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Full text of "Mémoires sur les lépidoptères"

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MEMOIRES SUR LES LEPIDOPTERES. 


Lu 
Par. 


23. 


MÉMOIRES 


SUR LES 


LEPIDOPTERES 


REDIGES 
par 


N. M ROMANOFF. 


Rome LE 


Avec 16 planches coloriees. 


ST.-PETERSBOURG. 
Imprimerie de M. M. Stassul&witch, Was. Ostr., 2 lin., 7. 


1885 


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TABLE DES MATIÈRES 


du 


Deuxième volume. 


. Romanoff, N. M.—Les Lépidoptères de la Transcau- 


casie. Deuxième partie (PI. I—V et XIV) . 


. Christoph, H.—Lepidoptera aus dem Achal-Tekke-Ge- 


biete. Zweiter Theil (Pl. VI-VIII et XV). 


. Heylærts, F. J. M.— Description d’un genre nouveau 


et d’une espèce nouvelle appartenant aux Cossina HS. 
(Pl. IX-fig. 1) 


. Heylærts, F. JM. Dore Sale ou moins 


connues de l'Empire Russe (Pl. IX et X). 


. Snellen, P. C. T.—Description d’un nouveau genre de 


Pyralides (PI. XI). 


. Christoph, H. ee: aus Nor PER en 


XII et XIII) 


. Erschoff, N. — Verzeichniss von PSchnetterliagen aus 


Central-Sibirien (Pl. XVI). 


. Grumm-Grshimaïlo, Gr. — Bericht über meine Re 


in das Alai-Gebiet (Correspondenz). 


. Table alphabetique des noms de genres, d’especes, de 


varietes et d’aberrations, mentionnes dans ce volume. 


— + — 


MS 
119=1:74 
172175 
176— 194 


195200 


201 — 207 


208—211 


248—262 


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LES LEPIDOPTERES 


TRANSCAUCASIE 


PAR 
N. M ROMANOFF. 


(Planches I, II, II, IV, V et XIV). 


Deuxième partie. 


NIESOSSTEDAE HS. 
70. COSSUS F. 


Cossus L. — Tiflis, Borjom, Manglis, Lagodekhi, Helenen- 
dorf, Koussari !) et Lenkoran; en Juillet. 


Terebra F. — M. Christoph en a trouvé les chrysalides 
à Borjom; l’insecte parfait n’a pas encore été pris. 


1) Koussari, quartier général du régiment de Schirwan, environ 80 ki- 
lomètres au Sud de Derbent, n'a pas été désigné sur la carte du Tome I 
des „Memoires“, comme ce n’est que l’année passée que M. Leder nous a 
envoyé de là quelques centaines de papillons. 


1 


12 


71. ZEUZERA Latr. 

nov. SP. 

Le 15 Juillet M. Christoph enleva près de Kasikoparan 
à une fourmi les ailes supérieures et le prothorax d’une Zeu- 
zera. Ces débris intéressants appartiennent évidemment à une 
nouvelle espèce, dont la découverte est réservée à l'avenir. 
Cette nouvelle espèce rappelle un peu les espèces qu’on ren- 
contre aux Indes, p. e. la Zeuzera Leuconota WIk. Les ailes 
sont plus allongées que celles de la Z. Pyrina; leur fond est 
d'un blanc argenté, bien marqué le long du bord costal noir, 
passant ensuite pour la plupart à une teinte brunâtre et étant 
couvert de petites lignes transversales noires, très-serrées, for- 
mant presque des carreaux. Ces lignes transversales s’elargis- 
sent principalement vers le milieu du bord interne où elles 
forment à peu près des taches transversales. Vers les extré- 
mités des nervures les franges blanchätres passent au brun-gris. 


72. PHRAGMATOECIA Newman. 


Castaneae Hb.—Assez rare; elle se trouve aux environs 
de Derbent et dans le gouvernement d’Elisabethpol (Helenen- 
dorf). 


73. HYPOPTA Hb. 


Thrips Hb.—Assez répandue dans les steppes, couvertes 
d'Artemisia. — Derbent, Kasikoparan, Helenendorf; en Juin et 
Juillet. 


Caestrum Hb.— Assez rare; à Derbent. Lederer la cite 
des montagnes du gouvernement d’Elisabethpol. M. Leder nous 
l'a envoyée cette année en plusieurs exemplaires d’Helenendorf. 


74. ENDAGRIA B. 


Ulula Bkh.— Tiflis, Markopi, Borjom; très-fréquent à He- 
lenendorf. Les exemplaires de Tiflis sont plus grands que ceux 
de l’Europe méridionale; aussi leur dessin est-il plus marqué. 


Alpherakyi Chr. (Pl. II fig. 1). — Antennis bipectinatis. 
Alis anticis albidis, fuscescente-variegatis, cellula discoidali ma- 
culaque subtriangulari post medium albis, ciliis albidis, fuscova- 
riegatis; posticis fuscescentibus. 

Exp. al. ant. 11—14 mm. 

Cette espèce ressemble extr&mement à l’E. Agilis Chr. 
d’Akhal-Tekke, aussi rappelle-t-elle beaucoup la Marmorata 
Rbr. d’Alger, considérée par plusieurs lépidoptérologues comme 
variété d'Ulula. Néanmoins se distingue-t-elle d’Ulula par les 
antennes si considérablement, que cette différence suffit pour 
la séparer de cette espèce. Aussi diffère-t-elle de VE. Agilis 
surtout par les antennes; les dents, d’un brun foncé et ciliees, 
en sont plus fortes et plus courtes et la tige blanchâtre est 
un peu plus renflée. Le dessin des ailes antérieures est moins 
marqué et le gris des ailes postérieures plus foncé. L’E. Alphe- 
rakyi égale l’Agilis en grandeur. 

La tête et le collier sont bruns, le corselet blanc-gris, 
sans mélange noir, les épaulettes d’un gris assez foncé, l’ab- 
domen gris-jaune et d'un gris plus foncé vers l'extrémité. 

La disposition du dessin est à peu près la même que chez 
Agilis et en général que chez Ulula; néanmoins je leur trouve 
la différence suivante: dans la cellule discoïdale des ailes an- 
terieures se trouve au bord supérieur une tache brune de la 
couleur du fond, qui donne un autre aspect au blanc de 
la cellule discoïdale et à peu près la forme de hache. La tache 
blanche en dehors de la cellule discoïdale est plus grande et 

1* 


4 


presque triangulaire. Le mélange de blanc-gris est particuliè- 
rement plus abondant vers le bord; vers le milieu on voit 
distinctement un mélange jaunâtre. En général le dessin de 
VE. Alpherakyi est moins marqué que celui d'Æ. Agilis. 

La frange est divisée par une ligne dans toute sa lon- 
gueur; cette ligne est souvent interrompue et d’un brun clair; 
jusqu'à cette ligne la frange est jaunâtre et munie aux extré- 
mités des nervures et aux lignes de partage de deux taches 
noir-brun, plus ou moins distinctes; vers l'extérieur la frange 
est d’un blanc-gris. Chez E. Agilis c'est tantôt Je brun, tan- 
tôt le blanc-gris qui prédomine, et celui-là va jusqu’à l’extré- 
mité des franges. 

Les ailes postérieures sont gris-fumée, un peu plus clai- 
res que chez l’Æ. Ulula. La frange assez longue, avec ligne 
de partage gris-foncé est jaune-blane et non tachetée de noir, 
comme chez l'E. Agilis. 

Le dessous des ailes anterieures est gris-fumee sur toute 
son étendue, tandis que chez E. Agilis il ne l’est que vers 
le bord costal. 

Les pattes et le corps sont jaunätres, meles de gris, à 
reflet soyeux et à longs poils (chez E. Agilis les poils sont 
plus courts et sans reflet soyeux). Les tarses sont irréguliè- 
rement et peu tachetées de brun (chez E. Agilis noir-brun 
et distinctement annelées). 

Peu dexemplaires mâles, mais bien conservés, ont été pris 
le 23 Juin près d’Ordoubad à la lueur de la lampe. 


Salicicola Ev. — Tiflis, Manglis, Helenendorf, Derbent, 
Kasikoparan; sur le bord oriental du lac de Goktscha; en 
Juillet. Les taches noires des exemplaires provenant de He- 
lenendorf, où cette Cosside paraît très-abondante, sont plus 
grandes que celles des exemplaires de la Russie méridio- 
nale. 


Saxicola Chr. (Pl. I fig, 1).— Antennis bipectinatis, tho- 
race luteo, abdomine fusco. Alis anterioribus dilute luteis fascia 
obsoleta obliqua brunnescente; posticis fusco-griseis, ciliis lutes- 
centibus; subtus fusco-cinereis, costa-ciliisque omnium  lutescen- 
tibus. 

od Exp. al. ant. 14—15 mm. 

Lorsqu'il réussit à M. Christoph de prendre cette intéres- 
sante Cosside dans le courant de la nuit du 24 et du 25 Juin 
à la lumière près d’Ordoubad, à la sortie d’un défilé rocheux, 
il supposait avoir trouvé lÆ. Emilia Stgr. Cependant en la 
comparant plus tard à un exemplaire de l'Æ. Emilia venant 
d’Amasia, il se trouva que c'était là sans aucun doute une 
nouvelle espèce. 

La Saxicola a presque le double de la dimension de l’E- 
milia. La couleur de l’ Emilia est d'un jaune-gris rougeätre, 
tandis que celle de la Saxicola est dun blanc-jaune assez 
pur et la bande transversale, peu distincte, est moins arquée 
que chez la première. Les ailes postérieures sont bien plus 
foncées que celles de I’ Emilia. 

Palpes très-courts (bien plus courts que ceux de I’ Emi- 
lia); Varticle médian couvert de longs poils brun-fonce. Face 
et antennes brunes, celles-ci bipectinées; les dents sont lé- 
gerement ciliées, plus minces et bien plus courtes que chez 
l’ Emilia. Poils du front jaune-brun. 

Cuisses et tibias garnis de poils très-longs d’un jaune- 
paille; tarses brun-clair; en dessous l'abdomen est jaunätre, à 
reflet soyeux; sur les côtés et au-dessus il est d'un rouge- 
gris et muni de poils assez longs. 

Le thorax, ainsi que les ailes antérieures sont d’un blanc- 
jaune assez clair, saupoudrées d’ecailles noir-brun. La bande 
transversale, brun-jaunâtre, est oblique et effacée comme chez 
VE. Emilia. Cette bande naît au */; de la longueur des ailes 
antérieures, un peu au-dessous du bord costal, atteint ici sa 


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plus grande largeur et devient de plus en plus étroite vers 
le bord intérieur, qui présente ici une petite échancrure; la 
bande forme quelques ondulations indécises. Le bord costal a 
une légère teinte brune, Sur les extrémités des nervures on voit 
de petites taches noirâtres. 

Les franges, de la même couleur que le fond des ailes, 
sont bien plus courtes que celles de ’E. Emilia. 

Les ailes postérieures gris-famée (bien plus foncées que 
celles d’ Emilia) ont au bord interne des franges de la même 
couleur; au bord antérieur et postérieur elles sont rouge- 
jaune. 

Le dessous des ailes est gris-fumée, foncé, avec franges, 
bord antérieur et postérieur jaune-claire. 


NL) COCEMEO DZ: 


75. HETEROGENEA Knoch. 


Limacodes Hufn.—Borjom en Juillet. 


Asella Schiff.—Borjom, Lagodekhi en Juin et Juillet. 


NIET. PS EC FE EDER 
76. PSYCHE Schrk. 


Unicolor Hufn.—Borjom, Lischk en Juillet. 


Villosella O.— L’unique exemplaire pris à Ounous, aux 
environs d’Ordoubad, ne diffère en rien des typiques. 


cl 


Lutea Stgr. var. Armena Heyl. — Helenendorf, Kasiko- 
paran; en Souanétie. Il paraît que le type ne se trouve pas 
dans la Transcaucasie. La variété Armena Heyl. est assez fré- 
quente à Helenendorf et à Kasikoparan. Plusieurs exemplaires, 
provenant de Kasikoparan, présentent le passage à la var. 
Shahkuhensis Heyl. On trouvera plus loin dans le précieux 
travail de M. Heylaerts la description de ces deux variétés; 


2 


aussi sont-elles figurees Pl. IX fig. 2 et 3. 

Opacella HS. var. Senex Stgr.—A Tiflis en Juin; assez 
rare. 

Quadrangularis Chr. — Les curieux fourreaux de cette 
espèce ne sont pas rares près de la station Tchemakhly, aux 
environs d’Elisabethpol, et dans la vallée de PAraxe sur la 
route qui conduit d’Edschmiadsin à Igdir; la chenille préfère 
l’Alhagi Camelorum et une espèce de Kochia à d'autres plan- 
tes. L’insecte parfait éclot vers la fin du mois d'Août et en 
Septembre, 


Plumifera O.—Très-fréquente à Tiflis en Mai; non moins 
abondante à Helenendorf; aussi à Bakouriani en Juillet. 
77. EPICHNOPTERYX Hb. 


Helix Siebold. — Ordoubad et Borjom; très-fréquente. 


78. FUMEA Hb. 


Pectinella F.—Borjom en Juin. 


Norvegica Heyl.—Deux exemplaires, pris à Ordoubad, pré- 
sentent, d’après M. Heylaerts, la forme typique de cette espèce. 


VIIE BETrPPRARTDZIBIE 


79. ORGYIA O0. 


Aurolimbata Gn. var. an nov. spec. — Deux dd un 
peu frottes, l’un pris à Borjom, l’autre à Bakouriani, dif- 
fèrent d’une manière si frappante de l’Aurolimbata, que si les 
exemplaires avaient été bien conservés, je les aurais décrits 
comme une nouvelle espèce; pour le moment je me contente 
à indiquer leur différence d'avec Aurolimbata, jusqu'à ce que 
l'on trouve de meilleurs exemplaires et la Q, inconnue jus- 
qu'à présent. 

La différence des antennes est peu sensible. Les ailes 
antérieures sont un peu moins arrondies à l’apex que celles 
de l'O, Aurolimbata et le bord inférieur est bien plus arqué, 
ce qui rend les ailes antérieures plus larges que celles de 
PAurolimbata. Les ailes sont d’un brun jaunätre plus clair et 
il y a dans le milieu une large ombre brun-jaune, effacée, qui 
n’atteint pas tout-à-fait la moitié du bord intérieur. La frange 
est de la même couleur que cette ombre. L’Aurolimbata a 
aussi des poils bien plus épais et bien plus longs vers la base 
et le bord interne des ailes. Le dessous des ailes est d’un 
jaune-brun plus clair. 


Antiqua L.— Très répandue; à Borjom, Lenkoran, Der- 
bent, Atskhour, Lagodekhi ete. 


Ericae Germ.—A Derbent et sur la presqu'ile d’Apche- 
ron, en Juillet. La chenille en a été trouvée par M. Chris- 
toph sur l'Ahagi Camelorum et sur une espèce d’Onobrychis. 


9 


80. DASYCHIRA Stph. 


Pudibunda 1.— Tres-commune à Borjom; aussi à Lago- 
dekhi et Helenendorf. 


“ 


81. LARIA Hb. 
I: nigrum Mueller. —N’a été trouvé qu'une seule fois par 
le Dr. Fixsen à Borjom, le 25 Juillet 1875. 
82. LEUCOMA Stph. 


Salicis L.— A Lagodekhi, Akhty; assez rare. 


83. PORTHESIA Stph. 


Chrysorrhoea L.— Lagodekhi, Kasikoparan, Manglis en 
Juin. 


Similis Fuessl. — Borjom, Manglis, Lagodekhi, Akhty, 
Lenkoran, Kasikoparan en Juillet. 
84. PSILURA Stph. 
Monacha L.— Borjom, Bakouriani; en Juillet et Août. Les 
exemplaires ne different en rien de ceux de l'Europe centrale. 
85. OCNERIA HS. 


Dispar L. — Très-répandue; à Borjom, Manglis, Lago- 
dekhi, Helenendorf, Derbent, Kasikoparan, Gueroussi, 


Lapidicola HS.— M. Leder nous a envoyé cette année 
d’Helenendorf deux &'&' et une ® de cette espèce. 

Komarovi Chr. (Pl. I fig. 2). — Cette jolie espèce n’a été 
prise qu'une seule fois aux environs d’Ordoubad par M. Chris- 
toph, en Juin. La description en a été publiée par M. Chris- 
toph daus les Horae Soc. Ent. Ross. 1. XVII, pag. 109. 


Terebynthi Frr. — M. Christoph l’a prise l’année passée 
à Mouganly, au Sud de Sakataly. 


Raddei Chr. (Pl. I fig. 3 et 4).—Alis anticis subelongatis 
eretaceis, &-is in disco leviter infuscatis; serie punctorum stri- 
gae subceurvatae ante medium, strigisque obliquis dentatis post 
medium fuscis, ciliis fusco-alternatis; posticis albidis. 

G'$ Exp. al. ant. 13—16 mm. 

Cette nouvelle espèce se rapproche extrèmement de la 7e- 
rebynthi Krr.; cependant je ne crois pas que ce n’en soit 
qu'une variété. Elle a à peu près les dimensions de la Tere- 
bynthi et sans parler d’aucune autre difference, ses ailes an- 
térieures sont plus allongées et ont le fond blanc et non gris. 

Les antennes diffèrent peu ou pas du tout de celles de 
la Terebynthi. Palpes gris-blanc; l’article terminal court, brun- 
foncé. Pattes blanc-gris, ventre jaune-blanc. Le thorax est 
comme le fond des ailes antérieures blanc-craie sale; chez le 
d' celles-ci sont un peu ombrées. Les ailes antérieures sont 
un peu plus allongées que chez la Terebynthi. Le dessin dif- 
fère peu de celui de la Terebynthi,; la ligne transversale an- 
térieure est plus éloignée de la base; elle est composée de 
plusieurs (3) points noir-brun bien marqués et forme seule- 
ment au bord costal une ligne un peu renflée et arquée vers 
la base. Les deux lignes transversales extérieures ne sont 
bien accentuées et presque parallèles que vers le bord inté- 
rieur; elles disparaissent non loin du bord costal, où se voient 
néanmoins distinetement deux petits traits un peu renfles; 


11 


une petite tache blanche, très-peu visible à cause du fond 
très clair est extérieurement lisérée par le trait costal de la 
ligne intérieure (chez la Terebynthi cette petite tache se re- 
lève parfaitement sur le fond gris). Les franges sont noir- 
brun et blanches aux extrémités des nervures. 

Les ailes postérieures sont -blanchâtres, tandis que celles 
de la Terebynthi sont rouge-gris; elles sont un peu diaphanes, 
à franges jaune-blane et à reflet soyeux. 

Le dessous des ailes diffère aussi sensiblement de celui 
de la Terebynthi; elles sont plus claires, brun-gris et laissent 
apercevoir le dessin de dessus assez distinetement. Au bord 
costal, avant l’apex, se trouve une tache blanchätre et tout à 
côté de celle-ci, sur le bord extérieur mème, une tache plus 
grande, qui toutes les deux ne sont interrompues que par les 
nervures. Les ailes postérieures sont blanchätres, tirant sur le 
gris vers le milieu et à bord jaune-ocre clair; immédiatement 
au dessous de celui-ei se dessine assez distinctement une ombre 
longitudinale noirätre, qui commence à la base même et dé- 
passe d’un peu la moitié. 

Il n’en existe que deux exemplaires, dont le @ fut pris 
par M. Mlokosséviteh près de Batras et la Q à Charofan, 
poste cosaque, dans le district de Zangesour, gouvernement 
d’Elisabethpol, dans la première moitié du mois de Mai. 


Eee BONMEMMOGTCLAE EL. 


86. BOMBYX B. 


Crataegi L.—Assez rare; je la possède seulement de La- 
godekhi; Haberhauer l'a élevée des chenilles trouvées à Abbas- 
touman. 


19 
Franconica Esp. — Assez répandue; à Bakouriani en 
Juillet; à Lagodekhi, Daratchitchag, Kasikoparan. 


Castrensis L.—A Tiflis, Borjom en Juin et Juillet; à La- 
godekhi, Manglis, Eldar, Istissou, Kasikoparan, Derbent, De- 
lijan, Helenendorf, Le papillon varie beaucoup. Aussi la che- 
nille se distingue de celles de l'Europe centrale; elle est d’un 
bleu grisätre et n’a que deux bandes assez étroites d’un roux 
fauve sur le dos. Les chenilles trouvées dans la Perse sep- 
tentrionale présentent la même aberration. 


var. Kirghisica Stgr.— Helenendorf. 
Neustria L.—Très répandue. 


Neogena F. de W.—M. Kindermann l'a prise aux envi- 
rons d’Elisabethpol. 


Eversmanni Ev. — A Tiflis, aux environs de Kars en 
Août; très fréquente à Helenendorf.—La chenille qui se nourrit 
d’une espèce d’Astragalus a été trouvée l’année passée par 
M. Christoph près de Poïly, 3-e station du chemin de fer de 
Tiflis à Bakou; en Avril. 


Trifolii Esp. — Helenendorf, Delijan et Kasikoparan. 


Quercus L. — Très répandue; à Borjom, Lagodekhi, en 
Souanétie, en Juillet. 


87. CRATERONYX Dup. 


Balcanica HS.— A Borjom et Helenendorf; à Borjom je 
l'ai trouvée assez fréquemment en Septembre et Octobre; elle 
aime à se reposer sur les vitres des réverbères.— Un exem- 
plaire a été pris à Ananour, sur la route de Tiflis à Vladi- 
caucase, 


13 


88. LASIOCAMPA Latr. 


Quercifolia L.—Borjom, Souram, Manglis, Helenendorf, 
Lagodekhi, Guéroussi, en Juillet. 


Tremulifolia Hb.—Borjom, Mouganly, Lagodekhi en Mai 
et Juin. 


Ilicifolia L:—Moins fréquente que l'espèce précédente; à 
Borjom en Avril et Mai. 


Pini L.—Borjom et Manglis en Juillet et Août; je pos- 
sède une jolie aberration de cette espèce. 


Otus Drury.—M. Mlokossévitsch nous a communiqué que 
la chenille de ce bombycide n’est pas rare dans la vallée du 
Kour, non loin de l’embouchure du Jora et de l’Alazan; il 
les a trouvées sur le Juniperus excelsa. 


De a Ver TI ED RER 


89. BRAHMAEA Wik. 


Lunulata Brem. var. Christophi Stgr. (Pl. I fig. 5).— 
C'était en 1870 que M. Christoph en trouva pour la pre- 
mière fois la chenille près des eaux chaudes aux environs de 
Lenkoran. Au mois de Juillet 1874 il la retrouva aux mêmes 
endroits en grand nombre. La chenille se nourrit d’une espèce 
de frêne. Le papillon éclot en Avril. 


90. SATURNIA Schrk. 


Pyri Schiff. —Très-répandue; à Tiflis, Borjom, Igdir, Eri- 
van, Ordoubad, Derbent, Hankynda. M. Sievers en a trouvé 
bj ? ) D 


14 


les chenilles dans un jardin situé sur le versant méridional 
de l’Alaghez, à une hauteur de 5700 p. A Borjom on en 
trouve les chenilles presque exclusivement sur le noyer (Ju- 
glans regia). 


Spini Schif.—M. de Hedemann la cite de Manglis, 


Cephalariae Chr. (Pl. XIV). — d'-is antennae perlonge 
pectinatae dilute brunnescente-luteis. Alae anticae fusco-cinereae, 
area basali latiore quam haec area Saturniae spini, inde 
margine anteriore griseo, ocellis majoribus, sitis in campo lu- 
tescente-albido, distincte fusco-cinereo circumdato, fascia geminata 
postica undulato-dentata, infra ocellum valde inflexa; posticarum 
arena media albido-cinerea, obscurius nebulosa. & et ® con- 
colores. 

Exp: al. antı. 18... 0 33'mm. 

Q-ae.... 40 mm. 

La découverte d’une nouvelle Saturnia sur le territoire de la 
faune européenne, et surtout sur le territoire voisin de l'Europe 
est certes un évènement. L’elevage des chenilles ne présentait 
aucune difficulté à l'endroit même où elles furent trouvées, c’est- 
à-dire à Kasikoparan, petit village habité par des Kourdes 
(Jésides) et des Tatares, à l’ouest de l’Ararat et à quelques 
kilomètres de Koulp, connu par ses salines. Kasikoparan est 
pittoresquement situé sur le versant du Perlidagh (11,000 p.), 
à une hauteur de 7,000 p. environ. Les chrysalides apportées 
avec tous les soins possibles à St-Pétersbourg, demanderent 
au contraire un soin particulier. Il en périt une partie et le 
reste, une centaine de pièces, se fit longtemps attendre. La 
question ce qui adviendrait de ces chrysalides, dont les che- 
nilles avaient une ressemblance aussi frappante avec celles de 
la Pavonia L., nous occupait à un haut degré. 

Le 7 décembre 1882 parut la première Q parfaitement 
développée, qui ressemblait extrèmement aux deux espèces 


15 


européennes, la S. Spini Schiff. et la S. Pavonia 1L.— Apres 
un examen plus exact on lui trouva une difference bien sen- 
sible avec ces deux espèces, mais comme ce n'était que unique 
exemplaire, on supposa que cette difference n'était qu’eventu- 
elle.—Maintenant succéda un long intervalle avant que le se- 
cond exemplaire ne vint à éclore. Tout l'hiver de 1882—1883, 
ainsi que l'été, l'automne et l'hiver de 1883—1884 s’écou- 
lèrent sans qu'aucun papillon ne vint à paraître. L'été de 
1884 s’écoula aussi, et je croyais qu'il ne nous serait pas 
donné de savoir quelque chose de plus exacte quant à ce pa- 
pillon, lorsque le 9 Novembre un & du même coloris que 
la 2, comme chez la S. Spini, vint à éclore inopinément. 
Les deux jours suivants parurent encore deux ® ®. Une com- 
paraison et un examen fondamentaux avec la S. Spini m'ont 
persuadé, que cette Saturnia est une nouvelle espèce et je 
l’ai nommée d'après la Cephalaria procera, seule plante qui 
lui serve de nourriture. 

Grâce à sa ressemblance avec la S. Spini il me faut établir 
la différence entre ces deux espèces: il serait superflu de la, 
comparer avec la S. Pavonia, comme la ressemblance n’est à 
trouver que dans la chenille de ces deux espèces. 

Les antennes du &', qui ont plus d’un tiers de la lon- 
gueur du bord costal, sont pectinées; les lamelles en sont plus 
longues et d’un jaune-brun plus clair que chez Spint; la tige 
est en dessous d’un jaune-ocre clair.—Les antennes de la Q 
sont crènelées de dents plus prononcées et plus claires que 
chez Spini. 

Tête, thorax, ainsi que pattes et ventre ne se distinguent 
que par une teinte un peu plus claire des parties gris-brun 
et par les intersections abdominales, qui sont d’un blanc-jaune 
sale, tandis que chez Spini elles sont d’un blanc pur. Le fond 
des ailes est d'un gris brunätre plus uniforme, tantôt plus 
clair, tantôt plus foncé. Chez la Spini le fond de l’aile sous 


16 


l'oeil est toujours plus clair. L’espace basal avance plus vers 
le milieu que chez la Spini. La raie longitudinale blanchätre, 
qui le traverse, est en conséquent plus longue et devient vers 
l'extérieur plus large que chez la Spini. Le brun-gris foncé 
de l’espace basal va jusqu'au bord antérieur, tandis que chez 
la Spini le bord antérieur, à largeur considérable, est gris- 
bleu clair ou gris-violet depuis la base. Cette teinte grise qui 
s’elargit vers l’extérieur est interrompue de nerfs jaunâtres, ce 
qui est moins visible chez la Spini. Les yeux des deux ailes 
sont plus grands, mais bordés d’un cercle moins prononcé, que 
chez Spini, ce qui les rend plus pâles. Le fond blanchätre, 
où se trouve l'oeil des ailes antérieures, est un peu plus res- 
serré, dun côté par l’espace basal, de l’autre côté par la 
raie fulgurée, qui, tous les deux, avancent plus vers le milieu.— 
Le fond blanchâtre de la Spini est un peu plus allongé et 
les limites en sont moins marquées. Chez la Cephalariae au 
contraire l’espace blanchâtre est distinctement séparé de tous 
côtés du fond des ailes. Chez Spini on remarque trois taches 
cunéiformes blanc-rouge, se dirigeant de loeil vers l'angle api- 
cal; chez Cephalariae il n'existe qu'une seule petite tache cu- 
néiforme gris-blane, qui se trouve entre la 4-me et 5-me 
subeostale, dans un angle de la raie fulgurée. La tache al- 
longée au-dessous de l'angle apical est plus large, d’un rouge- 
pourpre plus prononcé et va presque jusqu'au bord extérieur. 
La tache ovale près de l'angle apical est plus allongée, moins 
régulièrement arrondie et d’un rose tendre. Chez Spini elle 
est plus large, régulièrement arquée vers l’exterieur et pres- 
que d'un blanc pur. La double raie transversale postérieure 
ou fulgurée se trouve chez la Cephalariae, dès son commen- 
cement, plus vers le milieu et a des angles plus irréguliers; 
l’angle qui se trouve sous l'œil est pour la plupart plus al- 
longé que les autres. — La bande marginale est tout à fait 
semblable à celle de la Spini.—L’espace médian au dessous 


de l'œil est aussi foncé, que le fond à l’exterieur de la raie 
fulgurée. 

Si l’on compare les ailes postérieures avec celles de la 
Spini, on n'y trouve guère de différence, hors une teinte plus 
foncée. 

Le dessous des ailes ne se distingue que par un dessin 
moins prononcé et une teinte plus claire. 

La chenille ressemble beaucoup à celle de la Pavonia. A 
l'état adulte elle atteint une longueur de 81 mm. sur une 
grosseur de 15 à 16 mm. Les mandibules sont brunes et 
noires. La tache frontale triangulaire est brun-noir, munie 
au centre dun trait cunéiforme assez large. Sur le fond vert 
de la tête on voit plusieurs grandes taches irrégulières noir- 
brun, entourées en dessus et sur les côtés d'un cercle de 
points noirs. — La partie inférieure de la tete est munie de 
petits poils blanchätres. Les pattes écailleuses sont brunes. 
Les deux articles antérieurs sont bordés de noir à leur extré- 
mité et le dernier article est tout noir. La moitié antérieure 
du segment de la tete est d’un vert sale et gris-noir sur les 
côtés. Les autres segments sont d’un vert-herbe éclatant. 
La peau est un peu luisante. Les incisions sont marquées par 
des bandes noires assez larges. Au milieu de chaque segment 
se trouve aussi une bande transversale noire,qui a des taches 
vertes assez irrégulières sur les côtés. Sur cette bande noire 
sont disposés sur le dos quatre tubercules de couleur orange; 
chaque tubereule est surmonté de sept poils courts, roides et 
noirs, dont six en cercle et le septième au centre. En plus 
les segments sont munis de quelques poils courts et blancs, 
à disposition et direction irrégulières. Les stigmates sont assez 
grands, ovales, noirs et entourés de grosses lignes noires et 
de taches, dont le nombre et la dimension augmentent dans la 
direction du ventre. lei se trouve encore au milieu d’une plus 
grande tache noire, de deux côtés, le troisième tubereule. Le 

2 


ventre est d’un vert un peu plus päle. Au milieu se trouve 
une large ligne longitudinale noir-brun päle, interrompue dans 
les incisions. Les pattes membraneuses sont vertes en dessus 
et à tache oblongue et horizontale brun-noir; le reste des pattes 
est brun-noir. 

Voici ce que M. Christoph m'a communiqué sur cette 
chenille. : 

„Je decouvris la première chenille près de Kasikoparan à 
la fin de Juillet. Comme je ne la trouvai pas sur la plante, 
dont elle se nourrit, et que je la pris d’abord pour un exem- 
plaire très grand de la 5. Pavonia, je lui donnai pour nour- 
riture une Spiraea, sur laquelle j'ai souvent vu la S. Pavonia, 
aussi dans la Transcaucasie, aux environs du lac Goktscha. 
Comme elle ne goüta pas de cette plante, je lui donnai le 
Prunus, le Rhamnus et le Salix, mais elle ne toucha à au- 
cune de ces plantes. Bientöt apres je trouvai cette belle che- 
nille en grande quantité sur la Cephalaria procera, dont les 
feuilles sont son unique nourriture, Ces chenilles sont pour- 
suivies par une grande espèce d’Ichneumon et une grande 
Tachina. Les petites chenilles sont presque toutes noires, ce- 
pendant après la troisième mue, elles deviennent tout à fait 
semblables aux adultes. Cette chenille mange beaucoup et grandit 
avec une vitesse surprenante, Le cocon a la plus grande res- 
semblance avec celui de la S. Spini. La forme en varie beau- 
coup, celle en poire lui et pourtant propre. La couleur brune 
en est tantôt plus claire, tantôt plus foncée. —Il ne m'a ja- 
mais réussi de trouver le cocon, ce qui me fait supposer que la 
chenille se métamorphose dans de profondes fentes de rochers. 
La chrysalide ressemble à celle de la Spini. Il n'est inconnu 
dans quel mois ce papillon vole. Je suppose néanmoins, à en 
juger par la localité élevée (environ 7000 p.), qu’elle a son vol 
à la fin de Mai. Le territoire, où j'ai observé cette chenille, 
est assez restreint. Je ne l'ai vue qu'à la hauteur ci-dessus 


19 


mentionnée, sur une étendue d’environ 35 verstes. J'aimerais 
ajouter encore en passant que la Cephalaria procera est ré- 
pandue dans la zone subalpine du Caucase et de la Trans- 
:aucasie. La chenille de la Heliothis Imperialis Stgr. vit aussi 
sur Ja même plante. Cette espèce cependant ne se rencontra 
jamais là où j'ai trouvé la chenille de la Saturnia Cephalariae*. 


Pavonia L.—L’unique exemplaire & a été pris par M. 
Sievers aux environs de Tifis en Avril M. Christoph en a 
trouvé les chenilles sur des framboisiers à Istidara et à Da- 
ratchitchag sur une espèce de Spiraea. 


Caecigena Kupido.—Je possède deux exemplaires de cette 
espèce; lun a été pris à Helenendorf par M. Leder et l’autre 
par M. Sievers à Tiflis, au centre de la ville, en Septembre. 
M. Christoph en trouva les chenilles à Lischk, sur des che- 
nes (en Juin). 


NME EE ANT CUT Tr D'AE-E. 


91. DREPANA Schrk. 
Binaria Hufn. — Les deux exemplaires de ma collection 
viennent de Lagodekhi. 
92. CILIX Leach. 


Glaucata Sc.—Très fréquente à Borjom, Lagodekhi, He- 
lenendorf et Manelis; en Juillet et Août. 


II NOTODONELDE EE 


93. HARPYTA®0: 


Furcula L.— Lagodekhi; les exemplaires de Helenendorf 
sont assez grands. 


var. Forficula F. d. W. — Un G' a été pris à Lago- 
dekhi. 


Bifida Hb. — Borjom et Bakouriani; assez rare. La che- 
nille en a été trouvée sur des trembles. 


Interrupta Chr. (Pl. II. fig. 2 a, b).— Cette belle espèce, 
qui jusqu'en 1883 n'avait été trouvée qu'à Sarepta, fut 
prise par M. Christoph à Ordoubad et par M. Leder à 
Helenendorf; elle vole vers la fin du mois de Mai. L'année 
passée M. Leder nous en a envoyé de nouveau plusieurs 
exemplaires; ils ne diffèrent du type que par la couleur plus 
foncée et paraissent être identiques avec la H. Petri, décrite 
et figurée par M. Alphéraky dans son précieux travail sur 
les Lepidopteres du district de Kouldjà (Horae Soc. Ent. Ross. 
T. XVII, pag. 37. Tab. I, fig. 36). 


Vinula L. — Tres-frequente à Borjom, Manglis, Lago- 
dekhi et Helenendorf. 


94. STAUROPUS Germ. 


Fagi L.—Assez rare; Borjom et Lagodekhi; j'en ai trouvé 
les chenilles à Borjom vers la fin du mois de Juin. 


95. UROPUS B. 


Ulmi Schiff. — Tiflis, en Mai; très fréquente à Mzkhet 
en Avril; on en trouve les chenilles vers la fin du mois de 
Mai sur ’Ulmus campestris L. 


96. NOTODONTA ©. 


Tremula Cl. — Borjom et Bakouriani; en Juin. 


Ziczac L. — Bakouriani et Lagodekhi. La chenille en 
Août. 


Tritophus F.—L’unique exemplaire Q a été pris à La- 
godekhi par M. Mlokossevitsch; le 1 Juillet. 


Grummi Chr. (Pl. I. fig. 6).— Alis anterioribus elongatis 
griseis, striga crenulata obscuriore obsoleta; posticis cinerascen- 
tibus, ciliis nigricantibus anguli analis. 

1 ® Exp. al. ant. 30 mm. 

Quoique cette Notodonta n'ait aucune trace d’une dent au 
bord interne et que par là même on pourrait former un 
nouveau genre, Cependant, je ne m'y décide pas comme il n’y 
a de pris que la ®. Elle ressemble le plus à la N. Trepida 
Esp. à côté de laquelle elle peut être rangée en attendant, 

Palpes courts et presque entièrement cachés dans de 
longs poils gris. Les antennes sont sétacées, blanc-gris, anne- 
lées de noir-brun et dentelées; les dents sont courtes et brunes. 
Les pattes, gris-clair, sont légèrement couvertes de poils lai- 
neux médiocrement longs, descendant jusqu'aux tarses, qui 
sont de la même couleur. Ventre gris-jaune clair, thorax re- 
couvert de poils gris. Les deux premiers segments de l’abdo- 
men sont gris-brun; les autres segments sont gris et plus clairs 
vers l'extrémité de l'abdomen. 


Les ailes antérieures sont du même gris que le thorax. Le 
fond est blanchätre parsemé assez régulièrement d’ecailles noir- 
brun: la bande transversale intérieure est à peine à remar- 
quer, ainsi que le point central gris foncé. La bande ou ligne 
transversale postérieure est plus visible, quoiqu’elle ne soit 
pas trop marquée. Elle est subondulée et dentée, commence 
à peu près au °/, du bord costal et traverse obliquement 
toute la largeur des ailes antérieures. Au-delà de cette ligne 
les nervures sont noirätres. Les franges sont gris-clair et aux 
extrémités des nervures gris-foncé. La largeur et la forme 
des ailes antérieures sont comme celles de la N. Tritophus F. 
Les ailes postérieures sont d'un blanc-gris tirant sur le jau- 
nätre; les franges, un peu jaunätres, sont noirâtres depuis 
l'angle anal jusqu'à environ '/s du bord postérieur. 

Le dessous des ailes ne présente aucun dessin; les ailes 
postérieures sont un peu plus claires. 

La seule ® fut prise à Ordoubad le 15 Mai, près d’un 
jardin, à la lumière de la lampe. 

J'ai nommé ce papillon en l'honneur de M. Grumm-Grshi- 
maïlo, entomologue fort zélé à St-Pétersbourg. 


Dromedarius L.— A été trouvé une seule fois à Tiflis. 
Chaonia Hb.— Lenkoran: en Juin. 
Trimacula Esp. — Lenkoran, Helenendorf. 


ab. Dodonaea Hb. — Borjom et Lagodekhi; en Juin. 


97. LOPHOPTERYX Stph. 


Camelina L. — Borjom et Bakouriani; la chenille en 
Août. 


Cuculla Esp. — Borjom, Lagodekhi, Kodjori; en Juin. 


98. PTEROSTOMA Germ. 
Palpina L. — Très fréquente à Lagodekhi; à Borjom et 
Helenendorf; en Mai et Juin. 
99. DRYNOBIA Dup. 
Velitaris Rott.— Borjom, Lagodekhi, Manglis, Adjikent, 
Delijan; en Juin et Juillet. 
100. PHALERA Hb. 


Bucephala 1. — Borjom et Lagodekhi; le papillon vole 
en Avril et Mai; on trouve la chenille sur des tilleuls en 
Juillet et Aoüt. 


101. PYGAERA O0. 


Curtula L.—Borjom, Lagodekhi et Helenendorf; en Juin. 


Pigra Hufn.— Tiflis, Borjom; très fréquente à Helenendorf. 


BEL SIE M-ATMTOPFIOREDITE HS. 


102. GONOPHORA Brd. 
Derasa L. — Tiflis, Borjom, Helenendorf, Lagodekhi et 
Koussari; en Juin. On trouve la chenille sur une espèce de 


Rubus. 


103. THYATIRA O0. 


Batis L. — Borjom, en Juin; à Kodjori. 


Hedemanni Chr. (Pl. II, fig. 3).— Alis anterioribus brun- 
neis, rufescente griseo mixtis, lineis tribus transversalibus undu- 
latis fuscis, maculis sordide roseis, una magna basali (ut in B a- 
tis), duabus costalibus infra obsoletis et anali; posticis fusces- 
cente griseis. 

JR Exp. al. ant. 17 mm. 

M. le Dr. Staudinger, auquel ce papillon fut envoyé, le 
trouve être une variété de la Th. Batis. Quoique la ressem- 
blance avec cette espèce soit bien grande, je ne puis ne- 
anmoins partager cette opinion, comme le manque de la tache 
au bord interne, que M. Staudinger ne suppose être qu’ac- 
cidentel, ne forme pas la seule différence. En plus la Th. 
Batis fut prise à deux endroits de la Transcaucasie. Si tou- 
tefois la Th. Hedemanni varie un peu, néanmoins jusqu'à pré- 
sent on n’a trouvé aucun exemplaire qui forme une transition 
à la Th. Batis. I suffit d'établir la différence entre ces deux 
espèces. 

Les palpes et les antennes ne diffèrent pas essentiellement. 
Les ailes antérieures sont un peu plus longues et plus larges 
que celles de Batis et le bord costal est un peu plus arqué. 
La tache claire basale est comme celle chez Batis. Les deux 
taches au bord costal près de l'angle apical sont plus petites 
et toujours réunies, tandis que chez Batis elles sont toujours 
séparées par une ligne noir-brun de la couleur du fond. Sur 
le côté inférieur elles se perdent insensiblement sur le fond 
des ailes, qui est plus clair chez Hedemanni. La tache anale 
est pour la plupart plus petite que chez Batis et ses limites 
se dessinent peu distinctement sur le fond brun-clair. La pe- 


25 


tite tache à côté de celui-ci au bord intérieur, qu’on trouve 
toujours chez Batis, manque à cette espèce. Toutes ces taches 
qui sont d’un beau rose et blanc avec une nuance brune à 
l'intérieur, sont d’un rose sale chez la Hedemanni. Le fond 
est d’un brun plus clair et tirant tantôt plus, tantôt moins 
sur le rose-gris. Une ligne noirâtre entoure la tache basale; 
la partie entre cette ligne et cette tache est un peu plus fon- 
cée que le reste du fond. Une seconde ligne, moins distincte, 
commence au bord costal, au-delà de la moitié, forme un 
angle presque droit vers l'extérieur et traverse en ligne obli- 
que les ailes jusqu'au bord intérieur. Depuis la tache anté- 
rieure du bord costal, jusqu’à la tache anale se prolonge en ligne 
droite une raie crénelée bien distincte, que la Batis possède, 
il est vrai, mais qui est plus oblique et dirigée vers la pe- 
tite tache rouge près du bord extérieur. 

Les ailes postérieures sont un peu plus foncées que cel- 
les de la Batis. 

Cette espèce nous a été envoyée en grande quantité par 
M. Mlokossévitsch de Lagodekhi, où elle fut prise en Mai, 
Juin et Août. L'année passée nous recümes de M. Leder 
plusieurs exemplaires d’une conservation irréprochable; il les 
avait pris sur la lampe à Helenendorf et Koussari. 


104. CYMATOPHORA Tr. 


Octogesima Hb.— Borjom, Helenendorf, Lagodekhi, Or- 
doubad, Kasoumkent; en Mai et Juin. 


Or F.—Borjom, Bakouriani, Helenendorf et Lagodekhi; en 
Avril et Mai. 

Ces deux espèces varient beaucoup; plusieurs de mes 
exemplaires présentent des formes transitoires d’une espèce 
à l’autre. 


26 


}, Noetuae. 


105. DILOBA Stph. 
Caeruleocephala 1..—--L’unique exemplaire de ma collec- 
tion a été pris par M. Leder à Helenendorf. 
106. SIMYRA O; Tr. 


Dentinosa Frr.—La chenille est très fréquente et répan- 
due; elle se nourrit de l'Æuphorbia Gerardiana. L'insecte par- 
fait n'a pas encore été pris. 


107. DEMAS Stph. 


Coryli L.—Assez répandue; à Borjom en Avril et Mai. 


108. ACRONYCTA O; Tr. 


Leporina L. — Helenendorf; assez rare. 
Aceris L. — Borjom, Manglis, Lagodekhi, Kasikoparan, 


Koussari, Lenkoran; en Mai et Juin. 


Megacephala F.—Borjom, Helenendorf, Lagodekhi, Kous- 
sari; en ‚Juillet. 


. 


Alni IL. — Borjom, en Juin; j'ai trouvé la chenille sur 
Corylus Avellana en Septembre. 


Strigosa F.—L’unique exemplaire, pris par M. Leder à 
Koussari, est tr&s-petit. 


27 


Pontica Stgr.—M. Christoph nous a apporté une ® de 
cette belle. espece l'année passée d’Ordoubad; lexemplaire est 
parfaitement bien conservé et a été pris au mois de Mai 
sur le tronc d’un arbre. 


Tridens Schift. — Borjom, Lagodekhi, Koussari, Derbent: 
au Talyche; en Juillet et Août. 


Psi L.— Borjom, Lagodekhi, Helenendorf; très-commune. 


Cuspis Hb. — Borjom; la chenille s'y nourrit de Corylus 
Avellana. 


Auricoma F. — Borjom et Bakouriani. 


Euphorbiae F. — Borjom, Manglis, Lischk, bord du lac 
de Goktcha; Juin, jusqu’en Aoüt. 


Rumicis L.—Partout très fréquente; Tiflis, Derbent, Len- 
koran, Ordoubad ete.; Mai, Juillet. 


Ligustri F. — Istidara, Koussari et Lenkoran; en Août 
et Septembre. 


109. BRYOPHILA Tr. 
Petricolor Ld. — Tiflis, Markopi, Borjom, Manglis, He- 
lenendorf, Délijan, bord du lae de Goktcha; en Juillet. 


Raptricula Hb.—Helenendorf, Sakataly, Bakou, Ordoubad; 
en Juin. 


Strigula Bkh.—Helenendorf. 


Algae F. ab. Calligrapha Bkh. — Borjom, Lagodekhi, 
Helenendorf, Sakataly; Juin et Juillet. 


Muralis Forst. —Borjom, Atskhour, Helenendorf; de Juil- 
let jusqu’en Septembre. 


28 


Seladona Chr. (Pl. II, fig. 4). — Alis anticis laete viri- 
dibus, lineis, interrupta prope basin et lineis terminantibus spa- 
tium medium infuscatum, postica denticulata, maculis costalibus 
limbalibusque nigris; posticis fusco*-cinereis, ciliis albicantibus. 

1 d Exp. al. ant. 14 mm. 

Le coloris de cette belle espèce la rapproche de la Br. 
Umovii Ev. et de la br. Muralis Forst. Le dessin de ses 
ailes antérieures et les raies, qui encadrent l’espace médian, la 
font beaucoup ressembler à la première; quant au dessin des 
ailes postérieures, il en diffère complètement. Le dessin des 
ailes antérieures diffère essentiellement de celui de Muralis. 

Les antennes brunes sont garnies d'une double rangée de 
poils roides, courts et blanchâtres. Les palpes, assez velus, 
sont bruns, parsemés d’écailles blanches; l'article terminal est 
un peu renflé et tronqué !). 

La tête et le thorax ont le même beau coloris vert-clair 
des ailes antérieures, saupoudrés d’atomes noirätres, avec un 
reflet bleu pas aussi prononcé que chez la Muralis, mais 
plutôt tirant sur le jaune. L’abdomen est gris-fumee foncé, 
comme les ailes postérieures. 

Les ailes antérieures sont plus courtes et plus pointues, 
que chez la Muralis et la Perla, et le bord intérieur n’est 
pas aussi évasé que chez ces deux espèces. A la base se 
trouve une ligne légèrement dentelée et parfois interrompue. 

L'espace médian, assez large, a des raies latérales sem- 
blables à celles de la Umovi. Vers la base il est bordé d’une ligne 
noire très marquée et ondulée, qui intérieurement est flanquée 
d’une autre moins prononcée. Ces deux lignes sont séparées 
par un fond blanchätre. La ligne’ postérieure noire, également 
géminée, dessine la limite extérieure de l’espace médian 


1) Chez Muralis Forst. et Perla F. les écailles sont adhérentes et l’ar- 
ticle terminal est plus long et plus fin. 


et traverse les ailes presque dans la même direction comme 
chez Umovi; elle est cependant fortement dentelée à partir du 
milieu. Une partie de l’espace médian vert est recouverte de 
taches et de petits traits noirs; cependant les taches, orbicu- 
laire et réniforme, ainsi que quelques autres parties, sont vertes. 
Avant l'angle apical se trouvent encore plusieurs traits noirs 
et à partir de la plus grande tache du bord costal, au centre 
de laquelle se trouve une petite tache blanche, se prolonge la 
légère ombre d’une ligne ondulée au-delà de la demi largeur 
de l'aile. Les petits points noirs marginaux, se trouvant entre 
les nervures, sont très distincts; vers le bord extérieur ces 
petits points ont un bord blanc, ce qui leur donne la 
forme d’une, demi-lune. La frange noir-brun est alternée de 
blanc. 

Ailes postérieures couleur fumée-foncé un peu plus claires 
vers la base; la lunule discocellulaire est peu prononcée; une 
raie un peu foncée et effacée ne diffère presque en rien de 
celle de Muralis. La moitié intérieure de la frange est brun- 
gris mêlée de blanc. Exterieurement la frange est blanche, 
hors quelques taches brunes. 

Le dessous des ailes ressemble à celui de Muralis, seule- 
ment qu'il est plus foncé. 

Un seul exemplaire G' de cette espèce fut pris le 2 Août 
sous une tente, près de Kasikoparan. 


Perla F.—Borjom, Helenendorf; Juillet et Août. 


Maeonis Ld.—Tiflis et Borjom, de Juillet jusqu'en Sep- 
tembre. 


110. VICTRIX Stgr. 


Karsiana Stgr.—Ce nouveau genre, ainsi que l'espèce ont 
été décrits par le Dr. Staudinger dans les Horae Soc. Ent. 


Ross. T. XIV, pag. 459. Ce papillon n’a pas été retrouvé 
depuis l’année 1877. — L’unique exemplaire a été pris aux 
environs de Kars. 


111. MOMA Hb. 


Orion Esp.—Borjom; très rare. 


112. AGROTIS O. Ld. 
Polygonides Stgr. (Pl. II. fig. 5).-—-Kourouche; en Juillet. 
var. Obscura Stgr. (Pl. II. fig. 6). —Aussi à Kourouche. 


Janthina Esp. — Cette espèce a été prise par Je lieute- 
nant-general Komaroff à Derbent en Juin; l’année passée M. 
Leder nous a envoyé un bon nombre d'exemplaires de Helenen- 
dorf et de Koussari. 


Linogrisea Schiff. — Borjom et Istidara; en Juillet et Août. 


Fimbria L.—Borjom, Istidara, Koussari, très fréquente à 
Helenendorf. 


Obscura Brahm. — Tiflis, Borjom, Manglis, Helenendorf, 
Lagodekhi, Zarskije-Kolodzy, Kasikoparan; aussi sur l’Ararat; 
depuis Mai jusqu'en Septembre. 


Pronuba L.— Tiflis, Borjom, Kodjori, Lagodekhi, Hele- 
nendorf, Koussari; depuis Mai jusqu'en Octobre. 


ab. Innuba Tr.—Plus frequente que le type; Titlis, Bor- 
jom, Helenendorf, Lagodekhi, Eldar; steppe de Mougan; en 
Juillet, jusqu’en Septembre. 


Orbona Hufn. — Tiflis, Borjom, Helenendorf, Lagodekhi, 
Eldar, Koussari, Ordoubad, Istissou, Lischk; depuis Mai jusqu’en 
Juillet. 


21 


Comes Hb. ab, Prôsequa Tr. — Tiflis et Derbent; Mai 
et Juin. 


Triangulum Hufn. — Borjom, Manglis, Istidara; Juillet, 
Septembre. 

Baja F.—Tres fréquente à Borjom et Istidara; Lagodekhi 
et Khotchaldagh; depuis Juin jusqu'en Août. 

C. nigrum L. — Très commune à Borjom et Istidara; 
Titlis, Helenendorf, Koussari, Lagodekhi; depuis le mois de 
Juin jusqu'en Septembre. 

Xanthographa F. ab. Cohaesa HS.—Lagodekhi et Ka- 
sikoparan en Juillet; le type n’a pas encore été trouvé. 

Rubi View.—Un seul exemplaire a été pris à Koussari. 

Festiva Hb.—Markopi, Adjikent et Lagodekhi; en Juin. 


Depuncta 1L.—Istidara; en Août. 

Margaritacea Vill.—Borjom; en Août. 

Larixia Gn.—Kasikoparan; en Juillet. 

Multangula Hb.—Kasikoparan; en Juillet. 

Rectangula F. var. Andereggii B. — Kasikoparan; en 
‚Juillet. 

Cuprea Hb.—Istidara; en Aoüt. 

Luperinoides Gn. 


Anachoreta HS. —Ces deux espèces volent toujours en- 
semble; elles sont très répandues et très fréquentes dans la 
zone subalpine, à une hauteur de 6—8000 p. au-dessus du 
niveau de la mer. Kourouche, aux bords du lac de Goktcha, 
3akouriani, Guetchinan, Khotchaldagh ete.; en Juin, Juillet et 
Août. M. Christoph les a trouvées sur le Saridagh à une élé- 
vation d'environ 13,000 p. 


32 


Alpestris B.—Kasikoparan et Kourouche; en Juillet. 


Plecta L.—Tifis, Borjom, Manglis, Helenendorf et La- 
godekhi; Mai et Juin; Août. 


Musiva Hb. — L’unique exemplaire a été pris par M. 
Christoph à Kourouche, au Daghestan, en Août. 


Flammatra F.— Tiflis, Borjom, Helenendorf, Lagodekhi, 
Istissou, Eldar, Ordoubad, Bakou et Lenkoran. Les exem- 
plaires venant de Helenendorf sont tres grands et le dessin 
en est plus accentue. 


Candelisequa Hb.—Quelques exemplaires présentent des 
formes transitoires à la var. Rana Ld. Elle est très fréquente 
à Kasikoparan, où M. Christoph la trouva pendant la nuit, 
reposant sur les fleurs de la Cephalaria procera. — Seconde 
moitié de Juillet. | 


Simulans Hufn. — Titlis, Noukha, Hadji-laman (lac de 
Goktcha), Grand-Ararat, Helenendorf; Mai et Juin. 


Lucernea L.— Kourouche. 


Helvetina B. — Kourouche; sur le Goutour-dagh à une 
hauteur de 9,000 p.; en Juillet. 

Ala Stgr.—Ordoubad, Istissou; Mai et Juin. 

Putris L.—Helenendorf, Lagodekhi, Koussari; vers la fin 
de Mai et en Juin. 

Signifera F.—Deux dd de Tiflis; en Mai. 

var. Insignis Stgr. i. litt. —Helenendorf et Akhaltzikhe. 


Improcera Ersch. — Tiflis, Derbent, Ordoubad, Tsche- 
makhly et Erivan. Les exemplaires ne different en rien de 
ceux, que jai recu du Dr. Staudinger et qui proviennent du 
, Toura*. 


Forcipula Hb.—Borjom, Atskhour, Heleuendorf, Istissou; 
en Juin et Juillet. 


Squalorum Ev. — Ordoubad, Kasikoparan; en Mai 
et Juillet. Au crépuscule sur les fleurs de la Cephalaria 
procera. 


Hahni Chr. (Pl. II. fig. 8).—Alis antieis cervinis, fusco- 
pulveratis, postice infuscatis, maculis ordinariis magnis, concolo- 
ribus fusco-cinctis, strigis mediis saepius interruptis vix crenu- 
latis, linea undulata dentata antelimbali fuscis; posticis albidis, 
externe et in venis dilute infuscatis. s 

G'$ Exp. al. ant. 14—15 mm. 

Elle se rapproche le plus de l’Ayr. Squalorum Ev. Néan- 
moins elle se distingue facilement par le fond gris-brun un 
peu rougeätre de ses ailes, les lignes transversales très-peu 
dentelées, ainsi que par sa plus petite dimension. 

Palpes revetus d’ecailles un peu hérissées gris-brun. L’ar- 
ticle terminal lisse et court, tronqué et ne dépassant que peu 
les poils du second article. La poitrine et les pattes sont 
blanchâtres, velues et hérissées. Les tarses sont extérieurement 
tachetées de brun foncé. Le ventre blanc-jaune; tête gris- 
rouge, moins lisse que chez Squalorum. Les antennes du 
sont plus épaisses et à cils plus longs que chez Squalorum. 
Les antennes de la ® sont également ciliées. Le collier gris- 
rouge est séparé du corselet par une ligne noir-brun très 
fine mais distincte. Les épaulettes sont gris-foncé au milieu 
et à bord gris-rouge. Abdomen gris-jaune; pinceau anal du 
d' court, comme chez Squalorum. 

Les ailes antérieures sont plus étroites que chez Squalorum 
et le bord intérieur plus arqué, ce qui donne aux ailes une 
forme plus arrondie, Comme le fond est peu sablé d’atomes 
foncés, il est d’un gris-rouge plus clair et plus pur que chez 
Squalorum. Le dessin est analogue à celui de Squalorum; il 

3 


34 


présente néanmoins des différences sensibles. L’orbiculaire et 
la réniforme sont très grandes, de la couleur du fond des 
ailes et très distinctement cerclées. L'espace, qui sépare les 
taches, est noir-brun foncé. La raie transversale intérieure, 
traversant l’aile comme chez Squalorum, est légèrement on- 
dulée et interrompue; elle est formée par trois taches angu- 
leuses, dont l’une se trouve au bord antérieur, l’autre au 
milieu et la troisième au bord intérieur, La raie transversale 
extérieure est également peu accentuée et seulement indiquée 
par des taches noir-brun, dont l’une se trouve au bord inté- 
rieur, une seconde plus loin, jointe à une troisième. Chez 
Squalorum cette raie est parfaitement visible et distinctement 
dentelée. Le dessin de l’espace basal est analogue à celui de 
Squalorum, mais plus distinct et formé par une ligne trans- 
versale, atteignant la moitié de la largeur des ailes. D'ici res- 
sort une raie longitudinale noir-brun, qui se prolonge jusqu’au 
liséré clair de la ligne transversale interne et atteint le milieu 
de l'aile après avoir traversé une tache sagittée. Cette raie 
reparait en forme de trait assez épais à l’intérieur de la 
bande extérieure. Chez des exemplaires à dessin plus prononcé 
elle finit par une tache sagittée dans l'ombre fuscescente, qui, 
plus foncée que le fond, est limitée extérieurement par une 
ligne dentelée très accusée. C’est ainsi que se forme une es- 
pèce de bande longitudinale interrompue, qui manque à Squa- 
lorum. Les points marginaux sont comme chez Squalorum. Les 
franges sont brun-gris vers leur base et gris-jaunâtre à l’ex- 
terieur. 

Ailes posterienres blanchätres, gris-foncé vers le bord et 
aussi à nervures grises. | 
: Le dessous des ailes antérieures est presque en entier gris- 
fumée et celui des ailes postérieures blanchâtre, légèrement 
ombragé vers le bord. Chez Squalorum elles sont blanches à 
large bord noir. 


35 


Les deux sexes ne se distinguent ni par leur coloris, ni 
par leur dessin. 

M. Christoph a pris ce papillon deja en 1873 en Juillet 
pres de Shakouh, dans la Perse septentrionale, en plusieurs 
exemplaires parfaitement semblables à ceux de la Transcau- 
casie. Ces derniers ont été pris déjà à la mi-Mai, près d’Or- 
doubad à la lueur de la lampe. On peut supposer ainsi deux 
générations. 

Je me fais un plaisir de la nommer en l’honneur de M. 
Ch. Hahn, maître de gymnase à Tiflis, qui a enrichi la faune 
des lépidoptères de la Transcaucasie par bien d’interessants 
exemplaires. 


Raddei Chr. (Pl. II. fig. 9) — Cette espèce, décrite par 
M. Christoph dans les Horae Soc. Ent. Ross. T. XII, pag. 
246, a été retrouvée à Kasikoparan et Guéroussi; en Juillet. 


Birivia Hb.—Trouvée par M. Sievers à Borjom; très rare. 


Decora Hb. — Les exemplaires pris par M. Christoph à 
Kasikoparan sur les fleurs de la Cephalaria procera, en Juillet, 
sont un peu plus foncés que ceux venant de la Suisse. 


‘Renigera Hb. — La couleur en varie beaucoup; elle est 
tantôt gris-fumée, tantôt rose-brunätre; aussi le dessin est-il 
différemment accentué. Je ne possède que des exemplaires d’Or- 
doubad, où cette espèce vole en Mai; elle n’y est pas rare. 
M. Hedemann la cite de Manglis. 


Caucasica Stgr.—M. le Dr. Staudinger la cite d’Akhaltsikhe. 
Cos Hb.—Kourouche et Kasikoparan; en Juillet. 


Korsakovi Chr. (Pl. II. fig. 10). — Antenmis &-is bipec- 
tinatis. Alis anticis griseis, strigis transversalibus duabus fuscis, 
interiore subrecta, oblique posita, exteriore subcurvata, parallela 

5* 


36 


limbo, linea undulata submarginali bis-interrupta fusca; posticis 
cinereis, cils cinereo-flavescentibus. 

d'-is Exp. al. ant. 17 mm. 

Jusqu'à présent nous ne possédons de cette belle espèce 
que deux exemplaires @'d', qui nous ont été envoyés par M. 
Leder d’Helenendorf. 

Le dessin des ailes antérieures rappelle celui de l’Agr. 
Foeda Ld., qui cependant est colorée tout autrement, Nean- 
moins ces deux espèces doivent se suivre immédiatement dans 
le système. 

Elle est plus grande que Foeda. 

Palpes divergents et peu ascendants. Le second article est 
assez robuste et légèrement velu, noir-brun à l'extérieur, gris 
clair à l'intérieur. L’article terminal court et tronqué est garni 
d’ecailles noir-brun. Antennes de la moitié de la longueur des 
ailes antérieures, brunes et bipectinées. Tête revêtue de poils 
épais, herisses, gris-clair. Poitrine à longs poils. Les pattes 
gris-clair velues jusqu'aux tarses; celles-ci gris-fumée. Les 
deux paires d’eperons des pattes postérieures sont robustes. 
Abdomen brun grisätre; thorax gris, recouvert d’ecailles non 
lisses. 

Ailes antérieures assez larges. Fond gris-uni, qui fait par- 
faitement ressortir le dessin. Celui-ci est principalement com- 
posé de deux lignes transversales brun-noir, qui encadrent 
l’espace médian et dont la ligne intérieure très accusée com- 
mence, comme chez Foeda, au premier tiers du bord antérieur 
et se prolonge en ligne oblique vers l'extérieur jusqu'au bord 
inférieur; ici, un peu au-delà de la moitié, elle se réunit à 
la ligne transversale extérieure. Cette dernière, ayant la même 
direction que chez Foeda, commence au */, du bord costal et 
ne décrit qu’une légère courbe vers l'extérieur. Elle est par- 
ticulièrement prononcée sur la moitié antérieure et m'est in- 
terrompue que sur les nervures, ce qui lui donne un aspect 


légèrement ondulé ou dentelé. La tache réniforme, grande et 
cerclée de points noir-brun, ressort assez distinctement. Les 
deux autres taches ne sont pas visibles. L'espace entre la 
raie postérieure et le bord extérieur est traversé par une ligne 
ondulee, dentée et interrompue; pres du bord costal elle n’est 
indiquée que par deux taches noir-brun. Une ombre, inter- 
rompue par les nervures, est placée entre cette ligne et le 
bord extérieur. Les larges franges sont concolores, un peu 
jaunätres à la base et à l'extrémité des nervures. 

Ailes postérieures gris-fumée, un peu plus claires vers la 
base; franges gris-jaune. 

Le dessous des ailes est blane-gris, hyalin, principalement 
vers la base et gris-fumée foncé vers le bord. Les nervures 
et le bord des deux ailes sont jaunätres. 

J'ai nommé cette jolie noctuelle en l'honneur de l’aide-de- 
camp général N. V. Korsakov, qui quoique pas connaisseur 
lui-même, a toujours montré un vif intérêt pour les lépidop- 
teres et a fait tout son possible pour en faciliter les recher- 
ches au Caucase, 


Exclamationis L.— Très-commune. 


Spinifera Hb. — M. le Dr. Staudinger la possède du 
Caucase. 


Romanovi Chr. (Pl. II. fig 7). — Alis anticis flavo-ochra- 
ceis, strigis duabus obsoletis dentatis lineaque antelimbali ru- 
fescentibus, maculis ordinariis parvis; punctis limbalibus nigris 
dimidioque postico ciliorum rufo-fusco; posticis lutescentibus, 
limbum versus infuscatis. 

1 2 Exp. al. ant. 18 mm. 

Parmi les Agrotides jaunes je ne connais que la Flavina 
HS. et la Leonina Stgr. à côté desquelles on puisse ranger 
cette belle espèce. 

Elle se distingue de Flavina par un jaune moins pur, 


38 


par les taches ordinaires petites et foncées et par les raies 
transversales. Leonina est d’un jaune brunätre et le dessin 
en diffère aussi. ! 

Le second article des palpes et assez long, peu recourbe 
et ascendant, rouge-jaune; l’article terminal est court, tron- 
qué, lisse et un peu pendant. Trompe bien développée, cou- 
leur rouille, dépourvue d’ecailles. Premier article des anten- 
nes court, un peu renflé. La tige, de dessus jaune-rougeätre 
clair, atteint le °/; du bord costal. Thorax, ventre et cuisses 
à longs poils blanc-jaune; tarses rouge-jaune. Abdomen jaune- 
blanc à écailles peu serrées; pinceau anal court, qui fait un 
peu ressortir l’oviducte. 

Le fond des ailes antérieures est d'un jaune paille. Les 
deux raies transversales sont très peu prononcées, surtout la 
raie intérieure, dont la dentelure est à peine visible. La raie 
extérieure, un peu plus distincte, ondulée est un peu cour- 
bee et presque ‘parallèle au bord extérieur. l’espace entre 
cette raie et le bord extérieur est occupé par une bande 
ombrageuse dentelée. Toutes ces raies sont couleur rouille, 
assez foncée. La tache orbiculaire est très petite, mais assez 
distincte. La tache réniforme ressemble à un ovale perpendicu- 
laire d’un gris-rouge plus foncé. La partie extérieure de la 
frange est de la même couleur. Une série de petits points 
noirs marginaux se trouve entre les nervures. 

Les ailes postérieures sont blanc-jaune et gris-fumee vers 
le bord et sur les nervures. La frange est d’un blanc jau- 
nâtre. 

Le dessous des ailes est d'un jaune ‘bien plus pâle, mais 
les antérieures sont enfumées à leur centre. Le point cellu- 
laire est à peine indiqué. La partie extérieure de la frange 
est aussi foncée qu’en dessus. 

Le seul exemplaire ®, fraichement éclos, fut trouvé le 
19 Juillet à Kasikoparan sous une pierre. 


39 


Nigricans L. — Tiflis, Istidara, Kourouche; en Juillet 
et Aoüt. 


Tritiei L. — Borjom, Helenendorf, Kourouche, Kasikopa- 
ran; Juillet et Août. 

var. Aquilina Hb.—Titlis, Borjom, Atskhour, Bakouriani, 
Helenendorf, Manglis, Derbent, Kasikoparan. 

Hilaris Frr. — Kourouche, en Août. 


Vitta Hb.—Helenendorf, Kasikoparan. 


Multifida Ld.—M. le Dr. Staudinger la possède d’Akhal- 
tsikhe. 


Conifera Chr. —M. Christoph nous a apporté cette espèce 
de Kasikoparan; ces exemplaires sont plus foncés et d’un des- 
sin plus accentué que ceux de Kourouche et de la Perse sep- 
tentrionale. En Août. 


Obelisca Hb.—Borjom, Helenendorf, Apcheron; en Juin. 


Hastifera Donz. — Kourouche; aussi à Kasikoparan, où 
en Juillet et au mois d’Aoüt on la trouve le soir, se reposant 
sur les fleurs de la Cephalaria procera. 


Conspicua Hb.—Très répandue et fréquente. Tiflis, Bor- 
jom, Helenendorf, Lagodekhi, Ordoubad, Ourmous, Kasikopa- 
ran, Nakhitchevan, Mazra, Koussari, Derbent, sur le mont 
Ararat; en Juin. 


var. Lycarum Ev. — Tiflis, Lagodekhi, Mazra et Kou- 
rouche. 


Saucia Hb.—Borjom, Lagodekhi, en Juillet. 


Ypsilon Rott. — Borjom, Lagodekhi, Koussari, Lenkoran; 
en Aoüt et Septembre. 


40 


Segetum Schiff. — Tiflis, Borjom, Helenendorf, Hankynda, 
Kourouche, Koussari. Presque tout l'été. 


Corticea Hb. — Tiflis, Bakouriani, Daratchitchag, Kou- 
rouche; en Juin et Aoüt. 


Crassa Hb.— Borjom, Lagodekhi, Noukha; très fréquente 
à Helenendorf. En Août. 


Obesa B. — Titlis et Helenendorf; tres rare. En Mai et 
Juin. 


Fatidica Hb.—Kourouche; on la trouve pendant la jour- 
née sur des fleurs. 


Praecox L.—Borjom; en Juillet et Août. 


Prasina F.—Tiflis et Bakouriani; en Juin et Juillet. 


113. CHARAEAS Stph. 


Graminis L. var. Megala Alph. Cette variété, trouvée 
par M. S. Alphéraky à Kouldjà, a été recueillie par M. 
Christoph aussi à Kourouche; vers la fin de Juillet. 


114. NEURONIA Hb. 


Popularis F. — Tiflis et Borjom; au mois de Septembre. 


115. MAMESTRA Tr. 
Bombyeina Ev.— Helenendorf. 
Serratilinea Tr.—Aux environs du lac de Goktcha. 


Advena F.— Elle est très fréquente à Istidara; en Août. 


41 
Nebulosa Hufn.—Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, Kous- 
sari et Istidara; en Aoüt et Septembre. 
Contigua Vill.— Je la possède seulement de Lagodehki. 
Thalassina Rott. —Koussari. 


Brassicae L.—Très fréquente à Tiflis, Lagodekhi, Hele- 
nendorf, Manglis, Koussari, Choucha; depuis le mois de Juin 
jusqu'en Septembre. 


Persicariae L.—Plusieurs exemplaires ont été pris à 
Lagodekhi; elle vole au mois de Juillet. 


Albicolon Hb.—Tifis, en Mai et Juin; un exemplaire a 
été recueilli au mont Ararat. 


Egena 1.d.—Le Dr. Staudinger la possède de Helenendorf. 


Oleracea L.—Très fréquente à Tifis, Borjom, Lagodekhi, 
Helenendorf, Koussari, Istissou, Ordoubad, en Mai et Juin. 


Genistae Bkh.— Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, Kous- 
sari et Ordoubad; en Juillet et Août. 


Dentina Esp.—Borjom et Bakouriani; depuis le mois de 
Mai jusqu’en Juillet. 


Peregrina Tr. — Bakou. 
Dianthi Tausch. — Tiflis, Helenendorf et Lagodekhi; en 
Mai et Juin. 


Praedita Hb.—Eldar, Helenendorf, Tschemakhly; au com- 
mencement du mois de Mai. 


Trifolii Rott. — Tiflis, Helenendorf, Lagodekhi, Eldar, 
Ordoubad et Derbent; en Juin. 


Sodae Rbr.— Helenendorf, Ordoubad et Erivan: en Avril 
et Mai. 


42 


Accurata Chr. (Pl. I. fig. 11). — Cette espèce a été 
décrite par M. Christoph dans les Horae Soc. Ent. Ross. 
T. XVII, p. 110. Elle est très répandue dans la Transcau- 
casie; j'en possède des exemplaires de Helenendorf, Eldar, 
Ordoubad, Derbent et du mont Kapoudschik; en Mai et Juin. 


Reticulata Vill. — L’unique exemplaire (4) de cette 
espèce vient du Mont Ararat, où il a été pris par M. 
Mlokossévitsch à une élévation de 8500 p. 


Chrysozona Bkh. — Très répandue; Tiflis, Borjom, Man- 
glis, Helenendorf, Lagodekhi, Ordoubad, Kasikoparan; en Mai 
et Juin. 


Serena F.—Lagodekhi, Helenendorf et Lenkoran; depuis 
le mois d'Avril jusqu'en Juin. Les exemplaires de Lagodekhi 
présentent le passage à la var. Leuconota Ev. 


Cappa Hb.—Borjom et Atskhour; Juin et Juillet. Assez 
rare. 


116. DIANTHOECIA B. 


Luteago Hb. — Tiflis, Borjom, Istissou; très fréquente à 
Helenendorf; en Juin et Juillet Les exemplaires de Helenen- 
dorf se rapprochent de la var. Argillacea Hb. 


Proxima Hb.— Prise par M. Christoph à Kourouche; en 
Août. 


Caesia Bkh.—M. Christoph en a pris à Lischk un exemp- 
laire G', qui diffère sous beaucoup de rapports de la forme 
typique et représente probablement une nouvelle espèce. L’es- 
pace médian en est d’un blanc jaunätre et le reste de la sur- 
face des ailes antérieures d’un gris très-foncé. 


Filigrama Esp. var. Xanthocyanea Hb. — Tiflis, Bor- 
Jom, Abbastouman, Guéroussi, Kedabeg, Guétchinan, Lischk, 
en Juillet. 


Magnolii B.—Titlis, Borjom, Manglis, Helenendorf; pas 
rare. En Juillet. 


Nana Rott.—Très rare: seulement de Lagodekhi; en Aoüt 
Albimacula Bkh.—M. de Hedemann la cite de Manelis. 


Compta F. var. Obscurata Ster. — Kasikoparan; en 
Juillet. 


Capsincola Hb.—Borjom, Manglis, Lagodekhi et Ordou- 
bad; en Juillet. 


Cucubali Fuessl.—Borjom, Lagodekhi; en Juin. 


Carpophaga Bkh. — Les exemplaires sont plus petits et 
plus päles que ceux d’Allemagne. Atskhour, Helenendorf, La- 
godekhi et Ordoubad. Depuis le mois de Mai jusqu'en Juillet. 


Silenes Hb. — Je la possède seulement de Helenendorf, 
d'où M, Leder nous a envoyé bon nombre. 


117. ONCOCNEMIS Ld. 
Confusa Frr. — Kasikoparan; en Juillet et Août; le soir 
sur les fleurs de Cephalaria procera. Les exemplaires présen- 
tent des formes transitoires à la var. Rufescens Ster. 


118. EPISEMA OC. 


Glaucina Esp. — Borjom et Helenendorf: depuis le mois 
de Juillet jusqu’en Septembre, 


ab. Dentimacnla Hb.—Tres fréquente à Helenendorf, 


44 


ab. Unicolor Dup. — Aussi ä Helenendorf. 


Lederi Chr. (Pl. III. fig. 1 a, b).—Antennis &-is longe 
pectinatis Alis anticis griseis, venis albidis, stigmatibus per- 
magnis brunneo-impletis albo-circumscriptis, strigis, interna cur- 
vata, unidentata, externa arcuoso-sinuata crenulata nigris, area 
media fusco-cinerea impleta, linea limbali erenulata nigra; pos- 
ticis fusco-cinereis Z-is, Q -ae dilutioribus, ciliis lutescentibus. 

Exp. al. ant. 13—16 mm 

Nous étions d’abord portés à compter cette noctuelle pour 
une variété de Glaucina Esp. Cependant le Dr. Staudinger l’a 
reconnue pour une nouvelle espèce. 

Elle se rapproche le plus de Glaucina. La forme et la 
grandeur des taches ordinaires sont essentiellement analogues. 
L’extrabasilaire et la coudee sont dentelées ou crenelees; sur- 
tout la derniere fait une courbe tres sensible vers la base 
avant d’atteindre le bord interne. Aussi le bord des deux 
ailes n'est-il pas si fortement crènelé chez Glaucina. 

Les palpes et les pattes ne se distinguent pas essentiel- 
lement de celles de Glaucina, ce ne sont que les tarses qui 
sont tachetées de brun foncé et de gris-jaune. Les barbules 
des antennes des mâles sont plus allongées; thorax et tête 
gris-cendre; écailles un peu hérissées. Abdomen légèrement 
recouvert d’ecailles gris-jaune clair et à courte touffe anale 
chez le d. 

Les ailes antérieures ont la même forme que celles de 
Glaucina. La couleur varie du gris-terre au jaune-sable. On 
trouve aussi des exemplaires d'un gris plus ou moins clair. 
L’orbieulaire et la reniforme sont toujours distinetement cer- 
clées. L'espace médian est tantôt plus, tantôt moins ombragé. 
L’extrabasilaire est moins courbe que chez Glaucina et est 
entrecoupée par les nervures blanc-jaune. La eoudée fait deux 
courbes assez prononcées vers la base; elle est dentelée et 


extérieurement bordée de blanc. Une raie ombrageuse assez 
foncée, commençant par une tache près de l'angle apical, longe 
la coudée. Une seconde raie ombrageuse, souvent interrompue, 
souvent très peu visible, longe le bord extérieur; une fine ligne 
noire ondulée suit le bord extérieur. Les franges sont un peu 
plus foncées que le fond. 

Les ailes postérieures sont gris-jaune, plus foncées chez 
le G', aussi à liséré noir et à franges gris-jaune. 

Le dessous des ailes antérieures est un peu moins en- 
fumé que celui de Glaucina, et les ailes postérieures sont 
gris-jaunätre. Le liséré noir et dentelé est très distinct. 

Ce papillon fut pris en masse à Helenendorf par M. Leder. 

s 

Paenulata Chr. (Pl. II. fig. 12).— Alis antieis lutescente- 
griseis, fusco pulveratis, strigis, antica oblique posita, tan- 
tum expressa ad dimidium, postica curvata, interrupta venis 
fuscis, macula renali umbraculaque ante limbum fuscescentibus; 
posticis lutescente-griseis, postice vix obscurioribus. 

1 2 Exp. al..ant. 20 mm. 

Quoique nous n’ayons malheureusement qu'un seul exem- 
plaire (®) de cette nouvelle espèce à notre disposition, il 
serait néanmoins dommage de renoncer à sa publication, 
comme elle diffère si sensiblement de toutes les espèces con- 
nues de ce genre et ne peut être comparée à aucune d'elles. 

Elle est de la taille de I’ Ammoconia Caecimacula F., avec 
laquelle elle a quelque ressemblance. 

L'article terminal des palpes est court, tronque et un peu 
pendant. Antennes filiformes dépassant un peu la moitié du 
bord costal. Poitrine et fémurs légèrement recouverts de poils 
blanc-gris; tarses gris-jaune. Tête et corselet gris-rougeätre 
clair. Abdomen gris-jaune. 

Les aïies antérieures avec franges sont assez larges et 
pointues à peu près comme chez Glaucina. Elles sont gris- 


46 


jaune rougeätre clair, à reflet soyeux et sablées de petits 
atomes noir-brun. Des taches ordinaires il ny a de visible 
que la réniforme, dont la moitié extérieure est d’un gris plus 
foncé. L'extrabasilaire n'apparaît que comme trait oblique 
noir-brun. La coudée, interrompue par les nervures, com- 
mence au-delà du °/, du bord costal assez distinetement et 
fait une petite courbe vers l'extérieur; elle est presque paral- 
lèle au bord extérieur et se réunit à l’extrabasilaire après 
avoir atteint le bord interne. Ceci n’a pas été reproduit sur 
le dessin. Une légère ombre ondulée se voit entre la coudée 
et le bord extérieur, qui est un peu crenele. 

Les ailes postérieures sont un peu plus foncées que les ailes 
antérieures; le point central est très peu accusé; frange gris- 
jaune. 

Le dessous des ailes est gris-jaune, à nervures plus foncées 
et très marquées. La lunule discocellulaire des ailes antérieu- 
res n'est que très peu visible. 

J'ai pris cette espèce près de Borjom. 


119. ULOCHLAENA Ld. 


Hirta Hb.—Les Z& sont très fréquents; à Tiflis, Bor- 
jom, Helenendorf, Derbent, Kars; depuis le mois d’Aoüt jus- 
qu’en Octobre. 


120, POL AT: 
Rufocincta H.—G. — Helenendorf; très rare. 


Chi 1. — Borjom, Lagodekhi; en Juin et Juillet. 


121. DRYOBOTA Ed. 
Protea Bkh. — Lagodekhi; en Aoüt. 


122. MISELIA Stph. 


Oxyacanthae L. — Borjom et Lagodekhi; Septembre et 
Octobre. 


123. APAMEA Tr. 


Testacea Hb. — l'unique exemplaire G', que je possède 
de Helenendorf, présente une aberration de la forme typique. 


124. LUPERINA B. 


Matura Hufn. — Borjom et Istidara; Juillet et Aoüt. 


Virens var. Immaculata Stgr. — Assez frequente ä Ka- 
sikoparan; le type n’a pas encore été trouvé. 


Ferrago Ev. — Borjom, Bakouriani, Lischk, Istidara, Ka- 
sikoparan, Kourouche, aux environs du lac de Goktcha. Tres- 
fréquente dans tous les endroits où croît la Cephalaria pro- 
cera, probablement la chenille se nourrit de cette plante. En 
Juillet et Août. 


Chenopodiphaga Rbr. — Titlis, Noukha et Manglis; en 
Mai et Juin. 


Mutica Chr. (Pl. II. fig, 2).— Alis anticis latis sordide 
lutescente griseis, fusco-adumbratis, strigis transversalibus interna 
pluridentata, externa denticulata, stigmatibus, linea undulata sub- 
marginale, maculaque ad angulum analem brunneo-lutescentibus; 
posticis fusco-cinereis, fascia media obsoletissima GS. 

Exp. al. ant. 17 mm. 

Cette noctuelle, si rare jusqu'à présent, ne ressemble à 
aucune espèce de ce genre. Elle se rapproche le plus de la 
L. Immunda, qui néanmoins est bien plus grande. 


48 


Palpes jaunätres, lateralement noir-brun; le dernier article 
recouvert d’ecailles très-serrées. Pattes hérissées de poils, brun- 
gris; tarses en dessus brun-noir, jaunätres aux extrémités. 
L'abdomen des deux sexes est petit. Tête et thorax de la 
couleur des ailes antérieures, à écailles peu lisses. L’abdomen 
et les poils anaux allongés du G' gris-jaune. 

Ailes antérieures larges, peu pointues. Les ailes ainsi que 
le thorax sont d’un gris-terre sale ou d’un gris-brun mat. 
Le dessin au bord costal est composé de traits brun-gris et 
relevé par du jaune gris ou du jaune argileux. A la base 
des ailes on ne voit que chez l’un des G'&' les traces d’une 
raie transversale noire; aux autres exemplaires elle manque 
complètement. Les deux raies qui encadrent l’espace médian - 
ont la direction ordinaire, L’extrabasilaire a deux dents très- 
prononcées. La partie supérieure de la courbe de la coudée 
est assez courte; la courbe est munie de deux petites dents. 
Les deux raies transversales, jaunâtres, ont des deux côtés 
une bordure plus foncée. La tache orbiculaire, assez petite 
chez le G', un peu plus grande chez la Q, est jaunätre, à petit 
point foncé au centre. La réniforme, aussi jaunätre, est si peu 
distinctement cerclée, qu’elle ne se présente que comme tache 
effacée. Entre la coudée et le bord extérieur se trouve une 
ligne ondulée, peu distincte, à deux petites courbes vers l’ex- 
térieur; elle s’elargit vers le bord interne en tache vague d’un 
jaune sale Lisere marginal noir-brun; bord extérieur ondulé. 
Franges concolores. 

Les ailes postérieures sont brun-gris foncé, plus claires 
vers la base, On ne remarque que les traces d’une raie trans- 
versale. Franges gris-jaune sale. La Q a les ailes postérieures 
un peu plus foncées. 

Le dessous des ailes est gris-jaune; ailes antérieures dans 
l'espace médian et vers le bord à écailles noir-brun serrées et 
à raie centrale foncée, mais peut distincte. Ailes postérieures 


49 


à point central très prononcé, à bande arquée et à bord 
foncé. 

Jusqu'à présent ce papillon n’a été trouvé que dans des val- 
lées rocheuses assez élevées près d’Ordoubad, sous des pierres. 
Il vole depuis la mi-Mai jusqu'au commencement de Juin. 


125. ISOCHLORA Ster. 


Viridis var. Viridissima Stgr.— Kourouche; en Juin et 
Juillet; jusqu’à 10,000 p. d’elevation. 


126. HADENA Tr. 
Leuconota HS.— Helenendorf. 


Adusta Esp.—Lagodekhi, Helenendorf; en Juin. 


Ochroleuca Esp.—M. Christoph en a trouvé deux exem- 
plaires dd sur la Cephalaria procera à Kasikoparan; en 
Juillet. 

Montana HS. — Le Dr. Staudinger la possède de Hele- 
nendorf. 

Zeta Tr. — Kourouche, en Juillet; Borjom, Manglis, en 
Juin. 

var. Pernix H.-G.— Le Dr. Staudinger la cite d’Akhal- 
tsikhe. 2 

Furva Hb.—Lagodekhi, Kodjori, Akhty, Kasikoparan et 
Kourouche; en Juin et Juillet. 

Abjecta Hb.—L’unique exemplaire ® a été pris à Ka- 
sikoparan; en Juillet. 

var. Variegata Stgr. — Le Dr. Staudinger la possède 
d’Akhaltsikhe. | 

4 


50 


Lateritia Hufn. — Borjom, Kourouche, Kasikoparan; en 
Août. 


Monoglypha Hufn. — Borjom, Manglis, Helenendorf, La- 
sodekhi, Koussari, Istidara, Akhaltsikhe; en Juillet et Août; 
très fréquente, 


Lithoxylea F.—Borjom, Manglis, Helenendorf, Istidara, 
Kasikoparan; vers la fin de Juillet et en Août. 

Sordida Bkh.—Le Dr. Staudinger la cite de Helenendorf. 

Basilinea F.—Borjom, Bakouriani; en Juillet. 

Rurea F.—Borjom, Lagodekhi; en Juillet. 


ab. Alopecurus Esp. — Borjom. 


Unanimis Tr.—Borjom, Helenendorf, Lagodekhi; Juin et 
Juillet. 


Didyma Esp., ab. Nictitans Esp. et ab. Leucostigma 
Esp.—Le type et les deux aberrations sont très fréquentes à 
Borjom, Manglis, Istissou, Helenendorf, Istidara et Kasikopa- 
ran; en Août. 


Literosa Hw. — Elle est très rare; je ne possède que 
quelques exemplaires pris à Istidara; en Août. 

Strigilis Cl.—Lagodekhi; en Juillet. 

ab. Latruncula Lang.— Cette aberration est très répan- 
due et très fréquente; Borjom, Lagodekhi, Mzkhet, Tatief, 
Istidara, Koussari; depuis le mois de Mai jusqu'en Août. 


Bicoloria Vill. et ab. Furuncula Hb. — Helenendorf, 
Kasikoparan et Istidara. 


51 


127. DYPTERYGIA Stph. 


Scabriuscula L.—Très fréquente et très répandue; p. e. 
à Borjom, Helenendorf, Manglis, Lagodekhi, Koussari ete.; 


en Juillet. 


128. RHIZOGRAMMA Lid. 


Detersa Esp.—Borjom; en Août. Très rare. 


129. CHLOANTHA B. 
Hyperici F. — Borjom, Bakouriani, Lagodekhi, Eldar, 
Koussari, Lischk, Istidara; en Juillet. 
Polyodon C1.—Borjom, Lagodekhi; en Juillet. 
Radiosa Esp.—Bakouriani, Daratchitchag et Lischk; elle 
vole pendant la journée et aime à se reposer sur les fleurs 


de Thymus Serpyllum. 
130. ERIOPUS Tr. 
Purpureofasciata Pill. — Borjom; très fréquente à La- 


godekhi; aussi à Lenkoran, où la chenille a été trouvée par 
M. Christoph sur la Pteris aquilina; en Juin et Juillet. 


Latreillei Dup.—Borjom, Lagodekhi; en Juin. 
131. POLYPHAENIS B. 


Sericata Esp.—Borjom; en Juillet; mais rare. 
4* 


132. TRACHEA Hb. 


Atriplicis L. — Borjom; très abondante à Lagodekhi et 
Lenkoran; depuis le mois de Mai jusqu’en Juillet. 


133. EUPLEXIA Stph. 


Lucipara L.—Tres commune à Lagodekhi; en Juillet. 


134. HABRYNTIS Lid. 
Scita Hb. — Lagodekhi, Manglis, Bakouriani, Istidara, 
Istissou; en Juillet et Aoüt. 
135. BROTOLOMIA Ld. 
Meticulosa L. — Titlis, Borjom, Helenendorf, Kodijori, 
Lagodekhi; depuis le mois d’Avril jusqu’en Novembre. 
136. MANIA Tr. 
Maura L. — Borjom, Lagodekhi, Helenendorf; Juin et 
Juillet. 
137. NAENIA Stph. 


Typica L.— À Lagodekhi elle paraît être très fréquente; 
Helenendorf; depuis le mois d'Avril jusqu’en Juin. 


138. HYDROECIA Gn. 


Nietitans Bkh. — Borjom, Istidara. Ce papillon, si nui- 
sible en Russie, paraît être très rare au Caucase. 


Mesiaca HS. — Un exemplaire de cette rare espèce m'a 
été envoyé l’année passée par M. Leder de Helenendorf. 
139. GORTYNA 0. 


Ochracea Hb.— L’unique exemplaire que je possede, m’a 
été envoyé de Helenendorf. 


140. MYCTEROPLUS HS. 

Puniceago B. — Plusieurs exemplaires on été recueillis 
par M. le Lieut.-Gen. Komaroft à Derbent; en Mai et Juin. 
141. TAPINOSTOLA Ld. 

Musculosa Hb. — Un exemplaire à dessin très peu pro- 
noncé a été pris par M. Bayern à Délijan. 
142. ARGYROSPILA HS. 

Succinea Esp. — Tous mes exemplaires ont été pris par 


M. Christoph à Kasikoparan; on la trouve se reposant sur les 
tiges de diverses graminées; en Juillet. 


143. LEUCANIA OO. 


Impudens Hb.—Lagodekhi; en Juillet. 
Pallens L.- Lenkoran; en Juin. 
Comma L.—Borjom, Lagodekhi, Kasikoparan; en Juillet. 


Conigera F. -- Borjom, Bakouriani, Istidara, Kourouche 
et Koussari; en Aoüt. 


Vitellina Hb. — Tiflis, Borjom, Bakouriani, Helenendorf, 
Koussari; en Juillet et Août. 


-L. album L.—Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, Ordoubad; 
en ‚Juillet et Aoüt. 


Congrua Hb. — L’unique exemplaire a été pris par M. Sie- 
vers aux environs de Lenkoran; en Mai. 


Albipuncta F. — Bakouriani, Lagodekhi, Helenendorf, 
Koussari, Istidara, Eldar, Ordoubad; en Juillet et Aoüt. 


Lithargyria Esp.—Borjom, Manglis, Helenendorf, Lago- 
dekhi, Istidara; en Aoüt et Septembre. 


Turca E. — Un exemplaire de Helenendorf. 


144. MITHYMNA. 
Imbecilla F.—Borjom, Bakouriani, Manglis, Alexandro- 
pol, Kars; en Juillet. 
145. GRAMMESIA Stph. 


Trigrammica Hufn. — Borjom, Koussari; vers la fin 
d’Aoüt. 


on 
ot 


146. CARADRINA O. 


Exigua Hb.—Partout très fréquente; Juin et Juillet. 


Morpheus Hufn. — Lagodekhi, Helenendorf et Daratchi- 
tchag; depuis le mois de Mai jusqu'en Novembre. 

Vieina Stgr. (Pl. III. fig. 3). — Autant qu'il m'est connu, 
jusqu'à présent il n’existe pas de dessin de cette espèce. Elle 
a été décrite par le Dr. Staudinger dans la Berlin. Ent. Zeit. 
1570, p. 118. Lagodekhi, Adjikent, Derbent; Juin, jusqu'en 
Août. 


Quadripunctata F.—Tiflis, Helenendorf, Lagodekhi, Or- 
doubad, Lischk, Derbent, défilé de Boum (près de Noukha); 
depuis le mois de Mai jusqu’en Septembre. 


Selini B.— Lagodekhi, Igdir; en Août et Septembre. Les 
exemplaires sont très petits. 


Kadenii Frr.— Helenendorf, Lagodekhi. 


Respersa Hb.—Helenendorf, Istidara; très rare. Au com- 
mencement de Septembre. 


Aspersa Rbr. — Borjom. 


Superstes Tr. -Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, Ordou- 
bad, Istissou, Derbent; en Juin et Juillet. 


Ambigua F.—Borjom, Helenendorf, Istidara; en Aoüt. 


Taraxaci Hb. — Helenendorf, Koussari, Kasikoparan, Is- 
tissou, Istidara, aux environs de Lenkoran; en Septembre. 


Lenta Tr. — Tiflis, Lagodekhi, Helenendorf, Ordoubad; 
en Mai et en Août. 


Gluteosa Tr. — Helenendorf. 


56 


Palustris Hb.—Tiflis, Helenendorf; en Juin. L’exemplaire 
de Helenendorf se distingue par sa grande taille. 


Lepigone Möschl. — Lagodekhi; en Juillet. 


Paupera Chr. (Pl. III. fig. 4). — Alis anticis latis, rufo- 
cinereis; strigis duabus fuscis, priore obsoleta subperpendiculari, 
exteriori leviter arcuosa, denticulata, macula parva post me- 
dium striolaque ante maculam fuscescentibus, ad limbum serie 
lunularum nigrarum; posticis rufescente-griseis, limbo fusco; 
ciliis dilutioribus. 

1 G' Exp. al. ant. 14 mm. 

Je doute fort que cette noctuelle puisse être rangée parmi 
les Caradrina. Comme je n'ai qu'un seul exemplaire, il m'est 
impossible d’en préciser le genre. 

Palpes ascendants près de la tete, Le second article, la- 
téralement recouvert de squames serrées et adhérentes, est 
noir-brun à bordures jaunâtres. [article terminal est mince, 
court et jaune-gris. Pattes gris-rouge, velues, tarses brun- 
foncé, jaunâtres à l’extrémité. Antennes filiformes, rougeätres, 
à cils -blanchâtres, à peine visibles. Tête et thorax de la 
méme couleur que les ailes antérieures, €. à d. gris-brun, un 
peu rougeätres. L’abdomen est assez long, à touffe anale al- 
longée. 

Aïles antérieures assez larges pour une Caradrina et peu 
pointues. Leur couleur est brun-gris, un peu rougeätre, à 
reflet soyeux. L’extrabasilaire, peu distincte et peu courbee, 
prend une direction oblique depuis le bord costal jusqu'au 
bord interne. La coudée, distinctement dentelée et légèrement 
courbée, traverse l’aile en se rapprochant bien peu de la base. 
La réniforme n’est indiquée que par une petite tache, précé- 
dee dun petit trait transversal. Tous ces dessins sont d'un 
brun-gris foncé. La partie postérieure de l’aile est dépourvue 
de dessin et un peu plus foncée vers le bord extérieur. Le 


57 


long de celui-ci se trouve une rangée de petites taches ou 
points noir-brun, en demi-lune, intérieurement lisérés de 
jaune. La frange est un peu plus claire, que le fond des ailes. 

Les ailes postérieures assez larges sont aussi brun-gris, 
rougeätres, sans dessin, seulement plus claires vers la base: 
le bord est noirâtre, la frange gris-jaune, 

Le dessous des ailes a un reflet soyeux plus prononcé: 
le brun-gris est plus pâle, que celui du dessus des ailes. Les 
ailes antérieures n'ont aucune trace de dessin. Le bord exté- 
rieur des ailes postérieures est un peu plus foncé; une bande 
ou ombre marginale, brunâtre, est peu visible. 

L’unique exemplaire a été pris par M. Christoph le 12 
Août à Erivan, à un relais de poste, sur une lanterne. 


147. RUSINA B. 


Tenebrosa Hb. — Je l'ai prise à Borjom une seule fois; 
M. Leder me l’a envoyée de Koussari; en Août. 


148. AMPHIPYRA OO. 


Styx HS.— L’unique exemplaire a été pris par M. Chris-* 
toph aux environs du lac de Goktcha; en Juillet. 

Tragopoginis L.— Borjom, Manglis, Helenendorf, Adji- 
kent, Istidara, Kasikoparan; Juillet, Aoüt. 

Tetra F.— Sakataly; en Août. 

Livida F.—- Lagodekhi; très fréquente à Helenendorf; en 
Juillet et Aoüt. 

Pyramidea L. — Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, Tiflis, 
Manglis, Istidara et Lenkoran; depuis le mois de Juin jus- 
qu’en Août. 


58 


Perflua F. — L’unique exemplaire a été capturé à Bor- 
jom; en Août. 


149. TAENIOCAMPA Gn. 


Pulverulenta Esp. — Un seul exemplaire de Tiflis; en 
Avril 


Sieversi Rom. (Pl. II. fig. 5). — Alis anticis cervinis, rufes- 
cente mixtis, fasciarum fuscarum interivre angulata, postica cre- 
nulata, maculis ordinariis,orbiculata ad angulum fasciae interioris, 
reniforme fusco erpleta cilüs rufescentibus; posticis griseo-rufes- 
centibus, puncto strigaque fuscis. 

1 & Exp. al. ant. 16 mm. 

Cette jolie espèce se rapproche de la 7. Incerta Hufn.; 
elle différe néanmoins sensiblement de cette dernière et il se- 
rait impossible de réunir ces deux espèces. 

Sa teinte générale est brun-rosätre entremêlé de gris. La 
poitrine est velue, le ventre d’un rouge-brun un peu plus vif, 
que chez Incerta. Les pattes sont rouges, couleur rouille. 

. Les palpes à longs poils sont extérieurement noir-brun et 
intérieurement jaune ocre. Les antennes sont bipectinées; les 
lamelles en sont beaucoup plus longues que celles d’Incerta. 
Les pattes postérieures sont d'un rouge-rouille clair. La tete, 
le thorax et les ailes antérieures sont rouge-brun entremele 
de gris-clair. 

Les ailes antérieures sont plus étroites que chez Incerta, 
l'apex est arrondi et le bord extérieur plus rétréci que 
chez cette dernière. Le mélange du gris clair avec le brun 
clair rougeätre prédomine principalement sur le tiers basal et 
au bord costal. L’extrabasilaire est interrompue; elle forme 
exterieurement un angle obtus. L’orbiculaire est remplacée par 


E 59 


une tache noir-brun. La réniforme aussi n’est pas distincte- 
ment cerclée; elle n'est indiquée que par un trait transver- 
sal jaunätre, derrière lequel se trouvent deux taches de forme 
indéfinie et de couleur brun-foncé U). La coudée est analogue 
à celle d’Incerta. L’ombre médiane foncée rouge-brun est 
moins distincte que chez Incerta; la ligne ondulée n'existe pas 
du tout. Le fond des ailes et principalement l’espace entre 
la coudée et le bord extérieur, est parsemé de petits traits 
et de points bruns, peu serrés. Le bord extérieur est lisse, 
tandis que celui d’Incerta est légèrement ondule. Les points 
marginaux sont d’un brun noirätre et moins distincts vers 
l’angle interne. Les franges sont longues et concolores. 

Les ailes postérieures sont dun gris-jaune rougeätre; le 
point central est un peu effacé de même que la bande mé- 
diane externe foncée; le bord extérieur est faiblement ombré, 
les franges un peu plus claires. 

Le dessous des ailes antérieures est d’un gris-rougeätre, 
clair-semé vers le bord d’ecailles noir-brun. La coudée est 
indiquée par un rang de petits points noir-brun et la réni- 
forme par un trait transversal noir, qui se prolonge jusqu'à 
la moitié de l'aile. 

En Avril ce papillon a été découvert par M. le Dr. Sie- 
vers dans une fente de rocher derrière le jardin botanique de 
Titlis. 

. 

Gracilis F.—Un exemplaire & a été pris par M. Mlo- 
kossévitsch à Lagodekhi; en Mai. 


Incerta Hufn. — Borjom, Lagodekhi; en Juin. 


1) Chez Incerta les deux taches ordinaires sont toujours très grandes, 
de forme régulière, très nettement cerelées et bordées d’un liséré plus clair. 


60 


150. MESOGONA B. 


Acetosellae F. — Borjom; Juillet et Septembre. 


151. HIPTELIA Gn. 


Ochreago Hb.—Borjom, Bakouriani, Kourouche et Kasi- 
koparan, en Aoüt. Les exemplaires de Kasikoparan sont d’un 
jaune plus clair que les typiques. 


152. DICYCLA Gn. 


Oo L. — Lenkoran: en Juillet. 


153. CALYMNIA Hb. 


Pyralina View. — Lagodekhi; en Juin. 


Affinis 1. — Borjom, Helenendorf, Lagodekhi, Lenkoran: 
en Juillet. 


Trapezina L. — Borjom, Helenendorf, Lagodekhi, Gué- 
roussi, Istidara; en Août. 


154. DYSCHORISTA Lid. 


Suspecta ab. Iners Tr. — Borjom; en Juillet. 


Fissipuncta View. — Tiflis, Borjom, Helenendorf, Lago- 
dekhi, Lischk; depuis le mois de Mai jusqu'en Août, 


61 


155. PLASTENIS B. 


Subtusa F.— Borjom et Lagodekhi; en Août, 


156. CIRROEDIA Gn. 


Borjomensis Rom. (Pl. IIL. fig. 6). — Alis antieis flavo- 
ferrugineis, puncto in spatio basali maculaque reniforme dilute- 
fuscis, strigis ambabus, interiore subrecta, postica oriente e costa 
supra maculam reniformem subguadratam, illique parallela usque 
ad, */, marginis anterioris, inde fracta in angulum parallela 
limbo undulato, ciliis ochraceis, foras rufo-fuscis; posticis lutes- 
centibus, striga media limboque rufescentibus. 1 ®. 

Exp. al. ant. 17 mm. 

La poitrine de même que les longs poils, qui couvrent les 
cuisses, sont d’un blanc rougeätre. Les tibias, les tarses et lPab- 
domen d’un rouge-rouille clair. Les palpes sont d’un rouge- 
brun clair, en dessous recouverts de poils d’un blanc-rou- 
geätre. Front brun-rougeâtre; sommet de la tête — blanc- 
rougeätre. Les antennes sont filiformes, à articles peu proémi- 
nents et à cils très courts. Thorax rouge-jaunätre. 

Les ailes antérieures sont assez larges et d’une forme ana- 
logue à celle de Xerampelina; Vapex presque rectangulaire, 
est couleur jaune-rouille. Sur l’espace basilaire on remarque 
un petit point noir. L’extrabasilaire est presque droite et 
perpendiculaire. La coudée ressort au-delà de la moitié du 
bord costal; mais comme, dès son commencement, elle tourne 
vers l'extérieur et longe le bord costal jusqu'au */; de sa 
longueur, il paraît que c’est d'ici qu’elle ressort. Après avoir 
formé près du bord costal un angle presque tout droit elle se 
prolonge, parallèlement au bord extérieur, jusqu'au bord interne. 
La réniforme brun-noirâtre est assez grande, quadrangulaire à 


62 
angles obtus. Le bord extérieur est légèrement erenele. Les 
franges sont rouge-brun, avec des taches alternantes un peu 
plus foncées sur la moitié externe 

Les ailes postérieures sont d’un blanc-jaune rougeätre à 
ligne ondulée marginale. Cette ligne est rougeätre de même 
qu'une partie de l’espace basilaire. 

Le dessous des ailes est d’un blanc rougeätre; la coudée 
est assez distincte; l’espace basilaire ombré d’un brun-rouille; 
les franges d’un brun-rouge foncé. Le dessous des ailes posté- 
rieures ne se distingue du dessus que par une couleur un peu 
plus foncée. 

J'ai pris l'unique exemplaire de cette espèce le 26 Août 
à Borjom. 


Xerampelina Hb. — Je n’en possède qu'un exemplaire 
mâle de Lagodekhi; en Août, 


157. CLEOCERIS B. 


Viminalis F. — Borjom; en Août. 


158. ORTHOSIA O. 


Circellaris Hufn. — Borjom, Lagodekhi; depuis le mois 
d’Aoüt jusqu’en Novembre. 


Helvola L.—Borjom, Lagodekhi; Août, jusqu'en Novembre. 
Nitida F. — Borjom, Istidara; Août et Septembre. 


Litura L.— Borjom; en Septembre. Très rare. 


159. XANTHIA Tı. 


Sulphurago F. — Un exemplaire G', pris à Atskhour 
en Août. 


Flavago F. — Kasikoparan; en Septembre. 
Fulvago L. — Borjom; en Septembre. 
Gilvago Esp.—Borjom, Lagodekhi, Karaias; en Septembre 
et Octobre. 
160. HOPORINA B. 


Croceago F. — Borjom,Manglis; en Septembre. 


161. ORRHODIA Hb. 
Vaceinii L.— Borjom; en Août et Septembre. 
ab. Mixta Stgr..— Lagodekhi; en Décembre. 


Ligula ab. Subspadicea Stgr. — Lagodekhi; en Novembre 
et Décembre. 


Rubiginea T.—Borjom, Lagodekhi; en Septembre. 


162. SCOPELOSOMA Curt. 
Satellitia L. — Borjom, Lagodekhi; depuis le mois de 
Septembre jusqu’en Novembre. 
163. SCOLIOPTERYX Germ. 


Libatrix L.— Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, Koussari; 
en Juin, jusqu'en Août. 


64 


164. CALOCAMPA Stph. 


Exoleta L.—Tifis et Borjom; en Août et Septembre. 


165. XYLOMYGES Gn. 
Conspicillaris L. — Tiflis et Borjom; depuis le mois de 
Mars jusqu’en Mai. 


ab. Melaleuca View. — Tiflis, 


166. ASTEROSCOPUS B. 


Sphinx Hufn. — Borjom; en Octobre. 


167. DASYPOLIA Gn. 


Templi Thnb. — Le premier exemplaire en fut pris par 
M. Sievers au gymnase militaire de Tiflis, le 18 Octobre; 
Pannée passée M. Leder nous en envoyé un exemplaire de 
Helenendorf. 


168. CALOPHASIA Stph. 
Casta Bkh.—Prise une fois par M. Mlokossevitsch ä La- 
godekhi, vers la fin de Juillet, 


Freyeri Friv.—Lederer la cite de Helenendorf; M. Leder 
nous l’a envoyée l’année passée du même endroit; très rare. 


Lunula Hufn. — L’unique exemplaire, pris à Borjom en 
Juillet, est très foncé et le dessin en est très accentué. 


65 


169. CLEOPHANA EB. 


Antirrhinii Hb.— Lagodekhi, Kasikoparan, Derbent; en 
Avril et Mai.—Lederer dit: „largement repandue sur le Cau- 
case“ (Ann. Soc. Belg. T. XIII, pag. 34). 


Opposita Ld. — Très fréquente à Helenendorf. 


170. CUCULLIA Schrk. 


Verbasei L.—Titlis, Borjom, Ordoubad; en Mai. 


Scrophulariae Capieux. — Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, 
Koussari; en Juin. 


Thapsiphaga Tr. —Tiflis, Lagodekhi, Guéroussi; en Avril 
et Juillet. 


Blattariae Esp.—M. Christoph en trouva quelques che- 
nilles près d’Ordoubad, au mois de Mai, sur une espèce de 
Verbascum. L’insecte parfait éclot en Février; il est d’un gris 
bleuätre très prononcé. 


Umbratica L.— Borjom, Bakouriani; en Juin. 
Lactucae Esp.—Borjom, Bakouriani; en Juin. 
Lucifuga Hb. — Borjom et Lagodekhi; en Juin. 


Improba Chr. (Pl. III. fig. 7). — Thorace cano-fusco - ad- 
sperso, collari nigro-lineato; alis anticis albide-canis, obscurius 
adspersis inter nervos nigros, striola longitudinali ad  basin, 
striolis geminatis, prope marginem inferiorem maculisque lim- 
balibus nigris; posticis albidis, foras infuscatis IP. 

Exp. al. ant. 17 mm. 


66 


Elle se rapproche de la Boryphora Fisch. Celle-ci a ce- 
pendant un dessin plus grossier et plus tacheté; aussi ombre 
marginale des ailes postérieures est-elle moins large et plus 
foncée. 

J'ai à ma disposition un d', pris le 19 Août en 1872 
près de Krasnowodsk, une ® de Kisil-Arvat, envoyée par le 
lieut.-général Komaroff et 2 ® ® d’Ordoubad, prises à la 
lampe le 25 Avril. 

Les palpes sont couverts de cils assez longs. Le second 
article a la forme d’un demicerele qui est muni de poils roides 
et gris-blanc. l’article terminal, tronqué, ressort distinctement 
de la touffe poilue du second article; il est blanc en dessus. 
Les antennes filiformes sont blanches en dessus et couleur 
rouille en dessous. L'article basal n’est que peu renflé. Trompe 
robuste; poitrine et fémurs des pattes antérieures et médianes 
couverts de longs poils gris-blanc. Aux extrémités des tibias 
des pattes postérieures se trouve chez le &' une longue touffe 
de poils rouge-rouille, qui masque entièrement à la ®. Les 
tarses sont gris-blanc chez le G' et gris plus foncé chez la ®. 
Les ergots des tibias postérieurs ne sont pas très longs. L’ab- 
domen du d' est gris-blanc et à étroite bande longitudinale 
au milieu. Valves anales à poils assez allongés. Tête gris-clair 
et à 2 lignes transversales, tachetées et noires sur le front. 
Collier gris, à deux lignes noirätres; épaulettes à double rayure 
un peu plus foncée que le thorax. r 

Les ailes anterieures sont d’un gris ardoise clair; celles 
des ® ® un peu plus foncées que celles des &'&'. Les ner- 
vures sont brunes, très minces et accentuées. Les intervalles 
sont plus ou moins foncés et, à partir de l’apex, parsemés de 
petites stries noires, qui continuent jusqu'à !/, des ailes an- 
terieures. Un léger rayon longitudinal, venant du milieu de 
la base, va jusqu’au premier tiers des ailes. Avant l’angle in- 
terne se trouvent deux petits traits geminés; ils sont hori- 


67 


zontaux, noirs et se réunissent intérieurement en fourches. Le 
bord extérieur est longé d’une série de petites taches cunéi- 
formes, noires; elles se trouvent dans les intervalles des nervures. 
Les franges concolores sont traversées par une ligne un peu 
plus foncée; des deux côtés de cette ligne on remarque des 
lignes parallèles, ondulées, souvent imterrompues et tout aussi 
foncées. 

Ailes postérieures gris-blanc, chez le mâle un peu hya- 
lines à bordure un peu plus foncée. Celles de la ® gris 
foncé et à nervures aussi un peu brunätres. Franges blanches. 

Le dessous des ailes gris blanc, plus ou moins enfumé 
vers le centre. La ligne, qui traverse les franges des ailes 
antérieures, est particulièrement distincte. 

M. Christoph trouva près d’Ordoubad dans une steppe pier- 
reuse, sur la rive de l’Araxe, sur une espèce d’Anthemis à fleurs 
jaunes, très ordinaire là-bas, quelques chenilles d’une Cucullia, 
qui cependant ne parvinrent pas à la métamorphose. Il suppose 
que c’étaient les chenilles de la ©. Improba. 


Tanaceti Schiff.—Tiflis, Borjom, Lagodekhi et Guéroussi; 
depuis le mois de Juin jusqu'en Août. 


Santonici Hb.—Tiflis, Borjom et Ordoubad; en Juin. 
Gnaphalii Hb. — Borjom; très rare. 
Scopariae Dorfm. — Helenendorf. 


Spectabilis Hb.—Adjikent; en Juin; très rare. 


171. EURHIPIA B. 


Adulatrix Hb. — Borjom, Lagodekhi, Helenendorf; Juin 
et Juillet. 


68 


172. CALPE B. 


Capucina Esp.—Borjom, Manglis, Helenendorf, Lagodekhi, 
Kasoumkent; depuis le mois de Juin jusqu’en Août. 


173. ‚BEUSTAIO: 
Triplasia L.— Borjom, Bakouriani, Lagodekhi, Manglis; 
en Mai et Juin. 


Tripartita Hufn. — Borjom, Manglis, Lagodekhi; de Mai 
jusqu'en Août. 


C. aureum Knoch. — Leder parle de cette espèce sous 
le nom de Concha et dit, que Haberhauer l’a élevée des che- 
nilles à Elisabethpol. 


Cheiranthi Tausch.— Helenendorf, Kasikoparan; en Juillet. 


Consona F.—Un exemplaire G' a été pris à Ordoubad, 
en Mai. 


Modesta Hb.—Le Dr. Staudinger la possède de la Trans- 
caucasie, probablement d’Akhaltsikhe. 


Chrysitis L. — Partout en grande abondance; depuis le 
mois de Juin jusqu’en Aoüt. 


Chryson Esp.—Borjom; à Lagodekhi assez fréquente; en 
Juin. 


Bractea F. — Kodjori, Borjom, Bakouriani, Akhaltsikhe; 
en Juillet et Août. Ces exemplaires forment le passage à la 
Pl. Excelsa Kretschm. 


Festucae L.—Borjom; rare. En Juillet et Août. 


69 


Gutta Gn.— Tiflis, Manglis, Borjom, Helenendorf, Lago- 
dekhi, Derbent; en Juillet et Aoüt. 


Jota ab. Percontationis Tr.—Borjom, Bakouriani, La- 
godekhi; en Juin et Juillet. 


Gamma L.—Partout. 


Circumflexa L.—Borjom, Lagodekhi, Daratchitchag, Or- 
doubad; en Juin et Juillet. 


Ni Hb. — Tiflis, Borjom, Helenendorf, Derbent; en Juin 
et Juillet. 


Hochenwarthi Hochenw. — Kourouche; vers la fin de 
Juillet. 


174. ANOPHIA Gn. 


Leucomelas 1L.—Tiflis, Manglis, Helenendorf, Lenkoran; 
en Juin et Juillet. 


175. AEDIA Hb. 


Funesta Esp. — Tiflis, Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, 
Koussari; en Juin et Juillet. 


176. HELIOTHIS Tr. 


Imperialis Stgr. (Pl. IV. fig. 4 a, b, €). — Bakouriani, 
Istidara, Kourouche, Manglis. 

L’exterieur et les moeurs de la chenille ressemblent pres- 
que entièrement à ceux de la Purpurascens. Elle est un peu 
plus grande et atteint une longueur de 22 mm. Quand la 
chenille n'est pas encore parvenue à son entier développe- 
ment elle trahit déjà sa présence par des taches foncées sur 


70 


la surface des capsules des semences de la Cephalaria procera. 
A mesure qu'elle grandit elle pousse dehors les sémences. HM. 
Purpurascens mène juste le même genre de vie’sur les sé- 
mences non mures de la Cephalaria tatarica. La capacité de 
la chenille de se frayer un passage à travers les fentes les 
plus petites pour se débarasser de sa captivité est très re- 
marquable. Cette chenille est assez répandue dans la Transcau- 
casie; on la trouve presque dans tous les endroits où croît la 
Cephalaria procera, une des plantes les plus caractéristiques 
de la région subalpine, c. à. d. de la zone de 4 — 7000 p. 
d’elevation. Au commencement de Septembre elle atteint son 
entier développement. Son élevage ne présente pas de diffi- 
cultés; elle est seulement fort exposée aux attaques des Ich- 
neumons. Elle s'enfonce pour sa transformation assez profon- 
dement dans le sol et Sy construit une coque légère, où 
se forme sous peu la chrysalide dun rouge-brun clair. Le pa- 
pillon vole selon A. Becker en Juin; en captivité il éclot sou- 
vent en Janvier et les exemplaires obtenus ex larva sont un 
peu plus foncés. 


Ononis F.—Lischk, Bakouriani, aux environs du lac de 
Tabitskhouri; en Juin. 
Dipsaceus L.—Borjom, Atskhour, Lagodekhi, Ordoubad, 


Derbent; depuis le mois de Juin jusqu'en Août. 


Scutosus Schiff.—Très fréquente et répandue; Tifis, Bor- 
jom, Helenendorf, Derbent, Gueroussi ete.; en Juin et Juillet. 


Peltiger Schiff.— Tiflis, Borjom, Lagodekhi, Bakouriani, 
Ordoubad; en Juin; jusqu'en Août. 
Nubiger HS. — Djoulfi, Kasikoparan, Lenkoran, Ordou- 


bad; depuis le mois de Mai jusqu'en Juillet; mais toujours 


rare, 


{al 


Armiger Hb.—Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, Bakou- 
riani, Derbent, presqu'île d’Apcheron; en Juillet et Août; très 
abondante. 


Incarnatus Frr. — Tiflis, en Avril; Helenendorf. 


177. AEDOPHRON Lad. 
Rhodites Ev.—M. le Dr. Staudinger la possède de Der- 
bent. 


Phlebophora Ld. — Un seul exemplaire a été pris par 
M. Christoph à Ordoubad; en Mai. 


178. CHARICLEA Stph. 
Delphinii L. — Tiflis et Helenendorf; en Mai et Juin. 
Tres rare. 
Vietorina Sodof.—Très rare; à Ordoubad en Mai; Der- 


bent. La chenille a été trouvée à Hankynda sur une espèce 
de Lavandula. 


179. EUTERPIA Gn. 


Laudeti B. — L’unique exemplaire nous a été envoyé 
l'année passée par M. Leder de Helenendorf. 


180. ACONTIA O. 


Urania Friv.—Lagodekhi, Helenendorf, Ordoubad; depuis 
le mois de Juin jusqu'en Août. 


Lucida Hufn. — Largement répandue et très fréquente; 
Titlis, Borjom, Helenendorf, Manglis, Derbent, Lenkoran. Pres- 
que tout l'été. 


72 


ab. Albicollis F.— Aussi répandue que le type. 


Luctuosa Esp.—Partout. 


181. THALPOCHARES Ld. 


Arcuinna var. Blandula Rbr. — A Kasikoparan assez 
fréquente sur les pentes dépourvues de végétation; aussi à 
Helenendorf et dans le district de Zangesour (Poste de Charo- 
fan). En Juillet et Août. 


Dardouini B. — Ordoubad, Helenendorf; en Mai. 
Lacernaria Hb.—Ordoubad; en Mai. 


Hansa HS.—Helenendorf, Kasikoparan, Derbent; en Juil- 
let. On la trouve toujours sur une espèce d’Echinops, dont la 
chenille se nourrit probablement. 


Respersa Hb.—Manglis, Helenendorf. 

Jocularis Chr. (Pl. III. fig. 8). — Ordoubad; en Mai et 
Juin. 

Chlorotica Ld.—Ordoubad: en Mai. Très rare. 


Polygramma Dup.— Helenendorf, Ordoubad, Kasikoparan; 
en Juin. Assez commune. 


Communimacula Hb. — Helenendorf, gouvernement de 
Koutaïs. M. Snellen à Rotterdam prétend que la nervure de 
ce papillon ne permet pas de la considérer comme apparte- 
nant aux Noctuides (Thalpochares), mais que cette jolie espèce 
doit être rangée parmi les Cochliopodes. 


Pannonica var. Lenis Ev. — Helenendorf, Kasikoparan; 
en Juillet. Très rare. 


73 


Purpurina Hb. — Borjom, Helenendorf, Lagodekhi, Or- 
doubad, Begmalo, Karasakhkal; en Juin. 


Ostrina var. Carthami HS.—Helenendorf, dans le dis- 
triet de Zangesour; en Mai. 


var. Porphyrina Frr. — Helenendorf, Noukha; en Mai. 


Debilis Chr. (Pl. III. fig. 9).—-Helenendorf, Eldar, Der- 
bent, Karasakhkal; en Juin et Juillet. 

La description de cette espèce se trouve dans le 1-r vo- 
lume de ces „Memoires“, p. 129. 


Parva Hb.—Ordoubad, Lenkoran; en Juin et Juillet. 

Wagneri HS. — Daratchitchag, Istissou, Kasikoparan; en 
Juin et Juillet. 

Paula Hb.—Lagodekhi, Istissou, Ordoubad, Kasikoparan; 
en ‚Juin et Juillet. 


Griseola Ersch. — Ordoubad, Kasikoparan; depuis le mois 
de Mai jusqu'en Juillet. 


Uniformis Stgr.—Ordoubad; en Mai. Assez rare. 


182. ERASTRIA O. 


Argentula Hb.— Borjom, Lagodekhi, Kodjori, Helenen- 
dorf, Lenkoran; en Mai, jusqu’en Juillet. 


Obliterata Rbr.—Lagodekhi, Helenendorf, Bartas, Kara- 
sakhkal; le papillon vole en Juin et Juillet; à la même épo- 
que M. Christoph en a trouvé les chenilles sur l’Artemisia 
scoparia. 


Venustula Hb. - Borjom, Lagodekhi; depuis le mois de 
Mai jusqu’en Août. 


74 


Fasciana L.— Lagodekhi, en Avril; Soukhoum; aux en- 
virons de Lenkoran; jusqu’en Août. 


Diaphora Stgr. (Pl. III. fig. 11)—Ordoubad; en Mai et 
Juin; assez rare. 


Delicatula Chr. (Pl. III. fig. 10).— Ordoubad, Charofan; 
en Mai et Juin. 


183. PHOTEDES Ld. 


Captiuncula Tr.—Bakouriani; Juillet et Août. 


184. PROTHYMIA Hb. 


Viridaria Cl.—Borjom, Lagodekhi, Noukha, sur le mont 
Ararat; en Juin et Juillet. 


Leda HS. — Eversmann la cite de la côte méridionale 
et de la cöte orientale de la Mer Noire (Bull. de Moscou. 
1857. 4, 418). 


Conicephala Stgr.—Ordoubad; en Avril et Mai; très rare. 


185. AGROPHILA B. 


Trabealis Sc. —Partout en grande abondance. 


186. METOPONIA Dup. 


Koekeritziana Hb.—Helenendorf, Adjikent, Edschmiadsin, 
Mougan, Derbent; en Juillet et Août. La chenille vit sur une 
espece de Delphinium. 


187. MEGALODES Gn. 


Eximia Frr.— Derbent; en Juillet. La chenille se nour- 
rit d’une espèce de mauves. 


188. EUCLIDIA 0. 


Mi Cl. — Le seul exemplaire de ma collection a été pris 
à Lischk; en Juin. 

Glyphica L.—Très répandue et fréquente; à Borjom déjà 
en Avril; Lagodekhi, Soukhoum, Kodjori, au Talyche, ete. — 
Presque tout lété. 

Munita Hb. — Begmalo, Karasakhkal; en Juillet; Warwara; 
en Avril.- 


var. Immunita Mill.—en Juillet. 


189. PERICYMA HS. 


Albidentaria Frr.— Tiflis, Hankynda, Derbent, Ordoubad; 
en Juin et Juillet. La chenille se nourrit de Alhagi Came- 
lorum. 


190. ZETHES Rbr. 


Propinquus Chr. (Pl. II. fig. 12). —Alis cinereo-violaceis, 
anticarum area media fusca, striga antica subperpendiculari, 
postica bidentata nigra, albide-cincta, macula fusca subrotun- 
data ad marginem anteriorem, limbo subcrenulata; posticarum 
fascia media subrecta limboque fuscis, ciliis albicantibus; sub- 
tus cinerascentibus, puncto medio anticarum strigisque nonnul- 
lis posticarum obsoletis brunnescentibus 1 ©. 

Exp. al. ant. 15 mm. 


76 


A première vue on est porté à prendre ce papillon pour 
un petit exemplaire de la Z. Insularis Rbr.; mais en l’exa- 
minant de plus pres on lui trouve tant de différence, qu'on 
doit bien le reconnaître pour une espèce bien distincte. 

L’unique exemplaire (®) n’est pas d'une conservation ir- 
réprochable. 

Le second article des palpes est médiocrement long, légère- 
ment redressé, d'un brun-gris clair uni, recouvert d’Ecailles assez 
adhérentes. Article terminal court et tronqué. Z. Insularis a 
des palpes plus longs et d’une autre structure. Les poils des 
pattes sont à ce qu'il paraît usés et de couleur grise. L’ab- 
domen est gris-jaune. Les antennes sont filiformes, jaune-rouille 
et en dessus régulièrement tachetées de noir jusqu'au dernier 
tiers. Tête et thorax à teinte gris-violet. 

Le fond des ailes est de la même couleur. Les ailes an- 
térieures se distinguent avant tout par leur forme, qui dit- 
fère essentiellement de celle d’Insularis. Chez cette dernière 
le bord extérieur décrit un angle bien distinct, tandis que 
chez Propinqua celui-ci n'existe point et le bord n’est que lé- 
gerement crenele. L'espace basilaire est limité par une ligne 
transversale peu distincte, légèrement courbée, brune et bor- 
dee de blanc. (Chez Imsularis elle décrit une courbe très pro- 
noncee). La coudée est à peu près comme chez Insularis, mais 
chez Propinqua l'intervalle entre les deux saillies dentiformes 
est plus grande. Chez Insularis la tache du bord costal avant 
l’apex est irrégulièrement carrée, tandis que chez Propingua 
elle est plus arrondie et adhérente à la partie supérieure de 
la bande médiane. Vers l’intérieur le brun-noir de l’espace 
médian passe graduellement au gris. 

Les ailes postérieures ont au milieu une large bande brun- 
foncé, un peu ondulée, d'abord oblitérée, plus distincte ensuite 
depuis la moitié de l'aile, bordée de blanc à l’extérieur et 
atteignant langle anal. Le bord postérieur a un angle 


ti 


comme chez Insularis, mais pas aussi saillant. Le bord ter- 
minal brun-noir n’est pas large. Les franges de toutes les 
ailes sont gris-blane, traversées d’une ligne jaune-brun. 

Le dessous des aïles est blanc-gris à tache centrale noi- 
rätre, oblitérée et sur les ailes postérieures à bande trans- 
versale jaune-gris, de même effacée. Chez Insularis le des- 
sous des ailes est brun et à dessin des bandes très distinct. 

L’unique exemplaire nous a été envoyé par M. Mlokossé- 
vitsch de Lagodekhi. 


191. ACANTHOLIPES Ld. 


Regularis Hb.—Helenendorf, Eldar, Warwara, Derbent, 
presqu'île d’Apcheron; en Juin et Juillet. La chenille se 
nourrit de la Glycirrhiza glandulifera. 


192. LEUCANITIS Gn. 


Rada B.—M. Christoph l’a prise une seule fois à Ordou- 
bad, en Mai; aussi à Helenendorf. 

Sesquistria Ev.-- L’unique exemplaire a été pris à Or- 
doubad; en Mai. 

Caucasica Kol. — Helenendorf, Lagodekhi et Legwas 
(district de Zangesour), Poïly et Warwara (Chemin de fer 
d’Elisabethpol à Bakou); Mars et Avril. 


Cailino Lef.— Helenendorf, Ordoubad; en Mai. Très rare. 


Picta Chr.—Helenendorf, Ordoubad; en Mai. Assez fré- 
quente. 


Flexuosa Mén.—Ordoubad, Djoulfi, Igdir, Bakou. Depuis 
le mois de Mai jusqu'en Juillet. 


Saissani Stgr. (Pl. III. fig 13).—Helenendorf, Ordoubad, 
où elle est assez fréquente. En Mai et Juin. 


Stolida F. — La plus répandue et la plus fréquente de 
ce genre. Titlis, Kodjori, Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, Ka- 
soumkent, Derbent, steppe de Mougan; de Mai jusqu’en Juillet. 


193. PALPANGULA Stgr. 


Dentistrigata Stgr. - L’unique exemplaire à été pris par 
M. Mlokossévitsch à Aralykh, au commencement de Juin. 


194. GRAMMODES Gn. 


Bifasciata Petag. — Lagodekhi, Vardanly; en Aoüt; assez 
rare. 

Algira L. — Lagodekhi, Helenendorf, Noukha, Derbent, 
Ordoubad, Lenkoran, Kodjori; en Mai et Juin. 


Mirabilis Rom. (Pl. IV. fig. 5). — Alis fuscis; anticis fasciis 
duabus, anteriore recta, attenuata in medio, postica unangulata, 
linea undulata, limbo venis foras ciliisque albidis; posticis fascia 
media, linea undata ad angulum analem limboque albidis. 1S. 

ixp. al. ant. 20 mm. 

C’est une espèce tout-à-fait particulière; par la forme elle 
ressemble à ses deux congénères, tandis que par la disposi- 
tion du dessin elle se rapproche un peu d’Algira L. 

La tête, les palpes, les antennes et le dessous du corps 
sont d'un blanc-gris rougeätre. Le corselet est d’une teinte plus 
foncée; abdomen d’un brun un peu plus clair; toutes les ailes 
d'un brun-foncé tirant un peu sur Volive. L’extrabasilaire, qui 
commence un peu ayant la moitié du bord costal est presque 
droite, un peu moins large, que chez Algira et retrécie vers 


le milieu; elle est d’un blanc säle rougeätre, tandis que la 
partie superieure en est egalement brune, mais d’une teinte plus 
claire, que celle du fond. La coudee, beaucoup plus reduite, 
ressort du second tiers du bord anterieur et se dirige vers le 
milieu du bord extérieur; après avoir formé un rectangle obtus, 
elle se prolonge vers le bord interne et latteint tout près 
de l’extrabasilaire. L'espace médian est d’une forme triangulaire. 
Ces raies transversales, fortement accentuées des deux côtés, 
se distinguent beaucoup de la couleur du fond. A l’apex com- 
mence une ligne irrégulière et ondulée, formant une courbe 
vers l’intérieur avant d'atteindre l'angle de la coudée; ensuite 
elle continue entre l'angle et le bord extérieur, longeant d'ici 
la coudée et l’effleurant de ses dentelures avant d'atteindre le 
bord interne. Toutes ces raies, ces lignes ondulées, la mince 
ligne, qui longe le bord extérieur, de même que les nervures 
entre la coudée et le bord extérieur sont d’un blanc-gris rou- 
geätre, 

L’extrabasilaire se prolonge sur les ailes posterieures; elle 
présente ici une raie un peu moins accentuée, qui n’est point 
courbée et se dirige obliquement vers le bord interne, pour 
latteindre un peu au-dessus de l’angle anal. Derrière celui-ci 
le bord extérieur envoie une ramure dentelée, qui se perd 
avant d'avoir atteint la moitié de l'aile. Une ligne étroite 
blanche longe le bord terminal de toutes les ailes; la frange 
est aussi blanche. Le bord même est marqué d’une ligne noire 
légèrement ondulée. 

Le dessous des ailes est d’un brun-clair entremele de blanc 
grisâtre, devenant de plus en plus clair vers le bord exté- 
rieur. On remarque plusieurs lignes transversales peu accen- 
tuées et un peu plus foncées, qui néanmoins ne correspondent 
pas aux raies du dessus des ailes. 

L’unique exemplaire nous a été envoyé par M. Tschermak 
de Bakou. Le temps du vol n’était pas indiqué. 


80 


195. PSEUDOPHIA Gn. 


Syriaca Bugnion. — Cette espèce, dont la chenille vit 
sur le Tamarix, a été prise une seule fois à Derbent par le 
lieutenant-général Komaroff. En Juin. 

Lunaris Schiff. — Noukha; en Mai; Koussari; M. Leder 


nous a envoyé l’année passée bon nombre d’exemplaires de 
Helenendorf. 


Fixseni Chr. (Pl. IV. fig. 6).—Cette jolie espèce a été 
prise par M. Christoph aux envrions d’Ordoubad; en Mai. 
Elle a été décrite dans les Horae Soc. Ent. Ross. T. XVII, 
pag. 115. 


196. CATEPHIA O. 


Alchymista Schiff.—Borjom, Derbent, Helenendorf, Kous- 
sari et Begmalo; en Mai; assez rare. 


197. GATOCALA Schrk. 


Fraxini L.—Tous nos exemplaires proviennnent de Bor- 
jom; ce beau papillon y est assez frequent en automne, jus- 
qu’au mois d'Octobre. 


Elocata Esp. — Tifis, Helenendorf, Borjom, Elisabethpol, 
Lenkoran; en Août et Septembre. 


Dilecta Hb. — Deux exemplaires de cette espèce nous 
ont été envoyés l’année passée par M. Leder de Helenendorf. 


Promissa Esp. — Borjom, Helenendorf, Bjely-Klioutsch, 
Istidara, Délijan, Lenkoran; en Juillet et Août. 


81 


Lupina HS.— Bon nombre d'exemplaires nous a été en- 
voyé l’année passée par M. Leder de Helenendorf. 


Electa Bkh.—Borjom; en Août et Septembre; très rare. 


Puerpera Giorna. — Borjom, Lagodekhi, Igdir; depuis le 
mois de Juin jusqu'en Septembre. 


Neonympha Esp. — Les premiers exemplaires de cette 
espèce m’avaient été envoyés par M. le lieutenant-general 
Komaroff de Derbent; l’année passée M. Leder en a pris 
bon nombre d'exemplaires à Helenendorf; en Juin. M. Christoph 
trouva la chenille dans la presqu'île d’Apcheron sur la Gly- 
cirrhiza glandulifera. 

Hymenaea Schiff. — Le Dr. Fixsen Ya prise à Borjom; 
Mouganly; elle paraît être assez fréquente à Lagodekhi et 
Helenendorf; en Juin et Juillet. 


Conversa Esp.—Assez fréquente à Helenendorf. 


- Disjuncta var. Separata Frr. — M. le Dr. Staudinger 
la cite d’Akhaltsikhe. 
Nymphagoga Esp. — Lenkoran; en Juillet. D’apres les 
observations de M. Christoph la chenille vit sur Quercus 
macranthera. 


198. SPINTHEROPS B. 


Spectrum Esp. — Très répandue et fréquente; Tiflis, Bor- 
jom, Erivan, Helenendorf, Nakhitchevan, Kasikoparan etc ; en 
Mai et Juin. 


var. Phantasma Fv. — Borjom, Lagodekhi, Helenendorf. 


Cataphanes var, Ligaminosa Ev. — Akhaltsikhe, Hele- 
nendorf; rare. 
6 


82 


Dilucida Hb.—Helenendorf, Alexandropol, Ordoubad; en 
Juin et Juillet. 


var. Limbata Stgr.—Titlis, Borjom, Helenendorf, Basch- 
Nouraschin, Ordoubad; depuis le mois de Mai jusqu’en Août. 


199. EXOPHILA Gn. 


Rectangularis H.-G. — Un seul exemplaire de Hele- 
nendorf. 


200. TOXOCAMPA Gn. 
Craccae F. — Borjom, Manglis, Lagodekhi, Helenendorf, 
Delijan, Kasikoparan; en Juillet et Août. 
201. AVENTIA Dup. 
Flexula Schiff. — Borjom, Warwara, Lagodekhi; en 
Avril et Juin. 
202. BOLETOBIA B. 


Fuliginaria L.— Borjom, Lagodekhi, depuis le mois de 
Mai jusqu’en Juillet. 


203. HELIA Gn. 


Calvaria F.—Tiflis, Borjom; en Juillet. 


204. ZANCLOGNATHA Ld. 


Tarsiplumalis Hb. — Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, 
Delijan, Adjikent, Derbent, Kasoumkent; en Juin et Juillet. 


83 


Tarsipennalis Tr.—Borjom, Lagodekhi, Lenkoran. 
Tarsicrinalis Knoch.—Borjom; en Juillet. 


Emortualis Schiff.—Lagodekhi; en Mai. 


205. MADOPA Stph. 
Salicalis Schiff. — Borjom, Lagodekhi, Kasoumkent; en 
Juillet et Aoüt. 
Inquinata Ld. — (Pl. IV. fig. 7). —Ordoubad; en Juin. 


Platyzona Ld. — Helenendorf; assez fréquente à Ordou- 
bad; on la trouve toujours reposant sur des rochers; vers la 
fin de Mai et en Juin. 


206. HERMINIA Latr. Tr. 
Gryphalis HS.—Lagodekhi, Kasoumkent; en Juillet. 
Crinalis Tr. — Ordoubad; en Juin. Très rare. 


Tentacularia L.—Borjom, Kedabeg, Istidara, Koussari; 
en Juillet. 


Derivalis Hb. — Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, Len- 
koran; très fréquente. En Juin et Juillet. 
207. BOMOLOCHA Hb. 


Fontis Thnb. — Borjom, Lagodekhi; en Mai. ' 


Opulenta Chr. (Pl. IV, fig. 8). — Borjom, Lagodekhi, 
Soukhoum; depuis le mois de Mai jusqu’en Juillet. 


6* 


2, 


208. HYPENA Tr. 


Antiqualis Hb.—Lagodekhi, Ordoubad, Noukha; Mai, jus- 
qu’en Juillet. 


Ravalis HS. — Helenendorf, Kasikoparan; en Juillet. Tres 
rare. 


Ravulalis Stgr. — Helenendorf, Begmalo, Derbent, War- 
wara; Mai et Juin. 


Revolutalis Z. — Helenendorf, Derbent; Juillet et Aoüt. 
Rostralis L.—En profusion partout, où il y a du houblon. 


Proboscidalis 1. — Borjom, Lagodekhi, Istissou, Bakou- 
riani, Kasikoparan; presque tout l'été. 


Munitalis Mn.—Borjom, Atskhour, Akhaltsikhe; en Juin 
et Juillet. 


Palpalis Hb.—Akhty (au Daghestan); M. de Hedemaun 
la cite de Tiflis. 


Obesalis Tr. — Borjom, Bakouriani, Koussari; en Juillet 
et Aoüt. 


Caucasica Stgr. — Tiflis, Borjom, Ordoubad; en Mai et 
Juin. 


209. HYPENODES Gn. 
Costaestrigalis Stph. — Borjom, Lagodekhi, Delijan; de 
Juin jusqu'en Août. 
210. RIVULA Gn. 


Sericealis Gn. — Très répandue; Tiflis, Borjom, Lago- 
dekhi, Derbent, Guéroussi etc.; presque tout l'été. 


Brephides HS. 


211. BREPHOS. O. 


Nothum Hb. — Lagodekhi; en Février et Mars. 


D, Geometrae. 


212. PSEUDOTERPNA HS. 


Pruinata Hufn. — Borjom; en Juillet. 


213. GEOMETRA B. 
Papilionaria L. — Borjom, Lagodekhi; en Juin. 


Vernaria Hb. — Borjom, Lagodekhi, Sakataly, Helenen- 
dorf, Derbent; en Juillet. 


214. PHORODESMA B. 


Pustulata Hufn.—M. de Hedemann l’a trouvée à Manglis. 
Neriaria HS.— Borjom, Lischk; Juin et Juillet. 
Smaragdaria F.— Borjom, Lagodekhi. 


var. Prasinaria Ev. (Pl. V. fig. 1).—Borjom, Lagodekhi, 
Helenendorf, Bakouriani, Tchemakhly, Ordoubad, Kourouche, 
Derbent. Le type et la variété volent depuis le mois de Mai 


86 
jusqu'en Juillet. La chenille se nourrit d’une espèce d’Arte- 
misia. 
215. EUCROSTIS Hb. 


Herbaria Hb.— Ordoubad, Lenkoran; en Mai. 


var. Advolata Ev. — Lagodekhi, Tchemakhly, Derbent 
Helenendorf; en Juillet et Août. 


? 


216. NEMORIA Hb. 


Viridata L.—Borjom, Helenendorf, Soukhoum, Begmalo; 
en Avril et Mai. 


Porrinata Z.— Borjom; en Mai et Juin. 


Pulmentaria Gm. — Borjom, Helenendorf, Lagodekhi, 
Begmalo, Derbent, Ordoubad; en Mai et Juin 


Strigata Muell. — Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, Ka- 
soumkent, Lenkoran; en Mai et Juin. 


217. THALERA Hb. 


Fimbrialis Sc.—Helenendorf, Lagodekhi, Mouganly, Ka- 
soumkent, Hankynda. 


218. JODIS Hb. 


Putata 1L.—Lagodekhi, Soukhoum, Kasoumkent; en Avril 
et Mai. 


Lactearia 1.—M. de Hedemann la cite de Manglis, où 
il la prise en Mai. 


219. ACIDALIA Tr. 


Humifusaria Ev.—Eldar; en Mai. 

Filacearia HS. — Tiflis, Manglis, Helenendorf, Eldar. 
Lischk, Guetchinan; bords du lac de Tabitskhouri; en Mai et 
Juin. 

Trilineata Se. — Borjom, Manglis, Mzkhet, Lischk, 
Mazra, Guetchinan; en Juin. 


Flaveolaria Hb. — Daratchitchag et aux environs de 
Lenkoran. 

Perochraria F. — Manglis, Bakouriani, Kourouche; en 
Aotıt. 


Ochrata Sc.—Tiflis, Borjom, Lagodekhi, Hankynda, Kod- 
Jori, Helenendorf, Kasikoparan, Delijan, Kasoumkent, Derbent; 
depuis le mois de Juin jusqu'en Août. 


Macilentaria HS.—Le Dr. Fixsen l’a trouvée à Abbas- 
touman en Juillet. 


Rufaria Hb.—Tiflis, Borjom, Manglis, Helenendorf, Ka- 
sikoparan, Ordoubad, Bakouriani, Guétchinan, Tatief, Derbent; 
en Juin et Juillet. 


Ossiculata Ld. — Ordoubad, Ounous, Lischk, Betchinag; 
en Juin. 


Sericeata Hb. — Borjom, -Guéroussi, Tschemakhly, Der- 
bent, Kasoumkent; depuis Mai jusqu’en Juillet. 


Moniliata F. — Tiflis, Manglis, Borjom, Hankynda, Dé- 
lijjan, Istidara, Derbent; en Juin et Juillet. 


Muricata Ilufn. — Lagodekhi; Juin, jusqu'en Septembre. 


88 


Dimidiata Hufn.—Borjom, Helenendorf, Lagodekhi, Mou- 
ganly; en Juin et Juillet. 

Camparia HS. — Tiflis, Helenendorf, Lagodekhi, Ordoubad, 
Derbent; Mai, Juin et Juillet. 

Sodaliaria HS.— Tiflis, Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, 
Ordoubad, Lischk, Derbent; depuis le mois de Mai jusqu’en 
Juillet. 

Straminata Tr.—Lenkoran; en Juin. 


Pallidata Bkh.—Borjom, Manglis; en Juin. 


Subsericeata Hw.— Helenendorf, Lagodekhi, Soukhoum, 
Ordoubad, Lischk, Lenkoran; en Juin. 


Laevigaria Hb.— Tiflis, Manglis, Hankynda; en Juin. 


Obsoletaria Rbr. — Tiflis, Borjom, Ordoubad, Derbent; 
Juin et Juillet. 


Herbariata F. — Tiflis, Ordoubad, Kasikoparan; Juin et 
Juillet. 

Elongaria Rbr.— Helenendorf, Délijan, Ordoubad; en Juin. 

Bisetata Hufn.—Borjom, Helenendorf, Lagodekhi, Lischk, 
Istidara; en Juin et Juillet. 

Trigeminata Hw.—Borjom, Helenendorf, Noukha, War- 
wara; en Mai. 

Roseofasciata Chr. (Pl. V. fig. 2).—Ordoubad; en Mai. 
Elle a été décrite par M. Christoph dans les Horae Soc. Ent. 
Ross. T. XVII, ». 114. 

Politata Hb.— Lagodekhi, Hankynda, Kasoumkent, Der- 
bent; en Juin. 

Rusticata F.— Tiflis, Borjom, Hankynda, Ordoubad, Len- 
koran, Derbent; depuis le mois de Mai jusqu'en Juillet. 


Eu 


Humiliata Hufn. — Manglis, Kedabeg, Istissou, Guetchi- 
nan; en Juin et Juillet. 


Dilutaria Hb.—Borjom, Manglis; en Juillet. 
Holosericata Dup.— Borjom. 


Erschoffi Chr. —Mouganly, Warwara, Wartatchan, vallée 
de Boum pres de Noukha. 


Degeneraria Hb. — Tiflis, Borjom, Lagodekhi, Helenen- 
dorf, Koussari; en Juillet et Aoüt. 


Inornata Hw. — Tiflis, Borjom, Helenendorf, Poti, Souk- 
houm, Istidara; en Juillet et Aoüt. 


var. Deversaria HS.— Borjom; en Juillet. 


Hyalinata Chr. (Pl. V. fig. 5). — Pedibus stramineis, pal- 
pis ochraceis, corpore alisque luridis, puncto medio omnium 
nigro, strigis obsoletis fuscescentibus undatis, antica leviter cur- 
vata, postica distinctiori geminata, umbra media  obsoletissima, 
punctis marginalibus nigricantibus SQ. 

Exp. al. ant: 14—15 mm. 

Cette phalene de peu d’apparence est un peu plus grande 
et plus claire que la Nitidata HS.—La ligne transversale pos- 
térieure est moins ondulée et prend une direction assez régu- 
lière; une autre ligne, parallèle à la première, est un peu plus 
rapprochée de celle-ci. 

Les pattes sont d'un jaune-paille assez foncé; les tibias 
postérieurs des € sont munis d’un faisceau de poils bruns 
assez longs, qui pour la plupart est adhérant au côté, La 
töte et les antennes filiformes sont blanchätres; les articles 
des antennes du ' sont peu saillants. L’abdomen et les ai- 
les sont d’un blanc jaunätre; ces dernières sont presque trans- 
parentes, plus claires que chez Nitidata et légèrement sablées 
d'écailles plus foncées. On observe dans cette espèce, de même 


90 


que chez Nitidata, une raie transversale antérieure, un peu 
courbee, de couleur brunätre. Sur les deux ailes on distingue 
très clairement un petit point central noirätre. Une raie très 
effacée, partant aussi du bord costal, traverse ce point central 
pour aboutir au bord interne; elle se prolonge sur les ailes 
postérieures et s'appuie à leur point central. La ligne trans- 
versale postérieure est légèrement dentelée et fait une courbe 
peu sensible. Parallèlement à celle-ci on remarque une seconde 
ligne extérieure; ces deux lignes sont assez rapprochées et for- 
ment une raie, dont la couleur ne se distingue pas de celle 
du fond. Toutes les lignes sont plus fortement accusées et 
plus foncées que les lignes jaune-paille de Nitidata. Le bord 
terminal est noirâtre, interrompu par les nervures. Les fran- 
ges concolores sont un peu luisantes. 

Toutes les lignes des ailes antérieures se prolongent sur 
les ailes postérieures. 

Le jaune-blanchätre du dessous des ailes est un peu plus 
pâle; les points centraux, la ligne transversale postérieure et 
les points marginaux sont assez prononcés. 

Plusieurs exemplaires de cette phalénite ont été pris au 
mois de Mai près d’Ordoubad; M. Christoph la trouva aussi 
au mois d'Aoùt près de Borjom. Tous les exemplaires furent 
pris à la lampe. 


Aversata L.—Borjom, Daratchitchag, Istidara, Derbent, 
Lenkoran; eu Juillet et Août. 


var. Spoliata Stgr. — Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, 
Lischk; en Juillet et Août. | 


Immorata L. — Borjom, Helenendorf, Bakouriani, Kho- 
tchaldagh, en Souanétie; depuis le mois de Juin jusqu'en Août. 


Rubiginata Hufn.— Borjom, Atskhour, Manglis, Helenen- 
dorf, Lagodekhi; en Août et Septembre. 


91 
Turbidaria HS. — Tiflis, Warwara, Helenendorf, Ordou- 
bad; de Mai jusqu’en Juillet. 


var. Turbulentaria Stgr.—M. le Dr. Staudinger la pos- 
sede de Derbent. 


Immistaria HS.—Tiflis, Borjom, Atskhour, Helenendorf, 
Kasikoparan; depuis le mois de Juin jusqu’en Septembre. 


Beckeraria Ld. — Ordoubad, Kourouche, Derbent; Juin 
et Juillet. 


Marginepunetata Göze. — Tiflis, Borjom, Mouganly, 
Noukha, Helenendorf, Derbent, Ordoubad, au Mont Ararat: 
tout l’ete. 


Luridata Z.—Borjom, Helenendorf, Lischk; en Juin 
Cœnosaria Ld.—Ordoubad; en Mai. 


Submutata Tr.— Tiflis, Ordoubad, Hankynda, Soukhoum, 
Kasoumkent Bakou; en Juin et Juillet. 


Incanata 1.— Borjom, Atskhour, Istidara, Kasikoparan, 
Noukha, sur le Mont Ararat; depuis le mois de Mai jusqu’en 
Aoüt. 


Punctata Tr.—M. de Hedemann la eite de Manglis. 


Immutata L.—Hankynda; en Juillet. 


Strigilaria Hb.—Borjom, Manglis, Lagodekhi; en Juillet 
et Aoüt. 


Flaccidaria Z.— Soukhoum, Borjom, Helenendorf, Lago- 
dekhi, en Talyche; Mai jusqu’en Juillet. 


Imitaria Hb. — Borjom, Helenendorf, Lagodekhi, Igdir, 
Lenkoran; Mai, Juillet. 


92 
Ornata Se. — Très fréquente et répandue. Presque tout 
l'été. 
Decorata Bkh.— Titlis, Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, 


Ordoubad, Kasikoparan, Kourouche, au Mont Ararat; Juin, 
Juillet, Aoüt. 


Subtilata Chr. — M. le Dr. Staudinger la cite d’Akhal- 
tsikhe. 
220. ZONOSOMA Lid. 


Annulata Schulze. — Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, 
Soukhoum; depuis le mois de Mai jusqu'en Septembre. 


Pupillaria ab. Gyrata Hb. — M. le Dr. Staudinger la 
possède d’Akhaltsikhe. 


Porata F.---Borjom, Lagodekhi, Noukha, Soukhoum, Ka- 
soumkent, Lenkoran; Mai, Juillet et Août. 


Punctaria 1.—Lagodekhi, Helenendorf, Manglis, Lischk, 
Soukhoum, Lenkoran, Wardanly; Mai jusqu’en Aoüt. 


Linearia Hb.—Lagodekhi, Soukhoum; Mai et Juin. 


var. Strabonaria Z. -Lagodekhi; Juin, Juillet, Août. 


221. TIMANDRA Dup. B. 


Amata L.—Tiflis, Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, Man- 
glis, steppe de Moughan, Derbent etc.; depuis le mois d’Avril 
jusqu'en Juillet. 


222. OCHODONTIA Ld. 


Adustaria F. d. W.— Helenendorf, Ordoubad, Charofan; 
en Mai et Juin. 


223. PELLONIA Dup. 


Vibicaria Cl. — Borjom, Manglis, Délijan, Ordoubad, 
Lischk, Guetchinan, Koussari; en Juin et Juillet. 


var. Strigata Stgr.—Borjom, Manglis, Delijan, Lagodekhi, 
Grand-Ararat, en Talyche; en Juin et Juillet, 


Calabraria Z.— Tiflis, Borjom, Helenendorf, Eldar, Ou- 
nous, Lischk, Migri, Gueroussi; en Juin et Juillet. 
var. Tabidaria Z.—Aux mêmes endroits. 


Auctata Stgr. (Pl. V. fig. 4). — Kasikoparan, Istissou, 
Ararat; en Juillet. 


Sieversi Chr. (Pl. V. fig. 5). — Cette nouvelle Pellonia 
a été découverte par M. Christoph à Ordoubad, d'où il nous 
a apporté l’année passée plusieurs exemplaires d &' et IQ. 
Elle est décrite dans les Horae Soc. Ent. Ross. T. XVII, 
pag. 115, sous le nom d’Aspilates Sieversi. 


224. ABRAXAS Leach. 


Grossulariata L. Manglis, Borjom, Helenendorf, Adji- 
kent, Guetchinan; depuis Juin jusqu'en Août. 


Sylvata Sc. — Lagodekhi; en Juin. Rare. 


* Adustata Schiff. — Tiflis, Borjom, Lagodekhi, Helenen- 
dorf, Daratchitchag, Koussari. Juillet et Aoüt. 


Marginata L.— Borjom, Manglis, Lagodekhi, en Soua- 
nétie; en Juin et Juillet. 


225. ORTHOSTIXIS Hb. 


Cribraria Hb. — Borjom, Lagodekhi, Helenendorf, Man- 
glis; tout l’ete, jusqu’en Octobre. 


226. BAPTA Stph. 


Temerata Hb.—Lagodekhi; en Juin. 


227. STEGANIA Dup. 
Dilectaria Hb.—Lagodekhi; en Août. 
Dalmataria Gn.—Titlis, Helenendorf, Karasakhkal; Mai, 
Juillet. 
228. CABERA Tr. 


Pusaria L — Borjom, Manglis, Lagodekhi, Helenendorf, 
Soukhoum, Kedabeg, Lischk, Istissou, Bakouriani; depuis le 
mois de Mai jusqu’en Aoüt. 


229. ELLOPIA Tr. Stph. 
Prosapiaria L.—Manglis, Abbastouman; en Juillet. 


var. Prasinaria Hb.—Borjom et Bakouriani; en Juillet. 


230. METROCAMPA Latr. 


Margaritaria L.— Lagodekhi, Bakouriani; Mai, Juillet. 


95 


231. EUGONIA Hb. 


Quereinaria Hufn. — Borjom, Bakouriani, Manglis, La- 
godekhi, Lenkoran; Juin, Août. 


ab. Carpinaria Hb. — Borjom. 


Erosaria Bkh. — Le Dr. Fixsen l’a trouvée à Borjom; 
Manglis. 

Quercaria Hb. — M. de Hedemann la cite de Manglis; 
en Août. 


232. SELENIA Hb. 
Bilunaria var. Juliaria Hv. — Lagodekhi. 
Lunaria Schiff.—Borjom, Manglis; en Juillet. 
var. Delunaria Hb.—Borjom; en Juillet. 


Tetralunaria Hufn.—Borjom, Lagodekhi, Khotchaldagh, 
Lenkoran; depuis le mois de Mai jusqu'en Juillet. 


233. PERICALLIA Stph. 


Syringaria L.—Lagodekhi; en Mai. 


234. HIMERA Dup. 


Pennaria L.—Borjom; Septembre et Octobre. 


235. CROCALLIS Tr. 
Tusciaria Bkh.—Borjom, Helenendorf; en Septembre. 


Elinguaria L.—Borjom, Manglis; en Septembre. 


96 


236. EURYMENE Dup. 


Dolabraria L.—Lagodekhi; Mars, Juin, Août. 


237. ANGERONA Dup. 


Prunaria 1..— Borjom; en Juillet. 


238. URAPTERYX Leach. 

Sambucaria var. Persica Men. — Borjom, Manglis, La- 
godekhi, Helenendorf, Adjikent, Daratchitchag, Abbastouman, 
Lenkoran; en Juin et Juillet. 

239. RUMINA Dup. 


Luteolata L.—Borjom; Septembre et Octobre. 


240. HETEROLOCHA Lid. 


Laminaria HS. — Borjom, Lagodekhi, Akhaltsikhe, Da- 
ratchitchag; en Juin et Juillet. 


241. EPIONE Dup. 


Acuminaria Ev.—Kasoumkent; trouvé à Erivan par M. 
le Dr. Fixsen; en Juillet et Aoüt. 


Apicaria Schiff. —Lagodekhi; en Juillet. 


Paralellaria Schift.—Bakouriani; en Août. 


97 
Limaria Chr. (Pl. V. fig. 6), —Alis griseis, anticis apice 
acuta, maculis parvis, 3 oblique positis ante medium, una in 
medio et una ad °/, marginis anterioris nigro-fuscis, striga 
obliqua oriente ex apice, macularum fuscarum, divisa nervis 
in maculas et in longitudinem linea lutescente; posticis fascia 
media arcuosa subgeminata maculaque media fuscis 1 Q. 

Exp. al. ant. 12 mm. 

Une petite espèce de peu d'apparence, n’ayant aucune res- 
semblance avec les espèces connues, mais appartenant certai- 
nement à ce genre. 

Palpes à épaisses écailles brun-rouille, dépassant un peu 
le front. “Antennes filiformes à cils blancs à peine visibles. 
Pattes et ventre légèrement recouverts d'écailles grises, entre- 
méêlées d’écailles brun-foncé. Tête et thorax gris-clair, ainsi 
que labdomen, où se voient cependant bien plus écailles 
brunes. Il n’y a que le bord des anneaux de l’abdomen qui 
soit clair. 

Les ailes sont d'un gris-clair rougeätre. L’apex des ailes 
antérieures est très aigu. La raie transversale antérieure n’est 
marquée que de trois taches ou points brun-gris foncé; le 
point le plus prononcé se trouve exactement au milieu du 
bord costal et les deux autres sur les nervures en direction 
oblique vers le bord interne. Ensuite vient le point central, 
qui est assez petit et au °/, de la longueur du bord costal 
se voit encore une tache noir-brun un peu plus grande. Le 
dessin se compose principalement d’une bande géminée de ta- 
ches, qui va de l’apex au bord interne, en s’elargissant gra- 
duellemeut. Elle est partagée longitudinalement par une ligne 
jaunätre et interrompue transversalement par les nervures, qui 
sont ici également jaunes. 

Hors le petit point central noir-brun il se trouve une 
ligne courbée presqu’au milieu des ailes postérieures et vers le 

‘ bord extérieur une seconde ligne, moins distincte, qui ne com- 


” 
‘ 


98 


mence qu'à la moitié de la largeur de l'aile. Ces deux lignes, 
séparées par une mince raie jaunâtre, sont parallèles au bord 
extérieur.—Le bord extérieur de toutes les ailes est indiqué 
par une rangée de petites taches noir-brun. La frange est 
concolore. 

Le dessous des ailes est plus foncé dans le disque; les 
raies et le point central ressortent distinetement. 

L’unique ® a été capturée par M. Christoph. „Ce pa- 
pillon“, m’eerit-il, „volait sur une pente rocheuse, très es- 
carpée, dans une des hautes vallées au Nord d’Ordoubad. Il 
etait de toute impossibilite de le poursuivre, car une fois ef- 
farouche il prenait son vol très-haut dans les montagnes et à 
une distance considerable. 


242. CAUSTOLOMA Id. 
Flavicaria Hb. — Borjom, Manglis, Lagodekhi, Noukha, 
Helenendorf, Adjikent, Kourouche, Koussari; en Juin et Juillet 


243. VENILIA Dup. 


Macularia L.—Borjom, Lischk, Khotchaldagh; en Juin. 


244. EILICRINIA Hb. 


Cordiaria Hb.—Lagodekhi, Helenendorf, Ordoubad, Ka- 
soumkent, Derbent. Mai, Juillet. 


Trinotata Metzner.—Evlakh, Warwara; en Avril; sur des 
ormes (Ulmus campestris). 


99 


245. MACARIA Curt. 


Notata L. — Borjom, Lagodekhi, Soukhoum, Ordoubad; 
depuis le mois de Mai jusqu’en Aoüt. 


Aestimaria Hb.—Ordoubad, Evlakh, Warwara, Derbent, 
Bartas, Karasakhkal; en Avril, jusqu’en Juillet. Excepte un 
exemplaire d’Ordoubad tous les autres présentent des formes 
transitoires à la var. Sareptanaria Stgr. ou la variété elle- 
même. 


Liturata CIl.—Manglis, Borjom, Bakouriani; en Juin et 
Juillet. 


246. HYBERNIA Latr. 


Bajaria Schiff. — L’unique exemplaire vient de Tiflis, oü 
je lai pris vers la fin de Septembre. 


Aurantiaria Esp.—M. de Hedemann l’a trouvée à Man- 
glis à la mi-Novembre. 


Marginaria Bkh.—A Manglis au mois de Mars, d’après 
M. de Hedemann. 


Defoliaria Cl.—Borjom, Helenendorf, Lagodekhi, Lischk; 
au mois de Juin et Juillet 1832, à Lischk les chenes étaient 
complètement rongés par les chenilles de cette Æybernia. Le 
papillon vole en Octobre et en Novembre. 


247. ANISOPTERYX Stph. 
Aceraria Schiff. — Manglis; Juin, Novembre (M. de 
Hedemann). 


Aescularia Schiff. — Tiflis, en Mars; Borjom, en Avril. 
71* 


100 


248. BISTON Leach. 


Incisarius Ld. — M. de Staudinger la possède d’Akhal- 
tsikhe. 

Zonarius Schiff.— L’unique exemplaire a été pris par M. 
le Dr. Sievers à Tiflis, en Mars. 

Necessarius Z.—Tifis, Borjom, Helenendorf, Bakouriani; 
en Mars et Avril. 


Stratarius Hufn.—M. de Hedemann l’a trouvée à Manglis, 
au mois de Mars. 


249. AMPHIDASIS Tr. 


Betularius L.—Lagodekhi, Helenendorf, Biely-Klioutsch; 
en Juillet et Août. 


250. APOCHEIMA HS. 


Flabellaria HS. — En 1879 M. Christoph et le Dr. 
Sievers découvrirent aux environs de Tiflis sur lÆwphorbia 
Gerardiana une chenille, qui paraissait ne differer en rien de 
celle de VA. Flabellaria HS., figurée pour la première fois 
en 1838 par Heeger (Beiträge, p. 6, fig. 6—11) et plus tard 
par Bell (Ann. d: I. Soc. Fr. d’Ent. 1860, Pl. 12. fig. 8, 9).— 
L’elevage des chenilles, qui s’y trouvaient en grande quan- 
tité, fut sans succès. — Ce n’est que lannée passée qu'il a 
réussi à M. Christoph de trouver à Tiflis une ® de cette 
belle phalène. Le papillon vole au mois d’Avril. 


251. NYCHIODES Ld. 


Lividaria Hb.—Lenkoran; en Juillet. 


252. SYNOPSIA Hb. 


Sociaria Hb. — Lenkoran; en Juin. 

ab. Unitaria Stgr. — Lagodekhi, Erivan; depuis Juin, 
jusqu'en Août. 

var. Propinquaria Gn. — Très fréquente à Lagodekhi. 
en Juillet et Août. 


Serrularia var. Phaeoleucaria ld. — Eldar, Helenen- 
dorf, Derbent; en Mai et Juin. 


253. BOARMIA Tr. 

Gemmaria Brahm.—Tres fréquente; Borjom, Helenendorf, 
Lagodekhi, Eldar, Soukhoum, Koussari; presque tout l'été. 

Ilicaria H.-G.—Lagodekhi; en Juillet. 

Repandata 1.—Borjom, Bakouriani, Kodjori; en Juillet 
et Août. 

ab. Conversaria Hb. — Lagodekhi. 

Roboraria Schiff.— Borjom, Lagodekhi; en Juin et Juillet. 

Consortaria F.—Lagodekhi, Hankynda, Derbent; depuis 
le mois de Mai jusqu'en Juillet. 


Lichenaria Hufn.—Borjom, Abbastouman, Kodjori, Adji- 
kent, Koussari; en Juillet et Aoüt. 


102 


Selenaria Hb.—Lagodekhi, Hankynda; Avril, Aoüt. 


Crepuscularia Hb.—Lagodekhi; en Avril et Mai. 


254. TEPHRONIA Hb. 


Oppositaria Mn. — Derbent, Kasoumkent, environs de 
Lenkoran; en Mai et Juin. 


Sepiaria Hufn. — Tiflis, Helenendorf, Derbent, presqu'île 
d’Apcheron; en Juillet. 


255. GNOPHOS Tr. 


Stevenaria B. — Plusieurs exemplaires nous ont été en- 
voyés l’année passée par M. Leder de Helenendorf; M. Chri- 
stoph l’a trouvée à Chalchal, dans la vallée de Boum, pres 
de Noukha, au mois d'Avril; M. le Dr. Staudinger la possède 
de Hankynda. 


Dumetata Tr.—Borjom; en Septembre. 


Sartata Tr. — M. de Hedemann l’a trouvée à Tiflis en 
Juin. 


Obscuraria Hb.—Borjom, Manglis, bords du lac de Gok- 
tcha; en Juillet et Août. 


ab. Calceata Ster. — Kourouche; en Juillet et Août. 
Onustaria HS. — Borjom, Helenendorf, Istissou; en Juin, 
var. Serraria (in. — Dans les mêmes endroits. 


Ambiguata Dup.—Kodjori, Borjom, Lagodekhi, Helenen- 
dorf; depuis le mois de Mai jusqu'en Septembre. 


Glaucinaria Hb. — Borjom; en Octobre. 


103 


Variegata Dup. — Tiflis, Borjom, Ordoubad; en Avril. 
var. Cymbalariata Mill.—Tiflis, Borjom; en Mai et Juin. 
Mucidaria Hb. — Tiflis, Guetchinan; en Juin et Juillet. 


Annubilata Chr. (Pl. V. fig. 7). — Alis lutescente-griseis, 
fusco adumbratis, fascuüs duabus, interna curvata, incrassata, 
postica denticulata, macula media albide-pupillata et linea um- 
brosa areae limbalis fuscis; posticis macula media, linea sub- 
curvata, post eam linea dimidiata ante limbum, fuscis, ciliis lu- 
tescente-griseis. | 

1 d Exp. al. ant. 13 mm. 

Nous ne possédons jusqu'à présent qu'un seul exemplaire 
de cette espèce petite et peu apparente. Selon le Dr. Stau- 
dinger elle peut être placée à côté de la @. Mucidaria Hb., 
à laquelle elle ressemble cependant fort peu, hors sa taille 
minime. 

Antennes moins ciliées que chez Mucidaria. Pattes légè- 
rement écaillées. Thorax et abdomen de la couleur des ailes 
antérieures; abdomen à pinceau anal peu apparent. 

Les ailes antérieures sont peu arrondies et de la forme 
de celles de Mucidaria. Le fond des ailes est d’un gris-clair 
jaunätre; il est néanmoins en apparence bien plus foncé, grâce 
à de petits traits transversaux noir-brun. Vers le bord ex- 
térieur le fond est particulièrement foncé. La ligne transver- 
sale intérieure est assez large et courbée vers l’extérieur. En 
dedans elle est munie d’une dent tronquée. La ligne trans- 
versale postérieure, commençant au ”/; du bord antérieur, se 
dirige d'abord en arrière et, formant ici un angle obtus, elle 
se prolonge vers le bord interne pour latteindre un peu au- 
delà de sa moitié. Elle aussi est bien marquée et un peu 
dentelée vers l’extérieur. Elle se prolonge, aussi bien marquée 
et dentelée, sur les ailes postérieures, tandis que la ligne 
transversale intérieure y manque. Le point central des ailes est 


104 


très prononcé; celui des ailes antérieures présente une petite 
lunule noir-brun, qui se trouve assez près de l'angle de la ligne 
transversale postérieure. — Entre cette ligne et le bord exté- 
rieur on remarque une raie ombrée, qui, en ressortant du bord 
costal, est assez large; en se prolongeant, parallèlement à la 
ligne postérieure, elle devient de plus en plus mince; sur les 
ailes postérieures elle n’atteint que la moitié de la largeur 
des ailes et n’est que peu distincte. Les franges des ailes 
antérieures sont un peu plus claires que le fond des ailes. 
Le bord terminal des ailes postérieures est ondulé à dentelure 
très prononcée. 

Le dessous des ailes est presque semblable à celui de la 
Mucidaria; il n'y a que la large bande dentelée sur les ailes 
postérieures qui manque à l’Annubilata. 

Cette phalénite a été prise par M. Mlokossévitsch sur le 
Khotchaldagh, près de Lagodekhi sur une hauteur d'environ 
11,000 p. 


Obfuscaria Hb. — Borjom, Lagodekhi, Helenendorf; en 
Juillet. 


256. FIDONIA Tr. 


Fasciolaria Rott. —Kasoumkent; en Juillet. 


257. EMATURGA Ld. 
Atomaria 1. — Borjom; en Juillet. 


v. Orientaria Stgr. — Borjom, Lagodekhi, Soukhoum, 
Delijan, Warwara, Karasakhkal; Mai— Juillet. 


258. BUPALUS Leach. 


Piniarius 1. — Borjom; en Juillet. 


105 


259. SELIDOSEMA Hb. 


Ericetaria Vill. — Borjom, Helenendorf, Kasikoparan; en 
Août et en Septembre. 


260. HALIA Dup. 


Wauaria L.— Borjom, Manglis; en Juin. 


261. DIASTICTIS Hb. 


Artesiaria F. — Helenendorf. 


262. PHASIANE Dup. 


Petraria Hb. — Lagodekhi, Soukhoum, Boum, Batoum, 
Lenkoran; en Avril et Mai. 


Glarearia Brahm. — Très commune. 


Clathrata L. — Très commune. 


263. EUBOLIA B. 
Arenacearia Hb. — Tiflis, Borjom, Nakhitchévan, Han 
kynda, Elisabethpol, Lagodekhi, Helenendorf; en Juillet. 


var. Flavidaria Ev. — Helenendorf, station d’Alguet, 
Derbent; en Juillet. 

Murinaria F. — Très fréquente. A Tiflis, Borjom, La- 
godekhi, Guéroussi, Kasoumkent, Delijan; Mai— Juillet. 


106 


264. SCODIONA B. 
Belgaria Hb. — Helenendorf; tres rare. 


Conspersaria F. — Borjom, environs d’Akhaltsikhe, La 
sodekhi, Helenendorf, où elle est très fréquente; depuis le 
mois de Mai jusqu’en Septembre. 


265. SCORIA Stph. 


Lineata Sc. — Tiflis, Borjom, Daratchitchag, Guétchinan, 
Koussari; Avril—Juin. 


966. ASPILATES Tr. 


Mundataria Cr. — Helenendorf, Erivan; en Juin. 


Smirnovi Rom. (Pl. V. fig. 8). — Alis anticis saturate 
eitrinis, macula basali subacuta, puncto medio strigaque postica 
ex apice, infra subdentata, in medio lata includente maculas 
duas albas, rufescente-fuscis, ciliis lutescente-griseis, leviter fusco- 
alternatis; posticis rufescente-albidis, striga media subrecta fus- 
cescente. 

1 G' Exp. al. ant. 20 mm. 

C'est une espèce très remarquable, qui se distingue de 
toutes ses congénères par les points blancs, qui se trouvent 
sur la raie postérieure, D’après sa couleur jaune elle peut être 
rangée auprès d’Ochrearia Rossi. 

Les pattes sont d’un brun-gris rougeätre; la tête et le tho- 
rax d’un brun clair. Les antennes sont bipectinées, brunes à 
tige jaune-päle. Les deux premiers segments de l'abdomen sont 
brun-rouille foncé; à partir de la l'abdomen est d’un jaune- 
gris rougeätre. 


BOT 


Le fond des ailes antérieures est d’un jaune-eitron saturé. 
Une tache oblongue, presque rhomboïdale d’un brun rougeätre, 
appuyée au bord costal, est recouverte de jaune à la base; 
sa pointe tronquée dépasse le premier tiers de la longueur des 
ailes. Le point central n’est pas très accusé. La raie oblique 
postérieure d’un rouge-brun foncé prend naissance au bord cos- 
tal et à l’apex même et se reduit avant d'atteindre la moitié 
de la largeur des ailes; à partir de ce point elle s’elargit 
vers le bord interne et fait une courbe vers l’intérieur. Cette 
raie est plus foncée et plus distinctement limitée du côté in- 
térieur. Deux taches assez grandes d’un blanc pur et à con- 
tours fortement marqués, se trouvent sur cette raie postérieure; 
elles ont également une direction oblique. Les franges sont 
jaunes, d’un brun-rougeätre sur les extrémités des nervures. 

Les ailes postérieures sont d'un blane-gris rougeätre et sa- 
blées d’ecailles plus foncées. Le point central est petit et peu 
visible. L’etroite raie transversale d’un brun rougeätre forme, 
avant d'atteindre le milieu, un angle obtus. 

Le dessous des ailes antérieures a un fond jaunätre sau- 
poudré d’atomes noirs; la raie transversale est peu distincte, 
tandis que les taches blanches sont bien prononcées. Le des- 
sous des ailes postérieures ne se distingue pas du dessus. 

L’unique exemplaire de cette belle phalène a été capturé 
par M. Smirnoff aux environs de Tiflis. 


Gilvaria F.— Manglis, Kasikoparan; en Août. 


Strigillaria Hb. — Tiflis, Borjom; Juin—Août, 


267. EUSARCA HS. 


Badiaria Frr.— Guétchinan, Kourouche; Juin et Juillet. 


Cuprinaria Chr.—Un seul exemplaire d’Ordoubad. 


108 


On trouvera la description de cette espèce plus loin dans 
le travail de M. Christoph sur les Géométrides et les Micro- 
lépidoptères du Tekke; aussi est-elle figurée Pl. VI, fig. 8 a, b. 


268. GYPSOCHROA Hb. 


Renitidata Hb.— Borjom, Lagodekhi, Kasoumkent, Der- 
bent; en Juin et Juillet. 


269. STERRHA Hb. 


Anthophilaria Hb. — Astarà (à la frontière persane au 
sud de Lenkoran), Begmalo; en Juillet. 


ab. Subrosearia Stgr.— Derbent; en Juin. 


270. LYTHRIA Hb. 


Purpuraria L. — Très répandue et fréquente; depuis le 
mois d'Avril jusqu'en Août. 


271. ORTHOLITHA Ab. 


Plumbaria F. — Borjom, Lagodekhi; depuis le mois de 
Juin jusqu'en Octobre. 


Langi Chr. (Pl. V. fig. 9 à, b). — Alis anticis apice acuta 
dilute-ochraceis ad limbum brunnescentibus, area basali fascia- 
que lata media basin versus subrecta, foras obliqua subarcuata 
brunnea lineisque parallelis transversalibus partim denticulatis 
brunnescentibus juxta fasciam, in qua punctum medium fuscum, 
cilis fuscis; posticis dilute ochraceis lineis obsoletis subtribus 
parallelis brunnescentibus, cilüsque brunneo fuscis. 

Exp. al. ant. 17—18 mm. 


109 


Cette espèce se rapproche de la Limitata Se. Palpes jaune- 
rouille; le second article recouvert d’ecailles serrées; l’article 
terminal, de même muni d’épaisses squames, est peu proéminent. 
Pattes brun-jaune ou bien jaune-ocre, légèrement couvertes 
d'écailles. Le ventre est jaune-ocre clair. Les cils des anten- 
nes brun-blair du & sont encore plus courts que chez Li- 
mitata. La tige des antennes jaune-ocre est brun-annelée. 
Les antennes de la femelle sont filiformes jaune-ocre uni; tête 
et thorax de la même couleur; labdomen est un peu plus 
clair. 

Les aïles antérieures assez larges, à apex très aigu, ont 
le bord postérieur moins arrondi que Limitata. Le fond des 
ailes est jaune-ocre clair. Le premier tiers de l’espace basi- 
laire est assez foncé et distinctement limité vers l'extérieur 
chez Limitata; chez Langi il se distingue bien peu du reste 
de l’espace basilaire. Une large bande médiane, qui diffère- un 
peu de celle de Limitata et qui est aussi ordinairement plus 
étroite, forme son dessin principal. On voit des deux côtés 
de cette bande des lignes parallèles ondulées d’un brun clair. 
La bande, très nettemment limitée des deux côtés, est brune. 
La raie interne est presque droite (chez Limitata elle est 
ondulée et un peu arquée), légèrement sinueuse à l'extérieur 
et sans les deux dentelures peu prononcées, que l’on 
trouve chez Limitata. Juste au centre de cette bande, plus 
près du bord costal, se trouve le point central noirâtre. Vers 
le bord extérieur la couleur du fond est un peu plus foncée. 
Le bord terminal mème est brun et peu ondulé. Les fran- 
ges sont brun-foncé, quelquefois interrompues ‘d’un jaune-ocre 
Une ligne oblique courte brun-foncé, partant de l’apex, est 
tantôt très prononcée, tantôt peu visible, et souvent elle man- 
que complètement Les femelles sont ordinairement plus pâles 
et leur dessin est moins marqué que celui des mâles. 

Les ailes postérieures sont jaune-ocre très clair, à reflet 


110 


soyeux; elles ont un peu au delä du milieu 2 ou 3 lignes 
transversales brunes, composées de petits traits, qui sont pour 
la plupart très effacés. Les franges sont un peu plus claires 
que celles des ailes antérieures. 

La bande médiane du dessous des ailes n’est pas distinc- 
tement limitée et tire sur le gris-jaune; le point central est 
bien marqué, la partie extérieure jaune-ocre plus foncé; aussi 
les ailes postérieures sont jaune-ocre un peu foncé à bande 
médiane effacée. 

La chenille de cette phalène n’est pas connue; M. Chri- 
stoph suppose que cest aussi la Cephalaria procera, qui lui 
sert de nourriture, comme le papillon ne vole que dans des 
endroits, où cette plante croît en abondance. Tous les exem- 
plaires, et nous en possédons bon nombre, ont été pris à Kasi- 
koparan, en Juillet et au commencement d'Août. 

J'ai nommé cette phalène en l’honneur de M. Lang, à 
l’habil pinceau duquel nous sommes redevables des dessins de 
nos , Mémoires“. 


Cervinata Schiff.—Lagodekhi, Helenendorf; en Octobre. 
Limitata Sec. —Partout très fréquente. 
Moeniata Sc.—Borjom, Passnaour; en Juillet et Août 


Kawrigini Chr. (Pl. V. fig. 10), —Alis anticis rufescente- 
griseis brunneo-mixtis, in venis nigro-fusco punctatis, striola 
media et fascia fusco limitata, foras sinuosa, dentata, limbo 
rufo-brunneo, ciliis cinereis obscurius maculatis; posticis fusco 
cinereis, cils dilutioribus. 

Exp. al. anf. 17—20 mm. 

Cette belle phalène se rapproche le plus, selon M. le Dr. 
Staudinger, de sa O. Junctata; néanmoins leur analogie est 
trop minime pour les comparer. 

Les palpes brun-gris clair, révêtus d’assez épaisses écail- 
les, à article terminal un peu pendant et dépassant peu les 


fat 


écailles poilues du second article. Tête gris-clair à touffe frontale. 
Antennes filiformes, rouge-brun, à cils très minces et courts 
chez le d'; l'article basilaire, blanc-gris, est renflé et couvert 
d’écailles. Pattes grises à écailles adhérentes, tarses à légère 
teinte brune en dessus, Thorax et abdomen gris rougeätre. 

Ailes antérieures melees de gris et de brun rougeätre. 
La bande médiane est assez large et tantôt plus, tantôt moins 
distinctement limitée. Les deux lignes, qui la limitent, sont en 
général parallèles, et ce ne sont que les dentelures plus ré- 
gulières et plus marquées du côté extérieur, qui diminuent 
un peu la largeur de la bande en dessous de la moitié de la 
largeur des ailes. La moitié supérieure de cette bande est 
particulièrement foncée et prononcée; on voit ici du côté in- 
térieur deux lignes parallèles interrompues et trois autres 
lignes noires du côté extérieur, entre lesquelles, à l'extrémité 
de la cellule discoïdale, se trouve un petit trait noir sur le 
fond gris-rougeätre de la bande. La partie inférieure de la 
bande est d’un rouge gris plus égal. Une petite partie rou- 
geätre de l’espace basilaire, près de la base, est limitée en 
direction oblique par une ligne noire légèrement arquée et in- 
terrompue entre les nervures. Ensuite viennent trois lignes 
parallèles noir-brun, ondulées et dentelées, interrompues à 
plusieurs reprises et renflées seulement sur les nervures. 
Entre ces lignes le fond est brun-rougeätre. Du côté extérieur 
de la bande médiane, assez parallèle à celle-ci, se trouve sur 
les nervures une double rangée de points ou de taches noir- 
brun, disposées aussi sur un fond rougeâtre, Plus loin, jus- 
qu'au bord extérieur, la couleur est d'un gris elair; le bord 
terminal même est cependaut rougeätre et dans les plis des 
extrémités des nervures se trouve une tache noire presque 
triangulaire. La base des franges est d’un gris foncé; elles sont 
interrompues par des rayons jaune-gris, couleur que l’on re- 
trouve sur la partie extérieure de la frange. 


112 


Les ailes postérieures sont gris-fumée foncé, vers la base 
un peu plus claires, à trait central peu marqué. Franges 
jaune-gris clair, pius foncées vers le milieu. 

En dessous les ailes antérieures sont gris-fumée dans le 
disque, à bande médiane peu prononcée et à tache centrale 
bien marquée. L’apex et la partie extérieure sont d’un jaune 
argileux, ainsi que les ailes postérieures qui en plus ont un 
trait central très distinct. 

Ce papillon bien rare volait près de Kasikoparan sur des 
pentes pierreuses et stériles depuis la moitié de Juillet jusqu'à 
la moitié d’Aoüt. 

Je nomme ce papillon en l’honneur de l'architecte, M. Ni- 
colas Kawrigin, lépidoptérologue zélé à St-Pétersbourg. 


Vicinaria Dup.—Lischk, Guétchinan; Juin et Juillet. 


Bipunctaria Schiff. — Borjom, Manglis, Lischk, Guéroussi, 
Guétchinan, Kourouche, Délijan; Juin —Aout. 


ab. Gachtaria Frr. — Environs du lac de Goktcha; elle 
préfère les endroits plus élevés. 


272. MESOTYPE Hb. 


Virgata Rott.—Kasikoparan; fin de Juillet, Très rare. 


273. MINOA B. 


Murinata Se.—Aux environs de Lenkoran; fin d'Avril. 


var. Monochroaria HS. — Borjom, Lagodekhi, Helenen- 
dorf, Soukhoum, Noukha, Derbent; Mai — Juillet. 


113 


274. STAMNODES Gn. 


Depeculata Ld.—Kodjori, Guétchinan, Hankynda, Kou- 
rouche; en Juin et Juillet. 


275. POLYTHRENA Gn. 


Haberhaueri Ld. — Borjom, Abbastouman, Soukhoum, 
Khotchaldag; Mai — Juillet. 


276. ODEZIA B. 


Atrata L.— Atskhour, Bakouriani, Daratchitchag; Juin— 
Août. 


277. SIONA Dup. 


Nubilaria Hb.—Helenendorf. 


278. LITHOSTEGE Hb. 

Flavicornata Z. - Helenendorf, Tschemakhly; en Avril 
et Mai. 

Griseata Schiff.— Tiflis, Ordoubad. 

var. Infuscata Ev. — Tiflis, Lagodekhi, Helenendorf, Eldar, 
Ordoubad, Grand-Ararat; Avril et Mai. 

Duplicata Hb. — Tiflis, Helenendorf, Eldar, Lagodekhi, 
Ordoubad; Avril et Mai. 


Loir 


Farinata Hufn. — Tiflis, Helenendorf, Ordoubad; Mars 
et Avril. 


Bosporaria HS. — Tiflis, Helenendorf, Eldar, Ordoubad; 
en Avril et Mai. 


279. ANAITIS Dup. 


Lithoxylata Hb.—Manglis, Kasikoparan; en Août. 


Columbata Metzner.—Manglis, Bakouriani, Lischk, Gué- 
tchinan, Daratchitchag, Kasikoparan, Borjom (m. Bolchoie Po- 
jarichtche), Kourouche. Elle vole en Juillet et Août à une 
hauteur de 6—8000 p. 


Boisduvaliata Dup.—Lischk, Guéroussi, Istissou, Akhal- 
tsikhe, Grand-Ararat, Daratchitchag; en Juin et Juillet. 


Praeformata Hb. — Lischk, Bakouriani, Guetchinan; en 
Juin et Juillet. 


Plagiata L.—Partout. 


Numidaria HS.—Lischk, Guétchinan, Kasikoparan, Kho- 
tchaldagh; en Juin et Juillet. 


Opificata Ld.—Environs d’Elisabethpol. 


Perpetuata Ld.—M. le Dr. Staudinger la cite d’Akhal- 
tsikhe. 


280. CHEIMATOBIA Stph. 


Brumata L.—Lagodekhi; Novembre et Février. 


nr 


281. TRIPHOSA Stph. 
Taochata Ld. — Tiflis, Manglis, Akhaltsikhe, Ordoubad; 
en Juin. 


Dubitata L.—Manglis, Borjom, Helenendorf, Lagodekhi, 
Hankynda, Derbent; tout l'été. 


282. EUCOSMIA Stph. 


Montivagata Dup. var. Hyrcana Stgr. — Ordoubad; en 
Juin. 


‘ Undulata L.—Borjom; Mai et Juin. 


283. SCOTOSIA Stph. 


Vetulata Schiff. — Borjom, Manglis, Lischk; Juin et 
Juillet. 


Rhamnata Schiff. —Borjom, Mauglis, Helenendorf, Kous- 
sari; Juin— Aoüt. 
284. LYGRIS Hb. 


Prunata L. — Borjom, Bakouriani, Manglis; en Juin et 
Juillet. 


Associata Bkh.—Borjom. 


8* 


Appendice. 


Sesia Ichneumoniformis F.? (Pl. IV. fig. 2). — Un d 
bien conservé, qui fut pris en Juillet à Kasikoparan sur une 
pente herbue, diffère sous bien des rapports de l’Ichneumoni- 
formis. Si ce n’était le seul exemplaire, je n'aurais pas hésité 
de le reconnaître pour une nouvelle espèce; pour le moment 
il na qu'à être regardé comme variété de cette espèce, 
jusqu'à ce que nous ayons des matériaux plus complets. Le 
Dr. Staudinger, auquel avait été envoyé cet exemplaire, m’écrit 
là-dessus ce qui suit: 

»Cette Sesia, si intéressante, pourrait néanmoins être une 
variété d’Ichneumoniformis, car cette espèce varie extremement. 
J'ai une ®, dont la petite bande transversale est aussi orange 
et plusieurs autres avec le bord interne de la même couleur. 
Mais je ne possède aucun exemplaire, où la partie basilaire du bord 
costal soit orange. En plus, je n’ai point de &' (mais bien 
une ®), où les antennes soient toutes jaunes. Ce qu'il y a 
de plus étonnant et ce qui parle en faveur d’une espèce par- 
ticulière, c’est la partie transparente extérieure des ailes an- 
térieures, qui absorbe presque tout le bord extérieur. En plus 
le segment 3 de l'abdomen est tout foncé et le 4-e tout jaune, 
ce qui n’est pas le cas chez aucun de mes exemplaires“. 

Ces mots suffisent pour indiquer les différences entre cette 
espèce et l’Zchneumoniformis. 


Sesia Aurifera Chr. (Pl. IV. fig. 3).-- Palpis flavis, an- 
tennurum atrofuscarum flavo-conspersarum articulo basali flavo, 
capite aureo-flavo, thorace caeruleo-nigro, vittis tribus flavis ab- 
domine aureo-flavo, segmentibus cerulescente-argenteo terminatis, 
penicillo nigro, in medio aurantiaco. Alis anticis flavis venis 


migro-conspersis striola lata fusca foras flavocincta venae trans- 
versae cellulae mediae hyalinae, spatio terminali antice hyalino. 
Posticis hyalinis venis striolaque brevi limbo omnium aureo mi- 
cante, cilüs fusco-cinereis. Pedibus dilute flavis, micantibus. 

G'$ Exp. al. ant. 10 mm. 

Corp. &-is 12 mm. 
Corp. ®-æ 11 mm. 

Elle se rapproche de la $. Masariformis O. Palpes- légè- 
rement ascendants; ils sont jaune-clair à leur base et passent 
au jaune d’or. Le second article est garni d’ecailles serrées 
adhérentes; l’article terminal, d’une couleur un peu plus fon- 
cée, est pointu. La trompe brun-foncé est mince. Anten- 
nes noires à reflet métallique et à écailles jaunes, celles 
du & munies de cils courts dun gris foncé. L'article 
basilaire des antennes est très court et renflé. Pattes jaune- 
clair et luisantes. Les tibias sont couverts d’écailles poilues 
peu serrées et plus longues à leur extrémité, Les deux pai- 
res d’ergots des tibias postérieurs sont assez longues. Le 
ventre est jaune. Le pinceau anal, d’égale longueur chez les 
deux sexes, est orange passant au noir vers les deux côtés. 
Front jaune-d’or, thorax vert bronzé, collier, épaulettes et un 
trait médian du corselet jaunes. Abdomen jaune, les segments 
à lisérés verdâtres ou bleuâtres à reflet argenté. 

Le bord costal, le bord interne et les nervures des ailes 
antérieures garnis d’ecailles jaune-d’or; cependant ces écailles 
s'usent facilement, surtout sur les nervures, et alors apparaît 
le fond noir-brun, qu’elles recouvrent. La bande transversale 
médiane est médiocrement large, noir-brun, un peu cunéiforme, 
extérieurement bordée d’un brun et violet euivre. De la bande 
vers l’apex se prolonge une ombre oblique d’un brun noi- 
râtre. La cellule discoïdale et une petite partie du fond entre 
la bande transversale et le bord extérieur sont transparentes 
et à jeu d’opale. 


118 


Ailes posterieures transparentes; nervures brunes vers la 
base, couvertes d’ecailles jaunes ainsi que le bord anterieur 
et la base des ailes. La lunule souscostale, partant du bord 
antérieur et allant jusqu'à la cellule b, présente un trait cu- 
néiforme, oblique. 

La frange de toutes les ailes est d’un brun noirätre, un 
peu plus claire vers l'extérieur et un peu luisante. Le bord 
terminal est de même d'un brun noirätre et luisant. 

Cette remarquable Sesia a été découverte par M. Chris- 
toph dans un défilé près de Kasikoparan; elle volait vers la 
fin de Juillet. 


LEPIDOPTERA 


aus dem Achal-Tekke-Gebiete 
Von H. CHRISTOPH. 
(Planches VI, VII, VIII et XV). 


Zweiter Theil. 


154. Phorodesma Fulminaria Ld.—Nur ein Männchen 
wurde bei Nuchur gefangen. 


155. Eucrostis Herbaria Hb. — Ein Männchen wurde 
am 27. Mai bei Nuchur, ein sehr schönes und fast doppelt 
so grosses Weibchen Anfang Mai bei Askhabad an der 
Lampe gefangen, 

var. Advolata Ev. —Das einzige, bei Askhabad gegriffene 
Exemplar, das später zu Grunde ging, unterchied sich nicht 
von den südrussischen. 

156. Nemoria Pulmentaria Gn.— Das einzige Pärchen 
stammt von Askhabad; Anfang Mai. 

157. Acidalia Rufaria Hb.—Diese Art war bei Nuchur 
nicht selten; die Exemplare sind bleicher, als die transkauka- 
sischen. 


158. Acidalia Ossiculata Ld.—Sie flog recht häufig bei 
Nuchur und zwar an kräuterreichen Abhängen; Anfang Juni. 


159. Acidalia Moniliata F.—Ich fing diese Art mehr- 
fach an der Lampe in der Umgegend von Nuchur; die Stücke 
sind kleiner und weniger lebhaft gezeichnet, als die europäi- 
schen und transkaukasischen; namentlich treten die weissli- 
chen Flecke nicht so scharf hervor; 14.—27. Juni. 


160. Acidalia Dimidiata Hfn. - Einige Exemplare wur- 
den von General Komaroff bei Askhabad gefangen. 


161. Acidalia Camparia HS. — Ich fing ein Männchen 
dieser Art am 10. Juni bei Nuchur. 


162. Acidalia Virgularia Hb.—Selten bei Nuchur. 


163. Acidalia Straminata Tr.- Die zwei Pärchen, die 
ich bei Nuchur fand, sind etwas heller, als meine deutschen, 
südrussischen und transkaukasischen Stücke; auch ist der Hin- 
terrand weniger geschwungen und erscheinen die Vorderflügel 
desshalb etwas mehr zugespitzt. 


164. Acidalia Obsoletaria Rbr.— War ebenfalls in der 
Umgegend von Nuchur nicht selten. Diese Art variirt ziemlich 
beträchtlich; einige, besonders weibliche Stücke, zeigen eine 
sehr kräftige und dunkle Bindenzeichnung auf ziemlich hel- 
lem Grunde; bei anderen dagegen ist der Flügelgrund mehr 
gelblich und die Bindenzeichnung weit schwächer. 


165. Acidalia Pecharia Stgr. — Zwei ziemlich grosse 
© ® wurden am 20. Juni bei Nuchur gefangen; sie weichen 
von den ungarischen Exemplaren durch lichteren, gelblichen 
Flügelgrund und durch deutlicher hervortretende Bindenzeichnung 
ab; auch sind sie grösser. 

166. Acidalia Inornata var. Deversaria HS.—2 dd 
von Nuchur. 


167. Acidalia Adulteraria Ersch.—Zwei ziemlich abge- 
flogene Männchen fing ich am 17. Mai bei Askhabad an der 
Lampe. Neben diese Art gehört die durch ihre Zeichnung 
sehr nahe verwandte A. Ansulata Ld. aus Persien. 


168. Acidalia Halimodendrata Ersch. — Diese nicht 
häufige Art flog vom 12. Mai an bei Askhabad; auch fing 
ich sie am 5. Juni in der Nähe von Geok-Tepe; sie liebt 
feuchte Wiesen. 


169. Acidalia Beckeraria ld. — Eine der gemeinsten 
und verbreitetsten Arten, die von April bis Mitte Mai überall 
in der Steppe vorkommt, — so bei Askhabad, Nuchur und Ki- 
sil-Arwat. Sie variirt nicht unerheblich, sowohl in der Fär- 
bung, die bald mehr röthlich, bald mehr gelblich ist, als auch 
in Bezug auf die Deutlichkeit der Querlinien. 


170. Acidalia Marginepunctata Göze.—Nur 2 Weib- 
chen von Nuchur; das eine derselben zeigt eine schwärzliche 
Ausfüllung der beiden mittleren Querlinien. 


171. Acidalia Flaccidaria 7.— Ziemlich selten bei Ask- 
habad; fliegt im Mai und gleicht vollständig den kaukasi- 
schen Stücken. 


172. Acidalia Ornata Se. —Ein grosses G' von Nuchur. 


173. Boarmia Cocandaria Ersch. (Pl. VI. fig. 2 a, b).— 
Dieser Spanner wurde mehrfach bei Askhabad und Nuchur, 
und zwar vom 8. Mai bis zum 15. Juni an der Lampe ge- 
fangen. Die Abbildung in Erschoft’s Lepidoptera in expeditione 
Turkestaniensi, duce A. P. Fedtschenko, collecta, tab. IV. fig. 63, 
ist, was die Oberseite anbetrifft, so wenig gelungen, dass eine 
abermalige Darstellung zweckmässig erschien. 


174. Fidonia Hedemanni Chr. (Pl. VI. fig. 3). — Alis 
anticis cretaceis, strigis ambabus, antica recta unidentata, postica 


122 
tridentata, puncto crasso medio, maculis magnis antelimbalibus, 
atomis irroratis fusco-brumneis, ciliis albidis fusco-varüs; posti- 
cis infuscatis, albide conspersis, fascia media bifracta obsoleta 
fusca. 

1 & Exp. al. ant. 8 mm. 

Die Zugehörigkeit dieser Art zur Gattung Fidonia, wohin 
ich sie einstweilen gestellt habe, ist mir zweifelhaft. Soweit 
die Untersuchung des Flügelgeäders bei dem einzigen Exemplare 
möglich war, liess sich keine Abweichung von der Gattung 
Fidonia feststellen. Die Flügelform indessen weicht ziemlich 
erheblich ab und erinnert dieser Spanner, freilich nur in die- 
ser Beziehung, an Chondrosoma Fiduciaria Ank. 

Augen gross und stark hervortretend; Spiralzunge kurz; 
Palpen sehr kurz, locker und nicht lang behaart. Fühler mit 
ziemlich dickem Schaft, der oberseits, von der Wurzel bis ge- 
gen die Mitte, dunkelbraun, weiterhin gelblich weiss ist; mit 
sehr feinen und ziemlich kurzen Kammzähnen. Brust und 
Schuppenhaare der Beine weiss, mit wenigen feinen, schwar- 
zen Atomen. Die dunkelbraunen Tarsenglieder sind an ihren 
Enden weiss geringelt. Der ziemlich breite Thorax ist krei- 
digweiss, mit schwarzbraunen Schuppen gemischt. Hinterleib 
ziemlich kurz, braun, mit weisslichen Segmenträndern. Vor- 
derflügel mit fast geradem Vorderrand, an der Spitze mässig 
abgerundet. Aussenrand leicht geschwungen. Der kreideweisse 
Flügelgrund ist mit groben schwarzbraunen Schuppen, die 
sich hie und da zu kurzen Querstrichen vereinigen, recht 
reichlich bedeckt. Eine vordere, dunkelbraune, gerade, dicke, 
vertikal gerichtete Querlinie beginnt am Costalrande fleckartig, 
und tritt nach aussen in einem stumpfen Zacken vor. Die hin- 
tere, gleich kräftige Querlinie verläuft ziemlich in derselben 
Richtung, hat aber 3 auswärts gerichtete Zacken; auswärts 
ist dieselbe weiss flankirt. Auf ihrer Innenseite ist mit der- 
selben ein dicker Mittelpunkt verbunden. Im Saumfelde befin- 


123 


den sich vor der Spitze und auf der unteren Hälfte, nach 
dem Innenwinkel zu, grössere Flecke, von denen der an der 
Spitze, auf der Aussenseite, 3 Zacken hat. Alle diese Quer- 
linien und Flecke sind sehr dunkelbraun; desgleichen der sehr 
seicht gekerbte Saum. Die weisslichen Franzen sind etwas 
unregelmässig schwarzbraun gescheckt. 

Die Hinterflügel sind weisslich und rauchgrau gemischt, 
mit einer hellbraunen, zweimal ausgebuchteten, nicht scharf 
begränzten Mittelbinde. Zwischen ihr und der Wurzel ist am 
Innenrande der Anfang einer sehr verloschenen Binde zu er- 
kennen. Der Saum ist ebevfalls braun; die Franzen sind grau- 
braun und weisslich gefleckt. 

Die Unterseite hat auf den Vordertlügeln dieselbe Zeichnung, 
wie oben, nur etwas matter. Auf den Hinterflügeln, die ent- 
schieden weisslich sind, ist der Vorderrand, die Mittelbinde 
und der Saum deutlicher, als auf der Oberseite. 

Dieser, wie es scheint, sehr seltene Spanner, wurde am 
10. Mai in Askhabad an der Lampe gefangen. 


175. Phasiane Glarearia Brahm. — Bei Nuchur häufig 
und in recht grossen Exemplaren. 


176. Scodiona Tekkearia Chr. (Pl. VI. fig. 4). — Alis 
albide-cinereis, brunnescente conspersis, strigis ambabus, interna 
obsoleta, curvata, externa in angulum fracta, dentata; in posti- 
cis magis expressa, striolisque cellularibus fuscescentibus. 

& lu Exp. allant 941 um. 

Kopf mit ziemlich abgeplatteter, anliegend behaarter Stirn. 
Palpen schräg aufwärts gerichtet; das Mittelglied derselben — 
mit rauh abstehender Behaarung, das Endglied —dick, jedoch 
anliegend beschuppt. Fühler mit nicht besonders langen Kamm- 
zähnen, die bis an die Spitze reichen. Thorax breit, mit fei- 
ner etwas lockerer Behaarung und so, wie der Hinterleib, 


124 


licht gelb oder staubgrau. Afterbusch nicht lang. Beine kräf- 
tig. Hinterschienen mit 2 Paar Dornen. 

Die Vorderflügel sind mit fast geradem Vorderrande und 
nach dem Innenwinkel mehr eingezogen, als bei der ihr zu- 
nächst stehenden Sc. Conspersaria. Die Farbe beider Flügel 
ist ein lichtes Gelbgrau, das aber zum grösseren Theile von 
gelbbraunen und dunkelgrauen, besonders auf den Hinterflü- 
geln zu Querstrichen sich vereinigenden Schuppen überdeckt 
wird. Von den beiden Querbinden oder Linien beginnt die vor- 
dere nur wenig vor der Hälfte des Vorderrandes; sie ist sehr 
verloschen, seicht bogenförmig nach Aussen geschwungen. Die 
hintere beginnt ziemlich kräftig etwas hinter dem letzten 
Drittel des Vorderrandes und bildet, zwischen Rippe 6 und 7 
nach Aussen tretend, einen Winkel; von hier aus verläuft sie 
ziemlich parallel dem Hinterrande, bildet mehrere deutliche, 
wenn auch verschieden starke, unregelmässige Zacken und 
endet am Innenrande als kleiner, verdickter Fleck. Zwischen 
dieser hinteren Querlinie und dem Saume befindet sich noch 
eine kaum bemerkbare Schattenlinie. Auf den Hinterflügeln 
setzen sich die Querbinden der Vorderflügel etwas kräftiger 
und deutlicher fort; die hintere ist aber seichter ausgezackt. 
In der Mitte zwischen den zwei Querlinien ist auf beiden 
Flügeln, am Schluss der Mittelzelle, ein wenig bemerkbares, 
dunkles, kurzes Querstrichelchen. Der Saum ist nur sehr 
seicht gewellt. Die Franzen sind auf der Saumhälfte gelb- 
lich, nach aussen weisslich; dazwischen zieht sich eine breite 
graue, mehr schattenartige Theilungslinie hin. 

Die Unterseite der Flügel ist gelblich weiss; die Querli- 
nien und der Mittelstrich scheinen auf den Vorderflügeln nur 
wenig durch, während sie auf den Hinterflügeln kräftig her- 
vortreten. 

Das einzige Männchen wurde am 18. Juni bei Nuchur 
auf einer grasigen Steppenfläche gefangen. 


177. Aspilates Innocentaria Chr. (Pl. VI. fig. 5). — 
Antennis albis, brunneo-bipectinatis; alis anticis subacutis cre- 
taceis, leviter fusco-conspersis, striola media, strigis duabus, an- 
tica obsoleta curvata, postica crenulata et umbracula strigosa 
subrecta inter eas lutescente-brumneis; posticis strigis obsoletioribus 

Exp. al. ant. 19 mm. 

Diese Art erinnert an A. Strigillaria v. Cretaria Ev., ist 
aber stets grösser und hat andere Zeichnung und Querbinden. 

Das Männchen hat braune, bis an die Spitze ziemlich 
dick beschuppte Palpen, welche nur wenig aufwärts gerichtet 
sind; die Spitze derselben ist weisslich; Stirn weiss. Fühler 
mit kräftiger weisser Geissel und dunkelbraunen, nicht sehr 
langen Kammzähnen. Brust und Bauch weiss. Beine hellbraun, 
auf der Oberseite leicht weisslich bestäubt. Das Weibchen hat 
weissliche Palpen; der Kopf und die fadenförmigen Fühler 
sind ebenfalls weiss. Oberkörper kreideweiss, beim d' mit 
verlängerten Afterhaaren. Die kreideweissen Flügel sind beim 
d' reichlicher, beim @ nur wenig braun bestäubt. Die vor- 
dere Querlinie ist bei dem &' sehr verloschen, bei einem ® 
garnicht, bei dem anderen als feine, deutliche Bogenlinie 
sichtbar. Die hintere, deutliche, seicht gezahnte Querlinie 
nimmt ihren Anfang nicht sehr weit von der Spitze und ist 
nur wenig geschwungen. Zwischen beiden, aber nicht genau 
in der Mitte, sondern mehr nach Aussen und hinter dem 
Mittelstrich, an dem Schluss der Mittelzelle, geht in schräger 
Richtung ein fast gerader Streifschatten quer durch die Flü- 
gel. Auf den Hinterflügeln setzt sich diese Bindenzeichnung 
fort, aber der Mittelschatten reicht nicht bis an den Vor- 
derrand, sondern nur wenig über den kleinen Mittelfleck hin- 
aus. Alle diese Querlinien sind gelbbraun. Der Saum ist braun, 
die Franzen weiss. Auf der Unterseite, die reichlicher dunkel 
bestäubt ist, als die Oberseite, sind auch die Mittelpunkte und 
Querlinien deutlicher, als oben; der Mittelschatten fehlt jedoch. 


126 


1 d und 2 QQ wurden am 16. Juni bei Nuchur auf 
einer Steppenwiese gefangen. 


178. Eusarca Badiaria Frr.—2 © © wurden bei Nu- 
chur am 10. Juni gefangen. Von den südrussischen Exem- 
plaren weichen sie durch etwas lichteres, mehr röthliches Grau 
und kräftigere Zeichnung ab. 


179. Eusarca Pellonaria Stgr. (Pl. VI. fig. 6a, b).— 
Bei Nuchur, im Juni, auf kräuterreichen, mit Gebüsch durch- 
setzten Stellen, nicht selten. Das @ erscheint ziemlich spät, 
wenn das 4 meistentheils schon abgeflogen ist. E. Pellonaria 
Stgr. steht der nordpersischen E. Terrestraria Ld. sehr nahe 
und sind beide vielleicht nur Localracen einer Art. 


180. Eusarca Vastaria Chr. (Pl. VI. fig. 7).—Die Abbil-- 
dung dieses, bisher nur bei Krasnowodsk gefundenen Span- 
ners ist in den Horae S. E. R. T. XII, pl. VII, fig. 31 u. 32 
enthalten; sie ist aber so schlecht und unkenntlich, dass es 
geboten schien, die Art noch einmal im Bilde darzustellen. 


181. Eusarca Cuprinaria Chr. (Pl. VI. fig. 8 a, b).— 
Nur ein ® wurde am 20. Mai, am Fusse des Gebirges in 
der Nähe von Askhabad gefangen. Diese stets seltene Art 
wurde von mir ausserdem noch in Nord-Persien und bei 
Ordubad gefunden. Auch von dieser Art genügte die ganz 
unkenntliche Abbildung (l. ce. fig. 33) nicht. 


182. Sterrha Anthophilaria ab. Subsacraria Stgr. — 
Das einzige & dieser Art wurde von Herrn General Koma- 
roff bei Askhabad gefangen. 


183. Lythria Purpuraria 1. — Ein Pärchen von Geok- 
Tepe; gross mit wenig Zeichnung. 


184. Lithostege Flavicornata Z.—Ein abgeflogenes € 
wurde am 16. Juni bei Nuchur gefangen. 


127 


185. Lithostege Griseata Schiff.—Ein © ,am 3. Mai, 
bei Askhabad. 


186. Lithostege Duplicata Hb.—Ich fing ein Pärchen 
dieser Art, und zwar in ziemlich kleinen Exemplaren, an den 
Laternen einer Eisenbahnstation zwischen dem Busen von Mi- 
chailoff und Kisil-Arwat; am 15. April. 


187. Lithostege (Anaitis) Excelsata Ersch. (Pl. VI. 
fig. 12). — Diese Art, die bald lichter oder dunkler gefärbt, 
bald schwächer oder schärfer gezeichnet ist, dürfte, schon der 
Flügelgestalt und Zeichnung nach, zu Lithostege zu setzen sein. 
Erschoff stellte sie zu Anaitis wegen der nicht verdickten 
Vorderschienen.—Nach Vergleich einer beträchtlichen Anzahl 
von Exemplaren, stellte sich heraus, dass die Vorderschienen, 
wenn auch nicht besonders stark, so doch nicht weniger ver- 
dickt sind, als bei den meisten anderen Zithostege-Arten. Viel- 
leicht dürfte diese Art sogar eine besondere Gattung bean- 
spruchen. Das Flügelgeäder gleicht dem von Lithostege und 
Anaitis, nur ist Rippe 3 und 4 vereinigt, d. h. aus einem 
gemeinschaftlichen, aus der unteren Ecke der Mittelzelle aus- 
gehenden Stamm, treten, nicht weit vom Hinterrande, Rippe 
3 und 4 gabelförmig hervor, | 

Eine nochmalige Abbildung schien nicht überflüssig, da 
dieselbe bei Erschoff (Lep. in exp. Turk., duce A. P. Fed- 
tschenko, coll. tab. IV fig. 71) nicht besonders kenntlich ist. 


188. Lithostege Luminosata Chr. (Pl. VI. fig. 9).— 
Alis antieis dilute ochraceis, strigis duabus obsoletis, tantum in 
nervis expressis brunnescentibus, posticis lutescente-griseis. 

Exp. al. ant. 13 mm. 

Das einzige Männchen dieser wenig gefärbten Art ist, bis 
auf die theilweise abgestossenen Franzen, genügend erhalten, 
um es zu beschreiben. Am Besten lässt sich diese Art zu L. 
Flavicornata Z. stellen. 


128 


Kopf und Palpen hell bräunlich gelb; das kurze Endglied 
der letzteren weisslich; das Mittelglied ziemlich dick be- 
schuppt. Der Thorax und Hinterleib grau-gelb. 

Die Vorderflügel haben ziemlich genau die Gestalt der- 
jenigen der ZL. Flavicornata Z.— Sie sind hellbräunlich oder 
ockergelb. Die Bindenzeichnung ist sehr schwach und nur auf 
den Rippen und am Rande deutlicher, d. h. dunkler röthlich- 
graubraun. Die vordere, nur sehr wenig bemerkbare Querlinie, 
ist, sehr nahe an der Wurzel, leicht gebogen; die zweite, etwas 
vor der Mitte, ist ziemlich stark geschwungen. Zwischen diesen 
beiden stehen als Spuren einer Querlinie 2—3 wenig bemerk- 
bare Fleckchen oder Punkte. Die hintere Querlinie hat einige 
seichte Auszackungen. Im Saumtheil sind noch zwei, nur sehr 
schwach angedeutete Wellenlinien, die sich, gegen den Innen- 
rand zu, vereinigen. Franzen—gelblichweiss, Hinterflügel licht 
gelblich grau gewässert. 

Unterseite weisslich gelbgrau, am Vorderrande der Vor- 
derflügel etwas dunkler, mit durchscheinender hinterer Quer- 
linie nächst dem Vorderrande. 

Das einzige G' wurde am 28. April bei Askhabad ge- 
fangen. 


189. Lithostege Amoenata Chr. (Pl. VI. fig. 10).— Alis 
anticis albo-griseis, fasciis duabus latis brumneo-impletis, antica 
obliqua in medio cuneata, nigrocincta, albo-circumscripta, fusco 
limitata, postica striga subsinuata, composita e lineis 4 nigris, 
cum linea arcuata bidentata alba puncto discoidali nigro; ciliis 
albis, fusco-maculatis; posticis griseis, venis infuscatis, fusciis 
duabus albidis. 

Exp. al. ant. 17 mm. 

Die Zeichnung und Färbung dieses schönen Spanners erin- 
nert sehr an die der Anaitis Numidaria HS., doch gehört er 
wegen der kurzen Vorderschienen mit Dornen in die Gattung 


129 


Lithostege, und zwar neben Farinata Hufn., da die anderen 
Lithostege-Arten nur einen Dorn haben. 

Die Palpen haben unten kammartie abstehende, weisse 
Haarschuppen, die mitunter, etwas nach vorn, braun gemischt 
sind und bis an die Spitze des nicht langen Endgliedes rei- 
chen. Letzteres ist an den Seiten braun, oberhalb weiss ge- 
mischt. Die Augen haben zwischen den Facetten feine, roth- 
farbene, kurze Härchen. Die Stirn ist mit einem dieken. weiss- 
grauen Haarschopf versehen, der ziemlich beträchtlich hervor- 
ragt. Das Wurzelglied der Fühler ist kurz, verdickt. "Die 
Fühler des & sind sehr kurz bewimpert; die Beine sind 
ziemlich kräftig, die Tarsenglieder lichtbraun, an den Enden 
weisslich. Die Schienen, die Brust und der Bauch sind weiss- 
grau; der Thorax weissgrau und schwarzbraun gefleckt. Hals- 
kragen und Schulterdecken sind schwarzbraun gesäumt; des- 
gleichen auch die beiden ersten Hinterleibsglieder. Die übrigen 
Segmente sind gelbgrau, gelblichweiss gerandet. 

Die Vorderflügel sind spitz. Der Grund ist ein sehr helles, 
etwas bläuliches Grau. Die Zeichnung darauf besteht aus zwei 
breiten Binden, die im Allgemeinen aus schwarzen Parallel- 
linien, mit brauner Ausfüllung dazwischen, zusammengesetzt 
sind. Die vorderste ist schräg gerichtet; sie beginnt am Vor- 
derrande mit 3 fleckartigen Anfängen, ist nach aussen gerichtet 
und bildet hier einen ziemlich spitzen Winkel. Dieser ist aber 
nur wenig erkennbar, da der weisse Flügelgrund hineintritt. 
Von hier an geht nun, schräg nach dem Innenrand, nicht 
weit von der Wurzel entfernt, eine dicke schwarzbraune Linie. 
Nach aussen besteht die Begränzung aus schwärzlichen Dop- 
pellinien, mit hellbrauner Ausfüllung und schwarzen Flecken 
auf den Rippen. Diese äussere Begrenzung ist bei einigen 
Exemplaren ziemlich verloschen und dann fast nur als dun- 
kelgrauer Streif zu bezeichnen. Zwischen beiden befindet sich 
ein, ebenfalls aus 2 schwarzen Linien mit brauner Ausfüllung 

9 


er 


bestehender, vor dem Vorderrande in eine scharfe Spitze aus- 
laufender Keilstreifen, der auf beiden Seiten weiss eingefasst 
ist. Die hintere Binde ist fast ebenso breit, leicht geschwun- 
gen und wird von 4 schwarzen, auf den Rippen fleckartig 
verdickten Linien gebildet, zwischen denen die Ausfüllung 
hellgraubraun ist. Durch diese Binde schlängelt sich, 2 grös- 
sere stumpfe Zacken bildend, eine scharf schwärzlich begränzte, 
dicke, weisse Linie. Die Binde wird nach aussen von einer 
dicken, weissen Wellenlinie begränzt, die, wenig vor der Spitze, 
mit einigen, verschieden grossen Zacken anfängt, dann aber ohne 
Auszahnungen in den Innenwinkel geht. Aus der Spitze geht, bis 
unter die dritte Zacke der Wellenlinie, ein schwarzbrauner 
Schrägstrich. Genau zwischen beiden Binden ist, nicht sehr 
weit vom Vorderrande, in einem weisslichen Längswisch, ein 
deutlicher schwarzer Punkt. Die Saumlinie ist schwarz, auf 
den Rippenausgängen von Grau unterbrochen. Die Franzen 
sind weiss, regelmässig schwarzbraun gefleckt. 

Die Hinterflügel (ohne Innenrandsrippe, 6 und 7 kurz 
gestielt) sind grau, nach aussen etwas verdunkelt; die Rippen 
schwärzlich, mit ebensolchen Mittelstricheln als Schluss der 
Mittelzelle. Hinter der Mitte befinden sich zwei nicht sehr 
breite, weisse Binden, deren äussere stärker, als die innere, 
gebogen ist. Die Franzen sind hell und dunkelgrau gescheckt. 

Auf der Unterseite ist der Diskus der Vorderflügel rauch- 
grau und hellbraun gemischt, der Vorderrand weisslich be- 
stäubt, und die weisse Linie in der Hinterbinde und die Wel- 
lenlinie deutlich. 

Die Hinterflügel sind weissgrau, mit schwärzlichen Schuppen 
bestreut; die beiden weissen Binden treten recht deutlich hervor. 

Dieser Spanner flog, gegen Ende April, auf den Grasabhän- 
gen des Kopet-Dagh-Gebirges, bei Askhabad. Aufgescheucht, 
liess er sich in einer Entfernung von S—10 Schritt wieder 
ins Gras nieder. 


151 


190. Lithostege Usgentaria Stgr. (Pl. VI. fig. 11). — 
Es ist mir nicht bekannt, ob diese Art schon von Dr. Stau- 
dinger beschrieben worden ist. Ich unterlasse daher eine viel- 
leicht nochmalige Beschreibung bis auf Weiteres und es folgt 
hier nur die Abbildung des zierlichen Spanners, den ich im 
April in den gras- und kräuterreichen kleinen Schluchten der 
Mergelhügel bei Krasnowodsk fing. 


191. Anaitis Plagiata L. — Nuchur. 


192. Scotosia Rhamnata Schiff. — Von Askhabad und 
Nuchur; die Exemplare sind ziemlich gross. 


193. Cidaria Fluctuata L.— Nicht selten in den felsi- 
gen Schluchten des Gebirges bei Askhabad. Fliegt im Mai. 
Alle von mir gefangenen Stücke, so wie auch die transkau- 
kasischen, unterscheiden sich von den deutschen und russi- 
schen Exemplaren, — bei denen der obere Theil der Mittel- 
binde immer etwas breiter und schwarzbraun ist, —durch stets 
röthliche Ausfüllung; auch setzt sich die Mittelbinde in glei- 
cher oder nur wenig blasserer Färbung bis an den Innenrand 
fort. — Diese constanten Unterschiede dürften mindestens auf 
eine Lokalvarietät hindeuten. 

194. Cidaria Bigeminata Chr. (Pl. VII. fig. 1). — Alis 
anticis albo-cinereis, leviter rufescente conspersis, prope basin 
fuscis, fascia media determinata lineis duplicatis fuscis; posticis 
unicoloribus albide-cinereis. 

1 & Exp. al. ant. 13 mm. 

Von der ihr nächstverwandten Cid. Designata Rott. unter- 
scheidet sich diese, leider nur in einem d& Exemplar gefan- 
gene Art durch gestrecktere, mehr zugespitzte Vorderflügel, 
geraderen Hinterrand, durch die aus zwei Doppellinien beste- 
hende, mit dem Weissgrau der Flügelfarbe ausgefüllte Mittel- 
binde, die auch aussen eine stumpfe und viel seichtere Aus- 

g* 


132 


zackung hat, und endlich durch die hellen, zeichnungslosen 
. Hinterflügel. 

Die Palpen sind dunkelbraun, mit kurzem, stumpfem, grauem 
Endgliede; die Fühler haben zweireihige, kurze Kammzähne. 
Die Beine sind dünn beschuppt, bräunlich grau; der Thorax — 
weissgrau, braun und schwärzlich gemischt; der Hinterleib — 
grau, an den Segmenträndern, seitwärts, braun. 

Die Vorderflügel, mit etwas vorgezogener Spitze, und schrä- 
sem, fast garnicht ausgebogenem Aussenrande, sind weissgrau, 
mit feinen rothbraunen Schuppen nicht sehr dicht bestreut. 
Durch zwei dicke, schwarzbraune Querlinien mit rothbrauner 
Ausfüllung wird ein sehr kleines Wurzelfeld scharf abgegränzt; 
nur die Flügelwurzel bleibt hellgrau '). Der Vorderrand ist, 
von hier an, bis fast zur Mittelbinde — schwarz. Die Mittel- 
binde besteht aus zwei schwarzbraunen Doppellinien, zwischen 
denen die Ausfüllung rothbraun ist; der übrige Mittelraum 
hat das lichte Grau des Flügelgrundes. Die äusseren Begrän- 
zungslinien derselben sind in ihrer oberen Hälfte besonders 
kräftig °). Die innere Begränzung der Mittelbinde macht nach 
aussen einen fast rechten Winkel °), und hier steht, nahe daran, 
auf der Innenseite, ein dicker schwarzer Punkt, der bei Cid. 
Designata kleiner und weiter nach der Mitte der Binde ge- 
rückt ist. Die äussere hat stumpfere und viel weniger vor- 
springende Zacken. Zwischen ihr und der Spitze ist am Vor- 
derrande ein kleiner Doppelfleck, von dunkelbrauner Farbe, 
den Anfang von zwei sehr verloschenen Wellenlinien bildend. — 
Der Saum ist schwarz punktirt; die Franzen sind lichtgrau, 
mit rothgrauer, auf den Rippen unterbrochener Theilungslinie. 


') Bei Cid. Designata ist das etwas grössere Wurzelfeld zwar ebenso 
scharf, aber weniger dunkel abgegränzt. 

?) Bei Cid. Designata ist die Ausfüllung der Binde roth und der äussere 
Begränzungstheil besteht aus drei Parallellinien. 

5) Bei Cid. Designata ist sie nur gebogen. 


133 


Die Hinterflügel sind weissgrau, mit gelblichem Anflug, zeich- 
nungslos. Der Saum ist schwarzbraun gefleckt; die Franzen 
sind weissgrau, mit kaum merklich dunklerer Theillinie. 

Die Unterseite der Vorderflügel ist grau gewässert, mit nur 
wenig durchscheinender Mittelbinde, deren hintere Gränzlinie 
am deutlichsten hervortritt. Hinterflügel—gelblich-weissgrau. 

Der Spanner wurde mit F’laxctuata an Felsen des Kopet- 
dagh, bei Askhabad, gefangen. 


195. Cidaria Fluviata Hb.— Einige Stücke wurden bei 
Askhabad von General-Lieutenant Komaroff gefangen. 


196. Cidaria Riguata Hb. — Nur ein € von Nuchur, 
von ziemlich lichter Färbung, besonders der Hinterflügel, und, 
mit sehr deutlich, weiss gesäumter Mittelbinde auf der Aus- 
senseite. 


197. Cidaria Putridaria HS. — Einige Stücke wurden, 
vom 14. bis zum 18. Juni, bei Nuchur an Felsen gefangen. 


198. Cidaria Corollaria HS. — Zwei G 4 wurden in 
einer Felsschlucht des Gebirges bei Askhabad gefangen. 


199. Cidaria Permixtaria HS.—1 &, am 14. Juni, bei 
Nuchur. 


200. Cidaria Candidata Schif.—Ein Q von Askhabad; 
im Mai. 


201. Cidaria Bistrigata Tr.—Nur ein G von Nuchur. 


202. Eupithecia Gueneata var. Separata Stgr. (Pl. 
VI. fig. 2). — Ich fing diese Art einige Male am Fusse des 
Gebirges bei Askhabad, und zwar am Lampenlicht. Dr. Stau- 
dinger bestimmte sie als Separata, sagt aber dabei, dass die- 
selbe eine Varietät von Æ. Gueneata Mill. sei. Herr S. Alphe- 
raky stellt unter dem Namen Subpulchrata eine sehr ähnliche 


154 


Species aus Kuldscha auf, die sich jedoch durch das dunkle 
Basalfeld der Vorderflügel von Separata unterscheidet. Mög- 
lich wäre es immerhin, dass auch diese Æ. Subpulchrata Alph. 
eine Lokalform von Gueneata Mill. ist. 

Als eine helle Aberration (Pl. VIT. fig. 3) sehe ich ein 
Q an, das ich am 19. April bei Kisil-Arwat in einer Schlucht 
der nahen Berge fing. Es ist sehr hell und die Mittelbinde 
ist nur unvollständig. 

203. Eupithecia Scalptata Chr. (Pl. VII. fig. 4). — 
Alis anticis subelongatis, brunneo-lutescentibus, vitta media di- 
luta, intersecante fasciam latam mediam nigro-cineream; venis 
lineisque geminatis cingentibus fasciam, linea in medio fasciae 
lineaque undulata antemarginali albis, limbo nigro-maculato; posti- 
cis brunnescente et albide, ad marginem inferiorem nigro-cinereis, 
transverse albo-lineatis, ciliis albidis, fusco alternatis. 

Exp. al. ant. 10—11 mm. 

Auch diese zierliche Art steht der Gueneata Mill. nahe. 
Sie unterscheidet sich aber sehr leicht von ihr durch die fei- 
nen weissen Linien, die die Mittelbinde einfassen und die Mitte 
durchziehen, so wie auch durch die weissen Rippen. Ausser 
mit Gueneata und Subpulchrata Alph. hat sie mit keiner an- 
deren Art Aehnlichkeit. 

Palpen mit kammartig beschupptem, hellgrauem Mittel- 
gliede und spitzem, weisslichem, etwas abwärts gerichtetem 
Endgliede. Die weissgraue Stirn mit einem kurzen, kegelför- 
migen, dicht anliegend braun beschuppten Fortsatze. Die röth- 
lichgelben Fühler des &, sehr kurz zweireihig bewimpert. 
Beine hellgrau an den Schienen, auf der Oberseite leicht 
gebräunt. Fussglieder hellbraun und weisslich geringelt. Thorax 
hellgrau, gelblichbraun gemischt. Hinterleib bräunlich grau- 
gelb, auf der Mitte mit weisslichem Längsstreifen; das vordere 
Segment zu beiden Seiten dunkelbraun. Am Ende eines jeden 
Segments ist, zur Mitte hin, ein schwarzes Pünktchen. 


Vorderflügel gestreckt und ziemlich spitz. Sie haben als 
Grundfarbe ein helles Gelbbraun, das aber durch einen brei- 
ten, nirgends abgegränzten, weissen Längswisch, der ungefähr 
durch die Mitte der Flügel zieht, sehr eingeschränkt wird. 
Den lichtbraunen Basaltheil durchzieht ebenfalls eine dicke, 
weissliche Querlinie. Die Mittelbinde ist fast ebenso breit, wie 
bei Gueneata var. Separata und von sehr dunkelgrauer Farbe, 
doch wird sie in viel grösserer Breite, als bei jener Art, von 
dem weissen Längswisch, dem innerhalb der Binde auch etwas 
Braungelb beigemischt ist, unterbrochen. Sie ist auf beiden 
Seiten von gedoppelten, feinen weissen Linien eingefasst und 
wird, ihrer ganzen Länge nach, von einer einfachen, etwas 
dickeren, weissen, schwarzbraun eingefassten Linie durchzogen. 
Die Rippen sind bis kurz vor dem Hinterrand, oder richti- 
ger, bis zur deutlichen, ‚unregelmässig gezackten Wellenlinie— 
weiss. Saum — schwarz, auf den Rippenenden von Weiss unter- 
brochen. Die Franzen aller Flügel sind weiss, mit einer 
schwarzgrauen, dieken Theillinie, die auf den Rippenausgän- 
gen vom Weiss durchbrochen wird und daher aus regelmässig 
abwechselnden schwärzlichen Flecken zu bestehen scheint. 

Die Hinterflügel haben die Färbung der vorderen, näm- 
lich eine Mischung von hellem Gelblichbraun und Weiss. Auf 
der Innenrandshälfte und am Aussenrande setzt sich die Binden- 
zeichnung, sowie die Wellenlinie deutlich fort. 

Auf der Unterseite herrscht ein schwärzliches Grau vor, 
auf dem sich auf den Vorderflügeln die Mittelbinde, ein 
oben nicht sehr bemerkbarer Mittelfleck und die weisse Wellen- 
linie deutlich erkennen lassen. Die Hinterflügel sind, ebenfalls 
in grauer und weisslicher Zeichnung, unten viel schärfer, als 
oben gezeichnet. 

Ich fing diese schöne Eupithecia am 1. und 2. Mai bei 
Askhabad am Lampenlicht. Die Geschlechter unterscheiden sich 
nur durch ihre Grösse; auch ist das &' stets etwas dunkler 


136 


gefärbt. Auch im Araxesthal, und zwar bei Ordubad, wurde 
diese Art gefangen. 


204. Eupithecia Demetata Chr. (Pl. VII. fig, 5). — 
Alis antieis subelongatis rufescente-cinereis, postice infuscatis, 
lineis partim geninatis, transversalibus arcuatis undatis, vel 
denticulatis quatuor nigris; posticis cinereis, externe fusco-con- 
spersis, ad marginem interiorem lineolis tribus fuscis. 

Exp. al. ant. 11 mm. 

Sie kommt in Zeichnung und Färbung der E. Venosata F. 
am nächsten; letzere aber ist heller grau und die Querlinien 
derselben haben einen anderen Verlauf. 

Palpen hellbraun, dicht beschuppt, vorn stumpf abgerundet, 
mit kaum aus der Beschuppung hervortretendem Endgliede. 
Stirn grau, mit plattanliegenden Schuppen. Das kurze, nur 
wenig verdickte Basalglied der Fühler ist röthlichgrau; ebenso 
sind die Fühler, die bis zu '/, ihrer Länge dunkler gerin- 
gelt sind. Thorax und Hinterleib sind röthlich gelbgrau. Beine — 
licht graugelb; die hellbraunen Tarsenglieder an den Enden 
lichtgrau. 

Vorderflügel gestreckt und ziemlich spitz; nicht sehr hell 
röthlich graugelb. Die feinen, scharfen, schwarzen Querlinien 
gruppiren sich so, dass zwei breite Binden enstehen, die aber 
nicht hervortreten, weil ihre Ausfüllung dem Flügelgrunde 
gleich gefärbt ist. Die vordere Binde wird also durch 2, ziem- 
lich parallel verlaufende, schwarze Linien gebildet, deren vor- 
dere, ein nicht grosses Basalfeld abschliessend, nahe dem Vor- 
derrande eine runde Ausbiegung macht und sich dann etwas 
einwärts biegt. Die äussere Linie bildet zwei Zacken. Inner- 
halb dieser Binde sind 2 unterbrochene und wenig deutliche, 
schwarzbraune Parallellinien erkennbar. Die innere Begrän- 
zungslinie der 2. Binde nimmt ihren Anfang ein wenig 
hinter der Mitte des Vorderrandes, ist hier ziemlich dick und 


bildet etwas vor der unteren Rippe der Mittelzelle, am Schlusse 
derselben, wo ein wenig in die Augen springendes schwarzes 
Querstrichelchen steht, einen stumpfen Winkel nach hinten, 
und geht dann in ziemlich gerader Richtung, noch zwei nicht 
sehr weit einwärts springende Auszackungen bildend, nach 
dem Innenrand. Ihr nahe verläuft eine feine Parallellinie. 
Die hintere Einfassung ist am kräftigsten. Sie verläuft anfangs 
ziemlich gerade, bildet dann einen seichten Winkel nach in- 
nen, macht nun einen Bogen nach aussen, mit Zähnen und 
einer tiefen Zacke nach innen, um schliesslich zackenfürmig 
den Innenrand zu erreichen. Auch sie hat eine viel schwä- 
chere Parallellinie. Das Saumfeld ist etwas dunkler; man 
sieht in demselben mehrere schwarze Fleckchen und einige 
weisse Pünktchen als Reste einer weissen Wellenlinie. Der 
Saum ist schwarz gestrichelt; die Franzen sind gelbgrau dun- 
kelbraungrau gefleckt. 

Die Hinterflügel sind gelbgrau, etwas lichter, als die vorde- 
ren, auf der Aussenrandhälfte und besonders am Innenrande 
ist die Färbung durch reichlich aufgelagerte grobe Schuppen 
dunkler; nur am Innenrande treten 3 schwarze Querlinien, die 
Fortsetzung der Binden der Vorderflügel, scharf hervor. 

Unten sind die Vorderflügel rauchgrau; am Vorderrande in 
einiger Breite gelblich, am Saum schwärzlich, auf der Innen- 
randshälfte weissgrau. Von den beiden Binden sind nur die 
Linien der hinteren in ihrer oberen Hälfte vorhanden. Die 
Hinterflügel sind unten gelbgrau, mit groben braunen Schuppen 
ziemlich reichlich bedeckt und zeigen einen dunkelbraunen Mit- 
telpunkt und die Binden. FR 

Von dieser schönen Art wurde, am 24. Mai, ein d' auf 
den Vorbergen des Kopet-dagh, bei Askhabad, gefangen, 


205. Eupithecia Stigmaticata Chr. (Pl. VII. fig. 6).— 
Alis anticis rufescente-griseis, area basali, fasciaque lata media 


138 

nigrolimitatis vix obscurioribus, striola cellulae mediae magna 
nigra, linea obsoleta undulata antemarginali albida; posticis 
lutescente-griseis, externe obscurioribus, ad marginem inferiorem 
lineis fuscis fascie anticarum. 

Exp. al. ant. 9—12 mm. 

Dieser Spanner wurde mit der vorigen Art zugleich gefan- 
gen und hat auch mit derselben einige Aehnlichkeit, so dass 
er im System neben ihr zu stehen kommt. Er unterscheidet 
sich von E. Demetata Chr. durch lichtere, röthlichgelbe Farbe, 
durch den Mangel der mittleren, bei Demetata die hintere 
Querbinde nach innen begränzende Querlinie und durch den 
auffallend kräftigen und langen schwarzen Strich am Schluss 
der Mittelzelle. 

Die rauhbeschuppten Palpen mit kurzem, aus den Schup- 
pen des Mittelgliedes nicht heraustretendem Endgliede, sind ' 
röthlichgelb. Kopf, Thorax und Hinterleib röthlich graugelb. 
Fühler auf kurzem, wenig verdicktem Basalgliede gelblich, 
oberseits braun gefleckt, beim kurz bewimpert. Schenkel 
und Schienen der vorderen Beine auf der Aussenseite dun- 
kelbraun, an den anderen Beinen gelbgrau. Fussglieder braun, 
nach dem Ende hin allmälig in Gelbweiss übergehend. 

Die Vorderflügel sind röthlich sandfarben; das nicht breite 
Basalfeld gränzt eine dreimal gezackte, schwarzbraune, feine 
Bogenlinie ab. Nicht allzuweit davon und im Allgemeinen 
derselben parallel ist eine mehrfach, aber nicht tief gezahnte 
Querlinie als innere Einfassung der breiten Mittelbinde vor- 
handen. In dem Raume zwischen ihr und dem Basalfelde 
stehen 2 undeutliche, bräunliche Querlinien. Es ist dieser also 
abgegränzte Raum der Flügelfläche analog der vorderen Binde 
der E. Demetata. Da aber bei Stigmaticata die mittlere scharfe 
Linie fehlt, die bei Demetata nach innen die Aussenbinde 
einfasst, so rechne ich dieses Stück, zwischen der Basalfeld- 
begränzung und der Linie, als Flügelgrund und die Linie 


139 


als innere Begränzung der sehr breiten Mittelbinde, Diese 
Linie ist anfangs kräftig schwarz, wird dann vor der Mitte 
plötzlich schwach und ist überhaupt weniger tief gezahnt, als 
bei E. Demetata. Am Schlusse der Mittelzelle befindet sich 
ein sehr stark und ausgezeichnet hervortretender Quer-oder 
Mondstrich. Zwischen diesem und der hinteren Bindeneinfas- 
sung sind 3 feine, nach dem Innenrand convergirende licht- 
braune Linien. Im Saumfelde ist eine unterbrochene, weissliche 
Wellenlinie nur wenig bemerkbar. 

Die Hinterflügel haben, mit Ausnahme der helleren Vor- 
derrandshälfte, dieselbe Färbung, wie die vorderen. Auf der 
Innenrandshälfte und, wie stets, am Kräftigsten am Innenrande, 
wiederholt sich in kurzen Linien die Zeichnung der Vorder- 
Hügel. Die Franzen haben die Färbung der Flügel, und sind 
leicht grau gefleckt. Der Saum ist zwischen den Rippenaus- 
gängen schwärzlich. Auf den Hinterflügeln ist er etwas wellig. 

Die lichtere Unterseite zeigt die Linien der Oberseite, nur 
zum Theil viel schwächer. 


206. Eupithecia Cingulata Chr. (Pl. VII. fie. 7). — 
Alis luteo-griseis, anticis subacutis, fascia media angulata, fusco- 
signata, fuscescente-grisea impleta, in qua striola cellulae me- 
diae nigra; posticis fascia media obsoleta, puncto cellulari, li- 
neolis marginalibus omnium nigris, ciliis lutescente-griseis, fusco- 
maculatıs. 

1 G Exp. al. ant. 9 mm. 

Der Färbung nach kommt sie der Stigmaticata am näch- 
sten, ist aber durch ihre Zeichnung sehr verschieden davon. 
Ich kenne keine Art, mit der sie zu vergleichen wäre. Palpen 
hellgrau; Kopf, Thorax und Hinterleib gelblichgrau. Fühler 
gelblich, braun geringelt und mit äusserst kurzen Wimpern 
besetzt. Brust un Beine weisslich, mit braunen, am Ende weis- 
sen Fussgliedern. 


Die Vorderflügel sind nicht besonders gestreckt, aber ziem- 
lich spitz. Die Färbung ist ein helles, röthliches Gelbgrau. 
Durch eine wenig deutliche, schwarzbraune Bosenlinie wird 
ein kleines Wurzelfeld abgeschlossen, das etwas dunkler, als 
der übrige Grund ist. Die Mittelbinde ist nicht besonders 
breit und wird von zwei schwarzbraunen Querlinien gebildet, 
von denen die innere in der Mittelzelle einen spitzen, nach 
aussen gerichteten Winkel macht; etwas weiter bildet sie noch- 
mals einen ähnlichen Winkel und verläuft dann einwärts. Die 
äussere Querlinie hat, entsprechend dem Winkel der inneren, 
einen spitzen Vorsprung nach aussen und verläuft dann, mit 
nochmaliger, nicht tiefer Einbuchtung, zum Innenrande. Die 
Binde, die sehr verschmälert ist, enthält einen ziemlich 
dicken, schwarzen Mittelstrich und einige unvollständige, 
dunkelbraune, parallele Querlinien. Am Vorderrande wechseln 
weissliche und lichtbraune Flecken und Streifchen ab. Vor 
dem Saume ist die Färbung etwas dunkler. Die Saumlinie ist 
schwarz, auf den Rippen von Grau unterbrochen. 

Auf den Hinterflügeln ist die Mittelbinde der vorderen, 
eine stumpfe Ecke bildend, nur sehr verloschen vorhanden; 
der an der inneren Einfassung anliegende schwärzliche Mit- 
telpunkt ist dagegen deutlich. 

Die Franzen aller Flügel haben die Färbung des Flügel- 
grundes, unterbrochen durch dunklere Theilungslinien. 

Die Unterseite ist licht-gelblichgrau, mit schwach durch- 
scheinender Binde und Mittelpunkten. 

Das einzige & wurde, am 12. Mai, bei Askhabad an der 
Lampe gefangen. 


207. Cledeobia Moldavica Esp.—Im Juni bei Nuchur; 
ziemlich selten. 


208. Cledeobia Bombycalis Schiff. — Bei Askhabad, in 
einzelnen Exemplaren; von April bis Ende Mai. 


221 


var. Provincialis Dup.—Sie fliest in Askhabad zu glei- 
cher Zeit mit der Stammart und ist viel haüfiger; ich traf 
sie überall am Fusse des Gebirges und auch bei Nuchur. 


209. Cledeobia Infumatalis Ersch. — Ich fand in der 
Steppe, unweit der Kosakenstation Durun, auf der Unterseite 
eines Steines 3 Exemplare dieser Art. Von der bei Erschoff 
beschriebenen und abgebildeten CZ. Infumatalis weichen diese 
Stücke durch geringere Grösse und dunklere, nicht ins Rost- 
farbene übergehende Färbung ab. 


210. Hypotia Massilialis Dup. — Ein grosses Z' von 
Askhabad ist nur durch etwas lichtere Färbung von meinen 
südrussischen Exemplaren verschieden. 


211. Hypotia Speciosalis Chr. (Pl. VII. fig. 8). — Palpis 
subdependentibus longius piloso-squamatis cinereis, articulo ba- 
sal incrassato antennarum bipectinatarum. Alis anticis elon- 
gatis subrotundatis, fuscescente-brunneis, strigis transversalibus, 
antica prope basin obliqua, externe bidentata; postica arcuoso- 
sinuata, acute dentata, infra nigro-cincta, maculisque tribus 
albis, puncto medio incrassato nigro, cilüs albis, lineis trans- 
versalibus duabus fuscis; posticis griseis, albide variis, linea 
denticulata fuscescente. 

Exp. al. ant. 14 mm, 

Diese schöne Art steht, was Färbung und Zeichnung an- 
betrifft, der HZ. Colchicalis HS. am nächsten. 

Die Palpen, die schräg abwärts gerichtet, smd fast von 
gleicher Länge, wie bei Massilialis, jedoch dicker und locke- 
rer beschuppt. Sie sind gelblichweiss, auf der Seite leicht 
gebräunt und mit schwarzen Schuppen bestreut; die First ist 
schwarz. Die Stirn erscheint eingedrückt, da die grossen Augen 
etwas hervortreten. Das mit weisslichen, abstehenden Haar- 
schuppen bedeckte Wurzelglied der Fühler ist knopfartig ver- 


142 


dickt. Die Geissel ist braun und nur auf der Oberseite weiss. 
Die weisse Beschuppung tritt zahnförmig hervor: die feinbe- 
wimperten, licht graubraunen, zweireihigen Kammzähne stehen 
beinahe rechtwinkelig ab und sind kürzer, als bei Colchicalis. 
Die kräftigen Beine sind anliegend beschuppt. 

Die Vorderflügel haben eine ähnliche Gestalt, wie bei Cof- 
chicalis; sie sind jedoch an der Wurzel breiter und der Hin- 
terrand ist stärker ausgebuchtet und weniger nach dem In- 
nenwinkel eingezogen. —Der Flügelgrund ist hellbraun, reiner 
als bei Massilialis und Colchicalis, da keine schwarzen Schup- 
pen eingestreut sind. Im Allgemeinen ist der Verlauf der beiden 
Querbinden ähnlich, wie bei Colchicalis. Die vordere geht schräg 
auswärts vom Vorderrand zum Innenrand.— Diese Binde besteht 
eigentlich aus zwei dicken, unregelmässig viereckigen, zusam- 
menhängenden Flecken und bildet auf beiden Seiten zwei vor- 
springende Zacken. — Die hintere Querbinde beginnt am Vor- 
derrande, unmittelbar vor der Spitze, biegt anfangs einwärts, 
bildet, in einem Bogen nach aussen, drei spitze Zähne und 
biegt dann, auf halber Flügelbreite, einwärts. Hier bildet sie 
eine fast viereckige Bucht, tritt dann mit einem scharfen Zahne 
hervor und verläuft mit noch einem nach innen gerichteten 
Zacken zum Innenrande. Die beiden Binden sind rein weiss, 
zum Mittelraume hin schmal schwarz begränzt und zwar die hin- 
tere schärfer, als die vordere. —In dem Mittelraume befinden 
sich zwei weisse Flecken, von denen der eine, obere, liegend 
oval, das hintere Ende der Mittelzelle ausfüllt, schwarz um- 
säumt ist und an der hinteren Seite von einem dicken schwarzen 
Mittelpunkte begränzt wird. — Der zweite, untere Fleck liegt 
schräg einwärts, ist dreieckig und ist zur Flügelwurzel hin 
schwarzbraun eingefasst. Ausser diesen beiden Flecken ist der 
Vorderrand und die Rippen mehr oder weniger weiss. Vor 
dem schwarzbraunen Saum ist längs desselben eine weisse 
Linie. Die breiten Franzen sind am Grunde weiss, mit brau- 


nen Schuppen gemischt und werden von einer schwarzen 
Theilungslinie begränzt; ausserhalb «derselben sind sie rein 
weiss, werden jedoch am Ende von 2 oft unterbrochenen 
schwärzlichen Linien begränzt. Auf den Rippen treten sehr 
feine weisse Strahlen in die braune Färbung. 

Die Hinterflügel sind weisslich, mit einer gezackten, ge- 
schwungenen, zweimal einwärts gebogenen grauen Binde hinter 
der Mitte, die zur Flügelwurzel hin allmählich heller wird. Vor 
dem am Vorderrande weisslichen, dann gelblichen, schwarz 
begränzten Saume ist ein grauer Schattenstreif vorhanden. Die 
Franzen sind weiss. 

Unten sind die Vorderflügel aschgrau. Die hinteren sind 
weisslich mit aschgrauem Vorderrande und ebensolcher verlo- 
schener Mittelbinde. 

Ich fing das einzige Männchen an einem der letzten Mai- 
tage, in der nächsten Umgebung von Askhabad, auf einer 
mit verschiedenen Salzpflanzen bewachsenen Steppe. 


212. Aglossa Pinguinalis var. Asiatica Ersch. — Ei- 
nige grosse, sehr stark gezeichnete Exemplare fing ich am 11. 
Juni bei Nuchur in meinem Zelte. 


213. Asopia Costalis F.—Zwei dd, die ich bei Askha- 
bad fing, zeigen, wie so vielfach auch die Exemplare aus 
Transkaukasien, eine sehr hellrothe Färbung. 


214. Asopia Farinalis L. — Askhabad. 


215. Asopia Obatralis Chr. (Pl. VII. fig. 9).—Die Ab- 
bildung in den Horae Soc. Ent. Ross. T. XII. Taf. VII. 
fig. 36 ist so ungenügend, dass es nicht überflüssig erscheint, 
diese Art hier noch einmal im Bilde vorzuführen. — Diese 
Species ist bisher nur bei Krasnowodsk und zwar auf der 
sandigen Landzunge, bei Lampenlicht gefangen worden; sie 
fliegt in den ersten Tagen des Juli. 


144 


216. Aporodes Floralis Hb.—Ziemlich häufig bei Ask- 
habad im April; die Exemplare sind sehr hell gefärbt und 
stark gezeichnet. 


217. Noctuelia Superba Frr. — Auf den fast vegeta- 
tionslosen Flächen bei Nuchur nicht selten. Die Stücke glei- 
chen vollständig denen aus Nord-Persien, während die klein- 
asiatischen und die aus dem armenischen Hochlande ein viel 
schöneres Rothgelb haben. 


218. Ephelis Cruentalis Hb.—Bei Nuchur; aber nicht 
häufig. à 


219. Odontia Dentalis Schiff. — Askhabad und Nuchur; 
die Exemplare sind klein. 


220. Emprepes Pentodontalis Ersch. — Diese Art flog 
in unsäglicher Menge in der Steppe bei Askhabad; den gan- 
zen Mai hindurch. 


221. Anthophilodes Moeschleri Ohr. — War überall 
häufig, wo die Futterpflanze der Raupe, Alhagi Camelorum 
wuchs; so bei Askhabad, Durun und Krasnowodsk. Der von 
Ende Mai bis Mitte Juni fliegende Schmetterling setzt sich 
stets nur an die erwähnte Pflanze. 


222. Anthophilodes Baphialis Ld.—Diese, der vorigen 
sehr ähnliche Art kam bei Askhabad nicht besonders selten, 
wenn auch nicht so häufig, wie Meschleri vor. Zugleich mit ihr 
log auch die von mir Horae Soc. Ent. Ross. T. XII. pag. 270 
beschriebene Plumbiferalis, die doch wohl nur eine Aberration 
von Baphialis ist, bei der die innere dunkle Bindeneinfassung 
fehlt. Ich ziehe also Plambiferalis als Varietät oder Aberra- 
tion zu Baphialis. 


145 


223. Anthophilodes Erubescens Chr.— Sie flog in der 
zweiten Hälfte Mai bei Askhabad an Plätzen, wo Alhagt wuchs, 
war jedoch sehr selten. 


224. Anthophilodes Turcomanica Chr. (Pl. VII. fig. 
10).—Ich fing diese hübsche Art in der Nähe von Askhabad 
an der Lampe und zwar an einer Stelle, wo vorwiegend Alhagi 
wuchs; sie ist ziemlich selten. — Eine nochmalige Abbildung 
dieser Art schien wünschenswerth. 


225. Anthophilodes Conchylialis Chr.— Von dieser sel- 
tenen, bisher nur bei Sarepta gefundenen Art fing ich am 16. 
Mai, in der Umgegend von Askhabad, 2 dd an der Lampe. 


226. Tegostoma Comparalis Hb.— Häufig bei Askhabad. 


227. Aeschremon Disparalis HS. — Askhabad; nicht 
häufig. 

228. Botys Purpuralis L. — Vereinzelt in den Gärten 
von Askhabad. 


229. Botys Sanguinalis L. — Einzeln bei Askhabad. 


230. Botys Cespitalis Schiff. — Nicht selten bei Ask- 
habad. 


231. Botys Aurithoracalis Chr. (Pl. VII. fig. 11). — 
Palpis longioribus subrectis. Omnino nigrofusca, excepto thorace 
et basi marginis costalis alarum anticarum aurantiacis. 

Exp. al. ant. 8 mm. 

Ich fing von dieser einfarbigen Pyralide nur 2 Z&; nur 
eins derselben ist rein erhalten. Auf den ersten Blick erin- 
nert sie sehr an Orobena Aenealis Schiff. Sie gehört aber, 
schon wegen der recht langen, ziemlich gerade vorgestreckten 
Palpen, zu Botys und in die Nachbarschaft von Sanguinalis 
L.— Die langen Palpen sind dicht und etwas rauh beschuppt; 

10 


146 


das ziemlich lange Endglied ist nur wenig abwärts geneigt. Die 
Nebenpalpen sind kräftig entwickelt. Rollzunge— ziemlich lang. 
Fühler sehr kurz bewimpert. Die Schenkel sind mit groben, 
schwarz-braunen, metallisch schimmernden Schuppen dick be- 
kleidet; sonst sind die Beine mit anliegenden Schuppen bedeckt. 

Flügel ziemlich breit; die vorderen ziemlich zugespitzt.—- 
Nur der Thorax und die Wurzel des Vorderrandes ist lebhaft 
goldgelb, sonst ist der ganze Schmetterling schwarzbraun, mit 
grünlichem Glanze auf den Vorderflügeln und dem Hinterleib. 
Die Franzen sind aussen grün mit bleifarbigem Glanze. 

Ich fing den Schmetterling am 1. Mai, am Eingang einer 
Schlucht des Gebirges, das sich unweit von Askhabad erhebt. 


232.. Botys Polygonalis var. Meridionalis Hb. — Im 
Mai bei Askhabad; nicht häufig. 


233. Botys Trinalis var. Pontica Stgr. (Pl. VI. fig. 
12).—Vom 12.—29. Juni fing ich diese Varietät öfters bei 
Nuchur in kräuterreichen Schluchten und Einsenkungen. 


234. Botys Rupicapralis Ld. — Diese Art war Ende 
Mai nicht selten bei Askhabad; sie sass fast ausnahmslos auf 
Capparis-Stauden. 


235. Botys Accolalis Z. ?— Nur wenig Stücke, die ich 
im Juni bei Nuchur, und zwar an der Lampe, fing, können 
wohl nur diese Art sein, da die Beschreibung Zellers genau 
dazu passt. 


236. Botys Languidalis Ev.--Ein abgeflogenes G' von 
Nuchur. 


237. Eurycreon Nudalis Hb. — Im Mai bei Askhabad 
nicht selten. 


238. Eurycreon Scalaralis Chr. (Pl. VII. fig. 13). — 
Diese schöne Pyralide wurde zwar bisher nur bei Krasnowodsk 


gefangen, kommt aber wohl ohne Zweifel auch im Tekke- 
Gebiete vor. — Eine nochmalige Abbildung schien nicht über- 
flüssig (Vergl. Hor. Soc. Ent. Ross. T. XII. fig. 46). 


239. Eurycreon Palealis Schiff. — Vereinzelte Exemplare 
am Fusse des Gebirges bei Askhabad. 


240. Eurycreon Verticalis L.— General Komaroff sandte 
einige Exemplare aus Askhabad ein. 


241. Nomophila Noctuella Schiff. — Ueberall sehr gemein 
im Tekke-Gebiete. 


242. Psamotis Pulveralis IIb — Ziemlich grosse und 
helle Stücke von Nuchur. 


243. Orobena Frumentalis L.—Die wenigen bei Ask- 
habad gefangenen Stücke sind etwas weniger scharf gezeich- 
net, als gewöhnlich. 


244. Orobena Grummi Chr. (Pl. VII. fig. 14). — Alis 
anticis fusco-brunneis, fasciis angustis ambabus distinctis obli- 
quis intus convergentibus. Striola venae transversalis, striga 
antelimbali venisque et cellulae mediae albis, limbo fusco; pos- 
tieis albidis exterius leviter infuscatis. Cilüs omnium albis, 
postice brunneis. 

Exp. al. ant. 13 mm. 

Ihrer Zeichnung nach muss diese Art neben Serratalis Stgr. 
stehen, von welcher sie durch helleres Braun und durch brei- 
tere weisse, nach dem Innenrande hin sich verengende Quer- 
binden leicht zu unterscheiden ist. 

Das Mittelglied der Palpen mit nach unten abstehenden 
Schuppen, von brauner, oberseits weisser Farbe; das Endglied 
braun und diek beschuppt, tritt wenig aus der Beschuppung 
des Mittelgliedes hervor. Nebenpalpen entwickelt. Stirn mit 

10* 


einer keulenartigen Auftreibung. Scheitel mit anliegender weiss- 
licher Beschuppung, in der Mitte mit einem braunen Längs- 
streifen. Das Basalglied der sehr kurz bewimperten Fühler 
ist sehr kurz und nur wenig dicker, als die übrigen Füh- 
lerglieder. 

Unterseite und Beine weisslich. Thorax braun und weiss 
gemischt, die Schulterdecken braun mit breiter weisser Um- 
randung. Hinterleib gelblich weissgrau. 

Die beiden weissen Querbinden der braunen Vorderflügel 
convergiren nach dem Innenrand. Beide sind ziemlich schmal, 
aber breiter, als bei Serratalis; auch sind sie, besonders auf 
der Aussenseite (schwarzbraun), deutlich von der Flügelfarbe 
abgegränzt. Die vordere beginnt am Vorderrande, etwas vor 
dessen Mitte und geht, sanft nach aussen gekrümmt, schräg 
nach dem Innenrande, ohne, wie bei Serratalis, einen spitzen 
Zahn zu bilden. Die äussere nimmt ihren Anfang wenig vor 
der Spitze, ist bis zur Mitte schwach nach hinten, von da an, 
ebenfalls nicht tief, nach innen gebogen. Eine weisse Linie vor 
dem Saume wird auf der Aussenseite von einer Reihe meist 
zusammenhängender Fleckchen begränzt; zwischen diesen und 
dem schwärzlichen Saume ist die Färbung bräunlichgelb.—Die 
untere Hälfte der Franzen ist weiss, die äussere gelblich und 
von zwei dunklen Linien eingefasst, die an den Rippenenden 
von weissen Strahlen unterbrochen werden. 

Die Hinterflügel sind weisslich, grau gewässert und am Saume 
etwas verdunkelt. Hinter der Mitte ist eine rudimentäre, dun- 
kelgraue, sehr verloschene Binde. Die weissen, an der Wurzel 
gelblichen Franzen sind von zwei schwärzlichen Theillinien 
durchzogen, von denen die vordere die deutlichste ist. 

Die Unterseite ist ähnlich, wie bei Serratalis, aber nicht 
gelblich, sondern reiner weisslich. 

Ich fing das einzige & am 16. Mai bei Nuchur an der 
Lampe. 


149 


245. Orobena Desertalis Hb.— Von diesem wohl überall 
seltenen Zünsler fing ich 1 & am 25. April bei Askhabad 
auf kahler Steppe. 


246. Calamochrous Acutellus Ev. 
fing ich einzelne Exemplare an der Lampe bei Askhabad. 


Im April und Mai 


247. Snellenia Monialis Ersch.— Für diese, von Erschoff 
zu Botys gezählte Art errichtete Dr. Staudinger mit gutem 
Rechte eine neue Gattung. Der Schmetterling war bei Ask- 
habad nicht selten. Er scheint beinahe überall vorzukommen, 
wo Capparis spinosa wächst, in deren reifenden Früchten die 
Raupe dieser Art leben dürfte. Seine Flugzeit dauert von Ende 
April bis Ende Juli. 


248. Metasia ochrofascialis Chr. — Bei Askhabad und 
Nuchur sehr vereinzelt; im Mai und Juni. — Diese Art hat 
eine entwickelte Rollzunge und müsste daher für sie eine be- 
sondere Gattung errichtet werden. 


249. Stenia punctalis Schiff, — Bei Askhabad und Nu- 
ehur nicht selten. 


250. Schoenobius Alpherakii Ster.—Das einzige Männ- 
chen wurde von General Komaroff bei Askhabad gefangen. 


251. Chilo Concolorellus Chr. (Pl. VIII. fig. 15 a, b).— 
Alis antieis latis, apice rectangulo, lutescente-griseis, atomis 
paucis inter venas, puncto disci punctisque limbalibus fuseis; 
posterioribus albis unicoloribus. 

Exp. al ant. G'-is 13 mm. 

@-æ 17 mm. 

Neben Unicolorellus Z., deren Beschreibung (Zeller, Chilon. 
et Cramb. gen. et spec., pag. 7) theilweise auf diese Art 
passt, und die mir aus eigener Anschauung nicht bekannt ist, 


150 


Die Flügelgestalt ist der von Cicatricellus Hb. ähnlich; die 
Vorderflügel sind breit, die Spitze rechtwinkelig, der Hinter- 
rand fast gerade. — Der Vorderrand ist bei Unicolorellus von der 
Mitte an heller; bei Concolorellus ist nur die äusserste Kante 
des Vorderrandes seiner ganzen Länge nach weisslich, doch 
so wenig, dass es nur durch die Lupe wahrnehmbar ist. Zeller 
erwähnt auch nicht die zwischen den Rippen nicht reichlich 
gelagerten schwarzbraunen Schuppen. 

Die langen, gerade vorgestreckten Palpen sind graugelb 
und durch beigemengte schwarzbraune. Schuppen verdunkelt. 
Die Maxillarpalpen sind etwas nach der Seite gerichtet und, 
so wie Kopf und Thorax, gelbgrau. Das Basalglied der bor- 
stenförmigen Fühler ist nur wenig verdickt. Letztere sind gelb- 
lich, tein weiss geringelt, mit feiner Pubescenz (bei den Männ- 
chen). Der Hinterleib ist weisslichgraugelb, beim &' mit einem 
kurzen weisslichen Afterbüschel. —Die Beine sind gelblichweiss, 
die Tarsalglieder leicht gebräunt. 

Die Vorderflügel sind röthlich oder gelblich grau; letztere 
Färbung hat das Männchen, bei dem auch im Discus etwas 
reichlichere schwarzbraune Schuppen vorhanden, als beim Weib- 
chen. Der schwarzbraune Mittelfleck, am Ausgange der Mittel- 
zelle, ist nicht sehr deutlich. Nicht allzu weit vom Saume hat 
das & eine Reihe verloschener, zwischen den Rippen befind- 
licher Fleckchen, die beim 9 fehlen. Die Saumpunkte am 
Ende der Rippen sind deutlich; die gelblichweissen Franzen haben 
starken seidenartigen Glanz und eine gelbgraue Schattenlinie. 

Die Hinterflügel sind weiss, leicht grau gewässert, mit 
dunklerer Saumlinie und den Flügeln gleich gefärbten Franzen. 

Die Unterseite ist weisslich seidenglänzend. 

Ich fing ein wohlerhaltenes Pärchen am 24. Mai in Askha- 
bad an der Lampe. Ein ® dieser Art befindet sich in der 
Sammlung S. K. H. des Grossfürsten; es wurde von Herrn 
v. Hedemann bei Baranowka am Amur gefangen. 


151 


252. Chilo Terrestrellus Chr. (Pl. VIII. fig. 2).—-Alis 
anticis latis, apice rectangulo, pulveroso-fusco-griseis, punctis 
limbalibus nigris, costa angustissima lutescente-grisea, ciliis la- 
is fuscescentibus, basi. albidis; posterioribus fuscescentibus. 

Exp.:al. ant. 12 mm. 

Auch diese, nur in einem & vorhandene Art gehört in 
die Nachbarschaft von Phragmitellus und Concolorellus, unter- 
scheidet sich aber von diesen und allen andern leicht durch 
die zeichnungslosen, wie mit dunklem Staube bestreuten Vor- 
derflügel und die sehr breiten Franzen derselben. 

Die Lippentaster übertreffen an Länge den Thorax und 
sind braungrau. Nebenpalpen ziemlich klein, schräg aufgerich- 
tet, weisslich behaart. Fühler borstenförmig, fein bewimpert, 
Beine rothgrau. Thorax und Hinterleib dunkel graubraun; 
letzterer mit einem nicht langen, gleichgefärbten dünnen Haar- 
büschel am After. 

Vorderflügel breit; der Hinterrand aber etwas mehr, als 
bei Concolorellus, nach dem Innenwinkel eingezogen. Die Fär- 
bung derselben ist röthlichgrau, verdunkelt durch dicht aufge- 
lagerte dunkle Schuppen, was der Fläche ein staubartiges Aus- 
sehen verleiht. 

Der Vorderrand ist sehr schmal, hell gelbgrau. Von einer 
Zeichnung, sogar von dem sonst nie fehlenden Mittelpunkte 
ist hier keine Spur; nur am Saume sind in den Falten, zwi- 
schen den Rippen, kleine schwarzbraune Punkte. 

Die Franzen beider Flügel sind breit, am Grunde weiss- 
lich; sie haben aber zwei graubraune Theilungslinien, die 
mehr oder weniger die helle Färbung verdrängen. 

Die Hinterflügel sind einfarbig schwärzlich graubraun, vor 
dem Saume etwas lichter. Die Saumlinie ist schwärzlich. 

Unten sind die Flügel dunkel rauchgrau, auf den Aussen- 
theilen und besonders auf den Rippen weisslicher, 


152 


Der Schmetterling wurde am 21. Juni bei Askhabad an 
der Lampe gefangen. 

253. Crambus Craterellus var. Cassentiniellus Z.— 
Ein ® von Nuchur; bei demselben ist die vordere Quer- 
linie sehr schwach; die hintere ist nur als ein verloschener, 
bräunlicher Schattenstreif vorhanden. 


254. Crambus Perlellus Sc. —Bei Nuchur, nicht häufig. 


255. Prionopteryx (Eromene) Subseissa Chr. (Pl. VII. 
fig. 3). — Zu Eromene, wohin ich diesen Schmetterling einstwei- 
len stellte (Horae Soc. Ent. Ross. T. XII. pag. 97), gehört 
er auf keinen Fall; viel besser passt er in die Stephen’sche 
Gattung Prionopteryx, da er am Hinterrande eine Einbiegung 
hat, auch sonst die Gattungsmerkmale und im Allgemeinen auch 
die Flügelzeichnung der hiehergehörenden Arten zeigt. Leider 
kenne ich die Gattung Prionopteryx nur nach der Beschrei- 
bung und wage daher nicht zu entscheiden, ob Subscissa der- 
selben definitiv zuzuzählen ist. 

Ich fing ein ziemlich abgeflogenes & bei Krasnowodsk, wo 
ich auch s. Z. die Art endeckt habe. 

Die Abbildung (l. €. tab. VII. fig. 45) ist sehr ungenü- 
gend und erscheint daher noch einmal. 


256. Eromene Ramburiella var. Jaxartella Ersch.— 
Sie wurde von General Komaroff aus Askhabad zugesandt. 


Ein wurde bei Nu- 


257. Eromene Superbella Z. 
chur gefangen, 

258. Eromene Ocellea Hw. — Einzeln bei Askhabad, 
im Mai. 


259. Dioryctria !) Gregella Ev.—Sie kam, wenn auch 


') Von Phycideen sind manche neue Arten gefunden worden. Da aber 
diese Familie von Ragonot augenblicklich monographisch bearbeitet wird, so 
halte ich es für angezeigt, vorläufig keine neuen Arten aufzustellen. 


153 


nicht häufig, in der Steppe, zwischen Gük-Tapa und Askha- 
bad, vor. Die Exemplare haben alle einen etwas lichteren Flü- 
gelgrund, als die aus dem südlichen Russland und Transkau- 
kasien; im Uebrigen stimmen sie mit den letzteren vollständig 
überein. 

260. Nephopteryx Dahliella Tr.—Ein lebhaft gefürb- 
tes 2 wurde von General Komaroff aus Askhabad zugesandt. 


261. Pempelia Semirubella Sc.— Askhabad. 


262. Pempelia Albariella Z. — Einmal bei Askhabad 
am 17. Mai gefangen, 


263. Pempelia Nucleolella Möschl.—Das einzige & wurde 
von General Komaroff in Askhabad gefangen. 


264. Pempelia Praetextella Chr. — Ich fing diesen 
Schmetterling bisher nur bei Krasnowodsk, wo er an Alhagi 
Camelorum ziemlich häufig, aber schon in den ersten Julita- 
gen meist abgeflogen war. 


265. Eucarphia Lixiviella Ersch.—Die Abbildung bei 
Erschoff (1. c. pag. 86, Tab. V. fig. 90) ist ungenau und viel 
zu rothgelb, während die Beschreibung die Art sehr gut 
kenntlich macht. 2 G'& wurden durch General Komaroff aus 
Askhabad zugesandt. 


266. Epischnia Prodromella Hb.—Die Exemplare von 
Askhahad sind nicht verschieden von denen aus Süd-Russland 
und dem Kaukasus. 


267. Epischnia Adultella Z.— Wurde im Juni bei Nu- 
chur an der Lampe gefangen. 


268. Epischnia Staminella Chr. (Pl. VII. fig. 4). — 
Wurde von General Komaroff aus Askhabad zugesandt. 
Eine nochmalige bildliche Darstellung dieser Art schien er- 


154 


wünscht, da dieselbe in’ den Horae' Soc. Ent. Ross.‘ T, XII. 
pl. VIII. fig. 52 zu ungenügend ist. 


269. Epischnia Sareptella HS.— Wurde gleichfalls von 
General Komaroff in Askhabad gefangen. 


270. Myelois Deserticola Stgr.— Sie war bei Askhabad 
ziemlich häufig und kam Abends zur Lampe geflogen. Ich 
möchte Deserticola nur für eine sehr blasse Varietät von De- 
licatella Meeschl. halten; manche Exemplare zeigen deutlich 
die Uebergänge. 

271. Myelois Rhodochrella var. Hellenica Ster.— Ein 
unzweifelhaft zu dieser  Varietät gehörendes © wurde von 
General Komaroff bei Askhabad gefangen. 


272. Myelois Xylinella Stgr. — Ziemlich selten bei Ask- 
habad; von Mitte April bis in die letzten Tage des Mai. 


273. Myelois Cribrum Schiff. — Bei Askhabad war sie 
am Fusse des Gebirges nicht selten; auch bei Nuchur. 


274. Myelois Terstrigella Chr. (Pl. VII. fig. 5). — 
Ein & wurde von General Komaroff aus Askhabad geschickt. 
Die Abbildung dieser Art in den .Horne Soc. Ent. Ross. T, XII, 
pl. VIII. fig. 55 schien nicht genügend. 


275. Myelois Staudingeri Chr: — Diese Art kam im 
Mai am Fusse des Gebirges bei Askhabad in Mehrzahl vor. 
Die Exemplare sind etwas kleiner, als die: persischen und 
gleichen darin denen aus Ordubad in Transkaukasien. 


276. Nyctegretis Achatinella Hb. — Diese Art ist im 
Mai bei Askhabad ziemlich häufig. 


277. Alispa Acervella Ersch.—Ein Männchen von Ge- 
neral Komaroff aus Askhabad. 


155 


278. Euzophera Oblitella Z.—-General Komaroft sandte 
aus Askhabad ziemlich kleine und dunkle Stücke dieser Art. 


2 


279. Homoeosoma Sinuella I 
Mai bei Askhabad; die Stücke sind sehr schwach gefleckt. 


280. Anerastia Lotella Hb.— Nicht selten im Mai bei 
Askhabad. 


281. Anerastia Ablutella Z. — Je ein Exemplar aus 
Askhabad und Nuchur. 


.— Im April und Anfang 


282. Melissoblaptes Bipunctanus 7/.— Ein bei Askha- 
bad sehr gewöhnlicher Schmetterling, der dort, wie überall, in 
den verschiedensten Färbungen und in wechselnder Grösse 
vorkommt. 

283. Melissoblaptes Anellus Schiff. — Diese Art ist 
weit seltener, als die vorige; ich fing sie nur einige Male im 
Juni bei Nuchur. 

284. Tortrix Chondrillana HS.— Ein den 25. Mai in 
Askhabad an einer Laterne gefangenes, etwas abgeflogenes 
Stück gehört sicher zu dieser Art. 

285. Sciaphila Wahlbomiana |. var, Communana 
HS.— Bei Askhabad, im Mai. 

286. Sciaphila Abrasana Dup. — Ein ', am 16. Juni, 
bei Nuchur gefangen. 

287. Sciaphila Stratana 7. var. Orientana Alph. — 
Diese von S. Alpheraky in den Trudy Soc. Ent. Ross. T. X. 
pag. 45, beschriebene Tortricide war am Fusse des Gebirges 
bei Askhabad nicht selten. Die Exemplare variiren sowohl 
in Bezug auf Grösse, als auch. Zeichnung. 

288. Oxypteron Impar Ster. (Pl VIII. fig. 6 a, b). — 
Ich fand die Raupe ziemlich häufig in den Blüthen einer Zu- 


156 


lipa, die auf den ersten Anhöhen bei Kisil-Arwat wuchs. Lei- 
der gingen die Raupen wegen Mangels an Futter auf der Wei- 
terfahrt zu Grunde. 

289. Conchylis Margaritana Hb. — Das einzige bei Nu- 
chur gefangene G' weicht in der Zeichnung von den gewöhn- 
lichen Exemplaren etwas ab. Der äusserste Silberfleck, der 
sonst mit dem mittleren in seiner ganzen Breite zusammen- 
hängt, ist mit diesem nur durch eine dicke Silberlinie ver- 
bunden; er ist dagegen am Saume bis ziemlich an den Innen- 
winkel verlängert und hat eine fast dreieckige Form. Statt der 
Silberpunkte, die sonst im dazwischenliegenden braunen Grunde 
sich befinden, ist dieser durch eine feine verticale Silberlinie 
getrennt. Auch sind die Hinterflügel sehr dunkel schwärzlich- 
braun, ähnlich, wie bei einem & aus Transkaukasien. 

290. Conchylis Zelleri Chr. (Pl. VII. fig. 7).— Diese 
Art wurde bei Krasnowodsk gefangen und dürfte wohl auch 
im Tekke-Gebiete vorkommen. Wir benutzen die Gelegenheit, 
ein gelungeneres Bild dieser zierlichen Art zu geben, als sol- 
ches die Horae 8. E. R. tab. VIII. fig. 63 bieten.. 

291. Conchylis Hamana 1..— Ein recht satt gelb gefürbtes 
Q aus Askhabad. 

292. Conchylis Straminea Hw.— Ziemlich kleine Exem- 
plare von Askhabad, wo im Mai der Schmetterling nicht sel- 
ten war. 

293. Conchylis Hartmanniana Cl.— Ein auf den Vor- 
derflügeln sehr schwach und unvollständig gezeichnetes von 
Nuchur. 

294. Conchylis Contractana Z.—Ein J aus Askhabad. 


295. Conchylis Posterana Z.— Von den Conchylis-Arten 
kam diese im Tekke-Gebiete am häufigsten vor; die meisten 
Stücke sind gross und ziemlich hell gefärbt, 


Zu 


296. Grapholitha Incarnatana Hb. — Bei Nuchur fing 
ich einige abgeflogene, doch gut erkennbare Stücke, 

297. Grapholitha Rosaecolana Ddld.— Von General Ko- 
maroff aus Askhabad. 


298. Grapholitha Cynosbana F.—Nur einmal bei Nu- 
chur gefangen. 

299. Grapholitha Citrana Hb.—In der Steppe bei Ask- 
habad und Nuchur nich selten; fliegt im Mai und Juni. 


300. Grapholitha Conterminana HS. —Ein etwas ab- 
geflogenes Stück fing ich am 6. Mai bei Askhabad an der 
Lampe. 


301. Grapholitha Aspidiscana HS. var. an nov. spec.?— 
Mehrere im Mai bei Askhabad gefangene Exemplare über- 
treffen die europäischen an Grösse; auch fehlen im vorderen 
Flügelraum die dunklen Längsstriche. 

302. Rhyacionia Hastiana Hb.—Ich fing am 15. Juni 
zwei Stück bei Nuchur. 

303. Atychia Appendiculata Esp. — Einzeln bei Nu- 
chur; im Juni. 

304. Atychia Rasa Chr. (Horae Soc. Ent. Ross. T. ‘X, 
pag. 49, tab. I fig. 9; T. XII. pag. 226). — Bis jetzt ist nur 
das Männchen gefunden worden. Die Art flog an grasigen 
Stellen im Gebirge bei Nuchur; im Juni. 

305. Tinea Fuscipunctella Hw.— Askhabad. 

306. Plutella Annulatella Gurt. — Ein Weibchen von 
Nuchur. 

307. Cerostoma Satellitella Stgr. — Zugleich mit der 
nächsten Art, doch seltener. Die Stücke sind mit denen aus 
Sarepta vollkommen übereinstimmend. 


158 


308. Cerostoma Trichonella Mn. — Sie war nicht be- 
sonders selten bei Nuchur, wo sie nebst mehreren anderen 
Arten dieser Gattung stets in den dichten Büschen einer 
Ephedra versteckt war und nur nach sehr kräftigem Klopfen 
ihren Aufenthaltsort verliess. 


309. Cerostoma Albiramella Mn.— Ein grosses Weib- 
chen aus Askhabad und zwar am Fusse des Gebirges, in ei- 
nem trockenen Bachbette, wo u. A. auch Æphedra wuchs. 


310. Cerostoma Ephedrella Chr.—Ziemlich häufig bei 
Nuchur an Ephedra. 


811. Cerostoma Seniculella Chr. — Nuchur, aber seltener. 


312. Cerostoma Parenthesella 1. — Ein grosses, sehr 
hell gefärbtes & von Nuchur hat licht gelbgraue Hinterflügel 
und unterscheidet sich dadurch von meinen sämmtlichen euro- 
päischen Stücken. 


313. Psecadia Vittalbella Chr. — Sie kam bei Askhabad, 
auf den nahen Sand- und Mergelhügeln, häufig zur Lampe 
geflogen; am Tage fand ich sie mehrmals an dürren Pflanzen- 
stengeln sitzend. Flugzeit— Anfang Mai. 


314. Depressaria Ultimella Stt.—Das Vorkommen die- 
ser, bisher nur aus dem westlichen Europa bekannten Art im 
Tekke-Gebiete ist auffallend. Ich fing nur zwei Stücke: das 
eine bei Kisil-Arwat am 15. April, im Zimmer, das andere 
am 25. Mai in Askhabad. Beide Exemplare stimmen aufs 
genauste mit den deutschen meiner Sammlung. 


315. Gelechia Distinctella Z. — Häufig im Juli bei 
Nuchur. 


816. Gelechia Plutelliformis Ster. — Bei Askhabad und 
Nuchur klopfte ich diese Art von einer Tamarix, auf der die 
Raupe lebt. 


159 


317. Lita Atriplicella F. R.— Ziemlich häufig bei Ask- 
habad und Nuchur, im Mai und Juni. Sämmtliche Exemplare 
sind etwas kräftiger gezeichnet, als die, welche ich aus Deutsch- 
land besitze; doch auch die Stücke aus Sarepta zeigen öfters 
diese Abweichung. 


318. Teleia Tigrina Chr. (Pl. VIII. fig. 8).—Von die- 
ser, im Juni auf der sandigen Landzunge bei Krasnowodsk, 
bei aufgehender Sonne um Chenopodeen fliegenden Art erscheint 
eine nochmalige Abbildung, da dieselbe in den Horae $. E. 
R. T. XII, Taf. VIII, fig. 68 die Art kaum erkennen lässt. 


319. Parasia Albiramosella Chr. (Pl. VIIL. fig. 9 a, b). — 
Palporum squamosorum articulo secundo longo, subcurvato, ter- 
minali ochraceo, apice albido, antennis setaceis lutescentibus, 
brunneo-annulatis. Alis antieis ochraceis, strigis obliqwis latis 
indeterminatis, cinamomeis, venis. albis; posticis infuscatis. 

Exp. al. ant. d'-is 9 mm.; ®-æ 12 mm. 

Eine recht ansehnliche Art, aus der Nachbarschaft von 
Neuropterella. Sie ist leicht von allen andern Arten durch die 
weissen Rippen zu unterscheiden. 

Die, wie bei den anderen Arten, sichelförmig gekrümmten 
Palpen haben ein ziemlich langes, mit anliegenden, ochergel- 
ben, nach vorn rothbraunen Haarschuppen bekleidetes Mittel- 
und Endglied. Bei ersterem bilden die Schuppen nach aussen 
eine ziemlich scharfe Kante. Die aus der gelbbraunen Schup- 
penbekleidung wenig hervortretende Spitze ist weisslich. 

Fühler borstenförmig, hell ochergelb, braun geringelt. Stirn 
hochgewölbt, ocherfarben. Thorax hell ochergelb. Vom Hin- 
terkopfe beginnend, zieht sich eine feine braunrothe Mittel- 
linie über den Thorax; auch die Schulterdecken sind roth- 
braun. Hinterleib gelblich, weissgrau, seidenartig glänzend, beim 
Q mit einem kurzen ocherfarbenen Afterbusche. Beim © ragt 
die Legröhre etwas hervor, 


Beine gelbbraun an den Schenkeln, von da ab hell 
ocherfarben, oberseits mit ziemlich langer, wenig abstehender 
Behaarung; an den Hinterschienen 2 Paar nicht besonders lange 
Dornen. 

Der Grund der Vorderflügel ist ein helles Ochergelb, das 
aber von Roth- oder Zimmtbraun zum grösseren Theile verdrängt 
wird. Die rothbraune Färbung, die an der Spitze merklich 
dunkler, ist so vertheilt, dass dadurch die bei der Gattung 
Parasia ziemlich allgemeine Zeichnung entsteht, d. i., dass 
nicht allzufern von der Wurzel ein vom Vorderrand nach dem 
Innenrand schräg auswärts gerichteter, unbestimmter, binden- 
artiger Streif sich hinzieht. Weiter hin folgt ein zweiter, dem 
ersten paralleler Streif, der bis an den Innenwinkel reicht und 
hier, mit dem dunkleren Saumstreif zusammen, ein ganz un- 
bestimmt begränztes, grosses, helleres Vorderrandsdreieck er- 
kennen lässt. Hinter demselben ist eine, öfters auch fast oder 
ganz fehlende, gelbliche Schräglinie mit einem Zacken nach 
aussen. Die Rippen, besonders die der Mittelzelle, die Anfänge 
der aus dieser hervortretenden Rippen, so wie auch der Costal- 
rand, sind weiss. Die an der Spitze rostbraunen, nach dem 
Innenwinkel zu, mehr graubraunen Franzen, haben eine ver- 
loschene gelbliche Mittellinie. 

Die Hinterflügel sind bei dem kleineren & lichter, beim 
® dunkler rauchgrau, mit braungrauen, aussen etwas lichteren 
Franzen. 

Bei Askhabad fing ich diesen Schmetterling am Fusse des 
Gebirges, bei der Lampe; auch bei Nuchur traf ich ihn an. 


320. Parasia Paucipunctella Z.— Selten bei Askhabad; 
im Mai. 


321. Nothris Verbascella Hb. — Sie war nicht selten 
bei Nuchur; im Juni kam sie Abends zur Lampe. Die Exem- 
plare gleichen genau denen aus Mitteldeutschland. 


up 


322. Metanarsia Modesta Stgr. (Pl. VII. fig. 10). — 
Bei Nuchur im Juni nicht selten; die Stücke stimmen voll- 
kommen mit denen aus Sarepta überein. So viel ich mich 
entsinne, ist diese von Dr. Staudinger aufgestellte Gattung 
und Art noch nicht bildlich dargestellt worden. 


323. Metanarsia Junctivittella Chr. (Pl. VII. fig. 11).— 
Palporum articulo terminali brevi albido. Alis anticis elongatis, 
subacutis, dilute flavis, vitta media arcuata, ante apicem bifur- 
cata, puncto disci costaque ad basim fuscis, posticis cinerascentibus. 

Exp. al. ant. 8 mm. 

Ich zähle diese Art zur Gattung Metanarsia, da die Pal- 
pen und das Flügelgeäder derselben und der M. Modesta Stgr. 
fast keinen Unterschied wahrnehmen lassen. Die Form der 
Vorderflügel, Färbung und Zeichnung dagegen sind bei den 
beiden Arten recht abweichend. 

Das Mittelglied der Palpen ist mit ziemlich dicht anlie- 
senden, auf der Oberseite weissgelben, sonst dunkelbraunen 
Schuppenhaaren bekleidet, die vorn etwas hervorstehen. Wie 
bei M. Modesta liegt das Endglied in einer seichten Vertie- 
fung, die aber wohl nur durch die Beschuppung entsteht und 
oft kaum wahrzunehmen ist. Das Endglied ist etwas länger, 
als das von M. Modesta, tritt in Folge dessen aus der Be- 
haarung des Mittelgliedes hervor und ist bis an die Spitze 
ziemlich dick mit Schuppen bedeckt. Die Scheitelschuppen sind 
schopfartig aufgerichtet. Unter den Fühlern befindet sich eine 
Reihe ziemlich langer, aufgerichteter Wimperhaare. Das ver- 
dickte Wurzelglied der Fühler ist mit lichtgelben Schuppen 
bekleidet. Die Fühler sind lichtbraun, bald heller, bald dunk- 
ler. Beine gelblichweiss; die Hinterschienen sind mit langer 
Behaarung bedeckt; die beiden Dornenpaare sind von mässi- 
ser Länge. Thorax hellgelb, mit etwas Weiss gemischt. Der 
Hinterleib ist weissgrau. 

il 


162 


Die Vorderflügel haben einen stark geschwungenen Vor- 
derrand, sind schmäler und mehr zugespitzt, als bei M. Mo- 
desta. Ihr Grund ist hellgelb; die Zeichnung besteht aus einem 
braunen gekrümmten, am Aussendrittel gegabelten, ungleich 
dicken Längsstreifen und einem oft fehlenden Mittelfleck- 
chen; das Basaldrittel des Vorderrandes ist von dunkelbrauner 
Farbe. 

Vielleicht ist es aber richtiger, die Zeichnung folgender- 
massen zu definiren: 

Sie besteht aus zwei Längsstreifen, von denen der eine, 
ganz dünn von der Wurzel ausgehend, sich bald verdickt, 
unterwärts einen ganz kurzen Vorsprung bildet, dann in fast 
gerader Richtung nach dem Enddrittel des Vorderrandes geht, 
hier breiter wird und an demselben in die Spitze ausmündet. 
Der andere Streifen beginnt ebenfalls ganz fein an der Flü- 
gelwurzel, verläuft am Vorderrande bis etwa zum ersten 
Drittel, biegt dann, von der Grundfarbe mehr oder minder 
unterbrochen, einwärts, trifft hinter der Mitte den unteren 
Streifen, durehschneidet ihn und tritt am Enddrittel auf der 
anderen Seite heraus; er geht dann, als dicke Linie, bis an 
den Hinterrand und fasst dessen obere Hälfte bis in die Spitze 
dunkel ein. 

Die Franzen sind in ihrer oberen Hälfte hellbraun, mit 
2 wenig deutlichen, nur durch Pünktchen bezeichneten, hal- 
ben Theillinien; die untere Hälfte ist einfarbig weissgelb. 

Die Hinterflügel haben eine etwas mehr vorgezogene 
Spitze, als die von M. Modesta. Sie sind licht gelblichgrau. 

Diese Art war bei Askhabad nicht selten; ich fing sie im 
April und Anfang Mai, und zwar auf einem sandigen Abhange, 
an der Lampe. 


324. Anarsia Halimodendri Chr. — Diese Art war bei 
Askhabad nicht selten; sie wurde im Mai, auf einem mit 


mannigfaltigen Kräutern üppig bewachsenen Hügel, bei der 
Lampe gefangen. 


325. Oegoconia Quadripuncta Hw. — Einige dunkle 
Exemplare von Nuchur. 


326. Coleophora Serratulella HS. — Ein 4 von Ask- 
habad. 


327. Coleophora Leucapennella Hb. — Zwei kleine 
Männchen fing ich am Fusse des Gebirges bei Askhabad. 


328. Pyroderces Argyrogrammos Z.— Auf den Gras- 
steppen des Gebirges bei Nuchur nicht selten; im Juni. 


329. Butalis Vitilella Chr. (Pl VIII. fig. 12). — Alis 
anticis elongatis, acuminatis, griseis, costa, maculis duabus vitta- 
que brevi e basi albis et maculis tribus disci nigris; posteriori-. 
bus infuscatıs. 

Exp. al. ant. 9 mm. 

Sie gehört in die Nähe von But. Gurdella Chr., die eine 
andere Färbung und im Einzelnen auch andere Zeichnung hat. 

Die Palpen sind mit anliegenden Schuppen bedeckt; das 
Mittelglied ist an der untern Hälfte hellgrau, von da an dun- 
kelbraun auf der Aussenseite, hellgrau auf den Innenseiten und 
oben. Das Endglied ist ebenfalls am oberen Ende verdunkelt. 

Die Fühler sind weissgrau, das Basalglied verdickt, dunkel- 
braun, am äussersten Rande weiss; darunter steht eine Reihe 
gekrümmter, weisslicher Borstenhaare. 

Die Brust, der Bauch und die Beine sind weissgrau, die 
Hinterschienen licht gelblichgrau; die Vordertarsen sind ober- 
seits hellbraun. 

Der Hinterleib ist dick; die vordere Hälfte grau, die hin- 
tere gelblichgrau, mit sehr kurzem Afterbusch. 

Die Vorderflügel sind gestreckt, zugespitzt, dunkelgrau mit 
weissen und schwarzen Flecken und Streifen in folgender 

11* 


Anordnung: weiss, oder besser weissgrau, sind der Costal- 
rand, ein fleckartig verdickter Längsstreif von der Wurzel an, 
bis über das vordere Flügeldrittel und ein grösserer Fleck vor 
der Spitze. Diese Flecke sind nicht scharf umgränzt und, da 
ausserdem das Grau dazwischen etwas weissliche Beimischung 
hat, so wird dadurch die Zeichnung etwas unbestimmt. In den 
dicken Basalstrichfleck ragt, auf der unteren Seite desselben, 
ein kleiner schwarzer, schräggerichteter Strich oder Fleck 
hinein. Ein zweiter, grösserer, schwarzbrauner, schrägliegender 
Fleck schliesst hinten den weisslichen Basalstrich ab; dann folgt 
noch, vor dem hinteren weissen, ein schwarzbrauner, fast drei- 
eckiger Fleck. 

Die Franzen sind ebenfalls grau und weiss, d. h. ein 
Strich vom Vorderrande an und einer, von dem hinteren weissen 
Fleck aus, sind weissgrau. 

Die Hinterflügel sind fast ebenso breit, wie die vorderen, 
braungrau, mit gleichfarbigen, stellenweise etwas helleren 
Franzen. 

Die Unterseite ist dunkel schwarzgrau, auf den Vorder- 
flügeln mit schmalem, weisslichem Costalrand und bräunlichen 
seidenglänzenden Franzen. Die hinteren sind etwas heller braun- 
grau. 

Das einzige ® fing ich am 21. Juni bei Nuchur, an der 
Lampe. 


330. Butalis Chenopodiella Hb.— Ein sehr kleines 
wurde am 6. Mai bei Askhabad gefangen. 


331. Mimaeseoptilus Pulcher Chr. (Pl. VIII. fig. 13).— 
Antennis albidis supra fusco-alternatis. Alis anticis laete brun- 
neis lutescente-mixtis, laciniis pallidioribus, punctis discoida- 
libus duobus (vel uno) nigris, striga angulata ante fissuram 
exalbida. 

Exp. al. ant. 11 mm. 


165 


Etwas grösser und bunter, als die ihr nächststehende 
Miantodactylus Z., auch ist die Stirnbehaarung weniger 
schopfartig aufstehend. Das Basalglied der Fühler ist nicht 
sehr verdickt, mit ochergelben Schuppen bedeckt. Die Geis- 
sel ist gelblichweiss, auf der Oberseite mit schwarzbrau- 
nen Flecken. Beine gelblichweiss; die Dornen der hinteren 
sind länger, als bei Miantodactylus. Der Thorax ist hell 
ochergelb und gelbbraun, besonders die Schulterdecken. Der 
Hinterleib ist an den Seiten weisslich, auf der Oberseite 
etwas gebräunt, mit kurzem, ochergelbem Afterbusch. 

Die Vorderflügel sind fast noch etwas schmäler, als bei 
Miantodactylus. Sie sind lebhaft gelbbraun und bald mehr, 
bald weniger mit Ochergelb gemischt; ja es giebt Stücke, die 
genau so hell, wie Miantodactylus sind. 

Bei dunklen Exemplaren erkennt man in der Mitte zwei 
weissliche Flecke, von denen der vordere hinter dem ersten 
Drittel des Innenrandes, der hintere im Discus, etwas hin- 
ter der Mitte steht. Oft ist aber der Flügelgrund an dieser 
Stelle hell ochergelb gefärbt und sind dann die Flecken 
nicht sichtbar. Fast genau in der Flügelmitte ist bei man- 
chen Stücken ein schwarzes Pünktchen. Vor der Einlappung 
steht eine beinahe rechtwinkelig um dieselbe gebrochene, gelb- 
lichweisse Binde; bei Miantodactylus zieht sich diese Binde 
schräg, aber nicht in einem Winkel, nach dem Innenrand. 
Zwischen dieser Binde und der Spitze ist im oberen Zipfel 
noch ein gelblicher, verloschener Schrägstrich; hinter dem- 
selben ist die Spitze heller, oft gelblich. Die Franzen am 
Vorderrande beider Lappen haben dieselbe hellere Farbe; die 
des Hinterrandes gehen aus dem Ochergelb allmählich in Braun 
über. 

Die Hinterflügel sind graubraun; der Ausschnitt zwischen 
dem oberen und mittleren Lappen ist ebenso, wie bei Mian- 
todactylus, d. h. die Spaltung reicht nur bis zur halben Flü- 


166 


gellänge. Die Franzen sind graubraun, an den Vorderrändern 
der Lappen heller, ins Ochergelb gehend. 

Der Schmetterling flog in den Vormittagsstunden und war 
auf ein sehr kleines Gebiet beschränkt: ich traf ihn nur in 
einem trockenen init einem weissblühenden Melilotus bewach- 
senen Bachbette des Gebirges bei Nuchur. 

Es gelang mir nur zahlreiche G'& zu fangen. 


332. Mimaeseoptilus Aridus Z. — Wurde einmal, im 
Juni, bei Nuchur gefangen. 


333. Pterophorus Monodactylus L. — Ein Exemplar 
wurde von General Komaroff aus Askhabad eingesandt. 


334. Aciptilia Confusa HS.—Ein 4 wurde, am 12. Mai, 
bei Askhabad an der Lampe gefangen. 


335. Orbifrons Singularis Stgr. (Pl. VI. fig. 1) — Von 
dieser neuen Gattung und sehr interessanten Art fand ich 
Mitte April bei Krasnowodsk, unter Steinen einige Raupen. 
Ich bedaure sehr, dass ich über die Raupen keine Notizen 
gemacht habe. Der Schmetterling erschien im September und 
Anfang October. So viel mir bekannt, war er bisher noch 
nicht abgebildet worden. 


Anhang. 


Im Herbste des verflossenen Jahres erhielt S. K. Hoheit 
der Grossfürst, abermals von General-Lieutenant Komaroff, 
eine reiche Sendung von Lepidopteren aus dem Achal-Tekke 
Gebiete. Ein flüchtiger Blick genügte, um in derselben eine 
Reihe, zum Theil neuer, zum Theil seltener und interessanter 
Arten zu erkennen. Da sowohl der Text, als die Tafeln zu 
diesem zweiten Bande bereits dem Abschlusse nahe waren, 
so schien es angezeigt, die Bearbeitung dieses neuen, so wich- 
tigen Materials für die Kenntniss der Lepidopteren-Fauna des 
genannten Gebiets bis zur Publication des dritten Bandes der 
„Memoires“ hinauszuschieben. Nur zwei besonders hervorra- 
gende Arten, ein Satyrus und eine sehr originelle Deilephila 
werden auf Wunsch S. K. Hoheit hiemit dem zweiten, abschlies- 
senden Theile meiner Arbeit angefügt. 

Die Gelegenheit schien günstig, auch die Raupe des schö- 
nen Spinners Axwiopoena Maura Eichw. durch Beschreibung 
und Abbildung nachträglich bekannt zu machen. 


Satyrus Sieversi nov. sp. (Pl. XV.fig. 1 a, b). —- Alis 
dentatis nigro-fuscis, anticarum emarginatarum serie macula- 
rum 5 albidarum, quarum superior interrupta ocello non pu- 
pillato nigro, posticarum fascia attenuata subarcuata, intus sub- 
dentata albida, ciliis albidis. Subtus glaucescente-albidis, ocellis, 


in maculis albidis, late nigro limitatis; posticis ochraceis, fascia 
media lutescente. 

G' Exp. al. ant. 31 mm. 

Unter den nächstverwandten Arten, Bischoffi HS., Stau- 
dingeri Haas und Kaufmanni Ersch. ist $. Sieversi die schönste. 
Die Zeichnungsanlage ist dieselbe, wie bei den vorerwähnten 
Arten, bei Sieversi herrscht aber ein tiefes Schwarzbraun mit 
blauviolettem Reflex vor. 

Die Vorderflügel sind am Hinterrande, unterhalb der Spitze, 
deutlich eingezogen, was, freilich in etwas geringerem Maasse, 
auch bei den anderen Arten zu bemerken ist. Auch sind die 
Flügel überhaupt etwas breiter, als bei jenen. Wie schon er- 
wähnt, ist die weisse Fleckenzeichnung in ihrer Anordnung, wie 
bei den anderen Arten; bei Sievers sind die Flecken am 
kleinsten, während sie sich bei der ihr sonst am nächsten 
stehenden Staudingeri zu breiter Binde vereinigen. Bei Sie- 
versi kommt daher der Begriff von Binde in Wegfall. In die- 
sem Bindenraume heben sich die 3 verschieden grossen, un- 
gekernten schwarzen Augenflecke von dem fast ebenso dunk- 
len Grunde fast garnicht ab. Wie bei allen Satyrus-Arten 
ist der Costalrand und das Wurzeldrittel beider Flügel lich- 
ter braun. Von dem weissen Flecke an ist der Vorderrand 
bis zur Spitze weiss. An dieser, in der Einbiegung und noch- 
mals da, wo der untere grössere Augenfleck befindlich, sind 
die Franzen weiss, sonst schwarzbraun, jedoch nicht so dunkel, 
wie der Flügelgrund. 

Auf den Hinterflügeln wird die schmale gelblich weisse 
Mittelbinde von den Rippen unterbrochen. Die Franzen des 
kräftig gezahnten Aussenrandes sind weiss, nur auf den 
Auszackungen am Innenwinkel und dem darauf folgenden 
Zacken—dunkel. 

Die Unterseite gleicht fast ganz derjenigen des 5. Stau- 
dingeri und ein Unterschied ist nur darin zu erkennen, dass 


bei Sieversi auf den Vorderflügeln die schwarze Fleckbinden- 
einfassung breiter, die Hinterflügel etwas dunkler ochergelb 
sind und eine schärfere innere Begränzung der Mittelbinde 
vorhanden ist. 

Von diesem schönen Falter sandte Herr General-Lieute- 
nant Komarofft 7 G'&', die im Juni bei Askhabad gefangen 
wurden. 

Es gereicht mir zu besonderem Vergnügen, dieser ausge- 
zeichneten neuen Art den Namen meines hochverehrten Freun- 
des Dr. G. Sievers beizulegen. 


Deilephila Komarovi nov. sp. (Pl. XV. fig. 2 a, b).— 
Thorax et abdomen olivaceo-virides, abdominis segmento quarto 
dilute rosaceo-albicincto. Ale antice obscure olivaceo-virides, ad 
marginem posticum violaceo-cineree, linea arcuata albida limi- 
tante discum viridem, lunula media magna albida subter juncta 
cum fascia albida subrecta exeunte in marginem inferiorem, 
pone quam punctum albidum; postice sordide ferrugineæ, foras 
infuscatae, fascia obsoleta fusca ante marginem posticum ad 
angulum analem violaceo-albide cincta. Subtus dilute rosacea, 
nervis margineque interiore lato ochraceis, lunula media albida. 

1 ® Exp al. ant. 31 mm.; long. corp. 30 mm. 

Das in lepidopterologischer Hinsicht so interessante Achal- 
Tekke-Gebiet bietet auch unter den grüsseren Formen noch 
neue und sehr ausgezeichnete Arten. Dafür giebt wiederum 
Zeugniss die schöne Deilephila, die durch General-Lieutenant 
Komaroff in der Umgegend von Askhabad, bei Germob, im 
Juni 1884 entdeckt wurde. 

Von diesem schönen Sphinx wurde bisher nur ein Weib- 
chen gefangen; es ist ziemlich rein und jedenfalls vollkommen 
genügend, um beschrieben zu werden. 

Diese Art hat mit keiner anderen des paläarktischen Ge- 
bietes Aehnlichkeit. Am nächsten steht sie der australischen 


170 
Zonilia (Cizara) Ardenia Lewin (Lewin, A natural history of the 
Lepid. Insects of New South Wales. London, 1882, Pl. II 
pag. 3), die aber, anderer Unterschiede nicht zu gedenken, 
schwarzen Flügelgrund hat. Sie ist wohl zu Chaerocampa zu 
stellen, obschon die meisten Arten dieser Untergattung viel 
spitzere Flügel und auch einen längeren Hinterleib haben. 
D. Komarovi hat verhältnissmässig breite, wenig zugespitzte 
Vorderflügel, mit ziemlich geschwungenem Hinterrande. 

Die nicht lange Rollzunge ist von dichter, sammtartig 
aufgerichteter Behaarung eingefasst, die sich nach der Stirn 
hin fortsetzt und hier fast schopfartig erscheint. Fühler we- 
nig kürzer, als die halbe Länge der Vorderflügel, oben weiss, 
unterseits lichtbraun. Thorax breit, mit olivengrünen, weiss- 
lich gerandeten Schulterdecken; in der Mitte unrein rostfar- 
ben. Hinterleib olivengrün, mit dunkler und hierauf weisslich 
gerandeten Segmenten. Das 4-te Segment ist unrein weisslich 
rosafarben, untermischt mit grünlichen Haaren. 

Vorderflügel von dunkel oliven-oder lauchgrünem Grunde. 
Ein sehr geringer Theil der Basis, Vorder-und Innenrand, so- 
wie das Saumtheil, in ziemlich ansehnlicher Breite, sind violett- 
grau. Von der Spitze bis zur weisslichen Bogenlinie ist das 
Grau von dem Grün nicht scharf abgegränzt. Letztere weissliche 
Bogenlinie beginnt etwas über °/, des Vorderrandes und tremnt 
scharf den grünen Flügelgrund vom grünlich-grauen Limbal- 
theil; sie ist auf Rippe 3 mit einem spitzen Zahn nach In- 
nen gerichtet. Am Schlusse der Mittelzelle befindet sich ein 
ziemlich breiter weisser Mondfleck, von dem, fast perpendi-- 
kulär, eine weissliche Querbinde in den Innenrand ausgeht. 
Dicht neben ihr und etwas unterhalb des Mittelmondes befin- 
det sich, zur Basis hin, ein weisser Punkt. Die Franzen sind 
hellbraun, an den Rippenenden dunkler. 

Hinterflügel unrein rostfarben; Vorder- und Innenrand, auch 
die Franzen, sind ochergelb. Nach dem Saume zu ist eine 


171 


verloschene, schwarzbraune, nur gegen den Innenwinkel von 
weisslicher Färbung umgebene und schärfer abgegränzte Binde. 

Die Unterseite der Flügel ist unrein rosenroth, mit ocher- 
gelbem Innenrand, Rippen und Franzen und weisslichem, ver- 
loschenem Mittelmond. Beine, Brust und Bauch sind ebenfalls 
rosenroth; letzterer ist in der Mitte gelblichweiss, während die 
beiden letzten Segmente ochergelb sind. 


Axiopoena Maura Eichw. (Pl. XV. fig. 3). — Von der 
Raupe dieses schönen PBombyx scheint keine Beschreibung 
vorhanden zu sein. Ich halte es daher nicht für überflüssig, 
der gelungenen Abbildung dieser Raupe einige Erläuterungen 
beizufügen. 

Das einzige mir vorliegende, präparirte Exemplar einer 
ausgewachsenen Raupe ist 72 mm. lang und 15 mm. breit. 

Sie ist schwarzbraun, in den Einschnitten und am Bauche 
dunkel röthlich braun. Kopf und Beine schwarz, glänzend. 
Beine kräftig. Auch die Bauchbeine sind stark entwickelt, an 
der Aussenseite oberhalb schwarz, an den Enden fleischfarben. 
Die kräftigen, etwas bläulichen Warzen sind mit steifen schwar- 
zen, mittelmässig langen Haaren besetzt. 

Nach meiner Erfahrung hält sie sich nur an Felsen auf, 
gleichviel von welcher Gesteinsart; sie ist am Tage in den 
Ritzen und blasenartigen Höhlungen verborgen und geht nur 
Abends und in der Nacht ihrer Nahrung nach. Ich fand sie 
bei Krasnowodsk an Artemisia, bei Ardanutsch, im Pontus- 
Gebiet, — auf den Blättern einer Centaurea. In den Felslö- 
chern verwandelt sie sich im Mai, in einem sehr lockerem Ge- 
spinnst, in eine glänzende, glatte Puppe von schwarzbrauner 
Farbe. Der Schmetterling erscheint etwa 14 Tage nach der 
Verpuppung und hält sich am Tage an ähnlichen Stellen, 
wie die Raupe, auf. 


—___ à 


DESCRIPTION 


D’UN GENRE NOUVEAU ET D’UNE ESPECE NOUVELLE 
APPARTENANT AUX COSSINA HS. 
PAR 


F. J. M HEYLAERTS. 


(PL AX ea bec dre) 


Si j'ose décrire ici un lépidoptère, non-seulement etran- 
ger à la Russie, mais même à l'Europe, c’est que j'en ai instam- 
ment demandé la permission à Son Altesse Impériale. Com- 
blé par Son Altesse Impériale de gracieusetés de toutes sor- 
tes, cest par reconnaissance que je Lui ai dédié le genre 
nouveau et l'espèce suivante, dont la description préalable a 
été publiée déjà dans le Compte-rendu de la Société Entomo- 
logique Belge, séance du 1 Mars 1884. 


Romanoffia nov. gen. 


Mas. Capite lato; oculis magnis rotundis; ocellis nullis; 
palpis falcatis, frontem non superantibus, breviter pilosis, ar- 
ticulo secundo longissimo, tertio tamen brevi atque conico; 
antennis longissimis breviter pectinatis; lingua spirali valida. 
Thorace lato hirsuto; abdomine angulum analem superante. 


175 


Pedibus validis, tibiis anterioribus brevibus spina magna re- 
curvata adhaerente; tibiis posterioribus quadricalcaratis. 

Alis anterioribus latioribus, margine anteriori apiceque ro- 
tundato, margine exteriori medio paulo excavato, margine in- 
terno fere recto; costis 10; cellula discoïdali magna divisa; 
parte superiori partem inferiorem ter magnitudine superante; 
costa (10) libera; cellula appendiculata permagna: e margine 
hujus exteriori 6, 7 + 8 (longe petiolatis); 9 e margine an- 
teriori cellulæ discoidalis; 5 discocellularis parte inferiori, 
cellulæ appendiculate marginem inferiorem perficiente; 4 ex 
angulo posteriori, 2 et 3 e margine posteriori cellulæ discoi- 
dalis; 1 et la marginem exteriorem versus convergentibus. 
Alis posterioribus elongatis, margine anteriori exteriorique 
subrotundatis, margine interno subobliquo. Costis 8: 8 tota 
libera, 7 e margine superiori et 6 ex angulo anteriori 
cellulæ discoidalis divisæ; 4 et 5, longe petiolatis, ex @jusdem 
angulo posteriori, 3 et 2 e margine posteriori; 1a prope 
marginem internum, 1b et lc remotis et marginem externum 
divergentibus. Frenulo longiori. 

Appartenant aux Cossina b Herrich Schäffer, le genre 
nouveau se distinguera facilement par la nervulation, qui, au 
premier abord, paraîtra très étrange, mais qui, bien étudiée, 
sera trouvée conforme à la description, que j'en ai donné 
ci-dessus. Je n'indique pas la place qu'il tiendra parmi les 
Cossina HS., laissant ce soin à celui, qui réunira les différents 
genres de cette famille dans une description monographique. 


Imperialis nov. spec.— Mas. Flavo-griseus; capite flavo- 
piloso; antennis lete fuscis ad apicem pectinatis, 64 - articu- 
latis, scapo valido, ciliis mediocriter longis a quarto exteriori 
ad apicem decrescentibus; oculis magnis rotundis; palpis arti- 
culo primo longe flavo hirsuto, secundo longo breviter nigro- 
brunneo piloso, tertio parvo conico obscuriori. 


174 


Thorace supra flavo-griseo (collare concolor), subtus flavo, 
scapulis latis pilosis; abdomine supra breviter nigro-griseo, flavo 
marginato, subtus flavo, apice breviter acuteque flavo-griseo 
barbato. 

Pedibus laete brunneo-griseis, trochanteribus flavo-auran- 
tiacis. 

Alis anterioribus flavo-griseis, cellulis mediis appendiculatis- 
que subpellucidis; venis productis. Alis posterioribus flavo-gri- 
seis. Fimbriis concoloribus. 

Exp. al. 36 mm. 

Habitat: Chiriqui (Panama)— America centralis. 

& in Museo D-ris Staudinger. 

d'. La tête est assez large; le front et l’occiput sont cou- 
verts de poils lisses d’un jaune orangeätre, la face, au con- 
traire, est d’un gris-brun. Les palpes sont forts, ronds et ve- 
lus, le Premier article porte des poils assez longs d’un jaune oran- 
geätre et est strie longitudinalement par une ligne brune; le 
second, un peu plus de deux fois plus long, est comme le 
troisième, qui est assez petit et coniforme, couvert de poils 
courts et bruns. Les antennes, très longues, environ trois 
quarts du bord antérieur, sont bipectinées, les barbes dimi- 
nuent en longueur seulement vers l'extrémité supérieure; la 
hampe est très forte et brunätre. La trompe est forte et 
jaune. Le collier, les pterygodes et le thorax sont jaune-gri- 
sätres. Ce dernier, comme aussi les quatre premiers segments 
de l'abdomen, porte en dessus des poils très longs grisätres; 
en dessous tout le thorax est jaune orangeätre. L’abdomen 
jaune en dessus, gris en dessous, a sur la face dorsale de 
chaque segment, sauf le dernier, une grande tache d’un brun 
noir, diminuant lentement en largeur, de sorte que sur l’avant 
dernier il n’en reste qu'un gros point rond. 

Les pattes sont assez longues, mais fortement constituées. 
Les trochanters sont velus, portent des poils orangeätres assez 


175 


longs et ont une grande macule noire sur la face anterieure. 
L’articulation coxo-fémorale a la même couleur que les tro- 
chanters, mais fémurs, tibias et tarses sont brunâtres. Les 
crochets sont très forts. Les tibias antérieurs ont une épine 
tibiale très forte et recourbée, ayant la forme d'un kris 
(poignard) Javanais. Une rainure assez profonde de la face 
correspondante du fémur sert à cacher, au besoin, le tibia et 
l’épine. Les tibias postérieurs portent deux paires d’éperons 
courts et forts. 

Les ailes antérieures, dont la coupe et la nervulation ont 
été minutieusement décrites dans la diagnose ci-dessus, sont 
gris-Jaunätres à reflet carné: les cellules discoïdales et appen- 
diculaires sont semi-transparentes et comme nacrées. Les ner- 
vures sont très épaisses et gonflées. La frange est courte et 
gris-jaunâtre. 

Les ailes postérieures, d’un teint pareil, mais beaucoup 
plus clair, sont blanchätres vers le bord supérieur; les ner- 
vures ne sont pas gonflées. La frange est d’un blanc jaunätre. 

La couleur du dessous ressemble à celle du dessus. 

Par la nervulation étrange et insolite, par sa rareté, or 
on ne connaît que ce seul exemplaire, Romanoffia Imperialis m. 
est pour sür un des Hétérocères les plus intéressants. 


Explication des figures. 


le. L’inseete parfait &. 

la. Sa nervure. 

1b. 2-d et 3-e article des palpes (grossis). 

lc. Patte antérieure (grossie), face antérieure. 
ld. Antenne (grossie). 


Bréda, 2/14 Octobre 1884. 


Psychides nouvelles ou moins connues 
de l'Empire Russe 


PAR 


F. J. M HEYLAERTS. 


(Planches IX et X). 


1. Psyche Detrita Led. 

Verhandl. d. zool.-bot. Vereins, Bd. III, 1853, p.363. Taf. 2 fig. 2. 

J'ai examiné le seul spécimen connu jusqu'aujourd'hui, main- 
tenant dans le Musée du Dr. Staudinger. L’exemplaire est 
trop fruste pour être dessiné, le nom d’ailleurs l'indique assez. 
L'espèce, un Psyche (mon genre IV) vrai, ressemble tellement 
à Psyche Viciella Shiff., que, pour ma part, je crois qu’elle 
n'est q’une variété locale, ou tout au plus une species Dar- 
wintana de la dernière. La nervulation est la même, seule- 
ment les barbes de ses antennes sont un peu plus longues et 
d'une couleur plus foncée, l'abdomen, ainsi que le thorax, plus 
noirätre. Quand je vois varier de la même manière les exem- 
plaires ex larva de Psyche Stetinensis Hering de ma collection 
de Psychides, je crois avec le Dr. Staudinger, que P. Detrita 
Led. comme espèce „vix agnosci potest“. Toutefois cest aux 
lepidopterologues russes de rechercher la chenille, car alors 
seulement il est possible de se fixer. 

L’unique exemplaire fut rapporté par Kindermann des 
Montagnes d’Altai (Sibérie occidentale). 


A7 


L’envergure est de 18 mm. La tête, assez velue, porte 
des restes des antennes brunes et des pseudopalpes passable- 
ment longs de la même couleur. Le thorax et l'abdomen por- 
tent des poils bruns assez longs. Les pattes ont les femurs 
noirätres, les tibias et les tarses sont plutôt jaunes brunätres. 
La nervulation des ailes antérieures, dont la coupe est celle 
de la Ps. Viciella Schiff. est la suivante: 2 et 3 naissent du 
bord postérieur de la cellule discoïdale, 445 et 6 du même 
point, angle inférieur de la cellule précitée, 7 du milieu de 
la discocellulaire, 8 et 9 d’un long pédicule, 10 et 11 du 
bord antérieur de la cellule, et 12, la costale. Les ailes posté- 
rieures ont sept nervures, dont 4 et 5 sur un pédoncule assez 
long et 7 entièrement libre. 


2. Pachytelia Villosella O. var. Casanella Boisd. i. litt. 

Bruand, Monographie des Psychides, N 31, pag. 53. 

Les exemplaires originaux de la collection Boisduval m'ont 
été envoyés à l’étude par le possesseur actuel, M. Oberthür. 
Je les ai comparés avec les pièces typiques, et ma conclu- 
sion est, que ce sont des P. Villosella O. très grandes, sans 
la moindre différence par rapport à la nervulation, quoiqu’en 
dise Bruand. 


2 bis. Id. (var?) Hirtella Ev. 
Eversmann, Bull. de l. Soc. Imp. d. Nat. de Moscou, vol. XVI, 1843, 
p. 542. 


M. Erschoff a prouvé, que l’Hirtella Ev. n’est en réalité 
autre chose que P. Villosella O. Aussi la description donnée 
par le docte professeur semble corroborer la décision précitée. 
Le seul: ,ejus sacculus e foliolis minutis pendentibus con- 
structus est“ pourrait induire en erreur; mais, quand on sait 
que la Villosella O. construit son fourreau de différentes ma- 
nières, le doute n'existe plus. 

12 


178 

8. Amicta Lutea Stgr. var. Armena m. (Pl. IX. fig. 2). 

Son Altesse Impériale le Grand Duc Nicolas Mikhaïlovitsch 
m’a fait ’honneur de m’envoyer un spécimen de lA. Lutea, 
trouve en Armenie, qui differe en plusieurs points du type. 
Toutefois les differences ne sont pas telles, qu’elles autorise- 
raient à constituer une nouvelle espèce. D’ailleur YA. Zutea 
semble sujette à varier, car le Dr. Staudinger m'a fait parvenir 
à l’étude une autre variété de cette espèce. 

La var. Armena m.‘se distingue du type par: 

1) les antennes, qui sont relativement plus fortes et ont 
des barbes plus épaisses, qui ont la tige colorée d’un jaune 
de cire foncé, tandis que le type et l’autre var. l'ont presque 
blanchâtre. 

2) par les pseudopalpes plus courts et leur couleur abso- 
lument blanche jaunätre. 

3) par la couleur plus foncée du thorax, de l’abdomen et 
des ailes, soit en dessus, soit en dessous. 

4) par l’épine tibiale plus longue, qui atteint la moitié du 
premier article tarsal, tandis que pour le type et la var. sui- 
vante elle n'excède pas en longueur celle du tibia corres- 
pondant. 

5) par la nervulation, or chez elle 7 et S-+9 naissent du 
même point, l’angle antérieur de la cellule discoïdale, tandis 
que, pour le type et la var. suivante, 7 est parfaitement sé- 
parée du pédoncule de 8+9. 


4. Amicta Lutea Ster. var. Schahkuhensis m. (Pl. IX. 
fig. 3. d' grossi). 

Celle-ci, ayant la nervulation typique, se distingue, à pre- 
mière vue, par son teint encore plus foncé que celui de la var. 
précédente; elle est plus fortement bâtie; ses antennes portent 
des barbes beaucoup plus longues, et les poils, qui couvrent 
le thorax et l’abdomen, sont très longs. La frange des ailes 


179 


est brunätre et pas du tout luisante comme chez le type et 
la var. Armena. L’unique exemplaire a été trouvé par M. 
Christoph et porte l'étiquette: Shahkuh, Christ. —1 d' dans 
le musée du Dr. Staudinger, 

La tige des antennes de la figure est trop brune. 


5. Amicta Uralensis Frr. (Pl. IX. fig. 4. d' grossi). 

Freyer, Neuere Beiträge, VI. pag. 37, tab. 505. fig. 2. 

Passablement figurée et décrite assez superficiellement, cette 
espèce, toujours rare dans les collections, a bien besoin d'être 
revue. Les premiers spécimens furent pris dans l’Oural par 
feu M. Kindermann; plus tard lespèce fut retrouvée à Sa- 
repta par M. Christoph. Uralensis a un peu Paspect d’une 
petite Ps. Hirsutella Hb., mais sa nervulation est toute dif- 
férente. Elle n’a que 17 mm. d'envergure. Sa couleur est un 
gris bleuätre à reflet, surtout vers les bords des ailes, brun 
jaunätre. — La tete, très petite, porte des antennes courtes, 
'/, du bord antérieur des ailes antérieures, à hampe grise 
et à barbes relativement longues et brunes. Les pseudopalpes 
sont courts et dun gris brun. Le thorax porte en dessus des 
poils très longs et blanchätres, en dessous brunätres. L’ab- 
domen ne dépassant pas l'angle anal, est velu, les poils sont 
longs et également d’un gris blanchätre. Les pattes ont les 
fémurs bruns, mais les tibias, dont les antérieurs ont une 
épine très Jongue, sont gris comme les tarses grèles. 

Les ailes antérieures sont relativement courtes; le bord 
antérieur, un peu sinueux à la partie basale, est recourbe 
ainsi que l’apex; le bord interne est presque droit et un tiers 
moins long que l’antérieur; le bord externe est recourbé et à 
l'angle externe effacé. 

Les ailes postérieures sont assez larges et à bords arrondis. 

La nervulation des ailes antérieures est la suivante: de 
la cellule discoïdale, qui est pyriforme et divisée en deux 

12* 


180 


portions égales, naissent 2 et 3 du bord postérieur, 4 de 
l'angle postérieur, 5 de la discocellulaire en dessous et 6 en 
dessus de la nervule, qui divise la cellule; 7+°, à long pé- 
dicule, de l'angle antérieur, 9 et 10 de la sous-costale; 11 libre, 
la costale. 

Les ailes postérieures ont sept nervures, toutes libres. 
La cellule est divisée en deux portions inégales, la supérieure 
étroite et courte, linförieure plus large et plus longue. 

La couleur des ailes est, comme je l'ai dis ici dessus, un 
gris bleuätre (fraichement éclose!), leurs bords sont liserés de 
brun; la frange est courte, jaunâtre et luisante. 

Le fourreau, la chenille et la femelle, tout cela m'est 
inconnu. J'espère que M. Christoph puisse trouver le temps 
ou de les chercher et de les publier, ou de faire parvenir 
des indications précises, pour que nos collègues de Sarepta 
fassent ce travail pour lui. La connaissance de la chenille et 
de la femelle d’une Psychide est de toute nécessité, et la re- 
cherche des fourreaux, quand on sait le repaire des mâles, 
n’est pas si difficile, 

J'ai eu à l'étude 2 SL du musée Staudinger, 1 G' de la 
collection du Prof. Zeller et 1 &' de la mienne. 


6. Amicta Uralensis var. Demissa Led. (Pl. IX. fig. 5a. 
d grossi; 5b fourreau de la femelle). \ 

Wiener Monatsschr., 1863, p. 23. Taf. I, fig. 4 &. x 

Je suis complètement de l'avis du Dr. Staudinger quand 
il dit, que la nova species de Lederer n’est qu'une simple variété 
plus grande, peut-être locale, de l'A. Uralensis Frr. (vide 
Stgr. Cat. p. 63). Effeetivement la plus grande envergure, les 
ailes, ete. de plus grande dimension, la couleur un peu plus 
brunätre, voilà toute la différence. La nervulation est absolu- 
ment la même. Lederer dit: „Im Geäder mit Opacella über- 
einstimmend“; ceci est vrai pour les nerv. 2—-11, mais la 


181 


et 1b sont formées comme je lai décrit dans ma „Mono 
graphie des Psychides“, pag. 42, sous-genre Oiketicoides m. 
(mieux Chalia Moore) pour CA. Opacella HS., tandis que la 
var. Demissa Led. appartient, avec le type, a mon sous-genre 
Amicta (vide ib. 1. €. p. 42). 

Lederer eut deux dd éclos, Yun à Slicono, l’autre à 
Varna. En perdant le fourreau du G', ressemblant, selon lui, 
à celui de Ps. Hirsutella Hb. (Calvella O.), il lui restait 
celui de la ®, qui, d’après moi, ne ressemble nullement à 
celui de l'espèce précitée. 

Par la bonté du Dr. Staudinger, possesseur actuel de la 
collection Lederer, j'ai pu donner la figure de la var. Demissa 
Led. avec le fourreau de la femelle. 

Ce fourreau a une longueur d'environ 22 mm., et est large, 
au milieu, de 7 mm., en bas seulement de 2 mm. Il est cy- 
lindrique, couvert de tiges de graminées, de petits morceaux 
de bois, et de graines de sable. Les tiges, de longueur diffé- 
rente, sont appliquées longitudinalement, mais d’une manière 
irrégulière. —Lederer a eu le tort assez grand de négliger la 
description des chenilles respectives de toutes les Psychides 
qu'il a décrit, done aussi il ne dit rien de celle de la var. 
Demissa. 

Si j'ai décrit la var. précitée parmi les Psychides russes, 
e’est que peut-être elle sera bien trouvée l’un ou l’autre jour 
dans la Russie méridionale. 


7. Epichnopteryx Hofmanni m. (Pl. X. fig 1 d, 
grandeur naturelle, fig. 2 & grossi et fig. 3 trois articles des 


antennes, avec leur barbules, grossies). 
Heylaerts, Compte-rendu Soc. Ent. Belge, 4 Oct. 1879, pag. CXXXIX '). 


‘ 1) Cette espèce, quoique Sicilienne, est décrite ici: 1) parce que M. 
Brants l’a dessinée sur la même planche avec trois Canephoridae russes 
nouvelles; l’arrangement artistique des figures aurait été rompu en l’ötant de 


182 


Mas. Parvus, antennis nigricantibus bipectinatis dentibus 
longioribus; pseudopalpis longe pilosis. Alis brunneo-fuscis mar- 
gine obscuriori; cilüs dilutioribus subnitidis. Ale anteriores 
costis 10. Pedibus griseis. 

Expansio al. ant. 9 mm.—Larva feminaque ignotae. 

Habitat: Insula Sicilia, Palermo. 

Espece tres petite. La tete est assez forte et tres velue; 
elle porte des antennes, dont la hampe et les barbules, qui 
sont plus grosses et plus longues que celles de l’E. Pulla Esp., 
sont d’un noir foncé. Les pseudopalpes sont très longs et très 
noirs. Le thorax (labdomen manque) porte des poils noirs 
et les pattes sont comme celles de l'espèce précitée (A la 
tete, avec ses appendices, IE. Hoffmanni sera toujours re- 
connue immediatement). 

Les ailes, qui ont la nervulation del’E. Pulla Esp., les cel- 
lules discoïdales et interposées, étant toutefois relativement plus 
longues, mais plus étroites, sont allongées. La couleur en est 
brune, avec un reflet jaunätre sur le disque; les bords et les 
veines sont plus unoirätres. La frange est plus claire et lui- 
sante. Les ailes postérieures sont moins velues que les anté- 
rieures, Par rapport à la coupe les antérieures ont le bord 
costal et externe un peu recourbés, l’interne presque droit 
sans dent obtuse. „Les postérieures sont allongées avec l’apex 
et l’angle anal à peine visibles. 

Un seul G', de la collection de feu Lederer, pris à Pa- 
lermo, dans le musée du Dr. Staudinger. 

J'ai dédié cette species nova à M. le Dr. Ottmar Hof- 
mann, Medicinalrath à Regensbourg, le savant entomologue, 
auteur de l'ouvrage justement renommé „Ueber die Naturge- 
schichte der Psychiden“, et de plusieurs autres travaux ento- 


sa place; 2) parce que la figure et la description de cette petite espèce, non 
encore figurée, pourront faciliter la comparaison des nouvelles espèces russes 
avec le groupe de Pulla Esp., auquel elle appartient. 


mologiques intéressants. Je lui dois plusieurs envois de Psy- 
chides remarquables. 


8. Epichnopteryx Flavescens m. (Pl. X. fig. 11 d, 
grandeur naturelle, fig. 12 &', grossi, fig. 13 antenne du &', 
très grossie). 

Staudinger. Stett. Ent. Zeitung. 1881, S. 203. 

Heylaerts. Compte-rendu. Soc. Ent. Belg. 4 Oct. 1879, pag. OXXXVII. 


Mas. Parvus, antennis bipectinatis ciliis brevioribus; alarum 
marginibus, praesertim apicem versus fere aurantiacis, his autem 
flavescentibus, subsericeis; eilüs dilutioribus, fere albescentibus, 
nitidis, — Ale anteriores costis 10. — Thorace, abdomine pedi- 
busque stramineo-pilosis. 

Exp al. 9,5 mm.—Larva feminaque ignotæ. 

Habitat: Ala-Tau (Turkestania Rossica). 

Espèce assez petite, pas plus grande qu’une petite Fumea 
Nitidella O.—La tete porte des poils jaune-brunätres; les an- 
tennes sont courtes, '/, environ du bord costal, elles ont 20 
articles à courtes barbules; la hampe est grise. Les pseudo- 
palpes, médiocrement longs, ont Ja couleur des poils de la tete. 
Le thorax et l'abdomen sont noirs et couverts de poils blonds; 
le thorax est un peu plus foncé. Les pattes sont velues, les 
poils sont blonds aussi. 

Les ailes antérieures sont passablement allongées; le bord 
costal est presque droit à apex arrondi, l’interne est droit 
aussi et un quart moins long que l’antérieur, le bord et l’angle 
externe sont arrondis. Leur couleur est un jaune clair avec 
un liseré orangeätre, qui s’epaissit beaucoup vers lapex; les 
veines sont légèrement teintes de cette dernière couleur. La 
frange est longue et d’un blanc jaunätre. 

Elles ont 10 nerv. libres. Les cellules discoïdales et in- 
terposées sont allongées. 

Les ailes postérieures sont un peu plus grisätres (mais 
claires) et allongées, l’apex et l'angle anal, étant peu pronon- 


184 


ces, mais visibles. Aussi celles-ci sont liserées d’orangeätre; 
leur frange est longue et du même teint que celle des ailes 
antérieures. — Elles ont 7 nervures libres. 

4 dd, dont un très fruste, trouvés par M. Haberhauer 
dans PAla-Tau (Tourkestan Russe). 

Ils se trouvent dans le musée du Dr. Staudinger. 


9. Epichnopteryx Flavescens m. var. Kuldchaönsis m. 
(Pl. IX. fig. 7 & grossi et 8 & encore plus grossi, très 
foncé). 

Alphéraky. Lépidoptères du district de Kouldja, Horae Soc. Ent. Ross. 
T. XVII. pag. 34 (20). 

Est-ce une espèce? Est-ce simplement une variété de l'E. 
Flavescens m.? Je n’oserais pas m’exprimer categoriquement, 
parce que la chenille de celle-ci, et aussi celle de la premiere, 
est encore à chercher. Provisoirement je la décrirai comme 
étant une variété. 

Plus grande que le type; j'en ai qui mesurent 11 à 13 
mm d'envergure. Elle a la tête couverte de poils gris. Les 
yeux sont très grands. Les antennes courtes ont les barbules 
un peu plus longues. Les pseudopalpes sont courts et d’un jaune 
grisätre. Le thorax, l'abdomen et les pattes portent des poils 
blonds. 

Les ailes antérieures sont beaucoup plus allongées; le bord 
antérieur et interne sont droits à apex et angle arrondis, leur 
teint est d’un jaune de paille soyeux et luisant sans la moindre 
trace d’orangeätre et elles sont densément couvertes d’&cailles 
pileuses et de poils. La frange est plus jaunätre et luisante. 
La nervulation est celle de ’E. Flavescens m. 

Les ailes postérieures sont beaucoup plus foncées, d’un 
gris bleuätre et ont la frange un peu plus claire. Elles sont 
allongées et ont l’apex et l'angle anal à peine indiqués. 


- 


Comme le type elles ont 7 nerv. libres. 


185 


Plusieurs dd furent trouvés par M. Alphéraky, au 
commencement de Mai, près du mur de la citadelle de Kouldja. 
Je lui dois quelques spécimens, et il m'en a fait parvenir 
d'autres, assez bien conservés, pour les faire dessiner. 

La chenille et la femelle sont inconnues. 


10. Epichnopteryx Staudingeri m. (Pl. X. fig. 4 A 
grandeur naturelle; fig. 5 G'très grossi; fig. 6 d très grossi, 
en dessus; fig. 7 antenne très grossie). 

Heylaerts. Le Naturaliste, 2. 15. Avr. 1879. 

Heylaerts. Compte-rendu. Soc. Ent. Belge, 4 Oct. 1579, pag. CXXXIX. 


Mas. Parvus, antennis bipectinatis, 17 - articulatis; pseu- 
dopalpis obscurioribus albomixtis; thorace, abdomine pedibusque 
nigris albo pilosis. Alis albidis pellueidis dilute brunneo-marqi- 
natis, venis nigricantibus. Ale anteriores costis 10, posteriores 
costis 7; ciliis albidis nitidis. 

Exp. al. 9 mm. 

Habitat: Sarepta. — 2 G'@ in museo D-ris Staudinger. 

Cette petite espèce est une des plus jolies. La tête, assez 
velue, porte des antennes à hampe grise et à barbes passa- 
blement longues, diminuant en longueur vers le milieu de 
l’antenne. Les pseudopalpes sont courts, les poils sont bruns 
avec lesquels quelques poils gris sont mélangés. Le thorax et 
l'abdomen sont couverts de poils noirs et blancs en dessus; 
le dernier segment abdominal en dessus, et tout le dessous, 
est couvert de poils plus grisätres. Les pattes, relativement 
fortes, sont munies de poils gris. 

Les ailes antérieures sont allongées; elles sont d’un blanc 
bleuätre argenté, bordées de brunätre. Les nervures se des- 
sinent en brun noirâtre et la frange est d’un blanc luisant et 
relativement longue. —Elles ont 10 nerv. libres, 10 est la costale. 
La cellule interposée est petite, comme aussi la cellule dis- 
coïdale elle-même, dont le bord externe watteint pas le milieu 
de l'aile. 


Les ailes postérieures ont 7 nerv. également libres. La 
cellule discoïdale est divisée en deux portions inégales. — Che- 
nille et femelle inconnues. 

J'ai dédié cette espèce nouvelle à M. le Dr. Staudinger, 
qui, en m’envoyant à l’etude tout ce que sa richissime col- 
lection contient en Psychides rares ou intéressantes, m'a rendu 
des services signalés par rapport à mon travail monographique. 


11. Epichnopteryx Millierei m. (Pl. X. fig 8 &', 
grandeur naturelle; fig. 9 & très grossi; fig. 10 patte poste- 
rieure très grossie). 

Heylaerts. Le Naturaliste, 2, pag. 3. 

Heylaerts. Compte-rendu Soc. Ent. Belge, 4 Mars, 1879, pag. CXXXIX. 

Mas. Parvus; antennis bipectinatis, 18-articulatis; thorace, 
abdomine pedibusque nigris albopilosis. Alis albo-griseis subdia- 
phanis, subsericeis; ciliis albidis nitidis. Ale anteriores costis 8, 
posteriores autem 7. 

Exp. al. 11 mm.— Eruca feminaque ignotæ. 

Habitat: Montes Uralenses meridionales. & in museo D-ris 
Staudinger. 

La tete velue est couverte de poils longs et gris; les an- 
tennes courtes, pas encore la moitié du bord costal, ont 18 
articles; le premier (large) et les trois derniers n’ont pas de 
barbules, celles-ci sont distantes et diminuent en longueur vers 
le milieu; la hampe est grise. Les pseudopalpes sont courts 
et se composent de poils gris et bruns. Le thorax et lab- 
domen sont noirs et couverts de poils blane-grisätres assez 
longs. Les pattes portent aussi des poils de la même couleur, 
mais plus courts. 

Les ailes antérieures sont relativement larges, soyeuses et 
grises à reflet jaunâtre, les veines et les bords sont brunätres. 
La frange est longue et d'un gris blanchätre luisant. L’apex 
et l'angle externe sont arrondis, Par rapport à la nervula- 


tion je crois qu'il y a une anomalie, car le spécimen unique 
n'a que huit nervures marginales. Je crois que 2 et 8 manquent 
accidentellement. — A mon grand regret, ayant seulement cette 
pièce à examiner, le doute reste.—La cellule discoïdale a cela 
de particulier, que la nervure qui la divise, ne naît pas de 
la base, mais du milieu de la sous-costale. 

Les ailes postérieures sont plus allongées, à bords ar- 
rondis, l’apex et l’angle anal sont à peine visibles. Elles ont 
le nombre normal de 7 nerv. 

Un seul & très frais, de l’Oural méridional dans le musée 
du Dr. Staudinger. 

J'ai dédié cette espèce nouvelle à M. le chev. P. Millière, 
qui m'a rendu des services signalés, lui aussi, par rapport aux 
Psychides, en me faisant parvenir à l’etude un matériel im- 
mense de spécimens, vivants et préparés, pris dans les Alpes 
Maritimes et ailleurs. 


12. Bijugis Alpherakii m. (Pl. IX. fig. 10 & grossi). 

Staudinger. Stett. Ent. Zeit., 1881, pag. 403, Nocturnella var. (minima 
dubiosa). 

Alpheraky. Lep. du Distriet de Kouldja, Horae Soc. Ent. Ross. T. XVII, 
pag. 34 (20). Fumea Rouasti Heyl. 

Heylaerts. Compte-rendu. Soc. Ent. Belge, 3 Mars 18-3, pag. XLVI. 


Mas. Laete flavo-griseus. Capite antice posticeque pilis ob- 
scure-griseis obtecto; antennis fuscis ad apicem pectinatis, ciliis 
brevioribus crassis, 24 articulatis; pseudopalpis obscure-griseis, 
brevibus; thorace abdomineque pilis griseis obtectis; appendicibus 
genitalibus flavis. 

Pedibus flavo-griseis, breve hirtis, tibiis tarsisque nudis; 
tibiis anterioribus spina magna tibiam tamen non superante. 

Alis anterioribus elongatis, dense squamulis pilosis pilisque 
flavo-griseis obtectis; alis posterioribus subpellueidis elongatisque. 
Ambo apice subrotundato. Fimbriis albidis nitidisque longioribus. 

Alis anterioribus costis liberis 10; posterioribus 7. 


188 


Exp. al. 13—15 mm.—Larva feminaque ignotæ. Habitat: 
Kuldscha apud pagum Kainak, in proximitate fluminis Ili si- 
tum, et apud Saisan prope a flumine Dschemine. 

A premiere vue cette petite espèce ressemble beaucoup à 
VE. Millierei m., mais elle en diffère assez quand on l’exa- 
mine miputieusement. Elle appartient à mon genre Bijugis. 

La tête, couverte de poils gris brunâtres, porte des an- 
tennes plus fortes, ayant 24 articles; la hampe et les barbu- 
les sont brunätres. Les pseudopalpes ont les poils comme la 
tête et sont courts. Le thorax et l’abdomen sont noirs et 
portent, comme les hanches et les fémurs, des poils gris. Les 
tibias ont des poils beaucoup plus courts de la même cou- 
leur; les antérieurs ont une grande épine tibiale aussi longue 
que le tibia correspondant. Les tarses sont nus. Les tibias 
postérieurs sont très renflés et longs et ont, comme la pré- 
cédente, deux paires d’eperons mais plus longs et plus effiles. 

Les ailes antérieures, dont la coupe rappelle un peu celle 
de la Fumea Sepium Speyer, sont beaucoup plus allongées 
que celles de l'espèce précédente et, par comféquent, les cel- 
lules discoidales et interposées le sont également. L’apex est 
beaucoup moins arrondi, quoique l’angle externe soit encore 
effacé. Elles ont 10 nerv. libres. La frange en est blanche, 
jaunâtre et luisante. 

Les ailes postérieures sont assez étroites, ont l’apex et 
l’angle anal à peine visibles, mais leur frange blanche et lui- 
sante est assez longue. Elles ont 7 nerv. libres et leur cel- 
lule discoïdale est divisée en deux portions, dont la postérieure 
est au moins deux fois plus large que l’anterieure. 

J'ai dédié cette species nova à M. Serge Alpheraky, le 
courageux explorateur de Kouldja et l’auteur savant du tra- 
vail superbe sur les lépidoptères de ce district. Je lui dois 
quelques Psychides de cette contrée lointaine, e a. l'espèce 
que je viens de décrire. 


13. Bijugis proxima Led. (Pl. IX. fig. 9). 
Lederer. Verhandl. d. zool.-bot. Vereins in Wien, 1853, p. 386, tab. 5. 
fig. 7. 


’armi les espèces assez légèrement et superficiellement ca- 
ractérisées par feu Lederer, celle-ci tient le premier rang. 
Quand on y ajoute, que la figure en est rude et à peine re- 
connaissable, je ne crois pas faire un travail inutile en la 
décrivant de nouveau et en donnant une bonne figure de cette 
espèce russe très intéressante. 

Lederer la compare à l'Epichopteryx Pulla Esp; „sie ist“, 
dit-il , /3 grösser als Pulla, die Kammzähne der Fühler kür- 
zer, mehr abstehend und regelmässiger gestellt, alles Uebrige 
wie bei Pulla“. 

Je ne suis pas de som avis, elle diffère beaucoup de cette 
dernière espèce. 

Proxima a une envergure de 20 — 22 mm. La tête est 
petite, les yeux sont grands. Les antennes sont passablement 
longues, '/2 du bord costal, ont 28 articles, dont 25 ont des 
barbules, qui diminuent lentement (du milieu vers le sommet) 
en longueur; leur couleur, comme celle de la hampe, est un 
brun assez foncé. Les pseudopalpes sont courts, touffus et d’un 
gris noirätre. Le thorax et l'abdomen, grèles mais très velus, 
sont couverts de poils bruns très foncés; le dernier segment 
abdominal en dessus, et tout le dessous, est plus clair. Les 
pattes assez longues, sont exterieurement noirätres, du côté 
interne plutôt jaune-brunätres, les tarses sont jaune-grisätres. 

Les tibias antérieurs portent une épine tibiale très lon- 
gue; les postérieurs sont très longs et très renflés. Les épe- 
rons des 2-e et 3-e paires des pattes sont comme chez ses 
congénères. 

Les ailes antérieures sont allongées, beaucoup moins lar- 
ges à la base; elles s’elargissent lentement vers le bord ex- 
terne. Le bord costal est un peu recourbe, l’interne presque 


droit et un quart moins long que le précédent; l’externe, 
comme aussi l'angle et l'apex, arrondi. Elles ont 11 nervu- 
res libres. (Pulla en a 10 au maximum). La cellule discoïdale 
est longue et l’interposée assez large. La frange est brune- 
jaunâtre et luisante. 

Les ailes postérieures sont également allongées. L’apex 
est indiqué, mais l'angle anal est presque invisible. Elles ont 
7 nerv. libres. La frange est comme celle des ailes an- 
térieures. 

En somme, quoique la Proxima ressemble un peu à Pulla 
Esp., la différence est toujours assez grande pour en motiver 
le classement parmi les espèces du genre Bijugis, dont elle 
a tous les caractères. La chenille, son fourreau et la femelle 
sont inconnues. 

Les trois G'&', les seuls, de la collection Lederer, main- 
tenant dans le musée du Dr. Staudinger, furent pris dans la 
Sibérie occidentale (Altaï). Plus tard on en a mentionné la 
capture en Italie; à moins de l'avoir vue je ny crois pas. 
(Vide Bulletino della Soc. Ent. Ital., XV. p. 296. A. Curo, 
Notizie lepidotterologiche) 1). 


14. Fumea Rouasti m. (Pl. IX. fig. 11 & grossi). 

Heylaerts. Compte-rendu. Soc. Ent. Belge, 4 Oct. 1879, pag. CXL. 

Staudinger. Stett. Ent. Zeit., 1831, pag. 404. 

Mas. Parvus; antennis bipectinatis griseis; alis fuliginoso- 
griseis dense squamatis pilosisque, oblongis, ciliis albidis nitidis. 
Al® anteriores costis 11 liberis, cellula media cellula intrusa 


longissima; ale posteriores costis 7. Fimbrüs albidis longioribus 


') Je possède une Psychide (Bijugis) prise à Coorba Van, pres de la grotte 
de glace bien connue, par le Dr. Steffek de Budapest. La nervulation, les an- 
tennes, la coupe des ailes ete. correspondent exactement à celles de B. Pro- 
æima Led. Le specimen est tellement fruste, qu'il ne possède plus ni écailles, 
ni poils, ni frange. Je l'ai déterminé en conséquence: B. Proxima Led. (?). 
Il fut pris le 28 Juin 1831. 


191 


nitidis. Thorace abdomineque nigris grisco-villosis. Pedibus ca- 
nis; tibiis posterioribus latis, compressis; tibiis anterioribus spina 
permagna. 

Exp. al. 12—14 mm.— Eruca feminaque ignotæ. Habitat: 
Ala-Tau (reg. Leska, Turkestania Rossica). 

3 Ed in museo D-ris Staudinger, quos cepit Haberhauer 
DSOVELISTTE 

Le Dr. Staudinger dit (l. €.) en référant cette espèce, 
qu'elle est „eine intricate Art“, et qu'il me laisse le soin 
d'en défendre les droits spécifiques. Effectivement ce n’est pas 
bien facile de trouver son chemin parmi les Fumeae, qui se 
ressemblent tellement, qu'à première vue on dirait qu'il ny 
ait qu'une seule et même espèce. Ce n’est qu’une étude sérieuse 
et minutieuse de quelques centaines de spécimens des espèces 
différentes, qui peut donner la lumière nécessaire 

F. Rouasti a la coupe des ailes de F. Sepium Speyer, 
mais elle s’en éloigne immédiatement par la nervulation. qui 
ressemble à celle de F. Betulina Z. 

La tête est noire et couverte de poils gris-brunätres; la 
même couleur ont les pseudopalpes assez courts. Les anteñ- 
nes, /; du bord costal, ont la hampe grise, les barbules plus 
foncées et plus courtes que la F\, Betulina 2. 

Le thorax et l’abdomen noirs sont couverts. de poils gris. 
Les pattes, dont la 2-e paire est démesurément longue, ont 
les hanches et les fémurs couverts de poils grisätres; les ti- 
bias antérieurs ont une épine très longue; les postérieurs 
sont très longs, très larges, comprimés et blanchâtres et ont 
deux paires d’eperons très forts. 

Les ailes antérieures sont allongées et étroites, à apex 
un peu plus arrondi que celui de F. Sepium Speyer. Elles 
sont velues et squammeuses. Les écailles sont d’une coupe bien 
différente de celles de ses congénères les plus proches, e.-à -d. 
elles sont beaucoup plus étroites et plus courtes. La couleur 


192 


est un gris fuligineux tres clair. La nervulation est, comme 
je Yai dit, celle de F. Betulina Z., mais la cellule discoïdale 
en diffère par la coupe, qui est plus étroite et plus allon- 
gee, et la cellule interposée, qui est très longue. La frange 
est blanche jaunätre et luisante, plus longue que celle des 
especes connues. 

Les ailes postérieures, allongées et étroites aussi, sont de 
la même couleur insolite, mais «moins densément velues et 
squammeuses. Leur frange est également très longue et plus 
blanchâtre. Elles ont 7 nervures libres. 


Remarques. 


1. Epichnopteryx Nocturnella Alphéraky (PI. IX. fig. 6, 
d' grossi). 

Alpheraky. Troudy d. 1. Soc. Ent. Russe. T. VIII, 1876. p. 175. 

L'auteur en donne la diagnose suivante: „Fumea noctur- 
nella nov. spec. (aut F. Sapho Mill. var?)  antennis cras- 
sis, bipectinatis, thorace abdomineque brunneo nigris fere nu- 
dis; alis grisescentibus, vel albidis, subdiaphanis, margine te- 
nuissimo brunneo; fimbria lutescente cinerea. — 16—18 mm. 
Circa Taganrog frequens. Majo“. 

L’auteur la compare avec E. Sapho Mill. Je ai suivi en 
comparant quelques exemplaires très frais, que lui-même m'a 
fait parvenir, et deux autres, reçus du Dr. Staudinger, avec 
plusieurs specimens ex larva de la première espèce de ma 
collection. Voici les différences constantes, que j'ai trouvées, 

Sapho Mill. est plus fortement bâtie; mon plus petit 
exemplaire mesure 18 mm. d'envergure. Les antennes ont les 
barbules plus courtes; la couleur des ailes est plus foncée et 
la frange est plus brunätre et luisante. Par contre Noctur- 


193 


nella Alph. est plus faiblement bâtie, le thorax et l'abdomen 
étant plus minces, et un de mes exemplaires (du Dr. Stau- 
dinger) n’a que 15 mm. d'envergure. Les barbules des an- 
tennes sont un peu plus. longues; les ailes sont plus diapha- 
nes et d'un gris plus jaunätre; la frange est plus blanchätre et 
luisante. La nervulation ne diffère pas. En y ajoutant que la 
coupe. des ailes des deux espèces est aussi différente: celles 
de Sapho Mill. étant généralement plus larges que celles de 
VE. Nocturnella Alph., qui plutôt ressemblent, en grand, à 
celles de lÆ. Nudella O., je crois devoir l’accepter comme 
espèce séparée, ou, au moins, comme espèce Darwinienne de 
la première. Elle prendra place entre la dernière nommée et 
VE. Sapho Mill. 

2) Hormis les espèces russes, décrites par moi, j'ai exa- 
miné encore les suivantes: 


. Oreopsyche Mediterranea Led. (Caucase méridional). 
. Oreopsyche Atra L.—Plumifera O. (Saisan). 
Gymna Hirsutella Hübn. (Amour). 

. Epichnopteryx Ardua Mann. (Caucase méridional) et 
. Fumea Betulina Z. (Amour). 


D] 


Toutes sont de la collection Staudinger, de laquelle j'ai eu 
aussi à vérifier un fourreau remarquable, parfaitement inconnu 
et provenant de Saïsan (Vide: Staudinger, Stett. Ent. Zeit., 
1881, pag. 403). Il est figuré PI. IX. fig. 12. Sa longueur 
est de 30 mm., il est large au milieu 12 mm. et de forme 
ovoide. Il est couvert de tiges et de feuilles sèches d’une 
graminée plus ou moins grosses et appliquées transver- 
salement, mais d’une manière irrégulière. Par-ci, par-là se 
trouve un morceau de bois ou d’écorce. Puisse l'habitant de 
cette demeure si singulière être trouvé bientôt! 

Il me reste à nommer les dessinateurs des 30 figures, qui 


accompagnent mon petit travail. 
13 


194 


Toute la planche X a été dessinée par M. l’avocat A. 
Brants, l’artiste-entomologue, si connu par ses illustrations 
superbes de l’ouvrage de Sepp et des Annales de la Societe 
Entomologique Néerlandaise. Je lui dois des remerciments bien 
sincères. 

M. le professeur Dr. J. van Leeuwen Jr., de Leyde, a 
dessiné les figures 4, 5, 6, 8, 9 et 12 de la planche IX, 
tandis que les autres, 1, la, 1b, le et 1d, 2, 3, 7, 10 et 
11 ont été peintes par M. A. J. Wendel, de Leyde aussi. 

Il faut que je remercie chaleureusement M. le professeur 
J. van Leeuwen Jr., qui, appelé à succéder au professeur 
Cobet, le célèbre helléniste, venait seulement de prononcer 
son discours inaugural, et qui, accablé de besogne, n’a pas 
hésité à me prêter l'appui de son talent, pour que je fusse 
prêt à temps. 


Bréda. 12/24 Octobre 1884. 


DESCRIPTION 


D’UN NOUVEAU GENRE DE PYRALIDES 
PAR 


P. C. T. SNELLEN. 


(Planche XI). 


Il y a quelque temps, M. le Dr. Staudinger m’envoya, 
sous le nom d’Euwestis (?) Miraculosa, un exemplaire d’une 
espèce inédite de lépidoptère. M, Staudinger, en me faisant 
parvenir cet insecte, me disait aussi que, ne possédant lui- 
même cette espèce que depuis peu et n'ayant pas eu le loi- 
sir de l’examiner avec attention, ce n’était que provisoirement 
qu'il la rangeait dans le genre Æuxestis Led., qui fait partie 
des Bombycides et est voisin de Nola. Cette remarque fut un 
motif pour moi de regarder ma nouvelle acquisition de plus 
pres et cest le résultat de cet examen, que j'ai le plaisir de 
publier ici, en y joignant une description de linsecte et les 
figures que M. le Dr. Brants a encore eu l’extrème obligeance 
d'exécuter pour moi. 

Le lépidoptère (Hétérocère), qui fait le sujet de cette note, 
appartient, non aux Bombycides, mais aux Pyralides. Les 
trois nervures abdominales des ailes postérieures, jointes à 
une seule nervure interne des ailes antérieures et le parcours 

13* 


196 
tout spécial de Ja nervure sous-costale des ailes postérieures, 
qui s’approche de très près de la nervure 7-e et s’y soude même 
complètement sur un espace d'environ un millimètre, fout voir 
bientôt qu'on doit placer l'espèce parmi celles de la dernière 
famille. Comme la nervule 7-e des ailes antérieures est bien 
visible, la sous-costale des secondes ailes soudée partiellement 
à la nervule 7-e, la disco-cellulaire de ces mêmes ailes entière 
et courbée en arc, je suis d'avis que la place de l'espèce est 
parmi les Botyde (voir: Vlinders van Nederland, Microlepi- 
doptera. p. 9 et 10 et Mémoires sur les Lépidoptères. I. p. 155 
etc.). Maintenant, c’est le travail classique de M. Lederer sur 
les Pyralides, connu et apprécié de tout entomologiste s’oc- 
cupant de l'étude des lépidoptères, qui doit nous guider afin 
de préciser de pres la position de la Miraculosa. En l'étu- 
diant à l’aide de la table analytique des genres, que donne 
M. Lederer, on voit que l'espèce vient se ranger dans la di- 
vision 10-e de cette table (Rippe 4 und 5 der Vorderflügel 
gestielt) et que là, comme les nervules 4 et 5 des ailes pos- 
térieures ne sont pas pétiolées (la 5-e est d’ailleurs présente), 
c'est au genre 20-e, Aneglis Led., qu'il faut la comparer. On 
aperçoit alors, il est vrai, des affinités, mais aussi plusieurs 
différences considérables. La structure du papillon est analo- 
gue à celle de l'Anæglis Demissalis Led.; comme cette espèce, 
il rappelle les Asopia '), les ocelles manquent aussi, mais la 
trompe est distincte, forte et roulée. On ne voit pas de tu- 
bercule derrière la base des antennes, mais on découvre une 
dent horizontale composée d’ecailles en avant de cette base. 
Les antennes sont aussi courtes mais garnies de barbes assez 
longues. Quant à la nervulation, les nervules 4 et 5 des ai- 
les postérieures ne sont pas séparées, mais prennent leur ori- 


‘) Mais non pas le genre Hypena, comme dit Lederer de l'Anæglis De- 


missalis. > 


197 
gine avec la nervule 3-e d’un point commun. En passant, je 
dois relever ici une inexactitude dans la description des carac- 
tères du genre Aneglis par M. Lederer. Dans la table ana- 
Iytique il dit (Division 12) „Rippe 4 und 5 der Hinterflü- 
gel weit von einander entspringend“, en nous renvoyant à la 
planche IT. fig. 8, où cet éloignement, d’ailleurs très-remar- 
quable, est clairement indiqué, mais dans la description plus 
détaillée du genre (Voyez: Beitrag zur Kenntniss der Pyrali- 
dinen. p. 55), il s'exprime erronément en disant: „Hinterflügel: 
2—4 weit gesondert, 5 auf langem Stiele mit 4. 

Il me semble que les différences indiquées par moi suffi- 
sent pour motiver encore—je devrais dire plutôt pour excuser 
encore—la formation d’un nouveau genre dans la famille des 
Pyralides, et j'espère que mes confrères en lépidoptérologie 
l’agreeront. 

Quant au nom, je propose celui de: 


Xestula 


que je crois encore inoccupé. Je vais maintenant décrire plus 
au long les caractères du genre et de l’espèce. 

Taille moyenne, structure quelque peu robuste, comme les 
Asopia Led. Yeux gros, pas d’ocelles. Palpes labiaux courts, 
seulement dun quart plus longs que la tête, s’avancant 
en bec obtus, à articles indistincts, lisses, revêtus d’ecailles 
assez grosses. Palpes maxillaires courts, filiformes, cachés sous 
le toupet frontal, qui descend assez bas, est court et s’avance 
un peu en forme d’auvent. Face assez plate. Antennes cour- 
tes, n'ayant que deux cinquiemes de la longueur des ailes 
antérieures; elles ont des barbes assez longues jusqu'à la 
moitié, diminuant ensuite rapidement; le dernier quart de la 
tige en est dégarni, la base est ornée d’une dent en écailles, 
dirigée horizontalement en avant. Thorax un peu aplati, re- 


vêtu d’ecailles longues et lisses; le collier et les épaulettes 
(ptérygodes) normaux. 

Ailes assez allongées, les premières à angles bien distincts, 
leur bord postérieur courbé, assez oblique, rentrant même un 
peu sous la nervule 2-e; bord intérieur avec une ondulation 
assez forte. Secondes ailes (ou postérieures) à peine plus lar- 
ges que les antérieures, de même à angles assez distincts, le 
bord postérieur arrondi régulièrement, à bord intérieur ou 
abdominal d’un tiers plus court que le bord antérieur. Le 
dessin des premières ailes consiste en deux lignes plus claires 
que le fond, assez rapprochées; les secondes sont presque sans 
dessin et la frange est assez courte, partout d’une égale lon- 
gueur. 

Ailes antérieures à 12 nervures; 1-e dans langle anal, 
sous sa base la nervure rudimentaire que possèdent les Bo- 
tydæ. Cellule discoidale un peu plus longue que la moitié de 
l'aile; la 2-e nervule naît aux trois quarts de son bord in- 
térieur; 3 et la courte tige de 4 et 5 émergent de son angle 
anal, 6 et la tige de 7—10 de son sommet, 7 aboutit dans 
le bord postérieur, 8 — 10 dans le bord antérieur de l'aile. 
La nervule 11 vient des trois quarts du bord antérieur de 
la cellule et est très horizontale. 

Dans les ailes postérieures la cellule discoïdale est plus 
courte; son bord antérieur n'atteint que le tiers de TYaile, la 
nervule disco-cellulaire est entière, courbee, oblique. L’angle 
anal de la cellule, qui atteint presque le milieu de laile, est 
donc assez pointu. Nervule 2-e comme dans les antérieures, 
3—5 d'un mème point, 7 et 8 soudées complètement sur un 
espace d'environ un millimêtre. 

Les ailes ne présentent pas de signes distinetifs en forme 
de bourrelets, vésicules ou autres; mais aux deux côtés de la 
poitrine, non loin de l'implantation des ailes antérieures, se 
voient deux faisceaux de poils longs et soyeux. 


19 


Pattes fortes, un peu courtes; les cuisses et les tibias avec 
une vestiture assez épaisse d’ecailles grossières. 

Abdomen (du mäle) assez fort, obtus, ne dépassant pas 
l'angle anal des ailes postérieures, le dos caréné avec une 
touffe d’ecailles sur le premier anneau. 

Je ne connais pas la femelle, mais comme dans la famille 
des Pyralides les caractères propres au mâle déterminent sa 
position sociale, c. à. d. le genre, et que je presume que la 
nervulation ne différera point, j'en conclus, que cette connais- 
sance ne m'est pas absolument nécessaire. 

L'espèce doit conserver le nom que lui a appliqué M. le 
Dr. Staudinger „in literis“, savoir: 


Miraculosa. 

Envergure 29 mm. 

Palpes, tete et tige des antennes d’un brun terreux un pen 
luisant; barbes des antennes plus noirätres. Thorax d’un brun 
terreux un peu luisant comme la tête, mais pas tout-à-fait 
aussi foncé. Telle est aussi la couleur de l’espace basilaire et 
du dernier tiers des ailes antérieures. Vers le sommet, l’es- 
pace terminal a un reflet cuivré. Ces espaces sont d’ailleurs 
sablés de fines écailles noirätres, de même que le champ mé- 
dian, qui est assez étroit et n’occupe pas complètement le se- 
cond tiers de l'aile. Il est en outre plus clair que les deux 
autres, d'un brun pâle, légèrement nuancé de violätre, mar- 
qué de deux points noirs sur la discocellulaire et limité par 
les deux lignes médianes distinctes, non ondulées, un peu 
obliques et encore plus claires (grisätres) que l'espace médian. 
La première ligne est arquée assez fortement, la seconde 
presque droite. La demi-ligne et la subterminale (ligne ondu- 
lée, Wellenlinie) manquent. Bord terminal finement liseré de 
ferrugineux. Frange d’un gris strié de noirâtre, au bout des 
nervules à reflet roussätre. 


200 

Ailes postérieures d’un gris foncé, unicolores sauf la trace 
d’une ligne médiane obscure. Frange un peu plus claire avec 
une fine ligne noirâtre vers la base. 

Dessous des premières ailes d’un gris-noirätre, celui des 
ailes postérieures plus clair que le dessus; le dernier tiers, à 
partir d’une ligne foncée commune, est fortement nuancé de 
brun ferrugineux. Frange des ailes postérieures plus claire 
qu’en dessus. 

Abdomen de la couleur des ailes postérieures, la touffe 
dorsale et deux faisceaux de poils de chaque côté de la brosse 
anale sont d’un brun très foncé et velouté. 

Cuisses et tibias d’un brun terreux, tarses jaunätres. Bou- 
quet de poils à la base des ailes antérieures et poitrine d’un 
gris jaunätre. 

Pays de la rivière Amour. 


Explication de la PI. XI. 


. Xestula Miraculosa, fortement grossie. 
. Indication de la grandeur naturelle. 
3. Le dessous. 

4. La nervulation. 

5. La tête avec les antennes etc. 

6 

7 


D 


. Trois articles des antennes, encore plus fortement grossis. 
. Dessous du corps avec le bouquet de poils à la poitrine. 


Schmetterlinge aus Nord-Persien. 


H. CHRISTOPH. 


(Planches XII et XIID. 


1. Pieris Iranica Bienert. (Pl. XII. fig. 1 a, b, c). 

Diese Art ist von Bienert in seiner Dissertation: Lepidoptero- 
logische Ergebnisse einer Reise in Persien in d. J. 1858 u. 1859 
S. 27 beschrieben worden. Sie zeigt sich nur vorübergehend 
und ist dann nicht selten. Nur im Jahre 1873 gelang es mir, 
sie zu fangen; sie flog im Mai bei Schahrud. 


2. Colias Aurorina var. Libanotica Ld. aberr. & (Pl. 
Alte. 2), 

Ich fing diese ausgezeichnete Aberration 1870, oberhalb 
des Dorfs Hadschyabad, in zwei fast gleich dunklen Exem- 
plaren. In späteren Jahren habe ich sie nicht wieder an- 
getroffen, so dass die Vermuthung nahe liest, dass meteoro- 
logische Verhältnisse nicht ohne Einfluss auf das Variiren der 
Färbung sind. 


3. Melitæa Maracandica Ster. var. Saxatilis Chr. 
(Pl. XII. fig. 3).— Als ich diese hochalpine Art in den Hore 
Soc. Ent. Ross. T. X. p. 28 kennzeichnete, hielt ich sie für 


eine Varietät von Didyma. Staudinger zieht sie aber, und mit 
Recht, als Localvarietät zu seiner M. Maracandica und be- 
nannte sie Persica. 


4. Zygæna Ecki Chr. (Pl. XIII. fig. 1). 
Diese Art ist von mir in den Hore Soc. Ent. Ross. T. 
XVII. p. 123 beschrieben worden. 


5. Bombyx Acanthophylli Chr. (Pl. XIII. fig. 2 a, b. 
cd): 

Dieser Spinner ist von mir auch in den Hore Soc. Ent. 
Ross. T. XVII. p. 124 besehrieben worden. Die dargestellte 
Pflanze ist Oxytropis pumila. 


6. Megasoma Alpherakyi n. sp. (Pl. XIII. fig. 3 a, b). 

Antennis &-is brevibus lutescentibus fusco-bipectinatis; ca- 
pite, thorace, exceptis scapulis, lutescentibus. Alis antieis an- 
gustis, dilute brunnescente-griseis, fascia media lata badia ter- 
minata strigis duabus lutescentibus, interna oriente e medio 
coste, recurvata ad angulum ('/s costæ), nunc autem subper- 
pındiculari exeunte in marginem inferiorem lutescentem, externa 
obliqua, bidentata, subsinuosa; posticis badiis, macula anguli 
analis albida, fimbriis lutescentibus. 

1 d- Exp. al. ant. 16 mm. 

Ich habe mit der Veröffentlichung dieser interessanten Art 
bis jetzt gezögert, in der Hoffnung, zu diesem & auch noch 
das 2 zu erhalten; leider ist dieselbe nicht in Erfüllung ge- 
gangen. 

Der M. Repanda Hb. steht dieser schöne Spinner natür- 
lich am nächsten, doch zeigt allein schon die Gestalt der Vor- 
derflügel sehr erhebliche Unterschiede. Repanda hat stets 
breitere, fast dreieckige Vorderflügel. 

Die Palpen sind unter dichter, an den Seiten rothbrauner, 
oberseitig gelblichweisser Beschuppung verborgen. Die sehr 


203 


kurzen Fühler mit anfangs dicker, bald aber dünner werden- 
den Geissel von gelblichweisser Farbe, haben zwei Reihen 
rostfarbener Kammzähne. Brust und Bauch sind gelblichweiss 1); 
Schienen und Tarsen braun; Kopf und Thorax gelblichweiss, 
Schulterdecken rothbraun. Hinterleib sothbraun, an den Seiten 
und z. Th. die Afterbehaarung gelblichweiss. 

Vorderflügel gestreckt, mit leicht abgerundeter Spitze. Hin- 
terrand in der Mitte mit einer seichten Einbuchtung und sehr 
eingezogenem Innenwinkel, wodurch der Flügel viel schmäler, 
als bei Repanda erscheint Die Grundfarbe ist ein angeneh- 
mes helles Braun, das freilich nur im Saumfelde unvermischt 
erscheint. Der Basal- und Mittelraum sind grossentheils von 
einem schönen, bald helleren, bald dunkleren Kastanienbraun 
ausgefüllt. Von den beiden, das Mittelfeld einschliessenden Quer- 
linien, hat die innere einen eigenthümlichen Verlauf. Sie be- 
ginnt nämlich bei reichlich !/, des Vorderrandes und macht 
sogleich einen kleinen Bogen, der einen kleinen braunen Mit- 
telpunkt umschreibt und ihn an seinem unteren Ende berührt: 
dann verläuft sie rückwärts, parallel dem Vorderrande, macht 
bei '/ı des Vorderrandes einen rechten Winkel und geht nun 
fast perpendieulär und kaum etwas gebogen in den, in ziem- 
licher Breite gelblichweissen Innenrand. Die äussere Querlinie 
verläuft im Allgemeinen parallel dem Aussenrande, bildet bald 
einen wenig vorspringenden, abgestumpften Zahn und einen 
zweiten grösseren in nicht allzu grossem Abstande von erste- 
rem; ausserhalb des letzteren befindet sich ein kleines braunes 
Fleckchen. Dann biegt diese Querlinie einwärts und trifft, fast 
senkrecht, den Innenrand, nicht weit vor dem Innenwinkel. 
Vom Mittelraum heben sich diese Querlinien durch dunkel- 
braune Färbung ab. Nach aussen ist die äussere, nach innen 
die vordere bald breiter, bald schmäler gelblichweiss begränzt. 


') Bei Repanda ist die Unterseite einfarbig braun, 


204 


Hinterflügel dunkel braunroth, am Innenwinkel mit einem 
gelblichweissen Fleck. Franzen aller Flügel gelblichweiss. 

Unterseite etwas lichter braunroth. Vorderflügel am Innen- 
rande, ein Streifen am Vorderrande und der obere Theil der 
hinteren Querbinde gelblichweiss. 

Von diesem schönen Spinner fand ich an einem ZLycium, 
welches in der weiteren Umgebung von Schahrud in einer Schlucht 
verwitterter Kalkhügel wuchs, drei Raupen, von denen ich eine 
der Präparation opferte. Das hat mich nun wohl um das 9 
gebracht, setzt mich aber in den Stand, nach dem Präparate 
eine Beschreibung der Raupe zu geben. 

Sie ist 52 mm. lang und 8 mm. dick. Die Färbung ist 
oben ein leicht röthliches Grau. Mundtheile lichtbraun. Kopf 
rothgrau, mit weisslicher, nicht dichter Behaarung. Die drei 
vordersten Glieder haben an den Seiten längere Warzen, mit 
grösseren, weisslichen Haarbüscheln. Auf dem 2. und 3. Gliede 
befinden sich breite, sammtschwarze Querflecke, die auf beiden: 
Seiten oberhalb rothbraun begränzt sind. Unter dem Rücken 
zieht sich ein breiter, dunklerer Streifen, der aus feinen, 
schwarzen Strichelchen besteht. Sie wird durch eine weissliche 
Dorsale getheilt; ausserdem befindet sich auf der Mitte eines 
jeden Segmentes, zu beiden Seiten dieser Rückenlinie eine 
kleine Warze, welche weiss, unterwärts schwärzlich umschrie- 
ben ist. Ausser der kürzeren, etwas dichteren Behaarung, sind, 
besonders auf den Warzen, längere Haare. Die Füsse sind 
hellbraun. Der Bauch hat eine mehr rothgelbe Färbung. Vom 
4. Segment an ist auf jedem ein dunkelbrauner Doppelfleck 
und vor diesem ein gelblicher, oft sich bis zum folgenden fort- 
setzender Fleck oder Strich. Die Bauchfüsse und Nachschieber 
haben die röthlichgelbe Färbung des Bauches. 

Ich fand die Raupen am 13. Juni; der Schmetterling 
entwickelte sich am 1. Juli. Leider habe ich versäumt über 
das Gespinnst und die Puppe Notizen zu machen. 


205 


7. Clidia Excelsa n. sp. (Pl. XII. fig. 4). 

Alis anticis lutescente-brunneis, albide admixtis, strigis am- 
babus brunneis, antica subperpendiculari dentieulata, postica 
dentata subrecta, in area media maculæ albe, una in excava- 
tione strige postice, altera rotundata ad strigam anticam, altera 
elliptica interrumpens strigam anticam; eilüs lutescentibus, brun- 
neo-alternatis; posticis lutescente-albidis. 

1 2. Exp. al. ant. 18 mm. 

Sie ist durch ihre ausgezeichnete Grösse von den beiden 
anderen Arten dieser Gattung sofort zu unterscheiden. 

Es ist leider nur ein einziges ®, nach welchem ich diese 
Art aufstellen kann. Ich fing dasselbe bei der Lampe in 
Schahkuh, in Nordpersien, am 5. Juli. Die Art ist, so viel mir 
bekannt, von Reisenden, die nach mir in jener Gegend waren, 
nicht wieder gefunden worden. 

Die Palpen liegen fast horizontal, also ähnlich, wie bei 
ol. Geographiea F. Das Mittelglied ist hellgelb behaart, we- 
niger rauh, als bei Geographica. Das Endglied ist leicht ge- 
bräunt, etwas zugespitzt und dieht mit Schuppen bekleidet. 
Brust, Schenkel und Schienen mit lockerer hellgelber Behaa- 
rung. Bauch röthlichgelb. Fühler fadenförmig, rostbraun; Be- 
wimperung nicht bemerkbar. Kopf und Thorax hellgelb. Hin- 
terleib gelblichweiss. 

Die Flügel haben eine ähnliche Gestalt, wie die von Geo- 
graphica. Die Vorderflügel sind gelb, etwas bräunlich und 
weissgelb gemischt. An der Basis sind die Flügel weiss; eine 
halbe gelbbraune wellige Querlinie schneidet das Weiss, in 
dem noch einige kleine gelbbraune Punkte stehen, ab. Von 
den beiden, das Mittelfeld einschliessenden Querlinien ist die 
vordere nur sehr wenig gekrümmt und stumpfzähnig; die hin- 
tere, die ebenfalls fast gerade ist, hat, nicht weit von ihrem 
Austritt aus dem Vorderrande, einen abgestumpften Zahn; sie 
durchläuft dann ein kurzes Stück senkrecht und bildet, etwas 


206 


vor halber Flügelbreite, eine rundliche Ausbuchtung, in wel- 
cher auf der Innenseite ein weisser, wurzelwärts verlöschender 
Fleck liegt. Sie setzt dann, unter Bildung einiger stumpfer 
Zähne bis zum Innenrande fort. Die weiss ausgefüllte Ring- 
makel liegt an der vorderen Querlinie an; unter jener, in der 
vorderen Querlinie und dieselbe unterbrechend, befindet sich ein 
elliptischer, etwas grösserer, weisser, scharf umschriebener Fleck. 

Im Limbalraume wechselt Dunkelgelb mit Gelblichweiss. 
Die Franzen sind regelmässig abwechselnd braungelb und gelb- 
lichweiss. 

Hinterflügel einfarbig gelblichweiss, mit gleichen Franzen. 

Auf der weissgelblichen Unterseite sind am Vorderrande, 
gegen die Spitze hin, zwei braune Schrägstriche und daran 
schliesst sich ein grösserer, eckiger bräunlicher Fleck. Beson- 
ders deutlich sind die braun und hell abwechselnden Franzen. 
Auf den Hinterflügeln erkennt man einen kleinen bräunlichen 
Mittelpunkt und zwei sehr verloschene Binden gegen den 
Saum hin. 


8. Agrotis Degeniata Chr. (Pl. XII. fig. 4). 

Diese Art ist in den Hore Soc. Ent. Ross. T. XII. pag. 
244. pl. VI. fig. 18. beschrieben und abgebildet worden; den- 
noch erschien eine nochmalige Abbildung dieser Agrotis sehr 
wünschenswerth. 


9. Agrotis Stabulorum Bienert. (Pl. XII. fig. 5). 

Bienert. Lepidopterologische Ergebnisse ete. pag. 34. 

Der Autor nennt die Färbung „schmutzigrothgrün“, ich 
möchte sie lieber als lehmgelb bezeichnen. Ich fand den 
Schmetterling bei Schahkuh unter Steinen. 


10. Agrotis Mustelina Chr. (Pl. XII. fig. 6). 
Diese Art ist von mir in den Horae Soc. Ent. Ross. T. XII 
pag. 249 beschrieben worden; die Abbildung daselbst auf 


207 
Taf. VI, fig. 22 ist ganz ungenügend. Bis jetzt scheint diese 
bei Schahkuh nicht seltene Art anderwärts noch nicht gefun- 
den zu sein. 


11. Noctuelia Alticolalis Chr. (Pl. XI. fig. 7). 

Die Beschreibung und Abbildung dieser Art findet sich 
sleichfalls in den Horae Soc. Ent. Ross. T. XII. pag. 268. 
Taf. VII. fig. 39; die Abbildung ist leider ganz unbrauch- 
bar. Dieser bei Schahkuh, in bedeutender Höhe vorkommende 
Zünsler setzt sich, wie die meisten seiner Gattungsverwandten. 
fast nur auf kahle Erdstellen. 


Verzeichniss von Schmetterlingen 


AUS 


CENTRAL-SIBIRIEN. 


VON 


N. ERSCHOFF. 


(Planche XVI). 


Die Arten des nachfolgenden Verzeichnisses wurden seiner 
Zeit von mir in verschiedenen Schriften, den Hore und Trudy 
der Russ. Ent. Ges. und dem Bulletin de Moscou, characte- 
risirt; dieselben gehören fast ausschliesslich der Irkutsker Fauna 
an. Schon seit längerer Zeit beabsichtigte ich einen voll- 
ständigen Catalog der in Irkutsk und Umgegend vorkommen- 
den Lepidopteren unter Beifügung der Abbildungen neuer, 
von mir beschriebener Arten, zu veröffentlichen und liess in 
Folge dessen auch die Abbildungen anfertigen. 

Verschiedene Umstände haben die Ausführung dieser Ab- 
sicht leider jahrelang verzögert und würden die erwähnten 
Originalzeichnungen wohl noch jetzt unbenutzt der Veröffent- 
lichung harren, wenn nicht Seine Kaiserliche Hoheit der 
Grossfürst Nikolai Michailowitsch, der erlauchte För- 
derer der Lepidopterologie in Russland, sein hohes Interesse 
dieser Angelegenheit zugewandt hätte. 


209 


Auf Wunsch Höchstdesselben ist nunmehr ein Theil die- 
ser Zeichnungen zur Veröffentlichung in diesem zweiten Bande 
der „Memoires“ bestimmt worden, während der noch übrige 
Theil in einem der folgenden Bände erscheinen soll. 

Hier folgt nun die Aufzählung der auf Pl. XVI darge- 
stellten Arten: 


Erebia Dabanensis Ersch. (Pl. XVI. fig. 1. 2). 

Horae Soc. Ent. Ross. T. VII, pag. 315. 

Von dieser Art, welche 1. e. von mir diagnostieirt wurde, 
befindet sich jetzt nur noch ein männliches Exemplar in mei- 
ner Sammlung. Die Art fliegt auf dem Berge Chamar-Daban. 
einem der höchsten in der Umgegend von Irkutsk. 


Triphysa Albovenosa Ersch. (Pl. XVI. fig. 2. &). 

Horae Soc. Ent. Ross. T. XII, pag. 356. 

Auch von dieser Art ist nur noch ein Exemplar in mei- 
ner Sammlung vorhanden; ich sah später einige Stücke, die 
ziemlich weit östlich von Blagoweschtschensk am Amur gefan- 
gen worden waren. 


Clostera Curtuloides Ersch. (Pl. XVI. fig. 3). 
Trudy Soc. Ent. Ross. T. IV, pag. 193. 


Agrotis Ledereri Ersch. (Pl. XVI. fig. 4. A). 
Trudy Soc. Ent. Ross. T. IV, pag. 195. 


Agrotis Diffieilis Ersch. (Pl. XVI. fig. 5). 
Horae Soc. Ent. Ross. T. XII, pag. 337. 


? Erastria Penthima Ersch. (PL XVI. fig. 6). 

Trudy Soc. Ent. Ross. T. IV, pag. 196. 

Cl. Curtuloides ist wohl jetzt in mehreren Sammlungen 
vorhanden, da dieselbe kürzlich von Dr. Staudinger in seiner 
Liste ausgeboten wurde. Von A. Ledereri sah ich später ein 
Exemplar aus Kiachta; weitere Exemplare von A. Difficilis 

14 


210 


und E. Penthima sind mir dagegen nicht wieder vorge- 
kommen. 


? Catastia Umbrosella Ersch. (Pl. XVI. fig. 7). 
Horae Soc. Ent. Ross. T. XII, pag. 339. 


Hypochalcia Caminariella Ersch. (Pl. XVI. fig. 8). 
Horae Soc. Ent. Ross. T. XII, pag. 340. 


Eucarphia Gregariella Ersch. (Pl. XVI. fig. 9). 

Horae Soc. Ent. Ross. T. XII, pag. 340. 

Diese drei Phycideen werden gegenwärtig von Herrn Ra- 
gonot in Paris des Näheren untersucht. 


Tortrix Excentricana Ersch. (Pl. XVI. fig. 10. 9). 
Horae Soc. Ent. Ross. T. XII, pag. 341. 


Ich glaube jetzt, dass diese Art doch nur ein hell ge- 
färbtes Weibchen der T. Inopiana Hw. ist.; freilich sind mir 
von letzterer Art nur ® Q von viel dunklerer Färbung be- 
kannt. 


Cheimatophila Praeviella Ersch. (Pl. XVI. fig. 11.<'). 

Horae Soc. Ent. Ross. T. XII, pag. 341. 

Diese Art scheint sehr selten zu sein, da ich seit der 
Veröffentlichung meiner Diagnose keine weiteren Exemplare 
gesehen habe. 


Cochylis Pistrinana Ersch. (Pl. XVI. fig. 12. J). 

Horae Soc. Ent. Ross. T. XII, pag. 341. 

Seit der Beschreibung dieser Art habe ich mehrere Exem- 
plare davon gesehen; fast alle waren viel dunkler, als das 
typische Stück gefärbt. 


Penthina Enervana Ersch. (Pl. XVI. fig. 13. d'). 
Horae Soc. Ent. Ross. T. XII, pag. 341. 


Ich habe keine weiteren Exemplare gesehen; das beschrie- 
bene Stück hat keine rauhen Schuppen, steht aber doch wohl 
bei P. Charpentierana Hb. 


211 


Grapholitha Abacana Ersch. (Pl. XVI. ie 14/7) 

Horae Soc. Ent. Ross. T. XII, pag. 342. 

Diese hübsche Art scheint in Central-Sibirien ziemlich 
verbreitet zu sein; ich sah später noch manche Stücke. 


Grapholitha Subterminana Ersch. (Pl. XVI. fie 15... 
Horae Soc. Ent. Ross. T. XII, pag. 342. 


Phthoroblastis Dorsilunana Ersch. (Pl. XVT. fig. 16. 2). 

Horae Soc. Ent. Ross. T. XII, pag. 342. 

Die letzteren zwei Arten dürften nicht gerade sehr sel- 
ten sein, da ich später, freilich nur bald nach meiner Be- 
schreibung derselben, mehrere Exemplare davon gesehen habe. 


(Fortsetzung folgt). 


a a ——— 


14* 


BERICHT 


ÜBER MEINE 


Reise in das Alai-Gebiet. 
VON 


Gr. GRUMM-GRSHIMAILO. 


(Correspondenz). 


In Folge einer Besprechung mit dem Prof. Muschketow, 
mit dem Berg-Ingenieur Iwanow und dem Entomologen Oscha- 
nin wurde meine Reiseroute in allgemeinen Zügen dahin 
entworfen, dass ich den Kara-kul und das Alai-Thal bereisen 
und so weit als möglich den Lauf des Muk-Ssu verfolgen 
sollte; ferner sollte ich den Fedtschenko-Gletscher ersteigen 
und falls sich die Möglichkeit dazu bieten würde, die Rich- 
tung der Bergketten bestimmen und die Terrainverhältnisse 
längs des Flusses Markan-Ssu erforschen. Das Programm der 
Expedition war somit ein recht umfangreiches; denn, ausser 
speciell zoologischen Forschungen und der Erwerbung ethnogra- 
phischen Materials, sollten noch Höhenmessungen und meteo- 
rologische Beobachtungen im zu durchwandernden Gebiete 
angestellt und, im günstingsten Falle, eine Marschroute für 
das Stromgebiet des Markan- und Muk-Ssu aufgenommen 
werden. 


213 


Wie ich zunächst das Alai-Thal erreichen würde, schien 
von keiner Bedeutung; nach einigem Schwanken wählte ich 
den Weg über Osch, Woadilj und den Kara-Kasuk. 


Die Umgegend von Osch gewährt, so wie die jeder an- 
dern sartischen Ansiedlung, einen höchst langweiligen und 
monotonen Anblick; soweit das Auge- reicht ist der einfarbige 
Lössboden mit Getreide- und Maisfeldern bedeckt. Nur längs 
den Bewässerungskanälen (Aryk) und um die kleinen Kischlak !) 
herum sieht man Baumgruppen, die hauptsächlich aus Weiden- 
und verschiedenen Pappelarten bestehen. Das satte dunkle 
Grün der Luzerne trägt wenig dazu bei die Landschaft zu 
beleben; die regelrecht viereckig abgezirkelten Felder treten 
zu grell aus der sie umgebenden, schattenlosen Lössebene 
hervor. 

Für einen Zoologen ist dies wohl ein recht trostloses Bild. 
Ihn interessiren weder jene bearbeiteten Felder, die vom Fleisse 
und dem Wohlstande des Menschen zeugen, noch jene über- 
all sich hier darbietenden, schönen Fernsichten, die so Man- 
chem erst der Landschaft den höchsten Reiz verleihen. Er 
sehnt sich nach der Wildniss, nach Plätzen, die vom mensch- 
lichen Spaten noch nicht berührt worden, und solcher Plätze 
giebt es in der Umgegend von Osch sehr wenig. Dafür sind 
der Art verlassene Orte, wenigstens im Frühling, in Bezug auf 
Thierleben ausserordentlich reich. Hier, ja hier allein, scheint 
sich das Leben der verschiedensten Ordnungen des Thierreichs 
concentrirt zu haben. Ein üppiger Pflanzenteppich, der in den 


1) Mit dem Worte Kischlak: bezeichnen die Eingeborenen jegliche mensch- 
liche Ansiedlung, d. i. Stadt, Flecken, Dorf, Gut u. s. w. Nur Osch und 
Woadilj können den Anspruch auf den Namen einer Stadt machen. 


4 


214 


mannigfaltigsten Farben prangt, bedeckt im Frühling die Löss- 
und Conglomerat-Hügel, die bald einzeln stehen, bald mitein- 
ander eine Reihe sich weithin erstreckender Klüfte bilden, 
auf derem Grunde die Spuren zeitweise fliessender Bäche be- 
merkbar sind. Diese Pflanzenteppiche scheinen gleichsam le- 
bendig und beweglich zu sein. Tausendstimmiges Summen 
dringt zum Ohre des Lauschers und der Beobachter erblickt 
eine unglaubliche Menge der verschiedenartigsten geflügelten 
Thiere, die hier Schutz suchen. 

Und alle laufen oder fliegen geschäftig hin und her, als 
eilten sie wohin. Insecten sind jedoch keineswegs die einzigen 
Bewohner solcher Plätze. Auf Schritt und Tritt trifft man 
Pseudopus Pallasii und verschiedene Repräsentanten von Co- 
Jubriden; plumpe Schildkröten liegen behaglich auf dem Wege 
oder wandern, hin und her watschelnd, ziellos dahin; auch 
tiesen-Exemplare von Dufo variabilis giebt es hier in Menge. 
Den Zoologen ergreift ein stummes Entzücken, er ahnt eine 
reiche Beute.... In der That gelang es mir hier, nicht nur 
eine grosse Anzahl interessanter Schmetterlinge zu fangen, son- 
dern auch manchem bemerkenswerthen Repräsentanten ande- 
rer Thierordnungen zu begegnen, so z. D. Zamenis Kauf- 
manni (2), Taphrometopon lineolatum, Elaphis Dione, Erys 
jaculus, etc. 

Schon Mitte Mai war von Allem dem keine Spur mehr 
vorhanden. Die Sonne hatte das üppige Grün versengt; Alles 
war verblüht und verwelkt. Aus der dichten Pflanzendecke, 
die früher die Abhänge bedeckte, sah man nun überall den 
Lehmboden hervorblicken, auch das Thierleben hatte merk- 
lich abgenommen. Selten nur flatterte die schöne Zegris Fausti 
vorüber, oder schlüpfte ein Pseudopus aus seinem Versteck 
hervor, um, fast ohne schlängelnde Bewegung, die Thalsohle 
zu erreichen. 

Es war hohe Zeit, auf die Berge zu steigen. Nachdem 


215 


Alles zur Expedition vorbereitet, verliess ich Osch, in Beglei- 
tung von 4 Orenburger Kosaken *), am 20. Mai °); ich wählte 
den Arawan’schen Wee. 

Der Weg nach Woadilj über Arawan, Naukat, Utsch-Kur- 
gan bot zu dieser Zeit in keiner Beziehung besonderes Interesse. 
Von Zeit zu Zeit traf man wohl malerische Punkte, die auch in 
zoologischer Hinsicht nicht uninteressant waren, —leider aber 
nur selten *). Der Weg zog sich meistens zwischen bearbei- 
teten Feldern und Kischlak, oder durch Einöden dahin, wel- 
che letztere hie und da mit Psamma, verschiedenen Artemisia 
und anderen, jetzt jedoch schon von der Sonne verbrannten 
Pflanzen bedeckt waren. Ich merkte überhaupt, dass ich für 
diese Gegenden etwas zu spät gekommen war. Das Thierleben 
schien hier, sowohl wie in Osch und auf der ganzen Strecke 
bis Woadilj, den sengenden Sonnenstrahlen zum Opfer gefallen 
zu sein. Manches war jedoch auch hier zu finden und gelang 
es mir während unseres Marsches einige Arten zu sammeln, 
denen ich später nicht wieder begegnet bin ?). 

In Woadilj traf ich am 30. Mai ein und reiste erst am 
4. Juni des folgenden Monats nach Schahimardan ab. In Woa- 
dilj traf ich noch die letzten Dispositionen für die Reise und 
wechselte u. a. ein unterwegs erkranktes Lastthier gegen ein 


2) Im Ganzen 8 Mann und 13 Pferde. 

3) Die Daten sind im alten Style angegeben. 

*) So z. B. die Schlucht von Kara-Kokty oder die felsige Umgegend von 
Utsch-Kurgan. Hier fand ich einige ganz neue Arten, u. a. Zycena Gigan- 
tea m. Der Grösse und der Zeichnung der Unterseite nach steht diese Art 
der Jolas am nächsten; das 2 ist braun, von matter Färbung, und, nach 
dem Rande zu, heller. Unter den vielen Weibchen, die ich gefangen, ıst kein 
einziges mit bläulichem Anflug, wie solchen die 22 von Jolas zeigen. Das 
& ist glänzend himmelblau und hat auf der Oberseite den Habitus eines 
riesigen Poseidon. Dies scheint mir einstweilen genügend, um diese Art zu 
charakterisiren. 

5) Trigonocephalus halys und einige mir unbekannte Asseln und Solpugen. 
Von Lepidopteren: Mycteroplus Didymogramma, Leucanitis Caucasica und 
noch andere Leucanitis-Arten, Euclidia Munita, LycænaTrochilus etc. etc, 


216 


frisches ein. Tägliche Excursionen in die Umgegend brachten 
wenig Neues. Die Lepidopteren-Fauna besonders bot hier 
nichts Originelles °). In diesen felsigen Schluchten und stei- 
nigen Einöden fand ich von Wirbelthieren nur 2 oder 3 Ere- 
mias und einen Tropidonotus hydrus var? von beträchtlicher 
(Grösse. Für alle diese weniger günstigen Erfahrungen wurde ich in 
Schahimardan und im Kischlak Jordan, dem nächsten Halte- 
punkte, aufs Reichlichste belohnt. Hier blieb ich bis zum 14. 
Juni und durchwanderte die Umgegend nach allen Richtungen. 

Die Umgegend von Woadilj ist ausserordentlich malerisch. 
Senkrechte Felsen, die sich von allen Seiten aufthürmen, ha- 
ben am Zusammenfluss des Schahimardan und der Austlüsse 
des Kurban-kul nur einen kleinen Platz für einen unbedeu- 
tenden Kischlak freigelassen. Riesige Blöcke der verschie- 
densten Felsarten thürmen sich stufenweise oder im grössten 
Durcheinander immer höher und höher auf, bis zu den mäch- 
tigen Schneekuppen, die diese Felsenriesen von Osten und Sü- 
den bekränzen. Erhebt man sich aus diesem Kesselthale auf 
die terrassenförmig dasselbe umgebenden Felsparthien, so ent- 
faltet sich gleich die üppigste Vegetation. Jumiperus pseudo- 
sabina, Juniperus sabina (?), Rosa sp. divers., Rhamnus, Cra- 
tegus, Hippophaë und Berberis heteropoda wachsen malerisch 
bunt durcheinander und wuchern oft auf den unzugänglichsten 
Felsen, die in den mannigfaltigsten Farben brauner, rother und- 
grauer Blumen prangen, Manchmal sind diese Felsen oben 
gleichsam abgestutzt; hohes, bis zum Gürtel reichendes Gras, 
ganze Wälder von Æremurus, verschiedenartige Scabiosa, Ta- 
raxacum, Tragopogon und noch mancherlei andere Pflanzen 
bedecken dann diese kleinen Flächen. Denke man sich ein 
reges Thierleben, überall umherflatternde schöne Schmetter- 


°, Zu erwähnen sind nur: Parnassius Apollonius und Epinephele In- 
terposita. Von Coleopteren: Cieindela Galathea. 


217 

linge °) hinzu, so wird mein Bedauern begreiflich sein, ein 
so sehr vom Himmel gesegnetes Plätzchen verlassen zu müs- 
sen, besonders da ich nicht annahm, einem derartigen 
noch einmal zu begegnen; doch hierin täuschte ich mich 
gründlich. 

Der Weg zum Kara-Kasuk führt durch eine enge Schlucht, 
in deren Sohle die grünen Fluthen des Ak-Ssu (Schahimar- 
dan) mit wildem Getöse von Stein zu Stein sich dahinwälzen. 
Die Wände der Schlucht sind senkrecht und kahl. Es ist als 
hätten sie sich über die Spalte gebeugt, um sie vor dem grellen 
Sonnenlichte zu schützen. Daher herrscht dort ein ewiges Halb- 
dunkel. Schwarze Felsblöcke, Abstürze von schiefrigen Gestei- 
nen, Jähe Abgründe zu den Füssen, hie und da ein Stamm 
einer Artscha (Juniperus pseudo-sabina), deren Wurzeln 
schlangenartig die Granit-Vorsprünge umwinden—das ist das 
Bild, das sich dem Auge darbietet. Manchmal hört der Weg 
ganz auf, verschwindet unter dem Steinschutt; dann steigt er 
an den steilen Felswänden bis zu schauerlicher Höhe empor, 
schlängelt sich längs des Felskammes hoch über dem Flusse, 
bis sich die Gelegenheit bietet ihn mit Hülfe einer verzweifelt 
gefährlichen kirgisischen Brücke auf der entgegengesetzten Fels- 
wand fortzusetzen. Hier ist man beständig in Gefahr hinun- 


7) Pieris Leucodice, Pararge Eversmanni, P.Menava, Cononympha 
Nolckeni, verschiedene Lycæna, von denen zwei neue Arten: 1. L. Atra m: 
von der Grösse kleiner Stücke der Minima (Alsus): Oberseite einfarbig 
schwarz mit leichtem, bräunlichem Anfluge; Unterseite röthlichgrau, mit 
einer Reihe schwarzer Augenpunkte; zur Basis grünlich glänzend beschuppt. 
Gehört in die Gruppe des Semiargus. 2. L. Timida m.: gleichfalls eine kleine 
Art; oben schwarz; unten bräunlich, ausgezeichnet durch einen weissen Strich 
(wie bei F'ylgia) und durch rothe, zusammenfliessende Punkte. Fliegt mit der 
vorigen Art zugleich. 

Ferner Macroglossa n. sp. zwischen Croatica und Bombyliformis, Aze- 
lina Maracandaria, eine Menge verschiedener Arten von Satyrus, Spilosoma 
Turensis etc. ete. 


218 


terzustürzen und nur ein Zufall kann einen dann vom Un- 
tergange retten °). 

Zum Ende der Schlucht hin werden die Felswände zu- 
gänglicher und treten immer mehr und mehr zur Seite. Es 
beginnt eine Vegetationsschichte; Licht und Grün nehmen zu, 
Birken (Betula Sogdiana Regel i. lit.) und Vogelbeeren (Sorbus) 
treten anfangs in einzelnen Exemplaren, dann in ganzen Be- 
ständen auf, und über ihnen ziehen sich Spaliere von Rosen, 
Berberitzen und Artscha hin. Die letztere wird um so häufi- 
ger, je höher man steigt °). Immer mehr und mehr erwei- 
tert sich die Schlucht. Der Horizont umfasst bereits einige 
Werst weit die mächtigen Bergmassen und endlich erheben 
sich vor dem Wanderer die schneebedeckten Riesen... . 
Ein überwältigender Anblick, ein Bild von unbeschreiblicher 
Pracht und Majestät. 

Hier ist der Zusammenfluss des Ak-Ssu und des Artscha- 
Bulak; hier auch biegt der Weg nach links, nach Kara-Ka- 
suk. Anfangs steigt der Weg ziemlich steil an einem durch 
Hornblende schwarz-sandigen Hügel empor; dann schlängelt 
sich der Weg einen lehmig-sandigen Abhang entlang weiter; 
letzterer ist hie und da mit an den Boden anliegendem, sich 
weit ausbreitendem Juniperus bewachsen. 

Acht Werst von Kara-Kasuk, am Platze Artscha-Basch, 
machte ich Halt. Es ist dies der übliche Lagerpkatz aller 
Kirgisen, die über den Kara-Kasuk ziehen. Hier führt auch 
eine Brücke über den reissenden Ak-Ssai und dient ein Ge- 
bäude in den hier durchaus nicht seltenen stürmischen Näch- 
ten sowohl dem Menschen, als dem Vieh zum Obdach. Eine 


°) Eins meiner Pferde machte am Felsenrande einen Fehltritt und 
stürzte von einer Höhe von mindestens 25 Faden hinunter. Dank dem Ge- 
päck blieb es am Leben; ersteres war freilich nicht mehr zu brauchen. 

°) Die Birke findet sich hier nicht über 9000 Fuss. 


herrliche Alpenwiese mit auffallend hohem. üppigem und saf- 
tigem Grase dehnt sich hier aus; links und rechts schliessen sich 
ähnliche Wiesen von kleineren Dimensionen an, die aber zum 
Theil von Steintrümmern verschüttet sind. Auf dem linken Ufer 
ist gleichfalls Alles mit derartigem Steinschutt bedeckt und 
ist in Folge dessen der Charakter der Landschaft ein sehr 
monotoner. Der Juniperus kommt hier nicht vor; er hat sich 
fast ausschliesslich am linken Ufer angesiedelt und fasst hier, 
eine stattliche Wand bildend, die kleinen Triften ein; nur 
hie und da wird diese Wand durch mächtige Geröllblöcke, 
die aus den verschiedenartigsten Felsarten bestehen, unter- 
brochen. Unter diesen Steinen hört-man das beständige Rau- 
schen eines unterirdischen Baches. Er quillt anfangs aus ei- 
nem Felsen hervor, verschwindet dann unter einem anderen 
von geringerem Umfange und fliesst auf diese Weise unterir- 
disch bis zum Ufer des Flusses, in den seine kalten (5° C) 
Fluthen von beträchtlicher Hühe hinabstürzen. Derartige Bäche 
giebt es hier genug, doch sind sie nicht alle so durch Steine 
verdeckt. Ihr krystallhelles, kaltes Wasser kommt gewöhnlich 
aus bedeutender Höhe herab; sich von Vorsprung zu Vorsprung 
stürzend, zerstiebt es zu einem feinen Staubregen, der Alles, 
was sich in der Nähe befindet, gleichsam mit funkelnden Dia- 
manten besprengt. Den Rahmen zu diesem Bilde bieten mäch- 
tige, schneebedeckte Gebirgszacken. 

Die Flora und Fauna ist hier reich und ausserordentlich 
mannigfaltig. Meine Sammlung bereicherte sich nicht nur 
durch eine bedeutende Anzahl von seltenen Arten, die aus- 
schliesslich dem Himalaya und dem süd-westlichen Theile des 
Thian-Shan Gebirges eigenthümlich sind "'), sondern es gelang 


'") Wie z. ». Colias Eogene, Polycæna Tamerlana, Heliothis Jugorum 
uv.2. 


220 


mir auch einige neue Formen zu finden, so z. B. die auffal- 
lend schöne Colias Christophi m. "). 

Die der Schneeregion angränzenden Partien bieten auch 
ein nicht geringes Interesse in zoologischer Hinsicht, obgleich 
sie sich freilich in Bezug auf die Artenzahl nicht mit den 
Niederungen messen können ”). Hier traf ich zum ersten 
Male den Ullar (Megaloperdix sp.?) und Arctomys caudatus an. 

Während unseres Aufenthaltes hieselbst, vom 15. — 19. 
Juni, war das Wetter sehr veränderlich. Regen, Schnee, Son- 
nenschein und abermals Regen folgten unerwartet aufeinan- 
der. Mit jedem Tage indessen nahmen die Wolken ein düste- 
reres Ansehen an, der Wind wurde stärker und blies manch- 
mal, mit nur geringen Unterbrechungen, zwei Stunden oder 
mehr aufs hefstigste und drohte beständig unsere Zelte da- 
vonzutragen. 

Mein Führer, der den Kara-Kasuk schon an 30 Mal über- 
schritten hatte, war in ängstlicher Aufregung.... Auch die Ko- 


'‘) Ihre Diagnose ist im Kurzen folgende: 

Ale anticæ gs et 2-@ nigre, superiore parte, præsertim cellula dis- 
coidali aurantiace, ad marginem interiorem late virescenti-grisee, fascia 
lata submarginali lutescente albida, interrupta nervis nigris (Q-e fascia 
latior et albidior) puncto centrali grosso nigerrimo. Postice nigræ, basin 
versus virescenti-griseæ fascia punctoque centrali albidis. Subtus anticæ 
disco cœrulescenti-griseæ, im apice griseo-virescentes; posticæ griseo-vires- 
centes, macula discocellulari parva rotunda albida. 

Diese Art steht am nächsten der Colias Alpherakii Stgr., die auch im Alai- 
Gebirge entdeckt wurde; beide haben mit einander gemein, dass der Discocel- 
lular-Fleck bis auf einen weissen Punkt reducirt ist, der von keinerlei dun- 
klen Ringen eingefasst wird. Sie ist auch weit schöner und von so eigen- 
thümlicher Färbung, dass sie mit keiner Art zu verwechseln ist. Die ver- 
schiedensten Farben sind aufs Originellste vereinigt; so das grelle Weiss 
der Randtlecke mit dem sich abschattirenden Schwarz, schönes Orange mit 
einem zarten bläulichen Graugrün. Männchen und Weibchen unterscheiden 
sich nur wenig. Letztere sind etwas, grösser, weniger lebhaft gefärbt und 
zeigen mehr Schwarz. C. Christophi ist etwas kleiner, als C7 Alpherakii. 

©) Hier fing ich u. a. Riesenexemplare von Van. Urtice (var.?), Psyche 
sp. (auf den Schnee in 14,000 Fuss Höhe fliegend), Polycæna Tamerlanu 
Colias Hyale (var.?2) Bombyx nov. sp. ete. ete. 


221 


saken sahen misstrauisch zum düstern Himmel und zu den in 
Wolken gehüllten Schneekuppen empor. Zwei vorläufige Re- 
cognoscirungen des Passes, während deren ich beide Mal den 
schreckenerregenden von den Kirgisen „Schwarzer Pfahl“ be- 
nannten Kara-Kasuk (14,400 F.) bestieg, versprachen nichts 
Tröstliches. Frisch gefallene und bereits von unten abschinel- 
zende Schneemassen drohten Jeden zu verschlingen, der sich 
ihnen anzuvertrauen wagen würde; mit einer Eiskruste zum 
Theile bedeckte Steine, die unter den Füssen nachgaben, keine 
Spur eines Steges und ein unglaublich steiler, 2 Werst langer 
Aufstieg, das war Alles, was von der Nordseite zu sehen war. 
Der Süd-Abhang bot einen noch trostloseren Anblick.... ein 
endloses Schneefeld nach allen Seiten und unter den Füssen 
ein verschneiter Absturz von unbestimmbarer Tiefe. In der 
That ein schaudererregendes Bild..... und doch mussten 
wir hier hinuntersteigen und auch die Pferde hinunter- 
schaften!... 

Es war garnicht daran zu denken, dass die Pferde mit 
ihren Lasten den Pass überschreiten konnten und, dem Rathe 
meines Dschigiten folgend, schickte ich nach Schahimardan 
nach Kirgisen, die bereit wären, das Gepäck auf ihrem Rük- 
ken hinüberzutragen. Glücklicherweise fanden sich dort Lieb- 
haber zu solch einem Wagestück. 

Es wurde beschlossen, am Fusse des Kara-Kasuk zu über- 
nachten und zwar auf einem freien Platze, der aus dicht über- 
einander gehäuften Steinmassen theils schiefriger, theils krystal- 
linischer Natur gebildet wurde; diese Blöcke ragten überall 
mit ihren scharfen Kanten hervor, während sie an eizelnen 
Flächen durch eine Eiskruste zusammengekittet waren. Dort- 
hin hatte ich bereits Futter fürs Vieh und Artscha zum Bren- 
nen herbeischaffen lassen 

„Nun Gott befohlen.... es ist Zeit aufzubrechen!“... Bei nas- 
sem Schneegestöber liess ich meine Pferde beladen und mit 


PA 


ID 


9% 


schwerem Herzen verliess ich diesen Halteplatz, einen der 
besten meiner ganzen Reise. Nach 3 Stunden erreichte ich 
auf steil aufwärts steigendem und mit Steinschutt bedecktem 
Wege den „Keller“ von Kara-Kasuk; so nannten die Kosa- 
ken sehr bezeichnend diesen Ort. In der That ein Keller: von 
3 Seiten senkrechte Wände und über dem Kopfe eine düstere 
Decke hier gestauter und erstarrter Wolkenmassen. Alles weiss 
und nass umher; halbdunkel; Schnee und Regen wechselten ab. 
Es war bitter kalt und dazu wehte es stark. Nur mit Noth 
schlugen wir die Zelte auf und lagerten uns, so gut es ging, 
auf den scharfkantigen Felsblöcken. Auch das Feuermachen 
ging nicht ohne Mühe. Es dunkelte schon merklich, das 
Schneegestöber und die Kälte nahmen zu und noch unwirthli- 
cher wurde es umher. Ein Theil des Gepäcks wurde expedirt. 

In banger Spannung, Kälte und Schnee vergessend, folg- 
ten wir mit unseren Blicken diesen beherzten Gebirgsbewohnern, 
die, nach Kräften mit dem Gepäck beladen, mit den Gebirgsstök- 
ken winkend, an der weissen Wand in die Wolken stiegen, bis 
dass sie endlich unseren Augen entschwanden. Ihnen hatte 
sich auch mein Führer angeschlossen; er sollte uns einen 
Weg ausfindig machen. Der zur Sommerzeit übliche Weg war 
noch nicht passirbar; er war noch begraben unter Lawinen 
und riesigen Schneemassen. — 

Zwei Stunden sind verstrichen. Es ist Nacht. Kaum glimmt 
noch das Feuer, das der Schnee zu ersticken droht. Auch 
unsere Zelte und das übrige Gepäck sind unter Schneehaufen 
begraben. Von Zeit zu Zeit dringt ein Wind stossweise auch 
in unsere Schlucht, prallt an die Felswand und heult gleich- 
sam vor Schmerz. Zuweilen erdröhnt es hoch über uns, wie 
ein Kanonenschuss und ein hundertfaches Echo folgt ihm 
dumpf nach. Es ist ein Felsblock, der sich gelöst und nun 
mit unaufhaltsamer Geschwindigkeit, Alles unterwegs ins 
Rollen bringend, hinunterstürzt. Nicht so bald verstummt es 


wieder; noch lange dröhnt und rauscht es weiter; kleines Ge- 
röll folgt dem Blocke in den Abgrund nach. 

Ich war ein wenig eingeschlummert; doch ein unruhiges 
Treiben in unserem Bivouae weckte mich bald wieder au 
Die Kirgisen sollen zurückgekehrt sein.... In der That, sie 
sind es! Hell lodert wieder das Feuer empor, undeutliche 
Schatten irren umher.... Uberall Lärm und Stimmen!... 

„Nun, was giebts, Iskender (mein Dolmetscher)?“ — ‚Nicht 
viei Gutes, Euer Gnaden!... es soll keinen Weg geben .. 
oben soll Schneesturm sein“... 

Ich verlor mich einen Augenblick in Gedanken. Es fielen 
mir darauf die Worte des einzigen, vor mir hier gewesenen 
Reisenden, ein: „wenn auf den Höhen des Kara-Kasuk ein 
Schneesturm den Wanderer überrascht, so wird seine Lage 
höchst kritisch #)*, und mir wurde recht unbehaglich. 

„Frage einmal, ob es möglich ist hinüberzukommen?‘ 

„Wenn sich das Wetter nicht ändert, soll es nicht mög- 
lich sein“.... 

Die Feuerstellen erloschen. Auch die Leute lagerten sich, 
Jeder nach seinem Behagen. 

Nachdem ich mich so warm als möglich bedeckt hatte, 
versuchte ich einzuschlafen. Schwere Gedanken jedoch, einer 
beunruhigender, als der andere, wollten nicht aus dem Kopf 
und gönnten mir lange keine Ruhe. „Wenn der Schneesturm 
nicht nachlässt—so ist es unmöglich vorwärts zu kommen. .. 
und ist denn ein längeres Verweilen möglich? Der Proviant 
für die Leute ist schon jenseit des Passes, und hier? 
Hier giebt es weder Brennmaterial, noch Futter für die 
Pferde. Ja, es ist nichts zu machen—komme was da wolle.... 
vorwärts! “.... 


%) W. F. Oschanin: Karategin und Darwas. Er war im J. 1876 auf 
dem Kara-Kasuk und konnte den Sommerweg benutzen. 


pe 


Unterdessen schien die Natur sich zu beruhigen.... 

Nur das unheimliche, immer mehr zunehmende Rollen 
herabstürzender Steine unterbrach die plötzlich nach dem 
Sturme eingetretene Stille. 

Der Morgen begann herrlich. Vollkommen klarer Himmel; 
nur nach einer Richtung sah man noch ein graues Wölkchen, 
das an einer schneebedeckten Felsspitze haftete. Während 
der Thee eingenommen wurde, brach der zweite Transport 
auf. Bald folgten auch wir nach, indem wir die Pferde am 
Zügel führten. 

Bereits war ein Eisabhang, eine Schneebrücke über einen 
Abgrund glücklich überschritten. Es galt nun, auf festem 
(Grund und Boden, aufwärts zu steigen; Alle, die da unten den 
Muth verloren, wurden wie neu beseelt, sie begannen sogar 
zu Scherzen.... 

Mein Führer war den Kirgisen voraufgeritten, um einen 
besseren Weg zum Hinuntersteigen ausfindig zu machen. Die 
Kirgisen waren auch schon längst unseren Blicken entschwun- 
den und nolens volens musste ich den Zug führen. Nur dar- 
auf bedacht, den Weg, dessen Spuren vom Winde bereits 
völlig verweht waren, nicht zu verlieren, hatte ich unterlassen, 
auf den Himmel zu achten; dort aber schien sich ein beson- 
deres Unwetter vorzubereiten. 

Der Schneesturm brach gerade auf der” Passhöhe los. Plötz- 
lich wurde es dunkel. Riesige Schneemassen wurden in die 
Lüfte gehoben, umwirbelten und verdeckten Alles. Es pfitf 
und stöhnte um die Ohren. Ich lehnte mich an eine schwarze 
Felswand '*) und liess Menschen und Pferde an mir vorüber- 


1%, Die eigentliche Passhöhe bildet eine kleine, 3— 4 Fuss grosse Ab- 
tlachung, auf welcher ein einzelner Mensch kaum Platz findet. Von der 
einen Seite stösst sie an einen nicht hohen, spitzen, schwarzen Felsen, von 
der anderen setzt sie unmerklich in den Gebirgskamm tort. 


. 225 


ziehen. Hier oben länger zu bleiben, war unmöglich, und rief 
ich daher jedem an mir Vorüberschreitenden zu: „Schneller, 
schneller hinunter! “.... „Hinunter!“, das war wohl leicht ge- 
sagt, aber wie und wohin—das wusste kaum Jemand. —Den- 
noch schickte man sich an, hinunterzusteigen. 

Ich sah ein Pferd stürzen und den Berg hinabrollen, ich 
hörte einen Schrei, dem ein dumpfes Geräusch tief unter mir 
folgte... Ich sah, wie nach einiger Zeit gleichsam zwei 
schwarze Schatten vor mir auftauchten und dann in den 
Schneemassen verschwanden. —Es war hohe Zeit, dass auch ich 
hinunterstieg. 

Es ist schwer sich etwas Verzweifelteres vorzustellen, als 
dieses mein Hinuntersteigen. Ein sich Zureehtfinden in die- 
sem Chaos war kaum möglich. Ab und zu liess sich ein Schrei 
vernehmen oder es wurde der Körper einer meiner Leute 
sichtbar; fortwährend heulte der Wind und überschüttete uns 
mit ansehnlichen Schneemassen. Von Zeit zu Zeit klärte es 
sich auf und da tauchten vor mir mit allen ihren Schrecken 
Bilder auf, die ich wohl nie vergessen werde.... Dann wieder 
ein Windstoss, nichts als dichte Schneeflocken vor den Augen 
und hie und da Umrisse eines aufschwankenden Rückens. 

Nachdem ich etwa 5 Mal mit dem Pferde am Abhange 
hinab gerutscht, erreichte ich endlich einen freien Platz. 
Hier hatten sich schon nach und nach fast Alle versammelt 
und hier erwarteten uns auch die Kirgisen, die das Gepäck 
in einen Haufen zusammengelegt hatten. Von hier an wurde 
das Hinabsteigen viel leichter; auch hatte sich der Schneesturm 
gelegt. \ 

Der Süd- oder Alai-Abhang des Passes schien mir kei- 
neswegs weniger steil, als der nach Ferghana fallende Nord- 
abhang, obgleich dies Oschanin behauptet. Es gilt wenigstens 
für die Strecke vom Kamme bis zu diesem Haltepunkte. Hier 
bleibt der Schnee während des Sommers (von Anfang Juli bis 

15 


226 
Mitte August) in Folge der allzugrossen Steilheit der Abhänge 
nicht liegen, ungeachtet der beträchtlichen, die Schneegränze 
überragenden Höhe des Passes; auch ist dieser Abhang (wie 
ich es, jedoch nur an einigen Stellen, beobachten konnte) ebenso 
sehr, wenn nicht mehr, mit Steinschutt bedeckt. Vielleicht in 
Folge der Schneemassen, erschien mir im Ganzen der Süd- 
abhang schwerer, als der nach Ferghana abfallende Nord- 
abhang. 

Von diesem kleinen Plateau bogen wir nach rechts ab 
(der eigentliche Weg geht nach links), und, obgleich der Weg 
durchaus nicht abschüssig war, verursachte er doch solche Stra- 
pazen, dass der auf den Kara-Kasuk, ja der Pass selbst damit 
nicht zu vergleichen waren. Eisabhänge, in denen der Pfad mit 
der Hacke eingehauen werden musste, tiefer Schnee, in den Pferde 
und Leute bis zum Gürtel einsanken, ganze Berge von scharf- 
kantigen Granit- und Schiefertrümmern und mit Geröll verschüt- 
tete Abhänge, von allen Seiten herunterbrausende Gebirgsbäche, 
schliesslich ein jäher Sand-Absturz, den Keiner von uns ohne 
Unfall zu passiren glaubte—dieses Alles hatten wir hinter uns, 
als wir, matt und müde, endlich einen kleinen Pfad erreichten. 
Um zum Kock-Ssu zu gelangen, mussten wir eine etwa anderthalb 
Werst lange Schlucht passiren, durch die sich ein für gewöhnlich, 
nur nicht in dieser Jahreszeit, sehr kleiner Bach seinen Weg 
bahnt. Die überhängenden lehmig-sandigen Wände, an denen 
der Weg sich hinschlängelte, sandige Abstürze und Schnee- 
Lawinen — Alles das war nichts im Vergleich mit dem, was 
wir heute bereits hatten durchmachen müssen. 

Der Kock-Ssu, der hier um einige hundert Faden ausge- 
treten war (Basch-Kock-Ssu), die mit niedrigem ‚Juniperus, 
Iris und sich eben entwickelndem Festaca-Gras bedeckten sanft 
abfallenden Vorberge auf unserer Seite, ja sogar die finsteren 
Granite des rechten Ufers—Alles dieses, in goldige Sonnen- 
strahlen getaucht, lächelte uns so freundlich an, dass alles 


227 


Ueberstandene mit einem Male vergessen war, und wir nur 
mit Wehmuth auf unser Schuhzeug sahen, das sich jetzt in 
einem gar kläglichen Zustande befand.... 

Den Flecken Tschagdar, der, längs des Kock-Ssu, 10 Werst 
von Kara-Kasuk entfernt ist, erreichten wir erst um 6 Uhr 
Abends. Eine Strecke von 15 Werst—und 10 Stunden Marsch! 
Diese Angaben allein würden genügend reden, wenn nicht der 
Umstand hinzukäme, dass wir die letzten 8 Werst im Trab 
zurückgelegt hätten. 

In Tschagdar, das 11,500 Fuss hoch gelegen, blieb ich 
zwei Tage und exeursirte vom Morgen bis zum Abend. Hier, 
wie überall, stiess ich auf Arten, die ich weder früher gesehen, 
noch später wiedergefunden habe °). Letzteres bezieht sich 
hauptsächlich auf die Schmetterlinge; die übrigen Insectenord- 
nungen schienen nicht vertreten zu sein. Wirbelthiere gab es 
hier auch wenig. Arctomys caudatus; Aquila fulva, Falco sp., 
ein rothschnäbliger Rabe (Fregilus graculus) in Menge, Pyr- 
rhocorax alpinus (ein altes Exemplar), Pica bactriana, Mega- 
loperdix, Caccabis huckar, Columba rupestris — das war Alles. 
Wie auf dem Artscha-basch, war das Wetter auch hier sehr 
veränderlich. Das Thermometer kam nicht zu Ruhe. Sonnen- 
schein und Regen, Hagel und Schnee — Alles durcheinander. 
Auch unter Regen brach ich am 22. auf. Nach zwei Tage- 
märschen war ich erst zum Platze Teorak-Schuar an der Mün- 
dung des Flusses Teckelik gelangt; hier übernachtete ich. Das 
schlechte Wetter liess nicht nach. Fortwährender Nebel, Regen 
in jeglicher Form, Schnee und Hagel. An Excursiren war 
nicht zu denken. 


15) Ino sp., Pieris sp. Letztere hat Manches mit Napi gemein, doch 
möchte ich sie einstweilen noch nicht mit derselben vereinigen; jedenfalls 
scheint mir die Art nicht neu zu sein. Von anderen Arten waren besonders in- 
teressant: Cenonympha Sunbecca und Parnassius Actius var. Rhodius (?). 
Hier fing ich auch Zycena Anisophthalma (?) und einen Bombyx n. sp. 

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Eine Beschreibung der Kock-Ssu-Schlucht würde wohl man- 
ches Interessante bieten; ich übergehe sie jedoch hier, um sie 
detaillirter bei einer anderen Gelegenheit mitzutheilen. Hier 
will ich nur anführen, dass ich zwei Mal fast bis zur Thalsohle 
hinabsteigen musste, da der eigentliche Weg durch Schneemas- 
sen und während des Winters aufgestaute Felstrümmer ver- 
schüttet war. 

Von Schuar aus folgte ich dem Laufe des Teckelik bis 
zur Einmündung des Balakty. Längs dieses Flusses stieg ich 
dann bis zum Fusse des Dschekaindy hinan, wo ich in der 
Nachbarschaft eines kara-kirgisischen Aüls Halt machte. 

Diese ganze, ziemlich enge Schlucht wird von Wänden einge- 
fasst, an denen Kalke und Schiefer zu Tage treten. Das linke Ufer 
ist zugänglicher und weniger steinig; ein Fusssteig schlängelt sich 
an demselben hin und mehrere Querthäler münden hier ein. Ueber- 
all liegt noch Schnee; an manchen Stellen wölbt er sich in 5—6 
Fuss mächtigen Schichten brückenartig über den Bach. Dennoch 
geht hier der Frühling schon seinem Ende entgegen. Viele Pflan- 
zenarten sind schon längst verblüht. Gröbere Formen treten schon 
auf. Nur hie und da zeigt sich noch niedriges, weiches Gras 
(die sogen. Berg-Stipa und Festuca); sonst überall mir unbe- 
kannte Sträucher, krüppliger Juniperus, vereinzelte Rosen- 
sträuche, die übelriechende Scorodosma fetidum, deren vorigjäh- 
rige, zerknickte Stengel sehr unaesthetisch aus den Steintrüm- 
mern hervorragen, breite, grobe Blätter, die wohl einem Ver- 
bascum angehören, eine Scabiosa-Art, Taraxacum und in den 
Vertiefungen Ranunculaceen. Diese Einöden werden vorzugs- 
weise von Arctomys caudatus bewohnt; hier ist ihr Reich. 
Auf Schritt und Tritt begegnet man ihren Gängen. Andere 
Erdlöcher gehören einer Feldmaus (Arvicola) an. Die Lepidop- 
teren-Fauna ist hier sehr reich; von jeder Excursion kehrten 
wir mit enormer Beute heim. Parnassius Discobolus mit seinen 


prachtvollen Aberrationen, Anthocharis nov. sp. ? , Colias 


Thisoa, C. Alpherakii, ©. Wiscotti, ©. Romanovi m."), Erebia 
Jordana, Lycena nov. sp. ? und eine Menge anderer Arten 
bildeten unseren täglichen Fang auf diesen, zum Theile noch 
mit Schnee bedeckten Bergabhängen. Regen vertrieb uns jedoch 
bald von hier. 

Nachdem wir uns von den Kara-Kirgisen, die uns sehr 
gastfreundlich empfangen hatten, verabschiedet und einige 
ihrer Aeltesten mit Zeugen und Spiegeln beschenkt, brachen 
wir am 28-ten auf. Wir beluden unsere Pferde bei feinem 
Regen, der schon am Tage vorher häufiger zu werden be- 
gann. Nebel bedeckte diesmal den Pass, der von dieser Seite 
sehr sanft ansteigt. Steile Parthien trafen wir nur auf der 
Süd-Ost-Seite, von wo aus sich uns auch eine herrliche und 
grossartige Aussicht bot. Hie und da zogen sich noch zerris- 
sene Nebelhaufen zu unseren Füssen hin und verdeckten mit 
einem dünnen Flor röthliche Erhöhungen die sich längs eines, als 
zartes blaues Band sich schlängelnden Baches hinzogen. Herr- 
liches Grün in allen Schattirungen, sporadisch auf den schön 
rosenrothen Felsklüften vertheilt und mit dichter Decke die 
ganze Einsenkung schmückend, zog sich an der Anhöhe hin- 
auf, hinter welcher sich in seiner ganzen Breite das augenblick- 
lich wie in Sonne gebadete, köstliche Surchab-Thal den Blicken 
eröffnete. Jenseits desselben erheben sich die mächtigen, von 


1%) Eine prächtige Art aus der Gruppe der Tisoa. Dieser besonders 
grosse Schmetterling, der in Hinsicht der schönen Färbung der C. Olga und 
C. Aurora am nächsten steht, unterscheidet sich von denselben hauptsächlich 
durch das Fehlen der taches empesées; andere wesentliche Unterschiede zeigt 
auch nur das &. Der Rand ist weit schmäler, als bei den erwähnten Arten 
und ohne scharfe Begränzung zum lebhaft rothen Flügelgrund; auch sind die 
den Rand durchsetzenden Rippen gelb und finden sich in demselben häufig 
gelbe Flecken. Diese Flecken sind beim $ manchmal von ansehnlicher Grösse; 
auch ist der schwarze Rand der 2 2 so breit, wie bei keiner der mir be- 
kannten Arten dieser Gruppe. Ein violetter Schiller ist nicht selten. Unter 
den über 200 Exemplaren, die es mir zu fangen gelang, findet sich kein ein- 
ziges weisses 9. 


230 


Schneekuppen gekrönten Trans-Alai-Berge, und hinter diesen, 
so weit das Auge schweifen kann, immer höher und höher 
emporsteigende schneebedeckte Gebirgszüge. 

Nachdem ich die Höhe des Passes gemessen, stieg ich auf 
einem anfangs recht steilen und steinigen Pfade ins Thal hinab; 
auf beiden Seiten des Weges spreitzen sich die gigantischen 
Stengel der Scorodosma foetidum aus. Bald erreichte ich einen 
merglig-sandigen Hügel, dicht mit sprossendem Stipa-Gras be- 
deckt und noch weiter unten eine Vertiefung, die aufs uep- 
pigste mit Tugai ?) und besonders saftigen Gräsern bestanden 
war; im Grunde rieselte ein klarer Bach. In einiger Ferne 
befand sich ein Winterquartier (Simowka), das von umfangrei- 
chen beackerten Feldern von mergeliger Beschaffenheit um- 
seben war. Am Karamuk ist ein anderes kara-kirgisisches 
Winterquartier; auch hier dasselbe Bild; wo nur irgend Mög- 
lichkeit sich bietet, ist jeder Flecken Erde bebaut. Dann kamen 
sumpfige Parthien, sandige oder aus lockerem Conglomerat (bis 
faustgrosse durch rothen Thon cementirte Gerölle) bestehende 
Hügel, und am Rande, an den Vorbergen, ziemlich kleine 
Schluchten die ohne eine bestimmte Richtung zu verfolgen, 
ein gar wunderbares Labyrinth bildeten. Auf diesen Vorbergen 
war überall üppige Steppen-Vegetation. 

Die Ufer des Katta-Karamuk (Grosser Karamuk) sind hier 
sumpfig und flach. Ueberall Cyperaceen oder Tugai, der hier 
vorzüglich aus verschiedenen Salix-Arten und, auf Geröllboden, 
aus Tamarix bestand. Die Höhe betrug 7310 Fuss. Ich pas- 
sirte den Karamuk und lagerte am Fusse der Vorberge; wil- 
der (verwilderter?) Hafer wuchs hier in Menge. 

Wider alle Erwartungen brachten meine zwei Tage dauern- 
den Excursionen wenig Lepidopteren ein. Nur folgende Arten 


'”) Mit dem Worte Tugai bezeichnen die Eingebornen ein waldartiges 
Gebüsch, das auf periodisch überschwemmtem Boden gedeiht und aus den 
verschiedensten Baum- und Buscharten zusammengesetzt ist. 


231 


kann ich nennen: Colias Romanovi m., Melanargia Larissa 
var.?, Erebia Maracandica, Nemeophila Russula var. an nov. 
Sp., Lycena nov. sp. G', Satyrus Anthe, S. Pelopea var., S. 
Parthica und 2 Arten Syrichthus (Staudingeri et 2). Die Jagd- 
‘rgebnisse waren auch schwach; ich begegnete nur Caccabis 
huckar, Columba rupestris und Vulpanser tadorna. 

Von hier an steigt der Weg plötzlich sehr steil an; bald 
fällt er wieder ein wenig ab, bald windet er sich noch höher 
hinauf, stets auf dem Rücken der Ausläufer, die fast senk- 
recht zum Flusse abstürzen. Die Gebirgsmasse wird, so weit 
sie zu Tage tritt, aus lockeren Gesteintrümmern gebildet, 
die mit üppigem Rasen bedeckt, auf dem ganze Bestände von 
Se. fetidum, verschiedene Arten riesenhafter Eremurus, Rosen- 
sträuche, Ahammus, Salix alba, Zitterpappeln, Lonicera, und 
eine wilde Aprikose (Urjuk) wuchern. Hie und da wird der Rasen 
durch anstehendes krystallinisches Gestein oder durch kurze 
mit einem sehr feinkörnigen, dunkelgrauen Sand bedeckte Strek- 
ken unterbrochen. Das linke Ufer des Flusses ist eine fast 
ununterbrochene Steinwand, auf der sich nur hie und da einiges 
Grün inselartig zeigt. Dies sind die letzten Abstufungen der 
Trans-Alai-Berge. Der Kisil-Ssu nimmt hier seinen Lauf zwi- 
schen Felswänden, die sich senkrecht bis zu einer Höhe von 
1000 und mehr Fuss erheben. 

Ich machte in einem kleinen schluchtartigen Thale, eine 
Werst weit von Kitschi-Karamuk, Halt. Im Grunde sieht 
man ein Bächlein, in der Mitte der Schlucht meist Tugai 
und Sumpf. Ueppiger Pflanzenwuchs. Das Gras reicht bis zum 
Gürtel, vielerwärts noch höher. Weiden, Riedgräser, weiterhin 
wieder Scorodosma fetidum, Eremurus-Arten, Galium. Am linken 
Ufer wiegen verschiedene Gramineen vor. 

Die Lepidopteren-Fauna ist hier so reich, wie wohl kaum 
anderswo. Besonders reich ist die Gattung Lycæna vertreten. 
Auf einer kleinen durch den Bach gebildeten Sandstelle, von 


239 


etwa 1'/,[] Faden Grösse, zählte ich 15 Arten! Darunter waren 
3 mir völlig unbekannte Species. Eine derselben kann sich, 
was Schönheit betrifft, mit den hübschesten exotischen Reprä- 
sentanten dieser Gattung messen. Sie ist schwarz wie Eben- 
holz, mit lebhaft violettem Schiller auf der ganzen Flügelfläche 
und mit einem breiten noch lebhafter violettem Costalrande; 
die Unterseite ist bleichgelb mit goldigem Glanze. Gruppe des 
Icarus? Ich habe sie L. Magnifica genannt. Von anderen Æho- 
palocera führe ich folgende an: Colias Alpherakii, C. Romanovi 
m., Parnassius Discobolus, P. Apollonius, Pieris nov. sp. (nur 
1 Exemplar!), Erebia Maracandica, Thecla Mirabilis, Syrich- 
thus Antonia, Syr. Staudingeri, Syr. Side(?) und einige andere 
Arten dieser Gattung, Pararge Eversmanni, Satyrus Pelopea, 
Epinephele Haberhaueri, Ep. Pulchella, Ep. Naubidensis, Cœ- 
nonympha Nolckeni und a. m. Im Ganzen 47 Arten Rhora- 
locera! 

Von Kitschi-Karamuk geht der Weg wieder auf dem Rük- 
ken der Bergausläufer *) weiter; der Charakter der Landschaft 
bleibt ein und derselbe bis zum Winterquartier Atschik; von 
hier an beginnen wüste, einförmige Felsparthien; überall liegen 
Haufen von Geröll, die Zeugen reissender Gebirgsbäche, Stein- 
schotter, grössere Felstrümmer und Sand- Anhäufungen. Die 
Vegetation ist armselig und spärlich. Fast ausschliesslich Sca- 
biosen und Gräser. Auf der ganzen Strecke bis Sanku bietet 
dieser Strich des Karategin-Gebiets wenig eulturfähigen Boden; 
die einzelnen Getreidefelder haben sichtlich nicht geringe Mühe 
erfordert. Den Untergrund bildet überall Geröll, das nur stel- 
lenweise cementirt ist und nur an manchen Flecken von einer 
wohl nicht über 1 Fuss mächtigen Humusschicht bedeckt wird. 
Man baut hier Hafer und Weizen. Hier sind Kischlak oder 
richtiger Winterquartiere, eins in der Schlucht des Flusses 


18) Hier sind die Pässe von Sary-Gui und Kaschka-Schiräk. 


233 


Diwana, auf der anderen Seite des Muk-Ssu (Dumbrotschi) und 
2, Ak-Ssai und Kara-Ssai, auf den Uferterrassen des Surchab, 
über deren Entstehung ich durchaus nicht mit den Ansichten 
von W. F. Oschanin übereinstimmen kann. Er hält sie für 
Residuen ehemaliger Seen. In diesem Falle hätte der Surchab 
einst aus hunderten, durch Abflüsse mit einander verbundenen 
Seen bestehen müssen. Derartiger Erweiterungen mit Terrassen 
giebt es schon in grosser Anzahl zwischen Katta-Karamuk und 
Sanku; weiterhin, wie Oschanin selbst behauptet, giebt es deren 
noch mehr. Ueberhaupt giebt es deren ebensoviel, als es 
Durchbrüche giebt, d. h. solcher Stellen, wo der Surchab sich 
seinen Lauf durch die nahe zusammentretenden Felsabhänge 
gebohrt hat. Da wo die Schlucht sich zu einem breiteren Thal 
erweiterte und wo sich dem Surchab, nachdem er sich aus 
den Engschluchten befreit, wenig Hindernisse in den Weg 
stellten, theilte er sich in verschiedene kleine Arme. Indem er 
aber an den Stellen, wo das Thal sich einengt, immer tiefer 
sein Bett aushöhlte, musste letzteres hier rascher sinken, als 
in den erweiterten Parthien des Thales; hier lagerte er auch 
die unorganischen Reste ab, deren er stets in unglaublicher 
Menge mit sich führt. Diese Ueberreste wurden ringförmig 
oder concentrisch abgelagert und die Wässer mussten sich 
immer mehr und mehr in ihr jetziges Bett zurückziehen. Der- 
gleichen Vorgänge zeigt der Surchab noch heutigen Tages; so 
z. B. an einer Stelle, die etwas unterhalb des Muk-Ssu liegt, 
oder noch prägnanter, an einer anderen oberhalb der Brücke 
über den Ssary-Bulak, auf dem russischen Gebiete dieses 
Stromes. Auch andere Flüsse des Alai-Gebirges (z. B. der 
Kisil-Art) zeigen ähnliche Erscheinungen; da jedoch die Fels- 
ufer parallelen Verlauf haben, so werden die vom Flusse mit- 
geführten festen Bestandtheile nicht concentrisch, sondern in 
parallelen Terrassen abgesetzt. 

In Dumbrotschi blieb ich zwei Tage. Ich zog hier Erkun- 


234 


digungen über den Muk-Ssu ein, erfuhr jedoch sehr wenig. 
Nur bis vor Ljächsch ist er breit; von da an fliesst er viele 
Werst weit in einer engen Schlucht, bis, nahe am Quellge- 
biete desselben, die felsigen Ufer wieder auseinanderrücken. 
Der Weg, der sich bis Ljächsch über die Berge hinzieht, senkt 
sich hier zum steinigen Flussbett hinunter und ist nur im 
Herbst, d. h. zur Zeit des niedrigsten Wasserstandes, dann 
sogar für Lastthiere passirbar. Zu dieser Jahreszeit war aber 
nicht daran zu denken den Muk-Ssu stromaufwärts zu ver- 
folgen, da der Fluss die ganze Breite der Schlucht ausfüllte. 
Vegetation, und zwar sehr spärliche, fand sich nur oben, bei 
und unterhalb Altyn-Masar. Den Boden bedecken Gerölle und 
Schutt. Bei der Unzugänglichkeit der Ufer fanden sich auch 
keine Seitenwege. 

Der Muk-Ssu ist kaum weniger wasserreich als der Sur- 
chab und im Vergleich zum braunrothen dickflüssigen Wasser 
des letzteren, ist er unvergleichlich klarer und von grau- 
grüner Farbe. Bei seiner Einmündung bildet er ein Delta, 
das in seiner ganzen Breite mit Geröll bedeckt ist. Sandige 
Hügelzüge bilden von beiden Seiten die Ufer desselben. Auf 
der linken Seite fallen sie steiler ab und vereinigen sich eher 
mit der Hauptkette. Schon 4 Werst unterhalb desselben neh- 
men diese Hügel einen wilden Gebirgscharakter an und hin- 
ter ihnen erheben sich zu schwindelnder Höhe die vier Schnee- 
spitzen der Gebirgskette Peter des Grossen. Rechter Hand setzt 
das sandig-hüglige Terrain ununterbrochen bis zu den Haupt- 
zweigen des Trans-Alai-Gebirges fort. 

Die Excursionen, die theils in der Richtung von Sanku, 
theils nach Ljächsch unternommen wurden, zeichneten sich, wie 
es sich erwarten liess, nicht durch glänzende Erfolge aus. Die 
Sonnenstrahlen, deren sengende Gluth durch die benachbarten 
Eis- und Schneemassen durchaus nicht gemildert wurde, hat- 
ten sich bereits zur Genüge geltend gemacht; nur stellenweise 


hatte sich einiges Grün erhalten. Es kamen wohl einige in- 
teressante Formen vor, jedoch in spärlicher Anzahl. Ich er- 
wähne nur: Pieris sp. Polyommatus Phoenicurus v. Dilutior, 
Thecla Mirabilis, einige Epinephele, Satyrus Briseis v. Fer- 
gana, Plusia Triplasia etc. 

Auf dem Rückwege machte ich Halt, um bei den Kischlak 
Diwana und Atschik-Aljma zu excursiren. Letzterer ist am Fusse 
des Kaschka-Schirjak, in einem reizenden kleinen Thale gele- 
gen, dessen höhergelegene Parthien von Tugai, aus den ver- 
schiedensten Straucharten zusammengesetzt, und dasselbe über- 
wuchernden Riedgräsern bedeckt waren. Weiter abwärts deh- 
nen sich üppige Graswiesen aus, und noch tiefer befindet sich 
der Kischlak, hinter welchem sich der Weg hart am Flusse 
hinschlängelt; hier ist Alles mit mächtigen Felsblöcken be- 
deckt und die Lepidopteren-Fauna überaus reich. Hier fliegt 
die Zygaena Cocandica in Menge, sodann Polyommatus v. Di- 
lutior (Phoenicurus), Pol. Dimorphus (2), Lycaena Magnifica 
m., Satyrus Staudingeri, Sat. Pelopea var. etc. ete. Hier ge- 
lang es mir auch eine sehr schöne, mir ganz unbekannte 
Eidechse zu fangen. Die Vegetation war sehr mannigfaltig, 
wenn auch schon zur Hälfte verdorrt: Hippophaë, Rosa, eine 
Unzahl von Scabiosen, eine Art Carduus, und verchiedene 
Eremurus. 

Nachdem ich nochmals am Kitschi-Karamuk mit Erfolg 
excursirt hatte, passirte ich den Katta-Karamuk, ohne daselbst 
mich aufzuhalten, und drang tiefer in die Berge ein, die sich 
linker Hand von denselben erheben. Ich hatte an diesem 
Tage einen besonders langen Weg zurückzulegen und lagerte 
mich endlich jenseits des Passes Dschirge. Der Weg auf 
denselben steigt sehr allmälig bergauf und führt durch eine 
Schlucht, die sich da, wo Seitenthäler einmünden, erweitert, 
später aber wieder enger wird; im Grunde derselben fliesst 
ein kleiner Bach, dessen Wässer sich in den Canälen der 


236 


Ansiedelung Katta-Karamuk verlaufen. Der Boden ist überall 
weich; hie und da trifft man Sümpfe oder wenig umfangreiche 
Weidengebüsche, die mit Cyperaceen-Wiesen abwechseln. Im 
Ganzen ist die Vegetation ziemlich üppig. Dank den von bei- 
den Seiten sich erhebenden hohen Felswänden, herrscht in 
dieser Schlucht fast beständig Halbdunkel. Steigt man zum 
Gipfel des Dschirge empor (Dschirge-tal-bilj), so erblickt 
man eine Reihe aufeinanderfolgender Thäler.... Nur eine Wand, 
der Pass Agujurma, trennt uns von unserem früheren Halte- 
platz am Balakty, den wir vor zehn Tagen verlassen hatten; 
desshalb ist es nicht auffallend, dass diese Gegend hier 
denselben Charakter hat. Auf den Bergen die nämliche plumpe, 
hohe Vegetation und verkrüppelte Juniperus-Büsche, auf den 
Triften zartes Alpengras, das zum Theil von dem aus seinem 
Bette getretenen Flüsschen überschwemmt wird. Sowohl über, 
als unter uns erglänzen hie und da kleine Parthien ewigen 
Schnees und deuten darauf hin, dass wir uns hier nicht unter 
12,000 Fuss Meereshöhe befinden. 

Unsere Excursionen wurden hier von glänzendem Erfolge 
gekrönt. Die Schmetterlingsfauna ist hier vielleicht noch rei- 
cher, als bei Kitschi-Karamuk, und das wili nicht wenig heis- 
sen; der Charakter der Fauna ist jedoch ein ganz anderer. 
Vorwiegend waren hier die Gattungen Colias und Parnassius, 
besonders letztere vertreten. Parnassius Discobolus, Actius, 
Mnemosyne und schliesslich ein riesenhafter Parnassius, der 
in Bezug auf Schönheit und Originalität seines Gleichen nicht 
hat und den ich mit ganz besonderem Vergnügen Parnassius 
komanovi benenne. Er lässt sich mit einigen Worten cha- 
racterisiren: die Vorderflügel wie bei Delphius; die Hinter- 
flügel zeigen einen grandiosen rothen Fleck von 1 Centi- 
meter Durchmesser, einen zweiten von viel geringeren Dimensio- 
nen und eine Binde, die aus 3 zusammenfliessenden rothen 
Makeln geformt wird; hinter dieser rothen Binde, näher zum 


237 


Aussenrande, stehen 5 herrlich blaue Augenflecke, die von 
schwarzen, glänzenden Halbschatten eingefasst sind. Von ande- 
ren hier gefangenen Arten erwähne ich noch folgende: Colias 
Alpherakii, C. Romanovi m., ©. Hyale, C. Eogene, ©. Thisoa 
in Menge, Erebia nov. spec., Satyrus Josephi, Polyommatus 
Solskyi, Lycaena Pheretulus, Pieris v. Chrysidice, Cossus (?) 
nov. spec. etc. etc. Der letztere kam zur Lampe geflogen. 

Beständiger Wind, Regengüsse, leichte Fröste in der Nacht 
und am Tage Nebel beeinträchtigten nicht in geringem Masse un- 
seren Fang. Es ist schwer sich vorzustellen, wie es erst bei stillem 
und klarem Wetter gewesen wäre, wenn wir, d. h. ich und meine 
beiden Gehülfen, schon unter den ungünstigsten Verhältnissen 
nicht selten über 400 Exemplare verschiedener Schmetterlings- 
arten von einer Excursion mitbrachten!... Auch unser Costüm, 
ein kurzer russischer Schaafspelz, oder ein karateginscher 
Tschekmen, war nicht gerade besonders geeignet für Schmet- 
terlingsfang.... 

Am 12. Juli überschritt ich den Pass von Agujurma, 
erreichte das Flüsschen Balakty und gelangte dann, längs dem 
Flusse Teckelik, zum Kock-Ssu. Ueber letzteren gestatte ich mir 
paar Worte zu erwähnen. 

Das Quellgebiet dieses Flusses scheint nicht bekannt zu 
sein. Oschanin vermuthet, dass dasselbe in den nördlichen 
Ausläufern des Schum-Kara zu suchen sei; dies bedarf jedoch 
noch einer Bestätigung. Die Benennung Basch-Kock-Ssu (d. h. 
der Kopf, die Spitze des Kock-Ssu), die dem Theile des Flus- 
ses beigelegt, der sich gegenüber des Ausgangs der Kara-Ka- 
suk-Enge befindet, deutet entschieden darauf hin, dass die 
Quellen in nicht allzugrosser Entfernung von hier zu suchen 
sind. Ohne Zweifel liegen sie in der Nähe. Das rechte Ufer 
des Flusses ist seiner ganzen Länge nach steiler und an man- 
chen Stellen schlagen die schäumenden, trüben Wellen mit 
Wucht an die jähen, grauen Felswände an. Erst beim Flusse 


238 


Teckelik treten die Felsen ein wenig zurück, um von nun an 
in einiger Entfernung zu bleiben; zugleich büssen sie auch 
ihre Unzugänglichkeit ein. Das linke Ufer flacht sich zur 
Mündung ab, behält aber überall denselben Charakter. Die 
kahlen Steilwände desselben sind mehr oder weniger durch 
Vorberge verdeckt; letztere bilden da, wo das Ufer an Höhe 
verliert, kleine Flächen. Zur Mündung hin nehmen derartige 
Verflachungen zu; hier nimmt die Schlucht, allmälig breiter 
werdend, den Charakter eines Thales an, in dessen Sohle sich 
der Fluss ein tiefes Bett gefurcht hat. Hier hat der Strom 
eine ganze Reihe von Sandbänken geschaffen, die mit Tugai aus 
Weiden, Tamarix und seltener mit Juniperus bewachsen sind. 
Da die Ufer sehr steil abstürzen, ist es schwer zu ihnen zu 
gelangen. Auf den erwähnten Verflachungen wird hie und da 
Getreide, meistens Hafer gebaut. Hier haben sich auch Kara- 
Kirgisen zum Ueberwintern eingerichtet. Artscha (Juniperus), 
Birken (Betula Sogdiana) und Vogelbeeren (Sorbus) giebt es 
nur am Mittellaufe; krüppliger Juniperus steigt auch noch 
höher. An der Mündung des Flusses begegnete ich einem 
Pärchen von Dachsen (Meles vulgaris). In Bezug auf geogra- 
phische Verbreitung ist dieser Fund recht interessant (8000 
Fuss). 

Nachdem ich den Ssara-Bulak auf einer schauderhaft pri- 
mitiven Brücke überschritten und am jenseitigen Ufer des Ki- 
syl-Ssu in einem Juniperus-Wäldchen übernachtet (hier fand 
ich zum ersten Mal Satyrus Heidenreichü), erreichte ich am 
folgenden Tage den Tus-Ssu und lagerte mich an der Mün- 
dung des Aram-Kuntschej, auf einer nicht grossen, mit Ber- 
beris heteropoda, Tamarix und Weiden bestandenen Sandbank. 
Hier verweilte ich zwei Tage. Leider beeinträchtigten Regen- 
güsse den Fang; ich konnte hier nur wenig fangen. Dennoch 
war auch dieses Wenige für mich von grossem Werthe; 
mit Hilfe des hier zusammengebrachten Materials (u. a. 


Arctia Caja) wurde es mir erleichtert, für den Charakter 
der Schmetterlings-Fauna des Alai-Gebiets die richtige Erklä- 
rung zu finden. 

Auf der Passhöhe von Ters-Agar befindet sich ein stei- 
niges, nur hie und da mit Gras bewachsenes Plateau, das von 
zwei unbedeutenden Bächen durchflossen wird; der eine fliesst 
nach Süden zum Muk-Ssu, der andere nach Norden. Der letz- 
tere fliesst an der Westseite der Wand hinab, die fast nach 
allen Richtungen hin das genannte Plateau umgiebt. Hier 
fliesst der kleine Fluss noch vollkommen ruhig; etwa 5 Werst 
weiter ist er aber nicht mehr zu erkennen. Aus Seintenthälern 
hat er bereits so viel Zufluss erhalten, dass er nun mit rasen- 
der Geschwindigkeit und Brausen von Stein zu Stein stürzt. 
Ein sehr bedeutender linker Nebenfluss, der Myts-Teke, führt 
ihm mehr Wasser zu, als ihm selbst bis dahin eigen, und von 
hier an wird der Tus-Ssu trübe und schmutzig. So erreicht 
er auch den Alaischen Kisyl-Ssu. Das linke Ufer des Flusses 
ist unzugänglich. Kahle, petrographisch sehr verschiedenartige 
Felsmassen ziehen sich in einer ununterbrochenen Kette hin 
und treten als senkrechte Wand bis hart an den Fluss hinan. 
Auf dem rechten Ufer sind ebensolche Felswände, deren 
Kamm mit Schnee bedeekt; zum Theil sind sie jedoch hinter 
Vorbergen versteckt, die mit einer üppigen Pflanzendecke ge- 
schmückt sind. Von dieser Seite hat er sehr viele Zuflüsse, 
die zeitweise sehr wasserreich und wild sind, später aber 
vollständig versiechen, wie meist die Bergbäche, die vom 
Schnee gespeist werden. 

Vom Ters-Agar oder wohl richtiger von dessen südlichem 
Abhange, eröffnet sich eine grossartige Aussicht auf die ge- 
genüberliegende Kette, deren Zusammenhang mit dem übrigen 
Gebirgs-System noch nicht erkannt worden ist. Das Massiv 
des Gebirges steht in seiner ganzen gigantischen Grösse frei 
da und hebt seine drei greisen Häupter hoch zum Himmel 


__240 


empor (24,000 Fuss). Am Fusse dieses durch nichts verdeck- 
ten Colosses windet sich in schmalem Schlangenlauf der in 
der Nähe so breite und tosende Muk-Ssu, der gleichsam spie- 
lend die grössten Steine fortwälzt.... 

Ich verstehe, dass Oschanin von diesem Anblick überwäl- 
tigt wurde: „Nichts, schreibt er, erhebt sich zwischen dem 
Auge des Beschauers und den Gipfeln des Berges, die, in 
Folge ihrer grossen Nähe, in den Himmel selbst zu ragen 
scheinen. Ich hatte hinreichend Gelegenheit, Gebirgsgegenden 
sowohl in den Alpen, als im Kaukasus und in Central-Asien 
zu sehen, aber keine hat mich derartig durch ihre finstere 
Majestät gefesselt“... 

Den Fedtschenko-Gletscher konnte ich leider nicht besu- 
chen. Ich war kaum in die Schlucht eingetreten, als über 
mir ein furchtbares Hochwetter losbrach. Nolens volens musste 
ich umkehren. 

Wegen der entsetzlichen Kälte ”), des ununterbrochenen 
Windes, Schnees nnd Graupen-Wetters (die Höhe unseres La- 
gers betrug nur 8500 Fuss), hielt ich mich hier nur kurze 
Zeit auf. Fast ganz ohne erhebliche Resultate (ich fing nur 
einige Geometriden, Colias Romanovi Q und Pallida, Pieris 
Chrysidice und Parnassius sp.) überschritt ich nochmals den 
Ters-Agar (über 10,000 Fuss). 

Dieser Rückweg zum Tus und Altyn-Darin wurde dage- 
gen in mehrfacher Beziehung von bestem Erfolg gekrönt. 
Besonders günstig für den Fang waren die Halteplätze Kara- 
Ssu °) und das Quellgebiet des Aram. Letzterer ist nicht 


1%) Die Mitteltemperatur am Tage betrug im Zelte +9° C. 

20) Ein sehr kleines Flüsschen oder richtiger eine Quelle, die unter dem 
Wege hervorsprudelt und dann gleich das umliegende Terrain berieselt; letz- 
teres ist mit Ranunculaceen und einem niedrigen Carex bewachsen. Aus 
diesem Morast fliesst das Wasser zum Tus-Ssu. Das Flüsschen ist höchstens 
50 Faden lang. 


zn 


ohne Interesse. Die Quellen des Aram liegen an der Nord- 
seite des nordwestlichen Stockes des Trans-Alai-Gebirges und 
zwar da, wo jener seinen Haupt-Zweig, der noch weiter nach 
Norden abweicht, entsendet. Diese Abzweigung ist nirgends hoch, 
jedoch äusserst steil abstürzend und am Fusse durch die zeit- 
weiligen Hochwasser des Flusses unterwaschen. Augenblicklich 
ist der Fluss ohne Wasser und das breite Geröllbett, das die 
Mitte des Thales einnimmt, ist vollständig ausgetrocknet. Das 
linke Ufer des Aram ist nur am oberen Laufe hoch; dann 
werden die Abhänge immer niedriger und niedriger; zwischen 
denselben und dem Absturze zum Fluss bleibt eine schmale, 
zur Mündung hin sich ein wenig erweiternde Terrasse, 
die mit prächtig dichtem Grase bedeckt ist. Hier. haben sich 
an manchen Stellen in Folge des Stagnirens der Wässer 
Sümpfe gebildet, die mit Carex und anderweitigen Sumpfgrä- 
sern bewachsen sind; weiterhin wechseln Triften mit mächtig 
entwickelten Gramineen ab. Näher zu den Felswänden sind 
die Abhänge mit einer Art Allium bestanden; tiefer unten 
treten Festuca, Stipa und einige andere Alpengräser, mit ech- 
ten Steppengräsern abwechselnd, auf. Die Mündung und der 
Mittellauf ist von sehr verschiedenartigem Tugai eingenommen. 
Jenseits des Aram, rechter Hand, bis an den Surchab, dehnt 
sich eine unfruchtbare, sandig-lehmige Steppe (Löss) aus, auf 
der Kara-Kirgisen ihre von Steinen eingefassten Winterquar- 
tiere regellos aufgeschlagen haben. Zwischen dem Kara-Ssu 
und dem Aram ist das Terrain wellig, durchfurcht von einem 
Labyrinth von Wasserrissen; hier und hauptsächlich an den 
Rändern gelang es mir, trotz des langwierigen, drei Tage 
lang ununterbrochen andauernden Regens und Nebels (die 
Wolken zogen unter unserem Lagerplatze hin), einen glän- 
zenden Schmetterlingsfang zu machen: Parnassius sp., P. Ac- 
tius, P. Romanovi m., P. Staudingeri var. nova (aut Impe- 
rator Oberth.?), ete.; Colias Wiskotti, Col. Romanovi m., Col. 
16 


242 


nova sp., aus der Gruppe der Hecla, an Grösse nicht unter 
Aurorina, Col. sp.? (1 ®), Col. Eogene ab. Chrysodona Kind. und 
Col. Thisoa; Pieris var. Chrysidice, P. Chloridice var.? Sma- 
ragda m.; Polyommatus Solskyi; Satyrus Heydenreichii, S. An- 
the, Sat. nov. sp. in Menge, S. Josephi und S. Pelopea; Erebia 
nov. sp.?, E. Jordana; Arctia Alpherakyi m., Zygaena Cocan- 
dica und eine Menge anderer, mehr oder weniger interessan- 
ter Formen. Auch in Bezug auf andere Ordnungen des Thier- 
reichs glückte es mir hier mehr, als anderwärts. Es wurde 
eine grosse Anzahl von Lacerta, Elaphis sp. erbeutet und Ca- 
nis melanotus, Arctomys caudatus, Lepus Lehmanni?, Ovis 
Polii und eine Art Capra beobachtet. Unter den Vögeln 
herrschten Falconiden vor. Zum ersten Male hörte ich Upupa 
epops, Cuculus canorus; Ortygion coturnix, Columba, Caccabis 
huckar kamen hier überall vor und brachten durch ihr schmack- 
haftes Fleisch viel Abwechselung in unsere dürftige Küche. 
Nachdem wir den obenerwähnten, am rechten Ufer des 
Aram fortlaufenden Höhenzug überschritten, gelangten wir zum 
Nordabhange der Trans-Alai-Vorberge; diese sind wenig ab- 
schüssig und durchfurcht von unzähligen Thälern und Schluch- 
ten, die alle dieselbe Richtung von Süden nach Norden haben. 
Ihre Sohle ist meistentheils mit Geröll, die Abhänge dagegen 
mit einem weichen grünen Teppich bedeckt, der sich auch bis 
zu den höchsten Gipfeln der Vorberge erstreckt. Die Haupt- 
kette des Trans-Alai steht vollständig unverdeckt da. Die 
schroff abstürzenden Gehänge haben ein düstres und wildes 
Aussehen. Von den schneebedeckten Spitzen ziehen sich Schnee- 
streifen längs den Kämmen weit hinunter. Zahlreiche Flüsse und 
Bäche, die die Alai-Steppe quer durchschneiden, entspringen 
diesen Schneeanhäufungen. Ihr Bett liegt immer sehr tief; die 
Ufer sind sehr steil. Das Wasser derselben ist durch die 
Masse des von ihnen fortgeführten Lehms stets braunroth 
gefärbt und schlammig. Sie stürzen brausend von Stein zu 


Stein, die jedoch nicht zu sehen sind. Dies sind vielmehr 
Schmutz-Ströme, als Flüsse, und ihr Wasser ist nicht zum 
Trinken geeignet. 

Der Myn-Dschar ist unter diesen Flüssen besonders cha- 
rakteristisch. Nähert man sich ihm, so ist er nicht zu sehen. 
Mitten in der ebenen Steppe hat er sich ein sehr tiefes Bett 
gewühlt, in das nur mit grossen Schwierigkeiten zu gelan- 
gen ist. Der Weg läuft zickzackformig den Abhang hinab und 
seht zwischen geradaufgerichteten Säulen, die das Aussehen 
phantastischer Thürme haben. 

Dergleichen thurmartige Lehmmassen sieht man auch auf 
dem entgegengesetzten Ufer, das wenn möglich noch steiler 
ist. Endlich ist man unten angelangt. Man wähnt sich hier 
auf dem Hofraume eines bezauberten Schlosses. Von allen Sei- 
ten Schiesscharten und Zinnen. An sonnenhellen Tagen um- 
fängt einen Halbdunkel. Vor sich sieht man ziegelrothe Wände 
und eine schmale ganz dunkle Spalte. Hierhin hat sich der 
Fluss gewandt und hier erscheint er blutroth. Noch einen 
Schritt vorwärts...., eine plötzliche Wendung und man betritt 
eine zweite, endlos lange Gallerie, die zu den grauen nebel- 
haften Gebirgshöhen zu führen scheint, und zu den weissen 
Kuppen, die wahrsheinlich den rechten Zufluss des Myn-Dschar 
mit seinen grell rothen Wassern speisen. Hier auch beginnt 
. sofort der sehr steile, zwischen thurmartigen Lehmsäulen sich 
windende Aufstieg. 

Bis zum Flusse Atschik-tasch verfolgte ich den „grossen“ 
Weg, d. h. ich ging neben den schmalen Pfad-Spuren, die 
Pferde und anderes Vieh in dem weichen Boden zurückge- 
lassen hatten. Ich excursirte, wo sich nur Gelegenheit dazu 
bot; die Resultate waren freilich sehr unbedeutend. Dort ver- 
liess ich diesen Weg, bog scharf ab, durchschritt den Bouke- 
Tschukur und erreichte, längs der Anhöhen der felsigen Trans- 
Alai-Kette den Kisil-Agyn da, wo er von der linken Seite 

16* 


244 


den Nebenfluss Suen-Tur (11,000 Fuss) aufnimmt. Vom Bouke- 
Tschukur an und weiter erwies sich die Schmetterlingsfauna 
mit der von Dschirge-Tal identisch; sie war jedoch viel 
ärmer. Uebrigens herrscht hier überall, trotz der fetten Trif- 
ten und des üppigen Graswuchses, grosse Armuth hinsichtlich 
der Repräsentanten des Thierreichs. Plusia Hochenwarthi war der 
interessanteste Fund. 

Ich ‚schlug unser Lager am Ufer des Kisil-Art auf und 
ritt selbst nur in Begleitung von 2 Kosaken und einem 
Dschigiten zum Kara-Kul; wir machten nirgends Halt und 
waren 11 Stunden zu Pferde. 

Der Fluss Kisil-Art entspringt etwas östlich vom Passe 
und fliesst einige Zeit von SO.nach NW. Unterhalb des Pas- 
ses selbst macht er eine scharfe Biegung, nimmt hier links 
einen, im Sommer freilich versiechenden Nebenarm auf und 
strömt dann, ohne seine Richtung zu verändern, nach Nor- 
den. Die Schlucht ist eng. Die Wände sind steil und felsig. 
Der Thalgrund ist mit Steinschutt und zum Flusse hin mit 
Geröll bedeckt. Anfangs führt der Weg über diesen Schutt, 
dann muss man drei Mal den Fluss überschreiten, um rechts 
oder links an den Abhängen der Schlucht des Kisil-Art weiter 
vorzudringen. Der Boden wird durch blauen oder rothen Thon, 
Sandstein und Schiefer gebildet. Nur stellenweise haftet Grün. 
Wüst und wild ist es umher, Hier geht ein beständiger Wind; 
heftig weht es vom Passe nach Norden, abwechselnd auch in 
umgekehrter Richtung. Die Sonne wärmt nur wenig; zu nahe 
sind die Schnee- und Eisfelder. Das Athmen wird schwer 
(14,100 Fuss). Auf der Passhöhe befindet sich ein Masar, 
d. h. eine Grabstätte. Haufen von Schädeln, Hörner von Wild- 
schafen, im Winde flatternde weisse und schwarze Jak-Schwänze 
(kirgis. Kutas), Fetzen verschiedener Zeuge — alles das ist 
nicht ohne Eiffeet... und dennoch ist dieser Anblick so nieder- 
stimmend, dass man sucht, möglichst rasch weiter zu kommen... 


Jenseits des Passes erhebt sich der Pamir. Anfangs sieht man 
hie und da, den Bachläufen entlang, noch Gras; bald hö- 
ren auch diese armseligen Spuren von Vegetation auf. Ueberall 
nur grauer Sand und aus denselben hervorragender grauer 
Fels. Geröll bedeckt, mit Unterbrechungen, die Ufer der Bäche 
und die Gestade des Kara-Kuls, dieses unruhigen, ewig wo- 
genden, gigantischen Sees. Der Wind blies unaufhörlich, und 
das Thermometer wies, selbst zur wärmsten Jahreszeit, be- 
deutend unter Null. 

Hier ist das Reich des Todes.... Hier ein Pferdeschädel.... 
sichtlich hat ihn ein einziger wuchtiger Hieb vom Rumpfe ge- 
trennt und vielleicht schon lange grinzt er den Wanderer an: 
dort ein Schafskelett, dort eine grosse mit Wildschaf-Hörnern 
und Schädeln bedeckte Fläche, weiterhin halb vom Sande ver- 
schüttete Pferdeskelette, allerhand zerschmetterte Knochen und 
sogar ein Menschenschädel... 

In Mitten dieses Todtenreiches möchte man keine lebende 
Wesen vermuthen. Und dennoch sind solche reichlich vorhan- 
den. Das Arkary-Schaaf (Ovis Polii) streift auf den benach- 
barten Gebirgskämmen in grossen Heerden umher; ihren Spuren 
folgt der Wolf (Canis lupus) und der Schakal (Canis alpinus); 
in den Bergen haust auch der Bär (Ursus leuconyx aut Isa- 
bellinus?). Weiss der Himmel wie er in diesen Einöden Nah- 
rung findet. Ich besitze zwei prächtige Felle vom Bären aus 
dem Pamir ?'), | 

Der Kisil-Art war der letzte Halteplatz, der noch einen 
erheblichen Fang gewährte. Hier verweilte ich 3 Tage und 
exeursirte nach allen Richtungen; nicht selten erstieg ich fast 
unzugängliche Höhen innerhalb der Schneegränze (15,000 Fuss). 


*) Den Markan-Ssu, dessen Schlucht etwa 5 Werst weit mit dem Blicke 
zu verfolgen war, konnte ich wegen Mangels an Futter für die Pferde nicht 
besuchen. Am Kara-Kul mussten kleine Rationen von Mehl und Zwieback 
das eigentliche Pferdefutter dürftig ersetzen. 


Das hier gesammelte Material war nicht nur für einen Lepi- 
dopterologen, sondern auch für Specialisten in anderen Gebieten 
der Naturkunde, von Wichtigkeit. 

In Bezug auf die Eiszeit in Central-Asien‘ sind bekannt- 
lich die Meinungen sehr getheilt. Die Mehrzahl erkennt ein 
Vorhandensein derselben nicht an. Die ornithologischen For- 
schungen des berühmten Naturforschers Ssewerzow dienen, 
wie es scheint, nur dazu, die Richtigkeit dieser Ansicht zu 
bestätigen. 

Die sehr unerhebliche, hier beobachtete Anzahl rein polarer 
Formen, kann kaum ernstlich in die Wage fallen; zudem hat 
dieser geringe Procentsatz eine sehr wahrscheinliche Erklä- 
rung gefunden. Es ist bekannt, dass der Nordabhang des Altai, 
der mit dem (Gebirgs-System des Thian-Shan in directem Zu- 
sammenhang steht, viel Aehnlichkeit bietet mit der Sibirischen 
Taiga, die von sehr vielen Polar-Formen bewohnt wird. Hier- 
aus lässt sich der Schluss ziehen, dass diese Polarformen sich 
bis zu den äussersten Punkten des Thian-Shan ausbreiten 
konnten, da sie überall die gleichen klimatischen Bedingungen 
vorfanden.... 

Nun aber war es bereits dem verstorbenen Fedtschenko 
gelungen, eine typische Colias Nastes, und zwar ein Weibchen, 
zu fangen (Erschoff benannte sie ©. Cocandica). Wenn wir die 
geographische Verbreitung (Labrador und Nord-Lappland) 
dieser Art berücksichtigen, so erscheint sie uns höchst son- 
derbar und ist kaum zu erklären. Damals hätte man freilich 
behaupten können, Erschoff habe sich geirrt, die Weibchen 
dieses Genus seien sich so ähnlich... überhaupt liesse sich 
über dieses Thema sehr Vieles sagen... Jetzt jedoch würden 
diese Hypothesen vielleicht scharfsinnig erscheinen, jedoch 
nicht die Sache erklären. Mir gelang es, sowohl Männchen als 
Weibchen dieser so interessanten polaren Art, so wie noch 
manche andere rein polare Formen zu fangen. Alles dieses 


247 
zusammen dürfte den Anschauungen über diese verwickelte 
Frage einen neuen Impuls geben. 

Ausser Colias Cocandica fand ich hier noch: Col. Thisoa, 
Col. Eogene, Parnassius Staudingeri var., Parnassius sp., Parn. 
Delius? var?, Parn. Actius, Parn. Caesar m., eine herrliche, 
ganz einzig stehende Art unter den Parnassiern der palæark- 
tischen Fauna, welche sehr auffallend in Färbung und An- 
zahl der rothen Augentlecke variirt (auf den Vorderflügeln 4 
bis 0); Polycaena Tamerlana, Erebia Hades, Erebia nov. sp., 
Argynnis Pales var. Graeca und noch viele andere nicht minder 
interessante und anziehende Formen. 

Von Kisil-Art aus passirte ich Urtak- Tschukur, dann über- 
schritt ich die Pässe Katyn-Art, Taldyk; wanderte durch die 
Taldyk-Schlucht, deren Wände dicht mit Juniperus-Wald be- 
standen, einen Weg entlang, der in den Ene gpässen und an 
steilen Felswänden von russischen Soldaten angelegt worden, 
und gelangte endlich nach Gultscha, von wo ich in zwei Ta- 
gemärschen wieder in Osch eintraf. Dies geshah am 20. Au- 
gust, d. h. gerade 3 Monate nach meiner Abreise von dort. 

Ohne auf die Resultate einiger kleinerer Excursionen auf 
den Jatschatschar, am Flusse Terek-Ssu und längs des Dschus- 
sala einzugehen, schliesse ich diese Correspondenz mit der Be- 
merkung, dass das von mir durchforschte Gebiet in lepidopte- 
a Beziehung dermassen reich ist, dass, trotz der 
mancherlei Hindernisse, die die Natur selbst in den Weg legt, es 
mir dennoch, wenn auch nicht ohne Mühe, gelang, ein Material 
zusammenzubringen, dessen voller Werth erst später nach einer 
endgültigen Bearbeitung sich herausstellen wird. 

Möchte auch meine nächste Expedition in diese dem Euro- 
päer noch unbekannten Gegenden von nicht geringerem Er- 
folge gekrönt werden! 


Osch, im Ferghana-Gebiet. 
Im October. 


TABLE ALPHABETIQUE 


des noms de genres, d’especes, de variétés et d’aberrations, mentionnés 


dans ce volume. 


(Les variétés et les aberrations sont marquées en italiques). 


Abraxas Leach. 
Adustata Schiff. 
Grossulariata L. . 
Marginata L. . 
Sylvata Sc. . 

Acantholipes Ld. 
Regularis Hb. . 

Acidalia Tr. 
Adulteraria Ersch. . 
Aversata L.. 
Beckeraria Ld. 
Bisetata Hufn.. 
Camparia HS.. 
Coenosaria Ld. 
Decorata Bkh.. 
Degeneraria Hb. . 
Deversaria HS. . 
Dilutaria Ab. . 
Dimidiata Hufn. . 
Elongaria Rbr. 
Erschoffi Chr. . 
Filacearia HS. . 
Flaceidaria Z.. 
Flaveolaria Hb. 
Halimodendrata Ersch. 
Herbariata F.. 


91, 121 


Holosericata Dup. 
Humifusaria Ev... 
Humiliata Hufn. . 


Hyalinata Chr. nov. spec. 


Imitaria Hb. 
Immistaria HS. 
Immorata L. 
Immutata L. 
Incanata L.. 
Inornata Hw. . 
Laevigaria Hb. 
Luridata Z.. 
Macilentaria HS.. 
Marginepunctata Göze. 
Moniliata F. 
Muricata Hufn. 
Obsoletaria Rbr. . 
Ochrata Se. . 

Ornata Se. . 
Ossiculata Ld.. 
Pallidata Bkh.. 
Pecharia Stgr.. 
Perochraria F. 
Politata Hb. 
Punctata Tr. : 
Roseofasciata Chr. . 


89 
89 


88 
91 
87 
91, 121 
87, 120 
87 
88, 120 


Rubiginata Hufn. 
Rufaria Hb. 
Rusticata F. 
Sericeata Hb. . 
Sodaliaria HS.. 
Spoliata Stgr. 
Straminata Tr. 
Strigilaria Hb.. 
Submutata Tr. 
Subsericeata Hw. 
Subtilata Chr.. 
Trigeminata Hw.. 
Trilineata Se. . 
Turbidaria HS. 
Turbulentaria Stgr. 
Virgularia Hb. 
Aciptilia Hb. 
Confusa HS. 
Acontia O. 
Albicollis F. 
Lucida Hufn. . 
Luctuosa Esp.. . 
Urania Friv. 
Acronycta O; Tr. 
Aceris L. 5 
Alni L. 
Auricoma F. 
Cuspis Hb... . 
Euphorbiæ F.. 
Leporina L. 
Ligustri FE... 
Megacephala F. . 
Pontica Stgr. . 
Psi L.. 
Rumicis L. . 
Strigosa F.. 
Tridens Schift, 
Aedia Hb. 
Funesta Esp. . 
Aedophron Ld. 
Phlebophora Ld. . 
Rhodites Ev. 
Aeschremon Ld. 
Disparalis HS.. 
Aglossa Latr. 
Asiatica Ersch. . 


249 


u 2.00 
87, 119 
88 
87 
88 
. 90 
88, 120 


ii D = ND 


I 1 


D vw 
I © © 


ND D ND ND ND © ND ND ND D ND 
SISSIIITI AIO NI 


145 


143 


Pinguinalis L.. 


Agrophila B. 


Trabealis Se. . 


Agrotis O. 


Ala Stgr.. 
Alpestris B.. 5 
Anachoreta HS. . 
Andereggii B.. 
Aquilina Hb. . 
BAT 
Birivia Hb.. 
Candelisequa Hb.. 
Caucasica Stgr. 
C. nigrum L. . 
Cohesa HS. 
Comes Hb. . 
Conifera Chr. . 
Conspieua Hb.. 
Corticea Hb. 

Cos Hb. . 

Crassa Hb. . 
Cuprea Hb.. 
Decora Hb.. 
Degeniata Chr. 
Depuncta L. 
Difficilis Ersch. 
Exclamationis L.. 
Fatidica Hb. 
Festiva Hb.. 
Fimbria L. . 
Flammatra F.. 
Foreipula Hb. . 


Hahni Chr. nov. spec. . 


Hastifera Donz. 
Helvetina B. 

Hilaris Frr. 
Janthina Esp. . 
Improcera Ersch. 
Innuba Tr.. BEER 
Insignis Stgr. i. lit. 


Korsakovi Chr. nov. spec. 


Larixia Gn.. 
Ledereri Ersch. . 
Linogrisea Schiff. 
Lucernea L. 
Luperinoides Gn.. 


206 
209 


40 


39 
32 
39 


30 
32 
35 
31 
209 
30 
32 
31 


Lycarum Ev. . . 
Margaritacea Vill. 
Multangula Hb. 
Multitida Ld. 
Musiva Hb.. 
Mustelina Chr. 
Nigricans L. 
Obelisca Hb. 
Obesa B.. 
Obscura Brahm. . 
Obscura Stgr. . 
Orbona Hufn. . 
Plecta L.. 
Polygonides Stgr.. 
Pr&cox L. 
Prasina F. . 
Pronuba L.. 
Prosequa Tr. . 
Putris L.. 

Raddei Chr. 
Rectangula F. . 
Renigera Hb. . 


Romanovi Chr. nov. spec. 


Rubi View. . 
Saucia Hb. . . 
Segetum Schiff. 
Signifera F.. 
Simulans Hufn. 
Spinifera Hb. . 
Squalorum Ey.. 
Stabulorum Bien. . 
Triangulum Hufn. 
Tritiei L. 
Vitta Hb.. 
Xanthographa F.. 
Ypsilon Rott. . 
Alispa 2. 
Acervella Erseh. . 
Amicta Heyl. 
Armena Heyl.. 
Demissa Ld. 
Lutea Sigr 0" "ue 
Schahkuhensis Heyl. 
Uralensis Frr. . 
Amphidasis Tr. 
Betularius L. . 


| 


250 


39 | Amphipyra ©. 
31 Livida F. 

31 Perflua F. 

39 Pyramidea L. . 
32 Styx HS.. 


206 Tetra F.. 


39 Tragopoginis L. . 
39 | Anaitis Dup. 

40 Boisduvaliata Dup. . 
30,  Columbata Metzner.. 
30 Lithoxylata Hb. . 
30, Numidaria HS. 

32 Opificata Ld. 

30|  Perpetuata Ld. 

40 Plagiata L.. 

40!  Praeformata Hb.. 


30 | Anarsia 2. 


31 Halimodendri Chr. . 


39 | Anerastia Hb. 

35 Ablutella Z.. 

3 Lotella Hb.. 

35 Angerona Dup. 

EN Prunaria L.. : 
ol | Anisopteryx Stph. 
39 Aceraria Schiff. 
40 Aescularia Schiff. . 
52 | Anophia Gn. 

32 Leucomelas L.. 
37 | Anthophilodes Gn. 
39 Baphialis Ld. . 


206 Conchylialis Chr... 


ol Erubescens Chr. . 
39 Meeschleri Chr. 
39 Turcomanica Chr. 


31| Apamea Tr. 

39 Testacea Hp. 
Apocheima HS. 
154 Flabellaria HS. 
Aporodes Gn. | 


, 178 Floralis Hb. 
1 


S0| Argyrospila Hs. 


7 Suceinea Esp. . 

8| Asopia Tr. 

9 Costalis F. . 
Farinalis L. . . 

100 Obatralis Chr. . 


. 114, 


Ag 


96 


99 
99 


69 
144 
145 
145 
144 
145 

47 


100 


144 


© 
= 


143 
143 
145 


Aspilates Tr. 
Gilvaria F. . 


Innocentaria Chr. nov. spec. 


Mundataria Cr. > 
Smirnovi Rom. nov. spec. 
Strigillaria HD. 

Asteroscopus B. 

Sphinx Hufn. . 

Atychia Latr. 
Appendiculata Esp. . 
Rasa Chr. 

Aventia Dup. 

Flexula Schiff. . 

Axiopoena Men. 

Maura Eichw.. 

Bapta Stph. 
Temerata Hb... 

Bijugis Heyl. 


Alpherakii Heyl. nov. spec. . 


Proxima Ld. 
Biston Leach. 
Ineisarius Ld. . 
Necessarius Z.. 
Stratarius, Hufn. . 
Zonarius Schiff. 
Boarmia Tr. 
Cocandaria Ersch. 
Consortaria F.. 
Conversaria Hb. . 
Crepuseularia Hb. 
Gemmaria Brahm. 
Ilicaria H. G. . 
Lichenaria Hufn.. 
Repandata L. . 
Roboraria Schiff. . 
Selenaria Hb. . 
Boletobia B. 
Fuliginaria L.. 
Bombyx B. 
Acanthophylli Chr. . 
Castrensis L. 
Cratægi L. . 
Eversmanni Ev. . 
Franconica Esp. . 
Kirghisica Ster. . . 
Neogena F. de W. . 


107 
125 
106 
106 
107 


64 


94 


159 


100 
100 
1C0 
100 


121 
101 
101 
102 
101 
101 
101 
101 
101 
102 


[0 0) 
12 


202 
12 
11 
12 
12 
12 
12 


| Neustria L.. 
Quercus L. . 

\ Trifolii Esp. 

'Bomolocha Hb. 
Fontis Thnb. 
Opulenta Chr. . 

| Botys Tr. 

| Accolalis Z.2 


Cespitalis Schiff. . 
Languidalis Ev. . 
Meridionalis Hb. 
Pontica Ster. . 
Purpuralis L. . 
Rupicapralis La, . 
Sanguinalis L. . 
Brahmæa WIk. 
Cristophi Stgr. 
Brephos O0. 
Nothum Hp. 
Brotolomia Ld. 
Meticulosa L. . 
Bryophila Tr. 
ANG Rae: 
Calligrapha Bkh. 
Mxonis Ld.. 
Muralis Forst. . 
Perla F.. 
Petricolor Ld.. 
| Raptricula Hb. 
Seladona Chr. nov. spec. . 
Strigula Bkh. . 
Bupalus Leach. 
Piniarius L.. 
Butalis Tr. 
Chenopodiella Hb. 
| Vitilella Chr. nov. spec. . 
Cabera Tr. 
Pusaria.L. . 4 
Calamochrous La. 
Acutellus Ev. . 
Calocampa Stph. 
Exoleta L. . ; 
| Calophasia Stph. 
Casta Bkh. . 
Freyeri Friv. . 


Aurithoracalis Chr. nov. spec. 


D LE D Sy N' NN SE ND So) 
D 1 1 © 1 © =] = 


1 


Lunula Hufn. . 
Calpe B. 
Capucina Esp. . 
Calymnia Hb. 
Affinis L. 
Pyralina View. 
Trapezina L. 
Caradrina O. 
Ambigua F. 
Aspersa Rbr. 
Exigua Hb. . 
Gluteosa Tr. 
Kadenü Frr. > 
Tenta Ir. "7 
Lepigone Möschl. 
Morpheus Hufn. . 
Palustris Hb. 
Paupera Chr. nov. spec. 
Quadripunctata F. 
Respersa Hb. . 
Selini B.. 
Superstes Tr. . 
Taraxaci Hb. 
Vieina Stgr. 
Catastia Hb. 
Umbrosella Ersch. 
Catephia O. 
Alchymista Schiff. 
Catocala Schrk. 
Conversa Esp. . 
Dilecta Hb. . 
Disjuncta H.-G. 
Electa Bkh. 
Elocata Esp. 
Fraxini L. . P 
Hymenæa Schiff. . 
Lupina HS.. : 
Neonympha Esp. . 
Nymphagoga Esp. 
Promissa Esp. . 
Puerpera Giorna . 
Separata Frr. . 
Caustoloma Ld. 
Flavicaria Hb. 
Cerostoma Latr. 
Albiramella Mn. . 


Ephedrella Chr. . 
Parenthesella L. . 
Satellitella Stgr. . 
Seniculella Mn. 
Triehonella Mn. . 
Charæas Stph. 
Megala Alph. . 
Chariclea Stph. 
Delphiniü L. 
Vietorina Sodof. . 
Cheimatobia Stph. 
Brumata L.. 5: à 
Cheimatophila Stph. 
Præviella Ersch. . 
Chilo Zk. 
Concolorellus Chr. nov. spec. 
Terrestrellus Chr. nov. spec. 
Chloantha B. 
Hyperici F.. 
Polyodon CI. 
Radiosa Esp. 
Cidaria Tr. 
Bigeminata Chr. nov. spec. . 
3istrigata Tr. . 
Candidata Schiff. . 
Corollaria HS... 
Fluctuata L. 
Fluviata Hb. 
Permixtaria HS. . 
Putridaria HS.. 
Riguata HS. 
Cilix Leach. 
Glaucata Se. 
Cirroedia Gn. 
Borjomensis Rom. nov. spec. 
Xerampelina Hb.. 
Cledeobia Dup. 
Bombyealis Schiff. 
Infumatalis Ersch. 
Moldavica Esp. 
Provincialis Dup. 
Cleoceris B. 
Viminalis F. 
Cleophana B. 
Antirrhinii Hb. ; 
Opposita Id. . : - . 


253 


Clidia B. Octogesima Hb. ; 25 
Excelsa Chr. nov. spec. . . 205 OPA ERREUR NE 25 
Clostera Stph. Dasychira Stph. 
Curtuloides Ersch. . . . . 209 Endihundar EE 9 
Coleophora 2. Dasypolia Gn. 
Leucapennella Hb. . . . . 163 ÉD UE en à © 64 
Serratulella HS. . . . . . 163|Deilephila O. 
Colias F. . Komarovi Chr.nov. spec. . . 169 
Christophi Gr.-Gr. nov. spec. 220 | Demas Stph. 
Libanotica Ld. El Coryli Z.. 26 
Romanovi Gr.-Gr. nov. spec. 229| Depressaria Hw. 
Conchylis Tr. Ultimella Stt. . 158 
Contractana Z. 156 | DianthϾcia B. 
HamanaL. . ; 156 Albimacula Rott... 43 
Hartmanniana Cl. 156 Cæsia Bkh. . 42 
Margaritana Hb. . 156 Capsincola Hb. . 43 
Pistrinana Ersch. . 210 Carpophaga Bkh.. 43 
Posterana Z. 156 Compta FE. . } 43 
Straminea Hw. 156 Cucubali Fuessl. . 43 
Zelleri Chr... 156 Filigrama Esp. 43 
Cossus T. Luteago Hb. 42 
Cossus L, . 1 Maenolii B.. 43 
Terebra F. . 1 Nana Rott. . 43 
Crambus F. Obscurata Stgr. . 43 
Cassentiniellus Z. 5 Proxima Hb. 42 
Perlellus Se. 152 Silenes Hp. . A 43 
" Crateronyx Dup. Xanthocyanea Hb. . 43 
Balcanica HS. . 12 | Diastietis Hb. 
Crocallis Tr. Artesiaria F. 105 
Elinguaria L. . 95 | Dicycla Gn. 
Tusciaria Bkh. . 95 Oo L. . - 60 
Cucullia Schrk. Diloba Stph. 
Blattariæ Esp... 65 Cæruleocephala L. 26 
Gnaphalii Hb. . 4 67 | Dioryctria 2. 
Improba Chr. nov. spec. . 65 Gregella Ev. 152 
Lactucæ Esp. . 65 | Drepana Schrk. 
Eucifuga Hp. . 65 Binaria Hufn. . 19 
Santoniei Hp. . 7\Drynobia Dup. 
Scopariæ Dorfm, . 67 Velitaris Rott.. 23 
Serophulariæ Cap. 65 | Dryobota Ld. 
Spectabilis Hb. 67 Protea Bkh. 46 
Tanaceti Schiff. . 67 | Dypterygia Stph. 
Thapsiphaga Tr. . 65 Scabriuscula L. 51 
Umbratica L. . 65 Dysehorista Ld. 
Verbasci L.. 65 Fissipuncta View. 60 
Cymatophora Tr. Iners Ld. 60 


Eilicrinia Hb. 
Cordiaria Hb. . 
Trinotata Metzner. . 
Ellopia Tr. 
Prasinaria Hb. . 
Prosapiaria L.. 
Ematurga Ld. 
Atomaria L. 
Orientaria Stgr. . 
Emprepes Ld. 
Pentodontalis Ersch. . . . 
Endagria B. 
Alpherakyi Chr. nov. spec. . 
Salicicola Ev. . ! 
Saxicola Chr. nov. spoc. . 
Ulula Bkh. . 
Ephelis Ld. 
Cruentalis Hb.. 
Epichnopteryx Hb. 
Ardua Mnn. rn 
Flavescens Heyl. nov. spec. . 
Helix Siebold. . 
Hofmanni Heyl. nov. spec. 
Kuldchaönsis Heyl.. 
Millierei Heyl. nov. spec. 
Nocturnella Alph. 
Staudingeri Heyl. nov. spec. 
Epione Dup. 
Acuminaria Ev. 
Apicaria Schiff. 
Limaria Chr. nov. spec. 
Paralellaria Schiff. . 
Epischnia Hb. 
Adultella Z. : 
Prodromella Hp. . 
Sareptella HP.. 
Staminella Chr. 
Episema O0. 
Dentimacula Hb.. 
Glaucina Esp. . 
Lederi Chr. nov. spee.. 
Pænulata Chr. nov. spec. . 
Unicölor Dup.. 
Erastria ©. 
Argentula HP. . 
Delicatula Chr. 


254 


Diaphora Stgr.. 
Fasciana L.. 
Obliterata Rbr. 
Penthima Ersch. . 
Venustula Hb.. 
Erebia B. 
Dabanensis Ersch. 
Eriopus Tr. 
Latreillei Dup. 
Purpureofasciata Pill. . 
Eromene Hb. 
Jaxartella Ersch. 
Ocellea Hw.. 
Superbella Z. . 
Eubolia B. 
Arenacearia Hb. . 
Flavidaria Ev. 
Murinaria F. 
Eucarphia Hb. 
Gregariella Ersch. 
Lixiviella Ersch . 
Euclidia O. 
Glyphica L.. . 
Immunita Mill. 
Mi Cl.. 
Munita Hb.. 
Eucosmia Stph. 
Hyrcana Stgr. 
Undulata L. 


| Eucrostis Hb. 
Advolata Ev. . . . . . 86, 
Herbarıa Hb. . 2 222.786, 


Eugonia Hk. 
Carpinaria Hb. . 
Erosaria Bkh. . 
Quercaria Hb.. 
Quercinaria Hufn. 
Eupithecia Curt. 
Cingulata Chr. nov. spec. 
Demetata Chr. nov. spec. 
Scalptata Chr. nov. spec. . 
Separata Stgr. Oo 
Stigmaticata Chr. nov. spec. 
Euplexia Stph. 
Lucipara L.. 
Eurhipia B. 


Adulatrix Hb. . 
Eurycreon La. 
NudalisHb.. . 
Palealis Schiff. . 
Scalaralis Chr. . 
Verticalis L. 
Eurymene Dup. 
Dolabraria L. . 
Eusarca HS. 
Badiaria Frr. . 
Cuprinaria Chr. 
Pellonaria Stgr. 
Vastaria Chr. . 
Euterpia Gn. 
Laudeti B. . 
Euzophera Z. 
Oblitella Z. . 
Exophila Gn. 
Rectangularis H.-G. . 
Fidonia Tr. 
Fasciolaria Rott. . 


Hedemanni Chr. nov. spec. . 


Fumea Hb. 

Betulina Z.. 

Norvegica Heyl. . 

Pectinella F. ee 

Rouasti Heyl. nov. spec. . 
Gelechia 2. 

Distinctella Z.. 

Plutelliformis Stgr. . 
Geometra B. 

Papilionaria L. 

Vernaria Hb. . 
Gnophos Tr. 

Ambiguata Dup. . 


Annubilata Chr. nov. spec. . 


Calceata Stgr.. 
Cymbalariata Mill. . 
Dumetata Tr. . 
Glaucinaria Hb. 
Mueidaria Hb. . 
Obfuscaria Hb. . 
Obseuraria Hb. 
Onustaria HS. . 
Sartata Tr. . 
Serraria Gn. 


. 107, 
. 107, 


67 Stevenaria B. . 
Variegata Dup. 
146 | Gonophora Brd. 
147 Derasa L. 
146 | Gortyna O. 
147 Ochracea Hb. 
Grammesia Stph. 
96!  Trigrammica Hufn. . 
Grammodes Gn. 
126 Algira L.. ré 
126 Bifaseiata Petag. . : 
126 Mirabilis Rom. nov. spec. 
126 Grapholitha Tr. 
Abacana Ersch. 
71 Aspidiscana HS. . 
Citrana Hb.. 
155 Conterminana HS. 
Cynosbana F. . 
82 Incarnatana Hb. . 
Rosaecolana Dald. 
104 Subterminana Ersch. 
121 | Gymna Rbr. 
Hirsutella Hb. . 
193 | Gypsochroa Hb. 
7 Renitidata Hb.. 
T|Habryntis Ld. 
190| Seita Hb. 
|Hadena Tr. 
158!  Abjecta Hb. 
155  Adusta Esp. 
Alopecurus Esp. . 
85 | Basilinea F.. 
85 Bicoloria Vill. . 
| Didyma Esp. 
102 Furuncula Hb. 
103 Furva Hb. 
102 Lateritia Hufn. 
103, Latruncula Lang. 
102}  Leuconota HS . 
102 Leucostigma Esp. 
103 | Literosa Hw. 
104!  Lithoxylea E. . 
102 | Monoglypha Hufn. 
102 | Montana HS. . 
102| Nictitans Esp.. 
102,  Ochroleuca Esp. . 


Pernix H.-G. 
Rurea F.. ar 
Sordida Bkh. . . 
Strigilis CI. 
Unanimis Tr. . 
Variegata Stgr. . 
Zeta Tr. . 
Halia Dup. 
Wauaria L.. . 
Harpyia O. 
Bifida Hb. 


Forficula F. d. W. . 


Furcula L. . 
Interrupta Chr. 
Vinula L. 
Helia Gn. 
Calvaria F. : 
Heliothis Tr. 
Armiger Hb. 
Dipsaceus L. 
Imperialis Stgr. 
Incarnatus Frr. . 
Nubiger HS. . , 
Ononis F. ns 
Peltiger Schift. 
Scutosus Schiff. 
Herminia Latr. 
Crinalis Tr. . 
Derivalis Hb. . 
Gryphalis HS. . 
Tentacularia L. 
Heterogenea Knoch. 
Asella Schiff. 
Limacodes Hufn. . 
Heterolocha Ld. 
Laminaria HS. 
Himera Dup. 
Pennaria L. 
Hiptelia Gn. 
Ochreago Hb. . 
Homcoeosoma Curt. 
Sinuella F. . 
Hoporina B. 
Croceago F.. 
Hybernia Latr. 
Aurantiaria Esp.. 


256 


49 
50 
50 
50 
50 
49 
49 


105 


Bajaria Schiff. . 
Defoliaria Cl. . 


Marginaria Bkh. . 


HydrϾcia Gn. 
Meesiaca HS. 
Nietitans Bkh.. 

Hypena Tr. 
Antiqualis Hb.. 
Caucasica Stgr. 
Munitalis Mn... 
Obesalis Tr.. 
Palpalis Hb. 


Proboseidalis L. . 


Ravalis HS.. 
Ravulalis Stgr.. 
Revolutalis Z. . 
Rostralis L. 
Hypenodes Gn. 


Costæstrigalis Stph. . 


Hypochalcia Hb. 


Caminariella Ersch. . 


Hypopta Hb. 
Cæstrum Hb. 
Thrips Hb. . 

Hypotia Z. 


Massilialis Dup. . . 
Speciosalis Chr. nov. sp 


Isochlora Stgr. 


Viridissima Stgr. 


Jodis Hb. 
Lactearia L. 
Putata L. 

Laria Hb. 


L. nigrum Mueller. . 


Lasiocampa Latr. 
Ilicifolia L. . 
Otus Drury.. 
Pini L. : 
Quereitolia L. . 


Tremulifolia Eh. 


Leucania O. 
Albipuncta F. . 
Comma L. 
Congrua Hb. 
Conigera F.. 
Impudens Hb. 


99 


141 


86 


257 


RS AIDE PES NE et 54 Erunataul TT 
Lithargyria Esp. . . . . . 54 |Lythria Hb. 
Pallensülı rc Auen 54|  Purpuraria L. . 1108126) 
Mur NME M 54 | Macaria Curt. 
VitellinasElb. rm en 54 Aestimaria Hb. SENTE 99 
Leucanitis Gn. LD NOT eg 
CANON EL AN EN 77 Notatalla, 0 E NE 99 
Caucasica Kol.. 77 | Madopa Stph. 
Flexuosa Mén... 77 INTNAA ELA RENNES 
Picta Chr. 77 Blatyzonarlde 2. mr 83 
Rada B. . 77 Salicalis Schiff. . . . . . 83 
Saissani Stgr. . 78 | Mamestra Tr. 
Sesquistria Ev. 77 Aceurata, Ch... u. TE 47 
Stolida F. ON 78 AVENIR 40 
Leucoma Stph. Albicolone Einiges 41 
SENKEN De EEE 9 Bombyeina Ev. . . . . . 40 
Lita Tr. BTASSICR 2... aan 4l 
AriplicollauRy RE EN 2722159 GappapHie EEE 49 
Lithostege Hb. Chrysozona Bkh.. . . . . 42 
Ameenata Chr. nov.spec.. . 128 COntIEUA TIR 41 
Bosporariar HS. 02.2272 2114 DentinarEisp PRE 41 
Duplicata Ab = 222 23119, 127 Dianthi-Tauschr Sur Al 
IBxcelsat® Eirsch. ec. ne 2197 JE ide ee 41 
Banınatas Hund GenistenBkn ara nn 41 
Hlavicornata 2 ..72.213,,126 INGDulOS AP EU In Ne 41 
Grüseatar Schi 2 22°7113,2127 Oleracen AE ee nee 41 
NUSCALANEN A CU OLIS PeresrmaTrs „om... 41 
Luminosata Chr. nov. spec. . 127 Persia ls FN 4l 
Usgentaria Sign." 2" 131 PrEITA ADEME al 
Lophopteryx Stph. RebieulatanV ll NES 17 
Camelina L.. DNS 22 SERENA AR Dr MER ea N de 42 
Gueulla@Eispee sa. 22 Serratlinear Br) 2 eo 
Luperina B. SOLAR DEMEURER 4 
Chenopodiphaga Kbr. . . . 47 FHAlASSINA TROT ME EN A] 
HeERTALOMEY ME CAE RAT RTAOMAROTE PEN RE TT 1 
Immaculata Stgr. . . - - 47 | Mania Tr. 
Matura Hufn. . 47 NAUr AR EEE UM RAUeETRe 52 
Mutica Chr. nov. spec. . 47 | Megalodes Gn. 
à Viens E° ne 7 Pixma Hirte EURE 75 
Lycæna F. Megasoma B. 


Atra Gr.-Gr. nov. spec. 

Gigantea Gr.-Gr. nov. spec. . Melissoblaptes 2. 

Magnifica Gr.-Gr. nov. spec. IAnELLUSES DIE el 

Timida Gr.-Gr. nov. spec. Bipunctanus Z. 155 
Lygris Hb. Melitæa F. 

Ass0ciatar Bkhl UE 115 Sazanlıs Chr, MON ORNE OL 


17 


Alpherakyi Chr. nov. spec. . 202 


© ND D D 
en ©) mi pd 
I D SI 


Mesogona B. 
Acetosellæ F. . 

Mesotype Hb. 
Virgata Rott. . 

Metanarsia Stgr. 


Junctivittella Chr. nov. spec. 161 


Modesta Stgr. . 
Metasia Gn. 
Ochrofascialis Chr. . 
Metoponia Dup. 
Keeckeritziana Hb. . 
Metrocampa Latr. 
Margaritaria L. . . . 
Mimæseoptilus Wallgr. 
Aridus Z. 


Pulcher Chr. nov. spec. . 


Minoa B. 
Monochroaria HS. . 
Murinata Sc. 

Miselia Stph. 
Oxyacanthæ EL. 

Mithymna Gn. 
Imbecilla F. 

Moma Hb. 

Orion Esp. . : 

Mycteroplus HS. 
Puniceago B. 

Myelois 2. 

Cribrum Schiff. 
Deserticola Stgr. . 
Hellenica Ster. 
Staudingeri Chr. . 
Terstrigella Chr. . 
Xylinella Stgr.. 

Nænia Stph. 
Typica L. 

Nemoria Hb. 
Porrinata Z. 
Pulmentaria Gn. . 
Strigata Muell, 
Viridata L.. 

Nephopteryx 2. 
Dahliellar Tree 

Neuronia Hb. 
Popularis FE, 

Noctuelia Gn. 


258 


Alticolalis Chr. 
Superba Frr. 
Nomophila Hb. 
Noctuella Schiff. . 
Nothris Hb. 
Verbascella Hb. 
Notodonta O. 
Chaonia Hb. 
Dodonea Hb. . 
Dromedarius L. . 


Grummi Chr. nov. spec. 


Tremula CI.. 
Trimacula Esp. 
Tritophus F. 
Ziezac L. 
Nychiodes L. 
Lividaria Hb. . 
Nyctegretis Z. 
Achatinella Hb. 
Ochodontia Ld. 
Adustaria F. d. W.. 
Ocneria HS. 
Dispar L. 
Komarovi Chr. 
Lapidicola HS. 
Raddei Chr. nov. spec. 
Terebynthi Frr. . 
Odezia B. 
Atrata L. 
Odontia Dup. 
Dentalis Schift. 
Oegoconia Stt. 
Quadripuncta Hw. 
Oncocnemis Ld. 
Confusa Frr. 
Orbifrons Stgr. 
Singularis Stgr, . 
Oreopsyche Speyer. 
Afra he. : 
Mediterranea Ed. 


Plumiiera 07 2 22% 
Orgyia O. 
Antigua ae 


Aurolimbata Gn. . 


EriezIGerme ann 


Orobena Gn. 


D D NN ND ND NN D 
ND » ND D D 


[Se] 


Desertalis Hb.. 
Frumentalis L. 


Grummi Chr. nov. spec. . 


Orrhodia Hb. 
Mixta Stgr. 
Rubiginea F. 
Subspadicea Stgr. 
Vaccinii EL. . 

Ortholitha Hb. 
Bipunctaria Schifi. . 
Cervinata Schift. . 
Gachtaria Frr. 


Kawrigini Chr. nov. spec. 


Langi Chr. nov. spec. 
Limitata Se. 
Moeniata Se. 
Plumbaria F. . 
Vieinaria Dup. 
Orthosia O. 
Cireellaris Hufn. . 
Helvola L. . 
Litura L. 
Nitida F. 
Orthostixis Hb. 
Cribraria Hp. 
Oxypteron Stgr. 
Impar Stgr. 
Pachytelia Heyl. 
Casanella B. 
Hirtella Ev. 
Palpangula Stgr. 
Dentistrigata Stgr. . 
Parasia Dup. 


Albiramosella Chr. nov. spec. 


Paueipunctella Z. 
Parnassius Latr. 


Romanovi Gr.-Gr. nov. spec. 


Pellonia Dup. 
Auctata Stgr. . 
Calabraria Z. 
Sieversi Chr. . 
Strigata Stgr. . 
Tabidaria 2. 
Vibicaria Cl. 

Pempelia Hb. 
Albariella Z. 


149 
147 
147 


63 
63 
63 


63 


112 
110 
112 
110 
108 
110 
110 


Nucleolella Möschl. . 


Praetextella Chr. 
Semirubella Se. 
Penthina Tr. 
Enervana Ersch. . 
Pericallia Stph. 
Syringaria L. . 
Perieyma HS. 
Albidentaria Frr. 
Phalera Hp. 
Bucephala L. . . 
Phasiane Dup. 
Clathrata L. 
Glarearia Brahm. 
Petraria Hb. 
Phorodesma B. 
Fulminaria Ld. 
Neriaria HS. . 
Prasinaria Ev. 
Pustulata Hufn. . 
Smaragdaria F. 
Phothedes L. 
Captiuncula Tr. 


Phragmatoecia Newman. 


Castaneae Hb. 
Phthoroblastis Ld. 


Dorsilunana Ersch. . 


Pieris Schrk. 
Iranica Bienert. . 


177 | Plastenis B. 


Subtusa F. . 
Plusia O. 

Bractea F. . ; 

C. aureum Knoch. 


Cheiranthi Tausch. . 


Chrysitis E. 
Chryson Esp. . 
Cireumflexa L. 
Consona F. . 
Festucae L. 
Gamma L. . 
Gutta Gn. 


Hochenwarthi Hoch. 


Modesta Hb. 
NINED 


Percontationis Tr. . 


105 


. 105, 123 


105 


69 


69 


69 


Tripartita Hufn. . 
Triplasia L. 
Plutella Schrk. 
Annulatella Curt. 
Polia Tr. 
Chi L. DE 
Rufocincta H.-G. . 
Polyphaenis B. 
Sericata Esp. . 
Polythrena Gn. 
Haberhaueri Ld. . 
Porthesia Stph. 
Chrysorrhoea L. . 
Similis Fuessl. 
Prionopteryx. 
Subseissa Chr. 
Prothymia Hb. 
Conicephala Stgr. 
Leda HS. 
Viridaria Cl. 
Psamotis Hb. 
Pulveralis Hb. 
Psecadia Hb. 
Vittalbella Chr. 
Pseudophia Gn. 
Fixseni Chr. 
Lunaris Schiff. 
Syriaca Bugnion . 
Pseudoterpna HS. 
Pruinata Hufn. 
Psilura Stph. 
Monacha L. 
Psyche Schrk. 
Armena Heyl. 
Detrita Ld. 
Plumifera C. 


Quadrangularis Chr. 


Senex Stgr. 
Unicolor Hufn. 
Villosella O. 


Pterophorus Wallgr. 


Monodactylus L. 
Pterostoma Germ. 
Palpina L. 
P ygaera O. 
Curtula L. . 


ni 
= 
D 1 


1 


I a 1 


a 


166 


Curtuloides Ersch. . 


Pigra Hufn. 
Pyroderces 2. 


Argyrogrammos Z. 


Rhizogramma Ld. 
Detersa Esp. 
Rhyacionia HS. 


Hastiana Hb. . 
Rivula Gn. 


Sericealis Gn. . 


Romanoffia Heyl. nov. gen. 
Imperialis Heyl. nov. spec. . 


Rumina Dup. 
Luteolata L. 

Rusina B. 
Tenebrosa Hb. 

Saturnia Schrk. 
Caeeigena Kupido 


Cephalariae Chr. nov. spec. . 


Pavonia L. . 

Pyri Schiff. . 

Spini Schiff. 
Satyrus F. 


Sieversi Chr. nov. spec. 


Schoenobius Dup. 
Alpherakii Stgr. . 

Sciaphila Tr. 
Abrasana Dup. 
Communana HS. 
Orientana Alph. . 

Scodiona B. 
Belgaria Hb. 
Conspersaria F. 


Tekkearia Chr. nov. spec. 
Scoliopteryx Germ. 


Libatrix L. 
Scopelosoma Curt. 
Satellitia L. 
Scoria Stph. 
Lineata Scop. . 
Scotosia Stph. 
Rhamnata Schiff . 
Vetulata Schiff. 
Selenia Hb. 
Delunaria Hb. 
Juliaria Hw. . 


209 
23 


106 


131 
115 


95 
95 


Lunaria Schiff. 

Tetralunaria Hufn. 
Selidosema Hb. 

Ericetaria Vill. 
Sesia F. 


Aurifera Chr. nov. spec. 


Ichneumoniformis KE. 
Simyra O. 
Dentinosa Frr. 
Siona Dup. 
Nubilaria Hb. . 
Snellenia Stgr. 
Monialis Ersch. 
Spintherops B. 
Dilueida Hb. 
Ligaminosa Ev. . 
Limbata Stgr. 
Phantasma Ex. 
Spectrum Esp. 
Stamnodes Gn. 
Depeculata Ld. 
Stauropus Germ. 
Fagi L. 
Stegania Dup. 
Dalmataria Gn. 
Dilectaria Hb. 
Stenia Gn. 
Punctalis Schiff. . 
Sterrha Hb. 
Anthophilaria Hb. 
Subrosearia Stgr. 
Subsacraria Stgr. 
Synopsia Hb. 
Phaeoleucaria Ld. 
Propinquaria Gn. 
Sociaria Hb. 
Unitaria Stgr. 
Taeniocampa Gn. 
Gracilis F. . 
Incerta Hufn. . 
Pulverulenta Esp. 
Sieversi Rom. nov. sp. 
Tapinostola Ld. 
Musculosa Hb. 
Tegostoma Z. 
Comparalis Hb. 


. 108, 


95 
95 


145 


Teleia Hein. 
Tigrina Chr. 159 
Tephronia Hb. 
Oppositaria Mn. . 102 
Sepiaria Hufn. 102 
Thalera Hb. 
Fimbrialis Se. 86 
Thalpochares Ld. 
Blandula Rbr. 72 
Carthami Hb. 73 
Chlorotica Ld. 72 
Communimacula Hb. 72 


Dardouini B. 
Debilis Chr. 


—ı 


I = = 
DD © D 


Griseola Ersch. 

Hansa Hb. . 

Jocularis Chr. . 72 

Lacernaria Hb. 72 

Lenis Ev. 12. 

Parva Hb. 73 

Paula Hb. 73 

Polygramma Dup. 72 

Porphyrina Frr. 73 

Purpurina Hb. 73 

Respersa Hb. . 72 

Uniformis Stgr. 73 

Wagneri HS. 73 
Thyatira O. 

Batis L. . ale 24 

Hedemanni Chr. nov. spec. . 24 
Timandra Dup. 

Amatai 92 
Tinea 2. 

Fuscipunctella Hw. . 157 
Tortrix Tr. 

Chondrillana HS. 55 

Excentricana Ersch. . . . 210 
Toxocampa Gn. 

Craccae F. . 82 
Trachea Hb. 

AXTIDICIS NEC eu: 52 
Triphosa Stph. 

DA ER nee 215 

Maochataukde 2... 20022. 23118 
Triphysa 2. 

Albovenosa Ersch. 209 


Ulochlaena Ld. 
Hirta Hb. 


Urapteryx Leach. 


Persica Men. . 
Uropus B. 
Ulmi Schiff. 
Venilia Dup. 
Macularia L. 
Victrix Stgr. 
Karsiana Stgr. 
Xanthia Tr. 
Flavago F.. 
Fulvago L. . 
Gilvago Esp. 
Sulphurago F. 


Xestula Snell. nov. gen. 


Miraculosa Steger. . 
Xylomyges Gn. 
Conspicillaris L. . 


63 
63 
63 
63 

197 

199 | 


64 


Melaleuca View. . 


| Zanclognatha Ld. 


Emortualis Schiff. 


Tarsicrinalis Knoch. 


Tarsipennalis Tr. 
Tarsiplumalis Hb. 
Zethes Rbr. 


Propinquus Chr. nov. spec. . 


Zeuzera Latr. 

Zonosoma Ld. 
Annulata Schulze, 
Gyrata Hb. . . 
Linearia Hb. 
Porata F. 
Punctaria L. 
Strabonaria 2. 

Zygaena F. 
Ecki Chr. 


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12 


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{ Fndagria saxtcola Chr 2 ÖOcneria Komarovi Chr 


3det4p Ocneria Haddei Rom 5 Prahmaea lunulata Brem. var. Christophi tor 


in Tolodonla Grummi Chr 


1 


ur 


Endagria ASlpherakyi Chr.— 2. a,b. Harpyia „Interrupla Chr 


Ihyalira Hedemanni Chr # Bryophila Seladona Chr 


Aarotis Polvoonides Slyr— 6. forolis Polygenides var Obscura Sor: 


8 ÆZgrolis Hahni Chr 


Jorolis BRomanovi Chr 


Agrotis Raddei Chr. 10. Lorolis Korsakovi Chr. 


Mamestra Jceurala Cher. — 12. Episema Paenulala Chr. 


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a & Episema Lederi Chr: 


Luperina Mulica Chr 


Caradrina FPicina Star: 


? Caradrina Pa upera 


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Taeniocampa Siewersi Kom 


r. > 
dirroedia Borjomensis Rom 


13. Zeucanilis 


Chr. 


S'aissani 


PL 


Cucullia Chr 


Improba 


Thalpochares Jocularis Chr 


Tha tpochares Debilis Chr 


Erastria Delicalula Chr 


Frastria Diaphora Star 


Zethes Propin quus Chr. 


Star 


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PLIV 


1. Z'heslor Bomanovwi Chr. (Eruca ) 5. Grammodes Mirabilis Kom 
2. Sesia Jcehneumonilormis E var? 6 Pseudophia Firseni Chr. 
3 Sesia Aurilera om 7 Madopa Inquinala Lad 

# a bc. Heliolhis Imperialıs Star 8 Bomolocha  Opulenla Chr. 


JIstragalus Schahrudensis Bae. 


Land pmx* ıslelhi 


Le 


En 


Phorodesma Smaragdaria var. Prasinaria Bw. 


Jeidalia Rose ofasciala Chr. 
Jeidalia  Hyalinata Chr. 
Zellonia Auclata Stgr. 
Pellonia Sieversti Chr. 


Lang prx* 


1° 


10 


Epione Limaria Chr. 
Gnophos Annubilala Chr: 
Aspilales  Smirnowi Rom. 


ab. Ortholilha Langi Org 


Orthotitha Hans ins Chr. 


Castell eculp 


PIV 


BIN! 


4 Orbifrons Singularis Slar — 2 ab Boarmia Cocandaria Ersch. — 3. Fidonia Hedemanni £ Chr 


4. Scodiona. lekkearia Chr — 5 Aspilates Innocentaria Chr-6 ab Fusarca Pellonaria € 9 Nr 
7 Æusarca Vaslaria Chr. — 8. a,b Zusarca Cuprinaria Chr. — 9. Zithostege Zuminosala Chr 


40. Lithostege Amoenatæ Chr. — 1. Lithostege Ussenlarıa Stgr -W2 Lithostege Excelsata Ersch 


Lans zinzt £ act érübr 


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PLVIL. 


1 Gdaria 


cs 


3. Bupilhecia Guencala var. Subseparala Chr. 


4. Zupilhecia 
5. ÆFupilhecia 
6. Fupilhecia 


7. Æupilhecia 


Lang pmz* 


Bigeminala 


Sealptata 
Dermetata 
Sltigmalicata 


VA ing ulala 


Chr . 


Fupilhecix Gueneala var. Separ ala Slgr . 


Chr. 


Chr. 


Chr. 


13 


14. 


Hypoba  Speciosalis Chr. 
Asopia Obalralis Chr 
Anthophilodes  Turcomanica Chr. 
. Bolys  Jurithoracalıs Chr. 
. Botys Trinals var Fontica Star. 
Buryereon Scalaris Chr . 
Drobena Grummi Chr. 
Castell 


Lang piux® 


os 


PI VII. 


a.b. Chilo Concolorellus Chr T 
Chilo Terrestrellus hr. 8. 
Prionopleryx Subseissa Chr. 9. 
Fpisehnia Slaminella Chr. 
Ayelois Terstrigella Chr. n. 
a,b. Oxvpleron Impar Stlor. 12. 


13. Him aeseoplilus 


Cocha lis Chr. 


Zelleri 


Teleia Tiorina Chr 


a,b. Parasia Albiramosella Chr. 


Hetanarsia Modesta Star. 
AHetanarsia Junctivittella Chr. 
Putalis Tilrlella Chr. 
Pulcher Chr. 


Castelli sculp. 


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14 


RM here rh, an 
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[5] 


abc de. Homanoffia Imperiats Heyl 


Amicta Lutea Staud.-var. Armena Hevl 


6. Æpichnopteryx Wocturnela Aipher 


dépb | " Flavescens v. Huidchaensis Heyl 


Amicta Lutea Staud. var Schahkuhensis Heyl. 9 Pirugis Froxima Zed 


Jmicta Vralensts Frr 


ab. Amicla Uralensis Frr. var. Demissa Led 


12. fourreau dune 


10. Büugis Alpherakii eut 
M. Fumea  Houasti eut 


nouvelle espèce de Saisarı 


jastelh sculp 


Epichne plerux 


Epichnopteryx 
Fpichnopterux 


Epichnopterux 


Hofmanni 
Staudinger: 
Hillierei 


Flavescens 


Herytaerts 
Hertaerts 
Heulaerts 


Hevlaerts 


QE 
EIN 
N IQ, III Q 


Staud. 


Miraculosa, 


testula 


PI XI 


1. a 6 c. Pieris ZJranica Bien 


2. Colas Aurorina var. Libanotia Ld. ab 


3. Melitaea Maracandica tor. var. Saxatitis Chr. 


+ Agrotis Degeniata Chr 
5. Jerolis Stabulorum Bien 


6 Ægrotis Mustelina Chr 


Noctuelia Alticolalis Chr 


PI XIII 


1 Z'yqgaena L'eki Chr 
2. a. bc,d, Pombyx Acanthophulli Chr 
3. &, 6. Megasoma Alpherakyi Chr 


+ Clidia l'xcels a Chr 


1 ab Satyrus Steversi Chr 


2. ab Deitephila Homarovi Chr 


5. Axriopoena Maura KEichw 


1 Frebia Dabanensis Ersch—2 Triphysa albovenosa Ersch-3. Pygaera curluloides 
= Agrolis Lederert Lrsch 5 Agrolis difficiis Ersch 6. 2Ærastria Penthima 
? Catastia umbrosella Ersch—8. Hypochaleia caminariella Ersch.-9. Fucarphia gregariellu 
10 Zortrix excentricana Ersch. -1. Cheimalophila praeviella Ersch—12. Conchylis pitrinana 
13. Penthina enerrana Ersch 14 Grapholilha abacana Frsch-A5. Grapholitha sublerminana 


16. ZAthoroblaslis dorsilunana Ersch 


Ersch 


Ersch 


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