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Full text of "Monde primitif : analysé et comparé avec le monde moderne ..."






É^^W9 









Jf 







I N THE CUSTODY OF THE 

BOSTON PUBLIC LIBRARY. 



5HELF N° 

,-AOAMS 




vj 



4 



a/ 



MONDE PRIMITIF^ 

ANALYSÉ ET COMPARÉ 

AVEC LE MONDE MODERNE, 

CO NS 1 D È RÈ 

DANS LES ORIGINES LATINES;; 

o u 

DICTIONNAIRE 

ÉTYMOLOGIQUE 
DE LA LANGUE L A T I N El 



Septième Livraison. 



:ONDE PRIMITIF, 

ANALYSÉ ET COMPARÉ 

AVEC LE MORTBE MODERNE, 

CONSIDERE 

DANS LES ORIGINES LATINES; 

o u 

D ï CTÏON NAÏRE 

ÉTYM o L OGI Q,UE 
DE LA LANGUE LATINE*, 

Avec une Carte et des Planches; 
PAR M. COURT DE GEBELIN. 

Dt diverfes Académies, 



SECONDE PARTIE, 



SI 

G A PARI S, 

r L'Auteur, rue Poupée 
j Valleyre l'aînc-, Il 
) Saugrain, Libraire , quai des Auguflins, 



SoRiN, Libraire, rue Saint Jacques 



, Majfon de M. Boucher, Secrétaire du Roî; 
Imprimeur-Libraire, rue de la vieille Bouderie, 



U. D C C. L X X X. 
WKÇ ÀTPROBATION ET PRIKHÉGE DU RQJ, 



^'1 C^' 



ua aDà:. 



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i xc&aeaB;ass;.ai! C g. v jSi.iJ-Xi.^«J» «mh wjua a îJBX ctggaEaKaBBicatsisafe)^ 



S 1/ I T E 

DU DISCOURS PRÉLIMINAIRE 

SUK LES ORIGIISES LATINES. 

^ O ICI la fin de nos Origines Latines 5 & ce que nous avons 
a ajouter à notre Difcours Préliminaire , ne fera pas long. Nous 
nous réduirons à quelques réflexions fur l'Etymologie , fur fes dî- 
verfes efpéces, 6cc. Se à quelques objets relatifs à la forme & à 
l!ufage de ce Diclionnaire. Nous nous propofions , il eft vrai, de 
donner en même-tems un Tableau rapide de tout ce qui a déjà 
paru de notre Ouvrage, de Ces réfultats,de fes avantages ; mais 
la matière trop abondante, nous oblige de renvoyer ce réfumé 
au Volume fuivant, & de nous borner aux objets donc nous 
venons de parler. 

Le fuccès du volume qui a déjà paru , aflur^ celui de l'enfem- 
ble : nous y avons été d'autant plus fenfibles, que le goût général 
du fiecle n'eft pas porté pour les Langues, & qu'on a toujours 
raifon d'être en garde contre les Etymologîes: aucune madère 
ne prête plus en effet à l'arbitraire &l aux abus les plus étranges, 
lorfqu'on s'y livre trop à fon imagination , & qu'on fe laifle 
entraîner par le plaifir du merveilleux & des découvertes. La 
facilité de créer en ce genre , en travcfl;iirant les mots , en déna- 
turant les chofesi la fatisfadion d'élever des Ouvra2:es féduifarts 
Se nouveaux, èc de faire paroître, comme Armide , des Palais 
enchanteurs, formés de rien, ne nous ont que trop valud'ouvra- 
Orig. Lat, a 



- 'DISCOURS 

ges étymologiques , qui n'érclcnc propres qu'à dgârcr , Gç qui Te 
font évanouis comme les vifions de la nulc, coures les fois qu'on 
a voulu les apprécier. ^ ^ 

Notre amourpour la vérité, le deHr de nous rendre utiles a 
ceux qui la cherchent comme nous, nous a fait prendre les plus 
grandes précautions pour nous garantir de cet art iUufoirc, celle 
fur-tout d'éviter toute étymologle qui n'étoit pas appuyée fur 
deux bafes inébranlables , le fon 6c -le fens de chaque mot. 
Deux fortes iÉtymologks. 
Nous ne faurions trop le répéter 3 toutes les fois qu'on parle 
2'éfymolcgies, il en faut diftinguer avec foin deux fortes, qui 
aifFerent du tout au tout. Celles oà l'on eft guîdé , commc^nous 
venons de dire , par le fon ôc par le fens 5 celles qui ne conîlftenc 
qu'A comparer des fons. On fcnt parfaitement que celles-ci peu- 
vent être auffi illufoircs que celles-là font fermes & folidesj qu'il 
îi'eft pas poffible de tirer des conféquences exades & fûres d'un 
feul principe , d'un feul objet; que tout fon détaché de fa valeur 
cft un être de raifon, qu'on pourra ramener à tout, parce qu'on 
pourra y voir toujg^ce qu'on voudra. 

De-làtant de faux fyftêmes nés de cet art trompeur contre 
lequel on n'a jamais été affez en garde. Ce font ces étymologies 
illufoires qui égarèrent le célèbre FoURMONT , dans un Ouvrage 
fur Sanchoniaton, dont nous avons déjà eu occafion de dire un 
mot , qu'il intitula. Réflexions critiques fur Us Hifloircs des anciens 
Peuples, & où il crut établir d'une manière triomphante que le 
fragment de Sanchoniaton fur Cronus , étoit l'hiftoire d'Abraham 
& de fa famille 5 £c voici comment il procédoit. 
^ ^ Précis du fyfléme de FoURMONT fur Sanchoniaton. 

J,A.^ i ytn.^-- ,^^^^^^^^ ^_^ ^ ^^^ ^^ Très-Haut, qui eft à la tête de cette 



PRÉLIMINAIRE. iTy 

Généalogie , cfc manîfeftement Sem, nom qui a la même figni- ^«f mitrn^h U> 'i^ 
fication. 

Si fa femme s'appelle Bcrout/ipc'eii que Sanchonîaton a voalit '2>inui]n y^c/ri^i^' 
illiiftrer la ville de Beryce. ^ . 

Uranus, fils d'Hypfiftus , cft manifedcment Tharé, père iiranus l^t J*^^ '•^ 
d'Abraham ; car Cronus , fils d'Uranus , cft certainemenc ./l^rai.â*«. /^^''"^^ ^' 
Abraham,- mais en voici bien d'autres preuves. ' ^'^'^ 

Tharé demeuroic à Ur; il s'appella donc Uranus : il ne forcit ^A^»^* ^'^ ^ ""^ 
point de fon pays j il s'appella donc Autochtoii ou Agricole. 

Son filseft Cronus; mais ce mot fignifie l'habitant de Ckaran-j ^T^na* /^«-. 6^« »''i' 
rien de plus admirable , (pag. 64) ajoute-t- il. • 

Un des fils d'Uranus eft Atiasj c'eft donc Or/a ou Zor, neveu MU Jû-^cji^»^^ 
d'Abraham ? C'eft un neveu changé en frère , par une méprife de *''^ 
"Sanchoniacon. 

Penc-on fe refufer à ces rapports d'Abraham & de Cronus; 
puifque Sanchoniaton ajoute qu'en un tems de famine Cronus fttf-hMJ Mok/iuI *^ 
iâcrifîa fon fils unique^ qu'il fe circoncit, Sc qu'il obligea fes gens *"<* uf<ty^e^>dhMJt<t'^^ 
d'en faire de mcuie ? 

Si Cronus mangea des pierres croyant dévorer fes enfans^ 6''*'>«*> ^*^ -^ " 
c'eft que Sara donna à i\braham^ Agar pour en avoir des fils, & JàJ(«. j*" A*' 
qu'-r^oar fignifiant pierre, on die que la femme de Cronus- lui 
donna des pierres en place de fils. 

Mercure , le Confciller de Saturne, eft manifedement Eli^i^r^ MorcrUYij îù.i'iar 
llntendant fidèle d'Abraham j car Mercure eft le Boahus , Roi 
de This dont parle Manethon , & fous le règne de qui la terre 
s'encr'ouvric du côté de Bubafte, c'eft-à~dire en Paleftine, oùles 
villes de la plaine furent englouties du tems d'Eliezer. D'ailleurSy 
Abraham eft le même qu'Ilusj Eliezer eft donc le même que 
Mercure 5 car celui-ci a été appelle Cadmilus ou Camille , c'eft- 
à-dire le ferviteur d'IIus. a ij 



s r 



Jîlha 



\r DISCOURS 

TUd"/'*^*-'^ Minerve n'efl: pas plus difficile à reconnoître. Son nom ëtoît 

Ogga, c'eft doncAggar , mot dont les Egyptiens Tupprimercaïc 

• ■ • k lettre R: d'ailleurs Minerve étoit née du cerveau de Jupiter, 

c'eft-à-dire, de fa penfée : or Haga en Hébreu, fignifie penfée, 

méditation j donc Hagared la même que Minerve- Ogga. 

^ Quant à Cethura , féconde femme d'Abraham, c'eft Cérès: 

C'-^ ^ ^ quelle différence entre Cérès ôc Gucrari^ pays de Cethura? D'ail- 

-' leurs j ne lui a-C-on pas prêté l'hiftoire d'Agar &. d'îfmaël ? 

Yt Cérès, dit-on , trouve en chemin un jeune homme, ôc ce jeune 

* ' "' » homme fe moque d'elle: qui ne voit que c'eft Ifac, dont le 

>^ nom fignifîc il -a ri? Fatiguée, elle fe rcpofe auprès d'un puits } 

« qui ne voit que c'eft le puits d'Hagar \ 

Entre les fils de Cethura , l'un eft nommé \yc^ Zifr.cran , 6c 
l'autre '^ûy-i Yoquahan^ c'eft à-dire, le fcieur de ble j ôc le lieur 
de javelles j Cethura eft donc Cérès \ 
/■■ ■ " ' Elle demeure en Sicile, parce que la Sicile étoit abondante 

en grains , êc que là eft l'Etna fumant j or Cecura ."Cnup fignifie 
la fumante. 

Voulez-vous l'écrire par un K, HTina, fon nom fignifie la 
couronnée : or telle étoit Cérès. 

Cérès eft mère de Perfephone ; mais Cethura étoit de Ber- 
fabée .- fi elle eut une fille , êi peut-on ne pas le fuppofcr ? cette 
fîlle puts'appeller Bershcvatta , la-fiUedu pays de Berfahée : or de 
Bcrshevatia fe fit fans peine le nom de Perephatta ou Perfephone , 
par lefquels Proferpine fut défignée. 
f 'A, 1 ' Sara eft Rhéa & Tfis : Rhéa , car ce nom , ainfi que celui de 

' àara , lignine Keme, rrmceile. 

J/ïson l'ancienne, la décrépite, puifque Sara étoit décrépite 
lorfqu'elle devint mère. 

D'ailleurs Jfis S^. Sara n'av oient- elles pas époufé chacune leui; 
frère ? 



s. 



PRÉLIMINAIRE. V 

La mutilation d'Uranus par Chronus, ou du Ciel par Saturne, 
cfl un tour de phral& Oriental, pour infinuer qu'Abraham mit par 
fa fagefle Ton père Tharé hors d'état d'entraîner déformais les 
hommes dans l'idolâtrie, c'eft-à-dire,de faire des profélices ou de 
nouveaux enfans. 

Ceft de la même manière que M. FoURMONT croît démon- 
trer que Junon eft Rebecca; Efaii, Ofiris &: l'ancien Bacchus, vttH« '^zt^tac». Uim. 
cous de Seïr : les Satyres ou Seïrites fondes Iduméens, fils d'Efaii. CJijrÎJt, :'huuhia 

iiilene efll'altération des mots Seir Ana, le Seirite^/zfl, beau- Ji(l>xu.i 7»«ihtrt'thiat 
père d'Efaû , & Prince des Horréens. ^ ^^'"k 

. Jacob eft Typhon^ l'ennemi d'Ofiris ou Efiu : celui-ci alla aux Jaaà %/>V 
Indes j puifqu'il eft le même qu'Ofîris : ôc qu'il ait élevé la plu- 
part des villes de cette" vafte contrée, cela efl; fenfible , puifqu'oii 
y voit Betana, mot- à-mot, la ville d'Ana. Bariga^u, mot-à-mot, 
le tréfor du fleuve Baris, où Efaii certainement faifoit apporter 
les tributs du pays; 6c puifque tant de noms de villes des Indes 
fe terminent en £//a , Our ^Oura^ Or, tous noms de la ville d'i/r, 
en Chaldée. 

Ajoutez que le Dieu Brama eft certainement Abraham, & fa 'hyay^^ JïljruliaYn. 
femme SariCvadi, Saraj WiSTNOU, Jacob j ôc que le Dieu Efvara ^'^t'""'^^ ^'">^ ^^^ 
cftEfau. k^^^tj..r.n^ 

Quant à toutes ces femmes qu'époufe Cronus ou Saturne, &: 
dont parle Sanchoniaton , Abraham les a auffi époufécs ; car 
c'eft un tour de phrafe Oriental , pour dire que ce font les femmes 
de fes fils , de fes petits-fils, de its. arrieres-petits-fils,&c. 

Rachel eft Venus , ou Aftarté, {PiadU yonM> 

Le dernier enfant de Rdéa eft déifié : ceci eft tout fimple î 
Zdpha^ femme de Jacob, eft la même que la féconde Rhéa^ 6c 
ion dernier fils eil: AJJer^ mot qui fignifie l'heureux, l'apothéofé, 
le bois facré. 

pe fyftçme où 1 on croie prouver , &: où l'on ne prouve rien ^ 



Vf DISCOURS 

où Tûii croie remonter à la vraie origine des Fables, te où Ton 
n'en débrouille aucune } où l'on donne en preuve , foie des rap- 
ports de mots qui n'en eurent jamais entr'eux, foie des circonf^ 
tances donc le rapprochemenc laifle voir toute la difparate > ce 
fyflême , dis-je , fe termine par cette conclullon , qui ne pouvoic 
paroître triomphante qu'à fon feu! Auteur, (p. 376.) 

» Tranclions donc le mot: enfin un Lecteur, homme d'efprit , 
Y) aiman: la vérité , je le fuppofe dégagé de cous préjugés , fera 
>3 ravi non-feulement d'appercevoir ici ce que l'on cherche depuis 
53 3000 ans, la naijfance du Puganif/ns & l'Origine de fes Dieux ,'. 
» mais auffi de remarquer , ( aiïertion qui frappe à préfent les 
y> yeux, comme l'éclair qui pafîe de l'Orient à l'Occident) de 
" remarquer, dis- je,que l'Ecriture paroît dans une majeflé comme 
" nouvelle , à laquelle certainement peu de gens fe feroienc at-» 
w tendus ». 

. Mais fi î'Autear n'a rien éclaircî, rien prouvé, fi fon Ouvrage 
eft en effet comme {'éclair donc il ne refte rien lorfqu'il a éb'.ouî 
l'œil , que devient ceae maj&jlc comme nouvelle qui en dévoie ré-* 
fulcer pour l'Ecriture-Saince ? 

Heureufement, cette Ecriture n'a rien a perdre comme elle 
n'a rien à gagnera de prérendus fyftêmes , qu'il feroit fort aifç 
de rétorquer en prenant l'inverfe. 

Tel e(l cependant le fyftême étymologique de ce Savant,' 
aulîi érudic que mauvais Logicien & que barbare Ecrivain : on 
pouvoit lui dire : mais avant que de vous livrer à des rapproche- 
mens aulîî imparfaits , à tailler , à rogner , à allonger les mots 
comme un nouveau Phalaris , ne devie2-vous pas pofer un fonde- 
ment inébranlable que rien ne put altérer , &; dont toutes ces 
prétendues étymologies n'auroienc écé qu'un développement ou 
un fimple accelfoire f 



P R È L ï M I N A I R E. vî) 

N'âvez-vous pas vu, pouvok-on lui dire encore , qnc vous avez 
commencé par renvcrfer votre édifice de vos propres mains ; que 
vous avez donné des armes contre vous, en TuppoTant d'emblée . 
cju'avanc Abraham la Terre écoic idoUcre , puifque les guerres de J'^'^^<^ ûi la^itam 
ce Patriarche avec fon père fe rapportoienc à cet objet? Les 
Payensavoient donc déjà des Dieux ? Et comment prouverez- 
vous que cesPayens ayent érigé en Dieux les ennemis les plus 
déclarés de leurs Dieux, ceux que vous croyez avoir loatenu 
des guerres terribles pour détruire l'idolâtrie / Ed-ce !â relever 
la majejîé de l'Ecriture? Quel dcfenfeur a-t-elle en vous? 

De quel droit ,aburanc de votre efprit , créez- vous des êtres 
nouveaux pour renoutr votre chaîne qui calTe de toii'cs parts? 
De quel droit, lorfqu'un effet peut avoir cent caufes, choififFez- 
vous celle qui vous plaît , fans autre raifon que parce qu'elle s'ar- 
range mieux avec votre fyftême? 

Ce n'eft- point l'imagination qui doit régner dans ces fortes 
de recherches, parce qu'elle ne crée que des iantomes qui s'é- 
vanouiflent comme les ombres de la nuit : c'eftla raifon qu'on 
doit confulter , la comparaifon froide Se lente , la ievérité rî- 
goureufe d'une critique éclairée, S: qui ne veut en impofer ni à 
foi ni aux autres. 

On doit fur-tout éviter tout fyflême qui commence par une 
ruppofition qu'on fonde fur des étymologies, qui ne peuvent être 
vraies qu'en admettante fuppofition de laquelle on ell- parti pour 
les découvrir : malheureufes pétitions de principes qui enfantent 
tant de mauvais (yftêmes , èc entretiennent tant d'erreurs ! 

Il feroic bien intéreflant qu'on pofât enfin des principes fim- 
pks & folides fur cette efpécc d'étymologies qu'on peut appel- 
ler hijloriques , qui s'occupent des chofes , &: dont les rapports ca- 
j:liés des noms ne doivent jamais faire la bafe. Ce feroir une ad- 



vîij DISCOURS 

dicion bien précieufe à l'art de la Critique , & qui auroît épar- 
gné bien du tems à de favans Auteurs & à ceux qui ont le cou- 
rage de les lire. 

Ne foyons pas étonnés fi on voit fans cefTe renouveller ces for- 
tes de fyftèmes , malgré le peu de fuccès qui les attend : ces éty- 
moîogies qui ne doivent leur éclat qu'à l'imagination^ font fi fa- 
ciles, fi flatteufes , fi attrayantes pour l'efprit créateur , que \or(- 
qu'il efl une fois féJuit par c.ts Syrènes, il ne peut plus s'en ga-^ 
rantir ; il faut qu'il étymologife à toute outrance j ne trouvant 
rien qui lui réfifte, 

Etymologlcs de mots» 

Les étymologies de l'autre efpcce, celles qui ramènent cha- 
que mot à fa famille & toutes les Langues à la primitive , font à 
la vérité moins attrayantes : elles ont moins d'éclat, elles parlent 
moins à l'imagination ; mais elles ont d'autres avantages infini- 
ment préférables , une force , une évidence qui entraîne , une 
certitude que rien ne peut ébranler , cette propriété unique de 
s'éclaifcir 6c de fe foutenir mutuellement, enforte qu'une erreur 
ne peut s'y gliffer îong-tems, puifqu'elle fe décelé elle-même par 
fon oppofition avec les principes communs à tous&avecla mar- 
che confiante qui en eft la fuite , & qu'elle gêne , qu'elle dérange. 

Telle efl: celle que nous avons fuivie invariablement dans nos 
Oiigines Latines. Par fon moyen, tous les mots dérivés d'un mê- 
me radical fe font venus ranger fous ce mot, £i ils fe font claf- 
fés par Familles nombreufes, dont on a vu ainfi de la manière la 
plus fenfibie , les rapports & l'origine ■■, rapports dont jufqu'alors 
on n'avoit eu aucune idée j ôc origine qu'on avoit,par confé- 
quentj cherchée en vain. s 

Ç'eft ainfi que fous le mot pdinîtif T , grandeur , fe fonc 
réunies ces diverfes Familles, Tu 



m 



P R Ë Z I M I NJ I R E. lii 



Tu , Toi ^ 

Ta,T.t,^'>^ïe, 

TiM^o , regarder comme au-deffus de 

ioi , comme plus fore que loi. 
^s- TiMo , apprécier , élever par Ton 
opinion ; & où le mot ^s peut dé- 
figacr l'airain , le métal le plus pré- 
cieux de l'antiquirc. 

Tueor y protéger ; Tu Tus , à l'abri. 

Tkea-Trum , li'ïu élevé, où l'on ex- 
pofe à la vue. 

To-Tus , tout. 

Tabula , étendue en planche , table. 

Tapes , étendue pour les pieds , tapis. 

Tu-^er, boCfe, tumeur , trufiè. 
T{j-Bus, tube, tuyau. 

Talw, de même grandeur, tel. 

TAïaj, talon, ce qui foutienc le corps, 

Thallkj, tige d'oignon, branche d'o- 
livier. 

Ti-Tvtus , titre qui élevé, infcription. 

Thal- JjU'a , grande eau , mer. 

Thal- AMWi , lit : on y eft élevé. 

Tui» , ToLto , élever , porter. 

Totero , fupporter , foutenir. 

Tellwj, la terre par excellence. 

ToLLo, celui qui tire de l'eau d'un puits. 

Titonium , taille , impôt. 

THoi«i , dôme, coupole, &c. 

TuMfio, être enfle, fuperbe , bouffi. 

TuMulus , émincnce. 



T^uultus , grand bruit. 

Temp/w/h, lieu vaile confàcrc à la Di-- 

vinicé. 
Ta/z, T£« , étendue en contenance ^ 

d ou : 
Tfneo , tenir , contenir, 
TiN^ , tonneau. 
Tui^ica, vêtement, 
Tvvtinus, gros poinToni 
ATTiriis, monceau de pierre. 
Taw , autant : Tantw , fi grand. 
Tero, brii'er. i KvJ. 

TxRdus , péfant , qui tciti grand tems " 

à marcher. 
Taurw/, taureau , grand, animal do-^ 

meftique. 
TuRGtfo, être enflé. 
TuRR/j , tour , grand bâtiment. 
TYKannus , le Seigneur de la Tour. 
Teg , étendue en couverture , d'où î 
Tego , couvrir : Tectkot , toit : 

Ticula , tuile : ATTEcia, cabanes. 
PRo-TEcr;o , proteélion , qui met à 

couvert. 
ToGtf , longue robe. 
TvGurium , cabane. 
Texo , faire un tilTu , une ctofîê poUf 

couvrir. 
TECH/za , tilfu -, tromperie ; fourberie, 
TiGjium , Ticilltim , poutre , foUveau. 
Tergkj , dos , (Sic. 



Indépendamment des Familles dérivées du même radical T , & qui pré- 
fentent des idées négatives , oppofées à celles-là , telles que Ten-«j5, petit, 
TEN*r, tendre , &c. 



Ori^. Lat^ 



è 



%• DISCOURS 

Forme de ce Diêlionnaire , & fcs avantages'. 

Nous ne nous Tommes pas contentés de claflTer les mots par 
grandes Familles : afin qu'on s'aflfurâc mieux de l'étendue èc de 
la vérité de nos principes fur les mots formés par Onomatopée ,. 
fur ceux qui fe lont chargés d'initiales, fur les aipirations q?jie 
remplacent les confonnes , nous avons mis à la tête de chaque 
lettre & par grandes maffes : 

i". Les mots formés par l'imitation àts fons. 

1°, Les mots auxquels par fucceffion de tems on a ajouté cette 
lettre en tcte. 

3*. Ceux ou cette lettre a été fubftituée à l'afpiration. 

La multitude des mots qui compofent ces trois dalles, & quî 
leur appartiennent de la manière la plus évidente, font une con- 
firmation vidorieufe des principes que nous avons préTentés" 
fur I Origine des Langues 8c fur la nature des mots radicaux : il 
cft en efFet telle lettre Latine dont la moitié des mots appartient 
à ces trois clafles , les lettres R & S , par exemple. 

Une chofe très-remarquable, c'efl: que la lettre V n'eft: com- 
pofée que de mots de cette efpéce -, elle n'en a pas un qui luî 
appartienne en propre ; ce qui lui c'a commun avec la Langue 
Hébraïqiiej Se cela devoir êcre , puifque ce fon V n'eft que 
l'adoucillement de rafpiration, la nuance la plus légère du paflage 
des voyelles à la confonne labiale. 

En voyant également que lés lettres riches en Onomatopées, 
font précifémenc celles auxquelles nous nous fommes afiurés , 
dans nos Principes fur les Langues , que la Nature avoit donné 
îcs propriétés relatives à ce genre de mots , on ne pourra douter 
de la certitude de nos Principes fur la valeur de chaque lettre. On 
ne fera pas étonné que la lettre N ne renferme aucune onoma- 



PRÉLIMINAIRE. A 

topée , & que la lettre R , au contraire , foi: lî riche en ce genre ; 
ce feront de nouvelles preuves que les hommes ne purent jamais 
s'écarter de la Nature , même en fait de mots. 

En fe rendant familières les idées que nous expofons fur cha- 
que lettre de l'alphabet à la tête de leurs mots, & qui fe rédui- 
fent à quelques chefs toujours puifés dans la nature 5 en y ajou- 
tant ce que nous avons dit fur les terniinaifons à la fin de notre 
Difcours Préliminaire du Volume précédent , &; en parcourant 
nos mots radicaux, on peut s'alTurer qu'on connoit la malTe des 
mots de la Langue Latine, qu'on pourra s'en rendre compte tou- 
tes les fois qu'on voudra, & qu'il eft prefqu'impoffible que l'ori- 
gine d'aucune famille de mots nous échappe. 

Lorfqu'en comparant nos Origines Latines avec les Diction- 
naires de cette Langue j on appert^oit que quelques lettres riches 
en mots dans tous ces Didionnaires , n'en renferment qu'un très- 
petit nombre dans celui-ci; bc que cette différence prodigieufe 
a fur-tout lieu pour les voyelles, pour les mots en A, E,I, OjU, 
on n'a point de peine à convenir du principe que nous avons 
déjà pofe , que c'efl: dans la valeur de chaque lettre qu'il faut 
<:hercher la caufe de ks mots •> & qu'il n'eft point étonnant que 
les voyelles renferment fi peu de mots efFedifs , puifqu'elles for- 
ment la langue des fenfations, qui eft fi promptemeni épuifée. 

On voit en mcme tems la vérification de ce que nous avons 
dit, que chaque voyelle étoit relative à un fens particulier; 5c 
combien efl: juflre celui que nous affignâmes à chaque voyelle, en 
avanc^ant qu'A défignoit l'avoir , la pofleflion ; E, l'exiftence j O, 
-l'oL-il j la vuej OU , l'ouic. 

On y verra auiïi la vérité de ce principe , que dans les mots 
formés de confonnes, la voyelle n'eft rien, changeant fans ceflè 
non-feulement d'un peuple à l'autre, mais auffi chez le même 
peuple , pour former divers dérivés. b ij 



xîj DISCOURS 

C'eflainn qu'on voie le primicif Fac , d'où (t forma le pré- 
fervtFAC/o, faire , devenir, Ff.C dans le précéric, & FiC dans- 
tous les dérivés & dans cous les compofés de Fac; ef-Y\Qax y 
cf-Vicium. 

Si A fe change en I, O devient également U , (S, &c. On 
oie punio- &c ptena : munio , mœnia & amm ; punicus ôc pœnicus , &c. 
Ainfï nos Orig-ines Latines , en abrégeant l'étude de cette 
Langue , démontrenp la vérité des Principes du Monde Primitif^ 
hc nous font aller à grands pas vers la Langue primitive , fource- 
de toutes les Langues. 

On s'ert convaincra fans peine par le jour que nos Origines 
Latines répandent fur celles de la Langue Grecque S: des Langues 
de l'Orient Se du Nord: en efFet, comme les Latins ont emprunté 
prodigîeufement de mots grecs, outre ceux qui leur étoienc 
communs avec ce ptuple, nous avons eu une occafîon très-natu- 
relle de rendre compte d'une foule de mots grecs , donc l'origine 
étoît abfolument inconnue, & qui deviennent autant de preu- 
ves de la facilité avec laquelle nous conduifons nos Lecteurs à. 
l'origine du Grec, de l'Oriental, des Langues du Nord, &c. 
'■■'';Les rapports de la Langue Latine avec celles de l'Orient fonc 
également fi fenfibles(5i tellement inconteftables, que nous nous 
fommes lafles plus d'une fois d'en faire ufage, crainte de trop 
empiéter fur nos Origines Orientales. 

Ainfî, ct% Origines Latines deviennent des avances immenfês 
pour quelque Langue qu'on veuille cultiver. 
' Ajoutons que l'arrangemenî des mots par radicaux , réunit ct% 
avantages inexprimables de conduire à des étymologies auflî 
iîrapics que furesi de réduire au plus petit nombre poffible fa 
maiTe effroyable ^ts mots ; d'apprendre aux hommes à les clalFer 
eux-mêmes, fans être obligés de recourir fans cefTe aux Didjors^ 



PRÉLIMINAIRE. xiîj 

naircs ; c'eft un fil qui Faic fordr aifeincnt d'un labyrinthe qui 
fembloic inextricable. 

A ces avantages fe joint encore celui de fixer , de la manière 
k plus alîtu-ée , le Tens de chaque mot par leurs rapports plus ou 
moins rapprochés du fens primitif ôc naturel, qui ("eul peut fervir 
de guide pour découvrir le fens de toutes les idées figurées, allé- 
goriques, raécaphyfiques donc fe font revêtus flicceflivement les 
divers mots de chaque Langue , & fans la connoilTance def- 
quels on ne peut que tomber dans diverfes erreurs , d'autanc 
plus efîèntielles qu'elles feront plus ou moins liées aux plus grands 
intérêts des hommes, & au bonheur des Sociétés &: des Gouver- 
nemens. Nous ne finirions point fi nous voulions rapporter tout ce 
qu'ont produit de maux, l'abus des mots & l'ignorance de leur 
véritable fens : aucun Peuple, aucun Etat qui n'en ait été la vic- 
time d'une manière ou d'une autre. 

Nous avons donc cru rendre un fervice eflenriel aux Lettres 
Se aux Sociétés en nous occupant de ces Origines y &: c efl avec 
Ja plus vive fatisfaclion que nous apprenons qu'on employé déjà 
avec fuccès cette Méthode pour i'inftruclion des Jeunes Gens : 
qu'il en eft qui fe tirent d'affaire au moyen de cette doctrine fur 
les mots radicaux £c fur leurs compofés, dodrine qui eft. celle de 
la Nature, plutôt que la nôtres bi. cela doit être ainfi, puifque 
Ja marche de laNaturc eft toujours fimple ôc vraie ; & qu'elle mec 
en jeu,, non-feulemenc la mémoire , mais auffi l'imagination & 
l'entendement j cnforte qu'au lieu d'apprendre un mot triftemenc 
ou fans goût , on eft flatté d'en devenir en quelque forte le 
créateur, par la manière donc on l'analyfe ôc dont on en devins 
ie fens , plutôt qu'on ne l'apprend. 



XIV 



DISCOURS 



Manière defcfervir de ce D iclionnaire. 

Afin d'encrer dans refpric de ce Didionnaire, d'être au fait 
de la marche qu'on y fait, il faut commencer par étudier ce que 
nous avons die fur l'origine 5: la valeur àts terminaifons , (pag. 
•CCCXVI 6-: fuîv. du Difc. Prélim. ) 

Il faut eniuice Te mettre au f-aic des prépoficions Initiales qui 
entrent dans la formation des mots COMPOSÉS, ôc donc on trou- 
vera le Tableau à la fin de ce Difcours. 

Ces terminailons & ces prépoficions revenant dans chaque 
mot, on ne fauroic en analyfer aucun, fans le fecours des une* 
& des autres. 

II faudra enfuite fe former une idée de la valeur de chaque 
lettre , Se des principaux mots radicaux qui Tonc nés de chacune. 

On aura alors une idée necce &: exa^cle des mocs de la Langue 
Lacine Scde leurs fources, auxquelles on pourra dès-lors remonter 
f refque toujours par foi même. 

Pour y parvenir encore plus fûreme-nc , on devra fe former une 
idée jufte de ce que nous avons dit dans l'Origine du Langage & 
de f Ecriture , fur le changement àts voyelles les unes dans les 
autres , pour former des mots compofés , & fur la manière donc 
un fon ic fubftirue à un autre. 

Cependant , pour la commodité de ceux qui ne feroîent pas 
encore au fait de cette Méthode, nous avons fait fuivre nos Ori- 
gines j de la Table des mots Latins, par ordre alphabétique, en 
fupprimant à la véritéla plupart de ceux qui font compofés d'une 
prépofition initiale 5 ainlî on cherchera ceux-ci, non par leur 
première fyllabe, mais parla féconde. Pour trouver, par exem- 
ple , dans nos Origines le mot Adhibeo , on cherchera dans la 
Table la fyllabe /fz/', qui donnera le renvoi 2. fous la rachie Hab^O} 



PRÉLIMINAIRE. -scv 

f A fe changeant en I, fuivanc ce c]ue nous avons déjà obfervéi 
Cette manière de chercher les mots Latins, n'eft pas \ la vérité 
auffi commode , pour le moment, que la méthode ordinaire j 
mais ce petit dclagrément fera bien racheté par la facilité qu'on 
acquerra de faifir à la fois une prodigieufe quantité de mots,.. 
& par l'avantage de recourir beaucoup plus rarement aux Dic- 
tionnaires. 

Cette Table efl fuivie du Tableau àts mots radicaux diflribués 
par voyelles ôc par touches, On peut le regarder comme la quin- 
tefTence de la Langue Latine, comme un excellent moyen de fc 
rendre raifo-n de fous les mots. 

Ohjets du Volume fuivanf. 

Nous nous propofions de donner immédiatement après ce 
Volume les Origines Grecques Se enfuite les Origines Hébraïques, 
traitées toutes deux de lamêiiie manière, & d'après les mêmes 
principes ; mais la plupart de MM nos Soufcripceurs demandenc 
Crève pour les Langues 5 qu'elles foienc entremêlées d'objets moin» 
(ecs, plus riants , plus reati Fs aux cho(c.s qu'aux motSi 

Notre huitième Volume n'aura danc point les Langues pour 
objet : ce fera un Recueil de DilTertations ou de Recherches 
abfo'ument neuves fur plufieurs objets importans & curieux : fur 
l'origine antique du Blafon , fur celle des Monnoies, furie Bou- 
clier d'Achille , fur le jeu des Tarots, fon objet intéreffant & fa. 
haute antiquité \ un eCai d'Hilloire Orientale pour le ièptieme 
^écle avant Jefus-ChriO:, qui contiendra des vues neuves fur les 
connoilTances de ce tems-là , avec une Carte de notre façon : la 
Galerie des fcpi Rois de Rome & leurs rapports avec k Gouver- 
nement Romain & avec les connoiirances allégoriques des 
Anciens, Nous mettrons A la tête une revue générale Se rapide. 



A'u.i 



'^LMv^ 



xvf DISCOURS 

àzs Volumes que nous avons déjà donnés au Public , S: dz^ vérités 
qui en réfulcenc d'une manière conftancej de même que des vues 
générales fur l'écac primitif de l'homme , vues qui deviendront le 
lien de ces grandes vérités, &; qui en feront une bafe inébran- 
lable. 

Evéncmens divers. 



La fin de ce Volume a été marquée pour nous par àti événe- 
mens d'un genre très-diiFérent, & qui coup-fur-coup ont excité- 
toute notre (ênfibilité, 

I. La mort a troublé dès le commencement de cette année 
çlùj'> 1^ JliUA\â! lune Société chère a notre cœur, que nous avions contraclée 

depuis dix-fept ans avec deux Amies , auxquelles je devois en 
<jue!que forte mon exiftence au milieu des travaux, des peines 
i^ des épreuves de toute efpéce , que j'ai eu à fubir dans cet efpace 
de tems où j'ai été livré fans relâche aux objets du Monde Pri- 
mitif. Un de ces rhumes qui ont fait tant de ravages cet hiver, 
nous a enlevé prefque fubitement une des trois perfonnes qui 
compofoient cette lociécé; quiprenoit le plus grand intérêt a cec 
ouvrage & à fon fuccès * & quij,dans un tems où ma fîtuarion étroite 
ëc bornée ne me permettoitpas de me livrer à tous les frais d'une 
pareille entreprise, eut le courage & la généroiîté, elle qui pei- 
.gnoic&qui deflinoic avec autant de grâce que de vérité, de fè 
livrera la gravure, afin de m'aiderpar fes travaux dans un projet 
auffi vafte , & dont elle fentoit toute l'importance. C'efl elle 
qui a gravé les Monumens renfermés dans le premier & le qua- 
trième Volume , & nombre d'autres , dont une partie encrera 
-dans le huitième. La reconnoiifance , le (ouvenir de fes vertus, 
de fes lumières 6c de fa confiante amitié , me feront fentir à 
-jamais la perte que j'ai faite en MUe. L. .. Il n'elt aucun de ceux 

qui 



jfcjv i 



PRÉLIMINAIRE. xvf; 

qui prennent quelqu'intércc au Monde Priraitif Se à fon Auteur, 
qui n'en aient été touches des qu'ils en ont été inftfuits: 6c que 
devicndroient les Gens de Lettres livrés à de grands travaux, 
cnfans pour eux-mêmes, s'ils ne trouvoient des perfonnes géné- 
reufesqui prévinfTent leurs befoins &: diffipafleut les effets d'une 
trop grande folitudc ! ^ / 

II. Peu de jours après ce douloureux événement, I'Acâdémie ^ ^^'^ J^nlM^^t^ 
Françoise nous décerna le legs annuel de feu M. le Comte 
de Vaihdk , dont elle avoit à difpofer pour la première fois. 

Cet événement inattendu 6c infiniment précieux, excite toute • 
notre reconnoiflance, 6c nous nous empreflons de la témoigner 
publiquement, ainfi que pour la manière diflinguée dont ce choix 
a été annoncé dans les papiers publics de la Nation. 

Nous le regardons comme un encouragement des plus flat- 
xeurs 6c des plus honorables pour la continuation de nos travaux.' 

Ce fecours d'ailleurs ne pouvoit venir plus à propos pour con- 
trebalancer les pertes auxquelles nous femmes expofés par U 
guerre : Mars 6c les Mufes ne s'accordent guères. 

III. Dans le même tcms, un Homme de Lettres ayant inféré 
dans le Mercure une efpéce de critique de nos vues étymologi- 
ques , comme fî elles fe réduifoient à ces étymologles arbitraires 
de la première efpéce , dont nous parlions il y a un infiant 5 nous 
avons eulafatisfaclion de voir deux Hommes deLettresenprendre 
Ja défenfe, l'un dans le Journal de Paris, l'autre ààns \t Mercure: 
ces Réponfes font fi intéreflantcs, 6c nous y avons été ({ fenfi- 
b'es, que nous remercierions volontiers l'Auteur de la Critique de 
les avoir occafionnées. 

ÎV. Dans le même tems nous reçûmes de Cambridtre , en 
Amérique, divers renfeignemens fur les Langues des Indiens, 6c <- 

que nous devons à M. Stcphcn Se^'ALL , Prcfeiîèur en Langue M'' '^'^^ ^^dUL 



Ortg. Lat. 



xvii) ' DISCOURS 

Orientale dans l'Univerfité de cette ville Américaine ; & à M» 
', karvliti Gédéon Hawley , qui remplit avec fuccès, depuis vingt ans , !a 
place de Miffionnaire chez les Indiens appelles CapeCod, Ce der- 
nier a joint à Tes renfeigneraens un petit livre Indien Si Anglois, 
imprimé à Boflon d'Amérique , ic qui eft un abrégé d'Inflrudion 
Chrétienne pour les Enfans. 

C'eft: une augmentation de richefles furies Langues de l'Amé- 
rique, relativement auxquelles nous raflemblons le plus de voca*- 
bulaires & d'objets de comparaifon qu'il nous eft poffible j ils 
donneront lieu à une DilTertacion intéreflante , que nous ferons» 
paroître le plutôt qu'il nous fera poffible 5 oc nous invirons inftam»- 
mcnt tous ceux qui aiment les Sciences,Si qui auroient des Ouvra^ 
ges propres à augmenternosconnoilTancesen ce genre , de vouloir 
bien nous les communiquer , afin que nous puiffions en profiter & 
en faire jouir le Public qui fera de moitié dans notre reconnoiflance* 

TABLEAU 

ï?ff Pùpojîtlvu^ Latines & des Prèpofuions Grecques qui fervent à former en 
Latin des mots composés en je mettant à la tite des mots radicaux. 

1. Prépofitions Latines, 
X, qui s'écrit auffi Ab , Abs , pour éviter l'hiatus , & qui fe prend toujours- 
dans un fèns privatif. 
'AD , prononcé aufïï & écrit A? , At, Al, &:c. [fuivam que le mot radical 
commence par F, T, L, &c. Il défigne l'aftion d'ajouter, d'apporter .*- 
c'eft l'inverfe d'A. 
'Ante , qui défigne l'antérïoriré , l'adion de précéder. 
CiRc<», CiKcum, mots formes de Cer, Cm, cercle, révolution, & qa^ 

défignent la propriété d'être autour. 
GuM , qui s'écrie auffi Co , Col, Cor, Con , Com, Comb, pour cviteSv' 

l'hiatus , & qui défigne la réunion , la qualité d'être avec. 
De , qui défigne l'aûion d'ôter , de féparer. 
Di , Dis , qui défgnent l'oppofc , l'exccs. 
£ , Ex ^ qui défignent l'adiou de forcir, de aiettrç hots^ 



P R Ê L I M I N A I R E. xH 

ExTKA \ qui dcfignant les mêmes idées , y ajoute celle d'être hors des 

règles ordinaires , d'être au-delTus du connu , &c. 
In, devenu également Im, Il , Ir, Sec. devant les mots qui commencent 

par M , P, L, R , &:c. Cette initiale réunit trois fens ditîèrens , fulvans 

qu'elle appartient à trois radicaux dilîcrens. 
L'un venant de Im, grand, vafte, défigne l'exiftence étendue. 
L'autre venu de Ain , non, défigne la non-exiftence. 
Le troifienie venu de En , d^ns , marque la qualité d'cxifter dans, en, &c.' 
Inter, Intra, Intro, déiîgnent la propriété d'exifter entre, ou dans 

l'intérieur. 
Ob , devenu Oc , Of , Op, devant les mots qui commencent par C , F , P , 

&c. défigne l'aciion de mettre devant , en face , en devant , fur la 

fuperficie. 
Per, défigne conftnmment la perfeélion , la plénitude, l'adion d'aller-' 

auffi loin qu'il foit pofTible. 
Pr^ , Cq rapporte à l'idée de premier , de chef, de cîme , d'extrémité. 
Pr.^T£r, la qualité d'aller au-delà, outre. 
pRo , devenu Prod devant une voyelle , défigne l'aâion d'être en avancV. 

de s'étendre au loin ; comme cette prépofition s'écrivoit & fe pronon-- 

çoic primitivement PoR,cetre orthographe s'eft conlêrvée dans quelques 

mots Latins ; PoR-Rii5«;re , par exemple- 
PROPTER , à caufe , en faveur. 
Re, devenu Red devant les voyelles, marque la réitération d'aélion , de 

fituation ; 2°. l'aciion de fe porter contre, l'idée de fens contraire, ce 

qui eft une efpéce de réitération , comme dans Rn-PELLere , repoufler , 

mot-à-mot , l'aélion de poulTer en fens contraire. 
Rî-VEL^re , révéler : mot-à-mot , porter le voile en fens contraire ; 2". la 
longue durée d'une manière d'être , parce qu'elle en efl: comme une réi- 
tération confiante. 
Retrô, (jamais abrégé en Re, comme l'ont cru quelques Savans , ) \ï 

défigne l'aâiion de porter en arrière. 
Se, défigne l'action de porter à l'écart, de fcparer, 
SiN pour Sine , & qui défigne la propriété d'exifter fans telle qualité.. 

Sw-CiK-us , mot-à-mot , le miel qui efl: fans cire. 
SuB défigne la qualité d'être fous, au-deflbus; 2°. une nuance au-^clToiJâi 

.un peu , prefque ; il devient Suc ^ 5vr devant Ç Se R, 



XX DISCOURS^ 

SuBTER, la qualité d'être ou d'agir par-defTous. 

Super , la qualité d'ctre deflîis, par-defliis, au-de(ïùs \ i". par conféqueat 

Te xccs , l'au-delà , le refte. 
Sus , l'idée de haut , en haut , de bas en haut. 
Tra , en travers. 
Trans, r.ude!à ; i°. de l'autre coté. 



MuLTK/w , beaucoup. 

Ne ; non , ne pas. 

Omn/'j y rour. 

Sat/j , aflTez , fuffifàmment. 

Semi , moitié , demi. 

Semper 5 toujours. 

Ve , privation , négation. 



Adverbes Latins employés comme initiales^ 

-Bene , bien. 

Bijdeux, Bi-Vi'js jTri, trois ; DEcem, 

dix, bec. 
E ajouté pour augmenter l'intenfité du 

mot: de Sem , figne, on fît Exem- 

vlum , modèle. 
Aï A , grand. 
Mâle , mal. 

Prépojitions initiales Grecques , tranfportées en Latin, 

Amphi , autour. Latuis. 

An A , au-^deflus , dereche£ 
Amti , pour , au lieu. 
Apo , loin , hors , \" Ab des Latins. 
Arkhi , à la tcte. 
Cata , en bas , au-defTous , vers, 
'DiA j par. 
Epi , fur. 



HoLO , tout. 

Homoe , la fimultanéité, l'identité^ 

Hyper, fur, le fuper des Latins. 

Hypo , fous , le fué> des Latins. 

Meta , avec , entre. 

Para , par-dciïus , outre. 

Péri , autour. 



Hemi, moitié, demi, le Scmi deslSvN, avec. 

fin du DiJcQurs Préliminaire, 




DICTIONNJIRE 



7n 



DELA LANGUE LAT. 



7y4 



MOTS LATINS-CELTES, 

ou DÉRIVÉS DE LA LANGUE CELTIQ^UE, 



JL A Lettre G , fepticme de l'Alpha- 
bet Latin & du nôtre , croit la 
troificinc dans l'Alphabet Grec & 
dans l'Oriental. Elle s'ccrivoit C 
dans l'Alphabet primitif des La- 
tins , comme nous l'avons prouve 
da^is notre Difcours Préliminaire , 
pag. cclxviij : alors C croit la foible 
de K. Bien-tôt il acquit lui-même 
toute la valeur de K : alors il fallut 
un autre caradcre pour fâ pronon- 
ciation foible , ce qui fit inventer 
la Lettre G Latine , qui dcbu(^ 
quée par le C , & réduite à cher- 
cher une autre place , alla dépo{^ 
féder de la fienne la Lettre Z qui 
ctoit la feptiéme, & qui devint la 
dernière. 

Comme la Lettre G fc pronon- 
ce de la gorge , elle devint natu- 
rellement le fignc des idées relati- 
ves à la gorge , au gofier , aux fons 
gutturaux , &c. C'efl: ici une gran- 
de fource des mots en G. 

Qu'on ajoute à cela une foule 

de mots en L & en R qu'on a fait 

précéder de la Lettre G; grand nom- 

I bre d'onomatopées ; & quelques 

mots où G a pris la place de î'af- 

Orig, Latt 



piration , & on connoîtra l'Ety- 
mologie de la plupart des mots 
Latins en G. 

Onomatopées. 
I. 

G A L L I A. 

ALLIA, les Gaules , cft le 
nom primitif du Pays qu'on ap- 
pelle auiourd'hui F Pv a n c e. G a l- 
I.US étoit le nom de celui qui en 
étoit habitant. On s'cft donné 
beaucoup de peine pour en dé- 
mêler l'origine : les ans l'ont tiré 
de Gallwj, coq ; d'autres de Gal , 
qui en Grec fignifie lait , blanc , 
&c. Tous fe font trompés ; aucun 
n'a vu qu'ici la Lettre G n'ctoic 
point la Lettre radicale; qu'elle 
avoit pris la place de W , comme 
dans un fi grand nombre de mots 
François > ( voy. Orig. Franc, col, 
^^^& juiv.)\ qu'on difoit dans 
l'origine Wallm , Wallkj , nom 
qui llibfifte encore dans , celui de 
WALLonj , Habitans de la Flan- 
dres, qui conlèrvcnt ainfi l'ancien 
nom des Gaulois ; & dans celui de 
Walu* , que nous prononçons 
Bbb 



?;; 



DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 



7;<r 



Caucs , Province d'Angleterre., 
qui conferve cgalcmenc ainfi cet 
ancien nojn primitif de- nos Con- 
trées. 

Ce Ivroni-efl: une vraie Onoma- 
topée, venant de Wal , ou al, 
nom primitif des flots , ôc par con- 
féquent de toute côte , de tout ri- 
vage , de tout Peuple maritime. 

Aufll ce nom devint il celui de 
toutes les côtes d'Europe , depuis 
Fembouchure de l'Elbe en Alle- 
magne juiqu'à celle du Douro en 
Efpagne : ici, on trouve encore 
ce nom fubriftant dans celui de 
CAiice : là, vous en voyez les tef- 
tes dans la V/eft-PuAi/e , ou la 
Phalie Occidentale , par rapport à 
une autre Contrée plus voilme de 
l'Elbe , appellée Vnxiie Orientale : 
nom qui n'étoit qu'une altération 
du n.ênie Wall dont nous parlons. 

Ne (oyons pas étonnés que 
toutes ces Contrées ayent pris leur 
nom de leur voifinage de la mer , 
parce que les premiers Habitans 
de l'Europe s'établirent le long des 
grands fleuves 5c des Mers: on ne 
s'enfonça dans l'intérieur des terres 
que fucceffivement , à mefure que 
l'exigeoient les befoins ou une trop 
grande population. 

Gn^Al fignifie ercore auiourd. 
îlot, rivage dans les Dia'.eéles Cel- 
tiques: il a formé le nom duWAHL, 
" «n des bras du Rhin : i' eft deve- 
nu celui d'une ville de Suills, de 



Wahl-Stadt , firuée fur un lac du 
iy\cme nom ,mot-à-mct , ville des 
eaax. 

En Valdois , Gaule , fignifie 
encore un flot : Gaxjlé , Gaulée, 
celui , celle qui ayant marché dans 
des chemins pleins d'eau & de 
boue , n'a pas fu en garantir £ès 
habits , & en cft encore tout 
mouillé , tout bouc , & crotté. 

Il n'eft pas- apparent que ce 
foienc les Romsins- qui' ayent chan- 
gé le nom deWÀLL/tî en GAxiia: 
ce leront les Gaulois eux-mêmes : 
car c'eft-de ces- derniers- que nous 
tenons l'ufage <\e changer- en! G 
rant de mots prononces primitive- 
ment enW. De-là: 

Gallkj, *, Gaulois, François. 

Galùcus ■) a 1 um ; G/^ilicanus , a , um , 

de Gaule, de France. 
Giii-licé, à la Gauloik- . à 1\ Françoife. 
GAtliae ■, arum, galoches, chauilure dc5 

Gaulois. 
GaiUcus , i , Nord-Nord-Ell. 

II. 

G A L Lus , Coq. 

Galik^î, i , Coq ; en Celte & en Lan- 
guedocien un Gal ; c'efl: linii- 
tation de Ton cri. 

GfiLiina , a , poule ; i°. cygne , conflel-j 

lation. 
GAi-i-inula, ^ , poulette, poularde. 
Gt^ixinateuSia , utn ■, GM-Linarius; a,um, 
. de poule. ■ ' 

G^LLinjceuî , ei , F^tit coq jeune coq. 
GÀLLinarius i n , Poulailler, Marchafid 

de Yoiailk. 



vr? 



DELA LANGUE LAT. 



GALÙnarïum, /i , .poulailler , où Ce ju- 
chent les poule?. 

GALti-cmiim , if, le chant du coj : de 
Can, chant. 

GiLLi-Pugnariuin , 'i , combat de coqs. 
t. GaliuIo ,'-iirf; G&LLubfco ,-ere , muer 
de voix, entrer en âge de puberté. 

}. PAVo-<jALLtfj , i , Coq-d'Inde. 

III. 

GA N , cri du Renard. 

GANniw, ire, glapir comme le renard ; 
2.°, gronder ; j". piailler. 

£n Brec. Ganeil , claquer de mou- 
lin. 

GAN/îftw, ùs , cri, glapiffement des re- 
nards ; 1°. cri d'un chien qui carefle ; 
5°. plainte , gémiiTement ; 40. injure , 
calomnie. 

Ob-Gan/jjo ,-ire; Oc-GAmio ,-ire 1 gla- 
pir , crier comme un renard, corner aux 
oreilles. 

IV. 

"G A U , cri de joie. < 

Gau , 1 joie, plaifir, Cr. Gè- 



, "»5 



Gkvdliim , iif 5 THEO, fè réjouir, rire. 

GAvDimonium , H , réjouiflànce. 
GAVDÏoIum , i, gaieté. 
GAuDzaiir , e , divertiiïant. 
GwDibundus , a, um, tranfporté de joie. 
Gaxjdi-Loquus, a,um,de belle humeur, 

réjouiiïant. 
Gaudeo , es , gavifus fum , dere , être 

joyeux , fe réjouir. 

Composes. 

Cos-GAvoeoy-ere , fe réjouir enfem- 

ble. 
PrR-GAi'DfOj-ers , fe réjouir fort. 
Soper-Gaudîo , -ère t fe réjouit avec 
excès. 



V.. 



7^ 

gcmiiïe- 



G E-Kf j ^ crî ""aè' 'douleur , 

menr. 
GEMO,»«rf--, "i gémir, fe plaindre, 
GhMisco,-6rif,^ déplorer ^ regretter , 

geindre, 
GEuitus, f;;- , gémifTcmcnt. 
GkmuIus , a , um; GïKtebund'us,, a, um, 

foupirant. 
GEMonidei , um ; GzNites , (t , pierre 
prétieufc , qui foula/^cait, dit-on , les 
femmes en travail d'enfant. 
GEMon'iï ^cal(z ; Gïuoinï gradus , les 
degrés des foupirs , l'efcalitr des gémif- 
femens, place dans Rome d'oi'i l'on ptjé- 
cipitoit dans le Tibre les criminels. 
GEMwr/i , is , cors au pied , fort doulou- 
reux , qui fait gémir. 

Composés. 

Ao-Cf-Mo-ere , plaindre quelqu'un^ 
gémir avec lui. 

Ag-Gemo ',-tre , gémîr auprès de quel-j 

qu'un. 

CiRCUM-G£Mo,-ere., gémir autour. 
Con-Gemo ,~ere ; Con-GEMifco ,-ere , 

s'afflgeravec quelqu'un; z°. craquer, 
In-Gemo ,-ere ; ,lN-GE>ii/ro,,-_/cere , fc 

plaindre , déplorer. 
IIe-Gemo ,-ere , re^tentir de gémiflemens. 

y I. 

GIN; GL, .çrîs d'pw, de 
Poule, &c. 

I 
Giticrina , a f flûte qui fervoît aux 
cérémonies funèbres. 
En Gr. Giggras, flûre aux fons lu- 
gubres; mot qu'on prononce G1N2 

GRAS, 

B bbjj 



\ 



DICTIONNAIRE ETYMOLOG; 160 



1i9 

Gjvorinator , is , celui qui jouoit de la 
flûte dans les cérémonies funèbres. 

1. 

GiN-^no,fre, crier commet ^^^ ^^^^ 

une oie. ? . 

^ , • j. ^ tiennent a 

Gn^^rarw, ils, cr. dune ^ GAi.s,oie. 



GtAciio,-arej crier comme les Oies 
ou les Grues. 
GiAucito ,-are , abboyer, 
Gloc'w ,-ire ; Gtocito ,-are > glouITer , 
crier comme les poules. 
Giocitario , onis , glouiïèment des poules, 

Gï.octoroj-are, } crier comme lesCi- 
Cioitoro,-areA cognes, 

VII. 

G R , cris de dirers animaux. 



GracuIus , / , Choucas , ainfi appel- 
lé de fou cri i x p. Geai ; } •". for- 
te de poilTon. 
GRAc;fo,-are ; Graccj.o , 'sre , crier 
comme les oies. 

Graci/Zd , -are , caqueter comme une 
poule. 

l." 

CRocc/tf,-iV< , crier comme les Cor- 
beaux , croafTer. 

}• 

Grund/Oj-iV^, î grogner comme un 
Gru N«/o, Jr/, 3 pourceau. En Gr. 
Grvzo , gronder , grogner : 
G/Ji/iirZc , grogner. 

GRi'Nniruj , ùs f grognement , en Gr. 

Grullé. 



Gruj, /\Grue,ainfi nommée à caufe 

de fon cri. 
Gru» ,-iTe , crier comme les graes. 

5- 
Gryl/kj , j, grillon , infeûe. En AU. 

Grilli. 
GKiUo-arc , crier comme les grillons. 

6. 
GvKKio i-ire , faire le Roffignol , 
chanter comme lui. 
G, Gofier. 
De^ G défignant la gorge , le gofier, 
les fons gutturaux , le formèrent 
une multitude de mots relatifs à 
ces diverfes idées. 
I. 
G A R , babiller. 
Gar, mot primitif foible de Car,' 
Cra , crier , défigna les idées re- 
latives à la parole. 
En Grec Dorien , GARyo ; en Grec 
Attique GÈRyo, parier, rcfonner. 
GAKys & Gi?.ys f parole. 
El) Gall. Gair, > - 
En Bafq. Guer , V ' 
En Irl. Gair , cri, huée , bruir, 
GAiR/n , apel , nom, Sec, 

De-la ces mots Latins : 
1. GARHo.-jre, dégoiler , gazouiller: 

1°. caqueter , babiller ; 3*. plai- 

fânttr, railler. 
G\Kntide,-ire , ne faire que jafer. 
GARrifuj,ii.f ; GARritudo , inis y babil, 
ramage des cilcaux. 



iiSi 



DE LA LAN 



Gp:B.rul'itas, atis , caquet, bavardage, 
Of.Rrulut, a, um , babillard , difcourcur. 
G^Rrulofus , a,um, grand caufeur. 

1. lNT£R-GAR.n"o,-/>;,babiller enfem- 

ble. 
Ob-Gaktïo , ire , gazouiller, ramager. 
3 . CERrte, arum , mots en l'air , ba- 
gatelles , fottifes , fornettes. 
Graro , onis , badin , difeur de riens. 
CoN GrRro , onis , camarade de jeu ; 
1", homme , femme de compagnie. 

II. 

G U L , bouche. 

D.* G, gofier,fe forma le Celte Gul, 

GuEAL, en Bas-Br. Gueaul, en 

Irl. Gvil> , bouche , gueule. De-là 

cette famille Latine. 

Guia , a , gofier , gorge ; 2^. gour- 

mandilc , intempérance. 
Gi'LO, onis , goulu , gourmand. 
('vLofus,a, um, de la gounnandife ; i". 
goulu , vorace. 

GvL^fé , avidement , goulûment. 
GvlLocce , arumt écales de noix. 

Gu Mas }<e) } 

GuMM,«,lS°"''"*"'^'Blouton. 

m. 

G u T T , Gorge. 
Cvztur, is ; i ^, Gofier , gorge ; 2°. 
tuyau d'un foufïlet par où le vent 
palTe. 

GvTturefus , a , um , qui a un grand 

goiîer; i». qui a la gorge enflée. 

GvituTaHs , e, qui prononce du gofier, 

IV. 

G U R G , Gouffre , 6ce. 

Du primitif GuR , gorge, en Celte 



GUE LAT. G 762 

GoRG , GoRCH - Fan AU , gofier ^ 
gorge , fe forma cette fan.iUc. 
GvKces, itis , abîme, gouffre. 
GvRGuJlium, U; GvKcuJliohim , U , gar- 
gotte , cabaret borgne ; 2», cabanne , 
mailonnette. 

Composes. 
Ex-GvRci:o,-are , regorger. 
Ex-GvRoitatio , onis, regorgement. 
E-GuRGiw, -are, jettcr dehors, prodi. 
guer. 

In-GuRcffo t-are , faire excès de boire Se 

de manger. 
ln-GvRoitam, on's , goinfrerie, exaès 

de nourriture &(. de boifîbn. 

V. 

GUST, goûr. 
De G , bouche , fc formèrent : 
Le Celte Gwews, lèvre. 
Le Grec Civâ , goûter ; au fut. 
Geuso , mots oïl G fe pronon- 
ce Gue. 
De-là cette famille Latine. 

GusT«j,«j,lefens dugoijt, le goût, 
1^ L'aftion de goûter. 
5 0. Entrée de table. 
49. Difcernemcnt, fentimcnt. 
Gvsrulus, 1, petite entrée de table ; i». 

œufs , par lefquels les anciens commcn- 

çoient leurs repas. 
GvSTo ,-are, tâter , eflayer pour le goût j 

1". prendre fon repas , manger, 
Gvsratus , ûs , le goûr. 
GvSTarium, ii, goûter , collation; %*. 

bâtiment de mer. 
Gi'STfltio, onis, entre'e de table ; premier 

fervice. 
GvSTjtorium, ii ,neu cù l'on faifoit la 

collation; 1", vdfc cù l'en buyoit. 



7(?j DICTIONNAIR 

Composés. 

D£-GvsTo,-are , goûter , tâter; i^. 
éprouver , ne dire qu'un mot d'une 
chofe. 

"DE-GvsTatio , onis y eiïai , l'adion de 

goûter. 
In-Gusto ,-ar« , faire goûter. 
în-GusTatus , a , um , qu'on n'a point 

encore goiité. 
iN-GvSTabiUs ,e , dont on ne peut goûter. 
Pr^-Gusto ,-ure , i°. goûter le premier ; 

1°. faire l'efîai. 
Pp.iE-GuSTafor, ij,qui goûte le premier. 
Re Gusto y-are , goûter une féconde fois. 
RE-Gt-STafio , onU , l'aftion de goûter 

une féconde fois. 

Binôme Grec. 

OEno-GEUSTf.f , is , Tonnelier : d'oi- 
nos , vin, & de Geuô , goûter. 

G A B , fort, élevé. 

De Gab , fort, élevé , mot primitif, 
fe formèrent les familles lui vantes^ 

I. 

I . Ga'buIus, i, potence, gibet ; de Gab, 
élevé. 

i. GxBata . 9 , jatte, faladier ; z". 
lieu haut & pavé. 

5 . Eti-Ci^ata , orum , petites figures 
creufes mifes dans des vafes pleins 
d'eau, où elles fe meuvent. 

^. GABulium, a. Aromate d'Aiabie, 
qui doit fou nom à fon odeur for- 
te & pénétrante. 

II. 

Cisha, «; GiBi>us , i , boffe. Du pri- 
mitif Gab, élevé , en Hcbr, UA » 



E ÉrYx-^^OLOG. 7^t 

Gai> , bolTe , dos , éminence. 

Giuter , B. y um , 1 
GibIus, a, umy f boflu, convexe» 
Gizbofus , a, um , ? voûté. 
Gisherofus , a , um y \ 

III. 

GuBERNO,-rtre , gouverner , terme de 

marine , tenir le gouvernail ; i". 

adminiftrer , conduire , avoir le 

gouvernement. 

Grec GuBERNo. Hebr. "^35 » G^b^r , 

avoir la force , la puilTImcc. 
GvTiernaculum , i, timon, gouvernail; 

1°. gouvernement , conduite. 
Gv^erna'ioy onis; GvBernium , ii , gou- 
vernement , conduite d'un navire , le 
travail du Timonier ; i°. adminiftration. 
GvBernaror, is , pilote , timonier; î°. 
Gouverneur: qui ert chargé de la con- 
duite : qui eft commis à l'adminiftra- 
tion. GvBsrnaniXyisyCCilc qui gouveri 
ne . Gouvernante, 

AD-GvBerno y -are y gouverner, admi- 
niftrer. 

G iESum, 

Pique , Javelot y 

GJBsum , i , étoit le nom de la lance , 
de la pique ou du javelot Gau- 
lois. 
Les Grecs en firent le mot Gauos. 
En Bafq. Gesî , dard. 

Il fut formé du Celte G as , ra- 
meau , branche , mot q[ui fubfifte 
encore en Irlandois. 
GAL, 
rond. 
G A'. , défigna dans la Langue primiti- 



7<î5'- D E L A L A N 

vc les objets ronds & durs, coin- 
me la tête, les cailloux , iScc. De-lÀ 
nenibre de mots en Gal , Gla , 
5cc. 
En Or. h^l & dS: , G ail, Gu/m, 
rouler , 

Gal-gal , fplicre. 
GiiLLoTh, boule; de-là 

I. 

Ces familles Greco-Latines. 

I. CoNGYLt.î , /j , rave ronde , en 
Grec GoGGYLis , qui je prononce, 

GoNGYLii. GOGGYLOJ- , rouJ. 

1. Ana-Gali/j, idis , mouron: fon 
fruit eft rond comme une noi- 
fette. 

1. G ALLA , <e, noix de Galle. 

4. Gangujo«, a y i loupe , tumeur. 

ChHchon , ii , 3 Gr. Gagglion, 

qui' je prononce Ganglion. 

j. Gauluj, i , fiùte , pinque ; i.°. 
gondole -, }'. talTe. Gr. Gaulos; de 
ÎOr. '^i , Gal , rond. 

II. 

I^Glans , </fj; 1 ''. Gland j 1**. boil- 

le de plomb. 
GLAî.'ia/d , <E , petite glande. 
QL.-ji'^îrJw, a , um , où il y a beaucoup 

de giand. 
Cji.L-^iulofus, a , um , plein de glandes. 
QL/iAclium', a ; GLANdioTiica , x , glande ; 
. iP; laâguier . gorge de cochon falé. 
Gl-,'<M! ;/fr , a y um , qiji porte du gland. 

2 . Glan«j , j , ^ forte de poilTon qui 
GtANij , cfij,j avale l'amorce fans 

fe prendre. 



GUE LA T. GAL ^66 
III. 

CtoBus ,1, "i 1 o. boule , globe , pc- 
GLoBK/rt, i,\ loton j 1°. multitude , 
foule aflTemblée. 

GlobuIus , i , petite boule ; i". petic 

bignet. 
Gi-OEor i-.iri , s'arrondir, fe mettre par 

pelotons. 
Gi-osoftras i is , rondeur. 
GLcscfits, a , um , rond , formé en rond. 

C O M V o s û s. 

CiKcu;ji-Gioho ,- are , amalTer en 
rond , autour. 

Con-Gloeo ,-are , affémbler en rond , 
arrondir. 
Coh-Globs^'o, onis , peloton, monceau, 
CcN GLOB.irÎOT, en foule , en un tas. 

IV. 

GtOMer , 
G\.ouus . 

GlomuIus , i.i CLoMÏcellus , i , petit 

peloton. 
GtcMero y-are t amaficr en rond; i", 

mettre en peloton,- 
Glcm iratio , oriis , entrelacement; x?» 

allure d'un cheval qui va l'amble. 
Gi-aMeramen , inis , amas , tas. 
GLCMerarius , a , um , qui dévide en 

pelorons. 

GLOMsra:lm , en pelotes. 
GhOMerofus , a , um , ramafTé en rond, 
GhoM-rabilis , e , qu'on peut mettre en 

pelotons. 

Composes. 

Ac-GioMero ,-are,rou\eT tout autour ,' 
dévider; i°. attrouper, aiTembler, 

Ccti-GLOMsTO ,-are, dévider en pelotons , 
aflemblcr en un lieu; 2", mêler, faire 
une pâte. 



> pelote , pelo 



oton. 



^6-7 DICTIONNAIR 

In-GtoMiro ,-flre,cnta(rer, accumuler. 

V. 
GLEBd,û!,motte de terre en forme 

de boule. 
GiEBuZd , œ , petite motte. 
GiEBq/ùj ,(i,um; Glebu/^i'"^ ,«,««, 
plein de mottes , qui eft en malTc. 
GLEBu/ir, e , de motte de terre. 
GLEBariux, ii. Laboureur, qui rompt les 
mottes de terre. 

VI. 
Gi.ARf«, <B, gravier, fable. Gr, KAtA.- 
Ron, i/ani Hesych. De Cal, Gal, 
Gla , pierre , caillou. 
GLARfo/a, ai , menu gravier. 
Gi.AB.eo/uJ , a , um , couvert de fable. 
GAL, 
Jaune , vcrdârre. 

Du primitif Haï-, foleil, couleur du 
folcil , fe formèrent ; 
Le Cek. Gal , Gel , jaune. 
Le Theut. Gahl , Gall , Gelb , 
jaune > verd pâle. 

Galle , bile, fiel , à couleur 
jaunâtre. 

De-là cette famille : 
i.GA\.ba,<z, ver c^ui natt dans le 

clicne verd. 
i. GKi.hulus, i, noix de Cyprès, 
}. GALBaram, i, gomme ou liqueur 
odoi-iférante , tirée d'une plante de 
Syrie ; en Héb. HisSn , chelbeni, 
Galbanon. 
4. GKfs.inatui , a , t'm,7 babillé d'un 
Cx\.^cin(itus ,a,uin, i '^vêtement 



E ÊTYMOLOG. 7^^ 

verd pâle i 1'. frotté de gal- 

banum. 

GhiBaneus ,a,um, ^ verd pile ; i'.' 
GAiBm«ux , a , i/m , S efféminé , mou ; 
Gaibwux, a, u/n, 3 j9. de galbanum, 

V , S Loriot, oifeau. 

GA.tgulus , l J 3 

GAL, GEL, GL, 

Eclatant , agréable. 
Gal, prononcé également Gel & Gl , 
cft un primitif qui défigna tout ce 
qui eft éclatant , agrcible. 
Les couleurs. 
Le blanc éclatant. 
La gloire. 
La beauté. 
La joie. 
De- la diverfes familles : 
En Mogol , Galc , blanc. 
En Irl. Geal , blanc , net , pur , & 
toute fa famille. De-là , 
I. 
GLAS, 

Verd , Bleu. 
Du Celt. Glas; i«.nomde couleur; 
2 0. nom de la gucfde ou paftel , 
fe formèrent : 
I. Glastkot , i , paftel , guefde : plan- 
te dont les anciens Gaulois , les 
Bretons en particulier, fe fervoient 
pour fe peindre Iç corps. 
1. GLAUcttj,<i, um, verdâtre , verd 
de mer ; Gr. Clavthos , bleu , 
azuré. 
Gi-Avcinus , fl , um, verd clair. 
Gi-Aucon2fl,œiGiAuco3«a,"J>nialadie 

de 



169 



DE LA LANGUE LAT. GAL 



770 



de l'œil , qui devient vcrd , ou voit tout 
verd, 

if. GLAucjw/72,ii,(orte d'oifcau; plan- 
te. 

5. Gl Avcioius y i , cheval qui a l'œil 
vairon. 

6. Glaux , Grec & Lac. Chouette 
aux yeux bleus ; 1°. monnoic avec 
l'empreinte d'une Chouette ; 3°. 
erpéce de danfe. 

7. Tri-GlA y {B , J mulet, poiflon ; lO. 
T&i-GLida, a, f pierre précieufe ; 
Tai-GLiTex, œ , C enGrec, Trigla , 
Tfi.i-GiiTij, idis ,J Triglis; de Tris, 

trois , & Cela. 
II. 

'i, GAteoSf lis , Lamproie ; i°. Her- 
mine ■■, Gr. Galeos. 

a, Gxï.eotis, te, e(péce de Lézard en- 
nemi du Serpent ; Gr. GaleÔtÊs ; 
il doit fon nom à /es caches brillan- 
ces. 

GAi.for<,d/-KOT, interprètes de pro- 
diges. 

j . CAiena , œ, mine de plomb. 
II L 

Giis, iris, loir, marmotte. On a don- 
né une multitude d'Ecymologies 
de ce nom : je n'en (âurois adop- 
ter aucune. J'y vois le mot Celti- 
que Glwys j agréable, charmant, 
blanc; i°.gras. 

GLiRarium , H , Heu où l'on nourrît des 
loirs , trou de loirs, 

VEK-Gtisco-ere , devenir gras ; de | 
Orig. Lot, 



Glis , blanc , éclatant. 
IV. 



Glos , oris , Iceur du mari , belle- 
(œur de la femme ; i°. forte de 
fleur. Gr. Galoos de CalÔs , Héb. 
r\;3 , Cale , bru -, de Gal , beau j, 
charmant. 

V. GAL, laïc : blanc comme du 
laie. 

i.GA-Lucîisj tiiis , cichymale , Gr^ 
Galakiis ; de Gal , lait, parce 
que cetce plance abonde en fuc 
laiteux. 

1. GALaHiies , a, pierre d'un blanc 
laiteux. 
CAta&o-Poia, X , qui boit du lait. 

?. Ga-laïcus , ci , pierre précieufe. 

4. Oxy-Gal<z , <z \-aclis : n. froma- 
ge fait avec des plantes forces &c 
aromatiques & du lait : de Gal ^ 
laie & Oxys , aigre, fore, 

Gall^z, ce, mauvaife boiflbn , lait 
affbibli. 

VL GAL, Doux. 

Prononcé Gleu , Glu , Gly , 
famille Grecque. 

1 . GLVCY-Merides , um ; huicres , du 
Grec Glukys, doux,& de Meris, 
morceau , bouchée : fragmenc. 

2. GLYCY-_y?,i/e, ej , pivoine ; du Grec 
Sidê , nom des fruits ronds & jau- 
nes , comme la grenade. 

3. GLYCY'rrhi^a , a , i réglilTe, raci- 
CLYCY-rrkiion,i , 5 ne douce & 

Ccc 



771 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 772 



fucrce : du Grec Rhiza , ra- 
cine. 

GLYcy-rrhi^hes , œ , tifanne à la régUfTc , 
vin à la régliiïe. 
4. Giivcirium okum , huile vierge ; 
du Cr. Gleukos , doux. 

VII. GEL, 

Joyeux, conteiKjferein comme un 
beau Jour. 

'l. Ghta/înius , / , jovial, plaifânt , Gr. 

Gelasimos ; di Gei<:J, rire : Or. 

^1J , C7«/, fauter de joie; Oli. 

Gal, 

Gitajlnus , ; , fofTettc qui parolt à la joue 

quand on rit, 
A-Griafîi..':, i , qui ne rit iamais ; àe A , 
privatif Grec , qui lignifie non. 

t. Gi wkyrus, a , um, joyeux . gail- 
lard, galaiid ; en Gr, Glaphyros. 

VIII. GLOR, 

Ecuu , rayons , gloire. 

Glor/4, te f renommée , réputation , 

çloiie. 
Glorz^', arum, vanité , defîr de paraître. 
GLOR.io/a , a , petite , légère gloire. 
GioRfor.-jri , fe glorifier, tirer gloire. 
GtoRÏafor , ii ; GioRiabundas , a , um , 

qui eft glorieux, qui fe vante. 
GhCRiatio, oni.^ , l'aâion :1e fe glorifier, 

parade , vanité. 
GhORiofu.r , a , l'm , couvert de gloire . 

glorieux ; i°. fuperbe , plein d'oflenta- 

tion , fier , vain. 
GtoRiosê , avec gloire , gloricufcmeni. ; 

ao. fuperbemcn , fitrcmcnt. 
GLORi-Fico,-(jre ; faire honneur, rendre 

gloifÊ. 



Composés. 

Con-GioKi-Ficor ^-ari , être glorifié 

enfcmble. 
I.^-GLGRiiij, a,um, qui eft fans gloire. 
iN-GtoRfo/ui , a , um, déshonorable. 

G A M. 

I, CAuma, a , borne d'un cliamp 
marquée de la lettre G , appellce 
en Grec Gamma. 

1. Di-Gamwa , lis., la lettre F qui ref- 
femble à un doubb Gamma. 

j.Gamoto/W^j 5 is , indrument de 
Chirurgie pour nettoyer les plaies, 
en forme de Gamma,ou de G grec. 

G A M , 
Jambe. 

Du Celte CA?j,GAM,courbe, en arc, 
fe firma la famille Celtique (ui- 
vante , adoptée parles Latins , &c 
employée par Vegece. 
Gamb^ , ce , jambe , fur-tout d'un ani- 
mal. 
Gambo/uj , a , um , qui a de grofTes 

jambes. 
Si'b-Gambj, (^ , le boulet d'un clieral, 

G A M , G E M , 

Enfemble. 

Du primitif Ham , Am, enfemble ,' 
urion , fe formèrent nombre de 
mots en Gam qui ofirent les mê- 
mes idées. 
Er. Or. 2:, , Gam . auffi , plus : Con- 
jonction. 

nîSn > Ckamé j beau-pere. 



77? DELALANG 

En Gr. i". GAunros, beau-pere; 
pour GAueros. 

Gamos , Epoux. 
1 °. Gemo , être plein , être 
chargé. 
Gemos , plénitude. 
En Ali. Ganz , tout. Delà cette fa- 
mille Grèce- Latine. 
I. 
Gamos, i, mariage : mot Grec. 

GkmostoIus , i , Traiteur qui fait des 

noces. 
A-Gamuj, i, qui vit fans femme, 
Bi-Gam/.z , <E , état d'un homme qui 
a épouié deux femmes. 

Bi-Gamus , a , um , qui a deux femmes , 

bigame. 
Di-Gamut , f , hcmme qui a eu fîiccefTi- 

vement deux femmes, 

Poly-Gam/'^ , te , l'ufàge d'avoir plu- 

fieurs femmes : du Grec Po/y , 

beaucoup. 
Poly-Gamwj- , i , qui a plufieurs 

femmes. 

II. 
GiMirtus , a,um j double , deux ; i ^ . 

jumeau 53''. égal , femblable. 

GsMellus , a, wn,qui efl par couple , 

par paire. 
GEMJni, orum , les Gémeaux , conflella- 

tion ; i€>. enfans jumeaux. 
GemiVio ,-are , doubler, réitérer ; i». 

apparier. 

GEMinado , onîs , redoublement, redite, 
Gtninadm , deux-à-deux. 
GiMinitudo , iris, refTemblance. 
GEMe//ar, ïs , qui tient double mefure. 
GEMelli-Pir.i , œ, qui accouche de deux 

cr.fans à la fou. 



UE LAT. GAL 



774 



Co 



M P O s E s. 



Con-Gem/ro, -are , apparier, Joindre 
deux à deux ; lO, doubler , redou- 
bler; j°. devenir double. 

Coii-GEM!nario,onis, i°, accouplement; 

2°. redoublement ; 3°. cnibranement. 
In GemîV/o ,-are, doubler , réitérer ; z*. 

augmenter du double ; 3°. fe renforcer , 

s'augmenter. 

Binômes, 

T^K-GEuinus , a , um , triple, très- 
grand; de ter , trois. 

TpR-GEMinz, œ , la triple Hécate. 

TRi-GEMi'/îa, a, porte de iaint Paul à 
Ko me. 

Tai-GEMiVif, a, a, trois jumeaux, 

T^i-GLuinus , a , um , redoublé trois 
fois. 

Cîiirum-GEMinus , a , um , cent fois re- 
doublé. 

G A R, H A R , 

Elevé. 

Du primitif Har , Gar , élevé , qui 
a fourni des mots à nombre de 
Langues , fe formèrent , 

Le Ba(q. Garai, fur. 

L'Irl. Gart , tête. 

L'Arab. Gard , colline ; d'où les 
Monts GoR.Diens : de-là : 



Le Grec GeR(Zj , cliarge, empIoL 
GÊRflj, vieilleiTe, âge avancé ; 
d'où , 

GekuJîû, œ, Aiïêmblée des Vieil- 
lards ; le Sénat. 

Ceci] 



77î DICTIONNAIRE 

ARCHi-GERon/ei, les Princes du Sé- 
nat, des Vieillards. 

Gï.Kente, nom du Pcre , du Vieillard 
dans'les Comédies. 

II. 

Garkj, i , nom de poiflbn, efpécc 
de hareng i Gr. Garo. Il doit fon 
nom à fon goût élevé. 

GhKum, i, fauiïe faite de ce poIfTcn 
mariné : Gr. Garon. 
GiViKes , is , hareng. 

G AR. 

D£ Car , Gar , champ , vinrent di- 
verfes Familles , outre celles que 
nous avons déjà vues fous le mot 
A-GER j col. ; 9 1. 
I. 

Cette Famille Grcco-Latine. 

Dt Car, Étranger, voyageur, qui 
vient des Champs, mot Oriental, 
dérivèrent les mots fuivans : 
AcGARA , prononcé Angara , Maifon 
de pofte. 

AKGARÏa , ce , voiture publique. 

AnGAT-iarius , n , celui qui eft chargé 
d'exiger des corvées, 

/.NGARJo ,-aTe , obligci: à quelque cor- 
vée. 

Ac-Garus , prononcé Angarus , Maître 
de pofle , Meffager. 

II, 

P£R-Ege5 , f,ra , gr/.m , qui va par 

les champs , à travers le pays ; qui 

voyag : de P^r ,àirayers.,&: -^ger, 

champ. 

PER-EcRê, en voyage , hors de fcnpays. 



ÉTYMOLOG. liS 

Per-Egr!/iw, i, voyageur; étranger ; i". 
neuf , fans expérience , ignorant les 

manières du pays ; j". inconnu , extraor- 
dinaire. 

PrR-EcR'/îa, (Z , une coureufe. 

Per EGRinw,(z, um, qui voyage dans 
les pays étrangers , qui eft hors de fon 
pays , paffager , qui n'eft pas en pays de 
connoifTance. 

PER-EGRi/z/r.i,r, arij , demeure dans un 
pays étranger; i". modes , mœurs étran- 
gères. 

P£R-EGR//zor , ari , courir les pays 
étrangers ; z **. ctre dans un pays 
étranger. 
Pi B.-EcK!nalundus ,a,um,qnl court dans 
les pays étrangers. 

?eR-EoR.inat!o , onis , pèlerinage , voyage 
dans les pays étrangers, 
PFR-EGR.'nuror , is; TzK-EcRinatrix , is , 
voyageur ; celle qui voyage. 

G A S pour W A S. 

AgAso, 07z/j , valet d'écurie, pale- 
frenier , muletier : gros valet pour 
les animaux. 

Ce mot qui exifte chez les La- 
tins ifolé , fans famille , leur étoit 
venu des Cekes, rhez qui Gas , 
G*'As,figmfie; i °. jeune homme, 
garçon , fi'.s -, 2 °. Garçon de fervice, 
valet ; 3°- F-fc'-ive. 
GwA'î.jnaffA, conlition, fervice , efcla-f 

vage. 
G WAS(i/7,7îf/i-FERCH, vierge ou fille de 

fervlce, fervante. 

Ce mot prononcé Was,Uas, 
eft devenu la racine du mot Vas- 
sal , celui dont la terre relevé 
d'un autre , qui en dépend. 



777 



DE LA LANG 

G A s. 
h 

Vafe. 
Du primitif C.contenance. qui forma 
une foule de mots en cas , vint 
la Famille G as, vafe , ventre. 
En G.ill. Ges , ventre ; GES/>,ventru. 
Gistog , bouteille. 
Les Orientaux en firent le mot 
Gaz trcior , en Hcb. TKi , GatiZ. 
D'où : 
L'Allemand Geiz , amour des ri- 

ciiefles , avarice. 
Le François GAzetce , tréfor des 
nouvelles, Archives de la politique. 
De -là cette Famille Greco La- 
tine ï 
Gkza, œ , tréfor, richefes. 
GAZi-PHYLax, aci;, Garde du tréfor. 
GhZo-?HYLacium, ii , cabinet , lieu où 
l'on garde le tréfbr. 

IL 

Ventre. 

Les Grecs ajoutant à ce mot Gas , 
ventre , leur terminaifon fi com- 
mune Ter, en firent Gast^t , mot 
qui t'unit les diverfes fignifica- 
tions de Gas ; d'où cette famille 
Greco- Latine. 

GASTer, /, 1 *'. ventre; i °. vafe à lar- 
ge ventre; j**. fond d'un vafe. Gr. 
Gaster. 

G.\STr.-Margia , ce , gourmandifc : de 
Mar.c-3J , luxe , païlion folle, 
GMiri-'/Iargus , a, um , gourmand. 



UE LAT. GEL. 778 

Eu-GAsiri-MYikus, i, ventriloque ; 

de Mvjkos , parole f &c en ■, dans. 

HYPo-GASTrium , ii , bas-ventre : de 

HyPo , fous. 
PiT/io-GASTer , ri , ventre gros comme 
\)n tonneau : de Pitkost tonneau, 
Di-GASrricuf , a , i/m , qui a deux Ven- 
tres. 

G E , prononcé Ghe , eue , Terre. 
Du primitif GÉ prononcé Ghê,Gue> 
fe formèrent. 
L 
Cette Famille Latine, 
CAia , <E, p maître , maKielTe ; ceux 
Caius, i, \ qui pcfTédent la terre. 
Caio ,-.:rf, enfeigner ; i°. fouette?, faire 
la cerreftion, 

n. 

Cette Famille Grcco-Latine. 
I. G?.o-GRAphia , œ, dcfcription de 

la terre ; de G%Avho décrire. 
Geo-GrapWcw , a, lin: , de Géographie. 
Ge(3-GrapAuj , i , un Géographe. 

2.Gto-MET,7^,«;, \ "'■'^''''^'J^ 

> terre : de Me- 

GEO-METr/ce, es, J rro/i, mefure. 

Geo-MetRiZ, a; Qs.O'MTL-tTes , œ , Géo- 
mètre. 

Gso-METrifUJ, a , um , géométrique. 
5. Ge-org/ , orum , les travaux de la 

terre , q'Ergon ; travail. 
G^'Orcicus , a , UC2, d'Agriculture. 
4.Hypo-G^UM,a, Offices d'une raai- 
(on, cave, cellier -, 2°. caveau mor- 
tuaire. 
5. hvo-GMUs, i , vent de terre. 
ATo-GjEum , i, fituation d'une Planetfè 
dans fbn plus grand éloignement d; la. 
terre. 



DICTIONNAIRE ËTYMOLOG. 



779 

PERi-G^Eum , ii \ /îtuition d'un Artre 
dans fa plus grande approximation de la 
terre. 
TsKie-Gtsls , is , voyage autour du 
monde ; defcription de la terre. 

II I. 

Ces Familles Latines. 

I. Ïndi-Gt.s , get/jt, qui eft du pays. 

It^di-GiTts , um , Dieux tutélaires , 
Dieux Nationaux i°. Hommes mis 
au uoinbre des D.eux. 

Ivdi-GiTO f-ire , mettre au nombre des 

Dieux du pays. 
ludi-GEna, xil^di-Gsuis , a, um , qui 

cil du pays , naturel du pays. 
Itidi-G mit. lits , e , né dans le pays. 

1. E-Gto , es , gui, ère , être pauvre , 

être dans le befoin:/;20/-à-/7zo/jétre 

fans terre , fans polTeflTions. 

E-Gen:;^, a,umt fans biens, (ans poflèf- 

fions : pauvre ; miférablc. 
E-GESr,ij, atis , pauvreté, indigence. 

j. Indi-G^o, ère., être dans l'indi- 
gence , manquer de. 

Imdi-Gens , tif ; In-di-Gej , erfj, pau- 
vre, malheureux, qui a beToin. 

lN-Di-Guî,a, um; In-d-i-Gui^j , a-,um , 
indigent. 

1n-Gitas , atis , indigence , privation de 
terre. 

G EN. 

Produftion. 

De G£,terre, fource des produâions 
& de la vie , fe forma , en Celte , 
une Famille nombreufe qui donna 
une foule de mots aux Grecs & 
aux Latins. De-là ces Familles La- 
tines, 



7S0 



I. 



G E N , produire. 

I. Geno , ère , 

&a.iagrec.jue, 
Giano, ii,GE- ^engendrer, produire, 
N«/, Gi.niiu.rt , { mettre au monde. 

Gig/iere, 

GiGnentin , iun , les racines, 

Gitiitus , ùs y 



Ge 
Genz 



tiitus , Uf , ■J race , génération i 
ni!ur.i,ce, > germe; i^-fcmence ; 

mmen , inis y j i". fruit; 4°. horof- 



cope. 



Gvni'or , is ; Gtwtrit , ch , celui, celle 
qui a eng'jniré , qui a prj luit. 

Genitivus , a, um. Je naiilance , qu'on 
api-orte en naiffant ; i-". le cas appelle 
GéTÎtif, parce qu'il in li jui i'orijuie. 

GEniciliier , par génération. 

G£N"aii7iT , e , qui a la yertu d'engendrer; 
2.°. qui regarde la nailTance. 

i. GEHero - are , engendrer , produi- 
re , concevoir, i. inventer, trou- 
ver, faire. 
GENera/f a ,-ere , s'engendrer , fc produire. 
GENerawr , is , qui engendre , qui pro-j 

duit. 
Gtnsratio , onis , produiflion, naKTance. 
Gii>:r.ibiUs ,e ,<i'ii peut engendrer, 

II. 

G E N , Génie. 



G 

!G 



îen/wj , ii l Génie , Dieu tutél, 
inW/Vz, ii y qui prélîdoit à la 



laire » 
qui prehdoit a la naif- 
fance, & quiinfluoit fur leca- 
raitere de l'efprit ; z°. deftin , 
forrune. ; 5°. humeur , goût , 
penchant ; 4°. efprit , génie. 

'Etn^Us, e , qui concerne ieî Dieux qui 



781 



DE LA LAN 



pré/îJent à la naiiïance ; i°. joyeux , 
diveniiïàni. 
GïN'.ititer , en fc donnant du plailîr , 
agréablement. 

II I. 

Ge N, Naiffance. 
I. Genwj, eris , 1°, nai(rance , ori- 
gine j i°.race, lignée ; 3"^. genre, 
elpcce, nature ; 4°. manière, façon -, 
5 °. génie. 
GrKui/iur, a, um , naturel, conforme à la 
nature, 

Gm.dnê , franchement , naturellement, 
Gfunnus , i , dent mâcheliere. 

i. Ghtis,tisy i°- race. i°. nation,peu- 
p!e. 3**, gentils , idolâtres. 

Gm-.icus , a , um y particulier à une 

j\'ation. - 
GiVTilis , e , d'une Nation ; 2", de la 

même famille; 3". Paycn. 

Gimi/uas, atis , famille , parenté ; 
2". efpéce i }°. gentilitc , paga- 
iiifme. 
GitiTHuer , en Payen. 
Gtf.iilhius , a, um, commun à une race > 
n une famille; 1°, qui appartient à une 
Nation. 
Cinriliîium r^,'ce qu'on tient de famille , 
patrimoine. 

3. Giacraùm , i ^. félon les efpcces, 
1°. par nations; j°. en général, en 
^ros. 

(JEM.Tiîiw , e, général, univcrfel. 
Gmir aliter i généralement, 

4. GENcr ,f , gendre, miri de la fille , 
2°, beau -frère , mari de la fœur, 

I Y. Famille Greco-Latine. 

1. 

Ct^c'îs , is j point de la natlTance, na- 



G U E L A T. G E N 782 

tivité; 1°. U naiiTmce du Monde , 
la Genèfe. 

Gen-EthZjuj , iz , um , de la nailTance. 

G'ETA-EtHliacus , i , falfcur d'horofcopc. 

GEK-ETH/io-LoGf.i , CE , horofcope , prc- 
didion au moment de la nalITancc, 

GiM.'it-LoGia, a, généalogie, énuméra- 
tion des ancêtres , ou des individus qui 
Gompofent une famille , d;puis le pre- 
mier , qui en eft le chef, jufqu'à ceux 
qui exillsnt de nos jours ; l'art de faire 
ces énumérations. 

Gts^ea-Logus , i, Généalogiflc, 

Eu-Genj« uv<e,raifins d'une beauté 
& d'une bonté rares. 



2. 



GYnceceum , i 
Gyucccoji 



m , i ~l appartement des 
iiis , dis ) femmes; du grec 

rrNH , Gynê , Giuii , femme. 

Celc. Gan. Irl. Gean. 

GYnœco-Polis , is, YiWe dis femmes, en 

Egypte. 
ANDro-GvNe, es 1 homme 5: femme : à\i~ 

néi- , andros , homme. 
Miso-Gyn?, es, qui hait les femmes : du 

Grec .Vlifos , haine. 
YoiY -GYti^con ,/, multitude de femmes : 

f u Grec /-'o/j , multiniJe , beaucoup. 
Pclv-Gy^^«J, a , um , qui a plu/îeurj 

femmes. 

V. 

Gen, Noble. 

Gi-Herofus , « , ?/ot , i "'. de naiflânce 
illuftre, de bonne maifon; i°. géné- 
reux, brave, j". bon, vigoureux. 

GFNfro/:M.r,fl.'/f,courage, grand îurd'ame, 
force , gcnécofîté. 

GzAerosè t d'une manière no'ole , coura- 
geufe , gé.iércjfe. 



783 DïCTIONNAIR 

Composes. 



I. Bi-GEwr, a y kot , engendré de 
deux efpéces différences , comme 
le muler. 

CoN-GENer, mi,qui eft de même 
efpece. 

CoN-GENitWjfl, um , produit , engendré 
enfemble. 

CoN-GEHffwa , CE , produdion , généra- 
tion faite en mcme-tems. 

CoK-GENero ,-are , engendrer , produire 
enfemble. 

DE-GEner , eris , qui a dégénéré i i°. lâ- 
che , bas , indigne. 

DE-GENero i-are , ne pas rcfTembler à fon 
principe , s'abâtardir; i°. fe gâter , fe 
corrompre. 

lN-GEN?ro ,-are ; Iv-Gicno , ère , engcn- 
f drer , faire naître , produire avec. 

lK-GiNeratus,a , um; lv-GEi*itus,a, um, 
qui eft né avec ; naturel , propre à. 

ir.-Citierafco , ère, croître , être engen- 

t drc. 
lK-GEtieraJji/x,e , quine peut être en- 
gendré. 
1. lN-GEN«aj, ajum; 1°, naturel. 
1. qui eft né libre; } ?. franc, fmcère , 

honnête. 
Îa-Gi^uitas, atis, i°. état de celui qui efl 

ré libre ; i°. candeur , franchife. 
în-Genuê, i**. noblement, en perfonnc 
de condition libre ; i°. fans déguifement , 
fîncerement, 
lti-GEtiu.itus , a , wn , qui efi d'un naturel 

franc , honnête , noble. 
j, In-Genîw/« , a , naturel , proprictc 
avec laquelle on eft né; i**. génie 
efpric, talent. 
IiH-GfNiarw , a , «m , inyçnté avec ef^rit ; 
g^i°, plein d'efprit, 



E ET Y MO LO G. 784 

In-Gen/o/uj, a, um , fpirituel, adroit , 
plein de talens. 

iN-GENiojè , fpirituellement ; adroite- 
ment, 

PïR iN-GENio/uj- , a, amy très-fpitituel ,' 
très-ingcnieux. 

4, InGenj , lis y grand , extraordi- 
naire. 

5. PER-GiG;2o-<re , engendrer, por- 
ter. 

PR/e-Gionn ,-ere , engendrer le premier* 
PB,a.-Gimtalis, e, premier né, 
VR.M~Giians , tis , femme enceinte, 
Fe^jc-G^atio , onis , groflefTe, 

Pbo-Gig/20, er^,"! engendrer, cau- 

Pro- 



'^ïi.o-Gicno f ere,'t engen 
.o-dtisro , are, j ^er. 



PRO-GFuerflf/o , onis , génération. 

PRC-GENidJ, ei, race, lignée ; i", fils , 
fille. 

PRO-GEKitor , is , ayeul , ancêtre, 

PRO-GENer , eri , perc du gendre ; i°. le 
mari de la petite-fille à l'égard de 
l'ayeul. 

Re-Gigno y-ere ; RE-GiNero ,-are, repro- 
duire , faire revivre. 

RE-GENerflfio , onis , reproduâion , régé-^ 
nération. 

B I N O MES. 

1. Uni-Genô, ce, feul produit, uni- 
que. 

UNi-Giuftui , a , um , fils unique. 

2. Ambi-Gen^, ée, hermaphrodite ; 
d'ami'O deux. 

3 . Anii-Gtmtus, a,um,l „ ■ j^^g^^^ 
AiiTt-GENiw/ijje, > 
Fost-GenÎwj, a,nm, ne après , puîné , 

defccndant. 

PRiMo-GENJtwx , a, um, premier né, 
aîné. 

X, HoMo-GsN£KJ, a,um, qui eft de 

même 



785 DE LA LANG 

même nature; du grec /iomo,C£m- 
Mable. 
JHuLr;-Gï-^u.r, i7 , iim ; Mvui-GEverist e, 

de différences efpéccs. 
OMHj-GrNaj ,a,um,Ae toutes manières. 
j. Pr^m/' GenwXjA, »//i, qui a été 
produit le premier. 

PRiMi-GENuj, a , um, qui a produit le 

premier. 
Prim/-Gen;ut, a, um, primitif, qui a 

été produit le premier. 
BLAPSi-GoNi\2 , «, du Grec B/ap/o, nuire, 

& Go/z , race , famille : avortement , 

fauiïes-couciies : maladie des abeilks 

qui fait périr leurs elTaims. 

GEMM, 

Brillant. 

De l'Oriental en, c'H^mm , bril- 
lant , fplcndeur,fe forma cette Fa- 
mille : 

;!. Gemm<ï, œ , Pierre prccieufè; z'. 
Bourgeon de la Vigne; 5*. Bouton 
des arbres & des fleurs. 

GEMmula , (z , petite pierre précieulê ; 
1». petit bouton. 

CîMmeus , a , um , de pierreries , de 
perles. 

Gnumofus, a , um , plein de pierreries ; 
abondant en pierres précieufes. 

GsMmarius , ii. Lapidaire. 

GEMm:7riw, a,um, de Lapidaire. 

CiMuians, th, brillant , éclatant comme 
les pierreries. 

CiMmatus ta,um. Cerné , garni de pier- 
reries. 

GtMmator, oris , Jouaillier, Lapidaire. 

Gemm/-F£r , a , «ot , qui produit des 

pierreries , des perles 

^,-are, > 

> ,-ere , ) 

Orig, lac. 



ÛE LAT. G EN" 780' 

Giumatio , onis » bourgeonnement > 
boutonnemcnt. 

Composés. 

Pro-Gem-mo , are , poufler des bou- 
tons , bourgeonner. 

Bi-Gemm/'j , ^ , qui a deux yeux , 
deux bourgeons ; 2". qui porte 
deux Pierres précieufes. 

G E N , 
Coude, Genou ; z°. Joue. 

Du primitif celte GEN , genou , cou- 
de , vint cette Famille Grecque Si- 
Latine. 

Genu, neutre fingulier : au plurier, 
Genu<: , uum , genou , genoux ; 2.°. 
Nœud d'une tige de plante , Grec 

GoNU. 

Gruutlia , ium , genouillères; 2". jarre- 
tières. 

En-Gonit/?; En-Gono/îj, ù , l'agenouillé : 
conftellation. 

Gimculus , i , coude d'un triangle. 

GEviculum , i, genou; 1». noeud qui dif^ 
tingue d'cfpace en cfpacc la tige des 
plantes. 

GehIcuIo ,-ars , le nouer. 

Gï.tiiculatus , a , um , noueux. 

GEniculatus , ùs, l'adion d'être à genoux; 
1". l'agenouillé. 

Gtnicuiaiim , â chaque nœud. 

Composés. 



ï.GzMmo y-are, > bourgeonner, bou- 

Gmmafcortre, \ '«"î^". '«"r.zwof , 
J ' '=> j avoir dci yeux. 



AD-GENzWor, arl , s'agenouiller. 
Con-Geni^/o ,-are , tomber fur les genoux. 
In-Gen/cu/o ,-ire , fe mettre à genoux. 
hi-Gïiniculus , i , 
It^-Giuicularii 
ln-GEtticuldtus ^ 

Ddd 



. ,~^i c , it ijircirc a genoux. 

^^.' '' .. ( l'agenouillé.conC 
nus , u , > . , , • ' 

' . ' \ tellation. 
ms I I , J 



7S7 DÎCTIONNAIR 

GE N. 

D. Gêna, Joue, {voy. Col 370)» fe 
formèrent G^iKiho , onis , Ecor- 
jvflear,rarafice : en Gr. Gwat^wz-, 
de GnKthos bouche , pour Gena- 
thos, 
GtiAThonicus , a,um, de Parafîte,. 
G E S , GER ^ 
Porter. 

LlS Latins ont une FamiiFe trcs-cten- 
due compofce de mots en Ges & 
en Ger , tellement mêlés entr'eux 
eue lesÉtymologiftes n'ont pu dire 
quel de CCS deux radicaux efl; le pri- 
mitif, ni par conféquent quelle en 
cioi: la vraie origine. Cette Fa- 
mille eft celle de Gero , Gess/ , 
Gf STWTO , GEK«re , porter , être 
chargé. 

Mais en confidcrant que !e pré- 
térit efl: formé du radical Ges & 
non de Ger, on ne peut plus 
douter que ce premier ne foit la 
vraie racine , & que le dernier n en 
foli une altération ; puifque le 
r rétérit a toujours été antérieur au 
tréfent. On fe rappellera d'ailleurs 
ce que nous avons dit dans notre 
Difcours Préliminaire, que les La- 
tins fubftituoicnt iâns ccfle S £c R 
entr'eux. 

Ce mot Gïs qui défigne l'ac- 
tion de porter , d'être cliargé , 
dans tous les fens , au Phyfique 
& au Moral » tient donc au radi- 



E ÉTYMOLOG. 



7SS 



cal Celtique Gwrs, GuEz, attires^. 
\z r.îcme que l'Oriert. ^"ï ckwctu 
arbre, plante qui/orA?, ç^\proiuiu 
De-là , routes les figuincations 
dont ce mot fe chargea ncceffaire- 
. ment chez un Peuple agricole , & 
' qui s'éloignant de proche en pro- 
che de l'idée primitive , fiivlt par 
prcfenter des idées qui ne fcmblent 
plus avoir de rapport avec celle-là. 

I. 

Gero , Gîssi, Gestk/tî , GER<rr«, por^ 
ter, être chargé; 1°. avoir; pro- 
duire , mettre au jour , faire pa- 
raître ; 5 °. diriger , conduire j. 
avoir le foin.^ 

GERO,onij, ^ 

GïKuh^onis t > crocheteur, portefaix, 

GïRuiui , î 5 J 

GERitria , œ , fervante occupée à porter 

un enfant entre les bras, 
GfRariii^TO, ;'f , grue, machine i enlever 

des fardeaux. 
GîRu/i - FiGu/ur /7a^ifii , vil adulateur 

du crime : mot burlefque , forme de 

Figul'M , potier de terre , & de Gerulus , 

portefaix. 

IL 



i. GzsTo-tre, -i porter , porter fou- 
Gbstj/o, tfr« , 5 vent. 

1. GESTor , is ; GiSrator , h , porteur j,'. 
rapporteur; i°. carrofle. 
GtSTatrix , cis , celle qui porte. 
GEsratus , ùs , tranfport , aftion de 
porter. 
3. GiSjatoT'mm. , ii , ch^lCe à porteur , 
brancard , palanquin. 
Gisratorius, a , um , qui fcrt à porter. 
^. Gïstam , onis , mouvement que l'en 



78p 



DE LA LANGUE LA T. GER 



fcnt en fe faifint porter ; i°. exercice 
que Pon fait en allant à cheval. 
Gtsramen , inis , ce qu'on porte , ornc- 
nent. 

II I. 

'l. Gest/o , onts , déparfemcnt , gou- 
vernement , conduite. 
2. Gest«j, «j , gefte , adion. 

GnsTuofus , a, urrit qui fait beaucoup de 

gcfies. 
GzSTuosi , avec beaucoup d'afiion , avec 

bien desgefles. 
Gests ,ori/OT >faits mémorables, exploits. 
CzSTiculus , i, petit geftc ; i°. manière 

de compter par ("es doigts. 
Gtsi iculcT y-ari, animer par des gcfles , 

faire des gefles. 
GiSTicularia , «s , baladine , bàtcleurc, 
GiSTiculator 1 is , bateleur, baladin. 
CiSTkuUdo , cnis , gcfte , gcfliculatlon. 

Composés. 



apporter. 



AD-Gt.KO,ere 7 
Ag-Gero ,(re J 

Ae-GnSTuj , ûs , rapport , amas. 
Con-Gero , ère , porter en un mon- 
ceau , entafTer. 

Con-Gero , onis , qui tire tout à foi , qui 

s'approprie teut ce qu'il peut. 
Con-GtB.ies , ei , amas , aflemblage- 
CoN-GiST/tw ; Con-Gestc , en un tas , 

confufément. 
Cou-GîSTio , enis ; Con-Gistui , ûs , tas , 

monceau; i". l'aftion de combler. 
CcK-GESTé ; CoN-GESTira , confufément 

fans ordre. 
Ac-ccn-G ero ,-a-e , combler , accumuler. 
ClRcùm-GlSTO,-are , porter àrtntour, 
Di-GeKO,-ere, porter, tranfporter. 
Di-Gero , -ers , arranger , mettre en 

ordre , diftribuer ; i», porter çà & là i 

3°. digérer, cuire. 



7pO 
Di-Gr.Rfej , ef ; Di-Gistio , onis , arran" 

gcment , ordre ; z". diftribution ; 3°. 

coâion , digeftion. 
Di-Gestop, is , qui arrange, qui difpofe. 
Di-GesTa , orum, digeftes , pandedles, 
Iw-Di-GESTia , onis , indigeftion. 
iN-Di-GiSTur , a , im , confus , fans 

ordre, indigeftc. 
In-Di-GESTe , confurêment , fans ordre. 
Pr/E-Di-Gestuj , a , wn , où il n'y a 

point de cradité. 

E-ctKo-ero y emporter , ôter , porter 

dehors , décliarger. 
E-GiRfej-, eiy cxcrémens, éjcdlons. 

£-Ger/<î ) a , Déertè des femmes en 
couches ; 1°. nom d'une Nymphe 
& d'une fontaine. 

E-Gestuj , ûs ; E-Gestzo , onis , évacua- 
tion , décharge , profufion. 
EGeStaj, atisy pauvreté, difetfc, befoin, 
Super-Eoer.0 ,-cre , faire paroitrc par- 
dcffuï. 

In- Gero , ère , jercer dedans ; z'. im- 
primer dans l'efprit. 3. citer, rc- 
prcfenter , faire louvenir. 

În-Gfsti.'t , a y um, entafTc , rais delTus ; 

i», offert avec violence. 
iN-GESTflii/ij , e, qu'on ne peut porter. 
Siib-In-Gero ,-ere , livrer à la place de. 
SuPer-Ii)-GERo,-fre, mettre defTus. 

iNT^r-GERo, ère, jetter , porter entre 

deux. 

IvreT'GïKinus , a , um ; iNTer-GiRiVuj , 

a , um , mitoyen , qui fait la féparation. 

iNTfr-GERium , ii , ce qui cil entre deux. 

MAte-GEKenSf lis ^ cjui fe comporte 
maL 

OG-GER0,<;ri, préfenter (ôuvent , jet- 
ter devant j mettre devant, fervir. 
Dddij 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. i9^ 



75? I 

Pro Gero ,-^ro porter , ietter dehors. 

R£-Gero ,-f re, reporter , rejeccer ; z°. 

réfléchir , renvoyer. 

RE-GEsium , i , terre relevée d'un fîUon 
fait pour planter. 

SE-G£Ro,-«rf , mettre à part > rcfcr- 
ver, reflerrer. 

SuG-GEROj^re ; I. porter deflbusj fub- 
fiituer, mettre à la place. i°. four- 
nir, donner; 3*^.fuggcrer, rappei- 
1er la mémoire. 

Src-GESTio , o/!fi;SuG GESTiu,û^>^ug- 

geflion , confcil , infpiratlon. 
SiG-GESTum , i ; Scg-Gf.stw , ûj, lieu 

élevé ; t.°. la tribune aux harangues, 
Surfr-GERo ,-er? , apporter , amaffer 

defTus. 

Binômes. 

î\Îori-Ger, a , um ? complaifant, 
MûRi-GERaf,d, um , 3 docile.obéif- 
(ânt j de Mos-> moris, habi- 
tude , inclination, 

MrpJ-GERo ,-are ; Moai-GERor ,-:in' , 
complaire , être accommodant , fe ren- 
dre aux inclinations. 

MoRi-GERatio , onïs > complaifancc , 

■ condefcendancc. 

IV, 

GE R, 

Etre tranfporté de joie. 

Gest/o, ire, fauter de plaifir , tref- 
faillir de joie ; z^.defirer avec em- 
preflement. 

VKA-Gtst'io ,-ire , fêntir Je la joie , fe 
réjouir par avance , prévoir une chofe 
& s'en réjouir ; 1°. reiïentir une joie 
extrême 5 être transporté de joie. 



V. 

Germ , ce qui fert à reproduire, 
Germ^w , inis, germe , bourgeon , re- 

jetton. 
GzKMinali! , e , qui bourgeonne , qui 
poufle des rejettons, 

GERMi/!o ,-i[r« , pouiTer , boutonner , 
pouiïer des rejettons. 
GERMînario , onis ; Gv.KMÏnatu! , ùs « 
produâion d'un germe ; i". l'aétion de 
germer. 

Composes, 

Con-Germ/^o ,-are , germer , pouffer 
enfcmble. 

E-Germ;;23 ,-ars , germer, boutonner. 
Pr.c-Germz/îo ,-are , pouffer auparavant. 
PRO-GEK.Mfrzo ,-are , pouffer des boutons , 

bourgeonner. 
Re-GermzV20 ,-are , repouffcr, jetter de 

nouveaux boutons. 
RE-GERMm.ïfio , onis , reproduéllon d'ua 

germe. 

VI. 

Germ, ce qui vient de la même fouche. 
Gekmahus, a um, frère , fceur, coufin; 

x°. vrai , qui n'eft point fuppofé ; 

j*. naturel, légitime; .j.,°fembla- 

ble , conforme. 

GERMfl/!ita.f , is, parenté , fraternité. 
Gt RM jne,G£RMfl/if(ùj, fraternellement, 

de bon cœur, 
G^KMj.niJiinus ^ a, unit très-vrai , parfai- 
tement naturel. 

VII. 
C A R T. 

CAKiitulum , i, Table de pierre fou- 
tenue par un feul pilier, comme 
un guéridon. 
Varron (Ling. LAt.) dit qu'on l'ap- 



793 r>E LA LANGU 

pelloit dans l'origine GiKtibulum , 
du verbe gero , parce qu elle éroi: 
portative , & qu'infcnfiblcment fon 
nom s altéra en Cartibulum. 
G A R. 

Du Celte GARan , Grue , fc forma le 
Grec- Latin, 

CiKanium , ii , bec de grue , plante ; 
2*. machine à enlever des fardeaux. 
Gr. Geranion. 

GL AD, 
Epce. 

Du primitif Cla, rompre , fraca(rer , 
brif^r , fc formèrent le Grec Kla- 
v>os , brandie , rameau , pieu : & 
cette Famille : 

QiKvius ,ii, ") épce, cimeterre; i°. 

GLADium^ii , ) écheveau de laine ; 

3 *■. efpadon , poilîon armé d'une 

longue corne. 

GLADioius , i , petite cpce ; r». glayeul , 

ilatnbe. 
2, GiADÏaior , is , gladiateur. 
GiAPi.irorfw , a, um , de gladiateur. 
Gi^Miuitoîium , ii , Prix que remportoit 
le Gladiateur, 

Gi.KDiatoriè , à la manière des Gladia- 
teurs. 

Composés. 

Di'Q-LA-ùior y -ari , débattre, com- 
battre , fe chamailler. 
Di-GLADiator , is , qui difputc , qui fc 
débat. 

GLU. 
Glu, Gly fignifie en Celte, adhé- 
rence , ténacité , lout ce qui eft ad- 
hcrent : vifqueux , glutineux. Il a 



E LAr. 



G L 



794 



forme également: des dérivés en 
GUn , Glin , Gl/id : De-là le Grec , 

Gua, glu : Gtixhoitiai y defireravec 
p.iffion. , ■ 

Gti/lroj, vifqueux , tenace, . 

Et cette Famille Latine: 
Ciujen , inis , j glu , colle ; > 

GLVTÏnum,!,' i*>. foudure, 

GLViiniiun , ii , colle. 

Glutî/zo ,-are , coller , fouder. 

GLVTtnatio , onii , "\ ^,.. . ^ 
V-, . . . fconrohdation, lou" 

i.jLVTiriaJiien , mis, > , ,, 

G\ dure , colle. 
ivrinamentum , i , J 

CLUTi/utor , is , celui qui colle , qui 

foude. 

Composés. 

AG-GLUTf«o,-^re , joindre , coller en- 

femble , fonder. . : ... ,, 

Kc-GL\jTlndno , onis ; Ac-GivTÎnamen- 
tum , i , colle , foudure ; i°. union , 
conjoriiSion. 
Con-Glu -iino ,-jr^^cimenter, Joindre, 

CcN-GLUTi'nq/i/y , a , um, qui colle, qui 

unit. 

CoN-Gi.OTin.2tor, is, quialîcmble, qui lié. 
Cca-GLvrinatio , onis ; Coa-Giviina- 

mentum , i , afTemblage , liaifon , ce qui 

cimente. 
Df-Glut//!» ,-are , décoller, dégluer. 

R£-GLUTi/zo,-<ire,décol!er;i ^.arracher 

quelque chofe d'entre les mains. 

Rt-GLvjinofus , a, um , fort glunnt. 
Kb Givrinatio, onis ,l'adi6n de décoller. 

G O B. 

Du Celte Gob , bouchée , d'où GoB^r , 
ne faire d'uiVe'chofe qu'un mor- 
ceau , vinrent j 
Go'sius , ii ' "i goujon , petit poifr 
GoBiJ, o;iis^) ion. Gr. Kôbics. 



7^; DICTIONNAIRE ETYMOLOG. 

G O N , C U N , 



795 



Angle. 

Cvve , CuNNi^ fignifie en Irl. coin , 
angle. En Grec Gonw , angle. 

Ces mots tiennent au François 
coin , nom des angles d'un appar- 
tement , ôcc. & au Latin Cutieus; 
voy. ci-delT. col. 575. Ils vien- 
nent de Gan , puidance, réunion. 

. De-là cette Famille Grcco-Larine. 

j. Tri-GoN, onis, balle dont trois per- 
fonnes jouent en triangle ; i". litu 
pour jouer à la paujne. 

Tki-Gcnw , i ; Ta.i-GoNuw , i , triangle. 
.Trj-Gcvus , a, um; Tai-GoNa/fi , e, 

triangulaire, 
i. Evina-Co.ius ,a, vm qui a neuf an- 
gles ; d'ENK^, neuf. 

3. Pan-Gon/«j, a, forte de pierre 
précieufe , dePan , tout& de Gon, 
angle. 

4. PoLY-GoN/«i , a,ura , qui a plu- 
fieurs angles. 

5. DiA-GoNd/ij, /, ~i diagonal , 
PiA-Cotiiciis,a)Um, > qui vad'un 
ViA'Goiiios, 3 angle à l'au- 
tre : de Dia , à travers , par. 

GOR,GOUR,GUR. 
CoURO eft un mot Celtique qui dc- 
ilorne tout ce qui eft roide , qui 
n'eft, pas aifé à mettre en jeu. 
.^t qui !a formé nos mots En-Gou^t- 
dir , DÉ-CovKdir , &c. 
En Efp. ^' en Ital. Gordo , lourd 

& épais. De-là : 
GuRDKj , i 5 étourdi , foc. 



Q'jiNTiLiEN qui nous a confcivé 
ce mot , nous apprend que les La- 
tius le durent aux Elpagnols. 
En vieux Bas-Br. Gourd/ ^ obftiné. 

G O S S. 

Magi-Gqssorkj , i , batteur de blé 
en grange : mot employé par Co- 

LUMELLÎ. 

Ce mot dont Torimne ctoit incon- 
nue , cfl: un mot purement Gaulois 
qu'adoptèrent les Romains , lorf- 
qu'ils furent liés avec ces nations 
Celtiques. Il eft compofë de deux 
mots Celtes, de Goss , goulTe, épi: 
& de MAcha, ccrafer, battre. 

C R A. 

I . De Cra, croître, produirc,vinrent, 
I- 
La famille Gra , herbe , gizon. 

En Angl. Grass , > herbe, gazon. 
En Gréc,GRASTis, 5 verdure. 
Gram^b , inis , gazon , verdure ; x*. 
chiendent. 
GRXMineus , « , um , de gazon , plein 
d'herbes vertes. 
Ci^Ahùnofus , ayum, couvert de gazon , 
abondant en herbes. 
Agrostis , chiendent , herbe: mot Grec. 

II. 

Gran^ot , » , grain, graine. 
GRANatuj , ûs , grcnage , produdion du 
■ grain. 

•Gr 'Njfur, a,um, grcné , qui a de la 
graine. 
GAA.sarJum , ii, grenier , grange. 



DE LA LANGUE L AT. GR 19% 



797 

GRf.tiHtim , grain à grain. 
GR^tirtf.is , a, um , plein de gr.n;'.cs > 
grenu, qui abeiucoup d; graines. 
GRANi-Fer , a, um, qui porte du grain. 

t. GKAuatus , i , grenat, pierre prc- 

cieulê. 
j. GRANd/»//2, /, grenade, fruit à 

petits grains. 
4. Gran(/o , i/zw,grêle> elle tombe en 

crains. 

Gii..\ndinofus , a, um, plein de grêle. 
G**Nrfw.if, grêler, tomber de la grêle. 

DE'GKAndinae , il grêle. 

II r. 

Granî/F^,-* , de haute taille , grand ; 
i°.aniple,va{le, diflùs; 5°. noble, 
fublime , majeftueuï: , pefaat. 

GKkfiàiù ,-ir; , faire cro'tre , aggrandir. 
GKf.aditaS , ath , élévation , noblcfTe. 
CKMdiufculus , a, um, un peu plus grand, 

qui commence à grandir. 
GKhvdiculus f a, um, un peu grand. 
Gs.Amiefco t-ere , devenir grand, croître. 

Binômes. 

Gr ANDJ - Granj , lis , qui va à grands 
pas : de gradus , pas. 

GRAKrfif ic"i) a» um , qui fait grandir : 
Àefacio, faire. 

GK^fiil-Loquus , a , ktz , qui a le flyle 
noble , pompeux ; i». qui dit de grands 
mots : de LoquoT , parler. 
GranJ-jCvmj, fl,«wi,fort âge : d'.*- 
vum , âge. 
GRANrf-iEviM j , is , grand âge , vieillefTc, 
GRANii-ScAp/« , arum , arbres qui ont 
L tige l-»aute ; de Scapus , tige. 



Composes. 

l-^-G-xxndcjco ^ £rc, -croître, devenir 

grand. 

Pfr-Gran<//j, e , fort grand, cxccfTif. 
?KS.-Gv,Mndis , e, trcs-grand. 
SuB-GB-ANiii.;, e, un peu grand. 

Ve Crandïj , e , mal-bâti, 

I V. 
1. Grav/j, « spetoint, lourd; i^'.ff- 
rieux, majeftueux ; j °. confidérabic , 
recommandable; 4.**. trifcejnuifible, 
fâcheux; J°. outrageant, injurieux; 
6^. dangereux, contraire à laiàntc; 
7°, puant , mauvais. 

G RA vz'ta;' , is , peûntciir, poids, charge;'. 
1°. férieux , air grave; 5''. fermeté ,- 
févéritc. 

GRAV.7er , lourdement , rudtmcnf; r*.-- 
griév.ement , dangereufement ; j°. gra-- 
vemcnt, férieufement ; 4°. aigrement , 
rigoureiill-nient ; 50. avec chagrin , de 
mauvaile grâce, 
GaAviu/tii/wj , a , um , d'un ton plus bas. 

1. Gravo , are, charger , rendre pe- 
{ânt , accabler, z, fâcher, être à 
charge , devenin importun , caufer 
de la peine. 

GRAVcr ,-an , porter impatiemment , 
avec indignation : faire ditîicuîté de. 

GRAVarè ; GRAVatîm , avec peine , mal- 
gré foi , à regret ; 2°. avec difficulté. 

Gt.kvafiellus "^ a , um , vieillard peïànt ^ 
courbé fous le poids des années* 

3. GKAvefco , -ère , être furchargé , 
fuccomber lous le faix ; 1°. être 
trop chargé, couler à fond ; 3 °. de- 
venir plein ; 4°, devenir plus mal,. 
empirer , s'aigrir. 



1^9 



DICTIONNAIR 



GxAV;(fux , a , um , chargé , rciiipli. 
GRAviio ,-are , engrofTer ; i°. enlemen- 

cer. 
GKAviditas , is ., groITeiïe. 
5. GKweào, mis; Gs^Avitudo, inis , pc- 

fantcur de tétc , fluxion , rhume , enciù- 

frencment. 
€jk AvedinofuSi a , um , qui a des pefan- 

teurs de tête,i°. qui rend la tète pefante. 

B I N o Al E s. 

CRAve-Otenûa, a, mauvaife odeur: 
à'oUre , fentir. 
Gv..\ve-oLens , tis , qui Cent mauvais. 
GRAvi-loquus , a , uni , qui parle férieu- 
fement. 

Composes. 

Ac-GRAVOj-tfrff, furcharger, accabler, 

appefântir. 
AG-GRAVf/c» j-ere , empirer, aller de 

mal en pis. 
Dï-GR.Avo,-jre , appéfantir , accabler ; 
i*". abaifTer ; j". fatiguer, harceler. 

In-Gravo ,-<jr« , affâiffer , furchar- 
ger , appéfantir ; z", empirer , ai- 
grir , exagérer. 
Ik-Grav^/co ,-er« , s'appéfantir , devenir 
pefant ; 1°. croître , s'augmenter. 
FER-GRAV/i-, e,fort pelant. 
PER-GRAviter , fort Icnfiblcment, trcs- 
aigrement. 

Pr^ GRAV(7,-<îr«,pefèr davantage; z°. 
être fort lourd; 5*. appe{àntir,acca- 
bler , être fort à charge; + . furpal- 
fer , remporter fur quelqu'un. 

PRi€-GRAViV,e;PRiE-GRAV/Vuj-, a-, un:, 

fort pefant , très-incommode. 
ScB-GRAvii , e , un peu défagréabk. 

V. 
G%osfus ,ayUm y fort épais , gros. 



E ÉTYMOLOG. 800 

Ge^osfifudo, inis , épaiffeur, groiïiereté. 
Gros,^;./, i ; G&osfulus , i , figue qui n'eH 
pas mûre. 

VI. 
Gre;«- , gis , troupeau , compagnie , So- 
ciété. 
GKEcalis , e, qui eft de même troupeau ; 
1®. de même bande , de même compa- 
gnie , camarade ; 3°. de /Impie foldat ; 
4*. commun, trivial. 

GREcnfuj, a, um , qui va par bandes , 
attroupé. 

Gv^icanm , en troupes , par bandes. 
GREGrtriuj,a, um, de troupeau ; z°. d'un 
lîmplc foldat. 

Composés. 
I. Ab-Grego- ,ar<, détacher , retirer. 

Ag-Grego ,'tre , ramalTer, joindre ea 
corps; i". allier , aggréger. 

Con-Grex, gis , de la n,ême troupe- 
CoN-GR£co,-jre , attrouper, convoquer. 
Coa-GKtcatio , onis , troupe , fociété. 
(?>K-GKtcabiUs , e , facile à afTcmbler. 

Se-Grfa;, gis y folitaire , feparc du 
monde. 
S-EGK-EGo ,-are , mettre à part, dif- 
tingucr. 
SEGREGiz;»/7z , réparcment. 

1. De Grexj troupeau, & de E, à part, 
fe forma EGR£Gius,/«cf à too/, mis 
à part du troupeau , choifi fur tout 
le troupeau ; d'où , 

E'CKfcius , a , um , parfait, excel- 
lent ) exquis; i®. bnve , vaillant. 

E-Greg!? , fort bien, admirablement. 

gram,grom, GRUM, 

Fâcherie. 
Gram eft un mot celtique qui défigne 

tour 



8oi DE LA LAN 

tou: ce qui eft rors , de travers; le 
cliagrin , le rechignemencja mau- 
vais humeur. 

En Irl. Gruaim , tor?, tordu. 
Gru AMtf , rechigne , refrogiic , cka- 
grin, de mauvaife humeur. De- là, 
GRAM/a , a , maladie en général ; 
celle des yeux en particulier. 

En Italien , Gramo , trifte ; en Al'e- 
mand GRjm, fâché ; en Anglois 
Grim , redoutable , méchant. 

D'où le François GniMace, fur- tout 
les grimaces que font faire la dou- 
leur (5c la mauvaife humeur , f^ri- 
Hiaccs de détrelTe. 

GKAuiofus , a y um , malade , triftc , 
chaflieux, à qui les yeux pleurent, 

GRAMmofus , a , um , malade. 

G R A P H, 

Ecriture. 

De la Famille Crap/^ , écrire , tracer, 
fc formèrent ces mots Gtcco-La- 
tins : 

Ai'o-GRAr/za/« , i , copie , exem- 
plaire. 

Mimo-Grap/^wj, i , Ecrivain de Mi- 
mes , de farces , de parades : du 
grec Mimos , imitation. 

Par-Epi-Grap^c, es , defcriptîon, 

Prosopo - GKKvhiay ce , defcription 
du vifage, portrait : du Grec PRof- 
opon, vifage , face, 

Syv-GKKvha,a^ billet, obligation par 
ccrir. 

SïN-GRArAuj,2, écrit iignc. 
Oti^, Lat, 



GUE L AT. GR 802 

GRIF, 

Grifii. 

Du Celcc Griff, griffé, ferre;"!', 
crochu , vinrent ; 
Le Gr. Grypo^ , crochu. 
L'Or-E-GRYP.C^nw^, la main qui 
fe ferme pour fiifir : la poignée. 

De-là cette Famille Greco-La- 
tine : 
Gryps , GKwhis 1 GnP^on: grand oin 
GR.YPhus , i, 'S jcau. 

GKYrhires , te , efco-rifFe , qui a le nez 
aquilin. 

Hipu-GRYp/z/zi-, i , anim.il fabuleux, 
moitié chev:.l , inoicic Gnlîon. 

HvPo-GRïïAzii , dy um, qui a le ne? 
crochu. 

GUR, 

Cercle , Tour. 

De la Fa.millc Gur, Gvr, cercle, rouf, 
vinrent les mots fuivans : 

I. A-GvKTa, ou A-GYRT«,foireurdc 
tours, joueur de gobelets, char- 
latan. 

1. GoRGO, 072/j-, ) nom de Médufe & 
GoKcon,oms, \ de fes deux fa-urs. 
Elles étoient le fymbole de la 
Lune (Se de fes révolutions. 
GoKcons , œ , furnom de Pallas ou Mi- 
nerve , parce qu'elle portoit fur fon 
Egide la tète de Médufe. 
GcR.G,mia , a; , corail , plante marine. 

ANA-GYR/'r, is , T 

AnA-GvRm, i , C bois puant; arbrifleau» 

A^A-GïRW^i, 3 

E e e 



$QS DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. S04 



G U T, 

Goutte. 

De Cw , eau , Ce forma !a famille fui- 

vante qui tient au grec Khuô,vtZ' 

fer , fondre. 
GuT/a,<2 , goutte de quelque liqueur; 

a ".petite quantité de quelque clio- 

fe; 5°.Alocs. 
GuTTœ , anim , marques , mouchetures. 
GvTtans , ti.t , qui tombe goutte à goutte. 
Gvrtula , « , petite goutte. 
GoTfjfu.r , j , um , moucheté, pommelé , 

parfemé Je moU' hes. 
CvTtus , i; GvTfulur, i , bec fort étroit 

pour verfer giutte à goutte ; 1°. vafe à 

co! étroit, pour vericr goutte à goutte ; 

3°. burette à loI. 

C O M P O s É. 

Sxis-Gvitj ,- are , dégoutter un peu. 

Mots en G 

Oi^ cette Lettre a été ajoutée à la tète 
de radicaux en L & en R, 

I. 

G L pour L. 
I. GLAB, tondre. 

Du Primitif Lab., tondre , raferjes 
Grecs firent Lirci, tondre, ôter 
récorce , Ce dépouiller de fes plu- 
mes , muer, &c. 
Les Hébreux firent précéder d'un G 
ce radical ; Z'l2 CLoS, tondeur , 
barbier. 
Les Celtes en firent le mot comnofé 
GwEL LAïF , relatif ai'x idées de 
aondie ^ de idlèc , d'iafliumens à 



tondre , formé de Laif , Lab , 

tondre , & Gwel, toifoii « cliéyelu- 

re, &rc. 
De-là ces Familles Latines : 
i.GLABcr, hra, hrum , qui eft fans 

poiii 2*'.tondu,rafé; 5''. pelé. 
Gt.hzeU.us , a,um, poli , dépilé , chauve. 
GtAsro, flre,rarer. pder. 
GLABrffîimy ;, lieu où il ne croît point 
d'herbe. 
GtABreo ,-cre ,- GhMirefco ,-fcere , étr» 

fans poil, devenir chauve. 
Gi.AB,-fnJ, tis, où il ne crok ni poil ni 

herbe. 
D^-GLABro ,-anr, fléoiler . ôter le poil ; 

jo, enlever l'écorce, 

1. Glubo 5 ij, tre , pel?r, écoicer ; 

2°. ôter la peau, ccouher. 
GuMa, ff, peau qui couvre le grain ; 
peau des fruits. 
Di:-GitiE(!,-ere, peler, enlever l'écorce;. 
1°. écorcher. 

II. G L O SS, 

Langue. 

Du primitif Leg , Les , langue , 
d'où l'Hébreu ;?J. S, LrsAw, langue, 
fe formèrent CCS familles: 

î- 

i. Glos/z, iE, langue ; i». gloîe, în- 

ttrprciation. 
t. GioTTij , idis, cpig'otte . luette , 

languette qui couvre la trachée^ 

artère; z°. Roi des ca lies. 
Epi-Glottjj , li Eri-Gi-cssis , dis, 

épiglotte. 
3. G LOS j ar ium t ii , Diftionnaire, vft- 

cabulaire. 



Coj 



DE LA LANGUE L A T. GR 



Gtossaria, orum , bières, cercueils. 
Ctossema , tis , glofc , terme peu ufîté. 

Binômes. 

GtoSTc-GnpfhuSti, glofatcur, com- 
mentateur. 
Gios^o- Petra , œ , pierre qui a la figure 

d'une langue. 
Hïpi-Glcs,?^ , is, ^ deTousdelalan- 
HYPiî-GLcTti.r , dist Vgue ; l'.ab^cès 
Hypo-GtcTf/..w , li , .) qui vient foufld 
langue; ju mélicament lénitif. De 
F.YT OU hup , fous. 
Hypo-Glot';.-:, on/m ; Hypo Gtcrr'Vf.r, 
uin , pillilles qu'on laifTc fontlre dans la 
èouche , pour guérir la toux. 

X. 

I. Glut/wj, ti , gorge , gofier, 

Gi.VTiu yonis , glouton. 
Glut/o, - /rf, avaler, engloutir. 
Gi-uviœ, arum , goulu , gourmand. 

Con-Glut;o, /Vtf , engloutir touc-à- 

la-fois. 
DE-Giurio , - (V^, avaler , dévorer. 
i. Svs-Ctv-rio ,-ire , avaler un peu 

goulumtiu, 

In-Gluvi^j- , ei t jabot des oifeaux ; 
i*. gloutonnerie , voracité. 

II. 

G R pour R. 
I. Grac , mince , grêle. 

Du Celte- Rac, Rag , petit, d'où 
Jiagoty en Orient. "^3"^, Rak , 
mince , tendre , fe forma cette fa- 
mille Latine : 

CKAcilii,e ; GKKcilus,a, um, grê- 
le, dclicj mince. 



Sc<S 

greur; i». taille délicate , délié-.; , fincllc 
de taille. 
Gti.tcUernus, a -, um ■, maigre, menu, 
effilé. 

CKA.cilefco,-ere , reaigrir , devenir 



GRAci/en.r, tis, qui devient maigre. 
Gr<.ACi/(-pej-, dis, qui a les jambes grclcBi 
déliées ; de Pes , pitd. 
PtR-GRAci/ir, e , for: grêle , trcs-mince, 

II. GRAD , 

Degré, Marche. 

Du Celte Raod , degré, grade," 
RiD , cour'e j coQiant , R.ad , 
route, !e tcrir.a la famille fui vante: 

1. GKADtj, ûs , degré, cclîclcn ; 
1°. pas , (itmaiche ; 30, pofte. 
4". moyen , entrée. 

Grav.^t'ls , a , arium , qui va par degrés, 
fiicceiîivcmenf, z- . qui pèl; U-s luots, 

Ga.Éi.atw , onis , efcalier , montée; 
i' . ïïéges-, gradins. 

GRAL»jj-,e, qui concerne les degréô. 

GKADaruj , a , lTji , dilpefé par degrés, 

Gs^tiDatim , par degrés, peu-à-pcu. 

G&ADioT, eris,gie£usfum, giadi, mar- 
cher , avancer. 

z. Grad/v/w, /, le Dieu df ha guerre. 

GRADivJ-Cots, a, qui révère le Dieu 
JVlars. 

}. Cs-ADi-ves , edis , bufe, oifeau de 
proie. 

4. GB.As/(jr,-dri, aller, marcher^ s'a- 
vancer à grands pas. 

GR.'.sSiZfuj-, a, tum , qui a exercé le bri- 
gandage , qui a volé. 
Gii.AiS2U0, onis , brigandage.' 
QBjiSsaturHf « j volcrie. 

E e c jj 



So7 DÎCTIONNAIR 

Go,hSSù:or , i: , voltur de grand chemin. 
5. Gt^is/kj , us , G RE ^(3 , c;;ij, allu- 
re , pas , dcmarche. 

Composés. 

Ag- GRED/or,-i, aller vers , abcrdcr ■■> 
parler à ; z**. entreprendre , com- 
mencer; j°. attaquer; 4°. furpren- 
dre. 
Ac-GRES/Sr, otIs, aggrcfTeur. 
Ag-Ckis/w, onis ; Ao-GREt/ùrii, « > 
attaque ; zr. entreprifc. 
AKiE-GRED/'or , -i , aller derant, devan- 
cer. 
CoN-GR£D/o,-«re; Con-Gred/c/*,-*, 
s'aflembler , marcher enfemble ; 
2°, fe joindre , fe rencontrer ; 
3°. di(puter,fe battre» 
CcN-GRESft/J,û.r, choc, attaque, combat. 
CoN-GRtS^io, onfj-, abord , rencontre , 

aiTemblce , compagnie. 
iM-coK-GRtS/zii/iJ-, :, qu'on ne peut atta- 
quer ; 1°. inaccelïiblc , inabordable. 
Ci».cuM-GRïDior, f,entourer,-iO. afliégefi 

DE-GR.EDior,-£/J:", mettre pied à ter- 
re , fe détourner. 

Di-GREDJor, i , partir, s'éloigner, (or- 
tir, quitter ; z". faire une digrefllon. 

Di-Grijj"uj, ûs ; Di-Gres/Io , onis, 
départ ; ^o. digrefîion. 

DE-GRASj'or, uri , tomber violemment; 
1». outrager, infiilter. 

E-GREDior ,-i , fortic, s'en aller, (è 
retirer. 
E-Gris/îo, o/!ix;E-GRîsjuJ, ùs, départ; 
1°, fortie, ifTue ; 5". digrefTion ; 4°. le- 
ver d'un, aflre, fa (Sriie de dcfibus Tho- 
rifon. 
ÎN-GRED/or,-j^ entrer, marcher, 
aller, commence:. 



E ETYMOLOG. 



80S 



lK-GR.Esy?o, onir,\n-GRZ5nL^ , (ix, entrée, 
marche , allure , commencement. 

lN-DU-GaEDior,-i, entrer. 

lNTRÙ-GREjior,-(J;, entrer, aller dedanî,'- 
iNTer-GaESiuJ , ûs , arrivée imprévue. 
OG-GRASJ'ur,-cri, marcher contre, àl'op-" 
pofite. 

PRo-GRiD/or,-j , s'avancer en mar- 
chant ; z°. s'étendre, avancer. 

Pro-Grej/îo , oms ; VKo-GK^eisus , ùs j., 
avancement; io. fuite, enchaînement. 

Pr/ï-Grado ,- are; PR.'E-GREDior,-/, 

marcher devant, prévenir; 10, fur- 

pafTer, l'emporter. 

Pr-'E-Gresj'uj, ù.s; Pr^-Grisj/ci, onis, 

l'aôion de précéder. 
VKATer-GK'iiicr r^'-i paiïb'r outre, aller 

plus avant. 

RE-GRED:or,-Ji , reculer; 1°. retour- 
ner. 
Rif-GRïSrt/j-, wr ; Re-Gres^tw, onis , re- 
tour , l'adioii de revenir , de reculer; 
1°. recours. 
RETro-GRAA'(5r,-(fi; RETro-GREofor ,-s7, . 

reculer , aller en arrière, à reculons. 
RETro-GRA0;\r, e ; 'KzTrc-^Kkdus, a,um, 
qui recule. 

SuG-GREDzor,-i, s'avancer fècrccte- 

ment, palTer (ans bruit. 
Supf r-GRED/or,- i ^ marcher defius ; 

lo. furmontcr, (urpafler. 
TRANS-GREDior,-ii, paiïcr outre, aller 

au-delà ; 2°. furpafTer , vaincre. 
TRANS-GREs/or, is , vialateur de la Loi, 
Trans-Grîs/ut , ùs ; Tra^s-Gb^tsJIo , 
onis , l'aftion de paiïer outre , de traver- 
fer ; i*. violation de la Loi. 

D É R I vÉ S. 

Gra l la , HTurn. cchalTes. . 



^05^ 



BE LA LANGUE LAT- GK frfl 



Gr \Llifor , orff ; GRAL/i-Ff.vJiV , mon- 
îc fur des cchaiïcs. 
GRAiiaruriu.r , a , um, d'ccinucs. 

III. GRAU, 

les Grecs. 

E'ctynnologie de ce nom illufire a 
exercé inutilement jufqu'ici ctvtx 
qui s'en font occupes : on l'a dé- 
rive ridiculement de Gréais , fi!s 
de ThelTalus; de Rc/iu , fils de 
Phalcg ; de Graia , une vieille. 
Cbfètvons que la Ictcrc G s'ajoute 
fans cclïê à la tctc des mors qui 
commencent par R, (k qu'on voit 
d:ins Hefychius que le vrai nom 
des Grecs croit Rmcoî y 5: que 
ks Peuples d'Italie l'avoicnr cKnnf^c 
en Graic/. En rapprochant ceci de 
ce palïcigc remarquable d'EscH Y lE, 
dins fon Promethée enchaîné: » De 
3) nouveaux accès, dit ce perfon- 
» nage à lo , entraînant te j pas 
)j dans un chemin qui borde les 
:> flotSjte conduitîrent jufqu'au v a s- 
5) TE golfe de RhÉe.... Ce "olfe 
» S appellera un jour le golfe d'Ionie. 
Ce golfe eft la mer qui féparc la 
Grèce de la grande Grèce c-,i du 
Royaume de Naples. Il eft dctlgnc, 
avecraifon, par l'épithète de vajle, 
Se il fut appelle, avec non moins de 
railôn , golfe Rhéen ou de Rhèe , 
puifquc ce mot prcfente en efrèt 
l'idée de vajle , d'étendu , de /arge, 
dans la langue Celtique, mère de 
la Grecque &i do la Latine. Ce 



nom eft donc Celtique , érnnr in- 
connu aux Grecs , & leur avant été 
donné par les Peuples de l'Italie , 
tendis que les Grecs s'appelloicrc 
eux-m''"mcs ^chivi , Ddncï ou 
Hellènes. 
Gr^c2/j', a, um'i GxA\us , a, um ^ 
Grec, de Grèce. 

GKJS.cuhis , a, um, petit grec, paiivr» 

hellenifîî , terme hptùqui. 
Gi^&cula , ee , rofe de Grèce , efpcce de 

petite rofe. 
GK^cankus , a y um , qui concerne les 

Grecs. 
Gr^cc , en grec , à la grecque. 

GKJtcia , a ,\a Grèce. 

Gr<ec/(Z i;7(igna,\a. partie méridionale 

de l'Italie. 
GKJS.C!snfis , « , de Grcce. 
' GRiïC'--,-arz ,■ GKj^cifcc,-are, vivre à la 
grecque , imiter les G''ecs. 
GRJic'-srafis ^ îs , quartier de Rome où 
logf oient les Grecs ou leurs Députés. 
GK/.xu-GEtia,ce , qui eftde Grèce. 

CoN-GR.^co,-(ire : CoN-GR>€cor,-(i/"/, 
vivre à la grecque , bien boire , 
bien manger enfembîe. 

PiK-GKjSccr,- ari, boire avec excès. 

IV. GRE M. 
Grem/kw, j : le fein , le milieu. 

Ce mot tient au Celte Grem , 5t 
à l'Oriental ^^m Rj^em ,qui figni- 
(ie mot à moi , intérieur, capacité 
intérieure, & par confcquenr, °. le 
fein dans lequel on eft conçu; 2°. le 
fein où on eft nourri, la gorge; 3'^, 
l'elpace qui eft renfermé ciure les; 



su DIGTIONNAIR 

bras & qui forme le dcvanr du corps; 

4°. au figuré , une perfonne du 
fexe ; & l'amour, l'affèdion, la mi- 
féricorde; porter quelqu'un dans 
fon fèin ; ;«. le pli d'une robe. 
V. G RU M, 
Tas , grumeau. 

Du primlnf, Rom, Ruai, élevé, fe 
formèrent : 

GRUWKi, i, CkwiuIus, i, mafle , ras; 
z°. grumeau ; tertre , cmiacnce , 
clcvation. 

GaoMa , œ ; GRUMa , œ , e(planadc, pla- 
ce élevée d'une Ville , d'où l'on tire des 
lignes pour drelTer les rues. 
GROManVw,i, arpenteur. 
G&oMaticus , n , um , d'arpenteur, d'ar- 
pentage. 
Ex-Gi\VMO ,-ars ; Ex-Grumi/îa ,-are., 
fortir d'une motte de terre , comme les 
ver5. 

VI. G RU, 

Convenance. 

Du primitif Ruo , accourir , S< de 

Cum , avec , fe formèrent: 
CoN-GRUo,-<?rc , fe rapprocher , s'ac- 
corder, avoir de la conformité. 



£ ÉTYMOLOG. Siz 

Com-Gro:;j-, a , um, convenable , pro- 
portionné. 

Con-GR.v£ntia , œ ; CoN-GRuiTax , nnV, 
proportisn , conformité , convenance. 

CoN-GRi'f/ifer , fi'une manière aiïbrtif- 
fjnte. 

In CoN-GRUf;zx , tis ; In-Con-Gruut , 
a , um , qui n'eft point à propos , qui ne 
s'accoràcpas. 
lti-GKVu,-er£, fondre avec impétuo- 
fné (ur : affkillir , iiifulter. 

lN-GA0f'7X, tij , qui cfl imminent, ^ui 
va fondre. 

VTI. GRUN, 
Du Celte Grwn , fi'.lon; i°. creufé 
en fi'lon . c;îrgouil!e , ^: qui vient 
de RuN , fillon , fe forma cette fa- 
mille Latine: 
SuB Grund^, œ,i°. extrémité d'un toît 
qui avance peur rejetter l'eau de 
la pluie loin du mur-, 7.°. auvent. 
SvR-GKiifidij , orum , auvent : il fert 4 

rejetter l'eau de pluie. 
SuB-GRUNrJ.ifio , enis , entiblemcnt. 
Si-ri-G Kviid.irium , ii , place où dégoutte 
l'eau du tôt ; i'. lieu orlinairc des 
foiïes ou des tombeaux des cnfUns nou»» 
veaux nés. 




St^ DE LA LANGUE LAT. Grec; ïï^ 



■" ■ ' ^■ ' - '''""" ' -ffiM 



MOTS LATINS VENUS DU GREC, 



ï • \x A Ga(es , «, jais , jayet , Grec 
Gagajcs. 

%. GKncrana , <e , gangrené ; Gr. 
Gaggrain K,prononci Gangraina : 
de grao , ronger , dévorer. 

3. GEMea , <z\ ainfi s'appelloit une 
A\t d'une arn;ce Macédonienne. 

4. GiGajT, aritis , ^cint : G^canteiis f 
a, nm , de géant. Gr. Gigas. 
GiisiciJium, ii , cerfeu-!. Gr. Gig- 
GiDioN , qu'on prononce Gingi- 
dion. 

6. Giickon , onis , poulior; <« Grec 
GlekAom, &: Blakhun : c'sft une 
plante aquatique : de Uc^ eaux. 

GiTchonitet , a, vin de pouliot. 

7. Glinojz, 2, érable; m^r. Glinoî. 

GLYPA. 
ï. AN«Gi.YP/K/f/, i ; Atia-Guv/ia , 
»rum , ouvrage cizelé , qui a des 
figures de relie£ 



Ana-Glypt^j , en , cîP.'l?»!r , (culpteur. 
ANa-Giypr/rf , er , art de ci.cler , de 

tailler en bofTe. 
Ani Glïp'/v , .1, Tum ; An z-GLYPt-fcu^ « 

« , um , taillé , relevé en boiïe. 

1. TRi-Gtyp/îHf , i , ornement de 

ftife. Gr. Tai Glyp/:ûs. 
HEMi-Tai-GLYpA^^j , i , demi triglyphe. 
Mono-Tri-Glyp/zux, i, <jui n'a cju'ura 
trijlyphe. 

GO M;. 
GoMp/;aj,i, coin, clou; 1". pieu; 
5°. maladie de l'œil. Gr. Gomp/um-: 
en Or. ."i^.:^ Jïoy?: , Kophe , pieu , 
branche : plante , cheville. 
I. Gouvliojis , is , infertion d'un os 
qui deineiire ferme dans un autre, 
comme les dents dans les machoi,» 
res. 
i. Coti-A'^cke,eSf cadran folairSa 

GR. 
G^ABanis , i ,lit de repos, Octomanc, 
lit de camp. Gr. Graéaior. 
Gi.\ABdtulus , », couchette, cinapé,. 



tit*^ 



8ir 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



S:$ 



MOTS LATINS VENUS DE L'ORIENT. 



<«= 



G 



^j'Qiikrts , a: , â^nhe , pierre pré- 
cieufe : du piim. Cad, bon. 

CaLUis , i. Prêtre de Cybe'c; 1°. eu- 
nuque ; j °. furieux , tàaatique. 

AivChi-Gal/uj, f , chef des Galles, le 
Grand-Prètre de Cybèle. 

Cal/o , -are , être fuiisui, ctre agite 
coivime les Prêtres de Cybele : de 
l'Or. 977^, c'hal/y i". blefTer , per- 
cer; 1°. danfer. 

G AU , G OS. 

Cossyphirn, il, coton; 2°. cotonîer ; 

3 ^. goupillon. 
Co%iampinus , i, cotonier. Voye^^ci- 

dctTus , col. 457. 

Celt. GaUjGay, habile, adroit, 

qui fait faire des ouvrages, Gw£, 

lifTu , ouvrages en tilTîi. 
■PARA-GAUrœ, arum ; Para-Gau- 

DtfJ, um , chiniifes fines; pafTc-poil 

d'un habit. 



redingote d'étofFe re- 
lue des deux cotés ; 
20. couverture; j°. 
tapis velu; 4°, nitte 
^ de paille ; 5°. grofTc 
barte hérifTéc. 
Gkvs^ipruis , a^ um , fftit d'étoffe velue 
des deux côtés. 



GAUsa^a, a , 
GAUSi7pe , is , 
GAusapa, OTum , 
GAVSupila , « , 
Gvvsapina , « 



GAvsap.i:us , a ,um, habille d'une étoffe 
velue. 

Gicerid , orum , geficr , entrailles 
d'une volaille ; ce mot s'eft aulïi 
écrit ciieria ; il tient à l'Or. HIT."!, 
Gi{;ert; , réparation , lieu fcparc , 
enclos, tel qa'unc poche , xinfac. 

Cmrhojus j a, um , oblcur , mot 
Oriental , forrr.c du primitif N£B. 

Csision yii , aigle, fornic de l'Or. T'J, 
Nijf, précédé de G , Gnes , oifeau 
de proie, épervier, faucon, autour. 

G U M. 

Gw.mi; GuM/wfj,//2J.rérme,gomme; 

c'cft le Grec Kommi: de l'Oriental 

D1p> (»Jîs, Qoum, fe coaguler, 

prendre de la confiftance. 
GuM/72<?/ài-, â, zi/Tz , rcfineux , plein 

de gomme. 
Cxsumatus , a , um y qui produit la 

gomme, gommeux. 
Gxjyimitms, a , um , gommé ; 2o. fait 

avec de la gomme. 
CuM;/:i;io, onis^ l'aftion de vernir ^ 

de gommer. 

G U M N , 

Nud. 

Du Grec Cvion, corps; en Orienta! 

ma. 



DE LA LANGUE LA T. 



«17 

mj , ^Wc y corps , vint cetcc fa- 
mille Greco- Latine. 

I. GYMTzo-SovhiJIa , arum , Philofo- 
phes Indiens, qui ctoicnc toujours 
nuds i dcfoph, fagc; Se gynin, nud. 

1. GYunas , dis , exercice de la lutte 
fait à nud , fans vêtement quel- 
conque. 

GvMnicus, a , um, de lutteur , de la lutte. 
C\Mnefice, aTuiji,les Ifles Baléares, fameu- 
fes parles exercices du corps, 

3 . Q\unafium , ii , bain public, lieu 
où l'on fe dépouille nud ; i*. Aca- 
démie de lutte i 5°. Collège pour 
apprendre les fciençcs, 



G Si8 

GYMnaJlicus, a^um, d'académîe ; z°. qui 
concerne les exercices du corps. 

Gy Mnafi-ARcha, ce; Gy m nefi- Ae^chus , {, 
maître d'exercice , chef des Etoles ou 
Collèges. 

?Ro-GYMnaJla , ce, PRo-GYMna/îuj , a, 
um, condifciplc. 

?&o-GYMnafma , tis, exercice. 

GUP. 

Gw/um , i, plâtre , Gr. Gups , Gyps : 
mot formé de l'Orient. iV^fC'kup, 
O/iyp , le brillant du jour ; chyp- 
àhyp , clarté , brillant : le poli, 

Gy ? feus y a, um, de plâtre, 
Gyp/ôj-are, plâtrer , crépir. 




Ort^, laK 



ffi 



Sip 



DICTIONNAIRE ËTYMOLOG. 820 



MOTS L A T I N S -C E L T E S, 

O Z7 DÉRÎFÉS DE LA LANGUE CELTIQUE. 



H 



LiA Lettre H eft la huitième des 
^Uphabets Orientaux , Grec & La- 
tin ; mais avec des modifications 
diflèrentes, qu'il eft néceflàire de 
connoître, afin de s'en former une 
jufte iice.Chez les Orientaux, elle 
fut une afpiratton gutturalilëe , cette 
aspiration commune aux Tofcans , 
aux Bas • Bretons , aux A'.lemans , 
&:c. & dont les François n'ont pas 
la moindre idée , qui confifle dans 
l'alpiration modifiée par la pointe 
de la langue roulée vers le fond 
de la bouche. Cette afpiration fut 
notée chez les premiers Orien- 
taux par un quart c coupé en qua- 
tre ; dans l'Alphabet Hébreu , elle 
eil défignée fimplement par les 
deux montans de ce quatre, & par 
la tranfverlale fupcrieure ; en forte 
qu'elle a la figure d'une porte ou 
d'un P grec majufcule n , &r que 
nous notons dans le Monde Primi- 
tif par ce caractère àk. 

Les Grecs partagèrent toutes ces 
chofes. Pour défigner l'aipirarjon 
gutturalifée des Orientaux , ils in- 
ventèrent le caraftcre x ^^' q»i y 



correfpond parfaitement. Pour dé- 
figner la fimple arpiration telle que 
notre h , ils imaginèrent l'efprls 
rude, ou une elpéce de c placé fur 
une voyelle quelconque , & qui 
marque que cette voyelle doit fe 
prononcer avec force, avec rudef- 
le, en tirant le (on du fond delà 
poitrine. Et cependant ils conferve- 
renc la lettre H dans leur Alphabet ; 
mais elle ne fervir qu'à marquer 
YE long. Chez les Latins , la let- 
tre H marque conrtamment que la 
voyelle fuivante doits'afpirer ; c'eft 
donc une fimple note , & s'ils l'onc 
conservée dans leur Alphabet , ce 
n'eftque par une imitation vicicufê 
de l'antiquité chez qui elle ctoic 
plus que cela. 

Nous avons porté plus loin cec 
ufàgc vicieux; car nous confervons 
cette note d'afpiration dans des 
mots que nous n'afpirons point : ce 
qui a fait imaginer deux fortes de 
k ; l'un qui s'alpire , l'autre qui eft 
muet & dont on ne tient nul com- 
pte , que pour avoir le plaifir de 
voir les mots écrits de la même ma- 



821 DELA L ANG 

niere que dans l'ancien rems, dans 
le tenis où ils s'afpiroienc :ce qui 
eft être efclave de fes yeux ; aufïï 
les Peuples de l'Italie plus fages que 
nous,onc totalement fupprimé cette 
lettre par- tout où elle ctoit muette 
ou inutile. 

Par égard pour la génération ac- 
tuelle , cette lettre muette exifte 
également dans le Monde Primitif ; 
mais n'eft-ce pas (àcrifier à une feule 
génération celle qui arrive & toutes 
celles qui la fuivront ? N'eft-ce pas 
porter les égards trop loin î Toutes 
les autres générations ne ieront- 
cUes pas en droit de dire : pour- 
quoi nous impofez-vous Gns raifon 
la peine de diftinguer avec un tra- 
vail pénible entre tous vos mors 
écrits par h ceux qui s'a(pirenc & 
ceux qui ne s'alpirent pas î que ne 
fuppri niez- vous tout de fuite cette 
lettre de tous les endroits où elle 
n'eft qu'une marque trompeufe î 
Quant à l'origine des mots La- 
tins écrits par H , la plupart font 
des Onomatopées qui expriment 
des pafTions fortes & vivement ca- 
raiierifées , l'admiration , la lur- 
prile , l'horreur : ce qui doit être 
ainfi , puiique les voyelles font la 
langue des fenfations, & que la 
voyelle alpirée ne peut erre quel'et- 
fet des fenlâtions fortes Se fubites. 
Les autres mots , en petit nombre 
qui compofent cette lettre, fe rap- 
portent à des Euiiilles formées de 



U E LA.T. H 22.1 

diverfes voyelles fouvent non af- 
pirécs. 

Ajoutons à cela nombre de mots 
empruntés du Grec, & quelques-uns 
de l'Orient , & rien ne manquera 
pour rendre raifon de tous les 
mots latins réunis fous la lettre H : 
mots dont jufqu'icî on n'avoit pu 
donner une étymologie même pro- 
bable , loin d'en donner de vraies. 
En général, les mots formés par 
des voyelles fihiples ou afjiirces, (e 
font toujours refufcs aux recher- 
ches des Etyinologifles , par cette 
raifon qu'on n'avoir jamais apperçu 
la deftinacion des voyelles ni leur 
rapport avec la nature. 

N'omettons pas que les Latins 
ont fouvent adouci l'alpiration par 
les Confonnes V, F , S, &c. ce qui 
rend très - imparfaites nombre de 
Familles en H , donc il faut cher- 
cher les dérivés fous toutes ces let- 
tres. 

Si cette lettre fe nomme Hache, 
nom qui a fi peu de rapport à fi 
prononciation aduelle, c'eft que ce 
nom eft relatif à cette prononcia- 
tion primitive que nous peignons 
par ch , qui fubfifte encore dans 
quelques contrées de l'Europe & 
qu'on avoir tranfportée à h langue 
Latinejen forte qu'on écrivoit dans 
le XIV^ fiecîe michi 6c nichil , 
au lieu de mihl & de nihll; d'où 
notre vieux mot annichi/er, icndcQ 
nul. 

Fffij 



OnOM A TOP ÉES. 



I. 



Diverfes InterjeiSbions, 

HAvDquaguam , nullement, 
a. Ha«, hola, ho! 

He , HEI , > 

Heu , > ha ! hélas !' 

E-Heu, > 

H EUS , hola !ho ! 

j. Hem , hé, ho , eh Bien !' 
H tu, ho-ho! 
Hoi , hélas! 

^. Ehe-Ehem . 7 hé, hola, ho! 
Eno-'EHodum , J 
II. 
M ^ D j bouc. 
H.-EDKi, bouc; c'eftune onomatopée, 
tormée fur le cri de cet animal. 
Les Sabins en adoucirent Taipirar- 
tion en F, d'où Yadus ; les Hébreux 
en G ; d'où HJ GheDi j chez tous, 
bouc :. 

De-Ià cette Famille Latine : 

H^Dz/j, iy bouc> chevreau. 

Hjëdu/uj , i ; Ha-vUIus , i , petit chevreau , 

cabri. 
H.sDÎnMj y a f um, de chevreau* 
HMoile , is , établc à chèvres. 
H&Dulia , a , troupeau de chèvres. 

III. 

H M S, héfitcr. 

H^s , j'ai bégayé , j'ai héfité. Ceft une 
onomatopée, l'imitation d'une per- 



823 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. S24 

fônne qui bégaye , qui héfite , quîi 
répète, hé , he y he : 

De-là , une Famille Latine , où 
la lettre S s'eft changée en R , uni- 
quement pour les préfens du verbe. 
Cette origine étoit entièrement in- 
connue , ainfique celle de la plu- 
part des mots formés par onoma- 
topée ; ce qui n'eft pas étonnant y. 
puifqu'on ne fe doutoit pas de cette 
îburce prodigieufe de mots en toute 



languCo- 

HjtKeo , hœfi , hxjum , ère , être atta» 
ché, fe coller ; z*. douter , héfiter ; 
5 ". être incertain , irréfolu , balan- 
cer ; ^'. s'arrêter, perfévcrer. 

Hjcsito , -are , balancer , héfîtcr , être 

irréfôlu , douter ,• lo. être arrêté ; j°, 

délibérer , prendre tems. 
H/ESitans , lis , béguç , qui bégaye ; %^,- 

ignorant , peu inllruit. 
H/Esitabundus, a, um , après s'être un peu 

arrêté ; z°. indécis, 
Hmsitanter, enhéfitant ; i". en bégayant. 

tijEsirano , onis , doute , irréfolution ;. 

x". retardement, 
HjLShanîia , œ , bégayement. 
HiESitator, is , indéterminé , incertaia', 

qui balance. 

Composes. 

I, AD-HJBKeo,-ere , tenir , êtte atta- 
ché; 1 ". adhérer , fuivre le parti de 
quelqu'un ; 5 ^. être près, demeu- 
rer contre. 

Ao-H^Re/fo f-ere , hé/iter , demeuror 

court, 
AD-H,îsur , ûs; Ad-HjësIo, onis , adhc» 

rcnçc , liaifon , attachement. 



Sa?' 



r>E EA LAN 



1. Co-H.tR^Oj-cr^, ■« avoir de la liai- 
Co-}{ji,Kefco,'ere, > Ton , du rapport; 
i?. erre joint , uni en- 
fêmble. 
Go-HiïRenf^r , avec liaifoni 

Ca-HjtKeniia , a , liai(ôn , juftcfTc , con- 
venance. 

Gc- H^Rar/uy y a , afleïïeur, aflSftant. 
j- I^-Ej^n-eo-ere , y être attaché, 
ls-U.€-refco , - er<J , ) tenir contre. 

In-H ;:s.'3, ortrT ; lv-H£,Rentia , ce , inhé- 
rence , adhéfion. 

Oe-H^rêo ,-ere ; OB-HjtHytfco ,-ere , 
être adhérent , s'attacher. 

SvB-HjEKeo ,-ere , être attaché defTous. 
IV. 
H A U S , puifer; 

En imitant le ton cfoufflé d'une 
perfonne qui tire en haut , les La- 
tins firent le mot HAusi,)'ai tiré 
en haut , j'ai puilc : d'où le présent 
eh Haur par le changement de S 
en R. 

Haurîo , i^ ) fi, Jlum , rire , puifer, 
tirer-, i". avaler , engloutir ; } *'. 
recevoir; 4*'. épuifer. 

HAuSTiiT, ûj; Haustkot , i, l'aftlon de 
puifer ; 1°. coup , gorgée. 
HAUSTor, ij, buveur, avaleur. 
\ HAiisrrum , i , feau , pompe , machine à 
puifer de l'eau. 

Composas. 
De-Haur/o ,'iTe , tirer , puifer. 
Ex-HAuRfo ,-ire , épuifer , tarir, boire 

tout; 1". ôter , enlever; 5°, ruiner, 

piller. 
Ex-Haustuot , i , l'adion d'épuifer. 



GUE t AT: H 82^ 

V. 

HI , bâiller , ouvrir. 

I. UiOy-are f bâiller, ouvrir fort la 
bouche, i''. avoir la gueule béante; 
5°. s'entr'ouvrir,fe fendre; 4'^. s'é- 
panouir ; 5 **. defirer fort. 

HiAsco ,-ere, bâiller, s'ouvrir. 

HiATO ,-are , bâiller fouvent. 

Hihru! , ûr , ouverture de la bouche ou 

de la gueule des animaux ; i". abîme , 

gouffre; 3*'. bâillement. 
In-Hio ,-are , bâiller après une chofe , U 

defirer avidement. 
Iw-HiABj , ds , qui defire ardemment. 

z. Hisco,-ere, s'ouvrir, fe fendre; 2.°, 
bâiller. 

DE-Hiscrt,-ere, s'ouvrir, Ce crever; lO, 

s'épanouir. 
Re-Hisco ,-ere, s'entr'ouvrir de nouveau» 
Semi-HianS, tis , qui bâille à moitié, 

entr'ouverf. 

i.HivLcus , a j um, crevaffé ; 2'. 
avide , intérefTé. 

HruLcè , en s'entr'ouvrant , en faifant des 

crévaiïcs. 
HiiTLCo ,-are , faire fendre , crevaflèr. 
Semi-Hiiilcuj , a, um, entr'ouvert,- 
V I. 

H IN N, hennir. 

HiNNKj, i , mule , mulet,' 

Hmtiulus , i, petit mulet. 
Hifitiukus, i , faon de biche.' 
HiNNio ,-ire, hennir. 
Hitinitus, Ù! , henniffement. 
Hiunibundè , en hennilTant. 
Hinmiito ,-are , braire comme un muleeï' 
Ad-Hin/iz'9 ,-ire , hennir après, 
Co-Hmnio ,-ire , hennir avec, 
. Is-HiNNio,- ire , hennir après,' 



S27 DICTIONNAIR 

VII. 
H I R R, grincer des dents. 

HiRHo ,-ifc , grojider comme un chien 
qui moncre les dents. 

VIII. 

H O R R , horreur. 

ïioTireo,-ere, fe hérifler; i'. frilTon- 
ner , trembler de froid ; 2°. avoir 
fraypur , are épouvante. 

HoR.r?/f o,-.Û-fre, avoir horreur, s'efl-rayer; 
z^. devenir horrible. 

HoRror,;j, effroi, peur ; z.°. friflbti , 
tremblement. 

Hos^renàus, a , um , épouvantable, hor- 
rible ; ic énorme , démefuré. 

HoKrendàm , horriblement. 

Hop-rihilis , e , épouvantable , affreux. 

MoKridus , a , um , affreux , terrible , 
hideux ; lo, fauvage , grofTier ; 3». dif- 
forme ; 4°. rude au goût ; 5". hcriffé ; 
6°. maigre à faire peur. 

Composés. 

AE-HoRreo ,ere , avoir de l'cloigne- 

ment, de l'horreur , fuir, haïr. 
At-Kot.refco ,-ere , craindre , trembler. 
Co-HoRreo -.-ere ; Co-Hcarj/io ,-eri , 
être frappé d'épouvante , trembler de 
peur. 

Ex-HcRTéo ,-ere ; Ex-HoRrf/co-ere , f-é- 
mir d'horreur , être eifrayé. 

In-Hor;£0 j-«'«, 7 fe hcriflèr, frif^ 
(bnner , avoir 
horreur. 

OB-HoRreo j-ere , faire horreur , être 

horrible. 
PER-HoRreo,-ere ; PER-HoRrf/ce ,-fre , 

être épouvanté , être faifi d'horreur. 



In-Hof re/co 






E- E'IYMOLOG. 82S 

VrK-WoKxiàus , a,um , trcs-horrib'e ,fort 
afireuM. 

SvB-lioR.ridus , a , um , odieux, mal- 
propre. 

SvB-HoRri,Jê , un peu odieufement , un 
peu malproprement. 

H A N D, 

Main. 

Du Ceiàque-Theuton Hand , main , 
porté en Italie avec les premières 
Colonies qui s'y étabhrent , fe for- 
mèrent les dérivés fuivans , dont 
l'origine étoit inconnue, parce que 
le radical s'étoit entièrement per- 
du chez les Romains, 
t. Compre-Hendo, is j di , fum , 
dcre , prendre , laifir , arrêter, re- 
tenir , empoigner , fe fajfir:2°. 
comprendre, concevoir, entendre. 

CoMPRi-HENSe, iiis , ijjimè , en peu de 

mots , fuccinftcment. 
Ccmpre-Hens/ùt loqui, parler plus con- 

cifémcnt , d'une manière plus ferrée. 
Compre-Hens/Zi/'/zj , e , compréhen/îble , 

intelligible, concevable. 
Compre-Hensjo, anis , prifê , capture , 

faifîiTement ; 1°. conception , penfée , 

imagination , connoifîance , intclligsncc ; 

3°. découverte. 
CoMPRE-HENsia verborum , période, 
CoMPRE-HtNSum, f , connoilTance , lu- 
mière. 
Im-Ccm-Pre-Hensuj , a , um , qu'on ne 

comprend pas. 
It-CoM-PaE-HENSiii/fj , e, qu'on ne peut 

comprendre ; i". qu'on ne peut fur- 

prcndrc. 

1. Depre-Hendo , is , di ,fiJm, dere , 
prendre, attraper, furprendre -, i°. 
découvrir, appercevoir, développer. 



Sap 



DE LA LANGUE LA T. HA 



ÎC5 



dcm:(er , comprendre ; j». prendre 
fur le fuir, 
De-Pre-Hens.ï, (E , certaine punition des 

fautes dss (bldats, plus forte que les chat i- 

mens ordinaires, &moindre que l'affront. 
Ds P.xe-Hfns/j , onis , fiirprifc en qucl- 

qu'aSion fecrctte ou criminelle ; i", rcn- 

co;-tre fur le fait ; 3°. découverte , 

conuoiiïancc. 
1-irDE Pre-Hensi/j, a, um; In-De-Pr- 

Ens.'/j, a , U7n 1 imperceptible; r°. dont 

on ne s'ap'^'crçoit pas, 

3.. Ps.^-Hend(? , is , il ,T(aiâr, pren- 
^'utn y dire y s dre ; 1°. 

Pre-Hendo, -(/«/Cj S^ briguer. 

Pr>.-EfiD(3 t-ere ; ce verbe n'cfl que la con- 

crafiion du précédent, 
PRE-HFSisa,-^»-? ; Px-Fîisj,-.7rï, prendre 

ibuvcnt ; 10. ici le à s'eil adouci en r, 
PaE-HENsio , onis , laftion de prendre ; 

i''. raaclilne à enlever des fardeaux. 
pB-ï-lIïHitztio , onis ; Pa^-Ensniio , onis 

brigue , pourfuite. 
Pkt.-Heusus , a, uni', Pr-Ensuj, a, um 

pris , (eiré , lie, 
AD-Pi(.E-HiNDo t-ere , reprendre , répri- 
mander. 

R£PHE-H£NSiBi/iJ, e, n. is , rcpréhen- 
fible. 

RE-Pr.E-HENSio , onis , répréhenfion , 
blàmc , réprimande , l'aftion de blâmer. 

Re-Pt.e Henso , as , are > reprendre for- 
tement. 

EE-PRE-HENSor , or/j-, qui reprend , qui 
blâme , qui fait une réprimande. 

Re-Pre-Hensu; , a , um t participe de 
rsprehendo. 

Re-Ps.en:/o , F. Re-Pre-Hendo. 

Re-Prensiu , V. Re-Pre-Hemsuj. 

Is.R.E-pr.E-HEN5iBj/ij, m.f,/e ,n.oil Ir.. 
Khtk.i.-UtT^ius, a , uni j &"c. &: 



iRr.EpRrNSw^f , a , u;n , irrcprcheni'.'ble , 
irréprochable , à qui on ne peut 
rien reprocher. 

H A R, 
Devin. 

Du primitif Bar , Far, Hau, défî- 
gnanc la parole , d'où le Celre B a r d , 
Pocce , Devin , & le Latin Ver- 
iu/n , fe forma la famille Latine 
fuivante : 

Har/o/wj , i , Devin. 

iÎAK'ola, œ, DcvînerefTe. 
HAKiolor ,'afi , deviner, prophétiTcr, 
HAKiolator , is , Devin. 
HAR;o/4tio, on;;' , divination, 
llK^ingua , <s , DevinerelTe, 

H AS T^, 

Pique, Lance. 

De S-rUf debout, fixe, fe forma (enioî 
Hajla , lance , pique , parce qu el- 
le (e plante & Ce fiche. 
H ASTd , ^ , javelot , lance , hallebarde ; 

1°. encan , vente publique. 
HastuLi , a , petite pique. 
HaSticus , a , um y ds pique , de Javeline, 
H.>iSTatus,ay um, armé d'une lance. 
llASTarius , a, ura , de lance , de halle- 
barde. 
HASTarius , ii ; îÎASTatus , i , piquier > 
hallebardier, 

KhSTile , is , pique , pertuifane ; i". bois 

d'une lance. 
Svb-Hasso ,-iire, cxpolêr àl'encan, 

HE B, 

Epais. 
■De rOriencal Hob 3y, épais, maffif^ 



Sji DICTIONNAIR 

poutre ; Hobu' n^y > être épais , 
êcremaiïit, vint le Latin Heb«, 
lourd 5 dur , cmoufTé ; d'où cette 
famille: 
''HfBeo,-ere , ") s'cniouiTer , être 

HEEfiJCt» ,-/Cv"re, > rebouché ; i**. 
Uh'BeteiCo^Jcere, J s'affôiblir, s'en- 
gourdir. 

HEEeî., f;s , cmoufTé, qui eft fans pointe ; 

10. ftupid-:- , lourd ; 5"=. débile , foiblc ; 

4". dur, infenfîble. 
HEBîro,-are, émou-iïer , reboucher; 20, af- 

foiblir , diminuer. 
HEBetado , onis ; HESetudo , inis , afFoi- 

blidejnent, 
HtBetator , is ; HEBecatrix , cis , celui ou 

celle qui étnouffe. 

Utcta y te , bagatelle , vétille. 
HEDera, 
Lierre. 

■C'eft une plante qui s'élève jus- 
qu'à la cîme des arbres les plus 
hauts ; Ton nom doit donc tenir à 
la racine primitive Hed , Hod , en 
Oriental iy , Mod,é\Q\é , haut. 
EiDera,ce , lierre. 
HEOerofus , a,um, plein de lierre. 
HEDerarw, a,um, fait ds lierre ; t°. cou- 
vert de lierre. 
HsDeraceus , a ,um,àe lierre , femblable 
au lierre. 
HsDeriger y e , um , qui parte du lierre. 

H E L, 

Lumineux. 

Du primitif Hel , nom du Soleil , de 
la lumière , foutce d'un grand nom- 
trç de familles en B, F, M , S , &c. 



E ÉTYMOLOG. 832 

dérivèrent égalementces motsenIL 
I. Uiiena, a, le feu Sr.-Elme , forte 

de météore très-brillant. 
X. Hsiio-Tr opium , il , tournefol , 
plante qui fe tourne vers le fo- 
leil ; mot Binôme formé de Hel , 
folei! , & de Tjiopoj , l'adion de 
fe tourner. 

HiLk-Caminus , /, voûte cxpofée au fo- 

leil, ferre, étuve. 
\iE\.enium , ii jl'aunée, plante, ainfi nom- 
mée de fa figure, qui imite les rayons 
du folcil. 
liiLhboTus , i , "^ Hellébore; mot bi- 
Hiileborum^i, > nome , qui fîgnifie 
HiLlcbcrine,eSy J mot- à-mot y rouge, 
( plante qui eften effet d'un rouge 
écarlate, ardent) de Heil , clair, 
brillant, & de Bon. ou Pur, qui, 
foit en Grec, foit en Celte, veut 
dire rouge, feu. 
HTileborofus, a, um , qui abefoin d'hel- 
lébore , fou, 

3 . UEtyeo/us ^a^um ,'\ Jaune paille , 
'AiLV us , a , um j t couleur de 
Helvo/«j ,ayum, J feu, couleur 

d'or , couleur du foleil. 

4. Par-Elion , li , Parhélie , image 
du folcil qui fe forme dans une 
nuée épaiffè. 

5. CitYus, a, um, jaune ; couleur 
d'or ; pailler j ici H changé en G. 
C'eft un mot Theuton. Heib , en 
Allemand fîgnifie jaune ; Hiallo 
en Italien : Yallow en Anglois. 

HE LL, 

qui engloutit. 

Laiflçns aux froids Etymologiftes à 

difcutec 



Si 5 



DE LA LANGUE LAT. HER 834 



difcuter conimenc ce mot peut venir 
du vieux Holk^, herbes porageres, 
légumes; & voyons-y une Onoma- 
topée, nui peint l'afftion defejetter 
fur là proie pour la (âifir &: la dévo- 
rer, & qui a produit le grec âaloo, 
(âifir, prendre. 
Hia-L«o , onis , qui dévore , gour- 
mand ; 1°. goinfre , débauché. 

iÎELluor ,-ari , abforber, engloutir. 

HEL/uatio, onis, débauche, goinfrerie; 
î", ivrognerie , gourmandife. 

HE RI, 
Hier. 

Heri &HERè, hier ; du primitif er, de- 
vant, auparavant; z^'.lui, celui- 
là : appliqué au jour, il fignifie mot- 
à - mot , ce jour qui eft devant , &c 
qu on peut montrer. En Allem. Ea , 
lui -, 1°. avant, devant , aupar- 
avant, en Anglo-Saxon ^r. 
Les Orientaux en firent 'in>4 A-Her 

ou ACher , l'autre : après. 
HESternuj , a , um , d'hier. 
H ^ R, 
Héritier. 

D'Ar , élevé , les Celtes firent Her, 
Maître ; & de Her , les Latins 
firent HitRej , héritier, celui qui eft 
deftiné à devenir Maître. Le jeune 
Maître. 

\^ AV.es , edis, héritier, héritière; ^°. 
rcjetton. 

Hs.r.edhi'! , atis, héritage, fucccflion. 
Hxi^ti^iolutn y i , petit héritage. 
Orig, Latt 



yiMKedkaTius , a , um , héréditaire , qui 

vient par fucceflîon. 
tla.Reditjriê , par fuccclTion. 
Hjs.B.edi-Peia , a , chercheur de fuccef- 

iions, 

C O M p o S e' s. 

Co -UjERe s , dis j hémiet en partie, 
cohéritier. 

Pro-H^rcj', dis, légataire; i". héri- 
tier bénéficiaire. 

Ex-HjEKex , dis, déshérité , privé d'une 
fuccelfion. 

Ex-HMRedo,-are; Ex-HERe(fo,-are, déshé- 
riter , exhéreder. 

Ex-HMKedatio , onis , privation d'une 
fucceflîon. 

iN-H/ERfj, dis , qui n'hérite point. 

HER B, 

Herbe. 

Du primitif Ar, Har, terre, dont les 
Latins firent Aky um, champ, vint 
également & fans peine Herv^i, 
HERBd , l'herbe, mot-à-mot, lapro- 
dudion de la terre , des champs. 
De-là cette faniille Latine dont on 
avoit donné tant de faultes étymo- 
logies. 

Herb^ , œ , herbe , verdure. 

•Herbu/iI , œ, petite herbe , brin d'herbe. 
HERBetiJ. a, um, verd, de couleur d'herbe. 
Hfrb/Jus , a, um , d'herbe ; i». plein 

d'herbe. 
HERBuceuj- , a , um , de couleur d'herbe y 
ftmblable à l'herbe. 

UtK^arius, H -, Herborifte , Botanifte. 

HERBariuj , a, um, d'herbes , de fiirts 
pies. 
HERBiiif , e, nourri d'herbes. 
HERBo/ui ya,um, fertile en herbcsi 



DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 

Composés. 
I. Ad-H^c , 



^31 

HtKZ.ifco,-ere ; HiK^cfcoytre, pouffer de 
l'herbe, croître en herbe. 

B I N O Af E S. 

HERE/'-F^r , a, um ^ qui produit de 

rherbe. 
fAiv-ni-Gradus ,a , a/n, qui rampe fur 

l'herbe. 
HzKBi-Grada , ce , limaçon. 

C o M P o s É S. 

Ex-Herbo, -are, arracher les barbes. 
OB-HERBe/co , ère , fe couvrir d'herbe. 

HERN/^, 

Defcente. 

Du Grec Régnyô , rompre , pronon- 
cé à la Latine Ergnyo , le forma 
le Latin : 

Hermi^z , a , rupture , defcente de 

boyaux, hergne. 

HrRNio/àj- , a , um t qui a une rupture ■, 
une defcente. 

HI C. 

Du primitif HE,ctre, joint à C , mar- 
quant le lieu , fe forma le Grec 
EK«,ici , l'Adverbe Latin Hic,ici, 
^c toute cette famille. 

1. Hic , hac , hoc , celui-ci , celle-ci, 

ce , cet ; mot-à-mot <» celui qui ejl 

» en ce lieu ». 

Hic-re, Hsc-re, Hocce» celui-ci, celle- 
ci, ceci. 

Hic-ff/!e, H»c-ff/!?, Hoc-cine , efl-ce 
cela? efl-ce celui-làî 

:2. Hic , ici ; alors, 

Hac , par ici. 

Hue , ici ; lo. jofqtfes-Ià. 

HiKc , dc-là , d'ici. 



2}C 



Ad-Hoc, J outre cela ; de plus, 

Ao-Hrc , jufqu'à préfent , encore. 
JjNTer-HyEc , fur ces entrefaites. 
Post-Hac , adv. ou 

PosT-H^c, adv. déformais , dorénavantj 
par la fuite , à l'avenir. 

2. Ab-Hinc, depuis tel temps , il y a 

tel temps. 
Di-HiNC , après cela, enfuite ; doréna»- 
vant , déformais, 
PosT-HiNC , adv- après cela , cnfiiite,. 
Pro-Hinc , par conféquent. 

H LL, 

HiL efi un mot Celtique qui fignififf 
grain , graine , femence : de-là ces 
dérivés Latins, aufïï énergiques de* 
qu'on en connoît l'origine , qu'ils 
l'ctoieut peu fans ce rapproche- 
ment. 

HiLww , / , marque noire qui paroîc 
au bout d'une fève de marais; 2**. 
un grain, un peu, tant foit peu;, 
3°. nullement, rien. 
PiR HiLÙm , très-peu, 
l Composes. 

De HiL, joint à la négation Ne, fè 
formèrent ces mots: 

Ni-Uiium ,i,n. un rien ,.Ie ncant^ 
pas même un grain. 

NlLum, i , n. Voye^ Nihilum. 
Ni-HiL,NiL,/!, rien -, z". non,point,pas. 

B I N o M £ S. 

Ni-Eiti-V fxioyis, feci,fdc!Km,cere, & 



«57 DE LA LAN 

Ni-Hili-Pendo, /j , ère, n'eftimer 
point , compter pour rien , ne faire 
aucun cas , ne faire point d'état , 
mépriser. 

Ni-Hiio-MA^fj , a.iv. pas plus. 

i>!i-îîii-dum y adv. point encore, rien en- 
core. 

Ni Hii-non , adv. toutes chofes. 

Ni-HiLo-Minur , adv. ncantnoins,cepen- 
dant, toutefois; 1° pas moins, rien moins, 
ni plus ni moins. 

Ni-HiLo-Pi-uj, adv. pas plus. 

Ni-Hitc-SEc/uj , adv.jvoje:^ Ni-hilo- mi- 
nus. 

HIR. 

HiRd, ce , l'ateftin jéjunum , un des 
plus longs inteftins : fon nom fut 
donc très-bien choifi ; HiR en Cel- 
te fignifie long , grand , étendu , 
prolixe. Ccft le Japonois Ir. Cette 
famille eft confidérable dans les 
Dialedes Celtiques ; elle tient à 
Her, Er, grand, élevé. 

HiLLdjiS, boudin, faucifTe , diminutif 
de HiR.i. 

HiRUDo , inisy lângfue. Son nom doit 
venir du Grec Air^o , du Latin 
Ua-kcc , s'attacher, faifir. La fang- 
fue s'attache au corps pour (îiccer 
le fang. 

HiRTTNDo , inis , l'hirondelle , l'oifeau 
du Printems : Se telle eft l'étymo- 
logie de Ton nom : en Grec HER^tn 
Latin Ver, le printems ; en Gr. Hri, 
le matin ; au printems. Les étyrao- 
logies qu'on en donnoit font touc- 
à-fait miférables. 
HiRUND/aw, « , uro , d'hirondelle. 



GUE LAT. HIR 838 

HIRC, HIRS, 

Hériflc. 
Du primitif Er, Ir, défignant l'idée 
de pointe,de force,de rudelTe , dé- 
rivèrent nombre de mots. 

I. HIRC. 
I. HiRcKJ, i , bouc j lO. odeur de 
bouquin , gouflet. 

HiB^cinus , a,umi HiRQuinuj-, a, um, 

de bouc. 
HiRcq/ùj , a ,um, puant comme un bouc, 
HiRcf-Pi/ui , i , velu comme un bouc. 

HiRCK/aj, i , forte de plante. 

HiRcuZarfo, onfj, maladie de la vigne," 
devenue flérile à force d'engrais. 

1. EiKQuusji, coin de l'œil-, i°. louche. 

HiRQ(/i-T(i//io , ire, muer de voix à l'âge 
de puberté. 



3 . Co-HiRCi«(j//o , onis , chaleur 
amoureufe de bouc. 

IL 

HîRsutus ,a,um, "> âpre , rude , 
HjRTK^ , a, um , ^ bourru , fàuva- 
ge , grolïïer; 2°. hérilTé , velu , 
couvert de poils rudes & droits. 
HiRSufifl , œ , hériÏÏement du poil. 
III. 
HiRs;^/d f a , chenille. 
HISP, 
Hérifle. 

UisviDus y a , um f 1 velu , couvert 
HisviDofus , a f um , ^ depoil;!**. 
hériflé , rude , âpret 
G g g >j 



Sjp DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 840 



HiSPi(fo,-are , hérifler de pointes. 

Cesn^cts, dont l'origine écoit abfo- 
lument inconnue , tiennent au 
primitif Spei , Spi, relatif à toute 
idée de pointe y de piquant -, d'où 
les familles Latines Spica , Svma , 
5cc, & le Grec Speydo , piquer de 
l'aiguillon , preffer , hâter ; mots 
dont on ne connoifloit pas mieux 
l'origine. 

HON, 

Honneur. 

HoN eft un mot primitif Celte & 
Oriental qui fignifie élévation,dans 
tous les fens poffibles , phyfiques 
& moraux : en rang, beauié , prix, 
charge , confidération, poids. 
En Celtique , O n, bon; beau; ex- 
cellent. 
En Iro'quois, O n , beau. 
En Irl. OnoiV, bonté. 
En Bafq. On^, biens: bon. 

Otiûda, bonté. 
En Orient. pi<, ^UN , force puif- 
fance , riche (Tes. 
pn , E'ON , les biens. 

De-là ces familles, 
I. 

HoNor, oris , î honneur, refpeft ; i . 

liotios,oris, S charge , dignité, r^ing-, 
5 °. prix , récompenle ; 4*^. orne- 
ment , beauté ; j**. vidime , facri- 
fice. 

Howrus , a , i/m , qui fait honneur. 

HoMCRo, -are, faire hor.neur, reipcâer. 



Hcmratus , a, um^ honoré , illuftre, 
HoNorflfè , honorablement. 
HoNoraWw , a , um ■, d'honneur, qui fe 
fait pour honorer. 

YicmTanum , ii , préfent fait pour un 
fervice rendu, honoraires , gages. 
HoNoraii/ij, e, digne d'honneur, rerpcc 
table. 
HovorabiliteT , honorablement. 

Binômes. 

HoNori-Fico, -are , refpederjhonorer. 

HcNori/?cw, a, um, cendor , cemiJfimuSf 

glorieux , honorable. 
Honorîficenda , ce , honneur; z". vénéra- 
tion religieufe, 
Homrificè, centius, cemifimê, par hon- 
neur , d'une manière honnête. 
HoNori-PET^ï , (S , ambitieux , avide 
d'honneurs. 

Composés. 
Per HoNon-F/c«j ^a^uin., fort hono- 
rable. 
PïR-HoNorJ^ce ,.fort honorablement. 
Ex-Honoro ,-are , déshonorer. 

NÉGATIFS. 



lN-HoNor«j, a 
ln-Yionoratus 



,um, ") qui n'eft 
r , a,um , ^ point ho- 
noré. 

Tn HcKorr/zfw , a , um , qui ne fait point 
d'honneur. 

II. 

Wotie(lus ,a,um^ honnête , décent ,' 
bienféant ; 2''. illuftre, qualifié. 

H IN /îi.;;;, f , l'honnête. 

H( ^jla^ , atis , honnêteté, bienféancc. 

Hot^e/?è, honnêtement, favorablement, 
de !)onne grâce. 

HoNi-/?o,-are, faire honneur ; i». accré- 
diter. 



«41 DE LA LANG 

HoNj/litme/iJum, i , ornement , embcUifrc- 
ment. 

Composes. 

Co-HoNç/Zo ,-are , honorer , faire 
honneur. 

Di-Hot^ejlo y-are , deshonorer, dé- 
crier; 1°. défigurer. 

D i -Hoi> ejlamentum ,i, infamie, tache, 
difgrace; z». défaut , difformité. 

lN-HoN^«j,d, um , malhonncce } 
honteux ._, fans honneur. 

In-Hcnj/?^, ea malhonnête homme, mal- 
hcnnètement. 

Is-Hcmç/Zjj, (itiV, malhonnêteté. 

I-i-HcKslîo , are, fouiller, déshonorer, 

lu Honiflamentum , i, honte, déshon- 
neur. 

H OR, 

Heure , Saifon, 

De l'Oriental Hor, &c HoKus,\e So- 
leil , !e jour, la lumière , fe forma 
cette famille : 

HoRiï , a , heure -, i.°. {âifon, tems. 
HcRtBiis , a, um,3. tems , fait à propos. 
HoRariuOT, H , qui marque l'heure. 
HoRarhs , a,um, d'une heure , qui dure 
«ne heure. 

Binômes. 

I, Ho8.o-LoGi«/n , l'i, horloge. 

1. HoRo-Scopai , i, moment de la 
naifTance ; prédiflion de ce qui 
doit arriver i i^. celui qui tire une 
horofcope. 

MoKo-Scovalis , e , d'horofcope. 

Hoxo-ZcoPus, a , um , de cadran folairtf , 
indiquant l'heure. 

Hono-ScorOf-are , prénder au moment de 



U E L A T, M O R I42 

la nativité ; lo. faire l'hcrofcope , conS- 
dcrer l'heure d'une nalffance. 

;,Semi-Hora , <E, demi- heure, 
cj. Tri-Hor/«ot , a j eipace de trois 
heures. 

de cette année. 



. HoRfius , a, um , 'i^^'^' 
■ioKMtinus , a , um ■, ^'^el' 



Ho 



année pre- 
fente. 



HoRNti , cette année. 
H OR, 
Production. 

Du primitif Ar, Or , élevé , fe for- 
ma la famille Hor , défignaut les 
productions en général ; d'où les 
mots Larins (ùivaiis : mais obfer- 
vons auparavant qu'elle le pronon- 
ce également en For , & qu'on 
peut voir ce que nous en avons 
dit dans nos Origin. Fr. col. 45 + . 
I . HoRr«K/rt , / , amas de bled ; 2**. 
grenier , grange ; j °. magafm , cel- 
lier : car le mot HoKreum fignilîe 
amas , magafin de productions quel- 
conques de la terre. Bar&: Bor 
fignifie en Hébreu un grenier. 

Yio KT e S.TÏUS ., a , celui qui garde un ma- 
gafin. 

i.F^oRdeum , i, graîa en général, 

orge. 

Hoe^dearius , a, um ;}îoRdeaceus, a, um, 
d'orge. 

^.tioKda , (S , vache pleine; mo» 
qu'on prononce également For- 
da, 

H O Px, 

Du primitif Hem , prononcé ég--i!e=' 



2^-3 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG, 

Composes. 



8 H 



ment Cor ëc Choil , enceinte , 
enclos, habitation fermée, cour, 
bdfle-cour, Ce forma cette famille : 
HoRTKj,/, enclos, jardin. 

UoKtulus, i , petic jirdin. 
HoRTf , onun , maifjn de plaifancc ; 
10. village. 

HoKTulanus , i , jardinier. 
îioKTenfis , e ; HoRTenfius , a, um ^ de 
jardin. 

H O R T. 

Ab UoKTor ,-ari , détourner, décon- 
feiller ; voyeiCa. Famille, col. ç)o, 

HO S T. 

Du primitif Hos , Hws, relatif aux 
idées de cacher , de renfermer, fe 
formèrent nombre de dérivés; en- 
tr'autres le Celte, Ost , Host , ha- 
bitation , lieu où l'on s'arrête-, d'où 
notre mot Hostel , puis Hôtel , 
&c. Le Latin Osrium , porte , ce 
qui fcrmc,qui arrêtej & lesfainilles 
fuivantes. 

I. 
Eos-Pes , ieis , 1 ''. Hôte qui loge ; 
i". Hôte qui eftlogé, étranger, 
nouveau venu; 5°. neuf, dupe i 
de ^05T,mairon, & de Peto, aller, 
fe rendre. 
Hos-yit'wm , ii , hôtellerie , auberge , 
hûfpice. 
tlcs-fuiolum , i , petite hôtellerie. 
Hc5-Pif or, -ari , loger , être logé. 
HoS-Titus , a, um, étranger. 
Hos-fitalis , e , hofpitalier ; î«. d'hôte. 
Hos-Titalitas , etis, horpitalité, bonne 
réception envers des étrangers. 



qui reçoit 
lontiers les 



PER-HosPiVwj , a , um, •) qui 
J?EK-liospiialis , e , ^volc 

étrangers : qui pratique l'hofpi- 
talité. 
PER-HoSP/ra , « , femme qui reçoit bien 
fes hôt;s , qui accueille les étran- 
gers. 

In-Kosvitus y a f um , inhabitable. 
lN-Hospira/;x , e , où l'on ne peut loger. 
ïn-HoSFitalitas , atis , inhumanité envers 
fes hôtes, 

I L 

KosTÎs ,is; I •*. étranger; i?, enne- 
mi, 
HoSTi3,-!re , ufer de repréfaUles , rendre 

la pareille. 
HosTimentum ,i, représailles. 
HosTilitas , atis, inimitié, hoftilité. 

HosTi/ij- , e; Hosricw, a, tii?;, d'en- 
nemi. 
HoSTiliter, en ennemi. 
HosTW, a, viétime égorgée, 

HosTiatus , a, um, charge de viâimes 
pour les facrifices. 

RED-HosTiO ,-ire , rcconnoître un 
bienfait , rendre un fervice. 

HUM. 

i Uvuerusyi , épaule; i°. partie du bras 
qui s'étend depuis l'cpaule jusqu'au 
coude. 
HvMerulus , i , petite épaule ; îo. con- 

folc. 
HvMerofus, a um , qui a les épaules 

hautes. 
HuMera/e , is , manteau , cafaquc ; z",. 
écharpe de femme. 



/ 



S4f 



DE LA LANGUE LAT. HU 



SiiPFR-fït'MSMJe, is, Tctcment qui cou 
Tre Jes épaiilest 

Ce mot appartient à la même 
femille que le Grec n^oj , oMos , 
qui fignifie également l'épaule , le 
^ras : il rient de même à l'Hcbreu 
rtjy , Amê , coude , coudée. Tous 
CCS mots tiennent donc au primi- 
tif On, Om , élévation , qui s'c- 
levé. 

D'ÔMOS bras , les Grecs firent 
Omoo , Ounumiy jurer ; car e'cfi: le- 
ver le bras , la main, 

H U M. 

î>u primitif M, Mère , prononcé en 
Oriental Am , Aum , les Latins fi- 
rent : 

r. 

Hiuraj , / , la Terre , la Nourricière 
des mortels , la Mère par excel- 
lence. De- là : 

i.HuMo,-rtre, enterrer , mettre en 
terre. 

Hojurio , onïs , cmerremcnf. 
HiiMafor , OTÏs , enterreur. 
In-Ki MO , are , enterrer. 
hi-HvMarus, ajum, relié fans fépulture. 
1. Po.sT-HuM«j, i, né après la fépul- 
ture de Ton père, pofthume, 
II. 
Homo , inis , Homme , mot-à-mot , 
l'enfant de la terre. Ton nourrilTon 
par excellence, 
HoT.Mina, changé ea FtKina , femme. 
Boh^uliis ,HcMullusi HoMuncio , onis , 
Uoucnculus , ; , petit-homme. 



84^ 



HoMi-ciiJa , a , homicide , tueur d'hciu- 
me ; de C.noo , tuer. 

II I. 

U\juanus ya,um, humain , d'hom- 
me ; z*». affable, doux ; 3", 
qui eft ccbiié , qui connoît les 
Belles-Lettres. 
n-^Manhas , ans , humanité , nature hu- 
maine ; lo. afFabilitc , vertus foetales; 
?". les Belles-Lettres. 
HvMjniJla , <E , humanise , qui pofTéde 
les Belles -Lettres. 
îîvManc , HvM.mirer , Havtanuùs , en 
homme , humainement, obligeamment. 
PEg^-HvManus , a,um, très humain. 
PtK-HvManê , ?tR-Him.miter , avec 1* 
plus grande humanité. 

NÉGATIFS. 

ÏN-UvuanusyU, um , qui n'efl pas 
humain ; cruel. 

ïv-HuM^nitas , atis , cruauté , barbarie , 

inhumanité. 
In-HvManè ,-niter , cruellement. 

IV. 

HuMzYjjjô.barflc contre terre, qui 
rampe à terre , bas , humble , vil. 

HuMf/ùffT , ans , /îtuation bafTc, bafTelTe 
petîtelTe . humilité. ' 

UvMiliter , d'un air rampant , lâchement 
humblement, ' 

UvMilio ,-ire, abaifTer, courber vers la 
terre , humilier. 

HvMiliado , nisy abailTemcnt , huwjli,, 
tiun. 

HU, 

£3U. 

I. 

Du mot Hu y eau , fe formèrent ces 



§47 DICTIONNAIR 

dérives en le naialancen Hum. 
HuMor, is , moiteur de k terre , hu- 
midité , eau. 
HuMf/fo ,'sre , s'amoitir, s'humeftcr , 

devenir mouille. 
i-ivMâo , -ère , être humide , moite , 

trempé. 
lii-Hv M eâus, quin'eft point mouillé, fec. 

Hvuecïo ,-are , rendre humide, mouil- 
ler. 

HvweÛus , a ,um , moite, humide. 
HvMefaSius , a , um ,amoiti. 
flvuigatus , a , um , humedé. 
iiiiMidè , avec humidité. 
HvMiduin , i, lieu marécageux. 
HuMi/er , a,um, & HvmIJîcus , qui caufe 

de l'humidité , humide, 
îivMidus , a , um , moîte, humide. 
HiMirlulus ; SvJi-HvMidus , un peu 

mouillé. 
HcMic'o ,-are , rendre humide. 
Cc-HuMzJo ,-are , mouiller avec. 

II. 

Ce mot H u (ê prononçant & s'écri- 
vant Hy à la Grecque , devint la 
iource d'un grand nombre d'autres 
familles. 

I. H I-E M S, l'Hiver. 

HiEM s,is, hiver ; 2 °. orage : de Hy , 
eau , & Ems, tems. 

HiEMû/ix , e, d'hiver. 
, HiEM.itio , onis , quartier d'hiver. 
HiEMO i-'^re 7 hiverner , être en quartier 
d'hiver ; ï". faire un tems d'hiver, faire 
grand froid, 
Phr-Hyemo ,-are , durer tout l'hiver, 

II. HI-BERN, d'hyver. 

Vii-aerna , orum , 2 quartier d'hi- 

H^Bcrmcu/a , orum, ) ver j a^, ap- 



E ÉTYMOLOG. 848 

partemeiu d'hyver; d'HY,eaUp 
& i>er y fer , qui apporte. 

HiBer/îiij-, a, um; HiBernalis,e, d'hiver.' 
HiBerno ,-are , palTer l'hiver , être en 
quartier d'hiver. 

III. Ces Familles Greco- Latines. 

I. Hras , dis ,une des Hyades,Conf- 
tellation pluvieufe. 

fiYades,'um , les Hyades , les pluvieufes. 
1. H^ora y a , } Hydre,Serpentaqua- 

HYDrus, i , J tique. 

HvDria , œ , cruche , pot à l'eau. 

HxDreuma , ans, abreuvoir. 

Binômes. 

Hy vr-Agogium , ii , conduit d'eau. 
Aqueduc. 

lÎYDr-/^gogus t a , un , qui purge les 
aquofilés. 

^.HYDr-zirgyrum. , i, vif-argenr. 

Hyiv-Ekem/w , i , huile battae avec 

de l'eau, 
4.HyDr-^K/^, <E, i machine quî 
H\Dr-^ulus , i , ^ fait fes mouve- 
mens par le moyen de l'eau. 

Yiwr-Aula , ce; HYvr-Aules , œ, celui 

qui fait jouer une machine par le moyea 

de l'eau. 
ayDr-Âulkus , a , um , qui fait fes mou- 

vemens par le moyen de l'eau. 
"H^vtr-Aulka , orum , machines qui font 

leurs mouvemens par le moyen de 

l'eau. 

5 . HyDro-Lapackum , i , plante. | 
HYDra-Mantinta, divination par eau, 
HvDro-Meli , liqueur fermentée faite 
avec de l'eau & du miel. 
HYDro-jyijliZt arum, moulins à eau. 



849 



DE LA LANGUE LA T. HU 



HYDro-Phanta, œ , celui qui trouve les 

eaux ca&hées. 
HxDTO-Phjntica, a, l'art de trouver les 

eaux cachées. 
tiYDro-Phanticus , a ,um, qui concerne 

cet art. 

6. HxT^ro-VhobU , es , crainte , hor- 
reur de l'eau. 

HïDro-PAoiuj, a.,um; Hroro-Phobicus , 



8;o 



a , unit qui a horreur de l'eau. 

7. H\Dr-Ops ,pis , 
UYDr.Opuus,a.umr ^^^^0^"^- 

HYDr-Opifis , is , hydrofii/îe. 
HYDro-Poies , a , buveur d'eau. 
HYDro-Salinum , i, achc de maraîs. 

8. Ex-HYDr/<E, arum, vents qui amè- 
nent la pluie. 



MOTS LATINS VENUS DU GREC. 



H 



)v Grec 'Ama , Haimu , fang , 
viennent ces mots ; 
YiAiAatinus , a , um , qui eft de cou- 
leur de fang. 

HitM-nn'rej , œ , pierre veinée de fang. 

H-EM-,if A.ifej , lï , agathe à veines rouges. 

lîjs.Mo-Rrhoi(Ies , dum , flux de fâng ; i°. 
veines qui abo'jtiïïênt à l'anneau du fon- 
dement. 

Du Grec Hal , mer , viennent ces 
mots: 



ALCYon, onis , 
Ki.ci.do , mis , 
HALcyonjOnis. 



} 



alcyon ; de Hal , 
mer ,& de Kuôn , 
qui fait fon nid fur 
la mer. 
HAiex , cis, 7 harang, anchois; i". 
Halsc, ecis , S faumure. 
HAiieru/a, «, fardine , anchois. 
HA-Liiecius , i , ^ aigle de mer , oi- 
HAÙatus , i , ) leau pêcheur. 
HAÙeutica , orum , traités fur les poiflbns. 
Orig. Lot, 



D'Atfo, moudre , (ë forma ce mot : 

HALica/irum , i , froment très - pur. 

Ces deux mots appartiennent à 

la famille Altca, voye?, cvl. 29, 

Halo , onis , qui a mal à la tcte : z P. 
qui efl: abattu d'avoir fait la dé- 
bauche la veille : c'eft le Gr. 'aaoç , 
Halos. 

HaioJîs , is fac , fâccagement d'une 
ville. En Grec ÂAakiç. 

U.Atcer,eris , contte-poids des dan- 
feurs de corde. En Grec'AATHP, 
Haltér. 

ViAuaxdy tz,\& chariot, Conftellation, 

En Grec 'amas» , Hamaxa. 

HAMfl;i;;ci, orum, Ibldats qui combatioient 
fur des chariots. 

Du Grec Hammos , fable , vinrent 
ces mots : 

UAumites f e , pierre qui rclTcmbîc 
Hhh 



8n DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 852 



à des œufs de poiflon. 
Hamo , onis , qui efl trouyé furlcfabJe. 
H A M, 
Terre. 

De Ham , terre - mère » en Latin 
HuMi j prononce en Grec C^ham , 
vint le mot Khamai ou CuamuI > 
Terre ; 1°. fauvage , terreftre jd'où 
dérivèrent tous ces Binômes. 

CHAMA-Acie,es , hicble; 

CiiAMœ-Ct.Kafus , i 1 cerifier nain. 

Chamcs-Cissuj, i, lierre terrcftre, 

CaAux-CyrariJJus , i , fantoline. 

Cham^-Daph^e, es , lauréole mâle. 

CHAMiT-DRYS , yos , germandrée. 

Ch '.uce-GhYà-meTides , « , pojfTon parti- 
culier. 
Cham* Leo/î, «j. Caméléon. 

C^JAMœ Léon rJlus , rarline , plante, 

CHAM(?-Lfo/7 riiger, chardonnette, plante 
qui caille le lait. 

Ç.HPVii-'Leos , i, cancre , crabet 

C.H;-M<T-Puce , es , pas-d'âne. 

C.H/iMx-MtL'im , i , camomille. 

Ch ' Mœ- iVlYRSz/ie , es , myrthe fauvage. 

Ch A M iP- M ïRSinux , a , um , de myrthe 
fauvdge. 
Change PELom, dû, poiffon à co- 
quille. 

CiiAMa-?LA-tanus , i, plane nain. 

CHAMiT-RRHiPcj , Km , dattiers nains. 

CnMJiie\YLon j ■; CHAM<r-ZtLon , /, 
quinte-feuille , pilofelle plantes. 

CHAMtf-TRACHœa , a , poiiïbn à coquille. 

CHAM<E-TERfl , a y > fille de cham- 
Cham<e Ter/j , idu , * brejfervante. 

Du Grec 'Apsis ,liaifon , union , vin- 
rent ces mots : 
lîAvhe y es f poudre jettce fur les ath- 



lètes qu'on avoir frotté d'huile. 
Hapsus , i , ligature de laine pour une 
partie malade ; i°. cardée de laine 
trempée dans une liqueur qu'on metfiir 
une plaie. 

H A RP. 

Du Gec Harpe , faulx , croc , font 

venus ces mots : 
Harp^ j te , vautour. 
Harp« , ejjfabre recourbé, cimeterre ; 

2°. oifeau de proie. 
Harpcy, fij, l'ambre qui attire lapaille. 
HAfi?age, es; Harpa^o , o/iir, croc, 

hériiïbn , harpon. 
HAR.P)'iE , arum, oifeaux fabuleux aux 
griffes crochues. 

HARPa^o rare , accrocher, harponner, 
prendre de force. 

Harpj/Zuto , i , paume, balle qu'on s'ar- 
rache en jouant. 

HAVifagiiieTulus , i , entortillement. 

iiAR.Paêiium , ii ; iiAR.va6hicum,i,gomnie ^ 
fouflfre, 

HE, 

Heauto» TimorumenoSf qui fe tour- 
mente foi-même; du Grec He Ao- 
ros, foi-même, & TiMOReo, tour- 
menter, punir. 

HtBonmas , dis ; HEBVomada , a , voje\ 
StPTem. 

Du Grec hbh HÊBè , jcunefle , vin- 
rent ces mots : 

Hebc , es ,\à DéelTe de la jeuneflè. 

Composés. 
Eph Eeuj, i, qui eft dans I âge de pu- 
berté. 
EPH-EBfc«.,a,.m,,^^p^^^^^^ - 
Ei^-Oiuj , a , um, r. 



8n 



DE LA LAN 



Eph-Es irut , a , um , parvenu à l'ige de 

piibcrtc. 
EPH-HB?ia, orum , Fèces qui fc faifoient 

à la puberté des enfans. 
EPH-pBfum , i , Académie, lieu où les 

jeunes gens fail'oient leurs exercices. 

HEC. 

HEcace , tes , triple Divinité ; nom de 

la Lune. 
Hicateiuj , a, um , qui eoncernc Hécate. 
C'cft le Grec 'Ekath , HecaU. 

Du Grec Hecato/z , cent, font ve- 
nus ces mots : 

HECAfow B<ron , / , le mois de Juin. 

HECifomie, «, facrifice de centviâimes 

de même efpéce, 
HECdtoTO-PAonia , orum , fêtes auxquelles 

fè faifoit une hécatombe. 
HECatom-Poi/j , is , Crète aux cent 

Villes. 
Hecatom-Pylos , i , Thcbes aux cent 

portes. 
Htcaton-Nsfi, orum, les cent I/les entre 
Lcfbos & l'Afîe mineure. 

ÎJtcatont-Aa.chus , i , Capitaine de cent 
hommes. 

HEcvra , « , belle-raere j c'eft le Grec 
'Ekypa , Hecyra. 

KtcTica , « , ? fièvre étique. En 
Htcrice , ces ,C Grec 'Ektika, 

Hecricur , a , um ■, étique : en Grec , 

*EkTIK(3J. 

H ED. 

Du Grec Hedra, 'eapa , ficge, ba(ê , 
dérivent ces mots : 

CAT-H£Of<t ) «e , chaire où l'on cn- 



GUE LA T. H grec. 8^4 
feigne; i**. chaife à s'alTeoir ; j". 
Siège Fpilcopal. 

Ca i-HiDrar;uy, a-,um ■, qui concerne la 

chaire. 
CAT-HEDra^itiuj , a , i/m , de chaire. 

Ex-Eora,*, ? cabinet d'homme 
Ex-HEDr<î,«, S de lettres; 10. bu- 
Ex-HEDmOT,«,^ reau; ? «*. con- 
venticule. 
PAR-EorKj , i , anefTeur; démon fa- 
milier ; Héros mis au rang des 
Dieux : bidet 

PRo-Eor/ , orum , premiers Magiflrats 
d'Athènes. 
PROTo-PRo-HcDri^r, ;, premier Pré(îdent. 
SYN-Eoruj, i , AfTelTcur , ConfeiUer. 

Cat-Hetkj,/, ligne perpendiculaire; 
en Grec Katkeios. 

H E D. 

Du Grec hat, Hèdy , Hèdu , agréa- 
ble 5 doux , vinrent : 

YiEDy-Osuum , i , mente , herbe ; 
mot-i-mot , qui a une odeur agréa- 
ble : d'oj'mè, odeur. 

HEDy-PNOij, t/ij, pilTenlit j 20, chi- 
corée iàuvage , moc-à-mot , agréa- 
ble à refpirer , à flairer i de Pneô, 
relpirer. 

H E L. 

Du Grec Helko , tirer , vinrent : 
Helc<«/w , ii , collier de cheval, où 
l'on attache les traits avec lefquek 
il tire. 
HFLcfarrw , li , Bourrelier. 
HELçiariut^ ayum , qui tire un bateau , 
Hhhij 



§5 5 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



ou en pénéra' quelque chofe avec une 
cjrde. 

Hii.cyfma , atÏ!, fcorie , écume d'argent. 

HfLxfne, es, pariétaire , fà graine s'atta- 
che aux habits. 

Du Grec Fo/jj, ville,& HELO,prendre, 
vint : 

JÎEte-Volis , is , tour de boiscoursrte 
de cuir frais pour l'attaque des vil- 
les. 

Du Grec Heu;»; , révolution , tour , 
vinrent : 

Jlniccjes, la grande ourfè. 

Hrti.t, cis , lierre qui a fa feuille petite ; 
2°. volute à chaque face du chapiteau 
Corinthien. 

"HiLops, is , forte de poiflbn délicat , 
efturgeon ; en Grec 'eaao*'. 

HEM. 

Hemer/j , idis , Gr. 'hmepis, chêne 
qui porte du gland & de la noix de 
galle. 

Du Grec Hemi , demi, le Semi des 
Latins , vinrent : 

Hem 1/7(2, œ , chopine. 
HEMinarius, a,um, qui tient chopine. 
HEM'fl.'iia , ce ; HBtiioUum , ii, bâtiment 

de mer. 
HEM/o/'iif, a,um, compofé d'un nombre 

pair & de la moitié de ce nombre. 
HsMianit'i! , dis ; HrM/o/îfum > ii , cétc- 

rach , fcolopendre, 

B 1 N O MES. 

Wiui-PUxia, a , foible apoplexie. 

HiMÏ-Sphœrium , ii , demi-globe ; i». 
dôme , coupollc. 



HsMi-STkhium , ii , moitié d'un vers » 

hémiftiche. 
HEMi-JTÏtœos , i , fièvre de mi-tierce , 

double tierce. 
HhMi-Tritaus , i, qui a la fièvre d«ubJc 

tierce. 
HiMi-XeJle! , is , demi-feptier. 

HEP. 

Du Grec Hepar , 'hhap , foie , vin- 
rent : 

HEr^îr , atis , foie ; forte de poifTon; 
HtPatarius , a , um ; Hivjricus , a , um , 

du foie , qui concerne le foie. 
H-ETarica, œ, hépatique, plinte. 
HFPatijo/i , îis, bronic ^ de la couleur du 

foie. 
HEPjriffj- , ce , pierre précicufe. 
Etvkejiiies , ce , pierre prccieufè; 

d'HtrHAisToj , feu , Vulcain. 
Hi?teres , is , voy. Siprem. 

HER. 

HEKimus ,i, ? dcferr, en Grec epe- 

EKimus f i f > Mi3f. 
Heracl/wj, Lap/^, pierre de touche j 

du Grec Hêrakieés, Hercule. 
HrRcZe , ^ 

HtRcule, \ par Hercule, en vérité. 
Me HercZc, 3 

Pek-Herc/^, en vérité. 

Du Grec 'epmhi , //cr/nèj , Mercure , 

vinrent : 
Hermès, a , ") tête d'^homme , 
Herm«, arum ,\ bufte deMtrcure, 

HERM-ApHRODirw , i , qui a les deux 
fexes ; flatue de Vénus & de Mercure. 

HpRM-ATHENa , X , flatue de Mercure 
& de Minerve fur la même bafe. 



8^7 DE LA LAN G 

HERM-ÏÏRACiej,ij , flatue de Mercure 
& d'Hercule. 

Herm-Ero^^, is , ftatuc ds Mercure & 
de l'Amour, 

HiKua,cis, retranchement, rem- 
part; 2 °- pendant d'oreilles ; 3 ''. 
chapiteau de colonne; 4''. ccueil 
caché fous Teau ; 5 °. bafe , piédef- 
tal. 

UtRMcdone , es , eflTufion d'étoiles qui 
fort de la main du verfeau. 

Du Grec Herpo , ramper , fe glifler , 
s'infiriûer , vint : 

Ht-^vcs , etis , herpe , inflammation 
corrofive , ulcérée , qui fe répand 
fur tout le corps ; i°. forte d'ani- 
mal qui guérit cette maladie. 

H ET. 
Du Grec 'eTEPcî > autre , vinrent : 

îlETJ£.v~.ia , a , compagnie , bande ; 
i°. confrérie ; 3 '.troupe defoldars 
étrangers. 

H'^tfr.i-Clitw , a i um i qui ne fiiit pas 

la régie ordinaire. 
HiT!Ri-CRAN"a , a , migraine. 
HtTîRo-Doxuj,a,um ,qui eft de diverfes 

opinions. 
Hetero-Gen(?uj , a , um , d-iffimilaîre , 

de parties difFcrcntes. 
Keter -MAL/a,œ ;HETERo-MASCH.iia,^, 

habit d'efclave , n'ayant du poil que d'un 

côté de l'étoffe. 

Jîvxis , is , bonne compléxion ; en 
Grec 'ehis. 

ïifxcres , is , } 

\ voye? 

}ltxagonus,iy \ 



Sex. 



UE L AT. H grec. 8j8 

H I. 

Du primitif H20 , bâiller, s'entr'ouvrJr, 
prononcé à la Grecque Chio , vint : 

Chia , a , caverne, trou : il tient au 
Yeihe XiAzio, Khia^o , faire une 
ouverture ; mais il ne fe trouve pas 
dans les Diftionnaires Grecs, quoi-, 
qu'éxiftant dans les Latins. 

Chios, a , en Grec xios , rafle de (îx 
au jeu de dez. 

HIE. 

Du Grec 'lEPof , Hieroj , grand , fa-j 
cré , vinrent : 

HiER^ , (S , épilepfie ; 1°. lèpre ; 5°. 
conteftion médicinale ; 4°. guirlan- 
des facrées de fleurs. 
Hiïï.R.icites,a, forte de pierre précieufc* 
HiERdcium , ii, plante qui éclaircit la 
vue. 
Hina.i-Picrii , tt , confeftion médicinale 

amère. 

HiER-Aar/îi.-z , a , hiérarchie. 
Hier AkcHicus , a , uin , d'hiérarchie, 
HitRo-Botam , es , plante facrce , ver- 
vaine. 
HiERo Phanta, a; HuKo-Phylax , cis ,' 
Sacriftain , Trélbricr. 

Du Grec Himantdj , lent , Se de 
Pous , pied , vint: 

HiManto-Pus , odis^ boiteux; 1*. nom 
d'oifeau. 

H IL. 

Du Grec H-Ilaroj , a , on , i'aapoc,' 
vinrent : 

Hitaris , e , gai j enjoué , joveux. 



3^9 



DICTIONNAÎR 



HiLuritas , atis , gaieté , réjouifTance , 

bonne humeur. 
HïLiro , -are , rendre joyeux , réjouir , 

égayer , divertir. 
îiiLarefio ,-e/e , Te réjouir , fe mettre de 

bonne humeur. 
HiLarc, g.iicment , jcyeu'cment. 
HiL.71' a , ium , fttcs de Cybèle au 

printcnis. 
HiLiiroetJut , a , um , qui Lhante des chan- 

fbiis gaies, 
Ex-Hitaro , -are , égayer , réjouir , 

divertir, 
Ex-Hiiaratio , onis , l'adion de réjouir. 

H I P P. 
Du Grec H:proj , cheval, vinrent: 
I. 

Uivvace, «j , fromage de lait de ju- 
ment. 

Hippacu --are , refpîrer aifément. 

Binômes. 

liivvuris , is , queue de cheval. 
Hivîo-Potamus , i , cheval marin. 
HiïPo-Peme , arum , valifes , facs de cuir 

qu'on met fur le cheval. 
HiTfo-Manes,i,movcc^\ide chair noire 

attachée au front d'un poulain qui vient 

de naître. 
Îlif?o-Toxotœ , arum , Archers à cheval, 

flivvice^ces, plante qui cte la faim & 
la foif aux chevaux. 
%. 

Uivviaies , um , ftatues équestres de 
femmes. 

Hipp-ArcA^, a » Capitaine de Cava- 
lerie. 



HiPPa'iro, inis , 
Hi?fagus, i , 
HifPagum , i y 

Hitfugogus , i , 



bateaux tirés par des 
chevaux ; i°. bâti- 
ment de mer propre 
à tranfportcr des 
chevtux. 



E ÉTYMOLOG. 26o 

Ewveus , f, comète chevelue. 

H I pp« , arum , c incres , écrevifles. 

H PPi , orum > cancres qui courent très- 
vite. 

H-pp-'-'n'7!!a , orum , oeufs de poules 
féco dées par le ve nr. 

H.i PO G/'i/'j, <?, bi/fingue, plinte, 

Hi7P -Gbtnon , ii, laurier Alexandrin , 
arbrifTeaii. 

HiPP -LapjAum , f , parelle , herbe, 

Hift.-Mara'hritm , i , fenouil fauvage. 

Composés. 

Arc Hippui,/ , Grand-Ecuyer. 

ARC-Hipprt-CoMuf , f , Grand-Ecuyer , 

le- Connétable. 
Ep-HiPpii/m , ii , felle , harnois , bât. 
Ep-Hippiiirur , a i um % fellé,- qui le fert 

d'une felle. 

H IR, 

Du primitif Id , main,ptononcé Ir & 
HiR, vinrent : 

HiR,en Latin la paume de la main, 
& le Grec Xeip , KAeir , la main ; 
d'où vinrent tous ces mots ; 

CniR-Acra , ce , goutte aux mains. 

CHiR-AGriruf , a , um , qui a la goutte 

aux mains, 
CnrR.-EMBo/um , i, figne de la main. 
CHiRi-DoTa-Tiznica , œ , robe à grandes 

manches. 
CHrRO-Ga^p/ii/j, i; CHiAo-GKAPhum ,î , 

feing , ngnature ; z°. écrit /igné de (à 

main. 
CHiR>Ga.Ap/iarmr , a , um , de Ample 

promefTe , de feing-privé. 
Chiro-ManT!;i , ce, l'art de deviner par 

rinfpedion de la main. 
Cms-o-Noma , « , la régie des geflcs. 



î'Si DE LA LAN G 



ChiriNomo/î, onjj, gcRicuLiteur. 
Chiro-Nomux , a , um , qui porte bien 
fes bras ; z<>. Maître à danfcr. 
CHiR3-THECa , œ, gant, mitaine. 

Chir-Urg:<z , a , travail des mains , 

Chirureie. 
Chir-Uro.'/t, i , Chirurgien. 
CHîR-URG;Vi/r, a , um , di Chirurgie. 
Par Ek-Chi B.efis, is , entreprife au-deiïus 
de fes forces. 

Hir-Pf.x , ecis , herfe , râteau: de Hir, 
main, (Se Fex , pique. 
H Y. 
HyacintAw ,i, Hyacinthe, fleur; 
z .efpcce d'améthyftejjo. pied d'a- 
louette, j?ear; en Gr.HvAKiNTAoj, 
Hy/.-Cimhinus, a, um, de couleur hya- 
cinthe ; d'hyacinthe. 
Hya-C.'niA;jot , tis , forte d'cmeraude. 

Du Grec 'tbpis, Hybris , outrage , 
mépris , vint : 

Ux^rida , a , mot-à-mot , la honte , 
l'oprobre de la Nature. 

l^riia , « , ^ bâtard ; 2 **; dont le père 
& la mère font de divers pays , 
de races croifccs ; }«>. engendre 
d'animaux d'elpéces difFcrentcs ; 
4*^- fié d'un mariage inégal. 

Du Grec 'rn, 'taq , Hyô , Hydô , 
chanter , mots formés par onoma- 
topée , vinrent : 

Hymtzuj, ijchanfon. 

HyMnifer , a, um ■, crieur de chanfons. 
HvMen , enis ; Hymiiuius, i , l'Hymen , 

le Dieu des noces ; i°. mariage ; g'^. 

chant nuptial , épithalame. 

Uyosciis , is y forte de plante; en 
Grec 'rozEP^. 



U E L A T. H grec. £62 

Hyos-Cyam«/w , /■ , 1 ]ufquian;Cjhsr* 
Hyos-Cyamkj 1 i i) be ; en Grec» 

IIvos-Kyamos- 
Hyoj-CYAMfnuj, a, um , de jufiuiame. 
H Y P. 
Du Grec ffyp , 'rrï, fiir , vinrent : 
Urrate , es , chametdk d'un inilru- 
ment de mufique à cordes. 

H vper-P.ir-H Yp«re ,es,la. troifîéme corde 
de la lyre. 

îiYP-JlIagc , es , emploi d'un mos 

pour un autre. 

EYv-jti/irum, i , lieu expofé à l'air. 

Hvp-^TAruy ,a,um, découvert, expoie 
à l'air. 

BYvhear , gui , glu ; en Grec 'r<DEAP. 

Hyp/z£72, union de deux fyllabes , fi- 
gure de Rhétorique; en Gr. 't*-em, 

Hyp/z^/c, is , afpic dont la bleflure 
caufe un fommeil mortel j en Gr, 
'tpnaah. 

Hvp-E.nem/«j ,a,um, fans germe j 
en Grec 'rn-ENEM/o?. 

Hyper-Icgh, i, mWkpenais , plante ; 
en Grec 'rnEPtKov. 

lÎYSGinum, i , plante qui fert à h 
teinture i en Grec 'rintiov. 

HYsainu! , a , um , couleur ^ue donne 
cette plante. 

Du Grec 'rsTEPsf , Eystikos , in- 
férieur , vinrent : 
UYSTera , es , ventre , matrice. 
HysTer.1 , crum , arrierefaix. 
HysTer/cj , a , femme qui a les vapeurs 
hydériques. 
HusTsro-Logia , œ , difcours hors depro-^ 

pos ; 1°. ordre renrerfé. 
HYSTeron Proteron , figure qui met 
devant ce qui devroit être après. 



8^5 



IDICTIONNAIRE ÉTYAÎOLOG. 



86^ 



MOTS LATINS FENUS DE LORIENT. 



H 



JlT Ace l-D a m a , le champ du 
failli: iu Syr. S'5n,Ha(2ei,champ, 
au lieu I'aGcr. & de Da.M , fang. 

DerOneiual ^'^''' HaRM , arranger, 
afTortir , accord, vinrent ces mots 
G:eco- Latins : 

ï . EAKuoge , es , nuance , afforti- 
ment de couleurs ; 2°. union des 
couleurs dans la peinture. 

2. HARMo/zid , a , accord , harmonie. 

KARMonke , es , concert , chœur de 
mufique. 
HARMonicuj, a, um , mélodieux, 

HE, 

De l'Oriental SpeR 13D, 13^% bril- 
ler y être beau j & de la négation 
He , vinrent : 

1, Wi-iverus , i , l'étoile de Vénus qui 
fuit le coucher du foleil. 

2, Wiiveris , idis , giroflée qui fent 
bon le (ôir. 

De l'Oriental , SraR , "yO'^ , tracer , 
écrire , vinrent : 

I, EiiToria , « , Hiftoire, 



HrSTOrfiiZij , e , d'hiftoire , hiftorial. 

Hisrorfcur , a , um , hiftoriquc. 

Hisr jricus , i , H.ftorien. 

HiSTorir? , "f , explication de l'hiftoire , 

manière d'écrire l'hilloire. 
PoLï-HisTor , ir/r , qui a beaucoup lu , 

qui fait quantité de chofcs , qui décrit 

pîufieurs chofes. 

1. Eisrrio , onis , Comédien , Far- 
ceur. 
Risrrionicus , a, um; 'HïSTrlondis , e , 
de Comédien , de Baladin. 

H OS T. 

De l'Orient. DDÏ » Hojf , prefler , 
mettre des fruits fous le prefloir : 
D'Dy i Hojis , prelfce , vinrent ces 
mots : 

HosTUj , i , vaifTeau , qui contenoit 
ce qui fe faifoit d'huile à une fois 
fur le prefToir. 

HosTonKw , ii , racloîr de mefureur 
de grains. 

H^sfopum ji,! hyflbpe. En Orien- 

Uvsjofus , t , 5 tal ^^î^4 , Azob, 

Hïsîopitw i <E > vin d'byffope. 



MOTS 



S6s 



DE LA LANGUE LAT. 



^66 



MOTS LATINS VENUS DU CELTE, 



A Lettre I , neuvième Lettre de 
notre Alphabet, eflla dixième dans 
l'Alphabet de vingt-deux Lettres 
Oriental & Grec ; car dans cet Al- 
phabet , entre la cinquième Lettre 
E , & celle-ci , on voit ces Lettres 
F , Z , H , & rh : les Latins mirent 
G à la place du Z , & fupprimerent 
le Th , à la place duquel nous pour- 
rions mettre le J , dont le Ton a 
beaucoup de rapport à celui du Th ; 
par ce moyen , la Lettre I fe trou- 
veroit également la dixième. 

Cette Lettre peignoir dans l'ori- 
gine la main , & elle en était le 
nom : n'étant relative qu'au tou- 
cher , elle ne dut donc former qu'un 
très-petit nombre de mots. 

Audi n'en renferme-t-elle que 
quelques-uns , même en y compre- 
nant les diverfes onomatopées 
qu'elle a fervi à former. 

Tous les autres mots qu'on trou- 
ve fous cette Lettre font des mots 
o\\ la Lettre I a pris la place de la 
voyelle E, ou à la tête defquels 
elle a été ajoutée pour en rendre 
la prononciation plus agréable & 
pour former de nouveaux dérivés. 

Ori^, Lot» 



Comme cette Lettre fê pronon- 
ce J devant une voyelle , & I de- 
vant une confonne , nous ferons 
deux ClafTes des mots Latins en I ; 
ceux où il fe prononce I, ceux où 
il fe prononce J. 

Mots 

formés par O n o m a t o p é e. 

1. lo , exclamation de joie. 

2. ]v-Bilum , i , î acclamations, cris 
Jv'Bi/a, orum ,) de joie. 

JuB.'/o ,-are , s'écrîer de joie ; i°. faire 

des acclamations ; j°, fonnerle tocfîn. 
JvBilœus, a. , um , de Jubilé. 
Jvsilatio , onis ; JvBilatus , ùs , acclama- 
tion, cri de joie; tocfîn. 
CoN-Ju-Bii(j ,-are , Ce réjouir enfemblc, 
}.IvGo,-er£fl crier comme les milans; 
lvuo,-ire ,) z°. jouer des inftru- 
mens de mufîque à vent. 
4. E-Jvi.o,-are, fe lamenter, fe plain- 
dre en criant ; hurler. 

E-Jvhito ,-are , poufler fouvent de grands 

cris en fe plaignant. 
E-]uLatio , onis ; E-JuLatus , ûs , cris 

jettes dans l'affliftion , plainte , hurle- 



ment. 



lA. 



De An , Ian , révolution , joor , lu- 
lii 



$67 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



858 



miere , vinrent ces mots : 

t - Iam , à cette heure -, déjà ; tantôt. 

i. Ian^, <e, la Lune , Diane. 

lANdUs , e , du Soleil , de la Lune. 

3. ÏAnus , i , Dieu qui préiidoit aux 
portes ; t^. le Soleil. 

lAtiiis, f,& jANijOrum, places publiques 
ornées de la tête de Janus. 
iAKua/e , is, gâteau offert à Janus. 

^.ÏA-^uarius^ a y Janvier, premier 
mois de l'année. 

■5. Iankj,«8» porte, entrée; i°. com- 
mencement. 

iMieus , f , "^ 

ÎMieSluf , i , f HuHIîcr , Portier , Gui- 
ÎAnitor , oris, T chetier : Portière. 
lAtiurix,kis, J 

1 B. 

De la famille Bekk , bouc,(yoy. Ori- 

gin. Franc. 161) vint : 
Ibex , icis , Bouc fauvage ; 2°. cha- 
mois. 
De E 1,1, il efl;,&deBi,lieu,ence 

Heu , vinrent : 
î. Ib/ , là , en cet endroit , alors, 
In-Ibi , là , en ce lieu. 
]bus pour lis , à eux. 

i. ÏPStf yayum f) même , lui-même ; 
îps«i,fl,«<i, ( de5£,roi,il,&lB, 

là ; ce. 
Itsi/pmuf , 1 , um, tout-à-fait lui-même. 
Irsimi , pour moi-même : mi pour miki, 

ID, 

Main. 

De la Lettre I, défignantla main , les 
Orientaux firent le moi Icjnom de 



la main ; mot qui fe tranfnnt aux 
Latins & aux Grecs , mais en s'al- 
térant par le changement conti- 
nuel de D en R ; ainfi Hir figni- 
fia main chez le premier de ces 
Peuples : Heir, & puis àheir,c\\t7. 
ces derniers ; voy. col, S 60. chan- 
gemens qui empêchoient d'apper- 
cevoir ces rapports entre les Lan- 
gues de l'Orient & de l'Occident. 
Ces dernières augmentèrent en- 
core finguliérement cette confu- 
fion , en confervant le D de It> 
dans les dérivés que ce mot for- 
ma chez eux ; & d'où vinrent les 
familles fuivantes dont l'origine 
étoit abfolument inconnue. Com- 
ment auroit-on pu en effet réta- 
blir tous ces rapports dans l'igno- 
rance où l'on étoit de tout ce qui 
conftitue l'union intime des Lan- 
gues , & leur defcendance d'une 
mère commune i 

I. 

De lD,main , autorité , les Grecs fi- 
rent luios , celui qui n'eft fous la 
main , fous l'autorité de perfonne 5 
qui eft fon maître , qui n'appar- 
tient en propre qu'à foi-même ; 
x°. tout ce qui cil particulier, 
propre. 

1. Idiote, <ï, 7 particulier, homme 
Idiot«,«, 3 privé; i*. borné, 
lâns connoi'iance , niais. 

iDioTJ/muj , i , tour , génie propre à iwe 
langue. 



S6cf 

X. Idioma , tis , idiome , lang'ige 
particulier» 



DELALANGUELAT. ID 870 

4. ÎDOtum y i , image, fpeftre. 
iDoUum , a , Temple d'idole. 

Binômes. 
I . Idoi-o-Lj tra , te , adorateur d'Ido- 
le ; de Lacreuô , feivir. 
look-Latrix , is , celle qui adore les 



iDio-craphum ,i, écrit de lapropre main, 

fous fcing-privé. 
}. lootieus ya,uiti , propre , conve- 
nable. 
ÏDONre, d'une manière propre. 
"PEK-lDoneus y ayum , très-propre , com- 
mode. 
fEK-looneè > très-convenablement. 
Is-lDone^ , d'une manière peu conve- 
nable , impropre. 

II. 
Du mot Id , main , pris dans un fens 
figuré , les Grecs & 6c les Orien- 
taux firent le mot Id , fcience, 
coiinoiiïànce , vue parfaite d'une 
chofè, parce qu'on ne connoît bien 
que ce qu'on a fous la main : de-là 
ces divers dérives. 
X, Idylliw/k , ii , Idylle, pocfie, pas- 
torale , en Grec eiaYaa/ov , parce 
qu'elle confiRe en tableaux , en 
peintures, 
z. Idus , uum , les ides , divifion des 
mois chez les Romains , parce 
que cette divifion indique la plei- 
ne lune , le moment où elle eft le 
plus vifible. 

ÏDulis , is , brebis blanche Immolée â 

Jupiter aux ides de chaque mois. 
ÏDulia , ium , facrifices faits aux ides de 

chaque mois. 
ÏDuo ,-are , féparer , divifcr : ce mot 

appartient plutôt à la famille Duo , 

deux. 

|. Iota y et , idée , modèle , repréfen- 
tation à l'elpric. 



idoles. 
ÏDolo-Latria , œ , adoration des idoles. 

1. Idolo-Poeki , te , figure de Rlicto- 
rique , quand on fait parler une 
perfonne morte ; de Poieô , faire, 
3 . iDOLO-Tny tus , a , um , facrifié aux 
Idoles : de Thuâ , facriher , égor- 
ger, 
iDolo-THYtum , i , viande offerte aux 

idoles. 
IdoIo-Thy/ui , îce , facrifice aux idoles. 

I L L. 

De E, être. Se L , côté , vint II le , 
Il , lui ; voy. col, % 8. 

iL^c.ayud, Jbi,elle. 

lilic , ac i oc , uc fi 

iLLunc pour Illuot. 
EiLUM pour En iLLum. 
Ellàm pour En iLLitm. 

Adverbes de lieu. 

Itlà, là , en cet endroit., . 

IiLic j par-là. 

liunc , de-là , de cç lieu. 
iLLif , en cet endroit. 
Illô , là , en ce lieu. 
IiLÙc , là , avec mouvement. 

Illico, fut le champ, aufli-iôt, fur 
l'heure. 

IM. 

De M , vafte ^ grand , fe forma : 



Syi DICTIONNAIR 

I. 

1. luus ,a,um, le fond , le plus 
profond. 

Cet Adjectif fut très - bien 
choinpour défigner les Superlatifs. 
Pi ajlantifs'l^jis , le plus excelkat. 
iMitàs , tout au fonds. 

2. Imô , entièrement , même , ouï , 
au contraire. 

5. lii-Y-ÏMus , a , um , le plus bas ; 
a°. qui eft né de bas lieu ; 3°. de 
la canaille. 
In-F-Imaj, lis , qui ell du bas ordre , qui 
tient le dernier rang. 
ÏN-F-lMijtur, a, am , rabaiffé, humilié. 

4. Viutria , a , bord , bas-bout, fran- 
ge, extrémité de robe, falbala. 
TiMbriatus , a , um , dentelé , falbalaté. 
II. 

De M , vafte-, fe forma l'Orientaî Mi , 
les eaux dans lefquelles fe peignent 
les objets ; d'oi\ vinrent le Grec : 
Mi-Mco/nai , imiter , peindre. 
Mi-Mos f qui imite. 
Et ces familles Latines. 1 

1°. 
I . ÏMago , inis, figure , portrait , idée , 
modèle , exemple ; z '. apparence , 
couleur , prétexte. 
"hiaguncula. , œ , petite reprcfentation , 
petit tableau. ,,.,,^ , ,_ 
îuaginofu^ , a , um y rempU d'imagina- 
tions. 
iMagint rare , repréfenter , feiïvôycr 
l'image. • ' 

îaaginort-aThfe figwrcr, fe repréfenter, 
fe faire une idée > ,un portrait, 



ÉTYMOLOG. 



87» 



Juaginams, a,um, fait à l'image de. 
iMaginahundus , a -, um , qui fe remplit 

l'imagination , qui fc fait une idée, 
iMjginarius , a , um, feint, f^ntaflique , 

qui ne fubïïfte que dans l'imagination, 

i.luaginatio , onis , idée , image, 
repréfentation qu'on fait d'une 
chofe. 
ÏMaginativus , a,um , de fantaiiïe , d'ima- 
gination. 

ÏMagini-fer , 3, um , celui qui portoit l'î-- 
mage de l'Empereur. 



uito ,-are , ^ ^c 
luitor ,-ari , j 1' 



contre&ire , fuivre 
exemple; z". co- 
pier , imiter ; j °. être lêm- 
blable. 

Ittitatus , ùs ; ÏMitatio , onÎ! , l'aftion' 
d'imiter, imitation; mot a moty laqualitc: 
d'être femblablc. 

ItAÏtator , oris ; ÏMÎtatrix , cis , celui ou 
celle qui contrefait ; imitateur , imita- 
trice, 

ÏMitamen , inÏT ; luitamentum , i , repré- 
fentation , l'aftion de contrefaire , de 
fiippofcr, 

luitahilis, e, qui ell à imiter, qu'on peut 
imiter. 

■Jti-lMitabilis , e , qu'on ne ûuroit ïmi-:i 

: ter, 

IN. 

D'In j le Soleil , vinrent : 
I. 

I. ïtiuus , i, le Dieu Pan : voy. /Tf/?. 
du Calendrier , pag". 418. 

1. iNULd , t* f Aunée , plante à fleurs 
radiées de couleur d'or ; fon nona 
vient donc également à'inf Soleil. 



87f BE tA LAN 

II. 

De rOricntal In , prononcé Ign en le 
mouillant, & qui dcfigne le Soleil, 
vint cette famille. 
Ignù , li , feu ; 2°. chaleur , vie ; j °. 
amour ; 4°. brillant. 
Ign:Vu//i5-, f; le aeolus , f, petit feu, ctin- 
celle de feu. 

Ictieus , a , um , Je feu , igné; 1". ardent , 
embrâfé. 
IcNe/ro ,-ere , s'allumer , prendre feu. 
Icti'arium , ii , mèche , aiïiorcc; i°. fuiil 

à faire feu. 
Ign/o ,-ire , enflammer. 
IiNifur ,ayum, chaud , brûlant. 
îctiitabuhim , i , amorce , mèche; 1». 

réchaud ; 3', brâficr. 
îcmbulurn , i , encenfoir. 

B I N O MES. 

iGNÎ-CoLor, is j de couleur de feu. 
IcKi-CoMUT , a , wn, qui a la chevelure 

flamboyante. 
Tcvi-Fer , a , um , qui porte le feu. 
iGNi-Fiuuj, a yum, qui jette du feu. 
IcNi-GiNd, «, engendré par le feu. 
Ignî-Pw, djV, qui a les pieds de feu. 
loin-Yorens , lis , maître du feu. 
IcN.'-SpicJum , ii , l'art de deviner par 

le feu, 
ÏGtJi-VoMur , fl , um , qui jette du feu. 

IN. 

De E , exiftence , en le nafalant , fe 
formèrent le Grec En , & le Latin 
In , qui fignifient dam , l'idée d'ê- 
tre dans l'intérieur. De-là ces di- 
vers mots. 

X. In , dans , en, 

!.. Inde , de-là , de ce lieu-là : d'ici : 



GUE LA T. IN 874: 

1°. par cette raifon , à caufe de 
cela ; 5 ''.• enfuice : après : dès. 

Composes. 

De-Indc , après, enfuite. 

Ex-iNDè , après cela , enfuite ; de-là ;, 

depuis ce tems-là. 
IN-l■^^De , de ce lieu-là. 
luD-loem , du même côté. 
Pra-lNoe, de même , également. 
Pro-Hinc ; Pro-Indê, par conféjuent j 

ainfî donc. 
SuB-iNLe, enfuite, au fli-tot; 1°. deteniS' 

en tems. 

I>e lN,dans,& de Ter , Tra , qui tra-f 

verfe, vinrent ces mots : 
Inter , entre, au milieu. 

Itirerior , ius , oris , qui cfl en dedans j 
1". qui cil à gauche: Interiùs, au-dei 
dans. 

Imeransa , orum , entrailles. 
ItiTer-Amenta, orum , agrès des navires. 

Intro ,- are , pénétrer , fe glififer de^ 
dans , s'emparer. 

ItiTrabilis , e , oà l'on peut entrer. 
ïîtrratus , a , um , où l'on eft entré. 
iKrrarius , a, um ; It^r-lMus , a , um i 
le plus intérieur, fort avancé : Int-I.iiè 
du fond du cœur, très-affedueurcraetJt. 
Int-Imo ,'are , déclarer, dénoncer, 
iNT-rMator , is , qui introduit , qui im 
finue, 

iNT-lMatJo , onls , in/înuation. 
Inter«/<i,«, vêtement le plus proche 
de la chair. 
li^Ternus , a y um , intérieur. 
InTrinfecùs , au dedans , intérieurement, 
iNTRd , dedans , au dedans. 
Intrô , au dedans. 
It^TÙ; , dedans , de dsd^s, ■ 



s?; 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



875 



De-Intùx t par dedans. 
IuTTorsàs ; luTrorsùm, en dedans. 
Intir-Ib! , dans le même tems, 
îmeiim , cependant ; î°. quelquefois. 
Ex-lurerarus , a, um , évetitré , vuidé > 

à qui l'on a été les tripes , ou arraché 

les entrailles. 

D'Inan/j , vuide , vain, col. $^<^ , 

vinrent : 
Q-B-lnanis , e , vuide. 

ZiMi-l^anis , e , à demi-vuide. 

Sub-Ihmù , e , un peu vain. 

De En. , élevé. 

Iku, a ) colère , emportement ; 1". 
dift-èrend , querelle. 

En Or. n"in , c'HiRÈ , s'enflam- 
mer de colère. 

iRawf , a , um , indigné , qui eft en 
colère. 

iRate , avec colère, avec emportement. 

iRoffor , fci , s'emporter , fe fâcher 
contre. 

ÏKafcentia , a ; iKUCuniia , (z , colère , 
fureur. 

l&afcibilis , e , qui fe fâche facilement , 
où fe forme la colère. 

lt.acundus, a., um , colère , emporté. 

iKacundèi iRacunditer , de colère, avec 
fureur. 

Composes. 

O^-ÏKofcor ,-fci , fe fâcher fort. 
OB-ÎRiruj , a lUm , très-irrité. 
pER-lR.ituj , a , wn, fort en colère. 
SuB-lR.T/cor , fci , fe ficher un peu. 
Si'B-lRatur , « , un: , un peu en colère. 
SuB-ÏRaté , avec un peu de reflentiment. 

IS. 

De £ ) £1 > qui cft , font venus : 



Is , Ea 5 Id , ce , cela , cette ; en Or. 

'i^'K , ISH , homme. 
Is-ce , celui-là même. 
loem , Eadem , Idem , le même. 
loentidem , de tems en tems, 
ÎD-Iffum, i , le même. 

2. Id-Circô f 

le CiRCÔ y 

Id-Eo . 



3 . IsTe, a ,ud , 



pour cela, à caule 
de cela. De Id , 
cela,& clrcb, au- 
tour , pour. 
■) celui - ci , 



IsTH/c, hczc, hoc, hue, y celle - là ; 

IsTic,-;«i;, toc y tue , J la même , 

celu'. là même. 

ISTjc ; IsTacce, par-là , de votre côté. 
IsTHÎc ; Isric , là , en cet endroit. 
Isyinc ; Isthi^c , de-là où vous êt«. 
ISTÔ, en ce lieu-là. 
IsTOC , d'ici. 
ISTiic , là où vous êtes. 
Isrormm , vers vous. 
Isr uccine , efl-ce-là? 
IsTiccine, taccine, taccine , îoccine , tuc- 
cine , eft-cc-là que vous êtes i 

4. lia j oui. 

ïraque , c'eft pourquoi , donc. 
Irem , auffi , même. 
Iremque , enfuitc. 
Iridem , de même , femblablement." 

IT. 

De Ito, aller , font venus : 

I. 

Par fa réunion avec la Prcpofition 
Per , au-delà. 

PeR'It«j , a, um , fàvant , habile , in- 
telligent , expérimenté ; capable , 
expert , qui a de l'érudition. 

Peritior jure ,plus verfé dans le Droit. 



877 



DELA LANGUE LAT. I U §78 

1. iu-Cians y dis , mot-à-mcc , 
Gland d'Iou , noyer , noix :1e fruie 
par excellence. 

1 I. Junon. 

lu NO, celle qui jouit d'une JeunefTe 
éternelle, la Reine du Ciel, Junon. 



FeriùJJlmus ai agricuUura , qui poi- 

féde l'agriculture en perfedion. 

ViK-lria,a:; i '. ravoir,fcicnce,érudi£ion ; 

jo. habileté, intelligence, capacité ; 3". 

grande connoifTance , expérience, ufage, 

P£B.-lTe, favammcnt , en homme lavant. 

II. 
Par {à réunion avec la Prépofition Re. 

Kî.-It ero y- ar e f recommencer, ré- 
péter, 
RE-Irtrator , Is , qui recommence. 
Re-Iieran'o , onis , répédtion. 
III. 

En rcuniffànt Iiar , on va > avec l'Ad- 
verbe Hic, ici, changé infenfible- 
ment en Ig , on fit la Conjonc- 
tion ; 

1g-Itur , par conféquent , donc : 
mot-à-mot , d'ici on va à telle con- 
féquencc, 

lU, lOU. 

Du Verbe E , exifter , vinrent ; 
I. 

î.îoujle Dieufuprême, celui qui 
cft ; 2°. le Firmamentjl'Air; 5«. une 
des Planettes. 

Les Latins en firent Jo\ is , ail. 
5ov«. 

ïbu-PiTER ( de Pater Père ) le Père 

Jou, Jupiter. 

Jov;.i.'f^ ,e,Ae Jupiter : de l'air, 
Di-Jovij , Jupiter aidant. 
VB-JoTij, le mauvais Géniflk 



Ivt^onius; îvnonalis , de Junon, 
III. Jeuneffe, 

i.Iun/«j, ou Ivnonius menjis , le 
mois de Juin 5 des jeunes gens. 

1, îvnix , cis , la DéeÏÏe de I3 
JeunefTe ; la belle Ife , repré- 
fentée fous l'emblème d'une va- 
che : une Gmijj'e , uiie jeune 
vache en général. 

3. luNior, j«j, plus jeune, trop Jeune, 

4.. luvenis, e , jeune, 

Jwenalis , e ; Jvvenilis , e , d€ jeune 

homme , de la jeunefTe. 
Iuvenor,-arf , faire le jeune homme, cra 

agir en jeune homme. 
Inventa, x; lurentas, /j ; luvenruj, fj, 

la jeunefTe , Déefle de la jcunefle. 
lvvenefco,-ere , devenir jeune, rajeunir» 
Ivvenilitas, is, l'âge de la jeunefle. 
luve/îi/irer, en jeune homme. 

j . lu vîNCA, mot-à-mot, jeune vachff ; 
delu :ce mot fignifîe ; 1*. génif- 
/ê ; 2^. jeune fille. 
Ivvencula, a , jeune fille, jouvencelle; 
Iwencus, i, taureau; jeune homme : du 
bofuf j^pis. 
Iiivenculus , jeune homme , jouvenceau.- 



S7P 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 880 



MOTS LATINS VENUS DU GREC. 



=> 



lAM. 

_ E s Grecs avoienc une mefure de 
vers qu'ils appellcient Iambos , en 
LatinlAMBMy , en François Ïambe ; 
il étoit compofé d'une fyllabe brè- 
ve & d'une longue -, & on l'em- 
ployoit dans la faryre. Archiloque 
fc rendit célèbre & redoutable par 
fes ïambes, que la rage,dit Horace, 
iui mit entre les mains. 

jTchUochumproprlo rahles 
armavitïambo (l). 
Les Mythologiftes Grecs di- 
foJent que ïambe , fils de Pan 
& d'Echô , inventa ce pied , & 
qu'il s'en fervit dans fes railleries 
fanglantes à l'égard de Cérès affli- 
gée de la perte de Proferpine. Se- 
lon d'autres , ce nom vient du 
Grec lambiiô , médire , infuker , 
déchirer par (es difcours : mais qui 
ne voir que c'tfl: lambiio qui vient 
d'Iambos, & non celui ci de celui- 
là , Se que IMiiftoire de ce prétendu 
fils de Pan n'eft qu'une allégorie. 

Ce nom & cette mefure vinrent 
de l'Orient , où le Verbe GDH , 



JËemm , Hamm , fignifie déchirer , 
vexer , brifer. De-là ces mots : 
IAMBW5 , i , pied de vers compofé 

d'une brève & d'une longue. 
ÏAMBeuj ,a,um; lAMsicur , a , um ■> lam- 

bique , compofé de vers ïambes. 
Di-Iambu^, f , pied de vers compofé de 

deux iambes. 
Per-Iambuj , i , periambe , pied compolc 
de deux brèves. 
Ianth/j , idls f violette ; du Grec , 

Ianthi/juj y a , um , violet. 
lANTHina, orum, habits violets. 

lA-Pvgw, «, la Calabre &la Pouille. 

Ia-Pix , Ygis , Calabrois \ z". le venc 
du Nord-Eft; mot-à-mot , vent 
qui vient de la Japygie , de la Ca- 
labre. 

Ixspis , idis'f jafpe; enGr. iA2n«. 

l\S?i(Jsus , a,um, de couleur de jafpe. 
]ASPonix , ichis , pierre précieufe imitant 

le jafpe & la cornaline. 
Du Grec Iatros , Médecin •, laomai , 

guérir , vinrent : 
An-Iatre«/wj ,a,um, qui eft guéri 

fans aucun remède. 
k.i-\kTKo-Logetos,U & Ah-Tatro-Lo^iVw, 
\ i , qui eft ignorant en Médecine , Méde- 



( i ) Art Poéti(iuc. 



cm 



88i 



DE LA LANG 



cin qui ne fait pas Ton méiier : de Logos , 
fcience, diicufllon. 

ARcH-lATor , & Iatrw , premier Mé- 
decin. 

ÎBerica , a, genêt , arbriflèau; du Gr. 

IBHPIS. 

Ims , idis , oîfêau d'Egypte qui fe 
nourrie de reptiles ; Gr. Ib/j. 

IC. 

Du Gr. EIKON, EiKoy, prononce, 

IcoN , image , vinrent : 
Icon , onis , image , portrait. 
Icvucula , « , petite peinture. 
Icovicus ,a,um, peint d'après nature. 
Icotiifmut y i , rcpréfentation au naturel. 
Îccho-Clajlee , arum ; lcotio-Machi,orum , 
brifeurs d'images, 

Icteros , j" , ^ jauniflc , pâles cou- 

Icterusjiyl leurs; i**. Loriot, 

oifeau ; en Gr. Iktekos. 

IcTerîcus , a , um , qui a la jauniiïe. 

1er erias , œ , pierre jaune , qui guérit , 

dit-on, la jaunifle. 

ïctis , i^ij, belette , martre ; en Gr. 
Iktïs. 

Du Grec ixeT2 , ïkhthys , poiffbn , 
vinrent : 

Icttthyo-ColUy <E, colle de poiflon; 
i". poiflbn gluanr. 

IcHrhyo-Vhagi , orum, peuples qui vivent 
de poiffon. 

IcHrkyo-Traphium , ii , vivier , étang. 
Du Grec, Ixnw, Ikhkos , veftiges , 
pas , vinrent : 

IcHuo-Gra^hia ^ et, plan d'un bâti- 
ment. 



U E LAT. I Grec. 882 
nw,7 Rat d'Eevute 



IcH'Neumon , o/zw,7 Rat d'Egypte i 
S en Gr. IxNtu- 



MO/Z & IxNEUTCJ. 



I N. 



Du Grec Is , Uos , fibre , force, vint : 

In<z , «, fibre, filet. 

10. 

loM , a , violette purpurine ; Gr. Ion , 
lou. 

Iota , nom de la Lettre i ; ^\ un 
rien. 

Du Grec Iris , ides , vinrent ; 
lRis,dis , Iris , fleur -, i». giayeul ; 5 "' 
l'arc-en-ciel ; 4°. pierre précieufê, 

iKÎnus , a, um, de giayeul , d'arc-en- 

cicl. 
lR.'num , i , pommade d'Iris. 
Ift/'o , Qnis y tortelie , plante ; i", crelTon 

d'iiiver. 

IRN. 

Du Grec Ornù , oifèau , vinrent : 

iRNea , a , cruche , gourde , & fbn 
diminutif 

lRt>ella , œ , vafe pour les facrifices , i 
caufe de leur rapport avec la figure d'un 
oifeau. 

Iikveum , i , forte de gâteau. 

I S. 

isatis f ^w, laitue fauvage; z». her- 
be qui fert à teindre en bleu ; en 
Gr. l2AT/f, iSoç. 

îsca, m , dedans de la noix : de eis, 
dans , dedans, 

hcHium , ii , os de la hanche j en 
Grec l2XiON. 

Kkk 



s 83 



DICTIONNAIR 



JSCHja , OTum , fefles : en Gr, I2XI«. 
JscHias , dis , goutte fciatique, 
IscHÎacus , a, um i ÏScniadicus , a , um , 

qui a la fciatique ; qui concerne la goutte 

fciatique. 

h-Eiafiica , orum , combat des Athlè- 
tes; en Gr. EISEAAXtikoi- 

ïselafticum , i , penfion annuelle qu'une 
Ville faifoit à fon Athlète victorieux, 

iso-CiHtidmum , i , la lauréole , arbrif- 

feau : du Gr, iSoj , égal. 
Isp/Wd , « , alcioii , martin pêcheur. Il 

doit tenir au Grec snîZA , j^/{û, 

<jui efl un nom d'oifeau. 

I T , &c. 

ï-ï\s , is , faifàn ; Gr. ityS, 
l\jùs , idis f poiflbn. 



E ÉTYMOLOG. 884 

Juii , orum, en Gr. louLOi , poil fol" 
le: des joues ; z*. duvet qui pa- 
roît aux arbres avant les fl urs; 3°. 
vers velus à plufieurs pieds; 4". 
vaudevilles; 5*». chaton, le verd 
qui couvre la coquille de la noifèt- 
te ; 6°. coton de certains fruirs. 

Ixia j <E, forte de plante ; en Gr. if«^ 

Ixo/î, i, glu , gomme ; en Gr. l^cÇ. 
IxoT, i I gui; i", efpéce de vautour. 

Du Grec itns , filtre & hochequeue, 
vinrent ; 

J'iiiGes f um , filtres, breuvages qui 
rendent amoureux. 

JïTNx > /^joifcau, peut-être le hoche- 
queue. 



MOTS LATINS VENUS DE LORIENT 



I 



J, BERa^î , / , poiflon de pafllige ap- 
pelle Maquereau : de l'Oriental 
13y ) Wber, palTager. 

ïv^ceus , i , forte de Boudin. 

ÏKcipes , idis , herfe de I:,bojreur : de 
l'Oriental Tin, Herts y couper ; 



mouvoir. 



l^vex , cis , 1 râteau de fer ; de Pex , 
\Jrp«*,«j ,i ,pique,dent pointue , 
& du ptccédent 
fin» Htm, 



ï S M I R. 

SMiRtV, idis,) en Gr. SMTPiS » Smy- 
liiAiKus ,i,y ris ; rEmeriI,mine de 
fer d'une dureté extraordinaire. 
L'Etymologie de ce nom ctoit 
abfolument inconnue. C'eft le mot 
Oriental ■yj2':j > SfiMiR , pierre 
dure comme le diamant , comme 
le caillou. 
JuB(Z/-,ij,, éclat , clarté ; de l'Or. 
1^3, ^or ,/<ir^ flamme ardente. 



DE LA LANGUE LA T. I Orient. SScJ 

J U N I-P E R. H-lviiiumy ii , jeûne , abftinence de 

manger; i**. jour de jeûne i 3°. 
fccherefle. 
jE-JuN/rar , is , aridité ; 1°. abflinencc. 
jE-JuNafor, is, jeûneur. 
jE-JuNatio , onis , abftinence; i". aridité. 



Jun/Pïrkj,/, Genévrier; i°. Geniè- 
vre. Ce mot s'eft auflî ccrir Geni- 
Perj/j ; il appartienr à la famille 
des arbres appelles Jan. 

C'eft rOriental , JH , cHaN , 
piquant, pointu , & PSR, Pheu, 
plante. 

J eJ U N. 

De l'Oriental |1i; , Wv N , HuN, 
jeûne , aftlid:ion, en (e prononçant 
JuN , & en redoublant le J , doit 
venir le mot Jî-Jun«j , à jeun , qui 
jeûne. On a voulu le dériver du Grec 
iNeo, évacuer , qui fit le Latin in- 
anis ; mais cette écymolo^ie eft 
tout-à-fait miférable, 

Je-Junkj fUtUm, qui eft à jeun , 
qui n'a rien mangé de la journée. 

Je-Jim« , d'une manière maigre, foiblc. 
; jE-JvHum y i , boyau culicr , où rien ne 
fèjourne. 

Je-Juno ,-are , jeûner , faire abflinencc. 
Ji-Juj)iq/uj| Utum , fort affamé. 



lUV. 

De l'Oriental n^i^ , Iae, être avan- 
tageux, être agréable, convenable , 
Ce forma cette famille : 

lu vo ,-are ; i **. erre utile , plaire , fa- 
vorifer; 1. aider, (bulager, favo- 
ri fer. 
ïvvamentum , i , aide , fecours. 

Ad-Juvo , vi fjutum, are , aider, fë- 
courir , favorifer , féconder. 

« T f ( aide , recours , fou- 

AT ■ C laecment, 

Ao-JuTor , îs -, Ad - JutW»:, ci J , celui ^ui 
aide , qui eft utile. 
Ad-Juto f-are , aider , affiftcr. 
Ao-JuTor ,-«ri , être foulage. 
Ao-JuTalii/f , e , fecourablc. 
DE-Juvo,-dr«, n'aider poinr. 
Pra-Jcvo ,-are, aider par avance; 




%kk'^ 



887 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



SBÈ 



MOTS LATINS VENUS DU CKLTK. 



J A C. 

u primitif Ac , pointe , Akw & 
Akê , dard en Grec , précédé de la 
voyelle I,pour E, prononcé enfuite 
Jjvinrent des familles Lacints trcs- 
nombreufes, 

L 
J A Ciû , lancer.. 

I. Jac/o , is , je ci , jaciuin , ère, 
jetcer , lancer; i". pofer , écablir j 
5*. fcmer. 

jAcfuj', ûx, l'adlon de jetter , jet. 
jACTura, «, perte , dommage , infortune, 

1. Ihculum , i , dard , javelot. 

IacuIus , i , Hjrptnt qui Ce lance de defTus 
Iss arbres, 

IacuIo .-are , 7 i 

' ' \ lancer , jetter. 
XAculor,-ari ,J 

Ikciilabilis, e, qi'onpeut lancer, darder. 

Ikculi , orum, liens d" cuir. 

l» culado , onis , aâion de lancer , de 

jetter, 

lAcu/jfor, is , lanceur de javelots. 
lAcii/arrix, ch, celle qui lance lejavelotcr 
L&culatoTius t A , um, qui concerne l'ddion 

de lancer k javelot. 

Composés. 
E-TâcuIo ,-are t ^ lancer, jetter loin 



E-]Acul«r f, uri ^y avec force» 



'1? 



E-jAculator , fj' , qui darde". 
E-J Aculano y onis y l'aftion de lancer avsff 
roidcur. 

II. 

J A C T , jetter , &c. 

I. Iac/o y-are , jetter, porter çà & 
là, agiter ; 2'. lancer ; } '^. vanter, 
exalter; 4°. fcmer , répandre ; j °, 
divulguer , publier, 

lACtuofus , a, um; lACtahundus , a , um , 
qui fe vante , vain, 

z. lActans, tisy qui vante , qui prône. 

ÏACtannayCe , oflentation , fafle. 
lACtanter , avec faiîe , en fe vantant. 
lAcr.ifu;^, ùs, agitation, mouvement. 
lAcrafor , is , qui vante ; i*. vain , pré-' 

fomptueux. 

lAcrar jo , onis , agitation , mouvement. 
IacjVo, -are, faire vanité de; i», réciter 

alternativement. 
lAcritaror , is , qui vamc (buvent. 

COM POSES, 

AB-HctOy-are y i jetter, abattre, îdf^ 
AbJicïo y- ère , ■> fer ; 1°. fe défifter , 
fe déporter. 

As-Jîctuf , a, um , rejette ; i». jette J. 

étendu , abattu,- j». bas , négligé. 
AB-jEOt^, d'une manière baflc, mcprî^ 

fable. 
AB-Jictio , ênis f bafleiTc» lâcheté; i»i 

rebui; fliégrisi 



Ëîff 



DE LA LANGUE LAT. JA 



îp«i 



Aii-hcio ,-cre, lancer , pouffer vers ; 
2*-'. ajouter, augmenter ; 5°. ap- 
pliquer , attacher ; 4°. enrichir , 
donner davantage. 

Ad-Jicî.iHs , e , ajouté, de furcroît. 

Ad-Jectus , a^um , ajoutr , mii contre. 

Ao-Jtcws , ùs ; Ad jEcrio , onu , addi- 
tion , furcroît , accroiiïement ; 1°, faillie , 
renflement; j". enchère. 

Ad-JeciiVu^, a ,um, qui s'ajoute. 

Co-Ao-JiGia ,-ere y voye^ Ao-Iicio. 

CiRca/n-Jic!o , is , jeci ,}eclum ,jicere f 
jetter de cous cotes , lancer tout 
auteur; t". entourer, &-e. 

CiRCUM-jEctur , Us , circuit, tour, en- 
ceinte. 

CixccM-Jtctus , a , um , fîtué autour ; 
i". en:ouré. 

CoM-Jicio, ère , jetter , lancer j 1". 
rejecter ; }*". augurer , deviner , in- 
terpréter. 

CoN-jEcruj , ùs , lancement , aâion de 

lancer. 
CoN-jECt/o , onif ; l'aftion de lancer ; 

1», interprétation , conjedure. 

Coii-ÎECtura > « , foupçon , conjec- 
ture. 

Coti-jECtuTalis , e, fondé fur des conjec- 
tures , quiagit parconjerturcs. 

CoN-jEcf(3,-jre; CoN-jECturo ,-aTe , con- 
jeclurer , deviner. 

CoN-Jicrfr, is ; CoN-jECfrî* , is, inter- 
prète , devin , devinerefTe. 

CoN-jEctiitio , onis -, CoN-jEctur«io , onis , 
augure , conjeâure. 

Cou-] tct arius , ti,umy qu'on peut con- 
jedurer. 

CoN-jECti2fon'c , par conjcfture. 

Cott-jEct.2fiea , orum, livres remplis de 
conjedures. «, 



De- Jic/o ,-cre , , jetter en bas , rcvi-» 
Di-Jicio y-ere,> verfer; 1°. cha.^er^ 
repoufîèr, éloigner; 5°. dcchcoii?. 
Dt-J-c'us , {n , cliûte , renverfement ; 
2°. pente, penchant ; j". abattures que 
fait un cerf dans les boii ; 40. rcli'ef 
d'une pierre précieùfc. 

Di%]icio,' ère , jener de côté & 
d'autre, didîper,^ dirperfcr; z». 
rompre , mettre en déroute ; 3 °, 
abattre , renverfer. 

Dis-Jecw ,,-are , jetter çà & là , épar- 
piller. 

Dis-Jectus , ùs , dirtîpation , re-nverfis- 
ment. 

E-]icio-ere. , [errer , poiifTer , chalTer j- 
2**. bannir , exiler. 

E-jECfOj-are, jetter, chafTer. 

E-jECfio, onis; E-Jictario, onis, l'adioiï 

de rejetter; 1°. évacuation ; 5°. exil. 
E-jECfor , is , qui jette , qui met dehorî'. 
E-JECtitius yu, um, qui rejette, qui clî 

rejette. 
E-Jtctair.entit, orum, ce que la mer rejette 

fur le rivage. 

luhcio ,-ere , jetter dedans ou delTus , 
infpirer. 
In-Jec/o ,'are , fe jetter deflus. 
In-jEctus , as ; h-jECtio , onis , l'aaioK 

de jetter deffus , oa dedans. 
SuB-I(j-Jic/o ,-ere , jetter par-delTous. 
iNTER-JAcitf ,-ere , '^ jetter entre; i°. 
luTiK-Jicio yere,i placer entre 
deux. 

lNTER-jEc;ifl , onist l'aftion d'inférer i 

1°. interjedion'. 

Ob-Jic/o ,-erts , mettre ou jetter au^ 
devant; 2". reprocher, objedcrj, 
} °. cxpofer y oflrir^ 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. S92 



OB-jEcta , orum , objcftions , ce qu'on 
otjefte. 
OB-h.ccum,i , chofe mife au devant 
pour fcrvird'ûbnacle. 
Ob-Jecw, Û., oppofition, empêche- 

ment. 

OB-jECtio , onis , reproche. ^ 

OB-jEcro, -are, reprocher i.o.cKpofcr a. 

OB-jECfano,onù;OB-jECtame.r.m,i, 

reproche, . 

OB-jECi<.nr , i^ , qui reproche , qu. ob- 

of-hcracalum, i , barrière , empdche- 

ment. 
PaiE-jAcfo ,-«re , ictter devant , avant. 
PER-lACtf, orum, couliffes des décora- 
tions de théâtre. 
Pro-Jicïo ,-ne, jmer, lancer; i°. 
abandonner; j °. ne pas fe fervir. 
PRO-jECta, orum, faillies, avance. 
PRO-jEauf,(i^,l'aai°n de ,ctter. 
Pao-jECiura. ^.faillie' ^^^"«- , 
FRO-jECtorium , ii , brandiUoirc , efcir- 

polette. „. 

PRO-JEcri(J , onif, mouvement; lO.gelU- 

culaiion. -, 

PRO-jECtmuf , a , um, laifTe la, expoTe. 
Fro-Jeco ,-<tre,)ctter fouvent; accabler. 

Re-Jic/o .-^^'^ . -irejettcr; i*. éloigner; 
KE-lcio ,-ere J 5°- repouder ; 4 . 
rebuter ;î°. renvoyer; 6°. remet- 
tre ; 7*. vomir; 8®. relancer. 
Ks-Jiculus , a , urn , qui eft de rebut. 
RE-jEctanew , a, um,rej«tté , qu'on re- 
jette. 
RE-jEC.'ttn«a, orum, qu'on re)ette. 

RE-JEc;io , onis , l'aftion de rejetter ; 
1 '. flux , vomiffemcnt ; j °. rcca- 
(àtion , exdufion. 



RE-jEcro ,-are , rejetter fouvent. 
RE-jECtuj ,ÛJ-, crachen:icnt,vomiiremenr, 
i». flux ; 5°. fentine, 
Sv^-hcioy-ere , mettre defTous ; 2 . 
foumet:re,Iub)uguer; }°. luppo- 
fer ; 4'. apofter ; 5 ^. alléguer, ap- 
porter ; 6«. répondre ; 7"- ^^^^■''^- 
tuer; S^.fouffler; 9°. planter. 

Sue- Jicjto ,-are , mettre fouvent defTous , 

jetter louvent en l'air. 
Sue-Jacw ,-aTe , jetter fouvent en haut. 
SuE-Jiciw , ei , étrier. 
SuB-Jic«, KOTjles Sujets. 

SuB-jECruj , a, wm, mis defTous; 1". 
fujet, cxpofé ; }". qui fuit immédiate- 
ment; 4". fuggéréi 5°. apporté , attitré. 

lN-SuB-jEC£Uf , a , um , qui n'cft pas 
fujet. 

SuB-jECtuj , Û! , l'aftion de mettre 
defTous. 

SuB-jEctio, om"^ , plan , modèle ; t". ba^e ; 
3». fuppofîtion ; 4»- repré cntation 
vive ; 5°. l'aâion de mettre enfuite ; 
6°. humilité , foumifTion. 

SuB-jEctor , is , impotteur, faufFaire. 

SuB-jECto, -are , mettre defTous. 
SuB jEc/fl,«, bafe. 

SuB-Jicrè , d'une manière foumifc. 
SuB-jECti|iî/nè , d'une manière trèsfou- 

mife. 

SuB-jEcaVuJ, a ,U772» qu'on metdeffous. 
SuB-jEctiWi; , e, fujet, qui peut cire 

afTujetti. 
Supek-Jac/o ,-ere , T)etter pardcfll*:; 
SvviK-hcio,-cre ,^ ajouter par def- 
fus. 
Super-Im-Jicio ,-««, jetter par defTus. 
SuPER-jECfuf , ûf , faut par-defTus , l'ac^ 
tion de fauter defTus. 
SurER-jEcrio, onis , hyperbole. 



h' 9 3 



DE LA LANGUE LA T. JA 



m 



s- i>fr-Jac:o ,-.îfv , lancer , fauter par- 

dcflus. 
Tra- Jicio y-ere , traverfcr , percer de 
parc en parc ; i». faire pafTer ; 3 ". 
rejetter. 
Tavircfui , ùs , trajet , pafTage. 
Tra Jscrjr.: , œ , l'adion de traverfer ; 

i". faillit; , avance. 
Ta.ANSjACij,-ere, jettcr au-delà. 
TRANS-Jicio ,-ére, jetter à trarers , tra- 
verfer. 
TRAKJ-Jfcrio, cnisy tranfpoCtion. 

III. 
T A C-eo , être abattu. 
iKc-eo , es , cui , cere , être couché , 
être étendu de fon long; i°. être 
fitiié ; }*. être mort; 4°. être abat- 
tu ; 5**. perdre fon crédit. Ce Ver- 
be cft formé de Jag , jette, & d'£ , 
être. 

CouposÉs. 

Ad Ixceo ytre , être fituc , couché 

r.uprèô. 

Av-'ikcentia » ium , les environs. 
Circom-Jac«o , es, cui, ère, être Utué 

autour. 
Imtsr-Jac?» ,-ere, être entre deux. 
OB-jAceo ,-ere, être devant , être couché 

au-devant. 
PRiE-jAceo ,-ere , être étendu , placé 

devant. 
Soï-jAceo ,-ere , être fituc au-delTouj, 

IV. 

D'AC f prononcé IC, vinrent: 

ïco, isj cij cium,ere, battre, lî. tou- 
cher. 
Ici us , n, um 1 frap^, 
Ir.rui , ùh coup. 



Composes. 



Au-Icio y is , ivi , ui , xi , aum , ère , 
jetter autour : de am, autour , par- 
detTus , & de ico , Jetter. Ce Ver- 
be fignific entourer , envelop- 
per , vêtir. 

Am IctJrium , f/', gorgerette , ce que les 
feirunes ;erti?77£ fur leur gorge. 

.\u-lctus , ûs , ce qui fert à couvrir , vê- 
tement , voile. 

Au-\culum , i , manteau , mante. 

hu-[culatus , a , um, voilé , couvert d'un 
manteau. 

CiRCUM-AM-Icto i-are , entourer d'u« 
voile. 

CiRcuM-AM-Icfuj , a f um , enveloppé 
d'un voile. 

Semi-Am-Ictut, a , UTn,à meitic vêtu. 

PoRR-Ic/o ,-ere , jetter en avant fur 

l'Autel , eflrir en facrifice : de for 

ou FOR , devant , en avant , & de 

ICO , jetter. 

PoRR-Ic;<p , arum , les entrailles des vic- 
times jettées & offertes fiir l'autel. 

Porr-Igo , exi, ecîum , ère , étendre » 
jetter en avant , allonger ; de VOr 
ou tOR , en avant , & de iCO , jet- 
ter. 

PoRR-Ecri/r ,a,um, offert en fiicrificc. ' 
PoRR-Ectzo , is , extenfîon , allongement. 
PoRR-Ecfum , i , levier , ce qui fert à 

lancer en avant. 
Ad-Porr-Eciuj ,a,um, étendu , couché 

auprès. 
Apporr-Ico ,-ere , étendre auprès. 
Ex-Porr-Igo & Ex-PoRG9 ,-ere, éfçn« 

dre, allonger, élargir, 

J E C U R. 

De l'Oriental T.D > KVR^fo}imiiCfi., 



€p| DICTÏOI-^NAIR 

dériva le nom Latin du foie ; J e- 
cuB. , partie du corps où fe cuit la 
bile , & principe de la chaleur. De- 
là cette Eimille : 
lî-cur j oris & cinoris, foie ; i°. la fa- 
gefle. 

J^cufculum, it petit foie. 

3t.coTiilisy e , de foie. 

jEcorarius , i'i , harufpice , qui examine 

le foie pour en tirer des préfages. 
Jt.çinorofus , a , am , qui a mal au foie. 

ÏENT, 

Déjeûner. 

ÎENTOj-drtf, déjeuner. 

ÎEvrarOT, is , qui déjeune. 

ÏENTaf/o , onis , déjeuner , l'aftion de 

déjeûner. 
lENT3fu/"W , i , ce qu'on mange à dé- 
jeuner. 
Ce mot s'écrivit également Iant; dans 
le Glonaire de Philoxene , Iakt(ï- 
re , lignifie déjeuner -, & Iaujocu- 
Ifim , le déjeûner. 

Cette famille s'eft donc formée 
d'ANTê , avant,& de E , ou I , man- 
ger : mot-à-mot , ce qu'on mange 
avant le repas , avant le dîner, 

J O C , Jeu. 

Onomatopée. 

JocKJ.i, jeu, raillerie -, t". jouet; 
mot prononcé d'abord locus , & 
formé de lo , lo , cri de joie. 
Joculus , i ; Joculum , i , petite raillerie. 
Joci, orum; 3oca, orum, jeux> plaifan- 
eeries. 
Jocd , en jouant , par jeu. 



E ÉTYMOLOG. 



Sp5 



Joccfus, a , utTiy enjoué , plaifânt, ba- 
din , fclàcre ; z ''. gai , plaifânr; 3 9. 
qui (è fait par raillerie. 
Jocoje , en raillant, plaifâmment. 

Jocor ^-ari , fe jouer , railler agréable- 
ment , folâtrer. 

Jccûrio , otùs , enjouement , plaifan- 

teric. 
Jpcaliter , en fe jouant. 
Jccabundu! , a, um , tn]o\ié ; i<>. qui Ce 

divertit, 

Jocu/or ,-ari , railler agréablement. 

Joc.ularis , e ; Jocuhrius , a, uni , phi- 

(ant , rifîble , ridicule. 
Joculanter , en plaifantant. 
Joculnnp, onis , badinage. 
Joculator , is , railleur, enjoué, badin. 
Jcculatorius , a , uin , de railleur , d'en^» 

jouement. 

Composés. 

CoN-Ju-cuN</or ,-ari f fe réjouir en- 
femble, 

PtR-Jv'Catfdus , a , um , fort agréable. 
FFK-}vcunàè , très-agréablement. 
ln-Jvciindus , a, um, défagtéable, qui 
ne plait point. 
Iti-Jvcuncè, (ans agrément. 
Ïti-Jvcunditasy is, dcfagrément. 
JrcuNcuiw , i i LvcvKcului , i , petit 
gâteau. 

JU B. 

De Hup , HuB j fur, deflus , vinrent ; 

î. 

JuBtf 5 «, crinière des chevaux ; 2®, 
crête des Serpens. 

JuBaf«i,fl,umjquia des crins, de longs 
poils fur le col, 

IL jyB, 



t91 D E L A L AN GU E LAT. JUG S98 



II. J U B. 

De Hup , fur, vint JuBto , Jus/? , je 
commande ; mot- à- mot , je fuis 
èlivé en autorité , j'en ai fait ufa- 
ge. 

JuBfo , es ^ Jfi .Jfum , bere , comman- 
der , ordonner ; 2 "• exhorter. 

Jvsfas , a , um , commandé , enjoint ; ï°. 

qui a reçu ordre. 
Jus/;o , onis ; 1 

Jvsfum , i , ? ordre , commandement. 
Jvsfus , ùs , j 

Composes. 

Ad-Jubi.0 ,-ere , commander. 

Cet) FiDE-jrs/br , oris , coobligé. 

ÏK-JisJus , a, um , qui n'efl point com- 
mandé ; 1». à qui l'en n'a point donné 
ordre. 

I«-Jos/Lj, ùs , défaut d'ordre. 

III. J U G. 

De Uc , Ugâ , Ug , élevé , d'oû Ju- 
ché , vinrent nombre de familles 
en toute Langue. 

Ivcum , i , fommet , cîme , colline ; 
x°. joug qu'on mec lur la tête des 
ctrufs pour les faire tirer; 5 **. pai- 
re de bœufs liés au joug; 4°. ar- 
pent , ce qu'une paire de bœufs 
peut labourer en un jour ; 5 °. joug 
fous lequel on faifoit pafler les fol- 
dats par ignominie ; 6*. banc de 
rameurs dans une Galère ; 7°. 

_ treille , berceau , perches croifées 
entr'elles pour y lier la vigne ; 8**. 
fléau d'une balance j j'. enfuble de 
Orig. Lat. 



tifferand , enfoupleau , cylindre; 
10 ''.rouleau oppolé à l'enfuble; 
II*', la balance, un des xii. fignes; 
1 1 . cfclavage , fervitude. 

]vcalis,e, quille , qui tient fous le joug; 

ï". de mariage. 
Jvoofus , a , um , montucux, plein de 

montagnes. 
' Jvcis , e, continuel , qui dure toujours i 

1». qui concerne Us bêtes d'attelage. 
Jueiter, toujours, fans interruption. 

JuGdj, um , paire de bœufs. 

1uGer,is, ? arpent , ce que deus: 
JuGcr«/»,i,j bœufs peuvent labou- 
rer en un jour. 

Jvoeradm , par arpent. 
o 
3 • 

Jvco.,-are, attacher au joug; joindre* 

unir; z°. marier ; en Gr. Ze-VGô. 

ivGatus , a , um, mis fous le joug ; i". qui 

a liaiion avec. 
Jvoatiu, onis, l'aftion d'échalaffer. 
Jvcanus, a, bouvier. 

Jvcatorius , a , um , qu'on met (bus le 
joug. 

Ivcamentum yi ,\ linteau d'une por- 
luGumeneum , i y te ou d'une fe- 
nêtre ; 1**. croifée de fenêtre. 

JvGumento ,-ire , lier des pièces de, bois 
potées tranfverfalement. 

B I N o M E f« 

Bi-Jog/j , m. f. ge y n j Se 
Bi-JuGWj, a, um, attelé de deux ani-^ 

maux de from ; de tis , deux. 
Si'3vces , gum > /îx chevaux attelés de 

Li 1 



8pj 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG; 



>o^ 



Composes. 
,1 . Aii-1uGo,-are , découpler, dételer , 

2". réparer , éloigner. 
AR-Jucej , ugum , animaux qui n'ont 
point encore tiré, chevaux neufs. 
Ad-Jugo , -are j joindre , atteler, lier. 
De-Jugo ,-flre , ôter de deffous le joug ; 

iP. dételer , découpler. 
TÛE-Jvcis , e , qui va en defcendant. 

2. Coîi-Jux, gis, ]e marié, la mariée. 
On dit auffi Con-Jonx , gis. 

CoK-] vois , e , ^ 

Coti-Jvoalis , e, ? conjugal, de mariage. 

CoN-Jucia/ij , e , -^ 

CoN-JuGuj, a , um , marié , apparié. 

CoN-JoGu/«j , a, urn, qui Ce lie , qui Ce 

joint à. 
Cofi-Jvcium , il, mariage; i", couple 

d'animaux , mâle & femelle. 

Coî^-J u GO, -are , accoupler , lier, af- 
fembler , joindre , appareiller ; 1°. 
conjuguer. 

Cov-]vcatus , a , um , dérivé , qui a la 
même origine ; 1°, lié , joint; j". con- 
jugué. 

CjoN-Jucafa , orum, analogie entre di- 
verfcs chofes. 

CoN-Jueator , is , qui accouple , qui 
joint, 

CoN-JuGCfio , onîs , accouplement , 
affcmblage ; 2,°. conjugaifon. 

3 . In-Jogw, « y qui n'a point porté le 

joug. 

4.SE-JuGa,' 7 réparer, divifer. 

SE-JuNGO,-ere,J 
j'. SuB-JuGo y'are , dompter , mettre 

fous le joug. 
SuB-JuGi'j , e , mis fous le joug , attelé. 
SvB-Jvoium , a , courroie pour attacher 
ks bœufs w joug. 



SvB-Jvcalis , e , qu'on met fous le joug.^ 
SuB-JuG«tio , onis , l'aflion de mettre 
fous le joUg, 
SvB-JvGator , is , qui met fous le joug. 

I V. J U N G. 

Jtjofe nalâla pour former cette famil- 
le • 
JuNGo ,-ere , Joindre , allier , unir. 
JvKCtio , onis , liaifon , jonflion. 
Ji'NCtura, ce , jointure , affemblage ; i*. 
l'adion d'atteler. 
Jvnctim , tout de fuite. 

Composes. 

I. Ab-Jungo ,-«re , retirer » décoU- 

pler , divifcr , défunir. 
i. CoN-JuNGo,-£re , ■> joindre , allier, 
CoN-Ji.'Nc/o,-dr« ,i mettre enfem- 

ble. 
Co^-Jvnctus , a , um , joint, lié ; is. 

eontigu. 
CoN-JuNcn'o,onix, liaifon, attache ; i<^ 

amitié , fociété ; 3°. parenté , alliance ; 

4°. conjondion, 
Cov-Jvvctum, i , partie d'une propo/îtioM 

conditionnelle , qui a rapport avec un» 

autre. 
CoN-JoNCfè ; CoTH-Jvvctîm , enfemble i 

tout à la fois ; 1°. étroitement. 

3. De-Iungo, -ère, défunir , féparer» 
Di-J uNGo, -ère j'Dis-JuHGo, -ère» défunir, 

divifer ; x». dételer , découplcr ; 3"» 

éloigner. 
DiS-JuNCtor, is ■, qui divife, qui fépare. 
Dis-JuNCtio , onis , divifîon , féparation , 

rupture. 
Dis-JuNCtîm ; Bis-Jvvctivè , à part ,■ 

féparément. 
Dis-Jvnctivus , a, um , qui fépare. 
SvB-Dis-Jvticdvus , il , u/n , qui disjoint 
\ un peu, 



501 DE LA LAN 

4. lu-SvtiGO,-€re , joindre avec ; 2°. 
ordonner, impofer. 

Inter-Juhgo y'sre , faire halte , s'arrêter 
un moment, 

j. Sz-Juîiceio, onis , fcparation. 
SuB-JiiNGO .,-ere , attacher avec ; i*. Sou- 
mettre , afTujettir ; j°. atteler. 

SvB-Jvtuctivus , i, fubjondif. 
Trans-Jukgj ,-erff > changer la place de 
l'attelage, 

V. 

luxTi, .^Jv. autant , également , de 
même que , auflî-bien ; 1°. Prép. 
auprès , tout contre , félon , après. 
De Sta , être, & Jug , lié, uni. 

ïvxTim , auprès , tout proche ; 1». éga- 
lement. 

VI. 

A-JuG<i , œ , plante appellée en Fran- 
çois Ive , ou Chamœ-pttis : elle 
a une odeur de mufc. 

VII. 

De Jug , prononcé en Grec Zygc 
union , vinrent , 1 ". avec la Pré- 
pofition Sy , avec ; 

Sv-zYGÏrf, a ,/. union de dix paires de 
nerfs; voy. Coti-Jvcium & Con-Jw- 
cAtio, 

Sy-zygi«, arum , f. plur. conjonûion 
& oppoficion de la lune avec la 

terre. 

1 . Avec la Prépofition Hyp, (bus : 

Hypo-zEuxiV, «V,/ Figure de Rhito- 
rique i Subjonôion , /. 



GUE LAT. JUN poa 

VIII. J U M. 

De Jt; , haut , élevé, vint le nom dts 
grands Animaux. 

Jv MErzium , is , bête dc fomme , che- 
val de bât. 

Sv?EP.-Jv-Mentarius , ii , celui qui a foin 
d'un haras ; 1". Ecuyer. 

De GuL, gofier, gueule , vinrent : 

Ju-GuLK/n, i, -j 
1^-GvLus, 1 Gorge, gofier. 

Ju-Guio j-are , égorger , couper la 
gorge. 

Jv-GvLatiOf onis , couper la gorge. 

Ju-GvLaTÎs , e , du gofier. 

Ju-Guta , « , la conftellation d'Orion.' 

]v-GuLœ , arum , les trois étoilesdu bau- 
drier d'Orion ; i°. les deux étoiles de la 
quatrième grandeur à la poitrine du 
Cancer. 

JUNG, 

Jonc. 

Du primitif, Ven , Von , marais j en 
Oriental p' , Iun, Ion, marais, 
boues, vinrent: 

JnNCKijt, jonc. 

luNci/iuy , (Z , um ; IvhCeus y a , um , dc 

jonc. 
Ivncidus , a,umy délié comme un Jonc. 
luNCo/ûj y a,um , plein de joncs, 
luNCffum , i , jonchaie , lieu on il croît 

du jonc. 
luNcaria , «, queue de cheval; planta, 

JURG. 

DuprimicifERG,ORG, emportement, 
infulie , querelle , d'où le Grec 
cpyi^ay Org/{o, attaquer , irriter , 
vinrent : 

Lllij 



DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 



905 

. \ quereller , contelter. 
iVKGor,-an, ^ ■* 

Jt'RGium, îi, _ •% 

Jvï^Givnen, inis y V querelle , débat. 

JuRGan'o , onis , ) 

3vB.ciofus, a, um, hargneux, querelleur. 

Composés. 
O'B.JvKGo ,-are , reprendre, blâmer. 
Oe-]v RGito , -are, réprimander. 
OE-JuRGfltio , onis , réprimande , re- 
proche. 
OB-JoRGflfor , ff ; OB-Jvp.r,n'r'ix , is , 

qui reprend , qui fait des réprimandes, 
OnJvKcatorius,a , um, qui concerne les 
reproches , les réprimandes. 

JUS. 

D'U 5 eau j vint la famille fuivantc : 

Jus, uris, jus , bouillon, gruau, po- 
tage. 

Jvsculum , i , bouillon. 

Jusculeritu.7 , a , um ; Jusfulentus ,a , um , 

bouilli cuit dans fon jus. 
JvKulenius , a , um , fucculent , plein 

de jus. 
JvKeus , a , um , de potage , de jus. 
JuRea, œ, gelée de viande. 

JUS,JUR, 

Droit. 

Dans nos Origines Françoifes nous 
avons dérive ce mot d, Jus , po- 
tage ; la Juflice confiftanc à rendre 
à chacun (à portion, &c. Cette Eiy 
mologie n'a pas plû: en voici donc 
une autre qu'on goûtera peut-être 
davantage. 

Le droit , l'autorité font relatifs 
à l'élévation , mais c'eft ce que fî- 



5) ©4,, 

gnifie Jus : on peut donc le regar- 
der comme le radical des fannlles 
fuivantes, en Jus, Jud , & Jvk. 

JuRe , avec droit , à jufie titre. 
JvRis-Peritus , i , favant en Droit. 
JvBiis-Prudentia , œ, fciencc du Droit. 

Jvs-JvKandum, i , lèrmenT, 
JvAe-Juro ,-.ire , faire ferment. 
II. 
JuKo-are , faire ferment, affirmer ; 1*. 

faire une confpiration. 
JvKimentum , i;]vB^andum , i , jurement; 
Jvnatus , a , um , qui a juré; i». qu'on a 
afluré par ferment. 

JvKatoKj is , témoin en juflice. 
JuRfffio, onù, l'adion de jurer. 
JuRflrè , avec ferment. 

Onoma topÉes. 

Ad-Juro ,-i:re, jurer, protefter avec 
ferment, 1°. prier avec inftance. 

AD-JuRan'(i , onis. Ad- Jv B.ainentiim, i , 

jurement, proteflation. 
Ad-Jurgo ,-are , quereller , reprendre 

avec aigreur. 
Ao-JuRciu/n , a , différend , débat , coK^ 

teftation. 

CoN-JuRo i-are , confpirer , complo- 
ter, jurer ensemble. 
CoM-JuRfltuj , a , wn , ligué , qui a conf-: 
pire, 

CoN-JuRatio , onis, complot, cabale; 
1°, ligue fecrette. 

CoN-JuRafc ; CoN-JuRarim , par conspi- 
ration, par cabale. 
De Jero ,-drc, faire ferment,prote(ler. 

Dii-Ji'RO ,-jre, jurer, faire ferment, 
Dr-Ju Kium , ii y ferment , jurement. 



ço^ DE LA LANG 

Ex-JoRo , as y avi , atuni , are , Jurer , 
aiTurer par (êrmenc. 
E-Jero ,-flre ; E-Juro ^-jre , renoncer , 
refufer avec ferment; x?. quitter, fe 
démettre. 
E-JuRii-io, o/ii^, renonciation; i". refus, 
dépofitio!!! ; 3". proteftation avec ferment 
de ne pouvoir pas. 
iN-JuRafuf y a, uin , qui n'a point juré. 

Ob-Juro y-are , engager par rermenc. 
VE-JiKOy-are , fe parjurer. 
ViK-JvKOy-arey fe parjurer, violer fà 

foi. 
PER-JuRdffo , onis y parjure , l'adion de fe 

parjurer. 
VeR.-]vKatiuncula , œ , petit parjure. 
PER-JuR.nor, zj, parjure. 
TcK-JvRiofus, a, umy accoutumé à fe 
parjurer. 
PrR-JuRU^ , a, iim , parjure, qui viole 

fa foi. 
PcR-JuRè; PER-JuRJojè , en fauflant fon 
ferment. 
PER-JoRîum , i , l'aâion de violer Con 

ferment. 
iM-PER-JuRSfKj, a , um , par qui on ne 
jure pas en vain. 

ï'R/B-1 v%Of-are, prononcer la formule 
du fermenr. 

fR/t-]vKatio , onis , formule du ferment 
prononcée devant ceux qui dévoient 
jurer. 

III. 

De Ju-DEx,dcnt nous avons rapporté 
la famille , col. j" 5 1 , vinrent éga- 
lement ces mots : 

Ab-Jodico ,-are, priver , ôter. 

A-B-Jvvicatus ,a,um, dont on a été privé 
en Juftice. 



UE LAT. JUS po^ 

Ad-Jod/cij ,-are , attribuer, donner gjin 
de caufc ; 1°. déterminer. 

Di-Ju-Dico y-are, difcerner, décider ," 
dire Ton fentimenr. 

Di-Ju-Dicdîio , onis , difcernement ,' 

jugement. 
In-Ju-Dicnfuy , a , i/m , qui n*a point été 

jugé ; 1°. indécis. 

I V. 

Jvsrus ,a,um, équitable ; 1 ''. vrai j 

légitime 5 5^. grand. 

JusTf ; JuSTÔ , avec juilice , légitime^ 
ment. 

JusTd , oriim y funérailles , oLfcques ; 
z°. tâche, journée de celui qui tra- 
vaille ; 3 °. fîilairc , loyer; 4.°. de- 
voirs. 

Jusrida , a, équité. 

JvSTitium , a , vacances, vacations : de 
5x0 , & de Jws. 

JvsTi-Ficus y a y um , qui fait juflicc» 

Jvsii-Fico ,-are , juflifier. 

JvSTiJîcatio , onis , juftification. 

N E G A T I ï S. 

i. lN-Jas<K5, d, um , déraifoniiable , 
exceflîf. 

iN-JuSTd , contre le droit. 
iN-JusTzria , œ , injuftice. 

1. In-Jur/j , te y afiront,mauvais trai- 
tement. 
iN-JuRziir , ayum; In-Jurjo/î/j- , a , um , 

injufte , nuilîblc , outrageant. 
iN-JuRfum , ii y parjure. 
iN-JuR/e ; iN-JuRî'orè , à tort , fans raifon. 
lN-JuR!or , -ari , caufer du dommage , 

outrager. 
PER-lN-JuRfq/Ly, a,um; Pîr-In-Jurïuj , 

a , um y très-ofFenfant , fort dérailbn- 

nablc. 



^07 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



poî 



MOTS LATINS-CELTES, 

ou DÉRIVÉS DE LA LANGUE CELTIQ^UE. 



Xj a lettre L , la xi^. dans notre 
Alphabet , en comptant K , &: la 
XII. dans l'Oriental , a deux carac- 
tères diflindifs qui lui font propres, 
& qui déterminèrent naturelle- 
ment la valeur de tous les mots 
qui en dérivèrent. Elle fe prononce 
de la langue ; & elle ed: par-là 
même de toutes les lettres la plus 
toulante, la plus fluide, la plus 
liquide , la plus volatile , fi on peut 
fe fervir de cette figure. 

Dcs-lors elle devint le nom 
naturel : 

1°, De la langue & de fes opé- 
"rticîons, de tout ce qui a rapport 
aux Langues & à l'élocution. 

2°. De tous les objets fluides & 
coulans , les liqueurs , l'eau , la 
lumière, &c. 

3*'. Des aîks, des bras , & par 
analogie , des flancs , des côtés , 
du lieu , de la place. 

Qu'on joigne à cela diverH s 
Onomatopées, quelques motb où 
cette lettre acte lubftituéeà d'au- 
tres , quelques-unes où elle fe fait 



précéder de l'une ou l'autre de 
ces lettres B , G, G ; & on ap- 
percevra fans peine l'origine de 
tous les mots qu'elle offre dans la 
Langue Latine , avec une fimpli - 
cité & une évidence d'autant plus 
agréable , que jufques à préfent 
l'étymologie de prefque tous ces 
mots s'étoic dérobée aux efi"orts de 
tous les Savans qui avoient été 
réduits , fur ces objets , aux con- 
jedures les plus frivoles. 

Mots en L, 
Formés par Onomatopée. 

I. 

Noms d'Animaux. 

Leo , onis , lion ; i*. lion matin ; 
5^. Conftellation : voyez Orig. 
Franc, col. 637. 

Lioninus , a, um , de lion, qui ap- 
partient au lion ; i°. vers Latins 
rimes. 
LEUNfu/w , f , petit lion. 

Lea , (B ; Le^N;2 , œ , lionne ; i". efpèce 
de chou à larges feuilles. 



DE LA LANGUE LAT. L Onom. çié 



f09 

Lto-P/irdus , î , animal qui tient du lion 

& de la panthère. 
LEonto-b' honus , i , petit animal qui naît 

où il y a des lions. 
J^t-ondos , ii , forte de pierre précieufe. 
Lt.onto-Poâmm , h , pied de lion , plante- 
hEQiitice , es , chervi fauvage , phnte. 

1. Lipio,-ire , crier comme un 
milan. 

3. LAT, 

Abboyer. 
LATratio, onisy ^jappement, l'ac- 

LATRAtus , ûs f ^ don d'abboycr. 
LAiraior , is j qm abboye comme 
un chien. 

Composés. 

Ad-Latto ,-are ; Ai -LATrj ,-arï , japper 
contre un voleur; i°. clabauder ; 30. 
criailler; 4", mugir , en parlant de la 
mer. 

CoN-LATfo ,-are , abboyer après, 

Di-L.VTro y-are , abboyer fort ; i°, crier 
après. 

E-LATro, as , av'i , atum, are, abboyer, 
crier après ou contre : hurler, 

lj.-LArro , as , ayi , atum, are, abboyer 
au-dedans d'un lieu. 

It-LATB.A£io,onJ^ , abbotement au-dedans 
d'un lieu. 

Oii-LATRAtsr , oris , m. trix , ieis , f. qui 
abboye après ou autour ; i". qui étourdit 
par Tes railleries , qui criaille , qui fait 
autant de bruit qu'un chien , clabaudeur, 

OE-LATro , as, avi , atum , are , abboyer 
autour ou après , criailler , clabauder 
après , étourdir de Tes criaiilerics. 

II. 

Bruit d'inftrument. 
L I M , Lime. 

Ceft une Onomatopée : le Ton du 



fcruit que rend la lime fous la mal» 
en polilTànt les métaux. 
LiM^ , a , lime ; z ''. le foin de polir' 
les ouvrages d'efpric; critique-, 3 *'. 
DéelTe du feuil des portes. 

LiMo ,-are, limer, paiïèr la lime ; î^, 

ôter le fiiperllu. 
LiMatus , a , u:n , limé , poli , châtié. 
LiMatulus , a , um , poli , délicat. 
LiMatuLi , ce , lime douce , petite lime, 
L,iMatura,a, limaille. 
LiMatâ , poliment , élcganimcnt. 

Composes» 

De-LiMo,-are , polir , limer. 

E-LiMatus , a , wn , part. d'Elimo. 

E-LiMo , as, avi , utum , are', limer , polir, 
unir avec la lime ; 2". perfcaionncr , 
retoucher , rendre parfait , mettre U 
dernière main , travailler avec foin. 

Per-Limc, as y avi, atum, are , limer 
parfaitement , polir avec la lime dans la 
dernière pcrfeÂion. 

III. 

Cris de Joie, 
i". 

Joyeux. 
D; La , La , cri de Joie , vînt la h- 
mille Latine Ljet , relative à k 
Joie. 

I. LjBto ,-aTe , 
L,jETor ,-ar 
L-'EtZ/co 

La 

La 



ouïr, avoir de la 
tre bicn-aife. 



,-are , 7 r -• • 

■ari, U?r=)°"'' 

,.ere, ) )°^^ ' ^'' 

■jj^ratio , onis , ") 

^Mritia , œ , > joie,allegrefle, 

^jETitudo , is y j 

Lj^tus f a , um , gzi , gaillard , bien- 

aife ; conccnr,.Cuisuiit y z", divertiC- 



gaiete. 



p 



DICTIONNAIRE ETYMOLOG. $12 

LuD, défignaiu les jeux , les di- 

vercifleinens : en Oriental yn » 

Luis , jeu, raillerie. 

I . Lus«i, i^i f ( )^^ > aftion de jouer; 

,onii , ) z**. divertinemeiit , 



1 1 

fant jplaifain ; 5°. abondant, gras, 
fertile i 4°. heureux , propice. 

LiETe; L^Tiinter , gaiement, joyeufe- 

ment, 
L.je.rabUi! , e, qui caufe de la joie , ré- 

jouiïïant. 
LiETi-FiC'i,-.?n?,caurer de la joic; égayer; 

2°. rendre fertile , gras , abondant , faire 

profpérer. 
'LjETi-ficcry-arî,i'e réjouir, avoir de la ioie. 
Lx.Ti-fîciis , a, um, qui caufe de la joie , 

qui égayé. 

Composes. 

Col- Li£Tor,- art jfe réjouir enfemble, 
s'amufer &: fe divertir en compa- 
gnie. 
It-L*TUJ , a , um , qui n'eft point joyeux. 
lï.-LjtT3.biUs , f , qui n'eft pas amufant , 
trifle , qui caufe du chagrin , nitlancho- 
Ilque. 
Ex-L:ETw,<z , um , extrêmement gai , 

fort joyeux. 
ï.'Lizo-.-are , facrifier , faire un fa- 
crince agréable j <.« Jens propre , 
célébrer une fête. 

LiTœ, arum , Déeffes auxquelles on fa- 
crifioit ; Déeffes qui prote'geoient les 
fuppliants. 

LrT^tfV, is ; Lnamen , ù, facrifîceag'.éa- 
ble à la Divinité. 

LiTA^JiF , arum , prières , 'upplications. 

LiTûto , après avoir fait un facrifice. 

Per-Litû ,-are , faire un facrifice heu- 
reux. 

Dt-LiTû ,-^re, facrifier, faire un facii- 
fice. 

1°. 

LUD, LUS, 
Jeu. 
De L dédgnant b joie , vinc Lus , 



Luts , jeu, raillerie. 

Lusi 
Lusj'o 

récréation , j "^ . plailànterie. 
Lusor , fj- , joueur ; z". filou. 
Lusorw" , a, um , qui fert a jouer ; i». 

fait par jeu; 3°. vain , fans effet. 
l^vsorïum , ii , place où font les jeux; z°. 

amphithéâtre; 3°. plaifanteric , badi- 

1.VSUS , a,um, qu'on a joué, dont on 

s'efl moqué. 
Lvsito ,-are , jourr fouvcnt ; z°. fe jouer. 
1. LvDus , i, jeu , l'adtion de joutr ; 
i^. divertillement , plaifir ; 3". 
plailànterie, raillerie ; 4". Acadé- 
mie pour les exercices , foit du 
corps , ibit de l'efprit. 
L.VDO ,-ere , jouer , fe divertir, rire ; i".' 
fe moquer , prendre pour dupe ,- j'. 
contrefaire , tourner en ridicule ; 4". 
danfer ; 5°. jouer des inflrumens de 
mufique ,■ 6° faire des veis. 
LuDi , orum , jeux publics. 
LuDio, onis ; LvoiaSyU, danfeur , bala- 
din, bateleur. 
LuDid , a , danfeufe , aélrice, 
L.vDihundus ,a,um, qui fait en fe jouant; 

î. LvDicer,cra . erum, \ drôle, plar- 
'. . ' i tant. 

LvDicrus ,a, um , 

Luoifre , en badinant, drôlement. 
LuDÙTura , i, jeu quelconque. 
Lvuibrium , H , jouet , moquerie, rifée; 

Binômes. 
i.Lvm-Yico,-are,') jouer quelqu'un, 
L[jDi-¥icor,-eri,l en faire fon jouet; 
2 °. fourber , duper : de VAcere , 
faire. 

LvDificatusi 



prj DE LA LANGUE L A T. L Onom. ^14 

dre pour dupe ; 5*. cludef , évi- 
ter , efquiver , paiTer, fe mettre à 
couvert , s'échapper , fe dtfculper , 
fe tirer d'athire , fe tirer d'intri- 



LuDj-^cjfUi , fir , mocquerie, ri, ce. 
I-iVDi-Jîcator, is , railleur , qui fe joue. 
hvDi-Jicatio , onis , raillerie, rilée , in- 

fulte. 
hvDi-Ficabilii , e, plalfant , divertiflant. 

t.LvDi-MagiJîer,tri, maître des jeux , 
d'cicrcicesi z». maître d'école. 

Composés. 

A^t-LvDOy-ere , fe jouer ; badiner au- 
tour , avec j folâtrer ; z^. carelTer , 
flatter j 3 •. faire allufion à quelque 
chofe. 

!Al-Lud;o ,-îre , careiïèr , flatter. 

Al-LuJjo , onis , allufîon. 

Ab-Ludo ,-ere , être différent , n'être pas 
conforme. 

Ame hvDium , ii , prélude. 

CoL-LuDo y ère , fe jouer enfcmble ; 
i ". être d'intelligence , ufer de col- 
lufion pour tromper. 

CoL-LuDjum , ii , divertïiïement qu'on 

prend avec un autre. 
CoL-Lusio , Tiïs ; CoL-Lusium , ïi , 

collufion , intelligence eiitre pluiîeurs 

pour tromper. 
CoL-Lusor , is , qui joue , qui Ce divertit ; 

1°. celui qui plaide d'intelligence avec 

un autre pour tromper , prévaricateur. 
Cot-Lusorij , avec intelligence pour 

tromper. 

De-Ludo ,-ere , •» . , , 

PT t:-. .5 jouer quelqu un. 

Di-Luoia , orum , tems de relâche , de 
repos. 

E-LuDO , is , /uji j fum , Jere ; i^. 
achever de jouer une pièce; 1°. 
duper , tromper, fourber , jouer un 
tour , ou d'un tour, faire une four- 
berie , fe mocquei; impofer, prea- 
,Çrig, L<H. 



gue. 



E-Lcsi , pir, d'E-Iudo. 
E-Lusio, onis , tromperie, duperie, 
E-Lusw , a, um , p-irr. d'E-ludo, 
iL-hvDins, ris y omn, gen. ciui le moqut. 
Il-Ludo, ij ,yj , fuTi , ère , fe moquer , 

fe railler , fe jouer , fe divertir. 
It-Lusio, o^ij- , dériiion , raillerie , ironie. 
ÏL-Lvsor , oris, mocqueur, railleur. 
Ob-Lup<3 ,is,fL, fum , dere , fe jouer 

avec. 

P&jE-LvDium , ii , n. Prélude , eflai 
avant de commencer, 

PRiï-LuDO , is ,fi , fum , dere , préluder , 

ellàyer. 
PRiE-Lusi , prêt, de Pr« ludo. 
Pa^-LtiSio, onis , eflai , prélude, 
Pao-Lusi , prêt, de Pro-ludo. 
Pro Lusio, onis, prélude d'un difcours, 

ce qu'on dit avant d'entrer en matière; 

1°. eiïiii de fcs forces , tentative avant 

que d'entreprendre. 
PRo-Luu;7;n , ii , prélude , efîai avant 

de commencer. 
Pro Ludo , is , fi , fum , dere , préluder , 

efTayer.fdireeiïai avant de commencer, 

s'exercer par avance. 

î». LA se, 

qui bondit. 
De La , La , exclamation de joie , fe 
formate Grec LAzo,(àuter de joie, 
bondir ; & de- là : 

LAS-Civioyire , bondir , fauter ; i °. 
remuer toujours , ne point fe tenis 
en repos ; 3 °. badiner, folâtrer, 
M m m 



^1/ 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 91^ 



Ce Verbe tient à Cio , remuer , 
& à CEveo, remuer lafcivement. 

Las Ci via , œ ; 'LhS-Çwitas , is , i". 

badinage , jeu ; i^. plaifîr , divertiiTe- 

ment ; 3°. moileffe , libertinage. 
Las-Civu^ , a , um , 1'. qui bondit, qui 

faute ; i". badin , folâtre ; i\ diflblu , 

lafcif. 
Las-Civs ; LAS-Civiter , avec moUeffe. 
'hk.S'Ciyibunius , a,um , folâtre , badin. 

I V. 

Cris de douleur. 

LA. 

Malheur, Afflidion. 

De La, malheur, aftlidion, vinrent: 

i«. 

L/Evus , a ,nmy qui eft à gauche ; 
1*. malheureux , incommode ; 3 ^. 
favorable , propice 5 4''. fot , fat , 
impertinent; Gr. aaIcç, Laios. 

LiEva , œ , la main gauche : ellipre où 

l'on fbus-cntcnd munus. 
'LMVorsù.m ; L.JEvorsùs , à gauche. 
Liivè, fottemcnt, en fat. . 

L-nsfuSfi^ /gcminemenc ; notre 
Usfum,i,V vieux mot Lais. 
LbsJus f us i) 

3'. 

l.Auentum 

J^Auenta 

l.AMento ,-are, hhMentor t-ari , Ce lamen- 
ter , gémir ; 1°. déplorer , fe plaindre 
des malheurs. 

J^AMentatio , onis ihAuentaîus ,)ûs , gé- 
nilTeraent , plainte. 



tfi y 7 lamentations , gé- 
r , orum j^ miflemens. 



ï-.Auentalilis , e , déplorable, digne de 

compafTion ; 1°. plaintif. 
'Lkuemanus , a , um, qui fait gémir. 
LAMcntator , is ; hAMentatrix , cis , celui 

ou celle qui fe plaint. 

De-LAMenCor y-ari , déplorer , regret- 
ter. 
H-LAMentatus , a , «m , <iui n'a point été 
pleuré. 

40. 

Famille Grecque. 

E Licia , œ ,f. Elégie , forte de Poe?- 
fie fur des fujets trilles. 

E-Lpcia , oruni , vers élégiaques. 
E-Ltoeia, œ , voye'^ Elegia. 
E-LEGZ(f(ir;um , ii ; 5c E-LEG2(fium, ii f 

petite élégie. 
E-Leguj , i, élégie. 
E-Lbgw , atum , élégiaque , d'élégie. 

De La , cri de douleur , de peine , 
vint rOr. ,1^^, l-t^î- ) fouffiir, fe 
laiïer. 
Et cette famille Latine : 
Las/us, <i , «m , las, lafle , fatigué f 

harafle, 
LAsfulus , a , um , un peu las. 
LASfnudo,inis , fatigue , harraffement. 
hhspjco ,-ere , fe lafTer , fe fatiguer. 
Las/o ,-are , fatiguer , harraiïèr. 
De-LAsfo,-are f fatiguer ; 2°. en- 
nuyer. 
E-Lhsfefco , h , ère , fe lafTer de porter. 
Pra-DeLas/o , <::• , avi , atum , are, 
fatiguer d'avance , lafier par avance. 

L'Oriental jyS , i-T^ê > '«fuîter , at- 
taquer,. 



pi7 DE LA LAN 

Et cette famille Latine : 
l.AceJJo ^-ere , attaquer , infulter , 
piquer j i''. charouiller. 

hAceJp.0 , onis \ Lt,cej]uio , onis , attaque , 
infulte. 

iL-LAoeJ/Iius , a , um f qui n'a point 
été attaqué. ' 

Mots 

où L a pris la place de la lettre D. 

Nous avons vu dans l'Origine du 
Langage & de rEcriture , pag. i z 6 , 
que les lettres D iS«: L fe met- 
toient fans ceflc l'une pour l'autre. 
Voici quelques mots où L a pris 
la place du D initial. 

1°. L A R. 

Lab. fignifia maifon, habitation , les 
foyers : ce mot qui paroî: tenir au 
Grec Laur^ , grand Bourg , vint 
du Celte L a r , habitation , fol , 
place. 

Il tient à l'Or. IH -D"?-, Dar, 
habitation ; D & L fe fubflituant 
fans ccfl'e l'un à l'autre. De-là : 

-1. Lar , ij, foyer, feu ; z^. maifon , 
dedans de la maifon ; 3°. famille ; 
4 P. Dieu du foyer , Génie pro- 

' teéleur ; 5". l'autel, conftellation. 

Larsj , ium , les Lares , Dieux domefii- 

ques. 
LAKarium , ii , oratoire où étoit l'Autel 

des Dieux Lares dans chaque maifon. 
LAKaria , orum , fêtes des Dieux Lares. 
L.AB.i-Fuga , Œ, qui s'enfuit de la maifon, 

2. Lary<î , « , génie , elfiit follet , 



GUELAT. L p!8 

(pcdre ; 2". mafque de théâtre» 

5 °. fquelettc. 

LAKVaUsye , qui concerne les fantômes. 

LARVatus , a , um , mafqué , déguifc ; 

1°. quiai'efprit troublé comme s'ilavoit 

vu quelque fpeftre. 

2°. LEVIR. 

LeviRj frère du mari -, en Gr. DaÉR.. 
Ces mots font les mêmes , de l'a- 
veu de tous les Etymologiftes ; D 
&c L fe fubflituant fans ccffe l'un à 
l'autre ; & les Latins changeant 
en V , l'afpiration de la voyelle 
qui en fuit une autre au milieu d'un 
mot. Ces mots viennent donc de 
Her, Maître^Seigneur , & du Celte 
La ,Le , petir. 

3 o. L O Lium. 

Loiium, ii j ivraie. 

Lotiaceus , a , um , d'ivraie. 

Loiiarius,a, um , qui concerne l'i- 
vraie. 

Ces mots pavoiiTent venir du Grec Do« 
tos, en Latin Dotus, fraude, trom- 
perie :i3(;/i{o,adulterer,corrompre, 

4''. LVMa. 
Lvua, (S, ronce , épine. 
Lvuarius , a , um , qui concerne les 

ronces. 
LvMetum , / , Heu plein de ronces. 
Ce mot tient à Dûmes , buifTon. 
L pour N. 
Lvs-Cwia, a, >Roffignol,mor-fl- 
Lvs~Citiius , ii , S rnot, le chantre 
M m m i) 



S^9 BICTIONNAIPvE ÉTYMOLOG. 

de la nuit : de Nox, nuic , & Ca 

NO , chanter. 
liVS-Ciwala y <s , petit rofiTignol. 
Lvsciola y œ , hupe , oifeau. 

LAX pour CALX. 



Les Grecs changèrent Calx en Lax, 
talon , d'où vin: chez les Latins : 

Lax, cis, talon ; 1°. partie de la 
plante du pied à laquelle tiennent 
les doigts j 2°. le haut du gou- 
vernail d'un navire ; 5*. joubar- 
he; 4®. tromperie. En grec aas:- 

LACT, LAX. 

Bu Grec Lax, taloa , vint: 

■Àvo-LAciiffoy-nre ; Se Apo-Lact^'^o , 

ruer , donner des coups de pied ; 

1*. aufig. méprifer, rejetter , faire 

peu de cas. 
Ce mot Lax paroît être le même 

que le Calx des Latins. 

L ajoutée. 

L s'eft fouvent ajoutée à la tête des 
mots ; nous en avons rapporté 
divers exemples dans nos Origines 
du Langage & de l'Ecriture. Ainfi 
les Latins firent du mot Celte 
HuBL, lioutlon, plante qui doit 
fon nom à la qualité qu'elle a de 
s'élever , les mots fuivans : 

LvvuIuSy i, houblon. 
'Lwus falictarius f houblon," 
i.vvulatus , a , um , mêlé avec du 
houblon; lO.tjui concerne la bière. 



5)20 

LAB, 

Main, 
Du primitif La:b , main, mot Celti- 
que, d'oT.\le GrecLABo, prendre, 
& l'Or. nS^' Lavkr , enibralTer , 
vint une famille Latine très-nora- 
breufe. 

ï. 
Lab , travail de la main. 
LABojjom, ? travail , peine ; 
LABor, ^m , ) 2.°. rifque , dcfaflre, 

danger ; jo. douleur. 
LABoriofus , a , am , qui travaille beau- 
coup , qui fatigue ; 1». difficile , pénible; 
3°. qui (oufFre. 
LABoriosê , avec travail , difficilement, 
LABori-Fer , a , um, qui ré/îfle au travail. 
LABoro ,-are , travailler, fe donner de la 
peine; 1°. fouffrir, fe porter mal; 3*, 
s'efforcer, tâcher, 

C O M 7 S^ S. 

Ao-LAEoro ,-are , \ travailler fortement, 
AL-LAEor» ,-are , y s'efforcer; i'^. ajou- 
ter quelque chofe par (on travail. 
E-LABoro ,-are, travailler arec foin , finir, 
perfedionner. 

E-LABorarzo , oais , application , étude , 
fbin. 

E-LAEoratè, cxadement, fôigneufemem. 

Négatifs. 
iL-hABoratus , a , um , mal travaillé ,' 
exécuté négligemment , fait avec 
peu de foin ou d'appli ation ; 
20. qui n'eft point cultivé, 
j iL-LABoro , as , avi, atum. , are , traTailler 
dedans. 
Jn-E-hABoratui , ai umi qui n'efi poin 
affez travaillé , qui n'cfl pa$ poli , qui 
eft négligé. 



î>aî DE LA LANGUE LAT. LAB pa^ 



Du Grec Ltpjls , acception , formé 
de Libo , prendre, &: de Profopon , 
face , vint : 

Prosopo- Livjia , ce , acception de 
perfonnes, 

IL 

L AB , lever. 

De Lab, main, prononcé Leb, ^c 
Lnv , vint une nouvelle famille 
relative à l'adion de lever. 
Livo,-are , lever en haut , élever ; 
2'. fbulager, alléger ; 30, délivrer; 
4". aftoiblir, diminuer. 
LEViZffo, onis, l'adion d'élever en liant. 
hsvamen , inis ; hnvamentum , i , foula- 
gement , décharge. 

Co MP OSES. 

ÂD-Lnvatus, a,um , foutenu , raa.tn- 
tenu , favorifé. 

Al-Levo y-are , alléger, décharger, 

confoler;!". rendre plus léger; jo.leyer^ 

haufTcr, 
Ai-LEvafJo, onis ; Ai-Lzv amentum , i , 

haulTemeat , élévation ; i». foulagement , 

adouciiïement. 

"E-Ltvatiof 07ZW , rehaulîèment ; ma- 
nière de parler qui relevé , qui 
exalte ; 1° élévation , élévemenr. 

■E-LEVaruj , a , um^ partie^ de 

E-Levo ■, *s , avi , atum , are , lever , 

élever, haulTer , exhaulTer ; t?. afFoiblir, 

amoindrir , diminuer, rabaiiïèr. 
RE-LEvamen , inis , ou ReLe vamecti/m,?, 

relief, profit que le fief doit au Seigneur 

à chaque mutation. 
RE-LFVfltfo, onjy , délivrance, foulage- 



ment. 



main , vinrent divers 
RE-LEVatuj ya^um, ^artk, de Re-leyo. ] i . LAyemio , onis , voleur, larron. 



Re-Levù/to , ii; voye^ RE-levamen. 
Re-Levo , a.! , avi , atum , are , relever J 

1°. délirrer , fouJager, allcger ; rdevar» 

aH]usm , excufer quelqu'un, 
Sub-Levo , as , avi , atum , are , élever , 

relever, (bulever; i». foulager, lidcr , 

recourir , foutanir , décharger, 

III. 

DeLEvo, enlever, alléger, fe for- 
mèrent : 

Lzvis , e , léger, qui n'a pas de poids ; 
2°. petit , de peu de valeur, me- 
prilàble ; 3°. foible , fans vigueur ; 
40. qui n'eft pas à charge , point 
pénible; j'. inconftant , volage; 
6°. vain, trompeur ; 7°. fourbe, 
méchante 

'L^viculus, a , um, volage , léger. 
LEviufculu! , a , um , un peu léger. 
Lev/Vjj , is , légèreté , inconfîance. 
Lnviter , légèrement, fupcrficiellemenc,' 

médiocrement. 
LEvidenfis , e, léger , clair , peu (erré ,• 

1". de vil prix. 
Livenna , œ, homme léger , évaporé. 

Binômes. 

Uvi-Vidus, a, um^Cajet à. manquer 
de foi. 

LEvi-Somnuî ^ a, um, qui s'éveille au 

moindre bruit. 
L^vi-Pes , dis , qui a le pied léger, 
Per-Lev/j ,e , fort léger. 

PER-LEvi;«r , très-légeremcnt , fort i h 
légère. 

V. 

De Lab , 

dérivés. 



^23 DlGTiONNAIR 

LAVer^ïfl, <r, EéefTe des larrons ; 2°. un 

plagiaire. 
L.^vernalis, e, qui concerne la Dceiïe 

des Yoleurs. 

2. l.A3arum, i, étendard , bannière, 
pavillon j mot à moi , ce qu'on 
tient élevé ; 2.°. nom du fameux 
étendard de Conflantin, mot dont 
on ignoroit l'origine. 

j.A-Lap^, tx , fouflet, coup fur la 
joi'.ç donné à main étendue. 

DiÎRivÉs Grecs. 
LALae-archéj, Receveur des péages, 
i. Astro-Lab«ot ,/■ , inftrumentpour 
prendre la hauteur des Aftres. 

3 . Syl-Lab^ , a , (ylLibe : mot à mot, 
lettres qu'on prend enfemble pour 
les prononcer à la lois. 

SYi-L/iBafim , fyllabe à fylbbe. 
SYL-LABicuj- , a , um, fyllabique. 
Syl-Labux, i, index d'un livre. 
McNfl-SYL-L.iBii^ , i » qui n'j qu'une 

fyllabe. 
Ei-Syl-Labw2 , i; 'Dis-SYL-Lf.uus, i, 

de deux (yllabes. 
Tai-S yl-Lab:;j ,a,um,de trois fyllabes , 

qui a crois fyllabes, 
Tetra-Syl-Labi^j , a , um , iz quatre 

fyllabes , qui a quatre fyllabes. 
hENDECA-SYL-LAB!CU5, a, ujh , dc onic 

fyllabes , qui concerne les vers cndéca- 
fyllabes. 
Hekoeca-Syl-Lab!;!-,;, endécafyliabe ; 
vers de onze fyllabes. 

4. LE}.:ma , tis , argument , titre 
d'une pièce de pocfie. 

AnA-LEMma , atis , inftrument de Gno- 
monique , propra à marquer le cours du 
Soleil. 



E ÉTYMOLOG. 924 

5. ÂcATA-Li.vJia , a , incomprchen- 
fibilité. 

AntI-Let/is , il , interceffion , interjec- 
tion ; lo. perception. 

Epi-Lep/7.i , œ , épileplîe , mal caduc , 
haut-mal. 

Meta-Lep/Ij , is , tranfpo/îtion , figure de 
Rhétorique. 

Iatra-Lep.'jz , a: , Médecin qui fe fert de 
friftions 5i d'ondions , ou dc remèdes 
topiques. 

lATRA-LiPHff , es , partie de la Médecine 
qui fc fert d'onftions , ou de remèdes 
topiques. 

SYL-Uffis , is , fiUepfc , figure de Rhé- 
torique, lorfque , fous un même régime, 
on joint dis pluriers avec un lîngulier. 

V I. 

L A B , chute. 
De Lab , élever , vint par oppofition 

Lknes, chute : d'où cette famille 

étendue. 

I . 
I . Labcs , is , chute de terre , grande 

ouverture dc terre , gouffre ; 

10. dedruélion , ruine; 3 °. tache, 

fiétriffure. 
Lk^ecula. , œ , petite tache, flétriflurc. 
LABofus, a, um, plein de taches. 
1. LABo,-are , branler, être ébranlé, 

vaciller , plier. 
LhSans , tis , qui tombe , chancelant , qui 

cft fur le penchant de fa ruine. 
LhBilis , e , qui tombe aifcment. 
h^nidus , a, um ; Laeo/ux ,a,um, glif- 

fant , où l'on rifque de tomber. 
LAE.i/fo ,-eTe ;LABafcor ,-fii ■> chanceler. 
3. LABor, eris , pfus fum , labi ^ 

tomber , glilTer, 



5>2r DE LA LAN 

l.ATfus , a , um , tombé. 

Lap/îu, ùs ; LiAtfio, enis, chute , écou- 

lement, 
Lap/ô ,-are , tomber (buvent. 

Binômes. 

hATie-Vacio , -ère , ébranler. 

LABe-faâiio , onis , ébranlement. 
LA2s-fr.clo ,-are , renverHir en cbrr^ilant. 
LAEf-FACfuj , a, um ; LABe-F Actauis y 

a, um, ébranlé. 
LAEî-FAcr«io, onis , ébranleraent, 
LAE;-FAc£ator, is , qui fecoue, qui fait 

tomber. 

Composes. 

Àt-Lknor, i, tomber, fe répandre, 

glifler. 

AL-LAP/ùy, ûf , gliiït-ment , chute. 

Co/-LABor,-i, tomber. 

CcL-LAEe-^o, être ébranlé, 
Coi.-hABe-fa6lo,-are ; Col-L ABefacicyere, 

faire branler , renverfer , brifer. 
Cni.-LAB.i/f9,îj,-ere,- CoL-LABf/coj-erf, 

branler , être prêt à tomber. 
Coï--LArfus ta, um , tombé ; 1°. pâmé , 

évanoui. 

Be-LABor, ï, tomber de deflus, fe 
laifler aller, avoir du penchant. 

Di-Labst, i , s'écouler, fe perdre en 
coulant , décheoir. 

Di-LABert^ , tis ^ijui tombe , qui fe dé- 
charge, 

Di-LAE;(fui' , a , um; Di-LABi/zj, e , qui 
tombe , qui dure peu , caduc , qui fe 
corrompt , qui dépérit. 

î-LABor ,-i, s'écouler , s'échapper en 
coulant; i". s'évarfouir. 

E-L\v fi , cni! , éva/îoii, 

Ë-Lap? , pu , ferpcnt qui fe glifTe. 
Îl-Lavokj-ï, (e gliiTer, fe couler 
dedans, s'inGuuer. 



GUE LA T. LAB pa^î 

iL-LAmlis , e, qui ne peut tomber. 
Ii-Lap/ùj-, ùs , écoulement, cours oiî 

partage des eaux ; z". entrée ; 3». chiite» 
ïi-L\iie-fa'5ius , a , um , qui n'a point été 

ébranlé , fans tache- 
iNTER-LABor , i y s'écouler entre, tomber 

entre. 

'"'er-Labo/-,-/, couler, fc glifTer dciïuS;^ 
à travers 5 20. alkr devant , pré- 
céder. 
Fam-Labot ,-' y pafîer , couler devant» 
Pro-Labop ,-i , tomber devant. 
Pro-Lap/7o, onis , chute. 
Pr.^« TER-LAEor , i , couler , pafTer outre ^ 
auprès, le long; z". s'effacer de l'elprit.; 

RE-LABor,-ï, retomber j remontée 

à /à fource. 
SuB-LABor,-/, couler par-defTous j 

1°. tomber en ruine, décheoir. 
SuB-LAp/àj , a, um , tombé iâns 

deifus deflbus, 
SuTiier-LABor,- i y couler deiTous ; 

1°. fe retirer fecrettemenc. 
TRANs-LABc/r,- 2, paÏÏ£r,coulcr au-delà, 
20. 

LvBricus, a, um, gliffant, où l'on 
tombe aifement 5 1°. qui écha-j- 
pe aifément j 3°. mobile , inconl- 
tant. 

LvBricum , f, le gliiïànt d'un chemin , de 
l'âge, 
LvBricè , peu fermement. 
LuBr/co ,-are , rendre gliifant. 

ÏL-LvuRJcans y tis, qui fe coule de-' 
dans doucement, en gliffanc ^ qui 
s'introduit en fe coulanr, 

VII. 

De Lae , î:,.i'n , large conj-Taer k. 



5>27 DÎCTIONNAIR 

main , vinrent des noms de plan- 
tes à grandes &: larges feuilles. 

LAvaikus j i , ? ofeille , patience : Gr. 
LATathum ,i, S Lafathos & Lapathon. 

l.Ai'pa, a, bardane. 
hATpaceus , Cl . um , de bardane. 
hi-ppago , inis , cfpéce de mouron , plante. 

VIII. 

LEP, Lièvre, 

Lepus , oris, eft le nom Latin du liè- 
vre. Les Etymologiftes ont très- 
bien vu que c'étoit le même mot 
que le Grec Lkcoos , qui défigne 
également le lièvre , &: où G eft 
fubftitué à P, par un cliangc- 
ment très - commun chez ces 
Peuples. Mais quelle fut l'ori- 
gine de ces mots chez les uns & 
chez les autres î c'eft ce dont on 
ne s'eft jamais mis en peine. Ajou- 
rons qu'en Orient, cet animal 
s'appelle Ar-NA^ah , mot dont 
Forigiae n'eft pas mieux connue; 
car on ne fauroit adopter ce qu'on 
a rcvc là-delTus : obfervons qu'ici 
Jr n'eft autre chofe que l'article 
M; & Eth h terminaifon fémi- 
nine : enforte que le vrai radical 
cft Naè, mot qui paroît de la 
même efpéce que Lal> ou it/us , 
par la CubUitution continuelle de 
N & de L. 

Le lièvre fe diftinguc entrç tous 
les autres animaux , par fa lèvre 
fupérieure fendue jufqu'aux nari- 
ues i d'oa eft venu le mot de Bec- 



E ÉTYMOLOG. 92$ 

de-lievre , pour dé/igner les lèvres 
fupcrieures lorfqu'elles font fen- 
dues chez les hommes comme dans 
les hèvres. 

On en aura donc dérivé le nom 
de cet animal, puifqueLAB,L AFP, 
eft le nom Perfan, Latin & Cel- 
tique des lèvres. Lagooj & Nab 
ne feront que des altérations de 
ce mot primitif: de-Ia vinrent ces 
mots Latins ; 
Lep«j, oris y lièvre ; 2*. poiftbn, qui 
reiïèmble au lézard; 3°. e(péce de 
crabe. 
Lteufcului , i , levreau , petit lièvre. 
Lt?orinus , a, uni, de lièvre. 
Liforarium , H , parc où l'on tient der 
lièvres. 

IX. 

LIERA, livre , poids. 

I. Li-era, ee, Uvre, poids d'une livre, 
mot à mot , ce qu'on pefe de la 
main; z", balance; ^o. contrepoids; 
4 niveau ; 5°. la balance, figne du 
Zodiaque. 
Lizella , œ , niveau ; t". monnoie d'argent 

de la valeur de l'as Romain. 
Lmralis , e , d'une livre , qui pcfc une 

livre. 
LiBri/ù , e, qui fertà lancer, à darder , 

à balancer. 
LiBn7e,iJ, balance, fléau d'une balance. 
hï-Ërilia , orum , machLies de guerre pouc 
lancer des pierres. 

Composés. 

Bi-LiBrd, a, poids de deux livres. 
Bi-LiBrij, m.f. he^n. de deux livres , 
qui pcfc deux livres. 



,29 D E L A L A N 

Sz-LiBra t œ > demi-livre. 

Tar-LiBr/x , m.f. bre-, n.de trois livres, 
qui pèfc trois livres , trois livres pefant , 
du poids de trois livres. 

2. LiBro,-are , tenir en équilibre , 
donner le contre-poids ; iq. nive- 
ler; 50. égaler ; 40. lancer ; 5°. pe- 
fer , examiner ; 6°, éprouver, 

hiwator , is , nivelcur ; 20, celui qui 
lance , canonnier. 

hiBratio , enis , raâion de mettre en 
équilibre ; 1°. balancement ; 5°, nivel- 
lement ; 4°. l'adion de lancer, 

; . LiBrari , être rufpcndu. 

LrBramen,!/îij, contre-poids; z". l'aâion 
de lancer. 

LiBramentum , i , contre-poids , nivelle- 
ment, équilibre. 

LiBri-Penj , dis , celui qui pefoit l'argent 
donné aux (bldats Romains , Fermier du 
poids public ; î". celui qui tenoit la 
livre de cuivre dans la cérémonie de la 
paflation du contrat de vente , appelle 
Mancipatio, 

hiBraria , ce , fèrvante qui donnoit la 
tâche aux autres domeiliques, 

hitrarius ,a,um, qui pèfe une livre. 

Composés. 

De-Li-Bero, -are, péfer, confulter, con- 
fidérer; 2.°. penfer ; 3°. conclure, 
réfoudre. 

Dï-LiBer«:io, onij , confultation , délibé- 
ration. 
Ds-LiBenzti/m , f , arrêté , réfolution, 
DE-LiBerarar, ij, qui confulte. 

BE-LiBerariVuj- , a , «m , fur quoi il y a à 
délibérer. 

Oriç. Lat, 



G U E L A T. L AB pjo 
X. 

LUCTA, 

Lutte, 

Ce mot cft un de ceux dont Torigine 
ctoit abfolument perdue , & qu'on 
croyoit introuvable : c'efl: qu'on 
l'cnvifâgeoit comme un mot fim- 
ple , & non comme un mot com- 
pofé. La lutte eft un combat oîi 
l'on n'employé d'autre arme que 
la main ; c'efl: précifément ce que 
fignifie ce mot dans la langue 
Celtique : il eft compofé de Laf^ 
Lau , Lu , main ; & de Cad , pro- 
noncé Ce J, puis CT , combat. 

Lau-ceda yAtytmi Lrf«c?(2,puis, 
Lu&at combat de la main. 

De-là cette Famille. 



Lvctamen , inn , r lutter. 
Lvctario , onis , 3 



aAîon de 



L 
L 

Lr-CTo ,-are; Lucfor,-arf, lutter, s'exer- 
cer à la lutte ; i». tâcher , fe débattre ; 
3°. difputer. 

hvctatus , ils , effort. 

hvctator , is , lutteur , quî Ce débat. 

Juvctatorius , a , um , qui concerne la 
lutte ou les lutteurs. 

Composés. 

CoL-Lv-czor,-ari, lutter, difputer en- 
femble. 

CoL-Lucfaffo , onis , effort , réfiflancc , 
difpute , démêlé. 

DE-Lucro ,-are; DE-Lucror ,-ari , lutter, 
combattre. 

E-Lvctahliiym,/. U^n, qu'en a peine 
N n n 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



S)3i 

furmonter, dont on ne peutaifc- 
ment venir à bout. 

E-Lvctjns , tîs , omn. gen. qui fait efFort , 

qui s'efforce , qui tâche à furmonter. 
E-Lucwr , aris , dus fum , ari , fortir 

avec effort; i". fc tirer avec peine , fc 

dépêtrer , furmonter avec difficulté , 

venir mal-aifément à bout. 
Jt-hvctans , tis , ojnn. gen. qui réfifle 

contre , qui s'oppofe. 
Ih-Lvctor , aris , citas fum, ari, s'oppofcr 

à , réfffter , fe roidir contre. 
lNE-LtiCfaii7/j , 7«. /, Is , n, infurmon- 

tablc , invincible; i". Inévitable. 

03-Lvciandus i a, um, à qui il faut 
tenir têre , s'oppofer , réfifter. 

Oî.-L,vctans , lis, omn, gen. qui réfifle , 

qui s'oppofe , qui tient tête. 
Os-Lucaft/j, a , um , qui a ré/îfté , qui a 

lutté , qui a combattu. 
Oe-Lvcrarus morti, qui a lutté , combattu 

contre la mort : p.xrt. de 
Os-Lucfor , aris , arur fum ■, ari , lutter 

contre, ré/îiler , s'oppofer, tenir tête , 

faire effort contre. 

Ks-Lvctans , lis f réfirtant, qui ré- 

fifte , qui fait eflorc contre. 

Rfi-LuctarJo , onis , ré/îftancc , effort 
contre. 

RE-Lucr jfw ,a,um, participe de 
Re-Luc«o , as , avi , atum , are ; 8c 
Rt-Lvctor , aris , atus fum , ari , ré/îfler , 
faire ré/iûance ou effort contre , répu- 
gner. 

XI. 

L A B j Lèvre, 

De Lab , prendre , faifir , vint la Fa- 
mille Lab , Icvre, efpéce de main 
qui ferc également à prendre, a 
r^fir : de-là cette Famille Latine : 



S)32 



I. Labj«/«, a, 1 lèvre, lippe, babî- 
LAB/d,<E, > ne ; i°. bord de 
Lae/"«w,2, 3 quelque chofe que 
ce foit , comme les lèvres foni 
les bords de la bouclie ; 5 ", baf- 
fin d'une fontaine, cuvette, bai- 
gnoire ; mais dans ce troifieme 
fens , il vient de Lav , Lab, la- 
ver, baigner. 

LABrofus, a , um; hABÏofus, a , uv, , dont 
les bords s'élèvent en forme de lèvres , 
qui a de groffes lèvres, ou de grands 
rebords. 

Labsé), ij,Lip;)u,quîade groffes lèvres. 

LABe//wm, i, petite lèvre ; 1". cuvette. 

1. La-rJo. , a , fuceur , fuceufe ; on 

fuce avec les lèvres. 
"Lk-Ëdace , es , fuçage , l'adlon de fucer. 
hAMLero,-are; LAMBiro ,-ari? , lappcr , 
boire comme un chien : c'cft Lab nafalè, 

5 , Lambo , is j i, ère , fucer ; i°. ar- 
rofer les bords; i°. eftleurer, tou- 
cher légèrement des lèvres , lécher. 

Composes. 

AiLAMBOj-ere , lécher , effleurer des 

lèvres. 

Circum-Lambo ,-ere, lécher tout auteur, 

De-Lameo ,-ere , lécher. 

Prje Lambo ,-ere, lécher le premier , 

faire l'effai de l'extrémité des lèvres, 
C( L LABeWo ,-are , baifer amoureufèr 

ment, fe careffer comme les oifeaux > 

bec -à bec. 
SuB-LABro , are , lucer, 

i», 

Liu^us , i , mot qui fignifie bord , 
comme Laiium , la bordure , k 



9n DE L A L AN 

frange , la broderie , le rour de 
chaque chofe ; ainfi que les lèvres 
font la bordure ou la frange de la 
bouche. 



GUE LA T. LAB 



PH 



LiMB.zti/i , a, um , brodé tout autour , 

bordé. 
LiMBiZfor , oris, 

LiMBC 
LiMl 



iBator , oris, ^ 
JBolarius , ;;,V ^^'"' 
iBuLrius , il,)) t.°" 



qui brode ou 
borde quelque chofe. 



3 



\.no,-are , effleurer , goûter, tarer lé- 
gèrement des lèvres; 10. faire obla- 
tiou , libation, des efiufions à l'hon- 
neur de la Divinité. 

LiBuy,i , & LiBwm , i ; 'Li'&acuncuhs , i , 
gâteau fait de farine , de miel & d'huile 
qu'on ofFroit aux Dieux. 

LiBirius , a , Pâtiflîer , qui fait des gâ- 
teaux. 

LiB^me/! , is;LiBamentum,ii LiBatfo, ù, 
libation , eftuiîon. 

LiBiVo,-ar<r, goûter ,e(Tayerj 2o. faire 
des libations ; jo. fûre obbcion. 

Lizidna , œ , libations funéraires , oiFran- 
des faites aux mons ; i°. DécfTe des 
libations funéraires ; 3°. le cercueil ou 
tombeau fur lequel on faifoit des liba- 
tions ; 4°. méiierd'enterrcur, de ceux 
qui faifoicnt les libations funéraires ; 5°, 
le mort , celui à qui on a fait les liba- 
tions, 

Liïiitinarius , ii , celui qui fournilToit les 
chofes néceiïaires pour les funérailles , 
Juré-Crieur. 

LiKidnenfis , e, funéraire , qui concerne 
les offrandes & les libations qu'on failbit 
aux morts. 

LïBeum , i; LiBaiorium, ii , vafc facrc 
pour faire les Hbations. 

C « M p o s É s. 

De-Libo, - are , goûter des lèvres , 



entamer ; iP. diminuer ; 3°. cueiN 
lir. 
De LiB.'îfio , is ; DE-LiBamennim , i , 

épanchcment de liqueur, libation , eiïai , 

l'aflion de goûter ,• 1°. portion d'une 

fucceffion , qui n'excède pas le dixième 

du total. 
DE-LiBflfar, is , qui choifît , qui ciïaye , 

qui éprouve. 
DE-LrBiirorium , ii , lieu propre à faire 

des libations. 
iNDE-LiB.ituy, aium ; iL-LiBifus', .t, um , 

à quoi l'on n'a pas touché , entier ,fain, 

qui n'ell point gâté , pur, 
E-LiBatio , onis , libation. 

PR^-LiBo,-are, goûter d'avance, cfTaycr 
le premier. 

LoB«j, j , bout de l'oreille, par où on 

la prend. 
Vf.o-Lonus , i , -i l'anfe, le bout de 
Pro-Lob/w/w, i, 5 quelque choie, 
par où on la ùàùt: de Lab, 
prendre. 

De Lab , Icvre, &dc Kvscus, rude * 

âpre , vint cette Famille: 
LAB-Rusca, a , vigne fauvage , 2°. 
lambrufque , fruit de cette vigne. 

Lab-r.uscu/?î, i , fruit delà vigne (auvagc. 

LAB-R.usci//um , i , petite vigne, 

Lab Rusfo/uj , « , um , rempli de vigne 

fauvage. 
LAB-Ruscerum,i,lieuoùiIy a de la vigne 

fauvage. 

L A C , L A Q , 

Lacets , piège. 

De L dcfignant les bras , la main ; 
Nnnij 



P5f DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. p^ë 



vint le radical Laq , qui prend , qui 
faifit; nom des pièges, des lacets , de 
tout ce qui lert à attraper, à ilùfîr. 
De-là rOr. ~Î2S> LaKaD, faifir, 
furprendre. 
Et ces familles Latines: 

I. 

Lac, Lacet ^ Picge. 

t-AQa£aj,ei,lac, lacet, picge , pan- 
neau. 

LAQ;;fjror, is, celui qui jette aux fuyards 
une corde à noeud coulant pour les ar- 
rêter. 

hAQ,ueatus , a, um f attaché avec des cor- 
des , étranglé. 

Laquco y'ure , attacher arec des cor- 
des , étrangler. 

Composes. 

iL-LAQWeo y- are , lier , prendre dans 
des filets. 
iL-LAQueatiu , onis , l'aiftion de prendre 

ou d'être pris dans des filets. 
Ii-LAQuïiiror j ij , qui embarraffe dans 

dec filets. 
ïn-LAQueatuj , « , um , oïlacc , pris dans 
des filets. 

Ab-Laq««o ,-ere, déchaulTer un arbre. 
As-LAQue^ria , is , déchaulTemcnt des 
aibfcs , des yignes. 

II. 

Lac , attirer , enlacer. 

Lac/o , is , ère , tromper , tendre des 

pièges. 
Ai-Lici(J , is , xi , Uâlum , cere ; Al-Lic«- 
Fario ,-er«, amorcer, charmer , attirer , 
gagner. 
Ai.-L£ctatio , is f cajolerie , amorce > 
am: • 



arum, } charmes , volup» 
: , ii , 5 tés , attraits. 



Al-Lecco ,-iire , amorcer. 

AL-L'Ector , is , qui attire ; i°. oifeau qui 

fcrt d'apeau pour attirer les autres, 
At-LEcti/f , a, unit attiré , invité. 

De-Lic/^ , arum^ 

DE-LlCi«OT ; 

DE-Licio/is , arum. , petits délices , cn- 

chantcmens. 
'Di-'Licatus , a, um , fcduit par les plàî- 

firs , voluptueux ; i". délicieux , qui fé- 

duit ; ji^. qui a du goût , de la finefle 

pour réduire , délicat. 
DE-Licafè , délicicufêment , voluptueu* 

fement. 
De- LECto ,-ar: , charmer , amufer , enr 

lacer; 
Dt-Ltctamentum , i ; De-Lecf atfo , onis » 

plaifîr , jeu , dirertifTement , ce qut 

charme & enchaînc.^ 
E-L^ceira, arum, amorces, char-» 

mes , lacs, appas. 
E-h^cio ,-ere f attirer , évoquer. 
E-L, dus, ii , qui attire , qui charme. 

Il-Lic/o ,-ere , gagner , tromper par 
des careflcs. 

lL-Lrczi/7n , ii , It-Ltctamentum ,î attraits? 

Ih-LEcebra , œ, It-Ltctatio , ^ char- 

lL-LEcehrano,onis,ïh-Lsctus,ùs,^ mes , 
allcchcmens. 

It-LEcehrator , oris t qui attire , qui char-j 
me , féduifant. 

IL-L^cebrofus y a y um y attirant , plein 
d*att»aîts. 

Ii.-Ltcehrosè y d'une manière engageante. 

Il-Lex , cis , attrait , charme ; z°, char- 
mant , léduifant. 

lND£-LEc/(irKj , qui n'a pas été chaf"* 

me. 
In-Licfo ,-iTe y attirer , faire tomber dans 
des lacs. 
lv-Licium,ii, l'adion défaire venir le 
peuple dans une affèmblée , de le icduire* 



DE LA LANGUE LAT. LAC '93^ 

5: moral ; i*>. régie , modelé > 



Pel-Lac/iï , (C , fourberie , tromperie. 

Pel-L.\x , cis , trompeur, 
PEt-LKCto ,-are , exciter , cniauvoir. 
PEL-Licjtio , onis , cajolerie , l'adion 

d'eiijolJer. 
PEL-Licifor , oris , caJoUciir , féduiSeur. 
VtL-hicio y-ere , attirer par flatterie , 

attraper ,. tromper. 
PER-Lïceira , en , attraits. 
PER-LECt(},-.îre; PFR-Licio, -ère, attirer, 

réduire à force de carefTes. 
pR.o-Lici(5 ,-ere , attirer. 

CoN -DE-LEc/or , aris', atusfum, pren- 
dre plaiHr à. 

C^-Lictamen , inis , n. , Ce 
Os-Lictamentu.'7i,i,n.d\vei:ùiTement, 
palTe-temps , récréation. 

OB-LECtaneus , ci.,um, qui caufe du pîai- 
fîr , qui donne du diveriifTement , qui 
divertit. 
OB-Lncfatio , onis , voye\ Oblcflameti. 
Os-LECtator , oris ; trix, icis , qui diver- 
tit, qui donne du plaifir. 
Ob-Lecm , as , avi , atum , are , & 
Os-LEaor, aris, atus fum , ari.divertir , 
caufer du plaifir , donner du divertiiïe- 
fnent , recréer, réjouir. 
iN-Os-LEctor i.aris , ari , prendre plai- 
fir â;. 
VB.o-Ltciil'ïUs f m. f. h , n. is , at- 
trayant , qui peut attirer. 

Pro-Lecm , as , avi , atum , are , attirer 
par la flatterie , charmer par de belles 
paroles , gagner par des promeiïcs. 

St3B-Lec£o , as y afi , atum , are , fe jouer , 
fe moquer de quelqu'un en lui faifant 
des carefTes. 

III. Lieny 

j°. Loi. 



î*^. condition qui lie. 

î^tG-.ilis , e , de la loi , qni concerne la loi,' 
hiauleius , i, qui étudie le Droit. 
Ltciiimus , a , um , légitime , fuivant le 
droit ; m. -d - m. trcs-confotrac à la loi, 
LEcitimê , félon les loix. 

Binômes. 

,Lv.Gi-¥er,a.^ um, qui donne des loix ; 

de Fera. 

Lici-Rupa , œ ; LEai-Rupin , onis , înfrac» 
tcur de loix : de Ruf , rompre. 

Licis-Laior , is , qui fait des loix r 
de Lat , porter. 

C O M POSES. 

Ex-Lex, egisy qui cfl: ou qui vit (ans 
loi , qui ne luit ou qui n'a aucune 
loi. 
U-Lex , egisi omn. gen. qui vit fans loi, 
i". Lier. 

LiGo,-<zr^, lier, bander. 
LiG.itio , onis , ~> 

Ligatura, c^ y ( Hen , bandage. 

L,icamen., mis , C *> 

hicamentum , i , 3 

LiGu/a , « , courroie , cordon ; i», cuiller 
à long manche, fpatule, cuillerée , lan- 
guette , ccumoire , lame d'épée étroite, 
épiglotte. 

Lictor, is f LideurjHuifller, Bedeau. 
Lictorius , a , uw , de lifteur. 

C®MPOSÉS. 

AL-LiGo,-tfrf , lier, attacher à quel- 
que chofe ; 2°. obliger, engager; 
3 •, cmbralTer, 



AL-LiG.7ff>r , ;t , celui qui attacha;, i^. 

tEx , gis f loi , droit écrit ; lien civil |, celui qui oblig.c. 



$39 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



940 



Ai.-LrG.Tfzo, onis ; AL-Licatiira , œ, lien , 
bandage ; 20. liaifon , unien ; 3°. enga- 
gement , obligation. 

Ad-Al-Lig9 , as , avi , atum , are , lier , 
attacher à quelque chofe. 

Ciaci'M-LiGO , as , avi y anim , are, lier 
autour. 

CoL-LiGo,-fl/£ , lier 5 joindre, attaclier 

enfenible. 
CoL-Licatio , onis , lien , union, enchaî- 
nement. 

ÏL-L\Ga:io, onis, l'aftion de lier» 

d'attacher à. 

ÏL-LiG.iruj, a , iim , part, de 

Il-Ligo , as , avi , a!um , are , lier , en- 
gager , entrclafTer , attacher , nouer , 
entortiller. 

CB-Licam£Titum , i, F. Obligario. 

OB-LiGiinj , tis , omn. gen. engageant , 
qui oblige , qui engage. 

OB-LiGatio , onis , obligation , engage- 
ment. 

Os-LiGaffo linguœ , empêchement i.i la 
langue , qui rend bègue. 

OB-Licafwj- , a , um , ]}.2rnc, de 

Ob-Ligo, as , aii, atum, are , lier tout 
autour ; 1°. engager, obliger ; 3». vouer. 
gPrR-Lioafuj, a , um , partie, de 
P1.R-L1GO, as, are f lier ou ferrer 
étroitement. 

l'K.t-Licatus , a , um , partie, de 

Pp.^-Ligo , as , avi , atum , are , lier par- 
dtvant ou auparavant. 

RE-LiGtz/io, onis, i'adion de lier, 

d'attacher. 

RE-LiGûrw , a , um,part. de Religo. 
}\E-Licatusfomno , accablé d'un profond 

Ibmmeil, fort afloupî , endormi. 
Re-Ligi) , as , avi , atum , are , lier , relier , 

auacher. 



'lR.RE-Licaiiis , a, um , délié , épars. 

SuB-Licaculum , i , Se SuB-Lioar , aris , 
caleçon , trouiïe , culotte , & tout ce qui 
fcrt à couvrir le même endroit du corps. 

SuB-LiGO , as , an' > atum , are , lier par- 
defTous. 

Super-Al-Ligo , as , avi , atum , are , 
lier ou attacher par-delTus à. 

Super-Il-Ligo , as , avi , atum. , are, atta- 
cher ou lier par-deiïus. 

3°. Religion. 

Re-Lig/o , onis , Religion , culte 
qu'on rend à la Divinité; 10. dévo- 
tion , piété ; 50, confcience ; mot- 
à-mot , lien fupcrieur , plus par- 
fait ; loi par excellence. 

RE-LiGer!j , tis , omn. gen. pieux, dévot. 

Rf-LiG/uJe, iàu'fsii'.è , adv. pieufement, 
religieusement , avec dévotion , dévo- 
tieufemcnt ; 1". fcrupuleufement. 

RE'Lic:.]fuas , aiis , attache à la religion, 
culte religieux. 

Re Liaiofus , a, um , ior , ijjlmus , reli- 
gieux , qui a de la religion , de la piété , 
de la dévotion; pieux, dévot , confcien- 
cicux ,• 1°. fcrupuleux, religieux jufqu'à 
la fupcrftition , fuperftitieux. 

Rel-Ligzo , onis , voye^ Religîo. 

NÉGATIFS. 

Iv.Kc-Licio , onis , irréligion. 
iRRE-LiG/ojè , avec irréligion , d'une 

manière impie. 

iRRE-Licio/zraj , aiis , roye^ Irrelligio. 
iKC^i-Liciofus , a,um, irréligieux, qui 

ell fans religion , impie, 

I V. 

LAC, Lâche. 

De Lac , lien , filec, vint par oppo- 
fuion la famille Celtique Lacc, 



9ii 



DE LA LANGUE LAT. LAC 



Lach f lâche , dans tous les (èns ; 
Jélié , parefTcfiix , nonchalant: : 
En Grec Lagg^o , être pareîfeux. 
LAcaros , lâche, affàide , dif- 
tendu. 
En Allemand Sch-LAx ; en Anglois 

S-LAcK , lâche , w^relTeux, 
Dc-là ces familles Latines 
I. 
T-tKccus , a,um, î flafque , lan- 
F-LAccidus,a, uin, )gui(Ianr, mou, 

fané , pendant , flétri, 
P-LACceo, es , ui , ère; F-iAccefcp , i.r , cui , 
fcere , languir , s'abattre , perdre fa 
force , fe faner, fe Hétrir. 

2. 

Laxus, a, um, Ikcke, reiÂché , dé- 
bandé ; x'^, ample, (pacieux , 
étendu. 

Laxo ,-are , élargir , prolonger , rendre 
plus fpacieux, relâcher, dégager , con- 
gédier. 

L.Kxius , a , le boyau colon , par oii on /e 
lâche, 

LAxarfo, ij ; L\x!tjs , is , élargifTement , 
vuide, efpace, largeur. 

L^xe: Laxuhi , au large , fpacieufèment. 

LAXj/renfu/n , i, relâche , récréation après 
le travail. 

Composés. 

CoN Laxo ,'are , élargir , relâcher, 
Re Lax<z/jo , onis , relâche. 

RF-LAxafor, oris , qui relâche. 

RiL\xatus y a t um , relâché ; z", qni a du 
relâche, 

Rt-LA.'-o , cr, avi , atum ^are , relâcher, 
élargir , dcflerrer , étendre ce qui eft 
irop ferré ; z", djnji:r du relâche. 



Re-Laxuj, a, um , relâché , lâche , qu» 
n'eft point ferré , dcfferré. 

50. 

Lach & Lang , 

langueur , relâchemenr. 
l.ACHaniJJo,-are , ) languir , être kiî- 

l.Acuaniiô^ arc,) guidant. 
Lauguco , es,ui, ère, manquer de 

force, de courage, être languiflànt, 

lâche , parelTeux, 

LANGue/co, -ère, perdre fa vigueur, s'af- 
foiblir, 

LANGuor, is, faibîefle , abattern-nt, perte 

de vigueur, molleirc , pareffe , manque 

de cflcur, 
LANGi/;V//f , a , um; LANr,-;;Vr//uc, 11, um, 

débile , foible , languiffant, lâche , mou, 

qui a perdu ^a rigueur. 
Lfttr.iiirlè , languiffamment , mollement.' 
L~îic,'n-Ficus , a , um , qui fait languir. 
'L\-KGue-Facio , ers , rendre languiiTant; 

Composes. 



LANciieo,-ere, 7 s'afîoiblir 
l-LAtiGuefco,-ere ,S languir, v 



9 
per- 



E-Lai 

E- 

dre fes forces. 

Ob-La>jgw , es , erf ; On-LAsduefco ,' 

is.,ere , languir , s'affoiblir. 
RE-LANGt/éo ,-fre ; RE-LANcue/ro ,-sre 

dcveni ■ hnguiiïant , s'abattre , s'amollir • 

1°. s'affbiblir , diminuer , perdre fes 

forces. 

LAC, LAZ, 

Dichirer. 

LAC, LAZ eft une Onomatopée qui 
peint le déchirement, l'aftion de 
déchirer, couper, tronquer ; d'où 
l'Oriental '^«n?, Lhaii, LALi^, 



S^3 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 

abattre, opprimer: 0'>T^Ï>^Di Me- 
hucifiim , cifeaux. 
Le Grec AA.K1;, Lakis y déchirure. 
AAKH , Lakc, précipice, ra- 
vine , Sec. 
Et ces fanùlles Latines. 
I. 



LAC£r , a , 2im , 7 tronqué , déchi- 
LAceruiy a, um , \ ré, démembre. 
LAcero ,-are , déchirer , déchiqueter , dé- 
labrer , brifer, 
hAdratio , onis , l'aftion de déchirer , 

craOure , démembrement. 
Lf.csrofus 1 a yunii couvert de haillons , 
de guenilles. 

Composes. 

Co-L-'Lkcero y-are , déchirer avec , eu- 
femble. 

De 'Lkcero ,-are; Tli-hKcero ,-cLre , déchi- 
rer ; z". ruiner, diffiper. 

Di-LAcsrjrio , onis , déchirement. 

SEMi-LACer ,a,um, à demi-déchiré. 

iL-LAceraHïn , m. f. le, n: qui ne peut 
être déchiré , qu'on ne peut déchirer, 

IL 

l.kcmo,-are, ~) déchirer, décou- 
:ino,-are, j per; 2^. difïïper, 



P44 

hAciniofus , c » um , iiviCé par parties ; 

i". plein de coupures. 
LAciniatim , par lambeaux, par parcelles. 
LAcinix , arum , efpcces de mamelles qui 

pendent du cou des chèvres. 

I I I. 



Lancwo, 



dcpenfer. 



"LAcinatîo , onis , déchirement , l'aftion de 

déchirer , de dépenfcr. 
hAcinator, is , qui déchire , qui met en 

pièces ; i'. didlpatcur, 
'LAcinid , <E 1 frange , bord ; 1°. bas d'une 

robe ; 3°. pan, lambeau ,- 4°« parcelle , 

peloton ; j'. robe. 
LAcinfo y-are , divifer par parcelles , par 

pelotons , diftribuer ; i». couvrir d'un 

pan d« Ta robe. 



I. Lacertkj, i, le bras, du coude 
au poignet , parce que là il efl: 
comme coupé en deux -, 2°. la 
force du poignet. 

t.LPLCo-Tomusy i, ligne droite pa* 
rallele à l'axe , depuis l'endroit où 
le rayon d'été coupe le méridien , 
jufqu'à celui où il coupe le rayon 
d'hiver; 10. ligne pour marquer 
les fignes dans l'analemme ; 5'. li- 
gne droite qui coupe une partie 
du cercfe méridien entre les tr»- 
piques. 

IV. 

De Lac , Lec, couper, fe formèrent 
ces mots: 

I. LACiuear , is , plancher, lambris, 

LACi^nar , is , plafond, lambris ; i°.cn- 
trevoux. 

1. Lhcuno ,-aTe , lambrlflcr , faire un plat- 
fond. 

Sub-Laqum , as , are, orner de plafonds, 
de lambris : i». plafonner. 

5. hicoy-onis , houe , hoyau. 

Liconi7,o ,-aTe , labourer avec la houe i 
bêcher. 

4 Lucanica , a , faucifTon. 

Lvcanicust a,um, friand, gourmand. 

LUX, 

Déboîter. 

De l'Or, îlV , i*{ , écarter , vînt cette 
Famille : 

Lvx0, 



P4f DELALANG 

Luxo,-tfr<;, déboîter , difloquer, dé- 
mettre , remuer , faire changer de 
face. 
Lvxiis , a,um; hvxatu! , a,um, démis, 
difloqué. 
Lvxatio , onis; Luxafura, ce, déboitement 
des jointures. 

E-Luxiifuj , a, um , part, de 
E-Luxo , as, avi, arum , are , déboîter , 
démettre , diflo;:iuer; i?. prendre une en- 
torfe. 

V. 

De Lac , déchirer , les Grecs firent 
LAnheo , partager, d'où vint: 

LAcne/Is , is , le fort ; z *'. nom d'une 
des Parques, celle qui diftribuoic 
les talens , & dccidoit du fort que 
chacun auroit. 

VI. 

LUCR, Gain, Lucre. 

Ici un A changé en O, enfuite enU, 
a dérouté les Etymologiftes : ils 
n'ont pu voir que ce mot tenoit 
au vieux verbe Grec LAKkco , Se 
LekAo , change au préfent en 
laAGKhanà , & qui fignifie obte- 
nir , gagner , avoir en partage, être 
loti. 

Et que tout ceci tient au radi- 
cal Lac , Loc , partage , portion, 
même famille que Lod , Lot , par 
le changement de C en D, & qui 
fignifie Lot, partage dans tous 
les fens. 

Lucra/K, i, gain , profit, ucilitc, 

Lvcellum, t, petit gain, 
Orig, Lat, 



U E L A T. L A D P45 

Lvcrofus , a , um , qui apporte du gain , 

avantageux. 

Lvcror ,-ari , gagner, tirer du profit. 
L-vcrativus , a , um :, Lvcr:-Fic:ibiUs , e , 

profitable , où il y a du gain. 
Lucri-Kif io ,-ere , gagner , tirer du profit. 
Lucrf-Fff uj ,a,um, qui apporte du profit. 
Lccri-f/ro ,-are , faire du gain, 
Lucri-F/o,-ierf , fe trouver du profit. 

Lvcrio , onis y î^iui cherche à ga- 
Lxrcri'Peta, a , S gner. 

LucTÏ-Fuga , (2 , qui fuit le gain , déflnté- 

reffé. 

hvcri-Cupido , inis , envie de gagner. 
SuPER-Liicrer , <iriï , aîus fum , crari , 

gagner par-defTus , gagner dg plus. 

LAD, 

déchirer , couper. 

Du Celte Lad, couper, tailler, dé- 
chirer, tuer, formé de La, mal- 
heur , triftefTe , vinrent 
Le Grec Laidtos , fâcheux, fmiftre. 

LAT^roo , nuire. 
Et plufieurs familles Latines, 

I, 

Lado , is , Jî , fum , dere , blefler , 
ofïènfer, faire un outrage , endom- 
mager , nuire. 
LiEsio , onis ; LiESura , « , offenfë , injure , 
blefTure. 

Composes. 

AL-LiDo,-ere, froifler, brifer, romr 
pre. 
Al-Lis;o , onis , froiflcment. 
CoL-LiDO , is ,JifJum , ère, ftoidèr 
l'un contre l'autre , frotter enfèlU; 
ble, battre contre. 

O oo 



^47 DICTÎONNAIR 

CoL-Lisu; , a , um , frotté rudement 

contre, fatigué. 
Cci-Lisio , onis ; Col-Lisuj , Û! , choc , 

frottement, rencontre. 
E-LiDO , is, Jî, fum , dere , brifer , 

écrafer,cairer,fi.-oi(rer; z°. exprimer, 

tirer en preflanr. 
E-Lisio , onis , fupprcffion d'une liqueur. 
lL-Li€Sw^, a, um , qui n'efl point bleiTé , 

fain & entier. 
Il-Lido ,-ere , heurter , froifTcr , rompre 

contre, 
Ii-Liswi , ùs , choc d'un corps poufTé 

contre un autre , coup , heurt. 
0-B-L/Evo,-ere , blener. 
Ob-Lido ,-Êre , étrangler , étouffer , écra- 

fer. 

OE-Lisui-, a,um , étranglé , écrafé. 
SuB-LiDO , is, -ère ,• frapper doucement 

par-delTous. 

I I. 

Lis, LiTWjune querelle, un combat, 
un démêlé ; procès , conteftacion , 
défordre. 
hiTigo ,-are , être en procès , quereller , 

difputer. 
Lnigium , ii , procès , débat , différend. 
LiTÏgiofas, a,u.m , qui aime les procès , 
chicaneur ; i°. touchant lequel on a 
procès, litigieux, 
Lirigator , is ; Lirigatrix , cis , plaideur, 
plaideufe. 

hnigatus , ùs ; LiTigado , onis , difpute , 
démêlé , combat. 

Composes. 

DE-Lixigo , are , fe difputer. 

ViTi-LiTi^o,-flrê , chicaner , harceler. 

Yni-l^ïrigator , is , i°. hargneux , que- 
relleur ; x". médifant , calomniateur ; 
30. procelfif. 



P48 



E ÉTYMOLOG. 
III. 

Lethkwz 

Letwot 

Letho,- are, tuer, faire mourir : LEjhd 

tus , tué, 
htTHalis , e y is , 
Liralis , e , 
LETH/'-fer , a , um 
LtThi-Jicus , a,um , 
L^rhaliter , mortellement , de manière 

à caufer la mort. 

IV. 



î > ' » ? f « ' 

. ' Ma mort , le trépas. 
t, j, ) 

, faire mourir '. Let 

1 mortel, quicaufc 
S la mort , qui fait 
' S mourir. 



L précédé de B & de C. 



10. 



B-Latw, « , cloporte,inrea:e qui en- 
tre dans les ruches; i^. mite, 
infedte qui ronge les livres & les 
écofïès. 



C-Lxves, is , ruine.mallieur; i°.car^ 
nage , maffacre. 
V. 

Rivage. 
De LiDO , brifer, vint : 



L\ius,ons, (1 j . 

> bord , rivase. 
Lntusf ons, y ° 

lATtoreus , a , um, •\ àe riv 
LiTtoraUs , e, > conce 

Lntorofus , a,um, J vage. 



de rivage , qui 
oncerne le ri- 



VI. 



1. Lnera, a, ? lettre, caradere de 
LiJtera, te , l l'alphabet-, i\ éeri- 



> a, ? le 

,te, i l'a 

ture, manière de former 
les lettres; 3 0. lettre. 



9i9 



DELA L ANG 



LiTterx , arum , lettre , miffivc ; i". pa- 
piers ; 5". écrits , ouvrages ; 4". Belles- 
Lettres , fciences. 

LiTterula , « , petite lettre, petit carac- 
tère ; 1°. billet ; 3". foibles études. 

Lirterdis , e, littéral, 

Lircerarius , a , um , qui concerne les 
Lettres, les Sciences. 

2. Lircera:us, a , um , lettré, doifte, 
lavant i 2<^. marqué de quelques 
lettres. 

LiT:srjfé , doélement , en habile homme , 
fçavaniment. 

LiTteritor ,Js , qui fait profedlon des 
Belles-Lettres. 

'LiTter.itio , onis , l'étude des Belles- 
Lettres. 

Lnteratura, œ , érudition , connoiiïance 
des Belles-Lettres ; i°. écriture, art de 
former les lettres; 3°. l'art de la Gram- 
maire. 

Composes, 

Az-LiTeratio , onis , Jeu de mots. 

Il-Lirteraruf , a , um , ignorant , fans 
étude , fans Beiks-Lettres , fans érudi- 
tion ; i", qui n'eft point écrit. 

LA G. 

De L , lettre linguale , fe forma en 
toute langue le nom de la langue , 
en Lac, Leg, Lig, & en le na- 
falanr, Ling, Lang , &c. 
De là CCS diverfes Familles. 
I. 
LiNGKd, «, langue; 1". langage J 
3°. éloquence ; 4°. langue de terre , 

cap. 
LiNeuJj , a, languette; 1». pince d'un 
levier; 50. bayonnette ; 4». cap, langue 
de terre; 5?. fpatulc. 



UELAT. LAG p^o 

hincuofus , a , um; LincuiX , is , grand 
parleur , babillard. 

LiNGUfîrii/m , ii , bâillon ; i". amende 
qu'on paye pour avoir mal parlé. 

Liuculatus , a, um , qui a une languette , 
une petite langue. 

L,\vculaca , a:, babillarde ; 1°. devinereiïe 
par le chant des oifeaux ; 3°. foie , li- 
mande , poiflbn ; 4°. forte de plante. 

Composes. 

Bi-Lingk/j, gue , qui paile deux Lin- 
gues; zo.double, diffimulc, fourbe, 
trompeur, menteur , afFronteur , 
qu'on trouve en deux paroles \ 
3°. qui a deux langues. 

y--ï^iKcuandus , a , um , à. qui il faut 
arracher la langue. 

E-LiHGuis, gue , qui n'a point de lan- 
gue , qui en a perdu Tudige , muet , 
qui ne peur parler, 

E-LiKGuo , as , avi , atum , are , arracher ,' 

ôter , couper la langue. 
Tri-LinguiV , m. f.gue , n. Se Tri-Lin- 

oaus , a , um , qui a trois langues. 

I I. 

LiGurîoy-ire , être friand, manger ce 
qu'il y a de plus délicat ; 1°. man- 
ger délicatement, toucher les vian- 
des avec propreté ; 3 °. manger 
avec avidité ; 4°. defirer avec ar- 
deur; 50. lécher. 

Licuritor , is , friand , qui lèche. 

Licuriùo , onis , friandifè , pafîîon 
pour les morceaux friands. 

Composes. 
AB-LiG«rio, ire, diflîper, dépenfèr, 
manger tout. 

O o o ij 



LoQuufio, onÎ!, ^ pailer , parole ; i». 
Locun'o , o/ifj , ^ la manière de par- 
LocutuSfûsy y 1er; 3°.expreiriûn, > 



^>i DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. jp^a 

I. 

LoQ?/or, em, quutus , ou cutusfiim, 
qui , parler , dire , difcourir, 

LoQuufio , onfi" , 

Le 

Le „ , . _ 

langage. 

Locutor , is, grand parleur. 

Locutorium , ii , parloir , grille. 

Locutulsius , ii , grand caufeur , babil- 
lard. 
Lociue/a , a , h parole , le langage ; 
x°, mot. 

LoquelarÏ! , e , qui concerne le langage, 

hoQ.uax , cis , grand caufeur, babillard. 

Lociiiacitas , is , caquet , abondance de 
paroles. 

LoQiMffrer , avec beaucoup de paroles. 

LoQuaru/uf ,a,um, petit babillard , petit 
caufeur. 

LoQuacifo rare , babiller , parler beau-; 
coup. 
LoQ,uicor,-ari , parier beaucoup. 

Looiientia , œ , difcours , parole. 

Co MPOSÉS. 



AE-Licun'n'o , onis , diflîpation de biens. 
OE-LjGur/o , ij , ivi , itum , ire , diflîper , 

dépenfer , confumer , manger en bonne 

chcre ou en débauclies. 
CB-LiGiiriforjOrijjdiiïipateur, débauché, 

qui dépenfc en bonne chete , qui con 

fume en débauches. 

III. 

LiNGO, is , xi, cium, ère, lécher, 

japper. 
LiNcruj, us, léchement,aftion deléchcr. 
Composés. 

De-Lingo, is, nxi, ncîum , gère, 
lécher. 

E-LiNGfl , il, ère , lécher, lapper. 
Si'e-Ling/o, cnis , lécheur, frippe-faufTc. 

IV. 
Noms de divers objets. 

1. LACH^72tt/7z , i, légume, hv^rbe 
potagère. Grec aaxaNov. 

l^\cHano ,-are , nourrir d'herbes. 
LïCANO-MANTia , œ , divination par le 
moyen d'un baffin. 

2. LAcanum , i , bignec , gauffre ; en 
Grec AAravcï. 

3. LAGea-Uva,eE, } ^ , ,. 

> lorte de raifin. 
LAoeos, 1, 3 

4. LANGK/d, a, petit plar : de Lkcena. 

5. Licujlicum , i , livcche , forte de 
plante potagère. 

hiouflrum , i > le troëne ou fà fleur. 

V. 

LOQ, parler. 

Du primitif Lïg , langue , parole , 
vinrent diverfes familles. 



AL-LoQwor,-j, parler à quelqu'un, 
adrefler la parole , difcourir j 
z". confoler. 
Ai-Locudo, onis; Ai.-LoQ.uium,ii , en- 
tretien , conférence. 

Ante-Lo^/k/tz , ii , ou 

Ai^Ti-LoQuium , ii , prologue, pré- 
face. 

CoL-LoQ«or,-/, parler, difcourir a\ec. 

CoL-Locut/o , onis; CoL-LoQuium , ii , 
conférence , entretien. 

CiRcuM-Loc«/io , onis , circotjocu- 

tion , périphrafe. 



pn 



DE LA LAN G 



E Locutto , onis, élocution , manière 
de s'exprimer , expcefïïon , énon- 
ciation. 

E-Lociifor, oris ; & E-Locutrix , icis , 
celui qui parle , qui porte la parole. 

E-Locu:orhis , a ,um, qui concerne l'élo- 
cution , &c. 

E-Locutoria Ars, la Rhétorique , Tart de 
parler , de bien dire. 

E-Locitus , a, um ,part. (i'E-Loquo~r. 

E-LoQ.uentia , « , Eloquence , le bien 
dire , bonne grâce à parler. 

E-hcQucnf , lis , omn.gen. tior, t'Jfimus , 
parlant , difcourant, qui s'exprime avec 
éloquence , qui s'énonce en beaux termes, 
qui parle éloquemment. 

E-l^c<i,u:nter , iàs ,tijjiinê 1 «A', éloquem- 
ment , avec éloquence , en beaux termes, 
en termes choifis , fleuris , éloquens. 

E-LoQuiu7! , a , n- difcours , entretien , 
paroles ; z°. éloquence , le bien dire ; 
jo. manière de s'exprimer. 

E-LoQni?r, eris , cutusfum , qui , parler , 
dire , difcourir , s'exprimer , s'expliquer , 
s'énoncer. 

Ex-LoQuor, eris, qui: voye\ E-Ioquor. 

ÏN-E-LoQue/îj , tis, omn.gen. qui n'efl 
fas éloquent. 

I.NTtR.-Loc««'o, onis, interlocution , 

ou lèntence préparatoire. 

■ ItjTER-LcQi/or, eris, cutus ou quutusfum, 
gui, interrompre ; i". rendre une Sen- 
tence interlocutoire. 

MuLTi-LoQua* , acif , omn. gen. voye\ 
Multi-loqw^. 

i\lrLTi-LoQu!i/m , îi , n. caquet, babil , 
long difcours, 

MuiTi-LoQi^uj , a , um , grand parleur , 
grand caufeur , babillard. 

OE-Loc«/io, o/j/i , l'acftion de contre- 
dire j 1°. reproche. 



UE LAT. LAG i?j^ 

Oc-Locufor , OTÏs , qui contredit ou qiii 
a parlé contre , qui a reproché. 
On-LoQuium , il , n. voje^ Ob-lociitio. 
OB-LoQuor , eris , cutus Juin , qui , con- 
tredire ; t". parler contre ; j». faire des 
reproches , dire du mal. 
QB-hoQ.uutor , i'ojej Ob-locutor. 
PcR-E-LoQ'./e/Jf , tis , omn. gen, Ijrt clo- 
quent. 

Per-Loq?/o;- j eris, qui , parler àluuce 
voix. 

PRjG-LociifUJ -, a , um , qui a parlé le 
premier, qui a avancé , qui a comaiencé 
à dire. 

PR/F,-LoQwor , eris, cufusfum . qui, dli'e 
par avance , commencer par dire ; t°. 
parler le premier. 

Pro-LoQ^zl'W , a, n. propofTtion com- 
plette , maxitïic , fentence , axiome , 
aphorifmc ; i". avant-propos, préface 
d'un livre. 

P«.o-LcQuor , eris , cutusfum , qui , dire 
ce qu'on penfe , exprimer fâ pcnfée , 
s'ouvrir. 

Re-Lcquop , eris , qui , reparler , recom- 
mencer â parler. 

VI. 

De Leg , langue , vint une autre 
famille défignant , i". les légumes 
ou plantes potagères agréables à la 
langue ; i°. l'aftion de les cueil- 
lir, de les amaiïer , le choi;; ; jo. la 
Icdure , une des opérations de la 
langue: autant de fignifications ex- 
primées par les mêmes mots. Delà : 

I. 

I . Lego , is ^'egi , hclum, gère , amaf- 
fer, cueillir; lO. trier, élire, choi- 
fir i 5^ attraper fuicjnenf ;■ .-o, jjre. 



/ 



^5y DICTIONNAÎR 

Ltcibilu , e , qu'on peut lire aifément , 

lifîble. 
Lioulus , il qui cueille les fruits. 

i. Li-Gurnen , inis, > tous les fruits 

LiGumeKium ,i, 'de la terre qui 
fe cueillent , fe ramafieiu 
de dilTus la terre; i°. lé- 
gumes , comme pois , 
lentilles, &c. 

LuGum'inofus , a, um , plein de légumes ; 
z". fait avec des légumes, 

L.zcLi;ninArius , ii , Grencticr , qui vend 
des légumes. 

3. Lec/kj, Ûs , choix, éledtion ; 
z°. élite, triage. 

Lictu! , a , um , choifî , remarquable , 

excellent. 
LECfor , is , Icdeur , qui lit. 
Lscté , avec choix , avec difcernement. 
LEC'fa , onis , choix , élite ; î°. leélurc , 

l'aétion de lire ; 3''. l'aélion de ramaiïer, 
'Liaiuncuh -, œ , courte ledure. 

4. Ltcturio,'ire , aimer la letflure , 
avoir envie de lire. 

LEC!o,-are , choifir ; z». cueillir; 3». 

lire. 
LECtiro ,-are , ramalTe; fouvent ; 1°. lire 

fouvent. 

5. LtG/o, onis , légion , régiment , 
mot-à-mot, colle£tion , grand af- 
fen.blage , ou gens d'élite , troupe 
choifie. 

LïGi'o.iariuy , a , um , légionnaire , de 
• légion. 
.LEoiu;icu;.r , (B , petite légion. 

Composés. 

Ai5-Lec;«j, a, um, agréable , char- 
mant. 



E ÈTYMOLOG. 



p;o 



AB-LiG}.ùna , orum , parties choifîes des 

entrailles pour offrir en facrifice. 
Ac-LECtux , a,um , choifi , élu. 
AD-Licf/,oru772, ceux qui de Chevaliers 

devenoient Sénateurs. 
Ad-Lecho, onis, cledion, pafiagc jafTo- 
ciation, 
Ah-Lï.ctio,-onis , choix, éledion. 
Al-Lego ,-?r«, choifir, alTocier, joindre, 
mettre au rang. 
Ah-Licrus, a, u;n , choi/î , élu. 
Ah-L-Ectus , f, un de ceux qui tenoicnt 
les regiftres des dépenfes publiques ; i°. 
celui qui étoit choili d'entre les Cheva- 
liers Romains pour remplir la place 
vacante au Sénat. 
CoL-LiGO ,- ère , amafler , alTembler , 
cueillir, trculfer ; 2'^. conclure, 
inférer. 

Coi-LïGiK/n , ii , fociétc , compagnie , 
affemblée , troupe de gens d'une même 
profefflon. 

CoL-LEGifl/iJ , e , de même compagnie , 
de même corps, 

Col-Lega , X , compagnon , confrère , 
alFocié. 

CoL-LEGarar/w , ii, légataire conjoin- 
tement avec un autre. 

Col-Lec«/k , i , cueillette , récolte. 

Col-Lecm,«, récolte, amas; i*. quête ;^ 
5". écot , contribution; 4°. affemblée ,' 
troupe; s''- coUefte , courte prière. 

Coi-LEctuJ , ûs , amas , réferve. 

Coi.-'L'ECtaneus, a,um, amaffé , raffemblé , 
recueilli. 

CoL-LEcno , onis , coUeûion , aflem- 
blage , recueil ; 2°. conclufion, 
conféquence ; 3 °. quête. 
Cot-LEctin'uî , a , um y ramaffé de côté 

Si. d'autre. 
Col-Lec.'jVuj , a, um , bon à recueillir ; 



^ ?7 D E L A L A K G 

ï°. qui ramaflè ; j». fait de rainas ; 4°. 
concluant. 
CoL-Lrcfor, is ; Coi-LECfrir, cis , qué- 
t.-ur , quêtcufc. 

DE-LiGo,-ere , choifîr, clïre. 
Di-LTCtus , a, um, choifi. 
Ds-LEcror, is , qui fait des recrues. 
DE-Lncfuj , ûj , élite , triage ; 1". diffé- 
rence; 1°. levée de troupes. 

Di-LiGo , ère , aimer, vouloir du bien ; 
1°. choifir, élire. 
Di-Lscfuj , a , um, aimé , élu. 
Di-LEctuj, Cls , choir. , élite. 
Di-LECfi?r , is , amant. 
Di-LECfa,«, tourterelle j oifeau. 
Di-LiGens , [is , actentif, foigneux , 
aiïîda. 

îii-LiGentia , a , foin , exadltude ; î°. 
fidélité , attachement ; }°. choix , dif- 
cernement, épargne. 

Di-LiGe77ter , foigneufement , régulière- 
ment ; z°. avec choix , purement, 

îti-Di'LiGens,tis , négligenr. 

l-i-Di-hicenter , adv. négligemment ,■ 
nonchalamment , fans foin. 

iN-Di-LxGe^a'j , « , négligence , noncha- 
lance , peu de foin , inapplication , 
pareffè. 

Per Di-LiGe/25, tis , omn, gen. fort di- 
ligent , très-foigneux , fore exad. 

PtR-Di-LiGf/zfer ,a(f»'. fort diligemment, 
très-foigneufement , avec bien de l'exac- 
titude , avec beaucoup de diligence ou 
de foin. 

E-LEGa«J,/ij, omn, gen. comp, ior ^ 
fup. ijfimus y élégant, poli, agréa- 
ble, bien tourné ; 1°. fin, délicat, de 
bon goût; 5°. galant,bien raisjajuf- 
tc , propre , brave , enjoué. 



U £ LA T. L A <?;S 

^-Lic.infcr , adv. avec élégance , &c. 
voye^ E-ïegantia. 
E-Ltoaniia , a , élégance , délicatefTe i 
politelfe , juftefle, propreté , bonne grâce, 
air galant , manière élégante. 
In-E Lvcan! , tis , omn. gen. qui n'c-(î 
point élégant , peu poli, fade , infipidc , 
mal fait , mal tourné , qui efl fans grâce 
eu privé d'agrémens. 
Iti-E-Ltcanter , adv. fans élégance , uns 
grâce , fans jufleiïe , fans politefle , fans 
agrément , d'une manière peu polie , 
fade ou in/îpide, 

E-LEcri , ady. avec cfioix , avec dlf^ 
cernement. 

E-LEcn7fj, m.f. le, n. choi(î , trié. 
E-LEcrio , onis , éledion , choix , élite. 
E-LEcfo , as , avi, atum , are , attirer ^ 

gagner par careffes; 1°. attraper, leur- 

rer , tromper à force de flatter. 
E-LECf or , oris ; E-LECfn\", Icis , qui élit ^ 

qui choifit , qui fait choix ; iO.Eledcur, 

Eledrice, 
E-Lecwt, a,um , partie. d'E-Hgo^ 
E-Ltcti]fimus vir y homme d'un mérttrf 

rare , diftingué. 
E-LEctus , ùs , voje\ E-Iectzt). 
Il-Lecwj- , a, um , qu'on n'a point lu. 
iNTER-LECfio, onis, lefture entre. 
Inter Lego , is legi , leBum , ère , cueillie 

par-ci , par-là. 

MoRi-LEG«/«.f , i, m. pêcheur du 
poiiïon pourpre. 

Per-Lego , is , legi, kcium , gert, lire 
entièrement. 

PRiE-LECf/o , onis , explication de ce 

qu'on enfeigne , leçon qu'on expliqiie. 
PRî-LECfor , oris , qui fait des leçons 

publiques. 
pR^-LECfw , a , um , choifi avec foin ; 

1°. qui a été expliqué en fdifmt des 

leçons» 



Jijî? DICTIGNNAIR 

VRjs.-LiGendus , a,iim, qu'on doit expli- 
quer , dont on doit donner l'explication 
en faifant des leçons publiques. 

Pr^-Lego , is , legi , leElum , gère , expli- 
quer dans une Icqon publique ; 2°. par- 
courir , f aiTcr au long. 

\?Ko-L^s.Gomena , orum, n. Prolégo- 
mènes , Préfoce , avant - propos , 
difcours préliminaire , traité pré- 
paratif. 
Pa./E-LlG(i;!euj , d , um , qui fc fait du 
premier fruit cueilli. 
PR^-LiGaneum v'mum. , vin fait avec les 
railTns les plus mûrs , 8: qu'on a cueillis 
les premiers, 
Recol-Lec;w , a , uni , part, de 
Recol-Ligo , is , legi , kclum , gère , 

ramafler , recueillir , raflembkr. 
Ri-LEcrw, a, um , partie, de Re-lego , 
gîs. 

Re-Lego , is , legi , leâlum , gère , relire, 
lire une féconde fois ; 1°. recueillir , 
ramafler. 

Pvetro-Lego , is , ère , relâcher à ; 1°. 
dériver , aller à la dérive. 

StLicta,orum, n. plur. coUcdion , 
recueils. 
SE-LEcrio > onis , choix , élite , l'aftion 

de trier, triage. . 
SE-LECtor , eris , qui choifit , qui fait 

choix , qui trie. 
Se-Lecw^ , a.,um, part, de Se-ligo. 
Se-Lec:: DU ou Judices , Grands Sei- 
gneurs , principaux Magiflrats chez les 

Romains. 
Se-Lecî; , crum , les vingt grands Dieux ; 

z°, les Chevaliers Romains. 
Se-Lico , is , legi , leéium , gère , trier , 

faire un triage , choi/îr , élire , mettre 

? part. 
Se-Ltci ,jirét. de Se-ligo, 



ETYMOLOG. 



p5o 



SuB-LsGO , is , legi , leSiam , légère ^ 
cueillir , recueillir , ramaffer à la déro- 
bée ; 1". dérober adroitement, finement ; 
30. élire , choifir , fubftituer , fubroger 
à la place ; 4°. lire en pafTant , à la 
dérobée. 

TranS-Leoo , is , legi , leSium , gère , 
lire tout d'un bout à l'autre , entière- 
ment. 

VII. 

L E C T , Lit. 

De Lego .cueillir, vint le Grec Le- 
nko , mettre au lit , faire dormir ; 
LiKhomai. fe coucher , être au lit ; 
LtKkos, ôc LiKTra , lit. 

Les premiers lit fe faifoient avec 
des plantes propres à cela. 
De-là cette famille Latine. 
I • Lec/«j , / , lit. 
Li.ctulus , i, petit lit. 
'LEctula , « , couchette, 
hEciualis , e , de lit , qui concerne le lit ; 
1°. qui retient au lit ; 3". alité. 

2. LEc/iVtf, a , litière , chaife à por-. 

teurs. 
Lfcticula , a , paillaiTc. 
LECtirariuJ , ii , porteur de chalfes. 
LEcticarioia , «, gourgandine. 

j. LEc/i-STERNia/72, /7; 1''. l'endroit 
où l'on fe couche ; de Sterno , éten- 
dre; z°. cérémonie fàcrée , où l'on 
mettoit dans les Temples , autour 
d'une table bien fervie , & (ur de 
petits lits avec leurs couffins , les 
images des Dieux. 

LEca-STERNi^/or, w, celui qui avoir 
foin de faire des lits, 

y III, 



$6i DELALANG 

VII. 

Familles Greco-Latines. 
I". En LEX. 

i.Lexïs f eos f mot, exprefïïon. 

Lexicon , is , gloflairc , vocabulaire. 
Atirï-Ltxis y is , contumace, faute de 

répondre en Juflicc. 
PERi-LExij , is , circonlocution , détour 

de paroles. 

a. Ana-Lec/^, <E , m.f. qui ramafle, 
ou qui deflerc les reftes d'un repas ; 
qui balaye ce qui eft tombé fous 
la rable ; z°. celui qui ayant beau- 
coup lu , a beaucoup retenu , & fait 
plulieurs recueils. 
ANA-LEcffl , (Tum, colledions,fragmens, 
ramas, recueil; %°. rcfles d'un repas 
qui demeurent fur les afficttes , ou qui 
tombent deiïbus la table. 
AnA-LEcnV , lils , couffinct propre à 
garnir une épaule , pour la faire paroître 
auffi haute que l'autre. 
Apolecti, orum , le Confeil de l'Etolie, 
^,T>\ALiciica , (Z,f. 
DiA-Liaica, orum,n.flur. fc 
BiA-Lictice, es ,/. Dialedique, Lo- 
gique, l'Art de raifonner. 

DiA-LEct»fè,à la manière des Dialedi- 

ciens , félon les régies de la Dialeâique. 
DiA-LEcrifw, i, Dialefticien , Logicien, 
DiA-LEcn'fw, a, um , de Dialeâique , 

qui concerne l'art de raifonner. 
DiA-Lscrux, i, /. dialede, tour ou manière 

de s'exprimer dans une langue difFérem- 

ment des autres. 

4. Di-LEM-TOd//j,dilemme, Cotte d'ar- 
gument. 

5. ÀL-LEGoria, <e, allégorie, emblè- 
me. 

Orig. Lat, 



UE LAT. LAG 961 

a. VARA-CoL-LEcticum, i , pinceau ' 
éponge. 

HvPFR.-CATa-LEcrur , a um, ^î a une 
fyilabe de trop, 

z^. En LOG. 

I . Loci, orum , contes, clianfôns, ba- 
gatelles. 

Lccifmus , i , calcul , compte. 

hocijfa , œ , Calculateur ; i". Prifcur ; 

}". Expert; 4°. Tréforier ; 5». Commit 

faire des guerres. 
Log;o/i, ii, oracle en profe, 

i. Locica, «, } Art de difcourir ]\iC- 

Locice,es, S te , Dialedique , 

Logique. 

LoGifux, a, um , qui concerne la Logique. 
LoGifj, orum , difputes raifonnées. 

5.LoG*K/n, i, lieu du Théâtre où 

étoit placé le chœur. 

Locarium , i , petit journal ; livre de 
ccmpte. 

Binômes. 

LoG-Arithmus , i , nombre qui étant 
joint avec un autre proportionnel, 
garde toujours avec lui une diffé- 
rence égale. 

Loc-lsT oricus , i y recueil de traits 

hiftoriques, fentences & bons mots. 

LiOctJîerium , ii, bureau de Tréforier- 

payeur ; z°. école d'Arithmétique ; 

30. revue de Commiflàire de troupes. 

LoQijUceyeSy le raifonnement ; z°. 

Arithmétique. 
Logo- Dtedalus , i, Sophifte ; i* 

beau parleur; 3 '. qui conte agréa. 

blement. 
LoGO-GraphuSf i , Greffier , Avocat , 
Ppp 



^63 DICTIONNAIRE ETYMOLOG. 

Procureur , teneur de livres. 
Logo-Gkiv/ius , i j Enigme , Logo 
griphe. 

C O M P G s e' s. 



A-Locia ,a, état d'un homme à qui 
la raifon manque; i°. fûttilejfetukc; 
3°. difpenlê de rendre compte. 

AMPHiBO-LoGid, œ, amphibologie. 

AnA-Locf.z , ce, analogie, pri portion, 
rapport , conformité , comparai on. 

ANA-LoGzfi/J', a, um , analogique, pro- 
portionné , &c. 

Ana-Logiz;' , a , um, proportionné , fcm- 
blable , conforme , qui a du rapport , de 
la convenance. 

Kme-hocium, il, ÎPréface^ Pro- 
Aïiie-l^OQjiium , ii , \ logue. 

Atiri-Locutio,onis,j 
AtfTi-Locia , ce , I contradiftion ; 
Anti-Logiuot , u , 1 2,0^ fophifme. 
AnTi-hociuium ,n, J 
Apo-Logus , i , Apologue , Fable. 

Apo-LoGffifM;- , a, um, apologétique, 
qui défend. 

Apo-LoGia , a , apologie , défenfe. 

Apo-LoGi/mux, i, compte, lifte, mé- 
moire. 

Apo-LoGO,-are , maltraiter de paroles , 
rebuter , rejetter. 

ÀRETA-LoGKjji, celui qui difcourc 

de la vertu , difeur de moralités ; 

à'Jretès , vertu. 
AsTn-o-LoGid , «E j AflrGlogie, 
AsTRO-Lccuj , i , Aflrologue. 
Cata-Log«j , i , rôle , lifte. 
DîcA - LoGWJ , i , m. le Décalo- 

gue , les dix Commandemens de 

Dieu, 



c)6^ 

DiA-LcGKij i, /«. Dialogue , con- 

verfation , entretien. 
Di-Lccfa , a , ambigiiitc, double fcns. 



Ec-Log4 



, /. choix , éle<5tion 



2°. Dialogue , entretien de Ber- 
gers ; } °. Eglogue. 
Ec-LcGarius , ii, compilateur qui fait des 
recueils des plus beaux endroits des 
Auteurs qu'il lit,- faifeur de recueils. 

E-LoGium , ii , n. Eloge ; i °. Epita- 
phe, infcripticn ; 3". motif , 
raifon , fujct ; 4°. claufe , &c. 
Epi Logo, flj, are, conclure, finir uiî 

difcours. 
Epi-Logux , i , épilogue , conclu/îon , fin 

d'un difcours ; 1'. révolution. 
Homo-Loguj-, (7 , tî7;7 , homologue; qui 
a les côtés femblables ; terme de Géo- 
métrie; î°. vaifal, 
Pro Lcofum , ii , argument , fonimaire? 
titre d'un chapitre. 
Pro-Log«^, i, m. Prologue de pièce de 
théâtre; i9. celui qui fait ie prolo- 
gue , l'Adeur du prologue. 
Syl-Logj/otkj- , i , m. Syllogifme , Ar- 
gument compofé de deux Propofi- 
tions & d'une conclulîon. 
SYL-LoG/^ici/j , a , um, où l'on Ce Cett du 
fyllogilme, 

LAR, 

Etendu. 

Lar eft un dérive de L,lieu, place ^ 
qui défigna l'étendue , l'abondan- 
ce : de-là diverfes Familles. 
I. 

LARGa.y , a yUm, libéral , qui fait des 
largeiles j z% prodigue; 3**, abon- 
dant. 



$6 s 



DE LA LANGUE LAT. LAR cj66 



"LkKGutfcuhis , (2 , u;n , un peu libéral. 

Larg^ ' C al'0"'l^n^'îient , libérale- 

LARG/nb, 5 '"«^"'• 

LARGwr,-;ri , faire des largeffes; z". ac- 
corder par grâce. 

LARcfMr, is, libéral, qui fait des lar- 
geflcs. 

LARGztio , onis , préfent pour gagner 
quelqu'un; x". prodigalité ; 3». libé- 
ralité. 

Binômes. 

Lakgï-F/uus , a , u/n, qui jette beau- 
coup d'eau. 

L/KRoi-Ficus ,a,um , fait avec ma- 
gnificence. 

Larcî-Lo^uus , a, um j babillard, 
grand parleur. 

Composes. 
Dî-LAKcior y-iri , donner, diflribuer. 

E-LARGior , iriîigiru.rfum, iri , donner , 
dïpartir . dilîribuer libéralement, faire 
.argefTe. El.zrgiri de aliéna , faire lar- 
geiïè du bien d'autrui. 

E-LARcirij, onis, largeffe , libéralité, 
don. 
In-Largjci. Voyei Largior, 
T&a-hKB.Gus , a, um., fort large. 

II. 

LOR, 

Peau , courroie , cuiraflTe. 
DuCelr. LuR, Ler , Ledr, peau, 
cuir , ce qui s'étend fur tout le 
corps, en Gr, Der/kj, vinrent ces 
familles : 

i«. 

LvRa , a , ouverture d'un fac de cuir , 
d'an outre. 



LoRK/« , / , couroie , lanière; lo- 
ctrivieres, fouet de cuir; j". cable , 
amarre ; 4''. lângle de lit ; 5°. cel^ 
te des Athlètes. 

LoRfuj, a, um, de eouroies, de bandes 

de cuir. 
LcRatuSy a , um, lié avec une couroie, 
J-,OKamentum , i , lien, 
LoRarius , a , efclave quifervoit à châtie? 

les autres. 
Lo-RiPej, dis , qui a les pieds tortus. 

Di-LoRcs y rurn , vêtemens qui s'at- 

tachoient arec deux cordons. 

Di-Lor/co ,-are , dégrafFsr , délacer ,' 
ouvrir. 

LoRica , « , cuirafle , corfelet ; 2 °. re* 
tranchement , parapet; 5 °. garde- 
fou, appui ; 4 ^. faillie d'une corni- 
che; 5°. enduit , encroûture de 
murailles. 

ï-.oKicula , (z , mantelet , gabion. 

LoRiVo.-ire , cuirafTer ; t.", enduire ; 
l". incrufter, revêtir. 

Lo&icatiD , onis , plancher. 

III. 

LAR, graillé. 

Du primitif Lar, graifle, huife , &;c. 
vinrent le Gr. Larï/ws, engraiflé, 
LARineiio, engraifler, & ces mots 
Latins : 

I. Lardutti ,i, f lard, mot- à-mot ^ 






LARidutn , f , S graiiTe; en Gr. Lar- 



don. 



2, Lar/a: , /aj- , larix , arbre abon- 
dant en rcfme ; nom Celte de la 
rcfine. - ' 

Ppp^ 



5>(?7 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG, 



LnKignus , a , um , qui efl de bois de 

larix. 
LAB.icina , a , ré/îne liquide. 

IV. 

De Lar , vorace , qui fe prononçant 

LuR , produifit ces mots : 
LuRco, unis , gourmand , goinfre. 
LuRCo ,-are ; LuRCor y-ari , manger avec 

avidité ; z°. goinfrer , aimer la table. 
LcRConius, a, um; LvKconinus, a, um, 

de gourmand. 
CoL-LvRcinado , onis , débauche, 

LORpourOR. 

De Ar , pointu , fe forma îe Celte 
Lar ,Lor, pointe , piquant, tout 
ce qui pique; en Bafq. LARRû,cpi- 
ne , ronce : de-là ces mots Latins : 

LoR«ï,<ï, piquette ; i°. eau qui a paf- 
fc fous le prefToir avec le marc du 
raifin; 
LuRJa } es , oxîmel , vinaigre miellé. 

z°. 
LoR pour Or , jaune , couleur d'or , 

du foleil. 
1. LAirRaj,r, laurier; fa fleur eft 

jaune. 
LKVKinus , a,um; Laurêuj ,a,um, de 

laurier, 
LAURea , « ; LAuReum , i , laurier , feuille 

de laurier , couronne de laurier. 
LicReoia , œ , guirlande de laurier. 

LxvKeo y-are , couronner, orner de 
laurier. 
hAVKetum , i > un bois de laurier. 
LAvni-Fer , a , um; LAURÏ-Ger , a^um , 
couronné de laurier ; i", qui produit 
«les JUurietï» 



$6^ 

Lf,vReolum, i ; LAVKo-Mele » es , forte 
d'inftrument de Chirurgie. 

1. Lvviidus ^a , um , jaune , pâle y 
blême. 

CLOR^ pour L OR. 
CioRio , onis , verdier , bréan. 
ChlorJ(P/z , onis , loriot. 
Chlorw, iitJ.Déeife des fleurs,Flore» 
CHioKites,œ f pierre précieufe ver- 
te^ 

L AT. 

De L , bras , aîle , coté , vinrent ceff 
familles Latines : 

I. 

Lat«5, eris, côté ; i°. aile , flanff 
d'armée; 3°. rivage; 4". camarade, 

Lk-vufculum , i , petit côté. 
LATera/ix, e , de côté. 
LATerariui , a y um , qui eft à côté. 
LATeraris. , orum • chevrons pofés en 
travers, 

IL 

L A T , Pays. 

De L désignant les flancs , le côté , fe' 
lieu , vint le mot Lat , pays , mot 
Arabe , Theuton , &c. 
En Celte j, G-Lad. 
En Perfan , B-Lad. 

De-làleLATjttTO, & lesLATJwj, 
mot-à-mot, Habitans du Pays. 
Lat/kot , a, la campagne de Rome. 
hKiinienfis , e , 

hATius,a,um, ^ .çjj duLatluni; 
LATzarzj,e, ' 
Lat/(j//i , e , 



f6^ DE LA liANG 

hxrinjis ^ayUm, Latin. 

LATi/j« , arum , les fêtes du Latluni. 
hxrino ,-a.Te ; LATinijo ,-3re , mettre en 
Latin. 
"LxTÎnîtiCS , atis, Langue Latine,Latinité. 
luhrinè , en Latin. 

III. 

LAT, Large. 

De L défigiiant le côté , le Heu , la 
place , vint la famille La.t , qui 
défigne tout ce qui eft étendu, qui 
occupe beaucoup de place. 
La tus ,a,um, large , étendu. 
LfiTitudo finis, largeur, étendue en lar- 
geur. 
LKTefco,-ere , s'élargir, croître en lar- 
geur. 
Latê» iàs , ijfimè,zu large , amplement. 
PER-LATè , avec beaucoup d'étendue , 
d'une manière fort étendue , fort au 
large. 
TuB^-Latus , a, um , part, de Perfero, 
&>rt large. 

B I N G M E 3. 

l.Â.TUs-CïavuSfi y bande garnie de 
nœuds ou de boutons couleur de 
pourpre ou d'or , faits en têtes de 
clous ; 2 ® . dignité de Sénateur Ro- 
main : de C/avus , clou. 

L,^ri-Clavius , ii, Sénateur Romain, ha- 
billé du laticlave. 

L/ni-Chavia, œ, robe de Sénateur, bordée 
par devanr d'une bande garnie de nœuds 
d'or ou de pourpre. 

î. LATi-Fo/iuT , a, um, qui a les feuilles 
larges ; de Folium , feuillç. 

3:. La II Fvmdium , ii , fonds de terre de 
grande ctcniue ; de F undus ^foais. 



UE LAT. LAT ^70 

IV. 

LAT, porter. 

De L , main , vint Lat , porter; d'oiV 

cette nombreufe famille Latine : 
LATor , is , porteur, qui porte. 
l.ATnria Lex, Loi des Romains touchanS 

les mineurs. 
Lat/'o , onis , l'adion de porter. 
LATifo, -are , porter fouvent. 
LATuy, a, um, portéj Latutus, a, um r, 
qui porteray 

Ces deux derniers mots furent 
les Participes paffc Se futur du Verbe' 
Por:er , formé de trois radicaux dif- 
férens , de Fer9 pour les prélèns,- 
de ToLLo pour les prétérits , & 
de Lat«j , pour les participes ôc 
le Supin, 

Composes. 

AB-LALTus,a,urii, emporté , ôté. 

AeLat/o, onis , enlèvement ,• i°. inter- 
valle pendant lequel un malade efl fans 
frein. 

Ab-LatzVuj , f , ablatif. 

Al-Latus, a , um, apporté, venu; z". 
rapportée 

Ahte-Latut, a , um, préféré. 

Q\Kcum-'LKiitms , a , um y qu'on 

peut porter autour. 
CiRcum-LATUs y a, um , part, de CiR.-«' 
cum Fero , porté autour : diffiis , 
étendu de tous côtés , tranfporté 
cà & là. 
CoL-LATenJîs , e , ? qui eft aux c6- 
CoL-LATer^Z/j, e,) tés , qui ne 
vient point en ligne direûc ; 
collatéral. 



pn DICTIONNAIR 

CoL-LATui, a, um, -j aiïemblé , joint, 
CoL-LâTaruj, a , um , 5 étendu; i" con- 
tribué , comparé. 
CoL-LATor, is , qui fournit, qui paye la 
part. 

Col-Latus j Ûs , comparaifon , pa- 
rallèle -, 1°. renconrre de deux ar- 
mées ; 3o. levée de taxe, 

Ccl-Lat/o, o/îij , contribution, taille, 
quote-part; z°. comparaifon, paralleit, 

Ç.OL-L.Arithis , rt , um , ■> à quoi plufieurs 

Ce L-L.\T ivus ^a , um , i ont contribué , 
qui a été fourni par plufieurs. 

CcL-LATjVum , i > ce que chacun fournit 
de fubldc. 

Col-Lato ,-iîre, amplifier, élargir. 

Coh-Lativus a, um, où plufieurs ont con- 
tribué. 

De-Latz/j > a i um , apporté de haut 
en bas. 
Dc-LATor, is , délateur , dénonciateur. 
Dt-LATio, onis ; DE-Lh-iura, ce.-, accuU- 
tion , plainte, 

Di- Latwj , û, um , remis , difîerc. 

Di-Lat!0 , oinst délai, rcmife, furféance ; 
1°. intervalle. 

Di-LATor , ïs , temporifcur , qui diffère. 

Di-LATorzuj, a , um, qui tend à différer. 

Dl-L^ro,-aTe, élargir , étendre ; i°. am- 
plifier. 

E-Lati} , iùs , i£îmè y hautement, 
à haute voix , d'un ton élevé , 
d'une m.aniere élevée', i°.d'un (lyle 
grand, fublimei 3°. avec hauteur, 
avec fierté, d'une manière hautaine. 
E-Lati9 , onis , élévation, l'aélion d'éle- 
ver en haut ; fublimité , 1°. grandeur , 
inajefté. 
îl-Latib , onis , l'aftion d'apporter ou de 
porter dedans ; 1°. conféquence , fiiite. 
Ii-.tk.c-Latuj-, a ,um , porté dedans. 



E ÉTYMOLOG. 91^ 

Oï-LATiO, onis , oblation » offrande ; 
2**. droits d'aides. 
OB-LATum , f , préfent , ce qui efl oflFert, 

offre. 
Ob-Latut,!!, uot, pcrf. d'offero. 
Po3T-LATi;i' , a, um > part, de poftfero , 
eilimé moins. 
PRiE-LATura, a , prélature. 
PKA-Lirus, i. Prélat, 
?B.M-Latus , a, um, part, de Prïfero , 
Pralatus eque , emporté par Ton cheval. 

Pro-Lato , as , avi , atum-, are, éten- 
dre, accroître, augmenter; i°. pro- 
longer -, 3 **. diflérer , remettre , 
proroger , furfcoir. 

Pro-Latuj, a, um,part. de Profero. 

PRo-LAxatio , orAs , délai, remife , pro- 
rogation , furféance. 

P p.o'L AT atus, a, um, part, de Prolato. 

PRO-LATio, (9/!!^, allégation ; z°. délai, 
remifê, prorogation , furféance; j». pro- 
nonciation ; t'rolatio nrum , vacances , 
tems des vacations. 

PRe-suB-LATi/j-, a, um, part, de ProtoUo. 

RE-Latio, onis , relation , récit, rapport, 
l'adion de raconter. 

Re-Latop, oris , qui fait la relation , le 
récit , le rapport. 

Re-Latuj, ûs y V. Relatio.' 

CoRRE-LATanVa , orum , corrélatifs, 
chofes qui ont un rapport néceffairc les 
unes avec les autres , comme i« pare & 
le fiis, ne pouvant y avoir de perc fans 
fils, ni de fils fans père. 

SuB-LAxè , d'une manière élevée , 

avantigeufe , fublime , relevée ; 

magnifiquement , pompeufement. 

Sub-Lat/o , onis, l'aâion d'ôter, de foul^ 

traire, d'enlever, de retirer. 
Si'E-LATiûi-. V. Subaltè. 
Svh-L&Tus , a ,um, été ; enlevé , foui- 



DE LA LANGUE LAT. L A T 



913 

trait , emporté ; lo. enorgueilli , enflé , 
ou bouffi de gloire ; j'. élevé. 

SuPraLArfo, onis , hyperbole, figure 
de rhétorique, 

St'PFR-LATw , (z , :im,' part, de Super- 
fero, exagéré ; 
Siiperlata verla, exagérations. 

StPrR-LAT;Vuj ,a,um, fuperlatif, 

TaA-LArfa ôc Trams-Lat-o, onis. tranf- 
plantation ; i*", métiphore , tranlUcion, 
l'iClion de transférer, défaire pafferune 
chofe d'un lieu ou d'une main dans une 
autre. 

TRANS-LAi/r/e , négligemment, par ma- 
nière d'acquit. 

Tr..\n5-Latj«uj , a,um, pris d'ailleurs, 
emprunté; 2". commun, ordinaire, uiité, 
qui n'cft pas nouveau , qui Ce pratique 

ordinairement, qui cH dans l'ufage ordl- 

naire, 
Te^hifs-Lkrhé , par métaphore , d'une 

manière figurée. Foy. Tranfla-ritiè. 
Trans-Lat/k/j , a,um, métaphorique , 

figuré; i'. qui doit être changé, qui 

exige un changement. F. Tranflatitius. 
Tr ".NS-LATtfr, oris , qui transporte, qui a 

tranfporté. 

TranS-Latut,^ , um , part, de Transféra, 
tranfporté , porté ailleurs ; 10. transfor- 
mé ; 30. métaphorique, 

E-iArerium^i , médicament fait avec 

le (uc des concombres fâuvacres • 

1°. relTort, vertu élaftique. 

E-LATJ/îe, es , rave fauvage , plante. 

E-LAiirex ,œ , forte de pierre précieufe. 

V. 

LAT, Voleur. 
LxTro , onis , larron , voleur , filou , 
brigand : mot-tt-mot f c[n\ emporte. 

LATrjney, um; LAreronss,um; jo.Gardes- 
di!-Corps ; de Lat , côté ; 1°, Gardes de 
la MaréchaufTce , ceux gui courent après 
les brigands. 



^74 

Lhrrunculus,i, petit voleur , larronneau, 
LATruncu/a:or y oris. Exemple de la 

Maréchauflee. 
LATrocindis, e , de voleur. 
LATrocinatio , onis , volerie , br'gania- 

ge ; l'action de voler. 
LATrocir.ium , ii , vol , ce qu'on a volé. 
LATn)ci/!ûr,-ari , dérober, briganJcr. 

VI. 

LAT, LAST, 
C!iare;e. 
De Lat, porter, écrit Latm, Last, 
vint le Celte Last, poids , far- 
deau, mot Anglois , Allemand, &c. 
d'où le François Lest, ou fable 
qu'on met dans un vailleau pour 
lui donner du poids iSL- LtSTE. 

De cette Famille vint le Latin 
Sue LrsT«j,rt, um , (ans poids^ 
foible f lâche. 

VU, 

LAT, 

Cacher, 

De L , lieu , vint la famille Lat ; 

cacher, renfermer en un lieu 

couvrir: de-là; 



1 , LA-reo ,- ère , être caché , être 
inconnu. 

LATenter , en cachette. 

2. La Te» ,ecis , toute humeur, route 
liqueur qui fort d'où elle étoit ca- 
chée. 

j. LAT^^r^, se, cache, caverne, re« 

paire. 
LATe/?rofus ,a,„m, fecret, caché. 
* JuA-xebrosè , en cachette. 



DICTIONNAIRE ETYMOLOG. ^16 



P7Î 

hi^Tchï-Cola, œ, qui fe tient cache; 
10. qui aime la retraite. 
4. LATii>ulum, i, cache, cachette, 
retraite , tanière de bêtes fauvages. 
L,\Tibulo,-aTe ; Laj ibulor,-iiri , être ca- 
ché , fc cacher. 
j. LATitC-are, fe cacher ; -.<>. ne pas com- 
paro'itre -, 3°. cacher. 
LATifjtio, onis,Vjiàlon de fe tenir ca- 
ché. 

Composés. 

SuB-LATfo , es, ui, itum, ère , eut 
prefque caché defTous, ne par.oîtrc 
ou n'être vu qu'à demi. 
iL-LATEira , œ, lieu où l'on ne peui rien 
cacher. 
\L-LA:ebro , as , avi , atum , are , cacher. 

T)i-Ln:eo,-ere , 

Di-hirefcorfcere , 

mettre à l'abri. 

OB-LiTfo ,es ,ui,ere , l ç^ cacher. 

Ob-Litï/co, cis ,tui ycerey^ 

VIII. 

L A T , oubli. 

De Lat , cacher , vint la famille Ob- 
LiT , Ob-liv , oubli, chofe empor- 
tée hors de la mémoire. 
03-Livia,orum, oubli. 

OB-Livffl/iJ, d'oLsbli, qui concerne l'ou- 
bli. 

Ot-Livi'o, or,is , oubli. 

GB-Uviof'-is , a, uni, qui n'a point de 
mémoire, qui oublie ailement, qui perd 
facilement le fouvcnir ; i°. qui fait per- 
dre la mémoire , qui ôte le fouvcnir. 

Oz-hiv ifcendus , a , um , qu'il faut ou- 
blier , dont on doit perdre le fouvenir. 

Oz-Livifcens , tis , oubliant , qui oublie, 



« fe cacher, fe tenir 
S renferme; z°- fe 



OB-LiviJcer , eris , itus fum , vifci , 
oublier, mettre en oubli, perdre 
le fouvenir , manquer de mémoire , 
ne fe pas fouvenir, ne pas confer- 
ver l'idée. 
Ob-Liv/uw , H , oubli. 
Ob-Livius, a,um , mis en oubli. 
02-LiTterandus,a,um, qu'on doit ou- 
blier , qu'il faut effacer de la mémoire , 
dont on doit perdre ie fouvenir. 
OB-Lnteratio , onis , effiiçurc , rature , 
perte d'une connoiiTaaçc qu'on avoic 
autrefois. 

lN-oB-LiTêrari(j, a, um , qui n'a point 
oublié , ou qui n'eft pas oublié. 
Os-Lnteraîus , a, um, part, de 
OB-Liir^ro, as ^ avi y arum , are, 
effacer , raturer , rayer , détruire 
pour faire oublier, ôter de la mé- 
moire , eflfàcer le fouvenir , abo- 
lir, faire perdre la connoilTance de. 

O^-Lirtcrus, a, um, qui a vieilli, oublié. 

In-ob-Liti/j , n , ivm , qui n'a point ou- 
blie , qui n'a point perdu le fouvenir , 
qui conferve dans fa mémoire» 

Famille Grecque. 

I. Ltihe , es, le Fleuve d'oubli. 
'Li^yhœus , a , i/m , du fleuve Léthé. 

^•L"W"^''' léthargie. 
Lii/iargiaf « > S 

LuThargicus , a , um , de léthargie ; 
i". tombé en léthargie. 

LOD. 

De Lat, couvrir , vint le mot fuivant: 

Lccix, cis y couverture piquée de lit. 

LoDifu/c , «, petite couverture de lit. 

IX. 



5>77 



DE LA LANGUE LAT. L lieu. 



I X. 
LAC, LOC, 
Place. 
D-e L, défignanc le côté , la place ; 
1°. placer, pofer , en Celte Lac«z , 
Lxcae , fe formerenc ces foimilles. 
I. 
Al-Luc (um, i , pièce de bois courbe 
qui lert à porter des fardeaux fur 
l'épaule 5 i". tinet de Tonuelier , 
de Braflèur. 

II. 

Cette Famille Latine. 
Locus , i , lieu , place, fituation , poA 
te; 1°. rang, état, difpofition 
des chofesi 3°. palTage d'Auteur, 
citation ; 4.°, occafion , temps de 
faire ; 5 °. pays , famille , mai- 
fon f naillànce. 
Loci, orum, lieux de Rhétorique. 
"Locaiis , e, local , du lieu. 
Localiter , localemen: , par rapport au 

lieu. 
Locoy-are , 1°. mettre, porter, placer , 
établir, pofer; z". donner à faire pour 
un prix; jo. prendre ou donner â loyer, 
à ferme , louer, 
Locarium , a , loyer, louage, ce qu'on 

donne pour une chofè qu'on loue, 
LoCiiriuj, a, loueur déplace, de chaifej, 
qui loge. 

Loc<i/to,o/2jV,bail, location ; z°. paye, 
appointemens , loyer , falaire ; 
3 . marché, entreprife pour un 
prix. 

Locarhius, a, um tic louage, de jour- 
née. 

Orig. Lot. 



^78 



TuocaxoT , or'is , qui donne à loyer ; i». gjj. 
trepreneur. 

Loc/ro,-(jre , louer , donner à loyer , af- 
fermer, 

Locellus , / , bourfè à féparations , 
petite bourfè. 

Loculamentum, i , lieu , place, endroit à 
pofer; i". cellule , nid , étui. 

Lociili , orum , bourfe à féparations, gibe- 
cière ; 1°. logettes ; 30. cales. 

l.ocularus, a, um, divifé par cafés ; mis 
en bourfe , en compartiment. 

Loculûfus , a , um , plein de petites cavl-. 
tés , de réduits , de féparations. 

LccjIus, i, bière, cercueil; 10. cornet 
à jouer aux dés. 

B I N o M ES. 

Locu-Vlcs , eus , riche , puiflanr en 
biens-fonds, opulent ; 2°. abon- 
dant , fertile ; 3 °. fidcle , affuré , 
irréprochable, certain. 

Locu-PLETafio, onis, richefles. 
hocu-Vitiator , oris , qui enrichit.' 
Locu'FLeto,-iirâ , enrichir, avantager. 

Composes. 

Ab-Loco y- are , donner à loyer à 
quelqu'un. 

CoL-Loco,-are , mettre , arranger , éta- 
blir. 

CoL-LiOcano , onis t alliettc , place , dif- 
pofîtion. 

CoL-Locu-PtEfo,-(zre, enrichir, avanta- 
ger; 1?. embellir, relever. 

Dis-Locenfis , fe , de différent endroit; 
qui change de lieu. 

E-Locatus , a, um, part. d'Eloco, Elo- 
cata gens , Nation tirée de fon pays, 
tranfportée ailleurs , dépayféc. 

E-Loco, as , avi, atum , arc , dépla- 
cer , faire forcir ; 2". mettre hors 

Qqq 



P79 DICTIONNAIR 

de fa place , tranfporter ailleurs ; 
3 0. louer, donnera ferme, à loyer, 
à louage -, affermer , faire bail de ; 
40. faire prix , faire marché. 
IhLocibUis , le , fr, qu'on ne fauroit pla- 
cer , à qui l'on ne trouve point de parti. 
Os-'Locatus , a , um , loué à prix fait. 
OB-Loco,aj-, avi, arum, are, louer à 
prix fait; Ohlocire operam fuam ad ex- 
haurienàos puteos , Ce louer pour travail- 
ler à tarir des puits. 
Re-Locd , as , avi , arum , are , relouer. 

L AK, envoyer» 

De L, place, lieu, vint le radicalLAc, 
envoyer: en Or. "|ï^"7 I^ak. De- là 
vint le mot Laqmjzj, dont l'ori- 
gine ctoit inconnue ; & les mots 
Or. "15<S2 Ma/ak , Ange , Am- 
balTadeur ; "jS^ Mdk, Chef, Roi ; 
celui à qui l'on confie l'autorité 
fuprême. 

Delà cette famille. 
LiGo,-are, i^. envoyer, députer; 
10. léguer , faire un legs; 5°. im- 
puter. 

Ltoatus , î ; AmbafTadeur, Député , En- 
voyé , Légat, Lieutenant. 

LEcarrt , a , Ambaiïadrice , Envoyée. 

Licariiium, iii Lïcativum,i, fraix d'am- 
baiïade, 
"Ltcator , cris, qui léguC. 

LEG.ir;;w, i , legs. 

Lt&atarius , a , um , i qui on a fait un 

legs dans un teftament ; ao. où l'on a 

été député. 

Ltcatio, «jwïj, Ambaflàdej i°, Lieu- 
tenance. 



E ÉTYMOLOG. 



p§o- 



Composés. 

Ah-LEGOf-are , éloigner, envoyer^ 
fé parer. 

AB-LEGaffo,o/!iJ , ordre de partir, congé.- 

At-LEcatio , onis , députation , envoi ; ci- 
tation, exemple, cxcufe , faits allégués.- 

Ao-LECOf-are ; AL-htGo,-are , envoyer,^ 
députer ; z°. apofter, Interpofer; 5°. ci- 
ter , alléguer. 

Ai-Licatus , ûs, ordre , mandement de 
venir. 
Coi-Licacarius y a , légataire avec 
un autre. 

DE-LEG5,-3rc, donner commitTion , dé- 
puter; 1°. apoflcr, fubroger, fubftituer; 
■\°. céder. 

Dr-hïGatio, o/if j,députation, procuration,- 
(ubrogation, 

PRiE-LFGa,-are , léguer un bien à pren-- 
dre par préciput , avant de partageravec 
les co héritiers. 

KE-Lï.co,'are , bannir, chaflcr : relé* 
guer , renvoyer. 
Kt-LtGado,-onis, exil, éloigtiemenf, 
Sub-Lego,- «re, fubfiituer un héritage» 

XL 

LAP, Pierre. 

De La , lieu , qui refte en place, vin- 
rent le Grec Lat, Lith , Lxas ,- 
pierre; & cette famille Latine. 
Lapis, idis , pierre; 2°. pierre pré- 
cieufc; 3°. hébété, ftupide-,4°.pierre 
pofée près du grand chemin pour 
marquer les diftances. 
LAP;o,-irî , pétrifier , changer en pierrei 
LAPi2Iw,i ;LApf//u/uf , jj petit caillou j 
i". picrro précicufe. 



jSi DE LA LANGUE L AT. 

hAfîdeus , a, urn, pierreux, rempli de 
cailloux. 

'LKfidofua.s , ans y difpofîtion à la pétrifi- 
cation. 

LAvido,-are, lapider, accabler Ibus 
les pierres ; lo. mettre fous une 
tombe. 
Lh?ida:or, oris , celui qui jette des pier- 



L^fidatio , oni: , l'adion de jetter des 

pierres. 
LAPft/iTrfuj, a, uw,qui concerne les pierres. 
hkfidariui , ii , ouvrier qui travaille aux 

carrières ; i°. Tailleur de pierres. 

LAvidefco, -ère , fe pétrifier, fe chan- 
ger en pierre. 

B I N o M I s. 

LA?i~CiDa, «, tailleur de pierres : de 
Cxdo , tailler. 

LAPz-CiDinc , te ; L,JiTidî-Cma , a , car- 
rière , lieu d'oii l'on tire des pierres. 

Composes. 

De~LAvido,- are , ôter les pierres; 
i". paver ; 3'. diflîper. 

Di-hhPido t - are , ôter les pierres d'un 
champ; 1°. dépenfer, diffiper. 

Di-LAPidatio , onis , l'aâion d'ôter les 
pierres ; i°. dégât. 

E-LAPirfo,-are, épierrer, ôter les pierres. 

'E.-LKvidatio , onis , enlèvement des pier- 
res qui font dans un champ. 

Autres Dérivés, 

i.LivaSfadisy 7 poiiïbn à coquille, 
Lor^j , adis , } qui s'attache aux ro- 
chers. 
1. Lividium, ii ^ paflerage, plante. 
3 . L-Evidoies , « , forte de pierre pré- 
ci eufc. 



L lieu. p32 
XII. 

Famillts Grecques. 

De Lab, Law, pierre, les Grecs 
firent les mots La as, Las, Lat , 
LiTH, qui tous fignifierent chez 
eux , pierre , rocher : de-là, 

LAT-omia, arum , carrière ; de Tamo^ 
tailler, & Lat, pierre. 

LATumiurn , ii, inftrumcnt à .irer les 
pierres d'une carrière ; i", condamna- 
tion aux mines. 

L.KVTumarius , ii , qui fè fait foii vent con- 
damner aux carrières , aux mines , à la 
prifon ; ici La ut au lieu de Lat , ce mot 
venant de Latomiœ. 

Binômes. 

I . Lnh-Argyrium , zï, ) iirarge d'ar- 
L\Th-Argyrus , : , \ gent, plomb 
qui emporte les Icories 
de l'artrenr. 

o 

1. Lit ho-Colta, a, mortier, ciment dt 
pierre. 

3. Lirho-Spermum , i , gremil , plante, 

4. LiT/!(5-5frotuj- , a, um , pavé. 
LiTho-Strotum , i , pavé de mofaïque. 

5. Luho-Tomia , « , art de tailler la 
pierre , la gravelie. 

Lir ho-Tomus , i , Chirurgien qui taille la 
pierre. 

6. Hexeconta-Lit/zoj^ /, fbrte d« 
pierre précieufè. 

LI, LU, 

Plaifir, Volonté. 

De L , nom des cris de Joie, des fen^ 
fations agréables , vint le mot Lu , 
Li , Lo , qui défigne le plaifir, l'in- 
clination , la volonté , la faculté 
Q q q ij 



Ç.S3 DÎCTIONNAIPv 

de faire ce qui plaît , la liberté : 

de-là une foule de mots en toutes 

langues. 
En Hébreu , T) Lv , Dieu veuille , 

plaife à Dieu. 
En Gr. E-LEViheros , libre. La-o , 

vouloir. 
Et ces familles Latines. 
I. 
Li-BctJ'uit , iitum ej}, ère , ? ilplair, 
Lmcjcit, 3 i! a plu, 

on a envie. 
Coi-LiEff ,ere, plaire, être agréable. 
LiBens , ii- , qui fait volontiers, de bon 

eœur, fans ccntraintc. 
LlBenfer , de bon gré , de bon cœur , vo- 
lontiers, de bonne grâce. 
LiSfmia . a--, complaifancc, csudefcen- 

dance , liberté d'agir, 
L.iBirum , i , volonté, bon plaidr. 
his ''■'oi -in i! ; L'^aido, inis , inclination , 

dc/îr ,■ z". débauche , déreg-lemcnt ; 

3°. dc(îr Jcfordomé, paffion déréglé;. 

LuB« , il fait plaifir , on a trouvé bon_ 

LvBentia, œ , Déeiïe de la coirpIai:ancc. 

hiBidinofus , a, um , débauché , porré 
aux voluptés, déréglé , qui luit fon ca- 
price ; fujet à fon plai'ir, 

Lisidinosè , avec dérèglement , avec dé- 
bauche, 

LiBidinor , ari, s'abandonner aux plaifirs , 
fe donner à la débauche. 

Composes. 

Ai-LuBf/co ,ere,, plaire, êtte agréa- 
ble; i*'. condelcendre , déférer. 

Ah-hvEen-ia., x; Ai-LvBffcentia , «j 
condefctndancC) déférence. 



E ÉTYMOLOG. P84 



VKO-Lvmdo,ims,> ^^j^^^,^ 
Pro-Lue/z/ot, ii , 3 
PpR-LiEf f , il plaît très-fort. 

PER-LiEe/îter,jrès-volontiers. 

II, 

Liber, m, le vin ; parce ^uil réjoui f 
le cœur: 2°. Bacchus , Dieu du vin, 
Lj-Bf.na/ia, ium,\es fêtes de Bacchus, 
LiBERd , ce , Proferpine, 

I I L 

I. LiEer,a, lun , mot-à-mct , qui faif 
fa volonté , libre , qui n'cfl point 
cfclave ; r^. franc , exempt , dé- 
gagé 5 5^. fincère 54°. digne de foi, 
qu'on reçoit en témoignage à eau- 
fe de fa condition libre. 
X. 1.1-Ëeri, orz/w , enfans d'unperc& 
d'une merc libres. 

Il Liserù , e , qui eft fans cnfans. 

LiBfre, librement, fans contrainte J 
fans craindre, 

hiBnralis , e > généreux , magnifique ; au 
fens propre, qui eft né de (.onditi-on 
lit n , de bonne famille ; i*. digne d un 
homme comme il faut, en perfonne de 
qualité ,■ 3°. donné libéralement. 

Li-EtTiitiias, is-, générofîré, magnificence. 

L.iBer.diter , en j erO-r-ne bien née, en 
gabnr homme, noblement; 2=. large- 
ment , avec magnificence ; 3". douce- 
ment, avec bonté; 40. de bon coeur. 

C M POSES. 

Il LiBrK<ï//'5 , m. f. le , «.ffrvife , for- 
dide, honteux ; z°. bas, meficanr, 
malhonnête, indigne d'une per- 
fonne bien uée ou d'un homme 



p8j D E L A L A N 

dlionneur. 
li-LiBiralis cïhus , mets de pauvres 
gens. 
Ii-LiBErâ/iVaj , afis , bancffe ,niallionnè- 
teté, grofTiercté ; 2". Epargne baïïe & 
(brdiJe, avarice. 
Il-L' BErii/;t?r , d'une manière baiïc , grof 
fierc, malhonnête, fordide , Src. 
PEB.-LiBfr.î/)f?r , fort libéralement, avec 
beaucoup de libéralité. 

pRyE-LiB«r , a ^um , fort libre. 
IV. 

1. LiBdro j'dre , affranchir, délivrer , 
mettre en liberté ; 2°. jultifier , ab- 
foudre. 
IiBfran'o , onis , délivrance , affrancIiifTe- 

menc. 
LiBSTiifor , oris , libérateur. 

1. L\i,enas , atis , franchife , liberté , 
pouvoir de vivre à fon gré ; 1°. 
fincérité ; j*. licence , libertinage. 
^.L\Bertus , i f Affranchi d'un Parti- 
culier ; 1'. devenu libre. 
Liiterta , a , affranchie , femme mife en 
liberté. 
LiEfrtinuj, i, fils d'affranchi ; 1°, affran- 
chi. 
hmertind ,a , fille d'affranchi ; 20. affran- 
chie . î°. femme débauchée. 
LiEerrjV7itar,nt/c, condition des affranchis. 
LiBerto,-are , affranchir , rendre libre. 
CcL-LiBerfi/J , i, affranchi, mis en li- 
berté avec un autre. 
V. 
Lie, être permis. 
ï. Lic£o, es , cui , citum j ère y être 

permis; i". être mis à prix. 
"Liceni , tls , enchérifieur j qui mer à 
l'enchère. 



GUÉ LA T. L libre. 9^0 

Liceor , eri;' , chus fum , eri , enchérir, 
oTrir plus que les autres; 1°, apprécier, 
mettre à prix. 
i. Licet, cuit f citum ejl , ère, il eft 

permis, permettre. 
Licef, conj. bien que, quoique. 
Licitum eft , on peut , il eft permis. 

Lic«/2/id, «,permi(ÎIon , congé ; i", 
licence , liberté trop grande; 5°. 
dérèglement. 

Licenter , avec permiffion ; i". licencieu-f 
fement. 

"Licentiofiif , a , iim , qui prend trop de li- 
berté; z". licencieux. 

Composés. 

Il-Lic//<;, Adv. illicitemenr , d'une 
manière illicite ou non permile. 

Il hicitus , a ,um, illicite , qui n'eft pas 
permis. 

^L-Llcentiafus, a , um , Immodéré, dé- 
réglé. 

lM-Lïc<;/7ffq/i/r, a um , exceffif, immoJéré, 

Pr£- Lrcî^fer , adv. très - liccncieufe- 
ment , avec beaucoup de licence , avec 
trop de liberté. 

3. Liciior,-ari , enchérir; i^, com- 
battre; 3*'. lictter. 
Lrc/fafor, oru, enchérliïèur, 
Liciratio , cnis , enchère , licitatlon. 
E-Licifor , nris , ari , mettre enchère j 

enchérir au-deffuS d'un autre. 
lL-Lic;fjfor, oris , Voye^ Emptor, 
IN-Licifafor , om. Voye'^ inliciator, 
ln-Licnator , oris. Acheteur. 

VI. 
LIQ, LINQ, laiffer. 
De Lie , permettre , livrer à foi mê- 
me, vinrenr,par le changement de 
C en P , 



P87 DICTIONNAIR 

Le Gr. Leipo ôc Liurano , lailfer. 
Livfana, orum , reftes; i°. reliques. 

Et fans changement , 

Le Latin Liq«/ , j'ai laifle , j'ai aban- 
donné , qui le nalalanc , fit au pré- 
fent LitiQuo. De-là cette famille: 

LiNQKO , LlQKI, LlCT Um , LlNQ«Értf , 

laiffer, dclailler, quitter, abandon- 
ner. 

Composes. 

^e Licusporcus, i, petit cocbonfëvré. 
T>E-Li<iuium , ii , perte , manque ; i°. dé' 

faillance , foiblefTe ; 5". éclipfe. 
De-LiQwuj ,a, uni , dont on a befoin. 
De-Linquo , is , liqui , liclum, guère , man» 

tjuer , commettre une faute , faillir. 
DE-hiaum , i , faute , offenfe. 

Ke-Lïcuo , onis , abandonnement , 
abandon, délaiflèment. 

RE-LiCfuj , Ls. yoyei Relidio. 

Ei-Liaus , a , um, de Relinquo ; Rellâla 
reperere, répeter Ce qu'on avoit omis. 

'Ri-Lmo.uens , tis , qui iaiife , qui aban- 
donne, 

Re-Linquo, is , liqui, llôlum , quere , 
laifTer , quitter , délaifler , abandonner. 

B.elinquere arrhaboni , laifTer , ou donner 
en gage, 

RE-Licuuf, a , um. Voye^ Rcliquus, 

Ki-LiQ.ua , orum , n. pi. reftes , ce qui 

refte dû, reliquat de compte. 
Re-Liqi;œx;o , onis , arrérages. 
RE-LiQuatar , oris > & 
RE-LiQi/afrix , fcij , celui ou celle qui 

eS en refîe , qui doit des arrérages. 
Re-Liqu( , orum, les autres, ccu.x qui 

rcftent. 
RE-LiQui« , arum , refle , renant , ce qui 

rcfle, réfidu , reftes ,• i».reliqucs, ce qui 

relie des morts. 



E ÉTYMOLOG. 



$t% 



RE-LiQuor , an'r , atus fuin , ari , être en 

arrérages , devoir de leflc. 
Re-Liquuto, i, rcfte, reliant, ce qui 

refte, réfîdu. 
Re-Liquuj ,a, um, qui relîe, reliant, 

relié. 

Composas de ReIINQUO. 

DE-RE-Lic/io , onis, & 

Dekb-Licius f ûs , abandonnement j 

dclailTement , abandon. 

Di-Re-LinQuo, is y ui , liSlurn , guère, 
laifTer à l'abandon , ab-indonner , délaiP 
fer , négliger , quitter. 

Composes Grecs. 

Ec-Lipjis , is j Eclipfe du Soleil ou 
de la Lune. 

Ec-LiPiicus , i , Ediptique , cer- 
cle qui pafle par le milieu du Zo- 
diaque , & qui repréfente le che- 
min que fait le Soleil dansfoa cours 
annuel. 

L 

Dcfignant les fluides de toute efpcce. 

De L défignant les fluides , tout ce 
qui eft coulant & liquide , dérivè- 
rent une multitude de familles. 
I. 
Lac, Lait. 
Lac , tis , du lait , liqueur blanche. 
LACteus , a , um , de lait ; blanc comme 

lait : laâé. 
Lncreo,-ere, tettcr , fucer du lait, avoir 
àa lait. 
LActefco,-ere , devenir lait , avoir du lait. 
LachoIus, a , um, de lait , blanc comme 

du lait. 
Lacîc , tis , du Uit, 



psr^ D E L A L A N G 

L^ctes , {iim,hh ou laitance des polfions, 
ris de veau. 

LActo,-are , aîlaiter ; i'. attirer par 
l'efpoiry 

LACf.jriuJ- , a, ujti , qui tctte , qui cft 
apprêté avec du lait. 
l.f.crr,rium , ii, laiterie, 
L/.aarius , ii , Pâtifller. 
L,Actaria , orum , l. laitage ; i». viande 
'Lf.ctamia , ium , ■' de lait. 
ï^kctams , ùs , allaitement. 

Plantes Laiteufes. 
t. LAcfaria , « , titliynialc , plante. 
». LActoris j is , efpccede plante. 
3. LActuca, g; LACfucu/a , a, laitue, 
plante.- 

Composés. 
ÂB-LActo ,-are , fevrer , ne plus bif- 
fer tetter. 

AB-LACtatid, onis , l'aûjon ou la manière 

de Icvrer. 
DE-LActo , are , (êvrer , ôter le letton. 
DE-LACtdtio, onis , l'adion de fevrer. 
E-LACtefco , ère, fc tourner en lait. 
E-LAcro , are , fevrer , ôter le tetton. 
Cot-LActeus , a,um , Se CoL-LACianeus, 
UfUm , frerc , fœur de lait. 

II. 

L A C R , larmes. 

D'A c , eau , vint le mot Lacr , lar- 
mes , que les Grecs prononcèrent 
Dakry , changeant L en D. 
LAcryma,a, ^ larme, petite gout- 
L Ac h ry ma, m, S- te d'eau ou d'une 
1. Acrima y tt ) ) liqueur quelcon- 
que , mot-à- mot , petite eau 
ou goutte d'eau : de Rum & 



UE LA T. L fluides: 990 

RvM, en Celce, petit; & de 

Lj4c, eau. 

LAcrymu/a , petite larme. 

LAcrjmo,-are , \ jettcr des larmes, pleu- 
LAcrjmvr,-arif.^ rer, 

LkCrymofus , a, ûm, pleureur, qui verfc 
des larmes , qui caufe des pleurs , qui 
diftille une liqueur goutte à goutte, 

EACrjmoje ,. en forme de larmes, avec 

larmes. 
'Lkcrymaxio , onis, larmoyement, dillil-r 

lation d'un fuc. 
LACryrntibundus, a, urn, éploré , qui fond 

en larmes. 
'Lhcrjmahilis , e , déplorable. 

Composés, 

Ao-LAcrymo ,-are , pleurer avec quel* 
qu'un , pleurer beaucoup. 

CoL-LAcrjimo,-are , \ mêler (es larmes 

Coi-LAcr/mor ,~uri , i avec celles d"ut5. 
autre. 

Co-L-hkcrymaxia , onis , pleurs de con- 
doléance, 

DE-LACrjmo ,- arf , larmoyer. 

H-E-LKcrjmatio , onis , l'adion de pieu-- 
rer, larmoyement des yeux. 

'Di-Lhcrymo,-are , verfer des larmes. 

li-LACrymo,-are, "i répandre des pleurs, 

iL-LACrymarj-nri, -» dégoutter. 

Il h.KcrymahUs , e, qui ell infen/îblc à 
la pitié , qu'on ne fléchit point par les 
larmes; qu'on ne pleure pas. 

SuPfr-LAcrjmo.-ar? , pleurer deiïus, 

S\js:-Lhcrymans , tis , larmoyant. 

III. 
L I Q, Liqueur. 

LiQiior, oris , eau , fuc , jus liqueur. 
LiQuidu! , a f um , qui cou'e comme de 
l'eau , fluide ; i". fondu , qui eft eir 
fonte ; j", clair , pur comme de l'eau,. 



<?i rDICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



iiQuu ,- are , fondre , liquéfier. 

LiQaor , eris , qui , \ Ce fondre , couler , 

LÎQuf/co ,-ere , i diftiller; i°, fè pafTer, 

'LiQ.uidum , i, l'eau. 

hifluens , tis , coulant. 

Liciuentiùs , plus clairement. 

LiQ,uaii/is , e, qui fe fond bien. 

'LiQuamen , z/iw , jus , fuc exprimé d'une 
chofc , coulis , gelée de viande. . 

"LlçiuarnÎTiofus y a, uin , rempli de jus. 

LiQi;f/.7r;o ,-frf , fondre, diiTbudre, ren- 
dre coulant comme de l'eau,- z°. amol- 
lir , eftéminer. 

^^Q"^/^^''"'?"'^'} fonte, fufîcn. 
LiQ,uaiio , orns, -^ 

\ Liquator , oris , fondeur. 

Liiiuatorium , ii , couloir , creufet, 

"LiQîui , ère , il cft clair comme de 
l'eau , évident, certain. 
'LiQ.uiàà & I-.iQ,uidê , clairement , nette- 
ment , sûrement. 
hiQuidiufcul'j^ , a , ifm, un peu plus clair, 

plus liquide. 
LiQ ;i(iit.!j, ath, la clarté de l'eau , net- 
teté , férénité, liquidité. 

C o i^i p G s É s. 

Cot-LiQ^ueo , es , cui , ère ,-> le fon- 
ÇoL-LiQuefcOf-cere^ ^ dre, de- 
venir liquide. 

Coh-LiQuefacio , -ère , fondre , difToudrc. 

Ccii-LiQKaao , onis , écoulement , flux. 

CoL-LiQ[i;«, arum, gargouilles, gout- 
tières , rigoles. 

CoL-Liczij, arum-, tuyaux, canaux, 
rigoles pour faire écouler les eaux. 

E Lices , um, rigoles, gouttières. 

E-Ljx, cis, canal pour faire couler l'eau. 

E-Li<iuefco,-ere , fe fondre , devenir li- 
quide, 

E-LiQuo, -are , cdaircir, clarifier , faire 
couler. 



$92 

I E-Liq:/ûn:en , ïnis , Jus , fuc . liqueur. 
E-LiQuaii//j, e , qui fe fond, liquéfiable, 
IN-Lrcex, cum, gouttières. 

PER-LiQKfo ,-ere, l fe fondre en 
PER-LiQi^e/co ,-«re ,) liqueur. 

PEa-LiQuirfuj, a, um, très-liquide. 
DE-LiQt(o,-.'ir^, vcrfer une liqueur dans 
un vaifTeau , diffoudre. 
IV, 
i.Lix,c/V, lefTive , cendre mêlée 

avec de l'eau. 
Lixia , a , um , cuit , bouilli dans l'eau. 
Lixaruj,^, um, détrempé, bouilli dani 
l'eau, 

Lixii'i'a , i« , \ , rr 
T .. ( leflivc. 

L,iXi!.;um , n, -^ 

hixhius, a, um,\ de la leiïive , quj 

L,ixiuus , a , um , ^ concerne la IcHive, 

z, Lixa , te , goujat , valet de foldat , 

celui qui fait bouillir la marmite , 

qui lave le linge des foldats, 

Lixiilundus , a, um , qui s'engage à fer- 
vir comme goujat. 

^.Lixu/a, a, gâteau qu'on a fait 
bouillir ou cuire dans l'eau. 

E-Lixiij, .1, um , tiré par cxpre/Iion ,' 
qu'on fait bouillir dans l'eau. 
Y. 
De Lac , liqueur , vinrent les noms 
des objets dans lefqucls font con- 
tenues les liqueurs. 
1°. 
Lacwj.- , ils , grande étendue d'eau , 
rcfcrvoir d'eau , cuve , badin , en- 
chot mis fous le preifoir , logette. 
Lacu/cuIus j diminutif. 

Lkcund , «, mare , folTè , creux où l'eau 
fe ramallc ; fondrière vuide ; brèche, 
lacune, 

_^ hAcunofusi 



DE LA LANGUE LA T. L fluide. 



S9i 

LACunofus ta,um, creux , enfoncé , où il 
y a des fondrières. 



LAcena , a , bouteille , flacon ; Gr, 

AATuyoç. 
L.AGuncuLi , a, carafon. 
Ltcia , œ , pinaflc , pinque. 
VI. 

L A V , laver , dans le fens d'arrofer, 
de baigner. 

I». 
Lavo ,-are,8i Lavo , is, vi, lotum Se 

lautum , ère , laver , le baigner. 
Lav. ïtus, a,um,^ 
LvTus ,a, um, S lavé , arrofé. 
Lotus y a , um , J 

LAvarrijc , cisj baigneur, lavandière. 
L^vamentum, i, -^ l'adion de laver, 



amentum , z , ■> rafti( 
'Lkyatio , onis , S bain. 

LAvacrum, i , bain où l'on fe baif^ne. 

Lwandritz , orum , ce qu'on met à la lef- 

^ve, linge fale. 
LAVatrina, œ) ( LAirina , de hwatrina. , 
LAtrina , te , ^ par f) ncope ) ; bain ; 
LAtrinum, i, ) ï°. cgoût, évier , cloa- 
que ; 3°, garderobe , lieux fecrets. 

LAvtus', a , KOTylàvé , baigné, qui 
s'cft lavé, propre, poli , délicat; 
2 . magnifique , fomptueux. 
L-wtolx , arum , l 
Lhvtulx , aTum , J ''^'"s publics. 
LAvtiufculus ,a,um, bien lavé , baigné ; 
zo. propre, élégant. 

■^otiriœ , arum , farine de froment 
arcofée d'eau ; z". propreté d'un repas, 
délicate/Te des viandes. 
LAUfirf.z , ce , magnificence , fomptuofité. 
Orig. Lia, 



99-i 
LAVtia , orum, préfens faits aux Ambaiïa' 

deurs à Rome. 
LAUre, après s'être baigné Sf bien lavé: 

proprement, rplendidtmcnt , fomptucu-; 

fement. 

5". 
Lotio f onis , lavement , l'aiflion de 

laver. 
Lotium , ii , urine , piiïat. 
Lotiolentè , lalement , étant couvert de, 

piiïàt. 
Lofor, is , laveur , baigneur. 

LoTura, «, blanchiffage ; i". blanchit^ 
feufc. 

Composés. 



CiKcum-LAvo y as , lavi & /avavi , 
lavatum , lotum & lautum , are , 
laver tout autour. 

T^t-LAVo,-are , nettoyer av.ecune liqycur. 

E-LAV0,-ar3 , laver. 

E-LAUtoi , a , um ^ Part. d'Elavo. 
Ii.-LAOfuj' , a,umt ^ qui n'eft point net* 
li-Lotus , a, um, $ tojé, rincé. 
PRA-LA»/o,-arf , laver auparavant. 
Pb^x-Lavius, a, um , bien lavé, fojt 

fplendide. 
RE-hwoj-are , laver de nouveau, 
StiB-LA>'o,-are, fc laver ua peu. 
Semi-Lotus , a , um , à demi-lavé : oq 

dit aufli SiMir-Lotus. 

. .iîfij^;r.ti , ■ ■^ .r . . . 
Lusfro y-are f faire des afperfions d'eau 

bénite , purifier. 

Lvstratio , is; LvStrum, z, expiation, 
purification. 
Lvjtralis , e , expiatoire. 
CoLrLcsf ro,-«T(;, nettoyer, layer, 

VII. 

LU, laver , dans le fens d'expier , 
de nettoyer. 
Rrr 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 99^ 



90-) 

"Lvo , is 5 ui, ère , laver , expier , (â- 

tisfaire, payer. 
Li'A , œ, Déeiïe des expiations, pour 

laver les fouillures, 
LuEj, ij, ce qui lave, débordement d'eaux 
de neige; i°. ce qu'il faut laver, expier, 
• efEicer ; 3°. fléau à expier , comme la 

perte , les contagions. 
Lde/a , ce , expiation , punition. 
Luir'o , onis , expiation , paiement , fàtis- 

fadion ; 1°. rachat. 
Lviturus , qui expiera. 

Composes, 
Ab-Luo ,- ère, laver , nettoyer > ôter 
en lavant ; i". arrofer, fe laver, le 
juftifier d'un reproche. 
AB-Luf/o , onis , ablution , nettoywncnt, 
lavement. 
AB'Lvvium , ii > inondation , déluge. 
. At Luj , ère , baigner, arrofcr. 
AL-hvvius, a 1 um , terrain que la ri- 
vière a laifTé à fec en fc retirant, 
AL-Luviîj , ei, ■> débordement , ravine, 
Ah-'LvvioiOnis, > torrent ; i", crue d'une 
rivière, 

CiRcum-Lvo yere , mouiller tout au- 
tour , environner d'eau. 

Cmcum-Luwo , onis, torrent, déluge d'eau 
qui eiirironnc. 

Cf Kcum-Lvvium , ii , lieu dont une ra- 
vine a fait une iflc. 
CoAL-Luo, is , ui y'ere , baigner, ar- 
rofer , couler autour , avec ou con- 
jointement. 
CoL-Loo ,-f re , rincer , gargariser. 
Col— Lui'fsj , ià , égoûc , • amas d'eau 
fale; i°. canaille ; ;"; grand embarras. 
CoL-Luw , o«ij:,_confiifi«n^ aifcniblage, 

cloaque , évier. 
CoL-Luviaria , orum, égoùts , cloaques. 
CoL-Luvia/ij, e, & Coi-Luyjarjj 9 e, 
d'égoût , de cloa^uç. 



DE-Loo,-ere, détremper, tepairer 

dans l'eau. 
Di-Luo, ère, délayer, mouiller ; i'.effa*- 
cer , affoiblir ; 3°. expliquer clairement,- 
Di-Lofum , i , infulîon. 
Di-Lut«ùj > plus trempe , avec plus 

d'eau. 
Di-Lcr/îT , ei , & Di-Luvium, if, dé- 
bordement d'eaux , déluge. 
Di-Lui'ia/iT , e , de débordement d'eaux. 
_DI-Lu^'io,-are, inonder, couvrir d'eau. 

E-Luo ,-ere , nettoyer en lavant , e(>- 

facer. 
E-Luf'/j , a, um , lave ; infîpidc, fade.- 
E-Lu!'.'fJ, ei , lavafTe, ravine d'eau. 
E-Luz'fo, onis, déluge, inondation. 
ÏL-Lvviei , ei , crafle , faleté , ce qui 
n'cft pas lavé.. 
Ït-Lvviofiis, a, um, qui n'eft pas lave, 

fale , erafleux, 
Jv-Lviies , ei , ordure , ce qui n'eft pas 

nettoyé. 
Ih-Lvnbilis , e , qu'on ne lauroit laver , 
nettoyer. 

IL-Lufi-Bizriuj, barbe qui n'efi pas lavcV, 
fale. 

lNTer-LDO,-ere , arrofcr en pafTant , cou- 
ler entre. 
Per-Luo ,-ere, la,ycT entièrement. 

PoL-Luo ,-ere l'oppofé de nettoyer, 
laver j ce Verbe fignifie falir, fouil- 
ler, profaner , gâter. 
Poi-Lutio , onis , profanation , fouillure. 
Pot Lnbrum , i , bartin à laver. 
IM-Poi-Letui, a , um , qui n'eft pas 

fouillé. 

PoL-Lio , onis , laveur de morts , qui les 

embaume , qui fe fouille en lavant les 

morts. 

PnjE-Lvvium y a , la mer d'airain , 

grande cuve dans les bains publics. 



PP7 DELALANG 

VKJEter-Lvens , tis , qui coule devant, par- 1 
devant , au long , le long , auprès. | 

Pro Luo, is , lui , lutum^ ère , net- 
toyer ; 1°, arrofer , huiïieder , 
mouiller beaucoup. 
PRO-Liiy/w , ex , ~\ écoulements d'im- 
PRO-Lu!ium , ii , S mondices, ravines , 
Pro -Luiio, onfj-,) flux. 

Re-Luû ^-ere , dégager , retirer. 
SuB-Luo,-»re, baigner, laver en partant. 
Si'B-Li'i'iïj , ei , ulcération jettant du 
pus, ordure, fuc vitié. 

Binômes. 

Mal-Luv/<», âTum , baflin à laver 

les mains : de Man , main, changé 

en Mal. 
P£L-Luviâ , tt 1 baflin àlaver les pieds : 

cuvette, jatte: de /«fj, pedis, pied. 

On dit aufli : 
PELLuv/i^/« , a , & Pelv/j. 
PfL-Luo ,-fre ; Pir-Luo ,- ère ; laver 

entièrement. 

VIII. 

Divers pé rivés. 

1. L\^urna , a*} Frégate , Galiote , 
Livurnica > <e , j Brigancin. 

LiBORnicuf , a, um, bon voilier; Ȃ. qui 
concerne les petits vaiïïeaux. 

Lie URnicu/n imperium , ii. Amirauté, 
commandement des flottes. 

LiBURnum,/, brancard, chaife à por- 
teur. 

z. Lien, rnzj , ratte , elle eftipongieu- 

fe , humide. 
LiïNicui , a,um iLiEvofus, a, um, ra- 
teleux , qui a des vapeurs. 

3. LiEUTerU , « , lieiitcrie ; i *. flux 
de venue. 



UE LA T. L fluide. pp8 

LiEii.-enVux, a, unit attaqué de la lien- 
terie. 

4. LiNTfr, tris , Chaloupe , Canot > 
Nacelle ; en Gr. lèlon Priscien', 
Lintér , du genre féminin , mot-àr. 
mot , qui va fur l'eau. 
L iHTrif uZuj , i , petit cfquif. 
Li«Trariuf , ii , batelier, matelot, 

IX. il 

Famille Grecque. 

De LiM eau , les Grecs changeant 

L en N firent les mots : 
NympA«, Nymphes , mot-à mot^ les 

Déefics des Eaux. 
NYMvkiaô , avoir peur de (on image 

dans l'eau , avoir peur de rien , 

être hors de fens. 

Les Latins rendant à cette Famil- 
le la prononciation de L, en firent 

ces mots : 
LY-Mvho,-are , faire perdre l'efprir ," 

mettre hors de lens. 
LYMPAar,-ari , devenir fou , être vî(îon- 
naire. '." ' 
LYMfharioyvhiy; Lryiphatus , ùs , extra- 
vagance , trouble d'efprit , folie , fureur. 
LyMfhancus , a yum, frénétique . inHn'c» 
furieux; 1°, qui trouble rimagination. 

X. 
Lam , LiM , Eau. 
I. La M(Z, «, lieu plein de boue, fon» 
driere ; vivier , réfervoic pour le 
poilTon. 
hkmx , arum , brifans , écucils. 
1. Liu~Pidus ,a,um j clair , tranlpa- 
ceut. 

Rrr ij 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. looo 

7. L]?pus ,a, um , cliaflîeux , qui a 
mal aux yeux j z °. un gueux , un 



$99 

hiM-Pituào , mis , tranfparence. 
'3. LiMKi , i , fange, boue; i". fillon ; 
3 0, aufig. jupe , cotillon. 

isiMofus fOyum, bourbeux , limoneux. 
. l^iMofitas , atis , limon , bourbe.. 
LiMc,-flre, couvrir de boue. 
LiiMarius , a , um., fangtux. 

,' Composes. 
Ïl-Limîj, m.f.me, n. clair, (ans bour- 
be , qui n'eft point trouble. 
Ob- LiMa/«i , atUmyPart.àz: 
Ob-Limo,<ij, <jvi, atum,are, en- 
graifler avec du limon i z*. mar- 
ner; 5". corrompre , gâter ; ^°. 
aveugler; 5°. pour Obligurio. • 

c XI. 

"i. Lem^wj, j, felouque , frégate, 

'Lt.MBunculus , i , corvette , barque. 
LEMBariuj , ii , foldac qui monte les 
vaiiïeaux. 

2. JJoms de diverfes Plantes. 

LiMcvium , iiy poirée fauyage. 
X.iMeum , i , forte de plante vénéneufe. 
LiMNf/îum , il, petite centaurée. 
hiMonium, ii, la pyrole, plante. 
LiMO/îJarej, (», émeraudes, ^^ 
LiMoni^ , <E, anémone , fleur, 

|. LiMoniades , ^«wi., Nyjnplies. des! 
prés & des fleurs. ; 

"LiîAniades , um , Nymphes des lacs. 

4, LoMeniurn , i , cendre bleue , lef- 
iîve , couleur.' 

15 . LYTra ,a , loutre ., anîrnal âmphi-; 
bie , & qui fe conftrui.t, des caba- 
nes dans l'eau. 
-{«•,LiMd ,<e , chaffie , humeur blan- 
châtre qui s'am^fle au coin des yeux, 



miférable. 
Lippio ,'-ire , devenir ou être chaffieux ; 

i". avoir mal aux veux. 
Lippirtir, on devient chaffleux. 
LiPfitudo , inis , chalTie , maladie des 
yeux. 

XII. 

Lu TK/K, bourbe. 

LvTum , i , eau faîe , mare , fange j 

boue , vafe , argilte. 
LvTeu! , a , um, dz limon , de boue , 

d'eau falc , de terre , vil , bas. 
Lvrofus , a , um ; Lirulentus , a , um , 

bourbeux. 
LvTosé, d'une manière falc , vilaine. 
LvTO,-are ; Lviulo.-are , enduire de 

terre , poiffer , rouvrir de boue , écla- 

bouffer, barbouiller. 

Lu Ter , erii , un baflîn , une cuve. 
LuTe/co.-erf, devenir bourbeux, fangeux. 
LuTrtriuj- , a,um ; Lvrer.fis , e , qui vit 

dans l'eau falc , dans la fange. 
LuTamentum , i , mortier , argille pétrie 
avec de l'eau. 

Composes. 

Col-Lu/h/o ,-are , éclabouffer , gâter 
avec de l'eau fale 2". diffamer, 
ternir la réputation. 
Coi-LuTu/atiojOnijyéclaboufTure, falif- 
flire de boue. 

De-Luto ,-are , couvrir de fange , de 
tç.rre grafle , de mortier. 
Dt-hvTamentum , i , lavage ou crépis 
avec du mortier de te^-re , de la terre 
glaife ou graffe ;» ^' . boue , mare. 
Ë-Luxia , Orum , fnétaux dépouillés de 
leur terre par l'eau qu'on a fait paffeir 
^effus j 1°, lavure d'gr ■ . 



icoi DELA LAN G 

E-LuTrzo y-are , Verfer d'un vafe dans un 
autre , fbutirer , féparer de la lie. 

XI ir. 

A-L Uta, 

A-Lvra, mégie , peaux préparées à 
l'eau. 

A-Lvramenfum , i;A-Lvramen , inls , 
marchandife de méglfTerie. 

A-LvTdmentarius , H , Marchand Mégîf- 
fîer. 

A-'Lvtut'ius , ii , MégllTier , ouvrier en 
mégiiïcrie. 

A-Lyrarius , a,um,de mégîc , de méglC- 
lêric. 

XIV. CLO. 

De Lues , égoût , Ce forma cette Ei- 
niille : 

Çloac^i, a i égout. 

CLOACiiZa,«, petit égout, 
CLOAco,-ar«, falir, fouiller. 
CLOAc.aîis , e, iî , d'égoût. 
CLOAcarium , îî , taxe pour les boues; 
i". impôt pour nettoyer les égoûts. 
CtoKcina , <t , la DéefTe des égoûts. 

Famille Grecque. 

î. A-LiPTA , Aliptes , ( de Leibo , 
oindre). Celni qui frotroit d'huile 
ceux qui fortoientdu bain , ou les 
Arhlètcs & Luteurs, avant le com- 
bat ; garçon de baigneur. 

Â-Liprerium , ii , le lieu où l'on frot- 
toir d'huile les Athlètes. 

2. A-Lytarcha , Grec A-Xul-apxm , 
Chef , premier Commandant qui 
ne peut être change : de Lyà , dif- 
foudre , &ca, non. 



UE LA T. L fluide. 100.2 

5. Ana-Lys/j, is , f. analyfe , réfo- 
lution , folucion ; z°. divKîon , ré- 
duction d'une chofe à fes principes. 

4. CLuo;cLUtfo,.fr£,purgcr;deX«c;, 
laver ; Grec Xot^s , louo. 

CtYsmus , i, purgation ; du Grec Kwm i 

Kljo , laver , purger. 
Catiz-Clysotuj , i , déluge. 
CLYsier , is , Grec KAvr»p , lavement, ù-i 

nngue. 

Ciyster'^D^-are, donner un remède. 
Clum« , arum , pouffière d'orge , balle. 
Ctvta ,œ,Gt. Kau/«v , Kiudân , Kljdên . 
flux de la mer , onde , flot. 

LU. 

Lu, mot primitif. Celte, Grec, La- 
tin , Arabe, &:c. qui défigne la lu- 
mière , & tout ce qui y eft relatif. 
De-là une multitude de familles 
Latines. 

I. 

Lux pour Lues, cis , lumière, clarté, 
jour; 2°. éclat, gloire; 3°. yeux-, 
vue; 4". brillant, feu; j«.faironi 
6*. terme de carelTe. 

Lvcidu! , a , um, clair , lumLieux ; i<^ 
luifanf, brillant; 30. tranfparent. 

Lucea, es , xi , ère , luire , éclairer, 

Lucet, il eft jour. 

Lici, de jour. 

hvcid.rium , ii, flambeau. 

Lucide, clairement, diflintlemenî, 

Lvcidùm, d'une manière lumincule, 
Lvcefcii , il luir, 

Lacifco t-ere , luire. 

Lvcerna , ce , lampe , flambeau, 

Lvcinius ,a,um; Lvcinus , a , um , qvtl 

a la vue bafTe. 

Lvcijcus , / , qui a la vue foible , hr^bt. 



unuere. 



IC05 DICTIONNAIR 
II. 

B I N O MES. 

1. Lvci-Fer, i , le Prince du Jour, l'E- 
toile du point du jour ; le Prince 
des Démons ; de Fera , porter. 

Luci-Fer , a , um ; l.vici-Fnus , a,um , 
lumineux ; i°. qui porte un flambeau. 
hvci-fera , « , la Lune. 
Lvcï-F/uus ,a,um, d'où découle la 
lumière. 
Lvci-Ficus ,a,im, qui caufe la lumière. 
hvci-Fugdx , cis y 1 
hrci-Fugus , ayumy ?quifuitlal 
I hvci-Fuga ,ce, J 

hvci-Safor, iSyÇCïC de la lumière; 
de Saf , femer. 

2. LucuBRo ,-are ( de Luc , la lumière , 
& de OPeRe , ouvrage, ) travailler 
à la chandelle , ii la lumière , dans 
la nuit ; pafler la nuit à travailler à 
la clarté des flambeaux. 

'L.vzulTaîus , a , uw , travaillé avec foin , 
parce que ce qu'on fait jufqucs dans la 
nuit cft plus foigné. 

'Lvcubraiorius y a , um , propre au travail 
qui fe fait la nuit. 
Lucuirar/o , onis ; hvculrariuncula , a , 
l'aâion de travailler aux tiamteaux ; 
i». ouvrage qui a coûté beaucoup de 
veilles. 
E-Luci^iro v-flre ; E-hvculror ,-ari , tra- 
•yailler à la chandelle ; i°. faire à force 
de veilles. 
y. Dï-Lvculum , / 5 le point du jour , 
mot-à- moi f \i. petite lumière du 
jour ; de dies , jour. 
Di-Lvcu/b , à l'aurore. J 
iPi-Lvculat , le jour commence à 
poindre. 



E ÉÏYMOLOG. S004 

Composés. 

At>-hvceo,-ers f 1 donner de la clarté; 

At-Lucfo , ère , ) i°. éclairer. 

Ai-Lucitii , ce , coufîn , moucheron qui 
aime la lumière ; z". ver luifant ; j". 
ccornifieur. 

CiR.cvM-l.vceo, -ère , éclairer tout au- 
tour. 

CoL-Luceo ,-ere , briller, reluire. 

Di-Lvxeo ,-ere , luire; 1". s'cclaircir. 

Di-Loce/c;t , le jour paroît. 

Di-Lvcido rare, rendre clair, éclaircir , 
débrouiller. 

Di-hvcidus , a, um, lumineux ; l'.net , 
fans obfcurité. 

Di-hvcidaiio , onis > éclalrcilTement , 
explication. 

Di-Lvcidé , d'une manière claire, évi- 
demment. 

E-Lvcus, i , qui à force de boire a 
perdu la clarté du jour , que l'y- 
vrefle endort, rend aveugle; étour- 
di , qui agit comme s'il n'y voyoic 
pas ; badin , folâtre , qui ferme les 
veux pour badiner. 

E-hvcso ,-ere , éclater , reluire ; i". {e 
faire voir , çaroitrc avec éclat. 

E-Loct/co ,-ere , commencer à paroître. 

E-Lucido ,-!Lre , rendre plus clair , com- 
menter. 

E-hvcidatio, enis, glofc, éclairciiïcment. 

F.-Lvci-fico y-are , éblouir , aveugler , 
ôter la vue : ce mot cft trinôme ; de E , 
particule privative; de Luc,& de Fac;o. 

Il-L"c«o ,-ere , f luire, fâi- 

II- LvceJco,is , xi , ère ,^ re jour. 
^EK-Lvceo, er, xi , ère y être trans- 
parent ; 1°. briller fort. 

?EK-Lijcldu! , a, um, tranfparcnt i i». 
qui a un poli écUtanto 



loof DE LA LANGUE L A T. L lumière. ioo5 



VFK-Lvcîdulus , a , um , un peu trans- 
pirent. 
rEK-hvcidlcas , atis , tranfparence. 
FzL-tvcidus , a, usi , tranfparent. 
Pït-Lucfo ,-ere , être tranfparent. 

VoL-Lvceo ,-ere , cire fort bniu-.;ir , 

reluire beaucoup ; de Pol , puif- 

fanr, & de Li'CEO ; z^". faire des 

oblacions; i". faire un feftin pu- 

blic ; 4.°. profaner , prolliruer. 

PoL-Luciiiiff ,e, fplendide , fomptueux. 

Pci-Luc!i/7;ffr;PoL-Luc;e,magniniue- 
mcnt , fplendidement. 

PoL-Lucfura , œ ; Fot-Lvctum , j, fefiin 
à l'honneur des Dieux. 

Pr .t-Lvcidus ,a,um, fort brilLmt , 
très-luoîiiieux. 

pAiE-Euc ?o,-ere, briller beaucoup, éclai- 
rer, donner de l'éclat. 
RE-Lvceo ,-ere , reluire. 

Svi-Lvcanus , a, um^ d'environ le 
point du jour , un peu avant le 
jour. 

ANTS-LuCanur ,.« , um , qnî Ce fait avant 

le jour. 
Ante-Ldcj5 ; Ante-LucuZô ^ avant le 

jour.- 
Si B-Luce» ,-eré , entreluire , briller tant 

foit peu: 

SvB-Lvcidus , a, um , entreluifant , tant 
iôitpeu luiHint. 

III. 

LUS, i*>. éclairer, 

LusTro ,-are , éclairer ; de Luc , lu- 
mière , & Traho , tirer. 

Composés. 

GoL-LusTro y-are , rendre brillant , 
donner de l'écJat, 



It-Lusrrafjo , onis , illumination ; to. 

cmbclliîfcmcnt,- 30. éclairciiïcmcnt. 
1 L-Lvsiro ,-are , donnerdujour ; i°. éclair- 

cir , iliuftrer, orner, rendre célc:re. 
iL-Lvstris , e , luifant , qui brille ; lo, 

célèbre ; ;". éclairé. 
h-Lvstran^entum , i , ce qui donne du 

lufire , ornement, 
PRiE-LusrnV ,e, qui brille beaucoup. 
Sc'B-Lusrr/j-.e, qui brille un peu. 

2°. Regarder. 

Lvsiro ,-ars , ) regarder , cliercher 
Lvsiror ,-i3ri ,S par-tour, fureter, 
confidcrcr. 

Lvgtramen , inît ; hnstra-io , cnis, recher- 
che, l'adion (le confidcrer. 

'LvstTatoT , oris , qui cherche par-tour. 

Liis.TO , onis , fureteur, 

PiR-LuS'frij ,-are , con/îdérer attentive- 
ment , regarder avec foin. 

IV. 

L U M , lumière. 
LvMen , inls , lumière , clarté , jour, 
œil, éclat ; z**, expofition, expli- 
cation. 

LvMinare , iî , luminaire.- 
hvMinOf-are , éclairer, 
hvMÎnofus , a , um ■, éclairé , qui reçoit 
beaucoup de clarté, brillant , lumineux. 

Composes. 

CoL-tuMzrto ,'are , éclairer avec. 
Ii-LuMi770,-arf , éclairer , donner du jour.' 
\i.-Lvmnator 1 orij-,qui éclaire. 
li.-Lumnatio , onis , l'adion d'éclairer. 
Ii-LuMfna?e, d'une manière relevée, avec 

ornement, 
lL-LuMi;iuj , a , um, qui efi fans clarté ,. 

qui n'cft point lumineux. 
Re-LlmiVjo ,-are , rendre la lumière , 

éclairer de iiouvcau. 



1007 DICTIONNAIR 
V. 

L U N , Lune. 
LwK ,motà-mot, la Déeflè de la 
lumière : la Lune. 
LuN.iriT , e , qui concerne la Lune. 
LfNu/a , te , croiirant, petite Lune ; i". 
bague fimple , jonc; j». boucle en forme 
de croifiant. 
LuNO rare , coarber en croiïïant. 
LuNfltiruj, a , um , àe. qui la fanté dépend 
delà Lune. 

Composes. 

li.-\^vnus,a,um, 7 qui eft fans 

U-Lvnls , e , 5 Lune, auquel 

la Lune ne paroîc pas. 

Sub-Lun;^ , e , où il paroît encore un 

peu de Lune , un peu éclairé par la 

Lune. 

SuB-LuNarK, e , qui eft Tous la Lune ; 

lublunairc. 

VI. 

LUT, jaune. 

LoTum , i , gucde , paftel. 
LuTot; ,oris, jauiiifle. 
Lvjeum , i , guéde , paflel ; x°. jaune 

d'œuf, 
"LvTeus, a^um, jaunâtre , d'un jaune 

clair. 
hvrea , ce , fouci aquatique , fleur jaune. 
LuTfio/uJ ,a,um, d'un jaune clair. 
SuB-LuTfiiJ- , a , um , un peu jaune. 

vn. 

Noms de divers objets. 
I. l.vca Bas, l'Eléphant ; mci-à- 
moi,\e gros Bcrut ; le Bœuf vifible : 
peut-être le Taureau blanc , parce 
que Luc défigne la blancheur tout 
comme la lumière, 



E ÉTYMOLOG; icoS 

1. Lvcuns , untis , ■> petit gâteau 
hvcunculus ,i, i fait comme 
un cercle avec un trou au mi- 
lieu qui fait un petit jour ex- 
primé par Luc. 

}. Lvcanar , is , ouverture qui four- 
nit un petit jour, lucarne ; 2°. 
terrier , trou de renard , de 
blaireau. 

4. Lucvientus , a ^ um, mot forme, 
du E , qui marque l'exiftence , & 
de LucuL, clarté, petit jour : auffi 
cet Adjedif %tr,lîe«lair , où il y a 
un beau jour ; i". grand , riche. 

Lvculinto,'aTe , rendre clair. 
Lvcutenter ; hvculentê , clairement , 

d'une manière lumineufe. 
Lvadentitas , is , belles manières , air 

du beau monde. 

5 . Lvcina , « , DéelTe de la nailTance , 
qui aidoit les enfans à voir le jour, 
à naître. 

VI IL 
De Luc,lumiere, vinrent par oppofi^ 
tion diveries familles. 
1°. LUC, 
Bois , Forer, 
Luc j bois , forct,où l'on eft à romr 
bre. 
En Efclav. Log , Lugh , foret. 
En Celt. Loc ,bois;d'oâLocH , bar- 
re de bois pour arrêter une porte; 
Loquet. 
Lvcus ,i , bocage. 
Lvcarius , ii , Garde-bois. 
LicarJJ- , e , qui concerne les bois. 

Lccar | 



loop DE LA LANGUE LAT. L lumière. loio. 



hvcar , is , fàlalre des Comédiens pris 

fur les bois facrés. 
Lucjr/.z, orum , fêtes célébrées dans les 

bois facrés. 

Composes. 
CoL-Lvco f - are ^ ébrancher j i», 
cciaircir un bois , cmonder Tes ar- 
bres. 

CcL-Lvcado , onis , coupe , taille de 
bois. 
SrB-Lrcjf/o , onîs , l'aftion d'élaguer, 

Svs-Lvci ,-are , tailler , cmonder les 

bois. 

2°. 

LUC, Deuil. 

Lvctus , is , \ç contraire de la clar- 
té , du blanc , le fombrc > le noir ; 
1 . vctemens lugubres,habits noirs, 
de deuil, pour les morts j 3°. aujig. 
triftelTe , afflidion. 

'Liccuofus tfi,um, déplorable , qui caufe 
le deuil, 

Lvcti-fer , a,um, a;fligcant : de Ffro. 

Lvcd-fcabilis , e, plein de trifleiïè , qui 
nous m.et en deuil. 

Lvçti-fiCus , a,um ,qui afflige : de Fac;o. 

'Lvcîi-Sonus , a, um, qui rend un (on lu- 
gubre, 

ViK-LvcTuofus f ajUrUf tout-à-falt 

déplorable. 

1. Lvciio , es, xi, cîum , ère , pleurer, 

s'aftliger. 

LuG:^5r/j , e, de deuil ; funèbre, 
Lur,«iri<i , uin , habits de deuil, 
"Lvcuhrè , en deuil, 
hvcub'ritsr , d'une manière lugubre, 
E-Lvceo ,-ere , s'affliger ; z°. quitter le 
deuil , cefTer de s'affliger, 

Orig. Lat, 



Lvscus , i , borgne , moiâ-moi,^ù\c 

d'une lumière. 
Lt'Sca, œ, borgncïïc. 
Lvsciofus , a, um ; Lvscîtiofus , a, um , 

qui a la Tue baffe , louche, 
Lvscido , onis , foiblelTe de vue. 
E-Lusro,-are , éborgner , cn.-ver l'œil, 
E-Lvscano , onis , l'aftion d'éborgncr, 

L I V, noir , livide. 

Dû Celte Liu , Lu , Ltwid , oppofé à 
Lu, lumière, &: fignifiant noir,ob- 
fcur , ibmbre , vint cette famille : 

Liveo , ère , être livide , noirâtre , 
meurtri ; 2*. envier, fécher d'eu- 
vie, 

Livefco , ère , devenir livide; i". devenir 

envieux, 
Livûr , cris ; Lwedo, inis , couleur plom-» 

bée , mcurtrifTure ; !<>. envie, malignité 

cnvieufe. 

Li\idus,a y um , noirâtre, livide; 2°. 
envieux. 

Lividulu!,a, um , un peu plombé i lO.ua 
peu envieux. 

Lividiùs , avec plus d'envie, 
Lividinans , tis , qui efl envieux. 

CoMPOS ES. 

Ac-Live/aV , il devient tout meurtri; 
SvB-Livens , ds , omn. gen, qui devient 
un peu livide, 

SoB-LiVê/co, is, ère , devenir un peu 
livide, 

Svm-hiyidus , a , um , qui eft un peu 
livide. 

IX, 

LUP, Loup, 

De Luc, lumière, couleur rouflè, vinf 



#011 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. icn 



le mot Lvcos des Grecs ; & par le 
changement de C en P , Lvvus des 
Latins , un loup, à cau!è de la cou- 
leur : voyez /^iji. du Caîend. page 
477. De-là ces mocs: 
[J. Lupwj , i, loup ; i*'. loup marin ; 
3°. houblon ; 4°. araignée ; 5°. 
crochet, grapin ; 6°. embouchure 
rude pour un cheval. 

"LvTa, a, louve ; i°. profiltuéc. 

Lop.;/iZ,« , louvette. 

'Lvvanar , is ; LvPaaarium , ii , maifon 

de proflitution. 
"LvTinus , a, um , de loup. 
Lui>ara , as , louvrc ; mot d met , maifon 

de chafTe, 

a. hvvatum , i , embouchure rude 

pour les chevaux rétife. 

ÏMfatus , a , um , embouché d'un mors 
fort rude. 

3. Lvverca/, is , lieu à Rome confa- 
cré à Pan : on y facrifioit un loup 
fur les autels de ce Dieu. 

LvPercalin, ium, fctcsà Rome à l'honneur 
de Pan & de Faune , où l'on facriRoit 
un loup. 

4. Lvvinus i i i 1 petit loup ; 1°. lu- 
Luvinum , i , S pin , légume ; 5°. 

monnoie apparente pour le théâtre. 

Lvvillus , i , louveteau ; 1°. jettons 
employés au théâtre au lieu d'ar- 
gent. 

Lui fo ,-ire , dévorer comme un loup. 

Famille Grecque. 

[l. L\cos,if loup j 1*. petite araignée. 
ïjYcifca , œ , chien-loup ; i°. chien venu 
de refpèce du chien mêlée avec celle 
du loup. i 



h\cifcus , i , poulie fans eflicu, 

2. LYc;/^,/,Dieu des caloniniateurs. 

LYC-Ophtkdmus , i, pierre précieufe qui 
efl de quatre couleurs. 
Ltc Opfis , is , orcanefte, plante. 

}.Lyc/w/«, ii , arbre épineux qui 
croît en L/cie; 1°. fuc épaifïï que les 
Médecins tirent de Ces branches, 
4. Luc/wj, «, brochet j le loup des 
poifions. 

X. 
Familles Grecques. 
1°. 
i.LEUc^, ce , lieue, mot-à-mot pierre 
blanche j de Lu , blanc, &.: de Ca , 
Ce, pierre : Co , en Hongrois, pier- 
re ; Cos, en Latin un caillou. On 
appelloit ainfi une lieue ou cerraine 
meiùre ds chemin Gauloifc , parce 
qu'une pierre blanche marquoitles 
lieues. 
1. L^vconium , ii , ") laine; z**. bour- 
Livconicum , x ., ^ lanifTe pour les 

matelas. 
h^vconius, a , um ; "Lwcgnicus., a ^ uth , 
de laine; i . de bourlaniiïe. 
Binômes. 
I. hivc-Àchania , a , épine blanche. 
ht.vC'Achates , es , agaihe blanche. 
Lnuc-Anthemis, iiUs iL^uc-Antkemum ,1^ 
camcmille. 

i. LEUco-Zon , ii , ma à-mot , vio- 
lette blanche , mot Grec binôme ; 
de I.EUcojjblanc , & de loN.violet- 
te. Ce mot défigne la giroflée blan- 
che. 

}. Livco-Chryfus , i , hyacinthe de 



101 5 DE LA LANGUE L AT. L ëlevd. 1014. 

couleur d'or , mêlée de veines 
blanches. 



Lfi'co-Gm, «, pierre précieufc, blan- 
che. 

Leoc Oph'almu! , i , pierre précieuse , 
qui repréfente la prunelle & le blanc de 
l'œil. 

Ltvco-Pjrahi! , i , pierre précicufe blan 
che mêlée d'or. 

Liucû-Pkrus , a , kot, gris cendré. 

Ltvco-Phûtatus , a, um , habillé de gris 
cendre. 

Ltico-PhoTum , i , borax , bitume blanc ; 
^°. colle qui fait tenir l'or far le bois. 

LEvcô-S'itcos , i , pierre précieufe tache» 
tée de blanci 

LEu-Cr<jcora, a, animal à quatre pieds 
imitant la voix hum.iine. 

Pr«.i-LFU;ur , i , forte de pierre précicu- 
fe, qui a un filet blanc tout autour. 

I , Lynx , cis ; ce mot eft nafâlé; c'efl: 
le même que Lvx , Lux , la lumiè- 
re ; cec animal eft ainlî appelle , 
parce qu'il a la vue très- perçante , 
& fupporte la plus grande clirtc. 
l,\nc;us , a, uin, de Lïn.\, qui concerne 

le i..;. MX , qui a très bonne vue. 
Lxticurium , i , pierre précieufe qu'on tire 
du Lv^*x, 

z, Lycanis , idis , fleur blanche , paf"- 
fe- fleur. 

Lycnniiif , dis, htxhç blanche; bouil- 
lon , plante. 

LvcHTiiits , a», marbre blanc ; z*. 
cfcarboucle , pierre qui jetïe de la 
clarté, 

3. Lycunus , / , larnpe, flambeau, 

Lkch no-hiu:, a, ««ipi ùlt de la nuit 
Is jaur. 



Lych'u; Chus , 2 > chandelier à branche?, 
luflre. 

E-LvcHn/um, n, mèche, lumignon d'une 
lampe , d'une chandelle. 

LO, LAW, 
Elevé. 

De L marquant l'aîle & l'élcvation » 
fe formèrent le Celte Law , Lo » 
LoH , élevé; d'où l'Angl. Lowf j- 
colline , &c. & diveriès faniilles 
Latines donc l'origine avoit échap- 
pé à tous les Etymologiftes. 
I. 
Lauj , dis , louinge , enime : di(^ 
cours pat lefqutls on élève , on 
exalte, on met au-defms. 
LAUDo,-flre, louer, eiicenfcr; i», citor; 
30. prendre à témoin ; 4^'. faire l'éloge. 
'LhvDdîor, ïs ; I AiDiîfn>, cij-, le pané- 

gyrifte, qui louc. 
'L.wv.vorius , a , um , qui concerne la 
louange. 

LAvvatio , ejùs , louange , éloge, 

LAi'Darè, 

L&vvati£lmé ^ 

hAvvabilis , e, louable, qui mérite d'être 
loué. 

Lhvvatiyus , a , nm , qui concerne les 

éloges ou les panégyriquef, 
Lai'di-C.-î?7.i , œ ; Lmvi'L cenus , /,parii- 

lîte , louangeur, qui loue pour attraper 

un rtpas. 

Composés. 

Al Laudo ,-ari , louer beaucoup. 

Ai-htiVVabilis , e , très-louable. 

Coi-La uDf>,-nre, louer , vancer , recom- 
mander conjointement , & en compa- 
gnie de plu/îcurs. 

S rnj 



louablcment , avec élo- 
ge- 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. toî<? 

fe mouillant chez les Latins à kur 
manieie , il y devint ; 

La Famille Ligîj , bois. 

LiC7zutn t i , bois. 
Licnofus, a, um, plein de bols, à-Ji 
comme du bois, 
Licff(5r,-.-iri , faire dia bois. 
-Licellum , i , loge de planches , cabane. 
'LwUlum , i , petit morceau de bols } 
1°, ccjue de noix. 

Lïcnariu!, :i, bûcheron , charpentier. 
Licnarius.a, um , de b^is, qui concerne 

le bois. 
Ljcnaiio,anis,\\x{\'^on de faire du bois, 
prcvifion de bois ; foré: oi! Ton a 
droit de cbauflàge ; lieu d'où oti 
l tire la provifion de bois* 
Ucnator , Is , qui va faire du bols. 
Licneus , a , um , de bois , fait de bois. 
Licneolu!, a, um , de petites pièces de 

bois , fait de petits morceaux de bois. 
L^cni-Pediumt ii , Tabot, foquc; de Pes, 
pied. 



lOÏJ 
Coi-Laud.i;jo, cnis , éloge , louange; 

1». cftime de plu/îeurs. 
Di-LArDa,-(!rs, louer beaucoup. 
E-Laueo , as , are , voyez Lauio, 
lL-LAVDal>Uis, m.f. k, n. qui r.'in 
point louable ou recomrnandable. 
iL-LAUD.ifur, a, um , indigne de louange, 

fans mérite. 
Mviti-Lavdus ,a , um, qui méiice 
plufieurs louanges, fort recomman- 
dable. 
SvTtR-LAVValilis , e, louable au-delà de 
tout. 



tA-vandula , «^ i 1 lavende ; elle doit 
LAvenduIay (c,) fon nom à fon 

odeur forte. 
LAVfr , is , berle , herbe. 
II. 
LAN, grand , étendu. 
L AN , mot primitif qui dcfigne re- 
tendue , la grandeur : de-là nom- 
bre de mots & de familles. 
LANX,cà,ba(Iîn, plat; ^°. baffin 
d'une balance. 
Lhtices, ium , baflins, plats de balance. 
LANCu/a.ar; LAnceola, œ, petit plat, 
petites balances. 

Ei-Lanx , cis , balance, trébuchet. 
loKc/iiiJJ , is , forte de plante. 
IIL 
LAN, bois. 
Lan , ed un mot Celtique qui figni- 
fîe bois , forêt , & qui tient à La , 
Lo , haut , éleré. 

Il s'cft prononcé Len j Lin , & 



Il dcfigna les armes oflTcnfives , les 
bâtons, les dards, les lances : de-là : 
L a Nctd , <c , pique,lance ; Gr. AorXH , 
LoNKHe:de LAN,dard. 
LAHceariuj, li, piquier , lancier. 
LANfMti/T, a , um , 1°. blefTé d'un coup' 
de lance; i». armé d'une lance. 

I. LANiaj,j7, Boucher. 
L^mo,-are , déchirer , égratigner. 
LANJarium, ii> boucherie. _ 

l.hmano,onis; LAniatus , ûs , déchuc- 
ment. 



ïôif Î>E LA LANGUE L AT. L élevé, .or 



î.'.'! n'it!, a, um, de boucher , de bou- 

c!î-;rie. 
I_AiM(-'n I . œ , boucherie , éacrclierii , eut 

de Boucher, 
2.LA.si/ia , « ) M.iîcre d'efcrime , 

de Gladiateurs , Prévôt de (aile. 
l.\insritiu! , a , um , qui concerne le 

Maure en fait d'armes, 
Di-LiNi-V^re, mettre en pièces. 

L A M , pour LAN. 
Du Cite Lam , dard , lame, même 

que Lan , vinrent ces mots: 
I . LAuina,a , lame , feuille de mé- 
tal , de quoi que ce foir; i*". dou- 
ve de tonneau ; 5". table de 
l^lomb, 
LAMf//î,(5?, petite lame, feuille de métal. 
l^Auelluia, X , batterie de cuifine, 
L.\M.'ia, (z , lame. 
Di-LAM«no,-are, fendre en deux. 

a. LiMnifci , cor«/w , rubans ; en Gr. 
Lémnifcos ; de Lam^i , lame , étroit : 
mot à- mot , bandes étroites. 

LiMnifcaïus ,a, um, garni de rubans, 

IV. 
LAN, Laine. 

Du Celte Lan , enclos , couverture, 

vinrent ces farriilles Latines : 
Lan'^ , « ", en Gr. LÊnoj, eos , laine , 
toifon de brebis ; i*. ^^oil de chè- 
vre , de lièvre , de lapin , &c. 3°. 
duvet d'oies, tout ce qui reflem- 
ble à la laine. 
tiAneus , a, um, de laine ■ fait de laine. 
LAnaris , e , qui a de la laine. 
LAWJfur, a -, um , qui a d. la laine ; i". 
couvert de laine, de coton. 



I.AN.irw, i/', lainicr, celui qui a;iprcte Ii;3 

l.li.TÏS. 

Lan rij , œ , herbe au fjulon, ^ 
LANii/d , m » petit flocon de laine. 
Lani^^o, inii , coton, duvet; i». poil 

follet: 3°. fcieure dais.j 
L;:KU)rinafus ,a,um, cotoneux , plein de 

uuvet. 

î AKofus , a , Um , lahicux , plein àf 
laine. 

Lan-c-ww, /;, laine tirée chique anné« 
des brebis; i». lalnige; 3". apprêt de 
la laine, 

LAnt-Gcr, a ,um; Lan.'-F..', ayum, cou- 
vert de laine , qui porte de la laine. 

LAN'-F/fium , il , apprêt des laines. 

LAtiiftcu;, a, um, qui apprête la laine* 

l.\Ni-Cufis , e , dont la peau e.'î cou \'crcej 
dî laine. 

LAn-Oculu!,i, qui couvre avec Je la laine 
la difformité de dm oeil. 

LANerum, i, habillement tait de laine 
gralfe, 

V. 

L O N G. 

Du Celte Lan , Lon , étendu , vint 

cette famille ; 
LoNG//j, u,K/w,long, grand en éren- 

duc- 
Lf. i.culu! , a , um , un peu lonfr, 
L( Noé; Le NG/.'er, loin, de loin,; t". beau- 
coup , très , fans difficulté, 
LoNGu/e, un peu loin. 

Loucicudo, mis, longueur, éten^Iue 
en long , longitude. 

Lr-H';:urculu! , a, um -, tant foit peu plus 

long. 
L ;N ifiny-ere , s'allonger, dev.-nir long, 
L }t>r,ùm , pour longt .TTU, 
LoNGi/."/uuj, .1, um , tloigné , lointain ; 

x". long ,dc longue durée. 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1020 



lOip 

\.onGinquuas, titis , longue diflance; 

i°. longue durée. 
'Loucinquê, de loin. 
LoNG[/r/i;x, a , longue perche. 
LoNGi/rio , onis , homme long comme une 

perche. 
LoNG;rrorj-Ù77!, en long. 
LoNGino , onis, le gros boyau. 

Binômes. 
'Lo'nci-Turjius , a , um , qui dure 
long-tcms. 

Long;- Turnit:zj , arir, longue durée. 
Lokgz-Pm , dis , qui a les pieds longs. 
LonG-j^y us , a , um , fort âgé , qui 

a vécu long ceins. 
hotio £vi. as, ads, longue vie, grand âge. 

hotiG-Animis , e, patient. 

Lonc-Animiras , atis, patience. 
Long- Att'-mitcr , avec patience. 

C O M P O s É s, 

E-LoNGo , as, avi , aium, are , allon- 
ger , ctendre , prolonger. 

Ol-LououIus, a, um, longuet, un peu 

long. 

Ob-Lovgus , a , um , long, fort long. 

PER-LcNoè, fort loin. 

PiR-LoNGuf , a , um , fort long. 

PER-LoNGi/iijuu.r, a , um , fort éloigné. 

Pko-Iongo, c^, avi , atum , are , proltm- 
ger, différer , remettre. 

Pr^-Lomgo , as, avi, atum, are, il- 
longer. 

Pr.£-Lokgw , a , um , fort long. 

VII. 

L U M B , le Dos. 

LuMBKj , i y dos , rein , eft un mot 
dont l'crigine ctoic abiolunient in- 
connue ; il tient à l'Irland. Lub , 



courbe, en arc: ou plutôt il vient 

de Lo, Lob , Lovk, en Grec, élevé , 

haut, en bofle. 
1 . Lvubus , <, le rein , les reins ; i". 

dos ; 5 °. rable. 
'L.VM'Bulas , i, rognon. 
hvM&ago , inis , foiblelTe de reins. 
LuMB.:re, is , cuiiTart, caleçon. 
LvMBi-Tragium , li , rupture des reîns. 

Composes. 

Di'LvMBo ,-ari , éreinter , rompre 

les reins ; z ". affaiblir , énerver. 

Dï-LuMUij- , e , éreinté ; i°. tfFcininé, 

E-L' MBis. le, ) , . , , , 

„ T I ereinte, erene, qui a 

h LUMBUJ , fl ,U777, ^ ^ 

les reins rompus, éhanché ; i". efféminé. 
Prje LuMBo , aj , (tre , éreinter, rompre 
les reins. 

1. LuMBr/c«i , ciy ver de terre, parce 
qu'il marche en arc ; i*. ver qui 
s'engendre dans les inteftins des 
hommes & des animaux. 

VIT. 

L E B , L I B , Ecorce. 

Du primitif La Wj élevé, être fur , au- 
delTiis, vint l'Oriental Lab , cou- 
vrir , envelopper , are adLcrenc j 
le Grec Lopij , Lopoj , ecorce. 



Lr: 



'ynon , tout ce qui enveloppe 



la peau du bled , la coquille d'œuf , 
&c. 

Ltpyroj , couvert d'ccorce, d'ccailles. 

Leiw , ôter l'écorce. 
Et la famille Latine : 

LiBfr , livre , parce qu'on ccrivoit 
anciennement fur des ccorces d'ar- 
bre préparées. 



io2i DE LA LANGUE LAT. Lél 



I . I.n5ir,^r/, livre, volume; & au fens 
propre, peau cjui eft entre le bois & 
l'écorce d'arbre. 

Linsîlui , f ; LiBeilulus , i , petit livre ; 
z". lettre; js. afiiche , placard, 4°. ms- 
moire, requête; y", boutique de Librai- 
re ; 6°. libelle ; 7°. certificat ; 8°. T^rtc 
de mefure, 

LiBs.t'.'o , onis , Notaire , Tabellion ; 
1°. porteur de lettres ; 3°. copiile de 
livres ; 40, Libraire. 

'LJBe'iliftuj , a, ÎWaître des Requcfcs. 

L,jz;lbrium, ii , portefeuille , tablette. 

LiBellaticus, a^um. Chrétien qui donnoit 
Ton nom pour être inicrit fur le regiflrc 
des apoftats. 

Lir-f .7r/uw, a, rcgiflre, catalogue ; 1°. ar- 
moire à livres. 

LiEraria, œ , boutique de Libraire , bi- 
bliothèque. 

a. Lmrarius , a , copifte , qui tranf- 
cri: des livres ; a°. Libraire , Mar- 
chand de livres. 
luiBrariolus , i , petit Libraire. 
hjBrarius , a, um, qui concerne les livres. 
3, D£-LiBro,-dr<;, peler , ccorcer ; 2*. 

pefer. 
j^,LA.-Biirr2umfi, aubour , (êconde 
écorce d'un arbre , celle qu'on em- 
ployoit pour les livres. 

VIII. 
L I M , haur. 
De Le haut , en le nafalant , vint la 
£tmille LiM , Liq , Lit , tout ce 
qui eft élevé en travers : de-là ces 
diverfes familles. 



1 . Lim/V , e , 



I. 



eve. 1023 

LiMwj-, 7, Dieu qui préfidoit à tout ce 

q'ji étoit de travers. 
Liwiulus, a , um, qui efl un peu de travers. 
LiMofitas , atis , air fombre , louche , de 

travers. 

: . Lmes , àis , traverfe , fenticr ; i^ 
borne ; 5°. frontière. 

I.iMtM«eur> a, um , qui cfl fur les fraa- 
ticrcs. 

LiMiuirlsye, qui concerne les bornes. 

LiM;f3r,-ari , borner, planter des bor- 
nes; 2". divifèr par (entiers. 

LiMfffffor, ;jj celui qui plante des bor< 
nés. 

LiMk.itio, onis , abornemcnt. 

Composés, 
CoL-LiMÏtor ,-ari j borner. 

CoL-LiMinium , ii; Coi^-hiTAitium , l'ij 
confins , frontières. 

CoL-Limtaneus , a, um, qui eft frontière, 
voifin. 



j 



qui eft oblique , 
de travers. 



I. Liuen,inis, •> pas , fcuil d'une) 
Liuentum,i, ■> porte; 2 ^'.entrée, 
porte d'un licuj 3°. barrière ; 
40. liniites. 

LiMZfi.irf.r , e , qui concerne le (euil de 

la porte. 
'LiMsndnus , i , le Dieu qui préfidoit au 

feuil de la porte. 

Composes. 

CoL-LiMo,-(îr£, ? vifer , mirer, £ir«r 
CoL-LiNso,-.!re, / droit. 
E-LiMf/!9, as, avî , atum, are, chaffèr, 
faire fortir, mettre dehors. 
Etiminare <^/if?a/uraî , divulguer, publier 
quelque chofc. 

Ti.-LxMinatus , a yum , place, retiré, 
rosr-LiMÎnium., n , retour au mêineéraf 
d'où l'on avoif été violemment tiré ; 



loîj DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1024 



îO. droit de reprendre une chofe qu'on 
avoit perdue , & de la rétablir en ion 
premier état; %" . retour au lieu d'oia 
l'on a été enlevé par les ennemis. 

SuB-LiMe« , inis , linteau , le defTus 
d'une porte \{ce motncjtpas bien 
certain ). 

SuPER-LiM/nars , is ■, linteau. 
Sue LiMafuj, a fUm, élevé. 
Sue-Limê , en haut , en un lieu élevé , 

d'une manière élevée. 
Si'E-LiMia, um, météores. 
SoB-LjMà , e , élevé , haut : z . 

fublime , relevé , grand. 
SvB-Liuitas , aiis , élévation, exhaufTc- 

ment. 
SuB-LiMffer , haut , en haut , bien haut, 
SuB-LiMiiu , d'une manière plus élevée. 
SuB-LiMo, as , ayi t atum, are, élever 

haut. 
St'B-LiMur], a yuruf voye^z Suhlimis. 

î. LiMo , onis, timon d'un carrolTe. 

j. LiMax , acis , clcargot , limaçon. 

De LiMUS, prononcé Lix , vinrent le 
GrecLix , oblique; & ces familles: 
I. Licium , a , trame , lilTè , fil de la 
trame, (il eft à travers) ; 1°. drap, 
lificre du drap ; j"^. cordon , ban- 
delette , ruban. 
ÎACîiitorium , n, enfuble. 
AiiK.i-Lici[;?n , a, l'endroit où travaille 
le'TifTeran, 

i. PRo-Lixè, /«j , -Adv, libéralement , 
largement, magnifiquement, avec 
profufion ; i°. d'une manière pro- 
lixe ; mot-à-mot , qui traverfe en 
avant^qui s'écçnd en travers. 



PRo-Lixitas , ati! ,1 ,, . , 
„ . . , . . \ prohxite. 

Pro-Lixo , as , avi , atum , are , allonger, 

étendre. 
Pro-Lixuj , (I, um, long, prolixe, trop 

étendu : i". libéral, magnifique , pUin 

de bonne volonté , honnête. 
Prolixior in aliquem , qui eft plus porté 

pour quelqu'un , qui a trop de bonne 

volonté pour lui. 

3 . SvB-Lica , a , ? pilotis , arcbou- 
SoB-Lic/w/7z , u, 5 tant, pieuàlou- 

tenir un pont de bois ; mot-à- 
mot , qui eft placé fous une 
chofe tendue en travers. 

SuB-Liciu^ , a,um, bâti fur pilotis , élevé 
fur des pieux. 

4. Lox/tf, ic,ï°. furiiom d'Apollon 
ou du Soleil à caufe de là marche 
oblique ; 1". Oracle à double fens. 

5 . OB-LiQuè , ^dy, obliquement , de 

biais , de coté, de travers; z°. indi- 

redement , en biaifânt. 

OB-LiQuftûi- , atis , fituation de biais ," 
difpofition qui biaife , obliquité. 

On-Liciae , as , avi, atum, are, mettre 
de côté , pofer de biais , faire aller de 
travers, faire biaifer , fîtuer ou placer 
obliquement. 

Ob-Liquuj, a, um, oblique, quibiaifè; 
qui eft de biais , de côté , de travers , qui 
va en biaifânt ; 1°, courbe , tortu , qui 
n'eft pas droit , tortueux. 

L I Tuus, 

Ce mot fignifie en Latin : 
I ^. La crofle des Augures : 
1', clairon ; 3 ", cor-de-chalTe. 
Les Latin« étoient fort étonnes de voir 
qu'un même mot réuni iToit deux 
lignifications 



102? DE LA LAN G 

llçnihcations aufïï différentes , &: 
lis demandoienc laquelle des deux 
a été la première. Aucun de nos 
Etymologiftes n'a pu répondre à 
cette queftlon. Le Dialefte Ceki- 
cjue des Gaulois va le faire. 

Ils ont la Famille LLED très- 
étendue , ^c qui défigne tout ce 
qui eft oblique , tortueux. 

C'eft la vraie racine de Lnuus , 
dans tous (es fens , & une preuve 
/ans réplique à ajouter à toutes 
celles qui montrent combien le 
Latin fut redevable au Celte. 

IX. 

De L o , haut , élevé, vint également 

cette famille : 
Luxwj, lis , excès, dérèglement; 2". 

fomptuorité , profufioii , difTolu- 

tion. 

T.vxvrîa » * ; Lvxuriss , ei , dérègle- 
ment , excès; i". diflblution ; 3°. vie 
molle & fenfuelle ; 4°. trop grande abon- 
dance; 5». abandonnement à fes paP- 
fions. 
J-vxurarius , ayum, plein de luxe, de 

difTolution. 
Liixur;f,-(irf ,< ") s'abandonner au luxe ; 
Lv%urior ,-ari t > 2°. outrer toutes cho- 
Luxor,-arf, J Tes ; 5°. fe laiiïer 
aller à fes paffions ; 4". faire des dé- 
penfes exceffives ; 5 °. poufTcr trop 
abondamment ; 6". jetter trop de 
branches , trop de fruits , trop de 
feuilles. 
Lvxuriatus , a , um, qui fe laifTc empor- 
ter par Ces partions. 

hvxuriofus fU, um , qui vit dans le Iwe ; 
lO. outré , cxceffif. 
Orig, Lat. 



U E LÂT. L délié. 102^ 

Li-Xiriosc, dans le dérèglement , dans 
l'excès , ave c moUcflc. 

E-hi xurior , aris , atus fum -, ari -, éten- 
dre trop fes branches , poulTcr trop de 
bois, 

LOC. 

LocJifa,(E, fautcrel'e ; 2°. crabe, 
EcrevilTe de mer. LL',ngoufl.Cjpoit 
fon 

Cet animal doit cerralnement 
fon nom à la faculté qu'il a, de 
fauter à une grande hauteur , 8c 
qui eft un de fes caractères les plus 
frappans : fon nom rient donc à 
Loh j haut , élevé ; à Lgch , le- 
vier. 

LEL 

Le , Lei , Lai , Ll ai , eft un mot pri- 
mitif qui défigne tout ce qui eft 
délié , mince , doux 6c agréable au 
toucher ; de-là une foule de famil- 
les en toute Langue. 
1°. 
En Arménien , Lai , petit. 
En Gall. Lly ih, petit, dans (eus les 

fens y vil , &c. 
En Angl. Litle , petit. 

2^ 

En Anglo-Sax. Lit/z , doux ] mou l 

paifible : Luh-nejf, douceur. 
En Gr.Liioj, doux, mou , qui n'eft 
pas rude ; 1°. mince , petit. 
Lissoj, lis , uni , fans ruJelTè. 
Lnos , délié, mince , petir, vil y 

nud. 
Lnotés, ténuité , minceur. 
T tt 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. loaf; 

iraniere défaoréable , "rcflîere > 



;1027 
De-là ce:te fjmille Latine. 
L 
Lj£V , poli , doux au toucher. 

De Levo , enlever , diminuer , fe for- 
ma cette famille : 

l^ 

'Lmyîs , e , "> uni , poli , lifTe ; z*. 
LE\is , e , jf qui eft (ans poil; 3 " 
plané , rabotté. 

Lv.\-itas , atis ; Lsvor , is , le poli , fupcr- 

ficie unie. 
LjEvo,-are; h'EVo,-are, polir, applanir, 

liffer. 
LEVi^c-are, polir, unir, liiïèr. 
hi Aculum, i, batte, inflrument à applanir 

la terre, à la battre : du Grec huiô , 

polir , unir. 

Composés. 

D^-Ljevo ,-are , ^ 

T^ T ? polir , Imer. 

De-Levo ,-are , <> r ' 

E-'LjEVice,-are , polir, applanir, Kmer. 

'E-ljEVioatio , onis , poliment , l'adion 

d^ limer , de polir. 

E-L^vicaror , is , polilTeur , planeur. 

II. 

L E P , fineflè , délicateffe. 
En Gr. Livras , mince , délié : en 

Latin r 
Ltvos, LEPor, orh , i*.finene,dé- 
licatelTe ; 1 *. grâce , agrément ; 
3°. beauté , charmes ; 4^. politel^ 
fe , gentiUefle. 

Ltridui , a, um , agréable , joli , enjoué , 
plaifant. 

LEPiVuy , (î, um , galant , qui a bon aîr. 
L,ETidulè , joliment , d'un air gracieux. 

ïl-Lep/Jî , jé^v. fans grâce , fans agré- 
ment , de mauvaife grâce , d'une 



impohe , (ans policelfe. 

iL-hEP'idus , a , um y qui eft fans grâce ; 

impoli , greffier , défagréable , qui eft' 

fan; politefTe. 
Pek-Lep;W.x, a, um, J ^^^^ ^g^,^^,^ ^ f^,, 
FiL-LEvidas, a, um, ■* 

enjoué , fort plaifant , trcs-divertiflant. 

IIL ♦ 

L E N , doux. 

Le en fe nafalant donna Ucu à de nou- 
velles familles : 

En Irl. Lean , Lin , petit. 

En Theut. Lind , î doux, mou, po-' 

En m. LiNHr , 5 li. 

En Or. ^1 , Lin , qui a toutes leS' 
fignifications du Latin Lenù: Se 
ces familles Latines. 
Lekïj, e , doux , paifible , qui n'cfi: 
pas rude. 

Lme ,• "Ltmter, doucement , avec douceur, 

LENifûJ , atis ; Linitudo , inis , douceur, 
humeur douce. 

LEviufculus , a , um , un peu plus doux. 

Lttiir/ien , inis , / adouciflement y 
Lfuimentum , i, ^ fbulagemenr. 
Lenjo ,-ire , adoucir , foulager , fléchir. 

Composes. 

A.v-Ltvimentum , i , adouciflemenr,r 

DE-LENi'o ,~iTe ; Oe-Len/o ,-ire , adoucir, 
appaifer. 

Os-LEvitor ,-oris , qui adoucît. 
SEMPer-LENÙar ,«nV , douccurconflantc ^, 
continuelle. 
I IV. 

L I N O , adoucir par l'ondioM^ 



DE LA LANGUE LA T. L oînt. 1030 



102^ 

1. Léo, es , m , letum, ère , ^ oindre, 
LiNO, is,limyUvitlm,li\ endui- 

tum^ntTe^ 3 ^^'^"" 

graifler ; 2 ?. boucher , écouper. 
Livio ,is ,m,itum ,ire , oindre , enduire , 

huiler, 
Linitus , ùs , onâion , ftiaion avec quel- 
que liqueur. 
Lirus,a, um, participe de /ino, oint; 

2», moucheté , tacheté. 
LiTUj , ûj, ondion, l'aâion d'oindre. 

2. LiTura , <B , onélion j enduit -, 1*. 
cflàcure , rature. 

LiTi/ro ,-are , effacer , rayer. 
l.nuTj.rius ,a,um,eù Ton écrit ce qu'on 
peut effacer. 

Composes. 

Al-Lino ,-ere , frotter doucement , 

oindre en frottant ; i". effacer, 

palTer l'éponge. 

CiRcrM-Linio ou Uno , lînivi ou lîvi , 

Unitum ou litum , nire ou nere , oindre , 

grailTer. 

CiRcuM-LiTio , onis , oniflion , lini- 

ment autour. 
GiRcuM-LiT«j , a , um , Part, oint , 
enduit, engraiffé autour. 
CoL-LiNO , is , ivi , Uni , levi , Utum , 
nere ; Col- Littio , -ire , frotter, oindre , 
graiiïcr. 
CoL-Lmitus ■, a ,um , frotté , graifTé. 

Dh-Lino , is , Uni , livi, Uvi , Utum , 
ère , rayer , effacer. 
De-Lituj , a , um, effacé, rayé ; 2'. 
barbouillé , craflëux. 
De-Linjo ,-iTe , frotter doucement ; z". 
adoucir , carefTer , flatter. 
DE-Liuiicr , is , careffant , infînuant. 
DE-Liwirio , onis •, Dn-Litiimentum , i , 



attrait , charme , careffe , adouclffement ; 
z°. filtre , charme. 
E-LiNo , is , levi , nere^ rayer , raturer , 

effacer. 
Il-Linjo, is, ivi , itum , ire, Voy. il-Unoi 
ÏL-'Littltus , a , um , part. d'Il-linio. 
It-LiNO , ù, leyi > litum , ers , oindre , 
enduire , frotter de quelque chofe qui 
reftedeflus; ;°. crépir, ravaler. 

lL-Lnus,ùs, oaftion ; 2". enduit , 
crépi , ravalement. 
Inter-Li^ o,is, Ufijitum , nere, effacer , 
rayer , biffer, paffer un trait de plume 
par-defTus. 
iNTER-LiTur ,a, um, partie. d'Interlino , 
enduit , crépi , ravalé. 
Ob-Lino , is , levi , liturn , nere , oin- 
dre tout autour , enduire. 
Ob-Linjo , is , ivi, itum , ire , r. Ob-lino. 
Os-LiNifor , oris , qui oint tout autour , 
qui fait des linimens ; z°- flatteur. 
OB-Linitus , a,um, fart. d'Ob-linio. 

Per-Linio , is , ivi , itum , ire , Se 
Per-Lino , is , /evi , ou livi , ou /ini, 
litum, «(rre, frotter de quelque li- 
queur , oindre, 
Per-Lituj, a,um, partie, de Per-Iina. 
Per-Litw fuco , fardé , plâtré. 
?B,ji.-Lïm,is, ère , oindre par-devant 

ou auparavant. 
Rt-LiNO , is , re-levi ou re-livl , re-litum , 
nere , ouvrir , déboucher , donner ouver- 
ture. 

SuBTER-LiNO , is , levi , litum , liners , 
frotter , oindre par-deffous. 

SuB-LiNO, is , /m, litum , nere, 
frotter, oindre; i". mettre la pre- 
mière couche de psinturc. 
Super-Il-Litux, a, um , enduit, oint ov( 
froué par-delTus. 

T 1 1 i ; 



I03I DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. lou 



SuPER-LiNO, is, levi, Utum,nere, oindre 

par-defTus. 

SvFEK-LiTuy , atum , participe de Super- 
lino. 

V. 
Len , dcfigna en fécond lieu les char- 
mes , les attraits , tout ce qui a 
l'art d'adoucir : de-là : 
l-isocirwr , aius fum , ari , donner 
de la grâce ; z°. carefler, cajoler , 
attirer. 
l.-EVo-cinium,ii, i°.agrémens , charmes; 
2». coquetterie , foin de plaire ; 5°. trafic 
d'efclaves , &c. 
Len i , œ , dans l'origine , femme pleine 
de grâces , polie , attrayante. Ce mot fe 
prit à la longue dans un mauvais fens , 
pour défigne-r une femme plus polie qu'il 
ne faut , une corruptrice. 
Lïn: 

LïNi 
LeNl(/J< 

VI. 

De Le , doux , prononcé Cle , ^: de 

Mens, efpric, fe forma cette famille : 

Clem£«j , lis , clément , humain , pai- 

fible. 
Ci.EMentia , ie , douceur , humanité; 1°. 
manières douces , facilité à pardonner. 
CiïM/^nrer, doucement, tranquillement, 
d'un air modéré , tranquille. 
NÉGATIFS. 

lîi-CtT.\ieiis , tis , impitoyable , ri- 
goureux. 
iN-CLEMfnf/a , a , rigueur, févérité. 
Is-CL£A!en,-er, durement , fans merci. 
V II. 
LEN, flexible. 
1°. 
Lentm^ , a , um , flexible , pliant , 
fouple ; 1°. tardif, froid , languif- 



^j,onls_, ■) un corrupteur ; t°, un 
i^ulus » ' ' > Marchand d'efclavcs. 
aunculus ,i, J 



fant , parelfeux ; m.-àm. qui plie 
fous le fardeau. 
Lentu/w , a ,um , un peu lâche , un peu ^ 

lent. 
LtuTuiiias , atis , lenteur; 2", qualité de 

celui qu'on appelle lentulus, 

hitiritudo, inis , parcflc , nonchalance , 

flupidité ; z". facilité à fe plier. 

htKTitia , œ , facilité de fe plier ; zQ,\iC- 
cofité. 
LEUTor y is y humeur gluante & vif- 
queufe. 

Lento ,-are , plier , ployer , courber. 

LTiKTiitus , a , iim , retardé. 

LFNTeo,-ere, être lent. 

LîNTefco.-ere, fe ramollir, devenir gluant; 
2,0. devenir pliant ; 3°. s'adoucir. 

Lentc , doucement , fans fe hîiter. 

Re-Li NTf/co , is, ctTS , fe rallentir , dimi- 
nuer. 

Lent//cw5 ,i, ) lentifque , arbre quî 
Liîir ifcum ^i ,) produit le maflic ; 
mot- à-mot , gluant. 
LENTi/cinuJ , (T , um , de maftic , de len- 
tifque. 
Li N ! i/ri-F(;r , a , um , qui produit des 
kntifques. 

VI IL 

LIN, trait ; délié. 

LiNfrf ,«, ligne , trait tiré avec la 
plume, cordeau i 2°. ficelle; 3". 
ligne à pêcher ; 4. . trm de pin- 
ceau ; 5°. bornes-, 6°. terme i 7°. 
lignée; 8°. corde garnie déplu- 
mes bigarrées , pour fervir d'é- 
pouvantail aux oilèaux. 

LiNfo/.i , a , petite ligne. 

LrNf^rfj , e , qui fc fait avec des lignes ,' 
qui concerne les lignes. 



DE LA LANGUE LAT. L îîn. 103^ 

4. Lik/k/tj ,// , trame, tiffa , drap. 

5. Liuna,x, gros furtout pour la guer- 
re. 

6. Litiû-StrophoTz , i , marrube, plan* 
te. 

Binômes, 

LiNi- Pulus , i , faifceau de lin; de PeL , 
/•!.£, embraiïer, prendre à poi- 



1055 

Liseo ,-are , tracer avec des lignes j 
i°. aligner. 
Lmeatio , onis , l'aflion de tiret des 

lignes, 
'Li^eamentum , i , ligne , trait de plume ; 
i". trait du vifagc. 

Composés. 



DE-LiNeo,-<zre , defliner , efquilTer , 

ébaucher. 

Ds-LiKsa:io , onis , ébauche , efquiiïc. 

IX. 

LIN, lin. 

I . LiKKAW , i , lin , 2°. fil de lin ; 3 °. 

manœuvres , cordages d'un vaif- 

feau. 
LiNo^o/Zù , idis , mercuriale , plante. 
LiNj-ST(?ma , th , linge mis fur le calice , 

& qui fert à l'efTuy.er. 

1. Lïmenm , i , linge , drap , ferviette ; 
i°. voile de navire. 

Ijureolum , i , petit linge, 

LitiTrus , a, um, de toile , de linge. 

Lïi^T^j , onij , Linger , Toilier, Tiiïe- 
rand. 

Litfr eatus, a , um , vêtu de toile; l'.qui 
porte du linge. 

LiNTfiariux , ii , Linger , Marchand de 
toile. 

hmrearius , a,um, àe linge, de toile. 

'Litneamen , inis , drap. 

3 . LiNewj, a, !/m, de lin , fait de lin. 

L1N.1 , orum , filets , traîneaux. 

Li-iirium , ii , champ enfemenr.é de lin. 

'Li.^:imsnrum , i , charpie , tente d'une 
plais ; i°, -mèche d; chandelle , lumi- 
gnon. 



gnce. 
Litii~Ger, a , um\ qui eft vêtu de lin ; 
2°. Prêtre de la Déelfe Ifis ; de 
Gcro porter. • 

X. 

Noms de divers objets. 

I. Lo-Mentum,i ; 1". far'.ne de fè- 
ves: mot-à-mot , chofe menuiiée, 
réduit'e en fiuine. ' 

z. LîNS , tis , lentille ; graine très-pe- 
tite, 

LENTiruZa , ce , lentille ; i°. tache ie 
rouiïeur qui vient au vifage ; j". vafe 
rond & plat comme une lentille ; 4". forte 
de pierre précieufe. 

hEfricularis , e , ") de lentilles ; 

ILEuTiciilofus , a, um, > lo. détaches 

L,'iii.rig:nofus , a , um , 1 de roufTeur, 

'LEUTiculr^tus , a , um -, fait comme une 
lentille ; 1°. mar;jué de taches de 
roufTeur. 

LENTf;To , inis, tache de rouflcur fur le 
vifage, 

3, Lens , dis, lente , œuf de vermine 
très-petite. 

Lrt OTu/uy , /, petite lente. 

\.iv.vi' ginofus , a , um , pliïn de lentes, • 



J03S DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1036 



MOTS LATINS VENUS DU GREC. 



JuAErwj , / , îôrte de poiflbn ; en Gr. 
LABroj , vorace. 

hAcoï<icum , i, poêle, étuvc pour 
fuer. 

hAcou ifmus j i , brièveté du langage. 

hj^LAps , apos , nom de chien ; tour- 
billon de vent ; le grand chien j en 
Grec AAIAA'J'. 
Du Grec Lagos , lièvre , vinrent : 

luAGois, idisy lièvre de mer. 

Lkco-Pus, odis , pied-de-lièvre , plante ; 
1°. oifeau blanc de la grofTeur d'un pi- 
geon , & qui a les pieds velus comme un 
lièvre. 

LAc-Ophthaîmus , a,um, qui dort comme 
les lièvres , les yeux ouverts, 

LkG-Ophthalmia , a , maladie des yeux , 
qui empêche de les fermer. 

'LAoo-Trophium. , ii , garenne où Ton 
nourrit les lièvres, 

LAMvfana , a , fanue, plante; Si 

Lapsaha , mot Grec. 
LAvJana, es, chou fauvage , Grec, 

AAS['ANH. 

Lamvkus , i , Gr. le Goulu , poiflon de 

mer qui reflemble au lézard. 
jL-L'LAtiio-PoIa , ce, -j faifeucde 
Ai.-LANTO-/'œttJ,d, umj faucifles , 
chaircuitier ; Gr. de AtT-aJfo , 
changer , métamorphofer. 



LAR. 

Du Celte Lar, fon , fon aigu, & qui 
forma le mot Larwot , trompette , 
clairon , vint le Grec- Latin : 

LARynx , gis , goficr, Gr, aapu-)^. 

Larus , z , la mauve j la poule d'eau j 

en Gr. aapoî- 
LAiria , a , adoration de Dieu ; Gr. 

AATPEIA , fervice ; 2. ". culte. 
hATïienfis , e , d'adoration. 
LAsanum , i , pot-de-chambre ; 2°. 

bafïïn de chaife percée ; Grec , 

AASANoy. 
LAVKÏces , icum , petits lapreaux pris 

fous la mère. 

L E. 

Liciihus , i f Gi. Lekythos y vafe à 
huile , burette à l'huile : ce mot 
tient à LEJianê , plat. 
Lit^œa , orum , fêtes de Bacchus , 
où il y avoir des combats de poé- 
fie : du Grec Linon , prcflbir. 
Lené , is y forte de vafe ; z®. bateau. 

Ltiiunculus , i , petit bateau. 
LiSBÏas, a , forte de pierre précieufè^ 
LESB;i/m , a , vafe fait à LtfLos. 
LjiSBonkus ^a, um, qui a remporté uns 
^ viâoirc fur les Lclbiens. 



,037 ï^ï^ ^^ LAN G 

LI. 

Pc LiB , eau en Grec , vinrent : 

I. L}-Bet!ira , Fontaine deMagncfie, 

confacrée aux Mufes. 
LiT.ethrides , um , Mufes, 
i. LiBj, iiis y vent du Sud-Efl ; Gr. 
Al^f-, Lips ; de Lis , humide , 
pluvieux, 
Lmo-Notus , i; téiia-Notus , i , Sud-Sud- 
Oucil. 

Li E 0- Z epkjTin , i, Ouefl , Sud-Oueft. 
Lisadinm , ii , petite centaurée. 

Lt^ano-Chros , », pierre prccieufc ; 
mot-à-mot ^ couleur blanche. 

L.i'Banotis , idis, Tomarin ; mo(-à-//iû( , 
qui a. l'odeur de l'encens, 

5. Lis^ , arum y grandes veines jugu- 
laires: de Lizo , diftillcr. 

iLicvanus , i j fon que rend une cor- 
de d'inftrument de mufique; z'' . 
nom d'une corde de mufique, fé- 
lon Ariftote ; Gr. AlXavcf. 



U E t'A T. LGrec. 1038 

\Aclien , etiis , 7 dartre vive ; ^°. 

Lichene , " , J l'hépatique, plante j 

Gr. aeixhN. 

Lipjr/j , is , poifTon qui reHemble ao 

lézard; z^. force de pierre prc- 

cicufe. 

LO. 

Ap.isTo-LocH/â! , Arii^oloche, plante ? 
de Loxo^ , Lok/ios, femme en 
couches, & d'AriJIoSf bon. 
Lo/ius , ii f ? Calmar, poifTon vo- 
Loligo , mis j 3 lanr , dont le lang 
efl: noir comme de l'encre ; i°. 
mcdifânce : en Gr.Tiiotor Se Otos^ 
LoLÏgunculx, œ, petit calmar. 
l.oi.iginofus , a,um , où il y a beaucoup 
du poiflbn nommé calmar. 

Lotos , i , forte de plante ; z». forte 
d'arbre. 
hoTo-Pkagus, a , um , qui vit du fruit de 

l'arbre lotos. 
Loto AJerra , œ , Cône de pain d'Egypte. 

LvTta , œ, petit ver qui eft fous la? 
langue des chiens ; du Gr. Ly^a. 



MOTS LATINS VENUS DE LORIENT. 



kf.yt.^mhas , i , labyrinthe ; mot- 
à-mot f Palais du Soleil : voyez 
Origin Franc, col. 6^^. 
LaiyrintA^w^ , dt um f de labyrin- 
the. 



LAcerca, a , 7 fézard; i . poiflfbn de 

LAcertuSj i, ' mer qui reîîenible au, 

lézard. 

LAcertofus j a, um, robufte; i*. plein- 

de nmfdes : voy. Orig.Fr. col. 6 j i,. 



1C39 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 

L A Ivl. 



De Lam, manger , qui tient à l'Or. 
CnS LHeM, \iAm , & au Gr. Li- 
Mos , faim , vinrent : 
Lamw, ^5 loup-garou, monfoe dont 
on efirayoic les enfans ;en Gr.LA- 
j.ua ., as ; z°. poilTon qui dévore 
les hommes; 3°- Sorciers préten- 
dus, Ogres, Anthropophages. 
l.A-tiGurium , H, ambre jaune. 
Lang^, ce , t animal duqueU'am- 

LA-Hcima, œ,) bre provenoit , fui- 
vant les Anciens. 
Ce mot qui s'écrivit dans l'ori- 
gine Lagg , & où le premier G fe 
chan^'.ea en N, tient au mot fi con- 
nu Lac, Lacq, confacré aux gom- 
mes: 



■ÎC40 

'LArenulum , i, petite brique ; 1°. cham- 
bre du trélbr; 3". rôle d.s offices. 

'LhTerculenfes.,ium , Secrétaires , Gardes 
des rôles. 

L.Kreraria,a, tuilerie; i«. four à bri- 
ques ; 5". attelier de Tuilier. 

LAierarius, ii , Tuilier. 

LATerarius,a, um; LATeririur, a , um , 
fait de brique, 

Siu\-LAcer , eris ,n.-i^ , . 

.. X demi brique. 
SEMi-LAreriiim , «> ^ 

LATï-^uncularia , « ,? échiquier , da- 

LATKuncularia , œ ^S mier, mot-à- 

moc , fait de briques de diver- 

fcs couleurs. 

hATKunculus , i , pièces du jeu de Dames 

& d'Echecs. 

L E M U Rw , 
Fête des Lémures. 



r . m. «r Nous avons parlé de cette Fête dans 

' i ' - 1/ 1 1>„, ;«;■-./. /^<ï Ton pra— 



qui eft l'Or. <2Ù , LaKK 
larme , fuc d'une plante. 
hP'T.urion, fi , lazur , couleur bleue : 
mot Or. Voyez Ori§. Frar.ç. col. 
-,G. 
hAZulus , i , le lapis lazuli. 

LA T. 
DeLAT, en Orient. \ùr\'^/iLhei, feu, 
incendie , vinrent ces mots Latins : 
j . l.Arcrna ^ce ,&c en le nafalant , 

hA^Tcrna , œ , fanal, flambeau. 
tK^nnarms , ii , faifeur de lanternes , 

qui les vend, 
a. LAT^r , eris , brique. On les cuit 

au feu. 
J.Ar errulus , i , pe^te brigue , tuile ; 
»», bifcuit,ma(re-pain, 



ec développant l'origine de fon éta- 
Hiflement en faveur des morts & 
du dernier jour de l'année, nous 
avons fait voir que le nom de cette 
fête vint avec fon objet de l'Orienc 
même; de Ur, lumière, & de 
LHc•^f , carnage : /« jo'''' du car- 

nage. 
l^^uures, KOTjefprits maUns , fpedres, 

lutins. 

Lf M. irirt , icrum ou ium , les fêtes des 
Lémures. 

Lï B. 

De l'Oriental SH"? Leb , lumière ; 
feu , jour , blanc , vinrent ces 

divers mots. 

"Li^eSftiSt 



»ô4i' DE LA LANG 

Lz3es , lis , chaudière , bafllne , calVe- 
rolltf. 

Li?ra . œ , , ,, , j ■ 

, ' î Icpre , ladrerie. 

Ltvrœ , arum, S ^ 

"Ltr refus, a ,um, hdre , lépreux. 

C'eft un mot certainement Oriental \ 
fbit qu'il vienne de Î^S LeBaN , 
blanc ; loi: qu'il vienne de l'article 
Al, joint au moc m,-13, Berw/; , 
nom de la lèpre. 

LiBonus , i" , le Monc Liban , mot-à- 
mot, le mont blanc j a*, arbre qui 
porte l'encens. 

C-LiHAtius , /■ , Gr. KiiBANOi , !c 
Kribanoj ; 1 ^. four portatif; i », 
tourtière ; 3 *. cuirafTe, 

C-LiEAMrtrm , a.,um, 1°. Fournier ; 
1^. Cairafller. 

Ici L changé en CL. En Orient»! 
IHi-Leean , un four à brique ; Lcban , 
faire cuire la brique au four. 

pe rOr. zn'l , Lhab , Lhcb , flamme , 
brillant , vinrent ces mots où L/zab 
ù nafâla en La ai p. 

LAu?as,Jis, ? flambeau , torche; 
LAMPada^œ,^ 2.°, mcréore en- 
flammé; 3'. l'éclat des Aftres. 

L,.\np.idias, œ , comète flamboyanrc. 
LAMPyr/j- , làïs, ver luifant : en Grec 
Laii?)t/j-. 

De Lam? , brillant , vint le Celte 
Lampr, poli , uni , glifTuiï. 

De-IA le nom de la Lamproie, 
poifTon long & gliiTanc , & parfe- 
jné de taches brillantes : Y.\\ Latin, 

LAMPe/.M , fe, Lamproie, 
Orij\ Lut, 



U E L A T. L Orient, i o^i 

En Gall. Lamprai. 

En Bas-Br. Lampr?^. 

En Angl. LAMi'R<jy , &:c. 

Mots 

où L a pris la place de la lettre N". 

Nous avons vu dans les Origines du 
Langage 6' de l'Ecriture, pag. 115, 
que les lettres N , L &; R le fubf- 
tituoient /ans celTe les unes aux 
autres. Voici des mots où la lettre 
L a pris la place du N initial, 

L I Lhtm , 

Lis. 

Litium j ii , lis ; en Gr. LniR/on,' 

hiLidceus , a , um , lieu planté de lis. 
hiListum , i , lieu plein de lis. 
liihi-Âfphodeius , i , le houblon fauvage; 
hïKinus , a , u« , de lis. 
'LiB^num. , i , huile de lis. 

Ce mot vient de l'Oriental "V^ , Nyr , 
lumière; z". Jour; 5'. blmc. Les 
Grecs ont conlervé le R final en 
changeant N en L : les Latins ont 
change 6c le R & le N en L. 

LIR^, 

Sillon. 

De l'Orient. "!>: , A^i>, fillon , renou- 
vellcr la terre, vint U Eimille fui- 
vante Lira ; mais ce mot veuoic 
lui-même des radicaux Er , la 
terre, & N, renouveler. 

LiRrt,<E, fillon.efpace de terre élevé 
entre deux raies dans un cham') 
fillunné. 

LiR.js,,-arum , amuremens , Ea lincries, 
V vv 



:T043 



DICTIONNAIRE 



re. fîlonner. 
LiRfltJK , de hauteur en hauteur. 

Composés. 
De-Liro ,-^r^ , forcir du fillon , ne 
pas labourer droit ; z". radoter , 
extravagucr. 
DE-LiRÏum, ii, rêverie de malade, 
DE-LiRcrio , unis ; Di-LiRamenmm , i , 
icverie , extravagance , égarement ; 
a", mot-à-mot , l'adion de fortir de la 
taie en labourant. 

fER-DE-LiRux,<i, um , 'tout-à-fait cxtra- 
sragant, 

LYR, 

Lyre. 
pe nom duillriunenc eft commun aux 



ÉTYMOLOG. \oii 

Latins & aux Grecs ; mais aucun 
Savant , ni chez eux , ni depuis 
cux,n'a pu parvenir jufqu'à fon ori- 
gine -, c'eft que ce nom vint avec 
la lyre de chez les Orientaux , il 
tient au mot^jJ , NiR , qui ligni- 
fie comme Verbe, rendre des fons, 
& quieft comme nom celui des ro- 
feaux le plus ancien des inftrumens. 

LvRd, «, lyre ; 2 ". Conflellation de 
treize étoiles 5 jo. forte de poiflôtii 

Lymcus, a,um, de lyre , lyrique, 
LvRfra , orum , poéfîes lyriques. 
LYRiJies , «, joueur de lyre. 
LxRJ-Cen, inis , joueur ds flâtci 




r.^' 

m^^ 



rio4f 



DE LA LANGUE LAT. M 



lO^â 



MOTS LATINS-CELTES, 

O ï/ DÉRirÉS DE LA LANGUE CELTIQUE, 



M 



ïi 



A Lettre M, la xni^ de l'Alpha- 
bet Orienral,pourroit êcre placée à 
la tête des Confonnes: (à pronon- 
ciation efi fi douce , fi mobile ^ fi 
aifée,qu'elle eft devenue le nom de 
la mobilité même , & celui du pre- 
mier de tous les objets oui nous 
frappe dans l'enfance ; du plus ten- 
dre & du plus utile , de celui au- 
quel nous devons tout: le nom de 
la M E R E , cui nous a mis au mon- 
de , 6; donr le ftin nous procure 
une nourriture aufîi abondante & 
aufTi falutaire qu'agréable. C'eft 
donc pour cet objet chéri que no- 
tre bouche commence à s'ouvrir ; 
& le premier de nos mots , efia 
de l'epanchement de notre cœur , 
eft celui de Ma-ma. 

Dcs-lors , la lettre M (êrvit 
chez tous les Peuples à délîgner 
tout ce qui fert à la nourriture, & 
tout ce qui eft grand. 

Ce qui. joint a quelques Ono- 
matopées , donne la ruifon de 
tous les mots en M , non feule- 
ment pour la Langue Latine, mais 
aufil pour toutes les autres , com- | 



me on s'en afiurera par notre Dic- 
tionnaire Comparatif des Langues, 
qui ofire à cet égard des rapports 
auffi nombreux que frappans , K 
dont on ne fauroit fe former au- 
cune idée , quelque convaincu 
qu'on loit du rapport des Langues. 

M, 

Subilitué à d'autres Lettres, 

I. 

M peur B. 

I. Du primitif Band, lien , prononce 
MtNT , vint cette Famille Latine 
dont on ne reconnoilTuit plus l'o- 
rigine , & eue nous avons déjà 
clalTce ci-dcffus dans la famille A.vi. 

A-MENTw/n,i , lien, courroie, bande 
de cuir i cordon de foulier, lanière, 
corde d'un arc ; i°. javelor, dard où 
étoit attachée une courroie pour 
le retirer après l'avoir lancé, 

A-MENT<i»'«i, a j um ,lic à une cour- 
roie. 

A-MENTo,rfj, are , lier avec une 
courroie , fangler, gAroitcr. 

t,M\j fïuia}Urum, mitaines; z ". mouf- 
V V V ij 



ïo4t DICTIONNAIRE ÉTYMOLOO: 104,^ 



tles/orte de gants fourrés : de Bu- 
hdu:, bufle , prononce mujie. 

2. 

M pour N. 

Mapp^,^, fervierce ok linge donr 
on couvre la table ; z**. (îgna! don- 
né par un linge ; 5°. Tapis à mec- 
tre fur une table ; 4". Carte de 
Géographie : de Nap , étendu. 

M pour H. 

De Har , guerre , on fit Mars , tls , 
Dieu de la guerre ; z**. la Guerre J 
3 °. la Planette Mars. 

En ajoutant à ce nom l'Adver- 
be Ma , extrêmement , trts , on 
en fit ; 

Ma- Mers, le grand Mars. Les 
Latins changèrent ici Mers en 
VoRs ; d'où : 
^A-YoRj, o/-/«,Mars,DJeu de la guer- 
re. 
MA-VoRtiuSfa^umfde Mars-, i ".bel- 
liqueux , courageux , vaillant. 

4* 
M pour W. 

"De Wad , Was , eau , mot Theu- 
ton , &:c. fe forma le Latin Mad , 
humide , aqueux , d'où le Gr. 
Methy , vin ; & cette fiimille La- 
tine : 

MADor, oris , moiteur , humidité. 

JMad? 9 , es , ui , ère , ctr; mouillé , trem- 
pé , arrofé , humedé, baigné; 1"=, fe 
^OKiuilkr , dcvetùc {noitc. 



}.lAd''fco , is , er: , voyez Af.ideo, 
Mf.Dens , ti: f mouillé, trempé, arrolé^i 

baigne. 

Mf.Didanf , lis , qui mouille. 
MAvidè , avec humidité. 

Maàidè madère , aujig. être iv«e, 
IfiMiido , as , are , voyez. Mtidefin. 
MADidus, a , utn , trempé , mouillé, hu* 

medé , arrofé, baigné, dégouttant 5 

i*". ivre , qui a trop pris de tin, 
MhDulfii , ce , 
M\Dufa , a , 

Binômes, 



f yvre. 



Made-Fac/o , is,fecl , facîum , cere y 
arrofer , humséler , mouiller , 
tremper , rendre humide. 
MAD£-Fi(? , i.r, faâusfum, ieri, être mouil'' 
lé , fc mouiller , être arrofé , trempé j 
humedé. 
MADi-Fico y as , are', voyez Madefacioi 

Co MP OSÉS. 

Com-Mad^o , es , dui, ère , tremper ^ 

mouiller dans l'eau, être trempé ^ 

mouillé , huiuide. 

De-Madjo, es, uî, ère, ^ ^ , 

' l être ou devenu 

UB-MADefco, is ,fcere , S 

humide , moite , mouillé , trempé. 

Di-MAOeo, e.v, dui , ère, fe fondre , fe 

liquéfier, couler en eau, devenir li-i 

quide. 

ÏM-M-ADeo , es , ui , ère , ï . .,,, 

îetremouulc,' 
iM-MADf/c-fl, es, duitfcere, J 

trempé , arrofé , humedé. 
P£K~MADZ-Facio j is,cere, mouil- 
ler tout-à-fait , tremper entière-; 
mène. 
PERMAD«,ej,rf.i,Sr«,, .^^^^^^jlj^. 
V iR-MADefi:o,cis,dui, cere, S 
tout-à-fait, être tteingé cntiereniCHîâ; 
s°. s'enivrer. 



%a0 DE LA LANG 

PsK-MfDid,is , a, um , fort mouillé , 
trempé tout-à-fait , abreuvé entière- 
ment, 

È.t-M.ADsa,es , dui, dere, ramoitir, rcde- 
Yenir moite. 

itiAi-M\Didus , a, um, à dcmi-mouiilé. 

1. 

]Du Grec Methy , vin , Ce forraerciu 
ces mots : 

Ametuyst/ïj , i , Amethyfte , mol-à- 
mot , contre l'yvrcirc , parce qu'on 
croyoic que cette pierre la gucrif- 
/bit; i®. forte de raifin dont la li- 
queur étoiî (ans force. 

AMETHYsiirza , orum , lubirs de cou- 
leur d'Ametliyfte. 

AunTHYsriion, tisj efcarboucle tirant 
fut h couleur d'Amethyfte, 

M. 

Mots formés par Onomatopée. 
I. 

, . c marteau de Chaudrcnmer. 
i\lARcu/uT , ;, < 

yiAKrioitts , i , petit marteau. 



iAiceo , es , ère , crier comme un che- 
vreau , une chcvie,un boire. 

>• 

M U. Cette particule n'eft pas un 
mot qui fe prononce , mais une el- 
péce de mugifTement , comme le 
murmure d'un chien qui commen- 
ce à gronder , ou le ton plaintif ^c 
violent d'une pcrionne qui ayant la 
iôouche fermée ne peut faire ionner 



U E L" A T, M Oiiomat. io;d 

la lettre M , queQuintilien a^-ipcllc 
littera mur^Uns. 
Mii,perii, oh ! Je fuis perdu î 
Ncjue Mu/acere auderH,\h n'ofcmt 
dire mot , ils n'ofenc pas foualer. 
On fc fert de la même particule 
pour faire peur , ou pour chaflèc 
nn chien. 
MuG/'o , is , ivl , ituni , ire , mcur;ler, 
mugir j crier comnie un bœuf. 
Mugit malus procsllis , le mât cïic & 
claque p.ir la violence de la tem-' 
pcre. 
Muoiti/j, fir, i". mugiiTcment, meugler 
ment; ^ " retentiffcmjnt , bruit éditant, 
J'ilvoiens -, lis, qui mugit , qui meugle y 
mugifTant. 

Mvoinor , arh, ntus fu/n , aii, bargui- 
gner, biaii'er , tâtonner, ns vouloir pas 
venir au point, reculer, fuir, chercher 
des défaites; i"'. badiner; 3". mur-i 
murer. 

Muoi'o , a}, aviy arum, are, braira' 
comme un âne fiuvage. 

Composes, 

AD-MtrGï'o-/Vf j meugler après queî- 
que chofe , ou en répondant à an 
autre animal qui mugir. 

Ad-Mug/Vuj-, ût, beuglement, 

De-M JG/oj-irj , meugler , remplir de 

mugiffemcns. 
Dr-Mucraj', a ,um , qui retentit de mu-| 

giilemens. 
E-AliiG/o , is , ivî ou ii , itum , ire , mugir, 

roeuf^lcr, beugler , imiter le mugifld- 

ment des boeufs. 
f M-Mt-r.(o , -ire , mugir , braire , retentit 

fort -ment. 
Rr \'i-oio,-ire-, mugir, bsugler,reten£i? 

fortement,- 



J1051 DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. lo^t 



Mus 



$fo,-are, 7 parler bas, gronder 
vsfïio,-are,} entre les dents , fc 
taire, ne dire mot , garder le fi- 
le nce. 

f,\vsf^tio,onisi J^lvsfnat'wyOnîSiVaàion de 
parler bas, de grommeler entre les dents. 

Mvsfuazor ., ris , grondeur, grommcleur. 

musfnabundL! , a, um, lujet à murmu- 
rer entre Tes dents, 

£uM-Mus/ô, as, are, voyci Murmuro, 

SvM-Mvsfus , a , u/n , qui murmure. 

5- 

UvTUS ,a,um , ? rnucc , qui fe 
Mu Tofus ,a,ump taîc. 
MuTio,-ire, parler entre fes dents, mar- 
motter , jiarler bas. 
MuT/f.o, onis , l'aflion de parler bas , de 

gronder entre les dents. 
IAvT:efco,-ere , devenir muet. 

Composés. 

Di-lAvs/utus , a, um , diffimulé , 
qu'on tair. 

E'¥Lvr:o,-ire , gronder , grommeler. 

lM-Mi'i.'î,-ir?5 grommeler, murmurer. 

jM-}Aviefco,-er€, fe taire tout d'un coup, 
devenir muet. 

OB-.VlCTe/cci,cere, perdre Tuf^gc d- !a pa- 
role, n'avoir pas le mot à dire, n'être 
plus en ulage , être furanné. 

Mvsca , ce, mouche , infede ; i°. fâ- 
cheux , impoicun ; 5 °. parafire. 
li[vsc^r:um , ii , émouchoir ou chafTc- 
niouclic ; i''. e!'r'cce de bouquet au haut 
de \i ti^e de certaines plantes , dans le- 
quel eft renfermée la graine. 
-7 

I.M-MuSc:«/«i ,i , &c 



IM-Musfulus ,i,o\i 
lM-MusT«/«j,i, petit vautour ; ai» 
glon. 

8. 

MuRMUR , is, bourdonnement, bruîG- 
feinenc , bruit confus , l'aâion de 
gronder entre fes dents , murmure. 

MvKMvmllum , i ; Mormursho , nis , 

murmure , plainte qu'on fait entre fcS 

dents, 

MuRMuRJ ,-rtre , A marmotter , gron- 

JVîtiRMURor ,-ari , Cder entre fes dents , 

Mvi^MUB.illo ,-are, J faire un bruit lourd. 

MuRMURarcr, orir, plaignant, grondeur. 

Composés. 

Ad-Mukuvko ,-are, gronder, faire un 
bruit fûurd &;confus-2°. applaudir. 

Ao-Mv R'r.ur.itio , onis , bourdonnement, 
applaudiiïement. 

CoM-MuRmuro ,-are ; CoM-MuRmurar > 
-iri , chucheter , grogner , marmotter. 

CoM-MiiR;nura;iû ,onis , gronderie, mur- 
mure. 

DE-M.vR.muro ,-are , dire quelque cliofê 
entre fes dents , marmotter, 

iM-MuRwury ,-are , faire un bruit fourd , 
murmurer. 

Os-MuRmuro , -are, contredire en mur- 
murant, 

RE-AloRmiiro ,-are , faire un doux mur- 
mure, 

?• 

De M", qui peint l'aftion de poulTec 
le fouue avec force par le nez , Ce 
forma cette famille : 
Muckj' , ci , excrément qui fort parles 
narines , morve. 
Mocco , as , are , mouclier. 
Mvcculentus , a> um, morveux , plein de 
morve. 



ïo^î DE LA LANGUE LAT. M Mère. îo?4 

MvsT-AGOc/tf, .'? , initiation, myjltt" 



Mucq/ûj, (7, a,7i, morveux ; lO.muquoux. 
MuG«r ya ,uvi , voyez Mucofi-s. 
MuKCrJo, onif , l'adion- de fe moucher, 

cher. 

Composes. 

'E'MvK^tio ,oms, I ". l'aclion de fe 
mouclier -, z°. mouchure de chan- 
delle ; }0. déniaifemenr. 
E-MuNcforium, ii, émonftoire i°. mou- 

chettes. 
E-.MuHrf), is, nxiyn6lum, ère, moucher ; 

z°. tirer par adrefle. 
Emungere argento fenem. , attraper de l'ar- 
gent au bon-homme. 
Pao-MuNCfori'i/'?! , li , mouchoir de po- 
che ; 1°. mouchetteî. 

Famille Grecquî. 

Mys<i, « j pituite qui tombe du nez , 
morve. 

Mvxffi, arum , forte de prunes, fru/f. 

IWvxariii , OfLim , forte de prunes. 

Mvxiij" , î , partie de la lampe qui porte 
le l'jmignon ; z°. niouchure du lumi- 
gnon; 3'. champignon qui fe forme au 
haut de la mèche , quand on ne la mou- 
che pas. 

MYST , Myftère. 

De Mu, ne dites mot , cachez, vin- 
rent ces familles Greco-Latincs : 
I. 
M\'sra j œ,\ . 

les Myftcres du cuhc de quelque 
Divinité. 

MysTerium , ii , Myftère , fecret. 

MyJicTia, orum, Myîlcrcs, fêtes , céré- 
monies à l'honneur de quelque Di- 
vinité, 



Myst-agogzVwjj a , um , myftagogi- 
que , myftique. 

MisT-AG0G«j j / 5 celui qui initioic aux 
myftcres du cuite de quelque Di- 
vinité , &: qui failoit voir aux étran- 
gers les raretés du temple &l Ion 
tréfor. 

MysT/ci , mylliquemenr. 

?4yst/c«j, a ,um , myftique , myftc- 
ricux , fecrec. 

Proto-Myst^ , ce, premier Prêtre,^ 
Archiprêtre, 

2. 

1. Mvd , œ , forte de coquillage ; 1*. 
Ifle à la Côte de Carie. 

2. Mya cANTHow, i , alperge fàuva- 
ge , plante. 

3. MYa-cHA.Le, is. Jeu de Colin-Mail- 
lard. 

4. MYiî.v , acis , force de poiiïbn à 
coquille, moule. 

M, 

Mère. 

M défignanr l'idée de mère , fe pro- 
nonça Am & Ma : de-là divers 
mots. 

I. 

AMA,qui enTarrare, Suédois, Da- 
nois , Efpagnol , &c. fignifie mère : 
nourrice, 

Amm E , en Allemand , nourrice , grand- 
mere. 
£t ces mots I-atins ; 



ïofj DICTIONNAIRE ÉTYiMOLOG. lo^â 



Auita , œ , tante , met-à-nwt ^ petite 

mère. 
AMJtini, orum ; AMiiinm, arum y couffns- 
gerniains; confines -germaines. 

Composes. 

As-kuita , œ , fceur du tri(;iyeul. 
Ao-Auita , œ; Pao-AMira, œ, granJe- 



tantc. 



II. 



%{A\trna , lT , tetton , mameHe,fein ; 
2 ". terre , tettiu , pis des animaux ; 
5 ^. maman; 4°. maman tetron , 
nourrice; 5 ^. cxcroiilaiicc , tu- 
meur qui s'élève lûr l'ccorce des 
arbres Si. qui pouffe des bons. 
MAV.ilh, cr, petite mamelle • diminutif 

de Mamma. 
Mt'.Miliuina , a , figac longue. 
MAMillarc , is , mouchoir de cou , gorge- 
rette, ce qui lerc à couvrir la gorge des 
femmes, 
Mf.M.mofus , a, um, qui a beaucoup de 
fcin , qui a de greffes mameUes, qui a 
les tcttes groiïeî. 
Mammofi pyra ,' poires de bon-cIiré:icn 
ou de râteau. 
Mainmofum thus , encens femelle. 
J\lAMM;,'-îr;/.t , a , um , voyei Mammofus, 
M&Mniul.i , ce , vovci i\lamilla> 

Il l, 

I, MATfr, tris , iuere , mere-nourri- 
ce ; i". cep de vigne qui a plufieurs 
brins-, 3 °. tronc d'un arbre a l'égard 
des brandies. 
Mhier-fa.T}t'Jidi , mère de famille. 
t^ATer-urHiiui , Métropole. 
M^re;CJla , <t' , petite mère. 
JVlATER-AiATriffiir , <e , celle qui étant 
jjitre , a encore fà merc viyante. 



M.\r ernus, a, um , maternel, de mère. 
M-krertera., ce, foeur de la mère, tant» 
maternelle. 

i. Matré/co, is , ère, devenir merej 

2°. relTembler à la mcre. 
M&TRicaria, œ , Matricaire , planu, 
j . MATRi-MONittOT , a , Wariage. 

Matri-mon/(î//j , e , de mariage, 
macrimonia!. 

MATr/;f, il ;j , matrice ; i''. femelle qui 
nourrii fcs petits; 3'. arbre qui pro-^ 
duit des rejetions ; 4°, portière , fe- 
melle qu'on garde pour avoir des pe- 
tits. 

M-ATrirnus , a, um, qui a encore fa mère, 

WiATri-Brua , e, ciicvrefeuil , arbtif- 
fcau. 

4. Matro/z^ ,^, furnom de Junon , 
fouslaprotediondelaquelkctoienp 
les mères de famille. 

Matro/za potens , femme àc qualir 
lire , de diftindlion ; Dame. 

K^K-ïKonalis , e, de mcre de famille, 
de daine , de femme de qualité. 

MATiic/zari/j- , [is , état, condition des 
mères de famille, des dames, des fem- 
mes de qualité, 

MATRA/ia, iuTTi, Fêtes où l'on n'admettoit 
que les femmes de qualité, 

Mairus/ù, is ,, coulin ou coufîne ger- 
maine du côté, maternel , frerc ou liruc 
liu'rins. 

y. MAiiiicuIa , œ , rôle , matricule. 
C o ).l p o s É s. 

Aji-MAiertira,te, fœur de la triCiyeuIe. 

P.ic-MAferrtr.i , ^ , la fceur de la bi- 

fayeule. 
Ei-AÎATfr j trh , qui a deux mères. Sur^» 

nom do.iiié par les Poètes à Bacclias. 

MAC, 



r%6^7 r^^ tA LANGUE LA T. M grand. lojS 



M A G, 

Grand. 
De M défignanc la grandeur , vinrent 
toutes ces familles : 
I. 

\ davantage , plus. 

Mag/j ac Magis; M agis magifque , 

de plus en plus. 
Magjj , ac Magis lubet , j'aime beau- 
coup mieux. 
X. MAGi-STi?r , tri , Maître, qui en- 
feigne , qui inftruit , qui montre , 
qui conduit, qui régie. Sec. qui a 
fiu qui eft quelque chofe de plus 
que d'autres en certaines chofes, 
comme Régent , Précepteur ^ Gou- 
verneur , ProfelTeur. 
MfiCjJïerium % ii, maitrilc, pouvoir d'un 
maure fur foti difciple ; i*. maitrifc 
dans un feftin, pouvoir d'y régler tou- 
tes chofes; ;*. profeffion d'cnfeigner 
quelque fcience ; 4". Magiftrature ; 
jo. l'art d'un maître , eafeignement , 
inftruftion, précepte. 
IWao stra, « , maitredë , celle qui enfei- 

gne , gouvernante. 
J/\AGiJlra.tio , onis , rnaîtrlfe, 
fllAGi/?rafuj , ûs , Magiftrat, qui exerce 
■une Magiftrature , une Charge : 1". Ma- 
giftrature . Charge , Office, 
IVlAGij'?ro , as , are , gouverner , régir, 
PR.o-MAGi/?fr , ni , fous-maitre. 
II. 
[i. Magnwj t a f um\ MAier , Max:- 
mus , grand , puilTant, qui a beau- 
coup de crédir , relevé , qui a des 
qualités extraordinaires; z*. excel- 
lent , illuflre. 
Orig, Lot. 



MAior natu quàm , plus âgé que. 

MAG/.e, grandement, beaucoup, fort,' 

extrêmement. 
Mag/i;', beaucoup , fort. On fous-entcnd 

j^retii, 

Islsonitas t tttif , Se 

MfiGnitudo, inis , grandeur , étendue, 
Nhgnhudo ceris aienis . multitude de dct* 

tes; — ■ fruSiuum, quantité , abondance 

de fruits. 
Magho, beaucoup , fort, 
M fiCm'nn t adf, voyix yaltJè. 
FtR.-Mf.GrMs , a , um, fort grand. 

1. MAG/zdfw, les Grands, les Magnats 
d'un pays. 

MAcnalia , ium , grands faits , grandes 
aftions , grandes chofes ; 1 . magnifiques 
ouvrages. 

MActiirius y fi, marchand en gros, gros 
négociant , marthanJ en magaiîn. 

Composes. 

I . Magni-dic«j , a , um , qui dit de 
grandes choies, qui parle avec em- 
phafe , emphatique, 

1, Magni-Fa cio} ii f eci , ère, élever « 
eftimer , ptifer beaucoup , faij^ 
grand cas. 

5. Magni-Ficwj, a , um , magnifi- 
que , pompeux , fplendide , lubli-« 
me ; 1°. taftueux , vain. 
MAcm-?icus animus , grand cœur, 
el}">rit généreux. 

MAGNi-Ficjn'o , onis , l'adion de penfêr 
ou de parlermagnifiquement d'une chorc. 

IVlAGNi-Ficé, adv. & 

MAGNi-Fice^ïrer, tiii.f, f///^we,a(?i. magni- 
fiquement , pompcufement. 

M AGNf-Ficenr;a,«, magnificence , pompe, 
fublimité. 

WoHJ-Fico ,as y avï , amm , are , clcycç 
Xxx 



rfo?> DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. fo?d 

Perfes & chez les Egyptiens i i*» 



ou exalter par des louanges , admirer en 
louant ou avec des louanges , reconnoitrc 
avec admiration. 

'4.MAGNi-LOQKaj, fljBOT, quï a Ic fly- 
le noble , grand , élevé , fublime , 
qui parle bien,Leau parleur; i ". qui 
fè vante fort , fanfaron , hâbleur. 

JÎAenz-LoQup/jr/a, k , fublimité dans le 
difcourSîftyle élevé, exprefllon relevée , 
manière noble de s'exprimer; i®. fublime. 

'5. Magni-pendo, is , ère , eftimcr, 
prifcr beaucoup , faire grand cas, 
faire beaucoup d'état. 

é. Magn-oper^, beaucoup, grande- 
ment, fort , extrêmement, 

II I. 

MAxK/Tzaj, 7 V 

ItlAxiTiitas , aris , grandeur cxceflive. 

MAxi/nè , adv. très-fort , beaucoup , gran- 
dement , extrêmement ; 1*. principa- 
lement , fur-tout. 

MAxim-ùfERè , aiv, inilammeat ^ avec 
alliance , très-fortement. 

IV. 

'iAxctus , a^um ^ confidérablcr 

MACfe, voca.'.. fing,. Maéîi , plur,ie l'an- 
cien Maâlus peur Ahgis auBir, h s'em- 
ploie coniine interjc^ion c hort itive : 
£,Y. allons , fer;n ■ , courage : ou par 
ai'plaudifrcment ; comme ,, voilà qui eft 
bi n , bon , c'ell bien fait 

Mac:,) mun-r.i , préfeus corfîdérables. 

MAc-f! , a, Cbrtr Je mcti dclicat des 
anciens. 

V. 

[j. Mag/'j, / , f^ag? 5l.ivanr, Doc 
tcur , Sage , Philofoi^^he , chez les 



Magicien. 
Macs , a , magicienne. 
MAcia, a , Se 

MAcice , es ■, magie , l'art magique. 
Mticicus , a, um, magique , de magîc j 

de magicien, 
MAGidophnri , orum , ceux qui accompa- 

gnoicnt celui qui préfîdoit aux jeux 

d'exercices, 

2. MAca/e ,is, ") . ^ 

T,, r f cabane , hutte , I0-; 

MAPâ//a,i«OT ,3 ^* 
}. M AGIS, idis , grand plat , baflîn j 

en Gr. m Ans. 
Magdali«, drum , lavures de mains.' 
MAcinor , aris , ari , badiner s y 
prendre fur le tard ; voye^ ci-dcjfus 
lAvcinor. 

VI. 

Mai ^srasfatls, majedé ou cfévariott^ 
grandeur, lublimiré , rang éievé; 
2°. DéelTc de la majcfté. 

yAAiESTatemretinere y conferver fo» 

rang. 
VIaj-gr , jus , oris , comparatif de 
Magr.us ; plus grdivj. 

MAj-(5f îj- , um , ceux qvi ont vécu avant 
nouf, nos prédéc.ffeur? . ceux dont nous 
rk-icendons , nos ^ncétrcs. 

hlM-ufriihs, a,um, majufcule , un pc« 
plus grand, 

VII. 

r.Mkcma, aiis , marc, le refte le 
plus grodier de la comporicion d'ua 
p.irfum; en Gr. mafma. 

M^Gm(ntltm , i , ce qu'on ajoutoit comme 
paj futcroit aux facrifices ; i", mets qfxe 



ri6<fx DE LA LANGUE LA T. M grand. iO(^i 



les payfans ofFroientàJanus, àSilvinus, 
&c. 
M^cme^r(^rilJs , a , um , qui concerne ce 
qu'on ajoutoit aux facrifîces. 

1. MAcudaris , idis , tige du laferpi- 
tium, arbrifltau ; 1°. racine de cet 
arbrilîfau; 3*. fa graine. 

;}. De Mai, grand, vint le nom du 
cochon à l'engrais, 

Maiu/is , is , cochon , porc châtré. 

4- De M/iior , vieux , ancien , vint : 

Maîus, a, mois de Mai. 

JJl/iiuf , a, um,de Mai, du mois de Mai, 
qui eft en Mal. 

f. M^sius , «, y. Major, 

VIII. 

MAC, combat , arme, 

i*. 

(l, "MAcnara , œ , cpée j (àbre , cou- 
telas , cimeterre ; i°, couperet de 
boucher. 
filACHarium , ii , couteau de Boucher , 
couteau de cuiflne > courte cpée , poi- 
gnard. 

\X, MAcellarius y ii , boucher, chair- 
cuitier. 

fllAcellariuT , a, um , qui concerne ceux 
qui vendent de la chair ou du poiflbn. 

KAcellaria taberna. , étal de Boucher , 
boutique de Rôtiiïeur, de Chaircuitier ; 
halle au poiiïon ou à la marée. 

{. MAcellum , i , halle , marché, lieu 

où fe vendent les denrées. 

Compose' s Grecs. 

|I. Mach/£Ro-p<«j , i , qui feit des 
cpées. 



1. MACH.îRO-p/ior«j,«, qui porte une 

éjcs , qui a une cpée au côte. 
y Mvcro , onis , pointe de quelque 

choie que ce loit, 2 '.cpée. 
Mvcro dcfenfionis , forme d'une dc- 

fenfe. 
Murronafwj' > a , um ■, pointu , fait en 
pointe. 

4. Di-MacA« , arum , foldat" f]Ui 
conibarto'cnt à pied & à cheval , 
D.agons. De Di , deux. 

5. Di-Mico , as , avi , ch/, atumt 
are , combattre , en venir aux 
mains , quereller ; i°. difputer, être 
en difiércnd ; }". courir rilque. 

Di-Mic.îtic> , onis , combat , bataille i 
choc , rencontre ; 1°. débat , diiputc > 
querelle. 

1°. 

Mac/0 , as , avi , atum , ar^, afibm» 
mer , tuer, égorger , immoler , lâ- 
crifier ; z'. augmenter , accroîrre, 
combler. 

MAccare aliquem ulùoni ^loriot , 
(âcrifier quelqu'un à fa vengeance 
& à fà gloire ;- honûribusy combler 
d'honneurs. 

Mkctalilist le , is , qu'on peut afTommét 

ou tuer. 
MAcfaror , orls , meurtrier , aflaflln , qui 

tue , qui afTomme. 
NlAC-arut , ûs , l'aftion d'immoler, de 

facrificr , d'égorger , d'afTommer pour 

le facrifîcc. 
MActatus, ayum^ participe de MaBa» 

3'. 

^{Acticus, a yUm,(\\i\ a de grandes 
mâchoires & la bouche fort fendue» 
X X X ij 



ïoSs DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 10^4 

MActra j CE y huche, maie, pctrain. 



IX. 

fS, Mach/w^, «, machine, inftmmeiit 
par le moyen duquel on fait quel- 
que chofe ; z°. adrefTe , artifice , 
fineffe, invention, moyen pour 
faire réuiïir une chofe.. 
Mach/tî^j omncs aihibtre aJ j le 
fèrvir de toutes les adrefTes pofll- 
blcs , eirployer tous les artifices 
imaginables , mettre tout en œuvre 
pour. 
MscHinaUs , m.f. le , n. is , machinal , 
de machine , qui concerne les machines. 
MACHinaUs fcientia , les méchaniqucs. 
IAACHinj.menmm, i , machine . engin, 
MkCHinarius , H , Machinifte, Ingénieur. 
Mà-CHinarius , a y um , is machine , qui 

concerne les m.ichines. 
li/lACHinario , onis , art de faire des ma- 
chines ou une machine ; i°. reiïbrt , 
i adreiïc , artifice , invention , fine/Te , 
moyen pour réuiïir. 

MACHinaîor , cris; — trix , icls, Ma- 
chinifte , ingénieur , qui fait , qui 
invente des machines ; i", inven- 
teur, qui invente , qui machine , 
qui controuve, 

MAcninator doli , auteur d'une four- 
berie. 

MACH!/!.!fum , f , machine de guerre. 
MACHi/jafuf , Ù! , voyez, Machm.ttin. 
JVlACH.vior , arls , atusjhm , ari , machiner , 

inventer , ima^^iner , former en ion 

cfprit , tramer , brailer , forger , pro- 

jeiccr. 
MAcHmari aliquinecem, machiner la mort 

de quelqu'un. 
JVlACH.7!o/iu, a , um , fait avec artifice , 

jîigénieufement ttouyé , invente avec 



induftrie , induftrieufemcnt imaginé * 
formé avec efprit. 

t. MiCHanicus , i , Ingénieur , Ma» 
chinifte, qui fait travailler delà 
main & de l'efprit ; 2°. Artifte. 

Mtcwanicus , a, um, méchanique , oit ij 
faut des inftrumens, des outils. 

î. MAceria,œ , & 

MAceries^ei, muraille d'endos de 
jardin, de parc ; i". muraille de 
ville; voy. Secundx. 

4. lAAGinium , ii , forte de maladie 
des bœufs, quand leur peau s'atta- 
che à leurs côtes , de force qu'ils 
ne peuvent plus fe remuer. 

J. De Mac, fort, vint: 

MACii/iï, «, maille deréfeau, ou de 

filet. 

X. 

Familles Greco-Latînes. 

r. lAicabili , oTum, Prêtres de Dia« 
ne d'Ephcfe , qui étoient eunu- 
ques ; lO. Eunuques du Roi de 
Perfe. 

De Byz , lin , Byzwj , habillé de 
lin. 

Megi-sta72«j , num , les Grands , les 
Puidàns. 

3. MfG AI ffiim , ii , Temple de Cy» 
bêle , mot-à-mot , de la grande 
Dcefle. 

MFi:.-Ai.e/ÎJ , orum , jeux & fêtes à Rome 

à l'honneur de Cybèle. 
r.Ur.-ALeJîflCW, a, um , qui concernclet 

fêtes de Cybèle. 

MïG-ALf/!jii ludi , voyex Megalefia' 
McG-t-.i-enfis purpura , robe de pourprç 

^u'on portoit aux jeux de Cybèit, 



rio(f^ DE LA LAN 

4. M^G^ra , (X , une des trois Furies ; 

2°. querelle , envie. 
îj. Meg-aliwot , à" , force de parfum 

précieux. 
^6.TRis-MEG/y?«f , a j um , trois fois 

grand ; furnom de Mercure. 
7.Magn« , eus , & 
MAGNCi /o^/'j , l'aimant , pierre qui 

attire le fer, 

I^Kcnencus , a, um , qui concerne l'ai- 
mant. 

5. MachA'j, /j,animal particulier à la 
Scandinavie , qui a de la reffem- 
blance arec l'élan. 

9. Macro CHira , orum , habits à 
grandes manches. 

MACRo-Coi/um , i , grand papier, papier 

royal. 
Macro Coml/j , c, um , qui a de longs 

cheveux, une longue chevelure. 
lHACroJîêJ , um. , Peuples du Royaume de 

Pont. 

'10. HvPo-MocH//i^;n , // , appui , ce 
qu'on met (ous le levier pour le fai- 
re Jouer; 2. °. orgueil. 

XI. 

DÉRIVÉS en MAS. 

U. lAksfa, œ, ma.Te, bloc , gros mor- 
ceau ; 2^. pâte. 

Mas/(ï auri, lingot à'oT.-Coa&i iaclis, 
fromage ; z ". Gueufe, grofle malfe 
de fer. 

IWas/ô , ûx , avi , atum > are , réduire en 

malTe. 
f/lAsfuta , CE , dimin, de Mi^t, 

[a. MA-zo-nomum , i ,Sc 

MAzo-nomus f i , grand plat , grand 



GUE LA T. M grand. io<?(f 

badîn à fervir les viandes. 

}. MATP.1CUS ,a,um, qui a de gran- 
des ou de grofiès mâchoires, char- 
gé de ganaches. 

4. MAT/.Ï , «> , Natte; en Or. HUD » 
un lit. 

S-MAre/la, œ , Se 

hlArel/iOfOnis, pot- de-chambre, uri-î 
nal. 

Cil'Um in Matdlam immittere , obli'i 



ger un ingrat. 



M\Tula , œ, pot-de-chamtrc , urinai, 

6. M.Areoia,œ , petit fircloir. 

7. De Mas , Mes, étendu, nafalé en 
Mhns ,vinc cette fmiille que les 
Efpagnols prononcent en Mes. 

Mens^ , a , table; 2°. bureau , com- 
ptoir ; 30. ce qu'on fert fur la ta- 
ble ; 4*'. ce qui fervoic d'afllette ou 
de plat. 

MiKsuhi, X , petite tjbic , diminutif de 
Menfa. 

Mni^salis , le , qui concerne la table. 

MiNSarwj- , a , Mt^sularius , ii , Ban- 
quier, Changeur. 

XII. 

De Mac, grand , gros, gras , vins 
par Opposition : 



I. 

I . MAceo , es , an , ère , devenir mai- 
gre , amaigrir. 
Ojfa at^ui pdhs efi , ha cura macec, 
il na que les os &: h peau , ranï 
le cluigrin l'amaigrit. 
MAci« , ei , maigreur. 
Mi,cùentus,a,um , atténué de maigreur, 
j décharné , ^ui n'a ^ue la pçau & J,cs 0^, 



DICTIONNAIRE ETYMOLOG. lo<îtf 

amollir , attendrir , rendre fouple 
dansquelque liqueur, par le moy-a 
d'une liqueur ; i**. amaigrir , at- 
ténuer , afloiblir , rendre mai- 
gre. 
Famé macerare alijuem , faire mou- 
rir quelqu'un de him, 
Macerare fe , fe mortifier , matter ou 
affliger Ion corps. 
MACeratio , onis , macération. 
MAceraru.f, a , um , part de Mactro , 
amolli , attendri, rendu tendre par ïz 
mcyen de quelque liqueur , qu'on a fait 
tremper dans une li jueur ; i°, macéré. 
MAcfre/fo, (.f , er.', s'amollir, s'attendrir, 
devenir tendre , s'humeder. 

Composes. 

VtK-MAcero y as , ayi , atum , are j 
éteindre , parlant de la chaux. 

PR^-IVb c^ro , as , avi , atum , are , macé- 
rer auparavant, 

MIC , petit. 

De Mac , grand , Ce forma par op- 
pofuion le GrecMiKRoj, petit; 
d'où ces Compolés : 

Micro- Cos/K«j,i, le petit monde , 
l'homme. 

MicKO-PsYchus f a^um, qui a l'ame 
bafle , qui cft fans courage , qui 
n'a pas de cœur , poltron ; z ''.chi- 
che , vilain. 

MicRO-Scop/w/w , a , Microfcope, inf 
trument d'Optique , qui groflît les 
objets. 

MicRo-TRo^«j, a, «m,qui mange peu. 



10^7 

MAcefco , is , citi , cere , amaigrir , devenir 
mait^rc , perdre l'on embonpoint. 

Wacio , as , avi, atum , are , rendre mai- 
gre , faire devenir maigre. 

AlACior , ar^s, atus fum , ari , devenir 
maigre , amaigrir. 

JVlAC;/fflr pour M\cefcat. 
MAC£r , cra , crum ; crior, cerrimus , 
maigre , mince. 

]VlAce.'/w , a, um , un peu maigre. 

MAcfcr, oris maigreur. 

IVlACir, "r J , voyez Mairor. 

Mfcre to , (,r , ( rul , frère , devenir maigre , 
inaigrir , amaigrir. 

ftÎAcrirflj, aris , maigreur , ftérilité de la 
terre , du fable , &c. 

JVlAcnruuo , 'mis, maigreur. 

M/cro , as , are .amaigrir , rendre maigre. 

Composés. 
^•},\Acero,as , avi yatum, are,ama.t' 

grir. 

E-Mfc'nas, atis , empreffement , envie , 
pafllon , avidité d'acheter. 

E-Mac;o , as , avi , atum , are, amaigrir, 
defTécher , épuifer , flétrir. 

E-MAcrefco , isycrui ,fcere , & 

E-MACror, aris ^ ^ri, maigrir, amaigrir, 
devenir maigre , perdre fon embonpoint , 
fe flétrir. 

PER-MAcer , cra , crum , fort maigre , qui 
cft d'une grande maigreur. 

Rn-MAcrefro , is , ère, ramaigrir , rede- 
venir maigre. 

Binôme. 

Auvhi-MAcer , cri\ Auvhi-MAcrus , 
i, pied de vers compofé d'une brè- 
ve entre deux longues. 
z. 

MAc^ro , as , avi , atum, are , macé- 
rer , faire tremper , faire rouir , 



'^oêp DE LA LANG 

XIII. 

Binômes. 

I. MACULd, 

De Mag , grand, & de Coll, qui 
gâte , tjui nuir , vint cette famille : 

MAcula, «8 , tache, filet ; z°. igno- 
minie , infamie, deshonneur ; 3 ^. 
marque. 
Maculain effugere , éviter le deshon- 
neur. 
MacuIo , as , avi , atum , are , tacher , 

faire des taches, faiir , fouiller. 
lAAculatio , onïs , faliflure , l'aftion de 
ûlir , de tacher. 

H\.\culofus , a, um , r". plein de taches ; 
i°, noirci, fouillé , diffamé, déshonoré ; 
j". honteux, infâme; 4°. tacheté , mou- 
cheté , marqueté. 

Composes. 

ÇoM-'M Acu fo , as , avi, atum, are. 

gâter , fàlir , lôuiller , tacher. 
E-Mac(///i, as, avi , atum , are, nettoyer , 

ôter les taches. 
lu-^kculcLtus , a , um. , qui cft fans 
tache. 

ÎM-M/scu/n , as , are, tacher , (alir, faire 
une tache. 

1. Mab-Gon , habile à tromper. 
De Mag, grand, habile ,5: de G an, 
tromper , vint la famille Grecque , 
Maggan , prononcée Mang , & 
la famille Latine Mangon, qui 
défîgnerent également radrefle à 
faire paroître bon ce qui ne l'efl: 
guèreSjà mafquer les défauts d'un 
objet dont on veut fe défaire; de- 
là ces divers mots > 



UE LA T. M grand, 1076 
Man-Gonzj, an «t;/»i//. Mango, ce~ 
lui qui dcgaile , ou qui parc ce qu'il 
vend pour s'en défaire avec plus 
d'avantage : un marchand de che- 
vaux , d'elclaves , de friperies , un 
Maquignon. 

MAN-GcKium , ii , adrefTe à farder, rufc: 
de maquignon , d'un vil vendeur. 

Man-Gom/^o ,-are , farder , frelater ^ 
tromper pour mieux vendre , faire le 
maquignon. 

MAN-GoNiVuj, (î , um j de maquignon 
d'eiitremettcur. 

Familles Greco-Latines. 

i.MASTICy^e. 

Des primitifs. Ma, extrêmement. Si 
Stic^c , qui tient , adhérent, fc 
forma le mot Grec-Latin : 

Mastich£, es,GT. MASTiXH,gomm? 
du Lentilque, elle eil extrêmement 
gluante ; 1°. Maftic. 

2. A-MYG-DAL^. 

A-Myg-dal^ï ,<e, amande. 

A-MYG-DALa, ce ; - Lum , i , amandier; 

A-Myg-D Meus , a,um ■,'Linus ., a , um ^ 
d'amande; d'amandier. 

A-MYc-DAÙtes , ce , épurge , plantée 

En Grec, A-MYG-DAiea; de Mag,' 
grand , fort, dur , prononce Muer ^ 
Myïr;&deDAL, qui en Celte 
lignifie enveloppe , moc à-mo:.. 
« fruit renfermé dans une envelop' 
» pe dure. 

M E , moi , 

De M, grand ^ vint le pronom de fa 
première Perfonne , Me , moi j U 



ï07! DICTIONNA-ÎR 

perfonne par excellence : ou plutôt, 
avec la même facilité qu'on difoit 
Ma pour mère , on dit Me pour 
foi. 

I. Met, Particule qui toute (èule ne 
lignifie nien ; & qui étant ajoutée 
aux Pronoms de lapremiere & de la 
féconde pcrronne,&c. fignifie mime. 

Egomec , moi-même. 

a. Me pour MiHi ; Accuf, & Abl. d'E- 

Mii , gen. d'Eg^o. 

JME-iVf'e owMemet , moi-mcnic. 

I\ΣPram ou Mcpte , moi-même. 

Binômes. 

Me-Optc ingénia , de moi-même , 

félon mon inclination. 
Me CuM , avec moi , en moi-même. 
Me-Castor , par Caftor ; jurement 

des femmes Romaines. 
Mis poi.T M El. 

Min ])out Mmine , cft-ce à moi? 
Wen psur Mené , qui , moi ! 

5. MiHi ,Datifd'£go, àmoi, 
MiHi/w/n , je ne dépends de perfon- 
ne , je fuis maître de mes adions. 
MiHiMET j ou MiHiPTE , À moi-mê- 
me. 

4. ME-HERci.è,£' Me-Herculc, par 
Hercule , ( ferment : ) moïk-mot , 
Hercule qui me voyez : c'efl; une 
ellip{è. 

Med/uj §.à\ài , aàv. par Hercule , forte 
de jurement particulier aux hommes , 
comm.e ^depol Si Ecajlor , aux femmes. 

5. Mius , a , um , mon , mien , ma 
mienne > qui eft à moi. 



E ÉTYMOLOG; 107* 

MAD, 

Mat, M d , &.'c. 

Etendue. 

De Ma , grand , fe forma la famille 
Mad , Mat , Met , &c. défignanc 
l'étendue, les êtres étendus, & rouf 
ce qui y efl: relatif. De-là nombre 
de familles. 

I. 

MAT, matière» 

En Celte, Mat, Mad, MeatA ,' 
forêt , bois , vafte étendue d'ar-r 
bres. 
MAreria^ œ , matières; z*. maté.* 
riaux 55*'. moyen , occafion , fa- 
jet ; 40. Toute forte de bois cou- 
pé , ouvragé ou non ouvragé. 

MATerialis , m.f. le, n. is , matériel. 

M^rerialher , adv. matériellement. 

M\Tenandus , a , um, qu'il faut bâtir de 
charpente, 

MATen'ariur , a , um , celui qui fournit le 
bois de la charpente 

MATeriarius, a, um , de Charpentier, de 
Menuifîer ; de charpente , de charpcn- 
terie , de menuiierie. 
MAreriariii fabrica , métier de Charpen- 
tier ou de Menuifier ; 1°. attelier on ils 

travaillent. 

MATeriatiO) onis , & 
KlATeriatura, ce, charpente d'un bâti- 
ment. 

MATenan/T , a, um , bâti de charpente, 
MAreriatce malé aies , maifons dont la 

charpente ne vaut rien. 
MATeriw, ei , voyez MAr^ria. 
MATêri^r , aris , atus fum , ari , faire 

provifion de bois , de matériaux , de 

charpente ; 



t&if DE LA LANGUE LA T. M grand. Tôy^ 



charpente ; i*. faire du bois ; J«. bâtir 
de charpente. 

II. 

MAD, 

M E D , M o D , mefîire; 

De Ma , étendue , vint Mad , mefu- 
rer l'étendue. 

En Orient. 113 Af»/t/ , à l'infinitif, 
mefurer. 

De-là nombre de familles Latines 
qui le font prononcées Math , 
MoD , Med , Mess, Muss,Mens, 
Met, 6cc. ce quienaroitEiit com- 
me autant de branches dont on ne 
connoiflbit plus le rapport. 

I. 

ti. MATHE-MATic<z,i*, les Mathcma* 
tiques. 

Mathe-Matzcui , a , um, de Mathéma- 
tique. 

JVIathe-Mat/cuj , i, MatJiématicicn ; i°, 
Aflrologue. 

MatheJîj- , is , étude , l'adion d'apprendre; 
ce qu'on apprend , point de doArine où 
l'on s'attache ; z*. Mathématique ; j». 
doftrine. 

Composés Grecs. 

Poly-MatAc'j , lis ^ qui (ait beau- 
coup , fort fàvant , plein d'érudi- 
tion , rempli de (çavoir. 

Poiy-MAT/ifii , « , fçavoir profond , 
grande érudition , connoiflance fort 
étendue. 

2. 

Noms de Mefures. 
i, Mt-DÏ/nnum , i , Se 
}AiDimnus, iiMeCuic de fix boiflcaux. 
Orig. Lot, 



i. Woùiolus , ; , baril ; i». e(péce de 
trépan ; j "?. moyeu de roue ; 4°. 
talTe ; 5 «?. canal ; 6°. corps d'une 
pompe ; 70. fouftlct d'une machi- 
ne hydraulique ; So. cainTe d'une 
machine à puifèr de l'eau. 

5 . MoDJwTO , a , } (ôrte de mefïire ,' 
Mocius , a , i comme boiflTcau ; 
i«. \fuid. 

MoDÏus agri , mefure de terre de 

I lo pieds en tous fens. 

Mod;^//s , m.f.le, n. if , qui tient UQ 
muid ou un boifleau. 

Composés. 

D£ci-MoD/fl , if j vaiîTeau contenant 

dix muids. 
SiMi-Movius , z7 , demi-muid ; z**, 

demi-boilTeau. 

Se MoaiaUs , m,f. le , n. is , de demi'» 

boiiïeau , de demi-muid. 
St-MoDtus , ii , demi-boifTeau , ou demÎJ 

muid, 

TRi-MoDÏa ,ie, î mefure de trois 
TKi-Movium , "' , ) boiireaux , de 

trois inui Js. 
Tri-Mod/w , a , um , qui contient trois 
boiflcaux ou trois muids, 

Mes/To , onis , mefiire, me/ûrage. 
Meks/o , onis , mefurage , l'adion d« 

mefurer ; i°, mefure, 
Mcusar , cris , Mefureur-, z». Maréchal 

des Logis. 

MENsarii , a , mefure ; 1 '^. étendue; 

3°. inftrumcnr à mefurer. 
MENSi^raiiif J , m. f. le , n. is , qu'on peut 
mefurer, mefurable. 

Yyy 



*fo7? DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 107^ 



IViENSi/ra/fter , adv. & 
MEHïurafi/n , adv. en mefiirant , par me- 
sure , avec mcfure, 
r>IsNS:;j-, .1 , um,pdrt. de ./itetior. 
IVÎENSuriifor, oris , voyez /uenfor. 
Msusuro , as , are , voyez juetior. 
fA£>iSuroT , ans , atus fum , <iri , être 
mcfuré. 

4- 
UETa, a , borne faite en pyranîîde j 
z°. amas de quelque maiisre que 
ce foi: , fait en pyramide ; 5 . mu- 
le , mulon ; 40. meule de delTus 
d'un moulin ; 5 0. borne , fin , ter- 
me , bar. 
IVlETu/a , œ , petit but , petite borne. 

5- 
15 . Meto , as ) avi , atiim , are , & 

MEiitr, tïrisymenjusfiim^tiri ,me- 
furer , arpenter , compafïer , pren- 
dre la niedire ; 1°. juger, eflimcr , 
rapporter à une fin ; 5 *'. êtie me- 
furé. 

^^Tienàus ya,um, qu'il faut mefurer. 

Mtùens , tis , omn. gen. qui mefure. 

JViETi'or, oriiy mefureur , arpenteur, qui 
mefure, 

JWETatiu, on'is , alignement, mefure d'un 

plan. 
JiEiator , OTiSt qui prend des alignemens 

ou des mefures d'un plan. 
M^rator cojlrorum , Maréchal de Camp , 

r»larcchal des Logis. 
JlETiZtuj , a , um , qui a mefure ; i*. 

mefure. 
a. METor , ans , atus fum, ari , me- 
furer , prendre des alignemens , 
tracer un plan , faire des dimen- 
fions. 
MsTri/i ca^ra , tracer un camp. 



yiy.rari pedilus , mefurer avec les 

pieds. 
5. MiTV.eta j ce , &: 
Unretes , œ , forte de grand vaif- 
feau de mefure ancienne , conte- 
nant qu;ranre-huitfr;pcicrs;ce font 
vingt-quatre pintes de Paris. 
MtTrffè , aàv. en vers. 
METrfrw, fl, wn , qui concerne les me- 
fures ; 1°. de vers , qui ccnccrne les vers ■ 
ou la Poé/îe. 
4. METrum , i , mefure ; i*. vers. 

Composés. 
AD-'hiziior.iris, enfusfum,iri, mc-- 

furer. 
A d-Men/wj , a , ran , mefure , part. 
CoM-METioc, !>;..- , en fus fum , îrî , ma-i 
furer , compaficr , ajufîer , propor-- 
tionner. 

CoM-MENSar , vs , judefTe , mefure , pro- 
portion , fymmétric , rapport. 
Di-lUro,as, avi , ittum , are , me- 
furer , mettre des bornes , établir 
des limites. 
DE-METior, ins.,enfusoM etitus fum , hii'- 

mefurer exaftement , jufte. 
DE-METJnu , a,um, part, do De-Menor.- 
DE-J^ÎE^su/•n , i , mefure de grain ou 
d'autre cliofe , qu'on donnoit chaque 
mois pour falairc ; les gages d'un TalcE 
par mois pour fon ordinaire, 
Di-MEranOfOnis , mefure , mefuragc. 
Di-METi'enJ , tis , onin.gen. qui mefure, • 
Di-JVlETien^ linea. , diamètre. 
Dr-MExfor, zrf^ , menfusfurn, mstiri , 
mefurer , compafrer , prendre la mefure. 
Di-METor, aris, atus fum , ari , voyes- 

Di-metior. ' 
Di-Mens/o , onis, dimenfion , mefft- 
re , l'adion de mafarer. 



DE LA LANGUE LA T. 



1677 

Di-ME^îSar > orfj, celui ciuimefure, mc- 

fureur. 
Di-Mensuî , .T, um,'pirt, de Dtmedor , 

qui a mefuré ; z°. proportionné. 
E-illETioK , iris,menfusfum , iri-, menjrcT; 

i". parcourir ; }°. finir , parachever, 
E-Mhmsuj, a , um , part. d'E-mstior , 'lui 

a mefuré ; i°. qui a parcouru ; 5". qu'on 

a mefuré ou parcouru. 

Per-Met/ct, iris, menfus fuin , iri y 

mefurer exadcmenr. 
PER-ÎVlENSur, (i, um, parf. dî Per-Mît/or. 
Pïr-MenSuj- rfurum /fer, qui a pafTé par 
un chemin fort rude , qui a fait un rude , 
un incommode voyage. 
P».-«-METiar , iris , menfus fum , iri , me- 
furer par avance. 

PK/E-METor , aris , atus fum , ari , 

mefurer auparavant , prendre les 
dimenfions par avance. 
Pp.jE-MENSuj,a, um, mefuré par avance. 
Rn-METior , iris , menfus fum , iri , renie- 

furer , repafTer- 
'Ri-MiTiri frurnsntumpecuniâ , acheter du 

bled argent comptant , payer comptant 

le bled qu'on a acheté. 
RE-I\lENisuy , a, um, p.in. de Re-merior. 
Re-Mfnsux iter , chemin par où l'on eft 

pafTé ; i". qui a refait le même chemin. 
RE-MENSummure, mer qu'on a repa.Tee. 

NÉGATIFS. 

i*. IM-Mtraïus , a , um , qui n'efl: 
point borne, qui u'cft point me- 
furé. 

i. Im-Menss-, /^. Im-Men$z}/«. 

Îm-Mens//£Zj , aùs ,immen(îté, gran- 
deur fans mefuré , étendue inBnie. 
iM-MFNSÙm , aûv. fans mefuré. 
iM-iMrNSuj , a , um , immenfe , qui ert 
f»n3 mefurc , qui n'a point de bornes , 
gui cil d'une étendue infinie , infini ; 



M grand. 1078 



1". grand , vaftc , exceflif, énorm; > 

démîfuré , efÎToyable. 

Composes Greco-Latins , 
de Met/ow, Me^re. 

I. SYM-MïTr/iZ, œ , rymmcirie , pro- 
portion , convenance des parties. 

1. DiA-MpTcr, tri, & 
Dia-Mettc;^ , tri , dianu-trc, !ir;ne 
droite qui traverfe une figure par 
le mil'.eu en pdiluit par le centr«?, 

3. PRCsi-METr/c.'.'j-, a ,um, qui cft en 
profe ^ en vers. 

•j. Sej^i-Metr?//», / , demi mefurc. 

j. KEXA-M£Tfr , ira, trum , hexamè- 
tre , qui a fix niefures. 

<î. Tetra- METrz,;OT,Zj vers de quatre 
pieds. 

7. TRi-METcr , tra , trum , de trois 
mefures , qui a trois mefures. 

6. 

A-Muss/V, mefuré , régie, cordeau» 

A-Mns/Z/'i ; AD-A-Mus/?m ; Ex A-Muî- 
fim , adr. à la ligne , au cordcaa ; i", 
exaftement , régulièrement. 
h-M.vsfi.vus , & A-I\Iiis//f,iraj , a , um , 
bien dreffé , tourné, rangé; i." régu- 
lièrement fait ; ^o tiré à quatre épingles , 
à la ligne, au cordeau. 

III. 

MED, MES, 

Milieu. 

De ^ÎAD , étendue , fe forma !e Cefr, 
hiiih , Metow, MfcAT/2 , Mit, 
Mi , défignant ie point de téuiiion , 
le milieu ; d'où le Grcc Mego^ , 
milieu , Se le Latin hUoius, 
Yyylj 



aoyp DÎCTIONNÂÎR 

H' MsDia/» , a y milieu , centre. 

Medi-Tui^zuw , il, le milieu des chofes. 

TAioius, a , uw j qui eft au milieu ; z°. 
ambigu , douteux ; j". neutre , qui ne 
prend aucun parti. 

M'Eoiah t is , le milieu , le cœur. 

tAtoialis , m.f. le, n. is , qui concerne le 
Midi , du Midi. 

ÎVIediV, adv. -voyez. Moâeraté ; z'.àdemi, 
à meitié. 

SVlEDzetaf , atîs , moitié , milieu, 

è/ïtoianut , a , um , au milicH , entre- 
deux. 

Binômes, 

k' MEDiaJIinus , i , valet employé aux 
plus bas ofHces d'une maifon , le 
valet des valets, qui ferc les autres 
ferviteurs , comme marmiton , 
frotteur , ôcc, 

MEDï-Astuticus f i, premier Magis- 
trat des Peuples de la Campanie , 
en Italie; de Med, Puifrant,& As- 
tu , Ville , Cité. 

[5. MEDiatio , onisf médiation, en- 

tremifè. 
WEDfa'or , orù , médiateur, entremetteur, 

arbitre. 
IttEciatri^, icîs , médiatrice. 

Composes. 

Di-MiDium , «, ce qui eft coupé en 
deux , moitié. 

Dr-MiDîo ,-a.Te , partager , féparcr en 

deux. 
Dr-MiofuT , a , um , de moitié , demi. 
Di-MiDi.trio , onis , féyaratitn par moitié, 

partage. 
Di-MiDJaîîm , j^r U moitié, en coupant 

en dens, 



E ÉTYMOLOG. io8a! 

lu'MEDJdfè, immédiatement, toac 
de fuite , fans interruption. 

Im-M iDÎaius , a j um , immédiat , pra* 
chain. 

Inter-Mhd/kj , a , um , qui eft aii 
milieu , qui eft entre deux. 

a. 
MEDÎocricu/us, d, um , fort médiocre; 
MEDÎocris y cre , is , médiocre ; ni 

trop grand , ni trop petit : moyen , 

qui tient le milieu entre le grand 

& le petit. 
No72 médiocre telum cji ady ce n'eft 

pas un petit aiguillon pour/ 
Mediocria fponfalia , mariage entra 

perfonnes de moyen état. 

MsD'wcritas , ads , médiocrité. 
MEDÎocriter ,adv. médiocrement , moyen-» 

nement, avec médiocrité; z.s. ni trop >• 

ni trop peu. 
Mtvioximè , adv. voyez Mediocriter. 
MtDiûximi , orum , Dieux du moyen rang, 

demi-Dieux. 
MEviaximus , a , um, qui tient le milieu » 

mitoyen, moyen, médiocre. 

Medi-pontw^ , i , cable de prcflbirj 
x", pont de cordes, 

î' 

MiDuHa, es , moelle ; z^. cœur, en% 
traiUes > 5 '. cœur d'un arbre. 

Mzvulla panis, mie de pain. 

MiDuliis alicujus , ou in MeduUis 
alicujus hœrere , être extrêmement 
aimé de quelqu'un. 

MTOullaris , w.f. re , n. is , de moelle , 

qui concerne la moelle, 
MEDullatus , a, um y qui a de la mocllçâ 

i°o dont on a tire de 1% j}ioëlk> 



lotî DE LA LANGUE LAT, 

MeduZ.'o, as , are , tirer de la moelle, 
M'EDuHofus , a , um , moelleux , où il y a 

beaucoup de mocHe. 
T<lEDuliitùs,adv. du fond du cœur, inti- 
mement, cordialement, tendrement, 
pafEonément , jufqu'au fond des moelles. 
E-M.EDu//atus,af um ,part. de 
E-Medz///o, as f avi ; atum , are , 
tirer ,ou ôter la moelle. 



De Mîsi , changé en Mhr/ , milieu , 

vinrent ; 
Meri-eies , /?fo/-<r-»20f, milieu du 

jour , Mi-Di , le Midi. 
MERi-Di(î/i\f , e , méridional , du Midi. 
Meri-dkz/zô , à îi/îidi , en pL'in Jour. 
MEM-Di£inKj, a,umy du Midi. 
Mer.i-di<z//o , onis. Méridienne , fom- 

mcil de raprcs-nnài, 
Mem-dio ,-are , > faire k méridien- 

AlERi-Dior ,-ari ,) ne. 
ANT£-MERi-D!iZ««-^ , a , u/rif qui eft 

ou qui le fait avant midi. 
SvB-MtRi-Dianus ,a, um , qui fc fait , 

qui arrive vers le midi , d'environ 

le midi. 

S- 

Mise , es , corde du milieu des fept 
de la lyre , dédiée au Soleil ; 1°. 
a-mi-la- re. 

D É R. I V É s Greco-Latins. 

'a . Misarœ.rm , t , ) , _ . 

A/r , .■ ■• . Mefentere. 
MEsenterium ,11,) 

x.Mti-AVLa , <3? , veftibule , entre 

deux ikles ou deux appartemens ; 

petite cour entre deux corps de 



M grand. 1 082 

}. Meso-Lab/kot , » , mr.chine in- 
ventée pour trouver mcchanique- 
ment deux moyennes proportion- 
nelles. 

4. Mrso-LEucaj , /, forte de pierre 
précieufe; z°. ferre de plante. 

f . Meso-Mhjjj , ^, forte de pierre 
précieufco 

(î. Mess-Uran<ot<ï, atis, milieu da 
ciel, 

IV. 

MO D, 

Moyen , Mefiire. 

De Mad , Met, mcfure , prononcé 
M©B , vint une Famille Latine nora 
moins étendue. 

I. 

MoDus j i , mcfure , régie. Ce moE 
s'cfl chargé d'un crrand nombre 
d'acceptions, mais qui reviennent 
tMtes à celle-ci. 

1". Cadence , proportion ; mefure 
des pas , des rapports, 

lo. Quantité, mefure de pronon- 
ciation. 

j ^. Mode en mufique , mefiire da 
chant. 

4 ^. Mode en Grammaire , mefïire 
des tems. 

5 '^, Moyen , mefure des avions. 
6^. Fin , terme , mefure jufqu'oû 

on doit s'étendre. 

Binômes. 
( MoDi-Fic<2//* , onis f mefure qu'oxj 



'îcês DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. loS^. 



doit olfei-ver dans les vers; i°. 
modification. 
MoDi-FiC(;rnr, orls , qui régie la mefure 
ou la manière. 

MoDi-Yicjtus , a^um, changé de ma- 
nière , employé autrenisnt. 
m.cDi-'Picatus citus, aiiraeiu converti en 

nourriture, 
MoDi-FiC:itu?B v;rl'um , mot employé 

figurémeiit. 
Mr n-Ficor , arh , avjsfum , ari , mefu- 
rer, régler. 

2. 

Mo-Du'us,i, mefure ; i . motet, 
chanfon,air, mode ci mufique ; 5^ 
module , mefure qu'on prend pour 
régler les prcportiGr.s d'un bâti- 
ment. 
McDulamen , inisi Se 
MoDuIiDKentum , i , harmonie , chant mé- 

Ittlieux. 
TAcDulaiê , rJv. avec harmonie, mélo- 
dieufement , harmonieufement , avec 
mesure. 
MoDuIaùo , OTiis , m. odulit'oi^ l'ac- 
tion d: chanter avec mefure ; 2°. 
chant harmonieux ; 3°. régie des 
mcfures , des proportions ; arran- 
gement hcirraonkux. 
lAo-Dulator, oris , Chantre , Mufîcien. 
MoDu/«rrfx,icij,Chanteure , Muficicnne. 
\ MoDiihius , ùs , chant harmonieux , mé- 
lodie. 
lHoDulatus , a , um ,part, de 
MoDulcr , aris , atusfum , ari, chanter 
avec harmonie & de mefure, 
JVIoPu/i;ri oradonem , prononcer un dif- 
cours avec me.ure ou cad.nce; ;", jouer 
un air fur un chalumeau ,• 5°. mettre des 
srcrs en chant fur un chalunicau. 



Composes. 

Ad-Modk/o/- , ari s , a tus [un , ari, 
chan;sr avec , tenir fa partie , ac- 



corr'txi<7ner un inftriinenc. 

CoM-MoD..lrr/o , onis , juileffe 



pro- 



portion , convenance , rapport qui Ce. 

trouve dans les ouvrages d'Architt éturc. 
CoM-MoD.</è, adv. aiïci commodément , 

afTei bien , palTabiemect ; 1°. point trop 

mal. 
pRjE-MoDuior , avis, atat fum , ari ^ coa* 

duire pdf mefure. 

NÉGATIF. 

I;vt-MGDa/ii/7/5 ,a , um , qui eft fans 
mefure, làns méthode, qui n'efl: 
point dans les régies, 

3. 

MoD-lMPERd/or , cris. Roi du feftin , 
celui qui régloic la manière de 
boire. 

A D V E R B ï. 

Modo, il n'y a qu'un moment, rcu:-« 
à-l'hcure, il n'y a pas long-tems-, 
z". à cette heure, à prcfenc, 
m.aintenant , dans le moment , 
prcfcntement ; 5°. dans un mo- 
ment , tantôt; 4°. pourvu; j*. 
quelqueiois. 
Paulàm modo ; modo non , tant foit 
peu, fi peu que rien, peu s'en faut, à 
cela près; 2*. pas moins; 3 .pour 
ainfi dire. 

Composes. 

!. A-Morà. bien-tôt, incontinent, 

inccffamment. 
PoST-MoDd, adv. & 
FoiT'IAoDÙm , adv. après , enfulte. 



DE LA LANGUE LA T. M grand. io8<S 



totf 

*. Ad-Mod«//;, exircmement , très- 
fort , beaucoup , alT;z , touc-à-fait , 
fl'Turcmentbien , du couc , environ , 
très, oui. 

Aimodùm ni/^//, cout-à-fait rien, rien 
du tout. 

pR^.-MoDùm , aiv, exceiïivemcnt , extrc- 
mcmcnt. 

PROFiJ-IMoDÙw , aiv. prcH^ue , quaiï. 

'j. Eius-MoDÏ , femblable , tel , de 
cetce forte , de cette façon , de cette 
manière. 
F;uscE-MoDi ,^prt. toyez Ejuf-modi. 
EjuîDEM Mod'i , gen. de même fiçon , 
femblable , de mcme manière. 

Mox , bientôt , incontinent ; i °. en- 
fuite , après, 
Dumexpeclo, quàm mox veniaty pen- 
dent que j'attends , qu'il revienne 
au plutôt. 

4- 

MO Dlc , peu ctendii , 

médiocre. 

Isionicelius , a yum y mcdiocremenî 
bon. 
Aîocfcim , ait', peu , gucres , mcJiocre- 
msnt, 
MoDJcum , z , peu de chofe , peu. 
hlooicus , a , um , modique , médiocre , 
petit, peu confidérable ; 2°, modéré , 
réglé , retenu, modeflc. 
McDi'fè , adi'' médiocrement , avec ou 
dans la médiocrité , peu , tant Toit peu ; 
2*. modérément , raifonnablcmcnt , là 
là , affei bien , pafi'ablcmcnt. 
iM-MoDicè , adv. démefurément , excef- 
fîvement , trop ,' fans mcfure , &c. 
Voyez Im-modera:è. 
IM-Alopicw f a , um } cxcefEf ^ £rog 



grand , outré , fans retenue , &û» 

Voyez Im-moderatus. 
pFR-.MoD(Ve , adi: fort peu. 
Vt-x-MoDicti! , (I, uni y ttès-modiijue j 

fort peu confidérable. 

5- 
MOD-EST, 

Se tenir dans de Juftes bornes. 

Moff/lia f œ ^ inodeflie , air mo«; 

c'(.ii.e-, 1°. P-'iodération , retenue. 

MoD£j?u.r , a , um , inodefte , qui a d; la 

modeflie ; 1°, mo.-féré , réglé , retenu ; 

qui a de la modération , de la retenue. 

ÎAoDsfiê, adv. avec modération , moieflic,. 

retenue , mefure. 

MoDf,'?^ terram intueri , balder la vue pas' 
modêilie. 

ly.-I'.loDeJIia y ^ , immodeuic , in» 
tempérance j indifcrécion ; i"„ 
défordre , licence trop grande. 
Voyez Im-Moderatio. 

lM-MoDe/7è, adv. imniodefiemeni: , fanj 
modcftie ; voyez Im-modiratà. 

lyi-MoDsJIus, a , um , immodefte , qui cft 
fans mod^-fûe , &<.c.\'o-'jtzl,i.-:nodeTinus. 

PEK-MooeJu , trcs - modeflemenr , 

avec beaucoup de modcftic , avec 

bien de la retenue , avec grande 

modérarion. 

TT.K'MoDeJuT , a , um , fort modsfte , 

très-modéré , for: retenu, 

* * 

MO D , mettre une mjfure, régler, 
modérer. 

I . J'/'.Qveraiifis , le , /r, mcdcré, où 
l'un peut garder de la modération, 
où l'on peut éviter l'excès. 

McDeiMmen, iras , & 

U-ooiiamsinum , i , conduite ; gouvef- 



.îo87 DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. ïcS^ 



nement , direction , commandement , 
maniement. 

McDerans , tis , omn' gtn, qui conduit , 
qui gouverne. 

JMoDeranier, aàv. & 

MoDeratè, iàf , ifjimè , adv. ou 

McDeratim , aiv. modércir.ent , arec mo- 
dération ; 2°. peu à peu. 
yioGeratio f onis , m'odcracion , rete- 
nue , mefure qu'on apporte ou 
qu'on garde dans les choies. 

Moderatio cœli, température de l'air. 

Moderatio Machinarumf manière de 
conftruire les machines. 

McDer.tfar , oris , niodératcvr, gouver- 
neur , condudeur, directeur , qui guide , 
qui régie. 

IVIoDîrs'or tempsrum , politique. 

MoDerarri» , icis , modératrice , gouver- 
nante , conduftrice. 

Mohsraius , a, um ,part. de 

MoDero , as , avi , anim , are y & 

IVIOD^ror , aris , atusfumy ari , modérer , 
Cû.iduire , gouverner , guid;r , régler ; 
1°. tempérer , retenir, mettre des bornes 
ou un frein. 

Composés. 

AD-MoDfror , aris , atus fam , ari , Ce 
retenir , s'empêcher , fe contraindre , Ce 
inodérer. 

Naqueo me rifu AD-Monerarier , je ne 
faurois m'empêchcr de rire. 

^-Moverandus , a , tim , qui peut être 
appaifé , adouci, modéré. 

PRiE-MoDeranJ , tir, omn, gen, qui règle 
par mefiire. 

N É G A T I r s, 

lM-MoDerd««d, œ, Yoy. Jm-Modera- 

tio. 
lM-McD;rcff, aiv. immodcrém:nt , fans 
g-i-d-r de mefure , fans modération , 
ëémcfurénaent , outre mefure , fans re- 



tenue , fans ré^le , excciïivement , avec 
excès. 

iM-MoDfrjn'fl , onls f dérèglement, em- 
portcTisnt , excès , manque, de-modé- 
ration , défaut de retenue. 

lh(-Mov>sratum , i , l'infini. 

iM-MoD^rarux ■, a , um , immodéré , déré- 
glé , outré , exccTîf , qui ne garde point 
de mefure , qui eft fans modération , qui 
n'a point de retenue. 

VI. 

CoM - Monaj. 

De MoDWj , mefure, moyen, & de 
CuM , avec , fe forma la Famille 
CoM-MOD , qui indique tout ce 
qui a la même melure , qui s'ap- 
plique , s'ajufte , convient avec 
un autre objet, 
De-là ces mots : 
CoM-MûDa.Ti , i , avantage , gain ," 
profit , utilité , aife , commodité , 
loiiîr. 
CoM-JVIcDd, oTum , commodités , biens , 
richelFes; i". fblde , paye de gens de 
guerre. 
CoH-MoDuas , atis, commodité , conve-' 
nance , conjondure , ouverture ou occa- - 
fion favorable ; i". utilité , avantage , 
profit; 3°. complaiûnce, indulgence , 
condefcendance , iiumeur commode , 
facilité. 

CoM-MoDKJ , a , um , dior, dlffîmusl 
avantageux, profitable , utile , fa- 
voribîe ; 2°. complaifaiit , facile, 
d'humeiu: commode , plaifance on 
agréable , facécieufe , accommo- 
dante , traitable ; j °. propre ,' 
commode, bon , convenable. 
CoM-MoDè , àiàs , dijjïmé , adv, bien , 

foit 



•joSp 



DE LA LANGUE LAT. MaD iop( 



fort bien , fort à propos , fort jufle , fort 
à point , d'une manière propre , conve- 
nable ; 1*. commodément , â i'aife , 
aifémcnt. 

CoM-McDîm , adv. tout â propos , à point 
nommé, au même inftant , toutaufli-tôt, 
jiille , jaflement , à tems. 

CoM-McDf) , as, avi, a;um, are , accom- 
moder , afiîffer , obliger , rendre un 
fervice , faire un plaifir ; i° prêter pour 
être rendu en mcaie nature, donner la 
jouiflance ; car prêter pour rendre en 
même valeur fans être la nicmc chofc , 
c'eft Mucaire. 

CoM-MoD/to, (iT, avi , atum, ars , prêter 
Ibuvcnt , faire des prêts fréquens, 

Cou-MoDaiarius , a , um, celui à qui 

l'on a prêté quelque cliofe, 
CoM-Mcu.2r;£) , onis , prêt. 
CoM-MoD3tor,orfr , prêteur, qui a prêté. 
CoM-MoDiiram , i , prêt difréreut de Mu- 
îuum. 
CoM-IVIoD.7fuT , a , um, propre ou conve- 
nable ; i". prêté ou emprunté , fan. de 
Co!n-modo. 

C o AI p o s £ s. 

Ac-cou-^AovaUo ,onis j convenance, 
proportion , conforniitc, appropria- 
tion , application , ajufteraent , 
rapport , difpofition , Judenfc. 

Ac-CoM-iVIcDatiii , Il , U.71 iparf. propre , 
convenable ; i". qui approche , nui ref- 
femble, qui convient. 

Ac-CoM-McDatè , adv, d'une minière 
convenable , propre, conforme , propor- 
tionnée ; 1°. à propos, d'une façon ave- 
nante , (brta&lc , ajultée , appropriée. 

Ac CcM-MoDrjè adpsrfuadendum , d'une 
minière à perfuader. 

Ac-CoM-MoDo , as, avi , atum , are, 
acccmm^oder , approprier , applI^Lier , 
ajufter , aflortir., faire rapporter , faire 
Orig. LcU^ 



venir à propos , donner de la convenance, 
proportionner; i", difpofer , préparer ; 
3°. prêter, accommoder quelqu'un de 
quelque chofe. 

Ac-CoM-MoD:;j , a , um , commode , 
propre, &c. 

NÉGATIFS. 

lN-coM-MoDiii;jo , onis , voy. hicoin- 
modicas. 

iN-CoM-MoDè , iîis , ijllmè , adv. d'une 
manière incommode , avec incommo- 
dité , mal à Ton aifc ,• i". malà-propos , 
à contrc-tcms , hors de tems , hors de 
ûifon. 

iN-CoM-Mouifaj- , ails , incommodité , 
importunité , dommage , perte , déla- 
yantage , inconvénient. 

InCom-Mcdo , as , avi , atum , are r 
incommoder , caufcr du défavantagc , 
du ton , ôcc. 

Im CcM-McDum , i , incommodité , peine, 
ennui , fâcherie , chagrin, préjudice, 
dommage , défavantage , tort , impor- 
tunité. 

lu-CoM-Motxis , a , um , incommode , 
importun, fâcheux , ennuyeux , chagri- 
nant , qui eK à charge , dcfavantageux , 
dommageable , préiudlciablcjqui fait de 
la peine ; lo. qui arrive à contre-tems. 

iK-CoM-Mouefticus , a, um, mot invente 
pour dire fâcheux. 

PER-iN-coM-MoDè , très-mal- à-pro- 
pos , fore à contre-tems. 
Per-In-Com-Mcd:^5, a, um , fort înçom- 
mcdc. 

VII. 

M O S , MO R. 

De MoD, manière , ulàge , fè forma 
la Famille L:uine , ]\îos , Mop/j , 
par le changement du D en S & 
enR. 

Z z z 



lopi DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. lop^ 



1. Mos, MoRiV, coutume , mode, ma- 
nière , façon 5 pratique , uia^je , 
habitude. 
Mosculus , î , dimin, ie Mos, 
MosiUts , i , voyez Mofculus- 
Moues, um , plur. de Mos. 
i. MoRaiis , le , is , moral > de mora- 
le , qui concerne les ma-urs, 
lAoRaîitas , atis , moralité , irait de mo- 
rale ; î". pofition , fîtuation. 
MoKaliter , niv, moralement. 
MoRaruT , a , um ■, dont les mœurs font 
réglées. 
Beiiè-MoKatus , a , um , doué de bonoes 
moeurs , bien moriginé. 
Bené-MoRata civitas , Ville bien policée; 
1". — Fabula, Pièce de théâtre bien con- 
duite , où toutes les convenances font 
bien obfervées. 

VIII. 

M AD, MED, 

méditer , étudier. 

Le primitif Mat , mefurer , fignifia 
également , apprendre , étudier , 
connoître : on ne connoît bien 
fiue ce qu'on a mefurc , ce dont on 
pofléde toutes les dimenfions. De- 
là le Grec : 

MAT^e, connoi(îànce,fcience. 

MAmhano , étudier. 

Meliî/^o, méditer, 
( Ici L pour D. ) 
De-là ces Familles : 

Mtuitamenium , « , j 
MEDJ'/or , aris , atus fum , ari , mé- 
diter , faire réflexion , réfléchir , 
penfer en foi-même ^ penfer atten- 



tivement , s'appliquer à confidé- 

rer, attacher fon efprit , s'exercer , 

s'étudier , s'efforcer , fe peiner ; 

mot-à'tnot , chercher la jufte me« 

fure. 

IVÎEDifflfé , e,dv. avec méditation , avec 

réflexion , après y avoir penfé , après 

une mûre réflexion, 

MEDitflfii), onis , méditation , réflexion , 
forte attention à une chofe ; 2*. prépa-i 
ration à une cho(e. 
Mtohatus , a, um , part, de MedîtOT , 
médité , con/îdéré attentivement , exa- 
miné à fonds ; i'. qui a médité, qui a. 
fait réflexion ; j». qui s'cft préparé. 

Composes. 
CoM-MEDj7or, aris , anis jiim , ari ^ 
méditer , penfer avec attention » 
faire une profonde réflexion , ré- 
fléchir férieufèment. 
VEK-MtDhatê , adv. fort attentivement , 
avec bien de l'attention 
PRjE-MïDitflte , adv. avec préméditation. 
'PRM-M.EDitatio , onis , préméditation , 
l'aftion de penfer par avance , de pré- 
voir. 
PKjE-MEDftaforfum, ii , lieu retiré propre 

â méditer. 
PRit-MFD/fcfwi' , a ,um , prévu , -part, de 
PR.yf.-MiDifor , aris , atus fum , ari , pré. 
médite», penfer par av.ince, prévoir. 

!N e' G A T I r s. 
l^i-Mzï)itath jfans réflexion , inconfi- 
dérément , (ans y avoir penfé , 
avec précipitation. 
iM-MEDJffltuf , t , um , non prémédité ; 
i°. fait ou dit incon/îdérément , fans 
réflexion , fans méditation; 3'. oii l'on 
n'a point réfléchi. 

iM-PR^-MîDifafii , (Kfy. inconiîdérémefltj 
1 fans réflexion. 



lop; DE LA LANG 

IX. 

MED, 
Médecin. 

De Mad , connoître , étudier , vint 
le Latin : 

Med - icus , moi - à - mot , le Ta- 
rant, celui qui coiinoît la fciencc 
par excellence , celle de fe bien 
porter , & qui poflTéde les grands 
fecrets de la IMnrur/; à cet égard. 
Dans l'Orient, les Médecins n'ont 
d'autre nom que celui de Sagcs, 
deSavans;5: enEurepe, leur nom 
par excellence n'eft il pas celui de 
DocTeurs , mot-à-mot , les Sa- 
vans , les Sages î 

Il eft vrai que dans l'origine les 
Médecins , les Dod:eurs rcunif- 
ibient nombre de fcicnccs, fur-tout 
celle de la Théologie & de la Mo- 
rale. Médecin ou Prêtre étoit fy- 
nonyme. 

I. M:iDicus , i, Mcdecinal. 

Medicus circumforaneus j Charlatan. 

lAiDanius , a, um , à qui il faut donner 
des remèdes , qu'il faut panfer. 

h\i.osnii ars , Médecine, 

hl^oenào œgrefcit , les remèdes irritent la 
maladie , la maladie s'aigrit contre les 
remèdes. 

Mcoens, iis , omn.gen. qui remédie , qui 
donne des remèdes , qui guérit. 

AlEDi/!t!;i lerba , paroles qui guériflent. 
MED«r , ea'j , m , reniidier , appor- 
ter du remède , donner des remè- 
des , panier , traiter , guérir. 

MsDkinuj ^ a,wn , dv .médecine, 



UE LA T. MaD îop^^ 

Mpd/co , as , avî , arum , are , mêler , 
mixtionner de quelque drogue. 

Mïvicare cifillos , mettre de reflence i 

fcs cheveux ; femina, chaufourcr le 

grain , faire tremper les fcmences dans 
quelque liqueur, pour les faire mieux 
germer , & en plus grande abondance. 

MedzV or , aris , atu! fum , arî , remédier , 
apporter du remède , panier , traiter , 
donner des remèdes, guérir. 

Mioici/j y & , um y mèJecinal. 

1. MmeUfCBy remède, guérifon, mé- 
dicament j foulageraent. 

j. Mhmtrina , <r, la Déelfe de la Mé- 
decine. 

MED-lTRi/;.ti!a , orum , fêtes i l'Iionneur 

de la Déeflc de la Médecine. 
MEoff.i , ce , ûinfoin , herbe fort bonne 

pour les chevaux. 

4. MEDicaéi/is , m, f. le , n. qu'on 
peut guérir, à quoi l'on peut donner 
du remède , guèrillable , à quoi 
l'on peut remédier; 20. médici- 
nal , qui a la rertu de guérir. 
MEDicilulum , i , lieu où l'on trouve du 

remède , du (ôulagement, 
M^oicamen , inir, médicament , reméie ; 
î'.poifon; jo. fang dupoiflbn pourpre, 
qui fert à teindre ; 4^. fard. 
MiDÎcamentarius , ii , Apothicaire , qui 
préparc des médicamens ; x", empoi-, 
fonneur. 
MEDicamentarius , a , um , qui concerne 

les médicamens ou le» poifons, 
MiD le am s nt,}r!.i ars , Apothicaircrie. 
Mïoicojnentofus , a , um , mcdecinal , qui 
a une vertu. mcJecinale. 

j, MivicamentufTi f i, médicament, 

remède. 
MEoiccifio, onis , l'application d'un rc* 
inédc , l'aflian de le donner. 
Z z s ij 



SOpj 



DICTIONNAIRE 



Iihriicatus , a , um , mclé , mixtionné ci- 
quelque drogue ; i*. caufé par un re- 
mède; médecinal, 

MiDlcatus fomr.us , fommeil caufé par les 
remèdes; /orj, fontaine médecinale. 

Mr.Dicata lana , laine teinte ; — pocula, 
médecine , potion lucdccinale ; — tda 
veneno , flèches empoifonnées. 

6. Mtv>icinay ce y médecine, rare de 

guérir; i^. remède , médicament, 

médecine , potion médecinale ; 

2*. poifon. 

MTD'icihu!is,m.f. le , n, is t qui concerrse 
la médecine. 

Composes. 

PRiC-MEDiw;/« j a^um, qui a pris 
un purgatif, purgé par précaution. 
"Ki-Mt-Dium , a , rejnédc ; i°. moyen 
de remédier ou d'apporter re- 
mède. 
Rp-MEofs/rr , m.f. le, n. is, qui remé- 
die , qui guérit. 
RE-Mr.Di.ztio, onis, remède , guérifon. 
B-E-MEDiatus y a, um, part, de 
Re-Med/o , as t avi , atum, are , & 
Ri-Mioiar , aris , ar'i , guérir , procurer 
la guérifon , donner remède , remédier. 

Négatifs. 

ïu-tA.Ei>ical>i/is , le , irrémédiable , 
incurable , qui eft Càns remède. 
Ju-M^Dicatui , a , um , qu'on n'a point 
panfé , auquel on n'a point apporté de 
remède , où l'on n'a point remédié. 

ÎK-Ra-M'Eviabilis , m.f, le , n. is ., à quoi 
l'on ne peut remédier , qui eiî fans re- 
mède , incurable , où il n'y a point de 
remède , irrémédiable. 

MUT, 

Du primiiif Mat , Mhd , milieu , 



hTYMOLOG. top5 

>int le Ceire Mat , Met, Med, 
Mut, couper , partager en deux ; 
1°. retrancher, raoifiTonner, tuer; 
}*. tout Jnftrumenr tranchant j & 
dc-là diverfes familles. 
En Or. ni^ Muîk, mort, ce 

qui moiffonne les hommes. 
En Celt. Med; , moifTonner. ; 
En Goth, MAiTara, couper. 
En Allemand , Muizen, Mutz«;7, 

couper. 
Et ces Familks Latines. 
I. 

Mzsjîs, récolte, moilfon. 

ME9/or , is , moiflonneur. 
Mtsfura , ce , fciage des bleds. 
Mitforius , a , um , de moiffonneur. 

C O M P O S ES. 

DE-METc»,-<f«, > cueillir , couper j 
Di'Mmjo-,ere,j moilTonner. 
E-Metû ,-sre , faucher , recueillir. 
PnJE-MEsium, a ; PKx-MEsfum , i , pré- 
mices de la moidbn offerts à Cérès. 
PKM-Mi&fus , a , um , moilTonner le pre- 
mier, par avance. 

1.- 

i,MuTo,-are , alccrer, rendre tout 

autre par la lïujilanon. 
MvtHus , a, um, tronqué , rogné , à qui 
on a coupé une partie. 

MvrHo,-are , tronquer , retrancher 

une partie. 
iVIuT/7aror,ix, qui mutile , qui retranche. 
MvTÏlario , onis , retranchement d'un 

membre. 
Mot/cuj , a , um , ch*uè , qui n'a poim 
de barbe. 



1057 DE LA LANGUE LA T. MaD 



Composés. 

AD-MuT//o,-artf , tronquer, brifer, 
eflropier , tondre. 
DE-MuTiVo ,-.1;^ , couper , retrancher. 
2. MuTo, onisy porc châtre, d'où pue 
venir dans le Latin-ùarbare le nom 
en général de tout animal châ- 
tre. 

MAT, MIT, 
mur, doux. 

De Ma, nourriture bonne, excel- 
lente , vinrent diverfes familles : 
1°. Mat , bonbon. 
»". MAT«r«f , fruit qui a acquis la 
perfeftion , & qu'on peut manr'er. 
3 ®. hinis , doux , agréable; mots 
employés au moral comme au 
phyfique. • 

I. 

}AATTea,ip ;MAjrya , cb , bon-bons, 
friandifes , mets délicats. 
II. 

MATurus, a, um, mûr , de fiifon. 
JVlAT;;rifa.r , ans , maturité ; i". fin , per- 
fe(ftion,Ic plujhjut point,- jo, occafion, 
tcms propre , Tairon commode. 
MATurefco ,-ere , mûrir, devenir mùr ; 
1°. perfettionner, venir à fa perfcdion , 
s'achever. 

1.1 ATuroy are , faire mûrir, dcpccher, 
hâter, diiigenter, faire promptc- 
menc, s'emprefTtr. 
M/^rurntê, proniptement , en diligence , 

de bonne-heure. 
AlAT;;r.Kij, onis , Mte , diligence, em- 

prefTement. 
MATurè, iùt, ifimè, mûrement, à tcnjs. 



1098 



à propos; r", de bonne heure , promp- 
tcniînt , d'aljord. 

C O Ai 1> s É S. 

Ad'MAJuro,-are j hâter, prefTer ; 
a ancer. 

ï.-MKT.ir:fco ,-eri, mûrir ; i». s'adoucir. 
Ce ralléntir. 

FtK-MKTuru! , a ,um , tout-à-faît mâr. 

TiR-MATurefc» , -ère , venir à une entière 
& parfaite maturiré. 

VnA-MMurus , a, um , mûr avant li 
faifon , précoce ; 1». prématuré , fait 
avant le tcms. 

Pa,e-MATi;rfraj ,atis , la qualité des pri- 
meurs , ou d'être précoce , maturité 
avant le tems. 

P&/£-MATure , prématurément , avant le 
tems. 

N £ G a T I F s. 

ÎM-M ATurus , a, um , qui n'efl pas 
mûr , hors de (àifon ; 2 ". préma- 
turé , précipité. 
iM-M.Kruritas , atis- , trop grande hâte , 
précipitation ; 1». âge trop peu avancé 
pour le mariage, 
iM-MATùre , avant la faiîon, trop tôt , d'e 
trop bonne-heure , avec précipitation. 

« III. -^ 

De MATurè , fignilîant de bonne- 
heure , vinrent le mot François- 
MatzVz, & ces mots Latins. 
MATJ//4, ce, l'Aurore, la Déelfe da 

matin. 
MATutinus , a , um , du matin , qui fc f.Jt 
le matin , de la matinée ; i". matinal , 
m;:incux , qvii Ce lève de bon matin. 
MATUtinum , i, matin , matinée. 
M^Tutinà , le matin , de bonnc-hcute ,, 
au matin. 



»o^p; 



DÎGTIONNAIRE ÉTYMOLOG. iioo 

IV. 

Mit, doux, agréable. 



tAiris , e , is , doux , traitaWc ; 
1*. tranquille , qui n'ell point agi- 
té -, 3 °. mûr , qui n'eft point vetd. 

]\liT;ùf ; Mni^imè , plus doucement , 
aTcc beaucoup de douceur. 
Miriufculus , a, uœ , un peu plus doux. 

2Anefco,-ere , s'adoucir , s'appaifer ; 

i». mûrir, devenir mûr; 3°. s'ap- 

privoifer. 
HliTJ/o, -are, chanter comme un roffignol , 

dont le chant efl extrêmement doux. 

Binômes. 

f. MiTz-Ficy-arc, faire doux, adou- 
cir , cdulcorer , rendre doux j de 
facio, 
WiTJ-Fici/T , a, um , adouci , apprivoifé , 

rendu fort doux. 
MiTi-Ficflfio , onis , l'aftion d'adoueir , 
d'appaifer , adouciflcment. 
MiTZ-Ficatur , a, uni, apprÎToifé ; i«. 

digéré, 
i, MiT/g3,~4re , mot-A-mot faire 
doux -, de Ago , - ère ^ faire. Ce 
Verbe fignific adoucir , calmer , 
faire mûrir , digérer. 
ISIiiigamer , en adoucilTant. 
liliTÎgatip , onis , adoucifTcment , Tsâion 
d'appaifer. 

lHiri^athus , ti,um , qui adoucit. 
^nigatorius , c, um , qui fert à calmer , 
à édulccrer , à adoucir. 

Composés. 
CQU^l.hrigo,-are , adoucir, amolliir, 
appaifer , fléchir. 



Im-Mitù, e , i; 1°. âpre , qui n'eft pas 
mûr ; î». cruel , barbare , inhumain ; 

TiE-Mirigo ,-ciTe , adoucir, rendre trat-. 
table. 

V. 

Mat, doux, (impie; i°. qui contre- 
fait le fimple , fin , rufé. 
De Mat , bon, doux, fe forma Mat , 
lignifiant une douceur bête, im- 
bécille ; un fimple ; d'où , 
Mat^wj, i, fimple, for, timbré, 
imbccille. 

L'Ital. Matio , fou. 
z. 
Mat, qui contrefait le fimple, le 
niais , rufé , fin ; d'où matois. 
MET, 
craiitie. 

Du Celte Mat , foible, timide, fans 
force, doù le Grec MAiaios , 
lâche ,parelTcux, vain, vinrent ces 
familles. 
Metw^, às^ crainte, peur, appré- 
henfion. 

Metuo , is , tuî , ère , craindre , appré- 
hender , redouter. 

MsTuens, tis , omn. gen. craignant , qui 
craint , qui appréhende. 

METuendus, a, um, redoutable., à craindre , 
qu'il faut appréhender, qu'on doitredoa- 
ter , dont on doit avoir peur. 

MsTiculofus, a, um , craintif, timide , 
peureux. 

Composés. 

Per-Metw^hj-, tis, qui craint fore , 

qui appréhende extrêmement. 
I Per-Metwo , is f ui , ère , craindre fort , 



DE LA LANGUE LAT. MaL 1102 



IIOI ' 

apprc'liendcr extrêmement , redouter 
beaucoup. 

PRA-METtenJ , lis , omn.gen. qui craint 
par avance, 

PRit-METuo , is, ui , ère , craindre , ap- 
préhender par avance, 

B I N O M E s. 

De Fort, extrême , & de Met^/j, 
crainte, réunis & prononcés For- 
Mie vint cette Famille : 

FoR-MiDo,-<ire , craindre extrême- 
ment, redouter. 

FoR-I\IiDi) , inis , j", peur, frayeur; x». 
épou vantail ; 3". lâcheté, foibleiTe. 
FoR-MiDai;/ix , e , terrible , redoutable. 
foK-MïDatio, onis , crainte. 
FoR-MiDami/!a,ura , fantômes, fpeâres. 
FoR-MiDo/q/ùf,2,u7n, peureux , craintif. 
FoR-MiDo/ojè , avec crainte. 

Composés, 

AF-FoR-MiDo,-dr<, êtrCiiifort effrayé. 

iN-FoR-MiDafwj , a, um , qui n'efl pas 
craint. 

Per-For-Mido ,-are , redouter fort. 

PFR-FoR-MiDaii/;j , e , très â crain- 
dre. 

PRie-FoR-MiDo,-jre, craindre par avance. 

Kl'? OK-MiDo,- are , craindre , avoir 
peur. 

Rï-FoR-MiDun'o , onis , crainte , peur. 

MAL, MOL, 
Grand. 

De M, grand, & de AL, clevc, 
vinrent une multitude de familles 
en toute langue, qui dcfignerent 
la grandeur , l'cicvâtion , la grof- 
iëur,la force» 



î. 

Mol , Mafle ; Charge, 

Moies, is , grande ou grofle maflè, 
chofe d'une grandeur dcmefurée 
ou d'un grand poids ; i". mole , 
jettée de pierre qu'on fait pour la 
fûretc d'un port , digue qu'on op- 
pofe à l'eau; j°. difficulté; gran- 
deur d'entreprifc. 
Moumcn , iras , ôc 

Moùmentum , i, effort , peine. 

Moi/o , iris , ire y retarder, retenir. 
MoLJor y iris , itus fum, iri, tâcher , 
faire effort , s'efforcer , agir avec 
effort ; t°. remuer , mouvoir ; 
3 ". entreprendre , machiner, tra^- 
mer ; 4°. préparer. 
MoLzfio , onis, efl<)rt , grande entreprife, 
Moùtor , oris , Créateur, Auteur; 2". 
Inventeur, qui entreprend, entrepre-. 
fiant. 
Mohitus , a , iim , part, de MoUot , qui n 
entrepris , quia trame , machiné , braiTé > 
1°, qui s'eft efforce , qui a tâché , qui a 
fait fcs efforts, 

. Composés. 

A-Moij'r/o , onis . cloignemcnr, cx- 

pulfion , débarraffement. 

A-MoLior , iris , itus fum , iri , ôter, éloi- 
gner , écarter ; 1°. réfuter. 

H-Muteium, i , préfervatif, charme^ 
amulette , mot-à-mot, qui K^oigne 
le mal. 
An-Moiiar , iris , itus fum, iri , faire fes 
efforts , fe donner de la peine , ne rien; 
épargner pour venir à bout de quelqua 
chofe d'important, 
* CoM-Mouor j iris , molitus fum , iri g, 



,iio5 DÎCTTONNAIRS ÉTYMOLOG. ito^ 



jîiachinîr ; i°. s'efforcer de chercher ou 
de trouver , d'inventer , d'imaginer. 

Dh-Mol/o , is , ivi , itum , ire , & 
DE-Mouor, iris , itus fum, iri^ dé- 
molir, abattre , détruire , ruiner , 
renverler ; rafer. 

Demoliri culpam de fc , faire Toir 
qu'on n'cft point en fâute. 

DE-Moi.frj'a , omit, démolition, renrcr- 
fement , deftruftion , ruine, 

DE-Moi/ror , orfj , démolifTeur, qui dé- 
molit , qui abat , qui renvcrle. 

DE-lWoL/ruj, CL, uni, part, de De-moUor, 

E-MoLj'or, iris, nus fum , iri , venir à 
, bout ; i». jettcr , poufler dehors , faire 
fortir , chaflcr, cxpulfer ,• 3°. agiter, 
émouvoir , exciter. 

Im-Mcl'uus , a, um , bâti , conllruit , 
élevé. 

OB-Moùendus , a ,um, qu'il faut mettre 
devant, 

OB-MoL;or, iris, itus fum , iri, met- 
tre devant avec efiort , oppofer 
quelque rcfiftance , barricader , 
mettre une barrière. 
PR^-Mou'enduj, a, um, qu'il faut pré- 
parer par avapce, 

pRjE-MoLzor , iris , itus futp , iri , 
difpofer , préparer par avance , 
faire des préparatifs. 

Rr-MoLfor , iris , itus fum , iri , rcpoufTcr , 
remuer , ôtcr avec eftor.t , déplacer , 
déranger i force. 

Ri-Mciitus , a ,um , part, de Re-Molior- 

Motuerum , i, n^.ole , matTe de cliair 
qui fe forme dans le ventre des 
femmes au lieu d'un enfant. 

Motifius , i , perte dcbitaii, fauJle portée 
ides fcmclici. 



Motcflia, itP, mot'àmo!, a.ù.\on d'ê- 
tre à charge , ennui, chagrin , in- 
quiétude , fàchetie ) embarras , 
chamn. 
Moi.sjlo , as , avi , atum , art , chagriner , 
inquiéter , importuner , faire de la peine, 
caufer du chagrin ; x'.étrc incommode, 
importun , importuner. 
MoLcftus, a, um , fâcheux , chagrinant , 
incommode , importun , qui fait de la 
prine , qui caufc du chagrin , embar- 
raffant. 

MoLe/Zè , aiv. avec chagrin , avec peine , 
avec difficulté. 

Composés. 

PER-MoLiryZKj, a, um^ fort incom- 
mode , trcs-chagrinant , fore à 
charge. 
PEa-Moie/îe, aiv. avec beaucoup d'in- 
commodité , avec bien du chagrin , de 
la peine. 
pR^-MoLe/?ia , a , chagrin qui vient pal 

avance , avant-coureur de chagrin. 
SvB-MoLefius , a , um , un peu fâcheux , 
cjiagtinant , dur ou fenhblc. 
SuB-MoL«/Zè , adv. d'une manière un peu 
fâcheufe, un peu pénible , un peu i'en- 
fible , un peu dure. 

II. 

MOL, 

Meule, Moulin. 

Mot j défîgna dans l'origine cette 
grolî'e pierre plate, avec laquelle 
on écralbit le grain , d'abord à 
force de bras , eniiiite avec le 
fecours des animaux , aujourd'hui 
avec le fecours ou du vent , ou 

de 



no^ DE LA L AN G 

de l'eau , & qu'on appelle Meule. 
En Gr. Mylé -, Mulé. 
En AU. MuHt; en Angl. Mlll, 

I. 

MoLtf , «" , I *. meule de moulin ; 
2". mâchoire , elle broyé les ali- 
mensj 3°. dent màcheliere ; 4". 
rotule du genou; 5°. meule à 
aiguifer; 6". gâteau facré, fait de 
ferine moulue. 
hlcLari! y e , de moule , ou propre à 

moudre. 
^loLarius , a , um , de meule ou de 

moulin, 
MoLenàinarius , a , um; qui concerne le 
moulin , de moulin. 

MoLiniim , / , moulin , meule de 

moulin. 
McLina , <z , moulin à eau , meule de 
moulin à eau. 

MoLO, is , ui y itum f ère y moudre, 
brifer avec la' meule. 

hloLStrlna , x , moulin. 

MoLi/e,i.f; MoNi/e, h, collier qu'on 
mettoic au cou des efclaves ou des ani- 
maux , pour leur faire tourner la meule ; 
i' . collier en général, ornement de cou ; 
jf. manivelle à tourner une meule à 
bras ; 4°. chaudière. 

C M p %i.%, 

CoM-MoLO, is^molià, lilurriyere, 

moudre , broyer, concafler. 
CoM-MoLituj , a , um , moulu , broyé , 
concaffé , p^n. 
E-lWoLO ,-frc , moudre , tfrcr de la farine 
des grains. 

E-Motumentum,i , la mouture, fa- 
rine que les grains ont fournie ; 
Orig. Lat. 



UE LAT. MaL iioiS 

1°. fruit qu'on retire d'une cho- 
fcj bien, profit, gain. 

1. 
MoLd , ce , gâteau facrc fait avec de 
la farine : en reconnoiflance de la 
récolte des grains , les Payens Ce 
hâtoient de moudre du froment, 
Se d'en faire des pains lacrcs. 
Composes. 
lM-MoLO,-are , ofirir en iacrifice , (â- 
crifier; il ne Te faifoit point de (â- 
crihce lans ces gâteaux de firine. 
lM-MoL.i!or , oris , Sacrificateur. 
iM-MoLfltio, onij- , fàcrifice d'une vidime. 

De Aîul, moudre, vint, 
A-Myloti , /, A-MYLum , i,amydon» 

fait avec le blé. 
My 1 acus f i y forte d'inlècle qui man- 
ge la farine. 

III. 
Noms de divers objets, 

lM-A-I-us , i, mât d'un navire i 
zo. poutre. 

2. Malo-Bath/'z-i/tî, i, feuille Indi- 
que, feuille d'une plante odori- 
férante des Indes. 

3.Bu-MEiia,«, frêne de Macédoine, 
qui eft trcs-giand, & croît très- 
lentement. 

Meuj, is , lance dont le bois eft de 
frêne, 

4. MoLo^us , / , dogue, gros & grand 
chien, mâtin; 1°. pied de vers 
compolé de trois fyllabes longues j 
comme Fenacrix. 

A4 



,07 DICTIONNAIR 

5. MotocHtkus , i,") fonde dont on 
MotoKchus ,iy Me ferten mer , 
Moi-OKthus ,i, J K BoLis. 

6. PAO-Mr/ea, œ, Sc 

Pro MYU«r,ij, Divinités placées au- 
devant des môles des ports , aux- 
quelles on adrefToit fes vœux pour 
un heureux retour. 

IV. 

Mal , grofle maffe , marteau. 

I. 

lAkUeus^iy marteau, maillet. 
MAL/eator , oris , Forgeron , Artifan qui 

travaille du marteau. 
l\!.Ue:itus , a, um , forgé, plané , tra- 
vaillé au marteau , battu à coups de 
marteau , martelé. 
UhUeolaris.m.f. re, n. is, de marcotte 
de vigne , de crolTette. 
lAsUeoU , Prwi , faifccaux de jonc foufrés 
& poiirés , ou autres matières , qu'on 
lançoit allumes fur les machines & fur 
les vaiîTeaux ennemis ; brûlots. 
fllAileolu', i, marcotte de vigne , crofTctte ; 
lO. maladie de chevaux; J*. cheville 
du pied, 

2. 

MuLc , frapper avec une maffe. 
MuLco, as j avi , atum, are, châ- 
tier , punir , frapper par punition. 
Muifla , ce , voyez Mulra, 
RIuLfîo , as , avi , atum , are , châtier , 

punir , voyez Multo. 
jVIi'Lffltor , oris , voyez Aâuîator ; 1'. qui 

châtie. 
MuicafuT ,a,U7n, flatté ; x°. châtié. 

JvluLTfl , œ , amende , peine pécu- 
. niaire. 



E ÉTYMOLOG. no? 

MuLfa.'io,0/iJi-,coriddmnation à l'amende, 

punition , châtiment. 
^VLtdthius 1 a , um , d'amende , qui pror 

vient des amendes- 

Mvno, as , avi, arum, are, con- 
damner à quelque peine , punir, 
châtier. 

Mvuatus iU^um, châtié , puni. 

Mvuatus exHio , condamné au bannlfTea' 
ment , exilé. 

M.vLtata à fortunà confûia , entrcprifeS 
travcrfées par la fortune. 

MuLfor, aris , atus Juin , ari , châtier ,, 
punir : voyez Multo. 

iMuLc//5«r, hri , heris , Vulcain , le 
Dieu du feu; i°. feu. 
V. 
Grand nombre. 

i.Mil/^; Widia, ium , ihus, mille 

ou millier-, i". une inimité, un 

nombre indéfini. 
Toc millia genus , tant de milliers 

de nations. j£n, IX. 
Toc millia hominum , tant de milr 

liers d'hommes. 
Miùarium , ii , forte de vafe haut & étroit,' 
Millia , ium , un mille , mille pas géomé-- 
triques ou huit ftades ; voyez Mille. 

1. lAiï-liare , isj 8s: | un mille , mille 
lAiiiarium , ii , ) pas géométri- 
ques , efpace de chemin, 
Milliare ad quintum LaoUccEX, à 
cinq milles de Laodicée. 
MiL/iarii/j, a, um , de mille, de millier. 



qui pèfe mille ; 1°. qui cft compofé de- 



laiUe. 



iiô^ DE LA LAN 

Miilies , adi'. mille fois , ou une infinité 

de fois. 
MiUefimus , a,umy millième. 
Mit/i , pour Mille, 

}. MiLiE-PEDd, iE, infecte qui a plu- 
fieurs pieds , comme cloporte , 
chenille, 6cc. 

4. MilIus , /, collier de chien fait 
d'un gros cuir, & garni de poin- 
tes de fer, 

j. Mitvina , (B , (brte de flûte qui 
avoir le fon fort aigu. 

Famiile Grecque. 

M^v.io-Phyllum , i , mille - feuille , 

Plante, 
Myrwj , adis , le nombre de dix 

mille , ou un nombre indéfuù > 

x". Miriade. 
MyRÏ-ArrAj, ce, 

JWv&i-arc/iiix 

VI. 
Multitude, 

MuLgo, as , are, divulguer, publier r 
de la même famille que Wulgus. 

Composés. 

E-MuLGdno j onis , voyez Promul- 

gatio. 
PRo-MuLCd/îo, onis f promulgation , 
publication. 
PRo-MiiLG.iror , cris , & 
PR.o-MuLG(Ztrw , icis , celui ou celle qui 

publie , qui divulgue. 
PR.o-MuLG.ifi/^ , a, uni, part, de 
P&o-MuLGO, as, avi , atum > are , publier, 
divulguer, faire favoir par-tout, prôner. 



' '*' / qui cor 



commande à dix 



GUE LAT. MaL liio 

VII. 

MUL-T , abondance , nombre. 
En Grec, Ma ta, beaucoup , en nom 

bre très -fort. 
MuLTK^ ,a,um, nombreux , qui eft 
en grande quantité. 
Mulius ejl in iUâ re , il s'applique 
beaucoup à cela. 
MuLTÙ/n , adv, beaucoup , fort , grando-. 
ment, extrêmement. 
Ml LTo , adi. beaucoup, 
Mi.UTi3,bien des chofes , beaucoup, long- 
tems. 

WvLtitudo , inis , multitude , quan- 
tité , grande compagnie , grand 
nombre. 
MvLrefinius, a , i/m, un d'entre plu/ïeurs j 

un feul de , parmi une multitude. 
MuLT/fia , crum, étofl'es doubles en lices , 
& dont les fils font fort fins & très- 
battus. 

Binômes. 

i. Mv i.r- Ai^ gulus , a, um y qui a 
pluficurs angles i polygone, terme 
de Gométrie. 

2. MuLTi-Jt;G/j,gf, /j, & 7 Joint en 
MuLTi-JuG«.j , a, um, } grand 

nombre ; voyez Multiplex, 

3. MuLTi-MoDÛ, en plufieurs façons^ 
MuLT'-MoDuj, a, um , qui eft de pluficurs 

façons , de différentes manières. 

4. MuLTi-MExer, a y um^ qui a plu- 
ficurs mefures. 

5. MiJLT-OPErtf , beaucoup, bien 
fort. 

6. MviTi-VoTens, fis, qui peut beau- 
coup , qui a bien du pouvoir. 

A 4 ij 



un DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. ma 

7. Per-Mul/ï, tes y ta f pluGears , 

beaucoup ou quantité de. 
Pep.-Mitlto, beaucoup plus. 
P£R-MuiT«OT, beaucoup. 

VIII. 

MUL, Mulet, 

de Mal, grand, ou plutôt de l'Orienr. 

Snj Mcl, mêler. 
I. Muta, œ , muie , animal. 
MuLBj-,/, mulet , animal. 
Mutarix , m.f. n, n. ii , de mulet , de 

mule. 
MuLi'/zi/j , a, um , de mulet , de mule, 

Muuo, onis , muletier; 1**. forte de 

mouche qui tourmente les mulets, 

Mulio perpetuarius , voiturier qui 

conduit des mulets. 
Mvuonicus , a, um , Se 
MvLi.onius, a , urn, de muletier, 
IVIuLO-MEDicui, f , Maréchal , Médecin 

de mulets. 

j. MuLtus hAKliatus , i , mulet , fur- 

nmlet ; poilfon de mer. 
f/lvilulus BAR.samlus, i, dimin, du précéd, 

IX. 

MAL, enveloppe. 
1. Mal/o , 072/j, pelure. 
i.MELow, iP, vêtement fait de peaux 
de moutons avec la laine i z°. Peau 
. de mouton dont on n'a point ôté la 
làinc; 1 ">. peau de cjuetque hétc que 
ce fcit , doiit on n'a point ô'.é le 
poil; vêtement fait de ces peaux, 
tAoLl-flra , « , peau de mouton avec la- 
quelle les Anciens nettoj'oimt leurs 
caf^uefi 



Binômes. 

Amphi-Mai/^/7z , if habit , man- 
teau ou couverture dont les deux 
côtés font velus ; qui a du poil ou 
une foururre delTus & delTous , ou 
dehors & dedans. 
MuUeum-CAtceamentum ^ i, &r 
MuL/eiis-CA.iceiis , chaufTure en ma- 
nière de brodequins , de couleur 
de pourpre , donc fe fervoient pre- 
mièrement les Rois d'Albe , de en-, 
fuite les enfans des Sénateurs Ro- 
mains, 

MAL, M EL. 

Bon ; 1°. jaune ; î°. rond. 

De Bal, Soleil , prononcé Mal, fe 
forma une famille qui réunit les 
diverfes qualités du Soleil. 

I. 

1 . MALum , i , toutes fortes de fruits 
jaunes Se ronds, comme Bal, le 
Soleil ; oranges , pêches , grena- 
des , citrons ; i°. pommes. 
Malus , i , arbre fruitier ; t", pommier. 
MALÏ-Fer , a , um , qui porte des fruits , 
des pommes. 

MALi-Corium, ii , écorce de grenades ou 
d'oranges, 

3. MiLr///n, iif millet, grain jaune 

& brillant, 
MiLi'ijri'iiJ, ii , qui fe nourrit de millet. 
Mii-faria , «, herbe qui étouffe le millet. 

z. 

MiLvai, i, milan, oifcau de proie, 
quici' i'cfcn nom à fa couleur jaune 
ou roulîe. 



1115 DE LA LANGUE LA T. MaL iir4 



ttliLvlnus , a , um . àe milan, 
Mit-vago., inis , efpcce de poifTon, 

3- 
Miiior 5 us y exquis , délicieux , meil- 
leur. 

MtLÎoro ^-are , rendre meilleur, 
Mii.lorefco ,- ère , de venir lusiilcur, 

Meu«^ , mieux. 

Wiiiifculè , un peu mieux. 

Hlm-iufidus , a, um , un peu meilleur. 

II. 

M E L , miel , douceur. 

I. 

Mei , lis t miel , douceur ; comme 
le miel eft di^ plus beau jaune , il 
a pris le nom du foleil. 

lAttcaum , i , petit miel , petit cœur , 
terme de carcfle ; comme le miel étoit 
l'aliment par excellence , il a fervi .i 
défîgncr tout ce qui eft bon , doux , déli- 
cieux. 

MelUus , a , um , de miel, 

hlhUirus , il , um, emmiellé ; i°. doux 
comme du miel ; j®. doux , joli , char- 
mant. 

f/lr lUlliis , a, um; Miditulus , a, um , 
plein de douceurs. 

Wn/ffa? , arum , courtifanncs, à caufe de 
leurs douces careiTes. 

Melu«<z, «5 hydromel, boiiïbn. 
Mïùinia , ce , douceur. 
MEilinum, i, habit jaune, couleur de 

miel. 
î/lEï.Jgn , inis , (uc mielleux. 

Mil/a, œ , eau de miel, c'eft-à-dire, 
eau dans laquelle on fait tremper 
les gâteaux de cire après en avoir 
tiré le miel. 



^Itilirium , ;i , lieu où l'on élève de» 
niouclies à miel \ i°. valc où l'on met 
du miel. 

MvLlarius , a , mn ,où l'on met le m jel. 

MïLhjrio , oriisy rétolte de miel. 

Mm-liculum , i , mon cher cœur. 

Binômes. 

MiiU-Fer, a y um^ qui produit le 

miel. 
Meiij-F/cww, il ; MiLLi-Ficnth, onis , 
l'adion de faire le miel ; i". induftrie 
des abeilles , leur travail. 
Mell! fico ,-are , faire du iniel. 

Mf.i.u-¥iuus, a^um, d'où coule le 
miel. 

HkiK-GfiNUT , a , i/m , qui a le goût , la 

nature du miel. 
MEtiir-ujîGUj , i , qui tire le miel det 

ruches : de Urgeo , prefler , exprimer. 
iVlELiao?!, onist ruche d'abeilles. 

2. 

Mul/kj, a, um , miellé, emmiellé; 
doucereux. 

MuLSf.T» , ;' , vin miellé. 

Mutseuj , a , um , où il y a du miel. 

MuLS;-Pt/LTn™m , /fjvafc où l'on fait da 
vin miellé ; binôme formé de ?vi.ra- 
riusy vaie où l'on lait le potage, appelle 

PULS. 

3' 

I. Miiitites , œ y vin miellé. 
1. Milites, idis, mcliffe , heibe d'un 
fuc fuave & mielleux: on dit auffi 
'Mi.ujj'a, œ. 
5.Meluo,^, ^ topaze & l:ya- 
Mïù-chros, i ,S<^ riurhc , pierris 
Miii-chryjos j i, y pifcuufes jau- 
nes. 
^.Mzùnum f i, ocre, terre jaune 



fleurs de coing. 



,11? DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. lu^ 

pour les peintres ; z°. huile de Mitodus , a , um ^ > harmonieux, mé- 

MÈucus^Uf um, ) lodieux, lyrique, 
qui concerne les poèmes, 
& les chantons. 

III. 
MIL, MULC, 
Traire. 
Du Prim. M EL , lair ; doux comme 
lait, en Or. n'T & j'?0 Me/c^A , 
Mdg ^ tetter , boire du lait ; en 
Celte MiLCH , MiLK , lait , vint 
cette famille : 
MuLGto , Ci , xi , fty cîum ^fum , ère y 

traire le lait. 
Muicrra,^; MuLcrura, ^, 7 l'aiaion de 
MuLcrri/m, /', MuLCfuj, ûj, î traire. 

Ce MPOSÉS. 



Binômes. 

Miii-V/jyHurn , i, feuille de miel, 

c'cft-à-dire, mclifîè, herbe douce 

à boire : de VuvtLn , feuille en 

Grec : on dit auffi l.\i.uJfo-phyl- 

lum, 

MiL:-Melum , i , pomme douce comme 

du miel : du Grec Melon , pomme. 

Mïù-Meli , miel où l'on a trempé du 

coing : du Grec M êicn , pomme , coing. 

y* 

1. Mvtvianum , i , forte de coing, 

parce qu'ils font jaunes. 
a. Mi-Lilutos , i , niclilot , herbe. 

3. '\[iL07ies , um , melons , fruit d'un 
beau jaune. 

MiLo-PcponeS') um , melons ronds. 

4. Miu/ius y a, um, de coing ou 
de couleur de coing, 

5. A-Melia,^, camomille; i°.mar- 
ouerite i ces plantes ont des Heurs 
jaunes & dorées. 

6. Meiù , is , tailTon; i*. blaireau ; 
3°. chat fauvage ; 4.". fouine. 

Melwkj , a , um , de chat fauvage , de 
blaireau , &:c. voyez. Msi/j, 

Familles Greco- Latines. 
Meloj, os, -j Binôme formé de Mel, 
Melwj » ' ' V '^°'^'' » fuave , & de Od , 
MEitf, n.pl. ? chant; 1°. poéiîe , ode , 
Mitod/ajce,} mol ^-/nw, chanlondéli* 
cieufe. 



E-MvLGeo^-ere , cpuifer à force de 
tirer le lait. 

E-MuLCfra/e , is , vafc où l'on met le lait 

tiré. 
iM-MutGf ,eStfi, xi , Sîum , ère , traire » 

tirer le lait dans. 

2, 

MuLce^o, inis , attrait, complaiiance, 

flatterie, carelTe. 
Mvicendus , a , um , qu'il faut adoucir , 

appaifer , flatter , apprivoifer. 
MuLcenî , fir , omn. gen. qui adoucit , qui 

calme , qui apprivoife. 

MuLCfo , es , fi , [um , cere , adoucir , 
appaifer , amadouer , calmer , rendre 
doux, flatter, apprivoifer, rendre calme. 

CoM-.VluLCco,-ere, adoucir, 

3- 
M\3tCdtor , oris , flatteur. 
MuLCarux , a,um, flatté. 



III7 DE LA LAN G 

IV. 

M U L , femme , beauté. 

De l'Orient. m^,2 Meluh , beauté , 
vint cette famille. 

Mvùer , eris , femme, 

MxjLierarius , a, um , qui fuit les 
ordres d'une femme. 

Mviiercula, œ, petite femme, fem- 
melette-, x'^. pauvre, chctive 
femme ; j». pauvre malheureufe. 

"hAviiebris , bre , de femme , qui 
concerne les femmes , qui leur 
convient. 

Mviicériter , en femme, comme une 
femme , à la manière des femmes. 

MvLieiroJîias , aiis , voyez Muliero- 
Jitas. 

"Mviierojiîas , atis , amour violent^ 
paffon dérègle e pour le fexe. 

hlviiercfus , a , um , qui eft adonné 
aux femmes , qui a une grande 
attacbe, une c^arême pafllon pour 
le fexe. 

V. 

MAL-Lf, 

Aimer mieux. 

De Mal , mieux , joint à Volo , , 
vouloir , fouhaiter , vint un Verbe 
Latin qui paroît irrégulier &: formé 
au liazard , parce qu'à la première 
petfonnc, au lieu de dire Ma l- 
Voio , j'aime mieux , on a fait la 
fyncope de Vo , & on ne dit plus 
que Malo. 
Ceft ce Verbe 
Mal-le , aimer mieux , préférer. 



U E LA T. MaL iii$ 

Mal-o , j'aime mieux , je préfère. 
KIa-vis , tu aime mieux , moi-a-mcty 

tu veux plus fortement. 
Ma-vult , il veut plus fortement : 

au Prêt. Malw. 

Compose. 
Prj€-Maio, lui, le, aimer beau- 
coup mieux , foubaiter plus forte- 
ment , préférer infiniment , au- 
de-là. 

VI, 

MAL, MOL, 

Mol, Doux. 

De Mal , Mil , doux , font venues 
ces familles. 

u 

G R r e-L A T 1 N, 

I. MAxacus , a , um , mol. 
KALaci£o ,-are, amollir. 
MALcgrna, atis, cataplafrne. 

1, MAtacia, œ, bonace , calme de 
la mer , lorfque la mer mollit , 
qu'elle s'adoucit , qu'elle devient 
niolle, douce & agréable i 2°. envie 
de femme grofl'e. 
3. Malv<z , ie, 1 mauve, plante ano- 
Mai<2C/^« , Ci ,5 dîne , émollienre j- 

Oriental nSs- 
Malachite! , a? , pierre précicufe d'un 
verd de m.iuve, 

j. Mai t/2a, œ , cire amollie, fondue ; 
poix fondue , liquide ; bitume li- 
quide; en Or. tg^3. 2°. Homme 
efiéminé. 

MALîAaruj, a, um ; fAkiihinus t a,um } 
mou, délicat, efFcminé. 



M.huho ,-are , poifTer , cimenter. 



iiip DICTIONNAIRE ETYMOLOG. iiao 

MAL, 

Mal : noirceur. 

Mal efl: un mot de toute langue, qui 
dcfigne 1 ". la douleur , le mal ; i'. 



loilhudo , inïs, ? 
{o\.lities , ei , J 



mollefle , déllcateffe , 
flexibilité. 



Mollît , e , tendre ; i". doux ; j°. lâ- 
che , fans vigueur , ployant, 
Moliiter , mollement. 
MoL/itJa, œ, 
M 
M 

Moi/fcuiiij , a , um , y 
Moilicellus , Uf um, Ç tendre , délicat , 
MoLliufculus , a , uni , C un peu mou. 
Mohlufcus , a y um , ^ 

MoLLe/co, ère, s'amollir, devenir mou. 
MoLLio-i're , amollir , énerver , adou- 
cir. 

^oïlimentum , i , adouciiïement, 
MoLlito y-are , amollir peu à peu. 

lAoLticina , œ , habillement efféminé. 

MoLLKço, j/2jV,Grateron, plante émol- 

liente. 
MeLlu/ca , œ , noix dont la coquille eft 
tendre. 
MoLlufcum , i , bofTe tendre qui vient à 
rérable propre aux ouvrages de menui- 
ferie. 

Composes. 

De-Mol//o , - ire , ramollir , rendre 
flexible , lâche. 
E-Moih'o y-ire , ramollir. 
E-Motùdus , a,um , mou. 

P£R-MoL/i.j , e , fort mou. 

TK£-Moi,Utus , a , um , adouci aupara- 
vant. 
V b^m-M.olUo y-ire , amollir d'avance. 

RE-MoLu'oj-iVe , ramollir. 
PtE-MoL/e/co ,-ere > Te ramollir , s'adoucir, 

fe relâcher. 
Svs-MolUs , e y molaiïe. 



k noirceur; d'où diverfes familles. 
Fn Arabe , "70 Mai , être mal 
à Ton aife j être accablé d'ennui. 

En Hébreu, ^3^i A-Mai, ctre 
languilTant. 

Grec Mh^akiné , être malade f 
être languilTant. 

En Celte , Mai. , mal dans tous 
les fens. 

De-là ces mots Latins. 
I. 
Maikw,/, mal; i". maladie; j'. dit 
grâce, tourment, peine, malheur, 
aftlidion , chagrin , tort , dom- 
mage. 
Malj^j , a , um , méchant , mauvais , quî 
n'eft pas boa. 
Mals, arf^'. mal; i". à contre-tems, hors 
de propos ; 5°. malignement , malicieu- 
femcntjmiférabiementj-^". fort, extrê- 
mement. 
MAu'/ij, œ, malice , mal!gnité,mé- 

cbanceté ; z°. finelTe , rufe. 
MAiifioje, fùj- , ijjlmè y adv. malicicule- 

ment, avec fineflc. 
JVÎALiîffl/uj, a, um, malicieux, raaii.i ; 

xc capricieux , fourbe , rufé. 
^iM-ignè , adv. malicieufement , avec 
malignité ; z°, avec avarice , avec 
épargne. 
M/LÙgniias , atis , malignité , malice ; 
1°. avarice , chicheté , épargne trop 
grande. 
Mai ignus ,a,timt malin , malicieux , 

qui 



>iâi DE LA LAN 

qui a de la malice , plein de ma- 
lignité; i**. difficile, rude ; }°. ava- 
I ricieux f chiche , trop épargnant. 

Binômes. 

MALE-PREcor, aris , art, maudire. 
MAte-Siinus , a , um , fou. 
MAte-Suadus > a , um , qui porte à de 

mauyaifcs adions , qui donne de mauvais 

confcils. 
lAALe-VeJiitus , a, um , mal mis , mal 



Têtu. 
^lALE-Voi.enj, tis , voyez MaUvolus» 

AlALtf-voLenffrt, «, malveillance, haînc , 
mauvaifc volonté , malignité. 

IVlALf-voLux , a ,um y malveillant , qui a 
mauvaife volonté , qui veut du mal , 
^ui hait. 

2. 

M E L , noir. 

!j. MiianiafCEf noirceur, tache li- 
vide. 

KtLan-IoN t il, violette noire ; d^Ios , 

violette. 
JAcLAM-THYLlam , j, efpèce de branche- 

nrlîne , plante. 
MiLAM-foDium , a , cllé&ore noire , 

plantt, 
MeL-AMeria, «, fuc vitrioliquc , épaifli 

par la nature. 

'x.MtL-Anthium, ii, nielle, plante \ 

iHanthos , fleur. 
MELAN-ur«j, i", forte de poilTon qui 

a une tache noire fur la queue j 

1 . forte de ferpent ; i^oura , queue. 
Meleagr/j, <V/j, poule de Guinée, 

pintade ; i». poule d'Inde , oifeau 

de balTe-cour. 

AuviLo-MBLcena j e , brioine, plante 
Orig. Lai. 



GUE LA T. MaL 112a' 

à racine noire ; ^A.npelos , vigne» 
cep de vigne , moc à mot , vigne 
noire. 
3 . De Mal , Mel , noir , & de Lit-^, 
pierre, devenu Lied , vint cette 
famille : 

MoiYBDo^, t, plomb, mita,L 
MoLicDiEH! , « , vein- d'ar^Tent mclce 

de plomb ; r» . grande perfîcaire , plante. 
MoivBDirfj , idis , troi'Haia forte de 

litharge , qui n'eflprefjae fju'unc vainc 

de plomb. 
MotYBDoi'ijj-, irfif, mille de plomb; fbctc 

de pierre qui (êrt de crayon. 

-f. De Melan , noir , prononcé Me- 

NAL , & de Aetos, Aigle , vint : 
MENAiA«<3j,i, efpéce d'Ai^^le, Aigle 
noir. 

MIL, 
Combat. 
Mil, fignifîe en Celte, bête; z". 
bête iauvage ; °3«. chalTe ; 4°. 
combat, mêlée. 
£n Grec Ha-Mill^ , combat : 
MoLOi, Môloj, combat, tumulte. 



trava 



En Irl. & en Gall. Mil , foldac j 
Mil-Wr, homme de coiiibac , 
guerrier. 

De-là ces Familles, 
I. 

Mites y «ij, foldac ; 1*. r-rgent} 

j*. geôlier; 4". bedeau. 
MiLifij , (B , guerre , combat , prjfe.lio.i 

des armes. 
Mi Lifo ,-are, porter les armes , aller à U 
guerre , être aux prifes. 

B4 



'II25 DICTIONNATR 

M.ii.îtû,rius , a , umi MiLUaris , <r , de la 

guerre, guerrier. 
MiLuariter , en homme de guerre , en 

foldat. 

C O M P O s ES. 

CoM-MiLis, itis , Compagnon d'ar-' 
mes , camarade. 
CoM-MiLito , onis , compagnon d'armes 
ou d'études. 
CoM-Miùda , œ , ligue ofFenfîve 8c dé- 
fenfîve. 
- CoM'Mii/rii/m , ii , campagnes faites au 

fervice. 
■ CoM-Mii-itôy-are, fervir dans le même 

Régiment , faire la guerre de concert. 
. PER-MiLzro , -are , fervir , porter les 
armes. 
FiK-MiLÎtatio , onis , fervice , tems de 
" -fervice dans les troupes. 

Du Grec A-Mill^z, combat. 

Ai-MuLLo , fupplanter. 

'jÈ,uvtus,i, jS.uvLa'ior, oris,, concur- 

' . rent , cjiii difpute te mên-fô prix, la 
poireffion du même objet , de la 
même beauté -, i". rival de la mê- 

, me place , compétiteur ; 3 ". en- 
vieux , jaloux. 

'i£.-MvtJts, a, K/w,qui difpute'le prix, 
qui tâche d'égaler ; 1». rival, en-' 
vieux; 5?. égal, pareil; 4"^. con- 
traire , nuifible. 

^-Mataiio , onis, concurrence; 2''. 
émulation, imitation ; j°. envie, 
jaloufie ; 4°. ardent dans la difpute. 

£-Mi] lor^-ari, entrer en concurren- 
ce , difputer le même, prix , i°. 
îâchet d'imiter, d'aller de pair ; 5'', 
porter euvie j-.ayoir de la jaloufie. 



E ETYMOLOG. 



1124 



M-Mvi-amSf as , imitation , concur- 
rence. 

3- 
0-MaL<i , « , jeu de noix à la. 
foflecte. î I 

M A N , 

Elévation» 

Rien n'eft plus frappant que ta multi- 
tude de mots formes de la fyllabe 
Man , & qui pei,;nent tous 
des objets qui femblent n'avoir 
aucun rapport entr'eux , tels que 
Man , le Soleil ; Mon , la Lune; 
Man j avertir ,^ montrer ; Man , 
voile; Man , Mon , montagne ; 
Man , habitation ; Man , main ;. 
Man , fortifier ; Man , bon ;. 
Man , eau courante , &c, 

C'eft qu'ils font tous liés par l'i- 
dée commune d-élévation f tous 
formés fur l'idée primitive de gran- 
deur , d'excellence' , d'admiration 
qu'offre le fon M , le mot Ma ou 
Man. De-là vinrent diverfcs Fa- 
milles : 

I. Man , Mon , flambeau , figne : So- 
leil , Lune , Aftres brillans. - 

II, Mon , avertir , foire figne , éclairer 
par fes avis. 

m. Mon , digne d'être montre , re- 
marquable. 

IV. Mon-, feul , unité, 

V. Man , parfait en bontés 

VI. Man , graud , parfait, haut , él&^ 
vé,- 



1125 DE LA LAN 

VII. M^N, fort. 

VIII. Men, Mun , fortifier. 

IX. Mun , charge. 

X. MiN, la couleur la plus éclatante. 

XI. M£N,e(prit. 

XII. Man , voile, ce qui fert à cou- 
vrir , a mettre par-deiïus. 

Xill. Man , petit. 

XIV. Man , la main ; elle porte , 
montre , (S: cft élevée. 

XV. Man, habitation: demeure éle- 
vée. 

XVI. Man , fouice aiTez abondante 
pour couler , pour liirgir. 

XVII. Nf an, homjne , être par excel- 
lence. 

I. 
MAN, MON, 
Flambeau : Signe. 
Dans les anciennes Langues, Man, 
Mon , délîgncnt le Soleil, la Lune ; 
( voy. HiJÉ. du Caknd.) De-là vin- 
rent ces divers mots : 
I. 
I • Noms des mois. 
IAkhacus - Circulus , cercle qui re- 
préfeme la ligne cdiptique, divifée 
en douze parties pour les 4puze 
%PÇS , par le moyen duquel on 
reconnoît l'accroifTcment des om- 
. bres chaque mois. 

1. MEN<Ea/ , /, cercle des mois ézhs 

un cadran folaire. 

Pl^^o-Loaium j H , calendrier , alnia- 
nach. 



GUE LA T. UaN ii2«? 

5 . Mens/5 , is , mois , m, à-tn. révo- 
lution de la Lune. 

MiîNsrruL'm, i, provlilon de vivres pouc 
un mois ; ï''. pen/Tonpour un mois 

Mmstruus, a , um , d'un mois , de chaque 
mois , qui arrive tous les mois. 

Mmstrua , orum , voyez Menfis. 

Mmstrualis , m.f. le , n. is , de tous les 
mois , qui Te fait tous les mois. 
. MsNsur/zux , a , um , voyez J'/knJlruus, 

Binômes. 
Se- MESxn'j , tre , is , femeftre de Cn 
mois , qui a fix mois , qui dure 
fix mois; a*', de quinze jours, qui 
a quinze jours , qui dure quinze 
jours, d'un demi-mois. 
Simejlris Luna, pleine Lune, la Lu- 
ne au milieu de Ton cours. 
SE-MESfr/um , il , femeflre , l'efpace de 
/îx mois. 
Tiu-^ÎESicù , m.f. ire, n, is , de trois 
niois , qui a trois mois , qui vient en 
trois mois. 
ïnTER-MtKSTruus , a ,' um , tem's pendant 
lequel la Lune ne paroit point. 

DÉRIVAS Grecs-Latins. 

Epi- Mhtiia, orum, préfens qu'on Cq 
fait à chaque nouvelle Lune. 

Sru-Moi^iacum , i , & 
SvM- MoNium, a, trèfle afphaltique, 
forte de plante. 

Mtuas, adis , Mcnade , PrêtreïTe de 
Bacchus, primitivement .du So- 
leil dont Bacchuf'fixt mi'funiofn. 

M/EHADes, dumjç$ M.énades , fortes 
de Bacchantes. 

2. 

Nom de Diane ou de ja Lujie, 
B4 ij 



:n27 IMCTÎCNNAÎR 

En Grec. 

MiTNicHw > ^ j furnom de Diane; 
de Mon, flambeau, & Nyc, li nuit-, 
2". le Port d'Athènes confàcré à 
Diane. 
MuNYCHia, on;m , fêtes à Athènes, en 
l'honneur de Pallas ou de Diane. 
MrNYCHfo/7 , il , dixième mois des Athé- 
niens , qui a du rapport à notre mois de 
Mars , ainfî ncmmc des facrifices qui s'y 
faifoient à Diane. 

E?i Latin. 

Min-Erv<i , « j Minerve, Pallas ^ Dcet 
fè de la Sagefle , des Sciences & 
delà Guerre ; i**. (àgefie, fcience, 
doârine , métier , art, lavoir- faire. 
De Mon, flambeau,& Erb , la nuit , 
en Oriental. 

Minerva & Munychia , font 
donc des mots, l'un Oriental , l'au- 
tre Grec , qui offrent exactement 
la même idée. 
MiN-ERva/ , is , Se 

MiN-ERvû/e , is , honoraire , falalre de 
celui qui enfeigne ; i". préfent qu'on 
fait , repas qu'on donne à celui qui 
enfeigne ,■ j". récompenfe d'un travail 
d'efprit. 
IVIiN-Ea.viw ,a,um, d'Athènes. 

Kom de la monnoie , parce qu'elle 
ferc de figne pour le Commerce , 
& qu'elle portoic l'empreinte du 
Soleil ou de la Lune. 

MoN«<ï,« , monnoie , Hôtel de la 
monnoie , où l'on bat la monnoie ; 
i °. pièce de monnoie ; 3 <>. furnom 
de Junon^ 



E ÉTYMOLOG. iiaS 

j Moneta. adulterina , fàulTc monnoie. 

Motistalh, m.f. le , n. is , de la monnoie ,. 
qui concerne la monnoie, 
Mo netariux, ii , raonnétaire , monnoycur^ 
faux-monnoyeur. 

4- 
Métal fervant à la Monnoie. 

Minera f x , Se 

Mmeralia , ium , mine , minières. \ 
Mna, ce , poids de cent dragmes At-' 
tiques. 

5, Difque 

Du Grec Mèniskoj, lunule, orne* 

ment qui a la forme du difque du- 

Soieil , vint : 
MEN/ici , orum , ombelles qui fe 

mettent autour de la tête desfiguseS' 

de Suints. 

6. Lumière; 

Man-e , n. ind. matinée , matin J- 
mot-à-mot, ileftjour, le jour ar-- 
rive. 
MANE-Dici , toute la matinée. 
M ANE , ady. au matin , du matin.- 

7. Mettre en lumière. 
MANi-pESTdr/cj , fl , um, voy. Ma-i 

nifejlus. 
Manifejlarius fur , voleur pris fur le 

faiti 
Manifejlariu tes ejl , c eft une chofe 

notoire. 
Mhvi-Fejlado , onii , manifeflatien , cou* 

noiffance qu'on donne. 
MAm-FeJlê , aàv, & 
mhm-Fefià , iàs , ijfimè , aiv. manifefle- 

ment , clairement , éyidemment , à d^< 
, couTcrt , en gublis. 



ïiap DE LA LANGUE LAT. MaN njo 

tilMii-Fcllo , a! 1 avi , c.'.um , are , tn.\r;- 

foflcr , découvrir , iniitre en évidcncj , 

faire îrarokre , rendre évident , clair , 

manifcfte. 
MAy'-RJlus ..-,, 

évident, certain , afluréj notoire 



e paroitre , rer.urc eviucnc , tiair , 

nifcfte. 

'■■F.Jlus ,:i, um , pan. manifeftc , clair, 

dent, certain , afluréj notoire, 

ÎI. 

Mon, avertir , faire ligne , éclairer 
par les avvs. 

S'IoKeo , es, nui , nitum , ère, avertir, 
donner avis , feire favoir , faire 
(ouvenir ; i^. blâmer , reprendre. 

Motiuiyprét. de Monco. 
JVloNK.vif/irum , i , monument , tout ce qui 
fait rclTbuvcnir des choies pafTces ; i°. 
fépvilchre , toml eau , marque pour faire 
Souvenir. 
Mot^imenium , /, voyez Monumentum.- 
MoNifio , onis , avis , avertillcment , 
remontrance, 
îvIoN Jror, oris , qui avertir, qui donne 
avis ou confeil i Confeiller , Gou- 
v^^rneur , Prccepreur ; qui faic lou- 
venir; i°. fouffleur de théâtre, 
de chaire. 
mcwtoiiu! , n ,um , qui donne des aver- 
tiffeméns, qui ftl't à av-ertir , qui prcfage , 
qui pronoflique. 

-, f > avertiliement , avis. 

MoNituj, us , S ' 

ÎHotfitus , a, um ,■ part, de Ma/ieor 
Composés. 

Ad-Mon«o , es , uifiium , ère , aver- 
tir , faire fouvenir ; t°. fomraer , 
faire commandement de payer ; 
3 ''. reprendre , remontrer , répri- 
mander. 
'^dmonemur mulca, on no\X5 domiC 

[^ ^kn des avis. 



Ad-Mon.'.'/o , pn's , avertifTcmcnt, avis , 

inlîruiSioii ; i°. fommation , affignstion , 
commandement de payer , ajournement ; 

i". remontrance , réprimande. 
AD-MoKirio lûcrln , prelTentiment , avanS- 

coureur de maladie ; i". reiïentiment , 

reftc de quclqu'incommodùé. 
AD-MoMi'îor , orij' , qui avertit, qui fait 

fouvenir , qui confcillo ; z". Sergcift, 

Hiiii'fier , qui donne afligilativJn. 
Ar-Motiitum , i , 3c 
Ad MoMtuf , ûs ,■ voyez Ad-Monhio. 
Au-Moaitus , a , um , part. d'Ad-M^nea , 

initruit , averti ; i". repris ; 3", affigné» 
Au-^Io.N^f, prêt. lî'Ad Moneo. 

Corvi-MoNfo , ej, mù , nitum , ère ,- 
avertir, remontrer, faire fouve- 
nir , faire" obfèrvei'. 
CoM-MoN/a'o , oràs ■> avertiflcment , re^ 

montrance , aVîs , exhortation. 
Com-Mcn/'i^j-, Il , um, averti , -pxrt. de' 

Com- Moneo. 
E-Mcaeo , es , nui , nitum , ère , ■voyez,' 
Monea. 

Pa^-MoNdO, es , nui , uitum , nefe , 
avertir auparavant ; 1®. prédire ,■ 
préfàger , pronofliquer. 

PRA-Moniror , oris , qui avertit aufiara-' 

vant ; z°. qui pronoftique. 
PRjE-J\IoN/foriuf , a , um , qui donne avîs" 

par avance , qui avertit auparavant; 
VRjE-McK'.tum , i , & 
?BijE-Monitus,às, avis donné par avance',' 

avertiffement reçu auparavant; 2.°. pré-; 

didion , prci'agc , pronoftic. 
fB.je.'Momtus,a , um , part, de Pnxmoneo , 

averti auparavant.' 
FRo-MoNfo , es , nui , itum,nere , voyez 

Frx-Moneo,- 

SuB-MoNt;o , es ^ nui , nicum , nefi y 
avertir fecreteraent , à demi-mot, 
à moc couvert , fourdement j faire 



illjl 



DICTIONNAIR 



favoir (bus-main , fuggérer , don- 
ner à entendre ou à penièr. 

Binômes. 
CoM-MoNE-FAcj'y , is jfdci , faclum , 
cere , avertir , remontrer, faire 
fbuvenir , remettre dans l'efprir. 
CoM-MoNî-Fio , is , fadlus fum , fieri , 
être averti. 

III. 

MON, joint à 5 r , être digne d'ê- 
tre montré , remarquable. 
Mo^-STP.al'i/is, /e , is , remarquable , 
de remarque , conlldcrable , de 
confidération , illuflre , digne d'ê- 
tre connu f qui mérite d'être mon- 
tré. 
Mosstratio , onii , l'adion de montrer , 

d'enfeigner , d'indiquer , de defigner. 
RIcNSfrjror , oris , qui cnfeigne , qui 

infl'uit , qui montre. 
lAo'uSiritus , as , voyej. Monfîrano. 
Monitrutus , a 1 um , montré, enfeigné _, 
indiqué , déligné. 

MoNSTro , as , avi , aium , are j mon- 
trer , faire voir , enfeigner , indi- 
quer , dcfigner , donner à connoî- 
tre , expliquer. 
JVIoNStrojè, acv. monftrueufement, d'une 

façon mcnflrueufe. 
hloïiStTofus , a , um , monflrueux. 

MoNSTPWOT , i , monflre; i°. prodi- 
ge ; j *^. cho(e furprenante , incroya- 
b\s , prodigieufe , efiroyablcà voir , 
indigne à ouir & à faire. 
]S\otiS!ruofus , a ,umy monllrueux , laid à 
faire peur. 

Binômes. 

jMoNSTRi-/^?/', a, um j qui produit 



E ÉTYMOLOG. ma 

des montres ; 2.*. monftrucux. 

MoNSfr/-Ficiï/(J-, m.f. Is , n. isy monftruçux , 
qui paroit un monftre , lurprcnant , 
étonnant. 

McNSfri-Fffè > adv. d'une façon monf^ 
trueufe. 

Motistri-Ficus , a ,um , qui fait des pro- 
diges ; i", qui fait paroitrc monftrueux ; 
5°. furprcnant , étonnant , prodigieux. 

Mofistri-Parus , a , um , qui enfante deg 
moniircs. 

Composés. 

CoM MoNSTro , as, avi , atum , are^ 
montrer , faire voir , découvrir , 
apprendre ou enfeigner. 
Pw-o-MoNSfrii , orum , prodige». 
DE-MoMsrro , d^, ayi f atum , are, 
démontrer , prouver , faire voir 
clairement , mettre en évidence , 
développer, expliquer , cxpofcr net- 
tement; 1°. montrer, marquer, dé- 
figner, indiquer; 3°. enfeigner, 
apprendre. 
DE-MoHS?ra«ff j , ce , indication , l'adion 

de montrer, d'indiquer. 
DE-Mcustratio , onis , démonflration , 
preuve évidente , raifonnement qui 
prouve , conviftion. 

DE-MoNStrnrzVè , adv, d'une manière 

démondrative. 
DE-MoNSrranVuj , a , um , démonlîratif , 

qui fait voir évidemment , qui prouve 

clairement, convainquant. 
DE-MoNSJrafor , oris , qui démontre, qui 

prouve. 
pB.i£-MoNSTro , as, avi , atum , are , 

enfeigner , inflruire par avance ; 
i*^. prélîiger, pronortiquer, piéài- 

re , être un figne. 
\.'K/i.-M.oniirans , tis , einn. gin, qui 



1155 DELA L ANG 

enTeigne par avance ; x". qui préfage , 
qui pronofiique. 
pRi€-J\IoNSrrizror , orir , qui donne des 

inftrudions fur ce qu'on doit faire. 
PRM-Moii'iratum , i, Ptémontré, Ville 

de Picardie. 
pRA-TER-MoNSfM , CCS , av'i , atum , are , 
montrer comme en paflant. 
IV. 
Famille Greco-Latîne; 
MON, feul. 
l.MoN-<ii, adis , le nombre un, 
unité ; i*". as , au Jeu de cartes, 
x.Motiackus , /, Moine, Solitaire. 

MoN-ASTer/um , iijmaifonde folitaire , 
maii'bn religi^ufe , Monalîere , Couvent. 

Mctt-AVLUS , 2 , fimple flûte ; à'Aula , 

flûte. 
3 . Mon AacHd , is , Monarque , Roi. 

WcN-ARcAia, ix , Monarchie, Royauté ; 
d'/JrcA , Chef. 

4. Moti-E-Dula , œ , Corneille , ou 
Choucas, oifeau fujet à dérober, 
à.' /4ciiio , chanter. 

5. MoN-ENTERon j i, l'inteftin colon. 

6. Mon-Erw, is, Galioce ; d'eris , ra- 
me. 

7. MoNUAi-Hj, i , étoile luifante dans 
le cœur du Lion célefte. 

8. MoNo-C£R05 , dis. Licorne , ani- 
mal terreftre ; de cer , corne. 

9. MoNo-CHORj«/r2 , i , inftrument de 
mufique qui n'a qu'une corde ; 
trompette marine. 

:i n. Mono-CnKouateus , a , um, qui 
n'eft que d'une couleur. 
M(jKo-cHKOMatum , i, & 
Moiio-cHKO'Mamf , i , ou 
lilono-CKRomum y i , deffin au crajon ^ 



UE LAT. AÏ^N" 115^ 

lavis à l'encre de la Chine, à la plume ; 

lo.grifaille, peinture qui n'eft que d'une 

couleur , camayeu ; de Chroma , couleur. 

I 1. MoNO-CoLWi , a , um , qui n'a 

qu'un membre. 
MoNc-coLi , 0Tu.m., peuples qui couroient 

fur une feule jambe. 
MoNO-cuLiim , i , l'inteftin cœcum ; de 

Koh , couper. 
1 2 . Mono-Gram/72Kj ,a,um, qui eft 
à fimple trait ou d'un feul traie. 
Monogramrna pi&ura , chiffre , ca- 
raftcre ou figure où il n'y a, que le 
trait fans ombre. 
Monogrammi homines , gens (ecs & 
décharnés, fquelettes; de gram/nuy 
trait. 
I i. MoNo-MAcH/d, «, duel, combat 
de feul à feul ; de mack , combat. 

14. MoNo-LoG2d , a, monologue, 
foliloque. 

MoNO-LOGzum , H , di.'cours fur une feuler 

matière. 
I (». Motio-PoDium , a , table qui n'a 

qu'un pied , fiautenue fiir un feul 

pied , guéridon. 

15. MoNO-PoLiz^/77, n , monopole, 
privilège de vendre feul une cho-f 
Ce , moyennant un tribut qu'on 
paye au Prince ; le lieu ou bureau 
deftiné à vendre une chofe qui 
paye des droits au Prince j de po- 
leo , adminiftrer , régir. 

17. Mono-Pter«j, a , a/Tî , qui n'a 
qu'une aîle , entouré d'une aîle ; 
de//ffrû/2,aïle. 
V. 
MAN, 
Parfait en bonté : apprivoîfé,- 



ïi5y DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 113$ 



1 . Mankj , dy um , en vieux Latin , 
ton. 

2. Mann<i, « , manne, fîic doux & 
mielleux. 

3. Man-Suetwj , a,um y'idoa-^,trAi- 
MAti-SvBs,etis , ^ cable, pai- 

fibie , apprivoifé : de Svetus , 
accoutumé, fait à une clipfe ;&: 
de Man , bonté. 
MAN-SuETi/ffo, init , douceur. 
JWan-Sue-Facjo ,-ere , adoucir , appaifer , 
rendre doux. 
Wah-Suje-F/o ,-er! ; Miti-Svefco ,- ère , 

s'adoucir , s'apprivoifer , s'appaifer. 
MAu-SvETarius , ii , qui apprivoifé. 
]\UN-SuETe , paifiblement , doucement. 
ïm-ManSuetw , a, um , intraitable, 
qu'on Bc peut apprivoifpr, 

if 
Mansj , iiim, les âmes des morts , les 
ombres ■■, 1°. fupplice , peine. 

tlikmœ , arum, loups - garoux , bêtes 
qui effrayent les enfans ; i*". petites 
figures hun\aines faites de pâte , qui 
repréfentoient les Marmoufets ou Dieux 
Lares. 

JAAuius, a , um , qui effraye, qui fait 
peur. 

IVlAnia , « , la Déefle des Lares ou des 
Marmoufets ; i". fareut , rage, 

Mf'viaticus , a , wn ; MAninfuf , a , um , 
furieux, enragé. 

i, Iw-MANijj e , cjui n'ffl pas bon , 
piéchant , cruel , farogche , fauva- 
ge ; z^. comme les Gcans, difoit- 
on, dévoroient autrefois les iiom- 
mes , ce non) a figiùfic , démeiurc , 
iacrme, trcs-grand. 



iM-MAnkas , atis , cruauté, méchanceté, 

barbarie ; i°. énormité, excès, grandeur 

énorme. 
Im-]\î Anirer ; Im-Mak? , inhumainement » 

barbaremetit ; l'-.déméfurement , énor- 

mément. 

1. SuM-MANKi , / , Iccruel , le dévo- 
reur, le Dieu P\\iton y mùt-à-moc , 
le chef des mânes, des ombres, 
Sdm-Ma.no , -are , dévorer, engloutir.,' 

confumer, 
SvM-MAnale , is , forte de gâteau en 
forme de roue , offert en facrifice k 
Pluton. 

VI. 

MAN, 
Grand. 
Du primitif M a n , grand , nafàlé en 
Man , Mon , Mun, dciiverent ce^ 
djverfes Familles Latines. 
I. 
MuNDWj, i y Monde , Univers. 
MuNDa/iw , a , um f qui cft du monde , 

habitant du monde ; »°. mondain , vain. 
MvuDialis , m. f. le , n. is , \oysz Mm- 

danus. 
MuNci-TESfnj, tis , omn. gen. qui tient Iç 

monde en fa puifTance. 
InrER-MoNDiiOT , u , l'efpace qui cil 
entre les divers mondes. 

1. 

MoNj, tis , mont , montagne ; i**. 
monceau , grand amas. 

lilovranus , a , um , dç montagne ; i». 
montagnard , qui habite fur les monta- 
gnes ; 5°. montueux , plein de montagnes. 

Mo.'JTo/i/j , a , um ; Monruofus , a , um , 
montueux ; i"*. plein de montagnes. 

B I N G M ES. 

I . JVÎoNTi-Coi-tf , « , cjui habite les 

montagnes , 



157 D E L A L A N G 

montagnes , montagnard. 
1. MoNTi-V AGus , a , um , qui erre 
fur les montagnes. 

3. PRo-MoNTom/OT , ii , Promon- 
toire , terre qui avance en nxr, 
pointe. 

Promontorium feclere f doubler un 
cap ou le cap. 

4. SEPTi-MoNT/ttOT, iV, jour de fête 
que les Romains célcbroient tous 
les ans , après qu'ils eurent ren- 
fermé dans la ville Ja feptiéme 
montagne. 

Siviï-Mo^riale facrum , Sacrifice ou Ib- 
lemnité qu'on faifoit au jour appelle 
Sepd-Atontium. 

TB.Atis-MoisTanus, a , um, ultramoiuain, 
qui eft au-delà des monts. 

î- 

De Man , élevé , parfeit , bon , fe 

forma le Celte : 
M E N , agréable. 

Or. nyj , N/i(EM. 

A'M<E.uusj a , um , agréable , beau , 

charmant , délicieux , divertiflant : 

comp. AmanioT , fîiperl. Amanif- 

Jimus. 

A-M«N!raj , ai'u , beauté , agrément , 

plaifir , charme , douceur . délices. 
A-Maxfrer, aàv, délicieufement , joli- 
ment ; voyez Amœnè. 
'A-M(9No , as , avi , atum , are, ajufler , 
orner , enjoliver; lO. rendre agréable , 
divertiiTant , charmant. 
Iv-h-Mmuus ,a,um ,qui eft fans agrément, 
dcfagréable , qui n'a aen d'agréable, 
A-M«Nf , adv. agréablement , d'une ma- 
nière charmante , à plai/îr. 
Amœb^«/72, Cupi^léezCawun, Poème 
Orig. LAt, 



UE LA T. AîaN iijs 

Amcbée, où deu:.- Bergers récirent 
alcernativement le mjins nombre 
de vers. 

+ 
M O-M E N. 

De Man , grand , conlîdérable , vin: 

le Latin ; 
Mo-Men,;;2/j, -t importance, 
Mo-M£NT«/n , i , 5 poids , force, 

. utilité. 
IMo-MENTo/i/r i a , um , confîdérable , 
important. 
Mo-.'.ÎENTÔ , dans le tems ncccfTairc pour 
une pefée ; de-là : 

Mo-Ment7/ot , i , une légère dofe , un 

peu , en parlant de ehofes qui fe 

pefenr; Se 2.°. en pailant de tems, 

un inftantjun moment. 

Mo-MiNTaneus , a , um , qui ne dure 

qu'un inflant , momentané. 

MiNfo ,-ui , s'élever , paroître en dcr 
hors. 

Composes. 
E-MiNfo, es , ui , ère , avancer , pa-, 

roître au-deffus, furpalTer. 
E-Mitsenria , œ , hauteur , faillie , rehauf- 

fement, excellence. 
t-MiNenj-, lis , Se E-MiKulus, a,um, qui 
avance en dehors , qui déborde , qui 
s'élève. 
iM'Mmeo ,-ere , menacer , être prêt à 
tomber dclTus , approcher , épier le 
moment , être prêt à tomber , menacer 
ruine, 

iM-MiN'nt/a, <E, penchant , menace. 
Pji.c E-Mineo, &■ PK/E-WiNeo , être au- 

dcffus, avoir la prééminence. 
Pr<.o-Mijifo , s'avancer , s'élevçr au-deiTus, 
C4 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1146 



11139 

Tuo-Mmenda , œ , faillie , avance- 
Tro-MiuuIus , a, um , qui avance un 

peu en dehors. 
SuPER-E-MiMfo,-erf , (urpafTer. 
Sufer-Im-Minêo ,-ere ,étrc prêta tomber 

deflus. 

COM-M EN Do, élever. 

Com-Mendo, asyavi, aiu/n, arc, re- 
commander , prier d'avoir foin j 
mettre fous la protedion , confier ; 
i°. louer , faire l'éloge , rendre 
célèbre , rccommandable j J ^. van- 
ter le mérite. 
CoM-MzvEabiUs , m.f. le, n. is , louable, 
recommanJable , digne d'cfiime , d'ap- 
probation , de louange , de reccmman- 
dation ; eflimable. 
CoM-i\lE^^D:!t (3, criis , recommandation , 
ou approbation , eftime , louange , éloge , 
gloiie , grandeur , éclat. 
CoM-IUE^^D.;tar , cris , Se 
CoM-MEUDaiiix, icis, quirccomaiande, 

&c. 
CoM-MEKiDiwy , n ,um; -ior ; -ijfimus, re- 
commandé , loué , &c. Voyez Com- 
msndo, 
CoM-MEKD.îrifiuj , a , um , qui recom- 
mande , de reconimindition. 
lN-CcM-I\lENDjfuj, a , um , qui eft expofc 
aux infultes de tout le monde , que 
perfonne ne défend. 

VII. 

M A N , Fort. 
De Man j Men , Min , grand , fort , 
dérivèrent ces Familles : 
I. 
MF.NTtf , (E , Mente , herbe dont l'o- 
deur eft forte Se agréable.- 
AlîNiH^ , te , voyez, /uenta. 



MEi^Taftrum, i, mente fauvagc, herbe. 

MïNTHEStrum , i , voyez Mentajlium. 

1. 

Ment«/72 , i , menton -, z°. larmier 

d'une corniche. 

Mcnium coronœ , petit rebord qui 

pend au larmier des corniches. 

M£migo,inis, efpèce de dartre qui vient 
aux lèvres des chevaux S: des agneaux , 
lorfqu'ils mangent des herbes couvertes 
de rofée. 

ME^ragra , œ , feu volage qui vient au^ 
vifage , forte de dartre qui commence 
au menton. 

SvB'MEVTum , i , le deflbus du menton, 

3. 
Uk^Tijfa, œ , par-defTus , augmenta- 
tion , furcroît qu'on donne par- 
defTus le poids &c la mefure , trait, 
comble. 

4. 

MAN» broyer, brifer les alimens, 

I. 

Mando , is , di,fum » icre , manger,. 

mâcher. 
Manderefrena,m^chst ou ronger fon 

frein. 
Mando , onls , grand mangeur. 
MhtiVÏbula. , Œ , mâchoire. 

2. 

yiKti-DUcatio , onis , manducation g. 
l'aftion de manger. 

MAN-Duffî , is, voyez ju an'^.ucus. 
IVIanduco , onis , voyc7 Manda. 
MANDiifo , as , art- , & 
IVlANDucor, flrfj, arus fum , ar/ , mangerj 
MAN-DufUTn , i , mets , chofe à manger. 
Um-nucus, ijégouyantail, figure dont 



ii4t DE LA LANGUE L A T. Ma?T 

on fc fervoit aux Corne iics ; i°. la bête 
par qui on fait apprciicnicr aux petits 
enfans d'être mangés. 



h 



M 



Atisum, i , morceau màclié , qu'on 
donne à manger à un aucre. 
MANS«i, a, um, mâché , part. 

Composés. 

Com-Mando , is , di , fum , ère , 
mant^er , dévorer. 
CoM-MAN-Ducarwr , ùs y mafticatioa. 
Com-Man Dvcatus , a , um , pjrt. de 



Com-Man-dtc) 



, as , avi , atum, are , 



mâcher long-tems , garder dans fa bou- 
che , comme on fait du tabac. 

Pr^e-Mando, is f ère, mâcher aupa- 
ravant. 
Vr^e-Mad fus ,a,um, mâché auparavant. 
Re-Mando, is , di , fum, dere , & 
Super-IVIa^dj , ;.r , (fi , /um , (fere , manger 
après ou par-deflus, 

VIII. 

M(EN, MUN, fortifier. 
I. 
M(5Nff, is , muraille de ville. 
MiBN/d , ïum , murailles , remparts. 

IVl(ENiii/!a œdif.ci.1 , orum , maifons dont le 
premier étage avance fur la rue,& occupe 
plus d'elpace que n'en renferment les 
{ondemens.( Invention de /uuenius); i°. 
balcons , galeries autour d'un bâtiment. 

TAanitus , a , um, fortifié , entouré de 
fortifications. 

MuN£'o , is , ivi , itum , ire , munir , 

fortifier , remparer , garnir de tout 

ce qui eft ncceiraire pour la con- 

fervation &: pour la défenfe. 

MuN.'iwen , inis , & 

MoaimMrum , i , fortification , rempart 



I 142 

boulevard > 



tout ce qui .'ert de défenfe 
retranchement. 

MuN;n'(j, onis , fortification, remnart j 
retranchement, tout ce qui fcrt de dé- 
fenfe , l'adion de fortifier. 

M.vn'.tiuncul.i , a , petite fortification , 
dimin, de /iiii-itio, 

Mvmto , as , avi , atum , are , avoir envie 
de fortifier ; z°, manger aux felHns des 
fêtes de Cérès. 

McNifor, cris , qui travaille aux fortifi- 
cations. 

fàvsitorium , il , fort , fortereffe , fortin. 

Mviiitus, a , util ; ior; '(Ji-ius, fortifié , 
muni, retranché, mis en état de défenfe, 
remparé. 

Composes, 

Su.m-Mcn/;/ot , a , lieu près des rem-l 

pires d'une ville ; de fui', fous. 
SvM-M(ati'j/nis , a , um , qui demeure ou 
qui fe tient près des remparts, qui court 
le rempart. 

SuM-MosNia/îœ uxores , coureulês de rcm-> 
parts. 

Ad-Mœn/o, is , iyi, itum , ire , a(- 
fiéger , efcalader , pafler par-delTus 
les murs. 
CiRcuM-M(BNf?ui' , a. , um , entouré de 
remparts , enclos de murailles. 

Circum-Mun/o, is , ivi , itum , ire y 
fortifier à l'entour , munir , enclorre 
de retranchemens , environner de 
fortifications, 
CiRcuM-MuNftio , onis , tous les dehors 
d'une place, tous les ouvrages qui fervent 
à la fortifier , ou lignes , circonvallation , 
retranchemrnt , paliiïade , parapet , & 
tous les ouvrages qui fe font pour le 
mettre à couvert d'infulte. 
CiRcDM-MuNituj , a , um , participe de 
Circum-Munio , environné de fortifica^^ 
lions , fortifié tout autour. 
C 4 ij 



BÏ4? DICTIONNAIR 

Com-Mun/o , is , ivi , itum , ire , forti- 
fier , munir. 

Com-MdnVij , oms , fortification ; 20. 

apprêt , précaution , préparation. 
E-MiiNÏo , is , ni , itum , ire , fortifier , 

remparer , munir , enclorre, 

pER-MuNio , is , ivi , itum , ire , for- 
tifier entièrement , achever de for- 
tifier. 

TEK-Mumtiis , a , um , tout-à-fait fortifié , 

achevé de fortifier , très-fortifié. 
PRiC-MuNio , is , iyi , itum , ire , munir , 

fortifier par avance ; i°. faire en forte , 

apporte: tous fes foins. 
PR/E-IVluKi/io , onis , préparation. 
EE-Monfo , is y ivi , itum , ire , fortifier de 

nouveau. 

2. 

A-Men , Tûi^î, amen; en Hcbr. certai- 
nement , en vérité , chofc fure. 

IX. 

M UN, Charge. 

KiuNWJ , eris , préfent , don ; 1°. 
magiflrature , charge , office , em- 
ploi , fondion, devoir, tâche; j °. 
fpedacle qu'on donne. 
MuNzi , e, is , obhgeant , officieux. 
Mvwa , orum , charge , emploi , fondion , 
office , devoir. 

TAvffiavitœ , deroirs de la vie. Régis 

dire , remplir les fondions de la 
Royauté. 
Mvvuft.ulum 5 i , petit don , préfent mé- 
diocre. 
ÎAvtiera.himc!uSy a , um , qui a l'air, d'une 

perfonne qui fait des préfens. 
Mv'&eralis , m.f. le, n, is , qui concerne 
les préfens. 
M-Vueraiii lex , loi Ç^u^ défendoit 4UX 



E ÉTYMOLOG. 1144 

Avocats de prendre aucune chofe pouf 

plaider. 
Mvtisrarius , H , celui qui donnoit-aii 

peuple le fpeâacle des gladiateurs ; i». 

des combats de bêtes farouches ; }". 

celui qui fait voir les bêtes farouches 

pour de l'argent. 
Muaerarius , a , um , qui fait des 

préfens , libéral. 
Mu>ieratio,onis, l'adion derécompenfert 
Munerator , oris , qui fait des préfens , qui 

réconipcnfc. 
Mumri-GEPMlus , a , um , qui porte des 

préfens. 
Mi'Nfro, as, avi , atum, are, & 
MuN'Tor , aris , atus [um , ari , faire- 

préfent, ou récompenfcr. 

Composes. 

K-E-Mvneratio , onis , reconnoiflance 
d'un bienfait. 

Rt-Muneraror , oris , qui rcconnoît lin 

bienfait, qui le récompenfe, 
RE-MuNiraruy, a , um , participe de vj 
RE-MuNerc) , as , avi, atum, are. Se 
RE-MuNfror , aris, atusfum, ari , recon- 

noître un bienfait , récompcnfer un 

fervice. 
lR-RE-MtJNeriiZif/;j, m.f. le , n. is , qu'an 

ne veut pas récompenfer , qui efl aug 

delà de toute récompcnlè. ^ 

Binômes. 

MuNi-ciPWOT , a y ville municipale," 
qui le gouvernoit félon fes loix & 
fes coutumes , & qui jouiiroit du 
droit de Bourgeoifie Romaine, j 

MuNi-cspx , cipis , m.f. Bourgeois d'une 
Ville municipale , qui avoit droit de 
Bourgeoifie Romaine, 

Mvni-ceps meus , mon concitoyen. 

Mvni-ciPatim , adv. de Ville en Ville >- 
à c'iaquç Bourg ou Village. 



ii,^.j DE LA LAN G 

Mvni-cïV.iViS , m.f. le , 77. is . muiiicipnl , 
qui eft d'une Ville ou qvii concerne une 
Ville municipale; i». provincial. 

iIi'NiciPn/i/cr,(i(fv. parmi lesEoiifgcois, 
entre les Bourgeois , d'une manière 
bourgeoife. 

MuNJo , 0/zij , force de pocfie. 

N e' G A T I F s. 
lu-Mvî^ùas , atis , immunité , exemp- 
tion. 

lM-Vivmuis,a , i/m , qui n'tft point muni 
ou fortifié , qui efl f^ns' dsfcnfc , fans 
rttranchemens. 
Iw-MuNif , m.f. ne , n. is , exempt, franc, 
libre ; z°. oifif , qui ne fait rien ; 3®. 
exempt d'impôts , de charges publique?. 
[^ Im -AIiNi-Ficiw, a , um , qui n'eftpas 
libre. 

1. 

CoM - MuNiJ, e, is , commun , qui 
af pr.rncnr à pkihcurs , qui eft au- 
tant à Tuiî qu'à l'autre , qui eft à 
tous-, z^'. ordinaire , vulgaire, tri- 
vial; 5 ".immonde, impur; 4°. qui 
n'a été pris de peribnne. 
CoM-MfNifijj, a^is , communauté , com- 
pagnie , liailon , union, fociétc ; 1°. 
droit eu juftice entre Négocians & Cor- 
refponJans. 
CoM-MuNio , on'is , aiïbciation , liaifon , 
union , fociété , communication , com- 
munauté , compagnie , participation 
mutuelle. 

CoM-I\liNirùx, adv. en commun, enfèm- 
ble ; 1°. en général , communément , 
ordinairement , pour l'ordinaire ; 3°. 
également , autant l'un que l'autre ;4°. 
d'un commun accord , d'un confentemcnt 
général , tout d'une voix , unanimement, 
CoM-Munirer , adv, voyez. Communitàs. 

CoM-MuNt , is , communauté 5 com- 



UE LA T. MaN 114-^ 
mune , Corps de Ville ou de Peu- 
ple. 

CoM-Mvwcarius , a, um , voyez Com^ 
munis. 
CoM-MoN.V.iriuy dies , jour auquel on 
facrifioh à tous les Dieux. 
CoM-Miinica(io , onis , communication , 
conférence , confultation , participation, 
conceffion. 
CoM-Mvt>icat'w cJi'/fwfj, lettres ou con-. 

ccfllon de droit de bourgeoiifîc. 
Ce n -Mvtùc ator , oris , qui communique. 
CoM-Mvnicatus-, a,um , part, de 
CoM-MuNico , as , avi , atuin , are , 
communiquer 7 faire part , rendre 
participant, partager avec; 1 . trai« 
ter , parler d'affaires , s'entretenir , 
avoir commerce avec ; 5 . rendre 
commun, 
I«-coM-MuN<^, en commun, 

NÉGATIFS. 

I. In-com-Mun is, e , qui n'ell: poinE 

commun. . 
i. Ex-CcM-Mutiicatio , onis , excommuni- 
cation, 
Fx-CoM-MoNicafuj,a, um ,part de 
Ex-CoM-MuN/fo, as , are , excommunicrj 
aaathématifer. 

X. 

MIN, couleur la plus élevée ; 
rouge ; fang. 
En Celte, Min , lignifie feu, fâng , 
rouge. 
Minium , H, Minium , vermillon, cir 
nabre naturel. 
En Grec , Miuos. 

MiNi'o , as , avi, atum , are , peindre avec 
du minium , rougir avec du vermillon. 

Mmiaceus, a ,um , de minium , de yc^s; 
millon. 



H47 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG- 1148 



MiKÏaria , œ, mine de vennillon, lieu 

d'où l'on tire le minium. 
MiN/critij- , a -, um , de vermillon , de 

minium, 
M^viiiitulus , a, um , &: 
Min'unis , a , um , peint de vermillon , 

qui a mis du rouge. 
^oE-MiNza , a , forte d'habillement de 

ferge rouge, 

XI. 

MEN S , efprit. 

Pe Man , Men , élevé , fe formèrent 
ces Familles : 

/. 

Mens , tis , ame , e(prîc , intelligen- 
ce , eiuendenienc , fcns ; 2°. def- 
(cin , intention , penfëe , fenci- 
jiienc , volonté , vouloir ; 3 °. nié 
moiie, louvenir ; 40. inclination , 
penchant , mot-àtnot , ce qu'il y a 
de plus élevé dans l'homme, 

NÉGATIFS, 

'î . A-Meks , entis , fou, infenfé qui a 
perdu la railon ou le bon Cens ; 
i°, troublé, égaré, étonné, inter- 
dit , tout hors de foi f qui ne fe 
pcfféde pas. 
■A-Mitir ia , œ, folie ; égarement , aliéna- 
is' tion d'efprit , manie ; i°. trouble, éton- 
;"• nement , furprife accablante , qui met 

'-! ' hors de foi , fureur, 

A-Mi tiTer ^ladv, follement , d'une manière 
infenfée, extravagante; compar. yî/Bsn- 
tiàs , fupcrl. Amentijjimc. 

2.. Dt-?vÎENJ, tisyùor, tiffïmus^mfen fé 
fou , furieux , qui eft hors de fens, 
quia peu. d'efprit , extravagant. 
De-Memiji ; tz , démence , folie , fottifc , 



extravagance , inconfidératlon , égare- 
ment, imprudence. 
De-Mentio, is , ivi & tii, hum , ire , être 

en démence , hors de (bn bon fens , cxtra- 

vaguer , radoter. 
De-Me.'^to , as t avi , atum , are, faire 

perdre l'efprit, mettre en démence ; z". 

faire devenir fou , abrutir, enforceler. 
DE-MENTêr, adi'. follement, foitement , 

étourdiment, fans raifon , d'une manierç 

extravagante, 

t. 

M N E- M o's Y N E , Mère des Mufes ,' 
Mnemosyne. 

C'efl- un mot Grec, plus connu par Ca. 
lîngu urité que par fon origine : il 
eft formé du Grec Mnemê , mé- 
moire , mo[-à-mnt , ce qui eft dans 
l'elprit , &: de Syn , avec; moc-à^ 
mot , le moyen avec lequel une 
chofe , un fait fe traniruet au fou- 
venir , à la mémoire. 

BÎME-MosYNum , i , gage d'amitié , mar« 
que de fbuvenir , un refTouvenir. 

Mne-Monicû , orum , règles pour former 
la mémoire artificielle. 

HYPO-MNEwa , aiis , Commentaire, 
Glû(è , interprétation. 

h 

Meminê/zj , tis y qui fe fbuvient , qui 

s'eft fouvenu. 
Meminz , nijli, nit , n'ijfe , fe fouvenir , Ce 
refTouvenir , conferver la mémoire , faire 
mention. 
MEiiriû , cnh , mention , mémoire. 

Composes. 

Com-Memin/ , 7iijfe,i\ me fouvîcnt , 
j'ai fouvenance , fe relfouvenir. 

CofA-M.iwfcor , eris , menfusfum , nifci f 



,1149 DE LA LANGUE LA T. MaN iijo 

RE-Miuifcor , eris , fci , fc rcflbuvcnir , 
rappcUcr dans fa mémoire , Te remettre 
dans l'idée. 

KK-Mïnifci alicujus , Ce fouvenir de quel- 
qu'un. 

RE-CoM-Misi/car , eris , fci. Ce refTou- 
vcnir , fe remc ttre dans refprit , rappellec 
dans Ci mémoire, reprendre l'idée, 

XII. 

MAN, 

voile ; Orig. Franc. 6^i. 

De Man , voile , couverture , font 

venus ees mots ; 

I. 

Man-Tel?//« , I, ^ voile, conver- 



inventer , imaginer , trouver, feindre , 
controuver ; lo, pen(ër, méditer , consi- 
dérer , réllécliir , faire attention , ré- 
flexion ; ;". fe remettre , fe rcfTouvcni