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Full text of "Mémoires de la Société des sciences naturelles et archéologiques de la ..."

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HARVARD UNIVERSITY 




LIBRAKV 

OFTHK 

PEABODY MUSEUM OF AMERtCAN 
ARCHAEOLOtiY AND ETHNOIXK^Y 



ReceivH SeptembeT 18,1931 



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MÉMOIRES 



DE LA 



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)S[aTURKLL«S 6c yiRCHéOt.OGIQUBS 



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La Société n*entend être reBpons^le ni des opinions 
émises par les-Muteurs.des Mémoires; ni de la forme de leur 
rédaction, 

MAmesc Membres delà Société sont priés-d'adresser au 
Fkésit^t, avant le i»' Avril, ies Mémoires qtiilsi se propo- 
smmmkde.faire insérer dans le BULLETIN. 



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MÉMOIRES 



DE LA 




9U iHIHIlln 



JSlATUReLLES <Sr y^RCnêOLOGIQUfiS 



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Fondée kn 1832 



DEUXIÈME SCRIE. - TOME QUATRIÈME 

(IX* de la Collection) 



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GUÉRKT 
Imprimerie P. AMIAULT, Place cl*Afmes. 

1895-1896 



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PROCÉS-VERBAL 

DE LA 

Séance générale tlu 95 JLTrll IS05 



Présidence de M. Masquelez^ doyen â^àge 

Sont présents : Mif. An torde, Bouchardon, Boarzat, Cusînel, 
Defamade, Gallerand, Jamot, Lacrocq, Lafargue, Louis Laroche, 
Lefoar, Hasbrenier, Masquclez, Pichon, Pineau, Vaiadeau. 

MM. Amiauit, Bcllet, Mazet, Mounier-Poulhot s'excusent par 
lettre, et M. Antoine Thomas, par télégramme, de ne pouvoir assis- 
ter à la séance. 

H. le Secrétaire lit une iellre datée de ce jour par laquelle 
H. Martinet, président, Tinforme qu'une indisposition contractée la 
veille le met dans Timpossibilité de venir, et le prie de faire agréer 
ses excuses. De plus, M. Martinet déclare dans cette lettre qu'il n'est 
pas candidat à la présidence, son âge et surtout sa santé ne lui per- 
mettant pas d'en remplir plus longtemps les devoirs. 

En ouvrant la séance, M. Martinet se proposait de prononcer les 
paroles suivantes : 

a Vous savez. Messieurs, que la Société vient de faire une perte 
« sensible. Le vénéré M. de Cessac, frère de votre ancien président ' 
ce et membre titulaire depuis le 25 février 1878, est décédé le 
cr 16 janvier dernier. C'était un botaniste distingué. Nous avons de 
« loi, dans le DuUelin de 1855, un Supplément au Catalogue det 
« Plantes de la Creuse, et dans les Dullelins de 1861 et de 1862, le 
c Catalogue des Plantes vasculaires de la Creuse. Il m'avait promis 
« qaelques pages sur la Botanique pour notre Bulletin de 189i ; 
a mais des scrupules de conscience l'ont empêché ao dernier 

Tome IV (2^ série). — Bulletin de 1805 et 1806. 1 



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-i- 

» moment de tenir sa promesse. Je crois être votre interprèle à 
« tous en adressant à sa famille l'expression de nos vifs regrets. » 

L'Assemblée, d'accord avec son Président, charge M. le Secrétaire 
de transmettre ses condoléances les plus sympathiques à la famille 
de Cessac. 

Le procès- verbal de la séance générale du 3 juillet 1894 est lu et 
adopté. 

M. le Président fait connaître que le Conseil d'administration, 
dans sa séance du 10 courant, a admis comme membres titulaires 
MM. Picaud, propriétaire, demeurant à Evaux, et Bordier (Georges), 
docteur en médecine, demeurant à Guéret. Puis il donne lecture . 

1® d'une lettre du 23 décembre dernier par laquelle M. Chau- 
meton, membre titulaire depuis le S août 1891, donne sa démis- 
sion ; 

2^ et d'une lettre de M. Florand, trésorier, en date du 20 cou* 
rant. Dans cette lettre, M. Florand rappelle qu'il est membre titu- 
laire depuis 1840, administrateur depuis 1845, trésorier depuis 
1850, et, se fondant sur son grand âge et sa santé altérée, prie la 
Société de lui donner un successeur comme trésorier. 

L'Assemblée espère que M. Florand voudra bien conserver les 
fonctions qu'il a remplies jusqu'à ce jour avec tant de zèle et de 
dévouement, et lui vote des remerciements à l'unanimité. 

Il ressort des comptes présentés par M. le Trésorier, pour 1894, 
que les recettes de cette année se sont élevées à la somme de 
2,586 fr. 48, et les dépenses à celle de 1,014 fr. 50. 

. RECETTES 

Excédent des recettes au 31 décembre 1893 674 33 

66 cotisations 660 » 

Subvention du Département 600 » 

Subvention de la Ville 500 »} 1,882 15 

Don de M. Lagarde • 90 » 

Vente de Bulletins 32 15 

Total 2,556 48 



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-3- 

Les intérêts dus par la Caisse d'épargne pour l'année 
1894 (37^44) ont été ajoutés au principal. 

DÉPENSES 



Bulletin de 1894 (à-compte payé sur les \ 

frais dimpression et planches) 608 3S 

Gardiens du Musée et concierge 197 50 

Dépenses di?erses (conservation des col- 
lections, frais de bureau, affranchissements, 

porls, etc.) 68 15 

Abonnement et cotisation 32 > 

Histoire naturelle 16 » 

Archéologie, numismatique, céramique 

et objets divers 28 f> 

Bibliothèque (achat délivres, reliure, etc.) 23 80 
Dépenses ext**aordinaires 41 » 



1,014 TW 



Excédent des recettes au 31 décembre 189i 1,541 98 

Désignés par M. le Président, conformément à rarlicle 23 des 
statuts, MM. Louis Laroche, Lacrocq et Pichon, membres titulaires, 
se livrent immédiatement à Texamen de ces comptes qui sont 
reconnus exacts et approuvés par TAssemblée. 

Celle-ci accepte ensuite le budget suivant qui lui est proposé pour 
rannée 1898. 

RECETTES 

Excédent des recettes au 31 décembre 1894 1,541 98 

Cotisations 700 » 

Subvention du Département 600 » 

Subvention de la Ville 600 » / 1,938 68 

Intérêts de la somme déposée à la Caisse 
d^épargne . . • 38 65 

Total 3,480 63 



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-.4- 

DÉPENSES 

Somme restaal due pour frais dimpression, couver- 
tures er brochage du Bulletin de i89i 728 75 

Bulletin de 1895 (impression, planches^ 

couverture et brochage) 800 > 

Bulletin de correspondance 100 "» 

Gardiens du Musée et concierge 250 jo 

Dépenses diverses (conservation des col- 
lections, frais de bureau, affranchissements, 

ports, etc.) 150 s> 

Abonnement et collsalion 32 » v 2 751 gg 

Histoire naturelle 100 » 

Archéologie, numismatique, céramique 

et objets divers 300 » 

Bibliothèque (achat de livres, reliure, 

etc.) 80 » 

Fouilles et recherches 60 > 

Somme en réserve pour les dépenses 

extraordinaires et imprévues 879 88 

Total égal à celui des recettes 3,480 63 

L'ordre du jour appelle l'élection des membres composant le 
Conseil d'administration. Tous les membres sortants sont réélus par 
acclamation. 

Sont admis comme membres titulaires : 

M. Louis Rousseau, avoué à Guéret, présenté par MM. Masquelez 
et Pineau ; 

M. Paquet, avoué à Guéret, présenté par MM. Gallerand et 
Pineau ; 

M. Emile Masbrenier, notaire à Ahun, présenté par MM. Gallerand 
et Lacrocq ; 

M. Louis Laroche fils, avocat à Paris, présenté par MM. Gallerand 
0t Lacrocq. 



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^ 5- 

Des remerciements sont votés à M. Alexis Rouart, qui a donné 
au Musée H gardes de sabres japonais de différentes époques (deux 
en bronze d'or, une en bronze d'argent), et à MM. Barr Ferrée^ 
E. Batherosse, G. Berllioraier, Bourdery, J. de Cessac, le B' R. Colli- 
gnon, A. de Courcy, L. Cusinet, Belannoy, L. Bavai, Javayon, Mal- 
lard, L. Manouvrier, Hassonnet, E. Olivier, El. Piette, J. de Rey- 
Pailbade, A. Thomereau et le B^ Saint-Lager, pour les dons qu'ils 
ont faits au Musée ou à la Bibliothèque de la Société. 

Communication : 1<* du programme des réunions qui se tiendront 
à Limoges du 15 au 18 juin 1895, pour la célébration du cinquan- 
tième anniversaire de la Société archéologique et historique du 
Limousin ; 

V et des statuts de la Société des Amis des Explorateurs fran- 
çais. 

Il est donné lecture de la proposition suivante faite par M. Mas- 
quelez. 

« La Société des Sciences naturelles et archéologiques de la Creuse 
c a rhonneur d'adresser un pressant appel aux pouvoirs publics, 
« protecteurs du Musée de Guéret, à l'effet d'oblenir des subven- 
« lions sufTuantes pour que la Ville puisse entreprendre le prolon- 
« gement du bâliment principal aciuel. 

« Celte amélioration permettrait de mettre les tableaux à l'abri 
« des inconvénients qui résultent de l'installation actuelle dans la 
c salle du rez-de-chaussée, de leur procurer un jour plus favorable, 
c d'obtenir que l'Etat en augmente le nombre. En outre, la riche 
« collection de tapisseries anciennes pourrait être mise en valeur 
c infiniment mieux. Enfin, toutes nos salles, dont les accès sont si 
« discordants, pourraient être reliées de la manière la plus heu- 
c reuse, sous la même clef. » 

L'Assemblée accepte celte proposition à l'unanimité et prie le 
Conseil d'administration d*en envoyer une copie aux pouvoirs 
publics compétents : Conseil muincipal, Préfet et Ministre de l'ins- 
truction publique, en rappelant que H. Martine \ président de la 
Société, a déjà demandé avec instance l'agrandissement du Musée, 



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-6- 

par an rapport adressé le 22 octobre Jd91 à M* le Maire et à UH, les 
Conseillers municipaux de la vilte de Guéret. 

Le premier volume des Mémoires de la Société étant épuisé 
depuis longtemps et souvent demandé, soit avec les autres volumes, 
soit seul pour compléter des collecltons, TAssemblée décide quil 
sera réimprimé par les soins du Conseil d'administratioa dans un 
délai de moins de trois ans, si faire se peut. Les rrais de cette 
réimpression seront acquittés au moyen des excédents de recette 
mis en réserve chaque année pour les dépenses eitraordinaires et 
imprévues, sans toucher à la somme déposée à la Caisse d'épargne. 

Le Président^ Le Serjétairej 

MARTINET, MA5BRENIER. 



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RAPPORT AU CONSEIL GÉNÉRAL 



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Monsieur le Préfet, 

En réponse à votre lettre du 20 juin dernier et pour salisfairs au 
désir qoe vous m'avez exprimé, j'ai Thonneurde vous adresser le 
compte rendu des travaux de la Sociélé des sciences tmtureiies ei 
archéologiques de la Creuse pendant l'année 1894-18<Jd. 

Bulletin, — Le 2« Bulletin du tome III de la â« série de nos 
Mémoires a paru le 25 avril dernier, avec un retard de plusieurs 
mois imputable uniquement à Timprimeur. Sur le petit nombre 
d'exemplaires qui nous a été livré à cette date, mon premier soin a 
été de vous en envoyer un et d'en faire remettre également ua à 
chacun de MM. les Conseillers généraux réunis à Guéret pour la 
session d'avril. 

Ce Bullelin contient 312 pages, cinq planches hors Lexte et plu- 
sieurs dessins, tandis que celui de l'année précédente ne contenait 
que 250 pages et seulement quatre planches. Vous ne serez donc 
pas surpris si je vous dis qu'il nous a coûté 1,337 francs, couverlure 
et titre du volume compris, et par conséquent 270 fi ancs de plus 
que ce dernier. Son étendue a, pour diverses causes, dépassé de 
beaucoup nos prévisions. L'une de ces causes, et non la moindre, 
est la publication, faite dans Tinlérét du pays, des Éiémenls diî Pis- 
cicullure pratique de M. JafSer, président de la Société d& Pi$ckuU 
tare de la Creuse. Milheureusement, elle n'aura pas les heureux 
résultats sur lesquels nous étions en droit de compter, par la raison 
que cette SociHé n'a pu, faute de fonds disponibles, faire les frais 
d'un tirage à part pour le distribuer aux élèves des écoles rurales à 
qui les instructions de M. JafHer étaient principalemant desLinées. 
C'est fort regrettable. 

La collection des Mémoires de la Société ne pouvant pins élre 
livrée complète aux personnes qui la demandent, le premier volume 



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-8- 

éUnt épuisé depuis longtemps déjà, il a été décidé le 25 avril der- 
nier, on séance générale, que ce volume serait réimprimé dans un 
certain délai calculé sur les ressources de la Société. Les frais de 
cette réimpression ne laisseront pas d'être assez élevés, puisque le 
volume dont il s'agit ne contient pas moins de 631 pages ; aussi 
serons-nous obligés de faire des économies tant sur le budget de la 
présente année que sur ceux des années suivantes, et de ne pâis 
donner au Bulletin de 1895 le même développement qu'à celui de 
189i, surtout en ce qui concerne les illustrations qui sont toujours 
très coûteuses. 

Dons au Mutée. — Nous avons reçu de l'État, à litre de dépôt : 

1^ le 18 mars 1893, quatre émaux peints de Laudin (Jacques II, 
Limoges) : deux tasses et deux soucoupes ; 

i!^ le 3 mai 1895, un tableau de Cavaillé, Consolation filiale. 
Hauteur 1*20; largeur 0»85; 

3'» le 10 juin 1893, un tableau de Hanglard, Naufrage. Hauteur 
0"'97 ; largeur 1"^35. Ce tableau est dans un état de conservation 
qui laisse un peu à désirer. 

M. Alexis Rouart, dont la générosité est inépuisable, nous a 
donné : 

le 10 septembre 1891, H gardes de sabres japonais des xvi% 
xvii*, xvm* et \W siècles (don mentionné dans VAidenda du 
Vulletin de \S%). 

le 28 mai 1895, 1<> 14 gardes de sabres japonais des xiii*, xvi% 
XVII* et xvni» siècles ; 

2*" 35 pièces de poterie japonaise provenant de la collection Allen. 

Joints aux quatre estampes encadrées données précédemment par 
M. Rouart, ces objets forment un commencement de collection japo- 
naise très intéressant et comme il s'en trouve peu à l'heure actuelle 
dans les autres musées. 

Vous prouverez dans notre prochain BuUelin la désignation de 
quelques autres dons d^une importance moindre et celle des 
ouvrages qui ont été oCTorls à la Société pour sa bibliothèque. 



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BP^*i^P' '^ 



-9 - 

• AcquisUions. — Les occasions d'augmenter nos collections deve- 
nant de plus en plus rares, il n'a été dépensé pour cet objet, pen- 
dant Tannée écoulée, qu'une somme de 46 fr. 25. Le Uullelin de 
1895 contiendra le détail des acquisitions. 

Uusée. — J'ai démontré dans mes précédents rapports que 
Tagrandissement du Musée était d'une nécessité absolue et même 
d'une très grande urgence. Je n'ai donc pas à y revenir. Je vous 
dirai seulement que, pour nous donner la place qui nous fait défaut, 
il suffirait de prolonger le bâtiment où se trouve la majeure partie 
de nos collections, ce qui serait facile et peu dispendieux. Si la Ville 
était plus soucieuse de remplir les obligations qu'elle a contractées 
envers nous, et si elle se faisait une juste idée de la valeur de ces 
collections qui seront un jour sa propriété, elle n'hésiterait pas à 
entreprendre une construction véritablement indispensable. 

Dans la séance générale du 25 avril dernier, un membre du 
Bureau a fait une proposition tendant à obtenir de TElat et du Con- 
seil général des subventions qui viendraient s'ajouter aux ressources 
peut-être insuffisantes dont la Ville dispose actuellement, et l'Assem- 
blée a été unanime à l'accepter ; mais elle restera lettre morte, je le 
crains, tant que le Conseil municipal n'aura pas fait acte d'initiative 
en adoptant les plan et devis de la construction à élever et en 
votant un crédit pour l'exécution de ce projet. 

Veuillez agréer, Monsieur le Préfet, l'assurance de ma haute consi- 
dération. 

Le Présidenfy 

MARTINET, 

Gaéret, le 8 juillet 1895. 



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IMS AU IQSÉB ET A U BIBUOTIfiQllE BE U SBQM 

DU 1" JUILLET 189i AU 1» JUILLET 1895 



«^>K^'VV^»«i'W«^'**»»WV 



Musôe 



, Ministère de l'Instruction publique et des Beaux- Arts, — 
Quatre èmaui peints de Laudin (Jacques II) : 2 tasses ou gobelets 
sans anse et 2 soucoupes. Les tasses sont décorées de deux médail- 
lons représentant, dans Tune^ Ântiope et Lucrèce, dans Tautre, 
Debore et Salome, et de deux tètes d^empereurs romains ; les sou- 
coupes, de sujets représentant la mort d*Arrie et la mort de Pan- 
thée. 

— Tableau de Cay aillé (Consolation filiale). Hauteur 1"*20; 

largeur 0«85. 

— Tableau de Manglard (Naufrage). Hauteur 0"»9' ; lar- 

geur 1«35. 

M. Cessag (Jean de). — Perroquet cendré d'Afrique. 

M. Cusinet (Louis). — Eclats d'obus provenant de Texploslon de 
la Pyrotechnie de Bourges, du 10 octobre 1890. 

M. Javayon, instituteur. — Médaille romaine (peîit bronze) : lôte 
non laurée à gauche. — Imp. Gonstantias Aug. r) Femme 
nue debout, une patère dans la main droite et une corne d*abon- 
dance dans la gauche. 

M. Lasnier (Germain). — Cinq portraits des représentants de la 
Creuse en 1848 :l«Fayolle; 2^ Guisard; 3^ Lassarre; 4» Lecler; 
50 Leyraud (lilhogr. Goupil-Vibert, 1848). 

M. Martin, conseiller d'arrondissement de Gentioux. — Chaîne 
composée de 8 médailles romaines (petit bronze), d'une pièce de 
monnaie française en bronz\ de 1720, et d'une petite pièce de 
rindO'Cbine française, de 1887, également en bronze. 



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5^"^' 



•- 11 - 

M. Massonnet, employé d'Enregistrement à Guéret. — Tièce 
de monnaie arabe en bronze. 

M. MOREAU, tapissier à Gaèret. — Médaille en bronze (4 cent, ûe 
diamètre). Soldats prêtant serment sur Tautel de la Patrie. Légende: 
14 jaillet 1890 — Vivre libres ou mourir, j^ 1792. Mominon frères, 
négociants à Paris. 

M. RouART (Alexis). — Trente-tro^ gardes de sabres japonais, 
dont 24 données le 10 septembre 189i (Voir VAddenda du précè- 
dent Bulletin, p. 559), et 14 le 21 juin 1895. De celles-ci 2 sont du 
lui* siècle, 6 du xvi% 3 du xvii« et 3 du xviu*. 

— Trente-cinq pièces de poterie japonaise provenant de ta 
collection Allen. 



Bibliothèque 

§1 

ENVOIS DU MINISTÈRE DE UINSTRUCTION PUBUQUE 

Comité des travaux historiques et scientifiques. Revuê ie§ 
Travaux scientifiques, t. XIV, n*»^ 3 à 10. 
— Bulletin archéologique, année 1893, n"" 3 ; année 18^4, 
!'• livraison. 

— Bulletin historique et philolojiqie, année 189&, n'** 1 et 2. 

— Bulletin de la s?clion des Sciences économiques et sociales, 

année 1894. 

— Liste des membres titulaires du Comité, des correspond 

dants du Ministère de Tlnstruclion publique et des 
Sociétés savantes de Paris et des départements. 

Congrès des Sociétés savantes. Discours prononcés à la séance gêné- 
râle du iO avril 189i par iM. Moissan, membre de l'Académie des 
Sciences, et M. Poincaré, ministre de Tlnslruction publique et 
des Beaux- Arts. 

Annales du Uusée Guimet, t. XXVI, {'• partie. 



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- 12- 

§11 

DONS ET HOMMAGES 

M. Aglot (E.). — Dosag»îs rapides — Exposé des principes de la 
méthode optique d'analyse chimique, système E. Aglot. 

M. Berthomier (G.). — Conlcibulion à Pétude des fers à hosties du 
diocèse de Limoges (Creuse et Haute- Vienne), par 
Georges Berthomier. 

M. BouGLON (le baron R. de). — Les reclus de Toulouse sous la 
Terreur. — Registres officiels concernant les citoyens 
emprisonnés comme suspects, publiés et annotés par le 
baron R. de Bouglon, 2« vol. 

M. CouRCY (A. d3). — De l'assurance par TElat, par M. Alfred de 
Courcy. 1894. (i exemplaires.) 

M. Delannoy (H.). — Extrait du nulleliu de la Société chimique de 
Paris^ no 40 — Sur le nombre d'isomères possibles 
dans une molécule carbonée, par M. Delannoy. 

M. DucouRTiEUX (P.). — Le Bibliophile limousin. Revue bibliogra- 
phique trimestrielle. 9*» année (2'» série)» n«» 3 et 4; 
10» année, n^* l et 2. 

— Les Barbou, de Lyon, imprimeurs (15âi 1566), par Paul 

Ducourlieux. 

— Annuaire-Almanach delà Creuse, 1893 et 189 i. 

M, DuYAL(L.). — Un frère de Nicolas Fouquet, Franc »is, arche- 
vêque de Narbonne, exilé à Alençon, par Louis Duval, 
archiviste de l'Orne. I8j4. 

M. Imbert (M.) — Monographie des anciennes enceintes du Limou* 
sin et des régions voisines, par Martial Imbert. 189 i. 

M. Mallard, avoué à Saint-Amand. — Note sur les gisements slan- 
nifères du Limousin et de la Marche — Mémoire pré- 
senté à l'Académie des sciences en janvier 1866, avec 
note additionnelle, par M. Mallard, ingénieur des mines. 

— Ernest Mallard^ membre de Tlnstitut, inspecteur général 



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îrri^li^S\*'- 



des Mines — Discours prononcés à ses funérailles et 
notice nécrologique par A. de Lapparent. 
Ecole limousine félibréenne à Brive. — Lemouzy, organe mensuel 
de TEcolo. V année, n»« 9 à 12; 2« année, n<» 13. 

H. Hanouvrier (L.). — Essai sur les qualités intellectuelles consi- 
dérées en fonction de la supériorité cérébrale quantita- 
tive, par L. Manouvrier. 

— Les variations du poids absolu et relatif du cervelet, de la 

protubérance et du bulbe, et leur interprétation, par le 
D' L. Manouvrier. 

— Etude des crânes et ossements humains recueillis dans la 

sépulture néolithique dite la Cave aux Féei à Brueil 
(Seine-et-Oise), par L. Manouvrier. 

M. OuviBR (E.). — Herpétologie algérienne, par Ernest Olivier. 
1894. 

M. LE Préfet de la Creuse. — Rapport du Préfet au Conseil 
général de la Creuse et procès-verbal des délibérations. 
— Session d^avril 1895. 

M. LE D' Saint-Lager. — Un chapitre de grammaire à Tusage des 
botanistes, par le D" Saint- Lager. 189i. 

— Onoihera ou OEnoihera — les ânes et le vin, par le même. 

1892. 

M. Thombreau (A.) — Quelles sont les limites de Fintervention de 
TEtat en matière d'assurances ? par Alfred Thomereau. 
1894. 



^î^ 



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ACQUISITIONS FAITES PAR LA PCIÉTÉ 

DU 1" JUILLET 1894 AU !•' JUILLET 1895 



Musée 

ZOOLOGIE 

Un Perroquet cendré d^Afrique, donné par H. Jean de Ce<^saCp 
Préparation et montage. 

ARCHÉOLOGIE ET OBJETS DIVERS 

Petite écuelle plaie en élain fondu, forme orfèvrerie, avec coû' 
vercle indépendant surmonté d'un fruit écailleux soutenu par des 
feuilles ; guirlandes, fleurs et .feuilles. — Décor en relief très saiN 
lant, genre Louis XV. 

Deux sabres japonais. 

Statuette en cuivre jaune massif représentant un ange aux ailes 
déployées, le bras droit levé et tenant probablement une trompette* 
Provient de l'église de Bosroger. 

Tabatière ovale en buis d'un seul morceau, de ôd*/™, sur 66 — 
Hauteur 18"»/">. Dessus — Sculpture en relief : le Christ en croix 
entre les deux larrons, les instruments de la passion, le soleil d'un 
côté la lune de Tautre, deux cierges dans des flambeaux, une coupe, 
un oiseau sur une branche d'arbre, etc. Dessous — Sculpture en 
creux : un homme en costume du temps de Louis XV tenant d'une 
main une houe et de l'autre une hachette. 

BIBUOTHÊQUE 

Portrait de Barthélémy Auzanet» jurisconsulte, né à la Souter- 
raine. 1K91-1673. -— Gravure in-folio, — S. Thomas&iû se* 



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- IS ^ 

Portrait de Bernard d'Armagnac, comte de la Marche. Gravure 
îa-rolio. — Pèrée se. en coule nr 

Portrait de Pierre d'Aubusson, — In* 12 — portrait italien (rare). 

Portrait de Charïes IV, roi do France, comie de La Marche. — 
Gravure m-4* — Gravé vers 16Û0. 



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?^Mffl!^B 



LISTE 



DES 



NEHBRES DE l\ SOCIÉTÉ 



»»^»^%^»*»* 



Conseil d'AdminiBtration 

MN* 

Martinet, président. 
Masbrenier, secrétaire. 
BOUCHARDON, tire -Secrétaire. 
Florand, trésorier. 
Pineau, conservateur. 
J. DE Cessag, idem. 
Hasquelez, alministraleur. 
AUTORDE, idem. 
Frémonteil, idem. 
Gallerand, idem. 

Bibliothécaire 
H. 

Lacrocq (Louis), 

Membres honoraires 

MM* 

HoissENET (Y. L.)t ^> inspecteur général honoraire des mines, à 

ChauraonL (10 décembre 1869.) 
MoREAU (Frédéric), ^, 0. 1., archéologue, ancien membre du Conseil 

général de TAisne, à Fère-en-Tardenois. (M. C. 18 mai 1877 ; 

M. H. 12 mars 1888.) 
ScHMiDT (Valdemar), ^, professeur à TUniversité de Copenhague. 

(10 décembre 1869.) 



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-îf- 

Membres titulaires 

m. 

Agabribl (Joseph), notaire, à Chanibon. (13 ocEobrc 1891.) 
Ahiault (Paalin), iJiipriineur, à Guèrcl (âO juin 1889.) 
AUTOnuR (Fernand), 0, A,, archiviste liu ilèpartemenE de la Çre^^sef 
avocat, correspomlant du Miiiistcrc de rinstruclion pub^ipe 
pour Ie5 travaux liisLotiques, à Guérel. (29 octobre 1878.) 
BARDFEn (Mme Eugène), proprîjlairo, à Paris, 75, rtie^^|^j(pe, 

(26 juillet 1893.) 
Bellet (Jean), instittileur, ù SiinL- Maurice, par la Spiilerraine, 

(14 août 189^.) 
BEîiTiiOMiEEi (Fordhiaiul), propriétaire au château de Saiiit^Cerraain* 

Beaupré, par la Souterraine. (23 octobre 188S,) 
Boni^En (fîeorges), docteur en médecine, î\G léret. ftO avril 1895.) 
BouciiARDON (Emmanuel), avocat, à Guérct. (3 niai 1800.) 
BouRZAT (J>soph), étudiant, à Guérel. (il octobre (1886.) 
OnvNOT (Jean*Joâepki), pliamiacien, â Limoges, place des Bancs, 

n^t± (3 décembre 1888.) 
Byasson (Louis), flotteur en Tnédccine, â Guéret. f29 août 1888.) 
Cessac (Jean de), cticvalier de l'ordre de Saint- Gr^goîre-le-GraftjI, 
arcliîvisle paleograplio, corrcs pondant du Miiiislère des beaux* 
arts, â Guérel. (27 décembre 1883.) 
CllAnitlÈnt^(Loyi5), ntanufui-turier, à Aubusson, (10 juillet I89i.) 
CifEïzES (Henri des), ancien inngistrat, à rAgc-au-Seigneur, corn- 

mnnedu Cratrd'Bourg. (li riùcembre IH93.) 
CoRNUDET (iilJnile), député, conseiller général et maire, à Crocq. 

(î3ao1U^89L) 
CusiNET (Loais), avocat, à Guérel. (10 juai 1870.) 
Daroy (fabbè Silvain\ professeur au petit séminaire d'Ajaiu, (13 

octobre 189 L) 
DËCRESSAC-ViLLAGRAND (Aibert\ employé de la prëredure en 

retraite, à Guéret. (Il octobre 189^.) 
Dëfuhade (Alphonse), 0. A*, député, conseiller général eUiu^iubre 

du (kïnseil académique, à Saint- Vaury. (3 mars 1890,) 
0ELANI4OY (Uenrl), 0, *, sous-intendant militaire de 1" classe m 
retraite, à Guéret. (âO juin 1889.) 

% 



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— 18 - 

MM. 

DUFOUSSAT (Léon), 0. A., sénaleur, itotaîre honoraire, couseilter 

général et maire, à Souanns. (23 août 1891.) 
DuGENEST (Joseph), huissier, à Dun. (8 mars ISSl.) 
DuPEYftAT (Sebastien), éludiarU, à Guéret< {il avril 1893.) 
Dupic (Philippe), conseiller général et 'u:iire, à Gentioux, (i*3 aoûi 

1891.) 
Ecole (r) des arts décoratifs d'Aubusson. (:Î7 avril 1886») 
Florand (Pierre), 0. A., chevalier du meriLe agricole, pharmacieiii à 

Gaéret. (!•' octobre 18 W.) 
FouREST (Camille), docteur en droit, avocat, à BourganeuL (26 juil- 
let 1893.) 
Frémonteil (Ludovic), 0. A., juge au (rîbunalde Limoges. (4 mars 

1879.) 
Gallerand (Raymond), notaire, à Guéret. (i^ février 1886,) 
Gèze (Jean-Baptiste), ingénieur-agrouotiu*, professeur spécial 

d'agriculture, licencié-ès-scieucos physiques, à Aubusson. 

(17 avril 1894.) 
GoMOT (Eugène), docteur en médecine, i Gtiérct. (8 octobre 1884.) 
Grancher (Joseph), *, professeur à la Faculté de médecine de 

Paris, membre de T Académie de médecine, 30 « rue Deaujon, à 

Paris. (21 avril 1892.) 
GuiLLOT (Henri), boulanger, à Guéret. (2o février t880/i 
Jaffier (Claude-Joseph), 0. A., secrétaire de la mairie, à Guèret. 

(20 juin 1895.) 
Jamot (Gabriel), grefHer du tribunal de Gaéret. (18 -juillet 1883-) 
Lacrocq (Louis), avocat, à Guéret. (8 orlobre 1884.) 
Lafargue (Albert), chevalier du mérile aijricole, professeur d'agri- 
culture, à GuéreL (28 octobre 1890.) 
Lagarde, *, entrepreneur de travaux publics, 3J, rue Gay-Lussac, 

à Paris. (14 décembre 1893.) 
Lajaumont (Roger de), garde général des foréls, à Guèret. (2t avril 

1892.) 
Laroche (Henri), chevalier de Tordre de SL-Grégoire-le-Graûd, 

juge honoraire, à Yallières. (16 mai 18650 



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MM. 

Laroche (Louis), 0. *, offlcier supérieur de cavalerie en retraite, à 

Paris, 84, rue Lecourbe. (il rvril 188t>.) 
LAROcne (Louis) Qls, docteur en droit, avocat à la cour d'appel, 84, 

rue Lecourbe, à Paris. (25 avril 1895.) 
Larocue (Paul), 0. A., aucien sénateur, à Guéret. (18 février 1879.) 
Lasnier (Germain), sous-cb:f au Ministère dos finances, à Paris, 

10, rue Mongo. (il octobre 1895.) 
Lasnier (Louis), avocat, à GuéreL (3 juillet 1894.) 
Lecler (Félix), 0. ^, ancien directeur général de rEnregisIrement, 

sénateur, à Paris, 78, rue d'Assas. (29 octobre 1878.) 
Lefour (Théophile), pharmacien, à Guéret. (3 mars 1890.) 
Leiser (W^^ Efuma), profesieur de dessin au lycée de jeunes filles, 

à Nantes. (9 avril 1891.) 
Uallet (Théophile), pharmacien, à Guéret. (12 mars 1888.) 
Malleville-Boissier (Gaston), greffier du tribunal civil de Chambon. 

(13 octobre 1891.) 
Martin (Gabriel), *, ancien sous-préfet, à Paris, 7, rue Vlllersexel. 

(18 février 1879.) 
Martinet (J.-Ernesî), receveur des Domaines en retraite, à GuéreL 

(16 août 1872.) 
Martinun (Honoré), député, à Blessiac, par Aubusson. (17 avril 1894.) 
Masbrenier (Adolphe), 0. A., architecte, à GuéreL (13 févr. 1843.) 
Masbrenier (Emile), notaire et maire, à Ah jn. (25 avril 1895.) 
Masquelez (Auguste), 0. i^, 0. I., G. N. I., ingénieur en chef des 

ponts et chaussées en tctraite, à Guéret. (10 octobre 1887.) 
Mazet (Albert), architecte, à Paris, 20, boulevard des Batignolles. 

(28 novembre 1882.) 
Meunier-Pouthot (Narcisse), manufacturier, à Suresnes (Seine), 

rue du Bac. (8 octobre 1884.) 
MozER(Paul), négociant, à Guéret. (31 octobre 1889.) 
Paquet (Joseph), avoué, à Guéret. (25 avril 1895). 
Pasquignon (Octave), avocat, juge suppléant au tribunal de GuereU 

(10 juillet 1892.) 
Pelletier (Xavier), 0. A., sous-bibliothécaire à la Biblîothèqae 

nationale, 12, rue de Beaune, à Paris. (14 août 1892.) 



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- ÎO — 

MM* 
PiCHON (Silvain), chef de poste des Coiilribulions indirectes, à Guéret. 

(10 juillet 1892.) 
PiCAUD, propriétaire, à Evaux. (10 avril 1895.) 
PiNE.vu (Maurice), receveur de rEnregistrement et des Domaines, à 

Guéret. (il oclobre 189i.) 
POLIER (Jean-Baptiste), 0. A., notaire, à Guéret. (22 février 1862.) 
RouART (Alexis), i^, 36, rue de Lisbonne, à Paris. (11 oclobre 1892.) 
Rousseau (Antoine-Joseph), grefHer de la justice de paix d'Ahan. 

(15 avril 1875.) 
Rousseau (Louis), avoué, à Guéret. (25 avril 1895.) 
Thomas (Antoine), 0. 1., professeur honoraire à la Faculté des 
lettres de Toulouse^ chargé du cours de philologie romane à la 
Sorbonne, 10, rue Léopold Robert, à Paris. (Il octobre 1881.) 
Toumieux (Zenon), notaire honoraire et maire, à Royère. (15 jan- 
vier 1885.) 
UssEL (baron Paul d')^ i^, à Versailles, 13, rue d'Angiviller. 

(24 janvier 1892.) 
Valadeau (Pierre), instituteur, à St-Priest-la-Feuille. (27 oct. 1886.) 
YiLLARD (Ferdinand), 0. I., sénateur, docteur en médecine et maire 
de Guéret. (16 août 1872.) 

Membres correspondants 
MM. 

Alanore (Jean-François), pharmacien, à Clermont-Ferrand. (3 dé- 
cembre 1869.) 

Baudon, docteur en médecine, à Mouy (Oise). (12 décembre 1872.) 

Beltremieux (Edouard), *, 0. I., président de l'Académie de la 
Rochelle. (30 juin 1873.) 

BouRDERY (Louis), chevalier de Tordre de Saint- Silvestre, avocat, 
peintreémailleur, correspondant du Ministère de Tinstructioa 
publique pour les travaux historiques, correspondant du Comîlé 
des sociétés des beaux-arts dos départements, 28, rue Péliniaud- 
Beaupeyrat, à Limoges. (28 mars 1888.) 

Decressac - ViLLAGRAND (Marcel), agent du Congo, à Guéret. 
(31 décembre 1888.) 



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PWPTv»'' ' 



- 21 — 

MM. 

DuvAL (Louis), 0. 1., archiviste du département de TOrne, corres- 
pondant du Ministère de l'instruction publique pour les travaux 
historiques, à Alençon. (M. T. 10 décembre 1869 ; M. G. 29 oct. 
1878.) 

GÉNBRMONT (Yves-Louis), contrôleur principal hors classe en 
retraite, 3, route de Lyon, à Moulins. (M. T. 23 février 1877 ; 
M. G. 10 décembre 1889.) 

GuiBERT (Louis), 0. A., directeur d'assurances, correspondant du 
Ministère de Tinstruclion publique pour les travaux, historiques, 
correspondant du Comité des sociétés des beaux-arts des 
départements, 8, rue Sainte-Catherine, à Limoges. (17 avril 
1894.) 

Laporte (de), 0. !j^i, chirurgien-major en retraite, à Saint-Julien- 
TArs (Viennne). (14 novembre 1864.) 

Leroux (Alfred), 0. L, archivistedu déparlementde la Haute-Vienne, 
48; faubourg de Paris, à Limoges. (0 avril 1891.) 

Manouvrier (Léon), 0. A., docteur en mèdîcine, professeur à 
l'Ecole d'anthropologie, préparateur au Laboratoire d'anthropo- 
logie de TEcoledes iïmtes-EtuJes, à P«iris, 15, rue de l'Ecole- 
de-Médecine. (26 févr. 1887.) 

PÉRATiiON (Cyprien), correspondant du Ministère de l'instruction 
publique pour les travaux historiques, correspondant du 
Comité dos sociétés desb^aux-arts des départements, à Aubas- 
son. (M. T. Il n:)vembrc 1861; M. C. 21 mars 1882.) 

Raveau (François), inslituleur, à la Forôt-du-Temple. (27 déc. 
1883.) 



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LISTE 



DES 



imtni COBRESFIRDAITES 



Sociétés françaises 

Allier. ••• Moulim. Société d'éniulalion et des beaux-arts du 
Bourbonnais. 

Alpes-Maritiiies. Nice. Société des lettres, sciences et arts des 

Alpes-Maritimes. 
Belfort (Terriloire de). Belfort. Société belforlaine d'émulation. 
Calvados. Caen. Académie nationale des sciences, arts et belles* 

letlres de Caen. 

— Société française d'archéologie pour la conservation 
et la descripliou des monumenls. 

— Société linnéenne de Normandie. 

— Société d'agricullurc et de commerce de Caen. 
CiiARENiE.. Augoulême. Société archéologique et historique de la 

Charente. 
Charente-Inférieure. La Rochelle, Académie de la Rochelle (Société 
des sciences naturelles de la Charcnle-Inférieure). 
Saintes, Société des archives historiques de la Sain- 
tonge et de TAunis. 
Cher. .... Bourges. Société des antiquaires du Ccnlre. 

— Société hisloiique, lilléraire, arlislique et scienli- 
fique du Cher, 



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- 23 — 

CoRRËzE... Brive. Société scientifique, historique et archéolo- 
gique de la Corrèze. 
Tulle. Société [des lelires, sciences et arts de la Corrèze* 

Côtb-d'Or. Dijon, Académie des sciences, arts et belles-lettres de 
Dijon. 

— Commission des antiquités du déparlement de la 
Côle-d'Or. 

Drôme .... Romans. Société d'histoire ecclésiastique et d'archéo- 
logie religieuse des diocèses de Valence, Gap, Gre- 
noble et Viviers. 

Finistère- . Brest. Société académique de Brest. 

Gard Nfmes. Académie de Nîmes. 

GaroiNNE (Haute-). Toulouse. Société archéologique du midi de la 
France. 

Gironde. . . Bordeaux. Société archéologique de Bordeaux. 

HÉRAULT . . Béziers. Sociélé archéologique, scientifique et litté- 
raire de Béziers. 
Montpellier. Société pour l'étude des langues romanes* 

iNOnE Châieauroux, Société du Musée de Cliâteauroux. 

Indre-et-Loirs. Tours. Société archéologique de Touraine. 

IsÈiiE Grenoble, Société de slalislique, dos sciences natu- 
relles et des arts industriels du département de 
risèrc. 

Jura Lons-le-S minier. Société d'émulation du Jura. 

Loire (Haute-). Le Puy. Société agricole et scientifique de la Haute- 
Loire. 

— Société d'agriculture, sciences, arts et commerce 
du Puy. 

Loire-Lnférieure. Nantes. Sociélé archéologique de Nantes et da 
département de la Loire-liiferieure. 

— Société des sciences naturelles de l'ouest de la 
France. 

Loiret. . . . Orléans. Société archéologique et historique de l'Or- 
léanais. 



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- 24 - 

Ler* Cahors. Société des études lilléraires, scienliQqaeB el 

artistiques du Lot. 

MAïîTfi'ET-LoiRÉ. Angers. Académie des sciences et belles-lettres 
d'Angers. 

— Société industrielle et agricole d*Angers et du 
département de Maine-et-Loire. 

Manche. .. Cherbourg. Société nationale des sciences naturelles 
el mathématiques de Cherbourg. 

Marne .... Châloni-sur-Murne. Société d'agriculture, commerce, 
sciences et arts du département de la Marne. 
Reims. Académie nationale de Reims. 

Meurthe-et-Moselle. Nuncy. Société des sciences de Nancy. 

Meuse Verdun. Société philoinathique de Verdun. 

MonBiHAN.. Vannes. Société polymathique du Morbihan. 
NsÉvAK.. • • Nevers. Société nivernaise des lettres, sciences et arts. 

Nord Dunkerque. Société dankerquoise pour Tencourage- 

ment des sciences, des lettres et des arts. 

Oisi ...••• Beauvais. Société académique d'archéologie, sci )noeft 
et arts du département de TOise. 
Senlis. Comité archéologique de Senlis. 

pAS'DB-GMiAis. Boulogne-sur-Màr. Société académique de Tarron- 
dissement de Boulogne-sur-Mer. 
Saint'Omer. Société des antiquaires de la Morinie. 

Tuv-DV-DôiiB. Clermonl' Ftrrand. Académie des sciences, belles- 
lettres et arts de Clermont-Ferrand. 

Pfflï^fiBS-ORIBNTALËS. Perpignan. Société agricole, scientifique et 
littéraire des Pyrénées-Orientales. 

Rn6?fg Lyon. Académie des sciences, belles- lettres et arts de 

Lyon. 

— Société littéraire, historique et archéologique de 
Lyon. 

-^ Société d*agricullure, histoire naturelle et arts 
utiles de Lyon, 



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- 25 - 

SiU^NB^ET-LoinE. Aulnn. Société édoenne. 

Chalon-sur-Saône. Société d'histoire et d'archéologie 
de Chalon-sur-Saône. 

Savoie.... Sainï-Jenn-de-Uaurienne. Société d'histoire et d'ar- 
chéologie de la Maurienne. 

Sbine Parts. Société d'anthropologie de Paris. 

— Société de médecine légale de France. 

— Société nationale des antiquaires de France. 

— Société philotechnique. 

— Société d'ethnographie. 

— Association française pour Pavanceraenl des sciences. 

— Musée Guimet, <M), avenue du Trocadéro. 

— Musée d'ethnographie du Trocadéro. 

— Bibliothèque de la Sorbonne. 

Seine-et-Oise. Versailles. Société des sciences naturelles et médi- 
cales de Seine et-Oise. 

Seine-Inférieure. Elbeuf. Société d'étude des sciences naturelles 
d'Elbeuf. 

— Le Havre. Société d^horticul'ure et de botanique 
du Havre. 

— Roueti, Académie des sciences, belles-léltreg et 
arts de Rouen. 

SÈVRES (Deux ). Nioit. Société de statistique, sciences, Ictlres et 
arts du département des Deux-Sèvres. 
— Société botanique des Deux-Sèvres. 

Somme .... Amiens. Société dos antiquaires de Picardie. 

Tarn-et-Garonne. Montauban. Société archéologique de Tam-el- 
Garonne. 

Yar Draguignan . Société d*études scienliflques et archéo- 
logiques de la ville de Draguignan. 
Toulon. Académie du Var. 

YiEffN^. . . . Poiliers. Société des antiquaires de l'Ouest, 



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- 26 - 

ViEffNE (Haute-). Limoges. Société archéologique et historique du 
Limousin. 

— Société botanique du Limousin. 

— Société Gay-Lussac. 

Rocheckonart. Société les Amis des sciences et arts de 
Rochechouart. 

Vosges • . . • Saint^Dii. Société philomalique vosgienne. 

Yonne Auxerre. Société des sciences historiques et naturelles 

de TYonne. 

Algérie. • . Bône. Académie d'Hippone. 

Constantine. Société archéologique du département de 
Constantine. 

Sociétés étrangères 

Canada (Dominion oO. Halifax. N. S. Nova scotian Instilute of 
science. 

CosTA-RiGA (République de). San José. Museo nacionai. 

Etats-Unis. Davmporl (lowa). Academy of nalural sciences. 

Minueaitolis. Hinncsola Academy of natural sciences. 
New- York. New- York Academy of sciences. 

— New- York Microscopical Society, 
Philadelphie. Academy of natural sciences of I hila- 

delphia. 

— American philosophical Socie'.y. 
Washington. Smithsonian Insliluliun. 

Italie .... Lacques. Reale Accale:uia lucch)sc di scijnzo, lelterc 
ed arti. 

Russie. . • . Kiew. Société impériale des naturalistes de Kiew. 

Moscou. Société impériale des naluralisles de Moscou. 

Suède Stockholm. Académie d'histoire et d'antiquités de 

Stockholm. 

Suisse Neuchdtel. Société ncucbâtcloise de géographie. 



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- 27 - 

REVUES PÉRIODIQUES 
AVEC LESQUELLES LA SOCIÉTÉ ÉCHANGE SES PUBUCATIONS 

Allier.... Moulins. Revue scientifique du Bourbonnais et du 

centre de la France. 
Seine Paris. Feuille des jeunes naturalistes. 

— Bulletin de l'Histoire de Paris et de TIle-de-France 
(M. Champion, éditeur, 9, quai Voltaire). 

— Mélusine, recueil de mythologie, littérature popu- 
laire, traditions et usages. 

ENVOIS DU MINISTÈRE DE L'INSTRUCTION PUBUQUE 

Seine Paris. Comité des travaux historiques et scientifiques : 

Revue des travaux scientifiques. 
Bulletin archéologique. 
Bullelin historique et philologique. 
Bulletin de la section des sciences écono- 
miques et sociales. 

— Annales du Musée Guimet. 

— Inventaire général des richesses d'art de la France. 

— Réunion des Sociétés des beaux-arts des départe- 
ments. . 

— • Congrès des Sociétés savantes. Discours prononcés 
aux séances générales. 

— Bibliograpliie des travaux historiques et archéolo- 
giques publiés par h s Sociétés savantes de la 
France. 

; — Répertoire des travaux historiques. 



PUBUCATIONS auxquelles' LA SOCIÉTÉ EST ABONNÉE 

Annales du Midi, revue archéologique, historique et philologique 
de la France méridionale, à Toulouse. 



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Sciences K(aturelle§ 



Rites sur rBisloirs' Ralirslla 

DE MADAGASCAR 



La grande ile que la France va occuper, espérons-le, d'une façon 
définitive, après deux siècles ei demi d'hésitations et defautes graves, 
n'est pas seulement une terre fertile et saine (en dehors.de certains 
points côtiers), la plus belle de nos colonies dans un avenir pro- 
chain ; elle est aussi, suivant Pexpression de Commerson, la <( terre 
promise s> du naturaliste. 

Madagascar présente, en effet, dans sa flore et dans sa faune un 
tel cachet d'originalité qu'il est impossible à un naturaliste de ne 
pas en être immédiatement frappé. Ce ne sont ni les mêmes races 
humaines, ni les mêmes animaux, ni les mêmes plantes qu'en 
Afrique, dont la grande lie n'est pourtant distante que de 400 kilo- 
mètres, largeur du Canal de Mozambique. A côté des formes abso- 
lument spéciales qui dominent à Madagascar, on trouve des espèces 
modifiées, mais manifestement de même origine que des espèces 
vivant ou ayant vécu sur les continents voisins ou éloignés : Afri- 
que, Inde, Malaisie, Australie et Nouvelle Zélande. 

Pour expliquer ces faits, on a émis diverses hypothèses que l'état 
acluel de la science ne permet pas de prouver complètement. Un 
immense continent auquel on a donné le nom de Lémurie (ou patrie 
primitive des Singes Lémuriens) aurait réuni l'Afrique à l'Inde et à 
la Malaisie à une époque géologique reculée ; et la chaîne centrale 



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de ce conlinent aujourd'hui en grande partie submergé serait indi- 
quée par Madagascar, les lies Séclielles, les Iles Chagos, les îles 
Maldives el Ceylan. 

L'aGfaissement esl évident sur certains points. Les lies de Corail 
ou AlolU qui existent entre Madagascar et Ceylan en sont une 
preuve ; aux Iles Sèchelles j*en ai eu un nouveau témoignage dans 
les granits strjés verticalement par les eaui atmosphériques. Ces 
stries ou cannelures s'aperçoivent aussi loin que Tœil peut les dis- 
tinguer à* marée basse dans Teau de TOcéan qui maintenant les 
baigne. Les Sèchelles sont donc en voie d'affaissement, et si rien ne 
vient changer le cours des événements physiques, elles seront un 
jour réduites à l'état d'Atolls ou simples ilols de Corail qui indique- 
ront aux générations futures l'emplacement qu'elles ont occupé. 
Mais dans ces questions, il ne faut pas oublier (fue le temps est un 
facteur capital et que la plupart des changements dans la forme des 
terres et des mers sur notre planète sont inappréciables non seule- 
ment dans la durée d'une génération humaine, mais mémo Tout été 
fort peu dans le cours des temps historiques. 

A Madagascar, à côté de l'affaissement prouvé par les récifs de 
corail et l'immense plage de la côte orientale, il y a des preuves 
irréfutables d'exbaussement. J'ai trouvé des fossiles marins empri- 
sonnés dans un grès rougeàtre à 300 mètres au-dessus du niveau de 
la mer. L'action volcanique a joué un granJ rôle dans celte succes- 
sion d'affaissements et de soulëvemenls qui rend la question de 
l'origine de la flore et de la faune malgaches fort complexe. 

Dans l'étude de cette question il ne faut pas considérer seulemeut 
les formes vivantes actuelles et dans l'état où nous les voyons. Par 
exemple, les grands oiseaux coureurs de la famille des Slnuhionidm 
(Autruches) ont aujourd'hui des représentants bien disséminés : les 
Autruches en Afrique, les Nandous en Amérique du Sud, les Emous 
ou Casoars en Australie ; enfin les espë:es gigantesques récemment 
éteintes : les Dinornis de Nouvelle-Zélande et les jEpio nis de 
Madagascar dont une espèce dépassait 3 mètres de hauteur. L'ex- 
plication de la distribution de ces êtres à la surface du globe sur 
des points si éloignés les uns des autres apparaît moins compliquée 



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'■T-^f:S^r>-^ ' 



et ^hypothèse d'un ancien continent austral inutile, si noos consi- 
dérons que leurs ancêtres éloignés ont aussi vécu en Europe et au 
Nord de l'Inde et que d^autre part les rudiments d*ailes dont ils 
sont pourvus indiquent qu'ils descendent d'un prototype capable dts 
voler. 

Le phénomène d*oiseaux ailés perdant peu à peu la faculté de 
voler s'est d'ailleurs passé à coup sûr pour les Solitaires et les 
Drontes des Iles Mascareigues. Ces Iles volcaniques surgies du seîn 
de rOcéan n'ont pu en effet recevoir que des hôtes ailés ou des 
organismes légers accidentellement transportés par les oiseaux ou 
les cyclones. On y constate, en effet, une absence totale de mammi- 
fères et l'on comprend dès lors que certains oiseaux, n'ayant pas 
d'ennemis carnivores à redouter, trouvant sur le sol une nourriture 
abondante, obligés à ne s'élever qu'avec prudence dans une région 
où les ouragans sont terribles et fréquents, aient peu à peu perdu 
la faculté de voler et aient été réduits à l'état pesant et dégénéré où 
Léguât lés observa en 1692 sur l'ile Rodrigue. 

L'arrivée de l'Homme, toujours accompagné du chien et du chat 
a causé la disparition immédiate de ces espèces dégradées par l'ab- 
sence de lutte pour l'existence sur leurs lies. 

Comme je l'ai fait observer pour les Autruches, il ne faut pas 
perdre de vue que la plupart des espèces ou genres que noos consi- 
dérons actuellement comme caractéristiques pour certaines régions, 
ont eu à une époque géologique ancienne une distribution géogra- 
phique toute différente. La France, par exemple, à l'époque tertiaire, 
nourrissait des Eléphants, des Rhinocéros, des Lémuriens, etc. Ces 
animaux ont peu à peu émigré suivant les conditions physiques de 
continuité continentale et de température qui ont été si variables â 
travers les âges. 

L'isolement sur les lies a produit des types bien plus modifiés du 
type ancestral que sur les grands continents. 

J'ajouterai enfin que l'on considère souvent à tort les espèces 
fossiles comme éteintes. Cela provient le plus souvent de ce que les 
matériaux manquent pour suivre leurs modifications i travers les 
temps géologiques et que nous ne les reconnaissons plus dans leurs 



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- 32 - 

• 

descendants modifiés. Un exemple frappant de celle naniire de 
voir est la découverte par M. A. Gaulry des encliataements généa- 
logiques du cheval qui n*est autre que Tanlique Paixolherium, dont 
VAnchiterinm, VUippariof%y etc. n'ont élé que des formes transitoires 
qui> modinèes en dernier lieu par la sélection artidcielle de THomme 
ont conduit celte espèce à Tétat sous lequel Buffon a pu décrire le 
« fier coursier ». 

J'ai jugé ces quelques observations générales nécessaires avant 
de passer à Texposé rapide des grandes lignes de la zoologie de 
Madagascar. 



Les Mammifères 



I. - L'HOMME 

Les premiers habitants humains de Madagascar semblent avoir 
élé les Hovas au teint jaunâtre, tux cheveux lisses, d'origine Ma* 
laise. Les Sakalaves, au contraire, sont de couleur noire et ont les 
cheveux crépus des Africains. Ce sont la les deux principales races 
de la grande Ile. 

Les Hovas sont de beaucoup les p!us intelligenls et les plus civi- 
lisables. Leur hypocrisie, leur mauvaise foi à respecter les traités i 
laquelle la France se laisse prendre périodiquement depuis plus de 
deux siècles, indiquent suffisamment la nalionalHé des conseillers 
qui ont eu de tout temps voix prépondérante à la cour de Tananarive, 
au préjudice des intérêts français. Les Hovas appartiennent en grande 
. majorité à la religion anglicane. 

Les Sakalaves ont des inslincls moins rafOnés ; ils sont plus fran- 
chement pillards et brigands, et ne nous pardonnent pas le pseudo* 
traité de 1885, par lequel la France a prétendu prendre les Hovas^ 
leurs ennemis éternels, sous sa protection. L'utopie de vouloir liire 
régner les Hovas sur toutes les tribus de Tlle est la <^attse de nos 



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insaccës passés, présents et.... j'allais dire futurs. En aUendaai, 
revenons à la zoologie et, imilant la nature, qui ne fait pas de 
sauts brusques, passons aux Singes. 

IL - LES LÉMURIENS 

Ce ne sont pas, à proprement parler, des singes, mais des quadru- 
ma^nes à physionomie spéciale, nullement simienne et à grande queue 
bien fournie. On les appelle vulgairement a Maques )). Cette tribu 
des Lémuriens comprend la moitié des Mammifères de Madagascar, 
et est représentée par quelques espèces en Afrique tropicale, dans 
rinde, à Ceyian et dans les Iles Malaises. L'ensemble des contrées 
où ils vivent constitue la Lémurie^ ou plutôt ce qui reste de ce 
continent hypothétique, nullement nécessaire, je le répète, pour 
expliquer la dissémination de ces êtres, puisque nous savons qu'ils 
ont vécu autrefois sous des latitudes plus boréales (même en France) 
d'où ils ont pu diverger vers les contrées où nous les V(»yoas 
aujourd'hui. 

Les véritables Singes, si nombreux en Afrique^ n'ont pas de 
représentants à Madagascar. 

III. — LES AUTRES MAMMIFÈRES 

Les iNSECTivonES sont représentés à Madagascar par les Centilidef^ 
sortes Oq Hérissons qui ne vivent actuellemeat qu'aux Antilles 
(Cuba et Haïti) et dans Tilc qui nous occupe, c'est-à-dire presque 
aux antipodes les uns des autres ; mais on les a retrouvés à l'état 
fossile sur divers points et il reste encore tant de régions à fouiller 
au point de vue paléontologique ! Transportés par l'homme aux 
Mascareignes et aux Séchelles, les Centétides, animaux utiles à 
l'agriculture, comme nos Hérissons, s'y reproduisent parfaitement. 

Les Carnivores sont fort rares à Madagascar. Le plus grand est 
le Cryploprocta feroxy animal étrange de race féline plutôt que 
canine, avec un vague faciès de Lynx et n'ayant aucune analogie 
avec les autres carnivores conn^. Les Civettes ont plusieurs espèces 
à Madagascar où elles représentent une famille africaine. 

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Une antre aflinitè africaine encore plus remarquable est Pexislence 
à Madagascar d*un petit Hippopotame (aujourd'hui éteint) et d'uo 
sanglier du genre Polamochœrus. Ces animaux ont dû arriver sur la 
grande lie lors d'un soulèvement qui a réduit momentanément le 
canal de Mozambique à une largeur franchissable pour ces espèces 
qui sont capables de nager dans une certaine mesure. 



Les Oiseaux 



Les oiseaux actuels de Madagascar comprennent beaucoup d'espèces 
spéciales à la grande fie seule ou à la région malgache dans laquelle 
il faut encore comprendre les Comores, les Hascareignes et les 
Sécheiles. Les Couas, les Ibis, notamment le magniGque Ibis crùîoîa 
vulgairement connu sous le nom de « Poule des bois », \^%Coracop$U 
ou Perroquets noirs, les splendides pigeons du genre Erythrœnas^ 
donnent à la faune ornilhologique de cette région un cachet bien 
original. 

Hais les oiseaux éteints sont d'un intérêt bien plus grand. Chaque 
exploration amène de nouvelles découvertes et les débris de la seule 
espèce connue il y a quelques années, V^piomis maximus^ ont va 
se grouper autour d'eux au Muséum de Paris, les restes d'autres 
espèces : les unes de moins grande taille comme le MtMerornis dédié 
par M. Milne Edwards à l'explorateur français Muller, qui a payé de 
sa vie ses belles découvertes ; les autres encore plus gigantesques 
comme VjEpiotnis TUan^ dont la hauteur pouvait dépasser 3 mètres. 
Ces grands coureurs, absolument incapables de voler, habitaient 
surtout les grandes plaines du Sud-Ouest de Madagascar. Leurs plus 
proches parents vivants semblent être les Emous d'Australie 
{Dromœus NovX'Hollanciœ). 



#*l»<V^<^»W^^MVS^WW^^»^^^^«l 



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Les Reptiles 



Les Tortues terrestres sont encore abondantes sur divers points 
de Madagascar, surtout la Tortue rayonnée (Tesludo radiata). M. 
Grandidier a découvert les restes fossiles de Tortues géantes qui 
n^ont pas laissé de descendants sur la grande île, mais dont nous 
pouvons supposer descendues les Tortues éléphantines que Ton trouve 
encore à Pile d'Aldabra et aux Séchelles. Ces ôlrcs qui nous confon- 
dent par leurs dimensions et leur poids qui peut dépasser 150 kilo- 
grammes sont pourtant des nains à côté des espèces fossiles trouvées 
à Madagascar {Tettudo Grandidier i^ par exemple). 

En dehors des petites iles que je viens de citer, on ne trou^^e de 
Tortues terresties géantes qu'aux iles Galapagos situées sous Téqua- 
leur au large de la côte occidentale de TAmôrique du Sud. Le fait de 
voir ces grands Cbéloniens ne se maintenir que sur les pelites îles 
peut s'expliquer ainsi : ces animaux lents et mal outillés pour se 
défendre ne peuvent vivre que là où ils n'ont pas d'ennemis à 
redouter ; or, il n'y a généralement pas de Mammifères sur les lies 
de peu d'étendue. Le'Porc et le Sanglier les détruisent rapidement 
en déterrant et mangeant leurs œufs dont la coquille n'a pas de 
consistance et aussi en croquant les jeunes. Aux Séchelles^ où on 
élève la Tortue éléphanline, on est obligé de la parquer depuis qu'on 
y a introduit des Porcs. 

Les Crocodiles sont abondants sur les rivières de Madagascar, 
surtout sur le versant occidental, et atteignent parfois des dimensions 
colossales. 

Les Lézards sont bien représentés par des genres africains, austra- 
liens et même américains. 

Les Caméléons comptent à Madagascar plus d'espèces que sur le 
reste du globe ; c'est leur vérilable patrie. Certaines espèces devien- 
nent énormes; j'en ai vu qui avaient la grosseur d'un lapin. 

Les Ophidiens ou serpents proprement dits comptent à Madagascar 
an Python (P. Sebss) et de nombreuses espèces de couleuvres, mais 



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les s^erpents venimeux, si abondants en Afrique tropicale et aux 
Indes, font totalement défaut. On peut saisir à la main sans aucun 
danger tous les serpents de Madagascar, même ceux que certains 
colons nomment la « Vipère minute » et qui, selon les régions, est, 
soit une petite espèce de Couleuvre, soit un Scinque analogue à nos 
Orvets et dans tous les cas absolument inoffensif. 



Les Invertébrés 



Gesi parmi les invertébrés que se rencontrent les animaux les 
plus nuisibles de Madagascar, car chez les vertèbres un seul est 
redoutable : le Crocodile, et encore il ne Test que dans Teau. 

La classe des Myriapodes contient des Scolopendres ou Cent-pieds 
de grande taille (10 à 15 centimètres de long) dont la morsure est 
assez grave. Les Arachnides ont aussi d'assez gros représentants, 
mais les seuls dangereux sont les Scorpions. On n'est pas d'accord 
sur le a Fouk j», grosse araignée qui tuerait les Bœufs d'après une 
légende Malgache. 

Lji classe des Insectes présente à Madagascar une variété et une 
richesse de formes qui ont de tout temps fait l'admiration des natu- 
ralistes, et c'est à peine si l'on connaît la moitié des espèces. Parmi 
les Lépidoptères ou Papillons on peut citer Uraim Rhyphaeus et 
Aclias Comètes, deux espèces merveilleuses. Les Coléoptères dont 
on connaît aujourd'hui à peine 4.000 espèces de la région malgache 
en comprendront bien 10.000 le jour où toutes les parties de la 
grande ile auront été soigneusement visitées au point de vue 
entomologique. 

Les mouches proprement dites renferment les espèces les plus 
désagréables : les Hippobosques ou mouches plates qui ont €uivi 
rintroduction des mulets et des chevaux^ se développent en si grand 



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— 37 — 

nombre sur ces malheureux animaux qu'ils périssent souvent 
d^épuisement ; et les moustiques dont Thomnle a souvent à souffrir. 
Mais ces derniers ne sont ni plus ni moins abondants et incommodes 
que dans les autres pays tropicaux. 



JÉGÉTATION ET $ÉlIMAT 



Grâce aux altitudes variées de Madagascar dont la capitale 
Tananarive est à 1,400 mètres d'altitude, on peut y cultiver la 
plupart des plantes utiles du monde entier. 

Le Malgache, paresseux de son naturel, se contente généralement 
de faire paitre ses bœufs dans les immenses pâturages naturels qui 
couvrent Tile partout où n'est pas la forêt. L'agriculture des indigènes 
est réduite à la production du riz et de la canne à sucre. Le riz est 
leur seule nourriture avec la viande de bœuf, et le rhum leur seule 
boisson en dehors de Teau. 

Mais les colons français ont déjà réussi à taire pousser tous nos 
légumes et la plupart de nos fruits d'Europe; à côté des cultures 
tropicales de la vanille, du café, du cacao, etc. 

Le climat de Madagascar est véritablement merveilleux â ce point 
de vue aussi bien qu'à celui du colon français qui, à une certaine 
altitude, retrouve la température du pays natal et est à l'abri de la 
fièvre paludéenne, de l'anémie tropicale et aussi des mille petits 
malaises causés chez nous par les températures extrêmes et les 
brusques changements. 

Cela à l'air d'être en contradiction avec les nouvelles navrantes 
que nous recevions chaque jour de Texpédilion qui a opéré entre 
Hajunga et Tananarive. Cela lient à diverses raisons qu'il est essen- 
tiel de bien établir : 



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1<» II est connu qu'une garnison est toujours fort éprouvée sous 
ces climats, à cause de ragglomération^ du manque de confortable 
et d'iiygiëne, et des imprudences. Les garnisons sont décimées et 
ont dû être retirées d'un grand nombre de points où te particulier 
vit parfaitement. Or cet inconvénient existe à plus forte raison pour 
une armée en marche. 

2o Nos soldats sont arrivés à Majunga avant la ûti de la saison des 
pluies et ont dû séjourner plusieurs semaines dans cet estuaire 
malsain attendant un matériel fluvial qui aurait dû les y précéder et 
leur permettre de gagner rapidement un point élevé à l'abri des 
fièvres. Les questions de sanatoria et de ravitaillement auraient pu 
avanlageusement être plus étudiées. 

Mais cela n'est plus du domaine de Tliit^toire naturelle. Quoi qu'il 
en soit, je maintiens que Madagascar sera un jour noire plus belle 
colonie, la seule où le colon français pourra travailler de ses maios 
et vivre en famille. 

Un exemple pour finir : 

J'ai connu sur la montagne d'Ambre à Texlrôrae nord de Mada* 
gascar, à 1,000 mètres d'altitude, une f;tmille française originaire 
du Jura et composée de 8 personnes de ims i"iges, hommes, femmes 
et enfants. Or, après cinq années de séjour sur leur concession où 
la vie a été parfois bien dure au début, ils en èLaient encore, lorsque 
je les vis en juin 1893, à attendre leur proLiiièro indisposition ! 

Charles ALLUAUD. 



nr^ — ' 



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Sciences Historiques 

JSUR LE PhATEAU de LApHEZOTTB 

Commune d' A H U N 



Dans sa notice sur l'hôtel djs Moneyroux de Guéret, Bosvieui 
ayant prononcé incidemment le nom de <t Jean [la^iuet, seigneur de 
La Chezotte d, trésorier delà Marche le \b nui \^y.), a ajouté en 
note : « ce fut probalement ce Jean Raqtiel qui Ht construire Télé- 
gant châlelet de la Chezotte, près d'Aliim(l)». L^liypothèse de 
Bosvieox n'est pas exacte, ou du moins ^1 Jean Baquet a pu faire 
exécuter quelques travaux à la (Ibezotte (ce que je ne suis en me- 
sure ni de nier ni d'affirmer), ce n'est pas lui qui a fait commencer 
la construction du « châlelet ». On trouvera ci dessous un docu- 
ment tout à fait probant : à la date de juillet ii5£ï, il est parle de 
Jean de La Ville, prieur de Sainle-Ridegomle de Poitiers, et tie son 
frère Jacques, et d'un « hostel qu'ils ont fait bastir de nouveau, 
situé à la Charote, en la paroisse d'Ahun. » 11 est manifeste que 
laCAaro/^est noire Chezotte acluelle, dont nous avons francise 
le nom (de même Unérel pour Garait), en i'alTublant sons aucune 
bonne raison d'un z anli-étymologiqua et d'un double t qui, pour 
être plus justifié, ne ferait pourtant pas faute. Si noire texte dit 
Charote pour Chasoti*, cela lient à une épidémie, bien connue des 



(1) Compte rendu du congrès archéol. cf des msi$e4 scientif. dû 
Gnévet. Guéret, 1866,!;p. 57. 



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-40- 

linguistes, qui s'est produite vers cette époque et qui a eu pour 
rësallat (heureusement temporaire) la confusion des sons r et $. 
On a beaucoup écrit sur le phénomène dit ce rhotacisme » : je me 
borne à rappeler que j'ai dit moi-même mon mot à ce sujet, il y a 
dix-huit ans, et que j*ai précisément apporté des exemples de notre 
région, notamment Chanezeiiles pour Chanereilles (Chénèrailles) et 
Lozière pour Lariire (Laurière) (1). 

Laissant à de plus compétents que moi, le soin de décrire le châ- 
teau de la Chezotte, je me bornerai à donner quelques détails sur la 
lào^ne de La Ville qui Ta fait construire. Naturellement, les de La 
Ville appartenaient à la ploutocratie marchoise, comme lesAlard, 
les Raquet, les Taquenet. Le père dos deux frères mentionnés en 
1459 était ce Jacques de La Ville, trésorier de la Marche, que nous 
voyons, dès 1420 au moins jusqu'en i45i, chargé de la perception 
de tous les impôts royaux dans notre pays (2). Il avait dû succéder 
immédiatement comme trésorier de la Marche à Jean de Villemome, 
que je trouve en fonctions en 1403 (3), en 1406 (4) et en 1414 (5) : 
il fut remplacé par Antoine Alard. Entre tant, il avait été annobU, 
tout comme Jacques Cœur (6), et, comme Jacques Cœur aussi, il eut 
soQ procès : on n'a jamais pu, sous Tancien régime, manier l'argent 
sans qu'il vous en restât peu ou prou dans les mains. J'ai parlé 
ailleurs de ce procès où furent englobés les Barlon, les Saint- Avit, 
les Piédieu (dit bientôt de Sainte-Feyre), les Froment, les Autort et 
les Paris (7) : le 8 août 1458, la Chambre des comptes condamna 

(!) Remania, 1877, p. 264. 

(2) Voir mes Etats provinciaux de la France centrale, I, 26L 

(3) Johannes de Villamoma, thesaurarius Marchie, 26 mars 1403, 
reg. de notaire, à la Bibl. nat. lat. 9195, p. 517. 

(4) L. Duval, Chartes communales, p. 5S. 

(5) Acte du 18 juiUet 1414 (copie) dans le fond du Moutier-d*Ahun 
aux archives dépailementales. 

(6) Les registres de la chambre des comptes ou étaient transcrits 
les annoblissements ont péri, mais une analyse conservée à la biblio- 
thèque de l'Arsenal (n» 4093, p. 93) nous a conservé celte' mention : 
Nobtlitatio Jacobi de Villa, consiUarii et officiarii comitis Marchie, 
ex plebeis parentibus, et prolisj nov. i44i, 

CI) Etats provinc. I, 285. 



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SOCIÉTÉ DES SCIENCES NATURELLES & ARCHÉOLOGIQUES DE LA CREUSE 




I'hotot\|)ie J. nojer, Naucy. 



CHATEAU DE L\ CHEZOnE, CCBIMUNE D'AllUX 



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- 41 — 

Jacques de La Ville à une amende de 6,000 livres. Le coup fut rude 
et le trésorier en mourut, semble-t-il. Dès le 19 août, en eiïet, le 
roi prend des mesures pour que l'amende soit recouvrée sur sa 
veuve et ses enfanis. Si Ton rapproche la date de Tarrét (août 1458) 
de celle du document publié ci-dessous (juillet 1459), on se con- 
vaincra facilement que ce n'est pas au moment où ils avaient à 
payer cette forte amende de 6,000 livres que les héritiers de La 
Ville purent avoir ridée de faire bâtir la Chezotte. Il est plus que 
vraisemblable que c'esl le trésorier Jacques de La Ville lui-même 
qui, dans les dernières années de sa carrière, s'était payé ce luxe (1). 

Sur les descendants de Jacques de La Ville nous savons peu de 
chose (3). Son fils Jacques, qui est appelé Jacques de La Ville le 
jeune dans les pièces relatives au procès instruit par la Chambre des 
comptes, est mentionné en 1470 comme seigneur de la Chezotte (3). 
En 1444 parmi les étudiants de la faculté des arts de Tuniversité de 
Paris nous trouvons : « Domùius Pelrus de Villa, Lemocicenois dio^ 
cesis (4) » : c'est probablement un autre fils du trésorier. Cet autre 
fils nous le voyons en 1474 revêtu de l'important oifice de chancelier 
du comté de la Marche et qualifié licencié en lois, chanoine de 
Poitiers (5). Il ne dut pas l'occuper longtemps, car en 1471 le chan- 
celier était Pierre Barton, seigneur de Monlbas, que nous retrou- 
vons revêtu du même office en 1481. Enfin en 1584, nous rencon- 
trons noble Antoine de La Ville, prieur de La Tour Saint-Aus- 
trille (6). 

Là s'arrêtent nos documents sur la famille de La Ville. Nous igno- 

(1) D'une pièce du 14 août 1440 publiée ddins nos Etats provinciaux 
II. 127, il résulte que Jacques de La Ville avait à cette date un hôtel 
à Ghénérailles. 

(2) M. A. Tardieu ne mentionne pas cette famille dans la partie 
généalogique de son Grand dictionnaire de la Haute- Marche. Herment, 
1894. 

(3) Tardieu, Grand dict. art. Chezotte, p. 86. 

(4) Reg. de la nation de France, aux archives de la Sorbonne. 

(5) Acte original en latin du fonds des Ternes aux archives dépar- 
tementales. 

(6) Arch. dép. de la Creuse, H 65. 



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-42- 

rons à quel titre Jean Raquet était seigneur de la Chezotte en 1509 
d*aprës Bosvieux ; il se pourrait qu'il fût gendre de Jacques de La 
Yiile, comme Jean Taquenet était gendre d'Antoine Alard et comme 
Philippe Billon (1) était gendre de Jean Taquenet : les gens de 
finances se mariaient volontiers entre eux. 

Antoine THOMAS. 



JUILLET 1459 

Chinon, juillet 1459. Lellres de rémission pour Jean de 
Luchal et Jean Rorgue, écuyers, coupables du meurtre de 
Pierre Molineau, serviteur de Jean et Jacques de La Ville, 
seigneurs de la Chezotte. 



Charles, etc. Savoir faisons a tous presens et avenir nous avoir 
receue Tumble supplication de Jehan de Lupcliat (2), escuier, aagié 
de vingt cinq ans ou environ et do< Jehan Rogue (3), aussi escuier, 

(i) Complétons et rectifions en passant ce que l'on a dit de ce 
Billon auquel on doit une partie du célèbre hôtel des Moneyroux de 
Guéret. Il s'appelait Philippe et non Pierre (Pierre était le nom 
d'un de ses frères) ; il seuible avoir succédé dans l'oflice d'élu Ci 
son beau-père Jean Taquenet ; maître de la chambre aux deniers 
de Pierre de Bourbon, il résigna l'ofilce de receveur de la Basse- 
Marche, et fut remplacé par Guillaume Billon la 17 mai 149J ; 
nommé trésorier général du duc de Bourbon le h»" janvier 1497 ; 
il était en outre capitaine de Guéret et, à sa mort, cet office Tut 
donné à Christophe Barton le 2i août 1510. 11 épousa ^en secondes 
noces) Philippe de Montigny, favorite d'Anne de France, ce qui lui 
valut des libérantes de la comtesse de la Marche (10 avril 1510). 

(2) Un Jean do Luchat fit hommage à Anne de France le 31 juillet 1506 
pour ses seigneuries de Parsac et du Monté-de-Glenic (Arch. nat., 
P 453, cote 232). La famille noble de L'ichuit (qui aujourd'hui écrit 
absurdement son nom Luchapt) est bien connue (V. Nadaud et 
Tardieu). 

(3) Famille oubliée dans le Grand Dictionnaire de M. Tardieu. La 
bonne forme du nom est Rorgue. Le 27 novembre 1501, Renier Rorgue 
fit aveu et dénombrement pour ses seigneuries de Beaumonl (com- 
mune de Saint-Yrieix-les-Bjis) et des GUiers (comnauna de Sardent). 



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-43- 

contenant que ledit de Lupchat qui est noble homme extraict de 
noble lignée et vivant noblement lequel a plusieurs belles terres et 
seigneuries et possessions et entre autres il est seigneur de la 
sixiesme partie par indivis d*un lieu et repaire appelle le Chas« 
tellet (i), en la parroisse d'Abun, ou conté de la Marche, a cause de 
laquelle seigneurie luy appartient certain bois appelle le bois du 
Chesalet, membre deppendani dudit lieu de Chesalet, duquel bois 
ledit de Lupchat pour subvenir aux nécessitez et affaires de luy et 
ses frères et seurs avoit fait abattre certaine quantité et mettre en 
monceaulx pour vendre a qui achetter le vouldroit, ou que que soit 
autres Tavoient de fait abatu et mis ausdis monceaulx, et estant ledit 
bois ainsi abatu et coppé et estant ainsi a monceaulx ung nommé 
Jehan de la Ville, prieur de S^« Regonde de Poitiers, et Jaques de la 
Ville, son frère, acompaignez de neuf ou de dix personnes ayans 
deux charrettes, au desceu dudir de Lupchat se transportèrent en 
icellai bois jasoit ce qu*ilz n*y eussent ne ayent aucun droit et en 
commettant fur et larrecin chargèrent ou firent charger d'icelluy 
bois lesdictes deux charrettes et le firent mener en un hostel qu'ilz 
ont fait bastir de nouveau situé a la Charote (2), en ladite parroisse 
d'Âbun, laquelle chose venue a la cognoissance dudit de Lupchat 
icellui de Lupchat appella ledit Jehan Rognes, son cousin, pour aler 
avec lui veoir la manière du faire et affin de garder sondit bois 
d'estre emmené par les dessusdits et eulx deux habillez de leurs 
espees et dagues comme nobles hommes font et ont acoustumé de 
faire quant Hz vont sur les champs s'en alerent audit bois ouquel ilz 
trouvèrent lesdis de la Ville et lesdictes deux charrettes presque 
chargées de rechief d'icelluy bois, ausquelz de la Ville ledit de Lupchat 
dist quilz laissassent son bois et qu'ilz ne Temmcneroient point, a 
quoy ilz respondirent bien arrogamment que si feroient en disant 
aux bouviers et charretiers qullz louchassent les beufz, au devant 
desquelz beufz ledit Lupchat se mist aftin de résister et garder qu'ilz 
n^eiomenassent sondit bois, tenant en sa main son espee estant 

(1) Faute du scribe pour Le Chesalet, correctement écrit plus loin ; 
c'est actuellement un hameau de deux maisons dans la commune 
d'Ahun : on écrit Le Chézalet, 

(2) La Chezotte, commune d'Ahun. 



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-44- 

dedans son fourreau en frappant dicelle lesdis beufz par le museau, 
non obstant laquelle frappeure lesdis beufz ne laissèrent point a 
tirer avant et mener ledit bois, pour ce mesmement que lesdis de la 
Ville les faisoient aigrement toucher. Et voyant ledit de Lupchat qu'il 
ne povoit par ce moien résister ne préserver sondit bois d'estre en- 
mené, tira son espee nue et frappa d'icelle sur les jougs desdils 
beufz tellement qu'il fist deslier ung d'iceuli de Tune desdictes char- 
rettes; adonc vint audit Jehan de Lupchat ung nommé Pierre Noli- 
neau, serviteur dudit Jaques de la Ville, qui avoit chargées lesdites 
charrettes ayant et tenant en ses mains une pièce de bois et dist a 
icellui de Lupchat qu'il laissast lesdis beufz aler et se ostast tantost 
de la, ou il le mettroit sur les carreaulx, dout ledit de Lupchat, qui 
est homme noble, comme dit est, fut fort courroucé et esmeu, mes- 
mement qu'il estoit a deffendre le sien et que ledit Molineau, qui 
n'estoit et n'est pas noble mais de ruralle condicion, Toutragoit ainsi 
soy ventant de le mettre sur les carreaulx et dist ledit de Lupchat a 
icellui Molineau telles ou semblables parolles en substance : « Si vous 
[me] touchez, ribaut, je vous mettray Tame au souleil » et neant- 
moins incontinent icellui Molineau qui avoit une dague a sa saine- 
ture print icellui de Lupchat par le bras désire en la main duquel il 
tenoit sadite espee et aussi parmy le col lelement qu'il le fist chan- 
celier a terre... et ce pendant un nommé Jehan de Lanne, varlet et 
serviteur dudit Jehan de la Ville frappoit ledit de Lupchat tant 
comme il pouvoit d'une aguiilade parmy les espaules... dont icellui 
de Lupchat ce voyant tira sa dague de la main seneôtre et en 
donna ung coup ou deux au dessoubs do Pespaule audit icellui 
Molineau et avecques ce se bleça icellui Molineau en l'estomac de 
l'espee d'icelluy de Lupchat pour ce qu'il n'avait point de pjurpointau 
droit de sondit estomac et en la main en voulant oster a icellui de 
Lupchat sa dite dague, par le couper desquels coups et blessures et 
aussi qu'il s'esloit fort eschauffê... et après se reffroydi et par default 
de bon gouvernement ou autrement il ala de vie a trespas dix jours 
après ou environ^ a l'occasion duquel cas ainsi advenu lesdis 
supplians doubtans rigueur de justice et cstre rigoreusement traiclez 
en leurs personnes se sont absentez du païs et ont esté appeliez 
quoy que soit ledit de Lupchat par la justice de nostre 1res cbier et 



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- 45 - 

très amé coasia le coate de la Marche audit lieu d^Ahun ou autre 
dudit conté et ont esté donnez certains deffaulx ou deffault contre 
eulx ou l'un d'eux, et n'oseroient iceulx supplians jamais retourner, 
ne eulx tenir ne estre seulement audit pais ne ailleurs en noslre 
royaume de nostre grâce... Si donnons en mandement par ces 
mesmes présentes au bailly de Saint Pierre le Moustier et a tous 
Doz autres justiciers... 

Donné a Chinon au mois de juillet Tan de grâce mil CCCC cin- 
quante neuf et de nostre règne le XXXVII». Ainsi signé : Par le Roy 
a la relacion du conseil, Desyergiers. 

(Arch. nat., JJ 188, n^ 130.) 



APPENDICE 

Je dois à M. Cyprien Pérathon communication d'un acte (conservé 
dans les papiers de la famille Laboreys de Ghâteaufavier) passé à 
Poitiers le 18 juillet 1541, par lequel maîtres Louis et François 
Repins et Jean Maignen vendent à noble Louis Raquet, écuyer, tré- 
sorier de la Marche, le château de la Chezotte et dépendances 
moyennant 6,000 livres tournois, n tout ainsi et en la forme et 
manière qu'il a esté adjugé par décret a feue Catherine Yallade (?), 
vefve de feu Broc (?), en son vivant eschevin de Poictiers, le 29« jour 
de may Tan 1506, et depuis confirmé par plusieurs arrestz de la 
court de parlement a Paris et autres arrestés de mainforte des 
grands jours tenus a Moulins au mois d'octobre passé ». M. Pérathon 
m'apprend aussi que le château de la Chezotte ne resta pas long- 
temps dans la famille Raquet : en 1587, il appartenait à Martial 
Audier, seigneur de la Cassiére, signalé comme possesseur de tapis- 
series ; au xvii« siècle. Aimée Audier l'apporta par mariage à Phili- 
bert Barthon, qui s'en qualifiait seigneur en 1687 ; par vente il passa 
ensuite, vers 17^0, de Gilbeit Barton à Jean de Berlin, seigneur de 
Saint-Gérand, puis à la famille Mage, d'Aubusson. Au moment de la 
Révolution, le seigneur de la Chezotte était Pierre-Augustin Labo- 
reys de Ghâteaufavier, fils de Michel et de Marie-Louise Mage, 
député aux Etats généraux. 

A. T. 



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ï>»0€Ôg-1FEEB&e2: 



DE 



Prise de possession d'immeubles sous rancien droit 



Les documents que nous publions ci-dessous se rapportent à 
une pratique suivie dans l'ancien tîroit français en matière de 
possession d'immeubles. 

Notre ancien droit admettait; d'une manière générale, que pour 
acquérir la possession d'une chose et joindre à Vammus domtm 
l'élément corporel de la possession, le corpus, il n'était pas néces- 
saire d'avoir un contact matériel étroit avec la chose ; il suffisait^ 
pour que la possession commençât^ que des actes quelconques 
impliquant la détention fussent accomplis, ou même, croyons- 
nous, que celui qui voulait devenir possesseur eût la possibilité 
physique d'user de la chose : c'était la théorie romaine clas- 
sique (i). 

Cependant fréquemment, dans la pratique, ceux qiiî voulaient 
acquérir la possession d'un immeuble accomplissaient une série 
d'actes matériels énergiques établissant une détention aussi com- 
plète que possible. Ces actes étaient consignés dans un procès- 
verbal. 

Cette façon de procéder avait d'abord l'avantage de marquer 
d'une manière très nette le commencement de la possession et 

(l) Non tsi enim corporê et aciu nêcêsst apprtkendsrt passgssiongm, s§d tîîûm 
oéulis et affectu (Dig. 1. i, § 2i. De adq, veï amiti, poss. XLI. 3^. Domat {îjfis 
civiles t 1. 3, l. 7, secUon 2, no 21) dit : « b possession passe au nouveau m^îlre 

> par le simple effet de l'intention de posséder jointe à quelque actô qui inaj^u« 

> son dioit, comme s'il se transporte sur le fonds à litre de maiEre^ quoiqu'il n en 

> parcoure pas toutes ses parties. Et on feut tnême prend? s possession d'un/^ndt 
» par la simple vue 1^, — Pothier {Traité da la po^essinHi ch. IV^ s, 1, § 2> 
indicioe que pour TacquisiUon de la possession ^ il faut une 4 préhension corpo- 
relle de la cnose > ; il ajoute, en lapportant ]e texte du Digeste ci-dessus, qu on 
est censé avoir acquis la possession d^in héritage, aussitôt qu'on y a mis k pied« 



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- 47- 

d'en créer une preuve ; de pluâ^ sous le régime de certaines cou- 
tumes, elle pouvait ou devait être employée pour faire courir des 
délais pendant lesquels des tiers avaient la faculté d'exercer des 
droits relativement -k rimmeuble, particulièrement le retrait 

Hgnager(i). 

Les trois procès- verbaux ci-dessous fournissent des exemples 
de Tapplication spéciale de cette pratique sous le régime de la 
coutume de la Marche, pour le retrait lignager. Aux termes de 
Tart, 261 de cette coutume, Tan et Jour pendant lequel le retrait 
lignager pouvait être exercé courait soit de la publication du 
nortrat d'acquisition à la messe paroissiale ou en justice, soit du 
jour de la prise de possession h réelle et actuelle ^ par l*acquéreur. 
Cette prise de possession devait avoir lieu en présence d'un 
notaire et de deux témoins habitant la paroisse de la situation de 
l'immeuble. Semblable prise de possession faisait courir le délai 
d'an et jour du retrait féodal quand le seigneur n'avait pas les lods 
et ventes (art, 276)* Le procès-verbal du 7 mai 1769 (m 3) indique 
que la prise de possession a lieu dans le but non seulement de 
faire courir Tannée du retrait, [nais encore d'assurer la <i. véritable 
jouissance des immeubles 3>, 11 vise donc la double utilité de la 
formalité. 

Les trois documents relatent en détail les actes accomplis. 
Quelques-uns de ces actes ont un caractère de symbolisme assez 
primitif, 

Louis Làcrocq. 

(i) Donyil (l. c.) j-elat« cet usage eL $&. doMt utilité* 



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— 48 - 

I. — Procès-verbal de prise de possession d'une terre. 
< 5 février 1610 (<) 



Ce jourd'hoy quioziësme febvrier mil sii cents dix au lieu et 
Yillage de Yauroussel sitlué en ce pays de la Marche en la paroisse de 
Saint-Heard (2) diocëze de Lymoges, audevant la maison de Fran- 
çois Monmy, laboureur dud. lieu, en présence^de moy Sulpice Heaulm«3, 
notaire royal résidant en la ville d'Aubusson aud. pays et diocëze, 
et des tesmoinglz cy emprès noumés, enlour mydy c'est appareu 
led. Francoys Houmy en personne, lequel a exposé à moy dict 
notaire et tesmoingts soubz nommés que dés le vingt- huictiesme 
novembre dernier mil six cents neuf, il auroict acquis de François 
Guilhon dict de Lestang, natif du lieu de Perpirolle (3) aud. pays, 
certaine terre sittuée au terroir de Lestang, en la franchise dud. lieu 
de Perpirolle, appelée de Peyre-Agier, contenant deux sesterrées, 
moyenant la somme de cinquante troys livres comme plus a plain 
est contenu par tillre de lad. vente receu par moy notaire soubsigné, 
et pour conserver lad. terre et a sa famille et pour en priver et 
exclure les parans et lignagiers dud. Guilhon, il est expédian et 
nécessaire à icelluy Moumy selon le désir de la coustume de ce dict 
pays d'en prendre possession réelle, actuelle et corporelle en pre- 
sance de notaire et tesmoings, et a ceste fin a dict avoyr requis à 
moy dict notaire me transporter pour sest esfaict aud. village de 
Yauroussel et de m'acheminer en presance d'Anthoyne Moumy et 
Annet Chariere, laboureurs dud. village de Yauroussel, en lad. 
paroisse de Saint-Méard, dans lad. terre de Peyre-Agier pour luy 
en veire prendre possession et luy en octroyer note, ce que luy ayant 
accordé à sa dicte demande, nous sommes transportés dans lad. 
terre de Peyre-Agier, dans laquelle estant, led, François Mouny 



(1) Ce document et celui portant le n» 2 ont été collationnés par 
mon excellent ami M. Autorde, archiviste de la Creuse. 



(2) Saint-Médard, canton de Chénérailles. 

(3) Perpirolle, commune de Saint-Médard. 



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-49- 

acgnérenr a couppé des gennts esVmt dans ei sur icelle et soy^y des 
pierres^ y donnvJ dommage^ dêdarani qm ce faisunt il enpremyt 
comme de fakt a prins poss^SMon réelle^ actuelle et corporelle^ et en 
ft requis acte que luy a esté ocLrayé par le notaire Boubsîgné en 
presauce des sieurs An Lhoi ne Moumy et Annet Charriôre tesmoinglz, 
lesquels et exposant ont déclaré ne scavoir signer, — Signe ; 
S. Hëaulme, notaire royal hèrédiLaire. 

Archives de la Creuse. — E» lîM. 



wm^m^*^*^*m 



II, — Procès^vcrbaî de prise de possession d'un jardin. 
8 mai 1CI0 



Ce jonrd'liuy huicLîesme may nul six ceuls dis, en la ville d'Au- 
bussoD, eu ia maison de Snlpice Meaulme, iioiaire royal soubsîgnéf 
et en sa présance et lesmoingts cy eniprês noumés, avant mydy, 
s'est corapareu en personne Léonard Duinont dict Mioutou, cardeur 
de lad. viile, lequel a exposé a raondict notaire et lesmoingts que 
dès le XXV" mars rail cinij cents quatre-viugls-dix-huict, il auroit 
acquis de Gilbert de RouzeilUe ûh à feu Marc de Rouzeilliej lappîs- 
sierda lad. villes ung loppin de jardin conlenant quartonné, siltuè 
en la franchise de lad. ville en la cos'e allant d'icelle ville au village 
du Marchedieu, pour la somme de dix escuz revenant à trente 
livres par lillres sur ce reçus par deffunct M** Pierre Parade, auquel 
led. jardin est plus particulièrement conlltié et deleiriité, et que pour 
le soy conserver et à sa famille et en exclure et priver les parans et 
lignagiers dud, de Houzeilhe de le retirer par action de retrait, il 
luy est expédiant d'en prendre possession rêalle, actuelle et corpo^ 
relie en présance de notaire et lesmoingts, suyvanl le désir de la 
couslame de ce dict pays de la Marche, ce quîl désire estre faict en 
présance de raondict notaire et en celle de Jacques des Cha^aulx et 
de Michel de Clarafvaulx, marchands de laJ. ville, aussi presens, et 
que à ceste fin nous ayons allors transporté dans led. jardin, ce 
que luy ayant accordé à sa dite demande dud, exposant, le sieur 

I 



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— so- 
dés ChazaQlx, de Clarafvaulx, exposant et notaire soubsigné, nous 
sommes transportés dans led. jardin et estant entrés dans iceluy 
ledict expoiant en a $orty et jelé hors des pierres et herbes y donnant 
dommage^ ouvert et fermé la porte, déclarant que en ce faisant il en 
prenoit comme de faict a prins possession réalle, actuelle et corpo^ 
relie et en a requis acte que luy a esté octroyé par mondict notaire, 
le présent instrument pour luy valoir et servir en temps et lieu 
que de raison, es présence desdites des Chazaulx et de Clarafvaulx, 
tesmoingtz, icelluy, Dumont et des Cliazaulx ont déclaré ne scavoir 
signer et led. de Clarafvaulx a signé ces présentes après lecture fête. 
— Signé : M. Deglarafvaux, tesmoingl présent, et S. Meaulme, 
notaire royal héréditaire. 

Archives de la Creuse. — E. 1251. 



III. — ProcèS'Verbal de prise de possession d'un moulin 
et de divers héritages. 7 mai 1769 



Aujourd'huy septième may mil sept cent soivante neuf, après 
midy, au bourg de Saint-Fiel, étude du notaire royal soussigné, est 
comparu Charles Cotton, meusnier, demeurant au moulin de Cha- 
vanat en cette paroisse, lequel m'a déclaré qu'il luy a été délaissé à 
bail perpétuel et à titre emphitéotique par M. Antoine-François 
Cousturier, sieur de S^-Fiel, bourgeois, par acte passé devant 
Dissandes et son confrère, notaires royaux à Guéret, le t4 avril 
dernier, duement controllé et insinué audit Guéret le {•' de cedit 
mois par Charles qui a reçu quinze livres onze sols six deniers, 

Scavoir est : le moulin farinié, à huile et à chanvre appelle le 
Grand Moulin scitué en cedit bourg de S^-Fiel, consistant dans les 
bâtiments desdits moulins, un jardin et une cheneviëre, un petit pré 
joignant la chaussée de Tétang, plus un petit seigna joignant la 
chaussée dudit étang, un pâturai joignant ledit moulin, plus une 
terre appellée des Tantes,*;^ contenant six boisselées, autres terres 



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^5l - 

appellées des Mazeaux, de coatenance d'etiviroïi vingt boisselée* 
étant en trois parties, et tinaleiaent les pelades appellées du Change^ 
aîasy que le tout est plus amplement Hmitté, expliqué et confronté 
par le bail emphitéotique cUdessus datte, pour le prix et somme 
pour chaque année de 80 livres et ^08 livres payé comptant, 

Desquels moulius et héritages ledit Cotton voulait en prendre la 
vray, réelle, actuelle et corporelle possession pour faire courir 
Tannée du retrait introduit par la coutume de cette province et pour 
luy assurer la véritable jouissance. 

Et pour cet eiïet ledit Cotton m'auroit requis de rae vouloir trans- 
porter avec luy, mes lesmoins cy bas nommés dans lesdils moulins 
et anlres héritages, ce que je luy ai octroyé, et me serois avec lui et 
lesdits tesmoios transporté dans iceux et où éiani ledit Cottoîi^ ierait 
prefnièrement yniré dans ledîl moulin farinié, eminUe dam celui à 
huile et à chanvre^ fl munlU dans îoum Um aulre$ kérilages cy~ 
dessus fJtpUqués après y avoir fait plusieurs actes de vérUabie pro- 
priétaire, commf pour aroir dtins le&dita moulim ùureri et fermé 
tes portps, fait tourner Irxdifs moulins, et datts Icsdits héritageë 
pouryaviir coupé pludeurs branches d'arbres, remué de la terre^ 
jette des pierres au dehor$ ; il auroit ensuite crié à haitte et iutelli« 
gible vùix qu'il pre^iait la vray^ réelle, actuelle et corporelle posses^ 
sion des susdits moulim et hénUujes cy -dessus expliqués, déclarant 
que s'il y avoii quelque tiers qui y prètenfoit droite il n'avoit qu'à le 
déclarer; et ne s'y étant opposé aucune personne, ledit Cotton m'a 
requis luy donner acte de ladite prise de possession, ce que je luy 
aï octroyé en celte forme pour luy servir et valoir en tems et lieui 
ce que de raison. 

Fait et passé en présence de Léonard Aureix, laboureur, demeu* 
rant en cedit bourg de S^-Fiel, et de Sylvain Robert^ aussy labou- 
reur, demeurant au village de Chavanat, tcsmoins soussignés avec 
moy, notaire royal susdit, ledit Cotton ayant déclaré ne scavolr 
signer de ce enquis et interpellé. 

Signé : Aureiï, Rouëht etDEMAvDËLAFORËST, notaire royaK 

(Copié sur une expédîLion en la possession de M. Gotlonj de St-FieL) 



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LES LABORÈYS 

hspeclenrs des muurictores dAibissoB et de Felktii 



Evrard d'Ahon écrivait, vers 1560 : a Je veux encore extoller la 
renommée de ladite ville Fililine pour la bonne et louable police 
qui est en icelle, d'un règlement égal tant de principaux que plé- 
beyens par leurs statuts municipaux et loix politiques, combien 
qu'elle soit habitée d'un grand nombre de peuple (i). » 11 ne peut 
être ici question de la charte de franchise donnée à la ville de 
Felletin, en 1300, par Alengarde d'Aubusson. Peut-être est-il fait 
allusion à Pinstitution des Charités de Felletin, œuvre de bienfai- 
sance supprimée vers 1583 (i) ? I| est vraisemblable que le vieil 
Evrard a voulu signaler les statuts qui réglaient les rapports entre 
les marchands, les maîtres et les ouvriers tapissiers d'une ville dont 
rindustrie avait dès lors une importance considérable. 

Les archives communales d'Aubusson et de Felletin furent en 
grande partie détruites à Tépoque des guerres de religion et les 
documents antérieurs au seizième siècle sont peu nombreux. Nous 
ignorons donc quels règlements pouvaient régir, à Torigine, les 
manufactures de nos deux villes ouvrières. On y vivait vraisembla- 
blement sous le régime de la coutume; coutume très libérale, car 
il faut voir dans la liberté dont les fabriques de la Marche ont tou- 
jours joui une des causes de cette vitalité remarquable qui leur a 
permis de survivre aux ateliers les plus célèbres. Du reste, Tobliga- 
tion de se constituer en corporation n'était pas toujours imposée 



(1) Chronique d'Evrard^ notaire d'Ahun 
Limousin. Limoges, 1892, tome IV, p. 21.) 



{Arch, historiques du 
(2) M. AUTORDE) Les Charités de Felletin, Guéret, 189 !^ 



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-53- 

aai artisans eL beaucoup de méliers suivaient les vieux usages^ 
sans ôlre érigés en corps jurés, êlaiU soumis simplement aux lois 
générales tle la police. En 1581, seulement, en vertu d'un édit de 
Henri III, tous les corps de métiers furent établis en communautés 
et tous les artisans soumis à la jurande et à ta maîLrise. Les usages 
traditionnels furent écrits, et l'Klat intervint, approuvant les statuts, 
les modifiant quelquefois et veillant à leur exécution. 

Les lettres patentes de Louis XIV, contresignées par Coll>ert(1665)j 
ont été, jusqu'en 1780, la graniie charte de la manufacture de tapis- 
series d'Aubusson, L'article premier stipulait i « Messieurs ïes ofïi- 
cïers et consuls de la ville d'Aubusson feront nommer en une 
assemblée générale de ladite ville, qui se tiendra de îrois ans en 
trois ans à cet eiTel, quaire personnes de probité et bonne cons* 
cience, ayant bonne connoissance de la marcbandise de tapisserie, 
desquels sera pris le serment de se bien comporter en la commis- 
sion qui leur sera donnée (Favoir Vitisfiection^ conduite et direction, 
â ce qu'il ne s'employe dans la confection des tapisseries qui se 
* feront audit lieu aucune laine qui ne soit bien teinte et bien 
dégraissée.' . Lesdites quatre personnes commises do la sorte visi- 
teront quand bon leur semblera, ou au moins deux fuis par semaine, 
tous les hasteliers de tapisserie, et ceux des teinturiers, blancbis* 
seurs et tous autres a p près leurs de laines. » Le juge châtelain 
Jugeait, à la forme des juges consuls, tous les procès et conlraven- 
lions concernant la manufacture. 

La HautO'Marcbe était une dépendance de la vasle généralité de 
Moulins. Il faut rendre justice auit intendants de cette généralité, 
A toutes les époques, ils s'occupèrent activement des intérêts de la 
fabrique d'Aubusson, et, d'accitrd avec les subdêléguès, ils propo* 
sèrenl au Conseil les mesures les plus efUcaces pour assurer son 
développement (l). Ils ne tardèrent pas à s'apercevoir que Tinspec- 

(I) Les rapports des intendants, conservés aux Archives de Mou- 
lins, sont pleins U*intérèt, mais souvent^ et surtout au xvii« siècle, 
bien supeiTidels. Leur tableau d'Autiusson et de Goéret rappelle un 
peu la so m b re ji ei n t u i- e d u ]m y s a n d e La Bni y ù re . Au si e cl e a ui \'a n t , 
la noLB change. Leî5 intendants visitent pin :* tVêE|uenimerjL et appré- 
cient avec plus de justesse nus bliorîeuses paputatious. Leur pein- 
tUi*e, plus vraie, iVest plus autant pousb^^e au noir. 



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*^y 



- M — 

tion des jurès-gardes de la manufacture, qui étaient à la fois juges 
et parties, était insuffisante. Dans son procès-verbal de 1686^ 
M. Florent d'Argouges, réclamait pour Aubusson la réalisation des 
promesses de Colbert, et, en particulier, la création d'un inspecteur 
spécial (( capable de conduire et de diriger les ouvriers en tapis- 
serie (1). » 

Ces vœux ne furent pas immédiatement réalisés. On connaît les 
tristesses et les difficultés de toute sorte qui signalèrent la fin du 
règne de Louis XIV. Le 12 décembre 1730, seulement, le Conseil 
d'État approuva un règlement qui confirmait les arrêtés de Colbert 
et établissait plusieurs nouvelles dispositions (2). Un peintre de 
mérite, Jean-Joseph Dumons, originaire de Tulle, que Ton confond 
quelquefois avec Jean Dumont, dit le Romain, fut envoyé à Aubus- 
son, avec Fizameu, teinturier de Paris. Enfin, un office d'inspecteur 
fut créé en 1733, sur le rapport d'Orry, contrôleur général des 
finances. 



ARREST DU CONSEIL D'ESTAT DU ROY 

En faveur de la manufacture de tapisseries d'Auhussonydu i4 avril il 33 

(Extrait des registres du Conseil d'Estat) 

Le roy, s'esiant fait représenter en son conseil le règlement du 
12 décembre 1730, fait pour restablir le bon ordre et la règle dans 
la manufacture de tapisseries de la ville et faux-bourgs d'Aubusson 
et dans le bourg de La Cour, et les lellres-palentes expédiées sur 
iceluy le 28 may 1732, dQement scellées et enregistrées; et Sa 



(1) Archives de V Allier y c. I, feuille 9, v». 

(2) Aubusson fut redevable de son premierjpeintre officiel à Louis 
Fagon, intendant des finances, qui doit être considéré comme le 
véritable restaurateur de nos manufactures de tapisseries. Les inten- 
dants des finances, tels que Louis Fagon, et plus tard Daniel-Charies 
Trudaine, ont eu une très grande part dans la promulgation des 
arrêts favorables à la fabrique d'Aubusson. Les contrôleurs généraux 
et les surintendants leur abandonnaient certains détails concernant les 
manufactures. Notre reconnaissance doit donc placer leurs noms à 
côté de ceux d'Orry et de Machault, et autrçs contrôleurs généraux 
du dix-)iuiti$me siéclç. 



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Majesté, jugeant par les avantages que ces reglemens ont déjà pro- 
curés non seulement qu'il est important de les faire exécuter en 
tout leur contenu, et priocipalement les articles vu, xi et xiii, qui 
interdisent de fabriquer des tapisseries en haute et basse-lisse hors 
la ville et faux-bourgs d'Aubusson, à quinze lieues à la ronde, à 
Texception du bourg de La Cour et de la ville de Feuilletin, et 
prescrivent à tous les maistres fabriquans et ouvriers d'Aubussoc 
et du bourg de La Cour de mettre le mot Aubus9ony avec les pre- 
roières lettres de leurs nom et surnom, au métier et non à Taiguilte, 
dans la bande d'en bas de chaque pièce de tapisserie, et à ceux de 
Feûilletin de mettre le même mot Feûillelin, sans y pouvoir mettre 
le mot Aubusson, le tout sous les peines y portées ; mais encore 
que le moyen le plus sûr pour procurer une exécution si nécessaire 
est de nommer un inspecteur, et de le charger d'y veiller, et de 
rendre un compte exact, au moins une fois chaque mois, au sieur 
commissaire départi en la généralité de Moulins de toutes les con- 
traventions qu'il aura découvertes et des condamnations qui auront 
été prononcées pour les faire cesser, en luy accordant une gratifi- 
cation chaque année pour le mettre en estât d'avoir une attention 
suivie sur tout ce qui a rapport à cette manufacture ; à quoy estant 
nécessaire de pourvoir, 

Oûy le rapport du s' Orry, conseiller d'Estat et ordinaire au con- 
seil royal, controlleur général des finances. 

Sa Majesté étant en son conseil, a ordonné et ordonne que le 
règlement du 12 décembre 1730 et les lettres- patentes expédiées 
sur iceluy le 12 may 1732, concernant la fabrique de tapisseries 
dans la ville et faux-bourgs d'Aubusson... seront gardés et observés 
en tout leur contenu et sous les peines y portées ; 

Et pour assurer de plus en plus l'exécution tant des articles vu, 
XI et XIII, que du surplus desdits reglemens. Sa Majesté a nommé 
et choisi le sieur Gabriel Laboreix de La Pigue, juge ordinaire et 
de police en ladite ville d'Aubusson, lequel, en qualité d'inspecteur 
desdites manufactures et fabriques, tiendra la main à ce que les 
quatre jurez-visiteurs s'acquittent exactement de tout ce qui leur 
e$t prescrit par lesdits reglemens, les fera observer de point en 



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- 66 — 

point, visitera les ateliers, fera les tournées nécessaires dans les 
campagnes, quinze lieues à la ronde de la ville d'Aubusson, visi- 
tera aussi les tapisseries de la fabrique de Feûilletin, et générale- 
ment tout ce qui sera nécessaire pour la pleine et entière exécution 
desdits reglemens, et rendra un compte exact au moins une fois 
chaque mois au sieur intendant et commissaire départi en la géné- 
ralité de Moulins de toutes les contraventions qu'il aura décoa- 
vertes, et des condamnations qui auront esté prononcées pour les 
faire cesser ; 

Et Sa Majesté, voulant donner des marques au sieur de La Pigue 
de la satisfaction qu'elle a des soins qu'il s'est donnés jusqu'à pré- 
sent pour le rétablissement de ladite manufacture, et l'encourager 
à se bien acquitter de l'inspection qu'elle lui a confiée, a accordé 
et accorde au sieur de la Pigue une gratification de 400 livres une 
fois payez pour le passé, et une autre gratification de 300 livres 
chaque année pour l'avenir, tant et si longuement qull remplira 
au désir de S. M. lesdites fonctions d'inspecteur, lesquelles gratifi- 
cations il touchera sur ses simples quittances des deniers qui seront 
à ce destinez. Enjoint Sa Majesté au sieur intendant et commissaire 
départi pour l'exécution de ses ordres en la généralité de Moulins 
de tenir exactement la main à l'exécution desdits reglemens et du 
présent arrest, de les faire lire, publier et afficher partout où 
besoin sera, à ce que personne n'en prétende cause d'ignorance. 
Fait au conseil d'Estat du roy, Sa Majesté y estant, tenu à Ver- 
sailles, le quatorzième jour d'avril mil sept cent trente trois. 

Signé: Puelypeaux. 

Louis, par la grâce de Dieu, roy de France et de Navarre, à notre 
amé et féal conseiller en nos conseils, maistre des requestes ordi- 
naire de nostre hostel, le sieur intendant et commissaire départi 
pour l'exécution de nos ordres en la généralité de Moulins, Salut. 

Nous vous mandons et enjoignons par ces présentes, signées de 
Nous, de tenir la main à l'exécutien de Tarrest ci-attaché sous le 
cpntre^scel de nostre chancellerie aujourd'hui donné en nostre 



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— 87 — 

eonseil d'Estat, Nous y estant, pour les causes y coutenfies ; Com- 
mandoBs au premier aostre buissier ou sergent sur ce requis de 
signifier ledit arrest à tous qu'il appartiendra... 

Signé : Louis. 

Barthélémy de Yanolies, chevalier, conseiller du roy en ses con- 
seils, maistre des requestes ordinaire de son hostel, conseiller 
honoraire au grand conseil, intendant de justice, police et finances 
en la généralité de Moulins, 

Vu Tarrest du conseil cy-dessus et des autres paris, et la com- 
mission sur iceluy, Nous, intendant susdit, ordonnons que ledit 
arrest sera exécuté selon sa forme et teneur. Fait ce vingt-sept may 
mil sept cent trente trois. 

Signé : De Vanollbs. 
Et plus bas : 

Par Monseigneur, Le Boucher. 



II 

M' Gabriel Laboreys, sieur de la Pigue, conseiller du roi, prési- 
dent châtelain, juge royal, civil, criminel, et commissaire examina- 
teur en la ville et châtellenie d'Aubusson, réunit donc à ses fonctions 
multiples, à dater de 1733, celle d'inspecteur de la manufacture. 
Un nouvel arrêt du 8 février 1735 étendit ces dernières attributions : 
H. Laboreys fut chargé dinspecter les fabriques de tapisseries de 
Felletin. 

L'établissement de métiers de tapis de pied veloutés, façon de 
Turquie, à Aubusson, en 1740, nécessita la création d'une inspec- 
tion spéciale (i). M. Michel Laboreys de Cbâteaufavier, fils de 

(1) M. J.-B. de Bonnevâl, d'abord inspecteur ambulant, puis 
inspecteur général des manufactures, fut envoyé à Aubusson et à 
Felletin en juillet 1743 et au mois d'août 1745. Le but principal de sa 
visite était Tintroduction de la fabrication des tapis de pied fagon de 
Turquie, à Aubusson. Il obtint les plus heureux résultats, grâce à sa 
persévérance, à Tappui des intendants de Moulins et à la haute inter- 
vention du contrôleur général Orry. (Papiers d'Auguste Bosvieux, 
Annuaire de la Creuse de 1884, publié par M. Paul Ducourtieux.) 



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1 



- 58 - 

H. de la Piguc, reçut, le 17 septembre 4745, une commission 
d'inspecleur des manufactures de tapisseries et de tapis de pied 
d'Aubusson et de Felletin, avec 1,200 livres d'appointements, 
payables au trésor royal. Cette somme fut portée à 2,000 livres, à 
dater du l»*" janvier 1753, à cause de l'importance toujours crois- 
sante des manufactures d'Aubusson et de Felletin. La charge 
d'inspecteur resta dans la famille Laboreys, Tune des illustrations 
de la ville dMubusson, jusqu'à Tépoque de la Révolution. 

Un édit du mois de février 1745 institua des inspecteurs des 
manufactures et des contrôleurs pour toute la France. Chargés de 
la surveillance des corporations, les inspecteurs convoquaient les 
assemblées professionnelles et déféraient au juge ce qui était con- 
traire aux règlements. Ils servaient d'intermédiaire entre le groupe 
industriel et Tintendant de la généralité. L'institution des inspec- 
teurs fut mal accueillie dans un grand nombre de villes ; mais il 
n'en fut pas de même à Aubusson^ où l'on demandait, en 1804, son 
rétablissemenL En 1780, on comptait quarante-cinq inspecteurs de 
l'État et six sous-inspecteurs (1). Aubusson fut l'une des pre- 
mières villes de France où cet oflice fut établi. 

La famille Laboreys parait être originaire des environs d'Abun 
(Creuse). Laboureys est un village de la commune de Pionnat, dans 
le canton d'Ahun ; ce nom semble indiquer des hommes de labeur, 
de travail et d'activité persévérante. 

Pelrus de Laboreys^ clericus^ worirtus, rédige un acte d'affran- 
chissement le 28 janvier 1307. Il dresse i:n acte d'accensement 
(sous-inféodation) pour le monastère des Ternes, le 4 juin liOl. 

1500. — Anthoine de Laboreys, rector des églises paroissiales de 
Pionnat et de Saint-Fidèle (aujourd'hui Suint-Fiel^, ist l'un des 
signataires des statuts de 1 église de Guéret. 

1803. — Pierre Sartoris de Laboreys figure dans l'obituaire du 
monastère des Ternes. 

(1) Almanach royal pour 1785, page 507. 



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— 59 — 

1530. — Françoise Laborrie, dame de Salgaeville, est mariée à 
Jean Martin, chevalier, seigneur des Crossarls. 

1561.— Honorable homme Anthoine Laboreix, comme ayant 
acquis droit des seigneurs de la Chézotte, près Ahun, figure dans un 
acte du 17 avril 1561 {Cartulaire des Ternes.) 

1587. — Laboreys, notaire. 

1633. — Anthoine Laborays, licencié es lois, sénéchal de MalvaL 

1663. — Décès de M^ Laboreys, sieur de Matrîbut, près Ahun, 
président au présidial de Guéret. 

16. . — Anne Laboreys, mariée à Claude Martin de Bieiicourt» che- 
valier, seigneur de Boifgenel, conseiller du roi en la sénéchaussée 
et siège présidial de la Marche, à Guéret. 

16. . — Laboris, seigneur de Plansadier et de Montorioux, tnarlè 
àN..., dont: 

1» Esther, mariée à Antoine Boeri, lieutenant des Emt et Forêts 
de la Marche, seigneur de Villemonteix, 1669 ; 

2o Antoinette, mariée à René Couturier, seigneur de Baleyte, 
conseiller du roi, élu en l'élection de la Marche, 1628-1002. (Jïiaf 
de la famille Couturier de Four noue; mss. P. de Cessac.) ; 

3"" Anne, mariée à Rondeau, châtelain d'Ahun, IGGO. (Noms 
féodaux.). 

I. — François Laboreys de la Pigue (1), conseiller du roi, épousa 
Anne, fille de Jacques Carreau, sieur de Salvert, châlelaîn d'Au- 
busson. Il hérita de TofUce de juge châtelain, et il se signala, dans 
Texercice de ses fonctions, par son ardeur contre les protestants. 
M. d'Argouges, intendant de Moulins, le recommandait en termes 
très caractéristiques, dans un rapport daté de 1686 : cf Depuis le 
dernier voyage que j'ai fait au Busson, au commencemenl du mois 

(1) La Pigue, village de la commune de Guéret. 



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— co- 
de décembre, les prêtres et les juges soot édifiés de Tassiduitè des 
nouveaux convertis à bien remplir leur devoir. Il y a dans cette 
ville un pelil président dont les soins sur cela ne se [itiuveiit pa]rer. 
Il agit avec une application qui ne se peut comprendre pour Tcxë- 
cution des ordres que je lui donne, et je puis dire que si quelqu'uu 
mérite d'être gratifié dans ces sortes d'emplois, iï ne doit pas être 
des derniers (l)y>. 

Eu 1701, François Laboreys réunit à ses fonctions de présidenl 
châtelain celle de lieutenant général de police* sur la proposition 
du duc de La Feui!lade, seigneur vicomte d*Aubusson* Il mourut 
en 1708. 

II. — Gabriel Laboreys de la Pigue^ flis du précédenl, conseiller 
du roi, président châlelain et lieutenant général de police à Aubtis- 
son. Avant d'être pourvu de ces offices, il fut l'objet d'une enquête 
du présidial de Guéret, en 1708. M* Michel Finet, chanoine du 
chapitre de Notre-Dame du Mont d'Aubusson, déclara que le can- 
didat avait toujours fait exécuter les ordres du roi, particulièrement 
ceux qui concernaient les protestants d'Aubusson (^). Nommé 
inspecteur de la manufacture royale de tapisserit^s d'Aubusson, 
en 1733, et inspecteur de celle de Fellelin, en 1735, il était en 
même temps subdélègué de l'intendance de Moulins at intendant du 
vicomte d'Aubusson. 

D'après les mémoires du temps, M. de la Pigue était un très hon- 
nête homme et le juge le plus conciliant ; mais rtihl^ et peu connais- 
seur en tapisserie. Il avait épousé, à Limoges, le 37 septembre 
1705, Marie, flile de Pierre Trompodon, maire de Uoor^aneuf, et de 
Barbe de Loménie. Il mourut en 1754. 

III. — Michel Laboreys, Ois de Gabriel, s'inUtulaît sieur de Châ- 
teaufavier, du nom d'une terre située près de Mintluç^ju (Alli^jr). Ce 
domaine appartenait, en 167i^ à M. Gabriel Gurreau, IteuLenant cri- 
Ci) Archives du déparlement de l'Allier, loc. cit. 

(2) M. A. Leroux. Histoire de la Réforme dam la Marchej p. 34t. 



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mioel au prësidial de Guëret, et devint la propriété âe la famille 
Laboreys à la suite du mariage d'Anae Carreau avec François 
Laboreys de la Pigue. 

Jeune et actif, très versé dans l'art délicat de la tapisserie, 
M. Michel de Chàteaufavier suppléa avantagsuseineot son père, dès 
Tannée 1743, dans les fonctions d'inspecteur de la manufacture. Il 
fut nommé à sa place en 1745, sur la présentation du contrôleur 
général Orry, et prit une part importante à rétablissement de la 
fabrication des tapis de pied façon de Turquie^ dans les villes 
d'Aubusson et de Felletin.Le 9 novembre 1747^ il fat nommé châte- 
lain intérimaire d'Ahun. 

A la mort de son père (1754), il hérita des deui offices distincts 
de présidenl châtelain et de lieutenant général de police, et fut égale- 
ment chargé de la subdélégatiou d'Aubusson, Dans la même année, 
il vendit Tofflce de châtelain et retint celui de Lieutenaut-générat de 
police. 

H. Michel de Chàteaufavier mourut le 17 janvier 177i. fl avait 
épousé à Paris, le 30 décembre 1745, Marie- Louise Mage, fille de 
Pierre Mage, sieur de la Chézolte, marchand de tapisseries à Paris^ 
et de Geneviève Pillon, dont il eut Pierre- Augustin, qui suit. 

lY. — Pierre 'Augustin Laboreys de ChâUaufavier^ naquit le 
24 octobre 1748 et mourut le 27 février 18^1. li s'intitulait, eu 1780, 
seigneur de la Chézotte, du chef de sa mère. 11 fut, après son père 
et son grand-père, subdélégué de l'intendant de Moulins et inspec- 
teur des manufactures d'Aubusson et de Fellelin. En 1784, il publia 
dans VEncyclopédie mélhodique (1) un mémoire sur la principale 
industrie des deux villes dont il avait la haute surveillance. On 
trouve dans ce précieux document un exposé clair et impartial de 
la grande industrie marchoise à la veille de la Révolution. H. Jules 
Guiffrey, administrateur des Gobelins, a bien voulu nous signaier 
une volumineuse correspondance de M. de Chàteaufavier avec 
l'intendant de Moulins et le contrôleur général des finances, qui est 

(1) Encyclopédie^ t. GVIII. — Manufactures etArUi t. II, Paris, 1784. 



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coDservée aux Archives nationales, recueil de pièces d'an grand 
intérêt, mais qu'il ne nous a pas encore été permis de consulter. 

En 1788, M. de Chàteaufavier, de concert avec M. Ruyneaa de 
Saint-Georges, subdélëguë de Fellelin, préparait de nouveaux 
statuts pour remplacer des règlements surannés. En effet, les deux 
manufactures étaient en souffrance et plusieurs tapissiers d'Aubns- 
sonet de Felletin passaient à l'étranger. M. Du Pont, intendant de 
Moulins, écrivit aux officiers de la ville d'Aubusson, au sujet de U 
délivrance des passeports, et recommanda, pour enrayer l'émigra- 
tion, de ne rien changer aux règlements et aux taxes établis. 
Enfin,' le contrôleur général des finances fit à cinq fabricants d'An- 
busson une avance de 17,600 livres pour empêcher la désertion 
des ouvriers qui étaient dans la misère. 

H. de Chàteaufavier fut l'un des délégués de la ville d'Anbusson 
qui se rendirent à Guéret, le 21 mars r89, pour la rédaction da 
cahier général du tiers état de la Marche. L'assemblée le plaça au 
nombre des commissaires rédacteurs. Il fit insérer dans le <( Cahier 
des plaintes^ doléances et remontrances de la ville d'Aubusson )» 
la demande de rabolition des douanes, l'établissement d'un tribut 
national sur \es trois ordres» la distribution gratuite de la justice, 
la faculté d'accorder des distinctions honoriques aux marchands, 
une subvention de 30,000 livres pour les besoins de la manufac- 
ture, etc. Ces vœux, sous nue forme modérée, témoignent de 
l'esprit vraiment libéral qui les inspira. Le mois suivant, M. Labo- 
reys de Chàteaufavier fut élu député du tiers état aux États géné- 
raux. 

Il avait épousé, le 15 mai 1774, Marie BofOnet, fille de M. Paol 
Boffinet d'Aubusson, établi à Lisbonne, où il avait le titre de tapis- 
sier du roi de Portugal (1). Ils eurent deux fils : l'atné mourut en 1800, 
prisonnier de guerre à Albe-Royale, en Hongrie ; le plus jeune se 
maria et n'eut pas d'enfants. 

(!) La mère de Marie Boffinet était Thomase de Oliveira Cor, née à 
Lisbonne le 25 février 1760, et baptisée le 6 mars suivant, par Fran- 
çois-Xavier-Baptiste, protonotaire apostolique, chanoine de Téglise 
de Sainte-Croix de la ville de Santaren et vicaire de Tégtise parois* 
3ial6 de Saint-Paul de Lisbonne. 



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— 63 — 

Les Laboreys étaient au nombro des anoblis, par leurs charges 
municipales et judiciaires. Ce privilège les exemptait de la taille, 
mais ils restaient assujettis à la fréquente revision, des titres de 
noblesse. Les armoiries de la famille sont : d'azur (quelquefois 
d'argent) au ehevron de sable accompagné de trois fermeaux d..., 
rardillon en pal du même. 

Dans Texercice de leurs fojlctions héréditaires d'inspecteurs, 
MH. Gabriel, Michel et Augustin Laboreys rendirent d'incontes- 
tables services aux manufactures d'Aubusson et de Felletin et con- 
tribuèrent à leur remarquable développement pendant le cours du 
dix-huitième siècle. Nos populations ouvrières en conservèrent un 
religieux souvenir. Le premier Empire, à ses débuts, songea à 
relever et à réorganiser les manufactures. Il demanda à ses agents, 
des rapports qui rappelèrent, avec plus de développements, les 
mémoires que les intendants de Louis XIV avaient rédigés pour 
rinstruction du duc de Bourgogne. En 1804, M. Rémy, sous-préfet 
d'Aubusson, adressa au ministre de l'intérieur une monographie 
du plus haut intérêt à tous les points de vue. Il signale d'abord, 
comme document historique, l'article de M. de Chàteaufavier concer- 
nant la manufacture de tapisserie d'Aubusson, inséré dans l'Ën- 
cyclopédie méthodique, et, après avoir exposé les résultats de 
Penquète, il conclut en demandant le rétablissement de la fonction 
dinspecteur de la manufacture, puis celle des jurés-gardes et celle 
des écoles de dessin, a moyens efficaces et uniques pour parvenir à 
une bonne fabrication, pour éviter les mauvaises qualités des 
matières, des teintures, etc., pour former des artistes et pour 
arriver à la plus grande perfection possible de l'Art ». 

La ville d'Aubusson n'a pas oublié les actes de bienfaisance et les 
legs de M. et M™« de Châleaufavier. Lorsqu'il fut procédé, il y a 
quelques années, à la revision du nom des rues, on a donné le nom 
de Châteaufavier à l'ancienne rue du Château, où s'élève leur hôtel. 

Il existe encore à Aubusson un certain nombre de maisons des 
quinzième, seizième et dix-septième siècles. Plusieurs de ces 
antiques demeures ont des écussons sculptés sur le linteau de la 
porte principale, mais la plupart sont frustes et indéchiffrables. 



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Lliôtel des Laboreys, Tan des plas remarqaables, est un bel édifice 
du par style Loais XIII, constraU en pierres de granit de grand 
appareil. Il porte la date, en relief, de 1630, et le n^ 20 de la rue 
CbâteaufàYier. A Fane de ses extrémités est une élégante tourelle 
en 'poivrière. On remarque, à Tangle opposé et â Tintérieur de la 
cour, une haute tour carrée de style plus ancien, qui parait avoir 
appartenu à un système de fortification qui défendait, du c&té du 
couchant, les approches du château d'Aubusson. 

Du reste, la maison des Laboreys ne sera bientôt plus qu'un sou- 
venir. La municipalité a décidé^ au grand regret des archéologues, 
sa démolition, pour construire une maison d'école sur son emplace^ 
ment. 

Cyprien PÉRATKOTf, 

Correspondant da Comité deâ Beaux* A ri 9^ 
à Âttbosson. 

{Extrait du Bulletin du Comité, — Séance du i8 avril i895.) 



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VICOMTE DU MONTEIL 



CHAPITRE PREMIER 

Les OniGiNEs 



La seigneurie du Honletl-au-Vicomto était un démembrement de 
la vi coin lé d'Aubuï^son. Celle vicomte était elle-même une marjïhe 
du Limousin du côté de TAuvergut** Au \° siècle, les possessions 
des vicDintes d'Aubusson s'êteinlaîent fort avant dans la partie du 
Limousin qui forme aujourd'hui les ilépartetnenLs de la Haute- Vienne 
et de la Corrèze. Tout le territoire de cette vicomte, ainsi que Peu- 
clave poitevine qui te bornait au sud- ouest, était considère comme 
partie du LimousÏJi; in pago Lemovicitia, dit la charte de Uiotricus et 
tin partage de terres situées dans les environs de Roy ère, daté du 
iO juin 0^6. Le domaine dos premiers comtes de la Marclie était 
lïtuè au nord*ouest de la vicomte {!)_ C'était la Marche limousine» 
à rorigine comprenant Iït;llac, Rançon, Magnac- Laval, le Dorât» 
Château -Pousat, FursaCj Morteinart, Saint-Junien, Cliassenon et 
Chabanais, dont tes comtes de Cliarroux furent tes premiers comtes, 
et qui au xn* siècle s'étendait dans le nord-ouest et le nord de 
Tancien Limousin, des rives de ta Tardoire et des sources de la 
Charente mt rives de la Creuse, au-delà de laquelle ce grand Hé! 
prenait une zone de terraiEi située en Tace de Guêret et d'Ahun (2), 

(1) Cyprien Pérathon, Histoire cVAubt^saon, 

(2) Maximin DeLoehe, Etadeé sm' fa gêàgra^hU historique d^ Im 



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Noas pensons que le nom de Marche n'a été étendu aux possessions 
des vicomles d'Aubusson qu'à partir de 1226^ année où le vicomte 
d'Aubusson rendit hommage au comte de la Marche, ou plutôt 
même qu'à partir de 1260, époque de Pacquisition de la vicomte 
d'Aubusson par Hugues XII de Lusignan, comte de la Marche. 

Après la mort de Rainaud VI, vicomte d'Aubusson, arrivée vers 
Fan 1249, son troisième Gis Ranulfe eut en partage les seigneuries 
de la Borne, du Monteilau* Vicomte, de la Feuillade, de Pontarion 
et de Poux. 

Jusqu'en 1249 la seigneurie du Monteil-au-Vicomte fat donc 
comprise dans la vicomte d'Aubusson, dont elle suivait te sort. 
Observons qu'une bulle du 25 novembre 1380, dont nous donnerons 
plus loin le texte, constate Texistence de l'église de Saint-André da 
Monteil-du-Vicomte (ecclesia SmcU Andrée deMontilio Vicecomilis). 
Il est donc hors de doute que l'église et le château du Monteil ont 
été édifiés par les vicomtes d'Aubusson : le qualificatif Vicecomilis 
le prouve. 

Depuis 12i9 jusqu'en 1420, époque où elle fut séparée de la 
seigneurie de la Borne, la seigneurie du Monteil eut les mêmes 
seigneurs et vraisemblablement les mêmes juges que la seigneurie 
de la Borne. 

Par suite de la réunion de la vicomlé d'Aubusson au comté de. la 
Marche, cette seigneurie se trouva dans la mouvance du comte de la 
Marche et plus tard du roi de France, après la réunion du comté de 
la Marche à la Couronne. Les seigneurs, plus tard vicomtes du 
Monteil, rendaient donc directement hommage au roi de France, à 
cause de son comté de la Marche. 

Ce fief de haute justice avait dans son ressort les paroisses du 
Monteil-au-Vicomle et de Saint-Pierre-le-Bost (1) en entier, la plus 
grande partie de celle de Vidaillat (2), un quart environ de celle de 
Châtain (3;. Il englobait en outre certains villages des paroisses de 

(i) Saint-Pierre-Ie-Bost, canton de Royère. 

(2) Vidaillat, canton de Pontarion. 

(3) La commune de Châtain est aujourd'hui réunie â celle du 
^onteil-au-Vicomte, canton de Royère. 



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— 67 - 

Chavanat, Banize (1), Saînt-Séverin (2) et Saint- Yrieix-la-Mon- 
tagne (3). 

Avant de noas occuper plus spécialement de la seigneurie, nous 
allons donner quelques renseignements sur les paroisses du Monteil- 
au-Yicomte, de Saint-Pierre-le-Bost, de Vidaillat et de Châtain, qui 
formaient la presque totalité de la seigneurie. 



CHAPITRE II 
La paroisse du Montbil-au-Vigoiitb 



§ !•'. — L'égHse et la cure 

L'église du Monleil, placée sous le vocable de Saint-Pierre-le' 
Martyr, a pour fondateur un vicomte d'Aubusson. Le Nobiliaire da 
Limousin^ tome II, p. 322, constate Texistence d'une église au liions 
teil-au-Vicomte en 1018, église qui aurait fait Tobjet d'une donation» 
En 1299, elle était sous le vocable de Saint-André et Saint-Martial» 
La bulle pontificale, transcrite plus loin, indique qu'en 1330 elle 
était encore sous le vocable de Saint- André. C'est une église gothique 
où se trouvent deux chapelles latérales. 

Les vicoiiites du Monleil avaient fondé dans cette église plusieurs 
vicairies dont ils étaient collateurs^ notamment : 1^ à l'autel de 
S. André et S. Pierre, martyrs, une vicairie dite prieuré de Chirac, 
qui resta à leur collation jusqu'à la Révolution ; i"" et une vicairie 
et chapellenie po.ur dire des messes en l'honneur et dans la chapelle 
de S. Jean- Baptiste. Le revenu de cette derniers vicairie était établi 
sur les villages et ténements de Met, les Forest, VioUes, Bordellas, 



(1) Chavanat et Banize, cantOD de Saitlt-Sulpice-les-Champs. 

(2) La commune de Saint-Sôverin est aujourd'hui réunie à ce! 
^allières, canton de Felletin. 

(3) Saint- Yrieix-la-Montagne, canton de Felletin. 



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- 68 — 

Sivars, Buny, Transpont, Bussiëre-Vieille^ le Galioas, Mas de Laron 
et da Puy-Bertrand, situés dans les paroisses d*Ambazac, les Eglises 
et Saint-Silvestre, détroit de la terre et seigneurie du Doignon. 

Le bourg du Monlcil ne date pas de loin. Au moyen âge le château, 
place forte importante, était isolé sur Téminence qui le porte : ce 
n'est que plus tard qu'une agglomération se forma au pied de la for- 
teresse. Jusqu'en 1666, le Monleil n'était qu'une annexe de la cure de 
Saînt-Pierre-le-Bost. A cette époque, il fut érigé en paroisse dis- 
tincte. Par ordonnance de ladite année 1666, rendue par un conseiller 
M Parlement de Paris, député par le roi pour l'exécution des arrêts 
de la Cour des Grands Jours concernant la province de la Marche 
des 30 octobre et 24 novembre 1665, il fut ordonné provisionnelle- 
ment que la cathédrale de Limoges tiendrait un prêtre au Monteil- 
au-Vicomte pour administrer les sacrements aux habitants dudit 
bourg et des villages voisins, et auquel elle paierait une pension 
annuelle de deux cents livres (1). Alors les habitants du Monteil 
achetèrent une maison pour en faire la maison presbytérale. 

Malgré celte érection, les curés de Sainl-Pierre-le-Bost prenaient, 
lorsque la cure du Monteil était vacante, le litre de curés de Saint- 
Pierre-le-Bost et du Monteil, son annexe. Alors leur vicaire habitait 
le Monteil, y tenait le registre des baptêmes, mariages et sépultures, 
et prenait le titre de vicaire de Saint-Pierre-le-Bost, desservant le 
Monteil. 

Dans le Pouillé du diocèse de Limoges de 1773, le Monteil-aa- 
Vicomte ne figure que comme annexe de Saint-Pierre-le-Bost. 
En 1793, le Monteil faisait partie de la commune de Saint-Pierre-le- 
Bost. 

La fête patronale du Monteil tombait le jour de l'Assomption. 

L'église et le presbytère furent réparés en 1770 et 1788 (2). 

La maison curialôet son jardin furent vendus comme biens natio- 
naux à Joseph-Jean Michellet, François Saincthorént, administrateurs 
du département de la Creuse, et François Grand» secrétaire en chef 

(i) Archives de la Creuse, série C. 
jf2) Papiers de Tabbé Bouteiller. 



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- 69 — 

de la même adminislralion, qui les revendirent par acte sous-seings 
privés du 5 fruclidor an IV à Etienne Tixier, Léonard Langlade et 
Pierre Langlade, dit La Marche, moyennant quatre-vingts francs et 
à la charge de payer le supplément Rué par la loi du 13 Ihermidor 
an IV, montant à cinquante-trois livres cinq sols. 

§ 2. — Villages^ division financière^ seigneuries 

La paroisse ou annexe du Monteil-au-Vicomte ne comprenait 
originairement que le Monteil, la Vergne et les Moulins. Après 
rérection en paroisse, on y rattacha Lachaud, qui jusqu'alors avait 
dépendu de la paroisse de Saint-Sévérin. La Maison-Rouge est de 
création récente. 

La paroisse du Monteil tout entière formait une collecte de Tèlec- 
tion de Guéret, généralité de Moulins, dans laquelle étaient compris 
les villages de Parsat et de Langeno'udière, paroisse de Chavanat, 
du Meignoux et du Pignat, paroisse de Banize, et de Larfeuitlère, 
paroisse de Châtain. En 1753, la collecte du Monteil-aii-Vicomte 
comptait un exempt (le curé), quarante-une cotes, dont trente-neuf 
feux vifs comprenant quatre domaines à deux bœufs, vingt-sept parti- 
culiers à deux vaches; elle payait neuf cent soixante-dix livres de 
taille (1). 

On tenait foire au Monteil le premier jeudi de chaque mois {!). 

Toute la paroisse était dans la justice haute, moyenne et basse du 
seigneur vicomte du Monteil. 

Le bourg du Monteil payait chaque année aux doyen et chanoines 
de Saint-Etienne de Limoges une rente féodale d'une quarte de fro- 
ment et d'une géline (3). 

§ 3. — Curés du Monteil 

Jean Penot, curé de 1668 à 1672 ; 

Monlioux, curé de 1672 à 1674; 

Léjer Vacher, curé à partir du 26 janvier 1674 à 1687 ; 

(1) Archives de la Creuse, série G. 

(2) Joullietton, Histoire de la Marche, 

(3) Papiers de la famille Moreau, du Gompeix. 



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- 70- 

JesQ Legay, caré à partir du 7 janvier 1714 à 1722 ; 

Pragniet^ desservant la paroisse à partir du 10 février 1722» coré 
i partir da 16 octobre 1723 à 1725 ; 

Chassalines, caré i partir da 4 mars 1725 à 1730 ; 

Boataad, curé à partir du 19 octobre 1730 à 1735 ; 

Pierre Masselou, prieur de Chavanat, desservant la paroisse i 
partir da 4 janvier 1735, curé i partir du 9 décembre 1736 à 1741 ; 

Jacqaes-Cliristophe Lepetit, desservant la paroisse à partir da 
7 février 1741, curé à partir du 12 décembre 1741, prieur de Chirat 
i partir du mois d^août 1750, mort le 25 avril 17&) ; 

Laurent Moulier, curé à partir du 1*' mai 1760 à 1762 ; 

Annet Choazioai, prieur de Chirat et curé i partir du 16 février 
1762 à 1767 ; 

J. Radigon» prieur de Chirat, desservant la paroisse à partir do 
15 avril 1768 ; 

Michel Mallet, desservant la paroisse à partir du 22 septembre i 782, 
curé i partir du 23 février 1784 à 1793. 



CHAPITRE III 
La paroisse de Saint-Pibrre-lb-Bost 



§ l*'. — L'égliie el la cure 

L*église de Saint-Pierre-IeBost était sous le vocable de Saint- 
Pierre, martyr. 

Les doyen et chanoines de Téglise calhéJrale Saint-Etienne de 
Limoges étaient curés primitifs ou patrons de la paroisse de Sainl- 
Pierre-le-Bost, et, comme tels, ils étaient tenus du tiers des répara- 
tions à faire à Téglise de cette paroisso, dont ils possédaient une 
partie des dîmes. Vers 1660, le fermier de ces dîmes était honorable 
maître Antoine Tixier, advocaten parlement, habitant de la >ille de 
Guéret, 



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— 71 - 

La cure de Saint-Pierre-le-Bost était une cure séculière de l'archi- 
prêtre d'AubussoQ, offlcialitè de la cathédrale, sous le patronage du 
chapitre de la cathédrale de Limoges, à qui appartenait la nomina- 
tion du curé. En 1771, la paroisse de Saint-Pierre-le-Bost, y com- 
pris le Honleil-au-Vicomte, comptait trois cent quarante-six commu- 
niants (1). En 1773, elle avait pour visiteur Tramonteil, ancien 
curé de Saint-Pardoux-Lavaud. On y comptait quatre cent soixante 
communiants, l'annexe du Monteii y étant comprise. Le curé payait 
trente livres de décimes sur les revenus de sa cure (2). 

La fête patronale tombe le 29 juin, jour de S. Pierre. 

L'église de Saint-Pierre-le-Bost fut réparée en 1770 et 1788. 

La maison curiale, Técurie, la cour et les deux jardins adjacents 
furent vendus comme biens nationaux à Jacques Le Blanc, de Saint- 
Pierre-le-Bost. Par acte du 21 février 1808 Chanssard, notaire public, 
ce dernier les revendit à vingt-huit habitants de la commune, agis- 
sant tant pour eux que pour tous les autres habitants de la com- 
mune y faisant feu, avec explication qu'ils seraient désormais 
inaliénables et destinés à servir au logement et à l'usage du curé ou 
desservant. 

§ 2. — Villages, division financière, seigneuries 

La paroisse de Saint-Pierre-le-Bost comptait seize villages ou 
hameaux : le Bourg, Grandjanon, le Planchadeau, Gioux, Planchât, 
Lardillier, la Groizille, le Chiroux, Pramy, la Villatte, la Brousse, 
la Bussiëre, Champredon, Aurioux, Beauvais et la Prade, qui ont 
toujours fait partie de cette paroisse (3). En 1770, on lui donnait 
comme étendue, y compris son annexe du Monteii, un diamètre de 
trois quarts de lieue (4). 

(!) Indicateur du diocèse de Limoyes, imp. Martial Barbou, 1771. 

(2) Abbé Lecler, Fouillé du diocèse de Limoges. 

(3) Aujourd'hui est réunie î\ la commune de Saint-Pierre-le-Bost 
l'ancienne paroisse du Gompeix, comprenant le bourg du Compeix et 
les villages de Peyramaure, Gliez-Brouillas, le Barry, la Borderie, 
Peumiot et la Parade. xVvant la Kévolution, la paroisse du Gompeix 
était en Limousin et formait une seigneurie, ayant sa justice. 

(4) Abbé Lecler, Fouillé du diocèse de Limoges, 



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- 72 - 

Celte paroisse était comprise toat entière dans ane collecte de 
FélectloQ de Gaëret, généralité de Moulins, qui en 1683 comptait 
soixante-dix feux et payait sept cents livres de taille ; en 1687, on 
y trouvait le même nombre de feux, mais elle ne payait plus qae 
cinq cent quatre- vingts livres de taille. Enfin en 1776 la collecte de 
Saint-Pierre-le-Dost comptait uu exempt (le curé), cent une cotes, 
dont soixante feux vifs, comprenant cinq domaines, et payait deux 
mille trois cent vingt-sept livres de taille (I). 

On tenait foire à Saint-Pierre-le-Bost le 29 novembre (2). On y 
adressait les lettres par le bureau de poste de Bourganeuf (3). 

Toute la paroisse était dans la justice haute, moyenne et basse da 
seigneur vicomte du Monteil, à Texception du village de Champre- 
don, dépendant de la justice du comté de la Feuillade. Elle dépen- 
dait de la sénéchaussée de Guéret, ressort du parlement de Paris. 

Comme fiefs relevant de la justice du Monteil, nous connaissons 
dans cette paroisse : Galembert, Lardilller, la Brousse (4). Les 
villages de la Villatte, la Brousse, la Croizille, la Bussière, Gioux et 
Planchât payaient chacun aux doyen et chanoines de Saint-Etienne 
de Limoges une rente féodale annuelle d'une quarte de froment et 
d*une géline (5). Les religieux du Moutier d'Ahun percevaient sur le 
village de la Villatte une rente annuelle de neuf quartona seigle, et 
sur celui de la Bussière une rente annuelle de quatre septiers seigle, 
le tout mesure du Monteil (6). 

Sous la Révolution, on gratifia Saint-Pierre-le-Bost du nom de 
Bau-la-Montagne. Ses parrains d'alors ignoraient certainement que 
Bost veut dire bois en langage du Limousin, et que Saint-Pierre 
tire ce nom du bois des Courrières et du Faulong, qui Tavoisine. 

(i) Archives de la Creuse, série G. 

(2) Joullielton, Histoire de la Marche. 

(3) Abbé Lecler, Fouillé du diocèse de Limoget, 

(4) Une partie du village de la Brousse était dans la chàtellenie 
d'Aiibusson. Cette partie était dans la directe du prieuré-seigneurie 
de Châtain. 

(5) Papiers de la famille Moreau, du Compeix. 

(6) P. Valadeau, Nouveau Dictionnaire historique de la Creu^, 



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- 73- 
j 3. — Curés et vicaires de Siint-Pierre-le-Bost 

Notre compatriote H. Antoine Ttiomas a relevé dans les archives 
du Vatican une bulle de Tantipape Clément VIII, en date à Avignon 
du 25 novembre 1380, concernant la cure de Saint- Pierre-le-Bost et 
son annexe du Honleil-au-Vicomte. L'extrait qu'il en donne est ainsi 
conçu : « Re$ignatto recto rie Sancti Pétri de Bosco et cape lie Sancti 
Andrée de Afontilio Vicecomitis ecclesiarum, ad invicem canonice 
unitarum, curant animarum habentium; Lent, dioc, favore Guil- 
lelmi del Busu, ex causa tanten permutationis cum Arnaldo la 
Chieza ad similent ecclesiam curant animarum habentem Sancti 
Michaelis de Pistoria Lemov, dat. Avin, VII kal. dec. anno 
IIP (1). » Traduction : Résignation de la cure de Saint-Pierre-le- 
Bost et de la chapelle de Saint-André du Monteil-au-Vicomte, unies 
canoniquement Tune à l'autre et ayant charge d'âmes, du diocèse de 
Limoges, en faveur de Guillaume d'Aubusson, à titre de permuta- 
tion avec Arnaud Lachiëze ayant aussi charge drames dans la cure 
de Saint-Michel-de-Pistorie de Limoges. 

Nous appuyant sur ce document, nous donnons ainsi la liste des 
curés que nous connaissons : 

Arnaud La Chièze, en 1380; 

Guillaume d'Aubusson, son successeur, en 1380; 

Annet Vei^nie, 1650 ; il vivait encore en 1669, mais n'était plus 
curé; 

Jehan Champeaulx, 1662, 1692 ; 

Peyroche, 1699, 1700; 

Dumas, 170O, 1706; 

Chasteauvert, 1714; 

François Cathy, 1717, rajrt le 2 avril 1733, à soixante-dix ans, et 
inhumé dans l'église d<3 Siinl-Pierre par Boutot, curé du Gompeix, 
en présence de Jean D^ilavergae, sieur de Galembert, et d'Etienne 
Mazaux, prêtre communalisle de Royère ; 

François Gay, régent, puis curé de 1733 à 1776 ; 

Veyrier, vicaire régent, puis curé de 1776 à 1793. 

(1) Bulletin de la Société archéologique et historique du Limou- 
sin^ XXX, p. 97. 



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-74- 

Lorsqae la paroisse du Honteii-au-Vicomle n'avait pas de curé 
titulaire, les curés de Saiat-Pierre-Ie-Bost, et notamment les curés 
Cathy, Gay et Veyrier, prenaient le litre de curés de Saînt-Pierre- 
le-Bost et du Monte!!, son annexe. 

Comme vicaires de Sainl-Pierre-le-Bost on connaît : 

Tixier, desservant l'annexe du Honteil en 1687. 
Boutot^ desservant Tannexe du Honteil en 1734 ; 
Jacques-Christophe Lepelit, desservant celte annexe en 1741 ; 
J. Radigon, desservant celle annexe en 1768 ; 
Michel Mallet, desservant celle annexe en 1782. 

Les registres paroissiaux de Saint-Pierre-le-Bost ne contiennent 
rien de curieux. Nous avons relevé seulement, entre Tannée 1704 
et Tannée 1705, la mention suivante : 

« Donner à W^* Marie Michellet du Montelliard ma chère et aima- 
ble comaire, tout ce qu'elle pourat souhaiter. Je ne sçais pas ses 
besoins. Fait à Chauanac ce 15 may 1731. Je pourois J. S. 

Masselon prêtre de Limoges selon le dire de Tane batte cher 
Simon ChazaL » 



CHAPITRE IV 

LA PAROISSE DE ViDAILLAT 



§!•'. — L'église et la cure 

L'église de Vidaillat était sous le vocable de Saint Pierre es- 
liens. (1) 

Le monastère du Moulier-d'Ahun était propriétaire de Téglise de 
Vidaillat. Une bulle de 1181 du pape Lucius III conOrma Tabbé Ber- 
nard et les religieux du Moulier-d'Ahun dans la propriété de Téglise 

(1) Abbé Lecler, PouilU du diçcèse de Limoges. 



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^^^^-'»*.-^^P' • 



-75- 

de SaInt-Pierre-de-VidaillatVeconaue à ladite abbaye par Eustorge, 
ëvêque de Limoges, et en 1141 par Géraud, son successeur, au 
profit deTabbë Géraud. Une aulre bulle du même pape en date de 
4182 renouvela celte confirmation (1;. Messire Jean-Elie de Nes- 
mond, abbè commendataire du Moulier-d'Ahun, après être pourvu 
de ladite abbaye, voulant se mettre en règle en faisant constater 
contradictoirement avec les héritiers de son prédécesseur, ainsi 
qu'avec les religieux, « l'état des églises, chapelles, linges, orne- 
ments et vases sacrés dont Tentrelien est à la charge du titulaire 
de Tabbaye, ainsi que des cœurs, cancelles, églises, bâtiments et 
héritages en dépendant, fit rendre à sa requête par le sieur Ranon 
de la Yergne, châtelain d'Ahun, le 15 juin 1770> un arrtU nommant 
des experts c ecclésiastiques » et des experts en airriculture, 
maçonnerie et charpente, avec mission de procéder dans la mesura 
de leurs attributions dans les églises dépendant de ladite abbaye, 
notamment dans celle de Vidaiilat. Charles-Martin-Honcorier, curé 
et officiai de Chénérailles, et Joseph Lemoyne, curé de Chavanat, 
experts ecclésiastiques, firent leur rapport le2juillet 1770; Ânloi&a 
de Combredet, notaire et bourgeois de Saint-Avit-le-Pauvre, et 
Amable Michelet, bourgeois de Chavanat, experts en agriculture, 
firent leur rapport le 4 août 1770 ; Joseph Jarry, maître entrepre- 
neur de bâtiments, de la ville de Guéret, et Louis Fourniolas, 
maître entrepreneur, du village de Chaussadas, près la Chapelle^ 
Saint -Martial, firent leur rapport le 23 juillet 1770 ; Sylvain de la 
Chassaigne et Charles Dumalanède, experts en charpentes etmenuî< 
séries, firent leur rapport le 26 juillet 1770. On constata à celte 
époque dans les archives de Tabbaye du Moutier-d'Ahuu la présence 
d'un terrier de la Chapelle de Vidaiilat en date de Tannée 150i (2), 

La cure de Vidaiilat était une cure séculière de Tardji prêtre de 
Bénèvent, officialité de Guérel, sous le patronage de TafibB du 
Moulier-d'Ahun, à qui appartenait la nomination du curé. Eu 1773, 
elle avait pour visiteur Joulot, curé de Châtelus-le-Marclit:ix. Oti y 
comptait cinq cent cinquante communiants. Le curé payait sur les 

(1) Archives de la Creuse, série H. 

(2) Ibidem. 



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— 76 - 

revenusdesacurepour décimes en 1670 et 1675 dix livres quinze 
sols six deniers, en septembre 1671 neuf livres neuf sols, en avril 
1672 dix livres quinze sols cinq deniers, en 1773 trente livres (i). 

Les religieux de Tabbaye du Moutier-d'Ahun et le doyen de La 
Chapelle-Taiiiefer possédaient, par moitié entr'eux, les dîmes du 
village et tenue du Puy, paroissse de Vidaillat. En 1689, il fut fait 
une enqète devant Louis-Antoine de Madol, lieutenant général en 
la sénéchaussée et siège présidial de Guéret, pour établir dans 
quelle proportion les religieux du Moutierd'Ahun devaient partici- 
per, avec la commanderie de Haisonnisses et le chapitre de La 
Chapelle-Taillefer^ au paiement de la portion congrue de messire 
Léonard Rochon, curé de Vidaillat (2). 

La paroisse de Vidaillat nommait deux syndics fabriciens, Pun 
pour le détroit de la Marche, rentre pour le détroit du Poitou. Le 
22 avril 1759 devant Chanssard, iio^« roy. hered. Jean Chanssard, 
laboureur à Harlet> syndic de la fabrique pour le détroit de la 
Marche depuis quatorze ans, requit son remplacement et il fut pro- 
cédé à rélection de Pierre Mournaud, laboureur aux Bordes, comme 
syndic pour le détroit de la Marche, et de Gilbert Colas, laboureur 
à FournouU, comme syndic pour le détroit du Poitou. Ce dernier 
remplaçait Symphoricn Taury, du village de Lanjovy, décédé. 

§ 2. — Villages^ division financière, seigneuries 

La paroisse de Vidaillat comptait dix-neuf villages ou hameaux, 
outre le Bourg : Laforest-Belleville, Chaleix, Cherchaleix, Cham- 
pesme, Le Noger, Le Mazeau, Courson (3), Chez Jallol, Lanjovie, 
Le Puy, Marlet, Murât, Cosnat (4), Fournaud, La Virole, Le Mas, 

(!) Abbé Lecler, Fouillé du diocèse de Limoges. 

(2) Archives delà Creuse, série II. 

(3) Voyez à Tappendice quelques renseignements sur Tancienne 
châtellenie de Courson. 

(4) Cosnat était un membre de la commanderie de Maisonnises. 
L'ordre de Malte y possédait quelques rentes et la dîme des laines 
(Vayssière. L'ordre de Saint-Jean de Jérusalem en Limousin). 



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-71 - 

Les Bordes, La Brousse, Le Massetrol. Anciennement on y comptait 
un hameau de plus, le Chier, mais il était déjà vacant eu 17:20. 

Les villages de la Virole, Fournaud (qu'on écrivait jadis Four- 
noulx ou Fournoue), Lanjovic, le Chier, Le Mas et Laforest-Belleville 
étaient en Poitou et formaient la collecte de Fournoue, élection de 
Bourganeuf, généralité de Limoges. 

Le bourg de Vidaillat et les villages suivants : Les Bordes, La 
Brousse, Chaleix, Cherchaleix, Cbampesme, Le Noger, Le Hazeau, 
Courson, Chez-Jallot (qui n'est qu'une fraction de Courson), Le 
Massetrol (quelquefois appelé le Has-Citrot), Le Puy, Harlet, Murât, 
et Cosnat étaient en Marche et formaient la collecte de Vidaillat, 
élection de Guéret, généralité de Moulins. En 1787 le rôle de cette 
collecte s'élevait à 2,215 livres 10 sols, et contenait un exempt (le 
curé) et quatre-vingt-sept cotes, non compris celle d'un denier, 
dont soixanle-deux feux vifs, sur lesquels trois domaines à quatre 
bœufs, un particulier à deux bœufs, douze à deux vaches et un 
moulin (i). 

La partie de la paroisse, sise en Marche, avait pour seigneur haut 
jusUcier le vicomte du Monteil. La partie, située en Poitou, dépen- 
dait des justices de Laforest-Bellevile, de Bourganeuf et de la 
Cbassagne. 

Antoine Courcellas'.était maître chirurgien à Chaleix en 175i. 

§ 3. — Curés de Vidaillat 

Pierre Laurent, 1631 ; Damien Faure 16i8, 1662 ; 
L. Bimbard, 1671 ; 
Damien Faury, 1672 ; 
Léonard Rochon, 1689, 1692 ; 
Desardellier, 1716 ; 

Mathurin Labourgt> docteur en théologie, 1730, démissionnaire 
en 1766 ; 
Jean-Baptiste Meillet de Sauriat, nommé en 1766 1782 ; 

(1) Archives de la Creuse, série C. 



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— TS — 

Martis lUi goo, noflUK tm 17% eièaiÊé i Gfléret, comme 
coatre^Yc^::'! >iuuire, k 18 dèceabre 1793. 
Vicaire : Frany^is de Cbampcsne, 1687. 



CHAPITRE V 

Là PAkOlSSI DE CHâTâIH 



s 1*'. — Véilue d U cmrt 

L'église de Cbâtaio, andennemefll Chastiingt, était soas le 
Tocable de Notre-Dame (i). 

La care de Châtain était une care sécaliére de rarchiprètré 
d^AobussoD, officîalilé de Chéoérailles, soas le patronage de rêTëqQe 
de Limoges, i qui appartenait la nomination do care. En 1773, elle 
avait poor visitear Ban<ly, curé de Siiot-Yrieix, près Vâlliéres. On 
y comptait quatre-vingt-dix communiants. Le curé pnroil trente 
livres de décimes sur les revenus de sa cure (2). 

Les seigneurs de Larfeuillère, paroisse de Châtain, de la maison 
de Hoataignac, avaient des droits hoaoriflques et le droit d*étre 
enterrés dans Téglise d6 Chaslaiog. Ils y avaient fondé en Thonneur 
de la Vierge Marie une vicairie qui était à leur nomination et colla- 
lion. Leurs droits passèrent aux vicomtes du Honteil après la vente 
de la seigneurie de Larfeuillère. 

Les seigneurs d'Aubepeyre, paroisse de Saint-Yrieix, avaient 
également fondé une vicairie dans Tégiise de Châtain et y avaient 
leur tombeau. Celte vicairie portait le nom d ) vicairie de Sainte- 
Catherine, et en 1S17 le seigneur d'Aubepeyre présentait pour cette 
vicairie Légier de Viale, prôlre communaliste de Vallières (3). 

(i) Abbé Lecler, Fouillé du diocèse de L%tnoge$. 
{2J Abbé Lecler, Fouillé du diocèse de Limoges, 
(3) Papiers de Tabbé Bouteiller. 



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-13- 

Dans réglise de Châtain fui enterre au tombeau des seigneurs 
d'Aubepeyre, ses prédécesseurs, rcessire Jacques de Chisadour, 
écuyer, seigneur d'Aubapcyre, Rasteaux, la Fourest-Belleville, Saint. 
Yrieix et autres places, dernier seigneur d'Aubepeyre de la maison 
de Chisadour, mort en 1598. Le 29 juin 1711, messire Jean de 
Turenne d*Aynac, comte d^Aubepeyre, mort à l'âge de soixante-dix 
ans, fut aussi enterré dans cette église par Delamote, curé de Saint- 
Pardoux, en présence de Jean Penot, curé de la paroisse, et de 
Gabriel Darfeuiihe, notaire royal dudit Chastaing. 

Le presbytère de Châtain et ses dépendances furent vendus comme 
domaines nationaux, à Léonard-Antoine Tixier, commissaire du 
pouvoir exécutif près Tadministration municipale de Bourganeuf, 
suivant procès-verbal des administrateurs du département de la 
Creuse du 9 thermidor an IV. 

L'ancienne voie qui, dès les temps les plus reculés reliait Limoges 
à Clermont^ passait à Châtain, venant du Compeix et se dirigeant 
sur Pimpérigcas. Montaigne, â son retour d'Italie en 1581, suivit 
cette route. It voyageait avec des chevaux achetés â Lyon. Il dépeint 
ainsi Châtain : <v Chastein, cinq lieues, petit méchant village. Je 
beus là du vin nouveau et non puriQé, à faute de vin vieus. » 

S 2. — Villages^ division financière^ seigneuries 

La paroisse de Châtain comprenait six villages ou hameaux : 
Châtain, le Barry, qu'on appelait alors le bourg-barry de Châtain (1), 
le Moulin de Nuellas, Hautebesse, le Gué-Chaumeix (anciennement 
le Got-Chaumeix) et Larfeuillère. En 1770, on lui donnait comme 
étendue un diamètre de demi-lieue (2). 

Celte paroisse en son entier formait une collecte de Télection de 
Guéret, généralité de Moulins, moins le village de Larfeuillère qui fai- 
sait partie de la collecte du MonteiL En 1440, la paroisse de Chastaingt 

(1) Ce mot « barry » a sûrement la signification de a faubourg », 
littéralement a ce qui est hors barrière n. Le Barry est un hameau à 
peu de distance du bourg; nous avons à une distance rapprochée ; 
le Barry du Compeix, le Barry de Châtain et le Barry de Chavanal. 

(2) Abbé Lecler, Pouillè du diocèse de Limoges, 



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I —80 — 

I payait dii livres de taille sur la somme de sept mille qaarante-deox 

I livres, cotisation de la Haate-Harche ; en 1441, sur la somme de six 

^ mille cent qaarante-deai francs imposée sur la Haote-Marche, elle 

^ payait douze livresO). En 1683 et 1687,1a collecte deCbfttain comptait 

f dix-huit feux et payait trois cents livres de taille; en 1766, elle 

:' comptait un exempt (le curé), vingt-une cotes, dont quinze feux 

vifs, sur lesquels trois domaines à quitre bœufs, un i deux bœufs, 

deux particuliers à deux vaches, deux moulins et payait sept cent 

soixante-quatre livres douze sous huit deniers de taille (2) ; en 1774, 

elle payait quatre cent trente livres de taille, quatre cent cinquante* 

une livres deux sols de capilation et soixante-dix livres dix-neuf 

sols de vingtièmes. 

On y adressait les lettres par le bureau de poste d^Aubusson (3). 

Dès 1605, Chastaingt, le Barry, le Moulin de Nuellas et Haute* 
besse étaient dans la juridiction de la chàtellenie d*Aubusson (4) ; 
Larfeuillëre et le Guè-Cbaumeii étaient justice du Moutoil-au- 
Vicomte ; les deux dans la sénéchaussée de Guéret, ressort du par- 
lement de Paris. 

Les villages ressortissant à la chftlellenie d'Aubusson devaient 
cependant le droit de guet au cliàioau de la Villeneuve. Pierre 
d'Aubusson, seigneur de la Villeneuve, ayant pris fait et cause pour 
les habitants de Châtain et Hautebesse contre Louis de Pierre- 
bufOëre, baron de Châteauneuf et de Peyrat, capitaine du chiteau 
d'Aubusson, qui réclamait contre eux une amende pour n'avoir pas 
payé chacun la somme de trois sous, moyennant laquelle ils étalent 
libérés du guet auquel il étaient astreints chaque année au château 

(i) Bibliothèque Nationale, fr. 5^3901. 

(2) ArchiYes de la Creuse, série C. 

(3) Abbé Lecler, Pouillé du diocèse de Limoges, 

(4) La circonscription de la chÀlellenie d*Aubusson, qui a varié 
souvent, était très étendue sous le règne de Charles VII. Au nord et 
à l'ouest, elle était limitée par Fimportante chàtellenie d*Ahun, qui 
ne lui laissait aucun territoire sur la rive gauche de la Creuse. Au 
levant, elle était bornée par le pays de Franc-Alleu, et, contournant 
la chÀtellenie de Felletin, elle s'étendait dans la montagne jusqu'à la 
chÀtellenie de Rochefort, prés Sornac. et jusqu'à la baronnie de Ch&- 
teauvert (Cyprien Pérathoa. Histoire d'Aubusson), 



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d'ÂQbasson, fat, à caase de cela, renvoyé sar sa demande par sèA^ 
tence du sénéchal d'Anbasson, da 17 décembre 1527, devant les 
assises de la Marche (Jehan Bonnet, licencié en lois, tenant Tas- 
sise) (1). li obtint sans doute gain de cause, car en 168i Châtain et 
Haatebesse payaient trois sols par feu de droit de guet au château 
de la Villeneuve (2). 

Larfeuillére, le Gué-Chaumeii et leur territoire avaient pour sei« 
gneur direct le seigneur de Larfeuillére ; nous nous occuperons plus 
loin de la seigneurie de Larfeuillére. 

Châtain et les autres villages de la paroisse payaient une rente 
féodale au vicomte d'Aubusson, qui en 1780 avait pour receveur un 
nommé Chaussât. Celte rente était de dix sols pour Châtain et de 
quatre sols pour Hautebesse, le tout payable à la Saint-Michel (3). 
Pour la plus grande partie de leurs ténements, ils étaient dans la 
directe franche et mouvance de Tabbaye du Port-Dieu, prés Bort* en 
Bas-Limousin ou Haute-Auvorgne. Chastaing était le siège d^nn 
priearè-seigneurie auquel en 1115 Aldemodis, veuve de Boson le 
Yieux, comte de la Marche, et leurs enfants Audebert et Boson le 
Jeune firent une donation (4). 

Le prieuré-seigneurie de Châtain avait dans sa directe certains 
ténements de plusieurs villages des paroisses de Châtain, Saint- 
Yrieix et Saint-Pierre-le Bost. C'étaient : l"" dans la paroisse de 
Châtain, le bourg, qui payait de rente féodale seigle dix-sept septiers 
soixante-huit boisseaux une coupe, avoine cent quarante-neuf bois* 
seaux, argent cent cinquante -quatre sols douze deniers ; le Barry, 
qui payait de rente féodale seigle vingt-neuf boisseaux, avoine 
vingt-huit boisseaux, argent quarante-deux sols ; le Moulin de 
Nuellas, qui payait de rente féodale trois septiers seigle ; Hautebesse, 
qui payait de rente féodale seigle quatre septiers vingt-quatre bois- 
seaux quatre quartons deux coupes, avoine soixante-quatre bois- 
Ci) Archives de la Creuse, série E. 

(2) Papiers de Tabbé Bouteiller. 

(3) Papiers de Tabbé Bouteiller. 

(4) Abbé Rathier, Généalogie Foueaud. 



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— 82 — 

•seaux, argent soiiante-hait sols quatorze dealers^ gèlines trois ; 
Larfenillëre, qui payait de renie féodale seigle neuf boisseaux ; 
i^ dans la paroisse de Sainl-Yrieix, le Mont, qui payait de rente 
féodale seigle deux septiers trente-lrois boisseaux et demi trois 
coupes un quart, avoine trente-quatre boisseaux, argent trente-deox 
sols dix-huit deniers, gèline une ; 3" dans la paroisse de Saint- 
Pierre-le-Bo9t, la Brousse, qui payait de rente féodale seigle vingt- 
trois boisseaux trois quarts dequarton un quart de coupe, avoine 
Yingt-buit boisseaux et demi, argent dix-huit sols seize deniers, 
géline une (1). 

Le religieux inûrmier du monastère du Port-Dieu était prieur de 
Chastaing (2). 

Les armes du prieuré du Port-Dieu étaient, parait-il : d'argent, i 
trois barres ondées de sinople (3). 

Le 12 janvier 1649, frère Claude Diipuy, prieur de Chastaingt, fit 
assigner les habitants du village de la Brousse pardevant la séné- 
chaussée de la Marche, à Guéret, aux fins de se voir condamner à 
aller moudre « tous et chascuns » les grains qu'ils recueilleraient 
dans les domaines et héritages situés dans la directe du demandeur, 
en son moulin, appelé de Nouellas. Sur cette action intervint le 
.10 mai 1652 une sentence qui adjugea ses conclusions au deman- 
deur (4). 

(1) Papiers de la famille Darfeuilhe de la Brousse, communiqués 
par M"« Cécile Serciron d'Hautefaye. 

(2) L'abbaye du Port-Dieu, outre la seigneurie de Châtain, possé- 
dait dans nos contrées la terre et seigneurie de Pigeyrol. Le 
13 juin 1693, Monsieur maître Faucher, sieur de la Trousse, sénéchal 
de la duché de la Rochefoucauld, mandataire de messire François 
Tixier de la Nogerette, seigneur abbé du Port-Dieu, afferma à 
M« Pierre Bandy, notaire royal et greffier de la ville de Felletin, à 
M» Antoine de Truffy, notaire royal, demeurant au bourg de la Ville- 
dieu, province de la Marche, et à M<* Louys Dubayle, aussi notaire 
royal, demeurant au lieu de la Loy, en Limousin, paroisse de Faux, 
la terre et seigneurie de Pigeyrol et Villefeu, membres en dépendant, 
avec les cens, rentes, dixmes, grains, paille et charnallage, prélations, 
droits de lods et ventes et autres droits et devoirs seigneuriaux, 
ensemble le pré silué dans led. bourg de Pigeyrol. 

(3) Bulletin de la Société archéologique et hiêtorique du Limon-- 
9in, XXVI, 124. 

(4) Papiers de la famille I^arfeuilhe de la Brousse. 



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— 83 - 

En 1689, Gllberte Perrichon, veuve de Jacques Roussel^ était 
fermière du prieuré de Châtaio. Ou trouve ensuite comcDe fermiers 
du même prieuré : eu 1721 et 1722, Alexis-François Dubreuil, 
bourgeois, demeurant à Châtain ; en 1735, Léonard Bénassy. 

Par acte du 17 juillet 17ii, Veuniac, notaire, dom François Fau- 
zillac, religieux infirmier du monastère du Port-Dieu et en celte 
qualité prieur de Châtain, afferma pour sept années â partir du Jour 
de Notre-Dame de mirs 1742 à Jean Pinet, marchand, du Port-Dieu, 
tous les cens, rentes, dixmss, prés, terres, droits de lods et ventes, 
avec drjit de veslir, investir, et autres droits et devoirs seigneu- 
riaux à lui dus dans les paroisses de Châtain, Sainl-Yrieix, Saint- 
Pierre le « Baû », dépendant dudit membre de Châtain, moyennant 
un fermage annuel de 420 livres, dont 300 livres devaient être 
payées au sieur curé de Châtain, sous le cautionnement de Léonard 
Dirfeuilhe, sieur de la Brousse, résidant à Châtain (1). 

Vers 1780, le prieuré-seigneurie de Châtain avait changé de mat- 
très. Il dépendait du chapitre de Saint-Uartin de Brive et était 
affermé à François Cancalon et Léonard Gigaudon. A cause de cette 
seigneurie le chapitre de Brive était tenu de concourir aux répara- 
lions de l'église et du presbytère de Saint-Pierre-le-Bost. 

Le 6 mai 1785, le chapitre de Brive afferma les rentes, dîmes et 

autres devoirs seigneuriaux à François Cancalon, de Train, qui Iqs 

sous-ferma le 12 juillet môme année à Gabriel Darfeuilhe de la 

Brousse, moyennant 750 livres, sur lesquelles il devait payer 

. KOO livres au curé de Châtain pour sa portion congrue (2). 

Léonard de Beauvais était chirurgien à Chastaingt en 1673 et 1680. 

Suivant une tradition bien établie, il y aurait eu jadis un monas- 
tère à Châtain. Des documents ci-dessus analysés il semble bida 
résulter que cette tradition est fondée. La légende de la Rigole du 
Diable, fort connue dans le pays, est basée sur Texistence d'an 
monastère à Châtain. Voici cette légende : 

Les moines de Châtain, qui s'occupaient beaucoup d'agriculture 

(1) Papiers de la famille Darfeuilhe de la Brousse. 

(2) Papiers de la famille Darfeuilhe de la Broussç. 



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-84- 

et SQrtoat dlrrigations (comme d'aillears presque toas les religieux 
d*alor8), voalarent utiliser l'eaa da ruisseau de la Mazure par sn 
canal de dérivation prenant au lieu connu aujourd'hui sous le nom 
de a la Planche au Ramier ». Ce canal devait suivre le flanc des 
flM>ntagne8, au-dessus et à gauche du Taurion, et aboutir à Châtain, 
oà Tean serait utilisée très avantageusement pour transformer en 
prairies une étendue de terrain considérable. C'était une entreprise 
de kmgne baleine et fort coûteuse, non seulementà causede la distance 
ealre les deux points extrêmes, mais encore surtout i cause de la 
laiore du sol à traverser, qui est littéralement jonché de rochers. En 
plusieurs endroits il était indispensable de pratiquer des tranchées i 
travers la roche d*un granit excessivement dur. Les moines recalaient 
devant la dépense, lorsqu'un moine fort Agé, qui jouissait dans le 
pays d'une réputation de sainteté bien établie, promit au prieur 
d'amener gratis à Châtain les eaux du ruisseau de la Mazore ; il 
entendait, dit-il, faire exécuter les travaux par le Diable, considé- 
rant comme œuvre pie de forcer Satan à seconder les desseins des 
sarviteors de Dieu. Le prieur, plein de confiance dans son vénérable 
fMre, lui donna carte blanche. Aussitôt la nuit arrivée, le n^oine 
s'enferma dans sa cellule, où sur son appel Lucifer ne tarda pas à 
paraître. Le Diable prit rengagement d'établir un canal de dérivation 
du ruisseau de la Mazure, depuis la Planche au Ramier jusqu'à Châ- 
tain. Ce travail devait être exécuté depuis minuit jusqu'à l'aube. On 
convint que l'aube serait annoncée par le chant du coq. Si le travail 
n'était pas terminé au moment où le coq chanterait, Satan ne rece- 
vrait aucun salaire, et le monastère profiterait sans bourse délier 
des travaux exécutés, Si au contraire l'œuvre était achevée avant le 
chant da coq, le travail devrait être payé, et à titre de rémunération 
laa'âmes du prieur et des moines seraient la proie du Grand Tenta- 
teur. L'âme du vieux moine était seule en jeu, disait Satan, car 
celles du prieur et des autres moines lui appartenaient bien déjà. 

Marché conclu et minuit sonné, le Roi des Enfers se mit au tra- 
vail. Il appela sur les bords do Taurion une armée de diablotins, et 
bientôt les détonations succédèrent aux détonations. On entendait 
les coups de maillet des mineurs ; la poudre, la dynamite (car le 
^«ble connaît dVance nos découvertes) perforaient la montagne ; 



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les rochers éclataient, et leurs fragments amoneelès couvraient le 
lit du Taurion. Le canal de dérivation (la rigole) prenait figure. 

Qne faisait ce pendant le moine téméraire? Enfermé dans sa 
cellule^ plongé dans Tobscurité, il avait placé sous clef dans une 
armoire un coq magnifique, un de ces beaux coqs dont la queue est 
si recherchée par les pécheurs du Taurion. Puis il s'était mis en 
prières. 

Au bruit des détonations qui ébranlaient la montagne, le i»1etir 
fut saisi de crainte. A sa demande le vieux moine lui apprit le 
marché conclu avec Satan, marché que TEnnemi dii genre humain 
était en train d'exécuter. Voyant le prieur tout effaré, le vieux moine 
lui dit : (C Tranquillisez- vous et laissez-moi prier eh paix, d 

Cependant la nuit s'avançait et la rigole était aux trois quarts 
ouverte. On ne pouvait distinguer les ouvriers, mais on entendait le 
grondement du tonnerre, le roulement des rocs bondissant dans 
Tablme, et la rigole s'allongeait, s'allongeait! A celte vue les moines 
prirent peur. Ils se crurent irrémissiblement damnés. Bien avant 
l'aube, pensaient- ils, la rigole sera terminée. Le prieur courut de 
nouveau à la cellule du vieux moine : « mon père, lui dit-il, 
qu'avez-vous fiit! Vous nous avez perdus. » ~ « Restez en repos, 
dit le moine, et laissez- moi prier en paix. » 

Enfla la rigoh avait traversé la montagne. Elle était près d*atteia* 
dre les terres de Châtain. Les moines affolés n'y purent tenir et 
vinrent en foule asssiéger le saint dans sa cellule, le suppliant de 
les arracher aux flammes de l'enfer, s'il en était temps encore. 
€ Vous le voulez, dit le saiit moine, mais vous vous repentirez de 
votre impatience, o Alors, comme la cellule était restée toute la nuit 
plongée dans les ténèbres les plus épaisses, il alluma un flambeau 
et le présenta vivement à la serrure de l'armoire où était enfermé le 
coq. Voyant la lueur, se croyant à Taube naissante, le coq chanta. 

Aussitôt un bruit effroyable se fit entendre au-dessus du Taurion. 
La légion infernale s'envola en vomissant des imprécations, lançant 
des éclairs, faisant éclater au dernier moment tous les tonnerres 
dont elle disposait. Satan, perché, lorsque le coq chanta, sur tu 



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-86 — 

rocher d'où il dominait toule la scène et dirigeait son armée de tra- 
vailleors, frappa da pied si violemment que le rocher montre 
encore aujourd'hui Tempreinte du pied du Roi des Enfers. On le 
nomme le Rocher du Diable, comme le canal de dérivation est connu 
sous le nom de Rigole du Diable. 

La parole du vieui moine fut justifiée par la suite. Pour une rai- 
son ou pour une autre, la rigole ne fut pas terminée, et ce travail 
presque gigantesque ne fut pas utilisé (1). 

§ 3. — Curés $t vicaires de Châlain 

Penot, 1626 ; 

Barthélémy Francias, depuis le 9 février 1612, jusqu'au 5 janvier 
1671; 

Jean Penot, depuis le 9 novembre 1671, mort le 21 novembre 
1721, inhumé dans Téglise ; 

Jacques-Philippe Legay, docteur en théologie, depuis le 21 no- 
vembre 1721, mort le 11 mai 1739» âgé d'environ cinquante ans, 
inhumé dans le sanctuaire de Téglise, en présence de Jean-Baptiste 
Boutot, curé du Compeix, d'Etienne Hazaux, prêtre communaliste 
de [Royère, de François Gay, curé de Saint-Pierre- le-Bost, de 
Martin Rebilhiac, curé de Banize, de Pierre Massclou, desservant le 
Monteil-au-Vicomte, et de Bernard Hacary» vicaire de Royère ; 

Daluy, depuis le 15 mai 1739 à 1741 ; 

Jacques-François Boutaud, depuis le 20 avril 1741 à 1758 ; 
. Jean-Baptiste Meillet de Sauriat, vicaire régent depuis le 5 dé- 
cembre 1758, curé depuis le 30 mai 1760, par résignation du pré- 
cédent, jusqu'en 1767 ; 

■ Etienne Le Blanc, prêtre communaliste de Royère, desservant la 
paroisse à parlir du 12 mai 1767 ; 

Annet-Silvain Chouzioui, depuis décembre 1767 ; il était encore 
curé le 26 décembre 1702, ei mourut au Monteil le 3 brumaire 
an Yy âgé de soixante-six ans. 

(1) De nos jours la Rigole du diable a servi d*assiette, sur les deux 
Mers de son parcours, à la route de Royère à Guéret et ii AubussoA. 



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-87- 



CHAPITRE VI 



Les justices des paroisses du Monteil-au- Vicomte, de Saint- 
plerre-le-bost, de vidaillat et de chatain 



§ !«'. ^ La justice de la Vicomte ou Châlellenie du Monteil 

Dans la juridiclion du Moateil-au-Vicomte, en Marche, la justice 
était rendue par un juge châtelain ou son lieutenant, assisté d'un 
greffier, et, pour les causes intéressant Tordre public ou le seigneur, ' 
sur les réquisitions d'un procureur fiscal, désigné aussi quelquefois 
sous le nom de procureur d*office. Tous ces officiers étaient à la 
nomination du seigneur, qui souvent affermait le greffe. 

Les seigneurs du Monteil avaient droit de justice haute, moyenne 
et basse. C'était le premier degré de juridiclion. Les appels étaient 
portés devant la sénéchaussée de la Marche, à Guéret, et pour cer- 
taines causes devant le présidial de la même ville. Enfin en dernier 
ressort le parlement de Paris connaissait des causes qui avaient été 
soumises aux tribunaux des deux premiers degrés. 

Près de la justice du Monteil postulaient des procureurs et exer- 
çaient des sergents. Enfin des notaires, à la nomination du seigneur 
aussi bien que les procureurs et les sergents, exerçaient, dans le 
ressort de la vicomlé, concuremment avec les notaires royaux. 
Toutes ces charges étaient Aréaales ; les lituiaires en étaient pourvus . 
moyennant finances (1). Le seigneur du Monteil pouvait créer deux 
notaires ou tabellions pour exercer dans son ressort. 

Le ressort ou détroit de la juridiclion de la Châtellenie du Monteil 
comprenait en 1789 : 

i** L'ancienne paroisse du Monteil tout entière, composée du 
bourg, de La Vergne, des Moulins et de Lachaud. 

2^ Dans l'ancienne paroisse de Saint- Pierre-le-Bost : le Bourg, 
le Plarichadeau, Aurioux (Ourioux en 1621), Pramy, la Bussière, 

(l) Voir à l'appendice, copies de pièces originales de cette justice. 



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-88- 

la Brousse, la Yillatte, le Chiroux, la Groizille (anciennement la 
Crouzille), Gioax (Juouli en 1606), Lardfllier (\rdallier en 1671), 
Planchât, Grandjanon (Grandjanoaix en 1605), Beanvais et la 
Prade (1). Au xiii* siècle, Ranulfe d'Aubusson prenait le titre 
de seigneur des Villas aflranchies du Monteil ef de Saint-Pierre-le- 
Bost (Sancti Pétri de Bosco) (2). 

3* Dans la paroisse de Vidaillat : le Bourg, Gourson, la Salle de 
Courson, le Mazeau, le Noger, Ghampesme, Gherchaleix, Ghaleix, 
Murât en partie, le Puy, M arlet, Gosnat, les Bordes, la Brousse, le 
Hassetrot (3) ; 

4« Dans Tancienne paroisse de Ghâtain : Larfeuillère et le Gaè- 
Gbaumeix ; 

K^" Dans Tancienne paroisse de Saint-Sëverin : les Farges ; 

6"^ Dans la paroisse de Banize : le Pignat, le Meinioux ; 

7^ Dans la paroisse de Ghavanat : Langenoudière, Parsat. 

Comme Juges châtelains de la vicomte du Monteil on connaît : 

1663. — Honorable maître Antoine Tixier, advocat en parlement, 
demeurant en la. ville de Guèret, « chasfellain du Monteil ». 

1704. — François de Marcillac, « chastelllain du Monteil p. 

1712-1720. — Christophe Yescherre, demeurant tanlôt à Guéret, 
tantôt au Monteil, « juge chasteilain du Monteil ». 

t720-173S. — Fra^içois Delavergne, sieur de Galembert, notaire 
royal au Mon teil-au-Vicomte. 

1735 1748. — Léonard-Pierre Champeaux, sieur de Morlegoutte, 
juge sénéchal de Soubrebost et de la Ponge, demeurant à Soubrebost. 

1748-1775. — Charles Aubusson, sieur de Carvalay, ëcuyer, sei- 
gneur de Soubrebost, conseiller du roy, sénéchal de Peyrusse, 
subdélégué de Fintendant de Limoges en rélection de Bourganeof. 



(1) Papiers de la famille Lepetit-Laforest communiqués par M. 
Etienne de Nalèche. 

(2) Papiers de Tabbé Bouteiller. 

(3) Papiers de la famille Lepetit-Laforest communiqués par M. 
Etienne de Calèche, 



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-SO- 
IT 76-1 784. — Louis AubussoD du Piat, avocat en parlement, 
lieutenant du bailliage et éclievin de la ville de Bourganeuf. 

1784-1790. — Etienne-François Grellet, avocat en parlement, 
juge châtelain de Saint-Avit. Il obtint le 25 février I78i ses lettres 
de provision de la charge de juge châtelain du Honteil, et fut ins- 
tallé en ladite qualité le 26 avril 1784 par Jacques- Christophe 
Lepetit de Laforest, avocat en parlement (i) ; mort en 1807, prési- 
dent du tribunal civil d'Aubusson. 

Comme procureur fiscaux : 

1640. — Noble Léonard Bonnet, sieur de Magnat, conseiller du 
roi, m procureur d'office i>. 

1649-1662. — Jehan Dufau, «^procureur d'office de la justice du 
Honteil ». 

1666. — Antoine Duteil, c procureur d'office de la justice du 
Honteil ». 

1670-1696, — Jehan Bouchon, « procureur fiscal de la vicomte 
du Honteil o, demeurant au village de FournoaU, paroisse de 
Yidaillat. 

1733-1734. — Gabriel Darfeuilhe, sieur de la Brousse, (f procu- 
reur d'office de justice et châtellenie du Monleil », demeurant â 
Châtain, où il était notaire royal. 

1743. — Amable Michelet, procureur d'office de la justice du 
Honteil », demeurant au bourg de Chaianat. 

1773. — Léonard Tixier, sieur de Chaussadas, « procureur fiscal 
a de la châtellenie du Monteil *, ancien fermier de la terre et sei- 
gneurie du Honteil, mort au château du Honteil, qu'il habitait, le 
11 septembre 1773. 

Comme greffiers : 

1651. — Jehan Dussoulre, a greffier du Honteil ». 

1651-1653 — Gabriel Dufau^ a gr^fQer de la justice et chastellenie 

(i) Papiers de la famillle Lepelit-L'iforest, communiqués par 
M. Etienne de Naléche. 



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-90- 

du MoQteil », notaire royal au Monteil-au-Yicointe. (1). 

1653, 1656. — Jehan Ronchon, greffier ce de la justice da Mon- 
teil », demeurant au village de Fournoulx, paroisse de Vidaillal (2). 

1673, 1685. — Léonard Duchier, notaire royal au Massetrot, 
paroisse de Yidaillat (3). 

1691, 1695. — Jean Bandon, notaire royal à Champesme, paroisse 
de Yidaillat (4). 

1712. — Léger Yacher. 

1715, 1718. — Jean Cbanssard, demeurant au bourg de Yidaillat. 

1720. — Delavergne. 

1721. — Jean Legay, demeurant au village de Cherchaleix, 
paroisse de Yidaillat. 

1725, 1755. — Jeau Chanssard, du bourg de Yidaillat. 
1768, 1777. — Fourest, « greffier de la justice et châtellenie du 
Monteil. 

Comme notaires royaux : 

Au Honteil-au-Yicomte : 1576, Mathieu Dufau ; 1600-1609, Jehan 
Dufau, (n noutayre royal héréditayre, garde nopte héréditayre » ; 
François Delavergoe, 1622-1683; Gabriel Dufau, 1647-165i; Léonard 

(1) Gabriel Dufau n'était pas propriétaire de son office ; par acte 
du 25 janvier 1C52 Delavergne no"** roy. hered., Gilles Rondeau, fer- 
mier de la terre et seigneurie du Monteil, lui avait affermé le grefi'e 
de la justice et châtellenie du Monteil pour en jouir, avec les hon- 
neurs et émoluments y attachés, à partir du jour de Noël 1651 jus- 
qu'au môme jour de 1657, moyennant cinquante-cinq livres par 
chaque année. 

(2) Le bail du greffe consenti à Gabriel Dufau fut résilié avant son 
expiration, car par acte du 29 octobre 165-3 Delavergne, notaire royal 
héréditaire, Gilles Rondeau afferma jusqu'au jour de Noël 1656 le 
môme greffe à Pierre Ronchon et à Jehan Roucbon, son fils, de F our- 
noulx, à raison de cinquante livres par an. 

(3) Le greffe lui avait été affermé pour six années, à partir du 
!«»* janvier 1673, par le vicomte du Monteil, moyennant quarante- 
quatre livres par an, suivant acte du 23 juillet 1673 Delavergne, notaire 
royal héréditaire. 

(4) Le greffe lui avait été affermé pour trois années, à partir du 
28 août 1691, moyennant quarante hvrespar an, par le vicomte Denis 
de Gédoyn, suivant acte dudit jour Delavergne, notaire royal hérédi- 
taire. 



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de Champesme, 1654 ; Jean Delavergne^ 1683-1707; François Dela- 
vergoe, 1714-1754 ; Léonard Lepetit, 1755-1787; Jacques-Christophe 
Le Peut, 1787-1806. 

Dans la paroisse de Vidaillat, lo au bourg : Philippe Rouchon> 
1654; Léonard Chanssard, 1694; Yves Clianssard, 1751, 1788, lieu- 
tenant de la justice de la vicomte du Monteil ; i^^ à Champesme : 
Pierre Depys, 1629, 1662; Jean Bandon, 1687, 1718; 3» au Masse- 
trot ; Léonard Duchier, 1673, 1688. 

Comme notaires seigneuriaux : 

Au bourg de Yidaillat : François Ronchon, 1581 ; Ronchon, 1642; 
Chanssard, 1762. 
A Chaleix, paroisse de Yidaillat : Martial Augier, 1581 (1). 
A Saint- Pierre-le-Bost : Estienne Jallol, 1745. 

Un registre du scel fut tenu au Monteil dans les dernières années 
du XVII* siècle. 

Le Monteil-an-Yicomte avait une mesure seigneuriale, qui n'était 
pas employée dans l'arrière-iief de Larfeuillère, celle de la Borne y 
était conservée. 

§ 2. — Les autres justices 

Ainsi qu'on Ta vu plus haut, la paroisse du Monleil-au-Yicomte 
était en entier comprise dans le ressort de la châtellenie du Monteil. 

Il en était de même de la paroisse de Saint-Pierre-le-Bost, à 
rexception du village de Champredon, qui dépendait de la justice 
de la comté de la Feuillade. 

Dans la paroisse de Châtain, le bourg, le Barry, le Moulin de 
Nuellas, Hautebesse étaient dans la juridiction de la châtellenie 
d'Aubusson. 

Dans la paroisse de Yidaillat, les villages de Laforesl-Belleville^ 
Langeovie, le Cbier (dont les maisons étaient en ruines en 1722) et 
celui de Murât (en partie) dépendaient de la justice de Laforest- 

(i) A. Tardieu, Grand Dictionnaire de la Haute-Marche, 



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-M- 

Belteville, en Poitoa. Fournoox et Hurat (en partie) relevaient de la 
justice du Grand-Prieur d'Auvergne, commandeur de Bourga- 
neuf (1). Enfin la Virole et le Mas étaient dans le ressort de la jus- 
tice de la Chassaigne. 

On connaît comme notaires royaui à Châtain : Jean-Baptiste 
Bonnet, 1589 ; Jehan Bonnet, « noutayre royal », 1609, 1628 ; 
Léonard Bonnet, 1640; Gabriel Darfeuilhe, 1655, mort en 1701 ; 
Gabriel Darfeuilhe, 1702-173i. 



CHAPITRE VU 
Les seigneurs du Monteil 



Le Monteil doit sa fondation aux vicomtes d'Aubusson. Remontons 
donc à Torigine de ces vicomtes. 

Peu de maisons en France ont une origine aussi ancienne et aussi 
illustre que celle d'Aubusson, aujourd'hui éteinte (2). On en comp- 
terait tout au plus deux ou trois. 

Le maréchal de la Feuillade était fier de celte illustre origine. 
Aussi Louis XIV disait-il : « Pourvu que la Feuillade m'accorde 
d'être aussi bon gentilhomme que lui, c'est tout ce que je lui 
demande. » Le grand roi voulait railler, et cependant la Feuillade 
aurait pu soutenir que l'antiquité de la maison d'Aubusson ne le 
cédait en rien à celle de Hugues Capet, si elle ne la surpassait. 

Vers 780 vivait Ebon. Dans la charte de fondation du monastère 
de Rozeille par la princesse Carissime, que l'on dit de 751, il figure 
immédiatement après l'évèque de Limoges, sous la désignation de 

(1) Vayssière, L'Ordre de S aint-Jean-de- Jérusalem en Limousin, 

(2) M«»« Noémi d'Aubusson, née en 1826, mariée en 1842 à Gontran, 
prince de Bauffremont-Courtenay, représente seule aujourd'hui la 
maison d'Aubusson. 



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ÏIPB^^B^ 



- 93- 

prince d'Aubosson (prine$p$ Albussonensis) (1). Le Père Anselme 
raconte qull assista en 732 à la mémorable bataille gagnée par 
Charles Martel sur les Sarrazins dans les plaines de Poitiers. 

Turpion, que Ton dit fils d'Ebon, est aussi qualifié prince d'An- 
busson et nommé le premier, avant le palatin et les autres grands 
officiers de la couronne, dans le diplôme donné en 803 par Charle- 
magne en faveur des moines de Rozeille. En 860, il guerroyait pour 
Charles le Chauve, contre les Bretons (2). 

La filiation (3) de la maison d*Aubusson commence i un seigneur 
d'origine francque, proche parent d'Aldebert, premier vicomte de 
Limoges en 876 ; il était possesseur d'un alleu considérable, dont 
Aubusson était la terre principale (4). On ignore s'il était de la 
même famille que les deux précédents ; il y a lieu de le présumer. 
Joallietton, dans son Histoire de la Uarche^ le nomme Renaud !•'; 
Gaudeii-Laborderie, dans sa Notice sur Péglise de Lubersac^ le 
nomme Ranulfe^ comte d' Aubusson, et lui donne pour femme Emme 
de Turenne. Ses enfants furent (5) : 

l^ Ranulfe, qui suit ; 

2^ Turpion ou Turpin d'Anbusson, élu évëque de Limoges en 898, 
prélat aussi distingué par son savoir que par sa piété ; il rebâtit le 
monastère de Saint-Augustin de Limoges, qu'il dota, et y plaça des 
religieux de Tordre de Saint-Benoit (6); il mourut au château d'Au- 
basson ie 25 juillet 944, et son corps fut transporté à Saint- 
Vaulry(7); 

(1) Nobiliaire du Limousin, I, 511. — Joullietton, Histoire de la 
Marche, — Saint- Allais, I, li3. 

(2) JouUietton, Histoire de la Marche. — Les chartes mentionnées 
ci-dessus comme émanant de Garissime et de Gharlemagne sont 
aujourd'hui reconnues fausses. 

(3) Pour la filiation des vicomtes d*Aubusson, nous suivrons, sauf 
quelques légers changements, la généalogie insérée dans V Histoire 
d'Aubusêon de M. Cyprien Pérathon, qui nous inspire toute confiance. 

(4) Cyprien Pérathon, Histoire d'Aubttsson. 

(5) Cyprien Pérathon, Histoire d' Aubusson. 

(6) JouUietton, Histoire de la Marche. 

(7) Abbé Lecler, Armoriai des évéques de Limoges et de TuUe. 



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—M — 

Z^ Aymon d'Aubusson, abbé de Saint-Martin de Tulle, puis abbé 
de Saint-Martial de Limoges, depuis 934 jusqu'au jour de sa mort, 
arrivée le 27 mai 942 ; 

V Martin d*Aubusson, abbë de Saint-Cyprien de Poitiers en 933, 
abbé de Saint-Augustin de Limoges en 934. 

L — Ranulfe I«% vicomte d'Aubusson, fut investi de cette 
dignité en 887 par le roi Eudes, lors de son couronnement à 
Limoges, en même temps qu'il institua le comte de la Marche et 
organisa le surplus du Limousin au moyen de vicomtes (1). Joui- 
lietton le nomme Renaud IL Ranulfe combattit les Normands qui 
s'étaient avancés jusqu'en Auvergne et en Limousin. 11 possédait 
des biens considérables, non seulement dans la Haute- Marche mais 
encore en Auvergne et dans le Bas-Limousin (2). Il mourut après 
l'an 959^(3). De sa femme Godolinde il laissa : 

1® Robert, qui suit ; 

2"^ Rainald ou Rainaud I«% qui vient ensuite ; 

3<> Boson d'Aubusson, abbé laïque des monastères de Rozeille et 
d'Evaux en 945; en novembre de ladite année il fit donation aa 
monastère de Saint-Martin de Tulle de sa « court j» nommée Spina- 
cias (la Chapelle-Spinasse, canton d'Egletons), avec son église dédiée 
à la Vierge Marie, avec les bois, les champs et toutes choses appar- 
tenant tant à la « court » qu'à l'église, sous condition de payer 
chaque année cinq sols de cens à la fête de saint Martin ; il donna 
également au même monastère sa « villa » nommée Lancenor, dans 
la vicairie de Rosiers, et dans la viciirie d'Uzerche, au lieu dit 
Chaumont, les vignes qui y étaient plantées (4). 

4"" Et peut-être aussi Mansion d'Aubusson, abbé de Mansac, en 
Auvergne. 

(1) Maximin Deloche, Etudes sur la géographie historique de la 
' Gaule, 

(2) Paul Mignaton, Histoire de la maison d*Auhusson, 

(3) JouUietton, Histoire de la Marche. 

(4), Ghampeval, Carlulaire de Saint-Martin de Tulle. 



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- 95 - 

IL — Robert, vicomte d'Aubasson, donna à l'abbaye de Tulle 
deux manses dans le liea de Bar, pour la sépulture d'un fils mort 
jeune (1). Il ne laissa qu'une fille, Officine ou Officia d'Âubusson, 
qui épousa Foucher, seigneur de Cbabannes, et fut la grand'raère 
du chroniqueur Adémar de (Ibabannes (2). 

III. — • Rainald ou Rainaud I", vicomte d'Aubusson, ainsi quali- 
fié dans une charte de 932, succéda à son frère aine Robert. En 
novembre 945, conjointement avec sa femme Alsinde, il fit dona- 
tion au monastère de Saint-Martin de Tulle du village, nommé 
Penciac, situé dans la vicairie de Bar, dans lequel sont dix mas, et 
dans la vicairie de Rosiers, au village de Cbassagnes, de deux mas 
et de deux borderies, sous condition de payer douze deniers de 
cens à la fête de Saint-Martin. Il fit encore don au même monas- 
tère de cinq mas au lieu dit le Pin et de trois mas au village de 
Trens (3). 

Il figure dans une charte de 958 avec Boson le Vieux, comte de 
la Marche. Il y est nommé avant ce comte et souscrit cet acte avant 
lui. On en a conclu que les deux personnages étaient pour le 
moins égaux en grandeur et en dignité, et que, par conséquent, le 
vicomte n'était pas dans la dépendance de Boson. On en conclut 
aussi forcément que le territoire d'Aubusson n'appartenait point à 
la Marche ; car il va de soi que, si ce territoire en avait dépendu, 
il aurait été, ainsi que son vicomte, soumis au comte de la Marche(4). 

Rainaud l*' mourut vers 970. De sa femme Alsinde, on ne lui 
cûnnatt qu'un fils, Ranulfe II, qui suit. Alsinde lui survécut, se 
remaria à Guy h% vicomte de Limoges, et vivait encore en 1026 (5). 
Joullietion la nomme Havise. 

IV. — Ranulfe II, vicomte d'Aubusson, surnommé Cabridellus 

(i) Joullietton, Histoire de la Marche. 

(2) Etude historique snr Adémar de Chahannes (Abbé Arbellot)* 

(3) Ghampeval, Cartulaire de Saint-Martin de Tulle, 

(4) Maximin Dçloche, Etudes sur la géographie historique de la Gaule. 

(5) Joullietton^ Histoire de la lAarehe, 



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— 96 - 

(Tèt^de Chevreau) fat longtemps en guerre avec Arcbambâud de 
Comborn au sujet de la succession d'Aynard de Turenne, leur beau- 
frère commun, mort sans enfants (1). Il fut tué en 1031, en faisant 
la petite guerre, et inhumé dans le monastère d'Uzerche. Comme il 
était excommunié, Jourdain, évèque de Limoges, porta plainte la 
même année au concile de Limoges contre l'abbé d'Uzerche, L'abbe 
s'excusa en disant que les soldats du vicomte avaient porté son corps 
au monastère d'Uzerche, mais qu'il ne Tavait ni reçn, ni ensaveli ; 
qu'il n'avait point fait d'office pour lui, et qu'au contraire il avait 
fait reporter le corps au delà de Teau, où les soldats eux-mêmes 
l'avaient enferré, sans qu'aucun des clercs y assistât (2). 

De sa femme Aynarde de Turenne, fille de Bernard, vicomte de 
Turenne, et de Dode, sa femme, Ranulfe II laissa : 

l"" Rainaad II, qui suit : 

^''Farelde d'Aubusson, qui épousa Aymar ou Adém^r de La 
Roche (3), fils de Witard ou Guitard, chevalier de la vicomte de 
Turenne; devenue veuve, elle fit vers 1060 deux donations à labbaye 
de Tulle (4; (5). 

V. — Rainaud II, vicomte d'Aubusson, vivait en 997, De sa 
femme Adélaïde, fille de Hunebaud de Uriaco (6), en Berry, et de 
Dée de Bourbon, il laissa ; 

io Ranulfe III, qui suit ; 

2* Guillaume ^^ qui continua la descendance (7). 

VI. - Ranulfe III, vicomte d'Aubusson, donna en 4049 la terre 
de Blessac à sa fille qui y était supérieure d'une maison de Tordre 

(i) Paul Mignaton, Histoire de la maison d'Aubusson. — Cyprien 
Pérathon, Histoire d'Aubusson. 

(2) Nobiliaire du Limousiny I, 47. 

(3) Saint- Allais, Nobiliaire universel, I, H5 ; XIV, 180. 

(4) Champeval, Cartulaire de Saint-Martin de Tulle, 

(5) Bouillet, Nobiliaire d'Auvergne. 

(6) Aujourd'hui Huriel, chef-lieu de canton (Allier). 

(7) Lonis Duval, chartes communales de la Creusa 



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de SaiDt-BenoU (1). Depuis les vicomtes d'Aubusson et les barons 
de la Borne eurent leur tombeau dans une des chapelles du couvent 
de Blessac (2). Raaulfe III avait épousé Blanche de Vallon, dame en 
partie de Gimel, dont il laissa : 

1<> Rainaud III, qui suit ; 

S"" N d'Aubusson, supérieure du couvent de Blessac en 10i9. 

S"" Agnès d'Aubusson, dame en partie de Gimel, mariée à Gulfler 
de Laron dit de Las Tours^ surnommé le Grand, seigneur de Hau- 
tefort, un des héros de la première croisade, fils de Guy de Laron- 
Las Tours, seigneur de Hautefort» et d*Agnès de Chambon (3), 
elle vivait encore en 1126. 

VU. — Rainaud III, vicomte d'Aubusson, restitua en 1069 à 
régiise collégiale de Saint- Yrieix, le monastère de Roseille, qui 
avait été détruit par ses ancêtres (4). Il mourut sans enfants mâles 
d'Alaîs de Hagnac, qui en 1100 donna à Tabbaye de Tulle deux 
manses, situés dans la villa de Castanet, pour le repos de l'âme de 
son mari. Dans la charte de donation le vicomte est appelé 
Ranuife (5). 

VIII. — Guillaume W, vicomte d'Aubusson, après son neveu 
Rainaud III, épousa Agnès, qui, étant veuve, devint religieuse à 
Fontevrault, et fut la première prieure de Tusson en 1112. On ne 

' leur connaît qu'un fils, Rainaud IV, qui suit. 

IX. — Rainaud IV, vicomte d'Aubusson, remplaça vers 1100 à 
Blessac, les religieuses par des moines de Suint-Augustin, mais les 
religieuses y furent peu après réinstallées à la prière de la mère de 

(1) Cyprien Pérathon, Histoire d'Aubusson. — Blessac, commune 
du canton d'Aubusson (Creuse). 

(2) Nobiliaire du Limousin, I, 50. 

(3) Saint-Allâis, Nobiliaire universel, XIV, l'indique mal à propos, 
croyons-nous, fille de Rainaud IV. 

(i) Moutier-Roseille, CQmmuue du canton de Felletin (Creuse). 

(5) JouUieton, Histoire de la Marche. 

1 



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-98 — 

Rainaad (1). En 1112, il contribua à la fondation du prieuré de 
Felletin. En 1121, il fit quelques donations au monastère de Bon- 
lieu (2) et à celui de Bénévenl. Il finit ses jours après Tan 1150 
comme religieux à Blcssac, où il s'était retiré après la mort de sa 
femme. De sa femme Hèlis do Comborn, fille d'Archambaud III, 
vfcomte de Comborn, RainauJ IV eut : 

1"* Rainaud V, qui suit ; 

2'' Guillaume d'Aubusson ; 

S"" Guy d'Aubusson, qui vivait encore en 1174 ; 

i^ Ranulfe d*Aubusson ; 

S<> Ahel d'Aubusson, qui épousa l'ierre Ebrard ; 

6o Robilde d'Aubusson, mariée à Guillaume de Saint-Marc. 

X. — Rainaud V, vicomte d'Aubusson, surnommé le Lépreux 
était à la seconde croisade en 1 147. A son retour, en 1153, il fui 
retenu prisonnier en Italie. Il fit divers dons au monastère de 
Bonlieu. Il avait épousé Xatebruae do Ventadour, fille d'Eblés III, 
vicomte de Ventadour, et de Marguerite de Turenne, dont il eut : 

1« Wido ou Guy 1*% qui suit ; 

2<' Ranulfe d'Aubusson, vivant en 1192 ; 

3^ Guillaume d*Aubusson, abbé de Clermont ; 

i"" Jean d'Aubusson, moine à Notre-Dame du Palais (3) en 1194 
et 1199 ; 

6<> Agnès d'Aubnsson, qui vivait encore en 1179, et avait épousé 
Bernard de la Roche, tige de la maison de La Roche- Aymon. Celte 
année 1179, elle fit donation au monastère de Blessac de tout ce 
qu'elle avait au village d'Ars (4). — Hatebrune se remarii à Escbi- 
vard de Chabanès (5). 

(i) A. Tardieii, Grand Dictionnaire de la Haute-Marche, 48. 

(2) Bonlieu, commune de Peyrat-la-Nonière (Creuse). 

(3) l-e Palais, commune de Bosmoreau (Creuse). 

(4) Gallia Christiana, II, 312. 

(5) Champeval, Généalogie de la maison de Comborn, 



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- go- 

XI. — WiDO oa Guy P% vîcomle d'Aubusson, porla ce litre du 
vivant de son père dès 1174. Il suivit le roi Philippe-Auguste à la 
croisade, où il eut des démêlés avec Richard Cœur-de-Lyon (1). Il 
ëpoQsa Assalide de Comborn, fille d'Archambaud Y, vicomte de 
Combora, et de Jourdaine de Périgord. De ce mariage naquit : 

Rainaod YI, qui suit. 

XII. — Rainaud YI, vicomte d'Aubusson en 1201, prit part en 
1206 à la croisade contre les Albigeois (2). Il visita Tabbayo de 
Bonlieu, en faveur de laquelle il confirma en 1212 tous les dons que 
lui et les siens avaient faits. Par acte des calendes de mai 1221, il 
prie son fils Guido de protéger, après sa mort, les religieux de ce 
monastère. 

Les vicomtes d'Aubusson ne reconnaissaient pas la suprématie 
féodale des comtes de la Marché. Hugues X, comte de la Marche, 
soumit la contes!ation au roi Louis YIII, qui jugea en faveur du 
comte. En conséquence de cette décision, Rainaud YI rendit hom- 
mage à IloguesX, au mois de juin 1226 (3). 

Au mois d'avril 1233, Rainaud YI se reconnut homme lige du 
sire de Bourbon, à cause des terres et seigneuries qu'il tenait dans 
les baronnies de Cbambou et de Combraille (4). Il se trouva mêlé à 
la guerre que fit le roi de France pour soumettre le comte de la 
Marche ; le roi prit en 1241 le château de la Borne (5) qui apparte- 
nait ?u vicomte d'Aubusson (G). 

Rainaud YI mourut vers 1217, laissant, soit de sa première 
femme nommée Ahel, soit de la seconde nommée Marguerite (Mar- 
garida) : 

lo Guido ou Guy II, vicomte d'Aubusson, qualifié chevalier en 

(i) Cyprien Pérathon, Histoire d'Aubusson, 

(2) Joullielton, Histoire de la Marche. 

(3) Joullielton, Histoire de la Marche, 

(4) Joullietton, Histoire de la Marche. 

(5) La Borne, commune de Blessac (Creuse). 

(6) La prise du château de la Borne est contestée par M* A. Thon^as. 



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-106- 

1225, qui vivait encore i la fin d*octobre 1260. En 1247, il confirma 
les donations de son père et fonda une messe dans PëgUse d'Aobos- 
son tons les samedis pour le repos de son âme, de celle d'Âhel sa 
femme, et de ses parents. Et pour cela donna un moulin au prieur 
d'Aubusson et lui fit d'autres bienfaits (1). De sa femme Ahei il ent : 
A Rainaud YII, vicomte d'Aubusson, qui, vers 1262, vendit la 
vicomte d'Aubusson à Hugues XII de Lusignan, comte de la Marche, 
et monrut sans hoirs vers 1265 ; (Suivant M. Bosvieux, Rainand Vil 
n'aurait pas été vicomte d'Aubusson ; le dernier vicomte aurait été 
Guy II, son père (2) ; B Alengarde d'Aubusson, dame du Puy-Mal- 
signat (3) et de Felletin, mariée 1<» en 1262 à Eric de Beaujen, sei- 
gneur d'Herment, maréchal de France, fils de Guichard de Beaujea, 
seigneur de Montpensier, et de Catherine de Clermont, mort de la 
peste au siège de Tunis, en 1270 ; 2"" à Guillaume, chevalier, sei- 
gneur de Roche-d'Agoux, avec lequel elle vivait en 1273 et 1290. 
Le 20 septembre 1300, elle accorda des lettres de franchise i la ville 
de Felletin, dans le château de laquelle elle résidait quelquefois (I); 
elle fit remise d*un impôt que les seigneurs de Felletin levaient sur 
les femmes accouchées, sous la condition de porter, en relevant de 
couches, une offrande d'huile pour Tentretien de la lampe de 
rautel (5) ; 

2* Guillaume d'Aubusson, damoiseau, mort en 1260 et enterré à 
Blessac ; 

3* RanuUe, qui suit : 

4* Agnès d'Aubusson, qui épousa avant Tan 1244 Aymon, cheva* 
lier, seigneur de La Roche-Aymon, et mourut en 1263 ; 

5"" Assaiide d'Aubusson, religieuse à Blessac en 1256 et 1259 ; 

6o Gérard, Gérald ou Géraud d'Aubusson, abbé de Sarlat en 1254 
et 1258; 

(1) Bonaventure de Saint-Aniable, p. 564, d'après l'abbé Bouteiller* 

(2) Cyprien Pérathon, Les tapisseries d'Aubusson. 

(3) Le Puy^Malsignat, commune du canton de GhénéraiUes (Creuse). 

(4) P. Valadeau, Nouveau Dictionnaire historique de la Creuse, — La 
date n'est pas sùre. 

(5) JouUiettoUi Histoire de la Marche, 



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-101 - 

7* Elîe d'Aubusson, moine de l'ordre des Frères prêcheurs en 
1276; 

8o Raoul d'Aubusson (1) ; 

9^ Alix d*Aubusson, mariée à Roger Ebrard, chevalier (2). 

Xin. -- Ranulfe d'Aubusson, chevalier, seigneur de la Borne, du 
Monteil-au-Vicomte, de la Feuillade (3), de la Villeneuve (4), de Ponta- 
rion (5) et de Poux (6), est le chef de la branche de la Borne, de laquelle 
sont sorties les diverses branches ou rameaux de la maison d'Aubus- 
son. Il eut en partage les seigneuries de la Borne, du Honteil, de la 
Feuillade, de Pontarion et de Poux, au comté de la Marche (7), et. 
ce que Rainaud VI, son père, possédait en Combraille. Il est nommé 
comme feudataire dans le partage de ce dernier pays fait en 1249 
ODtre Robert, comte d^Auvergne, et Archambaud, sire de Bour- 
bon. Vers 1262, il donna une charte de commune aux habitants 
du Monteii-au- Vicomte (8). Le 7 février 1275, il donna quittance de 
la dot de Dauphine de la Tour, sa bru : son sceau est au bas avec 
les armes d'Aubusson. Par acte du 2 août 1277, assisté de ses deux 
fils, Rainaud et Guillaume, damoiseaux, il vendit à Gilbert de 
Malemort, èvèque de Limoges, dix livres de rente annuelle à prendre 
sur les mas de Brudiou et de La Chassagne (9). Il mourut à la fin 
de février ou au commencement de mars 1278. 

De sa femme Séguine de Pierrebuffière, sœur de Gaucelin de 
Pierrebuffière, doyen de Tèglise de Limoges en 1299, lui provint, 

(1) La filiation de Gérald, Elle et Raoul est douteuse. 

(2) Jouillelton, Histoire de la Marche, 

(3) La Feuillade, commune de Faux la-Montagne (Creuse). 

(4) La Villeneuve, commune de Vallières (Creuse). 

(5) Pontarion, chef-lieu de canton (Creuse). 

(6) Poux, commune de Saint-Maixent (Creuse). 

(7) Nobiliaire du Limotmn, I, 44. 

(8) JouUietton, Histoire de la Marche. — L'existence de ce partage 
et de cette charte semble douteuse. 

(9) Brudieux et La Chassagne, commune de Saint-Martin-Chétteau 
(Creuse). 



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- lOî- 

seloD toutes probabilités, la scigncorie de Pontarion. Il laissa de son 
union avec elle : 

1<>Rainaud !•% qui suit; 

2^ Guillaume, qui vient ensuite ; 

3<> Pierre d*Aubusson, vivant en 1281, mentionné dans le testament 
de son frère Rainaud, lequel ne laissa qu'une fille, Marguerite 
d'Anbusson, mariée à Géraud de Saint-Amand, et veuve en 1348 ; 

4* Ranulfe d'Aubusson, religieux chez les Frères Mineurs en 1281, 
sous le nom de frère Pierre ; 

S^-N.... d'Aubusson, qui épousa Pierre de Saint-Georges, chevalier, 
seigneur de Saint-Georges, encore vivant en 1310 ; 

G"" Peut-être Gérald ou Géraud d'Aubusson, qualifié de frère 
Guillaume, qui, en 1263, fui mis dans un in-pace i Montpellier, 

a à cause de Terreur des Albigeois » ; 

7<> Peut-être aussi Agnès d'Aubusson, prieure de Blessac en 1281 ; 

8o Et peut-être encore Rainaud d'Aubusson, prévôt d'Eymoutiers 
en 1254, prévôt de Moulier-Roseille et cure de Saint-Sylvain-Bejle- 
garde en mars 1286, mort le 20 mai 1286(1). Il avait fondé dans 
réglise de Houtier-Roseille, à Fautel de Notre-Dame, la vicairie des 
Rainaud qui en 1585 jouissait d'une rente sur les villages du Bost et 
de Savinières, paroisse de Sainl-Quenlin (2). 

XIV. — Rainaud !•' d'Aubusson, chevalier, seigneur de la Borne, 
du Monleil-au-Vicomte, de la Feuillade, de la Villeneuve, de Ponta- 
rion et de Poux, ne porta que le titre de damoiseau durant la vie 
de son père. 11 était marié à Dauphine de La Tour, fille de Bernard, 
seigneur de La Tour, en Auvergne, et de sa femme Yolande. Par 
acte du 7 février 1275, Ranulfe, son père, donna quittance à Bertrand 
de La Tour, chanoitie de Clerm^jnt, onch de Dauphine, et i son 
frère Bertrand de La Tour, de la somme de dix mille sols tournois 
promise pour la dot de Dauphine. 

(t) Documents historiques 8>ir Eymoutiers^ publiés par M. Joseph 
Dubois. 

(2) Papiers de l'abbé Douteiller, ancien vicaire de Valiières. 



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— 103- 

Le jeudi avant la Pentecôte (29 mai) liSiy Rainaud I<»% étant 
malade, fit son testament, par lequel il élut sa sépulture en Téglise 
du prieuré de Blessac, à laquelle il légua cinq sols de rente, à pren- 
dre sur sa terre de la Villeneuve; il légua à sa femme cent livres de 
renie à prendre sur les revenus des lerres du Monteil, de Corson (i), 
de Corsonnet (2) et de Chalais (3) ; il institua son héritier universel 
Tenfant dont sa femme Dauphine de La Tour pouvait être enceinte, 
et à défaut d'enfant il nomma son frère Guillaume; il légua cent 
livres pour le passage en Terre Sainte, ordonnant que cette somme 
fût remise entre les mains de Pierre d'Aubussou, son frère ; il 
nomma pour ses exécuteurs testamentaires Bertrand de La Tour, 
frère de Dauphine, Guillaume d'Aubusson et frère Pierre^ ses frères, 
et pria Pierre de Saint Georges, chevalier, et Durand de Magnac, 
arcbiprètre d'Aubusson, d'apposer leurs sceaux à son testament, 
VD que Guillaume d'Aubusson n'en avait pas (4). 

Rainaud I"** mourut sans postériié vers i28L Dauphine de la 
Tour, sa veuve, se remaria à Aymery de la Rochefoucauld, seigneur 
de la Rochefaucauld, de Marthon, de Blanzac et de Bayers (S) qui, 
en qualité de son mari, donna le 4 avril iiS^ quittance à Bertrand 
de la Tour, frère de Dnuphine, de six cent cinquante livres tonr- 
nois, faisant le paiement final de la dot promise à cette dernière 
lors de son mariage avec Rainaud d'Aubusson. 

Dauphine de la Tour fit son testament en 1299, le lundi avant 
l'Ascension, et voulut être enterrée dans l'abbaye de Grosboc, dio- 
cèse d'Angouléme. Elle donna deux sols de rente à l'église de 
Cevena (6), douze deniers à celle de Saint-André et Saint-Martial du 

(1) Courson, commune de Vidaillat (Creuse). 

(2) Partie du même village de Courson. 

(3) Chaleix, même commune de Vidaillat. 

(4) Le Père Anselme, Histoire généalogique et chronologique des 
premières maisons de France. 

(5) Nobiliaire de France, XVI, 270. (Saint-AUais.) 

(6) GhavanatjCommuneducantonde St-Sulpice-les-Champs (Creuse). 



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- 104 -- 

Monleil, six deniers à celle de Sainte-Marie de Soubrebosc (l), sU 
deniers à celle de Sainte-Anne {±), diocèse de Limoges (3), 

XV. — Guillaume I"* d'Aubusson, chevalier, seigneur de la 
Borne, du Montefl-au -Vicomte, de la Pauillade, de la Villeneuve, de 
Pantârîon et de Pouit, fal riiàriUer unîver:iel de Rainaud I", soft 
frère. E)n IKIÏ, il vendit à Pierre de la Chapelle, èvèque de Carcas- 
sonne, moyennant cinq centsoiiante-trots livres, toutes les maisons 
et les rentes qui lui appartenaient à Peyrat (4). Il mourut avaot 
1317< De sa femme ûuiliemette, dite au^îsi Guillelme, encore vivante 
en 1330, il laissa : 

1* Rainaud II, qui suit; 

2" Gérard d^Aubusson, vivant en t3iâ, mort sans postérité; 

3o Robert dWubusson, vivant en 131^; 

4" Guillaume d'Aubusson, chevalier, seigneur de Poux et de Ban- 
Jeuif en la Marche, qui tul le chef de la branche des seigneurs de 
Poux et de Banson« 

XVL — RAirtAVD II D^AuBUssoN, chevalier, seigneur de la Borne, 
du Monteil-au-Vîcomle, de la Feuillade, de la Villeneuve et de Poo- 
tarion, succéda à à son père en Pan 1317, 

A rinsligalion de ses ennemis, le sénéchal de la Marche le ûi 
arrêter et le garda en prison sons prétexte de délits par lui commis 
Il y avait dix ou quinze ans, snns qu1l y eût eu ni dénonciation ni 
accusation. Rainaud porta plainte au parlemenl de Paris et en 
obtint le 10 mai 13i3 un mandement ordonnant au sénéchal de le 
meltre en liberté (5)* 

(1) Soubrebosif commune du canton de Bourgs n^uf (Creuse), où il 
y avaii un prieuré. 

<2) Sri nie-An ne, commune du canton d'Eymoutioi^ (Haute* Vienne), 

ancienne commanderie de l'ordre de Malte. 



(3) Nobiliaire du Limousin , 1, 50. 

(4) Pejral le-Chàleau, commune d 
'ieniie), 

{b} ÇouLariCj Aci^^ dt# Parhmmt d^ Paris, 



(4) Pejral le-Chàleau, commune du canton dTy mou tiers (Haute- 
Vienne), 



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— 105 — 

En 1328, se trouvant à Poitiers, il vendit au roi Philippe de 
Valois une rente de dix livres (1). Selon toutes probabilités, il 
vendit aussi la seigneurie de Pontarion, car son fils n'en porta pas 
le litre. 

Rainaud II mourut en 1318 ; de sa femme Marguerite il laissa : 

!• Guy I«% qui suit ; 

i^ Anne d'Aubusson, mariée en 1317 à Pierre de Haulmont, sei- 
gneur en partie de Maulmont, Gimel,.Châteauneuf, Tournoêlle, fils 
de Bertrand de Maulmont, chevalier, seigneur de Maulmont, de 
Saint-Germain et en partie de Gimel, et d'Adélaïde de Châteauneuf ; 
Pierre de Maulmont était mort avant 1319 ; de leur mariage naquit 
autre Pierre de Maulmont, chevalier, co-seigneur de Maulmont et 
de Gimel, vivant en 1373, dont il sera question plus loin ; 

3* Et peut-être aussi Philippe d'Aubusson, commandeur de 
Féniers (t), qui figure dans une procuration donnée par Guil- 
laume II d'Aubusson, seigneur de Poux et de Banjeux, le mercredi 
après la fêle de saint Luc en 137G (3). 

XVII. — Guy I«f d'Aubusson, chevalier, seigneur de la Borne, du 
Monteil-au-Vicomte, de la Feuillade et de la Villeneuve, obtint, en 
juin 1353, main-levée des terres que Pierre, duc de Bourbon, comte 
de la Marche et de Clermont, chambrier de France, avait saisies 
dans le comté de la Marche sur son père et sur lui chevalier. Le 
11 juin 1356, il servait en qualité de chevalier banneret, avec neuf 
ècuyers, sous le commandement du même duc de Bourbon, <t capi- 
taine-général pour le Roy es parties du Be'rry ». 11 assista à la 
funeste bataille de Poitiers, livrée le lundi 19 septembre 1356, où 
périt ce duc avec Félite des chevaliers de la Marche et de l'Auver- 
gne (4); il servait alors, avec les neuf écuyers de sa compagnie, 

(1) Beauchet-Filleau, Diclionnaire des familles du Poitou, 

(2) Féniers, commune du canton de Gentioux (Creuse). 

(3) Cyprien Pérathon, Histoire d'Aubusson. 

^4) Paul Mignaton, Histoire de la maison d*j\ubus9on, 



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- 106 - 

fious Louis de Malval, chevalier, seigneur de Malval, capitaioe de 
cent hommes d'armes au pays de Berry (t). 

En 1365, les Anglais assiégèrent le château du Moateil*au- 
Yicouite. Malgré une vigoureuse résistance, pendant laquelle deux 
des fils de Guy d^Aubusson furent tués, le château fut pris et son 
seigneur fut emmené prisonnier en Angleterre avec sa femme et ses 
enfonts (2). Forcé de payer une rançon de trois mille florins d'or, 
Guy I*' pria Pierre de Maulmont, son neveu, d*aller à Avignon aSa 
d*y vendre des terres pour lesquelles se présentaient plusieurs 
acquéreurs. Pierre de Maulmont, qui désirait les acheter, ne les mit 
pas en vente, de sorte que son oncle ne put payer sa rançon au jour 
fixé. Les Anglais irrités commirent de grands dégâts dans les sei- 
gneuries de Guy d'Aubusson, et ce dernier, ne pouvant payer sa 
rançon, mourut prisonnier avant Tan 1367. Son sceau porte la croix 
ancrée (3). 

Guy I«r avait épousé en 1332 Marguerite de Venladour, fille de 
Géraud de Ventadour, chevalier, seigneur de Donzenac, et de sa 
femme Souveraine. Devenue veuve, elle fut maintenue par une sen- 
tence rendue aux assises du Limousin, tenues à Drive le 16 août 1367, 
dans une rente d'un muid de vin à elle donnée sur Archambaud 
Rigaud, habitant de Donzenac, par Géraud de Vt*ntadour, son père, 
lorsqu'il l'avait mariée. Elle vivait encore en 1396. 

Du mariage de Guy d'Aubusson et Marguerite de Yentadour 
naquirent : 

l^ Louis, qui suit ; 

2» Guy n, qui viendra ensuite ; 

3'' Jean W, dont nous parlerons après ses frères ; 

4^ N... d'Aubusson, qui périt lors du siège du château da 
Monteil ; 

(1) G. MarUn, Malval. 

(2) Nobiliaire du Limousin, I, 46. 

(3) Le Père Anselme, Histoire généalogique et chronologique des 
premières maisons de France. 



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- !07 - 

5"* N... d^AubassoD, qui périt aussi aa siège du château du 
Monteii; 

6"" Gaillemette ou Guilleime d'Aubussoo, mariée à Pierre Vigier, 
damoiseau, seigneur de Saiot-Seurin, au diocèse de Périgueui, dont 
elle resta veuve ; elle était en possession de cette terre, où le neveu 
de son mari la fit noyer dans la rivière en 1390 ; 

7"^ Jeanne d'Aubusson, mariée, par contrat du 2i mars 1354, à 
Joubert de Dienne, seigneur de Dienne, fils d*AmbIard de Dienne, 
seigneur de Dienne, de Chavagnac et du Chaylar, et de Marguerite 
de Clavier, en présence de Beraud et d'Astorg de Dienne, chevaliers 
de Saint-Jean-de-Jérusalem, de Guillaume de Dienne, damoiseau, et 
de Pierre de Maulmont(t) ; 

S'* Alix d'Aubusson, femme de Dauphin de Malval, seigneur de 
Malval, fils d'Aubert, seigneur de Malval, et de Jeanne de Sully; 
Dauphin de Malval servit dans les guerres contre les Anglais, sous 
le commandement de Tévèque de Beauvais, où il commanda une 
compagnie ; encore vivant en 136K (2) ; 

9« Et peut-être aussi Guillaume ou Louis d'Aubusson, chevalier 
de Sain t-Jean-de Jérusalem, commindour de Charrières (3) et Gen- 
tioux (i) de 1424 à 1431 ; il fit réédifier, de concert avec les habi- 
tants de Gentiouz, l'église de cette paroisse, qui avait été incendiée 
par les Anglais (5). 

XVIII. — Louis D*AuBUSSON, damoijseau, seigneur de la Borne, du 
Monteil-au-Vicomte, de la Feuillade et de la Villeneuve, alors 
mineur, fut induit frauduleusement, ainsi que Marguerite de Venta- 
dour, sa mère, par Pierre de Maulmont à ratifier une prétendue 
vente de quatre cents livres de rente, que ce dernier disait avoir 
faite avec feu Guy d*Aubussoo. A la suite de cette rectification, 

(1) Bouillet, Nobiliaire d^ Auvergne 

(2) 6. Martin, Malval. 

(3) Charrières, commune de Saint-Moreil (Creuse). 

(4) Gentioux, chef-lieu de canton (Creuse). 

(5) A. Tardieu, Grand Dictionnaire de la Haute-Marche^ 74, 117. 



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-108- 

Pierre de Maulmont se mit en possession de terres sises dans le 
comté de la Marche, dont le revenu était au moins égal aux quatre 
cents livres soi-disant achetées (1). 

Louis d'Aubusson mourut, sans enfants, à la fin de 1367 ou aa 
commencement de 1368, de Guérine de Dienne, fille unique d^Am- 
biard de Dienne, seigneur de Dienne, de Chavanhac et du Chaylar, 
et de Dauphine de Bréon, qu'il avait épousa, par contrat du 
24 mars 1354. Sa veuve se remaria à Beraud ou Bertrand de Roche- 
fort, seigneur dWurouze et de Saliaas. En 1367, elle renonça, en 
faveur de Joubert de Dienne, son oncle, à ses droits sur les terres 
de Dienne, de Cbavagnac et du Chaylar (2). 

XIX. — Guy II d'Aubusson, écuyer, seigneur de la Borne, du 
Honteil-au-Vicomte, de la Feuillade et de la Villeneuve, obtint, par 
lettres du 2 février 1368 de Jean de Bourbon, comte de la Marche, 
de tenir en sa « ville )) du Monteil un marché le mardi de chaque 
semaine et quatre foires par an : le premier dimanche de TAvent, 
le quatrième dimanche de Carême, le dimanche après TAscension et 
le premier dimanche d'août; mais il demanda que ces foires fussent 
reportées au lendemain de chacun de ces jours, ce que le prince 
accorda ce pour eschever au dimanche le mondain et séculier 
négoce ». Dans ces lettres Guy est qualifié écuyer. 

Par lettres du roi Charles V, données au bois de Vincennes en 
1373, Guy II fui remis en possession de tous les biens dont Pierre 
de Maulmont, son cousin, s'élaU emparé dans le comté de la Mar- 
che (3). 

Guy II d'Aubusson mourut, sans enfants, en 1374. On ne sait s'il 
était marié. 

XX. — Noble et puissant Jean W d'Aubusson, chevalier, seigneur 
de la Borne, du Monteil-au-Vicomte, de la Feuillade, de la Ville- 

(1) Le Père Anselme, Histoire généalogique et chronologique des 
premier CM maisons de France. 

(2) Bouillet, Nobiliaire d'Auvergne. 

(3) Le Père Anselme, Histoire généalogique et chronologique cfe» 
premières maisops de France, 



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neave et de Pelletaoges (1\ saccéda dans ces seigneuries à Guy It, 
son frère. Le 25 mai 1379, il obtint de Jean de Bourbon, comte de 
la Marche, de Vendôme et de Castres, un mandement, qui enjoi- 
gnait au sénéchal de la Marche de ne plus contraindre les hommes 
de Jean d'Aubusson à aller faire le guet qu'ils devaient pour la 
garde du château d'Aubusson. Par réciprocité, les habitants d'Au- 
busson furent dispensés de faire le guet au château du Monteil-au- 
Vicomte qui appartenait au seigneur de la Borne (2). Ce guet réci- 
proque avait été convenu entre le comte de la Marche et Guy II 
d^Aubusson pour la sûreté de ces deux places menacées par les 
Anglais (3). 

Jean h' fut nommé par Louis de Malval, chevalier, seigneur de 
Malval, Tun de ses exécuteurs testamentaires, dans un testament 
fait le jeudi de la Semaine Sainte de Tannée 1392 (4). 

Le 15 décembre 1396, Jean d'Aubusson consentit à la donation de 
soixante-dix muids de vin faite à Jean d'Aubusson, damoiseau, son 
fils, par Marguerite de Ventadour, grand'mère du donataire. On a 
de lui des actes du 5 octobre 1402, du 10 décembre 1411 un accord 
avec Jean, son fils, où il est dit que la dot de Marguerite Chauvèron, 
sa bru, a servi à acquérir les terres d'Aleirac (5) et de la Villatte (6), 
et du 19 septembre 1416 un accord avec son gendre Nicolas de 
Maulmont, auquel ii céda le mas des Bordes, sis en la paroisse de 
Saint-Quentin (7). 

Jean l^' mourut le 5 octobre 1420, Il avait épousé Guyonne ou 
Guyonnette de Monteruc, fille d'Etienne de Monteruc, chevalier, du 
diocèse de Limoges, neveu par sa mère du pape Innocent VI, et de 
Madeleine de Meauleco, du diocèse de Nevers. Elle était nièce de 

(1) Pelletanges, commune de Saint-Marc-à-Loubaud (Creuse). 

(2) Cyprien Pérathon, Histoire d'Aubusson, 

(3) Joullietton, Histoire (TAubtisson. 

(4) G. Martin, Malval, 

(5) Alieyrat, commune du canton d'Aubusson. 

(6) La Villatte, commune d'Aubusson. 

(7) Saint-Quentin, commune du canton de Felletin. 



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-<10- 

f^ierre de Monterae, évèqao de Pampelano, cardiaal, mort eo 1385, 
et sœar de Raoalfe de Mooteruc, évèque de Sisteron, cardinal, mor| 
eo 1382. Le contrat fut passé dans le cbftteau épiscopal de Meusignan 
le i octobre 1378. Par acte du 3 juin 1382, passé dans la maison du 
cardinal de Pampelune, à Avignon, il fut promis à Guyenne de 
Monteruc la somme de trois mille cinq cents Hvres d'or. Jean d'Au- 
busson en donna quittance finale, signée Pastoris, au chftteaa de 
Belleville de Feuillade, diocèse d'Angouléme (1). De leur mariage 
naquirent : 

1« Jean II d^Aubusson, chevalier, seigneur de la Borne, de la 
Villeneuve, d'Aleirac, de la Yillatte, et par sa femme du Doign^n (2), 
qui continua la branche atnée des seigneurs de la Borne, éteinte 
vers lt(69 en la personne de Jeanne d'Aubusson, dame de la Borne 
et du Doignon, épouse de René Brachet, seigneur de Montaigu-le- 
Blanc (3) ; 

2* Rainaud III, qui suit ; 

3<» Guillaume II d*Aubussou, seigneur de la Feuillade et de 
Faui (4)« tige de la branche des seigneurs et comtes de la Feuillade, 
ducs de Roannais, éteinte le 29 janvier 1723 dans la personne de 
Louis d*Aubusson de la Feuillade, vicomte d^Aubusson, duc de 
Roannais, marquis de Boisy et de Servières, baron de la Borne, 
dit le duc de la Feuillade, pair et maréchal de France ; 

i<»Guyou Guyot d^Aubusson, seigneur de Yillac, en Perigord, 
tige de la branche des seigneurs de Yillac, marquis de Miremont, 
seigneurs de Beauregard et de Castel-Nouvel, comtes de la Feuil- 
lade, dont le dernier représentant est M*« la princesse Go-^tran de 
Bauffremont-Gourtenay, née Noémi d^Aubusson de la Feuillade ; 

5* Louis d*Aubiisson, chevalier de Saint-Jean-il& Jérusalem en 
1421, précepteur de Charrières (Charreyras) et Gentioux en lii5, 

(1) Cette quittance est douteuse. 

(2) Le Dognon^ commune du Ghàtenet-en-Dognon (Haute-Vienne). 

(3) Montaigut-le-Blanc, commune du canton de Saint^Vaury (Creuse). 

(4) Faux-la-Montagne, commune du canton de Gentioux (Greuse)t 



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-m - 

commandeur de Charroux le 20 février 4464, commandeur de 
Cliarrières et Gentioux en 1468 (1) ; on voit ses armes dans Tëglise 
de Gentioux (2) ; il flt donation à Guillaume d'Aubusson, seigneur 
de la Feuillade, de la seigneurie de Pelletanges qu'il avait acquise 
du seigneur du Honteil ; 

6*" Jacques d'Aubusson, religieux de Tordre de Fontevrault et 
prieur pour les bommes au monastère de Blessac en 1423, 1456 et 
1468; 

70 Gilles d'Aubusson, religieux célérier en Tabbaye de Tulle en 
1428 et 1445; 

%9 Antoine d'Aubusson, religieux de Tordre de Saint-Benotl, 
ëvèque de Bethléem en 1468 (3), prieur de Breffons en 1474 ; 

9^ Jeanne d*Aubusson, mariée vers 1446 à Bertrand de Saint- Avit, 
chevalier, seigneur de Saint'Avit (4) et de Saint-Domet (5), séné- 
chal de la Marche, conseiller du roi Charles VU et du comte de la 
Marche, fils de Jean de Saint-Avit, seigneur de Saint-Avit et de 
Madeleine du Peschier ; Jeanne d*Aubusson mourut en septembre 
1452 ; Bertrand de Saint-Avit fut ambassadeur auprès du duc de 
Milan (6) ; pendant les guerres des Armagnacs et des Bourguignons, 
il défendit vaillamment Fabbaye de Bonlieu, dont son frère Roger 
était abbé (7): il vivait encore en 4453, mais était mort en 1456 (8) ; 
il fut enterré en Tabbaye de Bonlieu^ dans les tombeaux de sa 
famille (9) ; 

10^ Catherine d'Aubusson, mariée en 1415 à. Nicolas de Manl- 
mont, chevalier, seigneur de Maulmont, Saint-Quentin, FromentaK 

(i) Nobiliaire du Limousin, I, 52. 

(2) A. Tardieu, Grand Dictionnaire de la Haute-Marche, 74. 

(3) Saint- Allais, Nobiliaire universel, 1, 119, 

(4) Saint'Avit-de-Tardes^ commune du canton d'Aubusson. 

(5) Saint-Domet, commune du canton de BeUegarde (Creuse). 

(6) A. Tardieu, Grand Dictionnaire de la Haute-Marche, 
(7f Joullietton, Histoire de la Marche, 

(S) A. Tardieu, Grand Dictionnaire de la Haute-Marche, 
(9) Joullietton, Histoire de la Marche, 



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âaiot-Lëger, Saint-Martial, Egibanelle, fils de Jean de Maulmont, 
seigneur de Maulmont et de Promenlal, et d*Hèlène d'Aigrefeoille, 
qui vivait encore en li33. mais dont elle était veuve en li55 ; Jeaa 
d^Aubnsson, son beau-père, lui céda en 4416 le mas des Bordes, 
paroisse de Saint-Quentin (i) ; 

ii*" Marguerite d^Aubusson, mariée au seigneur de Touzelles 
(peut-être mieux de Tourzel), veuve en 14ii ; 

12* Marie d*Aubusson, prieure des Filles de Tordre de Fonte- 
vrault au monastère de Blessac en U29, 1435, 1456 et I4(il ; 

13* Philippie d*Aubusson, mariée le 21 novembre 1451 à Jean de 
Gontault, baron de Saint-Geniez et de Badefbl, seigneur de la Clia- 
pelle-au-Bareil, chambellan du roi Charles V[[, fils de Richard de 
Gontault, seigneur de Badefol, Saint-Geniez, Gazais, co-seigneur de 
Salagnac, et de Jeanne de Saliguac ; 

XXI. — R.MNAUD m d'Aubusson, chevalier, seigneur du Uonteil- 
au-Vicomte et de Pelletanqes, et par si femm) de Chirac, eut, étant 
encore damoiseau, par partage fait le 5 octobre 1420 avec Jeaa 
d'Aubusson, seigneur de la Borne, son frère, les seigneuries do 
Monteil-au-Vicomte et de Pellelanges et ce que les d'Aubusson pos- 
sédaient dans le Ûef de Pontarion. Ces deui frères avaient, le 
17 avril précédent, par un premier partage attribué et abandonné à 
Guillaume et Guyot d*Aubusson, damoiseaux, leurs frères, les sei- 
gneuries de la Feiiillade et de Faux ; et, comme il revenait encore 
à Guillaume et Guyot d'Aubusson deux cent vingt livres de rente, 
Jean et Rainaud leur avaient cédé les lieux et mas du Maufranc, de 
Bourbonnèchas, du Saintoux, des Maisons et du Chier, leurs dépen- 
dances, lears juridictions et leurs seigneuries, le tout assis dans la 
paroisse de la Nouaille (2) ; ils s'étaient encore obligés de leur payer 
vingt-cinq livres de rente sur la châtellenie d'Ahun. 

En 1427, Rainaud III reçut du roi un don de trois cents livres. Le 

(1) La Ghesnaye-Desbois, Dictionnaire de la Noblesse. IX, 446: 
XIII, 458. 

(S) La Nouaille^ commune du canton de 6eniioul« 



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"- 113 - 

15 mars li23, il reçut Thommage de la seigneurie de Larfeuillèré, 
fait par Jean de Montaignic, seigneur de Uontaignac et de Larfeuil- 
lère(l). 

Rainaud d'Aubusson mourut vers 1433. Il avait épousé, le 14 sep- 
tembre 1412, Marguerite de Comborn, dame de Chirac, Olle de noble 
et puissant Guichard de Comborn, chevalier, vicomte de Comborn, 
seigneur de Treignac, Chamberet et Chirac, et de Louise d'Auduze. 
Elle fonda dans Péglise du Montcil une vicairie appelée de Chirac (2). 
En 1433, elle était veuve et avait la garde de ses enfants, < Antoine 
et Souveraine étant hors de sa garde », et plaidait en leur nom à 
Poitiers. De ce mariage naquirent : 

!• Antoine I»', qui suit ; 

2** Hugues d'Aubusson, prieur claustral de Tabbaye de Tulle, puis 
évéque de Tulle, où il fit son entrée le 25 juillet 1451 ; le roi 
Charles VIT l'envoya peu après, avec Jarques d'Estouteville, signi- 
fier dans Lyon au légat du pape Nicolas V défense de faire aucune 
fonction de son ministère de légat avant d'avoir obfeau Tagrément 
de Sa Majesté. Il mourut le 26 septembre U54 et fut inhumé dans 
sa cathédrale (3), devant le maître-autel, où lui fut élevé un magni- 
fique mausolée surmonté de son effigie (4) ; 

3" Louis d'Aubusson, religieux bénédictin, prieurde la Villedieu(5), 
prieur de Morlagne, bénéfice dépendant de Tabbaye de Saint-Michel- 
en-l'Herm en 1448, évéque d'Aleth en 1454 (6) ; après la mort de son 
frère, au mois de septembre liol^,. il fut élu, par la pluralité des 
suffrages, évéque de Tulle et confirmi par sentence de Tofûcial de 

(1) Archives de la Creuse. — Voir à l'appendice une copie informe 
de cet hommage. 

(2) Papiers de Tabbé Bouteiller. 

(3) Nobiliaire du Limousin^ I, 5G. 

(4) Ernest Rupin, Bulletin de la Société historique de la Corrèze^ 
11,111. 

(5) La Villedieu, commune du canton de Geniioux (Creuse). 

(6) L'abbé Niel^ Bulletin de la Société historique de la Corràze^ 
X, 412 et 8uiv* 

8 



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— i!4 — 

Bourges du 22 mai 1455, maigre les prétentions de Guichard de 
Comborn, abbé d'Uzercbe, qui n'avait obtenu qu*un tiers des suf- 
frages; ce dernier en appela au Saint-Siège, mais le roi reçut le 
serment de Louis d'Aubusson, et le 27 décembre 1455 le pape 
Caliite III conOrma sou élection ; toutefois Guichard de Comborn ne 
donna son désistement qu'au bout de dix ans^ le 22 juillet 14()5, et 
moyennant une pension viagère de trois cents livres (1). Louis 
d'Aubusson mourut en septembre 1471 et fut enseveli près de son 
frère (2), dans la cathédrale de Tuile (3); 

i« Guichard d'Aubusson, reçu conseiller au parlement de Paris le 
18 juillet 1454, et successivement évèque de Conserans (14 octo- 
bre 1461), de Cahors (21 août 1475), et de Carcassonne (15 juillet 
1476), abbé commendalaire de Notre-Dame du Palais après Tan 1463 
et avant le mois de janvier 1475 ; en 1483, il était tuteur d'Antoine 
et Jeanne d'Aubusson, enfants mineurs de feu Antoine, son frère; 
il mourut le 24 novembre 1497 ;) 

S"" Pierre d'Aubusson, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem, 
grand-maltre de son ordre à Rhodes, cardinal-diacre de la Sainte- 
Eglise, légat du Saint-Siège en Asie et généralissime des armées 
des Princes chrétiens ligués contre les Turcs, dit le Bouclier de 
l'Eglise et le Libérateur de la Chrétienté, l'un des plus grands hom- 
mes de son siècle, naquit en 1423 au château du Honteil. Il fit ses 
premières armes en Hongrie, où il se signala dans l'armée de Sigis- 
mond, commandée par son gendre Albert, duc d'Autriche. Il revint 
en France en 1438, et fut introduit à la cour de France par son 
cousin Jean d'Aubusson, seigneur de la Borne, chambellan de 
Charles VII. Il se fit remarquer à la prise de Hontereau-sur- Yonne. 
Charles VII le prit en affection, et, ayant remarqué sa grande 
sagesse, il l'envoya près du Dauphin pour l'engager à rentrer dans 
le devoir. Pierre d'Aubusson suivit le Dauphin dans sa campagne 

(1) Antoine Thomas, Les Etats provinciaux de la France centrale 
sous Charles VIL 

(1) Nobiliaire du Limousin^ I, 56. 

(3) Ernest Rupin, Bulletin de la Société historique de la Corrèu. 
11,111. 



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-115- 

contre les Suisses et se distingua à la bataille de Bâie (i4U). Pris 
da désir de se signaler contre les ennemis des Chrétiens, à Texemple 
de Jean Huniade, roi de Hongrie, il se rendit à Rhodes, où il fut 
reçu dans l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. Dd 1461 à 1465, i( fut 
commandeur de Naberon (1), puis de Maisonnisses. Ses services lui 
flrent donner ensuite la coromanderie de Salins. Le grand -maître 
Jacques de Milly renvoya en France quérir des secours contre les 
InQdèles. Le roi lui accorda seize mille écus d'or qu'il employa à 
acheter des munilions aussitôt expédiées à Rlioies. Il défendit 
habilement le grand-maître Z^costa injustement attaqué et fit recon- 
naître son innocence par le pape Jules H. Le chapitre général de 
son ordre le pourvut de la dignité nouvellement créée de bailli 
capitulaire pour la Langue d'Auvergne, avec droit d'entrée an con- 
seil de la Religion. Il fut nommé surintendant des fortifications de 
l'Ile de Rhodes, puis grand-prieur d'Auvergne, enfin élu à l'unani- 
mité grand-maître de son ordre le 17 juin 1476, après la mort dé 
Jean-Baptiste des Ursins. Ce fut en celle qualité qu'il immortalisa 
son nom en soutenant pendant deux mois (1480) le siège de Rhodes 
contre une armée ce cent mille Turcs, commandée par Hisack 
Paléologue, l'un des plus vaillants pachas de Mahomet IL La vigou- 
reuse défense des Rhodiens, et surtout la valeur éclairée du grand* 
maître, qui reçut cinq biessnres graves, forcèrent l'ennemi à lever 
le siège, laissant neuf mille morts et emmenant quinze mille blessés. 
Après la mort de Mahomet II, ses fils Bajazet et Djcm, que nous 
nommons Zizim, se disputèrent Tempire. Zizim fut vaincu, et vint 
demander asilo aux chevaliers de Rhodes. Pour le soustraire aut 
embûches de son frère, et aussi pour mieux garder un otage de 
celte importance, Pierre d'Aubusson fit conduire Zizim en Francel 
Il partit de Rhodes le i'^' septembre 1482. Guy de Blanchefort, com- 
mandeur de Horterolles, neveu du grand-maître (2), le chevalier de 
Ror-hachouart et Charles Alleman, une des célébrités de l'ordre de 
Saint-Jean de Jérusalem, de la fameuse famille des Alleman, 



(1) A. Tardieu et A. Boyer, Histoire des miles d*Auzances et d^ 
Crocq, 162. 

(2) L'abbé Arbellot, Zizim à Bourganeuf et à Rome» 



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- 116 - 

d'Uriage, en Dauphiné (1), furent chargés de raccompagner. Ils 
firent quelque temps halle au château de Rochechinard, en Dau- 
phiné, dont Charles Alleraan était seigneur. De là Zizim fut conduit 
au château du Monteil-au- Vicomte, où il séjourna pendant les mois 
de février et mars 1483. Dj château du Honteil, on mena Zizim an 
château d^ Bourganeuf, chef-lieu de la Langue d'Auvergne et rési- 
dence ordinaire des grands-prieurs. Zizim y arriva au mois de 
décembre 1483 et y resta environ deux mois. De là il fut conduit an 
château de Horterolies (2), dont Guy de Blanchefort était alors 
commandeur. Zizim séjourna deux mois dans ce château, dont il ne 
reste plus rien aujourd'hui, et en juin 1484 il partit pour le châteaa 
de Boislamy (3), appartenant à Antoine de Blanchefort, frère alnë de 
Guy. Il y resta deux ans, du mois de juin 1484 au mois de 
juin 1486. Pendant ce séjour à Boislamy, Guy de Blanchefort fit 
construire à Bourganeuf par ordre de son oncle, la grosse tour qui 
devait servir de résidence définitive au malheureux Zizim (4). Zizim 
demeura à Bourganeuf depuis juin 1486 jusqu'au 10 novembre 
1488 (5). Alors Pierre d'Aubusson le remit entre les mains des 
agents du pape Innocent VIII. On connaît sa fin malheureuse. En 
récompense des services rendus par Pierre d'Aubusson à la Chré- 
tienté, le pape Innocent VIII le créa cardinal-diacre, du titre de 
Saint-Adrien, le 9 mars 1489, et lui envoya les patentes de légat 
a latere dans toute TAsie. Le pape le déclara le Bouclier de la Chré- 
tienté et le choisit, entre tous les souverains, pour commander la 
croisade qu'il projetait contre les Turcs. Hais la mort mit fin à ses 
travaux le 13 juillet 1502 ; il était dans sa quatre-vingt-unième 

(i) Les AUeman guerroyaient à tout propos, semant autour d'eux 
la terreur ; ils étaient forts, puissants, nombreux surtout, d*où le 
dicton : « Gare la queue des AUeman 1 » 

(2) Morterol-Sénar (Haute-Vienne). 

(8) Cliâteau dont il ne reste plus que des ruines situées dans la 
commune de Moutier-Malcard (Creuse). On y montre encore là grande 
tour ronde où fut enfermé Zizim. 

(4) Cette tour, qui sert aujourd'hui de prison, s'appelle encore tour 
de Zizim. Une inscription, qu^on lisait jadis dans l'église de Bour- 
ganeuf, fixait à 1484 la construction de cette tour par Guy de Blan- 
chefort, grand-prieur d'Auvergne. 

(5) L*abbé Arbellot, Zizim à Bourganeuf et à Rome, 



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— 117 — 

année. Il fat enterré à Rhodes, où le chapitre général lui fit élever 
des deniers publics un magnifique mausolée en bronze. Il avait fait 
construire, dans Téglise du Honteil, une chapelle sous l'invocation 
de la Sainte- Vierge, et y avait fondé trois chapelains pour y dire 
tous les jours la messe pour Rainaud d'Aubusson, son père, pour 
Marguerite de Comborn, sa mère, et pour les bienfaiteurs de son 
ordre (1). 

60 Souveraine d'Aubusson, mariée en 14i6 à Guy de Blancheforl, 
chevalier, seigneur de Saint-Clément, de Boislamy et de NouzeroUes, 
conseiller et chambellan du roi Charles VH, sénéchal de Lyon et 
bailli de Mâcon en 1458, capitaine de gendarmes, fils de Guy ou 
Guyot de Blanchefort. seigneur de Saint-Clément, et de N... de 
Rocbechouart (2). Ej 1437, il avait été Tun des capitaines des Ecor- 
cheurs (3). 

V Marguerite d'Aubusson, mariée par son frère Antoine le 
25 août 1452 à Mathelin Brachet, chevalier, seigneur de Montaigu- 
le-Blanc, bailli de Troyes et sénéchal du Limosio, fils de Jacques 
Brachel, seigneur de Montaigu, capitaine d'une compagnie d'arbalé- 
triers, et de Mario de Sully, dont elle fut la seconde femme ; 

8^ Catherine d'Aubusson, abbesse de la Règle à Limoges en 1461, 
morte le 20 août 1473 ; elle laissa une pièce de vigne à son abbaye 
pour fonder deux messes par semaine pour le repos de son âme ; 
l'acte de fondation fut passé le 26 du môme mois, en présence de 
l'évoque de Conserans, frère de celte abbesse. 

XXII. — Antoine W d'Aubusson, chevalier, seigneur du Monteii- 
au-Vicomte, de Pontarion et de Pelletanges, seigneur de Semblançay, 
en Touraine, et de TAnglade, en Guyenne, naquit en 1413. Par 
lettres du il septembre 14il, expédiées le 27 janvier suivant, étant 
écuyer échanson du duc de Bourbon, il fut pourvu de l'office de 
capitaine châtelain de Dellegarde (4), au ressort d'Auvergne. 

(1) Similicien^ V. 341, d'après Tabbé Bouleiller. 

(2) Nobiliaire du Limoni>in^ I, 188. 

(3) A. Tardieu, Grand Dictionnaire de la Haute-Marche, 50. 

(4) Bellegarde, chef-lieu de canton (Creuse). 



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- 118- 

II servit le roi Charles Yil dans ses guerres contre les Anglais et 
les Bourguignons. Le 26 décembre 1450, étant bailli delouratne, il 
donna quittance de cent livres pour gages des gens de guerre quIL 
commandait dans le Haut-Limousin (i). Le 13 mars 1451, on le 
trouve conseiller et chambellan du roi, bailli des ressorts des 
exemptions d'Anjou et du Mans, en même temps que baikli de Tau- 
raine. Le 27 mai U5I, il donna quittance de cent livres pour gages 
des gens de guerre qu'il commandait dans la Marche (2). Il Tut fait 
bailli de Caux en li5i, et il Tétait de Caen en U66 et 1474. En 1456, 
il était ambassadeur du roi de France prés la cour de Home. 

Par lettres du 26 novembre 1453, confirmées par arrêt de la 
Chambre des Comptes le 25 juillet 1456, Antoine d'Aubusson obliot 
du roi la seigneurie de TAnglade, en Guyenne, conûsquèe sur le 
seigneur de ce lieu, pris les armes à la main contre te roi (3). En 
1455, il avait du roi une pension de six cents livres. En septem- 
bre 1466, Louis XI porta cette pension à deux mille quatre c^nls 
livres ; il Tassista dans un procès contre le comte de Perche (4). 

En 1459, Antoine d'Aubusson fit Tacquisition de la partie de la 
terre de Pontarion, en Poitou, qui n'appartenait pas à sa famille. A 
cette occasion, le roi Charles Vil lui octroya des lettres patentes lui 
faisant remise de treize cents écus d'or dus par lui pour Tachât de la 
châtellenie de Pontarion, dépendance de la tour de Maubergeon, à 
Poiliers (5). Le 6 avril 1467, il se trouvait aux Etats de Tours, avec 
révAque de Limoges, le vicomte de Comborn et d'autres nobles du 
Limousin (6). 

Dès que Antoine d'Aubusson eut appris que Rhodes sLlaîl être 
assiégée par les Turcs, en Tannée 1480, il partit de France avec deux 

(1) Antoine Thomas, Les Etats prouindatu: de la Frante çentraU 
sous Charles VII. 

(2) Ibidem. 

(3) La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la Noblesse^ Ij 52:1. 

(4) Cyprien Péraihon, Histoire d'Aubusson. 

(5) Communication de M. Cyprien Péraihon. 

(6) Poulbrière, Les Députés du Limousin et de la Marche aux divers 
f!tat9 générauo) dç la Frmce, 



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— 119 — 

mille hommes de pied et cinq cents genlilhommes levés et conduits 
à ses dépens, pour secourir son frère le grand-maître. A son arrivée. 
rOrdre rétablit capitaine-général de la place. Il se couvrit de gloire 
pendant le siège. Alors la maison d'Aubusson sauva Tordre de 
Saint-Jean-de-Jérusalem et peut-être le monde chrétien de l'inva- 
sion des Turcs (1). 

Antoine d^Aubusson mourut dans son château du Monleil le 
8 décembre 1480, peu après son retour de Rhodes. Par testament 
du 2iaoût H'^0, son cousin-germain Jean II de Comborn, cheva- 
lier, vicomte de Comborn, baron de Treignac, seigneur de Cham- 
beret, Chamboulive, Beaumont, Rochefortet Sainl-Salvadour, l'avait 
nommé Tun de ses exécuteurs testamentaires. Il avait fondé plu- 
sieurs vicairies en Téglise du Monleil (2). 

Ce preux ch îvalier avait épousé : P Marguerite de Villequier, fille 
de Robert, seigneur de Villequier, et de Marie de Gamaches, qui 
était dame d'honneur de la reine en 1454, et à qui le roi fit don de 
la terre de Semblanç^>y, en Touraine, par lettres du 20 novem- 
bre 1438; 2« Louise de Peyrc, fille d'Astorg, seigneur de Peyre, et 
de Louise de Saignes. 

Du premier mariage naquirent : 

!• Marie, dont on parlera au n« XXIV ; 

2*» Louise d'Aubusson, mariée vers 1473 à Jacques ùe Roche- 
chouart, seigneur du Bourdet, de Charrost, Fontmoreau. Yvoi, 
conseiller et chambellan du roi et capitaine dlssoudun, fils de 
Geoffroi de Rochechouart, seigneur du Bourdet et d'Yvoi, et 
d'Isabeau Brachet, dam» de Charrost et de Fontmoreau ; devenu 
veuf, son mari se remiria le 10 janvier 1494 à Anne de la 
Trémouille, veuve en premières noces de Louis d'Anjou, bâtard du 
Haine, seigneur de Mézière-en-Brenne, et en deuxièmes noces de 
Guillaume de Rochefort, chancelier de France (3) ; 

(1) Saint-Allais, Nobiliaire universelyl, 118. 

(2) Simplicien, V. 341, d'après Tabbé Bouteiller. 

(3) Le général comte de Rochechouart, Histoire de la maisor^ rfo 
Jlocheçho^artf 



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— 120- 

9^ Catherine d'Aubasson, mariée à Goicbard de Saint-Georges, 
chevalier, seigneur de Saint-Georges, la Bossière, Cbavagnac, fils 
d'Olivier de Saint-Georges, chevalier, seigneur de Saint-Georges (1), 
la Bussiëre, Vèrac, Fraisse, et de Catherine de Rochechoaart, daoae 
de Boissec et de Panure ; elle vivait encore en 1503 (i) ; 

i** Marguerite d'Âubusson, abbesse de la Règle, morte en 1481 ; 

S'* Françoise d'Aubusson, mariée à Guillaume d*Estaing, seigneur 
de Savresac, de Saint-Chély et de Vitrac, flis de Bec ou Begon 
d*Estaing, chevalier, gouverneur de la ville et du château de Péze- 
nas, et de Marguerite de Leslrange ; veuve, sans enfants, en 1503 ; 

6^ Louise d'Aubusson, religieuse ou couvent de la Règle en 1480, 
prieure de Nouic en 1503 ; 

1^ Marguerite d'Aubusson, mariée à Jean de Saint-Georges, che- 
valier, seigneur de Fraisse, Périsse, Vauzelle, Baldent, Hèrignat (3), 
fils d'Olivier de Saint-Georges, chevalier, seigneur de Saint-Georges, 
la Bussière, Vérac, Fraisse, et de Catherine de Rochechouart, dame 
de Boissec et de Panure (4) ; en 1478, elle était probablement veuve, 
et elle nommait un prêtre à la vicairie fondée dans Tèglise de Com- 
preignac (5) ; 

Du second lit naquirent : 

8'' Antoine II, qui suit ; 

9« Jeanne d'Aubusson (6), dame de la Faye et de Pontarion, qui 
eut en partage la seigneurie d3 la Faye et épousa : U par contrat 
reçu de Argentelis le 13 juillet 1490, Foucaud de Pierrebufflère, 
chevalier, baron de Pierrebuffière, premier baron du Limousin, sei- 
gneur de Sainl-Paul, Aigueperse, flIs de Jean de Pierrebuffière, 
chevalier, baron de Pierrebuffière, aort en 1510 ; 2» Pierre de Lur, 

(1) Saint-Goorges, commune du canton de Pontarion. 

(2) Beaiichet-Filleau, Dictionnaire des familles du Poitou. 

(3) Mérignai, commune du canton de Bourganeuf. 

(4) Beauchet-Filleau, Dictionnaire des familles du Poitou. 

(5) L'abbé Lecler, Monographie de la commune de Compreignac. 

(6) IsobiHaive du Limousin, I, 57. 



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- 121 - 

seigneur d'Uza, Tun des cent gentilshommes de la maison du roi, 
capitaine du château de Saint-Sever en iSi5, fils de Pierre de Lur 
et d'Isabelle de Hontferrand. Encore mineure en U94, elle hérita 
en 1506, en vertu du testament d'Antoine II d'Aubusson, son frère, 
de la baronnie de Pontarion ; elle était morte en 1535. 

XXin. — Antoine II d'Aubusson, seigneur du Monteil-au- 
Vlcorate, de Château -Bocher et de Pontarion, était en 1483, ainsi 
que sa sœur Jeanne, sous la tutelle de Guichard d'Aubusson, évèque 
de Carcassonne, leur oncle. Le 11 octobre 1498, il fonda quatre 
chapelles ou vicairies dans son église du Monteil et en érigea quatre 
que son père avait fondées (1). Le 13 novembre 1500^ il acquit 
d'Amanjeu de Comborn soixante-dix livres de rente. Par acte du 
20 mai 1486, Louis d'Aubusson, seigneur de la Villeneuve, et Calhe- 
rine de Gaucourt, sa femme, lui vendirent la forêt du Heysou- 
nioux (2), sous la réserve que se firent les vendeurs d'y pouvoir 
prendre tous les ans cent charretées de bois, dont vingt pour faire 
des rouets et cinquante pour leur chauffage (3). Cette vente fut con- 
firmée par acte du 19 octobre 1502, passé en présence de messire 
Pierre de Vidailhac, prêtre, curé de Saint-Martin au diocèse de 
Carcassonne, et messire Trolhard de Chizadour, chevalier, seigneur 
d'Aubepeyre. Le prix consigné dans ce deuxième acte était de trois 
cents ècus d'or à la couronne, valant chacun trente-cinq sols, mon- 
tant a la somme de cinq cent vingt-cinq livres, payée en entier en 
grands blancs de douze deniers. En 1503, il plaidait avec Guy 
d*Arpajon, son beau-frère, au sujet de la succession d'Antoine I*»f 
d'Aubusson, son père. 

Antoine II d'Aubusson mourut en 1506, sans avoir été marié, 
ayant fondé par testament plusieurs messes dans l'église de Saint- 
Martial de Bellac, légué des rentes à la communauté de Blessac et 

(1) Simplicien, V, 341, diaprés l'ubbé Bouteiller. 

(2) Le Meysounioux, commune de Sainl-Yrieix-îa-Montagne (Creuse). 
Depuis longtemps la forêt a disparu, et l'on n'en a guère conservé 
le souvenir. Elle s'étendait depuis Pourcheyroux jusqu'au Meysou- 
nioux. 

(3) Inventaire sommaire des Archives de la Creuse, série E. 



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— 122 - 

chargeant de Teiëculion de son testament Guy de Blanchefort, 
grand-prieur d'Auvergae. Il était le dernier mâle de sa branche. 

En exécution de ce testament, la seigneurie de Pontarion passa i 
Jeanne d'Aubusson, sœur germaine d'Antoine II, et la seigneurie 
du Honteil échut à Marie d'Aubusson, sœur consanguine du même 
et femme de Guy d*Ârpajon. 

XXIV. ~ Marie d'Aibusson, dame du Monteil-au-Vicomte, avait 
épousé, par contrat du 21 juillet 1457, Guy d'Arpajon, baron de 
Caumont, vicomte de Lautrec, sire de Sévèrac, chambellan de 
Louis XI, flls de Jean d'Arpajon et de Blanche de Ghauvigny. Elle 
était veuve en 1S07. Après la mort de son frère Antoine Ild'Aubus* 
son, elle hérita de la seigneurie du Monleil-au Vicomte. Elle testa 
le 2 décembre 1514 et légua le Honteil-au-Vicomte à Jean d'Arpajon, 
son fils atné (1), Par acte du 4 mars 1507, Marie d*Aubusson et Jean 
d'Arpajon, son flls, pour assurer Pentretien de la vicairie fondée 
dans réglise de DIessac par Guy de Blanchefort, grand prieur d'Au- 
vergne, en exécution du testament d'Antoine II d'Aubusson, assi- 
gnèrent les revenus de cette vicairie sur les villages de Ghaleix et 
du Nougicr, paroisse de Vidaillat, et sur celui du Pignat, paroisse de 
Banize. 

De son mariage avec Guy d'Arpajon étaient nés : 

1<* Jean, qui suit : 

2<' Bertrand d'Arpajon, seigneur de Montredon« enfant d'honneur 
du roi Charles VIII en 1490, qui épousa Béatrix «le Lcrs, Ûlle de 
Jacques de Lers, seigneur d'Alberon, et de Margu rite de Castelnau- 
Clermont-Lodève, dont posléiité; 

3» Louise d'Arpajon, élue en U08 abbesse de Notre-Dame d'Arpa- 
jon-lès-Milhau par les religieuses de ce monastère ; 

4o Marie d'Arpajon, mariée en 1403 à Jean d'Ebrard, seigneur de 
SaintSulpice, fils de Raimond d'Ebrard, seigneur de Saint-Sulpice, 
et d'Agnès d'Estaing ; 

(1) Nobiliaire du Limousin^ I, 57, 



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— 123 — 

5« Françoise d'Arpajon, mariée à Geoffroi de Pérusse, chevalier, 
seigneur des Cars, Jiiillac, Ségur, conseiller et cliambellan du roi de 
Navarre, fils d'Antoine de Pèrusse, dit des Cars, chevalier, seigneur 
des Cars, Beauforl, Julllac et Sègur, et de Françoise de Picrre- 
bufOère (1). 

XXV. — Jean d'Arpajon, chevalier, baron d*Arpajon, sire àe 
Sévérac et d*Espairac, vicomte d'Aulteribes, seigneur de Beaucaïre 
et du Monleil-au-Vicomte, sénéchal de Rodez, l'un des cent gentils- 
hommes de la maison du roi en 1490, son échanson en 141)6, 
épousa en 1493 Anne de Bourbon •Roussillon, dame de Mirebeau^ 
de la Roche-Clermont et de Purnon en Touraine, fille de Loui^, 
bàtard'de Bourbon, comte de Roussillon, amiral de France, et de 
Jeanne, bâtarde de France, fille naturelle du roi Louis XL II prit 
alors pour armes : de France, à un bâton noueux de gueules^ mi^ en 
barre (2). Il vivait encore en juillet 1514, et se qualifiait biïron 
d'Arpajon et seigneur du Monteil-au-Vicomte (3). Il laissa, entr au- 
tres enfants, René, qui suit. 

XX VL — René d'Arpajon, baron d'Arpajon, sire de Sévérac, 
seigneur du Monleil-au-Vicomle en 1521, fut, en 1")22, représenté 
à la rédaction de la Coutume de la Marche par Jean Brun, capitaine 
de son château (4). Il épousa le 23 février 1527 Geraude du Prat, 
fille d'Antoine du Prat, chevalier, seigneur de Nantouillet, baron de 
Thiers et de Thaury, chancelier de France, depuis cardinal, et de 
Françoise de Veiny (5). En 1544, Il nommait à la vicairie fondée 
dans Péglisedu Monteil, à Pautel de la Sainte-Vierge (6). De la mai- 
son d'Arpajon (7) la seigneurie du Monleil-au-Vicomle passa à celle 

(1) Saint-Alllais, Nobiliaire universel, tome VIL 

(2) Ibid. 

(3) D'Abadie, communiqué par M. Champeval. 

(4) Ibid. 

(5) Saint-Allais, Nobiliaire universel, lome VIL 

(6) Papiers de Pabbé Bouteiller. 

(7) Le dernier mâle de la maison d'Arpajon est mort en 1736, 



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— 124 — 

de Pierrebuffière. Nous n'avons pu savoir en vertu de quel titre cette 
mutation s'était opérée. 

XXVII. — François de Pieruebuffière, chevalier, seigneur, 
baron de Pierrebuffière, premier baron du Limousin, seigneur de 
Saint-Paul, Aigueperse, Pontarion, le Monteil-au-Vicomte, épousa, 
par contrat du 12 ou 21 avril 1521, Marguerite de Maulmont, dame 
de Sussac, fille de Louis de Maulmont, seigneur de Saint* Viu de 
Beauvais^ de la Croisllle, du Pommeau, et de Françoise de Noaiiles. 
Il la laissa veuve en 1550. Marguerite de Maulmont avait te^lé le 
11 septembre 15i9, en faveur de Jean, son fils aiué, au(]Uol elîe 
substitua François de Salagnac, fils d'Isabcau, sa fille, et de Gérard, 
baron de Rochefort, et fit des legs à ses autres enfants (i). De ce 
mariage naquirent : 

1<> Jean Geoffroi, qui suit ; 

i^ Jean de Pierrebuffière, dit le Jeune, seigneur de ChambereE, 
qui n*eul qu'une fille, Jeanne de Pierrebuffière, dame de Chamljeret^ 
mariée à François de Pierrebuffière, chevalier, seigneur de Beau- 
raonl, dont elle était veuve en 1567, et qui testa le 25 novembre 1579 
au château de Pierrebuffière ; 

3" Isabeau de Pierrebuffière, mariée à Gérard de Salagnac, baron 
de Rochefort (2). 

XXVIII. — Jean-Geoffroi de Pierrebuffière, chevalier, baron 
de Pierrebuffière, premier baron du Limousin, seigneur d^Viguo.- 
perse, Sussac, Saint-Paul, Pontarion, le Pont-de-Noblac, le MarUeil- 
au-Vicomte, Beauvais, en 1550, fut condamné en 1550 parci; qiril 
faisait payer trop haut le droit de guet. Il fit comparoir le 1 ^ octo- 
bre 155'.) à la réformation de la Coutume du Poitou, à cause «le sa 
châtellenie, terre et seigneurie de Ponlarion. En 1568, il était retenu 
pour le service du roi en la Basse-Marche, près du sieur de SajiU- 
Georges, sénéchal, et ne put répondre à la convocation des nobles 

(1) Saint- Allais, Nobiliaire universel. 

(2) Ibid. 



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— 12S — 

SDJels au ban et arrière-ban de la sénéchaussée du Haut-Limousin, 
dont la revue fut passée à Limoges le 19 février 1568 (1). 

JeanGeoSroi de Pierrebuffière fit son testament reçu Dufour le 
24 février 4569. Il élait calviniste. 

Il avait épousé, par contrat du 25 juin iSSl, Marguerite de Bour- 
bon-Busset, née le 10 octobre 1532, fille de Philippe de Bourbon, 
chevalier, baron de Busset et de Puisagut, seigneur de Saint- 
Priest, de Bramrfan, gouverneur des vicomtes de Cariât et de 
Harat, seigneur du Bazadois, gentilhomme ordinaire de la chambre 
du roi, et de Louise Borgia, duchesse de Valentinois, comtesse de 
Dlois^ dame de Châlus (2). Elle était veuve le 21 mai 157G. Par son 
sage gouvernement, elle accrut, pendant son veuvage, le revenu de 
la maison de Pierrebuffière. Elle fit son testament le 22 septem- 
bre 1591, au lieu de Laveyrat, près d'Ârfeuille, paroisse de Champ- 
néterie. Elle mourut le 8 octobre suivant aux eaux minérales, par 
delà Nevers, où elle croyait guérir de Thydropisie dont elle était 
atteinte. Son corps fut porté à Pierrebuffière le 17 du même mois ; 
il y demeura jusqu'au 25, jour où on Tensevelit à la huguenaude 
dans réglise de Sainte-Croix (3). 

De ce mariage naquirent : 

1^ Philippe, qui suit ; 

2* Jeanne de Pierrebuffière, mariée 1^ à Antoine de Saint-Mathieu, 
seigneur de Saint-Mathieu, chevalier de Tordre du roi, dont elle 
n'eut point d'enfants; 2** à Paul de Tournemine, écuyer, seigueur de 
Henou, fils de Pierre de Tournemine, baron de Campzillon, et de 
Renée de Riêux (4). 

3"^ Isabelle ou Isabeau de Pierrebuffière, mariée, par contrat du 
!•' mars 1588 reçu Pécon, à Guy de Badefol, chevalier, seigneur de 

(1) BMetin de la Société archéologique et historique du Limou^ 
$in, XLI, 545. 

(2) Saint- Allai s, Nobiliaire universel, 

(3) Nadaud, Nobiliaire du Limousin. 

(4) Nobiliaire du Limousiny III, 335. 



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— 126 — 

Badefol et du Peyroax ; laquelle plaida beaucoup contre sa mère an 
parlement de Bordeaux (1) ; 

4<> Suzanne, 8* Marthe, 6« Anne : ces trois dernières moururent 
jeunes. 

XXIX. — Philippe de PiERREDUFnËRE, baron de PierrebufBër8« 
premier baron du Limousin, seigneur d'Aigueperse, Saint-Paul, 
Beau vais. Le Pont de Noblac, Pontarion, Le Monteil-au-Yicomte, 
était calviniste comme ses auteurs. Il fit son testament au château 
d'Aigueperse le 9 décembre 1582 et mourut peu de jours après. 

Il avait épousé, par contrat reçu Plaselle et Le Bascle le 22 avril 
1S8I, Anne de Pons, dame de Plassac ou Pressac, Prunget, Chabe- 
net, Tandu, en Berry, Langon, née en 1565, flile de Jean de Pons, 
seigneur de Plassac, Langon, chevalier de Tordre du roi, et de 
Jeanne de Villers-Saint-Paul. Sa dot était de onze mille six cent 
soixanle-six écus deux tiers (2). Anne de Pons se remaria en lS88i 
Abel de Pierrebuffière, seigneurdeChamberet, gentilhommeordinaire 
de la chambre du roi, capitaine de cinquante hommes d'armes des 
ordonnances, lieutenant-général au haut et bas pays du Limousiu, 
mort le 7 juin 1595, à qui elle survécut. 

Du mariage de Philippe de Pierrebuffière avec Anne de Pons, 
naquit une flIle unique, Marguerite de Pierrebuffière, baronne de 
Pierrebuffière, dame d'Aigueperse, Saint-Paul, Beauvais, Le Pont 
de Noblac et Pontarion, qui épousa en premières noces Charles de 
Pierrebuffière, de la branche de Cli&teauneuf, depuis vicomte de 
Comborn, baron de Chateauneuf et de Peyrat, marquis de Cham- 
béret, et en secondes noces, en 1625 ou 1026, Antoine-Charles de 
Ferrières, marquis de Sauvebœuf, à qui elle porta la terre et 
baronnie de Pierrebuffière. Elle testa aux ch&teau d'Aigueperse le 
29 août 1633. 

La terre et seigneuiie du Monteil-au-Vicomte avait été vendue 
avant la mort de Philippe de Pierrebuffière. Une partie de celle de 

(1) Saint-AUais, Nobiliaire universel. 

(2) Nobiliaire du Limousin, III, 335. 



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— 127 — 

PontarioD l^araitété en 1570 au Chapitre de Limoges (1) ; le surplus 
fut vendu le i mars 1608 par Marguerite de Pierrebufflère à Jean 
du CheroîQ Y évoque de Gondom (2). 

A partir du moment où la seigneurie du Honteil sortit de la 
mai^n de Pierrebufflère, cette seigneurie changea de titulaire, sans 
que nous ayions pu retrouver les contrats d'aliénation. 

XXX. —Noble homme Etienne Seiglière, seigneur du Monteil, 
la Pouge (3) et autres lieux, nous est connu comme seigneur du 
Monteil uniquement par son testament. Il demeurait à Bourganeuf, 
lorsqu'il testa dans la dite ville le 26 décembre 158i devant 
P. Foucaud, no'* royal, et Jehan Haucourrand, no'^, en présence de 
nobles hommes Guillaume de Razat, escuyer, seigneur de Mont- 
Joffre, Pierre du Repaire, escuyer, seigneur dudit lieu, et honorable 
homme M* François Trompodon, licencié-ez-droils, juge de Châte- 
ios (4). Il laissait comme enfants légitimes de Marguerite des 
Pousses, sa femme, qui était morte en 1584 et qui était vraisem- 
blablement fille de Jacques des Pousses et de N... de Chaussecourte : 

1« Jehan^ 2"* Loys, S"» Guillaume, 4<» Léonard ; desquels il va être 
question ; 

5« Jehanne Seiglière, 6o GabrieHe Seiglière, à chacune desquelles 
Etienne Seiglière avait légué par son testament trente-trois écus 
sols un tiers d'écu sol, revenant à cent livres tournois, outre la dot 
qui leur avait été constituée. Une d'elles était mariée à Martial du 
Busson (Aubusson), qui fut nommé exécuteur dudit testament. 

Etienne Seiglière laissait en outre trois b&tards : 

lo Madeleine, épouse de Jacque Billon, à qui il légua soixante-et- 
un écus un tiers sol restés dus sur sa dot ; 

(i) Bulletin de la Société archéologique et historique du Limou" 
ftn, XXXVI, 401. 

. (2) A. Tardieu, Grand Dictionnaire de la Haute-Marche, 

(3) La Pouge, commune du canton de Pontarion. 

(4) Archives de la Creuse, E, 1005. — Voir à Tappendice copie de 
ce testament. 



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— m — 

î^ HarguerUe» a qui il légua trênle*trots écns an tîers sol, les 
renies qui lui appartenaient sur !c village du Pré jusqu^â son 
mariage, ses frères ïégalaires universels devant Ea nourrir jusq n'a ad it 
mariage et rhabiller lors de ce mariage ; 

3" Léonard, à qui il légua six ècus deui tiers, 

XXX ï. Jehan, Loys, Guillaitme et Léonaïio Setgliére, seigneurs 
du Honteii et de la Pouge, furent institués par leur père légataires 
universels de tous les biens situés éz justices et fondalités de$ 
seigneurs de Bourganeuf, Peyrat, le Cbasiard, le Dougnon, Druitles, 
Pontarion, Saulviat, Beau vais, la Cliaulme, le Monteil-au-Vicomle, 
Maigiiat, Peyrusse et ailleurs, sous condition de demeurer communs 
jusqu'à ce que le plus jeune aurait atteint Tige de vingt-cinq ans, 
Taînê devant garder Tadministratioii et gouvernement de tous les 
biens, sans rendre compte. 

XXXI L — François de Faye ou de la Faye:, escuyer, sieur de 
laFaye(l), delà Vilialte (2) et du Montcil-au- Vicomte, gentilhomme 
ordinaire servant eu la chambre du roy, possédait la seigneurie dti 
Monteil en IGOIJ, Il était ii\^ de François de Faye, sieur de la Faye et 
de la Griilière (3), et pelit-Ols de noble Itomme Gabriel de Faye, 
escuyer, sieur de la Faye, de la Cour (t), de la Griilière, d'Arlodeys 
et de Cliassagnas (5) en looO. Par acte du 16 aoat 1G09, fait au 
lieu et repaire noble de la Faye, paroisse et justice de Peyrat, 
pardevant Léonard CUappellon le jeune et Pierre Sallon, notaires 
de la baronnie de Peyrat, François de Faye, tant en son nom propre 
que comme loyal administrateur des droits et actions de haute et 
puissante dame Catherine de Montai, son épouse, dame desdites 

(!) La Faye, près Peyrat-le-Cliàteau (Haute- Vienne)^ où il existait 
jadis un cMleau. 

(S) La Vilialte, coaimune de SainUJunien -la-Bregcre (Creuse). 

(3) Le ctïAteau de la GnlUère, môme commune de Saint-Junieii-la- 
B regère. 

(4) La CouFj commune de Saint- Martin -Château (Creuse). 

(5) OrladeixetChasâagnaSj commune de Royère (Creuse), 



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— i2d - 

Seigneuries, afferma pour quatre années à Jehan de Paye, son fréré, 
escuyer, sieur de la Grilliëre, demeurant avec le sieur du Monteil, 
tons les revenus, fruits, profits, émoluments, <r qui sont dus et 
dépendant de ladite jurisdiclion do Monteil-au-Vicomte, pays de la 
Narcbe, savoir, les rentes, dîmes, étangs, château, garennes, prés, 
jardins, fourrest, droits de mortalité et autres droits et devoirs 
queicorques qui sont dus et dépendant de ladite jurisdiclion du 
Honteil-au-Ticomte, sans en rien réserver, à la charge que ledit 
Fieur de la Grilliëre serait tenu de la garde dudit château, sans être 
tenu de faire aucune réparation. » Cette ferme fut faite pour le prix 
et somme de sept mille deux cents livres tournois, à compte de 
laquelle le sieur de la Grilliëre paya comptant au sieur de la Paye la 
somme de quatre mille livres tournois, en cent écus au soleil, deux 
cents doubles pistoles, cinq cents qnarts d'écus, deux cents testons 
et autre ce monnoye blanche », montant et faisant les quatre mille 
livres tournois; et les autres trois mille deux cents livres ledit sieur 
de la Paye reconnut les avoir reçues du sieur de la Grilliëre avant 
ledit acte, pour avances faites par le sieur de la Grilliëre pour la 
nourriture et rentretien de la maison du sieur du Monteil. Le sieur 
de la Grilliëre s'obligea de rendre à fin de bail les étangs empois* 
sonnés convenablement de nourrain de poisson (1). 

En IC19, les Huguenots menaçaient Ponlarion et le Monteil-au« 
Vicomte, mais leurs tentatives furent arrêtées par le duc de 
Scbomberg (2). 

Catherine de Montai, femme de ce seigneur du Honteil, qui était 
fille de Dorde ou Dieudonné de Montai, chevalier, seigneur de la 
Roquebron, de Carbonniëres et de Viescamp, et de Catherine de 
Casteinau, dame de Clermont-Lodëve, d'une des plus illustres mai- 
sons de la Haute- Auvergne (3), testa le 5 juillet 1631. Nous ne leur 
connaissons qu'une fille, Jehanne de la Paye, dame de la Villatte, 
qui épousa noble Gaspard de Trigounant, escuyer, sieur de La 

(i) Papiers delà famille Dechampeaux, communiqués par M. Leno- 
ble. 

(2) Nobiliaire du Limousin, IV, 199. 

(3) Bouillet) Nobiliaire d'Auvergne, 



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— m — 

Roche, avec lequel elle habitait le chàteao de la Cour, paroisse de 
Saiol-Marlin-Château, en 1G2I. En 1672 vivait Calherioe de Tri- 
gounant, leur fille (1). 

XXXIir. — Desse AtBi:ssoN ou d'Aubusson, écuyer, seigneur de 
la Bpjgiêre et de Saint- Priesl, seigneur l'Auriac et da Monteii-aa- 
Yicomle, capitaine du ch&leau de Bourganeuf en 1617, était isso 
d'une ancienne famille de bourgeoisie de la ville de Bourganeuf. 
il nomma en 1621 à la vicairie fondée dans Téglise du Monteil, i 
Fautel de Saint-Pierre et Saint-André (2). Il plaida, i raison da 
droit de vinade qu'il leur réclamait, avec les tenanciers des villages 
de Courson, du Puits (3), du Nassetrop, du Mazeaud et de Vidailbiat 
paroisse de Vidalhiat, et ceux des villages de Planchât, d'ArdalIfer (4), 
du Chiroux, de Pramît et de Joulx, paroisse de Saint-Pierre-le- 
Bost. Par acte du 12 mai 1624 Delavergne, not. roy. héréd., lesdils 
tenanciers nommèrent pour leur procureur et syndic Jehan Chaba- 
naud, du village de Pramit, auquel ils donnèrent pouvoir de les 
représenter pardevant Monsieur le sénéchal de la Marche ou Mon- 
sieur son lieutenant au sujet des faits articulés contre eux par le 
seigneur du Honteil. Dans cet acte ils soutiennent qu'ils n'ont 
jamais dû de vinade à la seigneurie du Monteil, et que, s*ils ont 
parfois fait des charrois pour le seigneur, cela a été volontairement , 
librement et sans y être tenus. 

Desse d'Aubusson avait épousé Gabrielle Trompodon, de laquelle 
il laissa : 

\^ Desse Aubusson ou d'Aubusson, chevalier, baron d'Auriat et 
de la Baconaille, qui, de Claude du Lan, sa femme, veuve de Gabriel 
de Lambertye, seigneur du Bouchet, de Lartimache et de Puy de 
Mont> et fille de H<^nri du Lau, seigneur du Chambon, de Sellette 

(1) Les branches ainées de la famille de la Paye se sont éteintes 
vers 1730. Une branche cadoUe, connue sous le nom de de Faye et 
établie depuis longtemps à Bourganeuf, y est aujourd'hui représentée 
par Mn>« Delcoire Son frère habite Dompierre (Allier). 

(2) Papiers de Tabbé Bouteiller. 

(3) Le Puy, commune de Vidaillat. 

{^) Lardillier et Gioux, commune de Saint-Pierre-le^Bost. 



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^ 131 - 

et de Chaniers, et d'HenricKc de Pons, laissa trois filles, dont Vixné 
eut en partage la baronnie d'Aùriat ; 

S"" André Aubusson, seigneur de Saint- Priest, conseiller du roi, 
receveur alternatif des (ailles en rélection de Bourganeuf, qui résigna 
cet office en 4649 ; il vivait encore en 1652 ; 

S*" Pierre Aubusson, mort sans postérité masculine ; 

4** Françoise d'Aubusson, qui épousa Hercule de la Pomélie, 
écuyer, sieur de la Jauberlie, fils de François de la Pomèlie, écuyer, 
sieur de la Ponaélie et de Françoise David, dont : A. Melcbior, qui 
suit ; B Jeanne de la Pomélie, religieuse à Eymouliers en 1637 (1) ; 
G Antoinette de la Pomélic, aussi religieuse à Eymouticrs en 1637 ; 
elle y mourut prieure des Ursulines en 1G66 (2). 

Comme dans les notes de Tabbé Bouleiller et dans Tacte notarié 
de !62i, le seigneur du Monteil élait appelé André d'Aubusson, 
nous avions cru d'abord rue ces indications s'appliquaient à Atkiré 
Aubusson, fils cadet de Desse V', mais les dates nous ont paru 
mieax concorder avec le cboix de Dcsse l^»' d'Aubusson. 

XXXIV. — Noble Melcuior de la Pomélie, sieur de la Jaubert, 
seigneur du Honteil-au-Vicomte, nomma à la vicairie fondée dans 
l'église du Monteil à Tautel de Saint- Pierre et Saint-André (3). 11 
épousa, par contrat du 7 novembre 103:2, Marie- Valérie Romanet, 
dont il eut cinq enfants, eutr'autres Josias de la Pomélie, écuyer^ 
sieur de la Jaubert (4). 

Le nom patronymique de la famille de la Pomélie était Germain. 
Ce fut peut-être la cause qui fit porter le seigneur du Monteil parmi 
les roturiers devant servir le roi ou bailler homme dans la cliâtel-* 
lenied'Ahun, au rôle fait à Guéret le 5 août 1636 (5). 

(1) Nadaud, Nobiliaire du Limousin, III, 358. 

(2) Joseph Dubois^ ap. Bulletin de la Société archéologique d'À 
Limouiin, XXXVl, 378. 

(3) Papiers de l'abbé Boutelller. 

(4) Nadaud, Nobiliaire du Limounn, 

(5) Bulletin de la Société archéologique de la Creuse, II, 148t 



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— 132 — 

XXXV. — Louis (I'Arpajon, vicomte (rArpajon, seigneur da 
Ilonteil-au-Vicomte, nomma en 1637 à la vicairie fondée dans 
IVgjise du Monleil à Paulel de Saint-Pierre et Saint-André (1). C% st 
le seul renseignement que nous ayons pu nous procurer an sujet de 
ce seigneur, qui vraisemblablement était Louis d'Arpajon, Tun des 
meilleurs généraux de Louis Xfll, célèbre par le puissant secours 
quMI fournit, en 1645, à ses frais au grand-maitre de Malte, menacé 
par le sultan Ibrahim. 

La seigneurie du Monteil-au-Vicomte était donc revenue dans la 
maison d'Arpajon, qui Tavait possédée pendant trois générations. 
Elle n'y resta pas longtemps. 

XXXVI. — Gaspard !•' db Fieubet, chevalier, seigneur vicomte 
du Monteil, baron de Launac, seigneur de Jailhat, Cendray et autres 
places, conseiîler du roi en ses conseils d'Etat et privé, maître des 
requêtes ordinaires de son hôlel, trésorier de l'Epargne, demeurant 
'à Paris, rue de Beautreillis, paroisse de Saint-Paul, était fils de 
Gaspard de Fieubet, seigneur de Castanet, maître d'hôtel du roi, et 
de Claude Ardier de Beauroganl. Sa famille distinguée dans la robe 
était originaire de Toulouse (i). C'est le premier que l'on trouve 
qualifié du titre de vicomte du Honteil ; il devint propriétaire de 
cette seigneurie vers 16i5. En 16 i7, il poursuivit devant le juge 
cb&telain du Monteil les habitants de Champesme, paroisse de 
Yidailhat, village dépendant de la vicomte du Monteil, pour leur 
faire enlever, à cause des dégâts qu'ils y commettaient, le droit 
d'usage leur appartenant, en vertu d'un titre de 1428, dans le bois 
de Montfourchas, propriété du vicomte. 

Gaspard de Fieubet ne vit pas la fin de ce procès, car il mourut le 
12 août 1647, âgé de soixante-dix ans. Il avait épousé Claude Ardier, 
fille de Jean Ardier, président en la Chambre des Comptes et tréso- 
rier de l'Epargne. 

Par son testament en date des 29 et 30 janvier 1647, Gaspard de 
Fieubet ordonna que, dans sa chapelle du Monteil, il fut dit une 

(1) Papiers de l'abbé Bouteiller. 

(2) La Chenaye-Desbois, Dictionnaire de la Noblesse, 



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- 133 - 

messe des morls tous les jours de Tannée de son décès, « pour la 
plus grande gloire de Dieu et soulagement de son âme (I) ». 

XXXVII. — Dame Claude Ardier, veuve de messire Gaspard de 
Fieubel, vicomtesse du Monleil, agissant tant en son nom que 
comme tutrice de ses enfants, se faisait représenter au Monleil par 
François de Blondeau, écuyer, sieur de THorme, gentilhomme ser- 
vant le roi. Ce derner, par l'entremise de M« Pierre Depys, 
notaire royal, dem Mirant à Champesme, paroisse de Vidaillat, lieu- 
tenant de la justice du Monteil, son agent, afferma en i6i8 le moulii 
de Jachout, apppartenant à la vi'omtesse, et siluè au territoire de 
Vidaillat. 

De 16i5 à 1657, la (erre et seigneurie du Monteil fut affermée à 
noble Gilles Rondeau, sieur de Valeize, de la ville d*Ahun, qui était 
en même temps receveur des domaines du roi ès-villes et châlel- 
lenies d'Ahun, Chcnérailles et Jarnages, et fermier de la seigneurie 
de Cbasselines, paroisse de Saint- Michel-de-Yeysse. Il habitait le 
château du Monteil. 

Le procès inlenlé par Gaspard de Fieubct aux habitants de Cham- 
pesme se termina le 27 octobre 1656 par une transaction devant 
Delavergne, notaire royal héréditairti, aux termes de laquelle les 
habitants de Champesme reconnurent u*avoir droit qu'à ramasser du 
bois mort dans le bois de Montfou*'cha^ et y mener leurs pourceaux 
en saison de glandée. 

La dame de Fieubet mourut en août 1657, laissant de son union 
avec Gaspard P' de Fieubet : (2) 

l'' Gaspard II, qui suit ; 

2^ Anne de Fieubet, seigneur de Launac, conseiller au parlement 
de Paris en 1665, maître des requêtes le 2 mars même année, mort 
honoraire le 22 mars 1705, âgé de soixanle-Irois ans, époux d'Eli- 
sabette Blondeau, morte le 13 juiil<;t 1705, âgée de soixante-sept 
ans, fille do Gilles Blondeau, président en la Chambre des Comptes, 

(1) Archives du Parlement, à Toulouse 

(2) La ChQuaye-Desbois, DicUonmirç de Içl Soble3$e^ 



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- 134 - 

6t de Madeleine de Roully (ou Le BouUe) ; leur flU devint inteadaat 
de Moulins vers 1700 ; 

3^ Louise de Fieubet, mariée à Jean de Longueil, marquis de 
Maisons, président à morlier au parlement de Paris, morte en 
novembre 1698 ; 

4<» Elisabeth de Fieubet, alliée à Nicolas de Nicolaï, premier pré- 
sident de la Chambre des Comptes de Paris, morte en 1656 ; 

5<> Claude de Fieubet, mariée à Nicolas Jeannin de Caslille, 
conseiller d'état, trésorier de l'Epargne et greffler des ordres du roi. 

XXXVIIL — Gaspard II de Fieubet, seigneur de Cendrayetde 
Ligny, vicomte du Monleil, conseiller au parlement de Paris le 8 mai 
1649, maitre des requêtes le 30 avril 1654, conseiller d'état et chan- 
celier de la reine Anne d'Autriche en 1671, présida les Grands Jours 
à Poitiers (1). Il avait épousé Marie Ardier, sa cousine-germaine, 
fille de Paul Aniier, président en la Chambre des Comptes, et de 
Louise Allier, dont il n'eut pas d'enfants. Elle mourut en janvier 
1685. En proie au chagrin, Gaspard dd Fieubet se retira aui Camal- 
dules de Grosbois, prés Paris, où il mourut le 10 septembre 1691, i 
l'âge de soixante-sept ans. 

En 1657, Gaspard II de Fieubet avait vendu la terre et seigneurie 
du Monteil-au*Yicomte à raessire Denys de Gédoyn, escuyer, sieur 
deGrandpré. Gilles Rondeau, fermier du Monteil, mourut peu ap)*és, 
car, suivant acte du 19 mai 1664 Delavergne, notre royale hérédi- 
taire, noble René Rondeau, sieur de Vaul-Rousset, conseiller du roi, 
chastellain d'Ahun, lôgalaire de défunt noble Gilles Rondeau, sieur 
de Vaieize, son oncle, vendit une maison aux habilanls du Monteil 
pour en faire la maison presbylérale. 

XXXIX. — Haut et puissant seigneur messire Denys de Gédoyn, 
chevalier, seigneur vicomte du Monleil, seigneur de Larfeuillère, le 
Seilloux et autres places, d'une famille venue de Picardie (i) et établie 

(1) Archives de la Creuse, série E. 

(2) Le Verger, Mémoirç mr la généralité de Moulin^» 



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^^^*\\9^*.^^.; 



— 135 - 

i Paris, mais dont plusieurs membres avaient habile la Marche et 
probablement Guéret, était receveur des tailles en l'élection de 
Guéret(l) lorsqu'il devint acquéreur de la terre et seigneurie du 
Monteil-au- Vicomte. Il était fils de Denis Gédoyn, conseiller du roi 
en ses conseils d'élat et privé, et de Louise Rollat. Il avait pour 
frères el sœur: 1® Etienne Gédoyn, escuyer, sieur de Lorraoy, 
conseiller, notaire et secrétaire du roi, maison et couronne de France 
et de ses finances, qui fit donation d'une rente pour rétablissement 
à Guéret des Filles de la Croix et de divers biens pour rétablisse- 
ment à Guéret des prêtres de l'Oratoire ou de ceux de la Doctrine et 
au rétablissement de rHôtel-Dieu de celte ville, qui avait été brûlé, 
et chargea Te vicomte du Honteil de répartir ces dils biens (i) ; 
2^ Charles Gédoyn, escuyrr, sieur de Gonneville, conseiller du roi, et 
Irésorit-r général de France à Paris ; 3* Louis Gédoyn, escuyer, sieur 
de Boissable, conseiller du roi et receveur général des finances à 
Soissons ; 4* Nicolas Gédoyn, prélre, conseiller et aumônier du roi ; 
5® Richard Gédoyn, escuyer, ^ieur de Belle-Isle, capitaine au régi- 
ment du roi et lieutenant de la mestrise de camp dudit régiment ; 
6» Geneviève Gédoyn, qui, par contrat reçu Jean de Bierne el Pierre 
de Beauforl, notaires au Châtelot de Paris, le 13 janvier 1653, auquel 
signèrent, outre plusieurs grands seigneurs, la reine Anne d'Autri- 
che et Philippe, duc d'Anjou, frère du roi, épousa Joachim de 
Seiglière, écuycr. sieur de Boisfranc, conseiller, notaire et secrétaire 
du roi, maison et couronne de France et de ses finances, contrôleur 
et trésorier général des maisons et finances du duc d'Anjou, fils de 
'eu Etienne de Seiglière, escuyer, sieur de Cressat, conseiller 
du roi el présidiînt en l'élection de la Marche, et de Marguerite 
de Plantadis, dame de Boisfranc, alors veuve en deuxièmes noces 
de Gabriel de Bachelier, escuyer, intendant des afTiires de M. le 
Prince (3). 

Le château du Monteil étant presque inhabitable, Denis de Gédoyn 
n*y transporta pas sa résidence. L'année môme de son acquisition, 

(1) Archives de la Creuse, série E. 

(2) Archives de la Creuse, B, 45. 

(3) Archives de l$i Creuse, B, 43. 



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1657, il afferma la terre et seigneurie da Monteil à noble Guillaame 
Aabasson, sieur de Gorseii, liabilaat de la ville de Bourganeof. 
Cette ferme prit fin en 1662. 

Suivant acte du 2 mai 1661, Delavergne, no'* roy. hëréd., Denis 
de Gédoyn fit prix avec Annet Yergne, maître charpentier da 
village de Gioux, paroisse de Saint-Pierre-le-Bost, pour c faire 
parfaire, construire, édifier tous les corps de logis du château da 
Monteil, défaire les bois, la couverture et icelle remettre », moyen- 
nant quatre cents livres, la quantité de vingt septiers de blé seigle, 
mesure du Monteil, et un tonneau de vin. Le seigneur devait 
fournir sur place tous les matériaux et faire charrier tous bois 
nécessaires. Ces réparations durèrent un temps assez long, car le 
vicomte ne vint se fixer au Monteil qu'après 1664. 

Entre temps, le bail de Guillaume Aubusson de Gorseix ayant 
pris fin, Denis de Gédoyn ne le renouvela pas. En 1662 il établit aa 
château du Monteil comme receveur des revenus de la seigneurie 
Antoine Dutheil, originaire de Pierrebuffiëre. Ce dernier fut reji- 
placé en 1669 par André Pasquet, fils de Jean Pasquet et de Valérie 
Ronchon. En 1676, André Pasquet était encore receveur au cbâteaa. 

Par acte du 29 décembre 1671 Delavergne, notaire royal hérédi- 
taire, Denys de Gédoyn afferma aux tenanciers de Gioux, paroisse de 
Saint*Pierre-le-Bost, la rente foncière, directe et solidaire due par 
ce village à la seigneurie du Monteil, et qui consistait en six septiers 
de blé seigle et deux septiers huit boisseaux d'avoine, mesure da 
Monteil, outre les droits de vinade, argent de rente, gélines, guet, 
justice et banalités. Eu 1679, il reconnut que les tenanciers du village 
d'Ardallier avaient payé les rentes antérieures à Antoine Dutheil et 
André Pasquet, ses précédents receveurs. 

Aux termes d'une vente passée devant Marlaod et Evrard, notaires 
royaux au bourg du Houstier d'Ahun, dans la salle de l'abbaye do 
couvent de Notre-Dame du Houstier d'Ahun, le 6 juillet 1674, en 
présence de Jean de Fricon, chevalier, seigneur de Parsac, y 
demeurant, et de Claudia Barthon de Honlbas, chevalier, seigneur 
()e fayoliçs, y demeurant, paroisse de Guéret, Gaspard de Montai* 



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— 137 — 

gnac, chevalier, seigneur de Lignëres, la Cousture, Larfeuillère et 
autres places, demeurant ordinairement au lieu de Lignères, 
paroisse de Charensai, province d'Auvergne, en ce moment au 
Moustier d'Ahun, vendit à Denys de Gédoyn, chevalier, seigneur 
vicomte du Monteil, demeurant ordinairement au château du Hon- 
teil, la terre et seigneurie de Larfeuillère, paroisse de Châtain, 
province de la Marche, moyennant le prix et somme de deux mille 
deux cents livres, payée comptant au vendeur ou en son acqnit à 
diverses personnes (1). 

Par cette acquisition Denys de Gédoyn augmentait considérable- 
ment la terre du Honteil. 

Au rôle de la première convocation et monstre des nobles du 
ressort et sénéchaussée de la Haute-Marche et Francaleu^ faite à 
Guéret pardevant François Mérigot, seigneur de Sainte-Feyre, 
sénéchal de la Marche, le vicomte du Monteil est indiqué ainsi : 
« Cbâtellenies d'Ahun, Chénérailles et Jarnages. — Denis Gedoin, 
seig' vicomte du Monteil. — Pour le fief dudit lieu et de TArfeuil- 
lère. Elu pour receveur (2). » 

Depuis 1669 jusqu'en 1682, le vicomte habita presque constam- 
ment le château du Monteil. En 1683, il demeurait à Guéret, 
paroisse de Saint-Pierre et Saint-Paul, et à partir de cette époque il 
résida presque constamment dans cette ville. Cependant en 1685, 
on le trouve à Aubusson Tun des consuls de celte ville, et le 
21 octobre de ladite année il y signa Tacte d'abjuration de quinze 
protestants, qui se convertissaient pour obéir au roi et par peur 
des persécutions (3). En 1695, il devint administrateur de THôtel- 
Dieu de Guéret auquel il fit en 1696 une donation. Gomme syndic 
de la noblesse de la Haute-Marche, il présenta, avec Philibert de 
Saint-Julien, seigneur de Beauregard et de la Rochetle, son collè- 

(i) Papiers de la famille Barben, communiqués par M. Clément 
Sauvanand. — On donnera plus de détails sur la vente de Larfeuillère 
dans la notice sur ce fief. 

(2) Mémoires de la SociHé archéologique de la Creuse, tome H. 

(?) Cyprien Pératbon, Histoire d' Aubusson, 



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- 138 - 

gue, des observations sur les comptes de radmiaislratioa du ban et 
arrière ban de la province (1). 

Pendant sa résidence hors du Mouteil, ou du moins depuis 1687 
jusqu'en 1691, le vicomte eut, pour receveur ou agent au château 
du Monteil, Léonard Loubetz. Eu 1695, son agent était Charles 
Yergno. En 1696, Loubelz était de nouveau receveur. En 1697, il 
ét9it remplacé par Jean Tiiier. 

Denis de Gèdoyn vivait encore en juin 1697, mais était mort en 
1699. Il signait : ce Gedoyn » ou Gedoyn du Monleil ». On le disait 
posssesseur de vingt mille livres de rente (2). (Tétait une fortune à 
cette époque. 

Il avait épousé Marguerite de Seigliëre de Cressat, dame de 
Cressat, le Seilloux et autres places, flile d'Alexandre de Seiglîëre, 
écuyer, seigneur de Cressat, Boisfranc, 4e Terrel, président en 
réiection de Guéret, et de Marie Reydier. Après la mort d'Alexandre 
de Seiglière, arrivée vers 1683, il fut procédé au partage des biens 
dépendant de sa succession entre Marguerite de Seiglière et Jeanne 
de Seiglière, "sa sœur, épouse de Gilbert-Nicolas Alexandre de 
Beausson, trésorier de France à Moulins. Une troisième sœur, 
Catherine de Seiglière, était religieuse au couvent de la Règle à 
Limoges (3). 

Du mariage de Denys de Gèdoyn et Marguerite de Seiglière 
naquirent : 

l"" Geneviève de Gèdoyn, demoiselle du HonteiU mariée le 23 
octobre 1683 à haut et puissant seigneur messire Guillaume- 
Michel de Monlboissier-Beaufort-Caiiillac, chevalier, seigneur mar- 
quis du Poiit-du-Chàteau, sénéchal d'Auvergne à Cleimoiit, fils 
de haut et puissant seigneur messire Guillaume de Montboissier- 
Beauforl-Canillac, chevalier, seigneur marquis du Pont-du-Châleau, 
sénéchal d'Auvergne à Clermoiit, et de puissante dame Michetle de 
Ribeyre, de la paroisse de S^iinte-Martine du Pont -du Château, 

(1) Archives de la Creuse. 

(2) Le Verger, Mémoire sur la généralité de Moulins. 

(3) A. Tardieu, Grand Dictionnaire cff la Haute-Marche^ 95. 



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- 139 - 

diocèse de Clermont. Le mariage fut célébré au Houloil par vèoë« 
rable Charles Laboreis, prêtre, docteur en théologie, prieur com- 
mendalaire de Jarnages, en présence de noble Pardoui Jabriilac, 
conseiller du roy, garde-bcel en la sénéchaussée et siège présidial de 
ce paîs de la Marche, noble Joseph Cousturier de la Prugne, conseil- 
ler du roy, lieutenant civil et crimiuel en la chasteilainie royale de 
Guèret» messire Jean-François de Saint-Georges, chevalier, baron 
dudit lieu et de la Borne, messire Thomas- Alexc'^ndre de Ghabanes, 
marquis de Durât, Bellabre et Pionsat, M. de Delleforest de Soye- 
court, Seiglière de Boisfranc. Guiliaume-Hichel de Montboissier- 
Beaufort-Caniliac rendit aveu en 168% de sa terre et seigneurie du 
Pont-du-Ghàteau (1). Il vivait encore en 1699, mais était mort en 
1710. De ce mariage naquirent : A. Denys-Hichel de Montboissier- 
Beaufort-Canillac, dont il sera parlé plus loin ; B. Marguerite de 
Uoniboissier-Beaufort-Ganillac, vivante eu 1699. 

2« François-Gllberl-Timoléon de Gédoyn, vicomte du Monteil, 
encore vivant le 26 août 1689, mais qui mourut avant son père, du 
vivant duquel il porta le litre de vicomte du Monteil. 

XL. — Haute et puissante dame Mahguerite de Seiglière 
HE Cressat, vicomtesse du Monteil, daine de Cressat, Jouillat, Bois- 
franc, le Seilloux, Larfeuillère et autres places, veuve de haut et 
puissant seigneur messire Denys de Gédoyn, peu après la mort de 
son mari, vint habiter le château du Monteil, et jusqu'à sa mort en 
fit sa demeure habituelle. 

Elle fit en 1699, à Poccasion de la mort de son mari, des aumônes 
en argent aux frères mineurs Recollets de Guéret. Le2i mars 1700, 
elle devint adjudicataire, pardevant le lieutenant général de la 
Marche, et moyennant trente mille cinq cents livres, des terres de 
Jouillat et de Boisfranc, qui avaient appartenu à Louis Boêry, sieur de 
Jouillat (2). En celte qualité elle devait à PHôtei-DIeu de Guéret une 
créance de six mille livres portant trois cents livres de re^te, assi- 
gnée sur la seigneurie de Boisfranc. La m^me année 1699 elle 

(1) Noms féodaux. 

(2) Archives de la Grouse, E 1003. 



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^ 



-140- 

nomnaà la viciirie fonJée dans Tèglisc du Monteil à Tautel de 
Saint-Pierre et Saint-André (i). 

Suivant acte du 17 août 1703, la vicomtesse du Monteil vendit i 
Jean Berger, de Chavanat, le tènem»inl de la Borde, situé dans 
rétendue de la paroisse de Chavanal. Suivant autre acte du 3 août 
1713, Darfeuille, no^« roy., elle acquit, à litre de retrait féodal, 
de Léger Vacher, marchand à la Vergne, le domaine et métairie 
d'Ardallier (2), paroisse de Saint- Pierre-le-Bost, que ce dernier 
avait acquis d'Antoinette Rondeau, femme d'Etienne Moreau, sieur 
de la Grange. Marguerite de Seigliôre revendit celte métairie i 
Etienne et autre Etienne Jallot, père et flis, marchands à Saint-Pierre- 
le-Bost, suivant acte du 17 septembre 1713 Darfeuille, no""* roy., 
passé au château noble du Monteîl-au-Vicom e, en présence de 
M« Christophe Vescherre, juge chûlelain du Monteil, et de M* 
Jacques Bonnet, sieur des Mas, tous deux résidant en la ville de 
Guéref. 

Marguerite de Seiglière de Cressat, vicomtesse du Monteil, mou- 
rut au Monteil le 7 janvier 1714, et fut enterrée dans Tèglise des 
Révéreuls pères Recollels de Guéret. 

XLI. — Haut et puissant seigneur messlre Denys-Miciiel de 
MoNTBOissiER-BEArFORT-CANiLLAC, chevalier, marquis de Cauiilac 
elde Pont-du-Cliàieau, seigneur vicomte du Monteil, seigneur de 
Cressat, Jouillat, Boisfranc, le Ceilloux, Larfeuillère et autres places, 
brigadier des armées du roi, stus-lieutenanl de la deuxième com- 
pagnie des mousquetaires, succéria en 1714 à Madame de Gédoyn, 
sa grand'mère, dont il fut le seul héritier. Il paya à riiôtel-Dieu de 
Guéret les donations qui avaient été faites à cet établissement par 
Denys de Gédoyn, ?on grand- père, et le seigneur de Jouillat et 
Boisfranc, son grand-oncle, savoir, huit mille livres une première 
fois, vingt-deux mille sept cent seize livres la deuxième, et deux 
mille huit cent dix livres la troisième (3). 

(1) Papiers de l'abbé Bouleiller. 

(2) Aujourd'hui Lardillier. 

(3) Archivées de la Greust? 



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- 141 - 

Pendant quelques années ce seigneur habita le château du Monteil. 
En !7i8, il avait pour receveur M» Ciirislophe Vescherre, juge 
châtelain du Monteil, qui demeurait originairement à Guéret, mais 
qui habitait alors le château du Monteil. 

Le marquis de Canillac avait éi)ousé Marie-Françoise Geneviève 
Ferrand, fille de l'intendant de Bretagne (i). Conjointement avec 
elle, il vendit, moyennant le prix de trois cents mille livres (2), 
suivant acte des 8 et 15 octobre 1719 Touvenot et Guerdon, no^' 
au Châtelet de Paris, la terre et Vicomte du Monteil et la terre et 
seigneurie de Larfeuillëre à messire Jacques-André du Pille, escuyer, 
baron de Bosse, et à la dame Marie-Anne-Christine Rollat de la 
Tour, sa femme, avec stipulation que les acquéreurs pourraient faire 
saisir et décréter sur eux et à leurs frais et dépens en telle cour 
qu'ils verraient bon être, quand bon leur semblerait, les biens 
vendus, les enchérir et en devenir adjudicataires, sans augmenta- 
tion ni diminution de prix, et que s'il survenait des oppositions 
audit décret autres que du fait des acquéreurs ou pour la pension 
ou rente viagère de trois mille livres, dont l'assignation était faite 
par le contrat de vente, les vendeurs seraient tenus solidairement 
de les faire cesser et d'en rapporter main levée. Les acquéreurs 
avaient un délai de deux ans pour obtenir ce décret volontaire. En 
exécution de cette clause, les biens vendus furent saisis réellement 
sur les époux du Pille au nom de Jean-Louis Meunier, sieur de la 
Lande, bourgeois de Paris, par procès-verbal du 23 juillet 1720, 
suivi de sentence de certification et de congé d'adjuger. A ce décret 
volontaire survinrent les oppositions des prieur et religieux du Mou- 
tierd'Ahun, de messire Jean-Galiot de Turenne, chevalier, marquis 
d'Aubepeyre, de messire Joseph de Laval d'Izère, chevalier de Saint- 
Jean de Jérusalem, commandeur de Maisonnisses, de Jacques et 
Antoine du Pouget, frères, escuyers, seigneurs de Vaux et de la 
Perchade, d'Yves Chansard, fils et héritier de M« Jean Chansard, de 
François Gasne, fils et héritier de M"» Léonard Gasne, du sieur 
Aubusson de Laborie, prêtre, vicaire de la vicairie de Sainte- 
Ci) BouUlet, Nobiliaire d'Auvergne, 
(2) Papiers de l'abbé Bouteiller. 



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- 142- 

Àladeleine, d'Elienne el Léonard Berger, enfanls et héritier^ dé 
Gilbert Berger, de demoiselle Jeanne Peschant de Halleret et de 
Jacques Courscllas. En 1721, les époux du Pille réclamèrent de 
leurs vendeurs main-levée de ces oppositions. L'affaire en resta là 
néanmoins jusqu'en 1740, année ou H. et Madame de Nadaillac, 
donataires par leur contrat de mariage des terres du Honteil et de 
Larfeuillère firent revivre la demande en main-levée. Sur celle 
nouvelle instance intervint aux requêtes du Palais à Paris le i6 
mars 1742 une sentence par laquelle Denys de Honlboissier fut 
condamné à rapporter main-levée des oppositions. Ce dernier, 
demeurant alors à Paris, rue Grange-Batelière, paroisse Saint-Rorh, 
par requête et ordonnance du 10 septembre 1742 ajourna tous les 
opposants devant le lieutenant particulier en la sénéchaussée et 
siège présidial de la Marche (1). Nous n'avons pas trouvé la fin de 
ce procès. 

Denys-Michel de Monlbolssier mourut sans postérité en 1760 (2), 
après avoir vendu en 1759 sa terre et seigneurie de Pont-du-Cbàteaa 
à son cousin Philippe-Claude de Monlbolssier Beaufort-Canillac, 
comte de Honlboissier, lieutenant-général des armées du roi ^3). 

XLIL — Messire Jacques-André du Pille, chevalier, seigneur 
comte de Haul-Baroy et d^Elvan, baron de Bosse, Beaulieu, Bubon, 
Riverlat, seigneur de Leonné, seigneur vicomte du Monteil et de 
Larfeuillère, c >nseiller du roi, trésorier général de Pordinaire de la 
guerre et de la Maison du Roi, rendit le 12 septembre 1720 aveu au 
roi, à cause de sa comté de la Marche, de la terre et vicomte da 
Monteil, tenue en toute justice haute, moyenne et basse : il y avait 
un château, maison forte à donjon, avec cachot et chapelle, les 
droits de prélation ou retrait féodal, de banalité, de vinage à 

(1) Archives de la Creuse, série E. 

(2) Douillet, Nobiliaire d'Auvergne. 

(3) La Chesnaye-Desbois, Diciionnaire de la Noblesse. — Le der- 
nier représentant de la maison de Montboissier-Beaufort-Canillac est 
Pierre-Maurice, marquis de Montboissier-Beaufort-Canillac, né en 
1847, marié en 1869 à Hélène-Marie-Antoinette* Victurnienne, princessQ 
de Beauvau, qui habite Paris. 



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Itoollocon, de présentation aux vicairies du Monteil et de la chapelle 
du château et de patronage des chapelles et vicairies de Saint- 
Séverin, Chastaing et Vailiëros (ce droit de patronage attache à la 
seigneurie de Larfeuillère), de douze foires franches au Monteil, 
avec un marché le lundi, en outre les arbans ordinaires des serfs de 
la Marche, dont plusieurs devaient lui amener une souche à Noël. 
La Cour des comptes donna acte de léception de cet aveu (4). 

Jacques-André du Pille n'habita jamais le château du Monteil. 
En 1720 et 1732, il résidait en son hôtel à Paris, rue Saint-Louis, 
au Marais, paroisse Saint- Paul. En 1725, on le trouve au château de 
la Bertuchére. En 1722, il nommait à la vicairie fondée dans Téglise 
du Monteil, à l'autel de la Sainte-Vierge (2). Il avait, dès 1720, pour 
agent ou receveur et fondé de pouvoirs Charles Robbert, sieur de 
la Forest, bourgeois de Paris. Par acte du 13 février 1720. Le Chan- 
teur, notaire à Paris, il lui avait donné procuration pour régir, 
gouverner et administrer la terre et vicomte du Monteil (3). Outre 
ce receveur, il avait un fermier. Dès 1730 jusqu'en 1732, Miche 
Queyrat, bourgeois d'Aubusson, était fermier dn château, de la terre 
et seigneurie du Monteil et de Larfeuillère : il habitait le château 
Doble du Monteil, en même temps que Charles Robert, agent et 
receveur. En 1732, Léonard Mournaud et Jean-Baptiste Bénassy, 
beau-père et gendre, marchands, remplacèrent Michel Queyrat 
comme fermiers de la terre et seigneurie du Monteil. Jean-Baptiste 
Bènassy demeurait au château du Monteil, Léonard Mournaud au 
moulin du Gué-Chaumeix. En 1736 et 1737, le vicomte avait pour 
agent Louis Tixier, sieur de Tressaignes, qui était aussi son fermier. 

Gabriel Queyrat, garde des bois de la vicomte, dressa le 7 décem- 
bre 1739 procès-verbal contre plusieurs habitants de Champesme 
pour avoir abattu et enlevé du bois dans le bois de Monfourchas (4). 
Le vicomte Jacques-André du Pille les fit assigner devant le Maître 

(1) Archives de la Creuse, série E. — Voyez à l'appendice ce dénom- 
brement. 

(2) Papiers de Tabbé Bouteiller. 

(3) Archives de la Creuse, série E. 

(4) Archives de la Creuse, série E, 250) 



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•-144- 

des Eaux el Porêls de Guéret, mais les habilanls de Champesoie 
soutinrent qu'ils avaient sur ce bois un droit d'usage en vertu d^an 
titre consenti par Rainaud d'Aubusson, seigneur du Monteii, le 
i juin 1428, lequel droit avait été cependant réduit à deux maisons 
du village par Denys de Gëdoyn, seigneur du Monteil, aux termes 
d'un jugement du 9 août 1680. Le vicomte du Monteil ne dut pas 
donner une suite complète à son action^ ou dans tous les cas 
n'obtint pas gain de cause, car les frais de cette instance furent 
payés par ses hérilicrsà H* Jean Dissandes, procureur i Guéret (I). 

Du mariage de Jacques-André du Pille avec Harie-AnneChristine 
Rollat de la Tour naquit une fllle^ Adélaïde-Françoise- Claude, qui 
suit, née le 12 avril 1721. 

XLIII. — AdélaïdePhançoise-Claude du Pille, dame vicomtesse 
du Monteil etdeLarfeuillère, épousa le 30 mars 1740(2)messire Louis- 
François du Pougety chevalier, comte de Nadaillac, ancien mousque- 
taire de la garde du roi dans sa première compagnie, capitaine 
de cavalerie au régiment de Chabrillan, flis de François du Pouget, 
chevalier, marquis de Nadaillac, le Roc et Cuzort, seigneur baron 
de la Villeneuve en 1733, et de Eléonore de Pla«. Par leur contrat 
de mariage, il fut fait à Adélaïde-Françoise-Claude du Pille dona- 
tion des terres et seigneuries du Monteil-au- Vicomte et de Larfeuii- 
lère. Dès lors, Louis-François du Pouget prit le titre de vicomte du 
Monteil et de Larfeuillère. 

H. et H»* de Nadaillac transigèrent avec Denys-Michel de Mont- 
boissicr-Beauforl-Canillac, marquis de Canillac et de Pont-du- 
Château, au sujet de la vente de la terre et seigneurie du Monteil, 
les deux parties se désistant de leurs prétentions respectives (3). 

Louis-François du Pouget devint, par brevet du 30 juin 1743 
exempt des gardes du corps du roi, la même année chevalier de 
Saint-Louis, par commission du 3 janvier 1745 mestre de camp de 

(1) Archives de la Creuse, série E, 250. 

(2) Nobiliaire du Limousin. III, 343. 378. 

(3) Archives de la Creuse, série E, 250. 



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^ 14S- 

cavaierie, eufia le 10 mai ['48 brigadier des armées du roi (1). tî 
obtint le 11 juin 1758 le brevet d'enseigne des gardes du corps, fut 
nommé maréchal de camp le 20 février 1761 ; enfin il fut créé le 
{•' mars 1780 lieutonant-général des armées du roi. Il assista à 
Taltaque des lignes d'Ellingen et au siège de Phliisbourg 1734, à W 
prise de Prague 1741, à la défense et retraite de Prague 1742, à la 
bataille de Dettingen 1743; il se trouva aux sièges de Henin, Ypres, 
Furnes, Fribourg 1744, à la bataille de Fontenoy 1745, à celle de 
Raucoux 1746, à celle de Lawfeld 1747 et au siège de Maêstricht 
1748. Le roi le gratifia d'une pension en considération de ses longs 
services et des blessures quil avait reçues dans ses campagnes (2). 
En 1745, Louis- François du Pouget prenait le tilre de baron do 
Cusor, de la Farge et du Roc. 

En 1743, il fit faire diverses réparations au château du Monteil : 
ou répara le toit du corps de garde, ou rétablit le mur du côté de la 
porte ; od posa et rassura les bois de la remise ; on en repassa la 
toiture et celle du château, laut du corps de logis que des autres 
appartements ; on appuya et assura la charpente de la tour du grand 
degré, qui menaçait ruine, et Ton remit les deux girouettes 
au-dessus du château, En 1765, on répara la chapelle (3). 

Louis-François du Pouget et Adélaïde-Françoise-Claude du Pille, 
vicomte et vicomtesse du Monteil, n'habitaient jamais le château du 
Monteil ; ils faisaient leur résidence au château de la Villeneuve, 
près Vallières. 

En 1738, Léonard Tixier, sieur de Chaussadas, avait succédé, 
comme fermier de la terre et seigneurie du Monteil, â Louis Tixier, 
sieur de Tressaignes, son père, qui mourut en 1768. En 1742, il 
était en même temps agent du vicomte Louis-François du Pouget 
de Nadaillac. Il résidait au château du Monteil et resta fermier et 
agent de ce seigneur tant que ce dernier resta propriétaire de la 
seigneurie du Monteil. 

(I) yohiliaire du Limounn, III, 343, 353. 

(S) Chroniques militaires^ t. VII, p. 432. — Annales du temps. -• 
Die t. hist. des généraux français, 

(3) Papiers de Tabbé BouteiUer. 



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- 146 — 

En 1762, Louis- François du Pougel nooima à la vicairie fondée 
dans réglise du Honteil, à l'autel de Saint-Pierre el Sainl-Andrë(l). 

Par contrat passé le 31 janvier 1767 devant les notaires du Cbi- 
telet de Paris, Louis-François du Pouget vendit, moyennant la 
somme de cent trente mille livres, les terres et seigneuries du 
Monteil et de Larfeuillère, à Jean-Louis de Lenlhillac, marquis de 
Gimel, chevalier de Saint-Louis, ancien exempt des gardes du corps 
du roi, mestre de camp de cavalerie, demeurant à Aubusson (2). 

Adélaïde- Françoise-Claude du Pille, vicomtesse du Hooteil, 
mourut en la paroisse de Sainl-Gervais le 3 novembre 1771, sans 
laisser d'enfants (3). Louis-François du Pouget épousa en seconde 
noce Harte-Françoise-Adélaîde-Henriette de Barrai, fllle mineure 
de haut et puissant seigneur Franço;s-Jean-Baptiste de Barrai, 
chevalier, comte de Barrai, de Monlferrat, marquis de la BasUe, 
d'Arvillard, baron de la Roche, Commines, seigneur d^Atrar, Saint- 
Pierre, etc., ancien président à mortier au parlement de Grenoble, 
et de haute et puissante dame Marie-Cliarlotle-Françoise-ADtoinelte 
de Chaumont de Quilry. Il Ût son testament devant Leblond, notaire 
royal au baillage de Brie-Comte-Robert, le 10 septembre 1783 et 
mourut au château du Vaudoir, à Brie-Comte-Robert, la même 
année. De son second mariage était né Charles- Joseph- Félix- 
François-Michel du Pouget, comts de Nadaillac, qui ëmigra le 
1*' mars 1793 (4). 

XLIV. — Haut et puissant seigneur messire Jean-Louis db Len- 
THiLLAG ou Lentilhag, marquis de Gimel, seigneur vicomte du 
Monteil et de Larfeuillère, seigneur do Beauregard, Confolens, la 
Ribière, Saini-Jean-de-la-Cour et autres lieux, chevalier de Tordre 
royal et militaire de Saint- Louis, mestre de camp de cavalerie, 
ancien exempt des gardes du corps du roi,, prit possession le 
19 mai 1767 des terres el seigneuries du Montcil-au- Vicomte et de 

(l) Papiers de Tabbé Bouteliler. 
- (2) Idem. 

(3) Ibid, 

(4) Ibidem, 



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Larfeuillëre (1). Il sortait d'uue antique maison de chevalerie, jadis 
puissante en Qoercy, en Rouergue, eu Limousin (2). Il était fils de 
Bertrand de Lentilhac, seigneur de Sarran, eu Limousin, et de 
Marie de Gain de Montagnac» dame de Saint-Jean-de-la-Cour, près 
Aubusson. Il était ne le 4 février 1717. et avait eu pour parrain 
Jean-Louis de Gain de Montagnac, seigneur de Rousiers et de Saint* 
Jean-de -la-Cour, son grand-père maternel (3). 

Le 4 novembre 1T65, le marquis de Gimel avait été nommé par 
Louis XV maire de la ville d*Aubusson pour trois ans (4). Il habitait 
à Aubusson le château de Saint-Jean, paroisse de Saint-Jean-de-la- 
Cour, qu'il avait fait construire cette même année 1765 sur rempla- 
cement de Tancien manoir (5;. Les travaux étaient terminés en 
1770(6). 

Le 4 septembre 1766, Jean-Louis de Lentilhac avait acquis, 
moyennant vingt et un mille deux cen!s francs, de Glaude-Annet de 
la Porte, le fief de Confolens, paroisse de Moulier-Roseille, mouvant 
du vicomte d*Aubusson (7). Au mois d'octobre 1766, il avait vendu 
i Jean-Hartin-GabrJel de la Selve la terre de Sarran, dans le duché 
de Veutadour, qui lui provenait de son père. 

En 1768, en sa qualité de vicomte du Monteil, Jean-Louis de 
Lentilhac nomma à la vicairie fondée dans Téglise du Monteil, à 
Tautel de Saint-Pierre et Saint-André (8). 

(1) Papiers de Tabbé Bouteiller. 

(2) Nobiliaire du Limousin^ III, 519. 

(3) Renseignements communiqués par M. Gyprien Péraihon. 

(4) Archives de la Greuse. — Gyprien Péraihon, Les tapisseries 
(TAubusson. 

(5) Vendu révolutionnaiiement comme bien d'émigré, le château 
de Saint Jean fut acheté par M. Rogier, le rénovateur des tapisseries 
d'Aubnsson. 11 a été vendu pur son petit-fils. M. Frédéric Rogier, 
conseiller à la Cour de Limoges, à MM. Sallandrouze frères, qui y ont 
annexé une importante manufacture de tapis d'Aubusson. 

(6) Gyprien Péraihon, Histoire (V Aubusson. 

(7) Renseignements fournis par M. Antoine Thomas. 

(8) Papiers de l'abbé Bouteiller. 



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- 148 — 

Comme maire d'Aubusson, le marquis de Gimel flt exécuter dans 
cette ville des travaux importants qui lui firent perdre sa physio- 
nomie de ville du moyen-âge, notamment on couvrit par une voûte 
en maçonnerie le ruisseau qui traversait la ville (1). 

En 1771, Léonard Tixier de Chaussadas fut remplacé, comme 
fermier de la terre et seigneurie du Honteil, par son Ois cadet 
Joseph Tixier du Dreuil, sieur des Granges, bourgeois, demeurant à 
Fellelin, paroisse de Beaumont. Ce dernier avait pour frère aioè 
Léonard -Louis Tixier, sieur de la Chapelle, conseiller du roi, prési- 
dent en Pélectiou de la Marche à Guéret, demeurant ordinairement 
en la ville de Guéret, paroisse de Saint-Pierre et Saint-Paul, qui 
avait assumé seul l'héritage de leur père. Joseph Tixier du Breail 
était encore fermier en 1775, mais par acte du 3 mars de ladite 
année Bichon, notaire, Joseph Chouviat de Lachaud, bourgeois, 
devint fermier des revenus de la terre et seigneurie du Honteil et le 
demeura jusqu*à la Révolution. Il habitait le château du Honteil. 

En 1785, le vicomte du Honteil obtint une sentence d'ordre contre 
les prieure et religieuses de Ulessac (2). Pas plus que les antres 
seigneurs, il ne plaisantait pas au sujet des droits de chasse et de 
pèche. En voici un exemple : Etienne Pasquet, entrepreneur des 
ponts et chaussées de la généralité de Houlins, demeurant i Cba- 
vanat (3), s'étant permis de chasser en temps de neige, en compa- 
gnie de quatorze de ses voisins, sur la terre de Larfeuillère, dépen- 
dant de la vicomte du Honteil, procès-verbal fut dressé contre trois 
d'entre eux par Antoine Sauvanaud, garde de la vicomte, le 
16 mars 1785 et affirmé devant le capitaine des chasses, maître des 
Eaux et Forêts de la Harche à Guéret. Sur la requête présentée par 
le vicomte du Honteil, le capitaine des chasses rendit une ordon* 
nance portant permis d'informer contre les délinquants et d'obtenir 
et faire publier moniloires, agraves et rcagraves partout où besoin 
serait. Par suite Tofficial de Guéret manda aux curés de Cbavanat, 

(1) Cyprien Pérathon, Histoire d*Aubu8S0ft, 

(2) Archives de la Creuse. 

(3) Grand-père de M. Gharles-Aiiné Paquet, maire de Saint-Martin* 
Château. 



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— 149 — 

du Monleil-au-Vicorate et de Saint-Pierre-le-Bost de publier un 
ïDonitoire au prône de la grand'messe pendant trois dimanches 
consécutifs et « duement advertir et admonester tous ceux et celles 
qui savent quelque chose desdits faits... à revenir à révélation, les 
coujMibles à satisfaction... dans six jours pour le plus tard », sous 
peine des censures ecclésiastiques et même d'excommunication. 
Des révélations se produisirent, les délinquants furent tous connus, 
el la poursuite commença contre eux. Pour l'arrêter, Etienne 
Pasqaet s'aboucha avec lo marquis de Gimel et en obtint la cessa- 
tion des poursuites, moyennant le paiement des frais s'élevant à la 
somme de quatre cent quarante-quatre livres, ainsi qu'il résulte 
d'une transaction passée le 5 juillet 1785, au château de Saint- Jean« 
de-la-Cour, dans le salon de compagnie, devant de la Seiglière et 
Bertrand, notaires royaux héréditaires à Aubusson (2). 

Par acte du 31 décembre i 789, Jarrigeon et Le Petit, notaires 
royaux, les habitants de Pramy, du Chiroiix, de la Crouzille, do 
Grandjanon^ d'Âurioux, de Beauvais, du Planchadeau, de Planchât, 
de Gioux, de la Bussière, de la Brousse, de Champredon, de Saint- 
Pierre-le-Bost. du Monleil, de Gourson, du Noger, de Champesme, 
de Cherchaieix, de Chaleix, de Marlet, du Puy et de Vidaillat passè- 
rent procuration pour intenter devant juges comt)étenls une action 
contre le seigneur marquis de Gimel, vicomte du Monteil, à l'elTi^t 
d'obtenir de lui communication des titres, terriers et reconnais- 
sances en vertu desquels ledit seigneur réclamait les rentes et rede- 
vances seigneuriales. C'était s'y prendre un peu tard I 

En 1780, Jean-Louis de Lentilhac fut l'un des quatre députés 
chargés de représenttT à l'assemliiée provinciale de Moulins la 
noblesse de la Haute-Marche et de Tèlection d'Evaux (1). En mars 
1789, il assista à l'assemblée de la noblesse de la Marche à Guéret 
pour l'élection des députés de la noblesse aux Etats-Généraux (2). 

(2) Papiers de la famille Paquet. 

(i) Renseignements fournis par M. Cyprien Péralhon. 

(2) Cyprien Pérathon, Histoirç d'Aubusson. 



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Vers celte même époque il vendit ie flef de Beaaregard à H. Grellet, 
député aux Etats-Généraux (1). 

Le marquis de Gimel, dernier seigneur vicomte du Monteil, 
mourut à Aubusson, au ctiàteau de Saint-Jean-la-Cour^le (•'février 
1792, âgé de soixante-quinze ans (2). Il fut inliuméle2 dans l*église 
de Saint-Jean (3). Il signait a Gimel ». 

M. de Gimel était un liomme de goût. Il avait dans son châleaa 
de Saint-Jean une importante collection de gravures et une biblo- 
thëque de nombreux volumes richement reliés (4). François Âssol- 
lant, médecin, fut, au commencement de Pan II, nommé commissaire 
chargé d'inventorier les bibliothèques nationales du district 
d'Aubusson. Dans le catalogue qui! dressa on lit : Bibliothèque de 
feu Lentillac de Gimel, dont les héritiers sont émigrés, située i 
Saint-Jean, commune d'Autuss'^n, 263 numéros, 720 volumes (3). 

Jean-Louis de Lentillac avait épousé Marie-Anne-Louise- Victoire 
de Varin, flile de Victor de Varin, ancien commissaire de la marine. 
L*existence de la marquise de Gimel est un véritable roman. Oo 
raconte qu'à son sujet eut lieu dans le bosquet de Saint-Jean, uo 
duel entre le marquis et M. de Brachet (6). Pendant la terreur elle 
fut mise en arrestation dans la commune d'Aubusson et incarcérée 
dans le couvent de Blessac. Elle adressa ses réclamations au comité 
de sûreté générale la Convention, se prétendant m victime du des- 
potisme et incarcérée pendant trente ans par des ordres arbitraires 0, 
et par décret du 13 frimaire an II (4 décembre 1793), la Convention 
ordonna que le représentant du pe*]ple en mission dans le dépar- 
tement de la Vienne examinerait les causes de l'arrestation de la 
citoyenne Varin, veuve Gimel, et lèverait cette arrestation s'il y 
avait lieu (7). 

(1) A. Tardieu, Grand Dictionnaire de la Haute-Harche. 

(2) Archives de la Creuse. 

(3) A. Tardieu, Grand Dictionnaire de la Haute-Marche, 

(4) Idem, 

(5) Cyprien Pérathon, Histoire d'Aubusson, 

(6) Renseignements fournis par M. Cyprien Pérathon. 

(7) Cyprien Pérathon, Histoire d'Aubusson. 



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- 151 - 

Du mariage de Jean-Louîs de Lenlilhacavec Harle- An hb- Louise- 
Victoire de Variti, naquirent : 

i<^ Marie- Victoire-LouiBe-Micheîle de Lentilhac de Gimel, née en 
176i (parrain Victor de Varin, ancien commissaire ordojinateur de 
la marine dans tes colonies, représeuLè par MJcIiel Lajjoreys de 
Châteauravît^rjicutenant général de police, inspectour des mauu- 
faclures de la génératitè^ subrJêléj^uè de l'intendance ; marraine 
Ânne-Marie de Moutaignac de Saiat-Maixent) ; 

S*" Jacques-Charles de Lentîllac de Gimel, vicomle du Montcil, 
capitaine de dragons au régime nt de NoaiUes, mort au château de 
Saint-Jean le (> juillet 1789, âgé de ^^ ans et inhumé le lendemain, 
eu Ja paroisse de Saint-Jeân d^Aubusson, en présence de Léonard- 
Ghristoptie de la Seigtière, chanoine, de Je^n-fiaptiste Bigaudte, 
chanoine, d'Yves Muurin, comte d^Arfeuille, de Louis, comte de la 
Pivardière, de Claude-Amable, rhuvalier tie la Pivardiére, d'Annet 
de Saint-JuliifU et de FratiQois de CourlUille, chevalier de Saint* 
Aut(1)- 

(Le litre de vicomle du Monteil Tut donc porté, du vivant de Jean- 
Louis de Lenlillac, par Jacques-Ciiarjes de Lenlillac, son (ils,) 

Les héritiers du dernier vicomte du Mouleit furent des coUaté^ 
raut, qui émigrèrent. La Nation confisqua leurs biens et les mit eu 
reute. 



_^ï_J6ç^i Vdi'J •■^JL^_^^ 



CHAPITRE VIII 
Le CnÂTEAU 



Le château du !ifonferl fut bâti sur le commet d'un petit plateau* 
au pied duquel coule le Taurion, par un vicomte d'AubusFon : do 
là Tappellation de « Mouteil-au- Vicomte », 

(!) Archives de h Creuse^ 



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- 15J - 

Quel est le seigneur féodal qui édifia ce donjon ? Nulle charte, 
du! terrier ne Tindique. Nous croyons qu'il doit remonter au xu* 
ou XIII* siècle. 

Le château du Monteil, situé au miJi du bourg, consistait en un 
gran I corps de logis, appelé le Donjon, ayant sa façade au sud«est« 
Il était flanqué en arrière de deux hautes et grosses tours rondes à 
trois étages. Au devant du donjon se trouvait une grande basse- 
cour, pavée de pierres de taille et renfermée ; à Pangle de laquelle, 
du côté du levant, on voyait une grosse tour ronde à quatre étages, 
couverte de pierres de taillle en plate-forme ; le plus bas de ces 
étages servait de cachot pour les prisonniers criminels ; celui au* 
dessus était destiné aux prisonniers civils. Le long de la basse- 
cour s'élevait une chapelle, desservie par un chapelain titulaire de 
la vicairie, fondée par le grand maître Pierre d'Aubusson et connue 
sous le nom de vicairie du Château ; les seigneurs du Monteil avaient 
droit de présentation à cette vicairie. Au-dessus de cette chapelle 
était le corps de garde qui servait de magasin pour les armes néces- 
saires à la défense du château. Enfin au-dessus du corps de garde 
régnait une plate-forme qui, disait-on, commandait de plus de deux 
lieues du côté du couchant, de plus de six du côté du septentrion, et 
à perte de vue des autres côtés. 

A l'autre angle de la basse-cour, du côté du couchant, s'élevait 
une grande tour carrée servant de greniers. Entre les tours se trou- 
vaient les écruies et la boulangerie. 

De la basse-cour joignant le donjon on entrait par un grand por- 
tail dans une seconde basse-cour, renfermée par une grande 
muraille au milieu de laquelle s'élevait une tour avancée, située 
près du pont-levis ou entrée. Ce pont-levis avait environ quinze 
pieds de large ; à côté était une poterne au-dessus d'un petil pont- 
levis de quatre pieds de large. 

Le tout était couronné de fossés larges et profonds. Au-devant du 
château, du côté du levant, on rencontrait une grande terrasse, de 
laquelle on descendait dans le jardin par un perron et escalitr à 
doubles marches^ garni à droite et à gauche de piliers de pierre de 
laill*, et au dessus duquel se voyait un reposoir, 



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- 153 - 

Le jardin, d'une grande étendue, était environné de hautes 
murailles et de terrasses, et dans le milieu, par un portail, on 
entrait dans une garenne plantée de liélres, en allées formant octo- 
gone, d*une longueur de trois cents pas. 

Ce chftieau, habité à la fin de Tancien régime, était dans un bon 
état de conservation, sauf la toiture. Comme il fut vendu comme 
bien national dans des conditions à ne pouvoir être conservé, la 
toiture ne tarda pas à s'écrouler. Quant à rédifice, s'il n'eût eu qu'à 
résister aux injures de l'air, sa conslruclion feût rendu éternel. 
C'était le château le plus solidement bâti qu'il nous ait été donné de 
contempler : bâtis en petits matériaux, lies entr'eux par un ciment 
dur comme le fer, les murs, découpés par des créneaux et des 
meurtrières, ont plus de deux mètres d'épaisseur. Ce château devait 
être formidable et de nature à présenter une longue résistance. Il 
n'était accessible que du côté de l'ouest. 

Pour construire les maisons du Monteil on a démoli d'abord les 
murs d'enceinte et les tours extérieures ; on s'est attaqué ensuite au 
corps de logis lui-même. Aujourd'hui il ne reste plus debout que le 
donjon éventré et ses deux tours découronnées. Ces restes d'un 
temps qui n'est plus ont néanmoins grand air et rendent rêveurs le 
touriste et rarchéologue. 



CHAPITRE IX 
Les revenus et le domaine utile de l\ seigneurie du Monteil 



En 1671, Denis de Gédoyn, vicomte du Monteil, était propriétaire 
d'une métairie au village de Lascoux, paroisse de Banize ; en 1674, 
du pré des Chamboux, situé au territoire de Chaleix, le long de la 
rivière; en 1677, du grand moulin à blé, dit du Monteil, d'un autre 
petit moulin â chanvre placé au-dessous du ^raud élang du Monteil, 



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- 154 -- 

et du moulin banal, appelé de Jachoul, situé au territoire 'de 
Yidaillat, proche le bourg. 

L'aveu et dénombrement de la terre et seigneurie du Monleii, 
rendu le 12 septembre 1720 par Jacques-André du Pille, nous fait 
connaître d'une façon complète les immeubles appartenant à cette 
seigneurie et les rentes et dîmes qu'elle avait droit de lever et per- 
cevoir. 

Comme biens-fonds, la seigneurie du Honteil possédait à celte 
époque : 

Au bourg du Monteil ou dépendances, outre le château et ses 
annexes entourées de murailles : i<*le pré du Château, sis au-devant 
du château, contenant environ quarante journaux de faucheur, dans 
lequel une pêcherie, dite du Poulailler, d'environ trois boisselées ; 
i^ le Grand Etang, de la contenance do douze setérées, sur la chaussée 
duquel passait le grand chemin du Monteil à Aubusson; 3* l'étang 
de Madame, contenant dix setérées, sur la chaussée duquel passait 
le grand chemin du Monteil à Felletin, Val Hères et Châtain; 4'' le 
grand moulin du Monteil, au-dessous de la chaussée du Grand 
Etang; S"" un autre petit moulin à blé, situé au-dessous et à quatre- 
vingts pas du précédent ; 

Près du village de Beauvais, une écluse ou pêcherie ; 

Près le bourg de Vidaillat, le moulin banal appelé de Madame ou 
de Jachou, et un petit moulin à chanvre; 

Le long de la rivière du Taurion et joignant les con:munaux du 
village de Champesme, le bois de Maufourchas ou MiMitfourchas ; 

Près le village du Maisounioux, paroisse de Saint-Yrieix-la- 
Montagne, une grande forêt de bois tailis de chênes el fayants, 
appelée du Maisounioux, contenant environ quatre cents setérées ; 

Près du village de la Villatte, le pré de la Ribière, contenant dix- 
huit journaux de faucheur, et un petit bois taillis, contenant environ 
deux setérées ; 

Au village de Courson, le grand pré de Courson, contenant envi- 
ron vingt journaux de faucheur, et le petit pré de Courson, conte- 
nant environ dix-sept journaux de faucheur ; 



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^ 153 ^ 

Au territoire du vilbge du Mazeau^ un prè, couieaaïit environ sii 
journaux de faucheur ; 

Le tong du Taurion el près âm communaux de Chalets, te prè des 
ChamboaSt contenant environ trente journaux de faucheur; 

Au lerriloire de Chavanat, justice royaîe de la châlellenîe d'Ahun, 
un petit lèneraenl, appelé de ia Borde, consistant en on pré et 
terres, près la rivière du Taurion, de valeur an nuelleraenl d'environ 
cinquante livres. 

En rentes féodales, la seigneurie du Monteil percevait : 

l* Sur le bourg du Monteil, seigle soixante-huit seliers éïiiîne, 
avoine quarante seliers trois ras, argeïït vingt-sepL livres seize sols 
six deniers, gèlinos diK-^buit ; 

S<> Sur le village de Parsac, argent douze deniers ; 

3' Sur le village de Langenoudîère^ st:]g1e cinq seLlers quatre 
quartons demie coupe, froment quatre quartons, argent six livres 
onze sols, gèlines quatre ; 

4^ Sur les habitants de Lacbaud, seigle deux quartons^ froment 
quatre quarlons, argent quatre sols ; 

5** Sur les habitanis du Maisounioux^ avoine un quarton, argent 
quinze sols ; 

6^ Sur le bourg de Sainl-Pierre-leBost, seigle onze sctîers cinq 
quartons, avoine dix seliers, argent huit livres deux sols trois 
deniers, gèlinescinq et un tiers ; 

V Sur le village de la Villatle, seigle douze setiers, avoine quinze 
ras un quarton tl demi, argent sept livres dix bqIb trois deniers, 
gélines deux ; 

8^ Sur le village de la Brousse, paroisse de Saint- Pierre-le-Bosl, 
seigle quatre seliers esmine, avoine deux quartons, argent trente- 
cinq sois huit denierSj gellnes deux ; 

9^ Sur le village de Praniy, seigte treize seliers trois quartons el 
demi, avoine dis si^Uers dix quartons coupe, argent dix livres dQU^ô 
^(s trop depiers, ^éjines cintj el demie \ 



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- 186 - 

!«)* Sur les tenanciers de Combenoury, seigle qaalre sellers, 
avoine trois seliers, argent trente sols, géiine une ; 

il"" Sur le village du Chiroux, seigle neuf setiers deux coupes, 
avoine sept seliers trois quarlons, argent sept livres un sol, gélines 
trois un tiers ; 

iV Sur le village d'Aurioux, seigle dix-sept seliers esmine, 
avoine sept setiers cinq ras, ar^^ent sept livres trois sols sept deniers, 
gélines huit ; 

IS"" Sur les habitants de Beau vais, à cause du tènement de Chau- 
liiont, seigle deux setiers ; 

i4« Sur le village de la Prade, seigle sept setiers, argent trois 
livres, géiine une ; 

ib'' Sur le village du Planchadeau, seigle huit seliers, avoine six 
setiers six quartons, argent sept livres seize sols, gélines cinq ; 

IG'' Sur le village de Grandjanon, seigle quinze setiers, avoine six 
setiers onze quartons deux coupes, argent trois livres dix-huit sols 
dix deniers, gélines cinq ; 

17» Sur le village de la Croizille, seigle neuf setiers cinq quartons, 
avoine six setiers deux quartons, argent cinq livres dix sols, gélines 
deux ; 

IS** Sur le village de tiioux, seigle six seliers trois quartons deux 
coupes et demie, avoine deux setiers douze quartons deux coupes et 
demie, argent quinze livres, gélines cinq ; 

19*^ Sur le village de Lardillier, seigle six selii^rs, avoine neuf 
quartons coupe, argent six livres, gélines deux ; 

20'' Sur le village de Planchât, seigle douze setiers deux coupes, 
avoine six seliers six quartons, argent six livres dix-sept sols six 
deniers, gélines trois ; 

SI*" Sur le bourg de Vidaillat, seigle deux setiers un quarton, 
avoine deux setiers deux quartons, argent trente-six sols neuf 
deniers, geline une demie ; 

22** Sur le village de Champesmes,eigle sept seliers, avoine deux 
seliers huit quartons, argent cinquante-cinq sols, gélines deux ; 



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- 187 - 

23^ Pour le bois de Maufourchas, trente sols ; 

24<> Sur le village du Noger^ seigle cinq setiers un quarton deux 
coupes, avoine cinq setiers un quat ton, argent quatre livres, géliuos 
deux et trois quarts ; 

ib^ Sur le village du Mazeau, seigle huit seliers quatre quartons, 
avoine quatre setiers trois quartons coupe, argent trois livres dix- 
sept sols deux deniers, gélines trois ; 

26» Sur le village de Chercbaleix, seigle neuf setiers cinq quar- 
tons deux coupes, avoine six setiers cinq quarlons, argent quatre 
livres seize sols un denier, gèlInes quatre et trois quarts ; 

27* Sur le village de Chaleix, seigle vingt setiers quatre quartons 
deux coupes, avoine quatorze setiers dix quartons, argent dix livres 
quatorze sols ; 

28'' Sur le village de la Brousse, paroisse de Yidaillat, seigle 
quatre setiers, gèlines deux ; 

29^ Sur le village du Massetrot, seigle six setiers, avoine quatre 
setiers, argent cinquante-quatre sols quatre deniers, gélines deux ; 

30'' Sur le village du Puy, seigle cinq setiers, avoine quatre 
setiers dix quartons deux coupes, argent six livres dix-sept sols, 
gèlines cinq ; 

31® Sur le village de Courson, seigle quinze setiers, avoine six 

setiers deux quartons, argent huit livres treize sols trois deniers, 

gélines quatre ; plus pour le pré Moulinier, un quintal de foin et 
deux chapons, en argent vingt-six sols ; 

32o Sur les habitants de la Salle de Courson, seigle cinq setiers, 
avoine deux setiers, argent quatre livres, gélines quatre ; 

33^^ Sur le village de Harlet, argent cinquante-sept sols neuf 
deniers, seigle un setier sept quartons coupe, avoine huit quartons^ 
géline une. 

Le tout mesure du Monteil-au-Vicomte. 

Le bourg du Monteil, les villages de Parsat, Larfeuillère, lePignat, 
le Mesnioux, Langenoudière, les Farges^ Lachaud, le Maisounioux, 
)e bourg de Saiiit-Pierre-le-Bost^ les villages de la Yillatte, la 



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firousse, la Bussière, Pramy, le Chiroux, Aurioox, Beaavais, la 
Prade, le Planchadeaa, Grandjanon, la CroizIUe, Gioax, Lardillier^ 
Planchât, le bourg de Vidaillat, les villages de Champesme, le Noger, 
le Mazeau, Cberchaleix, Chaleix, la Brousse, les Bordes, Cosnat, 
Hurat, le Masselrot, le Puy, Courson^ la Salle de Courson, Mariât 
lui payaient cinq sols de droit de guet par chaque feu qu'ils conte- 
naient. 

Les villages du Pignat, le Hesnioux, les Farges, Lachaad, Beau- 
vais, la Prade, la Brousse de Vidaillat, les Bordes, Cosnat, Murât, 
devaient lui fournir une souche à Noël, à raison de quinze sois ; le 
village du Maisounioux devait fournir deux souches à raison de 
quinze sols chacune. 

La seigneurie percevait en dîmes : 

i^ Sur les tenanciers du Masselrot, toutes les dîmes des blés et 
laines : 

2<^ Sur les tenanciers de Courson, le dixième des grains ; 

S"" Sur les tenanciers du tènement de Chaumonjt, le dixième des 
blés; 

i"" Sur les tenanciers de Chaleix, la moitié des dîmes des grains 
et laines ; 

5"" Sur les tenanciers de Cherchaleix, la moitié des dîmes des 
grains et laines ; 

6* Sur les tenanciers de Lachaud, la moitié des dîmes des blés et 
laines. 

Tous les tenanciers d'héritages en directe étaient tenus solidaire- 
ment d'aller tous les ans à la vinade aux vignobles de Hontiuçon, 
Argenton ou Bas-Limousin, au choix du seigneur, pour lui conduire 
en son château cinquante muids de vin ou payer la valeur de cette 
conduite. Celte obligation avait été consacrée par un arrêt du 
Parlement de Paris en date du 8 juin 1668. 

La seigneurie percevait encore les droits de lods et ventes, de 
banalité en ses moulins banaux et autres droits féodaux. 

Dans la vente delà terre du Monteil consentie au profit de Jacques* 



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- m - 

André. du Pille par le marquis de Canillac, il élait dit que les ètangâ 
avaient été bien et dûment empoissonnés. Charles Robbert, receveur 
des revenus de la terre et seigneurie du Monleil, fut averti que les 
étangs n'avaient pas été empoissonnés ou du moins de très peu de 
noorrainsKeu égard à ce qn*ils en devaient porter à raison de leur 
grandeur et circonférence. Et comme Tétang de Larfeuillère, dépen- 
dant de la seigneurie de Larfeuillère vendue en même temps que 
celle du Monteil, avait été péché au commencement du carême der- 
nier et qu'il ne s'y était trouvé que quatre grandes carpes d'un 
pied « entre les deux battants », vingt cinq carpes moyennes de 
huit pouces, cent vingt-cinq tanches de six à sept pouces et six 
brochets d'un pied, comme un autre étang, appelé des Chevaux, 
avait été péché le 2 janvier 1721 et qu'il ne s'y élait trouvé que 
deux mille cinq cent cinquante carpes nourrains de cinq pouces, 
une tanche et douze brochets d'un pied, le tout entre les deux 
battants, tandis qu'il devait se trouver dans l'étang de Larfeuillère 
trois milliers de poissons, tanches ou carpes, et dans l'étang des 
Chevaux cinq milliers de carpes et cinq cents tanches, il craignit 
que les grands étangs du Moulin ne fussent également mal empois- 
sonnés. Il fit donc venir M"" Jean Vincent, maître pécheur du mous- 
tier de la ville d'Ahun, qui, après examen de la contenance des 
étangs, certifia que, selon sa connaissance, chacun des grands 
étangs, et notamment celui du Moulin qui était en pèche, pouvait 
supporter six milliers de carpes et un millier de tanches, quantité 
nécessaire pour les deux étangs de Larfeuillère et des Chevaux 
réunis. En conséquence Charles Robbert requit M* Delavergne, 
notaire royal du Monteil, Jean Dubost, maçon du village de Lachaud, 
André Dufau, marchand du Monteil, Gabriel Sauvaneau, maçon du 
village de Larfeuillère, Jean Leclerc, charpentier du village de 
Champesme, et Léonard Guyot, « carabin » du Monteil, de se trans- 
porter sur la chaussée de l'étang, appelé du Moulin, ce ladite chaussée 
étant sur le chemin allant de la ville de Bourganeuf à celle d'Aubus- 
son », pour assister à la pèche dudit étang et dresser procès-verbal 
du nombre, qualité et quantité de poisson, a qui se trouverait sortir 
d'icelni pour servir audit seigneur du Pille ce que de raison >. Il 
résulte du procès-verbal qui fut dressé par U« Delavergne 1« 



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— i60 — 

Il mars 17il que le poisson sorti de Tétang, ayant été mis âar le 
gazon, au-dessous de la chaussée, il se trouva quatre-vingt-dix 
carpes de dix pouces entre les deux battants, quitre-vingt-dix 
tancbes, dont vingt de huit pouces et le surplus de six pouces, 
quatre-vingt-quatre brochets d'environ un pied et quelques petites 
percbcs de peu de valeur. 

En 1724, Charles Robert flt réparer Técluse du moulin de 
Vidaillat et construire un four dans le moulin. 

Peu après le dénombrement de 1720, la forêt du Maisounioux fut 
détachée de la vicomte du Honteil. En 1739, elle ressortait à la jus- 
tice d'Aubepeyre, car à cette date une information fut faite par le 
juge d'Aubepeyre contre plusieurs garçons du Maisounioux qui 
avaient emmené dans la forêt du Maisounioux les vaches du village 
de Bessas et en avaient tué une. Dans Tenquête les prévenus disaient 
qu'ils allaient dans la forêt à Taffùt des sangliers. 

Il y a lieu de croire qu'elle était devenue la propriété du marquis 
d'Aubepeyre. 

Par acte du 25 février 1752 Chanssard, notaiT*e royal héréditaire, 
Léonard Tixier de Chaussadas, représentant de Louis-François du 
Pouget, afferma pour cinq ans à Philippe et Jean Margeridon, père 
et fils, les trois moulins appelés du Monteil, dont deux à moudre le 
seigle et autres grains et l'autre à chanvre, moyennant un fermage 
annuel de deux cent soixante livres et quatre livres d'huile de che- 
nevis ou navette En 1756 et en 1762, il afferma les trois moulins de 
Vidaillat moyennant cent soixante livres par an. En 1758, il afferma 
le grand pré de Courson moyennant quatre-vingts livres par an, et 
le petit pré de Courson moyennant quarante-huit livres par an. 

En 1786, rétang des Chevaux n'était pas empoissonné. Cet étang, 
sis au Honteil, fut alors affermé moyennant soixante livres par an et 
vingt-cinq livres de poisson à chaque pêche. 

A la Révolution, tous les biens-fonds dépendant de la terre du 
Monleil furent vendus nationalement comme biens provenant des 
héritiers émigrés de Jean-Louis de Lentillac de Gimel. Voici quel- 
aues renseignements sur ces ventes : 



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— 161 — 

Le grand étang du Monteil, dit du Moulin, fut adjugé à Christophe 
Goyot et Pierre Langlade, suivant procès-verbal du dîraciotre du 
district de Bourganeuf du 8 germinal an IL 

Le grand pré du Château, sis à Courson, fut adjugé le S germinal 
an II, moyennant douze mille cinq cents livres, à Léonard Jallot, 
Pierre Laciuque^ Jean Jallot et Martial Chanssard, tous de Courson. 
Il fut partagé entre eux le 23 germinal même année. 

Le grand pré du Château, sis au Monteil, fut divisé en deui lois, 
Le premier lot, réuni au deuxième lot de Tètang des Chevaux et au 
prè de la Ribyère, ensemble un petit bois au milieu, fut adjugé, 
moyennant trente-deux mille deux cent cinquante livrei^, à Jacques- 
Christophe Lepetit, notaire public, suivant procès-verbal du dtrec^ 
toire du district de Bourganeuf du 8 germinal an II. Le deuxième 
lot de ce même pré fut adjugé, moyennant quinze mjlle livres, à 
Louis Lepetit, suivant procès-verbal du même directoire du 
21 germinal an III (1). 

(i) Papiers communiqués par M. Etienne de Nalèche, 



-e*-3- 



il 



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hueipau Fîits nlnail i% h fieuiU ii 



1. — La Seigneurie de Làri^uillëre 

§W 

Larfeuillëre, village de la paroisse de Châtain, donnait son nom 
au principal fief relevant de la vicomte da Monteil, et précédem- 
ment de la Borne, car la mesure de la Borne était employée dans 
tous les villages de sa directe. 

Le château de Larfeuillère, peu important du reste, menaçait 
ruine en 1672. Gaspard III de Montaignac, alors seigneur de Lar- 
feuillére, voulant le faire réparer, fit marché, suivant acte du 22 
novembre 1672 Delavergne, no»« roy. héréd., avec François et 
Ànnet Yergne, maitres-charpentiers du village de Gioux, paroisse 
de Saint-Pierre-le-Bost, pour « faire toute la charpente et couver- 
ture du corps de logis du château de Larfeuillëre, du côté de la 
métairie, ensemble la couverture de la galerie dudit château, la 
charpente et couverture de Tétable, appelé des Poulains, la char- 
pente et couverture du fournier dudit château, et aussi resuivre et 
repasser le corps de logis dudit château du devant, la galerie du 
portail, couvrir le colombier en bardeaux. » Le seigneur devait 
fournir sur place les arbres et bois nécessaires. Ce marché fut fait 
moyennant neuf vingt livres. Il ne fut pas exécuté, car le 6 juillet 
1674 fut vendue la terre et seigneurie de Larfeuillëre. 

Ce château était situé près et à Torienl du village de Larfeuillëre. 
Il n'en reste plus que quelques pans de murailles à peine élevés 
d*un métré au-dessus du sol. 

Il est dit dans un mémoire présenté pour la défense des droits de 



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-163- 

dîmes des carés de Saint-Yrieix, que ce fut en 1670 que ce château, 
par une juste punition du ciel fut détruit de fond en comble et rasé, 
sans qu'il en resta pierre sur pierre (i). 

Nous ferons connaître plus loin en quoi consistait la seigneurie 
de Larfeuillëre. 

§ IL — Les seigneurs 

Amélius de Larfeuillère (Arfoleira), chevalier, fut témoin en 
1229 de la vente faite à Tabbaye du Moutier d'Ahun par R. de 
Bruideu du mas de Confolens, paroisse de Banize. Cette vente fut 
faite, à Saint-Hilaire, le dimanche avant la Décollation de Saint- 
Jean (2). La généalogie de la maison de Montaignac par Chérin 
mentionne un acte de 1398 où figure un seigneur de Larfeuillère. 

L — Jehan I" de Montaignat (3), baron de Montaignat, sei- 
gneur de Larfeuillère (Arfoliera), rendit le 15 Mars 1423 hommage 
de sa seigneurie de Larfeuillère à Rainan I d'Aubusson, seigneur 
da Monteil-au-Yicomté et de Chirac. Dans Tacte de réception d'hom- 
mage ou nommée il est fait mention du repaire de Larfeuillère^ 
estimé quinze livres ; du tènement de TEnjanoudière (4), paroisse 
deChavanat; du tènement d'Aipignac (5), paroisse de Banize; du 
mas de Las Forgeas (6), paroisse de Saint-Séverin ; du mas de 

(1) Papiers de Tabbé Bouteiller. 

(2) Archives de la Creuse, fonds du Moutier-d'Ahun ; Bulletin de 
la Société arch. du Limousiriy XXX. 

(3) La maison de Montaignac ou Montagnic, noblesse de haute 
chevalerie, est connue dès le x« siècle, et compte parmi ses mem- 
bres deux chevaliers croisés, en 1096 et 1250. Le nom de cette mai- 
son se rencontre dans les anciens actes sous ces différentes formes ; 
de Montiniaco^ de Montaniaco, de Montanhaco, et plus tard de 
Montaignat, de Montagnat et de Montaniat (de Magny, Livre d'or de 
la Noblesse de France. 

(4) Langenoudière, commune de Chavanat. 

(5) Le Pignat, commune de Banize. 

(6) Leâ Farges, commune de Vallières. 



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— 164 — 

Ëussière (1), paroisse de Saint-Pierre-le-Bosl ; da mas de la Cham- 
boscharia (2), paroisse de Saint-Séverin (3). 

Jehan I^^'de Montaignat était seigneur de divers lieux en Limou- 
sin, dans la Marche et dans le Poitou. Sa sœur Sibillede Montaignat 
épousa en 1412 Gaston de Gontaut et lui porta la seigneurie de 
Lesparre (4). Un acte du 4 septembre 14^4 mentionne noble homme 
Jehan de Montaignat (de Montanhaco) (5). 

Jehan !•' de Montaignat avait épousé vers 1420 Driuphioe Potet, 
dame d'Estansannes, fille de Jean Potet, seigneur d*Estansannes, 
vivant en 1390, et de Huguette de Malleret (6), de laquelle il 
laissa (7) : 

r Guy !•% qui suit ; 

2* Guillaume de Montaignac, marié à Jeanne de Las Lésés, et 
auteur^ selon Chérin, d'une branche établie en Languedoc ; on 
rameau de celte branche s'est Qié en Lorraine et subsiste encore i 
Sedan ; 

3% 4«, 5® Jean, Louis et Jacques de Montaignac, engagés dans les 
ordres ; 

6* Marguerite de Montaignac, mariée à Etienne du Brein ; 

7* Louise de Montaignac, mariée à Antoine de Codertz de 
Treynac ; 

8« Dauphine de Montaignac, qui épousa noble Jean de Mala de 
Huga de Lespinasse ; 

9^ Catherine de Montaignac, mariée à noble Guillaume Botier, 

(i) La Bussière, commune de Saint-Pierre-le-Bost. 

(2) La Chabassière, commune de Vallières. 

(3) Archives de la Creuse. — Copie de cet hommage est à Tappen- 
dice. 

l4) De Magny, Le Livre d*or de la Noblesse de France, 

(5) Archives du château d'Estansannes. 

(6) A. Tardieu, Grand Dictionnaire de la Haate^Marche^ 104. 

(7) De Magny, Le Livre &or de la Noblesse de France. 



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- 165 — 

seigoeur de Sédiëres, (de Séderia), fils de Jean Botier, damoiseau, 
seigneur de Sëdières, et de Harguerile de Beauforl (i). 

II. — Guy !•' DE HoNTAiGNJic, clievalier, baron de Hontaignac et 
seigneur d'Estansannes et d'Ârfeuillëre, dans la Haute-Marche, est 
qualifié chevalier dans Tacte du 4 septembre 1124 cité ci-dessus. Il 
est appelé « nobilis et potens dominus Guido miles »dans des .lettres 
de Charles VII du 29 avril 1446. En 1450, il habitait la paroisse de 
Cbénérailles (2). 

Après le 29 septembre 1462, Guy h^ de Montaignac plaidait, ainsi 
que Dauphine Potet, devant les assises de la sénéchaussée de la 
Marche tenues à Aubusson par Jehan Piédieu, licencié en lois, 
lieutenant de noble homme messire Loys du Puy, chevalier, sei- 
gneur du Couldray, etc., sénéchal de la Marche, à raison de l'oppo- 
sition par eux faite à la prise de certains gages par un sergent du 
comte de la Marche (3). 

Guy I«' mourut le 10 novembre 1473 et eut, entr'autres enfants : 

1* Jehan ou Jean II, qui suit ; 

2* François de Montaignac, seigneur d'Estansannes, qui fit lignée; 
3* Jeaime de Montaignac, mariée à noble Claude Le Loup, sei- 
gneur de TËcluse ; 
4** Marie de Montaignac, qui épousa Jean de Beaucaire (4). 

III. — Jehan ou Jean II de Montaignac, escuyer, baron de 
Montaignac et seigneur de TArfolière, reçut un hommage de Jean 
de Monflère, damoiseau, suivant acte du 10 juillet 1469 (5). Il 
épousa, avant le 3 juillet liSO, Lienne ou Lyonne de Fournoulx, 
nièce de noble Pierre Rochon de Fournoulx, escuyer, seigneur de 

(1) La Chesnaye-Desbois, Dictionnaire de la Noblesse, 
(*2) Nobiliaire du Limousin, IV, 417. 

(3) Ant. Thomas, Plumitif d*audience de la sénéchaussée de la 
Marche en 1462, 

(4) De Magny, Le Livre d'Or de la Noblesse de France, 

(5) Jdem. 



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-- 166 -^ 

Fournoalx, en présence de Troulhart de Cbizadour, chevalier, sei- 
gneur d'Aabepeyre (!). 

Le 25 février 1490, Jehan II rendit foi et hommage à Louis de 
PierrebufQère, baron de Châteauneuf et de Peyrat, seigneur de 
Saint- Yrieix, à cause des fiefs qu'il possédait dans la mouvance de 
la seigneurie de Saint-Yrieix, consistant en dîmes (2), inféodées à la 
seigneurie de Saint-Yrieix. 

Jehan II était mort le 29 novembre 1500, date à laquelle Lienne 
de Fournoulx, sa veuve, fil une déclaration de ses fiefs et arriére- 
fiefs au sénéchal du Poitou. Le 26 janvier 1501, elle transigea avec 
les tenanciers de Yauxsoubrane (3), au sujet des rentes féodales dues 
par ce village. 

De son mariage avec Lienne de Fournoulx, Jean de Montaignac 
laissa, outre cinq filles : 

1® Jacques, qui suit ; 

2» Antoine de Montaignac, curé de Saint-Yrieix, près Yallières, 
en 1531. 

IV. ^ Jacques de Montaignac, chevalier, seigneur d'Arfeuillère, 
obtint en 1527 sentence du lieutenant*gènéral de Guéret contre 
certains tenanciers de Yauxsoubrane. En 1530, il fonda une vicairie 
dans régiise de Peyrat-le-Châteaa. Dans Pacte, il est par erreur 
prénommé Guy (4). 

Jacques de Montaignac mourut le 9 décembre 1539 (5). Il avait 
épousé le 6 juillet 1518 Catherine de Jonas, sœur de Jacques de 
Jonas, chevalier, seigneur des Ramades (6) et de Pimperigeas. Après 
la mort de son mari, elle rendit dèclaraiion du fief pardevant le 

(1) Nobiliaire du Limousin, IV, 417. 

(2) Papiers de l'abbé Bouteiller. 

(3) Lavaud-Soubrane, commune de Vallières. 

(4) Nobiliaire du Limousin^ IV, 417. 

(5) De Magny, Livre d'or de la Noblesse de France, 

(6) Jdem. 



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•- i67 — 

sénéchal da Poitou, le 2S décembre 1539 (1). De leur mariage 
naquirent : 

!• Gaspard !•', qui suit ; 

2« Louise de Montaignac, mariée à Hélyas de Frlcon, chevalier, 
seigneur de Villeloc, de Viville et de Gros ; 

3<^ Gabrielie de Montaignac, qui épousa le 22 mars 1553 noble 
Jean Thonnet, seigneur de Richebert, en Auvergne ; 

4* et 5* Anne et Jeanne de Montaignac (2). 

V. — Noble Gaspard I" de Montaignac, écuyer, seigneur de 
Larfeuiliére, était, en 1550, capitaine de cent hommes d'armes et 
servait au camp d'Antoine de Bourbon, roi de Navarre, en 1567, à 
Tarmée de H. de Conflans ; en 1568> à celle du duc d'Anjou, et était 
en 1574, maréchal-général des logis de l'armée du comte des 
Cars (3). 

« Le 6o d'avril 1568, Gaspard de Montaignac, sieur de Larfoiiére 
en la Haute Marche^ homme d'armes de la compagnie de M. le 
comte d'Escars », comparait au ban et arrière-ban des nobles du 
Haut-Limousin, en la ville de Limoges, et y fait une déclaration pour 
le compte de Jacques d'Eychisadour, seigneur de Puyseguy (4). 

Il reçut le 20 mai 1568 une d^claralion des rentes à lui dues par 
Marien fils à Pierre Horeau, de la Chabassière, paroisse de Saint- 
Sévérin. 

Gaspard V' de Montaignac consentit (5), le 14 janvier 1576« 
devant Mathieu Dufau, notaire royal, bail en emphyléose à une 
société de paysans de tous les biens qu'il possédait à Montse- 
gurd (6). 

(1) Papiers de Tabbé Bouleiller. 

(2) De Magny, Livre d'or de la Noblesse de France. 

(3) Idem, 

(4) Bulletin de la Société archéologique du Limousin, XLI, 519. 

(5) Archives de la Creuse, série E. 

(6) Le Monteii-Ségur, commune de Vallières. 



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- i68- 

II mourut avant le 12 mars 1603 (1). Il avait époosë en 1553 
Hélène Green ou Grain de SaintrHarsault, fille de Bnmdelb GreeiQ 
de Saint-Marsault, seigneur du Verdier, gentilhomme ordioaire de 
la chambre du roi^ et de Jeanne de Creux, de laquelle il eut : 

l"" Jean III, qui suit ; 

2« François de Montaignac, gentilhomme de Marguerite de France, 
reine de Navarre, comme l'atteste un acte du 11 décembre 1583 ; 

3"* Jeanne de Montaignac, mariée à Antoine Bazin de Puyfoucaiid, 
chevalier, seigneur de TEspèronniëre (3) ; 

i^ Anne de Montaignac, mariée le 23 mai 1581 à François Hugon, 
écuyer, seigneur du Prat, de Masgonthière, la Tréquerie» homme 
d'armes des ordonnances du roi, compagnie du seigneur de Clîa- 
zeron, en 1598, fils de Nicolas Hugon, sieur du Prat, et de Jeanne 
Betoulat, mort en 1603 (3). 

YI. — jKAïf III DE MoNTiUGNJic, chevalier, seigneur de Larfenil* 
1ère, fut maintenu dans sa noblesse par jugement du 22 février 1599. 

En 1605, il vendit, par l'intermédiaire d'Antoine Garreau, sieur 
de la Buierette, aux habitants du village de Montourcy, paroisse de 
Valliëres, une rente annuelle de huit boisseaux d'avoine qu'ils lui 
devaient, moyennant la somme de quarante livres tournois. Dans 
l'acte de vente il est qualifié écuyer (4). 

Il avait épousé le 4 janvier 1582 Claude de la Buxiére, dame de 
la Cousture, fille de François de la Ruxiëre, chevalier, seigneur de 
la Cousture et de Combrailles, et de Suzanne de Malheret (5), dont 
il eut : 

l"" Gaspard II, qui suit ; 

2** Révérend Père en Dieu René ou François de Montaignac de 

(1) De Magny, Livre d'or de la Noblesse de France. 

(2) Idem, 

(3) Nobiliaire du Limousiriy II, 223, 436; III, 241. 

(4) Archives de la Creuse, série E. 

(5) De Magny, Livre d'or de la Noblesse de Françç, 



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Larfeullhère, prieur de Fellelin en 1629(1), prévôt de Sainte-Valérie 
de Cbambon de 1632 à 1638 (2); en 16i0> quittance de la somme ^de 
quatorze cents livres fut délivrée en son nom par noble Antoine de 
Ifyomandre» sieur de Guymont, à noble Sébastien de Rocbedragon, 
écuyer, seigneur de la Yaureille, y demeurant, paroisse de 
Peyrat (3). 

3® Claude de Montaignac de Larfeuliëre, chevalier de Saint-Jean- 
de- Jérusalem, dit le chevalier ou le commandeur de Larfeuliëre ; il 
fut reçu chevalier du grand-prieuré d'Auvergne en 1607 (4); 
en 1643, il était commandeur de Naberon (5). Etant commandeur 
de Saint-Paul et Lezoux ou Leroux et receveur général c de Tauberg 
du Grand-Prieuré d'Auvergne », il afferma le 19 juin 1644 à hono- 
rables maîtres Léonard et Jean Darfeuilhe, frères, notaires du bourg 
de Royère, les dîmes appartenant à la commanderie de Charrières, 
sur la paroisse de Royère et sur Beauvais, paroisse de Saint-Pierre- 
le-Bost (6). Claude de Montaignac de Larfeuliëre fut aussi comnuin- 
deur d'Echicarel, de la Raiserie et de Theureul en Poitou (7). Il 
devint maréchal de Tordre de Saint-Jean-de-Jérusalem et mourut à 
Malte en septembre 1661, à Tâge de soixante-treize ans : il fut 
inhumé dans la cathédrale de Malte, au milieu de la deuxième cha- 
pelle de gauche, sur les murs de laquelle est inscrite la mention 
« Alvernia » (8) ; 

(1) Abbé Lecler, Dictionnaire iopographique, archéologique et hitto- 
rique de la Creuse, 

(2) A. Tardieu, Grand Dictionnaire de la Haute-Marche, 

(3) Archives de la Creuse, série E. 

(4) Nobiliaire du Limousin, IV, 417. 

(5) A Tardieu et A. Boyer, Histoire des villes d*Auzances et de 
Crocq, 162. 

(6) Papiers de la famille Faure, de Royère. 

(7) De Magny, Livre d'or de la Noblesse de France. 

(8) Au mois de février 1891, Fauteur de celte notice, accompagné 
de son fils Charles Toumi^^ux, visita l'Ile de Malte. Dans la cathédrale 
de la Valette, qui coiitient les tombeaux de tous les chevaliers morts 
à Malte, rangés par langues, il découvrit le tombeau de Claude de 
Montaignac de Larfeuliëre, dont l'épitaphe latine, accompagnée de 
son casque "armorié, était parfaitement lisible. Nous donnons copie 
(le cette épitaphe à Tappendicç. 



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-170- 

l"" Charles de Montaignac de Larfeulière, chevalier de Saint-Jean- 
de-Jérusalem, dit le chevalier ou le commandeur de la Ck)utnre ; il 
fut reçu chevalier de Halte en 1612 et devint commandeur de 
Lydorges ; 

5«Jean de Montaignac de Larfeulière, chevalier, seigneur de 
Mangarine, marié à Marie des Coûts dont il n'eut point d'enfants ; 

6"" Louis de Montaignac de Larfeuliëre, chevalier, marié à Jeanne 
de Lamaille, et mort aussi sans postérité ; 

7» Catherine de Montaignac de Larfeuliëre^ prieure de Blessac, de 
Tordre de FontevrauU, de 1597 à 1629 ; en 1613, comme prieure de 
Blessac, elle aflerma pour cinq ans à divers tenanciers différents 
droits seigneuriaux, moyennant le paiement annuel d'une somme 
de treize cent quatre-vingts livres : Tacte est signé par toutes les 
religieuses assemblées capitulairement au parloir du couvent (1). 

8* Marie de Montaignac de Larfeulière, mariée le 2 décem- 
bre 1616 à François de Fougères, seigneur du Cluseau et de 
Creux (2). 

VIL — Noble messire GASPiUiD II de Montaignac, chevalier, 
baron de Lignères, seigneur de La foiliëre, Saint- Yrieix, la Cous- 
ture, la Conchie, Vian, Lut, Beaulieu et autres places, fut baptisé le 
!•' août 1585. Il habitait la paroisse d'Ëvaux. 

Le 12 février 1613, « au château de Lyniëres, paroisse de Cba- 
rensac, pays d'Auvf rgne, Gaspard de Montaignac, escuyer, sieur de 
la Cousture, Lareffelière et Saint- Yrieix, acquit de Jehan-Loys des 
Lyniéres, escuyer, sieur dudlt lieu, Beaulieu et Varellas, demeurant 
alors au lieu des Lyniëres, la terre et seigneurie de Beaulieu, 
moyennant vingt-deux mille livres tournois (3)». Vers 1612, Gaspard 
de Montaignac consentit un premier démembrement de la seigneurie 
de Larfeuillëre. Ce fut une vente en faveur de la famille Bonnet, 
famille de notaires de Châtain. 

(i) Archives de la Creuse, série E. 

(2) De Magny, Livre d*or de la Noblesse de France. 

(3) Archives de la Creuse, série E. 



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-171 - 

Le onze août 1616 Meaume, notaire royal à Guëret, Gaspard II 
vendit, moyennant six cent quarante- huit livres, à noble Antoine 
Carreau^ sieur de la Busseyrette, marchand bourgeois d'Aubusson, 
les rentes féodales qui lui appartenaient sur les villages de la Cha* 
bassière (1), Vaussoubrane et le Monteil-Ségur et le bourg de Saint* 
Séverin, ne se réservant que le droit de monage à son moulin du 
Gaé-Chaumeix. Les tenanciers de ces villages, le 30 juillet 1617, en 
rendirent reconnaissance au nouveau seigneur (2) devant Boriél, 
no". 

Le 1*' Juillet 1621, il transigea au sujet des dîmes de Saint- 
Yrieix, avec messire François du Pouget, chevalier, seigneur de la 
Villeneuve. 

Par acte du 2 juin 1626 Delavergne, no'« roy. héréd. passé au 
village de a Larfollière, paroisse de Chastiingt, en la Marche j), 
Gaspard de Montaignac afferma à Annet Delavergnie, marchand, 
habitant du bourg du Monteil, « sa place noble de Larfollière )>, et 
fit faire rinventaire et estimation du « bestail, tant gros que menu)i>, 
garnissant les métairies par lui données à ferme. II fut trouvé : 
i« dans la métairie de Larfollière quatre paires de bœufs a appré- 
ciés treize-vingt dix livres )), six taureaux « virant à deux ans », 
appréciés quatre-vingt-dix livres, sept grandes vaches, ayant cha- 
cane son veau, appréciées « huit vingt livres )>, et vingt chefs de 
brebis, avec treize agneaux do Tannée ; 2'' dans la métairie de 
Lachaud, deux paires de boeufs, appréciés <r six vingt livres » deux 
taureaux, a virant à trois ans », appréciés trente-huit livres, trois 
veaux, « virant à deux ans », appréciés vingt-une livres, quatre 
grandes vaches, ensemble une velle, « virant à deux ans » trois 
pleines et Tautre avec sou veau, appréciées quatre-vingts livres, et 
six brebis, avec six agneaux de Tannée ; 3^" au village des Farges, 
dans la métairie des frères Jehan et autre Jehan des Farges, une 
paire de bœufs et un taureau, « virant à trois ans », appréciés soi- 
xante-huit livres, deux petits taureaux, appréciés douze livres, 

(1) La Ghabassière, commune de YaUières. 

(2) Archives de la Creuse, série E. 



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- 172 - 

trois grandes vachos, dont deux suitées, Taatre pleine, appréciées 
quarante livres ; et seize brebis, avec douze agneaux de Tatïnée ; 
4"" au môme -village des Farges, dans la métairie de Michel des 
Farges, trois bœufs, appréciés soixante-dix livres, deux Laureaui, 
appréciés vingt livres, deux grandes vaches, ensemble deux veJles, 
« virant Tune à trois ans, l'autre à deux ans », appréciées cinquante 
livres, trente-six chefs de brebis et vingt agneaux de Tannée. 

Le 7 mai 1629, Gaspard II vendit à Biaise Garraud, moyennant 
quatre cent cinquante livres, toutes les dîmes inféodées de la 
paroisse de Saint* Yricix ; il en fit probablement le rachat plus lard. 
Deux métairies lui appartenaient dans le bourg de Saint-Yrit^ix ; 
elles passèrent à la famille de Fricon probablement par le mariage 
de Louise de Hontaignac avec Ilelyas de Fricon. En IGi'â, il affer- 
mait sa terre de la Cousture. 

Gaspard II de Montaignac fut porté comme défaillant au rôle de 
toute la noblesse de la sénéchaussée de la Marche et Cbâtellenles en 
dépendant, convoquée en la ville de Guéret le 20 août 1636 (1), 

Il avait épousé, par contrat reçu Parrot, no'« roy., le 21 sep* 
tembre 1608, Diane de Uernets ou du Bernels, dame de Lignères 
ou Linières (2), fille de Raymond- Roger du Démets, seigneur 
dudil lieu, gouverneur de Boulogne et du Boulonnais, et de Fran- 
çoise-Claude de Lignères, dame de Lignères, et sœur utériDe de 
Jehan de Lignères, sieur de Beaulieu (3;. Il acquit le 4 avril iùt^ 
les droits des cohéritiers de sa femme sur la seigneurie de Ligoeres 
De ce mariage naquirent : 

1*^ François qui suit ; 

2® Jacques de Montaignac de Lignères, chevalier de Sainl-Jean-de- 
Jérusalem, reçu en celle qnalilé en 1623, depuis command^jur des 
Dordes et de Theureul (^4) ; 

(1) Mémoires de la Société dea Sciences naturelles et archéologiques 
de la Creuse j tome II. 

(2) Douillet, Nobiliaire d'Auvergne, 

(3) Nadaud, Nobiliaire du Limousin. 

(4) Douillet, Nobiliaire d'Auvergne, indique les preuves de Jacques 
de Montaignac en 16(35, ce qui doit (itre une erreur. 



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- m — 

m 

3* JeaQ-Loais de MoQtaigaac, dit le chevalier de Lignëres, che« 
valier de Saint Jeande-Jérusalem en 1627, capitaine des vaisseaux 
da Roi de 1637 à 1644, lequel prononça ses vœux pour entrer en 
religion le 25 janvier 1634 ; 

4'' François de Montaignac de Lignères, dit Tabbè de Larfeuillère, 
religieux profès de Tordre de Sainf-Benolt, abbé et prévôt de Tab- 
baye et prévôté de Sainte- Valérie de Chambon ; il fut tonsuré en 
1628 et fit profession le !•' janvier 1632 en Tabbaye de Sainte- 
Valérie, à Chambon, dont il devint abbé et prévôt en 1638 (I) ; il 
était en même temps prieur de Felletin (2). Le 23 août 1642 il obtint 
contre Hessire Pierre Garraud, prêtre de Saint- Yrieix, un jugement 
par défaut de Tofficial de Chénérailles qui ordonnait la suspension 
des dimes et offices du dit Pierre Garraud jusqu'à ce qu'il eut désin- 
téressé Tabbé de Montaignac, dont il était le débiteur. On trouve de 
lui en 1645 et 1648 des lettres, d'où il résulte qu'il administrait à 
cette époque la terre et seigneurie de Larfeuillëre. Le 21 juin 1664 
devant Pouchol, no'», roy., révérend père en Dieu messire François 
de Montaignac, abbé de Sainte- Valérie de Chambon, alors à Lignères 
donna procuration à Hessire Louys Champeaulx (3), prêtre, re- 
ligieux de ladite abbaye, de toucher et recevoir les revenus de 
Fabbaye. Le 7 mars 1662 pardevant Mas, no'<^. roy. à Poncharaud, 
paroisse de Saint-Georges de Négremont, en présence de M* Antoine 
Ruyneau, greffier de la châtellenie de Pouchaud, Tabbé de Larfeuil- 
lëre, étant audit lieu de Poncharaud, donna procuration au même 
Louys Champeaulx, prêtre, pour plaider, au bailliage de Hontpea- 
sier, avec les redevables de la prévôté de Chambon. Le 10 juin 1665, 
il donna décharge au même Louys Champeaulx, prêtre, de a tout 
le maniement qu'il pouvait avoir fait x> pour lui tant à Poncharaud 
qu'à Chambon comme son mandataire. Par acte du 27 avril 1667 
Aucousturier, no*'^ roy., l'abbé de Chambon assença à messire Louys 

(1) Nobiliaire du Limousiny III, 241. 

(2) A. Tardleu, Grand Dictionnaire de la Haute-Marche, 

(3) Son vrai nom était de Champeaulx. Il sortait d*une très ancienne 
bourgoisie de Peyrat-'le-* Château, qui a produit nombre de magistrats 
et de notaires, et qui a possédé jusqn'à nos jours le fief de FafreiXj 
paroisse de Peyrat-le-Ghàteau. 



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- in - 

Champeaulz, prêtre, vicaire de Poncbaraad, demeurant aa liea de 
Treiffonls, tous les cens, rentes, droits, devoirs, bois, étangs, prés et 
dîmes de la seigneurie et balifve de Treiflbnts, dépendant de Tabbaye 
de Cbambon (i). Le 13 octobre 1671 frère François de Nontaignac 
signa des lettres de démission de la prëv6té de Cbambon en faveur 
de François de Montaignac, son neveu, clerc tonsuré du diocèse de 
Clermont, mais le même jour il signa d'autres lettres de démission 
en faveur de Gilbert des Fougiëres, son cousin-germain, lequel était 
chambrier (2). 

6* Rose de Montaignac de Lignères, mariée à Antoine de Malleret, 
seigneur de Lussat (3). 

VlII. — Haut et puissant seigneur François de Montaignac, cbe- 
valier, seigneur de Lignères, Beaulieu, Vareilles, la Couture, Lar- 
feuillëre et autres places, se présenta pour son père, le 18 novembre 
1635, à rassemblée de la noblesse de sa province, avec trois écuyers 
et buit chevaux (4). 

M* Michel Marcheys, bourgeois du Compeix, était en l(i45 fermier 
de la terre et seigneurie de Larfeuillëre ; le 16 décembre de cette 
même année, Pabbé de Larfeuillère lui écrivait pour Tinviter à 
remettre vingt livres à Madame de la Cousture, sa tante. Le 23 avril 
1648, le même abbé écrivait de Cbambon à Michel Marcheys pour 
lui accuser réception de soixante-dix livres, dont il lui tiendrait 
compte sur ses fermages (5). 

Jehan du Mazet, sieur de la Rochette, succéda comme fermier à 
Michel Marcheys. Il Tétait encore en 1663, mais en 1666 il était 
mort, et Marguerite Bombeil, sa veuve, était fermière et habitait le 
château du Larfeuillère. En 1668, on trouve comme fermiers Mar- 

(1) Papiers de la famille Dechampeaux, communiqués par M. 
Lenoble. 

(2) Renseignements communiqués par M. Antoine Thomas. 

(3) De Magny, Livre d^Or de la Noblesse de France, 

(4) Idem. 

(5) Papiers de la fomille Marcheix, du Compeix. 



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-m- 

^erite Bombeil, « honneste homme », Pierre da Mazet, son beau- 
'rère, el Lëoaard Debeauvais, maître chirurgien et maître apothi- 
caire, beau-frère de Pierre du Mazet. 

En qualité de seigneur diimier du bourg et paroisse de Saint- 
Trieix, le seigneur de Larfeuillëre était tenu du tiers des réparations 
de règlise de Saint-Yrieix. Le lî février 1653, il fit avec messire 
Antoine Lavandrier, curé de Saint-Yrieix, une convention par 
laquelle le curé s'engagea à faire à Péglise les réparations à la 
charge du seigneur de Larfeuillëre, qui devait lui payer pour cet 
objet la somme de « sept vingts livres ». Le curé n'exécutant pas ce 
traité, honorable M* Jehan du Mazet, fermier de la seigneurie de 
Larfeuillëre, habitant au château dudit lieu, fit signifier des offres 
réelles au curé par Delavergne, notaire royal héréditaire, le 
28 juin 1654, en présence de noble René de Saint-Yrieiz, escuyer, 
sieur de Saint-Yrieiz, et de M« Jehan Dufau, procureur, du bourg 
du Monteil. 

François de Montaignac, seigneur de Lignères et de Larfeuillëre, 
mourut au commencement de 1669. Il avait épousé, par contrat du 
5 février 1637, Gilberte de la Rochebriant, dame de Chauvance et 
d'Aubiëres, fille unique d'Amable de la Rochebriant, seigneur de 
Chauvance et de Baune, et de Jeanne de Saint-Chamans (1), d'une 
des premières maisons de la Combraille, dont plusieurs membres 
avaient été lieutenants-généraux pour le roi de la province de la 
Marche (3). Elle vivait encore en 1678. De leur mariage naquirent : 

1» Gaspard III, qui suit ; 

2^ Marie-Gabrielle de Montaignac de Lignères, mariée, par contrat 
4u 28 avril 1665, à messire Joseph de Thianges, chevalier, seigneur 
de Yalligny, de Lussat et de Malville, grand-mattre de la Garde- 
Robe; 

S^" Amable de Montaignac, seigneur de Chauvance et de la Roche- 
briant, tige do la branche des comtes de Chauvance, encore exis- 
tante, qui est aujourd'hui la branche atnèe de la maison de Monta- 

(1) De Magny, Livre éTor de la Noldeêêê de France» 
(S) Le Verger, Mémoire $nr la généralUé de Mouliné. 



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- <76 - 

gnac; il épousa, par contrat du 20 décembre 168i, Antoinette du 
Pcschin, dame de Bord, flile de messire du Peschin, baron de Bord, 
et de Catherine de Hontassiégé (1) ; 

4« Claude de Montaignac de Lignëres, chevalier de Saint-Jean-de- 
Jérusalem, reçu chevalier de son ordre en 1652 ; ses preuves de 
noblesse furent fournies le 20 septembre 1657 (2); il était comman- 
deur de Theureul en 1653, commandeur de Lavaufranche en 1689 (3), 
commandeur des Echelles lorsqu'il fut caution de François du 
Pouget de Nadaillac, seigneur de la Villeneuve, envers le sieur 
Guiot, banquier à Lyon, pour une lettre de change de mille qualre- 
vingt-dix livres (4). 

5« François de Montaignac de Lignëres, clerc tonsuré en 1671, 
chevalier de Tordre de Saint-Jean-de-Jérusalem en 1671 ; 

6'' Jean-Louis de Montaignac de Lignères, chevalier de Tordre de 
Saint-Jean-de-Jérusalem, qui avait été reçu en 1668 ; 

Ces trois chevaliers firent élever à leurs frais dans la cathédrale 
de Malte le tombeau de leur grand-oncle, mort maréchal de Tordre, 
Claude de Montaignac de Larfeuillère. 

7o François de Montaignac, chevalier, marquis de Lignëres, sei- 
gneur de Beaulieu, Puy-la-Hote et autres lieux, chef de la branche 
des marquis de Lignëres, éteinte en 1824, marié à Marie de Salvert, 
fille d'Antoine de Salvert, chevalier, seigneur de Yerghas, et de 
Gabrielle du Boucheron (8). 

Apres la mort de leur père, les frëres de Montaignac rendirent aa 
roi aveu et dénombrement du château, terres et seigneuries de 
Lignëres, Beaulieu, Yareilles, la Coulure et autres lieux, ensemble 
du quart de la seigneurie d'Aubières, acquise de Jean de Strada, le 

(1) De Magny, Livre d'or de la Nohlesie de France. 

(2) Ph. de Bosredon et E. Rupin, Sigillograhie du Bas^Limousin. 

(3) A. TardieU) Grand Dietiofmaire de la Haute^Marche^ 215. 

(4) Archives de la Creuse, série E. 

(5) Noms féodaux. 



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-171 - 

tout mouvant du duché de Montpensier et de la duché d'Auver^ 
gne (5). 

IX. — Messiro Gaspard III de Montaignac, chevalier, baron 
d'Aubiëres, seigneur de Lignëres, la Cousiure, Larfeulière et autres 
places, rendit, le 13 août 1669, foi et hommage de sa terre et sei- 
gneurie de la Cousture à Son Altesse Royale Mademoiselle Anne- 
Marie-Louise d'Orléans, à cause de son duché de Montpensier, « prin- 
cipauté Dauphin » et pays de Combraille. Le 19 septembre suivant, 
il rendit à la même nommée et dénombrement pour la terre, sei- 
gneurie et château de la Cousture, « composée d'un grand corps de 
logis, avec trois grosses tours, entouré de fossés t. Il signa ce 
dénombrement : « Larfeuilhère de Montaignact 0. 

Les métayers perpétuels de MM. de Montaignac en leurs domaines 
de Larfeuillère, Silvain, autre Silvain et Pierre Souvaneau, ayant 
refusé d'acquitter les droits seigneuriaux dus au vicomte du Mon- 
teil, ce dernier les poursuivit devant le juge châtelain du Monteil et 
obtint contre eux une sentence le ii avril 1669. Mais Gilberte de la 
Rochebriant, veuve de François de Montaignac, agissant tant comme 
tutrice de ses enfants que comme prenant le fait et cause de ses 
métayers perpétuels, interjeta appel de cette sentence. EnGn Denis 
de Gédoyn, seigneur vicomte du Monteil, et Claude de Montaignac, 
chevalier de Tordre de Saint-Jean de-Jérusalem, tant en son nom 
personnel qu'en celui du seigneur de Lignères, son frère, et des 
métayers, terminèrent ce procès par une transaction passée le 
27 janvier 167â devant Ilerchaud, notaire en la ville de Moulins. 
Gaspard de Montaignac, Silvain, autre Silvain et Pierre Souvaneau, 
ses métayers perpétuels en ses domaines situés au village de 
Larfeuillère, paroisse de Chastaing, tant pour eux que pour les 
autres habitants dudit village de Larfeuillère, ratifièrent cette 
transaction par acte passé au château du Monteil, a dans la salle 
basse d'iceluy », le ii novembre 1672 devant François Delavergne, 
notaire royal héréditaire, en présence de noble François Granchier, 
sieur de la V , conseiller du roy, eslu en l'élection de la Marche, 

(i) Noms féodaux. 



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— 178 — 

demeunnt en la ville de Felletio, et Gilbert de Larsilate, advocat 
en parlemeol, demeurant en la ville d'Auzances. Par saite ils se 
départirent de Tappel interjeté par dame Gilberte de la Rochebriani 
de Chovance, dame d'Aubières, mère du seigneur de Lignères, taot 
en qualité de tutrice dudit seigneur que comme ayant pris fait et 
cause pour les Souvaneau, contre la sentence rendue par le juge 
châtelain de la vicomte du Monteil, a se soumettant lesdits Souva- 
neau tant qu'ils seroient demeurants et possesseurs dud. village de 
Larfeulhière ou de tout autre lieu dépendant de la justice de la 
vicomte du Monteil, de payer aud. seigneur vicomte le droit de guet, 
à raison de cinq sols pour chaque feu annuellement o. Une nouvelle 
ratiflcalion fut faite, par acte du môme notaire passé le même jour 
i Larfeuilhère, en présence de Léonard de Beauvais, maître chirur- 
gien, demeurant à Larfeuilhëre, par Gabriel et Michel Souvaneaa^ 
laboureurs, habitants dudit lieu. 

Suivant acte du 8 avril 1671 pasf'é devant Pouchol, notaire royal 
à Gibreiz, en Auvergne, Gaspard III de Montaignac traita avec ses 
frères au sujet du partage de la succession de François de Montai- 
gnac, leur père. La seigneurie de Larfeuillère lui échut en partage ; 
les terres et seigneuries de Lignères, Beaulieu, Aubières restèrent 
indivises entre Gaspard de Montaignac et François de Montaignac, 
chevalier de Tordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, son frère, ainsi 
qu'il résulte d'un aveu de ces terres et seigneuries fait pas eux en 
1684(1). La terre et seigneurie de Chouvance, paroisse de Yillo- 
sauges, fut l'apanage d'Amable de Montaignac, qui fut substitué â 
Amable de la Rochebriant, chevalier, son aïeul maternel, et en 
rendit aveu en 1684. 

Le 22 novembre 1672, Gaspard de Montaignac rendit foi et 
hommage, pour la terre et seigneurie de Larfeuillère, à messire 
Denys de Gédoyn, chevalier, seigneur vicomte du Monteii. Le 
28 novembre suivant, il fit l'aveu et dénombrement de cette sei- 
gneurie (2). 

(1) Noms féodaul. 

(2) Voir copie de ce dénombrement â Tappeiidice. 



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Gaspard III demeurait ordinairement en son château de Lignerez, 
paroisse de Cbarensat, province d'Auvergne. Il signait tantôt 
« Larfeuilhere de Montaignact », tanlôt ce G. de Monlaignact de 
Larfeulière » et quelquefois seulement « Montaignact ». Il avait 
pour fermier de sa terre et seigneurie de Larfeuilllère, Léonard 
Debeauvais, maître chirurgien, qui habitait « en la maison noble de 
Larfeuillère ». 

Le 6 juillet 1674, pardevant Marlaud et Evrard, notaires royaux, 
Gaspard de Montaignac vendit à Denys de Gédoyn, chevalier, sei- 
gneur vicomte du Honteil, demeurant ordinairement au château du 
MoDteii, la terre et seigneurie do Larfeuillère, paroisse de Châtain, 
province de la Marche, consistant « en un vieux château ruiné, 
composé de deux corps de logis, basse-c^ur, grange, étables et 
jardin contigu, avec une pêcherie au pied de la maison ; plus une 
ehèneviëre derrière la maison ; un pâturai, dit du Colombier ; un 
pré, dit du Château ; deux bois de haute futaie, le tout enclos de 
murailles ; un autre pré, dit de la Font, situé au territoire du village 
de Lachaud ; un étang, dit du Coudert, qui s'empoissonne ordinal* 
rement du nombre de cinq à six cents de toutes espèces de pois- 
sons ; un autre petit étang en ruine, appelé des Vergues, situé par 
le derrière du bois de haute futaie ; une garenne dite de Larfeuillère ; 
plus un pâturai appelé du Got-Chaumeix ou de la Rivière de Tau- 
rion, proche du moulin du Got ; plus le domaine et métairie aud. 
TlUage de Larfeuillère, appelé du Château; plus les dîmes inféodées 
de ladite métairie ; plus la rente due audit seigneur sur ledit village 
en tout droit de directe serve, montant annuellement argent douze 
sols quatre deniers, seigle cinq quartes, avoine sept ras un boisseau 
rasé et non rasé, mesure de la Borne, une géline et demie, une 
paire de bœufs de viuade, les arbans et corvées suivant la coutume 
du pays de la Marche, avec le droit de mônage du moulin de Got- 
Ghaumeix et celui de composition pour les ventes et permutations; 
plus une autre métairie dans le village de Lachaud, composée de 
terres labourables et non labourables, pâturaux, prés, chêne vières, 
jardin, grange, étables et maisons, le tout exploité de quatre paires 
de bœufs ; plus la rente due audit seigneur sur ledit village, 
tenanciers et habitants d'icelui en tous droits de dhrecte serve et 



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- 180 — 

solidaire, montant annuellement argent neuf livres douze sols, 
seigle treize setiers un quarlon deux coupes, avoine soixante deux 
ras un boisseau deux coupes rasées et non rasées, six geiines, quatre 
paires de bœufs de vinade, les arbans suivant la coutume des 
hommes serfs de la province de la Marche, avec le droit de ménage 
du moulin du Got-Chaumeix et celui de composition pour les ventes 
et permutations ; plus deux autres métairies dans le village des 
Farges, avec le droit de dixme inféodé sur lesdites métairies, qui se 
partage avec le curé de Saint Séverin, qui en prend le quart, les 
autres trois quarts audit seigneur, el le droit de mônage audit mou- 
lin du Got-Chaumeix ; plus sur le village de la Bussière de rente 
annuelle en directe seigneurie et franche condition un setier avoine 
ras, argent dix sols un denier, un bœuf de vinade, trois arbans, 
avec le droit de mônage de tous leurs grains* audit moulin de Got- 
Chaumeix, el le droit de lods et ventes ; plus sur le tènement du 
Mesnioux, appelé Pont-Gallent, en directe serve de rente annuelle 
seigneuriale un setier, argent cinq sols, une géline, trois arbans, 
droit de dime inféodé sur ledit tènement à raison de douze gerbes 
une, le mônage de tous les grains dudit tènement audit moulin du 
Got-Chaumeix el de composition pour les ventes el permutations; 
plus sur le village du Pignat de rente annuelle, perpétuelle et soli- 
daire en tous droits de directe serve argent quatorze sols, seigle 
cinq quartes, avoine cinq boisseaux ras, la moitié d'une géline, trois 
arbans, une vinade, droit de mônage audit moulin du Got-Chau- 
meix Ht de composition pour les ventes et permutations dudit village 
et tènement ; plus sur ledit village du Mesnioux, aux mêmes droits 
et conditions que dessus, argent dix-neuf sols, seigle six quartes, 
avoine deux ras, une vinade, une géline, trois arbans, droit de 
mônage des grains au moulin du Got-Chaumeix et celui de compo- 
sition pour les ventes et permutations ; plus sur le tènement de las 
Fargetas de rente annuelle et solidaire en loul droit de directe serve 
argent douze sols, seigle trois quartes, avoine un ras rasé et non 
rasé, les arbans à la coutume des hommes serfs de la province, et le 
droit de mônage des grains audit moulin et de composition pour les 
ventes el permutations ; plus sur le village de Lengenoudière, en 
^recte serve^ pour le tènement des Colombe ttes^ argent sept sols 



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-^181 - 

cinq deniers, seigle un selier sept boisseaux, avoine trois ras une 
coupe et demie, une gèline, trois arbans, droits de mônage de tous 
les grains dudit tènement audit moulin et de composition pour les 
ventes et permutations : plus sur le village de la Villatte, deux 
arbans et la tierce partie de la dime qui se partage avec le curé de 
Saint-Séverin ; plus sur le village de Vaux, avoine un setier, mesure 
de la Villeneuve, sur le quart des dimes à titre dMnféodation de tous 
les grains et laines ; plus sur le village de Viale, avoine douze quar- 
tons, mesure de la Borne, argent trois sols, pour le pré de Saigne- 
Borde, de rente quérable ; plus sur le village de Marvier, pour le 
tènement du Mallard, froment quatre coupes, mesure de la Borne, 
et deux chapons blancs ; plus ledit moulin du GotChaumeix, consis- 
tant en un moulin farinier à deux roudets, situé sur la rivière du 
Taurion, auquel sont tenus d^aller mener moudre leurs grains les 
subjets et redevables de ladite terre et seigneurie de Larfeulière, 
ensemble ceux des villages de la Chabassière, Lavaud-Soubrane, le 
Monteil-Ségur et partie de celui de Maignat, qui faisaient ci-devant 
partie de la terre et seigneurie, et le droit duquel mônage aurait été 
réservé sur lesdits villages par la vente faite par ledit Gaspard de 
Hontaignac ; ensemble tous les droits de patronage des chapelles et 
vicairies qui sont dans les églises de Saint-Séverin, Chastaing et 
Vallières et droits honorifiques et d'enterrement dans ladite église 
de Ghasiaing, qui peuvent appartenir auJit seigneur vendeur; et 
généralement tout ce qui peut dépendre et appartenir à ladite terre 
et seigneurie de Larfeuillêre, tel que le tout était joui par le nommé 
Beauvais, fermier de lad. seigneurie, sans autre réserve que les 
dimes inféodées, qui se perçoivent dans la paroisse de Saint- Yrieix, 
lesquelles ne sont comprises en la présente vente, et liberté de 
prendre et ses enfants mâles la qualité de seigneur de Larfeuillêre ; 
lesquelles terre et seigneurie de Larfeuillêre, cens, rentes, droits et 
deniers ci-dessus spécifies relèvent en foi, hommage, justice et 
droit de guet de la vicomte du Monteil, à Texception du pâturai du 
Gol-Cbaumeix et renies des villages de Marvier, Vaux et Viale ». 
Cette vente fut consentie moyennanl la somme de vingt-deux mille 
livres, qui fut payée comptant, savoir : 1" deux mille livres au ven- 
deur; 2** à messire Joseph de Thianges, chevalier, seigneur de 



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-- 182- 

Valligny, beau-frère du vendeur, demeurant au t chasteil t de 
Malieville, paroisse d'Arterre (i), quatre mille livres en déduction 
de la dot constituée à Marie-Gabrieile de Hontaignac, son épouse, 
sœur du vendeur, par dame Gilberte de la Rochebriant de Chou- 
vance, mère du vendeur, par contrat de mariage reçu Pouchol, 
notaire royal, le 28 avril 1665 ; i^ à messire Amable de Hontaignac, 
chevalier, seigneur de Chouvance, seize mille livres, en déduction 
des vingt mille livres dues par le vendeur à raison de la cession 
consentie par le seigneur de Chouvance de sa part héréditaire de la 
succession de François de Hontaignac, seigneur des Lignières, leur 
père, suivant traité passé entre eui le 8 avril 1671. Cette vente fut 
passée au bourg du Houlier-d'Ahun, « dans la salle de Tabbaye du 
couvent Notre-Dame du Houtier d'Ahun », en présence de Jean de 
Fricon, chevalier, seigneur de Parsac, y demeurant, et de Qaude 
Barthon de Honlbas, chevalier, seigneur de FayoUes, y demeurant, 
paroisse de Guéret (i). 

Gaspard III de Hontaignac, mourut en 1693 (3). Il avait épousé 
Marie-Françoise de Hacon, fille de Jacques de Hacon, chevalier, 
seigneur du Chey, dont il n'eut qu'un fils, Jean-Jacques de Hontai- 
gnac, baron d'Aubiëres, seigneur de Lignières et en partie de Lar- 
feuillère, lequel mourut sans postérité (4). 

Nous avons vu que lors de la vente du 6 juillet 1674, Gaspard de 
Hontaignac s'était réservé les dîmes inféodées qu'il percevait dans 
la paroisse de Saint-Yrieix, ainsi que le droit, pour lui et ses enfants 
mâles, de prendre la qualité de seigneur de Larfeuillère. 11 résulte 
en outre de l'aveu et dénombrement fait par Jacques-André du 
Pille, vicomte du Honleil et seigneur de Larfeuillère, le 12 septem- 
bre 1720, que les communaux de Larfeuillère et de Lachaud étaient 
indivis entre lui et la famille de Hontaignac. Quoiqu'il en soit, 

(1) Reterre, canton d'Evaux (Creuse). 

(2) Copie communiquée par M. Clément Sauvanaud, propriétaire 
du Gué-Chaumeix. 

(3) Nobiliaire du Limousin, III, 65. — Bouillet, Nobiliaire d'Au- 
vergne, 

(4) De Magny, Livre d'or de la Noblesse deFrancç. 



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-183- 

comme les arrière-fiefs restés aux Hoalaignac ne relevaient pas de 
la vicomte du Honteil, nous ne nous en occuperons plus dans cette 
notice. 

Depuis la vente du 6 juillet 1674 jusqu'à la Révolution, Tarrière- 
fief de Larfeuillère eut pour seigneurs les vicomtes du Honteil. 
Nous ne ferons donc qu'en donner une brève nomenclature. 

X. — Haut et puissant seigneur messire Denys de Gédoyn, che- 
▼alier» seigaeur vicomte du Monteil, seigneur de Larfeuillère, le 
Seilloux et autres places, prit possession de la terre et seigneurie de 
Larfeuillère le 10 juillet 1574, par acte passé devant Darfeuilbe et 
Delavergne, notaires royaux, au château et maison noble de Larfeuil- 
lère, en présence de H* Léonard de Beauvais, chirurgien, et de 
Léonard de Saint- Yrieix, écuyer, seigneur de Madeiris, habitant de 
Saint-Yrieix. 

La même année 1674, Denys de Gédoyn afferma les dîmes da 
village de Vaux, paroisse de Saint-Séverin, lui appartenant à cause 
de sa seigneurie de Larfeuillère, tant dans ledit village et tènement 
de Vaux que dans le tènement du village du Lact (1), sous la réserve 
de la dime des laines. 

XI. — Haute et puissante dame Marguerite de Seiglière de 
Cressat, vicomtesse du Monteil, dame de Gressat, Joulliat, Bois- 
franc, le Seilloux, Larfeuillère et autres places, veuve de Denys de 
Gédoyn, fut dame et maîtresse de la terre et seigneurie de Larfeuil- 
lère depuis la mort de son mari arrivée vers 1698 jusqu'au 7 jan- 
vier 17U, date de son décès. 

En 1710, Pierre du Mazet était fermier de la terre de Larfeuillère. 

XIL — Haut et puissant seigneur messire Denys-Michel de Mont- 
boissier-Beaufort-Canillac, chevalier, marquis de Canillac et de 
Pont du-Cliâteau, vicomle du Mon'eil, seigneur de Gressat, JoulUat, 
Boi^franc, le Seilloux, Larfeuillière et auires places, hérita en i7U 

(1) Le Lac, commune de Banize. 



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- 18i — 

de la terre et seigneurie de Larfeuilière que lui laissait madame de 
Gédoyu, sa grand*mëre. 

En nHy il afferma sa métairie de LacbauJ, les deux moulins 
fariuiers et le moulin à chanvre du Guë-Cbaumeix, 

XIIi.~ Hessire Jacques- André du Pille, chevalier, seigneur comte 
de Haut-Baroy et d'EIvan, baron de Bosse, Beaulieu, Bohon, Riverlat, 
seigneur de Léonné, seigneur vicomte du Monteil et de Larfeuilière, 
acquit, par acte du 8 octobre 1719, du marquis de Canillac la terre 
et seigneurie de Larfeuilière, en môme temps que la terre et sei- 
gneurie du Monteil. Le 12 septembre 1720, il rendit aveu et dénom- 
brement au roi, à cause de sa comté de la Marche, de la terre et 
seigneurie de Larfeuilière : il y avait un vieux château ruiné, basse- 
cour, grange, élable et jardin, le tout contigu (1). 

Jacques-André du Pille plaida avec les emphytéotes du moulin 
du Gué-Chaumeix, qui ne payaient pas leurs fermages (2). En 1721, 
Charles Robbert, sieur de la Forest, son agent, flt agrandir le 
moulin du Guè-Chaumeix ; en 1723, il afferma les moulins fariniers 
à chanvre et à drap du Gué-Chaumeix. 

En 1732, Léonard Mournaud, l'un des fermiers des terres et 
seigneuries du Monteil et de Larfeuilière, habitait le moulin du 
Gué-Chaumeix. 

XIV. — Messire Louis-François du Poucet, chevalier, comte de 
Nadaillac, baron de Cuzort, du Roc et de la Farge, seigneur vicomte 
du Monteil et de Larfeuilière par son mariage avec Adélaïde-Fran- 
çoise-Claude du Pille, eut un procès avec Léonard Mournaud, 
meunier du Gué-Chaumeix, auquel il donna congé (3). 

En 1757, il fit construire une grange dans sa métairie de 
Lachaud. 

(1) Voy. à l'appendice copie de ce dénombrement. 

(2) Archives de la Creuse, série E. 

(3) Archives de la Creuse, série E. 



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XV. — Haut et puissant seigaeur messire Jekh Louis de 
Lentillag> marquis de Gimel, seigaeur vicomte du Monteil et de 
Larfeuillëre, seigneur de Confolens, La Ribiëre et autres lieux, 
clôture la liste des seigneurs de Larfeuillère. 

Par acte du 26 février 1768 Goumy, no'« à Yallières^ le marquis 
de Gimel donna à moitié fruits, pour sept années, à Léonard 
Lagrange, des Farges, paroisse de Saint- Séverin, le domaine des 
Farges, sous réserve de la dime perceptible sur ledit domaine, lieu 
et tènement des Farges, avec un cheptel de huit cent quatre-vingts 
livres, dont le seigneur n^avait que six cent dix livres, et le reste 
appartenait à Léonard Tixier de Chaussadas, fermier des terres et 
seigneuries du Monteil et de Larfeuillère ; le preneur était autorisé 
à faire deux voyages au sel avec les bœufs du domaine. Les droits 
que Tixier de Chaussadas possédait sur l'excédant du cheptel des 
Farges furent cédés par ce dernier à son successeur, Joseph Chou- 
viat de Lachaud, dernier fermier de ces terres et seigneuries, et 
lorsque la vente du domaine des Farges fut poursuivie au nom de 
la Nation, Joseph Chouviat de Lachaud, adressa, pour se faire resti- 
tuer cet excédant, une supplique aux citoyens administrateurs du 
Directoire révolutionnaire du district d'Âubusson devant lequel la 
vente était poursuivie (1). 

S 3. — Les revenus et le domaine utile de la seigneurie de Larfeuillère 

Comme nous n'avons à nous occuper ici de la seigneurie de 
Larfeuillère que comme arrière-ûef de la vicomte du Monteil, nous 
laisserons de côté les rentes, dîmes et autres droits que cette sei- 
gneurie percevait sur divers villages et tènements dépendant des 
justices de la Borne, la Farge el la Villeneuve. 

Le détail des biens fonds et des rentes féodales composant Tarrière- 
fief de Larfeuillère se trouvant énoncé d'une façon complète dans la 
vente consentie par Gaspard de Montaignac à Denys de Gédoyn, 
nous ne le reproduirons pas ici. La consistance n'en avait pas 

(1) Papiers de la famille Lepetit-Laforest, communiqués par M. 
E. de Natèche, 



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chang6.au moment de la Révolution. Ajoulons-y seulement quel- 
ques observations : 

La mesure de la Borne était employée dans la seigneurie de 
Larfeuilière, à Texclusion de celle du Monteil. 

Le moulin du Gué -Cbaumeix était le moulin banal pour tous les 
ressortissants de la seigneurie. 

Le village de Larfeuillère comprenait les tènements de Mathieu, 
dous Souvaneaux, dous Bartoumious, de Pougalain. 

Les anciens dénombrements attribuaient à la seigneurie le mas 
d*Ouriol, voisin de Tétang du Monteil-au-Vicomte, des rentes sur le 
lieu de Lardillier (Ardalier), et des dîmes inféodées sur le village de 
la Brousse et le tènement de la Ribière. 

Dans la vente de la seigneurie, il n*est pas question de la dlme 
du village du Pignat, qui cependant appartenait à cette seigneurie. 

Le mas ou village des Farges est ainsi mentionné dans le dénom- 
brement de 1423 ; « Item, mansum de las Fargeas cum suis perti- 
nenciis, situm in parrochia sancti Severini et débet annuatim très 
sextarios et eminam avenac, raensura supdicise (de Bornia), quinqua- 
ginla solidos, duas gallinas et encemium in Nativilate Dni, duplum 
in augusto et est taliabilis in ôibus casibus dicti domicelli ». En 1672 et 
1720, les métayers des Farges, mônanls du moulin du Gué-Chaumeix, 
devaient payer au seigneur de Larfeuillère les trois quarts de la 
dlme inféodée de tous leurs grains et de la laine, mais ne payaient 
plus les autres redevances seigneuriales dont parle le titre de H23. 

Ledénombrementdd 1423 dit aussi que le mus de las Fargetas 
était dans la paroisse de Saint-Séverin et que le seigneur y prenait 
le quart des dîmes : « Item quartam decimae mansi de las Fargetas 
parrochiae S*^ Severini ». Il y a lieu de croire que ce tènement a eu 
jadis des maisons d'habitation. 

En 1721, rétang des Vergnes, indiqué comme étant en ruine 
dans la vente de 1674, était sans doute complètement aboli, cardans 
le procès- verbal que fit dresser le il mars de cette année Charles 
Robbert, agent du Vicomte Jacques-André du Pille, Tét^ng du Cou- 
dert est désigné sous le nom d'étang de Larfeuillère. Dans la pêche 



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?''v-f in^p?^ -' 



- 161 - 

de ce dernier étaog qui avait eu lieu au commencement du Carême 
de 1721, on n'avait trouvé que quatre grandes carpes d'un pied 
entre les deux battants, vingt-cinq carpes moyennes de huit pouces, 
cent vingt-cinq tanches de six à sept pouces et six brociieu d'un 
pied, tandis qu'il devait s'y trouver trois milliers de poissons, tan- 
ches ou carpes. 

Tous les biens- fonds dépendant de la terre de Larfeuillëre furent 
vendus nationalement comme biens provenant des héritiers émigrés 
de Jean-Louis de Lentilhac de Gimel. 

Le domaine de Larfeuillère, alors divisé en trois petits corps 
d^exploitation, lut vendu au district de Bourganeuf le 8 gerjDÎnai 
an II et adjugé, moyennant cinquante et un mille francs, au citoyen 
Guyès, faisant pour la dame Varrain, veuve Gimel (Marie-Anne- 
Louise- Victoire de Varin, veuve de Jean-Louis de Lentilhac, marquis 
de Gimel, seigneur vicomte du Monteil et de Larfeuillère). H fut 
encore adjugé le même jour à la veuve du marquis de Gimel : i'' une 
grange de réserve, le pré de Larfeuillère et deux mortures y atte- 
nant, moyennant vingt et un mille francs; 2<> l'étang appelé de 
Larfeuillère, alors en friche, contenant environ trois septérées, 
moyennant quatre mille trois cents francs; 3° et un pâturai, appelé 
de las Paliéras, moyennant six mille francs. Il restait encore à 
Tendre, comme dépendant de la succession de Jean-Louis de iien- 
tillac : l"" une chènevière, dite du Château ; S"" un étang, appelé des 
Grenouilles; 3^ l'emplacement de l'ancien château, alors en masu- 
res; 4** un pâturai, appelé de la Dlancherie ; 5"" une saigne, appelée 
de las Feulas; 6"^ une morture, dite la Garenne du Château (1), 

Le domaine de Lachaud, au labourage de quatre bœufs, fut vendu 
le 8 germinal an II et adjugé, moyennant quarante mille francs, au 
citoyen Guyè&, agissant pour la dame Varin^ veuve Gimel. 

Le domaine des Farges fut adjugé, sur la mise à prix de seize 
mille livres, par les Adminisirateurs du district d'Aubussan le 
29 messidor an II à Etienne Lafaye, négociant à Aubusson, mayen- 

(!) Papiers de la famille Lepetlt-Laforest, communiqués par M, de 
fîalèchç. 



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-188- 

nant trente et une mille livres (1). Un autre lot, composé d'une 
partie de la terre du Fond du Pignat et du pré du Naud, situés 
commune de Banize, qui avaient été distraits du domaine des 
Farges, fut adjugé le même jour, sur la mise à prix de mille livres, 
au même Etienne Lafayc, moyennant trois mille six cent soixante- 
quinze livres (2). 



II. — Lb fief de Galembert 

§ *•' 

Le flef de Galembert était assis sur un tènement situé dans la 
paroisse de Sainl-Pierre-le-Bost, entre Gioux et Grandjanon (3). 
Quoique mouvant de la vicomte du Monteil, il dépendait pour la 
directe de la seigneurie de Poux, dont le petit château, encore 
debout, était situé dans la paroisse de Sainl-Amand (4), près 
Aubusson. Comme les seigneurs de Poux furent les seigneurs de 
G?lemberl jusqu'au moment où ce dernier flef fut détaché de la 
seigneurie de Poux, nous allons présenter le tableau des seigneurs 
de Poux. 

5 2.-- Les sei'jneurs 

I. — Ranulfe d'Aubusson, chevalier, seigneur de la Dornc, du 
Monteil, de la Feuillade, de la Villeneuve, de Ponlariou et de Poux, 
au comté de la Marche, troisième flU de Rainaud TI, vicomte 

(1) Papiers de la famille Lepelil-Laforest, communiqués par M. de 
Nalôche. 

(2) Idem. 

(3) Ce tènement porte encore le nom de Galembert. 

(4) Aujourd'hui commune de 3aint-Maixent, 



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^^^ff^^" 



d*Aubusson, avait eu en partage ces seigneuries après la mort de 
son père. En 1:255^ il était connu comme seigneur de Poux. 

IL — Rainaud !•'■ d'Aubusson, chevalier, seigneur de la Borne, 
du Monteil-au-Vicomte, de la Feuillade, de la Villeneuve, de Ponta- 
rion et de Poux, posséda la seigneurie de Poux après la mort de 
Ranulfe, son père, arrivée en 1278. 

III. — Guillaume d'Aubusson, chevalier, seigneur de la Borne, 
du Monleil-au-Vicomte, de la Feuillade, de la Villeneuve, de Ponta- 
rion et de Poux, succéda vers 1281 à Rainaud I«% son frère, comme 
seigneur de Poux, et mourut avant 1317. De ^a femme Guillemette 
il laissa, entre autres enfants : 

lo Rainaud II d'Aubusson, chevalier, seigneur de la Borne, du 
Monteil-au-Vicomte, de la Feuillade, de la Villeneuve et de Ponta- 
rion; 

2<> Guillaume, qui suit. 

IV. — Guillaume !•' d'Aubusson, chevalier, seigneur de Poux et 
de Banjeux, en la Marche, fut apanage de la seigneurie de Poux. Il 
y a lieu de croire que comme supplément on y joignit le Oef de 
Galembert, ressortissant à la seigneurie du Monteil-au-Vicomte. 
Eq 1350, il servait le roi Jean en ses guerres de Guyenne. Il eut 
pour flis : 

1® Guillaume, qui suit; 

2"" Roger d'Aubusson, qui fut le compagnon du maréchal de 
Sancerre en 1370 et 1371 dans ses expéditions contre les Anglais. 

V. — Guillaume II d'Aubusson, seigneur de Poux et de Banjeux, 
servait avec son frère en Guyenne en 1370 et 1371, Il épousa, 
avant 1350, Simonne de la Vallière qui, conjointement avec lui, 
passa une procuration le mercredi après la fête de saint Luc, 
en 1376, en présence de Philippe d'Aubusson, commandeur de 
Féniers (1), et dont il laissa : 

(1) Gyprien Pérathon, Hiêtoire d'Aubusêon, 



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1* Aymar, qui sait ; 

2^ Antoinelle d'Aubusson, mariée à Guillard Ogier, chevalier. 

VL — Aymar d'Aubusson, seigneur de Poux et de Banjeox, 
mourut avant 1423. Il avait épousé vers 1380 Comptour de Moat- 
vert, qui vivait en 1410, et dont il eut : 

i^" Guillaume qui suit ; 

2* Roger d'Aubusson, vivant en 1423 ; 

S"" Louis, qui fut seigneur de Poux après son frère Guillaume ; 

4<» Catherine d'Aubusson, mariée le 17 février 1423 à Louis de 
Laligier, seigneur du Chier, près de Barmont (1) ; 

5<» Souveraine d'Aubusson, vivante en 1423. 

VU. — Guillaume III d'Aubusson, dit Carados, seigneur de 
Poux et plus tard de Banson, fut institué le 28 novembre 1434 bèri« 
tier d'Evrard, seigneur de Banson, son parent, à condition d^en 
porter le nom et les armes. Cette donation fut confirmée en 1437 
par Louis de Banson, Ois d^Evrard, abbé de Hozac (2). Depuis celte 
institution cette branche de la maison d*Aubusson écartela ainsi son 
écu : Aux 1 et 4, d'or à la croix ancrée de gueules, qui est d^Au- 
busson ; aux 2 et 3, de gueules au bois de cerf d'or, les andouillers 
de même, qui est de Banson. 

Guillaume d'Auhusson s'établit au château de Banson vers 1434(3). 
Il mourut avant le 31 mars 1157. Il avait épousé en 1437 Gabrielle 
du Puy, fille de Louis du Puy, seigneur de Barmont, et de Jeanne 
de Veauce, encore vivante en 1485, dont il eut : 

1^ Antoine d'Aubusson, seigneur de Banson, écuyer d^écurie des 
rois Louis XI et Charles VIII, mort sans postérité en 1520 ; 

2<' Louis II, seigneur de Poux après son oncle Lous I«'; 

(1) Bouiiiet, Nobiliaire d'Auvergne, 

(2) Gyprien Pérathon) Histoire d'Aubu$$on, 

(3) A. Tardieui Grand Dictionnaire de îa Haute^Uarche, 



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- 191 - 

â"* Catherine d'Aubusson, mariée à Antoine de Yinay, seigneui', 
d'Aoches, diocèse de Chartres, encore vivante en 1482 ; 

4<> Marguél'ite d'Aubusson, épouse de Jacques de Rocbedragon, 
seigneur de Harsiliac, encore vivante en 1507 ; 

5» Marguerite d'Aubusson, religieuse àl'Eclache de 1449 à 1459. 

VIII. — Louis I«' d'Aubusson, seigneur de Poux, rendit foi et 
hommage de celte terre le 31 mars 1457 à Jacques d'Armagnac, 
comte de la Marche (1). Le même jour, il en rendit aveu et dénom* 
brament, sous le sceau de la chàlellenie de la Borne (2). 

Comme vigier d'Aubusson et demandeur, Loys d'Aub'Jsson 
plaidait, après le 29 septembre 1462, aux assises de la sénéchaussée 
de la Marche tenues à Aubusson par Jehan Piédieu, lieutenant de 
Loys du Puy, seigneur du Coudray, etc., sénéchal de la Marche, 
contre le grand-prieur d'Auvergne, à cause delà maison de Féniers, 
opposant à la prise d*une mesure de quarte, de pinte et chopine de 
vin prises à Féniers (3). Il prétendait avoir le droit de tenir la 
marque des mesures non seulement à Aubusson même, mais dans 
tout le ressort de la chàtellenie (4). 

Louis ^^ seigneur de Poux, était mort en 1467, laissant pour 
veuve Marguerite Rochette (5). 

IX. — Louis II d'Aubusson, écuyer, seigneur baron de Banson, 
seigneur de Poux et de Banjeux, fit aveu et reconnaissance de la 
terre et seigneurie de Poux le 28 septembre 1504 (6). Le 12 avril 
1507 il fit hommage de la même terre> par procuration donnée à 

^ (1) Cet acte de foi et hommage se trouve parmi les pièces juslidca- 
tives de V Histoire d'Aubusson, par M. Gyprien Pérathon. 

(2) Antoine Thomas. 

(3) Antoine Thomas, Plumitif d'audience de la tènèchduêsée de la 
Marche en i462. 

(4) Voy. C Pérathon, Histoire d* Aubusson, p. 155, 157, au sujet da 
la leyde de la ville d'Aubusson. 

(5) C. Pérathon, Histoire d'Aubuêsan* 

(6) Noms féodaux. 



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sob beau- frère Jacques de Rochedragon, seigneur de Marciilac, à 
Aune de France, duchesse de Bourbonnais, comtesse de la Marche (1). 

Louis II comparut le 27 avril 1521 à Guéret à la réformation de la 
Coutume de la Marche. Il avait été écuyer des rois Louis XI et 
Charles VIII (2). 

Il avait épousé le 22 février 1505 Dauphine d'Estaing, fille de 
Guillaume dit Guillol d'Estaing, seigneur de Luzarde et de Valenline, 
baron de Landorre, et d*Anne d*Esparroux> qui testa en 1S21 ; 
devenue veuve, elle se remaria à Jean, sieur de Penchant, en 
Auvergne, et vivait encore en 1529. 

Du mariage de Louis d'Aubusson et Dauphine d'Estaing naquit 
Jacques, qui suit. 

X. — Jacques d'Aubusson, seigneur de Banson, de Poux, de 
Cbftion et de Uanjeux, fit le 4 janvier 1534 sa déclaration au roi 
pour la terre et village du Plas, mouvans en fief du seigneur de la 
Borne et du roi en arrière-fief (3). 

A rassemblée de farrière-ban de la province de la Mârchd tenue 
à Guéret le 6 juillet 1553, il lui fut « baillé, à litre d'ayde, » comme 
« faisant service personnel de son chief^ cent livres b (4). Il fut 
envoyé par le roi Henri II en ambassade vers les princes d'Alle- 
magne. 

Jacques d*Aubusson fut assassiné en sa maison par ses domesti- 
ques en 1554 (5). Il avait épousé le 21 janvier 1525 Antoinette de 
Langheac, fille d'Alire de Langheac, seigneur de Dalet, et de Cathe- 
rine de Chazeron, dont : 

1<» Louis d'Aubusson, qui fit partie des compagnies calvinistes da 
vicomte de Turenne (6) mort sans alliance ; 

(1) Papiers de l'abbé Bouteiller. 

(2) Bouillet, Nobiliaire d'Auvergne. 

(3) Papiers de l'abbé Bouteiller. 

(4) Bulletin de la Société archéologique de la Creuse, II, 138. 

(5) Bouillet, Nobiliaire d'Auvergne, 

(6) Gyprien Pérathon^ Histoire d'Aubusson, 



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- lôâ- 

2« Pierre d'AabussoD, mort de même ; 

3"^ Gilbert, qui suit ; 

40 Jeanne d'Aubusson, mariée le 28 janvier 1547 à Louis de 
Bosredon, seigneur de Salles et dllerment en partie. 

XI. — Gilbert d'Aubusson, écuyer, seigneur de Poux, de Banson, 
Seryières,'Châlon, était guidon de la compagnie des gendarmes du 
Ticomte de Turenne en 15G9. Il fut convoqué à la montre des nobles 
et vassaux, sujels et contribuables du ban et arrière-ban du pays, 
duché et sénéchaussée d'Auvergne, qui eut lieu à Riom le 1«' août 
1587 ; il fut taxé par défaut à cinquante-cinq écus trente-trois sous 
quatre deniers (i); 

Le 21 mai 1G18, il signa, par devant le sénéchal d'Auvergne, 
une transaction avec le seigneur de la Breuille au sujet de la terre 
de Poux (2). 

Il avait épousé le 10 mars 1571 Jeanne de Rivoire, fille de Pierre 
ou Philippe de Rivoire, seigneur du Palais, et d'Antoinette de la 
Fayette, dont : 

V Pierre d'Aubusson, seigneur de la Brousse , prés Ponigibaud, 
en 1619, marié à Jacqueline de Cœffier (3) ; 

2o Etienne d'Aubusson, mort jeune ; 

3** François, qui suit ; 

4^ Louis d'Aubusson, seigneur de Banson, Chalon, Cébazat, qui 
continua la lignée des seigneurs de Banson, marié à Marie de 
Baude ; 

60 Gabiielle d'Aubusson, mariée le 30 décembre 1606 à Jean de 
la Roche, seigneur de la Motte-Morgon ; 

6® Catherine d'Aubusson, mariée le 13 février 1613 à Fiorinond 
du Truchet, seigneur de Chamberliac, en Vivarais (4). 

(1) Bouillet, Nobiliaire d'Auvergne, 

(2) Cyprien Pérathon, Histoire d'Aubitsson. 

(3) Ibid. 

(4) Nohillalré otu Lùnôusln, t, Si et S8j 

13 



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- 194 - 

XII. — Puissant seigneur Frjinçois d'Aubusson, chevalier, seî- 
gueur de Poux, Servîëres et autres places, épousa le 14 juin 16^0, 
Jeanne de Froment, dame de la baronnie de la Borne, fille de Loais 
de Froment, écuyer, sieur du Saillant, baron de la Borne, et de 
Marie-Madeleine Daniel du Hiirault, et veuve de Louis de Hautefort, 
sieur de Cbassaing. Ils bdbilaient le château de Poux, paroisse de 
Saint- Amand, au pays de Haute- Marche, lorsqu'ils vendirent le 
29 juillet 1623 à vénérable dame Jeanne de Montaignac, prieure da 
prieuré conventuel de Blessac, et à ses religieuses, moyennant le prix 
de onze cent quatre-vingts livres tournois, la justice haute, moyenne 
et basse du bourg de Blessac el des villages de la Chapaserie, la 
Bourdcrie, la Ville du Bois, la Gasne, Saignas, Soubrenas et la 
Fourye, sis en la paroisse de Blessac. Une seconde vente aux reli- 
gieuses de Blessac, complétant la première, est du 18 avril 1626 (1). 

François d'Aubusson était mort en 1633. De son mariage avec 
Jeanne de Froment naquirent : 

1^ Ambroise d*Aubusson, mort sans alliance avant son père ; 

2« Calherine-Ambroise dWubusson, mariée, par contrat du 16 
septembre 1634, à Charles de Pierrebuffière, écuyer, fils de Chartes 
de Pierrebuffière, chevalier de l'ordre du roi, seigneur de Runger, 
Tandu, la Roche-Ferrolle et autres places, et de Suzanne de Charaa- 
boon, en présence de Mgr. François de La Fayette, évoque de 
Limoges, et de Robert d'Aubusson, prévôt commendataire de Saint- 
Benolt-du-Sault et abbé de Nolre-Dame-du-Palais (2). 

Jeanne de Froment, devenue veuve pour la deuxième fois, épousa 
avant 1636, en troisièmes noces Jacques d'Oyron, seigneur de 
Chérignac et de Fontléon ; enfin elle convola en quatrièmes noces, 
vers 1654, avec Germain Saunier, seigneur de Cbampagnac. Elle 
était morte en 1682 (3). 

Après la mort de François d'Aubusson, la seigneurie de Poux, i 

(1) Nobiliaire du Limousin, I, 55 ; II, 193. 
(S) Archives de la Créiisé^ série 8. 
(S) Nobiliaire du Limousin, II, 25, 19^; 



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laquelle était joint le fief de Galembert, fut saisie réellement ei 
adjugée, par sentence de la sénéchaussée de la Marche du 8 novem- 
bre 1644, à noble Gilles Robichon, substitut du procureur général 
ou procureur du roy en la ville et châtellenie d'Âubusson, résidant 
en ladite ville. 

XIlI.— Noble Gilles Robichon, sieur de Poux et des Granges, 
nouveau possesseur de la seigneurie de Poux et par suite du flef de 
Galembert, avait, pour fermier de sa seigneurie en 1641, le sieur 
Rousset. 

Par acte du 30 août 1653 Roullet, no'» roy. héréd., Gilles Robi- 
chon vendit, moyennant cent livres payées comptant, à H* François 
Delavergne, noiaire royal au Monteil-au-Vicomle, le fief de Galem- 
bert, consistant en une renie féodale de trois esmines blé seigle, 
mesure du Monteil-au- Vicomte, et douze sols argent, due annuel- 
lement à la seigneurie de Poux (1). 

Gilles Robichon était fils de noble Jean Robichon, sieur de la 
Yalade, docteur médecin, et marié à Léonarde Rouchon (2). Il eut 
pour fils Pierre Robichon, sieur de Poux en 1684. Ce dernier eut 
pour fils : 1<> Antoine Robichon, sieur de Poux et de Saint- Arnaud 
en 1690, capitaine de dragons, chevalier de Saint-Louis, mort le 
12 octobre 1719, époux de Marie-Anne de Bonnevie de Marcillac, 
morte elle-même en 1733 ; S*" Gilles Robichon, sieur des Granges 
en 1690, maréchal des logis dans la compagnie de son frère. 
Antoine Robichon, sieur de Poux, eul pour héritier Gilbert Ruben 
de la Fresnade, chanoine d'Aubusson (3). 

XIV. — <( Honneste homme » M" François Delavergne ou Dela- 
VERGNiE, sieur de Galembert, noiaire royal du bourg du Monteil-au- 
Vicomte, paroisse de Saint-Pierre-le-Bost, lieutenant en la justice 

(i) Papiers de la famille Lepetit-Laforest communiqués par M, 
Etienne de Nalèche. 

(2) A. Tardieu, Grand Dictionnaire de la Haute-Mfi^rçhi, 

p) Cypricn PôrathCîij lîUlotfê J}AuhiUiô^i 



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— 196 - 

et chàtellenie de la vicomte da Monteil, obtint, par sentence do 
30 mars 1654, des tenanciers du tënement de Galembert, reconnais* 
sance de la rente féodale d'an setier seigle, mesure du Honteil, due 
annuellement par les habitants de Gioux, et payable « à chaque feste 
de Notre Dame d'aoust ». Le 30 janvier 1660, devant Rochon, 
notaire royal, les habitants de Gioux lui consentirent iiève et noa- 
velle reconnaissance des renies qu'ils devaient pour le tènement de 
Galembert (1). 

François Delavergne avait épousé « honneste femme » Léonarde 
Ronchon, laquelle était veuve en 1687. De leur mariage naquirent : 

1^ Jean, qui suit ; 

S'^Jacquette Delavergne, mariée le 23 octobre 1675 à Sylvain 
Jalot, sergent ordinaire de la justice du Honteil en 1702, fils 
d^Estienne Jalot et de Michelle Jouaneaud, du village de Courson, 
paroisse de Yidaillal; présents Léonard Vacher, H« Jehan Dufàu^ 
Hélin Dufau, Estienne Leblanc et Pierre Jouaneaud ; 

3<» Toinette Delavergne, mariée le 28 février 1696 à H« Jean 
Martin, fils de Jean Martin et de Françoise Dalier, de Sardent, en 
présence de M* Jean Rouchon, procureur d'office, et de M* Hélin 
Dufau ; 

4"^ Marie Delavergne de .Galembert, née le 20 novembre 1676, 
mariée, par contrat du 26 janvier 1702 Rousseau, notaire royal, à 
Pierre de Combredet, huissier royal, habitant du bourg de Saint- 
Avy ; ils vivaient en 1710. 

XY. — Jean Delavergne, sieur de Galembert, notaire royal, 
lieutenant de la justice du Monteil, habitant du Monleilau-Vicomte, 
fit consentir le 8 août 1692 devant Ghansard, notaire, par les habi- 
tants de Gioux et de Granjanoux reconnaissance des rentes qu'ils 
devaient pour le tènement de Galembert, en présence de vénérable 



. {{) î^apifers die la famille tiepétit-Laforest, communiqués bâf 
M. E. de Nalèche. 




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- 197 - 

personne messire Jean Ghampeaux, prêtre, cure de Saint-Pierre-le^ 
Bost (1). 

En 1693, Jean Delavergne fit arpenter le tènement de Galembert 
par Lafaye, arpenteur de la ville d'Eymouliers. A cette époque les 
tenanciers étaient : dans le village de Gioux, François Lagarle, 
métayer, Joseph Lagarde, Léonard Lagarde, Léonarde Boury, 
Jacques Fourichon, François Lagasne; dans le village de Grandja- 
noux, Guillaume Duphot, Jean Leblanc ; dans le village de Gourson, 
Etienne Jallot. En 1698, François Fourichon remplaçait Jacques 
Fourichon ; en 1707, Jean Lagarde remplaçait Joseph Lagarde, 
Léonard Lagarde était représenté par ses héritiers, François Duphot 
et Guillaume Templardon remplaçaient Guillaume Duphot. 

Jean Delavergne mourut au Monteil le 9 septembre 1707, et fut 
enterré dans la chapelle de Saint-Jean de Téglise du Monteil, en 
présence de messire Penot, curé de Chastain, et de Darfeuilhe, 
prêtre. 

Il avait épousé le 28 février 1685 Louise Darfeuilhe de Magnat, 
fille de Gabriel Darfeuilhe, dit TAiné, sieur de Magnat, et de Marie 
Bonnet de Magnat, bourgeois de Ghâtain. Etaient présents au 
mariage : de Champesme, Bouchon, de Roubeyne, Chansard, Ban- 
don, Malesagne, Jallot. Elle mourut au Monteil le 28 octobre 1699 
et fut aussi inhumée dans la même chapelle de Saint-Jean. De leur 
mariage naquirent : 

1^ Jean, qui suit ; 

2« François, qui vient ensuite ; 

30 Jean Delavergne de Galembert, né le 26 mars 1689 (parrain 
Jean Darfeuilhe, fils de Gabriel, notaire royal du bourg de Châtain ; 
marraine Marie Bonnet) ; mort avant son père ; 

i"" Marie Delavergne de Galembert, née le 9 février 1691 (parrain 
M« Gabriel Darfeuilhe) ; 

5*» Pierre Delavergne de Galembert, né le 11 février 1692 (parrain 



(1) Papiers de la famille Lepetit-Laforest, communiqués par 
M. E. de Nalèche. 



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- 198 - 

Pierre Vacher ; marraine Geneviève Darfeuilhe), bourgeois, proca- 
reur près la justice du Honteil en 1732, lequel institua pour sou 
héritière universelle Marie-Elisabeth Dalavergne de Belleviile, sa 
nièce, par le contrat de mariage de cette dernière avec Antoine- 
Isaac Rochon de Valette, reçu Chansard, nol^ roy., le 12 mai 1755; 
il vivait encore en 1757 ; 

6<> Léonard Delavergne de Galembert, né le 26 septembre 1695 
(parrain Léonard Darfeuilhe, fils de M* Gabriel, notaire royal; 
marraine Jeanne Darfeuilhe) ; mort avant son père. 

XVL — Jean Delavergne, sieur de Galembert, naquit le 
27 novembre 1685 (parrain M« Jean Rouchon, procureur d'office). 
0)mme il était mineur lors de la mort de son père, on lui donna, 
ainsi qu^à ses frères» pour curateur Jacques Delavergne, marchand, 
demeurant au Honteil. En 1708, il était étudiant en chirurgie i 
Limoges; en 1711, à Bordeaux (1). En 1733, il portait encore le 
titre de sieur de Galembert. En 1741, il était maitre chirurgien en 
la ville de Montargis. 

XVn. — François Delavergne, sieur de Galembert, seigneur de 
Larorest-Belleville, naquit le 27 mars 1687 (parrain M* François 
Champeaux, du bourg de Soubrebost ; marraine Léonarde Rouchon). 
On le trouve praticien en 1711 ; en 1714 il succéda comme notaire 
royal à Jean Delavergne, son père ; en 17â0, il était en même 
temps juge ch&lelain du Monteil, charge qu'il remplissait encore en 
1735. 

Le 15 mai 1744 il afferma la terre et seigneurie de Laforest- 
Belleviile de messire Jean-Galiot de Turenne, chevalier, seigneur 
marquis d'Aubepeyre et seigneur de Laforest-Belleville. Par acte 
8UU8 seings privés du 6 juillet 1753, renouvelé le 30 août suivant 
devant Goumy, nor<» à Vallières, il flt Tacquisition de ladite terre 
et seigneurie de Laforest-Belleville, avec toutes ses dépendances, 

(1) Papiers de la famille Lepetit-Laforest, communiqués par M. de 
I^alècbç, 



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- 199 — 

de messire Jean-Antoine de Turenne» chevalier, seigneur marquîs 
d'Aubepeyre et seigneur de Laforesl-Belle ville (t). 

François Deiavergne était mort en 1755, Il avait épousé Jeanne 
Ctiampeaux. De ce mariage : 

1*» Bertlie Deiavergne de Galembert, née le 26 sepLeinbre 1733 
(parrain Jacques Darfeuilhe ; marraine lîertlïe Roucbon), morte le 
20 décembre 1736, et inhumée dans la chapi^lle de SaÎJil-Jean, en 
présence de Léonard-Pierre Champeaux et de Pierre Delavergnt?» 
bourgeois, ses oncles ; 

2« Pierre-François-Xavier Deiavergne de Galembert, né ie 13 
avril 1735 (parrain Léonard-Pierre Clruiipeauï, seigneur de Morte- 
goutte, juge de Soubrebost, du Hotiieil et de la Pouge ; marraine 
demoiselle Madeleine Darfeuille, de Gliâlain) ; mort jeune ; 

3* Pierre Deiavergne de Galembert, né le 22 février 1737 (mar- 
raine demoiselle Marie Rochon, du village de Fournoux, paroisse 
Vldaillat), mort le 3 juin 1740, et inluiinè dans la chapelle de Saint- 
Jean ; 

4" Marie^Elisabeth, qui suit ; 

6* Marie-Silvaine Deiavergne de Galembert* née le 27 mai 1741, 

(marraine Marie Lejeune, épouse de Léonard Darft^uilhe, conseiller 
du roi et son receveur en la maîtrise des Ëaus et Forêts de la 
Marche) ; 

6® Jeanne Deiavergne de Galembert, née le 1" janvier 1744 
(parrain Gabriel Darfeuilhe, sieur de Parsat ; marraine Jeanne 
Roucbon). 

Marie-Silvaine ou Jeanne dut épouser un de Mîomandre de 
Banizette et fut mère de nobles dtMituiselies Jeanne et Daupliina 
de Hiomaudre de Banizette, sœurs gennaines, habitant le Monleil 
en 1707 et propriétaires, par indivis avec Anldne-Isaac Ruchon de 
Valette, d'une mélairio à Clialeix et d'une réserve au HonteiU 

XVIII. — MAruE-ELisABETH Del^vergne de Galembert et 
(1) Papiers de la fan^iUe Lepetit-Laforest, 



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-200 - 

DE Belleville, dame de Galembert, dame de la seigneurie dé 
Laforest-Belleville» naquit au Monteil le 17 février 1739 (parrain 
messire François Champeaux, prêtre, vicaire de Soubrebost ; 
marraine demoiselle Etisa!)eth Larlhe du Leyris, épouse de Léonard- 
Pierre-Xavier Cbarapeaux, sieur de Hortegoute, notaire royal, juge 
sénéchal de Soubrebost, la Pouge et cb&telain de la vicomte du 
Monteil). Elle fut flancée au Honteil le 12 mai 1755 avec Antoine 
Isaac Rocbon de Valette, avocat en la cour^ fils de noble François 
Rochon de Valette, conseiller du roy et son procureur en Pèlection' 
de Guéret et aux sièges des dépôts de Guéret et Jarnages, et de 
Suzanne Bellat, demeurant à Guéret, paroisse de Saint-Pierre et 
Saint-Paul, en présence de Pierre Delavergne et d'Amable HichelleL 
Leur mariage fut célébré au Monteil le 23 mai suivant par messire 
François Champeaux, curé de Thoron et Pontarion, curateur et 
oncle de la demoiselle, en présence de noble François Rochon, père 
du marié, de messire Jacques Larte de la Chassaigne, curé de Faux, 
de M« Pierre Delavergne, bourgeois et oncle, de MM. Furgaud de la 
Vergne et Roy de Pierrefltle, et de messire Jacques-Christophe 
Lepetit, curé du Monteil et prieur de Chirat. 

Par acte du 20 avril 1756 Chanssard, no"^ roy., Anfoine-Isaac 
Rochon de Valette aOerma le domaine provenant à sa femme de Fran- 
çois Delavergne, son père, et de Pierre Delavergne son oncle, situé 
tant à Gioux qu'au tënement de Galembert, moyennant un fermage 
annuel de deux cents dix livres, douze livres pour beurre et fro- 
mages, un setier de blé noir, mesure d'Aubusson, dix poulets et 
quarante gluasses de paille ; le cheptel, évalué huit cent quarante- 
une livres, était composé de six bœufs, deux taurins, neuf vaches 
ou velles, quarante-deux brebis^ une agnelle et deux agneaux. 

En 1758, par suite du décès de son père, Antoine-Isaac Rocbon 
de Valette était en possession des offices que ledit père avait occu- 
pés. En 1760, il était conseiller du roy, asssesseur civil et lieutenant 
particulier crimiuel en la sénéchaussée et siège présidial de la 
Marche. 

Suivant acte du 2 mars dite année 1760 Michelet et Legros, no'» 
roy., les époux Rocbon de Valette vendirent à Léonard Lepetit, sieur 




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-sol- 
des Ciourières, notaire royal au Monteil, divers biens dépendant de 
la succession de François Delavergne, leur père et beau-père. Par 
contre-lettre sous-seing privé du même jour, Antoine-Isaac Rochon 
de Valette reconnut que dans la dite vente était comprise la rente et 
directe de Galembert, qui lui appartenait à cause de sa femme (1). 

XIX. — LÉONARD Lepetit, sieur des Courières, de Lardilier et de 
Galembert, était né le 25 octobre 17^2. Il était fils de Silvain Lepetit, 
marchand au Monteil, mort le 4 janvier 1740, âgé de soixante-cinq 
ans, et de Marie Pascaud, morte le 13 novembre 1750, âgée égale- 
ment de soixante- cinq ans. Silvain Lepetit et Marie Pascaud avaient 
en de leur union : i"" Jacques-Christophe Lepetit, sieur de Lardilier, 
dont nous parlerons à Toccasion de ce fief de Lardilier ; i^ Léonard, 
dont il est question en ce moment ; S^» Catherine Lepetit, mariée le 
5 février 1748 à François Leblanc, fils de Jean Leblanc et de Louise 
Duphot, marchands à Grandjanon, en présence d'Ânnet Langlade, 
marchand, d'Etienne Leclair, aussi marchand, et de H* Jean Jarrijon, 
notaire royal ; 4^ N... Lepetit, mariée à Georges Cathy, du bourg de 
Saint-Georges; 5'' Anne Lepetit, mariée à Jean Guyot, maréchal au 
Monteil, sergent de la justice du Monteil en 1747. 

Léonard Lepetit était procureur en la justice du Monteil en 1748. 
Par contrat du 10 octobre 1755 Dissandes et son confrère, notaires 
royaux à Guéret, Antoine-Isaac Rochon de Valette, avocat au prési- 
dial de Guéret, époux de Marie-Elisabeth Delavergne de Belleville, 
lui céda la charge de notaire royal au bourg du Monteil dont Fran- 
çois Delavergne, père de ladite Marie-Elisabeth, était mort pourvu. 
Le cédant et le cessiounaire firent procéder à Tinventaire des 
minutes de cet office par le ministère de M* Chansard, notaire royal 
à Vidaillal, le 19 octobre 1755. 

Par contrat du 30 mars 1754 Coutisson, notaire, Léonard Lepetit 
était devenu seigneur direct et foncier du tènement de las Couriéras 
ou les Courières, situé dans les dépendances de la Borderie, justice 



(1) Papiers de la famille Lepetit-Laforest communiqués par M. de 
NaiëchCt 



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do Compeix (1), en Limousin, en acquérant, moyennant mille vingt-» 
quatre livres, de Jean-Anloine de Turenne, marquis d'Aubepeyre, la 
rente féodale due par ce lènement à la seigneurie d'Aubepeyre en 
vertu de titre du 21 janvier 1655 

Suivant acte du 6 février 1767 Dissandes et son confrère, notaires 
royaux à Guérel, Léonard Lepetit fit, tant pour lui que pour 
Jacques-Chrisloijhe Lepetit, son fils, alors étudiant en philosophie, 
Tacqulsitiou de la terre et seigneurie de Laforest-Belleville, à lui 
vendue par Antoine-Isaac Rochon do Valette, époux de Marie- 
Elisabeth Delavergne. Mais Léonard Lepetit ne porta jamais le titre 
de seigneur de Laforest-Belleville, qni fut attribué à Jacques- 
Christophe-Lepetit, son fils. 

Léonard Lepetit était un homme intelligent et travailleur. Il posa 
les bases de la fortune de sa famille ; son fils et son petit-fils mar- 
chèrent sur ses traces. Le domaine du Masdarier, paroisse de Saint- 
Gilles, annexe de Morterolles, en Poitou, censive du grand-prieuré 
d'Auvergne, fut acquis par lui suivant acte du 16 janvier 1783 
Chansard, notaire royal héréditaire à Vidailllat. 

Léonard Lepelit, sieur de Galembcrt, mourut au Monteil le 
8 février 1793. Il avait épousé le 5 février 1742 (contrat du 
4 février 174i Coulisson et Dumasneuf, notaires royaux) Luce Cou- 
tisson, née le 13 août 1725, fille d'Antoine Coulisson, dit TÂlnè, 
marchand à Vergnoias, paroisse de Royère, et de Léonarde Roux, 
laquelle mourut au Monteil le 30 octobre 1792. De leur mariage 
naquirent : 

!<» Anne Lepetit, née le 7 mai 17i4, mariée à Pierre Daniau ; 

2"^ Catherine Lepetit, née le 30 décembre 17i5 (parrain Martin 
Coutisson, bourgeois de Royère), qui se fit religieuse ; 

3o Jacques-Christophe Lepelit, sieur des Conrières, seigneur de 
Laforest-Belleville, né au Monteil le 19 mars 1748 (marraine Made- 

(1) La Borderie, commune de Saint-Pierrele-Bost, canton de 
Royère, faisait partie de la paroisse du Compeix, qui a été réunie à 
la commune de Saint-Pierre-l^-Bost. Le Compeix et ses annexes 
formaient une seigneurie appartenant au chapitre de réalise SainV- 
{)tienne de Limoges, 



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-203- 

leine Darfeuilhe, femme de Léonard Tixier, sieur de Chaussadas) ; 
il porta le titre de seigneur des Courières à partir de racquisition 
faite par son père du fief de Galembert. Depuis l'acqulsilian de la 
terre et seigneurie de Laforest-Believille, il fut connu sous le noiu 
de M. Lepetity seigneur de Laforest, et après la Révolu lion sous le 
nom de M. Laforest. C'est à ce dernier nom qu'il donna une grande 
réputation dans nos cantons par son intelligence et son savoir de 
jurisconsulte; de dix lieues à la ronde on allait consulter « le Grand 
Avocat du Grand Monteil ». Les détails sur lui et sa famille trouve- 
ront mieux leur place dans la notice sur la seigneurie de Laforest- 
Belleville. 

40 Anne-Antoinette Lepetit, qui épousa Etienne Durand, bourgeois 
de Felletin; Etienne Durand fut tué en Fan VII, au pont de Bauze, 
près Aubusson, lors de Tattaque par les chouans d'Auvergne de la 
diligence portant les fonds publics, qu'il escortait comiue garde 
national ; Jacques-Christophe Lepetil-Laforest fut donné pour tuteur 
à ses deux filles Marie-Rosalie et Marthe-Emilie Durand, qui allèrent 
habiter, ainsi que leur mère, le Monteil-au-Vicomte le 23 avril 1807, 
Anne-Antoinette Lepelit vivait encore en 1819 ; 

5» Jeanne Lepetit, née le 23 août 1756 (marraine Jeanne Tîxier» 
fille de Léonard Tixier de Chaussadas, fermier de la seigneurie du 
Monteil), célibataire en Tan II ; 

&"* Marie Lepetit, née en juin 1760, mariée le 12 février 1781 à 
Léonard Chassoux, marchand à Bourganeuf (mariage célébré au 
Monteil par messire Antoine Chassoux, prêtre comumnallstd de 
Bourganeuf, oncle de Tépoux) ; 

7"^ Marie Lepetit, mariée à Yves Ducher, marchani, fils de 
Jacques Ducher et de Marie de Rieublanc, du bourg de Saint- 
Hilaire (contrat du 20 février 1791 Seygaud etChanssaril, no'***) ; 

8<^ Jeanne-Catherine Lepetit, née le 7 septembre 1767, religieuse ; 

9« Marie- Anne Lepetit, née le 5 décembre 1769, religieuse, 

L*une des trois religieuses était connue sous le prénom de Sophie 
et vivait encore en 1819 religieuse au couvent de la Visitation ^ 
liimoges. 



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-204- 

IIL — Le Fief de Lardiuer 

Le petit fief de Lardilier, assis sur le village de ce nom, paroisse 
de Saint-Pierre-le-Bost, n'est connu que par deux de ses posses- 
seurs. 

L — Jacques-Christophe Lepetlt, sieur de Lardilier, était le fils 
alnë de Sylvain Lepelit et de Marie Pascaud, et le frère atné de 
Léonard Lepetit, sieur des Courières et de Galembert, notaire royal. 
Il naquit le 7 juillet 1716 et eut pour parrain Christophe Vescherre, 
juge ch&tellain du Monteil. H embrassa Tétat ecclésiastique et devint 
vicaire de Saint-Pierre-le-Bost et comme tel desservant de la 
paroisse ou annexe du Honteil-au-Yicomte le 7 février 1741. Le 12 
décembre 1741, on le trouve curé de la paroisse du Honteil, et i 
partir du mois d'août 1750 il prend en même temps le titre de 
prieur de Chirat. 

Jacques-Christophe Lepetit, sieur de Lardilier, mourut au Monteil 
le 25 avril 1760 et fut inhumé en présence de messires Léonard 
Pardonnet, curé de la Pouge, Laurent Moutier, vicaire de Chavanat, 
et Pierre Mandon, curé de Saint- Georges, par messire Labourgt, 
curé de Vidaillat. 

II. — LÉONARD Lepetit, sieur des Courières, de Lardilier et de 
Galembert, hérita du fief de Lardilier ai>rès la mort de son frère et 
en porta quelquefois le litre. 



IV. — Le Fief de Parsat 

Dès 1657, le monastère de Blessac possédait la seigneurie de 
Parsat ou Parsac, composée de devoirs dus sur les villages du 
MeyniauXi paroisse de Bani2;e, et de Parsac, paroisse de Chavanat, 



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- 20S - 

tant en dîmes que cens, rentes, lods et ventes et antres devoirs 
seigneuriaux, le tout en directe mortaillable. 

Il existait à Parsac une chapelle rurale, dédiée à Saint-Jean^ 
Baptiste, et dépendant du monastère de Blessac. 

En 1773, Legras et Dayras étaient fermiers de la seigneurie de 
Parsat. 

Un autre petit arrière-fief était assis sur le village de Parsat. 
Gabriel Darfeuilhe était sieur de Parsat en 1743. Il était fils de Jean 
Darfeuilhe de Magnat, dit le Jeune, et de Jeanne Bandon. Il vivait 
encore en 1744, à Champesme, où il exerçait la profession de mar- 
chand et de praticien. 



V. — Le fief de la Brousse 

I. — Le petit fief de la Brousse, paroisse de Saint-Pîerre-le-Bost, 
était possédé en 1733 par Gabriel Darfeuilhe, sieur de la Brousse. 
Il était né à Châtain le 5 décembre 1667 et était le sixième enfant 
de Gabriel Darfeuilhe, dit Tainé, sieur de Magnat, et de Marie 
Bonnet de Magnat. Son père était notaire royal à Chaslaing et pro- 
cureur d'office de la justice de Laforest-Belleville. Gabriel Darfeuillie, 
sieur de la Brousse, fut reçu notaire royal en 1702 ; en 1711, il 
était en même temps procureur d'office de la terre et seigneurie 
d'Aubepeyre et Saint-Yrieix et en 1733 procureur d'office do la 
justice du Monleil. Par acte du 15 juillet 1731 Gasne, no^^ roy., 
il acquit, moyennant mille livres, le domaine, dit des Rouby, sîs à 
Châtain, de noble Jacques Bonnet, sieur des Mas, bourgeois, rési- 
dant à Guéret. 

Gabriel Darfeuille mourut à Châtain le 18 janvier 1734, et fut 
enseveli dans Téglise Notre-Dame dudit lieu. Il avait épousé Anne 
Laurent de La Paye, fille de H<> Pierre Laurent, sieur de La Faye^ 



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bourgeois, et de Marie Aubusson, dcmearant à la Faye, paroisse de 
Saint-Pardoux-Lavaud. Oq lui conslitua en dot trois mille livres, 
par contrat de mariage du 19 juillet 1700 Rouchon et Champeaax, 
no'*' roy. que signèrent, entr'autres : J. de TEglise au Bois, PeiroD, 
sénéchal de Bourganeuf, Aubusson de Yillatanges, L. de Galambert, 
Aubusson, président^ Du Verger, Aubusson de Cavarley, Garai, 
Fillioux, commissaire. 

Après la mort de son mari, et suivant acte du 22 avril 1736, Le 
Faure et Delavergiie, no^' roy., Anne Laurent de la Faye, afferma 
divers héritages et notamment la maison bourgeoise de Châtain de 
Jean-Baptisie Bonne!, sieur de la Valette, avocat, Guillaume Bonnet, 
sieur de la Villatte, Charles Bonnet, ^^ieur de Chaslain, Denis 
Bonnet, sieur d*Hautebesse, Gcoeviève, Gabrielle, Marguerite et 
Marie Bonnet, frères et sœurs, bourgeois, enfants de feu Jacques 
Bonnet, sieur des Mas, originaires de Châtain, mais résidant alors 
à GuércL 

Du mariage de Gabriel Darfeuilhe, sieur de la Brousse, avec Anne 
Laurent de la Faye, naquirent : 

!• Pierre qui suit; 

2o Marie, dite Madeleine Darfeuilhe de la Brousse, née à Châtain, 
le 6 août 1707 (marraine Marie Aubusson, femme de Pierre Laurent, 
sieur de la Faye), mariée le 4 mars 1737 (i) à Léonard Tixier, sieur 
de Chaussadas, âgé d'environ trente ans, fermier de la terre et 
seigneurie du Monleil-au-Vicomte, fils de Louis Tiii^r, sieur de 
Tressngne, et de Marie Chaumanet, mort au Monteil, procureur 
fiscal de la châtellenie du Monteil, le 11 septembre 1773, âgé d'en- 
viron soixante-quinze ans ; Madeleine Darfeuilhe lui survécut, et 
vivait encore en 1774 ; ils habitèrent longtemps le château du 
Monteil (2) ; 

d" Marie-Paule Darfeuilhe de la Brousse, née ù Châtain le 

(i) Présents au mariage : Etienne Tixier frère, Gabriel Guyonie, 
bourgeois de Vallières. 

(2) De ce mariage sont sorties les familles Tixier de La Chapelle et 
Tiiiçr de Panizette. 



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— 207 — 

23 juin 1709 (marraine Pa'jle Laurent, de la Faye, paroisse de 
Saint-Pardoux), flancée le 10 juin 1731 (contrat reçu Gasne, notaire 
royal) et mariée le lendemain à Léonard Guyonie, bourgeois de 
Yalliëres, fils de Pierre Guyonie et de feue Antoinette Mouny (1), 
mort à Vallières le 8 février 1764, à soixante-cinq ans, enterré dans 
la chapelle du Rosaire de l'église de Vallières; Marie-Paule Dar- 
feuilhe morte à Vallières le 19 mars 1778 ; 

4'' Madeleine-Léonarde Darfeuilhe de la Brousse, née à Châtain le 
32 juillet 1710 (parrain François Laurent) ; 

5** Léoîiard, dont Tarlicle viendra après celui de son frère Pierre ; 

6** Thérèse Darfeuilhe de la Brousse, née à Châtain le 24 septem- 
bre 1715 (parrain Alexandre-François du Theil), religieuse, en 1752, 
aux Filles de Notre-Dame de Saint-Léonard, morte à Châtain le 
13 février 1808 ; 

T" Léonard Darfeuilhe de la Brousse, dit le Jeune, né à Châtain 
le 18 novembre 1721, ^bourgeois et marchand à Châtain en 1736, au 
Monteil-au-Vifomle en 1756, mort au Monteil le 24 novembre 1764, 
inhumé dans l'église du Monteil ; par son testament du 21 novem- 
bre 1764 Chanssard, notaire royal, il nomma Léonard Tixier, sieur 
de Chaussadas, son exécuteur testamentaire^ et légua deux cents 
livres à Marie Darfeuilhe, fille de Joseph, sa nièce et filleule ; 

8** Joseph Darfeuilhe de la Brousse, marchand au Monteil-au- 
Vicomte en 1746, bourgeois et praticien à la Vergue en 1753, procu- 
reur en la justce du Monteil en 1759, mort le 14 thermidor an VI, 
âgé de quatre-vingts ans, ne laissant que des filles. 

IL — Pierre Darfeuilhe, sieur de Châtain et de la Brousse, 
bourgeois du bourg de Notre-Dame-de-Châtain, naquit à Châtain le 
13 juillet 1704. Il était mort en 1749, sans avoir été marié. 

m. — Léonard Darfeuilhe, dit TAîné, sieur de la Brousse, 
naquit à Châtain en 1713. Il habitait Châtain et était conseiller du 

(1) Présents au mariage : Michellet, Gasne, Dumas, Delavergne^ 
C^ampeaux de Mortegoutte. 



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-200- 

rot et son receveur da domaine en la maîtrise parlicnliëre des Eaux 
et Forêts en la province de la Marche. Il augmenta considérablement 
la fortune immobilière de sa famille par les nombreuses acquisitions 
qu'il flt autour de Châtain. Suivant acte du 11 février 1742 Baret et 
Peyronneau, notaires royaux en la ville de Guèret, il acquit, 
moyennant trois mille six cent quatre-vingt-trois livres, une 
métairie au village de la Villatte de noble Denis Bonnet, sieur de 
Haute-Besse^ bourgeois de la ville de Guèret. Par autre acte du 
U juillet 1743 Dumarest et Coudert, notaires royaux, Antoine 
Martin de Brugnias, procureur et greffier en la sénéchaussée et siège 
présidial de la Marche, au nom de Geneviève Bonnet, sa femme, et 
de Gabrieile Bonnet, sa belle-sœur, demeurant à Guéret, lui vendit, 
moyennant dix mille six cent soixante-six livres de prix principal et 
deux cent quatre-vingts livres de pot de vin, le domaine du Theil- 
Bas, la métairie d'Hautebesse, les deux domaines de Chez-Boursy et 
de Chez-Legros, situés à Châtain, la maison de maitre et les héri- 
tages formant préclôture. Il possédait en 1764, outre tous ces biens 
et les domaines de Châtain, de Magnat et de la Brousse, que lui 
avaient laissés ses ancêtres, le moulin des Iles et le moulin de 
Nuellas, qui provenaient du marquis d'Aubepeyre. 

Léonard Darfeuilhe, sieur de la Brousse, mourut â Châtain le 
i mars 1T84. Il avait épousé : l"" par contrat du février 1740 Baret, 
notaire royal, Marie Lejeune, fille de Pierre Lejeune, sieur de Fres- 
sange, châtelain de Guéret et président au dépôt de Guéret, laquelle 
mourut à Châtain, à trente-sept ans, te 12 septembre 1747 et fut 
inhumée dans Téglise; S^" N... Gauthier, fille de Joseph Gauthier; 
3"* Marie Bereau de Murât, avec laquelle il était marié dès 17(53. Il 
ne laissa pas d'enfant de ces deux derniers mariages. Du premier 
naquirent : 

1^ Pierre Darfeuilhe, sieur de Châtain, né â Châtain le 29 décem- 
bre 1740 (parrain Pierre Lejeune, président des gabelles à Guéret), 
maître de poste de Charbonnier et Chavannat, mort à Châtain le 
26 mars 1782, après avoir été marié : 1° par contrat du 9 décem- 
bre 1759, à Marie- Anne Bachellerie, qui était morte en 1763, laissant 
un fils unique, Léonard Darfeuilhe de Châtain, mort à Châtain iQ 



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-âÔ9 -^ 

29 juîa 1773, âgé d'environ Ireize ans ; 2» à N... Fourot de I^raré- 
don, qui lui survécut; lors de son premier mariage, son père, 
abusant de sa minorité^ lui avai' fait consentir un bail à ferme des 
immeubles de Marie-Anne Bachellerie; plus tard, Pierre Darfeuilhe^ 
invoquant son âge de minorité et le modique prix du bail à ferme, 
obtint des lettres de rescision en date du 18 février 1764; 

2« Joseph Darfeuiihe de la Brousse, né à Cbâiain le 10 février 1742, 
probablement mort en bas-âge ; 

3^ Gabriel, qui soit ; 

4^ Marie Darfeuiihe de la Brousse, née à Châtain le 30 jan- 
vier 1744 (parrain Léonard Guyonie, marchand à Yalliëres). 

IV. — Gabriel Darfeuilhe, sieur de la Brousse, bourgeois de 
Châtain, naquit à Châtain le 26 janvier 1743 (parrain Gabriel 
Guyonie, marchand à Saint-Yrieix ; marraine Anne Laurent, de 
Villemaine, paroisse de Saint-Pardoux). II était avocat en parle- 
ment (1) et pendant la Révolulion prit le litre d'homme de loi. Le 
21 juin 1791, il fut élu, dans rassemblée primaire du canton de 
Royère, électeur pour le choix des députés de la première législa«> 
ture. En 1793, il était président du directjire du district de Bourga- 
Deuf. Il mourut à Châtain le 11 juin 1793(2), ne laissant de Thérèse* 
Elisabeth Guyonie sa femme, morte à Châtain le 4 janvier 1791, 
âgée de vingt-huit ans environ, qu'une fille unique, Marie-Yalérie- 
Antoinette, qui suit. 

Marie-Yalérie-Antoinette Darfeuilhe de la Brousse naquit à 
Châtain le 22 mai 1789 (parrain Antoine Tixier, avocat en parle- 
ment et receveur des finances de Télection de Bourganeuf; mar- 
raine dame Marie-Valérie Niveau d'Hautefaye). Après la mort de 
son père, elle fut mise sous la tutelle de Marie- Valérie Niveau, 
veuve de Gabriel Guyonie, sieur d'Haulefaye, son aïeule maternelle. 



(1) Nous avons lu sa thèse latine, qui était afQchée dans une cham- 
bre de la maison de Châtain. 

<2) A signé Taçle de décèi$ ; Pierre Aubourg, capitaine^ demeurant 
{t Hautefaye. 

il 



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~ 2;0 ^ 

e( fol élevée en réalité par Yalérie Gayonie, sa tante, ex-religiense. 
Eo Fan XII, elle était émancipée par justice et avait pour carateor 
Jean-Pierre Assollant, médecin, demeurant à la Yallade, commune 
de Banize (1). Elle épousa le 2 mai 1807 Harieu Serciron-Labesse 
d^Hantefaye, son cousin-germain, âgé de trente-deux ans, né et 
demeurant au Monteil de Ge'at, flls de Charles-Alexandre Serciron- 
Labesse et de Marie Guyonie d^Hautefaye. Ce mariage fut célébré 
avec le consentement de dame Valérie Niveau, veuve Guyonie 
d'Hautefaye, aïeule maternelle de la mariée, demeurant à la Cha- 
pelle* Taillefer, qui était absente, mais qui fut représentée par 
François Dissande la Villatte, président du tribunal de première 
Instance du premier arrondissement du département de la Creuse (2). 

Marien Serciron d'Hautefaye mourut à Châtain le 1«' mai 1841. 
Marie- Valérie-Antoinette Darfeuilhe de la Brousse est morte à Châ- 
tain le 6 mars 1873. 

ZÉNON TOUMIEUX. 

(1) Papiers de la famille Serciron d'Hautefaye. 

(2) Présents au mariage ; Antoine Jagot, du Gompeix, cousin de 
l'épouse ; Jean-Baptiste Val'érianx, desservant la paroisse de Sainl- 
Yrieix ; Etienne Jarrijon, delà Vallade, commune de Banize; Léonard 
Desgranges, de Lamant, commune de Banize ; Alphonse Labesse. 



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APPENDICE 



—TsCtfïVS^O''»— 



COURSON 

I. — Dénombrement rendu par Pierre el Jean de Breuilh^ frères^ 
seigneurs de Beccii, à noble el puissant homme messire Reynald 
d'*Aubusson^ chevalier^ seigneur de la Borne. — 1344. 



Uniuersis presenles litteras inspecturis et audituris, Johannes 
Albeli capellanus de cella custos sigilii auctenlici illustiissimi et 
excellentissimi principis domini Pétri diicis Borbonij comitis Claro- 
montensis et Marchiae, Camerarij que Franciae (l) in suis castellanija 
de Ageduno (2), de Albuconio (3) et de Phillitino (4) constitus, 
salutera in Domino. Noueritis quod coram dilecto nostro Stephano 
Chanco de Bornia (5) presbilero curia dicli sigilU fideli nolario et 
jurato a nobis ad hec omnia universa et singula quae sequuntur loco 
vice etautoritate nostra audiendum et recipiendum nobisque inscriptia 
uel uiua uoce référendum specialiter deslinato et cui in hijs commis- 
simus totaliter uices nostras in iure personaliter constitutus Petrusel 
Johannes de Brolhlo (6) îratres domini de Beccia (7) parrochiae de 

(1) Pierre, duc de B urbon, comte de Clermont et de la Marche, chambrier 
de France. 

(2) Ahun. 

(3) AuVusson. 

(4) Felletin. 

(5) La Borne, commune de Blessac. 

(6) ^euil; commune dWrs, 

(7) La rcssr, commune d'Ars. 



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— î!2 — 

Areubas (i) filîj qaondam Simonis de Brolhio unanimes et concordes 
gratis scîenter et prouidè ac sua ducli spontanea uolontate reco- 
gnouerunt et confessi fuerunt publicè pro se et suis se tenere pro 
indiuiso in feodum et homagium litigium a nobili et potenti uiro 
domino Reynaldo de Albuconio militi domino de Bornia (2) domino 
sua et infra suas castellanias de Bornia et de 

Coussones (3) ea omnia quœ sequuntur et primo est castellum 
prsedictum de Bornia, prsedictum aut>ergamentum de la Beccia dictse 
parrochiœ de Âreubus cum omnibus haediûciis, terris cultis et 

incultis, pratis, pascuis, pascuragijs ad usus nec non nemoribus 

piscarijs auorrijs ac molendinis aquaeductibus et moluaneiae ejusdem, 
et cum omnibus aliis juribus domînijs et perlinentiis aubergiamenti 
saepe dicti, item et amplius quandam bordariam suam sitam apud 
Vocoyri (4) seu tenementum uocatur tenementum puerorum de 
Beccia cum omnibus domibus, parietibus, terris, pratis, pascuragijs 
et suis alijs juribus dominijs et pertinentijs uniuersis. Item et amplius 
tertiam partem leudarum salis quod uenditur in foro de Bornia. Item 
apud GiDoleon (5) très quartas frumenti et très gallinas renduales, 
Item apud Montilium (6) parrocchi^ de Areubus quatuor denarios 
renduales; Item apud los Chacans (7) eminam siliginis et aliam 
eminam auense renduales. Item apud Sochier deu Pontz (8) quatuor 
sextarios cum tribus cartis siliginis renduales ; Item et infra castella- 
niam de Gorsoyes (9) ea quœ sequuntur et primo uillam suam seu 
mansum de Planchac lo sacrae (10) cum omnibus hsediilcijs, terris 
cultis et incultis, pratis, pascuis, nemoribus garenis et suis omnibus 
pertinentijs uniuersis, Pem apud laCrozicha (11) très quartas siliginis 

(1) Ars, commune du canton de Saint -Sulpice-les-Champs. 

(i) Hainaud II d'Aabusson, chevalier, seigneur de la Borne, du Monleil-an- 
Viconite, de la Feuillade, de la Villeneuve et de Pontarion. 

(3i Courson. commune de Vidaillat. 

(4) Voutoury, commune d*Ars. 

(5) Le Liboulier, commune d'Ars. 

(6) Le Monteil, commune d'Ars. 

<7) Le Cluseuu, commune de Sainl-Michel-de-Vesse. 

(8) Le Chier, commune d^Ars. 

(9) Courson, commune de Vidaillat. 

(iO) Plancha do aquse, Planchadeau, cûinmune de Saint-Pierre4e-8<St(< 
(il) La Croizille, commune de Saint-Piene-le-Bost 



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renduales. Item apud la Longhoume (1) parrochiam de Uidalhaco duoâ 
solidos et sex denarios renduales. Item in eadem uilla parlem suam 
cujusdam petiae terrœ quae est pro indiuiso inter ipsos et Johannetum 
de Ripparia una cum décima bladorum crescenlium in eadem, Item 
apud Japcho (2) unam eminam siliginis et eminam auenae renduales. 
Item apud la Brocza (3) cartam auenae et très denarios renduales. 
Item apud Chalet (4) unam petiam terras prout metatur quae ualet 
anno quolibet quinquo cartones siliginis renduales. item apud 
Parcac (5) duodecim denarios renduales, Item apud Lachaum (6) 
quartam siliginis et sex denarios renduales. Item in manso G. oubert 
septem denarios renduales. Item apud Garsso medietatem cujusdam 

bordariae vocatae bordariae m Pétri Daumanceyih quae est pro 

indiuiso cum praedictus Johannetus de Ripparia cum domibus, terris 
cultis et incuitis, pratis, pascuis et alijs uniuersis pertinentijs ejusdem 
quae praemissa omnia ualent communi extimatione anno quolibet 
decem et nonem libras monetae patriae renduales uel circa et si plus 
aut minus ualebant quam in presentibus litteris sit contentum cum 
quando que crescant et decrescant aliqua prasmissorum quanti aut 
qualiscunque ualoris praemissa existant totum tenere. 

Recognouerunt a praeJicto domino suo in feodum et homagium 
litigium prout suprà promittentes per iuramenta sua dicti fratres et 
sub obligatione bonorum dicti feodi se in prsemissis nullum alium 
donoinum adusare prêter dictum nobilem et suos et ea omnia facere 
seruitia que natura feodi exigit et deposcit, renonciantes dicti 
fratres et eorum qui libet prout tangit in hoc facto cum iuramento 
omnibus exceptis rationibus allegationibus juris et f^cti usus con- 
suetudines et statuta quœ contra praemissa uel aliquid de praemissis 
possent objici dici seu proponi et uoluerunt dicti fratres et eorum 
quilibet prout tangit se et suos posse compelli a nobis uel ab illo qui 
fuerit loco noslri per captionem et distractionem arristum et deten- 
tionem bonorum dicti feodi ad praemissa flrmiter obseruandum in 
cujus rei testimonium ad reiationem dicti notarij et jurati qui nobis 

(1) Longeovie, commune de Vidailiat. 
{% Le Moulin de Jachaud, prés Vidailiat. 

(3) La Brousse, commune de Vidailiat. 

(4) Cbaleix^ commune de Vidailiat. 
(5)Parsat, commune de Chavanat. 

(Ç) Lachaud, commune du Monteil-ac-Vicomtç. 



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-214- 

iretulit uiua uoce prœdicta omnîa coram ipso sic uice et auctoritatô 
noslrà acta fuisse cura juJicio et concesso testibus presentibus 
domino Petro Chanco de Bornia diacono, Johanne Berrane ejusdem 
uilla et Petro Chasas de Noziroias. Nus enim ipsi iurato eiusque 
fideli relationi super pi*aemissis nobis facta fidem plenariam adhibentes 
dictum sij^iltum duximus presentibus litteris apponendum saluo jure 
predicti dominis ducis et quolibet alierio. 

Datum die lunœ post octauum majoris festi beati Marcialis anno 
domini millesimo trecentesimo quadragesimo quarto. 

Colla tionné à Toriginal en parchemin par nous con*'' et secrétaire 
du Roy, maison et couronne de France et de ses finances. Sigoé 
Hubert, avec paraphe, cejourdhuy vingt septembre mil sep-cen- 
trente. 

Signé : Duuost, Dularte. 

D*après Tacte de foi et hommage qui précède, le seigneur de la 
Borna possédait une chàtellenie à Gourson, dans rétendue de laquelle 
étaient situés : Pianehadeau, la Croizille, Langeovie, Japchaut, la 
Brousse, Chaleix, Parsac et Lachaud, lieux sur lesquels les seigneurs 
du Breuil avaient des rentes. 

Il est impossible de rétablir retendue primitive de cette chàtel- 
lenie, englobée dès le xvi« siècle et peut-être antérieurement dans 
celle du Monteil-au- Vicomte. 

Le lieu et repaire de Gourson fut acheté de noble demoiselle 
Marguerite Monol de Gourson par Antoine d'Aubusson, seigneur du 
Monteil-au-Vicomte et de Pontarion, qui en fit l'accensement à 
Pierre Pm du Pu y (de Podio) et à Jean du Pu y, son frère, en la 
paroisse de Vidaillac, moyennant certaines redevances en argent et 
grains à la mesure du iMonteil-au- Vicomte. L'acte qui nous donne ces 
détails étant incomplet, la date de cet accensement ne peut être 
indiquée, mais il devait être scellé du sceau de Louis de Pterrebuffière, 
seigneur de Ghâteauneuf et de Peyrat-le-Ghàteau, qui fut tué en 1568 
au siège d'Angoulème (1). 

(1) Papiers de Tabbë Bouteiller. 



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-213 - 

lï, — Extrait du registre des audiences fk lajmtice de la chdiellenie 
du MonteiUau' Vivomte, 



Audiance du 24 may 1784 

MoFtsiEUfi Lepetit de Laforest, 

Sur ce qy*il a été obserué a lanti en faisant les fonctions du minis- 
tère public que les cabarets de ce bourgt et autre dépendatit de la 
ditre eb&lelenie, aiioit des iTOiUeille qui ne sont point de mesure et 
noîi marqués et qu'il savisoit de dorme a boire tant pendant les 
CBure5 indus que pendant les offices dinin. Ce qui éloit contre le bon 
ordre et contre les nouueaux réglemenls pour quoi il éloit de néces- 
sité de requénr comme il le requier que les dits règlements soit 
executté dans letandue de celte justice et quan concequance il soit 
ordonné que tout caborlier et veudiint vin soit tenu de faire échan- 
lillier leurs bouteille et icelle faire marqué dan le délais de Imitai ne 
et qu1l soit fait defance à iceux de plus à l^aduetnr donner a boire a 
qui que ce soit si ce net aux étrange voyajant tant a des heures indus 
que pandant Je seruisse diuin. 

Sur quoy et faisant droit sur le dit réquisitoire dont nous faisont 
ai te ordonnons que dant la liuilayne a compté du jour de la signifl- 
calion qui serat faille de notre présente ordonnance ce jourd'huy jour 
de marché a crit pulïlic par le sergent de notre justice tout les c'tba- 
relier et vendant vin en detal dans lelandue de cette justice seront 
tenu de faire echantiMier et marqué toutes les bouteilles propre a 
tenir du viri i celle mesuré leures faisant defance de plus a tenir du 
vin et icelle mesuré leures fais;inl defance de phjs a laduenir donner 
a boire a autres qu'a étrange voyageant après neuf lieures du soir e-n 
hiuerts et dix: heures en été non plus que les oftices diuiu sou payne 
de dix liures damande contre chacun desconlreuenants. Et se^-a notre 
présente ordonnance executle par prouision pour lexeculion d'icelle 
nous cotnuiertons les deux sergent de ta ditt^ justice pour faire les 
fonction de commissaires de pollice et dressé des procès- ver beaux 
des contrauan lions qui pourel être faites a la présente ordonnance. 



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-Î16- 

Aujourd*huy deux juin mille sept cent quatre-vingt-six après midy 
en nottre hôtel au bourgt du Monteil au Vicompte et pardeuant noas 
Etienne- François Grellet avocat en parlement est comparu Marie 
Darfeuille veufve de feut Enthoine Marquet demeurant au lieux de 
Lavergne paroisse du dit Monteil le Vicompte, laquelle nous a dit et 
déclarée pour satisfaire au edit déclaration et loy et pour laquit de 
sa concience qu'elle etoit actuellement enceinte depuis enuiron l^ 
Noël dernière des œuvres de Jean-Baptiste Caxaud maréchal du dit 
bourg du Monteil, veufve de feue Marie Guiot de laquelle déclaration 
elle nous a requis acte que nous luy auons octroyez pour seruir et 
valoir ce que de raison. Et auons àladitte Darfeuille enjoints de veiliier 
a la conservntion du fruicts dont elle est ensainte et apprès qu'il 
aurat eut le jour de le faire éleué dans la religion quatolique appos- 
tolique et romaine le sacrement de baptême préalablement administré 
Et nous sommes soussigné auec nottre greffier commis laditte Marie 
Darfeuille déclarante ayant déclaré ne scavoir signé de ce enquise et 
interpellée. 

Signé : Grellet, Lachaud, commis greffier. 



Audience du Monteil-au-Vicomte, du 7 Juillet 1786 

Entre demoiselle Marie Darfeuille du lieu de Lavergne, paroisse du 
Monteil-au-Vicomte, dem<*»»e suivant exploit de TixLer du trois du 
présent dûment conlroUé comparante par M<^ Jean Rousseau son 
avocat pr. d'une part. — Et Jean-Baptiste Gazeau maréchal du bourg 
paroissial du Monteil-le-Vicomte diP* comparant par M* Chanssard 
son procureur d'autre part Parties ouies par leurs av»* pro", ensemble 
l'ancien pour le pror fiscal ordonnons que la partie de Chanssard 
deffandra au fond sur la demande au principal portée au susdit 
exploit de demande de ce jour à notre prochaine audiance, et sur le 
provisoire demandée par ledit exploit, ordonnons qu'il en sera déli- 
béré pour être j'igé à l'issue de notre audiance de ce jour à cet effet 
que les procureurs des parties mettront leurs pièces et procédures à 
l'instant ez mains de notre greffier. Ce qui a été présentement fait 
par lesdits procureurs. Et après avoir délibéré à l'issue de notre 
audiance de ce jourd'huy, vu et lecture faite du susd. exploit dç 



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demande, ensemble de la déclaration de grosseâse par la demau'l^*^ 
en notre hôtel au bourgt du Monteil-au-Vioornte le deux juin d>'' par 
laquelle elle a déclaré être enceinte des œuvres dudit Cazeau, avons 
condamné provisoirement ledit Gazeau à âe charger de l'enfant que 
la demand**^ s'accouchera, à le soigner et (m'e soigner, hii donner 
un état convenable, l'élever dans la religion caiholiquô apostolique 
romaine, et donner un certiflcat de vu dudit enfant de trois mois en 
trois mois au procureur fiscal de ce siège, et pour les frais d*accou- 
chement l'avons condamné aussi provisoirement à payer à la dem«" 
la somme de quarente livres, dépens réservés à l'exception du cotki 
et expédition du présent jugement, aux frais duquel avons pareille- 
ment condamné ledit Cazeau. Ce qui sera exécuté non obstanl oppo- 
sition ou appellation quelconque attendu qu'il s'agit de matière 
sommaire et provisoire. Fait et prononcé à l'issue de Taudience tenue 
par U^*. Signé : Grellet. 



IIL — Hommtge par Jehan de Monlaigimc^ seigneur de Lurfenittère^ 
à Rainaud d^Aubussson, seigneur da Montêil-iu-Viconiie et de 
Chirac. 



Nos, Regnaldus de Albuconio domicellus, dominus de Montîlio 
vicecomitis et de Ghiraco, notum facinius universis^ quod nos eognos- 
cimus et conûlemur habuisse et récépissé a nobili Johanne de Mou* 
taignac Domicello diio dicti loci de rArfoLlièivâ quasdam Iras el 
nominatiois sive nominatae, sub sigilio eancellarî^ comitatus de la 
Marche confectas et per Dhum Léonard n m de Chassai gnà presbi- 
terum notarium publicum et sigilio cancellariiB juratum receptum et 
ut in iisdem Iris apparet et continetur ; in qnibtis continertLur u^ra 
ôiâ et singula quse ipse Johannes de Montagnaco teuel a nobif» in 
fide et hummagium litiginum cum juramenlo fiUeliiails, causa, nomine 
et rationne castri nostri et castelletiioc de Montilio vicecomitis, 
videlicet : oia, et singula quo inferius sequuntur et exprimentur, 
cum omnibus et singulis suis juribus deveriis^ emolumcntis çt 
pertinentiis suis universis ; 



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- 2id - 

Et primo ; reparium saura de Arfoliera, cura pratis, stagnls, 
piscariis, garenis, nemoribus, metadaria sive boatia cura suis perli- 
nentiis ; qua; pmissa valent et valere possuat secundum coraraunem 
aestimationem quindecim libras. Itéra locum sive teneraenlum voca- 
tum Mathieu situra in dicto loco de Arfoliera ; qui locus débet annua- 
tira très eminas silliginis et très eminas aven» ad raensurara de 
Bornia, decem et octo solides, duas gallinas, vinatam sive boa tara, et 
encemiura in quolibet festo Nativitatis Dni et duplura in augusto et 
est taillabilis et exploitabilis in oibus casibus dicti nobilis Johaiinis de 
Montagnac. Itéra quemdara alium locura sive teneraentura situra ia 

dicto loco de Arfoliera vocatura dous souvaneaux Itéra alium 

locum vocatura dou Bartoumiou situra in dicto loco de Arfoulieria... 
Itéra araplius locuin sive teneraentura vocatura de Pougalin situra ia 
dicto loco de Arfolieria .... Itéra araplius recognovit tenere a nobis 

tertiara parlera totius decim«iB praîJicti loci de Arfolieria Item 

locura de TEnjanoudière situra in parrochia de Chavanaco et débet 

annuatim quinque sextaria salliginis, tria sextaria avenae..., centum 
solides.... Itéra locura de Atpigniac, alias Exioudi parrochiae de 
Banizia.... Itéra raansum de las Fargeas cura suis pertiraentiis situm 
in parrochia sti severini et débet annuatira très sextarios et eminam 
silliginis, très sextarios et eminara avenœ raensurœ supdictae, quin- 
quaginta solides, duas gallinas et encemiura in Nativitate Dni, 
duplura in augusto, et est taliabilis in oibus casibus dicti doraicelli. 
Item mansura de Buxeria, sit^m in parrochia Sti Pétri le bos.... Item 
mansum sive locum de la Cbanboscharia parrochia sti severini cum 

oibus suis juribus et pertiraentiis universis 

••••••••••••••••••••■•••■•••••••••••••••••••••••••••••••••• 

et débet ipse totus locus de Lachaud cura suis pertinentiis universis 
annuatira vigenti duos sexlirios éniinara silliginis, viginti sextarios 
eminara et unum rasum et dimiduum avcnaj meiisurae praediclae de 
Bornia, quindecira libras et quindecira solides et decem denarios, 
inclusis oibus encomiis cunctorum teneraentorum dicti loci de 
Lachau, viginti duas gallnas, item octo boatas intégras, videlicet 
quaraUbet cum uno pari boum. Item molendinum dou Gochouraeys 
qui valet annuatim quindecim sexl silliginis mensurae prœdictae Item in 
loco d*Ardaliœ mensurae praidictai quatuor sextaria silliginis et viginti 
solides perpétue n nduales. Item in loco de Ardalise parrochiae praediclae 
unum sext silliginis et viginti solides renduules. Itéra au Theil supm 
parrochia sti Ar^dii, quinque sext. erainan^ silliginis i^easura^ 



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-210 - 

)>redictse, duodecîm solidos et sex denarios renduales. Item in manso 
de Ouriol nomine et causa stagni pri de Montilio vicecomitis sex 
sextarios silligiuis mensuraepraediclae renduales. Item quartam decimae 
inansi de las Fargetas parrochiae sti severlni. Item octavam parlera 
deciroae locorum de li Brosse et de la Ribièrâ parrochiai sti Pétri lé 
bos. Et ideo si praedicta bona dicli nobilis Johannis de Montaignac 
domicelii erant impedita, arrestata, seu sesita ob deiTectum nominatae 
non redittse nobis, Nos omne impedimentum amovimus ipsum que 
de dicta nominale quitamus. In cujus rei testimonium pntes Iras 
sigilinn jussimus appensione uncuiri. Datum et actum teste sigillé 
nro pdicto die decimâ quintà mensis maii anno Dni millesimo qua- 
dragentesimo vigesimo tertio. 

Collation et vidimus du 12 novembre 1620, par Antoine Evrard, 
sieur de Manaly, conseiller du roy^ chàtellain de Chénérailles. 



IV. — Testament d'EstienneSeiglière, escuyer y seigneur du Monteil^ 
la Poulge et autres lieux. — 26 décembre 1584. 



Sadient tous que en droict èz courtz des scels établys aux con- 
tractz à Montmorlhon et à Bourganeuf pour le Roy nostre Sire et 
Seigneur du dict Bourganeuf, pardevant les notaires soubz-scriptz 
personnellement estably noble homme Estienne SeigUère, escuyer 
seigneur du Monteil, la Poulge et aultres lieux, demeurant au dict 
Bourganeuf, ressort du dict Montmorlhon en Poictou, lequel de son 
bon gré et vollonté et sans aulcune subjecstion estant en son bon 
sens, entendement et bonne mémoire, toutes foys débille de son 
corps, a faict son testament et dernière vollonté en la fourme et 
manière que s'ensuict, faisant le signe de la croix.'en disant : In nomine 
patris et filii et spirUùs sancti, amen. Premièrement a recommandé 
son àme et corps à Dieu le créateur et à la benoiste vierge Marie et 
à toute la court célestialle de paradis, et a voullu et veult, quand 
Dieu aura faict son commandement de sa dicte ame et corps, son 
(Upt corps estreinl^umé et ensepvely dedans Tesglise Monsieur Sainct 



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-220- 

Jehan du dict Bourganeuf près le tombeau de feue Damoizelid 
Marguerille Despousses vivant sa feoime, qu'est aude\ant de l'autel 
Nostre Dame en la dicte esglise, et à chascung des jours de sesobict, 
sepfène et bout d'an estre convoquez et appeliez tous les presbtres, 
manans et habitans de la dicte villes et aultres y survenans, et à 
chascun d'eulx estre baillé tant pour les messes que vigilles deux 
Bolz six deniers tournois, et aux chappiers trois sols tournoys, et 
durant l'an de son obict estre dict chascung jour une messe basse 
par les dictz presbtres, man.tns et habitans de la dicte ville, pour le 
Balut de son àme et de ses parens et amys trespassés ; laquelle 
messe il a dotée pour chascung jour de deux solz six deniers tour- 
nois. Item a donné et légué, donne et lègue à perpétuel par manière 
de don et légat testamentaire à nobles hommes Jehan, Loys, Guil- 
laume et Léonard les Seigliers, escuyers, ses enfantz naturelz et 
légitimes, par esgalles portions tous et chascuns ses biens meubles, 
acquestz et conqueslz immeuble», présens et futurs, les dictz meubles 
de quelque espèce qu'ils soient, soit deptes, chaptels ou quelz 
conque aulttres et les dictz acquestz et conqueslz immeubles estant 
sis et situés èz justices et fondatilés des seigneurs de Bourganeuf, 
Peyrat, le Chaslard, le Dougnon, Druilles, Pontarion, Saulviat, Beau- 
vais, la Chaulme, le Monteil-au-Vicomte, Maignat, Peyrusse et ailleurs 
en quelque paît quilz soient ; Pour iceulx prendre et recepvoir après 
son décedz sans auctorité de justice et de leur auctorité privée ; car 
ainsyn le veult et entend ; Et ce par préciput et adventaige et oullre 
la contingente part et poition d'aultres ses biens, qui après son 
décedz leur pourra compecter et appartenir, et sans ce quilz soient 
tenuz en faire aulcune collation, rapport ne précomplance avec 
aultres leurs cohéritiers ; Veult et n'entend que icelle donali'^n soil 
aulcunement communicable ne associable avec aultres estant ou qui 
seront de la société et compaignie de ses dictz enfans, ains que le 
dict don soit et demeure propre à eulx, quelque demourance qu'ilz 
facent ensemble et non obstant la coustume du présent pays de 
Poictou et aultres à ces présentes co:ilraires ; A quoy quant ad ce, a 
desrogé et desroge, et voullu estre desrogé ; Et aussy veult, là où 
Tung ou plusieurs de ces diclz enfans masles décedderoient sans 
hoirs en vray ei loyal mariaige, que les aultres ses enfants masles 
survivans succèdent au déceddé, pour le regard des acquestz et con- 
queslz immeubles susdonnés ; Car ainsy le veult et entend, à la 
charge de bailler et payer à Magdellene, sa fille bastarde^ femme 4e 



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— 221 — 

Jacques Billon, la somme de soixante et ung''escuz un tiers solz 
qu'il lui reste de son doct, ouUre ce qu'elle et son dict mary ont receu 
du dict doct ; Comme aussy de bailler et payer à Margueritte, sa fille 
bastarde, la somme de trente trois escuz ung tiers solz, et l'habiller 
pour icelle marier ; Et jusques ad ce quilz auront payé la dicte soume 
et icelle mariée, a vouUu et veult qu'elle joysse des renies qui luy 
appartiennent au villaige du Pré; Et en icelle soume payant, ne 
pourra prétendre aulcune chose es dictes rentes; Et jusques ad ce 
qu'elle sera en eage de marier, a voullu que ses dictz enfans Tayent à 
nounir ; [Comme aussy de bailler et payer à] Léonard, son fils bastard 
[la somme de] siz escuz deux tiers. D'adventaige a voullu que s'il y a 
aulcuns de ses debteurs et chaptelliers qui dient avoir payé aulcune 
chose au dict testateur et qu'ilz se deullent n'avoir esté mis solvil sur 
les obligations, ilz soient creuz de ce qu'ilz affermeront (moyennant 
serment) avoir payé qui leur sera desduict et alloué. Item pareille- 
ment a donné légué, donne et lègue à Jehanne et Gabrielle, ses filles 
naturelles et légitimes et à chascune d'icelles, la somme de trente 
trois excuz solz ung tiers d'escu d'or sol, revenant à cent livres 
tournois, oultre et par dessus le doct par luy à elles constitué, qu'il 
a voullu leur estre baillez et payez par ses dictz enfans et héritiers 
cydessus nommez ; Ensemble leur bailler et payer ce qui leur est 
deub et reste de leur dict doct, desduction faicte do ce qui se trouvera 
avoir esté payé. Aussy a voullu estre donné comme par ces présentes 
donne par ses dictz héritiers à Margueritte Vignaud, femme de 
Léonard de Gleymond [la somme de] trois escuz ung tiers solz pour 
ayder à marier ses filles ; Comme aussy veult estre donné et donne à 
Anthonye Johanaud de Morteroulx, sa sei*vante, tout le bestial bovin 
que Léonard et Jehan les Johanaudz, frères de la dicte Anthonye, 
tiennent à commung crois et chaplel du dict testateur, oultre ses 
sallaires qui lui restent de ses loyers. En oultre a donné et légué à 
perpétuel par don et légat à la dicte Anthonye Johanaud une maison 
et jardin estant derrier, située en la rue du Biliadour de la présent 
ville, justice et fondalilé du seigneur dudict lieu, par luy acquise de 
Pierre Yilletle ; Et veult et n'entend que le dict don soit aulcunement 
communicable au dict Pierre Yilletle, mary de la dicte Anthonye ne 
aultres ses consortz, ains que le dict don soit et demeure propre à la 
dicte Anthonye, non obstant quelque société et coustumes ad ce 
contraires; A quoy quant ad ce a desrogé et voullu estre desrogé^ 
Au par-ensus de ses aultres biens immeubles patrimoniaulx et matri* 



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tnoniaulx a faici et institué ses hériliers universelz les dictz Jehari, 
Loys, Guillaume et Léonard, ses dictz enfans naturels et légitimes, 
par esgalles portions, à la charge de bailler et payer les dons et 
légatz et mariaige susdictz ; Et a voullu et ordonné que ses dictz 
enfans soient et demeurent commungs en meubles et acquestz et 
conquestz immeubles, sans ce qu'ilz se puissent provocquer Tung 
l'aultre à partaige, jusques ad ce que le plus jeune aura acteinct 
réage de vingt-cinq ans, et que l'aisné aye Tadministration et 
gouvernement de tous ses dictz biens, sans rendre compte. En 
conséquence de ce et à fin que le secrect de sa maison ne soit 
congneu ne divulgué, a delTendu et deffend qu'il soit faict aulcun 
inventaire de ses dictz biens meubles après son déceds, non pas 
mesme pour le regard de son fllz myneur, quoyque soit disposé par 
la coustume do ce pays à laquelle pour les causes susdites il veult et 
entend estre dérogé ; Et où aultrement adviendroit que l'ung ou plu- 
sieurs de ses dictz enfans ne vouldroient entretenir la dicte commu- 
naulté jusques au dict temps que le plus jeune aura acteinct Téage 
de vingt-cinq ans, le dict testateur a voullu et ordonné que la portion 
ou les portions des dictz biens meubles d'icelluy testateur pour le 
regard de celluy ou ceulx par le moyen desquels seroil contrevenu ad 
ce que dessus, reviengnent et appariiengnent à celluy ou ceulx qui 
vouldront obéyr à sa dicte vollonté et disposition, au quel en ce cas 
le dict testateur en a faict don et légal par précipul et adventaige de 
ses aullres frères contrevenans ou de Tun d'iceulx. Bien veult que 
une sommaire description de ses meubles, deptes et chaptelz soit 
faicte par deux notaires, appelez les parens que bon semblera à ses 
diclz enfans. Et a nommé pour exécuteur du présent testament noble 
Marcial du Busson, son gendre; El par ces présentes a cassé, révoc- 
qué et annullé, casse, révocque et annulle tculz aultres lestamenlz, 
dons, légatz et autres codicilles qu'il pourroit avoir faictz auparavant 
ces dictes présentes et qu'ilz soient de nulle valleur, et veult que les 
presentz testamenlz, donnations et légatz y contenus, liengnent et 
sortent leur eiîect selon leur fourme ci teneur, et oblige à tcelluy 
tenir tous ses biens. Car ainsin Ta juré ; Dont de sa vollonté et con- 
sentement, a esté icelluy testateur jugé cl condempné, par le juge- 
ment et condempnation des dites courts par les ditz notaires soubz- 
scripts, jurés d'icelles; aux jurisdictions desquelles et de toutes 
aultres a supposé et soubzmîs soy et ses dictz biens quant ad ce. 
faict et passé au dict Bourganeuf en la maison du dict testateur bz 



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- 223 - 

présences de nobles hommes Guillaume de Razat, escuyer seigneur 
de Mont-Joffre ; Pierre du Repaire, escuyer seigneur du dict lieu, et 
honnorable homme maislre François Trompodon, licencié èz droiclz, 
}uge de Chastellus, le vingt sixiesme jour de décembre Tan mil cinq 
centz quatre vingtz et quatre, heure de sept heures avant midy ; 
Lequel testateur avons soumé de signer le présent testament, 
lequel a dict qu'il ne le peult signer. 

Signé : du Repaire, Razat, F. Trompodon, présent ad ce, P. Fou- 
GAUD, notaire royal, et Jehan Maucourrand, notaire. 

Archives de la Creuse, E, 1005. 



V. — Aveu et dénambremenl de la lerre^ seigneurie et vicomte du 
Monteily fait par Jacques^ André du Pille, 



ORIGINAL SUR PARCHEMIN. — ARCHIVES DE LA CREUSE, SÉRIE E 29. 



Du Roy mon souverain seigneur Je Jacques-André du Pille, escuyer, 
vicomte du Monteil-au-Vicomle, advoûe tenir â foy et hommage lige 
la terre seigneurie et vicomte du Monteil en toute justice haute 
moyenne et basse mouuant de sa Majesté a cause de son comté de 
la Marche dont la déclaration s'ensuit. 

PREMIÈREMENT 

Un château maison forte près le bourg du Monteil du costé du 
midy composé d'un grand corps de logis appelé le Donjon qui a sa 
face et sortie entre l'orient et le midy, et le derrière entre le midy et 
l'occident, aux deux angles duquel et du costé de derrière il y a deux 
hautes et grosses tours rondes qui sont couuertes d'arrebardeau 
avec le Donjon et la mansarde, les extrèmitez bordures et faitures 
garnies de plomb blanchy ; les arrebardeaux noircis à huisle ; du 
oosté de l'entrée il y a un grand escallicr de pierre de taille seruant à. 



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-22i- 

touies les chambres dud. donjon et des tours qui ont trois estages Tun 
sur Tautre, outre les bas en voûtes, caves et galletas, a la sortie dud. 
donjon il y a une grande bassecour pauée de pierrre de taille renfer- 
mée à un angle de laquelle du ces té du leuant il y a une grosse 
tour ronde couverte de pierre de taille en platteforme composée de 
quatre étages Tun sur Tautre, tous en voûte, le plus bas desquels 
sert de cachot pour les piisonniers crimiijels, le second qui fait 
fait rentrée des deux est destiné pour les prisonniers ciuils et sert à 
Tusage commun de la moison, En montant un autre beau degré il y 
a une fort belle chapelle bien fondée pour Tentretenement d'un cha- 
pelain qui est à la nomination dud. seigneur ou la messe se célèbre 
la plupart des jours de la semaine, au-dessus de laquelle il y a un 
autre étage qu'on appelle le^ corps de garde ou les fauconneaux, 
mousquets fusils, arquebuzes à croc, halebardes et autres armes 
pour la conseruation de la maison sont gardés et entretenus. Et au- 
dessus est la platteforme garnie de deffenses et machecoulis qui a 
son aspect à l'en tour de la maison de plus de deux lieues du costédu 
couchant, et du côté du septentrion de plus de six, et en autres 
endroits à perte de vue, à l'autre angle de lad. basse-cour il y a une 
autre grande tour quarrée du costé du couchant consistant en une 
reserue basse ou on va de plein pied d'environ trois toises en 
quarré, et montant par un degré on entre dans une grande 
salle an dessus de récurie et une autre grande salle a main 
droitte au-dessus de la boullangerie, auxquelles salles la moyenne 
chambre de lad. tour à sa communication par des portes, et au- 
dessus de lad. chambre il y a deux autres étages servant de greniers 
et au-dessus des deiTenses et machecoulis, au-dessus de lad. cham- 
bre a main droitte et sur la boullangerie il y a un grenier, entre lesd. 
deux tours il y a deux belles écuries et sur la première un grand 
grenier à foin, icelles couuertes de tuilles en appenti<>. Entre laditte 
tour et le Donjon il y a une belle boulangerie a faire le ménage de 
la maison, deux fours et choses nécessaires pour faire le pain et 
blanchir les draps. Et a costé gauche en entrant une petite chambre 
pour le logement d'une gouvernante. Dn costé du leuant il y a un 
grand portail pour sortir de lad. première bassecour par lequel on 
entre dans une autre seconde bassecour renfermée d'une grande 
muraille où il y a une tour avancée proche le pontleuis et entrée 
d'environ quinze pieds, et un autre petit pontleuis d'environ quatre 
pieds de large^ Et tout ce corps de logis est environné de graiidi| 



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^ 22o --^ 

fo5S€Z a fond de cuue an-deuanl dud. chàtûau il y a une grande ter- 
rasse du cosié du leiiant de îa contenance d'enlour une demie 
sexterée de laquelle on descend dans un grand jardin par un grand 
perron et escallïer k doubles marches a droit et a gotiche garny de 
pillîers de pierre de taille, au-dessus il y a un reposoir, led. jardin 
contenant entour une sexterée, enuironne de grandes murailles, 
terrasses, Et au milieu il y a un portail par lequel on entre dans une 
garenne plantée d 'arbres fayauls, d'allées en octogone en haut et en 
bas il y a de grandes allées d'environ trois cents pas, iceîle conte- 
nant enuirou six à sept sexterêes le tout renfermé de hautes 
murailles, Plus au-devant du château il y a un grand pré contenant 
entour quarante journauît de fuucheur appelle le pré du château 
dans lequel ii y a une peacherie d'en tour iroi* hoisselèes appelée du 
Poulaillier, Plus deux autres pesclieries neuues Tune à la teste dud, 
pré près la fontaine neuve, et l'autre nu milieu dud, pré. Plus une 
autre pesohene par le dessus dans la terre de icelles d'égalle 
grandeur de quinze à vingt pieds de diamètre, Plus un grand 
estang surla chaussée dnquel on passe le grand chemin qui va 
dud. Monteil en la ville d'Auhussoifc, de U contenance de douze 
sexterées. Plus un autre appelle l'Estang de Madame sur ta chaussée 
duquel passe le grand chemin qui va dud* Monteil a Feîlelin, Valliere 
et Chastaing contenant dix sexterées. 

Plus une écluse et pesdierie scituée près le villnge de Bcauuols, 
la chaussée de laquelle ahoutit du costé du midy aux champs com- 
muns et tenant de Chaum^nt, et d'autre au chemin qui va do 
Beauuois au moulin dud. Iteu« 

Plug un moulin appelle grand moulin du Monteil couuert de tuilles 
tournant a roues, consistant en dauK chambies basses dans Tune 
desquelles est la roiie du moulin, et. Tautre ou le meusnier demeure; 
et au dessus il y â un petit grenierj le tout sciluô au dessous de la 
chaussée dud. grand estang. 

Plus un autre mouUn appelle de Madame, autrement de Jachou, 
scitué près le bourg de Vidailhat sur le ruisseau appelle Mouhnier, 
lournant aussy a roues, composé d'une chambre basse, un grenier 
par dessus et un petit moulin a chanure. 

Plus un autre petit mouUn a bled auec un a chanure scituô au 

iS 



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*— 2Zt> 

dessous du grand moulin sous le grand estang distant dud. grand 
nioulin d'enuiron quatre vingt pas, ou il y à une petite eduse. 

Un bois esleué appelle de Maufourchais scitué le long de la riuière 
de Taurion d'une part, du ruisseau appelle du Gounet d'autre et aux 
champs communs du village de Ghampesme de toutes autres parts, 
contenant environ soixante sexterées mesure du Monteil. 

Une grande for<ist de bois taillis de chesnes et fayand appeliée du 
Maisounioux qui contient en tour quatre cent sexterées de terre 
scituée près le village du Maisounioux, et entre le bourg de 
S^ Marc aloubaud, villages de Pourcheiroux, Bessas, Puybessas, la 
Vallette, Lauaul de Jallade et champs communs d'iceux, dans les 
bornes et limittes du Poitou, des justices d'Âubeypere et de Nede, 
toute lad. forest dans la justice du Monteil. 

Un pré appelle de la Rebiere contenant dix huit journaux de fau- 
cheur dans lequel il y à un petit bois taills contenant enuiron deux 
sexterées joignant d'une part aux prés de la Villatte et aux champs 
communaux de la Rebiere. 

Un autre pré appelle le grand pré de Gourson scitué aud. Gourson 
contenant en tour vingt journaux de faucheur joignant aux commu- 
naux de Rebiere, des Vanginotz de Gourson et aux prez desd. Yangi- 
notz et Antoine Chansard d'autre, et encore au pastural d'Antoine 
Jallot et terre de Jean Ghansard, et Jean Duphot de la Salle. 

Un autre pré appelle le petit pré de Gourson, contenant en tour dix 
sept journaux de faucheur joignant d'une part au chemin de la Salie 
a Vidailhat, d'autre au ruisseau Moulinier et aux prez d'Estienne 
Jallot et Jean Ghansard. 

Plus un pré scitué au territoire du Mazeau contenant en tour six 
Journaux de faucheur auec un lopin de terre au dessus joignant aux 
prez de Léonard La Vergne et a celuy de Jean Fourniat. 

Un autre pré appelle des Chambous contenant environ trente jour- 
naux de faucheur scitué le long de la riuierre de Taurion et aux 
champs communs de Ghaleix. 

Plus il est deu annuellement aud. seigneur du Pille de rente fon- 
cière directe solidaire portable dans son grenier a cause de saditte 
terre et vicomte du Monteil : 



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PREMIÈREMENT 
Par les habitans et tenanciers du bourg du Monteil 

Seigle. . . ^ . soixante huit septiers esmine. 

Auoine .... quarante septiers trois ras. 

Argent de taille, vingt sept livres seize sols six deniers. 

Gelines .... dix huit. 

Guetz chaque feu cinq sols. 

En toute justice haute moyenne et basse. 

Sur les habitans tenanciers du village de Parsat 

Argent. . . douze deniers. 
Guetz. . . . chaque feu cinq sols. 

Sur le village de Larfeûilhere 
Guetz. . . . chaque feu cinq sols. 

Sur les habitans tenanciers du Pignnt qui sont les Bienens, les 
Paroisses et Desfaiges solidairement 

Seigle. . . . deux quartons. 

Âuoine. . . huit quartons. 

Argent. . . dix sols. 

Guetz. . . . chaque feu cinq sols. 

Une souche a Noël a raison de quinze sols. 

Sur les habitans tenanciers du Moinioux qui sont Bonamour, Bourson 
et Pierre solidairement 

Seigle . . . deux septiers. 

Argent. . . cinq sols. 

Guetz. . . . chaque feu cinq sols. 

Une souche a Noël a raison de quinze sols. 

Sur les habitants de Lengenoudièi e en toule directe, 

Seigle . . . cinq septiers quatre quartons demy coupe. 

Froment . . quatre quarlons. 

Argent. . . six liures onze sols. 

Gelines. . , quatre. 

Guetz . . . chaque feu cinq sols. 



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- 5:8 — 

Sur les habitans des Farges 

Guetz . . . chaque feu cinq sols. 

Une souche à Noël a raison de quinze sols. 

Sur les habitans de La Chaud qui sont Dubost, Courbarioux, Leblanc, 
Masnioux, Combareau, Margnot et Connille solidairement, 



Seigle . . 


. deux quartons. 


Froment . 


. quatre quartons. 


Argent. . 


, quatre sols. 


Guetz . . 


. chaque feu cinq sols 



Une souche a Noël a raison de quinze sols. 

Sur les habitans de Maisounioux qui sont Nardon, Penelon, 
Tourmol, Lauaut et Anes solidairement, 

Auoine. . . un quarton. 

Argent . . quinze sols. 

Guetz . . . chaque feu cinq sols. 

Deux souches à Noël a raison de quinze sols chacune. 

Sur les habitans tenanciers du bourg de St-Pierre-le-Bost 
en toute directe 



Seigle . 
Auoine. 
Argent 
Gelines. 
Guetz . 



unze septiers cinq quartons. 

dix septiers. 

huit livres deux sols trois deniers. 

cinq et un tiers. 

chaque feu cinq sols. 



Sur les habitans et tenanciers de la Villatte en toute directe 



Seigle . 
Auoine. 
Argent. 
Gelines. 
Guetz . 



douze septiers. 

quinze ras un quarton et demy. 

sept liures dix sols trois deniers. 

deux. 

chaque feu cinq sols. 



Sur les habitans de la Brousse en Saint-Pierre-Lebost on toute directe 

Seigle . . . QujUC scplîers GodiiiiCi 
Auoiii*^. . . deux qnartoiis. 



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-220 - 

ArgeQt , . trente cinq sols huit deniers. 

Gelines. , . deux, 

GueU . - , chaque feu cinq sols* 



Guetz 



Seigle . 

Avoine, 
Argent, 
Geïines, 
Guetz . 



Sur les babitans de ta Bussière 
, . chaque Teu cinq sols. 

Sur les habita ns de Pramy en toute directe 

, treize septiers trois quurtons ç\ demy. 

. dix septiers dix quarionSs coupe. 

, dix liures douze âols trois deniers, 

. cinq et deniy, 

. chaque feu cinq sols. 



Sur les tenanciers de Combenoury en toute directe 

Seigle . * , quatre septiers, 

Âuoine* i * trois septiers. 

Argent. , , trente sols. 

Gelines, . . une. 

Sur les tenanciers du Chirouxen toute directe 

Seigle . ^ - neuf septiers deux coupes. 

Auùine, » , sept septiers trois quarlons* 

Argent. . . sept livres un sol, 

Gelines. , . trois et un tiers. 

Guetz , , , chaque feu cinq sols. 

Sur les tenanciers d'Ourioux en toute directe 

8«tglQ * , . Dix»sept septiers esmine. 

Auoiiie, , , sept septiers cinq ras. 

ArgenL , » sept Lïures trois sols sept deniers» 

Gelines. , . huit, 

Guetz . , , chaque feu cinq sols. 

Sur les habilans de Beauuois eu louie directe solidaire, a cause du 
teueinent de Ciiauroant, 



Seigle 



Peux septiers. 



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- 230 — 

Guetz . . . chaque feu cinq sols. 

Une souche à Noél a raison de quinze sols. 

Sur les habitans de La. Prade qui sont Palissant, Le Tissier, 
Le Souchier, solidairement en toute directe 



Seigle . 


. . sept septiers. 


Argent. 


. . trois liures. 


Gelines. 


. . une. 


Guetz . 


. . chaque feu cinq sols. 


La souche a Noël a raison de quinze sols. 


Sur les habitans du Planchadeau en toute directe 


Seigle . 


. . huit septiers. 


Avoine. 


. . six septiers six quartons. 


Argent. 


. . sept liures seize sols. 


Gelines. 


. . cinq. 


Guetz . 


. . chaque feu cinq sols. 


Sur les habitans de Grandjanoux en toute directe 


Seigle . 


. . Quinze septiers. 


Auoine. 


. . six septiers unze quartons et deux couppes. 


Argent. 


. . trois livres dix-huit sols dix deniers. 


Gelines. 


. . cinq. 


Guetz . 


. . chaque feu cinq sols. 


Sur les habitans de la Crouzille en toute directe 


Seigle . 


. . Neuf septiers cinq quartons. 


Auoine. 


. . six septiers deux quartons. 


Argent. 


. . cinq liures dix sols. 


Gelines. 


. . deux. 


Guetz . 


. . chaque feu cinq sols. 




Sur les habitans de Gioux en toute directe 


Seigle . 


. . Six septiers trois quartons deux couppes el demie. 


Avoine. 


. . deux septiers douze quartons deux couppes el demie 


Argent. 


. . quinze liuies. 


Gelines. 


. . cinq. 


Guetz . 


. , chacune feu cin^ sol$. 



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— 231 — 

Sur les habitans d'Ardailler en toute directe 



Seigle . 


. . six septiers. 


Avoine. , 


. neuf qiiartons coupe. 


Argent. . 


. six livres. 


Gelines. . 


. deux. 


Guetz . . 


. chaque feu cinq sols. 



Sur les habitans de Planchât en toute directe 



Seigle . 


. . unze septiers deux coupes. 


Auoine. 


. six septiers six quartons. 


Argent. . 


. six liures dix-sept sols six deniers. 


Gelines. . 


. trois. 


Guetz . . 


. chaque feu cinq sols. 



Sur les habitans du bourg de Vidailhat en toute directe 



Seigle . 


. . deux septiers un quarton. 


Auoine. 


. . deux septiers deux quartons 


Argent. 


. trente-six sols neuf deniers. 


Gelines. 


. une demie. 


Guetz . . 


. chaque feu cinq sols. 



Sur les habitans de Champesme en toute directe 



Seigle . 


. . sept septiers. 


Auoine. 


. deux septiers huit quartons 


Argent. 


. cirquante-cinq sols. 


Gelines. 


. deux. 


Guetz . . 


. chaque feu cinq sols. 



Pour le bois de Maufourchas trente sols. 



Sur les habitars du Nougier en toute directe 

Seigle . . . Cinq septiers un quarton deux coupes. 

Auoine. . . cinq septiers un quarton. 

Argent. . . quatre livres. 

Gelines. . . deux et trois quarts. 

Qnetz . . , chaque feu cinq sols* 



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— 232 ^ 



Sur les habitans du Mazeau en toute directe 



Seigle . 


. . Huit septiers quatre quartons. 


Auoine. 


. . quatre septiei*s trois quartons coupe. 


Argent. 


. . trois livres dix-sept sols deux deniers. 


Gelines. 


. . tros. 


Guetz . 


. . chaque feu cinq sols. 


Sur les habitans de Ghierchaleix en toute directe 


Seigle . 


. . neuf septiers cinq qaartons deux couppes. 


Auoine. 


. . six septiers cinq quartons. 


Argeat. 


. . quatre liures seize sols un denier. 


Gelines. 


. . quatre et demy et un quart. 


Guetz . 


. . chaque feu cinq sols. 




Sur les habitans de Chaleix on toute directe 


Seigle . 


. . vingt septiers quatre quartons deux couppes. 


Auoine. 


. . quatorze septiers dix quartons. 


Argent. 


. . dix liures quatorze sols. 


Gelines. 


. . neuf. 


Guetz . 


. . chaque feu cinq sols. 



Sur les habitans de la Brousse en Vidailhat en toute directe solidaire 

Seigle . . . Quatre septiers. 

Gelines. . . deux. 

Guetz . . . chaque feu cinq sols. 

Une souche a No(}l a raison de quinze sols. 

Sur les habitans des Bordes 

Guetz . . . chaque feu cinq sols. 

Une souche a Noôl a raison de quinze sols. 

Sur les habitans de Cosnat 

Guetz . . . chaque feu cinq sols. 

Une souche a Noôl a raibon de quinze sols. 

Sur les habitans de Murât 
Guetz . . . chaque feu cinq sols, 
yne souche a Noôl a raison de quinze so^^ 



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- 233 - 

Sur les habitans du Mastrot en toute directe 

Seigle . * • • six septiers. 

Auoine. . . quatre septiers. 

Argent. . . cinquante-quatre sols quatre deniers. 

Gelines. . . deux. 

Guetz . . • chaque feu cinq sols. 

Sur les habitans du Puy en toute directe 

Seigle . . • cinq septiers. 

Auoine. . . qua*re septiers dix quartons deux couppes. 

Argent. . . six liures dix-sept sols. 

Gelines. . . cinq. 

Guetz . • • chaque feu cinq sols. 

Sur les habitans de Gourson en toute directe 

Seigle ... quinze septiers. 

Auoine. . . six septiers deux quartons. 

Argent. • . huit liures treize sols trois deniers. 

Gelines. . . quatre. 

Guetz . . . chaque feu cinq sols. 

Plus pour le pré Moulinier 

Un quintal de foin et deux chapons deus par Antoine Vanginot. 

En argent. • vingt-six sols. 

Sur les habitans de la Salle de Gourson en toute directe 



Seigle . 


. . cinq septiers. 


Auoine. 


. . deux septiers. 


Argent. 


. . quatre liures. 


Gelines. 


. . quatre. 


Guetz . 


. . chaque feu cinq sols. 




Sur les habitans de Marlet en toute dire< 


Argent. 


. . cinquante-sept sols neuf deniers. 


Seigle . 


. . un septier sept quartons, couppe. 


Auoine. 


• . huit quartons. 


Gelines. 


. . une. 


Çuelz . 


. . chac^ue feu cinc^ sols, 



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— 231 — 

Sur les tenanciers de Chaleix outre leurs rentes la nnoiiié des 
dixmes des grains et laines. 

Sur les tenanciers de la Chaud la moitié des dixmes des bleds et 
laines. 

Sur les tenanciers du Mastrol toutes les dixmes des bleds et laines. 

Sur les tenanciers de Chicrchaleix la moitié des dixmes des grains 
et laines. 

Sur les tenanciers de Courson le dixième des grains. 

Sur les tenanciers du tenement de Chaumont le dixième des bleds. 

Outre tous les susd. deuoirs des villages cy-dessus spécifiez en 
toute justice haute moyenne et basse, et lesd. deuoirs deus solidai- 
rement led. seigneur vicomte du Monteil a droit de lots et ventes, 
inuertir les contrats ou prendre les biens vendus par droit de prela- 
tion et retrait féodal, et en outre tous les sujets et tenans héritages 
en directe sont tenus solidairement d'aller tous les ans à la vinade 
ez vignobles de Monthiçon, Argenton, au Bas Limouzin a son choix 
pour luy conduire et mener en son château la quantité de cinquante 
muids de vin ou payer la valeur de la conduitte dud. vin a quoy ils 
ont esté condamnez solidairement par arrcôt de la cour de Parlement 
a Paris du huit juin ybic. soixante-huit. Comme aussy à led. seigneur 
vicomte du Monteil droit de présentation ez vicairies fondées tant en 
Téglise dud. bourg du Monteil qu'en celle qui est fondée dans sa 
chapelle du château. Comme aussy a tout droit de faire exercer sa 
justice, pouruoir les officiers d'icelle tant du juge chastelain, lieute- 
nant, procureur d'office greffier et sergens et même deux notaires 
tabellions pour exercer les offices dans l'étendue de lad. vicomte. 
Comme aussy a tout droit de bannalité, lesd. sujets estant tenus 
d'aller moudre leurs grains en ses moulins bannaux et receuoir les 
droits, confiscations des fournoyemens, et toutes amendes adjugées 
par les officiers pour quelques causes que ce soit tant ciuilles que 
criminelles. 

Dans led. bourg du Monteil il y a douze foires franches établies 
par lettres patentes du Roy et tous les lundis de chaque semaine des 
marchez pour débiter les denrées. 

Item decclare led. sieur du Pille que de laditte terre seigneurie et 
vicomte du Monteil-au- Vicomte releuoit en arrière-fief le fief de 
Larfeuillière lequel a esté acquis depuis )e dernier dénombrement 



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- 235 - 

rendu de lad. terre du Monteil par le sieur de Gedoyn, de M*** Gaspard 
de Monlagnac par contrat passé deuant Eurard et Marlaud, notaires 
royaux en la sénéchaussée de Guérel au bourg du Mouslier d'Ahun 
presens témoins le six juillet gbl^^ soixante-quatorze, led. fief situé 
en la paroisse de Ghast3in consistant en un vieux château ruiné, 
bassecour, grange, étable et jardin le tout contigu, avec*une pesche- 
rie au pied de la maison, une chénevière derrière la maison a semer 
huit boisseaux de cheneuoux ou environ, un pastural appelé le 
Colombier de deux septerées de terre ou environ, un pré appelé du 
Ch&teau contenant environ quinze journaux de faucheur, deux bois 
de haute futaye joignant des deux costez aud. pré du Château, le tout 
entouré de murailles, un autre pré appelé de la Chaud d'environ 
douze journaux de faucheur dans le terroir du village de la Chaud, 
un estang appelé du Coudert qui s'empoissonne du nombre de cinq 
a six cent de tous poissons, un autre petit étang appelle des Yergnes 
au derrière dud. bois de haute futaye, une garenne dite de Larfeuil- 
lère d'enuiron deux septerées de bois taillis, outre les terres de la 
métairie dudit lieu de Larfeuilhère et celle de la Chaud cy-après 
déclarées, un pastural appelle du Gotchaumeix au de la de la Riuière 
de Taurion proche du moulin de Gotchaumeix de la contenence de 
douze septerées de terre ou environ à la mesure du Monteil auec le 
droit de tous les communaux et champs paschiers dud. village de 
Larfeuillière et de celui de la Chaud, tous lesd. domaines héritages 
et communaux composant les prèclotures dud. ch&teau. 

Le domaine et métairie aud. village de Larfeuilhère appelle du 
Cb&teau composé de grange, étable, prez et pasturaux, terres labou- 
rables et non labourables, bois buissons champs paschiers et com- 
munaux de la contenance d'environ vingt-cinq journaux de pré et 
soixante-quinze septerées de terre en plusieurs parties, outre la por- 
tion desd. comunaux indiuis auec led. sieur de Montagnac leur 
vendeur, et les Sauveneaux métayers perpétuels, droits de dixmes 
inféodées de lad. métairie aux charges accoutumées, rentes annuelles 
perpétuelles et solidaires en tout droit de directe serve 

En argent. . douze sols quatre deniers. 

Seigle . . . cinq quarles. 

Auoine. . . sept ras un boisseau raaé et non rasé 
a la mesure de la Borne. 

Gelines. . . une et demie. 

Pç^ufs . . . une pairet 



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Droit de vinade, les ai'bans et coruées a la coutume dud. pays dô 
la Marche, le droit de composition en fait de vente et permutation 
entre les tenanciers et redeuables desd. rentes et iceux sujets au 
mosnage dud. moulin de Gotchauioeix. 

Une autre métairie située au village et tènement de la Chaud 
composée de grange, élable, maison et jardin, chéneuierre, prez 
pasturaux, terres labourables et non labourables, bois, buissons, 
champs paschiers et communaux iiidiuis avec le seigneur deuancier 
dé Larfeuilhère dans lesd. prôclotures ci-dessus, lors exploitée de 
quatre paires de bœufs par Léonard et Pierre Maignatz et autres a 
titre de bail perpétuel de la contenence d'environ soixante septerées 
de terre, et vingt journaux de pré en plusieurs paities. La rente due 
sur led. village de la Chaud tenanciers et habitans d'iceluy en tout 
droit de directe serve et solidaire montant annuellement s^avoir 

En argent. . neuf liures douze sols. 
Seiglo . . . treize septiers un quartons deux coupes. 
Auoine. . • soixante et douze ras un boisseau 
deux coupes rasées et non rasées. 
Gelines. . • six. 
Bœufs. . . quatre paires. 

Le droit de vinade, les arbans suiuant la coutume des hommes 
serfs de la province de la Marche, avec le droit de mosnage dud. 
moulin de Gotchaumeix, et celuy de composition pour les ventes et 
permutations. 

Deux autres métairies dans le vilUige des Farges Tune exploitée 
lors par Pierre Desfarges métayer perpétuel composée de maison, 
grange, étable, jardin, cheneuièrre, prez pasturaux, terres laboura- 
bles et non labourables de la contenence d'environ vingt-cinq septe- 
rées de terre et douze journaux de pré, et l'autre métairie lors 
exploitée par Léonard Desfarges a titre de bail transitoire aussy 
composée de maison, grange, étable, jardin, cheneuièrre prez et 
pastur&ux de pareille contenence que l'autre, auec le droit de dixme 
inféodée sur lesJ. métairies lequel droit se partage avec le curé de 
St-Seuerin, un quart pour luy et trois quarts pour le seigneur de 
Larfeuilhère auec le tlroit de iposnage aud. moulin de Gotchaumeix. 

Plus sur le village de la Bussièrre de lente annuelle en directe 
seigneurie et franche condition. 



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^ 2fl7 - 

Auome. * * un sep tiers» ras, 
Argent. ♦ . dix sols» 

Un bœuf de viiiîide, 3 arbans ?>yec le dfoR de mosnaj^e de tous 
leurs graiïis aud. moulin de GoLchaiimeiK et le droit de lots et ventes. 

Plaî sur le LeiiemenL du JKniiiouK appelle ds Panlgalant en directe 
se rue de* renie annuelle 

Seigle. , . . tin seplier. 

Argent . . . cinq sols. 

Geîlnes. ^ , une. 

Sarbans, droit de dixme inféodée a raison de M gerbes une, le 
mosnage de tous les gr,iins dud, tcnement aud, moulin de Gotetiau- 
meïx et de composition pour les ventes et permutations. 

Plus sur le village dePignac de rente annuelle perpétuelle et solidaire 
en tout droit de directe serue 



En argent. 


* quatorze sols. 


Seigle. . , 


, cinq quartes. 


Auoine , . 


. oinq boisseaux ras 


Gelines, . 


. une demie. 



3 arbanSf une vinade, droit de mosnage aud. moulin de Gotchau- 
meix et de composition pour tes vente:* et permutations dud. village 
et tenement lors possédez par les Biojous d'une; part et sur les 
nommez Purotis dud, village aux mômes droits et conlltions que 
dessus, en argent dix neuf sois, seigle siic quartes, avoine deux ras, 
une vinade, une geline, trois arbans, droit de mosnaiçe do ïeurs 
grains aud. moulin de GotchaumeiK, et cebiy^ de composition pour 
ÏBSd. ventes et permutations. ^ 

Plus sur le tenement de k\^ Fargetas de rente annuelle et solidaire 
en tout droit de directe serue 



Argent . , 


. douze sols. 


Seigle. , , 


. trois quartes. 


Auoine . . 


. un ras rasé et non rasé 



Les arbans a la coutume des hommes serfs de lad, prouince, le 
droit de mosnage pour tous leurs grains audit moulin de Gotcîiau-* 
meîXj et de composition pour lesd. ventes et permutations. 



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Plus sur le village de TEngenoudiere en directe serue pour ie 
tenement des Golombettes 

Argent.. . . sept sols cinq deniers. 

Seigle. ... un septier sept boisseaux. 

Auoine. . . trois ras coupe et demie. 

Gelines. . . une. 

3 arbans, droit de mosnage de tous les grains dud. tenement 
aud. moulin de Gotchaumeix, et de composition pour les ventes et 
permutations. 

Plus sur \% village de la Villatte 2 arbans et la tierce partie de la 
dixme a titre d'infeodation, lad. dixme partageable avec led. curé de 
S* Seuerin. 

Plus sur le village de Vaux 

Auoine. . . un septier mesure de la Villeneuve avec le quar t 
de la dixme a titre d*infeodation de tous les grains et laines. 

Plus sur le village de Viale 

Auoine. . . douze quartons mesure de la Borne. 
Argent. . . trois sols pour le pré de Saigne Bordé de rante 
franche quérables. 

Plus sur le village de Maruier pour le tenement du Mallard 

Froment . . quatre coupes mesure de la Borne 
Et 2 chapons blancs 

Plus led. moulin de Golchaumeix consistant en un moulin a 2 roQes 
et rottels scitué sur lad. riuiere de Taurion auquel sont tenus d'aller 
et mener moudre leurs grains les sujets et reJeuables de lad. terre et 
seigneurie de LarfeOilhere ensemble ceux des villagesde laChaboissiere, 
Vauxsoubrane, Monteseigny et partie de celui de Maignat qui faisaient 
cy devant partie de lad. terre et seigneurie, et le droit duquel mos- 
nage a esté reserué sur lesd. villages. 

Plus tous les droits de patronage des chapelles et vicairies des 
églises de S^ Seuerin, Chastain et de Vallieres, droits honorifiques et 
d'enterrement dans lad. église de Chastain. 

Item déclare ledit sieur du Pil>e que de lad. terre seigneurie et 



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- 239 - 

vicomte du Monteil au Vicomte releueen arrierrefîef le fief de Galarri- 
bert possédé par M« de la Vergne notaire royal aud. bourg du 
Honteil. 

Toute laquelle terre seigneurie et vicomte du Monteil au Vicomte 
m'appartient auec un petit tenement appelle de la Borde scitué dans 
le territoire de Ghauanat, justice royalle de la ville et chalellenie 
d'Âhun consistant en un pré et terres près la rivière de Taurion du 
costé du midy, du leuant le long du grand chemin qu'on va du bourg 
du Monteil an bourg de Ghauanat, de valeur annuellement d'entour 
cinquante liures, le tout mouuant en foy et homage du Roy, lequel 
aueu et dénombrement signé de ma main et scellé de mes armes j'ay 
fourny au Roy en sa chambre des comptes, sous les protestations de 
l'augmenter ou diminuer en étant plus amplement informé, et de ne 
faire faux aueu. 

Fait en la Ghambre des comptes le douze septembre gbil<^ vingt. 

(Signé :) Dupille vîconte du Monteil : et scellé d'un sceau de cire 
rouge. 

Gollation du présent aueu et dénombrement ^ été fait au semblable 
diceluy retenu en la Chambre des Gomptes Lequel est renuoyé au 
Président Lientenant gênerai en la Ghambre du domaine de Bour- 
bonnois Procureur du Roy receueur aud. lieu et autres officiers qu'i^ 
appartiendra pour estre verifûé selon et ainsy qu'il est contenu en 
l'Expédition de lad. Ghambre sur ce faite ce jourd'huy douzie« jour de 
septemb. gbli<î vingt par nous Gonseiller du Roy Auditeur ord""® en 
icelle soussaigné. 

(Signé :) Peillot de Lagarde. 



Audit aveu et dénombrement est annexée une pièce sur parchemin 
ainsi co*^çue : 

Les Gens des Gomptes du Roy nôtre Sire au Président lieutenant 
gênerai en la Ghambre du domaine de Bourbonnois Procureur du 
Roy Receueur du domn® aud. lieu et autres ofT" qui! appartiendra 
Salut il nous est apparu par lettres patentes de Sa Majesté données a 



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Paris le xx6* jour de janu** gbll« vingt signées par le Conseil estant 
en la Chambre des Comptes Ricber et scellées Jacques-André 
Dupille escuyer Auoir fait au Roy les foy et bommage quil etoit tenu 
faire a sad. Majesté pour raison de la Terre et Seigneurie et Vicomte 
de Monteil scitué dans la prouince de la Haute Marcbe ses apparte- 
nances et deppend<:'* mouuante et relouante de sad. Majesté a cause 
de son comté de la Marche, de laquelle Terre Seigneurie et Vicomte 
de Monteil led. sieur Dupille a baillé et présenté en lad. Chambre des 
Comptes son aueu et dénombrement au semblable duquel les pré- 
sentes sont attachées sous contrescel pourquoy nous vous mandons 
et enjoignons que sil vous appert led. aueu et dénombrement auoir 
été et estre bien et deument fait et baillé et qu*en icelluy II ny ait 
aucune chose préjudiciable a sad. Majesté ny a autre et qui estre ny 
doiue vous en ce cas faites souffrez et laissez led s' Dupille jouir et 
user plainement et paisiblement de lad. Terre Seigneurie et Vicomte 
de Monteil et appartenances d'icelle sans que pour cause desd. foy et 
hommnge non faits aueu et dénombrement non baillé il luy soit (îiit 
mis ou donné ne souffert luy estre fait mis ou donné en icelle Terre 
Seigneurie et Vicomte de Monteil ny es appartenances aucun arrest 
ou empeschement ains si faits rois ou données luy estoient les 
mettiez ou fassiez mettre incontinant et sans delay a plaine et entière 
deliurance et au premier état et deub a la charge que led. sieur 
Dupile sera tenu faire veriffler led. aueu et dénombrement pirdeuant 
vous en la manière ordmaire suiuant les Coutumes et Ordonnances 
sur ce faites de dans le temps deub et icelluy veriftié le nous renuoyer 
le mois ensuiuant fera et payera a vous receueur les^ droits et deb- 
uoirs sy aucuns sont pour ce deubs a Sad. Majesté si faits et payez 
ne les  et quil ny ait aucune chose du dom"^ dicelle ou autre cause 
raisonnable d'empeschement pourquoy faire ne le.s debiez la quelle 
au cas qnelle y soit vous nous ecrirées a fin deOe Donné en la Cham- 
bre des Comptes le douziesme jour de septembre mil sept cent vingt. 

(Signé :) Peillot de Lagarde. 

Au verso est écrit : 

Le treize septembre mil sept cent vingt nous Louis Antoine Le 
Brasseur huissier ordinaire du Roy en sa Chambre des Comptes à 
Paris y demeurt rue de la Vieille Monnoye soussigné auons signifflô 
et laissé coppie du présent a Monsieur le procureur gênerai du Roy 



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- âii - 



de la Chambre des comptes en son hostel parlant à M^ Bigot son 
secrétaire a ce qu'il nen ignore. 

(Signé :) Le Brasseur. 
Original. 

GontroUé a Paris, le 13 septembre 1720 r. 28 f. 191. 

(Signé :) PicoN. 



VI. -- Epitaphede Claude de Uoniaigmc de LarfeuUlère, 
maréchal de Fordre Saint- Jean-de- Jérusalem. 



Siste \iator el si ivstvs et ivstitia qvondam caplti ivsta persolve. 

Hic iacet frater Claudius de Montagnac de Larfeuliere sacri ordinis 
hycrosolimitani observantissinius eques et marescallus qui de sua 
semper religione bene meritus illius ubiq rébus studio peculiari 
deditus nunquam interrnpta sagacitatis ore vigilantiœ signa dédit 
procurator generalis in Galliae et receptor jurium comunis ararii 
saerius ob insigne curam prorogatus non minus utile quam nessarius 
prostitit singularem hanc polissimum laudem assecutus quod in 
augendis conservandisq. tribus prœsentim commendis merito sibi 
potiusquam favore acquisitis contra invasoiis apud regia consilia 
indefessus acerrimusq propugnator exsiterit marescallus tandem 
effectus et dignus qui magni magistri vices aliquandiu gesserit post 
non médiocre per longam agritudine pielalis ac patientiae datum 
spécimen 73 annos nature vita migra vit kalendis septembris anno 
domini mdclxi. 

Hoc benevolentise monumentum posuit grata meno nepotû. 

Cet épitaphe est inscrite sgr un tombeau placé presque au milieu 
de la deuxième chapelle de gauche, en tôte de laquelle on lit 
« Alvemia ». 



— H*^O>Ci.»fC5»C3Vsû'''0>.->- 



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Vit. — Areu et dénombrement rendu par Ga$pard de Uonlaignai, 
seigneur de Larfeuillère. à Denys de Gédoyn^ vklomle du Manteii 
— 2S novembre 1672. 



Fut presant en sa personne messire Gaspard de Hontagnac, che- 
vallier, seigneur des Ligntères, la Cousture, Larfeuillère et autres 
places, demeurant en son chasteau dudict lieu des Lignyères, parr. 
de Charenssat, en la prouince Dauuergne. Lequel de son l>on gré et 
pour satisfaire au contenut a Tacte de foy et hommage qu'il arendut 
à Hess*^ Denys de Gédoin cheualhier seigneur viscompte du Monteil, 
le vingt-deux novembre mil six cent soixante-douze recognoit et 
déclare quil tient et porte en arrière-flef dudict seigneur du Montdl 
abcent le No*^ royal acceptant et stipullant pour luy les choses cy- 
appres déclarées, 

Premièrement. — La maison noble dud. lieu de Larfeulhière 
concistant en deux corps de logis bassecour grange estable jardin, 
le tout contigut et une cheneuyère derrière la maison de la conte- 
nance a sepmer douze boysseaux de chenepuis. 

Item une pescherye estant au deuant de ladite maison. Au-dessous 
il y a un pastural, appelé du Colombier de la contenance d'entour 
deux septerées de terre. 

Item un pré appelé du Chasteau de la contenance d'entour quinze 
journaux de pré. 

Item deux boys daulefutaye joignant aud. pré des deux costés, 
Tun diceux dentour cinq septerées de terre et l'autre dentour traize 
septerées. 

Item une garayne daulefutaye au-dessous du pastuial du Gollom- 
bier dentour troys septerées de terre. 

Item un estang, appelé du Coudert, qui sempoyssonne dordinayre 
de cinq à six cents de toute sorte de poisson. 

Item un petit estang romput appelé des Veigne au-dessoubz du 
boys a faire du nourrin, contenant enuiron deux septerées. 

Itiim un moulin farinyer a deux roudets, scitué sur la riuyere de 
Tourion, auquel moulin sont obligé daller mouldre leurs grains les 
tenantiers de la terre de Larfeulhière suiuant quil sont cy appfes 
^pecifïlé et oultre et les habitans des villages de Montesegur La Gha- 



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Sassyere et Vaul Soubrane comme ayant esté autres foys despandani 
de la directte de la terre de Larfeulhiere et que par la vante que 
messire Gaspard de Montagnac ayeul dudict seigneur des Lignieres, 
fist de la directte desdicls Iroys villages, il se reseruat daller faire 
mouldre les habitans desdicts troys villages tous leurs grains audict 
moulin. 

Item dans led. village de Larfeulhiere, ledict seigneur des Lignyeres 
possède la moytié des communaux, estant proches, et un corps de 
mesterye, compozé de grange estable près et terres, dentour vingt 
cinq journaux, et dentour quatre vingt septerées de terre, ainsy que 
le tout se comporte, avec ses aysances et despendances, auec le 
dixme de tous grains tant de bled soigle, auoyne, bled noyr que 
layne. Lesquels domaynes sont exploité par Siluain Pierre Michel 
Gabriel et Siluain Sauuaneaux en qualité de mestayers perpétuels, 
quy ont diuizé ledict domaynt en cinq pourtions sans le consantemt 
dudict seigneur des Lignieres, a raison de quoy il proteste de se 
pouruoir contre eux pour les réuni re ensemble. 

Item est deub audict seigneur des Lignieres sur ledict village de 
Larfeulhiere en condition de morte argent douze sois quatre deniers 
soigle cinq quartes, a la mesure de la Borne, auoyne sept ras et un 
boisseau une gelline et demy une payre de bœuf de vinade auec les 
arbans comme a la couslume de? hommes serfs de ce pays de la 
Marche Et tous lesdicts habitans dudict lieu de Larfeulhiere obligés 
daller mouldre tous les grains aud. moulin de Gost Chaumeyx. 

Item est deub audict seign' en tout droit de main morte et directte 
seigneurye sur le village et tenement de La Chaud, argent neuf 
Hures, douze liures, soigle traise septiers un quarton deux couppes, 
auoyne soix*« et douze ras un boisseau deux couppes non razéé 
Gelline six, vinade quatre payre de bœuf, et les arbans a la coustume 
des hommes serfs de ce pays de la Marche Et sont lesdicts habitans 
dud'ct village tenus daller mouldre tous les grains audict moulin 
dudict seigneur. Et oultre ce ledict seign** possède la moytié 
des communaux estant possèdes dans led. village et le boys 
de la Borderye auec un corps de mesterye compozé de grange, 
estable, maison, jardin chtneuyere terre labourab., près, pasturaux, 
bois, buissons compozé de quatre payre de bœuf, entour soixt« sep- 
terées de terre labourab. et vingt journaux de pré suiuant que le tout 
se comporte avec ses ayzances et 'despandances Lequel domayne 



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- 244 — 

ceut qui le font valloir comme mestayers perpétuel ont esté diuizé 
en quatre pourtion au préjudice dudict seign^* et sans son cousante- 
ment. 

Item ledict seign^ possède un pré en son particulhier dans led. 
village de La Chaud, quy luy appartient denuiron douze septerécs de 
terre ainsy quil se comporte. 

Item possède le pastural de Got Chaumayx d'enuiron aussy douze 
septeréé de terre, scitué proche ledit moulin de Got Chaumayx, sur 
la riuyere de Taurion, ainsy quil se comporte. 

Item est deub audict seigneur de Larfeulhiere sur le village de La 
Bussiere, en direclle franche et seigneurye un septier auoyne^ 
mezure de La Borne, argent dix sols un bœuf de vinade, arbans troys 
lun en mars laulre mestifler et lautre a faucher Et sont obligés les- 
dicts habitans dud. village daller mouldre tous leurs grains au moulin 
dudict seign**. 

Item est deub aud. seigneur sur le village de Mesnyoux pour le 
tenement de Pont Gallant en directte seigneurye et condition de 
main morte, soigle un septier mezure de la Borne, argent cinq sols 
une gelline et trois arbans lun en mars lautre mestifler et lautre a 
faucher Et sont obligés lesdicts habitans dater mouldre tous leurs 
grains au moulin dudict seignr de Larfeulhiere Et est deub sur led. 
tenement le droit de dixme ie tous bledz a raison de unze gerbes 
une. 

Item est deub audiet seigneur en droit de directte et franche con- 
dition, sur le village de Pignat argent quatorze sols soigle cinq 
quartes, auoyne cinq boisseaux, gelline demy troys arbans lun en 
mars lautre mestiuier et laultre a faucher et mounant au moulin 
dud. seigni* auec la moytié du dixme de tous les grains tant soigle, 
auoyne que bled noyr. Et est paye lad*» rante par les dessandant des 
Biagious Et oultre ce est deub audict seigneur, sur leiict village de 
Pignat par les dessandant des Parrotis, argent dix neuf sols soigle 
six quartes mezure de la Borne auoyne deux ra?, le liuyue un, auec 
la moytié du dixme de tous leurs grains troys arbans luu en mars 
lautre mestifler, lautre a faucher Et doibuent tous mouldre les grains 
au moulin dud. seigneur. Plus est deub par lesdictz Parroty audict 
seigneur, a cause du tenement de las Farghas, en tout droict de 
directte seigneurye et condition de main morte, argent douze sols 



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— 2iS — 

t >ig1e troys quartes auoynû un ras non razéc, auec tout le âïxm& de 
tous grains dud. lenement, Et les harhansa la coustume des hommes 
serf. 

Item est deub audict seigneur en droit do directte et franche condi- 
lion par les habita ns du vill[ige de Langenoudiere a cauze du tene- 
ment des Golomlvette soigle un scpUer sept hoysseaux, auoyne troys 
ras une coupe et demy, argent sept sols dnq Jenyers, une gelline 
arbans troys lun en mars lautre mestiller et Lautre a fauclier Et 
doibueni moudre les grains quils rebculhcnt dans led, teuem* au 
moulin dudict seign. 

Item led. seigneur possède deuK corps de raesterye dans le village 
des Furges, lune exploitée par Pierre de^ Forges en qualité de nies- 
tayer perpétuel eouipozée de maison, grange estable, jardin, che- 
neuyere, près, pasluraus, terre labourable, de la contenance dentour 
vingt cinq septeres et dentour dou^e journaux de faucheur, auec Les 
troys quartï du dix me de tous les grains et de layne Kl lautre des 
deux domaynes est exploité par Léonard des Farges, en qualité de 
mesl^yer vo^bnt composé de maison, grange estable, jardin, che- 
neuyere, près, pasturanK de pirelhe e^tandue que lautre desdictK 
domayues exploité par ied, Pierre des Farges, auec les troys quartz 
du dixme de tous leurs grains et de layne. Et las susdictz mestayers 
mounant au moulin dud, seign^ 

Item e^t deub audtct seigneur, sur le village de la Vallette, arbans 
deux et la moytiê du dixme dud. village. Ct tuus les habitans dud. 
village obligez d'aller mouUIre une partie de leurs grains au moulin 
dudict seigneur. 

liem est deub audict seigneur, sur le village de Vaux en franctie 
condition, par ies tenanciors, la quantité d'un sepLier d'auoyne 
mezure de la Villeneufve^ avec le car du dixme inféodé de tous les 
graiirs, tattt de bled afîoyne que de bled noyr, que ce partage aueo 
le sieur curé de Saint-Seuerin, et le dixme de laine troys pougnée de 
quatre. 

Item est deub audict seigneur mw le village de ViaUe de rante 
quenible auoyne douze boys^eaux, mesure de la Bi)rne, argent troys 
sols pour la Sagne B>rde p j/iS3d'J!3 p.ir G lilli mine du la Crjursillye. 

Item est encore deub, par les habitans de Maruier pour le tène- 
meol de Malarbre, en francbç cjudUiou froment qualre couppes et 



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1 



— 246 — 

deux chappons blancs de chascun deroy aune de ceue (1). Quy sont 
tous et chascuns les biens immeubles, que ledict seigneur des 
Lignyeres tient et porte, a cause de sa dicte terre de Larfeuillère en 
arrière-flef dudict seigneur du Monteil. Laquelle déclaration et des- 
nombrement cy-dessus ledict seigneur des Lignières a dict contenir 
vérité. Et de ce nous a requis acte que nous luy avons octroyé pour 
luy seruir et valloir en temps et lieu que de raison, et ce en presance 
de M« Marien Sarciron et M« Michel Foudrad marchand, habitans du 
lieu des Touuenières paroisse de soubsignes auec ledict 

sieur de Monta^nac le vingt-huit novembre mil six cent septante- 
deux. 



(1) Il s*agit ici du tènement du Mëlard, joui par les habitants de Manrier. 
Les seigneurs de la Villeneuve firent opposition à cette prétention 
bizarre. (Papiers de Tabbé Bouteiller). 



-fe-iH- 



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Ardier, noblesse de robe. — Berceau : Orléanais. — Armes : D*azur, 
au chevron d'argent, accompagné de trois flammes d*or, deux en 
chef et une en pointe. D'Arpajon, seigneurs de Caumont, de Lautrec, 
de Sévérac. — Antique et noble maison, connue dès 1170. — Berceau : 
Rouergue. — Armas : En 1287, de gueules à la harpe d'or. Plus tard, 
Ecartelé : au 1 de gueules, à la croix de Toulouse d'or ; au 2 d'ar- 
gent, à quatre pals de gueules, au 3 de gueules, à la harpe d'or ; au 
4 d'azur, semé de fleurs de lis d'or, au bâton péri en barre de 
gueules ; et sur le tout, de gueules, à la croix d'argent. 

D'Aubusson, vicomtes d'Aubusson, comtes et ducs de la Feuillade, 
seigneurs et barons de la Borne, du Monteil-au-Vicomte, de la 
Villeneuve, de Beauregard, de Castel-Nouvel, etc. — Berceau : 
Haute-Marche — Une des plus illustres maisons de France. — 
Armes : D'or, à la croie ancrée de gueules. — Cri de guerre : Aubus- 
son ! 

D'Aubusson de Banson, seigneurs de Banson, de Poux, de Ghàlon, 
de Servière, de Ghalusset, de Cébazat, branche de la maison d'Au- 
busson. — Berceau : Haute-Marche et Auvergne. — - Armes : Ecartelé, 
aux 1 et 4 d'or, à la croix ancrée et alésée do gueules ; aux 2 et 3 de 
gueules, au massacre de cerf d'or, les andouillers ou cornichons de 
même. 

De Badefol Y. Gontaut. 

De Banson, noblesse d'épée — Berceau : Auvergne. — Armes : 
de gueules au massacre de cerf d'or, les andoijillers ou cornichons de 



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— 248 — 

De Barra], marquis d*Arvillard, comtes de Barrai, barons de la 
Roche-Gommier, noblesse d*épée. — Berceau : Dauphiné. — Armes : 
de gueules, à trois bandes d*argent, et un chef aussi d'argent, chargé 
de trois cloches d'azur, bataillôes d'or. 

Brachet ou de Brachet, seigneurs de Montaigu, de Pétusse, de 
Salaignac, du Seilloux, du Maslaurent, marquis de Floressac, etc., 
noblesse de chevalerie, connue depuis 1140. — Berceau : Haute- 
Marche. — Armes : selon A. Tardieu, d'azur, à deux chiens braques 
d'argent, posés l'un sur l'autre et passant. Selon Armand de la 
Porte, d'azur, à deux chiens passants d'argent, écartelé d'azur à un 
lion rampant d'or. 

De Baude, noblesse d'épée. — Armes : d'argent, à la bande de 
gueules, côtoyée de six mouchetures d'hermine de sable. 

De Bauiïremont, noblesse d*épée, seigneurs de Gourtenay, de 
Listenoy, de Yauvillars, de Randan, de Senecey, etc. prince du 
Saint-Empire, grands chevaux de Lorraine. — Berceau : Lorraine. — 
Armes : Vairé d'or et de gueules. — Légende : Plus de deuil que de 
joye. ~ Devise : Dieu ayde au premier Ghrestien. Ancien Adage 
Bourguignon . Li BaufTremont, li bons larrons. — Cri de guerre : 
Bauffremont ! 

Bazin de Puyfoucoud ou Puyfaucon, noblesse de robe. — Berceau : 
Limousin. — Armes : De gueules, au lion rampant d'or, armé et 
lampasssé de même, accosté de deux fleurs de lis d'or (1). 

De Beaucaire, noblesse d'épée. — Berceau : Bourbonnais. — Armes : 
d'azur au léopard lionne d'or. 

De Beaujeu, seigneurs d'Herment, noblesse de chevalerie issue 
des comtes du Forez. — Armes : d'or au lion de sable. — l'c devise : 
Fort, fort ; 2« devise . A loat venant, Beaujeu. — Cri de 'guerre ; 
Flandre ! 



(!) Suivant le Sobiliaire du Limousin, I. 136, noble Antoine Bazin, écuyer, 
sieur de Puyfaulcon et d'Esparoimc, fils de Jean Bazin, écujer, sieur de IHiy- 
faulcon, el de Jeanne de l*uyr,mlcon, épousa, par contrat du 21 novçnnbrc 157Ç 
Jcauuj de MonlaiçnAC (fille de Gaspard !*';• 



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-249- 

Du Bernets ou de Bernets, seigneurs de Linières, de Beaulie'J, 
noblesse d'épée. — Berceau : Comb railles. — Armes : de gueules 
à récusson d'argent, chargé d'un lion de gueules, et accompagné 
de huit coquilles d'or, posées en orle. — Devise : GoL tempo* 

De Blarichefort, seigneurs de B'anchefort, de SalnuClôment, de 
Bois-Lamy, de NozeroUes, etc., noblesse de chevalerie, sortie de 
rUlustre maison de Comborn, en Limousin. — Armes ; d'or, à deu\ 
lions léopardôs de gueules passant l'un sur l'autre. 

Blondeaa, seigneurs du Chapuis, du Chambon, de Vantoux, deCom- 
bas, marquis de Laurière^ noblesse de robe. — Berceau : Limousin. — 
Armes : d'or au chevron d'azur, chargé en pointe d'un croissant 
d'argent, accompagné de trois œillets de gueules, fouillés et sou- 
tenus de sinople, 2 en chef et un en pointe. 

De Bosredon, seigneurs de Salles, Herment, la Bieuilie, Ptiy- 
Saini-Galmier, Ligny, Manoux, Vieu voisin, Sugères, Saint-Avit, 
Tix, Léclauze, Combraille, etc., noble et antique maison de cheva- 
lerie, dont la filiation remonte à 1219. — Berceau ; Auvergne. — 
Armes : Selon Bouillet, Eiartelé, aux 1 et 4 d'azur, an lion d'argent 
lampassé et armé de gueules ; aux 2 et 3, vairé d'argent et de 
sinople de quatre traits. Selon A. Tardien, Ëcartelé, aux 1 et 4 de 
gueules, au lion d'or grimpant, couronné à l'antique de môme ; 
aux 2 et 3 de vair. Cimier : un cou et une tête de cerr. — Devise : 
Mémento mei. ^ Gri de guerre : Bosredon ! 

Botier de Sédières, vicomtes de Sédières, seigneurs de Monlamat, 
de Sauvagnat, de Viuzelles, de Toursat, de Cournon, noblesse sortie 
de la robe devenue d'épée. — Berceau : Bas Limousin. — Armes : 
d'azur, au chevron d'or accompagné de trois palmes de même. 

DeBourbon-Busset, comtes de Busset, barons de Chaïus, noblesse 
d'épée issue d'un bâtard de Louis de Bourbon, prince êvèque de 
Liège. — Berceau : Bourbonnais et Auvergne. — Armes ; d'azur, 
semé de fleurs de lis d'or, à la bande de gueules brociianl, et au chef 
d'argent chargé d'une croix potencée d'or, accompagnée de quatre 
croisetles de môme. 

Dç Bourbon-Roussillon, comtes de Roussillon, seigneurs de Mire* 



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-260- 

beau, noblesse d'épée issue d'un bâtard de Charles l*^, duc de Bour- 
bon. — Berceau : Bourbonnais et Auvergne. — Armes : d*azur, semô 
de fleurs de lis d'or, à la barre d'argent. 

De Chabanais, sires de Ghabanais et de Gonfolens, noblesse féodale 
Issue des anciens comtes d'Angoulôme. — Armes : D*azur, à deux 
lions léopardés de gueules. 

De Ghauveron ou Ghouveron, noblesse de robe. — Berceau : Basse- 
Marche. — Armes : D'argent, au pal bandé d'or et de sable. 

De Goêffler ou Goiflier, seigneurs de la Bussière, de Ghazelle, 
d'Efflat, de Longjumeau, marquis d'Efflat et de Longjumeau, noblesse 
de robe. — Berceau.: Auvergne. — Armes : D'azur, à trois coquilles 
d'or posées 2et i. 

De Gomborn, vicomtes de Gomborn dès 970, illustre race féodale 
du Bas-Lâmousin. — Armes : D'or, à deux lions léopardés de gueules 
passant l'un sur l'autre. 

De Dienne, seigneurs de Dienne, de Ghavagnac, de Gourbines, 
comtes de Gheyladet, seigneurs de la Pogcolie, du Puy, de Curières» 
de Rousson, de Montmaraud, de Saint-Eustache, de Ghauzat, de 
Baladeur, etc., noblesse de chevalerie. Berceau : Haute-Auvergne. — 
Armes : D'azur, au chevro» d'ai^gent, accompagné de trois croissants 
d'or posés 2 en chef et 1 en pointe. — Gri de guerre : Ghavagnac ! et 
plus tard : Dienne I 

D'Ebrard, seigneurs de Saint-Sulpice, noblesse d'épée. — Berceau : 
Quercy et Languedoc. — Armes : D'argent, au lion de sable brochant 
sur un semé de croisettes de même. 

Ebrard ou Evrard, seigneurs de Gonfolent, de Montespedon, de 
Montbit, noblesse d'épée. — Berceau ; Auvergne. — .\ruies : D'ar- 
gent, à deux lions de sable, l'un sur l'autre. — Gri de guerre : Gonfo- 
lent ! 

D'Eslaing, seigneurs de Saint-Chély, de Vilrac, de Murols, de 
Saillans, de Gheylane, de Luzarde, de Valentine, de Landorre, etc., 
fintique maison de chevalerie. — perceau ; |louergue. — Armes ; 



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— 251 - 

I)*azur, à trois fleurs de lis d'or ; au chef de môme. — l'» devise : 
Tots pour elx^ lots par elles ; ^ devise : De sanguine meo lilia 
crescunt. 

De Fayeou de La Faye, seigneurs de la Villatte, de la Grilliôre, de 
la Cour, de Yillechenyne, etc., barons du Leyris, antique bourgeoisie 
de Peyrat-le-GhÀteau, anoblie par la possession de fiefs. — Armes : 
D'argent, au quintefeuille de gueules. 

Ferrand, seigneurs de Fontorte, de Lagarenne, noblesse de robe. 

— Berceau : Dauphiné. — Armes : Ecartelé, aux 1 et 4 d'or, au lion 
de sable ; aux 2 et 3 d'azur à trois coquilles d'or. 

De Ferrières, marquis de Sauvebœuf et de Pierrebuffièrp, seignenrs 
de Leybros, noblesse de chevalerie connue[depuis 1210. — Berceau : 
Limousin. — Armes : De gueules, au pal d'or, à la bordure componée 
de môme. 

De Fieubet, seigneurs de Launac, de Jailhat, Gendray, Ligny, 
noblesse de robe. — Berceau : Toulouse. — Armes : D'azur, au che- 
vron d'or, accompagné en chef de deux croissants d'argent et en 
pointe d'une montagne de môme. 

De Fontenay, seigneurs de Fontenay, noblesse d'épée. — Berceau : 
Berry. — Armes : D'argent, à trois pals d'azur, au chevron de gueules 
brochant sur le tout. 

De Fougères, sieurs des Gougnons, noblesse de robe. — Berceau : 
Bourbonnais. — Armes : De sable, à une tige de fougère d'argent. 

De Fricon, seigneurs de Parsac, barons de Gouzon et du Leyris, 
noblesse d'épée. — Berceau : Berry et Marche. — Armes : D'azur, à 
la bande engrôlée de sable. 

De Grédoyn ou Gédoyn, sieurs de Lormoy, de Gonneville, de Bois- 
sable, vicomtes du Monteil, noblesse de robe. ^ Berceau : Picardie. 

— Armes : D'azur, au besant d'argent, surmonté d'une étoile du 
môme et accosté de deux épis d'or ; au chef de môme. 

De Gontaut, seigneurs de Saint-Geniez, de Badefol, barons de 
piron, une des plus illustres maisons de France. — Berceaii ; 



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-«52 - 

Guyenne. — Armes : Ecartelé d'or et de gueules. Branche de 
Badefol : Ecartelé d'or et de gueules, à la bordure chargée de six 
tours d'or, posées 3, 2 et l. — !••• devise : Perit^ sed in armis ; 
i« : Non differt bella timendo ; 3* : Capit po$t ostia prœdam ; 4* : 
Cunctando testituit rem ; 5* : L'honneur y gist ; 6* : Crede Biron, 

Green de Saint-Marsault, seigneurs de Glursat, de Gourson, de 
Parcoul, vicomtes et marquis du Verdier, vicomtes de Rochemeaux, 
barons do Chàtel-Aillon, etc., noblesse d'épée. — Berceau : Limou- 
sin. — Armes : Parti, au 1 de gueules, à trois demi-vols d'argent, 
2 et 1 ; au 2 aussi de gueules, à onze clochettes d'argent, bataillôes 
de sable, 4, 4 et 3. — Devise : Ready to fie for my god ; for my king, 
for my lady (1). 

De Hautefort, seigneurs de Chassai ng, de Vandre, branches de la 
maison de Gontaut-Badefol, substituées au nom et aux armes de la 
maison de Hautef »rt. en Périgord. — Armes : D'or, à trois fasces de 
sable, deux en chef et une en pointe. — l""® devise : Altius et fortU; 
2* : Force ne peut vaincre peine. — Cri de guerre : Haut et fort ! 

Hugon, seigneurs du Prat, de Masgonthière, noblesse d'épée. — 
Berceau : Bas-Limousin. — Armes : D'azur à deux lions rampants 
d'or, armés et lampassés de gueules. 

Jeannin de Gastille, marquis de Monijeu, noblesse de robe, origi- 
naire de Paris, dont le vrai nom était de Gastille et qui portait par 
adoption le nom de Jeannin, noblesse deTobe originaire de Bourgo- 
gne. — Armes des de Gastille : D'azur, à la tour d'or ouverte et 
maçonnée, donjon née de trois petites t »urs de môme. — Armes des 
Jeannin : D'azur, au croissant d'argent, surm )nté d'une flamme d'or. 

De Jonas ou Jonat, et quelquefois Jaunat, seigneurs des Ramades, 
noblesse d'épée. — Berceau : Auvergne. — Armes : Pa«*ti, au 1 
d'azur, à la bande denchée d'or ; au 2, ecartelé d'or et d'.zur. 

De La Buxière, seigneurs de la Gousture, de Gombraiiles, de 
Saint-Agaulin, noblesse d'épée. — Berceau : Gombraiiles. — Armes : 
D'azur, à la fasce d'or, sommée d'un lion issant et accompagnée en 
pointe de trois coquilles mal ordonnées, le tout du môme. 

(1) Prêt à prendre son vol pour ir.on pieu, mon roi, ma damet 



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— 253 — 

De Laligler, seigneur du Chy ou du Chier, noblesse d'épéc, — 
Berceau : Auvergne. — Armes : D'or^ au lion passant de gueules \ à 
Falisier de sinople brochant. 

De Uingheac ouLangeac, seigneurs de Dalet, de la Mot he-B romand, 

de DomeiTat, de Préchonnet, de Miiliiitrat, de Ci sternes, de la Cour- 

♦ Une» etc., illustre maison de race chevaleresque connue dèâ 1105. 

— Berceau : Au vergue. — Armes : D'or, à trois pals de vair. — 

Devise : Cur non? 

De Lanthlllac ou Lentilhac, seigneurs de Felzins, Beauregard, 
Capdenae, Toirac, Sédières, Sarrau, Monta rnat, le Fol, la H i bière, 
comtes et marquiâ de Gimel, etc., illustre maison de haute cheva- 
lerie connue dès BàS. — Berceau : Quercy. — Armes ; De gueules, 
à la bande d'or, — Devise : Non lentua in armi$. 

De La Pornéhe ou Pou me lie, seigneurs de la Jouberlie, de Trei- 
gnac, de la Judie, de la Garde, de Saint-Genest, etc, noblesse de 
robe, — Berceau : Haut-Limousin, — Armes : D'azur, à la tour d'or, 
surmontée de deux tours d'argent maçonnées de sable. 

De La Roche, seignenrs de la Roche, de Tournoelle, de Châleau* 
neuf, de Miremont, de Saint-Gervais, de Cébazat, noblesse d'ancienne 
chevalerie. — Berceau : Bas-Limousin. — Armes : D'azur, k trois 
bandes d'or. 

De La Roche, seigneurs de la Mothe-Morgou, noblesse d'épôe. — 
Berceau : Bourbonnais. — Armes : D'argent, à la croix ancrée de 
sable. 

De La Roclie-Aymon, seigneurs de Mainsat, marquis de Saint- 
Maixent, barons de la Farge et de Vie, seigneurs de Barmoat, etc., 
noblesse de haute chevalerie connue dès 1100. — Berceau : Com- 
braille. — Armes : De s;ible, semé d'étoiles ou moletles d'éperon 
d'or; au lien de mèm^s lampassé et armé de gueules, brocbaut sur 
le tout. — Armes de la brandie de Saint-Maixent : Ue sable, au lion 
d'or, semé de trè files du niÊmc. 

De La Bochebriant, seigneurs de Chouvance, d' Au bières, de Gléra- 
vaux, du Broe^ de Bergonne, de Plauzat, de Saint-Aignan, de Confo- 



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lens, du Chambon, du Longevialle, du Theil, etc., noblesse de che- 
valerie, connue dès 1904. - Berceau : Basse-Auvergne. • Armes : 
Kcartelé d*or et d'azur. 

De La Rochefoucauld, seigneurs de Bayers, de Randan, etc., 
princes de Marsillac, ducs de la Rochefoucauld et de Liancourt, etc., 
etc., ancienne et illustre maison. — Berceau : Angoumois, ^ Armes : 
Burelé d'argent et d'azur de dix pièces, h trois chevrons de gueules, 
le premier écimé brochants sur le tout. — Devise : C'est mon plai- 
sir. «- Cri de guerre : La Roche I 

De Laron Las Tours, seigneurs de Las Tours, de Neion, de 
Linards, premiers barons du LimDusin, ancienne et puissante maison 
de chevalerie. —Berceau : Li.i:ousin. — Armes : selon Latné, D'azur, 
semé de fleurs de lis d'or, à trois tours d'argent brochantes ; selon 
La Ghenaye-Desbois, De gueules, au dextrochère d*or, tenant une 
épée nue d'argent en pal, garnie d'or. — Devise : Impatiens pugnœ. 

De La Tour, sires de la Tour, comtes d'Auvergne, branche aînée 
d'une des plus illustres maisons de France connue dès 1014. — Ber- 
ceau : Auvergne. — Armes : De gueules, à la tour d'argent maçonnée 
de sable. — Cri de guerre : Latour I Bertrand ! 

De La Trémoille, sires de la Trémoille, princes de Talmont et de 
Tarente, ducs de Thouars, ancienne et puissante maison féodale. — 
Berceau : Poitou. — Armes : D'or, au chevron de gueules, accompa- 
gné de trois aiglettes d'azur, becquées et membrées de gueules. — 
Devise : Sans soriir de Tornière. — Cri de guerre : La Trémoille ! 

De Lespinasse, seigneurs de Lespi nasse et du Passage, noblesse 
d'épée. — Berceau : Auvergne. — Armes : D'azur, au lion rampant 
d'argent. 

De Leyzé ou Laizer, seigneurs de Chidrac, de Siougeat, de Mon- 
taigu-le-Blanc, comtes deBrion, noblesse d'épée. — Berceau : Auver- 
gne. — Armes : De sable, à la bande d'or, accompagnée en chef 
d'une étoile et d'une rose de môme, et en pointe d'une rose et d'une 
étoile d'argent. — Devise : Atavis et armis. 

De Longueil, seigneurs de Longueil, de Varangeville, de Maisons, 



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— â55 — 

marquis ût Maisons et de Poissy, noblesse de robe, origînai renient 
d^épée, — Berceau : Nornnandie. — Armes : D'azur^ à trois roses 
d'argent; au chef d'or, chargé de trois roi=es de gueules. -* Devise : 
Paei et at^mU. 

Le Loup, seigneurs de Beauvoir, de Bellenave, de Monlfau, de 
Pier rebrune, de Préchonnet, de Blauzat, de Chavanon, de Merdogne, 
de Mérin^jhal, de TEcluse, elc, maison d^nncienne ciievrilerie connue 
dès 1209, — Franc-Alleu d'Auvergne. — Armes : D'azur^ au loup 
passant d'or.] 

De Lur, seigneurs dû Lur. d'Uza, de Fressinet, etc., noblesse de 
chevalerie. — Berceau : Limousin, — Arnnes : de gueules, à trois 
croissants d'argent, 2 et I. 

De Mâcon, seigneurs de Sauret, de la Martre, du Poirier, de 
Ludessa, noblesse d'épée, — Berceau : Auvergne. — Armes ; d'azur, 
à la bande d'or, accompagnée de trois étoiles de même. 

De Maguac ou Maiguac, seigneurs de Montroy, du Glaux, de Cery^ 
deTËtang, de Montevrier, de Soîier, de Marconay, etc. noblesse de 
chevalerie, connue dès 997. — Berceau ; Limousin, — Armes : de 
gueules à deux: pals de vaîr ; au chef d'or, chargt^ d'un lambel d'azur 
de cinq pendants- 

De Malleret, seigneurs de Lussat, etc. noblesse de chevalerie, 
connue depuis 1242, Berceau i Corobraillep — Armes : d'or, au lion 
de gueules. 

De Malval, sires dû Malval, seigneurs de Châtelus, de Janailhac, 
etc., maison d'antique chevalerie, issue des seigneurs de Chambon 
en £k)mbraille- — Armes : de sinople, au lion léopardé d'argent. 

De Maulmont, seigneurs de Giniel, de Château neuf, de Tournoël, 
etc, antique noblesse de chevalerie, connue dès 1088, — Berceau : 
Limousin. — Armes ; d'azur, au sautoir d'or en oudes, cantonné de 
quatre tours d'argent, maçonnées de sable. 

De T^yomandre ou de Mionïande, seigneurs de Banizetle, de Lau- 
bard, de la Pouge» de la Roche, du Baneix, de Saint-Pardoux, 
ancienne famiile bourgeoise dont la noblesse remonte au commen- 



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- 286- 

cernent du XVII« siècle. - Berceau : la ville de Fenetin, en Haute- 
Marche. — Armes : Ecartelé, aux 1 et 4 d'azur, au lion grimpant 
d'or, lampassô et armé de gueules ; aux 2 et 3 d'argent, à Taigie de 
sable, au vol abaissé. 

De Montai, barons de Montai et de la Roquebrou, seigneurs de 
Viescamp, d'Yolet, de Glenat, de la Prade, du Teil. etc. etc. antique 
chevalerie. — Berceau : Haute-Auvergne. — Armes : de gueules, 
fretté d'or et semé de coquillles de même dans les claires- voies, selon 
Douillet. D'azur, à trois coquilles d'argent; au chef d'or, selon d'autres. 

De Montboissier-Beaufort-Canillac, barons de Montboissier, sei- 
gneurs d'Ariane, de Roche-Savine, d*Aubussoi, etc., marquis de 
Pont-du-Gh&teau, de Canillac, comtes d*Alais, de Saint-Cirgues et de 
Champetx, vicomtes de Valernes, etc. etc., antique et puissante 
maison. — Berceau : Auvergne. - Armes : Ëcartelé, aux 1 et 4 
d'argent, à la bande d'azur, accompagnée de six roses de gueules en 
orle (qui est de Roger-Beaufjrt) ; aux 2 et 3 d'azur, au lévrier ram- 
pant d'argent, armé et colleté de gueules, à la bordure crénelée d'or 
(qui est de Canillac) ; sur le tout, d'or, semé de croisettes de sable, 
au lion rampant de môme brochant (qui est de Montboissier). — 
Devise : Nunquam impune. 

De Montaîgnac ou Montagnac, seigneurs de Larfeuillère, d'Estans- 
sannes, de Lignères, de la Couture, de Beaulieu, de la Rochebriant, 
barons d'Aubières, comtes et marquis deChiuvaîice et de Montagnac, 
noblesse de chevalerie, connue dès le x« siècle. — Bîrceau : Haute- 
Marche et Combraille. — Armes . de sable, au sautoir d'argent, 
accompagné de quatre molettes d'éperon d'or, selon de Magay. De 
sable, au sautoir d'argent, i*>antonné de quatre molettes d'éperon de 
mime, selon Armand de La Porte et des Gozis. — Devise : Pro fide 
et patriâ. 

De Monteruc, ancienne chevalerie du Limousin. — Armes : de 
gueules, au chevron d'argent, accompagné en chef de deux étoiles et 
en pointe d'un rocher, le tout du môme* 

De Maulmont, seigneurs de Fromental, branche de la maison de 
Maulmont, en Limousin, portaient : D'azur, à deux fasces d'or, k 
l'orle chargé de besants. 



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te koQtvert, seigneurs de Montvert, de Châtain, de Magnad^ 
de Chastel, de Montagne, branche de la maison de Bonneval, 
en Limousin, qui s'établit en Marche et Auvergne et porta ce sur* 
nom aux XIV* et XV« siècles. — Armes . d'azur, au lion d*or, armé et 
lampassé de gueules. 

De Nicolaï ou Nicolay, seigneurs de Saint- Victor, de Bournonville 
de Presles, etc. marquis de Goussainville et d'Ivort, barons de 
Sabran, noblesse de robe. — Berceau : Vivarais. — Armes : d'azur, 
au lévrier courant d'argent, colleté d'un collier de gueules, bordé, 
bouclé et cloué d'or. ^ Devise : Laissez-dire. 

D'Oyron ou d'Oiron, seigneurs de Ghérignac. de Fontléon, d'Ajoin, 
de Gouzon, etc. noblesse d'épée, flUalion depuis 1423. Berceau : 
Haute-Marche. — Armes . d'argent, à trois ^uintefeuilles de gueules, 
2 et 1, tiges et feuilles de sinople. 

De Pérusse des Gars, seigaeurs de Cirency, de Giubon, ducs des 
Gars, etc. etc. nol)lesse d'épée ancienne et illustre. Berceau : Limou* 
sin. — Armes : de gueules, au pal de vair appointé et renversé. — 
Légende : sic per usum fulget. — Devise : fais que dois, advienne 
que pourra. 

Du Peschin, seigneur du Peschin, de Leuroux, de Varennes, de 
Montfaut, de Gensac, de Salles, etc. noblesse de chevalerie. — * 
Berceau . Bourbonnais. — Armes : Coupé d'Argent et d'azur, à la 
croix ancrée de gueules sur l'argeit, et d'argent sur l'azur. 

De Penchant, seignqurs d'Auzat et d'Aubepeyre, noblesse d'épée. 
— Berceau : Auvergne. — Armes : d'azur au sautoir d'or, cantonné 
de quatre mouchetures d'hermine d'argent. 

De Peyre, seigneurs de Peyre, de Glavelier, de Cheylannes, de 
Trizac, de Gheyrouse, etc., ancienne et puissante maison, connue 
dès l'an 1000. — Berceau : Gévaudan. — Armes : d'or, à l'aigle 
d'azur à deux têtes, au vol éployé. 

De Pierrebuffière, marquis de Chàteauneuf^ barons de Pierre- 
buffîère, de GbÂteauneuf et de Peyrat-le-Château^ seigneurs de Saint-» 
Paul| Aigueperse, Poutarion^ le Mon teil->au -Vicomte^ Ghamberetj 

11 



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fieaumont, etc , etc., ancienne et puissante maison de chevalerie^ 
issue des vicomtes de Limoges, premiers barons du Limousin en 
1037. — Berceau : Limousin. — Armes : selon Le Laboureur, D'or, 
au lion de sable, lam passé de gueules ; selon Labbé, De sable, aa 
lion d'or ; selon Justel, De sable, au bon d'or, armé et lampassé de 
gueules. 

Du Pille ou de Pille, barons de Bosse, Elvan, Beaulieu, Riverlat, 
vicomtes du Monteil, noblesse de robe. Berceau : Marche. — Armes : 
De gueules, au chovron d'or, accompagné en chef de deux croissants 
d'argent, et en pointe d'un globe cintré d'or. 

De Pons, seigneurs de Plassac, de Prunget, de Chabenet, de 
Tandu, de Langon, noblesse d'épée, en Berry. — Armes : Fascé d'or 
et de gueules de six pièces. 

Du Pouget, marquis de Nadaillac et de la Villeneuve, comtes de 
Nadaillac, barons de Saint-Pardoux, seigneurs de Marôze, du 
Repaire, barons de la Farge, etc., noblesse de chevalerie. —Berceau: 
Quercy. - Armes : D'or, au chevron d'azur, accompagné en pointe 
d'un mont de six coupeaux de sinople. — Légende : Por loyaulté 
maintenir. — Devise : Virtm in heredes. 

Des Pousses, sieurs de Longpré, la Bonnetie, Yiallerolie, Nexon, 
Saint-Maurice-les-B rousses, etc., noblesse d'épée. — Berceau iLimou- 
sin. — Armes : D'azur, à la fleur de lis d'or, accompagnée de six 
besants d'argent, mis en orle. 

Du Prat, seigneurs de Veyrières, de Nantouillet, de Thiers, de 
Gondole, de Bousdci, de Ilauterive, de Niolet, de Saint-.Vigues, etc.| 
noblesse de robe. — Berceau : Ville d'Issoire, en Auvei^ne. — Armes : 
D'or, à la fasce de sable, accompagnée de trois trèfles de sinople. — 
Devise : Speê mea De us. 

Du Puy, seigneurs de Barmont, dé Dames, du Goudray, de la Tour- 
Saint-Austrille, de Bellefaye, de Château meillan, noblesse de cheva- 
lerie, filiation depuis 1318. —Berceau : Berry, — D'or, au lion d'azur, 
accompagné de deux molettes de gueules. 

De Rivoire, seigneurs de Romagneu, de Preyssins, de Ghevallard, de 



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iohen, dé la Roche-Donnezat, marquis du Palais, etc.^ ancienne chè^ 
Valérie, connue dès 1112. — Berceau : Dauphiné. — Armes : Fascé 
d'argent et de gueules, à la bande d'or chargée de trois fleurs de lis 
dé sable brochant snir lé tout. — Ùevîsé : Seniper honor et fidelitas. 

De Rochechouart, vicooïtes de Rdchecho'uart, ducs de Mortemart, 
marquis de Champdenier, comptes de Faudoas, seigneurs du Boiirdet, 
de Charroux, de Fontmoreau, d*Yvoy, de Bridiers, etc.,' illiislré 
maison, issue des vicomtes de Limoges, fixée en Poitou dès 963. — 
Armes : Fascé, onde d'argent et de gueules de six pièces. — Devise : 
Ante mare undœ. 

De Rochedagou ou Roche d'Agoux, seigneurs du Breuil, du Chier^ 
dTolel, de Marcillac, noblesse de chevalerie connue dès 1050. — 
Berceau : Auvergne. — Armes : D'azur, au lion d*or, à la bordure de 
gueules. 

De Rochedragon, seigneurs do Marsiilac, du Puy-Mulsignat, de la 
Yillatte, de la Vaureille, de Mazurat, de Puymausain, etc., noblesse 
de chevalerie. — Berceau : Combnille. — Armes : en 1450, De sino- 
ple, au dragon Lssant d'or, armé et lampassé de gueules ; depuis 
1450, D'azur, au lion dragonne d'or, lampassé, armé et couronné de 
gueules. 

Rochette^ seigneurs de Malauzat et de Lempdes, noblesse de robe. 

— Berceau : Auvergne. — Armes : D'azur, & trois rochers d*or, au 
chef de môme. 

De Rochefort, seigneurs d'.Vurouse, d'Aurières, de Murât, de la 
Queuille, de Rochemore, de Molssac, de Préchonnet, de Chalusser, 
etc., noblesse de chevalerie connue dès 1130. — Berceau î Auvergne. 

— Armes : Losange d'or et d'azur, à la bordure de gueules. 

Rochon de Fournoulx, en Marche. — Armes : Echiqueté d'argent 
et de gueules. 

Rollat, noblesse de robe, en Bourbonnais. — Armes : D'argent, à 
trois fasces de sable. 

De Saint'^Avit, seigrieurs de Saint-Avit et de Saint^Domet, noblesse 
de chevalerie. — Berceau : Haute-Marché. — Armes : D'azur, À 



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{fins fasces d'argent, accompagnées en chef de trois besants éé 
même* 

De Saint-Georges, seigneurs de Saint-Georges, de Vérac, de lai 
Btissière, de Chavagnac, de Fraisse^ comtes et marquis de Saint- 
Georges, maison de race chevaléresc|ue, filiation dépuis 1281. — 
Berceau : Haute-Marche. — Armes : D'argent à la croix de gueules. 
Devise : Nititur per ardua tirttts. 

De Saint-Amand, originairôment, Saint-Chamans, depuis 1400, sei- 
gneurs de Saint-Chamans, Gdmptours, de Scorailles, barons du Pes* 
cherj de Montmëge, de Lisson, comtes de la Chapelle-Gauthier, 
tnarquis de Méry-sur-Oise, maison d'ancienne chevalerie^ du Bas- 
Limousin, connuH depuis 1040. — Armes : De slnople, à trois fasces 
d'argent, au chef engrèlé de gueules. — Devise : Nihil nui vindè 
amor. 

De Salagnac ou Salignac, seigneurs de Maignac, de Vertiliac, etc., 
barons de la Molhe-Fénelon, marquis de Maignac, premiers barons 
de la Marche, noblesse de race chevaleresque. — Berceau : Péri* 
gord. — Armes : D'azur, à trois bandes de sable. — Devise : A ie 
principium tibi desinet. 

De Salvert, qui avant 1350 portaient le nom de Montrognon, sei- 
gneurs de Montrognon^ de Valeron, de Moisac, de Rouziers, de la 
liAothe-d'Arson, de la Vilatte, etc., etc., maison d'antique chevalerie. 
** Berceau : Auvergne. — Armes : D'azur à la croix ancrée d'argent. 

Seiglière, de Seiglière, seigneurs de Gressat, Boisfranc, Jouhet, 
Luchat, les Salles, le Breuil, Comberoche, etc., noblesse de rôle, — 
Berceau : Haute-Marche. — Armes : d'azur, à trois épis d e seigle 
d'or, 2 et 1, selon Saint- Allais et Bouillet, d'azur ; à trois annelets 
d'or, 2 et 1, selon Armand de la Porte. 

De Thianges, seigneurs de Valligny, de Lussat, de Malieville, etc. 
comtes et vicomtes de Ttiiangcs, branche de la maison de ViUe- 
lume, originaire d'Auvergne, qui prit le nom et les armes de 
Thianges en 1454 et s'établit en Bourbonnais. — Armes : d'argent, k 
trois trèfles de gueules, 2 et 1. 



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De Tarenne (vîcorates de). — Les premiers vicomtes de Tarenne 
portaient : CoUcé d'or el de gueules de douze pièces. 

De VaJon» seigneurs de Girnel, de Gigonzaej do Belcaslelj âa 
Boucheron, d*Anïbrugeac^ de Saint-Hyppolyte, elc. noblesse d'épée. 
— Berceau : Quercy. — Armes : Ecatlelé d'or et de gueules. — 
Devise ; May d'honnour que d'iionnours. 

De Ventadoiir (vicomles de), branche de la maison de Comborn, 
en Bas Utnousiri, portaient i Ëohiquâlè d'or ei de gueules. 



SOURCES NON INDIQUÉES DÉJÀ 



Registres des baptêmes, mariages el sépultures dos paroisses de 
Saint-rierrc-le-Bjsr, ilu MonteU-uu-VicomLej de Chàlainj de Yidail- 
lat et de VaUières. 

Minutes des notaires de Royère, du MonLeil-au-Vicomtej de 
Châtain el de Vidaillat, 



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OBSERVATIONS MÉTÉOROLOGIQUES 

PENDANT L'ANNÉE 1893 



Extrait du rapport dressé le Si juillet 18H par H. Lecourt, 
ingénieur en chef des Ponls et Chaussées^ membre de la Commis- 
sion météorologique de la Creuse. 



Nous présentons pour Tannée 4893, comme pour les années 
précédentes, le compte-ren lu des observations pluviomètriqoes et 
thermométriques, ainsi que de celles relatives aui orages, pour les 
13 stations comprenant les 2 stations du service départemental et 
les 11 stations du service des Ponts et Chaussées. 



PLUVIOMÉTRIE 

/'' Quanliié de pluie 

Les 13 stations qui ont présenté des obvervations pluviométriques 
complètes comprennent le service spécial des Ponts et Chaussées et 
les slaiions de La Souterraine et de Chénérailles. 

La hauteur moyenne de pluie en 1893, pour les 13 stations est 
de 667">«83. 

Il est tombé plus de 1,100»"> d*eau à Gentioux ; 
De 700"»°» à 800"»"» à La Souterraine, Pontarion, Bénévent et 
Auzanres. 
De GOO™"» à 700«"> à Dun, Boussac et Aubusson ; 
De 500'»" à GOO"^*" à Chainbon-sur-Vouëze et Guéret. 
E ifiii 496«'»6 à Chénérailles, ^TS-^^Oà Ahun et435»«6 à Fellelin. 

Si Ton compare les li années pour lesquelles il a été fourni des 
relevés d'ensemble, 



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1881 qui a donné eaO"'"6 

1883 — 039 . 1 

1884 — 802 . 9 

1885 - 963.3 

1886 — im , 2 

1887 - 878 , 6 

1888 — , 802 . 2 

1889 — -. 819 . 7 

1890 — -. 701 . 6 

1801 — ,... 834 .3 

1892 — , 917 . 1 

18^3 — G67.8 

Moyenne des 12 années 838 * 

On arrive à cette conclusion qu& les années 1881 et 1893 onl été 
des années d'Une grande sèchepesse, les années 1883, 1885, 1886 et 
189â, des années pluvieuses et que, d'autre part, les années 1884, 
1887, 1888» 1889, 1800 et iHyi, coi respun dent à une aunèe 
moyenne. 

2'* Nombre dejmrs de pluie 

Pour [es 13 stations dont les observai ions sont complètes, le 
nombre de jours de ploie a varié entre 7i et J2fî, La moyenne est 
de i02, soit moins de 1 j<ïur snr 3. 

Dans ces calculs on a compris les jours de neige parmi les jours 
de pluie, ce qui a pu occasionner quelques légères erreurs, parce 
que certains observateurs, et ceux-ci ont raison, ejiieiident par 
jour de pluie, ceux où la neig^ est tojnbèe, tajidis que d'aulros y 
comprennent aussi les jours où elle a couvert la terre, bicji qu'elle 
soit tombée précédemment. Cette inexactîtuile a empêché, comme 
lus aunées précédentes, de faire un relevé spécial pour la ueîge, 

Nous donnons ci^apr^s ; 

1« Le tableau des quantités d'eau tombées aux dilTèreules stations 
pluvîométriques, 

2** Le relevé mensuel des jours de pluie dans les 13 staîùms dout 
Jes observation^ sont complètes, 



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192.4 

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Octobre 

Novembre 

Décembre 

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-266 — 

Rtlcvé mensuel des jours de pluie dans les 1S stations qui 
ont fourni des renseignements complets. 



STATIONS 



Chambon-sur-V.. 

Dan ; 

La SoQterraîDe... 

Boussac 

Abun 

Gaéret 

Pontarion 

Bënévent 

Chènërailles 

Fellelin 

Auzances 

Aubusson 

Gentioux 



- 2 



c^ 



TOTAL 
pendant 
Tannée 



114 

89 
126 

m 

83 
84 
78 
109 
101 
92 

m 

109 
109 



TEMPERATURE 



Des observations Iherinonnèlriques complètes ont été faites dans 
6 stations : La Souterraine, Pontarion, Aubusson, Guëret, Anzaiices 
et Gentioux, 



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— Î67 — 



Températures du sol à O'^SO. 



1 

< 
378 


STATION 


1^ 
-8.9 


1^ 




> 


10.1 




3 


o 

13.8 


Septembre 

Octobre 
Novembre 

Décembre 


a 
s 

5.8 


U Mmm . . 


1.2 


3.i 


8J 


17.1 


lu.l 


1 1 1 
8.24,40.4-1.9 

1 



PRESSION BAROMÉTRIQUE 



Des observations quotidiennes ont été faites aux staUons de la 
Souterraine, Pontarion, Aubusson, Guëret, Auzances et Gentioux, 

Le tableau ci-après montre que les hauteurs baromélriques 
moyennes varient entre 712.7 à Gentioux et 73H.9 à la Sou terrai ne. 



O 

H 

-< 

02 



> 

a 



.2 

> 
-o? 






> 



C9 



<3 



Ci 

WD 



E 

o 
h: 



a 

i=:5 



O 



378U Swt. 739.3736.3741.5739.3:738.7 
440Poittf .!728.«>|731.» 
7722. 
7ii.» 
719.3 7â4.0|7i2.0 7-21. 7 



441iikissoB723, 
467Giéret..;724 

557|Aiaiws'721. 
TSoWim 717.0.709.1 



732.5,725.8726.1 
9725.5725.3 



5726 



738.4739.2740.4 



737.8 
725.4 



I 



728.0 



713.8 



726.))j7i7.272y.!â 
725.3 725.4*7^27.3 72.^ 



,r>i 



0721 



726.0.725.0 725.0 755.9,728,2 



721.77il.6723.5 
711.8i7ll.6711.6'712.l!7l3.071t.2 



725.<) 
721.0 



739.0737.0740.3738, 
7:2G.4721 
52723 
25.0722. 
7i2.l719.57^>3.2'7217 
7 12.7 716.»'7 13.07117 



26.0727.1 
.0725.0725.6 
l.o'726.o'725.1 



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- 268- 



La moyenne générale qui éUit de 9,1 en 1886, 1889 et 1890, de 
9,2 en 1891, s*est élevée à 10,0 en 1892, et elle est de 10,1 en 1893 ; 
elle varie entre 9,5 à Ponlarion et à Genlioux, et 11,1 à Aabusson. 
Comme en 1892, les écarts de température sont les plus considé- 
rables à Aubusson et varient de 3.9 à 18,2. 

La température du sol à 0<"30 de profondeur a été observée i 
la Souterraine seulement; la moyenne qui était de 7,5 en 1889 est 
tombée à 6,6 en 1890, 6,5 en 1891, 0,7 en 1892 et 5, 8 en 1893. 

Tempéralurei minima. 



s 
1 

< 


STATIONS 


t. 

■> 

e 

es 


u 

> 


Mars 
~ Avril ~ 


4.7 


*3 
8.3 


'3 
8.8 


© 
11.5 


1 

"S* 

3.8 


Octobre 
Novembre 


S 
5 


e 
o 1 


378 


LaSouter»*. 


1 

-8.7 3.2 


1 
-0.82.4 


1 ' 

4.8-1.0 


-2.4 


2.9, 


440 Ponlarion . . 


-6.4 2.4 0.32.2 


4.8 


8.8 


12.9 


8.4 


8.0 


4.8-0.1 


-2.6, 


^ 


44l|Aubusson . . 


-5.9 O.SJ 0.73.5 


4.8 


9.2 


11.8 


10.2 


7.7 


6.0-0.2 


-1.4 


3,a, 


467|Guéret 


-5.5 2.9, 2.45.8 


6.0 


9.6 


15.5 


13.1 


9.7,5,4-0. 1 


-18 


3i 


557Auzances... 


-0.4 J.6 1.-J4.5 


5.9 


9.6 


12 1 


12. U 


9.3 6.0 1 S 


-0.7 


l.i 


750Gentioux... 


-5.8 0.8, 2.46.6 


6.9 


11.1 


12.9|l3.9 


11.9 6.5-0.1 

1 1 


-i.U 








1 


1 1 








1 




1 1 


1 


1 1 



Tempéralurcs maximfi et m)yenne générale de l'annh. 



STA- 
TIONS 



5^ 



m 

m 

m 






kûmn ' 



^K414ji|*.L7 






w 
m 



^1.0^6,2^5.227.7,20.4 






E 
o 



I 



17.8 



I ) 



|..,.- l9.32;iJil.â:e6Jjl9.9)5.5 

4.SlUjilïKtN«,522.'2'2f.K:i'^3J2ïK92L8^l8.0' 

G&mt.J'O.ii, 7.01 IJiS,Ol7.4'î23. 323 826-0|21.o|l5.8 



8.7S3 
7.0|4.5 
7.70.4 
6.75.2 



imim 
GfuLiou 



I ^"1 — r 
-o.;i a/u^.aïK. 

1 1 1 



jjil,8fU.6iLsInj,û!l3.3 



«ÏLStîJ^ÛlS.S 5.23.9 



ifj itiii 

13* 



18.ÎP,5 
U. 



15.S 
13iï 



:i.3 



U 

lfl, 
IMI 



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ORAGES 



La Commission météorologique de la Creuse a reçu des bullelins 
d*orages de HM. Labbe à la Souterraine, au nord du département, 
Decoachon à Chénèrailles, Simonel à Boussac, Leiong à Gcnlioux, 
PrachoD à Guéret ; mais d'un autre côté, les observateurs des 
stations udométriques ont aussi consigné sur leurs feuilles des ren* 
seignements intéressants à ce sujet. 

Nous donnons ci-dessous la description sommaire des principaux 
orages constatés. 



DATES 


STATIONS 


OBSERVATIONS 


16 mars 


Pontarion. 


Avec forte pluie, 14"»"» 
d'eau. 


22avril 


Felletin , Cliénérailles , 


A Gentioux quelques 




Boussac, Gentioux. 


coups de tonnerre. — 
A Chénérailles orage 
suivi de forte pluie de 
7 à 10 h. du soir. 


23 — 


Pontarion. 




27 - 


Chénérailles, Boussac. 


A Chénérailles de 1 h. 55 




Chambon. 


à 2 h. âO avec pluie 






assez forte. — A 
Chambon pluie d'o- 
rage. 


28 - 


Dun. 


Pluie d'orage. 


15,16, 17 mai. 


Boussac. 


Orages fréquents. 


18 mai 


Chambon, Cbénérailles, 
Boussac. 


Pluie d'orage à Dun. 


19,20,21 mai. 


Dun. 


Orages peu importants. 


4, 8 juin ... 


Boussac. 


Temps orageux. 


9 - 


Boussac. 


Orage peu important de, 
9 h. 30 à 10 h. 15 du 
soir. 



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-2M- 



DATES 


STATIONS 


OBSERVATIONS 


14 juin 


Cbambon, Chénérailles» 


A Boussac, série d^orages 




La Souterraine, Pou- 


toute la journée. Ce- 




tari on, Boussac. 


lui de 11 b. ai b. iO 
a été suivi de grêlf 
qui a occasionné def 
dégâts assez graves 










aux récoltes. 


15 — 


Chambon, Dun. 




16 — .... 


Guérel, Genlioux, Ché- 


Orages peu importants! 




nérailles, Boussac, La 


dans les 6 dernières 




Soulei raine, Lizières, 


stations. — A Guérel 




Noih, Chambon, Dun, 


et sur les communes 




Bénévent. 


de Glény et St-Fiel, 
grêle qui a causé des 
dommages assez con- 
sidérables aux récol- 
les ; à Saint-Fiel le 
tonnerre a tué trois 


1 
1 




bœufs. — A Chéné-, 




railles de 3 h. % à 






4 b. 50 avec grêle de 






la grosseur de pois. — ] 






A Boussac, de 2 h. à 






6 b. 40 avec pluie et 






grêle, la foudre a tué 
plusieurs porcs. 


17 - 


Bousj^ac . Chènérailles , 


Orages peu importants ;; 




Dun, Bord Si-Georges. 


à BoussdC, pluie el 
et grêle. 


18 - 


Cliénérailles. 


Temps orageux. 


19 - 


Chènéraille, Felletin, 
Boussac. 




^0 - 


La Souterraine, Saint- 
Maurice, Saint- Léger, 
Saint-Agnant-de-Ver- 
sillat, Chambon, Pon 
tarion. 




21 ~ 


Dun. 


Pluie d'orage. 



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iii- 



DATES 


STATIONS 


OBSERVATIONS 


22 juin 


Saint -Maurice, Saint - 
Priest-la-Feuîlle, St- 
Agnant-de-Versillat, 


Orages peu importants, 

1, 


23,24 — .... 


Dun. 


Pluie d*orage. 


26 — 


Boussac, Dun. 


A Boussac orage suivi do 
forte pluie. 


27 - 


Chénèrailles. 


Orage au nord de Cbéué- 
railles. 


28 — 


Cbénérailles, Pontarion, 
Boussac. 


A Boussac de 7 à 8- h. 
du itiatiu et de 9 à 11 
Il du soir. ■ 


29 — 


Dun. 


Temps orageux. 


l*'juillet .... 


Gentloux, Poiitaiion, 
Chénèrailles, Boussac, 
Bénévenl, GuèreL 


Pluie el grêle à Guérel 
et sur les communes 
de Saint-Fiel, Auzê- 
rues et Glèny où ie^ 
récoltes ont beaucoup 
souiïert, — A Gen- 
Moux pluie lorreutiul le 
(8f«"* d'au) défonçai! 1 
les clieniJns et délrui- 
saal les récoltes. 


3 juillet 


Boussac. 


Temps orageux et très 

chaud. 


6 — .... 


Pontarion. 


1 


8 - .... 
10 — .... 


Boussac. 

Chénèrailles, Ahun, Gen- 
lioux, La Soulerraziie, 
Guéret, La Brioiitje, 
Saint-Léger, St-FJel, 
Giény, Boussac. 


Orage peu iinportanL 

Très violent orage à St- 
Flel, la grêle a causé 
pour 10,U00 francs de 
doiaiuages; à Boussac, 
série d\>rages de 1 II 
du matin à 9 h, du 
soir; SI'""" d'eau. 


Il — .... 


Dun, Pontarion, 


Pluie dorage, 19""" d'eau 
à Pontarion. 



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- 17i 



DATES 



STATIONS 



tijaillet.. 
13 — 

il — 

15, 16 - 

% - 

21 - 

U — 

29 — 
10 août... 

19 - ... 

20 — ... 

'^3 - ... 
24 — ..• 



Chénérailles, Pontarion. 



Dun, Boussac, Chénè- 
railles, Pontarion. 

Chénérailles, Boussac, La 
Souterraine. 



26 — 



Dun. 
Cbambon. 



Boussac, Ahnn, Cham- 
bon, Auzances, Cbéné- 
railles. 

Dun. 



Cbambon. 
Gentioux. 

Pontarion, Boussac. 

Bénévent. 

Boussac. 

Boussac, Abun, Anzan 
ces, Feiletin, Gu^ret, 
Wontaigut, St- Léger, 
St- Laurent, Cbambon, 
Dun. 

Boussac. 



OBSERVATIONS 



Quelques coups de ton- 
nerre. 

Orages peu importants. 



Avec forte pluie et grêle 
ayant causé des doa 
mages sérieux. 

Pluie d'orage. 

Quelques coups de ton- 
nerre au nord de Ché 
nérailies. 

Orages peu importants, 
avec faible pluie. 



Temps orageux et avec 
pluie. 

Pendant toute la nuiL 

Quelques coups de ton 
nerre. 

Tonte la journée à Bous 
sac. 

Temps orageux. 

De 3 à 4 h. du matin. 

A Boussac assez forte 
pluie. 



Orage peu important avec 
pluie. ' 



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^ Sîd^ 



DATES 


STATIONS 


j 
OBSERVATIONS 


ôseplembre. . 


Dun, La Sou'ei raine, 
Ponlaiion, Cliambon, 
Guérpl, Ahiin, Bous- 
sac, GeniiouK, 


A Saint-Agnant-de-Ver- 
siliatla foudre aincen- 
cîiè une grange et tué 
un bœuC. 


1 — 


Dun, 




8 - ...., 


Ponlariofl. 




9 - ..,-- 


PUQ. 


Temps orageux. 


!i - 


Bonssac, Aliiin, Cliam* 

lïon, Felietïn. 


lO""" 4 d'eau à Felïelînj 


13 - 


ûun, Boussac, 


Orages peu imporlanls^ 


ti - 


Dun. 


Pluie d'orage, 


16 - 


Auzanoes, Boussac, 


i3n"^U d'eau à Boussad 
de 4 ù a b* du soin 


^ ~ ..,,, 


Cliambon, Boussac. 


Avec faible pluie< 


6 octobre 


Âu^aiices, Ciianiboii, 


Temps orageux. 


1 - .... 


Chainbon, Doussac. 


Avec assez forte pluie. 


8 — - , . . 


Boussac, Cliéaèrailles, 




9 — ,•.. 


Ooussac, AuzriDces, Dun, 
Chambon, Chênérail- 
, tes, Genliojx. 


jS^-^d'eauè Auaances. 



'■i1t* 



i8 



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LES 



Charités de JP'elletiK 



AU XVe SIÈCLE 



Feltetin, aujourd'hui simple chef-lieu de canton du 
département de la Creuse, mais qui fut naguère Tune des 
rares villes industrielles de la Marche et qui même, 
anciennement, d'après la tradition (i), aurait prétendu 
au titre de capitale et ville première de la province, avait 
vu, vers 1676, l'existence de son hôpital gravement mise 
en péril par les revendications des grands vicaires géné- 

^ (1) Voir, notamment, les Mémoires de Chorllon (Guéret, cher 
P. Amiault, 1886), p. 87-88 ; « Les habitans de FelJetin préten- 
f dent, d'autre part, que les Comtes faisoient leur plus grande 
« résidence dans leur ville, dans leur château proche de ladite 
«ville» Les habitants de Felletin auraient également pré- 
tendu « avoir la préminence sur les autres villes de la province, 
€ et que celle de Felletin en estoit la capitale, ce qui fist que lors 

of de la rédaction de nostre coustume faicte en l'année 1521 

« en cette ville de Guéret, ils ne voulurent pas comparoistre, r.y 
« envoyer de députés, quoyque le siège de la sénéchaussée fust 
« en celle de Guéret, il y avoit déjà longtemps. Il est bien vray 
« que la ville de Felletin est plus ancienne que celle de Guéret. 
« .... Le grand nombre de boutiques qu*on y voit encore (XVli^ 
(( siècle) presque à toutes les maisons faict assés voir qu'il y 
« avoit autre fois quelque grand commerce, et supposé qu'elle 
(K aye esté la capitale de la province ». 



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-275- 

eaux, commandeurs et chevaliers de Tordre de Notre-* 
Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jérusalem ( i ) • 
Arguant de ce fait que l'hôpital ne donnait plus asile aux 
malades pauvres, et que les intentions des donateurs 
n'étaient plus respectées, ils voulaient faire reconnaître 
judiciairement qu'en fait cet établissement se trouvait 
supprimé, et se préparaient, ordonnance royale en main, 
à se faire attribuer tous les biens et revenus qui y étaient 
attachés. 

On ne peut nier que Thôpital de Felletin était tombé 
vers cette époque dans une profonde décadence, si même 
ses portes, à certains moments, n'avaient pas été fermées ; 
aussi bien, les témoins que les consuls avaient appelés erl 
grand nombre pour déposer devant le juge châtelain de 
Bellegarde, chargé par arrêt du parlement de faire Urté 
enquête, ne trouvent-ils à signaler dans le présent que 
des faits sans importance, et s'étendent, pour la plupart, 
sur les souvenirs de leur jeunesse ou se plaisent à invo- 
quer l'autorité d'une vénérable tradition. La ville au 
surplus ne fut pas dépossédée ; peut-être même l'événe- 
ment eut-il rheureux résultat de stimuler le zèle des 
habitants, car nous voyons, dans la suite, se multiplier les 
libéralités, et l'hôpital se maintenir jusqu'à la fin de l'an- 
cien régime dans un état relatif de prospérité. Il m'a 
semblé que cette indifférence dont eut à soufïrir quelque 

(i) Inventaire des Archives hospitalières de la Creuse, H. 
suppL y6, — Les biens des maladreries et léproseries, qui avaient 
d'abord été attribués aux ordres de Saint-Lazare et du Mont- 
Carmel, leur furent ensuite retirés par un édit en date du mois do 
mars 1693. 



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- 276- 

tetnps rhôpital de Felletin méritait d'être notée ati 
passage, car elle permet en quelque sorte de mesurer sur 
un point déterminé les changements profonds survenus 
du XV® au xvii^ siècle dans les mœurs et les préoccu- 
pations de la population d'une même ville. Manifeste- 
tnenti pendant cet intervalle, les conditions d'existence 
s'étaient modifiées du tout au tout dans la région : on ne 
s'expliquerait pas autrement que vers 1676 les consuk 
aient pu perdre de vue les intérêts de la principale insti- 
tution charitable du pays, pour s'occuper d'autres ques- 
tions, sans provoquer la réprobation générale, quand,, 
deux siècles plus tôt, leurs prédécesseurs plaçaient au 
premier rang l'obligation de donner des secours aux 
malheureux, et n'hésitaient pas à employer en distribu- 
tions de pain et de seigle la partie de beaucoup la plus 
importante des revenus de la cité. 

La preuve de cette grande sollicitude des administra- 
teurs de Felletin, à n'en pas douter, fidèles observateurs 
dans la circonstance des sentiments de la population tout 
entière, pour le service de l'assistance publique est 
fournie avec un très grand luxe de détails par un manus- 
crit original du XV® siècle, conservé encore aujourd'hui 
aux archives municipales de la ville. 

D'après les propres expressions employées par ceux qui 
l'ont rédigé, ce titre est le « Terrier des cens, rentes et 
debvoirs des Charités de la ville de Felletin. > Quelque 
temps, j'ai conservé des doutes sur la nature véritable de 
ce registre. Si je savais que les aumônes générales étaient 
d'un usage fréquent au moyen âge, que bon nombre de 
villes, établissements religieux et associations laïques- 



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-277 - 

faisaient d'abondantes distributions d'objets d'alimentà- 
tion et parfois d argent, c'était pour moi un fait tout nou- 
veau, et dont je n*ai pas d'ailleurs rencontré d'autre 
exemple, que cet usage adopté par Felletin d'affecter 
exclusivement au soulagement des pauvres le produit de 
la vente des propriétés immobilières de son domaine 
privé, qui, à cet époque éloignée, parait avoir été consi- 
dérable. Un instant, j'ai été tenté de voir dans les rede- 
vances consignées au Terrier l'ensemble des revenus 
appartenant à la ville, quelle qu'en eût été Torigine et 
quelle que dût en être Tafîectation, D'autres personnes 
se sont trouvées en présence de ce registre dans le même 
embarras que moi. M. Antoine Thomas avait cru y recon- 
naître le Terrier de T Hôtel-Dieu (i), et peu différente avait 
été précédemment Topinion de M, Tabbé Pataux dans son 
histoire de Felletin {2). Mais une étude approfondie du 
manuscrit dont je publie ici le texte ne laisse plus subsister 
aujourd'hui aucun doute dans mon esprit. Le sens spécial 
du mot Charités suv lequel je restais indécis se trouve net- 
tement précisé par les circonstances dans lesquelles il est 
employé et notamment quand il figure comme synonyme 
6^ahmânes{2)* De plus, des actes entiers insérés après coup 

(r) fM TapisÊCrie à Felletin ei à Rtom, par A. Thomas ^ p. 4 
du tirage à part (extrait des Annales du Midi, T* XII j 1895), 

(2) Felletin, aux xvii" et xviti* sièrlea, par Tabbé L, Pataux ; 
Limoges, V*» DucourtieuXj 1880. 

(31 On peut citer, entre autres exemples, le passage suivant : 
« de et sur ce que disoit le demandeur, ou nom que dessus, que 
<t lesd. consulz (de Felletin), entre autres droitz et prérogatifves, 
« ont Tadministration des chariléa et auimùsrws que se font cha- 
c( cun an en lad. ville ; à cause desquels auimosnes et charités ils 
ft ont droit ;&..». Terrier des Chantés de feiielin, f" 7; 



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— 478 — 

dans le Terrier, soit pour rétablissement d'une rente nou- 
velle, soit pour la reconnaissance d'une rente ancienne, 
s'en expliquent avec une absolue clarté, et une fois enfin, le 
rédacteur, pour éviter entreThôpital et les Charités une con- 
fusion à laquelle exposait l'analogie des ternies, prend bien 
soin de faire remarquer dans un cas qu'il faut bien dis- 
tinguer la rente due sur un village aux Charités de celle 
due sur le même village à l'hôpital de Felletin II). 

En règle générale, l'inscription des rentes sur le Terrier 
est renfermée dans une formule brève : le montant de 
chaque rente, le lieu sur lequel elle est assise, et fréquem- 
ment aussi le nom du débiteur, voilà tout ce qui s'y 
trouve. Si cette partie du registre nous permet d'évaluer 
l'importance du revenu des Charités, elle ne nous apprend 
rien sur l'origine et le fonctionnement de l'institution ; 
cette lacune, heureusement, peut être comblée, en partie 
du moins, par les actes qui ont trouvé asile, comme je 
viens de le d^re, dans les feuillets du Terrier laissés en 
blanc par les premiers rédacteurs. Or, dans tous ces actes, 
invariablement, nous voyons que les rentes ont pour 
cause l'arrentement perpétuel au profit d'un habitant de 
Felletin, soit d'une parcelle de communal, soit d'un ter- 
rain situé dans l'intérieur de la ville ; dans un cas parti- 
culier nous voyons qu'une rente avait été stipulée pour 
prix de l'autorisation accordée à un étranger de faire 

(i) a Doit le lieus et village de Sarrette assis et situé en lad. 
« paroisse de Saint- Yrieix-la- Montagne, oultre et par dessus les 
« aultres devoirs qu'il doit à l'oustel-Dieu et hospitalde Phelletin, 
« duquel les consulz de Felletin sont patrons et fondateurs p.... 



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ij^,^-^ ■: 



— 279 — 

passer ses bestiaux, pour les mener paître, à travers des 
champs sis dans Tétendue de la franchise de la ville ( i). 
Chaque fois, Tintégralité de la rente était stipulée dans 
l'intérêt du service des Charités, et, en raison même de 
son affectation, consistait en pain ou en seigle. Dans ces 
arrentements, les consuls, qui représentaient la ville, 
traitaient de gré à gré avec les acquéreurs. Je n'ai ren- 
contré qu'un cas où, dérogeant à T usage, ils recoururent à 
l'adjudication (2) . 

Soit que l'on en ait exigé la déclaration de Tacquéreur, 
soit que les notaires en aient, de leur propre autorité, 
fourni l'indication, les actes nous renseignent tous sûr 
l'affectation que devaient recevoir les terrains aliénés. 
Le plus grand nombre, y lit-on, étaient destinés à être 
transformés en porraly et quelques-uns en chouchière. 
D'abord fort embarrassé de donner un sens à des mots 
qui n'appartiennent pas, autant qu'il m'a été possible de 
le contrôler, à l'ancienne langue française, et n'ont pas 
été conservés dans le vocabulaire du patois local, j'ai 
été amené, pour les raisons que je développe en note, à 
traduire porral par jardin ; quant au mot chouchière, 
me ralliant à l'opinion exprimée devant moi par 
M. A. Thomas, dont la compétence est si grande dans 
les questions de philologie, j'incline à penser qu'il désigne 

(i) La rente en question avait été fixée à un quarton de seigle. 
Terrier des Charités, f» 40. 

(2) Adjudication (5 juin 1444) d'un emplacement dans le terri- 
toire du Château, mesurant 5 brasses un pied en largeur et 
9 brasses en profondeur, moyennant une rente annuelle d'un 
petier, — IHd,.. b* 32-34. 



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-480- 

tme fosse à chaux dont se servaient les tanneurs pour la 
préparation des cuirs (i). Parfois aussi, les terrains cédés 
servaient d'emplacement à des constructions, et il est 
curieux de rencontrer à cette époque une série de près- 

(i) On rencontre dans le texte le mot porral sous les formes 
suivantes : porral, porale, porrale, poural, pourale et pourrak, et 
il est employé tantôt au masculin, tantôt au féminin. On trouve 
au pluriel las pourrais, poralx et las pour raulx, il devient fréquem- 
ment alors un nom de lieu donné sans doute à un terrain occupé 
en totalité ou en grande partie par des porral. Voici les passages 
du Terrier où le mot porral rentre dans une expression ou est 
encadré dans une phrase qui peut aider à en découvrir le sens : 
ce Itenty plus à cause des champs, vergier et porral qu'il a acquis 
j) au territoire de Liéport, » f ** 1 1 v* ; — Marguerite, veuve de 
Jean Lefaure, doit une rente de trois quartiers de tourte « à cause 
> de certains coustis et porral situés au territoire de la Font 
» amprés Tostel où elle demeure, » f" 19, r*» ; ^ Léonarde 
Bizonne doit trois tourtes de rente (( sur le champ, orts et poralx 
du Lyaport. » f" 22, v** ; — Liennard Bastier doit trois tourtes 
de rente « à cause d'une porral assise au chastel entre lostel et 
» porral de Petiton. » Or, en marge de cet article, dans une note 
d'écriture plus récente, comme le registre en renferme beaucoup 
d'autres, qui ont été inscrites à la suite d'un travail d'identifica- 
tion, on lit : (( Le jardin qui est au dernier Tesglise du chasteau, 
» que à présant M. le docteur Durand tient, » f<» 25 ; — Dans un 
acte daté du 11 février 1424, les consuls arrentent à Jacques 
Robert, bourgeois de Felletin, k quamdam plateam sive place 
» eoyumdem consulum siiam extra villam Philitini juxta portam 
» Pelletarie », et l'acte porte immédiatement après : « pro çua 
)) quidem porrali sive place » ; pour prix de ce porral Jacques 
Robert paiera une rente d'une quarte de seigle, f» 30, r* et v«. 
Par le rapprochement de ces textes, j'arrive à considérer leporal 
comme un emplacement qui sera tranformé en jardin. Il faut 
pourtant reconnaître qu'un dernier passage, sans détruire cette 
interprétation, ne la confirme pas aussi complètement qu'on 
pourrait le souhaiter. Le 11 février 1424, les consuls arrentent à 
Apnet Soly, apparemment à la suite d'une usurpation, un çmpla- 



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^281 - 



criptions qui font croire à l'existence d'une sorte de règle- 
ment municipal permettant d*établir sur les bâtiments 
diverses servitudes réclamées par rintèrôt général de la 
ville. Ainsi^ il est stipulé, pour une maison placée à proxi- 



cernent sur lequel il avait récemment construit, ainsi que le poral 
y attenant ; Tac te, pour expliquer le mot poral, ajoute stve exide. 
Pour plus de clareté, voici le passage en entier, tel qu'il existe 
dans le Terrier : a perpétua, etc., cesseruni {\ts consuls) et çuiitave- 
j* run£ veneraèîii et discreto viro magistro A nmio Solii, bacca- 
j» lario in legibus, presenti, assensanti, etc., videlicet çumndam 
^ plateam modo de novo edifficatam per ipsum magt sir um Anna- 
» tum SûUif cum çuadam porrali sive exïde de rétro posita. 
» Et quequidem PORRAUS SiVE EXJDE de rétro posita se extendU 
» usque ad palum sive pal viridirii Pétri Jargat de subius mugis 
j* jtnum pedem in longitudine, de voluntaie eorumdem consuium, 
» et in lôngitudine domus magistri Annoti Solli ï> (f° 31* V"). Le 
mot exide, donné ici comme synonyme de porral, ne se trouve 
pas, dans Ducange; mais si je le rapproche des mots tf^jr/r^^ exitus, 
qui me semblent étymologiquement avoir une môme origine, je !e 
traduis par le mot français sortie. Or le mot sortie, dans une 
acception populaire très répandue, est fréquemment employé 
pour désigner une cour ou un jardin, c'est-à-dire des lieux dans 
lesquels les habitants peuvïînt se retirer en quittant leur maison 
sans être obligés d'aller sur la voie publique. Dans l'espèce, la 
sortie de Annet Soly s'étendait derrière la maison jusqu'au verger 
de Pierre Jargat^ sauf Tobligation de laisser un passage de plus 
d'un pied entre les deux propriétés, conformément à la décision 
des consuls. Depuis la rédaction de cette note, j^ai trouvé mes 
conclusions corroborées par un article des Ammies du Midi (n* i 
de 1896, p. 117), On y voit que le mot latïn parra d'où est venu 
le mot rcuergat porro désigne souvent une terre à proximité de la 
miison, de bonne qualité et utilisée comme jardin. 

Le Tuotchouchiêre, s'il désigne, comme je le crois, une fosse 
à chaux viendrait de calcaria, qui signifie proprement four à 
chaux, mais peut bien par extension avoir été appliqué, au 
moyen âge, à la fosse à chaux dans laquelle les tanneurs plaçaient 



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-282 - 

mité des appareils de défense, que sa hauteur ne dépassera 
pas celle des mâchicoulis, que la saillie des étages supé- 
rieurs sur le rez-de-chaussée n'excédera pas deux pieds et 

les peaux pour leur faire subir une préparation. L'existence delà 
tannerie à Felletin au XV» siècle ne saurait faire de doute ; le 
nom de porte de la Pelleterie donné à l'une des portes de la ville 
est déjà une preuve concluante. Voici maintenant les textes et 
passages du Terrier qui permettront de juger s*il est logique 
d'interpréter chouchière pour fosse à chaux : mention d'une rente 
de deux tourtes due par Antoine Roussaneix « à cause d'une 
» chouchière qu'il a acquise de lad. ville, et est assise auprès du 
)) molin fromental de monseigneur le comte de la Marche, » 
b II, r» ; — Rente de deux tourtes due par Meton Guaride «à 
» cause d'une chouchière qu'il a sur la rivière de Crose, auprès du 
)) pont soubtre et du molin de Mathieu de Grandchier. » L'article 
qui suit dans le Terrier vise également une chouchière joignant la 
précédente, f» I2, r'* ; — Autre rente de deux tourtes due par 
Methon, bourgeois de Felletin, «sur certaines chouchiéresûi\xht^ 
» amprès son molin ». f' 20, r^ — Le 17 juillet 1471, les consuls 
arrentent, moyennant deux tourtes de rente, à Methon Hélias dit 
Guéride, «unglieu de chouchière de l'ilsle des coîumunaulx delà 
» ville de Felletin, situé au territoire de la rivière de Crose entre le 
)i> molin de Mathieu de Gr.in Ichier, ainsi que sont confrontés, 
ï) l'eslau du molin tanier et le molin mailharet 0. Vient immédia- 
tement après l'arrentement aux mîmes conditions à Micheau 
Chassaigne, « cordonnier »>, de « ung lieu de chouchière confron- 
)) tant en la chouchière précédent et contenant six pas ou entour 
» de long et de large », f* 26. r^'; — Le 10 a ril 1481, les consuls 
de Felletin arrentent, moyennant trois tourtes de rente, à Henri 
Couronnet « courdonnier.... une place assise à Felletin entre la 
B rivière de Crose, d'une part, et le chemin public par ou l'on va 
» du pont soubre au molin de la Vergne, et la chouchière de 
» Anthoine de Roussaneix, d'autre part. Kt laquelle place con- 
» tient douze pies de longueur et autant de large pour en faire 
» une ou plusieurs chouchières *, f'*42 — 0;i remarquera que 
toutes les chouchières sont situées sur les bords de la rivière, 
ainsi que Texige l'industrie dç la tannerie ; qu'elles sont à proju- 



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- 283 — 

demi, et enfin que l'écoulement des eaux se fera du côté 
des fossés (i). 

Par les procès qu'ils eurent à soutenir^ nous apprenons 
à quelle vigilance étaient tenus les consuls pour empê- 
cher les empiétements sur les communaux ; ces terrains, 
en effet, n'excitaient pas moins qu'aujourd'hui la convoi- 
tise des riverains, qui,- pour se les approprier, usaient, dès 
cette époque, des moyens d'usurpation actuellement en 
faveur. Le procédé le plus élémentaire consistait d'abord 
à défricher le champ communal, puis à l'englober par 
une clôture dans sa propriété privée (2), Un individu alla 
jusqu'à détourner le lit d'un cours d eau pour annexer un 
morceau de communal à son pré (3) . Les procès intentés 
par les consuls contre les auteurs de ces agissements, 
dans tous les cas qui nous sont connus, tournèrent au 
profit de la ville, et les sentences judiciaires, qui inter- 
vinrent sur les conclusions de commissions arbitrales 



mité d'un moulin à tan ; que remplacement qu'elles occupent est 
peu considérable, mais qu'il suffit à leur installation ; enfin que 
les acquéreurs sont courdonniers^ c'est-à-direj suivant lexpression 
de l'époque, des ouvriers se livrant à Tindustrie de la pelleterie. 
— M. Florand, trésorier de notre Société, m'a dit, depuis que j'ai 
rédigé ces notes, qu'il se souvenait avoir vu dans son enfance 
des fosses de cette espèce à Felletin sur les bords de la rivière, 

(i) Arrentement (7 mars 1499) d'une place à Pierre Robert 
« par fere ung ouvreur ou deux et pourra monter en hault tant 
» que monte le machecol et eslargir en lad, estage d*au]t et 
» devers le fossé jusques à deux pieds etdemy, et fera ledit Rert 
» son esgout devers led. fossé ;>, f** 45. 

(2) Terrier des Charités^ f<*» 27-29^ 

(3) Ibid., i^^ 40-42, , 



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^'^'^WWj 



-284- 

nommées par les parties, condamnèrent toujours les 
délinquants à payer une rente aux Charités : Tacquit- 
tement de cette charge avait, au surplus, pour effet de 
conférer à ces derniers la qualité de légitimes proprié- 
taires. 

Tandis que hs titres contenus dans le Terrier ne nous 
montrent exclusivement que des aliénations d'immeubles 
appartenant à la ville et situés dans l'étendue de son terri- 
toire, nous voyons que des rentes en assez grand nombre 
étaient généralement assises sur des terres de paroisses 
avoisinantes, mais quelques fois aussi assez éloignées de 
Felletin. Cette anomalie a son explication dans Texercice 
d'un droit de substitution qu'il était d'usage d'insérer 
dans les actes et qui paraît avoir été adopté autant dans 
l'intérêt de la ville que dans celui des acquéreurs. Envi- 
sagés au point de vue de la nature spéciale de la rede- 
vance qu'ils devaient gager, les terrains cédés par la 
ville n'offraient pas l'avantage d'assurer commodément 
la perception de la rente convenue, c'est pourquoi, sans 
doute, la latitude fut laissée aux propriétaires de ces 
terrains de les libérer en transférant la charge sur un 
autre immeuble d'une valeur suffisante pour les besoins 
de la garantie. De légères variantes se remarquent dans 
les termes de la formule qui réglait ce droit : on y trouve, 
suivant la date des actes, que les terrains à offrir en rem- 
placement doivent être situés ïn/ra bannnm et leu- 
c%m, infra baleiicam^ tnfra leucaiv, et lorsque les actes 
sont rédigés en français, en bon lieucompêient et solvable, 
et directe seigneurie (i). Sous cette diversité dexpres- 

(i) Terrier des Charités, f-» 28 et 32, 



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-285 — 

j 

sîons il convient de voir que la substitution, en principe, 
devait avoir pour efifet d'atteindre un bien immobilier 
compris dans la banlieue et franchise de la ville. Dans la 
pratique, les choses se passaient tout différemment. Un 
de ces actes de substitution nous est parvenu dans son 
entier, et nous y voyons les consuls accepter Toffre d'un 
certain Barthélémy Chouvaud qui, pour affranchir un 
morceau de communal sis aux portes de la ville, asssigne 
une émine de rente sur un héritage qu'il possédait dans 
un tènement dit de Rouzely, lequel est situé dans la 
commune de Saint-Georges-Nigremont, séparée elle- 
même de Felletin par la commune de Saint-Frion (i). 
Dans ces conditions les charités pouvaient avoir à lever 
des rentes à une assez grande distance de la ville, 

11 convient d'ajouter que toutes les rentes des charités 
n'avaient pas une source unique : la cession par les consuls 
d'un bien communal ou l'accord d'un droit; un certain 
nombre de rentes, dans des proportions que les documents 
ne me permettent pas d'établir, provenaient de libé- 
ralités. Au xvni* siècle, soit que la reconnaissance du 
paysait suffi à sauver leurs noms de l'oubli, soit que les 
titres de donations aient été conservés aux archives de la 
commune (2), on citait les seigneurs d' Arfeuille et ceux du 
Maslaurent parmi les plus généreux bienfaiteurs de T ins- 
titution (3). Trois articles du Terrier frappent de rede- 

(1) Terrier des Charités, f»» 8-9. 

(2) On trouve dans le Terrier (f» 4) la mention de V arche du 
consulat dans laquelle étaient conservées les archives de la ville* 

(3) Mémoire (1763) sur le collège de Felletin publié par moi 



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~ I Hl ^ 



-286 - 

Vances certains biens des seigneurs d'Arfeuille, et le 
dernier article fait expressément mention d*un testament 
par lequel un membre de cette famille stipulait des avan- 
tages au profit des Charités (i). Je n'hésite pas encore à 
considérer que la rente de 2a setiers de seigle à prendre 
sur la dîme de Saint-Quentin était le produit d'une 
largesse (2). En effet, à en juger par les différentes aliéna- 
tions que nous connaissons, il est bien invraisemblable 
qu'une portion de communal ait jamais été mise à si 
haut prix et surtout on ne s'expliquerait pas que, par une 
exception qui ne se reproduit plus dans le Terrier, les 
consuls aient imaginé d'ajouter à une redevance de 
semblable importance le miniscule complément d'une 
quarte de froment. A n'en pas douter, la donation portait 
sur une fraction déterminée de dîme, et le partage se sera 
naturellement étendu au froment, en si petite quantité 
qu'il ait été perçu, aussi bien qu'au seigle. Pour les 
mêmes raisons, chaque fois que dans un article j'ai 
rencontré une redevance en avoine jointe à la rente prin- 

dans les Archives historiques du Limonsin, i, IV, 1892, p. 357 : 
t La ville percevoît aussi de temps immémorial par les mains de 
» ses consuls et attribuait annuellement aux charités des rentes 
» et redevances qui provenaient partie des emphitéoses que la 
» ville avait faites de plusieurs portions de son terrain et de ses 
» communaux, et le surplus on ne sait d'où. L'étude minutieuse 
du Terrier à laquelle je me suis livré ne me permet pas dépenser 
que les rentes aient pu avoir une autre origine que les emphi- 
téoses et les donations ; j'incline même à penser que les revenus 
provenant de cette dernière source étaient de beaucoup les moins 
considérables. 

. (i) Terrier des Charités, f*» 36. 

(2) Ibidem, {"" 3. 



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- 2â7 ~ 

ripale en seigle, j'ai considéré qu'on était en présence 
d'une donation Le fait est, au surplus^ d'une excessive 
rareté ; je l'ai relevé cinq fois seulement dans le cours 
du Terrier (i) ; mais une rente sur le lieu du Chassaing(2} 
fait double emploi, et dans un autre cas nous voyons 
intervenir un accord entre le débiteur et les consuls pour 
convertir en seigle une de ces rentes en avoine. 

Aux quelques exceptions près dont il vient d'être parlé, 
et vraiment trop insignifiantes pour que Ton en fasse 
état, tous les revenus des charités consistaient en pain 
et en seigle. Pour les redevances en pain, l'unité adoptée 
était la tourte. Quelque temps avant que j'aie pu étudier 
le Terrier dans tous ces détails, et aussi sous l'influence 
de ridée préconçue que Tensemblc des rentes qui y étaient 
inscrites représentait une quantité de grain trop consi- 
dérable pour être employée exclusivement en aumônes, 
je me demandais si, par un abus de langage dont les 
exemples ne sont pas rares (3)^ on n'avait pas voulu 
désigner par tourte, au lieu d'un pain d'une forme et 
d'un poids déterminés, la quantité de seigle qu'il aurait 
fallu pour la faire, mais les raisons les plus concluantes 
m'ont fait abandonner définitivement cette hypothèse- Si 

(1) Rente de « dix sextiers et quarton de seigle, et plus onze 
t, quartes avoine que valent XI [ quar'ons », f"* 2 ; — Rente d'une 
émine de seigle et d'une émîne d*avoîne, f "^ 9 ; — Rente de trois 
quartes d'avoine et une touriad^ transformée en une quarte de 
seigle de rente, f" 24 ; — Rente de trois quartons seigle et troi^ 
quartons avoine, f^ ^5, 

(2) Terrier des Charîii'.\\ f' g, r^et 18, v"i 

(3) On dit ainsi un boisseau de terre pour désigner Tétendiie de 
terrain que peut ensemencer un boisseau de grain « 



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-&8- 

le mot tourte est toujours employé isolément dans \è 
Terrier sans qualificatif, sans complément ou sans com- 
mentaires qui permettent de déduire rigoureusement le 
sens dans lequel il convient de l'entendre, nous trouvons 
citées à différentes reprises des divisions de tourtes qui 
sont manifestement payables en pain (i). Enfin, d*autre 
part, une fois il est dit nettement que la tourte doit peser 
13 livres (a). Quant à la quantité de seigle qu'employait 
une tourte elle était désignée par une mesure de capacité 
de convention, qui ne rentrait pas exactement dans le 
système régulier des mesures de capacité en usage à 
Felletin : on l'appelait la tortade (3). 

Le Terrier contient une nomenclature en quelque sorte 
officielle des différentes mesures de capacité qui servaient 
au mesurage des grains et en même temps indique le 
rapport existant entre elles et la valeur de la tourte (4). 
En tête de ces mesures figure le setier qui valait 12 
tourtes; puis venaient Témine qui en valait six, et la 
quarte, trois. Il n'est pas fait mention en cet endroit du 

(i) Le 16 mai 1474, Jacques Faute co .fesse devoir pour lui et 
ses successeurs, sur divers immeubles deux rentes : « c'est 
» assavoir demye tourte rente, et ce oultre autres trois quartiers 
» tourte rente qu'ils doivent à cause de la maison où ils demeu- 
» rent, etlespoyentet sontcondemiés en cest terrier; ainsi sont 
» en somme une tourte et ung quartier de pain que doit aux cha- 
» rites en tout et partout. » Terrier des Charités^ f<> 9 ; voir encore 
f"* I5i 17» 19, 37. 

(2) Mention d'une rente d'un setier « ou douze tourthes^ chacune 
» de douze livres ». Terrier des Charités, f*» 39. 

(3) Terrier des Charités, f « 24. 

(4) Ibidem, f<> 39. 



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-^289 - 

tjuarton bien qu'on le trouve fréquemment employé, vûa\à 
nous savons par ailleurs qu'il- correspondait à une tourte 
et demie (i). Il semble bien que les prestations en grains 
devaient être acquittées en mesures combles ; cette obliga- 
tion, du moins, était expressément imposée en ce qui 
concerne la quarte (2), et il est peu vraisemblable que 
cette mesure ait été Tobjet d'une exception. 

En prenant soin de fixer dans un document d'un carac- 
tère officiel la relation entre la tourte et les différentes 
mesures de capacité locales, les consuls avaient sans 
doute l'intention de prévenir les contestations qu'aurait pu 
faire naître l'exercice du droit assez exorbitant dont ils 
étaient armés. Juges de ce que réclamait, suivant les cir- 
constances, l'intérêt des Charités, ils avaient la faculté 
d'exiger, à leur gré, des débiteurs de rentes un paiement 
soit en blé, soit en pain (3). Diverses remarques que j'ai eu 
occasion de faire en étudiant le Terrier m'ont laissé cette 
impression — je ne dis pas m'ont fourni la preuve — 
qu'en général les habitants de la ville s'acquittaient en 
pain, et que de préférence on demandait du grain aux 

(i) Rente d'un quarton de seigle (( ou à lad. value une tourte et 
» demye ». — Terrier des Chantés^ f*> 10. 

(2) Rente de « une quarte ou troys tourtes de lad. value, 
)) laquelle quarte doit estre comble », f° 10. Comble est opposé â 
ras. 

(3) Le droit d'option des consuls est fréquemment rappelé 
d*une façon vague dans les actes, mais au moins une fois nous le 
voyons nettement indiqué : deux individus, Micheau et Jean 
Brandon, reconnaissent devoir un setier ou douze tourtes, «estant 
» icelles tourtes à la valeur d'un sextier seigle, et le tout au chois 
ji des consulz ». — Terrier desCharités^ f® 39, 





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— ^ 



Habitants de la campagne. La distinction se justifierait 
par des raisons de convenance, mais je me hâte de répéter 
que je n'ai pas la prétention d'apporter sur ce point autre 
chose qu'une hypothèse. 

D'après un relevé auquel j'ai procédé avec le plus grand 
sorn, les recettes inscrites au Terrier forment "194 articles 
qui produisent ensemble 153 setiers de seigle, et 174 
tourtes, soit en bloc 167 setiers de seigle, si nous ramenons 
les tourtes en grain d'après les règles qui viennent d'être 
indiquées. Lesetier de Felletin, par commune estimation, 
vaut 13 décalitres, abstration faite de fractions sans 
importance, il s'ensuit donc que les 167 setiers que 
levaient les Charités représenteraient 200 hectolitres envi- 
ron. C'est là, on en conviendra, une belle dotation pour le 
bureau de bienfaisance d'une petite ville — j'identifie les 
Charités avec celle de nos institutions qui s'en rapproche 
le plus — ; elle paraîtra même d'autant plus considérable 
que Felletin, qui compte aujourd'hui 3,360 habitants, 
n'en possédait que 1,389 en 1695, d'après l'auteur du 
mémoire sur la généralité de Moulins (i), et beaucoup 
moins encore au xv® siècle, si, comme tout porte à le 
croire, en remontant dans le passé on doit toujours 
réduire ce dernier chiffre d'après une proportion cons- 
tamment décroissante. Je dirai même que le Terrier lui- 
même donne une certaine force à cette hypothèse, car 
nous y voyons qu'il existait au xv® siècle de nombreux 
terrains vacants dans l'intérieur de la ville de Felletin, 
tandis qu'aujourd'hui les maisons y sont groupées en 

(i) Inventaire des Archives de la Creuse^ ۥ 339, 



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-ai- 
masse assez compacte. On peut encore donner une idée 
plus saisissante du sacrifice que faisait la ville en rappro* 
chant les 200 hectolitres qu^elle distribuait aux pauvres 
des faibles ressources de son budget communaL 

Sur les budgets du xv* siècle, nous ne possédons, il est 
vrai, aucun élément d*information, mais nous avons pour 
le xvni® quelques chiffres, qui, dans une certaine mesure, 
peuvent permettre d'établir une comparaison. Les deniers 
patrimoniaux, qui constituaient la principale ressource de 
Felletin, ne s'élevaient qu'à 433 livres en 1782, et seule- 
ment à 346 livres en 1739 (i) : or on peut tenir pour cer* 
tain que, trois cents ans plus tôt, les recettes municipales 
étaient de beaucoup inférieures à ces sommes. 

En principe, les ressources des Charités devaient être 
employées intégralement en aumônes ; mais on peut se 
demander si les édiles n'avaient pas eu quelquefois la 
facilité, avec l'assentiment de la population réunie en 
assemblée générale^ d'en distraire une partie plus ou 
moins importante pour l'affecter à d'autres charges de la 
ville. La remarque m'a été suggérée par un fait que j'ai 
relevé dans les comptes rendus de distributions analo- 
gues de grain qui se faisaient avant la Révolution à 
Bénévent, mais sur les ressources de l'hôpital. Une 
année^ dans la liste des pauvres qui avaient eu part aux 
secours, nous voyons figurer, à côté de quelques ^ pauvres 
honteux » et d'un vieux milicien, le prédicateur du 
carême. Evidemment, pour ce dernier, un don en grain 

(i) FeLletin, xvii® et xvili* siècles, par l'abbé Pataux (Limoges, 
imprimeriç Ducourtieux, 1880) ; page 62, 



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— 292 — 

représentait moins une aumône que tout ou partie de ses 
honoraires, or nous savons par 'de nombreux exemples 
que ces sortes de dépenses rentraient dans les charges 
ordinaires de Tadministration communale (i). Le même 
expédient ou d'autres semblables, dans des besoins près» 
sants^ n'auraient-ils pas pu être employés à Felletin, sur- 
tout à Fépoque de la décadence des Charités? Sans 
doute, je ne puis que poser ici la question ; mais je crois 
pouvoir faire remarquer que le jour où d'emblée, comme 
on le verra plus tard, les Charités furent supprimées 
purement et simplement, sans réserver la moindre partie 
des rentes pour maintenir l'institution dans son principe, 
on montra bien avec quelle désinvolture il était entré 
dans les mœurs à cette époque de détourner leurs revenus 
pour en faire tel usage que réclamaient les circonstances 
présentes. 

Bien que les Charités nous paraissent aujourd'hui avoir 
été richement dotées, les consuls de Felletin se plai- 
gnaient déjà en 1447 ^'^" avoir vu diminuer le revenu. 
Leurs prédécesseurs avaient dressé un premier terrier 
en 1400; mais avec le temps il se trouvait brisé, ntoulu 
et misa néants partant le recouvrement des rentes en avait 
souffert. Toutefois peut-être convient-il d'en rechercher la 
cause dans d'autres taits encore que le mauvais vouloir des 
débiteurs. Nous savons qu'en principe un immeuble parti- 



(i) Dans un budget de Ouéret de 1661, nous voyons figurer au 
chapitre des dépenses les articles suivants : i« pour le prêche du 
Carême, y compris 4 jours de voyage et 8 jours de repos , 46 jours 
à 3 livres, 174 livres ; 2» prêche de l'A vent, 64 livres \2 sous, — 
f>fotes Bosvieux, commune et v^^^ de Quéret^ 



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-293 — 

culier était affecté à chaque rente, or il arrivait que la 
détermination de cet immeuble devenait difficile, et que^ 
seul, le propriétaire restait en nom sans qu'on se préoc- 
cupât de rechercher à raison de quel bien il était tenu de 
servir la rente. C'est ainsi que nous rencontrons des 
débiteurs vaguement taxés sur leur patrimoine, sur un 
héritage, dans le sens de succession, ou sur un legs (î). 
Une autre cause de déperdition, qui dut avoir de fâcheuses 
conséquences, ce fut la division proportionnelle de la 
rente entre tous les ayants droit qui venaient au partage 
d'un bien immobilier. Un semblable morcellement est en 
contradiction avec l'indivisibilité des obligations de cette 
nature qui autrefois était de règle et entraînait, par voie 
de conséquence, la solidarité entre les codébiteurs (2). Ce 
fractionnement amena à reconnaître l'existence de rentes 
si faibles qu'elles furent fatalement négligées. Ainsi, 
tandis que dans les contrats pour l'établissement de 
rentes on ne descendait jamais, pour l'unité de compte, 
au-dessous de la quarte de seigle et de la tourte, nous 

(i) a Item sur Jacques Chouveau, à cause de son patrimoine! 
D une tourte et demye de lad. value », f« 11 ; — Valene Janelle 
reconnaît devoir « chacun an, une quarte seigle sur^ouz ses biens 
)) a cause et pour le laiz de son ayeul », f«> 24. 

(2) <x Le cens ou la rente est indivisible, c'est-à-dire que chaque 
partie de l'immeuble est tenue pour le tout. Telle est la règle 
générale, toutefois quelques coutumes et quelques auteurs admet- 
tent la divisibilité du cens. » P. ViOLLET. Histoire du droit civil 
français (2* édition, p. 679). — Les rédacteurs du mémoire sur le 
collège de Felletin, parlant des revenus des Charités qui furent 
abandonnés à cet établissement, font remarquer avec regret que 
ces redevances sont pour la plupart quérables et non soluiairùs. 
archives historiques du Lin^ousittj, ton^e IV, anpée 1^2^ p. 3^6. 



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— 284 — 

rencontrons dans les mentions des redevances, sous le 
nom de quartons, des fractions de quartes de seigle, des 
demi-tourtes et même un quartier de pain (i). 

L'hôpital de Felletin, dans les derniers temps du moins, 
n'admettait pas les personnes étrangères à la ville, même 
les pèlerins, est-il dit : un plus large esprit de libéralisme 
présidait aux distributions des revenus des charités ; les 
consuls, par les soins de qui se faisaient les aumônes, 
accueillaient sans distinction d'origine tous les mendiants 
qui leur tendaient la main. Sans doute, les ressources des 
Charités étaient avant tout destinées aux pauvres du 
pays, mais il est expressément déclaré que l'étranger ne 
doit pas être frappé d exclusion (2). Nous pouvons aisé- 
ment imaginer la quantité de mendiants qu'attirait l'appât 
d'une aussi bonne aubaine ; quel qu'en fût le nombre, la 
part revenant à chacun méritait qu'on vînt d'assez loin 
pour avoir sa provende. Tous les revenus des Charités se 
distribuaient, en une seule fois, le jour de l'Ascension (3) ; 

(i) V. ci-dessus la note i, p. 288. 

(2) Vente à Pierre, Jean et Léonard Bastier, frères, d'un 
emplacement dans Tintérieur de la ville, moyennant la rente d'un 
setier de seigle qui sera distribué, par les consuls de Felletin, 
a Christi paupéribus et omnibus aliis veniré volentibus, » — 
Terrier des Charités de Felletin^ f<* 33. 

(3) Relativement à la périodicité des Charités^ il est dit seule- 
ment qu'elles ont lieu quolibet anno ou chacun an ; il m'a semblé 
découler logiquement de ces expressions qu'il ne se faisait 
annuellement qu'une seule distribution. Voici maintenant un des 
faits sur lequel je me base pour penser que cette distribution 
avait lieu le jour de l'Ascension : Tarrentement d'une portion de 
communal consenti à un nommé Metton Elias porte qu'il paiersv 



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M, 



mais le recouvrement s^en faisait à deux dates distincte^. 
Naturellement, les débiteurs de tourtes devaient les livrer 
le jour même de TAscension ; quant au grain, il se perce- 
vait au mois d'août- La date du paiement de cette der- 
nière redevance n'est pas d'ordinaire autrement précisée 
dans les actes ; je n^ai rencontré qa^un cas où la fête de 
r Assomption est imposée pour jour de réchéance. C'est 
apparemment par mesure de prudence que les consuls 
avaient fixé le mois d'août pour la date de la prestation 
des rentes en seigle. Cette époque de Tannée coïncide 
avec la fin de la moisson, et à aucun autre moment on 
ne pouvait être plus certain de trouver le cultivateur 
encore nanti de sa récolte* Dans un temps où des causes 
multiples pouvaient amener une famine, on se serait 
exposé à de fréquents mécomptes en demandant à des 
affamés de rester tout l'hiver les gardiens intègres de ce 
bien précieux. 

Ces précautions d'ailleurs ne dispensaient pas toujours 
les consuls d'exercer des poursuites, et on nous les montre 
faisant procéder à la vente aux enchères d'écuelles d^étain 
saisies sur un certain Jacques Pasquet qui avait omis, le 
jour de r Ascension, d'apporter ses trois tourtes. Les objets 
saisis sont de mince valeur, sans doute, mais il convient 
de considérer que les poursuites sont motivées par le non 
paiement de trois tourtes de pain qui ne représentent 
ensemble que le quart d'un setier ; or les documents 
contemporains nous montrent que le prix du seigle, en 

les deux tourtes de rente annuelle auxquelles il est taxé (C aux 
» Charités de Felletin à T Ascension* n Terne r des Ckariiés^ 
f* 26, 



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'1 



— Î96 — 

général, n'atteignait pas, à cette époque, un chiffre bien 
élevé. A défaut de renseignements de provenance locale 
et s'appliquant spécialement à Felletin, nous avons les 
prix officiels du marché de Limoges, et en les prenant 
pour base de nos évaluations, nous risquons d'arriver 
plutôt à des chiffres exagérés qu'à des chiffres inférieurs à 
la réalité. A Limoges, la contenance du setier était de 
cinq décalitres — exactement cinq décalitres 1 20 centili- 
tres — , à Felletin elle était de 12 décalitres : en tenant 
compte de la capacité respective des deux mesures, nous 
arrivons à conclure que le prix du setier de seigle à Felle- 
tin au XV® siècle devait osciller dans les années communes 
entre 15 et 16 sous. J*ai cru bien faire de négliger dans 
les calculs pour l'établissement de cette moyenne deux 
années de disette extrême, 1421 et 1422, où il se vendit à 
Limoges jusqu'à 6 livres 10 sous ( i). 

Un rapprochement entre Tantique institution munici- 
pale de Felletin et une tradition populaire qui se maintient 
toujours avec une égale vigueur dans une petite commune 
des environs de Guéret présentera peut être quelque 
intérêt. Les traits de ressemblance qui les rapprochent 
ne donnent-ils pas à penser qu elles pourraient bien avoir 
une commune origine ? Donc, à la Saunière, bourgade 
aujourd'hui de 469 habitants, chaque année, il est dusage, 
au commencement d*août, de faire une quête dans toutes 
les maisons, et cette quête a pour objet de ramasser du 

(i) J*ai puisé mes renseignements sur le prix du seigle dans une 
sorte de Dictionnaire historique du diocèse de Limoges ^ doLt la 
publication est restée interrompue après l'article Agriculture. 
(Limoges, chez Chapoulaud frères, S, D«) 



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-SS97- 

âeîgle; sauf les indigents, et ils sont rares dans noi 
campagnes, tout le monde fait son aumône : les plus 
riches donnent un et même deux décalitres de grain ; 
Tobole des moins fortunés est le contenu d'une écuelle, 
soit deux litres environ. Plusieurs aussi font un présent 
en argent, mais cet argent est employé en achat de grain. 
Tous les ans^ deux ou trois personnes choisies k tour de 
rôle ont charge de ramasser et faire moudre le grain, de 
préparer et faire cuire le pain. De la sorte^ on obtient 
six à huit hectolitres de seigle, qui peuvent produire 
six à huit cents livres de pain environ. Ce pain, après 
avoir été bénit, est distribué, le jour de l'Assomption, à 
l'issue de la grand'messe, aux pauvres, qui, ce jour-là, se 
pressent en foule à la porte de l'église (i). Si la plus grosse 

(i) Tous ces renseignements m'ont été obligeamment fournis 
par le maire actuel de la Saunière, M. Jeannot, que je tiens à 
remercier ici publiquement de son intéressante communication* 
Après lui, M. Tabbé Aufaure, curé de la paroisse, au commence- 
ment de l'année 1894, avait bien voulu, de son côté, me donner 
divers détails sur la cérémonie religieuse et sur l'origine de cet usage 
local d'après la tradition populaire. Je suis heureux de lui expri- 
mer ici ma gratitude pour ses curieux renseignements ; je crois 
bien faire de les reproduire, sans pourtant que je puisse leur 
accorder, mon correspondant s'en rendra bien compte, une bien 
grande valeur historique, en labsence de tout document qui les 
corrobore. Voici, sauf le préambule et la formule de salutation 
finale, la lettre que m'a écrite M. l'abbé Aufaure ; 

« La distribution de pain qui se fait chaque année après la 
» messe, le Jour de l'Assomption, remonte très haut, bien avant la 
» Révolution, m'a-t-on assuré. 

» Voici l'origine de ce pieux usage : Une année, la grêle était 
» tombée en abondance, faisant les plus grands ravages sur la 
» paroisse de la Saunière ; on promit alors, et je vois là une sorte 



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Jiart est attribuée en aumône aux indigents, par un senti- 
ment de dévotion, tous les assistants tiennent eux aussi à 
en recevoir un morceau ; ce morceau de pain a même 
reçu un nom spécial : les gens du pays l'appellent le 
cassou (i)* 

Dans une substantielle étude sur les nombreuses asso- 
ciations laïques de charité existant à Limoges avant le 

» de vœu religieux, de donner, chaque année, une certaine quan- 
D tité de pain aux pauvres, et on choisit l'Assomption, bien que 
» ce ne fût pas la fête patronale de la paroisse, 

D Une année, on négligea de faire cette aumône, et la grêle, 
JD paraît-il, tomba de nouveau, aussi prit-on la résolution de ne 
» jamais laisser tomber en désuétude cette pieuse coutume. Cha- 
» que année, deux familles de la paroisse désignées par le maire, 
x> passent dans chaque maison et recueillent le blé qu'on veut 
» bien offrir ; ce blé est remis au meunier des familles désignées, 
D qui font ensuite le pain qui doit être distribué, 

» Autrefois on ne recueillait que du blé, mais depuis quelque 
j) temps^ les personnes qui n*ont pas de grain offrent de l'argent 
D avec lequel on achète du pain chez le boulanger de la Saunière; 
D on en a acheté cette année-ci pour 12 francs, et on a recueilli 
» de 5 à 6 hectolitres de blé pour la dernière fête. 

» Tout ce pain est béni solennellement avant la messe, puis on 
p en distribue un morceau à chaque personne présente, et, après la 
» messe, les pauvres reçoivent une abondante provision de pain ; 
» ceux de la paroisse, en petit nombre, sont privilégiés, puis tous 
» les autres en reçoivent à leur tour. 

» Inutile de vous dire qu'on accourt en foule à Téglise ce jour- 
)) là, et de toutes les paroisses environnantes pour recevoir le 
)) morceau de pain bénit traditionnel que dans leur patois, les 
X) gens nomment le cassou. ) 

(i) Le cassou est devenu dans le patois local le nom populaire 
de la fête de TAssomption ; ainsi on dit : j'irai à la Saunière pour 
|ç Çassoun 



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îcv* siècle, M. L. Guibert, reproduisant Topinion dii 
prieur de Vigeois, attribue Téclosion de cette grande va- 
riété d'œuvres de bienfaisance à Tinfluence des croi- 
sades, et il ajoute que le but des fondateurs était de 
reprendre le rôle des communautés religieuses qui, déjà 
touchées par la décadence, n'avaient plus pour les pau- 
vres la même sollicitude que dans les premiers temps de 
leur institution (i). Il n'est certes pas impossible que les 
Charités de Felletin soient nées de Texplosion de ces 
sentiments généreux qui se manifestèrent alors de toutes 
parts dans le pays, et toutefois de bonnes raisons ne 
manquent pas pour reporter leur origine à une antiquité 
encore plus reculée. Un texte que je rappelle quelques 
lignes plus loin fournit un sérieux argument en faveur de 
cette dernière hypothèse. Et d'abord, rien dans les faits 
qui nous sont connus n'autorise à supposer que la ville 
de Felletin, dans la circonstance, se soit mise au lieu et 
place d'un établissement religieux pour continuer son 
œuvre Au surplus, il n'est pas démontré que pour la 
création des établissements charitables et hospitaliers, la 
société civile se soit laissée devancer, dans les premiers 
temps, par les communautés monastiques, et n'ait fait 
que suivre leur exemple, au lieu de prendre Tinitiative* 
Les enseignements de l'histoire ne vont pas au-delà de 
cette vérité : que l'assistance publique, au début, s'est 

(i) Les confréries de dévotion et de charité^ et les muvrês de 
bienfaisance à Limoges pendant le xv« siècle, par L» Guibert, 
(Cabinet historique 1883, p. 617.^ L'auteur écrit notamment que 
vers le temps des croisades « l'usage s'établit tant dans les châ- 
« teaux et les villes, que dans les églises de distribuer, à des jours 
a déterminés, des aumônes publiques ». 



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- îioo- 

fapidement développée sous Tinfluence des doctrines re- 
ligieuses, dont Tautorité, d'une façon générale, n'était 
pas moins grande sur les laïques que sur les clercs. 
Quoi qu'il en soit, le principe de l'obligation pour les 
villes de fournir des aliments à leurs pauvres fut reconnu 
de très bonne heure, et nous le trouvons explicitement 
formulé dans le cinquième canon d'un concile tenu à 
Tours en 567 (i). Evidemment la prescription édictée par 
ce concile ne fut pas partout rigoureusement appliquée, 
mais elle ne resta pas non plus complètement à l'état de 
lettre morte. Plus d'une fois aussi elle fut rappelée dans 
la suite, et de nombreuses localités, stimulées par ces 
recommandations, les unes plus tôt, les autres tardive- 
ment, avisèrent aux voies et moyens d'organiser chez 
elles l'assistance communale. Pourquoi la ville de Felle- 
tin n'aurait-elle pas été de ce nombre? Et, comme les 
ressources dont elle disposait n'étaient ni considérables 
ni d'une extrême variété, on fut peut-être amené par la 
force des choses, pour doter la nouvelle institution de 
ressources suffisantes, à convertir en revenus annuels, par 
le procédé des arrentements perpétuels, les terres de la petite 
cité abandonnées à la jouissance commune, et qui, dans 
l'esprit de la population, à cette époque, comme les 
communaux de nos jours, étaient considérées comme 
constituant déjà plus particulièrement le bien des pau- 
vres. 

(i) (( Utuna quœque civitas pauperes et egenos incolas alimetUis 
congruentibus pascat secundum vires ut tum vicani preshyieri 
quam cives omne$ suum pauperem pascant; quofiei ut ipsi pauperes 
per civitates alias non vagentur, » Collection des conciles du 
PiLabbe. T. III, Paris, 17 14, coL 357, 



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— 301 - 

Muet sur l'origine des Charités, le Terrier nous laisse 
deviner le moment où elles perdirent de leur faveur dans 
l'esprit des consuls, qui ne faisaient, sansdoute^ que reflé- 
ter le sentiment public. Une première tendance à les frustrer 
du produit des arrentementsdes terrains communaux pour 
en faire bénéficier la ville apparaît dans un acte de 1480. 
C'était à Toccasion d'un procès que les consuls avaient 
intentés à un nommé Jean Alary, lequel, après avoir fait 
une reconnaissance d'une rente d'un setier qu'il devait 
pour prix d'un morceau de communal, persista néanmoins 
pendant plusieurs années à refuser de la servir. L*affaire 
portée devant le juge châtelain fut en définitive tranchée 
par une commission arbitrale, Or. il arriva bien que les 
arbitres condamnèrent Jean Alary, mais, par une clause 
accessoire que ne renfermait aucune des sentences anté- 
rieures, ils lui permirent d'éteindre d'un seul coup sa 
dette en versant « quatre escus, par une fois, pour iceuU 
employer au profit de la ville (i i », L*idée qui avait inspiré 
la seconde partie de cette décision devait finir par triom- 
pher. De 1480 a i486, les arrentcments stipulent encore 
fidèlement des rentes en seigle et en pain ; puis, tout À 
coup, après une période de 13 ans dans le cours de 
laquelle nous ne possédons aucun acte, nous voyons un 
usage s'établir définitivement. Rompant nettement avec 
la tradition, les consuls arrentaient en 1499 (2), à Pierre 
Robert, sellier, l'emplacement d'une maison moyennant 
une rente de 15 sous tournois ; ils n'assignent même pas 

(i) Terrier des Charités de F elle lin, i' â^it 
(2) Ibid, f» 4^. 



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- 301 — 



^. au paiement Téchéance anciennement adoptée ; à TAs- 

^ cension, fête mobile, ils substituèrent une date fixe, le 

jour de la Chandeleur. Un acte du i8 août 1500 (i) nous 
;* fait assister à un nouveau progrès dans cette voie : le 

bénéficiaire d'une cession analogue n'y est plus seule- 
ment taxé à une rente, qui était cette fois de 10 sous, les 
consuls lui imposent à la prise de possession de son terrain, 
à titre de droit de mutation, le paiement comptant d'une 
somme de 4 livres tournois. Passé ce moment, sauf la 
reconnaissance en 15 12 d'une rente ancienne, nous man- 
quons complètement de titres pour suivre le sort des 
Charités ; nous savons seulement qu'elles furent suppri- 
mées en 1596, et que leurs revenus servirent de dotation 
au collège que Ton venait de fonder (2). 

Certes, il est bien permis de croire que cette mesure ne 
les frappa pas en pleine prospérité. Si grande qu'ait été 
l'importance que les habitants de Felletin attachaient au 
succès de la nouvelle institution, ils n'auraient pas de 
gaîté de cœur et sans faire des réserves abandonné une 
œuvre dont le fonctionnement et l'intérêt n'auraient pas 
prêté à de sérieuses critiques. La vérité est que les Charités 
ne rendaient pas des services proportionnés aux sacrifices 
qu'elles exigeaient, et que les abus auxquels elles don- 
naient lieu avaient détourné d'elles les sympathies du 
public. Si nous ignorons les faits particuliers qui se pro- 
duisirent à Felletin, nous ne risquons guère de nous 

(i) Terrier des Charités^ fo 45. 

(2) Mémoire (XVIII* siècle) sur le collège de Felletin, consen-é 
fiux Archives communales de la ville, que j'ai cité plus bayt. 



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— 303 — 

écarter de la vérité en pensant qu'ils étaient de même 
nature que ceux contre lesquels on s'éleva plus tard dans 
d'autres localités de la région ou se pratiquaient des 
aumônes générales. Aux grands jours d'Auvergne, dont la 
juridiction s'étendit sur la province de la Marche, la Cour 
prit un arrêt { i ) pour protéger les pauvres contre la rapa- 
cité des riches sans vergogne qui venaient réclamer leur 
part dans les distributions^ bien mieux^ se faisaient 
accompagner de leurs femme, enfants et domestiques, pour 
avoir « autant déportions comme il y a de têtes dans les 
familles so. Le fait est signalé dans Farrêt comme se pas- 
sant en Auvergne, et tout particulièrement à la Chaise- 
Dieu, mais nous avons la preuve que les choses ne se 
passaient pas difîèremment ailleurs, par exemple^ à la 
Souterraine, où avaient lieu des distributions hebdoma- 
daires. Un mémoire du xvui^ siècle nous apprend en 
effet qu'elles ne profitaient guère aux véritables malheu- 
reux : « on remarque» y est-il dit, que la majeure partie 
de ceux qui ont droit à cette aumône seraient très en 
état de s'en passer, et ne font prendre la portion qui leur 
revient que pour la faire manger à des animaux qu'ils 
tiennent chez eux » {2). 

La fin de ce mémoire conduit à une pénible constatation ; 
après avoir montré l'étendue des sacrifices de Felletin 
pour les pauvres, nous devons constater que ses géné- 

(i) Recueil des arrêts, déclarations, lettres patentes du Roy, 
règlemens.,.. de la Cour des Grands-Jours tenus à Clermont en 
Auvergne ■ de l'Imprimerie N, Jacquard, M, DC, LXVI ; p* 197. 

(2) inventaire des Archives ho^pîtalières de la Creuse ; H, 



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— 304- 

reuses intentions n*ont pas toujours été récompensées par 
le succès. Mais encore leur échec n'amoindrit pas Tintérêt 
qui s'attache à Tétude d'une semblable entreprise. Elle 
nous ramène au spectacle de la vie intime des populations 
sur laquelle Thistoire ne nous toumit des renseignements 
qu'avec une regrettable parcimonie ; enfin, il m*a semblé 
que, même sur un théâtre restreint, il était intéressant de 
suivre à travers les âges les tentatives généreuses qui ont 
été faites pour conjurer le fléau de la misère. 

F, AUTORDE. 



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TERRIER DES CHARITÉS DE FELLETIM, FJ 



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APPENDICE 

§«. 

lotis prilimiQaîTK sur lo Tirriir lis îkniii 



Elude ifir le manuscrit ; — Substitution du français an Iniin 
dans les actes notariés ; — Les noms de baptême ; — Liste de 
consuls de Felletin ; — L'Industrie locale ; — Méthode snim 
pour Vimpression du Terrier. 



Le document publié ci-après appartient aux Archives communales 
de Felletin et est conservé à la mairie de cette ville. C'est un registre 
sur parchemin composé de 45 feuillets ayant en moyenne O"* SOS"»* 
de hauteur et 0"^ 195°>"^ de largeur. Les plats de ce registre sont 
formés de deux planchettes, d'un demi centimètre environ d'épais- 
seur, recouvertes de peau, et Taspect général de la reliure semble 
bien indiquer qu'elle remonte à la même époque que le manuscrit, 
soit au XV* siècle. 

Le Terrier des Charités est écrit partie en belle écriture gothique 
dite lettres de forme^ aisémrnt lisible, partie en minuscule semi- 
carsive et cursive, qui n'est pas parfois exempte de difficultés de 
déchiffrement, surtout à cause des coupures pratiquées dans cer- 
tains actes pour n'en reproduire que les parties essentielles. Le 
fac-similé publié ici fournit un joli spécimen de ces deux genres 
d'écritures ; mais il s'en faut que toutes les pages du terrier sqien^ 
Rentes avec un aussi grand soin. 



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-S06- 

Les rédacteurs du manuscrit le nomment eux-mêmes, à la 
première page, lerriery et, dans le fait, celte appellation est bien 
celle qui lui convient le mieux. Sa forme, toutefois, n*est pas de tous 
points semblable à celle des titres de même nature que Ton ren- 
con're le plus babltuellement : au lieu de contenir le texte intégral 
des déclarations des débiteurs de rentes avec les développements 
que comporte la forme notariée, il n'en donne que la substance dans 
des articles analytiques d'une extrême brièveté. Au surplus, ce 
procédé de rédaction peut bien s'expliquer par Tancienneté du 
manuscrit, qui est plus grande que celle de la généralité des terriers 
qui nous sont parvenus. Il convient de remarquer, d'autre paît, 
que la présence de la signature du notaire commis revêt ce docu- 
ment du caractère d'authenticité, et, partant, lui imprime la force 
probante que Ton reconnaissait aux lerrierrs régulièrement établis. 

Le terrier des Charités de Fellelin offre une particularité qui en 
augmente singulièrement la valeur historique et lui donne même 
des traits de ressemblance avec les cartulaires. Indépendamment du 
texte primitif, on y rencontre l'expédition d'un assez grand nombre 
d'actes, tels que ventes, sentences, arbitrages, elc, se rapportant 
tous à Tadministralion des Charités. C'est à Taide des renseigne- 
ments puisés dans ces titres, qui ont été insérés après coup dans les 
feuillets du manuscrit laissés en blanc, que nous connaissons dans 
ses détails l'organisation de l'antique institution de bienfaisance de 
Felletin, sur laquelle nous ne possédons par ailleurs que des indi- 
cations vagues et remontant seulement à une époque où elle avait 
cessé d'exister. 

Deux notaires, le père et le fils, ont successivement travaillé à la 
confection du Terrier. Le premier avait nom Jean Béchon, et se 
donnait le titre de notaire public et juré des cours des chancelleries 
de la Marche et de l'official de Limoges. Il commença à se mettre à 
l'œuvre le 15 août 1447 (V. S.)i mais la mort le surprit avant qu'il eût 
pu mener son travail à bonne On. Il n'osl pas douteux, d'ailleurs, qu'il 
rencontra de nombreuses difficultés dans Taccomplissement de sa 
tâche. Un premier terrier avait été dressé en 1400 par deux notaires 
jurés de Felletin, discrets hommes An^yon Soully, bachelier en lois^ 



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-807- 

et Mathieu Durand ; mais ils avaient eu le tort de se servir d'an 
registre en papier, et rapidement le manuscrit avait été brisée 
detnouleu et mis au nyen. Dans le délai de 47 ans qui s'était écoulé 
depuis la confection de ce premier terrier, beaucoup de débiteurs 
de rentes avaient manœuvré pour se soustraire aux charges dont 
ils étaient tenus, et d'autres étant décédés, leurs héritiers ou les 
acquéreurs de leurs biens mettaient de la mauvaise volonté à 
acquitter les obligations qui leur incombaient du chef de leurs 
auteurs. Il arriva forcément que les recherches furent longues pour 
triompher de l'opposition des intéressés, et même, dans certaines 
circonstances, il fallut recourir à Tautorité de la justice, ainsi qu'en 
témoignent les sentences dont le texte nous a été conservé. Nulle 
part, la date de la mort du notaire Jean Bécbon ne se trouve formel* 
lement indiquée, et aucun passage ne permet de fixer approxima- 
tivement à quelle époque elle a dû se produire. Son fils, Antoine 
Bechon, à qui les consuls confièrent le soin de terminer son œuvre, 
se qualifiait a notaire public et juré des chancelleries de Montfer- 
a rand (1), de la Marche et officiai de Limoges, » et il nous apprend 
lui-même qu'il termina le terrier, et le signa de son seing manuel, 
le 20 février 1479. (V. S.) Celte date marque bien la clôture des opéra- 
tions relatives à la confection du terrier proprement dit, mais il con- 
vient de remarquer que dans la suite plusieurs actes furent ajoutés au 
registre parce qu'ils constataient l'existence de rentes nouvelles au 
profit des Charités. Le dernier de ces actes portant la signature 
d'Âloine Béchon est du 18 août 15(K) (V. S.); le Terrier, d'ailleurs, 
après ce document n'en con ient plus qu'un seul, et celui-ci est daté 
du 6 juillet 1512 (Y. S.) et a été rédigé par un notaire du nom de 
P. Silvain. Comme je l'ai dit dans ma notice, déjà, à ce moment, 
l'institution des Charités était arrivée à sa période de décadence. 
Les nouvelles constitutions de rentes devenaient, de plus en plus 
rares, pendant que sous l'influence de causes diverses la recette 
des revenus antérieurement établis baissait, chaque année, davan- 
tage. 

(1) Les fréquentes relations commerciales que Felletin avait autre- 
fois avec l'Auvergne expliquent l'intérêt que pouvait avoir un notaire 
$ 0tre agréé par la chanceUerie de Montferrant, 



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-3«- 

En recherchant dans le terrier ce qui a trait aax Charités, j'ai été 
amené à recueillir du même coup an certain nombre d'autres notes 
qui sont étrangères à mon ètade sur cette institution, mais se ratta- 
chant étroitement à Texamen du terrier envisagé comme manuscrit, 
et qui dans tous les cas appartiennent à Thistoire de la ville de 
Felletin. Je crois donc bien faire de les utiliser ici. Dans le choix des 
matériaux que j'ai réunis, je me suis surtout inspiré des instruc- 
tions du Ministère de Tlnstruction publique aux Sociétés savantes, 
et il se trouve ainsi que la plus grande partie touche à deux 
des questions sur lesquelles raltention des chercheurs a été pies 
particulièrement appelée dans ces derniers temps, à savoir : la subs- 
titution du français au latin dans les actes notariés (1), et Tétude 
comparative des noms de baptême (2). Pour la première de ces ques- 
tions, les éléments que j'ai à utiliser, ne sont peut-être pas suffisam- 
ment abondants pour permettre de la trancher d'une façon- 
définitive ; j'espère toutefois que les faits que j'ai relevés ne seront 
pas dépourvus de toute utilité pratique, si quelque jour un émdit 
veut aborder le même problème avec plus d'ampleur, en étendant à 
un plus grand nombre de documents le champ de ses observations. 
Mais, en ce qui concerne les noms de baptême, j'ai plus de confiance 
d'arriver à des résultats que les travaux ultérieurs ne pourraient 
que confirmer. Et en elTet, le terrier cite par leur nom une quantité 
considérable d'habitants, et me semble fournir ainsi à lui seul desélé. 
mentsd'information complets pourl'ètude de celte question historique 
envisagée au seul point de vue de la ville de Felletin. Â ces deux 
premières études, qui seront d'ailleurs Iraitées intentionnellement 
d'une façon concise, j'ajouterai la liste des consuls que j'ai trouvés 
cités dans le manuscrit (3). Pour clore cette partie de mon travail, 

(1) ff Rechercher à quelle époqup, selon les lieux, les idiomes vul- 
gaires ce sont substitués au latin dans la rédaction des documents 
administratifs ». — Programme du Congrès des Sociétés savantes à la 
Sorbonne en 1807, section d'Histoire et de Philologie, 

(2; € Etudier quels ont été les noms de baptême usités suivant les 
époques dans une localité ou dans une région ». — Ibid. 

(3) A certains égards la recherche des noms des Consuls rentre 
dans les questions du programme du congrès. On y lit en efifet: 
a Etablir la chronologie des fonctionnaires ou dignitaires civils, » etc* 



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- 309- 

j'ai tenu à consacrer au moins un court article à Tindustrie locale ; 
malheureusement, fai le vif regret de n'avoir rencontré qu'un 
nombre extrêmement restreint d'indications sur cet intéressant 
sujet. 



Subslilution du français au lalin 

Le Terrier des Charités paraît bien appartenir à la période 
qui vit, à Felletln, dans les études de notaires, se substituer le 
français au latin pour la rédaction des actes. Le changement, 
naturellement, ne se fit pas avec brusquerie, de même qu'il ne se 
fit pas non plus à date fixe. On sent de l'hésitation chez les notaires 
à rompre avec une tradition qui n'était pas sans ajouter du prestige 
à la profession, et l'enveloppait môme, aux yeux de la masse, dans 
une sorte de mystère. Quand le parti fut pris d'adopter le français, 
des formules anciennes revenaient spontanément sous la plume des 
tabellions, et même parfois, sans doute pour plaire à des lettrés ou 
à des gens de marque restés fidèles aux vieux usages, ils rédigeaient 
des actes dans la langue démodée, mais plus solennelle. 

J'ai déjà dit que deux notaires avaient successivement concouru 
à la rédaction du terrier : Jean Béchon, le père, et Antoine Béchon, 
son fils ; que le premier reçut sa mission des consuls de Felletln le 
15aoûtl447(V. S,),etque le second mit la dernière main au manuscrit 
le 20 février 1479 (Y. S.). Malheureusement la date de la transmission 
de l'étude du père au fils ne se trouve pas indiquée ; cette lacune est 
regrettable, car peut-être cette date marque-t-elle le moment où, 
dans cette lignée de notaires, on cessa d'instrumenter en latin, au 
moins d'une façon générale. Béchon, père, paraît en effet affection- 
ner davantage la langue anciennement employée. Il signe volontiers 
à la vieille manière : Johannes Bechonis, tandis que son fils signe 
tout bonnement de son nom français, ou, s'il s'écarte de cet usage, 
c'est au bas de la transcription d'un acte ancien rédigé lui-même en 
latin. De même encore, on voit le père attester la sincérité de toutes 
ses copies par la formule //a, tandis que le fils, en pareil cas, S9 
contente d'écrire : ainsi est. 



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be BechoDf père, nous ne possédons aacan acte ; mais deà 
collègaes, qoi ont pu être ses contemporains, en ont laissé 
on certain nombre que Ton retrouve dans le terrier, et qui tous 
sont rédigés en latin. Ces documents, au nombre de six, sont com- 
pris entre les années 1424 et H34. Il n'est pas douteux queBecbon, 
fils, au contraire, appartenait à la nouvelle école : nous trouvons 
de 1471 à 1500, indépendamment du texte du terrier proprement 
dit, plusieurs actes de lui, dressés en français. Une seule fois il s'est 
écarté de la règle, et, comme je l'ai fait remarquer plus haut, j'incline 
à croire qu'il eut égard, dans la circonstance, au désir qui lui 
en aurait été exprimé par une des personnes figurant au contrat. 
Si les faits que je viens de relever méritent de recevoir 
l'interprétation que j'en propose, la substitution du français an latin 
dans les études de notaires, à Felletin, se placerait vers le milieu du 
XV» siècle (1). 



Tableau comparatif des noms de baptême 

Le tableau ci-dessous a été dressé avec le plus grand soin ; toute- 
ois, je n'oserais pas affirmer qu'il ne s'y est pas glissé de légères 
erreurs, et voici pour quelles raisons : certains articles du terrier 
primitif font en quelque sorte double emploi avec des actes qui ont 
été transcrits à une date postérieure à la rédaction du manuscrit, 
pour conserver la preuve de l'existence de rentes qui avaient donné 
lieu à des contestations. Dans ces conditions je devais éviter de faire 
entrer deux fois en ligne de compte dans mes calculs des noms qui 
visaient, à des endroits diffèrenls, une seule et même personne. 
Y ai-je bien réussi dans tous les cas? J'avouerai que j'hésite à le 
croire, car, trop fréquemment, les passages à comparer entre eux ne 
visent pas les biens et les individus avec une telle clarté que l'iden- 
tification puisse toujours se faire sans laisser de doute dans l'esprit. 

(1) Les diverses sentences reproduites dans le terrier sont toutes 
rédigées en français et sans qu'on y rencontre l'emploi de la plus 
courte formule latine ; il semble donc bien que, dans la contrée, la 
réforme s'est introduite plus tôt dans les justices que dans les études 
de notaire. 



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- 311 - 

îtais, d'autre part, quand bien même quelques unités seraient à 
retrancher de certains chiffres les plus élevés, la physionomie géné- 
rale du tableau n'en serait pas changée d'une façon appréciable, et 
les enseignements que Ton en peut tirer ne s'en trouveraient pas 
modifiés. En effet, si je saisis bien l'intérêt qui s'attache à la solution 
du présent problème, il réside surtout dans l'établissement d'une 
proportionnalité, forcément flottante, entre les divers noms en usage, 
qui ne saurait être utilement ramenée à une formule mathématique 
immuable, ou bien encore dans la constatation du degré de diffusion 
de certains noms, de leur apparition ou de leur disparition ; or, à 
tous ces points de vue, j'ai la conviction que les résultats auxquels 
m'a conduit mon travail de pointage peuvent être utilisés en toute 
sécurité. 

Evidemment, l'emploi plus ou moins fréquent des noms donne la 
mesure de la vénération que l'on avait pour les saints auxquels on 
les emprunte. A cet égard, les noms de Pierre et de Jean (1) viennent 
incontestablement en première ligne, et il est à remarquer, du reste, 
que jusque dans ces derniers temps, à la campagne surtout, leur 
vogue a persisté. Ainsi, dans certames familles, on n'hésite pas, pour 
tous, ou presque tous les enfants, à faire entrer le prénom de Pierre 
dans la liste de ceux qui leur sont donnés au baptême. Couramment 
encore, s'adresse- t-on à un paysan que l'on ne connaît pas, on lui 
donne indifféremment le nom de Pierre ou de Jean ; de môme que 
s'il s'agit d'une femme, on l'appelle Marie. L'influence des institu* 
lions religieuses locales sur le choix des noms de baptême me parait 
n'avoir favorisé à Felletin que la diffusion du nom d'Antoine, car 
j'imagine que ceux qui le portaient avaient pour patron saint 
Antoine de Viennois, ^ous le vocable duquel était placée une corn- 
manderie située à une très faible distance de la ville, et dont la cha- 
pelle, presque en ruines aujourdhui, était le but d'un pèlerinage très 
fréquenté. En terminant, je ne consignerai plus qu'une seule obser-* 
vallon, qui m'a été suggérée par le nom de François : il était peu 
répandu, et, soit par le fait du hasard, soit pour une cause qui 
m'échappe, on ne le rencontre presque exclusivement que dans les 

(1) Je crois qu'il s'agit de saint Jean-Baptiste. 



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actes de It Ad do xt* siècle et dans les notes d^ane date an peu pos- 
térieure qui ont été inscrites en marge do manoscriL 

Nomenclature comparative 

DBS ROMS DE BAPTÊME RELEVÉS DANS LE TERRIER DES ChARTTÉS 

/« Noms (Thommei 



NOM 

wm ^ (um prialUte 


DÉRIVÉS 

DES NOMS DE BAPTÊME 


s 11! 
j 1 


ET NOMBRE 


et 
NOMBRE DES MENTIONS 


.IfBtUllUUMttl f«riM 


pour chacun d'eux 


Jean, 132 


Jeandinet, 1 ; Jeansinet, 1; Jeany, 1. 


135 


Pierre, 98 


Parichon, 1 ; Périnet, 3 ; Peyrot, 2. 


101 


Jacques, iO 


Jacmes, 2 ; Jammes, 1 ; Jacmet, 5 ; 






Jacmot, 7 ; Jacmeton, 14 ; Meton (i), 7. 


76 


|Anloine, 61 


» 


61 


IiMirtloiLieii&r<42 

1 


Nardon (abréviation de Léonardon), 4. 


46 


^Gaillaume, 32 


Guillami, 2; Guillem, 1 ; Guillon, 7. 


«■ 


François, 18 


» 


18 


Thomas, 12 


» 


12 


Etienne, il 


» 


11 


Mathieu, 9 


Mathivot, 1. 


10 


Michel, 5 


Micheau, 10; Michon, 3. 


18 



Pour les noms qui suivent, il n*y aurait aucun intérêt à en pré- 
senter la liste sons la forme d*un tableau. 

Noms mentionnés t fois : Simon ; — Bertrand. 

Noms mentionnés 3 fois : Barthélémy; — Claude; — Fiacre; — 
Martial ; — Martin ; — Raimond. 

Noms mentionnés 2 fois : Amyon (pour Aymon) ; ^ Anneu (pour 
Annet) ; — Durand ; — Gabriel ; — Georges ; — Hélie ou Helias ; — 
Joseph ou José; — Laurent; — Noël ou Nadaud. 

(1) Meton ou Melhon a formé, à son tour, le diminntif Méthonnet, 
nom de famille d'un consul de 1512. 



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Noms mentionnés une fois : Andrieux; — Clément ; — Denis J -^ 
Giraad ; — Henri ; — Hagues; — Léger ; — Louis ; — Mondon ; — 
Penot; — Roger; — SU vain ; — Toussaint. 

2^ Noms de femmes 

Nom mentionné 8 fois : Jeanne^ Jeannette ou Jeannetta. 
Nom mentionné 5 fois : Penelle ou Ponelle. 
Noms mentionnés 4 fois : Catiierine ; — Valérie. 
Nom mentionné 3 fois : Marguerite. 
Nom mentionné 2 fois : Léonarde. 

Noms mentionnés une fois : Agnès ; — Guillamette; — Laurence ; 
Michelle ; — Romanette, 



Liste de Consuls de Felletin 

De très bonne lieure Felletin a été constitué en commune, c'est* 
à^dire en société d'individus de franche condition, habitant une 
même ville et ayant le droit de choisir parmi eux, par voie d'élec- 
tion, leurs mandataires chargés d'administrer les affaires publiques 
de la cité. Ces magistrats municipaux avaient reçu, dans la circons-» 
tance, le nom de consuls. Leur existence est déjà constatée dans 
une charte de franchise de 1300, mais il n'est pas douteux qu'elle 
remonte à une date beaucoup plus éloignée. Les consuls se recru- 
taient le plus habituellement parmi les industriels et marchands, ou 
les officiers ministériels ; une preuve de la considération dont ils 
étaient entourés se trouve dans la qualification de messires qui leur 
est donnée dans le Terrier et qu'ils partagent avec les gens de 
noblesse et les dignitaires ecclésiastiques. Voici, dans l'ordre chrono* 
nologique, la liste des consuls dont le Terrier m'a fourni les noms : 

1424. — Jean Descharaps, Pierre Durand, dit Tibaud, Laurent 
Janelle, bourgeois, et Jacques Robert. 

U25. — Jean Deschamps, Jean Devaux « de valle », Jean Fabre 
(fllias Duraille), et Guillaume Maleugne« 



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-su- 

Uâ4. — Jacques Barjon, Pierre ChouYeau, Pierre de t Naero I 
et Mondôn Robert. 

1447; — Jacques Barjon, Pierre Chouvel, Jacquemeton Forcslier, 
et GuilloD Parroton. 

1471. — Mathivot Baslier, Jacques Cbouvean, Goillaorne Pasqaet 
et Liennard Perraton. 

1476 et 1477.— Jean Durand, Jacques de Neoux, « de Nehomio >, 
bertrand Roy et Nardon Tuilier, alias Tbeoulier, a Theoulerii. » 

1470. — Antoine Bechon, Léonard Pasquet, Jacques Roubert et 
Jacques Tiiier, lous bourgeois de Fcllelin. 

1482. — Jacques Beraigne, Liennard Montfranc, Bertrand Roy 
et Antoine Tixier. 

1484. — Micheau Brandon, François Deschamps, Guillon Roy, 
Guillaume, dit Maulme, tuillier. 

i486. — Antoine Ghouveau, Liennard Uèlias, Bertrand Roy et 
Liennard Tuillier. 

1499. — François Descbamps, Pierre Barghon, Guillaume Tixier 
et Jean Tixier. 

1512. — Jacques Feydeau, Jacques Métbonnet, Antoine Përaton 
et Antoine Tixier. 



L'industrie locale 

Depuis le jour où j'ai eu entre mains le Terrier des Charités, je 
n'ai pas cessé, pour ainsi dire, de guetter Tapparition, dans ce manos- 
crit, d*un passage ou même d*un simple mot pouvant se rattachera 
rhistoire des fabriques de lapis. Mes recherches terminées, je me 
vois condamné à déclarer quo de ce cô(è elles sont demeurées 
vaines, car, malgré tout mon désir d'appoiter ici une découverte, 
je me garderai bien de faire plier le texte complaisamment à mes 
intentions pour ne voir dans les marchands qui sont cités que des 
personnes s'adonnant au commerce de la tapisserie. Loin de moi la 
pensée que ce silence puisse être invoqué comme tendant à foire 



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l 



- âfé - 

èi'oire ^de la mei^veilleuse industrie, dont la ville de F^elletin k boii 
droit se fait un titre de gloire, n'y éfait pas encore établie dès le 
xy siècle^ car, de source certaine, nous savons le contraire. Ainsi, 
pour ne citer que le plus récent des travaux sur la matière, je rap- 
pellerai que M. Antoine Thomas, notre confrère, a publié en 189S, 
dans les Annales du Midi (i) qu'il dirige, un document de 1473 qui 
nous apprend que Ton avait appelé à Riom un tapissier Fellettnois 
pour y former des ouvriers à son art ; mais, sans amoindrir la portée 
de ce fait, n'est-il pas permis de penser, en Tabsence de toute indica- 
tion sur la fabrication des tapis dans un document aussi étendu 
que le terrier des Charités, et où tant d'au très professions se trouvent 
visées, que cette industrie était encore peu développée au xv* siècle à 
Felletin, et qu'elle n'y occupait qu'un nombre fort restreint de per- 
sonnes. Si la fréquence des mentions peut être interprétée comme 
un indice d'importance et de prospérité, la ville, en plus des ateliers 
nécessaires aux besoins courants de sa population, aurait surtout 
possédé des tanneries, et on y aurait aussi rencontré, en plus ou 
moins grand nombre, des métiers à tisser le drap. Pour mémoire, 
je rappellerai ici, que Ton rencontre au com-s du Terrier un 
certain Jacques Pasquet, porté comme verrier. Hais quelle consé^- 

quence tirer de cette indication vague et isolée? J'ajouterai 

pourtant qu'à un moment où l'industrie des lapis péricHtait, au 
xvnP siècle, il fut question d'établir une verrerie à Felletin (2). 

Il est enQn une question sur laquelle le Terrier abonde en rensei- 
gnements que je n'ai pas utilisés, je veux parler de la topographie 
ancienne de Felletin et de ses environs; mais délibérément j'évite 
d'aborder ce sujet, même dans les notes. En effet, à distance, et ne 
connaissant le pays que pour y avoir séjourné, de temps à autre» 
quelques heures, je serais exposé à n'apporter ici que des faits déjà 
connus ou des banalités. J'espère d'ailleurs qu'il se trouvera un jour 

([) La tapisserie à Felletin et à Riom sous Louis XT, par Antoine 
Thomas. Le tapissier en queslion s'appelait Beraigne; ce nom se ren* 
contre à dilTérentes reprises dans le lerner, mais aucun de ceux qui 
le portent n'est qualifié tapissier, 

* (2) Terrier des Charités, f> 39, r^ 



^^ 



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tln t<^ellellnûi8 pour entreprendre celte tâche, et il est évident qui! 
pourra la remplir inOniment mieux et plus commodément que je ne 
laorais le faire. 



Méthode suivie pour l'impression du Terrier 

Il ne me reste plus qu'à expliquer les procédés qui ont été suivis 
pour rimpression du terrier. En principe, ce document appartient 
au XV* siècle, si Ton fait abstraction du dernier acte notarié qu'il 
l'eproduit, lequel est daté de 1512. Mais on y rencontre, dans les 
taiarges ou les interlignes, des notes nombreuses d'une époqae pos- 
térieure, qui y ont été insérées, lorsque Ton procédait i la révision 
du Terrier, pour indiquer les nouveaux débiteurs de rentes substi- 
tués aux anciens, et bien préciser les immeubles grevés de ces 
charges. Je tenais naturellement à reproduire ces notes, et devais 
en même temps prendre des précautions pour qu'on ne fAt pas 
exposé à les confondre avec le texte primitif du Terrier. Dans ce but, 
Je pouvais, pour chacune d'elles, avertir le lecteur par un renvoi au 
bas de la page, mais, dans certains passages^ il aurait fallu, à quel- 
ques lignes d'intervalle, répéter continuellement le même avis. En 
conséquence, j'ai pensé qu'il serait plus pratique de composer les 
parties de texte d'âge diffèrent en caractères d'imprimerie qui 
B^auraient pas le même œil. Dans ce but, trois divisions ont été 
établies: 

1« Texte du terrier primitif, qui comprend la presque totalité de 
la publication. Spécimens des caractères employés à sa composition : 

Saint-Q^uentïi^. . . 

a esté estably personnellement messire Guillaume de la Bachellarie... 



^»M»»l *» W< 



î* Annotations de la première période, d'une écriture me parais- 



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— 317 — 

sanl remonter aa xvi* siècle. Spécimens des caractères employés à 
leur composition : 

ET CROSA* • • 

Et est oondempnaoio in arcâ consulatus... . 

3* Annotations de la seconde période, xvn* et peut-être xviii» 
siècles, à en jager par Taspect de récriture. Spécimens des carac- 
tères employés à leur composition : 

Les hautes et basses Bussières, — Esmerys.^. 

Recoug^eu par sentence 

F. A. 



''^><^^ 



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IL 



Tsxta du Terrier des Cbaritis k Fietm 



F-l (1), 



XV SIÈCLE 

Jhesus Maria. 
Neglegence est a on chescun noasable (2). 




OMHE soit ainsi que pieça ha les cens, 
mutes et devoirs des charités de la ville 
de FtiJiellQ accouslumèes a lever par 
messieurs les conssouls d'icelle ville ou 
[mn commis et depputez, ung chacun 
an« pour faulle de novelle recognois- 
mme des tenemenciers et debteurs 
diceulx, et laps de temps, feussent et soient grandement dimunis, 
parduz, encourus et retournés a non lever en plusieurs parties, et 
que pis est, plus fourt retournassent de jour en jour, se sur iceulx 
ne feust pourveu de remède convenable, et oultre soit ainsi que 
pour a icelle diminucion et despardicion desd. cens, rantes et devoirs 
obvier, et affin que dores en avant feussent et soient myeulx 
guardés, et non pas pour négligence aoichilez, fissent mesd. sieurs 
les conssouls que par lors eloient en Tan que Ten comptoit mil cccc, 
icelluy moisme an, et le ix« jour d'avril et jours autres continuelle- 
ment ensuivant, faire fere par discrelz hommes, maistres Amy on 

(1) J*ai tenu à marquer ici les divisions du manuscrit par folios, 
puisque je les indique en renvoyant au Terrier dans mes notes. 
Lorsque le folio s'ouvre par un article, la numérotation est inscrite 
sur le côté en tôle de la ligne ; elle est insérée dans le texte lui- 
môme, entre parenthèses, lorsque la première ligne du folio est la 
suite cTun article qui débute à l'une des pages précédentes. 

(2) Cette sorte de maxime est inscrite sur une banderolle enroulée 
autour de la lettre C ornée qui se trouve au commencement du manus- 
crit et dont nons donnons ici un dessin réduit. 



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— 819 — 

Soally, bachpiîer en loys, et Mathieu Durand, notairez et jurés de la 
cbancellario de la Marche, novelles recognoissances d'un chacun 
debteur diceulx cens et rantes, et en icelles prandre, recevoir et 
faire redeger pour escript en ung certain cader (1) de papier escript 
de la main dud. maistre Mathieu ; si est que pour ce que, comme 
dist est, icelles recognoissances esloient escriptes en papier, et que 
iceliay papier de maintenant estqit tout de romput, brisé de pieça à 
pieça, demouleu et mis au nyen, vénérables et discretz hommes 
Pierre Chou vel, Guillon Parroton, Jaques Barjon et Jacraeton Fores- 
tier, conssouls en lan dessoubz escript, ont proposé et délibéré 
entreulx de iceulx cens, rantes et devoirs escriptz en papier^ comme 
dist est, par moy Jehan Bechon, aussi notaire de lad. chancellarie, 
en cest présent livre copier, et pour escript retourner, et amprès ce, 
des seigns manueiz desd. nolairez a lafQn de chacune recognois- 
sance poureulx receue signer^ afiin que en soit tousjours perpétuelle 
mémoire, délivré a copier par mesd. sieuis les conssouls, lexv« Jour 
du moys daoust, lan mil quatre cent quarante et sept. 



MOUSTÏER RaUSEïLLB (2) 

La Chault (3) 

Recongneu. — Durand de la Chauln, par soy et ses frères et 
cousins, a congneu et confessé a devoir, chacun an, a cause du lieu 
appelle Loulhat, por Ëndenis, cinq quartes et quarton de seigle de 
annuelle et perpétuelle rante. 

Item Thomas du Crous (4), parroisse de Beaumont, a congneu a 

(1) Cahier, — caàer^ en ancien français ca/ier, et sous la forme 
méridionale : caderne ou cadet. 

(2) Moutier-Rozeille, canton de Felletin. 

(3) La Chaud, commune de Moutier-Rozeille. 

(4) On trouve à Felletin les villages de Cros-Bartaud et de CrQs-lç^- 



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— MO — 

devoir, cbacon an, a cause de Tautre moytië, por Eudenis, dod. lien 
de LoQlhat, cinq qaartes et quarton seigle de annaelle et perpé- 
tuelle rante. 

Jehan Becsor. — Ita« 

Martineys 0) 

Il on recognu. — Item Jehan de Martinës, pour soy et ses antres 

consors, a congneu et confesse a debvoir, chacun an, a cause du 

lieu et tenement appelle de Martinës la Cohade, unze tomtadesde 

blé de seigle de annuelle rante. 

Jehan Bechon. — Ita. 

Les hautes et basses Bussières (2\ — Esmerys 

Il on recognu. — Item Harcal (3) de las Bussieyras a congneo et 
confessé a debvoir, chacun an, une emine de seigle de annuelle et 
perpétuelle rante, assise et situé sur le lieu de las Bussieyres 
Aymeris, parroisse dessusd. 

Item Jehan de las Bussieyras dessusd. a congneu et confessé a 
devoir, chacun an, a cause dud. lieude las Bussieyras Aymeris troys 
quartes seigle, rante. 

Item George, filz feu Duraton dud. lieu de las Bussieyras, a 
congneu a devoir, chacun an, a cause dud. lieu de las Bussyeras 
Aymeris, cinq quartes de seigle, et pour ainsi sur tout ied. lieu, a 
chacun an, deux seytiers et emine seigle, rante. 

Jehan Bechon. — Ita. 

Lascoux la Belle W 

Il on recognu. — Item sur le lieude las Couizetde la Belle, M^ 
dit au Bordeau, seigle^ une emine. 

(1) Martineix, commune de Moutier-RozeiUe. 

(2) Il n'existe aujourd'hui à Moutier-Rozeiile qu'un seul viUage 
connu sous le nom de Le« Bussières, 

(3) Martial. 

(4) Lascaux, commune de Moutier-RozeilIe. 



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*- m ^ 

Bussîère d), paroisse de Sainte Affaire (2) 
Il on recognu. — Buxiere Saneterye seigle, une emine» 

S. JP'rEON (3) 

Villedoîiault (4) 

n on recognu. — Eslienne de Ville Doaud, par soy et ses autres 
consors, a congneu a devoir, chacun an, a cause de sond. lien de 
Ville Doaud, dix sextiers et quarton de seigle, et plus onze quartes 
avoine, que valent xxii quartons. Item, plus a cause du lieu de la 
Cisterne quil tient a présent, troys quartes seigle de annuelle rante. 

Jehan Bechon. — lia, 
EX est condempnacio in arca consulatus. 

(Signature (5) illisible.) 

Sandellesses (6) 

Il on recognu.— Item Jehan de Sandalesses, a présent tenemencier 

dud. lieu, de son bon gré a congnu a devoir, chacun an, a cause 

dad. lieu de Sandalesses, cest assavoir troys emines seigle de 

annuelle rante. 

Jehan Bechon. — Ita. 

(Signature (7) presque complètement effacée.) 

(1) Bussière, commune de Sainte-Feyre-la-Montagne. 
(2j Sainte-Feyre-la-Montagne, canton de Felletin . 

(3) Saint-Frion, canton de Felletin. 

(4) Villedeau, commune de Saint-Frion. 

(5) Peut-être Menardi ou Merandi, 

(6) Sandelesse, commune de Saint-Frion. 

(7) Voir note 5 ci-dessus. 



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^AINT QUENTIH (i) ET CROSA (2) 

Le Bost 

Il on recognu. — Mathieu du Dosl a congnu et confessé a devoir, 
chacun an, t cause du Heu et tenement de Saven jer de lad. paroisse, 
lequel il tient apresent, une emioe seigle de annuelle et perpétuelle 
rante. 

Jehan Bechou. — Ita. 

La yasseys (3) 

Recongnu. ~ Item Estienne de la Jassés, parroisse dessusd., a 
congnu et confessé a devoir, chacun an, a cause du lieu du Has 
Chamsson, parroisse susd., ung sextier seigle de annuelle et perpé- 
tuelle rante. 

Jehan Bechon. — Ita. 

Chirouze W 

Il on recognu. — Item Martin de Chiroze, a cause dud. lieu de 
Chiroze, a cougneu et confessé a devoir par soy et ses consors et 
ténemenciers dud. lieu, chacun an, une quarte seigle, rante. 

Le Tein^) 

Il on recognu. — Item au lieu de Teil en lad. paroibse, seigle 
rente, une quarte. 

(1) Saint-Quentin, canton de Felletin. 

(2) Croze, canton de Felletin. 

(3) La Jasseix, commune de Croze. 

(4) Chirouze, commune de Saint-Quen'Jn. . 
(&) Le Theil, commune de Saint-Quentin, 



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— 323-^- 

Guymont 0) 

Il on recognu, — Item sur le lieu des Giris près Saint-Quantio, 
teigle, rente, ung seitier. 

La Basseroche (2) 
Il on recognu. ^ Item a la Basseroche, seigle renfô, une emia6i 

Beauvoys 

Beauvoys et la Viliatte (3). — Recougneu. — Item Pierre, 
fils feu Jehan de la Yillatte, tenemencier de la moytié du lieu de 
Beauvoir et de la moytié du lieu de lu Molieyre, a coiigneti et 
confessé a devoir, cest assavoir, a cause de lad. moytié de Beauvoir, 
la moytié de cinq quartes et quarton seigle, et a cause de lad. moy* 
tié de la Molieyre, la moytié d'une emine seigle de aanuelle rante. 

Item Jehan le Clerc, dud. lieu de la Yillatte, tient les autres deux 
moytiés, et a cause d'icelles a cougneu a devoir, chacun au, autant 
comme dit est de blé. 

Le Chierhayon W 

Il on recognu. — Item sur le lieu dau Chierbalou, seigle 
rente, un seitier. 

La Grand Roche (5) 

Recognu. — Item sur le lieu de la Grande Roche assis en lad. 
paroisse, seigle rente, trois seitiers. 

(1) Guymont, commune de Saint-Quentin. 

(2) La Koche-Basse, commune de Saint-Quentin. 

(3) La Viliatte, commune de Saint-Quenlin. 

(4) Cherbahun, commune de Saint-Quentin. 

(5) Sans doute, la Roche-Haute, comn^une de Saint Quentin, 



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Villemonteys (1) 

Recognu. — Item mr le lieu de YillamoateiXf seigle raote, quatre 
Beitiers. 

Las Combas (2) 

n on recognu. — Item doivent les babitans de las Combas, a 
cause des lieux de Siilac et Cbier à Sillac, et Mas à Sillac; etiaobli- 
gacion est ailleurs en cest terrier, seigle rente, troix seixliers. 

A. BÉCHON. — Ainsi est. 



F* 3. 

LE DIME DE FOURNOUT 

Messieurs les Granchier on recognut 

Recougneu. — Le trexieme jour de janvier, lan mil quatre cens 
soixante dix et sept, en la présence de Guillamy Baille, tondear, 
Pasquet de Yilleraud et messire Mathieu du Tarderon, prebtre, a 
esté estably personnellement messire Guillaume de la Bacbeliarie, 
prebtre, au nom et comme baille et recepveur de noble homme 
monseigneur de Fournoulx, lequel a confessé, aud. nom, les consals 
de Felletin avoir droit et estre eu possession de prendre et perce- 
voir, chacun an, d'annuelle et perpétuelle rante, au moys d*aoust, en 
et sur le dixme de Saint-Quentin près Felletin, et sur la part et 
pourtion appartenant a mond. seigneur de Fournoulx, cest a assa- 
voir vingt et deux sexliers seigle, mesure de Felletin, et une quarte 
froment, et par estre converty et employé aux Charités que soyt font, 
chacun an, en lad. ville. Et par ce que led. messire Guillaame, 
recepveur des susd., avoit et a payé par cy devant, et ne restoit que 
Tannée présente, par ce aujourd'huy leur assignes lesd. xxii sexliers 
seigle et quarte froment, mesure susd., sur Anthoine Boullet de las 

(1) Yillemonteix, commune de Saint-Quentin. 
(9) lies Combes, commune de Felletin, 



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— 325 - 

Combes, dixmier pour cette année dud. Saint-Quentin, lequel en a 

reppondu et fait son propre delbte, dont les consulz ont requis 

lettres leur estre faites tant soubz le seel de la Marche que soubz le 

seel de leurd. consulat. 

A. Beghon, notaire, recepit. 

Somme : seigle, xxii seitiers ; firoment, quarte. 

Et est a noter que en Tarche du consulat a une lettre faisant 
mencioQ dud. dlxme, comme le seigneur de Fournoulx lacquist en 
Itd. charge et la promist poyer. 



La paroisse de Jboux (i) 

Poullein (2) 

Il on recogneu nouveau. — Pierre de Polent, de lad. parroisse, 
a congneu et confessé a devoir a cause dud. lieu de Polent, et 
Michel du Mas, son frère, et les hoirs de feu Jehan Petit de Polent 
conjunctement, et lesquieulx exploiclent led. lieu de Polent, ung 
qaarton de seigle de annuelle perpétuelle rante. 

Item Jehan de Lagha, tenemencier de la moylié dud. li^u de 
Polent, pareillement ung autre quarton seigle de annuelle rante. 

Jehan Beghon. — Ita. 

Yverneresses (3) 

Il on recognu. —Item Penot ^Divernaresses a congneu a devoir 

a cause de la moytié dud. lieu Divernaresses, quest des Mourins (4)* 

troys quartons seigle, ranle. 

Jehan Bechon. — Ita. 

(1) Gioux, canton de Genlioux. 

(2) Poulie, commune de Gioux. 

(3) Hyverneresse, commune de Gioux. 

(4) Il s'agit apparemment de la famille Morin d'ÀrfeuillOt 



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Il on recogna. ^ Item doit Michel dad. lien DfYerneresses â 
cause de lantre moytië dud. lien et comme tenemencier dicelle, 
antres troys quarlons seigle de annuelle ranle. 

Jehan Bechon. — ira. 

Le Chierbarradon 

Il on recognu. — Item Jehan Tixier de la Valette et Guillaume 
et Guillem de la Posge (1), et les habitans de la Cour Hourin, tene- 
menciers du lieu et tenement appelle le Chier Tarrado, situé en la 
paroisse dessusd. (2; ; tous ensemble ont congneu et confessé a 
devoir ung sextier seigle de annuelle rante. 

Jehan Bechon. — Ita. 

Pradtnas (3) 

Il on recognu. ^ Item a congneu a devoir Jacmeton de Pradines, 
à cause dud. lieu de Pradines, tant par soy comme pour les autres 
tenemenciers dud. lieu, ung seitier seigle de annuelle rante. 

Jehan Bechon. — Ita. 

Le Mascreppeau W 

Il on recognu. — Item Parrichon, du mas Crespel, tant en son 
non comme au non de Jehan Picon a\%at Coulhon, tenemenciers 
dud. lieu du mas Crespel, une quarte seigle de annuelle rante. 

Jehan Bechon. — lia. 

(1) La Pouge, commune de Gioux. 

(2) La paroisse en question est Gioux, mais aujourd'hui on ne 
rencontre dans la commune de ce nom aucun village appelé le Chier 
Barradon ou le Chier Tarrado. Ce lieu habité, comme tant d'autres, 
a sans doute disparu, mais on pourrait apparemment retrouver son 
nom dans les lieux dits de la commune. 

(3) Pradinas, commune de Gioux. 

(4) Mascrépaud, commune de Gioux. 



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— 32T -^ 

Le Monssallter 

tl on recognu. — Item Guillaume du MontSallier, a cause dud« 

lieu du Mont Sallier, a congaeu et confessé a devoir, chacun an, une 

quarte seigle, rante. 

Jehan Beghon. — Ita. 

Le Bonneys (*) 

Il on recognu. — Item Guillaume du Boneyt a congneu et confessé 
a devoir a cause dud. lieu du Boneyt, lequel il tient de noble 
homme Pierre La Croix, une quarte seigle rante pour chacun an. 

Teffoulx (2) 

Il on recognu. » Item Peyrot de Teffol a congneu et confessé a 
devoir, chacun an, a cause du lieu de Texhol troix sextiers seigle 
de annuelle rante. 

F* 5. Ronteys (3) 

Il on recognu. — Item sur le lieu et villaige de Ronteys assis en 
lad. paroisse de Geoux, seigle rente, deux seixtiers. 

Mallevail W 

Il on recognu. — - Item sur le lieu et villaige de Malaval assis en 
lad. parroisse de Jeaux (5), seigle rente une émine. 

(1) Le Bonneix, commune de Gtoux. 

(2) Theffoux, commune de Gioux. 

(3) Ronteix, commune de Gioux. 

(4) Malval, commune de Gioux. 

(5) Gioux. — Cette forme de Jeaux est peut-être une faute de 
copiste, puisque dans le manuscrit on lit plus haut et quelques lignea 
plus bas : Jeoux^ dans les parties datant de la môme époque. 



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— 3Î8 — 

Gioulx 

11 on recognu. — Item sur le lieu et villaige de Jeoax et sar les 
tenemenders dicelloy nommés les Bonrgadas, seigle rante, une 
autre emine* 

Gradeys (i) 

Il on recognu. — Le lieu de Gradeix est cy dessoubz contenu au 
tiltre et en la rubriche de Felletin, et y est la obligacion et recognois- 
sance passée par mon feu père, que Dieu pardoint. 

A. Bechon, notaire. — Ainsi est. 



La paroisse ne Villepert (2) 

Crespiat (3) 

Il on recognu. — Item Durand, fliz de Pierre de Crespiaf, a 
cause dud. lieu et teneinent de Crespiat, quatre sextîers seigle de 
annuelle et perpétuelle ranle. Et est assavoir que, le vin«» jour du 
mois de janvier lan mil iiij «« kxviij, en la présence de messires 
Jehan Bollier de Tartargne et Jehan de las Coulx, prebtres, tesmoings 
ad ce appelles, a esté establi Durand de Crespiat, fils de Mondon 
dud. lieu, lequel, de son bon gré, a confessé les consulz de Felletin 
avoir droit de prendre sur le lieu de Crespiat, duquel il est tenS'^ 
mencier, quatre sextiers segle par eslre employés aux charités et 
aulmosnes de lad. ville, et iceulx quatre sextiers scgie leur a promis 
poyer, chacun an, apperpetuel, tant que sera tenemencier dud. lieu 
de Crespiat, soubs la obligacion de tous ses biens meubles et 



(1) Gradeix, commune de Gioux. 

(2) Villefert, qui était commune, 
fas-d'Artige. 

(3) Grépiat, aujourd'hui commune du Mas-d'Artige. 



(2) Villefert, qui était commune, a été annexé, leÔjuiUet 1831, au 
Ma8-d*Artige. 



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-329 - 

immeubles, presens et avenir, et par son serment, en renunçant à 
tontes exceptions de fait et de droit, et a concédé lettres en la meil- 
leure fonrme soubs la chanccllarie de la Marche, officiai de Limoges 
et baylif de Montferrand, etc., Tune court non cessant par lautre. 

A. Beghon, notaire recepit. 



F* 6. 

POUSSANGES (0 

Rebeyreix i% 

Recougneu. — Noble homme Jehan Vincent, escuier, seigneur 
de Ribeyrës, a cougneu et confessé a devoir, chacun an, sur touz et 
cbacuns ses biens et spécialement sur le lieu de PeyraQcte (3) quatre 
sextiers seigle, rante. 

Arhonreix W 

Il on recogneu. — Item sur le lieu et villaige d'Arboureis assis 
en lad. paroisse et sur les tenemenqiers d'icellui, chacun an, rente, 
seigle, deux seixtiers. 

Lavalleys (5) 

Il on recogneu. — Item sur le lieu et villaige de la Valleis et 
tenenciers d'icelluy, seigle, rente, deux seixtiers. 

Le Cros 
Il on recogna. — Item Jehan Copade a cougneu a devoir a cause 

(1) Poussanges, canton de Felletin. 

(2) Rebeyreix, commune de Poussanges. 

(3) Pierrefltte, commune de Poussanges. 

(4) Arboureix, commune de Poussanges. 

(5) La YaUeix, commune de Poussanges» 

n 



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-â30- 

ét son lieo appelle da Crous situé a Possaoges, chacon an, cinq 
qaartons seigle de rante. 

Mayat 

Il on recognu. — Item plus a cause du lieu de Hayat situé aod. 
lieu de Possanges et en ses appartenances, deux quartons et demy 
seigle de annuelle rante. 

Et est assavoir que tant sur led. lieu du Gros que de Mayat et des 

Naleschons assis en la paroisse dessusd. de Possanges, l«3sd. consuls 

en tout et par tout ont droit de prendre, chacun an, renie, deu 

sextiers emine seigle, mesure de Felletin, par employer aux charités ; 

des queulx lieux sont tenemenciers Anthoine du Gros et ses cousins, 

qui doivent, chacun an, cinq quartons, segle; item Athoine Perichon 

et ses cousins, qui doivent, chacun an, autres cinqt quartons seigle; 

Lagier de Vitrât, qui doit, chacun an, autres cinq quartons ; Anthoine 

Naleschon, Jen et Pierre, ses frères, autres cinqt quartons ; le tout, 

deux sextiers émine seigle, et ont fait la dete et recognoissance, et se 

sont obligés soubs la Marche et offlcial, le xviiP de février, lan mil 

nu* Lxxvu ; présents : noble Foucault Vincent, escuyer, seigneur 

de Ribeyrés, messires Pierre de Champneron et Liennard Gha&lard, 

prebtre, tesmoins ad ce appelés. 

A. Bechon, notaire, recepiL 

Et levavitet percepit (1) grana ut 

Ci finit la paroisse de Poussanges. Sensuit la paroisse de Saint- 
Marcal a Groze. 



pROZA (2) 

La Vi Hérault (3) 

tl on recognu, — Et premièrement sur le lieu et vilaige de 
Villerault, seigle rente, troys quartes, 

(1) Les mots marqués par des points sont complètement effacés. 

(2) Groze, canton de Felletin. 

f3) La Villeraud^ commune de Groze« 



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-S3i -^ 

Bunleys 0) 

Il on recognu. — Item sur le lieu et villaige de Balleis, assis eu 
lad. paroisse, seigle rente, ung sestier. 



La Brousse (2) 

Il on recognu. — Item sur le lieu et villaige de la Brousse, seigle, 
rente, on sestier. 

La Combe (3) 

Il on recognu. — Item sur le lieu et villaige de la Combe assis en 
lad. paroisse, seigle, rente, troys quartes. 

Le Maslatirens W 

Recougneu par sentence et arrest. — Ilem sur le seigneur du 
Maslaurent, seigle^ rente, troys emines. 

Plus a cause et par raison de la cinquiesme partie du lieu du Mas 
Chamsson lès Pbeletin et tenent au lieu de la Jasseix, laquelle il 
occupe, rente, la cinquiesme partie d'un seistier seigle. 

Item sur le seigneur de Crose, seigle renie, six seitiers. 

Les Houteys (5) 

Il on recognu. — Item sur le seigneur de HauUeix, seigle, rente, 
UDg seilier. Lesquieulx grains, je Anlhoine Becbon, notaire, ay 
perceu par les six années precedens au nom desd. consuls. Fait le 
dixième jour de février lan mil iiij^' septante neuf« 

A. Bechon, notaire. Ainsi est. 

(1) Bunlelx, commune de Croze. 

(2) La Brousse, commune de Croze. 

(3) La Combe, commune de Croze. 

(4) Le Maslaurent, commune de Croze. 

(5) Les OuteiX) commune de Croze. 



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^•1 — 332 - 

pBNSUIT LA PAROISSE DE VaLIERE (1) 
Planechault (2) 

Il on recognu. — Saichenf tuilz qui ces présentes lettres verront 
et onrront que pardevant nous, Guillaume Coutellier, bachelier en 
lois, chastellain de Banisette (3), tenent assise audit lieu, le jour date 
des présentes, comparurent maistre Anlhoyne Becbon au nom et 
comme pcocureur et sindic des consulz et communauté de la ville 
de Felletin, demandeur, d'une partie, et Jehan Borie et Lienard de 
Freisseinges, tenemenciers de la moitié du lieu et villaige de Plana- 
chaulx, assis en la parroisse de Vaiiere, deffendeurs, d*autre partie ; 
et les quieulx avoient jour par Jeansinet de Valerux, sergent mon- 
seigneur, de et sur ce que disoit led. demandeur, au nom que 
dessus, que lesd« consulz, entre aulres droitz et prérogatifves, onl 
Tadministralion des charités et aulmones que se font, chacun an, en 
lad. ville. A cause desquelles aulmones et charités ils ont droit, et 
avecques ce sont en bonne possession et saisine de prendre et per- 
cepvoir, chacun an> au mois d'aoust, trois seitiers seigle, mesure 
de la Borne, en et sur le villaige de Pianachault, c'est assavoir sur 
lesd. deffendeurs, tenemenciers de lad. moitié, trois emines segle, 
et sur les habitants de Truchasson (4), tenemenciers de lautre 
moitié, autres trois emines segle, que sont lesd. trois seitiers, et c«e 
percepvoir lad. rente, ont joy lesd. consuls et leurs prédécesseurs 
sur les tenenciers dud. Planachau par cent ans et plus, et par lés an 
et jour damier passés, paisiblement et sans aucun contredict, et 
Jusques ad ce que leur restent lesd. trois emines seigle de Taoust 
dernier passé ; et par venir au poyement desd. trois emines seigle 
ont fait adjourner pardevant nous, et par led. sergent, lesd. deffen- 
deurs, et concluoit au poyement des trois emines segle restans de 
Taoust passé et a continuer dores en avant tant que seront tenemen- 

(1) Vallière, canton de Felletin. 

(2) Planechaud, commune de Vallière. 

(3) Banizette, commune de la Nouaille. 
(4^ TruchassouX; commune dQ Vallière* 



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- 333 — 

ciers de la moitié dud. lieu, et a la emende de la court et aux 
despeas. Faictes lesquelles comparoissances et prinses les conclu- 
sions par led. demandeur au nom que dessus, et emprès ce que led. 
demandeur nous a produit en présence de monseigneur Gabriel et 
maistre Anthoinede Ribeirés, seigneur en partie dud. iieuetvillaige 
de Banizelte, leurs terriers vieulx et nouveauU, ensemble les lièves 
desd. charités, contenues comment lesd. trois sextiers segle sont 
deheus sur led. villaige de Planechaud, lesd. défendeurs de leur 
bon gré ont confessé judiciairement pardevant nous devoir et estre 
tenus poyer, ung chacun an, a perpétuel esd. consuls lesd. trois 
emines seigle, mesure de la Borne (1), et a chacune feste de nostre 
dame d'aoust, a cause de lad. moitié dud. lieu de Pianechault, et tant 
quils seront tenemenciers dicelie. Et ont confessé lesd. defifendeurs, 
iceuli consuiz de Feiletin avoir droit de percepvoir lad. rente por 
icelle employer ausd. charités, et par ce, nous chastellain dessusd., 
Yehus lesd. terriers produitz par lad. demandeur, ensemble la con- 
fession desd. (F« 8) deffendeurs, iceulx deffendeurs avons condempné 
a poyer lesd. trois emines segle de Taoust passé et a continuer dores 
en avant tant quils seront tenenciers dicelie moitié; et avons 
dèclairé etdeclairons lesd. consuls avoir droit de percepvoir lad. 
rente, et condempné lesd. deffendeurs par le reSust a la emende de 
la court et es despens desd. consuiz. Laquelle emende mesd. sei- 
gneurs de Banizette leur ont remys et donné. Et aussi led. deman- 
deur leur a remis les despens. Desquelles chouses lesd. parties ont 
requis acte, et maismemeat led. demandeur que leur avons 
octroyée por mettre en leur larrier par valoir a perpétuel ce que de 
raison. Fait et donné soubs notre scel, le xi« jour d'avril, lan mil iiii* 
lixiiij. 

Par le commandement de monseigneur le chastellain de Bani- 
zette. 

Maldent. 



(1) La Borne, ancienne commune réunie, le 11 mai 1842, à celle de 
Blessac, canton d'Aubusson. 



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L 



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-334- 

SaxNT pEORGE (1) 

Rouzeletx (2) 

Il on reconnu. ^ Comme ja pieça les consuls de Felletin heussent 
assensé à feu Bartholomy Chou veau de Felletin une place du com- 
munault de lad. ville asssise a Chautaloube, entre le yergier de 
feu Guillaume Beilude, le chemin public par ou len va de Fellelin a 
la Faye et ung autre chemin par ou len va de Felletin a Pierre 
Souspeze, en la charge de trois emincs segle, a les employer aux 
charités que se font en lad. ville^ chacun an, perpétuellement, comme 
est contenu es lettres sur ce receues par feu maistre Mathieu Durand, 
et despuis en ça led. Bartholomi Chouveau eust assigné lesd. trois 
emines seigle ausd. consulz, a les prendre, chacun an, a perpétuel 
et sur le lieu et villaige de la Cumbe assis en la paroisse de Saint- 
Georges-de-Nigremont, auquel lieu il avoit droit de prendre led. 
blé rente. Pour ce est il que aujourd'huy, xx<°« jour du mois de 
septembre, Tan mil ihp lxxvu, presentz : Pierre de Besses et 
maistre Anthoine Bechon, notaire, ont esté establis personnellement 
Jacques Rauzeilles, Jehan Petit de la Cumbe, et Estienne dud. lieu 
de lad. paroisse, tenemenciers dud. lieu de la Cumbe, les quieulx, 
par euli et leurs hoirs et successeurs, ont cogneu et confessé lesd. 
consulz de Felletin avoir droit et estre en bonne possession et sai- 
sine de prendre et percevoir, chacun an, trois emines seigle, rente, 
sur led. lieu de la Cumbe en lad. paroisse, et icelles ont promis poyer 
ausd. consullz, chacun an, en aoust tant que seront tenenciers et 
explecteront led. lieu, par estre mises et employées es charités de 
lad. ville, comme censuit ; c'est assavoir : led. Jacques Rauselés, 
trois quartes sogle, led. Jehan Petit de la Cumbe, trois quartons, et 
led. Estienne, autres trois quartons, quest le tout trois emines, 
segle. Et ainsi Tout promis et juré, et ont esté condempnés par 

(i) Sainl-Georges-Nigremont, canton de Crocq. 

(2) Rouzelie, commune de Saint-Geor^es-Nigremont. 



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-m — 

moy notaire et jaré ci-dessoubs escript, soubs le seel aucteoUc 
de la chancellerie de la Marche. 

Somme, trois emines segle. 

(L. ?) Vadroit, notaire, recepit. 

Le xvi"*« jour du mois de may, Tan mil iiij* Ixxihj, en la présence 
(le Lienard Jargat et de Methon de la Roche, tesmoings ad ce appel- 
les, a esté establi en sa personne messire Jaques Faure, par lui et 
ses successeurs, lequel a confessé devoir aux consuls de Fellefin a 
cause d'ung angle et pièce de terre estant sur une monlaigne au 
dessus du molin fromental de monseigneur et touchant a ung pré et 
terre que ied. Faure a acquis de la communauté du Moslier de Fel- 
ietin, cest assavoir deroye tourte rente, etceoultre autres trois 
quartiers tourte, rente, qu'ils doyvent a cause de la maison ou ils 
demeurent, et les poyent; et sont condemnés en cest. terrier; ainsi 
sont en somme une tourte et ung quartier de pain que doit aux 
charités en tout et par tout. 

Somme : une tourte et un quartier de pain. 

A. Bechon, notaire. — Ainsi est; 



La NOAILLB(I) 

Le Cliizeau (2) 

Il on recognu. — Et premièrement sur le lieu et villalge dou 
Gluseaul assis en lad. paroisse, seigle, rente, une emine. 

(1) La Nouaille, canton de Gentioux. 

(2) Le Gluzaud, commune de la Nouaille. 



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— 336 — 

Le Chassaing (*) 

Il on recognu. — Cest assavoir que la villa a droit de prandre, 
chacun an, rente, sur le Heu du Cbasaing de lad. paroisse; et 
lequel lieu est assis en la justice et chastellanie de saint Quentin, 
seigle, {• emine, avoine, une eniiue. Et la lettre desd. devoirs est en 
ce présent terrier en rubriche de Felletin, receue par feu maistre 
Jehan Bechon, que Dieu pardoint, et je Antboine Becbon lay levée 
par six ans precedens par le commandement des consulz« Fait te 
X* Jour de février, lan mil iiij^ septante neuf. 

A. Beghon, notaire. — Ainsi est. 



Sensuit la paroisse de Vallière 

Planechault 

Il on recognu. — Et premièrement surje lieu de Planechaulx assis 
en lad. parroisse, trois seitiers seigle, duquel lieu sont tenemenciers 
par la moytie les habilaus de Trucbasson et doivent troys emines 
seigle, et les habitans de Freyssenges, qu'est en la justice de Bani- 
sete, sont tenemenciers de laulre moitié et doivent troys emines 
seigle, et a les poier ont esté condempnès.par maistre Guillaume 
Coutellier, cbastelain de Banisete, dont la condempnacion est cy 
devant en ce présent terrier encerée (2). 

(1) Le Cbassing, commune de la Nouaille. 

(2) Voir le texte de cette sentence, f«« 7 et 8 du Terrier. 



Ml9«OQ« 



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— 337 — 
^AINT JAaJXC a fBONGIER 

Chameyroulx (0 

Il on recognu. — Premièrement sur le lieu de Champmeyron 
assis en lad. parroisse, rente, seigle deux seixtiers. 

Montriijas (2) 

Recogneu. — Item sur le lieu de Hontrighas assis en lad. par- 
roisse, rente, seigle, ung seixtier. 

Il on recognu. — Item sur le lieu et villaige Hontorssit en lad. 
paroisse, seigle, deux seixtiers emine. 



^AINT y-RIEIS (3) 

Sarrete 

Doit les lieu et villaige de Sarrette assis <et situé en lad. parroisse 
oultre et par dessus les autres devoirs quil doit a Toustel Dieu et 
bospital de Pheietin^ duquel les consuiz de Felletin sont patrons et 
fondateurs^ rente seigle une emine. 

La rente cy dessus m*a esté recougneue pardevant Barjon et 
mon frère par le sieur et damoiselle de Brudieu en vertu du 
jugement presidial rendu à Guéret le xvj avril 1649. 

(1) Chameyroux, commune de Saint-Marc-à-Frongier. 

(2) Montrujas, commune de Saint-Marc-à-Frongier. 

(3) Smnt-Yrieix-la-Montagne, canton de Felletin, 



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^lù. -338 — 

Item doit maistre Jehan BraDdon a lad. ville rente a caase 
de la maison Vielle ou il demeure, et laquelle luy est advenue en son 
partaige et est assise a Fellelin entre la maison dud. Hicheau, son 
frère, d*une part> la maison de Jehammet Prahec, questoit des 
Bonichons, et luy est advenue par sa femme en mariage, dautre 
part, et la rue publique de Pbelletin tirant a la porte de la Pelle- 
tarie, seigle une tourte et demye. — Chès Paraton. 

Il a recognu. — Ilem doit Micheau Brandon, frère dud. Jehan, a 
cause de la maison neufve assise au chasteau et audevant dud. esta- 
bte dud. Jehan Brandon, seigle, rente, une quarte, ou a lad. value, 
troys tourtes. — £/ Laurent Teré la tient pour le présent; — Chés 
Paraton. 

Item doivent plus lesd. Micheau et Jehan Brandons a cause dune 
maison et vergier quilz ont acquis de Herlie (1), et led. Harlin les 
acquist de feu; Anlhoine Guillabauld, et la recoghoissance est 
escripte cy devant en ce présent terrier ; et sont situés lad. maison 
et vergier a Felletin, et se confrontent en une terre desd. Brandons, 
dune part, le chamyn public per ont Ton va de Felletin au pont 
Soubtre (2), d'autre part, et le chemyn public traversant entre les 
deui rues que partent des portes du chasteau et de Pissaloche par 
aller aud. pont Soubtre, d'autre part, et rhëritaige de Johaneaulx, 
d'autre part : seigle, rente, ung quarton ou a lad. value une tourte 
et demye. — Paraton. 

Item doit et est tenu poier, chacun an, de rente,, Jehan Roberd, 
bourghoiz de Felletin, a la ville : premièrement a cause de Toustel 
des boucheries joignant a la maison de Mondon Ajasssés une tourte 
et demye, quatre tourtes a cause de la succession de feue Bonne 
Lachauvete, troys tourtes a cause de feue Valérie Janelle, et troys 



(1) Merlie. — Le scribe me parait avoir donné ici la forme patoise 
du nom de famille Ma Wtn; du reste, immédiatement après, il emploie 
la forme française. 

(2) Le pont Soubtre est celui que Ton nomme aujourd'hui pont 
dçs Malades. 



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— 339 — 

tourtes a cause dung vergier joignant au sien quil a acquis de feu 
Thomas Bastier, et dont les recognoissances sont en ce terrier cy 
dessus applain contenues, quest le tout onze tourtes et demys de lad. 
value, cest assavoir que douze tourtes font le seixtier. — A présent 
tient la maison les hoirs François Besse. 

Item doivent les hoirs de feue Penelle Romanete a cause dung 
vergier qui a este assencé de la ville et est assis au territoire du pré 
Colombier et au dessoubz dung vergier de Mondon a Jassés, bour- 
ghois de lad. ville, et fait coign led. vergier entre deux ruetes par 
ont len va au prè Colombier ; seigle rente, une quarte ou troys 
tourtes de lad. value.— La Sartresse le tient de présent; — Louche que 
tient a presant les hoirs feu Tanty Dartig^ ; — Sainct Soury le tient a 
présent. 

Il a recognu. — Item doit Hethon Congoussat, seigle rente, une 
quarte ou troys tourtes de lad. value, laquelle quarte seigle doit 
estre comble, et est assise sur ung pré que led. Heton tient de la 
ville assis sur la rivière de Crose et joignant au pré de Liennard 
Feideau et a ung pré de Guillon Rey ; ainsi la cogneu led. Meton, 
presens : Anthoine Chambon et Jehan Mignho, le xx« jour de feuvrier 
lan mil iiii«« septante neuf. — Busson, alias lou Clero, le tient pour le 
présent; — François Busson le tient a présent. 

A. Beghon, notaire, recepit. 
FMI, 

Item sur la maison des hoirs feu Jehan Seguy assise aux faulx- 
bourgz de la Font a la Neau (1) entre la rue publicque par ont Ion va 
de Felletin au molin farinier de monseigneur le conte, dune part, et 
une ruete Irevarsant uo grant chemyn par ou len va de Felletin en 
. Bellechassaigne ; seigle rente, ung quarton ou une tourte et demye 
a lad. value. — Chéi Fumouze. 

Item sur loustel et maison de messires Jacques et Jaques des 
(1) Ce faubourg est dit actuellement for^t-à-VAne, 



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-340- 

llaisons^ prestre, laqaelle maisoa fut acquise de feu Anthoine Goil* 
labaud, et la recogaoissance est cy en cest terrier enserëe audevant 
des présentes. Et est assise en la ville de Felletin entre une rue 
publique par ou len va a leschele de la muraille, d'une part, le ver- 
gier que fust et a esté des hoirs de feu Guiilon Paraton, d'autre 
part, la maison des habitans du Riou, d'autre, et la maison de 
Jehan Tixier, d'autre part ; seigle rente, une tourte. — Nean ; — 
Et le tient Uennard Peron frère de la Penelle. 

Item sur Anthoine de Ronssaneis a cause d'une chouchière quil a 
acquise de lad. ville et est assise au près du molin fromentai de 
monseigneur le conte de la Marche; et lassence perpétuelle est 
insérée cy devant en cest présent terrier, seigle, rente, deux tourtes 
de lad. value. — Léonard Bûche les tient a presant. 

Item sur Jacques Chouveau a cause de son patrimoine, une tourte 
et demye de lad. value. — Les Chaumes. 

Item plus a cause des champz, vergier et porral quil a acquis au 
territoire du Liéport des hoirs de feue Liennarde Bizone, une quarte 
seigle, ou troys tourtes rante ; et la recognoissance faite par lad. 
Liennarde Bisone est insérée en ce présent terrier cy devant. — 
Les Chaumes, 

Item plus a cause d'une terre que led. Jacques Chouveau a 
acquist des hoirs de feu Thomas Bastier, et laquelle est assise au 
territoire d^ las Chaufuas; et la recognoissance faite par led. 
Thomas Bastier est contenue en cest terrier ou paravant des pré- 
sentes, seigle, rante, un quarte ou troys tourtes. — Les Chaumes. 

Item plus sur lerritage de Liaport que led. Chouveau a acquis 
des hoirs feu Guonisson de Lieport, seigle, rente, une quarte ou 
troys tourtes. — Les Chaumes, 

F** 12. — Item sur Melon Guaride a cause dune chouchière quil a sur 
la rivière de Croze au près du pont Soubtre et du molin de Mathieu 
de Grandchier ; et l'assence est insérée cy devant, seigle, rente, deux 
tourtes. — Le verrier de Anthoyne Leoomte^ 



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-341 - 

item sar Hicheaa Chassaigne, a cause d'une choachiere qaest joi- 
gnant a la chouchiere présentement confrontée et dont lassenco est 
en ce présent terrier ou paravant des présentes, seigle, rente, 
deux tourtes. — Le vergier de Anthoyne Lecomte. 

Recognu. — Item sur loustel de Guillaume et Jacme Bastiers, 
frères, lequel ils ont acquis de feue Katherine Blanchone ; et la 
recognoissance faite par lad. Blanchone est au présent terrier, et 
lequel hostel se confronte, d'une part, a loustel de Clament de la 
Masière, courdonnier, lequel a esté de feu Jacmot des Champs, et a 
loustel des hoirs de Perrinet Coulon, d'autre part, et fait led. hostel 
quarrefort au bout de la grand rue, d'une part, et dillec tirant par 
une autre rue a la porte du Chasteau : seigle rente, tourtes, troys. — 
François Sallon tient lad. maison de présent. 

Item sur loustel que fut de la Mondone et sur le vergier joignant 
aud. hostel assis en la ville de Felletin, ainsi que se confronte en 
loustel des hoirs de feue Penelle Romanete, d'une part, loustel de 
François du Champs, dautre part, la rue publique de devant et la 
muraille de damier : seigle, rente, quatre tourtes. — Pierre Robert 
le tient pour le présent. — Af* Anlhoine Chouvau la tient a presant. — 
Néan. 

Item plus sur Antoine Bechon, houstalier de Phelletin, et sur tous 
ses biens, seigle, rente, une tourte de lad. value. — Les Bêchons. 

Item sur une maison de Anthoine Sillat assise à Felletin, et dont 
la recognoissance est cy devant, confrontée en la rue publique par 
ont len va a la porte dou chasteau, d'une p-^rt, la maison des hoirs 
feu Thomas Baslier, d'autre part, et la maison de Michel Chassaigoe, 
d'autre part : seigle rente, une toute de lad. value. — Jasque Salan^ 
drouze la vandue a M. le docteur Durand. — Néan. 

Item sur Michon Allary a cause de chouchiere qu'il tient de la 
ville, et est assise sur la rivière de Croze : seigle, rente, Aen\ 
tom'tes. — Bûches. 



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i^M3. 



- 34â — 



I (1) a recognu. — Item Peirot Baillagat doit a cause 
dung sien prè assis au bout des faolxboars de Pisse- 
loche, ainsi que se confronte au chemyn par on ien 
va au pont Soubtre, dune part, ung autre chemyn 
trevarsanl, daulre part, et lerytaige de Mathieu dd 
Grandchier, d'autre part ; seigle, rente, quatre 
tourtes. — Salendrouze le tient pour le présent. 

Il a recognu. — Item sur Icustel de Guillaume 
Guallapin assis au faultbourg de la Pelletarie entre 
loustel de Coirat, d'une part, loustel de maistre 
Pierre Guallapin, d'autre part, et la rue publique 
devant ; seigle, rente, demye tourte. — Jehan Conyrat 
tient lad. maison de présent. — Guillaume Deschamps 
a presant la tient. 

A Recognu. — Item sur loustel dud. maistre 
Pierre Guallapin, joignant et confrontant a loustel 
dud. Guillaume Guallapin cy-dessus confronté ; une 
autre demye tourte. — Led Antony Coyat la tient 
pour le présent ; ^ La tient François Diverneresse, 
bastier. 

Item doivent, chacun an, rente, Nardon et Jehan 
Hoirans, habitans de Chantellobo (2), seigle, deux 
tourtes. C'est assavoir, chacun desd. frères, une 
tourte a cause dune maison quilz soloient tenir 
ensemble, et par le présent est devisée entre eulx, assise a Chan- 
tellobe entre la maison de Durand JoulTret, d'une part, et la maison 
de Pierre Guillon, d'autre part, et la rue publique devant. — 
George et Anthoine Diverneresse les tiennent a présent. — Moyrans. 

A. Bechon, notahre, recepit. 

Item plus sur Jacmeton Tixier a cause dung pré assis à Gbier- 
barlànt au-dessus de pré Vivier, et fut jadis des Pasquinos et luy 

(1) La lettre I ornée est tirée du manuscrit du Terrier des Charités, 

(2) Aujourd'hui Ghanteloube. 



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- 343 — 

est advenu en son partaige et se confronte en nne terre de Jehan 
de RibeyréSy tiiier, dune part, en ung pré des hoirs feu Thomas 
Bastier, dautre part, et ung pré de Bartrand Roy et de la commu- 
naultè de Beaumont> dautre part ; seigle, une quarte ou troys tourtes 
de lad. value. — que lient [ ]les ChauveauU 

Item plus doivent Jehan Tixier et Jehan Metonet a cause dune terre 
quilz ont; laquelle est assise au dessus du prè Colombier, joignant la 
rue appelée du Corps de Dieu : seigle, rente, chacun, demye tourte 
de lad. vallue, quesl le tout une tourte. — Fiacre Tixier et Authony^ 
son frère^ la tiennent pour le présent. 

Item plus sur Jehan Guoumot de Beaumont, à cause d'une terre 
assise au territoire don Plas ; laquelle il a acquise de feu Pierre Teste 
(F'» 14), et la recognoissance est en cest terrier cy-devant, ainsi 
quelle fut faite par led. Pierre Teste, et se confronte en une terre de 
louspital de lad. ville, dune part, et ung chemyn par on len va a la 
Guane, d'autre part ; seigle, rente, quatre tourtes et demy de lad. 
value. — Jacques Metonet etJehan^ son frere^ la tiennent pour le présent; 
— Néan. 

Item plus sur AnthoineBaudin, tixier, demeurant aux faulxbourgz 

de la porte du Chasteau, a cause des terres et hëritaiges quil tient 

de la ville, seigle, rente, deux tourtes de lad. value, dont les douze 

font lo sextier, joignant à la lerre et pré de Anthoine Pasquet, a la 

terre feu Giraulx de Bos et le comunau du Puy au Gros ; laquelle a 

présent tient Raymond Chouveau, et en a fait la dete et sen est 

obligé, présents : Jehan Feydeau et Anthoine Pasquet, le xxvij jour de 

may lan mil iiij* quatre vingtz et quatre. — Chauveau ; — Hiisdiebus 

cessavit pestis et famés que fuerat per biennium et ultra ; etdormivitrex 

Ludovicus. — Néan. 

A. Becuon, notaire royal. 

Item plus sur les hoirs de Jehan Baudin, dit Fradé, lignagier 
dud. Anthoine Baudin, a cause des terres héritages qu'il tient de 
lad. ville ; seigle, rante, autant que led. Anthoine Baudin, cest 
assavoir deux tourtes de lad. value. — Liennard Rey, tondeur, la tient 
pour le présent; — Af« Jehan Roy la tient pour le présent. — Néan^ 



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-344 - 

item plus sur la maison de la Jehanelle dont la recognoissande 
esl cy devant Insérée et se confronte en la maison qoe les Brandons 
ont acquise de Martin, et led. Marlin l'acquit de feu Anthoine Guil- 
labauld, et assise aux faulibourgz de la porte du Chastean, d'une 
part, ung chemyn public» d'autre part, seigle» rente, troys tourtes* 

— Au Chazan. — Néan. 

Item plus sur une grange et vergier de Liennard Roy» tondeur, de 
Phelletin, laquelle se confronte au chamyn public par ou len va de 
la porte de Pisseloche au pont Soubtre, dune part, et un chemyn 
public que traverse dud. grand cbemyn envers les Baudins et les 
Johaneaulx, daulre part, a la maison des hoirs feu Jehan Fradet, 
dautre part, seigle rente, une tourte de lad. value. — M* François 
Tixier. 

¥• 16. — Item sur les hoirs de Pierre Faure, demourans aux faulx- 
bourgs de la Font a la Neau a Felletin, tant a cause de la maison ou ilz 
demeurent, confrontant a la maison de Ballagas, dune part, la rue 
publique par ou len va de Fellelin aux molins fariniers de Monsei- 
gneur le conte, que aussi sur ung pré quilz ont audessus du molin 
de mond. seigneur, et auquel pré ilz ont joingt partie du communal 
de la ville, ainsi que appart par lettres cy devant insérées ; en tout 
et par tout, une tourte et ung quartier de pain. — François Not. 

Item plus sur une maison, laquelle fust de feu Jehany de las 
Maisons, et fit la recognoissance quest cy devant insérée ; laquelle a 
présent occupe Liennard Monlfrand dit Pasnault, et se confronte a 
la maison que fust de Jacmet Allary et par le présent est es hoirs de 
feu Jehan Vargnaut, dune part, et la rue publique par ou len va de 
Felletin au pont Soubre (1), daulre part, seigle rente, une tourte. 

— Les Caraulx. 

Item Micheau Sourdou, cardeur, de la ville de Felletin, seigle, 
rente, ung quartier de pein par raison et cause dune maison quil a 
assise à Felletin joignant a la murralhe au près de la porte de Pisse- 

(1) Le pont Soubre est appelé aujourd'hui pont Roby. 



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loche, ainsi que se confronte entre la rae pnblicqae, dune part, ia 
maison de Liennard Bignat, daotre, et la maison de Jabot, daalre 
part ; somme, ong quartier de tourte. — A présent la tient messire 
Micheu Darque. 

II a recognu. — Item Eslienne Siliat demourant a las Geofrias^ 
ainsi que len va de Fellelin a Beaumont, seigle, rente, une tourte 
et demye, par raison a cause dune sienne terre assise au teiTitoire 
de las Joufreas au devant de sa maison ou il demeure, ainsi que se 
tient et se confronte entre deux chemyns publicques per iesquieulx 
len va de Fellelin a Beaumont, de deux parties, ung autre chemyn 
public que treverse au Bousquet, daulre part, et la terre des preb- 
Ires de Beaumont, dautre part ; — A présent la tient François Marys^ 
sard. 

Fol6. 



TEM Jacmeton et Jehan Tourtons, frères, bourghois de la 
ville de Felletin, fils et héritiers de feu Jacques Tourton, t 
cause de certaines terres de la ville que sont en cest pré- 
sent terrier au devant des présentes confrontées, et des- 
quelles leur feu père fist la recognoissance a la ville, et 
lequelles ilz ont conjoinctes a leur heritaige de Padar- 
neix, et en ung ort quon appelloit anciennement de la 
Greilière ; seigle, rente, quatre tourtes. — Néan. 

Item sur une maison laquelle fust de Pierre Pasquault et 
Af^^ a présent est es hoirs de feu Rougier, mas laquelle est 
V^ assise a Cbantelobe, et led. Pasquault en fit la recognois- 
sance cy dessus : seigle, rente, une tourte ; laquelle se confronte 
entre la rue publicque, d'une part, la maison de Durand Jouffre» 
d'autre part, et une autre rue que traverse, et fait lad. maison, coing 

et carrefourt entre les deux rues. — Guillaume [ .] et Tienne 

Brudon la tiennent pour le présent. — Néan. 

Item sur ung ouvreur des hoirs de Liennard Jabot assis en la ville 
de Phelletin, ainsi que se tient et se confronte en la rue publicque 
du Harchedieu de Felletin, le cluchier du Houstier, d'autre part, et- 

S3 



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- 346- 

la maison de Liennard Honlfrand qaa esté des Brugiers, seigle, rente, 
une tourte. — Tienne Jousset, alias Barbier, la tient pour le présent ; — 
la vefVe M^ Jehan Roussel la tient a présent. 

Ilem sur Jehan Meriguot a cause d'une terre qu'il a acquise de 
Jehan Genlilot, assise au terroir de Chiercharbonnei et dont la 
recognoissance est en cest terrier cy devant euserëe, seigle, rente, 
troys tourtes. — Simon Silhat lez doit ; — François Moussard la tient 
pour le présent [ ]. — Néan. 

Item sur Jacques et Liennard (mot gratté), marchans de la ville 
de Felietin, par raison et cause de leur patrimoine et de leurs heri- 
taiges que leur sont advenus par la succession des Haselliers : 
seigle, rente, quatre tourtes de lad. value. 

F* 17. 

Item sur la maison et heritaige quilz ont acquis de feu Jehan 
Chambon assise au bout des faulxbourgz du Barry de la Font à 
lanel, ainsi que se confronte en la rue publicque par ou len va de 
Felietin au pont Soubre, dune part, et le pré Gros de damier : 
seigle, rante, une tourte et demye. — Chez Pallier; — Anthoyne Roy 
areoognu. 

Item sur Liennard Pilionet Faure a cause du vergier que fut jadis 
de Guillaume Maleugne et est de la fondante de la ville, et duquel 
lad. Guillaume lit la recognoissance ainsi quest contenu en cest 
présent terrier cy-devant, en laquelle led. vergier est confronté aa 
longt ; et emprës le deccès de lad. Guillaume Maleugne, led. vergier 
advint à Liennard Duraille, lequel la donné a Saint-Jehan da 
Ballet (i) en faisant la fondacion de lad. vicairie, et le vicaire la 
assencée perpétuellement aud. Liennard Pillonnet en reservant a la 
ville une quarte seigle, rente, ou troys tourtes de lad. vaine. — 



(1) Dans rhistoire de Felietin par M. l'abbé Pataux, il est fait men- 
tion de la mcairie de Saint'Fiacre-du'Ballet ; mais je ne trouve 
cité aucun bénéfice sous le nom de Saint-^fean^du^BaUet dans cet 

ouvrngo. 



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j 



Sabriel Souttex le tient pour le présent. — Salnct Seoury, Prançois le 
Comte et Claude Bost. — Saint-Jehan du Balet. 

Item Guillaume de Saint-Cierges, marchand de Pelietin, a cause 
dnng vergier quii a acquis de feu Guillaume PofG, assis et situé 
au territoire de Chierbarbat, ainsi que se lient et se confronte 
entre le vergier des hoirs feu Pierre Roy, d'une part, et certain 
chemyn public, d'aulre part, seigle, rente, demye tourte, et la 
recognoissance faite par led. Poffi est en ce présent terrier cy devant 
insérée. — Modo tenet Johannes Ysardi de Philitinno, 

A. Bechon, notaire, recepit. 

lion recognu. — Ilem sur ung hoslel et maison quest au marcier 
Fontfreide, assis au fault bourgt de la Pisseloche, ainsi que se 
confronte entre une grange de Jehan de Chastaing, d'une part, une 
grange et vergier des Bastiers, d'autre part, et la rue publicque par 
ou len va de la porte de la Pisseloche au pont Soublre, seigle, rente, 
Iroys quartiers d'une tourte de lad. value. — Pierre Roy au faubourg 
de la Pissaloche. — Il a recognu de nouveau. 

A. Bechon, notaire. — Ainsi est. 

F» 18. 

• Le Gros Burtault (1) 

Die décima quinta mensis decembris, anno domini millésime 
quadringenlesimosepluagesimo septimo, presentibus, domino Leo- 
nardo Jullandi, prespilero, el Pelro Pailheionis, testibus, persona- 
liler consliluti, Jacobus de ^ehomio, Johannes Durandi, Leonardus 
Theoulerii consules, presentis annate ville Phllilini, qui gratis^ etc., 
pro se et suis, etc., et pro bono ville assensaverunt perpetuo 
Nathali de Gros Burtaul et domino Ânlhonio, ejus frairi, ibidem 
presentibus et manucapientibus pro Marciale et Jacobo dicti loci, 
absentibus, elc, videlicet quendam fundum pro convertendo in 
agricultura situm in territoria de las Nodiens, continens Iresquartas 

(1) Cros-Burtault, commune de Moutier-Rozeille. 



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— &48 — 

terre vel circa, qui (confrontantar) in territoria vulgariter uanoopata 

de lort Deonis ( ), ex una parte, et terras de la Nodiens, 

ex alia parte, et terram diclorum afsensatarioram, ex alia, et terrain 
Petri Goumeti, ex alia parte, et hoc sub annuo et perpeloo censu 
unius quarte siliginis, measure Phiiitiai, solvendo in quolibet 
augusto; devestientes, etc., investientes, etc., nichil juris, etc., -.. 

precario, proniiserunt non venire etc., 

cum dicta siliginis, dicti assensatariî 

solvere proniiserunt etc., obiigaverunl, etc, juraverunt^ etc., 
compelli voluerunt, etc., pro cujus marchie et ofQcialis lemovicensis 
litteras concesserunt sub sigilio marchie et dicti consulatus in meiiori 
forma. 

A. Beghonis, notarius, recepit. 



PELLETIN 



Premièrement Jacmeton et Pierre Beraigne, frères, et ung chacun 
d'eulx par soy et iss siens, de leur bon grè et certaine science, ont 
congneu et confessé a devoir, chacun an, a caus.e des Charités de 
Pheletin trois quartes de seigle, mesure de lad. ville, que ont assi- 
gne et assituë sur le lieu de las Champs que tient Cledela. 

Jehan Beghon. — Ita. 

Il on recognu. — Item en et sur le lieu de Jehan de Gradeys, 
une quarte seigle de annuelle rante. 

Beghonis. 

Il on recognu. — Item sur le lieu du Chassaîgn, paroisse de la 
Noaille, que tient Jehan dud. lieu du Chassaign, une emine de seigle 
|t une emine davoyne, chacun an. — Le village du Chassaîgn a. 

Jehan BÊcaoN. — Ita. 



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- 34& - 

Item Gaillaame du Bignat sur son bostel situe dans la tHIo de 
Felletin eulre lostel de Jacques Barjon, dune part, et lostel de ceux 
de Saint Anthoine de la Chassaigne, dautre part, a cause desd^ 
charités, une quarte seigle, ranle. — Messire Anthoine Renusson. 

Jehan Bechon. — Ita. 

Item la Penelle, femme feu Thomas Maloegne, a cougneu et confessé 
a devoir, chacun an, a cause d'une porral situé au territoire de 
lospîtal, quatre tourtes, rante. — VI* {six sols); — Las Pouraulx. 

Jehan Bechon. — Ita. 

F» 19. 

Item Hargarite, femme feu Jehan Lefaure de la Font, a cougneu 

a devoir, chacun an, a cause de certain Coustis et porral situés au 

territoire de la Font amprès lostel ou elle demeure, troys quartiers 

de tourte de rante. — Ches Fumouze, 

Jehan Bechon. 

Item Jehan Brandon, bourgoiz de Felletin, a cougneu a devoir, 
chacun an, ausd. charités, cest assavoir sur son hostel du Chastel 
situé entre Tostel Pierre Jarguat, dune part, et le vargier maislre 
Amyon Soully, dautre part, et les rues publiques a deux coustés, 
ung setier seigle, rante. — Léonard Bargon la doit) — Glaude du Mâs. 

Item plus a cause de son hostel ou il demeura, lequel est situé 

entre lostel Pierre Petit Bonichon, dune part, et ung aultre sien 

hostel, daultre partie, et la rue publique que len va a la porte de 

la Pelletarie, dautre part, une tourte et demye, chacun an, rante. — 

Chez Paraton. 

Jehan Bechon. — Ita. 

Il on recognu. — Item Guillaume Mignon, marchant de lad. ville, 
a cougneu a devoir, chacun an, a cause de sa moyson ou il demeure, 
laquelle est situé dans lad. ville entre loslel de Margarite Bastiere, 
femme de Pierre du Groulart, alias la Fortune, dune partie, et lostel 
pierre Cl^ouvel, 4autre partie, et les rues publiques d'ua cousté çt 



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— 3K0 — 

daotre, cest assavoir ane emine seigle de annoelle et perpetaelle 
rente. — Léonard du Chiron la doit, et tient lad. maison de présent 
mf Anthoine du Chiron. 

Jehan Bechon. — Ita. 

Item Laurence, fille feu Pierre Fendilh, a présent femme de Pierre 
Seguyn, a cougneu a devoir, chacun an, une quarte seigle, rante, 
assise sur deux orts siens, Tun ort assis au Puy au Riou, et lautre 
ao territoire du Mazeaux amprès lort de Jacmeton Teolier, dune 
part, et lort de la conception Noire-Dame (l), dautre part. — 
Chies Fesdeau. 

Jehan Bechon. — Ita. 

Item Symon Fouchier a cougneu a devoir, chacun an, a cause de 
la moyson que feu de Capche Meaille (2), laquelle a présent est 
sienne et laquelle est situé amprès lostel des hoirs feu Liennard 
Barjon» dune part, et lostel Jehan Genlillot, dautre, cinq quartes 
seigle de rante perpétuelle. — Jozey Chouveau la doibt et tient lad. 
maison a présent; — Anthoine Besse la tient a présent j il a recognu un 
setier. 

Jehan Bechon. — Ita. 

Valérie, femme feu Pierre Genre, comme tuteresse de ses enfants, 
de son bon gré a cougneu et confessé a devoir un sextier seigle, 
rante, assis sur ung hostel sien situé en la plasse publique de Pelle- 
tin entre ung hostel de Jean et Jacmeton de Nehon, frères, dune 



(1) Notre-Dame de la Coaception était le titre d*une vicalrie qui 
aurait été fondée, d'après M. Tabbé Pataud {Histoire de Felletin, 
p. i59), vers l'année 1480 ; mais l'indication de cette vicai rie dans ce 
passage du terrier tend à prouver que son origine est plus ancieoDe. 

(2) Ce nom de Capche Meaille dont la forme paraît étrange à 
prime abord est au contraire essentiellement d'invention populaire, et 
devrait être écrit cac/ie-mai7/e. On dirait dans le même sens cache- 
denier pour désigner un avare qui met dans une cachette les plus 
menues pièces de monnaie : une maille, un denier. 



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— 351 — 

part, et les rues publiques a deux coustés. — [ J re^^nt, 

la lient. 

Jehan Bechon. — Ita. 

Item honorable et religieuse personne frère Jehan Mourin, prieur 
de Fellelin, a cougneu et confessé a devoir, chacun an, a cause de 
sond. prieuré, cinq quartes seigle, rante. — M. le prieur a recougneu. 

Jehan Bechon. — Ha. 
F* 20. • 

Item Jehany les Moysons a cougneu a devoir, chacun an, une 
tourte, rante, assise sur Torroir ou il demeure, lequel est situé en la 
rue basse de la fontaine a lanei entre une moyson de Jacmet Alary, 
dune part, et ung hostel de Martin Rodaric, dautre, et la rue publi- 
que publique pour laquelle len va envers le pont Soubra. — Les 
Auroux au faubour de la Fon. 

Jehan Bechon. — Ita. 

Item Jehan Hethon, bourgoiz de Fellelin, a cougneu a devoir, 
chacun an, deux tourtes, rante, assises sur certaines chouchiéres 
situées amprès son molin que feut de Jarrissons, et a présent pos- 
sède et exploicte Guillaume de la Villausse, situé sur la rivière de 
Croze. — Chiez les Rioout ; — ils ont recognu [ ] 

Jehan Bechon. — Ita. 

Item Pierre Jarguat a cougneu a devoir, chacun an, une quarte 
seigle, rante, assise sur ung hostel sien, de novel édifQé, situé au 
chastel de Fellelin entre ung hostel de Jehan Brandon, dune part^ et 
ung autre hostel dud. Jarguat, dautre part, et ung vergier maistre 
Amyon Soully, dautre part, et la rue publique de devant, dautre 
part. — Jacques Sallendroze [ ] ; — Anthoine Lefare. 

Jehan Bechon. — Ita. 

Item Jehan Le Jeune a cougneu a devoir, chacun an, une quarte 
seigle, rante, assise sur une pourrai sienne, situé amprès une pourrai 
4e Thomas Je Çarbier, di^ne part, et une pourrai de Jacmet ftobbert. 



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- 352 — 

daulre, el le foussé de la Beytour, le chemin publique enlre my, 
dautre partie. — Néan. 

Jehan Beghon. — Ita. 

Item Jehan Petit Silhat a cougneu a devoir, chacun an, une tourte 
rante, assise sur son hostel, lequel est assis au chastel entre ung 
bostel de Tierre Silhat, son frère, dune partie, et lostel des hoirs 
Coronet, daulre partie, et la rue publique par laquelle len va a la 
pourte du chastel, dautre partie. — Néan. 

Jehan Bechon. — Ita. 

Item Jaquez Torton a cougneu a devoir, chacun an, une tourte, 
rante, par cause dun ort assis au territoire de Padarnès, a la couste 
la Hogo, entre ung ort de maistre Pierre Barrachin, dune partie, et 
le chemin publique, dautre partie, et le pré des prestres de Beaul* 
mont, dautre partie. — Néan. 

Item plus doit led. Jaquez une quarte seigle, rante, assise sur son 
ort de la Grelieyre, lequel est situé entre ung pré de Jehan et Jac- 
meton de Nehon, frères, dune part, et ung ort de Jehan et Durand 
Coyrat, frères, dautre part, et le chemin publique que len va au 
lieu du Crous. — Néan. 

Jehan Bechon. — Ita. 

Item Jehan Chouvel, bourgoiz de Felletin, a cougneu a devoir, 
chacun an, ung qaarton de seigle, rante, comme hirilier de feu 
Johanyquot, assis sur tous les biens dud. feu Johanicot, lesquieulx 
il tient. — Les Chauveau. 

Jehan Bechon. 

Il a recognu. — Item Guillaame Poffln a cougneu a devoir, 
chacun an, demy tourte a cause dune porral, que fut de Jabot, 
assise au territoire de Chier-Barbat entre lort de Pierre Roy, dune 
partie, et le chemin publique, dautre. — Claude Hellie. 

Jehan Bechon. — Jta. 



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• if*"'^.- -s'> ,J 



- 353 - 
F* 21. 

Item Guillaame, femme feu Guillaume Malogne, a cougnea et 
confessé a devoir, chacun an, a cauze dune porral situé au terri- 
toire de la Bierge entre un vargier de Mondon a Jasses, dune partie, 
et une porral des hoirs feu Thomas Maloegne, dautre part, et le che- 
min public pour lequel len va envers Beaumont, dautre part, cest 
assavoir une quarte seigle et une torle rante, a cause desd. charités. 
— La Pouraud; — Glaude Bos; — S* Jehan du Ballet. 

Jehan Bschon. — Ita. 

Jehan Bernadet de Chantalobe de son bon gré a cougneu a devoir, 
chacun an, troys quartes de seigle, rante, assises et situés sur tout le 
héritage quil tient de la Mont Rochièyre, lequel est situé au terri- 
toire de Chantalobe, et en ses appartenances et sur certains} prés 
dnd. héritage situés au territoire des Ghazaui sur Testangn de 
Lafaye. — Les Diverneresses. 

Johannes Bëchonis. — Ita. 

Item Jacmeton Chouvel, bourgoiz de Felletin, a cougneu a devoir, 
chacun an, demy torle de rante assise sur une terre et pré quil 
acquis de Nouel (1) de Jehan Beourin et de son frère, située au ter- 
ritoire de sur le pré Golombier, entre une terre et pré dud. Nouel 
Beourin, dune part» et ung pré de Jehan et Jacmeton de Nehon, 
frères, dautre part, et le chemin publique que len va a Beaumont, 
dautre part. — Joseph Chouveau. 

Jehan Bechon. — Ita. 

Item Jehan Gentillot, merchant de Felletin, a cougneu et con- 
fessé a devoir, chacun an, une quarte de seigle assise sur ung ort 
situé au territoire du Chier Cherbonelh jouxte une autre pieça de 
terre dudit Jehan Gentilot, dune part. — Néan. 

Jehan Bechon. — Ita. 



(1) J'ai pris d*abord Nouel dans le sens de novel, c'est-à-dire 
récemment; mais, comme on lit ensuite Nouel Beourin, je fais de 
^ouel un prénoo^. 



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- 354 - 

II on recognu. — Pierre du Mur, bourgoiz de Felletin, a cougnea 
et confessé a devoir, ciiacun an, ausd. charités, une emine de seigle 
rante assise sur son hostel situé dans la ville de Felletin, près de la 
pourte de la Pellelarie, enlre loslel de Jacmeton de Nebon, dune 
partie, et Tostel Johanne Bechonne, femme de Pierre Petit Bonichon, 
dantre partie, et la rue publique pardevant, par laquelle len va a la 
pourte de la Pellelarie, dautre partie. — Flurimond Lecompte tien 
ladicte maison de présent et doit lad. emine seigle; — Modo est Anthonii 
Perichonis. 

Recougnu. — Item doit plus led. Pierre du Mur une quarte de 
seigle, rante, assise sur une porral sienne jouxte le foussé de la 
Pelietarie entre une porral de Thomas Bastier, dune partie, et la 
porral Jacmet Robbert, dautre partie, et le chemin public que len va 
au pré Colombier, dautre partie. — Danit ; — Néan. 

Item doit plus led. Pierre du Mur quatre tories, rante, assises sur 
nng pré que fut de Pierre Silbat, situé devant la fontaine de les 
Escures entre ung pré que feut des hommes de la Chain et le che- 
min public que len va au pont Soubtre, dautre part. — Les Filias; — 
Néan. 

Jehan Bechon. — f ta. 

Item Pierre Pasqual doit une torte par sa mayson, laquelle il a 

quitté, et par ainsi vacat. — ^odo tenent heredes Rog^rii [ ] 

et debent dictam turrendam consulibus; — Néan. 

F* 22. 

Item Catherine, Qlle feu Estienne Petilon de Felletin, a cougnea 
a devoir, chacun an, une quarte de seigle, rante, assise sur 
une porral sienne situé au territoire du Chastel entre et tenent a 
loslel darriers de lad. Catherine, dune partie, et la terre ou place de 
Nardon Basiier, dautre part, et la terre et maison de Jehan Boni- 
chon, alias Menut, dautre partie, — Néan. 

Jehan Bechon. — lia. 
Item Anthoine GuilbabauJ a cougneu a devoir, chacun an, a 



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- 385 - 

cause dune porral sienne situé au tenitoire des Chazaulx entre une 
moyson de Pierre Jehanel, dune partie, et une porral de Anthoyne 
la Veyssicr, dautre partie : une torte et demye, rante. — Les Chaw 
veau; — Modo est Mandai i$ et Johannis Brandonis, 

Item doit plus lei. Ânlhoine une torte, rante, a cause de lostel que 
feut de Pierre Horelh quil a apresent, lequel est situé au chastel 
enlre le vargier de Guillon Paroton, dune partie, et lostel de 
Michèle, iBlle de feue Johanete Hirache, d'autre part, et la rue 
publique que len va a lescbale de la muraille, dautre partie. — Mocfo 
est domini Jacobi de Domibus et suorum consortium ; — Néan. 

Jehan Becuon. — Ita. 

Item Pierre Teste, bastier (1) de Felletîn, a cougneu a devoir, cha- 
cun an, quatre tortes et demy, rante, assises sur ung sien ort situé au 
territoire des Plas-de-Beaumont entre ung pré de Jacmeton Fores- 
tier, dune partie, et une terre de lospilal, dautre partie, et le che- 
min pour len va devers Beaumont a la Guasne de feu Pierre Helyas, 
dautre partie. — Néan. 

Jehan Bëghon. — Ita. 

Item Leonarde Bizone, beretière de Helys de la fontaine du 
Lyaport, a cougneu a devoir, chacun an, troys tortes, rantes, assises 
sur le champt, orlz et poraU du Lyaport, situez aud. territoire du 
Lyaport, tenant en le grant champt de la Faye, dune part, et sur une 
aultre porral pousée aud. territoire entre une porral de Guonisson 
dud. lieu du Lyaport, dune partie, et ungs coustis et porral advenus 
a mon seigneur le conte de la Marche, dautre part. — Et lesquelles 
a promis poier, chacuns ans, a la feste de lascencion, a cause que 
dessus et concédé lettres en la meilleure forme soubz la chancel- 
lerie de la Marche, avec renunciation, etc. obligation etc., compulsion 
etc. ; présens : Jehan de Nehon, borgcis, et Anthoine Ghabassier de 



(1) Bastier, « ouvrier qui fait et vend des bâts de mulets et d'autres 
botes de sommes ». Dictionnaire de Tr^vQux, 



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— 586 - 

Fellelin, tesmoinz ad ce appeliez, le penaltieme jour de may lan mil 
liij«lx, — Modo est Jaoobi Chouveau per acquisitionem. 

J. Dbauli recepiL 
Bechoûis recepit cunsillio notarii. 

n ont recognu. — Item Jehan Robyn Peytilhat, mosnier des 
molins fariniers monseigneur le conte de la Marche, a coagnea et 
confessé a devoir, chacun an, a cause desd. molins fariniers, les- 
quieuli il tienl a présent, ausd. charités de Felletin troys seitfers 
seigle, rante, et lesquieuli il a accoustumé a poyer, ong chascan an, 
sans nul débat ne contrediction tant quil ha demearè en lad. i^ille 
tenant lesd. molyns. ^ Les Moulins du Roy. 

Johannes Beghonis. ~ Ita. 

Item Jehan et Anlhoine Peyrichon, merciers, frères, a présent 

demoorans à Felletin, ont cougneu a devoir, ung chacun an, une 

tourte, rante, assise sur une porral que fut de feu noble homme 

Guillon de Haignat (i) et de présent de ma dame Jehanne, sa fille ; 

laquelle ils tiennent situé amprès le foussé de lad. ville, ung chemin 

entremy, enlro une terre de Jacmot Deschamps, d'une part, et le 

pré et terre de Guillon Perroton, dautre part, et le ruisseau que 

vient de la Poischerie Jehan Hourin, d'autre part. — M* Anthoine 

Thoumas. 

Johannes Bechonis. ~ Ita. 

P 23. 

Item Thomas le Barbier (2) de Felletin a cougneu et confessé a 
devoir, chacun an, nusd. Charit^z une quarte de seigle, rante, a 
cause d'une porral, laquelle il tient pour accense de mes seigneurs 
les conssoulz de Felletin pousée au territoire de la Pelletarie entre 
une porral des hoirs Pierre Genre, d'une part, et la porral de Jehan 

(1) Magnat-Lestrange, canton de la Courtine. 

(2) J'écris le Barbier avec un grand B, parce que je le considère 
ici comme étant nom propre, bien que le texte manuscrit porte un 
petit b en écriture minuscule. 



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- 35f - 

tejeuoe, d'autre, et la porral des hoirs Beourin, d'anlre part, et le 
cbemio public, dautre partie. — Las Pourats. 

Jobannes Beghonis. — Ita. 

Item Jeban Bonnet, bochier de lad. ville de Felletin, a cougneu 
et confessé a devoir, chacun an, une quarte de seigle, rante, assise 
sur une porial situé au territoire de la Pelletarie entre une porral 
des hoirs Jehan Maloegne, d'une partie, et une porral de Jacmet 
Robbert, d'autre partie, et une porral de Perrinet Chamela, alias 
Ghoussetier, dautre, et une porral par dessus de Jehan Beourin et 
ses consors, d'autre partie. 

Jobannes Beghonis. — Ita. 

Item Jehan Guayte, hiritier de feu Pierre Johanel, a cause de 
Guillamette, sa femme, et Margarite, sa sœur, filles dud. feu Johanel, 
a cougneu et confessé a devoir, chacun an, a cause desd. charitez 
une quarte seigle, rante, assise et situé sur ses maisons, et laquelle 
est pousée entre une porral de Pierre Chouvel, dune partie, et une 
grange et porral de Antboyne Guilhabaud, dautre, et le chemin 
publique allant de la porte du chastel au pont Soubtre, dautre partie. 
— M* François Tissier ou les Mirabeau ; — Jehan Mirabeau; — Afon- 
sieur; — Néan, 

Jobannes Beghonis. — Ita. 

Item Pierre Chouvel, bourgeois de Felletin, a cougneu et confessé 
bien et loualment a devoir une tourte, «rante, assise et situé sur ung 
ort qu'il a acquis des hiritiers Blanchon, situé au territoire du 
Ghazaui entre une terre de Jehan Brandon, dune partie, et une 
terre de la vicairie de Saint-Jehan du Balet, dautre partie, et les 
chemins publiques dessus et dessoubz, dautre partie. — ijiscliant 

dernier la grange de[ ] Chauveau. 

Jean Beghon. — Ita. 

Item Jacmet Robbert, bourgois de Felletin, a cougneu et confessé 
a devoir, chacun an, a cause desd. Charités, sep tortes, c'est 
assavoir : troys tortes a cause d'un vargier situé entre une porra^ 



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-■^.'sr',*'»;;^ 



- 3o8 - 

^e Jehan Lejeane, d'une partie, et une porral de Jehan Branet, là 

guorse entremy, daulre partie, et la porral de Jehan Beourin et ses 

consors, daatre partie, et les autres quatre tourtes a cause de la 

succession de feue la Bone Chounete, et lequel ensemble les hoirs 

de feu messire Guillaume Mourin, assis et situés sur certaines 

terres situés au territoire la Val. — La Vaut paroisse de[ ] 

Beaumont de Felletin. 

Jehan Beghon. — Ita. 

Item a plus cougneu a devoir led. Jacmet Robbert ausd. Charités 
une torte et demy a cause de lostel de les bocheries situé dans 
lad. ville entre ung hostel de Raymond a Jassés, une coursière 
entremy, dune part, et lostel de Jacmet Alary, dautre part, et un 
autre hostel dud. Jacmet Robbert, dautre partie, et la rue publique 
a deux coustés, dautro partie. — Jehan et François Mirabeaulx la 
tiennent; — a présent la lient François Besse, 

Jehan B£CH0N. — Ita. 
¥• 24. 

Il a recognu. — liera Jehan Roy, tondeur, de Felletin, a cougneu 

et confessé a devoir, chacun an, une torle, rente, a cause dune grange 

et ort acquis de Danton Johanel, assis au territoire de Pissaloche 

entre la moison dud. Danton, dune part, et le chemin publique, 

dautre part, et les terres dud. Jehan Roy, dautre partie. — Claude 

Roy, dict Sezon^ la tient a presanL 

Jehan Bechon. — Ita. 

Item Toland Brunet, marchant de Felletin, par soy et les siens a 
cougneu a devoir, chacun an, Iroys quarlons de seigle a cause de 
deui ortz contigus situés au territoire de la Fêta en allant au Croux 
entre un ort de Pierre Feydelh, dune partie, et ung autre ort 
dud. Feydelh, dessoubz, dautre partie, et le chemin que len 
va aud. lieu du Croux, dautre partie. Et lautre ort est situé 
aud. territoire entre une terre de Pierre Pasquinot, dune partie, et 
une autre terre de Catherine Pasquinot, daulre partie, et led. che- 
min publicque que len va aud. lieu du Croux, dautre partie. — 

Néant. 

Jehan Bbchon. — Ita« 



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— 350 — . 

item Jehan Gualapy a cougneu et confessé a devoir, chacun àti, 
demy torte en et sur touz et chacuns ses biens. — Ches Coyrat; — 
François Diverneresse a recognu. 

Jehan Bechon. — Ita. . 

Recognu. — liera Jehan et Jacques Pasquet, bourgeois de lad. 
ville de Felletin, ont cougneu et confessé a devoir, chacun an, a 
cause de la moyson de Michel Meret, laquelle lesd. frères ont 
convertie en leur pré de Pras Croux assis aud. territoire de Pras 
Croui entre le pré du prieur de Felletin, dune partie, et le pré des 
hoirs de feu Methonet, dautre partie, cest assavoir ung quarton de 
seigle. — Los hoirs a M* Jefian Gippoulon la tiennent a présent. 

Jehan Beghon. -- Ita. 

Il on recognu. — Item Jehan Petit de las Combas a présent demeu- 
rant au Mas a Chanbon, paroisse de Beaumont, par soy et ses 
frères a confessé a devoir, chacun an, cest assavoir : deux seitiers 
et torlade, seigle, a cause du tenement du Chier a Silhat, paroisse 
de Saint-Quentin, lequel il tient possède et exploite a présent. 

Item est assavoir que pour ce que led. Jehan Petit devoit plus 
troys quartes d'avoyne, rante, chacun an, a cause dud. lieu^ que 
pour icelles troys quartes d'avoyne et lad. tourtade, il poyera, chacun 
an» une quarte seigle, rante, car ainsi la voulu et a consanti. 

Item plus a confessé a devoir led. Jehan Petit de las Combas une 
emine seigle a cause du mas à Silhat, paroisse du Moutier de 
Felletin, ung chacun an, randuable. 

Item au tenement Assilhat amprès le Cbier, parroisse de Salnt*- 
Quentin, une quarte de seigle, chacun an, randuable. — Le village 
des Combes. 

Jehan Bechon. — Ita. 

Item honneste femme Valérie Janelle, femme de discret homme 
Pierre Robbert, bourgois de Felletin, a cougneu et confessé % 



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-36Ô- 

devoir, chacun an, one qaarte seigle sur louz ses biens a cause et 
pour le lalz de son ayoul, de annnuelle rante. — Néant. 

Jehan Beghon ; — Ita. 

Item la Catherine Blanchone a cougneu et confessé a devoir, cha- 
cun an, troys tourtes, rante, a cause de son hostel situé dans lad. 
ville de Felletin, entre lostel de Jacmot Deschamps, dune partie, et 
la rue publique a deux coustës, dautre partie, et lostel de Parrinet 

CouUon, dautre partie. 

Jehan Bechon ; ^ Ita. 

Item Liennard Bastier a cougneu et confessé a devoir, chacun an, 
troys tourtes, rante, a cause dune porral assise au chastel entre lostel 
et porral de Petiton et le chemin publique par lequel len passe 
ampres le vargier Pierre Roy, dautre partie, et lostel que a présent 
est de Rogier Mas, dautre partie. — Le jardin qui est au ëirr.icr 
lesglise du Cliasteau, que a presant M, le D^ Durand tient 

Jehan Beghon; —Ita. 

Item Thomas Bastier, marchand de lad. ville, a cougneu et con- 
fessé a devoir, chacun an, sii tourtes, scet assavoir : troys, a cause 
dune porral assise au territoire de lospital, entre la pourrai de Pierre 
Allary, dune part, et la porral de Pierre du Mur, dautre partie, et 
la porral de Jacqmet Robbert, dautre partie. — Modo est Johannis 
Roberti. 

Et les autres troys tourtes, par cause dun ort assis au territoire 
de les Chaulmes entre ung ort des hoirs de feu Pasquinot, dune 
partie, et ung aultre ort de Jehan Faure, alias Duraille^ dautre 
partie. — Modo est Jaoobi Cliouveou ; — Néant. 

Jehan Beghon. — Ita. 

Anthoine Pasquet, bourgoiz de Felletin, de son bon gré, a cougneu 
et confessé a devoir, chacun an, une emine seigle, mesure de Felletin, 
assise sur son hostel, auquel il a présent demeure, confronte, dune 
partie, entre lostel de messire Jehan Pasquinot, prebtre, lequel a 



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t)lresetit est a Martin de Yernynat, mercier, dune partie, et la maisoii 
de Jehaneta[..(l)..] Chassaigne, femme de Pierre Deschamps, la 
charriere publique entre my, dautre partie, et la charrière publique 
en laquelle le bestailh se rant» dautre partie, et les hostels des Rous- 
signoulx darire, dautre partie. — Anthoine Pasquet et Anthoine^ son 
nepveu, la tienent a présent; — Néant. 

Johannes Beghonis. ~ Ita. 

Pierre Roy, bourgoiz de Felletin, de son bon gré, a cougneu et 
confessé a devoir, chacun an, ausd. charitez une quarte de seigle» 
rante, per cause dune pourrai situé dans lad. ville amprès ung 
bostel situé au Chaslel, lequel fut de Agnès Courbilhone, et amprès 
de feue Valérie, femme feu Laurent Janelle, entre la pourrai et 
maison des hoirs de feu Besly vergue Bonichon, d'une partie, et la 
maison de la femme Danton Peyroton, dautre partie, et le vargier 
dud. Pierre Roy, le chemin entre my, daulre partie. — Néant, 

Jehan Bechon. — Ita. 

F* 26. 

Le ivij* jour de juillet, lan mil iiij^'^^Ixxj*, presens ad ce, saîges 
hommes Raymond Ajasseix, bourgois, et Pasquet Hélie, notaire de 
Felletin, personnellement establis, Lienard Perraton, Jacques Chou^ 
veau, Guillaume Pasquet et Mathivot Bastier, consuls de la ville de 
Felletin par cette année, lesquieulx ont assensé apperpetuel a 
Hetbon Helias dit Gneride ung lieu de chouchière de Tisle des com- 
munauli de la ville de Felletin, situé au territoire de la reviere de 
Groze entre le molin de Mathieu de Grandchier, ainsi que sont coo^ 
{rentes Teslau (2) du molln tanier et le molin mailharet, et ce parle 

(1) Ici se trouve une sorte d'F que je ne sais comment traduire* 

(2) L^eslau doit être un appareil ou un ouvrage de maçonnerie ser- 
vant à conduire Teau d'une rivière ou d'un étang, suivant les cas, jus* 
qu'au moulin que celte eau met eu mouvement. Le moieslau ne se ren- 
contre dans aucun lexique de moi connu, et pour en déterminer le sens 
je le rapproche du mot lapsus employé, dans des conditions analogues, 
dans une charte de l'abbaye d'Aubignac (H. 252), de 1258, et que, dans 
un jugement de 1447, on traduisait par laps et élaps. Or, philologique^ 
ment, eslaU et élaps sont un seul et même mot. 

H 



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— 362 — 

pris. et somme de deoi tourtes raisonnables dannnelle et perpé- 
tuelle rente, que se poyeront, chacun an, aux charités de Felletin de 
lascension ; et ont passé lettres en toutes clauses necesseres en la 
meilleure fourme. — Le molin de ches le Gras, il tourtes. 

A. Beghon, notaire. 

Le xiiij* jours de mars, lan mil iiijolxxvj, prezens Lois de Beaure- 
gard, Toussaintz de Agny et Pierre de la Villauxe, personnellement 
eslablis, Bertrand Roy, Jacques de Nehon et Nardon Tuillier, con- 
suls de Felletin et prenons en main par maistre Jehan Durand, aussi 
consul de lad. ville, lesquieulx ont assensé a Micheau Cbassaigne, 
cordonnier de Felletin, ung lieu de cbouchiere confrontant en la 
chouchiere précèdent et contenent six pas ou entour de long et de 
large, en poyant autres deux tourtes aud. terme de rente, chacun 
an, et octroyé lettres comme dessus. ^ Anthoine Leoonte. 

A. Beghon, notaire. 

Le vi»« jour du mois davril, lan mil quatre cens soixante dix et 
sept, presens : Anthoine Beraighne et Jehan de Scie, taincturier (1) 
de Felletin, personnellement establis, maistre Jehan Durand, Jac- 
ques de Nehon, Bertrand Roy et Nardon Teoulier, consuls, cest an 
présent, de la ville de Felletin, lesquieulx ont assensé a perpétuel a 
Anthoine de Riouxsaneix, cordounier de Felletin, presen, une place 
assise au terroir de Felletin, entre la rivière de Croze, d'une part, 
et le chemin par on len va au molin de la Vergnhe et le vergier 
dud. molin, dautre part, et ce par le cens et rente de deux tourtes, 
que se poyeront, chacun an, perpétuellement, aux charités de Tas- 
cension, comme appert par les lettres sur ce par maistre Jehan 
Bechon, mon père, et cest assavoir que le procureur monseigneur y 
mist débat et a este condempné par le Chastelain de Fellelin. — 
La veufve de Jacques Beragne et la veufve de Jehan Chabaneis; — 
Liennard Busohe tient a présent lesd. chouchieres qui sont au devant de 

la Vergne. 

A. Beghon, notaire. 

^1) 8'agit-il d'un teinturier travaillant pour les tapissiers % 



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- âê3 -. 

Ott recognu. — Le xxv™« jour du mois d'avril, lan mil iiij<î«lxxvîj, 
discret homme et saige maîstre Jehan Froment, licencié es lois, 
cbasteilain d'Aubusson et de Felletin, tenent assise aud. Felletin, 
condempna Pierre de Buxière Micheau, parroisse de Nehou, deffen- 
deor et opposant a poyer aux consulz do Felleiin, demandeurs, 
deux sextiers seigle restans de deux années, et a poyer d'ici eu 
avant, ung chascun an, apperpetuel aux termes ascostumës ung 
sextier seigle, rente, par raison et cause du lieu de Buxière 
Hicheau assis en lad. paroisse de Nehou, ainsi que se confronte, dune 
part, en la revière de Rauselhe, dautre part, au lieu du Breulh, et tout 
en la fourme et manière questoit (f** 27; contenu au terroir (1) vieulx, 
etquil avoit et a coustume poyer par ci-devant et de toute ancienneté, 
pour icelluy sextier segle convertir et employer es charités et aul- 
mosnes que lesd. consuls ont coustume faire, chacun an, en lad. 
ville, comme appert par la sentence et condapnation sur ce faite et 
grossëe, signée de la main de Jehan Froment laisné, et sellée du 
seel dud. maistre Jehan Durand, Jacques de Nehou, Bertrand Roy 
et Nardon Tuillier. — Buxière Meynard, poroisse de Neoux. 

A. Beghon, notaire. 

Il a recognu. — Comme débat feust meu et en espérance de 
plus mouvoir entre les consuls, manans et habitans de la ville de 
Felletin, dune part, et Anlhoine des Champs, bourgois de lad. 
ville, dautre part, sur ce que disoient lesd. consuls que indebue- 
ment a tort et contre raison Icd. des Champs avoit labouré et 
coDjoingt en sa mesladerie de Lavaul près Eeaumont certains 
champs et terres coraraunaulx de lad. ville conlenens xx sexterées 
de terre ou entour, ainsi que se confrontent et en a esté faite la 
mostre (2) par lesd. consuls despuis ung saignhat venant au chemin 

(1) Le manuscrit porte bien terroir, mais le sens appelle le mot 
terrier, et il s'agirait, dans la circonstance, du terrier de Tannée 1400. 

(2) Mostre me paraît signifier montrée, soit « une procédure.... par 
laquelle on ordonnait que descente serait faite sur les héritageâ 
contentieux pour faire vue et montrée, c'est-à-dire pour indiquer au 
doigt et à l'œil les héritages qu'on prétendait contester soit pour le 
titre, soit pour la possession, avec leurs teiians et aboutissans », 
JDicHonnaire universel de Trévoux, article Montrée, 



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-564- 

|)âr on len va a Peyre Sonspese et tirant à ung toaraalt (1) qaW 
auprès dud. chamin et tirant le long dud. Saignac an boat d'un 
poy qoest entre deui vallées, et allant joingdre a one combe appellée 
des Hélias ; et que parce que led. des Champs avoit clous lesd. 
champs et terre communaulx, lesd. consuls avoient fait démolir 
lesd. clausures comme estans en leur propre fond et heritaige, et 
concluoient lesd. champs a eulx appartenir, et que led. des Champs 
heust a cesser d'ici en avant. Ledit des Champs disoit au contraire 
lesd. champs a luy appartenir tant par acquisition faite des Hourins, 
des Allaris, que aussi des Hélias a cause de sa femme et aullrement 
dehuement, et que led. des Champs les avoit possédés par x ans, 
voire par xx ans, et en suivant toute possession luy en estoit 
acquise, et que a tort et contre raison lesd. consuls luy avoient fait 
demoUir lesd. clausures, et requeroit sur ce réparation ; du cousté 
desd. consuls fust dit que, au regard des acquisitions par led. des 
Champs prétendues, il estoit vray qu'il avoit acqliis une emioëe 
de terre des Hourins et trois eminées de terre des Âllaris, et que en 
ce ils ne pretendoient aucun droit, ni aussi en le lieu de Lavaud 
qui est meu des Hélias, raaismement, car led. lieu de Lavaud etoit 
tout hors de la mostre faite par les consuls, et que au regard de la 
possession prétendue par led. des Champs ce nestoit mye possession, 
ains estoit usurpation clandestine a maulvaise foy et sans tiltre, 
laquelle ne vault selon raison et ne pouvoit prejudicier ausd. 
consuls ; et sur ce, dung cousté et dautre, furent allégués plusieurs 
faitz et raisons (P 28) et entrevient lesd. parties a plaidoier si ne feuftt 
que moiennant aucuns amis et bien veuillans desd. parties iceUes se 
arbitrarent a croire ault et bas (2) vénérables et discrètes personnes 
maistres Jehan de Perpirolles, procureur gênerai de la conté de la 
Marche, et Jehan Froment, chastellain de Felletin, licenciés es lois, 
de tout leur débat par devant lesquieulx ou leurs commis ont fait 
enqueste dung cousté et daultre, sur griefs, intérêts, et procédé par 
aucunes assignations et flnablement par obviera procès, ont consenti 
que leurs enquestes feussent levées et publiées entre eulx, ce que 

(1) Mot du patois local désignant un talus. 

(2) C'est-à-dire en premier et dernier ressort. 



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-368- 

flist fait ; et par ce est-il que aujourd'huy, xi« jour du mois de 
joing, lan mil iiii Ixxvii, en la présence de moy notaire ci-dessoubs 
escript, personnellement establls raaislre Jehan Durand et Jacques 
deNehom, consuls, ceste présente année, de lad. ville de Feiletin, 
par eulx et leurs successeurs, et heu conseilh et délibération sur ce 
avec la plus part des habitans de la ville, d'une part, et François 
des Champs, fils et procureur soufflsamment fondé quant a passer 
les chouses que sensuivent, dud. Anthoine des Champs en lettres 
de procuration par moy aujourduy receues, dautre part. Lesquisulx 
se sont délaissés dud. arbitrage et avec ce ont fait amiabEement les 
accord, transaction et composition qui sensuivent : cest assavoir 
que lesd. champs et terres contenlieuses seront mises en deux 
parties dont l'une demeurera ausd. des Champs et devers Laraud, 
et lautre demeurera a la ville et devers Peyre-Souspese, cesl 
assavoir despuis une boyne (1) que sera mise a la darnière 
tende, et despuy lad. tende venant en droicte ligne a ung buisson 
de aulbepin ou sera mise une aultre boyne, et une tierse bayne 
entre les deux boynes, et venent dud. buisson au bout d'ung 
puy qu'est entre deux vallées et dillec tirant à la combe des 
Hélias, et lautre part, comme dit est, devers Lavaud sera et 
demeurera aud. Anthoine des Champs ainsi que lesd. terres sont eu 
labourage, pourveu qu'il ne se porra plus eslarger, mes que tout 
ainsi quest labouré de présent ; et parce que les terres que demeu- 
rent aud. des Champs sont du fond, propriété foncières et des terres 
appartenens a lad. ville, led. des Champs poyera et sera tenu de 
poyer, ung chacun an, a perpétuel, ausd. conssuls de Felietîu et a 
leurs successeurs deux sexliers seigle, mesure de Feiletin^ en 
chacun mois d'aoust, et commencera en aoust prochain venant, et 
diceulx deux sextiers seigle mettre et employer es charités dû lad. 
ville, et adce sest obligés, et luy ont esté lesd. terres délivrées par 
lesd. consuls en poyant lesd. deux sexliers, segle, et, a fin que lesd. 
deux sextiers seigle, renie, ne se puissent perdre, seront mises 
boynes et limites à lendroit de Saignhac por faire division des terres 

(1) Actuellement en patois des environs de Guéret, boy net' un ti/'ou- 

Îeauy signifie le parquer dans une partie de champ détcrn:iinée et 
mitôe. 



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— 366 — 

de la ville que tiendra et quon baillé aod. des Champs de no?eaa 
et les terres de Lavaud qu'il lenoit et les Hèlias ont tenu de ancien- 
neté, pourveu toutesfois que en baillant deux seitiers seigle, cens 
et rente, en fondalité dans la chastellanie de Felletin et dans ban et 
lien, chascun an, en bon lieu compétent et solvable, en directe sei- 
gneurie^ les consuls (f^ 29) luy acquileront lesd. deux seitiers seigle^ 
renie, debeus sur lesd. terres. Et ainsi lont promis fere et tenir 
lesd. parties sans venir au contraire par leurs fois et serment, soubs 
lobligation et yppolhecque de tous leurs biens, en renonçant à 
toutes exceptions de fait et de droit adce contraires, et ont octroyé 
lettres en la meilleur fourme en se soubsmettant a la court de la 
Marche, de TofOcial de Limoges et du Roy notre sire, comme sou- 
verain, lune non cessant par lautre. Présens : Lienard Duraille, 
Jehan Robert, Jacques Hélias et Jean Chouveau, bourgois de 
Felletin. Et ont illec judiciellement esté condemnés de leur volonté 
a tenir lesd. accord et transaction et chouses dessusd, sans despens, 
par led. chasteHain, les an et jour dessusdits. 

Â. Bechon, notaire. 

Il ont recognu. — Le damier jour du mois de janvier, lan mil 
iiij<>«lxxvij, presens : Jaques Chouveau et Pierre Bargon, borgois do 
Felletin, tesmoings ad ce appelles, personnellement establis discrës 
hommes Bertrand Roy et Nardon Tuiilier, consuls, ceste présente 
année, de la ville de Felletin, par eulx et leurs successeurs, lesquieulx 
ont assensé a perpétuel a Jehan et Hicheau Monifrans de lad. ville 
de Felletin, led. Hicheau présent et stipulant par luy et par sond. 
frère, etc., une isle estant entre les deux bras de la rivière de Crose 
auprès du molin de la Couste que tiennent lesd. Monifrans par 
parer les draps, et ce par le cens et rente, ung chacun an, apper- 
petuel de deux tourtes, rente, desquelles xij font le sextier que se 
poyeront a chacune fesle de lascension, et en laquelle isle sera leu 
et permis esd. Monifrans mettre et planter deux tendes par tendre 
et aussi par secber et essuer leurs draps, et sans préjudice de pas- 
chier ne passaige de bestail et autres habitans de lad. ville ; deves- 
tffut lesd. consuls, elc„ investant, etc., constitué procureur et 



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- 367 - 

promis garentir en poyant les deux tourtes, etc. ; et lesd. Monifrans 

ont prorais poyer par l'organe dud. Micheau, obligé, juré, renoncé 

compelli et octroyé lettres soubs la Marche, officiai de Limoges, 

senechal de Limosin et autres cours royaulx en la meilleure fourme 

et soubz le seel du consulat. — Jehan Mirabeaut, dict Verdellet, a 

cause de estandre les dras a h'Ilet de la Ville ; — Les Mirabeau, dicts 

Verdellet, ont recognu. 

A. Bechon, notaire, recepit, 

Saichent tuitz qui ces présentes verront et ourront que par davant 
nous Jehan Froment, licencié en loix, chaslellain de Felelin, tenant 
assises aud. lieu, le jour date des présentes, comparurent maislre 
Anthoyne Bechon au nom et comme procureur et saindic des con- 
sulz de Feletin, demandeurs^ d'une partie, et Estienne Maladent 
comme ayant prins la cause et guarentie par Jacques Pasquet de 
Feletin, defifendeur, et opposant a la eslrousse et délivrance de cer- 
taines escuelles destaingts prinses, vendues, eslroussées et délivrées 
par Anthoine Bon Temps, sergent monseigneur, a la requeste desd. 
consulz et par venir au poyement de une quarte seigle, rante, dehue 
de Tan mil iiij« Ixxvij damier passé sur ung vergier quesl raeïiu de 
la franchise et comunallé dud. Falatin, lequel led. Jacques Pasquet 
tient et occupo, assis a lendroitdu pré Columbier, ainsi que se con- 
fronte entre ung vergier des hoirs feu Jame Roubeard, dune part, 
le foussé de la Beytour, daultre part, le vergier de Jammeton 
Chouveau, daultre, et le chamin public, daultre; faites lest^ueljes 
comparussances, led. deffendeur a confessé judiciellameul devoir 
et eslre tenu poier, ung (F° 30) chacun an, lad. quarte seigle 
ausd. demandeurs ou troys tortes par lad. quarte, desquelles douze 
font le seistier, et a chascune feste de lascencion, a cause dud. ver- 
gier, et lesd. consulz avoir droit de percevoir lad, rante, et par ce a 
esté condempné a la poier dauresenavant, et déclaré lesd. consuls 
avoir led. droit, et a guaigé lesmende, ledit defifendeur; et led. 
maistre Anthoyne Bechon luy a remis les arreyrages et despens, 
dont lesd. consulz ont requis acte, que leur avons dissernée a TiielLre 
en leur larrier, et est assavoir que led. Maladent soy ^jourra 
acquitter de lad, rante ea la leur assignant en bon lieu et competaot^ 



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— 368 — 

dedans le ban et lien. Fait et donné le xxvij* jour du moys de mars, 

lan mil quatre cens soixante dix huict. — Quarta siliglnis rendualis. 

— Néant 

(F. Remgard ?) 

Et incontinent led. Estienne Maladent a descbargë led. vergier 
de lad. rente, et icelie leur a assise perpétuellement sur ung vergier 
qnil a assis a Chantaloube entre les vergiers de Tabourin, dune 
part, de Pierre Guiiion, dautre part, et de Helbon de la Roche, et 
la rue publique devant, lequel il a heu dud. Jacques Pasquet, et 
lequel a descbargè envers les consulz de Fellelin de lad. rente, 
promettant la leur poyer, chascun an, jouxte le contenu de ladite 
condempnation. Fait et donné a Fellelin, presens ad ce Lienard 
Bignard, marchand de Fellelin, et Helhon Chassaigne, clerc, tes- 
moings ad ce appelles (1). — Néant. 

A. Beghon, notaire. 

Nota quod die undecima mensis februarii, anno domini millesimo 
quadringenlissimo vicesimo quarto, presentibus, Petro Janelle, bur- 
gensi de Philitino, et Petro de la Roche, predlcti san^^ti Quintini, 
lemovicensis diocesis, testibus, etc., conslituti personaliter Petrus 
Durand! alias Tibbaudi et Laurencius Janella, burgenses de Phili- 
tinno, consules presentis nominale ville de Philitino, pro se et aliis 
consulibus absentibus et suis successoribus, gratis etc., pro com- 
modo et utilitate dicte ville et caritalibus dicte ville que sunt in 
eadem villa, quolibet anno, etc., assensaverunt etc., perpétue etc., 
Jacobo Roberti, burgensi de Philitino, presenti etc., videlicet quam- 
dam plateam sive place eorumdem consulum sitam extra villam 
Philitini juxla porlam de la Pelletarie inler quamdam porralem 
Pétri Bruneli, mercaloris de Philitino, et iler publicum, ex alia, cum 
suis juiibus etc. ; pro qua quidem porrali, sive place, predictus 
Jacobus Roberli et sui debent et tenebuntur solvere et reddere 

(1) Cet article, bien qu*il fasse partie du terrier proprement dit, y 
a été cependant inséré en marge et après coup ; il occupe le bas 
de deux pages, la première correspondant au verso du folio 29, \s^ 
seconde au recto du foUo 30. 



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-369 — 

eisdem consulibus presentibas etc., causa et ratione caritatam dicte 
ville Philitini, anam quartam siliginis, anno quolibet rendualem, 
solveodam in quolibet mense augusti et quicquid juris etc.^ promi- 
seruDt etc., juraverunt etc., renunciaverunt etc., obligaverunt etc.. 
et cunpelli volueruQt et guarentire ab omni censu et redditu cum 
dicta quarta siliginis etc., et concesserunt litteras domiai comitis 
Marchie et officialis lemovicensis in meliore forma etc., et sub 
sigillo eorumdem consulum etc ; et erat sic signatem : Matbeus 
Darandi, recepit. 

Facta fuit coUatio cum originali notule per nos notarios subscrip- 

tos die prima mensis aprilis, anno domini millesimo quadragen- 

tesimo septuagesimo octavo, post quam notulam sequebuntur notule 

sequentes, de quibus etiaiu fuit facta collatio. — Une quarte seigle 

deue par les Roberts pour ung emplacement près la porte de la Pelle- 

terye. 

A. Beghonis. 

Anno et die quibus supra, presentibus Johanne Lejeune, serviente 
domini comitis, et Petro de Molas de Pbilitino, testibus, etc.» cons- 
titua personaliter honorabiles viri Jacobus Roberti, Petrus Durandi 
et Laurenlius Janella et Johannes de Campis, consules (F*" 31) pre* 
sentis annate ville Philitini, pro se et suissucessoribus et comunitate 
seu universitate et bono comuni ejusdem, ex una parte, et Petrus 
Jarguat, mercator dicte ville, eciam pro se et suis, en alia, p reno- 
minati vero consules, gratis etc., assensaverunt, cesserunt et quitta- 
verunt perpetuo etc., dicto Petro etc., videlicet quamdam plateam, 
sive place, contiguam et propinquam domui in qua ipse nunc habitat 
de longitudine decem pedum vel circa capiendo de pariete dicte 
domus sue et de largiludine dicte domus sue, sitam infra viilam 
Philitini in rua vocata de castro juxla domum dicti Pétri, ex una 
parte, et ruam publicam deversus domum Laurencii Janella, rua 
prenominata intermedia, et plateam Johannis Brandonis per ipsum 
sibi assensatam a dictis consulibus, ex alia, et quamdam aliam pla- 
team dictorum consulum desubtus viridarium dicti Pelri Jargat, ex 
alia, cum suis juribus, deveriis» etc. Et pro qua quidem platea sic 
^ssensat? et quittata, dictus Petrus débet et lenetur soivere et red-» 



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- 370- 

dere eisdem consulibus et successoribus suis perpetuo, anno qao- 
libet, in mense augusti, pro facieado caritalem per dictos consoles, 
unam quartam siliginis rendualem, devesliveruntetc, investiverunt 
etc., promiseruntguarenlire etc., emeudare dampna etc., nichil reli- 
nentes, etc. nisi dictam quartam siliginis rendualem, proraiserunt 
etc., juraverunt etc., renunciaverunt etc., obligaverunl etc., et 
cencesserunt litteras ut supra et sub sigillo eorumdem consulum etc, 
in meliori forma etc. et erat sic signatum in flne notule : Hatheus 
Durandi, recepit. 

Facta fuit collacio cum vero originali notule per nos nominatos 
subscriptos, die et anno pretactis. — Pierre JargaU seigle^ quarte. 

A. Beghonnis, nolarius. 

Anno et die et testibus presentibus quibus supra, presentibus 
eliam Jobanne Gentiloti et dicto Petro Jargat, testibus, etc.^ consti- 
tuti personaliter venerabiles et ('iscreti viri Jacobus Robberti, Petrus 
Durandi, Laurencius Janella et Johannes de Campis, consules dicte 
ville Philltini, gratis etc., pro se et suis etc., assensaverunt perpetuo 
etc., cesserunt et quittaverunt etc, venerabili et discreto viro 
magistro Annoto Solli, baccalario in iegibus, presenti, assentanti 
etc. videlicet quamdain plateam modo de novo edifficatam per 
ipsum magislrum Annotum Solli cum quadam porrali sive, exide, de 
relro posita ; et quequidem porralis, sive exide de retra posilo, se 
extendit usque ad palum sive pal viriderii Pétri Jargat de subtus 
magis unum pedem in longitudine, do volunlate eorumdem consu- 
lum, et in largitudine domus ejusdem magistri Annoti Solli. Que 
premissa sita sunt infra villam Phllitini in platea publica ejusdem 
ville vocala de Castro que confroatantur, ab una parte, inter ruam 
publicam per quam itur de dicta villa Pbilitini versus portam castri, 
ex una, et viridorium dicli Pétri Jargat, ex alla, et plateam publicam 
diclorum consulum, ex alia, et plateam publicam eciam dictorum 
consulum desubtus viriderium sive plateam dicti magistri AnnoU, 
ex alla, cum -suis juribus, elc, pro quibus quidem domo et platea 
superius confroulatis et assensatis diclus magisler Annotus débet et 
tenebitur solvere et reddere eisdeu} consulibus e\ successoribus suis, 



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ijrpt^T'jc-- 



-371 - 

anno quolibet et perpétue, et pro faciendo carîtates, anno quolibet 
et perpétue, per eosdeni consules et suos successores, videlicet très 
(P» 32) eminas siiiginis, ad mensuram Philitini, renduales, videlicet 
unum sextarium siliginis pro dicta domo et pro dicta platea, unam 
eminam siliginis solvendam in quolibet mense augusti. Et fuit 
aclom, concordatum et io pactum expresse deductum inter dictos 
consules et magistrum Annotum et de voluntate et censenso eorum- 
dem consulum quod, in casu quo ipse magister Ânnotus ant sui 
beredes et successores assignabunt seu assignabuntur eisdem consu- 
libus ant suis successorîbus easdem 1res eminas siliginis renduales 
infra leucam in bonis locis et coinpetentibus, in illo casu dicti 
consules debent et tenebuntur eosdem capere in predictis locis 
absque contradictione quacumque, et predicta domus et platea de 
rétro posita sunt et debent remanere quittali liberi, et immunes 
imperpetuum de onerationne predictarum trium eminarum siliginis 
rendualium, et tenentes, possidentes et excolentes eosdeni nunc et 
imperpetunm ; divestiverunt etc.. conslituerunt etc., promiserunt 
etc., juraverunt etc., obligaverunt etc., renunciaverunt etc., et 
compelli voluerunt etc., et concesserunt litteras domini comitis et 
officialis lemovicensis meliori forma etc. et sub sigillé dictorum 
consulum etc. ; sic signatum : Matheus Durandit recepit. 

Collacio facta fuit cunc vera originali notule per nos nominatos 
subscriptos, die et anno quibus supra. — Per très eminas siliginis. 

A. Bechonis. 

Nota quod, die vicesima quarta mensisjunii, anno domini millé- 
sime quadringentesimo tricesimo quarte, presentibus, JohahneFer- 
randon et Guillermo Peulardi, servientibus domini comitis Marchie, 
tcsiibus, etc., personaliler constiluti, previdi viri Petrus Chouvelli, 
Jacobus Bargonis, Petrus de Nuero et Mendonus Roberli, consules 
annale presentis ville Philitini, pro se et suis successorîbus, et pro 
comodo et utilitate comunitatis et universitatis ejusdem ville, gratis, 
etc. assensaverunt perpétue etc. discrète vire magistre Annote 
Soiiini, clerice, in legibus baccallarie, ibidem presenti et tanquam 
u|i|mo offerenti, sive çacharissant, et suis beredibus impperpetuum 



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- 372 — 

etc. yidelicet qoamdam plateam sitam ia territorio castri Pbilitial 
iater qaamdam domam dicti magistri Annoti io largitadine capieado 
de parielibas dicte domus quinque brassarom et anius pedis et in 
loDgitDdiae novem brassaram etc., solvendo, annoqaolibet, per 
dictuiQ magistrum AQOotum et suos, aono quolibet et perpetao, 
eisdem consulibus et suis successoribus, racioae caritatam que sont 
in eadem villa Phililini per dictos consoles et soos soccessores, 
QDum sextarium siliginis ad mensoram Philitini, anno quolibet per- 
petoo rendualem. Item (oitactum inter dictas parles et de volontate 
et expresso coosensu dictorum cousulum qood, casu qno dictas 
magister Annotus aut sui assignabont dictum sextariom siliginis 
rendualem ad dictam mensuram in bonis locis et competentibos 
eisdem consulibus aut suis successoribus infra baleocam, in illo 
vero casa dicta platea infehus confrontata et assensata erit et rema- 
nebit exonerata, quitta, libéra et immunis de predicto sextario sili- 
ginis renduali imperpetuum etc. ;di?estiveruntetc, investiverunt 
etc., promiserunt guarentire etc. ab omnibus impedimentis etc., et 
tamenin se suscipereetc, promiserunt etc. jnraverunt etc., obligave- 
runt etc., renunciaverunt etc., et concesserunt litteras sub sigillis 
cancellarie Marchie et dictorum eorum eorum consulatns in meliori 
forma etc. Extractum de registris qundam magistri Hathei Dorandi, 
Dotarii, manu sua propria scriptis. Et facta fuit collacio de eisdem 
per nos notarios subscriptos, die et anno prediclis. — Annet'Soteii : 
seigle^ 1 septier. 

A. Bechonis. — Ita est. 

F* 33. 

Die décima octava mensis aprilis, anno domiui millesimo qaa- 
dringentesimo vicesimo quinto, presenlibus, Petro Régis, Stephano 
Petitonis, Petro Pasqualis et Jolianne Bartholomei, alias Ferraudon, 
et Guillelmo, genero quondam Rogerii Beauvini, et plurit^us aliis 
testibus etc., constiluli personaliter venerabiles et discreti viri 
Johannes Fabri, alias Duraille, Johannes de Valle et Johannes de 
Campis, consules, et ut consoles annate presenlis ville Phililini 
pro se et Guillelmo Maleugne, eorum conconsule, absente, solidiler 
stipulantes et suis successoribus qui pro tempore erunt coi^ul^ 



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— 373 - 

ejusdem ville, et pro commodo et utilitate et eorumdem consulam 
et communitatis ipsios ville, gratis, sponte, scienter et provide, et 
certi de jare et facto sais ac bene consulti, ut asseruerunt, assensa- 
verunt perpetao et in assensam perpetuam tradirerant seque 
assensam perpétue et ad perpetuam assensam seu firmam tra- 
didisse recogno verunt, et in veritate palamque et publiée confessi 
.fuerunt^ dilecto in Cbrista domino Petro Basterii, presbitero, 
et Johanni et Leonardo Basterii, fratribus, licet dicto Leonardo 
absente, tamen dictis suis fratribus pro ipso soiiditer stipu- 
lantibus et ibidem presentibus, et pro se et suis heredibus 
et successoribus universis et singulis imperpetunm soiiditer 
stipulantibus et assensantibus, videlicet, quandam plateam 
sive place ipsorum consulum sitam infra villam Philitini videlicet in 
platea Castri continentem in largitudine et longitudine domus et 
viridarii magistri Annoti Sollini parum magis ant parum minus, 
quadam magna laterna courssierro eunte ante domum dictorum 
fratrum et dicti magistri Annoti, que quidem platea confrontatur 
inter domum et viriderium dicti magistri Annoti, dicta laterna inter- 
media, ex una parte, et ruam publicam, ex alla, et vias publicas de 
latere et rétro, ex parte reliqua, cum suis juribus, deveriis, introi- 
tibus, exitibus et pertinenciis universis. Pro qua quidem platea sic 
assensata et quittata, dicti frates et sui debent et tenebuntur solvere 
et reddere eisdem consulibus et successoribus suis, anno quolibet 
et perpétue, pro caritatibus ipsius ville que fuerunt in cadem, anno 
quolibet, per ipsos, christi pauperibus et omnibus aliis venire volen- 
tibus, videlicet unum sextarium siliginis, anno quolibet rendualem. 
Et dicti fratres neque sui non debent nec lenentur eslargire predic^ 
tam plateam deante nisi de queyria Johann is de Nehomio et Jacobi, 
ejus fratris, retrahendo se de queyria dicti magistri Annoti quey- 
riam domus ipsorum fratrum. Item ulterius assensaverunt dicti 
consules eisdem fratribus, ibidem presentibus etc., quamdam aliam 
plateam ipsorum consulum sitam in dicta platea seu rua castri inter 
quamdam domum dictorum fratrum de rétro et in largitudine ejus- 
dem, ex una parte, et plateam Pétri Pasqualis per ipsum ab eisdem 
consulibus hodie assensatam perpétue, ex alla, et plateam Stephani 
Petitonh, eoL alia, et iter publicum, parte ex altéra, per quod it^ 



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^^^SP"^^^ 



- 37i - 

débet translre una qaadriga ooerata ant non onerata, ex alla, cnm 
suis juribus, etc., pro qaa qaidem platea dicti fratres debent et 
tenebantur solvere, anno quolibet, unaon quartam siliginis rendua- 
lem pro caritatibus etc. Devesliverunt etc., investivernnt etc., promi- 
serunt garenlire etc., emendare dampna etc., promiserunt etc., 
juraverunt etc., obligaverunt etc., reuunciaverunt etc. et concesse- 
runl litteras sub sigillo eorum consulatus etc. in meiiori forma etc. 
Eitractum de registris quondam magistri Hathei Durandi, notarii, 
manu sua propria scriptis ; et fada fuit coUacio de eisdem vero 
original!^ die et anno predîctis. — Pierre Bastier^ un sextier 
sei^e. 

A. Beghonis. — Ita est. 

F* 34. 

Die décima oclava dicti mensis, anno domini quo supra, presen* 
tibus testibus quibus supra, dicti consules gratis etc. assensavcront 
perpetuo Petro Pasqualis presenti etc. qnamdam plateam ipsomm 
consulum sitam in platea Castri et contiguam domui ipsius Pétri 
Pasqualis de rétro, ex una, et in largitudine ejusdem et plateam 
dictorum fratrum, ex alia, et iter publicum per quod itur de porta 
de la Pelletarie versus portam castri, ex alia, et quoddam iter 
publicum de rétro, ex alia, cum suis juribus etc. Pro quaquidem 
platea sic assensata, diclus Petrus Pasqualis débet et tenetur 
solvere et reddere eisdem consulibus et successoribus suis, anno 
quolibet et perpetuo, unam quartam siliginis rendualem pro 
caritatibus ejusdem ville etc. ; divestiverunt etc., investlverunt 
etc. obligaverunt etc. omnia bona dicti eorum consulatus, et dictus 
Pasqualis, omnia bona sua, etc., promiserunt guarentire etc., 
emendare dampna etc., promiserunt etc., juraverunt, etc., renun- 
ciaverunt etc., concesserunt litteras in meiiori forma etc. sub 
sigillo eorum consulatus etc. in meiiori forma etc. Extractum de 
registris quondam magistri Mathei Durandi, notarii, manu sua pro- 
pria scriptis ; et facta fuit collacio de eisdem cum vero originali, die 
çt anno predictis. — Pierre Pascal, seigle^ / quarte. 

A. Beghonis. — Ita est. 



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— 375 — 

Àddo et die et tesiibus presenlibus quibus sopra etc., dicticon-^ 
suies gratis etc. assensaverunt etc. perpetuo etc. Stéphane Petitonis, 
coyralorio de Philitino, presenti etc., videlicet quamdara plateam 
suam silam in dicta platea castri cum suis juribus etc. iuter dictam 
plateam dictorum domini Pétri Basterii, Johannis et Léonard), fra- 
trum, que est posita de rétro eorum domum, ex una parte, et quam- 
dam plateam Laurencii Janeile que est posita rétro domum ipsius 
Laurencii, ex alia, et iterpublicumsivequamdammagnam viamque 

débet [ ] de rétro, ex alia ; pro qua quidem pialea dictus 

Stephanus débet et tenetur at sui solvere et reddere eisdem consu- 
libus presenlibus etc. unam quartam siliginis, anno quolibet ren- 
dualem, solvendam cartitatibus ejusdem villeetc. ; divestiverunt etc., 
investiverunt, guarentire etc. emendare dampna etc. promiserunt 
etc., juraverunt etc., obligaverunt etc., renunciaveruntetc, etcon- 
cesserunt litteras ut supra etc. 

Eitractum fuit de dictis regislris et facta fuit collacio est supra. 
— Pierre Bastier, seigle, quarte. 

A. Beghonis. — Ita est. 

Anno et die et testibus presentibus quibus supra, dicti consules 
gratis etc. assensaverunt perpetuo etc. Laurencio Janeile, burgensi 
de villa Phililini etc., licet absente, tamen domino Guiilelmo régis, 
presbitero, pro ipso et suis solemniter stipulante etc., videlicet 
quamdam plateam ipsorum consulum sitam in dicta platea castri 
inter quamdam plateam dicti Stephani Petiton, ex una parte, et 
[blanc exislant dans le manuscrit] ex alia, et predictum iter sive 
viam, ex parte reliqua, pro qua quidem platea dictus Laurencius et 
sui debent et tenebuntur solvere et reddere eisdem consulibus et 
suis successoribus unam quartam siliginis, anno quolibet et perpé- 
tue rendualem, solvendam caritatibus dicte ville Philitini; divestive- 
runt etc., investiverunt etc., promiserunt guarentire etc., emendare 
dampna etc., promiserunt etc., juraverunt etc., obligaverunt etc., 
renunciaverunt etc., et compelli voluerunt etc., et concesserunt 
litteras ut supra in meliori forma etc. 

Eitractum fuit de dictis registris manu propria dicti magistr^ 



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— 376- 

kathei Darandi scriptis ; et fuit facta coUacio ut sapra. — Laureni 
Janelle, seigle, 1 quarte. 

A. BEcnoNis. — Ita est. 



P85. 

Nbhom (1) 

Il on recognu. — El premièrement sur le lieo du Boix, par le 
lien de Honnarat, assis en lad. paroisse, rente, seigle, nng seixtier. 

II on recognu. — Item au lieu de Honteix en lad. paroisse : 
renie, seigle, Iroys quartons; avene, trois quarlons. 

Il on recognu. — Ilem, au lieu de Buxiere Michel, aulremenl 
appelle la Buxiere-Rougier, assis sur la rivière Ronseille en lad. 
parroisse de Nehom, esl leneroencier Pierre de Buxiere, seigle, ung 
seixlier, qui a esté condempnë a le poyer par maislre Jehan Fro- 
ment, chaslellain de Phelietin, eslant greffier, Jehan Froment, son 
frère, lan mil iiii<*lxxvii, la condempnacion est en consulat : seigle, 
ung seixtier. 



yVLAIGNAC (2) 



El premierament, sur le lieu de louche que tient Ghalival dadlt 
lieu, rente, seigle, deux seixtiers. 

(\) Neoux, canton d*Aubusson. 

(2) Magnat-rEtranjje, canton de la Courline, 



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— 377-' 
PeNSUYT la ville de f ELLETIH 

iVEGQUES LES ENCLAVES DICELLE 

Et premièrement. 

Il a recognu. — Sur le seigneur Darfeuille a cause du lieu de 
Fours quil tient occupé en sa main, rente, seigle, trois seixtiers« 

Il a recognu. — Item plus sur led. seigneur Darfeuille a cause 
du lieu de Buxiere Meynardquil occupe et lient en ses mains, seigle, 
rente, une emine. 

Il a recognu. — Item plus sur led. seigneur d'Arfeuille et sur 
tous ses biens, par le testament de feu noble Jeban Mourin, escuier, 
en son vivant seigneur dud. lieu, lequel testament fut receu par feu 
maistre Jeban Becbon, seigle, rente, ung seiitier. 

Il on recognu. — Recognu de nouveau. — Item plus sur le lieu et 
vîliaige de la Sale assis en la paroisse de Beaumont les Feletin, 
seigle, rente, trois seixtiers troys quartes. 

Il on recognu. — Recognu. '- Item plus au lieu et villaige de la 
Saigne près dud. lieu de la Sale^ rente, seigle, cbacun an, une 
emine. 

// on recognu en nouveau. — Item sur les molins fariniers de mon- 
seigneur le conte de la Marche, la recognoissance fut faite pieça par 
Jehan Robi, mousnier, qui tenoit par lors lesd. molins, et est cy 
devant en cest présent terrier insérée : seigle, rente, troys seixtiers* 

// on recognu en nouveau. — Jehan Granchier. — Item sur le molln 
qne tiennent les hoirs de feu Guillamy de la Villauxe, lequel molln 
est sur la rivière de Croze entre le pont Soubre et le pont Soublre 
de lad. ville et au desoubz des molins fariniers de monseigneur le 
conte; et duquel molin la pluspart est du fond et de la seigneurie 
de la ville, et la lettre est au consultât : seigle^ rente, ung seixtier* 

85 



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— 378 — 

11 on recognu. — Item sur le prieuré de lad. ville de Phelletin, 
keigle, rente, cingt qaartes. 

Modo tenet Fiacre Pasquino le jeune; — Legier la tient a presant ; — 
il a recognu. — Item sur lauslel feu Pierre Gendre assis au quarref- 
fort de lad. ville de Phelelin, au devant de la treverse joignant a la 
maison des hoirs feu Jehan de Nehom et a la rue publicque par ont 
len vient de la porte de la Pellelarie a la traverse : seigle, rente, ong 
sestier. 

Les Pasquetz la tiennent — Item sur la maison de Liennard Pas- 
quet, fils de feu Anlhoine Pasquet, assise a Phelietin entre la maison 
de Liennard Durand, dune part, la maison de Jacques Pasquet, frère 
dud. Liennard, dautre part, et la rue publicque du Harchedieu^ 
dautre part. Et la recognoissance faicte jadis par feu Anthoine 
Pasquet, son père, est en ce présent terrier, et cy dessus incor- 
pourëe : seigle, rente, une emine. 

Les Diverneresse. — Item sur le heritaige des Chappellas^ antre* 
ment appelle Barnardes et sur les près dudit heritaige, lequel est 
assis a Champteloube, et lesd. prés sont situés au dessoubz de 
lestang de la Paie, et la recognoissance est au présent terrier ey 
dessus contenue : seigle, rente, troys quartes. 

F»37. 

Item sur le pré appelle le pré d'Antraigues, lequel est a présent es 
hoirs de feu Andrieu Hontfrand, et se tient et se confronte, dune 
part, en nng pré de Jacques Chouveau, dune part, le pré des hoirs 
feu iehandinet, dautre part, et la rue par ont len va de Phelietin, 
dautre part : seigle, rente, une quarte. — Néant. 

11 on recognu. — Les Mirabeau dix (sic) Verdolet. — Cest assavoir 
que les hoirs de feu Andrieu doivent, outre lad. quarte, deux tourtes, 
rente, a cause de lile quest au près de leur moUn et dont la reco- 
gnoissance est escripte cy devant au présent terrier. 



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Anthoine Besson la tient a presant et a recognu. — Item, sur* Une 
maison assise a Phellelin entre la maison des hoirs feu Jehan Bar- 
ghon, dune part, et la maison de Pierre de Besses, cousturier, 
laquelle a este jadis aux Janlillos : seig'e, renie, cinqt quartes. — Et 
esta noter que icelle maison appartient aux hoirs de feu Balholomy 
Chouveau et fust acquise de Symon Fouchier, qui fist en son vivant 
la recognoissance de lad. rente aux consulz, aiusi quest contenu cy 
devant au présent terrier. 

Lx)uche que tient a presant François de la Mazure qui! tient par ypo- 
theque de Chouveau. — Item, doivent plus lesd. hoirs de Chouveau 
par une terre que fut acquise de la Blanchonne et est assise au terri* 
toire des Chasaulx, une tourte; et ce oullre une tourte quilz doivent 
par lerytaige de Jehaneaux, et oultre les rentes quilz doivent par le 
vergier de la Pelletarie qui a esté et est de la foudalitë et seigneurie 
de la ville. 

Il on recognu. — Reconnu par Anthoine le Conte. — Item sur une 
maison, laquelle a este de feu Pierre dau Murt qui fist la recognois- 
sance; et est en ce présent terrier cy dessus et emprës advint a feu 
Michel Coyrat ; et par le présent la tiennent Deays Peyrichon et 
Anlboyne Queytou, dit Pinton, a cause de leurs femmes, et est assise 
entre la maison de Jacques de Nehom, dune part, et la maison des 
Bonichons, dautre part, et la rue publicque devant : seigle, rente, 
une émine. 

Gambellon a recognu sur le village du Monsallier. — Item sur louslel 
que a esté de Bartauld de Ris, et a présent est a Jehan Tixier, joi- 
gnant a loustel des hoirs feu Jehan Brandon, dune part, et le vergier 
de Soly quest de la fundalite de la ville, dautre part : seigle, ung 
seitier. 

Item sur loustel de feu maisire Amyeu Solly et sur le vergier de 
darnier : seigle, rente, troys seix tiers, quarte, pen. — Néant. 

Gambellon. — Item sur loustel Gambellon assis entre loustel dd 



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— 380- 

Symon de Yillemonteix, dune part, et a loastel de Liennard de 
FoQtaneilhas, daatre part : seigle, aoe quarte. — Néant. 

Item sar loustel de Villemonteîs joignant a loastel dud. Gam- 
belloQ : seigle, une quarte. — Néant. 

Item sur loustel de la Petitone confrontant, dune part, a loustel 
dud. Villamonteis et, dautre part, a la maison neufve de Hicheau et 
Jehan Brandons : seigle, une quarte. — Néant. 

Jêoquôs Salândroze a vtmdu a monsieur le doucieur Durand, — Item 
sur la maison de feu Liennard Jargnat assise au chasteau, au quar- 
refourt, asssise (F<> 38) entre les deux rues, de deux parties, et la 
maison des hoirs feu maistre Amyeu Soly, dautre partie, et dont la 
recognoissance est occupée en ce présent terrier cy devant : seigle, 
rente, une quarte. 

Il on recognu. — La maison a la Valle. -- Item sur la maison de 
Anthoine Lavalle assise aux faulx bours audevant de la font a 
laneau, la rue publique entre my, la maison de Jehan Faure, dautre 
part, et la rue publicque par ont len va de Felletin a la Faye, dautre 
part : seigle, rente, une emine. 

Eitiennô [ ] ; — Sainct Seoury le tient a présent. — Item 

sur ung vergier des hoirs de feu Jehan Dinet que est joignant au 
yergier de feue Ponelle Romanete, duquel les hoirs de feu Jehan 
Dinet sont tenenciers, et est ied. yergier a lendroil du pré Colombier : 
seigle, rente, une quarte. 

Modo tenet dominas Petrus de Fouresto, presbiter. — Item sur les 
hoirs feu Jehan Janelle a cause dune terre qui] tient de la ville, 
assise au dessus le pré Yinier a lendroit du chamyn per on len va 
au Gros : seigle, rente, une quarte. — Néant. 

Les Feydeau. — Item sur Liennard Feideau a cause dune terre 
que estoit de la ville, laquelle il a acquise dud. Janelle que luy avoit 
pste baillée par assence : seigle, rente, ung quarton. — Néant, 



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- â8i — 

La Pot/rat/. — Item sur ung vergier de Jehan de Chaslaitigtz qui 
est de la directe seigneurie de la ville, et a lendroit du pré du 
Colombier et ioustel Dieu de Felletin : seigle, rente, une quarte, 

La PourauL — Item sur ung vergier de Nardon Bignat assis audit 
endroit : seigle, rente, une quarte. 

Micheau Roche la tient pour le présent. — Item doit Guillaume 
Tuillier, chacun an, ausd. consulz de anueile et perpétuelle rente t 
e, une quarte. — Néant. 



Il a recognu. — Af« Anthoine Chiron la tient a présent. — Item sur 
Ioustel et maison de Pierre Mignon, fllz de Guillaume Mignon, assis 
en lad. ville de Feletin ainsi que se confronte entre la maison des 
hoirs BarthoJomy Chauveau, dune part, la maison de Pierre Groulard, 
dautre part, la rue du marché du blé et la rue du pont du Treyt, de 
deux parties ; et la recognoissance a esté faite autre foy par led. feu 
Guillaume Mignon, ainsi quest contenu en cest présent terrier cy 
devant : seigle, rante, une emine. 

Maytre Pierre Bazoche la tient pour le présent, alias Silvain ; — Cest 
la maison de Cheziamoureux qui ont recognu de nouveau. — Hem, sur 
la maison des hoirs feu maislre Guillaume Indust de Saint Frien, 
laquelle est joignant a la porte de la Pissaloche et confronte a la 
maison de Saint Nycholas (!) et a la rue publique de devâut ; et per 
accort et composition faite avec les consulz, de laquelle y a lettre 
receue par feu maistre Jehan Bechon, que Dieu pardoint : seigle, 
rente, ung seixtier. 

Jacques Chauveau, seignieur de Rocheffort ; — Les hoirs W* Jehan 
Gippoulon la tiennent, — Item sur Jacques Pasquet, filz de feu Jehan 
Pasquet, a cause de prat Gros joignant au pré du prieur, et dont la 
recognoissance a este receue par led. feu Jehan Bechon et est con- 
tenue en cest terrier cy devant : seigle, rente, ung quarton. 

(i) Il b'agit sans doute d'une auberge portant pour enseigne Timage 
de saint Nicolas. 



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- 38Î - 

Il on recougnu. — Le tient messine Pierre Texier de Saint Quentin ; 
— Les filles de chez Canevat tiennent lad. maison qui est a la rue de 
chez la Jasseix. — Ilem plus sur loustei de messire Lîennard (F» 39) 
Bernard, prebtre, lequel il a acquis des hoirs feu Pierre Petit Boni- 
chon, et est lad. maison movant de la directe seigneurie et fondante 
de la ville et se confronte a loustei Charasson, dune part, la 
muraille de lad. ville, dautre part, le vergier de Jacque Bonichon, 
dautre part, et la rue publique, devant : seigle, une quarte, rante. 
^ Item plus une Iourte, desquelles douze font le seixtier, et est 
assavoir que sur ce a lettre receue par messire Hugue de la Sale, 
notaire, le vingt ungniesme jour de lan mil iiij<> xxx neuf. 

La mesteyrie de Lavault. — Item sur Anthoine des Champs a cause 
des terres quil a prins de la ville touchans a sa mestanarie de Laval 
et au terroir de Peira Soupesé, et par composition faites averqaes 
les consulz, laquelle est enregistrée en cest terrier cy dessus : seigle, 
rente, deux seixtiers. 

Jehan Deschamps la tient a presant. — Item sur le vergier de 
Jaques Pasquet, verrier (1), damier le foussè de la Pelletarie et a 
lendroit du pré Colombier, et lequel il a acquis de Estienne Haie- 
dent et est de la directe seigneurie de la \ille, et a esté led. Haie- 
dent condempné a la payer ainsi que appart par la condempnacion 
donnée du chastellaiu de Felletin, cy devant insérée : seigle, renie, 
une quarte. — Néant. 

Les Meionz Jaques et Jehan, frere-s, la tiennent pour le présent; — 
Anthoine Robitz. — Item sur le foint et partie du vergier du molia 
des prebtres que tenoit Jarri, et en est dctempteur Girauld du Bort : 
aeigio, une quarte. 



(i) Il serait intéressant de savoir si le mot verrier s'applique ici à 
une profession. Je sais seulement qu'au xviii* siècle 11 fut vaguement 
question d'établir uiiç verrçrie û J-eUeUn. 



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— 383 — 

SeDsuyvent (1) autres rentes dehues a la ville de Pheletin, les- 
quelles lea a coustume payer aux charités de lad. ville, en tourtes ; 
lesquelles tourtes doivent peser, chacune, par commune exlimacion, 
douze livres, desquelles tourtes les douze font le seixtier ; les six 
tourtes font une emine, et ensuyvant troys Iourtes font la quarte 
seigle. 

Les Barjons. — Et premièrement Micheau et Jehan Brandons, filz 
et héritiers de feu Jehan Brandon, en son vivant bourghoiz de 
Pheletin, dévoient et estoient tenus a la ville a cause dune maison 
ou ilz tenoient leur eslable, assise a lendroit de la maison de Ber- 
tauld de Ris, et laquelle fait coing entre deux rues publiques, et est 
au devant de la maison neufve desd. Brandons : seigle, rente, ung 
seîxiier ou douze tourihes, chacune de douze livres, estans icelles 
tourtes a la value dung seixtier seigle, et le tout au choix des 
consulz ; et parce que lad. maison est advenue au partaige dud. 
Jehan, doit led. Jehan ung seixtier seigle ou lesd. douze tourtes. 

La Barje ; — Recognu. — Item doit le tenemencier de la Barge 
a cause de mener paistre son bestailh et du marchage qu'il fait en la 
franchise de la ville de Felletin, seigle, ung quarton, et se obliga a 
le poyer, chacun an, Jacmet de la Barge tant que marchera dans la 
franchise et sans préjudice des autres lettres sur ce faictes par les 
consulz de Fellelin a feu son si-e, es quelles n'entend prejudicler, 
les consulz aussi. Fait et donné le dernier jour de janvier, lan mil 
cccc septante neuf, présents ad ce : Liennard Montfrand dit Pas- 
nauld, Ânthoine Chambon et Jehan Mirabeau, tesmoings ad ce 
appelés. 

A. Bechon, notaire, recepit. 

Cest présent terrier fut jadis baillé a menuter a feuz maistres 
Mathieu Durand et Amieu Soli, notaires, et parce quilz le radige- 
rent par escript en papier, lequel papier par laps de temps se fust 

(1) Ici commence le texte reproduit en fac-simil^. 



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— 384 - 

peu corampre et anichiller, a ceste cause, le neufyeme jour davril 
lan mil iiij''(1), les consulz qui estoient par lors commuent fea 
maistre Jehan Bechon, mon père, que dieu pardoint, notaire public, 
en son vivant, et juré des cours des chanceilaries de la Marche (2) 
et officiai de Limoges, lequel coroança le présent terrier et receat 
plusieurs recognoissances, lesquelles sont signées de sa main ; et 
despuis, Anlhoine Bechon, notaire public et juré des chanceilaries 
de Montferrand, de la Marche et officiai de Limoges, a la requeste 
des consulz de Felletin, ay parahavé le présent terrier par mande- 
ment a moy sur ce donné, et ay fait diligente collacion avecques les 
terriers vieulx et anciens, et lieves, pencartes et baillettes desd. 
charités, lequel terrier, avecques les notaires cy-dessoubz escripts, 
jay signé de mon seing manuel, le vingtyeme jour du moys de 
février, lan mil quatre centz soixante-dix-neuf, estans consuls de la 
ville de Phelletin, discrés hommes Jacques Tixier, Anthoine Bechon, 
Jacques Roubert et Liennari Pasquet, bourghoiz et marchans de 
lad. ville de Felletin. 

A. Bechon, notaire. — Ainsi est. 



AiCHENT tuit qui ces présentes 
verront et ourront que, parde- 
vaut nous Guillaume Couleilier, 
bachelier es lois, lieutenant de 
monseigneur le chastellain de 
Felletin, tenant audience quant ad ce aud. lieu et jour date des 
présentes, appelles en nostre compagnie discrés hommes Jehaa 
Robert et Jehan Tixier, arbitres eleuz par les parties ci-dessoubz 
escriptes, comparurent les consuls de la ville et communaultë de Fel- 



(1) Il y a ici manifeslement une erreur de copiste, puisque le notaire 
Jean Bechon nous apprend, lui-môme, que les notaires chai-gés de 
rédiger le terrier primitif, en 1400, étaient Amyon Soully et Mathieu 
Durand, et que c'est le 15 août 1447 qu'il fut chargé par les consuls 
d'en rédiger un nouveau. 

(2) Ici se termine le texte reproduit en fac-simil^. 




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-388- 

leUn, demandeurs dane part, el Jehan Allari, merchans de Felletin, 
deffendenr, danilre part; faictes lesquelles comparoissances (P 41)» 
fust faite par lesd. consuls deroandeaud.deffendeurduDgsextiersegle^ 
mesure de Felletin, restant de neuf années dernièrement encheues, 
lequel led. deffendeur leur avoit promis et accordé bailler, chacun 
an, pour estre employé es charités et aulmosnes de Fellelin, lan 
mil quatre cens septante, a cause de certaine composition et accord, 
fait par raison de ce que led. Allari avoit transporté le cours naturel 
de la rivière de Croze passant par son pré, quest au dessoubz de 
pont soubtre, et soubs gorse suau quil a acquis du seigneur de 
Saint- Afferan ; et en ce faisant, avoit pris et occupé du communau 
de lad. ville, par quoy avoit compousé a poyer led. sextier segle, 
ce que pas navoit fait, et par ce Tavoient fait adjourner par Anthoine 
Bontemps, sergent monseigneur, pardevant mond. seigneur le chas- 
tellain de Felletin, qui avoit remis lesd. parties a comparoir parde- 
vant nous et lesd. arbitres et de leur vouloir et consentement à 
aujourd'huy. Or disoient lesd. consuls que leur inlencion estolt très 
bien fondée, et concluoient a fin de poyement aux arrérages, et que 
led. deffendeur heust a continuera poyer led. sextier segle par le 
temps avenir et aux despens, et offroient a prover. Par lequel def- 
fendeur fut dit et respondu que touchant lad. demande il sen rap- 
portoit ad ce que sen trouveroit et vouloit prendre droit par nous^ oys 
les tesmoings qui seroient produits par lesd. consuls, lesquieulx con- 
suls par prover leur intencion, nous ont produit a tesmoings Jehan 
Feydeau, bourgois de Felletin, maistre Pierre Soulvain, notaire, 
Anthoine Bandy, tixeran, Anthoine Chambon, Liennard Durand et 
Michon Allari, lesquieulx avoient jour par led. sergent, et emprès dep- 
pousarent par leurs seremens a la inlencion desd. consuls, saulf quils 
ont plus dit que led. Jehan Allari devoit estre quitte dud. sextier 
seigle en {assignant ailleurs en bon lieu et compétent, ou en baillant 
a la ville quatre escus par une foix, pour iceulx employer au prof- 
figt de la ville; et leur depposilion rédigée par escript ont esté leues 
aud. deffendeur, qui de tout s'est rapporté ad ce que nous plairoit 
ordonnés ensemble lesd. arbitres. Pour quoy comparans lesd. parties, 
veu le plaidie dicelles et les despositions desd. tesmoings, nous 
^vons dit et declairé que lesd. consiils ont droit de prendre et percç* 



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— 386- 

voir led. seitier segle, rente, sar led. Jehan Allari acaasedud. cours 
deao qu'il a transpourtë au coromunau de lad. ville, et que led. 
Jehan Allari sera tenus le leur poyer, chacun an appertuel, a chas- 
cune feste de lascencion, et ad ce faire lavons condempné de sa 
volonté (f<> 43) et sans despens dung cousté ne daullre, pourvea 
quil ne poyera aucuns arrérages mes que lan présent et a la pro- 
chaine feste de TAscension, et aussi que en baillant quatre escus 
par une foix ou leur assignant led. sexlier segle ailleurs en bon lieu 
est compétent, il sera deschargé dicelui sextier segle. Si donnons 
en mandement au premier sergent monseigneur sur ce requis de 
fere joyr lesd. consuls dud. sexlier segle sur led. Jehan Allari et tous 
ses biens, et de leur contraindre a le leur poyer par toutes voyes et 
manières dehues et raisonnables. Fait et donné soubs le scei de 
nous lieutenant dessusd., en tenent lad. audience le vingt-septième 
jour du mois de feuvrier, Tan de grâce mil quatre cens quatre-vinglz. 
— Le molin de Monsieur Grandchier. 

CoTEUER, lieutenant. 
Par votre commandement, 

A. Beciion, notaire (le greffier absent). 

Le dixième jour du mois d'avril, lan mil quatre centz quatre- 
vinglz et ung, presenz ad ce : Jehan Bastier et Anthoine de Roussa- 
neix, cordonnier, tesmoingz ad ce appelles, ont esté establis en leurs 
personnes, Lienard Durand, Peirol Goumot et Jaques Beraigne, 
consuls de Feilelin, ceste présente année, lesquicuix ont asssencè 
apperpeluel a Henrri Couronnet, courdonnicr de Felletin, présent, 
c'est assavoir une place assise a Felletin entre la rivière de Crose, 
d'une part, et le chemin public par où Ten va du pont Soubre au 
molin de là Yergne et la chouchière de Anthoine de Roussaneix, 
d'autre part, et laquelle place contient douze pies de longueur et 
autant de large par en fere une ou pluseurs chouchières, et ce par 
le sens et rente de trois tourtes, dont douze font le sextier, ou dune 
quarte segle que se poyeront, chacun an, apperpetuel, a chacune 
feste de lascension aux charités de Felletin. Et se sont dessaisis etc., 
saisi etc„ constitué precario etc., promis guarentir en popnt lad. 



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-387 - 

quarte segle ou iesd. trois tourtes, rente, a chacune fesle de lascen* 
sion, etc. Et (out ce ont promis et juré tenir Iesd. parties soubs Tobli- 
gation de tous leurs biens etc., en resservant tous intérêts etc. et 
renonçant a toules exceptions de fait et de droit etc. Et ont volu lesd« 
parties estre conlrainctes (F° 43).par la Marche, officiai de Limoges, 
baillif de Monlfferrand elc.^ et ont octroyé lettres soubs le seel du 
consulat de Feilelin en la meilleure fourme. 

A. Bechon, notaire, recepit. 

L'an rail quatre cenlz qualre v.nglz et deux, et le xi"«jour de 
may, Barlholomy Charabon, peigneur de Felelin, compousa avec les 
sires Bertrand Roy, Liennajd Montfranc, Anlhoine Tixier et Jacques 
Beraigne, consulz, celle année de Felletin, par raison des comrau- 
naulx de Felletin quil avoit joingtz a ses terres que sont près le lieu 
du Gros, en deux tourtes dont les douzes font le sexlier, et les a 
promises payer, chacun an, au jour de Tascension, pour estre 
employés aux Charités, et assises sur toutes ses terres et biens per- 
pétuellement, et par ce, les a obligés et ypothecqués. Presens : Jany 
Grand, Liennard Remondeix et Pierre de La Font, sergent monsei- 
gneur, et moy notaire ci dessoubz escript, qui ay reçue ces présen- 
tes soubs le seel des consuls avec sermens, renonciation et soubs la 

[.. ] de la Marche. 

A. Bechon, notaire, recepit. 

Lan mil quatre centz quatrevingtz et quatre. 

Il ont recognu. — Lexxv"»*» jour du mois de mars. Tan mii quatre 
centz quatie vingtz quatre, par le commencement dudit an (1), pré- 
sent Methon Congoussal, Solon et Anlhoine Moussard, dit Tillon, 
tesmoingz etc., ont esté establis les sires Guillon Roy, Michau 
Brandon, François Deschamps et Guillaume, dit Meaulme, tuillier, 
consulz cest an dud. Feletin, lesquleulx ont assensé et baillé en 

(1) Cette remarque nous montre qu'il était d'usage à cette époque, 
dans le pays, de faire commencer Tannée le 25 mars, jour de la fête 
de rAnnoncialion. Toules Jes dates données dans ce travail sont en 
vieux style ; pour les ramener à notre manière actuelle de compter, \\ 
faudru les rectifier d'après cette indication chignologique. 



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• 388 — 

contrauct emphiteolic, perpétuel lemenl, a Jehan, filz de fea Mathiea 
de Grandchier, Sollou présent etc., c'est assavoir un petit comma- 
nault que lad. ville avoit sur la revière de Crose audeia de son 
moulin de tan et jougnant a la revière de Croze, que fait division 
entre luy et le pré des hoirs feu )Hchon Allari, et en dispenser a 
son plaisir, et ce soubs la rente, chacun an, dune tourte, au jour 
de lascension notre seigneur, dont les douzes font le sextier; et se 
sont dissaisis, etc., saisis etc., constitué etc., et promis guarentir 
en poyant lad. tourte ; obligé, juré, renoncé a opposition etc., com- 
pelli par la Marche, ofQcial de Limoges, senechal de Limosin etc. 
Concédé lettres en la meilleure fourme. Somme, une tourte. — Le 
moulin a feu Pierre et Claude Grandchier, pour un communal. 

A. Becuon, notaire, recepit. 
F* 44. 

Item Jehan Hiton dit Liborzut, par une maison qu'il a bnsti joi- 
gnant a sa maison au faulxbourgs de La Font, et par certaine place 
quil a occupé en faisant lad. maison, doit, chacun an, rente, segle, 
une quarte, ainsi quappert par sa concession receue par moy 
notaire et commis a fere les terriers, le dix huitiesme jour de feu- 
vrler lan mil quatre cenlz quatre vingiz et six ; presentz : Fiacre 
Moussard et Anlhoine Allari, sergens monseigneur. — Segle, une 
quarte. 

A. Bechon, notaire. 

Pierre Paraton a recoguu. — Le xiiP jour de mars, l'an mil 
quatre cenlz quatre vingiz et six, presens, Jacques Chauvau, Lien- 
nard Besse et maistre François Maladenl, tesmoings, ont esté esta- 
blis les sires Bertrand Roy, Liennard Thuillier, Anthoiiie Chouvau 
le jeune, et Liennard Ilelias, consuls ceste présente année, de la 
ville et faulx bourgs de Fellelin, par eulx et leurs successeurs, par 
le profflt de lad. ville, ont accensè perpeluellement etc., a Anthoine 
Peraton, bourgois de Feletin, présent etc., ung aguilhon de pasturau 
contenant ung quarton de paschier ou environ, assis audessus du 
pré dud. Anthoine, et joignant a la revière de Gourbeillon et au 



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- 389 — 

pay Mas Chareau, et ung chemin enlremy, par ou len va au pré ie 
Liennard Durand^ et lequel led. Anthoine doit fère par passer et 
repasser une charrette; laquelle accense ont fait lesd. consuls aud. 
Anthoine soubs le sens et rente perpétuel dune quarte segle, mesure 
de Feletin, chacun an, laquelle ledit Anthoine Perraton a promis 
poyer ausd. consuls ou a leur procureur, a chacune fête de l'ascen- 
sion notre Seigneur; et se sont dissaisis lesd. consuls, etc., investis, 
etc., constitués precario, elc, promis garenlir, etc. Et tout ce ont 
promis et juré tenir lesd. parties par leurs seremenls etc., et soubs 
l'obligation de tous leurs biens etc., et resservant despens etc., 
compelli par la Marche, officiai de Limoges, baillif de Monlferrand 
etc. et concédé lettres en la meilleure forme soubs le seel desd. con- 
sulz. — Le pré de Régis sur la rivière de Gourbillon. 



A. Bechon, notaire, recepit, commis a fere les terriers. 



F045. 



Le vii"»« jour de mars, lan notre seigneur mil quatre cenlz quatre 
vingts et dix-neuf, presentz, messire Liounard Bargon et Jehan de 
Chaulx, prebtre, et Pierre Pailheron, tcsmoings, etc., ont este esla- 
blilz Jehan Tixier. François Deschamps et Pierre Barghon, consuls, 
ceste présente année, de Fellelin en la Marche, et prenans en main 
par Guillaume Tixier, aussi consul, absent, les quieulx, par le 
proufût de la ville, ont assensé et bailhé apperpetuel a Pierre 
Robert, sellier de Felletin, présent, etc., cest assavoir une place 
quest auprès de la porte de La Font, contenant unze trailz de long 
ou entour et commençant a une chayne de fer a la quarrie de bas 
que doit estre franche devers la ville, et tirant droite ligne devers la 
ville, et ce par fère ung ouvreur ou deux, et pourra monter en hault 
tant que monte le machecol, et eslargir en lad. eslage daull devers 
le fossé jusques à deux pies et demy, et fera led. Robert sont esgout 
devers led. fossé. Cette assence perpétuelle luy on fait lesd. consulz 
en poyant, chacun an, a notre dame de Chandeleux, a eux et a leurs 
successeurs, quinze soulz tournois que leur a promis poyer et se 
sont dissaisis etc., saisis, etc., constitué precario etc., promis garen- 
tir en poyant, chacun an, lesd. quinze soulz aud. jour commQ 



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-^ 390 — 

dessus, et ont receue par les intrages (1) [ ] et àê 

fait vingt livres tournois dont lont quiclé. Et tout ce ont promis et 

jure tenir, oblige etc., emandé, renunçant compelli par la Marche, 

ofQcial de Limoges, baillif de Moniferrand. Octroyé lettres en la 

meilleure forme. — La maison des filz de Haulx qui regarde dans te 

fossé. 

A. Beghon, notaire. 

Il a recognu. ^ Le viii^ jour daoust^ ian notre seigneur mil 
cinq centz, presentz, Jacques Cbouveau et Barlhelomy Cbouveau, 
et François Petilhat, tesmoingz, establi Pauly de Dighon, boucber 
de Felletin, lequel, de son bon gré, a confessé tenir des consulz et 
communauté de la ville de Felletin, presens, Guilhaume Tixier, 
consul et moy notaire estipulans, cest assavoir deux eslages, hault 
et bas, jougnans a la porte de la Font Aianel de Felletin, et depuis 
la murailbe, la tour jusques a laultre murailhe quest joignant a la 
porte du fossé dud. Felletin ; et par icelles estages et place a promis 
et promect rendre, chacun an, de perpétuelle sensive et rente aulx 
consulz et communauté de Felletin dix soulz tournois en aoust. Et lesd. 
consulz, ainsi que led. Guilhaume Tixier, consul dessusd. a affermé, 
ont receu quatre livres tournois de intrages et en ont quicté, etc. ; 
et tout ce ont promis et juré tenir, obligé, réservé tos inlirestz, 
renuncé a opposition compelli par la Marche, offîcial de Limoges, 
senechal de Limosin et baillif de Montferraud ; octroyé lettres en la 
meilheur forme. — La maison des Gourbas, ou se tien Fourat 

A. Bechon, notaire, recepit. 

Personnellement eslably, Anthoine Chabassier, marescbal de 
Felletin, lequel, de son bon gré, a cogneu et confessé devoir et 
promis poyer aux consulz de la ville de Felletin, Anthoine Parroton, 
Jacques Feydeau, Jacques Melhonnet, Anthoine Tixier, consulz de 
lad. ville, illec presens, cest assavoir une tourte raisonnable et 
selon que Ion a costume poyer aux charités de lad. ville, et ce 
chacun an, a chacune fête de raison que en font ^la charité, oultre 

(1) Le droit ô*intrage correspond au droit actuel de mutation. 



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- 39i — 

htïe auUrc tourte quils doivent auxd. charités, au paravant ces 

lettres [ •], chacun an, et ce a c^use dune forge que luy 

ont laissée hastir devant leur maison ou ils demeurent de nouveau 
parce que ont prins en communaullé de lad. ville. Obligé, elc, 
renuncé compelli, etc., et concédé lettres par la Marche, officiai de 
Limoges, bailiy et seel royal de Monterrand. Presens, Jean Tixier et 
Jean Ajasseix, bourgois de Fellelin, tesmoings, etc. Le sixîesme jour 
de juilhet mil cinq cens et douze. — Chabassier la doit ; — Monsieur 
le docteur Durand pour la maison de Salandrouse près le Châsteau, 

P. SiLVAiN, notaire, recepit. 



T^ 



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(1) 



E FRESIDIAL DE fUERET 



La juridicUon des présidiaax fut établie dans les prioci- 
paux baillages et sénéchaussées du royaume de France, par 
Edit de Henri II, (janvier 1551) qui flxa la compétence et la 
composition des tribunaux de 1"* instance, et mit un terme 
aux appels aux parlements qui se trouvaient encombrés de 
causes d'une valeur minime ; car les parlements connaissaient 
alors des appels des sénéchaussées, baillages et autres 
juridictions de leur ressort. 

La compétence des présidiaux fut plus tard étendue, 
principalement sons les règnes de Henri III et de Louis XV. 

Un rtouvel Edit de Henri II (mars 1551) créa d'abord 32 
sièges présidiaux dans le ressort du parlement de Paris ; 
d'autres le furent successivement dans le ressort des parle- 
ments de Normandie et de Bretagne, Languedoc, Guienoe ; 
ceux des parlements de Lorraine et de Bourgogne ne furent 
institués qu'en 1685 et 1696; les derniers le furent sous 
Louis XIV et Louis XV (2). 

Leprésidial deGuéret, ressortissant au parlement de Paris, 
fut créé par Edit du Roy, de janvier 1 635, et installé le 4 octo- 
bre 1636 (3). La création de ce présidial fut pour la Marche 

(1) Pour radministration et les finances, Guéret, qui était un pays 
d*élection, ressortissait à la généralité de Moulins, créée en septem- 
bre 1587 : cette généralité comprenait les élections de Moulins, 
Gannat, Montlucon, Ghàteauchinon, Guéret et Gombrailles. 

(2) D. de la G. 

(3) L'Edit du roy portant création du siège présidial de Guéret, est 
imprimé en entier dans la Goutume de la Marche de M. Gouturier de 
Fournotte. (Vialanes ed... Glermont-Ferrand, 1744), 



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bh grand bienfait, car avant cette création, les habitants de la 
sénéchaussée de Guéret devaient aller] en appel au prési'lial 
de Moulins, ceux de la sénéchaussée de Bourganeuf, baijlages, 
chatellenies de la Basse-Marche au présidial de Poitiers, et 
ceux de Franc-alleu et de la châtellenie de Bellegarde auj^jési- 
dial de Biom : les déplacements et les frais ruinaient, les 
populations. 

Voici le Règlement du présidial de Guéret, imprîipê , /çil 
1636, avec la liste des magistrats du siège le jour de «an 
installation : 



REGLEMENT 

POVR LE 

SIEGE PRESIDIAL ESTABLY EN LA VJLIj: 
DE GVERET 



L'OVVERTVRE DV PALAIS SE FERA TOVS LES ANS PAR LE; ^V- 
TENANT GENERAL et aulrcs Ofûciers de la Sen^ch^,ussé^Je 
mardy d'après la Nosire-Dame de Septembre, Auquel ioyr jes IJuis- 
siers et Sergens du ressort seront tenus de comparoir, pour p.pyr^la 
lecture, qui sera faicte le dit iour, des Ordonnances Royaux. 

LES iours ordinaires du Présidial, seront pour les plaidoyers 
les Mercredys et Vendredys de chaque semaine; El pour ,1a 
Sénéchausslée les Mardys er Samedis, ausquels iours lesdits Offic^çr» 
seront tenus de se trouver au Palais avec soulannes robes et bonnets, 
pour monter à l'Audiance, précisément depuis ladite feste de Nostre* 
Dame, iusques à.Pasques, à neuf heures iusques à onze. Ausquels 
iours de Hardy et Samedy se tiendront les Audiances au Grlmioel 

36 



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après hdlte heure de dix et onze heures. Et les procès par escript 
se jugeront en la Chambre du Conseil à deux heures de relleuée 1^ 
dits tours, iusques à cinq. Et les malins des mômes tours aupara- 
Tant que monter aux Audiances. 

ET auant les dites heures, les Aduocats et Procureurs se 
trouueront au. dit Palais pour prendre entre eux les appoin* 
tements et reglemens ordinaires pour rinslrnclion des causes et 
procès, et se donneront coppies d'eux signées, des demandes et 
deffences, répliques et dupliques et autres dires : Et pareillement 
coppies des contracts sur lesquels ils fonderont les dites demandes 
et deffences, et en laisseront autant au Greffe sans quils soient 
adstratns de leuer les dits dires et appointemens, sinon ceux à 
produire et les forclusions. Et, ou ils ne pourront s'accorder 
les dits appointemens se pouruoiront à TÂudiance pardeuant le 
Lieutenant Général, Particulier, et autres Officiers par ordre, si ce 
n'est que les procès fussent distribués ; Auquel cas se pouruoiront 
deuant les Rapporteurs, à la charge de l'appel audit Prësidial pour 
les causes de l'Edict : Et auparauant ladite plaidorye les dits 
Aduocats s'entrecommuniqueront toutes pièces. 

LES deux Huissiers de chacune luridiction ordninaire et Prèst- 
dtale, se trouueront au dit Palais auant les dites heures avec 
robbes et bonnets pour faire faire ouuerture des portes du Palais, 
faire faire silence, ne laisser entrer au parquet des Audiances que 
ceux de la robbe, s'ils sont en habit décent et les personnes notables, 
appeler les causes qui seront sur le roolle. Pour chacune desquelles 
qui seront iugèes, leur estre payé deux sols six deniers, et douze 
deniers pour chacune signification, d'aduenies, actes, requestes, et 
autres expéditions : Sans qu'il soit loisible aux parlies, Aduocats et 
Procureurs de les faire faire à d'autres, qu'aux Huissiers Audian- 
cters. 

LES Greffiers^ Clercs d'Audiance et Maistres Clercs se trouueront 
au dit Palais, soit Ciuils, Criminels ou d'apeaux auec robbes et 
.))Qnnet8, y tiendront leurs registres, sacS) liasses et papiers, pour y 



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— 3Ô8i5 

i'eceaoir et deliarer toutes expéditions en bonne et deûe forme« 
suioant l'Ordonnance, avec les registres des causes qui se deburont 
plaider, séparées les unes des autres : Scauoir un, des causes du 
premier et second chef de l'Edict, pour les causes d'apel des iuslices 
Royalles et subalternes de la Haute et Basse Marche Francaleuf» et 
Bourganeuf : Et l'autre pour celles de l'ancien ressort, de la Séné- 
chaussée, Francaleuf et Bourganeuf, en première instance et d'appel 
hors lesdits deux cas de l'Edict : Et le troisiesme des causes qui 
seront prêtes à vuider : auec deffences aux Procureurs et Greffiers 
de mettre aucunes causes audit registre et rooUe qui ne soient con- 
testées et prestes à plaider : pour chacun appel desdites causes le 
dit clerc d'audiance aura trois sols. 



LES espices des procès seront receues par le receueur d'icelle^^ 
pour estre par luy dèliurées ausdils officiers. 



LES roolles des causes seront faicls de huictaine en huictaine 
et clos à chacun iour de Vendredy, et publiés yssue des 
Audiances, auec deffences aux Greffiers d'appeler aucunes causes 
d'autres roolles que celles des roolles publiés, lesquels seront 
parafez, scauoir celui du Présidial par le Président, et celuy de 
Tordinaire par le Lieutenanl General et Particulier en son absence, 
afin qu'aucune cause n'y puisse estre adioustée. 

LES Procureurs après les présentations faictes au Greffe pourront 
leuer, l'Audiance passée, les congez et deSaults contre les 
défaillans, trois iours après pour ce qui est de l'ancien ressort de la 
Sénéchaussée, huictaine après pour les baillages de Bourganeuf et 
Francaleuf et quinzaine après pour la Basse Marche. 

SERONT les Procureurs des demandeurs, dès l'introduction, et 
avant la contestation, en toutes causes en première instance et 
d^apel, qui se jugeront présidialement, tenus arrester et restreindre 
leui" demande, au premier et second chef de TËdict, ou conclure ea 



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,— 396 - 

^se d'apel, el iusques à ce que la dite restramction ayt esté faicte, 
ne seront les deffendears tenus de respondre et passer outre. 

LES Procureurs qui requeront l'expédition de leurs causes seront 
tenus de présenter leurs placets au dit Président, sur lequel 
' leur sera baillé vn aduenir qu'ils feront signifier pour enveair préci- 
sément à la huictaine, pour ce qui est de l'ancien ressort de la séné- 
chaussée, et à quinzaine pour les autres pays ioincts audit Prôsidta], 
autrement sera iugé le mesme iour. 

LES Aduocats et Procureurs seront respectueux en parolles,^r* 
teront honneur aux iuges, garderont le silence à TAudiance, 
se leueront de leurs places quand les Aduocats plaideront sans les 
interrompre et ne pourront à Tinstantdes iugemens interjeter apel i 
la face des luges, ains iront au greffe. Ne feront aucune inscription 
de faux, sans procuration expresse, ny proposer aucunes récusa- 
Uous contre lesdits iuges que par requestes qu'ils seront tenus de 
porter aux maisons des dits iuges. 

SERONT tenus lesdits procureurs de Produire par sac et inuen- 
taire les deffaux et contumaces qu'il conviendra iuger pour être 
iugez comme les autres procès, sans qu'ils puissent être portez à 
aucuns iuges pour estre iugez et rapportez, qu'ils n'ayent été distri* 
buéz, à peine de nullité des dits deffaux, congés et contumaces suiuant 
l'Arrest du Règlement, nommer au Greffe des présentations dans 
huictaine les substituts qu'ils désireront occuper pour eux, et se 
présenter et respondre en exécution des sentences interloquutoires, 
et faute de s'y trouuer par eux ou leurs substituts à l'apel de leurs 
causes, seront condamnez aux dommages et iniérèts de leurs par^Ues. 

LES appellations des iugemens des Sièges particuliers de cette 
province, Bourganeuf, Francaleuf et la basse Marche, pour le cas 
du premier et second chef de TEdict se releueront dans les quarante 
If^wrs après la signification d'iceux, et hors les cas de l^dict çe^.nt 



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397 — 



I Ws délais de reîeuer octroyez par la Coutume de ce pays, Pl)icto»u çt 

: Aùuergne obseruez, faute de quoy faire n'y pourront eôtre recède 

[ qu'en obtenant lettres d'illico : pour lesquelles et pour les reliefs, 

l .anticipations, désertions, exécutoires de despens, et autres lettrés 

j qui ne contiendront plus long discours que les dits reliefs, le Greffier 

[ d'apeaux ne pourra prendre que neuf sois six deniers, et six sols 

[ pour chacun sceau. 

[ PoYR chacune présentation autant pour le demandeur que deflea- 

deur sera payé au Greffier, cinq sols. 

PoYR l'extraict du deSendeur et pour la présentation des canse^ 
sommaires au dessoubs de dix liures sera payé dimze 
deniers. 

I PbvR le droict de rapport de procès, faict au dit Greffe sera payé 

I au GrefÛer sept sols six deniers. 

j PovR le droict de produict cinq sols. 

PovR retirer les procès cinq sols. 

PovR chacun roolle écrit en parchemain, tant pour le droict de 
Groffler^ Maîtres Clercs^ que parisis dix huit soU non com- 
pris le controlle qui est vingt quatre sols en tout. 

PoYR chacun roolle en papier quatre sols quatre deniers, aussi 
non compris le controlle. 

PôVR un droict de sceaux dix sols. 

Plvs sera payé audit Greffier la moitié de la vacation des iuges 
en toutes sortes d'ei^péditions qu'ils feront, soit en leurs 
hôtels ou ailleurs, comme es taxes et déclarations de 
despens, auditions de comptes, interrogatoires, enquestes, 
exament à futur, inuentaires, partages et subdiuizions, cer- 
tiQcations de criées, vente et discution de biens, et tous 
autres droicts accoutumez estre payez. 

FAICT et arresté en la Chauibre du Conseil par Nous Claude 
BiET, seiijneur de Maubranche, Conseiller du Roy en ses con- 
^eils^ lieutenant General en perry, et commissaire en cette partie, y 



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— 398 — 

assistant les Officiers du dit Presidial et Senechaassëe de Gueret, ce 
iourdhuy quatriestue d'Octobre, l'an mil six cens trente six. Signé en 
la minute de Nous Biet, 

Reydier Lieutenant Général au dit Siège, 
' Laboreys Lieutenant particulier, 

Bouery Assesseur, 

Tourmel Conseiller et premier Aduocat de sa Majesté, . 

Moreau, \ 

Bare, > Conseiller et second Aduocat, 

Auguay, ) 

Yarillat Conseiller, 

et Bourgeois Procureur du roy. 

LECTURE haute et intelligible a este faicte de mol à autre du pré- 
sent Règlement par nostre Grefller, du consentement desdits 
Officiers, Et ce requérant les Gens du Roy, de quoy avons octroyé acte, 
et ordonné qu'il sera exécuté de poinct en poinct selon la forme et 
teneur par prouision seulement, iusques à ce qu'autrement en ait 
esté ordonné, enregistré es registres de ce Greffe, et en vn tableau 
qui sera mis dans la chambre de TAudiance de ce Palais, que coppies 
collationnées seront enuoyèes es sièges particuliers de c^cessort. 
Afin d'estre pareillement leu, publié et exécuté et que nui n'en 
prétende cause d'ignorance. Donné à Gueret par Nous commissaire 
susdit indiciairemeut l'Audiance tenant, les iour et an que dessus. 

Lavrant, 

Greffier de la C!!ommission. 



*^j 



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— 309 - 

Voici la liste des magistrats do ce même siège présidial en 
1789 avant la reconstitution delà magistrature paries assem* 
blées nationales et constituantes : 

1789 

Coudert de Sardent, lieutenant général. 

Chazal de Viiletelle, lieutenant général de police. 

Guillon de la VlUatte-Billon, lieutenant particulier. 

Rochon de Vallette, assesseur. 

Hidre de Saint-Sulpice, conseiler. 

Drouillettes de Cher-du-Pral, conseiller. 

De Montenon, conseiller d'honneur. 

Rougier de Beaumont, doyen. 

Gentil du Vernet, conseiller. 

Dissandes de Bosgenet, conseiller. 

Peyronneau de la Rue, conseiller. 

Baret Descheises, conseiller. 

Pichon des Châtres, conseiller. 

Tournyol du Râteau, avocat du roi. 

Couturier de Fournoue, conseiller d*Etat, procureur du roi. 

Grellet de Beauregard, avocat du roi. 



L'assemblée nationale créa donc une nouvelle organisa- 
tion judiciaire, (décrets du 4 août 1889, %l août 1790, jan- 
vier, juillet et 7 septembre 1791), cette organisation fut du 
reste modiflée en 1793, 1796, 1800, et remaniée par tous 
les gouvernements qui se sont succédé en France dépuis 
cette époque. 



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- 400 — 

Solxaote ans plus tarJ, ea 18i7, le tribdDal de Gaérèt 
était ainsi composé : 

1 Président M. LAROCHE. 

1 Vice-Président .... M, JARRIT-DELILLE. 
1 Juge d'Inslruclion . M. PETIT-LACOMBE. 

M. BAZENERYE. 

M. TIXIER DE LA CHAPELLE. 

6 Juges / ». RIVAUD. 

^ ^ M. GOURSAUD. 

H. DISSANDES-LAVILLATTE. 

M. DESRY-DUTHEIL. 

i Procureur M. LASSARRE. 

ac ,..'. . ^ M. COUDERT LAVILLATTE. 

^Substuuts \ M.BARETDBSCHEIZES. 



A la flQ du siècle, eu 1896, ce Iribuoal de l'^ iostaoce n'a 
plus que 6 magistrats : 

1 Président. 
3 Juges. 
1 Procureur. 
1 Substitut. 



ïi est peut être intéressant de comparer aussi, en terminant 
cette notice, les gages attribués aux ofQciers dejudicature du 
présidial en 1636, aux appointements des magistrats du 
tribunal en 1896, dans la même ville de Guérel (1), « pour 

^1} Edlt de création du pr^sidiaf. 



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- 401 - 

a que les offlciers du siège ayent moyen de s'entretenir 
« ausdites charges avec honneur, it était attribué : »> 

En 1636: 

Aq Président 750 livres. 

Au Procureur 400 ^ 

Aux Conseillers (jages) * . , 300 — 

En 1896: 

Le Président touche 5,000 francs, 

Le Procureur — 5,C00 — 

Les jugés — 3,000 — 



Commandant Louis LAROCUË. 



1^ 



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PONTARION 



PontariOQ est le cbef-Heo d'un canton qui se compose de dix 
communes : La Chapelle- Saint-Martial, Janaillat, Pontarion, La 
Pouge, Saint-Eloy, Saint-Georges-la-Pouge, Saint-Hilaire-Château, 
Sardent, Thauron et Yidaiilat. 

Le bourg de Ponlarion est place à peu près au centre de la 
commune, baigné p?r le Taurion, sur les bords duquel on trouve 
les gorges les plus pittoresques. Un pont qui semble avoir donné 
son nom à la localité, sert au passage de la route nationale n* 141, 
par laquelle avaient lieu depuis plusieurs siècles les communica- 
tions entre Limoges et Clermont. 

La commmune a seulement 517 hectares de superflcie et 519 
habitants. Son attitude au-dessus du niveau de la mer est de 43i 
mètres auprès de la rivière, et les sommets voisins ne dépassent pas 
500 mètres. 

Le nom de Pontarion a peu varié, mais on Ta écrit différemment 
selon les époques. Ainsi on trouve : Prepositus de Ponte Arion, en 
1229;(CIi. du Houtier-d'Ahun). — Apud Pontarion, en 1242. (Très, des 
Ch. J. 374). — Ville franche de Pont Arion, vers 1259 (d*Hozier, 
Généal. Chamborand). — Castellania de Ponie-Riomi, en 1343 
(Ch. de la Çhapelle-Taillefer). — Senescallus de Ponleriomi, 1399, 
(Ch. des Ternes). — Martialis de Ponte Rion, en 1447, (Ch. de la 
Çhapelle-Taillefer). — Annexa Ponlisriomi, 1472-1483, (Gaignières, 
186 p. 183, 184, 186, 188). — Pontharrion, 15i3, (Reg. par. de 
Bourganeuf). — Pont à Ryon, 1563, (Ch. de Blessac). — Pouthau- 
ryon, 1620 ; Ponlharryoo 1640 (Reg. par.) 



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- 403 - 

Pontarîon était jadis une cure de Tancien archiprêtre de Bénévent. 
C'est ce que l'on constate en 1376, 1391, 1469. Mais vers 1472, pour 
une raison qui m'est inconnue, elle ne fut plus qu'une succursale 
ou annexe de la cure de Thauron. On la trouve ainsi qualiGë en 
1483, 1514, etc. Il en fut de même jusqu'à la fin du xviii*' siècle. Sa 
fête patronale était, comme elle est toujours, celle de Saint-Biaise, 
évoque et martyr, qu'on célèbre le 3 février. A la fin du siècle der- 
nier, on y comptait 260 communiants, ce qui suppose une popula- 
tion d'environ 348 habitants. 

Depuis 1803, en même temps que ce bourg est devenu chef-lieu de 
canton, l'ancienne annexe de Thauron est devenue chef-lieu du 
doyenné ecclésiastique. Le premier prêtre nommé curé-doyen à 
l'époque du concordat a été Jean-Baptiste Laumont, né à Bourga- 
neuf le 15 septembre 1753^ prêtre toujours fidèle à ses devoirs 
pendant la Révolution. Forcé d() s^xpatrier pendant la persécution» 
il rentra dans sa patrie en 1803, époque à laquelle il fut chargé de 
cette paroisse et la gouverna jusqu'en 1824, en desservant en même 
temps la paroisse de Thauron. 

Joseph Mourellon qui lui succéda, mourut en 1S37. André Gilbert 
fut ensuite curé jusqu'en 18i6. N... Léonard nommé en 1846. 
Pierre Jourdain, nommé en 1859, mort en 1879 ; Antoine Malepeyre, 
nommé en 1880, mort en 1885; Pierre Lebayle, en 1886; Hyacinthe 
Lagoutle, nommé en 1887. 

L'église de Pontarion conserve les tombeaux de plusieurs des sei- 
gneurs du lieu : Pierre de Chastaignat y fut inhumé en 1720, il avait 
été colonel du régiment de Cbarost, chevalier de Saint-Louis, etc. 
Son frère Charles de Chastaignat, seigneur de Haslèon et de Ponta- 
rion, grand prévôt du Limousin, assistait à son enterrement. Jean 
de Chastaignat, écuyer» seigneur de Neuvic et de Pontarion, y fut 
aussi inhumé en 1745, à un moment où cette église était interdite. 

On y trouve encore le tombeau d'un membre de la famille de 
Çorbier. 



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— 404 - 

Pontarion avait une charte communale dès le xiiP siècle, et des 
documents cités par d'Hozier dans ia généalogie de Chamborand, 
rappellent Ville franche de Pontarion, en tî50. 

Au point de vue judiciaire ce lieu dépendait de la sénéchaussée 
de Montmorillon, et se régissait par la coutume du Poitou. Au point 
de vue administratif et financier, Pontarion, comme toute Télection 
de Bourganeuf' comprenant 79 collectes, appartenait à la généralité 
de Limoges. 

Un Etat des paroisses de la généralité de Limoges nous apprend 
que Pontarion « payait en 1680, 1,227 livres d'impositions; en 
1681, 1,280 livres ; en 1682, l,i60 livres; en 1683, 1,362 livres ; 
en 1684, 1,320 livres ; en 1685, 1,140 livres ; en 1686, 1,090 livres; 
la paroisse avait alors 40 feui, et le seigneur du lieu était le comte 
de Groas. » 

Peu d'événements historiques se rapportent à cette contrée, on 
peut tout au plus citer les deux suivants : 

Aimeric, évéque de Limoges (1246 1272), fut pris par les gens du 
comte de la Marche. Le fait se produisit probablement au cours des 
démêlés entre ce seigneur et le prélat, au sujet des comptes de la 
gestion de la Régale, dont les profits paraissaient avoir été à plu- 
sieurs reprises cédés ou donnés par le roi au comte. Aussitôt que 
les consuls de Saint-Léonard apprirent cette nouvelle, ils convo- 
quèrent la commune, et la milice tout entière prit le chemin de 
Pontarion, oà le prélat était retenu prisonnier. Mais le comte de la 
Marche avait déjà ordonné de mettre Aimeric en liberté, et sa prison 
venait de s'ouvrir lorsque arrivèrent les troupes de Saint- Léonard , 
(L. Guibert, Bull. soc. arch. Limoges, XXXVII, 92.) 

Après la bataille de Coutras, en 1587, un nommé Lamorie qui 
faisait la guerre pour le roi de Navarre, fut chargé à Pontarion, par 
Cbaron, gentilhomme de ce pays, réuni à quelques autres nobles de 
la Haute-Marche et du Berri. Dans ce combat furent tués, du côté 
des assaillants, un honnête gentilhomme, le sieur de Saint-Priest 
gouverneur de Guéret, le sieur de Piégu et le sieur de Puyrageon. 
Aa sortir de cette affaire, Lamorie et ses compagnons allèrent 



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Château de Pontarion. ~ Côté da bourg 
Dessin de M. A- MAZET 



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- 405 -^ 

surprendre Châteauponsac, (Joulliellon, Histoire de la Marché^ 
1.333.) 



Le château de PoQlarion, qui semble èlre une construction du 
XY* siècle, se compose de murs crénelés et de bâlimenls flanqués 
de tours rondes à maciiicoulis, bordant en partie une vaste cour 
au milieu de laquelle on remarque actuellement un fort beau chêne. 
Les plans 6t les beaui dessins de M. Hazet le feront mieux con- 
naître que toutes les descriptions qu'on pourrait en faire. Ici, je me 
contenterai d'en rechercher les possesseurs. 

Raymond d'Aubusson, chef de la branche de la Borne, était sei^ 
gneur de Pontarion en i249,et son fils Ranulfe d'Aubusson, sei^eur 
de la Borne, du Monteil-au-Vicomte, de Pontarion, etc. devint 
rèpoux de Seguine de Pierrebufûère, (Nobiliaire du Limousin, I^ 66). 

Les comtes de la Blarche sont ensuite les plus anciens seigneurs 
connos de Pontarion. On trouve une donation des domaines de Saint* 
^ilaire et de Pontarion, faite par le roi de France en 1310, à Jeanne 
de la Marche, sœur A^ comte Guy. (Documents historiques, tome I, 
p. 205). Ce Guy de Lusignan, comte de la Marche, possédait aussi 
les fiefs de Peyratle-Château et de Saint-Hilaire, qui ont été long- 
temps unis à celui de Pontarion, (Nobiliaire du Limousin, III, 168.) 

Les Mortemart furent peu après seigneurs de Pontarion. En 
1335, Geoffroy de Mortemart prend le titre de seigneur de Peyrat et 
de Pontarion. En 1364, avec son fils, il vend la terre de Peyrat et 
de Pontarion à Guy Aubert. Les armes des Mortemart sont onde 
<Vargenl et de gueules de six pièces, brisé à la première pièce d'argent 
(Vune belette de sable au premier canton. 

Guy Aubert, seigneur de? Monts, de la famille du pape Innocent VI, 
acquit en 1364, de Geoffroy de Mortemart et de Jean son fils, la terre 
de Peyrat et de Pontarion, moyennant 26,000 livres, (P. Anselme, 
II, p. 400.) Il ne parait pas l'avoir gardée plus de quatre ans. Aa<j 



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-4ôô- 

bert porte de gueubs au lion d'argent à la bande d'azur brochant 
êur 1$ tout ; au chef de gueules soutenu d'azur chargé de troie 
coquilles d'argent. 

Pierre Bessede Beliefaye prend ia môme qualité en 1378. Besse 
de Bellefaye porte d'azur au chevron d*or. 

La seigneurie de Pontarion passa ensuite dans la maison de 
PierrebufQëre, selon toute probabilité par le mariage de Hyacinthe 
de Besse, dame de Bellefaye, avec Jean de Pierrebufflôre, vers 
1390. (Nobiliaire du Limousin, I, 322, et III, 330.) Mais une partie 
de celte seigneurie, qui finit cependant par revenir tout entière aux 
Pierrebufûère, appariini aux d'Aubusson : Renaud d'Aubusson, 
était seigneur du Monteil-au-Vicomle, de Pontarion en 1412 ; son 
fils Antoine, fut le père de Jeanne d'Aubusson, dame de Pontarion 
qui épousa Foucaud ou Bos de Pierrebufflère, rapporté plus bas. 
Aubusson porte d'or à la croix ancrée de gueules. 

Louis de Pierrebufflère, fils de Jean et de Hyacinthe Besse de 
Bellefaye était seigneur de Peyrat et de Pontarion en Ui3 et 1418, 
(Nobiliaire du Limousin, III, 330.) Foucaud ou Bos de Pierrebufflère 
seigneur de Pontarion épousa le 13 juillet 1490, Jeanne d'Aubos- 
son, dame de Pontarion (Nobiliaire du Limousin, III, 333). François 
de PierrebuffiiTe, frère de Foucaud, est dit seigneur de Pontarion 
en 1548, et son fils Jean-Geoffroy de Pierrebufflère, porte ce titre en 
1569, Philippe de Pierrebuffièrre, flls de ce dernier, est encore sei- 
gneur de Pontarion en 158:2. (Nobiliaire du Limousin, III, 334, 33S). 

C'est vers celte époque que cette terre change de maîtres, ainsi 
que le font connaître les deux actes suivants : Vente de la terre 
de Pontarion, distraite de Peyrat, en 1570, au chapitre de Saint* 
Etienne de Limoges, par le baron de Peyrat de Pierrebufflère. 
(Bull. soc. arch. de Limoges, XXXVIlI, 401). — Par acte du 
2 mars 1G08, une dame de Pierrebufflère (sans doute Anne de Pons 
veuve en premières noces, de Philippe de- Pierrebufflère, ci-dessus, 
et en second mariage d'Abel de Pierrebufflèrre) vendit la seigneurie 
de Pontarion à messire Jean du Chemin. Les Pierrebufflère portent 
d*or au lion de sable lampassé de gueules. Alias. De sable au lion d'or 
armé et latnpassi de gueules. 



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fjr^ 



Jean du Chemin, originaire de Treignac, était èvèque de Condom 
lorsqu'il acheta Ponlarion à une dame de Pierrebuffière, par acte du 
2 mars <608. Il mourut en 1616,. et le laissa, par son testament du 
i»' décembre 1615, à son neveu Théophile du Cliemin. Ce dernier, 
céda, en 1618, une partie de la succession de son oncle Tévêque de 
Gondom, en faveur du mariage de son frère Antoine, baron de 
Lauraët et de Puygordin, avec Françoise de Gelas. Les du Chemin 
portent d'azur à lafasce tVargenl, chargée de trois coquilles de sable^ 
accompagnée ea ch^fde deux étoiles d'or^ et en pointe d'un croissint 
d'argent. 

De la famille du Chemin la seigneurie de Pontarion passa, proba- 
blement par succession ou mariage, dans les mains des Biran 
d'Armagnac, comtes de Goas, car en 1655 il fut consenti, en faveur 
de messire Louis de Biran d'Armagnac, différentes reconnaissances 
tirées du Terrier de Ponlarion (Archives de la Creuse, — E. 136)* 
Jean de Biran d'Armagnac, comte de Goas le vendit en 1719 à Jean 
et à Joseph de Cbastagnac. 

Jean de Cbastagnac, seigneur de Neuvic, et Joseph, sieur de 
Masléon, achetèrent la terre et la baronnie de Pontarion à Jean 
d*Armagnac, par acte passé le 14 octobre 1719, devant Etienne, 
notaire à Limoges, moyennant 100,000 livres. Marie de Cbastagnac 
les porta à son mari en 1743. Les armes des Cbastagnac sont d'or à 
Farbre (châtaignier) de sinople sur une terrasse d'argent^ accosté de 
deux lions détournés de gueules. 

Jean-Michel de Corbier épousa par contrat passé au château de 
Pontarion, le 8 mars 1743, Marie de Cbastagnac, fille unique et 
héritière de messire Jean de Chaslagnac, qui lui porta la lerre et la 
baronnie de Pontarion. Cette famille les a conservées, saufs queN 
ques démembrements, jusqu'en 1836. Ses armes sont écartelé, aux 
/«r et 4"" dazur au besant d'^r^ aux i« et 3^ coupé d'or et de gueules. 

Le château de Pontarion appartient aujourd'hui à Madame veuve 
Lavaud. 



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tl nV ^ rien de parUçalier à signaler dans le reste de la commxitkè 
de Pontarion qui est traversée par le Taarlon, à pea près de TEst i 
rOuQst. On y a cependant découvert à différentes époqnes quelques 
sépultures gallo-romaines, ainsi que dans toute la contrée. Il n'y a 
pas de village proprement dit, car après Chftteau-Gail^ard, qui a 
deux maisons et onze habitants, et dont le nom est écrit CMteau- 
Galhiart dans les registres paroissiaux en 1671, on y trouve seule- 
ment trois maisons isolées : Le Moulin, Les Bruges, Le Pont-dn- 
Grand-Vallet. Quant à Fond-Froide, c'est la partie méridionale du 
bourg qui s'étend le long de la route sur la rive gauche du Taorion. 

A. LECLBR. 



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JDSEIEITS PBÉVQTAâ 

OUI CONDAMNENT MARTIN DUPIN. DIT POMMERAI 

A ÊTRE PENDU 

et divers autres malfaiteurs au fouet, à la marque ou aux galèrei. 



Nous avoQs trouvé, en compulsant les archives municipales de 
Guéret, les deuiL documents suivants, qui ne nous ont pas paru 
tout-à-fait dénués d'intérêt. Ce sont deux jugements prévôtaux, 
rendu en vertu d'arrêt du conseil du Roi et lettres patentes du 
3 juin 1786. Le premier concerne Martin Dupin, dit Pommerai, âgé 
de 2:2 ans, et dont le procès de capture a déjà été relaté (i). 

Martin Dupin était originaire de Neuville, paroisse d'Ajain. C'était 
un vagabond, errant depuis son enfance et qui devait fatalement 
devenir voleur et assassin. Arrêté le 30 janvier 1786, à Rejeat, près 
de Guéret, par les cavaliers de la maréchaussée, il se laissa conduire 
sans résistance dans les prisons de cette ville, où il resta trois lon- 
gues années avant d'être jugé : c'est le 10 décembre 1788 seulement, 
qu'il fut condamné à être pendu. Son exécution eut lieu le 5 janvier 
1789 ; elle fut très mouvementée. J.-B. Niveau, dans son journal, 
en a retracé les péripéties en quelques lignes saisissantes. Le 
bourreau fut obligé de traîner le condamné, lié et garrotè sur une 
chaise, depuis la cour de la prison jusqu'au pied de la potence, 
« sans qu'il ait pu lui faire monter l'échelle, dans le milieu de 

(1) Bulletin de correspondance de la Société des Sciences Naturelles 
et Archéologique de la Creuse, août 1895, p. 28. 

il 



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-410- 

laquelle il Ta étranglé, après avoir bien travaillé, gelant à pierre 
fendre (1). » 

Le second jugement s'applique à une bande de malfaiteurs dont 
Martin Dupin semble avoir été, sinon le chef, du moins un des 
membres les plus actifs et les plus redoutés. L'instruction de cette 
dernière affaire, comme de celle de Pommerai, dura trois ans. 

On sait qu'avant la Révolution, la justice, en matière criminelle, 
était le plus souvent trop expéditive; les deux documents qui suivent 
démontrent qu'elle était parfois d'une lenteur qui dépassait la 
mesure. 

D' F. VILLARD. 



(1) BuUetin de la Société de$.8cience$ Naturelles et Archéoloçxqueê 
de la Creuse^ t. VII, p. 410. 



AAMAAAM^M^% 



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5i iii jii 

Jugement prévôtal et en dernier ressort, rendu en vertu 
d*arrét du Conseil d'Etat du Roi et lettres patentes^ du 3 juin 1786^ 
qtU condamne Martin Dupin, dit Pommerai, à être pendu et 
étranglé à une potence plantée sur la place Marche-Dieu^ de ta 
ville de Guéret^ pour avoir tué un particulier dans un cabiret de la 
vitte de Jarnages^ et sursçoit un jugement des autrei accusés^ 
juêqu'après Vexécution du dit Dupin. 

DU 10 décembre 1788 

Tous ceux qui ces présentes verront : Jean-Baptiste Fayet* d* 
FoNViLLE, Ecuyer, chevalier de Tordre royal et militaire de Saint- 
Louis, Lieutenant-Colonel de Cavalerie, Prévôt Générai de la Maré- 
chaussée du Bourbonnais, salut : savoir FAISONS, que vu l'arrêt 
du Conseil d'Elat du Roy du 3 juin 1786, revêtu de lettres patentes 
du même jour, scellées du grand sceau, qui Nous attribue la connais- 
sance de tous les crimes et délits dont les nommés Pierre Gérl, 
Martin Dupin dit Pommerai, Antoine Bourlot, Léonard Bourlot dit 
Pattu, Claude Bordet, Silvain Philiponnet dit l'Ami et autres, leurs 
complices et adbérans pourraient êlre prévenus ; pour leur procès 
leur être fait et parfait et jugés en dernier ressort ; le dit Arrêt, 
enregistré au greSe de la maréchaussée de Guéret et signifié où 
besoin a été. Vu aussi le procès e&traordinairement instruit, fait et 
forfait en ce siège par noire Lieutenant et le sieur Assesseur à la 
résidence de Guéret, à la requête du Procureur du Roy, demandeur, 
accusateur et seul partie ; cunlre les dils Pierre Géri, Martin Dupin 
dit Pommerai, Antoine Bourlot, Léonard Bourlot dit Patlu, Claude 
Bordet, Silvain Philiponnet dit l'Ami, Jean Prusseau dit Mignot, 
Pierre Le Secq dit Perrotas, Silvain Dumazet dit Crignot, Jean 
Patri, Silvain Dumazet dit Jambe de bois, Jean Desbondant dit 
Nadaud, Martin Clédière dit Cavallotet Pierre Marcellet, prisonniers ; 
Jean Ledur, Jean Graverosl, Silvain Deris, dit Gallet, la femme 
dudit Silvain Philiponnet, dit l'Ami, la nommée Jeannette, femme 
dadit Martin Dupin, dit Pommerai et le nommé Bartoulaire contu- 
tuax, et encore contre le nommé Pierre Veschambre, dit le Chaude* 



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i'onnier, toas dëfeodeors et accusés. Va les plaintes, charges et 
infonuations, les interrogatoires des accusés, les procès-verbaux de 
perquisitions des contumax, et d'assignations à la quinzième et à la 
huitième, les rêcolemens des témoins en i^^urs dépositions et leurs 
confrontations aux accusés, les conclusions définitives du sieur 
Delafont, Procureur du roy en ce siège, icelles closes et cachetées, 
et qui ont élé ouvertes après Texamen du procès, et après que 
lesdits Géri, Dupin, Bordet, Philiponnet et Léonard Bourlot, dit 
Paltu, ont été ouïs sur la selette, et lesdits Antoine Bourlot, Duma- 
zet, dit Jambe de bois, Dumazet, dit Crignat, Pierre Le Secq, 
Bruneau, Patri et Veschambre ont été ouïs derrière le bureau, et 
sur le tout ouï le rapport du sieur François-Laurent-Léooard 
RouGiER DE Beaumont, Conseiller au présidial ; et tout vu et 
considéré. 

Disons, par jugement prevôtal et en dernier ressort, que nous 
avons déclaré le dit Martin Dupin, dit Pommerai duemenl atteint 
et convaincu d'élre entré le 6 décembre 1785, dans le cabaret du 
nommé Rougier, aubergiste de la ville de Jarnsiges, d'avoir demandé 
à boire un coup à Etienne Desvergnes, et sur le refus qu*il lui en fit, 
en disant qu'il ne voulait point boire avec un homme mal famé 
comme lui, d'être sorti dans la rue, d'avoir ramassé une pierre, de 
ravoir pliée dans son mouchoir et placée dans son chapeau, d'être 
rentré dans ce cabaret, et en s'approchant du dit Desvergnes, de 
lui en avoir donné deux grands coups sur la tète, desquels il fut 
assommé et mourut la nuit suivante, d'en avoir aussi donné un 
coup très violent à la lète de Léonard Haublanc, qui était à table à 
côté dudit Desvergnes, lequel coup fit une plaie considérable à la 
tète dudit Maublanc ; et véhémentement soupçonné d'avoir, le 18 
novembre précédent, en compagnie de quatre autres, attaqué sur le 
grand chemin de Montluçon à Jarnages, et ce à une heure avant 
nuit, Silvain Verjat, de lui avoir volé vingt-cinq louis qu'il avait 
dans son gousset cl do l'avoir maKraité ; et enfin ausai véhémente- 
ment soupçonné d'avoir commis diflérenls autres vols, attaques et 
excès. Pour réparation de quoi, le condamnons à être pendu et 
étranglé par l'exécuteur de la haute justice, jusqu^à ce qae mort 



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— 413 — 

s'ensuive, à une potence qui pour c^t effet sera planté sur la placd 
Marche-Dieu de cette ville ; ce fait, son corps mort porté sur le 
chemin de cette ville en celle de Jarnages, pour y être exposé sur 
la hauteur vis-à-vis le village de Charsat ; avons déclaré tous et un 
chacun ses biens situés en pays do confiscation, acquis et confisqués 
au profit du Roy, ou de tel seigneur haut justicier qu'il appartiendra; 
sur iceux et autres non sujets à confiscation préalablement pris la 
somme de cinquante livres envers le Roy, en cas que confiscation 
n'ait pas lieu à son profit. 

En ce qui concerne tous les autres accusés, disons que nous 
avons sursis au jugement de leur procès, jusqu'après Texécution 
du dit Mfirlin Dupin, dit Pommerai. Fait et arrêté en la Chambre 
du Conseil du Palais Royal de la ville de Guéret, de Tavis de MM« 
les officiers du Présidial et de noire assesseur, par nous Philiberl- 
Ignace-Besse de la Chassagne, chevalier, capitaine de cavalerie, 
conseiller du roy, lieutenant de la Maréchaussée de cette ville, le 
dixième décembre mil-sept-cent-quatre-vingt-huit. Signé : Rougier 
DE Beaumont, rapporteur, Guillon de la Villate-Billon, lieute- 
nant général Criminel, Besse de la Cuassagne, lieutenant de 
Maréchaussée, Gentil Duvernet, Dissandes de Bogenest, Peron- 
NEAU DE la Rue, Baret des Cheizes, conseillers au Présidial, et 
Bourgeois de la Valazelle, Assesseur en la Maréchaussée. Expé- 
dié : Dareaut, Greffier. 



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Jugement Prévôt al et en dernier ressort, rendu en verta 
d*Arrët du Conseil d'Etat du Roy et Leltres-patentes du 3 juin 1786. 

Qui condamne Pierre Géri à être fouetté et marqué des trois lettres 
G. A. L. et aux Galères à perpétuité. 

Martin Cledière dit Cavallot et le nommé Barthèlemi dit Bartoo- 
laire, à être fouettés^ marqués des trois lettres G. A. L. et aux Galères 
pour neuf ans. 

Pierre Marcellet à ^tre fouetté, marqué des lettres G. A. L. et auatf 
Galères pour cinq ans. 

Jean Desboudant dit Nadaud^ au fouet, à la marque et aux Galères 
pour trois ans. 

, Et Silvain Deris ^i^ Gallet, au Bannissement à perpétuité du ressort 
dt la Prévôté Générale et de celui du Présidial, préalablement fouetté 
ei marqué de la lettre Y. 

Qui ordonne un plus ample informé usquequô contre Claude 
Bordet, Silvain Philipponnet dit TAini, Léonard Bourlot dit Patta, 
Jean Pruneau dit Mignol, et Pierre Le Secq dit Pierrolas, et leur 
élargissement provisoire. 

Qui ordonne pareillement un plus ample informé usquequô contre 
la femme du dit Silvain Philipponnet dit TAmi, la nommée Jeannette 
femme de Martin Dupin dit Pommerai, et les nommés Jean Ledur et 
Jean Graveron, contumax. 

Qui met hors de Cour Silvain Dumazel dit Jambe-de-bois, Antoine 
Bourlot, Silvain Dumazet dit Crignat {attendu son impuberté), et 
Pierre Vescharabre dit le Chauderonnier, et cependant leur enjoint 
d*étre plus circonspects à l'avenir. 

Et qui renvoie Jean Pairi de Vaccusation contre lui intentée. 

DU 16 JANVIER 1889 

Tous ceux qui ces Présentes verront : Philibert- Ignace Besse de 
La Chassagne, Chevalier, Capilaine de Cavalerie, Conseiller du Roy, 
|^ie«tenant de la Maréchaussée générale du Bourbonnais, à la rèsi<- 



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— 418 - 

dence de la ville de Guéret, par la vacance de l'office du Prévôt 
Général : Salut, Savoir Faisons, que Vu notre Jugement du 
10 décembre dernier, par lequel Marlin Dupin dit Pommerai a été 
condamné à être pendu, et qui a sursis au jugement des autres 
accusés jusqu'après l'exécution du jugement rendu contre le dit 
Dupin ; la procédure e&traordinairement restreinte en ce siège 
contre les accusés susnommés, les conclusions définitives du sieur 
Dblafont, Procureur du Roy en ce siège, et les interrogatoires 
subis sur la selette et derrière le Bureau par les dits accusés, et sur 
le tout ouï le rapport du sieur François-Laurent-Léonard Rougier 
DE Beaumont, Conseiller au Présidial, et tout Vu et Considéré. 

Disons par Jugement Prévôial et en dernier ressort, que Nous 
avons déclaré te dit Pierre Géri duement atteint et convaincu d'avoir 
volé à Georges Frèneix, dans les fêtes de Pâques 1785, une somme 
de 41 liv. 10 sols, dont 24 liv. en un louis d'or et le surplus en 
argent ou monnoie; d'avoir volé à Jean Jeanicotdu Bourg de la 
Dapeyre, dans les dites fêtes de Pâques, un écu de 3 liv., et encore 
d'avoir volé en 1781, une montre au jardinier du nommé Petit, 
Maître de Poste, àNogent sur Vernisson; et enfin véhémentement 
soupçonné d'avoir attaqué, en compagnie de quatre autres; sur le 
grand chemin de Montluçon à Jarnages le 18 novembre 1785, Silvain 
Verjat, de l'avoir maltraité et de lui avoir volé vingt-cinq louis qu'il 
avait dans une bourse dans le gousset de sa culotte, et d'être com- 
plice de Tassassinat de Jean Dupin dit Pommerai, commis le 7 jan- 
vier 1786, pour réparation de tout quoi le condamnons à servir, en 
qualité de forçat, sur les Galères du Roy à perpétuité, préalablement 
fouetté, nud, de verges par TElxécuteur de la Haute-Justice de cette 
ville, dans tous les lieux et carrefours d'icelle accoutumés, et au 
poteau flétri sur l'épaule droite des trois lettres G. Â. L., déclarons 
tous et un chacun ses biens en pays de confiscation acquis et confis- 
qués au profit du Roy, ou de tels Seigneurs haut-justiciers qu'il 
appartiendra, sur iceux et autres non sujets à confiscation, préala- 
blement pris la somme de cent livres d'amende envers le Roy, au 
cas que confiscation n'ait pas lieu à son profit. 

^a ce qui concerne ledit Martin Çledière dit Cavallot, ravoa§ 



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- 416 — 

déclaré duement atteint et convalnca d*avoIr volé, la nuit da 9 aa 

10 septembre 1787, dix bœufs gras dans un pré du domaine de 
Lasfond, près la ville d^Ahun, appartenant à Louis Jorrand, et 
véhémentement soupçonné d'avoir commis plusieurs vols de che- 
vaux; et par même avons déclaré la contumace bien instruite 
contre le dit Barthelémi dit Bartoulaire, journalier du lieu de Cebazat 
en Auvergne, et en en adjugeant le profit, Tavons déclaré duement 
atteint et convaincu du vol des dits dix bœufs conjointement avec 
le dit Clediëre dit Cavallot, pour réparation de quoi les condamnons 
tous les deux à servir sur les galères du Roy, en qualité de forçats 
pendant neuf ans, préalablement fouettés, nuds, de verges par 
TExéculeur de la Haute-Justice de cette ville, dans tous les lieux et 
carrefours d'icelle, et au poteau de justice flétris sur Tépaule droite 
des trois lettres G. A. L., et condamnons en oulre.le dit Barthelémi 
en vingt livres d'amende envers le Roy, ce qui sera exécuté à son 
égard en un tableau où sera transcrit le présent jugement, qui sera 
attaché au dit poteau par TExécuteur de la Haute-Justice. 

En ce qui concerne le dit Pierre Marcellet, Pavons déclaré due- 
ment atteint et convaincu d'avoir, dans la nuit du 26 au 27 avril 1786, 
volé une vache dans une étabie du domaine de Lavaud, paroisse de 
Toul-Sainte-Croix, appartenant à Jean-Gabriel Felder, pour répara- 
tion de quoi, le condamnons à servir sur les Galères du Roy, en 
qualité de forçat pendant cinq ans, préalablement fouetté, nud, de 
verges, par l'Exécuteur de la Haute-Justice, dans tous les lieux et 
carrefours de cette ville, et au poteau de justice flétri sur l'épaule 
droite des trois lettres G. A. L. 

En ce qui concerne le dit Jean Desbouiant dit Nadaud, l'avons 
déclaré duement atteint et convaincu d'avoir recelé deux chevaux 
volés au nommé Gabriel Thevenin, meunier du moulin de Montvrin, 
parroisse de Messangis proche Lurci-Levis en Bourbonnois, dans la 
nuit du 30 au 31 août 1786, d'en avoir vendu un dans la forêt de 
Malval au nommé Buret et d'avoir été trouvé saisi de l'autre lors de 

11 réclamation qui en fut faite par le dit Thevenin, pour réparation 
de quoi, Tavons condamné à servir sur les Galères du Roy, en qua« 
l|té de forçat pendant trois ans^ préalablement fouetté, nud, dç 



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Terges par TExécuteur de la Haute-Justice, dans tous les lieux et 
carrefours de cette ville et au poteau de justice flétri des trois 
lettres G. A. L. 

A l'égard des dits Claude Bordes, Silvain Philipponnet dit TAmi, 
Léonard Bourlot dit Palta, Jean Pruneau dit Mignol, et Pierre Le 
Secq dit Pierrolas, Nous ordonnons qu'il sera plus amplement 
informé contre eux usquequb^ à la requête du Procureur du Roy, et 
cependant par provision qu'ils seront élargis des prisons de cette 
ville ; à quoi faire, le Concierge contraint, quoi faisant, déchargé, à 
la charge par eux de s'y réintégrer et mettre en état à toutes som- 
Êoationsqui leur seront faites, au domicile qu'ils seront tenus d'élire 
en cette ville, et sous leur caution juratoire qui sera reçue en la 
manière accoutumée par Nous et le Rapporteur, et de faire en outre 
les soumissions ordonnées et accoutumées. 

A l'égard de Silvain Deris dit Gallet, meunier du moulin de 
Glénic, avons déclaré contre lui la contumace bien instruite et en 
adjugeant le profit, l'avons déclaré duement atteint et convaincu 
d'avoir volé dans le courant de l'année 1784, au bourg de Glénic, 
un sac de plumes appartenant à Silvain Dufour, un rouleau de toile 
à la veuve Frise, une petite pièce de toile à Jean Massias et un man- 
teau bleu à Jean Bourderionnet dit Pichaud^ pour réparation de 
quoi, le condamnons à être banni à perpétuité du ressort du siège 
de la Prévôté Générale et de celui du Présidial de cette ville, préala- 
blement fustigé, nud, de verges par l'Exécuteur de la Haute-Justice 
dans tous les lieux et carrefours de cette ville, et au poteau de 
justice marqué de la lettre V. sur l'épaule droite, et en 20 livres 
d'amende envers le Roy, ce qui sera exécuté contre le dit Deris dit 
Gallet, en un tableau où sera inscrit le présent Jugement qui sera 
attaché au dit poteau par l'Exécuteur de la Haute-Justice. 

Avons également déclaré la contumace bien instruite contre la 
femme de Martin Dupin dit Pommerai, et contre les nommés Jean 
l.edur et Jean Graveron, et en en adjugeant le profit, ordonnons 
qu'il sera plus amplement informé à la requête du dit Procureur du 
Roi usquequà, contre la dite femme Philipponnet, la dite Jeannette 
lemme du dit Dupin, et contre les dits Jean Ledur et Jean Graveron, 



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- 418 - 

Ayons mis lesdits Sylvain Dumazet dit Jambe-de-bois, Antoine 
Bourlot, Silvain Dumazet dit Crignat (attendu son impuberté), et 
Pierre Veschambre dil le Chauderonnier hors de Cour, et cependant 
leur enjoignons d*èlre plus circonspects à Tavenir. 

Et finalement avons renvoyé le dit Jean Patri de l'accnsatioa 
contre lui Intentée, et ordonné qu*à le laisser sortir, ainsi que les 
dits Silvain Dumazet dit Jambe-de-bois, Antoine Bourlot et Silvdia 
Dumazet dit Crignat, le Concierge sera contraint par les voies ordi- 
naires même par corp.<, quoi faisant, il en demeurera bien et vala- 
blement quitte et déchargé, et que Técrou du dit Patri sera rayé 
dessus le registre de la Geole, et mention faite en marge dicelui du 
présent Jugement. Fait et arrêté en la Chambre du Palais royal do 
la ville de Guéret, de Tavis de Messieurs les Officiers du Présidial et 
de notre Assesseur, par Nous Lieutenant en la Maréchaussée susdit, 
le seizième janvier milsept-cent-quatre-vingt-neuf. Signé : Rougier 
DE Beaumont, Rapporteur, Guillon de la Villate-Billon, Lieute- 
nant Général Criminel, Couturier de Fournoue, Conseiller, Besse 
DE LA Chassagne, Lieutenant en la Maréchaussée, Gentil dd Yernbt, 
Pbronneau de la Rue et Baret des Chaizes, Conseillers au Prési- 
dial, et BouiiGEOis DE la Valazelle, Assesseur en la Maréchaussée. 
Expédié Dareau, Greffier. 



-R$r 



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|UR LA f OMMUNE DE LA f AUNIÈRE 



CANTON DE GUÉRET 



Déjà dans le précédent Bulletin de notre Société, H. Tabbé 
Leclerc a consacré une notice des plus intéressantes à cette com- 
mune, et il ne saurait être question, ici, de recommencer ce travail. 
Si j*aborde aujourd'hui le même sujet, c'est uniquement pour 
signaler, sous forme de simples notes, quelques renseignements 
nouveaux, que j'ai rencontrés au cours de mes recherches profes- 
sionnelles, et qu'il m'a paru utile de publier pour faire suite au 
travail de l'érudit distingué qui a bien voulu, cette année encore, 
prêter à notre œuvre le précieux secours de sa collaboration. 

A une époque reculée, existait à la Saunière une fabrique de 
poterie ; en 1437, elle fit l'objet d'un contrat dont le texte se trouve 
reproduit dans le cartulaire des Celestins des Ternes. Par ce docu- 
ment, nous apprenons qu'elle appartenait aux susdits religieux, 
dont le couvent était situé dans l'étendue du territoire de la com- 
mune de Pionnat ; qu'elle était installée dans un moulin placé au- 
dessous de l'étang de la Saunière, et qu'elle fut louée pour neuf 
ans, avec son matériel de roues et ses dépendances, à un certain 
Pierre Mandigot de SainteFeyre, moyennant le paiement annuel 
de deux écus d'or. 

Dans les registres paroissiaux de la Saunière, se rencontre la 
trace d'une dissidence religieuse qui se produisit ou persistait au 
XYiP siècle, et dans laquelle se trouve engagé un plus ou moins 
grand nombre d'habitants. Malheureusement, sur la nature de cette 
dissidence, les textes ne nous fournissent aucune indication qui 
permette de la déterminer avec certitude. Quelle qu'en ait été 
d'ailleurs la nature, elle avait toujours eu aux yeux de l'autorité 
ecclésiastique un caractère de gravité suffisant pour faire frapper 
d'excommunication ceux (jui ea avaient adopté les doctrines. 



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Dans loGs les cas, la même formule vague el laconique cons- 
tate le retour à la foi catholique de ceux qui rétractent leur erreur. 
Que l'abjuration donne lieu à jine cérémonie spéciale en dehors de 
la réception d'un sacrement, qu'elle soit suivie d'un baptême on 
bien encore qu'elle ait eu lieu à Tarlicle de la mort, le curé 
indique purement et simplement dans les registres que telle 
personne a été mite m la communion des fidèles. D'après le ton 
des actes il ne semble pas que la plus petite difQculté ait sui^i à 
l'occasion des abjurations ; une fois seulement, le curé croit devoir 
faire remarquer que s'il a enterré religieusement un nommé Joseph 
Clemanson, c'est sur la présentation d'une ordonnance de M. le 
ch&telain d'Ahun. Mon premier sentiment a été que nous nous trou- 
vions en présence d'une colonie protestante, dont la majorité des 
membres, si ce n'est la totalité, avait fini, sous l'influence de causes 
diverses, par se convertir au catholicisme. Telle est encore aujour- 
d'hui l'opinion virs laquelle j'incline, bien qu'elle ne soit pas 
partagée par mon excellent ami et collègue, H. Leroux, archiviste 
de la Haute- Vienne, dont j'ai tenu à prendre l'avis. En ces matières, 
en effet, les recherches considérables auxquelles il s'est livré pour 
composer sa savante histoire du protestantisme dans la Marche et 
le Limousin, lui ont acquis une indéniable autorité. Selon lui, il est 
inadmissible que le rédacteur d'une formule d'abjuration n'y in- 
troduise pas quelques mots virulents de réprobation contre 
l'hérésie. Quoiqu'il en soit, voici un fait dont il convient peut- 
être de tenir compte pour résoudre la question. Après la révo- 
cation de l'édit de Nantes, on ne rencontre plus qu'un seul acte 
d'abjuration, le 16 février 1686, tandis que précédemment les conver- 
sions étaient relativement nombreuses. Je les ai toutes relevées ; on 
en trouve : onze en 1681, autant en 1682, sept en 1683, onze en 1684, 
et enfin quatre en 1685. A la rigueur, on pourrait encore se deman- 
der si l'hérésie dont se faisaient relever les habitants de la Saunière 
n'était pas le jansénisme ; mais l'hypothèse me paraît soulever de 
sérieuses objections : on ne s'expliquerait guère, notamment, que 
les habitants de la campagne se soient laissés séduire par les subti- 
lités théologiques d'une doctrine qui a pu surtout charmer une élite 



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- éi - 

de lôtlrès, mais dont le fond et Tintèrêt échappaient en général aiii 
esprits simplistes de la masse de la population. 

Notes tirées lextuellement des registres paroissiaux : 

ff Le pavet de l'église a été reffait cette année (1745) e\ les fonts 
c( baptismeaux qui étoient au bénitier ont été remis dans Thormoire 
« et bac de pierre avec la cuvette qui a été achetée cette année ». — 
« Les fesles des Saints Mathias, Jacques et Philippe, Jacques, Lan- 
ce rent, Louy, Barthélémy, Mathieu, Michel, Simon et Jude, Thomas, 
« le jeudi saint et Octave du très saint-sacrement ont été retran- 
c chées cette année (1745) par Hff' du Coëlosquet. » 

Parmi les actes de décès contenus dans les registres paroissiaux, 
f ai remarqué, entre autres, celui d'un nommé Peynis, cr venant du 
a du village de la Cheminade, paroisse de Sardan, se rendant, en 
m mendiant, faire dire une messe en l'honneur de Sainte-Marguerite 
m à Cressat, pour implorer son assistance et trouver du soulagement 
« à son mal, qui était une perte de sang par la bouche ». — Le 31 
mai on inhumait « dans le grand tombeau qui est devant la grande 
9 porte de Téglise » messire Silvain Rachet, seigneur de Saint- 
Laurent, chevalier de Tordre de Saint-Louis, ancien porle-ètendard 
des gardes du roi^ décédé à la Saunière le 31 mai 1782. 

En 1775, on rencontre à la Saunière un maître d'école ; il se 
nommait Jean Rénaux et demeurait au Méry. 

La Saunière, ainsi d'ailleurs que la très grande généralité des 
paroisses, avait un notaire ; des notes que j'ai recueillies, il résulte 
même que deux notaires, à un moment donné, y exerçaient simuU 
tanément leurs fonctions. 

J'ai trouvé cités les notaires suivants : le 21 mars 1663, Pierre 
Aubreton, notaire royal ; les 25 février 1733 et 4 juin 1736, autre 
Pierre Aubreton (sans doute le descendant du précédent), notaire 
royal ; les 5 mai 1736 et 30 mai 1738, Léonard Rousseau; notaire 
royal, fermier du lieu du Terret, y demeurant. 

Tableau des curés de La Saunière d'après 1rs registres paroissiaux ; 
Rouyère, 1661-1698. 
Geneix, 1717-1728. 



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--in- 

^ayolle de Yilleraput, desservit la paroisse en 172d. 

P. AubretOQ, 1728 (flo) — iî octobre 1740, date de son décès 4 

Yentaroux, 17 novembre 1740 — 3 octobre 1746. 

Darreau, prieur cnrè de Mareiile, et Deneufvis sont cités i tour 
de rôle comme desservant la paroisse dans les derniers mois de 
1746. 

Darrean, 20 février 1747 — IK mars 1749. 

Delaporte, 30 mars 1749 josqu'à la Révolution* 

F. ADTORDE. 

(1) M. Tabbé Leclerc cite M. Lefaure comme dernier titulaire de la 
cure de la Saunière ; depuis la publication du dernier bulle- 
tin, ce desservant a eu pour successeur M. Tabbé Duperret, dont 
Tinstallalion a eu lieu le 21 mars 1895. 



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ïïÉ€E@i.0€tïi 



I. — M. le Curé de Ces sac 



M. l'abbé de Cessag (Marie-Joseph -Tèlémaque) est ne à Gaéret, le 
22 jailiet 1823, dans une maison de la rue du Prat. Il fit de brillantes 
études au petit séminaire de Felletin, où il revint comme professeur 
de mathématiques, puis comme supérieur. 

Il exerça son ministère sacerdotal à Bènévent, comme vicaire ; à 
Chénérailles, comme curé-doyen ; à Guéret, comme archiprétre. Il 
passa vingt ans dans cette dernière cure, où il a terminé sa vie. Ce 
n^est pas qu'on n^ait songé plusieurs fois à lui confier un poste 
encore plus élevé : M. de Cessac était en droit d'aspirer aux plus 
bautes dignités ecclésiastiques. Il ne Ta pas voulu, il a préféré rester 
au milieu de ses pauvres et consacrer ses derniers jours à la recons- 
truction de son église. 

D'une complexion délicate, M. de Cessac ne s'estjamais préoccupé 
de sa santé quand il s'est agi de l'accomplissement d'un devoir* 
Alors que son médecin lui défendait de quitter la Chambre et parfois 
même le lit, il lui est arrivé de sortir, soit pour dire sa messe, soit 
pour porter à un mourant les dernières consolations de la religion* 
C'est une de ces nobles imprudences qui causa sa mort, arrivée le 
16 janvier 1895. 

S'il était dur pour lui-même, H. de Cessac faisait toujours preuve^ 
envers le prochain, d'un véritable esprit évangélique : charitable au 
delà de toute expression, il donnait tout aux malheureux. Aussi les 
pauvres de Guéret l'ont^ls pleuré sincèrement et cette douleur a èt4 
partagée par la population entière. 



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tel fut l'homme, tel fut le prêtre, révéré par beaucoup, sympà^ 
thique i tous. 

Il me reste à parler du savant. 

Membre de notre Société depuis le 25 février 1878, M. de Cessac 
s'intéressait à nos études archéologiques ; mais c'est surtout comme 
botaniste qu'il a participé à nos travaux. Il a fait paraître dans notre 
Bulletin de 1856 un supplément du catalogue des plantes de la 
Creuse, et dans les Bulletins de 1861 et de 1862, le Catak^ue des 
plantes vasculaires de la Creuse. 

Un botaniste distingué, notre collègue H. Gabriel Martin, a donné 
sur ce travail Tappréciation suivante : 

c Le Catalogue des plantes vasculaires et demi-vascnlaires de la 
Creuse, terminé dès le mois d'octobre 1857, a rendu le même service 
qu'avait rendu, vingt ans auparavant, le catalogue du docteur Pail- 
loux : il a servi de base à toutes les recherches qui se sont faites 
depuis sa publication. Les avantages qui distinguent ce catalogue 
étaient, d'abord, de fondre en un seul tout, avec une critique éclai- 
rée, ce qui avait été publié jusque là et de donner ainsi un tableau 
complet et fidèle de la flore connue de la Creuse ; en second lieu, de 
signaler, pour la première fois, à l'attention des botanistes les espè- 
ces récemment créées qui croissaient dans le pays; enfin, en indi- 
quant avec soin les localités, de poser la bise de la géographie bota- 
nique de cette région. > 

M. de Cessac était en relations avec M. Jordan, de Lyon et avec 
H. Boreau, à qui il avait envoyé, pour la troisième édition de la 
flore du Centre, un herbier complet des plantes de la Creuse. Il ne 
put continuer à se livrer à une étude suivie de la flore de notre 
pays; mais il nota toujours avec soin les découvertes et les observa- 
tions intéressantes qu'il pouvait faire. L'année même de sa mort, il 
devait nous donner un nouvel article botanique, qui n'eût pas été 
moins apprécié que les précédents. 

M. de Cessac n'était pas moins distingué comme mathématicien 
que comme botaniste. Abonné au Cosmos^ il envoyait à ce recueil 
9cientiflque, sans se nommer, la solution des problèmes les plus 



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-. 428 — 

oifficiles. S'il se présentait, dans les sessions d'examens, quelques 
problèmes un peu ardus, on se plaisait à les lui soumeltre ; il les 
résolvait, pour ainsi dire en se jouant, et parfois par deux ou trois 
méthodes différentes. 

Aussi modeste que savant, H. de Cessac ne faisait jamais étalage 
de son vaste savoir ; ce sont les seuls hasards de la conversàlion qui 
amenaient à connaître ses travaux. Ainsi je me rappelle que, un 
jour, il m'a exposé un mode de calcul de son invention, basé sur 
l'emploi des différences de différents ordres, qui facilitait singulière* 
ment la résolulion de certains problèmes. Malheureusement mes 
souvenirs ne sont pas assez précis pour me permettre de donner 
des détails sur ce procédé de calcul qui m'a paru complètement nou* 
veau. 

Absorbé par ses devoirs de prèlre, M. de Cessac ne donnait à la 
science que ses moments de loisir — et ils étaient rares. SU avait 
pu s'y consacrer tout entier, je s lis convaincu que, avec ses dispo- 
sitions naturelles et ses coimaissances étendues, il se serait fait un 
nom parmi les mathémaliciens français. 

Quoique je n'ai fait ressortir que bien imparfaitement les mérites 
si divers de M. le curé de Cessac, sa modestie trouverait que j'en ai 
déjà trop dit. Je terminerai donc simplement par l'expression una- 
nime des regrets que sa perle a laissés à notre Société, et par un 
dernier hommage à sa mémoire, tiré du plus profond de mot cœur. 

DELANNOY. 



a« 



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^i26- 



II. — Félix Lecler 

k. Lecler (Pierre-Anaet-Jean-Félix), sénateur de la Crease, ofB- 
eier de la Légion d'honneur, ancien directeur général de TEnregiS' 
trement, conseiller-maître honoraire à la Cour des Comptes, membre 
de la Société des Sciences naturelles et archéologiques de h Crfuse^ 
né à Aubusson, le 30 juillet 1814, est décédé à Paris, le 14 déceai- 
bre 1895. Sa famille, originaire d'Evaux, comptait déjà une illustra- 
tion que les biographes n'ont pas oubliée, M. Lecler du Brillet, 
continuateur du grand ouvrage de De La Marre concernant rHistoire 
de la police de la ville de Paris et ses fonctions. 

D'abord élève à Ajain, M. Lecler termina ses études au collège de 
Clermont- Ferra nd, où il acquit de précieuses amitiés qui lui sont 
restées fidèles pendant le cours de sa longue carrière. Etudiant en 
droit à Paris en 1831, sans délaisser le code civil, il suivit les cours 
de TEcole des Chartes et s initia à cet art de penser et d'écrire qui 
devait faire le charme de sa vie. 

Rentré à Aubusson en 1838, il se fit inscrire au barreau de cette 
ville, où il occupa immédiatement une des premières places par ses 
connaissances juridiques, sa parole fine et éloquente, pleine de tact 
et de meaure. 

En 1839, M. GrelletDumazeau qui venait d'être nommé conseiller 
à la Cour d'appel de Limoges, lui légua la direction de VAlbum de 
la Creuse qu'il avait fondé en 1829. H. Lecler groupa autour de lui 
l'élite intellectuelle du pays : il eut pour collaborateurs MM. Hippo- 
lyteGrellet, Alfred Rousseau, Gasne, Léopold Dayras, J. Moreau, etc. 
L'influence de ce journal hebdomadaire fut considérable. 

Vers le môme temps, un autre enfant d'Aubusson, Pierre Lan* 
glade, dessinateur plein de goût cl d'élégance, élève de Drolling, 
entreprit la publication de VAlbum historique ei piUoresque delà 
Creuse. L'ouvrage parut par fascicules, à de longs interyailes^ car 



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llmpreôsion commencée en 1842 ne fut terminée qu'en 484^ (1)* Cô 
volume, devenu très rare, a été apprécié d'une manière flatteuse et 
impartiale par Auguste Bosvieux dans sa Bibliographie Greusoise. 
Le savant archéologue signale particulièrement les articles de 
M. Lecler, c'est-à-dire l'Introduction et les notices sur Aubusson et 
Moutiér-Rauseille. 

Nous ne pouvons résister au désir de reproduire ce passage de 
rintroduction : « La nature a prodigué aux campagnes de la Creuse 
toute sa grâce et toute sa fraîcheur. Nulle part on ne rencontrerait 
ces vallées si calmes, ces oasis de verdure à Tombre des grands 
chênes, ces retraites silencieuses qu'aucun bruit humain ne semble 
devoir troubler jamais. Souvent on peut se croire transporté dans 
ces parcs anglais où Tart rassemble dans un petit espace tous les 
symboles du bonheur champêtre, le ruisseau au cours paisible, les 
troupeaux couchés sur I herbe, les villages cachés derrière les 
rideaux de peupliers et de saules, les sentiers bordés d'aubépines et 
d'églantiers en fleurs. Cette variété infinie, cette rapide succession 
de scènes changeantes ont un charme inexprimable. Mais il faut 
surtout admirer nos siles pittoresques pendant les beaux jours 
d'automne, lorsque les blancs rayons du soleil voilé les éclairent de 
je ne sais quel reflet mystérieux.. C'est alors que, dans une chaude 
atmosphère, la nature s'épanouit dans toute sa haute beauté. Les 
vives teintes de verdure s'eflaccnt, les nuances s'assouplissent et se 
fondent. Les chacps de sarrazin déploient les tons chauds de leurs 
couleurs brunies ; le rouge sombre des bruyères en fleurs s'harmo- 
nise avec le feuillage déjà pâle des bois. Au loin étincellent comme 
un ruban argenté les eaux limpides de la Creuse. Placez au milieu 
de ces paysages quelque clocher isolé, quelques maisons aux toits de 
chaume groupées sur le penchant d^une colline et cachées à demi 

(1) Il importe, au point de vue bibliographique, de noter une parti- 
cularité trop peu connue. Quelques écrivains, voyant au titre du 
volume la date de 1847, ont pensé que les diverses notices qui le 
composent ont été écrites en la môme année et ont émis des opinions 
inexactes. En réalité, dès 1843, Langlade avait en main la majeure 
partie des manuscrits. Les énonciations qui s*y trouvent, ainsi que 
les dessins, sont par conséquent anléiieurs de plusieurs années à la 
date de 1847. 



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— 428 — 

l^ar QD repli de terrain, fermez ThorizoD par les lignes indécises àé 
nos montagnes, vous aurez le plus charmant et le plus mélancolique 
tableau que puisse rêver H magi nation du poète ou retracer le pin- 
ceau du peintre. > Ces lignes, d'un charme si pénétrant, rivalisent 
avec les plus brillantes descriptions de George Sand. 

Mais Paris eierce son attraction irrésistible sur Félix Lecler. Il y 
retrouve son ami Filliouz de Guéret et il collabore avec lui à la 
rédaction de VArtisle. Chargé du compte-rendu, il flt même quel- 
ques pièces de Ihé&tre ; mais il en parlait peu et il semble qu'il n'ait 
attaché à cet essai qu'une médiocre importance. Quoiqu'il en soit, il 
fut Tun des premiers critiques qui signalèrent les merveilleux 
débuts de Rachel, la grande tragédienne. Attaché à la Bévue BrUan- 
niquây il s'occupa en même temps à la rédaction d'une Histoire 
romaine, avec son condisciple Louis Batissier, l'auteur bien connu de 
IMr^ monumental. 

M. Lecler avait toujours professé des opinions libérales. Ses con- 
temporains n'ont pas oublié le brillant discours qu'il prononça sur 
la question sociale, au banquet réformiste de Guéret présidé par 
Michel de Bourges. Malgré ses bons rapports avec son parent le 
général Durosnel, aide de camp du roi Louis-Philippe, il publia dans 
e Siècle une série d'arlicles sur les hommes les plus notables de la 
Convention. Ces études furent très remarquées et préparèrent son 
entrée dans la vie politique. Aussi, le gouvernement provisoire de 
18481e nomma-t-il, dès le 28 février, commissaire du gouverne- 
ment dans le département de la Creuse. 

Nommé représentant du peuple à l'Assemblée Constituante, il fut 
un des membres du comité des flnances. Non réélu à l'Assemblée 
Législative, la part active qu'il avait prise aux travaux du Comité de 
la Constituante, le désigna pour remplir des fonctions flnancières. 
D'abord trésorier-payeur à Guéret, il fut envoyé ensuite à Rodez, 
puis à Niort et Angers. 

M. Magnin, vice-prôsidenl du Sénat, a fait, à la Chambre haute, 
réloge de notre éminent compatrioîe, dans les termes suivants : 

« Nous avons eu la douleur de perdre notre collègue Lecler, séna- 
teur de la Creuse... 



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— 4M — 

» En 1850, il entra dans raduiiuislratîon des finances, occupa 
successivement divers postes de payeur dans les départements; 
puis, ces fonctions ayant été supprimées en 1866, il revint au 
Ministère au titre de chef de bureau du contentieux. C'est dans cet 
emploi que celui qui a l'honneur de présider aujourd'hui la séance 
le trouva et lui confia la Direction générale de rEnregistrenient et 
des Domaines; il. ne la quittait que pour devenir conseiller-raaUre à 
la Cour des Comptes où il acheva dignement sa longue, bborieuse 
et très honorable carrière administrative. (Très bien ! très bien f) 

» En 1889, le collège sénatorial de la Creuse l'envoya siéger 
parmi nous et lui renouvela son mandat en 1894. 

» Peu d'hommes étaient plus affables. Son grand âge n'avait pas 
diminué son activité; toujours attentif à nos débats, il apportait 
dans les commissions son savoir juridique et la droiture de son esprit, 

9 Toute sa vie Lecler a servi la cause de la liberté en honnête 
homme aimant son pays. Il emporte les regrets de tous ses collè- 
gues. {Très bien I — Vifs applaudissements.) » 

L'époque de la Révolution avait toujours été l'objet de ses études. 
Depuis plusieurs années, il occupait ses rares loisirs à préparer une 
histoire de la Commune de Paris pendant la période conslitulîon^ 
nelle de la Révolution ; mais d'autres le devancèrent. Doreste, la 
maladie ne lui a pas permis de terminer cet ouvrage qui eût été son 
œuvre capitale. 

H. Félix Lecler était l'un des membres les plus distingués de 
notre Société, et nous voudrions être plus autorisé que nous le 
sommes, pour être ici l'interprète de tous les regrets que sa dispari- 
tion lui fait éprouver. Ami de M. Batissier, intimement Hé avec 
M. Chabouillet, conservateur du cabinet des médailles de la Biblio- 
thèque nationale, les études archéologiques lui étaient familières et 
il s'intéressait à tous nos travaux. Son souvenir ne s'eflacera pas de 
la mémoire de ses collègues qui "ont pu apprécier sa haute intelli- 
gence et ses rares qualités. 

Cyprien PÉRATÏION, 



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OBSERVATIONS MÉTÉOROLOGIQUES 

FAITES PENDANT L'ANNÉE 1894 



Rapport dressé le SI juillet 1S95 par M. Rouville, ingénieur 
en chef des Ponts et Chaussées^ membre de la Commission météoro- 
logique de la Creuse (1). 



La Commission météorologique du département de la Creuse 
8*est réunie, pour la dernière fois, au mois de novembre 1883 et 
depuis cette époque elle a été complètement désorganisée à la suite 
de démissions et de changements de fonctionnaires. Le nombre des 
stations, qui avait été fixé à 32 en 1880, lors de la création des ser- 
vices, décroît chaque année et n'a plus été que de 11 pour les 
années 1888 et 1889 et de 2 pour les années 1890 à 1895. 

A la suite des observations faites dans le rapport de 1888, le 
Conseil général, dans sa séance du 24 août 1889, avait décidé que le 
service serait réorganisé, et ce vœu a été renouvelé dans les séances 
des tS août 1890 et 20 août 1801. Par arrêté préfectoral du 
10 mars 1893, la Commission météorologique a été réorganisée et 
il serait désirable que celte Commission puisse se réunir à bref 
délai. 



(i) M. TingénieMr en chef Bonneau a eu Tobligeance de nous com- 
muniquer le rapport de son prédécesseur et d*en autoriser la publi- 
cation dans notre Bulletin. Nous lui adressons nos sincères remer- 
ciements. 

Nous reproduisons à peu près in extenso cet utile document à 
Texceplion de la carte et des graphiques qui raccompagnent. La 
deuxième partie du rapport, relative à la végétation, à Téclosion des 
insectes, aux minorations des oiseaux, intéressera certainement ceux 
des membres de notre Société qui sont chasseurs ou qui s'occupent 
d'agriculture. 



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^ 431 ■" 

Noos présentons pour Tannée 1894, comme cela a été fait pon^ 
les années précédentes, le compte-rendu des observations pluvio^ 
métriques, Ihermométriques, et de celles relatives aux orages, pour 
les 13 stations comprenant les 2 stations du service départomenlal 
et 11 stations du service spécial des Ponts et Chaussées. Nous y 
joignons les observations relevées à La Souterraine par M. Labbe, 
conducteur principal des Ponts et Chaussées en retraite et relalives 
à la végétalion, aux migrations des oiseaux et à Féclosion des insec- 
tes, ainsi que les renseignements de même nature réunis par les 
soins du service des Forêts pour les stations de Guéret et de Saint-^ 
Oradour-de-Chi rouze. 



PLUVIOMÉTRIE 



/^ QuanlUé de pluie 

Les 13 stations qui ont adressé des observations pluviomètrîques 
complètes comprennent le service spécial des Ponts et Chaussées et 
les stations de La Souterraine et de Chénérailles. 

Ainsi qu^on Ta fait remarquer dans les précédents comptes rendus, 
il est regrettable de ne pas recevoir, par suite de la désorganisatioa 
de la Commission météorologique départementale, les relevés des 
stations de Bourganeuf, la Courtine et Féniers, car les observations 
étant faites sur un nombre limité de points, et les stalîous se trou- 
vant réparties d'une manière assez uniforme, les moyennes dédui- 
tes permettraient de présenter un travail complet pour Tensemblo 
du département. 

La hauteur moyenne de pluie en 1894, pour les 13 stations qui 
ont fourni des renseignements complets est de 700"»"*^, 



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— 432 - 

II est tombé plus de 1,300"» d'eau à Genlioux ; 

900"« à La Souterraine ; 

800«« à Béoévenl ; 

De 700«« à 800«« à Dun, Aubusson ; 

De 600"" à 700»-"» à Boussac, Ponlarion, Auzances ; 

De 800«"» à 600««» à ChamboD-sur-Vouëze, Ahun, Chénérailles, 
Felletin et Guéret. 

Si Ton compare les 13 années pour lesquelles il a été fourni des 
relevés d'ensemble, 

1881 qui a donné 690»-6 

1883 — 939.1 

1884 — 802.9 

1885 — 963.3 

1886 — 949.2 

1887 - 878.6 

1888 — 802 . 2 

1889 — 819 .7 

1890 — 791 .6 

1891 — 834.3 

1892 — 917 . i 

1893 — 667.8 

1894 - 706.6 



Moyenne des 13 années. ... 827 . 9 

Ton arrive toujours à cette conclusion que les années 1881 et 1893 
ont été des années d'une grande sécheresse, les années 1883, 1885, 
1886 et 1892, des années pluvieuses et que, d'autre part, les années 
1884,1887, 1888, 1889, 1890, 1891 et 1894 correspondent à unç 
^imée moyenne. 



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— 433 — 

2<» Nombre de jours de pluie 

Pour les 13 stalions dont les observations sont complètes, le 
nombre de jours de pluie a varié entre 83 et 168. La moyenne est 
de 132, soit plus de 1 jour sur 3. 

Dans ces calculs on a compris les jours de neige p^rmi les jours 
de pluie, ce qui a pu occasionner quelques légères erreurs, parce 
que certains observateurs, et ceux-ci ont raison, entendent par 
jour de pluie, ceux où la neige est tombée, tandis que d'autres y 
comprennent aussi les jours où elle a couvert la terre, bien qu'elle 
soit tombée précédemment. Cette inexactitude a empêché, comme 
les années précédentes, de faire un relevé spécial pour la neige. 

Nous donnons ci-après : 

{0 Le tableau des quantités d'eau tombées aux différentes stations 
pluviométriques. 

i"" Le relevé mensuel des jours de pluie dans les 13 stations dont 
les observations sont complètes. 

On remarquera que les pluies les plus abondantes ne tombent pas 
toujours dans les régions les plus élevées ; ainsi la quantité de pluie 
56S™"i tombée à Felletin, dont l'altitude est 545, se trouve bien 
inférieure à la quantité de pluie 905'"«»6 tombée à La Souterraine, 
dont l'altitude n'est que de 378. 

Cette anomalie apparente tient au relief du pays dans la partie 
septentrionale. 



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Novembre 

Décembre 

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Relevé memuel des jours de pluie dans les 1S slalions qui 
ont fourni des renseignements complets. 



STATIONS 



Chambon-sur-V .. 

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La Soulerraine. .. 

Boussac 

Aubusson 

AhoD 

Guérel 

Pontarion 

Bénévent 

Chénérailles 

Fellclin 

Auzances 

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168 



TEMPÉRATURE 



Des observations thermomètriques complètes oat été faites dans 
6 stations : La Souterraine, Pontarion, Aubusson, Guéret, Anzaqces 
et Gentioux, 



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— 4n7 — 

La moyenne générale qui était de 9,1 en 1886, 1889 et 1890, de 
9,2 en 1891, s'est élevée à 10,0 en 1892, à 10,1 en 1893, s'est abais- 
sée à 9,4 en 1894; elle varie entre 9,1 à Pontarion et 9,8 à Aubus- 
son. Comme en 1892 et 1893, les écarts de température sont les 
plus considérables à Âubusson et varient de 3.8 à 15,9. 

Températures minima. 



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5S7Auzances.. 
TSO.Gentioux.. 



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1.0 1.4 
-3.1, 0.5 



1.33.7 

0.64.7 
2.05.1 



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10.08.9 35 



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-1.3 


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Températures maxima et moyenne générale de Vannée. 



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rUBSSION BAROMÉTRIQUE 



Des otiservatîoQS quaUdiennes ont été Mïes m% G stations do la 
Souterraine^ PonUrioriv Aubussoii, Cuërett Âuziocâs et Gentloui. 

Le tableau ci-après montre qae les hauteurs barométriques 
moyennes vaneot entre 713 ii Genlioui et 730 à ta SouterraUiÊ. 



Altitudes 
STATIONS 


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— 439 -^ 
ORAGES 



La Commission météorologique de la Creuse a reçu des buUelîns 
d'orages de MM. Labbe à la Souterraine, au' nord du département, 
Decoucbon à Chénérailles, Simonet à Boussac, Lelong â Gentioux, 
Pruchon à Guéret ; mais d'un autre côté, les observateurs des 
stations udométriques ont aussi consigné sur leurs feuilles des ren- 
seignements intéressants à ce sujet. 

Nous donnons ci-dessous la description sommaire des principaui 
orages constatés. 



DATES 


STATIONS 


OBSERVATIONS 


3 avril 


Chënérailles. 


Vers 3 h. du soir. 


4 — 


Boussac et commanes 
environnaules. 


De 2 h. à 3 li. du soir. 


5 — 


Dun. 


Pluie d'orage- 


15 - 


Chambon, Boussac, Ché- 
nérailles. 


13 «°» d'eau à CharabonJ 


17 — 


AhuD. 


Forte pluie et grêle. 


20 - 


Chambon. 




23, 24 - ... . 


Dun. 


Pluie d'orage. 


25 — 


Chënérailles. 


Orages fréquents au 
Nord, à l'Est et au 
Sud-Est du déparle- 
ment ; à Cliéfiéraîlles 
série d'orages de % h. 
à 5 h. du soir, i5»° 
d'eau. 


26 — 


Boussac, Guéret, Cham- 
bon, La Souterraine, 
Chénérailles, Ponta- 
rion, Felletin^ Dun. 


 Boussac (it sur les 
communes voisines, 
pluie et grèlo de la 
grosseur de pois. — 
A Guéret, ferles aver 
ses. _ j 



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- 440 - 




DATES 


STATIONS 


OBSERVATIONS 


27 avril 


FelletiD, Dan. 


Orage peu Important à 
Felletin. — Pluie d'o- 
rage à Duo. 


28 - 


Chambon, Felletin. 




12 mai 


Chambon, Boussac. 


A Boussac de 3 à 5 h. 
du soir, avec pluie 
mêlée de grêle. 


n - 


Chambon. 




19 — 


Genlioux, Chambon, 
Felietin. 


Forle pluie et grêle à 
Gentioux. — 20 »«,4 
d'eau Felletin et 47—7 
à Gentioux. 


20 - 


Auzince?. 


Orage peu important. 


2i. 25 - ... 


Chambon, Dun. 




•26 — 


Chambon, Boussac. 


A Boussac de 7 h. 35 à 
il h. 55 du soir e\ï 
forle pluie toute la 
nuit. 


" - 


Chénérailles, Genlioux, 
Auzances. 


A Chénérailles de 1 h. à 
4 h. du soir avec pluie. 


28 -- 


Ahun, Felletin. 


25™« d'eau à Felletin. 


S juin 


Boussac. 


De2h. à li h. du soir, 
éclairs toute la nuit. 


6 - 


La Souterraine, Chéné- 
railles, Saint-Maurice, 
Ahun. 


Dans les deux premières 
stations pluie et grêle 
de 0,01 d'épaisseur. 


7 - 


Gentioux. 


17"» 5 d'eau. 


8 — 


Dun. 


Pluie d'orage. 


13 - 


ChambOi], Chënërailles. 


A Chénérailles, forte 
pluie mêlée do grêle 
de 0,02 d'épaisseur. H 



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— 441 -* 




28 juin . 
SO — 



1" juillet... 

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5 — 

6 — 

7 - 

9 - 

42 — 



23 — 



STATIONS 



Felletin. 
Boussac, Goëret. 



Dan. 

La Souterraine, Saint 
Priest, Lizières, Saint- 
Léger, St-Âgnant. 

Pontarion. 

Cbambon, Boussac. 

Gentioux, Âhun. 

Fellelin. 

La Souterraine, Guëret, 
Bussiëre-Dunoise, La 
fat, Dun, Crozant. 



OBSERVATIONS 



Pluie d'orage. 



fréquents dans 
tout le département- — 
A Boussac de 3 à 5 h, 
du soir, grandes aver- 
ses et grêle de 0,01 
d'épaisseur, — A Gué- 
ret et sur les corn* 
rounes voisines forte 
pluie par intermit- 
tence. 

Temps orageux. 

Grandes averses dégra- 
dant les roules el che- 
mins. 

Pendant la nuit. 



Pluie d'orage. 

Orages au centre et au 
Nord du département 
— A la Souterraine el 
sur les communes voi- 
sines forte pluie, — 
Guéret, orage Irès vio- 
lent, le totjnerre csl 
tombé en cinq points 
de la ville, sans beau- 
coup de dégâts, - 
Dans les quatre der- 
nières communes les 
récoltes ont été assex 
sérieusement endom- 



La Souterraine, Boussac, 
Pontarion, Genlioux, 
Dun, Ahun, Auzances. 



A La Souterraine et sur 
les communes voisines 
grandes, averses. 

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—'442 — 




3 août.. 

4 — .. 
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16 — 

17 — 
13- 



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28 — ••• 

29 — ... 



STATIONS 



La Souterraine, Giiëret, 
Ponlarion, Auzances, 
Chambon, Boussac. 

Gentioux, Cbambon, 
Boussac. 



Dun. 

FcIletiQ. 

Boussac, Guèret, Saint- 
Victor, Si-Léger, S^ 
Fiel, Glény, Ahun. 
Chaïubon, La Souter- 
raine. 



Dun, Pontarion, Gen- 
tioux. 



Dun. 

Boussac, Genlioux, Fel- 
letin» ChamboD. 

Pontarion. 

Boussac. 



Boussac, Chambon, La 
Souterraine, Dun. 

Boussac, La Souterraine. 
Chambon. 

La Souterraine, Gen- 
tioux, Ahun, Auzan- 
ces, Felletin. 



^ 



OBSERVATIONS 



A La Souterraine avec 
pluie. — A Boussac 
avec fortes averses. 

A Boussac de 4 h. à 7 h 
du soir, avec pluie 
assez forte. 



Boussac de 8 h. du 
soir à minuit, orage 
suivi de pluie toute la 
nuit. — A la Souter- 
raine et communes en- 
vironnantes avec gran 
des averses et grêle. 

20<*°> 8 d'eau à Genlioux 



Orages an N. 0. du dé 
parlement avec fortes 
averses. 



Pluie d'orage. 



Orages peu importants. 
4 h 



De 10 h. du soir à 
du matin. 

A Dun avec forte 
et grêle. 



pluie 



A La Souterraine avec 
forte pluie. — Orage 
très violent à Felletin. 



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— 443 — 



DATES 


STATIONS 


i 
ODSEHVÂTIONS 


30 août 


CharoboD. 




31 - 


PontarioD. 




2 septembre.. 


Boussac. 


De 8 à 9 h. du matin, 
lonnerre et éclairs io- 
tenses. 


3 — .. 


La Souterraine, Saint- 
Priest, Lizières, Chani- 
bon, Boassac. 




5 — •. 


Dun. 


Temps orageux- 


6 — .. 


Boussac et communes 
voisines. 


Faible pluie mêlée de 
grêle. 


8,9 — 


Dun, Chambon. 




13 — 


Chambon, La Souter- 
raine, Boussac. 


Orages fréquents dans 
tout le département,! 
forte pluie- — 38™™ 
d'eau à Chambon. 


14 — 


Dun, Ahun. 




21 - 

22 - 


La Souterraine, Bous- 
sac, Chambon. 

Dun, Pontarion, Bous- 
sac. 


Orages violents. — La 
foudre est tombée à 
Sainl-Priest-la-B'euille, 
îi lue "^ bœufs et deux 
porcs. 

Orage suivi de forte pluie. 


23 — 


Ahun. 




25 — 


La Souterraine et com- 
munes voisines. 


Avec forte pluie. 


18 octobre — 


Chambon, Pontarion. 


15™^ d'eau à Pontarion 


20 — .... 


Dun, Chambon. 




26 — .... 


Boussac. 




27 — .... 


Dun. 


Pluie d^ôrage. 


3 novembre.. 


Chambon. 


Pluie d'orage. 


li — .. 


La Souterraine, Sainl- 
Maurice, St-Prie&t-la- 
Feuille. 


Forte pluie à La Souter- 
, raine» 



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— 445 — 
a» ANIUAUX DIVERS 



ANIMAUX DIVERS 


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GUÉRET 


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Réveil des chauves-souris 


25 mal 

td. 
30 mal 
20 mars. 


» 
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10 avril. 
16 avril 

B 


22 mars. 
20 mars. 
2 mars. 
2^ mars. 
15 avril 

15 mai. 

B 

28 mars, 
20 mai. 


— des loirs. • t 


" — du hérisson . . , 


— de la ^ri^nouiJlfî .... * .... 


Les abeilles commenceal â tiotiner. 

Le limaçon sort de sa coquilte 

Apparition de la limace ronge 

— des limaces grises. * .... 

— des Kuêoes 


25 avril 
5 mai. 
i*' mal 

10 sept, 
25juillet. 

id, 
15 mai. 

id. 
1 S août. 


— des freloDS , 


— des bourdons <•.,.***, 


— du hanneton .......... 


— du papillon blanc (h ûm). 



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PROCÉS-VERBAL 



DE Là 



Séance générale dH »1 ITIat tftoe 



Présidmce de if. Florand^ doyen d'âge 

Sont présents ; MM. Florand, Bouchardoa, de Cessac, Laroche, 
Lefour, Casinet, Jaffler, Âutorde^ Tou mieux, Amîaalt, Bourzat, 
Mozer, Lafargtie, Jaraot, Gallerand, Bordier, Pâqtiet, RousseaQ, 
Piaeau, Ballet et Mirguel. 

Il est d'abord donné ledure du procès- verbal de la séajiee géné- 
rale du 25 avril 1893. Ce procès- verbal est adopté, 

M. le Président fait connaître que, dans sa séance du 30 avril 
dernier, le conseil d'administration a admis au rang de metnbrea 
titulaires de la Société : 

l* M, Burthe, ingénieur des raines h Paris ; 

i^ H, Antoine Beau fret, ancien élève de i*Ecole centrale, sous-chef 

de dépôt à la Compagnie d'Orléans, à Montluçon ; 

3° M. Mirguet, professeur de mathématiques au lycée de Guéret. 

L'assemblée ratifie Tad mission dans la Société de MM. Burtbe, 
Beaufret et Mirguet. 

M. le Président a fait également connaître que le conseil d'admi- 
nistration a désigné M« Mirguet pour remplir les fonctions de biblio- 
thécaire, en rempiacement de M. Lacrocq qui a fait savoir à M. le 
Président, au mois de septemtire dernier, que sus occupations pro- 
fesâionnellesne lui permettaient plus de s'occuper activement du 
^oin de la bibliothèque. 



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— 452 — 

L^assemblée ratifie la dësignation de H. Mirgoet pour les fonclioDs 
de bibliothécaire. 

H. le Président donne lecture d'une lettre par laquelle y. Martinet 
a fait connaître, le 3 octobre dernier, à chacun des membres du 
conseil d'administration que Tétat de sa santé Tobligeait à se démet- 
tre de ses fonctions de président. 

11 ajoute que, dans la séance du 31 octobre 1895, H. Martinet 
avait instamment demandé à être relevé de ses fonctions ; mais que 
les membres du conseil avaient vivement insisté auprès de lui pour 
quil voulût bien les conserver jusqu'à la prochaine réunion. 

La démission de M. Martinet est acceptée. 

Il est alors immédiatement procédé à Pélectiou d'un nouveau prè- 
sMeiit. Les 21 membres présents prennent part au vote qui a lieu au 
scrutin secret. 

Le dépouillement du scrutin donne les résultats suivants : 21 bul- 
letins, dont 19 portent le nom de M. Henri Delannoy. 

En conséquence, M. Henri Delannoy, officier de la Légion d'hon- 
neur, sous-intendant militaire en retraite, demeurant à Guéret, 
est proclamé président de la Société en remplacement de M. Mar- 
tinet. 

M. Florand propose alors à l'asseinblèe de conférer à M. Martinet 
le litre de président honoraire, en témoignage de gratitude pour les 
services si nombreux et si dévoués qu'il a rendus à la Société. 

A l'unanimité des 21 membres présents, celte proposition est 
adoptée et M. Martinet est proclamé président honoraire. M. le 
Secrétaire est chargé de le lui faire savoir et de lui transmettre, en 
même temps, les sincères et unanimes remerciements de la Sodèté. 

M. le Président présente ensuite les comptes de gestion de 
l'année 1895, avec les pièces à l'appui, et demande à l'assemblée de 
désigner trois de ses membres pour en faire la vérification, séance 
tenante. 

Sont désignés à cet effet : MM. Cusinet, Laroche et Lefour. Les 
comptes vérifiés et reconnus exacts sont approuvés. 



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-453 -^ 

ils s^ëtablissent ainsi : 

RECETTES 

i» Excèdent des recettes au 31 décembre 1894 1 .5H dS 

î^ Mandat de la ville de Guëret SOO » 

S"" Mandat du département GOO » 

i^ Produit de la Tente des Bulletins U p 

b"" 67 cotisations recouvrées, dont 66 à 10 fr. et une 

souscription volontairement portée à 12 fr 67â » 

Total 3,327 98 

(Nota. — Certaines souscriptions ne sont pas encore payées, mais 
il y a lieu de les considérer comme irrécouvrables.) 

DÉPENSES 

Les dépenses sont réprésentées par 16 mandats de 
paiement s'élevant ensemble à 1 ,869 10 

Il reste en caisse au 31 décembre 1895 i. 458 88 

La Société possède, en outre, un livret de Caisse 
d'épargne dont le montant est, au 31 décembre 1895, de. 1 .228 98 

En sorte que, au 31 décembre 1895, il reste en caisse 
(livret compris) 2,687 86 

M. le Président soumet ensuite à rassemblée le projet de budget 
des recetttes et dépenses, pour Tannée 1896. 

Ce projet est établi de la façon suivante : 

Projet de budget pour 1896 

RECETTES 

1*» Excédent des receltes au 31 décembre 1895 1 ,458 88 

2» Cotisations de 68 membres 680 > 

3<» Subvention du département 600 b 

4o Subvention de la ville 600 » 

Total 3.338 m 



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^484 — 

DÉPENSES 

1* Balletin de 1896 (impression, planches, couverlore 

et brochage) 800 * 

2» BuLletln de correspondance. .... « ^* 100 « 

3"^ Salaire des gardiens du Musée et du concierge « . * . 250 > 
4" Dépenses diverses (eoQservalioQ des colleclioDS^ 
frais de bureau, ports, arTranchissements de correspon- 
dance) . . . • 150 > 

5» Abonnement et totisation. ,.,..,,,.,.» 32 • 

6*" Dépenses pour l'histoire naturelle 100 • 

70 Dépenses pour archéologie {numismatique, céra- 
mique, elcO» • * < • * 3O0 ■ 

8» BihIiolhéquB (achat de livres, reliure, etc.) 80 « 

9* Fouilles et reclierclies * * , * 00 • 

10" Dépenses eilraord inaires et imprévues. 1-466 88 

Total égal aui receltes 3.338 b8 

Nota, — Ce projet de budget laisse intact le livret de la Caisse 
d'épargne. 

L'asî^embiée approuve te budget qui lui est soumis pour Tannée 
1896. 

Sur la proposition de M. le Prèfiident^ des remerciements sont 
votés a M. Jean de Cessac, pour !e don qu'il a fait à la Société de 
pièces et médailles provenant de M* Pierre de Cessac, son père* II 
est décidé, en outre, qu'il sera Tait une vitrine spéciale pour cette 
colleclion^ et qu'il y sera apposé une plaque commémoraiive. 

Des remerciements sont également votés à M\l. L. Bourdery^ 
L Dénier, P< Dticourtieux^ H, Delannoy, C. Gavault, A, Guéret, 
Guimel, H, Hugon, C. Loubet, L. Mniiouvrier, Masfrand, A< Mazet, 
F. Moreau, P. Mozer, Ed, Pietle, Ratelade, A. Rouart, F. Villard, et 
a m Sociétés des Antiquaires de la Morinie et du Musée de Dijon, 
pour les dons qu'ils ont faits au Musée et à la Bibliothèque de la 
Société. 



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La Société remercie M. le Maire de Bénévent, qui l'a informée de 
la découverte, au lieu du Sauzet, d'une urne cinéraire et qui en a 
facilité Tacquisition pour le Musée. 

M. le Président donne communication d'une lettre de M. le Préret 
de la Creuse, Tinformant que le Conseil général du département a 
accordé, cette année, à la Société, une subventian de six cents 
francs. 

Des remerciements sont votés à M. le Préfet et au Conseil général. 

Il est décidé que sur la demande de la Socité académique du 
Centre, à Châteauroux, et de celle de Saône-et-Loire, k Chalon-sur- 
Saône, il sera fait échange de bulletins et publications réciproques, 

Rassemblée décide ensuite que le premier volume de la réimpres- 
sion des Hémoires de la Société sera adressé, franco^ à ceux de ses 
membres qui ne résident pas à Guéret. 

Elle décide qu'il n'y a pas lieu de maintenir la commission de 
publicité, pour la réception et publication des travaux de ses mem* 
bres, cette mission, aux termes des statuts, incombant aux membres 
du Bureau. 

M. Bellet, instituteur à Saint-Maurice et membre de la Société, 
fait connaître qu'une villa a été récemment découverte près de la 
Souterraine : il estime qu'il serait utile d'y pratiquer des fouilles» 
L'assemblée remercie M. Bellet de cette communication, et le prie, 
puisqu'il veut bien s'en charger, de faire exécuter les premières 
fouilles. Il est voté, à cet effet, une première somme de trente francs^ 
qui sera mise à sa disposition par M. le Trésorier. S'il est découvert 
quelques objets intéressants, ils seront, comme d'usage^ versés aux 
collections du Musée. L'assemblée pourra voter d^autres sommes, si 
les fouilles présentent un réel intérêt. 

L'ordre du jour étant épuisé, la séance est levée. 

Le Vice- Secrétaire j Le Président, 

Emmanuel BOUCHARDON. FLORâND. 



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RAPPORT AU CONSEIL GÉNÉRAL 



Monsieur le Préfet, 

En réponse à voire letlre du 26 juin dernier, j'ai rhonneiir de 
vous adresser [e cooipleTendii des opérations de la Société des 
Seifnces NaturetUi et Archéologiq^ies de ta Crème pendant Taimée 
1895-1896, 

BnUftin. — Il n'a pas été publié de DulteUn en 1895. t'our ne 
pas scinder un inléressant mémoire de M, Toumîeux, sur la viromtê 
du MoHtnl^ La commission s'est décidée a réunir en un seuMesdeui 
Bulletins de 1895 et de tî(96, qui formenL le lome IV (i* série) de 
noire calleciion. 

J'aurai.<; désiré que ce volume pûl être remis à MM> les Conseil- 
lers généraux avant l'ouverture de leur cession du mois d'août, 
mais je ne crois pas que, malgré les efforts faits, Timpression ea. 
soit terminée pour cette époque* 

Ce volume aura une étendue double de celle des Bulletins ordi- 
naires, C*est dire qu'il nous coûtera deux fois plus ; le prix tu est 
encore augniené par les gravures qu'il renferme. 

En outre, nous avons, celte année, à supporter les frais considé- 
rables de la réimpression de la première moitié du tome I épuisé, 
qui a été distribuée au commencement de 1896. 

J'ose donc espérer que le Conseil général aura la bonté de nous 
continuer la subvention de 600 fr, qu'il alloue à notre société depuis 
plusieurs années. 

Bulletin de correipondance, — Le troisième numéro de ce Bulletin 
û paru dans le courant du mois do mars 189û. J'espéra que noa 



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tWodîfifis fiBncière» mms permelirant. iii eontiotution de ceUâ 
toile at intèresaaate pnbUcttion. 

Dons auMuiie. ^ L'Etat ne nous a rien envoyé depuis le 18 
mars 1895. Cette abstention me paraît devoir être aUnbuèe à 
rexignltë et à la mauvaise installation de nos locaujc. 

Parmi les dons qcCi recns la Société et dont Je déUil se trouvera 
dans le Bulletin en cours d'impression, je citerai seulement les plus 
importants : 

M. Henri Hugon nous a envoyé 18 médailles et monnaies, mmai^ 
nés, et 18 pièces de monnaies tunisiennes ; 

M. Alaxjs BouarX a encore enrichi notre Musée de 10 poteries 
japonaises et de 6 gardes de sabres japonnais ; 

MM. Guëret et Mazet nous ont donné qnatre tmrrs cinéraires^ en 
terre, provenant du cimetière gallo-romain de Saint-Bonnet, corn* 
mune *e Saint*Yrieix-la-Montagne (Creuse) ; 

Enfln H. Jean de Cessac nous a fait un don d'une importance 
exceptionnelle, comprenant 167 monnaies des comtes de la Marche, 
355 monnaies et médailles de diverses époques et de diverses pro- 
venances, plusieurs médailles comménaoratives, 14 lots de haches, 
flèches et grattoirs en silex, 3 moules de liacbcs en bronze, et divers 
autres objets provenant de fouilltt hites dans le départôiuenl de la 
Creuse. 

Acquisilions. — Nous avons acheté un nombre assez restreint 
d'objets, parmi lesquels je signalerai une urne cinéraire en terre^ 
avec son couvercle, renfermant des os calcinés, et une médaille 
romaine, petit bronze. Diva Fausta, trouvée en février 1896 à 
Bènévent ; 

Une porcelaine de Wegdwot ; 

Et quelques ustensiles en étain, présentant un certain caractère 
artistique. 

Musée. — La situation reste la même que les années précèdeiile!!| 
Nous avons encore écrit, le 24 juillet 1895, au Conseil municipal^ 



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âQii de demaaiier une estensioa de locaux indispensable pouf 
assurer la bonne (xinservalion de nos coUecUons, Nous ne eesseroni 
pas de réclanier tant qu'il ne nous aura pas été donné satisfactioD. 

Noire musée ne mérite cependant point le dédain qn^on semble 
en faire. Bien des villes plus impartantes que la nôtre seraient 
fièresd'en posséder un semblable. Tous les savants qui Tont visité 
se sont émerveilles devant le nombre d'objets rares ou précieux 
quil renferme. 

Teuillez agréer^ Monsieur le Préfet, l'assurance de ma hante 
considéra tîoD. 

te Prétident, 
DELANNOY. 

Guéret^ le 3 juillet 1886* 



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IMIS AU lOSËË ET A LA BULIQTHtSUE DE U màli 

DU 1" JUILLET 1895 AU !•' JUILLET 1896 



Musée 



Anonyme. — 3 pièces de monnaie en bronze de Louis XV et 
Louis XVI. 

M. Cessac (Jean de), conservateur du Musée. ~~ )67 monnaîes 
des comtes de la Marche ; 

Monnaies et médailles de diverses époques et de diverses prove- 
nances : en argent 85, en métal blanc 7, en bronze et cuivre 203 ; 

Médailles comraéraoratives : en argent, NapoléHi, empereur, ig Le 
Sénat et le peuple; en bronze. Prise de la BaaLîlle, Rétablissement 
de la statue de Henri IV, Naissance du comla de Chambord, Sacre 
de Charles X ; 

14 lots de haches, flèches et grattoirs en silex ; 

3 moules de haches en bronze ; 

Hache en pierre noire trouvée à la Terrade près Anbussori; 

Médaille et boucle en bronze, poteries et fragruenls divers trouvés 
dans les puits de Chanteau, près Ahun ; 

Boucle en métal et objets trouvés dans les fouilles de la recons- 
truction de réglise de Guéret (1872-1895) [ 

Fragments de poteries romaines de diverses provenances ; 

Carreau de dallage en terre émaillée, fond blanc, dessins verts et 
bruns provenant de Fabbaye de Bonlieu, près Cliè lierai lies ; 

Matrice en bois pour gravure, un écusson surmonté d'une cou- 
ronne de comte ; 

14 échantillons de minéraux de la Creuse ; Bois [fcssile ; Moulage 
en plâtre» 



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^ 460 — 

M. Denier (Louis)* — Moules à modelage ; poioç^ns gravés cq 
creux ; moucbeltô en fer ; vilebrequin ancien ; entrée de gaîm 
d'épèe en cuivre fondu ; pelît meuble ancii^n en bois; épi de faîtage 
en terre cuite (moderne) ; petit cadran fer et émail bUnc* 

MM. Gl'éret (Adrien) et Mazet. ^ ^ urnes cinéraires en terre 
provenant du cimetière gallo-romain de Saint-Bonnet, commune de 
Sain t'Yrîeix- la-Montagne (Creuse), 

H. GuiMET, directeur du musée Gui met, à Paris. — Une tasse en 
poterie japotiaise, marque de Ninsei. 

M. HucoN, à Tunis. — il médailles romaines en bronze et ifKkQ* 
D&les de Tunis de diverses dates, 

M. LouDET (Emile). — Médaille romaine en bronze et 10 pièces de 
monnaies Louis XtV^ Louis XV et diverses. 

M, MozEA (Paul)* —5 pièces de monnaies anciennes en bronze. 

M. Ratelade* — Egagropiles de cheval et de bœuf. 

M. RouART (Aleiis). — 10 pièces de poterie japonaise et 6 gardes 
de sabres japonais, xvir et xvni'' siècle. 

M. ViLLARD, sénateur > maire de Guéret. — Monnaie en argent de 
Louis XIV (1601). 



^•^l-jv^r'Jt fJ t à^ . J^ i ^ Éh i^ 



Bibliothéqita 

SI 

ENVOI DU MINISTÈRE DE L1NSTRUCTI0N PUBUQUÉ 

Comité des travaux nisTORiyuES et saENTiFiouES. Revw déM 
ir(}vaux scient i/iqneÊ^ tome xv, u^* là i4, 

— Bulletin archéotogique^ année 1894; 2* livraison. 

— Bulletin de la ieclion des tciencei éconotniquêê et sùcmteii 

année 1895. 
^ BuUHin du congrès des ëociéiéi êavantes de 189S, 



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— 461 ^ 

BihUùgraphtB dês travaux historiques et archêologigues publiés pat 
les sociétés savantes de France, L i, u, iii- 

Congrës des Sociétés savantes. Discours prononcés à la séane$ 
générale du fi avril f89S, 

Annales du musée Guimet^ U xxvii, 

§ w 

DONS ET HOMMAGES 

H. BouRDERY (LO» — Léonard LlmosLQ et son oeuvre, par L, 

Bourdery. 

M, DucoUftTiEUX (P,)- ^ Le bibliophile Lîniousîa, revue bîblîogra- 
phitiue trimesirteUe, juîlltit ISOa à avril t896. 

— L^exposUion du Livre Limon si a, par Paul Dncourtieni. 

— 4* recueil de biographies Lîinonsines, par Tabbè Arbellotp 

— Travaui et mémoires de la société historique et arcbéo- 

togique dn Limousin 1845-1895, par Camille Jouaûnaud. 

— Léonard Lîmosin et son œuvre, par L. Bourdery. 

— Etude sur les fourmis^ les guêpes et les abeilles^ par 

Charles Jamet, 
^ Compte-rendu des travaux de la commission mètéorolo-^ 

gique de la Uaute-Vieune^ année 1894. 
-■ Le consulat et le château de Limoges au moyen âge, par 

Louis Guïbert. 

— De Tinfluence dn granit sur Tarchltecture Limousine, par 

le baron de Verneiih. 
^^ La sculpture à Limoges au xvi< siècle, par Camilile 
Leymarie, 

M. Delannoy (IL). '— Sur les arbres géométriques et leur emploi 
dans la théorie des combinaisons chimiques, par IL 
Delannoy. 

— Sur une question do probabilités traitée par d^Alembert, 

par H. Delannoy, 



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^ 4GÎ — 

M* Câ?ault (?X —Notice sur la hibiîolhèqae-nmfîée d'Afger, par 
Pierre GavauU* 
— Antiquiiès rèceniraeût décotJvertes à Alger, par Pierre 
Gavaull (189ÎS). 

M. Mii!fouvrti£H (L.). — Discussion du pithecanthropos erecttis 
comme précurseur présumé de rhomme, par L. Hanou- 
vrier. 

M. Masfrakd, — Le Limousin préhistorique, par Masfraad. 

H< Mazet (A*). — Crozant, par A, MazeL 

H* MoREAU (F.). — Catalogue dea objets d'anlîquîlè aux époques 

préliisloriques de la coîleclioa Caranda, 1" partie, par 

F, Moreau. 

M. PiETTE(Ed,). — Hiatus et Lacune^ vestiges de la période de 
transition dans ta grotte tlu Has-d'Azil, par Ed. Piette. 

H* LE Pkéfet de la Crkuse. — Procès verbal des délibérations du 
Coiiseîl Général de la Creuse, session d'Août 1895, 

Société de l*Afas* — L'Iulermèdiaire de PAfas, 1. 1, 1895, 

Société des Antiquaires de la Morinie. — Le C^rtulaire de Saiat^ 
Bartbèlemy, publié par le comte de Loisne. 

Société du Musée de Dijon, — Catalogue du Musée de la Com- 
mission des antiquités de la C6te-d'0r. 



■Ts$r 



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iCQUISITIONS FAITES PAR LA f OCIÉTÉ 

I pu l*r JUILLET 1895 AU 1" JUILLET 189& 

Musée 

ZOOLOGIE 

Préparalîon e[ moniale de 13 oiseaux, Colibri bronzé. ^ Colibri 
à deui brins. — Colombar (Pigeon vert). — Guêpier à gorge rouge. 
— lâcamâr à queue rousse et gorge blanche. — Marlin-pècheur, da 
Congo. — Merle du Gabon. — Musopbage violet du Congo. — 
Perroquet multicolore. ~ Poule du Dahomey* — Rollier bleu. ~ 
RoUier bleu à deux brins. — Uollier tigré. 

ARCHÉOLOGIE ET OBJETS DIVERS 

Urne cinéraire en terre notre avec son couvercie, renfermant des 
ossements calcinés et une médaille romaine, bronze, portant Tins* 
criptioD cr Dka Fausta i>. 

Découverte faite en février lâ96, au lieu dit le cbamp dôsPalèaes, 
près Bénévent (Creuse). 

Soupière portative à anse en étain fondu. 

Sucrier pour sucre en puuJre en ètain fondu. 

Petit vase rond avec couvercle, fond bleu, décor en relief blanc» 
porcelaine de Wegdwot. 

Monnaie da Louis XVI en bronze de Tannée 179â. 

Bibliothèque 

Flore de France, par G, Rouy et Foucaud, tome q, 



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LISTE 



0ES 



MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ 



Modifications survùnues depuis te i^juîM 1895 



f PrésideTU honùraire : H. MARtmET- 



Gonsail d'administration 

M. DEL4NN0Y, président. 
U. HifiGUET, bMiathécairê, 

Bf eml)r6B nouveaux 

H. Beaufret (Antonin du), iogëmeur civil des arls et manufac- 
lures, cantrôleur de Traction à la Compagnie d'Orléans, à Nantes» 
(30 avril 1896.) 

H. BuRTHE (Paul-Louis)« ingénieur des Mines à Paris, 9^ roe 
Honlaigiie. (30 avril 18%,) 

Hp Diss ANDES DE Lavillattë (Jules), docteur en médecine à Gué- 
ret. (18 juillet 1896,) 

M, MmcuET (Charles)^ professeur de inatliématiques au lycéô de 
Guëret, (30 avril 1896,) 

If embres à rayer 

H, Lecler (Félix), décédé. 
H* Gèzë, démissionnaire. 
M^^* Leizer, — 



Membres correspondante 
IfB nom de M, Ducourtieux a été orqist 



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TABLE DES MATIÈRES 



I. — SCIENCES PHYSIQUES ET NATURELLES 

Pagea. 

C. Alluaud. — Noies sar l'histoire naturelle de Madagascar. . 29 

Lecourt. — Observations météorologiques faites pendant 

Tannée 1893 262 

RouTiLLE. — Observations météorologiques faites pendant 
l'année 1894 430 



«^^»^<^^>ww » 



IL — SCIENCES H tS TORIQUE S 

A. Thomas. — Notes sur le château de la Ctiezotte, commane 
d'Ahun 39 

L. Lacrogq. ^Procès- verbaux de prise Je possession d'immeu- 
bles, sous Tancien droit 46 

C. PÉRATHON. — Les Laboreys, inspecteurs des manufactures 
d'Aubusson et de Felletin ^t 

Z. TouMiEUX. — La vicomte du Moiileil , 65 

F. AUTORDB. — Les Charités de Felletin au xv* siècle 274 

L. Laroche. ^ Le Présidial de Guêret (règLemcDt pour) 30^ 

J^'abbé 4. LECI.ER. -- Pontarion. .,,«...*, ^ 4Ûg 



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-468 - 

D' F. ViLLARD. — Jugements prévôlaui -, 409 

F. AuTORDE. — Notes historiques sur la commune de la 
Saunière*» 4iy 



^ ■ h w ^ j' n^ i'i' rt 



IIL — DIVERS 

Prôcès*ïerbal de la séance générale du 25 avril 1895, ..,,**. 1 

E. Martinet. — Rapport au Conseil général 7 

Dons au Musée et à la Dibllutbéque de ta Société (du 1" juillet 

imï au !•' juillet !8U5) 10 

Acquisitions faites par la Société (du 1*^ juillet 1894 au 

IT juillet 1895) 14 

Liste des membres de la Société , 16 

Liste des Sûciélés correspondantes, 2^ 

iM. iû curé de Cessac^ 
par Delannov 4^3 
}L Féiu Lecler, 
par C. PÉnATnON. *...... 420 

Delantioy. — Rapport au Conseil général 456 

Dons au Musée et à la Dibliotliéque de la Société (du 1*^ juillet 

189S au 1-f juillet 1896), • , , • 459 

Acquisitions fuites par la Société (du 1" juillet 1895 au 

l« juillet 1896)- , 463 

Liste des membres de la Société (modifications survenues 

depuis le 1*^ juillet 18D3j , , . . 464 



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f'LANCHES ET DESSINS 

Le château de la ChezoUe 40 

P. Valdeht et TouMiEUX, — Carie de la vicomlé du Monteil 

au XYJK" siècle. 65 

RQÎnes du château du Monteil-au-VIcomte. * 15i 

Fac-sîmilè de récriture (xv^ siècle) du Terrier des Charités de 

Felletin . • 304 

A. Mazet. — Château de Pontarion (vu du côté de rentrée). . 404 

Château de Ponlarîon (vu un côté du bourg) 404 



!<s^>(Jp^^5^ 






GuiRffT* — ImprituËrift P. AMI AlJ LT, place d'Armes, 



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; 




MÉMOIRES 



DE LA 




3 





[i MM Min 

pÏATUaELLËS & yiïlCHÈOLOGIQUeS 
Fondée en 1832 



s 



DEUXIÈME SÉRIE. - TOME QUATRIÈME 

(IX* d& la Collection) 



p:^^!?^:^ 

f.^^ 





nD^ 



SEP 18 lié 



GUÉRET 

Imprimerie P. AMIAULT, Place d'Armes. 

1895-1896 



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Digitized by CjOOQIC 



il 



EN VENTE 



Bt;ixsmN m ik SocrÊTi d'IIistûihk NAîtfRALtK etAuchèo- 
tor.iQiie 0E LA CnfitisK^S iroliifiies, à H fr, le volume. Chaiiue 
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Le 2* FAiClcoiE m Tomb I (réimpre&sîoïi) est sous presse. 

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Adresser les demandes au tonservaleur du Umèe de GuéreU 



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