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Full text of "Flore des serres et des jardins de l'Europe ?ou descriptions et figures des plantes les plus rares et les plus meI?ritantes, nouvellement introduites sur le continent ou en Angleterre ..."

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FLORE 



SERRES ET DES JARMINS DE I/EUROPE. 



SERBES ET IIKS J.I Rill \S HE LEBROPE, 



DESCRIPTIONS ET FIGURES DES PLANTES LES PLUS RARES ET LES 
PLUS MERITANTES, 



' J INDITES, S01T EXTRA1TES I 



5 DE BOTANIQUE ET D'HORTI CULTURE: 



2 PAR MESSIEURS : 



*7^^"^" 



DE VRIESE, profes.' 



TOME CINQU1EME. 



pwbeie A GAND, 

SOUS LA DIRECTION DE LOUIS VAN HOUTTE , EDlTElin 



Le depot exige par la loi a ete fait. 
Gand . 1 Mars 1 & 



DIPLADMIA MOPHYLli. 



CHARACT. GENER. - V. ibidem. 

CHAR ACT. SPEC. — D. glabcrrima erecta, 
foliis oblongo-ovatis in acumen longum attenua- 
te longiuscule petiolatis. raeemis la\is imtanti- 



I", p. 171. 

iViil.nhhi, 



Nous ne connaissons la belle plante dont 
il s'agit que par la figure et la description 
qu'en donne M. Hooker (/. c). Ce savant 
n'en rapporte que des details historiques 
incomplets; il se contente de nous ap- 
prendre que les graines en ont ete envoyees 
des Montagnes des Orgues , pres de Rio de 
Janeiro, a une maison d'horticulture an- 
glaise. C'est, comrae la plupart de ses con- 
generes, un petit sous-arbrisseau dresse, 
bien remarquable par un assez epais et tres 
glabre feuillage, de nombreuses fleurs, d'un 
triple et agreable coloris, et disposees en 
grappes pendantes. Le tube en est d'un 
jaune-ehamois, le limbe d'un rose saumone 
vif, la gorge d'un beau jaune d'or. L'au- 
teur, n'ayant trouve dans la belle Revue 
des Apocynacees, par M. Alp. Decandolle, 
aucune plante alaquelle il put la rappor- 
ter, l'a regardee comme nouvelle et lui 
donne le noni •-p. .iti.pi. iXurophylla (ofy«, J 



les plus saillants. Voici la description du 
B ola n! rul Magazine : 

Descr. « Plante frutiqucuse. tres ramifice, 
glabre. Branches cylindrirjues , renflees aux arti- 
culations. Feuilics opposees (dont les longs petio- 
les articules sur la partic renflee des tiges) ovees- 
oblongues, obtuses a la base, terminees au som- 

branacee. Grappes portees par de greles pedoncu- 
les pendants, flexueux, sortant des aissclles 
foliaires. Pedicelles plus ou moins allonges. Ca- 



sulml/'s. ap|ili([iies. Corolle ample, belle; tube 
(nous avons dit sa couleur) etroit et cylindrique 
a la base, le reste etroitement campanule; limbe 
de S lobes amples, proirr dement decoupes, ar- 



f'liiMs ; lii.mu-uls veins. ; i 
portion retrecie du tuh 

- 
base de 2 larges glandes 
stigmatc grand, 



queue), qui c 



i l'un de ses car;u-hMT> 



Replication des Figur< 

• de l,i roralle, pour faire w 



On appliquera a cette especc les memes 
errements de culture que ceux que j'ai re- 
commandes a l'occasion de divers arbris- 
seaux de serre chaude , tels , par exemple , 
que les Gardenia. N'ayant pas de tubercule 
radical, comme les D. vincce flora, Rosa 



campestris, decrits et figures dans ce r< 
cueil , elle ne perd pas ses tiges et est pf 
consequent d'une conservation moins del; 
cate. Multiplication de boutures; chaleur < 
humidite, pendant la vegetation, etc. 

L. VR. 



MISCELLANEES. 



f 176. {Suite) Aheillem {Apis mellifica L.) (1). 

ECONOMIE 



quand on examine les moeurs de ces singu- 
liers insectes. Devenus inutiles, en effet, a 
eette petite republique pour ainsi dire gy- 
nocratique , puisque la femelle est pour 
longtcmps fecondee, n'ayant pas droit en 
hiver a une nourriture aux provisions de 
laquellcils n'ont point contribue, les males 
alors subissent la proscription et la mort. 
On n'en trouve plus un seul jusqu'au prin- 
temps, e'est-a-dire en avril ou en mai sui- 
vant. De nouveaux oeufs a cette epoque sont 
pondus, parmi lesqucls l'eclosion de nou- 
veaux males a lieu avant celle des Reincs. 

La fecondationde ces dernieres a toujours 
lieu bors de la rucbe, et ordinairement cinq 
ou six jours apres leur naissance. Elles 
recoivent alors de la part des ouvrieres de 
veritables hommages et des soins empres- 
ses. Elles commencent a pondre ordinaire- 
ment quarante-six heures apres avoir ete 
fecondees, et continuent jusqu'au prin- 
temps suivant ; ainsi la ponte peut done 
durer onzc mois, sans qu'une nouvclle co- 

i seul accoupl 
une femelle fdconde pour deux 
mur a compte plus de 50,000 oeufs pondus 
par une seule Reine. 

Fecondee dans les quinze premiers jours 
de sa vie, une Reine ne pond guere que des 
oeufs d'ouvrieres jusqu'au printemps sui- 
vant; mais a cette epoque elle fait de nom- 
breuses pontes de males. Immediatement 
apres a lieu celle des femclles; mais a un 
jour d'intervalle Tunc de Fa litre, afin qu'el- 
les n'eclosent que successivement, destinees 
qu'elles sont a etre a leur tour conductrices 
et meres de nouvclles colonies. Si la fecon- 
dation n'a lieu que lc vingt et unieme jour 



15.:-. ii- 



la ponte eprouve 
pie d'une 
temperature trop elevee, la femelle ne pond 
[tins ([lie des males. 

Une ruche ne doit contenir qu'une fe- 
melle; toutes celles qui naissent sont desti- 
nees, comme nous venons de le dire, a se 

II est necesaire maintenant, pour l'intel- 
ligence de notre recit, de jeter un coup 
d'd-il sur l'interieur d'une rucbe. 

Nous avons dit quelles etaient les trois 
sortes d'habitants qui la composaient, les 
reines, les males, les neutres ou mulets, ou 
ouvrieres. Ces dernieres forment deux cate- 
gories, les Cirier es et les Nov r rices , dont 
les fonctions sont sullisaiunient di'si^iices 
par leur appellation. Elles ne different des 
reines que par le developpement moins par- 
fait de leurs organes genitaux. Leurs fonc- 
tions consistent dans la recolte du miel et 
du pollen des fleurs, dans la construction 



c ou rayons (c 






rieure de la ruche, enfin dans la defense 
commune contre tout ennemi du dehors. 
Les cirieres dont l'abdomen est ordinai- 

struisent les gateaux ; les nourrices soignent 
les oeufs, surveillent l'eclosion et clevent les 
larves, comme nous le dirons tout-a-rheure. 
tyons, sont formes d'al- 
ne regularity vraiment 
mathematiquc. Chacune d'elle est fermee 
au fond par une calotte concave et arrondie, 
dont le sommet correspond a trois alveoles 
semblables places de l'autre cote. Ainsi, par 
exemple,si Ton enfoncait une longue epingle 
dans Faire de chacun des trois triangles 
dont se compose l'hexagone d'une alveole, 
la pointe en traverserait le sommet de trois 
autres cellules opposees. On voit quel admi- 



■f - 



rable instinet preside a la confection d'un , 
gateau , et comme l'espace est habilement | 
menage. L'admiration redouble, quand on j 
considere la simplicite des outils employes 
(les pattes et les mandibules), la delicatcsse I 
et le fini de la matiere. 
Mais surprenons les ouvrieres a 1'oeuvre. i 
«( Lorsque l'abeille veut construire, dit 
M. Audouin (1), elle prend successivement 
les plaques de cire seeretees et tenues en 
reserve entre les anneaux inferieurs de son 
ventre , les porte entre ses dents pour les 
maeher et leur faire subir une certaine pre- 
paration ; mais son ventre etant eloigne de 
sa bouche, eelle-ci ne saurait atteindre les 
lamelles de cire. La nature a pourvu a cette 
difficulte en conformant la derniere paire 
de pattes, de telle sorte qu'elle devient 
un instrument commode, a 1'aide duquel 
rabeille saisit ces lamelles. Nous avons dit 
que le premier article du tarse etait tres al- 
longe, mobile sur lajambe,de maniere a for- 
mer avec elle une sortc de pince; l'abeille in- 
sinue cette pince entre les anneaux de son 
ventre , s'empare d'une plaque de cire, la 
porte aussitot a sa bouche, et la rompt avec 
le bord trancbant de ses mandibules. Lors- 
que la plaque decire a passe et repasse entre 
ses dents, elle en sort de nouveau , sous la 
forme d'un filament mou que l'insecte, s'il 
commence a construire, applique contre la 
voute de la ruche, ou bien qu'il ajoute aux 



HIM 



lamelles deja posers, l'lusicurs abeilles agis 
sent de concert a la memc place, et la ma 
tiere qu'elles y deposent ne tarde pas a for 
mer une masse, dina laquelle elles commeu 
cent a crcuscr les cellules du premier rani; 
Celles-ci n'ont pas les formes que nou 
avons decrites, et cette sorte d'anomalie 
pour but de fournir une base plus solide 
' i bientot se montrer; en e" 
ajoutent successivement 
,il que Tune d'elles a commence ; d'au- 
posent les fondements de nouvelles 
tructions a des distances egales ; et tous 
ces gateaux, ordinairement paralleles entre 
eux et perpendiculaires au fond de la ruche, 
s'agrandissent en tres peu de temps. Reau- 
mur nous apprend qu'un gateau de 8 a 9 
pouces de diametre est quelquefois l'ou\ rage 



main a 
acheve, „.. 
entrer dans chaq 
et polir, en quel 



. Nos 






lvcole pour ( 



abeilles eirieres 



, parois. Elles 
„_. les pans des 
cellules et les orifices de propolis qu'elles 
recueillent sur certains vegelaux, entre 
autres sur les bourgeons du peuplier sau- 
vage. Elles se servent aussi de cette gomme- 
resine pour boucher toutes les ouvertures 
de leur ruche, fit a une certaine ei ue 



T 177. UUtH de l.nHins on S 

Le raoyen suivant peut etre avantageu- 
sement employe dans les diverses construc- 
tions jardiniques : Prenez du sable bien 
lave\ debarrasse de toute terre, et des cen- 
dres de chaux, telles qu'elles proviennent 
d'un four-a-chaux, et dans les proportions 
suivantes : 2/3 de sable , 4/5 de cendres de 
chaux. Melez bien le tout et le laissez en tas 
pendant trois jours; mouillez ensuite ce 
mortier et l'etalez en plancher de 3 pouces 
d'epaisseur. Laissez ainsi pendant trois au- 
tres jours, apres lesquels on le fera pietiner 
par des hommes dont les souliers devront 
etre sans clous. Lorsqu'il aura 6lc bien ega- 
lise, battez le tous les jours pendant une 



quinzaine a 1'aide d'un maillet de bois (bat- 
loir ,/■„//,■/■„ jus.pfa ee qinl devicnnc dur ; 
repandez alors un peu d'eau a la surface, 
et polissez avec une truelle. Ensuite main- 
tenez le net et propre; balayez avec le 
balai de crins , jusqu a ce qu'il soit devenu 
compact et solide. Des planchers < 
de cette maniere f* J " 

depense par metre c 
50 cent, pour main-d'oMnir , de »h < 
pour achat de matiere premiere. - En 
(JO eenlimes. 



I 178. De ratification dans les 



(D- 






'apres le plai 



Les proeedes imparfaits de 
(ou aerification!) dans les serres a torcer 
sont un objet constant de plaintes parmi 
les jardiniers , et ceux-ci ont recommande 
diverses manieres de remedier au mal et 
d'eviter le mode ordinaire d'abaisser les 
chassis du toit chaque fois qu'il etait neces- 
saire de donner de l'air. Ayant eu besoin, 
dans l'automne de 1847, de replanter des 
ceps de vignes a forcer, je saisis cette occa- 
sion pour disposer l'aerification de la serre, 
d'apres le plan qui accompagne cette note, 
i repondu a mon attente, que 
' l'apprdciation 
facile a exe- 
cuter dans les constructions horticoles de 
ce genre, et par lequel la ventilation peut 
etre operee en tout temps et avec une de- 

i ei-joint, on verra 
i question est une serre ordi- 
appuyee sur un mur, lequel , bati 
uparavant, est d'une epaisseur 
L'endroit qui contient l'ap- 
s'etend dans toute la 
longueur de la serre (F) , et dans ee cabi- 
net, ou salle, immediatement sous les 
tuyaux, sont menages des conduits d'air 
froid , venant a la fois de derriere le mur (e) 
et tout le long de la serre (d) au-dessous de 

que avec l'air exterieur par deux autres 
courants hh proteges au dehors par une 
grille en fer. Ces derniers sont munis de 
soupapes mobiles, en ardoise, jouant dans les 
rainures m n; a chaque valve est fixee de- 
bout une barre de bois, percee de trous, 
et par le moyen d'une chevillc [pin). Tad- 
mission de l'air peut etre reglee a volonte. 
A ces courants sont joints cinq ventilateurs 
ouvrant sur le mur de derriere [g) , et con- 
struits de maniere a glisser dans un chassis. 
lis sont fixes ensemble, par une tringle de 
fer,portant a chaque bout un poids, qui les 
fait mouvoir tous simuitanement quand il 



les ventilateurs du derriere de la serre ou- 
verts , un courant d'air s'etablit immedia- 
tement sous le milieu chauffe (11) et s'im- 
pregne ainsi de chaleur, avant d'entrer en 
contact avec les vignes. La tendance gene- 
rale de l'air echauffe est naturellement di- 
rigee vers les ventilateurs de derriere. En 
hiver, et dans les temps sombres , les sou- 
papes ne seront que legerement soulevees , 
de maniere a entretenir un courant d'air 
continuel a travers la serre, sans en abaisser 
la temperature. Lorsque le soleil donne , je 
les ouvre entierement , pour activer la cir- 
culation de l'air; mais je ne trouve pas qu'il 
soit necessaire de lever les chassis du toit, 
jusqu'a ce que le temps soit devenu assez 
chaud , pour qu'on puisse admettre l'air ex- 
terieur, sans craindrc d'endommager les 



vignes, en les i 
influence : inconvenient qui a souvent lieu, 
quand les jeunes feuilles des vignes, pen- 
dant l'hiver et les premiers jours du prin- 
temps, sont exposees au froid par l'entre- 
baillement des chassis dans les belles jour- 
nees. Je dois dire que si j'eusse eu la possi- 
bilite de construire ma serre entierement a 
ma fantaisie, j'en aurais eleve le mur de 
derriere assez haut, pour faire ouvrir les 
ventilateurs immediatement sous le chape- 
ron , dans le but d'eviter 1'inconvenient d'un 

lieu en ce moment. Toutefois, a l'aide de 
chassis (g), j'empeche l'air d'entrer direc- 
tement. 

Je n'ai pas besoin de decrire les excel- 
lents effets que la circulation d'un air abon- 
dant et chaud, doit produire sur la sante et 
la fertilite des plantes, et en particulier sur 
celles des vignes et des arbres fruitiers exo- 
tiques, que Ton doit forcer pendant nos longs 
et sombres hivers ; ces effets ont ete consta- 
tes par nos meilleurs ecrivains horticoles, 
et la breve, mais concluante-expdrience que 
j'en ai acquise , a l'aide du procede que je 
viens de decrire, me convainc que les pre- 
cipes peuvent en etre appliques a presque 
toutes les serres a forcer, avec les resultats 
les phi 



<(i \uu> < u :;•: m.Ic, ct les deux vignettes qui l'a<ro)ii|iai,'iicnt, au Jnun 

of Hart. Sue. iV. 19. On le doit a M. John Spencer, jardinicr du Marquis <l< I.ainl<(l<i\vne (Ai 
fjfleterrc). 



X 




V. 



A. Mur de derriere. 

B. Plancher. 

C Supports du devai 



i d'air entrant par derriere. 

uvert pour les conduits d'eau chaude. 

Jurs du mer de derriere. 






n. Soupape 
pal A 



nuibellata Lamk. (i) 




Oiioi(|ue eiteepar 


t;> > ;.falc»iiii(S > 


e Sweet el de 


Loudon commc anciennement introduce dans nos 


cultures, cette plante 


ne paralt pas y avoir jamais 




n Janvier 1848 qu'on en a 


recu des graines, r 


cueillies par 


M, Ilartucg. 


pres de Monterey, 


•n (JJilil'oriiic 




pres des bords de la 


mer, dans le 




molecules adherent a 


toutessespart 


es, grace a la 


viscosite qui les couvi 


e. (Test, du res 


les rapports. 


veritablement ornera 


entale sous ton 


On va en juger d'apres les details fo 


rt sommaircs 


qui suivent et que no 


is empruntons 


i M l.iud!"\ ., 


qui eut occasion de la voir flcurir 


annee meme 



Ientes, frangees de poils iiuhin (qui <lis]>ai;iissrut 
en partic dans la plante seche) ct longuement 
petiolees. Les pedoncules, un peu plus longs que 
les petioles, supportent des onibellcs serrees, Cor- 
nices de nombreuses fleurs tuluilees , \i«Iacees. 



Au premier aspect , on la piemlrail \oloiiliers 
pour quelque belle espece ou variete de ces Vcr- 
reines qui decorent si brillammcnt nos parterres 




VSCLEPIAS DOUGLASI 



ASGLEPIAS DOIGLASII. 



i. u<r*.x>iKi*s [uJos, *], S orte de plante, chez les Grecs; j 
urn [V. officinale], mot derive A'AtkX^Us \o nee *], n < 
usclepios fut aussi le nom de plusieurs medecins celebres ( 

Asclepiadaceae § Asclepiadese-Asclepiadaj. 

.■.!(<■ :; |, 
imo pati 



Pentandria-Monogynia . 



. Iticinila prafli 

i rofractis. Andro. 

nsifa .'i-phvlla, fhlin/is , m •ullatts.' 

is \ . siipeint- dilafntis semper «• f 

hid .iveisiuii eorniformem stigmati 






raraentacei v. spinis i 



onusti. Semi) 
Herbs per 
sept.) foliis oppositis rn-ticillulis 
iiinliellis niirrpatiolaribus. 



CHARACT. SPEC. - A. pubescenti-t 
tosa, caule simpliei, foliis oblongis ovato- 

1 - 
corollae laciniis oval is aeiilis r \fu> \ 



■ 
li-2. Di:. UM,i i„ 



Dony/asii Hook. Fl. bor. am. II. Ko. 



Cette plante , l'une des plus belles du 
genre , vient augmenter fort agreablement 
le nombre des vegetaux qui peuvent braver 
notre climat a Fair Jibre , et sans aucune 
protection. Connue d'abord des botanistes, 
grace a la belle publication sur la Flore de 
1'Amerique du Nord, du D' Hooker, et 
surtout grace a la decouverte qu'en fit Dou- 
glas dans les montagnes roeheuses (1827), 
elle a ete seulement introduite en Europe, 
en 4846, par un des collecteurs du Jardin 
de Kew, M. Burke, qui en envoya des grai- 
nes recueillies sur les cotes nord-ouest de 
1'Amerique septentrionale. C'est une plante 
peu elevee, a tiges simples, a feuilles co- 
i grandes, a fleurs grandes, 
i ombelles, d'un blancrose, 
effet et d'une longue duree. 



N'ayant pas eu occasion di 
nature, nous devons nous 
rapporter ici la courte descriptii 
don nee M. Hooker. 

Descr. « Plante herhaeee, dressee 
pied a un pied et demi de hauteur, ; 
robustes, cylindriques, generaleme 
iaineuses. Feuilles opposees ou term 



t subcordees), ou oblongucs, 



Explication des Figures. 

, Fig. 2 et 3. Folioles de l'androzone {fig. gross.) 



Planter 

a l'humidite stagnante , en en detournant 
pendant l'hiver les eaux pluviales : ce qu'il 
est facile de faire en butant un peu le sol 
autour de la souche, et en placant, a un pied 
de profondeur sous les racines , un lit de 



par eclats du pied , 



gravats. Multiplic 

soit a l'automne, 

de preference a cette derniere epoque, et 

avant l'entree en vegetation. — On voit 

que c'est la, en general, la culture des 

plantes vivaces de toute espece. 

L.VH. 



ISCELLANEES. 



'7 



M 



La figure de grandeur naturelle que nous 
reproduisons ci-contre d'apres M. Lindley, 
peut donner au lecteur une juste idee de la 
beaute superieurc de cette plante. Nous 
regrettons de ne pouvoir en dire autre 
chose que ce qui suit, et qui est tout ce que 
nous en apprend l'auteur : 

L'espece croit naturellement dans File de 
Java, ou elle a etc decouvertc dans le dis- 
trict de Moulmein (et tres probablement 
par M. T. Lobb). Elle produit de beaux epis, 
de tres grandes fleurs blanches , maculees 
de cramoisi au centre. 

C'est une des plus belles Orchidees im- 
portees dans ces derniers temps. Elle a 
gagne recemment la grande medaille d'ar- 
gent a la derniere exposition de la Societe 
royale d'Horticulture de Londres. 

Ch.L. 






ir^ 



DENIA UROP 



CAMPYLOBOTRYS DISCOLOR. 

Ivjvm. KKfiTi-uXo^ eoarbe; 6*rpu?, -i i|»i.< . .iIIu-k.h .hi f I<- .I'mlLuc 

Cinchonacese § Hedyotideae § § — ? Tetrandria-Monogynif 

CHARACT. GENER. - V. Supra, t. IV. f 37. 
adde v. muta : Disco (ovarii apex exsertus!) ro- 
liiiMlalim suJiquailralo hivvissimu ; uru/is liuri- 
zontalilws. (Athimhr. )Sfipulis adhui fmcrriwis 
i il<, f'tit/acissiiHis hrri'ibi/g tipphiimtis rfiscum eras 

(apicibus duarmn lateralitcr connatis) in corpus- 



lirartc.lis -> „/„„•/„//>■ ; raillc bmctris pcrsis 
bus cassis sicut hirto... etc. 

(.iti'!/,,//.,!,,,/,'!/* discolor (In. L. supra . Mis 




pr&ente un tresjeunc individu; tandis que 
celui que nous en avons examine depuis 
avait atteint des dimensions bien plus de- 
veloppees, mais constituant toujours un 
vegetal assez robuste , trapu , qui semble 
devoir depasser a peine un pied de hauteur. 
Son port , sa tige epaisse et herissee de 
courtes et nombreuses bractees qui persis- 
tent apres la chute des pedoncules, et sur- 
tout son bel et ample feuillage luisant-satine 
en dessus, a intervalles costaires releves, 
richement teinte de pourpre en dessous, 
rappellent volontiers a l'idee YEuphorbia 
lophogona, plante qui raeriterait d'etre plus 
recherchee dans les collections. Celle en 
question est bien digne aussi de fixer Fat- 
ten tion des amateurs, pa 




fugaces, planes, 
sorte de di<«[ue rpnis. aiu r u an\ 
Lords, eleve au milieu, et la figurant par Ja 

sette, d'une forme toute particulierc, et qui, au 
premier aspect, semble un corps particulicr, tout- 
a-fait distinct des stipules (qui semblent absentes); 
mais que l'analysc et un cxamen plus appro- 
fondi font rapportcr ;i sa veritable classe organ i- 



tees par de tres courts pedicelles 
i que les calyces. Les dents deceux-ci 
it ciliees et munies de chaque cote 



volume du stigmate (biparti) 
raison de 1'cxiguite de la 
fleur. Le fruit est probablement baccie, a en 
juger par la consistence charnue du calyce. 

Ch. L. 



Fig. \. Ovaire, disque, style 



On appliqueraa cette plante le mode de III. IV. Elle peut toutefois se contenter 

culture que j'ai recommande pour les Ges- d'une temperature un peu moins elevee, et 

neriacees non bulbeuses, telles que les Chi- craint surtout l'humidite en hiver. Multi- 

rita, la Liebigia speciosa, la Columnea pi- plication de boutures de feuilles. 
losa (Collandra) etc. V. ci-dessus, t. I. II. L y H 



MISCELLANIES. 



f 181. Pelargonii 

Dans son semis de 1847, M. Brunei 
Granger, horticulteur a Orleans , a rencon- 
tre une variete de Pelargonium qui a of- 
fert , dans sa floraison , une anomalie bien 
singuliere et qui vient de se renouveler. 
Elle rappelle le mysterieux phenomene que 
nous offre le Cytisus Adami(i). 

Le Pelargonium dont il est question pre- 
sente a la fois deux sortes de fleurs bien 
distinctes : les unes d'un blanc legerement 
teinte de lilas , a petales superieurs cou- 






Laburnum et du C. pur- 



; hybride des fleurs des deux e< 
cree, c'est-a-dire des grappes i 
burnum ct des grappes du C. pur 



m heteranthum. 

verts de belles tacbes d'un violet pourpre ; 
les a u tres d'un blanc lave de rose, avec 
des taches rouge feu pourpre, et ce qu'il y 
a de plus singulier, e'est que les fleurs de 
cette derniere nuance sont arrondies et plus 
etroites. 

Sur la meme ombelle, nous avons trouve 
non-seulement des fleurs des deux nuances, 
mais nous avons remarque encore une fleur 
dont les petales superieurs etaient macu- 
les de violet pourpre, tenant de la pre- 
miere variete , lorsque les trois petales in- 
ferieurs etaient plus etroits et blanc rose 
de meme que la seconde variete. 

PORCHER , 



SCUTELLARIA MiMTH.i. 



Lamiaceae § Scutellari 

CHARACT. GENER. — V. ibidem. 
CHARACT. SPEC. >'. caule basi pro 

IjcmIi kU. ■ n li 11'. • _i ihi insenlo, foliis scss 

: ■ • 
subglabrisciliatis. floralibns cahce longioi 
r,i<vnii< siin|ili.-ilnis. lliiribns oppositis seen 
c;.l\ iil>u> pilosis, corollis amplis extus p 
trtitibus. lulx.) siipiTiic dilatato. Benth. 



7S6. Hook. Bot. Mag. 1 



La decouverte ct la mention premiere de 
cette plante appartienl a Joseph Georges 
Gmelin (1), qui vecut pendant dix ans en 
Siberie ct,le premier, en fit connaitre les 
productions vegetales, dans sa Flora sibi- 
rfco(I. IV,Petrop. 1747-1769, in-V). L'ha- 
bitat en est assez etendu ; on la trouve , 
selon le D r Fischer, des eonfins de la Daou- 
rie jusqu'a la grande muraille de la Chine , 
dans les interstices de laquelle elle croit, 
dit-on, entre Pekin et Jehol. On en doit 
l'introduction toute recente dans nos jar- 
dins, au savant directeur du Jardin bota- 
nique de S l -Petersbourg , que nous venons 
de nomraer. Si elle n'a pas l'eclatant colon's 

variees de ses flcurs, l'en rendent l'une des 
plus belles, la plus belle peut-etre. Ajoutez 
a cela qu'elle est tout-a-fait rustique, et 
qu'en en groupant les individus, rien ne 
sera plus beau dans nos parterres ou sa 
floraison sera de longue duree. 



Descr. Plante vivace (scion M. John Smith, 
jardinier en chef du Jardin royal botanique de 
Kew). Tiges procombantes a la base, puis re- 



briuscules, mais souvent ciliees 
uilles etalees, sessiles, ovees-lan- 
5, glabres, ou parsemees de poils 
res en dessous), a bords cilieV. lc- 
? grandes, les superieures petites, 




quadrilobe, glabrc, subslipile et nun 

1,-n ■-«■ J.iii<ic a la base; stigmate aenmi 

• lurl nil-, ilcs . appliquees) 



Solmi I 



a redouter de 
guc huiniditc. Habit 
gneux et froid , elle 
exposition nord ou 



probability cette 



et legei'C, nil dl\iiliai;r • 
Multiplication facile de 
mi dYrlats du pied. 



MISCELLANEES. 




II y a six raois a peine que cette plante a 
etc" introduce dans nosjardins (juin 1848), 
de la Californie ou l'a decouverte M. Hart- 



plantes. 

Son bulbe est tout-a-fait semblable a celui 
de la B. grandiflora (2); mais la plante est 
plus grande sous tous les rapports ; ses feuil- 
les sont plus charnues ; ses fleurs, d'un bleu 
plus pale, sont longuement pedicellees et 
sortent d'une spathe triphyllc (au semper?) 
dont les segments plus courts que les pedi- 
celles; chaque petale est releve au milieu 
d'une teinte bleue plus foncee. Le tube pro- 
prement dit, est un peu renfle-ventru, plus 
court que les divisions lombaires, lesquelles 

sont etalees , lanceolees {ccetera deside- 

remtus). 

Le docteur Lindley, a qui nous emprun- 
tons ces details, dit qu'elle est rustique, se 
cultive corarae les Scilles, qu'elle fleurit 
depuis juillet jusqu'en octobre , ct meme 
jusqu'a Noel , si on a soin de l'abriter sous 
chassis, ou en serre froide. C'est, comme on 
le voit, une fort desirable plante. 

Multiplication de cayeux. 

Ch. L. 



Li.\dl. Journ. of Hort. Soc. IV. U.c. ., 
\ Cette belle espcce sera bientot figui 



)longiore, foliis c 
e dans la Flore. 



JAMBOSA MALACCIMS. 



Myrtacese § Myrteaj. - 
CHARACT. GENER. — Calycis tubo cum ova- 

ovarium producta dilatata, lirnbi quadrifidi lobis 
subrotundis. Corolla? petala i, summae calycis 




conferruminatap, radicula subcvlin- 
rica intra cotyledones latentc. 

' t et Africa tropica i, 
-issinii' pctiolatis ei 

•mis, cymis latt 
>que folio noil to brecioribus , 

mpedicello articulatis, j'ructa cduli 



s tie rarsre en question. 
Icosandria-Monogyni 



CHARACT. SPEC. - J 

gis seu ovato-oblongis acu: 
crassum attenuatis. Cymi 



5 latcrahbus subsessili- 
rubris. frurtii inamio 
turbinate Hook. 1. c. infra. 

./. malaccrmis DC. Prodr. III. 286. Wight et 
Arn. Fi. penins. Jnd. or. I. 332. Hook. Rot. Mag. 



58. Ch. L. Herb. Gen. Amat. II. t. 20 (nouv. 
er.) fructibus solum figuratis. 

Euqcnia walacccnsis L. sp. PI. 672. Roxb. FI. 
ml. II. {S3. le. f.u.K. Diet. Knrxrl. 111. l!MI. 
:our. I.e. russae I'l. \.H. III. !M». i.2'J\\i..mi 
c. II. t. 98. in E. J. C.Mus. t. 1007. Wyli.. Cat. 
i° 3611. Smith. Ex. bot. t. 61. non L. (sec. DC.) 

Myrtus malacccnsis et mucroplu/fiu Spki;m. 
yst, Veg. II. ttW. 

Eugenia pscudo-mulaccensis Hort. Paris. 

J, unh ns, i danictlicu . Jatnbo.<a nii/ra {Jamba* 
Una ^ . I tun,.) Ri mph . Ami). I. t. 37. f. 1. (et t. 



Natit 



. Hurl. 



Eugenia purpurea Roxb. Cat. calc. 37. 
Prunus malabarica fnictu umbilicato purl 
on,,! .Iambus dicta major. Uav. Hist. PI. II. 1 178 



Voici encore une de c 



vieilles habitantes 



fois plus aveugle que sa sreur la Fortune, 
a fait oublier depuis longtemps et rempla- 
cer par une foule de plantes beaucoup moins 
meritantes. Un simple coup-d'ceil, jete sur 
la belle planche ci-contre, qui represente 
l'individu en fleurs et sur celle que nous 
avons donnee dans l'Herb. general de l'Ama- 
teur (1. c. n»° serie), ou nous avons figure 
l'espece en fruits, demontrera surabondam- 
ment la rationalite de eette assertion. Peu 
dcplantes offrent en effet un aussi ample et 
aussi luxuriant fcuillage, de plus nombreu- 
ses, plus eclatantes, plus odorantes fleurs, 
des fruits plus beaux et plus savwrevx! 



Le Jambosier en ques 
nom specifique 1'indique 
la presqu'ile de Malacca, et des iles voisi- 
nes. On le cultive de temps immemorial 
dans Tlnde pour l'excellence de ses fruits, et 
on l'a transports , pour le raerae motif, dans 
les Antilles et sur le continent americain 
[vers la fin du siecle dernier]. Arbre de 20 
a 50 pieds, dit-on, dans son pays natal, il 
n'atteint dans les serres que la taille d'un 
arbrisseau ordinaire ; mais il n'y dispense 
pas moins ses belles fleurs rouges et ses 
excellents fruits, d'un pourpre egalement 
vif , et dun arome egalement parfume. On 
en fait remontcr ('introduction, en Europe, 
al/anncc 1708. 



Bien que nos autcu 


s les plus modernes 


rcgardent comme une s 


eule et meme espece 


les Jtiinbosa purpuras 


cens et malaccensis 


(exemple que nous avo 


ns du suivre, faute 



de documents contradictors et d'echantil- 
lons authentiques [1]). Cependant il est 
probable qu'il y a la non seulement deux 
ou merae plusieurs autres especes confon- 
dues. Selon feu De Candolle, en effet, 
qui decrivit sur des echantillons authen- 
tiques, son J. malaccensis a des fleurs 
blanches. Son J. purpurascens, qu'il de- 
crit d'apres des echantillons cultives au 
Museum national d'histoire naturelle de 
Paris, ou cette meme plante etait nommee 
Eugenia pseudo-malaceensis, a, selon lui , 
des fleurs pourpres! Dira-t-on, et prou- 
vera-t-on surtout que ces deux myrtacees 
ont des fleurs versicolors? Nous ne le pre- 
sumons pas. De plus, Tussac dit que les fruits 
du /. malaccensis ne sont mangeables qu'en 
compote , et avec force sucre et quelques 
epices, tandis que, selon divers, ceux du 
/. purpurascens, ont une saveur vineuse 
fort agreable! etc. Enfin les descriptions de 
Rheede et de Rumph, descriptions aussi 

trop long d'analyscr meme ici , ne sont pas 
moins opposees. Toutefois, ne pouvant de- 
cider cette controverse par nous-meme, ni 
entrer dans l'examen des autres especes 
que nous en avons citees comme synony- 
nies, nous abordons purement et simple- 



notre article. 

Nous avons rapporte ce que nous savons 
de son histoire; nous avons dit son port 
magnifique, ses belles fleurs, ses beaux et 
bons fruits. Nous en conseillerons done 
doublement la culture, et comme plante 
ornementale, et comme plante culinaire. 
En effet , pourquoi ne pas essayer la culture 
de cet arbre et le forcer, comme 1'abricotier, 
le pecher, le cerisier, etc.? N'a-t-on pas 
deja obtenu des succes reels dans la culture 
de divers arbres fruitiers tropicaux? Voyez, 
par exemple, chez nos voisins d'Angleterre! 



, ovales-obloni;i 

Nervures subparallelcv P&ioles tivs conrls, M 
bustes. Fleurs nombreuses, assez grandes, 
odeur suave (1), d'un rouge eoccine, disposees t 
cymes tres courtes, presque sessiles, ct pauc 



lilies tombees. Ovaire 1 
>nte d'un calyce de 4 a 






i pourra comparer c 



arrondis, inegaux, concaves. Petales (i ordinai- 
rement) plus amples , orbiculaires. Disque tetra- 
gone-arrondi , cupuliforme. Style fdiforme, un 
peu plus court que les ctamincs; stigmate atte- 
nue. Filaments staminaux tres nombreux, tres 
exserts, pourpres; aath&res jaunes, ires petitcs. 



lique); pulpe rougeatrc, 






Livre a lui 
une grande s 

live dans une serre a forcer, pour en c 
tenir des fruits, ce Jambosier produ 
un magnifique effet. On le plantera dans 



lounue, et par consequent 
fleurir plus aboixlanimeiil , < 
frequeuuncnl les soiiiui i i <'s . 
assez facile par bouturcs c( 



CYPRIPEDIll SPICTABILE. 



V. ci-dessus t. Ill, Janvie 



Orchidaccae § Cypripedieae. — Gynandria-Diandria. 



CHARACT. GENER. - V. ibidem. 
CHAR ACT. SPEC. - C. sepalis subsequa 



>iis incompleta, sed a CI. Auct. % 
n opere novo dc Orchid. <////<■.>■ A>.) 
Cypripedium spectabile Swartz i 



.->:>!. 



. 3. f. 3. 



sp. PL IV. 144. SpRENG.Syst. Veget. Ill 
748. Bot. Cab. t. 697. et omnes Auct. seq. 

C. album Hort.Kcw. III. 503. Bot. Mag.t.216. 
C. canadense Mich. Am. bor. II. 161. 
C. Reginw Walt. Corol. 222. 



Pourrait-on alleguer une raison plausible 
pour expliquer la rarete de cette espece 
dans nos jardins, ou elle peut braver a Fair 
libre (grace a quelques precautions) nos 
hivers les plus rigoureux , ou ses grandes 
fleurs , au coloris a la fois vif et doux, peu- 
vent faire le plus joli effet? Non sans doute! 
A moins qu'on ne lui impute banalement a 
crime l'anciennete de son introduction. 
Or, a l'aide d'un raisonnement pareil, com- 
bien a-t-on opere deja d'intempestives 
exclusions , et combien n'en operera-t-on 
pas de nouvelles? En verite c'est la un ve- 
ritable , un absurde ostracisme ! Les belles 
plantes anciennes ne peuvent-elles done pas 
vivre en compagnie des nouvelles ? Et plus 
une collection renferme de plantes cboisies , 
au port elegant ou pittoresque , aux belles 
et odorantes fleurs , plus , ce nous semble , 
le plaisir est vif, la jouissance plus complete 
et plus douce! Selon le savant orchidologue 
de Londres, bien que connue des botanis- 
tes depuis longtemps, ce n'est qu'en 1770, 



que la plante en question a ete introduite dc 
l'Amerique boreale, sa patrie (1), par Wil- 
liam Young , dans nos collections , ou elle 
fleurit au printemps. 

Descr. D'un rhizome vivace, compose de fibres 
radicales ramifiees et charnues, s'eleve une 
courte tige droite, cylindrique, velue, ainsi que 
toute la plante, a I'exccption des fleurs, et por- 



lanceolees, subacuminees, plissees- 
molles. Les fleurs , au nombre de 



d'un blanc rose, a labelle d'u 
portees par des pedoncules plus < 
spathe , qui est e 

ample, arrondi, mu- 

cilies. Le labelle 
en forme de large poche, 
anterieure , et cotele-arrondi ou sillonne. L'eta- 
mine sterile est cordiformc-ovee, obtuse. 



Protegee suffisamment contre les longues I de feuilles seches, cette plante peut, sa 
pluies glaciales de nos hivers, par un doute, tenue en terre de bruyere legen 
drainage souterrain et par une couverture | braver dehors nos froids en Europe; il t 



neanmoins plus prudent, en raison de sa I en pleine 
vegetation printaniere precoce, de la tenir du pied. 
en pot, sous chassis froid, ou del'y planter 



. On la multiplie 



MISCELLANIES. 



185. Calochortns monophyllus (i). 



Cette ( 



e plante est tres rare, meme 
dans son pays natal, selon ce que nous 
rapporte M. Hartweg, qui la decouvrit dans 
lcs memes lieux que la Brodicea californica, 
dont nous avons parle ci-dessus, et l'envoya 
I la meme epoque en Europe (juin 1848 J. 



C'est, selon M. Lindley, qui l'a observee 
en fleurs Tan dernier, une plante bulbeuse, 
au long col [neck] mernbranace, grossier 
(coarre), enfonce de de 5 a 4 pouces dans le 
sol. La tige a autant de hauteur, est grele, 
et porte une seule feuille lineaire-lanceolee, 
glauque en dessous et environ trois fois 
aussi long qu'elle. Les fleurs, au nombre de 
2 ou 3, sont portees par d< 
courbes, plus longs que les 



bractees qui 



(1) C. folio solitario lineari sublanceolato 

.'!> .IJ.l'iT 



sont fort etroites. Ces fleurs sont assez pe- 
tites et sont entierement d'un beau jaune. 
Les sepales en oves et tres aigus ; les petales, 
semblablement conformes, mais raoins ai- 
gus, sont couverts de gros poils. 

Cette plante, par ses sepales dilates, ses 
petales campaniformes etales, etc., tient un 
juste milieu entre les deux sections du 
Calochorlvs, a. Eucalochnrtus; b. Cyclobo- 
thra, que la generalite des botanistes s™- 
tematiques (2) reunit en un seul gen 
C'est en — —-*- * '- • 



en tete de cet article Calochortus et non 
Cyclobothra, comrae 1'illustre auteur qui, 
lui, adopte la maniere de voir de son com- 
patriote Do.\, cre'ateur de ce dernier genre, 
dans le British Flower Garden. 

N. B. Nos lecteurs doivent encore se 
rappeler les trois magnifiques especes du 
meme genre qui ont etc figurees dans la 
Flore (t. Ill, PI. I, ni ai 1840): C. splendent, 
ventistus or, luleus. Celle dont il s'agit est 
moins belle sans doute , mais sa brillante 
couleur florale d'un jaune d'or, les gros 
poils qui herissent les petales, etc., son port 
enfin, la rendent digne de l'interet des 
amateurs de plantes bulbeuses. 

Ch. L. 






'"•;7 '—;';;■' ^-^. sepalis 3s calvis peU 1* 
sni.. (Journ. of llort. >,, |\ . , 

. RoEMfiK et Siiin.TKS, etc. 



MOPHILA IACDLATA. 



Etym. V. ci-dessus 
Hydrophyllacese. 



CHARACT. GENER. - V. ibidem. 
CHARACT. SPEC. — N. patentim 

His ladicalilius jiinnatifidis lyratis, li 
vibus obtusis subfalcatis 2-3-lobis 
supremis cuneatis triloliis. neduiicii 
fuliis longioribus . oalveis simibus relli 



espece merite , par s 



;es congeneres , cette 
> grandes fleurs blan- 
ches , richement ornees au sommet de cha- 
que petale d'une tache d'un violet fonce , 
d^etre cultivee dans les parterres , en com- 
pagnie d'une foule d'autres charmantes plan- 
tes de cette categorie. On en doit la decou- 
verte et l'introduction en Europe a M. Hart- 
weg , qui la trouva dans la Californie , et en 
envoya des graines au mois de Janvier 1848. 
Son coloris floral parait inconstant, sans 
cesser d'etre toujours agreable. Tantot , en 
effet , les macules , que nous venons d'indi- 
quer, sont plus ou moins faiblement irre- 
gulieres et fugaces ; tant6l les veines inco- 
lores qui sillonnent les petales , dans la fleur 
que nous avons decrite ci-dessus et qu'on 
peut regarder comme type , sont bleues a 



pale et blanchatre de la corolle. 



Elle a tout-a-fait le port de notre an- 
cienne N. insignis, mais elle est plus grande, 
plus robuste, et offre surtout des feuilles et 
des fleurs plus amples. M. Hartweg lui avait 
donne le nom de speciosa, que M. Bentham 
a change pour celui de maculata et que 
M. Lindley qualifie de a very objectionable 

compared a ses congeneres, certes, en raison 
de sa taille plus elevee, de ses feuilles et de 
ses fleurs plus grandes , le nom de belle ne 
pouvait etre improprement applique. 

N'ayant point encore eu l'occasion d'exa- 
miner la plante a l'etat vivant , nous n'en 
saurions donner ici la description (oraise 
egalement par le savant anglais). Toutefois 
la belle planche ci-contre et la phrase spe- 
cifique ci-dessus supplecnt convenablement 
a cette lacune obligee. 

Ch. L. 



i-ii.-riHK (fc-T-) 

sujet la notice publiee a j lir que les graines des varietes donl les cou- 
l'occasion d'une congenere hybride {N. (lis- leurs sont nettement tranchees. II doit , au 
coidalis) decrite ci-dessus (1. c.). J'ajouterai reste , en etre toujours ainsi dans la culture 
ici qu'on doit s'nifnrhiT snrtnul :i ue recm-il- ties plauics annuelles. 

L. VH. 



MISCELLANEES. 



une de ces aimablcs ( 




, tenter, en troublant ses 



Elle parait commune dans 
les montagnes qu'inonde de 
temps a autre le Sacramento, 
et ou le celebre collecteur en a 
recueilli des graines qu'il a 
envoyees en Europe. 

C'est une plante grasse, cou- 
chee, annuelle, ayant le port 
de sa congenere la L. Dougta- 
sii, mais elle est plus elegante 
que celle-ci; ses fleurs, en ou- 
tre, sont plus grandes et d'un 
rose pale, au lieu d'etre petites 
et jaunatrcs. et portees par de 
treslongpedoneiilcsnxiihiires. 
Les feuilles varient beaucoup 
de formes : tantot elles sont 
extremement etroites et tout- 
ij-fait entieres, tantot pennees 



l mot des 



serre froide pour la mettre < 



ments subfdiformes, simples 
ou subdivises {ad fig.!). Les 
petales sont, a la base, bordes 
de longs poils, et echaneres au 

Ch.L. 

Culture des Collinsia, des 
Nemophila, des Clarkia, des 
Eschscholtzia , en i 
plantes annuelles 
En la semant en automne et 
en lui fesant passer 1'hiver en 
eurira en Mai ; et tout l'ete , si 

L. VH. 



VRIESEA GLAUCOPHYLLA. 



Vriese, professeur de botum'qiic, dirccteur du .lardin Iiniiniique de Lc\de, 



Bromeliacese. — Hexandria-Monogynia. 



CHUl.YCT. (ll-NKU. v,„//„ .- cnw.lula 

sequalia petalis apice revolutis breviora. Squamae 
euique petalo 2 semi-adnata? indivisae. Stamina 



s convolutis et sinua- 



CHARACT. SPEC. - V. foliis longissime subu 
atis glaucis subfarinosis, scapo supcrnc raniosi 
amis e basi ad apicem distieho-bracteatis spica 



sntibus filamentis purpureo-maculatis brevio- 
Vriorn i I r/i .-./'« .') tjltairopfiylla Hook. Bot. 



On ne saurait conlestcr a la plante en 
question, outre ]e pittoresque de son port, 
une grande elegance et un colon's floral 
aussi curieux que varie. Elle accompagnera 
agreablement les trois autres especes deja 
connues de ce genre et cities par M. Hoo- 
ker, les V. psittucina Lindl. (I. c. Titland- 
sia psittacina Hook. Bot. Mag. t. 2841), 
setacea Hook. [Tillandsia setacea Swartz, 
Bot. Mag. t. 5275, • T. heliconioides Kuwth.; 
sec. HooK.),splendens ( V- ***etnan Hook . W): 
Tilhnulsu! s[>tt ,ttlvu.< Aii 
Hort. univ., t e VI. c. ic 



uCii.L. 



Am. 2° ser. V. c. ic. et Flore , II. maiI846, 
PI. IV.). Plusieurs autres especes viendront, 
sans doute, se reunir a ce genre, quand elles 
seront mieux connues {T. disticha HB. et 
K. N. G. I. 292 ; purpurea R. etP. Fl. per. 
III. 41. t. 270. etc.). Nouspouvons des a 
present y joindre sans hesitation le T. an- 
ceps deLoddiges (Bot. Cab. t. 771), plante, 
sans doute, moins brillante que celles que 
nous venons de nommer, mais qui meritc 
encore d'etre cultivee et que les auteurs ont 
passe sous silence , saul 
Sweet et Loudon (3). 



(1) Aujourd'hui, par un accord 1 
non seulement de latiniser par une 
ne les pas ddfigurer de leur ajoute 



III!,, 



..-a, etc.). II 
b ne plus lire dans nos 
-}. Hamelia 



livres de botanique des noms tels que Belvisia (Beauvois!), 

(Duhamel), Hircea (Lahire), etc., etc. C'est pourquoi nous ecrivons Vriesea. 

(2) Nous croyons pouvoir nous perraettre de retablir ici le nom specifique donne par 
M. Ad. Brongniart, et change sans motif par M. Hooker. Ce nom, en effet, exprime parfaite- 
nwnl li tplettdeur de cette plante, et est plus juste encore que speciosa. 

(3) Les T. simplvs (t. nil) ,-t imhncata (t. 131) du perc Vellozo (Fl. flum. III.) appartiennent 
encore au genre Yrirsru. Sun 7" rntifornii* cm If /'. psiiturino <!<■ M. Hookkk iV. paittiicimt Lindi ..) 
La famille des Bromeliacees , composces aujourd'hui de nombreuses especes peu connues et de 
nombreux genres asscz rnal determines, pour la plupart, est une de celles dont la revision pro- 



432b ~^i 

Cette Bromeliacee, selon M. Hooker, a 
ete decouverte, dans l'interieur de la pro- 
vince de Santa Martha , Nouvelle-Grenade , 
par Fun des collecteurs du Jardin botanique 
de Kew, M. Purdie, qui l'envoya vivante en 
Europe. L'auteur la decrit ainsi : 

Descr. « Plante acaule, alo'iforme, de grandeur 
moyenne. Feuilles inibriquees , arrondies , et un 

d'un pied ou d'un pied et demi , a base large et 
un pcu concave, se terminant graduellenaent en 



comme le doigt, long d'u 

(!.• braetces distantes, divise dai 



1 scape rouge , gros 



i|iies. |dis>r('.s-caiTiu'rs, t j;-> aigur.s, t'ir 
iiid)ri(|ii(HN. i-inidrs, o\ -ees-lanceolees, 
inferieurcs rouges, un peu flo 
tres vertes teintees de jaune 




Memes soins que ceux recommandes pour | de mousst 
YJSchmea fulgens, le Tillandsia splendens I ou la pla 
{Vriesea— ), les Pitralmia A(tensteinii,eXc. I dant du t( 
On pent la suspendrc , absolument a la ma- I chal. 
nicrc des Orchidees, dans une serre chaude | 
ct humide {Serre a Orchidees) , avec un peu | 



NOTE SM LE HARICOT BEIME. 

translucidc , II. Fursterling, II. d 



Cette delicieuse espece qui, depuis plu- 
sieurs annees, se cultive, mais en petite 
quantite, dans quelques jardins, merite 
de prendre place dans tous les potagers. 
M. Masson, jardinier de la Societe centrale 
d'horticulture, m'en ayant remis au prin- 
tenips, j'en scmai avec un egal success trois 
rigoles a trois expositions differentes. — Le 
grain est bleu fonce , arrondi , d'une gros- 
seur ordinaire ; la tige volubile s'eleve a 
environ 2 metres a 2 m ,50; ses fleurs sont 
d'un beau lilas rose ; ses gousses, qui sont 
d'abord d'un beau vert, grossissent assez 
rapidement , sans cependant faire develop- 
per le Haricot lui-meme qui se trouve en- 
veloppe d'une masse epaisse d'un tissu cas- 
sant, farineux et sucrC, analogue a celui du 
H. mange-tout. A l'epoque de la maturite , 
la cosse jaunit tout en conservant ses sues, 
et reste aussi cassante que dans le jeune 
age; on peut la prendre alors pour la faire 
cuire dans l'eau ; elle est aussi tendre que 
de petits Haricots. Lorsqu'il est bien franc, 
les cosses sont blanchatres dans leur jcu- 
nesse. Ces cosses ont un gout excellent, et 






n,je 



neglige; il est vrai de 
il a ete trouve" supe- 
llc des annees passees. 
iviens , le defaut d'etre 
contre, clle est tres- 
productive. Je dois ajouter que lorsque la 
gousse commence a etre trop avancee pour 
se manger en vert, l'extericur se parsenie 
de taches d'un bleu pourpre. 

J'ai conserve a ce Haricot le nom sous 
lequel M. Masson l'a rapporte de Russie. 

Les Haricots ecosses sees sont excellents, 
dit-on , mais comme nous n'avons pas en- 
core ete a memo d'en faire usage, nous 
nous abstiendrons d'en parler. Peut-etie 
leur couleur foncee s'opposera-t-elle a ce 
qu'on les recherche. 
Quoi qu'il en soit 
de Paris s'emprcssera de repandre cette 
espece appelee a rendre de grands services 
a l'horticulture. 



le Jardin des Plantes 



MISCELLANIES. 



f 185. Miltouia Karwinski! 



mere de cette belle 
t due au baron Karwinski , qui , 
1 sail, explora le Mexique pendant 




s (1827-1832) aux frais du gou- 
russe, et a enrichi les herbiers 
n de Munich d'un grand nom- 
res et interessantes planles. Ce 



neriques que lui avait imposes autrefois 
M. Lindley proviennent de 1'incertitude de 
1'auteur qui ne la decrivait que d'apres un 
petit echantillon sec recueilli par M. de 
Karwinski. Le savant redacteur du Jonrn. 
de la Societe d'Hortic. de Londres la decrit 

j ■ Imaginez-vous une baguette (scape!) 
I long de 3 pieds, rigide et presque dressee, 
j couverte, dans les 3/4 de sa longueur et a 
11/2 pouce d'intervalle, de grandes et jolies 
fleurs, a la fois blanches, pourpres, jaunes 
et brunes, de 2 1/2 pouces de diametre au 
moins, et vous aurez une idee de cette 
charmante espece. Les segments du peri- 
gone sont d'un jaune brillant, barres et 
mouchetes de brun ; le labelle est blanc au 
sommet , d'un violet fonce a la base et rou- 
geatreau milieu. Le gynosteme est presque 
blanc, et orne de deux ailes en forme de 
hachette et denticulees. 

■ C'est, ajoute-t-il, une des plus belles et 
des plus distinctes Orchidees connues et in- 
troduites dans nos cultures. » 



Ch.L. 






Elle forme des touffes serrees, composees 
de tiges presque simples, dressees, heris- 
sees d'aiguillons et hautes de 8 a 12 pieds. 
Ses belles feuilles, de plus d'un pied de 
diametre, sont palmati-lobees, a nervures 
saillantes et armees d'epines sur les deux 
faces. Les fleurs, d'un vert pale, sontreu- 
nies en panicules serrees au sommet des 



duire cct arbrisseau dans nos jardins ; mais 
toutes mes tentatives a cet egard avaient ete 
infructueuses, jusqu'a ce que, grace a la 
sollicitude et aux soins perseverants du der- 
nier gouverneur des colonies , M. le capi- 
taine d'Etoline, je fusse enfin parvenu a 



s, dont sont issus les jeunes in- 
dividus deja distribues dans quelques jar- 
dins. Jusque la , toutes les graines que j'en 



; ete adresses , il t 



sible de leur faire traverser la Siberie en 
une seule saison, et par mer, ils n'eussent 
pu resister a un double passage de l'equa- 
teur dans la meine annee. 

Le climat de Tile de Sitka, d'ou j'ai rceu 
mes graines, offrc des particularites assez 
exceptionnelles. II est fort brumeux; le so- 
leil y brille tres rarement. Toutefois, si 
d'un cote l'ete est assez froid et humide ; de 
l'autre, l'hiver est fort doux et tres humide ; 
les grandes et longues gelees y sont incon- 
nues; et tout au plus quelques rares gelees 
blanches viennent-elles argenter la terreet 
les buissons ! 

Neanmoins, des que les framboisiers 
(Rubus spectabilis, nootkensis) ouvrent leurs 
corolles , de nombreux Colibris , aux cou- 
leurs brillantes , accourent soudainement , 
mais helas ! six semaines sont le terme ra- 
pide de leur apparition merveilleuse. 

Le Panax en question exige done une 
position abritee , un sol et une atmosphere 
humide. II supporte de legeres gelees, 
I'influence de froids 



pour les jardins paysagers , et partout ou 
on saura le placer dans les conditions ne- 
cessaires a sa prosperite. 



(I) /'. ranle fruticoso dumos 

setoso-aculeatis. Ilinilnis rareni 

P(uu(., horriihtm Smith in I 



s simplicibus pain 
Prodr. IV. W.) 



i Cyclop. XXVI. III. DC 



meat, il < 

et filets avec des graines du Lolium pe- 
renne, ou Ray-grass, dit Gazon anglais; 
cette plante airae la bonne terre ; dans 
beaucoup de localites, elle ne reussit qu'a 
force de soins et de depense; il est meme 
des terrains si pauvres qu'elle n'y reussit 
pas du tout. 

plantes qui , dans les terrains legers , pour- 
raient remplacer le Ray-grass. Celui-ci ne 
reussissant pas dans les endroits ombrages , 
les bosquets, etc., pourrait etre remplace 
avantageusement par la Canche flexible 
(Aira flexuosa), qui croit tres bien a l'om- 
bre dans nos forets; elle a les feuilles fines, 



pourrait durer longtemps , car elle est d'une 
nature tres vivace ; il suffirait de la tondre 
ou faucher une seule fois ; j'ai la certitude 
qu'elle se maintiendrait bien vert tout l'ete 
sans aucun secours d'arrosements. Ainsi 
cette plante pourrait etre semee avec avan- 
tage dans les bosquets ombrages. 

Une autre plante non moins meritante 
est la Fetuque des brebis (Festuca ovina), 
qui reussit si bien dans les endroits sees 
et arides ; elle a le feuillage aussi vert et 
aussi fin que la Cancbe flexible; elle est 
egalement vivace , et pourrait remplacer le 
Ray-grass dans les terrains arides et tres 



{Rcvuc horticole.) 



BRlfflSWIGIA (BUPiioM) TOXICARIA. 



Amaryllideae Rob. Br. § Amaryllew Endl. — Hexandriu-Moimi^ 
CHARACT. GENER. - Vid. supra 1. c. 



CHARACT. SPEC.-cB. (Buphone) bulbo tu- 
nicato, oblongo-ovato , plexubus multiplicibus 
<iiIicnis!;M'('is superiie squarroso-laxatis tecto; 
rhizomate cylindraceo, subtus prominente-, foliis 
plurimis, lorato-lancrolalis, -laucK. torliu-nili<. 
bifarii*. eic(>io-divergeatihHS, 'post inflorescen- 
tiam venientibus; soapo tcn'ti-nmqiresso; spatha 
bivalvi. amrla. lamT<ilat..-..\nla . Mibhcrbacra. 
pedicellis fdiformibus breviorc; umbella sub- 
hemispharica , dcnsa : n.n.lh h> |i..n-.it.-i-ir..rnii . 
quam pedicellus breviorc; tubo quam germen 
pluries longiorc, laciniis isometro; laciniis lan- 
ceolato-oblongis , suba?qualibus , 




II fut un temps ou les belles plantes du 
Cap de Bonne-Esperance brillaient presque 
sans rivales dans nos jardins. C'etait le 
regne des Protea, aux eclatantes bractees , 
des Bruyeres aux fleurs si variees, si gra- 
cieuses, si durables, des Stapelia, des 
Aloes, des Crassulacees, aux formes plus bi- 
zarres qu'elegantes ; c'etait surtout le beau 
temps des plantes bulbeuses, Ixia, Spa- 
raxis , Gladiolus, Hcemanlhus, Nerine, 
Brunswigia, etc., brillant cortege ou la 
profusion de types egale seule l'eclat et la 
variete des couleurs. Mais helas! les plantes 
ont leurs destinees comme les hommes. 
Leurs charmes ont beau conserver toute 
leur fraicheur 5 si le bon gout les admire , 
la mode ne tarde pas a les dedaigner, pour 
des rivales plus jeunes et souvent moins bel- 
les. Les pales Banksia de l'Australie detro- 
nent les brillants Protea du Cap, les Epa- 
cridees usurpent le rang des Bruyeres , les 
raides Cactees d'Amerique eclipsent , a plus 
juste titre, les raides plantes grasses de 
l'Afrique australe , enfin le monde aerier 
des Orchidees tropicales, dispute aux su- 
perbes plantes bulbeuses jusqu'aux derniers 
reflets de leur vieille gloire. Nous os( 



demander, pourtant : Y a-t-il justice dans 
ces preferences exclusives , dans ces dedai- 
gneux oublis? Engouement, amour du neuf; 
voila Tecueil ou se brisent les vieilles re- 
nommees; et cependant, la nature, moins 
partiale que les hommes, a fait du regne 
vegetal un harmonieux tableau, ou les beau- 
tes se relevent,au lieu de s'eclipser,l'unepar 
Tautre, ou l'ombre meme sert a rehausser la 
lumiere. Laissons done a la serre chaudc 
l'orgueil de ses Palmiers , de ses Orchidees, 
des tresors de la vegetation tropicale; que 
nos plate-bandes s'ornent d'un harmonieux 
melange des jolies productions annuelles 
du Cap, de l'Australie, du Chili, de la Ca- 
lifornie, du Texas, des regions temperees 
du vieux monde. La serre froide n'a-t-elle 
pas tout a gagner a l'union des Proteacees, 
Immortelles, Diosmees, Iridees, Amaryl- 
lidees, Liliacees du Cap avec les Proteacees, 
Legumineuses,Myrtacees, Epacridees, Dios- 
mees, HBemodoracees de l'Australie, avec 
les Capucines, les Fuchsia, les Calceolaires 
del'Amerique australe, les Hydrangea, Spi- 
rma, Azalea des regions temperees de 
1'Asie, les Echium, les Statice, les Hype- 
Canaries? Cette 



; doute ; mais elle 
n'est pas si complete, si impartiale que la 
justice et le bon gout semblent l'exiger, et 
c'est afin de plaider la cause des victimes 
de l'oubli, que nous consacrons le present 
article au Brunswigia toxicaria, une des 
plantes favorites de nos peres, et Tun des 
representants d'une famille trop dedaignee. 
Le Brunswigia toxicaria, connu aussi 
sous le nom A'Hcemanthus toxkarius, ap- 
partient, ainsi que le reste de ses congd- 
neres, a la Flore du Cap de Bonne-Espe- 
rance. Cette region est, en effet, la patrie 
exclusive d'une foule de plantes bulbeuses. 
C'est dans le Karroo surtout, desert aride 
pendant la saison seche , que la nature se 
plait a deployer, au temps des pluies, les 
tresors de son inepuisable fecondite. Con- 
centree dans les branches rabougries de 
maigres buissons, dans les feuilles char- 
nues des plantes grasses, dans les bulbes 
caches sous le sol,ou sous leurs enveloppes 
dessechees, la vie renait tout a coup pleine 
d'eclat et de force, des qu'une humeur bien- 
faisante vient en ranimer les germes long- 
temps engourdis. A la triste nudite du desert, 
succede, comme par un merveilleux coup de 
theatre, la fraicheur et l'eclat d'un riche 
parterre: Spar axis , Ixia, Brunswigia, 
Dimorphototheca , Gazania, aux couleurs 
brillantes et variees, Nerine, Strumaria aux 
petales elegamment gaufres, myriades de 



pelia aux corolles en etoile, ou des taches 
livides trahissent d'avance l'odeur infecte 
de l'ulcere, delieates Oxalis, raides et dan- 
gereuses Euphorbes, tout prend part a 
cette resurrection rapide; tout se hate de 
vivre ; car une mort prochaine attend les 
unes , et le reste ne doit jouir d'une vie 
active que dans le court iotervalle de la 
saison humide. Elles doivent, dans cette pe- 
riode, fleurir, nouer ou miirir leurs fruits, 
et souvent preparer, au moyen de leurs 
feuilles , des depots de nourriture destines 
an devcloppement des fleurs de l'annee sui- 
vante ; voila pourquoi beaucoup de plantes 



bulbeuses produisent leurs fleurs avant 
leurs feuilles. Tel est, en particulier, le cas 
des Brunswigia dont les fleurs paraissent 
chez uous en automne, tandis que leurs 
feuilles sont hivernales. 

L'introduction du Brunswigia toxicaria, 
en Europe, date de l'annee 1574. Elle est 
due a F. Masson, un des collecteurs qui 
fournirent a l'Angleterre, et en particulier 
au jardin de Kew, tant dc plantes du Cap 
de Bonne-Esperance. Quoique deja si an- 
cienne dans nos jardins , elle n'y a jamais 
ete tres repandue. Ce serait peut-etre un 
motif pour en recommander la culture , si 
de meilleurs titres ne parlaient en sa faveur. 

Le nom specifique toxicaria, et celui de 
Buphonc (tue-boeuf), qu'elle a recu comme 
type de genre ou de sous-genre, indiquent 
assez ses proprietes veneneuses. Les betes 
a come paraissent, en effet, d'autant plus 
sujettes a en souffrir, qu'elles ont un gout 
prononce pour ses feuilles. Cette assertion, 
empruntee a un article du Botanical Ma- 
gazine, invalide la regie qui attribue a 
l'instinct des animaux le pouvoir de leur 
faire eviter les herbes nuisibles. L'excep- 
tion, dans ce cas, tiendrait-elle a ce que les 
boeufs ne sont pas indigenes dans la colonie 
du Cap, et que leur instinct ne les sert que 
dans les limites de leur patrie primitive? 
ou bien 1'influence de la domesticite a-t-elle 
affaibli, chez ces animaux, les facultes de 
l'instinct? Quoiqu'il en soit de cette ques- 
tion, les proprietes du Brunsivigia toxica- 
ria sont malheureusement trop bien con- 
nues des naturels de l'Afrique australe, qui 
s'en servent pour empoisonner leurs fle- 
ches; elles se retrouvent d'ailleurs, avec 
plus ou moins d'energie, chez le reste des 
Amaryllidees, notamment dans les bulbes 
des Hippeastrum et les fleurs de notre Nar- 
cisse des pres (iV. pseudo- Narcissus). Le 
meme principe affaibli donne des vertus 
emetiques aux Leuco'ium, aux Perce-Neige 
{Galanthus nivalis), et a la plupart de nos 
Narcisses indigenes. 



t, pour cette plante, les prescription*, iiuliqutTs ci-dessus (t. Ill, 
i 08 192-195), au sujet du Brunswigia ciliaris. 



MISCELLANIES. 



f 188. Pl«<ge a 




Je ne doute pas que beaucoup de vos I ces, ces deux dernieres annees, et qui i 
lecteurs n'aient eu, tout comrae moi, a se j recommande par le triple avanlage 
plaindre frequemment de la destruction 
entiere ou partielle de leurs serais precoces 
de Pois, par les depredations i" 



uc ruis, par les depredations aes souns, 
qui deterrent et devorent la graine, juste 
au moment de sa germination, etat sous 
lequel elle parait , d'une maniere plus spe- 
ciale, allecher et satisfaire le gout de cette 
petite engeance maraudeusc. Je suis heu- 
reux, par consequent, d'avoir a vous com- 
inuniquer un moven de les prendre au piege, 
moyen que j'ai cssaye avce un parfait suc- 



action toute 



emploi facile, 
Mon piege < 



oute spontanee. won piege esi ium 
ient un bocal a confituro- 
home), dont l'ouverture (qui doit avoir de 
2 a 2 1/2 pouces de diametre) est ferniec 
par une valve ou clapet {faller) en leger fer 
blanc , s'ouvrant naturellement en dedans, 
penetrant d'un pouee a peu pres dans l'in- 
terieur du col, et attachee par une char- 
mere , iiguree dans l'esquisse ei-joiiite, a 
„n«. nntPP nir-r-p Ao fov hlane. lixee an html 



du col du bocal par un morceau de ficelle 
ou de fil de fer. Le prix de pareils bocaux, 
dont un grand nombre se trouvent vides, 
a cette saison de l'annee, dans la plupart 
des maisons, et qui ne souffriront du reste 
aucun dommage pour etre approprics a 
leur nouvelle destination, leur prix, dis-je, 
est d'environ 00 cent. (G d.), et celui de fer 
blanc, etc., un peu moins de 5 cent. Jc me 

ai trouve aucun de plus attractif que quel- 
ques Pois, des plus communs meme, ra- 
mollis dans l'eau presque jusqu'a germina- 
tion , et places alors au fond du bocal, avec 
un peu de sable. Par ce moyen, j'ai purge 
mon jardin de souris , et j'ai pu preserver 
mon premier semis de Pois, tandis que mes 



meme apres deux ou 
bocal doit etre enfonce (horizonlalement) 
dans la terre, de maniere a ce que son ou- 
verture soit de niveau avec la surface du 
sol. La simplicite de confection de l'appa- 
reil, la facilite que les souris trouvent a s'y 
introduire, et l'impossibilite de leur sortie, 
seront, j'espere, rendues inanifestes par 
1'examen de l'esquisse ci-jointe. Je serai 
heureux de repondre a toute demande sub- 
sequente d'information, et vous enverrai, 
avec plaisir, si vous le desirez, un de mes 
pieges , pour que vous puissiez l'examiner. 
William Law, 

Paroisse de Marston, pres Welfort. 

(Traduit du Gardener's Chronicle, 



-J- 189. Nouv< 

Vers cette periode de l'annee (fev.), la peau 
des pommes de terre acquiert un tel degre 
de tenacite, que, l'ebullition ne suffisant 
pas pour la dechircr, l'exces d'humidite et 
autres matieres renfermees dans le tuber- 
cule nepouvant d'ailleurs trouver une issue, 
le tubercule reste, apres l'ebullition, savon- 
neux et impregne d'eau. Je pense que les 
cuisinieres pelent les pommes de terre, a 
cette epoque de l'annee, a cause de la tena- 
cite de leur peau, qui exhale une odeur 
desagreable pendant la cuisson. J'ai tou- 
jours observe que, avant Noel, moins on 
emploie d'eau, mieux on reussit,avec l'addi- 
tion d'une forte dose de sel; mais qu'apres 
ce temps, et jusqu'a l'cpoque ou les anciens 
tubercules commencent a s'epuiser, au prin- 
temps, plus d'eau Ton use, mieux on pro- | 
cede, non pas dans l'idee de rendrc les ! 
pommes de terre meilleures, mais d'eviter j 
l'odeur que laissent degager leurs peaux. 
En avancant cette assertion et celles qui j 
suivent, je sais que je me place, vis-a-vis 
des cuisinieres, dans la meme position ou j 
Pours se trouve parmi les abeilles. Depuis 
la maritorne du plus bas eraploi {a dab of '\ 
a wench of all work), jusqu'au grand Soyer ! 
lui-meme, tous me diront que, cuire les 
pommes de terre, a cette epoque de l'an- 
nee, sans les depouiller de leurs enveloppes, 



nez un couteau, et coupez circulairement 
la peau du tubercule, repetez l'operation 
dans le sens de la longueur, et mettez les 
pommes de terre dans une grande quantite 
d'eau (salee). On verra , quand les pommes 
de terre sont bouillies, que la ou la peau 
etait incisee, elle s'est largement ouverte, 
laissant ainsi une libre issue a rhumidite. 
Pour peler les tubercules cuits , il ne fau- 
dra pas le quart du temps qu'exige la 
meme operation faite avant la cuisson, 
sans compter qu'en enlevant la peau des 
tubercules crus, les incisions plus pro- 
fondes laissent perdre une grande quantite 
de matierc farineuse. Si la cuisiniere d'une 
nombreuse famille n'a pas le temps de peler 
les pommes de terre , au moment de servir, 
on pourrait les faire bouillir un quart- 
d'heure avant l'instant du besoin, et les 
meltre dans un four ou elles se conserve- 
raient chaudes ; mais on fait mieux d'en- 
voyer a la table les pommes de terre encore 
revetues de leurs enveloppes, parce que 
celles-ci leur conservent plus longtemps leur 
chaleur , et, si on les a cuites d'apres mon 
procede, les peaux s'enlevent avec la plus 
grande facilite. Tous ceux qui ont essaye 
ma incthode en sont enchantes. 






. (h,r.s 



EXACHM ZEYLANCVI. 



Gentianeae Juss. — Pentandria v. Tetrandria-Monogynia Ln 



CHARACT. GENER. - « Calyx 4-3-partit us , 
segmentisdorso carinatis v. alatis. Corolla rotata, 
' (li'inutu globoso, limbo 4-5-par- 

listnilcs. Ovarium valvis intro- 



Hivis. >7/y'«.s distinctus , declinat 
tigmatc indiviso, capitulato v. lev 

u'lcalo. Ciipsahi. bilooulai'N. bival 



s<iuia. plamitis i; 

: i, iii.il itifliqi nir. 






£>. t.G7.« W. J. Hook. 1. c. 



La figure ci-jointe parle assez en faveur 
de la plante qu'elle represente, pour nous 
dispenser de tout autre panegynque. Nos 
lecteurs auront, d'un coup d'oeil, retrouve 
en elle, le port general et les couleurs bril- 
lantes de plusieurs de nos Gentianes indi- 
genes, et des Lisianthus qui font l'ornement 
de nos serres. Ces genres , en effet, dont il 
faut rapprocher IcsExacum de l'lnde, et les 
beaux Chironia du Cap , represented au- 
jourd'hui dans nos serres , un vaste groupe 
de plantes, a la fois remarquables , et par 
l'eclat des couleurs de leurs corolles , ou le 
rouge, le bleu, le violet presque noir, le 
jaune, le blanc brillent sans melange ou 
diversement nuances, et par leur distribu- 
tion sur presque tous les points et sous 
presque tous les climats dn globe, et par 
l'analogie de proprietes qui fait de la plu- 
part d'entre elles des plantes ameres et 
febrifuges par excellence. Ajoutons a cette 
coincidence, celle qui ressort de la difficulte 



generale de leur culture, en observant qu'il 
reste sur ce point , a cote des difficultes a 
vaincre, de precicuses conquetcs a fairc. 
L'espece ici figuree peut, en particulier, 

rager l'introduction de ses congeneres, qui 
habitent, commc elle, les regions tropicales 
de l'Asie. 

VExacum zeylanicum, depuis long- 
temps connu dans les herbiers et dans les 
ouvrages purement botaniques, mais encore 
nouveau pourles jardins d'Europe, a fleuri, 
en septembre 1848 , dans le Jardin botani- 
que de Glasnevin, a Dublin, ou M. Moore 
obtint la plante de graines envoyees de 
Ceylan. Voici la description qu'en donne 
sir W. Hooker : 

Descr. Plante annuellc. Tige dressee, tetra- 
gone, glabre, 



corymbe, seulemcnt 
. Fcuilles opposees, ses; 
ne dire qu'elles sc 



, elliptiqucs, oblongucs ou lanceolecs, 



(on en d'autres termcs pedoncules et pedicelles), 
tctragones), un peu greles; pedicelles extremes 
reunis trois par trois. Galice a cinq divisions 
profondes. membraneux, vert, a lobes attenues 
en pointcs subulecs, et portant sur leur dos, de 



Corollc en roue, grande, 



loges, bilobees a la base, attenuees au soramet et 
s'ouvrant a leur pointe par deux pores. Ovaire 
ovale, glabre. Style long, incline, avec son sora- 
met recourbe vers le haut. Stigmate marque 
d'un sillon transversal. « 



Pour vaincrc les difficultes dc culture de 
VExacum zeylanicum, on devra suivre a 
peu pres les memes errements que nous 
iivuns indiqucis jadis, d'apres M. J. Cuthill, 
a l'egard du Liskuif litis RusseUmnus. Los 
seules modifications a introduire dans lc 
ment a la duree annuelle et 
:e de VExacum. II faudra surtout 
i de ne pas enterrer les graines ; 
re ou elles germent que 



terrine contenant del'eau, au lieu d'arrosc- 
ments qui deplaceraient immanquablement 
les semences ; enfin de tenir les terrines 
pres des vitres de la serre chaude. Une fois 



grandeur, les plantes doivent etre arrosees 
moderement, en evitant de laisser de l'eau 
stagnante autour de leur collet ; car la na- 
ture herbacee de la tige la dispose a pourrir 
dans un exces d'humidite. M. J. Smith 
conseille d'en faire egalemcnt germer les 
graines sur les surfaces moussues des pots, 
dans la serre a Orchidees, le plus pres pos- 
sible des vitres. La plante, ajoute-t-il, 
parait etre strictement annuelle, dans son 
pays natal; mais elle produit parlbis, apres 
sa floraison dans nos cultures, de courts 
rejets lateraux a fleur de terre, que des 
soins particuliers peuvent conscrver durant 
Fhiver, et transformer sans doute en autant 
ison prochaine. 

L. VII. 



MISCELLANEES. 



f 190. Rectifications an snjet dc 1 introduction de quclqn 



M Linden nous adresse les notes sui- j Gongora leucochila, recueillie 

rlntrndnrtLT . ' ^ ° U W doit ' 84 M™s les forces luunides pres 

I into n.l.u tion dans nos jardins : indien d'Istapangajoya. (Prov. dc 

A jili el 'an dm iiiminliar,, , rooiieillie on I altit - 4000 P'eds.) 

decernbrc 1839, dans les forcts sornbres et j Wtirrea cuanea, trouvec clan* 

^^^^ T€a,la(PP0V • <iC ^ bl, ^ deGalip,,. Ves doCanu,;, \ 

alllt - 2 ^P»eds). s , 842 . (A|li|- , : _,.„„ 



du village 
Chiapas, 



J % 




Y 



BROWALLIA JAUSMI. 



< di'trarlciir* <le [J,, 



Scrophulariaceae-Salpiglossidese Benth. 



Didynamia-Angiospermia Limv. 



CHARACT. GENER. - Calyx S-dcntatus vel 

.'I fiilus. Corolla liypocraterimorpha, tubo superne 
|i:irmn dilaiato. li/nho ohlinuo. breviter et late 
Mibbilabialiin .Vlobo, lobis 
nre, resti 




jiIiis minus vlM-iiln-pohisv, „tt<. folia al- 
intcgcrrima. Flores ad axilla* foliornm 
trum pedicellafi , in I'vinib irrnjiilaris , 



..-,- 



; llorihn.s -aibron niliuxi-c\ hiom>: 
ci< vi\ lon^iorihus; calycT o\ato-l 

npliato, incurvo dimiilio luvviot ilm>. 
Brou-ulliu J a meson i Bk\tii. I'M. liar 
•SIS (c\ el. W'ai.cf.iss) el poslea in l>C. 

l'ur.,N \lau.olf.arden.Feb.l849.5. 

Harris. Flor. Cabin. Mart. 1849. 49. t 
Folia seabra. vi\ pollicaria. Corymbi 
ills tubus 9-10 lin. lon^i;-. limlii laeii 



L'etymologie du genre Browallia rap- 
elle un de ces traits d'innocente malice, 
s temps en temps l'es- 
nna3us. En accordi 
en effet, l'honneur d'une deeicace de genre, 
a 1'un des de'tracteurs les plus acharnes de 
ses brillantes reformes , Linnceus sut ca- 

ment aiguise; car, l'epithete demissa (basse) 
appliquee a la premiere espece de Browal- 
lia, faisait allusion a la mediocrite scienti- 
fique du futur eveque d'Abo. Bientot le 
nom d'elata (elevee), donne a une supposee 
seconde espece, apprit aux savants l'ele'- 
vation de Browall a la hauteur du siege 
episcopal. Sur ce, grande clameur de la 
part du Zoi'le, honore malgre lui par 
l'homme qu'il s'obstinait le plus a depre- 
cier. Maladroites invectives! Elles n'ob- 
tiennent d'autrc reponse qu'une troisieme 
de'dicace a piquante signification , celle du 
Browallia alienata (Browallia brouillee), 
Plante baptisee , du reste , avec plus d'es- 



prit que de justesse, puisqu'on l'a recon- 
nue depuis pour une Acnnthacee, et par 
consequent comrae bien differente des 
Browallia. 

Ces dcrnieres dont on eonnait aujour- 
d'hui environ sept espeees, habitent exclu- 
sivement I'Amerique tropicale. Le Bro- 
wallia demissa, (a laquellc M. Bentham rap- 
porte le Br. elata comme simple variety, 
se retrouve presque sur tous les points de 
cette aire immense. Les autres espeees sont 
distributes entre la Colombie et le Perou , 
e'est-a-dire , dans la partie tropicale de ces 



Andes communique leur caractere phy- 
sique le plus saillant, et que I'analogie 
de leur vegetation reunit en une region bo- 
tanique particuliere, celle de l'occident de 
1'Amerique tropicale du Sud. 

Quant a l'espece ici figuree , elle provient 
de la republique de l'Equateur, dans la Co- 
lombie, ou le professeur Jameson d'abord,. 
et puis M. Hartweg Font recueillie les pre- 



43fib -ۤ 

miers, el d'ou 1'intelligent collecteur de 
MM. Veitch et fils , M. W. Lobb , l'a re- 
cemment introduite dans les serres d'Eu- 
rope. Elle a fleuri , en premier lieu , chez 
MM. Veitch et fils, dans le courant de l'an- 
ne'e passee, et figure, avec avantage, dans 
les expositions horticoles des jardins de 
Chiswick et de Regent's Park. Quoique ne- 

assez etroit de collections , elle est destinee, 
sans doute, a se repandre largement; car 
au double avantage d'un bean foiiiJla-r * t 
de fleurs brillantes , elle reunit deux quali- 
tes non moins cssentielles , au point de vue 
de la culture , la vegetation d'un sous-ar- 



brisseau toujours vert, et la rusticite d'hnbi- 
tudes qui lui permet de resister memea une 
legere gelee , et d'attendre , dans une sim- 
ple bache, pendant l'hiver, la saison ou ses 
fleurs doivent ajouter a l'ornement de la 
serrc froide. Ce dernier fait s'explique aise- 
ment , si Ton sait que la plante a ete obser- 
ved par M. Lobb, a une altitude d'environ 
1800 metres, dans les Andes de la pro- 
vince de Cuenca, tandis que les especes 
annuelles du raerae genre, habitant des re- 
gions plus basses , partagent le tempera- 
ment delicat des plantes de serre chaude. 



Quelques-uns des faits signales ci-dessus, 
sufiisent pour nous guider dans le mode de 
culture a adopter pour le Broivullia Jame- 
soni. C'est , avant tout , la serre froide en 
hiver, et probablement la pleine terre en 
ete, qui conviennent a la plante deja adulte. 



On la tiendra dans le premier cas , en 
dans un melange de sable, de tcrreau < 
terre de feuilles. Elle se multiplie tres 
de boutures, et en general sa culture i 
'olln.Mil .incline difliculle. 
L. VH. 



propagatii 



MISCELLANEES. 



Au nom de Jean-Baptiste Van Mons se 
rattaehe le souvenir de tant de services ren- 
dus aux sciences physiques et a l'horticul- 
ture, que nous croyons repondre au vceu 
de nos lecteurs, en leur offrant, avec le 
portrait de ce savant celebre, une esquisse 
rapide de sa vie et de ses travaux. II n'est 
jamais trop tard pour rendre un juste tri- 
but d'eloges, a l'homme dont la longue et 

cree au profit de ses semblables. 

Jean-Baptiste Van Mons naquit a Bruxel- 
les, le 11 novembre 1763. Une modeste 
education classique, en rapport avec sa 
position sociale, fut le m 



fie J. B. VAN lUONS. 

precoces etablirent bientot sa reputation 
de savant et d'erudit. C'est dans I'luimbl*' 
officine d'un pharmaiirn qu'il s'inilia, de 
lui-meme, a la connaissance des principals 
langues vivantes et des sciences physiques, 
pour lesquelles commencait alors a s'ouvrir 
une ere de regeneration et de progres. Deja 
la theorie surannee du phlogistique, sap^e 
par les brillantes experiences des Wentzel, 
des Richter, des Bergmann , des Scheele, 
des Priestley, des Bayen, etc., faisait place 
a l'idee feconde de Lavoisier, sur le role 
que joue l'oxigene dans la combustion, et 
en general dans la combinaison chimique. 
L'annee 1775avait vu s'ouvrir la lutte entre 

{Iji xuilr u In pin/,- i,"7l'.) 



i 






DIPLADESiA NOBILIS. 



— Pcntandi i 



CHAIAACT. GENER. - V. ibidem. 
CHARACT. SPEC. — D. Rl.izomad i 



:::/.;;:: 



ssnhsessili 

■ tusoapirulali. > 

nn-: llonl.iism 



riareis nitidis dense Dipladcnia i 
soppositis tncolon- d'llorl. Gaud. 
nullo, la- 



Encore une noble espe 
t qui Ie cede a peine en 
ampestris , que nous 



ed'un noble genre, 
leaute a la D. Rosa 
vons dcrnierement 
publiee; et qui , comme elle, contribuera 
grandement a la decoration de nos serres, 
par ses grandes llcurs d'un rose pale, a am- 
ple tube bicolorc interieurement (1). A Ten- 
tree de la gorge est une ample macule, eta- 
lee en une etoile a cinq larges rayons, d'un 
rose plus fonce et interrompu par une strie 
blanche. Plus bas, le tube revet une teinte 
violacee sombre , et est d'un rose d'or a la 
base, jusqu'a 









remarquer par la grosseur de la partie supe- 
rieure de leur tube, marquee de cinq cotes 
tres apparentes. 

La D. nobilisa ele introduite en Belgique 
par M. Francois De Vos, qui a explore la 



(1) Cette ampleur, pcu ordinaire, nous 
d'abord engage a donner a cette plante le noi 
cifique megalosiphon, que nous avons rctin 
lui laisscr celui sous lequel elle commencait 
connue dans le commerce. Elle nous avj 
rommuniquoc -mis le mini tYEchitv* »r,b;ii.- 
Senmquc (pie nous avions du changer 
examen fait des caractercs de la fleur) en ct 
Diplitilvniu //„/,//;>, dans la prescnte notice 
rite; nom generique, enfin. 



' l»ar M. M».imi:\ 



province de S tR - Catherine (Bresil), pour 
compte de M. Alex. Verschaffelt , horticul- 
teur, a Gand. 



1-,-ht 



, distantes, ova! - 
esauxbords, subconlecs a la 

i effet ele- 



base, d'un beau vert presquc luisai 
parralleles tres serrecs, arquees,d'ui] 
gant. par leur coulcur plus pale. Epi ou raceme 
terminal, allonge. muItiiWe (11-flore dans 1'indi- 
vidu observe). Bractees tres petites, 4-li fois plus 
courtes que les pedicelles , Ianceolees - subulees. 
Pedicelles longs de 5/4 de pouce, un pcu renfles au 
sommet,torssur eux-memes. Flours opposes, de- 
cussees. Tubedu calyce mil. indistinct du pedieel- 
le, comme dans Pespece compared; limbe decoupe 
profondement en cinq segments gibbcux a la base, 
aeumines et legcrcment recurves a lVxtrcimto. 
Tube de la corolle etroitement contracte a sa base 
dans le 1/3 de sa longueur; les deux autres tiers 
dilates en un large tube (de 5 pouces de long), 
marque de cinq cotes elevees, blanrliatrcs. Iege- 
rement violaces (par transparence) dans les sinus. 
Limbe forme de cinq lobes obliquement et inega- 



stigmatc par un sue visqucux ires, auunuu.,.. «» 
sommet, leurs conncctifs, legerement procmi- 
nents, se tordent reunis en spirale; au-dessous 
des loges, ct de la partie evidee, par laquelle elles 



ii bouquet de poils disposes en 
it completemcnl renin '•<■ <lu ■-('! 
3, elles sont marquees, dans 1 



^crrrncnl apteule, < 



Cette plante est egalement voisine de la 
D. illustris DC, a laquelle nous avons com- 
pare la precedence , et en differe suffisara- 
ment pour Ten regarder comme distincte, 
par sa glabrite, d'abord, ensuite par ses 
fleurs plus nombreuses, etc. 

Ch. L. 



A cet egard, le lecteur est prie de con- I et dont la teneur s'applique 
suiter la note que j'ai inseree ci-dessus, a la plante en question, 
l'occasion de la Dipladenia fiosa campestris, 



MISCELLANIES. 



> V . Xotice sur la Vic et les Travauv de J. 



la theoric nouvelle et celle qu'appuyait en- 
core le nom respectable de Stahl. Des par- 
tis s'etaient formes , comme dans toutes les 
revolutions. Celui qui soutenait Lavoisier, 
jusqu'alors presque exelusivement restreint 
a la France, pouvait etre suspect de partia- 
lite nationale; mais Van Mons, que son nre- 



tant qu a 1'heureux instinct qui revele aux 
jeunes talents, le germe d'une idee pleine 
d'avenir. De pareils motifs durent attacber, 



r. Va 






do 



Franklin, des Brugnatelli, des Volta, dan 
la voie si ricbe en fa its merveilleux, qu'ou- 
vrait l'etude des pbenomenes electriques et 
magnetiques. Des relations d'amitie et d'es- 
time mutuelle avec les plus hautcs notabi- 

membre associe de l'lnstitut de France, lors 
de la creation de ce corps celebre, les hon- 
neurs du meme genre que tant ^institu- 
tions scientifiques lui adrcsserent de tous 
les coins de l'Europc, l'appel fait a ses lu- 

(I) Efsai sur In unnrinps tie hi chimin anti- 



en Belgique, 
blique Franchise , le cours de chimie et de 
physique experimentale a l'ecole centrale 
du departement de la Dyle , confie a ses 
talents, sa collaboration aux Annates de 
Chimie, le titre de pharmacien, celui de 
docteur en medecine de la faculte de Paris, 
divers ouvrages sur les sciences physiques 
et la matierc medicale, la traduction de la 
Philosophic chimique de Fourcroy et de 
celle de Davy, la redaction des Annales ge- 
nerates des sciences physiques, en collabo- 
ration avec MM. Bory de S l -Vincent et 
Drapiez, sa place marquee des 1'abord, dans 
l'Academie royale des sciences et belles 
lcttres de Bruxelles , la chaire de physique 
et d'agronomie de Louvain, occupee depuis 
1815 jusqu'en 1830, lemeritat, le maxi- 
mum de retraite et la croix de l'ordre Leo- 
pold, obtenues a cette derniere epoque, 
comme prix de loni^ services, lYslime des 
savants 



1 amour de ses eleves, exprimes apres sa 
niort par 1'hommage pieux d'un monument 
funcraire; voila, sans doute, bien de titres 
pour honorer une memoire; et, pourtant, 



AMIDES CUSPOI. 



Etym. V. ci-dessus, t. I, p. 9i>. 
Orchideae-Vandese R. Br. — Gynandria-Monandria Linn. 



Aerides crispntn I.imh,. in \\ \ 
Gen. et Sp. Orch. 239. Bot. Reg. i 

Uim.k. I>i»l. Mag. t. 4427. 



•/■/./, ■ /;, ,r '.,, IUiim. 111 Hot.Ueg. aim. 1841. 
. p. 116 (Monent. cl. Limit..). Paxton Mag. of 

ix. 142. 'Oi. l. supra wi. Lp y:;. t. is. 



Quoique le plan de la Flore ne comporte 
aucune repetition d'articles qui y sont deja 
publies , nos lecteurs nous pardonneront , 
sans doute, une infraction a cette regie , en 
faveur de la superiorite incontestable de la 
figure de X Aerides crispum, sur celle qui le 
represents jadis sous le nora $ Aerides Broo- 
kei. D'ailleurs, les importants renseigne- 
ments qu'a public le docteur Lindley, sur 
la synonymie et l'babitat de la plante, nous 
font presque un devoir de combler les la- 
cunes que presente, a ces deux egards, 
1'article cite\ L'identite des Aerides cris- 
pum et Brookei est un premier fait acquis 
a la science, et malgre que la fusion de 
deux plantes en une seule, paraissc au 
premier abord diminuer nos richesses, on 
concoit sans peine que tout elaguage de 
denominations superflucs, allegeant le ba- 
gage de mots indigestes, simplifiant la no- 
menclature, sans rien dter au nombre des 
especes reelles, aboutit en definitive au 
au profit des botanistes et des amateurs. 
Voila pour la question de synonymie. Quant 
a l'habitat, on devait presque, sans hesi- 
tation, nomraer a priori l'Asie tropicale 
comme la patrie du nouvel Aerides, C'est, 
en effet, dans ces riches contrees de l'Est, 
que tout un monde aerien se revele dans 
les Dendrolmim aux fleurs delicatcs, les 
Aerides aux grappes penchees, aux nuances 



de eoloris si tendres , les Oberonia a la bi- 
zarre et presque lilliputienne structure , si 
dignes du nom poetique que leur consacra 
un heurcux caprice du docteur Lindley, 
les Cirrhopetalum aux gracieuses ombelles, 
aux labelles allonges comme autant de lan- 
gues de couleuvres, les Succolabium aux 
fleurs fragiles comme la circ dont ellcs sem- 
blent etre modelees , les Phakenopsis dont 
le nom seul reveille 1'idee d'une ressem- 
blance avec de brillants insectes, les Bolbo- 
phyllmn, les Coelodine et mille autres for- 
mes encore , qui rivalisent d'eclat avee les 
Orchidees americaincs, l'emportent peut- 
etre sur elles en elegance, et ne leur cedent 
qu'a peine le prix de la bizarrerie. 

U Aerides crispum est done, comme on 
pouvait le supposer, une plante de l'Asie 
tropicale. On sait de plus aujourd'bui qu'elle 
provient deCourtallum, district meridional 
de la Peninsule de l'lnde, en deca du Gange, 
d'ou la plante passa d'abord dans les riches 
herbiers distribues aux botanistes d'Europe, 
par la liberalite de la compagnie anglaise 
des Indes, et plus tard dans les serres de 
sir W. Brooke, du due de Devonshire , des 
jardins deChiswick et de Kew, ou sa beaute 
a pu dignement se reveler. Nous ne sau- 
rions nous etendre sur ce dernier point, 
sans risquer de lasser par une froide ana- 
lyse, lc gout de I'amaleur qu'un simple coup- 



J'ccil peut satisfaiir. mij.jiI.'oh- .■.■[■.■mhiiit tie I'raieb 
iu silence de la figure, en constatant deux une adm 
[ualitrs t'.^uit idles <lc Wlrriilrs crisjjum, \ 
ion odeur suave, et cetle heureusc duree ! 



■ qui scmble la livrer a dessein 
lion prolongee. 

J. E. P. 



MISCELLANEES. 



Vie et les Travanx de Jl. B. VAN MON§. 



dans ce long resume, nous avons omis a 
dessein les travaux qui assurent a Van Mons 
la reconnaissance des hortieulteurs , et qui 
par cela meme devront plus specialement 

Mais avant d'aborder l'appreciation des 
ceuvres du savant, achevons d'esquisser la 
vie de l'homme. La fin du XVIII e siecle 
marquee par des revolutions en politique 



les 



Van 



Mons dispose aux lines aussi bien qu'aux 
autres, par une ardente et liberate ima- 
gination , unie au juste desir de refor- 
nies devenues indispcnsables. A l'insurrec- 
tion brabanconne, ou Van Mons, eompro- 
mis avec les Vonkistes , n'echappa que par 



i extreme jeun 

virrnt la delait 






l'entree en Belgiqiie des troupes de la Repu- 
blique francaise. Van Mons devait gagner 
au nouvel ordre de choses. Aussi le voit-on, 
a 1'age de vingt-sept ans, sieger comme 
representant dans l'Assemblee nationalc 
beige , et employer l'influence de sa posi- 
tion au profit de rhumanite , et d'une li- 
berie juste et genereuse. Bientot l'incorpo- 
ration de la Belgique a la France, vint 
augmenter les relations de Van Mons avec 
les savants de Paris. C'est a cette epoque 
que se rapportent ses connexions avec le 
representant Roberjot, qui lui fit l'hon- 
neur de s'en rapporter a ses lumieres , pour 
la designation d'bommes capables de pro- 
pager en Belgique, toutes les branches de 
I'lnslruction. La chain: de chimie et de phy- 
sique expe'rimentule , dans Tecole cenlrale 



du departement de la Dyle, fut le prix de 
son propre merite. 

Degage, depuis d792, de la pratique de 
la pbarmacie, Van Mons ajouta, en 1807, 
a ses titres, celui de docteur en medecinede 
la faculte de Paris, et sa prodigieuse acti- 
vite lui permit de laire marcher de front 
1'exercice de la medecine, ses rccberches 
horticoles,et ses nombreux travaux dansles 
sciences physiques. Vers 4815, la double 
perte d'une epouse cherie et du plus jeune 
de ses quatre lils, le jeta dans un abatement 
dont se ressentit tout le reste de son exis- 
tence , et qui prit le caractere du desespoir, 
lorsque, en 1837, le typhus vint enlevcr 
a sa vieillcsse, un autre de ses fils , mede- 
cin plein d'avenir. Sous l'impression des 
deux premieres pertes, il accepta, en 1817, 
la chaire de chimie et d'agronomie, a Lou- 
yain,comptant sans doutc donner le change 
a sa douleur, en s'cloignant tin sirge de ses 
regrets. Mais, s'il achetait cette triste con- 
solation par un sacrifice , en rcnoneant pro- 
visoirement a ses pepinieres, fruit de tant 
de soins et de depenscs, champ de tant 
d'experiences favorites, ce n'elait la qu« 
le prelude d'une epreuve mille fois plus 
sensible. Compris dans un plan d'agrandis- 
sement de la ville de Bruxelles, le terrain 
de la pepiniere Van .Mons du 



i lot- a hatir. Or, si Frede 



- 



nalite princiere, respecta Phumble demeure 
iu nieunier, une administration, en parcil 
•as, use sans pitie de la rigueur du droit 
Expropriation. Van Mons, recoil ordre, 
(La mite u la page {•">!i | '.) 



* 




LOASA PICTA. 



significatifs, composait 



i derniers par ua am 



Lu;>-e;r Jr>>. Pulyadeljtlua-Pohandria Liw 



|ilia!;in-cs I.'i-I7-aii(Iia-.. pch.Iis oppo-iilas <INpo- 
>ila; tutlhrrix crcrlis. Iiilunilariinis. >7///h.s a pice 

binato-oblonga , 1 -(ocularis, apicc .~-\alvis, ca- 



cx bm..), ««/ trnnhuilc*. l-flori. Pctaln /to» 
*'«n*simv alba: (,,,{,„■ /lares flavo, ulbo et rid 



I1AHACT. SPK< 



Si la bizarrerie de structure de leurs 
ileurs recoramandent en general les Loasecs 
a 1'attention des botanistes, les amateurs 
ont droit de reebcrcher en elles des char- 
mes moinsconventionnels et plusapparents. 
Sous cc dernier point de vue, l'espcce ici 
figurde merite, tout au moins, les litres de 
jolie et de gracieuse. A la courbure ele- 
gante de ces pedicelles, a ces fleurs si agrea- 
blement penchees, a ces petales si gracieu- 
seraent reflechis, a cet barmonieux melange 
de gouttes cramoisies sur un fond de neige, 
encadre d'une aureole jaunc et blancbe , 
qui ne saisit cbez elle sans s'en rendre 
compte par une iroide analyse, les elements 
de beaute qui distiiigucnt, cnlro les Ileurs 
graeieuses, les Martagon , les Cyclamen, 



les En/thronitim, les Dodecatheon, les Ge- 
ranium reflexum, toutes plantes favorites 
de nos parterres, et pres desquelles la place 
du Loasa picla est, sans doute, deja assu- 
red. Nous voudrions, pour achever celte 
esquisse flatteuse, ajouter que notre prote- 
gee reunit a ces agreables dehors un naturel 
doux et traitable. Mais, belas ! soit influence 
de la parente, soit bizarre caprice de la 
nature, qui trop souvent cache l'epine sous 
la rose, les charmes dont notre favorite 
rejouit l*eil ne sont qu'un appat qui trahit 
la main imprudentc qui les touehe. Est-ce 
un reproche, est-ce un compliment qu'il 
faut lui faire ? Nous laissons a nos lecteurs 
la solution de cctte question delicate. Pour 
nous, sortant du cercle des allusions, nous 



allons, a defaut d'un exemplaire vivant de 
Loasa picta a decrire, reproduire l'excel- 
lente description qu'en a donnee sir VV. 
Hooker : 

DESCRin. Plante annuelle. Tiges a peu pres 
d'un pied de haut, a ramifications dichotomes, 
faibles , mais presque dressees , couvertes , ainsi 
que le sont les feuilles, surtout sur les nervures, 
d'une pubescence rare et peu apparente , melee 
ies piquanti'N Feuilles 



ents aigus, les superieures 
(decidement bractecs) presque lineaircs , subulces, 
cntieres. Grappes fcuillees. Pedicelles allonges, 
penclies, selilercs. Fleurs grandes, (relativement 
a la taille de la plante), penchees. Ovaire cylin- 
drif[ue, tres liispide. Segments calycinaux ovales, 
acumines, reflechis. Petalcs reflechis, obovales, 
aigus, concaves, hispides sur le dos, d'un jaune 
vif dans leur moitie inferieure, tout blancs d'ail- 
leurs. Ncctaircs ou ecailles petalo'ides ovales-acu- 
mines , a pointe bifide , creuses en capuchon a 
la base, blancs, elegamment bigarres de rouge. 



Suivant sir W. Hooker, cette jolie es- 
pece de Loasa croit dans les Andes de 
la province peruvienne de Chacapoyas, 
d'ou M. W. Lobb en envoya des graines a 
MM.Veitch, chez qui la plante fleurit pour 
la premiere fois, sous chassis froid, en 
Decembre 1848. Sir W. Hooker presume, 
selon toute probabilite , qu'elle augmentera 
le nombre des plantes annuelles, qui or- 
nent en ete les plates-bandes de pleine 
terre. II a pu identifier la plante avec des 
echantillons sees de son herbier, recoltes 
par feu Mathews, exactement dans la 
meme localite. Enfin, signalant son affi- 
nite avec le Loasa xantiifolia Juss., sir 
W. Hooker en distingue cette derniere par 
ses feuilles plus cordees, tres poilues sur 
les deux faces, par ses fleurs plus petites, 
entieremens jaunes, et par ses nectaircs de 
forme differente, autant, du moins , qu'on 
peut en juger d'apres unc figure et des 
echantillons desseches. 



On appliquera a cette jolie espece le trai- 
tement ordinaire des plantes annuelles de 
pleine terre , qui^periraient par leur expo- 
sition a la gelee. On semera sous chassis, 
en avril, et on distribuera les jeunes plantes 
dans les plates-bandes vers la fin de mai. 



II est tres probable que sa floraison se pro- 
longera longtemps, et qu'a rexemple de 
presque toutes ses congenercs, elle produira 
des graines capables de nous assurer sa 



191 [Suite). Notice sur la Vie et les Tiavaux de J. B. VAN MON§ 



au cceur de 1'hiver, de vidcr le terrain, 
(dans une periode de trois semaines, du 
\" novembre au 24 decembre), sous peine 
de voir ses arbres detruits. C'etait lui don- 
ner Toplion entre deux moyens de les per- 
dre. En effet, ou pourrait-il songcr a les 
transporter aillcurs qu'a Louvain? et cc 
transport de plus de 80,000 arbres, etait-il 
possible, en si peu de temps, et dans unc 



telle saison? Bref, Van Mons put en sau- 
ver a peine le vingtieme , sous la forme 
de bourgeons a greffer. Le reste fut donne 
ou vendu a vil prix. C'etait sans doute assez 
d'unmalheur pareil pour le zele desinteresse 
de Van Mons; mais ■ I'liiiliti'- publi(|iie, 'I' 1 
Poitcau,avait jure (l^ 11 ' 
k jours. "Arrive, en 1831, 



PAMRATIII (isjiene) CALATIHPfl. 



Amaryllidese Rob. Br. — Narcissese Endl. — Hcxandria-Monogynia Linn. 



CHARACT. GE^ER. -iiPertgowmn eorolli- 
num, superum, infundibuliforme, tubo longo, 
graeiii, liinbi sexpartili regidaris v. rarissime 
.„;„;:„ patentibus v. reflexis. Corona 
— "" libera, v. perigonio ad- 



faucis tubulosa . 

nata, varic denlata. «l«-ril il>u — 

fera; filamenta aiqualia 



Or„/ ( , plurima. in loniloruni angulo contrail 
hiseriata, Imrizontalia, anatropa. Stylus lililbr- 
mis, slaminuni direct ione; sliijmu simplex. Cn/i- 
snfu mcmbranaeea, triloeulari's, loculicido-trival- 
vis. Semina plurima v. abortu pauca, bulbifor- 
mia, pcrfcctorum testa Crustacea, atra (v. viridi, 
tide Ili:i;i'.) urnhi/iro basilari ope raphcos carnosae 
chula:iv npicali juiiclo. Khihri/o avilis. <limidi 
albumine parum longior, extra, ■'' '~"*~ 

Flerbiv ul phirimum liltorah's. 






■ 



>u-]Mn«y-(!nn>:<\K 






IACT. SPEC. - .- P. (l.«mr»c) hu 
, foliis 2£-pedalibu>. viridihu-. 



antberis brevibus , aureis. iueumlieidihu--; >t>lo 
declinato apice rccurvalo. limbo parum bre\ iure. 
apicem \crsus viresconte_; -ti-m;ite rotun.lato 
parvulo;capsulatrigona, trisulca.trivalvi. »Herb. 
Pancratium calathiforme Redoite Lib 333. 



Avant d'aborder lc sujet special de cet 
article, qu'il nous soit permis d'exposer 
quelques considerations generates, sur la 
nomenclature des genres, dans les belles 
families des plantes bulbeuses. II est bien 
connu que, cbcz les groupes tres naturels, 
oil l'organisation generale est peu variee, 
les differences generiques ne sauraient etre 
aussi tranchees que chez les groupes par 
enchainement , ou se rencontrent les types 
de structure les plus opposes. Or, les Iri- 
dees, Amaryllidees et Liliacees etant des 
families monotypiques, c'est-a-dire a struc- 
ture generale uniforme , on ne doit atten- 
dre que des nuances legeres entre les ca- 
racteres des divers groupes d'especes qui 
les constituent. Ces nuances neanmoins ont 
une valcur inegale; elles servent, en con- 
sequence , a marquer les degres de I'echclle 
hierarcbiquc, dont I'espece forme la base et 
la famille le sommet. La grande difficult*; 
consiste a savoir marquer ces degres, et 
surtout a leur appliquer les tilres conve- 
nables. Sur une question aussi delicate, les 
opinions des botanistes sont malhcureuse- 
ment tres divergentes. Les uns, avecLinne, 
admettent des genres trop largement, ou 
plutot trop lachement definis; Je chaos y 
regne , quant au groupement des especes ; 
d'autres, a l'exqmple d'Herbert, fraction- 
nant les genres en sections naturelles, qu'ils 
elevent au rang de genres, ont le tort de 
preparer par un isolernent trop complet, la 
dispersion frequente de plantes que la na- 
ture tient inseparables. La bonne voie nous 
paraitetre entre ces deux extremes. II s'agit, 
apres Rob. Brown ct les meilleurs botanis- 






tes de nos jours, de diviser les genres lar- 
gement definis, en autant de sous-genres 
que le pcrmettent des nuances marquees 
d'organisation et d'habitus; de donner a 
chacun de ces sous-genres un nom special, 
que l'on aura soin de placer, entre paren- 
theses, entre les denominations generique 
et specifique de la plante auquel il convient 
de l'appliquer. C'est ce que nous avons fait, 
par cxcmple , pour le Pancratium (Ismene) 
calatbinum. 

Les Ismene constituent dan 
i'u if rati tun, une section tres 
definie, surtout par la courbure du tube 
de leur perianthe , et par leurs graines ver- 
tes et arrondies. Leur aire de distribution 
geographique, comprenant l'Amerique cen- 
trale ctmeridionale, confirme, aussi bien 
que la vegetation et 1'habitus, leurs affini- 
tes reciproques. 

Elle est communement cultivee dans les 
jardins du Buenos-Ayres , d'ou elle a ete 
introduite en Angletcrre. If. Skinner l'a 
egalement importee du Guatimala, seule 
localite ou Ton ait constate sa presence a 
l'etat sauvage. M. Herbert, a qui nous em- 
pruntons ces details, regarde comme tres 
douteuse son existence au Bresil; il n'a ob- 
serve que de tres legeres nuances entre la 
plante cultivee a Bucnos-Ayres, et celle qui 
croit sauvage au Guatimala. L'epoque de 
son introduction en Europe est incertaine. 

En tout cas, ce n'est pas une nouveaute; 
mais elle n'est pas non plus devenue vul- 
gaire, el sa beaute lui assure une place dans 
les collections de choix. 

J. E. P. 



A Texemple des Rigidella, des Bravoa, 
rlu Tigridia (Phalocnllis) plumbea, et en 
general des plantes bulbeuses a fibres radi- 
eales cbarnues , les Ismene que nous con- 
naissons vculcnt etre conslamment tenues 
en tcrre , au lieu d'avoir leurs bulbes ex- 



poses a l'airsurdes tablettes, pendant leur 
periodede repos, comme on lc pratique, 
peu judicicusement, pour les Amaryllis. 
Le contact direct de l'air, prejudicia'ble a 
tous les bulbes mentionnes, a cause du 
dessechement qui en est la suite, est litte- 



ralement deletere pour la plupart des Tigri- 
dia pavonia et des Cypella Herbertii, que 
l'ordinaire routine livre trop souvent a son 

Les fsmene peuvent etre cullives en pleine 
terre ou en pols. Dans le premier cas , on 
les met en pleine terre, aussitot que le pru- 
dent Acacia (Robinia pseudacacia) montre 
ses feuilles , c'est-a-dire quand les dcrnieres 
gelecs ont cesse. Sous ces conditions, ils 
croissent avec bien plus de vigueur que 
tenus en pots; ils fleurissent parfaitement , 
et, lorsque viennent les premiers froids 
d'autorane , ils n'ont pas encore passe par 
toutes les phases de leur vegetation. On 
doit alors enlever les plantes, et, sans at- 
tendre que les pluies froides et persistantes 
d'automne, s'infiltrant peu a pen jusqu'au 
centre de leurs bulbes, predisposent ces 
derniers a la pourriture, on doit les rentrer 
en motte bien compacte et conservee telle , 
et les placer sur quelque tablette seche de 
la serre temperee , ou mieux de la sen 
chaude. 

La culture en pot des Ismene consiste 
donner a leurs bulbes des vases proportior 
nes a leur volume, et a la dimension relative 
de leurs fibres radicales. Ces dernieres ne 



sauraicnl etre amputees impunement, car 
les cicatrices a la couronne donnent lieu a 
des moisissurcs, et, par suite, a la decom- 
position putride du bulbc. 

Une terre genereuse, telle que cclle qu'on 
donne aux Geranium, convicnt parfaitement 
aux Ismene. Une des conditions de leur 
reussite, dans la culture en pot, est de les 
amenera n'entrer en vegetation qu'au pre- 
mier printemps. On leur donne, en cc mo- 
ment, dela terre ncuve, on les place dans 
la serre temperee, prcs des jours, el on 
commence a leur fournir un peu d'eau, 
seulement lorsque les feuilles commencent a 
poindre a rextremite des bulbes. On cn- 
terre alors le bulbe de maniere que son 
sommet soit a fleur de terre. Dans 1c cas, 
neanmoins, ou le sommet serait maladc ou 
atteint de pourriture, il faudrait n'enterrer 
du bulbe que sa partic saine. On l'amencra 
alors a developper boutons et fleurs , en 
augmentant par degres les arrosements. 
Ceux-ci seront diminues des que la plante 
aura atteint l'apogee de sa croissance, et 
arretes entierement lorsqu'il s'agira de la 
preparer au repos. 

L. \ H. 



ISCELLANEES. 



i m (Suite). 



Vie et les Travaux de J. 



* i.\ nn\h. 



le siege de la Citadelle d'Anvers. Les inge- 
nieurs de J'armee francaise choississent 
la pepiniere devouee, comme emplacement 
de fours de campagne. Beaucoup d'arbres 
penssent a l'epreuve; les fruits du reste 
deviennent la proie du premier venu. Ce 
nest pas tout. Deux nouveaux terrains re- 
coivent les debris de la malheureuse col- 
lection; mais la fortune leur reserve un 
dernier trait : « En 1834, dit M. Poiteau, 
' . 'ngenumrs du prince, n'y voyant gout- 



, <b'i iiirrrnt i 






1 publique,quela pepiniere deM. Van Mons, 
1 lut-elle aux antipodes, etaitle seul et uni- 



que point du globe propre a IVlahlL-e- 
ment d'une fabrique de gaz d'eclairagc. 
i Fasse le ciel que ces Messieurs y voient 
i plus clair dans la suite! Mais il ne sera plus 
i en leur pouvoir d'empecher que les v'-* 



. severe, observe M. Quetelet (1), mais ne 
» pouvons qu'y souscrire en voyant surtout 



(I, \ llfin /,i,/ori r n sur. I B. Van Moss 
hure in-1-2. Bruxcllcs, 184), chez Hayez. 



h avcc quelle incroyable legerete, l'on 

» parfois les etablissements scientifiques. II 

> est bon que les Vandales des temps 

» dernes sachent qu'il existe un tribunal de 

» Fopinion, et que l'histoire inflexible 

>• la , pour y denoncer leurs noms et leurs 

On n'hesitera pas a ranger la collection 
Van Mons au nombre des etablissements 
scientifiques, si Ton songe que e'etait un 
vaste champ d'experiences horticoles, une 
source feconde de varietes nouvelles d'ex- 
cellents fruits, que le desinteressement le 
plus complet a rendues la propriete du 



. il fut la victime, et 
surtout les pcrtes sensibles qui 1'avaient 
d'abord frappe, dans ses plus douces affec- 
tions, changerent totalement les habitudes 
"" , dit M. Quetelet, 
plus beaux 
taille etait 
elevee et bien prise , sa physionomie spi- 



!;:::::„ 



un do 



-ituclle et franche; ses yeux noirs 

• plein de feu le rendaient veritablemcnt 

i remarquable. Lui-meme prenait soin de 

> faire valoir ces avantages naturels par 
i une mise toujours recherchee. Mais, apres 
i la double perte de son epouse et de son 
i jeune fds, il s'isola , se negligea entiere- 
i ment; et, vers la fin de sa vie, il avait 
i meme portc cette negligence a un point 
i tel, que ses parents et ses amis s'en affli- 
i geaient. » 

« Les qualites personnelles de Van Mons, 
. ajoute M. Quetelet, etaient telles, qu'il 
. etait difficile de le connaitre sans l'aimer; 
. il etait d'une bonte et d'une generosity 
» a toute eprcuve, d'un desint('ivs„-mcnt 
i dont on trouverait peu d'exemples et 

> toujours pret a exalter les meritcs \los 

> autres. La vivacite de son imagination ne 
i lui permettait pas toujours de se resser- 

rer dans les inflexibles limites du positif, 
et, en donnant carriere a cette faculte 
qui etait prodigieusement developpee chez 
lui, il savait imprimer a ses recits une 



i passer les exagera- 



II nous rcste maintenant a considerer 
Van Mons comme Fun des promoteurs les 
plus eclaires et les plus ardents de I'horti- 
culture, et en particulier de la pomologie. 
Nous prendrons pour guide , dans cette par- 
tie de notre travail, le savant M. Poiteau, 
panegyriste de la theorie qui porte plus 
specialement le nom du Professeur de Lou- 
vain , et contre laquelle des horticulteurs 
recommandables elevent des objections que 
nous aurons soin de rapporter. Sans hasar- 
der, d'ailleurs , pour notre part, une deci- 

experience, nous nous permettons a ce su- 
jet quelques reflexions prcliminaires. 

II existe, dans les sciences d'observation, 
deux sortes de theories, que le vulgaire et 
les gens du monde confondent trop sou- 
vent, sous une reprobation commune. 
L'une qui meritc plutot le nom iVhypothese, 
est la theorie purement speculative , sys- 
teme construit d priori, etroit, inflexible 
et stationnaire , sortant tout forme du cer- 
veau d'un homme , au lieu de puiser au 
dehors ses elements constitulifs. C'est la le 
genre de speculation, dans lequel l'imagi- 
nation des Grecs s'agitait, comme dans un 
cercle vicieux, Iorsque Aristote vint reveler 
a sessubtils discourcurs, lesvrais principes 
des sciences d'observation. C'est la le genre 
de speculation que I'imagination impatiente 
des hommes a perpetue et perpetuera de 
siecle en siecle ; c'est elle qui se contente 
des mots creux au lieu de faits et d'idees; 
qui, pour ne citer qu'un exemple entre 
mille, expliqua longtemps l'ascension de 
l'eau dans les pompes, par l'horreur de la 
nature pour le vide. 

Un second genre de theorie et le seul 
qui soil profitable aux sciences , c'est la 
generalisation en principe, la reduction en 

i plusieurs causes qui^ sont 
groupe de phenomenes, 

observes, soigneusement 
compares entre eux, et chez lesquels la cor- 
relation des effets avec les causes est bien 
constatee. Le systeme Newtonien de 1'at- 
traction rentre dans cette seconde catego- 
ric L'observation exacte forme la base de 
pareils systemes , l'induction rigoureuse en 
est le lien, rcxplication comparative des 
phenomenes subscquemment observes en 
est le criterium, le trop de rigidite en se- 



formule , d't 



LISIANTTO PIILCHER. 



Gentianeae Juss. 



Pcntandria-Monogynia Linn. 



infundibuliformis v. hy- 
bo supra fundum am- 
limbo • j , 

- 

_ • ■ ■ i 

v.v. emincctivo sarins in 

. Oi'iirituii aniiiilo li;i>il;iri destitutum, val- 

iiilrn!lr\i> liilm ill in< . m . 



a, flonbus scope pulchrc 



CHARACT. SPEC. - L. elatus, credos ; caulc 
rainisquo obtuse tetra-onis. julns prliolahs. <-| 

busutrinquc duobus; panioula tenninali tncho- 
toma; lluribus pen.lulis; oalyee brevi n\ato, 

iiiliiinliiaililunni- lulu. \,;\-.\ angustato, limbo pa- 
rum obliquo S-lobo, lobis ovalis, obtusis, paten- 

apiculatis. » Hook. 

Lmanthus pulchcr Hook. Bot Mag. t. 4421. 



Voici incontestablemcnt une des plus 
belles especes d'un tres beau genre. Qu'on 
se figure, en effet, des rameaux pareils a 
ceux que represenle la planehe ci-jointe, 
terminant les brandies d'une tigc de cinq a 
sept pieds de haut, et l'on n'aura, par cet 



effort d 



,reproduitqu •■ 



imparfaite de l'aspect de cette admirable 
plante. Ce que le port un peu trop raide 
des branches refuse en elegance a la plu- 
part des Gentianees, est ici amplement com- 
pense par la gracieuse courbure de ces longs 
et greles pedoncules, par la brillante teinte 
de carmin de ces corolles, qui, par leur 
forme et leur legere irregularite, rappellent 
un peu celles de nos Digitales. Certains de 
ces caracteres rapprochent le Lisianthus 
pulcher, du Lisianthus splendcns, autre 
cspece egalemcnt bien nominee par sir 
W. Hooker, et dont la description et la fi- 
gure (en noir) sont reproduces dans un 
des precedents volumes de la Flore. (Voyez 



ci-dessus, t. IV. Miscell. p. 549 b , pi. 553, 
f. 121.) L'une et l'autre espece croissent sur 
les montagnes de la Nouvelle-Grenade. Nos 
serres d'Europe les doivent au zele intelli- 
gent de M. W. Purdie, ancien collecteur 
pour le jardin royal de Kew, aujourd'hui 
directeur du jardin botanique dc File de 
la Trinite. Ce ne sont pas la, du reste, 
les plus belles des decouvertes de M. Pur- 
die, l'herbier de sir W. Hooker renferme 
des echantillons de bien d'autres plantes 
de ce collecteur dont la botanique descrip- 
tive fait peu a peu son profit , en atten- 
dant que Horticulture puisse les montrer 
dans tout leur eclat. 

Le genre Lisianthus, fonde par Aublet, 
sur trois plantes de la Guyane, et dont on 
connait aujourd'hui, abstraction faitc des 
elements heterogencs , plus de quarante 
especes decrites, se rctrouve dans toute 
l'etendue de l'Amerique equinoxiale.Comme 
la plupart des Gentianees, ces especes crois- 



sent presque exclusivement dans les lieux 
tourbeux, ce qui explique a la fois, et la 
difliculte de leur culture, et les conditions 
si extremes de temperature et d'altitude, 
sous lesquelles certaines de ces especes sont 
placees par rapport a d'autres. C'est ainsi 
que les Lisianthus pratensis, Murtii, an- 
gustifolius, grandi/lorus, alatus, uligino- 
sus, etc., habitent les plaines basses et 
chaudes, tandis que les Lisianthus alpes- 
tris, pulcherrimits, elegans ornent, suivant 
Martius, les prairies alpines de la province 
bresilienne de Minas-Gerae's , dans une zone 
comprise entre 778 et 4556 metres d'al- 
titude, que la plupart des Lisianthus du 
Perou appartiennent a la region alpine des 
Andes, que les mesures de l'illustre Hum- 
bolt fixent a 2727 metres la limite infe- 
rieure du Lisianthus glaber, sur les Andes 
des environs du S ta Fe de Bogota , enfin 
que ce chiffre d'altitude, pour le Lisian- 
thus pulcher, est porte approximativemcnt 
par M. Purdie de 2132 a 2457 metres, dans 
un des points des Andes de la Nouvelle- 
Grenade. Bicn plus, la meme espece pa- 
rait se plier a des influences de tempe- 
rature et d'altitude tres diverses, puisque 
d'apres le temoignage de M. Grisebach, le 
Lisianthus elegans, observe par Martius 
dans la region alpine de Minas-Geraes, l'a 
etc egalement par M. Lund dans les com- 
pos de la province de S. Paulo. Cette der- 
niere circonstance nous parait singulicre- 
ment infirmer, au moins dans son sens 
absolu, l'idee emise par M. John Smith, 
que influence d'une faible tension atraos- 
pherique, a peu pres impossible a obtenir 
artificiellement dans nos serres , est ce qui 
manque surtout a beaucoup de plantes de 
montagne, pour se soumettre a une cul- 
ture artificielle. Dans notre opinion, basee 
sur l'observation attentive et raisonnee 
d'une masse de plantes, et de fails de leur 
geographiquc, les botanistes 



pule, 



accordent une importance trop exclusive 
aux influences exterieures, et notamment 
a la temperature, pour expliquer la dis- 
tribution des especes sur le globe. On • 
oublie trop que les vegetaux sont des 
etres vivants; qu'ils ont leurs mceurs, leur 
nature intime, leur temperament (si Ton 
veut me passer cette figure), leur foyer 
interne de reaction contre les influences 
qui regissent la matierc inerte; que le tissu 
delicat de la mousse brave les frimas du 
qu'une temperature moyenne 
. chez le palmier et les arbres 
seculaires des forets tropicales; on oublie 
trop, dis-je, que la cause de ces derniers 
faits, tient moins a Taction mecanique de 
la temperature sur des tissus elementaires 
en somme presque identiques, qu'a la 
nature meme des etres sur lesquels elle 
s'exerce. En un mot, il faut, selon nous, 
pour saisir l'enigme complexc des lois de 
distribution des etres sur le globe, com- 
biner a l'etude de toutes les conditions ex- 
terieures de leur existence,, l'observation de 
la nature intime de chacun d'eux, les 
rapports de parente qui unissent 
vidus en varietes, en races, en 
celles-ci en sous-genres et genres, ces der- 
niers en tribus et families; il faut, enfin, 
etre physicien , meteorologistc , geographe, 
mineralogiste,geologue, chimistc avec Hum- 
boldt, naturaliste avee Jussieu et Cuvier, et 
feconder l'un par l'autre deux ordres de 
recherches, d'ou depend le grand problerae 
de la distribution geographiquc des etres. 
Ces reflexions, du reste, a l'appui des- 
quelles le defaut d'espace nous empechc de 
citer des preuves, n'otent rien de leur in- 
teret ni de leur importance aux observa- 
tions consacrees par M. John Smith , a la 
culture du Lisianthus pukher, et dont 
M. Van Houtte presente ci-dessous le re- 



tspeccs, 



De nombrcux semis de graines da Li- 
sianthus pulcher n'ayant produit que peu 
de jeunes sujets, et ceux-ci d'ailleurs tres 
delicats dans leur premiere croissance, 
M. John Smith cite, commc proprcs a eclai- 
rer Ies horticulteurs dans de nouveaux es- 
sais, les renseignements suivants, consignes 
dans les notes de M. Purdie. La plante 
forme un arbrisseau de 6 a 7 pieds de hau- 
teur, et de 2 a 5 pieds de diametre. Elle 
croit a une altitude de 2432 a 2437 metres, 
sur des roches de calcaire coquillier, cou- 
vertes d'une couche mince d'un sol tour- 
beux, de nature seche. Le climat du lieu est 
humide et tempere, la chaleur jamais exces- 
sive ; le thermometre s'abaisse parfois a 
30" Fahr. (— 1° Reaum.), el alors il y gele. 
La sensation de froid est alors tres vive, et la 
vapeur suspendue dans l'atmosphere donne 
a la lumiere du soleil un eclat particulier et 
assez desagreable. De 



M. J. Smith conclut que le meilleur mode de 
traitement a appliquer a la plante serait do 
la tenir dans une serre froide peu ctcndue, 
de l'empoter dans une terre tourbeuse bien 
diviseeet drainee, peut-etrc avee ra.l.lition 
de quelques minces fragments de pierre 
calcaire, qui doivent, en toutcas, contri- 
buer au drainage. M. Smith d'ailleurs, tout 
en encourageant ces essais, ne se dissimulc 
pas une cause trop probable de leur insuc- 
ces ; e'est l'impossibilite de donner a la 
plante une atmospbere aussi rarcfiee et aussi 
legere que celle dont elle jouit a une alti- 
tude de 7000 a 8000 pieds. Or, il attribue 
a la diversite de pression de l'atmosphere, 
suivant les hauteurs relatives de ses couches, 
la cause qui soustrait tant de plantes de 
montagne a nos moyens artificiels de cul- 

L. VH. 



MISCELLANIES. 



191 {Suite). Notice sur la Vie et les Travaux dc I. B. VAN MOKS- 



; l'ecueil, lelasticite (si Ton veut n 
passer cette expression), la perfectibilite < 



msutucnt le principal avanfage. <«' no 
sunt, dans le fait, que des regies dc fausse 
position , auxquelles l'impcrfection dc notre 
esprit et de nos organes nous forcent de 
recourir, et dont les ehiffres doivent suc- 
cessivement varier, a la condition de se 
rapprochcr de plus en plus des resultats 
certains et definitifs. 

II est, en outre, un genre batard de theo- 

gers de l'hypothese, plus ou moins de traits 
de la generalisation positive. Ainsi defini, 
ce groupe renferme, il faut I'avoucr, un 
grand nombre de systemes qui out cours 



s les 
■aindre d'etre aecusrs «i iiiji 
<■ rhimifjtie do Van Mons, d( 



d'injusticc, la theo- 



cite de 31. Qnetelet renferme un excellent 
resume. 

Quant a la theorie plus connue sous le 
nom de Theorie Van Mons et qu'il s'agit 
ici d'analyser plus en detail, l'auteur l'liyant 
presentee comme l'expression simple d'une 
serie de longucs experiences, pour la etes- 
ser parmi les theories profitables, il s'agit 
simplcment de verifier 1'exactitude des re- 
sultats obtenus par Van Mons. C'est une 
question de temps, d'experience et de bonne 
foi. Aussi a-t-on droit de s'etonner que les 
horticulteurs n'aient appuye' de nombreuscs 
preuves l'approbation ou les objections qu'ils 
ont exprime pour ou contre cc systemc. 
Les pieces du proces sont dans la nature; 
il ne s'agit que de les y ctudier avee som. 

Du reste, quant a Phistoriquc et a 1 ana- 
lyse dc cette theorie, nous croyons ne 



pouvoir mieui faire que tie laisser parler 
M. Poiteau (1): 

>■• Des IVige tic quiuze ans, dit ce si 
» horticulteur, M. Van Mons cherchait deja 
» Ies causes de la variation des Rosiers , des 
» Balsa mines et des Reines-Marguerit< 
» dans le jardin dc son pere. A vingt ar 

• il (Tut avoir trouvc ces causes; et, coini 
il (.''(.ait (1'iiiic [HTS|iicacitc peu commune 

" previt que ces memes causes devaient a^ 
" egalement sur les arbres fruitiers. C'est 
» done en 1783, qu'il faut fixer le com 

* cement de ses experiences sur les a 
» fruitiers, et l'etablissement de sa Teii 
» ou meilleur moyen d'obtenir de bons fruits 

Si nous ajoutons, que M. Van Mons a 
attendu jusqu'en 1835, pour publier un 
ouvrage ex prqfesso sur sa theorie , on ne 
sera pas tente de lui reprocher une grande 
precipitation a developper un systeme,dont 
il tenait le premier fil , des l'annee 1775. 

« M. Van Mons, poursuit M. Poiteau, 
« etablit en principe : 1" Qu'une espece na- 
I urelle d arbre ne varie pas pur semis dans 
» Vendroit oil elle est nee; que, tant qu'elle 
• reste dans son lieu natal, elle ne peut se 
» reproduce que semblable a elle-meme ou 
> en wus-cspke. Cherchons les preuves a 
» l'appui de cette assertion. 

" D'abord nous remarquons que les Pom- 
» mes et les Poires qui croissent naturelle- 
» ment dans nos bois, ne varient nns mmi. 



» moment ; qu'elles ne forment que des 
" sous-especes, qui ne peuvent se comparer 
» a nos varietes domestiques; nous vovons 
» que nos Prunes indigenes, le S'-Julien, 
» le pent Damas noir, le Damns blanc , qui 
» croissent et se perpetuent autour de nos 

• kinases, ne varient pas; nous vovons que 

■ es Eglant.ers de nos bois sont touioirs 

• les memes, et que, si un ou deux ont 

> pns rang parmi nos Rosiers a fleurs dou- 

> b'es, cest probablement apres avoir ete 
' fi'au P ° rt(5S ^ 8raineS d ' Un d ^ artemcn t 

» 2° M. Van Mons etablit que, pour 

■ quune espece nuturelle varie, il favt 
quelle change de sal, de rlimat ou ' 
le.irpvrnlnre. [.-s [l|rmrs im „ n(1( . n| 



» Ainsi , depuis que la Pomme de terre a 
b ete importee du Chili, dans l'Ameriquedu 
» Nord et en Europe, elle a varie mille fois 
» plus qu'elle n'avait jamais fait dans son 
)» pays. Tant que le Dahlia est reste au 
» Mexique, sa pa trie, il a peu ou point 

» etait ecrit en 1842), qu'il est introduit 
" dans l'horticulture Europeenne, il a pro- 
» duit plus de 100,000 varietes. 

ii Jusqu'a ce que le contraire soit prouve, 
n il est permis de croire que les deux ou 
w trois especes de Rosiers que nous avons 
» recucs de l'lnde, vers 171);), avaient peu 

> varie dans leur pays; et depuis qu'elles 
» sont dans nos cultures, ellcs ont produit 
b des millions de varietes. Rien n'annonce 
» que le Phlox Drummondii ait jamais va- 
B rie au Texas, sa patric; cependant de- 
» puis 1835 qu'il est dans rhorticulturc 

» breuses, et ellesaugmententchaqueannee. 
» Dansl'Ameriqueseptcntrionalc, patriede 
» 1'Acacia, Bobinia pseudo-acacia, on ne 

» cet arbre; tandis que chez nous il a pro- 
- duit 12 ou 15 varietes; et, si ces varietes 
n n'etaient pas la plupart steriles, le nom- 
" bre en scrait beaucoup plus considerable. 
» 3° M. Van Mons etablit que , quand 
» une fois une espece naturelle d' arbre a 

> produit une, ou plusieurs varietes, cesva- 
■ rieleseontinuent de rarier to u jours, si on 
» les multiplie de graines , sans quelles 
' puisseut jamais relouruer a iespece pri- 

b II suffit de considerer ce qui se passe 

> dans nos cultures , pour reconnaitre que 
» cette assertion estvraie, et aussi generate 

• que les autres, excepte cependant pour 

• les varietes qui forment des races, en se 

• fixant pour un temps indefini, a la faveur 

• des soins que nous prenons pour leur cou- 

> servation. 

» 4" M. Van Mons admet que la source 
1 de toule variation, transmissible par If 

• semis, reside dans la graine. La bolani- 

• que et la physiologie sont la pour aflir- 
' mer la verite de cette assertion. 

"5° Et, enfin, M. Van Mons etablit que, 

• plus une variete aVarbre fruitier ou autre 



wile, plus sa graine varic en phis, 
riwnuc nous <li'riu>is, enmieux, dans 

3 dernier paragraphe a trouve et 
ve encore des contradicteurs ; ils se 
3C qu'un pepin , un noyau de 
i vieille variete donne quelquefois unc nou- 
i velle variete Ires bonne; mais ils ne peu- 
i vent en expliqucr la cause, qui, en effet, 
i est inexplicable , d( 



fondent 



j 1'etat actuel de nos 
Cette cause reside certai- 
i nement dans une modification physique 

> ou chimique, et probablement le micros- 
. cope ou la chimie elle-meme pourra la 

• decouvrir un jour. Mais M. Van Mons 

> n'etait pas un hom me a attendre un bon 

• fruit du hasard ; accoutume a suivre la 

> nature dans la composition des corps or- 
i ganises et autres, a mesurer ce qu'ils 

• perdent et ce qu'ils gagnent avcc l'age, 
i connaissant la force et la puissance des 
» agents gazeux, des agents imponderables 
■ sur tout ce qui existe, il a pu, il a du 
i' etre amene a penser, a pouvoir assurer 

> qu'un arbre de 100, de 200 ans d'exis- 

> tence, a dans ses elements quelque chose 

> que n'a pas un arbre de 5 ou C ans, et 

> que ce dernier a quelque chose que n'a 

> plus le premier; et, comme cette dif- 

> ference ne peut etre niee, il faut bien 

> en admettre la consequence, qui est que 
la proLit'nilurc dun arbre de S ou 6 ans, 

> doit differer bcaucoup de la progeniture 
. d'un arbre de 100 a 200 ans. 

» Au reste, comme la theorie de M. Van 

> Mons est basee sur cc qui a lieu dans la 
» nature, la pratique du jardinage nous 
« fournit encore des preuves a l'appui de 

> ce dernier paragraphe. Ainsi nous culti- 
i» vons trois genres de plantcs, le Rosier, le 

> Pelargonium et le Dahlia , qui produisent 

> aujourd'hui bcaucoup plus aisement et 

> plus abondamment de belles varietes 
» qu'autrefois. Pourquoi cela? C'est que les 

• jardiniers ont soin de prendre les graincs 

> les plus nouvelles et les plus belles varietes, 
' c'est que les gene- 



1 ces trois genres, grace a l'intelligenee 
• eclairee des jardiniers, que la nature, 
■ dont les pas sont comptcs, n'a pas le temps 
> dereprendre ses droits, pour faireretour- 
' ner ces varietes vers le type. Soyez seule- 



Mons et les developpements a leur appui. 

Laissons encore M.Poiteau nous en exj)o- 
scr rapplicalion pratique, apres quelques 
(ib.sci'\,i!iiiii> (in'-liiiiiiiiiires (1). 

« .... M. Van Mons s'est dit : en semant 
les premieres graines d'une nouvellc variete 
d'arbre fruitier, on doit en obtenir des 
arbres toujours variables dans leurs grai- 
nes, puisqu'ils ne peuvent plus echapper 

sauvage, que ccux 



a cette condition , 




tique qu 



parfaits, selon nos gouts. 

a Toute la theorie de M.. Van Mons est 
dans le paragraphe ci-dessus; elle etait 
formulee dans sa tete a l'age de vingt ans. 
C'etait pour la verifier et la mettre en pra- 
les cet age , il rassemblait dans 
de jeunes sauvageons, de jeunes 
francs, et qu'il y semait des pepins et des 
noyaux en quantite, afin d'en voir les pre- 
miers fruits , et d'en seiner les graines de 
suite, pour en obtenir une generation dont 
il fut sur de la nouveaute, et la prendre 
pour point de depart dans ses experiences. 
Quoique M. Van Mons operat sur des mil- 
liers d'arbres de divers genres et de divcr- 
ses varietes a la fois, je vais supposer, pour 
plus de clarte , en le suivant dans sa mar- 
cbe , qu'il n'operait que sur une seule va- 
riete de poiricr. 

» Des que le jeune poii'ier franc mis en 
experience cut donne son premier fruit, 



.Van.) 



ur:ui 



5 premiere generation d 
as a leur mere (2); il 



(J) Kvtrait di>. YllortictUciir hrhje , vol. 
p. 209 et suiv. 

(-2) \). Villi Mons .i | i>m ; on fail «,ar \;nn:u- 

., -.■■>',!,.- ■ - ' ' ; ■ ■ ■ 

iIcRi-aincs. iicrrsxM.il.liMil;. Lmii- iikmv . <■! ,\u 

„c,,eui i-^'>''-^';::'r, ii '; i 1 , ';, ,l i ,;;*";;!:; 









arbres donnerent des fruits qu 
s'y attendait M. Van Mons, sc 






a Jos graines de suite, et en obtii 
'iidc generation non interrompue, ( 
important), dont les arbres, toi 



est import; 

/aries 



pas 



„_, wrv ..„ OT „ u n aspect 

moins sauvage que les precedents. II les 
rultiva egnlcmcnt avec soin , et ils fructi- 
fierent plus tot que n'avait fait leur mere. 
Les fruits de cette seconde generation, aussi 
varies entre eux que les arbres qui les por- 
taient, parurent en partie, moins pres de 
l'etat sauvage que les precedents, mais 
aucun d'eux n'avait les qualites requises, 
pour meriter d'etre conserve. 

» Constant dans son plan, M. Van Mons 



plupart des jcunes arbres 
fades de bon augure , e'est-a-dire quelque 
chose de la physionoraie de nos bons poi- 
riers domestiques, ce qui ne les empechait 
pas d'etre toujours tres varies entre eux 
Cultiv.-set.o^nrs.commeravaientcto!^ 
precedents, ces arbres, de troisieme gene- 
ration, fructifierent encore plus tot que 
navaient fait ceux de la seconde generation. 
Plusieurs donnerent des fruits mangeables 
-»*«-e decidement bons, mais 



M.Van Mons, qu'il avait trouve le verita- 
ble cliomin dc ['amefioration, et qu'il de- 
va.t continuer de le suivre. II reconnut 
aussi avec non moins dc salisl'fu-tion. <me 
plus les generations se succedaient sans 
interruption de mere en fib, p l us dies 
iiuctiiia.ent promptement. Les graines de 
fruits dc bonne apparence de cette troi- 
sieme generation ont ete semecs de suite 



■ les 



> quatrieme generation, dont 
n peu moins varies ml,,. e„, 



duisirent i 
les arbres, .... p 
montrercnt presquc l0 us 
de bon augure. Leur fa 

•■ i ■ 






attendre encore moins longtemps que eelle 
de la troisieme generation; beaucoup de 
leurs fruits etaient bons, plusieurs excel- 
lents, et un petit nombre encore mauvais. 
M. Van Mons prit les graines de ee meil- 
leur fruit, les sema de suite et obtint une 
cinquieme generation, dont les arbres moins 
varies entre eux que les precedents , fruc- 
tifierent encore plus tot que ceux de la qua- 
trieme, et ne donnerent plus que de bons 
et d'excellents fruits (1). 

» C'est apres le resultat de cette cinquie- 
me generation de mere en fds, sans inter- 
ruption, que M. Van Mons a fait connaitre 
le procede que je viens d'expliquer. Quoi- 
que arrive au termele plus heureux, terrae 
ou tout autre a sa place se serait arrete, 
je sais qu'il continue scs experiences, et 
qu'il en est maintenant, 1854, a la neuvie- 
me generation sans interruption de mere 
en fds, et que toujours il obtient des fruits 
de plus en plus parfails. 

» M. Van Mons a fait les memes expe- 
riences sur presque tous les autres genres 
de fruits. Le Pommier n'a plus donne que 
de bons fruits, a la quatrieme generation. 
Les fruits a noyau , tels que peches , abri- 

longtcmps a sc pcrfectionner ; tous n'ont 
plus donne que de bons et d'excellents 
fruits, a la troisieme generation; et cela 
devait etre, car, puisque nos fruits a noyau 
se reproduisent toujours plus ou moins bons 
sans procede particulier, il a du etre moins 
difficile et moins long, de les amener a une 
amelioration parfaite. n 

Voiei maintenant, encore d'apres M. Poi- 
teau, queiques details sur les resultats obte- 
nus par M.Van Mons, et sur sa maniere de 
les communiquer au public (2). 

"M.Van Mons avait formule dans sa lete, 
" 1'expression des cinq paragrapbes souli- 
» gnes ci-dessus (page 441 d ), quand, en 
' 4785, il a cntrepris de seiner des pepins 






MISCELLANEES. 



f 192. Sur quelques especcs dULEX, ct eu particiilier 
IIIIV GILL II, Plimii.. espece 



i plupart 



Genets epineux qui 
lande^, sur plusieurs points de l'Europe oc- 
cidental, et dont une espece, YUlex euro- 
paeus ou Ajonc marin (I), exploited avec 
avantage, dans certaines provinces de la 
France, comme combustible, fourrage, li- 
tiere (2), engrais, ou comme moyen de clo- 
ture, occupe d'ailleurs a si juste litre, une 
place parmi nos plantes d'ornement. C'est 

herisses de courtcs opines (ramules et feuil- 
lcs adultes),enchcvetres en touffes impene- 
trables, d'une teintc vei't-grisatrc, d'ou se 
detachent en jaune d'or, de nombreuses 
fleurs , pareilles a ccllcs des Genets. A cote 
de ce type robuste du genre , et sans par- 
ler d'especes moins repandues en Europe, 
on place un sous-arbrisseau plus humble , 
un peu moins intraitable au toucher, et 
dont les rameaux couches sur le sol, se eou- 
vrent en automne, d'innombrables fleurs 
d'un jaune vif, representant, a quelques 
nuances pres, la miniature des grandes 
fleurs de 1' Ajonc marin. La plante en ques- 
tion est YUlex nanus des botanistes, le petit 
Ajonc de notre langue vernaculaire, le petit 
Landin, le Vignot des Normands, le Char- 
don des habitants de la Sologne, la Bruyerc 
jaune de quelques provinces" centrales dc la 
France. Entre cette espece et 1' Ajonc d'Eu- 
rope, le paysan le moins eclaire sait recon- 
naitre des differences : il les distingue du 
moins l'une de Tautre , et par le port, et 
par la taille, et par la grandeur des fleurs, 
et par les epoques differentes de leur flo- 
raison. Quelques botanistes seuls ont doute' 
de la valeur specifique de ces notes distinc- 



iliii . Jan, .Imi'/r, .Jean brimr, .louxirtn, 

tjnctm . 'Untie, suivant les dialectes des di\ 
K"\m<-.-< ,|c la Franco. 

('"-*) II t-si Itien cntendu, qu'on nc I'appli 
<^ uYiin iI.tiii.ts us'i-cs. qu'.-ijurs en 

-t's.-iiits , par un wattage au mt 
0,1 parlm-li.ui de la mrule ou du pilon 



ais nous devrions a peine nou 
refuter cctle opinion toulc cj 
tionelle, s'il ne s'agi.^ail jii-lement. 
cet article, do faire connaitrc une nou 
espece d'Ulex, l\ quelques eganls inie 
• liaire outre les deux precedentes, 
qu'cllc nresenle, saul des modiliratim 
geres , le rcmarquable assemblage dci 
racteres de vegetation de l'une, av 
structure florale dc l'autre. 

La nouvelle espece en question 



hcrbier de sir W 

nom d'l'lex nanus var.< 
Dn'Mhhiiv, un des com 
I'An^lelerre. Nous avion 
devoir nou 



cifique dont on aui 
leur. Aujourd'hui 

lite de M. J. Gay i 



. neamnom<, 
consigner, dans nos 
s caracteres particu- 



lier 



plante angla: 






. Ulei 



en Bretagne, que des botanistes 
tres recommandablcs de cette province, 
ont su distingucr des Ulex europaeus ct 
nanus, mais que le manque d'objets dc 
comparaison, leur a fait malheureusement 
confondre avec l'Ajone de Provence, {Ulex 
australis, Clem., U, provincialis, Lois.) es- 
pece tres differente du reste de ses con- 
genercs, et qui d'ailleurs est particuliere ;i 
la region mediterranneenne. C'est a M. Le 
Gall, auteur d'une Flore (inedite, mais 
deja imprimee) du Morbihan, que revient 
le merite d'avoir lc premier bien distingue 
et bien decrit la plante nouvelle en ques- 
tion ; a M. le chef de bataillon Toussaint 
appartient l'honneur d'avoir parfaitement 
confirme ces vues par des diagnoses com- 
paratives (1) des Ulex nanus, europaeus et 
de la nouvelle espece bretonne. Pour notre 
part, nous aurons eu a relcver l'erreur 



presque inevitable de determination ou ces I travail plus gei 

deux autcurs ont ete 

pour la nouvelle espece le nom d'Vlex I vent 

Gallii, en l'bonneur de M. Le Gall, a en | Tactions,; 

constater l'existence dans la partie sud-ouest cntre les trois especes mi 

de l'Angleterre aussi bien que dans notrc j cela nous devons employe 

Bretagne francaise, enfin a extraire d'un mais concise, <lcs diagnose 

ULEX EUROP^US. 

Arbrisseau de 2 a 6 pieds de 



les Vkx, quelqucs 
^raphique i 

.IVtaMirJc . 



redresses 

i.=- adultes ( 
mules) fortes, inegales, d 



ULEX GALLII. 

Arhri.^euu del 1,2 a 3 pieds, 
mme YUlcx Europwn>. mais 

Dr. c<(L ovales-oliloniiue-.. pe- 
es, un peu plus lar-es ,jij f . le 

iiii'llc. 
I-'tnir unncnnc, d'un jaune 
angc, (obs. de M. Tou-siini). 
Qifirc convert d'un leger du- 

longues que la carene, mais se 

i par die. dans 

lt''i;ci-i.' nmrbure en arc 1 



dc Miller, de filassier et dc M.J. 
Gay), et avec un erepiti 
partleulier, (obs. de M. J. 

Ce qui frappe, au premier abord, dans le 
tableau ci-dessus, e'est la position interme- 
diate que YUlex Gallii y occupe par rap- 
port a ses deux congeneres. On peut, en 
consequence, se demander si cette espece 
supposec, n'est pas le resultat d'un croisc- 
ment entre les deux autres. La dessus, 
laissons parler M. Le Gall, qui a observe 
avec soin les trois plantes dans une meme 
localite. 

« On est, d'abord, dispose , dit ce bota- 
: > niste, a regarder cet arbrisseau comme 
: ' une variete de moindres dimensions et a 
» fleurs prccoces de l'Ajonc d'Europe , va- 
» riete qui serait due au voisinage de la 
•' mer. » (C'est en effet la station exclusive de 
1 Vkx Gallii, en Bretagne.) « Mais l'Ajonc 
» d'Europe se developpe bien sur le litto- 
H ral , et sa floraison ne s'y trouve pas du 
8 tout hatee. D'ailleurs, les fleurs de la pre- 
■ miere plante ne sont pas seulement plus 
1 petites que celles dc la seconde ; elles 
~*~ -1 se rapprochent de cel- 



| i-dicelle. 

Calh-e a surface INso et lui- 
sanle, sur laqucllc la loupe fait 
voir de pel it- poilsclairsemes et 

tes que la carene. sur les rotes 
de laquelle elles s'appliquent 
presque a plat. 

Fleuraison de Juillet en Oct. 

Emits murs pendant 1'cte qui 

\ ant encore clos sur la plante un 

an aiires tear mafurile. <o|.v d< 



\\ I i. 



sont differentes e 



Gay). 



les de VVlex nanus. Liikc A'ln/lividtU 
ne sat/rait elre mieux arrneillk, bien que 
Ajonc de Provence » (e'est-a-dire 177c * 
"••" -t non le veritable Ajonc de Pro- 
ait les rameaux de l'Ajonc d'Eu- 
;t presque les fleurs de l'Ajonc 
:es deux derniers Ajoncs ne fleu- 
pas a la meme t'-poquc. L'un est 
un- liuietiltcation, lorsque 1'autre 
re de fleurs. II faut ajouter que 



G„n. 



..... enfermecs dans la corolle. Enfin 
n pourquoi la pretendue plante liybride 
» serait-elle particuliere au littoral , lors- 
» que l'Ajonc d'Europe et l'Ajonc nain cou- 
d vrent ensemble de vastes espaces, dans 
). l'interieur du departement (du Morbi- 
i. han).»LE Gall. Flore duMorbih.,?. 128. 

Nous esperons pour notre part, que la 
connaissance des fruits de VVlex Gallii. con- 
firmera sur son existence comme espece, les 
previsions de M. Le Gall , celles de M. Tous- 



saint ct les notres. Dans tous les cas , es- 
pecc, variete ou hybride, la nouvelle plante 
possedc un interet horticolc aussi bien que 
scicntifique. G'est une espece a ajouter a nos 
plantcs d'ornement indigenes, c'est une 
nouvelle parurc promise a la nudite dc nos 
bivers. 

Les Ulex appartiennent an petit nombrc 
dc genres, qui occupent presque cxclusi- 
vement les regions occidentales de l'Europe. 
Sous ce point de vue, ils sc comportent 
a l'egard dc cettc partie du vieux mondc , 
comme les Genistees,(h quelques exceptions 
pres), font par rapport a la masse du meme 
continent comprisedans l'lieinisphere boreal; 
en d'autres tcrmes, les Genistees constituent 
tin groupe dc plantes, occidental par rapport 
a l'Europe ct a l'Asie reunies; les Ulex 
sont , parmi les Genistees , un genre essen- 
tiellemcnt occidental a l'egard de l'Europe. 
G'est sans doute, par une loi analogue, que 
les Erica, genre occidental, par rapport a 
la masse du vieux continent , situce dans 
1 hemisphere nord , fournissent quelques 
especes particuliercs (1) a l'occidcnt tie l'Eu- 



l>i;mtr ;'i |;|((HOll(> -■ 



a la peninsule iberique. La meme i 
peut s'etendre aux Arbousiers (Arbutus), |si 
Ton fait abstraction des Arctoslaphylos et 
des Arbousiers d'Amerique, et si Ton con- 
sidere que l'Arbousier eommun (Arbulm 
itnedo) s'etend de la region meditcrran- 
neenne, par la peninsule iberique et les 
cotes occidentales de la France, jusqu'en 
Irlande , sans se retrouvcr en Angleterre. 

Les usages des Ajoncs sont trop connus 
pour que nous ayons besoin dc les rappeler. 
On trouvera des renseignements a ce sujet, 
comme a l'egard dc leur culture, dans Mil- 
ler, Garden. Dictionn. (ou par parenthese, 
les Ulex nanus ct europwus sont confon- 
dus); Filassier, Dictionn. du Jardin. franc.. 
Paris, 4791 , article Ajonc; Loudon, Garden. 
Mag., vol. VIII, p. 259 et 369 j dans le 
Garden. Chronicle, ann. 1845, p. 20; et 
dans le BonJardinier, ann. 1849, p. 426. 
J. E. P. 



1'Irlaiide. le Medoc pres de Honlejiux. 
tugnl. Vliria, Much ,,/! II.mik.. .uilce 

f)urieu. dans les A-luries. ( |'>'i:m n. in 



193. Rnsticitc du Pin 



'= Les amateurs apprendront pcut-etre 
avee interet, qu'il existe a Claremont , pres 
Cheshunt, un individu parfait de ccttc char- 
mante plante, mesurant plus de quatre 
metres en hauteur. II fat plante , il y a 
neuf ans, et reeut une legcre protection , 
sculemcnt pendant les deux ou trois pre- 
mieres annees. Les branches laterales ont 
deux uu trois fois montre des sympt6mes 
rlc scnsdjd.te aux gelecs, mais la fleche 
ncn a jamais ressenti la moindre atteinte. 
Larbre na, a ce qu'il parait, rien souffert 
< e la gelee recentc; ses belles feuilles pen- 
dantes, d un vert luisant, sont aussi fraiches 
et aussi fermes que jamais. Ayant toujours 
considere cettc especc comme delicate i'ni 
recherche la cause de I'anomalie ^Ue. 
tst-ce le sol, est-ce 1 exposition? Le premier 
est argilcux, Iroid, et, quoique sur la pente 
«1 un monticule, i.nparfaitement draine ; ccla 
est si vrai , qu'a une distance de quelques 
pas, lcau circulc sous les pieds, h rnesure 
qu on marche. Le phenomene ne parait pas 
tenir au sol, mais peut-etre a l'exposition. 



L'habitalion est sur le cote sud-est d'un 
monticule, et l'objet dc la presente note 
"<''upe le cote nord dc la maison. Aupresdc 
lui, s'elevent quelques grands arbres, qui 
l'abritent contre les rayons solaircs, et j'at- 
tribue la preservation dc la plante a ce fait, 
qu'clle n'est jamais exposee aux mortelles 
alternatives du degel rapidc ct de la gelee. 
II existe sur tc cote sud de la maison, d« 
plus petits individus des Pinus flartivegu, 
P. Acofmlceusis el /'. Montezuma, q u '; 
etant egalcment abrite^s . ont echappe' ill 
a tc-ute injure. Tels sont les fails observes; 
il s'agit d'en recherchcr l'application. N e 
vaut-il pas la peine de se demander si les 
autres especes mexicaines, placees dans des 
circonstances analogues, ne pourraient pas 
s'accommoder a notrc elimat? Et, le £j 
echeant, combien une liberalc introduction 
de ces plantcs n'ajoutcrait-cllc pas de va- 
rietc et d'attrait aux charmes de nos jardins 
d'agrement! » 



de grandeur natui 
calice, bracteole e 



1 ■ Mini If I! I lit llf III lllfllll • -liirf. „. |l,.„ r ,1,. 

de VU. nanus. (Toutes les Bgnrtt qui premlcnt soul 
; plus ou moins, mais proportiuiinfllriiinil . jinxsies.) 
ie VU. Gallii; b", — de VU. nanus, c, portion du 



MISCELLANIES. 



la Vie et les I ravauv de J. B. VAN MONK. 



> et des noyaux d'arbrcs fruitiers, pour en 

> obtenir de nouvelles et bonnes varietes , 
• plus surement et plus abondamraent 

> par l'anciennc methode. En 1825, c' 

> a -dire, apres trente-huit ans d'ex 
i rience, il avait 50,000 pieds d'arbres d 

> sa pepiniere; et depuis plus de dix < r 

i il avait commence a fournir des greffes 

i de scs nouveaux fruits en Belgique, 
Allemagne, en Angleterre, aux Etats- 

i Unis d'Amerique, et quelque peu en 
France. Je dois noter ici que M. Van 

' Mons n'a jamais vendu une greffe, ni un 
arbre. Tant qu'il y avait des greffes a 
couper sur ses arbres , il en donnait a 
ceux qui lui en demandaient; il en en- 
voyait raerae a ceux qui ne lui en de- 
mandaient pas , quand il croyait que cela 

> leur ferait plaisir 



1825, M. Van I 
greffes 



des 



presque loujours sans nom. A cette epo- 
que , il a rassemble ses notes, et a fait 
imprimer un catalogue, dans lequel en- 
viron les trois quarts des fruits sont nom- 
mes, et tous conservent leur numero 

» Ce catalogue contient environ 1050 
Poires, parmi lesquelles, 547 sont nom- 
inees sans aucune observation, 58 por- 
tent le nom de celui qui les a obtenues 
ou de celui auquel elles ont ete dediees, 
200 ont ete obtenues et nommees par 
)5 ont ete egalement 
Van Mons, mais ne 



> obtenues par 

' M. Van Mons indique 



» telle ou telle Poire, comine : forme de 
i) Doyenne , forme de Louise-bonne , forme 
» de la Grande Bretagne, etc.; et toutes ces 
» 205 varietes sont annotccs des epithetes : 
» tres a propager, excellente, delicieuse. II 
)> est probable que ces derniercs ont ete' 
h nommees peu d'annees avant la publi- 
i) cation du catalogue, et que ces Poires sont 
). le resultat d'une quatrieme, cinquieme 
» ou merae sixieme generation sans inter- 

» pace de trente-huit ans, en semant tou- 
H jours les pepins des varietes les plus 
» nouvellement obtenues. 

» On voit par ce catalogue, que M. Van 
n Mons, par la seule maniere de choisir ses 
» graines, a obtenu en trente-huit ans, 
n 405 nouvelles varietes de Poires, ou 
h bonnes, ou excellentes ou delicieuses. Je 
n demande a present si jamais quelque 
i> autre a obtenu rien qui approchat de ce 
)» nombre, par les semis ordinaires. » 

L'appui que M. Poiteau pretait, en 1854 
et en 1842 a la theorie Van Mons, il le lui 
maintient encore en 1848, dans ses lecons 
d'horticulture, inserees dans les Annates de 
la Societe centrale d' Horticulture de Paris, 
vol. XXXIV, p. 5 et suiv. Mais au lieu de 
nous appesantir sur les temoignages favora- 
bles a ce systeme, il est temps que nous 
rapportions les arguments qu'on y oppose. 

Et d'abord, dans un article plein de con- 
venance (1), M. Rendu reprocbe \\ la me- 
thode Van Mons, de ne perfectionner les 
fruits qu'aux depens de la vigueur et de 



■Ulfartk.rlr Pari*. 






M. Rendu, nous parait reposer principale- 
ment sur l'idee, que M. Van Mons employait 
pour ses semis de generations successives, 
des graines qui n'avaient pas atteint leur 
parfaite maturite. Mais est-ce bien la ce que 
fesait M. Van Mons? II nous semble que 
tout ce que dit M. Poiteau a cet egard, se 
rapporte a une premiere fructification , au 
choix des fruits les plus precoces , et non 
pas a la maturation imparfaite des graines. 
D'ailleurs des semences non mures auraient- 
elles beaucoup de dispositions a germer? 
Quant au reproche principal, celui de la 
diminution de vigueur et de duree vitale de 
l'arbre, par 1'amelioration des fruits, Van 
Mons reconnait lui-meme le fait; mais il 
offre en compensation un moyen de renou- 
vellement plus abondant, plus frequent et 
plus facile des varietes et des individus. 

D'un autre cote, M. Loiseleur Deslong- 
cbamps (I) accuse la methode Van Mons; 
d'etre preconcue, a cause de la jeunesse de 
l'auteur lorsqu'il en saisit la premiere idee; 
d'etre plulot un pas en arriere qu'un pro- 
gres reel , en ce qu'elle prend pour point 
de depart des graines de sauvageons , au 
lieu de semences de varietes perfectionnees ; 
de n'offrir que des resultats tardifs, tandis 
que les semis de graines de varietes recon- 
nues bonnes, produisent parfois, des la pre- 
miere generation, des individus semblables 
ou superieurs, pour les fruits, a la plante- 
mere. Le meme savant, tout en rendant 
temoignage de la prodigieuse activite de 
Van Mons, parait attribuer a cette faculte 
seule, et a l'immense echelle sur laquelle 



(1) Ibid., page 299 et suiv. 



elle s'exerrait, le grand nombre de varietes 
nouvelles,obtenues par le savant Pomologue 
beige. Quelque jugement que nos lecteurs 
portent de ces objections, qui trouvent 
presque toutes leur reponse dans les articles 
precites de M. Poiteau, nous comptons obte- 
nir d'eux, un echo favorable, a l'expression 
de notre haute estime et de nos pieux re- 
grets, envers l'illustre J. B. Van Mons. 



J. E. P. 



N- B. Les sources c 
de M. Poiteau, 



theorie Van Mons. insert- 
dans les Annales deSociete royale d' Horticulture 
de Paris, vol. XV, p. 249, 297 et 253, ann. \8U, 
et reproduit dans V Horticulteur beige, vol. II, 

prendre connaissancc). 2° Une notice necrolo- 
gique et historique sur Van Mons, lue par M. Poi- 
teau, a la Societe royale d'Horticulturc de Paris, 






M. Rendu , l'autre par M. Lois. DeslongcbtltffliB 
inseres a la suite de l'article precite. i° Une no- 
tice historique sur Van Mons, par M. Quetelet, 
secretaire perpetuel dc l'Acad. roy. des Scences 
et Belles Lcttres de Bruxelles, brochure in-12, 
Bruxelles, chez Mayez, 1845. 5° Un passage du 
cours d'horticulture de M. Poiteau, insere dans 
les Annales citees, vol. XXXIX, p. 57-9, 1848. 
Nous devons d'ailleurs des remerciements a 
M. Van den Gheyn, chef des travaux chimiques 
a l'Universite de Gand, et Tun des eleves de Van 
Mons, pour avoir mis a notre disposition, avecla 
plus grande liberalite, 1'original du portrait ici 
reproduit, Fopusculc de M. Quetelet, ctdeslet- 
tres autographes de M. Van Mons, que M. Van den 
Gheyn c 



Outrages botaniquc^ 



II y a un mois a peine , la Botanique, et 
nous pouvons dire le monde savant , vien- 
nent d'eprouver la perte la plus sensible. 
Un homme est mort , a Vienne , dans toute 
la force de 1'age, dans toute la maturite et 
l'activite du talent, un homme a qui notre 
science favorite a du peut-etre de nos jours 
son impulsion la plus rapide, son instru- 



rr, 



R0G1EM AfflOENA. 



Rubiaceae Juss. § Hedyotidese-Rondeletiese DC. — Pentandria-Monogynia Lini 



CHARACT. GENER. 



suris brevibus v. longit 
teriformis, limbi lacin 
quincunciatim imbricatis , fauce 
promincnte deslituta. Stamina 



mbo S-f 

lis. Corolla hjpocra- 



fila mentis seta- 

gioribus ; antheris lineari- 

" ' Delist issimi 




Flores conferti, pulchre 



>dlibus, indi 

. Ovttdi phiriina. 
Frutices Guatimalen 
divisi. Folia opposita , 
pulae e duobm- 

tnc.holomo . multi floras. Flo 
rosd. 1'auce pilis aim-is burbatd. Braeteaj 
secundarios plerosque et tertiarios cymve stipan- 
ti's prduncnto supra basim innatce, trifidce. firac- 

corottw (i tic, mlistri'joso-hirtcllo-pabrscentrs 



Obs. I. Species Rondrlrtiiv aii.'tuium .puedam, 
Ilurilms Idniincns, fauee et mho corolla' intus 
glabris, annulo faucis vix conspicuo. antheris 
versus apicem tubi subsessilibus , pubescentia 
plus minus arachnoideo-tomentosa. in nenus pro 
prium {Ararfniot/in/.r Planch.) erigendas. Hue 
spirtani stirpes Mexicans, Guatihialcnscs et 



iieiii])e : Rondclrtia buddlei* 
des Be.nth.! (Arachnothryx buddlcioidcs) , R. I 

Ui/lora 111 Mil.' (Araih '.I uiijhu > it > /' 
Bk.\tii.! (At: rr/lr.ra), li. discolor HBK.? (.-if 
discolor), R. Icueopln/lta HBK.? (Ar/< U-ucophi, 
la), R. elongata Bartl.? (Ar.? ehtujata). 



Ill :;i.;. 



i 



<r.. D.o 



thentici in Herb. Soc. Hortic. Londin.) 



oblongis emarginatis; filament is versus 
tubi insertis, antheris a fau< e lonsi. dis 
polline albido-Iutcscente ; sl\lo brevilei 



, R.Mcnechma 
que praecedenti 

ili> luii_.' snpr 



niis calycinis h 

tnlio scsquilonjiiori 
lev et sensim ainpl 



iquanieraivisunssi 
i praeedente duplo 



ongis, (\-i poll. 






nerali pr&'coilenti 
splialm. 

-• : '"■ •■ ' : -' ' ■ .' - ■' 

His h;iMn.i-ilntis.«,,n:i- \ V ,,|,„ T s. «-il.,l.. . s„|, ) 
. supra sparse, sublus ail \nias j nitMinfis * 

, reflexis; cymis 1 



■ 



C'est par une rare combinaison de bon- 
nes fortunes, qu'il nous est permis a la fois, 
de tirer au moins deux genres bien definis 
hors du chaos d'especes heterogenes entas- 
sees sous le titre de Rondeletia, de faire 
faire eonnaitre l'un dc ces genres par qua- 
tre especes nouvelles, toutes ornementales, 
toutes recemment acquises a nos serres, 
d'attacher enfin a de charmants arbustes , 
le nom du promoteur le plus actif de l'agri- 
culture et de l'horticulture beiges. 

Origin aires des regions temperees du 
Guatimala, ou brille le Lycaste Skinneri, les 
quatre especes de Rogiera, dont il est ques- 
tion , viennent de developper successive- 
raent, dans les serres de 1'etablissement 
Van Houtte, leurs corymbes de jolies fleurs 
d'un rose tendre , dont le limbe etale en 
etoile, encadre une touffe de poils dores 



tantes , et d'une odeur suave , quoique peu 
fragrante, ces fleurs rachetent par leur 
profusion et la delicatesse de leur coloris, 
ce qui leur manque en volume et en eclat. 
Elles se ressemblent, d'ailleurs, chez les 
quatre especes , et ne presentent que ces 
differences organiques, dont le botaniste 
seul sait apprecier la valeur. Meme simili- 
tude, aussi, dans le port, dans le feuillage, 
dans les stipules , dans l'inflorescence. Ces 
plantes constituent done un genre essen- 
tiellement naturel, que l'ensemble de ses 
caracteres rapproche des Rondeletia, mais 
qui s'en distingue, au premier abord, par 
le defaut d'anneau preeminent de la gorge 
de la corolle. 

J. E. P. 




Comme la superbe epiphyte {Lij caste 
Skinneri) a laquelle leurs tiges servent 
peut-etre de siege , les Rogiera appartien- 
nent aux regions elevees, et par consequent 
temperees , du Guatimala. Cette circon- 
stance leur perraet, dans nos climats, de 
vegeter vigoureusement , a Fair libre et a 
l'ombre , pendant I'ete , et de se contenter 
de la serre froide ou temperee, pendant 
l'hiver. Leur culture en serre chaude, a 
pour effet de hater leur floraison, mais elle 
n'cst pas du tout obligatoire pour atteindre 



ce but. La terre qui leur convient, est un 
compost leger de tourbe ou de tcrre de 
feuilles,et d'une faible proportion de sable. 
Les arrosements doivent etre frequents. 
Multiplication par boutures, sous cloche, 
dans un milieu tres humide, et sur couche 
tiede. La vignette ci-jointc, qui represente 
l'echantillon de Rogiera anuena, d'ou le 
rameau fleuri de notre plancbe a etc coupe, 
peut donner une idee du port agreable, 
qu'une culture intelligente doit fairc pren- 



MISCELLAN^ES. 



f 194 {Suite). Notice sur la Vic ct les Outrages botaniqucs 
de St. L. ENDLICHER. 



J la bota 



pour pousser a bout une ceuvre de longue 
haleine, methodiques et lucides, comme 
1'exige l'execution habile des details d'un 
plan immense, riches d'erudition et d'ex- 
pression, comme il le faut pour rassembler 
mille faits dpars d'une science , et les con- 
denser sous la forme synthetique, homo- 
gene, comparative, d'un vaste compendium. 
Cethomme dont l'ceuvrc nous reste, comme 
l plus complete des conquetes 
i botanique systematique , nos lecteurs 
le connaissent deja par les frequents era- 
prunts que font a son inestimable Genera 
plantarnm, les journaux periodiques de bo- 
tanique et d'horticulture. Le present ou- 
trage, en particulier, puise souvent a cette 
source feconde les earacteres techniques des 
genres de plantes, et l'horticulteur, sans 
ressentir, aussi vivement que le botaniste, 
la perte d'un pareil homme, ne lui refusera 
pas une pensee de sympathie, de recon- 
naissance et de regret. 

Stcphan Ladislaus Endlicher naijuft Ic 
2'* juin 1804 (1), a Prcsbourg, ou son pere, 






homme estime et aise, exercait hi profession 
de medecin. II fit ses premieres etudes aux 
Gymnascs de Presbourg et de Pesth , et sa 
philosophic a Vienne, ou il prit le litre de 
docteur, en 1823, e'est-a-dire a l'age de dix- 
neuf ans. II entra aloes dans le Seniinaire 
archiepiscopal , pour se consacrer a l'etat 
ecclesiastique. Mais apres avoir fini ses etu- 
des thcologitpies, et recu meme ses deux 
premieres ordinations, des circonstances de 
, ;([m i| ( . | ( . docid.'irnt a cbanger ses > 



18-27 



qifil cominein'ii ["etude des sciences natu 
relies. Attache, en 4828, a la bibliothequi 
imperiale de Vie 
de la botaniqi 



|>> I. 

mac . 

• Liquelle i! , 



la langue cL 

nl„,i,'u,-s „uvr..^. M 1 1 1836, il fut nomme 
conservateur de la partie botanique du 
Cabinet imperial d'histoire naturelle, a 
Vienne, et e'est de cette epoque que datent 
ses importantes publications sur la botani- 
que. Nomme en 1840, successeur du baron 
Jacquin, comme professeur de botanique el 
directeur du Jardin des Plantes, a Vienne, 
il exposa meme les principes de cette 
science a IVmpereur regnant. En 1847, il 
lut envmea Cracnvie, en qualite de Cuin- 
m ,<siiir"mv«l.[HMii-v irlnrmer l'Universile, 



et recut a son retour le titre de Conseiller 
de Rdgence. II ne resta pas etranger aux 
mouvements politiques de 1848. Sa mort a 
suivi de pres ces terribles commotions. Un 
coup de sang est venu le frapper, a Vienne, 
le 29 mars 1849, a 1'age de quarante-cinq 

A cette esquisse rapide ct sans doute in- 

avec tant d'eclat, nous voudrions pouvoir 
ajouter des details sur le caractere intime 
de l'homme. Malheureusement, les rensei- 
gnements nous manquent pour combler 
cette lacune. Mais, s'il nous etait permis de 
donner comme expression de faits la voix 
de nos predilections, si nous pouvions tra- 
duire en eloges directs 1'eslime que nous 
avons vu les savants les plus distingues ma- 
nifester pour l'illustre mort, s'il est vrai 
que les talents superieurs s'allient presque 
toujours aux nobles qualites de fame; alors 
notre silence serait lui-meme un eloquent 
panegyrique; il doit du moins, en tout cas, 
repudier l'apparenced'une tacite 



, .li! i 



' ink 



een enlier dan^ - 
out vrai d'Endlicher. Que ne 
le suivre dans les voies si di- ! 
verses qu'il a parcourues! Mais ce ne sont ! 
pas toutes les tetes, qui peuvent embrasser 
a la fois les etudes philologiques les plus ar- 

nation methodique, des milliers de faits que 
1'activite des botanistes dissemine dans mille 
brochures, dans les nombreux ouvrages pe- 
riodiques, et condense trop rarement sous 
la forme de monographes et d'ouvrages ex 
professo. Nous laisserons, done, a de plus 
eompctents que nous, l'appreciation des tra- 
vaux du philologue. Forces meme de faire 
un choix parmi les ouvrages du botaniste, 
nous nous arreterons de preference sur son 
ceuvre capitale , son fameux Genera plan- 

Quatre hommes,avant Endlicher, avaient 
pu , a force de genie, de tact et de patiente 
activite, tracer un tableau a peu pres cora- 
plet des genres de plantes, que leur leguait 
la botanique de leur epoque. Nos lecteurs 
nomraent deja Tournefort, Linnaeus, Adan- 
son et Jussieu. Analyser en detail les ou- 
vrages de ces quatre hommes, ce serait 
faire 1'histoire de la botanique jusqu'en 
1889, annee ou parut le Genera planta- 
rum du fondateur de la methode naturelle. 
De cette epoque date pour la botanique une 



ere d'immense et rapide progres. Non seu- 
lement la philosophie de la science circule 
en quelque sorte dans toutes ses branches, 
et en fait naitre de nouvelles ; mais aussi les 
voyages des botanistes et des collecteurs de- 
cuplent, en moins d'un demi-siecle, le nom- 
bre des especes vege'tales ; les anciens gen- 



autant de 

et la botanique est prete a succornber sous 
le poidsdeses propres trophees, si quelque 
main habile n'arrive a propos pour soumet- 
tre au joug de la methode , le vague desor- 
dre de ses richesses. L'aride et fautive com- 



Candolle concoit le vaste plan de son Sys- 
lema, dont deux volumes annoncent l'exe- 
cution : mais bientot l'illustre botaniste, 
effraye de l'immensite de la tache , revient 
sagement au plan plus reduit de son Pro- 
drome, ouvrage qui, malgre de nombreuses 
et inevitables erreurs, n'en rend pas moins 
d'immenses services a la botanique systeraa- 
tique. Mais 1'oeuvre du Prodrome encore 
inachevee, malgre la precieuse collaboration 
des botanistes les plus habiles, ne repondait 
que lentement aux besoins de la science; 
et, d'ailleurs, un livre dont le plan embrasse 
la diagnose de toutes les especes, ne pouvait 
tenir la place d'un ouvrage special sur les 
genres. Cet ouvrage, tous les botanistes 
l'appelaient de leurs vceux; tous, et meme 
les plus illustres, reculaient devant la tache; 
un seul hommc osa la tenter, et cet homme, 
nouvel adepte dans les sciences naturelles, 
sut, par une sorte de miracle, tirer un corps 
a proportions colossales, des mille membres 
souvent disparates quo mille artistes avaient 
polis ou ebauches; lui seul fit converger en 
un vaste foyer de luniiere les millcs rayons 
epars de la science descriptive ; lui seul sut 
montrer a ses maitres les proportions de 
Le Genera plai 



d'Endlicher parut par livraisons successives, 
dans le court intervalle de quatre annees, 
de 1836 a 1840. Nombre infini de faits 
consigned, citation minutieuse des sources, 
uniformite de style, fesant une riche mo- 
saique d'un amas de materiaux disparates, 
execution typographique nette, elegante 
dans sa simplicity, correcte h un point 



(La s 



\'J^ I 



ERIOSTEMON INTER! 



i.) Ad. Juss. §§ Boronieee Bartl. — Dccandria-Monogynia 



snI) anthesi patentii 

Stiinuiiu 10. Inpngvna. persistentia, petalisbre- 
vinra ; /iltnitfiiht lincan-siibulala, hispida. libera, 
allrrna petalis npposiia luvviora. sub apitx iu- 
terdum dilatato in filum anthe I n t t 

citl/irnr inlrorsa-, biloculares, cordiformes, apice 
breviter appendicular-. loii-ifudiiialitci- debis- 
ccules. Ovtirlfi '.'>. t/j/iioplmri) disril'uritii insidi-n- 
tia, unilocularia , glabra, (h-ula in loculis gerni- 
na.siihna- \rnlnili Mipcrp^ilo uisi-rta. suprnus 
adsrcmlciis. informs pendulum. Sti/ll o\ ovario- 
rum angulo interiori, in unicum. slaminilnis 
lircvioirin. glahrum v. Idspidulum coaliti ; stiij- 
ma capitellatum, quinquesulcatum. Capsula pen- 
taroeea. coeeis l,i\al\ alms, vmiurarph cartilagi- 
neo, soluto, olastico bilolm. Iiasi seminifero. 
almrlu moooepermo \. rarius dispenno. Snnm 
oblongo-rcni forme, testa Crustacea, umbilico ven- 



teres, radicula supcra. 

Frutices in Nova UoUatidla tro i 
tropin/ imliijrni , pi/is strllutia Ills 



puticta/is r. tiihrrciil 
/>/'!;/„><. tiin'/ioris" 






mucronatis, subtus praecij 
tis; floribus pedunt-ulis 
unifloris, folio duplo brevi 



Hook, in Bot, Mag. I 



■ : 



Kepresentees dans nos climats par 
fetides Ruta 
dans les regi 
par les superbes Erythrochiton , les salu- 
taires Galipea (Cusparia), les elegants Le- 
monia, et autres genres de la belle section 
des Cuspariees; dans l'Asie et la Nouvelle- 
Hollande tropicales, par les obscurs Cymi- 
nostna, au cap de Bonne Esperance, par 
l'odorant et nombrcux cortege qui sc groupe 
amour des Diosma et des Calodendron, les 
Diosmees fournissent a l'Australie extratro- 
picale, divers types generiques , tout-a-fait 
particuliers. On connait les Correa, aux 
feuilles simples et opposees, aux fleurs cam- 
paniformes ou tubuleuses, les Boronia au 
feuillage si polymorphe, ici pinne, comme 
«elui des Weinmannia, la simple et entier 
<'omme celui du Romarin ou du Myrte; les 



PhebaUnm souvent converts, comme les 
Elceagnus, de brillantes paillettes furfura- 
cees, les Diplokena dont les capitules si- 
mulent si bien des fleurs simples, les Zieria 
aux folioles digitees, les Crowea aux feuilles 
de Saule, les Philotheca a l'aspcct ericoide, 
enfin les Eriostemon dont l'espece ici figu- 
ree pcut donner une idee assez favorable. 

Le port d'un sous-arbrisseau toujours 
vert, des feuilles nombreuses,fermes, pres- 
que imbriquees, une profusion de fleurs en 
etoile, d'un blanc de neige, a boutons laves 
de rose vers leur sommet , voila sur quels 
titres V Eriostemon intermedium se recom- 
mande a l'attention des amateurs. C'est 
d'ailleurs une plante de serre froide, a la- 
quelle la pleine terre convient, en ele, et 
qui tiendra bien son rang dans toute collec- 
tion de plantes du Cap ct de l'Australie. 



Les echantillon XEr. intermedium com- 
muniques N sir W. Hooker, par M. Barclay, 
de Knott's Green, pres Leyton, avaient deja 
obtenu un prix de la Societe d'Horticulture 
de Londres. La plante portait alors le nom 
d'Eriostemon nerii folium, nom qui, sui- 
vant sir W. Hooker, est applique, dans la 
collection australienne de Sieber, a des 
echantillons desseches d'une plante qui ne 
parait pas etre distincte de YEr. myopo- 
roides. (Figure dans le Bot. Mag. 3180.) 
D'ailleurs, ajoute sir W. Hooker, la plante 
de M. Barclay, court les jardins sous le titre 



$Er. intermedium , probablement par allu- 
sion a l'espece de rang intermediate qu'elle 
occupe entre VEr. buxi folium et YEr. myo- 
poroides. Ses rapports avec ces deux espe- 
ces sont meme assez intimes, pour que sir 
W. Hooker soupconne qu'elle pourrait etre 
le resultat de leur croisement. Nous pen- 
chons, pour notre part, a considerer YEr. 
intermedium comme une espece particu- 
Iiere, beaucoup plus voisine de YEr. buxi- 
folium que de YEr. myoporoides. 

J.E.P. 



Comme la plupart des vegetaux de l'Aus- 
tralie extratropicale , YEriostemon est une 
plante de serre froide, et d'une culture fa- 
cile. Tenu en pot, dans une terre legere et 
bien drainee, il pourra etre sorti a l'air 
libre pendant l'ete, avec le reste des arbus- 
tes de la Nouvelle-Hollande et du Cap. 



L'abscission des branches trop longues suf- 
fira pour le rendre touffu, et lui donner une 
forme agreable. II se multiplie facilement 
par boutures sous cloche , ou par la greffe 
sur le Correa alba. 

L.VH. 



MISCELLANIES. 



;e sur la Vie et les Outrages botanlques 
de St. I . I \I>I l< III i; 



merveilleux pour un pared livre, tout re- 
commandait l'ouvrage a l'adrairation et a 
la reconnaissance desbotanistes. D'ailleurs, 
son auteur, athlete devoue a sa vaste en- 
treprise, n'etait pas homme a se reposer 
sur des lauriers cherement acquis. La 
science marche sans cesse; Endlicher doit 
la suivre, enregistrer chacune de ses con- 
queles; et tache plus penible! effacer les 
erreurs de cette faillible deite. Quatre sup- 
plements an Genera plantarum se succe- 
dent dans 1'intervalle de 1840 a 1847; le 



dernier seul est incomplet, et tous sont 
faits pour nous inspirer les plus vifs regrets 
de la perte de ceux qui devaient les suivre. 
Toute la botanique systematique entre dans 
le plan de ce vaste ouvrage , ou plus de 
7000 genres sont decrits, ou trouvent place 
les plus obscures cryptogames et les repre- 
sentants fossilcs de la Flore antediluvienne. 
Le cadre etroit dc cette notice ne nous per- 
met pas d'analyser 



ti signaler les nombreuses 



I 






SIPHOCMPYHS MICROSTOMA. 



vol. II, Mars 184 
t.) — Pentandri 



CHARACT.GENER. - 

CHARACT. SPEC. — * S. (Eusiphocampylus) 
us. rainosus; rarais terctibus: 




Entre les nombreuscs et belles especes de 
Si/i>ht><<i,»jH/hts qui fleurissent dans nos 
serres, celle qui fait 1'objet de cet article, se 
distingue par de ricbes bouquets de fleurs 

primees et anguleuses, a surface finement 
veloutee, et dont la gorge, brusquement 
contracted au-dessous d'un limbe a peine 
ouvert, reveille l'idee d'une bouche qui fait 
la moue. L'epithete specifique microstoma 
(petite bouche) fait allusion a ce bizarre 
earactere. Les feuilles fermes, d'un vert 
frais et luisant sur leur face, releve en 
dessous d'une legere teinte vineuse, offrent 
d'ailleurs, sur tout leur pourtour, une ran- 
gee de tres petites macules blanches, qui, 
placees chacune sur l'un des denticules mar- 
ginaux, ne sont qu'une portion sphacelee 
du mince epiderme de la feuille. L'effet de 
ces macules ne sert pas peu a rehausser les 
a u tres beautes de la plante. 

veautes que nous a valu le voyage de 
M. Purdie a la Nouvelle-Grenade. Intro- 
duite de ce pays, dans les serres de Kew, 
elle n'a pas tarde a developper d'abon- 
dantes fleurs, qui, grace a leur longue 
duree et a leur epanouissement successif, 
ont embelli ces serres, pendant tous les 
mois d'automne et d'hiver. Sir W. Hooker, 



s details, pre- 



ilont. la 



sume meme que la plai 
ete, la serre froido, et qu'a en ju 
developpement successif de ses bo 
augmentera le nombre d'espect 
fleuraison se prolongc toute 1'annee. Une 
pareille qualite, lorsqu'elle accompagne des 
beautes reelles, en est elle-meme le com- 
plement le plus desirable. 

Le Siphocampylns microstoma a fleuri 
abondamment sous nos yeux, dans les ser- 
res de l'etablissement Van Houtte; mais 
nous n'avons pu en obtenir des fruits raurs. 
non plus que du reste de ses congeneres, ni 
des especes qu'on s'accorde a ranger sous le 
Centropogon. Notre igno- 
lre de ces fruits est d'au- 
tant plus regrettable, que toute la distinction 
etablie par les auteurs entre les Siphocam- 
pylus et les Centropogon, nous parait repo- 
scr uniquement sur la difference du fruit , 
bacciforme et indehiscent chez ce dernier 
genre, capsulaire et dehiscent chez le pre- 
mier. Mais ces differences sont-elles bien 
averees, et le fruit des Siphocampylns est-il 
bien decidement capsulaire? Nous nous 
permettons d'exprimer au moins un doutc 
a cet egard, et si ce doute se justifiait, toute 
difference disparaitrait entre les deux pre- 
tendus genres; car les deux appendices den- 






tiformcs des antheres, auxquels 
pogon doivent en partie leur no 
sent par la traction la plus lege 
raides et soyeux, analogues i 



forment la barbe semi-annulaire du bord 
des deux antheres inferieures , chez les 
Siphocampyhis. 



Portion du tube s 



ate. - Fig. 2. Coupe \ 



On se guidera pour la culture de cette 
jolie espece d'apres les errements indiques 
ci-dessus, au sujet du Siphocampylus glan- 
dulosus (vol. IV, n° 401) et du Siphocam- 
pylus coccineus (vol. II, Mars 1846, pi. IX); 
c'est-a-dirc quon la tiendra , en ete , a l'air 
libre, et, en hiver, dans la serre temperee. 
Une chaleur de 5 a 6° Reaum. suffit a ces 
plantes,et la temperature de la serre chaude 



IE. (S. F«.) 

ndant a les faire trop filer, et a les rendre 
biles, on ne les y soumettra que dans les 
s ou Ton tient a en forcer la fleuraison, 
i a les propager plus rapidement. Le Si- 



boutures, sur couche tiede et sous cloche, 
selon le procede le plus ordinaire. 

L. VII. 



MISCELLANIES. 



cc sur la Vie et 
de St. L. I \l»l 14 hi i; 



imperfections. Ces imperfections, il faut le 
dire , sont celles de la science elle meme ; 
et quel savant commettrait l'injustice de 
reprocher a l'auteur d'un immense compen- 
dium , les erreurs que le monographe lui- 
meme lui legue souvent pour des verites! 
Admirateur respectueux de Jussieu, End- 
la disposition generate de families, proposee 
par notre illustre compatriote , disposition 
qui peche par une adherence trop exclusive 
a certaines vues systematiques, mais quele 
tact merveilleux de son auteur a su rendre 
assez naturelle dans son ensemble. Degage 
des idees trop systematiques sur 1'impor- 
lance absolue de Tinsertion des organes 
floraux, guide par quelqucs heureux exem- 
ples donnes par I'illustre Rob. Brown , du 



groupement des families en classes naturei- 
les , Endlicher tenta de soumettre toutes 
les families a un pareil groupement; et si 
l'on pcut relever bien d'imperfections dans 
cette partie de son reuvre, on doit avouer 
que la plupart sont inherentes a la nature 
de l'oeuvre elle-meme. D'ailleurs, la defini- 
euse des families possede une 
plus immediate que leur grou- 
pement en classes , et leur arrangement en 
serie. Ce dernier travail surtout, rapped 
singulierement la fameuse toilede Penelope, 
comme le lecteur curieux peut s'en assurer 
en parcourant les differents arrangements 
"" , resumes et rapproches Fun de 
U- \\-,wuM Kinmhm du doc- 



DKACVMMIIS CRISITI1S. 



lilies et dcs tigcs, 



;; Drnciiuciilca-. Momrda-Polvaiulria. 



CHAliACT. W-NKR. S,„,lh<, basi cmivo- 
lula. limbo piano patenle. Spadix inferne conti- 
nuo amlro^ynus. if/tittilifms nulimvittttriis infra 
1 1 supra -i iiuiiia apii r miIh lavatonudus.-4nf/tme 
in phalanges coimala'. Incit/is bilaleralibus apico 
rimula brevi subobliqua dehisernlibus. Ovaria 
plurima libera 1-locularia, oralis parietalibus " 7. 
infimum basi fixuni (crectum Sciiott). rcliqua 



i erectiiisnila testa roriai'ca era 
iri lato fungoso. Embryo in axi i 
santitropus; radicuUt liilo opposit; 



CHARACT. SPEC. 

:rectis, latcralibus qi 

uw.liilis 
latioiv liaslalu M'-ili; -pallia amplissim 

spailii'c jiauln I.e. 
• hirtu. ad lainvm 

deinde in corpus ovoiuYiiru disjx.sit is s 
datis fertilibus sessilibus, infra cas sf 



•oflexis; spadic 



Ainsi qu'il conste des ecrits de Dioscoride, 
deGalien, de Pline, etc., les anciens ont 
reellement connu (bien qu'en dise Poiret, 
Hist, des PL II. 197) la Serpentaire, etc. 
(Dracunculus vulgaris Schott, D. poly- 
phyllus Blume, Arum Dracunculus L. 
^hkovtU ftiyctx*!, ApuxlvTM piya, Serpen- 
taria, etc., Auct. veter.), plante tres voi- 

elle, croit dans le sud de l'Europe. lis lui 
attribuaient , ainsi qu'au peu de plantes 
qu'ils ont distinguees, une foule de vertus 



i absurdes que contrain 



i precomsait contre 



teres, les maux d'yeux, d'oreilles, etc., etc. 
Vcnerem stimulut, uriitum pellit, menses 
trahit v. sistit., etc. Galien, un peu plus 
judicieuseraent, dit qu'elle purge et qiielle 
deterge... Pline dit qu'on doit l'arracher 
lorsque l'orgc murit et que la lune est dans 
son premier quartier {hordeo matttrescenle 
effoditur, luna crescente (3)). Quant a la 
foule de qualites dont il la doue, il I'as- 



ti'iiMii n> apurl plaiilam de qua agilur tali i 



simile a YArum (A. vutgare des modernes) 
et la liste des vertus de celui-ci est longue 
dans cet auteur,credule echo des contes ab- 
surdes de ceux qui l'ont precede. Ainsi, en- 
core il dit (1. c.) Omnino habentem dracun- 
culum fugiunt ! Quelle puissance! Les bota- 
nistes, lors de la renaissance des sciences, 
ne devaient pas echapper a ces erreurs , et 
il est curieux de lire dans l'un d'eux, le 
napolitain Porta (Phytogn.) , l'assimilation 
qu'il fait des formes de cette plante, aux 
organes et aux maladies des homines. 

Comme nous l'avons dit, l'espece dont 
nous venons de parler croit dans le midi de 
1'Europe. On la trouve spontanee dans la 
haute Italie, la Dalmatie, le Portugal, l'Es- 
pagne occidentale, la Moree, les iles Cana- 
ries. Elle est depuis longtemps introduite 
dans les jardins, ou elle meriterait, par sa 
singularity d'etre plus rdpandue, ainsi que 
la suivante. 

Le D. crinitus , ou vulgairement YArum 
gobe-mouche, se trouve principalement dans 
la Sardaigne, les Baleares, la Syrie, la Meso- 
potamie, etc. Les anciens, s'ils l'ont connue, 
ont du la confondre avec la premiere, a 
laquelle, en effet, elle ressemble fort au 
premier coup d'oeil. Ces deux especes (le 
genre en contient trois : D. vulgaris, cana- 
riensis, crinitus) participent entierement 
des funestes qualites qui distinguent, en 
general la famille a laquelle elles appartien- 
nent: qualites plus ou moins veneneuses et 
raortelles, a certaines doses, et que nean- 
moins la therapeutiqne a su employer avec 
succes, pour combattre des affections obsti- 
nees. Pour en donner un exemple, il nous 
suffira de dire qu'ayant involontairement et 
par megarde porte' a notre bouche une tige 
fraichement coupee de la derniere, nous 
ressentimes pendant pres de deux heures, 
sur les Ievres et sur le bout de la langue , 
une chaleur et une (giisson assez vives, qui 
sc seraient changccs en accidents , si la suc- 
cion eut ete plus forte. Disons , pour ter- 
miner cettc enonciation,qu'a l'aide de divers 



procedes, on retire de ses rhizomes tuber- 
culeux une excellente fecule. 

Ces deux plantes (nous ne connaissons 
point la troisieme) offrent en fleurs un as- 
pect veritablement etonnant. Leurs feuilles, 
longuement enroulees a la base en forme 
de tiges, et parsemees de macules parallelo- 
grammiques,longitudinales et de longueurs 
diverses, Pample spathe corolliforme qui 
les surmonte, maculee en dehors comme 
les petioles, et d'un rouge vineux livide en 
dedans, selon l'espece, s'enroulant a la base 
en un tnbe epais, du sommet duquel saille 
un spadice phaIloide,nu, ou herisse de poils 
d'une couleur de sang noir, frappent vive- 
ment la vue et l'imagination, en me'me 
temps que l'odorat s'affecte desagreable- 
ment sous l'effluve des miasmes cadavereux 
qu'elle exhale, et qui attirent de toutes 
parts les mouches dont les larves vivent 
dans les matieres organiques en decom- 
position. 

Dans l'espece qui nous occupe principa- 
lement (nous voulons dire dans Tindividu 
vivant que nous en avons examine dans 
le jardin Van Houtte) , les mouches at- 
tirees par 1'odeur trompeuse que nous 
avons signalee, et qui remplissaient le tube, 
au nombre d'une trentaine , au moins , ap- 
partenaient toutes a la Musca Ccesar de 
Linne" et de Fabricius, belle espece en- 
tierement d'un vert dorc\ et longue d'en- 
viron 6 lignes. Un grand nombre etaient 
mortes, qui n'avaient pu sortir du tube en 
raison des poils nombreux et retroflechis 
qui en herissent la gorge; les autres s'en- 
volerent bient6t apres l'ouverture que nous 
avionspratiquee, dans le but d'examiner les 
organes sexuels que cachent cette partie de 
la spathe, et un grand nombre de larves 
serpentaient deja entre les ovaires, comme 
entre les molecules d'un corps animal en 
dissolution. 




memes, commc l'axc d'une coquille 
median beaucoup plas ample, sessile, plus o 

bre, luisant, parcourus de veines immerj 
subtranslucides, longitudinales, paralleles, s'i 

sans I'atteindre; et dont une autre, libre 
toute sa longueur, suit la meme circonscrij 
que lui; entre elles sont quelques pelits p 
tnnislucides. Entre les feuilles se dresseun s 
solide, subeylindrique, macule comme les p 



'-<>i''lil<»niu--aii!i.i<\ euroulee el contradn/ \ 
base en un tres gros et asscz long tube o 
qui >'artieuleavee k> limbe a angle droit. L 



Explication « 



i les [x.ils tie eelte base sont gros 
uaire del ache, fig. i. Le meme 



le Dracunculus crinitus n'exige presque 
pas de soins. On plante ses tubercules sous 
chassis froid, ou ils restent pendant tout 
I'hiver a l'abri de la gelee. Au printemps, 
quand tout commence a rcnaitre, on sou- 
leve insensiblement le panneau, que Von 
retire meme complement toutes les fois 
que le temps ne menace pas d'etre rigou- 
reux. Pendant tout l'ete, la plante reste 
soumise, dans nos climats, aux influences 
atmospheriques. En juin et en juillet, ses 
grandes fleurs, lentemcnt et successivement 



* — ..w, lutiiiiuuciu a lorneiueni ae nos 
Platc-bandes. Apres celte epoque la plante 



URE. (S. Fa) 

n'offre plus d'interet. Ses spathes fanees sc 
recoquillent ; ses feuilles jaunissent ; la par- 
tie vivace de la plante persiste seule sous 
terre. On n'a plus alors d'autre soin a pren- 
dre, des le premier retour des gelees, que 
de replacer sur la plante le chassis protec- 
teur. Dans la region mediterranneenne , 
ou, suivant la douceur plus ou moins 
grande du climat, le Drue tow til us crinitus 
peut etre tenu en pleine terre , a l'abri ou 
sans l'abri d'un mur, il produit assez faci- 
lement des graincs propres a sa multi- 
plication. 

L.VH. 



MISCELLANEES. 



lcs Ouvrages botaniques 



U Enchiridion botunkum, publie par 
Endlicher, en 1841, presente sous une 
forme reduite, mais riehe de faits, le ta- 
bleau des families du regne vegetal, In- 
dication des genres que chacune d'elles ren- 
ferme, et l'expose rapide, clair, precis, 
elegant, des proprietes et des usages des 
plantes. C'est un abrege du Genera plan- 
tarum, mais un abrege fait de main de 
maitre, et renfermant la substance concen- 
tree et epuree d'un travail, ou les details 



ouvrages botaniques d'Endlicher, nous exa- 
minerions de preference ses Grundzuge der 
Botanik, ouvrage publie en 1845, en col- 
laboration avec M. Unger, et son Synopsis 
Coniferurtun, qui vient de paraitre en 1848. 
La liste aride d'ouvrages a laquelle nous 
sommes forces de nous restrcindre , cou- 
ronnerait peu dignement, un panegyrique 
ou le cceur de I'ecrivain a beaucoup de part, 
si nous n'appliquions a l'illustre mort la ci- 
tation (modifiee) d'une de ses propres phra- 
ses : Tu qui, diim in scientim opere desu- 
damus, nobis occidisti, pia unimo, lihi ter- 
rain levem optamas : tua fama manebit. 
J. E. P. 



des principalis Ouvrages | 



1. Flora Posoniensis (Flore de Presbourg). Poso- 

nii,1830,in-8°. 

2. Prodroraus Florae Norfolkicae (Prod, de la PI. 

de Tile Norfolk). Vindobona3, 1838, in-8°. 

3. Genera plantarum secundum ordines natura- 

les disposita. Vindobonse, 1836-40, in-4°. — 
Supplementa I, II, III et IV pars 2 da (parte 
prima nondum in lucem edita), ibid. 184047. 

4. Iconographia generum plantarum, fasc. I-X. 

123 tabul. (plerseque Baueriana;). Vindobo- 
nse, 1837-40, in-4°. 
o. Grundzuge einer neuen Theorie der Pflanzen- 
zeugung. Wien, 1838, in-8°. 

6. Enchiridion botanicum. Lipsiae, 1841, in-8". 

7. Catalogus horti Academici 

dobona?, 1842-3, in-8°. 

8. Synopsis Coniferaruni. Sangalli, 



10. Endlicher et Fenzl. Novarnm •siirpnmi <" 

cades. Decas I-X. Vindobona;, 1839, in-8°. 

11. Endlicher ct F. Ph. Martius. Flora Brasi- 

liensis. IX fascicul. Lipskn, 1840-47, in-fol. 



FUCHSIA SERRAT1F0LIA. 



Jinothereae §§ Fuchsieae Endi 



quaternisve, inferioribusdependentibus, anguste 

nhluiiiiis. acuminalis, acutis. remote glanduloso- 
".errnlatis, pr.Tter inargineiu minute puberulum, 



; floribus ad axillas fo- 



Octandria-Monogynia Linn. 

Hi. multo lun^ionliiis; eal\cis |i;tivi>siinr jiilo- 

ncrulalis ajiice \ iridcsccnlihiis; pelnlis o\ ;it is. 
argine leviter rrispis, calvcr grnilalilniM|iir 






,.i n;,i.' 



■ 

I./', a. DC. Prmlr. III. 5!>. I.im-i . lint. 
1. Hook. Bot. Reg. t. im. P.wr. M ... 



Abstraction faite de deux especes ano- 
males, (Fuchsia excorticata, L.fil. elF.pro- 
cumbens, All. Cunningh.), qui croissent a 
la Nouvelle-Zelande, les Fuchsia appartien- 
nent tous aux regions centrales et meridio- 
nals de l'Amerique. C'est surtout le long 
des Andes, a la Nouvelle-Grenade,au Perou, 
au Chili ; c'est dans cette region favorite des 
Tropmolum, des Pernettya, des Mutisia, 
des Ribes, que le genre Fuchsia se distingue 
par le nombre, la variete et la beaute de ses 
formes. L'espece ici figuree brille entre les 
autres, par l'elegance du port, par la teinte 
verte a reflet bleuatre de ses feuilles, en 
contraste avec la rougeur de leurs petioles, 
de leur nervure mediane, de leurs denti- 
cules glanduleux et des jeunes branches; 
par ses longues fleurs, pendant avec grace 
en verticilles reguliers ; par sescalices roses, 
lav^s de vert a l'extremite de leurs longues 
decoupures , et ses petales dont la nuance 
orangee se detache si agreablement , sous 
l'encadrement rose du limbe calicinal. 

Observee d'abord , par Ruiz et Pavon , a 



Muna, dans le Perou, cette belle plante fut 
recemment retrouvee, dans une localite 
voisine, sinon identique, par M. W. Lobb, 
qui en fit parvenir des excmplaires a MM. 
Veitch, d'Exeter. Grace aux soins de ces 
habiles horticulteurs , le nouveau Fuchsia 
put bientot figurer aux expositions de 
Chiswick et de Regent's Park, et tenir 1c 
premier rang parmi les plantes qui rempor- 
terent la grande medaille d'argent de ces 

Des serres de MM. Veitch, le Fuchsia ser- 
ratifolia a passe dans les jardins d'Angle- 
terre , et s'est beaucoup repandu dans ceux 
du continent. La figure qui accompagne 
notre article, represente un des echantillons 
qui sont en fleur dans les serres de 1'etablis- 
sement Van Houtte , et ne fait que rendre 
justice a sa beaute. 

Les fruits que nous avons egalement sous 
les yeux ont tout-a-fait la forme, la couleur 
vineuse et a peu pres la grosseur d'une 
olive. 

J. E. P. 



Une des qualites les plus precieuses des Le lecteur consultera , a 1 egard du F. ser- 
Fuchsia , cellc qui permet aux amateurs de ratifolia, un article special publie ci-dessus, 
s de jouir de leur beaute, vol. IV, p. 401 b . L'orangene ou - " 



wutcs ies classes ae jouir ae juur jjcuui 
c'est qu'ils peuvent fleurir a Fair libre et i 
pleine terre, pendant toute la belle s 



froide suflisent, du reste, pour proteger c 
plante? eoulre les rigueurs de 1'hiver. 
L. VH. 



MISCELLANIES. 




f 195. Ccelia 
Lindl. in Benth. Plantse Hartw., p. 92. 

Recue depuis quelques annees de M.Hart- 
wee, qui l'a recoltee an Guatiraala, et aussi 



Nos esperances au sujet de 1'aspect orne- 
mental de cette plante n'ont pas ete reali- 
ses. On l'a trouvee a l'etat spontane, ornee 
d'un dense epi floral, d'au moins m 30' 
de longueur, et d'une couleur rouge; mais 
dans nos cultures, elle n'a pas, jusqu'a pre- 
sent, atteint ces proportions, et ses fleurs, 
d'un rose pale, ne possedent aucun eclat. 

Elle produit des feuilles ensiforraes, de 
25 a 57 millimetres de largeur, sur une 
longueur de presque m 45 ; l'epi floral 
devrait normalement atteindre a peu pres 
cette hauteur. A la base de l'epi on ob- 
serve quelques bractees lanceolees, con- 
caves, brunatres ; d'entre les fleurs elles- 
memes sorlent de nombreuses braeteoles, 
longues, etroites, reflechies, dontla couleur 
d'un brun pale et terne produit un con- 
traste peu agreablc. 

Dans 1'esquisse ci-jointe, sont representes 
une portion de l'epi floral, de grandeur na- 
turelle, et quelques details de structure, 
grossis. \ montre Ie gynosteme et le labelle, 
vus de cdte, apres abscission des sepales et 
petales ; 2 represente le labelle en forme de 
pantoufle, vu en dessus; 3 represente le 
gynosteme vu en face 5 et 4, les masses pol- 
liniques. 

Ilconvient de traiter la plante commeles 
especes semi-terrestres, et de la placer dans 
une partie ombragee de la serre; elle n'exige 
que peu de chaleur et d'humidite , et veu 
une terre legerc peu compacte. 

C'est, (hullcurs, une plante de peu de 

J. Lindl., Sept. 4847. 
Mourn, of the Hort. Soc. of London.) 



CDRC11A C0RD1TA. 




CHARACT. SPEC. - « C. radiee .lijjitato-pal- 
in it i. Mil.! iilnis plui inn-- _'Mms|.. i \ apnc lilu- 

villosis. pelio!o< lonsitudiiK! apquantibus; spica 

fvntrali. supra vagina- si-ssili. olilnn-o-. > lui- 
■*■- : - : mis, villosis, ore 



amplissimo patentibus. (illi-*) ,r lm 

laceis , apice purpureo-maculatis. » Wa 

Hook. Hot. Ma- t. 



S.I. III. 



Si la nature, d'accord avec l'idee vul- 
gaire, semble le plus souvent reserver a la 
fleur ses couleurs les plus brillantes, elle 
aime aussi parfois a intervertir ses propres 
regies , en transportant l'eclat des corolles 



sur des 






loliaeee. Ce 



3 bractees de quelques Eupbor- 
bes {Euphorbia (Poinsettia) pulcherrima, 
E.punicea, E.variegata, E. splendens, etc.), 
celles des Origanum, des Castilleja, dc di- 
versesBroineliaeees, celles des superbestfou- 
gainvillea (Buginvillea, auct.) eclipsent plus 
ou raoins les fleurs dont elles ne sont que 
les satellites. Tel est aussi le cas d'un grand 
nombre de Curcuma, et en partieulier de 
l'espece que represente notre figure. Que 
sont, en effet, ces belles languettes viola- 
tes, marquees d'une large et ricbe macule 
pourpre, et dont l'ensemble couronne avec 
tant de grace, ce bizarre aggregat eylindri- 
que de logettes en forme dc botte , d'ou 
surgissent a demi autant de fleurs jaunes 
et roses? Ce sont simplement les bractees 
superieures d'un epi, bractees steriles, e'est- 
a-dire depourvues de fleurs a leur aisselle, 



et par cela meme, plus brillantes que leurs 
compagnes, dont la concavite forme une 
nicbe pour les fleurs. Ces fleurs elles-me- 
mes offrent la structure la plus bizarre, et 
leur etude interessc au plus haut degre le 
botaniste qui poursuit la symctrie florale, 
sous les deguisemenls dont la nature s'est 
plu a la voiler. Sans entrainer, neanmoins, 
nos lecteurs dans le labyrinthe d'une dis- 
sertation ardue, nous nous bornerons a 
signaler l'analogie evidente, qui lie les Zin- 
giberacees aux Orchidees, analogie que ia 
ressemblance de l'epi des Curcuma avec 
celui de certains Satyrium (du Cap de 
Bonne Esperance) rend encore plus frap- 

Nommer la famillc des Gingembres, e'est 
rappeler l'idee de ces epices de 1'Est, dont 
l'influence sur la civilisation de l'Europe, a 
ete mille fois plus puissante , que la gene- 
ration actuelle ne serait en general tentee 
de le croire. C'est surtout vers la source di- 
recte des precieuses epices, que le c 
du moyen-age tendait a se frayer un 
c'est la l'idee qui excita plus tard 1 



fn^.iis ;i dmibler 1c fameux Cap des Tem- 
pers ; c'est l'espoir d'atteindre, par la route 
de I'Occident, le riche pays aux epices, 
qui poussa Colomb dans son avantureuse 
entreprise, et jeta sur son passage un 
monde nouveau , qui devait changer la face 
dc l'ancien ; enfin c'est en speculant sur la 
gastronomie europeenne, par le Gingembre 
aussi bien que par la Canelleet le Gerofle, 
que la Hollande eleva si rapidement sa for- 
tune et son importance maritime. Les Zin- 
giberacees, il est vrai, de meme que les 
autres plantes a epices, ne sont plus que 
des puissances dechues. Les Etats ne sefont 
plus la guerre, pour la Muscade et le Gero- 
fle. Cc triste privilege d'armer fhomme 
contre l'homme ne reste plus guere qu'a la 
Canne a sucre , a la Betterave , au Tabac , 



■ (,!,■< 



I Tbr. 



Quant aux Curcuma, ils fournissent , a 
proprement parler, plutot un produit tinc- 
torial, qu'un condiment aromatiquc. La 
poudre jaune de leurs racines, donne une 
belle couleur d'or, bien connue dans les 
arts, et que les chimistes emploient, comme 



reactif pour constater l'acidite ou 1'alcali- 
nite des solutions. Dans le premier cas, la 
dissolution jaune du Curcuma est rougie 
par son melange avec la liqueur en essai ; 
dans le second cas la teinture de Curcuma, 
prealablement rougie par un acide, est ra- 
menee par la liqueur alcaline, au jaune qui 
sa couleur normale. 
Pour revenir a l'histoire botanique des 
Curcuma , rappelons d'abord que le genre 
est particulier aux regions chaudes de l'Asie. 
L'espece ici figuree est une des nombreuses 
nouveau tes, dues aux recherches du savant 
docteur Wallich, et publiees par lui, dans 
son magnifique ouvrage sur les plantes 
rares de l'lnde. II l'observa d'abord dans 
les forets epaisses de Bambous, des collines 
qui avoisinent Prome, et en fit parvcnir des 
exemplaires aux jardins de Kew et de Syon 
House. C'est dans ce dernier jardin, que la 
plante vient de reveler, pour la premiere 
fois, ses charmes a l'horticulture euro- 
peenne. Esperons qu'elle ne tardera pas a 
se repandre dans nos collections. 



A Fexemple de beaucoup de plantes tro- 
picales a racines renflees en tubercules , 
les Curcuma sont soumis dans la nature, 
pendant la saison seche, a une periode de 
repos que l'art doit savoir leur menager. 
A cet effet, on suivra a peu pres les me- 



Apres la fleuraison qui a lieu d'ordinaire en 
ete, et que suit de pres la disparition des 
feuilles, on releguera pour quelque temps 
les tubercules dans une serre temperee, en 
diminuant progressivement les arrosements, 
jusqu'a cessation complete. Alors les tuber- 
cules, monde's de leurs radicelles mortes, 



cbaude. On devra eviter pourtant une trop 
grande secheresse, qui racornirait et de- 
truirait en definitive les tubercules. Empo- 
tes, au printemps, dans un leger compost 
d'argile, de tourbe ou de terre de feuilles, 
convenablement arroses et places sur cou- 
che dans la serre chaude, ceux-ci ne tar- 
deront a developper de nouvelles feuilles 
et plus tard leur riche epi floral. La mul- 
tiplication de la plante se fait facilement 
par la separation des jeunes tubercules, 
qui se forment chaque annee a cote des 
anciens L VH- 



*s 



^ 




PANCRATIUM (rain) AlttANCAES. 



Amaryllidaceae § Narcissese. 

CHARACT. GENER. — Vide supra, 

CHARACT. SPEC. 

infmic 1 ■ 




Hexandria - Monogynia. 

\ancaes Hkiui. A|>[>. Hi. < Hot M,i- 



1 !',. L..1.1.. Hot. Cab. t. 1226. c 



Presque tous Ies aute 
genres qui ont ete etablis aux depens des 
Pancratium, conime autant de sections tres 
propres a distinguer les nombreuses especes 
qui composent ce dernier genre. En effet, 
aucun d'eux ne presente de caracteres assez 
tranches, botaniquement parlant, pour 
etre regarde comme parfaiteraent distinct. 
Leurs principals differences ne consistent 
guere que dans l'habitus et la disposition 
des fleurs. Or, 1'examen d'une telle question 
nous menerait trop loin, et d'ailleurs, nous 
avons deja fait remarquer plusieurs fois 
combien il serait important pour la science 
que les belles families des Liliacees, des 
Amaryllidacees, des Iridace'es, etc., fussent 
severement et rigoureusement revisees, afin 
d'en ramener les genres a une logique plus 
rigoureuse et plus digne de l'etat actuel de 
la botanique. 

Ce n'est pas une nouvelle plante que nous 
avons a annoncer en ce moment; mais e'est 
une de ces belles plantes qui disparaissent 
peu a peu de nos jardins et deviennent 
d'autant plus rares qu'elles ont ete a une 
epoque plus communes. C'est le desir de la 
reintegrer dans l'estime des amateurs et de 
la fai 



-l.'.in 






L'introduction de YAmancaes, (nom que 
les Peruviens lui donnent), dans nosjardins 
d'Europe, date de 1804. L'epoque de sa 
floraison est pour eux Toccasion de fetes 
celebrees avec pompe par la jeunesse des 
deux sexes, le 24 juin de chaque annee. On 
peut lire dans le Botanical Muunziiw \>v\d. 



4858), le recit anime que fai 
(Stewart) d'une de 
fut temoin partici 
Lima, et qu'il serait beaucoup trop long dc 
rapporter ici. Nous nous bornerons a re- 
commander la plante aux vrais Anthophiles. 
Son bulbe est ove-tunique et c'mct un 
scape comprime, aigu des deux cdles et lon- 
guement engaine a la base par les feuilles. 
Celles-ci sont lineaires-lance.dees, obtuses, 
glabres, subcanaliculees, subcharnues, dis- 
tiques, Iongues , ainsi que le scape, d'un 
a deux pieds. Les fleurs tres grandes, tres 
agreablement odorantes, d'un jaune de sou- 
fre plus 6u moins fonce, sont disposers en 
ombelle, au nombre de six environ, au 
sommet du scape, et sortent d'une spatbe, 
membranacee-bivalve et verdatre. L'ovaire 
est subsessile ove-trigone, trisillonne,vert. 
Le perigone est tres ample, subhypocrateri- 
morphe, penche, a tube charnu, obtuse- 
men t hexagone, sillonne. Les lacinies du 
limbe sont lineaires-lanceolees, dislantcs 



bords, les autres alternes sinuees- 
3S, etalees, staminiferes dans les sinus, 
lines beaucoup plus courtes que la cou- 
e, d'un jaune d'or, a antheres subsa- 



gittees, obliquement incombantes. Style 
blanchatre, trigone, filiforme, robuste, de- 
cline ascendant , comme les etamines infe- 
rieures, a stigmate trilobe, tres-court. Cap- 
sule souvent remplie de bulbilles. 

Ch. L. 



calathinum, Fevr. 1849, p. U0 b . 



MISCELLANEES. 



f 196. ^chmea fulgens et discolor ohtenus de 



• Ces deux JEchmea , considered comme 
des especes distinctes, figures ou decrits 
comme deux plantes ornementales capablcs 
de contribuer, chacune, pour sa part, a 
l'ornement des serres, sont aujourd'hui, 
apres des observations reiterees, et des ex- 
periences probantes, reconnus non pas 
seulcment {meme) pour des varietes con- 
stantes, mais pour des varietes aecidentel- 
les. Nous avons verifie leur identile, chez 
M. Thibaut, qui a obtenu par le semis 
d' ' Achmea fulgens, des fulgens et des dis- 
color. Lors de leur developpement avec 
la coloration de la page inferieure de la 
feuille qui distingue le discolor, tout le 
sysleme de la plante subit une alteration 
reetie : la tige florale, les boutons a fleur, 



rait d'une analyse minutieuse des varietes 
adultes , qu'elles presentent des differences 
caracteristiques; mais on revient a l'opi- 
nion de leur identite specifique , quand on 
voit qu'un simple changement dans Impo- 
sition du discolor le plus decide , suffit pour 
le faire retourner au fulgens; et Ton a vu 
des sujets livres avec toutes les feuilles 
d'un beau pourpre , passer a la teinte vert 
clair du fulgens. Par la reproduction au 
moyen des oeilletons, les memes change- 
ments ont lieu ; les fulgens produisent des 
discolor et vice versa. On doit done faire 
disparaitre des catalogues ces deux especes, 
et n'indiquer le discolor que comme une 
simple variete accidentelle du fulgens. a 
(Porte feuille.) 



AMARYLLIS RETICULATA var. striatifolia (rectius folhs vittatis). 



Etym. Amaryllis, nom mythologique et pastoral. 
Amaryllideae Rob. Bn. §§ Amaryllese Endl. — Hexandria-Monogynia Li* 



CHARACT. GENER. - « Periijoiiiim, rorol- 
linura, superum. tubo hrcvi v. nullo, I hub! se\- 
partiti subringentis laciniis suba'qualibi^. rccur- 



saepius squamulosa. 






«« plurima, globosa v. 
paleaceo-compressa. marginata v. alala. inlcnbiiii 
carnoso-baccata , aborln solilaria. lociiliiin toluin 
v. totam capsulam explentia. Embryo axilis. di- 
inidii (f/buminis lonjjitutliiie . e.vlrcmitatc nulicu- 
luri Hmhilicuin altini^eiitc. 

Hcrba- in nyin, ,■!>„< /mpiris snblropiei.^HC 
aiistrulibits Americce obvice, in Capite Bonce Spei 
miii its jrctjiu-nli s , in I ml in nine, bulbo radicali 

'■■-" ''■''■• '■'.■■■■- : 

busi bvucfi'utis. 



;.:);;" 



\.ll. ///,.. 



linns -aluraliorilms irlinilatis; fauce glabra; 
stylo penaiilhiimi subii/quaule; polliue albido; 
stigmate trigone obtuso; capsula inlus rubra; 



Vit. Hort. kcu. I. i\7, \)o\. Mag. t. Co7. IIekb. 
Amar. lo7. (sul) Hippcastro.) 

Var. sfriallfoltu fob is medio villa alba pie- 



CI. L. 

Amari/lli.s rcticvU 
inepto, nempe folia \ 



i 



Oofem var 

■ </,■■ S„hn-l)>n'k Sr.m i.ils 



On sait que l'epithete rqtiextris, appli- 
quee par Linnaeus a mir especc dWmaryllis, 
et 1c nom d' Hippeastriim , adopte pour unc 
section bien definie du memo genre, font 
allusion , non pas a quelque ressemblance 
de leur fleur avec la tete du cheval, mais 



plant, 






dans 1'ordre hierarchique du royaume de 
Flore. Si les Palraiers, en effet, y figurent 
comme Princes (Principes, Linn. System.), 
si les Graminees y represented la roture 
plus utile que brillante, [Plebeii, Linn, 
ibid.), si les vegetaux epineux en sont la 
milice , chargee de defendre la communaute 
contre l'aggression des animaux, (Milites, 
Linn.), les Amaryllidees , les Liliacees y 
represented tout au moins les ordres des 
Patriciens (Patricii, Linn.) et des Chevaliers 
(Equites, Linn.). Aux superbes Lis, en ef- 
fet , aux Hippeastriim, aux Sprekelia, la 
riche parure, la pornpe fastueuse, etjusqu'a 
la raide majeste de 1'etiquette aristocrati- 
que : innocente superiority, dans un empire 
ou les forts ne devorent pas les faibles , ou 
les attributs symboliques des rangs, ne 
semblent exister que pour amuser l'imagi- 



fond rose tendre de ses fleurs. C'est une 
vieille favorite de nos jardins; mais son 
empire doit v durer autant que celui du 
bon gout. Le type se presente d'ordinaire 
avec des feuilles d'un vert fonce et uni- 
forme sur leur face, singuliereinent pale 
sur leur revers ; avec des fleurs tellcs que 
les represente la plante ei-jointe, e'est-a- 
dire de grandeur moyenne , et a reticula- 
tion bien marquee. La variete a feuilles 
parcourues sur leur milieu d'une elegante 
bandelette blanche, presente parfois des 
fleurs plus grandes , et moins distinctement 
reticulees que celles du type, mais parfois 
aussi,ces dernieres accompagnent les feuil- 
les de la variete signalec. Les temoignages 
reunis de feu W. Herbert et de M. L. Van 
Houtte, ne laissent aucun doute sur ce der- 
nier fait. M. L. Van Houtte, en particulier, 
a vu la plante a bandelette foliaire blanche 
et a fleurs du type, fleurir non seulement 
dans ses propres serres et dans celles de 
M. De Jonghe, a Bruxelles, mais aussi dans 
les forets des environs de Rio de Janeiro ; 



:qm 



d.'ja ■ 



,-,///, 






tribue par divers auteurs a VA>nur>/IH-< re- 
I tkulaln. II est presque inutile de rappeler, 
que tons les ffippeastrum appartiennent 
aux regions chaudes de l'Ameriquc. 

J. E. P. 



chaque jour m'apportait de nouveaux plai- 
sirs , de delicieuses surprises. Ici c'etait un 
rocher couvert de Gesneria aux fleurs d'un 
beau vermilion; la c'etait une plaine, au 
sable blanc comrae la neige , ernaillee de 
milliers d'Alstrcemeres , c'etaient de vastes 
espaces occupes par ces splendidcs Vellozia 
que l'Europe ne connait pas encore! Ail- 
leurs, au sortir d'un fourre epais, c'etait 
une clairiere, ou vivent retires ees jolis 
Melocactns, dont j'avais le bonheur d'assu- 
rer, le premier, la possession a l'Europe. 
Plus loin , sur le flanc d'une montagne , 
entre les fissures des roches bumides, vege- 
tent des Gloxinia , qui les tapissent de leurs 
belles feuilles , de leurs clocbettes gracieu- 
sement penchees. Sur cette limpide nappe 
d'eau, flottent des milliers de Pontederia 
aux fleurs blancbes, aux mouchetures de 
carmin (1). Et puis , ces marecages ou les 
fleurs des Oncidium flexuoswn dominent 
par leur profusion toutes celles qui se pres- 
sent autour d'elles; et ces charmants Catt- 
leya, ces Bitrlingtonia, toutes ces fleurs 

(I) Mallicnrcuscment ces jolies plantes ont etc 
rcbelles a tous mcs soins. Je dois dire aussi que 
s la province des Minos, non 



aeriennes, suspendues comme des ex-volo 
sur la tete du voyageur; et ces bosquets 
de Melastomees, de Bougainvillea aux brac- 
tees d'un rose tendre ; et dans les Cam- 
pos, ces beaux Clusia, ces Kielmeyera aux 
fleurs roses, ces Gomphia aux panicules 
dorees; et dans les Catingas , ces gigan- 
tesques Bombax, qui balanccnt dans l'air 
l'ouate legere de leurs graines, ces Carica 
aux fruits anguleux, dont j'ai tant regrette 
la perte! Enfin, pour finir, je dirai ou vi- 
vent les Amaryllis reticulata. Car, mes sou- 
venirs dont je ne retrace ici qu'une faible 
esquisse , ne peuvent causer que des re- 
grets, a ceux qui moins hcureux que je 
n'etais alors, sont reduits a ne voir ces 
fleurs qu'a l'etat de captives, mendiant, 
dans nos serres, quelques rayons obliques, 
du beau soleil qui rechauffe leur patrie. 

C'est dans le fourre des bois, que j'ai 
trouve les Amaryllis reticulata : leurs bul- 
bes e'taient assis sur les racines des arbres, 
dans des detritus de feuilles. II me semble 
voir encore ces grandes feuilles , larges 
comme la main , sur lesquelles se dessinait 
cette longue bandelette d'un blanc d'ivoire, 
ces corolles carminees veinees d'un reseau 
pourpre ! . . . 

Avant d'enumerer les soins que reclame 
cette plante, disons quelques mots sur 
la culture de celles qu'on rencontre dans les 
collections, sous le nom commun $ Ama- 
ryllis, et qui se groupent aujourd'hui en 
sous-genres ou en genres lies distinct* : 



Sternbcrgia (Sternb. lutea). 



Belladona (Amaryllis /;, 
Phycella (Ph. ignea, etc.) . . 
Zephyranthes (Am. advena, etc.) 
Habrantbus (Am. pratensis, etc.) 
Strumaria [Am. crispa, etc.) . 
Ner inc (A m . curvi folia , etc . ) . 



A cultiver en pleine terre, dans des cof- 
I fres abrites du froid par des chassis vitres, 
' i recouvre de paillassons et de pan- 
x.^v.x de bois, quand la gelee est intense. 
Pendant la belle saison, on les laisse exposes 

JY. B. L' Amaryllis (Zepbyrantbes) Ata- 
masco provenant de la Virginie, est 1'especc 
la plus rustique du genre. Elle gele pour- 
tant quelquefois, quand les hivcrs sont 
tres rudes. 



Reelament la 



; temperee. 



Vallota {Am. purpurea) \ 

Lycoris (Am. aurea) ....... J 

Brunswigia {Br. toxicaria, Josephines, etc.). ) 

„. „,«.. m /i« r. l . t , w ,^ntn null™ m-\ Toutes especes de la zone torride, i 

H.ppeastrum^m acuminata,™ a , ca ^ ^.J^ nQUS aUons ., 

lyptrata, equestris, fugida , psittaana « ^ ft ^alemenl ', I, 

reticdlata, ruftYa, solandrwflora , etc.). j norabr euses varietes hybrides. 



Privation d'eau pendant la periode de 
repos , e'est-a-dire , durant les trois ou 
quatre derniers raois de l'annee. On con- 
serve les bulbes en pots, tenus sees, sur 
des tablettes appuyees contre quelque mur, 
dans la serre cbaude. En Janvier, on les 
approche des vitraux de la serre, et Ton 
humecte legerement leur surface , sans en 
mouiller aucunement le sommet; bientot 
commencent a poindre les feuilles et les 
scapes floraux. Sous l'influence d'arrose- 
ments toujours moderes, mais progressi- 
veraent augmented, la plante fleurit et 
murit ses graines, surtout si Ton a pris 
soin de la feconder artificielleraent , soit a 
1'aide son propre pollen , soit avec celui de 
quelque autre espece ou variete. Le succes 
de la maturation des graines depend sur- 
tout des precautions suivantes : eviter de 
changer le vase de place, maintenir la tem- 
perature a -+- 40" — 12° Reaum. au moins, 
ne la laisser jamais descendre au-dessous 
de +8°, arroser moderement et bien a 
propos. La production de ces graines n'al- 
tere en rien la sante du bulbe , si les pres- 
criptions ci-dessus ont ele sagement ob- 

Quant aux plantcs qui n'ont pas fl 



'■•Tion extratropicale? Les ■■< 

'accord sur son habitat, les uns lni n^si^nent 

our patrie le cap de Bonne Kspi'-i-:. iu-i-. Mai 

mialoyie rend ]<\u< (itoiianle mhi uridine arm' 1 



et a celles dont les fleurs n'ont pas donne 
naissance a des fruits , il sera mieux de les 
placer, des le mois de mai , sous un chassis 
froid, dont on enlevera les panneaux vers 
la mi-juin , si a cette epoque l'atmosphere 
est chargee de nuages, annoncant une pluie 
bienfaisante ; des lors, on ne replacerait les 
panneaux, que dans le cas ou des pluies 
persistantes se succederaient , sans inter- 
valles de nombreux beaux jours. 

On concoit que ce traitement n'est appli- 
cable qu'aux bulbes sains , d'une vegetation 
franche, et non a ceux qui seraient chetifs, 
malingres et d'une mauvaise venue. Ces 
derniers doiventetre conserves sous verre, 
pendant tout l'ete , et ombrages seulement 

Ces plantes malades sont d'ordinaire plus 
fatiguees par les Coccus, (insecte blanc-gri- 
satre qui s'insinue entre les ecailles du 
bulbe, jusques vers son centre). Afin de se 
debarrasser de ces insectes, on s'abstiendra 
de toute poudre ou de tout liquide deleteres, 
pour s'en tenir a l'emploi d'une petite brosse 
a poils raides, et d'une petite piece de bois 
bien affutee, a l'aide desquclles on parvien- 
dra a la base des feuilles, aussi profonde- 
ment que possible, et, par une chasse sou- 



On classera par groupes tous les bulbes 
qui seront a peu pres dans le nierae etat, 
et qui demandent le merae traitement : 
d'un cote ceux qui sont les plus malades , 
et qui ne i 
pousser; d'u 
tation lente et tardive, doit etre activee 
par quelques legers bassinages; d'un autre 



enfin , ceux qui restcnt dans les conditions 
normales de vigueur et de sante. 

L'epoque la plus favorable pour 1c rem- 
potage des plantes, est celle qui suit imme- 
diateraent leur entree en pleine vegetation : 
cette operation, que doit preceder une sus- 
pension d'un jour ou deux dans les arrosa- 
ges, s'execute avecles precautionssuivantes: 
TAcher de ne pas briser la motte ; detacher 
avec soin , de sa surface , une epaisseur de 
terre d'environ deux pouces; nettoyer 
soigneusement, et sans les casser, les ra- 
cines principals, qui garnissaient les pa- 
rois et le fond du pot; garnir ce fond de 
terre neuve, composee de proportions ega- 
les et bien melangees, de terre a oran- 
gers et de terreau de feuilles de chene; 
poser soigneusement sur ce fond le bulbe 
muni de sa motte reduite; faire glisser 
successivement de la terre neuve dans les 
interstices, tant du fond que du pourtour; 
raffermir moderement le tout; tasser la 
terre par un arrosement copieux; placer 



enfin les plantes, apres un leger serin- 
gage de toutes leurs parlies exterieuros , 
sous un chassis vitre et ferme hermetique- 
ment ; apres quoi , peu de jours apres, on 
profitera de la premiere pluie d'orage, 
pour enlever les panneaux, et exposer de 



jusqua la mi-aout. \ eetie epo<|iic , par im 
temps couvert,on remettra les pnnnonux. 
a demeure, on ne donnera plus aux plantes 
ni arrosements, ni ombrage, afin d'amener, 
le plus rapidement possible, la maturation 
et le repos du bulbe, que precede le des- 
sechement des feuilles. Ce dcrn c It : 

obtenu, on transportera les bulbcs, tenus 
en pots, de dessous les chassis vitrcs, sur les 
tablettes adossees a l'un des murs de la serrc 
chaude, ou ils seront traites comme je l'ai 
dit au commencement de cot article. 



M1SCELLANEES. 



197. Navarretia pnlicsccus, Hook, ct Arnott. 



Levee degrainesrecues,le S Janvier 1848, 
de M. Hartweg, qui dit avoir trouve la 
plante dans les champs prcs de Sonoma, en 
Californie. 

Plante naine, n'atteignant pas plus de 
m 15 de hauteur, ramcuse, velue. Feuilles 
bipinnatifides, a lobes lineaires, aigus, un 
peu divariques. Fleurs petites, en capitules 
denses, d'un bleu grisatre, a tube pourpre, 
long de moins de m 12, avec une macule 
oculiforme foncee, et des antheres blanches 
saillantes. Les lobes de la corolle sont ar- 
rondis, et en recouvrement partiel l'un sur 
l'autre. La plante entiere n'a que peu 



une cspece annuelle de pleine terre 



Gilia, les Leptosiphon « »u»™ F i«un 
herbacees rustiques. On semera dru, a 
printemps, sur des plates-bandes en plei 
air. Les plantes s'elevcnt a peu pres 
m 15 du sol, et fleurissent en Juin et e 
Juillet. 

Vues en m 
effet. 



Innt 



J. LlNDLEY, 27 « 



Graines 
Grey, qui les 
recoltees, en 1843. 
septentrionale de 



naliculees, marquees en 
dessous de ponctuations 
tres apparentes, et de- 
pourvues de veines. Les 
epis floraux sont laches, 
et longs d'environO m 050; 
les calices 





GOMPHRENA PULCHEl 



GOMPHREMA PULCHELL4. 



. mini T (iiMi;. 
diti v. aboil u 
itiimi pcntaphvllum. Sti 
v. tubum connata ; /Uamen/a dilatata. apico tri- 
fida, lobo intcrmedio antherifero, lateralibus in- 
divisisv. fimbriatis; «nlln nr unilorul.iivs. (h-/- 
rium uniloculare, uniovulatum. Stigma sessile, 
oapitatum. iit<li\isiim v. bilobum, lobis abbre- 






kula supera. 
Suffrutices v. herbse, in Ann riot trupiea m- 
piosce, in Asia et Nona Holland ia runic, gla- 
bra, v. villosw; foliis apposifis . pctiahitis: ilori- 
bus in capitula aut spioas axillaris v. termina- 
tes, densas v. laxas el paaiealafas <//.</hw7/.*. 



i (Juss.) Rob. Br. — Pentandria-Monogynia 









spkhterminahbuttaphylh* 



CHARACT. SPEC. t. 

rnvfitiMiilo. rainosci IVilii-que lanceolatis, acut 

■ - - 

! i>p| 1 ; 1 Tir( 1 --|. 1 |..)s|s; inVoIuCHS polyplivll 



■ hit uspiilati-. 



Si Ton ne considere de la famille des 
Amarantacees que ses representants indi- 
genes, on risque de la ranger parmi les 
viles parasites du sol , qui n'ont pas meme 
la beaute pour excuse du tort qu'elles font 
a nos cultures; especes envahissantes d'ail- 
leurs , dans toute la force de l'expression , 
aguerries contre l'injure, et sy exposant 
d'elles-memes, puisqu'elles viennent fixer 
leurs racines vivaces entre les dalles des 
paves des villes, sur les bords des routes 
battues, ou dans les terrains que la main 
<le rbomme remue sans cesse. Tellos soot, 



Qu'on se transporte maintenant sur jc 
sol aride de l'Australic, a la colonie de 
Swan-River, par exemple , ou sur la plage 
de King George's Sound. Des que l'oeil , 
d'abord ebloui de l'eclat et de la bizarrerie 
de raille formes vegetales, pourra faire un 
choix entre leur nombre; des qu'il aura 
distingue les innombrables types de Com- 
posees, de Proteaeees, de Myrtacees, de 
Legumineuses , d'Epncridees , de Goodenia- 



cees, de Stylidiees, de Droseracees, de 
Dilleniacces, etc., qui forment le fond varie 
de ce tableau , il aura peine a reconnaitre 
dans les nombreux Trkhinium a epis ou a 
capitules floraux ornes des couleurs les plus 
brillantes, les allies intimes de ces amaran- 
tes que l'Europc dedaigne a si juste titre. 

Que la pensee du lecteur transfere la 
scene dans les Campos du Bresil : la , 
parmi les dedicates Melastomees et Myrtees 
fruticuleuses , parmi les Gomphia aux tiges 
simples que terminent des panicules ou des 
grappes dorecs , parmi les Kielmeyera aux 
fleurs roses , les Eriocaulon, aux pompons 
hemispheriques d'un blanc de neige , s'ele- 
vent de nombreux Gomphrena aux ca- 
pitules de fleurs scarieuses, aux bractees 
glumacees, peintes des couleurs les plus 
vives. Entre toutes leurs congeneres bril- 
lent le Gomphrena officinalis Mart {i) , 
aux gros capitules spheriques d'un rose car- 
min , et le Gomphrena macrocephala , Aug. 
S 1 -Hil., dont le nom specifique indique 
assez le caractere saillant. Or, cette su- 
perbe apparence cache simplement, sans 
la detruire, la nature amarantoide des 

Dans ce contraste, que nous avons tache 
d'etablir entre les types les plus tranches de 
laideur et de beaute que presentent les Ama- 
rantacees, nous avons omis a dessein les 



(1) Cette espece, ainsi que la suivante, portent 
iu Bresil le nom de Para todo par allusion aux 
rertus presque universelles que les colons attri- 



intf'in.illciil.-s. 



. On 1. 
ment a la giimson <l<s lit" 
des dtarrhees , et des morsui 
racines agisscnt comme tonique stimulant. (Con- 

t egard, Are. de S*-Hilaire, pi. us. 

:t Mart. Mat. Med. Bros.) 






autres genres de la famille, qui remplis- 
sent 1'intervalle entre ces limites extremes. 
Une revue complete de ces genres nous 
entrainerait hors des bornes de cet article, 
dont il est temps que nous abordions 1'objet 

Le Gomphrena pulchella, justifie plei- 
nement le nom qu'il porte. L'effet le plus 
gracieux resulte de ces nuances de rose 
carmine et de rose tendre , qui luisent sur 
les bractees et les pieces glumacees des pe- 
rianthes , et sur lesquelles se detachent en 
jaune d'or les extremites saillantes des tu- 
bes staminaux. Et ces couleurs , les deux 
premieres du moins , ne sont pas des tein- 
tes ephemeres; leur persistance sur les 
organes scarieux qu'elles vernissent en 
quelque sorte, rappelle ces beaux involu- 
cres des Aphelexis, des Helichrysum, des 
Xeranthemum, qui meritent a ces plantes 
le nom d' immortelles. Les capitules pour- 
pres du Gomphrena globosa, L. sont bien 
connus sous le meme point de vue, et le titre 
de Perpetua que les Brdsilicns appliquent 
a d'autres Amarantacees , (Gomphrena offi- 
cinalis, Mart., G. macrocephala, Aug. S l - 
Hil.), s'explique assez clairement de lui- 
raeme , comme expression de la meme idee. 

C'est aux environs de Monte Video, que 
Finfortune Sellow recueillit le premier le 
Gomphrena pulchella. La plante n'etait 
pourtant connue en Europe que par des 
echantillons d'herbier, lorsque tout re- 
cemment MM. Veitch Font obtenue de grai- 
nes, recues de sa contree natale, e'est-a- 
dire des bords du Rio de la Plata. II scrait 
superflu d'ajouter que c'est une jolie acqui- 
sition pour nos jardins. 

J. E. P. 



explication des Figures 

ctees. Fig. 2. Tube stamina 



L'habitat du Gomphrena pulchella, en 
fait une plante de serre froide; du moins, 
cst-ce sous un pareil abri qu'cllc a fleuri 
chez MM. Veitch. II reste a determiner si 
la plante est annuelle ou vivace. Dans lc 
premier cas, il serait possible de la semer 
au printemps en pleine terre, ou elle fleu- 
rirait durant Pete, et donnerait probable- 



ment des graines fertiles. Dans lc second 
cas, on devrait la semer en pots, que Ton 
laisserait a 1'air libre pendant belle saison, 
et auxquels on donnerait, en hiver , la 
> serre froide ou du chassis 



L. VH. 



MISCELLANEES. 



f 199. Floiaisou tic IAiiiIk i sliu uobilis. 



VVallich I 

du etre frappes de 

P A mho-stilt i/uhi/is, 



Lc petit nomln-e de nos lecteurs qui con- 
naissent Ie splendidc ouvragc du docteur 
tcs rares de PInde, ont 
la noble apparence de 
Ces grandes feuilles 
pinnees, pareillcs a celles des Brownea, ces 
longs racemes pendants, avec leurs grandes 
fleurs d'un rose vermeil , la structure si 
elegamment bizarre de ces fleurs, ou la dis- 
tinction des braetees, des pieces du calice, 
et des petales, exige presque l'oeil exercedu 
botanistc, mais dont Pensemble est d'un 
effel si snisissant pour Pamateur, tout cela, 
joint a un beau nom et a une belle histoire, 
devait faire de la lleuraison de la plante 
une sorte d'evenement dans le monde hor- 
ticole. Introduce par Ie docteur Wallich 
dans les serres du due de Devonshire et du 
Jardin dc Kew, d'ou elle a passe pcut-etre 
dans quelques autres collections de PAngle- 
terre, e'est aux soins judicieux de M w Law- 
rence, a Ealing Park, qu'elle a enfin cede 
Phonneur si longtemps convoke de sa pre- 
miere lleuraison. Mais avant d'entretenir 
nos lecteurs de son histoire horticole, lais- 
sons Ie docteur Wallich nous apprendre les 
circonstances de sa decouverte : « C'est a 
Rangoon, ditcesavant botanistc, quclVvis- 
tence de ce bel arbre me fat revelce d'abord. 
par quelques-uncs de ses fleurs dessechces, 
envoyees par M. Crawfurd, avec les notes 



profusion de grappes pendantcs de fleu 
d'un rose-vermilion, et dc longues ct el 
gantes feuilles lanceolecs. Sa beaute < 
trop frappante pour ne pas fixer PatteatM 

taniquc. Des poignees de scs fleurs etaie 

i'i ; ji iiiilui's, coiiimc oll'rande, dans Ie cave, 
place devant les inia-es tie liudlia. -. • PI 



trcpris en 


1827, sur la riviere 


Saluen, le 


docteur Wallich ajoute : 


.Parrivai a 


un Kiora 


(1) en ruines, pres 






de Kogun, a 27 mi 




de la ville de Martaban. line ant 




munication de M. Crawfurd n 


\nait p,r- 




contrer, a cet endroit 


„„ .li.ne 




niration. En effct, j 




inilividus 


d'un arbre magnilique; le plus 


-rand, n 




metres en 


hauteur c 


t 5 metres en circoii 


ference, a 



peu de distance de 1 
plante [ires du eave.i 
tee. plus petit, orobrageatt un vieux re- 
servoir carre, a parois de briques et dc 
pierres. Une prolusion de grandes lleurs 
vermilion , reunies en longs racemes pen- 
dants, fesaient de ces arbies de superbes 
objels, eelipsant lontes les splendeurs de la 



■ -P'Pi 



nUh\ 



que ceux de Martaban , ne purent rae don- 
ner aucune information precise sur son 
habitat ; mais, selon toute probability, il 
appartient a la vegetation des forets de cette 
province. Le sol etait tout autour jonche 
de ses belles flcurs,qu'onporte tous les jours 
comme offrande dans les caveaux voisins. » 
Telle est l'histoire de la decouverte de 
YAmherstia nobilis; voyons maintenant celle 
de sa culture dans les serres d'Ealing Park. 
Recue dans ces serres, en juillet 1847, la 
plante n'avait alors que 45 centimetres de 
hauteur, et ne portait que onze feuilles. Si 
rapide pourtant, fut sa croissance, que, 
vers le commencement de septembre 1848, 
elle mesurait en hauteur 2 metres a partir 
du sol et environ 40 metres en extension 
eirculairc. Son luxuriant feuillage offrait 
d'ailleurs tous les caracteres de la vigueur. 
Jusqu'en septembre dernier, elle n'avait ete 
changee de pot que deux fois. A cette der- 
niere epoque, elle occupait un vase d'ar- 
doise de 60 centimetres de profondeur, sur 
une largeur d'environ 9 decimetres. Bientot, 
devenue trop grande pour la serre qui la ren- 
fermait, on dut lui crcuser une place dans la 
grande serre a Orchidees, et en raeme temps 
elargir le vase ou elle etait plantee. Ce der- 
nier fut place sur de courts piliers de bri- 
ques, afin delui assurer un parfait drainage. 
Pour aider Taction de la couche chaude 
placee sous le vase, on entoura celui-ci 
d'une couche de tannee, dans laquelle on 
fit circuler un conduit d'eau chaude, muni 
de bouches evaporatoircs en zinc. Par ce 
moyen , la temperature du sol ou croissait 
la plante, put etre maintenue entre 80" et 
90" Farh. (21°a 26° Reaum., 27 a 32 Cent.); 
celle des couches atmospheriques superieu- 
res entre 75" et 80° Farh. (19° a 21" Reaum. , 
25 a 27 Cent.), et meme entre 100° eH10° 
Farh. (50° a 55° Reaum., 36 a 45 Cent.), 
lorsque le soleil donnait. Pendant sa crois- 
sance , l'arbre est reste place dans un milieu 
tres humide ; mais dans ces derniers temps, 
on l'a tenu un peu plus sec. Tel est le trai- 
tement qu'a recu a Ealing Park, cette belle 
plante tropicale, traitement dont on p( 
prevoir les heureux effets ; car, il est facile 
de reconnaitre , que les conditions ou l'ar 
su placer YAmherstia nobilis, correspond) 
a celles que la nature lui impose dans sa 
contree natale. La principale de ces condi- 
tions de succes pour la culture des plante: 
tropicales , est de leur menager la period* 
de repos que la seehercssc procure a la plu- 



spontanee. Quant a la chaleur et al'humidite 
qu'cxige YAmherstia nobilis, on concoit que 
leur proportion doive etre tres elevee, [)our 
une plante originaire de la chaude region 
qui avoisine le golfe de Martaban , ou la 
quantite annuelle de pluie depasse peut-etre 







herstiu nohilis a 
ompost d'argile t 
its de })oterie, de 
tourbc (fibrcusc) de Winbledon, 
proportion d'un tiers environ du 
total de la masse. 




PArOLUM-TUBEROSU 



Wlill l-i'P 



TROPMLMI TUBEROSUM. 



Etym. Voyez ci-dessus vol. II. Janvier Islt'.. PI. 
Tropseoleee Juss. — Octandria-Monogynia Li 



CIIARACT. GENFU. Vide < 



CHARACT. SPEC— T. volubile, glabrum. 

tuberilms (eaulibns suUerrancis!) ovato-pvrit'or- 
inihus- loliis peltato-'i-nerviis , basi transversin; 
truneatis. "i-lobis (inlhuis 3-nerviis. trilobis) lohis 
obtusis, pagina infcriorc glauca; petiolis elongatis 
rin-liilormibus; ( •«'< I u 1 1 imi 1 is axillai'ibus. unilloris 
folia longe superantibus , calcare elongato-pilei- 



I'ormi (pileum j.lir\ ^iuin referente) .- 

tilius. lc\ iter rcpanilit-paiK-i-i renatis 
■ lioribus. 
Tropceolum tuberosum IUiz et Pay 
III. 77. t.3U. f. 6. Hi mi:. l',.MI..t |, 
Gen. et Sp. Am. V. 2a'l. (ex auct.) 
1.684. Hook. Rot. Mag. t. 37li. 



A part l'interet qui s'attache en general 
aux Tropasolum , a titre de jolies plantes , 
un certain nombre se recommandent par le 
plus obscur de leurs organes, celui qu'on 

et duquel on a droit d'attendre un merite 
plulot culinaire qu'ornemental. On connait 
le gout particulier et encore sans noin que 
possedent toutes les parties de la Capucine 






idee. 



i comparant a celle de 1'Estra- 
gon (Artemisia Dracunciilus L.) et surtout 
a celle qui domine chez la generalite, sinon 
la totalite des Cruciferes (1), plus particu- 



(1) Une 

le rapport du 
gout, a ete d'abord signalee par De Candolle, et 
confirmee par les obscrvateurs subsequents : C'est 
que la Chenille verte du Chou se nourrit exclusi- 
vement des feuilles des Cruciferes et des Tropaeo- 
lees. II y a dans ce fait, si piquant en lui-meme, 
matiere a une remarque non moins curieuse. Les 
TrnjKrohiin etant des plantes introduites cr 
rope, ou la Chenille du Chou est indigene . 
dernicre a du reconnaitre chez des plantes 
velles pour elle, le gout qui lui plait elnz les Cru- 
ciferes : son instinct (mot qui cache tant d 1 igno- 
rance et de doutes) a done probablcment devance 



lierement chez le Cresson de fontaine (Xas- 
turtium officinale DC), le Cresson alenois 
(Lepidium sativum Linn.), le Cochlearia 
officinal (CochL officinalis L.), le grand 
Raifort (Cochlearia Armoracia L.); saveur, 
enfin, qui fait des fleurs de la Capucine un 
assaisonneraent agreable et original de nos 
salades. Le gout en question se retrouve 
egalement chez le reste des Tropseolees , et 
sa presence chez les Limnanthees confirme 
les rapports intimes, indiques par MM.Tor- 
rey et Gray, et confirmed par le D r Lindley, 
entre ces plantes et le groupe dont les 
Tropceolum sont le type. Mais tandis que 
les feuilles et les fleurs des Tropceolees nc 
sont usitees, comme legume ou condiment, 
que par une fantaisie passagere, ou dans 
tous les cas comme un accessoire d'autres 
mets, les tubercules des cspeces qui en sont 



nutritif. Entre ces especes tube- 
reuses (Tropceolum azureum Miers, T.bra- 
chyceras Hook., T. Iricolorum Sweet, T. 
Jaratti Paxt., T. albiflorum Cb.L., T.po- 
lyphyllum Cav. Chymoearpus pvnUtphyllns 
D. Don, etc.) les Tropceolum edule et tubero- 
sum Ruiz et Paw, tfennent le premier rang, 
par l'importancc dc leurs usages alimentai- 
res. La premiere espece est originaire du 
Perou, la seconde du Chili, et toutes deux 
observers et decrites par Ruiz et Pavon, 
dans la seconde moitie du siecle dernier, 



introduces dans 
Horticulture europeenne. Ayant a nous 
occuper ici du Tropceolum tuberosum, com- 
mencons par decrire et bien definir l'organe 
qui lui vaut son nora specique, et sa repu- 
tation dc plante usuelle. 

Lc tubercule principal du T. tuberosum 
se presente comme un corps pyriforme ou 
prcsque spherique, attenue a sa base, ou 
persistent les restes du filet radiciforme par 
lequel il tenait primitiveraent a la plante 
mere, (en supposant que lc tubercule n'ap- 
partient pas a une plante levee de graines, 
I'annee raeme ou se fait l'observation). Sa 
grosseur varie entre celle d'une chataigne et 
celle d'une poire de moyenne dismension. 
Son epiderme mince et lisse est d'un jaune 
pale , agreablement bigarre de taches san- 
guines. Sa surface offrc des mamelons peu 
saillants,dont la partie superieure est creu- 
see d'une depression transversale. L'arele 
qui limite cette derniere, presente a cha- 
cune de ses deux extremites lateralcs, un 
petit denticule triangulaire , membraneux 
et sphacele, et sur son milieu un denticule 
semblable,mais souvent oblitere. Un peu de 
reflexion suffit pour faire reconnaitre dans 
la depression, l'aisselle d'une feuille rudi- 
mentaire, dans le mamelon, la base renflee 
d'un rudiment de petiole , dans le petit 
denticule interme'diaire, 1'indice d'une lame 
de feuille, dont les stipules sont clairement 
representees par les deux denticules late- 
raux. D'ailleurs les mamelons sont disposes 
sur le tubercule, non pas au hasard et 
sans ordrc , mais suivant une spirale bien 
definie (nous regrettons de n'avoir pu de- 
terminer cette derniere d'une maniere as- 
sez positive, pour oscr l'indiquer d'apres 
les formules convenues). Enfin, c'est du 
fond de ces depressions, c'est-a-dire de 



l'aisselle des feuilles rudimentaires que nais- 
sent les jeunes tubercules, absolument 
comme les bourgeons ou les bulbilles sor- 
tent de l'aisselle des feuilles d'un rameau. 
Tous ces caracteres reunis ne laissent aucun 
doute sur la nature caulinaire des tuber- 
coles du T. tuberosum. (Et l'analogie per- 
met d'etendre la conclusion a toutes les 
especes tubereuses du genre.) Ces tuber- 
cules, de meme que ceux de la Pomme 
de terre, et de certains Oxalis, sont done 
des tiges ou des rameaux renfles et gorges 
de fecule. 

En mentionnant ci-dessus le gout parti- 
culier de toutes les parties des Tropwolum, 

tubercules du T. tuberosum. Seulement, 
pour l'usage culinaire dc ces dcrniers, on 

piquante qu'ils possedent dans leur etat na- 
turel. Cueillis jeunes, on pcut les employer 

confits dans le vinaigre, a la maniere des 
cornicbons, dont ils ont prcsque le gout. 

C'est aux Peruviens (Espagnols) que l'Eu- 
rope doit la connaissancc des usages que 
nous venons de signaler. Le Tropceolum 
tuberosum est poureux un aliment habituel, 
comme le T. edule l'est pour les babitants 
du Chili. La culture de l'une et de l'autrc es- 
pece merile d'etre plus repandue en Europe 
qu'elle ne Fa etc jusqu'ici. 

Nous terminerons cct article par une 
observation applicable a toutes les especes 
et a toutes les parties des Tropceolum; c'est 
que leurs vertus medicales, comme anti- 
scorbutiques, doivent, selon les regies de 
l'analogie, etre aussi puissantes que celles du 
Cochlearia et des Cruciferes les plus renom- 
mees sous ce point de vuc. 

J.E.P. 



! du tubercule prmci- 



CEfFRADENIA FIMIBUNDA planch. 

Etym. *WTp«», pointe, «^«?», glande, a cause du processus glandulcux 



CHAR ACT. GE>ER. M< 

i-mcv\. Qihj- 

triangularibus 




§§ Lavoisiereae. DC. — Octandria-Monogynia Linn. 
Flores Pubes foliorum strigitlosa, htflorcsc 

\atinno 



calycinis alterna, 

S . ;i[ii(v hil.ti cahHni cuiii |k- 
ilia, i petalis ah 

!■:•:■■■ 



liter calyci adnatos, liberum, vertice annulo se- 
tarum coronatum, i-loculare , placentis axilibus, 

declinatus; stigmnte punctifornii, indiviso , mi- 
nute papilloso. Ovula crebra, anatropa, recta. 
Capsuln (o\ el. hm.u.ii.) calyce vestita, 4-locu- 
l.ins. lorulicide f-valvis. Semina (ex cl. Endl.) 
plurima, clavato-elliptica, echi 




CHARACT. SPEC- C. (Donkelaaria) erecta , 

dii'liotHme-rnmiwn. ruliosrriis; inlW.'MTiitiis ra- 
lycibusque glanduloso, foliis stri-M-.-jiiln i ui;>. 
his ssepius deflexis et semi-tortis, plus minus dis- 
paribus, petiolatis, lanceolatis (1-2 poll, longis), 






Tous les amateurs connaissent lc Centra- 
denia rosea, cette jolie Melastomee mexi- 
caine, avec ses mille ramuscules flexueux 
et diffus, ses petites feuilles inegalcs et 
obliques , rapprochees en recouvreinent 
comme par couches horizontals , qui sem- 
blent jonchees d'innombrables fleurs d'un 
rose clair. L'cspece que nous publions au- 
jourd'hui appartient , comme la premiere, 
au meme groupe de plantes gracieuses et 
dedicates; mais ses ramuscules dresses, ses 
feuilles a demi pendantes, qui montrent, 
comme a dessein , par la torsion de leur 
lame, le joli conlraste de la teinte violacee 
de leur revcrs avec le vert fonce de leur 
face , ses corymbes groupes en un leger 
bouquet terminal, tous ces traits, sans 



affaiblir ses rapports d'affinite avec le Cen- 
tradenia rosea, en font pourtant unc espece 
d'un port et d'un aspect ornemental tout 
particulier. L'inegalite des feuilles, l'obli- 
quite de leur base , caracteres si frappants 
chez la premiere espece , le sont bien moins 
chez le Centradenia floribunda; mais, du 
reste, malgre la legere diversite de struc- 
ture des antheres, qui fait des deux plan- 
tes les types de deux sous-genres, nous 
n'hesitons pas a les ranger sous le meme 
titre generiquc. 

Les trois especes de Centradenia jus- 
qu'ici decrites, appartiennent a la flore du 
Mexique ; celle que nous faisons connaitre 
aujourd'hui provient des regions tempe- 
red du Guatimala. Elevee de graines dans 






IVltil.li-isement Van Houtte, elle n'a 
tarde a former la jolie petite plante s 
ligneuse, don t la figure ci-jointe represente 
l'aspect et les proportions. Ses fleurs d'l 
d'un rose clair, sont individuellement ass 
fugaces ; mais leur profusion , leur dev 
loppement successif sur toute la longueur 
des racemes, l'apparition de nouvelles in- 
florescences avec celle de nouvelles pous- 
ses, tout cela donne a sa floraison une 
tres longue duree. C'est en somme une jolie 
acquisition pour nos serres. 

A l'exquisse des charmes exterieurs du 
Centradenia rosea, nous pourrions joindre 
cellc des beautes, moins frappantes, mais 



non moins reelles, qu'un peu detention 
decouvre dans ses jolies fleurs. Nous tache- 
rions surtout de peindre ce singulier appa- 
reil staminal dont les modifications diver- 
ses , chez les differentes Melastomees , ap- 
portent tant de variete dans le type d'ail- 
leurs uniforme de ce groupe essentiellement 
naturel. Mais pourquoi anticiperions-nous 
a cet egard sur la satisfaction de I'amateur, 
curieux d'admirer ces miniatures, et qu'ap- 
prendrions-nous au botaniste, initie par 
ses propres yeux a la connaissance de ces 
minutieux details? 

J. E. P. 



Quoique Ton cultive le plus ordin 
ment en serre chaude le Centradenia n 
dont le traitement doit s'appliquer a l'espece 
qui nous occupe, la chaleur de la serre 
temperee suffit e'galement a toutes deux. 
Elles demandent un sol leger, forme par 
exemple d'un tiers de tcrrc de feuilles, et 
de deux tiers de sable. On arrose frequem- 



pousses terminates afin de rendre la planlc 
plus touffue, et de lui donner une forme 
agreable. Le Centradenia floribunda n'a 



MISCELLANIES. 



; 19 



[Suite et fin). Floraison de I Amh« rslia i 

stia nobilis qui vient de I ci-dessus atteste la rei 



Le pied d 

hauteur 3 metres, en circuit 12 metres, et 
porte, dit-on, 700 et quclques feuilles. Ces 
dernieres, comme les pousses qui leurdon- 
nent naissance, pendent de la maniere la 
plus gracieuse. Les fleurs, dont la vignette 



orne le sommet de 1 etendard et des ail 
Elles pendent en grappes laches, sous 
touffes d'un elegant fcuillage. 

(Extrait, a\.'. . j . i« j.ju. - nm.liii.MiM' 



:; 




SOLAPM SOM1CUMTO. 




\l\ "I ui. \\ • 



Le genre Solatium, nos lecteurs ne l'igno- 
rent pas, est a la fois remarquable, et par 
l'uniforruite de sa structure florale, en con- 
traste avec l'infinie variete de ses formes 
vegetatives, et par le nombre prodigieux 
de ses especes (1) , et par leur distribution 
sur presque tous les points du globe, (les 
regions polaires exceptees), et par les 



proprietes deleleres ou bienfaisantes qui 
distinguent un grand nombre d'entre elles. 
Qui ne songe deja a la plus utile de 
toutes, a la Pomme de terre, (Solatium 
tuberosum Linn.), present que la nature 
semble vouloir reprendre a l'Europe, apres 
lui en avoir fait sentir tout le prix? Quel 
lecteur, pour peu qu'il soit familier avec 
notre Flore indigene , en se rappelant les 
jolies fletirs dc la Douce-Amere (Solatium 
dulcamara) avec leur corolle en etoile d'un 
bleu violet, ornee d'un cercle de prtifcs 



macules jaunes, ne songe aussi que la eou- 
leur brillante de ses baies rouges, alleche 
l'imprudente et pen delicate gourmandise 
de l'enfance, et cache un poison sous un 
attrait qui charme l'ceil plus que l'odorat ou 
le gout? Qui ne sait , d'ailleurs, que la 
plante rachete les tnstes effets de ses fruits, 
par la bienfaisante action depurative de ses 
tiges? L'etude therapeutique des Solanees 
exotiques, comme celle de nos livides Mo- 
relles (Solarium nigrum L. et ses varietes), 
nous montrerait chez la plupart d'cntre 
elles , sans en excepter meme la Pomme de 
terre, des proprietes le plus souvent narco- 
tiques et sedatives, lorsqu'elles s'exercent 
a petite dose, plus rarement sudorifiques et 
diuretiques , et par suite propres a epurer 
un sang vicie. Bien plus, a cote de ces pro- 
prietes plus ou raoins communes au reste 
des Solanees, on est surpris de trouver dans 
l'ecorce d'un Solarium du Bresil (Solatium 
psendo-quina A. S. Hil.) les vertus febri- 
fuges des precieux Cinchona. 

Si des proprietes nous passions a la revue 
comparative du port des especes, nous trou- 
verions au milieu d'une grande variete de 
types, un je ne sais quoi de triste, ou de 
livide, ou de torve (comme on dirait dans 
le langage botanique), qui domine l'aspect 
special du plus grand nombre. Sous ce 
rapport, notre Morelle commune (Solatium 
nigrum) peut prendre place, a cdte des 
Chenopodium, dans cette classe de plantes 
qu'un spirituel botaniste (I) nommait Cra- 
pauds du regne vegetal; certaines especes 
suflfrulescentes, toutes herissees d'aiguil- 
lons, sourient en quelque sorte par leurs 
fleurs, tandis qu'elles menacent par leur 
aspect; et, pourtant nous ne voudrionspas 
ronfondre sous une reprobation commune 



(t) Feu M. de Salvert, dont le nom si hono- 
rablemcnt cite par M. Aug. de S'-Hilaire, a pro- 
pos de leurs decouvertes communes dans le cliamp 
de la science, a etc attache par le meme botaniste 



tous les types de ce vaste genre. II en est 
qu'on peut dire jobs, comme, par exemple, 
le Solanum lycioides,au portde nos Lyciets, 
aux corolles si delicatement peintes d'une 
etoile jaune sur un fond d'un bleu violace; 
d'autres qu'on peut qualifier de brillantes 
a cause de leurs belles fleurs; tel est le cas 
de la plupart des Nycterium (Solanum ama- 
zonicum Ker, etc.); d'autres qui se presen- 
ted comme d'elegantes lianes (Solanum 
ternutum, Ruiz et Pav., Sol. Seaforthia- 
num, Andr.); d'autres enfin, dont le port 
plus modeste est releve par de larges co- 
rolles delicatement colorees , qui rappellent 
celles des Convolvulus; ceci s'applique en 
particulier a l'espece qui fait l'objet du pre- 
sent article. 

Le Solanum somniculentum , doit son 
nom a l'habitude qu'ont ses fleurs, de som- 
meiller pendant que le soleil est sur l'hori- 
zon, (a l'exception des premieres heures de 
la matinee). Elles s'epanouissent vers 8 ou 
9 heures du soir, pour rester ouvertes du- 
rant toute la nuit, et jusques vers neuf 
heures, dans la matinee qui suit : si le 
temps est couvert, leur sommeil ne recom- 
mence que vers l'heure de midi. Dans ce 
dernier etat, leurs dedicates corolles rota- 
cees, se ferment a la maniere d'un filtre, 
suivant la longueur des dix plicatures que 
l'estivation leur a d'abord imprimees. Elles 
presentent ainsi en dehors cinq bandes lan- 
ceolees etroites, a nuance verdatre, entre 
lesquelles de larges membranes triangulai- 
res, plissees et repliees en dedans comme 
elles 1'etaient dans le bouton, revcillent 
l'idee de ces expansions membra neuses, qui 
unissent entr'eux les droits du Cygne et 
des autres oiseaux palmipedes. II est inu- 
tile de rappeler a nos lecteurs, que cette 
remarquable structure de la corolle, est un 
caractere general des Solanum, Lycoper- 
sicum et autres genres analogues; qu'elle 
se retrouve dans le petit groupe des No- 
lanees, et chez les families plus vastes 
des Convolvulacees et des Goodenoviees. 
M. F. Dunal, par une se"ric de considera- 



lions ingdnieuses , que nous regrettons de 
ne pouvoii- reproduire ici, arrive a re- 
garder, chez les plantes en question, les 
cinq bandes etroites de la corolle comrae 
les vrais petales, et les portions membra- 
neuses tendues entre ces bandes, comrae 
une sorte de doublure de leur face inte- 
rieure, qui, debordant leur etroite lar- 
geur, les relierait toutes en une corolle 
gamopetale. C'est la un des nombreux 
exemples de cette ingenieuse theorie des 
dedoublements , qui revele au botaniste les 
lois de la symetrie , sous les voiles qui la 
derobent a l'observateur superficiel (1). 

La partie vivace de la tige du Solatium 
somniculenlum, constitue une espece de 
souche (non souterraine), courte, epaisse, 
tortueuse, charnue, qui se prolonge vers 

ramifiees. Les divisions de ces racines sont 
de veritables tubercules cylindro'ides, raoins 
fusiformes que ceux des Dahlia, auxquels ils 
ressemblent d'ailleurs , d'une longueur de 



fleur; Paris, 1829, ct le chapitre de la Morpholo- 
gic vegetale, de M. Aug. de S'-Hilaire, qui est 

intitule : Symetrie deguisee par les dedoublements 
(Morph. veg., p. 618 et suiv.). 



m ,05 a m ,5i et au-dela, brusquement re- 
trecis a leurs deux extremites, rev£tus d'un 
epiderme d'un blanc jaunalrc, et peut etre 
assez ricbes en feculc pour meriter d'etre 
assayes au point de vue de l'extraction de 
cette substance. De la soucbe mentionnec 
plus haut naissent, vers lc mois d'avril, de 
jeunes pousses a pubescence grisatre , dont 
le rapide developpemenl produit une plante 
sous-ligneuse assez touffue, haute d'environ 
m ,5, a rameaux flexueux charges de feuil- 
lcs rapprochees altcrnativement par paircs, 
rameaux qui s'ornent, durant tout 1'ete , de 
grandes fleurs d'un violet tendre. L'hiver 
voit plus tard disparaitre les tiges qui 
s'etaient formees au printemps; celles-ci, 
sans attendre Taction des gelees, se d^ta- 
chent d'elles-memes de leur point d'inser- 
tion sur la souche , qui persiste avee les 
germes latents de la vegetation de I'annee 

Le Solatium somniculentum est origi- 
nate du Mexique, dont U. C. Ehrenberg 
en envoya les graines a M.le prof. G.Kunze, 
directeur du Jardin botanique de l'Univer- 
site de Leipsig. C'est d'apres les exemplaires 
leves de ces graines, que M. Kunze a faille 
premier connaitre l'espece, el c'est au jardin 
de Leipsig, ou ces exemplaires ont fleuri, 
que l'etablissement Van Houtte doit la com- 
de cette charmante plante. 
J. E. P. 



Les details qui precedent indiquent assez 
clairement que le Solatium somniculentum 
passe en pleine terre, toute la belle saison. 
Des que ses tiges commencent a se detruire, 
ce qui arrive en automne, on remet en pot 
la partie vivace de la plante, et on la rentrc 
dans la serre froide, d'ou elle ne doit sortir 
pour etre remise en pleine terre que vers le 
retour du beau temps. Pendant la periode 
bivernale de repos, on menagera au sol 



les lubercules radi- 



ciformes, tout juste assez de r 


noiteur pour 


prevenir le dessechement de 


es derniers. 


C'est dire assez qu'il ne fan 


pas laisser 



pour les Dahlia. Multiplication de bouturc, 
sous cloche et sur couche tiede ; plantation 
dans un sol mcuble, profond, leger et bien 



MISCELLANEES. 




f 200. Palissage des Framfooisiers. 

Nous reproduisons d'apres le Gardeners Chronicle les trois vignettes ci-jointes 
elatives a deux modes de palissage des Framboisiers, ainsi que les details explieatifs 

La figure i represente deux plants 
r^ d'une meme ran gee , avec les piquets 
verticaux en fer, qui les separent des 
deux paires de plants adjaccnts (non 
figures dans la vignette). Entre ces 
piquets sont tendues des cordes gou- 
dronnees, qui servent a fixer les bran- 
Dans la figure 2 , on suppose que les 
plants distribues en rangees parallels 
i des intervalles d'environ l m ,35, sont 
egalemen t espaces entr eux , et que lcurs 
branches divisees en deux faisceaux et 
courbees en demi-cintre en deux sens 
opposes, forment, par leur jonction 
avec les demi-cintres adjacents, des 
cintres complets soutenus chacun par 
un pieu vertical. On ne doit reunir en 
faisceau et lier au pieu qu*un norabre 
limite de pousses, en rapport avec la 
force du pied qui doit les nourrir. Six 
a huit suifiscnt le plus souvent, et les 
autres sont amputees. En automne, les 
choses ont pris l'apparence que repre- 
sente la figure 5; c'est-a-dire que des 
pousses devcloppees durant 1'annee , s'elevent verticalement entre les branches cintrees 
qui viennent de porter fruit. Ce sont ces dernieres que Ton doit coupcr rez pied , pour 
reformer ensuite les cintres avec les pousses droites, deslinees a porter la prochaine 
recolte. Ce second mode de palissage est preferable au premier. 



, ;"i"3j : 




AMARYLLIS (sprekelia) CYBISTER. 



Etym. Voyez ci-tksMi-, 
Amaryllideee Rob. Br. §§ Amarylh 

CHARACT. GENER. - Vid. supra 1. c. 

CHARACT. SPEC. - Am. (Sprekeli 
>vato, fusco; foliis scapo coetanei? •»•- 1: 
i-1 1/2 ped. longis 

is, subtus OQQtpii 

.capo propter folioruni fasciculi. 

liter 3-pedali , inferne leviter compresso , bicari- 



cedine detersibili ) 



uiiiuli) fciv iTcto flexis, brei 
'■■-'■ [iiiiaiitliii lacinia superior 

■ ■ 




! 
ubquadrunciali. 
n;-k,iia Cybistcr var. 2. Brevis, Herb. I. c. 

Lindl. in Hort. 






?st peut-etre 
yme- 



superbe plante ici figuree 
celle de la disposition 
trique de ses quatre fleurs irregulieres, 
c'est, qu'on nous passe l'expression , la rai- 
deur quasi-architecturale de son port, 
adoucie par la bizarre variete de direc- 
tion et de teintes qui distingue ses pieces 
florales. Et, a ce sujet, si Ton voulait 
nous pardonner une froide discussion de 
termes , nous insisterions sur le singulier 
assemblage que presente le Sprekelia Cy- 
bister, de la symetrie et de l'irregularite , 
dans l'acception ordinaire de ces mots, 
avec l'irregularite et la symetrie , telles que 
les entendcnt les botanistes. 

Dans l'inflorescence du Sprekelia Cybis- 
ter, toutes les pieces correspond antes de ses 
quatre fleurs , sont placees a des distances 
respectives egales; les quatre courts pedi- 
cclles, inseres dans un meme plan et comme 
sur les quatre branches d'une croix, s'elevent 
juste a la meme hauteur; les quatre ovaires 
sont inclines a angles egaux chacun sur son 



pedicelle, et la divergence de leurs axes, 
qui determine celle des fleurs, est juste 
de 90"; les quatre pieces superieures du 
perianthe, se dressent presque verticalc- 
ment comme les branches egales d'un can- 
delabre; la meme egalite de proportions 
et de direction existe entre les autres pieces 
qui se correspondent dans les quatre fleurs; 
or, ce sont la les caracteres de la symetrie 
georaetrique et architecturale , du moins 
de l'un de leurs types les plus simples; 
et cette symetrie , nous allons le voir est 
independante a la fois et de l'irregularite et 
de la symetrie florales. 

D'autre part, les pieces de chaque fleur 
isolee de Sprekelia ne sont ni uniforrac- 
ment , ni alternativement egales en gran- 
deur, ni symetriques en direction : elles 
sont , par ce double fait , irregulieres, dans 
le sens botanique et dans le sens vulgairc 

Enfin , dc ce que les pieces florales du 
Sprekelia sont disposers, dans chaque 
fleur, en vcrticilles isomercs et alternes, 



il resulte qu'elles sont symetriques dans le 
sens botanique du mot. Que Ton retran- 
che au contraire par la pensee, a chacune 
desquatre fleurs de l'orabelle, la piece su- 
peneure du perianthe , Tinflorescence res- 
tera, vulgairement parlant, symetrique, 
chaque fleur au contraire cessera de l'etre, 
botaniquement parlant. Seuleraent, les lois 
de la symetrie florale permettront au bota- 
niste eclaire , de reconnaitre dans ce cas 
qu'elle est la piece qui manque a la fleur 
pour devenir symetrique , et de rescusciter 
par la pensee une concordance que la na- 
ture se plait souvent a detruire. 

Pendant leur passage de l'etat de jeunes 
boutons a leur epanouissement complet 
les fleurs du Sprekelia Cybister, subissenl 
un demi-renversement , qui porte du hai 
vers lc bas la pointe de leurs etamines i 
de leur style, mouvement qui, compare 
un tour de gymnastique, a suggere le 
nom original de Tumbler (Saltimbanque), 
applique a la plante par feu le re 1 
W. Herbert. C'est la sans doute un tour de 
force d'imagination ; mais nous ne sa 
qu'applaudir a de pareils traits d 
plaisanterie, qui tendent a derider le visage 
souvent trop severe dela science. 



Le Sprekelia Cybister se preset) te sous 
deux formes ou varietes distinctes. La plus 
belle , qui fleurit d'abord a Spofforth , chez 
feu le rever. W. Herbert, est cclle que re- 
presente notre figure, d'apres un exem- 
plaire observe dans l'etablissement Van 
Houtte. Son ombclle compte quatre fleurs, 
qui mesurent environ 18 centimetres sur 
la plus grande divergence de leur perianthe 
etale. La seconde variete, figuree dans le 
Botanical Register, (ann. 1840, t. 33), dif- 
fere de la premiere par le nombre quinaire 
et les dimensions beaucoup moindres de ses 

Le type le plus anciennement connu du 
sous-genre Sprekelia, le fameux Lis de 
S'-Jacques {Sprekelia formosissima Herb.) 
est suivant le temoignage du docteur Lind- 
ley, originaire du Guatemala; deux autres 
especes {Sprekelia ringens, Morr. et Sprek. 
glauca, Lindl. Bot. Reg. 1841 , t. 16) pro- 
viennent du Mexique; le Sprekelia Cybis- 
ter a ete recu de la Bolivie ; en sorte que 
l'aire de distribution du sous-genre, parait 
s'etendre surtout en longueur, sur le c6te 
ouest de TAmerique tropicale. 



,te belle plante les l'articlc recemment publie sur I 
j de culture que j'ai indi- j ( Hippeastrum) vitlata (Voyez 
2 detail pour les Hippeastrum, dans j Mars 1849, p. 450<= et suiv.). 



MDMGOM AITMMLIS. 



;ent par hasard, melee avec lour fourrnfre. I) I),,n 
Pentandria-Monogynia Linn. 



CHARACT. GENER. — « Calyx turbinates, 

limbo plicato, quinquefido. Stamina .">. imo co- 
rollas tubo inserta, subcxserta; filamenta e basi 
anthercB terminates, longitu- 



rnplex : stigma subcapit 



/ 



. Bacca calyce' _ 
nto obliterato pla- 
Semina plu- 



UbuTcZferttT^i 



D. Dox. 



umnalis Bertol. Cat. pi. hort. 
G. Dox, Svst. IV ,,. i:n 
D -'\ Fl. Gard. (nr - 



crocarpa Beiitol., fide l 




Au scul nom de Mandragore, l'imagina- 
tion du lecteur vogue deja en plein moyen- 
age. Elle evoque peut-etre quelque scene 
de sabbat , ou la fameuse racine a forme 
humaine , devient sous la main de la sor- 
ciere, un philtre puissant, une amulette 
infaillible. Miraculeuse racine ! Que de mys- 
teres se cachaient sous sa bizarre figure ! 
Ces deux branches alongees de son corps 
fourchu , ce sont bien la les jambes d'un 
homme , voire meme d'une femme ; car, 
nos bons ai'eux, avant d'avoir penetre' les 
mysteres conjugaux des plantes, aimaient 
a leur donner, suivant leur caprice, le 
nom et les attributs des sexes. II y avail 
done chez eux, comme chez les Romains, 
une Mandragore male , et une Mandragore 
femelle. II va sans dire que 1'une charmait 
les fils d'Adam , et que l'autre exercait sa 
puissance sur les filles d'Eve. Ce n'etait 



pas tout. Une ame logeait sans doute 
sous cette froide excroissance souterraine; 
car lorsque le sombre sorcier, s'avancant 
a l'heure de minuit, sous le gibet d'un 
pendu, (notez que nous sommes au moyen- 
age), arrachait d'une main tremblante la 
mysterieuse racine, de sourds ge'misseraents 
trahissaient la douleur de la plante, brus- 
quement ravie au sol natal. 






d'Hamlet, di 
I'apothicaire. I 



-up exploitc 



45-b -*3 

reposent cette fois sur quelque chose de 
reel. Narootique puissant, purgatif dras- 
lique, poison violent lorsqu'il s'exerce a 
forte dose , la plante rappelle par tous ces 
points, la Belladone (Atropa Belladona), la 
Jusquiame (Hyoscyamus niger), la Pomrae 
epineuse (Datura stramonium), et la plu- 
part des Solanees. Ceci nous amene a son 
histoire botanique. 

Les Mandragora (car nous allons voir 
qu'il en existe plusieurs especes) sont tou- 
tesdes plantes a racine fusiforme, longue, I 
souvent une ou deux fois bifurqnec , qucl- 
quefois trifurquee , revetue d'une epiderme 
grisatre , herisse de fines radieelles , a gran- j 
des feuilles radicales , sessiles , ohlongues . 
a pedicelles egalement radicaux , termines J 
par une flcur en forme de cloche tres eva- J 



>aie molle , d'u 
lo (logout quelle excite , prcvient 
les accidents auxquels ses 
proprietes vireuses pourraient donner lieu. 
Trompe par de vagues renseignements , 
Linnaeus, dans la premiere edition de son 
Species, confondit sous le nom Mandra- 
gora officinarum, les deux Mandragores 
que les Romains paraissent avoir distin- 
guees sous les titres de Mandragora 
Mandrago 



Plus tard il renche- 



ces plantes au genre Atropa. D'autres bo- 
tanistes , neanmoins , L. de Jussieu entr'au- 
tres , rescusciterent fort a propos le genre 
Mandragora deja etabli par Tournefort, et 
depuis generalement admis dans notre no- 
menclature moderne. Restaient a debrouiller 
les especes confondues sous le nom $ Atropa 
Mandragora , ou Mandragora officinarum. 
Le savant Berloloni, minutieux explorateur 
de la Flore italienne , a tire de cette espece 



complexe deux types specifiques bien dis- 
tincts;l'un (Mandragora vemalis, Bert.) 
a floraison vernale , a corolle d'un blanc 
verdatre ou bleu&tre , a lobes calicinaux 
plus courts que la baie globuleuse ; l'autre 
( Mandragora atdamnalis) a fleuraison 
autumnale, a fleurs violettes, a lobes de la 
corolle obtus , a segments calicinaux li- 
neaires , egalant a peu pres la baie oblon- 
gue qu'ils embrassent. 

Le Mandragora vemalis habite , d'apres 
les auteurs , 1'Espagne, le sud dela France, 
la Suisse et l'ltalie; le Mandragora autum- 
nalis, observe sur quelques points de l'lta- 
lie meridionale, parait abonder surtout en 
Grece , pres d'Athenes et d'Elis , ainsi que 
sur diverses iles de l'Archipel, ce qui semble 
mettre hors de doute son identite avec le 
Mctyfyuyopxs deDioscoride, espece qui exerca 
de bonne heurc la superstition des Grecs et 
le charlatanisme de leurs empiriques. 

Deux autres especes sont mentionnees 
par les auteurs; le Mandragora micro- 
carpa, Bertol., plante particuliere a la Sar- 
daigne parait etrc bien caracterisee ; le 
Mandragora prcecox , Sweet , qu'on dit 
originaire de la Suisse reste jusqu'ici une 
espece douteuse. 

Nous n'allons pas nous appesantir sur 1c 
merite horticole du Mandragora auttim- 
nalis. Ce qui precede prouve que la plante 
est au moins interessante , par les idees 
qui s'y rattachent ; la figure ci-jointc suffit, 



autre cote, pour montrer qu 






rite une place dans un jardin d'agrement. 



Les Mandragores sont des plantes vi— I rope, il est necess 
vaces de plcinc terre; mais , comme elles les proteger contr 
proviennent des eontrees ehaudes de l'En- | Dans cc but, on « 



nos climats de 
ers trop rudes. 
v Conner Ynbri 



d'un mur, dans une bonne exposition, et, 
si cette protection ne suffisait pas , on cou- 
vrirait leurs feuilles de litiere pendant les 
fortes gelees. Un terrain leger, meuble et 
profond, convient a leurs grosses racines, 
pivotantes et charnues, qui souffriraient 
d'un exces humiditc. Dans une exposition 
et un terrain favorables , la meme racine 
persiste pendant un temps tres-long, 
(cinquante ans et plus , suivant des auteurs 



dignes de foi), porlant son tribal annuel 
de fleurs et de fruits. II but debarrasscr 
avec soin ces plantes des mauvaises herbes. 
Elles produisent, dans nos cliniats, de bon- 
nes graines, que Ton seme immediatement 
apres leur maturite, et 1'on repique isole- 
ment, avec precaution, les jeunes plants 
que Ton tient a conserver. 




Dans notre numero d'Octo- 
bre 1848, nous avons donne 
une figure de cette charmanlc 
plante, avec des details sur ses 
caracteres et son bistoire. La 



la position la plus favorable 
pour en faire ressortir les 
beautes. Suspendue dans une 
elegante corbeille a jour, ellc 
expose a l'ceil, sous la pale 
verdure de son feuillage, ses 



202. Culture <le» Ve 



Nous empruntont, hs <l< ; lails qui suivent 
a un article recent du Floricidlural Cabinet: 

Les graines des Verbena doivent etre se- 
mees en mars , dans des terrines peu pro- 
fondes, enfoncees dans une couche modere- 
ment chaude. Des que les jeunes plants 
ont atteint m ,10 de haut, transplantez-les 
trois ou quatre ensemble, dans des pots 
d'environ m ,10 de diametre, et pincez les 
extremites des tiges pour les rendre touf- 
fues. On peut aussi les planter en plates- 
bandes, vers la saison convenable, et dans 
une partie peu frequentee du jardin , afin 
de faire un cboix des plus belles varietes, 

server des boutures. Ces varietes d'elite sont 
numerotees et inscrites dans un registre , 
sous des numeros correspondants, auxquels 
on peut joindre une courte description. 
Lorsqu'il s'agit, l'annee d'apres, de faire des 



plates-bandes ; 
procede bien simple 



belles varietes. un 
le obviera a la tendance 
plantes, de pro- 
duire des racines a tous les nceuds de leurs 
tiges qui sont en contact avec le sol, et par 
suite de perdre en fleuraison ce qu'elles 
gagnent en luxuriance de feuilles. II suffit 
de repandre sur le sol ou les jeunes plants 
viennent d'etre transported, de courts frag- 
ments de rameaux branchus de Prunier 






- Ie<- 



ne pas atteindre ce degre de luxuriance 
vegetative, qui se manifeste au detriment du 
nombre des fleurs. En suivant notre pro- 
cede, on s'assure une profusion de fleurs, et 
assez de feuilles d'ail leurs pour cacher les 
buchettes qui leur servent d'appui. 



-j- 205. Kavarretia cotnlaefolia. Hook, et Arn. 



Leve de graines recues, en mai 1847 et i lineaires. Calice tres e'pineu 
en Janvier 1848, de M. Hartweg, qui 1'in- | exhale une odeur d&agreiable 
dique comme une plante annuelle de deux {foxy, de renard). 
polices de haut, croissant dans les champs, C'est une plante 
pres de Sonoma, en Californie. 

Tige trainante, rougeatre, a peine pu- 
bescente. Feuilles molles, pinnatifides, ou 
jusqu'a un certain point bipinnatifides, a 
segments presque cylindriques , lineaires, 
aigus. Fleurs reunies en denses eapitules 
axillaires, portees sur des pedoncules plus 
courts que les feuilles, petites, blanches, 
peu remarquables, a divisions de la corolle 



annuelle de pleine terrc 
qu'on doit traiter comme les Leplosiphon. 
Semer dru , au printemps , sur des plate- 
bandes decouvcrtes. Ellc fleurit en juin et 
en juillet, et convient pour orner des grou- 
pes pittoresques de rocailles. 



Willi. l.M'.i 



FUCHSIA SPLEOENS. 



nl.nntli.'tca- 2 Fuchsia Em 



CH Vl( W.I . (il.NKH Vide supra 
Verbis : Petafa convoluta, adde : vel ii 



CHARACT. SPEC. /•'. minis trijjonis peho- 
lsquc viscidnlo-ptibcnilis < j > i I i •< alii-; bn-vi-simis 
iiittiilain viM.idatn. udorc ingrato florum Berbe- 
•i(/is vulijaris, stillanlilius); I'oliis tenialis oppo- 
itivisve, longc pctiolatis. lamina semi-deflexa, 



-ol. II, pi. 151-152. 
Octandria-Monogyn 



I. INN 



laribus, crassis, libi-ris : pedum uli> ^r.icilili'u> . 
petiolos suboequantibus; calycis lubo valde com- 

presso, bicarinato. oocrinro. lacinii< trian^ulari 
bus, viridi-lutcis dupln longiore; petalis ovatis. 
planis. acutis; ^enitalibu- loiiye e\serlis. 



. 67. Hook. Bol. 
■ordlfolia /3, Hook. Icon. pi. I. 61)0. 



Si le titre de splendide est (in peu pre- 
tentieux pour cette jolie espece de Fuchsia, 
on ne saurait lui refuser, du moins, la grace 
et l'elegance du port, la richesse et l'eclat 
de la floraison. Quelle harmonic dans tout 
cet ensemble, dans ces dedicates feuilles en 
coeur, a demi pendantes sur leurs greles 
petioles, dans ce vert clair de leur face 
convexe et ce reflet chatoyant de rose ten- 
dre qui anime 1c fond pale de leur revers , 
dans ces clochettes qui agitent au moindre 
souffle leur long battant et leurs huit mar- 
teaux a tete jaune , dans ces teintes, enfin, 
si bien assorties dans leur contraste, si de- 



Un i 



i modele plus juste 
et que 1'art sait 
de la soic. Un autre caractere, 
> pas de beaute, mais plutot 
c'est la remarquablc com- 
pression du tube calicinal, dont la coupe 
transversalc formerait une ellipse assez al- 
longec, pour que son plus petit diametre 
egalat a peine la moitic du plus grand. Par 



de bizarrerie, 



cette singuliere excentricile de structure, 
ainsi que par lc port, les petales planes, el 
le reste de son organisation , le Fuchsia 
splendens touche au Fuchsia cordate, Lindl. 
(Bot. Reg. d841 t. 70), et forme avec cette 
espece (et peut-etre d'autres, que l'absence 
de materiaux nous empeche d'indiquer), un 
petit groupe tres distinct , dans la section 
des Fuchsia a fleurs hermaphrodites. Les 
petales, en effet, chez les deux especes 
mentionnees, au lieu d'etre convoluted 
comme ceux des Fuchsia globosa, cocci- 
nea, etc., ne se recouvrent nullemcnt par 
leurs bords, et n'offrent, dans le jeune 
bouton, aucune trace d'obliquite ou de 
flexion laterale. Ajoulons que les deux plan- 
tes appartiennent , quant a l'habitat, a mx- 
meme region botanique. Le Fuchsia splen- 
dens provient des regions temperees du 
Mexique, et le Fuchsia cordifolia des re- 
gions analogues du Guatemala; c'est juste- 
ment a une meme altitude , que M. Hart- 
weg les recolla l'une et l'autre, la premiere 
sur la monlagne de Totonlepeque, la sc- 
conde pres du volcan de Xetuch, toutes 
deux a 5047 metres au-dessus du niveau 



et superieure de 170 metres a celle du Pic 
du Midi (Pyrenees). D'apres sir W. Hooker, 
M. Linden a egalement recolte le Fuchsia 
splendens, a Chamula, dans le Mexique, et 
la merae plante se trouve dans une co 
tion de M. Skinner, provenant selon t 
apparence du Guatiraala. 

Le Fuchsia splendens a fleuri d'ab 



en 1842, dans 

M. Hartweg en 

est aujourd'hui 

lections, et no 

sous les yeux de beaux exemplaires, di 

Ies serres de l'etablissement Van Houtte. 



?din de Chiswick, ou 
envoye les graines. II 
repandu dans les col- 



Suivre les errements qui ont ete indiques I serratifolia, figure dans notre derniere li 
pour les Fuchsia decrits ci avant dans la vraison. (Fevrier 1849, n. 447.) 
Flore, et en particulier pour le Fuchsia L. VH 



f 204. 



De ineme que le Limnanthes rosea, cette 
espece a l'habitus du Limnanthes Douglasii; 
niais ses fleurs sont blanches, au lieu d'etre 
jaunes et roses, et leurs pedicelles sont tres 
longs. Elle offre quelques avantages poi 
1 decoration de 



humides, a sol 



trop compacte, ou de mcil- 



leures plantes refusent de croitre. Dans de 
telles situations, toutes les especes reussis- 
sent, ct deviennent ornemen tales, restant 



fraiches et fleuries sa 
rant tout Fete. 

On peut se demander si 
pourraient pas etre utiles 
puisqu'elles possedent 1'agreable g 
let des Tropceolum, s 
fait le piquant. 



AMEBIA EGHIOIDES. 



Borraginese (Juss.) Rob. 



CHARACT. GENER 

tus , basi , post anthesii 
rolla tubo elongato. 
nuda, lobis sub - 

indusr. SO/his 
2suhrotunda,si 



5 subrotundis. Antherce V 



Calyx fere S-parti- 

■-" . Co- 



stigmate dicephalo 






Pentandria-Monogynia Linn. 






- 

x--/n>-,f Lkiisi.) C.Koch in Lin 

Erhinnhs „,,,„!<*!, Ihujh 

C. Koch, qui specimen 
.lil): Niad. cent. I. t. 1. 
Syno.ny.mia excl. Alph. DC. 



HtfBT 

■'... /Ion: Intro 



La synonymie de la plante ici fig 
prouve desl'abord combien les opinior 
botanistes ont varie sur sa denomination 
generique. Transported successiveraer 
Lycopsis dans les Anchusa, de ceux-ci 
dans les Lithospermum , de ces derniers 
panni les Arnebia, on pourrait la croire au 
bout de ses peregrinations, si le botaniste 
qui l'a baptisee en dernier lieu n'exprimait 
lui-meme la plus complete incertitude sur 
le nom qui lui convient. Sir W. Hooker 
confirme ces doutes, par l'examen fait sur 
le frais des caracteres de la plante, et 
quant a nous, qui n'avons pas meme les 
materiaux d'une etude comparative des di- 
verses especes <T Arnebia, nous ne pouvons 
que manifester nos soupcons sur leur hete- 
»"Ogeneite, et qu'accepter sous toute reserve 
le nom d' Arnebia erhiotdes. Pcut-etre le 



principe enonce par M 


F. Dunal (1): u que 


toute 


espece qui passe 


successivement par 


plusi 


3urs genres, finit le plus 


.ouvent par 


vive 


reconnue comme 


type d' 


un genre a 


part, 


» peut-etre, diso 




ce principe 


trouvera-t-il, dans le c 




ous occupe, 


une 


nouvelle applicatio 




Sed adhuc 



Us est. 

Quoi qu'il en soit, Anchusa ou Lycopsis, 
Lithospermum ou Arnebia , espece d'un 
genre etabli ou type d'un genre futur, 
['Arnebia echio'ides n'en reste pas moins une 
jolie plante, dont la rusticite releve les au- 
tres merites. L'ceil se repose avec plaisir sur 
cette grappe a gracieuse courburc; il y suit 



m. dii Mus. 
:s plautes de \ 



les fleurs dans les diverses phases de leur 
existence, ici a l'etat de simple bouton ver- 

a tete renflee, plus haut encore, epanouies 
en trompettes d'or, sur lesquelles se dela- 
chent avec tant d'effet cinq macules cramoi- 

L'Arnebia echio'ides emit naturellement 
dans les montagnes de la region Caucasique 
et de l'Armenie. C'est sans doute dans cette 
derniere province que Tournefort dut l'ob- 



server, dans le eours de son voyage en 
Orient. Retrouvee plus tard dans sa localitd 
Caucasienne, par Buxbaum d'abord, et plus 
recemment par Marshall Bieberstein, Steven 
etautres botanistes russes, la plante a passe 
du Jardin botanique de S l -Petersbourg dans 
les jardins de l'Angleterre et du continent, 
ou ses fleurs etalent leurs jolies corolles 
durant les mois de Juin et de Juillet. 

J.E.P. 



La station Alpine de YArnebia echio'ides 
fait assez prevoir qu'elle doit supporter les 
hivers de nos climats; qu'elle soit plantee 
en pleine terre, ou tenue en pot a l'air libre. 
C'est une espece sous-ligneuse, vivace, qui, 



comme le plus grand nombre deBorraginees 
indigenes, n'exige pas de soins particuliers. 
Multiplication de graines. 



MISCELLANIES. 



plates-bandcs des Pelargonium. 



I les details sur cc sujet j 
a un article de M. A. Kendall, insere dans | 
le journal « The Florist. 

L'annee derniere, vers cette cpoquc (mai), | 
je choisis entre les plus belles varietes de I 
Pelargonium, tclles que Aurora, Miistee, 
ffebe's-lin, Mount Etna, Orion, Duke of | 
Cornwall, Dvckess rfLeinster, Fire King, 
etc., environ cent exemplaires dont la fleu- 
raison s'annoncait tres bien, et je les plantai 
en trois plates- bandes de la maniere sui- 
vante : Apres les avoir bien exposes pen- 
dant quelques jours aux influences du soleil 
et du vent, je creusai dans les plates-bandes 
destinees a les recevoir, des trous d'un dia- 
metre a peu pres egal a celui des pots, mais 
d'une profondeur presque double, de ma- 
niere qu'en y enfoncantcesdernicrsau point ; 
de placer leur ouvcrturc de niveau avec le 
sol, il devait tester' on espace vide au-des- 



sous de leur fond. Les pots ainsi enluuces 
a fleur de terre, la fleuraison des plantes fut 
parfaite, et leur effet d'ensemble superbe, 
durant toute la belle saison. Tenues capti- 
ves dans levasc, les racincs pcuvent etrc 
aussi facilement examinees que si clles res- 
taient empotees dans la serre froide, et, 
dans le cas ou quelqu'une franchirait les 
limites du vase par 1'orifice du fond, rien 
n'est plus simple que de reprimer cette pre- 
tention. Le maniement des pots est, en effet, 
presque aussi facile que s'ils etaient places 
sur les tablettes en grading de la serre. H 
est vrai qu'a l'egard des arrosages, les Pe- 
lurgonimn plantes suivant ma metbode,de- 
mandent un peu plus d'attention que les 
plantes placees en pleine terre; mais aussi, 
ce surcroit de soin est-il amplcment com- 
pense par la profusion des flours obtcnucs. 



Procede pour faire flcnrir I 



liquc a 
[. R.,les 



Tandis qu'on se plaint 
de la difficult^ de faire fl( 
jasminoides, je n'ai jaraaii 

i passees, d'en obtem 



rist, com- riferes que je possede, n'ont pas plus de 

ss initiales m ,45 de hauteur sur un diameirc a pen 

tes : pres egal; neanmoins, je les ai vus porter 

munement cliacun de 70 a 100 flours, lis oirupcnt d«-> 

le Tecoma pots de m ,20 de diametre auxquels on n'en 

' pen- substitue jamais de plus grands. Chaque 
nnee, je remplace par de la terre neuve 



une profusion de fleurs. Pour cela , je 

la plante a l'etat de buisson touffu 

que j'apercois une branche gourmande parait pas etre delicate 

qui sort des rangs, je m'empresse de la pourvu que ce demii 

cooper au-dcssus du deuxieme ou du I compact. 

troisieme enlre-noeud. Les deux pieds flo- ' 



Cette belle variete se distingue au pre- i teinte violacee au lieu d'etre bleues. Elle 
"i type par ses fleurs beaucoup | vient d'etre obtenue de semis par M. P. Ver- 



f 208. Culture des Uiaclochilii 



L'article suivant ne fait presque que 
eonfinncr les moments que nous avons in- 
diquessur le memo sujet, (voir ci-dessus, 
tome II, 1846, fevrier, VI). Cependant, 



urcftidees est un melange en parties egales 
de tourbe et de Sphagnum bacbe, auxquels 
on ajoute un peu de charbon de bois. Quel- 
ques brins de lycopodium caesium place's au- 
tour des jeunes plantes, fourniront par leur 
rapide developpernenl un joli tapis a reflet 
bleuatre, dont les longues touffes pendront 
gracieusement sur les bords du vase. II faut 
pour cela , tenir les plantes dans la partie 
nbragee de la serre ; sans quoi , 



la plus ( 



pc 

du delicat Lvcopode. 
Les Anwctochilus, "pour bien reussir, 
eulent etre plantes assez profondement 
ans le compost mentionne ri-de^us. On 



en pleine vegetation , on multiplie les arro- 
sements, en versant l'eau sur la cloche. 
Leur vegetation terminee, la cloche est en- 
levee pendant la nuit, pour n'etre replacee 
qu'au matin. On procede ainsi pendant 
quinze jours, apres quoi les plantes peu- 
vent rester decouvertes jusqu'a leur en- 
tiere defleuraison. En general, ce dernier 
mode de traitement est continue pendant 
plus de quatre mois , et, durant toute cette 
periode, les arrosages doivent etre incompa- 
rablement moins abondants que lors de la 
periode vegetative des plantes. Les obser- 
vations qui precedent s'appliquent egale- 
ment a la culture du Cephalolm fnHirn/,,- 
ris, du Dioncea Muscipida, des Goodyera, 
des Ci/)>ri}>t'd.inm re>n/sti<m et purpureum 
et de diverses petites Fougeres. » 




Encore un nouveau present que 
nous fait l'inepuisable Flore dc 
l'Afrique australe. Cette fois, c'est 
une de nos favorites plantes bul- 
beuses, digne d'une place dans 
s^ toute collection de choix, a cote 

§£v^ ^^ des Habranthus et autres Amaryl- 

jP^^Sh"^^^. lidees de serre froide, dont elle 

JP8|^^Hk*-«^^^, demande le traitement ordinaire. 
S^9HH^r»^5|\ Elle a ete introduite de la Ca- 
^— .:. frrric, par MM. Backhouse, qui 

\en ont presenle des exemplai- 
i \) res a la Societe d'Hortieulture de 

^y Sur une hampe creuse et glauque, 

longue d'environ un decimetre a 
IS centimetres, s'insere une fleur sessile d'une longueur a peu 
pre* egale a celle du scape, entouree a sa base d'une paire de 
longues et etroites spathes. Le tube floral, long et verdatre, se 
dilate en une gorge obconique, parcourue a l'exterieur par dix 
lignes cramoisies, qui descendent d'entre les sinus du lirnbe, et 
auxquelles correspondent a l'interietir autant de bandelettes 
blanches, releve'es dans leur milieu d'un joli filet cramoisi. Une 
teinte uniforme d'un rose tres fonce distingue les six divisions 
oblongues du limbe. Les feuilles, qui s'elevent presqueau niveau 
dc la fleur, sont d'un vert fonce, a peine glaucescentes, et gra- 
duellement attenuees a partir de leur sommet obtus. 



■ Ifurl 



„'i<>ril>ii*; *|..'>H.;i < i i i . f i > It.i tul,,, | 



RHODODENDRON DALIIOISI.E. 



! 



Ul\li\< LGEXER. -Vidcfl 



■ 
Miliin ),,',, .iil,u,.^j iso rufo-punctatis , 

nau3j ic-jj.s calycinis folia< 



Deoandria-MtHiogyuia Linn 

fundc 5-foveolata; stamroibua 10: t 

feme pilosis; ovarii) -i-loculari. Il<»( 

Hl,i.-ln,l „■/,.,,< Dalhonsiee Hook. 1 

(he Sikkim-Himal. p. 1. tab. I et II. 



t hiraalayen dc Sikkim . ;i line alli- 



Si nous vivons dans un monde de mer- 
veilles , ou l'admiration blasee sur le beau , 
ne se reveille que pour le superbe; si la 
mode, cette fantasque reine du jour, sem- 
ble avoir epuise les tours de sa magique 
baguette pour varier les decors de nos jar- 
dins ; si la nature , cette reine de tous les 
temps, s'est plue a nous livrer quelques- 
unes des plus belles fleurs de sa couronne , 
est-ce a dire que la source du beau se ta- 
risse , que l'art soit reduit a tourner dans 
le cercle banal de ses conqueles, que la 
nature en soit aux dernieres ressources de 
sa prodigueliberalite? Heureusement non : 
la source des beautes, des surprises, des 
mysteres, des decouvertes futures, estinta- 
rissable ; le gout de l'amateur, l'admiration 
a la fois ardente et reflechie du naturaliste, 
viendront s'y retremper sans cesse. La na- 
ture fournit le type simple, pur, parfait 
(dans le vrai sens du mot) de cbaque nou- 
velle forme vegetale ; l'art brodant de des- 
sins de fantaisie, la noble simplicite de ce 
fond, en fait surgir des variety, tantot 
curieuses de bizarrerie , tantot distinguees 



marquees du sceau du grand magieien qui 
presida a leur toilette. Jouissez done, ama- 
teurs, jouissez du fruit de vos ceuvrcs; vos 



arriere-neveux trouveront plus qu'a glaner 
apres vous : qui sait-meme s'ils ne dedai- 
gneront pas vos ricbesses? Mais, en vous 
rappelant que l'art qui modifie tout, ne sait 
rien creer, revenez souvent a la source des 
beautes naturelles. C'est la le fond ou il 
vous est permis de puiser, et « Dieu merci, 
la faveur est grande! « repeterez-vous peut- 
etre avec nous, apres un coup-d'ocil jete 
sur les objets que nous vous offrons. 

Des Rhododendron ! comme ce mot sonne 
bien a vos oreilles, vous qui connaissez ces 
beaux massifs de persistante verdure, d'ou 
le printemps fait surgir en larges bouquets 
arrondis, des milliers de grandes corolles 
roses, blanches, jaunes ou diversement bi- 
garrees; vous qui, plus heureux, avez vu 
sur les flancs des Alpes et des Pyrenees, 
les groupes de Rhododendron ferrugineum 
s'etendre comme un tapis d'un vert sombre 
emaille de pourpre , qui avez pu saluer les 
nobles ou elegantes formes de ce genre sur 
les Alpes de l'Europe et de l'Asie mineure , 
pres les bords de la Mer Noire, et sur la 
pointe iberique ou 1'antiquite placait l'une 
des classiques colonnes d'Hercule , ou dans 
les bois voisins du Baical et les marais des 
regions arctiques , ou dans les vastes forets 
du Canada, des Etats-Unis, des Moots 
Rocbeux ct des regions que baigne la ri- 



vierc Columbia , on parnii les verts arbus- 
tes du Japon et de la Chine, ou dans les 
halites raontagncs de l'archipel malayen , 
de Ceylan, de l'lnde continentale, et sur- 



lnya , dont les flancs supportent 
ment depuis leurs bases brulantes jusqu'a 
leurs cretes ou leur pics neigeux, les types 
dc vegetation qui caracterisent les climats 
les plus divers. C'est dans cette derniere 
region, que les Rhododendron se distin- 
guent par le nombre, la variete et la 
beaute de leurs formes vegetatives et flo- 
rales. Deja les Rhododendron arboreum et 
ntmpaniilutum formaient dans nos jardins 
l'avant-garde de ee noble cortege, que les 
dccouvertes des docteurs Wallich , Royle et 
Griffith, consignees surtout dans les her- 
bicrs, annoncaient aux botanistes beaucoup 
plus qu'aux horticulteurs. Qu'il y a loin, 
en cffet, de ces materiaux dissemines, de 
ccs squelettes desseches de plantes , de ces 
froides descriptions techniques, au vivant 
tableau ou se refletent dans tout leur eclat, 
les superbes types de Rhododendron, dus au 
zele avantureux du docteur J. D. Hooker! 
Quelle moisson offertc a l'avide admira- 
tion de l'amateur, qui reve deja, et, nous 
l'esperons, qui ne reve pas en vain la pos- 
session de pareil tresors! Honneur done 
au jeune savant qui , pouvant se reposer sur 
des lauriers, comme botaniste et eomme 
voyageur, apres avoir partage les dangers 
et la gloire d'une expedition celebre (1), 
a voulu inaugurer un voyage a Borneo, par 
l'exploration des richesses de 1'IIimalaya , et 
qui envoie comme a-compte de ses de- 
couvertes, neuf magnifiques Rhododendron, 
tous nouveaux, tous recoltes dans i'etroit 
rayon d'un seul district! En empruntant a 
Touvrage (2) ou sont constates ces resultats, 
quelques-unes de ses figures , nous croyons 



donner a nos lecteurs le di 



dci- 



-r.'N, 



seuls valent un long panegyrique. 

Le texte de l'ouvrage en question repond 
tout a fait au merite des planches, pour les- 
quelles le talent de M. Fitch a su si bien 
mettre a profit les csquisses originales du 
docteur J. D. Hooker. I/introduction sur- 
tout, renferme des generalites de la plus 
haute portee; elle justifie plcinement les 
encouragements que 1'illustre veteran de la 



jeune voyageur, 






et les esperances que le 
nde sur son importante 
; lecteurs jugent eux-me- 



frons. Mais avant tout, laissons sir W. Hoo- 
ker nous donner, dans un passage de la 
preface, des details topograph iques indis- 
pensables sur la region d'ou proviennent 
les nouveaux Rhododendron : 

ii Darjeeling est situe dans cette portion 
de rilimalaya qui porte le nora de Sikkim, 
parle 27° N., sur le merae mcridien que Cal- 
cutta dont il est eloigne d'environ 580 mil- 
les. Place a 2132 m d'elevation au dessus du 
niveau de la mer, la temperature moyenne 
de l'annee y est d'environ 12° 7 Cent, et 
celle de chaque mois est evaluec comme il 
suit, par M. le D r Campbell : 
Janvier. . . S° Cent. Juillet . . . 18°,3Ccnt. 



12» 



Mi .f 



o,7 » 



l),-n 



>. Dans l'intervallc de cinq annces, ajoutc 
le D r Campbell , il y a eu trois abondantes 
chutes de neige-, une en Janvier 1859; une 
autre en fevrier 1841; une troisieme en 
decembrc 1842. 

» Le mont Sinchul, dont un contre-fort 






septentrional est occupc par Darjeeling, 
atteint une altitude de 2745 m , et, vers 
l'Ouest, contigiie au Nepal, parait la mon- 
tagne dc Tonglo, elevee de 5047 m . Juste 
au Nord dc Darjeeling , a une distance dc 
GO milles, l'horizon est borne par la grande 
chaine neigeuse dont 1c point le plus carac- 
teristique est le pic de Kinchin- Junga, que 
son altitude de 8675 m , rend la plus haute 
montagne connue du globe. 

» Prepare que j'etais, ecrit lc D r J. D. 
Hooker, par des lectures et par des rap- 
ports oraux, a la magnificence du paysage 
dc l'Himalaya, mon imagination etaitrestec 
bien au-dessous de la realite. J'arrivai a 
Darjeeling par un jour brumeux, qui ne 
permettait pas de voir a dix pas, encore 
moins de decouvrir la chaine neigeuse, dis- 
tantc de 60 milles en ligne dircctc. Le len- 
demain matin, de bonne heure, je pus 
l'embrasser d'un premier coup-d'oeil , et je 
rcstai litteralement sans haleine, de stupe- 
faction et d'extase. Six ou sept chaines de 
montagnes, avecleur parure de forcts, tou- 
tes aussi hautes que celle ou je siegeais 
(2457 m ), intervenaient entre mon ceil et la 
masse eblouissante de montagnes neigeuscs, 
parmi lesquelles, le gigantesque pic de Kin- 
ehin-Junga dominait de 6195 m , le point 
eleve d'ou partaient mes regards. Grace a 
la transparence de l'atmosphei'e, la neige 
me semblait etre a la distance de quelq 
milles, et la plus haute montagne rien q 
une journee de chemin. Le profil de la 
chaine so dessinait sur 1'azur d'un ciel pale, 
tandis que de petits flocons de brume, at- 
taches ?a et la aux pics culminants, reflc- 
taient en teintes d'or et de pourpre rose, les 
rayons du soleil matinal, qui frappent ces 
hautes cimes, longtemps avant d'atteindre 
les regions plus basses que j'occupais. 

.. Tel est l'aspect de la chaine de l'Hima- 
laya, vue au point du jour. Plus tard,a 
mesure que les rayons du soleil plongent 
dans les nombreuses vallees, qui s'eten- 
dent cntrc la chaine neigeuse et Darjeeling, 
1'air stagnant des gorges profondes est ra- 



pidement echaulTc ; des masses rpuisses de 
vapcurs blanches sortenl des bas-fonds, sc 



loicts < 



les hautes regions d'unc atmosphere rare- 
fide, et toutes les scenes dc c 1 getnt 
phenomene se succedent avee tant de 
promptitude, que la disparition du sublime 
et lointain panorama dcrricrc I'ecran dc 
brumes, a vraiment quclque chose dc raa- 
gique. 

.. Les Rhododendron, » poursuit le D r J. 
D. Hooker, « sont distribues dans le Sikkim, 
comme ils le sont au Nepal; ils couronnent 
ces monts sub-Himalayens qui attcigncnt 
2150 m d'altitude, et l'on voit s'accroilrc 
le nombre d'individus et d'especes, a me- 
sure qu'on s'elcve au-dessus de ces limites. 
Certaines especes en rcmplacent d'autres, 
sans montrer d'aillcurs aucune apparencc 
d'une organisation plus aptc a supporter 
les vicissitudes de climat, et pourtant,elles 
accompagnent des especes plus locales, a 

ces dcniicres sont cchelonnees. 

» Les monts sub-Himalayens sont surc- 
ment le quartier principal dc ce supcrbe 
genre, que distinguent le nombre et la va- 
riete de ses especes et de scs formes typi- 
ques. Celles-ci forment un des traits carac- 
teristiques du paysage, sur une etendue 
de nombrcux degres de longitude, et sur 
une aire d'un immense developpement. Les 
Neelgherries (Montagnes Bleues de la pe- 
ninsule dc I'lndc cis-Gangique), Ceylan, 
l'archipcl malaycn (4), en posscdent en par- 
ticulier quelques-unes, ce qui prouve l'af- 
finite des Florcs de ces regions avec celle 



do niiiiKiI.ua. Tel est aussi le cas des gran- 
des montagnes du Nord , du Centre et du 
Sud de l'Asie , et specialement de l'Est de 
l'Europe, represente par l'Oural et les ri- 
vages de la Mer Noire. Le genre s'etend 
meme jusqu'aux regions polaires, le nom- 
hre et la taille de ses especes decroissant 
du reste progressivement a mesure qu'on 
s'eloigne de l'Himalaya; il reparait dans 
l'Amerique du Nord , mais sous des formes 
tres differentes de celles qu'il revet sur les 
montagnes subtropicales de l'Asie. 

» Ces traits de distribution largement tra- 
ces, sont d'ailleurs bien loin d'etre unifor- 
raes; car sous ce rapport, l'Himalaya lui- 
meme offre de remarquables anomalies. 
Mon ami le D r Thompson , (charge en ce 
moment d'une mission botanique dans le 
Thibet), m'annonce que le genre n'est pas 
represente dans le Cachemire ; et les excur- 
sions de cet intrepide et infatigable natu- 
raliste, soit dans le Thibet, soit dans la 
portion de l'Himalaya situee au-dela du Sut- 
ledge, n'ont pu jusqu'ici lui reveler l'exis- 
tence du genre dans ces regions. II est vrai 
qu'il a decouvert dans la contree qui s'etend 
au sud du Chenaub , et le Rhododendron 
arboreum et le R. campanulatum, qui trou- 
vent la, probablement, leur limite occi- 
dentale. 

n Dans le Nord-Ouest de l'lnde, le genre 
Rhododendron apparait en premier lieu sur 
les collines de Kunawur, et, s'avancant vers 
l'Est, s'etend sur toute la longueur de la 
chainc sub-Himalayenne, le nombre des 
especes suivant une progression croissante 
jusqu'aux regions de Sikkim et de Bootan. 
De ce dernier point, la ligne d'extension du 
genre se prolonge jusqu'aux collines de 
Mishmee, terminaison occidental de la 
chaine, en traversant le Brahmaputra pres 
de la haute chaine qui separe le bassin de 
ce fleuve de cclui de ITrrawadi. 

» Malgre que sur cette longue etendue de 

plus de 1200 milles, les Rhododendron se 

ine au-dessus d'une alti- 

■■ dc!220-, ilsnYn , tin tent pas moins 



un climat chaud et humide , ou les hivers 
sont doux. C'est ce qu'aurait eu peine a 
prevoir le naturaliste anglais, habitue a ju- 
ger du genre par les especes comparative- 
ment humbles et rustiques, que l'Europe et 
l'Amerique fournissent a ses jardins. Un 
certain degre de froid hivernal et une hu- 
midite constante, sont indispensables aux 
especes himalayennes; mais la chaleur d'ete 
est tout a fait tropicale dans les regions ou 
dominent certaines d'entr'elles, tandis que 
la neige tombe rarement et ne persiste ja- 
mais, sur celles qui sont particulieres au 
Sikkim. 

» D'apres le capitaine Madden, le Rho- 
dodendron arboreum habite diverses loca- 
lity entre 914 et 3047 m d'altitude : notons 
qu'il s'agit ici de Kamaoon , ou, naturel- 
lement, le genre doit descendre le plus 
bas ; et d'ailleurs, l'aire d'extension de cette 
espece, est beaucoup plus vaste que celle des 
autres, au moins que celle d'aucune des es- 
peces du Sikkim. Feu le D r Griffith, apres 
une longue exploration du Bootan , fixe les 
limites d'altitude du genre dans ce district, 
entre 1306 et 4290 m , ce qui en porte le ni- 
veau inferieur a 91 4 m plus bas que dans le 
Sikkim. A l'extremite occidentale d'Assam, 
ou l'Himalaya lui-meme diverge et envoie 
de hauts contre-forts pour encaisser les 
eaux du Brahmaputra, sur le col de Pien 
ou passe la route d'Ava , les Rhododendron 
montent de 2743 a 3047 m , jusqu'a la limite 
extreme de la vegetation arborescente, et 
peut-etre meme au-dela. 

» Pendant mes excursions peu Vendues 
dans le Sikkim, je recoltai onze especes du 
genre , (et je pense qu'il en existe davan- 
tage), c'est-a-dire plus que Griffith n'en ob- 
serva dans le Bootan ; en sorte que ne puis 
n'empecher de conside>er cette longitude 



(du Sikkim), cor 
genre dans 1'Hin 






central du 



vation importante , (qu'appuie l'cxemplc des 
Coniferes de l'ilo Van Diemen et des Cactees 



de Mexico) ; c'est que les espeees du genre 
ont les habitat les plus rcstreints, dans la 
region ou elles sont numeriquement pre- 
dominantes. Le Rhododendron arboreum, 
neanmoins,'possede une aire de distribu- 
tion beaucoup plus etcndue qu'aucune autre 
espece observee dans le Sikkim. 

» D'autre part, vers l'Ouest, et tout-a-fait 
a la terminaison occidentale de l'Himalaya , 
les espeees descendent plus bas que dans le 
Bootan : fait anomal sur les causes duquel , 
notre ignorance des traits qui peuvent eta- 
blir un contraste entre les portions orien- 
tal et centrale de l'Himalaya, ne me permet 
que de hasarder des conjectures. Une cause 
entr'autres, est peut-etre la proximite de 
l'ocean a la region Sikkim de l'Himalaya , et 
la presence de vastes groupes de montagnes, 
a neige hivernale ou meme perpetuelle, au 
Sud et a l'Est de l'extremite superieure du 
Brahmaputra , ou le genre se rencontre a 
pres de 609™ plus bas que dans le Sikkim. 
L'abaissement de la limite des neiges , dans 
le Haut Assam, a 4266 ou 4570™, est sans 
doute du aux memes causes , et e'est la un 
fait des plus remarquables. Une tempera- 
ture uniforme, une excessive humidite et 
la grande inegalite du sol produisent ici le 
meme effet que dans les hautes latitudes 
australes et antarctiques : elles favorisent 
la formation et la permanence des neiges , 



i de descendre 
preuve la plus 



s'elever plus haut 
formes temperees el 
plus bas vers les pi; 

frappante de ce fait est fournie par la des- 
cente des Bosacdes et des Ericees dans les 
regions basses de ces memes versants de 
l'Himalaya, ou s'elevent a un altitude con- 
siderable, les Rafflesia, Balanophora et 
autres genres eminemment tropicaux. 

» On ne saurait trop insister sur ce fait, 
a limite inferieure des neiges s'eleve 

cc la latitude sur l'Himalaya , de 4560™ 

ion extreme Sud-Est, dans lc Haut Assam, 
sud du Brahmaputra, par lc 27° N., 

609.5™, vers son extreme Nord-Ouest, 






dans les regions situees pres ou au-dcla du 
Sutledje , par les 36° et 37° N. Si la limite 
des neiges perpetuellcs etait restee uniforme 
sur toute cette etendue de 600 millcs de 
deviation vers lc Nord , alors lc elimat 









tance de l'equateur. Mais si nous admcltons 
que, toutes choses egales d'aillcurs, a un 
degre de latitude doit correspondrc une 
difference de 9H™ dans l'altitudc de la li- 
mite des neiges perpetuellcs, il faut recon- 
naitre aussi que ccttc limite se trouvc etre 
dans le Haut-Assam plus basse dc 2458 m 
que ne l'indiquerait sa hauteur sur la por- 
tion Sutledgiennc de l'Himalaya, puisqu'clle 
est de 4570™ au lieu de 6585™, ct vice versa, 
que, si 4418 metres representcnt cette li- 
mite, a Assam , d'apres les calculs (bndes 
sur la latitude seule , nous devrions la trou- 
ver a Kunawur de 5550 au lieu de 6094. 

» Quatre espeees de Rhododendron seu- 
lement , R. Dalhousiee, R. Campbellice , 
R. argenteum et R. arboreum , croissent 
pres de Darjeeling. La seconde et la qua- 
trieme constituent des buissons clairsemc's, 
a une altitude de 2284™ a 2456™ : le /?. ar- 
genteum est un petit arbre , qu'on rencontre 
a 2456™ et 2742™, assez originalcment ac- 
compagnede Balanophora, tie Convalhiria, 
de Paris, de Spharopteris , de Laitrus et 
de Magnolia. 

)) Ce fut sur la pente du Tonglo , mon- 
tagne situee sur la frontiere du Nepal, que 
je vis les Rhododendron dans toute leur 

les denses forets , conservant encore leur 
caracterc subtropical, possedent des Fou- 
geres, des Pothos, des Poivriers et des 
Figuiers, le sol etait jonche des grandes 
fleurs liliiformes du Rhododendron Dulhou- 
siw, tombees des tiges epiphytes que sup- 
portent d'enormes chenes , et melees aux 
: nouvelle M.i^uolia- 
i, se detachanl des 
avant de s'epanouir, cxhalcnl uu 
nit parfuin aromatique , plus fort, 



dodendron, Si remarquables etaient ces 
deux fleurs, que raes guides s'ecrierent 
dans lour ignorante simplicity : « Voila 
dcs Lis et des oeufs qui poussent de terre! » 

passant la region des Fougercs arborescen- 
tcs, des Noyers, des Chataigniers , mais 
restant encore dans celle des Sureaux , des 
Hetres,et du Chene a grandes feuilles (cel- 
les-ci atleignent jusqu'a m ,4S de longueur), 
nous entrons dans celle de VArum a larges 
spathes, (dont la tete s'eleve ornee d'une 
crete, eomme celle de la Cobra-Capello W), 
des Kads ura, Stan ntonia, Convallaria, et 
de beaucoup de Rosacees. Ici les sentiers 
sont beaucoup plus escarpes; ils suivent 
detroites cretes ou des masses anfractueu- 
«* de rochers, que Ion gravit a 1'aide des 
feints entrelacees. Sur ces rochers crois- 
sent des Hymenophyllum, un petit nombre 
dOrcuidees, des Begonia, des Cyrtandra- 
cees, de curieuses formes d'Aroidees, I'ano- 
mal genre StreptoUrion d'Edgevvorth , et 
divers* Cryptogam* : e'est la aussi que se 
montre pour la premiere fois le Rhododen- 
dron arboreum, avec ses branches souvent 
chargees de touffes pendantes de Mousses et 
dc L,chens, specialement d'Usnea et de 
ton*, belong des cretes aplanies, tout 
l] d " sominet > a PP«™t I'lf , parmi des 
P-eds chursemes de Rhododendron argen- 

*• lout a la.t sur le sommet, la masse 

"bo-sestformeeparcettedLierees- 
Pecea upresde]i1qiie]le]c7? 6a 

P«^ second rang par son abondance, et 
»o ^e xneic que ca et la, specialement sur 
jvmb oec.dentaux, avec le R. Falco- 
T'-^'cesarbrescroissent des Pyrm 
I , '--^lesErabIes,des^6em,des 
AX *t*» des Ma, des Ilex, des L 




des Hydrangea, diverses Caprifoliacees, des 
des Gaultheria et des Andromeda; le 
Pommier et le Rosier (i) sont surtout tres- 
abondants. Le Stavntonia, avec ses bril- 
lants racemes de fleurs pourpres, s'eleve 
en grimpant sur tout le rcste; ai'nsi font 
les Kadsura et les Ochna ; tandis qu'un 
Groseillier a grappes dressees, vegete en 
epiphyte sur les Rhododendron et les 

Les Rhododendron presentent une re- 
marquable diversite d'habitus et, confine 
que j'dtais par un deluge de pluie dans un 
endroit ou ils abondent, j'eus tout le temps 
de bien observer quatre d'entr'eux. Le R. 
Campbellice, sculc cspeee qui soit deja en 
fleur au commencement de mai, est aussi 
de beaucoup la plus abondante; entre trois 
de ses pieds etaient tenducs les cordes qui 
soutenaient ma tente. Quelques-uns ne 
semblaient faire qu'une masse de fleurs 
ecarlates, d'un effet vraiment splendidc. 
Les bosquets de Rhododendron de M. Nigh- 
^nferment peut-etre des exem- 
plairesqui surpasscnt ceux en question pour 



'■ollcrlifs. r.mt.ur ijjIcimI flr<i-n. i-iIcn 
de ces genres, le plus souveul dislinctcs 
de celles qui les rcprcscntcnt dans nos jardins. 

(2) « A Embley, prcs Romsay (comte de Hants), 
residence de W. E. Nightingale, dont la belle 
propriele oflre aux promeneurs le 




, de nombrcux 
nage, abrite par des plantation 
Hctres et de Sapins, et du cote d 



la forme ct la luxuriance du fcuillage ct la ! chc cenlralc de!)'»a 10" dans tons 

disposition de branches; mais pour l'eclat et leurs branches forment 

des coulcurs florales ceux de I'Himalaya 

peuvent se comparer qu'aux Batea frondosa 

des plaincs de l'lnde. Beaucoup de leurs 

troncs s'eloignent en divergeant de 



• M 



S a 6 metres de haut. Ceux des hauteurs sont dis 
perscs sur un espace d'a peu pres deux millcs (d< 

vrent un plateau peu eleve de terrain a Bruye 
res , et un nouveau bas-fond tourbeux. II y j 
parmi eux douzc pieds de Rhododendron ina.r'h 
mum, a peu pres trois fois ce nombre de 7?. ar- 
boreum, ct des hybrides Ecarla tes (Scarlets) que 
nous trouvons etre tout-a-fait rustiqucs, mais 
qui paniissent lleurir de preference sur les expo- 
sitions seches et clevees. Le R. ponticum et sa 



pieds semblables sous ces rapports. 

» Le plus grand Rhododendron a fleurs simples 
presents un contour de 45 metres sur une hau- 

contour; mais le developpement de ces derniers 

la place. Le plus eleve que jc puisse trouver, croit 
entre un Hetre et un Laurier de Portugal (Cera- 

vis el dresse mesurant m ,S0 de circonference. 
C'cst tout-a-fait une exception ; car, en general , 
les arbustes se ramifient des la base, et quoique 
lc tronc de l'un deux mesure l m ,8 en circonfe- 



phei 

circonference ct de G m a i'i m en ban 
Les tiges et branches de ces vieux ar 
noueuses ct sillonnees de rugosiles, 



Iargeur proportionnec. » 

« II peut paraitre ii 

W. Hooker, « de consig 



a Le sol ct le climat de c< 
;n a ce groupe de vegetau 
i milliers de Rhododvn 






rcz pas, j'en suis sure, le titre d'arbre : les bran- 
ches de sa bifurcation ont de m ,i% a m ,60 de 
circonference. La variete panachee, a longs pe- 
doncules , est peut-etrc chez nous celle dont la 
tige atteint le plus de grosscur. Les branches 
exterieurcs des grands individus s'enracinent na- 
turellement, et forment des fourres inip»hKtr.i- 
bles. Nous plantons nos jeunes pieds venus de 



12 metres en circonference; il est plus jeune q 
chacun des deux precedents, et croit d aillcnr 
rombre de grands chenes, ce qui fait qu'il 

degre de beaute et de developpement que ( 



sir W. Hooker, a que Loudon, dans son . 
retain Urilnnineum , n'a decrit aiinm ind 
de 7?. arboreum, de la taillc de crux qui 
isus. Les plus grands qu 1 
T imblcdon House, 10™ d'e 



leur ecorce dc couleur sombre, rcvetue 
dc mousses spongieuses, sont souvent cour- 
bces au point de toucher la tcrre; leur 
feuillage, du reste, rare et d'un vert som- 
bre , n'est rien moins que gracieux ; de sorte 
qu'une fois prives de leur brillante parure 
de fleurs, ces arbres, comme les Fuchsia 
du Cap Horn, partagent le caractere triste 
d'une region triste entre toutes. Quant aux 
R. Campbellice et barbatum., je les observai 
au sommet de la montagne , sur les rives 
d'un petit lac marecageux, borde de Spha- 
gnum ct a moitie rempli de Carex et her- 
bes analogues : l'aspect seul du lac com- 
muniquait l'idee du froid ; l'atmosphere etait 
chargee de brume , et le lieu paraissait en 
somme devoir etre fievreux, si le peu 



plus petit que eclui mentionne en dernier 
lieu; mais qui le surpasse en beaute, a 
cause de son feuillage plus dense, de sa 
verdure plus vive, de son ecorce propre, 
papyracee, de couleur claire, et dc son 
port plus pittoresque. 

<! Sur les cretes du Nord-Ouest, et seule- 
ment sur celles qui n'etaient pas abritees, 
croissait le R. Fakoneri, espece dont le 
feuillage est incomparablement plus beau 
que celui des autres. Chaque pied eleve a 
pres de 10 m , une ou deux tiges propres et 
lisses, peu ramifiees; les branches sont 
couronnees d'immenses feuilles d'un vert 
fonce sur leur page superieure, bordees 
dc jaune, ct d'un brun-rougeatre sur leur 
revers. Ses fleurs sont plus pelites, mais 
plus nombreuses dans chaque bouquet, que 
chez les deux especes mentionnees en der- 
nier lieu (R. Campbellice et R. barbatum). 

« La temperature du sol ou croissaient les 
especes ci-dessus, etait, vers le milieu de 
mai,alaprofondeurdeO m ,4,de44°,4Cent. 
a toutes les heures du jour : celle de l'air 
variait de 10° a 15°,5 Cent. 

Sans revenir sur 1'importance des obser- 
vations qui precedent, batons-nous d'abor- 



L'odeur 



der l'objet plus spdeial de cet article, le 
R. Dalhousios. 

Un simple coup-d'ceil sur les deux figures 
ci-jointes, en apprendra plus a 1'amateur que 
ne ferait l'eloge le plus pompeux, ou la des- 
cription la plus methodiquement exacte. 
Heureux si, la peinture cedant a son tour 
a une vivante realite , nos serres pouvaient 
nous montrer cette epiphyte d'un nouveau 
genre, balancant a cote des Orchidees, ses 
tiges greles et sinueuses, avec leurs touffes 
terminales de grandes feuilles, mouchetees 
en dessous de points brunatres, avec leurs 
bouquets de fleurs campaniformes, que leur 
volume , leur eclat et leur parfum placent 
hors de ligne entre l'elite des fleurs d'un 
genre proverbialement beau ! Le blanc de 
lis de ces corolles , se teignant avec l'age , 
d'une legere nuance rose, et plus tard de 
quelques macules orangees, gagne plu 
ne perd a ce melange 
des fleurs tient de celle du citron. 

Nous ne terminerons pas ce long article 
sans faire un dernier emprunt au beau tra- 
vail qui nous en fournit les materiaux. 

uC'est un cas assez frequent chez les 
grands genres, » observe le D r J. D. Hoo- 
ker, «< que, une ou plusieurs de leurs espe- 
ces, dont la distribution geographique offre 
quelque chose de particulier, presentent 
aussi des anomalies dans leurs caracteres 
botaniques ou autres , soit port, soit mode 
de vegetation, soit forme generale, soit 
couleur ou autre trait de plus d'importance. 
Le principe est vrai pour les Rhododendron 
du Sikkim. Le R. Dalhousim, le seul qu'on 
trouve aussi has que 2152, ct qui s'eleve a 
91 4 m au-dessus de ce point, differe de tou- 
tes ses congeneres du Nord de llnde, par 
son mode de croissance, comme epiphyte(f), 



(i) i 



grele, ses brandies vertieillees, ct la longue 
dure'e de sa fleuraison. C'est , cntrc les cs- 
peces que jc connais, celle donl les fleurs 
sont le plus grandes , ct les feuilles le plus 
nombreuses, sans que pourtant ces anoma- 
lies s'associent avec des caracteres de calice, 
corolle, etamines et pistil , capables de jus- 
tifier la separation de la plante du reste de 
ses congeneres. Le grand d< 
son calice foliace, fait de sa fleur 
plus parfaites du gent 
floraux et carpiques le rapprochi 



beaucoup plus que du groupo ( 
It. Falcuneri est le type. •> 

Ajoutons, pour conclurc, que It- I 
ln./isiir. i'('|)i(''>cnt(' sons des pro]] 
reduitcs dans nude pivmiur phuuli 
stitue en realite un arbuhtc de ^' M 
de haut. La sccondc planrhe mont 
ses proportions naturellcsJe noble c 



MISCELLANIES. 



I i ulture des Petunia, de semis. 



mence a preparer les terrines et le compost 

consiste en un melange d'une partie de terre 
de feuilles , de deux parties de tcrreau et 
d'une partie de sable. Vers la fin du meme 
mois, epoque ordinaire du semis, je com- 
mence par cribler un peu de terre, dans 
laquelle doivent etre semees les graines, et 
que je purge avec soin de toutes larves ou 
vers. Je place alors au fond du vase, une 
coucbe d'un pouce de lessons, corame 
moyen de drainage; je couvre cette pre- 
miere couche d'un peu de mousse, pour 
empecber la terre trop fine de s'echapper ; 
puis, remplissant le reste du vase avec le 
compost mentionne ci-dessus, tassant lege- j 
rement la terre avec la main de maniere a ! 
obtcnir une surface bien egale , j'y repands ; 
la graine avec le plus d'uniformite possible, j 
ft je porte la terrine dans une bache, dont ': 
a temperature varie entre 60" et 65° Fahr. ! 



nlre les 
tes^qui pourraient les devi 
nuit. Donnez aux pliinlo 
afin de les maintcnir vig 



Des que les plan 
trop serrees, prepares de nouvclles terrines. 
remplies avec les memes precautions et le 
meme compost que la premiere (tout cc 
compost a du etre prepare d'avance en une 
seule fois) ; choisissez les plants les plus 
drwloppe-s. rcpiquez-lcs ;t distance conve- 
nable, et reportez les terrines dans la meme 
bache, apres quoi vous donnerez de l'ombrc 
et de l'air en temps opportun, jusqu'a ce 
que les jeunes plants se soient bien enra- 
cines. lis deviendront sous peu susceptibles 
d'etre plantes isolement dans des pots de 
m ,07 de diametre , qu'on portcra sous un 
chassis froid, et auxquels on devra donner 
de l'air en abondance. Des qu'ils flcurissent, 
faites un choix des plus belles varietes, de 
celles dont les corolles sont le plus grandes, 



Un des correspondants du Gardens 
Chronicle lui adresse a cc sujet la note si 

Sachant que l'acide sulfurique est i 
caustique violent, dont le melange av 
l'eau. dans la proportion de 4 parties d'es 
i d'acide, produit instantaneme 



une temperature de 300° Fahr. (111° R.), 
je songeai l'autre jour a appliquer cetle 
propriete a la destruction des limaces, en 
trempant une baguette pointue dans un 
peu de vitriol, et en en frottant le corps du 
mollusque. L'operation ne dure pas une 
seconde, et si l'on a touche avec l'acide la 
tete et le corps de l'animal, celui-ci perit im- 
♦" 1, tant sont rapides la ~ — ' 



ttiere aqueuse de 
corrosion qui en est 
* presque une gouttc 
* la grande 



limace grise, mais quand la tete etait tou- 
chee, la mort s'ensuivait instantanement. Je 
communique ce procede comme bien moins 
cruel que la scission en deux, ou tout autre 
moyen analogue de destruction, et comme 
d'un emploi plus facile pour se debarrasser 
de ce fleau des jardins. La baguette une 
fois trempe'e a la profondeur d'un pouce 
dans l'acide, m'a suffi pour detruire au 
moins six ou huit petites limaces. L'acide 
ne parait pas d'ailleurs porter aucun dom- 
mage aux plantes, excepte sur le point tres 
limite ou il en a touche le tissu ; il n'est pas 

de ter. ; 

la maniere de la 
cnaux vive, et doue d'une telle affinite pour 
l'eau, que si Ton le laisse dans un vase de- 
couvert,son poids, au bout de vingt-quatre 
heures, se sera augmente d'un tiers, aux 
depens dc l'humidite atmosphcrique. 



| 212. 



Nos lecteurs ont deja pu voir ci-dessus 
(tome II, tab. 177) une figure de cette belle 
variete. Voici ce que nous apprend M. Pax- 
ton, au sujet du magnifique exemplaire qui 
vient d'etre expose a Chiswick pur M.Green . 
le sir E. Antrobus : 

■ C'etait une plante tout-a-fait luxuriante, 






ilrui 



des que eelles du Camellia blanc double, 
auxquelles elles ressemblent a quelques 
egards, mais possedant de plus qu'elles, le 
parfum le plus suave. Ces fleurs n 
bien un decimetre en diametre; h 
leur passant avec 1'age du blanc 
chamois, contrastc agreablement 
vert fonce de ses larges feuilles. » 



Triomphe dc OTalinc*. 

Vander niaelcn. 



d'une deception. Tous les amateurs, en effet, 
auxquels la culture de ce genre de plantes 
est familiere, savent tres bien que pour que 
leurs fleurs atteignent leur perfection , il 
faut que les pieds aient passe au moins trois 
ans a la mrmc h|:ic<>, dans une bonne tcrre 




lr- region* 'I Autjuntji, 
co el d'4/i/sco(Mc.\i<iu< 
a une altitude do ~)(Ki(i 
sur les montiignc- <I7. 
Guar do. 

C'est unc hcrbc viv.i 
ee, a feuilles graminoi- 

e est remarquable par la 

s fleurs, dont les racemes 

e tige feuillee 

lilleurs interessaiiU- 

qu'au point de vue de ses proprietes veneneuses, lc noni 

vulgaire sous lequel M. Hartwcg l'introduisit en Europe, 

' i toute probability qu'elle fournitau moins 

en parlieles graincs de Cevadille du commerce, desquel- 

" Veralrine. Le docteur Schiede assure 

(Linnaea, IV, p. 226) que les habitants du 

; trouve a 1'eHat s 
effets deleteres sur les chevaux qui la mangent, ct lc 
meme auteur, dans un autre passage, la designe sous lc 
nom vulgaire de Sevojea. Ce sera, selon toute apparence, 
j'il faudra cultiver dans un sol 
tourbeux, et dans une exposition assez humide pendant 
l'ete. Multiplication facile par division des vieilles ratines 
(rhizomes), durant leur periode de rcpos. Elle fleuritde 
Juin en Juillet, et attcint unc hauteur dc m ,6 a O m ,i). 



plant., IV, p. 190. - 



de M. Gordon, publie dans le Journal of 
the Horticultural Society : 

La maniere actuelle de traiter les Orehi- 
dees, peche evidemraent par le peu d'atten- 
tion qu'on donne a l'atmosphere des serres, 
surtout au point de vue de son etat hygro- 
metrique;car, dans un pareil batiment, les 
plantes erapruntent a l'atmosphere la ma- 
jeure partie de leurs elements nutritifs. 
Quant celles-ci sont soumises a toutes les 
variations de temperature et d'humidite, 
elles souffrent d'autant plus qu'elles sont 
plus luxuriantcs. II importe done de bien 
observer 1'etat de l'air de la serre, et 
(['avoir sous main des moyens actifs de pro- 
duction de chaleur et d'humidite, afin de 
contrebalaneer l'exces de l'une par Taction 
de 1 autre. S'il y a surabondance d'humi- 
dite, ouvrez un acces a l'air exterieur, en 
Hcv.int Mmiill.uu'mnil In li-nipt'-ratim-: en 
cas de secheresse , abaissez la temperature, j 
et chargez l'air de vapeurs: car la mesure i 



Une atmosphere trop longtci 



chargee d'un exces de vapeurs, ne peut 
etre que prejudiciable aux plantes, dont 
une des conditions sine qua non de sante, 
eonsiste dans le jeu libre et actif des fonc- 
tions transpiratoires. Dans un air renferme 
comme est celui des serres a Orchidees, 
on pourrait trouver quelque avantage pour 
la sante des plantes, dans le degagement 
direct d'une faible quantite d'acide carbo- 
nique ou d'ammoniaque, ou dans les se- 
ringuages faits avec de l'eau, tenant en 
dissolution l'un ou l'autre de ces deux gaz. 
On pourrait en particulier se procurer 
l'acidc carbonique, en versant de l'acide 
sulphurique etendu d'eau sur des fragments 
de pierre caleaire (pierre a chaux, marbre, 
craie, Redact.) (1). On arrive au memere- 
sultat en placant dans la serre des tcrrines 
peu profondes pleines de graines d'avoine 
ou d'orge, qui commencent a germer. 

(i)Ono! 



■ >■<■ et plu/dispendi 
quifournitde l'acide ..ubnnique, 

degoutant pour I'usa-e ;nii|(iel il 






F 216. Procede pour confire 



■S'teiS' LT™^ I ^^> ?/* *= 



m — „„o .u^cuis euiiiiaissen 
1 usage culinaire que nos voi- poud 
e-Manche surtout, font des pe- sirop 



tioles de diverses"l sp 7c;rde U Rhubarbc. 
Voic, dapres , e Gardeners Chronicle, un 

Vers 1c soir, coupez la Rhubarbe, non 
Splnn!" lr °, n? r nS d,environ r > fimtimctiTs 
de on g; ccln fait, Pt I, Rhubarbe mise 
dans un plat, versoz y P o„r ehaquo livro 



euoies, b/4 de Iivre <le miciv bl.uie en 
re. Le lendemain matin, decantez le 
qui s'est forme , ct faites le bouillir 
i'a ce qu'il s'epaississe : remettez-y 
alors la Rhubarbe, et faites bouillir le tout 
moderement, pendant un quart-d'heure ; 
versez dans des pots ou des bocaux ; laissez 
refroidir, et recouvrez les vases de parche- 
min, ou mieux encore de papier treinpe 
dans du blanc d'oeuf. 



f 247. Le« Cypripedium cle rtuierlqiir du Word. 



. Otto , < 



Parmi les Orchidees qui reussissent en 
pleine terre dans nos climats, les Cypri- 
pedium de l'Amerique du Nord se font re- 
marquer par la singularity de leurs formes 
et de leur structure florale. Outre notre 
Cypripedium Calceolus, deux autres espe- 
ces, C.pubescensW. et C. spectabite Sw., 
sont assez repandues dans les jardins; on 
y trouve beaucoup plus rarement les C . arte- \ 
tinum Rob. Br., candidum Willd., humile 
Sw. et parvifloriim Sw., quoique ces espe- 
ces soient portees sur les catalogues de j 
plantes de l'Amerique du Nord, et qu'elles ! 
existent merae dans quclques etablissements | 
horticoles d'Europe. C'est dans la Penn- I 
sylvanie , la Caroline et le Canada , que 
croissent spontanement ces interessantes i 
Orchidees , tantot dans des prairies basses 
et humides, ou sur des collines, h l'ombre } 
des arbres ou des broussailles , plus rare- j 
merit dans des regions sablonneuses , mais ! 
toujours dans un terrain genereux. Ainsi I 
le C. spectabile se trouve dans les bas-fonds j 
marecagcux des prairies , et plus rarement 
sur des monticules ; le C. parvifloriim, dans 
les bois humides et ombrageux; le C. pu- j 
beseem, entre les broussailles, sur les colli- 
nes exposees au soleil ; le C. arietinitm 
dans les lieux ombrages; le C. humile a 
l'ombre de rochers, dans des expositions 



Place's ou premier rang des planter qui 
font I'ornernent de nos parterres, les Cypri- 
pedium, et notamment le C. Calceolus avxv 
ses jolies varietes, vculcnt former do pctits 
groupes a part, sans melange d'autres plan- 
tes d'une vegetation vigoureuse. Si Ton 
tient a combler les vides qui les sdparent, 
on doit choisir a cet effct, de petitcs plantes 
qui s'elevent peu au-dessus du sol , tclles 
que les Saxifraga, les Hepatica, les Ane- 
mone, les Linncea, les Oxycoccos, les 7Wen- 
tu/is et autres espe<:es analogues. 

Les Cypripedium cu question supportcnt 
tres bien notre climat, et la rigueur de nos 
hivers. Vers la fin de l'automne, on les 
couvre de feuilles de Chenc , de Hetre ou 
de Pin. La culture en pot n'a pour eux 
aucun avantage particulier, si ce n'est de 
les rend re propres a orncr les fenetres , les 
galeries ou les salons; autrement, la culture 
en pleine terre leur donne beaucoup plus 
de vigueur. 

Leur multiplication s'effectue par division 
du rhizome (tige souterraine radiciforme); 
mais il faut se garder de repetcr trop sou- 
vent cette operation, aussi bien que la 
transplantation ; car les plantes trop sou- 
vent derangees nc produisent que peu de 



Beaucoup plus rare 
Cypripedium de 1 



seches et des marecages des montagnes; turn, 
d'ou 1'on peut aisement conclure que ces aussi 
especes affectent des stations tres diverses. I moins 

Dans nos jardins, ces plantes se plaisen 
dans des depressions assez profondes ct { 
demi-ombragees , dont le sol est un me- 
lange de bonne terre de gazon , d'un< 
tourbe riche en fibres et racines encore nor 
entierement decomposees, ct d'une vase pei 
oompacte. Leurs racines s'etendent hori 
zontalement dans le sol , circonstance qu'i 
ne faut pas perdre de vue , lorsqu'il s'agi 
de planter ou de transplanter ces especes. 



jardins que 
l'Amerique du Nord , 
les especes de Sibe'rie, tclles quelesC.giuMa- 
tum, macranlltum ct veslitum, paraissent 
te pas s'y maintenir longtemps; au 
cst-il vrai que les exemplaires des 
deux premieres especes que nous recumes 
jadis du jardin botanique de S'-Petcrsbourg, 
ne donnerent plus signe de vie, apres avoir 
lleuri la premiere anueede leur plantation; 
mais peut-ctre le fait doit-il etre impute au 
mode de culture employe; car, en conside- 
ration de la rarete des plantes, au lieu de 
les cultiver en pleine terre, on les tint en 
pot, et 60us un chassis, h l'abri de la gelee. 



-_>IS 



rlttata Lin., 



(')■ 




Cette <51egante Orchidee habile , corame le reste de ses con- 
gcmeres, les forets humides des Andes de la Colombie, d'ou 
introduite en Europe, et en particulier dans le 
rdin de la Societe d'horticulture de Londres. Voici ce qu'en 
t le D r Lindley, dans un article du Journal of the Horti- 
Itural Society : 

C'est une singuliere plantequi offre,avec 

l'habitus d'un Pleurothallis, des tiges mou- 

cheteeset cylindriques, surmonteeschacune 

feuille oblongue, obtuse, coriace, 

i pluscourte qu'elles. Les fleurs so- 

inserent au somraet d'un pedon- 

cule grele et dresse, qui dgale a peu pres 

la moitie" de la longueur de la feuille. 

Les sepales sont blancs, les inferieurs legerement carenes; 
les petales mouchetes de rose-vif, attenues en un long et 
mince processus qui egale le sepale dorsal , et reflechis en 
dehors. Le labellum est d'un jaune mat, rubane" de rose vif, 
plus court que le double sepale inferieur, et obtus. 

Cette petite plante reclame le traitement ordinaire des 
Pleurothallis; c'est une des plus jolies especes du genre. 



basi ciliata filiformibus i 



RHODODENDRON BARBATDI. 



Etvm. Voyez ci-de 

Ericacee § Rhododendreee Endl. 

CHARACT. GENER. - Vide ibid. 

CHAR ACT. SPEC. - • R. arboreum; foliis 

■.■lliptku-lamrolatis. acutis, basi oiitusis, eoria- 
ceis, margimbus subrecurvis, utrinque glaber- 
rimis. siiliius pallidiorilnis. supra impresse veno- 
" : " petiolo tuberculosn nmiuliMpH 1 lonur idandn- 

' alabastrisque visridis; llori- 

saniiuineis; 
tn-elliptieis. 
fdamentis glabris; ovarii 
" ~ Hook. fil. 



», t. i, P . m. 

Decandria-Monogynia Linn. 

inn-hat k > 



. Card. ; 

•M.W.J. Hook. 

. Cliron. 1848 ( 



. III. 



Malgre le reflet de defaveur quejette sur 
la beaute meme sa comparaison avec une 
beaute superieure, et quoique sous ce rap- 
port le Rhododendron barbatum ait a souf- 
frir du voisinage de plus d'un rival , il n'en 
conserve pas moins sa part de nobles et 
precieux avantages. Et d'abord, qu'on se 
figure, dans sa contree natale, ses troncs 
elances , sortis en faisceau d'une base com- 
mune, balancant a la bauteur de 42 a 18 
metres leurs vertes touffes de feuillage , et 
leurs teles arrondies de fleurs pourpres; 
qu'on rende a ces tiges leur epiderme lisse 
et rougeatre, a ces rameaux leur groupe- 
ment pittoresque, a ces feuilles 1'etrange 
ornernent de soies glanduleuses de leurs 
petioles , a ces tetes florales l'encadrement 
de verdure qui fait de chacune d'elles un 
bouquet a la fois superbe et gracieux; et 
cette esquisse achevee , qui ne sera beureux 
d'apprendre que 1'original est dans nos jar- 
dins, qu'il s'y plie aux influences de nos cli- 
mats temperes,et qu'il y a meme fleuri plu- 
sieurs fois , d'abord en Angleterre et depuis 
dans plusieurs jardins du continent? Jus- 



qu'ici neanmoins, on n'avait donne de la 
plante aucune figure coloriee, e'est-a-dire 
digne d'elle. Celle que nous reproduisons 
d'apres l'ouvrage du docteur J. D. Hooker 
possede done ( 



Aux details que nous avons donnes dans 
l'article qui precede, sur la distribution 
geograpbique des Rhododendron, il importe 
d'ajouter une importante observation gene- 
rale, dont nous somrnes loin du reste dc 
reclamer 1'initiative; e'est que, exception 
faite, suivant la judicieuse remarque dc 
sir W. Hooker, de quelques especes de 
Rhododendron de 1'archipel Malayen , qui 
franchissent 1'equateur, le reste appartient 
exclusivement a l'hemisphere boreal. Le 
genre n'est represente ni en Afrique, ni en 
Australie, ni dans le centre et le sud de 
l'Amerique. II est remplace dans cette der- 
niere region par le beau genre Bejaria, 
dont les Andes sont le quarlier general, 
comme la chaine de l'Himalaya est celui des 
Rhododendron. 

J. E. P. 



4fi9-472»» -*t 

Pour imitcr autanl que possible , par la 
culture, les conditions naturclles de sa crois- 
sance spontanee, il faut avoir soin de le 
planter a 1'abri d'un mur ou d'une palissade, 
dans une exposition fraiche et ombragee. 
Au lieu des tiges elancees qu'elle presente 
dans son etat sauvage, la plante cultivee 
constitue un arbuste ramasse et compact , 



d'un tres bel effet orncmcnlal. II se multi- 
plie par la greffe sur le Ii. ponticum. Pour 
de plus amples details sur sa culture, nos 
lecteurs sont pries de consulter ci-dessus 
(t. II, pi. 143-4) un article tres etendu, 
relatif au traitement que reclament les 
Rhododendron, tant ceux de pleine tcrre 
que ceux de serre froide. 



f 219. Hortensia gigantcsqn 



Le Gartenzeittmg rle Berlin rapporte que 
Ton a vu Fan dernier chcz M. Hultze, a 
Langcnsalza, en Saxe , un Hortensia d'une 
grandeur vraiment extraordinaire ; il for- 
mait un hemispbere dont le diametre rae- 
surait 3 metres , et sur lequel on comptait 
300 bouquets de fleurs. Les Hortensias, 
sans former des touffes aussi remarquables 
que celles dont il est fait mention dans le 
journal de Berlin, atteignent en general 



dans le nord de I'Europe des dimensior 
infiniment plus considerables que ccllc 
que nous sommes habitues a voir a Pari; 
VHorlensia a besoin, en effet, pour croitr 
avec vigueur et pour atteindre de grandt 
dimensions , d'un climat humide ou d'u 
terrain profond ou legerement tourbeux. 



f 220. Abattage de* Melezcs. 



Abattez les arbres [Larix] en juin ou en 
aout , lorsqu'ils sont pleins de terebenthine. 



au bois une extreme durel< 
aussi de depouiller les troncs 



Vous assurczainsi 

retc. Prcnez soin 

deleurcroroe. 



RHODODENDRON ARGENTEII. 



Ericacete § Rhododendrese Endl. — Dccandria-Monogynia Linn. 



CHARACT. GENER. 



I'l'lllllll (ill's ll 



:?. :r.' 






tylo flcxuoso crasso; stigmate dilalato. » Hook. 

Rhododendron mrgenteum Hook. fil. 1. supra 
it. p. 10, tab. IX. 
Hab. Sikkim- Himalaya ; sommet des monts 

iincl.ul. Suradali el Tonjilo ; altitude «le -2U*\»> 



S'il suffisait pour bien peindre les beautes 
naturelles, de les apprecier vivement en 
amateur, de les analyser et de les decrire 
en naturaliste, la tache serait comparative- 
ment aussi aisee qu'elle est desesperante 
sous ses conditions ordinaires. Ces condi- 
tions que notre faiblesse nous impose, sont, 
de voir a cbaque instant dans les objets, des 
nuances pour lesquelles le langage n'a pas 
^expressions , des effets d'enseinble que la 
peinture seule peut rendre, des rapports 
harmoniques ou des contrastes d'etre a etre, 
d'espece a espece, de groupe a groupe, qui, 
traduits en formules arides, perdent tout 
leur parfum de suave poesic, e'est enfin de 
trouver la monotone banalite au fond du 
repertoire de ces termes dont l'agencement 
le plus heureux ne produit, en somme, 
qu'une pale et incomplete esquisse, a la 
place d'un tableau d'artiste , anime du vi- 
vant effet de la perspective et des couleurs. 
Telles sont les reflexions que suggere natu- 
rellement a 1'esprit la simple vue de la figure 
du Rhododendron argenteum. La plante est 



etlet. 









sous nos regards, et i 



de la vegetation du 
lu moins, qui pose 
s devoile, sans effort 



de notre imagination , non pas les pieces 
isolees ct mathematiquement mesurees d'un 
squelette de plante, mais une peinture 
pleine d'unite et de vie. Aurons-nous apres 
cela , le courage de tracer une description 
verbeuse? Analyserons-nous l'effet de ces 
grandes feuilles a dos argente, de ces ecail- 
les gemmaires lavees de rose , et dont 1'en- 
semble rappelle si bien l'involucre floral 
d'unProtea, ou le cone ecailleux d'un Abies? 
Dirons-nous que les dix lobes de ces gran- 
des cloches blanches, representent en realite 
cinq lobes emargines d'une corolle? Insiste- 
rons-nous sur le fait d'asymetrie que nous 
presente le nombre de loges de l'ovaire, si 
superieur au chiffre normal de cinq qu'in- 
diquent les lois de la symetrie? Mais le 
botaniste n'a-t-il pas d'un seul coup d'oeil 
anticipe sur toutes ces explications, et 
l'amateur qui aime les plantes comme objets 
d'ornement plutot que d'etude, verrait-il 
sans peine une de ces beautes favorites li- 
vree au profane scalpel de 1'analyse scien- 
tifique? Et puis, pourquoi ravir a nos lec- 
teurs la satisfaction de saisir eux-memes, 
dans cette espece de tableau parlant, le se- 
cret des habitudes, des rapports de parenlc 
de la plante? Ces grands bourgeons ecail- 
leux places au centre d'un bouquet de 
feuilles, n'annoncent-ils pas assez l'arbustc 



verdure persistante, 



> dont la vegeta- 



velles pousses sortent de cette enveloppe 
protectrice, qui denote dans la foliation des 
plantes ligneuses, des phases alternatives de 
mouvement et de repos? Qui ne reconnait 
la le developpement des Photinia, des En- 
kianthus, des Mahonia, toutes formes ca- 
racte>istiques de la riche vegetation frutes- 
cente des regions temperees de l'lnde su- 
perieure, de la Chine et du Japon? Ce n'est 
pas, du reste, dans ces etroites limites que 
s'arrete la comparison entre certaines for- 
mes vegetatives et le caractere general des 
Flores ou des regions. Le champ de ces 
harmonies n'est pas autre que le monde 
entier; leurs nuances embrassent, en les 
combinant a l'infini , toutes celles de l'orga- 
nisation , des affinites naturelles, des phe- 



nomenes physiologiqucs, du port , du choix 
de patrie et de station, des conditions 
d'existence de l'univcrsalite des vegetaux. 
Dans ce sens, il est vrai de dire que « tout 
est dans tout; » car, l'histoire d'un seul 
etre, Vendue jusqu'a ses extremes limites, 
toucherait incidemment a celle de l'univers 
entier. Sans doute, l'idee d'une pareille 
histoire est plutot un beau reve, qu'une 
entreprise realisable ; sans doute , comme 
toutes les idees poetiques, elle emprunte un 
de ses charmes au vague vaporeux a travers 
laquelle l'ceil humain n'en saisit que les 
formes indecises; mais, qui n'aime a suivre, 
meme de loin, dans ce dedale d'ingenieuses 
reveries et de piquantes verites , les traces 
de Jean Jacques, de Bernardin de S l -Pierre 
etdeGcethe? 



Par son mode croissance et par l'altitude 
a laquelle on la rencontre sur la chaine de 
l'Himalaya,respece ici figuree rapproche as- 
sei du Rhododendron arboreum pour qu'on 
puisse espfrer de la voir embellir nos oran- 
geries, et devenir par son croisement avec 
le reste de ses congeneres, la source d'une 



foule d'interessantes varietes. C'est alors 
seulement qu'il sera permis d'avancer, au 
sujet de sa culture, autre chose que de 
simples conjectures qui, d'apres les regies 
de 1'analogie, doivent la faire assimiler a 
celle du R. arboreum. 

L. VH. 



MISCELLANIES. 



221. les Rhododendron de l'lnde continental et insnlaire. 



Ann de mettre nos lecteurs en etat de 
comparer, au point de vue du port et de 
'organisation, les nombreux Rhododendron 
de l'lnde et de l'Archipel malayen, nous 
nitons rapprocher ici les diagnoses des es- 
peees qui nous sont connues, en joignant 
;| ces descriptions techniques des details 
M»i peuvent presenter quelque interet. 



Nous essayerons meme de distnhuer ces 
especes en groupes naturels, autant du 
moins que le permettent des materiaux u 






srmeiiecii uc& •"«•«--- ~ 
rendant au docteur Hooker 

Ditiative, pour le plus grand 
nombre de ces divisions. L'etude compara- 
tive que nous avons du faire des caracteres 



RHODODENDRON FALC05ERI. 



Endl. — Decandria-Monogynia Linn. 



CHARACT. GENER. — Vide ibid. 
CHARACT. SPEC. — « R. arboreum; foliis 

:um mucronulo, basi cordalis. supra niliilK ula- 

■ v). :■ i,. ■ ; , ■ .. ■ 

petiolisque validis rufo-tomentoso-furfuraceis; 

. 



glo; altit. do 3047™. Hook. ftl. 



Ce n'etait pas assez pour la main puis- 
sante qui sema les vegetaux sur le globe, 
d'avoir fait de l'immcnsc chaine de l'Hima- 
laya le rendez-vous des plus remarquables 
types de Rhododendron; il lui fallait, pour 
se conformer a son noble plan, donner a 
chacune de ces formes un cacbet original 
debeaute; ici la grace et la noblesse dis- 



la , chez le R. barbatum, le brill.mt con- 
traste de bouquets pourpres et du vert 
fonce" du feuillage; d'un cote*, chez le R. ar- 
genteum, le charmant effet de ces teintes 
roses, vertes , blanc-de-lait et argente'es, 
qui s'harmonisent plus qu'elles ne se contras- 
ted; d'autrc part, un air de majestueuse 
raideur qui ressort de ces rameaux rac- 
courcis et couronnds d'un simple verticille 
d e larges feuilles, de ce bouquet sessile et 
compacte de fleurs blanches, et nous pour- 
nons dire de l'aspect general du R. Falco- 



neri, si l'imaginatioo , eHendant le cadre 
<5troit d'un dessin, groupait un petit nombrc 
de ces rameaux au sommet de troncs dont 
le corps simple ou bifurque des sa base 
atteindrait jusqu'a 8 metres de hauteur sur 
O m ,6 de diametre. Ce que l'ceil peut au 
moins saisir ici, a defaut d'un tableau d'en- 
semble, ce sont ces grandes feuilles a texture 
coriace, avec leurs petioles gros et raides, 
leur reseau de nervures saillantcs, et cc 
duvet roux de leur page inferieure qui les 
fait ressembler a certaines feuilles du Ma- 
gnolia grandiflora. Le regard du botaniste 
decouvrira d'ailleurs dans les dix lobes de 
cette corolle les cinq divisions bilobees qui 
du R. argenteum , et dans 
cs comme dans les dix-huit 



pliquant une remarquable anomalie de ( 
° rganeS * J. E. P. 



afin d'apprecier leur 
importance relative, nous a convaincus, en 
premier lieu , que la couleur des fleurs 
n'avait qu'une valeur des plus minimes ; la 
nature de l'indumentum, la presence ou 
1'absence de points resineux sur les orga- 
nes , le developpement plus ou moins grand 
du calice , la forme et le mode de division 
de la corolle , le nombre des etamines et des 
loges carpellaires , la forme des graines , le 
port, la vegetation terrcstrielle ou epiphyte, 
tous ces points qui pris isolement ne sau- 
raient avoir une importance absolue, peu- 
vent, judicieusement combines, servir a 
isoler dans cc riche enchevetrement de for- 
mes, quelques types bien definis. L'enume- 
ration suivante n'est que le resultat de l'ap- 
plicationde ces considerations preliminaires. 

PREMIER TYPE : Vireya Blume. 
Les especes de ce groupe, qui paraissent 
habiter cxclusivement les lies Malayennes 
(Borneo y comprise), sont remarquables 
par leur croissance epiphyte, leur calice 
r^duit a un simple bourrelet , leur corolle 
infundibuliforme-campanulee, et leurs grai- 
nes ties nianifestement fusiformes, par suite 
de la prolongation en deux sens de la tuni- 
que exterieure de leur tegument spongieux. 



I espece de i 
>tm) dont les^£ 






Bennett , citee par le D r Lindley, 
ressemblent tout-a-fail a celles du 7?. arbo- 
reitm, et presentent, comme ces dernieres , 
J leurs deux extremites, un certain nombre 
de poils courts et raides. Du reste , la pro- 
longation du tegument seminal existc en 
realite chez la masse des especes de Rhodo- 
dendron, qui n'offrent a cet egard que des 
differences du plus au moins. 



: .l.i-is; eal\ee (i 



.7-21. H..n K . I 
roti Mag. of 1 



i ; observe par M. le prof. Blumc sur 
ik; par le D' Horsfield dan- le> lon-u 
volcanique qui traverse Tile, a une 
^0 metres. Introduce en Europe par 



i . :j-IoI)a. lohi.s ret 



« Les fleurs de cette magnifique plante, » 
dit M. Low, « sont du plus brillant jaune 
d'or; son port est graeieux , ses feuilles 
grandes , ses racines grosses et cbarnues , 
au lieu d'etre fibreuses comme celles des 
Rhododendron terrestres. Moins commune 
dans l'ilc que le reste de ses congeneres, elle 
comprend des varietes remarquables par 
les dimensions plus ou moins grandes de 
leurs feuilles et fleurs, et par la couleur 
rouge plus ou moins foncee de ces dernieres. 
Les grands arbres des forets humides lui 
servent de station favorite. » 

a Cette espece , » ajoute le D r Lindley, 
« est voisine du Rhod. javankum, dont elle 
differe par ses fleurs beaucoup plus gran- 
des, par ses feuilles presque sessiles , au lieu 
d'etre longuement petiolees, et dont la page 
inferieure n'offre aucune trace de ces squa- 
mules rousses qu'on observe sur celles de la 
plante de Java. J'ai sous les yeux les dessins 
de deux varietes, dont une jaune et l'autre 
d'un rouge brillant. La jaune offre un bou- 
quet lache de 14 fleurs, dont le limbe me- 
sure m ,05 en diametre. C'cst cette variete 
que la vignette ci-contre representc sous 
des proportions reduites. La variete rouge 
reunit a des feuilles plus grandes, un bou- 
quet de cinq fleurs seulement; celles-ci, 
d'une couleur qui rappelle , en la depassant 
en eclat, la teinte des fleurs de Y Azalea in- 
dica lateritia, presentent un limbe de plus 
de ra ,075 de diametre. » 

Ces deux pretendues varietes ne consti- 
lurnt-rlles pas de vraies especes? 




.i anitiques, 
de pres dc 2 metres < 



tritus des feuilles. Elle fleurit durant toute l'an- 

» Les feuilles de ce grele et charmant 
arbuste presentent une longueur de ra ,15 
a m ,17, sur une largeur de m ,04. Ses 
fleurs, longues de pres de O m ,075 sup un 
diametre lirabaire d'environ m ,05, bril- 
lent d'une riche teinte rouge de feu; leur 
gorge seule est d'un violet pale, et leurs an- 
theres sont d'un brun fonce. » 

II est a peine besoin d'observer que la 
vignette ci-jointe represente la plante sous 
des dimensions rMuites. 




L Rhod. (Vireya) vert 
lis lcviter pubescentibus 

Jariter sub 

bescentibus flores aequanlibus; calyce 



sublus crebre jmiik talis, irrciiii- 
' ^'cslis- jx'diiiiciilis 



tlcillatnm Low, mss. ex 
Li.ndl. L c. p. 86. (cum icone.) 
Hab. Borneo; observe par M. Low, pres du 

tude de 1430 metres, sur Ies troncs' tapisses de 
mousse des Dacrydium et d'autres arbres. 

« Les feuilles de cette espece, semblables 



pour la forme a celles du Rhododendron 
'■«itr[,a,n,l tl t<tm, presentent a Ja place du 
duvet roux qui revet Ja page infericurc de 
ces dernieres, une multitude de pctits 
points (squamules?) ferrugineux; leurlame 
convexe, et a bords reflechis, mesure au 
plus 0»,1 de longueur sur 0">,05 de lar- 
geur. Les fleurs reunies en grands bouquets 
compactes , sont d'un rouge cramoisi , sans 
melange d'autre couleur; la corolle, longue 
de m ,05 a O m ,075, offre une ouvcrture 
limbaire de m ,045 de diametre. » 










cillatis, pi: 

marginibus revoiutis, Drevitcr petiojatjs , uirm- 
i|iic prii'si i-t im subtus pund iculis viridilms ercbre 
' nculis brcvibus, erectis, pubes- 

olisolelo; con.! 

■>. <>. limbo brevi. 

taminibus enrol b 

S. i Ll>DL. 

p. 88. 






llcxo-paicnk'; staminibus coi 

buS. » Ll>DL. 



IFvb. Horn.'..; i 
II'.-iiiiIn arbrrs des 



i DC. 



O".l.o : 



courbees, et d'une longueur de 
oins, sont reunies 9 ou 10 en- 
bouquets compactes. Les feuilles 
Iargeur sur 



m ,055 
m ,09 de longueur. » 

Au sujet de la eulture des Rhododendron 
epiphytes en general , et en particulier des 
quatre especes ei-dessus decrites, voici les 
interessantes considerations que presente le 
D r Lindley : 




quaWe arbuste, 



botaniste et horticulteur, » out paru crain- 
dre l'impossibilite absolue de cultiver ces 
belles epiphytes. Je ne puis, pour ma part, 
partager ces apprehensions. En effet, nos 
? la maniere de traiter les 
epiphytes, sont tellement 

garde les Orchid ees et les 
Bromeliacees , que , sup- 
posanl memc la necessite 
d'un mode de culture pa- 
reil pour les Rhododen- 
dron malayens, on ne 
saurait pre'voir a eo sujet 
aucune difficulto seriou- 
se. M. Blume nous ap- 
prend que les Rhododen- 
dron de Java sont le plus 
souvent « parasites sur 
les arbres », expression 
qu'il faut entendre pour 
epiphytes , et pourtant 
lc nhudodeitdnm /■<< nii- 
cinit se plie aussi facile- 
mcnt a la culture que le 
JR. arboreum. 

« II est probable, nean- 
moins,quc ees esp.Ves ne 
veulent pas etre traitee- 
,.,, rpiplnles; ma is que. 
«!,. meiiie que les Orchi- 
de'es, elles vi'-gi-lrronl 



feu W. Herbert, c'est 

„ne crreur de supposer 
que les plantes prefercnt 
toujours et pardessus 
tout, les stations quelle 
occupentdansleurcrois- 
incc spontanee.Cc savant eiox ait que le>\''- 



peine infericur on sau< r spoiuance. M'sa\am liuj«.v M u".v- 
se (lu vil eelat eiamoisi r!e srs I getaux sont reduits parfoisasc rcl'ugirr dan* 
tubuleuses. Cesdeniieres,,,;,- | eertaiues ,latimis. h se plicra eerlains mo.lt- 



mple, pour eviter d'etre 
getation environnani 
ent sur le sol. Tel est peut- 
etre Ic cas des especes iei en question. On 
peut concevoir que ces plantes de Borneo, 
aient cherche refuge sur les branches 
des arbres, par suite de l'impossibilite de 
s'etablir a demeure sur le sol d'un pays 
sujet a de longues inondations (1); et rien 
ne s'oppose a l'idee que ces plantes peuvcnt 
tirer de l'air tous les elements de leur nu- 
trition , dans une contree ou des orages in- 
cessants accumulent sur chaque brancbe et 
chaque feuille, d'abondantes provisions 

« D'apres ces considerations, il est permis 
de presumer que les Rhododendron ma- 
layens prospereront sous les conditions or- 
dinaires de la culture en serre chaude et 
humide, pourvu que le sol dans lequel ils 
sont empotes, soit constitue principale- 
ment d'un detritus peu eompacte de matie- 
res vegetales , tel que le produit de la de- 
composition partielle on complete de feuilles 
et de ramilles. II sera aussi tres important 
de s'assurcr, si, pour leur menager un repos 
de vegetation , il suffit d'un leger abaisse- 
ment de temperature , et d'une diminution, 
au lieu d'une privation complete, d'humi- 
jjite. Le fait constate par M. Low, de la 
neuraison constante du Rhododendron gra- 
cue, fait naturellement supposer que cette 
espece ne connait pas de periode annuelle 

" Walheureusement, nous n'avons sur le 
chmat de Borneo aucun ouvra^e <{iu four- 
msse des details precis; la temperature du 
solou lesdonnees d'apres lesquelles on pour- 
rait l'evaluer, la proportion d'humidite at- 
mospberique , le rapport de la fraicheur de 
la nuit avec la chaleur du jour, la mesure 
de graduation des changements de tempe- 
rature, tous ces points demandent encore 
"ne etude speciale. En attendant, nous ne 



(') S'il ,'tait permis de pren 


«? P^sage autrement que dan 








T» fixent sur 1, 


«,tantnueles cans d.-l.-nl,' 
»n vaste lac de !V, r . ; „-e qui • 



pouvons prendre, sur ces questions, de 
mcillciip guide (pie l'ouvrage de M. Low, 
intitule ■ Sarawak; to inhabitants, etc. . 
duquel sont extraits les passages suivanfs : 
« Le climat de Borneo, comme celui de 
!i generalit<; des iles malayennes,a ete' re- 
connu tres sain pour les personnes que leur 
etat n'oblige pas a s'exposer a ses conditions 
deleteres. La mousson du Nord-Est, e'est-a- 
dire celle qui souffle d'avril en octobre, cor- 
respond a la saison pluvieuse; mais, ~ J n 
reste, pendant la mousson du Sud-Ouest, 
"le saison, unejournee 
une averse rafraichis- 



b passe a pein 



nuite d'une haute temperature, entretient 
la veijelalion dans une conslante aelivilt 1 ; 
les forets brillent d'une verdure toujours 
fraiche , qui donne au paysage des iles , vu 
de la mer, un carnetcre de bcauh : (mii-a- 
fait exceptionnel. Des arbustes (Hibiscus (D) 
et des arbres a fleurs (Barrintjloiiiu) l.<ir- 
dent tous les points du littoral, etl'on aper- 
coit que les montagnes de I'intericur sunt 
rcvelues jusqu'a leurs sommets d'une vege- 
tation epaisse et luxuriante. 

» Les Europeens n'ont jamais trouve que 
la chaleur v fut accablante ; lc thcrmometre 
marquant en moyenne de 21°, II a 22°,22 
Cent, le matin et le soir, et de 27",78 a 
29°,44 a deux heures de rapres-midi, e'est- 
a-dire au moment le plus chaud dc la jour- 
ne'e; et, quoique pendant la saison mVIic. Ic 
mercure se soit parfois eleve jusqu'a """.".", 
et plus rarement jusqu'a 55°,89 Cent. ; ce 
degre de chaleur ne fatigue pas autant les 
Europeens que le fait une chaude journcc 
dYleen Angletcrrc. ■- — p. 31. 

Malgre que la vegetation des iles ma- 




et les dclairs i 
,eo 









neteores soit plus 
bruyant, ct Ics seconds plus vifs qu'en Eu- 
rope. — Dans toutesles mers tranquilles de 
I'Kst, leclair est beaueoup redoute par les 
navires europecns. Toutc forte averse est 
precedee d'eclair et de tonnerre, et gene- 
ralement d'un vent puissant. » — p. 31. 

< Depart matinal pour Sebonyoh (6 de- 
cembre). line montagne de ces 
avait eu, un an auparavant, tous 
deiruits par un incendie du a Taction des 
rayons solaires sur les rocbers, action si 
puissante qu'elle desseeha d'abord et puis 
emlu-asa la vegetation du lieu. Pour retablir 
cette derniere il ne faut rien moins qu'une 
succession d'etes tres bumides. » — p. 599. 

■ L'usagc dc construire les babitations 
sur de hauts piquets pour les soustraire a 
l'invasion des eaux , prouve asscz combien 
doivent etre formidables les inondations de 
Borneo, et quel degre d'humidite atmos- 
pherique doit prevaloir au-dessous d'une 
temperature de 29°,44 Cent. » Lindl. I. c. 

6. R. (Vireya) malayanwn; « subarboreum; 

foiiis ohloniiis. ufrin«iin' attruuafis, ]>uiurlal is; 

ibus c gemma squamosa ortis; 

pi'(lio<-lli> ■cvnmis: eahi.-i 1 ruiiiimo; eorolkf (ulio 

DC. Prod. 



7. ,.. IT. el in If, 



7. R. (Vireya) celcbiaim; « 

< t'ormi, ;i-loeuIari. » DC. 
tihwl„d, ndroncelebicum DC. Prod. VII. ] 
Yirn/o <<hl.Hu lira mi:. ISijdr. e.\ DC. 
Dab. lies Celebes: dans les forets des n 



Fleurs rouges. 
8. R. (Vireya) tu 



Fleurs r< 



Rhododendron album Blume, Cat. hort. Bui- 
enz. p. 72, ex DC. I. c. p. 721. mm II.oum el 



Fleurs blanches. 

Le nom de cette espece devra etre chan- 
ge , si comme nous le presumons , sa publi- 
cation est poste'rieure a celle du R. album 
Don, Prod. FJ. Nep. 



sis, subtus squamulosis; pedunculo pubesccnte, 

' J , 
gmitalibusoxscrtis. » DC. 

p. 88. t. 20, ex DC. 1. c. p. 724. 
Vh'ff/u rctxsa Bllme, Bijdr. p. 856, 
Fleurs rouges. Capsule a cinq loges, pen- 

■biV"- 



. Plant. Jav. rar. 



, couverte de petites squamules glai 
DEUXIEME TYPE. 



Arbuste grele, epiphyte, a leuilhv- 
prochees en faux-verticillcs , glabres 



formes. Calice grand, a cinq lobes loliaces. 
Corolle tres grande , blanche, odorante, 
a cinq lobes. Dix etamines. Ovaire et cap- 
sule a cinq loges. 

Espece unique : Rhododendron Dalhousia 
Hook. fil. (Voyez ci-dessus, t. 460-^68.) 

Hab. Sikkim-Himalaya. (Voyez ci-dessus, 1. c.) 



font . 



■ l.M-« 



En effet, comim I.iuleui 
du ma'gnifique ouvrage sur les Rhododen- 
dron de l'Himalaya, a parfaitement groupe 
par sections les especes recollees par lui, 
sans donner a ces groupes aucunc designa- 
tion speciale, nous devons supposer qud 
compte remplir lui-meme cette lacune, lors- 



que lui offriront 






d'Europe , lui permettra d'assigner des de- 
a des coupes nettement tran- 



TROISIEME TYPE. 



ou partant 



Arbres a troncs simple 
petit nombre d'une souche 
branches peu nombreuses, terminees par 
un simple bouquet de fcuilles rapprochecs 
en faux verticilles , et par un sertule (ra- 
ceme contracte) de fleurs scrrees, blanches, 
assez petites. Corollc a cinq lobes profonde- 
ment emargincs, de mnnicre a paraitrc eun- 
stituer dix lobes. Nombre des diamines et 
des loges carpellaires bien au-dessus du 
chiffre normal, (qui est de dix pour les 
premieres et de cinq pour les secondes.) 

1. Rhododendron Falconeri Hook, fil 1 c 
(Voyez ci-dessus, tab. £77-480.) 

Hab. Sikkim-Himalaya. (Voyez ci-dessus 1. c.) 

2. Rhododendron orundc Wight, in Calcutt. 
Journ.ofnat. hist. vol. Mil. p. 17(5, ex Hook. 
ni.,etin Icon. pi. Ind. or. vol. IV. p. <>. (. 1202, 
ex W. J. Hook. 

Celte espece, recolteedans le Bootan par 
feu le savant Griffith , a etc justement rap- 
prochee par le D r Hooker du R. Falconeri. 
oirW. Hooker confirme , dans unenote, la 
coincidence des deux especes quant a l'in- 
Horescence dense et multiflore, a la corolle 
petite et multilobee , aux etamines et loges 
carpellaires nombreuses ; mais il observe 
que le R. grande se distingue specifique- 
ment du R. Falconeri, par ses feuilles plus 
petites, cuspidees, et revetues en dessous de 
squamules blanches, et par sa corolle encore 
P'us profondement decoupee en dix lobes. 

QUATRIEME TYPE. 

Arbre a troncs simples ou partant en 
petit nombre d'une souche commune, a 
pnds bourgeons ecailleux, a grandes fcuil- 
le s coriaccs, dont la page inferieure est 
couverte d'un duvet argente. Fleurs grou- 
Pees en un sertule assez dense, courte- 
m ent pedonculees, h. calices tres courts, 
a grandes corolles campanulas, bli " 



cho, un < ; 1 1 i ( i - sculrllduniH', 



WlMU. il l (Jrl|[i..l„|,n:. ofn, 

l2il| / .Vx.'\V. < J."H l o l OK. nd ' 0r ' V< 
M\l I- Ml- TYPE: Ei 






:inq lobes emargines. Etami- 
! normal de 10. Loges carpel- 
ombreuses (a peu pres 16). 



/ i,li ////(Ho iK. 



(Voyez ci-dessus tab. 473 



CIXQUIEME TYPE. 

J ^PC est indique par sir VV. Hooker, 



la structure sont loin d'elr 
> ce groupe ; aussi le rcgar 

les elements disparates et pourtant phi: 



types precedents, veulcnt etre fudieieuse- 
ment classes, apres un mur examen de tou- 
tes les especes du genre. Nous tachcrons 
neanmoius de rapprochcr les unes des au- 
tres, les especes dc I'lndequi se Iieni le plus 
evidemment par leur caracteres. 

i eT Sous-type. Arbres ct arbrisseaux. 
Bouquets terminaux, multillores. Lobes du 
calice au nombre de cinq , tres develop] 
membraneux. Corolles rouges, a cir ' 
obtus et un peu ondules sur leur bor< 
de cinq a luu'i log.-s. 









:& 



marginibusqucsetosisjpcdi 
dulosis ct pilosis j calycis lo- 






. 408, et prod. PI. Nepal. 1 



„*"•"*-.-"■— 






; D' \Val- 


Sous-arbrisseau de 


ra ,lo 


de 


hauleur. 


Fleurs pourpres. 








^^ H,i ^H^o;^ ; 


";;'::!; 


,'v, 


ali".' U : ,n." 


titN. ujlahris, supra iml 
jerciiloso-rugosis; floribus 




is 





Rhododendron laaci folium Hook. FIL. I. C. 

Hah. Montagnes de l'interieur du Sikkim-Hi- 

Celte jolie espece a fleurs rouges rappelle 
ssez, par 1'aspect , le Rhododendron arbo- 
t le calice du 



2 me Sous-type. Arbres et arbustes a in- 
florescence, a corolle et aloges carpellaires 
comme chez le sous-type precedent; raais 
a calico court, epais et 



R. Wdlluhii; . jVulesrrns; 

ihus revolulis. 






-,;/' 



IIab. Muafa-iK-s de VhiU-rieur du Sikkim-Hi- 
malaya; Hook. fil. 

Charmant arbuste, remarquable par la 
teinte vert-pale de la page inferieure de scs 
feuilles, et par le bouquet comparativement 
lache de ses grandes fleurs roses, ornees 
vers leur lobe superieur de petites mou- 
chetures d'un rose-pourpre. 

2. R. CampbellifB; « arboreum; foliis coriaceis, 

Slipra "ltI.'iKi M'i)oi-. -afbllfs nifo- V. femigini'O-to- 
uirntosis. inar-inibu.> nemvis; petio!i>, pedun- 

Msh - ' >''■■' ; ; < ■:■' .-.•.■•■■■.. ■ ' 

cal\ns parvi lobis breve-inn's; corollse punicca:, 

nilus mandate lobis i rofundaiis. infe-ris, „ m >o 



Had. Sikkim-Himalava; commun: a une alti- 
tude du 27*0 a ,7<>{7 m.M res. Hook. fil. 

« Cette espece, » dit le D r J. D. Hoo- 
ker, a qu'on pcut sans hesitation qualifier 
du nom d'arbrc, puisqu'elle atteint assez 
souvent une hauteur de 12 metres, ha- 
bile differences locality, a l'altitude indi- 
quec ci-dcssus. Au sommet du moot Ton- 
pi y c'est clle qui forme la masse princi- 
ple de la vegetation, et lorsqu'elle se 
couvre de scs brillants capitules de fleurs 



ecarlates, rien n'egale le earactere de beaute 
qu'elle communique a ce paysage. » Des 
mouchetures bleues et rouges relevent en- 
core l'effet de,ses belles corolles. Les feuil- 
les qui rappellent celles du R. arboreum, 
s'en distinguent au premier abord par 
1'indumentum roussatre, et non argente, 
que revest leur page inferieure. 

.">. It. arboreum; •< subarboreuiu : foliis coria- 
ceis. lanceulatis, subaciuuinatis, basi in petiolum 
attenuatis, supra glabris, subtus argenteis, mar- 
ginibus subrocurviis; bractois sericeis; calycis 
pani lobis brc\ issimis; corolla punicca, fauce 
supra tuboque intus purpureo maculatis; stami- 
nibuslO; ovariosericco. S-10Joculari.» Hook. fil. 

Bot. Reg. t. 890. Hook. Exo't. fl. 



Ilo'.iUlh* II 

ex DC. 
Hab. Darjeeling et I< 

nialaya; s'clead vers 1' 
teur Hooker, d'apres 



et J\?Hook. fil. 1. c. n- 6. 

tire uni Roxii. i'l. iml. vol. II. 

Trans, asiat. soc. 6. p. ->>«) . 
IelongdelaChainedel'Hi- 






(inil 



d'apres les observations du D r Thompson. 

Un des caracteres essentiels de cette belle 
espece consiste, comme l'observe Ires bien 

nous en assurer par la vue d'un grand 
nombre d'echantillons recoltes dans le pays, 
dans l'indumentum excessivement mince, 
uni et argente que forment a la face infe- 
rieure de ses feuilles lanceolees, de petites 
squamules douees d'un eclat metallique, et 
bien differentes des poils serres qui consti- 
tuent le duvet des feuilles du Rhododendron 
nilagirkum. 

4. It. album; ■■ subarboreseeiis ; petiolis riigu- 



profunde a-lobis. lobis midulalN pal 

mentis alternis appendiculatis. » D. J 



II. aV... , Hvii 



H. arboreum album W 
I v. I lot. Ma- t 



2o. ex DC. Prod. VII. 









. Don sur 



s, ( I( | 



est roux au lieu d'argente, sur 
tees, qui sont droites et dressees au lieu 
d'etre reflechies, enfin sur la presence d'un 
petit denticule a la base des filets de cinq 
de ses etamines, denticule qui n'existerait 
pas chez les etamines du R. arboreum. 
Nous n'avons pas eu , pour notre part , les 
moyens de constater la valeur et la con- 
stance de ces caraeteres. 

Le R. cinnamomeum Wall. (fl. arbo- 
reum var. cinnamomeum Lindl. Bot. Reg. 
t. 1982, ex. DC), qui nous est totalement 
inconnu, scrait-il, comme parait le soup- 
: Simple 




Hab. Ncelgherries ou montagnes blcues, dans 



Tres belle cspece a grands bouquets de 
Ueurs roses, et a feuilles couvertes en des- 
sous d'un duvet lache de couleur canelle, 
<j e qui joint a d'autres 
distmguer au premier coup-d' 



Had. Ceylon, sur les hautes montagnes. 
L'echantillon desseche que nous posse- 
uons de cettc plante, est trop imparfait 
pour servir a etablir une cspece. Les i'euil- 
n re ? # s emblent pour la forme a celles du 
<■ "thrjiricum, mais le duvet lache de 
J eur page inferieure est d'un blanc sale, 
au lieu d'etre roux comme chez IVspeec eti 
question. ' 

caule frutescente; fo- 

abris, subtus cinerco |>uIv<tu- 
I; pedunculis pctioiis <>\ ariNipn' 



gtabris; floribus corymbosis; caly 

i -iniis; an-nihi; campanulatoe (obis 
gerrimk apicc rotnmlatis. ■ DC. 

<ianI.MT.'..... I. &i. DC. Prod/ 
Hab. Himalaya; montagnes ,] 
d'l-m.hli; IMVallicu. 



i allonges 



lice a einq lobes ou segments pcu z 
et coriaces. Corolles petites ou de grandeur 
moyenne, remarquablcs , comme 1'obscrve 
le D r Hooker, par leur texture subcoriace , 
Ieurs cinq lobes entiers et non ondules, 
rouge de briquc -ale. 



l.^-n 



. irideseente de bleu dans le bou 



ton. Etai 

bre normal , c'est-a~-dire dix de 

et cinq des secondes. 

Ce petit groupe parfaitement 
par le D r Hooker, 
de 1'Himalaya. 

1. R. Roylii; « ar 



■ - . - 

:sinoso-glandulosis),bn>vi>.simis. 
lhe int\i> Iitu-ata- <egmenti>< ro- 
>larniuiluis 10; ovarii pubmili 






l;:,,,.l,ui. „.h,,,, /;■•■ n \Y K 

Hab. Monlagncsderintcrici 
laya; Hook. ml. 

Job arbuste , a feuilles revetues en des- 
sous d'une couche brunatre d'une substance 
pulverulente, a fleurs de grandeur moyenne, 



les par leur 1 






ginibus subrevolntis. ba-i in prUdmn lul 



feuilles finement retieulees, a petites fleurs 
'unies en tetcs arron- 

tcs pour ctre vlussdes 
saftinUes. 



Etpirrs trop pen, 
upra lucidis, subh 



illisijiio evins lepidofis, 
us; calycc minimo vix 



CoroIIes grandes, blanches avec une le- 
gere teinte de pourprc et de jaune. Ovaire 
a 10 loges. 




Gossaiiillian (I)' W vri.icn) el dans le Knnawur. 
a Choor, Kedarkanta et Lippa ; D r Royle. 

Sous-arbrisseau de m ,3 a m ,6. Feuilles 
longues de m ,O2O sup une largeur de 
ra ,010. Fleurs jaunes. Calice a cinq lobes 
foliaces. Corolle hypocrateriforme a tube 
cylindrique velu au dedans, vers son som- 
met; lobes obtus. 



. G. Don une section 



(r 1).N n.-ll. -Vsl. Hi. n. - 

Nl I!,' ,. I s I), y ..I. \ I! |» 7-H. 

i K 

Sous-arbrisseau a rameaux to 
Feuilles petite> , preMpic hk/iuIum 
Corolles d'un rose vif. 

i. l\. cUvaijuoUh's; . Ir .:!■■ 
brevi pctiolatis, lato obovalo-lrapezoidei 



ciilari. :j-\al\i. I'hi s. mil' uli- <aly 
vioribus sull'ulta. » Hook. fil. 
Uhuihulcit'h-on chcaqnoides Hook. 



. p. 260, 



sur GEORGE GARDNER. 



cos norames inirepides, qui n ont pas craint 
de jouer leur vie comme les mille dangers 
de lointains voyages, afin d'etendre par 
leurs decouvertes les bornes de la science, 
et de multiplier par leurs fatigues les fa- 
ciles jouissances de l'amateur. Que de vic- 
times inscrites deja sur ce triste registre de 
deuil! Lolling, Forskahl, Commerson , Dorn- 
bey,Micbaux,Sellow, les Cunningham, Dou- 
glas, Drummond, W. Jack, Jacquemont, 
Heudelot, Vogcl, Griffith, et combicn d'au- 



iilee ilesespera 






■ nolilement < 



acquis! In- 

><« ,« nom de George Gardner dans ce 
martyrologe de la science, n'est-ce pas re- 
veiller le sentiment de toutes ces pertes, en 
rappelant de grands services paves par une 
courte carriere d'honncurs, de belles espe- 
rances decues, des talents arretes dans leur 
fertile developpement, une existence nnti-- 
sonnee prcsque dans sa fleur, par un coup 

(La suite it lu p<W lM h -) 



FUCHSIA NIGRICANS linden. 



Etym. Voyez ci-dcssus, torn. II, p. 151-152. 
OEnotbereae § Fuchsieae Endl. — Octandria-Monogynia Linn 



CHARACT. GENER. - Vide supra I. c. 
CHARACT. SPEC. — F. undique plus minus 

.i-,,-|iiil)i rula; i'oliis o-nis. latc-cllipticis (1 1/2-2 
hrovitcr 



\ i l-i Idlii xililariis: j i« di«<-ll N ovarii) cylindracfo 
l.n'\ioril.us ralyris lulx. (supra ovarium) basi 
int1;it<.. .'ipico dilatato (8 lin. longo) lacinias trian- 






Cest 



•i'uiu 



' la foi d'un dessin original et 
i fleuri, communiques tous deux 



par M. Linden , que nous publ 
nouvelle et interessante addition a un genre 
justement apprecie des amateurs. Les c.a- 
racteres botaniques de la plante paraissent 
la rapprocher bcaucoup du Fuchsia tri- 
phylla, espece decouverte par Mutis dans 
la sccondc moitie du siecle dernier, de- 
crite dans cette meme periode par Lin- 
naeus, avec un trop vague laconisme, et 
i plus reeemment par les celebres 



■yageurs Humboldt 



\h, 



■ 



"lies disposers 
s cn verticilles, ou ca et 
isees, des flcurs peuilanles, rapprmlins 
rappes feuillees a 1'extremite des jeunes 
eaux , des petales non convoluted dans 
outon, tous ces traits placent le Fuch- 
nigrkans dans la meme section natu- 
; que les F. loxensis 



autres especes tres nombreuses 



dans la chaine des Andes, depuis la Nou- 
velle-Grenade jusqu'au Perou. 

« Le Fuchsia nigrescens , » nous ecrit 
M. Linden, • a ete decouvert par moi dans 
la region froide de la province dc Mcrida, 
dans le Venezuela, a 1'entree du Paramillo 
de la MucuU, entrc Mendoza et Timotes, a 
une altitude de 2270 a 2600 metres. La 
plante habile des ravins bumides ct umbra- 
ges, et fleurit depuis mai jusqu'en novem- 
bre ; olio porte le n° 368 de mon herbier dc 
Colombie; j'en ai recti les graines, en 1847, 
de MM. Funcke et Schlim, voyageurs de 
mon etablissement, ou clle vient de flcurir 
pour la premiere fois en Europe. » 

Nous n'ajouterons aucune reflexion a ces 
details dont les botanistes apprecieront 
d'eux-memes toute la valeur. Quant au me- 
rite ornemental du nouveau Fuchsia e'est a 
la figure ci-jointe a en exposcr la juste me- 
sure, et aux amateurs a en jugcr selon leur 
gout. J. E. P. 



Pour eviter d'inutiles repetitions, nous I ci-dessus (vol. IV, p. 515" et p. 4014, 
rtevons renvoyer nos lecteurs aux deux ar- dont les errements sont parfaitement a Pl i 
,,0,<s ^ oulture des Fuchsia cleja publics rabies a 1'espece ici decritc. 



MISCELLANIES. 



1 222 (Suite). Notice necrologiquc sup GEORGE GARDNER. 



defaut de 
etudes, menent 
les entraine une 



George Gardner appartient au nombre 
de ces esprits d'elite, qu'une energie et — '- 
aptitude innees, suppl' 
moyens materiels de foi 
au succes, dans la voie 
irresistible vocation. Ne en Ecosse, dans 
une position sociale tres-modeste , et sevre 
par ce fait raerae des avantages d'une 
education classique complete , il n'en reus- 
sit pas moins, grace a ses propres ef- 
forts, a suivre les etudes medicales de l'uni- 
versite de Glasgow, ou son gout pour la 
botanique lui acquit He bonne heure le 
puissant patronage de sir W. Hooker, alors 
charge de l'enseigncment de cette science. 
Cette circonstance decida de sa carriere. 
Deja les ouvrages d'Auguste de S'-Hilaire, 
de Martius, de Pohl avaient revele aux bo- 
tanistes l'inepuisable richesse de la Flore 
bresilienne. Marcher sur les traces de ces 
voyageurs, etendre le cercle de leurs de- 
couvertes, repandre dans les herbiers et 
dans les jardins d'Europe une foule de plan- 
les nouvelles ou confinees jusques la dans 
un nombre extremement limite de collec- 
tions, explorer des regions entierement 
neuves pour la science , dans un immense 
pays ou se rencontrent des types de ve- 
getation si varies , voila le plan que con- 
cut l'ardente imagination du jeune adepte, 
et que son energie lui fit accomplir avec 
un raerveilleux succes. Debarque en juil- 
let 1841 a Rio de Janeiro, il visite d'abord 
les environs si pittoresques de cette capi- 
tale, et notamment les hautes montagnes 
des Orgues qu'il devait revoir au retour 
de son grand voyage a l'interieur, et dont 
il a mieux que personne fait connaitre la 
magnifique vegetation (1). Se transportant 
ensuite par mer, de Rio de Janeiro a Ba- 
hia, de ce dernier lieu a Fernambuco, vi- 



sitant les environs de ces deux villcs, ccux 
d'Alagoas etde l'embouchure du Rio S.Fran- 
cisco, il aborde vers le sud-est de la cote 
de la province de Ceara , ou commence sa 
grande exploration de l'interieur du Bre- 
sil. Nous ne saurions le suivre dans cette 

de Ceara , de Piauhy, de Goyaz, de Minas- 
Geraes et de Rio dc Janeiro ; le mois de no- 
vembre 1840 le trouve de retour dans la 
capitale, riche d'observations de tous les 
genres et d'une collection comprenant, pour 
la botanique seule, environ 3000 especes, 
representees par plus de 60,000 echantil- 
lons : e'etait la le fruit d'un seul voyage, 
accompli avec de faibles ressources pecu- 
niaires, au milieu d'embarras et de fati- 
gues dont l'experience seule peut donner 
une juste idee. Enfin, apres 4 annees de 
sejour au Bresil, lorsqu'il s'agit de retour- 
ner en Europe, notre voyageur, au lieu 
de prendre la route directe, s'embarque 
sur un navire qui doit relacher a Maran- 
ham, dans le Para, a l'embouchure du 
fleuve des Amazones, et ses excursions sur 
ce point, quelqucs courtes qu'elles soient, 
n'augmentent pas moins ses collections 
d'une foule d'objets nouveaux et interes- 
rants. De retour en Angleterre, G. Gard- 
ner s'occupe d'abord de la distribution de 
son immense herbier. Ccux qui ont vu ses 
plantes, savent a combien de litres elles 
sont precieuses. Repandues dans les prin- 
ciples collections d'Angleterre et du con- 
tinent, elles fournissent mille nouveautes 
au Prodromus de De Canclolle ainsi qua 
des ouvrages plus speciaux. G. Gardner 
lui-meme s'occupe activement a consigner 
un grand nombre dc ses decouvertes dans 
dive?s recueils scientif.ques de l'Angleterre, 
et notamment dans le London Journal of 



ct P Hookerivna Garbn.: ' 

• 



detaillee de ces opuscules, disons qu'ils as- 
surent a leur auteur une place honorable 
parmi les botanistes descripteurs , et qu'ils 
raettent hors de doute la merveilleuse in- 
telligence d'un homme qui a su tant ap- 
prendre, avec des ressources aussi limitees. 
Mais, bientot un autre theatre s'ouvre a 
Vactivite du botaniste. Nomme, sur la re- 
commandation de sir W. Hooker et plus 
encore de son merite, directeur du Jardin 
botanique de Ceylan , Gardner ne vit dans 
cette position qu'un moyen de rendre de 
nouveaux services a sa science favorite. Par- 
tageant son temps entre ses nouvelles fonc- 
tions et la poursuite de ses travaux antc- 
rieurs, il put bientot mettreau jour (en 1846) 
la relation de son voyage au Bresil (1), ou- 

1'eloge qu'en invoquant les temoignages ap- 
probateurs qu'il a obtenus d'un des meil- 
leurs juges sur le sujet, du savant vovagcur 
et botaniste M. Aug. de S'-Hilaire (2). Apres 



- 



en oeuvre les nombrcux materiaux qu'il 
avait reunis pour une Flore de Ceylan. C'est 
au milieu de ce travail et d'autres ouvrages 
non moins serieux, qu'une atlaque d'apo- 
plexie est venue, lc 11 mars dernier, Ten- 
lever a la science et a ses nombreux amis. 
Si Ton songe qu'il n'avait alors guere plus 
de 50 ans , et que son ardcur pour l'etude 
devait maintenir son esprit dans une con- 
stante agitation febrile, si Ton fait la part 
des fatigues de tant d'excursions sous des 
climats tropicaux ct a travers mille obsta- 
cles ignores du touriste d'Europe, on n'he- 
sitera pas a voir dans cette mort prema- 
turee, le prix douloureux d'un devouement 
dont la science seule receuille les fruits. 

Quoique prives de 1'avantage de connai- 
tre pcrsonnellement G. Gardner, nous n'he- 
sitons pas a terminer ce faible pancgyrique, 
en rendant hommage aux nobles qualites du 
cceur et de l'esprit dc l'illustre mort. Cet 
hommage, en effct, n'est que l'echo fidcle 
et unanime des sentiments de tous ceux qui 
l'ont connu , et parmi lesquels nous som- 
mes fiers de compter plus d'un ami. 

J. E. P. 



Depuis longues annees, on cultivait lc 
■yn>tl>i<<rn rubra dans les baches a Ananas 
d Eaton Hall, sans pouvoir 1'amencr a fleu- 
raison, ce que j'altribuais au trop grand 
liitt-i-viillc laisse entre les plantes et le chas- 
sis vitre, ainsi qu'au pen d'elevation de In 
temperature de la bache. Dans cette idee, 
en Decembre 1826, apres que les feuilles 
eurent disparu, je transplantai les tuber- 
cles, des cuves en pierrc ou ils etaient si 
longtemps restes, dans des pots proportion- 
's a leur volume, et que j'enfoncai dans 
101111 J«<sqiia 0,^03 de leur bord. Conser- 
y s ;unsi dans la bache a Ananas, jusqu'en 

r " et M«> de l'annee suivante, epoque ou 
se montrerent leurs premieres feuilles, ils 
T »rent transferes dans des cuves et des pots 
»«rts, remplis dc8 ps de t( , rirs m s|)i . 



vent : au fond du vase, une couche de 0»1 
de forte argile compactc , par dessus , une 
autre couche de m 15 de terre argileuse, 
legere et mollc, enfin a la surface, m ,03 ou 
0, m 05 de sable, destine a maintenir lean 
claire. Les cuves, mesurant 1 metre en 
longueur et m ,I)0 en largeur et profondcur, 
furent placecs sur lc- exlreniit^ des tuyaux 
de chaleur de la bache a Ananas, et elevees 
au moyen de briques jusqu'a 1 
;! ;, - ccntiim-lirsdu chassis v 
vitres, dc 3 a 4 den'metre- en uiamctre ct en 
profondeur, furent disposes comme les cu- 
ves, a l'exception d'un petit nombre qu'on 
plaea dans les coins (Tune eouche a Melons. 
Cuves et pots furent constamment ten us 
pleins d'eau; on fit mcrae frequemment de- 
border cette derniere, afin dela maiulenir 






i baclie. j»resi[uc loujours mainlenue 
au-ilessus de 21" R., depassait souvent 
30° R., au soleil. Les chassis resterent con- 
stamment en place. Une fois en pleine vege- 
tation, les plantes pousserent de nombreux 
surgeons qui furent pinces rez du tubercule, 
et des que leurs racines toucherent la cou- 
che d'argile compacte, les feuilles atteigni- 
rent un tres fort developpenient. Sous un 
traitement analogue, la floraison des Nym- 
phcea ccerulea et odorata fut tres abondante. 
La premiere fleur de N. rubra s'ouvrit le 
13 Aout : elle avait m ,15 de diametre. Le 
meme pied produisit en Septembre une 
autre fleur, un peu plus grande, et a corolle 



composec de 19 petales; de nombreux bou- 
tons formes a cettc meme epoquc, ne s'epa- 
nouirent que tres imparfaitement vers la 
fin du meme mois. En Octobre, les feuilles 
commencerent a disparaitre, apres quoi, les 
tubercules furent de nouveau transplanted 
des cuves dans des pots de petite dimension. 
Le Xelumbium speciosum, cultive en pot 
vitre, dans des circonstances analogues aux 
precedentes, a pu bien developper ses fleurs 
et ses graines, tandis qu'un plant de la 
meme espece , cultive dans la baehe a Ana- 
nas, n'a pas offert le moindre symptome de 
fleuraison. 

C. Duff, 
Hortkull. Magaz 



224. Platycodon graiidiflorus , a flcnr» 1 



1845, dans le jardin de la Societe 
d'Horticult. de Londres, par M. For- 
tune, qui la trouva en Chine, culti- 
vee dans les jardins du voisinage de 
Shangae. Elle est remarquable par ses 
fleurs d'un blanc pur, formees de \ 
deux corolles emboitees, les cinq lobes 
de l'une alternant avec les cinq lobes 
de 1'autre, de maniere a figurer exac- 
tement une etoile a dix rayons. Ces 
fleurs n'offrent du reste aucune autre / 
deviation de structure, si ce n'est que ^ 
leurs deux corolles sont plus evasees 
et moins profondes que la corolle 
unique du type a fleurs bleues. 

Quoique la rusticite de cette belle 
plante reste encore en question , les 
amateurs n'hesiteront pas a lui don- 
ncr place dans la scrre froide. Elle 
parait se contenter du premier ter- 
rain venu , mais veut , en cte , des ar 

meme qu'a la plupart des plantes douees de raeincs charnues, il ' 
faut lui menager, a partir de l'automne et durant tout l'hiv 
repos de vegetation qui resulte de la complete privation d'eau. 
On pourra rempotcr la plante au printemps, 
vrgelcr, suivant le proeedc ordinaire. Elle se multiplie I 
lement de boutures. 





rt EDS NIL L A SIEBC 



1ED1MLLA SIEMDT1AM. 



Melastomaceae § Miconiese DC. - 
- Calyx tubo c 



Decandria (v. Octandrla). — Monogynia Lin 



CIIARACT. GENER. - 

' ill; ii lio v. cylindraceo, 
'•"-lain, limbo sujkto. Iruucato v. obsolete den- 
I..'''. r..n-iim< irn-iiI.ini.T li.sso. Corollce petala 
*v. :>, i. in us (J. calycis fauci inserta, oblique 

■ 

• I"- 1'iwtice uniealcaralo, cum anthera con- 



- Sh/fu* liiiloniiis. 
interne tumidus; stiqma parvum . 

- ,lNt-0V0i( 

sonata. Semina \ 



nmplicibm, pauci 
Honbus roseo-alb 






. ■ . .■ - 
;-. 

•■<■■■- 
■ 
tis; foliis oppositis bivviler petioiatis. iprtiuli- 
crassis, 8-6 bn Ion " v ' 



- 



lafb-i 



uervis i marijiiialibiis MTiil'oriuibus. supra salu- 
rate viridibiis, sublus pallidioribus el erebre 

cuis; paniculis e raiuis <lciiu<lalis orlis peibmrii- 
lati>. umltillnris: lltiribus prdieellatis. trlrame- 
- : ■- ilycisovato-subi.dobosi limbo marm'nc itomi; 






; .1.1',: 



s "«vant cette admirable loi de la nature 
4 U1 veut que, dans ses ceuvres, 1'harmonie 
del ensemble plane sur la diversite des de- 
ans, l a vegetation des forets vierges des 
JS 68 ' P r&ente «ne certaine uniforroite 
lorsqu'on l'embrasse d'un seul 



eoup-d' a 



i comparativement 



loir!. 



de .1 ' sans < I ue P° ur cela > la FIorc 

cb aqile T ^ Qn lropica , c perdc ]e ^^ 

*in lui cstpropre. Pour n'appuyer cette 



assertion que sur des bases tres larges, rap- 
prochons, par exemple, Ies forets vierges 
de l'Amerique, notamment celles de la 
Guyane et du Bresil, de celles de l'lnde ct 
plus specialement de ce vasle arcbipel ma- 
layen, auquel son climat, plus encore que 
sa nature geographique , rend si justement 
applicable le norn d" India aquosa. De part 
et d'autre sur ces deux tableaux, e'est 1a 
meine richesse de fond , la merac vigueur 



luxuriantc, la meme verdure fonce'e du 
feuillage, le meme harmonieux melange de 
nombreuses formes arborescentes, qui, bien 
bien differentes des notres, se parent la 
plupart des plus brillantes corolles; ce sont 
les Palmiers et les Fougeres en arbre , les 
Bambous et les arbres a feuilles composees, 
les lianes et les epiphytes et tant d'autres 
formes caracteristiques des regions chaudes, 
qui impriment au fond qu'elles constituent 
ou qu'elles decorent, le meme ton indefinis- 
sable de majestueuse et en meme temps de 
gracieuse beaute. II est vrai que des nuan- 
ces sans nombre distinguent les vegetations 
mises en regard, suivant les conditions 
combiners de la position geographique, de 
l'altitude relative au-dessus du niveau des 
mers, de l'exposition , des terrains , des in- 
fluences climatologiques , et de mille autres 
causes qui agissent d'une maniere moins 
eVidente sur la distribution et le port des 
vegetaux ; il est vrai qu'aux Bromeliacees , 
aux Lecithydees, au Vochysiacees,aux Paul- 
liniees , aux Cuspariees, aux Cinchona, aux 
Marcgraviacees de l'Amerique, l'Asie oppose 
ses Dipterocarpees , ses Aquilarinees , ses 
Clerodendron , ses Ixora, ses Tectona, ses 
Rhododendron, ses Nepenthes, etc. ; que de 
plus, le nombre des lianes domine peut-etn 
en Amerique sur celui des epiphytes, tandi 
que la proposition inverse s'applique au: 
forets comparativement plus humides de 
1'archipel malayen. Citons d'abord les prin- 
cipales d'entre les epiphytes americaines, 
abstraction faite des veritables parasites, 
telles que les Loranthus et les Viscum ; ce 
sont d'abord d'innombrables Orchidees (Epi- 
dendrum, Oncidium, Maxillaria, Cattleya, 
Stanhopea, Gongora, Odontoglossum , Ste- 
lis, etc.), de brillantes Bromeliacees (Til- 
landsia, Gusmannia, etc.), quelques Ges- 
neriacees (Nematanthus , Columnea sp.), 
diverses Guttiferes {Clusia sp. Arrudea 
sp., etc.), de nombreuses Aroides (Philo- 
dendronsp., Anihurhim sp. etc.), des Marc- 
graviacees , un genre voisin des Crcscentia 
{Tancecium), des Rubiacees [Sckradem, 



Psychotria sp.), des Amaryllis (Amaryllis 
(Hippeastrum) calyptrata, etc.), d'innom- 
brables cryptogames (Anetiitm sp., Acros- 
ticham sp., Hymenophylliim, Antrophyum, 
Lycopodiam, Usnea, etc.), et s'il s'agit des 
forets des Andes un genre de Solan ees (Joa- 
nulloa), ainsi qu'un petit nombre de Vacci- 
niees (Sphyrospermiims\).,Anlhopleruss\>.) 
D'autre part , dans ces forets humides de 
1'archipel malayen, sur les diverses zones 
de vegetation qui s'echelonnent sur les 
flancs des hautes montagnes de ces iles, et 
que M. Blume a si bien caracterisees sous 
le nom de region des Artocarpees, region 
des Rubiacees, et region des Amentacees, 
d'apres la predominance numerique de 
chacune de ces groupes dans sa zone res- 
pective; dans ces forets, disons-nous, la 
profusion d'epiphytes forme peut-etre un 
des traits les plus frappants du paysage. 
Dans l'ile de Java, par exemple, ces co- 
hortes aericnnes comptent un nombre pro* 
digieux d'Orchidees (Dendrobium, Eria, 
Saccolabium, Aerides, Cirrhopetalum , Re- 
nanthera, Phalcenopsis, Sarcochilus, Gram* 
matophyllum) et de Cryptogames, diverses 
Rubiacees (Myrmecodia, Hydnophytum , 
Cwlospermum), beaucoup de Mdlastomees 
(Pachycentria , Pogonanthera , Medinil* 
la, etc.), des Araliacees [Sciadophyllum, 
Paratropia), de nombreuses Asclepiadees 
(Conchophyllum, Dischidia , Hoya sp.), 
d'abondantes Cyrtandracees (jEschynan- 
thus, Agalmyla, Didymocarpus , Trichos- 
porum, etc.), diverses especes de Fagrm, 
de Cyrtophyllum, de Procris, de Combre- 
tum, de Rhododendron, d'Agapetes, de Vac- 
cinium, en somme , une foule d'especes ou 
de genres recrutes dans les groupes es- 
sentiellement tropicaux, ou dans ceux qui 
sont communs a nos zones tempere'es et 
froides, et aux regions elevees des con- 
trees intertropicales. 

Parmi ces epiphytes qui embellissent la 
Flore insulairc de l'lnde, les Medinilla se 
distinguent par lcur nombre ct par leur 
beautd. Doners des atlributs ordinaires des 



plantes pseudo-parasites, e'est-a-dire de 
feuilles coriaces, un peu 6ucculentes, a 
veines nulles ou peu marquees, ces plan- 
tes participent a la fois a la nature des 
lianes et a celles des vraies epiphytes ; c'est- 
a-dire que leurs tiges rampent (sans s'en- 
rouler) le long des troncs de grands arbres, 
auxquels elles s'attachent par de nombreu- 
ses radicelles adventives, et que, suivant 
les circonstances, leur connexion avec le 
6ol a ete nulle des l'origine , ou interrom- 
pue a une certaine periode de la vie de la 
plante : plus rarement cette connexion ne 
cesse pas d'etre directement etablie (1). Les 
tiges de plusieurs Medinilla s'elevent par- 
fois, en rampant, jusqu'a une hauteur de 
15 a 25 metres, et leurs rameaux, peu nom- 
breux, produisent, sur le vieux bois, aux 



(I) Cctte observation, du rcstc, s'appliquc ega- 
lement a la generalite des epiphytes , et son im- 
portance, au point do vuc horticole, a ete deja 
suffisammentindiquee, en traitant de certains J?Ao- 
dode?idron de Hnde. (V. ci-dessus, p. 4774&k.) 



cicatrices d'insertion des feuilles d<5ja tom- 
bees, des paniGules de fleurs couleur de 
chair, dont la texture succulentc et Faspect 
semi-transparent rappellent la fragile sub- 
stance de la cire. Cultivees dans nos serrcs, 
les memes especes, reduites a 1'etat d'ar- 
bustes terrestres et a tige dressee, se re- 
commandent par leur aspect ornemental et 
tout a fait exceptionnel dans le groupe des 
Me"lastomees. Celle qui fait 1'objet du pre- 
sent article a ete introduite de Java en Eu- 
rope, par les soins du D r Sieboldt, et quoi- 
que nous n'ayons sous les yeux qu'un pied 
sans fleur et le dessin original de la plante 
quia fleuri dans 1'etablissementVan Houtte, 
nous ne saurions hesiter a la considerer 
comme une espece distincte de toutes celles 
qu'on a decrites. Une simple comparaison 
de notre diagnose avec celle de ccs dernie- 
res, suffit pour trancher la question, et 
nous epargner, sur ce point, des develop- 
pements superflus. 

J. E. P. 



kes charmants arbustes du genre Medi- 
nilla se cultivent en pot, dans un sol leger, 
forme presqu'en totalite de terre de feuilles. 
On tient les pots dans la serre chaude du- 
rant tout l'hiver; mais une chaleur de 8° a 
9° Reaum. leur suffit, et l'on peut, en etc, 
jes transporter dans la serre froide ou a 
s plantes demau- 



1'air libre. En tout ( 



<l~- : 



jp d'eau , et veulent etre abri- 
tees contre les rayons solaircs. Leur vege- 
tation est a peu pres continue, et leurs 
belles fleurs apparaissent une fois chaque 
annee. Multiplication facile, par boutures, 
sous cloche, suivant le procede ordinaire 
ou par voie de semis. 

L.VH. 



MISCELLANIES. 
mauiere dobtenir les Iris, 



"jentales, la diversitc de 1 
3 u «setdel eu rscouleurs, 

le «r culture, tous ces points rentrent ' 






iv. Cc qu'on 
ale pas rooms 
cue les semis 



t purge c 
les ten 



ties varietes qui rcucherisscnt sur la beaute 
de la plante mere , et qui possedent de plus 
qu'elle I'avantage de la nouveaute. Voici ee 
que nous extrayons, sur cc sujet, d'un ar- 
ticle de YHorticultural Magazine : 
On seme, en automne, dans des terrines 
le terre , si le sol 
ses herbes; n&m- 
moins, les terrines sont preferables aux 
plates-bandes, en ce sens qu'il est possible 
de leur faire passer l'hiver sous chassis 
froid, avec la precaution d'arracher soi- 
gneusement les mauvaises herbes. Au prin- 
temps suivant, des que les jeunes plants au- 
ront paru , il faudra les bien arroser, et 
surtout les proteger contre Taction directe 
des rayons solaires. Une fois bien develop- 
pes, on peut les repiquer en pleini 
dans un endroit ou ils n'aient pas 
soleil. Us pousseront ainsi jusqu'en automne, 
epoque ou la teinte jaunatre de leurs feuil- 
les annonce leur periode de repos. II s'agit 
alors de les replacer dans le chassis froid. A 
ceteffet, preparez des couches de terre d'une 



3 trop de 



desintervallesdeO m ,15, 
les bulbes, tubercules ou rhizomes que vous 
aurez soigneusement extraits des plates- 
bandes. En cas de grands froids, il faut re- 
couvrir de litiere les jeunes plants , comme 
on fait pour les salades et les jeunes radis 
cette litiere, du reste, doit etre enlevee 
quand le temps est doux. Vers le prin- 
temps, les plantes commenceront a pousser: 
il importe alors de les sarcler et de les ar- 
roser frequemment, surtout en temps chaud; 
on les amenera ainsi a fleurir et a deployer, 
a moins de bien mauvaise chance , une 
grande variete de formes et de couleurs 
florales. II ne reste plus qu'a faire un bon 
choix des varietes qui meritent le plus d'etre 
propage'es, a les numeroter avec soin, a 
inscrire leurs noms dans un registre sous 
des numeros correspondants, et a s'occuper 
de leur multiplication par les procedes or- 
dinaires. 



f 226. Sur l'identite des genr< 

Nos lecteurs se rappellent peut-etre une 
jolie Rubiacee a fleurs rouges que Fun de 
nos collaborateurs a decrite dans la Flore , 
comme type d'un nouveau genre. 



Houtte , et qui possede tous les caracteres 
essentiels du Campylobotrys, nous a con- 
pie synomyme de YHigginsia Pers., dont la 
denomination doit lui etre substitute, 
d'apres les lois qui regissent la nomencla- 
ture. Le Campylobotrys discolor Lem. de- 
vient, en consequence, YHigginsia discolor 
Planch. L'espece nouvelle mentionnee ci- 
dessus, constitue, dans les serres de M.Van 
Houtte , un sous-arbuste encore peu eleve , 
assez remarquable par ses belles et grandes 
feuilles un peu crepues, nuancees d'un re- 
flet gorge de pigeon comme celles de beau- 
coup de Fuchia, et qui font du reste tout 



Campylobotrys et Higginsia. 

l'ornement de la plante, puisque ses fleurs 
verdatres meritent a peine les regards de 
1'amateur. La diagnose suivante en expose 
plus en detail les caracteres botaniques : 

Hhju"i<'«i macrophylla; glaberr" 



longis)oblongis, 
in iHtiolum hvvsvMx lon-e livvu 









[•ihiis. <lt:c:i(l(iis; cyi 






entis laciniis oblongo- 
ubum fere duplo, caly- 
tertia parte superaati- 



Cette espece se rapproche pour l'inflores- 
cence et la couleur des fleurs <!-■ 1 /A./.'/-";"' 
mexicana Klotzsch et Ott. (Icon. pi. rar. 
hort. berol. tab. 25) bcaucoup plus que cic 
YHigginsia discolor. 



f 227. Notice hlstorlque snr LOISELEUR-DESLONGCUAltlPS. 



La sculc consolation qui reste apres la 
mort d'un honorable ami, c'cst d'en retra- 
cer la vie, afin d'en perpetuer le souvenir. 

Jean-Louis- Auguste Loiseleur -Deslong- 
champs naquit a Dreux le 24 mars 4774, 
d'une honnete famille. II fit de bonnes etu- 
des au college de Chartres, et revint apres 
dans sa ville natale, ou bientot la premiere 
requisition l'enleva a l'etude de la mede- 
cine, a laquelle il se destinait. II servit 
quatre ans a l'armee des Alpes ; la vue de 
ces raontagnes si pittoresques , cclle de la 
Provence , frapperent son imagination , et 
developperent des lors chez lui un avant- 
gout de la botanique, a laquelle il s'appli- 
qua plus tard. En 4797, libere du service 
militaire, il reprit ses premiers projets 
d'etude, et surtout celle des vegetaux, dont 
il s'occupa toujours avec predilection. (Test 
a cette epoque , e'est-a-dire il y a 52 ans , 
que je le connus , faisant ensemble des her- 
borisations avec nos amis Clarion, Mou- 
geot, Nestler, Marquis, Robert, etc., tous 
devenus membres ou correspondants de 
1'Academie de medecine. Ces promenades 
agrestes n'etaient pas sans cbarme; la, a 
l'ombre des bois ou en plein champ, avaient 
lieu des discussions scientifiqucs ou chacfln 
apportait ses connaissances, d'ou resultait 
"i v. til ,!>[,■ enscignement mutuel. Jeunes 
et lestes, nous faisions souvent 25 a 30 ki- 
lometres pour recolter quelques plantes ra- 
re*. Loiseleur etait le plus infatigable de 
tous. Bicntdt les environs de Paris ne purent 
suffire a son ardent amour de decouvertes. 
En 1803 , pour le satisfaire, il fit un voyage 
dans cette Provence qu'il avait autrefois 
entrevue; il gagna ensuite les Pyrenees 
dans leurs plus houtcs regions, revint a 
Pans par Bayonne et les Landes de Bor- 
; de lut 



deaux, apres 



wnistes de ces contrees. C'est apres avoir 
mis en ordre et etudie toutes les richesses 
qu d avait conquises , qu'il concut le projet 
de publier une FWr .1.- Fran.-e -uivant le 
systeme de Linne. Elle parut, en 1806, 
sous le litre de Flora gallica, 1 vol. in-42 ; 
" hii donna plus lard (1810 et 1827) deux 
supplements, ct en 1828 il en fit paraitre 
""° wondc edition. 2 vol. in-8°. Son ami 



Marquis ajouta 21 planches a la premiere 
et 7 de plus a la seconde, represenlant en 
tout 48 plantes, la plupart nouvelles, des- 
sinces et gravecs par lui d'unc maniere sa- 
tisfaisante , consacrant ainsi son talent d'ar- 
tiste au service de la science et de I'amitic. 
Cette touchante reunion ne se Lorna pas 1;\ ; 
les deux amis ecrivirent encore ensemble Ja 
botanique medicale du Dictionmiire ties 
Scit ,n t ,s mi dlndes de Panckouke, dont nous 
fumes le redacteur principal. 

Mais la botanique, on le sait, ne conduit 
pas a la fortune. Deslongchamps n'avait 
qu'un faible patrimoine ; par raison , il sc 
fit recevoir docteur en medecine (1805), 
bien que cette profession ne le grossissc 
guere. Peu auparavant, il s'ctait allic a la 
fille d'un respectable medecin de I'Hotel- 
Dieu, M. Mallet, docteur regent de 1'an- 
cienne Faculte; union heureuse s'il en fut 
jamais. Loiseleur avait suivi la clinique de 
Corvisart ; le medecin de l'Hotel-Dieu l'initia 
a la pratique de la ville et lui donna insen- 
siblement la sienne. Devenu medecin des 
pauvres de son quartier, il employa , dans 
le traitement de leurs maladies , divers me- 
dicaments tires du regne vegetal, faisant 
utile de la botanique 
a la therapeutique. 

Cependant la guerre europeenne faitc par 

"t ferme les ports de France 

Les medicaments 



Napoleon avait ferme les ports de France 



entreprit 
avec une grande sagacite de les remplacer 
par des plantes indigenes, ce qu'il ne fit 
qu'apres s'etre livre a beaucoup d'experien- 
ces sur leurs proprietes reclles. C'est ainsi 
qu'il substitua a 1'Ipecacuanha YAsarum, 
plusieurs de nos Euphorbes, la Dentelaire, 
la Betoine, etc.; au Sene, YAlypum, la 
Camelee, l'Anagyris, le Garou; au Jalap, 
les Liserons et surtout la Soldanellc, la 
Bryone, l'Eupatoire; a l'Opium l'extrait de 
Pavot indigene, le sue de Laitue, le S(ra~ 
riinniiiHi. et au Quinquina l'extrait de fleurs 
de Narcisse des pres, etc. II publia ses re- 
sultats sous forme de tableaux ou la ma- 
niere d'administrer, la dose et les effets de 
ehacune de ces plantes etaient notes avec 
soin et mis en regard. On acquit ainsi l;> 
.connaissance de certains succetlanes indi- 



genes qui dimfnuerent la privation des si 

pays lointains. II en resulta surtout < 
connaissances precises sur les proprie 

m< .liValcs d'un assez grand nombre de i 

vi : i!i'-tau\,surlesquefc 






:}!'.IP" 



is citerons surtout le Globu- 
L., qu'on appelait Frutex 
les vieux auteurs, lorsque 
i laxatif. II a publie ces pre- 
i dans la 2 e partie de l'ou- 
vrage qj'il donna, en 1 81 9, sous le titre 
de Manuel des plantes usuelles, in-8°. 

Ces travaux perdirent sinon deleur prix, 
au moins de leur a-propos lorsque 1814 
vint rendre la liberte au commerce. lis res- 
teront toujours comme modeles d'experi- 
mentation et fails de science. On peut dire 
que ce sont les plus importants en thera- 
peutiquc medicale de ceux de notre con- 
frere, et qu'ils seront toujours consulted 
avec avantage. 

En 1820, Loiseleur-Deslongchamps com- 
menca a appliquer ses connaissances bota- 
niques plus specialement a l'agriculture et 
a horticulture, qu'il avait toujours beau- 

le privilege d'attirer a une epoque de leur 
vie tous les amis de la nature. II preluda 
dans ses etudes agricoles par la culture des 
planta et eleva des v 
me dans le manoir paternel 
une petite magnanerie, esperant tirer d 
cette industrie un parti avantageux. Ma 
bientot il s'apercut que son terrain ne com 
portait pas cette culture, et il fat force d'y 
rcnoncer. II concut alors l'idee d'accroitre 
ses moyens d'existence par des plantations 
de Peupliers, et deja il supputait le produit 
qu'il devait en retircr au bout d'un certain 
nombre d'annees; mais d'autres avaient fait 
le merac calcul, et le prix de cet arbrc avait 
perdu la plus grande partie de sa valeur. 
En resultat, ces tentatives diminuerent sa 
modeste aisance. Degoute de ses essais, il 
borna ses travaux en agriculture a des ob- 
jets moins dispendieux. II se livra a des 
experiences sur les Cereales, notamment 
sur le ble, dans un terrain que le grand 
ur des pairs mit a sa 



' ; 






disposition au Luxembourg, II a publ 
comme resultat d'un travail de trois i 
nees, un vol. in-8°, ei 
la culture du Froment a 
cis sur le temps des semailles, la manicre 
de planter en ligne , les produits de rende- 
ment, etc., etc., ouvrage qui sera toujours 
hi avec fruit par les agronomes, bien que 
les experiences aient ete faites sur une pe- 
tite echelle, experiences qui, pour Loise- 
leur, en assuraient l'exactitude et en facili- 
taient la verification. Nous ne mentionne- 
rons pas ici ses autres travaux qui se rap- 
portent a l'agriculture. 

En horticulture, on doit a notre confrere 
une multitude d'articles (voir Revue horti- 
fo/e, n° 10, p. 200 et suiv.) repandus dans 
lesdifferentsjournaux relatifs au jardinage, 
a la culture des fleurs, a des procedes de 






les i 



[• les Arbres et Ar- 



de nos jardins, depuis les temps les plus 
anciens , l'indication des plus belles especes, 
leur culture, les poesies qu'ellcs ont inspi- 

La botanique lui doit encore plusieurs 
' continua- 
Amateur avec des sui- 
tes (1830 et 1858), une nouvelle edit 
l'ouvrage de Duhamel s 
busies, etc. 

Homme eminemment positif, Deslong- 
cbamps avait toujours pour but des travaux 
utiles. II n'aimait point a s'egarer dans les 
speculations de la theorie si souvent oiscu- 
ses. II voulait des faits et ne s'appuyait que 
sur l'experience. II est mort a 75 ans, et, 
quoique accable d'infirmites depuis plu- 
sieurs annees, il a travaille jusqu'a son 
dernier jour, laissant, a son grand regret, 
des etudes sur la Vigne encore imparfaites. 

II appartenait a l'Academie de medecine, 
a la Societe central© d'agricullure, k.M 
d'horticulturcde Paris, qu'il a prrs.dcc plu- 
sieurs annees. II etait membre de la Legion- 
d'Honneur depuis 1854. 

Mkrat. 

(Revue horticolr.) 



CAMELLIA JAPOMCA var. archiduchesse augusta. 

Etym. Voyez ci-dessus, t. II, juin 1846, PI. III. 

§§ Camellieae DC. — Monadelphia-Polyandria Linn. 



CHARACT. GENER. - Vide supra 1 



marginatis, primiim saturate purpu- 
; m'nilesenitilius modioquc fascia alba 

sus colore azureo suflusis; gentoHfaai 



CHARACT. VARIET. - C. (japonica) foliis rubro vai 

late oblongs, <■■• i a, ere- ginem ve 

gulanter linbrici , rse sub- I Vicenzo Corsi, non Hortul. quorund. 



En publiant la figure exacte de ce roi des 
Camellias , j'eprouve la double satisfaction 
de communiquer aux lecteurs de la Flore 
une magnifique nouveaute , et d'en rehabi- 
liter aux yeux de quelques-uns la reputa- 
tion injustement compromise. Sous ce meme 
noni , en effet , a circule dans 
une variete unicolore tres mi 
1'erreur la plus grossiere c 
condamnable ont pu seuls imposer a la con- 
fiance des acquereurs. Le vrai Camellia 
Archiduchesse Augusta, tel que je 1'ai recu 
directement de M. Gaetano di Vicenzo Corsi, 



i calcul le plus 



qui l'a gagne de semis, et tel qu'il s'est 
montre' ce printemps dernier dans mon 
etablissement, est en realite une plante su- 
perbe entre les superbes. Grandes lleurs, 
belle imbrication , teintes vives , entre les- 
quelles brille surtout la riche et originale 
nuance d'azur, panachures dedicates de 
blanc et de pourpre, tout cela reuni fait 
de la nouvelle variete un objet tout-a-fait 
hors de ligne, auquel on peut predire 
d'avance le succes le plus durable. 

L.VH. 



[• la culture des Camellias , inscre ci-dessus 



/1ISCELLANEES. 



lioiuis Scrophnlarla 



Parmi les arguments qui etablissent la 
supenorite de la metbode naturelle sur les 
arrangements artificiels des etres, on ne 
doit pas oublier ce fait, que la relation entre 
certains groupes de plantes et tel genre ou 
le!le cs Pece d'insecte, ne saurait etre saisie, 



lensemble de leurs 

N'est-il pas important de pouvoir dire pres- 
que d'un mot que les Cantbarides vivent 
exclusivement sur des arbres de la famille 
des Oleinees (Troene, Frene, Lilas), a 



d'cnumcrer simplement les arbrcs qu'elles 
attaquent,sans en indiquer les aflinites reci- 
proques? Est-ce assez de savoir que les Cio- 
nus, insectes du groupedesCharancons.sat- 
tncltent cxclusivement aux Bouillons-blancs 
(Verba8cum),mx Scrophulaires {Schroplnt- 
laria) et aux Celsia, si Ton ignore la parente 
etroile de ces genres, que la methode na- 
turelle reunit dans une meme faraille, tandis 
que le systeme Linneen les range dans des 
classes diflerentes? L'entomologiste qui se- 
rait etranger a la connaissance des rapports 
naturels des plantes, n'aurait sans doute 
rien vu de piquant dans la presence du 
Cionus Scrophularia sur un Celsia, genre 
de plante du sud-est de l'Europe et de 
1'Orient, et par consequent etranger a nos 
climats: mais M. Westwood 



arcturus cultive dans son jardin, a su en 
deduire une heureuse confirmation des affi- 
nites botaniques qui unissent les Celsia aux 
Verbascum et aux Scropbulaires. C'est d'un 
article insere par ce savant entomologiste 
dans le Gardener's Chronicle que nous ex- 
trayons les details qui suivent : 

La feuille representee ci-contre est celle 
du Celsin atriums; les portions non ombrees 




-, Srrn- 



de sa surface sont celles dont 
I •(■ parleslarves du 
phnlarice. Trois de ces larves paraissent sur 
la feuille comme des corps oblongs, marques 
de replis circulates. Sur le bord superieur 
de la feuille deux corps presque globuleux 
figurent autant de coques, dont une, encore 
close, renferme une chrysalide, tandis que 



l'autre, ouverte par une sorte de souj 
circulaire, a deja livre passage a Tins 

turelles, grimpant le long du petiole 
meme insecte et sa larve sont represe 



u Cionus Scrophularitv sont 
liu penis vers mous,d'un brun verdatre, 
enduits d'une exsudation gluante ; leur tete 
se presente comme un petit tubercule noir, 
et deux points de meme couleur occupent le 
premier segment ou anneau de leur corps. 
Au moment de se transformer en chrysalides, 
elles perdent d'abord leur enduit visqueux, 
et se dechargent de leurs excrements noira- 
tres; apres quoi, leur corps laisse exsuder 
une matiere epaisse d'un blanc bleuatrc, qui 

antcricurs, et qui sous l'influence de cer- 
tains mouvements imprimes par l'animal a 
ses anneaux , finit par prendre l'apparence 
d'une coque globuleuse, a laquelle la dessi- 
cation donne bientot de la consistance. Cettc 
enveloppe, neanmoins , conserve d'abord 
deux ouvertures; mais la larve ne tardepas 
a y adapter des couvercles, formes encore 
d'une substance glutincuse, qu'elle retire a 
l'aide de ses mandibules d'un reservoir 
place a l'extremite de la partic posterieure 
de son corps. Ainsi renfermee, la larve de- 
vient chrysalide, et plus tard, vers l'au- 
tomne, insecte parfait : celui-ci ouvre sa 
prison en detachant un des couvercles cir- 
culates qu'il qu'il y avait d'abord adaptes, 
et se montrc comme un elegant coleoptere, 
a tete noire, a corselet couleur de creme, a 
elvtres noires, ornees de rangees de points 
velours, de couleur chamois, et le long de 
leur commissure d'une macule arrondie, 
noire, suivie d'un premier point couleur 
chamois et d'un nouveau point noir. Cet 
insecte est Ires commun : Reaumur l'avait 
deja observe sur le Bouillon-blanc ; mais 
c'est M. Pierre Huber qui 1c premier a de- 
couvert et decrit avec detail (I) le singul.er 
mode de confection de sa coque de chry- 



..-.'.V... 



CLEMTIS FLORIDA var. sieboldh, 

CLEMATITE A BELLES FLEURS DU D' SIEBOLD. 



Etym. Vo\<-z <i-de»ii>. loinu II, PI. 175. 

Ranunculaceae § Clematideee DC. — PoIyandria-Poly«\iii.t Liira 

CHARACT. GEISER. - Vide supra 1. c. 
CHARACT. SPEC. — « C. (Viticella) peduncu- 






i floridu Tkjnb. fl. jap. p. 240. Lamk. 
J5. Ait. liort. Kew ed. I. vol. 2. \>. 23S. 
. pi. II. p. 1287. Andr. Bot. Rep. t. 402. 



. interiors viridos 



. i, ; 
Brit. fl. Card. IV. tab. 396. 

OlOT IIORTLLAN. 



Ceux dcs lecteurs de la Flore pour qui 
l'objet de cet article n'est pas une connais- 
sance d'hier, accueilleront sans doute avec 
plaisir le portrait fidele d'une ancienne 
amie; et, par contre, ceux a qui le merae 
portrait revelera des charmes inconnus,vou- 
dront jouir de l'original autrement que sur 
le papier. Rien, en effet, d'aussi gracieux que 
les lianes, soit que, dans leur liberie native, 
dies enlacent de leurs capricieuses etreintes 
l'arbre des forets ou 1'arbuste des taillis et 
des haies, soit que la main cachee de l'art 
ait dispose" leurs jets flexibles sur l'elegant 
treillis d'une tonnelle. Or, a cet heureux effet 
du port general se joignent chez le Clematis 
flonda Sieboldii lelegance d'un feuillage 
decoupe, et l'eclat de grandes etoiles corol- 
"formes a six rayons, dont le fond pale en- 
cadre admirableraent ce faisceau de lan- 
guettes petaloides, ou doraine a cole du 
v ert tendre le brillant coloris du violet. II 
est vrai qu'aux yeux du botaniste, ce der- 
nier ornement de la fleur n'est qu'un signe 
de sterilitd, une livree que l'art corrupteur 

11 P .°!? f ^ tre qui c * de a ses ca P rices > et 
lessee semble refuser a 
1 les fruits legitimes de l'hymenee; 
a autre* termes, il s'agit d'une fleur 






double, qui, grace a ses antheres et a ses pis- 
tils transformed en languettes colorees, rap- 
pelle assez bien les Renoncules et les Ane- 
mones doubles de nos jardins; c'est dire 
assez que l'amateur admire comme un 
triomphe de l'art cette sterilite brillante, 
que le naturaliste stigmatise de l'epithete 



Le type a fleurs simples du Clematis flo- 
rida et sa variete a fleurs doubles unico- 
lores, sont depuis longtemps connus en 
Europe ; cette derniere parait, d'apres Cur- 
tis , avoir etc introduce dans les jardins 
d'Angleterrc en 1776, avant qu'on y eut 
vu le type a fleurs simples , observe par 
Thunberg dans le Japon, ou il est indigene. 
C'est encore dans cette region , source fe- 
conde de tant de plantes ornementales, que 
le zele du D r Siebold a puise la variete 
bicolore a laquelle son nom reste si juste- 
ment attache. Recue en premier lieu dans 
le Jardin Botanique deGand, en 1829, avec 
le Clematis ccerulea, elle s'est repandue 
dans les jardins a cote de sa superbe com- 
pagne, dont elle est le riche pendant, plutol 
que la rivale humiliee. 

J. E. P. 



midi et 1'abri 
sent pour pro- 



raent de berceaux et de tonnelles de pleine 
terre ; mais la disposition qui en fait le plus 
ressortir les beautes, est celle qu'on adopte 
d'ordinaire pour le Clematis coerulea (C. coe- 



rulea grandiflora Hort.), les Tropa>olum 
autres plantes grimpantes, dont on dispo 
dans un beau desordre les tiges flexibles si 
d'elegants treillis metalliques, fixes snr d 
vases, qui peuvent au besoin etre rentr 
dans la serre froide. 

L. VH. 



MISCELLANEES. 



-j- 229. Pots et Table 



iipotagc perfectiomies de HI. Saul. 



La vignette ei-jointe, empruntee ainsi 
que le texte, au Magazine of Gardening, 
represente la coupe d'un appareil propre a 
de'poter les plantes. En b est la coupe d'un 







pot a fond mobile et a base munie dun 
rcbord saillant, qui repose sur une ouver- 
ture percee dans une table de bois, ouver- 
turc par laquelle une baguette verticale, 



agissant sur le fond mobile du vase, peu 
soulever avec cc fond la motte de terre e 
les plantes qu'elle renferme. Tandis que 1( 
pied se cbarge de ce premier soin , on s 






. Afin de fixer le 



biles et opposes 

manic-re a pouv 

gncs plus ou m( 

la grandeur du vase, ei qu on u\e m..<.«.. 

au moyen d'un eerou , lorsque leurs bords 

anterieurs releves sont superposes au re- 

bord saillant de la base du pot. Ce der- 

bord superieur , d'un cercle mobile 

inc epic I'on inaintiei.1 
en de trois languettes d< 

cercle un obstacle itt- 
, par suite, le contenu 

i r,,|,ii de leurs ravMg''>- 



f 250. Pleurothallis 




Par une remarquable anumalie. «] it It- 
docteur J. Lindley, les ecbantillons de 
t servi de inodele 
pour la vignette ci-contre , offrent une 
deviation de structure par rapport au 
type prcalablement observe. Leur label- 
lum, en effet, est manifeslcnicnt trilobe, 
avec ses deux lobes latcraux trcs sail- 
lant, tandis que la plante origiuale of- 
frait un labellum prcsque enlicr, a 
lobules lateraux a peine distincts. Sous 
tous les autres rapports, les exemplaires 
compares paraissent etre identiques. 

La vignette ci-jointe repr&ente la 
plante de grandeur naturelle, ainsi que 
son gynosteme , son labellum et ses pe- 
tales amplifies. 

Cette espece doit etre cultivee en pot 

dans la serre a Orchidees , dans un 

compost fibreux bien draine de terre 

tourbeuse et de terreau de feuilles. Pendant sa periode 

ille demande beaucoup de lumiere et 

idite; mais, plus tard, il lui faut un peu de sc'che- 

et de frai( 

C'est, du reste, une plante pin 

que brillante. 



|t>" 



Fuchsia serratifolia 



Cette jolie nouveaute vient d'etre gagnee 
Pfr M. Louis Delbaere des graines du 
'■yhsm sermti folia [<■< onde par le F.(hyb.) 
^opoleoni. Elle se distingue de la plante 
me >je par la teintc blanche qui remplace la 
jouieup rose du calice ; d'ailleurs, la plante 

me un arbuste plus ramasse, dont les 



I 232. Decoration d'Hanltations rustiques. 

La vignette ci-contre que nous empruntons au Florist, reprdsente la riante facade 

un Cottage anglais. Avec quelle grace pendent en festons , sur l'humble porte , ces 

uffes de Roses et de Jasmins, lianes aux jets flexibles, au vert feuillage, aux vives 

corolles,aux parfumssuavcs! 

Quel air de calme et de bon- 

heur elles repandent sur la 

modeste demeure ! et qu'il en 

^ ^ coute peu, pour s'approprier 

de tels orneraents! Fournir 

• lebilesl'elegant 

appui d'un treillis en lil <lc 

fer, ou de simples clous fixes 

au mur ; arreter des l'ori- 

r ' gine les ravages cb'S insetles 



le surcroit de leurs rameaux 
depouilles; provoquer, au 
contraire, au printemps, par 
le pincement de leurs jeunes 
jets, leur ramification en 
branches touffues ; des soins 
aussi simples n'ont besoin 
que d'etre rappeles a nos lec- 
teurs, qui, pour la plupart, 
nous n'en doutons pas, en 
ont su deja recueillir les 
fruits. 



| 233. \ouvelle* varietes hy brides da Cvphea 



Ces interessantes 
tales que j'ai gagnees, presentent le plus 
gracieux melange de formes et de nuances 
de colon's. 

La premiere variete (miniata perfecla) se 
distingue par ses petales d'un beau rouge 
vermilion, dont les deux plus grands sont 
ornes d'une riche macule d'un noir-violet ; 
la seconde (miniata speciosa) porte des pe- 
tales plus grands que ceux du type, et dont 
les quatre inferieurs tranchent par leur 
couleur rose avec la teinte rose-carminee 
des deux superieurs , qui sont eux-memes 



macules de noir-violet; des petales couleur 
lilas,decores de l'ordinaire macule, mais plus 
foncee, recommandent la varietd miniata 
picla; de celle-ci se rapproche une qua- 
trieme (miniata lilacina),tx petales inferieurs 
beaucoup plus developpes ; chez la cin- 
quiemc [miniata amaranthina) brille la cou- 
leur caracteristique clairement indiquee par 
son nom; une sixieme enfin (miniata atnw- 
na) est remarquable par ses grands petales 
d'une teinte uniforme, qui tient le milieu 
entre le rose-lilas et l'amarante. 



DIASTHIIS CMIENTIIS. 



Caryophyllese § Dianthesc Endl. — Decandria-Digynia Linn. 



UlUiU T (,KNER. - « Calyx b 
is duabus v. pluribu-. imbrieafis i ii 



, ■■!>. hu,(lnh crenatis, dental is 

^ ' • ;..■,..-■- ■,.',! •. 

I'linalilcr dehiscentes. (h-arivm uniloeulare. 
"•"Its [iliiriim's ni/tiiiirHd- centrali. crassa' pclfa- 

^iili-. uiKihior usque ad medium deldscens. >V- 
'""" l'l'ii'ima. in columella centrali crassiuscula 
honzontalia v. oblique imbricata, ovalia v. 
oblonga, depressa, dorso oonvexiuseula. facie 



hyte homo Spri , ,., s 
rots lam 






lanceolato-linearibus, 



mlilmsUertilibuM 

subulalo-acunm. 
trinerviis, aveniis, caulinorum paribus 3-4 quam 

„! nn d , mult , J.n \ioriltu-; ewnis eonti ictis 
capituliformibus, mullilloi -. depre-o , . {lll - 

;:.< • : - : ■• - ~- • ! ' ' ^ '■ ; " , : 

•_> c\icrioril»us senii-herbams. 2 mlcriord.u^ 







C'est sous le nom de Diantluts crtienlus 
que cette charmantc espece d'OEillet a ete 
introduite du Jardin botanique de S'-Peters- 
bourg dans l'etablissement de M. Van Houtte. 
Nous avons du en consequence lui conser- 
ver cette denomination, malgre que nous 
n'ayons pu decouvrir de description de l'es- 
pece dans aucune des publications qu'il nous 
est possible de consultcr. Cette lacune dans 
1'histoire botanique de la plante serait moins 
regrettable, s'il ne s'y joignait le defaut de 
renseignements sur sa patrie ; on peut tout 
au plus presumer qu'elle provient des pro- 
vinces Caucasiques ou de la Siberie, parce 
que c'est sur tout de ces contrees que le Jar- 
din botanique de S l -Petersbourg recoit la 
plupart de ses nombreuses nouveautes de 
pleine terre. En tout cas l'incertitude de 
son origine ne doit empecher une jolie 
plante d'etre la bienvenue dans nos jardins. 

Moins brillante peut-etre que le commun 
bouquet par fait (Dianlhus barbatus),\a nou- 



ornementale ; ses feuilles forment des touf- 
fes radicales d'un vert tendre , d'ou s'elevent 
des tiges simples terminees chacune par une 
tete florale presque globuleuse; celle-ci pre- 
sente au milieu du bizarre profusion de 
bractees scarieuses, roussatres et longue- 
ment mucronees, de nombreuses fleurs a 
calice violace, dont les petales a lame cu- 
neiforme, elegamment dentelee, brillent du 
carmin le plus vif, releve par de legers 
poils violaces qui ornent la base de chaque 
lame, et par la teinte gris de lin des dix 
antberes saillantes. 

Par ses affinites botaniques le Dianthus 
cruentus tient le milieu entre le D. Carlhu- 
sianorum et les especes analogues, d'une 
part, et le Dianthus barbatus, de l'autre; son 
port et ses feuilles le rapprochent des pre- 
mieres ; ses bractees et ses fleurs mar 4 uent 
sa place encore plus pres de cette derniere 

J. E. P. 



Sans rien affirmer de positif sur la duree 
e cette espece , on peut fortement presu- 
ler qu'elle est vivace: sa rusticite est du 



.multipliefacilementde 



MISCELLANEES. 



Usage cnlinaire da Cerens grandiflorus. 



Suivant l'asscrtion d'un correspondant du I 
Gardener's Chronicle, M. J. L. Sweeting, 
les boutous de fleurs de cette belle Cacte'e, 
pris au moment de s'epanouir, fournissent ' 



3 que nous le s 



\ s^ 



MOUSSONIA ELEGMS d., 



Gesneriaceae § Gesnerieae (Bartl.) DC, Dne. — Didynamia-Angiospermia Lin 



. obscure bilabiala, basi i 






IARACT. SPEC. - M. 



lalo-drnl.ilis; ju'dimculis ioho brr\ mi 
>Hlaki-"-Mlm-is; peilicdlis Hon' |iarum 






Pour apprecicr dignement ]c merite or- 
nemental de la nouvcllc plante ici figuree, 
il faut en voir, non pas un fragment enca- 
dre dans les etroiteslimites d'une page in-8", 
mais un exemplairc vivant, dans la vigueur 
de sa croissance et la libre elegance de son 
port. Avec quelle grace se groupent ces ra- 
meaux flexueux, ces nombreuses feuilles ve- 
loutees, et ces bouquets de fleurs ecarlates, 
a gorge jnune relevee de mouebctures pour- 
pres ! Joignez a ccla l'avantage d'une lon- 
gue floraison et celui d'une culture facile; 
car la serre temperce suflit pour proteger 
la plante durant l'hiver, et l'on peut lui 
faire passer 1'ete en plcine terre, ou la 
teinte rougeatrc de ses organes vegetatifs 
est en general plus manifeste que dans le 
cas de sa culture en pot et a l'abri d'une 
serre. Elle partage ccttc semi-rustieite de 
croissance avec beaucoup de plantes origi- 
nates, comme elle, des regions monta- 
gneuses et temperees du Guatimala. 

Le genre Moussonia a cte etabli par 
M Kegel, en 1848, sur le Gesneria elon- 



gate Grah., plante evidemment congenere, 
quoiquc d'ailleurs tres distincte, de l'espece 
ici decrite , ainsi que du Gesneria sylvafira, 
espece peruvienne, decrite par M. Kunth 
dans le Nova genera et sp. amer. de Hum- 
boldt et Bonpland. L'un de nous (J. Dne) 
ayant soumis le groupe entier des Gesne- 
riacees a un examen approfondi, dont les 
resultats sont en partie publies (Voir Revue 
horticole, annee 1848), a pu confirmer ici 
la creation du genre en question, et por- 
ter a trois le nombrc de ses especes. II 
croit pouvoir aussi consigner incidemment 
deux observations de synonymie, auxquel- 
les donne lieu un second article sur les 
Gesneriaeoes, public par M. Regel dans le 
Flora, 28 mars 1849, n° 12. D'abord le 
genre Giesleria Reg., fonde sur YAchimenes 
picta de nos serres , n'est pas autre que le 
fydcea Dne, anterieurement etabli; en- 
suite, en proposant le nom de Salicia pour 
le genre Gloxinia, tel qu'il a ete etabli par 
l'Heritier, M. Regel va contre cette regie 
de nomenclature qui attache invariablement 



nom dc genre a l'espece primitive qui 
a servi de type; pour se conformer a ce 
ncipe, il faudrait reserver le nom de 
\xinia au Gloxinia macvlata l'Herit. et 
ies vraies congeneres, tandis que par 



celui de Ligeria Dne on designerait les 
Gloxinia speciosa, caulescens et les especcs 
ou varietes analogues. 

J. Dne et J. E. P. 



Ainsi qu'il a ete dit ci-dessus , le Mous- 
sonia elegans est proprement une plante de 
serre temperee, susceptible de passer a Fair 
libre et en pleine terre toute la belle saison. 
II faut dans ce dernier cas mettre les plants 
en pot, vers octobre ou novembre, et les 
rentrer dans la serre ou ils fleuriront du- 



UHE. (S. Ft.) 

rant tout 1'hiver. La chaleur humide de la 
serre chaude a pour effet d'activer leur 
fleuraison. L'espece vegete tres bien dans 
un melange de terreau et de terre de feuil- 
les, et se multiplie aisement de boutures. 
L. VH. 



MISCELLANEES. 



robnsta Allan Cunningb. (4). 



Cette espece qui se presente dans nos serres froides comme un joli arbuste a verdure 
persistante, constitue a la Nouvelle Zelande, sa patrie, un bel arbre qui atteint frequem- 
ment jusqu'a 24 metres de hau 




„„.„ des naturels du pays. Son bois du 

grain serre, se conserve longtemps, et par 

— ite, est tres propre aux constructions na- 

— - instruments d agriculture. 

Lomme plante ornementale l'espece 

;e recommande par un beau feuillage, 

par la riche teinte cramoisie de ses 

IWicuIes iloraux et surtout de ses 

longues etamines saill 

fcuilles elliptiques, planes et 

emarginecs sont impregnees 

d'un puissant arome; mais, par 

contre, les fleurs sontinodores. 

Le Metrosideros robu$ta,v}M' 

le dans un compost a proportions 

egales de tourbe et d'argile sa- 

blonneuse, se couvrc d'abondantes 

fleurs, alors meme qu'il n'a qu envi- 

on un metre de haut. 11 demande, en 

errefroide.Ilfleuritd'or.lH 

se multiplie facilement de boutures. 



TROPSOLll DECKER1AMM, 



Etym. Voyez ci-(.lt'<su> . tome II. Jjinvier 1846, PI. Ill 
Tropoeolese Juss. — Oetandria-Monogynia Liiwr. 



CHARACT. GENER. - Vide supra I. c. 
CHARACT. SPEC. - « T. ramis sub com- 

prtssis. ])iihr-t: nh'ni -. Mandnitilms. Ion's liumi- 
ais radicantibus , foliis pel iolnl is. pclioio piloso. 
peltatis, exstipulatis, triangularibus, leviter 5-7 
lobis, basi transversim tnniealis; pt :dunnilis Inn- 
gioriluis spiralilcv tori is; calycc viridi, pubes- 

mt-mn \ iirscciitc: p.'! |..s , in -ulcis, inrequalibus, 



dentalis. Iouiie tioihriato-ciliatis. oilii> calyct'i 
superantibus ; filaincnlis aiillirn'sque ni'rulnV 
«.(> In llavo; corcis dorso lri<'usla»<i-tulu'ividali> 
embryonis cotyledonilms erases ]i]»oris(]iic . ba 
cohserente radiculam brevcm rccondentibus. 
Mor. et Kaust. 


Tropa'ohim D 
Karst. Ausw. n 




„ M« 


Wnezud. |). 5> 



Si le port le plus gracieux, les formes 
le plus dolicuiemoul hizarrcs, le plus ele- 
gant contraste des couleurs, l'aptitude la 
plus heureuse a orner des tonnelles ct des 
treillis metalliques, si tout cela reuni suflit 
pour recommander une plante aux gens de 
gout, la nouvelle Capueine ici figuree doit 
primer cntre les plus jolies de ses conge- 
neres. Voyez seulement ces fds a base amin- 
cie et capricieusement roulee en helicc, 
jouant le double role de vrilles par rapport 
aux rameaux debiles , et de greles pedon- 
cules pour ces cornes d'abondance en mi- 
niature, qui se balancent au moindre souffle 



ces cinq lames cuneiformes, a teinte d'azur, 
a franges elegamment cilices ! Et, sous cette 
nieme coupe a cinq lobes , comme se de- 
tache par contraste le carmin de ces cornets 
a pointe emeraude! ^imagination du bota- 
niste qui se delecte a saisir d'ingenieux 
rapprochements, aimera d'ailleurs a trouver 
combines chez la meme plante, le port, les 
pedicelles cirrhiformes et les petales franges 
des Tropwolum Lobbianum, Smithii el Mo- 
ntzianuni, la forme du calice du Chymocar- 
/"'»■ pi'iHuphyUus (Tropaeolura pentaphyl- 
lu m), Original coloris des petales du T.azu- 



reum et le piquant contraste de trois teintes 
diverses comme chez le T. tricolor. Hdtons- 
nous de le dire, pourtant, parmi ces coinci- 
dences, les premieres seules ont une valeur 
reelle au point de vue des affinites, et par 
le port aussi bien que par la structure , la 
nouvelle espece se range imme'dialement a 
cote du Tropceolum Moritzianum. 

C'est dans la colonic de Tovar (Venezuela) 
que MM. Moritz et Karsten ont decouvert le 
T. Deckeriamim. Ses branches tenues s'e- 
tendent parfois sur le sol; plus souvent ses 
tiges greles a basesousdigneuse, s'elevent en 
grimpant parmi les humbles broussailles qui 
bordent les eaux ou les forets, et, suspen- 
dues en festons aux branches des Melasto- 
mees, des Laurinees et des Myrtees, sem- 
blent se mirer dans les ruisseaux ou flottent 
en fds delies leurs longues racines adven- 
tives. Comme elle fleurit durant toute Fan- 
nee, dans son lieu natal , on peut presumer 
que la culture ne modificra que faiblement 
ses heureuses dispositions, et que sa flcu- 
raison sera aussi durable que belle. La 
plante a ete introduite en premier lieu dans 
lc jardin botanique de Berlin , d'ou leta- 
blissement Van Houtte vient d'en recevoir 
de beaux exemplaires. 

J.E. P. 



Fig. \. Fleur dont on a ouvert en 1 

rinsnh.'ii d(s ji.'taltN rt dos i;tamin«s. 
plus ou moins grossis.) Fig. 3. Un des < 



I etale plus ou moins le calice, pour montrer 
stil. (Ces deux figures represented des details 
ig. 4. Section verticale du precedent. (Ces deux 



Doue des racines fibreuses et du port des 
T. Moritz'utnum, Lobbianum et Smitltu, 
originaire d'ailleurs de regions analogues a 
celles qu'habitent ces especes, le Tropceolutn 
Deckerianum peut aussi bien qu'elles reussir 
tres bien en pleine terre durant toute la 
belle saison, a moins qu'on ne prefere le 
cultiver en pot, en donnant a ses nombreux 
rameaux l'elegant appui d'un treillis en fd 
de fer. Dans ce dernier cas, on peut en 






faire a volonte 1'ornement du s 
serre froide ou du parterre. Tenu a sec, 
pendant l'hiver, dans une serre froide ou 
temperee, il ne devra plus sortir a Fair 
libre avant la fin des gelees. Les graines 
qu'il murira , selon toutes les apparences, 
pourront servir a sa multiplication; en tout 
cas, la bouture remplirait parfaiternent le 



but. 



L.VH. 



MISCELLANEES. 



f 256. Maulcre tic fixer les espaliers aiix 



Tendez verticalement au moyen deficbes, 
le long de la face du mur, et a une distance 
d'environ 2 centimetres de sa surface, de 
forts fils de fer espaces entr'eux par des 
intervalles d'a peu pres 25 centimetres. Ces 
fiebes consistent simplement en de petites 
pieces dc fer aplaties, longucs de 7 centi- 
metres sur une largeur de 2 centimetres, et 
dont un des bouts termine en pointe est 
destine a etre enfonce dans le mur, tandis 
que 1'autre est perce d'un petit trou pour 



Iaisser passer le fil de fer, ou servir a en 
fixer les extremites. La longueur de ces fils 
doit etre proportionnee a la taille des espa- 
liers; il faut d'ailleurs avoir soin de les 
peindre, ou mieux encore les avoir preala- 
blement soumis a l'operation dela galvano- 
plastie. A ces fils peuvent aiscment etre 
fixees les pousses des arbres, les plus fortes 
au moyen de liens d'osier, les plus petites 
par des brin 



(Gardener's Chronicle.} 



| 237. Composition pour peindre les ofojets en fer. 

: goudron des usines a gaz, 4 li- en plein air, sans quoi Ton s'expose J 

mi, essence de terebentine, \ de- dangercusc conflagration. !-«■ mclal^B 

u forte (acide nitrique), 14 gram- stitue une excellente peinture pour & 

ez ces substances peu a peu par et treillis en fer. 
wecessives dans un vase en fer et IGardmer'* <J< >"""■< 



LAPAGERIA ROSEA. 



Protect riee eclairec ( 



l generosite, que 






Smilaceae § Philesieae Endl. — Hexandria-Monogyn 



CHAR ACT. GENER. - « Floras hermaphro- 


Sull'rutex Un/msis, volubih's; 


■ad ice /«.st/Vm- 




latti . ilinii/alti . eaule tcntiusi n/,, 




|(;iiiiilnlo-c|)inii\t'ii<. fuHulii exleriora Iiasi cnneavo- 






carinata. inferior;! latiora. stilmnguiculata. Sta- 






mina 6, imis pcri-onii 1'oliolis inserta. atlerna 

I' 11 " 1 " '"■':'" ■ : /<'••< ■■■' ■ - ! nl.il.i. libera; (inthv- 






/-;- «■"« •'-. Flor.peruv. Ill 




i'i luiMli\,e. ih-ariiiu, iiiiiloriilarr, placenti* pa- 




hi* eylmdnYus; st; fl ,„u elavaluin. llamt ovat'o- 
oblonga, unilocular is, polyspcrma. Scnina oho- 






Species umca : Lapagrria rosec 


Rliz ct Pat. 


1. c. Hook. Bot. Mag. t. Ui7. 




pulpaniduTant a ia. C ° rnC ' 







Au premier coup-d'ceil jete sur la plan- 
che ci-contre , on serait tente d'y voir une 
de ces malicieuses mystifications par les- 
quelles on a parfois mis a Pepreuve le tact 
des naturalises, en ageneant avee art Tun 
sur Pautrc,des organes empruntes a des 
etres differents. Dans cette tige flexible et 



> Et , d; 



croirait reconnaitre un Smila 

part, ces grandes fleurs 

gantes mouchetures, ne sembleraient-t-elles 
pas mieux a Jeur place sur la tige raide d'un 
Lis, que sur les jets debiles du liane? Rien 
de plus reel, pourtant , rien de plus natu- 
re!, de plus normal que ce type suspecte 
dctre le fruit beteromorpbe de Part; aussi, 
lo «n de nous etonner de Papparent eon- 
sjraste que presentent entr'eux ses carac- 
tCres v «getatifs el floraux , nous devons y 



saisir la piquante confirmation des nflinites 
etroites qui font du groupe des Smilacees 

la vaste famille dont les Lis ct les Aspho- 
deles sont les types essentiels. Rapproche 
des Smilax par ses caracteres de vegeta- 
tion , par ses feuilles et par les propriete's 
depuratives qui font de ses racines un suc- 
cedane de la Salsepareille [Smilax Sarsa- 
parilla), orne de fleurs qui, abstraction 
faite des dismensions et du colon's, semblent 
modelees sur celles de nos obscures Asper- 
ges, le Lapageria, joint a deux genres ana- 
logues, Philesia et Callixene, forme le chai- 
non intermediaire, qui relie Pun a Pautre 
les genres places aux limitcs extremes du 
groupe des Smilacees, et qui rattache cc 
memo groupe aux Liliacees 
ditcs. 

Le La payor ia rosea est une < 



tcs d'elite, dont Introduction tardive dan 
DOS jardins devrait fairc rough? l'horticul 
ture europeenne, si le plaisir de possede 
un bel objct n'effacait les regrets d'avoi 
longtemps neglige de I'obtenir. Origin 



du Chili, 



elassiqiic palri 



jolies plantes qui ornent nos plate-bandes 
ou nos serres froides, elle n'avait etc, jus- 
qu'a ces dernieres annees , qu'un objet de 
curieuse etude pour les botanistes, qui la 
connaissaient d'apres une grossiere figure 
du Flora Peruviana, ou sur des exemplai- 
res d'herbier. C'est seulemcnt en 1847 que 
le jardin de Kcw en recut les premiers 
exemplaires vivants, envoycs de Conception 
par M. Wheelwright, et que MM. Veitch 
l'obtinrent de leur eollecteur M. W. Lobb; 
plus recemment l'etablisscment Van Houtte 
a du a l'un de ses correspondants du Chili 
cette precieuse ct rare nouveaute, qui n'a 
qu'a se raontrer pour capter tous les suffra- 
ges des gens du gout. Avouons-le, pourtant; 



l'Europe n'a pas eu les premices de sa fleu- 
raison , en sorte que la figure ci-jointe, em- 
pruntecau Botanical Magazine, a etc faite 
en partie sur des exemplaires desseches , et 
d'apres un dessin colorie sur les lieuxoula 
plante fleurit spontanement. L'interet peu 
ordinaire, qui doit s'attacher a un tel objet, 
justifie assez l'impatience d'en faire conuai- 
tre les beautes florales par une courte anti- 
cipation ; courte, en ce sens, que, d'apres 
les chances les plus probables, un jour 
tres prochain va nous permeltrc d'admircr 
dans tout leur lustre les fleurs dont la pein- 
ture ne nous donne qu'un avant-gout. 

Ajoutons a l'eloge du Lapageria rosea 
une qualite qui le recommande aux gour- 
mets ; c'est que ses grosses baies oblongues 
constituent, au Chili du moins, un fruit 
d'une saveur douce el d'un delicieux par- 



attendant que l'expericnce nous ait | metalliques ou 
enseigne sur la culture de cette belle I division du rhiz 
mte, voici quels errements l'analogie comme chez les Asperger 
ode desuivrea son egard. Culture Plus tard, quand la pla 
en pot dans la serre froide ; tcrrc forte , telle moins rare , on pourra t 
par excmple que celle de la surface des prai- 
ries, melangec d'un peu de terre de feuilles ; 
disposition des rameaux sur des treillis 



MISCELLANIES. 



plus durables poor i 



, dit-il,du.r .! 
"^'^U-'rehiidll^'olMl.MC.', 
(,,,'„„ ,hi on deux. 



-j- 239. Stir l'existence et Toriginc «1 1 auv souterrain 



- 
2aux qui circulent dans des regions pin 
moins profondes de l'ecorce terrestre 
qu'il s'agit de faire jaillir ces eaux pai 



:_qui >\ I 

dent sans aucune utilite pour 
cependant, au moyen de travaux peu dis- 
pendieux, il est facile de les faire couler au 
dehors sous forme de sources. 

Immediatcment au-dessous de la terre 
vegetale, il existe frequemment, meme dans 
des lieux ou il n'y a ni alluvions proprement 
dites, ni cours d'eau, des debris de roches 
de forme anguleuse, peu coherents, dont la 
nature est la memo que celle du terrain 
Aussi , les carrieres entaillees, 



terrains r 






profondeur 



i stratifies, ne fournissent-elles 
uruinairement la pierre massive, c'est-a-di" 
en blocs volumineux , qu'a une pi 
de plusieurs decimetres, et quek 
plusieurs metres. C'est dans le haut des 
vallons, et, en general, dans les concavites 
du sol, que les fragments anguleux dont il 
sa gi l i detaches de leur position premiere 

ete aecumules i». 
Cetle accumulation, 1 
sur certains points a s'accroitre lentement 
par des elwulcments ou par Taction des 
eaux sauvages, parait remonter, pour la 
Plus grande partie, a l'epoque a laquelle a 
ete acheve Ic modele de la surface du sol. 
Pour abre'ger, nous donnerons ici a ce depot 
de materiaux le nom de depot meuble su- 
perficiel. 

Quand la pluie tombe su 
Partie des eaux , apres s'el 
dessus dela terre ve-.'-hde 
'"'!'"t ineul-le supcifici.I (in 
P'us permeable que le soiio-^, , 
cendre pl us profonde'ment. II se passe alors, 



mi \,i\\<, une 

coule dans le 
?st en general 






rasscmblcnt 



ai river a In surface meme i 
d'une averse, les surfaces c 
verger les filets d'eau qui 

Corame le modele du sous-sol s'e'loigne or- 
dinairement peu de eclui de la supcrficie, 
1'exameu du relief externe suffit pour de- 
terminer assez approximativement le lieu 
de rassemblement des eaux de la couchc 
meuble. 

Les eaux superficielles convergent vers 1c 
fond de 1'entonnoir qui forme la naissance 
de la depression, e'est-a-dire Torigine de la 
ligne de la plus grande pente singuliere que 
l'on nomme le thalweg. C'est dans un point 
place verticalement , a peu pres au-dessous 
de ce dernier, que se reunit une partie des 
eaux d'infiltration, au fond du depot meu- 
ble; elles suintentde proche en proche, en 
suivant le thalweg souterrain du vallon , 
jusqu'a ce qu'elles rencontrent un ruisseau 
dans lequel elles s'infiltrent sans quitter 
leur itineraire occulte. 

Le mouvement des eaux d'infiltration dc 
la couche-meuble sc fait done a peu pres 
parallelement a celui des eaux sauvages qui 
coulent a la surface, mais avec cette diffe- 
rence que ce dernier est tres rapide, tandis 
que le mouvement souterrain, ralenti par 
des frottements, pourrait se poursuivre pen- 



fonte des i 



••Mi 1 "-; 



: demi-circonfe- 



rayon de 500 metres, ou il tombe an- 
illcment une couche de 0,60, dans le 
depot meuble de laquelle il smfillre un 
tiers de cette quantite d'eau, le volume qui 
passera moyennement pendant une annec a 
1'origine du thalweg souterrain sera dc 
1,2 'litre par secondc ; e'est-a-dirc qu il 
equivaut au debit d'une faible source. 
Mais le depot meuble 



des i 

c meteorique-. 






En effct, dans 



par do veritables sources, 
terrains de toutes natures, 
dans le haut des vallons 



voit jaillir la plupart dcs : 

river a la surface, ccs sources ont 

traverser une certaine cpaisseur de 

nimble; aussi, pendant ce trajet, pe 

elles s'y perdre, soit en partie, soit ei 

lite. Dans re dernier cas, 1'eau des sc 

de meme (pie les eaux d 

thalweg souterrain jusqu'a ce qu'< 

inrlo, par voie d'iniiltration, a un ri 



D'apres ce qui precede 
il existe de l'eau , a qi 
profondeur, dans beauco 
qui sont privees dc soui 



nie aquatique de 



,-H.l.i. 



presence dc sanies vigou- 
t, par la fraicheur de l'herbe des prai- 
les au printemps (I). 

Bien que le relief du sol et ses caracteres 
nperficiels presentent des caracteres tres 
nportants a examiner , il faut cependant 
iissi tenir compte de sa composition, et 
oir particulierement s'il est eminemment 
npermeable, eomme de l'argile, ou , au 
ontraire, s'il est facilement permeable jus- 
u'a une certaine profondeur. 

Des que la presence de l'eau dans le de- 
dt-mcuble superficiel est constatee comme 
-es probable, il est facile de faire sortir 



cette eau sous forme de source, en proce- 
dant a peu pres comme le fait M. 1'abbc 
Paramelle dans les indications ordinaircs. 
On se place au baut du vallon, au point 
signale precedemment, ou les fdets d'eau se 
reunissent a la naissance du thalweg. Pcr- 
pendiculairement a la ligne du thalweg, on 
pratique une tranchee transversale, longue 
de 8 a 10 metres et large de 2 metres, des- 
tinee a recueillir toutes les eaux qui des- 
cended dans le sous-sol ; on approfondit 
cette tranchee jusqu'a quelqucs centime- 
tres; il est rarement necessaire de depasser 
la profondeur de 4 a 5 metres. Le fond de 
la tranchee doit etre en double pente, de 
telle sorte que les filets d'eau qui y affluent 



- 



rigole transversale, 

pente suffisante pour 1'ecoulement des earn 
Cette pente , qui est tres faible (au-dessoi 
de m ,002), est generalement beaucou 
moindre que celle du fond du vallon; 1 
fond de la tranchee rencontrera done 1 
surface du sol en un point ou l'eau couler 
d'elle-meme au dehors en formant une ve 
ri table source (1). 

Les observations qui precedent fournis 
sent dcs donnecs suffisantes pour decouvri 
des sources peu profondes dans 






la L.U. 



I pour cola d'avoir recours a des no- 
i-t's simples sur le relief et la physio- 
du sol et sur sa composition. 



(I) liiiii n'empeche d'aillcurs, 



:res moms precis et r 
ployes par les fontair 






I'.iiiil dc la li-.il 
i (juelqucs iik 



source s'accroit souvent 




DDODENDRON PONT 



RHODODENDRON PONTICH, var. vervaeneanum, flore pleno. 



3 § Rhododendrece Endl. — Decandria-Monogynia Linn. 



CHARACT. GENER. — Vid. ibid. 
CHARACT. VARIETAT. - /?. (panticun 
rymbis amplissir ' 



■ 



I superiore maculis flavis consperso; 
s petaloidcas plus 



En attendant que les superbes Rhodo- 
dendron de l'Himalaya , recemment publies 
dans la Flore, aicnt passe du domaine ideal 
de la peinture dans les galeries vivantes de 
nosjardins, je reclame avec confiance les 
honneurs de la bienvenue pour la plus bril- 
lante et la plus nouvelle des varietes du 
Rhododendron pontiewn. Toutes ces formes, 
en effet, qui, des les premiers jours du 
printemps, decorent de leurs riches co- 
rymbes les frais massifs de leur persislante 
verdure, toutes palissent devant celte ri- 
. vale inattendue, produit legitime d'un heu- 
reux caprice de la nature et de Tart : il n'est 
pas jusqu'au Rhododendron 
flore pleno (I), qui ne doive abaisser < 
cran ses pretentions a la primaute. Eleg? 



e, vol. II, pi. m-\U. 



d"e port, richesse de fleuraison , ampleur 
des bouquets et des corolles , nuances deli- 
cates de colon's, tout ne fait-il pas du Rho- 
dodendron Vervaeneannm line plante hors 
dc ligne, meme parmi les varietes d'un 
genre , ou ces qualites , ailleurs exception- 
nelles , constituent , pour l'ensemble de ses - 
types, un apanage presque vulgaire, a 
force d'etre naturel? Le titre de la nouvelle 
plante rappellera le nom de M. Vervaene , 
dont les heureuses tcntatives de semis ont 
dote Fhorticulture de cette richc acquisi- 
tion. Pour ma part, e'est toujours avec une 
vive satisfaction que j'orne les pages de la 
Flore de nouveaute's aussi remarquables , et 
que je reveille les desirs souvent assoupis 
des amateurs , par Tannonce d'une conquete 
si digne de leur envie. 

L. VH. 



egard l'article detaille, ment que la rusticite parfaite du 
la culture des Rhododen- dron {ponticum) Vervaeneannm, \u\ permet 
en parliculier des especes de braver nos hivers les plus rigoureux. 



et varietes de pleine terre (Vol. II. Sep 
b re 1847. fol. I et II). Je dois dire s 



MISCELLANEES. 



f 240. Bouvardia Cavanillesii DC. (4) 




C'est un arbuste d'un vert gai , a feuilles 
ovales courtement petiolees, a stipules (for- 
mees chacune par la soudure des deux ad- 
jacentes) decoupees en trois dents, a fleurs 
ecarlates tubuleuses, glabres, de pres de 
m ,05 de longueur. Les segments de la 
corolle sont tres aigus, et s'etalent en etoile 
tout-a-fait plane lorsque la fleur est parfai- 
ment epanouie. La plante dans son etat 
spontane constitue un buisson raide, dont 
les ramules courts, lateraux et dresses, se 
terminent ehacun par une cyme d'environ 
neuf fleurs; a l'etat de culture, son port est 
a peu pres aussi gracieux que celui du Fitch- 






La serre froide et le traitement ordinaire, 
ainsi que le sol qu'on donne an Bouvarm 

triphi/llu, convienncnt egalemcnt a I'espece 
en question. Ses branches floriferes naissent 
en abondance du vieux bois, pourvu qu'ou 
ait soin d'arreter par la taillc le devclopne- 
ment des jets terminaux. II faut tenir l'ar- 
buste presque a sec pendant tout l'hiver. 
Sa floraison se prolonge du. 



. Limjlev. J num. of the Hort. i 



(1) Piodrom., vol. IV, p. 



| 241. Sor 1 introductiou de Vegetans utile*. 



La botanique, Horticulture et l'agricul- 
ture sont si etroitement liees, qu'il est de 
la plus haute importance d'etudier les effets 
de leur mutuelle correlation. Toute culture 
procedede celle des jardins. Dans les pays 
ou la propricte est tres divisee, le champ et 
le jardin se eonfondent. La plupart de nos 
plantes, soil alimentaires soit fourrniicrcs , 



soil industrielles, sont passees dn jMgi 
dans la ferme; la Pomme de terre, le M»M 
la Batate, le Robinia, le Muricr inult.caue 
en fournissent do renmrquables rvxemi-ie- 

Le developpement de la culture de ii 
turalisation est done une question <» ■ 
plus haute importanre, el I une uV> pi< •■_ 
res conditions qui doivcnt aider a la r<sou 



dre, c'est le choix d'un certain nomb 
voyageurs qui , par leur exploration active 
et intelligente, parviendront a cnrichir 1 
jnrdins d'un nornbre considerable de pi 
dints utiles. Car, ajouter une nouvellc brc 
che a 1'industrie agricole, c'est creer n 
richesse inepuisable dont les bienfaits 
repandront sur une multitude de trav* 



iournisscntlaprcuve), 
reconnu que lc jardinicr est le guide le pli 
-iir de I'agrieulture, puisque les jardins or 
«■!«■ ,j:i>i|u"iei le point de depart des planles 
industnelles ou alimcntaires d'une exploi- 
tation peu dispendieuse. 

Citons quelques exemples : 

La quantite dc Cbanvre introduite en 
France en!847 a el.-depliHdei.,:iOO,()(»Ok.. 
dont 5,000,000 par navires .'■lr.um.M-. Or. 



elles sont mangees avec plaisir 
fburrageres des fanes'de carol 









meuble, en une seule coupe, G k. 1»00 gr. 
de f'euilles f'raiches : elles out dc plus l'avnn- 
tage particulier au Prangos, celui de pros- 
perer dans les terrains calcaires ct arides 
si etendus ct si improductifs de nos pro- 
vinces meridionales. Les Ferule* nc reela- 
ment ni engrais, ni irrigations. 

Les statistiques meteorologiqucs dc quel- 
ques points de la France nous demontrcnt 
la possibility d'y eultiver avee succes les 
veg( : iMiix ligneux de la Nouvelle Zelande ct 
de la Californie. En les signalant a la ma- 
rine , nous parviendrions a doter la France 
d'une foule d'arbrcs precieux qui double- 
'economie lorcs- 



.\.,u. 






' C.l.,,,' 



i" <■'■ i\ m! igeusement par plusieurs plan- 
ts exotiques que nous pourrions , soit eul- 
tiver en grand sans engrais, soit tirer 
directement de leurs patrics primitives, pla- 
cets aujourd'hui sous la domination fran- 
caise (1). 

Depuis quelques annees notre Industrie 
exploite une graminee qui nous rend tribu- 
'""'< 's de ri:spagne pour une somnic exce- 
dant un million. Le Sparte [Stipu lenttvis- 
■«'»») habile les lieuv les plus arides; ne 
serait-il pas possible de l'introduire dans les 
i '' 1 ' '"'us eal. aires du Midi, et de 1'y planter 
comme on phnleVArundo, le Cuhmayrox- 
Us, etc., dans les dunes du departement de 
la Somme ct de la Holla tide , de facon a 
rendre ces terres a la culture en appliquant 
i leur egard le systeme de Bremontier? 

Les races de pommes de terre les plus 
'';!"ne<N en llollnnde sont cellcs qui s'ob- 
J'ennent dans les dunes ; elles out lavan- 
ta ge de se conserver plus longtemps; en 
recommandant leur plantation dans les du- 
nes et dans quelques ilots sablonneux de la 
Lamargue, elles fourniraient un alinient de 
plus aux populations, et s'ajouteraient au 
• l:i|> r| «u\ -mines farincuses. 

Les diverses especcs de Ferule* sont dans 

meme cas, comiue planles lourrageres ; 



diniers. Les richesses e 

tune prouvent l'immcnse avantagc que l'An- 

gletcrrc retire de semblahles auxiliaires. 

Nos jardins coloniaux de naturalisation, 
aujourd'hui en partie delaisses, devraient 
servir d'entrcpot pour un grand nombre dc 
productions vegetales, qui , cultivces avec 

ans nos dill'erentes possesions, f/u-a-c 

jardins de Calcutta, Singapour, Saharan- 
pour, suflirait seul pour justifier leur im- 

La culture suivie ct raisonnee des arbres 

a epires, elablie a I'lle-de-France par les 

soins de Poivre dans le sieclc dernier, a 

isse aux Anglais des plantations de Giro- 

ers, de Museadiers, etc., dont cette nation 

tire aujourd'hui un immense benefice. 

Ces motifs me paraissent proprcs a faire 

mprendre l'utilite des jardins coloniaux, 

nteret que doit y apporter toute nation 

amic des progres, et les droits que ne peut 

manquer d'acquerira la reconnaissance pu- 

blique toute administration qui en assure- 

•ait l'existence et la prosperite en les met- 

ant, avec ses delegues, en rapport soit 

ivec le Museum <l'hi>loire naturelle, soit 

tvee riustit.it agricole de Versailles. 

II seraitdonc cssentiel de rechercher des 
iiijourd'hui quels sont les vegetaux dont 
'inlroduetion olfrirait le plus (facilitates 




wm 



line de nos cultures qui decroit sensi- 
blement et menace de s'aneantir a la Mar- 
tinique est celle du Cafeier. II serait urgent 
de remonter aux causes de cette decadence, 
et de rechcrcher s'il ne serait pas utile de 
substituer au plant de Cafe Martinique celui 
de Bourbon ou de l'Arabie. 

Nous recommandons l'introduction dans 
les Antilles de la Pistache de terre ou Ara- 
chide, dont la plantation et la recolte exi- 
gent peu de bras. 

La qualite de Tabac jadis si renommee 
sous le nom de Macouba indique que cette 
culture eonviendrait encore a nos colonies 
des Antilles, et qu'elle pourrait contreba- 
lancer un jour les produits de Cuba , si on 
lui donnait des encouragements eclaires par 
la science. 

Depuis la destruction des Cacaotiers pa 
l'ouragan de 1772 
point ete renouvel* 
serait de la plus haute importance de re- 
prendre ces cultures, et de recbercher les 
cause qui donnentau Cacao Caraque eta ce- 
lui de la Trinitad une superiorite si marquee 
dansle commerce. On sait que tout le ter- 
rain occupe a la Martinique par les planta- 
tions deCacaotiers fut,immediatement apres 
ledesastre, consacre a la culture du Cafeier 
que De Clieux avait apporte du Museum de 
Paris; qu'il y fit raerveille a cette epoque; 






et qu'il mit bientot le cultivateur a meme 
de la repandre a Saint-Domingue, a la Gua- 
deloupe et dans les autres iles adjacentes. 

La Vanille , dont l'importation constituc 
pour la France une valeur de plus de 
4,000,000 de fr., meriterait de fixer I'atten- 
tion des naturalistes-voyageurs. L'histoire 
de ces Orchidecs est fort obscure. Lc com- 
merce en distingue cinq sortes , qu'il recoit 
des environs de la Vera-Cruz; il serait tres 
important pour la culture, que la botanique 
parvint a les debrouiller, et a introduire 
dans notre colonic de la Guiane, les meil- 



Le but queje signale serait atteint, en en- 
TOjant des naturalistes ou des cultivateurs 
pour etudier ces questions. Les colonies 
loivent etre pour la mere-pa trie 1'objct 
i'une sollicitude eclairee, et celle-ci pour- 






blique, envoyer ( 
peens des commissaires ■ ; eciaux d'ayncul- 
ture et de naturalisation. Cc serait le nioyen 
le plus efficace de realise promptcment les 
intentions exprimees a differentes epoques 

Sully, Colbert et Turgot. 



culture foi'cee du Weigela 



Quoique l'arbuste en question soit par- faudra aux pieds , durant 

fakement rustique, il ne s'en pretc pas taille legere ou plutot quelqu 

moins a la culture en vase pour la decora- afin <lc Irs n nit r loiill'us. Ainsi traites, ils 

tion des fenetres et balcons, ainsi qua la formeront en automne de charmants petits 

culture forcee. A ce dernier effet, cboisis- arbustes, qu'on transportera dans la cou- 

sez, a une periode quelconque, en Fevrier, cbe a forcer, (Luis I.i partie la plus tem- 

Mars ou Avril , de forts exemplaires parmi peree d'une serre chaude, ou la plus chaudc 

ceux qui croissent dans des pots de m ,075, d'une serre tempi 'vvc . en ayant soin de ne 

et transplanted les dans des pots deO m ,15 pas les tailler. Peu d'arbustes presentent 

a O^^O, remplis d'un melange d'argile un aspect plus gracieux, et se contentent de 

tourbeuse, et d'un peu de terre de feuille moins de soins. 
et de sable. Enterrez les vases dans un 
emplacement bien expose au soleil. II ne f. Rows, Gardener's Chronicle, «8# 



MISCELLANEES. 



-J- 243. 



PHYTELEPHAS (Palmiers a ivoire) et lcurs protliiiis. 



II est peu de nos lecteurs qui n'aient 
au moins entendu parler d'une substance 
recemment introduite dans le commerce 
sous le nom d'ivoire vegetal , et qui , rivali- 
sant avec sa vulgaire homonyme pour la 
blancbeur et la durcte, revet corame ellc la 
forme de joujoux, d'objcts de toilette, de ces 
mille petits riens que distinguent la dclica- 
tesseetle fini du travail. Peu depersonnes, 
au contraire, connaissent les plantes qui 
fournissent cette singuliere production , et 
les botanistes eux-memes n'ont eujusqu'ici, 
a l'egard de ces vegelaux, que des donnees 
vagues et incompletes, propres a exciter, 
plutot qu'a salisfaire, lour juste curiosite. 
L'article suivant, emprunte au savant au- 
teur du Botanical Magazine, est loin de 
repondre, sur ce point, a toutes les exigen- 
ces de la science ; mais, comme sir W. Hoo- 
ker a pu mettre en ceuvre des materiaux 
plus complets que eeux de ses devanciers, 
(en exceptant Ruiz et Pavon qui n'ont su 
qu'imparfaitemcnt decrire ce qu'ils obser- 
verent dans la nature), son travail ajoutant 

resume, et rendant d'ailleurs sensible par 
des figures ce que la description la plus ri- 
goureuse ne laisse que vaguement imaginer, 
nous croyons devoir en extra ire (avec des 
modifications) les passages qui presentent le 
Plus d'interet au double point de vue dc 
rartetdc la science. 

« Les premieres donnees sur l'existence 
de Palmiers a ivoire (1) se trouvent dans 



(*> Si 


W. Hooker, paraiss.-ml douter dc I'exis- 






s especes 


dc Palmiers a ivoire, 


















"1 I'av.. 


*, rah 






''"" 1 " >s 


(<■<• a et 




peruvienne la plantc 



l'ouvrage de Ruiz et Pavon, intitule : Sys- 
tema regekdnlium Florae peruviana? et chi- 
lensis, etpubliea Madrid en 1708. L'espece 
principale, Phytelephas macrocarpa, y est 
l'objet des details qui suivent : 

« La plante est nominee Pallipanta. el 
Homero par les Indicns des cbaudes et pro- 
fondes vallees du Perou, qui constituent sa 
region natale, en particulier des environs 
de Clianeamoya, de Vitor, de Cuckero et de 
San Antonio de Playa grande. Les colons 
espagnols l'appcllent Palma del Marsil et 
Marsil vegetal, tandis qu'ils reservent a son 
fruit, a cause de son volume et de son 
aspect, le nom dc Cabeza de Xegro. Ses 
belles frondes servent a couvrir les cabancs 
des indigenes. Son fruit conlient d'abord 
un liquide clair et sans saveur, ressource 
precieuse pour le voyageur altcre ; plus 



[■■ml. i 






modifiant avec son go 
elle se solidifie progresssivement jusqu 
point d'atteindre presque la durcte 



ici la figure. Pour noire part, sans abordcr line 
question de discrimination d'especes pour laquelle 
nous ne po>-edons pas de donnees sulbNantcs, 
nous presumons, neanmoins , d'apres toutes les 
lois de I'analogie de distribution grojirapliique, 
,[ue la plante (iguree dans eel article est speeili- 
quement distinctc de cellc dont on lui a impose 
le nom; en d'autres termes, que le Tagua de la 
\ouvelle-Grenadc, Phytelephas macrocarpa de 
Kuntli et de Hooker, n'est pas la memo espece 
que le Palma del Marsil des colons peruviens, 
qui est le vrai Phytelephas macrocarpa des au- 
teurs de la Flore du Perou. Voila pourquoi, a 

ployee par sir W. Hooker, nous avons eru devoir 

snb'st iluer la forme du plurieb Palmiers it ivoire - . 
quidesigne mieux la SOU* e probablement mul- 
tiple dc I'ivoire vegetal. Redact. 



i liqueur ( 

(ICS qu-il 






jours separes dc l'arbre. L'amande des 
graines esl faconnee par les Indiens en tetes 
de canne et autres objets de fantaisie, tous 
plus blancs et presque aussi durs que 
l'ivoire, tant qu'on ne les laisse pas macerer 
dans l'eau : encore raerae, dansle cas eon- 
traire, la dessication suffit-elle pour leur 
rendre et leur blancheur et leur durete. 
Les ours sont tres friands des jeunes fruits. » 

L'espece en question, Phytelephas ma- 
crocarpa Ruiz et Pav., est caracterisee par 
1'existence d'un court caudex, et par ses 
aggregats de fruits tres volumineux : ces 
traits la distinguent d'une seconde espece 
peruvienne , Phytelephas microcarpa Ruiz 
et Pav., qui, depourvue de caudex appa- 
rent, et n'offrant que de petits aggregats 
carpiques, porte d'ailleurs les memes noms 
et sert aux memos usages que sa congenere. 

A la premiere de ces deux especes 
M. Kunth rapporta (tres probablemcnt a 
tort) le Tagua de la Colombie , Palmier a 
ivoire observe par Humboldt et Bonpland 
sur les bords du fleuve Magdirfenu, et dont 
les graines, au dire de ces celebres voya- 
gcurs, servent a faire des boutons tres durs. 
C'est la meme plante que sir W. Hooker a 
eu en vue dans cet article, et qu'il designe 
egalement sous le nom de Phytelephas ma- 
crocarpa, inalgre l'improbabilite palpable 
dc la justesse d'une pareille determination. 

Quoi qu'il en soit, du reste, d'une ques- 
tion de synonymic aujourd'hui presque im- 
possible a resoudrc, hatons-nous de dire 
que c'est au zele intelligent dc M. Purdie, 
soutenu par la munificence dc l'admmistiM- 
tion du jardin dc Kew, et dirige par les 
instructions de sir W.Hooker, que le monde 
horticole doit l'introduction a l'etat vivant 
du fameux Tagua de la Colombie. Envoyees 
directemcnt de leur contree natale, les 
graines de cette remarquable plante ont 
germe d'abord dans les serres du jardin de 
Kew, cc que n'avaient pu faire, malgre des 
tentalives reiterees, les semences qui se 



La plante elle- 
merae fut observec par M. Purdie, dans les 
forets epaisses et ombragees des collines de 
la province d'Ocana, sur les versants qui 
regardent la riviere de la Madeleine, a une 
altitude de 300 a 900 metres, et jamais dans 
les plaineschaudesou le plat pays. Al'epoque 
de sa flora ison, elle embaume le pays de ses 
parfums, et ses fruits, des qu'ils son t convena- 
blement developpes, fournissent une pature 
favorite a la plupart des animaux sauvages, 

« Autour des graines, » observe M. Purdie, 
« est une pulpe jaune, douce ct buileuse, 
<cque Ton recolte en temps convenable (en 
.Octobre) et qui se vend, a Ocana, a raison 
.cd'un real (environ i fr.) la livre , sous le 
«nom de Pepe del Tagua. Une cuilleree de 
(ccette pulpe, jointe a un peu d'eau et de 
«sucre, constituele eclebre ChiquedeTagua, 
^repute lcplusdclicieuxbreuvagcdu pays.:« 

La planche ci-contre, qui peut donner 
une idee du port general dc ce beau Pal- 
mier, esl la reproduction exacte d'un dessin 
fait et colorie sur les licux par M. Edward 
Mark, consul britannique a Santa Martha, 
qui a bien voulu communiquer a sir W. 
Hooker cette page interessante de son al- 
bum. 

Le tronc de la plante, si trone il y a, 
est reduit a un court caudex presque hori- 

l'ecbantillon recu a Kew, mesure environ 
m ,60, mais dont la longueur est probable- 
mcnt variable 5 du sommct de ce caudex 
s'elevent avec grace une touffc de feuilles 
longues de 6 metres dans leur plus grand 
developpoment , d'une teinte delicate vert 
clair, et pinnees ou divisees a la maniere 
des barbes de plume. La plante est dioique, 
ses fleurs males et ses fieurs femelles occu- 
pant des pieds differents; les premieres 
sont entourees d'une spathe indivise; I 
spathe des secondes se decbire en lanieres 
a mesure que le fruit approche de son de- 



t sont decrites comme 
e simplex, cylindricus, 



, Ihmis |in>\ iliu.- (raiiiisdi rmiatis) arde idoni 
bractea et calyce minimis, sa'ne delilevrni 
r.ftnlru ovala, eoncava. Scpala tria : duo 1; 




? squamas absconditos, qui constant 
srosisilhidcin-oHfilms. 
lilms. Orariiun suhglobasum. Iim'U- 
3 aut 6?) uniovulatis. Stylus 
, apice tripartitns, cruribiis 
unico simplici, rarius bifido, binis 
bifidis, divisionibus intus stigmatosis. Ovula — ?, 
i)tt<g<(ut( iito i\u\)]ici. Drupce nonnullse in capitu- 
lum maximum pondcrosuni aggregata 1 , deprcsso- 
globosce, deorsum cimealo-anfiulalir, subpenta- 



corticata?, tuberculis sur. 


um majoribus, longitu- 


dinaliter fibrosis et in 


parte supra verticem 


fructus convergentibus , 


quadri- et quinque- 




Semina in loculis soli- 


taria, e fructus angul 


s centralibus oblique 








sum bifacialia. Testa 


crassa, ossea, laevigata ; t 


nembrana interna vasis 




mm osseum, solidum. 


Hmhryo peripliericus . juxta hilum sub-basilaris. 


Cirnuiiatia per rhordam elongatam remotiva. » 


Mart. Palm., p. 306. 




D'apres la descript 


on qui precede , les 


botanistes auront pu 


reconnaitre dans Ie 


Phylelephas{\) un de 


es genres a structure 


anomale, dont les affi 


nites immediatcs res- 


(1) La description tech 


iquc des fleurs de Phy- 




avcu de son auteur, sur 


un echantillon imparfait 


(de quelle espece?), el 


aapres les dessins anal} 


tiqucs de plusieurs es- 




e par M. Gaudichaud , 


Jans l'atlas de la partie 


botanique du Voyage de 






eres signales nc convins 




Tagya de la Colombic, 


que sir \V. Hooker a 


P'Tticulicrement en vue. 


Redact. 



Typhacecs et les Pandan&s, il particle en 



en confirmant ces vucs d'aflinites multiples, 
que Martius le place, a cote du JYipa, a la 
fin du groupe des Palmiers, dont il serait 
une forme anomale , et dont il marquerait 
la transition vers les Pandanees. 

Les fruits du Tagua , dit avec raison sir 
\V. Hooker, meritent, plus que ses fleurs, 
Tattention des lecteurs ordinaires. lis sont 
representes, Tab. 496 , attaches a la plante 
entiere, et sous des proportions tres rcdui- 
tes. Un de ces aggregate de fruits partiels, 
figure a cote des graines , Tab. 497, f. 2, 
reduit au quart environ de sa grandeur 
naturelle. Les dimensions des grands aggre- 
gats carpiques conserves dans le Musee do 
Kew, sont de m ,25 de diametre sur 6 de- 
cimetres de circonference. Dans la nature, 
ces grandes tetes de fruits aggreges (dont le 
nom vulgaire « Cabeza de Negro, Tete de 
Negre , » indique asscz l'aspect caracteristi- 
que), ces tetes, disons-nous, reposant a la 
surface du sol , ou logees entre les aisselles 
des feuilles, constituent une especc de drupe 
sec; c'esl-a-dire que l'cnveloppe des graines, 
d'abord fluide, molle ou pulpeuse, forme 
chez les fruits murs, une masse dure et 
presque ligneuse, renflee en trois, quatre 
ou cinq lobes irreguliers, et toule bosselee 
de tubercules anguleux, coniques, a peu 
pres comme la surface d'un Ananas. (Nos 
lecteurs comprendront aiseraent que chez 
le Phylekphas, aussi bien que chez l'Ana- 
nas, ce qu'on nomme vulgairement le fruit 
n'est qu'un aggregat de fruits veritables 
tous soudes entr'eux, et dont les sommets 
saillants forment les tubercules superficiels 
de la masse entiere, Redact.). Chaque lobe 
de la masse carpique recouvre un nombre 
variable de grosses semences ovales, obo- 
vees ou presque spheriques, quelquefois 
deprimees ou lateralement aplaties par leur 
pression mutuelle, durcs, lisses et d'une 
couleur brun-grisatre. Ce sont les graines 



s a l'Europe ; < 
seulcs renferment la substance 
qu'on y recherche. Leur tegument 
dur et crustace, se detacln 
laissant a nu une mince pellicule 
parcourue par des vaisseaux 
et sur laquelle une depression ou un etroit 
foramen indique la place occupee par l'em- 
bryon. Abstraction de ce dernier petit 
corps, la masse entiere que recouvre la 
pellicule est constitute par l'albumen, pro- 
vision de nourriture preparee pour la ger- 
mination de la plante, et qui, charnue, cro- 
quante et bonne a manger chez la Noix 
(graine) de Coco, possede chez le Phytele- 
phas les caracleres apparents de l'ivoire. II 

blances entre l'ivoire vegetal et l'ivoire ani- 
mal ne sont que superficiellcs, et que la dent 
de I'elephant et l'albumen de la graine du 
Phytelephas ne sauraient offrir une structure 
identique. Celle de l'albumen du Phytele- 
phas a ete pour M. Morren l'objet d'un tra- 
vail que nous nous contenterons de signaler 
aux hommes speciaux, pour ne pas engager 
les lecteurs de la Flore dans les sentiers 
ardus de l'anatomie microscopique. 

L'introduction de l'ivoire vegetal dans les 
ateliers de nos tourneurs est incontestable- 
merit recente: mais, nous ne saurions lui 



assigner de date precise ; sir W. Hooker fait 
la meme remarque negative au sujel deson 
introduction en Angleterre, ou il parait 
neanmoins etre deja passablement repandu. 
On peut acheter a Londres, chez les tour- 
neurs ou les marchands de joujoux, des 
graines de Phytelephas, a raison de 1 shel- 
ling (1 fr. 25 ct.) la piece, soit entieres, soil 
depouillees, au moyen du tour, de la moitie' 
de leur tegument , de maniere a exhiber la 
belle substance eburnee de l'albumen, dont 
la blancheur efface celle de l'ivoire verita- 
ble. Moins cher que cette derniere produc- 
tion, l'ivoire vegetal se presente en mor- 
ceaux assez grands pour fournir une foule 
de pctits objets tout d'une piece; et pour 
certains articles d'un plus grand volume 
on peut aj uster parfaitement Tune a l'autre 
diverses pieces isolees. C'est ainsi qu'on 
adapte a de petites boites faites d'une seule 
graine de Phytelephas i 
la substance d'une autre de ces graines 
deux objets , represented dans la figu 



i tire de 



quant , le produit de 1'art raffin 
rope, en contraste avec l'ebauche 



\ de l'Eu- 



Tab. 496; voir au has de la planche. Tab. 497. Fig. \. Aggregat de jcunes fruits duTagm on 
Palmier u ivoire de la Colombie, avec- les debris Ian-res de leur spalhe. Fig. 2. Le meme aggre- 
gat carpique, dans son etat de maturite parfaite. La snrlaee a snlli.s mi «s de fa-n- ' ! "' 

fruits (pour la plupart avortes) a etc brisee sur un point, afin de montrer quelqucs unes a© 
graines qu'elle rceouvrait. (Cvs prarnvrs Jvtaih sunt rrjtrrsciites it pen prt>s au quart de 
grandeur natur dk). Fig. 5. Graine en germination. Fig. 4. Coupe d'une graine inure '!« 1""" " . 
de son test crustace, pour fa ire voir le retail \.im ul..ii.- du l.'-um.-iil interne, le mil i.q>>l' '"^'''_ 
correspond l'cmbryon, et l'albumen pared a l'ivoire. F!;:. :;. Jou|ou labnque .nee h\oire y-^ 
tal par les Indiens dc la republique de l'Equateur : On presume que c'est une grossiere rep^- 
sentation du Lama ou A/pacha, bien connu comme le representanl du ehameau dans les An . ■ 
Fig. 6. Boitc tournee a Londres avec la meme substance du Phytelephas. (Ces derniers aei 



NEMTANTHIIS IOMA. 



Gesneriacese § Beslerk 
CHARACT. GENER. — « Calyx 1 



trios, fleur, par allusion aux pedicelles 
Bartl. — Didynamia-Angiospern 






formi-campanulata 






lias tubo inserfn 

uniloculare,/;^ 

i plurima in funiculis 

3oriacca. n 

Livalvis. vnlvis mrili'o plaecntiferis. Semina plu- 
rima, oblonga. Embryo..,. 
Frutices BrusiUcnsvs . super arborcs sanulcn- 



paria cohanrentes, I 
glandula stipatum , 1 
brcvihus , anatropa. 



III. p. 47. Hook. Bot. Mag. t. UW. 

old SciIRAI). ill ('.U'ttil 

P.719.Max.P«i>zv..n Ni.w.U 



Parmi ces gracieuses m : ali<.ns a»-i enne* 
qui person ifient en quelque sorte la poeti- 
que fiction des sylphides , et que la science 
embrasse sous le nom d'epiphytes , a cote 
des types vulgairement classiques des Or- 
chidees, on aime a reconnaitre les repre- 
sentants de ces families vegetalcs, dont les 
raembres plus modestes fixcnt presque 






II y a dans ces diversites d'habitudes et de 
port entre des ctres etroitement allies , tout 
le charme et le piquant d'un contraste inat- 
tendu. Si, d'une part, dans nos parterres 
d'Europe , les Rhododendron nous apparais- 
sent avec la raideur d'arbustes compacts , 
groupes en frais massifs de verdure, de 
l'autre, au contraire, dans les bumides fo- 
rets de Borneo, des iles malayennes, des 
nautes cimes des monts sub-himalayens , 
1'ceil etonne reconnait les traits de ces ar- 
bustes favoris cbez de belles epipbytes;, 
qui balancent aux brandies des arbres leurs 
l, "ges greles et leurs riches corymbcs. Meme 
contraste, dans les forets vierges de l'Ame- 



siale , entre les formes terres- 
•mes aeriennes des Ges 
Ici , le Gloxinia speciosa tapisse du 
de ses larges feuilles le flanc d'une roche 
bumide ou le bord d'une source ombragee ; 
sur vos teles, parmi les festons de banes, 
oscillent commc autant d'elcgants pendules, 
les brillantes fleurs des Nemahndhus. Ce 
dernier exemple nous amene naturellement 
au sujet plus special de cct article. 

Les Nematanthus se rangcnt a cote des 
ffypocyrta dans cette section naturelle du 
groupe des Gesneriacees, qui doit son nom 
au genre Beshria, et son caractere essentiel 
a la liberte parfaite de l'ovaire et du calice. 
Leur denomination generique est une heu- 
reuse allusion a ces pedicelles filiformes qui 
imprimentaleurpor 
ginalite. Les trois especes j 



hrtd'tiri- 




d'llheos, lc Nematanlhus 
a ce qu'il semble, dans quelques jardins 
d'Europe sous le nom de Nematanthus Mo- 
relliana {sic), lorsque sa fleuraison dans le 
jardin royal de Kew a permis a sir W. Hoo- 
ker de lui rendre sa veritable denomina- 
tion^ surtout de le distinguer parfaitement 
du Nematanthus longipes DC. (Voy. Bot. 
Mag. t. 4018) (1), espece a laquelle le sa- 

(1) C'est probableraent a c 



rapporter comme synonyme, d'apres une 
nple diagnose trop peu explicite. 



thus longipes DC. <i"' 11 ' "'' ."dr'iidi.- '""i" 1 ' 
synonyme le Nematanthus GuilleminiL du janliu 
de Paris, (Jacques et Herincq , Man. gen. des pi.. 
13me Hvrais., p. 580) ou Columnra Cu'dhmhuiu 



\ 



Dire que les Nematanthus sont des plan- 
les des forets tropicales, qu'ils sont epiphy- 
tes, et que leport, aussi bien que les affini- 
tes, les rapproche des jEschynanthus, c'est 
indiquer iraplicitement qu'ils veulent etre 
tenus dans une serre chaude et humide, 
telle par excmple que la serre a Orchidees. 
Rien de plus aise, du reste, que leur culture 
et leur multiplication. Supposez un jeune 
pied tenu en pot : il faudra rapprocber le 

d'une moitie de noix de Coco a fibres a demi 
du tronc d'une fougere, 



JRE. (S- C.) 

et lier sur 1'un ou l'autre de ces appuis la 
premiere tige de la plante, qui ne tardera 
pas a s'y fixer d'elle-meme au moyen de 
racines adventives ; en r^petant l'operation 
sur des points d'appui separes, pour cbaque 
rameau de la tige mere, on pourra bien tot 
isoler complement ces rameaux,et en faire 
autant depieds a vegetation epipbyte,dontil 
convient derebausser la beaute naturelleet 
d'entretenir la fraicbeur, en les entourant 
de touffes elegantes de Selaginella denticu- 
lata ou de Selaginella caesia. 

L.VH. 



MISCELLANIES. 



f 244. 



terrniu pour les semis. 



Oni 



i saurait visiter, en mai ou enjuin, 
divers jardins de son voisinage, sans etre 
frappe de l'etat inegalcment avance de re- 
coltes du meme genre, placees sous des con- 
ditions identiques de situation et de sol. 
Et pourtant, les pois, les haricots, les 
oignons, etc., ayant d'autant plus de valeur 
qu'ils sont plus precoces, tout le monde 
devrait connaitre et appliquer les moyens 
d'en hater la production, « Quand avez-vous 
seme vos oignons? » demande un jardinier 
a son confrere, « car, je vols qu'ils commen- 
cent a grossir, tandis que les miens poigncnt 






ilieu de fevrier, » repond 
» cuuiment avez-vous pufaire?" 
reppendl'hommcaux oignons tnrdifs; ■ ear, 
a cette epoque, mon terrain etait trempe 
d'eau au point de defier toute culture. » ce 
petit mystere, par lequcl un cultivate^ 
gagnelepassurun autre , /expnque " 
realite trcs ..implement, quoique les pWti 
ciens en negligent trop souvent lappiica- 
Tel jardinier abandonne son terrain a 
partir dHa.itoini.e, ji,„q,.\-. I^'H"'- '"' ( , 
retour du prinlcmps l'avertitquil iautcon 



terrain va repondre a la douceur d'un beau 
soleil. Mais son illusion durepeu.Le premier 
coup de houe lui prouve qu'il ne suffit pas 
d'une ou deux journees de beau temps, pour 
dissiper l'humidite surabondante accumu- 
lee dans le sol par Ies pluies et les neiges de 
tout un hirer. Ses souliers s'encroutent de 
mottes pesantes ; sa lioue lui refuse le ser- 
vice; bref, il abandonne de guerre lasse 
l'ceuvre commencee. Le jour suivant c'est 
la pluie qui l'arrete ; en somme, d'obstacle 
en obstacle, il n'arrive souvent a son but 
qu'apres que les vents de mars ont dessecbe 
la surface du terrain, et que les semis du 
voisin sont deja sortis de terre. 

Comment s'y est pris cet heureux voisin 
pour obtenir un tel resultat? II n'a pas at- 



tendu les grands froids pour creuser des 
tranchees dans son terrain, et pour y elever 
la terre en ados , de maniere a l'cxposer a 
l'iniluence des gelees qui la rendent friable : 
aussi, des le retour du printemps, la lioue et 
le rateau ont-ils pu aisement niveler un sol 
si bien prepare, et le semis a-t-il pu se fairc 
dans les circonstances les plus favorables. 
La precocite des produits n'est pas, du reste, 
le seul avantage qui resulte de cettc md- 
thode : elle met aussi un obstacle a la mul- 
tiplication des insectes nuisibles, et rend la 
terre plus apte a determiner une germina- 
tion rapide. En general, il ne faut pas atten- 
dre jusquW Nor! pour preparer le terrain; 
mais a la rigueur, on peut y etre encore a 



Hlci (Achimenes Klei, Hortul.) 

La vignette ci-jointe peut donner une 

juste idee des dimensions vraiment remar- 

">^ cpialdes des thins do I.i premiere variete. 

# XTe limbe floral depasse de bcaiieoup 

W ,/' \ les proportions ordinaircs du type, 

jf r a \ dont il presente d'ailleurs tous les 

||g/V \ earacteres essentiels, tant pour 

B&v mh\ la forme que pour la couleur. 

! i plante sont 

clliptiques-obovales,! 



\ dYtrc 



li|''i- 



' 



nme cbez la im-me 

&&<\ ordinaire de l'espece ; clles 

Kl sont aussi comparativement 

I plus larges, et leurs bords 

/ nombreuses et plus profon- 

/ des. Cette ricbe nouveaute a 

ete obtenue par M. Regel, qui 

jssus. Elle existe deja dans quel- 
; jardinssous le litre A' Achimenes 
flora, var. elegans , nom que les 
devront peut-etre preferer au 
mme exprimant mieux le carac- 
al de la plante. 
; de flcurir dai 



s fleurs. Elle' a ( 
s conservons a t 



f 246. Pechers a flcnrs doubles, de semis. 



Messieurs, les quelques branches de Pe- 
chcr a fleurs doubles que j'ai 1'honneur de 
deposer sur le bureau ne vous offriront rien 
de bien nouveau, puisque plusieurs fois deja 
notre bon collegue M. Camuzet vous a parle 
de cette variete, qu'il a vue se multiplier 

qu'une nouvelle preuve de son assertion que 
j'ai 1'honneur de mettre sous vos yeux -, c'est 
pourquoi je n'ajouterai que quelques mots 
d'historique a ce fait, qui me parait parfai- 
nsontre. 
A 1'automne de 1845, je mis stratifier 
douze noyaux de Pecher a fleurs doubles, 
que je plantai en mars 1846. Vers la fin de 
mai, einq sculemcnt leverent, et, a la fin 
de cette meme annee, ils avaient atteint de 
4 a 6 decimetres de hauteur. Au printemps 
de 1'annee suivante, je taillai en crochet 
une partie des branches inferieures, et leur 
I fut a peu pros la meme. Les eve- 



m'empecherent de les transplanter : ils ve- 



i place du semis ; 






environ 1 ra ,50 a 2 metres de hauteur, 
et ils sont garnis de branches sur presquc 
toute la hauteur des tiges. Dans ce moment, 
5 avril 1849, sur les cinq individus, quatrc 
sont couverts de fleurs sur presque toute la 
longueur des branches et a chacun des 
yeux ; ces fleurs me paraissent absolument 
identiques avec celles des Pechers a fleurs 
doubles grefles. Les quatre jeunes sujets 
fleuris sont aussi tres semblables entre eux, 
comme on peut le voir par les quatre echan- 
tillons deposes; j'y joins aussi quelques 
echantillons du Pecher a fleurs doubles 

Comme on vient de le voir, on n'est point 
attendre le results t 

n'ont que trois ans de vegetation. 




auteuil rustique! Quelle discordance 
e ces deux mots accoles! Le fauteuil 
t-il pas ce meuble jadis aristocratique, 



l'edredon ou la plume, on le luxe s'etale 
en riches tissus? Par quelle figure hardiele 
nom de cet ornement du salon et du boudoir 
designe-t-il l'objet a formes nisfitjiies que 
nous presentoiH aux amateurs de la cause- 
rie sous l'ombre? Oui, delicats lecteurs et 
vous plus delicates lectrices, voila le siege 
moelleux sur lequel l'ombrage doit vous 
paraitre plus frais, le chant du rossignol 
plus suave, lo paysage plus riant. C'est la 
l'acccssoire oblige de la tonnelle, du ber- 
ceau de lianes ou vous venez chercher le 
calme et la solitude. Puissiez-vous y lairc 
de beaux reves, et ne pas vous plaindre a» 
I'f'voil il'une dure realite. 



CAPAMA GRANDIFLOIIA. 



Gesneriacese-Besleriese (Bartl.) DC, Dne 

<:il\l;.\i I (,! M ii. . , I :,.;.■. subregu- 
baceis, trinerviis. Corollu (fen L <, ri<e) in _n 

parum vcntricoso, limbi \eviter obliqui lobis 3, 

lirevibus. latis, emarginatis, inter sc subfequali- 
Jjiis. *fiu)ii)iti i. (lid\ naiiiii. inclusa, filamentis 




Didynamia-Angiospermia 

termini tUhllS l()lll/is, SlTflllo pilUcifl, 

Us ; prdirellis intCijiliiUlnls, lumps, 

bractcola lanccolutn stipulis; llnrilni- 
miispiatis, iiHtf/liis, cx/tts piihcsccn 
tllbo iiitus Unci's, limbo ptUtcUs SCI 
reis elegantissime picto. 

Charact. gen. ex ieone Lin<leiiian 
criptioncgt 

Capanea 

Sj». uniea : Cupaiwu i/nuttUflnnt Dm: I. c i 

lies! > , , fi/h II R k.\o\ Gen ai 
p. 401 . DC. Prod. 7.p.5o9(moncnt< CI. I)k« ai 

i'C.' 7 ' 



Lorsqu'un groupe de plantes ornemen- 
des a blase en quelque sorte notre goul 
jr des formes tou jours belles en elles-me- 
>es , mais qui perdent de plus en plus le 
restige de la nouveaute, on est heureux 
e recruter dans la nature quelqu'un dc 
Js types qui reveillent en leur faveur 1'at- 



e des profar 
. C'est avec i 



et l'adni 



3il sentiment 
de satisfaction, que nous communiquons au 
monde horticole le Capanea grandiflora. 
Elegance du port, amplitude peu ordinaire 
des fleurs , gracieux effet de mouchetures 
vivement eolorees sur le fond tendre des 
corolles , nouveaute parfaite dans son in- 
troduction , culture facile en serre tempe- 
r ee, espoir de voir de nombreux rejetons 
hybrides combiner les beautes de ce type 
avec celles d'autres Gesneriacees ; que de 
titres pour assurer a une plante une place 
d'elite parmi les favorites de nos jardins! 

Originaire de la Nouvelle-Grenade , le 
Cnpanea grandiflora a ete obtenu par 
M - Linden de graincs recoltees par lui 
^ns les environs de S ,a -Fc de Bogota; la 



figure que nous en publions a etc faite 
d'apres un dessin original, communique par 
cet infatigable naturalistevoyageur, et dont 
l'exactitude a pu etre veriliee par M. De- 
caisne, sur les echantillons desseches qui lui 
ont servi a tracer les caracteres geneViques 
de la plante. Celle-ci n'existe a l'ctat de 
culture que dans les serres de M. Van 
Houtte, a qui 31. Linden en a cede 1'e'dition 
complete ; nous en attendons tous les jours 
la fleuraison avec une impatience qui sera 
sans aucun doute partagee par les ama- 
teurs; car entre la representation la plus 
exacte d'une plante et la vue de la plante 
meme, il y a tout l'intervalle de 1'ombrc 
a la substance, de la froide immobilite du 
marbre au mouvement du corps plein de 
vie. Encor si la peinture retracait toujours 
les formes avec la fidelite d'un miroir ou 
d'une chambre claire, peut-etre pourrions- 
nous dans ce cas adjoindre au Capanea 
grandiflora une compagne digne d'elle, 
puisque une grossiere esquisse du Gloxinia 
ligridia, Ohleno., nous inontre assez de 
noinis dc re^-mblance entrc l'obict qu'elle 



pretend representer et celui dont il s'agit 
dans cet article, pour ne nous laisser 
presque aucun doute sur l'identite' gene- 
rique des deux plantes. Ce sont bicn , en 
effet, les memes feuilles, la meme inflo- 
rescence en ombelle simple a longs pedi- 
celles, les meraes grandes corolles campa- 
nulas a elegantes mouchetures; mais, les 
caracteres essentiels du Gloxinia (igrhlia 
sont trop vaguement dessines, pour nous 



permettre d'appliquer a la plante le nom 
de Capanea. Quelle que soit, du reste, la 
denomination generique qui lui convienne, 
de grandes fleurs vert de mer, mouche- 
tees de pourpre , font de l'espece en ques- 
tion un digne pendant du Capanea gran- 
diflora, et l'horticulture doit doublement 
s'applaudir de ces deux precieuses acqui- 
sitions. 

J. E. P. 



Ce n'est pas un des moindres avantages tres bien dans un compost de terre de 

des Capanea que d'exiger tout simplement feuille et d'argile; ils se multiplient parfaite- 

la protection de la serre temperee. II faut ment de boutures, prises surtout sur le 

les y placer dans une situation assez om- jeune bois, et placees sous cloche, dans les 

bragee, sans les exposer neanmoins a filer conditions ordinaires. 
ou a s'etioler. Nos exemplaires vegetent L. VH. 



MISCELLANIES. 



f 248. Mote de n. Alph. 

ndu, par erreur, dans les jardins 






le continent une jolie espece de Cuphea, qui 
est figuree sous le nom de C. plutyrcnlra 
Bemh., dans la Flore des Sevres et ties Jar- 
dins de V Europe, deccmbre 1846, pi. 180. 
II parait qu'on avail pense pouvoir la rap- 
porter a l'espece etablie sur une simple 
phrase, par M. Bentham, dans ses Plantm 
Hartwegiance , p. 7, espece dont il existe 
fort peu de types , car elle a etc recueillie 
dans le jardin de Mexico par Graham seu- 
lement , et ne se trouve pas dans les col- 
lections distribuees de Hartweg. En com- 
parant la plante vivante avec la phrase , 
j'ai rcmarque eertaines differences, et ayant 
communique mes doutes a M. Bentham , 
en lui envoyant un echantillon de notre 
pied du jardin botanique, il m'a re'pondu 
que les deux plantes sont effectivement des 
especes differentes. a Ma plante, dit-il dans 



i sur un Cuphea 

us le nom dc Cuphea ptatycentra Both. 

une lettre, a les feuilles plus Iarges que h 
votre. Le calice un peu plus long, herisse 
de quelques poils , a eperon plus long et a 
six dents dont les superieures sont lanceo- 
lees et les inferieures triangulaires et non 
cilices, au lieu que le calice de votre echan- 
tillon a lebord dilate, ondute, a peine deal^ 
et (iiii( ; (rune maniere fort remarquable. | 
Vu la belle eouleur de la plante des jar- 
dins beiges, eouleur qui se conserve meme 
dans l'herbier, je lui donne le nom de 
Cuphea ignea. Voici des phrases compara- 
tives pour les deux especes, aussi bien que 
je puis les faire sans voir l'echantillon au- 
thentique de M. Bentham. 

C. plufijrnitrri. (Hevth. PI. IF.ii'lw.. |>. 7 sin« 
num.), ramis eomnressis puberulis, folns petioia 



C. if/nru (Alpli. DC), rami's subangulosis, foliis 
pdmlalis ovalo-lamrnlatN acuminatis basi an- 

i;ii.sfatis loiter scab iiiM-ulis. , s ,!,,,! n> 

pctiolo duplo triplo quadruplovo longionbus, 
.a!\rilnis L-lnn-ati.-. iubo glabro apicc undulato 
hmluialo lirovilcr (i-dciilaio . dcntibus callosis 
uncinatis, calcaro broviusculo dilatato, petalis 
nullis, staminibus omnibus elabris. — Culta in 

descriptio fusa. Variat 

J'ai vu toujours onze etamines , tandis 
que M. Lemaire parait en avoir vu quelque- 
fois douze, d'apres la difference qui existe 
cnlre sa phrase ef sa description , dans 
l'ouvrage cite. Le ealice a 9 ou 10 lignes de 
longueur. II est d'un rouge vif, avec une 

une marque blanche du cote supe'rieur. 
Dansce Cuphea I'eperon se trouvedu cote 

plante. L'etamine qui manque est aussi de 



ce cote. II y a deux verticillcs d'etamines- 
celui qui se detache le plus has du tube 
est oppose aux dents calleuses du ealice. 
Les filets sont indupliques dans le bouton. 
Le pollen ovoi'de, un peu triangulaire 
s'ouvrant aux 3 angles. Un nectaire tres 
gros, glanduleux, deprime, presque quad- 
rangulaire , se trouve pendant a 1'interieur 
de I'eperon. L'ovaireressemble a un legume, 
sillonne du cote supericur, muni d'une ner- 
vure au fond du sillon et d'une autre au 
cote oppose. Deux cloisons incompletes 
alternent avec les deux nervures. Le pla- 
centa s'eleve du centre et se trouve plus 
gros du cote du nectaire, soit cote supe- 
rieur : il se ramifie et porte de chaque 
cote des ovules pedicelles. On dirait qu'il 
existe la trace d'un autre placenta dans le 
fond de la loge inferieure. — Ces details 
ne sont pas inutiles pour aider a compren- 
dre les modifications curieuses des fleurs de 
Cuphea. lis competent a quelques egards 
1'excellente description publiee dans la 
Flore. 




Dans les periodes 
comme cclle que nous traversons, 
oeil ne se repose avec charme su 
tableau de calme et d'innoccncc ! 
esprit ne se reporte volontiers ver 
age de douce insouciance qui f< 
l'aurore de la vie, et dont les souv< 
se eolorent a travers le prisme de 1' 
gination, des teintes les plus riant 
les plus pures! Heureux temps, 
effet, que celui ou la nature toute 



et les fleurs. Si les unsv 



jsessoufflerent 

a leur poursuite, que de fois 

exercerent vos jeunes ima- 

aux difficultes de leur con- 

i, sur cette onde paisiMc, 

ni ses larges feuilles la fleur 

dont T'eclat sednit vos regards. Mais, 

helas! l'onde jalouse s'interpose entre 

v.iiic ni tin ii ip it i un vi 1'objet de vos 

i r,:-xnu< ;i votir Lonqurl 






blcs;un peu d'art va faire de Fun 
l,i baguette (onto puissantc qui vous 
votre conquete. Le triomphe est c 
alors; car quel prix pourrait y ajn 
nom del'objct ronr|uis? Mais, aujoi 
lVnlanl sest fait homme ; la relies 
mele a vos joies les plus naturelles; 1 



eclat , ni ses 

irs a la voir 



Hotter sur l'onde paisible 
mais , en la saluant du nom poetique de 
Nymphea, vous revez peut-etre a millc 
points de son bistoire dont votre imagina- 
tion d'enfant n'avait pas meme entrevu la 
trace. Heureux encore que vos cceurs soient 
restes sensibles aux charmes de vos pre- 
mieres impressions ! 



Cet appareil auquel son inventeur, M.Ri- cbeminee, de placer sur la grille trois ou 

chard Gallier, de West Bromwicb (Angle- quatre charbons ardents , de repandre um- 

terre) propose d'attacber son propre nom, formement sur ccs dcniicrs la qnnnlite rc- 

est destine a eviter aux janlinicrs on ama- (jin'se de tabac, de remettre en place le 

teurs l'inconvenient de rester dans une at- cbapeau de la cbeminee ct de fermer, en 

mosphere de fumee de tabac, pendant Tope- sortant, la porte de la serre. Le reste s'exe- 

ration de Venfumage des scrres. II consiste cute de lui-meme, avec un succes parfait, 

en une cheminee conique (probablement en suivan teur. La ledaf- 

tole), formee de deux moities supcrposees , tion du Gardener's Chronicle ajoute que Tap- 

dont l'inferieurc, elevee au-dessus du sol pareil est tres bon, toutes les fois quon 

par des pieds assez courts , porte une grille peut le laisser bruler sans le changer de 

dans son fond. P nun, place, 

il suffit d'enlever la moitie superieure de la 



f 251. lucre noire indelebile pour ecrire 



Tres souvent les amateurs de plantes sont I verre ou de porcelain.", en y ajoutant im. 

embarrasses pour numeroter leurs plantes, [ partie d'eau, afin d'obtenir une pate bien 

sans avoir secours au moyen emplove gene- homogene; on verse ensuitc le restant e 

ralement,qui<<K f primer l'eau en continuant de meler le tout en- 

des numeros sur des lames de plomb ou de semble. , . 

zinc. Au moyen de l'encre dont nous don- On se sert de cette encre pour ecrire su 

nons ici la composition, on peut, ce qui, le zinc. Avmt de s'en scrvir, il faut avoi 

selon nous, vaut mieux, inscrire avec une soin d'agiter chaque fois la boutedle ou ■ 

plume le nom de la plantc que l'on veut flacon qui contient cette com P osi tio _° '„ » ^fn 

Voici la recette : grande 



,.,.!,■,•. 






quelques jours , les caracteres prennent une 
grande solidite. Le noir de fumee peu^, 

colorantes minerales. 






CAMELHA CANDOR. 



Ettm. Voyez ci-dessus, t. II, Juin 1846, PI. III. 
Ternstroemiacese § Camellieoc DC. — Monadelphia-Polyandri 
CHARACT. GENER. - Vide supra I. c. 

Ca 11 



Qu'il me soil permis, 
monde horticole cette charraante variete de 
Camellia, de payer un nouveau tribut de 
regrets et d'eloges a la memoire d'unhomrae 
dont la fortune et les loisirs furent genereu- 
sement consacres ail profit de Yaimable 
science. Poetc dans l'acception ordinaire du 
terme, VV. Herbert porta dans l'etudc de la 
botanique corame dans la culture des fleurs, 
ce gout exquis, cette vive imagination qui 
repandraient un parfum de podsie sur les 
sujets les plus prosai'ques, et qui, appliques 
a la contemplation de la nature, ne font 



qu'en rcbausser les merveilleuses beautcs. 
Si le Camellia candor se recommande par 
un joli nom de bapteme, graces en soient 
rendues a son spirituel parrain ! Je crain- 
drais, pour ma part, de detruire le charme 
d'unc ingenieuse allusion, en profanant par 
le froid contact d'un seul terme descrip- 
tif ce simple mot candeur, qui traduit 
dans son gracieux laconisme, ce que la 
peinture exprime a son tour avec toute la 
magie des formes et des couleurs. 

L. VH. 



Consulter, a cet egard, un article general 
i-dessus, torn. II, Juin 1846, tab. III. 



culture des Camellias, insere 



MISCELLANIES. 



| 252. IVouvelle espece i 



voyageur anglais, M. 

Gardener's Chronicle la 
note suivante : 

., % ,! La plante la plus extraordinaire que 
J aie jamais vue est une espece de JYijmphwa, 



Hollande) par le 25° 50' de latitude sud , et 
le 452° 45' de longitude (merid. de Green- 
wich). Elle pousse d'une profondcur de 
4 m ,50, et au-dela ; le diametre de ses feuil- 
les depasse m ,45, celui de ses fleurs, 
dans leur libre expansion, atteint m ,28. 




(Pinaceae § Cupresseae Lindl. Vcg. ¥ 

Le genre Actinostrobe differe des genres Frenela, Cal- 
le ses cones, le nombre 
des valves" de ceux-ci, par des braetees 1 

enfin par le nombre des graines , tri- ou seule- 



(Nouvelle-Hollande) et que 
n cultive maintenant dans 
les jardins botaniques, ou elle 
| A J eroit et fructifle comme les 
\ A I K autrcs Cupressinees de serre 
\ " V 1 J froide. 

\L \i/ Selon Drummond et prciss ' 

"\.\\7 elle prefere dans sa patrie les 
/ Y\ endroits qui pendant l'hiver 

7 H _a \ ~\ sont inondes par la mer. 
La, elle forme un arbuste 
pyramidal , eleve , a 
brandies cylindriques, 
a rameaux alterues, 

triquetres - ai- 

g US , garnis 

de feuilles 

serrees, 



s tonninnli.'i snl.-lolwa. Stamina plu 



nees avcc Jes tiges, excepte au sommet, qui 
est libre et aigu. Les pedoncules des cones 
sont couvertes de nombreuses ecailles, dont 

cdnes) sont plus grandes, obtuses, opposees 



pales. Les i 



d'abord ovoi'des ou 



cylindriques, mais a I'etat de matmite ii- 
deviennent presque globuleux. Les valves 
ont 8 lignes de longueur et depassent la 
colonne centrale. La re'sinc qui romplit les 
cavitcs des sinus des graines est liquide et 
d'une odeur agreable. 



doncules et sont opposees a 
Une valve isolee , vue en deda 
quatre petites fossules. 
le, (gr. n.) 



xplicatlon des Figures. 

ouverts, ct /'. Base du spermoder 

montrcr les <j. Sommet du mcme, 
rent les pe- l'exostome , plae 



^plantation des Arfoiis 



Les teintes caracteristiques qui succedent 
en autorane a la verdure desarbres a feuilles 
caduques, indiquent clairement l'assoupis- 
setnent de leurs fonctions vegetatives, et la 
saison favorable a leur transplantation. A la 
meme epoque peuvent sc transplanter avec 
•'vantage les arbustes a feuilles caduques et 
ceux a feuilles persistantes, ces derniers 
ayant alors atteint le terme de leur crois- 
sance annuelle, malgre que leurs feuilles 
conserves durant tout rhiver une somme 



lieu (en Ang 



les regions 



perees de l'Europc; Red.) peut 
quelques jours, suivan.t les ann^, — .„, 
elle tombe a peu pres invariablement en 
septembre, mois ou la temperature du sol 
et I'etat hygrometrique de 1'air favorisent 
la reprise des sujets. 

J. Grey. 



,,TO 6 superposita 
^uDgiobosus basi squ 
•'gnosis dorso convc 
f yculi squamis opr 



■ Hum breve r 
ute carinatis supcrnc c """"" 



' super:!. Kmii.. I. infra "<■. 
Mru. in Lehm. 



f 255. Ganltheria 1 



iculo apiculatis , crei 
irrimis, supra nitidis, viridibus. 
subtus pallidioribus,li 





bracteis ad basim pedicellorura la 

diiiiidiuin superantibus, bractco- 
Iis 2-3 minutis infra medium 
pedicellorum sparsis; pedicellis 
5-4 bis) longis, flore longioribus, 
lis paucis glandulosis sparsis; ca- 
, ul.iLiiiiMiilL stclliformis laciniis 



glabra?, intus villosa; ore angusto; 
, jvibus, aristis antberarum i, brevibus; 
ovario globoso, S-costato, pubesccnte; stylo glabro, sta- 
superante , incluso. 
i. Venezuela; Linden. 

I/introduction de cette nouveaute 
en Europe est due a M. Linden, qui 
"arecolteesurlever- 
sant meridional de 
la Silla de Caracas, 
entre 6000 et 7000 
pieds d'altitude, et 
chez qui elle vient 
de fleurir en pre- 







t-i !:, \rnlurepersistantede 

/ ses congeneres, a feuilles fermes, 

/ :/ qui rappellent celles des Camellia pour la forme et 

[I celles des Arbutus pour la texture et l'aspect, a 

II fleurs enfin peu remarquables pour le volume, mai. 

assez jolies en revanche, grace a leur profusion ei 

a la pure blancheur de leur calice et de leur co- 

rolle. L'espece se papproche du G. odorata H. B. K., dont elle differe, du reste, par ses 

feuilles aigues, et non cordees, a la base, par la pubescence trcs rare, et non abondante it 

visqucuse, de ses racemes et pedicelles, enfin par ses fleurs loat-a-fait glabw 

d'etre herissees de poils glanduleux. C'est en somme une jolie acquisition pour I 

ou son nom rappellera les services rendus par M. Linden a l'horticulture et a la 



- 



J. E. P. 



RIGIDELLA MMACULATA, 


R.G.DELLE 


\ flcurs sen 


s tache. 


W Voycz 


i-dessus t 


I", p. 251. 


ss.) Endl. - 


- Monade 


phia-Triandria 






La forme dudiminutif adoptee pourle mot 
Rigidella, adoucit avec beaucoup d'a propos 
ce que l'epithele rigida (raide) aurait d'in- 
juste pour 1'un des plus jolis types de la 
famille des Iridc'es. C'est ainsi qu'une ex- 
pression severe ou blessante dans la erudite 
de son sens direct, assume par une legere 
modification le ton d'un reproche amical ou 
meme d'un compliment deguise. Qu'y a-t-il 
en realite, de raide chez les Rigidella? 
Quelque chose, il faut 1'avouer, dans le port 
general de la plante avant et apres I'anthese; 
mais un coup-d'oeil jete sur les divers genres 

nes, prouve assez qu'il s'agit la d'un mal dc 
famille, d'un defaut que rachetent avec 
usure mille brillantes qualites. Quant aux 
fleurs, si elles rcposent dressees sur leurs 
pedicelles chez le Rigidella orlhantha 
Lem. (1), avec quelle grice celles des Rigi- 
della flammea et immaculata se montrent 
pendantes et reclinees sur leurs supports ! 
H est vrai que ces pedicelles floriferes a ele- 
gante courbure se redressent avec une re- 
marquable rigidite des qu'ils ne portent plus 
quelegerme feconde. Singulier phenomene, 
qui se lie sans aucun doute aux conditions 
^'existence de ces especes, et dont l'etude si 
attrayante des habitudes physiologiques des 
vegetaux a deja revele aux botanistes bcau- 

(«) Voir ci-dessns I. c. 



i <rc\('mples correspondants. Faut-il 

ieler ici, que, suivant l'observatidn l.i 

generale, les etamines des fleurs habi- 

linees (renversees), sont plus 

courtes que le style, afin que l'application 

du pollen sur le stigma te soit le simple effet 



clipz I,i gi'ne- 



port entre la direction du pedoi 
tifere et la disposition des val 
ouvertures qu 
des graines. 

Des trois especes connucs de Rigidella , 
deux (R. flammea et /?. orthantha) sont ori- 
ginates du Mexique; la troisiemc, ici figu- 
ree en premier lieu, a ete introduce du 
Guatimala dans le jardin de la Societe d'Hor- 
ticulture de Londres , par le celebrc collec- 
teur Hartweg, quelque temps avant l'annee 
1841. Les exemplaires qu'en possede l'eta- 
blissement Van Houtte proviennent d'un 
envoi de feu le Rev. W. Herbert, l'auteur 
meme de l'espece, ce qui donne a leur de- 
termination un caractere d'indubitable au- 
thenticite. De meme que le restc de scs 
congeneres, c'est encore une planle rare ct 
precieuse, que nous ne saurions trop rc- 
commander au bon gout des amateurs. Le 
reproche de fugacile que Ton est tente de 
faire a ses flcurs, devrait sc traduiir nlntnt 



de fleurs la vie i 



du plaisir, de combien ) 



Les Rigidella reussissent parfaitement 
dans nos jardins , a la simple condition 
d'etre protegees, par un chassis contre l'ex- 
ces d'humidite des derniers mois d'autom- 
ne, et contre les rigueurs de l'hiver. A 
l'exemple du plus grand nombre des plan- 
tes bulbeuses , elles aiment un sol meuble 
et leger, dont le drainage s'etablit aisement 
par le moyen d'un sous-sol artificiel, forme 
de gravier ou de scories. Des que la raa- 
turite des fruits et le dcssechement des 
feuilles ont annonce la periode de repos des 
plantes (ce qui a lieu d'ordinaire en octobre 
ouennovemb.),ilfautc 



UBE. (Ch.Ii.) 

de les arroser, et les garantir de la pluie, en 
replacant les panneaux vitres sur les coffres. 
Ces plantes sont assez avides d'eau. Leur 
fleuraison a lieu de la fin aout a la fin oc- 
tobre, et, si Ton a soin , vers cette derniere 
periode, de les proteger contre les pluies, 
elles reussissent souvent a produire des grai- 
nes fertiles. Ces graines sont une ressource 
precieuse pour des plantes encore peu re- 
pandues, et dont la propagation par cai'eux 
ne s'opere que dans des limites fort res- 

L. VH. 



MISCELLANEES. 



| 256. Sur la Cultu 



dU < IJRV*AVnil MF 



Le Chrysantheme est la fleur favorite de 
l'horticulteur chinois : c'est celle qu'il cul- 
tive avec le plus de soin , et , il faut le dire, 
avec le plus de sueces. Ses Camellias, ses 
Azalees, ses Rosiers , tout bien vcnus et 
tout bien fleuris qu'ils soient, cedent la 
palme a ceux que l'Europe leur oppose; 
mais, en fait de Chrysanthemum Fnrt tie la 
Chine defie le notre. A voir avec quelle com- 
plaisance l'arbuste cede aux caprices de la 
culture , on dirait qu'il s'y prete et meme 
qu'il les provoque a plaisir. J'en ai vu 
des pieds tallies en forme d'animaux, 
ici, par exemple, en cheval, ailleurs en 
cerf : d'autrefois , c'etaient de bizarres imi- 
tations des pagodes si multipliers dans le 
pays. Mais, en tout cas, tallies en formes 
bizarres ou laisses a leur simple etat de 
sous-arbuste , ils etaient tonjours plcins de 
vigueur, bien garnis d'un feuillage vert et 
frais, et s'ornaient d'une profusion de fleurs 
durant les mois d'automne et d'hiver. 



Le mode de culture usite en Chine pour 
ces belles plantes, est le suivant : chaque 
annee, on prend des boutures sur le jeune 
bois, juste comme nous faisons en Europe. 
Une fois enracinees, on les place des l'abord 
dans les pots ou elles doivent croitre et 
fleurir: en d'autres termes, il s'agit ici du 
systeme qu'on nomme chez nous the one 
shift system (empotage unique). 

Le sol employe pour 1'empotage est dune 
nature tres genereuse. Pres de Canton, on 
le retire d'ordinaire du fond des lacs et des 
mares ou vegetent les .W-himhuna el 1^ 
Numphona. On le laisse alors pendant . quel- 
ques mois se dessecher et se red u ire en 
poudre,apres quoi on le mele a dela vieilie 
vase du fond des fosses a fumier, quon 
trouve dans tous les jardins. Ramasse en 
tas, frequemment remue et laisse quelques 
temps se consommcr, ce compost devicnt 
propre a empoter les Chi 
L'eau de fumier, prise des fosses deja men 



;, n'est pas epargnee aux plants, 
leur periode de vegetation, et ses 
manifestent clairement par la luxu- 
:t la teinte vert-sombre de leur 









- 



de jolis arbustes touffus (qui, n'en depl; 
au gout chinois, me paraissent bien prefe- 
rables aux simulacres d'animaux et de pa- 
godes a sept etages), voici de quelle ma- 
niere on procede : On ne laisse a chaque 
pied qu'une tige simple, et Ton force cette 
derniere a emettre audessus de sa base de 
nombreuses brancbes laterales qu'on assu- 
jetit avec symetrie en un <e 1 f cci i 
moyen de fils de soie. Ainsi forces a se gar- 
nir de rameaux et maintenus dans un etat 
de fraicheur parfaite, les excmplaires n'nf- 
frent jamais cette apparence de nuditc, cet 
air de balai qui deparent trop souvent les 
n6tres, a l'epoque ou on les rentre dans la 

Aupres de Shangae et de Ningpo, le 
Chrysantheme est encoi'e micux eullive que 
dans le voisinage de Canton : mais cette 
superiorite est due, en grande partie du 
moins, au climat, qui convient mieux a la 
plante, celle-ci etant indigene dans les pro- 

l'empire. Le mode de culture est presque 
le meme dans les diverses localites. Les 
points essentiels qui restent toujours obser- 

l'empotage unique, la reduction des pieds 



mier pendant la pen'mle <!<• vegetation. Les 
Cbinois font beaucoup de cas des grandes 
fleurs, et pour en obtenir de telles, ils ont 
soin d'aiTacher les pel ils boutons. 

En Chine, aussi bien qu'en Europe, 1c 
Chrysantheme fleurit dans les mois d'hiver. 
II est en grande vogue et sert a decorer les 
basses-cours, les salles et les temples. C'est 
la plante favorite de tout le monde; elle 
fleurit aussi bien dans l'humble jardin du 
journalier chinois, que dans le richc par- 
terre du Mandarin a boutons bleus. 

Quoique nous devions a la Chine les pa- 
rents primitifs des varietes de Chrysan- 
theme, qui embellisscnt nos jardins, cepen- 



coup plus variee 


rhez ... 


us qu'clle ne l'est 


en Chine meme 


Ouelqi 


es-unes des belles 


varietes obtemic 


eu Ira 


ice , par M. Salter, 




s meme 


par le floriste chi- 


nois. C'est neann 




fait remarquable, 



furtnosum et hicidum, obtenues de semis 
en Europe, sc rclrouvent e^alement dans 
les jardins du nord de la Chine. 

R. FoRTisE,6'«/-tWrV Chronicle. 




f 257. Kotcs *m 

, ^'exposition ou l'on place cette jolic lit 
intlue beaucoup sur l'epoque et la duree 
sa fleuraison. Si Ton veut en consequei 
jouir longtemps de la vue de ses beaux ] 
cemes a teinte d'azur, il faut la faire cou 
en tredlis sur des murs a exposition diver 
de maniere h en obtenir des tlcuraisons si 

v es. Ici, par cxen 

leterre) les pieds, 
-wm sud, sont en pleine fleur depuis le m 
'•eu d'avril, (ceci est ecrit a la fin du men 
rao 's) , tandis que les plants exposes a l'e 
commencent a peine a ouvrir Icurs boi 
on _s, et resteront longtemps Qeuris, pan 
J« 'Is sont a Tabri des rayons brulants c 
*>ieil, depuis midi jusqu'a son cosher. 



est important de noter, que les fleurs de ces 

derniers exeinplairea n'oot nullement souf- 

fert des froids rigoureux du mois dernier 

's), tandis que celles des pieds exposes 



gazon bien soigne, la plante 
effet charmant, et si l'on peut 
les branches d'un 



produit un enet c 
la laisser grimper 
Laburnum, ricn negaie la i 
trasle <le l'azur pourpre dc 
Ic jaune brillant des corolles 



Arbuste de serre chaude a rameaux he- 
risses de poils rougcatres, a feuilles ovalcs 
oblongues, aigues, a stipules reflechies , 
bifides et bordees de rouge. Ses fleurs sont 
groupees en petits corymbes denses ; une 
des divisions de leur calie 



comme d'ordinaire chez le genre, une ex- 
pansion foliaeee d*un blanc jaunatre releve 
de quelques veines vertes. La corolle d'un 
beau jaune fonce et plus longue que le 
calice, est decoupee en cinq lobes presque 
arrondis. Cette espece \ 




tourbe sabloni 



_ 
et d'argile. Elle fleurit 
uurant lete et I'automne et se propage 
aisement par boutures du jeune bois, selon 
le procede ordinaire. Pour en faire une 



plante ornementale, il e 

lui donner beaucoup d'espace. 

I I.vmFY Journ. of (he hort. 
Soc, vol'. HI, parJw. 



SALVIA PATMS et ejls variet. flore albo. 

sauge a fleurs beantes, et sa variete a fleurs blanches. 

Etym. Voyez ci-dessus, torn. IV, tab. Zi&. 

Labiatae-Monardeae Ben™. — Didynamia-Gymnospermia , Lin 

Salvia grandiflora Nee ex Cav, 
'hi f is Kxwtii in II. 
et Sp. Amer. II. p. 304. 



uulis, superiore 
o; corolla cal\> 
ipla; starninibus I<ni-<- e\-i>i 



Sulria .frrip!,,,* Mam 



Var. flore albo Hoiull. — Omnia s 



able dan 



Par une licence 
ouvrage d'horticulture , l'artiste auquel la 
Flore doit une si grande part de son suc- 
ces, a reuni en apparence sur la meme 
grappe les fleurs du type bien connu de 
Salvia patens, et celles de sa variete a co- 
rolles blanches. Un tel rapprocbement entre 
des plantes qui ne different 1'une de 1'autre 
que par les teintes florales, n'offre, en rea- 
lite, ricn de monstrueux : le contraste des 
couleurs, dans le dessin comme dans la na- 
ture , nous parait produire au contraire un 
assez heureux effet. 

Originaire des regions montagneuses et 
temperees du Mexique, le Salvia patens est 
pour beaucoup d'araateurs une de ces vieil- 
les connaissanccs , dont le merite solide et 



modeste a la fois resiste aux vicissitudes du 
gout et aux injustices de la mode. La rai- 
deur de port, qui chez la generalite des 
Labiees est en quelque sorte un mal de fa- 
mille, est compensee, chez cette espece, 
par Fecial de ccs grandes corolles azurees 
qui reproduisent, sous des proportions com- 
parativement gigantesques, les traits si sin- 
guliers des Sauges de nos pays. Sa variete, 
a fleurs blanches, lui cede de beaucoup le 






■h>. 



i cote d'elle, que c 



ntage, 
objet de curiosite 



sufllsent, du reste, pour recomraander aux 
amateurs la culture en melange des deux 

J. E. P. 



Douee de la semi-rusticite d'une foule de I entiere; on deterre avec soin les gros- 
ses congeneres , le Salvia patens se plait | ses racines fusiformes et fasciculees qu'on 
d ans la pleine terre et en plein air durant | laisse attachees au troncon inferieur de la 
toute la belle saison. Sa fleuraison, heu- | tige ; on les conserve, pendant Fbiver, 
reusement tres-lente , se prolonge josqu'aux dans une serre froide, en les tenant ft sec 
premieres gelees d'autorune. A cette der- | et a Fabri de la gelec , pour replanler en 
niere periode, on coupe rez-de-pied la plante j plcin air au printemps qui suit. La mui- 



tiplication progressive des sujets correspond 
a un accroissement proportionnel dans la 
force et la luxuriance de leur vegetation. 
On peut aussi cultiver ces plantes en pot, de 



)ns. Multiplication tres facile de boi 
et de graines ; ces dernieres ne"ai 
is sont en general peu abondantes. 



■ df- 



. des 



MISCELLANIES. 



f 259. line main souterrniiic. 



II pousse des mains sous la terre de Bel- 
gique. 

Nons recommandons la decouverte a tous 
les amateurs du merveilleux; elle est plus 
curieuse que celles du Serpent de mer et du 
Kraken , sans compter qu'elle possede sur 
elles 1'avantage d'etre veritable. 






de phalange i 



t, doue de toute 1'ap- 
parence d'une main d'homme. Un pouce 
avec quntre petits doigts, une paume con- 
poignet et des 
en marques que | 




chez mainte victime de la goutte, tels 
etaient les attributs de ce corps d'un nou- 
veau genre, dont l'original nous a ete com- 
munique par MM. Mackoy, de Liege, et 
dont la vignette ci-annexee est l'exacte re- 
presentation. 

Si le digne D r Plot etait parmi nous,il 
ne manquerait pas de saisir ce fait comme 
un exemple de la « force plastique » en 
vertu de laquelle la terre a produit des 
l'origine les animaux et les plantes. Si le 
bon M. Llwid (1) ; 






l'appui de son i 
semence des etres vivanti 
s en l'air par les vapours e 
lieu convenable » , ou, sel( 
quantite, elle produit des 



ment quelqu'une de leurs parties. Dans le 
cas present, la semence etant imparfaite 
n'aurait produit qu'une main au lieu d'un 
homme. Les modernes amateurs de mer- 
veilles sont librcs aussi d'expliquer le fait 
a leur guise. Tel esprit subtil et speculatit 
pourra, par exemple, soupconner qu'il s'agit 
de la main de quelque beige, oubliee par 
son possesseur dans le champ ou il plant 3 
ses pommes dc terre, et qui se serait yege- 
talisee par quelque action incomprehen- 
sible. 

Mais helas ! quoi qu'il en coute aux ima- 
ginations hardies, nous sommes forces de 
detruire ces speculations a perte de vue. 
De meme que le professeur Owen a decla 
le Serpent de mer n'etre qu' 
meme nous declarons la ma 



1 Phoque, de 
beige ,i '" fl 



qu'une pomme de terre ; etrange pomme de 
terre, si vousvoulez, et telle que nous n'en 
avions jamais vu; mais au bout du compte, 
vraie pomme de terre. Le pouce et les doigts 
sont cinq processus partant d'une tige apla- 
tiequi constituele poignet etla paume; ces 
appendices ont pris naissance sur le tuber- 
cule jeune, apres quoi le tout s'est deve- 
loppe en forme de main. A peine est-il 
necessaire de rappeler que la pomme de 
terre n'est qu'une tige ou un rameau gorge 
de fecule et d'autres substances nutritives. 
Lorsque ce tubercule pousse dans un ter- 
rain meuble, il se developpe en prenant 
une forme arrondie; mais une pression sur 
les cotes l'oblige naturellement a s'aplatir. 



main beige se 



Un peut prcsumer 

trouva pressec entre deux pierres 

mottes dures, lorsqu' " 



Apres tout, ce qui se passe ici a egalement 
lieu pour les fruits de Concombres, pour 
les tiges dcs Clioux , ou les rejetons des 
arbres, quand ccs parties croissent avec 
une extreme rapidite et qu'elles sont genecs 
dans leur developpcment. En parcil cas , 
ces organes s'aplatissent en devenant mon- 
strueux, et, s'ils avaicnt assez de force pour 
passer a 1'etat de tubercule , ils pourraient 
egalement former une main beige. 

J. Lindley, Gardener's Chronicle. 



nbreuses fleurs de cette smgulier 
Orchidee, rappellent autant demouches ta 
chetees qui grimperaient le long de se 



nctata Karsten (1). 

;uliere | peduncules filiformes; leurs teintes 
contribuent surtout a produire cette 
sion. Malgre cette comparaison , la planle 




s jolie, grace a l'elegante i depasse pas 0-»,i2 a 0-,15. >- - 

courbure de ses racemes greles, sortant des cine- I m rent a Tecorce 

s de son vert feuillage. Sa hauteur ne | des arbres. Les tiges longues deO m ,2a(> m ,7, 






les porte a sc 
quelque peu 



d'une longue gaine membraneuse et cylin- 
tlriquc, dc couleur brunatre. Chacune d'el- 
sommetune feuillecharnueet 
oriacc, Increment flexueuse, 
0:i a 0"\<>7, large de moi tie, 






J .e ces i 

emettant chacune d< 
leur aisselle une grappe multiflor 
chis -rclt' et penche. Les fleurs sc 
chetees de pourpre sur un fond d' 
rougcatre. Le . 
et etroits; le labelle 
les sepales, d'un rouge jaunatre, macule cle 
pourpre. ligulc, a bords roules en dedans, 
de maniere a embrasser le gynosteme, qui 
est court, cylindrique, un peu courbe, 

Le Rhynchopera punctata est la seconde 
espece connue du genre. Elle differe du 
R. pedum data Kxorscn (1), par ses tigcs 
et ses feuillcs plus petites , par ses fleurs 
a la fois plus nombreuses et plus delicate- 
ment colorees, par ses gaines florales folia- 
tion du pedoncule du raceme au-dessus et 
non a l'aisselle meme de la gaine florale. 

Le Rhynchopera punctata a ete decou- 
vert par M. Hermann Karsten, dans les 
montagnes de la province de Caraccas , a 
une altitude de 1560 a 2900 metres. Elle 
croit en grandes touffes, sur divers ar- 
bres des forets, et fleurit d'aoiit en octobre, 
c"est-a-dire dans la saison la plus chaude 
et la plus humide de 1'annee. 

Cette espece aime une temperature 

tient, dans les localites qu'elle habitc , la 



legere brise qui souffle 

Fest , durant la saison de pluies. 

Dans la culture des plantes tropicalcs 
qui croissent naturellement a l'ombre, on 
doit eviter avec le plus grand soin les tran- 
sitions brusque 
de l'atmosphere 



i difference des t 



les divers* 

leur developpement est moins tranchee que 
chez les plantes exposees a Taction directe 
des rayons solaires et du rayonnement. 

L'influence de ces deux phenomenes etant 
diminuee par le rideau de verdure des fo- 
rets, il en resulte pour les plantes qui crois- 
sent sous l'ombrage de ces derniercs, une 
temperature plus uniforme. C'est un fait qui 



lorsqu'il s'agit de plantes dont 
sont pas enfonceesdansunmili< 
tel qu'est le sol a 1 egard 



ii 1,,-ivl,-;:!-. 



directe des rayons brulantsdu 
soleil de midi, s'exercant dans lc court inter- 
vals de quelques minutes, ou le refroidis- 
sement que produit en une seule nuitle 
rayonnement direct de calorique du sol, 
sont capables de fairc perir ou du moins de 
rendre malades certaines plantes, etde pre- 
ference celles dont les racines tendres sont 
exposees sans proleHimi ;.u\ vu-i«;t«id.- 
atmospberiques. Des effets aussi pernicieiu 
resultont egalement d'une excessive seche- 
resse ; de la vient sans doute que les Orcbi- 
dees et semblablcs plantes nerienncs,ne 
croissent pas sur des tiges a ecorce lisse 
(exception faite d'un palmier et de quelques 
antres monocotyb'-duin s) : mais puilot .•• 
ces troncs dont l'ecorce crevassee, leur 
fournit a la fois et l'humidite neVe**^ 






rrrtai 






f 261. Rusticite <le 1 Azalea indica, a fleurs blanches. 



Un correspondant du Gardener's Chro- ne surprendra pas les personnes qui 
nicle, ecrit dc Tunhridip: fl vll, mmte de cn.nhieu les hist J s <k l-» 

Kent), que divers pieds de la variete en | nale de l'Angleterrc sonl • 

question, plantes en plein air dans ccttc j doux par rapport 






FRAISIER MHMOIITH. 



bon droit la plebe des varie- 
es, la Fraise Mamraouth se re- 
par l'enorme volume, l'abon- 
dance et la saveur parfumee de ses fruits. 
Sur tous ces points, elle ne cede peut-etre 
la palme qu'a la Prolific Hautbois, autre 
acquisition reeente, due comme elle aux 
heureuses tentatives de M. Myatt. L'intro- 
duction de ces Fraises dans nos cultures ne 
date que d'environ deux annees : elles se 
rangent Tune et I'autre dans la section des 
Ananas , a cote de la Fraise Reine des Bei- 



ges (Haquin), de la Fraise Merveille (Pcle) 
et de la Fraise Premices de Bagnolet (Grain- 
dorge). Nos lecteurs auront facilement com- 
pris que le nom de la Fraise geante par ex- 
cellence fait allusion a 1'un des representants 
les plus gigantesques des creations antddi- 

benefice des gourmets , que le Mammotdh, 
qui fait son entree dans notre monde ac- 
tuel , offre un interet moins purement spe- 
culatif que son fossile homonyme des temps 

L.VH. 




s'agit de planta- 
; par rendre bien meuble 
i des bordures des- 
' les jeunes plants. Oux-ci 
ocilletons deja 
feuilles des coulanls ou de la base meme dc 
la touffe dcpieds deja faits, ou plusrarement 
en petits plants de semis. La terre doit avoir 
eld prealablement amendec avec du fumier 
bicn consomme. On la paille soigneusement, 
et Ton donne une premiere mouillure , afin 
de tasser le sol, et d'y bien fixer les sujets. 
Si l'operation se fait en automne (septem- 
hre-octobre), commc c'cst 1'usage dans nos 
clirnats, on s'expose a perdre durant l'hi- 
v er quelques pieds qull est facile de rem- 
placer au printcmps suivant, seconde epo- 
que favorable a la plantation. La distance a 
kisser entrc les plants doit etre calculee sur 
Iri force presumrr des snjels faits. Des in- 



tcrvalles de m 40 c 









; d. s , 



eloiles ou craquelins; ils doiventetre d'en- 
viron m 50 pour les varietes des autres sec- 
tions, et en particulier de cclle des Ananas : 
pour la plantation en bordure, ces distan- 
ces sont meme generalement un peu moin- 

Les Fraisiers sont tres avides d'eau : il 
faut les arroser, les biner, les sarcler, sui- 
vant le besoin, et supprimer sur les jeunes 
pieds les coulants qui ne servent qu'a les 
epuiser. On ne laisse meme sur les pieds 
faits que les coulants dont on prevoit I'em- 
ploi pour le renouvellement des plants ou 
pourla multiplication. Cerenouvellement est 
indispensable a peu pres tous les trois ans 
pour beaucoup de varietes a petites feuilles; 
on peut, neanmoins, le retarder quelque 
temps en buttant chaque pied avec de la 
bonne terre, de maniere a lui faire pousser 
de nouvelles racines susceptibles d'entrete- 
nir ou de renouveler sa vigueur. Le Frai- 
sier Mammouth et quelques varietes analo- 
gues ne produisant que peu de coulants, 
conservent pendant bien plus longtemps (de 
8 a 10 ans) une remarquable prolificitr. 

l.orsqu'il s'agit d'obtenir des coulanls 



pour la multiplication , on en laisse a peu 
pres lc nombre voulu se developper depuis 
aout jusqu'en octobre; a cette derniere epo- 
queleurs nceuds fertiles sont bien enracines 
et bien feuilles, et par suite tres propres 
a former chacun un plant separe , une sorte 
de marcotte naturelle. II va sans dire que 
ces noeuds doivent etre isoles l'un de l'autre 
par scission. 

L'exposition la plus cbaude, la terre la 
plus meuble doivent etre affectees a la cul- 
ture des Fraisiers en plein air. Quant aux 
Fraisiers de primeur on les plante en gene- 
ral sur couche chaude, a 1'abri d'un chassis, 
ou dans des pots sur les tablettes d'une 
serre chaude. 

Suivantle bon jardinier, beaucoup d'hor- 



ticulteurs parisiens , qui ne forcent que la 
Fraise des quatre saisons, sement sur cou- 
che en mars et obtiennent deja du fruit en 
mai de la meme annee. 

L'ennemi le plus ordinaire des Fraisiers, 
dans certaines localites, est la larve du 
hanneton , trop connue sous le nom de ver 
blanc. On s'appercoit de sa presence, lors- 
qu'on voit les feuilles des pieds attaques se 
fletrir, sans cause exterieure apparente. II 
suffit alors de deterrer les sujets malades et 
de chercher dans la motte, entreles racines, 
l'auteur assez visible du mal : on parvient 
ainsi, sinon a sauver les plantes deja muti- 
lees , du moins a preserver de ravages les 
pieds qui restent encore sains. 



MISCELLANIES. 



| 262. i 

Le premier point dans cette operation , 
consiste a tirer du calice charnu qui les 
renferme,les graines (carpelles) destinees au 
semis. A cet effet , il suffit de faire secher 
ces calices seminiferes (cynorrhodons); ou 
mieux encore, si Ton opere en grand, de 
lesmettre a pourrir sous unc legerc couche 
i la separation des grains 



tre a pou 



■ 



tomne soit en realite le temps preferable. 
Les grains veulent etre enterres au moins 
a m ,025 de profondeur, et la couche qui les 
recouvre doit toujours etre humectee. On 
place les terrines sous un chassis froid ou 
dans la serre froide, jusqu'a l'epoque de la 
germination. Les jeunes plants demandent 
quelques arrosements en temps opportun , 
et lorsque leur taille permet de les manier 
aisement , on les repique six par six dans 
des pots de m ,10, en les rangeant circu- 
lairement vers le bord. Ce repiquage en 
pot est destine a rendre faciles les fumiga- 
tions centre les pucerons, qui no manquent 



emls de» Rosiei'S. 

presque jamais d'attaquer les jeunes sujets, 
et dont les atteintes sont a peu pres mor- 
telles pour des plants encore tendres. Sans 
ce danger, on pourrait directement planter 
en couche. . , 

Les jeunes plants se developpent rapide- 
ment dans les pots, et bientot ils reclamed 
chacun un vase a part. Si tel d'entreM 
promet d'etre quelque nouveaute et quon 
desire activerle developpement desesfleurs, 
il convicnt d'en grefTer un bourgeon sur un 
sujet vigoureux; car, la force du sujet rea- 
gissant sur la grefTe amene souvent cette 
derniere a fleurir dans le courant , d€ lan 



nee. En tout cas, les P ia,ULS """""7" h 
croitre, et, durant l'hivcr, sont mis« » - 
l'abri sous des chassis froitls ou dan des 
baches. Si les pots sont deja remplwde 
racines serrees en faisceaux vers les bords, 
le rempotage devient necessaire : maw, 
doit eviterlutant que possible di jfai« ceiw 
operation en hiver. Au mo.s de ^ 



nfumee,d'environun metre ddarg 

ranur- transvrrsales cspacrcs de u , 



avec des intervalles de O m , L 25 entre chaque 
pied, ou, si Ton veut, en deux longues ran- 
gees longitudinals espacees de O m ,50, en 
laissant toujours entre les pieds dcs inter- 
valles de m ,2o. En cas d'invasion des pu- 
cerons, on detruit ces derniers au moyen 
de seringages a J'eau pure, suivis du ratis- 
sage du terrain sur lequel le liquide a fait 
tomber les insectes. Cette operation repelee 
plusieurs jours de suite, supplee souvent a 
l'eraploi de l'eau de tabae , a laquelle on 
n'a recours qu'a la derniere extremite. 

Ceux d'entre les rosiers dont les feuilles 
sont tout a fait caduques, peuvent etre ela- 
guesjusqu'a deux yeux au-dessus du sol; 
maiss'il s'agit de l'cspece de Chine, a ecorcc 
lisse, elaguez simplementles bourgeons de- 
biles et raccourcissez un peu la tige mai- 
tresse. Selon toute probability la flora ison 
aura lieu avant Pautomne. Quant au cboix 
des varietes dignes d'etre propagecs, d v 
aurait beaucoup a dire a cet cgard : nous 
nous en tiendrons a rappeler que le merits 
le plus indubitable peut seul justifier l'in- 
troduction d'une variete nouvelle, dans un 
genre qui en possede deja des centaines. 



<>n-m;dit< ; frappaiite dans la eouleur 01 
forme et la texture des pelales, telle devi 
etre la condition premiere du cboix; 
beau port, dc> fleura arrondies, l)ien d< 



a prtalrs rpai> 






ipanages esscnticls 
: de ces qualite's au 

nouvelle ce qu'elle 
res rapports. Quant 



d'une belle rose , el 
moins devrait predi 

laisse a desirer sous 

a la propagation des 

entre les divers modes celui qui vous pa- 

tra lc plus convenable. S'il s'agit dc varietes 

de rose de Cbine, greffez a l'ecusson sur la 

1 temps convenable sur 
L'avantage de la Rose 
de Cbine consistc dans sa vegetation conti- 
nue durant toute l'annee, circonstance qui 
la maintient toujours en etat de recevoir de 
nouvelles greffes, meme aux epoques on 
l'Eglantier nese prete plus a cette operation. 

le pseudonyrne « Crilo >..) 



niarcottage du Laurier-Cerise. 



Entre les arbustes d'un vieux bosquet 
de mon pare, dominent par leur nombre 
des pieds de Laurier-cerise , qui, il y a 
trois ans, presentaient le plus triste aspect, 
par suite de la denudation de leur base, 
et qui d'ailleurs commencaient a trop em- 
Pieter sur les allies. L'emondage, employe 
comme palliatif, ayant plutot accru que 
diminue le mal, j'eus recours au marcol- 
a ge et par suite au renouvellement de tout 
bosquet, A cet effet, on commenca par 
fuppniner toutes les brandies inutile/, e'est 
J dire, celles qui etaient trop vieillcs et 
trop denudees, ou dont le bois etait mort. 

vec ces branches on put preparer des 
cnevilles propres a fixer les marcottes. Une 
entaille de 5 a 6 centimetres de profon- 
deur faite a la base des tiges principals, 

rvit a rendre plus facile leur courbure 
▼era ie so i ? apr - s quoi , eurs brancheS) 
'egercment entaillees ou tordues en point 
'""Enable, In, cut coueh&s dans des creux 
P e " profonds, fixecs au moven de chcvil- 



partic de terre, et le 
plus souvent amputees a leur extremite 
ascendante. Les resullals de cette operation 
ont ete parfaits. Le bosquet en question 
presente aujourd'hui des arbustes a base 
touffue, et dont les plus rapproches des 
allees s'elevent tres haut sans gener la cir- 
culation. Un parcil niarcottage en grand, 
renouvele tous les dix ou douze ans, au- 
rait pour effet de rajeunir les vieux mas- 
sifs, et de fournir en outre les marcottes 
pour en planter de nouveaux. D'ailleurs , 
gr^ce a ce mode de traitement, les Lau- 
riers-cerise cultive's en bordures d'allees, 
presentcnt le plus bel effet, et fournissent 
un excellent abri pour le gibier. J'ai bou- 
ture des Lauriers-cerise dans la mi-ete, en 




I<! jardin de l.i Soeiele d'hoi liciiittir 
Londres, ou le D r Lindlev l'n recoi 

pour mi.; simple v.irii'le do Peclicr onlii 



rpelles, au lieu d'un, 
les fleurs des plan- 

du groupe des Amyg- 
es, a etc trop irc- 



esignalee,cettepro 
duction ne semblait 1 
resultat assez constan 
(rune predisposition n;; 
turelle. Sur trois fleur 
dont la vignette repre 
sente les pedoncules 
une a produit deux car 



conde offre trois eai-pel- 

les dont les deux plus 

grands sont partielle- 

soudes. Est-il ne- 



lie de fructification, de- 
ote au contrairc une 

qui, d'apres les lois de la 

syinetrie botanique, devraient exis- 

/ ter nornialement dans chaque fleur 

d'Amandier, de Pecher, tie Ccvl-:un: 

! et en general de toutes les Rosac**- 

de j Amvgdalees? 






ol. III. pari. 



865. litilite des Faucous pour preserver les fruits des 



ans, j'elevai deux Faucons et 
i un grand euclos, apres leur 
a les ailes. Les sifllements 
eessaient de fa ire entendre, 
jardin pendant tout Fete 



i silence de mort qu'entrainait I 



,1'exildela 

geut qui porte plume. Le repas quotidien 
des Faucons consistait en quelques ver- " 
en un peu de viande qu'ils venaicnt pr«'ii<i 

■:;:, 









-memes dans un eodroit c 
T. I. Broi 



LILIH SZOVITSIASll. 



Liliaceee § Tulipaceae Endl. — Hexandria-Monogynia Linn. 



CHARACT. GENER. - Vide supra 

IACT. SPEC. - « L. (Marta 

■ ■- ■ 
perigonii subrmii 



HARACT. SPEC. - « L. (Makt.v ( ;,..m C.liis 



i taevibus; staminibus 
■lis, pollino rafescente; 
o (longitudine varia- 
-loba. (Uxtruct. specif. 



!•• i:;.>i.ct noun.-!.. 

Lilium LmhUuosh 
lOn ROEJI. Ct SCHL'LI 

S W F1 M S. 

: 



Sujet au sort commun de beaucoup de 
plantes ornementales, le beau Lis qui fait 
Fobjet de cet article est encore victirue d'une 
deplorable confusion de nomenclature. Recu 
en premier lieu dans l'etablissement Van 
Houtte, sous son vrai nom de Lilium Szo- 
vitzianum, et plus tard sous celui de Li- 
lium colchicum, il circule d'ailleurs dans les 
collections sous les titres evidemment faux 
de monadelphiim ct de Loddigesianum. 
Parmi ces epithetes d'emprunt, la premiere, 
celle de colchicum, est tout simplement un 
double emploi, et doit par suite etre rayee 
des catalogues d'cspeces ; les deux autres , 
niontidelpluiHi et Loddigesianum, appar- 
tiennent en realite a deux pretendues es- 
peces de Lis, dont la distinction nous 
parait plus que suspecte, au milieu du con- 
flict d'opinions qui regne a leur egard entre 
les auteurs. Quelques lignes d'arides details 
sont indispensables pour mettre un peu 
d'ordre dans ce chaos. 
^ Sous le nom de Lilium monadelphiim, 
I'auteur du Flora taurico-caiicasica decri- 
Vlt un Lis auquel il attribua des fleurs scm- 
hlables pour la forme a celles du Lilium 



de monadelphiim, et avec la citation de la 
Flore taurico-caucasique, la figure d'un Lisa 
fleurs en cloche, dont les pieces du perianthe 
remarquablement revolutees, presentent sur 
le fond jaune de leur face interne des mou- 
chetures d'un brun-violace. Frappes , avec 
raison, du peu de concordance de cette 
figure avec la description du Lilium mo- 
nadelphum de Bieberstein,Roemer et Schul- 
tes firent de la plante du Botanical Maga- 
zine une espece a part sous le nom de Lilium 
Loddigesianum. Mais, d'un cote, Marshall 
Bieberstein lui-meme, dans un ouvrage pos- 
terieur a sa Flore taurico-caucast'qiie (1), 
crut reconnaitre dans la figure citee les 
traits de son Lilium monadelphiim; d'aulre 
part , MM. Fischer et Lallemant , a qui leur 
position dans le jardin de St-Petersbourg 
rend si facile la connaissance des especes 
caucasiennes, regardent comme identiques 
la plante de Marshall Bieberstein et celle 
du Botanical Magazine; enfin, In distinc- 



-. 



Bientot 






1 1811, parut, dans 



lion des deux pretendues especes n'etant 
nulle part etablie avec certitude, on pcut 
fortement soupconner qu'ellcs se rapportent 
en realite a un meme type , auquel on de- 
vrait laisser, suivant I'usage, la denomina- 
tion la plus ancienne , celle de Lilium mo- 
nadelphum. 

Cette premiere question videe, rien n'est 
plus simple que d'etablir la distinction spe- 
cifique entre les Lilium monadelphum et 
Szovitzianum. Chez le premier, en effet, 
les etamines sont monadelphes, le pollen 
jaune, et le style toujours droit; le second, 
au contraire, presente, avec des etamines 
libres, un pollen orange et un style qui, 
(suivant l'assertion de MM. Fischer et Lai 



Fanthese. Les deux plan 






de leur port et de leurs caracteres; elles 
ont pour patrie commune les regions qui 
avoisinent la Mer Noire ; mais , tandis que 
le Lilium monadelphum, observe deja par 
l'illustre Tournefort , vers la fin du XVII 
siecle , existe depuis pres de cinquante ans 
dans les jardins de l'Europe occidentale, le 
Lilium Szowitzianum est une des acquisi- 
tions encore recentes que l'horticulture 
doit au zele des voyageurs russes, et a la 
liberalite des administrateurs du jardin de 
S'-Petersbourg. Ajoutons que son extreme 
rarete dans les collections est peu en rap- 
port avec un me'rite dont la figure ci-jointc 
ne donne que la juste mesure. 



De meme que Ic Lis blanc commun et 
que presque tous ses congeneres, le Lilium 
Szovitzianum supporte tres bien a l'air 
fibre les hivers de nos climats. Sa culture 
n'exige a peu pres aucun soin. Sa multipli- 
cation est d'ailleurs facile par division des 
ca'ieux , que Ton separe apres que la plante 






hue. 



aussi des grab 



arretee. II 
Ton doit seiner en automne sous chassi 
froid, pour les repiquer a l'air fibre au prin 
temps suivant. Sa fleuraison a lieu 
nous en aout et septembre. 

L.VH 



ch.7 



MISCELLANIES. 



| 266. Importance de 1'ordre et de la proprcM en horticulture. 

Les rcmarqui v it lr( ct u 



pondants, seront, nous n en doutons pas, 
approuvees de tous les amateurs de la belle 
culture, aussi bien que des praticicns rai- 
sonnables : 

« Jevous sais gre, ecrit-on au redacteur, 
de \<<s fr&joentes admonitions sur l'absolue 
necessite de 1'ordre et de la proprete en 
horticulture. Pour ma part , j'aimerais 
micux avoir sculement des plantes commu- 



nes bien soignees, que des plantes rare 
entassees sans ordre et envahies pane 
mauvaises herbes. Cet ordre que je vou- 
drais voir presider a 1'arrangement des 
plates-bandcs d'un parterre, j'aimerais qu 
s'etendit egalement au ja^in potager. « 
magasin d'outils, en un mot, a tout cc qm 

se ^attache a 1'occupation du jard • 
Dans la vuc d'encourager une si iou- 
habitude, les societes liorticoles nc A * 
vraient-elles pas instituer des pnx en * 



de l'ouvrier qui montre le plus de 
dans l'arrangement et la bonne tenue 
objets de son ressort? Les prix des 
ours, tels qu'ils sont institues, ne ten- 
-ils pas a diriger l'attention du jardi- 
vers la culture de tel ou tel genre de 



puleux pour accomplir conscien- 
t cette derniere tache, ne meri- 




Les feuilles de 



Dene el cuneusc 
tout-a-fait dressees, longues 
50, glauques, quadrangulai- 
coniquc pale 
et aigue ; deux de ces feuilles accompagncnt 
chaque pied florifere. Les fleurs solitaires, 
plus courtes que les feuilles , sortent d'en- 
tre des spathes vertcs etroitement enrou- 
lees, au-dessus desquelles le tube anguleux 
du perianthe s'eleve d'une longueur de 6 
a 9 centimetres; ces fleurs sont du pourpre 
le plus vif, relevememe par macules pour- 
pres plus foncees , et orne vers l'extremite 
de chaque sepale du riche macule jaune, 
oblongue, etroitc, a bords nettement de"- 
finis. Transportees dans un appartement, 
elles y restent epanoui'es durant plusieurs 
jours, exhalant une odeur faible, mais deli- 
cieuse, de violettes. 

La plante croit a l'etat spontane dans la 
Crimee. C'est une espece bulbifere vivace, 
qui vegete tres-bien dans un compost d'ar- 
gile , de fumie? de vache bien consomme , 
et de sable pur. Elle se multiplie par les 
bulbes, qu'on doit tenir a sec durant Ieur 
periode de repos , et dont la vegetation doit 
etre reveillee de nouveau , a des epoques 
diverses pour divers d'entr'eux, en septem- 
bre et en octobre, afin d'en obtenir au prin- 
temps suivant des fleurs e 



Le& Conlfere* «le Redleaf. 



recemmcnt le fait de la crois- 
riante de YAraucaria inibn'ntljt 
dans des localites basses, humides et ombra- 
gees de la base des Andes chiliennes(l),j'ai 
reflechi que cc fait pourrait induire des 
jardiniers a donner a l'arbre une situation 
analogue dans notre pays. Afin de prevenir 
tout mecompte, pcrmettez-moi de vous com- 
muniquer, a l'egard de cette noble coni- 
fere , une suggestion fondee sur l'expe- 
rience. Le premier pied que j'en plantai a 
Redleaf, occupait dans les terres les plus 
basses du jardin, une exposition froide et 
peu ouverte, analogue a celle qu'on assigne 
a la plante spontanee. Le pied en question 
donna des pousses tres vigoureuses ; mais, 
celles-ci ne murirent qu'imparfaitcment, et 
par suite , tous les nouveaux jets produits 
durant l'annee 1847, furenttues par la me- 
morable gelee du 20 Janvier 1848, quoi- 
que l'arbre fut en ce moment protege par 
un appentis. L'annee d'apres, le meme ar- 
bre I'ut transplante sur une partie plus ele- 
vee du jardin, a cote d'un Cuuninrjhinniu s«- 
nensis, qui, expose sans protection a la gelee 
deja mentionnee , n'avait souffert d'autre 
mal qu'une legere decoloration de son feuil- 
lage : ce fait prouvant la superiority d'une 
situation elevee sur un bas fond (2). Profi- 
tant de cette espece d'avertissement, je plan- 

(1) Voir ci-apres, page !H 0-542, n° 271. 

(2) Cela prouve-t-il .jinm puisse eimolnrc du 
<juini,i(jh(i,iiitt sinensis a YAraucaria imbricata? 



le Cryptomeria japon 

pour quelque temps ne pas tenir pied i 
celle des exemplaires qui vegetent dam 



il est 



les fonds bas et bumides, 
probablement mieux place _ 
a de tres-fortes gelees. L' Abies Webbiam, 
plante d'abord a Redleaf dans le meme bas 
fond que YAraucaria imbricata, se ressentit 
egalement de la gelee de 4838, et fut plus 
tard transplante dans une situation haute, 
exposee au Nord, afin de retarder sa vege- 
tation vernale, et de soustraire ses jeunes 
pousses aux gelees printanieres qui les at- 
taquent bien des fois. Des pieds greffes de 
Pinas Lambertiana vegetent chez nous avec 
beaucoup de rapidite; je suppose qu'ils 
reussiront mieux et vivront plus longtemps 
de graine. Quel- 



,L.);ilspro- 



ques-uns de ces pieds sont < 
de Weymouth (Pinns strobi 
viennent de greffes prises s 
de 4 m ,80 de haut, qui mourui en io*.i, 
et promettent d'atteindre, sous peu, la taille 
de la plante-mere. Deux pieds d' Abies 
Deodara, provenant de boutures que je fis 
en 1856, mesurent maintenant 6 m de haut, 
s'etendent en circuit en proportion de leur 
hauteur, et sont aussi touffus que des 
plants venus de graine. Aujourd'hui, nean- 
moins, l'abondance et le bon marche des 
jeunes plants de semis rendent superflue 
la formation de boutures. 



f 269. Calauthe Tcrntrifolia. 



C'est la une de ces delicieuses plantes 
dont ont peut prolonger en quelque sorte 
indefim'inent la lleuraison , en les transfe- 
rant a l'epoque de Fanthese , dans une at- 
mosphere moins chaude et moins humide 
que celle de la serre a Orchidees. Elle se 
prete admirablement a la decoration des 
salons, ou ses fleurs d'un Wane dc neige 
echappent aux laches de pourriture que 
produirait rapidement un exces de froid ou 
d'humiditd. Voila bien longtemps qu'on 
fxenqilairo de celtn espece orne notre serre 



froide de 
tache , do 



fleurs encore pures et sau 
lusieurs epis commenecnt a 
>uir. On peut aisemeut ame- 
a fleuraison ct consener lon«l 
dans cet etat par le procede a-iMJW 
des exemplaires cultives dans des pots de 
moyenne grandeur, rempbs d,un , c0 , m i f rhc 
bien drainc de tcrre de feuillesetde touru 
. I'ssiere. 



i 





CYDONU (CHANOMELES) JAPONICA var. UMBILICATA. 



Rosacea? $ Pomaceae Juss. — Icosandria-Pentagynia 



CHARACT. GENER. - Calyx tubo campanu 

' ■■■'■• -■ • ; ' ; .. ., , 

I 



i <'!'iHrnl..s. O „ nlrniin. -i-loeulare. lorn- 

i . • 
■^"'iKinlms „| M , ,, ; , |, uv| _ Mi.rlM.jM^. v.//, ."i 

mlare, loculis pohspcnius. ni.l,., !|( ..n-lili 
■''!»■" iiiniius taiiu-u .|n :im iii /y-o ; nempe la- 



Mmi hand n,i,. ; ; 
(nempc a?6«w/«r 
'»'l<>> ortlmlropi. «,f lff . ,/<„„» ,. ( , 



CHARACT. SPEC. - Idem ac subger 
Cydoiua japonica Pers. Enchirid. I 

DC IV...I. II p. 638. 

Cydonia laymaria Loisel. Herb, de \\ 

t. 67, et in Duhamel, ed. nov. VI. t. 

Pyrus japonica Tuvxb. FI. jap. p. 207 
Knuin. ji. 1020. Sims Bot, Mag. t. 692. 
Mains japonica Andr. Bot. Rcpos. 1.4 



CHARACT. VARIET. x 
roseis, fructibus (nobis ta 
apice umbilico convexo ins 

spargentibns. (Fide CI. Sit 



L'emploi de trois termes gene'riques 
Chanomeles, Cognassier et Poirier, pou 
«ne seulc el meme espece , est un des mill 
exemples de 1'incertilude de la nomencla 
l ure des plantes les plus vulgaires. Parlez 
d e Cognassier du Japon aux horticulteurs, 
Peu d'entr'eux reconnaitront sous ce 
e Airier du Japon, une de lcurs vieill 
oujours agreables connaissances. Chois 
Pus japonica , an lieu de Cydonic 



de structure qui lie 1'arbuste en question 
au genre Cydonia plus etroitement qu'au 
Pyrits; enfin , adoptez Chamomeles et vous 
encourrez Ie reproche de ceder a la ten- 
dance assez commune aujourd'hui de mul- 
tiplier, parfois sans besoin, les divisions 
generiques. Dans ce conflict d'opinions con- 
tradictoires, nous avons cru devoir adopter 



un terme nioyen, une voie detournee de 
contenter un peu tous les gouts. Pour les 
jardiniere et amateurs, nous ecrivons entre 
parentheses le nom vulgaire de Poirier du 
Japon; aux botanistes nous parlons de Cy- 
donia, mais, en restreignant le sens un peu 
trop large de ce terme generique, par 
l'adoption en sous-ordre du terme Choeno- 
meles, comme designation speciale du sous- 
genre evidemment tranche que constitue le 
Cognassier du Japon. 

Quel jardin ne possede au moins le type 
ordinaire de ce charmant arbuste , dont les 
fleurs carminees brillent entre les plus gaies 



vari(5te a fleurs bla; 



doubles : plus riche encore et plus distin- 
guee par la nouveaute, est celle que M. Van 

un nom qui rappelle le pourpre fonce de 
ses fleurs (Pyrus japonica, atrosangui- 
nea, L. VH. catal. 1849); enfin arrive la 
variete umbilicata, que distinguent de beaux 
fruits et des fleurs d'un rose satine. 

Introduce directement du Japon par les 
soins du D r Von Siebold, celle-ci fructifia en 
premier lieu, en 1847, dans le jardin du 
celebre voyageur. C'est elle qui figure dans 
le catalogue des plantes de l'etablissement 
Van Houtte, pour l'annee 1849, sous le 
nom de Pyrus japonica rosea. Son mcrite, 
au point de vue ornemental, se revele assez 
dans la figure ci-jointe pour se passer de 
tout autre eloge. 

J. E. P. 



Fig. i. Branche d'automne du Cydonia (Chamomeles) japonica var. nmbjhcata. Fig. 2. Jfo p 
tale (grandeur naturelle). Fig. 3. Une des etamines, grossie. Fig. i. Antheres gross ^ ie s y 
1'une sur le dos, et l'autre (4 gauche) sur la face. Fig. 5. Styles (grandeur naturelle). F j t 
Portion libre d'un des styles, terminee par un stigmata dUat^ (grossu . Wj^JEt 
1'ovaire. Fig. 8. Un des ovules grossi. Fig. 9 et 10. V 
I. Siebold et De Vriese.) 



i grandeur naturelle. (Les analyses 



Rien dc plus vulgaire et de plus simple 
que la culture du Poirier du Japon. C'est 
dans nos climats une plante tout a fait rus- 
tique, qui sert le plus souvent a la decora- 
tion des murs, contre lesquels on la dispose 
en espalier. Placee de cette maniere a une 
exposition chaude, elle fleurit souvent a 
! de l'hiver, avant que ses feuilles 



l'apparilion des fleurs devance un peu 
des feuilles qui naissent de bourgeons s 
pares. Elle se multiplie aisement de bouiu 
et de greffe. 

L.VH. 



MISCELLANIES. 




vi' 1 



jr§) 



DC. Prodr. VI. p. 164. 

La jolie composee que rcpresente noire 
-vignette, croit naturellement sur Ie mont 
Wellington, dans l'ile de Van Diemen. Cost 
un petit arbuste touffu, a feuillage persis- 
tant, dont la verdure rappelle cellc de 
YEruitijiniis japonicus. Lesjeuncs ramcaux 
sont anguleux et viscides; ses feuilles, laplu- 
part de moins de O m ,02 en longueur, obova- 
les, apiculees, concaves, sont depourvues 
de veines, et legerement farineuses sur leur 
page inferieure, pendant leur jeune age. 
Les petits capitules blanes forraent des co- 
rymbes courts et lateraux. 

Le nom de Swararaerdam applique a ce 
genre, a ete suggere a De Candolle, par la 
resserablance que les soies claviforraes des 
pappus de la plante, offrent avec les an- 
tennes de certains de ces petits etres , dont 
l'etude a fait la gloire du savant entomolo- 
giste hollandais. 



aisement de boutures, 



| 271. Observation importaute an siijet de la culture de 

I'tlMKlltlt IMBRICATA (1). 

pouvoir etre plus raal choisie; et cependant, 
1'arbre en question offre aujourd'hui l'aspect 
le plus luxuriant, et sa croissance depasse 
dans la proportion de 5 a 1 celle des pieds 
du merae age plantes en raeme temps que 
lui. On ne saurait douter que les vents im- 
petueux,le lit de cailloux et la privation 
absolue de soleil, durant plusieurs mois de 
l'annee, n'aient en r&dite tourne tout-a-fait 
a son avantage. (Sans aucun doute, ajoute 
la redaction du Gardener's Chronicle, It 
fait s'explique aisement par les habitudes et 
la station de 1'arbre dans son pays natal(l)}. 
J. H., Gardener's Chronicle, 1849. 



assez forts d' Aran carta imbricata Invent 
plantes dans un pare du sud de I'Angle- 
terre. Malgre des diversites assez notables 
dans le choix d'exposition et de sol , tous 
les sujets paraissaient etre places sous les 






i seul auquel 



crut pouvoir predire d'avance une destinee 



orouillards et aux froides raffales d'une 
vallee basse, ombrage par de grands arbres 
durant tout 1'hiver, occupant la base du 
versant septentrional d'une colline,reposant 
enfin sur un sol ou Ton trouve au dessous 
dune couche de 0»,15 d'bumus un lit com- 
pact de cailloux, sa position semblait ne 

(1) Voir ci-dessus, page 307-509<i n" 268. 



(1) Les Andes du Chili. 




(feSr 



La vignette ci-contre represente la 
fleur de grandeur naturelle du Vanda sua- 
vis, magnifique espece javanaise, introduite 
par M. Lobb dans les serres de MM. Yeitch, 
et qui obtint, l'annee derniere, la grande 
medaille d'argent, a l'une des expositions 
horticoles du jardin de Chiswick. Ses fleurs 
sont reunies en longs epis, et leur labclle 
violet forme un cbarmant contraste avec 
leurs petales a macules brunes. La suavite 
de son odeur est clairement indiquee par 



f 273. Fleurs dh 

jet, M. Fortune communique 
vantsau Garde tier's Chronicle. 
> En visitant, vers le milieu de Janvier, 
quelqucs boutiques a fleurs de Shangae, je 
it de plan 






Polmaise, ( 



l<>iTa»e. J'ign 



mill \i(Ul I'm /> a 

is Irappe |i;ii' < 
nolle facilitc 1< 
none a (loraiMtn 
fs dc celte pla 
curs, dont l'cff 






que ce procede 
pratique par les 
e fleur, un grand 






cmpecher de s'epanouir trop rapide- 
nt. Tous ees objcts vcnaient de la celebre 
: dc Soo-chow-foo, le grand centre du 



attirailde chauffage dont 
i usage esi numi.er a Horticulture euro- 
peenne. Eh bien ! rien de tout eel a: les 
Cbinois n'ont pas d'autres serres a forcer 
les fleurs que leurs maisons ou leurs han- 
gars, dont ils boucbent avec de la paille les 
fentes des portes et des fenetres, et qu lis 
cbauffent avec des feux de ebarbon de Lois. 
i. A cellc opoquc de l'annre : j,iii\ici, t 
Kum-<h,«l. {Citrus Japonica) que Ion cui- 
tive abondamment en pot, est litteralement 
eouverl dc ses petits fruits ovales, de cou- 
Jcur oran-e. Cette espece d'Oranger et piu- 
sieurs autre* du memo genre, sont d.sln- 
buees parmi les fleurs forcees, ou 
melange produit I'effet le plus gracr cox. 
Je crois que le Kum-Quat, une lois 
connu en Europe, V serait tres estone 
corame plnntc d'orncment, durant la saisw 
d'hiver. C'est la plus rustique d entre s* 
eongeneres; clle porte fleurs et * r " ,[ * 
grande profusion, et sa culture prom 
d'etre tres facile. Mais, pour ™"*f l {t 

! tege^redes Orangers, les pieds qui J** 

lifient deja a IVtat'nain sont tons des 
vidus greffes. . 



AMHERSTIA NOBILIS. 



i § Cfesalpinieae DC. — Diadelphia-Decandri 



[UCT. MAI- IS. « — Calyx I 

■ailiiisqualibus, p 

pciala ii . calycis fauci in; 



CIIARACT. SPECIEI. - Iden 



U y a quelquesmois a peine (1) nous an- 
noncions a nos lecteurs la fleuraison de 
YAmherslia nobilis. On avait droit d'espe- 
rer alors que les publications horticoles de 
l'Angleterre se disputeraient l'honneur de 
represcnter dignement un objet d'un me- 
rite aussi distingue. Mais, cette fois, le Bo- 
huuvnl Mtujuzine lui-meme, enferme dans 
le cadre de son format in-8°, s'est contente 
de donner, sous ses proportions naturelles, 
un fragment inutile de raceme, faible et in- 
complete figure a cote du dessin d'ensemble 
que nous extrayons d'un ouvrage peu acces- 
sible aux fortunes ordinaires (2) , pour en 
fairc jouir la majorite du public horticole. 

Nous ne reviendrons pas en detail sur 
l'histoire de ce noble vegetal. Tout dans 

de ses traits. Ses fleurs ornent les autels 
du Dieu des Birmans ; son nom rappellc 
*■ graces unies a la science ; sa decouverte, 
sa publication sont dues au genereux pa- 



tronage exerce sur la botanique par la Com- 
pagnie anglaise des Indcs ; enfin sa fleurai- 
son a Ealing-Park constitue un des plus 
beaux triompbes que I'horticulture ait pu 

Les details recemmcnt publics par sir 
W. Hooker, dans le Botanical Magazine , 
nous permettent de rectifier quelques don- 
pees empruntees par notre premier article 
au Gardener's Chronicle. C'est bien au D* 
Wallich qu'on doit les premieres tenta lives 
d'introduire en Kurope YAmherslia nobilis. 



quand M. Gibson, envoy e dans le pays des 
Birmans, par le due de Devonshire, avec la 
mission speciale d'y rechercher YAmhers- 
lia, reussit a enrichir d'un magnifiquc 
exemplaire de cet arbre les serres princie- 
res de Chatsworth. Chose curieuse pour- 
tant! tandis que cet exemplaire, acquis a 
grands frais, a refuse jusqu'ici le tribut 
bien merite de ses fleurs, un plant beau- 
coup plus jeune, introduit en 1847, par les 
soins de lord Hardinge, dans les serres de 
M" Lawrence , a Ealing-Park, a cede <le 
27 



bonne grace a unc culture intelligent la 
faveur de sa premiere fleuraison. C'estainsi, 
du restc, que le Stenocarpns Cwininghamii 
(voir ci-dessus, torn. Ill, tab. 189), cc roi 
des Proteacees, introduit en premier lieu 
dans les serres du jardin royal de Kew, s'y 
est developpe en grands exemplaircs sans 
lieu qu'un pied de 



bouture, provenant sans doute de 1'un des 
plants mcntionnes, developpa en 1849, 
dans la serre temperee de Y United Garde- 
ners Society, ses ricbcs ombelles de fleurs 



fl^lM-i. 






type c 



de son genre, se range a cdte* des Jonesia, 
des Hitmboldlia, des Afzelia, des Anlho- 
nota, des Palovea, des Epvnrn, des Puri- 
voa, des Macrolobium, etc., dans le groupe 
des Legumincuscs-Cesalpiniees. La struc- 
ture bizarre de ses fleurs demande pour etre 
saisie sur la figure, quelques breves expli- 
cations. Les deux pieces lanceolees et oppo- 
sces que Ton voit s'inserer sur le pedicelle 
des fleurs, et s'ouvrir commc deux valves 
pourlaisser sorlir le boulon qu'elles recou- 
vraient dans son jeune age, cos deux pieces 
sont des bractees a estivation valvairc. Entre 
leur point d'insertion et les quatre pieces 
unicolores du caliee, s'etend le tube du 
meme organe. Quoique en apparence tetra- 
mere, le caliee est en realite forme de cinq 
pieces; car, de ses quatre divisions appa- 



rentes , la superieurc (celle qui regarderait 
l'axe du raceme, si la torsion du pedicelle 
ne la forcait a se diriger en sens inverse), 
resulte de la soudure de deux pieces, et 
e'est, en effet, entre ces dernieres (maisen 
apparence au devant de la piece unique con- 
stituee par leur cohesion) que s'insere le 
grand petale a ceil jaune , horde de violet. 
Deux autres petales ocules alternentchacun 
avec deux pieces calicinales : enfin, les deux 
petales qui restent pour completer la syme- 
trie , quoique invisibles dans la figure, exis- 
tent sous la forme de petites ecailles subu- 
lees et recourbees en crocbet , placees cba- 
cune entre la division inferieurc et une des 
divisions laterales du caliee; en un mot, ily 
a dans la fleur de YAmherstia tous les ele- 
ments d'unc corolle papilionacee ; seulement 
ses pieces sont divergentes au lieu de s'em- 
brasser etroitement Tunc l'autre, et les deux 
petales, qui represented la carene, echap- 
pent par leur pctitesse a un examen super- 
ficiel. 

Pour l'aspect general et le feuillagc, YAm- 
herstia rappelle les Broivnea de 1'Ameriqi.e: 
heureux ceux qui pcuvent embrasser d'un 
meme coup-d'ccil ces deux nobles genres 
allies par leurs affmites naturelles, et digncs 
de se faire pendant l'un a l'autre, dans les 
regions tropicales des deux mondes. 

J.E.P. 



l-'ig. 1. l-raginrnl de bnmclie lleurie d<" VAinlia-tfia - 
deur naturclle). Fig. 2. Une foli..l<- drlachn; i-randiiir i 
fruit (grandeur?). 



Aux details deja publies a cet egard dans 
un precedent article (ci-dessus, avril 1849 , 
p. 451 c ), nous avons a peine quelques mots 
a ajouter. D'apres M. J. Smith, il importe 
beaucoup d'abriter YAmherstia contre les 
rayons directs du soleil , parcc que la tex- 



ture seche et mince de ses teuu«»-- 
ees organes tres sensibles au dessechemen 
produftsureux,soitparunentmos P e^ 
,roppeurieheenvapeur S ,soitparl»nsuft. 









|,.s soin> \c* I 



ft'tmpfehent pas loujours le bord el le som- i ce mil. Un parfait drainage et un sol I 

met des folioles de se brunir en se desse- permeable aux liquides sont aussi deux c 

chant, el d'imprimer ainsi a l'arbuste un air ditions indispensables a la bonne venue 

maladif ; mais, c'est la, malheureusement, YAi 

un defaut dont souffrent les Brownea et j cloc 

aulres plantes dont les feuilles possedent vraisemblable que la planle produisc 

une texture analogue ; les exemplaires graines dans nos serrcs. 
d'Amherstia, cultivcs dans le jardin bota- j VI j 

nique de Calcutta , n'echappent pas meme a 



MISCELLANIES. 



| ft*, illthode p 

en Iciii* coiisei'vaut la vivacite de leurs conlen 



vation des exemplaires recueill 
beaucoup dans celte etude ; mais \ 
ver a leur dessication , le travail i 
ralemcnt long et penible, et sui 
incertain. En effet, quelle que soit 
tite de papier que Ton emploie poi 
les plantes, et memequand on a 1 
remplaeer deux fois par vingt-qu 



dans les circonstances ordinaire*. J'ai do 
pense qu'en elevant la temperature et < 
diminuant la predion n( musplit'-i-it] nc . j'a 
riverais probablement a un bon result; 
Dans ee but, j'ai fait fabriquer un vase 
cuivre, cvlindrique, > 
hauteur sur 60 de diametre. Dans 
je puis facilciiicn! depo^er im pa 
ifermantcent eehantillons 
ets alors, dans l'espace re 
sur les cotes, environ 4 kilograu 






par des papiers pierres de chaux vivi 
four, ce n'est qu'au bout d'une de. Depose dans une petite cuve, I'apparcil 
jours qu'on obtient des plantes j est porte a une temperature de 50" ; """ 



olorees , dont les caracteres 
sont le plus souvent detruits, et qui, pour 
etre reconnues, exigent beaucoup d'habi- 
fude. Pour obtenir les meilleurs resultats, 
jai faitquelques essais que je prends la li- 
berie de presenter a l'Academie. 

Dans une herborisation, je range sueces- 
sivement mcs plantes dans des feuilles de 
P'I'kt -lis, qui absorbent immedialement 
Jeau d'interposition (de pluic ou de rosee). 
Dans cet etat les plantes peuvent se conser- 
ver vingt-quatre heures sans alteration 
aucune. Le lendemain, je les place dans des 
Papiers tres sees, puis je les depose dans un 
a PPareil de mon invention , ou elles se se- 
chenl completement en vingt-quatre ou 
rente heures, conservant la coulcur des 
feuilles et 1'eclat des fleurs. 

Voici sur quoi se fonde ma methode de i 
Preparation. L'eau de composition et d'in- 
le «"position ne se volatilise que lentement | 



au moyen d'eau bouillante que 1 
dans la cuvc. On fait alors le videavcc une 
petite pompe pneumatique adaptee a un ro- 
binet place sur le couvcrcle. 

parce qu'a cette temperature, il se forme 
toujours a mesure que Ton fait le vide , une 
atmosphere de vapeur d'eau, et que d'ail- 
leurs, dans une semblable operation, il 
n'est nullement besoin de s'occuper de pre- 
cision. Une fois 1c vide fait, c'est a dire 
apres avoir pompe a divers intervalles pen- 
dant deux ou trois heures, on laisse le tout 
tranquille pendant vingt-quatre ou trente 
heures : au bout de ce temps, en ouvrant 
Fappareil, on trouve les plantes seches et 
semblables aux echanldlons que j'ai lhon- 
neur de presenter a 1' Academic 

C.a»ai.. Comptrs rrmlus <h> I'Amdvmir 
(trsSrinmrs ,lv Paris, s ,„|.,|uv Is{!» 



-;- «rt 



l cinploi du Goudron pour preserver le Ble de 1 attuque 



J/undesComptesrcndusdumoisdejuil- 
let dernier contenail une notcde M.G.Bar- 
ruel relative a Taction de l'oxyde de car- 
bone sur les charancons, et a l'emploi de ce 
gaz pour leur destruction. Quelqucs jour- 
naux, et entre autres YEcho agricole, pu- 
blierent tout dernierement , pour faire pe- 
rirces insectes , un autre moyen, indique 
par M. William Little , et qui consiste dans 
l'emploi du gaz ammoniac. Ce jeune chi- 
miste anglais pretend que par le contact de 
ce gaz les charancons perissent instantane- 
ment , qu'ils sunt comme foudroyes. 

» J'ai constate, devant plusieurs temoins, 
que rammoniaque ne foudroie pas les cha- 
rancons; car apres un sejour de quelques 
minutes dans le gaz ou dans l'ammoniaque 
liquide , ils sc remeltent sur pied et courent 
parfaitement,si on lessoustrait a l'influence 
de cet alcali caustique. 

Toutefois Taction prolonged de ce gaz, 
comme celle de l'oxyde de carhone, de 
l'acide carbonique ou de tout autre gaz 
irrespirable pour les grands animaux, fait 
perir ces insectes en plus ou moins de 
temps. Je ne sais quelle disposition d'appa- 
reil simple, economique, a la portec de 
tousles cultivateurs grands ou petits, riches 
ou pauvres, serait adoptee par M. G. Bar- 
ruel , pour Implication de l'oxyde de car- 
bone, ou par M. W. Little, pour celle de 
l'ammoniaque; mais, je dois signaler un 
corps dont l'emploi est beaucoup plus pra- 
tique et moins dispendieux; e'est le gou- 
dron. L'efficacite de celte substance contre 
les charancons est connue de plusieurs agn- 
culteurs ou commercants de grains. 

»Je placai, dans un vase d'un quart de 
litre de capacite et bien clos par un liege , 
trois charancons bien vifs et bien portants ; 
en meme teinps, j'avais introduit un petit 



;u de goudron; 
>n s'apercut assez prompteinent du malaise 
le ccs animaux; bientdt ils toraberent sur 
e dos , agitant lours pattes , sans pouvoir 
s'en servir utilement pour se relever; au 
bout de quinze a dix-huit heures, ils peri- 
pent. L'odeur seule du goudron dans un 
espace restreint, est done mortelle pour 
ces insectes. Si l'on enduit d'un peu de gou- 
dron la partie supcrieurc du vase clos ou 
l'on enferme les charancons, ils meurent 
dement. 
„ L'efficacite du goudron, pour chasser 
ces insectes et en preserver les grains, est 
un fait incontestable. Mon pere eut, a une 
epoque deja eloigned , des greniers, des 
granges et toute la maison infestes par les 
charancons, au point qu'ils prnclra.ent 
dans toutes les armoires et parmi le linge. 
II fit placer un tonneau ouvert unpregiH-de 
goudron dans la grange, puis dans les gre- 
niers, au bout de quelques heures on 
voyait les charancons grimper le long des 
murs par myriades, el lu;r dans ion p ^ 
directions opposees „ i I Mine u. Lu l.u : n 
passer ce vase goudronne de piece en pica . 
la maison fut en quelques ;ou™ complete- 
ment debarra 



; holes incommodes 



sibles. 

Le cnltiva 






■ del- rede- 



ussitot qu'il 

i/psrVuee, iinpirmier ■ 

dron la surface de que! 
rhes. et les placer convenablemer 
.: il huuln, luenenten 
nouveler le goudron de temps a aui 
l'annee, pour prevenir le retour 
insectes. » 



.\i!>i- 



e A<m. 8 octobre 18&>- 



f 276. Jtardins flottants des Chinois. 

LesChinois tres habiles en horticulture i vrent avec des nattes, sur ^fjj^ *» 
et souvent rcsserrcs par nne nombreuse portent de la err, ; 

population, out imagine un genre de cul- champs flottants sur lesquels ib pgr 

ture inconnu au reste du monde (1). Pour recoltent du nz. Le tail esi ■ ^ ^.^ 
suppleer au sol qui leur manque, ils con- plusieurs voyi - 

struisent avec des bamboos ou toute autre | teur possede dans s:i out ■ _ ^.^ 
espece de bois, des radeaux qu'ils recou- | dessins qui representent ce 



(1) II existe avec de legeres modifications dans bien execute, i 

certains ! ,.- de la vallee de Cachemirc. (Voir 



. dont l'un colonc c 
ait en Chine. 
( Indipe*d*m* beige.) 



R0ILL1 WHAM. 

roella a fcuillcs ciliees. 

Campanulacese § Wahlenbergiese , Endl. — Pentandria-Monogynia, Li.\>. 
CHARACT.GEAEU. Vide supra I.e. (ex- Iiovllti clliata Linn, sp. I. p. 241. Gjerts. 

m** H I.PaxI * n | ,„, F1 . 

i post tabulani ilpha li< mi oi !', I v.. I ' p 2-i'i. 
.lei// (! , 
etc. 1'i.ik. Aln.au. VIII. tab. *>•>. Hz. A. 
ramoso, pilo- Cl , /A y SebaTIics. 

i, cihatis, puis i p _ as, tab. 16, fig. 3. 

uililis; >, 7 , r . „ , ¥ x „ 

foliis flnnlilms ,u ' ' *' 1 ' H :| ! "• 

p77 I , 39 
ml i lohis , il . .us U ii, ,. x ,, /-'" - I inn II' .1 I I'll !' ''»-! tali .» 

Alp. DC. (Diagnosis et synonymia ex DC. Prodr. 1. c.) 



CHARACT.SPEC. 



Le Cap de Bonne Esperance n'est pas 
uniquement la region classique des Bruye- 
res, des Bulbes et des plantes grasses : e'est 
aussi le rendez-vous favori de ces mille 
arbustes a rameaux compacts, a feuilles 
etroites , aciculees , serrees en faisceaux ou 

en un mot, rappelant celui des Erica, leur 
vaut l'epithete d'erico'ides. A ce groupe de 
vegetaiix caracteristiqu.es , les families les 
plus diverses fournissent leur contingent : 
Diosmees aux fragrants parfums, Phylica 
(Rhamnees) aux fleurs obscures, Bruniacees 
aux innombrables capitules, Thymelees aux 
jets greles et flexibles, Immortelles (Cora- 
Posees) aux brillants involucres, et tant 
d'autres genres ou families qui, malgre leurs 
divergences d'organisation , semblent refle- 
l er dans leurs formes exterieures les mille 
nuances d'un meme type ideal. 

Parmi ces arbustes a feuilles diminutives, 
brille, par la grandeur et Feclat de ses 
eorolles, le Roella ciliata. Bruyere par le 
P°rt, Jasione par le feuillage, Campanule 
Par les fleurs, cette cspece forme, grace a 
^uelques soins de culture, un des plus jolis 



sous-arbustes dont on puisse orner les vases 
ou les tablettes d'unc orangerie. Chaque 
exemplairc, en effet, forme une sorte de 
petit arbre en miniature, et sous ce rapport 
la figure ci-jointe, reduite par defaut d'es- 
pace a ne representcr qu'un fragment, nc 

de lensemble. II y manque cette espece de 
symetrie generate qui nous plait, meme 
dans les ceuvres de la nature, et qui differe 
autantde la froidc symetrie matbematique, 
que 1'aspect d'un beau paysage differe du 
plan que la regie et le compas en ont trace. 
Le Roella ciliata figure entre les premie- 
res plantes qui revelerent a l'Europe la ri- 
chesse de la Flore de l'Afrique australe. Son 
introduction dans les jardins de la Hollande, 
se rattache a cette epoque glorieuse pour la 
botanique et Horticulture, ou le celebre 
Hermann cueillait a pleines mains les pre- 
mices des Flores du Cap de Bonne Espe- 
rance et de Ceylan ; ou les Burmann con- 
sacraient talents et fortune a communiquer 
a la science les travaux de Plumier et du 
venerable Rumphius ; ou les Commelyn po- 
pularisaient par leurs ouvrages les richesses 



de leurs jardins; ou 
Cliffort, genereux et intelligent Mecene, 
soutenait les brillanls debuts de l'auteur du 
Flora lapponica, qui preludait par V /tortus 
Clifforliunm a sa feconde reforme des scien- 
ces naturelles. C'cst dans ce dernier ouvrage 
qu'est figure et decrit le Roella ciliata, sans 
y porter de nom speeifique, parce que Lin- 
na3us n'avait pas encore mis en pratique les 
principes de la nomenclature binaire, qui 
commencaient sans doute a s'organiser dans 

En renvoyant le lecteur au caractere ge- 
nerique du Roella deja publie dans la Flore 
(torn. I er , p. 295), nous devons diriger son 






1 de commun que la ressemblance de 
cette confusion , nee de l'igno- 
rance des plus simples principes de la bota- 
nique, est-elle une des preuves edifiantes 
que certains esprits superticicls voudrnient 

theoriques, dont l'horticulture ne devrait 
etre en realitc qu'une application? 

J.E.P. 



Les Roella sont des plantes de serre froidc 
dont on doit hater la fleuraison, en mettant 
en plein air durant la belle saison les pots 
ou elles sont plantees. Leurs fleurs deman- 
dent beaucoup de soleil pour s'epanouir; 
mais on doit se garder d'en exposer aux 
rayons ardents d'un soleil d'ete, les exem- 
plaires qui auraient etc j usque la conserves 
dans une serre peu eclairee. L'action du 
soleil a besoin d'etre graduee, de maniere a 
s'exercer, par exemple, sur les memes exem- 
plaires depuis le printemps jusqu'en au- 
toinne. Le compost ou se plaisent ces sous- 



arbustes renferme pour une portion ae 
sable, deux portions de tcrre de bruyere; il 
veut etre soigncusement draine, pour que 
l'eau des arrosements ne reste jamais sta- 
gnate autour des racines; la pourriturede 
ces organes par exces d'humiditc est en effet 
un des dangers a craindre, surtout pendant 
la saison d'hiver. Par une taille judicieusc 
on peut faire de chaque exemplaire un 
petit arbre en miniature bien rame, muni 
d'une simple tige maitresse. Multiplication 
facile de graines ou de boutures. 

L.VH. 



MISCELLANIES. 



f 277. Pin us muricata D. Don 

In Linn. Transact, vol. XVII, p. Ui, et in Lamb. Pinus, 
Svaoa. Pinus Edgariana Hartweg, in Journ. of the Hort. So 
Feuilles geminees 



-217- 



as trop serrees sur 
s m 085 a m 10 sur 
les echantillons sauvages, tres raides, assez 
larges, a pointe obtuse , concaves sur leur 



la base des feuilles jeunes, et ■Jlgjjj'j 
qu'a peine sous les anciennes. Feuiues * 
minales des jeunes plants wum« . cinq « 
semble, assez eourtes. Branches peu nom 
breuses, mais p.'«^'ldrim-nt> r « , «»^^ i 
•roons an dessous des d 












matierc r&ineuse. Cones reunis de quatrea 
sept en faisceau, d'un brun rougeatre dans 
leur jeune Age, nun's passant au gris cendre 
lursqttils vicillissent , pendants, presque 
droits ou a peine courbes du cote qui re- 
garde la brancbe, longs de m ,075, attenues 
au sommet en nne pointe un peu obtuse, 



tites que le reste , sont quadrangulaires et 
presque plates, exccple colics qui avoisinent 
le sonamet, dont le disquc, bcaucoup plus 
convexe, portc transversalement unc lignc 
proeminente, et sur son centre une pointe 
courte, large et droite. Cbaque cone offrc 
de neuf a dix rangecs d'ecailles, et sous 
chacune de ccs dernieres sont logees deux 
tres petites graines d'un brun obscur, mii- 
nies d'une aile longuc de 0»,0«2. 

Cette espece bien caracterisee fut dfoou- 

verte par le D r Coulter, a San Luis 

Obispo, dans l,i llaiilc-C.dif.irnie, 

au sud de Monterey, par le T,:i"" 

degre de latitude, a une altitude 

^ de 914 metres et a 16 kilometres 

S5j||r du bord de la mer. Les exemplai- 

^P res y croissaient droits, mais un 

^^ peu rabougris, s'elevant rarement 

Wr au dessus de 12 metres. M. Harl- 

weg retrouva la plante sur le ver- 

Bfe^ >ant occidental des montagncs qui 

^ "~>i avoisinent Monterey, a ~) kilonie- 

■£ tres de la plage; elle n'atteignait 

cSifif^ 6 a 9 metres, avec des troncs de 

L3® m ,90 de circonference , consti- 

5!|v tuant, du reste, un seul petit bois 

S^ d'un peu plus de 6 ares de super- 



*F® 



d'un diametre de O m ,037 dans la portion la 
Plus epaisse, e'est a dire pres de leur base : 
celle-ei est legerement inequilaterale , et le 
pedoncule est presque nul. Les ecailles les 
Plus grandes occupent la portion dorsale du 
cone; elles sont coniques, presque droites 
°u legerement courbees en arriere vers la 
base du cone, tres saillantes, pointues et 



PillUS insiijin's. In nienic espece 

fut encore rencontrce par M. Il.irl- 
weg, beaucoup plus au sud de Monterey, 
en montant a la Mission de la Purissima, 
ou la monotonie des montagnes denudecs 
n'etait rompue que par un petit bois de ce 
Pin; les exemplaires ne depassaicnt pas, 
dans cet endroit, les dimensions de ceux des 
environs de Monterey. Cette espece est 
« l'Obispo » ou Pin d'Eveque des Califor- 






8. Pi iius tuber eulata D. Don. 
ol. XVII, p. U2, ct in Lamb. Pinus, 

■>iir<i llu.ivv . in .loin n «>!' tin* !1<>! t, Nm .. 



Feuilles ternees, serrees sur les branches, | sur les ecbantillons sauvages. Gaines cour- 

( "«n vert gai, assez raides, larges et plates, | tcs, lisses, no d«'pas<ant pas en longueur 

Parcourues sur Inn lace inlerne d'une mi- I 2 inilliiueli is a la base .les icuncs teuilles. 

Vl 're saillante, longues de l m ,o'i a I ra ,;iO bcaucoup plus courtes et ne persistant qu'en 




~..^..„ coniques, 
ie O m ,50 sur une largeur de m ,G0, 
courbes sur le dos, droits sur la face, 
elargie et inequilateralc, insen>il>le- 
ment attenues a leur soramct, tout 
a fait sessiles, trcs durs, d'un brun 
clair ou d'un i;rN .u-ni!e lui -'[ui i- 
sont vieux, tres luisants et pleins de 
matiere resineuse : quoique l.^rc- 
ment reclines dans leur jcune age, 
ent plus tard presque a 
• i! sur la tige, et persistent 
dans cette position plusieuis annees, 
sans meme s'ouvrir pour repandre 
leurs graines. Les eeaill 

[ui occupent le cote dor- 
sal du cone, dans les trois quarU 
inferieurs de sa hauteur. M>ut ires 
saillanles, un peu coniques, surtout 
eelies d'en has, pain 
plus longuc egale m ,008, et que 
termine une forte pointe aigue. A 
mesure qu'on approche du 



" iPiP 



moins saillantes, plus quadra 
res, ct a pointe plus >>■ 
ducoteanterieur el du so 
beaucoup plus petites e( 

plates, ave, un • petite pointe brune 
sur le centre de leur disque. Chaquc 
cuie pn'-cule de quinze a seize im"- 
ures dY« lilies, recoil 
deux petites semeie es. monies (1 inn 1 
(18 de long. 
i 
lieu par Ie D r Coulter, an -aei;"' 
Monterey, par le 56 m ' 

croissant presque au 

la plage, melede/^^ '"'"'■ 
M Hartwe- le retn.ma. sur 
les montagnesde Santa .«. 
1 a 96 kilometres nord tie mum 

terey, par la voie de terre. 

lente, qui s'&ev< 

dessusdc 8ou 9 m< 

un tronc de 63 a 8 

; de circonference. II est aussi matt* 

le /'//- /.s insignis. 



G. Goni 



. IV. p. il«-^»- 



GRAMAMHES GEKTIAMDES. 



Etvm. ypttpf**, caracterc alphabetique, et «»««»-, flcur; sans doute a cause d't 
en forme de V, qui oceupe la base des divisions de la corollc, chez le Gr 
chlorwflora Haw. 

Crassulaceae § Roche* Endl. — Pentandria-Pentagynia Ljnn. 



CHARACT. GENER. — « Calyx campan 

lus, 5-fidus, erectus. Corolla p. 

., ..„.ji 5-6 uartiti 1 



sis. Sta 

. cjusdciii lubis altcrna. (Sana- 



ties, polyspcrma;. 

e vapmsrs, ,„,„,„,<, «/</<• 



CHARACT. SPEC. - (',. »\ 



;^: 






a-quantilm-.; corolla' 
aeutis. palentibus, 



ig'soribusrSa 1 ! 

ami rulraetis; ral\cis alio "i-lidi 



isculis, obtusis, pallide 
pedicellissa, 

lon-iorilm-. 






slnmiuil>ii> '■> nic . nt hi K'une, incuria picto- 
ris. KM. \i\ exscrtis. 

Grammanthes gentianoides ? DC. Prod. III. 
p ,"!>." (r\ d; i-i,'. m niniis brevi). 

Crassula gentianoides? Lamk. Diet. II. p. 175. 

Gvntiam-Ua wthiopicu. paribus vcluti in um- 
■ 

89. t. m. f. b. 



A voir ces tiges regulierement dichoto- 
mes, ces feuilles opposees, glabres et glau- 
cescentes, ces fleurs dispose'es en cyme, ces 
corolles monopetales a limbe decoupe en 
etoile, qui ne croirait reconnaitre dans les 
Grammanthes une des plus jolies formes de 
la famille des Gentianees? Encore un exem- 
plc de ce parallelisme secondaire e'tabli par 
des coincidences de traits entre des plan- 
ts que separcnt les caracteres esscntiels; 
encore une de ces analogies qui intriguent 
'e naturaliste , en cachant sous une trom- 
Peuse ressemblance le defaut d'affinites reel- 
fcs ; encore une de ces piquantes illusions 
qui seduisent 1'oeil un instant , comme pour 
menager a l'esprit le Iriomphe d'une re- 
vanche. 

Les Grammanthes appartiennent , en 
halite", au groupe des Crassulacees, plantes 
grasses par excellence , que la nature a se- 
ndees d'une main si prodiguc sur les sables 
abides de l'Afrique australc. Fidcles a leurs 



habitudes natives, ces plantes transporters 
sous nos climats, n'etalent que sous un bril- 
lant soleil leurs dedicates corolles a nuances 
metalliques. Absorbant par leur surface et 
par leurs fibrilles radicales l'humidite des 
nuits fraiches , ne perdant qu'en faible pro- 
portion, grace au petit nombre de leurs 
stomates, les liquides qui distendent leur 
tissu , elles offrent le remarquablc contraste 
d'une exuberante fraicheur sous les condi- 
tions les plus ordinaires de I'aridite. 

Cinq especes de Grammanthes sont enu- 
merees dans les ouvrages systematiques. 
Entre ces especes , trois sont caracterisees 
d'une maniere trop vague et trop succincte, 
pour nous permettrc de rapporter avec une 
entiere certitude a l'une d'ellcs les exem- 
plaires figures ci-contre. Tout nous porte a 
croire neanmoins que notre plante est bien 
le Grammanthes gentianoides DC.; mais, 
cette espece fondee sur le Crassula gentia- 
noides Lamk, cst-elle bien distinctc du 



Grammanthes chlorwflora Haw. ou Cras- 
sula dichotoma L.? Cost la ce que De Can- 
dolle lui-memc regnrde comrae fort dou- 
teux, et ce que 1'abscnce de materiaux ne 
nous permet pas de decider. En tout cas, 
une legerc incertitude de nom ne doit rien 
enlevcr a la plante de son merite intrinse- 
que, et, si Ton veut nous passer une locu- 
tion familiere, le Grammanthes gentianoi- 
des paye assez de mine, pour qu'on parcoure 



'un ceil indulgent les pieces juslHicUivos do 
)n titre specifique. 

L'etablissement Van Houttc doit a l'obli- 
eance de M. le professeur Kunze, direc- 
;ur du jardin botanique de Leipzig, la 
smmunication de cette petite plante, en- 
ure peu commune dans les collections. 



fdtre avec facilite, de maniere a ne pas 
faire pourrir ses dedicates fibrilles radicales. 
Elle demande pour bien flcurir beaucoup de 
soleil et peu de pluie ; si Ton tient a lui faire 
produire des graines fertiles , il importe de 
la placer sous un chassis vitre, qui serve a 
la garantir des ondees, sans la priver de la 
vive lumiere qu'elle reclame. Grace a ces 



IRE (PI. T. et Cr. Fr.) 

annee une provision de graines, qui, re- 
coltees en septembre et semdes au prin- 
temps qui suit , a la maniere des semences 
tres menues, donnent de nombreux excm- 
plaires dont la fleuraison se continue par 
succession durant plusieurs mois d'cte. II V 
a meme tel de ces exemplaires lilliputiens, 
dont la tige ne porte au dessus des coty- 
ledons qu'une paire dc petites feuilles et 
une fleur terminale. 

L. VH. 



MISCELLANIES. 



| 279. 



otem extraites d'une lettre de 1 



Lilium spectabile, Fiscb. (I). (L. dauri- 
cum Ker. Bot. Mag. fol. 1210, pag. averse, 
et Bot. Reg. fol. 594, pag. a versa , ex CI. 
Kunth. excl. patria.) Cette espeee croit 
spontanement dans les environs de Ncrt- 
schinsk, aux limites austro-orientales de 

(1) « L. caule alato ; foliis sparsis; floribus 



la Siberie, c'est a dire dans une region 
extremement riche en plantes particulieres. 
(Les auteurs cites en note signalent ic 
Kamtschatka comme un aulir liabilaf "' 
la plante, Redact.) C'est M. Fischer d.rec- 
teur du Jardin botanique de S'-Pdterbourg, 
qui en a le premier introduit les bulbes 
dans nos cultures, ou elle sc_contente des 






■ A-/- 



util.aiua lat.fol.a, Willd.?M.Biebst. 
je doute fort que ce nom, employe ! d'abor 
Wildenow, s'appliquca ju^le u m ■ ^ 






stein. Le premier de ces bolaiii,tr> 

pas eu plutot en vue quelqa 

breuse^ vanctc i du Fritillm 

dont l'espece des montagnes 

distingue au premier coup 

semble de ses caracteres 

la teinte brun-clair de ses fleurs? Will'de- 

now, en effet, vers la fin du siecle dernier, 

indiquait deja son Fritillaria (aiifolm, 

comme une plante d'ornement tres repan- 

due dans les jardins d'Allemagne : est-il 

probable que ce soit l'espece du Caucase,qui 

est encore tres rare dans les collections, 



Fritillaria 

jspece ap 
ture du capsule a la s 



Cette jolie espece appartient par la struc- 
a section Pelilimn. C'cst 
dans sa diagnose, faitc 



probablement sur des echantillons 

M. Schrenck dit : « capsular angulis rotun- 
dajis. a Elle approche par le port des Fri- 
Mlaria lutea et lati folia. Decouvcrte par 
M. le D r Schrenk, le 21 juin 1840, sur les 
monts Dschillkaragai , au sud de la Songa- 
rie, die fut re'rouvee l'annee suivante, dans 
les montagnes des environs d'AIatan, par 
MM. Karelin et Kiriiow, a qui le jardin de 
Dorpat est redevable de cette acquisition. 
Elle vegete tres bien sous les memes condi- 
tions que l'espece precedente, et supporte 
aisement le rude climat de la Livonie, grace 
a k simple protection d'une couche de 
fcuilles pendant l'hiver. 

Corydalis bracteata, Pers. Espece tres 
aistmcte et tres remarquable par ses gran- 
ges fleurs jaune de soufre et par sa preco- 
m. Sa fleuraison est vernale et devance 
celle de toutes ses congeneres. Originaire 
despetits Altai, d'ou M. le professeur Lede- 
«our la recut en premier lieu probablement 
Je Shangin, elle s'etend vers 1'Est jusqu'au 
Je n«ssei. Son introduction a l'etat vivant 



seurLedebour, qui eo envoya les Imi11.cs en 
Europe, pendant son vovagc aux monts 
Altai, en 1826. Dans le jardin de l)oq> ; ,| 
(Livonie), elle croit parfaitement en pleinc 
terre, sur le versant meridional d'un petit 
tertre, ombragee par des arbres et plantee 
dans une terre noire, qui ne retient pas 
l'eau, pendant la saison phivicusc. 

Corydalis longiflora, Pebs. Pallas fit 
connaitre le premier aux botanistes cette 
jolie espece que distinguent ses longucs 
fleurs roses. 11 paraitl'avoir recuc de Shan- 
gin, en 1'honneur duquel il la nomma Fu- 
maria Schangini. La plante est originaire 
des montagnes austro-occidentales du petit 
Altai', ou elle habite de preference des sta- 
tions elevees et exposees au soleil. On la 
retrouva plus tard sur le bord oriental de 
la mer caspienne. Introduite dans le jardin 
de Dorpat en meme temps que la prece- 
dente, elle y rcussit egalcment bien, mais - 
dans un endroit plus sec et plus expose au 
soleil : la fleuraison des deux plantes est 
presque simultanee. 

Mertensia siberica, G. Don. Belle espece 
dont les feuilles glauques et les jolies fleurs 
bleues se montrent des les premiers jours 
du printemps. Elle provient des monts 
Altai', ou cependant elle est loin d'etre com- 
mune, puisqu'on ne l'a obscrvee que sur un 
petit nombrc de points. Pallas, qui la con- 
naissait deja, la rapportait au genre Pul- 
moixm'a; plus tard, d'autres botanistes en 
firent un Lilhospermum; enfin, on l'a rat- 
tachee avec raison, conjointement avec 
d'autres especcs de la Siberie et de l'Ame- 
rique du nord, au genre Merlensia de Roth, 
londr priaritrrement sur le Pulmonur'm 
maritima ou Lithospertnum muritimum 
des auteurs. C'est le meme genre dont 
Reielienbaeh a change sans neeessile le noin 
en celui de Sleenhammera. Nos collections 
doivent encore cette jolie plante a M. le 
professeur Ledebour, qui l'a introduite a 
l'etat vivant des monts Altai'. Chez nous 
(en Livonie) elle ne murit presque jamais 
ses fruits; mais on la multiplie aisement 
par division de ses souches vivaces. 



f 280. Note sur de vieux Polrlers et Pommieps I 
Ic proctfde de la greffe ■ 






Le procede de la greffe cu wuiuuup j^* 
rajeunir et faire fructifier de vieux arbres 
fruitiers n'est pas un fait nouveau , ma is ll 
est tres utile et n'est pas assez pratique 
dans nos vergers, si Ton considere les avan- 
tages qu'il procure. 

M. L. Verrier, horticulteur plein de zele 
et tres entendu dans la taille et la direc- 
tion a donner aux arbres fruitiers , a sub- 
stitue a une partie des vieux arbres frui- 
de la propriete de M. de Larochefoucault, 
a la Roche-Guyon, et au moyen de la 
greffe, des varietes de bons fruits. 

Au printemps de 1845 , M. Verrier placa 
des greffes sur un grand nombre de Poi- 
riers et de Pommiers presque seculaires 
eleves a tiges ou en espaliers, et qui nefai- 
saient que vegeter; il rapprocha leurs bran- 
dies qu'il coupa a peu de distance des bi- 
■»- "— itremite des tiges ^ 



inieux et poussaient dans les premieres an- 
nees avec plus de vigueur que celles tail- 
Ides d'un seul cote. Dans ces dernieres 
beaucoup ne reussissent pas ou sont sus- 
ceptibles de se dessouder, soit par les vents, 
soit par les oiseaux qui parfois viennent s'y 
percher. Le renflement ou nodus determine 
souvent par les greffes posees a l'exterieur, 
n'existe pas au moyen de mon procede, 
attendu qu'etant plus facilement recouvcr- 
par l'ecorce du sujet, les greffes ne 
sent apparaitre aucune trace de l'ope- 
qui les rend beaucoup plus so- 



furcations 



lides 

C'est to uj ours 



'automne de 1847, la plupart de ses gref- 
fes avaient plus de 2 metres de longueur. 
M. Verrier m'ecrivait, il y a peu de temps : 
« J'ai place sur chaque tronc d'arbre 8 gref- 
fes, et sur mes espaliers j'ai clioisi 8 bifur- 
cations qui ont ete coupees a 0^,80 de leur 
insertion. Les greffes ont ete placees sur la 
partie superieure de cbacune des branches, 
et mes arbres ont aujourd'hui une char- 
pente reguliere, formant de beaux indi- 

J'ai apporte a cette greffe en couronne 
un changement que je crois assez impor- 
tant pour vous le communiquer. Ordinai- 
rement on ne taille la greffe que d'un seul 
cote, moi je la taille des deux cotes, comme 
si je voulais greffer en fente ; la partie de 
la greffe appliquee sur l'aubier est concave, 
et celle qui doit etre sous l'ecorce est con- 
vexe. Par ce moyen la greffe se soude mieux 
que lorsqu'il n'y a qu'une seule enlaille et 
que son ecorce est recouverte par celle du 
sujet. Sur 200 greffes , j'en ai conserve la 
moitie avec une entaille et 1'autre moitie 
avec deux. J'ai constamment remarque que 
les greffes a deux entailles reprenaient 



eine que jevois dans 
^bres abandonneset 
ne rapportant que peu ou pas de fruits, tan- 
dis qu'en les greffant on leur donnerait avec 
une nouvelle vigueur, la forme qu'ds ont 
perdue; enfin , au bout de quatre a cinq 
ans , ils produiraient une quantite conside- 
rable de beaux et bons fruits. Aussi , pen- 
dant mes excursions , je ne manque jamais 
d'engager les proprietaires et les jardiniere 
a employer ce moyen, depuis longlem|» re- 
commande pour les bons resultats qu .1 pro- 
cure. Ces vieux arbres ainsi operes peuvent 
encore vivre tres longtemps; on voit au- 
jourd'hui dans le jardin de la Manufacture 
de porcelaines, a Sevres, des Pommiers , e 
Poiriers traites de cette iiianuiv, h > 
quinze ou seize ans, par M. Bnfiaut, ja - 
dinier de cet elablisscment; ces arbres som 
d'une beaute' et d'une vigueur remarqua- 
bles,etdonnent tousles ans en abondnce 
des fruits magniiiques. Toutes es bran 
dies, soutenues par des gau lette s, , ow 
aujourd'hui plusieurs metres de hau eu . 

paoC pTrce^que, suivant rw^J«g 
on lei avait plantcs le long des plates-ban 
des qui entourent les carres du poia c . 



(Revue I 





NACTOCHItUS LOBBIANUS 



ANOECTOCHIUIS LOBBIAMS. 



CHARACT. GENER. 



, vol. II, Fevrier 18^6, PI. VI. 

Endl. — Gynandria-Monandria Li.\\. 

do; floribus 10-li>, Lracteas lanceolatasa 



CHARACT. SPEC- A. caulc eireiter 1-1 12- 
tollicari. Milnv|).'iilc : (oliN {-■> inler se parimi 

!■■: ■,,!■! -.:■ ..: | ' . ,..,-. :,: 

em ronlniclis. ovatis. liasi ubtusis, apice acutis, 



■urn reticulo aurco-nili'iile nielN. in medio disci 



sepalaque, pube glandulosa 



,,/.;;■. ■.. • ■ .. ;■■ 



Ancectochilus Lobbiunus Pi vm ii. 



Penetrez pour la premiere fois dans l'hu- 
mide Sanctum sanctorum de Flore , en 
langage un peu plus humain dans une 
serre a Orchidees; depensez d'abord une 
grande dose d'admiration sur la vegetation 
aerienne qui decore ce palais magique ; 
daignez ensuite abaisser les yeux sur les 
plantes qu'une destinee plus modeste at- 
tache a la terre; cherehez alors le reduit 
le plus obscur, et la, sous les parois nebu- 
leuses d'unc cloche ou d'un chassis dc verre, 
vous saurez decouvrir dans 1'ombre l'objet 
leplus digne d'exciter votre surprise. Peut- 
etre sera-ce quelque Nepenthes aux elegan- 
tes amphorcs; peut-etre le delicat Cephalo- 
tus foUkularis, dontlcs godets, bigarres de 
pourpre, reposent sur un lit a reflet bleua- 

table Dionee attrape-mouche (Diona3a Mus- 
cipula), aux lobes foliaires franges, tantot 
etales comrae les valves d'un piege tendu, 
tantot presses face contre face pour empri- 
sonner quelque raalheureuse victime; ou 
bien encore quelque Physurus , quelque 
Cheirostylis, quelque Ancectochilus, char- 
mante Orchidee terrestre, dont les feuilles 









Tout l'art du peintre echoue a rendre 
dans leur suave fraieheur, les nuances de 
cette riche broderie dont la nature s'esl 
plu a orner quelques-unes de ses plus 
humbles creations. Et qu'on n'aille pas 
croire, ici, a quelque modification passagere 

cultivees; il s'agit d'un caractere inherent a 
l'essence memo des especes, et qui, par 
suite, les distingue aussi bien dans leur 
croissance spontanee, a 1'ombre de leurs 
forets natales, qu'elle le fait sous les condi- 
tions arlilicielles dc la culture, a l'abri de 
nos serres et de nos chassis. En d'autres 
termes, au lieu d'unc panachure acciden- 
telle, pareille a la reticulation doree qui 
embellit le feuillage d'une variete de Per- 
venche (Vinca major L.), les Orchidees en 
question empruntent a la nature seule l'or- 
nement qui fait leur riche et constant 
apanage. 

U Ancectochilus Lobbianus est a la fois 
une des plus belles et des plus rares d'entre 
ces plantes a coquette parure. Son nom 
specifique dit assez qu'on doit son introduc- 
tion recente au zele d'un des freres Lobb. 
Malheureusement nous ne possedons aucune 
donnee precise sur sa patrie : mais, a en 
juger par les lieux explores par le voyageur 



qui l'a introduce (M. Th. Lobb), on peut 
soupconner qu'elle provient de Java ou de 
Singapore. La macule etendue sur le disque 
de sa feuille suffirait pour la distinguer an 
premier coup d'ceil de YAncectochilus seta- 
cens Bl., si des grappes multiflores et sur- 
tout les caracteres du labelle ne venaient 
confirmer cette premiere distinction. Nous 
avons d'ailleurs vainement cherche a la 
rapporter, d'une maniere positive , a quel- 
qu'autre espece deja decrite; YAnceclochihis 
Roxburgii, Lindl. (Gen. et sp. Orch. p.49D) 
pourrait seul a la rigueur etre pris pour 
notre plante, s'il etait permis de regarder 
quelques traits communs, exprimes dans 



une courte diagnose , comine des preuves 
suffisantes d'identite entre des plantes qui 
croissent dans des regions tres distantes 
Tunc de l'autre. (UAncectochilus Roxburgh 
est originaire des provinces septentrionales 
de Tlnde.) Pour notre part, dans les cas de 
determination douteuse, nous prcferons la 
chance d'un double emploi que la synony- 
mic peut aisement corriger, au risque d'une 
de ces confusions d'especes, qui, se perpe- 
tuant dans les livres, finissent par faire 
oublier les caracteres reels des deux types 
confondus. 

J. E. P. 



:es plantes deli- I Fevrier 1846, sub lobe 
cates, consulter les articles speciaux deja cellanee n° 208.) 
publies dans la Flore. (Ci-dessus, vol. II, J 



MISCELLANEES. 



(Melolontha vulgaris 
(Melolontha solstitialis). 



ct Ic HamieloH 



culteuret du jardinier, par les ravages qu'il 
exerce sur les recoltes, sous son double 
etat de larve (Ver blanc, Man, etc.) etd'in- 
secte parfait. Ce nom, du reste , dans son 
acception la plus ordinaire, sert a desi- 
gner divers insectes, que rentomologiste 
distingue avec soin par leurs caracteres, et 
qu'il range meme sous des genres ou tout 
moins des sous-genres differents. Sans 
2iirs les arides details 



nfliger 






solstitial {Melo- 



allons extra ire d'un article de M. Westwood, 
i dans le Gardener's Chronicle, quel- 
pies points interessants de l'histoire des 
leux Hannctons les plus connus, sav 
Hanncton commun [MeloloiUhn ruh/x- 



. .s Latr.) et du 
lontha solstitiali 
tialis Alior.) , ,, ocf 

Le flanncton ordinaire, dont le male est 
represente de grandeur naturelle sur le co 
droit de la vignette ci-contre, proven! , dt 
larve courbee dont on voit la figure dans le 
meme groupe. II se distingue aisement *J 
Hanneton solstitial, par I'elegant eventoU 
sept branches que forment les f rn *™ ^ 

K ■ ntennes, et par le process" 

d,domen, dans lesquds les 
! jeu cruel d'enfonccr 



■ 



.fants sefont un r<i .'run u .'-- ,,,, ' ,, ;: nU ; 1 

findeMaioud^lecommeocepen^ 

.in, ct non en JuiHH '" ill, " r " "' , it( . 
. solstice. hM.dant le |.mr. ^ ^ ,,,. 

■c.nnt inni-rifs Sill' l.'S ai'bl'CS Oil d.HU 






t .nil, 111'. iN 



haies ; mais des que 

sortent de leurs relraites, pour voler un 
sexe a la recherche de 1'autre ; leur vol est 
lourd c( inrgulier ; hicn souvent raemc, un 
rempart en chair et en os, aussi hien qu'un 
objet inanime, vient en interrompre l'impe- 
tueux elan. Le male ne survit pas a ses 
amours : la femelle meurt a son tour, apres 
avoir depose ses oeufs dans des trous qu'ellc 



insectes se nourrissent des feuil 






,li,in 



i quantite pro- 
ise. l, esi neanmoins a 1'elat de larves 
Vers Wanes qu'ils exercent les plus 
grands ravages, tant sur les herbes des 
prairies et des jardins, que sur les jeunes 
arbres dont ils devorent les racines. 



nymphes. 



tardent pas a so transl'or; 

Au mois de Fevrier suh 

fois meme plus tot, la nymphc devienl 

insecte parfait; mais, ce dernier, encore 

faible, ne se hasardc a sortir de sa retraite, 

que vers les chaudes journces de Mai ou 

du commencement dc Juin. 

Le meilleur procede a mettre en usage 
pour la destruction des Vers blancs (1), e'est 
d'employer des enfants a les ramasser, au 
fur et a mesure que la charrue ou la houe 



ruction des llumicton* 






procedes proposes pour I.i dr*- 
■■flcmitsetals. 

ilrc .In uoiivcniciiM'iil ilr Zurich. .1 

1 ,.„ ,i> |,:m MM Work 

lr iln Hiiinictoii ilrjiosc ses oeufs dans 
(rrrr. drpuis hi lin d'avril jus«ju';i 




Au sortir de 1'oeuf, ces larves se presen- 
sentent comme de pelits vers blancs, gros, 
plies sur leur milieu, munis de mandibules 
tres fortes et de trois paires de pattes qui 
s'attachent aux segments anterieurs de leur 
corps. Vers les premiers jours du prin- 
temps, elles s'elevent des couches inferieu- 
r es du sol a quelques pouces de la surface, 
afin de chercher leur nourriture, et , des 
qu'elles ont atteint leur complet developpe- 
ment, e'est-a-dire a la fin de l'ete de la 
troisieme annee, elles s'enfoncent de nou- 
v <?au a une profondeur de 60 centimetres, 
Pour y construire une cellule ovale a parois 
'ntrricires tres lisses, dans laquelle elles ne 



srcoixir (ju'i'ls >c si ; |i;irrnt pour 






les met a deeouvert. Les pores et les 
laiJJes peuvent remplir utilement le n 
but, et l'on sait que les Freux (Corne 
Corvus frugivorus) ne se font pas faut 
cette nianne delicate que le soc deter 
leur profit ; ils savent meme atteindre l'< 
de leur friandise en deterrant eux-rai 
les larves avec les racines mortes qui 
servent d'asile, et e'est d'apres ce fait 
interprete, que des cultivateurs ignoi 
attribuent a d'innocents volatiles le c 



vo- I mage dont les larves seules se rendent c 









done celle oil les vers sont le 

« Auprintemps de la frui- 



siderable, car pour opei 

ils se retirent bcaueoup plus tot dans le sous-sob 
La le ver blanc se ereuse un caveau et sc change 
en nymphe. Dans ce nouvel etat, il ne prend 

retard' 






~!.-.)r'l.< 



us se pendent an 
des arbres et y r 



veillent et beaucoup d entre eux prennent 

i moyens prescrvatifs peuvent etre diri- 

scr leurs <euf-. s<dt .-..nlt, 
hannetons, commc tous les ii 

, des endroits oil 



conditions I'aviw d.les ,, >,,u dovt loppem. ui I!- m 
'" "'"verdure, dan- les prairies inarcra- 



•ver It - praii ies des eeufs de 

me couche de terre compacte ou d'un amende - 

1,111 «]'« !■"'-. 'It ; nrii-ers . onseils ont Icdefaut 
ii' 1 ' iia\t tui, il,ies dans le plus grand nombre 



retranchons quelques details sur 
operation qui se trouve 
traitee plus au long dans la note ci-annexee. 
Traduct.) 

Le Hanneton solstitial (represente a gau- 
che sur notre vignette) est beaucoup plus 
petit que l'espece pre'eedente, dont il differe 
d'ailleurs par l'eventail a trois branches de 
ses antennes, par son corps beaucoup plus 






quence, on 

iics vidanges de fosses d'a 

de i'm ijK'dYuimiaux I'ennentec et etendue d'eau. 
En general toutes les substances d'une odcur forte 
et fetide, ou d'une nature caustique et corrosive, 
sont employees avec avantnge comnie presrna- 
lil-: ii esl fort utile d'en eouvrir les champs imme- 

.'.:•■ .!!<■.■■.' i . • : : '; : ■! ■ 

« Lorsque les vers Manes out em aid line prai- 
rie, on parvient plus mi moins a les detruire. en 
i premiere annee, le so 



:.>.:■■■...■ 



>i les vers blancs exercent de grands ravi 
les prairies, qu'il fouillent de telle s 
i peut, sur dc Brands espaces, cnlevci 

i a la main, les degats que res larves ran 



nt la seconde 



;ompletement epargnes pa 

jui se trouvcront depouill 

noitie de Fete et tout I auWMuuo, ^">" 

•ulTures n»2 ctTautant que%ssiblev et < Je «£ 
ion ; enfin qu'il faut, en general, a>oir t e * 

arcc que tr0 P d dc n 3 " t 'Je portee. 




r 









BRAVOA GEMINIFLORA 



BMVOA GEMirLORA. 



Etym. M. Bravo, botanistc mexicain (Sweet). 
Amaryllideoe anomalse Endl. — Hexandria-Monogynia Lini 



/ ■'/■. 






t Mma ' '• SPEC- Idem ac | 



II est des plantcs qui portent en quclque 
sorteleur nom ccrit sur leurs traits : voyez 
VOncidium Pupilio, YOphrys apt f era , le 
Cercxs senilis, hx Digitalis purpurea; faut-il 
recourir au lexique pour traduire en langue 
vulgaire ces divers titrcs specifiques ou ge- 
neriques, Papilio? e'est bien le papillon 
WW ailes brillantes , que vous l'appelliez 
Schmetterling ou Butterfly; apifera, e'est 
k_:ii„. se m7is 



, llnu> 



M'X S »] 



3 d'un vege 



ruque blanche; Digitalis, d 
figureedu peuple, se traduit e 
Gnnts dc bcrgere, de l'aata 
■hatha par Fox glove (gaols 



M i !!l:ill 






i nom dont l'orthographe seule se modi- 
pour devenir Vingerhoed sur les rives de 
ieaut ; et partout, ces tcrmes sigm'iiealii's 
irariee d'une seule 
dans l'esprit a la 
:; | ns . qui 



semblent faconnees a plaisir pour recouvnr 
de jobs doigts. 

Sans cxpliquer par une allusion aussi 
poetiquc l'epithetede#ejmm/7ora queporte 
1'objet de cet article, il est permis d'y voir 
un nouvel exemple de coincidence entre des 
noms inspires par le merac trait saillant. Cinq 
observateurs ont nomine et decrit le Bravoa 
geminiflora. Llavc et Lexarza , botanistes 
mexicains, lui appliquerent les premiers les 
deux titres qu'il a conserves; plus tard, 
MM. Link et Otto, considerant la plante 
comme inedite , la publierent sous le nom 
generique « Ccetocapnia » , tout en lui con- 
servant, sans le savoir, sa premiere deno- 
mination specifique; ainsi fit, a son tour, 
M. Drapiez, lorsque, regardant 



.!cii\ loi> dirrile v\ dcn\ 



fois nommee, 






d'un triple haplrme . 
mi de Robynsia. Singuliere deslinee 
pnuvre plante qui perd trois fois son 



litre patronymique, et qui recoit a trois re- 
prises Ie meme prenom ! 

La figure que nous publions du Bravoa 
geminiflora, pourrait bien, en raison de 
son exactitude meme, paraitre fort diffe- 
rente de celle duRobynsia gemmifloraBnxp. 
(voir Hort. univ. 1. c.) ; et pourtant, les deux 
dessins representent la meme plante. Ceci 
soit dit pour calmer les scru pules du bota- 
niste consciencieux et confiant, qui, n'osant 
accuser d'inexactilude l'une ou l'autre de ces 
figures, prefererait voir en elles la repre- 
sentation de deux especes, disons plus, de 
deux genres distincts et se rapportant a 
deux families differcntes. Lisez, en effet, 
Tarticle de M. Drapiez; vous verrez que 
son Robynsia est une Liliacee; done, 
l'ovaire doit etre libre, et e'est ainsi que le 
reprcsente la figure, sans doute pour ne 
pas faire mentir la description ; meme coin- 
cidence d'erreur entrc le texte et Ie dessin 
au sujet des loges pretendues biovulees; de 
plus, si le dessin vous representait la plante 
entiere, vous y verriez sans doute des ra- 
tines fibreuses, articulees, s'ekncanl iVun 
rhizome assez long, gros comme lepouce, et 
meme plus. Reconnaissez-vous a ces traits 



Bravoa que peut vous offir votre jardin? 
Ce rhizome, d'ou s'elancent des racines 
articulees, serait-il un bulbc a ccailles plus 
uu „,oins engainantes, et a racines un peu 
charnues, mais sans trace aucunc d'articu- 
lation? Cet ovaire pretendu libre serait-il 
en realite soude au tube du perianthe? 
Mais alors la fausse Liliacee doit rentrer 
dans le groupe dont Y Amaryllis est le type, 
et le Robynsia, depouille de ses habits 
d'emprunt, redevient Bravoa tel que la na- 
ture l'a fait et que MM. Llave et Lexarza 

C'est parmi les Alstrcemeres, les Tritoma, 
les Zephyranthes, que la culture fixe la place 
du Bravoa geminiflora. On pent juger par 
le dessin de l'effet de ses jolies fleurs oran- 
gees ; celles-ci s'epanouissent en succession 
lente et indefinie, le long d'un axe graduel- 
lement prolonge, et dont revolution n'est 
arrelee que par les premieres atteintcs des 
froids : c'est dire que l'espece apparent I 
cette arriere-garde de fleurs automnales, 
qu'on aime a proportion qu'on les regrette, 
lorsque 1'hiver va laisser vide ct denudee la 
scene longtemps animee par leur presence. 
J.E.P. 



t deux des ovules de chaque logc 



j bes dont la ' 
I prin temps sui 



Originaire des regions teiuperecs du 
Mexique, le Bravoa est cbcz nous une 
plante d'une culture facile, qui fleurit et 
fructifie en pleine terre , et ne demande | 
qu'a etre protegee par un chassis dans la | drainee : arrosements abon 
saison rigoureuse. Des que la maturation periode <le vegetation, et r 
de ses fruits est complete, il faut cesser les sur les besoins de la plante. 
arrosements, afin de laisser reposer les bul- | 



doit se ranim 
ne deterre ces 
oil il s'agit ( 

|"ciiv l('^n'«' 



M1SCELLANEES. 



f 281 (Sidle et fin). Le Hnuneton commun (Melolonlha villains) < 
Hamilton solstitial (Melolontha solstitialis). 



1 et plus velu, et par l'absence de pro- 



m ,016 a m 018. On le voit, a l'heure du 
crepuscule, voler autour des arbres avec 
une grande vitesse et par troupes asscz 
considerables, surtout dans le midi del'An- 
gleterre , car il est beaucoup plus rare vers 
le nord du meme pays. (L'espece existe 



■ roM.iil 



solstice d'ete, d'ou le n 
appliqua Linnaeus. 



i France, Trad.) Sa 
auf le sommet de la 
ir; le thorax, d'un 
6 dc poils gris; les 

icur brunatres ; les 
isecte parait vers le 



■:,:;x; 



Suisse, en 1807, d'apres 

Mi.jcl. I7..~(i nvrhli de 



iiSES 












La nieilkMur ma- 


I'1»>m. {>„,! U i i, hi , I) U1 s[». d^t incn- 








! ■:■' ■ 


bouillir dans de grands c 






I'l'odnits dans mi ■imiiHM.n iNal.oiidenl. el que 
lf n«»nil.r< rl,s(, mcsI 1, mrs i i m i 






lum lor<.p|-,,ii !<■> 


•lossurvivanls; mais il serail absurde dc m- pas 








nahir!!'. p.-'rA'-'Im'-il 7^1 'iiVi'pos.s!!!!,. 'lie "c^.in'ci-!" 


la'^^paSiJ^dusallu'l 


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ectutions snr lrscni..|I.-> ni.usdc^ns in-islrr. 


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„/,;!;; ]j:; ;;.;„: 


a p voie 






Plus aucun. Bien dr. -ens rommellent la faute 1 






f 282. Vignc e^entail-palmette. 






Plantoe le 2i fevricr 1824, dans le jardin potager du pare dc 


Ch 


rlreux. 


De 1824 a 18^0, pendant l'cspacc de cointe, pere. Depuis 


183 


6 jusqu'enl843, 


aouzeans, cette Vigne a etc lailhr et con- la propriete avant elf 


Ion 


ec, lesjardiniers 


d,, ite en cordons a la Thomery, par M. Le- 


charges de tailler les 


arb 


•es avaient laisse 



se former tant de nidus et de tetes de saule 
que jc fus oblige de me servir de la plane 
pour tailler les Vignes; ce fut alors que 




De A en B, naissance de la branche dc 
bifurcation C, longueur m ,66; 

De A en D, premier membre mfennu-. 



bre inferieur, distance 1 metre; 

De E en F, deuxieme membre 
inferieur, longueur 2 m ,1ti ; 

De E en G, naissance du tmi- 
sieme membre intcrieur. distance 

De G en H, troisieme membre 
inferieur, longueur 1 m ,lC; 
" i I, longueur 



])e G < 



i .M, I 



i tigr 



Lc but que je me propose, en adoptant 
ette disposition, est de supprimer les 
lembres superieurs adoptes dans la forme 
arree, ces membres ayant l'inconvenient, 
our les jardiniers peu instruits ou trop 
eeupes, eTexiger des soins particuliers pour 
viler qu'ils ne deviennent des gourmands 
ivant au detriment de la branche - mere 



de la pyramide, l m ,66; 

De A en K , naissance du 

deuxieme etaue de la p\r.miitk 

De K en L , deuxieme etage de 

longueur l m ,55. 

nee de la plantation, k.,B{figf), 
(It ii . \, n\ (, i [milium i<-< ni-Hi 
,i ■(„,;- ,.„ S ol, d< lines a former 
les deux branches-meres. 

Deuxieme annee de la planta- 
tion, la iiraiiehe-mei'e B /it}. ■' • 
tailiee en C sur im n 

lenir son prolongcment, 
et, en meme temps, 1 

mi ,1,-ui!^ du bimlou <•- ,hx,u 
faire le prolongcment de la bran- 
che-mere. . ,, 

Les branches second 
rieuresnedoiventctic \ 
tous les deux ans, afm de donncr 
a la charpente de Far 
tailler le prolongcment de la bran 



comme etant plus 
facile a diriger. 
Des la deuxieme 



% 



w: 






MISTOLOCHU PICTA. 



Aristolochiea? Juss. — Gynandria-Hexandria Li 

jrlindrica, limho 

irpureo (sir! se< 



CHARACT. GEXER. - Vide supra 1. c. 
CHARACT. SPEC. — « A. volubilis, glabra: 

SI ' " 






Les Aristoloches deja connues dans lcs 
jardins nous ont habitues aux formes ori- 
ginates, aux dimensions parfois giganles- 

fleurs. Mais, chez les plus belles de ces 
lianes, les couleurs floralcs, indice do 
l'odeur stercoraire ou putride de l'organe 
qu'cllcs revelent, offrent Ie melange heurte 
de nuances sombrcs ct livides , du rouge 
tie sang, du noir violace, du brun obscur, 
du jaune sale, distributes en marbrurcs 
d'un effct triste et repoussant. Quelle char- 
mante peinturc etale, au contraire,Ie limbe 
floral de YArislolochia picta : au centre de 
iel ecu disco'iMc une nVhe macule d'or; tout 
autour un champ d'azur a reflet violet, 
brode d'un reseau de veines dorees; ne di- 
rait-on pas la feuillc del' Ancectochilus Lob- 
bianus, peinlc d'un fond bleu-violet et gref- 
fee sur le tube floral d'une Aristolocbe? 
Atliiii'lliu;s incmc que la figure, fidelc- 
ment reproduitc d'apres cellc qu'a publiee 
M. Karsten , substitue une nuance trop 
Weue a la teinte plus manifestement vio- 
lette que mentionne la description alle- 
mandc, YAristolochia picta, gracieuse eom- 
nie liane, brillante comme fleur d'ornement, 
n'en reste pas moins la perle de ses nom- 
brcuses congenercs. 

" YAristolochia picta, » ecrit M. Karsten, 
,: parait etre assez repandue dans la pro- 
vince de Caraccas, ainsi que dans les re- 



i d'abord dans 
dans Ic bassin 
du ileuve Esteban, et plus tard dans lcs 
bassins de l'Aragua, du Guaire, du Tuy, 
autour du lac Tacarigua , et ailleurs, tou- 
jours dans la plaine, en des lieux qui sont 
presque submerges durant la saison plu- 
vieuse, et qui, pendant la periode de se- 
cheresse, sont brules au point de four- 
nir a peine la moindre nourriture aux 
racines des vegetaux. Pour atteindre son 
parfait developpement, cette Aristolocbe 
exige toute la puissance de Taction directe 
de la chaleur et de la lumiere solaires : 
elle est soumise aux vicissitudes extremes 
des conditions atmospbcriques dans les 
plaines tropicales; car, pendant le jour, 
cllc resiste aux rayons directs d'un soleil 
qui chauffe jusqu'a 60" R. le sol ou elle 
vegcte, tandis que, la nuit, sous un ciel 

tion abaissent jusqu'au dessous de + 12° R. 
la temperature de l'atmosphere ambiante. 
II est vrai que ces 
mettent que faiblement a 
plantees dans un sol couv< 
lent a la fois 
soleil, et celle des causes t 
subit. Ainsi, ses racines plongent dans un 
milieu dont la chaleur, plus uniforme, n'est 
pas aussi diminuee qu'elle le serait dans 
nos climats seplcntrionaux , par Taction des 



I.m-u. 



effet, dans 
iquent a la 



; tropicales, con 
terre une partie du calorique surabondant 
dont Pair est charge. Par exemple , dans la 
contree de Puerto Cabello, par un jour plu- 
vieux, (le 4 decembre), a 6 heures et demie 
du soir, je trouvai a l'eau de pluie une tem- 
perature de 20°, 7 R. tandis que le mercure 
n'accusait que 19°,2 R. dans l'air; deja 
meme a midi j'avais observe 20° ,2 pour 
l'eau de pluie, et rien que 19°,9 pour l'air: 
bien plus, le lendemain, 5 decembre, apres 
une nuit entiere de pluie , a 8 heures et 
demie du matin , l'eau de pluie presentait 
encore une chaleur de 19°,5, et l'air seule- 
ment de 19°,4- Que ces conditions, aux- 
quelles est soumise la vie des vegetaux des 
tropiques, aient sur leur developpement 
une influence dont la culture a jusqu'ici 
fait trop peu de compte, c'est sur quoi Ton 
ne saurait emettre un doute; resle a s'as- 
surer par des essais de la maniere dont ces 

» Toutes les Aristoloches que j'ai trou- 
vees dans la region de Caraccas, etaient 
en fleur pendant la saison des pluies; leurs 
fruits murissent dans le temps de la seche- 
resse. J'ai parle ci-dessus d'une pluie con- 
tinue au mois de decembre; c'est la un 
phenornene periodique, mais extraordinaire 
en ce sens, que, sur la partie 
du littoral et la seulement, il vient inler- 
rompre pour un espace de 14 a 20 jours la 
secheresse qui regne de novembre en mai , 
et reveiller dans ce court intervalle la vege- 
tation engourdie. Ce changemcnt subit est 
provoque par des espcccs de fines pluies de 
brouillard, qui resultent du melange de 
l'atmosphere deja humide des vallees de la 



dies que les brises du Nord amenent du 
cote de la mer ; c'est alors qu'on voit sur- 
tout les Legurnineuscs, orner de fleurs 
leurs rameaux encore depouilles de ver- 
dure, et decorer de leurs mille couleurs 
une terre j usque la nue et dessechee. On 
parle de printemps des vents du nord, 
lorsque, parmi les Combretum et les Cro- 
ton odorants, les racemes d'or des Cassia 
changcnt en frais parterre des plaines ari- 
des ; quand les Erylhrina corallina, parasols 
des Cocotiers et des Cafeiers , cachent sous 
de brillantes corolles la nudite de leurs 
branches, au point que l'oeil plongeant des 
montagnes dans les vallees, voit les bords 
des fleuves comme tendus de tapis de 
pourpre : et puis, vers l'approche de la 
Noel, les flancs rougeatres des montagnes 
du littoral , s'emaillent de milliers de fleurs 
A 1 Acacia, neige pure et delicate qui rap- 
pelle ce blanc linceuil crystallin dont se 
drape, a la meme epoque, notre severe 
nature du Nord , comme pour chomer la 
fete dans un silence solennel. 

n Au point de vue des aff.nites specifi- 
ques, YAristolochia picta est tres voisine de 
YAristohckia glaitcescem H. B. K. dont les 
fleurs ressemblent aux siennes par la forme; 
mais, chez cette derniere cspece, les feuil- 
les , generalemeut plus grandes, sont ovales 
et tres faiblement cordees a la base : encore 
plus rapprochee de YAristolochia picta, est 
une cspece originate des meraes hew 
qu'elle, YAristolochia Ononis Kl. qui sen 
distingue par la presence de stipules, par 
son limbe floral plus alonge, surtout vers 
son extremite cordee, ct par une legere 
difference dans la forme de la portion inie- 
ricure du tube floral. 

J.E.P. (D'apres M. Karsten.) 



MISCELLANIES. 



-J- 282 [Suite et fin). Vigne eveiitnil-palnictte. 



on a soin de choisir Fceil le plus rapproche 
du centre et pris, autant que possible, sur 

l;i branche-merc la moins eloignee du sol. 
La premiere branche secondaire inferieure 
devant etre prise a peu pres a m ,40 du sol, 
les yeux de la Vigne etant eloignes Ies uns 
des autresdeO m ,08 a m J0, il faut tailler le 
prolongement de la branche-mere environ 



branche secondaire inferieure. 

Cornme je l'ai dit plus haut, les branches 
secondares inferieures ne doivent etre pri- 
ses que tous les deux ans, et a un metre de 
distance. Si done la hauteur du mur pcrmet 
d'en prendre quatre, ce ne sera qu'apres un 
espace de huit annees que la forme carree 
sera parfaitement etablie; e'est alors qu'il 
faut donner la vigueur necessaire au sar- 
raent, courson ou broche, destine a former 
jsqu'a ce moment, 
Hr ce courson, 



i eu soin de le tailler t 



formed 

Lepere, Malot, A. Dubreud, 

pratiquee par beaucoup de nos collegues 

e'est quej'ai pcnsequYtant [tour la premier 

lois appliquee a la Vigne, qui n'ollre pas I 






aibr, 









'aide de 

ffe par 

t utile de lairc connaitre les previsions 
pour obtenir une forme qui a cte 
de ma part, non un resultat du au hasard, 
mais bien l'objet d'etudes et d'observations, 
dans le but de parvenir a diminuer les difli- 
cultes que piYsente la forme carree propre- 
ment dite aux jardiniers qui , apres avoir 
taille les arbres d'un jardin, sont quelquefois 
un mois sans pouvoir y retourner. 

G. LEcoivn;, lirrur fiortic. 



fives 



(Di.intlius caryophyllas). 

:hc , bien amendee un an 50 a 60 cent., et celle de devant sur des pi- 
l, on Im.iii'r de \.n In-, est quels de 50 cent. Je place mes pots sous 
I,. mieiiK aux millets eul- ces chassis, ou Fair circule librement. Lors- 
)mme le sont tous ceux que le froid arrive, je ferme le devant et 1c 
l,„isie V defaiit. on pout derriere par deux planches ajustees dc 
facon a pouvoir etre levees baiss&s i ro- 
lonte selon la temperature. Si le froid de- 
vient trop intense, j'entoure les chassis 
avec du fumier et je les en couvre meme. II 
ne faut pas que cette couverture soit telle- 
ment epaisse qu'elle puisse empecher la 



dependant 

pose par moitie de bonne terre de potager, 
toujours bien amendee. Une terre trop sa- 
bleuse de meme que celle qui contiendrait 
une trop grandc quantite de terreau se- 
1 i;, 'il uuisiblcs pour cette culture, 
Voici le 



oven que j'emploie pour faire gelee d'y penetrer a dcu* ». 
lesser 1'hiver a mes mam.tt.s. .le pose de? ear il I; emarquer que cYst l'humid 



,||; '^is sur deux tringles en bois clouees , plutot que le Iroid qui .M nuUtble aux mil- 
celle de derriere sur des piquets hauts de lets, et sous l'influence de ce degre de con- 



gelation ils peuvent irapunement passer u 
raois sans danger sous le chassis ainsi fermt 
tandis qu'ils periraient faute d'air, si leur yi 
vegetale n'etait pas suspendue par la gelec 
aussi fnut-il s'einpresser dc leur donner c 
la lumiere et de l'air des que le degel arrivi 



p,in 






; par les rayons 



; le soleil 



les habituer graduellemcnt aux chaleurs de 
1'ete. Lorsque le temps le perraet , on peut 
meauter. 
L'empotage se fait vers le do d'avril, dans 



pots sur des gradins , ce qui est preferable 
ou au moins sur un plancher eleve de 50 
60 cent, du sol; cette precaution a pour bu 
d'empecher faeces dans les pots, des vers 
de terre ou lombrics qui alterent les racincs, 

l'ecoulemcnt de l'cau avec laquelle on ar- 
rosc. J'ai remarque' aussi que le staphylin , 
insectedont je parle tout a l'heure, est moins 
abondant sur les oeillets places sur les gra- 
dins que sur ceux cultives en pleine terre, 
ou dont les pots rcposent innnediatcment 

Des le mois dc mai, ces plantes devront 
etre ombragees depuis dix heures du matin 
jusqu'a trois heures apres midi, lorsque Ton 



Au mois de juin, on enleve la terre de la 
uperficie des pots, et on la remplace par 



les oeillets 



montrent que des couleurs alterees. La ma- 
niere la plus simple ct la plus economique 
d'ombrager les oeillets est de suspendre au 
dessus des gradins, a une hauteur suilisantc 
pour qu'on puisse circuler dessous, des 
claies en treillages distances de 4 a 5 cent, 
et sur lesquelles on pose des paUlassons. 

Ceux qui cultivent leurs oeillets en pleine 
terre peuvent tres bien les marcotter dans 
le sol qui entoure leurs plantes; mais ma 
collection etant tenue < 



i moyens 



;enue en pots, 
de les multiple 
sant usage de godets de 



la toilette des plantes, dont on suppri 
toutes les feuilles mortes , et auxquelles 
donne de nouvcaux tuteurs, s'il est besc 
On les dispose sur les gradins de mani 
a faire valoir les varietes les unes par 
autres , ce qui est une affaire de gout. Pour 
avoir une floraison plus belle et des lleurs 
plus larges , il 

re retrancher 
de boulons, pour n'en 
ou quatre au sornmet. 

Pendant tout le temps dc la floraison, < 
Caryophyllecs doivent ombragees toute 
journee, ce qui fait durer les fleurs u 

:_...:_, d( , j ourg> S j_ au ,.„„),.;,;,.,., „„ 



godets en plomb ] 
r d'un fort papier, se euupem m 
iangle. Je fais a tous les rameaux qui doi- 
vent etre marcottes une coupe transversale 
un pen au dessous d'un neeud : cette coupe 
s'arrete au milieu de leur epai.scur ; puis . 
par un mouvement dc la main , je glisse a 
l.une «lu dnmas (I) en remontant eten la 
maintenant au centre de la ti^e i'i-| ■ ="■ 
dessus du noeud, de maniere a lurmcr une 
seconde incision verticale et pcrpcndicu- 
laire a la premiere. Je retranrhe cnsuile i.i 
petite portion du talon qui depa-^e mleneu- 
rement le noeud. Dans cet etat, je route en 



un triangle de plomb dont je forme le godet 
en repliant l'un sue Hmtre l^^J^ 
du plomb, un peu i 
je l'assujetis sur 1: 
epingle C 



dc loiu 
tige au moyen aui.e 

lion, qui, upr' 
v _.paisseursdu plomb dontles 

hords font recouvrcment l'un ■yJJJJj 
penetre dans son inlericur. 0n , dlS P 0S " 
godet de maniere que le talon tie ;" 
cotte se trouvc au milieu de sa P™ f °™ eur 
afin que le devcloppement des racincs i 
suit pas gene par son retirement infe 
rieur On (ait tlcchir vers Tun de se bo- 
le rameau incise, et du cote oppose » 
coupe, afindcproduireunccruinejrle 
ment 'entre les deux pa rties -gj*^, 
aussitot on remplit le godet de terre tarn 
et on arrose. _ . • 



f 284. Optirvs vespifera Willd. 
Spec. pi. IV, p. 63. Likdl. Gen et Sp. Orch. p. 572. 



Cette espece etla suivante sont du nom- 
bre de ces rares et curieuscs Orchidees ter- 
rcstres, qui excilcnt a si juste titre 1'interet 
des amateurs de formes bizarres. Si leur 
feuillage n'offre , en effet , rien de remar- 
quable, leurs fleurs sont , au contraire, des 
plus jolies. 

VOphrys Guepe, fut 
introduce en premier 
lieu en Angleterrc, par 
feu le Rev" V 



que les sepales et les petales sont rabatlus 
sur la base du labelle, comme c'est le cas 
dans la nature : la vignette ci-contre repre- 
sente la fleur etalee a plat. 

Cette espece est si rare , qu'on peut dire 
a peine qu'clle existe dans les herbiers de 
l'Angleterrc : la plante que beaucoup de 
personnes y connaissent sous ce nom , n'est 
pas autre que VOphrys lutca, Cav., espece 
tres differente, a grandes fleurs d'un jaune 
marquees d'une large 



i. Son labelle 
est jaune , entieremcnt 
depourvu de p 
bariole de lignes et de 
tacbesbrunes, demanierea rappelerle corps 
de l'insecte dont elle a recu le nom ; cette 



■cueillit lui-me- lours pourprc, ( 






sud de 1'Europe que YOpI 



pour la forme du labelle : cet organc est 
tantot arrondi, tantot obovale; mais, dans 



f 285. Opbrys mamitiosa Ues 

In Ann. du Mus. vol. 10, tab. 15. 



s sur son contour, porte deux 



parallelement de sa base un peu i 



i dela de 




(Opbrys fer-a- 



ndc-imr-Vubriet.dans lesAnnaies ! son mm 

du Museum d'his- ! Cette cuncuse espece 
M. toire naturelle de ; POp 

(1 ! V\ Paris, ct nommee cbeval), qui sen distingue 

mammosa a cause ! l'absencedes gibbositesdu labell. . 
de deux gibbosi- I forme plus en losange et le bord irregulie- 
^ t( i s qui s'elevent rement ondule du meme organe. 

a la base de son ; Les Ophrys vespifera et mammosa sont 
labelle. Plus gran- | en ce moment, dans le jardin de la Societe 
des que celles de d'Horticulture de Londres, lobjet dexpe- 
YOvhrus vespifera, \ riences sur la culture des Orcbidees terres- 
ses fleurs offrent ! tres : nous ferons connaitre en temps et 
f C rose . qui forment aver lieu les resultats de ces essais. 
n cercle etale a plat. Le j j. L»w,fT t Journ. of the Hnrt. Sor. 

cbocolat fonoe, veloute , 



La Victoria regia vient de fleurir dans 
les serres de Chatsworlh : c'est la un veri- 
table evenement en horticulture, un de ces 
faits qui s'inscrivent en lettres d'or dans les 
annates d'une science. L'eloge ne paraitra 
pas exagere au lecteur qui voudra reporter 
les yeux sur le portrait de cette reine des 
fleurs(Voir ci-dessus,vol.III, tab. 199-204), 
en evoquant le souvenir de sa belle his- 
toire. II ne s'agit plus ici , de retracer les 
incidents de sa decouverte, ni le tableau 
pittoresque qu'etalent ses nobles formes sur 
1'onde des fleuves et des lacs de l'Amerique 



« A (1). 

tropicale : c'est a l'art, cette fois , qu'il faut 
demander compte de sa nouvelle et riche 
conquete. 

Le 3 aout dernier arrivait dans le jardin 
de Chatsworth, un des exemplaircs de la 
Victoria regia leves dans le Jardin royal 
de Kew des graines rapportees de la Boli- 
vie, en 1847, par le celebre collecteur 
Bridges. Faible encore lors de son introduc- 
tion , cet exemplaire ne tarda pas a repon- 
dre aux soins d'une culture intelligcnte; 
trois mois apres, sa premiere fleur put etre 
offerte a l'auguste reine dont elle partage le 




nom; ce fut le 14 novembre dernier; le 17, 
une nouvelle fleur s'epanouit , comme pour 
saluer l'arrivee d'Irlande du genereux due 
de Devonshire. 

Voici par quels soins s'explique un pareil 

Dans une serre chaude de dimensions 
convenables, fut construit un bassin carre, 
{fig. 1), de m ,91 de profondeur sur 3 ra ,60 
de c6te, chauffe a 1'eau chaude dans sa par- 



parallelement trois petits tubes 
de plomb echauffes par des cou rants d'eau 
chaude. Grace a l'addition de cette tablette, 
le bassin, assez profond dans le milieu, mais 
peu vers les bords, atteign' 
de 5 m ,78 de cote. 

Afin d'imprimer a l'eau i 



, les dimensions 



un des angles 






petite roue a palettes , mise en 
par unfdet d'eau j le surplus de 
iajoutefutcompenseparl'ecou- 
ment d'une proportion d'eau equivalente, 
i moyen d'un petit tube adapte au fond et 



pouvait mieux imiter 1'etat 
riviere tranquille. D'autre part , l'appareil 
de chauffage permettait de regler aisement 
la temperature ; en general on maintenait le 
thermometre a 80° F. (23% 30 R.; 29° Ct.) 

Dans le centre du bassin fut entasse, en 
forme de tertre {fig. 2), un melange de 
tourbe et d'argile brulee. D'accord avec 
les praticiens les plus habiles, M. Paxton 
considere corame tres essentiel le bridage 
de l'argile, parce que cette operation, outre 
qu'elle ameliore l'etat physique de la terre , 
detruit les insectes et les mauvaises herbes. 
On concoit d'ailleurs que les matieres fer- 
mentescibles d'un sol non brule, mises en 
contact avec de I'eau chauffee a 29° Ct., 
ne tarderaient pas a la corrompre et a en 
troubler la transparence; la precaution 
signalee previent ces facheux resultats. 

A partir du 10 aout, date de sa planta- 
tion, raccroissement de la Victoria fut mi- 
nutieusement observe par M.Georges Eyles, 
dont les annotations sonl resumees ci-apres 
sous forme de tableau synoptique. 

La plus grande feuille qu'ait encore pro- 
dint la Victoria, mesure presque l ra ,50 de 
diametre; sa plus grande fleur m ,26S. Ces 
dernieres dimensions paraissent correspon- 
dre a celles qu'avait indique M. bridges; 
cepcndant M. Schomburg dit avoir vu des 
fleurs de m ,382 de diametre, et M. d'Orbi- 
gny donne un diametre de plus de m ,i 
aux fleurs qu'il a observees. D'autre part, 



mentionnecs par M. Bridges, ne le 
autant que celles de la Victoria de Ber- 
bice , dont une entr'ai 
de diametre. 

Tous les voyageurs 
Victoria, parlent du bord de ses feuilles 

donne meme a la saillie de ce bord une 
hauteur de m ,138 et d'Orbigny de m ,054. 
Chez la plante de Cbatsworth le fait en 
question ne se remarque que sur des feuil- 
les jeunes. Ces feuilles offrent en realite une 
texture beaucoup plus tendre qu'on ne l'at- 
tendrait d'organes a 
tient peut-elre a If 



;pecifique les rend aptes a supporter un 
poids asscz considerable. On peut voir sur la 
vignette ci-jointe [fig. I) une jeuneenfant qui 
sc tient droite sur un de ces vastes disques 
"" nts; la peinture n'a fait que retracer 
Kperience positive. Une petite enfant 
)is ans fut placee sur un disque de 
iui disli'iliuait sur toute la surlace 
feuille le poids de son corps ; ce 
poids (49 kilog.) et celui du plateau de 
bois (4 kil. 80) fesaient un total de pres 
de 24 kil. L'enorme quantite de grandes 
lacunes aeriennes distributes dans les epais- 
ses cotes de ces feuilles, explique sans 
peine une si remarquable puissance de 
3ottement. 

La fleur de la Victoria , aux premieres 
3hases de son anthese, rcssemble a celle 
de notre Nymphwa blanc; ses petales, d'une 
eblouissante blancheur, forment uneespece 
de tasse elegamment faconnee; mais, a me- 
sure que le jour avance, la corolle sepa- 
nouit au point de devenir presque plate; 
vers le soir, une legere rougeur commence 
a se refleter sur son centre; les petales se 
redechissent de plus en plus; enfin vers 
six heures du soir, par une sorte de cnan- 
eement a vue, dans l'espace de quelques 
minutes, on voit les petales se grouper en 
une sorte d'bemispherc d'un blanc deneige 
(fiq. 3), dont le bord repose a la surface 
de l'eau, et dont le sommet majestueuse- 
ment eleve etale une couronne de languct- 
tes roses. Bientot a pres, ces languettes elles- 
memes se reflechissent , les etammes se 
deroulent sous la forme d'une couronne 
interieure , les stiginates se decouvrent, un 
parfum exquis embaume Fair, et le grand 
objet de ces ravissants pbenomenes , la i e 
tilisation des scmences est accomplie. A o 
relevent les pdtales, alors se r.dc > et b 
.„:. i„ „i us bel i e des form 

, uu deperissement a sonne pour la 
noble fleur, qui , refermant ses P« a ' es 
entrainee par son pedoncule, se retire w 
1'onde comme pour y cacher les pwj^ 
sa dissolution; mais, hors de cette p 

un fruit herisse de piquants. Les develoi 
pements ulterieurs de cet organe u t 
etre suivis dans les serres; mf 
geurs qui 1'ont vi 
dent a le peindre 



ll/lril 



l.i nature,' 

, etat de maturity 



Tout porte a i 



Victoria < 



:apable de fournir du 
ne pied plusieurs fleuraisons successi- 
Serait elle annuelle, comme certaines 
s semblent le penser, on peut tou- 
jours esperer de la multiplier par les grai- 
nes qu'elle parait devoir murir sans peine 
dans nos serres. Quel amateur n'accueillera 
avec joie l'espoir de posseder bientot cette 



noble reine des fleurs ! Grouper dans un 
bassin, a cote de la Victoria, les Nymphcea 
rubra, ccerulea, ampla et stellata, les Ne- 
lumbium de 1'Inde, quelques Sagittaria, des 
Limnocharis, des ffydrocleis et les Ponlede- 
ria, ce serait y encadrer le plus beau tableau 
naturel sur lequel l'oeil de l'homme puisse 



OBSERVATIONS sur V 

N. B. Chaque feuille 



Quand la plante arriva a Chatsworth, le 5 a 
eta lent dc 3, 3 1/2, i 1/2 et 5 1/2 pouces : u 



Observations r,i nkhai f< 



9 I > 
Hi 3 I 



H2 
212 



i feuille apparait a la surface de I'caii, 

nn petiole de !» pnuces de long, 
ilevee le 29 septembrc. 






T 


! 


Matin 


sr 


S g 

"B.= 


Observations genekales. 


Sept. \4 

I 17 

• 18 
.> 19 
» 20 


17 


P d 8 pes 

1**5" 

1 9 

2 -tl|2 
2 8 

.»* 

" 11? 


p ds pes 

7 

1 612 

2 9 

2 11 

3 o.l.i 


pd. pc 


Pas a moitie etalee. 
Enlevee lc 26 septembre. 


• 17 

» 18 

* 20 

I 2-2 

r, 23 


18 


1 6 

2 4 

2 9 12 

- i -; 

- J12 

3 312 

.1 7 12 


2 '6" 

2 8 1 "i 

2 1112 

3 3 
3 5 
3 7 


3 "*7iJ8 


Jeune f »° inseree a 6 p™» du centre de la tete de tige. 
Stale*. 

Enlevee le 31 octobre. 

Le petiole de cette feuille etait long de 9 p. 6 pouces. 
Cette feuille n'etait pas etalee lors du mesurage du 
Enlevee' le 8 novembrc. 


, 22 

. 23 

. 2* 

• 2:; 

» 29 
Oct. 1 




1 5 

2 112 

2 1112 

3 a 112 
3 8 1[2 

3 <) l 2 
3 113 { 


1 tit 1 2 

2 8 12 

3 1 1|2 

3 9 

3 Kl 1 2 


4 


Sept. 25 
» 26 

. 27 

• 28 

» 30 
Oct. 1 
.. 2 




l"*6" 

i o 

3 3 1 - 
3 8 
3 10 

1 11|2 


2 9 

3 2 
3 6 
3 9 

3 10 5]4 




Pas tout-a-fait etalee a 8 heures. 
Enlevee le 9 novembre. 


Sept. 29 

; 30 

Oct. 1 

• 2 

„ 4. 

■ 5 

- 10 

- 13 


21 


2 

2 11 

3 9 1: 

-, 111: 

; oi 

4 2 1 
4 S 


1 6 

3 8 

4 1 1/2 


4 5 


Pas tout-h-fnit etalee. 
li^^ti^Stuedoallcbord^i. 

Inseree a envton 9p«« du centre de la tete de tiff 

Enlevee lc 19 octobre. 

Le petiole de cette feuille etait long de 13 pieds. 

2 | {La fin au prochcin numero. 


• 3 

• 4 

» 7 

■ 10 

• 12 
» 13 


22 


2*0*' 

2 11 

3 4 

3 9 

( 2 1 

4 3 

*" To 

1 i 51 


3 Hi 

3 7 

4 11 
2 

4 41 

s 


2 

2 

4 5 1| 



Jours 
du 


f 


Dimens 
feu 

Matin 


(HIS des 


g I 


-— 


Oct. 6 

• 7 
» 8 

• ib 

» 11 

• 12 


2~i 


pds pes 

5 

3 7 

4 

//"rill 


pds pe, 

2 "'if' 

3 3 

3 10 

f 21_ 

4 3 


P d s P e, 

4 51/2 


A peu pres a moitie eta lee. 
Presque etalee. 


« 8 
« 9 
. 10 

• 11 
» 12 
» 13 

• 17 


2* "3" 
3 5 

3 81|2 

•4 ill 


2" 9" 

3 6 

3 10 1:2 

j l l - 

4 4 


4 41)2 


M'' 11 il |i' * iln centra de l;i tete de tige. 
A moitie etalee; petiole long d'un pied. 


■ 12 
» 13 

» U 

» 10 
» J 7 
» 18 
<> 19 
, 21 


23 


2" "6" 
3 4 

3 712 

4 21/4 

4* 4" 

f {.12 
4 5 


3 6 

3 9 12 

4 2 

4 31|2 

4 41|2 




En partie etalee. 

■ 


■ IS 

- 17 

» 18 
» 19 

• 22 

Nov "l 


27 


3 10 

4 1 

4 3 

f- 112 
{• 3 12 
4 8 

4 G 

{"*7I i 

4 71|2 
4 8 


3 6 

3 12 

4 2 

4 31[2 

4 6 
11*' 

! ^';: 

4 6 li2 

4 7 




In<eree a 9 pourcs du centre do la fete dc tige. 


Oct. 17 

n 


4 8 


InseVee a 6 pouces du centre de la tete de tige. 

Non etalee. 


Oct. 20 
» 24 


' 




lib" 




Tiisen-c a environ 9 p"» du centre de la tete de tige. 
A peu pres a moitie etalee. 



.„,„, 


1 ! Di Tui 

1 i Matin 


ans des 


s 

£.2 

S | OBSER^VTIO>S f.F\^MES 


Oct. •>:[ 

» 27 

» 30 




pds pes 

4 2 

4 4112 


pa« p cs 

4 4 
4 6 

4 7112 


P d S po. 

4 8 




Oct. 25 

• 25 

- 26 

• 28 

» 29 

• 50 

»' 2 
.. 5 

• 11 


29 


a" "6" 

2 10 
5 6 
4 2 

1 7 

4 8 
4 SI2 
4 01 2 


14 

2 6 

3 2 
5 10 

* 5 1 2 

4 6 

4 9 
4 10 

i 10 3 i 


4 101(2 


Iiis.m it .1 environ 9 p ce8 du centre de la tete de tige. 
Non etalee. ... 
Coupee et envoyec a la Reinc avec la In. 

C'cst la plus grandc feuille que la plantc ait produit. 


Oct. 29 

« 50 
» 51 
Nov. 1 

• 2 

» 5 




2 "l6" 

1 7 
4 7 12 


5 3 

3 9 

4 21[2 
4 6 


4 712 


In scree i» pros d'un pied du centre de la tetc de tige. 
En partic etalee. 


Oct. 50 
Nov. 2 

• 5 

■ 5 

I 7 

• 8 

• 10 




2" 3" 

" 11 1 •_ 
5 s L 
4 1 
4 5 
4 ?i 
4 612 
4 7 


o'T 

2 9 

5 41:! 

3 10 

4 112 

4 51,2 


4" 7 


En partic etalee. 

11 y a a present II grandes feuilles sur la plante. 


Oct. 51 

• 6 
» 7 

! JO 

• 12 
■ 15 


52 


1 'if 

1 10 

2 9 

3 4 

{ id 

4 B 


2**1 

5 II 




Visible. , . ... . ,:„„ 
|,M-m-., mi iron 9 p'- ' du centre de la tete <l< if, ■ 

Non etalee lors du inesurage du matin. 


» 3 
- 7 

» 10 

11 

• 12 


35 


2 "9" 
5 4 
5 7 

3 10 

5 Id I 1 


1 "«" 

1 6 
3 
3 5 




Visible. 

g denviron 9 polices. 



Visible. 

^etiole de 9 pouc< 
> moitie etalee. 



Cette fi 

Visible. 



i surface Aujourd'h 









. tgare par 1'autorite de l'auteur du Maga- 
zine of Botany, un des collaborateurs de 
la Flore adopta jadis (voir ci-dessus, v( 
P- 109} l e nom specifique de Gibsonis pour 
"ne pretendue nouvelle espece de Rhodo- 
dendron. La plante etait alors nouvelle 
pour les jardins , mais non pour les bota- 
nies, qui la connaissaient sous le nom de 
Rhododendron formosum, d'apres une fi- 
gure et une description publiees dans lc 
sp'cndidc ouvrage du D' Wallich sur les I 



plantes pares de 1'Inde, et citees dans le 
prodrome de De Candolle ou M. Paxton 
aurait du chercher la diagnose de la plante , 
en supposantqu'iln'eutpas accesal'ouvrage 
original. En tout cas, e'est sir W. Hooker 
qui, dans un recent article du Botanical 



Lpparatu* pour proteger les arbres fruitier.**. 






i-jointe (fig. I) peut donner 
une idee du proeede que j'emploie pour 
abritcr les Poiriers en pyramide. Un gros 
tuteur, dc 0™,0;J0 a m ,075 de diametre, 
taille en longue pointe a son bout inferieur, 
est enfonce dans le sol, a m ,50 ou m ,45 
de profondeur, tout a cote du pied de 
l'arbre : cette operation n'offre aucun dan- 
ger pour les raeines, pourvu que la pointe 
soil grele et aigue. Au bout du tuteur, qui 
doit depasser d'environ ra ,050 la tete de 
l'arbre, on cloue une planche longue de 



encore plus avantageux. Aux quatre angles 
d'un carre dont le pied de l'arbre forme le 
centre , et a des intervallcs suffisants pour 
ne pas en toucber les brandies, enfoncez 
quatre pieux de m ,O25 a O m ,032 de diame- 
tre. Prenez alors une piece d'un calicot com- 
mun, encore ecru, dont vous tapissez, en 
la fixant par de petits clous, les intervallcs 
d'un pieu a 1'autre, sauf un espace de 
m ,45 du cote du sol et un de ra ,50 vers 
le sommet de l'appareil, ainsi que le re- 
presente la vignette (fig. 2). Grace a ces 




m ,60 sur m ,25 de large, sur laquelle on j vid- - Pair cin ulant libremententr 
live aussi au nioyen dc clous, en une sorte les fleurs dans un parfait ^tal de • 

de calotte circulaire, de jeunes branches la protection sei a d'aii! 
ilexibles d'if ou de sapin. En cboisissant les gelees produde-, a\ee on >'ii- 
pour cct ohjet les branches lalerales de ees songe meiiie <|u'il coin 
arbres, qui, d'ordinaire, offrent une legere qu'au nioyen de crochets 
courbure, elles se preteront parfaitement a regarde le sud. alin <\>- pou\oir I o 
parasol , ! cas de beau temps et cf 



naires du printemps. 

Dans des endroits non abrites et sujet: 
des vents tres froids, l'appareil suivant 



ordi- : l'influ 



du plein soleil. 



CYRTOCHILll 1EUCOCHIIM. 



Orchideae § Vandeae Lindl. — Gynandria-Monandria Linn 



CHARACT. GENER. - / 



tis, basi pauci-, a pur bi-ioliatis; foliis *: 

. . , j 

■ 



( i, ti Chilian la i 
r an Houtt. 

Oneidimn leueochilum, Batem. Orchid 
■x Sweet hort. brit.). Paxl. Hag. of B< 
i! [.. 211 ana icone mala. 



en histoire naturelle, trouve une eclatante 
confirmation dans Petude du groupe des 
Orchidees. Au milieu de Pinfinie variete de 
formes et de couleurs qui distinguent ces 
etres bizarres, quelle uniformite dans la 
structure et la symetric generate de leurs 
fleurs! Entre les Gongora aux longs race- 
mes et les nobles Slanhopea, l'analyse la 
plus subtile devoile-t-elle autre cbose que 
des nuances? Des Oncidium aux Cyrtochi- 
lum, de ces derniers aux Odontoglosssum , 
la nature, au lieu de proceder par sauts 
brusques, ne semble-t-elle pas glisser sur 
une pente insensible? En d'autres termes, 
ces noms admis avec une acception gene- 
rique, n'exprimeraient-ils pas mieux ces 
legeres variantes d'organisation, qui, chez 
d'autres families, caracterisent de simples 
sous-genres? (Test, nous l'avouons, dans ce 
Vernier sens que r 



danger a admettre eomme genre un sous- 
genre bien defini, qu'a jcter pele et mele 
dans une sorte de pot-pourri mille cspeces 
heteromorphes, nous aurions conserve sans 
alteration a l'objet de cet article son titre 
primitif d'Oncidium. On ne saurait douter, 
du reste, de Petroite affinite qui unit Pes- 
pece en question aux Cyrtochilum deja cle- 
crits. Vegetation, port, inflorescence, struc- 
ture, tout, jusqu'aux teintes florales, pro- 
clame une parente que Pon s'etonne d'etre 
le premier a signaler. 

La vignette inseree dans notre texte 
(d'apres le Magazine of Botany) peut don- 
ner une idee du port de cette belle Orcbi- 
dee, que distinguent surtout des panicules 
longues et grcles , dont l'axe principal de- 
passe parfois les proportions de deux me- 
tres, et dont les nombreuses branches, 
flottant dans un beau desordre, etalent, 
durant plus dc ileux niois, i 
IU u r- I'lcu un!!. '!•.? l-ai i"i< c> 



Les Cyrlochilum habitent les regions tem- 
perees du Mexique, du Guatimala, de la 
Nouvelle-Grenade, de la Bolivie et du Perou, 
c'est-a-dire toute la partie tropicale des 
Andes et des chaines qui s'y rattachent : 
le Cyrlochilum leucochilum, en particulier, 
est originaire du Guatimala , d'ou l'etablis- 
sement Van Houtte l'a recu directement de 
l'un de ses collecteurs. II fleurit abondam- 
ment dans nos serres pendant les premiers 
mois d'ete et quelquefois meme des le com- 
mencement du printemps. 



CVLTCRfi. (S. Ce. ou S. Fr.) 

Provenant des memes regions que le Lycaste 
Skinneri et YOdontoglossum grande, le Cyrto- 
rltiluHi Ivucochilum se contente d'une assez faible 
temperature. On peut, durant tout l'ete, le tenir 
en serre temperee ou en serre froide , et si Ton 
tient a ne pas le sortir de la serre a Orchidees, 
il faut du moins lui assigner dans ce local la 
place la moins chaude et la moins humide. Lors 
de sa vegetation il demande beaucoup d'eau; 
mais il faut , au contraire , le tenir a sec , des 
que s'arrete le developpement de ses organes ve- 
getatifs. Suspendu sur un lit de mousse, dans un moitie 
de noix de coco, vers la portion la plus elevee de 
il pourra etaler dans leur luxuriance et leur grace ses 
immenses panicules pendantes. Multiplication facile par 
division des pseudo-bulbes. Consul ter d'aillcurs a cet egard 
les articles Odontoy(o.utnn grande (ci-dessus vol. I, p. 425) 
et Lycaste Skinneri (vol. IV, PI. 503-4). 

L.VH. 




MISCELLANIES. 



Peut-ou m 



i grain 



Ainsi que ji 



Nous n'avons pas oui dire que chez 
on ait jamais tente la multiplication des 
Orchidees au moyen des graines qi " "" 
produisent de temps en temps dan; 
serres ; pourtant l'essai en vaudrait la peine, 
et il est vraiment singulier que quelque spi 
culateur ne l'ait pas entrepris, lorsqu'on 
songe au prix eleve de la plupart des belles 
especes exotiques qu'il faut faire venir a 
grands frais de 1'Angleterre. 

II n'est pas un botaniste qui, dans ses 
excursions, n'ait maintes fois trouve quel- 
ques-unes de nos Orchidees indigenes char- 
gees de fruits miirs et produisant des mil- 
liers de graines parfaitement conformees. 
viens de le dire, le cas arrive 
s serres pour les especes exo- 
tiques , mais il est comparativement beau- 
coup plus rare. Ce n'est pas precisement , 
comrae on pourrait le croire, au defaut de 
chaleur ou a quelque vice dans la culture 
qu'il faut attribuer ce resultat , mais sim- 
pleraent au defaut de fecondation des ovai- 
res; car dans prcsque toutes ccs plantes, cet 
acte important pour la multiplication des 
especes s'opere rarement de lui-meme, 
comme cela a lieu pour l'immense majorite 
des autres vegetaux. II faut aux Orchidees, 
pour que la fecondation s'y effectue , ou la 
main de l'homme ou le travail des insectes 
qui, en rongeant certaines parties de la 
fleur ou simplement en les agitant, permet- 
tent a la masse des grains de pollen agglu- 
tines de tomber sur le stigmate, assez mal j 
dispose lui-meme pour arreter cette masse 
feJativement volumineuse. Toujours est-il | 
que si , a l'etat sauvagc, les Orchidees don- 
uent generalement des graines, elles le font | 
farement dans nos jardins vitres, parce que 
dans ce sejour, qui n'est pas celui qui leur 
elait destine, elles ne trouvent pas les auxi- 
Haires que la nature avait places autour 
d'elles dans leur climat natal. C'est done a 
''Industrie de l'homme d'y suppleer. 

Nous avons bien vu M. Neumann feconder 
• Vanille au Jardin des Plantes ct en oble- i 
«>r des fruits parfumes comme ceux que le | 
commerce nous apporte de l'Amcrique; mais 



nous ne sachons pas qu'il en ait seme les 
graines, ou, s'il les a semees, qu'il ait re'ussi 
a elever de jeunes plants. Dans tous les cas, 
l'expcriencc vient d'etre faite par nos voisins 

des correspondants du Gardener's Chro- 
nicle, M. Moore, de Dublin. 

it Depuis cinq ans, ecrit-il a M. Lindley, 
nous nous occupons ici (a Glasnevin, pres 
Dublin) de multiplier par leurs graines les 
Orchidees exotiques de serre chaude, et 
nous avons de'ja reussi pour quclques-unes, 
telles que YEpidendrum elongatum, YE. 
a-assifolium, le Cuttleyu Forbesii etlePAa- 
jus albus dont les graines se forment par- 
faitement et levent de meme. » 

Voici comment s'y prennent les jardiniers 



dans un semis d'Orchidees, d'altendre jus- 
qu'a ce moment dc maturitc parfaile jtour 
en faire la recoltc. On les seme imniediate- 
ment dans les pots a Orchidees et sur une 



les enterrer. Ce qu'il j 
te, et quelqucfois d' 

obtenir, c'est de tenir les se 

une temperat 

;ivi'c un .l.'uiV- (I'lnimiditf'' c.niMdi : i ■;.! 



diJlirile ,'i 
1'ombre a 



,■(,'• 



sont indispensables si Ton veut reussir. 
Sept ou huit jours apres le semis, si 
tefois les conditions dans lesquelles il t 
fait sont convenables, les graines commen- 
cent a brunir et numilesleiil d( ; j;i les pre- 
miers symptomes d'une vegetation com- 
inencante; mais pour bien apercevoir eela 



ncs a pits lr 
le et le coty- 

. le di ; vclop- 



iin pen plus lard, (•"est 

semis, on voil sortir la ra 

ledon. A partir dc ce mon 



pement dcs plantes est rapide et Ton voit 
les jeunes radieules s'etendre comme un 
reseau ct s'appliquer etroitement sur les 
differents corps qui se trouvent a leur por- 
tee. Si par hasard ou a dessein on laisse 
tomber de ces grajnes sur de simples mor- 
ceaux de bois, comme on 1'a essaye a 
Glasnevin , on voit les jeunes plantes qui en 
sortcnt y adherer fortement et sans autre 
appui que leurs racines dont l'extension , 
comparee a celle dc la tige, est enorme, et 
dont le reseau complique sa moule en quel- 
que sorte sur la surface du bois. Ceci 
explique comment les especes epiphytes 
peuvent se fixer si solidement a l'ecorce des 
plus grands arbres et resister aux ouragans 
si forts et si frequents de la zone torride. 

La plus grande difficulte, toutefois, 
qu'aient eu a surmonter les borticulteurs 
qui ont fait ces essais, a ete de conduire a 
bien les jeunes semis pendant la premiere 
annee et surtout pendant l'hiver, epoque a 
laquelle ils sont exposes a perir, pour peu 
qu'il y ait trop ou trop peu de chaleur ou 
d'humidite dans la serre. C'est un juste 
milieu qu'il faut tenir ici. La seconde annee , 



les plantes sont moins difficiles, ct c'est le 
moment ou leur vegetation marche avec Ic 
plus de rapidite. Enfin, la troisieme annee, 
on en voit fleurir quelques-unes , et c'est ce 
qui est arrive a M. Moore pour YEpiden- 



aison, juste trois 

Ces experiences son 
ressantes , surtout en ce qu'ellcs ouvrent k 
la floriculture un nouveau champ a par- 
courir. Tous les jours la culture des Orchi- 
dees, naguere encore reputee si difficile, se 
simplifie, et bientot viendra le moment ou 
presque tous les amateurs pourront en cul- 
tiver quelques especes. Or, cela n'arrivera 
que quand ces plantes seront a un prix plus 
abordable au public qu'elles ne le sont au- 



t plus generale- 

Nvi DIN", /,', 



Un M. Richard Gallier, jardinier a West 
Bromwich, dans le Staffordshire, ecrit a 
M. Lindley qu'il a , lui aussi , essaye de re- 
produce les Orchidees par leurs semences , 
et qu'il a meme reussi a operer un croise- 
ment fecond entre deux especes distinctes. 
« Je suis persuade, dit-il dans sa lettre, 

dans le jardinage, ont les plus grandes 
chances de succes; toute la question consiste 
a trouver la maniere de les pratiquer. Un 
Dendrobium nobile, feconde avec le pollen 
du Dendrobium chrysanthum, m'a produit 
un follicule bien con forme et rempli de 
graines. Quand ces dernieres furent mures, 
je les semai de trois manieres differentes 
pour avoir plus de chance de reussitc. J'en 
mis d'abord un certain nombre sur un mor- 
ceau de bois garni de mousse , comme c'est 
l'usage , que je suspendis dans un coin om- 
brage de la scrre; d'autres furent semes 
sur les parois d'un pot renverse sur une 
terrine pleine d'eau et rempli lui-meme h 



ces plantes. 

Hnterieur de sphagnum, ce qui reussit bien 
a tenir la vase constamment humecte par 
imbibition; pourtant, ni de cette facon, 
ni de la premiere, je ne pus obtenir la 
germination d'une seule graine. Je fus plus 
heureux dans mon troisieme essai ; voici en 
4U oi il consistait : Je me procurai une ter- 
rine a double rebord , mais sans trou , pour 
qu'elle put con server l'eau. Elle avalt0n ; ' 
de diametre et 0-,08 de profondeur. Les 
deuxrebordscimil.iiirsrlp-'r.dl.-l.-.'. '■;' 
separes l'un de l'autre par un interval ae 
m ,04 de large a peu pres, qui fut remP" 
de sable. Je mis de l'eau dans la cavite mte 
rieure, et sur cette eau un flottant cons- 
tant en une plaque de liege c.rculaire s de 
0-,25 de diametre (et de 0-,04 d'epaj^or. 
Q^lques epingles piques bon-jg-g 
sur lepourtourdc cello! i.'intJri.'i'*". 
deserapprochcrdul-nl.i.iM'T^ 
Iequel 1'attraction i'aurait -M-" 1 ^ 
cntraine, ce qui nun-it prnm^nix . in- 



LODOICEA SECHEL 



ESQUISSES DE PLANTES A PORT CARACTERISTIQUE. 



Sous ce titrc de Botaniqiie pillorc^fjitc 
nous esperons presenter successivement a 
nos lecteurs Pelite de ces formes vegetales 
qui impriment souvent au paysage un ca- 
ractere d'originalite saisissante, et dont 
1'aspect seul commando Pattention meme 
des profanes. Dans cette galerie variee 
viendront poser tour a tour, le Palmier au 
stipe clance , symbole de la grace et de 
1'elegance, Penorme masse deprimee du 
Baobab (Adansonia), image vivante de la 
force brute; la Fougere arborescente au 
feuillage decoupe a jour, en contraste avec 
les raides Cycadees; les Coniferes aux for- 
mes si originales et si diverses, pres des 
Bananiers aux vastes feuilles; la capricieuse 
liane a cote de Pimmobile Caetcc 
guier des Banyans (Ficas indica), c< 






tout d'une piece; le Cecropia au tronc sim- 
ple, aux longs petioles arque's comme les 
bras d'un candelabre; le Manglier [Rhizo- 
phora) qui surgit hors de la vase des eaux 
salees, porte sur le pilolis nature] de scs 
racines, et \c Papyrus qui mire dans Peau 
douce des lacs scs jets flexibles et ses ele- 
gants panacbes; en un mot , tout ce que la 
vegetation du globe offre de plus frappant 
en fait de formes et d'habitus. Puises a 
des sources diverses, Ics elements divers de 
ce tableau se grouperont dans le desordre 
accidente des parties d'un paysage nalurel : 
e'est dire que les sujets de nos articles se 
suivront et ne se ressembleront pas. N'est- 
ee pas la ce que demande la grande majo- 
rite des lecteurs? 



f 291. Le Cocotier des SccbcIIc*. 

(Lodoieea SeeheOarum, Labill.) 



Ai\<cy clan 



par excellence , le 
: de princes , pour 



,mu:i r ;r 



A la simple vu< 
de ces elegants par 
connait le vegetal 
representant d'une 
parlcr le poetique 

botanistes. Et pourtant, quelle immense la- 
tine entre Timagc ct Pobjcl represente ! 
Multiplicz pres de deux cents fois Pechcllc 
«e proportions de cette esquisse, verrez- 
vous ces stipes nains s'clcver de vingt on 
trcntc metres, ces eventails en miniature 
elendre leur disquc seul sur une longueur 
de 6 metres , en un mot , ces proportions 
lilliputticnnes faire place a Pimposante sta- 
ture de Pun des plus beaux arbres connus? 
Si votre imagination fait ce miracle, elle 
naura rendu que simple justice au Cocotier 



des Sechelles. Ce n'est pas, du reste, a sa 
beaute seule que ce remarquable palmier 
doit rinteret peu ordinaire dont il est Pob- 
jet. Son bistoire entiere est semee de fails 
assez piquants pour assaisonner unc courte 
dissertation , ou plutot des extraits libres 
d'un excellent acticle de sir W. Hooker, 
article qui sert de iexte aux vignettes ici 
reproduites. 

Le stipe du Lodoieea Sechellitruni, d'une 
hauteur moyenne d'environ 15 a 18 me- 
tres, en atteint parfois jusqu'a 25 ou 30: 
d est droit, depourvu de veritable ecorce, 
et marque de cicatrices annulaircs qui 
indiqucnt les insertions des ancienues 
feuilles : son diametre d'environ m ,30, 
reste sensiblemcnt le memo de sa base a son 



20 feuilles. Lcs plus jcunes d'enlre ces der- 
nieres sont d'abord pliees en eventail, et 
revetues d'une espece de duvet; mais, bien- 
tot, elles s'etalent en une grande lame 
obovale, munie d'une cote mediane, cl'ou 
partent en divergeant des plica turcs regu- 
lieres d'un Ires bel effet. Cette lame pre- 
sente, surtout au sommet, des incisions 
plus ou moins profondes; sa longueur, egale 
a celle du petiole, est le plus communement 
de 2 a 5 metres sur une largeur de l m ,50 
a 4 m ,80 ; mais elle atteint parfois le chiffre 
de 6 metres sur 5 metres de largeur; sa 
texture est mince et seche; sa couleur d'un 
vert-jaunatre brillant. Les vieilles feuilles 
pendent sur la tige avant de tomber. 

Lcs fleurs males et les fleurs femelles, 
portees sur des pieds differents, forment 
des inflorescences en spadice, qu'embrassent 
a la base de petites spathes engainantes. 
Les unes et les autres naisscnt des aisselles 
des feuilles. 

Les spadices males figurent des especes 
de cMtons, de m ,60 a l m ,20 de longueur, 
sur un diametre de 0'»,075 a 0™,10 ; leur 
forme est cylindrique, sauf un amincisse- 
ment a leurs deux extremites. lis ne pre- 
sented d'abord a l'oeil que de nombreuses 
ecailles etroitement imbriquees, scmi-cir- 
culaires et legerementconvexes; mais bien- 
tdt, on apercoit sur le dos de cbaque ecaille 
une etroite perforation qui livre passage a 
un faisceau detamines. Cette petite ouvcr- 






ture, au lieu d'occuper la ligne mediane dc 
cbaque ecaille, se trouvc chez toutcs placec 
lateralement (dans un meme sens) par rap- 
port a la ligne en question, et comme le 
bord perfore d'une ecaille recouvre le bord 
d'une ecaille adjacente, ce dernier bord 
etant lui-meme perce d'un petit trou qui 
s'abouche avec le premier, il s'ensuit que 
cbaque faisceau d'etamines fait saillie a tra- 
vcrs deux ouvertures superposees. 

Une section transversale de la substance 
du spadice male, fait voir que sa masse est 
creusec de nombreuses caviU's ellipsoidos , 



qui partent en rayonnant du centre de la 
section vers sa peripheric, ou chacune 
d'elles vient aboutir aux perforations deja 
inentionnees (fig o. Remarquer que la ou 
les cnvitcs paraissent lcs plus grandes , la 
section a passe juste par leur milieu , tandis 

de la coupe, qui a enleve ou trop ou trop 
peu de leur masse). Chaque cavite renferme 
un grand nombre de fleurs rapprochees en 
une masse reniforme, attachee par sa base 
au fond de la cavite et par consequent a 
l'axe du spadice. Les fleurs d'un meme 
aggregat sont disposers comme en crete, 
sur deux rangees ; il n'en sort jamais qu'une 
a la fois a travers la perforation des ecailles; 
c'est la plus inferieure et la plus longuc qui 
parait la premiere au dehors, afin de re- 
pa nd re son pollen , apres quoi elle cede la 
place a celle qui lui est iminediatement su- 
perposee, ctainsi desuitepour lescinquante 
ou soixanle fleurs environ qui composent 
d'ordinaire l'aggregat. L'ensemble des en- 
veloppcs florales fletries reste alors sous les 
ecailles, a l'etat de masse scarieuse. La fleur 
elle-meme presente d'abord un perianthe 
de six pieces oblongucs, membraneuscs, 
d'un brun-jaunatre, disposees trois par 
trois en deux verticilles (tab. 524-6, fig. 6); 
puis, viennentdequinze a vingl Amines, 
a filets legerement monadelphes , a antheres 
lineaires dont les deux loges, terminees en 
deux renflements globuleux , s'ouvrent cha- 
cune par une fente longitudinale. Le spa- 

comprime, creuse d'une seule cannelure. 

Les spadices femelles , longs de 0™,W a 
un metre, epais,veluscttortueu X , sont 
revetus de grandes ecailles engainantes, 
d'un brim-rougeatre, et dont le bord est 
singuliercment frangcou simplement erode. 
Chacun d'eux porte h des distances inegales 
<les fleurs femelles a divers ages ^^ 
lu me tres different ; car, a cdte »^^ 
parfaitement mur, on relroaV . C faile 
I'ovaire reste sterile, etqui, addition 



dre de 125 



s du perianthe, dis- 
en deux verticillcs, 
lit au point d'attein- 
lillimetres. Des trois 



aplaties sur l'autre, d'un brun fonce pres- 
que noir, marquees de sillons superfi- 
ciels, et d'une texture dure ct ligneuse. 






eavite de chaque ; 



tardent pas a s'obliterer 
developpement de la troii 
d'abord symetriquement i 
de plus en plus sur ur 
coupes du jeune fruit, 
tab. 524-6, fig. 44, et l'autre transversale 
tab. 524-6, fig. 15, 
existe deja plus qu'une seule graine fertile. 
Dans le fait, un grand nombre d'ovaircs 



l'une a vec l'autre au point central ou vient 
aboutir 1'une des extremites de renibryon. 
Entre ce dernier corps et la paroi de la 
eavite, s'etend 1'albumen , substance blan- 
che et cornee, qui se laissc en lamer par la 



! terme de sa ma- 



reste sur chaque spadice que cinq ou sis 

fruits bien developpes. Ceux-ci , egaux ci 

volume a nos Melons les plus gros, attei- 

gnent en longueur jusqu'a 45 

et en poids de 10 a 12 kilogr; 

forme est ovale, arrondie, oi 

sur un cote 

A leur base persistent les divisions 

du perianthe. Leur tunique exterieure (me- 

socarpe) est formee d'une espece de brou 

glans regia), 

coup plus epais. Avant 

de gelee ferme, transparcntc et d'une sa- 
veur douce. Une seule noix fournit environ 
un litre et demi de cctte substance qui 



p&ble. 

Chaque fruit renferme une, deux ou plus 
rarement trois noix (pyrenes, e'est-a-dire, 
graines enveloppees par l'endocarpe osseux 
ou noyau du fruit). Les noix elles-memes, 
d'une longueur d'environ m ,50, sont lar- 
gement ovales ou elliptiques , tres obtuses 
a leur base, decoupees au somrnet en un, 
deux, trois ou rarement quatre lobes pro- 
fonds. Elles sont hemispheriques d'un cote, 




20 a 30 ans. 

L'hisloirc du Cocolier des Skhelks era- 
prunte un interet particulicr aux erreurs 
traditionnelles qui l'ont preeedee. Bien 
long-temps, en effet, les fruits de ce beau 
Palmier, portes par les flots sur les rivages 
de quelques iles de la mcr des Indes , exci- 
terent par leur forme bizarre et par le mys- 
tere de leur origine, le gout du merveilleux 
que les habitants de ccs parages, Malais, 



maine. Les Francais nommaient ces fruits 
Cocos de mer, d'apres l'element qui les 
apportait, doubles Cocos, a cause de leur 
forme souvent bilobee, Cocos de Salomon, 
sansdoute par quelque allusion mystique a 
de pretendues vertus medicales, enfin Cocos 
des Maldives , du nom des iles sur lesquel- 
les la mer vena it surtout les jeter. C'est 
aussi sous le titre de Coco* maldmcui 
l'auteur de Y Herbarium amboinense 
venerable Rumphius , nous transmet 
tains contes dont cc fruit Hut I'objot 






Et d'abord , n'allez pas croire, sur la loi 
de Garcias d'Orta , que le double Coco est 
un fruit tombe par basard dans la mer, et 
qui s'y serait petrifie : n'est-il pas plus pro- 
bable que c'est le produit d'un vegetal sous 
marin, encore cache a l'oeil de l'hoinme? 
Ecoutez les navigateurs Cbinois et Malais ; 
ils vous diront que cet arbre, assez sembla- 
bleau Cocotier ordinaire, croit sous l'onde 
a de grandes profondeurs , et qu'on l'aper- 
coit parfois dans des bales Iranquilles, le 
long des cotes de Sumatra. Rencherissant 
sur cette donnee, les pretres de la popula- 
tion noire des Moluques vous parleront d'un 
arbre de Java, dont les branches en partie 
emergees serve nt de repairc a un Griffon 
monstrucux, qui porte dans son nid la chair 
des elephants , des tigres , des rhinoceros et 
autre menu produit de ses rapines noctur- 



ces points dans le vague 
l qui forme l'element favori de 1' 




nes. D'ailleurs, les vagues qi 
l'arbre attirent puissamment les vaisseaux 
qui passent a leur portee, et livrent a la 
voracite du monstre les infortunes mari- 
niers; aussi les habitants de 1'archipel ma- 
layen evitent-ils d'approcher une localite si 

Entoure du prestige du merveilleux et 
du mystere , le fruit en question devait na- 
turellement avoir une tres grande valeur. 
Dans les iles Maldives, le recel d'une seule 
noix etait repute crime capital, le souverain 
se reservant la possession exclusive de ce 
tribut de la mer, dont les pieces se ven- 
daient a tres-haut prix, ou se distribuaienl 
comme les plus riches des presents royaux. 
Chaque fruit valait d'ordinairc de lh'0 I 
500 francs ; mais, ceux dont la largeur ega 
lait la hauteur etaient plus speeialement 
estimes, et les exemplaires dont le diametre 
mesurait m ,50 se vendaient jusqu'a 450 fr. 
On voyait meme des souverains payer la 
possession d'un seul de ces fruits au prix 
d'un navire charge. (II y a navire et navire, 
charge ct charge , souverain et souverain , 
in sis 1<> vieil anient" qui nous m-h d'anlnri 



lius, du reste, parait 
noix merveilleuse , soil , 
ois ct les Ma- 
lais, un antidote infaillible contrc toute 
espece de poison. C'est surtout a 1'albumen 
corne de la graine que la credulite vulgaire 
attribuait les proprietes les plus energiques. 
On en triturait la substance dans des vases 
de porphyre, avec de l'ivoire, du corail 
noir, blanc ou rouge, et de la corne de ccrf, 
en ajoutant au melange la quantite d'eau 
necessaire pour en faire une potion. Outre 
ses pretendues vcrtus anti-veneneuses, ce 
remede s'employait contre les maladies in- 
flammatoires, et comme preservatif contre 
la colique , l'apoplexie , la paralysie et id 
genus omne. 

Les seigneurs de haul para-*' formaicnt 
des vases precicux avec la coque du fruit, 
douee de proprietes moins actives que t 
bumen : a cet effet, ils eoupaient 
portion de la coque, de maniere a la laire 
servir de couvercle au reste. Dan* - e - 
vases, its tenaient leur tabac , leur betel, 
leur chaux et autres ingredients de masti- 
catoires, qu'ils croyaient preserver ainsi 
de toute contamination pernicicuse. Vem 
meme leur semblait prendre dans ces vases 
les vertus d'un preservatif universel. 

Mais, une fois les Sechelles decouvertes 
et avec dies la source toute naturcllc 4» 
fameuses Noix des Maldives, le prix de ces 
dernieres dut s'abaisscr au niveau de leu 
nouvelle estimation. Et pourtant , l eur nis ~ 
toire botanique resta longtemps e 
dvsiderulum pour la science, 
premier, ayant observe l'arbre qui les 
duit, a Vile Praslin ou des Palm 
l'une des Sechelles, l'introduisit a 
vivant a Tile de France, ct dans 
« ^(t Nouvelle Gu 






•■ 









signe cct arbre sous le noni tie Lodo'icea que 


eerit M. Harrison, est cmpreinle d'un ca- 


les bolanistes ont adoptd. Enfin, au com- 


raclerc si doux et si tcndre, qu'on sc laisse 


mencement de ce siecle, Labillardierc pu- 


aller a prendre ccs nobles vegetaux pour 


blia dans le neuvieme volume des Annates 


autant d'etrcs aniines et pc'netrcs du senti- 


du Museum de Paris, une description du 


ment de leur condition. 


meme Palmier, avcc des dessins analytiques 


Cbaque annec, l'arbrc developpc une 


et un figure d'ensemble faite sur le vivant 


nouvelle feuille, et, par contrc, la plus an- 


par M.Litet. L'bistoire economiquc du noble 


cienne se detacbe du stipe en v laissmi une 


vegetal est tracee dans un supplement a ce 


cicatrice aimulaire. Si Ton eompte sur de 


memoire, par M. Queau de Quincy, corres- 


vieux stipes le nombrc de ces marqncs, on 


pondant du Museum de Paris, et adminis- 


peut s'assurer qu'il faul a la plante au moins 


trateur-general des iles Sechelles. 


cent trcnte ans Bvant d'atteindre I'apogec 


Malgre ces travaux succesifs, l'interet du 


de sa ciuissance. Ce sont les jcunes sujels 


sujet etait loin d'etre dpuise et beaucoup de 


qui possedent le plus beau (cuillagc. La 


points demandaient a etre revus , lorsque, 


feuille nouvelle sort toujours perpcndicu- 


par l'intervention de M. Telfair et les soins 


lairement du cceur du faisceau forme par 


directs de M. Harrisson , sir W. Hooker 


lesautres. Elle est d'abord pliee en evenlail 


recut des exemplaires desscches ou conser- 


du haut vers le bas, sur une longueur de 


ves en esprit de vin, sur lesquels il put 


5 metres et au-dela. Dans cet dial, elle est 


verifier et confirmer sur presque tous les 


d'un jaune pale ct scrt a [aire des ebapeaux. 


points les caracleres de la plante. C'est 


Plus tard, elle s'etale dans toute sa bcaute, 


d'ailleurs a M. Harrison que l'auteur du 


en revetant une teinte vcrtc. Un de ces 


Botanical Magazine attribue le meritc des 


Cocotiers, plante dans la proprietc de 



Les iles Sechelles, qu'on nomme aussi 
Make, gisent au N. E. de Madagascar, a 
peu pres par le ;j" u: degre* dc latitude aus- 
trale, et par le l)h me de longitude orientale, 
au meridien de Greenwich. C'est dans ce 
groupe scul qu'habitc le Lodo'icea Sechella- 
»'««»; encore ne le rencontre-t-on que sur 
trois des iles, savoir : l'ile Curieuse, File 
Praslin et l'ile Ronde. Celles-ci sont espa- 
cces entr'ellcs d'environ un demi-mille an- 
glais; leur surface montagneuse est cou- 



ieurs , 



^iv 



le Cocotier 



ordinaire (Cocos nudfera)', mais tout le 
reste de leur etendue est ou a jadis ete 
couvert de Lodo'icea, Sechellarum. Le ta- 
bleau de ces groupes de milliers d'arbres 
elegants, parmi lesquels les individus adul- 
ts des deux sexes protegent de leur ombre 
leur nombreuse progeniture, tandis que les 
veterans de la tribu, deja marques des 
Sl gnes de la decrepitude, semblent ceder la 



SI. De Quincy, dans Tile Mabe, inesi 
't metres de haut, porle 59 cicatrices ann 
aires, et eompte 40 ans dejMiis -a plan 
ion : c'est un individu I'emelle. et coininf 
l'existe pas de pied male dans l'ile, i 
'rii its nc parvienncnt jamais a maturile. 
La sommite du stipe, qui sert d'axe d'i 
sertion aux feuilles, est noinmee villain 
ment Chou , et se mange cornmc le Ch 
Palmisfe ordinaire [Areca oleracea)', m 



Le stipe lui-meme, une fois fendu et 
prive du tissu fibreux encore tcndre qui 
occupe sa partie interne, sert a faire des 
conduits d'eau, aussi bien que des palissades 
pour entourer les habitations et les jardins. 

Le feuillage sert a construire la toiture 
et meme les murs des maisons et des han- 
gars. Cent feuilles suffisent pour une habi- 
tation commode, y compris les cloisons, les 
portes et les fenctres. A l'ile Praslin , la 



plupart ties barraques ct des boutiques ne 
sont pas faites d'autres matenaux. 

Le duvet qui recouvre les jeunes feuilles 

Les coles des feuilles adultes et les fibres 
dc leurs petioles sont travaillees en cor- 
beilles et en balais. Quant a la confection 
de chapeaux au moyen du meme feuillage, 
1'operation consiste d'abord a faire secher 
au soleil les jeunes feuilles , puis a les de- 
couper en longues bandeletles, et a tresser 
ces dernieres secundum artem; a peine les 
habitants des Sechelles connaissent-ils un 
autre genre de couvre-chef. 

Les noix se faconnent en vases de diverses 
formes et propres a divers usages. Conser- 
ved entiere et percee d'une ou deux perfo- 
rations, leur coque sert a transporter de 
l'eau : en general deux de ces vases se por- 
tent suspendus aux extremites d'un baton. 
Telle de ces noix peut contenir de 3 a 4 li- 



tres. Divisees en deux parts, entre les lobes, 
elles constituent, suivant leur forme et leur 
grandeur, des assietles , des plats ou des 
coupes, tous objels auxquels leur durabilite 
donne assez de prix , pour que les Negrcs 
et les pauvres gens des lies voisines recher- 
cbent avidemment ces noix et en chargent 
leurs embarcations. Entr'autres articles dif- 
ferents, on fait encore avec cetle coque 
des boites a savonnette, noires, admirable- 
ment polies , montees en argent et ciselees. 
Nous voudrions pouvoir terminer celong 
article en constatant que le Cocotier des 
Sechelles existe deja dans les serres de 
l'Europe. Malbeureuseinent, lesexemplaires 
i n trod u its par les soins de MM. Harrison et 
Telfair dans le jardin de Glasgow, ne pa- 
raissent pas avoir longtemps v 
doit regarder la possession de 
comme un des grands desiderata dc 1'hor- 






Tab. S23. - 


-Voir Tin 


cription au 


)as de la planche 


N. B. Dans 


sur les Palm 








les planches seules sous les 


Svcltvllctnnn 




rcpresente avcc 


des spadices ran: 






pi. 






ns les planches 




differences , 




tons 


10 us bornor 


s a signaler, tie 


nenl-elle^ it 



reux, le pied male du /.w/.m.-.i 
spadiees eux- nieii.es parai^ei.t 
Mixjazinr ici reproduites. Ces 



Tab. 524-6. - Fig. 1. Spadicc male. Fig. 2. Portion dc quelques ecai 
Tune (a droite) porte la marque ombree de l'ouvcrture par ou do" 
On voit un dc ces faisceaux sur lY-eaille placee au-dcssus du chi 
transversalc dc la substance du meme spadicc, (voir le tcxtc poui 

de Hours males. Fig. a. Bouton de fleur male. Fig 



spadire. dent 

au d'antliri'i's. 

-> Fig 3. Portion de coupe 

explications). Fig. i >r^ 

ll i.l-'ig.7.FaL : - 



ceau staminal. Fig. 8. Etaminc isolee. Fig. 9. Portion de spadiee femelle. I ml'. 10. Ovaire dep 
de ses envcloppes Morales, dout deux sont representees fig. 11. Fig. 12. Ovaire gross, et emo^ 
de ses envcloppes florales accresccntes. Fig. 13. Coupe transversalc d'u 
Coupe vei-tieale d'un ovaire deja not 



1 fertile. I 
tvant maturite. Fig. 16. Fruit entierf Fig. 17. Une des pj rfc* * *»*P 
Fig. 18. Pyrene en germination. (Les proportions des figures i, 3,9,10, 11, 12, ' ■'■ '*» J { . ; 
17,18, sont plus ou moins reduites; celles des figures 2, i, 8, 6, de grandeur nature , 
del figures 7 et 8 plus ou moins grossies.) 



J. E. P- 

(d'apres sir W. Hooker in 



Hnt. '/-«/ 



MISCELLANEES. 



pieds, aux acarus et autres insectes, d'allcr 


enfin , au bout d'une vingtaine de jours, 


s'y promener. Je plongeai pendant quelques 


elles moururent toutes. J'ai eu tort de les 


instants ce liege dans l'eau, pour qu'il s'en 


relever de dessus l'eau alors qu'elles vege- 


imbibat, apres quoi j'y repandis le reste de 


taient avec activite. Le liege me parait 


mes graines.Ceci fait, line cloche en verre, 


d'ailleurs tres convenable pour y effectuer 


dont le pourtour inferieur coincidait avec 


des semis d'Orchidees, et cela pour deux 


l'intervalle des deux bords de la terrine, fut 




placee au-dessus de l'appareil, et le tout 


d'une humidite juste suffisante pour favo- 


fut place dans une partie ombragee de la 


riser la germination des graines et le deve- 


serre a Orchidees. 


loppement de leurs radicelles; la scconde, 


Au bout de trois semaines, deux graines 


e'est que lorsqu'il faudra separer les plantes, 


avaient germe, et finalement cinq jeunes 


on le fera tres aisement en divisant la pla- 


plantes se montrerent. Elles erurent avec 


que en morceaux au moyen d'un couteau 


vigueur dans leur petite taille, et au bout 


bicn affile; les pieds separes seront alors 


de quatre mois leurs radicelles s'etendaient 


mis avec leur fragment de liege, corarae 


deja sur toute la surface du liege. Je com- 


une plante ordinaire avec sa mottc, sur les 


mencai alors a enlever la cloche pendant la 




nuit , avec la precaution de la leur rendre le 


des pots , suivant sa nature , sans qu'on ait 


matin , et quand j'eus continue a agir ainsi 


cause le moindre dommage a leurs racines. 



dessus l'eau pour le suspendre dan 



avaient cesse de s'allonger, et leurs extre- 
mites avaient pris une teinte brune, de 
mauvais augure. Je remis done le liege sur 
l'eau et le recouvris de la cloche eomme pre"- 
cedemment, esperant que les plantes re- 
prendraient de la vigueur; mais cet espoir 
fut ddcu ; elles continuerent a s'affaiblir de 
jour en jour; leurs feuilles se fletrirent, et 



quables dans cette observation : d'abord 
une lecondat.ion nrlifieiellc d'Orchidees qui 
reussit, puis un nouvel artifice pour faire 
germer ces graines. Le succes >i malheu- 
reusement intcrrompu de M. R. Gallier, 
n'en est pas moins un fait important qui 
encouragera, n'en doutons pas, les autres 
Orchidomanes (qu'on nous passe le mot) 
•i run. r dans cette nouvelle et 



-J- 292. De la Colocase des anciens 

etails qui eonfirment l'exactitudc de rapporter 



Prenmbu/c sur Ivs rhoix des plantes I vient tres bien a Avignon et raeme au 

... ■ . I Potager de Versailles. I. OjhIis rromla 

I a donne des tubercules bons a manger, 

Le Jardin de Montpellier a fait plusieurs fort delieats ; mais leur petitessc les fait 

e ssais de cultures de plantes, les unes po- dt'-pnrier. I.e i'r-nnl.i n.oniniui -est mul- 

tagm-s. lesjuitres ,i|<'i!ere<. be Coin-olriihis (iplie facilement el n'a point etc sans 

fiatatas L. a reussi avec de bon terreau de merite. On cueille ses pousses etiolces, 

Cette racine I blanchies, au printemps, sous des vases 



vides, dont on a eu soin de les couvnr, 
et elles remplacent l'Aspergc et le Chou- 
FJeur, qu'ellcs sont cependant loin de de- 
troner, ces legumes, en ce pays-ci, etant [ 
d'une qualite tout a fait superieure. 

Le Sesame d'Orient, le Madia sativa j 
d'Amerique, le Guizotia oleifera de l'Inde ; 
et de l'Abyssinie out exige plus de soins et 
d'arrosemcnts que lcs cultures habituelles. | 
II n'y a qu'un profit decisif qui pourra faire 
accueillir les nouveautes ; et , commo il y a 
eu quelque probabilite de benefice a eulti- 



davantage lcs reproches que Martial 






- i.i ■ . : ■!..■, -.,:■.• • !j. •■■. - 

h|ue li'iilns. 

(Epigr. 87, lib. 13.) 

-, ... ■: :!-i i !i! .. 



le S< siuuc di.-rniereim nt a .NaH un 









m',,! : 



J,rdh 



Illes, dans les Pyrenees-Orienta 

reussit ires bien ct ou on l'exploi 

II est incontestable, en fait de nou- 
veautes , que l'a vantage est pour le luxe dcs 
fleurs. Les Camellia dri Japon, les Dahlia 
du Mexirjiic. lcs Roses Banks et lesPivoincs 
en arbre de Chine, et les Roses du Bcngale 
tres repandues, ont marque, 
temps, les plus grands progi 









Succes de la culture du Nelumbium. 

Je mc suis applique , en raison de la 
beaute du climat, a cultiver le Nelumbium, 
qui est des plus interessants pour rhistoire, 
et qui reunit a la magnificence de scs 
fleurs, les precieuses qualitesde scs graincs 
langer ct de scs abondantes 
sont aussi comestibles. Celle 
plante, qui s'est recemment acclimatee a 
Montpellicr,a etc cullivec autrefois en Italic, 
et les passages des ancicns bisli 






Au rapport de Pline et d'Athenee , la Co- 
locase de l'antiquite a ete la racine de la 
Feve d'Egypte , qui est le Nelumbium. Si 
l'on s'en fie au nom de Colocase (Koulkas), 

gne YArum Colocasia. L., cet Arum , raal- 
gre son nom de Koulkas, ne peut etre la 
Colocase ancienne, car 1'Arum n'a point de 
filandres. C'est un tubcrcnle epais, farineux, 
que Ton cultive beaucoup; il est la Colocase 
moderne et non l'ancienne. 

Plusieurs noms de plantes ont passe 
d'une manierc crronee a d'aulres. Les Egyp- 
tiens nommcnt aujourd'bui Biarou, mot 
cople signifianl rArum, la racine du A'/.'H- 
phoca Lotus, qui n'est point 1'Arum. lis ont 
mosque perdu la trace do l'ancien Persea, 
arbre qui a ete eeiehre dans leur pays, ct 
qui est le liulunilfs n^jpi « i de imteneur 
de r.Mrique. IVud. ..' I '...i-mp- le noai li- 
teral arabe do cet arbre a ete Lebakh. 
Aujourd'bui , lcs Egyptiens ont transport 
ce nom a l'Acacia Lebbek, qui est un tout 

Les voyaseurs s'accordent sur le defaut 

filnndreuxdcs raeines de Nelumbium , usi- 

tc : C s com legume. On ne m n-e que ^ 

sommcts les plus tendres de ccs racines, qm 



>>vv»v- 



.[.1. 



etait appelec Colonise. Virgile a celebre 1 
Colocase comme un gage de conquete d< 
Romains. [Egl. IV, v. 20.) 



rur»ieu 


le l'ambassade de 


lord Amherst, 


• 


!' rncsedcslil.mil 






s sont fort bonnes 


|.,.< omnifont 
non; de 1<'^ 




meine nom Feve d'Egypte. 


Nulle 
offer te a 


plante n'est plus 


,., d,u; l'l"' le : 




JMBIUM SPECIOSUIV 



Plusieurs plantcs utiles des marecages, a 
la Chine , sont figurees sur les porcelaines 
ou sur les papiers peints. Ce sont deux 
plantes a racines comestibles , le Ndum- 
bium speciosum et la Sagitlaria macro- 
phylla; et ensuite le Trapa bkornis, espece 
de chataigne d'eau , qui est une amande 
plus grosse, moins vantee pour le gout 
agreable que les amandes dc JVelumlrium. 



l.v< 



Jardin de Montpellier sont tres feculentes, 
mais di-sag-reaMes a manger, parce qu'apres 
en avoir exprime par la mastication le sue 
et la fecule , on est oblige de rejeter une 
boule de filandres , eomme serait du coton. 
les fruits ont tres peu donne de bonnes 
graines, dernierement surtout, 1'ete n'ayant 
point ete chaud eomme de coutume. Au 
surplus, e'est une erreur des traites de bo- 
tanique les plus usuels, d'avancer que le 
JVelumbium ne croit qu'aux pays les plus 



bar, d'ou les especes , a Montpellier, r<5us- 
sissent cependant en plein air. Mais il est 
une nouvelle variete , venue de graines de 
Pekin , que nous avons recues de M. Fi- 
scher, et qui ne demande pas autant de 
chaleur. Elle est plus hative et a donne, 
malgre la temperature defavorable de l'ete 
de 1845, des graines qui ont plus approche 
d'une parfaite maturite que celles d'aucune 
autre variete. Je crois qu'une annee plus 
chaude fera plei 



•Ma Chi 



: les qualites qui les font 



est earaefa'nsee par des asperites ou petits 
tubercules saillants a la face superieure des 
feuilles, vers leurs bords, et par les aiguil- 
lons nombreux des hampes et des petioles, 
tant exterieurs sur leur epiderme, qu'in- 
terieurs dans leurs canaux. 



295. Maniere de secber les legumes pour Thlver. 

preparent 



Les pois verts, ecosses, sont jetes dans 
de l'eau bouillante; on les y laisse pendant 
cinq ou six minutes, selon leur age, puis on 
verse l'eau avec les pois dans une passoire, 
et on les refroidit promptement avec de 
l'eau froide; apres les avoir laisse egoutter, 
on les seche etendus sur des feuilles de pa- 



Les feves de marais 
les petits pois. 

Les carottes, les choux-raves, les choux- 
fleurs se preparent et se conservent de la 

Si le four dans lequel on seche des legu- 
mes a une chaleur de 50 ou 40 degres 
Reaumur, ils seront sees dans l'espace de 
four a pain ou dans une etuve, a 24 heures. 

Les legumes ainsi seches perdent des trois 
les conserve dans des sacs dc papier place's quarts aux neuf di.siemcs dc leur poids. 
dans un lieu sec. Pendant leur preparation k 

Les haricots verts ne doivent pas etre | ne differe en rien de la preparation ordi- 

trop jeunes; il vaut mieux qu'ils contien- naire, ils rcprennent leur premier volume 

nent deja des graines ; mais alors ils doi- et le gout est absolumentle meme que celui 

vent bouillir un peu plus longtemps. des legumes frais. , , , 

1 P b F b (Indepcndance beige.) 

f 294. Moyen d'enipechci* le lait dc tourner. 

Voiei un moyen aussi simple qu'assure de 
'ait et de Temped] < 

■i it ion , tres fre- 



quent pendant l'ete, fait perdi 



Lorsque le 



un aeide. Pour corriger ce 

defaut et saturer l'acide a mesure qui! se 

developpe, il suffit d'a.jouter par litre™ 

..... |,it „„ ,«,,,„„„« ,1c bicarbonate de sonde, 

. proprietairc- ■-' '" IH ' st I ':.^ • ,, 

siblc au goutdu lait, et Hie en iavoru 

developpe singulierement la digestion. 

(Independence beige.) 



CUPHEA CIMABAMA. 



Etym. \ i 
Lytharieae § Eulythrarieaj Endl. 



tome Ier, page 88. 
■ Dodecandria-Monogynia Lmn 



pius glanduloso-pil 



Qiptn 
Van Hoi 

Cit/ilirtt /Jurat? Lim>i.. Hot, Reg. tab. 1386; 



, 



Les Cuphea constituent un genre parti- 
culier a l'Amerique, et repandu dans les 
regions tropicales ou subtropicales qui 
s'etendent du Nouveau Mexique aux rives 
du Rio de la Plata. Les botanistes en ont 
deja enumere plus de cent especes, assez 
pour appeler riche un genre quelconque et 
pour donner un nouvel exemple de l'em- 
barras des richesses : ceci est dit pour le 
botaniste qui determine et decrit des plan- 
tes, et non pour l'amateur qui multiplie ses 
jouissances en augmentant ses collections. 
Toujours occupe d'arriver par les details a 
des vues d'enscmble , le naturaliste verrait 
volontiers se reduire le nombre de varian- 
ts d'un raeme type, afin d'embrasser plus 
vite les connexions qui lient cntr'eux les 
types divers. Airaant avant tous les fleurs, 
et dans ces fleurs des couleurs et des par- 
fums, rhorticulteur s'ingenie a tirer de la 
nature plus merae que n'offre sa main libe- 
rie : de la ces hybrides d'autant plus esti- 
meesquel'unionqui leurdonne l'etre est plus 
illegitime, ces varietes d'autant plus recher- 
chees qu'elles se montrent plus capricieuses 
dans leurs ecarts, ces monstres d'autant 



Diversite a la surface, uniformite dans le 
fond, voila ce qui seduit souvcnt le flori- 
mane; modifications de structure indepen- 
dantes des formes et des couleurs, voila sur 
quoi l'esprit du naturaliste aime a s'exer- 

II est parmi les Cuphea un groupe remar- 
quable par 1'inegalite frappan 



! des petales 



ailes, eclipsent ]>ar le contraste leurs quatre 
freres avortes. A cette section se rapportent 
les Cuphea cordata Hook, (voyez ci-dessus, 
t. II, Mars, PI. VIII ), verticitlata II. C. K. et 
entr'autres especes* celle qui est ici decrite. 
Cette derniere ressemble assez a la planle 
figuree dans le Botanical Register (tab. 1380) 
sous le nom de Cuphea Llavea Llave et 
Lexarza, pour qu'il nous reste des scrupules 

pendant, par ses racemes panicules, par la 
couleur des antheres et autres points de de- 
tail, notre Cuphea parait differer de l'espece 
en question, dont les caractercs d'ailleurs,et 
notamment les feuilles lanceolees, concor- 
dent peu avec la trop courte diagnose consa- 
cree par De Candolle a la definition du vrai 
Cuphea Llavea. L'inceititude sur ces de- 



peut etre \e\6e que par la 
comparison d'echantillons authentiques. 

La viscosite des poils du calice, qui englue 
trop souvent les petales, enleve au Cuphea 
cinnabarina une partie de sa beaute natu- 
relle. II lui faut, pour figurer avec avantage, 
le plein air et l'eclat d'un beau soleil. La 



belle couleur foncee des petales supeneurs 
distingue surtout au point de vue ornemcn- 
tal sa variete atro-sanguinea. L'une et 
l'autre forme, encore nouvelles dans la cul- 
ture, ont ete introduites directement du 
Guatimala dans l'etablisseraent Van Houtte. 
J.E.P. 



Traitement ordinaire des especes de ce 
enre , e'est-a-dire pleine terre pendant la 
elle saison , serre froide ou temperee en 
iver, sol leger, multiplication de bouture 



BE (Pl.T.etS.FK.) 

et de graines. ( Consul ter du reste, a cet 
egard, ci-dessus, tome I", p. 89, un article 
detaille sur la culture du Cuphea strigulosa. 
L. VH. 



MISCELLANIES. 



La maladie dont est attaquee depuis 1845 
la pomme de terre a fait craindre que ce 
tubercule ne manquat completement et ne 
causat ainsi un vide enorme dans la matiere 
alimentaire et les ressources habituelles des- 
tinees a la nourriture de l'homme et des 
animaux. 

On s'est ingenie alors a lui procurer des 
succedanees. On a etc surtout les chercber 
en Amerique, pays d'ou vient la pomme de 
terre, et on a voulu aussi les trouver dans 
des plantes a racines tuberculeuses. 

Dahlia.— Deja, en remontant a une 
quarantaine d'annees, on avait cru recon- 
naitre dans celle du Dahlia une rivale de 
la Solanee du Perou. Ses gros tuberculcs , 
disait-on, etaient alimentaires ; ils furent 
presented comme tels a leur arrivee en 
France ; mais, aussitot qu'on en eut goute, 
on refusa de se rendre a cette opinion, et on 
se contenta de cultiver la plante pour la 
beaute de ses fleurs que Thorticulture fran- 
chise a embellies au degre ou nous les 
voyons aujourd'hui ; car, a leur arrivee , 
elles etaient simples et d'une seule couleur. 
h'missuHjaultia. — En 1842, une autre 



tuberculcs proposes pour remplacer 
la Pomme de terre. 

plante venant du Chili , de la famille des 
Chenopodees , fut aussi introduite dans nos 
cultures, comme offrant des racines ali- 
mentaires. C'etait le Boussingaultia basel- 
loides (SCunth), dedie a l'un de nos confre- 
res. Elle a des tuberculesrad.culaires nom- 
breux, un beau feuillage abondant, une 
tige volubile qui croit rapidement; mais la 
nature visqueuse de ses tubercules et leur 
saveur desagreable ne permirent pas den 
faire usage comme aliment; peut-etre les 
animaux pourront-ils se nourr.r de ses ra- 
cines et de ses fanes, etlcs arts tirer que- 
que parti de ses tubercules; mais jusqai 
on a propage" la plante seulement comme 
ornementdes jardins, a cause de sesjones 
grappes de petites fleurs blanches , «»^ 
tcs. On relive ses tubercules a lautomne 
et on les met de nouveau en terre en , 
le Boussingaultia se ramifie ^*J* 
s'eleve a cinq a six metres en quelques mo.J 
' • pas ses graines cbez nous et se 
dement par ses tubercules. 

Apios. - Ceux du Glycine ^ :l- 
[Apios t«herosa,DC.l ont ^ t S p S, inte P des 
po^s comme alimentaires. Cette pianw 



propage 



Etats-Unis d'Amerique, connue des bota- 
nistesdepuis plus de trois cents ans (1540), 
presque naturalisee en Autriche,en Boheme, 
dans le nord de l'ltalie, aux environs de 
Mantoue, de Ferrare, etc. D'apres ce qu'on 
a dit au cougres de Venise (1) a M. l'abbe 
Berleze, qui a communique a la Societe 
d'horticulture (2) ce qu'il a appris a cette 
epoque dans cette reunion scientifique, il 
resulte que dans ces pays le people, surtout 
les enfants, mangent ces tubercules, sous le 
nom de Chdtaignes de terre, conime cbez 
nous ceux du Lathyrus tuberosus; ils sont 
peu abondants; chnque racine n'en offre 
que deux principaux et plusieurs petits la 
premiere annee ; ils sont revetus d'une pel- 
licule noire a l'exterieur; leur chair est 
blanche; leur forme oblongue, un peu irre- 
guliere; leur savcur, etant crus, se rap- 
proche de cclle de certains navets sucres; 
au bout tie douze a quinze minutes d'ebulli- 
tion ils sont cuits , et ont alors le gout de la 
Chataigne a peu pres ; mais sont plus sucres 
et assez agreables a manger. Ces tubercules 
qui, a l'age d'un an, ont tout au plus le 
volume d'uhe noix, en exigent au moins 
quatre pour acquerir celui d'un oeuf ; ils ne 
conservent pas leur avantage en vieillis- 
sant ; a quatre ou cinq ans ils ont parfois la 
grosseur du poing d'un enfant de dix ans , 
mais ils sont alors presque ligneux et peu 
ou point nutritifs; ils sont toujours , d'ail- 
leurs, en petit nombre eu egard a la 
pomme de terre , par exemple , qui donne 
en six mois des produits dix et vingt fois 
plus considerables et bien autrement ali- 
mentaires. M. A. Richard a fait ressortirles 
n\antagesquepresenlcYApiostuberosa(DC.) 
dans une notice lue a l'Academie des Scien- 
ces et a la Societe d'Agriculture (5); mais 
en definitive ces tubercules s,ont trop longs 
a croitre et trop peu abondants pour qu'on 
puisse jamais avoir l'esperance fondee de les 
voirservir a la nourriturereelle del'homme. 
Cette plante se plait dans les lieux boises , 
dans les terrains sees, forts et tenaces , le 
long des haies sur lesquelles elle grimpe , 
et qu'elle embcllit de ses fleurs roses, a peu 
pres semblables a celles de la Gesse tube- 
reuse. Comme celle-ci, ce vegetal est ca- 



pricieux : une annee donnant des fleurs, 
une autre n'en produisant pas, etc., etc. 

Psoralea esculenta. — Le Psoralea escu- 
lenta (Pursh), plante de la famille des le- 
gumineuses comme la precedente, habile 
les bords du Missouri , ou , dit-on , certaines 
peuplades sauvages (qui le nomment Tip- 
sina) se nourrissent de ses tubercules. 
M. Lamarre-Picot, qui lui donnc le nom de 
Picotiane, dit qu'elle croit dans les terrains 
arides , graveleux ; il a cherchc a propager 
parmi nous la culture de cette plante, cspe- 
rant que ses tubercules pourraient servir 
d'aliment a defaut de la pomme de terre. 
Une mission qu'il a obtenue du gouverne- 
ment et de l'utilite de laquclle on pouvait 
douter par avance , a eu pour but de se 
procurer ties graines et des tubercules de 
cette plante. il n'a pu rapporter que ces 
derniers sur lesquels on a dejii tente qnel- 
ques experiences. Ils sont oblongs-ovoi'des, 
du volume d'un oeuf de pigeon a peu pres, 
et parfois de celui d'une poule; ils sont 
pourvusa rexterieur d'une enveloppe noire, 
epaisse d'une demi-ligne, dure conime du 
cuir, d'une seule piece , servant comme de 
bourse et se separant completement de la 
partie interne ou chair. CYst eelle-ei quon 

pretend alimentain-: ell« esl b :he,com- 

pacte , inodore, presque insipide , se desse- 
chant facilcment etprenant alms mi aspect 
farineuxa l'air. Une heure d'ebullition na 
pu procurer de qualites a ces tubercules; 
ilssemblent meme durcir a la cuisson, et, 
apres quatre beures, ils sont restes dans le 
meme etat et plus insipides encore. lis ont 
besoin de deux annees pour acquerir le 



par M. 1'icot. On peut 






grande modification proihnte 

• il sera difiicile de jama's 

pro'duit abondant et propreaja 



obtenir i 

nourriture de l'homme, des I 
Psoralea esculenta. 
bons cuits que crus 
veur de la racin. 
M. Picot dit qu'ils sont pan i tic- 
dire sans doute qu'on peut k 
la pate de farine, ce dont n 
car il faut au prealable qu'il 



i sont encore moms 
car ils ont alors la sa- 
de Guimauve cuite. 
ntpanifiables, e'est-a- 
„ peut les meler dans 
- Lnf. nous doutons, 



possible a l'etat^de c 



i du bois, tant ils sont 



tin. H est certain 



qu'a l'abri des insectes, ils peuvent dans 
toutes les substances ligneuses (1). 



culeuses qui puisse etre considered comme 
succedanee de la Pomme de terre, atteinte, 
comme on le sait, par tine maladie epidemi- 
que qui promene depuis quelques annees 
par tout lemonde ses desolants ravages, et 
dont l'extension pourrait porter par la suite, 
agricoles, 



paraitre. 

Avec la pensee que Ton pourrait rem- 
placer en partie la Pomme de terre par une 
autre plante amylacee , plusieurs importa- 



quelques recompenses a ce sujet ont m 
ete promises ou accordees soit par le £ 







a celles des Lupins, i 

dc paraitre dans les Comptes • PAcadSmte det S 

de M. ('.audidia '• n ''!" t '",' y •"."*' 

tuhi'iTiih-s .I. 

i.l.inli- a !<• d.'-.s:i\iintji-i' dYlre \\\; 
et non des bourgeons ou yeux sur 



ux dc l'Amerique du IVord 
nine. II observe avec raison 



II eul «'•(<;. a drsiror'que M. (laiidic-h.-.ud nil 



le son rapport de que 
de visit de la florais 



i notre climat jusqu'i 
leux mois elle a pou: 



Psoruha a r.'tri; . 



vernement, soit par lcs societes d'agrieul- 
ture. Depuis lcs essais sur l'emploi de la 
Batate, nous avons vu passer VOxalis cre- 
nata, VOxalis Deppei, le Chcerophyllum 
bulbosum, le HoiissiiKjuullin bnsi-llniilcs, le 






i tuberosus, le Tropoeolum tubero- 
sum, VUllucus tuberosus et enfin le Psora- 
lea esculenta qui fait l'objet de cetle note. 
Toutes ces plantes plus ou moins produc- 
lives , soumises par nous a des experiences 
rigoureuscs et reilerees, n'ont pu jusqu'a ce 
jour, et a notre grand regret, entrcr en 
concurrence avec la Pomme de tcrre. 
Voici le resultat de nos premieres obser- 

Dans les premiers jours de mars dernier 
nous mimes dans des pots, sous chassis, a 
une temperature constante de 10 a IS de- 
gres centigrndes, quelques tubercules de 
Psoralea, dont nous sommes redevable a 
notre collegue M. Masson , qui s'occupe 
avec une entiere perseverance de tout ce 
qui porte en horticulture un cachet d'uti- 
lite. Durant plus de deux mois nous ne re- 
marquames sur ces tubercules aucun signe 
ilc vegetation, quand tout a coup nous aper- 
cumes sur un pied un rudiment detige; 
celle-ci se developpa fort lentement et attei- 



•d, -0 



3 environ au-des- 
sus du pot. A cette hauteur la tige se bi- 
furqua et donna deux branches termine'es 
par deux bouquets de fleurs tres-pales , le- 
gerement lilacees et figurees dans ce nu- 
me'ro. La floraison passa vite et il parait 
qu'il en fut de meme au potager de Ver- 
sailles, suivant les renseignements que nous 
y avons recueillis. Nous attendimes vaine- 
ment des fruits et les graines qui ne se de- 
velopperent pas. Les tiges perirent imme- 
diatement apres avoir porte" leurs fleurs , 
dont nous donnons ici la description. 

Le Psoralea esculenta est une plante vi- 
vace, a racine ou rhizome fusiforme , noir 
exterieurement, marque de gercures trans- 
versales, et qui rappclle asscz exactement 
dans son ensemble notre Radis noir (1) ; ce 
tubercule prnduit ordinairement a la base 
quelques racines fibreuses, dures, tres te- 
le tige simple haute 
olume d'une plume 
d'oie, couvcrtc de nombreux poils blancs 
horizontaux analogues a ceux que pre'sen- 
tent les tiges du Lupin commun (Lupimis 
vurius)', les feuilles naissent a I'extremite 
do cette tige; leur petiole, long de m ,08 a 



■ (i'»,-(). 



O m ,IO, cylindriquc, porte au sommet '■'< U\- 
lioles lineaires oblongues, presque sessile* , 
obtuses ou legerement mucronecs, d'un 
vert pale et velues sur les deux faces ; ces 
feuilles sont accompagnees a la base de sti- 
pules lineaires enticres el parfois falcifor- 
mes. Les fleurs , d'un bleu legerement vio- 
Iatre, sont disposees en eapitules au sommet 
d'un pedoncule de meme longueur que les 
feuilles; elles sont accompagnees de brac- 
tdoles ovales. Lecalice, vesiculeux a la base. 
se partage superieurement en B lanieres, 
aigues, velues. La corolle se compose d'un 
etendard obovale, assez longuement ungui- 
cule, plie sur lui-meme dans sa longueur, 
d'un bleu plus ou moins lave de lilas, de 
deux ailes pourvues d'un appendice obtus 
dirige dans le sens de 1'onglct et tres etroi- 
tement reunies aux deux parties de la ca- 
rene dont les pieces atteignent au plus la 
moitie de la longueur des ailes. Les exami- 
nes sont diadelphes 1/9; 1'ovaire, glabre. 
uniovule, se continue en un style coude 
epaissi a la courbure , glabre et termine par 
un tres petit stigmate capite. Nous venons 
de dire que le fruit n'avait pas muri. 

La terre essenlielleraent siliceuse que 
nous employames dans la culture du Psora- 
lea, nous permit a la fin de mars de degager 
facilement les tubercules, et de nous con- 
vaincre : i° qu'ils n'avaient pas augmente 
de volume depuis la plantation; 2° que lcs 
racines longues et fibreuses ne pouvaient 
donner aucun espoir de renflement , ni de- 
venir plus tard et a leur tour tuberculeuses. 

Sous le rapport comestible, nous ne nous 
sommes Jivres a aucunc experience; mais 
M. Decaisne nous assure qu'un fragment de 
tubercule, prepare par M. Lamarre-Picot , 
et qu'il a eu occasion de faire cuire dans 
l'eau et de goutcr, lui a paru insipide et 
surtout extrcmement cartilagineux. H n° us 
est done impossible aujourd'huide nous pro 
noncer d'une maniere definitive ; nous nous 
bornerons a relater les faits et a consigner 



nos observations i 



■ |e Pxoru.lru ' 



i demandant la permission de faire con- 
itre plus tard le resultat de nouvelles 
experiences qui sont en voie d'exe cutioiM » 
de rapporter a cette epoque quelques od 
vations consignees par M. C^*-*j ^ 
les comptes rendu* des seances de 1 nst iti J. 
Noussauronspeut-etrealorssiceUeLcgu 

mineuse pent offrir quelques ^vantage ^» 

sous le rapport foun.iirrr.M.itrnnunepi.m 



passiflora msdiism, 



Etym. Voyez ci-d( 
Passiflorese § Eupassifloi 
Vide supra 1. 



me II, Avril 1846, PI. X. 
Monadelphia-Pentandria J 



CHARACT. GENER. 

CHARACT. SPECIF. — Vide supra, torn. IV, p. 

Passiflora Meduswa Ch. Lem. supra, torn. IV, 1. c 



modestes qui doivent moins a 1'eclatqu 
douceur et a 1'agreable combinaison des 
couleurs florales. Tel est le caractere de la 
Passiflore Meduse, et Ton pourrait croire 
qu'elle est ainsi nominee plutot par anti- 
phrase que par une allusion directe a la 
tetc de l'horrible Gorgone. 

Une des singularity les plus frappantes 
que presente cette jolie Passiflore, c'est la 
mutabilite de couleur de ses couronnes flo- 
rales : d'une belle teinte orangee pendant 
la premiere journee de l'anthese, ces orga- 
nes ont deja pris au second et dernier jour 
de leur existence, une couleur lilas ou rose 
tendre. C'est pendant cette seconde periode 
qu'elles exhalent l'odeurcaracteristiquedont 
les fleurs des Stapelia et les spadices de 
cerlaines Aroides (Dracunculus vulgaris, 
D. crinitus, Pythonium, etc.) ont pu affec- 
ter les nerfs olfactifs de plus d'un de nos 
lecteurs. S'il nous fallait designer par une 
epithete la nature de ce parfttm, nous he- i 
siterions entre slereoraire et pittride, dus- ! 



etre accus 

mauvais gout par le parrain de Fespece, 
auquel l'odeur en question n'a paru avoir 
rien de desagreable. Peut-etre, au reste, 
est-ce ici le cas de repeter l'adage banal : 
De gustibus et odoribus n 



Que chacun s'en rapporte a son propre 

La connexion qui existe, chez la genera- 
lite des fleurs, entre les changements de 
couleur, le degagement d'effluves odorants, ■ 
la secretion abondante du nectar et l'epan- 
chement du pollen sur le stigmatc, cette 
simultaneite de phenoraenes a laquelle se 
joint, chez diverses Aroides, une remarqua- 
ble elevation de temperature dans les orga- 
nes qui constituent ou avoisinent la fleur ; 
tout ccla nous parait offrir matiere aux plus 
curieuses recherches de physiologie com- 
paree. On ne saurait douter que la chimie 
et la physique ne levent un jour le voile 
qui nous cache la marche et les lois 
interessants phenomenes. 

J. E. P. 



Voir ci-dessus, t. II, Avril 1846, N° 40, 
Particle relatif a la culture du Passiflora 
Actinia, dont le traitement convient a la 
Passiflore Meduse. Cette derniere se multi- 
ple aisement par Ironcons de racines, en- 



t des plus abondantes. 



MISCELLANIES. 



.1 r.'H'im:-. (. 

plante d'agrement, troi 

douteuses aujourd'hui. 

M. Masson a remarque, dans le jardin 
d'expericnces de la Societe centrale d'horti- 
culture de Paris , que les Psoralea eultives 
dans la terre du sol a l'air libre, avaient pro- 
duit des tiges moins elevees et plus faibles 
que cclles plantees comparativement dans la 
terre d'apparence tourbeuse venant du pays, 
et qui accompagnait les racines recues par 
le gouverneraent. — Cette terre, d'apres 
l'analyse qu'en a faitc M. Hericart de Thury, 
est un limon gras , argileux et sableux d'al- 
luvion, dans lequel se trouvenl des galefs 
siliceux et des gres psammitiques micaces, 
plus ou moins alteres, comrae ceux qui se 



Si les tuberculcs de Psoralea se trouvent 
dans ce limon , ainsi qu'on peut le presumer 
d'apres les traces qui en restaient autour 
d'eux, M. de Thury pense qu'il convien- 
drait, pour la culture de cette plante de 
faire un compost forme : 



• I),'-., 



npoiidre 25 



f 296. Annihilate!!!* des lucendies. 



incendies les pi 


js terribles. C'est a M. Pbi- 


lipps, officier de marine, qu'est due cette 


nouvelle applic 


tion de la chimie. Tout le 




1 existe certains gaz, qui, 


par leur natur 
bustion comme 


3, sont ennemisde la com- 


de la vie : tels sont l'acide 


carbonique, l'az 


ote et l'acide sulfureux, etc. 


M. Philipps a 


seulement sons< ; ;i utilizer 


cette singuliere 


propriete, et il a reussi. 


Le probleme 


c<insi-t;uf a pnuvoir se pro- 


curer ces gaz e 


i ([iiantitr sutTisante au mo- 




on en a besoin, et a les di- 



riger a volonte sur tous les points envahis 
par le feu. Le moyen de M. Philipps est 
simple : c'est par la combustion ou plutot 
par la combinnison rapide d'un melange de 
charbon, de gypse (platre) et de salpetre 



Ton peut 



,q.li .!« 



une quantite enorme d'acide 
d'azote et de vapeur d'eau q 
diriger sur les points incendic 
ces appareils, qui n'cst pas plu 
qu'une boite a manchon et qui n'est pas 
couteux, M. Lindlrv. rfdacteuiMlu Oanfc- 
ners' Chronicle, a vu eteindre en quelques 
secondes, et par un enfant, un brasier de co- 
peaux arroses de goudron, qui i.rulait avcc 
tant d'ardeur qu'on ne pouvait, sans incon- 
venient, l'approcherd'unevingl !'" J' I '«^- 
il aurait fallu au moins un quart d heure 
pour l'eteindre par les moyens ordinaires. 
L'annihilateur de M. Philipps est done deb- 
tine a rendre de grands services dans jes 
villes et surtout dans les campagnes, ou es 
habitations isole'es deviennent mcvitaDie- 
ment la proie des flammes lorsqu'un mcen- 
die s'y declare. 

( I n<H petulance beige) 



i. qui! 




HELICONIA ANCUSTIF 



\n\ infli 



HELIGORIA AMJIISTIFOLIA. 



Musacese (Juss.) Agakdh § Heliconieee Rich. — Pentaudria-Monogynia Linn. 

tis, petiolf- 

wpe vvIia/Hbiis, spalhis ph.iribus , dktklus . in 




Ii-ojk) Vy/ ,-. liliiormis; s7/ 7 

Cup!' a! n subdrupacea, tri- 
iiidt'his<-i'ii; 
, obovato-globosa , basifixa. 



- 
' l/.im,,,.,, ,//, v ^/,/.)/»/ II.xiK. BotMag. t. 4475. 



C'est sous l'epais ridcau de verdure des 
forets vierges de l'Amerique tropicale, dans 
les fonds humides et marecageux , que les 
ffeliconia trouvent leur station favorite. 
Rivales et soeurs des Strelitzia, qui font 
1'orgueil de l'Afrique australe , elles repre- 
sentent dans leNouveau-Monde les precieux 
Bananicrs (3tusa), ces gigantesques herbes 
de l'Asie, aujourd'hui repandues par la cul- 
ture sur toutes les regions chaudes du 
globe. C'est aussi pres d'elles que les affini- 
tes de structure appellent lc fameux Rave- 
nala de Madagascar (Ravenala Madagasca- 
riensis), dont les feuilles, recoltant l'eau 
pure des pluies dans le creux de leur base 
engainante, offrent une ressource provi- 
dentielle a la soif du voyageur. L'Ura- 
nia guyanensis, dont le nom indique assez 
l'origine, ferme la serie des 



genres connus du noble groupe aes mii- 

Une taille grele et le plus souvent infe*- 
rieure a celle des Bananiers, un port qui 
tient a la fois de ce dernier genre et des 
Strelitzia , des inflorescences terminalcs et 
dressees, des spathes distiques a couleurs 
brillantes, embrassant chacune un faisceau 
de fleurs, tels sont les traits qu'offrent a 
l'oeil les diverses especes de Strelitzia. Celle 
que representc notre figure et qui fleurit en 
Janvier 1846, dans le Jardin botanique de 
Liverpool, est une des rccentes acquisitions 
prelevees sur l'inepuisablc Flore du Bresil. 
Inutile d'insister sur son merite : ce serait 
montrer trop pen de respect pour le bon 
gout de nos lecteurs, et nous engager avec 
1'artiste dans une joute a armes par trop 



Comme les autres genres de la famille | rampant sous terre, prodiut sur l( 
des Musacees, les Heliconia sont des plantes cotes de sa longueur des rameaux « 
de serre chaude. Leur rhizome vivace et ou plutot des touffes de largcs feuili 



039* 

les gaincs petiolaires, enroulees 
etroitement l'une sur l'autre, si- 
mulent une tige cylindrique : c'est 
d'entre ces feuilles que s'eleve la 
hampe florifere. L'elongalion rapide 
des rhizomes, jointe a l'abondante pro- 
duction de racines, rendant bien vite 
insuffisant l'espace que laisserait a un 
exemplaire un pot de dimension assez 
grande, il importe de diviser le rhi- 
zome en troncons, et de rempoter ces 
derniers chacun dans un vase a part. 
L'operation doit se faire en automne 
ou des les premiers jours du prin- 
temps. Ces plantes, avides d'eau durant 
l'ete, veulent etre a sec pen- 
dant leur repos hivernal : 
comme chez les Bananiers, 
la tige qui vient de fleurir 
meurt lentement, tandis que les tiges voi- 
sines se disposent a fleurir l'annee d'apres. 
La vignette ci-contre, representant , 
des proportions tres reduites, YHelu 
Bihai, peut donner une idee du port et de 
la vegetation des especes de ce genre. L'une 
des plus remarquables ent 
est YHeliconia Psittacorum (Heliconia des 
perroquets) a fleurs aurore , ornees a leur 
bout d'une macule noire. Elle est inferieure 
pour la taille a YHeliconia Bihai, dont la 
tige atteint jusqu'a 2 metres de haut. L'une 
et l'autre sont originaires des Antilles et se 
trouvaient deja dans les jardins d'Europe 
vers la fin du siecle dernier. Parmi les au- 
tres especes deja introduites, nous signale- 
rons les Heliconia Caribcea, Swartziana, 
brasiliensis, bicolor, etc., toutes dignes 
d'etre plus repandues, tant pour la beaute 
de leur port que pour la richesse de la 

L. VH. 




BEGONIA CIMABAMA. 



sus, torn. Ill, PI. 212. 
Moncecia-Polyandria Linn. 






r majores totis pcdi 
:. 4- fcem. a-sepalis, 






i&arina Hook. Bot. Mag. t. 4483. 
P.wrV.v M,i-.,if Hot. s.-pleinb. 1849, p. 228 cum 
iomr.,-1 p. "233. 

Hortul. (Nomen aptius quam 



cieuses ou bizarres nous offrir sur leurs 
organes petaloi'des toutes les nuances du 
carmin , du blanc, du rose de chair, pures 
ou diversement combiners : cette fois, c'est 
la teinte caracteristique de la Capucine 
rehaussee d'un reflet de rouge cinabre. A 
ce coloris original, qui seul vaut un brevet 
d'excellence , joignez une haute stature, un 
port elegant, un ample feuillage a fraiche 
texture, une jolie bordure carminee enca- 
drant la verte surface de ces lames auricu- 
liformes, de nombreuscs cymes multiflores, 



naitre a ces traits une d 

de la nature, faites pour captiver les regards 

par les brillants attributs de la beautd I 

Introduite de la Bolivie par M. Bridges, 
la Begonia cinnabarina fleurit pour la pre- 
miere fois en Angleterre, chez MM. Hen- 
derson, vers la fin 1848. Elle s'est repandue 
dans les jardins sous le nom de B. auran- 
tiaca, que les exigences de la nomenclature 
nous forcent a rejeter, pour en adopter un 
d'une portee beaucoup moins juste. 

La description et les figures que nous 
connaissons de la B. cinnabarina, laissant 
dans le doutc plusieurs points tres essen- 
tials de sa structure, il nous est impossible 




d'indiquer les affinites de cette curieuse es- 
pece. Parmi ces caracteres negliges par les 
auteurs, nous mettons en premiere ligne la 
forme et la structure des antheres et des 
placentas : c'est en effet, sur la considera- 
tion de ces organes, combinee avec I'en- 
semble des caracteres floraux, de l'inflores- 
cence, de la vegetation et du port, que doit 
se baser la distribution des trop nombreuses 
Begonia en sous-gen res naturels.Nous pour- 
rions indiquer aujourd'hui plusieurs de ces 
groupes ; mais, avant de livrer au public des 



(faule de materiaux 
suffisants), nous preferons attirer l'attcntion 
des observateurs vers les caracteres sur les- 
quels manquent les renseignements precis. 
Bientot , peut-etre , en reprenant le meme 

quer sur la valeur reelle des pretendus 
genres Diploclinium. et Eupetahim proposes 
par le D r Lindley (voir Veget. Kingdom, 
p. 318). 

J. E. P. 



Cette belle espece appartient a la cate- 
gorie des Begonia tubereuses. Soumis, 
comme le sont d'ordinaire de pareils or- 
ganes, a un repos hivernal, ses tubercules, 
qu'on les tienne en terre ou exposes a Fair 
sur des tablettes, ne veulent d'bumidite 
que juste assez pour ne pas se desse'cber. On 
les rerapote au printemps dans un melange 



DIE. (S. Ch. ouST.) 

de terre argileuse, de terre de bruyere et de 
sable, en s'abstenant de leur donner beau- 
coup d'eau avant qu'ils soient entres en 
pleine vegetation. La plante fleurit abon- 
damment depuis la mi-ete jusqu'aux ap- 
proches de 1'biver ; elle se multiplie aise- 
ment de boutures. 



MISCELLANIES. 



Je viens completer par quelques mots 
l'article sur la culture de l'Heliotrope en 
pleine terre, publie par M. Jussiaume, dans 
la Revue horticole, i" Janvier 1849, page 8. 

Lorsquela premiere gelee a noirci l'extre- 
mite des tiges de l'Heliotrope, je fais couper 
ces dernieres raz terre et je forme une butte 
ou taupiniere avec les debris des dites tiges 
melees a du sable ou a des balles de ble, ou 
a tout autre matiere placee sous la main du 
jardinier. Lc point essentiel consiste a eviter 
it a l'empechcr d'arriver aux 
i plante. On laisse les cboses en 






(en pleiue terre). 

cet etat jusqu'en avril , e'est-a-dire qu'on ne 
doit detruire la couverture que lorsque les 
gelees ne sont plus a craindre. Je conserve 
depuis quelques annees, de cette maniere, 
mes Heliotropes qui produisent des toutfes 
(mormes et des fleurs de la plus granae 
beaute. En suivant ce mode de culture , on 
pourrait cultiver les Heliotropes sur le bord 
des massifs exposes au soleil , dans les ja - 
dins qu'ils embelliraient par leur vegetation 
et par l'odeur suave de leurs fleurs. 

Rampo>, a Lyon. 
(Revue hort.) 



AQJIIEGIA HACRAWTHA, 



Etym. Voyez ci-dcssus, tome I cr , p. Zi. 
Ranunculaceae § Helleboreae DC. — Polyandria-Pentagynia Lin 
CHARACT. GENER. - Vide supra 1 



it 
torn. Ill, tab. 296). 



k des Si:['.iu:s (supra 



Malgre notre vive repugnance a intro- 
duce dans nos colonnes d'arides questions 
de synonymie, la justice nous fait un devoir 
de nous cxpliquer sur le choix dun nom 
pour l'objet de cet article. Pourquoi rejeter 
l'epithete ccerulea, que la loi de priorite 
semble assurer a la plante? Parce que, 
d'accord avec sir W. Hooker, nous croyons 
qu'un titre impliquant l'idee de bleu pur, 
donne une idee fausse d'une plante dont Ies 
fleurs n'offrent le plus souvent, sur un fond 
blanc ou jaunatre, que de legeres nuances de 
rose-bleuatre ou de vert. Pourquoi ne pas 
accepter leptoceras, expression qui designe 
d'une facon si heureuse la remarquable gra- 
cilis des eperons de ces fleurs? Parce que le 
merac nom est depuis longtemps consacrc a 
une Ancolie siberienne, deja asscz repandue 
dans les jardins, deja figuree dans plusieurs 
publications horticoles (Bot. Reg. 1847, 
tab. 64 ; Flore des Serres , 1. c) et dont le 
bapterae (ce que le manque de documents 
ne nous permet pas d'assurer) pourrait bien 
etre antericur a eelui de son homonyme. 
Pour ces raisons, nous rendons a cette der- 
niere le nom de macrantha, qu'elle porte 
dans la partie botanique du voyage du ca- 
pitaine Beecbey. 

VAquilegia macrantha vient de fleurir, 
en pleine terre,dans le jardin royal deKew, 
de graines rccoltees par M. Burke. Son ha- 
bitat, apparemment assez restreint , appar- 



tient aux regions elevees de la cbaine des 
Monts Rocheux, vers le 40 me degre de lati- 
tude, dans cette partie du cote occidental 
de l'Amerique du nord, connue sous le nom 
de Snake country (Pays du Serpent). II faut 






glas, de Drummond , de Tolmie, de Nuttall, 
de Burke , pour se figuref la richesse de la 
Flore de ces regions, ou se melent aux 
formes generiques ordinaires de notre vege- 
tation europeenne, au: 






i chaine de l'AItai 



et dans les steppes siberiennes, beaucoup 
de genres qui ne seretrouvent qu'au Chili, 
ou qui , suivant la crete ou les llancs des 
hautes chaines, s'etendent sur une longueur 
immense, a travers le Texas, rAmerique 
centrale et les contrees occidentales de 
l'Amerique du sud. 

Une haute taille et de grandes fleurs ra- 
cbetent a peine, chez VAquilegia macran- 
tha, le defaut de couleurs vives. Aussi la 
plante ne fait-elle que peu d'effet, represen- 
tee par un exemplaire isole. Elle est loin de 
justifier du moins les eloges que lui prodi- 
guent les personnes qui l'ont vue dans sa 
croissance spontanee, eloges qu'elle meri- 
tera peut-etre,lorsque, plus repandue dans 
les jardins, on pourra la planter en touffc 
et voir ses nombreuses fleurs se detacher 
sur un massif de fcuilles elegammenl de- 
co„pfe. ]Ep 



Meme traitement que pour lcs Aquile 
alpina, canadensis, et les autres especes 
genre, toutes plantes rustiques de pie 
terre, d'une croissance facile et qui se ni( 



licates sur le choix du sol. 
u U ..o«nu « «*t egard les articles de culture 
deja publies dans la Flore. (Ci-dessus, 1. 1", 
p. 35, et t. Ill, p. 296 b .) 

L. VH. 



MISCELLANIES. 



f 298. Chassis aei»<5 pour faire fleurir les Anricules, etc. 



C'est un fait bien connu , que les Auri- 
cules, a titre de plantes alpines, veulent 
etre tenues dans une atmosphere libre et 
constamment renouvelee. On peut en dire 
autant des Verveines, des Pensecs, des OEil- 
lets, etc., toutes plantes qui, placees sous 
chassis ferme durant l'hiver, souffriraient 
beaucoup dans un air stagnant et humide, 
si des soins speciaux ne palliaient ce dan- 
ger. Le plus souvent, on se contente de 
soulever, au raoyen de cremailleres , les 



che a part, 




panneaux vitres des chassis ; mais ce pro- 
cede offre l'inconvenient d'exposer les plan- 
tes a Taction directe du froid et du vent, 
et parfois meme a I'influence pernicieuse 
d'une pluie battante. S'il s'agit de plantes 
pour exhibition, on place d'ordinaire ces 
exemplaires de choix, chacun sous une clo- 



enue a la hauteur du bord 
laquelle l'air peut librement 
circuler. Les bons resultats d'un tel procede 
sont cherement achetes par les soins assidus 
qu'il reclame, et devant lesquels bien des 
personnes reculent. Grace a l'appareil que 
je propose, le but est pleinement atteint, 
tous les inconvenients sont eludes, sans 
deplacer un seul pot ni un seul panneau, 
et ce ne sont pas quelques exemplaires, 
mais toute une collection, que Ton amene a 
fleuraison parfaite. 

Un coup d'oeil sur la vignette ci-jointe 
fera comprendre la disposition et les avan- 
tages de l'appareil. 

A represente la face interne d'un des 
bouts du coffre du chassis. B est un des ais 
destines a supporter les tablettes transver- 
sales. Son inclinaison est en rapport avec 
celle des panneaux superieurs du chassis. 

C, une des tablettes en gradins : elle est 
formee de deux fortes lattes, fixees paralle- 

verses clouees par dessous. 

Surle rectangle Z>, qui rq.r.;- 

sente le dos du chassis , on voit 

deux panneaux a couli^e. dont 

un J? ferme etl'autreF plus qua 

I moitic tire : chacun porte pour 

I poignee un petit bouton sadllant. 

En a parait l'ouverture d'un des 
deux soupiraux de la face da 
chassis, qui correspondent aux 
deux de son dos. 

On concoit facilement qu'au 
moveh de cet appareil on puisse dfalnbuer 
Fair aux plantes dans des direct.ons var.ees, 
ct dans des proportions que 1 on reg e 
volontd par le simple jeu des panneaux 

(Traduit librement d'un argte* 



HICROSPEMA BARTOIOIDES. 



- rrtf/ut, grainc. 
Polyandria-Monogynia , Linn. 



\a } mook. icon. 
Repcrt. Bot. Syst. V. p. 777. 
Mmtzrlhv sect. .".. Emu. Gen. PI. n° SHI. 

nn. XVHI,p. 509 (ann. 




Smuna ...... 

oblonga, subpelluckla. angulala. 

Ilriim- Mf.fkanw 
vvh- ptUahiti*. loha/is, ,rmtt,\: llonlms //«. 
ilitn-iis. » Wai.i>. 



Les genres peu nombreux de la famille 
exclusivement americaine des Loasees, pour- 
raient se ranger naturellement sous deux 
chefs distincts. D'un cote, groupes au- 
tourdu Loasa, viendraient les Kiaprothia, 
Sclerothrix, Grammatocarpus , Caiophora, 
Blumenbachia , offrant comme traits com- 
muns, des petales creuses en cuiller et des 
etamines distribuecs en phalanges syrnetri- 
quement isomeres : nous proposcrions pour 
cette seelion le titre d'Euloasees (Loasees 
proprement dites). D'autre part, distingues 
par leurs petales planes et la disposition 
souvent confuse de leurs etamines, se grou- 
peraicnt sous le nora de Mentzeliees, les 
Acrolasia, Barlonia, Mentzelia et le genre 
<Iont nous publions ici la seule forme orne- 



plante du Mexique , qui para: 

en premier lieu dans le jardin 

Munich, oii doit 1'avoir introduite le voya- 

geur Karwinsky. De grands petales jaune 



d'or, de charmantes aigrettes d etamines a 
fdets greles, une durec annuelle qui lui 
permet de fleurir a l'air libre sous nos 
clhnats, unc fleuraison abondante,tout cela, 
joint a une culture facile, fait de la plante 
une jolie acquisition pour les parterres, 
surtout si Ton a soin de rehausser par son 
melange avec quelques fleurs a teintes vives 
un coloris naturellement peu anime. 

Tandis que la generalite des Euloasees, 
armees a la maniere des Orties , piquent la 
main imprudente qui les touche, les Mont- 
zeliees font eprouver a l'organe du tact le 
sentiment peu agreable de prurit qu'exci- 
tent les poils des carpelles de l'Eglantier. 
En termes techniques, les poils des Mkros- 
perma sont prurientes, ils grattent et pico- 
tent l'epiderme; ceux des Loasa sont 
urentes; ils piquent au vif et versent dans 
la blessure un sue brulant. 



Les graines de cette jolie plante annuelle 
se sement , des les premiers jours d'avril , 
en pleine terre, a l'air libre, ou raieux 
encore sur couehe ou en terrine , dans une 
serre temperee. Ces semences etant tres 
menues, elles veulent tout au plus etre 

de sable. Des que les petits plants ont 
pousse quelques feuilles, on les repique 
isolement, soit en plates-bandes, a des in- 
tervalles d'environ un pied, soit dans des 
pots de 15 a 20 centimetres. Quand les 
plants sont deja forts , on peul les exposer 
au plein soleil. lis se contentent d'une terre 



I ordinaire de jardin, soigneusement drainee 
I et arrosee avec mesure. L'eau en exces ou le 
manque d'air sont tres prejudiciables aux 
plantes de cette nature , dont les rameaux 
succulents sont tres sujets a pourrir. [1 faut 
aussi soutenir ces derniers organes , en les 
fixant a des tuteurs , afin de remedier a la 
disposition naturelle qu'ils ont a s'etendre 
trop pres du sol. La fleuraison, commencee 
en juin, ne s'arrete gueres que vers la fin de 
septembre. Les graines qui 



IWISCELLANEES. 



| 299. Valoradia plnmfoaginoides , Bo.ss. 
(Rectifications au sujet du Plumbago Larpentw) 



Le desir de faire connaitre a nos lecteurs 
les nouveautes dont s'enrichit l'horticul- 
ture, nous reduit parfois a reproduire des 
planches de publications etrangeres, avant 
d'avoir pu nous assurer par l'observation 
directe, de leur exactitude au point de vue 
;s plus suspec 
atle Magazine 
of Botany, journal qui dans bien des cas 
I mieux le titrc d'Aiili-botanist; 
c'est pour avoir accepte de confiance un 
ienlQ de «n«atmo- 

ditir par MM. Knight et Perry, que la Flore 
a reproduit avec des caracteres inexacts la 
jolie plunihaginee a fleurs bleues connue 
dans les janliiis >ous le mini de Phi,nUiujt> 
Larpentm. Representant,en effet, des fleurs 
sans bractees et munies d'un calice cupu- 
liforme a cinq denticules, cette planche 
est en desaccord avec le diagnose qui lui 
est adjointe dans le texte, ainsi qu'avec la 
vignette orig Jlieeparle 

\r Lin.llev [Cimh-H. Clnoimlr , nnn. 1837, 
p. 737). Si notre ex-collaborateur, en citant 
cette vignetfc titdesa dis- 

cordance avee la planche du Magazine of 
Botany, il am i euceet en 




particular au >\i\ ant nionograplic des Pluu 
baginees (in DC. Prodr.), une meprise pres 
que inevitable. 

Et d'abord, l'espece en question, range 
a tort parmi les Plumbago, est nlwolumen 

ntique avec le Ceratbsligma phimhnji 



noides, Bunge. Ce fait, que nous connai 
sions depuis longtemps sans 1'avoir encon 
public, vient d'etre constate par sir W. 
Hooker, grace a la comparison d'exemplai- 
res autbentiques des deux plantes. 

la famille des Plumbaginees, 1 
reunit les genres Ceratostigmt 
Valoradia, Hochst. et rejette le premier d 
ces noms, malgre son droit de prioritc 
parce que sa signification, juste quant i 
l'espece originate, ne le serait plus, appli 
quee a des Valoradia. Par ces raisons, don 
la valour est tres contestable, le Cerato- 
stigma plumbaginoides, Bunge devient Va- 
lorudia phnnbaginoides, Boiss. Mais, en 



, Buivge et 



pentw qui n'est qu'ur 
meme Valoradia. 

Pour sortir au plu 
Uons ingrates, nous t 



l artii! 



la forme technique, les 
ynonymie de la plante qui 
en est 1'objet. 

VALORADIA, Hochst. 
CHARACT. GE^ER.— « Calyx glumaceo-mem- 

branaecus. livalhni<. eidaiidulosus, peutaph>j- 
lus. scj„ifi,i linearibus. t j-ih<m-\ iis, iiiariiinibtis 

• •■>;;, :<■;■,'■■, : ;■ 

apice cuspidato 5-dentatum '■ 



/ • ' --, rip!, i 



M '. Hook, in Dot. Ma;/, t. 

atli/.r tithitfosiis :i-(lr/ l far>i*^ m-rris pro 

lil.ii-scpalcri : 



birds margi 

<■!_;«', in sinus ili'iifiinu abeuntes eisque 
Corolla gamopetala . hypocraterimorpha , tubo 
calyccm superante , limbo :»-partito. Sim,, inn '■'>. 
iiypogvna, a corolla libera, ejusdem lobis oppo- 
s 'ta. Antlu-rtv Iincarcs. basi bifida 1 . Qi-iiriii:,: 
liiu in oblon^im /'/ > ! nn i!i. fiiilornii su 
Ibrahim, ^in/mai,, :> . tiiilormia. latere interiori 
papilloso-glahdulosa. Utriculus (ex Hochst.) sub- 



Cvrulmlitp 
V.wn . KWu. n 
Phi nihil ip'n 


-'if, Vi 
ssp. auH. 


Stt« 


•i ±11 


CHARACT. SPEC. - 
des ; ■ Caule tenui , flex 
anguloso, parce et breyj 


11? 


HE 




300. *nr les affluitcs de IOphiocarios pa 

(Snake-nut des Anglais.) 



noyau a 



(et representant comrae elle le 
l fruit drupace), qu'on se figure, 
sse sur lui-meme, un corps assez 
semblable a un escargot retire de sa co- 
quille. C'est la, en style technique, l'em- 
bryon d'un grand arbre de la Guyane, de- 
couvert par le celebre voyageur qui le 
premier nous revela l'existence de la Vic- 
toria regince. Decrite par M. Schoraburgk 
sous le nom de Snake-nut, la plante figura 
dans le Genera d'Endlicher sous le titre 



laise), et bientot ses ca- 
racteres furent mieux traces par M. Ben- 
tham, dans le London Journal of Botany. 
Au botaniste qui ne craint pas de porter le 
scalpel et la loupe sur des fleurs tout au 
plus grosses comme des tetes d'epingle, 
YOphiocaryon presente un interet peu or- 



iption bien comprise, il nous suflira 
mmer le Meliosma Blume , pour prou- 
. jue c'est la le premier genre pres du- 
quel les affinites appellent YOphiocaryon. 
Chez les deux, en effet, la symetrie de 
la fleur est justement voilee par le meme 
systeme de metamorphoses d'organes, chez 
les deux la fleur peut se ramener au meme 
type symetrique : cinq pieces calycinales, 
cinq petales alternant avec les pieces du ca- 
lice, cinq etamines opposees aux petales 
(par dedoublement), un disque hypogyne 
decoupe en 5 dents , un ovaire reduit (par 
wrtement) a 2 ou 3 loges, renfermant 






in-.lii 



fleurs a deroute la sagacite des auteurs, 
dans leurs tentatives de reconnaitre les 
affinites du nouveau genre. Range par End- 
licher d'abord parmi les Terebinthacees et 
plus tard entre les Sapindacees , il occupe 
cette derniere place dans le Vegetable 
Kingdom du D r Lindley. Ce n'est pourtant 
ni a Tun ni a l'autre de ces deux groupes 
qu'il se rattache directement , et si noi 
savons rien de certain quant a sa 
dans la serie generate des families, 
pouvons du moins indiquer ses rap 
immediats avec quatre genres (dont deux 
nouveaux) auxquels on n'a pas meme eu 
l'idee de le comparer. 

Et d'abord, appelons l'attention du bota- 
niste sur la description de YOphiocaryon, 
expliquee par les annotations que nous y 
avonsintercalees entre parentheses (1). Cette 



(1) Ophyocaryon :«Florcs polygamo-dioici,mas 

i nli ilesimt {Pollux //or, ? <■„,,/» < h, nnapln-odili. 
unci {Ilirmaphroditi);sepala 




sub staminibus 

B 

subulata. pctalis alterna {Jkbc , 
hijpoijijni hiHIirp-ndu.'), ,"> pHalis i:xU*rioribus 
«{. I '.-;:„. -(ij.M.i. i '..mi-' i })i:ta!is2-5-plo" 
obovato-spathulata, uno paulo majorc o 
{Stamina strrMu). Stamina frrli'lia duo pctali.s 
liifrnorilni-, o|.|iosifn . iismi ' ' 




chacune deux ovules ascendants, un drupe 
uniloculaire monospcrme, un embryon 
conduplique ou spiral, a grande radicule 
descendante. Et ce type, en apparence ideal, 
que les regies de la morphologie nous ap- 
prennent en quelque sorte a creer, ce pa- 
tron regulier auquel nous ramenons par la 



Ilosis. Ovula in quovi 

interdum ovufo altero minori , mox J"^"£*£!j 
Drupa depresso-globosa , a latere subcompi » 

v. !,,. : , ,,■■■■■■■ ■ 
duro, glabro, 
losniTiuo. Semen erectum, um i i- 

: --itarl ii:-i. 

raliter contortiiplicatus, 
_ tate clavan 

;~ ......-,..- ■" ; ' : 

, penninerviae 

Arhor creel m <j 




BRACHYSEIA APHYLMI. 



CHARACT. GENER. 

mrtitus) parum insequi 
rix tumido). Corollce p; 
nulto brevius, reflexur 



Etym. fyw, cour 
§ Podalyrieae, Benth 
- « Calyx 5-fidusi 












Or,;: 



parvuin. Lcytoiicit, vciilrirosum, polyspcrnmriJ. 
Sullrutiecs Novcp IloUandkv, procumbentcs, 

oraHbus, (o. ad ttpuniia* rcduclis) intvyrrrimis . 
mucronatis, racemis uxilfaribus et tcnninalibus 
paucifloris. » 



. — - Deeandria-Monogynia , Linn. 

Brachxjscma Rob. Rr. in Ait. Hort. Kew. ed. ! 
III. p. ID. \Wi. Him. I. IIS. U% Rot. Mac 
t. 2008. DC. Prod. II. 103. Mkisner Gen. 81 (57 
Benth. in Wiener Mus. II. G!». 



'. minis ancipiti-com 
; loco foliorum brac- 
itis; fl.ir-il 

,n-vi-pc.linjnil:itis«"ih(T piotundesubaequaliter 
!-lobo, lobo linearibus carinam 23 aequantibus. » 

liracfti/m ma aplnjUitu, IIY.nK. Bot. Mag. t.4^81. 



5 au bal mas- 






« Decidement nou: 
que* » ; voila le mot qi 
Correa de Serra , de I 
vue d'un herbier de la Nouvelle-Hollande. 
Cette piquante allusion n'exagere en rien le 
caractere d'anomalie, d'excentricite , qui 
distingue les productions naturelles d'une 

Venons aux preuves, en nous bornant aux 
vegetaux. 

Un des premiers explorateurs de la cote 
occidentale de l'Australie rapporte en Hol- 
lande un rameau de quelque plante de ces 
parages; cette bizarre production tombe 
enlre les mains de Burmann (dh, qui, decri- 
vant alors des plantes de l'lnde, la 
rer parmi ces dernie 
nouvelle (Polypodi 



e unc Fouger< 



(I) 1 



Nic l,aur. Burinann, autcur du Flora ii 



Brown sur les Pnilra.ns. drms I 



Rob. Brown, a su retrouver une singuliere 
Proteacee, ni plus ni moins que la feuille 
d'une espece de Synaphaa [S. petiolaris 
Bob. Br.) 

fois du Diplolwm Dampieri , Diosmee bien 
connue(voir ci-dessus, t. II , JuilJet 4846, 
PI. III ) dont les fleurs forment des capitules 
denses, embrasses a leur base par un invo- 
lucre a ecailles triseriees. Ce genre se trouve 
parmi le petit norabre de plantes rapportees 
de la cdte ouest de l'Australie, par le celebre 
Dampier, et 1'auteur de la partie botanique 
du voyage du navigateur anglais, n'a pas 
manque de decrire les capitules du Diplo- 
Icena comnie des fleurs simples, et leur in- 
volucre comme calice et corolle (1). Ajoute- 
rons-nous a ces faits l'exemple des Acacias 
a phyllodes, dont les petioles dilates simu- 
lent des lames foliaires, celui des Casuarina, 



i de M. Rob. (I) < •«-' • »'-"iv M. Kob. Brown qui a In pro 
. Transactions inter fixe 1'attention des botanistes sur ce fait, ci 
juant les vrais caracteres du Diplobr/ia !>,<,» 



qui cachent sous l'apparence de gigantesques 
Preles (Eqitisetum), 1'organisation des plan- 
tes dicotyledones ? Parlerons-nous de ces 
formes vraiment proteennes des Epacridees, 
des Drosera , des Myrtacees , des Legumi- 
neuses, des Proteacees, dc ces milles orga- 
nismes qui trompent par des ressemblances 
ou des diversites egalement fausses, 1'oeil de 
l'observateur superficiel. 

Pour en venir a l'objet de cet article, 
nous devons proclamer des l'abord le Bra- 
chysema aphyllum comrae une forme tres 
anomale dans son genre, en admettant avec 
M. Bentham et sir W. Hooker, qu'elle y 



constitue un sous-genre bien tranche. On 
s'etonne, an premier coup d'ceil, de voir a 
cote d'especes presque volubiles, munies de 
feuilles bien conformees, tellesque les Bra- 
chysema ordinaires [B. lati folium, DC, 
B.undulatum, DC. etc.), une forme a tiges 
dressees, bordees d'une aile membraneuse, 
et portant en place de feuilles de simples 
squames scarieuses. Mais, sans parlcr des 
Bossicea, des Daviesia, des Baccharis, nos 
Genets indigenes nous ont rendu familiers 
de pareils contrastes, et ce n'est pas sur la 



discordance apparente des caracteres vege- 
tatifs, mais plutdt sur la diversiie de struc- 
ture du calice , que Ton pourrait separer 
generiquement des Brachysema le nouvelle 
espece ici figuree. 

Nous croyons peu necessaire de faire 
l'eloge de cette charmante nouveaute. Ce ne 
sont pas les amateurs qui lui manqueront; 
c'est elle qui manque aux amateurs; car, 
par grace singuliere ou par une derogation 
bien excusable aux habitudes des publica- 
tions horticoles, le portrait de cette future 
favorite parait par anticipation sur l'origi- 
nal. Cette figure a ete faite , en partie sur 
des cchantillons d'herbier, en partie sur un 
dessin colorie sur les lid 
vegete spontanement, c'es 
colonic de Swan River, d'o 
a introduit les graines dans le Jardin royal 
de Kew. Ces graines n'avaient pas encore 
germe au commencement de decembre 1849; 






li,ll.ll« 



plants qui nous 



A defaut d'experiences directes, nous ne 
pouvons hasarder sur ce point que des con- 
jectures tres plausibles fondees sur l'ana- 
logie. D'apres ces principes, on doit presu- 
mer que le Brachysema aphyllum sc plaira 
en serre froide, parmi les autres plantes de 
l'Australie extratropicale, dans un melange 
bien draine de terre de bruyere et de sable, 
et dans un endroit de la serre qui ne soit 



pas expose aux rayons directs du sole.1. 
Cette precaution a pour but d'empdchei ■ que 
lesparoisdu pot trop echauffecs ne bruieni 
les fibres radiculaires qui se trouvent en 
contact avec dies. On sort d'ordina.re dans 
la belle saison les plantes de cette categone 
mais ilfaut avoir soin de les rentrcr a>ant 



MISCELLANIES. 



(in). *m* les altiniies de Vi 

!>xi;«, Sciiovi;. (Smiki'.-iitit des ,\i 



, person ne 



<y„', 



pensee la structure si anomale d 
liosma, CO type c.viste dans la nalun 
decrlt dans "les livres; 
songe a le mettre en pa 
mes asymctriques qui en derivent. Nous 
voulons parler du genre Sabia, Colebr., ge- 
neralement place parmi les Terebinlliacees, 
et qui sous le nom de 3feniscosla, Blume, 
occupe a tort une place parmi les Menis- 

Oblige de nous restreindre ici dans les 
plus etroites limites, nous nous bornons a 
indiquer sous une forme necessairement „ U1 
dogmatique,les resultats de reobcrelies <loni (isn't de les enoncer 
les details et les preuves feront l'objet d'un [ cussion detaillee se; 
special. Ces resultats se resument | colonnes de la Flore. 

' Les genres Meliosma , Blume , Llavea, 









de Mei 
Endlicher pour 1c seul genre Meliosma \ et 
subordonne par lui au titre plus general 
de Sapindacees. 

2° Les affinites immediates de cc groupe 
ne sont pas avec les Sapindacees. 

Quant a ces affinites clles-memcs, clles 
idence qui pennet- 

deplacee dans le« 



ryon paradoxum. a. 



j 501. Chrysantl 

Dans un de nos derniers numeros, (Sep- 
tembre 1849, Misc. p. 502 b ), nous avons en- 
tretenu nos lecterns lies Cbrysantbemcs de 
l'lnde, et des succes obtenus par leur semis 
en Europe. Le climat du midi de la France 
etant favorable a la maturite des graines 
de ces interessantes plantes , bon nombre 
d'amateurs et d'borticulteurs se sont ap- 
pliques a cette culture; Tun d'enlr'eux, 
M. Bonamy, horticulteur a Toulouse, nous 
a adresse des fleurs d'un certain nombre de 
varietes qu'il se propose de mettre dans 
le commerce ce printemps. Cette collec- 
tion comprend d'abord treize varietes de 
Chrysanthemes a grandes fleurs, qui se dis- 
tinguent toutes par la perfection de leur 
forme et le brillant de leur coloris. La se- 
conde partie sc compose de varietes du 
C. matriearioides, modifiees par leur croise- 



ment avec les Chrysantbe 
lleurs : elles pr 

Icsvarieh'sde ■ ■ 



,->h 



:r.Cesvariete-alleui- 
pefites et moyennes, extremement multi- 
flores,peuvent etrc recommandees tout par- 
ticulierement; elles seront tres utiles pour 
la confection des bouquets en hiver. 



i leur description : 



tres pleine et parf'ai 



sirie de rem 

P,KI.LEl».MLK.fl. 






lihe 1 .' 



m-andi', Ires , 



te jaune d'or, petales crev. 



Homm.is. Ill tresgrande, 



brillant. 

LePygmee, fl. petit 

des petales glac( 

MlGNARDISE , fl. plcin 



des pour pre. 
, fl. moy. pleine, acajou ( 



etite, tres pieine, Diane i 
3 des petales laves d'un li 






La Ruche, 
ljlace, 

l.i, S,!'u',r 
acajou. 



ioy. Prangs de petales rose pale. 
.s"e plus fonee, cornets jaunc d'or. 
. mov- 3 ou 4 rangs de petales blanc 
rc\ecs lilas lonee. cornets roses a 

i\. aw/ -iMiidc 3 rangs de petales 



nets jaunc d'or. 
>'i.m,11. iimy. 5 rangs de petales buffle fonce, 



creme' pointes de rose. t , , 

fm-stv. fl. mov. 3 li : r.-m-s de j.etales Man. 
lilac, icxeislilas l.»n. . . uancMos, < ! "' 



502. Roses nouvcllcs. 



La Rose, cette merveille du regne vege- 
tal, aura toujours des admirateurs. Quel 
que soit, en effet, le sentiment qui nous 
porte a recherchcr la richesse et Feclat des 
plantes exotiques, un penchant irresistible 
nousramene constamment vers cette bcaute 
favorite des peintres, a la vuc de laquelle les 
poetes de toutes les epoques sont venus 
s'inspirer. 

Cependant la Rose, comme d'autres gran- 
deurs , a eu aussi ses vicissitudes, — La Roue 
Cent-feuitles, la plus parfaite des varietes, 
celle qui reunissait a elle seule, aux yeux 
des amateurs et au plus haut degre , toutes 
les qualites dont ses congeneres ne posse- 
dent qu'une partie, et qui figurait naguerc 
au premier rang dans nos jardins , se trouve 
aujourd'hui delaissee par un caprice de la 
mode; deesse bizarre dont les arrets, quoi- 
que fugitifs, n'en sont pas moins cruels, 
puisque , sous lc pretexle qu'elle n'est pas 
remontante, elle exile aujourd'hui la Cent- 



Feuilles et accueillie les Remoiit antes qui. 
a ses yeux, reunisser.t actuellciucul lonle- 
Iesquali^.-Quoiqu : iIen f it^|# 



que nous avons admirecs chez nos prints 
paux rosieristcs de Paris. Plusieurs des va- 
rietes nouvelles de M. PoHemer, a GenUlU . 
meritent en effet au plus haut degre d en- 
trer dans les collections de choix. Nous 
croyons done elre agreables a nos > ecteU ^ 
en leur donnant les noms et une cour 
description de celles que nous avons vues 
chez cet habile horliculteur. 

Ce sont: parmi les hybrides remontantes. 

1. Madame la Generate Lamorimre- 
Arbuste tres vigoureux, a rameaux Ion , 
(rtin v, 1 . l l,ve.derouge ; Ure,garni S deque 
quesaiguillonsd'.mrou^l.runjon^- 
lates a°la base, un peu arques et epar ; 
par de nombreuses petites pointes our 
(La unite alapW*°* b - } 



TABEMMONTANA LOMFIMA. 

TABERSJEMONTANA U lotiguCS fleW'S. 

Etym. J. Th. Tabernoemontanus , botaniste, ne a Bergzabern, en Alsace, mort 
Heidelberg en 15'90. 

Apocyneae § Plumerieae, Alph. DC. — Pentandria-Monogynia , Linn. 



CHARACT. GENER. - « Calyx S-partitus (in Arbores 
T. coronaria S-fidus) ; lobis testivatione nun 

- 
£-7, basi cujusq 



Corolla hypocrat* 

c\app, 11 



tubo inferne. medio \. >wf>< rite inllafo. -;i'piii«; 
., |)i'ii(liculato; fauce nuda, 
, >si; lobis c 



sagittatis long.- .-hi, ,. ,1b. , ,i i.,. li 

ailprrssi, glabra, ^li/his unicus, basi i 

pmpe o\aria <bipli'\ 

' i plmunqm annuUtun, 
. tnberculis anetnin, ap 
simplex?). Frncfus 2 v 



Fongitudinalibus paucis. 0<-ula plnrima, amphi- 
tropa. Semina pauea v. plurima, intra pulpam 



dinaliter striata; albnmine carnoso; cot, 

bus foliareis apice curvatis, radiculam rcctam 

iipianiibus. bilo parallclis; radicula supera , cy- 



■x::; 



phis dichotomis; foliis oppositis , altera S(rpc 
mi/tore, in/ri/n's . p/eriiHioirr <//<ibrts , pctiolis 
brcril.iis in s'lipiihis f.tlsax c.rpn'nsis r. 'coiuuiti.s , 

bus: cviiiis u.rilhtribus. p!cnuiiqn<> tp nums apice 
ramuloriun; floribns a/bis v. futeis.' » Alph. DC. 

!.. ii. ii" ±1\. .1 ui.. Am. p. .tX jrss. (".en. p. li.'i. 
Wall. Bot. Rep. t. H'7.1. (ubi rev is. .spec.) I'nw. 



CHARACT. SPEC. 

go-eIlipl!cis. abruple 
petiolis basi dilatatis; 
ris; ealyeis loin's m ; 
lon^issimo, jiaullo inf. 



L'accord entre les proprietes et les rap- 
ports naturcls des vegetaux est etabli sur 
un ensemble de faits assez imposant, pour 
reduire au niveau de simples exceptions le 
petit nombre d'exemples contraires a cette 
loi. On n'en est pas moins surpris de ren- 
contrer de telles anomalies, juste chez les 
families le plus evidemment naturelles, 
parfois meme entre especes d'un meme 
genre, entre variete"s d'une meme espece. 
Qu'on vous cite le fameux arbre de la vache 
(Palo de Vaca, Brosimun utile, Don. Ga- 
lactodendron utile, H.B.) source vivante ou 
les habitants de la Colombie puisent un lait 
doux et sain , soupconnerez-vous qu'un \ ' 
getal aussi utile soil le proche allie du i 



indigenes de I'Archipel Malayen, la base du 
poison dont ils impregnent leurs Heches? 
Ensongeant aux terribles effets de la strych- 
nine, principe si generalcment repandu 
dans les divers organes des Strychnos, qui 
n'aceueille avec surprise l'idee d'une espece 
du meme genre (Strychnos pseudo-china, 
A. St-Hil.) dont l'ecorce se substitue pour 
les effets aux salutaires ecorces du Perou 
(Cinchona; sp.)? Enfin, ne sait-on pas que 
les tubercules frais des Manioc (Manihot sp.) 
generalement cultives renferment un poi- 
son violent, tandis que le Manihot Aypi, 
Pohl, espece assez connue dans ccrtaines 
06 



provinces du Bresil, fournit des tubercules 
bons a manger, meme dans leur etat de 
fraicheur. 

Membres d'une famille chere a bien des ti- 
tres a l'horticulteur,mais justement suspecte 
par ses proprietes toxiques,les Tabernamion- 
tana, pris en masse, repondent a ce double 
caractere de beaute de formes et de dange- 
reux effets : On cite neanmoins comme une 
exception frappante, Y Rya-Uy a, (Tabernce- 
montana utilis, Arn.) de la Guyane, remar- 
quable par la douceur et l'innocuite de son 
lait. 

Nous ne savons rien sur les proprietes 
et les usages du Taberncemontana longi- 
flora, Benth.; mais cette lacune dans son 
histoire, s'efface devant les qualites posi- 
tives qui la recommandent a 



beau feuillage, grandes fleurs a couleurs 
tendres, arome fragrant, rappelant celui 
des Gerofles. Ce joli arbuste est originaire 
de la cote ouest de l'Afrique tropicale, ou 
l'ont observe deux victimes de ce climat 
meurtrier, Heudelot et le D r Vogel : le pre- 
mier en Senegambie, le second a Sierra- 
Leone, d'ou M. Whitfield en a introduit 
les exemplaires qui viennent de fleurir chez 
MM. Lucombe et Pince, en Angleterre. 
D'apres M. Bentham, cite par sir W. Hoo- 
ker, l'espece forme, avec les Tabernwmon- 
tana crassa, Benth., in Fl. Nig., africana, 
Hook., et ventricosa , Hochst., une section 
naturelle, tres voisine du genre Voacanga, 
Pet. Th. 



Cette belle plante, qui rappelle par son 
feuillage l'Oranger, et par ses fleurs cer- 
tains Gardenia, est une de celles qui ne se 
plaisent qu'en serre chaude. Plantee en pot 
dans un melange de terre argileuse et de 
terre de bruyere , il faudra l'approcher le 
plus possible des tuyaux de chaleur qui par- 
courent le fond des tablettes, et l'arroser 
frequemment tant au pied que sur les feuil- 
les , pendant la periode de sa vegetation 
active. Des que celle-ci s'arrete, il faut, au 



contraire , transporter la plante dans une 
atmosphere plus seche, et ne lui donnerde 
liquide que juste assez pour empecher la 
terre de se dessecher. Un exces d'eau, du a 
rimperfection du drainage, serait mortel 
pour une plante a racines semi-succulen- 
tes et trop disposers a la pourriture. Propa- 
gation par boutures, sous cloche et sur 
coucbe chaude. 

L.VH. 



MISCELLANIES. 



vert clair, se 

liolfs oblong 



f 302 (Suite) 
feuilles, d'un 1 



. dim heiiu simples aigues. 
grandes fo- ' a m ,07, pleinei 
ecs de dents clair frnn^p.irri 



, larges de V'",v» 



doncules courts qui se dilatent aii sominel 
en un calice infundibuliforme (1) glandu- 
leux, divise en 5 dents ovalcs-lanceolees, 
longuement aeumine's, les 5 cxfernes gar- 
nies lateralement d'appendices tres etroits; 
les petales exterieurs etales, spatules, en- 



suivis de petales plus etroits ct legercrnent 
chiffonnes. 

2. Leonore d'Esle. Arbuste vigoureux, 
a rameaux trapus, verts, dresses, garnis 
d'aiguillons tres inegaux, rougea tres, dilates 
a la base ; les uns longs, presque droits, les 
autres tres petits et recourbes 5 feuilles d'un 
beau vert, tres rapprochees, composees de 
3-5 folioles largement oblongues ou arron- 
dies, obtuses, un peu bullees, pales en des- 
sous, bordees de dents fines et aigues, .sim- 
ples , glanduleuses comme le petiole , et 
chargecs de poils simples sur les nervures 
de la face inferieure; fleurs larges de m ,08 
a m ,10, de forme bombee, tres pleines et 
d'une belle couleur de chair, solitaires et 
porteessur des pedoncules courts, glandu- 
leux, dilates au soinmet en un calice infun- 
dibuliforme, non etrangle a la gorge, et 
divise en 5 lanieres, dont 3 tres foliacees; 
petales de la circonference obovales, plans, 
dresses; ceux du centre plus petits, plus 
etroits , plus ou moins plies longitudinale- 
ment et comme chiffonnes. C'est une des 
plus belles Roses de 1849. 

3. Hermann Kegel (Mousseuse remon- 
tante). C'est un arbuste tres vigoureux et 
franchement remontant; son port est elan- 
ce ; ses rameaux , ses pedoncules ct le tube 
du calice sont garnis de nombreux aiguil- 
lons inegaux, tres serres, presque filifor- 
raes, d'un brun rougeatrc ct glanduleux; 
feuilles legerement tcintecs de rougeatre au 
moment de leur developpement, glandu- 
leuses, composees de 5-7 folioles oblongues, 
arrondies au somniet, dentelees; corolles 
larges de [1, ,05 a m ,06, pleines; petales 
exterieurs etales, arrondis, ceux du centre 
spatules, presque dresses, d'un rouge fouce 
magnifique nuance de violet, solitaires au 
sommet de pedoncules tres courts, evases 



■ partake ( 









graduellement en un ci 
nieres longues-elroitcs 
entieres et 3 bordees d'appendices 
Par son coloris, cettc Rose est cert; 
la plus belle du groupe des Moussei 
M. Margottin possede 6 varietes r 
provenant de ses nombreux semis. Le sont, 
parmi les Hyhrides remontanles : 

4. Gdneral Cavtilymtc. Magnifique ar- 
buste, tres vigoureux, a epidermc d'un 
vert jaunatre, muni d'assez nombreux ai- 
guillons minces, droits, tresaigus, rougea- 
tres; feuilles d'un vert tendre, a 3-5 folio- 
les grandes, ovales-allongees, pourprecs 
dans le jeune age, irre»-ulierenient dente- 
lees; fleurs ordinnirement solitaires, mais 
quelquefois disposers par 5 au sommet des 
podoneulcs, larges de m ,07 a m ,09, Ires 
pleines, d'un beau rose vif, a petales exte- 
rieurs larges, imbriques, ceux du centre 
plus etroits, serres et disposes en 5-6 fais- 
ceaux. Le pedoncule , court, droit, d'un 
vert clair, s'elargit graduellement au som- 
met en un tube calicinal lisse. dont les 
divisions sont souvent foliacees. 

5. Rosuw Margottm, Bel arbuste a ra- 



,|rn jin , 
,d'.IIl bra., 



d'aiguillons a 
tresaigus, rougcatres; feuilles d'un beau 
vert fonce, a 5-7 folioles grandes, large*, 
ovales-arrondies , regulierement dentelees, 
a dentsaigucs; ileurs solitaires ou disposers 
par 5 au sommet des ramea 
m ,09 de diametre, tres pie 
rose elair, a petales serres; ceux de Ja cir- 
conference larges , imbriques, taches sou- 
veiil de bias I res- prom Hire ; ceux du centre 
plus etroits, reunis en 3-6 faisceaux; le 



..'-.I - 









tube calicinal 1 11 Ti 1 n< 1 i t> • 1 ! 

etranglement, a division- 



6. Colonel Foissy. Arbuste a\ 
coup de ressemblancc avec ceux 
des Bourbons. Ses rameaux vigoi 
nicules au sommet, d'un vert for 
de gros aiguillons rougcatres. 
brcux, supportent des feuilles 



^^ 



egulierement den- 



Hosiers. le ralieo 









li-l.TI 



t glanduleux, 



7. Jules Dutertre. Arbuste a rameaux 
assez vigoureux, droits, d'un vert brun, 
garnis de nombreux aiguillons minces, 
presque droits, tres aigus, rouge-brun; 
feuilles composees de 5-5 folioles ovales, 
bordees de grosses dents , d'un beau vert ; 
pedoneule court, droit, vert fonce; calice 
a tube lissesansetranglement, continu avec 
lc pedoneule; fleurs de m ,06 a m ,07 de 
diamctre, tres pleines, bien faites, d'un 
beau rose frais. 

8. Mulliflore. Arbuste a rameaux vigou- 
reux, d'un vert-pomme, munis d'aiguillons 
peu nombreux, minces, droits, rougeatres; 
feuilles d'un vert clair, a 5-5 folioles arron- 
dies, regulierement dentelees; fleurs d'un 
rose tendre, de m ,05 a m ,06 de diametre, 
bien faites, disposers au printemps par 5 
a 45 en bouquets terminaux, solitaires, niais 
plustard reduites a 5; le pedoneule droit, 
allong<5, d'un vert clair, se continue avec 
calice glabre, non etrangle a la gorge. 

9. Pttrpurine perpetuelle. Arbuste vi- 
goureux, dresse, a rameaux d'un vert brun, 
munis d'aiguillons tres minces et nombreux, 
d'un brun fonce; feuilles a 5 folioles larges, 
arrondies, regulierement dentelees; pedon- 
eule ferme, droit, d'un vert brun; calice 
a tube lisse , sans etranglement au sommet; 
corolle pleine, large de m ,06 a m ,08, d'un 
rouge cramoisi fonce. 

It. Marest a obtenu aussi une charmante 
Rosequ'illivre au commerce sous le nom de: 
10. Comte de Bobrinski. C'est un by- 
bride des Bourbons , a rameaux tres vigou- 
reux, lisses, garnis dc quelques aiguillons 
longs , minces , un peu arques , d'un vert 
brun ; feuilles d'un vert luisant , lisses, a 5 
ou quelqucfois a 7 folioles ovales-oblongues, 
aigues, bordees de dents simples pointues, 
un peu rougeatres ; fleurs solitaires ou ge- 
mine'es, larges de m ,08 a () m ,10, dont la 
forme rappelle celle de la R. Sydonie; les 
petales exterieurs plans, legerement re- 
dresses , rouge-ponceau en dessus , roses en 
dessous; ceux du centre chiffonnes,dememe 
couleur ; pedoneule long de m ,07 a m ,08, 
parfaiteraent droit, couvert de poils glan- 
duleux; calice infundibuliforme , glabre, a 
5 divisions lineaires, dont 5 munies d'ap- 
pendices tres etroits, 1'extremite foliacee. 
Le riche coloris de cette Rose , plus brillant 



que celui du Geant des batailles, produit un 
tres bel effet; malheurcusement toutes les 
fleurs ne s'ouvrent pas avec une egale faci- 
lity, mais c'est un defaut qu'elle rachcte 
par sa precocitd, car scs fleurs s'epanouis- 
sent des premieres, et sont les dernieres a 
disparaitrc 



Enfin M. Hi } 



i 



foule de varietes des plus precieuses, pos- 
sede deux Roses obtenues par M. Despretz, 
que la mort vient d'enlever a l'horticulture. 
Nous reviendrons prochainement sur les 
travaux de M. Hip. Jamain, et nous i 



h !.,'i 






\\. Caroline de Sansal (hybride remon- 
tant). Arbuste tres vigoureux, a ecorce un 
peu rougeatre, garnie d'aiguillons inegaux, 
bruns, droits; feuilles composees de 5-7 
grandes folioles d'un vert fonce en dessus, 
ovales oblongues, aigues ainsi que les dents, 
les superieures plus grandes et arrondies; 
la floraison et la forme de la corolle rap- 
procbent cette variete de la R. Baronne 
Provost; mais chez cette derniere les fleurs 
sont carnees; les pedoncules droits, longs 
de m ,03 a m ,04, couvertsde poils roides^, 
glanduleux , solitaires ou disposes par 5-5 
au sommet des rameaux; le tube du calice 
infundibuliforme, non contracte a la gorg 



petales arrondis et imbriques. 

12. Berthe de Sansal. Arbuste vigou- 
reux, a rameaux courts, d'un vert-pomme, 
garnis d'aiguillons assez nombreux , droits, 
minces, aceres, petits, inegaux, bruns; 
feuilles a cinq folioles oblongues arrond.es, 
comme tronquees au sommet, et bordees 
d'une double rangee de dents aigues, den- 
ticule'es, rougeatres dans le jeune age; pe- 
doncules solitaires ou reunis par 2-3, at 
0-,05 a 0'»,04 de longueur, droits, epais, 
munis de tres petits aiguillons ; fleur d un 
rose vif comparable a celui deteCent-Feuil- 
les, large de 0™,06 a 0^,07, dormant la 
coupe, l f petales arrondis, concaves ; calice 
a tube en forme d'entonnoir tres allonge, 
non etrangle au sommet, poilu-g^ ndu1 ^^ 
couronne par 5 divi 



minees, dont 
laJeralcmentde quelques petits 



;:-:.K 



3 



AQUILEGIA JUCUNDA 



AQUILEGIA JllOTDA. 



Etym. Voycz ci-dcssus, tome I", page 54. 
Ranunculacese § Helleborese, DC. — Polyandria-Pentagynia , Linn. 



CHARACT. GENER. — Vide s 

CHARACT. SPEC. — « A. cal 

Iwsi pra.'crassa \alde nirvalis. ap 
■iul»lianiali.sijue, labello arrccto si 
niiillo brevioribus; pistillo superuiiu: smiuiuu. 
incijjicjilc anlliesi redo parallcia. t'nu-Ui ovoidco. 
basi umbilicato (1). » Fisch. et Lall. 

Ai/iit'iff/ici /itcuuda, Fisch. ct Lall. Ind. scxt. 
sem. hort. petropol. aim. 1840. Likdl. Bot. Reg. 



(Jmki.. Fl. Sibir. IV, p. 186. 

A. glandulosa, Fisch., Sweet. Brit. Fl. Card. 
-it. •>. lah. :;:>. non Fistii. iii Spreng. Schrad. el 
Fink. Jaluburli .In- (.rwiirl.s. I. fiisc 2, p. 48, 
lab. I. f. ± ( fide Fisch.). 



Si YAquilegia macrantha, publiee dans 
notre livraison de Novembre, se rattache a 
quelques egards , par des eperons longs et 
droits, aux Aquilegia canadensis et Skin- 
neri, voici par contre une espece dont les 
cornets courts et crochus rappellent bien 
mieux les conques evasees de notre Ancolie 
commune : la bordure blanche de ces cor- 
nets, encadree par une grande etoile d'azur 
(ealice), se retrouve chez les Aquilegia hy- 
brida, Bot. Mag., Gamieriana, Sweet, et 
leptoceras, Fisch. et Mey. Comme ces trois 
dernieres, YAquilegia jucimda 






Jardin botanique de S'-Petersbourg qu'elle 
a trouve sa voie dans nos collections. Les 
eloges dont elle est digne s'adresseraient 
plus ou moins a presque toutes ses aimables 
so3urs. Quoi de plus gracieux a la vue, quoi 
de plus curieux a Tetude que ces fleurs, 



dont la nature s'est plu a faire Ie patron 
regulier et symetrique des fleurs asymetri- 
ques et irregulicres des Pieds-d'Alouette et 
des Aconits ! 

Au reproche d'aridite dont la botanique 
est souvent le but, nous voudrions repondre 
par une simple esquisse morphologique des 
organes floraux des diverses Rcnonculacees : 
nous voudrions montrer par quelles cu- 
ricuses gradations on passe des petales a 
peine concaves de la Renoncule, aux cor- 
nets tubules de l'Hellebore, aux petites 
bourses bilabiees des Nigella, aux casques 
stipites de l'Aconit, caches sous le capuchon 
de leur ealice. A ce point de vue, les Re- 
noneulacees presentent des analogies de 
structure d'autant plus piquantes qu'elles 
sont plus cachees sous Ie voile de trompeu- 
ses apparences. 

J. E. P. 



MISCELLANIES. 



f 502 {Su 



' fin). Roses uouvelles. 



Telles sont les Roses nouvelles que nous 
avons reconnues chez les horticulteurs de 
Paris et qui nous ont paru dignes d'etre 
recommandees pour cet automne. Nous 
sommes fache's de terminer cette notice par 
quelques reproches que nous adresserons a 
quelques-uns de nos premiers horticulteurs 
qui n'ont rien de nouveau a livrer cette 
annee au commerce parisien ; ils doivent se 



que les Roses Vcnlin . 
toujours fort recherchees, se trouvent 
neanmoius aujourd'hui en presence de rc- 
doutables et jeunes rivales, au nombre des- 
quelles nous devons, nous dit-on, ranger 
une Rose obtenue par M. Thomas, a Saint 



f 505. Notice sur la Tie et les I 



colique sounre, il y a toute l'histoire d'une 
intelligence puissante, arretee avant I'heure 
dans ses beaux reves d'avenir. 

William Griffith appartient a cette pha- 
lange de botanistes, qui, franchement en- 
tres dans la voie philosophique de la science 
et penetres de la solidarity de toutes ses 
branches, font marcher de pair I'etude 
anatomique et pbysiologique des organes , 
les considerations morphologiques de leur 
structure, et les recberches sur les vege- 
taux consideres corame elements constitu- 
tutifs des flores et des groupes nalurels. 
Ne le 4 mars 18-10, a Ham-Common, pres 
de Kingston-sur-Tamise, dans le comte de 
Surrey, engage, des que vint lage dc rlioisir 



distinguer du savant professeur Lindley, et 
deja l'annee 1852 nous montre les debuts 
d'une jcune adepte comme auteur, et son 
entree a titre de chirurgien-aide au service 
•le In compazine angl.-iisc des Indes. 

Grace a cette position, qui fut pour lui 
plutot un moyen qu'un but, grace surtout 
a la protection eclairee du corps dont il 
dependait, W. Griffith put explorer en 
naturalistc les points les plus divers des 
possessions de la Compagnie; immense 
t devait s'user Fimprudenle euer- 
de sa jcunesse, et qui pour avoir etc 
Eldorado, finit par devenir son tom- 



beau. Apres une courte relachc a Madras, 
il fixa sa premiere residence sur la cote de 
Tenasserim. Appele dans le Bengale, des 
1855, il recoit mission, eonjoiiiteiiient avec 
les D" Wallich et Mac Clelland, d'aller in- 
specter les forets de The de la province 
d'Assam, et d'etudier en naturalisle cc dis- 
trict presque vierge d'observations seienti- 



i'au\ exC.'t'iiMS I 



. (i'.-i\ 



Penetrant jusq 
ientales de lTnde ai 
regions inexplorees 

chaine subhimalayenne qui s'etena erure 
Suddya et Ava, l'intrepide voyageur rap- 
portc comme prix de ses fatigues, outre 



lIl.V.!:-, 






materiaux d'un memoire sur le The d'As- 
sam, travail qui parut, a son retour, dans 
les Transactions de la Societe d'Agriculture 
dc Calcutta. 

A cette premiere excursion succedc , en 
fevrier de l'annee suivante, son perdleux 
voyage d'Assam a Ava, dans le pays des 
Birmans, et jusqu'a Rangoon le long du 
fleuve Irrawady. Dc retour a Calcutta, il ne 
se releve d'une violente attaque de hevre que 
pour braveries fatigues de nouveaux voya- 
ges. D'abord il accompagne, en qualite at 
chirurgien , l'ambassade envoyee dans m 
Bootan; puis attache, a titre de naturalise, 
a 1'armee nnglaise de ITndus, apres la sou- 
mission de Cabool il penetre, par dew 
I'Hindoo Khoosh, dans le Khoi""-"" 
I'Afghanislan , parlout necroissiiil se.> << 
lections aux depens de sa precieuse same. 



J 



En 1841, apres une visite a Simla et a 
Nerbudda, il quitte le Bengale pour la 
presqu'ile malayenne; mais, pendant une 
absence temporaire du D r Wallicb,directcur 
du Jardin botanique de Calcutta, il est rap- 
pele pour remplir l'interim de ces fonctions. 
L'annee 4844, finie pour lui sous les heu- 
reux auspices du manage, vit helas! aussi 
les derniers efforts d'une existence si labo- 
rieuse et si bien remplie. Arrive a Malacca, 
le 9 Janvier 1845, pour y reprendre ses 
fonctions de chirumien, il ressentit le 51 les 



laquelle il sue 



attaques d'une hepatite, 2 

comba graduellement dans le court inter- 

valle de neuf jours. 

Ainsi s'est eteint, a 1'agc de trente-cinq 
ans, l'homme qui par ses talents et ses im- 
menses travaux etait le plus en position de 
faire connaitre a l'Europe la flore generate 
des Indes orientales : ce grand ouvrage, en 
effet, fut le reve de sa carriere scientifique, 
le stimulus et le but de tous ses efforts ; et, 
si la mort est venue lui ravir la plus belle 
part de son ceuvre, si d'autres mains que 
les siennes sont appelees a soumettre a 
l'etude paisible du cabinet des materiaux 

science saura mesurer par ce qu'il a fait 
l'importance de ce qu'il aurait pu faire. On 
jugera de la richesse de son herbier par 
1'evaluation suivante, dans laquelle ne sont 
pas comprises ses plantes du Cabool, de 
1'Afghanistan et du Khorassan : 2500 espe- 
ces des collines de Khasya, 2000 des pro- 
vinces de Tenasserim, 1000 de la province 
d'Assam, 1200 de la cbaine de l'Himalaya 
dans le district de Mishmee, 1700 de la 
meme grande cbaine dans la region du 
Bootan, 1000 du voisinage de Calcutta, et 
1200 des collines de Naga a l'extremite 
orientale du haut Assam, de la vallee de 
Hook-Hoong,du district et des bords del'Ir- 
rawadi entre Mogam et Ava. Cette collection 
est passee en grande partie entre les mains 
de sir W. Hooker et du D r Leman, de Lon- 
dres, chez lesquels nousavonseu l'occasion 
d'en apprecier toute la richesse. 

Les nombreux opuscules de Griffith sont, 
malheureusement pour sa gloire, la plupart 
dissemines et comme perdus dans des publi- 
cations periodiques de l'lnde anglaise (1). 

dc la Socu'fp dV 



Les belles recherches sur les ovules des 
Santalacees et des Loranthees, qui fonderent 
sa reputation d'observateur original et pro- 
fond, furent publics en trois memoires dans 
les Transactions de la Societe Linneenne de 
Londres, et traduites dans les Annales des 
Sciences naturelles : citons encore dans le 
premier de ces receuils ses remarquables 
memoires sur les Rhizanthees, ceuvre pos- 
thume par la date de sa publication, mais 
deposee du vivant meme de 1'auteur dans 
les archives de la Societe Linndenne. 

Quant a ses oeuvres vraiment posthumes, 
a ces notes eparses , a ces esquisses incom- 
pletes qu'une amitie plus genereuse qu'ha- 
bile n'a pas craint de livrer a la froide 
appreciation de la critique, il est douteux 
que l'importance de ces reliques contre- 
balance le desavantage qu'il y a pour 1'au- 
teur a poser en quelque sorte en deshabille 
devant son public. Loin de nous I'idee de 
renier l'heritage scientifique des morts, 
comme s'il devait empieter sur les droits des 
survivants; mais l'interet meme qui nous 
attache a Griffith nous fait regretter qu'une 
critique plus severe n'ait separe de la gan- 
gue ce qu'il nous leguait de pur metal. 
Ces reflexions s'appliquent surtout au vo- 
lume des ceuvres posthumes qui renferme 
ses notes de voyages , et dans lequel des 
milliers de faits et d'observations, du plus 
grand in teret pour le botaniste, sont jetes 
pele et mele dans le cadre d'un journal de 
route, sans que le moindrc lien en etablisse 
la connexion. II n'y a d'ailleurs qu'une 
etude consciencieuse des collections de 1'au- 
teur qui puisse dans mille cas donner la 
cle de ses enigmes, rectifier des determina- 
tions inexactes, et confirmer celles qui ne 
sont qu'approximatives. 

Deux autres volumes des ceuvres posthu- 
mes de Griffith embrassent ses notes sur 
les objets de ses etudes favorites, l'organo- 
genie , la structure de l'ovule , l'impregna- 
tion , la nature morphologique des stigma- 
tes, la placentation, etc. Ici le texte se re- 
duit a des explications des planches ; mais 
ces dernieres suffisent pour traduire I'idee 
de 1'auteur, parce que l'ceil est saisi plus vi- 
vement par les formes que par les mots , et 
que la penetration du lecteur competent 






s do la Societe de Mrdocir 



Dans cette appreciation rapide d'ouvrages 
qui defient l'analyse, nous avons du faire 
la part de la critique impartiale : la forme 
depare trop souvent le fond original de ces 
dents : chez Griffith , l'observateur exact , 
le penseur ingenieux domine toujours l'ecri- 
vain; l'exuberance des idees , Timpatience 
du travail aride de redaction se trahissent 
a chaque page par des negligences de style : 
on sent que cette forte intelligence court 



droit aux faits en brusquant les mots, et le 
regret seul se mele a l'admiration, quand 
on songe qu'une carriere si feconde dans sa 
periode d'ardeur juvenile, sous la pression 
des fatigues et des dangers , n'a pu se pro- 
longer studieuse et reflechie dans le calme 



-j- 504. Instruments nouveawx «T 







- Depuis quelques annees, 
a subi diverses modifications 
, perdre toute sa simplicite 
primitive, sans en lirer pour cela des avan- 
tages bien reels. M. Arnheiter, auquel 
— *- -erfec- 






l'horticulture doit des i 
tionnes, a imagine plusieurs formes nou- 
velles d'emondoirs que nous representor, 
sans toutefois les approuver toutes. 

L'emondoir fig. 1 est trancbant sur tous 
ses cotes ; il reunit l'effet de l'emondoir a 
lame carree et de l'emondoir-serpe ; mais il 
est peut-etrc un peu embarrassant. 

La figure 2, plus simple et d'un usage 
plus facile, reunit les memes I 
seulement , nous croyons qu'e 
cote pour en faire un serpe o 



elafigure3;deplu 



e de la parUo retrecie de 1 
ene de la pcrpendiculaire, 



II en est de meme de 
par la cambrure 
lame qui b'< 

,-..i-.-.!m- .,u. -lit plu. hl.gncdro.te 

de la douille, le coup, lorsqu'il faut frappei 
sur le bout du manche, doit perdre beau- 
coup de sa force. 

L'emondoir a pique (fig. 4) est un instru- 
ment leser qui ne peut convenir que pour 
des pelites branches; la lame est 
la partie opposee n'est pas tranch 
presente un simple crocbet pout 
branches : la poinle sert a conduire I in- 
strument dans l'arbre. 

Herincq. 
(Revue horticole.) 



ACHIMEWES NfflGIFLOM vab. ALBA. 



Etym. Voyez ci-dessus, tome I«, p age 8f. 
Gesneriaceae § Gesnerieae DC. — Didynamia-Angiospermia , Lln: 



CHARACT. GENER. - Vide supra I. c. p. 79. 
CHARACT. SPECIF. - « A. foliis 5/4-natim 

< ilii -illads, n\ah's !.!.!« rmisvc, grosse serratis, 
auleque villosis; pedicollis uniJlor-i's oahcebir- 



re*. p. Si). n « 60i. Fortune 

Hort. Trans, vol. 2. If. S. p. 508. tab. U. 

Hook. Rot. Mag. 



Lindl. Rot. Reg. 

tab. 3890. Paxt. Mag. c 
Var. alba. — Corollis albis, fauce annu 
Achimenes long i flora alba, Haag in lit 



plus a nos I 



Ce n'est 
qu'on voit les plai 
violettes produire 
blanches : ce n'est 
peces indigei 
Salvia pratensis et autres, que se borne ce 
mode de variation ; il affeete certaines plan- 
tes des tropiques, temoin la charraante 
nouveaute ici figuree. 

En 4847, M. Warscewicz, herborisant 
pres d'un volcan eteint, aux environs de 
Guatemala , decouvrit parmi des milliers 
d J Achimenes longiflora de couleur lilas ou 
pourpre, un seul exemplaire a tleurs blanc 
de neige. Ravi de l'aubaine, il s'empresse de 
transporter la plante de son lieu natal dans 
le jardin de M. Klee, consul prussien a 
Guatemala, et bientot il m'en adresse un 
dessin fait par une dame Jaureguia, dont il 
desirait attacher le nom |a cette belle acqui- 
sition. Le 2 Janvier 4848, j'en recus un 
seul bulbille fixe sous le pli d'une lettre au 
moyen de colle a bouche, mais, par mal- 
heur, trop desseche pour etre susceptible 
de pousser : enfin, vers le milieu du mois 
d'aout 1849, me parvinrent avec un envoi 
d'Orchidees , tous les bulbilles du nouvel 



Achimenes, conserves dans du sable, dans 
une boite de fer blanc. Pendant les sept 
mois et demi de traversee, ces bulbilles 
avaient dcja produit de longues pousses, et 
paraissaient tout desseches, sauf quelques 
uns dont l'extremite anterieure seule mon- 
trait quelques signcs de vie. Mis en terre, 
sous une chaleur moderee, ils ne tarderent 
pas a reprendre,et dans ce moment, (45No- 
verabrc 1849), les plus forts exemplaires 
sont couverts de lleurs dont la peinture 
peut a peine rendre le superbe effet. 

Tres repandue dans les collections, a 
cause de la beaute de ses fleurs, VAcIiimc.ncs 
grandiflora n'avait presente pendant long- 



t seulement l'annee pass 
en a gagne par importation ou par bvbri 
dation des varietes carmin orange, ecarlatc 
ou roses. Sans etre en lui-merae une cou- 
leur des plus brillantes, le blanc pur re- 
hausse d'une etoile de carmin fait du nou- 
vel Achimenes une variete des plus distin- 



e (1848) qu 






ie par M. Fred. Haage.) 



Consulter sur la culture des Achimenes divers articles 
199, ett. II, Avril 1846, PI. VII). 



s (t. I", p. 79 



MISCELLANEES. 



| 305. iloyen de prev 



mortalite des jcunes pigeon 



« Oil plU! 






Ton ne r< 

biers garnis de pigeons. Trouver 

sur et aise de prevenir la mortalite des pi- 

geonneaux provenant de la premiere ponte, 

c'est done rendre service aux personnes qui 

en clevent, et surtout aux habitants de la 

campagne. 

On sait, en effet, que beaueoup de culti- 
vateurs se plaignent frequemment de la 
perte annuelle de la premiere ponte , et ils 
ont a regretter non seulement les jeuncs 
pigeons parvenus a une certaine grosseur, 
mais aussi une grande partie deleur fiente, 
dont on connait l'efficacite, etqui se trouve 
ainsi perdue pour les usages auxquels on 
l'emploie en agriculture. 

Ces pertes se renouvelant chaque annee, 
on a du naturellement chercher a connai- 
tre les causes de la mortalite qui les provo- 
quaient. Or, les observations que l'on a cm 
devoir faire a ce sujet paraissent avoir con- i 
duit a un resultat tout a fait satisfaisant. 

On avait cru jusqu'ici que d'autres cau- j 
ses que celles qui vont etre signalees oeca- 
sionnaient la mort prematuree des premiers i 
on pensait assez generale- 
^a'elle etait due a des herbes nuisi- 
bles, a des graines malsaines, ou a de pe- 
tits limacons et autres insectes que Ton 
trouve dans leur estomac; mais les remar- 
ques suivantes demontrent que l'erreur est 
venue se placer a cote de la verite. 

En effet, la nourriture des pigeons se 
compose ordinairement de vesces, de pois , 
de lentilles, etc.; mais comme l'epoque de 
la premiere ponte, laquelle arrive du com- 
mencement d'avril a mi-mai, est aussi l'epo- 
que ou ces graines sont en germe ou a la 
veille de germer, il en resulte qu'une fois 
introduites dans 1'estomac de ces jeunes ani- 
maux et impregnees de l'humidite qu'il con- 
sent, ainsi que de la douce chaleur qu'il 
degage, la germination se developpe bien- 
tot apres, ce qui gonfle les aliments et leur 
fait prendre un volume considerable. 



Une cause secondaire qu 
que la digestion en soit faite comme U con- 
viendrait, c'est peut-etre la erudite des eaux, 
qui, a cette epoque ou les neiges et les 
glaces viennent de se fondre , ne sont pas 
pourvues du calorique naturel qu'elles con- 
tiennent, lorsque la saison est plus avan- 
cee ; et cette basse temperature de 1 eau 
se communique a 1'estomac du jcune pigeon, 
lui ote l'energie necessaire a la trituration 
des aliments, et paralyse, enerve en quel- 
que sorte Faction de la puissance digestive. 
Des lors, ces graines, trop longtemps con- 
tenues, fatiguent l'animal; la langueur sur- 
vient, les fonctions vitales se pervert.ssent, 
les forces s'etcignent, le sujet se desseche et 
meurt. Ces faits sont ceux que dicte l'ex- 
perience. , 

La connaissance de la cause du mal amene 
naturellement le moyen curatif. Ce nioyen 
est, comme on va le voir, fort simple et 
a la portee de tout le monde. 

Si a l'epoque dont nous parlons, les grains 
qui nourrissent les pigeons ont une ten- 
dance a germer, et par suite a augmenter 
de volume par l'effet du developpement de 
la seve inbercnte a ce meme germe, iliau 
detruire cette disposition. Or, il ne sagit 
pour cela que de passer au four, apres a 
cuisson du pain, les grains que 1 on des- 
tine aux pigeons; apres deux ou trois heu- 
res de dessication, le pnnc.pe vital au 
cerme sera a peu pres detruit, selon le 
igrede chaleur dont le four setrou^vera 

encore pourvu; et, en outre, c 
grain aura eprouve une mod.ficatio au 
moyen de laquelle il se sera combine awe 
de calorique dans sa propre subs tance pour 
le rendre plus sain et plu^ 

Nous devons ajouter que c'est au ^hasart 
que cette decouverte est due. EU J ei ^ 
pendant l'annee ou il J avail uu . s 

passraufour onno-v, , P o ; ivd , 
jcunc n'n ptrt. r>epi» s lors ' on 



plusicurs fois cettc pratique, et toujours vigoui 
elle a &e" suivie d'uu plein succes. ; En ou 



vient de renouveler 
ans les pigeons d' 



remarquer qu ll con- j 



plus precoccs ; 
'si lion dt' laissrr 
:s depareilles, a 



f 306. Conservation dn tail sans altera tlo 



M. de Lignac a donne communication a 
PAcademie des sciences de Paris d'un Me- 
moire dans lequel il expose les details de 
cette decouverte. L'auteur pose la question 
a resoudre de la maniere suivante : 

Arriver a produire, sur une aussi grandc 

qui , sans melange de substances etrange- 
res, et par la simple addition de l'eau pri- 
mitivement enlevee dans Pevaporation, re- 
donnent , apres un nombre quelconque 
d'annees , et sous Pinfluence des climats les 
plus chauds, un lait agreable et sain, des 
conserves qui, par leur prix plus eleve, sans 
etre excessif, compensent surabondamment 
les frais de manipulation et de transport, 
de maniere a produire et au-dela les bene- 
fices du lait vendu en nature et transforme 
en beurre et en fromage dans les conditions 
les plus avantageuses. Par ce moyen, les 
fermes des contrees les moins favorisees se 
trouveraient au niveau des fermes voisincs 
des grandes villes quant a la vente de leur 
lait. 

Pour reussir, il faut empecher la creme 
de se separer du lait, soit par le contact de 
Pair, soit par le fait de la cuisson , lui con- 
server la propriete naturelle qu'elle a de se 
dissoudre dans l'eau , la defendre de toute 
saveur desagreable de recuit ou autre, et 
preserver la conserve par une fermeturc 
parfaite de toutes les influences deleteres. 

Voici le systeme propose de M. de Lignac: 
il evapore le lait prealablcment J 



L'epaisseur de la couche de lait nc doit gue- 
res depasser un centimetre. Lorsque le lait 
est arrive a la consistancedu miel ou a peu 
pres, qu'il est reduit en raison de 600 gram- 
mes en poids pour un dcmi-litre , on Pen- 
ferme dans des boites en fer blanc, que Pon 
soumet, apres qu'elles sont rcmplies, h 
Pebullition, et apres les avoir closes par 

Pour obtenir le lait normal rcvivifiY- , on 
ajoute une quantite d'eau egale a quatre 
fois le poids de la conserve et Pon porte 
a Pebullition. Des conserves do lait amsi 
preparees out dtc analysces avec le plus 
grand soin par un chimiste anglais, qui les 

substance acide ou alcaline, sans odeur ni 
saveur etrangere ; il les a vucs donner de 
la creme comine <ln liiit reccmmenl tir< : , 
et se transformer en petit lait, en caseum 
ou en beurre, suivant 1 operation qu'on leur 



Essaye sous toutes ses fo 
licelle, de riz , de soupe. 
u Dey. a Al-er, le lait revi\ 






saveur agreable; tandis que le lait d"Alge- 
•ie ne peut etre soumis a la plus courte 
ebullition sans tourner . le lait regenere ;< 
.ouveni lionilli inrl b-r.-t -nips sans eprou- 



^iron 75 grammes par litre, j 
: large, chauffee au bain-mar 



-}- 507. Stir un 1 



d'lrriffAtion en usage chcz le» €1 





5asfc 




m, qui constitue la principale recolte chettes dcscendent en glissant 

ses de la Chine, est, | a jour del'appareil, <t pasaeal i 

plante aquatique : il ; bout inferieur de l'auge dans 

uit la periode de sa | parois pleines, la rangcc inlV>ric 

' chettes remonte 



i'ete des contrees t 






les moyens d'inonder les champs ou v 

cette cereale. Beaucoup de points du 

possedent de nombreux canaux ou rivi 

dont le 

ques pie 

pour elever 1'eau dai 

paysan chinois se sert avec avantage d'une 

machine hydraulique dont les vignettes ci- 

jointes peuvent donner une idee. 

L'appareil se compose d'abord d'une auge 
longue et etroite, ouverte par les deux 
bouts, dont I'inferieur plonge dans l'eau, 
5 que le superieur s'appuie sur le bord 
Sur la longueur de cette auge 
sencnassent deux rangees mobiles de plan- 
chettes rectangi " 



i puise au bout sufnn«*r^«? <!« 



du chan: 



chapelet dans 






different pour chacune d'elles : 

Dans la vignette N° 1, on 
la roue motrice est tournee ; 
hommes, au movcn dc ma 



Ces deux premieres innchinr,. 
lout-a-fait vulgairc, sont a la foi 
pendieuses et d'un transport facile 



' 



, egalement portative et s 
transfere d'un champ a l'autre. 

Je ne connais pas d'appareil hydrauliqu 
plus simple et qui remplisse mieux le bu 



propose. Aussi, tant qu'il s'agit de ce mode 
d'irrigation , les Chinois n'ont-ils a nou< 
envier aucune de nos machines. 

(Traduit librcmcnt d'un article de M R<< 
hert Ftirtutio dans le f~;,<n/ Chmnirh i 



f 508. Destruction de» 



La destruction des mousses qui envahis- 
sent les arbres est une operation hygieni- 
que; car l'hygiene est l'art de conserver en 
sante les etres vivants, les ve"getaux comme 
les animaux. 

Les poetes pretendent que les mousses 
implantees sur les arbres leur conservent 
une humidite necessaire a leur vegetation , 
tout en leur donnant un aspect poetique; 
qu'ellesles preservent des froids rigoureux, 
ct que, par une sage prevoyance de la na- 
ture, e'estjustement du cote tourne vers !e 
nord qu'elles se montrent nombreuses et 
touffues. 

Ce raisonnement, tout judicieux qu'il pa- 
rait au premier abord , touche peu les cul- 
tivateurs, qui preferent les arbres beaux et 
vigoureux, pouvant porter de beaux fruits. 
Nous partageons cette preference. 

Ligcn , un de nos plus anciens ecrivains 
agricoles, dit, avec juste raison, que la 
mousse est aux arbres ce que la gale est aux 

Claude Etienne, autre ecrivain ancien , 
dit que la cause du developpement des 
mousses sur les arbres, e'est la plantation de 
ces derniers dans le tuf ou dans une terre 
trop humide. 

Nous ne dirons pas que les mousses sont 
contagieuses ; mais nous ferons remarquer 
qu'en raison de leur production cryptoga- 
mique, ou par une poussiere susceptible 
d'etre transported par les vents et de r 
duiif i i plante d'ou elle emane,elles se 
tiplient avec une grande faeilite. II n'emre 
pas dans le sujet de cette note de trailer ces 

Revenons a la destruction des mousses 
sur les arbres fruitiers. Le moyen le plus 
sjeiteraloinent employe pour detruire les 

lover ces parasites en raelant avec un in- 
)nc ct les brandies 



qui en sont charges. Ce moyen est bon , 
mais il n'agit que momentanement, attendu 
que les mousses, implantees par leurs raci- 
nes dans la couche epidermique de l'ecorce, 
repoussent assez promptement.Quoique bon 
en lui-meme, le procede reste incomplet. 

A cette premiere operation , rigoureuse- 
ment necessaire, il faut en joindre une se- 
conde : il faut blanchir au lait de cbaux 
vive, au moyen d'un pinceau, les parties 
raclees de l'arbre; cette application simple 
et neu dispendieusc a le merite de detruire 



- des ! 



Ce i 









rugueuse. 

L'epoque de l'annei 
mousses par les moyeus que nu 
d'indiquer n'est pas indifferente; ( 
nairement au printemps — ' 
enlevent les mousses dej 
ment de la taille : cette 
convenable. En voici les 

Au printemps, la chal 
\e^ei,an\, Ics arbres et le 
engourdissement biverna 
lait de chaux, qui a pour Dut ae 
en quelque sorte les racines des 






est pas 

fait sortir les 
tousses de leur 
application ( 



detruire 

pas de meme si 

'est-a-dirc apres 

chute des 



completement 

on l'applique e 

la recolte des fruits et aussitot 

feuilles. Employe P end ^ n ]j e ^^ij IZ 

dant plusieu 

|);is renaitre 



\ de chaux agit pen 
I plantes contre lesquelles 8 



CVPEllA HERBERT!. 



basi concavis, exterioribus majoribus patentibus, 



tritidis. hasi transverse appendicular. Capsuh. 
membranacea, oblongo-pnsmatica , trdocularis. 
ionilicido-trivalvis. Setnina plurima , angulata. 

Herbae perenncs, in Artirrin, (ropira rt nii.-fm/, 
*„/,(, Ofi/'i a intliiji ,1,1 : l liizmnate hiilhnsn-tuh, >■<>,... 
i.-mle ,-rrr/o, jolioxn. up>vr ramoso , foliis late 
lineari-lanceolatis, plicato-nervosis, floribus luxe 
ptitiirn/nfis, miu/nis, t/xrioo's ; spathis diphyllis, 
unifloris. a Endl. Gen. n° 1228. 

Cunellii, Herb, in Bot. Mag. n» 2637. Sweet. 
Brit. Fl. Card. II, tab. 33. Ehdl. 1. c. 

Triijiilhr up., Bot. Mag. tab. 2599. 

Mor ( ra> >•/>., Lindl. in Bot. Beg. tab. 949. 

MariecB sp., Ker. 



use de la forme du perianthe. 
Monadelphia-Triandria , Liniy. 
CHABACT. SPEC. — « C. bulb 






!!, vn 

exteriore breviore; pednnculis'spatha Jongiori- 
bus. lierinine viridi. oblongo-obovato, trigono, 

- ima parte urn <>- 

lata, purpura minutissime ootata, trubos exterio- 
ribus, obscure (v. puUidc) aurantiaeis. linen 
uirpurea (>\ viohtn;,). media parte eontrao- 

■ 



orectLspoIlineobsc- 
atro-purpureis erect 

vato ; capsula polysperma 



deseente, sti^matibus 



Cc n'est pas d'hier que cctte charmante 
Iridee a quitte les bords de la Plata pour 
cmbellir nos parterres. Est-ce a dire qu'avec 
le prestige conventionnel de la nouveaute 
elle ait perdu le charme de sa fraiche et 
coquette parure? Son port en est-il moins 
elegant, ses fleurs moins gracieusement fa- 
connees, ses couleurs moins bien assorties? 
Si la mode dit oui, la nature et le bon gout 
disent non : nous pouvons deviner ce que 
diraient nos lecteurs. 

Pour l'ensemble des traits, la Cypella 
Herberti est la miniature des Tigridia : 
merae forme, meme bigarrure , helas ! aussi 
meme duree fyhemere rapprochent ces 



jolies fleurs : ouvertes au souffle du matin, 
le soir voit se refermer sans retour Ieurs 
dedicates corolles. Sic transit gloria florum. 
Heureusement la plante ne livre pas aux 
brulantes caresses du soleil tous ses char- 
mes a la fois; elle ne detache qu'avec une 
sage mesure ces fleurons de sa brillantc 

Depuis 1825, epoque de sa premiere in- 
troduction, la Cypella, sans cesser d'etre 
une plante d'elite, s'est assez repandue dans 
les collections d'amateurs. Elle fleuritabon- 
damment depuis aout jusqu'en octobrc, et 
murit ses graines en plein air avant l'arrivee 
des froids. 



Semi-rustique a la m 
du Cap, des Tigridia, di 



Phalocallis nlum- 



bca et de tant d'autres plantes analogues, la 
Cypella Herberti se plante d'ordinaire de 



pleine terre, sous chassis, afin d'etre prote- 
gee contre les gelees : on Farrose seule- 
ment pendant sa periode de vegetation : 
le sol ou elle est plantee veut d'ailleurs 
etre bien draine, sans quoi les bulbes sont 



culture en pot, on ne sort la plante que 
vers le mois d'avril. Elle se multiplie aise- 
ment par cayeux ou par les graines qu'elle 
murit en abondance, lorsque le temps est 
ehaud et sec a l'epoque ou ses capsules se 
developpent. 



Liliacees. Dans la 



■f 509. Arbres en miniature. 



Les arbres doues d'un tel caractere pre- 
sentent un interet tout special, conime est 
leur genre de beaute. Nous avons des ser- 
res, des parterres, des decorations de jar- 
din en miniature : pourquoi ne pas admet- 
tre aussi des arbres a proportions diminu- 
tives, dans des pares dont l'etendue limitee 
s'oppose a ce qu'on y multiplie les arbres 
de grande taille? 

Presque tous nos arbres des forets ont au 
moins un de leur congeneres qui les repre- 

une edition diamant renferme la ma- 
tiere d'un in-folio : ces especes naines, 
apres de longues annees, s'elevent tout 
au plus de quelques pieds au-dessus du 
sol. C'est ainsi que l'Onne , l'Erable, le He- 
Ire, l'Aune et le Marronnier, qui comptent 
parmi nos grands arbres, trouvent leurs re- 
presentants et leur contraste dans YUlmus 
viminalis, YAcer creticum, le Betula nana, 
YAlnus glulinosa oxyacanthce folia et le Pa- 
via flava : on pourrait multiplier ces exem- 
ples et citer entr'autres le Tilia lacinktla , 
le Pterocarya caucasica (genre analogue au 
Noyer) et diverses especes de chene, telles 
les Quercns ilia folia et coccifera. Parmi 
ces especes naines, YUlmus 
variete variegata sont des plus 
tes, par l'elegant ensemble de leur 
meaux greles et pendants. Le Betula 
acquiert aussi l'apparence d'un beau 



rbr,'. 



Irs 



h.MI 






• -.•in |=i ■ i 
ix Clm us 
plus tot 



que d'autres, s'il etait greffe sur tige a 
m ,45 ou m ,60 du sol. Dans les endroits 
abritcs, on peut faire de jobs arbres du 
Bttxus bulearica. Lo Caragaiia Chamlagu 
est aussi tres elegant; son feuillage d'un 
vert luisant et ses fleurs precoces produi- 
sent le plus bel effet. Citons aussi diverses 
especes d'Evonymus, et les Staphylea pin- 
nata et trifolia, aux jolies fleurs blanches 
disposees en grappespendantes. Ces derniers 
se laissent aisement faconner en tete ele- 
gante, par l'emondage des brindilles late- 
rales de leur tige. D'autre part, nen 
n'egale, pour la beaute et l'abondance des 
fleurs, l'Acacia rose ou Bobinia hispida, 
qu'on doit toujours greffer sur courte tige. 
En fait d'arbres verts a taille naine, on 
prise avec raison les Juniperus recitrva^ et 
pSTsignaler'comme vegetal miniature, 
le Pinus Cembra, grace a l'extreme lenteur 
de sa croissance, peut longtemps tenir 
place dans une collection de sujets nams. 
II en est de meme de YAraticaria l »!' ,r [[ .^l 
taille gigantesque qu'" 



malgre .« ...^ B .» -,- - 

dans sa region natale; chez nous, en enei, 
il reste assez longtemps a l'etat de pyg- 
mee, et rien n'egale l'effet bizarre dejon 
port, lorsqu'il s'eleve f 






une piece 



FUCHSIA VENUSTA. 



OEnolherese § Fuchsieoe, Endl. 

CHARACT. GENER. - Vide supra 1. c. 

CHAR ACT. SPEC. - « F. raroulis tentrissime 
lirtellis; foliis oppositis ct 3-verti, i M - .-llipii- 
:is, acutis, intcgcrrimis, glabris, subnitidis; pe- 

\\vo\\\± axillariljus More pnulo bn'\ioril>u<. su|>c- 
MS, lobis cali 



Octandria-Monogynia , Ljnn. 






Ce qu'est parmi ses congeneres la Bego- 
nia orangee {Begonia cinnabar ina , Hook., 
ci-dessus tab. 550) , l'objet de cet article 
Test par rapport au groupc si ricbe et si 
goute des Fuchsia; nouveaute frappante 
par le coloris, forme exquise par le port, 
nous oserions dire reine par la grace , sinon 
par l'eclat. Sans pousser jusqu'a la mono- 
manic lc gout Oil plulot le culte des couleurs 
florales, sans croire a l'impossibilite d'un 
Fuchsia bleu, pas plus que nous ne l'aurions 
fait pour lesCapucines,sans assigner au plan 
infini de la nature les bornes d'etroites con- 
ceptions, on n'en trouve pas moins a l'im- 
prevu du piquant, a l'originalite du sel, a la 
nouveaute des droits a la vogue. Ces droits 
ne sont-ils pas acquis a tous les titres a la 
oouvelle Fuchsia? 

Nous disons nouvclle, et l'.epitbetc est 

nue du monde horticole. Jntroduite d'abord 
de graines, en 4847, et plus tard a I'etat 
vivant, dans les serres de M. Linden, elle y 
a deja donne plusieurs floraisons , et e'est 
l'une des plantes d'elite qui ont remporte 
un prix a la derniere exposition de la So- 



ciete d'HorticuIture de Gand. Les celebres 
voyageurs Humboldt et Bonpland decouvri- 
rent l'espece pres de Guayavalito , dans la 
Nouvelle Grenade ; e'est dans la meme con- 
tree, aux environs de Merida et sur le Pa- 
ramo de San Fortunato, pres de S ta Fe de 
Bogota, a une altitude de 2600 metres, 
que la retrouva M. Linden, peu avant 
l'epoque ou ses collecteurs , MM. Scblim et 
Funck, en ont enricbi ses cultures. 

Malgre les differences legeres que le bo- 
tanistc peut saisir entre la figure ici publiec 
et la diagnose transcrite en tele du texte, 
nous sommes disposes a croire exacte la de- 
termination de l'espece. Si les feuilles, en 
effet, offrent ca et la quelques denticules, 
au lieu d'etre tout-a-fait entieres [integer- 
rima) ; si les petales ont une teinte orangee 
et non ecarlate, on peut aisement croire 
que ces pretendues differences existent plus 
dans les mots que dans la nature, en son- 
geant que la diagnose citee a ete faite sur 
des exemplaires sees, doi 
et notamment le coloris oi 
liblement alteres. 



- 



Traitcment ordinaire des espeees da gen 
(Voir ci-dessus, Fevrier 1849, PI. 447.) 



notamment du Fuchsia serratifolia 



MISCELLANEA. 



f 510. Emplul de I'Arun 



(<)• 



Au printemps 



dernier, M. Delvaux-Lou- 



■ fut surpris de voir sur le feu une cbau- 
diere pleine d'Arum maculatum.il regardait 
cette plante comme nuisible par son acrete, 
et il temoigna a sa fermierc son etonnement 
en s'informant de l'usage auquel elle desti- 
nait ce qu'elle faisait bouillir. 

Elle lui dit que ses pores engraissaient 
tant qu'ils en mangeaient, que tout le monde 
leur en donnait dans le pays, et qu'on 
n'avait observe aucun accident. II vit dis- 



II pense que le principe acre de l'Arum (2) 
agit comme narcotique, abaisse le principe 
vital et favorise l'engraissement de la merae 
maniere que la laitue. 

H a communique cette observation a la 
Societe d'agriculture de Blois, parce qu'il 
pense que, dans le moment actuel, tout ce 
qui tend utiliser une plante regardee tout 

rendu a l'industrie agricole (3). 

(Journal des travaux de. I' Acad. 









(2) Ce principe acre se volatile ;IIS1 <l uc fa,t ' cn P areH cas ' 

des aulx, des oignons et d'autres especes du genre Allium. Redact. 

' i feculents d'un grand r — u "' 



plantes esculentes, les 



laisse plus que des proprietes 
(jihifHum bicofor 

' s gencralement cultivecs dans les regions cm 

psentiersdi .clout les 

de Tara on de Kopi-h. Dans niimalax.'t siiivi 



■ 
s eeneralement cull i-.< ~ dam W* regions rh.-ii 



,nd nombre iTes] 
que s'emploion. 



Cuinva,,,, lln.nilmsi* l.nw la ljas«; d<- la mil 
signale egalement, poi 
(Arum campanulatun 
Tclingas. Au Bengak 
Man-kuchoo ou Man-; 



"et ses" petits tubercuh- j ■•; j .< l.i n i > - 



sud de TAngleterre , ou Ics paysans e 
Sagou de Portland Le D 



X 



des tubercules c 
. M „_ de Londfes sons le nom c 
d'autor 'ft'ftj 

— '<< - dC K r h °ltr e un a f u "de c! 

. L'acrete dont ils sont imp 
flu cet appel a la prudence 




ithorrhce; 



(DOTaGW9oa pumiaawa* 



Le paysage qui sert de frontispice a ccl 
article, compte parmi ses details deux for- 
acteristiques 



developpement de leur croupe; de l'autre, 
sur le second plan, au sommet d'un talus 
rapide, des arbres dont les nombreuses 
feuilles lineaires retombent en tous sens 
i panache, tantot cou- 




* sous une meule de joncs la tige de- 

primee qui leur sert d'appui. Tels appa- 
raissent, vus a distance, les Grass-trees ou 
Gum-trees de l'Australie, pour parler la 
langue expressive des colons Anglais, les 
Xanthorrhcea (arbres a sue jaune) des bota- 



forraea passent, isolees 



raides et dresses, hors d'un bouquet de feuil- 
les pendantes ; ce sont la les epis floriferes 
du Xanthorrhcea hastilis, R.Br., espece tres 
repandue dans la nouvelle Galles du sud : 
indiquons pour ses proportions naturelles 
quatre metres et plus de tronc, autant pour 
Tin florescence , e'est-a-dire pour ccs epis 
fusiformes vaguement esquisscs par le pin- 
ccau,et dont les milliers de fleurs rappellent 
celles de nos Joncs aussi bien par leur exi- 

tance : rendons par la pensee a ces feuilles 
longues et greles, 1'epaisseur et la rigidite 
des feuilles des Lilian [Hoiuqnirtcd juu- 



serrees des 1 
mes rougeatrcs d'une exsudation resineuse; 
donnons a ccs stipes raboteux la teinte som- 
bre de bois charbonne, trace des frequentes 
conllagratious auxquellcs l'art grossier des 
naturels de l'Australie livre d'ordinaire les 
broussailles d'un sol aride; ces traits du 
Xantlmrrhua hastilis, relletes avec de sim- 
ples nuances chez le reste des Xanthorrhcea 
caulcscents, pourraient passer pour l'es- 
quisse geneiale de ces bizane ve^etmx 

Repandus avec profusion dans les plaines 
arides de l'Australie, surtout dans sa partic 
extratropicale, reprtfsentes par quelques es- 
peces, dans l'ile de Van Diemen, les Xan- 
thorrhcea frappent tous les yeux par l'origi- 
nalite de leur port, piquent la curiosite du 
botaniste par l'obscuritc de leurs rapports 
naturels, interessent indigenes et colons par 
leurs usages economiques : ici , l'aborigene 
Australien recueille sur le Xanthorrhcea ar- 
borea une resine d'un jaune brun, qui brule 
en exbalant l'odeur du Benjoin : chez d'au- 
tres especes, e'est la tete succulente des sti- 
pes et la base encore tendre des feuilles que 
Ton mange, crucs ou roties, comme on fait 
ailleurs du Chou Palmislc : plus souvent on 
se contente d'en recolter le feuillage comme 
nourriture pour les bestiaux. 

J. E. P. 



f 312. 



peu pres 



La fabrication du fromage est 
la meme, generalement parlant, dans tous 
les pays. On caille le lait avec de la pre- 
surc, du vinaigre, de l'acide chlorhydnque, 
du jus de citron, de l'acide tartrique, d 



du sel 



hit 



I-1V. 



decoction de certaines 
plantes ou fleurs, telles que celles du char- 
don sauvage, corame cela se pratique en 
Toscane pour les fromages de brebis. 

Ensuite la parlie caillee est separee, avec 
plus ou moins de soins, du petit-lait, enve- 
loppee dans un linge , exposee a une pres- 
sionmoderee; apres cela, on la coupe en 
morceaux, que Ton melange a une certaine 
quantite determined de sel, avant de laisser 
durcir et secher. Cependant ce mode de 
salaison n'est pas suivi pour les fromages 
minces de Glocester et de Sommerset. Dans 
ces contrees , on fait penetrer le sel neces- 
saire par friction a l'exterieur des fromages. 
On les unit avec du beurre lorsque la salai- 
son est accomplie, et on les depose une 
semaine ou deux dans un local a tempera- 
ture moderee, en les retournant souvent. 
Quand on veut de bons fromages , il faut 
observer quelques details dont nous allons 
faire la description. 

La qualite du fromage depend de plu- 
sieurs eirconstances, dont quelques-unes 
naturelles sont indispensables , dont quel- 
ques autres peuvent etre remplacees par 

Aux premieres appartiennent les diffe- 
rentes matieres du lait, qui sont en corre- 
lation avec l'espece de fromage; par elles la 
qualite du fromage est necessairement in- 
fluencee. En outre, le lait de differents 
animaux donne differents produits. Les fro- 
mages de brebis de l'Angleterre, de l'ltalie, 
de la France, et les fromages de chevres 
du Mont-d'Or, se distinguent par des qua- 
lites que ne possede pas le fromage de vache 
prepare de la meme maniere. II en est de 
meme pour le fromage de buffle, dont le 
lait a certains principes que Ton ne retrouve 
pas dans les autres. 



autant que la qualite particulic 



de Fromages. 

en effet, il suffit d'un rien pour modifier, 
changer la richesse, la saveur et toutes les 
proprietes de ses produits. 

Ainsi, quand le lait nouveau, au moment 
ou Ton ajoute la presure , a une tempera- 
ture de plus de 55 degres centigrades , le 
coagulum sera dur et tenace ; si la tempe- 
rature est au-dessous, le coagulum sera 
mou et se separera difficilement du petit 
lait. Chauffe a feu nu, comme cela arrive 
souvent, dans un vase en fer, le lait peut se 
bruler et communiquer un mauvais gout au 
fromage ; que le coagulum soit neglige apres 
que le lait est caille , qu'il ne soit pas im- 
mediatement divise , et il deviendra com- 
pacte et tenace. Une presure ayant une 
mauvaise odeur, ou en trop grande quan- 
tite, est egalement prejudiciable; si, au 
lieu de la presure, on emploie les acides, les 
proprietes du fromage sont alterees. 

Le fromage peut etre moins nche, si Ion 
exprime par une trop forte pression le pe- 
tit-lait hors du coagulum, ou si on brise ce 
dernier et qu'on le remue dans le petit laii, 
au lieu de le couper au couteau, afin quele 
petit-lait s'ecoule doucement et sans peine, 
comme cela se fait dans le Cheshire, au lieu 
de le placer entier sur un linge, afin que le 
petit-lait s'egouttespontanement et entraine 
le moins de matieres grasses possible. 

L'espece de sel, la maniere desaler,ic 
volume des fromages, et surtout le mode 
de conservation sont autant influences qui 
reagissent sur les qualites du homage. 

Tout ce qui precede nous montre : que , 
pour produire uniformement, pendant toute 
Fannie, la meilleure qualite de fromage 
susceptible d'etre retiree du lait, il faut 
une grande habilete naturelle et une longut 
eX Lt ie v n armtes de fromage que 1'on fabriq- 
sont tresnombreuses; la plupart doivent 
leurs qualites particulieres au mode de in- 
fection dans les localites respec tiv es , nw» 
le meme procede, le **£"j£& 
naissance a plusieurs vane e _ na uu 
suivant l'etat auquel le lait est employe 
Ai a Si C U fro a ma n ses de creme, fails avee de 



V. 




GLADIOLUS GAOAVEMS, gitbimcs. 



Iridese, (Joss.) Rob. Br. 



,1. II, Mars 1846, tab. I. 
Triandria-Monogynia, Linn. 



cii.vHAcr. <;i;\i:u. - \iae<u|.ra i .. 

CHARACT. HYBRID. — Supra ibid. 
CHARACT. SUBVARIET. - Floribus < 



La botanique manque de terraes pour 


filiation directe, c'est-a-dirc par voie de 


designer d'un mot les varietes de plantes 


semis , et dont nous sommes redevables a 


hybrides et les hybrides qui proviennent 


M. Lemonier de Lille, horticulteur eclaire, 


du croisement de varietes. C'est dans la 


auqucl de nombreux suffrages ont accorde 


premiere de ces categories anonymes que 


dans plusieurs concours la palme de la belle 


rentre l'objet de cet article. Nos Iecteurs se 


culture : nous connaissons, il est vrai, d'au- 


rappellent, en effet, l'origine mixte du Gla- 


tres Gladiolus gandavensis a fleurs jaunes ; 


diolus gandavensis, cette splendide acquisi- 


mais, aucune n'approcbe du citrinus par la 


tion qui doit a la Flore les honneurs de la 


beaute et l'exquise proportion de ses fleurs. 


publicite (Voir ci-dessus 1. c.) : la couleur 




seule distingue de cette hybride le nouveau 


L. VH. 


Gladiolus a fleurs jaunes , qui en derive en 





Voir ci-dessus 1. 



l'article relatif a la culture du Gladiolus gandavensis. 

L. VH. 



MISCELLANIES. 



f 512 (Suite). 



fabrication de diverses especes i 



quelconque la coagulation et lege 
les fromages d'ltalie, faits avec de la creme 
chauffee , cailles avec du petit-lait aigri ou 
avec de l'acide tartarique. Ces fromages ne 
peuvent pas se conserver longtemps. 

6. Fromages de creme et de lait. On les 
obtient en melangeant la creme de la traite 
de la veille avec !e nouveau lait du lende- 
main , avant d'ajouter la presure. C'est ainsi 
que Ton fabriquc le fromage anglais de Stil- 
ton ct le fromage de Brie, en France. 



c Fromages gras laits avec du lait non 
dcreme, tels que ceux du Glocester, du 
Wiltshire, du Cheshire, de Chedder et de 
Dunlop. Ces fromages, comme les prece- 
dents, seront plus ou moins riches, suivant 
la maniere dont le coagulum aura ete traite, 
et suivant que le lait aura caille pendant 
qu'il avail sa chaleur naturcllc. Dans le 
Cheshire, et dans quelques etablissements 
de l'Ayrshire,on melange le lait ecr&ne* du 
iour avec le lait ct la creme dc la veille. 



Les grands fromages du Cheshire, qui j 
pesent 25 et 50 kilogrammes, se brisent et j 
tombent en morceaux quand toute la creme | 
a ete laissee dans le lait. Pour echapper a 
cet inconvenient, on enleve un dixieme de 
la creme que Ton eonvertit en beurre. 

d. Fromages demi-gras, comme le fro- 
mages simples du Glocester, proviennent 
du lait du jour mele au lait ecreme de la 

e. Fromages maigres obtenus du lait une 
fois ecreme, comme les fromages hollan- 
dais de Leyde; du lait deux fois ecreme; 
comme ceux de la Frise et du Groningue; 
du lait trois ou quatre fois ecreme, comme 
les fromages d'Essex et de Sussex, qui exi- 
gent souvent l'emploi de la hache pour etre 
divises, et dont on se sert dans les .irts. 

f. Fromage de petit-lait, faits avec le 
coagulum qui s'accumule a la surface quand 
on fait chauffer le petit-lait. Ces fromages 
sont tres bons; en melangeant leur coa- 
gulum avec celui du lait non ecreme, on 
obtient, dit-on, des fromages qui imitent 
tres bien ceux de Stilton. 

g. Fromages de lait de beurre, confec- 



tionnes en faisant simplemcnt fdtrcr le lait 
de beurre a travers un linge, en le chauf- 
fant moderement apres, ce qui fait separer 
le coagulum, ou en ajoutant, comme cela 
se pratique quelquefois, un peu^ de pre- 
sure. Souvent ce fromage est preferable a 
celui que Ton retire du lait une fois ecreme. 

h. Fromages vdgetaux fabriques en me- 
langeant des matieres vegetales au coagu- 
lum. Le fromage vert de Wiltshire est 
colore par une decoction de feuilles de 
sauge, de souci et de persil. Le schabzieger 
de la Suisse ct un melange de coagulum 
sec avec un vingtieme de son poids de 
feuilles seches de melilot (Trisonelle). 

I. Fromage de pommes de terre. On 1'ob- 
tient, en Saxe et en Savoic, en melangeant 
des pommes de terre bouillies et seches 
avec la moitie ou le tiers de leur poids de 
coagulum frais, ou simplement avec du lait 
aigre ou ecreme. On laisse fcrmenter lege- 
rement avant de mettre en forme. Ces from- 



agreable 



conservent fort long- 



| 313. Maniere de detruire quelqn 



preserver les frnits de leur voracite. 



II faut, pour un jardin d'un hectare, pla- 
cer dix vases de distance en distance et le 
plus pres possible des fruits ; vous mette- 
dans chaque vase un demi-litre d'eau miel- 



Pour detruire les loirs, les rats-mulots, 
!S rats, les souris, les limacons et les four- 

tis. il i'.iiit aionter acette eau miellee deux 



grammes de poudre de : 



chaque vase, et saupoudm aver I 
poudre les fruits qui sont entames. 
Pour detruire les chenilles, il !■' 
.lissoudre <iaii> di\ litres d'eau deux 
de potassc, et ajouter a cette eau de 
im kilogr. d'huile de chanyre; vou 
| ( . tout, vnns Inmipr/. v.nr r|nuig«.' '! 
place/, au bout d'un baton, et vous 
les nids et les branches. II faut avou 
tuer les chenilles qui tombent des e 
(Le Rovili 



Snr I 'hybridation des Groseilliers. 

■ 1'hvbridation des \ petite famille dans laquelle s 
uandais ce genre si especes assez distinctes par 

i des hortieulteurs: ; tion. 




5F .t^TjT -- TOHH^^TiT^^'' 



fl^^ 



« Les Groseilliers ont quatre a cinq eta- 
mines et un seul style termine par deux 
stigmates entiers ou divises chacun en deux 
parties. La fecondation s'opcre presque aus- 
sitot que l'epanouissement commence, et 
elle manque rarement; aussi, pour croiser 
les especes ou les varietes, faut-il s'empres- 
ser de retranchcr les diamines en arrachant 
les antheres avec des brucelles des qi 
fleur s'enlr'ouvre. II ne faut laisser que 
a trois fleurs sur chaque grappe et couper 
les autres avec des ciseaux. Le pollen s'ap- 
plique facilement au pinceau. 

« Le Groseillier commun ou a maquereau 
(Ribes Uva crispa) a produit maintenant un 
si grand nombre de bonnes varietes, que 
Ton ne sait rcellement ou s'arretera cette 
creation. L'hybridation entrc toutes ces va- 
ridtes s'opere facilement et permet encore 
d'obtenir du nouveau. 

<c Le R. triflorum, le speciosvm, le cy- 
nosbati, qui appartiennent au raeme groupe, 
pourraient sans doute se croiser entre eux 
et augmenter ainsi nos arbrisseaux d'orne- 

« La section des Ribesia ou des veritables 
Groseilliers, dans laquelle se trouvent le 
G. noir, le rouge et le blanc, ainsi que les 
beaux Groseilliers sanguins, est la plus 
nombreusc du groupe. Je presume que Ton 
obliendrait des fruits nouveaux en hybri- 
dant le Cassis ordinaire p;ir lesanguineum, 
et si les fruits n'etaient pas preferahles a 
ceux du Cassis, il est probable que les fleurs 
recompenseraient deja la peine que Ton au- 
rait prise. II y aurait aussi une multitude de 
croisements h tenter entre ces beaux san- 
guineum, atrosanguineum, glulinosum, 
malvaceitm, qui ne sont que des varietes, 
et les nouvelles especes introduces, comme 
plantes ornemcntales, dans nos jardins. 

k Les especes fruitieres, telles que le 
G. rouge, le blanc, le couleur de chair, etc. , 
devraient etre hybridees par le Groseillier 
cerise mil. croise de cette maniere, finirait 
des varietes blanches et 



« Farm i Jes especes sauvages, il en est 
deux : Yalpinum, qui est dioique, et sur- 
tout le petrceum, qui, s'ils pouvaient etre 
hybrides par le Groseillier rouge ordinaire, 
donneraient peut-etre des varfetes de fruits 
moins acides, et qu'il serait tres interessant 
de rechercher. 

I En resume, le genre Ribes offre a I'hor- 
ticulture un vaste champ de recherches et 
d'essais, quoique deja il ait ete l'objet de 
nombreuses observations. » 

Pendant que je publiais ces notions sur 
l'hybridation du Groseillier, je les mettais 
en pratique sur de belles varietes do Gro- 
seilles a maquereau, et je croisais des races 
anglaises dont le nom n'a pas ete conserve, 
par suite de la perte des numeros d'ordre. 
Toutefois, les graines semees en terrine, 
aussitot apres la maturite du fruit, leverent 
tres bien au printempsde 1846. Lesjeunes 
plants furent mis en pleine terre a 1'autom- 
ne; ils se developperent d'une maniere ex- 
traordinaire en 1847, et la plupart commen- 
cerent cette annee, 1848, a donner quel- 
ques fruits. 

Plusieurs membres de notre Societe ont 
vu ces fruits et sont restes surpris de leur 
beaute, de leur volume et de leur parfum. 
Ils egalaient, sans contredit, les plus belles 
et les meilleures varietes anglaises; la cou- 
leur variait du jaunc au rouge et du rouge 
au vert; la forme de quelques-uns etait ex- 
traordinaire; e'etait celle d'une calebassc al- 
Jongee, se retrecissant en un pedoncule 
epais et charnu, ou bicn ils ressemblaient 
a une vessie gonflee et transparente, ou a 
des ballons suspendus. Leur saveur ne le 
cedait en rien aux mcilleurs types en ce 
genre, et ce qui etait lc plus remarquable, 
c otait la variele presque infinie de ce semis. 
Chaque individu etait unevariete nouvelle, 
s ne saurions trop engager les verita- 



cherehes. L'annee prochain< 
s de plus grands details s 
velles les plus 






par donner ; 

type I 



volumineuses peut-etre que 



; flavum, qui 
stincte, pour- 



Enfin, les R. 
forment encore une 
raient sans doute aussi s'hybrider sans que 
l'horticulture y trouve grand avantage, 
puisqu'ils se ressemblent deja beaucoup. 



Culture dee Framboisiers dans la 



dc Bagnolet. 



La culture du Framboisier 
jourd'hui tres en grand dans ] 
de Bagnolet et elle y est fort anciennc. 11 y 
a soixante ou quatre-vingts ans on n'y en 
distinguail qu'une \ariete, quoiqu'a vrai 
dire il y en eut reellement trois; mais a 
cette epoque les benefices de cette culture 
etaient si miniraes, a cause de la cherte du 
sucre qui limitait excessivement 1'usage des 
fruits de cette plante , que les cultivateurs 
ne lui donnaient qu'une mediocre attention. 

Confondues sous la meme denomination 
generate de Framboisiers, les trois varietes 
ou especes etaient eependant designees par 
les cultivateurs sous des noms differents au 
moment de la recolte; e'etaient : la Fram- 
boise-de, ainsi nommee a cause de la res- 
semblance de son fruit avec un de a cou- 
dre ; la Framboise noire a cause de sa cou- 
leur foncee quand elle avait attcint sa 
maturite, et la Roy ale dont les fruits assez 
gros et allonges lui avaient merite cette 
qualification , bien qu'ils eussent l'inconve- 



ecrases sous les pieds de ceux qui faisaient 
la recolte. Outre cet inconvenient, la plante 
ne pouvait pas supporter les rayons du 
soleil lorsqu'ils etaient un peu vifs, sans se 
dessecher plus ou moins et quelquefois pe- 
rir; aussi a-t-on fini par en abandonner la 
culture ; les deux autres meme ont ete rem- 
placees un peu plus tard par des varietes 
nouvelles plus productives, qui sont a peu 
pres les seules cultivecs aujourd'hui. 

Avec les especes, les procedes de culture 
ont aussi change, bien qu'on les retrouve 
encore chez quelques vieux paysans qui par 
habitude ont conserve leur ancienne rou- 
tine. Elle consistait a tenir les rangs de 
Framboisiers tres eleves, ce qui se faisait en 
creusant toujours les ados. Cette pratique 
etait vicieuse, en ce qu'elle ne permettait 
pas aux racines des plantes de se deve- 
lopper et qu'elle les exposait a une seche- 
resse souvent mortelle. On verra un peu 






ic qui vient rempla< 
arietes date de l'anr 
e fut 1'epoque ou c 



Cette Framboise fut une pommc 
de discorde parmi nous. Le cultivateur qui 
1'avait importee a Bagnolet pretendit en 
etre le seul possesseur ; inde iras, e'est-a-dire 
des proces, et, ce qui est pire, le desespoir 
d'un de nos confreres qui se suicida. II n'en 
fallait pas tant pour rendre la nouvelle va- 
riete celebre, aussi lui donnames-nous trois 
noms, ceux de Framboise noire, Framboise 
papier et Framboise tue homme. Elle avait 
ses avantages et ses inconvenients. Vigou- 
reuse, supportant bien la secheresse et 
poussant abondamment du pied, elle pro- 
duisait beaucoup, mais ses fruits etaient 
difficiles a cueillir a cause de la brievete 
des pedoncules, et quand ils etaient tres 
murs , ils s'ecrasaient avec une grande fa- 
cilite' sous la pression des doigts; aussi, 
malgre l'engoucmcnt dont elle avait ete 
l'objet dans les commencements, cette race 
fut, comme les precedentes, mise a la re- 
forme , pour faire place a une autre nom- 
mee Framboise de Gambon, du nom du 
cultivateur qui l'apporta le premier dans la 
commune en 1825. 

La Framboise Gambon est aujourd'hui 
une de celles qu'on cultive le plus en grand 
a Bagnolet. II n'est pas rare d'en voir des 
des champs dc 25* a 50 ares en plein rap- 
port. Elle est assez rustique et offre de 
grandes commodites a la cueillette, a cause 
de fa longueur de ses pedoncules-, de plus, 
elle remonte beaucoup dans les terres fraj- 
ches et substantiates. Le fruit en est tres 
parfume, aussi le recherche-t-on pour la 
table et pour la preparation des confitures. 
Une autre variete du Chili et a fruits jau- 
nes, dite Gambon blanche, est aussi tres 
cultivee chez nous. Elle a le meme port que 
la precedente, mais on Ten distingue ai- 
sement a la couleur de son bois qui est 
jaune rougeatre, tandis que dans I'autre 
il est simplement gris. 

II existe encore dans notre commune une 
troisieme espece, mais de date toute recente, 
e'est la Framboise de Faktoff, dontle fruit 
rose et voluraineux imite pour sa forme 
celui de la Framboise noire. Le bois et les 
feuilles rappellent ceux de la Framboise 
rouge; mais quoique d'un. bon rapport, 
cette variete est encore peu repandue dans 
nos cultures. 



TABLE GEKlRALE ALPHABlTIQUE 

Figures, Descriptions et Miscellanees conlenues dans les cinq premiers volumes 

FLORE DES SERRES ET DES JARDINS DE L'EUROPE. 

(184S-1849.) 



Abeilles. III. page 251 b . IV. p. 424*. V. p. 4251 
Abelia floribunda. II. Janv. 1846. IV. 
AbricuticrdeSyrie.IV. PI. 418. 
Abronia umbellata. V. p. 425 f . 

i. II. PI. 170. 
ars 1846. V. 
nes argyrostigma. II. Avril \M&. VII. 
cupreata.IH.P1.260. 
Eschcriana(Ay6r.) IV. p. 405 d . 
gloxiaiaeflora. IV. PI. 318. 
igncsccns.III.Pl.248. 
Liebmanni. III. p. 262 1 '. 



- var.Klei. ) 
_ - var. latifolia. } V * P ' 

— multiflora. I.p. 79. 

— ocellata. IV. PI. 556. 

— patens. HI. PI. 2«, HI. p. 262b. 
_ picta.I.p.99. 

Actinostrobus pyramidalis. V. p. 501b. 
>Echmea fulgens. II. Avril 1846. IX. 

— fulgens et discolor obtenus de tern 
p. 449b. 

F2il.hilasrondiflora.rV.pl. 324. 
brides Brookci. I. p. 93. 

— crispum. V. PI. 438. 
Aerification (de I') dans les serves a f 

V. 425 d . 
jEschynanthus Lobbianus. III. PI. 246. 
— longiflorus. HI. PI- 288. 



197. 



s. III. 

pulchcr. HI 

spcciosus. III. PI. 26 
AgalmylastaminealV.Pl. 538. 
Alice* dejurdinsousentiers de i 

V. 423-=. 
Alliumcceruleum.IH.pl. 500. 
Alloplectus dichrous. H. JuiUet \ 



Alloplectus Pinelianus. 11. Aouti 
- repens. IV. PI. 592. 



i Errembaultii (hybr.) III. PI. 262. 
— - Jacquesiana. II. PI. 182. 
Amaryllis {Sprekelia) Cybister. V. PI. 433-6. 

— reticulata v. strialifolia. V. PI. 430. 

— (Nerine) sarnicnsis. III. p. 262°. 
Amherstianobilis. V. PI. 313-16. 

_ - (Floraison de l') V. p. 451 e , 453 b . 

Amorphophallus Iconcnsis. II. PI. 161. 
Androcentrum multiflorum. III. p. 242 d . 
Anemone japonica. II. Few. 1846. 1. 

_ _ (Culture et multiplication de V). 

HI. p. 281b. 
Anguria Makoyana. III. PI. 222. 
Anigosanthus pulcherrimus. II. Avril 1846. 

I et II. 
Anhnaux miisibles(Muniwv de dctruire quelqucs) 

ct de preserver les fruits de leur voracite. 

V. p. 539b. 
Anoectochilus Lobbianus. V. PI. 519. 

_ setaceus. 11. Fdvr. 1846. VI. 

- (Culture dc*).V.p. 459°. 

Anthadenia sesamoids II. Avril 1846. VI 
Antirrhinum majus v. ^oungianum. HI. PI. 218. 

_ - varr.div.HI.Pl.287. 
Aphelandra aurantiaca. I. p. 239. 

_ _ (Rectification ausujetde ^intro- 
duction de I'). V. p. 435b. 
Apios tuberosa, propose pour rcmplacer lapomme 



Aquilegiaj 



leptoceras. IH.P1. 296. 
a. V. PI. 531. 
I. p. 55. 



Arbres fruitier s. (Apparatus pour proteger les). 

V. p. 521 P . 
Aristolochia anguicida. IV. PL 544. 

_ grandiflora. IV. PL 351-2, et 554-5. 

_ picta. V. PL 521. 
Arnebia echioides. V. PL 459. 
Artichauts. (Conservation des). III. p. 301b. 
Arum maculatum. (Emploi de V) V. p. 538b. 
Arundinaria falcata. III. p. 245b. 
AsclepiasDouglasii. V. P1.426. 
Asperges (Procede propose pour obtenir de tres 

grosses). IV. p. 406b. 
Asystasia coromandeliana. II. PL 179. 
Azalea (indica) exquisita. III. PL 239. 

— — striata formosissima. III. PL 242. 

— — a fleurs blanches. (Rusticite de V). 
V. p. 503<i. 

Azalees. (Culture des). III. p. 239b. 



Barbacenia purpurea. IV. PL 348. 

— squamata. I. p. 265. 
Barkeria spectabilis. 1. p. 139. 
Barringtonia speciosa. IV. PL 409. 
Begonia albo-coccinea. HI. PL 225. 

- cinnabarina. V. PL 530. 

- fuchsioides. III. PI. 212. 
Bejaria asstuans. IV. p. 328b. 

- cinnamomea. IV. p. 327 d . 

- coarctata. IV. p. 328b. 

- ledifolia. III. PL 194. 
Berberis aurahuaccnsis. IV. PL 334. 

- Fortunei. III. p. 287b. 

- hypoleuca. III. p. 262?. 

- ilicifolia. III. PL 291. 

- nervosa .II. Juillet 1 846. IV . 

- parviflora. HI. p. 262 r . 

- trifoliata. I. p. 307. 
Bessera miniata. IV. PL 424. 
Bignonia Carolina:. IV. PL 330. 

- Chamberlaynii. III. PL 255. 
Billbergia rhodocyanea. III. PL 207. 
Blc(Sur V emploi du Goudron pour le preserver 

de I'attaque du Charancon). V. p. 515-6 d . 
Boussingaultia, proposepour rcmplacer la pomme 



.V.p.l 



. V. p. 



flava. I. p. 215. 
Iongiflora. II. Juin 1846. X. 
• * am. V. PI 533. 
osum. IV. PI. 340. 
Brassnvola ttigbyaria. 111. PL 237. 
Hnvu'i ^miniflora. V. PL 520. 
Brodia:a californica. V. p. 428b. 



Browallia Jamesoni. V. PL 436. 
Brugmansia suaveolens (Culture du) III. p. 296b. 
iaris, III. PL 192-3. 
Josephina:. IV. PL 322-3. 
— Toxicaria. V. PL 434. 

Buddleia Lindleyana. II. Mai 1846. IX. 
Burlingtonia rigida. I. p. H. 
Burtonia pulchella. IV. PL 406. 






Ward. III. p. 281°. 
Calandrinia umbellata. II. Avril 1846. V. 
Ciil.iiillii- \ oratrifolia. V. p. 507-9 d . 

- vestita. V. p. 426b. 
Calceolaires Van Houtte. III. PL 250. 
Callistemon brachyandrum. V. p. 450 f . 
Calochortus luteus. II. Mai 1846. I. 

- monophyllus. V. p. 430b. 

I ^enusluT" } IL Mai iMG ' h 

Calystegia pubcsccns. II. PL 172. III. p. 263-4b. 
Cauia^ii. iNi-iiIenta. III. PL 275. 
Camellia Mistriss A bby Wilder. IV. PL 341. 

- Alexina. II. Juin 1846. V. 

- Archiduchesse Augusta. V. PI. 483-6. 

- Candor. V. PL 301. 

- Chalmer's pcrfccta. II. Juillet 1846. V. 

- Comte de Paris. II. PL 150. 

- Countess of Orkney. IV. PL 349. 

- de la Reine.U. PI. i67. 

- General Lafayette. IV . PL 342. 

- Grande Duchessc d'Etruric. II. Juin 

1846. III. 

- miniata. III. PL 279. 

- Princesse Baciocchi. II. Juin 1846. VII; 

- Vexillo di Flora. II. Aout 1846. IX. 

- Wilderi. IV. PL 528. 
Campanula nobilis. III. PL 247. 

— pyramidalis. III. p. 302 b . 
Campylobotrys discolor. HI. p. 260b. V. PL 427. 
Campylobotrys et Higginsia (Sur Vidcntite des 

genres). V. p. 482<L 
Canneberge (Culture de la) III. p. 262b. 
Cantua bicolor. III. p. 242b. 

- buxifolia. IV. PL 545. 

- pyrifolia. IV. PL 585. 
Capanea grandiflora. V. PL 499-500. 
Carottes (Culture des) C 



, dans les terra rputsn-s. 



-a. HI. PI. 198. 
j. IV. p. 345° et 416-7b. 

- - (Foretsde). IV. p. 308*. 
Centaurea americana. III. p. 270b. IV. PI. 327. 
Centradenia floribunda. V. PI. 453. 
Centropogon cordifolius. IV. PI. 362. 
Cephalotus follicularis. III. PL 290. 
Ceratostemma longiflorum. IV. p. 346b. 
Cereus grandifl.-spcciosiss. Maynardi. III. PI 

- grandiflorus {Usage culinaire du). V 

Ceropegia Cumingiana. IV. PI. 315. 

stapeliajformis. II. Juin 1846. IV. 
Cestrura aurantiacum. I. p. 189. 
Chaenestes lanceolata. IV. PI. 309. 
Chassis aire pour faire fleurir les Auriculcs, etc. 

V. p. 531b. 
Chassis-Jalousies. IV. p. 357b. 
Chnw {Mo.hidie du). III. p. 270b. 
Chrirosljlismarmorata. IV. PI. 370. 
Chirita Moonii. IV. PI. 407-8. 

- sinensis. I. p. 135. 

- Walkcrife. III. PI. 285. 

- zeylanica.H.ii»riM846.III. 
Chlidanthus fragrans. IV. PI. 326. 
Clinjsu/if/trmes Bonamy. V. p. 553° 

{Multiplication da 



MATIERES. 

Corydalis 



IV. p. 402b. 



! des) en Chine. \ 
p. 502b. 
Cionus Scrophulariaj. V. 485-6. 
Citrus japonica. IV. p. 411b e t 412b. 
Clematis florida v. Sieboldi. V. PI. 487. 

- Grahami. IV. p. 575b. 
gravcolcns. IV. p. 374 b . 

- indivisa lobata. IV. PI. 402. 
smilacifolia. II. PI. 175. 

- tubulosa. III. PI. 195. 
Clerodendrum sinuatum. Ill PI. 224. 

Climat {Du) et des diverses cultures de la Chine 
IV. p. 381b, 382b, 383b, 384b, g 85bj 386 _ 7 d. 
Cloportes {Destruction des). IV. p. 393°. 
Coelia macrostachya. V. p. 447b. 
Colocase {Dc la) des anciens. V. p. 525-6?. 
Columnca crassifolia. III. PI. 286. 

- pilosa. III. PI. 225. 
Comparettia rosea. II. Mai 1846. VI. 
Coniferes {de leur education par semis). IV 

p. 389b et 590b. 

- {Les) de Rcdleaf. V. 507-9°- . 
Conostylis juncea. III. p. 259b. 

- setigera. III. PI. 259. 
Conradia floribunda. IV. p. 549b. 
Convolvulus tricolor v. vittatus. III. PI. 298. 
Corrca bicolor. I. p. 73. 

Coryantl.cs Foildiiigii. IV. p. 358b ct 359-60b. 



>■(/),* 



. ,!„) r 



III. p. 500°. 
Couches de melons flottantcs dans la vallee de 

Cashmire. IV. p. 540b. 
Cumingia trimaculata. I. p. 179. 
Cuphea cinnabarina. V. PI. 527. 

- cordata II. Mars 1846. VII. 

- ignea {voir rectification au sujet du Cu- 

phea platycentra). V. p. 499-500b. 

- miniata II. Janv. 1846. IX. 



{\OH 



V. p. 



, /,,,/„•. 



- - {Rectification au sujet de respect- 

des Serres. V. p. 499-500b. 

- purpurea {hybr.). IV. PI. 312. 

- strigulosa. I. p. 87. 
Curcuma cordata. V. PI. 448. 

Cydonia japonica v. umbilicata. V. PI. 510-12. 
Cypclla Herberti. V. PI. 537. 
Cypripedium barbatum. III. PI. 190. 

— irapeanum. III. PI. 186. 

— Lowii. III. p. 291b, IV. PI. 575. 

— spectabile. V. PI. 450. 

— {Les) de I'Amirique du Nord. V. 

Cyrtanthera Ghiesbreghtii. IV. PI. 559. 
Cyrtanthus obliquus. II. PI. 156. 
Cyrtochilum leucochilum. V. PI. 522. 

le). IV. p. 511b. 

D. 



Daphne Fortunei. III. PI. 208. 
Dendrobium formosum. III. PI. ! 
Dianthus caryophyllus {Culture d 



.167. 

- nobilis. V. PI. 457. 

— Rosa campestris. III. PI. 256. 

— splendcns. I. p. 171. 
urophylla. V. PI. 425. 

- vinca-llnra. \\. Au,\t. K{6. VI. 
Diplola:na Dampicri. II. JuillctiMA. III. 
Disa grandiflora. II. PI. 160. 



Disteganthus basilateralis. III. PI. 227. 



Eaux souterraincs (Sur Vexistence et I'origine 
<f). V. p. 491". 

a intermedia. IV. PI. 356. 

- s ;rr.i. } »<•>•*»■ 

pcctiniferus. II. Juillet 1846. VII. 
Echitespeltata.IV.Pl. 390. 
Edgworthia chrysantha. HI. PI. 289. 
Empotaqe (pots et table a empot. perfectionnes), 

V. p. 487b. 
Encephalartos brachyphyllus(mas.)III. p. 271 -2". 
Encre noire indelebile pour ccrire sur le zinc, 

V. p. 499-500-3. 
Endlicher, Steph. Lad. {Notice sur la vie et lei 

outrage* botantques de). V. p. 44H, 442" 

443^, 444b, 445-6*. 
Engrais (E 

III. p. i 



Kpidendrum lacertinum. IV. p. 372b. 

macrochilum v. roseum. IV. PI. 372. 
- ornatum. IV. p. 334b. 

phoeniceum. II. Mai 1846. VIII. 

PI. 306. 
Episcia bicolor. IV. PI. 398. 
Eranthemum coccineum. III. PI. 240. 
Eri.aCavendishiana. II. .4o«M846. X. 

— Neillii. II. Mai 1846. II. 
Eriostcmon intermedium. V. PI. 445. 
Espaliers (Maniere de les fixer aux murs). V. 

p. 490b. 
Eucnide bartonioides voir Microsperma. V. 

PI. 532. 
Eustoma exaltatum. I. p 

. V. PI, 

j.(M. Fortune. — 

M.Hartweg). IV. p. 372b. 

I. 

neons (Utilite des) pour preserver le* fruit* des 

ravages de moineaux. V. p. 504-6-3. 
utnulrustiqHeWodilety.V.V.mi. 



HABETIQUE 

Fete (Grande) horticulturale a Boston. IV. 
p. 424". 

Fibres de diverses vegetaux qui peuvent etre tis- 
sues ou former des cordages, etc. IV. p. 424 d . 

Fleursd'hiver des Chinois. V. p. 510-12-3. 

Foret vierge au Bresil. III. face au fol. 282. 

Forsythia viridissima. III. PI. 261. 

Fortune. (Exploration botanieo-horthole.) I\ 
p. 372 b . 

Fortunea sinensis. IV. p. 326 b ef328. 

Four mis (Destruction des). IV. p. 395 d . 

Fraise Belle de Macheteaux, IV. p. 371 b . 

Fraisier Bee-hive. III. p. 279 b . 

_ — d' 'Aberdeen (rectification). IV. 

p. 400b. 
Mammouth. V. PI. 504-6. 

Framboisicr de Fastolff. IV. PI. 380. 

— de tous les mois. III. p. 29P. 

— (Culture des) dans la commune de Ba- 

gnolet. V. p. 539 d . 
(Palissage des). V. p. 454 d . 
Franciscea acuminata. II. Aout 1846. VIII. 
Fritillaria latifolia. V. p. 518b. 

— pallidiflora. V. p. 518°. 

Fromages (Fabrication de diver ses especes de). 

V. p. 538-3, 5 39. 
Fuchsia acinifolia. III. p. 246 b . 

- arborescens v. syringseflora. IV. PI. 416-17. 

- macrantha. II. PI. 151-2. 

- — (Culture du). IV. p. 315b. 

- nigricans. V. PI. 481. 

- serratifolia. V.P1.447. 

- - alba (hybr.). V. p. 487". 

- — (Culture du) a Vair libre. IV. 
p. 401b. 

- spectabilis. IV. PI. 359-60. 

- splendens. V. PI. 458. 

- venusta. V. PI. 538. 

Fumiqateura action spontanea V. p. 499-500-3. 
^lillora. II. PI. 158-9. 



(ialUnseele du Chardon. IV. p. 344". 
Gardenia Devoniana. III. PL 191. 

- florida v. Fortuneana. II. PI. 177. 

_ _ _ (Note sur le).V.V.W-&. 

- malleifera. III. PI. 249. 

- Shcrbourniae. II. Mai 1846. X. 

- Stanlevana. II. Janv. 1846. I , HI. p. 242". 

- Whitfieldii. III. p. 242". 

- — (Culture du). IV. p. 406f. 
Gardner, Georges (Notice necrologique sur). \ - 

p. 477-80-", 481b. 



I indeniana. V. p. 501 d . 
Gelasine azurea. IV. PI. UL 
Gesneria elliptica v. lutea. II. PL 168. 

— Gardneri. II. PI. 145. 

— Geroltiana. II. Avril 1846. IV. 

— Schomburgkiana. III. p. 267b. 
Gilia elongata. III. p. 285k 

— pharnaceoides. IV. p. 506b. 
Gladiolus Gandavensis. II. Mars 1846. 1. 

- — citrinus. V. PI. 539. 

- ringens. IV. PI. 422. 
Gloxinia Fyfiana (hybr.). IV. PI. 311. 

— gesnerioides. II. Fevr. 1846. III. 

— pallidiflora. II. Juillet 1846. VIII. 

— speciosa div. varr. III. PI. 268. 

— Teuchleri (hybr.). III. PI. 220, III. 
p. 245b. 

f.tn.ihtiai fir/itrees (Avis aux amateurs au suj, 

des) III. p. 268b. 
Glycine chinensis fl. albo. III. p. 268b- 
Gomphrena pulchella. V. PI. 451. 
Gongora leucochila. I. p. 207. 

— — {Rectification au sujctdelHi 
troduction du).\. p. 435b. 

- odoratissima. III. Pi. 229. 

— truncata v. Donckelaariana. IV. p. 536b. 
Goudronnage des ouvrages enfer. IV. p. 

IV. p. 4031.. 
Grammanthes gentianoides. V. PI. 518. 
GrenouiUes (Des) en horticulture. IV. p. 392b 

393-4b. 
Griffith,W. (Notice sur la vie et lcs travaux d< 

V. p. 535b. 

Groseillier cpineux (Culture du). IV. p. 396-7 e . 

- (Sur I'hybridution des). V. p. 539b. 
Guano (De I'emploidu). IV. p. 401b, 

- (Nouveau). III. p. 246b. 



Habitations rustiques (Decoration d'). V. p. 487 d . 
Habrothamnus corvrabosus. II. Fevr. 1846. X. 

- elegans. II. Fevr. 1846. IX. 

— fasciculatus. I. p. 275. 






Haricot beurre. V. PI. 435. 
Hartweo (Exploration botar 

p. 372b. 
Hebecladus biflorus. II. Mars 
Helianthus orgyalis. III. p. 27 
Heliconia angustifolui. V. PI. 
Heliotrope (Culture de I') e 



p. 519b et 520. 

ico-horticole). IV. 



Hcnfrcyascandens.III. PI. 231. 

Herbert, William, (Notice necrologique si 

III. p. 252*. 

//. rhii >■ [Mcthode pour dessechcr les plantes po 

leurs. V. p. 515-6*. 
Hibiscus ferox. IV. PI. 400. 
Higginsia et Campylobotrvs (Syr r>, /,„(;/, 

genres). V. p. 482 d . 
Hillia prasiantha. III. PI. 188. 
Himalaya (Portion de la chaine de I') vxie 

Darjeeling. V. p. 460-8''. 
Hindsia violacea. I. p. 59. 
Hooker, D r (sa mission botanique dans l'ln< 

IV. p. 318b, 319^ et 520-lb. 
Hortensia gigantesque. V. p. 469-72b. 
Hoya bella. IV. Pl. 599. V. p. 457*. 

— cinnamomifolia. IV. PI. 510. 

- impcrialis. IV. PI. 595-4. 
Hydrangea involucrata fl. pl. III. PI. 187. 

- pubescens. IV. Pl. 578-9. 
Hypocyrta leucostoma. III. Pl. 257. 



Impatiens platypetala. III. Pl. MS. 
— repens. IV. Pl. 405. 

-• 
Inga pulcherrima. I. p. 57. 
_ _ (des conditions de la misc * 

del') et de qui Iq ties arbrissrini.i r„ </ 
IV. p. 516* et 317b. 

l/i.s,,[(.- ijlli uttuqilriit les Camellias it h> 
dendrons (Destruction tics). III. p. -20i' ; 



d' horticulture. V. p. 555 <i . 



Irrigation (Sur un mode d') en usac 

Otinois. V. p. 556 d . 
Ixia et Sparaxis. II. Juillet 1846. Ml. 
Kora Grillitliii. III. Pl. 275-4. 



ALPHABETIQUE I 



,irrs, a ChiswirL . pendant 1' reposition. I\ 

PI. 377. 
Jardins (lottants des Chinois. V. p. 513-16 d . 
Juglans regia var. praeparturieus. IV. p. 366-7b. 
.InstiViii iiliii'sbreghtiana. III. p. 242 b . 



Lagerstrcemiaindica(FZor<m<mtf«).IV. p. 378-9b. 
Lait (Conservation du) sans alteration. V. p. 006". 
- {Moyendel'empecher de tourner). V. p. 523-6 k . 
ulticolor. III. p. 239 f . 
Latitanas {Culture des) a I'air libre. III. p. 266 f . 
Lapageria rosea. V. PI. 491. 
Laurier-Cerise{Marcottagedu). V. p. 504-6". 
Legumes pour I'hiver {Maniere de se'eher les). V. 



VIII. 



Leianthus longifolius. II. .la it v. 184< 

- umbellatus. II. PI. 171. 
Leschenaultia arcuata. III. PI. 219. 
- splendcns II. PI. 176. 

Liebigia speciosa. III. PI. 271-2. 
Lilas de Libert. III. p. 252b. 



. III. PI. 216. 

- eximium. III. PI. 283-4. 

- longiflorum. III. PI. 270. 

- speciosum rubrum. III. PI. 276-7. 

- spectabile. V. p. 518b. 

- Szovitsianum. V. PL 507-9. 

- testaceum. I. p.221. 

Limaces {Destruction des).V.p. 460-8k. 
Limnanthes alba. V. p. 458'». 
- rosea V. p. 431b. 

Lindleya mcspiloide*. IV. PI. 357. 
Lisianthus pulcher. V. Pi. 4il. 

Russclianus(Cw«Mre du). III. p. 273-4''. 
- splendcns. IV. p. 349b. 
Loasa picta. V. PI. 439. 
Lobelia hcterophylla major. I. p. 193. 
Lodoicea Sechellarum. V. PI. 523-6. 
Loiseleir-Deslongchamps (Notice historiqucsur). 



.IV.p.407-8b. 

a. IV. PL 350. 
Luculia Pinceana. I. p. 63. 
Lycaste Skinneri. IV. PL 303-4. 
Lycitim fuchsioides. I. p. 157. 
Lycoris (Amaryllis) aurea. IV. PL 410. 



Macleania cordata. IV. PI. 312. 
Mahonia ; voir Berberis. 

Une) V. p. 'M 



Mandragora autumnalis. V. PL 457. 

Manettia bicolor. II. Janv. 1846. V. 

- rainiata. IV. PL 317. 

fol. albo-lineatis. IV. PL 413-4. 
lineatis.IV. PI.413-4. 
,330b, 351 et 332. 
Sieboldtiana. V. PL 482. 
Metises {Abattage des). V. p. 469-72b. 
Melons {Double rccoltc de). III. p. 257b. 
Mertensia sibirica. V. p. 518°. 
Mespiliis japonica v. umbilicata. V. PL 510-12. 
Metlioiiica Lcopoldi. II. PL 163-4. 
Mctrodorea atropurpurea. IV. PL 337. 

V. PL 532. 
fastuosa. III. p. 262". 
Karwinskii. V. p. 433b. 
coccinca. IV. PL 385. 
Monlagnes des Orgues (Courte excursion dans les) 
et dans les forcts vierges au Bresit. III. p. 
282-302° et IV. p. 333. 
Morphologic eeoc'ta/c. Pcrii/oniocollie. IV. p. 

313-4b. 
Mousse {Culture des plantcs dans la). III. p. 248b. 
Mousses surles arbrcs fruiticrs {Destruction des). 

V. p. 336L 
Moussonia clegans. V. PL 489. 
Muguet {Culture du). III. p. 300*. 
Mulgedium macrorhizum. II. Juillet lxi6. VI. 



Navarretia cotultefolia. V. p. 457<L 
- pubescens. V. p. 450°. 
Nelumbium caspicum speciosum. 111. PL 265-6. 






lus ionema. V. PL 498. 
discoidalis.il. Ao&tim. VII. 
macuIata.V.P1.43I. 

III. PL 213-4. 
teata. III. PL 210. 

Noycrs {Un mot sur la multiplication des). IV. p. 

N'ymphsea rubra {Culture du). V. p. 481°. 
- {Nouvelleespecede).V.p.Wi. 



Objets en fer (Composition pour peindre les). 

p 490b. 
Odontoglossum grande. I. p. 123. 
OFillet 'les fleuristes {Quetqucs mots sur la ci 

ture de I'). V. p. S2R 
Oiscaux {Des) dans les jar dim. IV. p. 391b. 
Oncidium Bauerililipetalum. III. p. 238b. 

— Cavendishianum. IV. p. 530b, 531 et33 

— Insleayi. I. p. 243. 

— Saltator. III. p. 237b. 
Ophiocaryon paradoxum (Sur Irs afjinites de i 

V. p. 532°, 535°. 

— vespifera. 

Orchidecs (Des), cc 



. p.52R 



menls. IV. p. 42K 
(Nouvelles experiences sur les sen 
-/'): hifbridation de ces plantes. 
p. 522<», 523-68. 

(Peut-on. multiplier de graines les ... 



- ( - ) J Harlequin. jIV. I 

( Singularity. ' 

— (Culture en plates-bandes des). V. p. 
Pelouses (Enscmcnccmvnt des). V. p. 433'». 

■ •teres de la perfection dans lei 
p. 336b. 
l J niliirliiipliia«:u!»cnsis. III. PI. 297. 
> ra.ssifolius. I. p. 143. 



Peree-Oreilhs (lYu'lioula auricularis) (Sur 

IV. p. 308«, 396-7b. 
Petasostylisnigrcscens. I. p. 289. 
IVlunin {Culture des) de semis. V. p. 460-8'. 



- (Stir I 

p. 4 

Ordre (Importai 



Ornithogalum aureum. II. Few. 1846. IV. 
Orothamnus Zeyheri. IV. PI. 338. 

Outifs ct ustcnsiles nouveaux de jardinc«/i IV 
p. 406«-406f. 



Paeonia Moutan Triomphc de Ma- i 
_ _ _ dcVanl 

- tcnuifolia fl. pi. IV. PI. 308. 

Panax horridum. V. p. 435 c . 
Pancratium Amancaes. V. PI. 449. 

— calathinum. V. PI. 440. 

Paphinia cristata. IV. PI. 335. 
Pares ctjardins (Decoration des). IV. 



"-Ml 



Passiflora Actinia. II. Avri 

- amabilis (hybr.). III. PL 209. 

IV. p. 335b. 

- Medusa. IV. p. 373b. V. PI 528. 
Paulownia imperialis (Sur un nouvcau mode de 

multiplication du). IV. p. 412b. 
Pecher a fleurs doubles cramoisies (Fructification 

anomale du). V. p. 504-6*. 
Peckers a fleurs doubles , de semis. V. p. 498<>. 



Phalocallisplumbea.IV. PI. 593. 

Pharus vittatus. IV. PI. 316. III. p. 265-ti' 

Phlox Goethe. i 

— Heine Louise. [ ,„ % 

— Standard of perfection. I 

— Talleyrand. 
Phvcella corusca. IV. PI. 419. 
Phyllarthron Bojerianum. II. Mars 1846. VI 

i rndis. III. p. 253b. 
Phvtdcphas (Les). Polwicrs a ivoire, et I 

produits. V. PI. 496-97. 
PhytolaccaescuIcnta(.Vo«err(«/( ; /yi/^<').IV.p. 
Pigeons (Moycn de peer, air la mortalilv <1, s 

nes). V. p. 336b. 
Piloccieii> rhiysomalliis. III. p. 242 c . 
Pincement (De 1'e/fet du) sur que/que, pi, 

vivaces. IV. p. 419b, 420b, 421b. 
Pinus cembroides. IV. p. 524b, 325b. 

— Gordoniana. IV. p. 325b. 

— muricata. V. p. 517b. 

— patula (Rusticite du). V. p. 441J. 

— tuberculata. V. p. 517 c . 

Pilcairnia AIlnKlt-iiiii \ gigantea. III. PI. 2! 

- undulata. II. PI. 162. 
Pittosporum glabratum. III. p. 279 b . 
Pivoine Yivtoire tricolor?. IV. p. 348b. 
Plnntelc ;i umiire(\oueelle)en Hustle. III. p : 
Plantes ul pines (Culture des). IV. p. 418*. 
Platvana >trobilacea. IV. p. 370b. 
Platvcodon mandiflorus a ft. blanches et s 

doubles. V. p. 48R 

Plumbago Larpentae. IV. PI. 307. 

- - (Rectification* a» *n r t 

V. p. 532b. 



TABLE ALPHABIiTIQUE DES MATIERES CONTENUES 



Poinciana Gilliesii, I. p. 301. 
Poinsettiapulcherrima (Culturedu). III. p. 283-4b. 
Poiricr sur aubepine (Greffc du). III. p. 232*. 
Poiricrs et Pommicrs (Note sur de vieux), rajeu- 

nis par le procede de la grcffe en couronne. 

V. p. 518 d . 
Pois (Bois lesplus durables pour ramer Ics). V. 

p. 491b. 
— vivace a fleur pourpre (Lathyrus latifol. fl. 

purp.). IV. p. 396-7g. 
Pommes de terre (Conservation des). IV. p. 388 b . 

— — (Nouveau procede pour cuire 
let). V. p. 4W*. 

Porte-scie (Du) dupommier. IV. p. 327 c . 
Potentilla bicolor. II. Juin 1846. VIII. 

- Macnabiana (hybr.) II. PI. 149. 

- Smoutii (hybr.). IV. PI. 373. 

— verna. III. p. 246b. 
Prepusa Hookeri. III. PI. 252. 

Primula Auricula nigra fl. pi. IV. PI. 405. 

Prunier drap d'or. IV. PI. 396-7. 

Psoralea esculenta, proposee pour remplacer la 

pommede terre. V. p. 527<i, 528b. 
Pterodiscus speciosus. II. Janv. 1846. VI. 



Ratsetsouris (destruction des). III. p. 300^. 
Raves et Radis. IV. p. 415b. 
Reevesia thyrsoidea. III. PI. 206. 
Restrepia vittata. V. p. 460-8°. 
Rhaphistemma pulchellum. III. PI. 228. 
Rhododendron album Bl. V. p. 477-80''. 

— - Hamilt. V. p. 477-80*. 

— anthopogon. V. p. 477-80 m . 

— arboreum. V. p. 477-80*. 

— argenteum. V. PI. 473-6; V.p. 477-801. 
barbatum. V. PI. 469-72 et p. 477-80'. 

— Brookeanum. V. p. 477-80 b . 

— Campbelliae. V. p. 477-80*. 
campanulatum. V. p. 477-80'. 

— carneum elegantissimum. II. Mars 

1846. III. 

— celebicum. V. p. 477-80h. 

— cinnabarinum. V. p. 477-80'. 

— Dalhousia? (de grandeur naturelle). 

V. PI. 460-8; V.p. 477-80b. 

— — (vu dans son site natal). V. 



Rhododend. Gibson\s(rectification ausujet du nom 
specifique de Vespece figuree sous ce 
nom dans la Flore). V. p. 52R 

— gracile. V. p. 477-80d. 

— grande. V. p. 477-80*. 

— Griffithianum. V. p. 477-80i. 

— javanicum. HI. PI. 293-4, V. 

p. 477-80b. 

— lancifolium. V. p. 477-80;. 

— lepidotum. V. p. 477-80" 1 . 
longiflorum. V.p. 477-80'. 

— malayanum. V. p. 477-80h. 

— nilagiricum. V. p. 477-80'. 

— ponticura v. Vervaeneanum 11. pi. 

V. PI. 492-5. 

— retusum. V. p. 477-80h. 

— robustissimum fastuosum. fl. pi. II. 

PI. 143-4. 

— Roylii. V. p. 477-80'. 

— setosum. V. p. 477-80". 

— Smithii aureum. I. p. 45. 

— tubiflorum. V. p. 477-80h. 

— verticillatum. V. p. 477-80". 

— Wallichii. V. p. 477-80*. 
Rhododendron (Les) de Vlnde continentals et in- 

sulaire. V. p. 473-6b, 477-80b. 
— (Groupes de) III. p. 253-4b. 

Rhubarbe (Procede pour confirela). V.p. 460-8-. 
Rhynchopera punctata. V. p. 503 c . 
Rhyncospcrmum jasminoides. III. p. 288 fa . 
Rhvtidophvllum floribundum. II. PI. 178. 
Ribesalbidum.I. p. 17. 

— Gordonianum. II. PI. 165. 

— sanguineum. fl. pi. I. p. 247. 
Rigidellaimmaculata.V.Pl.502. 



Rio de Janeiro (Vue de); episode du voyage < 

Louts Van Houtte. IV. p. 333 f . 
Roellaciliata.V.P1.517. 
Rogiera amcena. V. PI. 442. 
- cordata. V. p. 442 b . 



Rosa Brownii. IV. PI. 366-7. 
— Harrisonii. III. p. 261 b . 
Rosejaune de Perse. IV. PI. 374. 

— premicesdes Charpennes. III. p.295 b . 

— The, dite a cinq couleurs (de Chine). III. 

p. 300*. IV. PI. 381. 

— Thuret (Notice sur la). IV. p. 410»>. 

— tricolore de Flandre. II. PI. 155. 
Roses de la Chine (Nouvelles). Ill- p. 269b. 
Rosiers hybrides remontants (Observations faites 

en Provence sur la floral son printamerc 
des) IV. p. 403«. 



Hos,rrs nouvcaux. V. p. :i35<», 334b, 555b. 

— (Quelques mots au sujet de la greffe forcc'e 

des) IV. p. m-UK 

— (Sur les semis des). V. p. 504-6b. 
Rouge-Gorge (Familiarite des) IV. p. 409°. 
Rucllia elegans (sub Roella). I. p. 293. 

— — (Rectification aa snjrt da /lomi/nw- 



.;ili.u. 



!■ 



. IV. PI. 329. 

;inis grandiflora. I. p. 271. 

la. II. PI. 169. 
Scilla bifolia purpureo-coerulca. U.Aout 1846. III. 
Sciodaphyllum sp. III. p. 262 r. 
Scutellaria japonica. II. /civ. 1846. VII. 

- macrantha. V. PI. 428. 

— Ventenati. III. PI. 295. 

Semis (Preparation du terrain pour les). V. 

p. 498b. 
Shutereia bicolor. IV. PI. 421. 
Silcne Schafta. III. p. 286b. 

- speciosa II. Janv. 1846. VII. 
.II. Mars 18t0. IX. 
.IV. PI. 401. 

— microstoma. V. PI. 444. 
Sisvrinchium Douglasii (grandifl.) II. PI. 146. 

- longistylum. III. PI. 255. 

Soins (Des) a donner aux plantes lors de lew re- 
ception. IV. p. 341>'. 
Solandra lsevis. IV. PI. 313-4. 
Soianum somniculentum. V. PI. 454. 
Soph ronitis grandiflora. I. p. 113. 
Souris (/>/,> o).V. p. 454°. 
Sparaxis et Ixia. II. Juillet 1846. 1-II. 
Spiraea Douglasii. II. Janv. 1846. II. 

- expansa. IV. p. 508 d . 

- Lindleyana II. Mai 1846. V. 

- prunifolia fl. pi. II- PI- 135-4, III. p. 203. 
Sprekclia Cybister. V . PI. 435-6. 
Stachytarpheta aristata. II. Juin 1846. VI. 
>l;iiiho|>e:i i.vormila. 11. PI. 181. 

- graveolens. ll.Aout 1846. III. 

insignis leucochila. III. p. 271 -2b. 

Stapelia cactiformis. I. p. 119. 
St : ,iiiTl-ori.in.-i. II. Mors 1846. VIII. 

- frutcscens. IV. PI. 525. 



.r.-2'i-i 



Statice imbricata. IV. 
Stcmona tuberosa. II. 
Stenanthium frigidum. V. p. 460-8'. 
Stenocarpus Cunninghami. III. PI. ISO. 
Stiftia chrysantha. IV. PI. 391. 
Strelitzia augusta. II. PI. 173-4. 
Strobilanthes lactata. IV. PI. 546. 
Swammerdamia antcnnaria. V. p. 510-12 c . 
Symplocos coccinea. II. Juillet 1846. X. 
S\ ringa \ ulgaris Libcrti. III. p. 252b. 



Tabcrnaemonlana longiflora.' V. PI. 554. 

Tacsonia mollissima. II. Fevr. 1846. V. 

Tecoma jasminoides (Proccde pour faire flcurir 
le). V. p. 459<=. 

Thermomi'lrcs (Fahrenheit. Reaumur et centi- 
grade compares). III. p. 196b. 

Thibaudia microphylla. IV. p. 329b. 

- pulcherrima. III. PI. 245-4. 
Thunbergia alata v. Doddsii. IV. PI. 413. 

- chrysops. I. p. 27. 
Tillandsia bulbosa v. picta. III. PI. 221. 

- splendens. II. Mai 1846. IV. 
Torenia asiatica. II. PI. 157. 
Transplantation des arbutte* a femttet eadt^pUt 

Trcillis mobih IV. p. 580<i. 
Trevirania Candida. IV. PI. 420. 
Trichosanites colubrina. IV. PI. 503. 
Tropaeolum albiflorum. III. PI. 241. 

- azurcum. II. Mai 1846. VII. 

- brachyceras IV. PI. 568-9. 

- crenatiflorum. II. PI. 166. 

- Deckerianum. V. PI. 490. 

- Lobbianum. II. Janv. 1846. III. 

_ _ (Culture du). III. p. 288b. 



- Smithii. IV. PI. 384. 

- speciosum. III. PI. 281. 

- tricolorum. IV. PI. 568-9. 
tuberosum. V. I'l. 432. 

- umbellatum III. PI. 502. 
Tubercules (Notice sur plusieurs) prop 



telques cspeccs d') et 
x Gallii, espece nouvel 
<au legume), Ullucus t 



TABLE ALPHAB^TIQt E I 



rbena (Culture des). V. p. i'.i7 d . 

r blanc (Destruction du). IV. p. U2*. 

rger (De la protection du) contre les 



II. In,-. |S«i. Mil; lit 



- v. rubra. III. PI. 196; III. p. 

; CJolildc. IV. p. 3i2b. 

im macrocephalum. III. PI. 263-4. 



.III. 
ia regia. III. PI. 199-203. 

- (Fleuraison de la). V. p. 32R 

— (Observations sur Factroduemtai 
sfeuilles, etc.de la). V. p. S2IJ. 

. IV. PI. 423. 
Vigne (Culture de la) dans le Nord. III. p. 266 f . 



Vigne eventail-palmcttc. V. j>. 520" ct ;>2P. 
Vinca major p. fol. aurco-rcticulatis. III. p. 27M.. 
Voyage en Pirogue (Episode du voyage de Louis 

VanHoutte). III. p. 302*. 
Vriesea glaucophylla. V. PI. 432. 



_ _ (Rectification au i 

duction de la). V. p. 4oV>. 
Weigclia rosea. III. PI. 211. 

_ (Notice sur fc). II 



Whitfieldia lateritia. I. p. 183. 
Wistaria sinensis (Notes sur le) 
WiNrni:. inaura. U. A out I8i6 



I {Les). V. p. i 



Zauschneria californica. IV. PI. iOi.