiques. Ceci explique aussi pourquoi 
Eratoslhène , dans sa description des constellations, (des 
catasterismes ) cite le livre d'Aristole. Cela explique même 
comment Aristole en est venu à la fable du corbeau ; car le 
corbeau (corvus) est une des constellations de l'hémisphère mé- 
ridional , près de la queue du serpent. Son admission parmi 
les constellations devoit avoir pour base une fable qu'Ovide 
et les autres Mythologues anciens ont oublié de rapporter. 
Du reste on peut conclure de ceci que la perte de ce livre n'est 
d'aucune importance pour la connoissance de l'histoire natu- 
relle des anciens ; mais on doit la regretter par rapport aux 
Mythes astronomiques. 



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XXXV. 

Seconde JSote de quelques plantes qui croissent aux en- 
virons de Gorenki, et qui ny ont point encore été ob- 
servées , par le Dr. Londes. 

Schœnus albus. Culmo subtriquetro folioso, floribus fascicu- 
latis , foliis setaceis L. Habitat in paludibus turfosis. 

Drosera longifulia. Scapis radicatis , foliis ovali oblongis. 
L. Habitat in locis nliginosis. 

Carex filiformis. Spica mascula oblonga , fœmineis sessilibus 
oblongis : inferiore folio proprio breviore. 

Carex ebordorhiza. 

Linnœa borealis. Floribus geminatis. Habitat in sylvis acero- 
sis , sterilibus. 

Poa sudetica. Panicula erecto-patente , spiculis trifloris gla- 
berrimis mucronatis , culmo c-recto compresso, vaginis 
foliorum Iaxis ancipitibus. H^ENKE sudet. p. 120. 

Poa nemoralis. Panicula atténuai a , spiculis subbifloris mu- 
cronatis scabris , culmo incurvo. 

Cardamine impatiens. Foliis pinnatis incisis stipulatis , flori- 
bus apetalis. L, 



( 248) 

Habitai in nemoribus. 

Milium effusum. Floribus paniculatis dispermis muticis. 
Habitat in nemoribus umbrosis. 

Stellcn ia gîauca. Caule tetragono erecto , foliis lineari lance- 

olatis integerrimis , floribus subpaniculatis , pctalis bi- 
partitis calyce majoribus. 

Cymbidium cordatum sive Qphrys Cordata L. Bulbo fibroso , 
caule biiblio , foliis cordalis. 

Veronica austriaca», racemis lateralibus , foliis lineari-lancco- 
latis pinnato-dentalis , calycibus inœqualibus. 
Habitat in pratis. 



( *-fo ) 



XXKVI. 

EXTRAITS. 

1VL ONSIEFR le Docteur F. Fischer a présenté à la Société 
Physico-Médicale un mémoire sur les fleurs de plusieurs plan- 
tes de la famille des amomées cpii ont fleuri dans le jardin 
botanique de Gorenkij, comparées à celles des familles voisi- 
nes. Il y explique , que, parmi les Amomées , le seul balisier 
{Canna) a une étamine épigyne ou presque épigyne ; cpie le 
reste de celles qu'il a examinées , ont l' étamine parfaitement 
périgyue ; que le balisier présente encore une particularité 
par une espèce de gynandrie imparfaite qu'offrent ses fleurs , 
la. base du filet étant étroitement unie à celle du style; que les 
autres plantes de cette famille présentent une fausse gy- 
nandrie , parce que i°. le slyle passe par le milieu de l'anthère; 
qu'il est 2° toujours et dans toute sa longueur rapproché de 
ce côté du tube du périgone qui , en haut, porte 1 étamine , 
où on observe souvent qu'il y a un enfoncement longitudinal 
dans celte partie ctu tube (i) ; que 3°. on remarque en plusieurs 
cas [Hedychium , hœnipfc-ria , Ainomum Zingiber et Zerum- 
bet)que le style , au lieu d'être libre dans les premiers , est 
engagé ou engaîné , dans toute la longueur du tube du péri- 
gone , dans un tuyau particulier , situé toujours sous 1 eta- 
mine , et séparé du tuyau ordinaire de tout tube d'un périgone 
quelconque , par une cloison , fendue obliquement dans toute 



(l) [Globba nu/ans, Gl. marantina , Amomum exscapvm.) 

.33 



( a5o ) 
là longueur de ce lube ; le style cependant n'adhère nulle part 
à ce tuyau, et sa base est, dans tous les cas, insérée la- 
téralement dans le sommet de l'ovaire; une ou deux glandes 
nectarifères (véritables nectaires) occupent le reste du sommet; 
il n'en est excepté que derechef le balisier dans la fleur 
duquel il s'écoule du nectar de toute la base de l'intérieur 
du tube , à la manière de l'Helironia et du Sîrélitzia. Il re- 
marque en même temps , que dans la famille des bananiers 
on pouvoit déjà observer le commencement d'un pareil arran- 
gement des organes de la génération , surtout dans les fleurs 
de l'Helironia et du Sirélitzia , dont les étamines sont péri- 
gynes ; moins dans le véritable bananier , qui a les étamines 
pour l'ordinaire épigynes. Il semble croire que les glandes 
au sommet de l'ovaire des amomées , soient des étamines 
régulièrement avortées (comme il fait remarquer dans la même 
famille un pareil avortement régulier et caractéristique, dans 
l'anthère du canna qui , au lieu d'être biloculaire comme dans 
les autres , n'est qu'uniloculaire , l'autre loge étant avortée et 
changée en lanière pétaloide ; comme l'on observe de même 
de tels avortemens réguliers dans la sauge , le cunila , le 
diosma etc.) que les proportions ternaires , qui sont presque 
toujours le caractère des monocotylédons , ainsi rétablies , 
rendent l'afîinité des amomées avec les iridées d'autant plus 
frappante , que de l'autre côté , par un avortement sem- 
blable , regardant la petite division intérieure du périgone 
(faux nectaire) dans le Heliconia et le Strélitzia comme la par- 
tie avortée , il se formerait un passage aux autres Liliacées , 
occasionné peut-être par le Ravenala. Il rapproche encore les 
véritables amomées des orchidées par une comparaison de la 
forme de leurs périgones. 



( A ) 

Il a proposé à la même société son idée sur la description 
méthodique des plantes, dont le Lut est de les décrire d'une 
manière plus naturelle. Il désire qu'on ait plus d'égards aux. 
phénomènes de la métamorphose de ces êtres organisés , et 
que la description soit conforme à leur série ; de sorte que 
d'un côté l'ordre du développement des organes , de l'autre , 
en cas que le premier ne fût pas suffisant, l'importance des 
organes fixer oit l'arrangement des parties dans la description. 
Voici l'ordre qu'il souhaite être adopté préalablement : 

Embryon , péri sperme , enveloppes de la semence, con- 
sidérations générales sur la semence, germination ; racine ^ 
tronc et branches ; formation , organisation et développement 
des gemmes ; feuilles, inflorescence; réceptacle de la fleur et 
ce qui y est relatif ; pistil , étamines, périgones. Considéra- 
tions sur la fleur. Formation du fruit et des semences ; or- 
ganisation et phénomènes du fruit en maturité. — Coup d'eeil 
général ; changemens de l'organisme du végétal après sa fruc- 
tification , qui enfin déterminent sa fin et sa durée ; rap- 
ports géographiques , affinités de la plante. Des considéra- 
tions sur ce que la plante offre de remarquable à l'homme , 
par ses rapports extérieurs , en fmiroient la description. 

Après avoir détaillé tous ces points , il promet des échan- 
tillons , comme il les désire , et il remarque que Mr. Labil- 
lardière doit avoir été guidé par une semblable idée dans la 
description du fruit de l'areng à sucre. 



* * 



( 2^2 ) 



XXXVII. 

Notice sur les découvertes en histoire naturelle faites pen- 
dant le voyage du Capitaine Baudin. 

Il n'y a pas de voyage qui ait enrichi au même degré les sci- 
ences naturelles que le dernier voyage du. Capitaine Baudin â 
la nouvelle Hollande. De tons les artistes qui ont accompagné 
cette expédition il n'est resté que Pérou , Médecin haltile , Na- 
turaliste distingué, Petit et Lesueur , peintres. Le Journal de 
Peron (mort depuis) contient 2000 descriptions détaillées d'ani- 
maux que l'on n'a pu conserver , tels que mollusques et autres. 

Le tableau suivant présente le résultat de la collection ap- 
portée. 

Fspècos. Espèces. Total. 

connues, nonvelk-s. des Individus. 

Mammifères 68. 3'i. \nl{. 

Oiseaux 288. inconnues. 8<)5. 

Quadrupèdes-Ovipares . 90. /jS. i;5. 

Bipèdes-Ovipares . 3. 2. n. 

Beptiles 36. 26. 4°« 

Poissons 33o. iojj. 58g. 

Crustacés 114. 109. 38o. 

Araclino'ides 3ç). 7.5. 76. 

Insectes io r >4- 8bo. 4 <Ç! 4 » 

Vers 34. 28. 3«»4. 

Mollusques .... 180. 170. 35o. 

Ecliinodermes .... ioj. 71. 5i)i. 

Testac .... ti 32. 54^. 60,000. 

Zoopliytes 333. iyr. b-ti. 

Peintures et 

Dessins zoologiques. . • 980. 



(a53) 

XXXVIII. 

EXPOSITION 

D'expériences galvaniques et d'électricité , faites sur la ri- 
vière de 3Ioscou , près de Crimskoj-brod , par Mr. Profes- 
seur et Chevalier SrRACHOW. — Rapportée par son élève 
Kachansky. 



JVlR. de Strachow, avec quelques-uns de ses élèves , a arrangé 
l'appareil galvanique de la manière suivante. Par un beau jour, 
à 4 heures de l'après-dîner , il fil mettre sur chaque côté de la 
rivière à dix sajènes du pont , une tahle d'un bois sec sur la- 
quelle on avoit établi des colonnes de Voila , construites de pe- 
tites plaques de zinc et de cuivre de la grandeur d'une pièce de 
deux sous, ou de petits disques d'un pouce 5 lignes de diamètre. 
Les deux colonnes étoient jointes par un conducteur arqué de 
cuivre. A l'extrémité dune des colonnes étoit un autre conduc- 
teur de cuivre , auquel on avoit attaché un fil de fer , qui 
étoit conduit sur les balustrades du pont à l'autre bord de la 
rivière , à la distance de 100 sajènes. (Il faut remarquer ici (pie 
la balustrade du pont étoit peinte dune couleur à l'hu, le, ce 
qu'isoloit le fil de fer.) Ce bout de la chaîne fut mis dans iri 
petit vase rempli d'eau saturée de sel ammoniac, et placé do 
même sur une table bien sache cl bien isolée. 



( 2 54) 

La demi-chaîne galvanique éloil ainsi disposée de la manière 
la plus exacte ; mais connue il falloii compléter la chaîne tout 
entière , par le moyen de la rivière , on a mis l'autre colonne 
en contact avec l'eau par un fil de fer de la longueur de 6 à 7 
saiènes , isolé depuis la table jusqu'à l'eau par des bâtons de 
bois sec , placés à cet usage. On a fait de même de l'autre côté 
de la rivière pour achever la chaîne, qui aboutissent dans un 
autre vase , rempli également d'une solution d'ammoniac et 
placé sur la même table , à côté du premier. 

Après avoir achevé ces préparatifs on commença les expé- 
riences : si on mettoit une main dans chaque vase on éprou- 
voit des petites commotions galvaniques . semblables à celles 
d<- l'électricité. — La matière galvanique , pour se faire sentir , 
passoit donc d'un côté par le fil de fer isolé par la balustrade 
du pont , et de l'autre côté elle traversait l'eau de la rivière 
dans un espace d'environ 70 sajènes. 

Il est arrivé un incident assez remarquable : on éprouvoit 
les mêmes coups , quoiqu'un peu moins sensibles, en plaçant 
le doigt dans le vase ou aboulissoit le conducteur placé hors 
de l'eau , sans compléter la chaîne par l'autre main ; mais l'ex- 
périence étoit sans aucun effet , si l'on enfonçoit le doigt dans 
l'autre vase qui sonlenoit la réunion de la chaîne par la rivière. 
Tous les élèves présens ont éprouvé la même chose en répétant 
cette expérience. Nous fûmes bien embarrassés d'en trouver la 
cause \ mais Mr. le Professeur eut la bonté de nous expliquer 
ce phénomène ; et nous trouvâmes en effet , que le sable du 
bord , qui éloil humide, servoit de conducteur à la matière gal- 
vanique ; et il nous observa que nos mains, étant amollies 
par le sel ammoniac , éloienl assez sensibles pour éprouver l'ef- 
fet de la matière émanée. 



( 2 55 ) 
Une chose qui constate cette observation , c'est que les cu- 
rieux , dont il y avoit un grand nombre , qui toueboient par 
curiosité la chaîne du pont , s. ntoient le même effet et pro- 
nonçoient là-dessus d'une manière singulière en se disant mu- 
tuellement : « n'y touchez pas , cela vous brûle , comme de la 
» poudre. » 

Les effets sur les animaux , furent très-remarquables. Mr. le 
Professeur , après avoir fait préparer un crapaud , arma de 
cuivre le nerf crural et toucha ensuite avec la chaîne de zink les 
muscles dénués d'épiderme ce qui produisit des convulsions 
épouvantables. 

Mr. le Professeur désirant nous démontrer aussi les effets 
du fluide galvanique sur la nature végétale , avoit fait apporter 
un pot de sensitive. Il plaça la barre de cuivre en contacte avec 
la tige et toucha la feuille avec le fil de fer ; la contraction eut 
lieu à l'instant , mais, étant encore incertain sur le véritable 
agent de ce mouvement , il voulut réitérer la même expérience, 
lorsque le ciel s'obscurcit et rendit impossible la continuation 
de nos recherches. Il faut observer, que la contraction n'avoit 
lieu qu'a la feuille touchée, de sorte qu'on ne put pas dire pré- 
cisément si c'étoit l'action du toucher, ou celle du fluide galva- 
nique , qui produisit ce phénomène. 

Après avoir fini ces expériences et les circonstances ne permet- 
tant plus la continuation de nos recherches ; Mr. le Professeur 
voulut encore nous démontrer le pouvoir extensif de l'électri- 
cité par le moyen de la rivière ; il fit remplacer les colonnes par 
la machine électrique portative. La chaîne resta toujours la 
même, et les bouts de celte chaîne éloient mis en contact avec 
les parois intérieures et extérieures de la bouteille de Leyde. 



( àS6 ) 

Mr. le Professeur après avoir fait faire dix tours à la ma- 
chine \oiilut éprouver le coup électrique à la même place, 
pour pouvoir juger de la force du fluide , quand la grande 
chaîne seroit complétée. Puis on a encore tourné la machine 
autant de fois , et on éprouva le coup de l'autre coté de la ri- 
vière. Ce coup étoit moins sensihle que le premier , mais il 
faut remarquer que le fluide électrique, pour compléter la 
chaîne , travers oit l'eau d'environ 70 sajènes. 

Tous les élèves présents avoient un grand plaisir à répéter 
ces expériences , en prolongeant la chaîne avec leurs mains ; 
et tandis que les passants, attirés par la curiosité, éprouvoient 
aussi ces coups, qui leur paroissoient fort singuliers, Mr. le 
Professeur finit ses observations sur les propriétés du fluide 
électrique. 



\ 



( a 5 7 ) 



TABLE SYSTÉMATIQUE 

DES MÉMOIRES 

contenus dans ce premier volume. 



HISTOIRE LITTERAIRE 

de l'Histoire JVaturelIe. 

Essai sur les ouvrages qui nous restent des Grecs sur l'histoire 
naturelle. 

Premier Essai. Observations critiques sur les livres cl'Aris- 
lote touchant l'Histoire naturelle par le Professeur J.T. 
BUHLE. pag. 229. 

I. ZOOLOGIE. 

a. Zoognosie. 
Avantages qu'a produit l'expédition du Cap. Baudin pour l'his- 
toire naturelle, p. 2 52. 

1 . Tétrapodologie. 

Nouvelles espèces d'animaux qui se trouvent au Muséum de 
l'Université Impériale par le Professeur et Directeur 
G. Fischer, p. 9. 

Observations sur un Chat-Martre, par le Conseiller d'Etal Nie. 

de VSEVOLOJSKY p. 2I r |. 

33 



( a58 ) 

2. Ornithologie. 

Sur le choucas à collier de la Russie par le Prof, et Directeur 
G. Fischer, p. i. 

3. Ichthyologie. 

Lettres du Dr. Tilesius au Prof. GoLDBACH. p. 8a. 

4- Entomologie. 
THUNBERGII , Casp. Pet. Lucani Monographia p, i5o. 

Description de dix Insectes de la Russie méridionale par le 
Conseiller aulique et Chevalier de Steven. p. 174. 

Observation d'un nouveau genre de diptères du Caucase par le 
Prof, et Dir, G. Fischer, p. 184. 

b. Zootomie. 

Description de deux nouveaux instrument utiles dans la prati- 
que de l'Analomie humaine et comparée, par le Prof, et 
Dir. G. Fischer, p. 53. 

c. Art vétérinaire. 
Observation sur l'Epizootie de Moscou du printemps de i8o5 
par Théobald Renner, Vétérinaire , Professeur de l'Uni- 
versité p. 43' 

II. P H Y T O L O G I E. 

a. Pliyiogiiusits. 
Description de deux nouveaux genre de plantes par le Prof, et 

Chevalier. Fr. de Stephan p. 88. 
Sur les genres, Salsola , Anabasis, Polyrnemum par le Baron 

MARSCHAL de BlEBERSTEIN. p. q5. 
Observations sur une graine reçue sous le nom d'Elœoden- 

dron argan , par le Dr. Fr. FlSCHER. p. \\. 
Description d'une nouvelle espèce SElymus , par le même. 

p. i5. 



( 2 5 9 ) 

Sur les fruits de Poihos par le même } p. 27. 

Description de l'arum séguinum par le même. p. 180. 

Napoleonœa Imperialis de PalisSOT de BEAUVOIS extrait par 
le même p. 65. 

Sur les fleurs d'Amomées etc. par le même extrait, p. 284. 

Redoffsky sur quelques plantes de Sibérie , extrait de la cor- 
respondance, p. 67. 

Description d'une nouvelle espèce de scandix, scandix falcala, 
par le Dr. Londes. p. 3r. 

Flora Gorinkensis , annoncé par le même. p. 85 et 247. 

b. Phjtotomie. 

Observations sur les rapports des bananiers avec les palmiers 
par Alexis de Perofsky. p 16. 

Notice sur les nectaires que l'on trouve hors des fleurs parle 
Dr. Fr. Fischer, p. 209. 

Minéralogie. 

a. Orjctognosie. 

Description de la Kefiekilithe , par le Prof. etDir. G. FlSCHER. 

p. 34. 
Notice sur la Sibérite ou la Tourmaline rouge de Sibérie par le 

même. p. 218. 
Notice sur l'Epidote ou la Thallite d'Ekalhérincbourg par le 

même. p. 226» 
Réponse de Mr. Hauy aux objections de Mr. BERTHOLET 

contre sa méthode de classification, p. 70. 

Description de la turquoise orientale par le Prof, et Dir. G. 

Fischer, p. 140. 

* * 



( 160 ) 

d. Minéralogie Chimique. 

Analyse chimique d'un cypse fibreux qui se trouve à Iva« 

noffsky par le Dr.IoilN. p. 5. 

Recherches chimiques sur un alun qui se trouve auprès de 
Moscou cl qui contient beaucoup de sulfate de fer par le 
même. p. 22. 

Analyse chymïque de la Koffekilitho par le même. p. 3G. 

Expériences et analyse chimique de la turquoise par le même. 

p. i3i. 

TECHNOLOGIE. 

Recherches sur le tannin contenu dans le fruit du pin , (Pinus 
abies) et du Sapin , (Pinus sylveslris) par le Dr. Iohn. p. 21 

li C O N O M I E. 

Observation sur la nature et la formation de la tourbe par le 
Prof. J. J. GlESE. p. 199. 

THYSIQUE EXPÉRIMENTALE. 

Kxpérioneos sur le Galvanisme par le Prof, et Chcv. P. de 
StraCBow. p. 2 r >3. 

DeS'-ripLon d'une nouvelle espère de Baromètre de voyage, 
invente cl exécute par le Dr. PanSNER. p. 58. 



(a6i ) 



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TABLE DES MATIÈRES. 



vg- 
i4<). 

2 2. 

249. 
108. 



124. 



2 2. <). 
l8o. 



AgapJiite , espèce de turquoise . 

ud/ur/ , contenant du snllale de fer 

Amomées , notice sur 1rs fleurs de 
cette lamille 

Anàbasis , monographia 

Animaux , rapportés par les natura- 
listes de l'expédition du Capitaine 
Raudin 

Anlicus , clegans , 11. e 

A/isto/e , ses ouvrages sur 1 histoire 
naturelle 

Arum seguinum , description de 1" 

B. 



Bananiers , leurs rapports avec les 
palmiers. ....... 16. 

Baromètre portatif de Pansner. 

Biebersteinia , nouveau genre de plan- 
tes Sn. 

Bombyx dubia , il. e ];(>. 

— — hou esta n. e. .... j ; r >- 

Brachinus llicrniaruiu n. e. • . 1^8. 



Calaîte^ espèce clir* turquoise . • 14°. 
Callithrix , Jacchus ..... 1". 

— — Laccpcdij . 

Carabus ca.spicus n. e r> . 

Cardamiiie apiara 81. 

— — — impatiens 
Carex filitbvmis 

— pilosa . 

Chat-martie, espèce bâtarde de mam- 
mifère 214. 



Choucas de la Russie 
Çlytra limhala. n. e. 
CoprSs li ueostigma n. e. 
Corifus Soinmerringii 

Craniomtti e nouveau 
Cymbidium cordalum 

— coralloihizou 

D. 



1. 
120. 
121. 

3. 

53. 

248. 

«7- 



9 2 « 



Dalibarda I,. 

ÇOrda ta 

pédala 

ternala n. e — 

Description méthodique des plantes 25 1 

.... 85 

.... 247 



Draba nenioralis 
Violera Ibngilolia 



E. 



Flapodendran argan 

sur la £ rai no .... 
E'fymui junreus n. e. . 
Epidote d'J' kallirrincbonr.? 
Epizootie de Moscou de i8o5 



G-aîago de r>midoll 



ohservation 



14. 

25. 

226. 
43. 



. . . . 10. 
Galvanisme , expérience sur le . 253. 
Gjpte fibreux , analyse chimique. 5. 



Jofmite , espèce, de turquoise 



149. 



( Éga ) 



P«S- 
Ke£fek ilithe , description de cette 

pierre 34» 

— — — analyse chimique 3g. 

L. 



VDISSHJ BA 



24: 



i5o. 



Lepidoptera no-J/^i • • 
Linnaea borealis . . 

Loris eeylonien i5 

Lucani monographia . 



M. 

Méthode minéralogique de Hany 
Milium cffusum .... 

N. 



248. 



Napoleonaea imperialis .... 65. 
Nectaires , qui se trouvent- hors 

des fleurs aog. 

Noctua fennica n. e I 77. 

— — mari lima n. e. . . . . 178. 
— . — spectabilis n. e. ... 179. 

o. 

Onitis amyntas n. e. .... 127. 

— — . damcetas n. e 126. 

Ouistiti mâle , description de ce singe 10. 
Outrages grecs snr l'histoire natu- 



relle 



229. 



P. 



Papilio Theano. n. e. : .- . . 174. 
Perçnir analomique . ... 56. 

Poa nemoralis ^47' 

— — sudelica — — 

Polycnemum , monographie de cette 

plante .•....*. 11 3. 
Potlios , description du fruit de celte 

plaut* 27. 



R. 



P"g- 
Rhododendrum , chrysanthnm . . 68. 

— — dauricum 69. 

Rhynchncephalus , nouveau genre de 
diptères 184. 

— — Adanisii u. e. ... 188. 

— — Latreillii n. e. . . . K)5. 
Tauscheri n. e. . . 196. 

Robinia juhata 67. 

— — ferox. 68. 



Sajou de Lacépède . : . . . 

Sali.r acumiuata 

hermaphroditica .... 

rosmarinifolia .... 

Salsola , monographie de celte piaule 
Scandùc falcata u. e .... 

Schœnus albus 

Sibévite , notice sur cette pierre 



9- 
86. 



9S~ 
3i 

247. 

2i8. 



Sommerring (le) ou choucas de Russie 3. 

Stellaria glauca 248. 

Steropes caspicus ; nouveau genre 
d'insectes 129. 



T. 

Trr.nin du pin et du sapin 
Thallîte d'Ekatherincbourg 
Tourbe , sa formation . . 
Tourmaline rouge de Sibérie . 
Turquoise orientale , description des 

espèces, botroïde, i4'J j conchoide, 149, 

quarzée ou vitreuse ib. 
analyse chimique de cettepierre l3l. 



21. 

216. 

199- 
218. 



Veronica ans tr laça . . . . . 248» 



Fin du premier volume. 



AMNH LIBRARY 



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