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I N THE CUSTODY OF THE
BOSTON PUBLIC LIBRARY.
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MONDE PRIMITIF^
ANALYSÉ ET COMPARÉ
AVEC LE MONDE MODERNE,
CO NS 1 D È RÈ
DANS LES ORIGINES LATINES;;
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DICTIONNAIRE
ÉTYMOLOGIQUE
DE LA LANGUE L A T I N El
Septième Livraison.
:ONDE PRIMITIF,
ANALYSÉ ET COMPARÉ
AVEC LE MORTBE MODERNE,
CONSIDERE
DANS LES ORIGINES LATINES;
o u
D ï CTÏON NAÏRE
ÉTYM o L OGI Q,UE
DE LA LANGUE LATINE*,
Avec une Carte et des Planches;
PAR M. COURT DE GEBELIN.
Dt diverfes Académies,
SECONDE PARTIE,
SI
G A PARI S,
r L'Auteur, rue Poupée
j Valleyre l'aînc-, Il
) Saugrain, Libraire , quai des Auguflins,
SoRiN, Libraire, rue Saint Jacques
, Majfon de M. Boucher, Secrétaire du Roî;
Imprimeur-Libraire, rue de la vieille Bouderie,
U. D C C. L X X X.
WKÇ ÀTPROBATION ET PRIKHÉGE DU RQJ,
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S 1/ I T E
DU DISCOURS PRÉLIMINAIRE
SUK LES ORIGIISES LATINES.
^ O ICI la fin de nos Origines Latines 5 & ce que nous avons
a ajouter à notre Difcours Préliminaire , ne fera pas long. Nous
nous réduirons à quelques réflexions fur l'Etymologie , fur fes dî-
verfes efpéces, 6cc. Se à quelques objets relatifs à la forme & à
l!ufage de ce Diclionnaire. Nous nous propofions , il eft vrai, de
donner en même-tems un Tableau rapide de tout ce qui a déjà
paru de notre Ouvrage, de Ces réfultats,de fes avantages ; mais
la matière trop abondante, nous oblige de renvoyer ce réfumé
au Volume fuivant, & de nous borner aux objets donc nous
venons de parler.
Le fuccès du volume qui a déjà paru , aflur^ celui de l'enfem-
ble : nous y avons été d'autant plus fenfibles, que le goût général
du fiecle n'eft pas porté pour les Langues, & qu'on a toujours
raifon d'être en garde contre les Etymologîes: aucune madère
ne prête plus en effet à l'arbitraire &l aux abus les plus étranges,
lorfqu'on s'y livre trop à fon imagination , & qu'on fe laifle
entraîner par le plaifir du merveilleux & des découvertes. La
facilité de créer en ce genre , en travcfl;iirant les mots , en déna-
turant les chofesi la fatisfadion d'élever des Ouvra2:es féduifarts
Se nouveaux, èc de faire paroître, comme Armide , des Palais
enchanteurs, formés de rien, ne nous ont que trop valud'ouvra-
Orig. Lat, a
- 'DISCOURS
ges étymologiques , qui n'érclcnc propres qu'à dgârcr , Gç qui Te
font évanouis comme les vifions de la nulc, coures les fois qu'on
a voulu les apprécier. ^ ^
Notre amourpour la vérité, le deHr de nous rendre utiles a
ceux qui la cherchent comme nous, nous a fait prendre les plus
grandes précautions pour nous garantir de cet art iUufoirc, celle
fur-tout d'éviter toute étymologle qui n'étoit pas appuyée fur
deux bafes inébranlables , le fon 6c -le fens de chaque mot.
Deux fortes iÉtymologks.
Nous ne faurions trop le répéter 3 toutes les fois qu'on parle
2'éfymolcgies, il en faut diftinguer avec foin deux fortes, qui
aifFerent du tout au tout. Celles oà l'on eft guîdé , commc^nous
venons de dire , par le fon ôc par le fens 5 celles qui ne conîlftenc
qu'A comparer des fons. On fcnt parfaitement que celles-ci peu-
vent être auffi illufoircs que celles-là font fermes & folidesj qu'il
îi'eft pas poffible de tirer des conféquences exades & fûres d'un
feul principe , d'un feul objet; que tout fon détaché de fa valeur
cft un être de raifon, qu'on pourra ramener à tout, parce qu'on
pourra y voir toujg^ce qu'on voudra.
De-làtant de faux fyftêmes nés de cet art trompeur contre
lequel on n'a jamais été affez en garde. Ce font ces étymologies
illufoires qui égarèrent le célèbre FoURMONT , dans un Ouvrage
fur Sanchoniaton, dont nous avons déjà eu occafion de dire un
mot , qu'il intitula. Réflexions critiques fur Us Hifloircs des anciens
Peuples, & où il crut établir d'une manière triomphante que le
fragment de Sanchoniaton fur Cronus , étoit l'hiftoire d'Abraham
& de fa famille 5 £c voici comment il procédoit.
^ ^ Précis du fyfléme de FoURMONT fur Sanchoniaton.
J,A.^ i ytn.^-- ,^^^^^^^^ ^_^ ^ ^^^ ^^ Très-Haut, qui eft à la tête de cette
PRÉLIMINAIRE. iTy
Généalogie , cfc manîfeftement Sem, nom qui a la même figni- ^«f mitrn^h U> 'i^
fication.
Si fa femme s'appelle Bcrout/ipc'eii que Sanchonîaton a voalit '2>inui]n y^c/ri^i^'
illiiftrer la ville de Beryce. ^ .
Uranus, fils d'Hypfiftus , cft manifedcment Tharé, père iiranus l^t J*^^ '•^
d'Abraham ; car Cronus , fils d'Uranus , cft certainemenc ./l^rai.â*«. /^^''"^^ ^'
Abraham,- mais en voici bien d'autres preuves. ' ^'^'^
Tharé demeuroic à Ur; il s'appella donc Uranus : il ne forcit ^A^»^* ^'^ ^ ""^
point de fon pays j il s'appella donc Autochtoii ou Agricole.
Son filseft Cronus; mais ce mot fignifie l'habitant de Ckaran-j ^T^na* /^«-. 6^« »''i'
rien de plus admirable , (pag. 64) ajoute-t- il. •
Un des fils d'Uranus eft Atiasj c'eft donc Or/a ou Zor, neveu MU Jû-^cji^»^^
d'Abraham ? C'eft un neveu changé en frère , par une méprife de *''^
"Sanchoniacon.
Penc-on fe refufer à ces rapports d'Abraham & de Cronus;
puifque Sanchoniaton ajoute qu'en un tems de famine Cronus fttf-hMJ Mok/iuI *^
iâcrifîa fon fils unique^ qu'il fe circoncit, Sc qu'il obligea fes gens *"<* uf<ty^e^>dhMJt<t'^^
d'en faire de mcuie ?
Si Cronus mangea des pierres croyant dévorer fes enfans^ 6''*'>«*> ^*^ -^ "
c'eft que Sara donna à i\braham^ Agar pour en avoir des fils, & JàJ(«. j*" A*'
qu'-r^oar fignifiant pierre, on die que la femme de Cronus- lui
donna des pierres en place de fils.
Mercure , le Confciller de Saturne, eft manifedement Eli^i^r^ MorcrUYij îù.i'iar
llntendant fidèle d'Abraham j car Mercure eft le Boahus , Roi
de This dont parle Manethon , & fous le règne de qui la terre
s'encr'ouvric du côté de Bubafte, c'eft-à~dire en Paleftine, oùles
villes de la plaine furent englouties du tems d'Eliezer. D'ailleurSy
Abraham eft le même qu'Ilusj Eliezer eft donc le même que
Mercure 5 car celui-ci a été appelle Cadmilus ou Camille , c'eft-
à-dire le ferviteur d'IIus. a ij
s r
Jîlha
\r DISCOURS
TUd"/'*^*-'^ Minerve n'efl: pas plus difficile à reconnoître. Son nom ëtoît
Ogga, c'eft doncAggar , mot dont les Egyptiens Tupprimercaïc
• ■ • k lettre R: d'ailleurs Minerve étoit née du cerveau de Jupiter,
c'eft-à-dire, de fa penfée : or Haga en Hébreu, fignifie penfée,
méditation j donc Hagared la même que Minerve- Ogga.
^ Quant à Cethura , féconde femme d'Abraham, c'eft Cérès:
C'-^ ^ ^ quelle différence entre Cérès ôc Gucrari^ pays de Cethura? D'ail-
-' leurs j ne lui a-C-on pas prêté l'hiftoire d'Agar &. d'îfmaël ?
Yt Cérès, dit-on , trouve en chemin un jeune homme, ôc ce jeune
* ' "' » homme fe moque d'elle: qui ne voit que c'eft Ifac, dont le
>^ nom fignifîc il -a ri? Fatiguée, elle fe rcpofe auprès d'un puits }
« qui ne voit que c'eft le puits d'Hagar \
Entre les fils de Cethura , l'un eft nommé \yc^ Zifr.cran , 6c
l'autre '^ûy-i Yoquahan^ c'eft à-dire, le fcieur de ble j ôc le lieur
de javelles j Cethura eft donc Cérès \
/■■ ■ " ' Elle demeure en Sicile, parce que la Sicile étoit abondante
en grains , êc que là eft l'Etna fumant j or Cecura ."Cnup fignifie
la fumante.
Voulez-vous l'écrire par un K, HTina, fon nom fignifie la
couronnée : or telle étoit Cérès.
Cérès eft mère de Perfephone ; mais Cethura étoit de Ber-
fabée .- fi elle eut une fille , êi peut-on ne pas le fuppofcr ? cette
fîlle puts'appeller Bershcvatta , la-fiUedu pays de Berfahée : or de
Bcrshevatia fe fit fans peine le nom de Perephatta ou Perfephone ,
par lefquels Proferpine fut défignée.
f 'A, 1 ' Sara eft Rhéa & Tfis : Rhéa , car ce nom , ainfi que celui de
' àara , lignine Keme, rrmceile.
J/ïson l'ancienne, la décrépite, puifque Sara étoit décrépite
lorfqu'elle devint mère.
D'ailleurs Jfis S^. Sara n'av oient- elles pas époufé chacune leui;
frère ?
s.
PRÉLIMINAIRE. V
La mutilation d'Uranus par Chronus, ou du Ciel par Saturne,
cfl un tour de phral& Oriental, pour infinuer qu'Abraham mit par
fa fagefle Ton père Tharé hors d'état d'entraîner déformais les
hommes dans l'idolâtrie, c'eft-à-dire,de faire des profélices ou de
nouveaux enfans.
Ceft de la même manière que M. FoURMONT croît démon-
trer que Junon eft Rebecca; Efaii, Ofiris &: l'ancien Bacchus, vttH« '^zt^tac». Uim.
cous de Seïr : les Satyres ou Seïrites fondes Iduméens, fils d'Efaii. CJijrÎJt, :'huuhia
iiilene efll'altération des mots Seir Ana, le Seirite^/zfl, beau- Ji(l>xu.i 7»«ihtrt'thiat
père d'Efaû , & Prince des Horréens. ^ ^^'"k
. Jacob eft Typhon^ l'ennemi d'Ofiris ou Efiu : celui-ci alla aux Jaaà %/>V
Indes j puifqu'il eft le même qu'Ofîris : ôc qu'il ait élevé la plu-
part des villes de cette" vafte contrée, cela efl; fenfible , puifqu'oii
y voit Betana, mot- à-mot, la ville d'Ana. Bariga^u, mot-à-mot,
le tréfor du fleuve Baris, où Efaii certainement faifoit apporter
les tributs du pays; 6c puifque tant de noms de villes des Indes
fe terminent en £//a , Our ^Oura^ Or, tous noms de la ville d'i/r,
en Chaldée.
Ajoutez que le Dieu Brama eft certainement Abraham, & fa 'hyay^^ JïljruliaYn.
femme SariCvadi, Saraj WiSTNOU, Jacob j ôc que le Dieu Efvara ^'^t'""'^^ ^'">^ ^^^
cftEfau. k^^^tj..r.n^
Quant à toutes ces femmes qu'époufe Cronus ou Saturne, &:
dont parle Sanchoniaton , Abraham les a auffi époufécs ; car
c'eft un tour de phrafe Oriental , pour dire que ce font les femmes
de fes fils , de fes petits-fils, de its. arrieres-petits-fils,&c.
Rachel eft Venus , ou Aftarté, {PiadU yonM>
Le dernier enfant de Rdéa eft déifié : ceci eft tout fimple î
Zdpha^ femme de Jacob, eft la même que la féconde Rhéa^ 6c
ion dernier fils eil: AJJer^ mot qui fignifie l'heureux, l'apothéofé,
le bois facré.
pe fyftçme où 1 on croie prouver , &: où l'on ne prouve rien ^
Vf DISCOURS
où Tûii croie remonter à la vraie origine des Fables, te où Ton
n'en débrouille aucune } où l'on donne en preuve , foie des rap-
ports de mots qui n'en eurent jamais entr'eux, foie des circonf^
tances donc le rapprochemenc laifle voir toute la difparate > ce
fyflême , dis-je , fe termine par cette conclullon , qui ne pouvoic
paroître triomphante qu'à fon feu! Auteur, (p. 376.)
» Tranclions donc le mot: enfin un Lecteur, homme d'efprit ,
Y) aiman: la vérité , je le fuppofe dégagé de cous préjugés , fera
>3 ravi non-feulement d'appercevoir ici ce que l'on cherche depuis
53 3000 ans, la naijfance du Puganif/ns & l'Origine de fes Dieux ,'.
» mais auffi de remarquer , ( aiïertion qui frappe à préfent les
y> yeux, comme l'éclair qui pafîe de l'Orient à l'Occident) de
" remarquer, dis- je,que l'Ecriture paroît dans une majeflé comme
" nouvelle , à laquelle certainement peu de gens fe feroienc at-»
w tendus ».
. Mais fi î'Autear n'a rien éclaircî, rien prouvé, fi fon Ouvrage
eft en effet comme {'éclair donc il ne refte rien lorfqu'il a éb'.ouî
l'œil , que devient ceae maj&jlc comme nouvelle qui en dévoie ré-*
fulcer pour l'Ecriture-Saince ?
Heureufement, cette Ecriture n'a rien a perdre comme elle
n'a rien à gagnera de prérendus fyftêmes , qu'il feroit fort aifç
de rétorquer en prenant l'inverfe.
Tel e(l cependant le fyftême étymologique de ce Savant,'
aulîi érudic que mauvais Logicien & que barbare Ecrivain : on
pouvoit lui dire : mais avant que de vous livrer à des rapproche-
mens aulîî imparfaits , à tailler , à rogner , à allonger les mots
comme un nouveau Phalaris , ne devie2-vous pas pofer un fonde-
ment inébranlable que rien ne put altérer , &; dont toutes ces
prétendues étymologies n'auroienc écé qu'un développement ou
un fimple accelfoire f
P R È L ï M I N A I R E. vî)
N'âvez-vous pas vu, pouvok-on lui dire encore , qnc vous avez
commencé par renvcrfer votre édifice de vos propres mains ; que
vous avez donné des armes contre vous, en TuppoTant d'emblée .
cju'avanc Abraham la Terre écoic idoUcre , puifque les guerres de J'^'^^<^ ûi la^itam
ce Patriarche avec fon père fe rapportoienc à cet objet? Les
Payensavoient donc déjà des Dieux ? Et comment prouverez-
vous que cesPayens ayent érigé en Dieux les ennemis les plus
déclarés de leurs Dieux, ceux que vous croyez avoir loatenu
des guerres terribles pour détruire l'idolâtrie / Ed-ce !â relever
la majejîé de l'Ecriture? Quel dcfenfeur a-t-elle en vous?
De quel droit ,aburanc de votre efprit , créez- vous des êtres
nouveaux pour renoutr votre chaîne qui calTe de toii'cs parts?
De quel droit, lorfqu'un effet peut avoir cent caufes, choififFez-
vous celle qui vous plaît , fans autre raifon que parce qu'elle s'ar-
range mieux avec votre fyftême?
Ce n'eft- point l'imagination qui doit régner dans ces fortes
de recherches, parce qu'elle ne crée que des iantomes qui s'é-
vanouiflent comme les ombres de la nuit : c'eftla raifon qu'on
doit confulter , la comparaifon froide Se lente , la ievérité rî-
goureufe d'une critique éclairée, S: qui ne veut en impofer ni à
foi ni aux autres.
On doit fur-tout éviter tout fyflême qui commence par une
ruppofition qu'on fonde fur des étymologies, qui ne peuvent être
vraies qu'en admettante fuppofition de laquelle on ell- parti pour
les découvrir : malheureufes pétitions de principes qui enfantent
tant de mauvais (yftêmes , èc entretiennent tant d'erreurs !
Il feroic bien intéreflant qu'on pofât enfin des principes fim-
pks & folides fur cette efpécc d'étymologies qu'on peut appel-
ler hijloriques , qui s'occupent des chofes , &: dont les rapports ca-
j:liés des noms ne doivent jamais faire la bafe. Ce feroir une ad-
vîij DISCOURS
dicion bien précieufe à l'art de la Critique , & qui auroît épar-
gné bien du tems à de favans Auteurs & à ceux qui ont le cou-
rage de les lire.
Ne foyons pas étonnés fi on voit fans cefTe renouveller ces for-
tes de fyftèmes , malgré le peu de fuccès qui les attend : ces éty-
moîogies qui ne doivent leur éclat qu'à l'imagination^ font fi fa-
ciles, fi flatteufes , fi attrayantes pour l'efprit créateur , que \or(-
qu'il efl une fois féJuit par c.ts Syrènes, il ne peut plus s'en ga-^
rantir ; il faut qu'il étymologife à toute outrance j ne trouvant
rien qui lui réfifte,
Etymologlcs de mots»
Les étymologies de l'autre efpcce, celles qui ramènent cha-
que mot à fa famille & toutes les Langues à la primitive , font à
la vérité moins attrayantes : elles ont moins d'éclat, elles parlent
moins à l'imagination ; mais elles ont d'autres avantages infini-
ment préférables , une force , une évidence qui entraîne , une
certitude que rien ne peut ébranler , cette propriété unique de
s'éclaifcir 6c de fe foutenir mutuellement, enforte qu'une erreur
ne peut s'y gliffer îong-tems, puifqu'elle fe décelé elle-même par
fon oppofition avec les principes communs à tous&avecla mar-
che confiante qui en eft la fuite , & qu'elle gêne , qu'elle dérange.
Telle efl: celle que nous avons fuivie invariablement dans nos
Oiigines Latines. Par fon moyen, tous les mots dérivés d'un mê-
me radical fe font venus ranger fous ce mot, £i ils fe font claf-
fés par Familles nombreufes, dont on a vu ainfi de la manière la
plus fenfibie , les rapports & l'origine ■■, rapports dont jufqu'alors
on n'avoit eu aucune idée j ôc origine qu'on avoit,par confé-
quentj cherchée en vain. s
Ç'eft ainfi que fous le mot pdinîtif T , grandeur , fe fonc
réunies ces diverfes Familles, Tu
m
P R Ë Z I M I NJ I R E. lii
Tu , Toi ^
Ta,T.t,^'>^ïe,
TiM^o , regarder comme au-deffus de
ioi , comme plus fore que loi.
^s- TiMo , apprécier , élever par Ton
opinion ; & où le mot ^s peut dé-
figacr l'airain , le métal le plus pré-
cieux de l'antiquirc.
Tueor y protéger ; Tu Tus , à l'abri.
Tkea-Trum , li'ïu élevé, où l'on ex-
pofe à la vue.
To-Tus , tout.
Tabula , étendue en planche , table.
Tapes , étendue pour les pieds , tapis.
Tu-^er, boCfe, tumeur , trufiè.
T{j-Bus, tube, tuyau.
Talw, de même grandeur, tel.
TAïaj, talon, ce qui foutienc le corps,
Thallkj, tige d'oignon, branche d'o-
livier.
Ti-Tvtus , titre qui élevé, infcription.
Thal- JjU'a , grande eau , mer.
Thal- AMWi , lit : on y eft élevé.
Tui» , ToLto , élever , porter.
Totero , fupporter , foutenir.
Tellwj, la terre par excellence.
ToLLo, celui qui tire de l'eau d'un puits.
Titonium , taille , impôt.
THoi«i , dôme, coupole, &c.
TuMfio, être enfle, fuperbe , bouffi.
TuMulus , émincnce.
T^uultus , grand bruit.
Temp/w/h, lieu vaile confàcrc à la Di--
vinicé.
Ta/z, T£« , étendue en contenance ^
d ou :
Tfneo , tenir , contenir,
TiN^ , tonneau.
Tui^ica, vêtement,
Tvvtinus, gros poinToni
ATTiriis, monceau de pierre.
Taw , autant : Tantw , fi grand.
Tero, brii'er. i KvJ.
TxRdus , péfant , qui tciti grand tems "
à marcher.
Taurw/, taureau , grand, animal do-^
meftique.
TuRGtfo, être enflé.
TuRR/j , tour , grand bâtiment.
TYKannus , le Seigneur de la Tour.
Teg , étendue en couverture , d'où î
Tego , couvrir : Tectkot , toit :
Ticula , tuile : ATTEcia, cabanes.
PRo-TEcr;o , proteélion , qui met à
couvert.
ToGtf , longue robe.
TvGurium , cabane.
Texo , faire un tilTu , une ctofîê poUf
couvrir.
TECH/za , tilfu -, tromperie ; fourberie,
TiGjium , Ticilltim , poutre , foUveau.
Tergkj , dos , (Sic.
Indépendamment des Familles dérivées du même radical T , & qui pré-
fentent des idées négatives , oppofées à celles-là , telles que Ten-«j5, petit,
TEN*r, tendre , &c.
Ori^. Lat^
è
%• DISCOURS
Forme de ce Diêlionnaire , & fcs avantages'.
Nous ne nous Tommes pas contentés de claflTer les mots par
grandes Familles : afin qu'on s'aflfurâc mieux de l'étendue èc de
la vérité de nos principes fur les mots formés par Onomatopée ,.
fur ceux qui fe lont chargés d'initiales, fur les aipirations q?jie
remplacent les confonnes , nous avons mis à la tête de chaque
lettre & par grandes maffes :
i". Les mots formés par l'imitation àts fons.
1°, Les mots auxquels par fucceffion de tems on a ajouté cette
lettre en tcte.
3*. Ceux ou cette lettre a été fubftituée à l'afpiration.
La multitude des mots qui compofent ces trois dalles, & quî
leur appartiennent de la manière la plus évidente, font une con-
firmation vidorieufe des principes que nous avons préTentés"
fur I Origine des Langues 8c fur la nature des mots radicaux : il
cft en efFet telle lettre Latine dont la moitié des mots appartient
à ces trois clafles , les lettres R & S , par exemple.
Une chofe très-remarquable, c'efl: que la lettre V n'eft: com-
pofée que de mots de cette efpéce -, elle n'en a pas un qui luî
appartienne en propre ; ce qui lui c'a commun avec la Langue
Hébraïqiiej Se cela devoir êcre , puifque ce fon V n'eft que
l'adoucillement de rafpiration, la nuance la plus légère du paflage
des voyelles à la confonne labiale.
En voyant également que lés lettres riches en Onomatopées,
font précifémenc celles auxquelles nous nous fommes afiurés ,
dans nos Principes fur les Langues , que la Nature avoit donné
îcs propriétés relatives à ce genre de mots , on ne pourra douter
de la certitude de nos Principes fur la valeur de chaque lettre. On
ne fera pas étonné que la lettre N ne renferme aucune onoma-
PRÉLIMINAIRE. A
topée , & que la lettre R , au contraire , foi: lî riche en ce genre ;
ce feront de nouvelles preuves que les hommes ne purent jamais
s'écarter de la Nature , même en fait de mots.
En fe rendant familières les idées que nous expofons fur cha-
que lettre de l'alphabet à la tête de leurs mots, & qui fe rédui-
fent à quelques chefs toujours puifés dans la nature 5 en y ajou-
tant ce que nous avons dit fur les terniinaifons à la fin de notre
Difcours Préliminaire du Volume précédent , &; en parcourant
nos mots radicaux, on peut s'alTurer qu'on connoit la malTe des
mots de la Langue Latine, qu'on pourra s'en rendre compte tou-
tes les fois qu'on voudra, & qu'il eft prefqu'impoffible que l'ori-
gine d'aucune famille de mots nous échappe.
Lorfqu'en comparant nos Origines Latines avec les Diction-
naires de cette Langue j on appert^oit que quelques lettres riches
en mots dans tous ces Didionnaires , n'en renferment qu'un très-
petit nombre dans celui-ci; bc que cette différence prodigieufe
a fur-tout lieu pour les voyelles, pour les mots en A, E,I, OjU,
on n'a point de peine à convenir du principe que nous avons
déjà pofe , que c'efl: dans la valeur de chaque lettre qu'il faut
<:hercher la caufe de ks mots •> & qu'il n'eft point étonnant que
les voyelles renferment fi peu de mots efFedifs , puifqu'elles for-
ment la langue des fenfations, qui eft fi promptemeni épuifée.
On voit en mcme tems la vérification de ce que nous avons
dit, que chaque voyelle étoit relative à un fens particulier; 5c
combien efl: juflre celui que nous affignâmes à chaque voyelle, en
avanc^ant qu'A défignoit l'avoir , la pofleflion ; E, l'exiftence j O,
-l'oL-il j la vuej OU , l'ouic.
On y verra auiïi la vérité de ce principe , que dans les mots
formés de confonnes, la voyelle n'eft rien, changeant fans ceflè
non-feulement d'un peuple à l'autre, mais auffi chez le même
peuple , pour former divers dérivés. b ij
xîj DISCOURS
C'eflainn qu'on voie le primicif Fac , d'où (t forma le pré-
fervtFAC/o, faire , devenir, Ff.C dans le précéric, & FiC dans-
tous les dérivés & dans cous les compofés de Fac; ef-Y\Qax y
cf-Vicium.
Si A fe change en I, O devient également U , (S, &c. On
oie punio- &c ptena : munio , mœnia & amm ; punicus ôc pœnicus , &c.
Ainfï nos Orig-ines Latines , en abrégeant l'étude de cette
Langue , démontrenp la vérité des Principes du Monde Primitif^
hc nous font aller à grands pas vers la Langue primitive , fource-
de toutes les Langues.
On s'ert convaincra fans peine par le jour que nos Origines
Latines répandent fur celles de la Langue Grecque S: des Langues
de l'Orient Se du Nord: en efFet, comme les Latins ont emprunté
prodigîeufement de mots grecs, outre ceux qui leur étoienc
communs avec ce ptuple, nous avons eu une occafîon très-natu-
relle de rendre compte d'une foule de mots grecs , donc l'origine
étoît abfolument inconnue, & qui deviennent autant de preu-
ves de la facilité avec laquelle nous conduifons nos Lecteurs à.
l'origine du Grec, de l'Oriental, des Langues du Nord, &c.
'■■'';Les rapports de la Langue Latine avec celles de l'Orient fonc
également fi fenfibles(5i tellement inconteftables, que nous nous
fommes lafles plus d'une fois d'en faire ufage, crainte de trop
empiéter fur nos Origines Orientales.
Ainfî, ct% Origines Latines deviennent des avances immenfês
pour quelque Langue qu'on veuille cultiver.
' Ajoutons que l'arrangemenî des mots par radicaux , réunit ct%
avantages inexprimables de conduire à des étymologies auflî
iîrapics que furesi de réduire au plus petit nombre poffible fa
maiTe effroyable ^ts mots ; d'apprendre aux hommes à les clalFer
eux-mêmes, fans être obligés de recourir fans cefTe aux Didjors^
PRÉLIMINAIRE. xiîj
naircs ; c'eft un fil qui Faic fordr aifeincnt d'un labyrinthe qui
fembloic inextricable.
A ces avantages fe joint encore celui de fixer , de la manière
k plus alîtu-ée , le Tens de chaque mot par leurs rapports plus ou
moins rapprochés du fens primitif ôc naturel, qui ("eul peut fervir
de guide pour découvrir le fens de toutes les idées figurées, allé-
goriques, raécaphyfiques donc fe font revêtus flicceflivement les
divers mots de chaque Langue , & fans la connoilTance def-
quels on ne peut que tomber dans diverfes erreurs , d'autanc
plus efîèntielles qu'elles feront plus ou moins liées aux plus grands
intérêts des hommes, & au bonheur des Sociétés &: des Gouver-
nemens. Nous ne finirions point fi nous voulions rapporter tout ce
qu'ont produit de maux, l'abus des mots & l'ignorance de leur
véritable fens : aucun Peuple, aucun Etat qui n'en ait été la vic-
time d'une manière ou d'une autre.
Nous avons donc cru rendre un fervice eflenriel aux Lettres
Se aux Sociétés en nous occupant de ces Origines y &: c efl avec
Ja plus vive fatisfaclion que nous apprenons qu'on employé déjà
avec fuccès cette Méthode pour i'inftruclion des Jeunes Gens :
qu'il en eft qui fe tirent d'affaire au moyen de cette doctrine fur
les mots radicaux £c fur leurs compofés, dodrine qui eft. celle de
la Nature, plutôt que la nôtres bi. cela doit être ainfi, puifque
Ja marche de laNaturc eft toujours fimple ôc vraie ; & qu'elle mec
en jeu,, non-feulemenc la mémoire , mais auffi l'imagination &
l'entendement j cnforte qu'au lieu d'apprendre un mot triftemenc
ou fans goût , on eft flatté d'en devenir en quelque forte le
créateur, par la manière donc on l'analyfe ôc dont on en devins
ie fens , plutôt qu'on ne l'apprend.
XIV
DISCOURS
Manière defcfervir de ce D iclionnaire.
Afin d'encrer dans refpric de ce Didionnaire, d'être au fait
de la marche qu'on y fait, il faut commencer par étudier ce que
nous avons die fur l'origine 5: la valeur àts terminaifons , (pag.
•CCCXVI 6-: fuîv. du Difc. Prélim. )
Il faut eniuice Te mettre au f-aic des prépoficions Initiales qui
entrent dans la formation des mots COMPOSÉS, ôc donc on trou-
vera le Tableau à la fin de ce Difcours.
Ces terminailons & ces prépoficions revenant dans chaque
mot, on ne fauroic en analyfer aucun, fans le fecours des une*
& des autres.
II faudra enfuite fe former une idée de la valeur de chaque
lettre , Se des principaux mots radicaux qui Tonc nés de chacune.
On aura alors une idée necce &: exa^cle des mocs de la Langue
Lacine Scde leurs fources, auxquelles on pourra dès-lors remonter
f refque toujours par foi même.
Pour y parvenir encore plus fûreme-nc , on devra fe former une
idée jufte de ce que nous avons dit dans l'Origine du Langage &
de f Ecriture , fur le changement àts voyelles les unes dans les
autres , pour former des mots compofés , & fur la manière donc
un fon ic fubftirue à un autre.
Cependant , pour la commodité de ceux qui ne feroîent pas
encore au fait de cette Méthode, nous avons fait fuivre nos Ori-
gines j de la Table des mots Latins, par ordre alphabétique, en
fupprimant à la véritéla plupart de ceux qui font compofés d'une
prépofition initiale 5 ainlî on cherchera ceux-ci, non par leur
première fyllabe, mais parla féconde. Pour trouver, par exem-
ple , dans nos Origines le mot Adhibeo , on cherchera dans la
Table la fyllabe /fz/', qui donnera le renvoi 2. fous la rachie Hab^O}
PRÉLIMINAIRE. -scv
f A fe changeant en I, fuivanc ce c]ue nous avons déjà obfervéi
Cette manière de chercher les mots Latins, n'eft pas \ la vérité
auffi commode , pour le moment, que la méthode ordinaire j
mais ce petit dclagrément fera bien racheté par la facilité qu'on
acquerra de faifir à la fois une prodigieufe quantité de mots,..
& par l'avantage de recourir beaucoup plus rarement aux Dic-
tionnaires.
Cette Table efl fuivie du Tableau àts mots radicaux diflribués
par voyelles ôc par touches, On peut le regarder comme la quin-
tefTence de la Langue Latine, comme un excellent moyen de fc
rendre raifo-n de fous les mots.
Ohjets du Volume fuivanf.
Nous nous propofions de donner immédiatement après ce
Volume les Origines Grecques Se enfuite les Origines Hébraïques,
traitées toutes deux de lamêiiie manière, & d'après les mêmes
principes ; mais la plupart de MM nos Soufcripceurs demandenc
Crève pour les Langues 5 qu'elles foienc entremêlées d'objets moin»
(ecs, plus riants , plus reati Fs aux cho(c.s qu'aux motSi
Notre huitième Volume n'aura danc point les Langues pour
objet : ce fera un Recueil de DilTertations ou de Recherches
abfo'ument neuves fur plufieurs objets importans & curieux : fur
l'origine antique du Blafon , fur celle des Monnoies, furie Bou-
clier d'Achille , fur le jeu des Tarots, fon objet intéreffant & fa.
haute antiquité \ un eCai d'Hilloire Orientale pour le ièptieme
^écle avant Jefus-ChriO:, qui contiendra des vues neuves fur les
connoilTances de ce tems-là , avec une Carte de notre façon : la
Galerie des fcpi Rois de Rome & leurs rapports avec k Gouver-
nement Romain & avec les connoiirances allégoriques des
Anciens, Nous mettrons A la tête une revue générale Se rapide.
A'u.i
'^LMv^
xvf DISCOURS
àzs Volumes que nous avons déjà donnés au Public , S: dz^ vérités
qui en réfulcenc d'une manière conftancej de même que des vues
générales fur l'écac primitif de l'homme , vues qui deviendront le
lien de ces grandes vérités, &; qui en feront une bafe inébran-
lable.
Evéncmens divers.
La fin de ce Volume a été marquée pour nous par àti événe-
mens d'un genre très-diiFérent, & qui coup-fur-coup ont excité-
toute notre (ênfibilité,
I. La mort a troublé dès le commencement de cette année
çlùj'> 1^ JliUA\â! lune Société chère a notre cœur, que nous avions contraclée
depuis dix-fept ans avec deux Amies , auxquelles je devois en
<jue!que forte mon exiftence au milieu des travaux, des peines
i^ des épreuves de toute efpéce , que j'ai eu à fubir dans cet efpace
de tems où j'ai été livré fans relâche aux objets du Monde Pri-
mitif. Un de ces rhumes qui ont fait tant de ravages cet hiver,
nous a enlevé prefque fubitement une des trois perfonnes qui
compofoient cette lociécé; quiprenoit le plus grand intérêt a cec
ouvrage & à fon fuccès * & quij,dans un tems où ma fîtuarion étroite
ëc bornée ne me permettoitpas de me livrer à tous les frais d'une
pareille entreprise, eut le courage & la généroiîté, elle qui pei-
.gnoic&qui deflinoic avec autant de grâce que de vérité, de fè
livrera la gravure, afin de m'aiderpar fes travaux dans un projet
auffi vafte , & dont elle fentoit toute l'importance. C'efl elle
qui a gravé les Monumens renfermés dans le premier & le qua-
trième Volume , & nombre d'autres , dont une partie encrera
-dans le huitième. La reconnoiifance , le (ouvenir de fes vertus,
de fes lumières 6c de fa confiante amitié , me feront fentir à
-jamais la perte que j'ai faite en MUe. L. .. Il n'elt aucun de ceux
qui
jfcjv i
PRÉLIMINAIRE. xvf;
qui prennent quelqu'intércc au Monde Priraitif Se à fon Auteur,
qui n'en aient été touches des qu'ils en ont été inftfuits: 6c que
devicndroient les Gens de Lettres livrés à de grands travaux,
cnfans pour eux-mêmes, s'ils ne trouvoient des perfonnes géné-
reufesqui prévinfTent leurs befoins &: diffipafleut les effets d'une
trop grande folitudc ! ^ /
II. Peu de jours après ce douloureux événement, I'Acâdémie ^ ^^'^ J^nlM^^t^
Françoise nous décerna le legs annuel de feu M. le Comte
de Vaihdk , dont elle avoit à difpofer pour la première fois.
Cet événement inattendu 6c infiniment précieux, excite toute •
notre reconnoiflance, 6c nous nous empreflons de la témoigner
publiquement, ainfi que pour la manière diflinguée dont ce choix
a été annoncé dans les papiers publics de la Nation.
Nous le regardons comme un encouragement des plus flat-
xeurs 6c des plus honorables pour la continuation de nos travaux.'
Ce fecours d'ailleurs ne pouvoit venir plus à propos pour con-
trebalancer les pertes auxquelles nous femmes expofés par U
guerre : Mars 6c les Mufes ne s'accordent guères.
III. Dans le même tcms, un Homme de Lettres ayant inféré
dans le Mercure une efpéce de critique de nos vues étymologi-
ques , comme fî elles fe réduifoient à ces étymologles arbitraires
de la première efpéce , dont nous parlions il y a un infiant 5 nous
avons eulafatisfaclion de voir deux Hommes deLettresenprendre
Ja défenfe, l'un dans le Journal de Paris, l'autre ààns \t Mercure:
ces Réponfes font fi intéreflantcs, 6c nous y avons été ({ fenfi-
b'es, que nous remercierions volontiers l'Auteur de la Critique de
les avoir occafionnées.
ÎV. Dans le même tems nous reçûmes de Cambridtre , en
Amérique, divers renfeignemens fur les Langues des Indiens, 6c <-
que nous devons à M. Stcphcn Se^'ALL , Prcfeiîèur en Langue M'' '^'^^ ^^dUL
Ortg. Lat.
xvii) ' DISCOURS
Orientale dans l'Univerfité de cette ville Américaine ; & à M»
', karvliti Gédéon Hawley , qui remplit avec fuccès, depuis vingt ans , !a
place de Miffionnaire chez les Indiens appelles CapeCod, Ce der-
nier a joint à Tes renfeigneraens un petit livre Indien Si Anglois,
imprimé à Boflon d'Amérique , ic qui eft un abrégé d'Inflrudion
Chrétienne pour les Enfans.
C'eft: une augmentation de richefles furies Langues de l'Amé-
rique, relativement auxquelles nous raflemblons le plus de voca*-
bulaires & d'objets de comparaifon qu'il nous eft poffible j ils
donneront lieu à une DilTertacion intéreflante , que nous ferons»
paroître le plutôt qu'il nous fera poffible 5 oc nous invirons inftam»-
mcnt tous ceux qui aiment les Sciences,Si qui auroient des Ouvra^
ges propres à augmenternosconnoilTancesen ce genre , de vouloir
bien nous les communiquer , afin que nous puiffions en profiter &
en faire jouir le Public qui fera de moitié dans notre reconnoiflance*
TABLEAU
ï?ff Pùpojîtlvu^ Latines & des Prèpofuions Grecques qui fervent à former en
Latin des mots composés en je mettant à la tite des mots radicaux.
1. Prépofitions Latines,
X, qui s'écrit auffi Ab , Abs , pour éviter l'hiatus , & qui fe prend toujours-
dans un fèns privatif.
'AD , prononcé aufïï & écrit A? , At, Al, &:c. [fuivam que le mot radical
commence par F, T, L, &c. Il défigne l'aftion d'ajouter, d'apporter .*-
c'eft l'inverfe d'A.
'Ante , qui défigne l'antérïoriré , l'adion de précéder.
CiRc<», CiKcum, mots formes de Cer, Cm, cercle, révolution, & qa^
défignent la propriété d'être autour.
GuM , qui s'écrie auffi Co , Col, Cor, Con , Com, Comb, pour cviteSv'
l'hiatus , & qui défigne la réunion , la qualité d'être avec.
De , qui défigne l'aûion d'ôter , de féparer.
Di , Dis , qui défgnent l'oppofc , l'exccs.
£ , Ex ^ qui défignent l'adiou de forcir, de aiettrç hots^
P R Ê L I M I N A I R E. xH
ExTKA \ qui dcfignant les mêmes idées , y ajoute celle d'être hors des
règles ordinaires , d'être au-delTus du connu , &c.
In, devenu également Im, Il , Ir, Sec. devant les mots qui commencent
par M , P, L, R , &:c. Cette initiale réunit trois fens ditîèrens , fulvans
qu'elle appartient à trois radicaux dilîcrens.
L'un venant de Im, grand, vafte, défigne l'exiftence étendue.
L'autre venu de Ain , non, défigne la non-exiftence.
Le troifienie venu de En , d^ns , marque la qualité d'cxifter dans, en, &c.'
Inter, Intra, Intro, déiîgnent la propriété d'exifter entre, ou dans
l'intérieur.
Ob , devenu Oc , Of , Op, devant les mots qui commencent par C , F , P ,
&c. défigne l'aciion de mettre devant , en face , en devant , fur la
fuperficie.
Per, défigne conftnmment la perfeélion , la plénitude, l'adion d'aller-'
auffi loin qu'il foit pofTible.
Pr^ , Cq rapporte à l'idée de premier , de chef, de cîme , d'extrémité.
Pr.^T£r, la qualité d'aller au-delà, outre.
pRo , devenu Prod devant une voyelle , défigne l'aâion d'être en avancV.
de s'étendre au loin ; comme cette prépofition s'écrivoit & fe pronon--
çoic primitivement PoR,cetre orthographe s'eft conlêrvée dans quelques
mots Latins ; PoR-Rii5«;re , par exemple-
PROPTER , à caufe , en faveur.
Re, devenu Red devant les voyelles, marque la réitération d'aélion , de
fituation ; 2°. l'aciion de fe porter contre, l'idée de fens contraire, ce
qui eft une efpéce de réitération , comme dans Rn-PELLere , repoufler ,
mot-à-mot , l'aélion de poulTer en fens contraire.
Rî-VEL^re , révéler : mot-à-mot , porter le voile en fens contraire ; 2". la
longue durée d'une manière d'être , parce qu'elle en efl: comme une réi-
tération confiante.
Retrô, (jamais abrégé en Re, comme l'ont cru quelques Savans , ) \ï
défigne l'aâiion de porter en arrière.
Se, défigne l'action de porter à l'écart, de fcparer,
SiN pour Sine , & qui défigne la propriété d'exifter fans telle qualité..
Sw-CiK-us , mot-à-mot , le miel qui efl: fans cire.
SuB défigne la qualité d'être fous, au-deflbus; 2°. une nuance au-^clToiJâi
.un peu , prefque ; il devient Suc ^ 5vr devant Ç Se R,
XX DISCOURS^
SuBTER, la qualité d'être ou d'agir par-defTous.
Super , la qualité d'ctre deflîis, par-defliis, au-de(ïùs \ i". par conféqueat
Te xccs , l'au-delà , le refte.
Sus , l'idée de haut , en haut , de bas en haut.
Tra , en travers.
Trans, r.ude!à ; i°. de l'autre coté.
MuLTK/w , beaucoup.
Ne ; non , ne pas.
Omn/'j y rour.
Sat/j , aflTez , fuffifàmment.
Semi , moitié , demi.
Semper 5 toujours.
Ve , privation , négation.
Adverbes Latins employés comme initiales^
-Bene , bien.
Bijdeux, Bi-Vi'js jTri, trois ; DEcem,
dix, bec.
E ajouté pour augmenter l'intenfité du
mot: de Sem , figne, on fît Exem-
vlum , modèle.
Aï A , grand.
Mâle , mal.
Prépojitions initiales Grecques , tranfportées en Latin,
Amphi , autour. Latuis.
An A , au-^deflus , dereche£
Amti , pour , au lieu.
Apo , loin , hors , \" Ab des Latins.
Arkhi , à la tcte.
Cata , en bas , au-defTous , vers,
'DiA j par.
Epi , fur.
HoLO , tout.
Homoe , la fimultanéité, l'identité^
Hyper, fur, le fuper des Latins.
Hypo , fous , le fué> des Latins.
Meta , avec , entre.
Para , par-dciïus , outre.
Péri , autour.
Hemi, moitié, demi, le Scmi deslSvN, avec.
fin du DiJcQurs Préliminaire,
DICTIONNJIRE
7n
DELA LANGUE LAT.
7y4
MOTS LATINS-CELTES,
ou DÉRIVÉS DE LA LANGUE CELTIQ^UE,
JL A Lettre G , fepticme de l'Alpha-
bet Latin & du nôtre , croit la
troificinc dans l'Alphabet Grec &
dans l'Oriental. Elle s'ccrivoit C
dans l'Alphabet primitif des La-
tins , comme nous l'avons prouve
da^is notre Difcours Préliminaire ,
pag. cclxviij : alors C croit la foible
de K. Bien-tôt il acquit lui-même
toute la valeur de K : alors il fallut
un autre caradcre pour fâ pronon-
ciation foible , ce qui fit inventer
la Lettre G Latine , qui dcbu(^
quée par le C , & réduite à cher-
cher une autre place , alla dépo{^
féder de la fienne la Lettre Z qui
ctoit la feptiéme, & qui devint la
dernière.
Comme la Lettre G fc pronon-
ce de la gorge , elle devint natu-
rellement le fignc des idées relati-
ves à la gorge , au gofier , aux fons
gutturaux , &c. C'efl: ici une gran-
de fource des mots en G.
Qu'on ajoute à cela une foule
de mots en L & en R qu'on a fait
précéder de la Lettre G; grand nom-
I bre d'onomatopées ; & quelques
mots où G a pris la place de î'af-
Orig, Latt
piration , & on connoîtra l'Ety-
mologie de la plupart des mots
Latins en G.
Onomatopées.
I.
G A L L I A.
ALLIA, les Gaules , cft le
nom primitif du Pays qu'on ap-
pelle auiourd'hui F Pv a n c e. G a l-
I.US étoit le nom de celui qui en
étoit habitant. On s'cft donné
beaucoup de peine pour en dé-
mêler l'origine : les ans l'ont tiré
de Gallwj, coq ; d'autres de Gal ,
qui en Grec fignifie lait , blanc ,
&c. Tous fe font trompés ; aucun
n'a vu qu'ici la Lettre G n'ctoic
point la Lettre radicale; qu'elle
avoit pris la place de W , comme
dans un fi grand nombre de mots
François > ( voy. Orig. Franc, col,
^^^& juiv.)\ qu'on difoit dans
l'origine Wallm , Wallkj , nom
qui llibfifte encore dans , celui de
WALLonj , Habitans de la Flan-
dres, qui conlèrvcnt ainfi l'ancien
nom des Gaulois ; & dans celui de
Walu* , que nous prononçons
Bbb
?;;
DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG.
7;<r
Caucs , Province d'Angleterre.,
qui conferve cgalcmenc ainfi cet
ancien nojn primitif de- nos Con-
trées.
Ce Ivroni-efl: une vraie Onoma-
topée, venant de Wal , ou al,
nom primitif des flots , ôc par con-
féquent de toute côte , de tout ri-
vage , de tout Peuple maritime.
Aufll ce nom devint il celui de
toutes les côtes d'Europe , depuis
Fembouchure de l'Elbe en Alle-
magne juiqu'à celle du Douro en
Efpagne : ici, on trouve encore
ce nom fubriftant dans celui de
CAiice : là, vous en voyez les tef-
tes dans la V/eft-PuAi/e , ou la
Phalie Occidentale , par rapport à
une autre Contrée plus voilme de
l'Elbe , appellée Vnxiie Orientale :
nom qui n'étoit qu'une altération
du n.ênie Wall dont nous parlons.
Ne (oyons pas étonnés que
toutes ces Contrées ayent pris leur
nom de leur voifinage de la mer ,
parce que les premiers Habitans
de l'Europe s'établirent le long des
grands fleuves 5c des Mers: on ne
s'enfonça dans l'intérieur des terres
que fucceffivement , à mefure que
l'exigeoient les befoins ou une trop
grande population.
Gn^Al fignifie ercore auiourd.
îlot, rivage dans les Dia'.eéles Cel-
tiques: il a formé le nom duWAHL,
" «n des bras du Rhin : i' eft deve-
nu celui d'une ville de Suills, de
Wahl-Stadt , firuée fur un lac du
iy\cme nom ,mot-à-mct , ville des
eaax.
En Valdois , Gaule , fignifie
encore un flot : Gaxjlé , Gaulée,
celui , celle qui ayant marché dans
des chemins pleins d'eau & de
boue , n'a pas fu en garantir £ès
habits , & en cft encore tout
mouillé , tout bouc , & crotté.
Il n'eft pas- apparent que ce
foienc les Romsins- qui' ayent chan-
gé le nom deWÀLL/tî en GAxiia:
ce leront les Gaulois eux-mêmes :
car c'eft-de ces- derniers- que nous
tenons l'ufage <\e changer- en! G
rant de mots prononces primitive-
ment enW. De-là:
Gallkj, *, Gaulois, François.
Galùcus ■) a 1 um ; G/^ilicanus , a , um ,
de Gaule, de France.
Giii-licé, à la Gauloik- . à 1\ Françoife.
GAtliae ■, arum, galoches, chauilure dc5
Gaulois.
GaiUcus , i , Nord-Nord-Ell.
II.
G A L Lus , Coq.
Galik^î, i , Coq ; en Celte & en Lan-
guedocien un Gal ; c'efl: linii-
tation de Ton cri.
GfiLiina , a , poule ; i°. cygne , conflel-j
lation.
GAi-i-inula, ^ , poulette, poularde.
Gt^ixinateuSia , utn ■, GM-Linarius; a,um,
. de poule. ■ '
G^LLinjceuî , ei , F^tit coq jeune coq.
GÀLLinarius i n , Poulailler, Marchafid
de Yoiailk.
vr?
DELA LANGUE LAT.
GALÙnarïum, /i , .poulailler , où Ce ju-
chent les poule?.
GALti-cmiim , if, le chant du coj : de
Can, chant.
GiLLi-Pugnariuin , 'i , combat de coqs.
t. GaliuIo ,'-iirf; G&LLubfco ,-ere , muer
de voix, entrer en âge de puberté.
}. PAVo-<jALLtfj , i , Coq-d'Inde.
III.
GA N , cri du Renard.
GANniw, ire, glapir comme le renard ;
2.°, gronder ; j". piailler.
£n Brec. Ganeil , claquer de mou-
lin.
GAN/îftw, ùs , cri, glapiffement des re-
nards ; 1°. cri d'un chien qui carefle ;
5°. plainte , gémiiTement ; 40. injure ,
calomnie.
Ob-Gan/jjo ,-ire; Oc-GAmio ,-ire 1 gla-
pir , crier comme un renard, corner aux
oreilles.
IV.
"G A U , cri de joie. <
Gau , 1 joie, plaifir, Cr. Gè-
, "»5
Gkvdliim , iif 5 THEO, fè réjouir, rire.
GAvDimonium , H , réjouiflànce.
GAVDÏoIum , i, gaieté.
GAuDzaiir , e , divertiiïant.
GwDibundus , a, um, tranfporté de joie.
Gaxjdi-Loquus, a,um,de belle humeur,
réjouiiïant.
Gaudeo , es , gavifus fum , dere , être
joyeux , fe réjouir.
Composes.
Cos-GAvoeoy-ere , fe réjouir enfem-
ble.
PrR-GAi'DfOj-ers , fe réjouir fort.
Soper-Gaudîo , -ère t fe réjouit avec
excès.
V..
7^
gcmiiïe-
G E-Kf j ^ crî ""aè' 'douleur ,
menr.
GEMO,»«rf--, "i gémir, fe plaindre,
GhMisco,-6rif,^ déplorer ^ regretter ,
geindre,
GEuitus, f;;- , gémifTcmcnt.
GkmuIus , a , um; GïKtebund'us,, a, um,
foupirant.
GEMonidei , um ; GzNites , (t , pierre
prétieufc , qui foula/^cait, dit-on , les
femmes en travail d'enfant.
GEMon'iï ^cal(z ; Gïuoinï gradus , les
degrés des foupirs , l'efcalitr des gémif-
femens, place dans Rome d'oi'i l'on ptjé-
cipitoit dans le Tibre les criminels.
GEMwr/i , is , cors au pied , fort doulou-
reux , qui fait gémir.
Composés.
Ao-Cf-Mo-ere , plaindre quelqu'un^
gémir avec lui.
Ag-Gemo ',-tre , gémîr auprès de quel-j
qu'un.
CiRCUM-G£Mo,-ere., gémir autour.
Con-Gemo ,~ere ; Con-GEMifco ,-ere ,
s'afflgeravec quelqu'un; z°. craquer,
In-Gemo ,-ere ; ,lN-GE>ii/ro,,-_/cere , fc
plaindre , déplorer.
IIe-Gemo ,-ere , re^tentir de gémiflemens.
y I.
GIN; GL, .çrîs d'pw, de
Poule, &c.
I
Giticrina , a f flûte qui fervoît aux
cérémonies funèbres.
En Gr. Giggras, flûre aux fons lu-
gubres; mot qu'on prononce G1N2
GRAS,
B bbjj
\
DICTIONNAIRE ETYMOLOG; 160
1i9
Gjvorinator , is , celui qui jouoit de la
flûte dans les cérémonies funèbres.
1.
GiN-^no,fre, crier commet ^^^ ^^^^
une oie. ? .
^ , • j. ^ tiennent a
Gn^^rarw, ils, cr. dune ^ GAi.s,oie.
GtAciio,-arej crier comme les Oies
ou les Grues.
GiAucito ,-are , abboyer,
Gloc'w ,-ire ; Gtocito ,-are > glouITer ,
crier comme les poules.
Giocitario , onis , glouiïèment des poules,
Gï.octoroj-are, } crier comme lesCi-
Cioitoro,-areA cognes,
VII.
G R , cris de dirers animaux.
GracuIus , / , Choucas , ainfi appel-
lé de fou cri i x p. Geai ; } •". for-
te de poilTon.
GRAc;fo,-are ; Graccj.o , 'sre , crier
comme les oies.
Graci/Zd , -are , caqueter comme une
poule.
l."
CRocc/tf,-iV< , crier comme les Cor-
beaux , croafTer.
}•
Grund/Oj-iV^, î grogner comme un
Gru N«/o, Jr/, 3 pourceau. En Gr.
Grvzo , gronder , grogner :
G/Ji/iirZc , grogner.
GRi'Nniruj , ùs f grognement , en Gr.
Grullé.
Gruj, /\Grue,ainfi nommée à caufe
de fon cri.
Gru» ,-iTe , crier comme les graes.
5-
Gryl/kj , j, grillon , infeûe. En AU.
Grilli.
GKiUo-arc , crier comme les grillons.
6.
GvKKio i-ire , faire le Roffignol ,
chanter comme lui.
G, Gofier.
De^ G défignant la gorge , le gofier,
les fons gutturaux , le formèrent
une multitude de mots relatifs à
ces diverfes idées.
I.
G A R , babiller.
Gar, mot primitif foible de Car,'
Cra , crier , défigna les idées re-
latives à la parole.
En Grec Dorien , GARyo ; en Grec
Attique GÈRyo, parier, rcfonner.
GAKys & Gi?.ys f parole.
El) Gall. Gair, > -
En Bafq. Guer , V '
En Irl. Gair , cri, huée , bruir,
GAiR/n , apel , nom, Sec,
De-la ces mots Latins :
1. GARHo.-jre, dégoiler , gazouiller:
1°. caqueter , babiller ; 3*. plai-
fânttr, railler.
G\Kntide,-ire , ne faire que jafer.
GARrifuj,ii.f ; GARritudo , inis y babil,
ramage des cilcaux.
iiSi
DE LA LAN
Gp:B.rul'itas, atis , caquet, bavardage,
Of.Rrulut, a, um , babillard , difcourcur.
G^Rrulofus , a,um, grand caufeur.
1. lNT£R-GAR.n"o,-/>;,babiller enfem-
ble.
Ob-Gaktïo , ire , gazouiller, ramager.
3 . CERrte, arum , mots en l'air , ba-
gatelles , fottifes , fornettes.
Graro , onis , badin , difeur de riens.
CoN GrRro , onis , camarade de jeu ;
1", homme , femme de compagnie.
II.
G U L , bouche.
D.* G, gofier,fe forma le Celte Gul,
GuEAL, en Bas-Br. Gueaul, en
Irl. Gvil> , bouche , gueule. De-là
cette famille Latine.
Guia , a , gofier , gorge ; 2^. gour-
mandilc , intempérance.
Gi'LO, onis , goulu , gourmand.
('vLofus,a, um, de la gounnandife ; i".
goulu , vorace.
GvL^fé , avidement , goulûment.
GvlLocce , arumt écales de noix.
Gu Mas }<e) }
GuMM,«,lS°"''"*"'^'Blouton.
m.
G u T T , Gorge.
Cvztur, is ; i ^, Gofier , gorge ; 2°.
tuyau d'un foufïlet par où le vent
palTe.
GvTturefus , a , um , qui a un grand
goiîer; i». qui a la gorge enflée.
GvituTaHs , e, qui prononce du gofier,
IV.
G U R G , Gouffre , 6ce.
Du primitif GuR , gorge, en Celte
GUE LAT. G 762
GoRG , GoRCH - Fan AU , gofier ^
gorge , fe forma cette fan.iUc.
GvKces, itis , abîme, gouffre.
GvRGuJlium, U; GvKcuJliohim , U , gar-
gotte , cabaret borgne ; 2», cabanne ,
mailonnette.
Composes.
Ex-GvRci:o,-are , regorger.
Ex-GvRoitatio , onis, regorgement.
E-GuRGiw, -are, jettcr dehors, prodi.
guer.
In-GuRcffo t-are , faire excès de boire Se
de manger.
ln-GvRoitam, on's , goinfrerie, exaès
de nourriture &(. de boifîbn.
V.
GUST, goûr.
De G , bouche , fc formèrent :
Le Celte Gwews, lèvre.
Le Grec Civâ , goûter ; au fut.
Geuso , mots oïl G fe pronon-
ce Gue.
De-là cette famille Latine.
GusT«j,«j,lefens dugoijt, le goût,
1^ L'aftion de goûter.
5 0. Entrée de table.
49. Difcernemcnt, fentimcnt.
Gvsrulus, 1, petite entrée de table ; i».
œufs , par lefquels les anciens commcn-
çoient leurs repas.
GvSTo ,-are, tâter , eflayer pour le goût j
1". prendre fon repas , manger,
Gvsratus , ûs , le goûr.
GvSTarium, ii, goûter , collation; %*.
bâtiment de mer.
Gi'STfltio, onis, entre'e de table ; premier
fervice.
GvSTjtorium, ii ,neu cù l'on faifoit la
collation; 1", vdfc cù l'en buyoit.
7(?j DICTIONNAIR
Composés.
D£-GvsTo,-are , goûter , tâter; i^.
éprouver , ne dire qu'un mot d'une
chofe.
"DE-GvsTatio , onis y eiïai , l'adion de
goûter.
In-Gusto ,-ar« , faire goûter.
în-GusTatus , a , um , qu'on n'a point
encore goiité.
iN-GvSTabiUs ,e , dont on ne peut goûter.
Pr^-Gusto ,-ure , i°. goûter le premier ;
1°. faire l'efîai.
Pp.iE-GuSTafor, ij,qui goûte le premier.
Re Gusto y-are , goûter une féconde fois.
RE-Gt-STafio , onU , l'aftion de goûter
une féconde fois.
Binôme Grec.
OEno-GEUSTf.f , is , Tonnelier : d'oi-
nos , vin, & de Geuô , goûter.
G A B , fort, élevé.
De Gab , fort, élevé , mot primitif,
fe formèrent les familles lui vantes^
I.
I . Ga'buIus, i, potence, gibet ; de Gab,
élevé.
i. GxBata . 9 , jatte, faladier ; z".
lieu haut & pavé.
5 . Eti-Ci^ata , orum , petites figures
creufes mifes dans des vafes pleins
d'eau, où elles fe meuvent.
^. GABulium, a. Aromate d'Aiabie,
qui doit fou nom à fon odeur for-
te & pénétrante.
II.
Cisha, «; GiBi>us , i , boffe. Du pri-
mitif Gab, élevé , en Hcbr, UA »
E ÉrYx-^^OLOG. 7^t
Gai> , bolTe , dos , éminence.
Giuter , B. y um , 1
GibIus, a, umy f boflu, convexe»
Gizbofus , a, um , ? voûté.
Gisherofus , a , um y \
III.
GuBERNO,-rtre , gouverner , terme de
marine , tenir le gouvernail ; i".
adminiftrer , conduire , avoir le
gouvernement.
Grec GuBERNo. Hebr. "^35 » G^b^r ,
avoir la force , la puilTImcc.
GvTiernaculum , i, timon, gouvernail;
1°. gouvernement , conduite.
Gv^erna'ioy onis; GvBernium , ii , gou-
vernement , conduite d'un navire , le
travail du Timonier ; i°. adminiftration.
GvBernaror, is , pilote , timonier; î°.
Gouverneur: qui ert chargé de la con-
duite : qui eft commis à l'adminiftra-
tion. GvBsrnaniXyisyCCilc qui gouveri
ne . Gouvernante,
AD-GvBerno y -are y gouverner, admi-
niftrer.
G iESum,
Pique , Javelot y
GJBsum , i , étoit le nom de la lance ,
de la pique ou du javelot Gau-
lois.
Les Grecs en firent le mot Gauos.
En Bafq. Gesî , dard.
Il fut formé du Celte G as , ra-
meau , branche , mot q[ui fubfifte
encore en Irlandois.
GAL,
rond.
G A'. , défigna dans la Langue primiti-
7<î5'- D E L A L A N
vc les objets ronds & durs, coin-
me la tête, les cailloux , iScc. De-lÀ
nenibre de mots en Gal , Gla ,
5cc.
En Or. h^l & dS: , G ail, Gu/m,
rouler ,
Gal-gal , fplicre.
GiiLLoTh, boule; de-là
I.
Ces familles Greco-Latines.
I. CoNGYLt.î , /j , rave ronde , en
Grec GoGGYLis , qui je prononce,
GoNGYLii. GOGGYLOJ- , rouJ.
1. Ana-Gali/j, idis , mouron: fon
fruit eft rond comme une noi-
fette.
1. G ALLA , <e, noix de Galle.
4. Gangujo«, a y i loupe , tumeur.
ChHchon , ii , 3 Gr. Gagglion,
qui' je prononce Ganglion.
j. Gauluj, i , fiùte , pinque ; i.°.
gondole -, }'. talTe. Gr. Gaulos; de
ÎOr. '^i , Gal , rond.
II.
I^Glans , </fj; 1 ''. Gland j 1**. boil-
le de plomb.
GLAî.'ia/d , <E , petite glande.
QL.-ji'^îrJw, a , um , où il y a beaucoup
de giand.
Cji.L-^iulofus, a , um , plein de glandes.
QL/iAclium', a ; GLANdioTiica , x , glande ;
. iP; laâguier . gorge de cochon falé.
Gl-,'<M! ;/fr , a y um , qiji porte du gland.
2 . Glan«j , j , ^ forte de poilTon qui
GtANij , cfij,j avale l'amorce fans
fe prendre.
GUE LA T. GAL ^66
III.
CtoBus ,1, "i 1 o. boule , globe , pc-
GLoBK/rt, i,\ loton j 1°. multitude ,
foule aflTemblée.
GlobuIus , i , petite boule ; i". petic
bignet.
Gi-OEor i-.iri , s'arrondir, fe mettre par
pelotons.
Gi-osoftras i is , rondeur.
GLcscfits, a , um , rond , formé en rond.
C O M V o s û s.
CiKcu;ji-Gioho ,- are , amalTer en
rond , autour.
Con-Gloeo ,-are , affémbler en rond ,
arrondir.
Coh-Globs^'o, onis , peloton, monceau,
CcN GLOB.irÎOT, en foule , en un tas.
IV.
GtOMer ,
G\.ouus .
GlomuIus , i.i CLoMÏcellus , i , petit
peloton.
GtcMero y-are t amaficr en rond; i",
mettre en peloton,-
Glcm iratio , oriis , entrelacement; x?»
allure d'un cheval qui va l'amble.
Gi-aMeramen , inis , amas , tas.
GLCMerarius , a , um , qui dévide en
pelorons.
GLOMsra:lm , en pelotes.
GhOMerofus , a , um , ramafTé en rond,
GhoM-rabilis , e , qu'on peut mettre en
pelotons.
Composes.
Ac-GioMero ,-are,rou\eT tout autour ,'
dévider; i°. attrouper, aiTembler,
Ccti-GLOMsTO ,-are, dévider en pelotons ,
aflemblcr en un lieu; 2", mêler, faire
une pâte.
> pelote , pelo
oton.
^6-7 DICTIONNAIR
In-GtoMiro ,-flre,cnta(rer, accumuler.
V.
GLEBd,û!,motte de terre en forme
de boule.
GiEBuZd , œ , petite motte.
GiEBq/ùj ,(i,um; Glebu/^i'"^ ,«,««,
plein de mottes , qui eft en malTc.
GLEBu/ir, e , de motte de terre.
GLEBariux, ii. Laboureur, qui rompt les
mottes de terre.
VI.
Gi.ARf«, <B, gravier, fable. Gr, KAtA.-
Ron, i/ani Hesych. De Cal, Gal,
Gla , pierre , caillou.
GLARfo/a, ai , menu gravier.
Gi.AB.eo/uJ , a , um , couvert de fable.
GAL,
Jaune , vcrdârre.
Du primitif Haï-, foleil, couleur du
folcil , fe formèrent ;
Le Cek. Gal , Gel , jaune.
Le Theut. Gahl , Gall , Gelb ,
jaune > verd pâle.
Galle , bile, fiel , à couleur
jaunâtre.
De-là cette famille :
i.GA\.ba,<z, ver c^ui natt dans le
clicne verd.
i. GKi.hulus, i, noix de Cyprès,
}. GALBaram, i, gomme ou liqueur
odoi-iférante , tirée d'une plante de
Syrie ; en Héb. HisSn , chelbeni,
Galbanon.
4. GKfs.inatui , a , t'm,7 babillé d'un
Cx\.^cin(itus ,a,uin, i '^vêtement
E ÊTYMOLOG. 7^^
verd pâle i 1'. frotté de gal-
banum.
GhiBaneus ,a,um, ^ verd pile ; i'.'
GAiBm«ux , a , i/m , S efféminé , mou ;
Gaibwux, a, u/n, 3 j9. de galbanum,
V , S Loriot, oifeau.
GA.tgulus , l J 3
GAL, GEL, GL,
Eclatant , agréable.
Gal, prononcé également Gel & Gl ,
cft un primitif qui défigna tout ce
qui eft éclatant , agrcible.
Les couleurs.
Le blanc éclatant.
La gloire.
La beauté.
La joie.
De- la diverfes familles :
En Mogol , Galc , blanc.
En Irl. Geal , blanc , net , pur , &
toute fa famille. De-là ,
I.
GLAS,
Verd , Bleu.
Du Celt. Glas; i«.nomde couleur;
2 0. nom de la gucfde ou paftel ,
fe formèrent :
I. Glastkot , i , paftel , guefde : plan-
te dont les anciens Gaulois , les
Bretons en particulier, fe fervoient
pour fe peindre Iç corps.
1. GLAUcttj,<i, um, verdâtre , verd
de mer ; Gr. Clavthos , bleu ,
azuré.
Gi-Avcinus , fl , um, verd clair.
Gi-Aucon2fl,œiGiAuco3«a,"J>nialadie
de
169
DE LA LANGUE LAT. GAL
770
de l'œil , qui devient vcrd , ou voit tout
verd,
if. GLAucjw/72,ii,(orte d'oifcau; plan-
te.
5. Gl Avcioius y i , cheval qui a l'œil
vairon.
6. Glaux , Grec & Lac. Chouette
aux yeux bleus ; 1°. monnoic avec
l'empreinte d'une Chouette ; 3°.
erpéce de danfe.
7. Tri-GlA y {B , J mulet, poiflon ; lO.
T&i-GLida, a, f pierre précieufe ;
Tai-GLiTex, œ , C enGrec, Trigla ,
Tfi.i-GiiTij, idis ,J Triglis; de Tris,
trois , & Cela.
II.
'i, GAteoSf lis , Lamproie ; i°. Her-
mine ■■, Gr. Galeos.
a, Gxï.eotis, te, e(péce de Lézard en-
nemi du Serpent ; Gr. GaleÔtÊs ;
il doit fon nom à /es caches brillan-
ces.
GAi.for<,d/-KOT, interprètes de pro-
diges.
j . CAiena , œ, mine de plomb.
II L
Giis, iris, loir, marmotte. On a don-
né une multitude d'Ecymologies
de ce nom : je n'en (âurois adop-
ter aucune. J'y vois le mot Celti-
que Glwys j agréable, charmant,
blanc; i°.gras.
GLiRarium , H , Heu où l'on nourrît des
loirs , trou de loirs,
VEK-Gtisco-ere , devenir gras ; de |
Orig. Lot,
Glis , blanc , éclatant.
IV.
Glos , oris , Iceur du mari , belle-
(œur de la femme ; i°. forte de
fleur. Gr. Galoos de CalÔs , Héb.
r\;3 , Cale , bru -, de Gal , beau j,
charmant.
V. GAL, laïc : blanc comme du
laie.
i.GA-Lucîisj tiiis , cichymale , Gr^
Galakiis ; de Gal , lait, parce
que cetce plance abonde en fuc
laiteux.
1. GALaHiies , a, pierre d'un blanc
laiteux.
CAta&o-Poia, X , qui boit du lait.
?. Ga-laïcus , ci , pierre précieufe.
4. Oxy-Gal<z , <z \-aclis : n. froma-
ge fait avec des plantes forces &c
aromatiques & du lait : de Gal ^
laie & Oxys , aigre, fore,
Gall^z, ce, mauvaife boiflbn , lait
affbibli.
VL GAL, Doux.
Prononcé Gleu , Glu , Gly ,
famille Grecque.
1 . GLVCY-Merides , um ; huicres , du
Grec Glukys, doux,& de Meris,
morceau , bouchée : fragmenc.
2. GLYCY-_y?,i/e, ej , pivoine ; du Grec
Sidê , nom des fruits ronds & jau-
nes , comme la grenade.
3. GLYCY'rrhi^a , a , i réglilTe, raci-
CLYCY-rrkiion,i , 5 ne douce &
Ccc
771
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 772
fucrce : du Grec Rhiza , ra-
cine.
GLYcy-rrhi^hes , œ , tifanne à la régUfTc ,
vin à la régliiïe.
4. Giivcirium okum , huile vierge ;
du Cr. Gleukos , doux.
VII. GEL,
Joyeux, conteiKjferein comme un
beau Jour.
'l. Ghta/înius , / , jovial, plaifânt , Gr.
Gelasimos ; di Gei<:J, rire : Or.
^1J , C7«/, fauter de joie; Oli.
Gal,
Gitajlnus , ; , fofTettc qui parolt à la joue
quand on rit,
A-Griafîi..':, i , qui ne rit iamais ; àe A ,
privatif Grec , qui lignifie non.
t. Gi wkyrus, a , um, joyeux . gail-
lard, galaiid ; en Gr, Glaphyros.
VIII. GLOR,
Ecuu , rayons , gloire.
Glor/4, te f renommée , réputation ,
çloiie.
Glorz^', arum, vanité , defîr de paraître.
GLOR.io/a , a , petite , légère gloire.
GioRfor.-jri , fe glorifier, tirer gloire.
GtoRÏafor , ii ; GioRiabundas , a , um ,
qui eft glorieux, qui fe vante.
GhCRiatio, oni.^ , l'aâion :1e fe glorifier,
parade , vanité.
GhORiofu.r , a , l'm , couvert de gloire .
glorieux ; i°. fuperbe , plein d'oflenta-
tion , fier , vain.
GtoRiosê , avec gloire , gloricufcmeni. ;
ao. fuperbemcn , fitrcmcnt.
GLORi-Fico,-(jre ; faire honneur, rendre
gloifÊ.
Composés.
Con-GioKi-Ficor ^-ari , être glorifié
enfcmble.
I.^-GLGRiiij, a,um, qui eft fans gloire.
iN-GtoRfo/ui , a , um, déshonorable.
G A M.
I, CAuma, a , borne d'un cliamp
marquée de la lettre G , appellce
en Grec Gamma.
1. Di-Gamwa , lis., la lettre F qui ref-
femble à un doubb Gamma.
j.Gamoto/W^j 5 is , indrument de
Chirurgie pour nettoyer les plaies,
en forme de Gamma,ou de G grec.
G A M ,
Jambe.
Du Celte CA?j,GAM,courbe, en arc,
fe firma la famille Celtique (ui-
vante , adoptée parles Latins , &c
employée par Vegece.
Gamb^ , ce , jambe , fur-tout d'un ani-
mal.
Gambo/uj , a , um , qui a de grofTes
jambes.
Si'b-Gambj, (^ , le boulet d'un clieral,
G A M , G E M ,
Enfemble.
Du primitif Ham , Am, enfemble ,'
urion , fe formèrent nombre de
mots en Gam qui ofirent les mê-
mes idées.
Er. Or. 2:, , Gam . auffi , plus : Con-
jonction.
nîSn > Ckamé j beau-pere.
77? DELALANG
En Gr. i". GAunros, beau-pere;
pour GAueros.
Gamos , Epoux.
1 °. Gemo , être plein , être
chargé.
Gemos , plénitude.
En Ali. Ganz , tout. Delà cette fa-
mille Grèce- Latine.
I.
Gamos, i, mariage : mot Grec.
GkmostoIus , i , Traiteur qui fait des
noces.
A-Gamuj, i, qui vit fans femme,
Bi-Gam/.z , <E , état d'un homme qui
a épouié deux femmes.
Bi-Gamus , a , um , qui a deux femmes ,
bigame.
Di-Gamut , f , hcmme qui a eu fîiccefTi-
vement deux femmes,
Poly-Gam/'^ , te , l'ufàge d'avoir plu-
fieurs femmes : du Grec Po/y ,
beaucoup.
Poly-Gamwj- , i , qui a plufieurs
femmes.
II.
GiMirtus , a,um j double , deux ; i ^ .
jumeau 53''. égal , femblable.
GsMellus , a, wn,qui efl par couple ,
par paire.
GEMJni, orum , les Gémeaux , conflella-
tion ; i€>. enfans jumeaux.
GemiVio ,-are , doubler, réitérer ; i».
apparier.
GEMinado , onîs , redoublement, redite,
Gtninadm , deux-à-deux.
GiMinitudo , iris, refTemblance.
GEMe//ar, ïs , qui tient double mefure.
GEMelli-Pir.i , œ, qui accouche de deux
cr.fans à la fou.
UE LAT. GAL
774
Co
M P O s E s.
Con-Gem/ro, -are , apparier, Joindre
deux à deux ; lO, doubler , redou-
bler; j°. devenir double.
Coii-GEM!nario,onis, i°, accouplement;
2°. redoublement ; 3°. cnibranement.
In GemîV/o ,-are, doubler , réitérer ; z*.
augmenter du double ; 3°. fe renforcer ,
s'augmenter.
Binômes,
T^K-GEuinus , a , um , triple, très-
grand; de ter , trois.
TpR-GEMinz, œ , la triple Hécate.
TRi-GEMi'/îa, a, porte de iaint Paul à
Ko me.
Tai-GEMiVif, a, a, trois jumeaux,
T^i-GLuinus , a , um , redoublé trois
fois.
Cîiirum-GEMinus , a , um , cent fois re-
doublé.
G A R, H A R ,
Elevé.
Du primitif Har , Gar , élevé , qui
a fourni des mots à nombre de
Langues , fe formèrent ,
Le Ba(q. Garai, fur.
L'Irl. Gart , tête.
L'Arab. Gard , colline ; d'où les
Monts GoR.Diens : de-là :
Le Grec GeR(Zj , cliarge, empIoL
GÊRflj, vieilleiTe, âge avancé ;
d'où ,
GekuJîû, œ, Aiïêmblée des Vieil-
lards ; le Sénat.
Ceci]
77î DICTIONNAIRE
ARCHi-GERon/ei, les Princes du Sé-
nat, des Vieillards.
Gï.Kente, nom du Pcre , du Vieillard
dans'les Comédies.
II.
Garkj, i , nom de poiflbn, efpécc
de hareng i Gr. Garo. Il doit fon
nom à fon goût élevé.
GhKum, i, fauiïe faite de ce poIfTcn
mariné : Gr. Garon.
GiViKes , is , hareng.
G AR.
D£ Car , Gar , champ , vinrent di-
verfes Familles , outre celles que
nous avons déjà vues fous le mot
A-GER j col. ; 9 1.
I.
Cette Famille Grcco-Latine.
Dt Car, Étranger, voyageur, qui
vient des Champs, mot Oriental,
dérivèrent les mots fuivans :
AcGARA , prononcé Angara , Maifon
de pofte.
AKGARÏa , ce , voiture publique.
AnGAT-iarius , n , celui qui eft chargé
d'exiger des corvées,
/.NGARJo ,-aTe , obligci: à quelque cor-
vée.
Ac-Garus , prononcé Angarus , Maître
de pofle , Meffager.
II,
P£R-Ege5 , f,ra , gr/.m , qui va par
les champs , à travers le pays ; qui
voyag : de P^r ,àirayers.,&: -^ger,
champ.
PER-EcRê, en voyage , hors de fcnpays.
ÉTYMOLOG. liS
Per-Egr!/iw, i, voyageur; étranger ; i".
neuf , fans expérience , ignorant les
manières du pays ; j". inconnu , extraor-
dinaire.
PrR-EcR'/îa, (Z , une coureufe.
Per EGRinw,(z, um, qui voyage dans
les pays étrangers , qui eft hors de fon
pays , paffager , qui n'eft pas en pays de
connoifTance.
PER-EGRi/z/r.i,r, arij , demeure dans un
pays étranger; i". modes , mœurs étran-
gères.
P£R-EGR//zor , ari , courir les pays
étrangers ; z **. ctre dans un pays
étranger.
Pi B.-EcK!nalundus ,a,um,qnl court dans
les pays étrangers.
?eR-EoR.inat!o , onis , pèlerinage , voyage
dans les pays étrangers,
PFR-EGR.'nuror , is; TzK-EcRinatrix , is ,
voyageur ; celle qui voyage.
G A S pour W A S.
AgAso, 07z/j , valet d'écurie, pale-
frenier , muletier : gros valet pour
les animaux.
Ce mot qui exifte chez les La-
tins ifolé , fans famille , leur étoit
venu des Cekes, rhez qui Gas ,
G*'As,figmfie; i °. jeune homme,
garçon , fi'.s -, 2 °. Garçon de fervice,
valet ; 3°- F-fc'-ive.
GwA'î.jnaffA, conlition, fervice , efcla-f
vage.
G WAS(i/7,7îf/i-FERCH, vierge ou fille de
fervlce, fervante.
Ce mot prononcé Was,Uas,
eft devenu la racine du mot Vas-
sal , celui dont la terre relevé
d'un autre , qui en dépend.
777
DE LA LANG
G A s.
h
Vafe.
Du primitif C.contenance. qui forma
une foule de mots en cas , vint
la Famille G as, vafe , ventre.
En G.ill. Ges , ventre ; GES/>,ventru.
Gistog , bouteille.
Les Orientaux en firent le mot
Gaz trcior , en Hcb. TKi , GatiZ.
D'où :
L'Allemand Geiz , amour des ri-
ciiefles , avarice.
Le François GAzetce , tréfor des
nouvelles, Archives de la politique.
De -là cette Famille Greco La-
tine ï
Gkza, œ , tréfor, richefes.
GAZi-PHYLax, aci;, Garde du tréfor.
GhZo-?HYLacium, ii , cabinet , lieu où
l'on garde le tréfbr.
IL
Ventre.
Les Grecs ajoutant à ce mot Gas ,
ventre , leur terminaifon fi com-
mune Ter, en firent Gast^t , mot
qui t'unit les diverfes fignifica-
tions de Gas ; d'où cette famille
Greco- Latine.
GASTer, /, 1 *'. ventre; i °. vafe à lar-
ge ventre; j**. fond d'un vafe. Gr.
Gaster.
G.\STr.-Margia , ce , gourmandifc : de
Mar.c-3J , luxe , païlion folle,
GMiri-'/Iargus , a, um , gourmand.
UE LAT. GEL. 778
Eu-GAsiri-MYikus, i, ventriloque ;
de Mvjkos , parole f &c en ■, dans.
HYPo-GASTrium , ii , bas-ventre : de
HyPo , fous.
PiT/io-GASTer , ri , ventre gros comme
\)n tonneau : de Pitkost tonneau,
Di-GASrricuf , a , i/m , qui a deux Ven-
tres.
G E , prononcé Ghe , eue , Terre.
Du primitif GÉ prononcé Ghê,Gue>
fe formèrent.
L
Cette Famille Latine,
CAia , <E, p maître , maKielTe ; ceux
Caius, i, \ qui pcfTédent la terre.
Caio ,-.:rf, enfeigner ; i°. fouette?, faire
la cerreftion,
n.
Cette Famille Grcco-Latine.
I. G?.o-GRAphia , œ, dcfcription de
la terre ; de G%Avho décrire.
Geo-GrapWcw , a, lin: , de Géographie.
Ge(3-GrapAuj , i , un Géographe.
2.Gto-MET,7^,«;, \ "'■'^''''^'J^
> terre : de Me-
GEO-METr/ce, es, J rro/i, mefure.
Geo-MetRiZ, a; Qs.O'MTL-tTes , œ , Géo-
mètre.
Gso-METrifUJ, a , um , géométrique.
5. Ge-org/ , orum , les travaux de la
terre , q'Ergon ; travail.
G^'Orcicus , a , UC2, d'Agriculture.
4.Hypo-G^UM,a, Offices d'une raai-
(on, cave, cellier -, 2°. caveau mor-
tuaire.
5. hvo-GMUs, i , vent de terre.
ATo-GjEum , i, fituation d'une Planetfè
dans fbn plus grand éloignement d; la.
terre.
DICTIONNAIRE ËTYMOLOG.
779
PERi-G^Eum , ii \ /îtuition d'un Artre
dans fa plus grande approximation de la
terre.
TsKie-Gtsls , is , voyage autour du
monde ; defcription de la terre.
II I.
Ces Familles Latines.
I. Ïndi-Gt.s , get/jt, qui eft du pays.
It^di-GiTts , um , Dieux tutélaires ,
Dieux Nationaux i°. Hommes mis
au uoinbre des D.eux.
Ivdi-GiTO f-ire , mettre au nombre des
Dieux du pays.
ludi-GEna, xil^di-Gsuis , a, um , qui
cil du pays , naturel du pays.
Itidi-G mit. lits , e , né dans le pays.
1. E-Gto , es , gui, ère , être pauvre ,
être dans le befoin:/;20/-à-/7zo/jétre
fans terre , fans polTeflTions.
E-Gen:;^, a,umt fans biens, (ans poflèf-
fions : pauvre ; miférablc.
E-GESr,ij, atis , pauvreté, indigence.
j. Indi-G^o, ère., être dans l'indi-
gence , manquer de.
Imdi-Gens , tif ; In-di-Gej , erfj, pau-
vre, malheureux, qui a beToin.
lN-Di-Guî,a, um; In-d-i-Gui^j , a-,um ,
indigent.
1n-Gitas , atis , indigence , privation de
terre.
G EN.
Produftion.
De G£,terre, fource des produâions
& de la vie , fe forma , en Celte ,
une Famille nombreufe qui donna
une foule de mots aux Grecs &
aux Latins. De-là ces Familles La-
tines,
7S0
I.
G E N , produire.
I. Geno , ère ,
&a.iagrec.jue,
Giano, ii,GE- ^engendrer, produire,
N«/, Gi.niiu.rt , { mettre au monde.
Gig/iere,
GiGnentin , iun , les racines,
Gitiitus , ùs y
Ge
Genz
tiitus , Uf , ■J race , génération i
ni!ur.i,ce, > germe; i^-fcmence ;
mmen , inis y j i". fruit; 4°. horof-
cope.
Gvni'or , is ; Gtwtrit , ch , celui, celle
qui a eng'jniré , qui a prj luit.
Genitivus , a, um. Je naiilance , qu'on
api-orte en naiffant ; i-". le cas appelle
GéTÎtif, parce qu'il in li jui i'orijuie.
GEniciliier , par génération.
G£N"aii7iT , e , qui a la yertu d'engendrer;
2.°. qui regarde la nailTance.
i. GEHero - are , engendrer , produi-
re , concevoir, i. inventer, trou-
ver, faire.
GENera/f a ,-ere , s'engendrer , fc produire.
GENerawr , is , qui engendre , qui pro-j
duit.
Gtnsratio , onis , produiflion, naKTance.
Gii>:r.ibiUs ,e ,<i'ii peut engendrer,
II.
G E N , Génie.
G
!G
îen/wj , ii l Génie , Dieu tutél,
inW/Vz, ii y qui prélîdoit à la
laire »
qui prehdoit a la naif-
fance, & quiinfluoit fur leca-
raitere de l'efprit ; z°. deftin ,
forrune. ; 5°. humeur , goût ,
penchant ; 4°. efprit , génie.
'Etn^Us, e , qui concerne ieî Dieux qui
781
DE LA LAN
pré/îJent à la naiiïance ; i°. joyeux ,
diveniiïàni.
GïN'.ititer , en fc donnant du plailîr ,
agréablement.
II I.
Ge N, Naiffance.
I. Genwj, eris , 1°, nai(rance , ori-
gine j i°.race, lignée ; 3"^. genre,
elpcce, nature ; 4°. manière, façon -,
5 °. génie.
GrKui/iur, a, um , naturel, conforme à la
nature,
Gm.dnê , franchement , naturellement,
Gfunnus , i , dent mâcheliere.
i. Ghtis,tisy i°- race. i°. nation,peu-
p!e. 3**, gentils , idolâtres.
Gm-.icus , a , um y particulier à une
j\'ation. -
GiVTilis , e , d'une Nation ; 2", de la
même famille; 3". Paycn.
Gimi/uas, atis , famille , parenté ;
2". efpéce i }°. gentilitc , paga-
iiifme.
GitiTHuer , en Payen.
Gtf.iilhius , a, um, commun à une race >
n une famille; 1°, qui appartient à une
Nation.
Cinriliîium r^,'ce qu'on tient de famille ,
patrimoine.
3. Giacraùm , i ^. félon les efpcces,
1°. par nations; j°. en général, en
^ros.
(JEM.Tiîiw , e, général, univcrfel.
Gmir aliter i généralement,
4. GENcr ,f , gendre, miri de la fille ,
2°, beau -frère , mari de la fœur,
I Y. Famille Greco-Latine.
1.
Ct^c'îs , is j point de la natlTance, na-
G U E L A T. G E N 782
tivité; 1°. U naiiTmce du Monde ,
la Genèfe.
Gen-EthZjuj , iz , um , de la nailTance.
G'ETA-EtHliacus , i , falfcur d'horofcopc.
GEK-ETH/io-LoGf.i , CE , horofcope , prc-
didion au moment de la nalITancc,
GiM.'it-LoGia, a, généalogie, énuméra-
tion des ancêtres , ou des individus qui
Gompofent une famille , d;puis le pre-
mier , qui en eft le chef, jufqu'à ceux
qui exillsnt de nos jours ; l'art de faire
ces énumérations.
Gts^ea-Logus , i, Généalogiflc,
Eu-Genj« uv<e,raifins d'une beauté
& d'une bonté rares.
2.
GYnceceum , i
Gyucccoji
m , i ~l appartement des
iiis , dis ) femmes; du grec
rrNH , Gynê , Giuii , femme.
Celc. Gan. Irl. Gean.
GYnœco-Polis , is, YiWe dis femmes, en
Egypte.
ANDro-GvNe, es 1 homme 5: femme : à\i~
néi- , andros , homme.
Miso-Gyn?, es, qui hait les femmes : du
Grec .Vlifos , haine.
YoiY -GYti^con ,/, multitude de femmes :
f u Grec /-'o/j , multiniJe , beaucoup.
Pclv-Gy^^«J, a , um , qui a plu/îeurj
femmes.
V.
Gen, Noble.
Gi-Herofus , « , ?/ot , i "'. de naiflânce
illuftre, de bonne maifon; i°. géné-
reux, brave, j". bon, vigoureux.
GFNfro/:M.r,fl.'/f,courage, grand îurd'ame,
force , gcnécofîté.
GzAerosè t d'une manière no'ole , coura-
geufe , gé.iércjfe.
783 DïCTIONNAIR
Composes.
I. Bi-GEwr, a y kot , engendré de
deux efpéces différences , comme
le muler.
CoN-GENer, mi,qui eft de même
efpece.
CoN-GENitWjfl, um , produit , engendré
enfemble.
CoN-GEHffwa , CE , produdion , généra-
tion faite en mcme-tems.
CoK-GENero ,-are , engendrer , produire
enfemble.
DE-GEner , eris , qui a dégénéré i i°. lâ-
che , bas , indigne.
DE-GENero i-are , ne pas rcfTembler à fon
principe , s'abâtardir; i°. fe gâter , fe
corrompre.
lN-GEN?ro ,-are ; Iv-Gicno , ère , engcn-
f drer , faire naître , produire avec.
lK-GiNeratus,a , um; lv-GEi*itus,a, um,
qui eft né avec ; naturel , propre à.
ir.-Citierafco , ère, croître , être engen-
t drc.
lK-GEtieraJji/x,e , quine peut être en-
gendré.
1. lN-GEN«aj, ajum; 1°, naturel.
1. qui eft né libre; } ?. franc, fmcère ,
honnête.
Îa-Gi^uitas, atis, i°. état de celui qui efl
ré libre ; i°. candeur , franchife.
în-Genuê, i**. noblement, en perfonnc
de condition libre ; i°. fans déguifement ,
fîncerement,
lti-GEtiu.itus , a , wn , qui efi d'un naturel
franc , honnête , noble.
j, In-Genîw/« , a , naturel , proprictc
avec laquelle on eft né; i**. génie
efpric, talent.
IiH-GfNiarw , a , «m , inyçnté avec ef^rit ;
g^i°, plein d'efprit,
E ET Y MO LO G. 784
In-Gen/o/uj, a, um , fpirituel, adroit ,
plein de talens.
iN-GENiojè , fpirituellement ; adroite-
ment,
PïR iN-GENio/uj- , a, amy très-fpitituel ,'
très-ingcnieux.
4, InGenj , lis y grand , extraordi-
naire.
5. PER-GiG;2o-<re , engendrer, por-
ter.
PR/e-Gionn ,-ere , engendrer le premier*
PB,a.-Gimtalis, e, premier né,
VR.M~Giians , tis , femme enceinte,
Fe^jc-G^atio , onis , groflefTe,
Pbo-Gig/20, er^,"! engendrer, cau-
Pro-
'^ïi.o-Gicno f ere,'t engen
.o-dtisro , are, j ^er.
PRO-GFuerflf/o , onis , génération.
PRC-GENidJ, ei, race, lignée ; i", fils ,
fille.
PRO-GEKitor , is , ayeul , ancêtre,
PRO-GENer , eri , perc du gendre ; i°. le
mari de la petite-fille à l'égard de
l'ayeul.
Re-Gigno y-ere ; RE-GiNero ,-are, repro-
duire , faire revivre.
RE-GENerflfio , onis , reproduâion , régé-^
nération.
B I N O MES.
1. Uni-Genô, ce, feul produit, uni-
que.
UNi-Giuftui , a , um , fils unique.
2. Ambi-Gen^, ée, hermaphrodite ;
d'ami'O deux.
3 . Anii-Gtmtus, a,um,l „ ■ j^^g^^^
AiiTt-GENiw/ijje, >
Fost-GenÎwj, a,nm, ne après , puîné ,
defccndant.
PRiMo-GENJtwx , a, um, premier né,
aîné.
X, HoMo-GsN£KJ, a,um, qui eft de
même
785 DE LA LANG
même nature; du grec /iomo,C£m-
Mable.
JHuLr;-Gï-^u.r, i7 , iim ; Mvui-GEverist e,
de différences efpéccs.
OMHj-GrNaj ,a,um,Ae toutes manières.
j. Pr^m/' GenwXjA, »//i, qui a été
produit le premier.
PRiMi-GENuj, a , um, qui a produit le
premier.
Prim/-Gen;ut, a, um, primitif, qui a
été produit le premier.
BLAPSi-GoNi\2 , «, du Grec B/ap/o, nuire,
& Go/z , race , famille : avortement ,
fauiïes-couciies : maladie des abeilks
qui fait périr leurs elTaims.
GEMM,
Brillant.
De l'Oriental en, c'H^mm , bril-
lant , fplcndeur,fe forma cette Fa-
mille :
;!. Gemm<ï, œ , Pierre prccieufè; z'.
Bourgeon de la Vigne; 5*. Bouton
des arbres & des fleurs.
GEMmula , (z , petite pierre précieulê ;
1». petit bouton.
CîMmeus , a , um , de pierreries , de
perles.
Gnumofus, a , um , plein de pierreries ;
abondant en pierres précieufes.
GsMmarius , ii. Lapidaire.
GEMm:7riw, a,um, de Lapidaire.
CiMuians, th, brillant , éclatant comme
les pierreries.
CiMmatus ta,um. Cerné , garni de pier-
reries.
GtMmator, oris , Jouaillier, Lapidaire.
Gemm/-F£r , a , «ot , qui produit des
pierreries , des perles
^,-are, >
> ,-ere , )
Orig, lac.
ÛE LAT. G EN" 780'
Giumatio , onis » bourgeonnement >
boutonnemcnt.
Composés.
Pro-Gem-mo , are , poufler des bou-
tons , bourgeonner.
Bi-Gemm/'j , ^ , qui a deux yeux ,
deux bourgeons ; 2". qui porte
deux Pierres précieufes.
G E N ,
Coude, Genou ; z°. Joue.
Du primitif celte GEN , genou , cou-
de , vint cette Famille Grecque Si-
Latine.
Genu, neutre fingulier : au plurier,
Genu<: , uum , genou , genoux ; 2.°.
Nœud d'une tige de plante , Grec
GoNU.
Gruutlia , ium , genouillères; 2". jarre-
tières.
En-Gonit/?; En-Gono/îj, ù , l'agenouillé :
conftellation.
Gimculus , i , coude d'un triangle.
GEviculum , i, genou; 1». noeud qui dif^
tingue d'cfpace en cfpacc la tige des
plantes.
GehIcuIo ,-ars , le nouer.
Gï.tiiculatus , a , um , noueux.
GEniculatus , ùs, l'adion d'être à genoux;
1". l'agenouillé.
Gtnicuiaiim , â chaque nœud.
Composés.
ï.GzMmo y-are, > bourgeonner, bou-
Gmmafcortre, \ '«"î^". '«"r.zwof ,
J ' '=> j avoir dci yeux.
AD-GENzWor, arl , s'agenouiller.
Con-Geni^/o ,-are , tomber fur les genoux.
In-Gen/cu/o ,-ire , fe mettre à genoux.
hi-Gïiniculus , i ,
It^-Giuicularii
ln-GEtticuldtus ^
Ddd
. ,~^i c , it ijircirc a genoux.
^^.' '' .. ( l'agenouillé.conC
nus , u , > . , , • '
' . ' \ tellation.
ms I I , J
7S7 DÎCTIONNAIR
GE N.
D. Gêna, Joue, {voy. Col 370)» fe
formèrent G^iKiho , onis , Ecor-
jvflear,rarafice : en Gr. Gwat^wz-,
de GnKthos bouche , pour Gena-
thos,
GtiAThonicus , a,um, de Parafîte,.
G E S , GER ^
Porter.
LlS Latins ont une FamiiFe trcs-cten-
due compofce de mots en Ges &
en Ger , tellement mêlés entr'eux
eue lesÉtymologiftes n'ont pu dire
quel de CCS deux radicaux efl; le pri-
mitif, ni par conféquent quelle en
cioi: la vraie origine. Cette Fa-
mille eft celle de Gero , Gess/ ,
Gf STWTO , GEK«re , porter , être
chargé.
Mais en confidcrant que !e pré-
térit efl: formé du radical Ges &
non de Ger, on ne peut plus
douter que ce premier ne foit la
vraie racine , & que le dernier n en
foli une altération ; puifque le
r rétérit a toujours été antérieur au
tréfent. On fe rappellera d'ailleurs
ce que nous avons dit dans notre
Difcours Préliminaire, que les La-
tins fubftituoicnt iâns ccfle S £c R
entr'eux.
Ce mot Gïs qui défigne l'ac-
tion de porter , d'être cliargé ,
dans tous les fens , au Phyfique
& au Moral » tient donc au radi-
E ÉTYMOLOG.
7SS
cal Celtique Gwrs, GuEz, attires^.
\z r.îcme que l'Oriert. ^"ï ckwctu
arbre, plante qui/orA?, ç^\proiuiu
De-là , routes les figuincations
dont ce mot fe chargea ncceffaire-
. ment chez un Peuple agricole , &
' qui s'éloignant de proche en pro-
che de l'idée primitive , fiivlt par
prcfenter des idées qui ne fcmblent
plus avoir de rapport avec celle-là.
I.
Gero , Gîssi, Gestk/tî , GER<rr«, por^
ter, être chargé; 1°. avoir; pro-
duire , mettre au jour , faire pa-
raître ; 5 °. diriger , conduire j.
avoir le foin.^
GERO,onij, ^
GïKuh^onis t > crocheteur, portefaix,
GïRuiui , î 5 J
GERitria , œ , fervante occupée à porter
un enfant entre les bras,
GfRariii^TO, ;'f , grue, machine i enlever
des fardeaux.
GîRu/i - FiGu/ur /7a^ifii , vil adulateur
du crime : mot burlefque , forme de
Figul'M , potier de terre , & de Gerulus ,
portefaix.
IL
i. GzsTo-tre, -i porter , porter fou-
Gbstj/o, tfr« , 5 vent.
1. GESTor , is ; GiSrator , h , porteur j,'.
rapporteur; i°. carrofle.
GtSTatrix , cis , celle qui porte.
GEsratus , ùs , tranfport , aftion de
porter.
3. GiSjatoT'mm. , ii , ch^lCe à porteur ,
brancard , palanquin.
Gisratorius, a , um , qui fcrt à porter.
^. Gïstam , onis , mouvement que l'en
78p
DE LA LANGUE LA T. GER
fcnt en fe faifint porter ; i°. exercice
que Pon fait en allant à cheval.
Gtsramen , inis , ce qu'on porte , ornc-
nent.
II I.
'l. Gest/o , onts , déparfemcnt , gou-
vernement , conduite.
2. Gest«j, «j , gefte , adion.
GnsTuofus , a, urrit qui fait beaucoup de
gcfies.
GzSTuosi , avec beaucoup d'afiion , avec
bien desgefles.
Gests ,ori/OT >faits mémorables, exploits.
CzSTiculus , i, petit geftc ; i°. manière
de compter par ("es doigts.
Gtsi iculcT y-ari, animer par des gcfles ,
faire des gefles.
GiSTicularia , «s , baladine , bàtcleurc,
GiSTiculator 1 is , bateleur, baladin.
CiSTkuUdo , cnis , gcfte , gcfliculatlon.
Composés.
apporter.
AD-Gt.KO,ere 7
Ag-Gero ,(re J
Ae-GnSTuj , ûs , rapport , amas.
Con-Gero , ère , porter en un mon-
ceau , entafTer.
Con-Gero , onis , qui tire tout à foi , qui
s'approprie teut ce qu'il peut.
Con-GtB.ies , ei , amas , aflemblage-
CoN-GiST/tw ; Con-Gestc , en un tas ,
confufément.
Cou-GîSTio , enis ; Con-Gistui , ûs , tas ,
monceau; i". l'aftion de combler.
CcK-GESTé ; CoN-GESTira , confufément
fans ordre.
Ac-ccn-G ero ,-a-e , combler , accumuler.
ClRcùm-GlSTO,-are , porter àrtntour,
Di-GeKO,-ere, porter, tranfporter.
Di-Gero , -ers , arranger , mettre en
ordre , diftribuer ; i», porter çà & là i
3°. digérer, cuire.
7pO
Di-Gr.Rfej , ef ; Di-Gistio , onis , arran"
gcment , ordre ; z". diftribution ; 3°.
coâion , digeftion.
Di-Gestop, is , qui arrange, qui difpofe.
Di-GesTa , orum, digeftes , pandedles,
Iw-Di-GESTia , onis , indigeftion.
iN-Di-GiSTur , a , im , confus , fans
ordre, indigeftc.
In-Di-GESTe , confurêment , fans ordre.
Pr/E-Di-Gestuj , a , wn , où il n'y a
point de cradité.
E-ctKo-ero y emporter , ôter , porter
dehors , décliarger.
E-GiRfej-, eiy cxcrémens, éjcdlons.
£-Ger/<î ) a , Déertè des femmes en
couches ; 1°. nom d'une Nymphe
& d'une fontaine.
E-Gestuj , ûs ; E-Gestzo , onis , évacua-
tion , décharge , profufion.
EGeStaj, atisy pauvreté, difetfc, befoin,
Super-Eoer.0 ,-cre , faire paroitrc par-
dcffuï.
In- Gero , ère , jercer dedans ; z'. im-
primer dans l'efprit. 3. citer, rc-
prcfenter , faire louvenir.
În-Gfsti.'t , a y um, entafTc , rais delTus ;
i», offert avec violence.
iN-GESTflii/ij , e, qu'on ne peut porter.
Siib-In-Gero ,-ere , livrer à la place de.
SuPer-Ii)-GERo,-fre, mettre defTus.
iNT^r-GERo, ère, jetter , porter entre
deux.
IvreT'GïKinus , a , um ; iNTer-GiRiVuj ,
a , um , mitoyen , qui fait la féparation.
iNTfr-GERium , ii , ce qui cil entre deux.
MAte-GEKenSf lis ^ cjui fe comporte
maL
OG-GER0,<;ri, préfenter (ôuvent , jet-
ter devant j mettre devant, fervir.
Dddij
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. i9^
75? I
Pro Gero ,-^ro porter , ietter dehors.
R£-Gero ,-f re, reporter , rejeccer ; z°.
réfléchir , renvoyer.
RE-GEsium , i , terre relevée d'un fîUon
fait pour planter.
SE-G£Ro,-«rf , mettre à part > rcfcr-
ver, reflerrer.
SuG-GEROj^re ; I. porter deflbusj fub-
fiituer, mettre à la place. i°. four-
nir, donner; 3*^.fuggcrer, rappei-
1er la mémoire.
Src-GESTio , o/!fi;SuG GESTiu,û^>^ug-
geflion , confcil , infpiratlon.
SiG-GESTum , i ; Scg-Gf.stw , ûj, lieu
élevé ; t.°. la tribune aux harangues,
Surfr-GERo ,-er? , apporter , amaffer
defTus.
Binômes.
î\Îori-Ger, a , um ? complaifant,
MûRi-GERaf,d, um , 3 docile.obéif-
(ânt j de Mos-> moris, habi-
tude , inclination,
MrpJ-GERo ,-are ; Moai-GERor ,-:in' ,
complaire , être accommodant , fe ren-
dre aux inclinations.
MoRi-GERatio , onïs > complaifancc ,
■ condefcendancc.
IV,
GE R,
Etre tranfporté de joie.
Gest/o, ire, fauter de plaifir , tref-
faillir de joie ; z^.defirer avec em-
preflement.
VKA-Gtst'io ,-ire , fêntir Je la joie , fe
réjouir par avance , prévoir une chofe
& s'en réjouir ; 1°. reiïentir une joie
extrême 5 être transporté de joie.
V.
Germ , ce qui fert à reproduire,
Germ^w , inis, germe , bourgeon , re-
jetton.
GzKMinali! , e , qui bourgeonne , qui
poufle des rejettons,
GERMi/!o ,-i[r« , pouiTer , boutonner ,
pouiïer des rejettons.
GERMînario , onis ; Gv.KMÏnatu! , ùs «
produâion d'un germe ; i". l'aétion de
germer.
Composes,
Con-Germ/^o ,-are , germer , pouffer
enfcmble.
E-Germ;;23 ,-ars , germer, boutonner.
Pr.c-Germz/îo ,-are , pouffer auparavant.
PRO-GEK.Mfrzo ,-are , pouffer des boutons ,
bourgeonner.
Re-GermzV20 ,-are , repouffcr, jetter de
nouveaux boutons.
RE-GERMm.ïfio , onis , reproduéllon d'ua
germe.
VI.
Germ, ce qui vient de la même fouche.
Gekmahus, a um, frère , fceur, coufin;
x°. vrai , qui n'eft point fuppofé ;
j*. naturel, légitime; .j.,°fembla-
ble , conforme.
GERMfl/!ita.f , is, parenté , fraternité.
Gt RM jne,G£RMfl/if(ùj, fraternellement,
de bon cœur,
G^KMj.niJiinus ^ a, unit très-vrai , parfai-
tement naturel.
VII.
C A R T.
CAKiitulum , i, Table de pierre fou-
tenue par un feul pilier, comme
un guéridon.
Varron (Ling. LAt.) dit qu'on l'ap-
793 r>E LA LANGU
pelloit dans l'origine GiKtibulum ,
du verbe gero , parce qu elle éroi:
portative , & qu'infcnfiblcment fon
nom s altéra en Cartibulum.
G A R.
Du Celte GARan , Grue , fc forma le
Grec- Latin,
CiKanium , ii , bec de grue , plante ;
2*. machine à enlever des fardeaux.
Gr. Geranion.
GL AD,
Epce.
Du primitif Cla, rompre , fraca(rer ,
brif^r , fc formèrent le Grec Kla-
v>os , brandie , rameau , pieu : &
cette Famille :
QiKvius ,ii, ") épce, cimeterre; i°.
GLADium^ii , ) écheveau de laine ;
3 *■. efpadon , poilîon armé d'une
longue corne.
GLADioius , i , petite cpce ; r». glayeul ,
ilatnbe.
2, GiADÏaior , is , gladiateur.
GiAPi.irorfw , a, um , de gladiateur.
Gi^Miuitoîium , ii , Prix que remportoit
le Gladiateur,
Gi.KDiatoriè , à la manière des Gladia-
teurs.
Composés.
Di'Q-LA-ùior y -ari , débattre, com-
battre , fe chamailler.
Di-GLADiator , is , qui difputc , qui fc
débat.
GLU.
Glu, Gly fignifie en Celte, adhé-
rence , ténacité , lout ce qui eft ad-
hcrent : vifqueux , glutineux. Il a
E LAr.
G L
794
forme également: des dérivés en
GUn , Glin , Gl/id : De-là le Grec ,
Gua, glu : Gtixhoitiai y defireravec
p.iffion. , ■
Gti/lroj, vifqueux , tenace, .
Et cette Famille Latine:
Ciujen , inis , j glu , colle ; >
GLVTÏnum,!,' i*>. foudure,
GLViiniiun , ii , colle.
Glutî/zo ,-are , coller , fouder.
GLVTtnatio , onii , "\ ^,.. . ^
V-, . . . fconrohdation, lou"
i.jLVTiriaJiien , mis, > , ,,
G\ dure , colle.
ivrinamentum , i , J
CLUTi/utor , is , celui qui colle , qui
foude.
Composés.
AG-GLUTf«o,-^re , joindre , coller en-
femble , fonder. . : ... ,,
Kc-GL\jTlndno , onis ; Ac-GivTÎnamen-
tum , i , colle , foudure ; i°. union ,
conjoriiSion.
Con-Glu -iino ,-jr^^cimenter, Joindre,
CcN-GLUTi'nq/i/y , a , um, qui colle, qui
unit.
CoN-Gi.OTin.2tor, is, quialîcmble, qui lié.
Cca-GLvrinatio , onis ; Coa-Giviina-
mentum , i , afTemblage , liaifon , ce qui
cimente.
Df-Glut//!» ,-are , décoller, dégluer.
R£-GLUTi/zo,-<ire,décol!er;i ^.arracher
quelque chofe d'entre les mains.
Rt-GLvjinofus , a, um , fort glunnt.
Kb Givrinatio, onis ,l'adi6n de décoller.
G O B.
Du Celte Gob , bouchée , d'où GoB^r ,
ne faire d'uiVe'chofe qu'un mor-
ceau , vinrent j
Go'sius , ii ' "i goujon , petit poifr
GoBiJ, o;iis^) ion. Gr. Kôbics.
7^; DICTIONNAIRE ETYMOLOG.
G O N , C U N ,
795
Angle.
Cvve , CuNNi^ fignifie en Irl. coin ,
angle. En Grec Gonw , angle.
Ces mots tiennent au François
coin , nom des angles d'un appar-
tement , ôcc. & au Latin Cutieus;
voy. ci-delT. col. 575. Ils vien-
nent de Gan , puidance, réunion.
. De-là cette Famille Grcco-Larine.
j. Tri-GoN, onis, balle dont trois per-
fonnes jouent en triangle ; i". litu
pour jouer à la paujne.
Tki-Gcnw , i ; Ta.i-GoNuw , i , triangle.
.Trj-Gcvus , a, um; Tai-GoNa/fi , e,
triangulaire,
i. Evina-Co.ius ,a, vm qui a neuf an-
gles ; d'ENK^, neuf.
3. Pan-Gon/«j, a, forte de pierre
précieufe , dePan , tout& de Gon,
angle.
4. PoLY-GoN/«i , a,ura , qui a plu-
fieurs angles.
5. DiA-GoNd/ij, /, ~i diagonal ,
PiA-Cotiiciis,a)Um, > qui vad'un
ViA'Goiiios, 3 angle à l'au-
tre : de Dia , à travers , par.
GOR,GOUR,GUR.
CoURO eft un mot Celtique qui dc-
ilorne tout ce qui eft roide , qui
n'eft, pas aifé à mettre en jeu.
.^t qui !a formé nos mots En-Gou^t-
dir , DÉ-CovKdir , &c.
En Efp. ^' en Ital. Gordo , lourd
& épais. De-là :
GuRDKj , i 5 étourdi , foc.
Q'jiNTiLiEN qui nous a confcivé
ce mot , nous apprend que les La-
tius le durent aux Elpagnols.
En vieux Bas-Br. Gourd/ ^ obftiné.
G O S S.
Magi-Gqssorkj , i , batteur de blé
en grange : mot employé par Co-
LUMELLÎ.
Ce mot dont Torimne ctoit incon-
nue , cfl: un mot purement Gaulois
qu'adoptèrent les Romains , lorf-
qu'ils furent liés avec ces nations
Celtiques. Il eft compofë de deux
mots Celtes, de Goss , goulTe, épi:
& de MAcha, ccrafer, battre.
C R A.
I . De Cra, croître, produirc,vinrent,
I-
La famille Gra , herbe , gizon.
En Angl. Grass , > herbe, gazon.
En Gréc,GRASTis, 5 verdure.
Gram^b , inis , gazon , verdure ; x*.
chiendent.
GRXMineus , « , um , de gazon , plein
d'herbes vertes.
Ci^Ahùnofus , ayum, couvert de gazon ,
abondant en herbes.
Agrostis , chiendent , herbe: mot Grec.
II.
Gran^ot , » , grain, graine.
GRANatuj , ûs , grcnage , produdion du
■ grain.
•Gr 'Njfur, a,um, grcné , qui a de la
graine.
GAA.sarJum , ii, grenier , grange.
DE LA LANGUE L AT. GR 19%
797
GRf.tiHtim , grain à grain.
GR^tirtf.is , a, um , plein de gr.n;'.cs >
grenu, qui abeiucoup d; graines.
GRANi-Fer , a, um, qui porte du grain.
t. GKAuatus , i , grenat, pierre prc-
cieulê.
j. GRANd/»//2, /, grenade, fruit à
petits grains.
4. Gran(/o , i/zw,grêle> elle tombe en
crains.
Gii..\ndinofus , a, um, plein de grêle.
G**Nrfw.if, grêler, tomber de la grêle.
DE'GKAndinae , il grêle.
II r.
Granî/F^,-* , de haute taille , grand ;
i°.aniple,va{le, diflùs; 5°. noble,
fublime , majeftueuï: , pefaat.
GKkfiàiù ,-ir; , faire cro'tre , aggrandir.
GKf.aditaS , ath , élévation , noblcfTe.
CKMdiufculus , a, um, un peu plus grand,
qui commence à grandir.
GKhvdiculus f a, um, un peu grand.
Gs.Amiefco t-ere , devenir grand, croître.
Binômes.
Gr ANDJ - Granj , lis , qui va à grands
pas : de gradus , pas.
GRAKrfif ic"i) a» um , qui fait grandir :
Àefacio, faire.
GK^fiil-Loquus , a , ktz , qui a le flyle
noble , pompeux ; i». qui dit de grands
mots : de LoquoT , parler.
GranJ-jCvmj, fl,«wi,fort âge : d'.*-
vum , âge.
GRANrf-iEviM j , is , grand âge , vieillefTc,
GRANii-ScAp/« , arum , arbres qui ont
L tige l-»aute ; de Scapus , tige.
Composes.
l-^-G-xxndcjco ^ £rc, -croître, devenir
grand.
Pfr-Gran<//j, e , fort grand, cxccfTif.
?KS.-Gv,Mndis , e, trcs-grand.
SuB-GB-ANiii.;, e, un peu grand.
Ve Crandïj , e , mal-bâti,
I V.
1. Grav/j, « spetoint, lourd; i^'.ff-
rieux, majeftueux ; j °. confidérabic ,
recommandable; 4.**. trifcejnuifible,
fâcheux; J°. outrageant, injurieux;
6^. dangereux, contraire à laiàntc;
7°, puant , mauvais.
G RA vz'ta;' , is , peûntciir, poids, charge;'.
1°. férieux , air grave; 5''. fermeté ,-
févéritc.
GRAV.7er , lourdement , rudtmcnf; r*.--
griév.ement , dangereufement ; j°. gra--
vemcnt, férieufement ; 4°. aigrement ,
rigoureiill-nient ; 50. avec chagrin , de
mauvaile grâce,
GaAviu/tii/wj , a , um , d'un ton plus bas.
1. Gravo , are, charger , rendre pe-
{ânt , accabler, z, fâcher, être à
charge , devenin importun , caufer
de la peine.
GRAVcr ,-an , porter impatiemment ,
avec indignation : faire ditîicuîté de.
GRAVarè ; GRAVatîm , avec peine , mal-
gré foi , à regret ; 2°. avec difficulté.
Gt.kvafiellus "^ a , um , vieillard peïànt ^
courbé fous le poids des années*
3. GKAvefco , -ère , être furchargé ,
fuccomber lous le faix ; 1°. être
trop chargé, couler à fond ; 3 °. de-
venir plein ; 4°, devenir plus mal,.
empirer , s'aigrir.
1^9
DICTIONNAIR
GxAV;(fux , a , um , chargé , rciiipli.
GRAviio ,-are , engrofTer ; i°. enlemen-
cer.
GKAviditas , is ., groITeiïe.
5. GKweào, mis; Gs^Avitudo, inis , pc-
fantcur de tétc , fluxion , rhume , enciù-
frencment.
€jk AvedinofuSi a , um , qui a des pefan-
teurs de tête,i°. qui rend la tète pefante.
B I N o Al E s.
CRAve-Otenûa, a, mauvaife odeur:
à'oUre , fentir.
Gv..\ve-oLens , tis , qui Cent mauvais.
GRAvi-loquus , a , uni , qui parle férieu-
fement.
Composes.
Ac-GRAVOj-tfrff, furcharger, accabler,
appefântir.
AG-GRAVf/c» j-ere , empirer, aller de
mal en pis.
Dï-GR.Avo,-jre , appéfantir , accabler ;
i*". abaifTer ; j". fatiguer, harceler.
In-Gravo ,-<jr« , affâiffer , furchar-
ger , appéfantir ; z", empirer , ai-
grir , exagérer.
Ik-Grav^/co ,-er« , s'appéfantir , devenir
pefant ; 1°. croître , s'augmenter.
FER-GRAV/i-, e,fort pelant.
PER-GRAviter , fort Icnfiblcment, trcs-
aigrement.
Pr^ GRAV(7,-<îr«,pefèr davantage; z°.
être fort lourd; 5*. appe{àntir,acca-
bler , être fort à charge; + . furpal-
fer , remporter fur quelqu'un.
PRi€-GRAViV,e;PRiE-GRAV/Vuj-, a-, un:,
fort pefant , très-incommode.
ScB-GRAvii , e , un peu défagréabk.
V.
G%osfus ,ayUm y fort épais , gros.
E ÉTYMOLOG. 800
Ge^osfifudo, inis , épaiffeur, groiïiereté.
Gros,^;./, i ; G&osfulus , i , figue qui n'eH
pas mûre.
VI.
Gre;«- , gis , troupeau , compagnie , So-
ciété.
GKEcalis , e, qui eft de même troupeau ;
1®. de même bande , de même compa-
gnie , camarade ; 3°. de /Impie foldat ;
4*. commun, trivial.
GREcnfuj, a, um , qui va par bandes ,
attroupé.
Gv^icanm , en troupes , par bandes.
GREGrtriuj,a, um, de troupeau ; z°. d'un
lîmplc foldat.
Composés.
I. Ab-Grego- ,ar<, détacher , retirer.
Ag-Grego ,'tre , ramalTer, joindre ea
corps; i". allier , aggréger.
Con-Grex, gis , de la n,ême troupe-
CoN-GR£co,-jre , attrouper, convoquer.
Coa-GKtcatio , onis , troupe , fociété.
(?>K-GKtcabiUs , e , facile à afTcmbler.
Se-Grfa;, gis y folitaire , feparc du
monde.
S-EGK-EGo ,-are , mettre à part, dif-
tingucr.
SEGREGiz;»/7z , réparcment.
1. De Grexj troupeau, & de E, à part,
fe forma EGR£Gius,/«cf à too/, mis
à part du troupeau , choifi fur tout
le troupeau ; d'où ,
E'CKfcius , a , um , parfait, excel-
lent ) exquis; i®. bnve , vaillant.
E-Greg!? , fort bien, admirablement.
gram,grom, GRUM,
Fâcherie.
Gram eft un mot celtique qui défigne
tour
8oi DE LA LAN
tou: ce qui eft rors , de travers; le
cliagrin , le rechignemencja mau-
vais humeur.
En Irl. Gruaim , tor?, tordu.
Gru AMtf , rechigne , refrogiic , cka-
grin, de mauvaife humeur. De- là,
GRAM/a , a , maladie en général ;
celle des yeux en particulier.
En Italien , Gramo , trifte ; en Al'e-
mand GRjm, fâché ; en Anglois
Grim , redoutable , méchant.
D'où le François GniMace, fur- tout
les grimaces que font faire la dou-
leur (5c la mauvaife humeur , f^ri-
Hiaccs de détrelTe.
GKAuiofus , a y um , malade , triftc ,
chaflieux, à qui les yeux pleurent,
GRAMmofus , a , um , malade.
G R A P H,
Ecriture.
De la Famille Crap/^ , écrire , tracer,
fc formèrent ces mots Gtcco-La-
tins :
Ai'o-GRAr/za/« , i , copie , exem-
plaire.
Mimo-Grap/^wj, i , Ecrivain de Mi-
mes , de farces , de parades : du
grec Mimos , imitation.
Par-Epi-Grap^c, es , defcriptîon,
Prosopo - GKKvhiay ce , defcription
du vifage, portrait : du Grec PRof-
opon, vifage , face,
Syv-GKKvha,a^ billet, obligation par
ccrir.
SïN-GRArAuj,2, écrit iignc.
Oti^, Lat,
GUE L AT. GR 802
GRIF,
Grifii.
Du Celcc Griff, griffé, ferre;"!',
crochu , vinrent ;
Le Gr. Grypo^ , crochu.
L'Or-E-GRYP.C^nw^, la main qui
fe ferme pour fiifir : la poignée.
De-là cette Famille Greco-La-
tine :
Gryps , GKwhis 1 GnP^on: grand oin
GR.YPhus , i, 'S jcau.
GKYrhires , te , efco-rifFe , qui a le nez
aquilin.
Hipu-GRYp/z/zi-, i , anim.il fabuleux,
moitié chev:.l , inoicic Gnlîon.
HvPo-GRïïAzii , dy um, qui a le ne?
crochu.
GUR,
Cercle , Tour.
De la Fa.millc Gur, Gvr, cercle, rouf,
vinrent les mots fuivans :
I. A-GvKTa, ou A-GYRT«,foireurdc
tours, joueur de gobelets, char-
latan.
1. GoRGO, 072/j-, ) nom de Médufe &
GoKcon,oms, \ de fes deux fa-urs.
Elles étoient le fymbole de la
Lune (Se de fes révolutions.
GoKcons , œ , furnom de Pallas ou Mi-
nerve , parce qu'elle portoit fur fon
Egide la tète de Médufe.
GcR.G,mia , a; , corail , plante marine.
ANA-GYR/'r, is , T
AnA-GvRm, i , C bois puant; arbrifleau»
A^A-GïRW^i, 3
E e e
$QS DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. S04
G U T,
Goutte.
De Cw , eau , Ce forma !a famille fui-
vante qui tient au grec Khuô,vtZ'
fer , fondre.
GuT/a,<2 , goutte de quelque liqueur;
a ".petite quantité de quelque clio-
fe; 5°.Alocs.
GuTTœ , anim , marques , mouchetures.
GvTtans , ti.t , qui tombe goutte à goutte.
Gvrtula , « , petite goutte.
GoTfjfu.r , j , um , moucheté, pommelé ,
parfemé Je moU' hes.
CvTtus , i; GvTfulur, i , bec fort étroit
pour verfer giutte à goutte ; 1°. vafe à
co! étroit, pour vericr goutte à goutte ;
3°. burette à loI.
C O M P O s É.
Sxis-Gvitj ,- are , dégoutter un peu.
Mots en G
Oi^ cette Lettre a été ajoutée à la tète
de radicaux en L & en R,
I.
G L pour L.
I. GLAB, tondre.
Du Primitif Lab., tondre , raferjes
Grecs firent Lirci, tondre, ôter
récorce , Ce dépouiller de fes plu-
mes , muer, &c.
Les Hébreux firent précéder d'un G
ce radical ; Z'l2 CLoS, tondeur ,
barbier.
Les Celtes en firent le mot comnofé
GwEL LAïF , relatif ai'x idées de
aondie ^ de idlèc , d'iafliumens à
tondre , formé de Laif , Lab ,
tondre , & Gwel, toifoii « cliéyelu-
re, &rc.
De-là ces Familles Latines :
i.GLABcr, hra, hrum , qui eft fans
poiii 2*'.tondu,rafé; 5''. pelé.
Gt.hzeU.us , a,um, poli , dépilé , chauve.
GtAsro, flre,rarer. pder.
GLABrffîimy ;, lieu où il ne croît point
d'herbe.
GtABreo ,-cre ,- GhMirefco ,-fcere , étr»
fans poil, devenir chauve.
Gi.AB,-fnJ, tis, où il ne crok ni poil ni
herbe.
D^-GLABro ,-anr, fléoiler . ôter le poil ;
jo, enlever l'écorce,
1. Glubo 5 ij, tre , pel?r, écoicer ;
2°. ôter la peau, ccouher.
GuMa, ff, peau qui couvre le grain ;
peau des fruits.
Di:-GitiE(!,-ere, peler, enlever l'écorce;.
1°. écorcher.
II. G L O SS,
Langue.
Du primitif Leg , Les , langue ,
d'où l'Hébreu ;?J. S, LrsAw, langue,
fe formèrent CCS familles:
î-
i. Glos/z, iE, langue ; i». gloîe, în-
ttrprciation.
t. GioTTij , idis, cpig'otte . luette ,
languette qui couvre la trachée^
artère; z°. Roi des ca lies.
Epi-Glottjj , li Eri-Gi-cssis , dis,
épiglotte.
3. G LOS j ar ium t ii , Diftionnaire, vft-
cabulaire.
Coj
DE LA LANGUE L A T. GR
Gtossaria, orum , bières, cercueils.
Ctossema , tis , glofc , terme peu ufîté.
Binômes.
GtoSTc-GnpfhuSti, glofatcur, com-
mentateur.
Gios^o- Petra , œ , pierre qui a la figure
d'une langue.
Hïpi-Glcs,?^ , is, ^ deTousdelalan-
HYPiî-GLcTti.r , dist Vgue ; l'.ab^cès
Hypo-GtcTf/..w , li , .) qui vient foufld
langue; ju mélicament lénitif. De
F.YT OU hup , fous.
Hypo-Glot';.-:, on/m ; Hypo Gtcrr'Vf.r,
uin , pillilles qu'on laifTc fontlre dans la
èouche , pour guérir la toux.
X.
I. Glut/wj, ti , gorge , gofier,
Gi.VTiu yonis , glouton.
Glut/o, - /rf, avaler, engloutir.
Gi-uviœ, arum , goulu , gourmand.
Con-Glut;o, /Vtf , engloutir touc-à-
la-fois.
DE-Giurio , - (V^, avaler , dévorer.
i. Svs-Ctv-rio ,-ire , avaler un peu
goulumtiu,
In-Gluvi^j- , ei t jabot des oifeaux ;
i*. gloutonnerie , voracité.
II.
G R pour R.
I. Grac , mince , grêle.
Du Celte- Rac, Rag , petit, d'où
Jiagoty en Orient. "^3"^, Rak ,
mince , tendre , fe forma cette fa-
mille Latine :
CKAcilii,e ; GKKcilus,a, um, grê-
le, dclicj mince.
Sc<S
greur; i». taille délicate , délié-.; , fincllc
de taille.
Gti.tcUernus, a -, um ■, maigre, menu,
effilé.
CKA.cilefco,-ere , reaigrir , devenir
GRAci/en.r, tis, qui devient maigre.
Gr<.ACi/(-pej-, dis, qui a les jambes grclcBi
déliées ; de Pes , pitd.
PtR-GRAci/ir, e , for: grêle , trcs-mince,
II. GRAD ,
Degré, Marche.
Du Celte Raod , degré, grade,"
RiD , cour'e j coQiant , R.ad ,
route, !e tcrir.a la famille fui vante:
1. GKADtj, ûs , degré, cclîclcn ;
1°. pas , (itmaiche ; 30, pofte.
4". moyen , entrée.
Grav.^t'ls , a , arium , qui va par degrés,
fiicceiîivcmenf, z- . qui pèl; U-s luots,
Ga.Éi.atw , onis , efcalier , montée;
i' . ïïéges-, gradins.
GRAL»jj-,e, qui concerne les degréô.
GKADaruj , a , lTji , dilpefé par degrés,
Gs^tiDatim , par degrés, peu-à-pcu.
G&ADioT, eris,gie£usfum, giadi, mar-
cher , avancer.
z. Grad/v/w, /, le Dieu df ha guerre.
GRADivJ-Cots, a, qui révère le Dieu
JVlars.
}. Cs-ADi-ves , edis , bufe, oifeau de
proie.
4. GB.As/(jr,-dri, aller, marcher^ s'a-
vancer à grands pas.
GR.'.sSiZfuj-, a, tum , qui a exercé le bri-
gandage , qui a volé.
Gii.AiS2U0, onis , brigandage.'
QBjiSsaturHf « j volcrie.
E e c jj
So7 DÎCTIONNAIR
Go,hSSù:or , i: , voltur de grand chemin.
5. Gt^is/kj , us , G RE ^(3 , c;;ij, allu-
re , pas , dcmarche.
Composés.
Ag- GRED/or,-i, aller vers , abcrdcr ■■>
parler à ; z**. entreprendre , com-
mencer; j°. attaquer; 4°. furpren-
dre.
Ac-GRES/Sr, otIs, aggrcfTeur.
Ag-Ckis/w, onis ; Ao-GREt/ùrii, « >
attaque ; zr. entreprifc.
AKiE-GRED/'or , -i , aller derant, devan-
cer.
CoN-GR£D/o,-«re; Con-Gred/c/*,-*,
s'aflembler , marcher enfemble ;
2°, fe joindre , fe rencontrer ;
3°. di(puter,fe battre»
CcN-GRESft/J,û.r, choc, attaque, combat.
CoN-GRtS^io, onfj-, abord , rencontre ,
aiTemblce , compagnie.
iM-coK-GRtS/zii/iJ-, :, qu'on ne peut atta-
quer ; 1°. inaccelïiblc , inabordable.
Ci».cuM-GRïDior, f,entourer,-iO. afliégefi
DE-GR.EDior,-£/J:", mettre pied à ter-
re , fe détourner.
Di-GREDJor, i , partir, s'éloigner, (or-
tir, quitter ; z". faire une digrefllon.
Di-Grijj"uj, ûs ; Di-Gres/Io , onis,
départ ; ^o. digrefîion.
DE-GRASj'or, uri , tomber violemment;
1». outrager, infiilter.
E-GREDior ,-i , fortic, s'en aller, (è
retirer.
E-Gris/îo, o/!ix;E-GRîsjuJ, ùs, départ;
1°, fortie, ifTue ; 5". digrefTion ; 4°. le-
ver d'un, aflre, fa (Sriie de dcfibus Tho-
rifon.
ÎN-GRED/or,-j^ entrer, marcher,
aller, commence:.
E ETYMOLOG.
80S
lK-GR.Esy?o, onir,\n-GRZ5nL^ , (ix, entrée,
marche , allure , commencement.
lN-DU-GaEDior,-i, entrer.
lNTRÙ-GREjior,-(J;, entrer, aller dedanî,'-
iNTer-GaESiuJ , ûs , arrivée imprévue.
OG-GRASJ'ur,-cri, marcher contre, àl'op-"
pofite.
PRo-GRiD/or,-j , s'avancer en mar-
chant ; z°. s'étendre, avancer.
Pro-Grej/îo , oms ; VKo-GK^eisus , ùs j.,
avancement; io. fuite, enchaînement.
Pr/ï-Grado ,- are; PR.'E-GREDior,-/,
marcher devant, prévenir; 10, fur-
pafTer, l'emporter.
Pr-'E-Gresj'uj, ù.s; Pr^-Grisj/ci, onis,
l'aôion de précéder.
VKATer-GK'iiicr r^'-i paiïb'r outre, aller
plus avant.
RE-GRED:or,-Ji , reculer; 1°. retour-
ner.
Rif-GRïSrt/j-, wr ; Re-Gres^tw, onis , re-
tour , l'adioii de revenir , de reculer;
1°. recours.
RETro-GRAA'(5r,-(fi; RETro-GREofor ,-s7, .
reculer , aller en arrière, à reculons.
RETro-GRA0;\r, e ; 'KzTrc-^Kkdus, a,um,
qui recule.
SuG-GREDzor,-i, s'avancer fècrccte-
ment, palTer (ans bruit.
Supf r-GRED/or,- i ^ marcher defius ;
lo. furmontcr, (urpafler.
TRANS-GREDior,-ii, paiïcr outre, aller
au-delà ; 2°. furpafTer , vaincre.
TRANS-GREs/or, is , vialateur de la Loi,
Trans-Grîs/ut , ùs ; Tra^s-Gb^tsJIo ,
onis , l'aftion de paiïer outre , de traver-
fer ; i*. violation de la Loi.
D É R I vÉ S.
Gra l la , HTurn. cchalTes. .
^05^
BE LA LANGUE LAT- GK frfl
Gr \Llifor , orff ; GRAL/i-Ff.vJiV , mon-
îc fur des cchaiïcs.
GRAiiaruriu.r , a , um, d'ccinucs.
III. GRAU,
les Grecs.
E'ctynnologie de ce nom illufire a
exercé inutilement jufqu'ici ctvtx
qui s'en font occupes : on l'a dé-
rive ridiculement de Gréais , fi!s
de ThelTalus; de Rc/iu , fils de
Phalcg ; de Graia , une vieille.
Cbfètvons que la Ictcrc G s'ajoute
fans cclïê à la tctc des mors qui
commencent par R, (k qu'on voit
d:ins Hefychius que le vrai nom
des Grecs croit Rmcoî y 5: que
ks Peuples d'Italie l'avoicnr cKnnf^c
en Graic/. En rapprochant ceci de
ce palïcigc remarquable d'EscH Y lE,
dins fon Promethée enchaîné: » De
3) nouveaux accès, dit ce perfon-
» nage à lo , entraînant te j pas
)j dans un chemin qui borde les
:> flotSjte conduitîrent jufqu'au v a s-
5) TE golfe de RhÉe.... Ce "olfe
» S appellera un jour le golfe d'Ionie.
Ce golfe eft la mer qui féparc la
Grèce de la grande Grèce c-,i du
Royaume de Naples. Il eft dctlgnc,
avecraifon, par l'épithète de vajle,
Se il fut appelle, avec non moins de
railôn , golfe Rhéen ou de Rhèe ,
puifquc ce mot prcfente en efrèt
l'idée de vajle , d'étendu , de /arge,
dans la langue Celtique, mère de
la Grecque &i do la Latine. Ce
nom eft donc Celtique , érnnr in-
connu aux Grecs , & leur avant été
donné par les Peuples de l'Italie ,
tendis que les Grecs s'appelloicrc
eux-m''"mcs ^chivi , Ddncï ou
Hellènes.
Gr^c2/j', a, um'i GxA\us , a, um ^
Grec, de Grèce.
GKJS.cuhis , a, um, petit grec, paiivr»
hellenifîî , terme hptùqui.
Gi^&cula , ee , rofe de Grèce , efpcce de
petite rofe.
GK^cankus , a y um , qui concerne les
Grecs.
Gr^cc , en grec , à la grecque.
GKJtcia , a ,\a Grèce.
Gr<ec/(Z i;7(igna,\a. partie méridionale
de l'Italie.
GKJS.C!snfis , « , de Grcce.
' GRiïC'--,-arz ,■ GKj^cifcc,-are, vivre à la
grecque , imiter les G''ecs.
GRJic'-srafis ^ îs , quartier de Rome où
logf oient les Grecs ou leurs Députés.
GK/.xu-GEtia,ce , qui eftde Grèce.
CoN-GR.^co,-(ire : CoN-GR>€cor,-(i/"/,
vivre à la grecque , bien boire ,
bien manger enfembîe.
PiK-GKjSccr,- ari, boire avec excès.
IV. GRE M.
Grem/kw, j : le fein , le milieu.
Ce mot tient au Celte Grem , 5t
à l'Oriental ^^m Rj^em ,qui figni-
(ie mot à moi , intérieur, capacité
intérieure, & par confcquenr, °. le
fein dans lequel on eft conçu; 2°. le
fein où on eft nourri, la gorge; 3'^,
l'elpace qui eft renfermé ciure les;
su DIGTIONNAIR
bras & qui forme le dcvanr du corps;
4°. au figuré , une perfonne du
fexe ; & l'amour, l'affèdion, la mi-
féricorde; porter quelqu'un dans
fon fèin ; ;«. le pli d'une robe.
V. G RU M,
Tas , grumeau.
Du primlnf, Rom, Ruai, élevé, fe
formèrent :
GRUWKi, i, CkwiuIus, i, mafle , ras;
z°. grumeau ; tertre , cmiacnce ,
clcvation.
GaoMa , œ ; GRUMa , œ , e(planadc, pla-
ce élevée d'une Ville , d'où l'on tire des
lignes pour drelTer les rues.
GROManVw,i, arpenteur.
G&oMaticus , n , um , d'arpenteur, d'ar-
pentage.
Ex-Gi\VMO ,-ars ; Ex-Grumi/îa ,-are.,
fortir d'une motte de terre , comme les
ver5.
VI. G RU,
Convenance.
Du primitif Ruo , accourir , S< de
Cum , avec , fe formèrent:
CoN-GRUo,-<?rc , fe rapprocher , s'ac-
corder, avoir de la conformité.
£ ÉTYMOLOG. Siz
Com-Gro:;j-, a , um, convenable , pro-
portionné.
Con-GR.v£ntia , œ ; CoN-GRuiTax , nnV,
proportisn , conformité , convenance.
CoN-GRi'f/ifer , fi'une manière aiïbrtif-
fjnte.
In CoN-GRUf;zx , tis ; In-Con-Gruut ,
a , um , qui n'eft point à propos , qui ne
s'accoràcpas.
lti-GKVu,-er£, fondre avec impétuo-
fné (ur : affkillir , iiifulter.
lN-GA0f'7X, tij , qui cfl imminent, ^ui
va fondre.
VTI. GRUN,
Du Celte Grwn , fi'.lon; i°. creufé
en fi'lon . c;îrgouil!e , ^: qui vient
de RuN , fillon , fe forma cette fa-
mille Latine:
SuB Grund^, œ,i°. extrémité d'un toît
qui avance peur rejetter l'eau de
la pluie loin du mur-, 7.°. auvent.
SvR-GKiifidij , orum , auvent : il fert 4
rejetter l'eau de pluie.
SuB-GRUNrJ.ifio , enis , entiblemcnt.
Si-ri-G Kviid.irium , ii , place où dégoutte
l'eau du tôt ; i'. lieu orlinairc des
foiïes ou des tombeaux des cnfUns nou»»
veaux nés.
St^ DE LA LANGUE LAT. Grec; ïï^
■" ■ ' ^■ ' - '''""" ' -ffiM
MOTS LATINS VENUS DU GREC,
ï • \x A Ga(es , «, jais , jayet , Grec
Gagajcs.
%. GKncrana , <e , gangrené ; Gr.
Gaggrain K,prononci Gangraina :
de grao , ronger , dévorer.
3. GEMea , <z\ ainfi s'appelloit une
A\t d'une arn;ce Macédonienne.
4. GiGajT, aritis , ^cint : G^canteiis f
a, nm , de géant. Gr. Gigas.
GiisiciJium, ii , cerfeu-!. Gr. Gig-
GiDioN , qu'on prononce Gingi-
dion.
6. Giickon , onis , poulior; <« Grec
GlekAom, &: Blakhun : c'sft une
plante aquatique : de Uc^ eaux.
GiTchonitet , a, vin de pouliot.
7. Glinojz, 2, érable; m^r. Glinoî.
GLYPA.
ï. AN«Gi.YP/K/f/, i ; Atia-Guv/ia ,
»rum , ouvrage cizelé , qui a des
figures de relie£
Ana-Glypt^j , en , cîP.'l?»!r , (culpteur.
ANa-Giypr/rf , er , art de ci.cler , de
tailler en bofTe.
Ani Glïp'/v , .1, Tum ; An z-GLYPt-fcu^ «
« , um , taillé , relevé en boiïe.
1. TRi-Gtyp/îHf , i , ornement de
ftife. Gr. Tai Glyp/:ûs.
HEMi-Tai-GLYpA^^j , i , demi triglyphe.
Mono-Tri-Glyp/zux, i, <jui n'a cju'ura
trijlyphe.
GO M;.
GoMp/;aj,i, coin, clou; 1". pieu;
5°. maladie de l'œil. Gr. Gomp/um-:
en Or. ."i^.:^ Jïoy?: , Kophe , pieu ,
branche : plante , cheville.
I. Gouvliojis , is , infertion d'un os
qui deineiire ferme dans un autre,
comme les dents dans les machoi,»
res.
i. Coti-A'^cke,eSf cadran folairSa
GR.
G^ABanis , i ,lit de repos, Octomanc,
lit de camp. Gr. Graéaior.
Gi.\ABdtulus , », couchette, cinapé,.
tit*^
8ir
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
S:$
MOTS LATINS VENUS DE L'ORIENT.
<«=
G
^j'Qiikrts , a: , â^nhe , pierre pré-
cieufe : du piim. Cad, bon.
CaLUis , i. Prêtre de Cybe'c; 1°. eu-
nuque ; j °. furieux , tàaatique.
AivChi-Gal/uj, f , chef des Galles, le
Grand-Prètre de Cybèle.
Cal/o , -are , être fuiisui, ctre agite
coivime les Prêtres de Cybele : de
l'Or. 977^, c'hal/y i". blefTer , per-
cer; 1°. danfer.
G AU , G OS.
Cossyphirn, il, coton; 2°. cotonîer ;
3 ^. goupillon.
Co%iampinus , i, cotonier. Voye^^ci-
dctTus , col. 457.
Celt. GaUjGay, habile, adroit,
qui fait faire des ouvrages, Gw£,
lifTu , ouvrages en tilTîi.
■PARA-GAUrœ, arum ; Para-Gau-
DtfJ, um , chiniifes fines; pafTc-poil
d'un habit.
redingote d'étofFe re-
lue des deux cotés ;
20. couverture; j°.
tapis velu; 4°, nitte
^ de paille ; 5°. grofTc
barte hérifTéc.
Gkvs^ipruis , a^ um , fftit d'étoffe velue
des deux côtés.
GAUsa^a, a ,
GAUSi7pe , is ,
GAusapa, OTum ,
GAVSupila , « ,
Gvvsapina , «
GAvsap.i:us , a ,um, habille d'une étoffe
velue.
Gicerid , orum , geficr , entrailles
d'une volaille ; ce mot s'eft aulïi
écrit ciieria ; il tient à l'Or. HIT."!,
Gi{;ert; , réparation , lieu fcparc ,
enclos, tel qa'unc poche , xinfac.
Cmrhojus j a, um , oblcur , mot
Oriental , forrr.c du primitif N£B.
Csision yii , aigle, fornic de l'Or. T'J,
Nijf, précédé de G , Gnes , oifeau
de proie, épervier, faucon, autour.
G U M.
Gw.mi; GuM/wfj,//2J.rérme,gomme;
c'cft le Grec Kommi: de l'Oriental
D1p> (»Jîs, Qoum, fe coaguler,
prendre de la confiftance.
GuM/72<?/ài-, â, zi/Tz , rcfineux , plein
de gomme.
Cxsumatus , a , um y qui produit la
gomme, gommeux.
Gxjyimitms, a , um , gommé ; 2o. fait
avec de la gomme.
CuM;/:i;io, onis^ l'aftion de vernir ^
de gommer.
G U M N ,
Nud.
Du Grec Cvion, corps; en Orienta!
ma.
DE LA LANGUE LA T.
«17
mj , ^Wc y corps , vint cetcc fa-
mille Greco- Latine.
I. GYMTzo-SovhiJIa , arum , Philofo-
phes Indiens, qui ctoicnc toujours
nuds i dcfoph, fagc; Se gynin, nud.
1. GYunas , dis , exercice de la lutte
fait à nud , fans vêtement quel-
conque.
GvMnicus, a , um, de lutteur , de la lutte.
C\Mnefice, aTuiji,les Ifles Baléares, fameu-
fes parles exercices du corps,
3 . Q\unafium , ii , bain public, lieu
où l'on fe dépouille nud ; i*. Aca-
démie de lutte i 5°. Collège pour
apprendre les fciençcs,
G Si8
GYMnaJlicus, a^um, d'académîe ; z°. qui
concerne les exercices du corps.
Gy Mnafi-ARcha, ce; Gy m nefi- Ae^chus , {,
maître d'exercice , chef des Etoles ou
Collèges.
?Ro-GYMnaJla , ce, PRo-GYMna/îuj , a,
um, condifciplc.
?&o-GYMnafma , tis, exercice.
GUP.
Gw/um , i, plâtre , Gr. Gups , Gyps :
mot formé de l'Orient. iV^fC'kup,
O/iyp , le brillant du jour ; chyp-
àhyp , clarté , brillant : le poli,
Gy ? feus y a, um, de plâtre,
Gyp/ôj-are, plâtrer , crépir.
Ort^, laK
ffi
Sip
DICTIONNAIRE ËTYMOLOG. 820
MOTS L A T I N S -C E L T E S,
O Z7 DÉRÎFÉS DE LA LANGUE CELTIQUE.
H
LiA Lettre H eft la huitième des
^Uphabets Orientaux , Grec & La-
tin ; mais avec des modifications
diflèrentes, qu'il eft néceflàire de
connoître, afin de s'en former une
jufte iice.Chez les Orientaux, elle
fut une afpiratton gutturalilëe , cette
aspiration commune aux Tofcans ,
aux Bas • Bretons , aux A'.lemans ,
&:c. & dont les François n'ont pas
la moindre idée , qui confifle dans
l'alpiration modifiée par la pointe
de la langue roulée vers le fond
de la bouche. Cette afpiration fut
notée chez les premiers Orien-
taux par un quart c coupé en qua-
tre ; dans l'Alphabet Hébreu , elle
eil défignée fimplement par les
deux montans de ce quatre, & par
la tranfverlale fupcrieure ; en forte
qu'elle a la figure d'une porte ou
d'un P grec majufcule n , &r que
nous notons dans le Monde Primi-
tif par ce caractère àk.
Les Grecs partagèrent toutes ces
chofes. Pour défigner l'aipirarjon
gutturalifée des Orientaux , ils in-
ventèrent le caraftcre x ^^' q»i y
correfpond parfaitement. Pour dé-
figner la fimple arpiration telle que
notre h , ils imaginèrent l'efprls
rude, ou une elpéce de c placé fur
une voyelle quelconque , & qui
marque que cette voyelle doit fe
prononcer avec force, avec rudef-
le, en tirant le (on du fond delà
poitrine. Et cependant ils conferve-
renc la lettre H dans leur Alphabet ;
mais elle ne fervir qu'à marquer
YE long. Chez les Latins , la let-
tre H marque conrtamment que la
voyelle fuivante doits'afpirer ; c'eft
donc une fimple note , & s'ils l'onc
conservée dans leur Alphabet , ce
n'eftque par une imitation vicicufê
de l'antiquité chez qui elle ctoic
plus que cela.
Nous avons porté plus loin cec
ufàgc vicieux; car nous confervons
cette note d'afpiration dans des
mots que nous n'afpirons point : ce
qui a fait imaginer deux fortes de
k ; l'un qui s'alpire , l'autre qui eft
muet & dont on ne tient nul com-
pte , que pour avoir le plaifir de
voir les mots écrits de la même ma-
821 DELA L ANG
niere que dans l'ancien rems, dans
le tenis où ils s'afpiroienc :ce qui
eft être efclave de fes yeux ; aufïï
les Peuples de l'Italie plus fages que
nous,onc totalement fupprimé cette
lettre par- tout où elle ctoit muette
ou inutile.
Par égard pour la génération ac-
tuelle , cette lettre muette exifte
également dans le Monde Primitif ;
mais n'eft-ce pas (àcrifier à une feule
génération celle qui arrive & toutes
celles qui la fuivront ? N'eft-ce pas
porter les égards trop loin î Toutes
les autres générations ne ieront-
cUes pas en droit de dire : pour-
quoi nous impofez-vous Gns raifon
la peine de diftinguer avec un tra-
vail pénible entre tous vos mors
écrits par h ceux qui s'a(pirenc &
ceux qui ne s'alpirent pas î que ne
fuppri niez- vous tout de fuite cette
lettre de tous les endroits où elle
n'eft qu'une marque trompeufe î
Quant à l'origine des mots La-
tins écrits par H , la plupart font
des Onomatopées qui expriment
des pafTions fortes & vivement ca-
raiierifées , l'admiration , la lur-
prile , l'horreur : ce qui doit être
ainfi , puiique les voyelles font la
langue des fenfations, & que la
voyelle alpirée ne peut erre quel'et-
fet des fenlâtions fortes Se fubites.
Les autres mots , en petit nombre
qui compofent cette lettre, fe rap-
portent à des Euiiilles formées de
U E LA.T. H 22.1
diverfes voyelles fouvent non af-
pirécs.
Ajoutons à cela nombre de mots
empruntés du Grec, & quelques-uns
de l'Orient , & rien ne manquera
pour rendre raifon de tous les
mots latins réunis fous la lettre H :
mots dont jufqu'icî on n'avoit pu
donner une étymologie même pro-
bable , loin d'en donner de vraies.
En général, les mots formés par
des voyelles fihiples ou afjiirces, (e
font toujours refufcs aux recher-
ches des Etyinologifles , par cette
raifon qu'on n'avoir jamais apperçu
la deftinacion des voyelles ni leur
rapport avec la nature.
N'omettons pas que les Latins
ont fouvent adouci l'alpiration par
les Confonnes V, F , S, &c. ce qui
rend très - imparfaites nombre de
Familles en H , donc il faut cher-
cher les dérivés fous toutes ces let-
tres.
Si cette lettre fe nomme Hache,
nom qui a fi peu de rapport à fi
prononciation aduelle, c'eft que ce
nom eft relatif à cette prononcia-
tion primitive que nous peignons
par ch , qui fubfifte encore dans
quelques contrées de l'Europe &
qu'on avoir tranfportée à h langue
Latinejen forte qu'on écrivoit dans
le XIV^ fiecîe michi 6c nichil ,
au lieu de mihl & de nihll; d'où
notre vieux mot annichi/er, icndcQ
nul.
Fffij
OnOM A TOP ÉES.
I.
Diverfes InterjeiSbions,
HAvDquaguam , nullement,
a. Ha«, hola, ho!
He , HEI , >
Heu , > ha ! hélas !'
E-Heu, >
H EUS , hola !ho !
j. Hem , hé, ho , eh Bien !'
H tu, ho-ho!
Hoi , hélas!
^. Ehe-Ehem . 7 hé, hola, ho!
Eno-'EHodum , J
II.
M ^ D j bouc.
H.-EDKi, bouc; c'eftune onomatopée,
tormée fur le cri de cet animal.
Les Sabins en adoucirent Taipirar-
tion en F, d'où Yadus ; les Hébreux
en G ; d'où HJ GheDi j chez tous,
bouc :.
De-Ià cette Famille Latine :
H^Dz/j, iy bouc> chevreau.
Hjëdu/uj , i ; Ha-vUIus , i , petit chevreau ,
cabri.
H.sDÎnMj y a f um, de chevreau*
HMoile , is , établc à chèvres.
H&Dulia , a , troupeau de chèvres.
III.
H M S, héfitcr.
H^s , j'ai bégayé , j'ai héfité. Ceft une
onomatopée, l'imitation d'une per-
823 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. S24
fônne qui bégaye , qui héfite , quîi
répète, hé , he y he :
De-là , une Famille Latine , où
la lettre S s'eft changée en R , uni-
quement pour les préfens du verbe.
Cette origine étoit entièrement in-
connue , ainfique celle de la plu-
part des mots formés par onoma-
topée ; ce qui n'eft pas étonnant y.
puifqu'on ne fe doutoit pas de cette
îburce prodigieufe de mots en toute
languCo-
HjtKeo , hœfi , hxjum , ère , être atta»
ché, fe coller ; z*. douter , héfiter ;
5 ". être incertain , irréfolu , balan-
cer ; ^'. s'arrêter, perfévcrer.
Hjcsito , -are , balancer , héfîtcr , être
irréfôlu , douter ,• lo. être arrêté ; j°,
délibérer , prendre tems.
H/ESitans , lis , béguç , qui bégaye ; %^,-
ignorant , peu inllruit.
H/Esitabundus, a, um , après s'être un peu
arrêté ; z°. indécis,
Hmsitanter, enhéfitant ; i". en bégayant.
tijEsirano , onis , doute , irréfolution ;.
x". retardement,
HjLShanîia , œ , bégayement.
HiESitator, is , indéterminé , incertaia',
qui balance.
Composes.
I, AD-HJBKeo,-ere , tenir , êtte atta-
ché; 1 ". adhérer , fuivre le parti de
quelqu'un ; 5 ^. être près, demeu-
rer contre.
Ao-H^Re/fo f-ere , hé/iter , demeuror
court,
AD-H,îsur , ûs; Ad-HjësIo, onis , adhc»
rcnçc , liaifon , attachement.
Sa?'
r>E EA LAN
1. Co-H.tR^Oj-cr^, ■« avoir de la liai-
Co-}{ji,Kefco,'ere, > Ton , du rapport;
i?. erre joint , uni en-
fêmble.
Go-HiïRenf^r , avec liaifoni
Ca-HjtKeniia , a , liai(ôn , juftcfTc , con-
venance.
Gc- H^Rar/uy y a , afleïïeur, aflSftant.
j- I^-Ej^n-eo-ere , y être attaché,
ls-U.€-refco , - er<J , ) tenir contre.
In-H ;:s.'3, ortrT ; lv-H£,Rentia , ce , inhé-
rence , adhéfion.
Oe-H^rêo ,-ere ; OB-HjtHytfco ,-ere ,
être adhérent , s'attacher.
SvB-HjEKeo ,-ere , être attaché defTous.
IV.
H A U S , puifer;
En imitant le ton cfoufflé d'une
perfonne qui tire en haut , les La-
tins firent le mot HAusi,)'ai tiré
en haut , j'ai puilc : d'où le présent
eh Haur par le changement de S
en R.
Haurîo , i^ ) fi, Jlum , rire , puifer,
tirer-, i". avaler , engloutir ; } *'.
recevoir; 4*'. épuifer.
HAuSTiiT, ûj; Haustkot , i, l'aftlon de
puifer ; 1°. coup , gorgée.
HAUSTor, ij, buveur, avaleur.
\ HAiisrrum , i , feau , pompe , machine à
puifer de l'eau.
Composas.
De-Haur/o ,'iTe , tirer , puifer.
Ex-HAuRfo ,-ire , épuifer , tarir, boire
tout; 1". ôter , enlever; 5°, ruiner,
piller.
Ex-Haustuot , i , l'adion d'épuifer.
GUE t AT: H 82^
V.
HI , bâiller , ouvrir.
I. UiOy-are f bâiller, ouvrir fort la
bouche, i''. avoir la gueule béante;
5°. s'entr'ouvrir,fe fendre; 4'^. s'é-
panouir ; 5 **. defirer fort.
HiAsco ,-ere, bâiller, s'ouvrir.
HiATO ,-are , bâiller fouvent.
Hihru! , ûr , ouverture de la bouche ou
de la gueule des animaux ; i". abîme ,
gouffre; 3*'. bâillement.
In-Hio ,-are , bâiller après une chofe , U
defirer avidement.
Iw-HiABj , ds , qui defire ardemment.
z. Hisco,-ere, s'ouvrir, fe fendre; 2.°,
bâiller.
DE-Hiscrt,-ere, s'ouvrir, Ce crever; lO,
s'épanouir.
Re-Hisco ,-ere, s'entr'ouvrir de nouveau»
Semi-HianS, tis , qui bâille à moitié,
entr'ouverf.
i.HivLcus , a j um, crevaffé ; 2'.
avide , intérefTé.
HruLcè , en s'entr'ouvrant , en faifant des
crévaiïcs.
HiiTLCo ,-are , faire fendre , crevaflèr.
Semi-Hiiilcuj , a, um, entr'ouvert,-
V I.
H IN N, hennir.
HiNNKj, i , mule , mulet,'
Hmtiulus , i, petit mulet.
Hifitiukus, i , faon de biche.'
HiNNio ,-ire, hennir.
Hitinitus, Ù! , henniffement.
Hiunibundè , en hennilTant.
Hinmiito ,-are , braire comme un muleeï'
Ad-Hin/iz'9 ,-ire , hennir après,
Co-Hmnio ,-ire , hennir avec,
. Is-HiNNio,- ire , hennir après,'
S27 DICTIONNAIR
VII.
H I R R, grincer des dents.
HiRHo ,-ifc , grojider comme un chien
qui moncre les dents.
VIII.
H O R R , horreur.
ïioTireo,-ere, fe hérifler; i'. frilTon-
ner , trembler de froid ; 2°. avoir
fraypur , are épouvante.
HoR.r?/f o,-.Û-fre, avoir horreur, s'efl-rayer;
z^. devenir horrible.
HoRror,;j, effroi, peur ; z.°. friflbti ,
tremblement.
Hos^renàus, a , um , épouvantable, hor-
rible ; ic énorme , démefuré.
HoKrendàm , horriblement.
Hop-rihilis , e , épouvantable , affreux.
MoKridus , a , um , affreux , terrible ,
hideux ; lo, fauvage , grofTier ; 3». dif-
forme ; 4°. rude au goût ; 5". hcriffé ;
6°. maigre à faire peur.
Composés.
AE-HoRreo ,ere , avoir de l'cloigne-
ment, de l'horreur , fuir, haïr.
At-Kot.refco ,-ere , craindre , trembler.
Co-HoRreo -.-ere ; Co-Hcarj/io ,-eri ,
être frappé d'épouvante , trembler de
peur.
Ex-HcRTéo ,-ere ; Ex-HoRrf/co-ere , f-é-
mir d'horreur , être eifrayé.
In-Hor;£0 j-«'«, 7 fe hcriflèr, frif^
(bnner , avoir
horreur.
OB-HoRreo j-ere , faire horreur , être
horrible.
PER-HoRreo,-ere ; PER-HoRrf/ce ,-fre ,
être épouvanté , être faifi d'horreur.
In-Hof re/co
E- E'IYMOLOG. 82S
VrK-WoKxiàus , a,um , trcs-horrib'e ,fort
afireuM.
SvB-lioR.ridus , a , um , odieux, mal-
propre.
SvB-HoRri,Jê , un peu odieufement , un
peu malproprement.
H A N D,
Main.
Du Ceiàque-Theuton Hand , main ,
porté en Italie avec les premières
Colonies qui s'y étabhrent , fe for-
mèrent les dérivés fuivans , dont
l'origine étoit inconnue, parce que
le radical s'étoit entièrement per-
du chez les Romains,
t. Compre-Hendo, is j di , fum ,
dcre , prendre , laifir , arrêter, re-
tenir , empoigner , fe fajfir:2°.
comprendre, concevoir, entendre.
CoMPRi-HENSe, iiis , ijjimè , en peu de
mots , fuccinftcment.
Ccmpre-Hens/ùt loqui, parler plus con-
cifémcnt , d'une manière plus ferrée.
Compre-Hens/Zi/'/zj , e , compréhen/îble ,
intelligible, concevable.
Compre-Hensjo, anis , prifê , capture ,
faifîiTement ; 1°. conception , penfée ,
imagination , connoifîance , intclligsncc ;
3°. découverte.
CoMPRE-HENsia verborum , période,
CoMPRE-HtNSum, f , connoilTance , lu-
mière.
Im-Ccm-Pre-Hensuj , a , um , qu'on ne
comprend pas.
It-CoM-PaE-HENSiii/fj , e, qu'on ne peut
comprendre ; i". qu'on ne peut fur-
prcndrc.
1. Depre-Hendo , is , di ,fiJm, dere ,
prendre, attraper, furprendre -, i°.
découvrir, appercevoir, développer.
Sap
DE LA LANGUE LA T. HA
ÎC5
dcm:(er , comprendre ; j». prendre
fur le fuir,
De-Pre-Hens.ï, (E , certaine punition des
fautes dss (bldats, plus forte que les chat i-
mens ordinaires, &moindre que l'affront.
Ds P.xe-Hfns/j , onis , fiirprifc en qucl-
qu'aSion fecrctte ou criminelle ; i", rcn-
co;-tre fur le fait ; 3°. découverte ,
conuoiiïancc.
1-irDE Pre-Hensi/j, a, um; In-De-Pr-
Ens.'/j, a , U7n 1 imperceptible; r°. dont
on ne s'ap'^'crçoit pas,
3.. Ps.^-Hend(? , is , il ,T(aiâr, pren-
^'utn y dire y s dre ; 1°.
Pre-Hendo, -(/«/Cj S^ briguer.
Pr>.-EfiD(3 t-ere ; ce verbe n'cfl que la con-
crafiion du précédent,
PRE-HFSisa,-^»-? ; Px-Fîisj,-.7rï, prendre
ibuvcnt ; 10. ici le à s'eil adouci en r,
PaE-HENsio , onis , laftion de prendre ;
i''. raaclilne à enlever des fardeaux.
pB-ï-lIïHitztio , onis ; Pa^-Ensniio , onis
brigue , pourfuite.
Pkt.-Heusus , a, uni', Pr-Ensuj, a, um
pris , (eiré , lie,
AD-Pi(.E-HiNDo t-ere , reprendre , répri-
mander.
R£PHE-H£NSiBi/iJ, e, n. is , rcpréhen-
fible.
RE-Pr.E-HENSio , onis , répréhenfion ,
blàmc , réprimande , l'aftion de blâmer.
Re-Pt.e Henso , as , are > reprendre for-
tement.
EE-PRE-HENSor , or/j-, qui reprend , qui
blâme , qui fait une réprimande.
Re-Pre-Hensu; , a , um t participe de
rsprehendo.
Re-Ps.en:/o , F. Re-Pre-Hendo.
Re-Prensiu , V. Re-Pre-Hemsuj.
Is.R.E-pr.E-HEN5iBj/ij, m.f,/e ,n.oil Ir..
Khtk.i.-UtT^ius, a , uni j &"c. &:
iRr.EpRrNSw^f , a , u;n , irrcprcheni'.'ble ,
irréprochable , à qui on ne peut
rien reprocher.
H A R,
Devin.
Du primitif Bar , Far, Hau, défî-
gnanc la parole , d'où le Celre B a r d ,
Pocce , Devin , & le Latin Ver-
iu/n , fe forma la famille Latine
fuivante :
Har/o/wj , i , Devin.
iÎAK'ola, œ, DcvînerefTe.
HAKiolor ,'afi , deviner, prophétiTcr,
HAKiolator , is , Devin.
HAR;o/4tio, on;;' , divination,
llK^ingua , <s , DevinerelTe,
H AS T^,
Pique, Lance.
De S-rUf debout, fixe, fe forma (enioî
Hajla , lance , pique , parce qu el-
le (e plante & Ce fiche.
H ASTd , ^ , javelot , lance , hallebarde ;
1°. encan , vente publique.
HastuLi , a , petite pique.
HaSticus , a , um y ds pique , de Javeline,
H.>iSTatus,ay um, armé d'une lance.
llASTarius , a, ura , de lance , de halle-
barde.
HASTarius , ii ; îÎASTatus , i , piquier >
hallebardier,
KhSTile , is , pique , pertuifane ; i". bois
d'une lance.
Svb-Hasso ,-iire, cxpolêr àl'encan,
HE B,
Epais.
■De rOriencal Hob 3y, épais, maffif^
Sji DICTIONNAIR
poutre ; Hobu' n^y > être épais ,
êcremaiïit, vint le Latin Heb«,
lourd 5 dur , cmoufTé ; d'où cette
famille:
''HfBeo,-ere , ") s'cniouiTer , être
HEEfiJCt» ,-/Cv"re, > rebouché ; i**.
Uh'BeteiCo^Jcere, J s'affôiblir, s'en-
gourdir.
HEEeî., f;s , cmoufTé, qui eft fans pointe ;
10. ftupid-:- , lourd ; 5"=. débile , foiblc ;
4". dur, infenfîble.
HEBîro,-are, émou-iïer , reboucher; 20, af-
foiblir , diminuer.
HEBetado , onis ; HESetudo , inis , afFoi-
blidejnent,
HtBetator , is ; HEBecatrix , cis , celui ou
celle qui étnouffe.
Utcta y te , bagatelle , vétille.
HEDera,
Lierre.
■C'eft une plante qui s'élève jus-
qu'à la cîme des arbres les plus
hauts ; Ton nom doit donc tenir à
la racine primitive Hed , Hod , en
Oriental iy , Mod,é\Q\é , haut.
EiDera,ce , lierre.
HEOerofus , a,um, plein de lierre.
HEDerarw, a,um, fait ds lierre ; t°. cou-
vert de lierre.
HsDeraceus , a ,um,àe lierre , femblable
au lierre.
HsDeriger y e , um , qui parte du lierre.
H E L,
Lumineux.
Du primitif Hel , nom du Soleil , de
la lumière , foutce d'un grand nom-
trç de familles en B, F, M , S , &c.
E ÉTYMOLOG. 832
dérivèrent égalementces motsenIL
I. Uiiena, a, le feu Sr.-Elme , forte
de météore très-brillant.
X. Hsiio-Tr opium , il , tournefol ,
plante qui fe tourne vers le fo-
leil ; mot Binôme formé de Hel ,
folei! , & de Tjiopoj , l'adion de
fe tourner.
HiLk-Caminus , /, voûte cxpofée au fo-
leil, ferre, étuve.
\iE\.enium , ii jl'aunée, plante, ainfi nom-
mée de fa figure, qui imite les rayons
du folcil.
liiLhboTus , i , "^ Hellébore; mot bi-
Hiileborum^i, > nome , qui fîgnifie
HiLlcbcrine,eSy J mot- à-mot y rouge,
( plante qui eften effet d'un rouge
écarlate, ardent) de Heil , clair,
brillant, & de Bon. ou Pur, qui,
foit en Grec, foit en Celte, veut
dire rouge, feu.
HTileborofus, a, um , qui abefoin d'hel-
lébore , fou,
3 . UEtyeo/us ^a^um ,'\ Jaune paille ,
'AiLV us , a , um j t couleur de
Helvo/«j ,ayum, J feu, couleur
d'or , couleur du foleil.
4. Par-Elion , li , Parhélie , image
du folcil qui fe forme dans une
nuée épaiffè.
5. CitYus, a, um, jaune ; couleur
d'or ; pailler j ici H changé en G.
C'eft un mot Theuton. Heib , en
Allemand fîgnifie jaune ; Hiallo
en Italien : Yallow en Anglois.
HE LL,
qui engloutit.
Laiflçns aux froids Etymologiftes à
difcutec
Si 5
DE LA LANGUE LAT. HER 834
difcuter conimenc ce mot peut venir
du vieux Holk^, herbes porageres,
légumes; & voyons-y une Onoma-
topée, nui peint l'afftion defejetter
fur là proie pour la (âifir &: la dévo-
rer, & qui a produit le grec âaloo,
(âifir, prendre.
Hia-L«o , onis , qui dévore , gour-
mand ; 1°. goinfre , débauché.
iÎELluor ,-ari , abforber, engloutir.
HEL/uatio, onis, débauche, goinfrerie;
î", ivrognerie , gourmandife.
HE RI,
Hier.
Heri &HERè, hier ; du primitif er, de-
vant, auparavant; z^'.lui, celui-
là : appliqué au jour, il fignifie mot-
à - mot , ce jour qui eft devant , &c
qu on peut montrer. En Allem. Ea ,
lui -, 1°. avant, devant , aupar-
avant, en Anglo-Saxon ^r.
Les Orientaux en firent 'in>4 A-Her
ou ACher , l'autre : après.
HESternuj , a , um , d'hier.
H ^ R,
Héritier.
D'Ar , élevé , les Celtes firent Her,
Maître ; & de Her , les Latins
firent HitRej , héritier, celui qui eft
deftiné à devenir Maître. Le jeune
Maître.
\^ AV.es , edis, héritier, héritière; ^°.
rcjetton.
Hs.r.edhi'! , atis, héritage, fucccflion.
Hxi^ti^iolutn y i , petit héritage.
Orig, Latt
yiMKedkaTius , a , um , héréditaire , qui
vient par fucceflîon.
tla.Reditjriê , par fuccclTion.
Hjs.B.edi-Peia , a , chercheur de fuccef-
iions,
C O M p o S e' s.
Co -UjERe s , dis j hémiet en partie,
cohéritier.
Pro-H^rcj', dis, légataire; i". héri-
tier bénéficiaire.
Ex-HjEKex , dis, déshérité , privé d'une
fuccelfion.
Ex-HMRedo,-are; Ex-HERe(fo,-are, déshé-
riter , exhéreder.
Ex-HMKedatio , onis , privation d'une
fucceflîon.
iN-H/ERfj, dis , qui n'hérite point.
HER B,
Herbe.
Du primitif Ar, Har, terre, dont les
Latins firent Aky um, champ, vint
également & fans peine Herv^i,
HERBd , l'herbe, mot-à-mot, lapro-
dudion de la terre , des champs.
De-là cette faniille Latine dont on
avoit donné tant de faultes étymo-
logies.
Herb^ , œ , herbe , verdure.
•Herbu/iI , œ, petite herbe , brin d'herbe.
HERBetiJ. a, um, verd, de couleur d'herbe.
Hfrb/Jus , a, um , d'herbe ; i». plein
d'herbe.
HERBuceuj- , a , um , de couleur d'herbe y
ftmblable à l'herbe.
UtK^arius, H -, Herborifte , Botanifte.
HERBariuj , a, um, d'herbes , de fiirts
pies.
HERBiiif , e, nourri d'herbes.
HERBo/ui ya,um, fertile en herbcsi
DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG.
Composés.
I. Ad-H^c ,
^31
HtKZ.ifco,-ere ; HiK^cfcoytre, pouffer de
l'herbe, croître en herbe.
B I N O Af E S.
HERE/'-F^r , a, um ^ qui produit de
rherbe.
fAiv-ni-Gradus ,a , a/n, qui rampe fur
l'herbe.
HzKBi-Grada , ce , limaçon.
C o M P o s É S.
Ex-Herbo, -are, arracher les barbes.
OB-HERBe/co , ère , fe couvrir d'herbe.
HERN/^,
Defcente.
Du Grec Régnyô , rompre , pronon-
cé à la Latine Ergnyo , le forma
le Latin :
Hermi^z , a , rupture , defcente de
boyaux, hergne.
HrRNio/àj- , a , um t qui a une rupture ■,
une defcente.
HI C.
Du primitif HE,ctre, joint à C , mar-
quant le lieu , fe forma le Grec
EK«,ici , l'Adverbe Latin Hic,ici,
^c toute cette famille.
1. Hic , hac , hoc , celui-ci , celle-ci,
ce , cet ; mot-à-mot <» celui qui ejl
» en ce lieu ».
Hic-re, Hsc-re, Hocce» celui-ci, celle-
ci, ceci.
Hic-ff/!e, H»c-ff/!?, Hoc-cine , efl-ce
cela? efl-ce celui-làî
:2. Hic , ici ; alors,
Hac , par ici.
Hue , ici ; lo. jofqtfes-Ià.
HiKc , dc-là , d'ici.
2}C
Ad-Hoc, J outre cela ; de plus,
Ao-Hrc , jufqu'à préfent , encore.
JjNTer-HyEc , fur ces entrefaites.
Post-Hac , adv. ou
PosT-H^c, adv. déformais , dorénavantj
par la fuite , à l'avenir.
2. Ab-Hinc, depuis tel temps , il y a
tel temps.
Di-HiNC , après cela, enfuite ; doréna»-
vant , déformais,
PosT-HiNC , adv- après cela , cnfiiite,.
Pro-Hinc , par conféquent.
H LL,
HiL efi un mot Celtique qui fignififf
grain , graine , femence : de-là ces
dérivés Latins, aufïï énergiques de*
qu'on en connoît l'origine , qu'ils
l'ctoieut peu fans ce rapproche-
ment.
HiLww , / , marque noire qui paroîc
au bout d'une fève de marais; 2**.
un grain, un peu, tant foit peu;,
3°. nullement, rien.
PiR HiLÙm , très-peu,
l Composes.
De HiL, joint à la négation Ne, fè
formèrent ces mots:
Ni-Uiium ,i,n. un rien ,.Ie ncant^
pas même un grain.
NlLum, i , n. Voye^ Nihilum.
Ni-HiL,NiL,/!, rien -, z". non,point,pas.
B I N o M £ S.
Ni-Eiti-V fxioyis, feci,fdc!Km,cere, &
«57 DE LA LAN
Ni-Hili-Pendo, /j , ère, n'eftimer
point , compter pour rien , ne faire
aucun cas , ne faire point d'état ,
mépriser.
Ni-Hiio-MA^fj , a.iv. pas plus.
i>!i-îîii-dum y adv. point encore, rien en-
core.
Ni Hii-non , adv. toutes chofes.
Ni-HiLo-Minur , adv. ncantnoins,cepen-
dant, toutefois; 1° pas moins, rien moins,
ni plus ni moins.
Ni-HiLo-Pi-uj, adv. pas plus.
Ni-Hitc-SEc/uj , adv.jvoje:^ Ni-hilo- mi-
nus.
HIR.
HiRd, ce , l'ateftin jéjunum , un des
plus longs inteftins : fon nom fut
donc très-bien choifi ; HiR en Cel-
te fignifie long , grand , étendu ,
prolixe. Ccft le Japonois Ir. Cette
famille eft confidérable dans les
Dialedes Celtiques ; elle tient à
Her, Er, grand, élevé.
HiLLdjiS, boudin, faucifTe , diminutif
de HiR.i.
HiRUDo , inisy lângfue. Son nom doit
venir du Grec Air^o , du Latin
Ua-kcc , s'attacher, faifir. La fang-
fue s'attache au corps pour (îiccer
le fang.
HiRTTNDo , inis , l'hirondelle , l'oifeau
du Printems : Se telle eft l'étymo-
logie de Ton nom : en Grec HER^tn
Latin Ver, le printems ; en Gr. Hri,
le matin ; au printems. Les étyrao-
logies qu'on en donnoit font touc-
à-fait miférables.
HiRUND/aw, « , uro , d'hirondelle.
GUE LAT. HIR 838
HIRC, HIRS,
Hériflc.
Du primitif Er, Ir, défignant l'idée
de pointe,de force,de rudelTe , dé-
rivèrent nombre de mots.
I. HIRC.
I. HiRcKJ, i , bouc j lO. odeur de
bouquin , gouflet.
HiB^cinus , a,umi HiRQuinuj-, a, um,
de bouc.
HiRcq/ùj , a ,um, puant comme un bouc,
HiRcf-Pi/ui , i , velu comme un bouc.
HiRCK/aj, i , forte de plante.
HiRcuZarfo, onfj, maladie de la vigne,"
devenue flérile à force d'engrais.
1. EiKQuusji, coin de l'œil-, i°. louche.
HiRQ(/i-T(i//io , ire, muer de voix à l'âge
de puberté.
3 . Co-HiRCi«(j//o , onis , chaleur
amoureufe de bouc.
IL
HîRsutus ,a,um, "> âpre , rude ,
HjRTK^ , a, um , ^ bourru , fàuva-
ge , grolïïer; 2°. hérilTé , velu ,
couvert de poils rudes & droits.
HiRSufifl , œ , hériÏÏement du poil.
III.
HiRs;^/d f a , chenille.
HISP,
Hérifle.
UisviDus y a , um f 1 velu , couvert
HisviDofus , a f um , ^ depoil;!**.
hériflé , rude , âpret
G g g >j
Sjp DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 840
HiSPi(fo,-are , hérifler de pointes.
Cesn^cts, dont l'origine écoit abfo-
lument inconnue , tiennent au
primitif Spei , Spi, relatif à toute
idée de pointe y de piquant -, d'où
les familles Latines Spica , Svma ,
5cc, & le Grec Speydo , piquer de
l'aiguillon , preffer , hâter ; mots
dont on ne connoifloit pas mieux
l'origine.
HON,
Honneur.
HoN eft un mot primitif Celte &
Oriental qui fignifie élévation,dans
tous les fens poffibles , phyfiques
& moraux : en rang, beauié , prix,
charge , confidération, poids.
En Celtique , O n, bon; beau; ex-
cellent.
En Iro'quois, O n , beau.
En Irl. OnoiV, bonté.
En Bafq. On^, biens: bon.
Otiûda, bonté.
En Orient. pi<, ^UN , force puif-
fance , riche (Tes.
pn , E'ON , les biens.
De-là ces familles,
I.
HoNor, oris , î honneur, refpeft ; i .
liotios,oris, S charge , dignité, r^ing-,
5 °. prix , récompenle ; 4*^. orne-
ment , beauté ; j**. vidime , facri-
fice.
Howrus , a , i/m , qui fait honneur.
HoMCRo, -are, faire hor.neur, reipcâer.
Hcmratus , a, um^ honoré , illuftre,
HoNorflfè , honorablement.
HoNoraWw , a , um ■, d'honneur, qui fe
fait pour honorer.
YicmTanum , ii , préfent fait pour un
fervice rendu, honoraires , gages.
HoNoraii/ij, e, digne d'honneur, rerpcc
table.
HovorabiliteT , honorablement.
Binômes.
HoNori-Fico, -are , refpederjhonorer.
HcNori/?cw, a, um, cendor , cemiJfimuSf
glorieux , honorable.
Honorîficenda , ce , honneur; z". vénéra-
tion religieufe,
Homrificè, centius, cemifimê, par hon-
neur , d'une manière honnête.
HoNori-PET^ï , (S , ambitieux , avide
d'honneurs.
Composés.
Per HoNon-F/c«j ^a^uin., fort hono-
rable.
PïR-HoNorJ^ce ,.fort honorablement.
Ex-Honoro ,-are , déshonorer.
NÉGATIFS.
lN-HoNor«j, a
ln-Yionoratus
,um, ") qui n'eft
r , a,um , ^ point ho-
noré.
Tn HcKorr/zfw , a , um , qui ne fait point
d'honneur.
II.
Wotie(lus ,a,um^ honnête , décent ,'
bienféant ; 2''. illuftre, qualifié.
H IN /îi.;;;, f , l'honnête.
H( ^jla^ , atis , honnêteté, bienféancc.
Hot^e/?è, honnêtement, favorablement,
de !)onne grâce.
HoNi-/?o,-are, faire honneur ; i». accré-
diter.
«41 DE LA LANG
HoNj/litme/iJum, i , ornement , embcUifrc-
ment.
Composes.
Co-HoNç/Zo ,-are , honorer , faire
honneur.
Di-Hot^ejlo y-are , deshonorer, dé-
crier; 1°. défigurer.
D i -Hoi> ejlamentum ,i, infamie, tache,
difgrace; z». défaut , difformité.
lN-HoN^«j,d, um , malhonncce }
honteux ._, fans honneur.
In-Hcnj/?^, ea malhonnête homme, mal-
hcnnètement.
Is-Hcmç/Zjj, (itiV, malhonnêteté.
I-i-HcKslîo , are, fouiller, déshonorer,
lu Honiflamentum , i, honte, déshon-
neur.
H OR,
Heure , Saifon,
De l'Oriental Hor, &c HoKus,\e So-
leil , !e jour, la lumière , fe forma
cette famille :
HoRiï , a , heure -, i.°. {âifon, tems.
HcRtBiis , a, um,3. tems , fait à propos.
HoRariuOT, H , qui marque l'heure.
HoRarhs , a,um, d'une heure , qui dure
«ne heure.
Binômes.
I, Ho8.o-LoGi«/n , l'i, horloge.
1. HoRo-Scopai , i, moment de la
naifTance ; prédiflion de ce qui
doit arriver i i^. celui qui tire une
horofcope.
MoKo-Scovalis , e , d'horofcope.
Hoxo-ZcoPus, a , um , de cadran folairtf ,
indiquant l'heure.
Hono-ScorOf-are , prénder au moment de
U E L A T, M O R I42
la nativité ; lo. faire l'hcrofcope , conS-
dcrer l'heure d'une nalffance.
;,Semi-Hora , <E, demi- heure,
cj. Tri-Hor/«ot , a j eipace de trois
heures.
de cette année.
. HoRfius , a, um , 'i^^'^'
■ioKMtinus , a , um ■, ^'^el'
Ho
année pre-
fente.
HoRNti , cette année.
H OR,
Production.
Du primitif Ar, Or , élevé , fe for-
ma la famille Hor , défignaut les
productions en général ; d'où les
mots Larins (ùivaiis : mais obfer-
vons auparavant qu'elle le pronon-
ce également en For , & qu'on
peut voir ce que nous en avons
dit dans nos Origin. Fr. col. 45 + .
I . HoRr«K/rt , / , amas de bled ; 2**.
grenier , grange ; j °. magafm , cel-
lier : car le mot HoKreum fignilîe
amas , magafin de productions quel-
conques de la terre. Bar&: Bor
fignifie en Hébreu un grenier.
Yio KT e S.TÏUS ., a , celui qui garde un ma-
gafin.
i.F^oRdeum , i, graîa en général,
orge.
Hoe^dearius , a, um ;}îoRdeaceus, a, um,
d'orge.
^.tioKda , (S , vache pleine; mo»
qu'on prononce également For-
da,
H O Px,
Du primitif Hem , prononcé ég--i!e='
2^-3
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG,
Composes.
8 H
ment Cor ëc Choil , enceinte ,
enclos, habitation fermée, cour,
bdfle-cour, Ce forma cette famille :
HoRTKj,/, enclos, jardin.
UoKtulus, i , petic jirdin.
HoRTf , onun , maifjn de plaifancc ;
10. village.
HoKTulanus , i , jardinier.
îioKTenfis , e ; HoRTenfius , a, um ^ de
jardin.
H O R T.
Ab UoKTor ,-ari , détourner, décon-
feiller ; voyeiCa. Famille, col. ç)o,
HO S T.
Du primitif Hos , Hws, relatif aux
idées de cacher , de renfermer, fe
formèrent nombre de dérivés; en-
tr'autres le Celte, Ost , Host , ha-
bitation , lieu où l'on s'arrête-, d'où
notre mot Hostel , puis Hôtel ,
&c. Le Latin Osrium , porte , ce
qui fcrmc,qui arrêtej & lesfainilles
fuivantes.
I.
Eos-Pes , ieis , 1 ''. Hôte qui loge ;
i". Hôte qui eftlogé, étranger,
nouveau venu; 5°. neuf, dupe i
de ^05T,mairon, & de Peto, aller,
fe rendre.
Hos-yit'wm , ii , hôtellerie , auberge ,
hûfpice.
tlcs-fuiolum , i , petite hôtellerie.
Hc5-Pif or, -ari , loger , être logé.
HoS-Titus , a, um, étranger.
Hos-fitalis , e , hofpitalier ; î«. d'hôte.
Hos-Titalitas , etis, horpitalité, bonne
réception envers des étrangers.
qui reçoit
lontiers les
PER-HosPiVwj , a , um, •) qui
J?EK-liospiialis , e , ^volc
étrangers : qui pratique l'hofpi-
talité.
PER-HoSP/ra , « , femme qui reçoit bien
fes hôt;s , qui accueille les étran-
gers.
In-Kosvitus y a f um , inhabitable.
lN-Hospira/;x , e , où l'on ne peut loger.
ïn-HoSFitalitas , atis , inhumanité envers
fes hôtes,
I L
KosTÎs ,is; I •*. étranger; i?, enne-
mi,
HoSTi3,-!re , ufer de repréfaUles , rendre
la pareille.
HosTimentum ,i, représailles.
HosTilitas , atis, inimitié, hoftilité.
HosTi/ij- , e; Hosricw, a, tii?;, d'en-
nemi.
HoSTiliter, en ennemi.
HosTW, a, viétime égorgée,
HosTiatus , a, um, charge de viâimes
pour les facrifices.
RED-HosTiO ,-ire , rcconnoître un
bienfait , rendre un fervice.
HUM.
i Uvuerusyi , épaule; i°. partie du bras
qui s'étend depuis l'cpaule jusqu'au
coude.
HvMerulus , i , petite épaule ; îo. con-
folc.
HvMerofus, a um , qui a les épaules
hautes.
HuMera/e , is , manteau , cafaquc ; z",.
écharpe de femme.
/
S4f
DE LA LANGUE LAT. HU
SiiPFR-fït'MSMJe, is, Tctcment qui cou
Tre Jes épaiilest
Ce mot appartient à la même
femille que le Grec n^oj , oMos ,
qui fignifie également l'épaule , le
^ras : il rient de même à l'Hcbreu
rtjy , Amê , coude , coudée. Tous
CCS mots tiennent donc au primi-
tif On, Om , élévation , qui s'c-
levé.
D'ÔMOS bras , les Grecs firent
Omoo , Ounumiy jurer ; car e'cfi: le-
ver le bras , la main,
H U M.
î>u primitif M, Mère , prononcé en
Oriental Am , Aum , les Latins fi-
rent :
r.
Hiuraj , / , la Terre , la Nourricière
des mortels , la Mère par excel-
lence. De- là :
i.HuMo,-rtre, enterrer , mettre en
terre.
Hojurio , onïs , cmerremcnf.
HiiMafor , OTÏs , enterreur.
In-Ki MO , are , enterrer.
hi-HvMarus, ajum, relié fans fépulture.
1. Po.sT-HuM«j, i, né après la fépul-
ture de Ton père, pofthume,
II.
Homo , inis , Homme , mot-à-mot ,
l'enfant de la terre. Ton nourrilTon
par excellence,
HoT.Mina, changé ea FtKina , femme.
Boh^uliis ,HcMullusi HoMuncio , onis ,
Uoucnculus , ; , petit-homme.
84^
HoMi-ciiJa , a , homicide , tueur d'hciu-
me ; de C.noo , tuer.
II I.
U\juanus ya,um, humain , d'hom-
me ; z*». affable, doux ; 3",
qui eft ccbiié , qui connoît les
Belles-Lettres.
n-^Manhas , ans , humanité , nature hu-
maine ; lo. afFabilitc , vertus foetales;
?". les Belles-Lettres.
HvMjniJla , <E , humanise , qui pofTéde
les Belles -Lettres.
îîvManc , HvM.mirer , Havtanuùs , en
homme , humainement, obligeamment.
PEg^-HvManus , a,um, très humain.
PtK-HvManê , ?tR-Him.miter , avec 1*
plus grande humanité.
NÉGATIFS.
ÏN-UvuanusyU, um , qui n'efl pas
humain ; cruel.
ïv-HuM^nitas , atis , cruauté , barbarie ,
inhumanité.
In-HvManè ,-niter , cruellement.
IV.
HuMzYjjjô.barflc contre terre, qui
rampe à terre , bas , humble , vil.
HuMf/ùffT , ans , /îtuation bafTc, bafTelTe
petîtelTe . humilité. '
UvMiliter , d'un air rampant , lâchement
humblement, '
UvMilio ,-ire, abaifTer, courber vers la
terre , humilier.
HvMiliado , nisy abailTemcnt , huwjli,,
tiun.
HU,
£3U.
I.
Du mot Hu y eau , fe formèrent ces
§47 DICTIONNAIR
dérives en le naialancen Hum.
HuMor, is , moiteur de k terre , hu-
midité , eau.
HuMf/fo ,'sre , s'amoitir, s'humeftcr ,
devenir mouille.
i-ivMâo , -ère , être humide , moite ,
trempé.
lii-Hv M eâus, quin'eft point mouillé, fec.
Hvuecïo ,-are , rendre humide, mouil-
ler.
HvweÛus , a ,um , moite, humide.
HvMefaSius , a , um ,amoiti.
flvuigatus , a , um , humedé.
iiiiMidè , avec humidité.
HvMiduin , i, lieu marécageux.
HuMi/er , a,um, & HvmIJîcus , qui caufe
de l'humidité , humide,
îivMidus , a , um , moîte, humide.
HiMirlulus ; SvJi-HvMidus , un peu
mouillé.
HcMic'o ,-are , rendre humide.
Cc-HuMzJo ,-are , mouiller avec.
II.
Ce mot H u (ê prononçant & s'écri-
vant Hy à la Grecque , devint la
iource d'un grand nombre d'autres
familles.
I. H I-E M S, l'Hiver.
HiEM s,is, hiver ; 2 °. orage : de Hy ,
eau , & Ems, tems.
HiEMû/ix , e, d'hiver.
, HiEM.itio , onis , quartier d'hiver.
HiEMO i-'^re 7 hiverner , être en quartier
d'hiver ; ï". faire un tems d'hiver, faire
grand froid,
Phr-Hyemo ,-are , durer tout l'hiver,
II. HI-BERN, d'hyver.
Vii-aerna , orum , 2 quartier d'hi-
H^Bcrmcu/a , orum, ) ver j a^, ap-
E ÉTYMOLOG. 848
partemeiu d'hyver; d'HY,eaUp
& i>er y fer , qui apporte.
HiBer/îiij-, a, um; HiBernalis,e, d'hiver.'
HiBerno ,-are , palTer l'hiver , être en
quartier d'hiver.
III. Ces Familles Greco- Latines.
I. Hras , dis ,une des Hyades,Conf-
tellation pluvieufe.
fiYades,'um , les Hyades , les pluvieufes.
1. H^ora y a , } Hydre,Serpentaqua-
HYDrus, i , J tique.
HvDria , œ , cruche , pot à l'eau.
HxDreuma , ans, abreuvoir.
Binômes.
Hy vr-Agogium , ii , conduit d'eau.
Aqueduc.
lÎYDr-/^gogus t a , un , qui purge les
aquofilés.
^.HYDr-zirgyrum. , i, vif-argenr.
Hyiv-Ekem/w , i , huile battae avec
de l'eau,
4.HyDr-^K/^, <E, i machine quî
H\Dr-^ulus , i , ^ fait fes mouve-
mens par le moyen de l'eau.
Yiwr-Aula , ce; HYvr-Aules , œ, celui
qui fait jouer une machine par le moyea
de l'eau.
ayDr-Âulkus , a , um , qui fait fes mou-
vemens par le moyen de l'eau.
"H^vtr-Aulka , orum , machines qui font
leurs mouvemens par le moyen de
l'eau.
5 . HyDro-Lapackum , i , plante. |
HYDra-Mantinta, divination par eau,
HvDro-Meli , liqueur fermentée faite
avec de l'eau & du miel.
HYDro-jyijliZt arum, moulins à eau.
849
DE LA LANGUE LA T. HU
HYDro-Phanta, œ , celui qui trouve les
eaux ca&hées.
HxDTO-Phjntica, a, l'art de trouver les
eaux cachées.
tiYDro-Phanticus , a ,um, qui concerne
cet art.
6. HxT^ro-VhobU , es , crainte , hor-
reur de l'eau.
HïDro-PAoiuj, a.,um; Hroro-Phobicus ,
8;o
a , unit qui a horreur de l'eau.
7. H\Dr-Ops ,pis ,
UYDr.Opuus,a.umr ^^^^0^"^-
HYDr-Opifis , is , hydrofii/îe.
HYDro-Poies , a , buveur d'eau.
HYDro-Salinum , i, achc de maraîs.
8. Ex-HYDr/<E, arum, vents qui amè-
nent la pluie.
MOTS LATINS VENUS DU GREC.
H
)v Grec 'Ama , Haimu , fang ,
viennent ces mots ;
YiAiAatinus , a , um , qui eft de cou-
leur de fang.
HitM-nn'rej , œ , pierre veinée de fang.
H-EM-,if A.ifej , lï , agathe à veines rouges.
lîjs.Mo-Rrhoi(Ies , dum , flux de fâng ; i°.
veines qui abo'jtiïïênt à l'anneau du fon-
dement.
Du Grec Hal , mer , viennent ces
mots:
ALCYon, onis ,
Ki.ci.do , mis ,
HALcyonjOnis.
}
alcyon ; de Hal ,
mer ,& de Kuôn ,
qui fait fon nid fur
la mer.
HAiex , cis, 7 harang, anchois; i".
Halsc, ecis , S faumure.
HAiieru/a, «, fardine , anchois.
HA-Liiecius , i , ^ aigle de mer , oi-
HAÙatus , i , ) leau pêcheur.
HAÙeutica , orum , traités fur les poiflbns.
Orig. Lot,
D'Atfo, moudre , (ë forma ce mot :
HALica/irum , i , froment très - pur.
Ces deux mots appartiennent à
la famille Altca, voye?, cvl. 29,
Halo , onis , qui a mal à la tcte : z P.
qui efl: abattu d'avoir fait la dé-
bauche la veille : c'eft le Gr. 'aaoç ,
Halos.
HaioJîs , is fac , fâccagement d'une
ville. En Grec ÂAakiç.
U.Atcer,eris , contte-poids des dan-
feurs de corde. En Grec'AATHP,
Haltér.
ViAuaxdy tz,\& chariot, Conftellation,
En Grec 'amas» , Hamaxa.
HAMfl;i;;ci, orum, Ibldats qui combatioient
fur des chariots.
Du Grec Hammos , fable , vinrent
ces mots :
UAumites f e , pierre qui rclTcmbîc
Hhh
8n DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 852
à des œufs de poiflon.
Hamo , onis , qui efl trouyé furlcfabJe.
H A M,
Terre.
De Ham , terre - mère » en Latin
HuMi j prononce en Grec C^ham ,
vint le mot Khamai ou CuamuI >
Terre ; 1°. fauvage , terreftre jd'où
dérivèrent tous ces Binômes.
CHAMA-Acie,es , hicble;
CiiAMœ-Ct.Kafus , i 1 cerifier nain.
Chamcs-Cissuj, i, lierre terrcftre,
CaAux-CyrariJJus , i , fantoline.
Cham^-Daph^e, es , lauréole mâle.
CHAMiT-DRYS , yos , germandrée.
Ch '.uce-GhYà-meTides , « , pojfTon parti-
culier.
Cham* Leo/î, «j. Caméléon.
C^JAMœ Léon rJlus , rarline , plante,
CHAM(?-Lfo/7 riiger, chardonnette, plante
qui caille le lait.
Ç.HPVii-'Leos , i, cancre , crabet
C.H;-M<T-Puce , es , pas-d'âne.
C.H/iMx-MtL'im , i , camomille.
Ch ' Mœ- iVlYRSz/ie , es , myrthe fauvage.
Ch A M iP- M ïRSinux , a , um , de myrthe
fauvdge.
Change PELom, dû, poiffon à co-
quille.
CiiAMa-?LA-tanus , i, plane nain.
CHAMiT-RRHiPcj , Km , dattiers nains.
CnMJiie\YLon j ■; CHAM<r-ZtLon , /,
quinte-feuille , pilofelle plantes.
CHAMtf-TRACHœa , a , poiiïbn à coquille.
CHAM<E-TERfl , a y > fille de cham-
Cham<e Ter/j , idu , * brejfervante.
Du Grec 'Apsis ,liaifon , union , vin-
rent ces mots :
lîAvhe y es f poudre jettce fur les ath-
lètes qu'on avoir frotté d'huile.
Hapsus , i , ligature de laine pour une
partie malade ; i°. cardée de laine
trempée dans une liqueur qu'on metfiir
une plaie.
H A RP.
Du Gec Harpe , faulx , croc , font
venus ces mots :
Harp^ j te , vautour.
Harp« , ejjfabre recourbé, cimeterre ;
2°. oifeau de proie.
Harpcy, fij, l'ambre qui attire lapaille.
HAfi?age, es; Harpa^o , o/iir, croc,
hériiïbn , harpon.
HAR.P)'iE , arum, oifeaux fabuleux aux
griffes crochues.
HARPa^o rare , accrocher, harponner,
prendre de force.
Harpj/Zuto , i , paume, balle qu'on s'ar-
rache en jouant.
HAVifagiiieTulus , i , entortillement.
iiAR.Paêiium , ii ; iiAR.va6hicum,i,gomnie ^
fouflfre,
HE,
Heauto» TimorumenoSf qui fe tour-
mente foi-même; du Grec He Ao-
ros, foi-même, & TiMOReo, tour-
menter, punir.
HtBonmas , dis ; HEBVomada , a , voje\
StPTem.
Du Grec hbh HÊBè , jcunefle , vin-
rent ces mots :
Hebc , es ,\à DéelTe de la jeuneflè.
Composés.
Eph Eeuj, i, qui eft dans I âge de pu-
berté.
EPH-EBfc«.,a,.m,,^^p^^^^^^ -
Ei^-Oiuj , a , um, r.
8n
DE LA LAN
Eph-Es irut , a , um , parvenu à l'ige de
piibcrtc.
EPH-HB?ia, orum , Fèces qui fc faifoient
à la puberté des enfans.
EPH-pBfum , i , Académie, lieu où les
jeunes gens fail'oient leurs exercices.
HEC.
HEcace , tes , triple Divinité ; nom de
la Lune.
Hicateiuj , a, um , qui eoncernc Hécate.
C'cft le Grec 'Ekath , HecaU.
Du Grec Hecato/z , cent, font ve-
nus ces mots :
HECAfow B<ron , / , le mois de Juin.
HECifomie, «, facrifice de centviâimes
de même efpéce,
HECdtoTO-PAonia , orum , fêtes auxquelles
fè faifoit une hécatombe.
HECatom-Poi/j , is , Crète aux cent
Villes.
Hecatom-Pylos , i , Thcbes aux cent
portes.
Htcaton-Nsfi, orum, les cent I/les entre
Lcfbos & l'Afîe mineure.
ÎJtcatont-Aa.chus , i , Capitaine de cent
hommes.
HEcvra , « , belle-raere j c'eft le Grec
'Ekypa , Hecyra.
KtcTica , « , ? fièvre étique. En
Htcrice , ces ,C Grec 'Ektika,
Hecricur , a , um ■, étique : en Grec ,
*EkTIK(3J.
H ED.
Du Grec Hedra, 'eapa , ficge, ba(ê ,
dérivent ces mots :
CAT-H£Of<t ) «e , chaire où l'on cn-
GUE LA T. H grec. 8^4
feigne; i**. chaife à s'alTeoir ; j".
Siège Fpilcopal.
Ca i-HiDrar;uy, a-,um ■, qui concerne la
chaire.
CAT-HEDra^itiuj , a , i/m , de chaire.
Ex-Eora,*, ? cabinet d'homme
Ex-HEDr<î,«, S de lettres; 10. bu-
Ex-HEDmOT,«,^ reau; ? «*. con-
venticule.
PAR-EorKj , i , anefTeur; démon fa-
milier ; Héros mis au rang des
Dieux : bidet
PRo-Eor/ , orum , premiers Magiflrats
d'Athènes.
PROTo-PRo-HcDri^r, ;, premier Pré(îdent.
SYN-Eoruj, i , AfTelTcur , ConfeiUer.
Cat-Hetkj,/, ligne perpendiculaire;
en Grec Katkeios.
H E D.
Du Grec hat, Hèdy , Hèdu , agréa-
ble 5 doux , vinrent :
YiEDy-Osuum , i , mente , herbe ;
mot-i-mot , qui a une odeur agréa-
ble : d'oj'mè, odeur.
HEDy-PNOij, t/ij, pilTenlit j 20, chi-
corée iàuvage , moc-à-mot , agréa-
ble à refpirer , à flairer i de Pneô,
relpirer.
H E L.
Du Grec Helko , tirer , vinrent :
Helc<«/w , ii , collier de cheval, où
l'on attache les traits avec lefquek
il tire.
HFLcfarrw , li , Bourrelier.
HELçiariut^ ayum , qui tire un bateau ,
Hhhij
§5 5
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
ou en pénéra' quelque chofe avec une
cjrde.
Hii.cyfma , atÏ!, fcorie , écume d'argent.
HfLxfne, es, pariétaire , fà graine s'atta-
che aux habits.
Du Grec Fo/jj, ville,& HELO,prendre,
vint :
JÎEte-Volis , is , tour de boiscoursrte
de cuir frais pour l'attaque des vil-
les.
Du Grec Heu;»; , révolution , tour ,
vinrent :
Jlniccjes, la grande ourfè.
Hrti.t, cis , lierre qui a fa feuille petite ;
2°. volute à chaque face du chapiteau
Corinthien.
"HiLops, is , forte de poiflbn délicat ,
efturgeon ; en Grec 'eaao*'.
HEM.
Hemer/j , idis , Gr. 'hmepis, chêne
qui porte du gland & de la noix de
galle.
Du Grec Hemi , demi, le Semi des
Latins , vinrent :
Hem 1/7(2, œ , chopine.
HEMinarius, a,um, qui tient chopine.
HEM'fl.'iia , ce ; HBtiioUum , ii, bâtiment
de mer.
HEM/o/'iif, a,um, compofé d'un nombre
pair & de la moitié de ce nombre.
HsMianit'i! , dis ; HrM/o/îfum > ii , cétc-
rach , fcolopendre,
B 1 N O MES.
Wiui-PUxia, a , foible apoplexie.
HiMÏ-Sphœrium , ii , demi-globe ; i».
dôme , coupollc.
HsMi-STkhium , ii , moitié d'un vers »
hémiftiche.
HEMi-JTÏtœos , i , fièvre de mi-tierce ,
double tierce.
HhMi-Tritaus , i, qui a la fièvre d«ubJc
tierce.
HiMi-XeJle! , is , demi-feptier.
HEP.
Du Grec Hepar , 'hhap , foie , vin-
rent :
HEr^îr , atis , foie ; forte de poifTon;
HtPatarius , a , um ; Hivjricus , a , um ,
du foie , qui concerne le foie.
H-ETarica, œ, hépatique, plinte.
HFPatijo/i , îis, bronic ^ de la couleur du
foie.
HEPjriffj- , ce , pierre précicufe.
Etvkejiiies , ce , pierre prccieufè;
d'HtrHAisToj , feu , Vulcain.
Hi?teres , is , voy. Siprem.
HER.
HEKimus ,i, ? dcferr, en Grec epe-
EKimus f i f > Mi3f.
Heracl/wj, Lap/^, pierre de touche j
du Grec Hêrakieés, Hercule.
HrRcZe , ^
HtRcule, \ par Hercule, en vérité.
Me HercZc, 3
Pek-Herc/^, en vérité.
Du Grec 'epmhi , //cr/nèj , Mercure ,
vinrent :
Hermès, a , ") tête d'^homme ,
Herm«, arum ,\ bufte deMtrcure,
HERM-ApHRODirw , i , qui a les deux
fexes ; flatue de Vénus & de Mercure.
HpRM-ATHENa , X , flatue de Mercure
& de Minerve fur la même bafe.
8^7 DE LA LAN G
HERM-ÏÏRACiej,ij , flatue de Mercure
& d'Hercule.
Herm-Ero^^, is , ftatuc ds Mercure &
de l'Amour,
HiKua,cis, retranchement, rem-
part; 2 °- pendant d'oreilles ; 3 ''.
chapiteau de colonne; 4''. ccueil
caché fous Teau ; 5 °. bafe , piédef-
tal.
UtRMcdone , es , eflTufion d'étoiles qui
fort de la main du verfeau.
Du Grec Herpo , ramper , fe glifler ,
s'infiriûer , vint :
Ht-^vcs , etis , herpe , inflammation
corrofive , ulcérée , qui fe répand
fur tout le corps ; i°. forte d'ani-
mal qui guérit cette maladie.
H ET.
Du Grec 'eTEPcî > autre , vinrent :
îlETJ£.v~.ia , a , compagnie , bande ;
i°. confrérie ; 3 '.troupe defoldars
étrangers.
H'^tfr.i-Clitw , a i um i qui ne fiiit pas
la régie ordinaire.
HiT!Ri-CRAN"a , a , migraine.
HtTîRo-Doxuj,a,um ,qui eft de diverfes
opinions.
Hetero-Gen(?uj , a , um , d-iffimilaîre ,
de parties difFcrcntes.
Keter -MAL/a,œ ;HETERo-MASCH.iia,^,
habit d'efclave , n'ayant du poil que d'un
côté de l'étoffe.
Jîvxis , is , bonne compléxion ; en
Grec 'ehis.
ïifxcres , is , }
\ voye?
}ltxagonus,iy \
Sex.
UE L AT. H grec. 8j8
H I.
Du primitif H20 , bâiller, s'entr'ouvrJr,
prononcé à la Grecque Chio , vint :
Chia , a , caverne, trou : il tient au
Yeihe XiAzio, Khia^o , faire une
ouverture ; mais il ne fe trouve pas
dans les Diftionnaires Grecs, quoi-,
qu'éxiftant dans les Latins.
Chios, a , en Grec xios , rafle de (îx
au jeu de dez.
HIE.
Du Grec 'lEPof , Hieroj , grand , fa-j
cré , vinrent :
HiER^ , (S , épilepfie ; 1°. lèpre ; 5°.
conteftion médicinale ; 4°. guirlan-
des facrées de fleurs.
Hiïï.R.icites,a, forte de pierre précieufc*
HiERdcium , ii, plante qui éclaircit la
vue.
Hina.i-Picrii , tt , confeftion médicinale
amère.
HiER-Aar/îi.-z , a , hiérarchie.
Hier AkcHicus , a , uin , d'hiérarchie,
HitRo-Botam , es , plante facrce , ver-
vaine.
HiERo Phanta, a; HuKo-Phylax , cis ,'
Sacriftain , Trélbricr.
Du Grec Himantdj , lent , Se de
Pous , pied , vint:
HiManto-Pus , odis^ boiteux; 1*. nom
d'oifeau.
H IL.
Du Grec H-Ilaroj , a , on , i'aapoc,'
vinrent :
Hitaris , e , gai j enjoué , joveux.
3^9
DICTIONNAÎR
HiLuritas , atis , gaieté , réjouifTance ,
bonne humeur.
HïLiro , -are , rendre joyeux , réjouir ,
égayer , divertir.
îiiLarefio ,-e/e , Te réjouir , fe mettre de
bonne humeur.
HiLarc, g.iicment , jcyeu'cment.
HiL.71' a , ium , fttcs de Cybèle au
printcnis.
HiLiiroetJut , a , um , qui Lhante des chan-
fbiis gaies,
Ex-Hitaro , -are , égayer , réjouir ,
divertir,
Ex-Hiiaratio , onis , l'adion de réjouir.
H I P P.
Du Grec H:proj , cheval, vinrent:
I.
Uivvace, «j , fromage de lait de ju-
ment.
Hippacu --are , refpîrer aifément.
Binômes.
liivvuris , is , queue de cheval.
Hivîo-Potamus , i , cheval marin.
HiïPo-Peme , arum , valifes , facs de cuir
qu'on met fur le cheval.
HiTfo-Manes,i,movcc^\ide chair noire
attachée au front d'un poulain qui vient
de naître.
Îlif?o-Toxotœ , arum , Archers à cheval,
flivvice^ces, plante qui cte la faim &
la foif aux chevaux.
%.
Uivviaies , um , ftatues équestres de
femmes.
Hipp-ArcA^, a » Capitaine de Cava-
lerie.
HiPPa'iro, inis ,
Hi?fagus, i ,
HifPagum , i y
Hitfugogus , i ,
bateaux tirés par des
chevaux ; i°. bâti-
ment de mer propre
à tranfportcr des
chevtux.
E ÉTYMOLOG. 26o
Ewveus , f, comète chevelue.
H I pp« , arum , c incres , écrevifles.
H PPi , orum > cancres qui courent très-
vite.
H-pp-'-'n'7!!a , orum , oeufs de poules
féco dées par le ve nr.
H.i PO G/'i/'j, <?, bi/fingue, plinte,
Hi7P -Gbtnon , ii, laurier Alexandrin ,
arbrifTeaii.
HiPP -LapjAum , f , parelle , herbe,
Hift.-Mara'hritm , i , fenouil fauvage.
Composés.
Arc Hippui,/ , Grand-Ecuyer.
ARC-Hipprt-CoMuf , f , Grand-Ecuyer ,
le- Connétable.
Ep-HiPpii/m , ii , felle , harnois , bât.
Ep-Hippiiirur , a i um % fellé,- qui le fert
d'une felle.
H IR,
Du primitif Id , main,ptononcé Ir &
HiR, vinrent :
HiR,en Latin la paume de la main,
& le Grec Xeip , KAeir , la main ;
d'où vinrent tous ces mots ;
CniR-Acra , ce , goutte aux mains.
CHiR-AGriruf , a , um , qui a la goutte
aux mains,
CnrR.-EMBo/um , i, figne de la main.
CHiRi-DoTa-Tiznica , œ , robe à grandes
manches.
CHrRO-Ga^p/ii/j, i; CHiAo-GKAPhum ,î ,
feing , ngnature ; z°. écrit /igné de (à
main.
CHiR>Ga.Ap/iarmr , a , um , de Ample
promefTe , de feing-privé.
Chiro-ManT!;i , ce, l'art de deviner par
rinfpedion de la main.
Cms-o-Noma , « , la régie des geflcs.
î'Si DE LA LAN G
ChiriNomo/î, onjj, gcRicuLiteur.
Chiro-Nomux , a , um , qui porte bien
fes bras ; z<>. Maître à danfcr.
CHiR3-THECa , œ, gant, mitaine.
Chir-Urg:<z , a , travail des mains ,
Chirureie.
Chir-Uro.'/t, i , Chirurgien.
CHîR-URG;Vi/r, a , um , di Chirurgie.
Par Ek-Chi B.efis, is , entreprife au-deiïus
de fes forces.
Hir-Pf.x , ecis , herfe , râteau: de Hir,
main, (Se Fex , pique.
H Y.
HyacintAw ,i, Hyacinthe, fleur;
z .efpcce d'améthyftejjo. pied d'a-
louette, j?ear; en Gr.HvAKiNTAoj,
Hy/.-Cimhinus, a, um, de couleur hya-
cinthe ; d'hyacinthe.
Hya-C.'niA;jot , tis , forte d'cmeraude.
Du Grec 'tbpis, Hybris , outrage ,
mépris , vint :
Ux^rida , a , mot-à-mot , la honte ,
l'oprobre de la Nature.
l^riia , « , ^ bâtard ; 2 **; dont le père
& la mère font de divers pays ,
de races croifccs ; }«>. engendre
d'animaux d'elpéces difFcrentcs ;
4*^- fié d'un mariage inégal.
Du Grec 'rn, 'taq , Hyô , Hydô ,
chanter , mots formés par onoma-
topée , vinrent :
Hymtzuj, ijchanfon.
HyMnifer , a, um ■, crieur de chanfons.
HvMen , enis ; Hymiiuius, i , l'Hymen ,
le Dieu des noces ; i°. mariage ; g'^.
chant nuptial , épithalame.
Uyosciis , is y forte de plante; en
Grec 'rozEP^.
U E L A T. H grec. £62
Hyos-Cyam«/w , /■ , 1 ]ufquian;Cjhsr*
Hyos-Cyamkj 1 i i) be ; en Grec»
IIvos-Kyamos-
Hyoj-CYAMfnuj, a, um , de jufiuiame.
H Y P.
Du Grec ffyp , 'rrï, fiir , vinrent :
Urrate , es , chametdk d'un inilru-
ment de mufique à cordes.
H vper-P.ir-H Yp«re ,es,la. troifîéme corde
de la lyre.
îiYP-JlIagc , es , emploi d'un mos
pour un autre.
EYv-jti/irum, i , lieu expofé à l'air.
Hvp-^TAruy ,a,um, découvert, expoie
à l'air.
BYvhear , gui , glu ; en Grec 'r<DEAP.
Hyp/z£72, union de deux fyllabes , fi-
gure de Rhétorique; en Gr. 't*-em,
Hyp/z^/c, is , afpic dont la bleflure
caufe un fommeil mortel j en Gr,
'tpnaah.
Hvp-E.nem/«j ,a,um, fans germe j
en Grec 'rn-ENEM/o?.
Hyper-Icgh, i, mWkpenais , plante ;
en Grec 'rnEPtKov.
lÎYSGinum, i , plante qui fert à h
teinture i en Grec 'rintiov.
HYsainu! , a , um , couleur ^ue donne
cette plante.
Du Grec 'rsTEPsf , Eystikos , in-
férieur , vinrent :
UYSTera , es , ventre , matrice.
HysTer.1 , crum , arrierefaix.
HysTer/cj , a , femme qui a les vapeurs
hydériques.
HusTsro-Logia , œ , difcours hors depro-^
pos ; 1°. ordre renrerfé.
HYSTeron Proteron , figure qui met
devant ce qui devroit être après.
8^5
IDICTIONNAIRE ÉTYAÎOLOG.
86^
MOTS LATINS FENUS DE LORIENT.
H
JlT Ace l-D a m a , le champ du
failli: iu Syr. S'5n,Ha(2ei,champ,
au lieu I'aGcr. & de Da.M , fang.
DerOneiual ^'^''' HaRM , arranger,
afTortir , accord, vinrent ces mots
G:eco- Latins :
ï . EAKuoge , es , nuance , afforti-
ment de couleurs ; 2°. union des
couleurs dans la peinture.
2. HARMo/zid , a , accord , harmonie.
KARMonke , es , concert , chœur de
mufique.
HARMonicuj, a, um , mélodieux,
HE,
De l'Oriental SpeR 13D, 13^% bril-
ler y être beau j & de la négation
He , vinrent :
1, Wi-iverus , i , l'étoile de Vénus qui
fuit le coucher du foleil.
2, Wiiveris , idis , giroflée qui fent
bon le (ôir.
De l'Oriental , SraR , "yO'^ , tracer ,
écrire , vinrent :
I, EiiToria , « , Hiftoire,
HrSTOrfiiZij , e , d'hiftoire , hiftorial.
Hisrorfcur , a , um , hiftoriquc.
Hisr jricus , i , H.ftorien.
HiSTorir? , "f , explication de l'hiftoire ,
manière d'écrire l'hilloire.
PoLï-HisTor , ir/r , qui a beaucoup lu ,
qui fait quantité de chofcs , qui décrit
pîufieurs chofes.
1. Eisrrio , onis , Comédien , Far-
ceur.
Risrrionicus , a, um; 'HïSTrlondis , e ,
de Comédien , de Baladin.
H OS T.
De l'Orient. DDÏ » Hojf , prefler ,
mettre des fruits fous le prefloir :
D'Dy i Hojis , prelfce , vinrent ces
mots :
HosTUj , i , vaifTeau , qui contenoit
ce qui fe faifoit d'huile à une fois
fur le prefToir.
HosTonKw , ii , racloîr de mefureur
de grains.
H^sfopum ji,! hyflbpe. En Orien-
Uvsjofus , t , 5 tal ^^î^4 , Azob,
Hïsîopitw i <E > vin d'byffope.
MOTS
S6s
DE LA LANGUE LAT.
^66
MOTS LATINS VENUS DU CELTE,
A Lettre I , neuvième Lettre de
notre Alphabet, eflla dixième dans
l'Alphabet de vingt-deux Lettres
Oriental & Grec ; car dans cet Al-
phabet , entre la cinquième Lettre
E , & celle-ci , on voit ces Lettres
F , Z , H , & rh : les Latins mirent
G à la place du Z , & fupprimerent
le Th , à la place duquel nous pour-
rions mettre le J , dont le Ton a
beaucoup de rapport à celui du Th ;
par ce moyen , la Lettre I fe trou-
veroit également la dixième.
Cette Lettre peignoir dans l'ori-
gine la main , & elle en était le
nom : n'étant relative qu'au tou-
cher , elle ne dut donc former qu'un
très-petit nombre de mots.
Audi n'en renferme-t-elle que
quelques-uns , même en y compre-
nant les diverfes onomatopées
qu'elle a fervi à former.
Tous les autres mots qu'on trou-
ve fous cette Lettre font des mots
o\\ la Lettre I a pris la place de la
voyelle E, ou à la tête defquels
elle a été ajoutée pour en rendre
la prononciation plus agréable &
pour former de nouveaux dérivés.
Ori^, Lot»
Comme cette Lettre fê pronon-
ce J devant une voyelle , & I de-
vant une confonne , nous ferons
deux ClafTes des mots Latins en I ;
ceux où il fe prononce I, ceux où
il fe prononce J.
Mots
formés par O n o m a t o p é e.
1. lo , exclamation de joie.
2. ]v-Bilum , i , î acclamations, cris
Jv'Bi/a, orum ,) de joie.
JuB.'/o ,-are , s'écrîer de joie ; i°. faire
des acclamations ; j°, fonnerle tocfîn.
JvBilœus, a. , um , de Jubilé.
Jvsilatio , onis ; JvBilatus , ùs , acclama-
tion, cri de joie; tocfîn.
CoN-Ju-Bii(j ,-are , Ce réjouir enfemblc,
}.IvGo,-er£fl crier comme les milans;
lvuo,-ire ,) z°. jouer des inftru-
mens de mufîque à vent.
4. E-Jvi.o,-are, fe lamenter, fe plain-
dre en criant ; hurler.
E-Jvhito ,-are , poufler fouvent de grands
cris en fe plaignant.
E-]uLatio , onis ; E-JuLatus , ûs , cris
jettes dans l'affliftion , plainte , hurle-
ment.
lA.
De An , Ian , révolution , joor , lu-
lii
$67 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
858
miere , vinrent ces mots :
t - Iam , à cette heure -, déjà ; tantôt.
i. Ian^, <e, la Lune , Diane.
lANdUs , e , du Soleil , de la Lune.
3. ÏAnus , i , Dieu qui préiidoit aux
portes ; t^. le Soleil.
lAtiiis, f,& jANijOrum, places publiques
ornées de la tête de Janus.
iAKua/e , is, gâteau offert à Janus.
^.ÏA-^uarius^ a y Janvier, premier
mois de l'année.
■5. Iankj,«8» porte, entrée; i°. com-
mencement.
iMieus , f , "^
ÎMieSluf , i , f HuHIîcr , Portier , Gui-
ÎAnitor , oris, T chetier : Portière.
lAtiurix,kis, J
1 B.
De la famille Bekk , bouc,(yoy. Ori-
gin. Franc. 161) vint :
Ibex , icis , Bouc fauvage ; 2°. cha-
mois.
De E 1,1, il efl;,&deBi,lieu,ence
Heu , vinrent :
î. Ib/ , là , en cet endroit , alors,
In-Ibi , là , en ce lieu.
]bus pour lis , à eux.
i. ÏPStf yayum f) même , lui-même ;
îps«i,fl,«<i, ( de5£,roi,il,&lB,
là ; ce.
Itsi/pmuf , 1 , um, tout-à-fait lui-même.
Irsimi , pour moi-même : mi pour miki,
ID,
Main.
De la Lettre I, défignantla main , les
Orientaux firent le moi Icjnom de
la main ; mot qui fe tranfnnt aux
Latins & aux Grecs , mais en s'al-
térant par le changement conti-
nuel de D en R ; ainfi Hir figni-
fia main chez le premier de ces
Peuples : Heir, & puis àheir,c\\t7.
ces derniers ; voy. col, S 60. chan-
gemens qui empêchoient d'apper-
cevoir ces rapports entre les Lan-
gues de l'Orient & de l'Occident.
Ces dernières augmentèrent en-
core finguliérement cette confu-
fion , en confervant le D de It>
dans les dérivés que ce mot for-
ma chez eux ; & d'où vinrent les
familles fuivantes dont l'origine
étoit abfolument inconnue. Com-
ment auroit-on pu en effet réta-
blir tous ces rapports dans l'igno-
rance où l'on étoit de tout ce qui
conftitue l'union intime des Lan-
gues , & leur defcendance d'une
mère commune i
I.
De lD,main , autorité , les Grecs fi-
rent luios , celui qui n'eft fous la
main , fous l'autorité de perfonne 5
qui eft fon maître , qui n'appar-
tient en propre qu'à foi-même ;
x°. tout ce qui cil particulier,
propre.
1. Idiote, <ï, 7 particulier, homme
Idiot«,«, 3 privé; i*. borné,
lâns connoi'iance , niais.
iDioTJ/muj , i , tour , génie propre à iwe
langue.
S6cf
X. Idioma , tis , idiome , lang'ige
particulier»
DELALANGUELAT. ID 870
4. ÎDOtum y i , image, fpeftre.
iDoUum , a , Temple d'idole.
Binômes.
I . Idoi-o-Lj tra , te , adorateur d'Ido-
le ; de Lacreuô , feivir.
look-Latrix , is , celle qui adore les
iDio-craphum ,i, écrit de lapropre main,
fous fcing-privé.
}. lootieus ya,uiti , propre , conve-
nable.
ÏDONre, d'une manière propre.
"PEK-lDoneus y ayum , très-propre , com-
mode.
fEK-looneè > très-convenablement.
Is-lDone^ , d'une manière peu conve-
nable , impropre.
II.
Du mot Id , main , pris dans un fens
figuré , les Grecs & 6c les Orien-
taux firent le mot Id , fcience,
coiinoiiïànce , vue parfaite d'une
chofè, parce qu'on ne connoît bien
que ce qu'on a fous la main : de-là
ces divers dérives.
X, Idylliw/k , ii , Idylle, pocfie, pas-
torale , en Grec eiaYaa/ov , parce
qu'elle confiRe en tableaux , en
peintures,
z. Idus , uum , les ides , divifion des
mois chez les Romains , parce
que cette divifion indique la plei-
ne lune , le moment où elle eft le
plus vifible.
ÏDulis , is , brebis blanche Immolée â
Jupiter aux ides de chaque mois.
ÏDulia , ium , facrifices faits aux ides de
chaque mois.
ÏDuo ,-are , féparer , divifcr : ce mot
appartient plutôt à la famille Duo ,
deux.
|. Iota y et , idée , modèle , repréfen-
tation à l'elpric.
idoles.
ÏDolo-Latria , œ , adoration des idoles.
1. Idolo-Poeki , te , figure de Rlicto-
rique , quand on fait parler une
perfonne morte ; de Poieô , faire,
3 . iDOLO-Tny tus , a , um , facrifié aux
Idoles : de Thuâ , facriher , égor-
ger,
iDolo-THYtum , i , viande offerte aux
idoles.
IdoIo-Thy/ui , îce , facrifice aux idoles.
I L L.
De E, être. Se L , côté , vint II le ,
Il , lui ; voy. col, % 8.
iL^c.ayud, Jbi,elle.
lilic , ac i oc , uc fi
iLLunc pour Illuot.
EiLUM pour En iLLum.
Ellàm pour En iLLitm.
Adverbes de lieu.
Itlà, là , en cet endroit., .
IiLic j par-là.
liunc , de-là , de cç lieu.
iLLif , en cet endroit.
Illô , là , en ce lieu.
IiLÙc , là , avec mouvement.
Illico, fut le champ, aufli-iôt, fur
l'heure.
IM.
De M , vafte ^ grand , fe forma :
Syi DICTIONNAIR
I.
1. luus ,a,um, le fond , le plus
profond.
Cet Adjectif fut très - bien
choinpour défigner les Superlatifs.
Pi ajlantifs'l^jis , le plus excelkat.
iMitàs , tout au fonds.
2. Imô , entièrement , même , ouï ,
au contraire.
5. lii-Y-ÏMus , a , um , le plus bas ;
a°. qui eft né de bas lieu ; 3°. de
la canaille.
In-F-Imaj, lis , qui ell du bas ordre , qui
tient le dernier rang.
ÏN-F-lMijtur, a, am , rabaiffé, humilié.
4. Viutria , a , bord , bas-bout, fran-
ge, extrémité de robe, falbala.
TiMbriatus , a , um , dentelé , falbalaté.
II.
De M , vafte-, fe forma l'Orientaî Mi ,
les eaux dans lefquelles fe peignent
les objets ; d'oi\ vinrent le Grec :
Mi-Mco/nai , imiter , peindre.
Mi-Mos f qui imite.
Et ces familles Latines. 1
1°.
I . ÏMago , inis, figure , portrait , idée ,
modèle , exemple ; z '. apparence ,
couleur , prétexte.
"hiaguncula. , œ , petite reprcfentation ,
petit tableau. ,,.,,^ , ,_
îuaginofu^ , a , um y rempU d'imagina-
tions.
iMagint rare , repréfenter , feiïvôycr
l'image. • '
îaaginort-aThfe figwrcr, fe repréfenter,
fe faire une idée > ,un portrait,
ÉTYMOLOG.
87»
Juaginams, a,um, fait à l'image de.
iMaginahundus , a -, um , qui fe remplit
l'imagination , qui fc fait une idée,
iMjginarius , a , um, feint, f^ntaflique ,
qui ne fubïïfte que dans l'imagination,
i.luaginatio , onis , idée , image,
repréfentation qu'on fait d'une
chofe.
ÏMaginativus , a,um , de fantaiiïe , d'ima-
gination.
ÏMagini-fer , 3, um , celui qui portoit l'î--
mage de l'Empereur.
uito ,-are , ^ ^c
luitor ,-ari , j 1'
contre&ire , fuivre
exemple; z". co-
pier , imiter ; j °. être lêm-
blable.
Ittitatus , ùs ; ÏMitatio , onÎ! , l'aftion'
d'imiter, imitation; mot a moty laqualitc:
d'être femblablc.
ItAÏtator , oris ; ÏMÎtatrix , cis , celui ou
celle qui contrefait ; imitateur , imita-
trice,
ÏMitamen , inÏT ; luitamentum , i , repré-
fentation , l'aftion de contrefaire , de
fiippofcr,
luitahilis, e, qui ell à imiter, qu'on peut
imiter.
■Jti-lMitabilis , e , qu'on ne ûuroit ïmi-:i
: ter,
IN.
D'In j le Soleil , vinrent :
I.
I. ïtiuus , i, le Dieu Pan : voy. /Tf/?.
du Calendrier , pag". 418.
1. iNULd , t* f Aunée , plante à fleurs
radiées de couleur d'or ; fon nona
vient donc également à'inf Soleil.
87f BE tA LAN
II.
De rOricntal In , prononcé Ign en le
mouillant, & qui dcfigne le Soleil,
vint cette famille.
Ignù , li , feu ; 2°. chaleur , vie ; j °.
amour ; 4°. brillant.
Ign:Vu//i5-, f; le aeolus , f, petit feu, ctin-
celle de feu.
Ictieus , a , um , Je feu , igné; 1". ardent ,
embrâfé.
IcNe/ro ,-ere , s'allumer , prendre feu.
Icti'arium , ii , mèche , aiïiorcc; i°. fuiil
à faire feu.
Ign/o ,-ire , enflammer.
IiNifur ,ayum, chaud , brûlant.
îctiitabuhim , i , amorce , mèche; 1».
réchaud ; 3', brâficr.
îcmbulurn , i , encenfoir.
B I N O MES.
iGNÎ-CoLor, is j de couleur de feu.
IcKi-CoMUT , a , wn, qui a la chevelure
flamboyante.
Tcvi-Fer , a , um , qui porte le feu.
iGNi-Fiuuj, a yum, qui jette du feu.
IcNi-GiNd, «, engendré par le feu.
Ignî-Pw, djV, qui a les pieds de feu.
loin-Yorens , lis , maître du feu.
IcN.'-SpicJum , ii , l'art de deviner par
le feu,
ÏGtJi-VoMur , fl , um , qui jette du feu.
IN.
De E , exiftence , en le nafalant , fe
formèrent le Grec En , & le Latin
In , qui fignifient dam , l'idée d'ê-
tre dans l'intérieur. De-là ces di-
vers mots.
X. In , dans , en,
!.. Inde , de-là , de ce lieu-là : d'ici :
GUE LA T. IN 874:
1°. par cette raifon , à caufe de
cela ; 5 ''.• enfuice : après : dès.
Composes.
De-Indc , après, enfuite.
Ex-iNDè , après cela , enfuite ; de-là ;,
depuis ce tems-là.
IN-l■^^De , de ce lieu-là.
luD-loem , du même côté.
Pra-lNoe, de même , également.
Pro-Hinc ; Pro-Indê, par conféjuent j
ainfî donc.
SuB-iNLe, enfuite, au fli-tot; 1°. deteniS'
en tems.
I>e lN,dans,& de Ter , Tra , qui tra-f
verfe, vinrent ces mots :
Inter , entre, au milieu.
Itirerior , ius , oris , qui cfl en dedans j
1". qui cil à gauche: Interiùs, au-dei
dans.
Imeransa , orum , entrailles.
ItiTer-Amenta, orum , agrès des navires.
Intro ,- are , pénétrer , fe glififer de^
dans , s'emparer.
ItiTrabilis , e , oà l'on peut entrer.
ïîtrratus , a , um , où l'on eft entré.
iKrrarius , a, um ; It^r-lMus , a , um i
le plus intérieur, fort avancé : Int-I.iiè
du fond du cœur, très-affedueurcraetJt.
Int-Imo ,'are , déclarer, dénoncer,
iNT-rMator , is , qui introduit , qui im
finue,
iNT-lMatJo , onls , in/înuation.
Inter«/<i,«, vêtement le plus proche
de la chair.
li^Ternus , a y um , intérieur.
InTrinfecùs , au dedans , intérieurement,
iNTRd , dedans , au dedans.
Intrô , au dedans.
It^TÙ; , dedans , de dsd^s, ■
s?;
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
875
De-Intùx t par dedans.
IuTTorsàs ; luTrorsùm, en dedans.
Intir-Ib! , dans le même tems,
îmeiim , cependant ; î°. quelquefois.
Ex-lurerarus , a, um , évetitré , vuidé >
à qui l'on a été les tripes , ou arraché
les entrailles.
D'Inan/j , vuide , vain, col. $^<^ ,
vinrent :
Q-B-lnanis , e , vuide.
ZiMi-l^anis , e , à demi-vuide.
Sub-Ihmù , e , un peu vain.
De En. , élevé.
Iku, a ) colère , emportement ; 1".
dift-èrend , querelle.
En Or. n"in , c'HiRÈ , s'enflam-
mer de colère.
iRawf , a , um , indigné , qui eft en
colère.
iRate , avec colère, avec emportement.
iRoffor , fci , s'emporter , fe fâcher
contre.
ÏKafcentia , a ; iKUCuniia , (z , colère ,
fureur.
l&afcibilis , e , qui fe fâche facilement ,
où fe forme la colère.
lt.acundus, a., um , colère , emporté.
iKacundèi iRacunditer , de colère, avec
fureur.
Composes.
O^-ÏKofcor ,-fci , fe fâcher fort.
OB-ÎRiruj , a lUm , très-irrité.
pER-lR.ituj , a , wn, fort en colère.
SuB-lR.T/cor , fci , fe ficher un peu.
Si'B-lRatur , « , un: , un peu en colère.
SuB-ÏRaté , avec un peu de reflentiment.
IS.
De £ ) £1 > qui cft , font venus :
Is , Ea 5 Id , ce , cela , cette ; en Or.
'i^'K , ISH , homme.
Is-ce , celui-là même.
loem , Eadem , Idem , le même.
loentidem , de tems en tems,
ÎD-Iffum, i , le même.
2. Id-Circô f
le CiRCÔ y
Id-Eo .
3 . IsTe, a ,ud ,
pour cela, à caule
de cela. De Id ,
cela,& clrcb, au-
tour , pour.
■) celui - ci ,
IsTH/c, hczc, hoc, hue, y celle - là ;
IsTic,-;«i;, toc y tue , J la même ,
celu'. là même.
ISTjc ; IsTacce, par-là , de votre côté.
IsTHÎc ; Isric , là , en cet endroit.
Isyinc ; Isthi^c , de-là où vous êt«.
ISTÔ, en ce lieu-là.
IsTOC , d'ici.
ISTiic , là où vous êtes.
Isrormm , vers vous.
Isr uccine , efl-ce-là?
IsTiccine, taccine, taccine , îoccine , tuc-
cine , eft-cc-là que vous êtes i
4. lia j oui.
ïraque , c'eft pourquoi , donc.
Irem , auffi , même.
Iremque , enfuitc.
Iridem , de même , femblablement."
IT.
De Ito, aller , font venus :
I.
Par fa réunion avec la Prcpofition
Per , au-delà.
PeR'It«j , a, um , fàvant , habile , in-
telligent , expérimenté ; capable ,
expert , qui a de l'érudition.
Peritior jure ,plus verfé dans le Droit.
877
DELA LANGUE LAT. I U §78
1. iu-Cians y dis , mot-à-mcc ,
Gland d'Iou , noyer , noix :1e fruie
par excellence.
1 I. Junon.
lu NO, celle qui jouit d'une JeunefTe
éternelle, la Reine du Ciel, Junon.
FeriùJJlmus ai agricuUura , qui poi-
féde l'agriculture en perfedion.
ViK-lria,a:; i '. ravoir,fcicnce,érudi£ion ;
jo. habileté, intelligence, capacité ; 3".
grande connoifTance , expérience, ufage,
P£B.-lTe, favammcnt , en homme lavant.
II.
Par {à réunion avec la Prépofition Re.
Kî.-It ero y- ar e f recommencer, ré-
péter,
RE-Irtrator , Is , qui recommence.
Re-Iieran'o , onis , répédtion.
III.
En rcuniffànt Iiar , on va > avec l'Ad-
verbe Hic, ici, changé infenfible-
ment en Ig , on fit la Conjonc-
tion ;
1g-Itur , par conféquent , donc :
mot-à-mot , d'ici on va à telle con-
féquencc,
lU, lOU.
Du Verbe E , exifter , vinrent ;
I.
î.îoujle Dieufuprême, celui qui
cft ; 2°. le Firmamentjl'Air; 5«. une
des Planettes.
Les Latins en firent Jo\ is , ail.
5ov«.
ïbu-PiTER ( de Pater Père ) le Père
Jou, Jupiter.
Jov;.i.'f^ ,e,Ae Jupiter : de l'air,
Di-Jovij , Jupiter aidant.
VB-JoTij, le mauvais Géniflk
Ivt^onius; îvnonalis , de Junon,
III. Jeuneffe,
i.Iun/«j, ou Ivnonius menjis , le
mois de Juin 5 des jeunes gens.
1, îvnix , cis , la DéeÏÏe de I3
JeunefTe ; la belle Ife , repré-
fentée fous l'emblème d'une va-
che : une Gmijj'e , uiie jeune
vache en général.
3. luNior, j«j, plus jeune, trop Jeune,
4.. luvenis, e , jeune,
Jwenalis , e ; Jvvenilis , e , d€ jeune
homme , de la jeunefTe.
Iuvenor,-arf , faire le jeune homme, cra
agir en jeune homme.
Inventa, x; lurentas, /j ; luvenruj, fj,
la jeunefTe , Déefle de la jcunefle.
lvvenefco,-ere , devenir jeune, rajeunir»
Ivvenilitas, is, l'âge de la jeunefle.
luve/îi/irer, en jeune homme.
j . lu vîNCA, mot-à-mot, jeune vachff ;
delu :ce mot fignifîe ; 1*. génif-
/ê ; 2^. jeune fille.
Ivvencula, a , jeune fille, jouvencelle;
Iwencus, i, taureau; jeune homme : du
bofuf j^pis.
Iiivenculus , jeune homme , jouvenceau.-
S7P
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 880
MOTS LATINS VENUS DU GREC.
=>
lAM.
_ E s Grecs avoienc une mefure de
vers qu'ils appellcient Iambos , en
LatinlAMBMy , en François Ïambe ;
il étoit compofé d'une fyllabe brè-
ve & d'une longue -, & on l'em-
ployoit dans la faryre. Archiloque
fc rendit célèbre & redoutable par
fes ïambes, que la rage,dit Horace,
iui mit entre les mains.
jTchUochumproprlo rahles
armavitïambo (l).
Les Mythologiftes Grecs di-
foJent que ïambe , fils de Pan
& d'Echô , inventa ce pied , &
qu'il s'en fervit dans fes railleries
fanglantes à l'égard de Cérès affli-
gée de la perte de Proferpine. Se-
lon d'autres , ce nom vient du
Grec lambiiô , médire , infuker ,
déchirer par (es difcours : mais qui
ne voir que c'tfl: lambiio qui vient
d'Iambos, & non celui ci de celui-
là , Se que IMiiftoire de ce prétendu
fils de Pan n'eft qu'une allégorie.
Ce nom & cette mefure vinrent
de l'Orient , où le Verbe GDH ,
JËemm , Hamm , fignifie déchirer ,
vexer , brifer. De-là ces mots :
IAMBW5 , i , pied de vers compofé
d'une brève & d'une longue.
ÏAMBeuj ,a,um; lAMsicur , a , um ■> lam-
bique , compofé de vers ïambes.
Di-Iambu^, f , pied de vers compofé de
deux iambes.
Per-Iambuj , i , periambe , pied compolc
de deux brèves.
Ianth/j , idls f violette ; du Grec ,
Ianthi/juj y a , um , violet.
lANTHina, orum, habits violets.
lA-Pvgw, «, la Calabre &la Pouille.
Ia-Pix , Ygis , Calabrois \ z". le venc
du Nord-Eft; mot-à-mot , vent
qui vient de la Japygie , de la Ca-
labre.
Ixspis , idis'f jafpe; enGr. iA2n«.
l\S?i(Jsus , a,um, de couleur de jafpe.
]ASPonix , ichis , pierre précieufe imitant
le jafpe & la cornaline.
Du Grec Iatros , Médecin •, laomai ,
guérir , vinrent :
An-Iatre«/wj ,a,um, qui eft guéri
fans aucun remède.
k.i-\kTKo-Logetos,U & Ah-Tatro-Lo^iVw,
\ i , qui eft ignorant en Médecine , Méde-
( i ) Art Poéti(iuc.
cm
88i
DE LA LANG
cin qui ne fait pas Ton méiier : de Logos ,
fcience, diicufllon.
ARcH-lATor , & Iatrw , premier Mé-
decin.
ÎBerica , a, genêt , arbriflèau; du Gr.
IBHPIS.
Ims , idis , oîfêau d'Egypte qui fe
nourrie de reptiles ; Gr. Ib/j.
IC.
Du Gr. EIKON, EiKoy, prononce,
IcoN , image , vinrent :
Icon , onis , image , portrait.
Icvucula , « , petite peinture.
Icovicus ,a,um, peint d'après nature.
Icotiifmut y i , rcpréfentation au naturel.
Îccho-Clajlee , arum ; lcotio-Machi,orum ,
brifeurs d'images,
Icteros , j" , ^ jauniflc , pâles cou-
Icterusjiyl leurs; i**. Loriot,
oifeau ; en Gr. Iktekos.
IcTerîcus , a , um , qui a la jauniiïe.
1er erias , œ , pierre jaune , qui guérit ,
dit-on, la jaunifle.
ïctis , i^ij, belette , martre ; en Gr.
Iktïs.
Du Grec ixeT2 , ïkhthys , poiffbn ,
vinrent :
Icttthyo-ColUy <E, colle de poiflon;
i". poiflbn gluanr.
IcHrhyo-Vhagi , orum, peuples qui vivent
de poiffon.
IcHrkyo-Traphium , ii , vivier , étang.
Du Grec, Ixnw, Ikhkos , veftiges ,
pas , vinrent :
IcHuo-Gra^hia ^ et, plan d'un bâti-
ment.
U E LAT. I Grec. 882
nw,7 Rat d'Eevute
IcH'Neumon , o/zw,7 Rat d'Egypte i
S en Gr. IxNtu-
MO/Z & IxNEUTCJ.
I N.
Du Grec Is , Uos , fibre , force, vint :
In<z , «, fibre, filet.
10.
loM , a , violette purpurine ; Gr. Ion ,
lou.
Iota , nom de la Lettre i ; ^\ un
rien.
Du Grec Iris , ides , vinrent ;
lRis,dis , Iris , fleur -, i». giayeul ; 5 "'
l'arc-en-ciel ; 4°. pierre précieufê,
iKÎnus , a, um, de giayeul , d'arc-en-
cicl.
lR.'num , i , pommade d'Iris.
Ift/'o , Qnis y tortelie , plante ; i", crelTon
d'iiiver.
IRN.
Du Grec Ornù , oifèau , vinrent :
iRNea , a , cruche , gourde , & fbn
diminutif
lRt>ella , œ , vafe pour les facrifices , i
caufe de leur rapport avec la figure d'un
oifeau.
Iikveum , i , forte de gâteau.
I S.
isatis f ^w, laitue fauvage; z». her-
be qui fert à teindre en bleu ; en
Gr. l2AT/f, iSoç.
îsca, m , dedans de la noix : de eis,
dans , dedans,
hcHium , ii , os de la hanche j en
Grec l2XiON.
Kkk
s 83
DICTIONNAIR
JSCHja , OTum , fefles : en Gr, I2XI«.
JscHias , dis , goutte fciatique,
IscHÎacus , a, um i ÏScniadicus , a , um ,
qui a la fciatique ; qui concerne la goutte
fciatique.
h-Eiafiica , orum , combat des Athlè-
tes; en Gr. EISEAAXtikoi-
ïselafticum , i , penfion annuelle qu'une
Ville faifoit à fon Athlète victorieux,
iso-CiHtidmum , i , la lauréole , arbrif-
feau : du Gr, iSoj , égal.
Isp/Wd , « , alcioii , martin pêcheur. Il
doit tenir au Grec snîZA , j^/{û,
<jui efl un nom d'oifeau.
I T , &c.
ï-ï\s , is , faifàn ; Gr. ityS,
l\jùs , idis f poiflbn.
E ÉTYMOLOG. 884
Juii , orum, en Gr. louLOi , poil fol"
le: des joues ; z*. duvet qui pa-
roît aux arbres avant les fl urs; 3°.
vers velus à plufieurs pieds; 4".
vaudevilles; 5*». chaton, le verd
qui couvre la coquille de la noifèt-
te ; 6°. coton de certains fruirs.
Ixia j <E, forte de plante ; en Gr. if«^
Ixo/î, i, glu , gomme ; en Gr. l^cÇ.
IxoT, i I gui; i", efpéce de vautour.
Du Grec itns , filtre & hochequeue,
vinrent ;
J'iiiGes f um , filtres, breuvages qui
rendent amoureux.
JïTNx > /^joifcau, peut-être le hoche-
queue.
MOTS LATINS VENUS DE LORIENT
I
J, BERa^î , / , poiflon de pafllige ap-
pelle Maquereau : de l'Oriental
13y ) Wber, palTager.
ïv^ceus , i , forte de Boudin.
ÏKcipes , idis , herfe de I:,bojreur : de
l'Oriental Tin, Herts y couper ;
mouvoir.
l^vex , cis , 1 râteau de fer ; de Pex ,
\Jrp«*,«j ,i ,pique,dent pointue ,
& du ptccédent
fin» Htm,
ï S M I R.
SMiRtV, idis,) en Gr. SMTPiS » Smy-
liiAiKus ,i,y ris ; rEmeriI,mine de
fer d'une dureté extraordinaire.
L'Etymologie de ce nom ctoit
abfolument inconnue. C'eft le mot
Oriental ■yj2':j > SfiMiR , pierre
dure comme le diamant , comme
le caillou.
JuB(Z/-,ij,, éclat , clarté ; de l'Or.
1^3, ^or ,/<ir^ flamme ardente.
DE LA LANGUE LA T. I Orient. SScJ
J U N I-P E R. H-lviiiumy ii , jeûne , abftinence de
manger; i**. jour de jeûne i 3°.
fccherefle.
jE-JuN/rar , is , aridité ; 1°. abflinencc.
jE-JuNafor, is, jeûneur.
jE-JuNatio , onis , abftinence; i". aridité.
Jun/Pïrkj,/, Genévrier; i°. Geniè-
vre. Ce mot s'eft auflî ccrir Geni-
Perj/j ; il appartienr à la famille
des arbres appelles Jan.
C'eft rOriental , JH , cHaN ,
piquant, pointu , & PSR, Pheu,
plante.
J eJ U N.
De l'Oriental |1i; , Wv N , HuN,
jeûne , aftlid:ion, en (e prononçant
JuN , & en redoublant le J , doit
venir le mot Jî-Jun«j , à jeun , qui
jeûne. On a voulu le dériver du Grec
iNeo, évacuer , qui fit le Latin in-
anis ; mais cette écymolo^ie eft
tout-à-fait miférable,
Je-Junkj fUtUm, qui eft à jeun ,
qui n'a rien mangé de la journée.
Je-Jim« , d'une manière maigre, foiblc.
; jE-JvHum y i , boyau culicr , où rien ne
fèjourne.
Je-Juno ,-are , jeûner , faire abflinencc.
Ji-Juj)iq/uj| Utum , fort affamé.
lUV.
De l'Oriental n^i^ , Iae, être avan-
tageux, être agréable, convenable ,
Ce forma cette famille :
lu vo ,-are ; i **. erre utile , plaire , fa-
vorifer; 1. aider, (bulager, favo-
ri fer.
ïvvamentum , i , aide , fecours.
Ad-Juvo , vi fjutum, are , aider, fë-
courir , favorifer , féconder.
« T f ( aide , recours , fou-
AT ■ C laecment,
Ao-JuTor , îs -, Ad - JutW»:, ci J , celui ^ui
aide , qui eft utile.
Ad-Juto f-are , aider , affiftcr.
Ao-JuTor ,-«ri , être foulage.
Ao-JuTalii/f , e , fecourablc.
DE-Juvo,-dr«, n'aider poinr.
Pra-Jcvo ,-are, aider par avance;
%kk'^
887 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
SBÈ
MOTS LATINS VENUS DU CKLTK.
J A C.
u primitif Ac , pointe , Akw &
Akê , dard en Grec , précédé de la
voyelle I,pour E, prononcé enfuite
Jjvinrent des familles Lacints trcs-
nombreufes,
L
J A Ciû , lancer..
I. Jac/o , is , je ci , jaciuin , ère,
jetcer , lancer; i". pofer , écablir j
5*. fcmer.
jAcfuj', ûx, l'adlon de jetter , jet.
jACTura, «, perte , dommage , infortune,
1. Ihculum , i , dard , javelot.
IacuIus , i , Hjrptnt qui Ce lance de defTus
Iss arbres,
IacuIo .-are , 7 i
' ' \ lancer , jetter.
XAculor,-ari ,J
Ikciilabilis, e, qi'onpeut lancer, darder.
Ikculi , orum, liens d" cuir.
l» culado , onis , aâion de lancer , de
jetter,
lAcu/jfor, is , lanceur de javelots.
lAcii/arrix, ch, celle qui lance lejavelotcr
L&culatoTius t A , um, qui concerne l'ddion
de lancer k javelot.
Composés.
E-TâcuIo ,-are t ^ lancer, jetter loin
E-]Acul«r f, uri ^y avec force»
'1?
E-jAculator , fj' , qui darde".
E-J Aculano y onis y l'aftion de lancer avsff
roidcur.
II.
J A C T , jetter , &c.
I. Iac/o y-are , jetter, porter çà &
là, agiter ; 2'. lancer ; } '^. vanter,
exalter; 4°. fcmer , répandre ; j °,
divulguer , publier,
lACtuofus , a, um; lACtahundus , a , um ,
qui fe vante , vain,
z. lActans, tisy qui vante , qui prône.
ÏACtannayCe , oflentation , fafle.
lACtanter , avec faiîe , en fe vantant.
lAcr.ifu;^, ùs, agitation, mouvement.
lAcrafor , is , qui vante ; i*. vain , pré-'
fomptueux.
lAcrar jo , onis , agitation , mouvement.
IacjVo, -are, faire vanité de; i», réciter
alternativement.
lAcritaror , is , qui vamc (buvent.
COM POSES,
AB-HctOy-are y i jetter, abattre, îdf^
AbJicïo y- ère , ■> fer ; 1°. fe défifter ,
fe déporter.
As-Jîctuf , a, um , rejette ; i». jette J.
étendu , abattu,- j». bas , négligé.
AB-jEOt^, d'une manière baflc, mcprî^
fable.
AB-Jictio , ênis f bafleiTc» lâcheté; i»i
rebui; fliégrisi
Ëîff
DE LA LANGUE LAT. JA
îp«i
Aii-hcio ,-cre, lancer , pouffer vers ;
2*-'. ajouter, augmenter ; 5°. ap-
pliquer , attacher ; 4°. enrichir ,
donner davantage.
Ad-Jicî.iHs , e , ajouté, de furcroît.
Ad-Jectus , a^um , ajoutr , mii contre.
Ao-Jtcws , ùs ; Ad jEcrio , onu , addi-
tion , furcroît , accroiiïement ; 1°, faillie ,
renflement; j". enchère.
Ad-JeciiVu^, a ,um, qui s'ajoute.
Co-Ao-JiGia ,-ere y voye^ Ao-Iicio.
CiRca/n-Jic!o , is , jeci ,}eclum ,jicere f
jetter de cous cotes , lancer tout
auteur; t". entourer, &-e.
CiRCUM-jEctur , Us , circuit, tour, en-
ceinte.
CixccM-Jtctus , a , um , fîtué autour ;
i". en:ouré.
CoM-Jicio, ère , jetter , lancer j 1".
rejecter ; }*". augurer , deviner , in-
terpréter.
CoN-jEcruj , ùs , lancement , aâion de
lancer.
CoN-jECt/o , onif ; l'aftion de lancer ;
1», interprétation , conjedure.
Coii-ÎECtura > « , foupçon , conjec-
ture.
Coti-jECtuTalis , e, fondé fur des conjec-
tures , quiagit parconjerturcs.
CoN-jEcf(3,-jre; CoN-jECturo ,-aTe , con-
jeclurer , deviner.
CoN-Jicrfr, is ; CoN-jECfrî* , is, inter-
prète , devin , devinerefTe.
CoN-jEctiitio , onis -, CoN-jEctur«io , onis ,
augure , conjeâure.
Cou-] tct arius , ti,umy qu'on peut con-
jedurer.
CoN-jECti2fon'c , par conjcfture.
Cott-jEct.2fiea , orum, livres remplis de
conjedures. «,
De- Jic/o ,-cre , , jetter en bas , rcvi-»
Di-Jicio y-ere,> verfer; 1°. cha.^er^
repoufîèr, éloigner; 5°. dcchcoii?.
Dt-J-c'us , {n , cliûte , renverfement ;
2°. pente, penchant ; j". abattures que
fait un cerf dans les boii ; 40. rcli'ef
d'une pierre précieùfc.
Di%]icio,' ère , jener de côté &
d'autre, didîper,^ dirperfcr; z».
rompre , mettre en déroute ; 3 °,
abattre , renverfer.
Dis-Jecw ,,-are , jetter çà & là , épar-
piller.
Dis-Jectus , ùs , dirtîpation , re-nverfis-
ment.
E-]icio-ere. , [errer , poiifTer , chalTer j-
2**. bannir , exiler.
E-jECfOj-are, jetter, chafTer.
E-jECfio, onis; E-Jictario, onis, l'adioiï
de rejetter; 1°. évacuation ; 5°. exil.
E-jECfor , is , qui jette , qui met dehorî'.
E-JECtitius yu, um, qui rejette, qui clî
rejette.
E-Jtctair.entit, orum, ce que la mer rejette
fur le rivage.
luhcio ,-ere , jetter dedans ou delTus ,
infpirer.
In-Jec/o ,'are , fe jetter deflus.
In-jEctus , as ; h-jECtio , onis , l'aaioK
de jetter deffus , oa dedans.
SuB-I(j-Jic/o ,-ere , jetter par-delTous.
iNTER-JAcitf ,-ere , '^ jetter entre; i°.
luTiK-Jicio yere,i placer entre
deux.
lNTER-jEc;ifl , onist l'aftion d'inférer i
1°. interjedion'.
Ob-Jic/o ,-erts , mettre ou jetter au^
devant; 2". reprocher, objedcrj,
} °. cxpofer y oflrir^
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. S92
OB-jEcta , orum , objcftions , ce qu'on
otjefte.
OB-h.ccum,i , chofe mife au devant
pour fcrvird'ûbnacle.
Ob-Jecw, Û., oppofition, empêche-
ment.
OB-jECtio , onis , reproche. ^
OB-jEcro, -are, reprocher i.o.cKpofcr a.
OB-jECfano,onù;OB-jECtame.r.m,i,
reproche, .
OB-jECi<.nr , i^ , qui reproche , qu. ob-
of-hcracalum, i , barrière , empdche-
ment.
PaiE-jAcfo ,-«re , ictter devant , avant.
PER-lACtf, orum, couliffes des décora-
tions de théâtre.
Pro-Jicïo ,-ne, jmer, lancer; i°.
abandonner; j °. ne pas fe fervir.
PRO-jECta, orum, faillies, avance.
PRO-jEauf,(i^,l'aai°n de ,ctter.
Pao-jECiura. ^.faillie' ^^^"«- ,
FRO-jECtorium , ii , brandiUoirc , efcir-
polette. „.
PRO-JEcri(J , onif, mouvement; lO.gelU-
culaiion. -,
PRO-jECtmuf , a , um, laifTe la, expoTe.
Fro-Jeco ,-<tre,)ctter fouvent; accabler.
Re-Jic/o .-^^'^ . -irejettcr; i*. éloigner;
KE-lcio ,-ere J 5°- repouder ; 4 .
rebuter ;î°. renvoyer; 6°. remet-
tre ; 7*. vomir; 8®. relancer.
Ks-Jiculus , a , urn , qui eft de rebut.
RE-jEctanew , a, um,rej«tté , qu'on re-
jette.
RE-jEC.'ttn«a, orum, qu'on re)ette.
RE-JEc;io , onis , l'aftion de rejetter ;
1 '. flux , vomiffemcnt ; j °. rcca-
(àtion , exdufion.
RE-jEcro ,-are , rejetter fouvent.
RE-jECtuj ,ÛJ-, crachen:icnt,vomiiremenr,
i». flux ; 5°. fentine,
Sv^-hcioy-ere , mettre defTous ; 2 .
foumet:re,Iub)uguer; }°. luppo-
fer ; 4'. apofter ; 5 ^. alléguer, ap-
porter ; 6«. répondre ; 7"- ^^^^■''^-
tuer; S^.fouffler; 9°. planter.
Sue- Jicjto ,-are , mettre fouvent defTous ,
jetter louvent en l'air.
Sue-Jacw ,-aTe , jetter fouvent en haut.
SuE-Jiciw , ei , étrier.
SuB-Jic«, KOTjles Sujets.
SuB-jECruj , a, wm, mis defTous; 1".
fujet, cxpofé ; }". qui fuit immédiate-
ment; 4". fuggéréi 5°. apporté , attitré.
lN-SuB-jEC£Uf , a , um , qui n'cft pas
fujet.
SuB-jECtuj , Û! , l'aftion de mettre
defTous.
SuB-jEctio, om"^ , plan , modèle ; t". ba^e ;
3». fuppofîtion ; 4»- repré cntation
vive ; 5°. l'aâion de mettre enfuite ;
6°. humilité , foumifTion.
SuB-jEctor , is , impotteur, faufFaire.
SuB-jECto, -are , mettre defTous.
SuB jEc/fl,«, bafe.
SuB-Jicrè , d'une manière foumifc.
SuB-jECti|iî/nè , d'une manière trèsfou-
mife.
SuB-jEcaVuJ, a ,U772» qu'on metdeffous.
SuB-jEctiWi; , e, fujet, qui peut cire
afTujetti.
Supek-Jac/o ,-ere , T)etter pardcfll*:;
SvviK-hcio,-cre ,^ ajouter par def-
fus.
Super-Im-Jicio ,-««, jetter par defTus.
SuPER-jECfuf , ûf , faut par-defTus , l'ac^
tion de fauter defTus.
SurER-jEcrio, onis , hyperbole.
h' 9 3
DE LA LANGUE LA T. JA
m
s- i>fr-Jac:o ,-.îfv , lancer , fauter par-
dcflus.
Tra- Jicio y-ere , traverfcr , percer de
parc en parc ; i». faire pafTer ; 3 ".
rejetter.
Tavircfui , ùs , trajet , pafTage.
Tra Jscrjr.: , œ , l'adion de traverfer ;
i". faillit; , avance.
Ta.ANSjACij,-ere, jettcr au-delà.
TRANS-Jicio ,-ére, jetter à trarers , tra-
verfer.
TRAKJ-Jfcrio, cnisy tranfpoCtion.
III.
T A C-eo , être abattu.
iKc-eo , es , cui , cere , être couché ,
être étendu de fon long; i°. être
fitiié ; }*. être mort; 4°. être abat-
tu ; 5**. perdre fon crédit. Ce Ver-
be cft formé de Jag , jette, & d'£ ,
être.
CouposÉs.
Ad Ixceo ytre , être fituc , couché
r.uprèô.
Av-'ikcentia » ium , les environs.
Circom-Jac«o , es, cui, ère, être Utué
autour.
Imtsr-Jac?» ,-ere, être entre deux.
OB-jAceo ,-ere, être devant , être couché
au-devant.
PRiE-jAceo ,-ere , être étendu , placé
devant.
Soï-jAceo ,-ere , être fituc au-delTouj,
IV.
D'AC f prononcé IC, vinrent:
ïco, isj cij cium,ere, battre, lî. tou-
cher.
Ici us , n, um 1 frap^,
Ir.rui , ùh coup.
Composes.
Au-Icio y is , ivi , ui , xi , aum , ère ,
jetter autour : de am, autour , par-
detTus , & de ico , Jetter. Ce Ver-
be fignific entourer , envelop-
per , vêtir.
Am IctJrium , f/', gorgerette , ce que les
feirunes ;erti?77£ fur leur gorge.
.\u-lctus , ûs , ce qui fert à couvrir , vê-
tement , voile.
Au-\culum , i , manteau , mante.
hu-[culatus , a , um, voilé , couvert d'un
manteau.
CiRCUM-AM-Icto i-are , entourer d'u«
voile.
CiRcuM-AM-Icfuj , a f um , enveloppé
d'un voile.
Semi-Am-Ictut, a , UTn,à meitic vêtu.
PoRR-Ic/o ,-ere , jetter en avant fur
l'Autel , eflrir en facrifice : de for
ou FOR , devant , en avant , & de
ICO , jetter.
PoRR-Ic;<p , arum , les entrailles des vic-
times jettées & offertes fiir l'autel.
Porr-Igo , exi, ecîum , ère , étendre »
jetter en avant , allonger ; de VOr
ou tOR , en avant , & de iCO , jet-
ter.
PoRR-Ecri/r ,a,um, offert en fiicrificc. '
PoRR-Ectzo , is , extenfîon , allongement.
PoRR-Ecfum , i , levier , ce qui fert à
lancer en avant.
Ad-Porr-Eciuj ,a,um, étendu , couché
auprès.
Apporr-Ico ,-ere , étendre auprès.
Ex-Porr-Igo & Ex-PoRG9 ,-ere, éfçn«
dre, allonger, élargir,
J E C U R.
De l'Oriental T.D > KVR^fo}imiiCfi.,
€p| DICTÏOI-^NAIR
dériva le nom Latin du foie ; J e-
cuB. , partie du corps où fe cuit la
bile , & principe de la chaleur. De-
là cette Eimille :
lî-cur j oris & cinoris, foie ; i°. la fa-
gefle.
J^cufculum, it petit foie.
3t.coTiilisy e , de foie.
jEcorarius , i'i , harufpice , qui examine
le foie pour en tirer des préfages.
Jt.çinorofus , a , am , qui a mal au foie.
ÏENT,
Déjeûner.
ÎENTOj-drtf, déjeuner.
ÎEvrarOT, is , qui déjeune.
ÏENTaf/o , onis , déjeuner , l'aftion de
déjeûner.
lENT3fu/"W , i , ce qu'on mange à dé-
jeuner.
Ce mot s'écrivit également Iant; dans
le Glonaire de Philoxene , Iakt(ï-
re , lignifie déjeuner -, & Iaujocu-
Ifim , le déjeûner.
Cette famille s'eft donc formée
d'ANTê , avant,& de E , ou I , man-
ger : mot-à-mot , ce qu'on mange
avant le repas , avant le dîner,
J O C , Jeu.
Onomatopée.
JocKJ.i, jeu, raillerie -, t". jouet;
mot prononcé d'abord locus , &
formé de lo , lo , cri de joie.
Joculus , i ; Joculum , i , petite raillerie.
Joci, orum; 3oca, orum, jeux> plaifan-
eeries.
Jocd , en jouant , par jeu.
E ÉTYMOLOG.
Sp5
Joccfus, a , utTiy enjoué , plaifânt, ba-
din , fclàcre ; z ''. gai , plaifânr; 3 9.
qui (è fait par raillerie.
Jocoje , en raillant, plaifâmment.
Jocor ^-ari , fe jouer , railler agréable-
ment , folâtrer.
Jccûrio , otùs , enjouement , plaifan-
teric.
Jpcaliter , en fe jouant.
Jccabundu! , a, um , tn]o\ié ; i<>. qui Ce
divertit,
Jocu/or ,-ari , railler agréablement.
Joc.ularis , e ; Jocuhrius , a, uni , phi-
(ant , rifîble , ridicule.
Joculanter , en plaifantant.
Joculnnp, onis , badinage.
Joculator , is , railleur, enjoué, badin.
Jcculatorius , a , uin , de railleur , d'en^»
jouement.
Composés.
CoN-Ju-cuN</or ,-ari f fe réjouir en-
femble,
PtR-Jv'Catfdus , a , um , fort agréable.
FFK-}vcunàè , très-agréablement.
ln-Jvciindus , a, um, défagtéable, qui
ne plait point.
Iti-Jvcuncè, (ans agrément.
Ïti-Jvcunditasy is, dcfagrément.
JrcuNcuiw , i i LvcvKcului , i , petit
gâteau.
JU B.
De Hup , HuB j fur, deflus , vinrent ;
î.
JuBtf 5 «, crinière des chevaux ; 2®,
crête des Serpens.
JuBaf«i,fl,umjquia des crins, de longs
poils fur le col,
IL jyB,
t91 D E L A L AN GU E LAT. JUG S98
II. J U B.
De Hup , fur, vint JuBto , Jus/? , je
commande ; mot- à- mot , je fuis
èlivé en autorité , j'en ai fait ufa-
ge.
JuBfo , es ^ Jfi .Jfum , bere , comman-
der , ordonner ; 2 "• exhorter.
Jvsfas , a , um , commandé , enjoint ; ï°.
qui a reçu ordre.
Jus/;o , onis ; 1
Jvsfum , i , ? ordre , commandement.
Jvsfus , ùs , j
Composes.
Ad-Jubi.0 ,-ere , commander.
Cet) FiDE-jrs/br , oris , coobligé.
ÏK-JisJus , a, um , qui n'efl point com-
mandé ; 1». à qui l'en n'a point donné
ordre.
I«-Jos/Lj, ùs , défaut d'ordre.
III. J U G.
De Uc , Ugâ , Ug , élevé , d'oû Ju-
ché , vinrent nombre de familles
en toute Langue.
Ivcum , i , fommet , cîme , colline ;
x°. joug qu'on mec lur la tête des
ctrufs pour les faire tirer; 5 **. pai-
re de bœufs liés au joug; 4°. ar-
pent , ce qu'une paire de bœufs
peut labourer en un jour ; 5 °. joug
fous lequel on faifoit pafler les fol-
dats par ignominie ; 6*. banc de
rameurs dans une Galère ; 7°.
_ treille , berceau , perches croifées
entr'elles pour y lier la vigne ; 8**.
fléau d'une balance j j'. enfuble de
Orig. Lat.
tifferand , enfoupleau , cylindre;
10 ''.rouleau oppolé à l'enfuble;
II*', la balance, un des xii. fignes;
1 1 . cfclavage , fervitude.
]vcalis,e, quille , qui tient fous le joug;
ï". de mariage.
Jvoofus , a , um , montucux, plein de
montagnes.
' Jvcis , e, continuel , qui dure toujours i
1». qui concerne Us bêtes d'attelage.
Jueiter, toujours, fans interruption.
JuGdj, um , paire de bœufs.
1uGer,is, ? arpent , ce que deus:
JuGcr«/»,i,j bœufs peuvent labou-
rer en un jour.
Jvoeradm , par arpent.
o
3 •
Jvco.,-are, attacher au joug; joindre*
unir; z°. marier ; en Gr. Ze-VGô.
ivGatus , a , um, mis fous le joug ; i". qui
a liaiion avec.
Jvoatiu, onis, l'aftion d'échalaffer.
Jvcanus, a, bouvier.
Jvcatorius , a , um , qu'on met (bus le
joug.
Ivcamentum yi ,\ linteau d'une por-
luGumeneum , i y te ou d'une fe-
nêtre ; 1**. croifée de fenêtre.
JvGumento ,-ire , lier des pièces de, bois
potées tranfverfalement.
B I N o M E f«
Bi-Jog/j , m. f. ge y n j Se
Bi-JuGWj, a, um, attelé de deux ani-^
maux de from ; de tis , deux.
Si'3vces , gum > /îx chevaux attelés de
Li 1
8pj
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG;
>o^
Composes.
,1 . Aii-1uGo,-are , découpler, dételer ,
2". réparer , éloigner.
AR-Jucej , ugum , animaux qui n'ont
point encore tiré, chevaux neufs.
Ad-Jugo , -are j joindre , atteler, lier.
De-Jugo ,-flre , ôter de deffous le joug ;
iP. dételer , découpler.
TÛE-Jvcis , e , qui va en defcendant.
2. Coîi-Jux, gis, ]e marié, la mariée.
On dit auffi Con-Jonx , gis.
CoK-] vois , e , ^
Coti-Jvoalis , e, ? conjugal, de mariage.
CoN-Jucia/ij , e , -^
CoN-JuGuj, a , um , marié , apparié.
CoN-JoGu/«j , a, urn, qui Ce lie , qui Ce
joint à.
Cofi-Jvcium , il, mariage; i", couple
d'animaux , mâle & femelle.
Coî^-J u GO, -are , accoupler , lier, af-
fembler , joindre , appareiller ; 1°.
conjuguer.
Cov-]vcatus , a , um , dérivé , qui a la
même origine ; 1°, lié , joint; j". con-
jugué.
CjoN-Jucafa , orum, analogie entre di-
verfcs chofes.
CoN-Jueator , is , qui accouple , qui
joint,
CoN-JuGCfio , onîs , accouplement ,
affcmblage ; 2,°. conjugaifon.
3 . In-Jogw, « y qui n'a point porté le
joug.
4.SE-JuGa,' 7 réparer, divifer.
SE-JuNGO,-ere,J
j'. SuB-JuGo y'are , dompter , mettre
fous le joug.
SuB-JuGi'j , e , mis fous le joug , attelé.
SvB-Jvoium , a , courroie pour attacher
ks bœufs w joug.
SvB-Jvcalis , e , qu'on met fous le joug.^
SuB-JuG«tio , onis , l'aflion de mettre
fous le joUg,
SvB-JvGator , is , qui met fous le joug.
I V. J U N G.
Jtjofe nalâla pour former cette famil-
le •
JuNGo ,-ere , Joindre , allier , unir.
JvKCtio , onis , liaifon , jonflion.
Ji'NCtura, ce , jointure , affemblage ; i*.
l'adion d'atteler.
Jvnctim , tout de fuite.
Composes.
I. Ab-Jungo ,-«re , retirer » décoU-
pler , divifcr , défunir.
i. CoN-JuNGo,-£re , ■> joindre , allier,
CoN-Ji.'Nc/o,-dr« ,i mettre enfem-
ble.
Co^-Jvnctus , a , um , joint, lié ; is.
eontigu.
CoN-JuNcn'o,onix, liaifon, attache ; i<^
amitié , fociété ; 3°. parenté , alliance ;
4°. conjondion,
Cov-Jvvctum, i , partie d'une propo/îtioM
conditionnelle , qui a rapport avec un»
autre.
CoN-JoNCfè ; CoTH-Jvvctîm , enfemble i
tout à la fois ; 1°. étroitement.
3. De-Iungo, -ère, défunir , féparer»
Di-J uNGo, -ère j'Dis-JuHGo, -ère» défunir,
divifer ; x». dételer , découplcr ; 3"»
éloigner.
DiS-JuNCtor, is ■, qui divife, qui fépare.
Dis-JuNCtio , onis , divifîon , féparation ,
rupture.
Dis-JuNCtîm ; Bis-Jvvctivè , à part ,■
féparément.
Dis-Jvnctivus , a, um , qui fépare.
SvB-Dis-Jvticdvus , il , u/n , qui disjoint
\ un peu,
501 DE LA LAN
4. lu-SvtiGO,-€re , joindre avec ; 2°.
ordonner, impofer.
Inter-Juhgo y'sre , faire halte , s'arrêter
un moment,
j. Sz-Juîiceio, onis , fcparation.
SuB-JiiNGO .,-ere , attacher avec ; i*. Sou-
mettre , afTujettir ; j°. atteler.
SvB-Jvtuctivus , i, fubjondif.
Trans-Jukgj ,-erff > changer la place de
l'attelage,
V.
luxTi, .^Jv. autant , également , de
même que , auflî-bien ; 1°. Prép.
auprès , tout contre , félon , après.
De Sta , être, & Jug , lié, uni.
ïvxTim , auprès , tout proche ; 1». éga-
lement.
VI.
A-JuG<i , œ , plante appellée en Fran-
çois Ive , ou Chamœ-pttis : elle
a une odeur de mufc.
VII.
De Jug , prononcé en Grec Zygc
union , vinrent , 1 ". avec la Pré-
pofition Sy , avec ;
Sv-zYGÏrf, a ,/. union de dix paires de
nerfs; voy. Coti-Jvcium & Con-Jw-
cAtio,
Sy-zygi«, arum , f. plur. conjonûion
& oppoficion de la lune avec la
terre.
1 . Avec la Prépofition Hyp, (bus :
Hypo-zEuxiV, «V,/ Figure de Rhito-
rique i Subjonôion , /.
GUE LAT. JUN poa
VIII. J U M.
De Jt; , haut , élevé, vint le nom dts
grands Animaux.
Jv MErzium , is , bête dc fomme , che-
val de bât.
Sv?EP.-Jv-Mentarius , ii , celui qui a foin
d'un haras ; 1". Ecuyer.
De GuL, gofier, gueule , vinrent :
Ju-GuLK/n, i, -j
1^-GvLus, 1 Gorge, gofier.
Ju-Guio j-are , égorger , couper la
gorge.
Jv-GvLatiOf onis , couper la gorge.
Ju-GvLaTÎs , e , du gofier.
Ju-Guta , « , la conftellation d'Orion.'
]v-GuLœ , arum , les trois étoilesdu bau-
drier d'Orion ; i°. les deux étoiles de la
quatrième grandeur à la poitrine du
Cancer.
JUNG,
Jonc.
Du primitif, Ven , Von , marais j en
Oriental p' , Iun, Ion, marais,
boues, vinrent:
JnNCKijt, jonc.
luNci/iuy , (Z , um ; IvhCeus y a , um , dc
jonc.
Ivncidus , a,umy délié comme un Jonc.
luNCo/ûj y a,um , plein de joncs,
luNCffum , i , jonchaie , lieu on il croît
du jonc.
luNcaria , «, queue de cheval; planta,
JURG.
DuprimicifERG,ORG, emportement,
infulie , querelle , d'où le Grec
cpyi^ay Org/{o, attaquer , irriter ,
vinrent :
Lllij
DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG.
905
. \ quereller , contelter.
iVKGor,-an, ^ ■*
Jt'RGium, îi, _ •%
Jvï^Givnen, inis y V querelle , débat.
JuRGan'o , onis , )
3vB.ciofus, a, um, hargneux, querelleur.
Composés.
O'B.JvKGo ,-are , reprendre, blâmer.
Oe-]v RGito , -are, réprimander.
OE-JuRGfltio , onis , réprimande , re-
proche.
OB-JoRGflfor , ff ; OB-Jvp.r,n'r'ix , is ,
qui reprend , qui fait des réprimandes,
OnJvKcatorius,a , um, qui concerne les
reproches , les réprimandes.
JUS.
D'U 5 eau j vint la famille fuivantc :
Jus, uris, jus , bouillon, gruau, po-
tage.
Jvsculum , i , bouillon.
Jusculeritu.7 , a , um ; Jusfulentus ,a , um ,
bouilli cuit dans fon jus.
JvKulenius , a , um , fucculent , plein
de jus.
JvKeus , a , um , de potage , de jus.
JuRea, œ, gelée de viande.
JUS,JUR,
Droit.
Dans nos Origines Françoifes nous
avons dérive ce mot d, Jus , po-
tage ; la Juflice confiftanc à rendre
à chacun (à portion, &c. Cette Eiy
mologie n'a pas plû: en voici donc
une autre qu'on goûtera peut-être
davantage.
Le droit , l'autorité font relatifs
à l'élévation , mais c'eft ce que fî-
5) ©4,,
gnifie Jus : on peut donc le regar-
der comme le radical des fannlles
fuivantes, en Jus, Jud , & Jvk.
JuRe , avec droit , à jufie titre.
JvRis-Peritus , i , favant en Droit.
JvBiis-Prudentia , œ, fciencc du Droit.
Jvs-JvKandum, i , lèrmenT,
JvAe-Juro ,-.ire , faire ferment.
II.
JuKo-are , faire ferment, affirmer ; 1*.
faire une confpiration.
JvKimentum , i;]vB^andum , i , jurement;
Jvnatus , a , um , qui a juré; i». qu'on a
afluré par ferment.
JvKatoKj is , témoin en juflice.
JuRfffio, onù, l'adion de jurer.
JuRflrè , avec ferment.
Onoma topÉes.
Ad-Juro ,-i:re, jurer, protefter avec
ferment, 1°. prier avec inftance.
AD-JuRan'(i , onis. Ad- Jv B.ainentiim, i ,
jurement, proteflation.
Ad-Jurgo ,-are , quereller , reprendre
avec aigreur.
Ao-JuRciu/n , a , différend , débat , coK^
teftation.
CoN-JuRo i-are , confpirer , complo-
ter, jurer ensemble.
CoM-JuRfltuj , a , wn , ligué , qui a conf-:
pire,
CoN-JuRatio , onis, complot, cabale;
1°, ligue fecrette.
CoN-JuRafc ; CoN-JuRarim , par conspi-
ration, par cabale.
De Jero ,-drc, faire ferment,prote(ler.
Dii-Ji'RO ,-jre, jurer, faire ferment,
Dr-Ju Kium , ii y ferment , jurement.
ço^ DE LA LANG
Ex-JoRo , as y avi , atuni , are , Jurer ,
aiTurer par (êrmenc.
E-Jero ,-flre ; E-Juro ^-jre , renoncer ,
refufer avec ferment; x?. quitter, fe
démettre.
E-JuRii-io, o/ii^, renonciation; i". refus,
dépofitio!!! ; 3". proteftation avec ferment
de ne pouvoir pas.
iN-JuRafuf y a, uin , qui n'a point juré.
Ob-Juro y-are , engager par rermenc.
VE-JiKOy-are , fe parjurer.
ViK-JvKOy-arey fe parjurer, violer fà
foi.
PER-JuRdffo , onis y parjure , l'adion de fe
parjurer.
VeR.-]vKatiuncula , œ , petit parjure.
PER-JuR.nor, zj, parjure.
TcK-JvRiofus, a, umy accoutumé à fe
parjurer.
PrR-JuRU^ , a, iim , parjure, qui viole
fa foi.
PcR-JuRè; PER-JuRJojè , en fauflant fon
ferment.
PER-JoRîum , i , l'aâion de violer Con
ferment.
iM-PER-JuRSfKj, a , um , par qui on ne
jure pas en vain.
ï'R/B-1 v%Of-are, prononcer la formule
du fermenr.
fR/t-]vKatio , onis , formule du ferment
prononcée devant ceux qui dévoient
jurer.
III.
De Ju-DEx,dcnt nous avons rapporté
la famille , col. j" 5 1 , vinrent éga-
lement ces mots :
Ab-Jodico ,-are, priver , ôter.
A-B-Jvvicatus ,a,um, dont on a été privé
en Juftice.
UE LAT. JUS po^
Ad-Jod/cij ,-are , attribuer, donner gjin
de caufc ; 1°. déterminer.
Di-Ju-Dico y-are, difcerner, décider ,"
dire Ton fentimenr.
Di-Ju-Dicdîio , onis , difcernement ,'
jugement.
In-Ju-Dicnfuy , a , i/m , qui n*a point été
jugé ; 1°. indécis.
I V.
Jvsrus ,a,um, équitable ; 1 ''. vrai j
légitime 5 5^. grand.
JusTf ; JuSTÔ , avec juilice , légitime^
ment.
JusTd , oriim y funérailles , oLfcques ;
z°. tâche, journée de celui qui tra-
vaille ; 3 °. fîilairc , loyer; 4.°. de-
voirs.
Jusrida , a, équité.
JvSTitium , a , vacances, vacations : de
5x0 , & de Jws.
JvsTi-Ficus y a y um , qui fait juflicc»
Jvsii-Fico ,-are , juflifier.
JvSTiJîcatio , onis , juftification.
N E G A T I ï S.
i. lN-Jas<K5, d, um , déraifoniiable ,
exceflîf.
iN-JuSTd , contre le droit.
iN-JusTzria , œ , injuftice.
1. In-Jur/j , te y afiront,mauvais trai-
tement.
iN-JuRziir , ayum; In-Jurjo/î/j- , a , um ,
injufte , nuilîblc , outrageant.
iN-JuRfum , ii y parjure.
iN-JuR/e ; iN-JuRî'orè , à tort , fans raifon.
lN-JuR!or , -ari , caufer du dommage ,
outrager.
PER-lN-JuRfq/Ly, a,um; Pîr-In-Jurïuj ,
a , um y très-ofFenfant , fort dérailbn-
nablc.
^07
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
poî
MOTS LATINS-CELTES,
ou DÉRIVÉS DE LA LANGUE CELTIQ^UE.
Xj a lettre L , la xi^. dans notre
Alphabet , en comptant K , &: la
XII. dans l'Oriental , a deux carac-
tères diflindifs qui lui font propres,
& qui déterminèrent naturelle-
ment la valeur de tous les mots
qui en dérivèrent. Elle fe prononce
de la langue ; & elle ed: par-là
même de toutes les lettres la plus
toulante, la plus fluide, la plus
liquide , la plus volatile , fi on peut
fe fervir de cette figure.
Dcs-lors elle devint le nom
naturel :
1°, De la langue & de fes opé-
"rticîons, de tout ce qui a rapport
aux Langues & à l'élocution.
2°. De tous les objets fluides &
coulans , les liqueurs , l'eau , la
lumière, &c.
3*'. Des aîks, des bras , & par
analogie , des flancs , des côtés ,
du lieu , de la place.
Qu'on joigne à cela diverH s
Onomatopées, quelques motb où
cette lettre acte lubftituéeà d'au-
tres , quelques-unes où elle fe fait
précéder de l'une ou l'autre de
ces lettres B , G, G ; & on ap-
percevra fans peine l'origine de
tous les mots qu'elle offre dans la
Langue Latine , avec une fimpli -
cité & une évidence d'autant plus
agréable , que jufques à préfent
l'étymologie de prefque tous ces
mots s'étoic dérobée aux efi"orts de
tous les Savans qui avoient été
réduits , fur ces objets , aux con-
jedures les plus frivoles.
Mots en L,
Formés par Onomatopée.
I.
Noms d'Animaux.
Leo , onis , lion ; i*. lion matin ;
5^. Conftellation : voyez Orig.
Franc, col. 637.
Lioninus , a, um , de lion, qui ap-
partient au lion ; i°. vers Latins
rimes.
LEUNfu/w , f , petit lion.
Lea , (B ; Le^N;2 , œ , lionne ; i". efpèce
de chou à larges feuilles.
DE LA LANGUE LAT. L Onom. çié
f09
Lto-P/irdus , î , animal qui tient du lion
& de la panthère.
LEonto-b' honus , i , petit animal qui naît
où il y a des lions.
J^t-ondos , ii , forte de pierre précieufe.
Lt.onto-Poâmm , h , pied de lion , plante-
hEQiitice , es , chervi fauvage , phnte.
1. Lipio,-ire , crier comme un
milan.
3. LAT,
Abboyer.
LATratio, onisy ^jappement, l'ac-
LATRAtus , ûs f ^ don d'abboycr.
LAiraior , is j qm abboye comme
un chien.
Composés.
Ad-Latto ,-are ; Ai -LATrj ,-arï , japper
contre un voleur; i°. clabauder ; 30.
criailler; 4", mugir , en parlant de la
mer.
CoN-LATfo ,-are , abboyer après,
Di-L.VTro y-are , abboyer fort ; i°, crier
après.
E-LATro, as , av'i , atum, are, abboyer,
crier après ou contre : hurler,
lj.-LArro , as , ayi , atum, are, abboyer
au-dedans d'un lieu.
It-LATB.A£io,onJ^ , abbotement au-dedans
d'un lieu.
Oii-LATRAtsr , oris , m. trix , ieis , f. qui
abboye après ou autour ; i". qui étourdit
par Tes railleries , qui criaille , qui fait
autant de bruit qu'un chien , clabaudeur,
OE-LATro , as, avi , atum , are , abboyer
autour ou après , criailler , clabauder
après , étourdir de Tes criaiilerics.
II.
Bruit d'inftrument.
L I M , Lime.
Ceft une Onomatopée : le Ton du
fcruit que rend la lime fous la mal»
en polilTànt les métaux.
LiM^ , a , lime ; z ''. le foin de polir'
les ouvrages d'efpric; critique-, 3 *'.
DéelTe du feuil des portes.
LiMo ,-are, limer, paiïèr la lime ; î^,
ôter le fiiperllu.
LiMatus , a , u:n , limé , poli , châtié.
LiMatulus , a , um , poli , délicat.
LiMatuLi , ce , lime douce , petite lime,
L,iMatura,a, limaille.
LiMatâ , poliment , élcganimcnt.
Composes»
De-LiMo,-are , polir , limer.
E-LiMatus , a , wn , part. d'Elimo.
E-LiMo , as, avi , utum , are', limer , polir,
unir avec la lime ; 2". perfcaionncr ,
retoucher , rendre parfait , mettre U
dernière main , travailler avec foin.
Per-Limc, as y avi, atum, are , limer
parfaitement , polir avec la lime dans la
dernière pcrfeÂion.
III.
Cris de Joie,
i".
Joyeux.
D; La , La , cri de Joie , vînt la h-
mille Latine Ljet , relative à k
Joie.
I. LjBto ,-aTe ,
L,jETor ,-ar
L-'EtZ/co
La
La
ouïr, avoir de la
tre bicn-aife.
,-are , 7 r -• •
■ari, U?r=)°"''
,.ere, ) )°^^ ' ^''
■jj^ratio , onis , ")
^Mritia , œ , > joie,allegrefle,
^jETitudo , is y j
Lj^tus f a , um , gzi , gaillard , bien-
aife ; conccnr,.Cuisuiit y z", divertiC-
gaiete.
p
DICTIONNAIRE ETYMOLOG. $12
LuD, défignaiu les jeux , les di-
vercifleinens : en Oriental yn »
Luis , jeu, raillerie.
I . Lus«i, i^i f ( )^^ > aftion de jouer;
,onii , ) z**. divertinemeiit ,
1 1
fant jplaifain ; 5°. abondant, gras,
fertile i 4°. heureux , propice.
LiETe; L^Tiinter , gaiement, joyeufe-
ment,
L.je.rabUi! , e, qui caufe de la joie , ré-
jouiïïant.
LiETi-FiC'i,-.?n?,caurer de la joic; égayer;
2°. rendre fertile , gras , abondant , faire
profpérer.
'LjETi-ficcry-arî,i'e réjouir, avoir de la ioie.
Lx.Ti-fîciis , a, um, qui caufe de la joie ,
qui égayé.
Composes.
Col- Li£Tor,- art jfe réjouir enfemble,
s'amufer &: fe divertir en compa-
gnie.
It-L*TUJ , a , um , qui n'eft point joyeux.
lï.-LjtT3.biUs , f , qui n'eft pas amufant ,
trifle , qui caufe du chagrin , nitlancho-
Ilque.
Ex-L:ETw,<z , um , extrêmement gai ,
fort joyeux.
ï.'Lizo-.-are , facrifier , faire un fa-
crince agréable j <.« Jens propre ,
célébrer une fête.
LiTœ, arum , Déeffes auxquelles on fa-
crifioit ; Déeffes qui prote'geoient les
fuppliants.
LrT^tfV, is ; Lnamen , ù, facrifîceag'.éa-
ble à la Divinité.
LiTA^JiF , arum , prières , 'upplications.
LiTûto , après avoir fait un facrifice.
Per-Litû ,-are , faire un facrifice heu-
reux.
Dt-LiTû ,-^re, facrifier, faire un facii-
fice.
1°.
LUD, LUS,
Jeu.
De L dédgnant b joie , vinc Lus ,
Luts , jeu, raillerie.
Lusi
Lusj'o
récréation , j "^ . plailànterie.
Lusor , fj- , joueur ; z". filou.
Lusorw" , a, um , qui fert a jouer ; i».
fait par jeu; 3°. vain , fans effet.
l^vsorïum , ii , place où font les jeux; z°.
amphithéâtre; 3°. plaifanteric , badi-
1.VSUS , a,um, qu'on a joué, dont on
s'efl moqué.
Lvsito ,-are , jourr fouvcnt ; z°. fe jouer.
1. LvDus , i, jeu , l'adtion de joutr ;
i^. divertillement , plaifir ; 3".
plailànterie, raillerie ; 4". Acadé-
mie pour les exercices , foit du
corps , ibit de l'efprit.
L.VDO ,-ere , jouer , fe divertir, rire ; i".'
fe moquer , prendre pour dupe ,- j'.
contrefaire , tourner en ridicule ; 4".
danfer ; 5°. jouer des inflrumens de
mufique ,■ 6° faire des veis.
LuDi , orum , jeux publics.
LuDio, onis ; LvoiaSyU, danfeur , bala-
din, bateleur.
LuDid , a , danfeufe , aélrice,
L.vDihundus ,a,um, qui fait en fe jouant;
î. LvDicer,cra . erum, \ drôle, plar-
'. . ' i tant.
LvDicrus ,a, um ,
Luoifre , en badinant, drôlement.
LuDÙTura , i, jeu quelconque.
Lvuibrium , H , jouet , moquerie, rifée;
Binômes.
i.Lvm-Yico,-are,') jouer quelqu'un,
L[jDi-¥icor,-eri,l en faire fon jouet;
2 °. fourber , duper : de VAcere ,
faire.
LvDificatusi
prj DE LA LANGUE L A T. L Onom. ^14
dre pour dupe ; 5*. cludef , évi-
ter , efquiver , paiTer, fe mettre à
couvert , s'échapper , fe dtfculper ,
fe tirer d'athire , fe tirer d'intri-
LuDj-^cjfUi , fir , mocquerie, ri, ce.
I-iVDi-Jîcator, is , railleur , qui fe joue.
hvDi-Jicatio , onis , raillerie, rilée , in-
fulte.
hvDi-Ficabilii , e, plalfant , divertiflant.
t.LvDi-MagiJîer,tri, maître des jeux ,
d'cicrcicesi z». maître d'école.
Composés.
A^t-LvDOy-ere , fe jouer ; badiner au-
tour , avec j folâtrer ; z^. carelTer ,
flatter j 3 •. faire allufion à quelque
chofe.
!Al-Lud;o ,-îre , careiïèr , flatter.
Al-LuJjo , onis , allufîon.
Ab-Ludo ,-ere , être différent , n'être pas
conforme.
Ame hvDium , ii , prélude.
CoL-LuDo y ère , fe jouer enfcmble ;
i ". être d'intelligence , ufer de col-
lufion pour tromper.
CoL-LuDjum , ii , divertïiïement qu'on
prend avec un autre.
CoL-Lusio , Tiïs ; CoL-Lusium , ïi ,
collufion , intelligence eiitre pluiîeurs
pour tromper.
CoL-Lusor , is , qui joue , qui Ce divertit ;
1°. celui qui plaide d'intelligence avec
un autre pour tromper , prévaricateur.
Cot-Lusorij , avec intelligence pour
tromper.
De-Ludo ,-ere , •» . , ,
PT t:-. .5 jouer quelqu un.
Di-Luoia , orum , tems de relâche , de
repos.
E-LuDO , is , /uji j fum , Jere ; i^.
achever de jouer une pièce; 1°.
duper , tromper, fourber , jouer un
tour , ou d'un tour, faire une four-
berie , fe mocquei; impofer, prea-
,Çrig, L<H.
gue.
E-Lcsi , pir, d'E-Iudo.
E-Lusio, onis , tromperie, duperie,
E-Lusw , a, um , p-irr. d'E-ludo,
iL-hvDins, ris y omn, gen. ciui le moqut.
Il-Ludo, ij ,yj , fuTi , ère , fe moquer ,
fe railler , fe jouer , fe divertir.
It-Lusio, o^ij- , dériiion , raillerie , ironie.
ÏL-Lvsor , oris, mocqueur, railleur.
Ob-Lup<3 ,is,fL, fum , dere , fe jouer
avec.
P&jE-LvDium , ii , n. Prélude , eflai
avant de commencer,
PRiï-LuDO , is ,fi , fum , dere , préluder ,
ellàyer.
PRiE-Lusi , prêt, de Pr« ludo.
Pa^-LtiSio, onis , eflai , prélude,
Pao-Lusi , prêt, de Pro-ludo.
Pro Lusio, onis, prélude d'un difcours,
ce qu'on dit avant d'entrer en matière;
1°. eiïiii de fcs forces , tentative avant
que d'entreprendre.
PRo-Luu;7;n , ii , prélude , efîai avant
de commencer.
Pro Ludo , is , fi , fum , dere , préluder ,
efTayer.fdireeiïai avant de commencer,
s'exercer par avance.
î». LA se,
qui bondit.
De La , La , exclamation de joie , fe
formate Grec LAzo,(àuter de joie,
bondir ; & de- là :
LAS-Civioyire , bondir , fauter ; i °.
remuer toujours , ne point fe tenis
en repos ; 3 °. badiner, folâtrer,
M m m
^1/
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 91^
Ce Verbe tient à Cio , remuer ,
& à CEveo, remuer lafcivement.
Las Ci via , œ ; 'LhS-Çwitas , is , i".
badinage , jeu ; i^. plaifîr , divertiiTe-
ment ; 3°. moileffe , libertinage.
Las-Civu^ , a , um , 1'. qui bondit, qui
faute ; i". badin , folâtre ; i\ diflblu ,
lafcif.
Las-Civs ; LAS-Civiter , avec moUeffe.
'hk.S'Ciyibunius , a,um , folâtre , badin.
I V.
Cris de douleur.
LA.
Malheur, Afflidion.
De La, malheur, aftlidion, vinrent:
i«.
L/Evus , a ,nmy qui eft à gauche ;
1*. malheureux , incommode ; 3 ^.
favorable , propice 5 4''. fot , fat ,
impertinent; Gr. aaIcç, Laios.
LiEva , œ , la main gauche : ellipre où
l'on fbus-cntcnd munus.
'LMVorsù.m ; L.JEvorsùs , à gauche.
Liivè, fottemcnt, en fat. .
L-nsfuSfi^ /gcminemenc ; notre
Usfum,i,V vieux mot Lais.
LbsJus f us i)
3'.
l.Auentum
J^Auenta
l.AMento ,-are, hhMentor t-ari , Ce lamen-
ter , gémir ; 1°. déplorer , fe plaindre
des malheurs.
J^AMentatio , onis ihAuentaîus ,)ûs , gé-
nilTeraent , plainte.
tfi y 7 lamentations , gé-
r , orum j^ miflemens.
ï-.Auentalilis , e , déplorable, digne de
compafTion ; 1°. plaintif.
'Lkuemanus , a , um, qui fait gémir.
LAMcntator , is ; hAMentatrix , cis , celui
ou celle qui fe plaint.
De-LAMenCor y-ari , déplorer , regret-
ter.
H-LAMentatus , a , «m , <iui n'a point été
pleuré.
40.
Famille Grecque.
E Licia , œ ,f. Elégie , forte de Poe?-
fie fur des fujets trilles.
E-Lpcia , oruni , vers élégiaques.
E-Ltoeia, œ , voye'^ Elegia.
E-LEGZ(f(ir;um , ii ; 5c E-LEG2(fium, ii f
petite élégie.
E-Leguj , i, élégie.
E-Lbgw , atum , élégiaque , d'élégie.
De La , cri de douleur , de peine ,
vint rOr. ,1^^, l-t^î- ) fouffiir, fe
laiïer.
Et cette famille Latine :
Las/us, <i , «m , las, lafle , fatigué f
harafle,
LAsfulus , a , um , un peu las.
LASfnudo,inis , fatigue , harraffement.
hhspjco ,-ere , fe lafTer , fe fatiguer.
Las/o ,-are , fatiguer , harraiïèr.
De-LAsfo,-are f fatiguer ; 2°. en-
nuyer.
E-Lhsfefco , h , ère , fe lafTer de porter.
Pra-DeLas/o , <::• , avi , atum , are,
fatiguer d'avance , lafier par avance.
L'Oriental jyS , i-T^ê > '«fuîter , at-
taquer,.
pi7 DE LA LAN
Et cette famille Latine :
l.AceJJo ^-ere , attaquer , infulter ,
piquer j i''. charouiller.
hAceJp.0 , onis \ Lt,cej]uio , onis , attaque ,
infulte.
iL-LAoeJ/Iius , a , um f qui n'a point
été attaqué. '
Mots
où L a pris la place de la lettre D.
Nous avons vu dans l'Origine du
Langage & de rEcriture , pag. i z 6 ,
que les lettres D iS«: L fe met-
toient fans ceflc l'une pour l'autre.
Voici quelques mots où L a pris
la place du D initial.
1°. L A R.
Lab. fignifia maifon, habitation , les
foyers : ce mot qui paroî: tenir au
Grec Laur^ , grand Bourg , vint
du Celte L a r , habitation , fol ,
place.
Il tient à l'Or. IH -D"?-, Dar,
habitation ; D & L fe fubflituant
fans ccfl'e l'un à l'autre. De-là :
-1. Lar , ij, foyer, feu ; z^. maifon ,
dedans de la maifon ; 3°. famille ;
4 P. Dieu du foyer , Génie pro-
' teéleur ; 5". l'autel, conftellation.
Larsj , ium , les Lares , Dieux domefii-
ques.
LAKarium , ii , oratoire où étoit l'Autel
des Dieux Lares dans chaque maifon.
LAKaria , orum , fêtes des Dieux Lares.
L.AB.i-Fuga , Œ, qui s'enfuit de la maifon,
2. Lary<î , « , génie , elfiit follet ,
GUELAT. L p!8
(pcdre ; 2". mafque de théâtre»
5 °. fquelettc.
LAKVaUsye , qui concerne les fantômes.
LARVatus , a , um , mafqué , déguifc ;
1°. quiai'efprit troublé comme s'ilavoit
vu quelque fpeftre.
2°. LEVIR.
LeviRj frère du mari -, en Gr. DaÉR..
Ces mots font les mêmes , de l'a-
veu de tous les Etymologiftes ; D
&c L fe fubflituant fans ccffe l'un à
l'autre ; & les Latins changeant
en V , l'afpiration de la voyelle
qui en fuit une autre au milieu d'un
mot. Ces mots viennent donc de
Her, Maître^Seigneur , & du Celte
La ,Le , petir.
3 o. L O Lium.
Loiium, ii j ivraie.
Lotiaceus , a , um , d'ivraie.
Loiiarius,a, um , qui concerne l'i-
vraie.
Ces mots pavoiiTent venir du Grec Do«
tos, en Latin Dotus, fraude, trom-
perie :i3(;/i{o,adulterer,corrompre,
4''. LVMa.
Lvua, (S, ronce , épine.
Lvuarius , a , um , qui concerne les
ronces.
LvMetum , / , Heu plein de ronces.
Ce mot tient à Dûmes , buifTon.
L pour N.
Lvs-Cwia, a, >Roffignol,mor-fl-
Lvs~Citiius , ii , S rnot, le chantre
M m m i)
S^9 BICTIONNAIPvE ÉTYMOLOG.
de la nuit : de Nox, nuic , & Ca
NO , chanter.
liVS-Ciwala y <s , petit rofiTignol.
Lvsciola y œ , hupe , oifeau.
LAX pour CALX.
Les Grecs changèrent Calx en Lax,
talon , d'où vin: chez les Latins :
Lax, cis, talon ; 1°. partie de la
plante du pied à laquelle tiennent
les doigts j 2°. le haut du gou-
vernail d'un navire ; 5*. joubar-
he; 4®. tromperie. En grec aas:-
LACT, LAX.
Bu Grec Lax, taloa , vint:
■Àvo-LAciiffoy-nre ; Se Apo-Lact^'^o ,
ruer , donner des coups de pied ;
1*. aufig. méprifer, rejetter , faire
peu de cas.
Ce mot Lax paroît être le même
que le Calx des Latins.
L ajoutée.
L s'eft fouvent ajoutée à la tête des
mots ; nous en avons rapporté
divers exemples dans nos Origines
du Langage & de l'Ecriture. Ainfi
les Latins firent du mot Celte
HuBL, lioutlon, plante qui doit
fon nom à la qualité qu'elle a de
s'élever , les mots fuivans :
LvvuIuSy i, houblon.
'Lwus falictarius f houblon,"
i.vvulatus , a , um , mêlé avec du
houblon; lO.tjui concerne la bière.
5)20
LAB,
Main,
Du primitif La:b , main, mot Celti-
que, d'oT.\le GrecLABo, prendre,
& l'Or. nS^' Lavkr , enibralTer ,
vint une famille Latine très-nora-
breufe.
ï.
Lab , travail de la main.
LABojjom, ? travail , peine ;
LABor, ^m , ) 2.°. rifque , dcfaflre,
danger ; jo. douleur.
LABoriofus , a , am , qui travaille beau-
coup , qui fatigue ; 1». difficile , pénible;
3°. qui (oufFre.
LABoriosê , avec travail , difficilement,
LABori-Fer , a , um, qui ré/îfle au travail.
LABoro ,-are , travailler, fe donner de la
peine; 1°. fouffrir, fe porter mal; 3*,
s'efforcer, tâcher,
C O M 7 S^ S.
Ao-LAEoro ,-are , \ travailler fortement,
AL-LAEor» ,-are , y s'efforcer; i'^. ajou-
ter quelque chofe par (on travail.
E-LABoro ,-are, travailler arec foin , finir,
perfedionner.
E-LABorarzo , oais , application , étude ,
fbin.
E-LAEoratè, cxadement, fôigneufemem.
Négatifs.
iL-hABoratus , a , um , mal travaillé ,'
exécuté négligemment , fait avec
peu de foin ou d'appli ation ;
20. qui n'eft point cultivé,
j iL-LABoro , as , avi, atum. , are , traTailler
dedans.
Jn-E-hABoratui , ai umi qui n'efi poin
affez travaillé , qui n'cfl pa$ poli , qui
eft négligé.
î>aî DE LA LANGUE LAT. LAB pa^
Du Grec Ltpjls , acception , formé
de Libo , prendre, &: de Profopon ,
face , vint :
Prosopo- Livjia , ce , acception de
perfonnes,
IL
L AB , lever.
De Lab, main, prononcé Leb, ^c
Lnv , vint une nouvelle famille
relative à l'adion de lever.
Livo,-are , lever en haut , élever ;
2'. fbulager, alléger ; 30, délivrer;
4". aftoiblir, diminuer.
LEViZffo, onis, l'adion d'élever en liant.
hsvamen , inis ; hnvamentum , i , foula-
gement , décharge.
Co MP OSES.
ÂD-Lnvatus, a,um , foutenu , raa.tn-
tenu , favorifé.
Al-Levo y-are , alléger, décharger,
confoler;!". rendre plus léger; jo.leyer^
haufTcr,
Ai-LEvafJo, onis ; Ai-Lzv amentum , i ,
haulTemeat , élévation ; i». foulagement ,
adouciiïement.
"E-Ltvatiof 07ZW , rehaulîèment ; ma-
nière de parler qui relevé , qui
exalte ; 1° élévation , élévemenr.
■E-LEVaruj , a , um^ partie^ de
E-Levo ■, *s , avi , atum , are , lever ,
élever, haulTer , exhaulTer ; t?. afFoiblir,
amoindrir , diminuer, rabaiiïèr.
RE-LEvamen , inis , ou ReLe vamecti/m,?,
relief, profit que le fief doit au Seigneur
à chaque mutation.
RE-LFVfltfo, onjy , délivrance, foulage-
ment.
main , vinrent divers
RE-LEVatuj ya^um, ^artk, de Re-leyo. ] i . LAyemio , onis , voleur, larron.
Re-Levù/to , ii; voye^ RE-levamen.
Re-Levo , a.! , avi , atum , are , relever J
1°. délirrer , fouJager, allcger ; rdevar»
aH]usm , excufer quelqu'un,
Sub-Levo , as , avi , atum , are , élever ,
relever, (bulever; i». foulager, lidcr ,
recourir , foutanir , décharger,
III.
DeLEvo, enlever, alléger, fe for-
mèrent :
Lzvis , e , léger, qui n'a pas de poids ;
2°. petit , de peu de valeur, me-
prilàble ; 3°. foible , fans vigueur ;
40. qui n'eft pas à charge , point
pénible; j'. inconftant , volage;
6°. vain, trompeur ; 7°. fourbe,
méchante
'L^viculus, a , um, volage , léger.
LEviufculu! , a , um , un peu léger.
Lev/Vjj , is , légèreté , inconfîance.
Lnviter , légèrement, fupcrficiellemenc,'
médiocrement.
LEvidenfis , e, léger , clair , peu (erré ,•
1". de vil prix.
Livenna , œ, homme léger , évaporé.
Binômes.
Uvi-Vidus, a, um^Cajet à. manquer
de foi.
LEvi-Somnuî ^ a, um, qui s'éveille au
moindre bruit.
L^vi-Pes , dis , qui a le pied léger,
Per-Lev/j ,e , fort léger.
PER-LEvi;«r , très-légeremcnt , fort i h
légère.
V.
De Lab ,
dérivés.
^23 DlGTiONNAIR
LAVer^ïfl, <r, EéefTe des larrons ; 2°. un
plagiaire.
L.^vernalis, e, qui concerne la Dceiïe
des Yoleurs.
2. l.A3arum, i, étendard , bannière,
pavillon j mot à moi , ce qu'on
tient élevé ; 2.°. nom du fameux
étendard de Conflantin, mot dont
on ignoroit l'origine.
j.A-Lap^, tx , fouflet, coup fur la
joi'.ç donné à main étendue.
DiÎRivÉs Grecs.
LALae-archéj, Receveur des péages,
i. Astro-Lab«ot ,/■ , inftrumentpour
prendre la hauteur des Aftres.
3 . Syl-Lab^ , a , (ylLibe : mot à mot,
lettres qu'on prend enfemble pour
les prononcer à la lois.
SYi-L/iBafim , fyllabe à fylbbe.
SYL-LABicuj- , a , um, fyllabique.
Syl-Labux, i, index d'un livre.
McNfl-SYL-L.iBii^ , i » qui n'j qu'une
fyllabe.
Ei-Syl-Labw2 , i; 'Dis-SYL-Lf.uus, i,
de deux (yllabes.
Tai-S yl-Lab:;j ,a,um,de trois fyllabes ,
qui a crois fyllabes,
Tetra-Syl-Labi^j , a , um , iz quatre
fyllabes , qui a quatre fyllabes.
hENDECA-SYL-LAB!CU5, a, ujh , dc onic
fyllabes , qui concerne les vers cndéca-
fyllabes.
Hekoeca-Syl-Lab!;!-,;, endécafyliabe ;
vers de onze fyllabes.
4. LE}.:ma , tis , argument , titre
d'une pièce de pocfie.
AnA-LEMma , atis , inftrument de Gno-
monique , propra à marquer le cours du
Soleil.
E ÉTYMOLOG. 924
5. ÂcATA-Li.vJia , a , incomprchen-
fibilité.
AntI-Let/is , il , interceffion , interjec-
tion ; lo. perception.
Epi-Lep/7.i , œ , épileplîe , mal caduc ,
haut-mal.
Meta-Lep/Ij , is , tranfpo/îtion , figure de
Rhétorique.
Iatra-Lep.'jz , a: , Médecin qui fe fert de
friftions 5i d'ondions , ou dc remèdes
topiques.
lATRA-LiPHff , es , partie de la Médecine
qui fc fert d'onftions , ou de remèdes
topiques.
SYL-Uffis , is , fiUepfc , figure de Rhé-
torique, lorfque , fous un même régime,
on joint dis pluriers avec un lîngulier.
V I.
L A B , chute.
De Lab , élever , vint par oppofition
Lknes, chute : d'où cette famille
étendue.
I .
I . Labcs , is , chute de terre , grande
ouverture dc terre , gouffre ;
10. dedruélion , ruine; 3 °. tache,
fiétriffure.
Lk^ecula. , œ , petite tache, flétriflurc.
LABofus, a, um, plein de taches.
1. LABo,-are , branler, être ébranlé,
vaciller , plier.
LhSans , tis , qui tombe , chancelant , qui
cft fur le penchant de fa ruine.
LhBilis , e , qui tombe aifcment.
h^nidus , a, um ; Laeo/ux ,a,um, glif-
fant , où l'on rifque de tomber.
LAE.i/fo ,-eTe ;LABafcor ,-fii ■> chanceler.
3. LABor, eris , pfus fum , labi ^
tomber , glilTer,
5>2r DE LA LAN
l.ATfus , a , um , tombé.
Lap/îu, ùs ; LiAtfio, enis, chute , écou-
lement,
Lap/ô ,-are , tomber (buvent.
Binômes.
hATie-Vacio , -ère , ébranler.
LABe-faâiio , onis , ébranlement.
LA2s-fr.clo ,-are , renverHir en cbrr^ilant.
LAEf-FACfuj , a, um ; LABe-F Actauis y
a, um, ébranlé.
LAEî-FAcr«io, onis , ébranleraent,
LAE;-FAc£ator, is , qui fecoue, qui fait
tomber.
Composes.
Àt-Lknor, i, tomber, fe répandre,
glifler.
AL-LAP/ùy, ûf , gliiït-ment , chute.
Co/-LABor,-i, tomber.
CcL-LAEe-^o, être ébranlé,
Coi.-hABe-fa6lo,-are ; Col-L ABefacicyere,
faire branler , renverfer , brifer.
Cni.-LAB.i/f9,îj,-ere,- CoL-LABf/coj-erf,
branler , être prêt à tomber.
Coï--LArfus ta, um , tombé ; 1°. pâmé ,
évanoui.
Be-LABor, ï, tomber de deflus, fe
laifler aller, avoir du penchant.
Di-Labst, i , s'écouler, fe perdre en
coulant , décheoir.
Di-LABert^ , tis ^ijui tombe , qui fe dé-
charge,
Di-LAE;(fui' , a , um; Di-LABi/zj, e , qui
tombe , qui dure peu , caduc , qui fe
corrompt , qui dépérit.
î-LABor ,-i, s'écouler , s'échapper en
coulant; i". s'évarfouir.
E-L\v fi , cni! , éva/îoii,
Ë-Lap? , pu , ferpcnt qui fe glifTe.
Îl-Lavokj-ï, (e gliiTer, fe couler
dedans, s'inGuuer.
GUE LA T. LAB pa^î
iL-LAmlis , e, qui ne peut tomber.
Ii-Lap/ùj-, ùs , écoulement, cours oiî
partage des eaux ; z". entrée ; 3». chiite»
ïi-L\iie-fa'5ius , a , um , qui n'a point été
ébranlé , fans tache-
iNTER-LABor , i y s'écouler entre, tomber
entre.
'"'er-Labo/-,-/, couler, fc glifTer dciïuS;^
à travers 5 20. alkr devant , pré-
céder.
Fam-Labot ,-' y pafîer , couler devant»
Pro-Labop ,-i , tomber devant.
Pro-Lap/7o, onis , chute.
Pr.^« TER-LAEor , i , couler , pafTer outre ^
auprès, le long; z". s'effacer de l'elprit.;
RE-LABor,-ï, retomber j remontée
à /à fource.
SuB-LABor,-/, couler par-defTous j
1°. tomber en ruine, décheoir.
SuB-LAp/àj , a, um , tombé iâns
deifus deflbus,
SuTiier-LABor,- i y couler deiTous ;
1°. fe retirer fecrettemenc.
TRANs-LABc/r,- 2, paÏÏ£r,coulcr au-delà,
20.
LvBricus, a, um, gliffant, où l'on
tombe aifement 5 1°. qui écha-j-
pe aifément j 3°. mobile , inconl-
tant.
LvBricum , f, le gliiïànt d'un chemin , de
l'âge,
LvBricè , peu fermement.
LuBr/co ,-are , rendre gliifant.
ÏL-LvuRJcans y tis, qui fe coule de-'
dans doucement, en gliffanc ^ qui
s'introduit en fe coulanr,
VII.
De Lae , î:,.i'n , large conj-Taer k.
5>27 DÎCTIONNAIR
main , vinrent des noms de plan-
tes à grandes &: larges feuilles.
LAvaikus j i , ? ofeille , patience : Gr.
LATathum ,i, S Lafathos & Lapathon.
l.Ai'pa, a, bardane.
hATpaceus , Cl . um , de bardane.
hi-ppago , inis , cfpéce de mouron , plante.
VIII.
LEP, Lièvre,
Lepus , oris, eft le nom Latin du liè-
vre. Les Etymologiftes ont très-
bien vu que c'étoit le même mot
que le Grec Lkcoos , qui défigne
également le lièvre , &: où G eft
fubftitué à P, par un cliangc-
ment très - commun chez ces
Peuples. Mais quelle fut l'ori-
gine de ces mots chez les uns &
chez les autres î c'eft ce dont on
ne s'eft jamais mis en peine. Ajou-
rons qu'en Orient, cet animal
s'appelle Ar-NA^ah , mot dont
Forigiae n'eft pas mieux connue;
car on ne fauroit adopter ce qu'on
a rcvc là-delTus : obfervons qu'ici
Jr n'eft autre chofe que l'article
M; & Eth h terminaifon fémi-
nine : enforte que le vrai radical
cft Naè, mot qui paroît de la
même efpéce que Lal> ou it/us ,
par la CubUitution continuelle de
N & de L.
Le lièvre fe diftinguc entrç tous
les autres animaux , par fa lèvre
fupérieure fendue jufqu'aux nari-
ues i d'oa eft venu le mot de Bec-
E ÉTYMOLOG. 92$
de-lievre , pour dé/igner les lèvres
fupcrieures lorfqu'elles font fen-
dues chez les hommes comme dans
les hèvres.
On en aura donc dérivé le nom
de cet animal, puifqueLAB,L AFP,
eft le nom Perfan, Latin & Cel-
tique des lèvres. Lagooj & Nab
ne feront que des altérations de
ce mot primitif: de-Ia vinrent ces
mots Latins ;
Lep«j, oris y lièvre ; 2*. poiftbn, qui
reiïèmble au lézard; 3°. e(péce de
crabe.
Lteufcului , i , levreau , petit lièvre.
Lt?orinus , a, uni, de lièvre.
Liforarium , H , parc où l'on tient der
lièvres.
IX.
LIERA, livre , poids.
I. Li-era, ee, Uvre, poids d'une livre,
mot à mot , ce qu'on pefe de la
main; z", balance; ^o. contrepoids;
4 niveau ; 5°. la balance, figne du
Zodiaque.
Lizella , œ , niveau ; t". monnoie d'argent
de la valeur de l'as Romain.
Lmralis , e , d'une livre , qui pcfc une
livre.
LiBri/ù , e, qui fertà lancer, à darder ,
à balancer.
LiBn7e,iJ, balance, fléau d'une balance.
hï-Ërilia , orum , machLies de guerre pouc
lancer des pierres.
Composés.
Bi-LiBrd, a, poids de deux livres.
Bi-LiBrij, m.f. he^n. de deux livres ,
qui pcfc deux livres.
,29 D E L A L A N
Sz-LiBra t œ > demi-livre.
Tar-LiBr/x , m.f. bre-, n.de trois livres,
qui pèfc trois livres , trois livres pefant ,
du poids de trois livres.
2. LiBro,-are , tenir en équilibre ,
donner le contre-poids ; iq. nive-
ler; 50. égaler ; 40. lancer ; 5°. pe-
fer , examiner ; 6°, éprouver,
hiwator , is , nivelcur ; 20, celui qui
lance , canonnier.
hiBratio , enis , raâion de mettre en
équilibre ; 1°. balancement ; 5°, nivel-
lement ; 4°. l'adion de lancer,
; . LiBrari , être rufpcndu.
LrBramen,!/îij, contre-poids; z". l'aâion
de lancer.
LiBramentum , i , contre-poids , nivelle-
ment, équilibre.
LiBri-Penj , dis , celui qui pefoit l'argent
donné aux (bldats Romains , Fermier du
poids public ; î". celui qui tenoit la
livre de cuivre dans la cérémonie de la
paflation du contrat de vente , appelle
Mancipatio,
hiBraria , ce , fèrvante qui donnoit la
tâche aux autres domeiliques,
hitrarius ,a,um, qui pèfe une livre.
Composés.
De-Li-Bero, -are, péfer, confulter, con-
fidérer; 2.°. penfer ; 3°. conclure,
réfoudre.
Dï-LiBer«:io, onij , confultation , délibé-
ration.
Ds-LiBenzti/m , f , arrêté , réfolution,
DE-LiBerarar, ij, qui confulte.
BE-LiBerariVuj- , a , «m , fur quoi il y a à
délibérer.
Oriç. Lat,
G U E L A T. L AB pjo
X.
LUCTA,
Lutte,
Ce mot cft un de ceux dont Torigine
ctoit abfolument perdue , & qu'on
croyoit introuvable : c'efl: qu'on
l'cnvifâgeoit comme un mot fim-
ple , & non comme un mot com-
pofé. La lutte eft un combat oîi
l'on n'employé d'autre arme que
la main ; c'efl: précifément ce que
fignifie ce mot dans la langue
Celtique : il eft compofé de Laf^
Lau , Lu , main ; & de Cad , pro-
noncé Ce J, puis CT , combat.
Lau-ceda yAtytmi Lrf«c?(2,puis,
Lu&at combat de la main.
De-là cette Famille.
Lvctamen , inn , r lutter.
Lvctario , onis , 3
aAîon de
L
L
Lr-CTo ,-are; Lucfor,-arf, lutter, s'exer-
cer à la lutte ; i». tâcher , fe débattre ;
3°. difputer.
hvctatus , ils , effort.
hvctator , is , lutteur , quî Ce débat.
Juvctatorius , a , um , qui concerne la
lutte ou les lutteurs.
Composés.
CoL-Lv-czor,-ari, lutter, difputer en-
femble.
CoL-Lucfaffo , onis , effort , réfiflancc ,
difpute , démêlé.
DE-Lucro ,-are; DE-Lucror ,-ari , lutter,
combattre.
E-Lvctahliiym,/. U^n, qu'en a peine
N n n
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
S)3i
furmonter, dont on ne peutaifc-
ment venir à bout.
E-Lvctjns , tîs , omn. gen. qui fait efFort ,
qui s'efforce , qui tâche à furmonter.
E-Lucwr , aris , dus fum , ari , fortir
avec effort; i". fc tirer avec peine , fc
dépêtrer , furmonter avec difficulté ,
venir mal-aifément à bout.
Jt-hvctans , tis , ojnn. gen. qui réfifle
contre , qui s'oppofe.
Ih-Lvctor , aris , citas fum, ari, s'oppofcr
à , réfffter , fe roidir contre.
lNE-LtiCfaii7/j , 7«. /, Is , n, infurmon-
tablc , invincible; i". Inévitable.
03-Lvciandus i a, um, à qui il faut
tenir têre , s'oppofer , réfifter.
Oî.-L,vctans , lis, omn, gen. qui réfifle ,
qui s'oppofe , qui tient tête.
Os-Lucaft/j, a , um , qui a ré/îfté , qui a
lutté , qui a combattu.
Oe-Lvcrarus morti, qui a lutté , combattu
contre la mort : p.xrt. de
Os-Lucfor , aris , arur fum ■, ari , lutter
contre, ré/îiler , s'oppofer, tenir tête ,
faire effort contre.
Ks-Lvctans , lis f réfirtant, qui ré-
fifte , qui fait eflorc contre.
Rfi-LuctarJo , onis , ré/îftancc , effort
contre.
RE-Lucr jfw ,a,um, participe de
Re-Luc«o , as , avi , atum , are ; 8c
Rt-Lvctor , aris , atus fum , ari , ré/îfler ,
faire ré/iûance ou effort contre , répu-
gner.
XI.
L A B j Lèvre,
De Lab , prendre , faifir , vint la Fa-
mille Lab , Icvre, efpéce de main
qui ferc également à prendre, a
r^fir : de-là cette Famille Latine :
S)32
I. Labj«/«, a, 1 lèvre, lippe, babî-
LAB/d,<E, > ne ; i°. bord de
Lae/"«w,2, 3 quelque chofe que
ce foit , comme les lèvres foni
les bords de la bouclie ; 5 ", baf-
fin d'une fontaine, cuvette, bai-
gnoire ; mais dans ce troifieme
fens , il vient de Lav , Lab, la-
ver, baigner.
LABrofus, a , um; hABÏofus, a , uv, , dont
les bords s'élèvent en forme de lèvres ,
qui a de groffes lèvres, ou de grands
rebords.
Labsé), ij,Lip;)u,quîade groffes lèvres.
LABe//wm, i, petite lèvre ; 1". cuvette.
1. La-rJo. , a , fuceur , fuceufe ; on
fuce avec les lèvres.
"Lk-Ëdace , es , fuçage , l'adlon de fucer.
hAMLero,-are; LAMBiro ,-ari? , lappcr ,
boire comme un chien : c'cft Lab nafalè,
5 , Lambo , is j i, ère , fucer ; i°. ar-
rofer les bords; i°. eftleurer, tou-
cher légèrement des lèvres , lécher.
Composes.
AiLAMBOj-ere , lécher , effleurer des
lèvres.
Circum-Lambo ,-ere, lécher tout auteur,
De-Lameo ,-ere , lécher.
Prje Lambo ,-ere, lécher le premier ,
faire l'effai de l'extrémité des lèvres,
C( L LABeWo ,-are , baifer amoureufèr
ment, fe careffer comme les oifeaux >
bec -à bec.
SuB-LABro , are , lucer,
i»,
Liu^us , i , mot qui fignifie bord ,
comme Laiium , la bordure , k
9n DE L A L AN
frange , la broderie , le rour de
chaque chofe ; ainfi que les lèvres
font la bordure ou la frange de la
bouche.
GUE LA T. LAB
PH
LiMB.zti/i , a, um , brodé tout autour ,
bordé.
LiMBiZfor , oris,
LiMBC
LiMl
iBator , oris, ^
JBolarius , ;;,V ^^'"'
iBuLrius , il,)) t.°"
qui brode ou
borde quelque chofe.
3
\.no,-are , effleurer , goûter, tarer lé-
gèrement des lèvres; 10. faire obla-
tiou , libation, des efiufions à l'hon-
neur de la Divinité.
LiBuy,i , & LiBwm , i ; 'Li'&acuncuhs , i ,
gâteau fait de farine , de miel & d'huile
qu'on ofFroit aux Dieux.
LiBirius , a , Pâtiflîer , qui fait des gâ-
teaux.
LiB^me/! , is;LiBamentum,ii LiBatfo, ù,
libation , eftuiîon.
LiBiVo,-ar<r, goûter ,e(Tayerj 2o. faire
des libations ; jo. fûre obbcion.
Lizidna , œ , libations funéraires , oiFran-
des faites aux mons ; i°. DécfTe des
libations funéraires ; 3°. le cercueil ou
tombeau fur lequel on faifoit des liba-
tions ; 4°. méiierd'enterrcur, de ceux
qui faifoicnt les libations funéraires ; 5°,
le mort , celui à qui on a fait les liba-
tions,
Liïiitinarius , ii , celui qui fournilToit les
chofes néceiïaires pour les funérailles ,
Juré-Crieur.
LiKidnenfis , e, funéraire , qui concerne
les offrandes & les libations qu'on failbit
aux morts.
LïBeum , i; LiBaiorium, ii , vafc facrc
pour faire les Hbations.
C « M p o s É s.
De-Libo, - are , goûter des lèvres ,
entamer ; iP. diminuer ; 3°. cueiN
lir.
De LiB.'îfio , is ; DE-LiBamennim , i ,
épanchcment de liqueur, libation , eiïai ,
l'aflion de goûter ,• 1°. portion d'une
fucceffion , qui n'excède pas le dixième
du total.
DE-LiBflfar, is , qui choifît , qui ciïaye ,
qui éprouve.
DE-LrBiirorium , ii , lieu propre à faire
des libations.
iNDE-LiB.ituy, aium ; iL-LiBifus', .t, um ,
à quoi l'on n'a pas touché , entier ,fain,
qui n'ell point gâté , pur,
E-LiBatio , onis , libation.
PR^-LiBo,-are, goûter d'avance, cfTaycr
le premier.
LoB«j, j , bout de l'oreille, par où on
la prend.
Vf.o-Lonus , i , -i l'anfe, le bout de
Pro-Lob/w/w, i, 5 quelque choie,
par où on la ùàùt: de Lab,
prendre.
De Lab , Icvre, &dc Kvscus, rude *
âpre , vint cette Famille:
LAB-Rusca, a , vigne fauvage , 2°.
lambrufque , fruit de cette vigne.
Lab-r.uscu/?î, i , fruit delà vigne (auvagc.
LAB-R.usci//um , i , petite vigne,
Lab Rusfo/uj , « , um , rempli de vigne
fauvage.
LAB-Ruscerum,i,lieuoùiIy a de la vigne
fauvage.
L A C , L A Q ,
Lacets , piège.
De L dcfignant les bras , la main ;
Nnnij
P5f DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. p^ë
vint le radical Laq , qui prend , qui
faifit; nom des pièges, des lacets , de
tout ce qui lert à attraper, à ilùfîr.
De-là rOr. ~Î2S> LaKaD, faifir,
furprendre.
Et ces familles Latines:
I.
Lac, Lacet ^ Picge.
t-AQa£aj,ei,lac, lacet, picge , pan-
neau.
LAQ;;fjror, is, celui qui jette aux fuyards
une corde à noeud coulant pour les ar-
rêter.
hAQ,ueatus , a, um f attaché avec des cor-
des , étranglé.
Laquco y'ure , attacher arec des cor-
des , étrangler.
Composes.
iL-LAQWeo y- are , lier , prendre dans
des filets.
iL-LAQueatiu , onis , l'aiftion de prendre
ou d'être pris dans des filets.
Ii-LAQuïiiror j ij , qui embarraffe dans
dec filets.
ïn-LAQueatuj , « , um , oïlacc , pris dans
des filets.
Ab-Laq««o ,-ere, déchaulTer un arbre.
As-LAQue^ria , is , déchaulTemcnt des
aibfcs , des yignes.
II.
Lac , attirer , enlacer.
Lac/o , is , ère , tromper , tendre des
pièges.
Ai-Lici(J , is , xi , Uâlum , cere ; Al-Lic«-
Fario ,-er«, amorcer, charmer , attirer ,
gagner.
Ai.-L£ctatio , is f cajolerie , amorce >
am: •
arum, } charmes , volup»
: , ii , 5 tés , attraits.
Al-Lecco ,-iire , amorcer.
AL-L'Ector , is , qui attire ; i°. oifeau qui
fcrt d'apeau pour attirer les autres,
At-LEcti/f , a, unit attiré , invité.
De-Lic/^ , arum^
DE-LlCi«OT ;
DE-Licio/is , arum. , petits délices , cn-
chantcmens.
'Di-'Licatus , a, um , fcduit par les plàî-
firs , voluptueux ; i". délicieux , qui fé-
duit ; ji^. qui a du goût , de la finefle
pour réduire , délicat.
DE-Licafè , délicicufêment , voluptueu*
fement.
De- LECto ,-ar: , charmer , amufer , enr
lacer;
Dt-Ltctamentum , i ; De-Lecf atfo , onis »
plaifîr , jeu , dirertifTement , ce qut
charme & enchaînc.^
E-L^ceira, arum, amorces, char-»
mes , lacs, appas.
E-h^cio ,-ere f attirer , évoquer.
E-L, dus, ii , qui attire , qui charme.
Il-Lic/o ,-ere , gagner , tromper par
des careflcs.
lL-Lrczi/7n , ii , It-Ltctamentum ,î attraits?
Ih-LEcebra , œ, It-Ltctatio , ^ char-
lL-LEcehrano,onis,ïh-Lsctus,ùs,^ mes ,
allcchcmens.
It-LEcehrator , oris t qui attire , qui char-j
me , féduifant.
IL-L^cebrofus y a y um y attirant , plein
d*att»aîts.
Ii.-Ltcehrosè y d'une manière engageante.
Il-Lex , cis , attrait , charme ; z°, char-
mant , léduifant.
lND£-LEc/(irKj , qui n'a pas été chaf"*
me.
In-Licfo ,-iTe y attirer , faire tomber dans
des lacs.
lv-Licium,ii, l'adion défaire venir le
peuple dans une affèmblée , de le icduire*
DE LA LANGUE LAT. LAC '93^
5: moral ; i*>. régie , modelé >
Pel-Lac/iï , (C , fourberie , tromperie.
Pel-L.\x , cis , trompeur,
PEt-LKCto ,-are , exciter , cniauvoir.
PEL-Licjtio , onis , cajolerie , l'adion
d'eiijolJer.
PEL-Licifor , oris , caJoUciir , féduiSeur.
VtL-hicio y-ere , attirer par flatterie ,
attraper ,. tromper.
PER-Lïceira , en , attraits.
PER-LECt(},-.îre; PFR-Licio, -ère, attirer,
réduire à force de carefTes.
pR.o-Lici(5 ,-ere , attirer.
CoN -DE-LEc/or , aris', atusfum, pren-
dre plaiHr à.
C^-Lictamen , inis , n. , Ce
Os-Lictamentu.'7i,i,n.d\vei:ùiTement,
palTe-temps , récréation.
OB-LECtaneus , ci.,um, qui caufe du pîai-
fîr , qui donne du diveriifTement , qui
divertit.
OB-Lncfatio , onis , voye\ Oblcflameti.
Os-LECtator , oris ; trix, icis , qui diver-
tit, qui donne du plaifir.
Ob-Lecm , as , avi , atum , are , &
Os-LEaor, aris, atus fum , ari.divertir ,
caufer du plaifir , donner du divertiiïe-
fnent , recréer, réjouir.
iN-Os-LEctor i.aris , ari , prendre plai-
fir â;.
VB.o-Ltciil'ïUs f m. f. h , n. is , at-
trayant , qui peut attirer.
Pro-Lecm , as , avi , atum , are , attirer
par la flatterie , charmer par de belles
paroles , gagner par des promeiïcs.
St3B-Lec£o , as y afi , atum , are , fe jouer ,
fe moquer de quelqu'un en lui faifant
des carefTes.
III. Lieny
j°. Loi.
î*^. condition qui lie.
î^tG-.ilis , e , de la loi , qni concerne la loi,'
hiauleius , i, qui étudie le Droit.
Ltciiimus , a , um , légitime , fuivant le
droit ; m. -d - m. trcs-confotrac à la loi,
LEcitimê , félon les loix.
Binômes.
,Lv.Gi-¥er,a.^ um, qui donne des loix ;
de Fera.
Lici-Rupa , œ ; LEai-Rupin , onis , înfrac»
tcur de loix : de Ruf , rompre.
Licis-Laior , is , qui fait des loix r
de Lat , porter.
C O M POSES.
Ex-Lex, egisy qui cfl: ou qui vit (ans
loi , qui ne luit ou qui n'a aucune
loi.
U-Lex , egisi omn. gen. qui vit fans loi,
i". Lier.
LiGo,-<zr^, lier, bander.
LiG.itio , onis , ~>
Ligatura, c^ y ( Hen , bandage.
L,icamen., mis , C *>
hicamentum , i , 3
LiGu/a , « , courroie , cordon ; i», cuiller
à long manche, fpatule, cuillerée , lan-
guette , ccumoire , lame d'épée étroite,
épiglotte.
Lictor, is f LideurjHuifller, Bedeau.
Lictorius , a , uw , de lifteur.
C®MPOSÉS.
AL-LiGo,-tfrf , lier, attacher à quel-
que chofe ; 2°. obliger, engager;
3 •, cmbralTer,
AL-LiG.7ff>r , ;t , celui qui attacha;, i^.
tEx , gis f loi , droit écrit ; lien civil |, celui qui oblig.c.
$39
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
940
Ai.-LrG.Tfzo, onis ; AL-Licatiira , œ, lien ,
bandage ; 20. liaifon , unien ; 3°. enga-
gement , obligation.
Ad-Al-Lig9 , as , avi , atum , are , lier ,
attacher à quelque chofe.
Ciaci'M-LiGO , as , avi y anim , are, lier
autour.
CoL-LiGo,-fl/£ , lier 5 joindre, attaclier
enfenible.
CoL-Licatio , onis , lien , union, enchaî-
nement.
ÏL-L\Ga:io, onis, l'aftion de lier»
d'attacher à.
ÏL-LiG.iruj, a , iim , part, de
Il-Ligo , as , avi , a!um , are , lier , en-
gager , entrclafTer , attacher , nouer ,
entortiller.
CB-Licam£Titum , i, F. Obligario.
OB-LiGiinj , tis , omn. gen. engageant ,
qui oblige , qui engage.
OB-LiGatio , onis , obligation , engage-
ment.
Os-LiGaffo linguœ , empêchement i.i la
langue , qui rend bègue.
OB-Licafwj- , a , um , ]}.2rnc, de
Ob-Ligo, as , aii, atum, are , lier tout
autour ; 1°. engager, obliger ; 3». vouer.
gPrR-Lioafuj, a , um , partie, de
P1.R-L1GO, as, are f lier ou ferrer
étroitement.
l'K.t-Licatus , a , um , partie, de
Pp.^-Ligo , as , avi , atum , are , lier par-
dtvant ou auparavant.
RE-LiGtz/io, onis, i'adion de lier,
d'attacher.
RE-LiGûrw , a , um,part. de Religo.
}\E-Licatusfomno , accablé d'un profond
Ibmmeil, fort afloupî , endormi.
Re-Ligi) , as , avi , atum , are , lier , relier ,
auacher.
'lR.RE-Licaiiis , a, um , délié , épars.
SuB-Licaculum , i , Se SuB-Lioar , aris ,
caleçon , trouiïe , culotte , & tout ce qui
fcrt à couvrir le même endroit du corps.
SuB-LiGO , as , an' > atum , are , lier par-
defTous.
Super-Al-Ligo , as , avi , atum , are ,
lier ou attacher par-delTus à.
Super-Il-Ligo , as , avi , atum. , are, atta-
cher ou lier par-deiïus.
3°. Religion.
Re-Lig/o , onis , Religion , culte
qu'on rend à la Divinité; 10. dévo-
tion , piété ; 50, confcience ; mot-
à-mot , lien fupcrieur , plus par-
fait ; loi par excellence.
RE-LiGer!j , tis , omn. gen. pieux, dévot.
Rf-LiG/uJe, iàu'fsii'.è , adv. pieufement,
religieusement , avec dévotion , dévo-
tieufemcnt ; 1". fcrupuleufement.
RE'Lic:.]fuas , aiis , attache à la religion,
culte religieux.
Re Liaiofus , a, um , ior , ijjlmus , reli-
gieux , qui a de la religion , de la piété ,
de la dévotion; pieux, dévot , confcien-
cicux ,• 1°. fcrupuleux, religieux jufqu'à
la fupcrftition , fuperftitieux.
Rel-Ligzo , onis , voye^ Religîo.
NÉGATIFS.
Iv.Kc-Licio , onis , irréligion.
iRRE-LiG/ojè , avec irréligion , d'une
manière impie.
iRRE-Licio/zraj , aiis , roye^ Irrelligio.
iKC^i-Liciofus , a,um, irréligieux, qui
ell fans religion , impie,
I V.
LAC, Lâche.
De Lac , lien , filec, vint par oppo-
fuion la famille Celtique Lacc,
9ii
DE LA LANGUE LAT. LAC
Lach f lâche , dans tous les (èns ;
Jélié , parefTcfiix , nonchalant: :
En Grec Lagg^o , être pareîfeux.
LAcaros , lâche, affàide , dif-
tendu.
En Allemand Sch-LAx ; en Anglois
S-LAcK , lâche , w^relTeux,
Dc-là ces familles Latines
I.
T-tKccus , a,um, î flafque , lan-
F-LAccidus,a, uin, )gui(Ianr, mou,
fané , pendant , flétri,
P-LACceo, es , ui , ère; F-iAccefcp , i.r , cui ,
fcere , languir , s'abattre , perdre fa
force , fe faner, fe Hétrir.
2.
Laxus, a, um, Ikcke, reiÂché , dé-
bandé ; x'^, ample, (pacieux ,
étendu.
Laxo ,-are , élargir , prolonger , rendre
plus fpacieux, relâcher, dégager , con-
gédier.
L.Kxius , a , le boyau colon , par oii on /e
lâche,
LAxarfo, ij ; L\x!tjs , is , élargifTement ,
vuide, efpace, largeur.
L^xe: Laxuhi , au large , fpacieufèment.
LAXj/renfu/n , i, relâche , récréation après
le travail.
Composés.
CoN Laxo ,'are , élargir , relâcher,
Re Lax<z/jo , onis , relâche.
RF-LAxafor, oris , qui relâche.
RiL\xatus y a t um , relâché ; z", qni a du
relâche,
Rt-LA.'-o , cr, avi , atum ^are , relâcher,
élargir , dcflerrer , étendre ce qui eft
irop ferré ; z", djnji:r du relâche.
Re-Laxuj, a, um , relâché , lâche , qu»
n'eft point ferré , dcfferré.
50.
Lach & Lang ,
langueur , relâchemenr.
l.ACHaniJJo,-are , ) languir , être kiî-
l.Acuaniiô^ arc,) guidant.
Lauguco , es,ui, ère, manquer de
force, de courage, être languiflànt,
lâche , parelTeux,
LANGue/co, -ère, perdre fa vigueur, s'af-
foiblir,
LANGuor, is, faibîefle , abattern-nt, perte
de vigueur, molleirc , pareffe , manque
de cflcur,
LANGi/;V//f , a , um; LANr,-;;Vr//uc, 11, um,
débile , foible , languiffant, lâche , mou,
qui a perdu ^a rigueur.
Lfttr.iiirlè , languiffamment , mollement.'
L~îic,'n-Ficus , a , um , qui fait languir.
'L\-KGue-Facio , ers , rendre languiiTant;
Composes.
LANciieo,-ere, 7 s'afîoiblir
l-LAtiGuefco,-ere ,S languir, v
9
per-
E-Lai
E-
dre fes forces.
Ob-La>jgw , es , erf ; On-LAsduefco ,'
is.,ere , languir , s'affoiblir.
RE-LANGt/éo ,-fre ; RE-LANcue/ro ,-sre
dcveni ■ hnguiiïant , s'abattre , s'amollir •
1°. s'affbiblir , diminuer , perdre fes
forces.
LAC, LAZ,
Dichirer.
LAC, LAZ eft une Onomatopée qui
peint le déchirement, l'aftion de
déchirer, couper, tronquer ; d'où
l'Oriental '^«n?, Lhaii, LALi^,
S^3 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
abattre, opprimer: 0'>T^Ï>^Di Me-
hucifiim , cifeaux.
Le Grec AA.K1;, Lakis y déchirure.
AAKH , Lakc, précipice, ra-
vine , Sec.
Et ces fanùlles Latines.
I.
LAC£r , a , 2im , 7 tronqué , déchi-
LAceruiy a, um , \ ré, démembre.
LAcero ,-are , déchirer , déchiqueter , dé-
labrer , brifer,
hAdratio , onis , l'aftion de déchirer ,
craOure , démembrement.
Lf.csrofus 1 a yunii couvert de haillons ,
de guenilles.
Composes.
Co-L-'Lkcero y-are , déchirer avec , eu-
femble.
De 'Lkcero ,-are; Tli-hKcero ,-cLre , déchi-
rer ; z". ruiner, diffiper.
Di-LAcsrjrio , onis , déchirement.
SEMi-LACer ,a,um, à demi-déchiré.
iL-LAceraHïn , m. f. le, n: qui ne peut
être déchiré , qu'on ne peut déchirer,
IL
l.kcmo,-are, ~) déchirer, décou-
:ino,-are, j per; 2^. difïïper,
P44
hAciniofus , c » um , iiviCé par parties ;
i". plein de coupures.
LAciniatim , par lambeaux, par parcelles.
LAcinix , arum , efpcces de mamelles qui
pendent du cou des chèvres.
I I I.
Lancwo,
dcpenfer.
"LAcinatîo , onis , déchirement , l'aftion de
déchirer , de dépenfcr.
hAcinator, is , qui déchire , qui met en
pièces ; i'. didlpatcur,
'LAcinid , <E 1 frange , bord ; 1°. bas d'une
robe ; 3°. pan, lambeau ,- 4°« parcelle ,
peloton ; j'. robe.
LAcinfo y-are , divifer par parcelles , par
pelotons , diftribuer ; i». couvrir d'un
pan d« Ta robe.
I. Lacertkj, i, le bras, du coude
au poignet , parce que là il efl:
comme coupé en deux -, 2°. la
force du poignet.
t.LPLCo-Tomusy i, ligne droite pa*
rallele à l'axe , depuis l'endroit où
le rayon d'été coupe le méridien ,
jufqu'à celui où il coupe le rayon
d'hiver; 10. ligne pour marquer
les fignes dans l'analemme ; 5'. li-
gne droite qui coupe une partie
du cercfe méridien entre les tr»-
piques.
IV.
De Lac , Lec, couper, fe formèrent
ces mots:
I. LACiuear , is , plancher, lambris,
LACi^nar , is , plafond, lambris ; i°.cn-
trevoux.
1. Lhcuno ,-aTe , lambrlflcr , faire un plat-
fond.
Sub-Laqum , as , are, orner de plafonds,
de lambris : i». plafonner.
5. hicoy-onis , houe , hoyau.
Liconi7,o ,-aTe , labourer avec la houe i
bêcher.
4 Lucanica , a , faucifTon.
Lvcanicust a,um, friand, gourmand.
LUX,
Déboîter.
De l'Or, îlV , i*{ , écarter , vînt cette
Famille :
Lvx0,
P4f DELALANG
Luxo,-tfr<;, déboîter , difloquer, dé-
mettre , remuer , faire changer de
face.
Lvxiis , a,um; hvxatu! , a,um, démis,
difloqué.
Lvxatio , onis; Luxafura, ce, déboitement
des jointures.
E-Luxiifuj , a, um , part, de
E-Luxo , as, avi, arum , are , déboîter ,
démettre , diflo;:iuer; i?. prendre une en-
torfe.
V.
De Lac , déchirer , les Grecs firent
LAnheo , partager, d'où vint:
LAcne/Is , is , le fort ; z *'. nom d'une
des Parques, celle qui diftribuoic
les talens , & dccidoit du fort que
chacun auroit.
VI.
LUCR, Gain, Lucre.
Ici un A changé en O, enfuite enU,
a dérouté les Etymologiftes : ils
n'ont pu voir que ce mot tenoit
au vieux verbe Grec LAKkco , Se
LekAo , change au préfent en
laAGKhanà , & qui fignifie obte-
nir , gagner , avoir en partage, être
loti.
Et que tout ceci tient au radi-
cal Lac , Loc , partage , portion,
même famille que Lod , Lot , par
le changement de C en D, & qui
fignifie Lot, partage dans tous
les fens.
Lucra/K, i, gain , profit, ucilitc,
Lvcellum, t, petit gain,
Orig, Lat,
U E L A T. L A D P45
Lvcrofus , a , um , qui apporte du gain ,
avantageux.
Lvcror ,-ari , gagner, tirer du profit.
L-vcrativus , a , um :, Lvcr:-Fic:ibiUs , e ,
profitable , où il y a du gain.
Lucri-Kif io ,-ere , gagner , tirer du profit.
Lucrf-Fff uj ,a,um, qui apporte du profit.
Lccri-f/ro ,-are , faire du gain,
Lucri-F/o,-ierf , fe trouver du profit.
Lvcrio , onis y î^iui cherche à ga-
Lxrcri'Peta, a , S gner.
LucTÏ-Fuga , (2 , qui fuit le gain , déflnté-
reffé.
hvcri-Cupido , inis , envie de gagner.
SuPER-Liicrer , <iriï , aîus fum , crari ,
gagner par-defTus , gagner dg plus.
LAD,
déchirer , couper.
Du Celte Lad, couper, tailler, dé-
chirer, tuer, formé de La, mal-
heur , triftefTe , vinrent
Le Grec Laidtos , fâcheux, fmiftre.
LAT^roo , nuire.
Et plufieurs familles Latines,
I,
Lado , is , Jî , fum , dere , blefler ,
ofïènfer, faire un outrage , endom-
mager , nuire.
LiEsio , onis ; LiESura , « , offenfë , injure ,
blefTure.
Composes.
AL-LiDo,-ere, froifler, brifer, romr
pre.
Al-Lis;o , onis , froiflcment.
CoL-LiDO , is ,JifJum , ère, ftoidèr
l'un contre l'autre , frotter enfèlU;
ble, battre contre.
O oo
^47 DICTÎONNAIR
CoL-Lisu; , a , um , frotté rudement
contre, fatigué.
Cci-Lisio , onis ; Col-Lisuj , Û! , choc ,
frottement, rencontre.
E-LiDO , is, Jî, fum , dere , brifer ,
écrafer,cairer,fi.-oi(rer; z°. exprimer,
tirer en preflanr.
E-Lisio , onis , fupprcffion d'une liqueur.
lL-Li€Sw^, a, um , qui n'efl point bleiTé ,
fain & entier.
Il-Lido ,-ere , heurter , froifTcr , rompre
contre,
Ii-Liswi , ùs , choc d'un corps poufTé
contre un autre , coup , heurt.
0-B-L/Evo,-ere , blener.
Ob-Lido ,-Êre , étrangler , étouffer , écra-
fer.
OE-Lisui-, a,um , étranglé , écrafé.
SuB-LiDO , is, -ère ,• frapper doucement
par-delTous.
I I.
Lis, LiTWjune querelle, un combat,
un démêlé ; procès , conteftacion ,
défordre.
hiTigo ,-are , être en procès , quereller ,
difputer.
Lnigium , ii , procès , débat , différend.
LiTÏgiofas, a,u.m , qui aime les procès ,
chicaneur ; i°. touchant lequel on a
procès, litigieux,
Lirigator , is ; Lirigatrix , cis , plaideur,
plaideufe.
hnigatus , ùs ; LiTigado , onis , difpute ,
démêlé , combat.
Composes.
DE-Lixigo , are , fe difputer.
ViTi-LiTi^o,-flrê , chicaner , harceler.
Yni-l^ïrigator , is , i°. hargneux , que-
relleur ; x". médifant , calomniateur ;
30. procelfif.
P48
E ÉTYMOLOG.
III.
Lethkwz
Letwot
Letho,- are, tuer, faire mourir : LEjhd
tus , tué,
htTHalis , e y is ,
Liralis , e ,
LETH/'-fer , a , um
LtThi-Jicus , a,um ,
L^rhaliter , mortellement , de manière
à caufer la mort.
IV.
î > ' » ? f « '
. ' Ma mort , le trépas.
t, j, )
, faire mourir '. Let
1 mortel, quicaufc
S la mort , qui fait
' S mourir.
L précédé de B & de C.
10.
B-Latw, « , cloporte,inrea:e qui en-
tre dans les ruches; i^. mite,
infedte qui ronge les livres & les
écofïès.
C-Lxves, is , ruine.mallieur; i°.car^
nage , maffacre.
V.
Rivage.
De LiDO , brifer, vint :
L\ius,ons, (1 j .
> bord , rivase.
Lntusf ons, y °
lATtoreus , a , um, •\ àe riv
LiTtoraUs , e, > conce
Lntorofus , a,um, J vage.
de rivage , qui
oncerne le ri-
VI.
1. Lnera, a, ? lettre, caradere de
LiJtera, te , l l'alphabet-, i\ éeri-
> a, ? le
,te, i l'a
ture, manière de former
les lettres; 3 0. lettre.
9i9
DELA L ANG
LiTterx , arum , lettre , miffivc ; i". pa-
piers ; 5". écrits , ouvrages ; 4". Belles-
Lettres , fciences.
LiTterula , « , petite lettre, petit carac-
tère ; 1°. billet ; 3". foibles études.
Lirterdis , e, littéral,
Lircerarius , a , um , qui concerne les
Lettres, les Sciences.
2. Lircera:us, a , um , lettré, doifte,
lavant i 2<^. marqué de quelques
lettres.
LiT:srjfé , doélement , en habile homme ,
fçavaniment.
LiTteritor ,Js , qui fait profedlon des
Belles-Lettres.
'LiTter.itio , onis , l'étude des Belles-
Lettres.
Lnteratura, œ , érudition , connoiiïance
des Belles-Lettres ; i°. écriture, art de
former les lettres; 3°. l'art de la Gram-
maire.
Composes,
Az-LiTeratio , onis , Jeu de mots.
Il-Lirteraruf , a , um , ignorant , fans
étude , fans Beiks-Lettres , fans érudi-
tion ; i", qui n'eft point écrit.
LA G.
De L , lettre linguale , fe forma en
toute langue le nom de la langue ,
en Lac, Leg, Lig, & en le na-
falanr, Ling, Lang , &c.
De là CCS diverfes Familles.
I.
LiNGKd, «, langue; 1". langage J
3°. éloquence ; 4°. langue de terre ,
cap.
LiNeuJj , a, languette; 1». pince d'un
levier; 50. bayonnette ; 4». cap, langue
de terre; 5?. fpatulc.
UELAT. LAG p^o
hincuofus , a , um; LincuiX , is , grand
parleur , babillard.
LiNGUfîrii/m , ii , bâillon ; i". amende
qu'on paye pour avoir mal parlé.
Liuculatus , a, um , qui a une languette ,
une petite langue.
L,\vculaca , a:, babillarde ; 1°. devinereiïe
par le chant des oifeaux ; 3°. foie , li-
mande , poiflbn ; 4°. forte de plante.
Composes.
Bi-Lingk/j, gue , qui paile deux Lin-
gues; zo.double, diffimulc, fourbe,
trompeur, menteur , afFronteur ,
qu'on trouve en deux paroles \
3°. qui a deux langues.
y--ï^iKcuandus , a , um , à. qui il faut
arracher la langue.
E-LiHGuis, gue , qui n'a point de lan-
gue , qui en a perdu Tudige , muet ,
qui ne peur parler,
E-LiKGuo , as , avi , atum , are , arracher ,'
ôter , couper la langue.
Tri-LinguiV , m. f.gue , n. Se Tri-Lin-
oaus , a , um , qui a trois langues.
I I.
LiGurîoy-ire , être friand, manger ce
qu'il y a de plus délicat ; 1°. man-
ger délicatement, toucher les vian-
des avec propreté ; 3 °. manger
avec avidité ; 4°. defirer avec ar-
deur; 50. lécher.
Licuritor , is , friand , qui lèche.
Licuriùo , onis , friandifè , pafîîon
pour les morceaux friands.
Composes.
AB-LiG«rio, ire, diflîper, dépenfèr,
manger tout.
O o o ij
LoQuufio, onÎ!, ^ pailer , parole ; i».
Locun'o , o/ifj , ^ la manière de par-
LocutuSfûsy y 1er; 3°.expreiriûn, >
^>i DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. jp^a
I.
LoQ?/or, em, quutus , ou cutusfiim,
qui , parler , dire , difcourir,
LoQuufio , onfi" ,
Le
Le „ , . _
langage.
Locutor , is, grand parleur.
Locutorium , ii , parloir , grille.
Locutulsius , ii , grand caufeur , babil-
lard.
Lociue/a , a , h parole , le langage ;
x°, mot.
LoquelarÏ! , e , qui concerne le langage,
hoQ.uax , cis , grand caufeur, babillard.
Lociiiacitas , is , caquet , abondance de
paroles.
LoQiMffrer , avec beaucoup de paroles.
LoQuaru/uf ,a,um, petit babillard , petit
caufeur.
LoQuacifo rare , babiller , parler beau-;
coup.
LoQ,uicor,-ari , parier beaucoup.
Looiientia , œ , difcours , parole.
Co MPOSÉS.
AE-Licun'n'o , onis , diflîpation de biens.
OE-LjGur/o , ij , ivi , itum , ire , diflîper ,
dépenfer , confumer , manger en bonne
chcre ou en débauclies.
CB-LiGiiriforjOrijjdiiïipateur, débauché,
qui dépenfc en bonne chete , qui con
fume en débauches.
III.
LiNGO, is , xi, cium, ère, lécher,
japper.
LiNcruj, us, léchement,aftion deléchcr.
Composés.
De-Lingo, is, nxi, ncîum , gère,
lécher.
E-LiNGfl , il, ère , lécher, lapper.
Si'e-Ling/o, cnis , lécheur, frippe-faufTc.
IV.
Noms de divers objets.
1. LACH^72tt/7z , i, légume, hv^rbe
potagère. Grec aaxaNov.
l^\cHano ,-are , nourrir d'herbes.
LïCANO-MANTia , œ , divination par le
moyen d'un baffin.
2. LAcanum , i , bignec , gauffre ; en
Grec AAravcï.
3. LAGea-Uva,eE, } ^ , ,.
> lorte de raifin.
LAoeos, 1, 3
4. LANGK/d, a, petit plar : de Lkcena.
5. Licujlicum , i , livcche , forte de
plante potagère.
hiouflrum , i > le troëne ou fà fleur.
V.
LOQ, parler.
Du primitif Lïg , langue , parole ,
vinrent diverfes familles.
AL-LoQwor,-j, parler à quelqu'un,
adrefler la parole , difcourir j
z". confoler.
Ai-Locudo, onis; Ai.-LoQ.uium,ii , en-
tretien , conférence.
Ante-Lo^/k/tz , ii , ou
Ai^Ti-LoQuium , ii , prologue, pré-
face.
CoL-LoQ«or,-/, parler, difcourir a\ec.
CoL-Locut/o , onis; CoL-LoQuium , ii ,
conférence , entretien.
CiRcuM-Loc«/io , onis , circotjocu-
tion , périphrafe.
pn
DE LA LAN G
E Locutto , onis, élocution , manière
de s'exprimer , expcefïïon , énon-
ciation.
E-Lociifor, oris ; & E-Locutrix , icis ,
celui qui parle , qui porte la parole.
E-Locu:orhis , a ,um, qui concerne l'élo-
cution , &c.
E-Locutoria Ars, la Rhétorique , Tart de
parler , de bien dire.
E-Locitus , a, um ,part. (i'E-Loquo~r.
E-LoQ.uentia , « , Eloquence , le bien
dire , bonne grâce à parler.
E-hcQucnf , lis , omn.gen. tior, t'Jfimus ,
parlant , difcourant, qui s'exprime avec
éloquence , qui s'énonce en beaux termes,
qui parle éloquemment.
E-l^c<i,u:nter , iàs ,tijjiinê 1 «A', éloquem-
ment , avec éloquence , en beaux termes,
en termes choifis , fleuris , éloquens.
E-LoQuiu7! , a , n- difcours , entretien ,
paroles ; z°. éloquence , le bien dire ;
jo. manière de s'exprimer.
E-LoQni?r, eris , cutusfum , qui , parler ,
dire , difcourir , s'exprimer , s'expliquer ,
s'énoncer.
Ex-LoQuor, eris, qui: voye\ E-Ioquor.
ÏN-E-LoQue/îj , tis, omn.gen. qui n'efl
fas éloquent.
I.NTtR.-Loc««'o, onis, interlocution ,
ou lèntence préparatoire.
■ ItjTER-LcQi/or, eris, cutus ou quutusfum,
gui, interrompre ; i". rendre une Sen-
tence interlocutoire.
MuLTi-LoQua* , acif , omn. gen. voye\
Multi-loqw^.
i\lrLTi-LoQu!i/m , îi , n. caquet, babil ,
long difcours,
MuiTi-LoQi^uj , a , um , grand parleur ,
grand caufeur , babillard.
OE-Loc«/io, o/j/i , l'acftion de contre-
dire j 1°. reproche.
UE LAT. LAG i?j^
Oc-Locufor , OTÏs , qui contredit ou qiii
a parlé contre , qui a reproché.
On-LoQuium , il , n. voje^ Ob-lociitio.
OB-LoQuor , eris , cutus Juin , qui , con-
tredire ; t". parler contre ; j». faire des
reproches , dire du mal.
QB-hoQ.uutor , i'ojej Ob-locutor.
PcR-E-LoQ'./e/Jf , tis , omn. gen, Ijrt clo-
quent.
Per-Loq?/o;- j eris, qui , parler àluuce
voix.
PRjG-LociifUJ -, a , um , qui a parlé le
premier, qui a avancé , qui a comaiencé
à dire.
PR/F,-LoQwor , eris, cufusfum . qui, dli'e
par avance , commencer par dire ; t°.
parler le premier.
Pro-LoQ^zl'W , a, n. propofTtion com-
plette , maxitïic , fentence , axiome ,
aphorifmc ; i". avant-propos, préface
d'un livre.
P«.o-LcQuor , eris , cutusfum , qui , dire
ce qu'on penfe , exprimer fâ pcnfée ,
s'ouvrir.
Re-Lcquop , eris , qui , reparler , recom-
mencer â parler.
VI.
De Leg , langue , vint une autre
famille défignant , i". les légumes
ou plantes potagères agréables à la
langue ; i°. l'aftion de les cueil-
lir, de les amaiïer , le choi;; ; jo. la
Icdure , une des opérations de la
langue: autant de fignifications ex-
primées par les mêmes mots. Delà :
I.
I . Lego , is ^'egi , hclum, gère , amaf-
fer, cueillir; lO. trier, élire, choi-
fir i 5^ attraper fuicjnenf ;■ .-o, jjre.
/
^5y DICTIONNAÎR
Ltcibilu , e , qu'on peut lire aifément ,
lifîble.
Lioulus , il qui cueille les fruits.
i. Li-Gurnen , inis, > tous les fruits
LiGumeKium ,i, 'de la terre qui
fe cueillent , fe ramafieiu
de dilTus la terre; i°. lé-
gumes , comme pois ,
lentilles, &c.
LuGum'inofus , a, um , plein de légumes ;
z". fait avec des légumes,
L.zcLi;ninArius , ii , Grencticr , qui vend
des légumes.
3. Lec/kj, Ûs , choix, éledtion ;
z°. élite, triage.
Lictu! , a , um , choifî , remarquable ,
excellent.
LECfor , is , Icdeur , qui lit.
Lscté , avec choix , avec difcernement.
LEC'fa , onis , choix , élite ; î°. leélurc ,
l'aétion de lire ; 3''. l'aélion de ramaiïer,
'Liaiuncuh -, œ , courte ledure.
4. Ltcturio,'ire , aimer la letflure ,
avoir envie de lire.
LEC!o,-are , choifir ; z». cueillir; 3».
lire.
LECtiro ,-are , ramalTe; fouvent ; 1°. lire
fouvent.
5. LtG/o, onis , légion , régiment ,
mot-à-mot, colle£tion , grand af-
fen.blage , ou gens d'élite , troupe
choifie.
LïGi'o.iariuy , a , um , légionnaire , de
• légion.
.LEoiu;icu;.r , (B , petite légion.
Composés.
Ai5-Lec;«j, a, um, agréable , char-
mant.
E ÈTYMOLOG.
p;o
AB-LiG}.ùna , orum , parties choifîes des
entrailles pour offrir en facrifice.
Ac-LECtux , a,um , choifi , élu.
AD-Licf/,oru772, ceux qui de Chevaliers
devenoient Sénateurs.
Ad-Lecho, onis, cledion, pafiagc jafTo-
ciation,
Ah-Lï.ctio,-onis , choix, éledion.
Al-Lego ,-?r«, choifir, alTocier, joindre,
mettre au rang.
Ah-Licrus, a, u;n , choi/î , élu.
Ah-L-Ectus , f, un de ceux qui tenoicnt
les regiftres des dépenfes publiques ; i°.
celui qui étoit choili d'entre les Cheva-
liers Romains pour remplir la place
vacante au Sénat.
CoL-LiGO ,- ère , amafler , alTembler ,
cueillir, trculfer ; 2'^. conclure,
inférer.
Coi-LïGiK/n , ii , fociétc , compagnie ,
affemblée , troupe de gens d'une même
profefflon.
CoL-LEGifl/iJ , e , de même compagnie ,
de même corps,
Col-Lega , X , compagnon , confrère ,
alFocié.
CoL-LEGarar/w , ii, légataire conjoin-
tement avec un autre.
Col-Lec«/k , i , cueillette , récolte.
Col-Lecm,«, récolte, amas; i*. quête ;^
5". écot , contribution; 4°. affemblée ,'
troupe; s''- coUefte , courte prière.
Coi-LEctuJ , ûs , amas , réferve.
Coi.-'L'ECtaneus, a,um, amaffé , raffemblé ,
recueilli.
CoL-LEcno , onis , coUeûion , aflem-
blage , recueil ; 2°. conclufion,
conféquence ; 3 °. quête.
Cot-LEctin'uî , a , um y ramaffé de côté
Si. d'autre.
Col-Lec.'jVuj , a, um , bon à recueillir ;
^ ?7 D E L A L A K G
ï°. qui ramaflè ; j». fait de rainas ; 4°.
concluant.
CoL-Lrcfor, is ; Coi-LECfrir, cis , qué-
t.-ur , quêtcufc.
DE-LiGo,-ere , choifîr, clïre.
Di-LTCtus , a, um, choifi.
Ds-LEcror, is , qui fait des recrues.
DE-Lncfuj , ûj , élite , triage ; 1". diffé-
rence; 1°. levée de troupes.
Di-LiGo , ère , aimer, vouloir du bien ;
1°. choifir, élire.
Di-Lscfuj , a , um, aimé , élu.
Di-LEctuj, Cls , choir. , élite.
Di-LECfi?r , is , amant.
Di-LECfa,«, tourterelle j oifeau.
Di-LiGens , [is , actentif, foigneux ,
aiïîda.
îii-LiGentia , a , foin , exadltude ; î°.
fidélité , attachement ; }°. choix , dif-
cernement, épargne.
Di-LiGe77ter , foigneufement , régulière-
ment ; z°. avec choix , purement,
îti-Di'LiGens,tis , négligenr.
l-i-Di-hicenter , adv. négligemment ,■
nonchalamment , fans foin.
iN-Di-LxGe^a'j , « , négligence , noncha-
lance , peu de foin , inapplication ,
pareffè.
Per Di-LiGe/25, tis , omn, gen. fort di-
ligent , très-foigneux , fore exad.
PtR-Di-LiGf/zfer ,a(f»'. fort diligemment,
très-foigneufement , avec bien de l'exac-
titude , avec beaucoup de diligence ou
de foin.
E-LEGa«J,/ij, omn, gen. comp, ior ^
fup. ijfimus y élégant, poli, agréa-
ble, bien tourné ; 1°. fin, délicat, de
bon goût; 5°. galant,bien raisjajuf-
tc , propre , brave , enjoué.
U £ LA T. L A <?;S
^-Lic.infcr , adv. avec élégance , &c.
voye^ E-ïegantia.
E-Ltoaniia , a , élégance , délicatefTe i
politelfe , juftefle, propreté , bonne grâce,
air galant , manière élégante.
In-E Lvcan! , tis , omn. gen. qui n'c-(î
point élégant , peu poli, fade , infipidc ,
mal fait , mal tourné , qui efl fans grâce
eu privé d'agrémens.
Iti-E-Ltcanter , adv. fans élégance , uns
grâce , fans jufleiïe , fans politefle , fans
agrément , d'une manière peu polie ,
fade ou in/îpide,
E-LEcri , ady. avec cfioix , avec dlf^
cernement.
E-LEcn7fj, m.f. le, n. choi(î , trié.
E-LEcrio , onis , éledion , choix , élite.
E-LEcfo , as , avi, atum , are , attirer ^
gagner par careffes; 1°. attraper, leur-
rer , tromper à force de flatter.
E-LECf or , oris ; E-LECfn\", Icis , qui élit ^
qui choifit , qui fait choix ; iO.Eledcur,
Eledrice,
E-Lecwt, a,um , partie. d'E-Hgo^
E-Ltcti]fimus vir y homme d'un mérttrf
rare , diftingué.
E-LEctus , ùs , voje\ E-Iectzt).
Il-Lecwj- , a, um , qu'on n'a point lu.
iNTER-LECfio, onis, lefture entre.
Inter Lego , is legi , leBum , ère , cueillie
par-ci , par-là.
MoRi-LEG«/«.f , i, m. pêcheur du
poiiïon pourpre.
Per-Lego , is , legi, kcium , gert, lire
entièrement.
PRiE-LECf/o , onis , explication de ce
qu'on enfeigne , leçon qu'on expliqiie.
PRî-LECfor , oris , qui fait des leçons
publiques.
pR^-LECfw , a , um , choifi avec foin ;
1°. qui a été expliqué en fdifmt des
leçons»
Jijî? DICTIGNNAIR
VRjs.-LiGendus , a,iim, qu'on doit expli-
quer , dont on doit donner l'explication
en faifant des leçons publiques.
Pr^-Lego , is , legi , leElum , gère , expli-
quer dans une Icqon publique ; 2°. par-
courir , f aiTcr au long.
\?Ko-L^s.Gomena , orum, n. Prolégo-
mènes , Préfoce , avant - propos ,
difcours préliminaire , traité pré-
paratif.
Pa./E-LlG(i;!euj , d , um , qui fc fait du
premier fruit cueilli.
PR^-LiGaneum v'mum. , vin fait avec les
railTns les plus mûrs , 8: qu'on a cueillis
les premiers,
Recol-Lec;w , a , uni , part, de
Recol-Ligo , is , legi , kclum , gère ,
ramafler , recueillir , raflembkr.
Ri-LEcrw, a, um , partie, de Re-lego ,
gîs.
Re-Lego , is , legi , leâlum , gère , relire,
lire une féconde fois ; 1°. recueillir ,
ramafler.
Pvetro-Lego , is , ère , relâcher à ; 1°.
dériver , aller à la dérive.
StLicta,orum, n. plur. coUcdion ,
recueils.
SE-LEcrio > onis , choix , élite , l'aftion
de trier, triage. .
SE-LECtor , eris , qui choifit , qui fait
choix , qui trie.
Se-Lecw^ , a.,um, part, de Se-ligo.
Se-Lec:: DU ou Judices , Grands Sei-
gneurs , principaux Magiflrats chez les
Romains.
Se-Lecî; , crum , les vingt grands Dieux ;
z°, les Chevaliers Romains.
Se-Lico , is , legi , leéium , gère , trier ,
faire un triage , choi/îr , élire , mettre
? part.
Se-Ltci ,jirét. de Se-ligo,
ETYMOLOG.
p5o
SuB-LsGO , is , legi , leSiam , légère ^
cueillir , recueillir , ramaffer à la déro-
bée ; 1". dérober adroitement, finement ;
30. élire , choifir , fubftituer , fubroger
à la place ; 4°. lire en pafTant , à la
dérobée.
TranS-Leoo , is , legi , leSium , gère ,
lire tout d'un bout à l'autre , entière-
ment.
VII.
L E C T , Lit.
De Lego .cueillir, vint le Grec Le-
nko , mettre au lit , faire dormir ;
LiKhomai. fe coucher , être au lit ;
LtKkos, ôc LiKTra , lit.
Les premiers lit fe faifoient avec
des plantes propres à cela.
De-là cette famille Latine.
I • Lec/«j , / , lit.
Li.ctulus , i, petit lit.
'LEctula , « , couchette,
hEciualis , e , de lit , qui concerne le lit ;
1°. qui retient au lit ; 3". alité.
2. LEc/iVtf, a , litière , chaife à por-.
teurs.
Lfcticula , a , paillaiTc.
LECtirariuJ , ii , porteur de chalfes.
LEcticarioia , «, gourgandine.
j. LEc/i-STERNia/72, /7; 1''. l'endroit
où l'on fe couche ; de Sterno , éten-
dre; z°. cérémonie fàcrée , où l'on
mettoit dans les Temples , autour
d'une table bien fervie , & (ur de
petits lits avec leurs couffins , les
images des Dieux.
LEca-STERNi^/or, w, celui qui avoir
foin de faire des lits,
y III,
$6i DELALANG
VII.
Familles Greco-Latines.
I". En LEX.
i.Lexïs f eos f mot, exprefïïon.
Lexicon , is , gloflairc , vocabulaire.
Atirï-Ltxis y is , contumace, faute de
répondre en Juflicc.
PERi-LExij , is , circonlocution , détour
de paroles.
a. Ana-Lec/^, <E , m.f. qui ramafle,
ou qui deflerc les reftes d'un repas ;
qui balaye ce qui eft tombé fous
la rable ; z°. celui qui ayant beau-
coup lu , a beaucoup retenu , & fait
plulieurs recueils.
ANA-LEcffl , (Tum, colledions,fragmens,
ramas, recueil; %°. rcfles d'un repas
qui demeurent fur les afficttes , ou qui
tombent deiïbus la table.
AnA-LEcnV , lils , couffinct propre à
garnir une épaule , pour la faire paroître
auffi haute que l'autre.
Apolecti, orum , le Confeil de l'Etolie,
^,T>\ALiciica , (Z,f.
DiA-Liaica, orum,n.flur. fc
BiA-Lictice, es ,/. Dialedique, Lo-
gique, l'Art de raifonner.
DiA-LEct»fè,à la manière des Dialedi-
ciens , félon les régies de la Dialeâique.
DiA-LEcrifw, i, Dialefticien , Logicien,
DiA-LEcn'fw, a, um , de Dialeâique ,
qui concerne l'art de raifonner.
DiA-Lscrux, i, /. dialede, tour ou manière
de s'exprimer dans une langue difFérem-
ment des autres.
4. Di-LEM-TOd//j,dilemme, Cotte d'ar-
gument.
5. ÀL-LEGoria, <e, allégorie, emblè-
me.
Orig. Lat,
UE LAT. LAG 961
a. VARA-CoL-LEcticum, i , pinceau '
éponge.
HvPFR.-CATa-LEcrur , a um, ^î a une
fyilabe de trop,
z^. En LOG.
I . Loci, orum , contes, clianfôns, ba-
gatelles.
Lccifmus , i , calcul , compte.
hocijfa , œ , Calculateur ; i". Prifcur ;
}". Expert; 4°. Tréforier ; 5». Commit
faire des guerres.
Log;o/i, ii, oracle en profe,
i. Locica, «, } Art de difcourir ]\iC-
Locice,es, S te , Dialedique ,
Logique.
LoGifux, a, um , qui concerne la Logique.
LoGifj, orum , difputes raifonnées.
5.LoG*K/n, i, lieu du Théâtre où
étoit placé le chœur.
Locarium , i , petit journal ; livre de
ccmpte.
Binômes.
LoG-Arithmus , i , nombre qui étant
joint avec un autre proportionnel,
garde toujours avec lui une diffé-
rence égale.
Loc-lsT oricus , i y recueil de traits
hiftoriques, fentences & bons mots.
LiOctJîerium , ii, bureau de Tréforier-
payeur ; z°. école d'Arithmétique ;
30. revue de Commiflàire de troupes.
LoQijUceyeSy le raifonnement ; z°.
Arithmétique.
Logo- Dtedalus , i, Sophifte ; i*
beau parleur; 3 '. qui conte agréa.
blement.
LoGO-GraphuSf i , Greffier , Avocat ,
Ppp
^63 DICTIONNAIRE ETYMOLOG.
Procureur , teneur de livres.
Logo-Gkiv/ius , i j Enigme , Logo
griphe.
C O M P G s e' s.
A-Locia ,a, état d'un homme à qui
la raifon manque; i°. fûttilejfetukc;
3°. difpenlê de rendre compte.
AMPHiBO-LoGid, œ, amphibologie.
AnA-Locf.z , ce, analogie, pri portion,
rapport , conformité , comparai on.
ANA-LoGzfi/J', a, um , analogique, pro-
portionné , &c.
Ana-Logiz;' , a , um, proportionné , fcm-
blable , conforme , qui a du rapport , de
la convenance.
Kme-hocium, il, ÎPréface^ Pro-
Aïiie-l^OQjiium , ii , \ logue.
Atiri-Locutio,onis,j
AtfTi-Locia , ce , I contradiftion ;
Anti-Logiuot , u , 1 2,0^ fophifme.
AnTi-hociuium ,n, J
Apo-Logus , i , Apologue , Fable.
Apo-LoGffifM;- , a, um, apologétique,
qui défend.
Apo-LoGia , a , apologie , défenfe.
Apo-LoGi/mux, i, compte, lifte, mé-
moire.
Apo-LoGO,-are , maltraiter de paroles ,
rebuter , rejetter.
ÀRETA-LoGKjji, celui qui difcourc
de la vertu , difeur de moralités ;
à'Jretès , vertu.
AsTn-o-LoGid , «E j AflrGlogie,
AsTRO-Lccuj , i , Aflrologue.
Cata-Log«j , i , rôle , lifte.
DîcA - LoGWJ , i , m. le Décalo-
gue , les dix Commandemens de
Dieu,
c)6^
DiA-LcGKij i, /«. Dialogue , con-
verfation , entretien.
Di-Lccfa , a , ambigiiitc, double fcns.
Ec-Log4
, /. choix , éle<5tion
2°. Dialogue , entretien de Ber-
gers ; } °. Eglogue.
Ec-LcGarius , ii, compilateur qui fait des
recueils des plus beaux endroits des
Auteurs qu'il lit,- faifeur de recueils.
E-LoGium , ii , n. Eloge ; i °. Epita-
phe, infcripticn ; 3". motif ,
raifon , fujct ; 4°. claufe , &c.
Epi Logo, flj, are, conclure, finir uiî
difcours.
Epi-Logux , i , épilogue , conclu/îon , fin
d'un difcours ; 1'. révolution.
Homo-Loguj-, (7 , tî7;7 , homologue; qui
a les côtés femblables ; terme de Géo-
métrie; î°. vaifal,
Pro Lcofum , ii , argument , fonimaire?
titre d'un chapitre.
Pro-Log«^, i, m. Prologue de pièce de
théâtre; i9. celui qui fait ie prolo-
gue , l'Adeur du prologue.
Syl-Logj/otkj- , i , m. Syllogifme , Ar-
gument compofé de deux Propofi-
tions & d'une conclulîon.
SYL-LoG/^ici/j , a , um, où l'on Ce Cett du
fyllogilme,
LAR,
Etendu.
Lar eft un dérive de L,lieu, place ^
qui défigna l'étendue , l'abondan-
ce : de-là diverfes Familles.
I.
LARGa.y , a yUm, libéral , qui fait des
largeiles j z% prodigue; 3**, abon-
dant.
$6 s
DE LA LANGUE LAT. LAR cj66
"LkKGutfcuhis , (2 , u;n , un peu libéral.
Larg^ ' C al'0"'l^n^'îient , libérale-
LARG/nb, 5 '"«^"'•
LARGwr,-;ri , faire des largeffes; z". ac-
corder par grâce.
LARcfMr, is, libéral, qui fait des lar-
geflcs.
LARGztio , onis , préfent pour gagner
quelqu'un; x". prodigalité ; 3». libé-
ralité.
Binômes.
Lakgï-F/uus , a , u/n, qui jette beau-
coup d'eau.
L/KRoi-Ficus ,a,um , fait avec ma-
gnificence.
Larcî-Lo^uus , a, um j babillard,
grand parleur.
Composes.
Dî-LAKcior y-iri , donner, diflribuer.
E-LARGior , iriîigiru.rfum, iri , donner ,
dïpartir . dilîribuer libéralement, faire
.argefTe. El.zrgiri de aliéna , faire lar-
geiïè du bien d'autrui.
E-LARcirij, onis, largeffe , libéralité,
don.
In-Largjci. Voyei Largior,
T&a-hKB.Gus , a, um., fort large.
II.
LOR,
Peau , courroie , cuiraflTe.
DuCelr. LuR, Ler , Ledr, peau,
cuir , ce qui s'étend fur tout le
corps, en Gr, Der/kj, vinrent ces
familles :
i«.
LvRa , a , ouverture d'un fac de cuir ,
d'an outre.
LoRK/« , / , couroie , lanière; lo-
ctrivieres, fouet de cuir; j". cable ,
amarre ; 4''. lângle de lit ; 5°. cel^
te des Athlètes.
LoRfuj, a, um, de eouroies, de bandes
de cuir.
LcRatuSy a , um, lié avec une couroie,
J-,OKamentum , i , lien,
LoRarius , a , efclave quifervoit à châtie?
les autres.
Lo-RiPej, dis , qui a les pieds tortus.
Di-LoRcs y rurn , vêtemens qui s'at-
tachoient arec deux cordons.
Di-Lor/co ,-are , dégrafFsr , délacer ,'
ouvrir.
LoRica , « , cuirafle , corfelet ; 2 °. re*
tranchement , parapet; 5 °. garde-
fou, appui ; 4 ^. faillie d'une corni-
che; 5°. enduit , encroûture de
murailles.
ï-.oKicula , (z , mantelet , gabion.
LoRiVo.-ire , cuirafTer ; t.", enduire ;
l". incrufter, revêtir.
Lo&icatiD , onis , plancher.
III.
LAR, graillé.
Du primitif Lar, graifle, huife , &;c.
vinrent le Gr. Larï/ws, engraiflé,
LARineiio, engraifler, & ces mots
Latins :
I. Lardutti ,i, f lard, mot- à-mot ^
LARidutn , f , S graiiTe; en Gr. Lar-
don.
2, Lar/a: , /aj- , larix , arbre abon-
dant en rcfme ; nom Celte de la
rcfine. - '
Ppp^
5>(?7 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG,
LnKignus , a , um , qui efl de bois de
larix.
LAB.icina , a , ré/îne liquide.
IV.
De Lar , vorace , qui fe prononçant
LuR , produifit ces mots :
LuRco, unis , gourmand , goinfre.
LuRCo ,-are ; LuRCor y-ari , manger avec
avidité ; z°. goinfrer , aimer la table.
LcRConius, a, um; LvKconinus, a, um,
de gourmand.
CoL-LvRcinado , onis , débauche,
LORpourOR.
De Ar , pointu , fe forma îe Celte
Lar ,Lor, pointe , piquant, tout
ce qui pique; en Bafq. LARRû,cpi-
ne , ronce : de-là ces mots Latins :
LoR«ï,<ï, piquette ; i°. eau qui a paf-
fc fous le prefToir avec le marc du
raifin;
LuRJa } es , oxîmel , vinaigre miellé.
z°.
LoR pour Or , jaune , couleur d'or ,
du foleil.
1. LAirRaj,r, laurier; fa fleur eft
jaune.
LKVKinus , a,um; Laurêuj ,a,um, de
laurier,
LAURea , « ; LAuReum , i , laurier , feuille
de laurier , couronne de laurier.
LicReoia , œ , guirlande de laurier.
LxvKeo y-are , couronner, orner de
laurier.
hAVKetum , i > un bois de laurier.
LAvni-Fer , a , um; LAURÏ-Ger , a^um ,
couronné de laurier ; i", qui produit
«les JUurietï»
$6^
Lf,vReolum, i ; LAVKo-Mele » es , forte
d'inftrument de Chirurgie.
1. Lvviidus ^a , um , jaune , pâle y
blême.
CLOR^ pour L OR.
CioRio , onis , verdier , bréan.
ChlorJ(P/z , onis , loriot.
Chlorw, iitJ.Déeife des fleurs,Flore»
CHioKites,œ f pierre précieufe ver-
te^
L AT.
De L , bras , aîle , coté , vinrent ceff
familles Latines :
I.
Lat«5, eris, côté ; i°. aile , flanff
d'armée; 3°. rivage; 4". camarade,
Lk-vufculum , i , petit côté.
LATera/ix, e , de côté.
LATerariui , a y um , qui eft à côté.
LATeraris. , orum • chevrons pofés en
travers,
IL
L A T , Pays.
De L désignant les flancs , le côté , fe'
lieu , vint le mot Lat , pays , mot
Arabe , Theuton , &c.
En Celte j, G-Lad.
En Perfan , B-Lad.
De-làleLATjttTO, & lesLATJwj,
mot-à-mot, Habitans du Pays.
Lat/kot , a, la campagne de Rome.
hKiinienfis , e ,
hATius,a,um, ^ .çjj duLatluni;
LATzarzj,e, '
Lat/(j//i , e ,
f6^ DE LA liANG
hxrinjis ^ayUm, Latin.
LATi/j« , arum , les fêtes du Latluni.
hxrino ,-a.Te ; LATinijo ,-3re , mettre en
Latin.
"LxTÎnîtiCS , atis, Langue Latine,Latinité.
luhrinè , en Latin.
III.
LAT, Large.
De L défigiiant le côté , le Heu , la
place , vint la famille La.t , qui
défigne tout ce qui eft étendu, qui
occupe beaucoup de place.
La tus ,a,um, large , étendu.
LfiTitudo finis, largeur, étendue en lar-
geur.
LKTefco,-ere , s'élargir, croître en lar-
geur.
Latê» iàs , ijfimè,zu large , amplement.
PER-LATè , avec beaucoup d'étendue ,
d'une manière fort étendue , fort au
large.
TuB^-Latus , a, um , part, de Perfero,
&>rt large.
B I N G M E 3.
l.Â.TUs-CïavuSfi y bande garnie de
nœuds ou de boutons couleur de
pourpre ou d'or , faits en têtes de
clous ; 2 ® . dignité de Sénateur Ro-
main : de C/avus , clou.
L,^ri-Clavius , ii, Sénateur Romain, ha-
billé du laticlave.
L/ni-Chavia, œ, robe de Sénateur, bordée
par devanr d'une bande garnie de nœuds
d'or ou de pourpre.
î. LATi-Fo/iuT , a, um, qui a les feuilles
larges ; de Folium , feuillç.
3:. La II Fvmdium , ii , fonds de terre de
grande ctcniue ; de F undus ^foais.
UE LAT. LAT ^70
IV.
LAT, porter.
De L , main , vint Lat , porter; d'oiV
cette nombreufe famille Latine :
LATor , is , porteur, qui porte.
l.ATnria Lex, Loi des Romains touchanS
les mineurs.
Lat/'o , onis , l'adion de porter.
LATifo, -are , porter fouvent.
LATuy, a, um, portéj Latutus, a, um r,
qui porteray
Ces deux derniers mots furent
les Participes paffc Se futur du Verbe'
Por:er , formé de trois radicaux dif-
férens , de Fer9 pour les prélèns,-
de ToLLo pour les prétérits , &
de Lat«j , pour les participes ôc
le Supin,
Composes.
AB-LALTus,a,urii, emporté , ôté.
AeLat/o, onis , enlèvement ,• i°. inter-
valle pendant lequel un malade efl fans
frein.
Ab-LatzVuj , f , ablatif.
Al-Latus, a , um, apporté, venu; z".
rapportée
Ahte-Latut, a , um, préféré.
Q\Kcum-'LKiitms , a , um y qu'on
peut porter autour.
CiRcum-LATUs y a, um , part, de CiR.-«'
cum Fero , porté autour : diffiis ,
étendu de tous côtés , tranfporté
cà & là.
CoL-LATenJîs , e , ? qui eft aux c6-
CoL-LATer^Z/j, e,) tés , qui ne
vient point en ligne direûc ;
collatéral.
pn DICTIONNAIR
CoL-LATui, a, um, -j aiïemblé , joint,
CoL-LâTaruj, a , um , 5 étendu; i" con-
tribué , comparé.
CoL-LATor, is , qui fournit, qui paye la
part.
Col-Latus j Ûs , comparaifon , pa-
rallèle -, 1°. renconrre de deux ar-
mées ; 3o. levée de taxe,
Ccl-Lat/o, o/îij , contribution, taille,
quote-part; z°. comparaifon, paralleit,
Ç.OL-L.Arithis , rt , um , ■> à quoi plufieurs
Ce L-L.\T ivus ^a , um , i ont contribué ,
qui a été fourni par plufieurs.
CcL-LATjVum , i > ce que chacun fournit
de fubldc.
Col-Lato ,-iîre, amplifier, élargir.
Coh-Lativus a, um, où plufieurs ont con-
tribué.
De-Latz/j > a i um , apporté de haut
en bas.
Dc-LATor, is , délateur , dénonciateur.
Dt-LATio, onis ; DE-Lh-iura, ce.-, accuU-
tion , plainte,
Di- Latwj , û, um , remis , difîerc.
Di-Lat!0 , oinst délai, rcmife, furféance ;
1°. intervalle.
Di-LATor , ïs , temporifcur , qui diffère.
Di-LATorzuj, a , um, qui tend à différer.
Dl-L^ro,-aTe, élargir , étendre ; i°. am-
plifier.
E-Lati} , iùs , i£îmè y hautement,
à haute voix , d'un ton élevé ,
d'une m.aniere élevée', i°.d'un (lyle
grand, fublimei 3°. avec hauteur,
avec fierté, d'une manière hautaine.
E-Lati9 , onis , élévation, l'aélion d'éle-
ver en haut ; fublimité , 1°. grandeur ,
inajefté.
îl-Latib , onis , l'aftion d'apporter ou de
porter dedans ; 1°. conféquence , fiiite.
Ii-.tk.c-Latuj-, a ,um , porté dedans.
E ÉTYMOLOG. 91^
Oï-LATiO, onis , oblation » offrande ;
2**. droits d'aides.
OB-LATum , f , préfent , ce qui efl oflFert,
offre.
Ob-Latut,!!, uot, pcrf. d'offero.
Po3T-LATi;i' , a, um > part, de poftfero ,
eilimé moins.
PRiE-LATura, a , prélature.
PKA-Lirus, i. Prélat,
?B.M-Latus , a, um, part, de Prïfero ,
Pralatus eque , emporté par Ton cheval.
Pro-Lato , as , avi , atum-, are, éten-
dre, accroître, augmenter; i°. pro-
longer -, 3 **. diflérer , remettre ,
proroger , furfcoir.
Pro-Latuj, a, um,part. de Profero.
PRo-LAxatio , orAs , délai, remife , pro-
rogation , furféance.
P p.o'L AT atus, a, um, part, de Prolato.
PRO-LATio, (9/!!^, allégation ; z°. délai,
remifê, prorogation , furféance; j». pro-
nonciation ; t'rolatio nrum , vacances ,
tems des vacations.
PRe-suB-LATi/j-, a, um, part, de ProtoUo.
RE-Latio, onis , relation , récit, rapport,
l'adion de raconter.
Re-Latop, oris , qui fait la relation , le
récit , le rapport.
Re-Latuj, ûs y V. Relatio.'
CoRRE-LATanVa , orum , corrélatifs,
chofes qui ont un rapport néceffairc les
unes avec les autres , comme i« pare &
le fiis, ne pouvant y avoir de perc fans
fils, ni de fils fans père.
SuB-LAxè , d'une manière élevée ,
avantigeufe , fublime , relevée ;
magnifiquement , pompeufement.
Sub-Lat/o , onis, l'aâion d'ôter, de foul^
traire, d'enlever, de retirer.
Si'E-LATiûi-. V. Subaltè.
Svh-L&Tus , a ,um, été ; enlevé , foui-
DE LA LANGUE LAT. L A T
913
trait , emporté ; lo. enorgueilli , enflé ,
ou bouffi de gloire ; j'. élevé.
SuPraLArfo, onis , hyperbole, figure
de rhétorique,
St'PFR-LATw , (z , :im,' part, de Super-
fero, exagéré ;
Siiperlata verla, exagérations.
StPrR-LAT;Vuj ,a,um, fuperlatif,
TaA-LArfa ôc Trams-Lat-o, onis. tranf-
plantation ; i*", métiphore , tranlUcion,
l'iClion de transférer, défaire pafferune
chofe d'un lieu ou d'une main dans une
autre.
TRANS-LAi/r/e , négligemment, par ma-
nière d'acquit.
Tr..\n5-Latj«uj , a,um, pris d'ailleurs,
emprunté; 2". commun, ordinaire, uiité,
qui n'cft pas nouveau , qui Ce pratique
ordinairement, qui cH dans l'ufage ordl-
naire,
Te^hifs-Lkrhé , par métaphore , d'une
manière figurée. Foy. Tranfla-ritiè.
Trans-Lat/k/j , a,um, métaphorique ,
figuré; i'. qui doit être changé, qui
exige un changement. F. Tranflatitius.
Tr ".NS-LATtfr, oris , qui transporte, qui a
tranfporté.
TranS-Latut,^ , um , part, de Transféra,
tranfporté , porté ailleurs ; 10. transfor-
mé ; 30. métaphorique,
E-iArerium^i , médicament fait avec
le (uc des concombres fâuvacres •
1°. relTort, vertu élaftique.
E-LATJ/îe, es , rave fauvage , plante.
E-LAiirex ,œ , forte de pierre précieufe.
V.
LAT, Voleur.
LxTro , onis , larron , voleur , filou ,
brigand : mot-tt-mot f c[n\ emporte.
LATrjney, um; LAreronss,um; jo.Gardes-
di!-Corps ; de Lat , côté ; 1°, Gardes de
la MaréchaufTce , ceux gui courent après
les brigands.
^74
Lhrrunculus,i, petit voleur , larronneau,
LATruncu/a:or y oris. Exemple de la
Maréchauflee.
LATrocindis, e , de voleur.
LATrocinatio , onis , volerie , br'gania-
ge ; l'action de voler.
LATrocir.ium , ii , vol , ce qu'on a volé.
LATn)ci/!ûr,-ari , dérober, briganJcr.
VI.
LAT, LAST,
C!iare;e.
De Lat, porter, écrit Latm, Last,
vint le Celte Last, poids , far-
deau, mot Anglois , Allemand, &c.
d'où le François Lest, ou fable
qu'on met dans un vailleau pour
lui donner du poids iSL- LtSTE.
De cette Famille vint le Latin
Sue LrsT«j,rt, um , (ans poids^
foible f lâche.
VU,
LAT,
Cacher,
De L , lieu , vint la famille Lat ;
cacher, renfermer en un lieu
couvrir: de-là;
1 , LA-reo ,- ère , être caché , être
inconnu.
LATenter , en cachette.
2. La Te» ,ecis , toute humeur, route
liqueur qui fort d'où elle étoit ca-
chée.
j. LAT^^r^, se, cache, caverne, re«
paire.
LATe/?rofus ,a,„m, fecret, caché.
* JuA-xebrosè , en cachette.
DICTIONNAIRE ETYMOLOG. ^16
P7Î
hi^Tchï-Cola, œ, qui fe tient cache;
10. qui aime la retraite.
4. LATii>ulum, i, cache, cachette,
retraite , tanière de bêtes fauvages.
L,\Tibulo,-aTe ; Laj ibulor,-iiri , être ca-
ché , fc cacher.
j. LATitC-are, fe cacher ; -.<>. ne pas com-
paro'itre -, 3°. cacher.
LATifjtio, onis,Vjiàlon de fe tenir ca-
ché.
Composés.
SuB-LATfo , es, ui, itum, ère , eut
prefque caché defTous, ne par.oîtrc
ou n'être vu qu'à demi.
iL-LATEira , œ, lieu où l'on ne peui rien
cacher.
\L-LA:ebro , as , avi , atum , are , cacher.
T)i-Ln:eo,-ere ,
Di-hirefcorfcere ,
mettre à l'abri.
OB-LiTfo ,es ,ui,ere , l ç^ cacher.
Ob-Litï/co, cis ,tui ycerey^
VIII.
L A T , oubli.
De Lat , cacher , vint la famille Ob-
LiT , Ob-liv , oubli, chofe empor-
tée hors de la mémoire.
03-Livia,orum, oubli.
OB-Livffl/iJ, d'oLsbli, qui concerne l'ou-
bli.
Ot-Livi'o, or,is , oubli.
GB-Uviof'-is , a, uni, qui n'a point de
mémoire, qui oublie ailement, qui perd
facilement le fouvcnir ; i°. qui fait per-
dre la m moire , qui ôte le fouvcnir.
Oz-hiv ifcendus , a , um , qu'il faut ou-
blier , dont on doit perdre le fouvenir.
Oz-Livifcens , tis , oubliant , qui oublie,
« fe cacher, fe tenir
S renferme; z°- fe
OB-LiviJcer , eris , itus fum , vifci ,
oublier, mettre en oubli, perdre
le fouvenir , manquer de mémoire ,
ne fe pas fouvenir, ne pas confer-
ver l'idée.
Ob-Liv/uw , H , oubli.
Ob-Livius, a,um , mis en oubli.
02-LiTterandus,a,um, qu'on doit ou-
blier , qu'il faut effacer de la mémoire ,
dont on doit perdre ie fouvenir.
OB-Lnteratio , onis , effiiçurc , rature ,
perte d'une connoiiTaaçc qu'on avoic
autrefois.
lN-oB-LiTêrari(j, a, um , qui n'a point
oublié , ou qui n'eft pas oublié.
Os-Lnteraîus , a, um, part, de
OB-Liir^ro, as ^ avi y arum , are,
effacer , raturer , rayer , détruire
pour faire oublier, ôter de la mé-
moire , eflfàcer le fouvenir , abo-
lir, faire perdre la connoilTance de.
O^-Lirtcrus, a, um, qui a vieilli, oublié.
In-ob-Liti/j , n , ivm , qui n'a point ou-
blie , qui n'a point perdu le fouvenir ,
qui conferve dans fa mémoire»
Famille Grecque.
I. Ltihe , es, le Fleuve d'oubli.
'Li^yhœus , a , i/m , du fleuve Léthé.
^•L"W"^''' léthargie.
Lii/iargiaf « > S
LuThargicus , a , um , de léthargie ;
i". tombé en léthargie.
LOD.
De Lat, couvrir , vint le mot fuivant:
Lccix, cis y couverture piquée de lit.
LoDifu/c , «, petite couverture de lit.
IX.
5>77
DE LA LANGUE LAT. L lieu.
I X.
LAC, LOC,
Place.
D-e L, défignanc le côté , la place ;
1°. placer, pofer , en Celte Lac«z ,
Lxcae , fe formerenc ces foimilles.
I.
Al-Luc (um, i , pièce de bois courbe
qui lert à porter des fardeaux fur
l'épaule 5 i". tinet de Tonuelier ,
de Braflèur.
II.
Cette Famille Latine.
Locus , i , lieu , place, fituation , poA
te; 1°. rang, état, difpofition
des chofesi 3°. palTage d'Auteur,
citation ; 4.°, occafion , temps de
faire ; 5 °. pays , famille , mai-
fon f naillànce.
Loci, orum, lieux de Rhétorique.
"Locaiis , e, local , du lieu.
Localiter , localemen: , par rapport au
lieu.
Locoy-are , 1°. mettre, porter, placer ,
établir, pofer; z". donner à faire pour
un prix; jo. prendre ou donner â loyer,
à ferme , louer,
Locarium , a , loyer, louage, ce qu'on
donne pour une chofè qu'on loue,
LoCiiriuj, a, loueur déplace, de chaifej,
qui loge.
Loc<i/to,o/2jV,bail, location ; z°. paye,
appointemens , loyer , falaire ;
3 . marché, entreprife pour un
prix.
Locarhius, a, um tic louage, de jour-
née.
Orig. Lot.
^78
TuocaxoT , or'is , qui donne à loyer ; i». gjj.
trepreneur.
Loc/ro,-(jre , louer , donner à loyer , af-
fermer,
Locellus , / , bourfè à féparations ,
petite bourfè.
Loculamentum, i , lieu , place, endroit à
pofer; i". cellule , nid , étui.
Lociili , orum , bourfe à féparations, gibe-
cière ; 1°. logettes ; 30. cales.
l.ocularus, a, um, divifé par cafés ; mis
en bourfe , en compartiment.
Loculûfus , a , um , plein de petites cavl-.
tés , de réduits , de féparations.
LccjIus, i, bière, cercueil; 10. cornet
à jouer aux dés.
B I N o M ES.
Locu-Vlcs , eus , riche , puiflanr en
biens-fonds, opulent ; 2°. abon-
dant , fertile ; 3 °. fidcle , affuré ,
irréprochable, certain.
Locu-PLETafio, onis, richefles.
hocu-Vitiator , oris , qui enrichit.'
Locu'FLeto,-iirâ , enrichir, avantager.
Composes.
Ab-Loco y- are , donner à loyer à
quelqu'un.
CoL-Loco,-are , mettre , arranger , éta-
blir.
CoL-LiOcano , onis t alliettc , place , dif-
pofîtion.
CoL-Locu-PtEfo,-(zre, enrichir, avanta-
ger; 1?. embellir, relever.
Dis-Locenfis , fe , de différent endroit;
qui change de lieu.
E-Locatus , a, um, part. d'Eloco, Elo-
cata gens , Nation tirée de fon pays,
tranfportée ailleurs , dépayféc.
E-Loco, as , avi, atum , arc , dépla-
cer , faire forcir ; 2". mettre hors
Qqq
P79 DICTIONNAIR
de fa place , tranfporter ailleurs ;
3 0. louer, donnera ferme, à loyer,
à louage -, affermer , faire bail de ;
40. faire prix , faire marché.
IhLocibUis , le , fr, qu'on ne fauroit pla-
cer , à qui l'on ne trouve point de parti.
Os-'Locatus , a , um , loué à prix fait.
OB-Loco,aj-, avi, arum, are, louer à
prix fait; Ohlocire operam fuam ad ex-
haurienàos puteos , Ce louer pour travail-
ler à tarir des puits.
Re-Locd , as , avi , arum , are , relouer.
L AK, envoyer»
De L, place, lieu, vint le radicalLAc,
envoyer: en Or. "|ï^"7 I^ak. De- là
vint le mot Laqmjzj, dont l'ori-
gine ctoit inconnue ; & les mots
Or. "15<S2 Ma/ak , Ange , Am-
balTadeur ; "jS^ Mdk, Chef, Roi ;
celui à qui l'on confie l'autorité
fuprême.
Delà cette famille.
LiGo,-are, i^. envoyer, députer;
10. léguer , faire un legs; 5°. im-
puter.
Ltoatus , î ; AmbafTadeur, Député , En-
voyé , Légat, Lieutenant.
LEcarrt , a , Ambaiïadrice , Envoyée.
Licariiium, iii Lïcativum,i, fraix d'am-
baiïade,
"Ltcator , cris, qui léguC.
LEG.ir;;w, i , legs.
Lt&atarius , a , um , i qui on a fait un
legs dans un teftament ; ao. où l'on a
été député.
Ltcatio, «jwïj, Ambaflàdej i°, Lieu-
tenance.
E ÉTYMOLOG.
p§o-
Composés.
Ah-LEGOf-are , éloigner, envoyer^
fé parer.
AB-LEGaffo,o/!iJ , ordre de partir, congé.-
At-LEcatio , onis , députation , envoi ; ci-
tation, exemple, cxcufe , faits allégués.-
Ao-LECOf-are ; AL-htGo,-are , envoyer,^
députer ; z°. apofter, Interpofer; 5°. ci-
ter , alléguer.
Ai-Licatus , ûs, ordre , mandement de
venir.
Coi-Licacarius y a , légataire avec
un autre.
DE-LEG5,-3rc, donner commitTion , dé-
puter; 1°. apoflcr, fubroger, fubftituer;
■\°. céder.
Dr-hïGatio, o/if j,députation, procuration,-
(ubrogation,
PRiE-LFGa,-are , léguer un bien à pren--
dre par préciput , avant de partageravec
les co héritiers.
KE-Lï.co,'are , bannir, chaflcr : relé*
guer , renvoyer.
Kt-LtGado,-onis, exil, éloigtiemenf,
Sub-Lego,- «re, fubfiituer un héritage»
XL
LAP, Pierre.
De La , lieu , qui refte en place, vin-
rent le Grec Lat, Lith , Lxas ,-
pierre; & cette famille Latine.
Lapis, idis , pierre; 2°. pierre pré-
cieufc; 3°. hébété, ftupide-,4°.pierre
pofée près du grand chemin pour
marquer les diftances.
LAP;o,-irî , pétrifier , changer en pierrei
LAPi2Iw,i ;LApf//u/uf , jj petit caillou j
i". picrro précicufe.
jSi DE LA LANGUE L AT.
hAfîdeus , a, urn, pierreux, rempli de
cailloux.
'LKfidofua.s , ans y difpofîtion à la pétrifi-
cation.
LAvido,-are, lapider, accabler Ibus
les pierres ; lo. mettre fous une
tombe.
Lh?ida:or, oris , celui qui jette des pier-
L^fidatio , oni: , l'adion de jetter des
pierres.
LAPft/iTrfuj, a, uw,qui concerne les pierres.
hkfidariui , ii , ouvrier qui travaille aux
carrières ; i°. Tailleur de pierres.
LAvidefco, -ère , fe pétrifier, fe chan-
ger en pierre.
B I N o M I s.
LA?i~CiDa, «, tailleur de pierres : de
Cxdo , tailler.
LAPz-CiDinc , te ; L,JiTidî-Cma , a , car-
rière , lieu d'oii l'on tire des pierres.
Composes.
De~LAvido,- are , ôter les pierres;
i". paver ; 3'. diflîper.
Di-hhPido t - are , ôter les pierres d'un
champ; 1°. dépenfer, diffiper.
Di-LAPidatio , onis , l'aâion d'ôter les
pierres ; i°. dégât.
E-LAPirfo,-are, épierrer, ôter les pierres.
'E.-LKvidatio , onis , enlèvement des pier-
res qui font dans un champ.
Autres Dérivés,
i.LivaSfadisy 7 poiiïbn à coquille,
Lor^j , adis , } qui s'attache aux ro-
chers.
1. Lividium, ii ^ paflerage, plante.
3 . L-Evidoies , « , forte de pierre pré-
ci eufc.
L lieu. p32
XII.
Famillts Grecques.
De Lab, Law, pierre, les Grecs
firent les mots La as, Las, Lat ,
LiTH, qui tous fignifierent chez
eux , pierre , rocher : de-là,
LAT-omia, arum , carrière ; de Tamo^
tailler, & Lat, pierre.
LATumiurn , ii, inftrumcnt à .irer les
pierres d'une carrière ; i", condamna-
tion aux mines.
L.KVTumarius , ii , qui fè fait foii vent con-
damner aux carrières , aux mines , à la
prifon ; ici La ut au lieu de Lat , ce mot
venant de Latomiœ.
Binômes.
I . Lnh-Argyrium , zï, ) iirarge d'ar-
L\Th-Argyrus , : , \ gent, plomb
qui emporte les Icories
de l'artrenr.
o
1. Lit ho-Colta, a, mortier, ciment dt
pierre.
3. Lirho-Spermum , i , gremil , plante,
4. LiT/!(5-5frotuj- , a, um , pavé.
LiTho-Strotum , i , pavé de mofaïque.
5. Luho-Tomia , « , art de tailler la
pierre , la gravelie.
Lir ho-Tomus , i , Chirurgien qui taille la
pierre.
6. Hexeconta-Lit/zoj^ /, fbrte d«
pierre précieufè.
LI, LU,
Plaifir, Volonté.
De L , nom des cris de Joie, des fen^
fations agréables , vint le mot Lu ,
Li , Lo , qui défigne le plaifir, l'in-
clination , la volonté , la faculté
Q q q ij
Ç.S3 DÎCTIONNAIPv
de faire ce qui plaît , la liberté :
de-là une foule de mots en toutes
langues.
En Hébreu , T) Lv , Dieu veuille ,
plaife à Dieu.
En Gr. E-LEViheros , libre. La-o ,
vouloir.
Et ces familles Latines.
I.
Li-BctJ'uit , iitum ej}, ère , ? ilplair,
Lmcjcit, 3 i! a plu,
on a envie.
Coi-LiEff ,ere, plaire, être agréable.
LiBens , ii- , qui fait volontiers, de bon
eœur, fans ccntraintc.
LlBenfer , de bon gré , de bon cœur , vo-
lontiers, de bonne grâce.
LiSfmia . a--, complaifancc, csudefcen-
dance , liberté d'agir,
L.iBirum , i , volonté, bon plaidr.
his ''■'oi -in i! ; L'^aido, inis , inclination ,
dc/îr ,■ z". débauche , déreg-lemcnt ;
3°. dc(îr Jcfordomé, paffion déréglé;.
LuB« , il fait plaifir , on a trouvé bon_
LvBentia, œ , Déeiïe de la coirpIai:ancc.
hiBidinofus , a, um , débauché , porré
aux voluptés, déréglé , qui luit fon ca-
price ; fujet à fon plai'ir,
Lisidinosè , avec dérèglement , avec dé-
bauche,
LiBidinor , ari, s'abandonner aux plaifirs ,
fe donner à la débauche.
Composes.
Ai-LuBf/co ,ere,, plaire, êtte agréa-
ble; i*'. condelcendre , déférer.
Ah-hvEen-ia., x; Ai-LvBffcentia , «j
condefctndancC) déférence.
E ÉTYMOLOG. P84
VKO-Lvmdo,ims,> ^^j^^^,^
Pro-Lue/z/ot, ii , 3
PpR-LiEf f , il plaît très-fort.
PER-LiEe/îter,jrès-volontiers.
II,
Liber, m, le vin ; parce ^uil réjoui f
le cœur: 2°. Bacchus , Dieu du vin,
Lj-Bf.na/ia, ium,\es fêtes de Bacchus,
LiBERd , ce , Proferpine,
I I L
I. LiEer,a, lun , mot-à-mct , qui faif
fa volonté , libre , qui n'cfl point
cfclave ; r^. franc , exempt , dé-
gagé 5 5^. fincère 54°. digne de foi,
qu'on reçoit en témoignage à eau-
fe de fa condition libre.
X. 1.1-Ëeri, orz/w , enfans d'unperc&
d'une merc libres.
Il Liserù , e , qui eft fans cnfans.
LiBfre, librement, fans contrainte J
fans craindre,
hiBnralis , e > généreux , magnifique ; au
fens propre, qui eft né de (.onditi-on
lit n , de bonne famille ; i*. digne d un
homme comme il faut, en perfonne de
qualité ,■ 3°. donné libéralement.
Li-EtTiitiias, is-, générofîré, magnificence.
L.iBer.diter , en j erO-r-ne bien née, en
gabnr homme, noblement; 2=. large-
ment , avec magnificence ; 3". douce-
ment, avec bonté; 40. de bon coeur.
C M POSES.
Il LiBrK<ï//'5 , m. f. le , «.ffrvife , for-
dide, honteux ; z°. bas, meficanr,
malhonnête, indigne d'une per-
fonne bien uée ou d'un homme
p8j D E L A L A N
dlionneur.
li-LiBiralis cïhus , mets de pauvres
gens.
Ii-LiBErâ/iVaj , afis , bancffe ,niallionnè-
teté, grofTiercté ; 2". Epargne baïïe &
(brdiJe, avarice.
Il-L' BErii/;t?r , d'une manière baiïc , grof
fierc, malhonnête, fordide , Src.
PEB.-LiBfr.î/)f?r , fort libéralement, avec
beaucoup de libéralité.
pRyE-LiB«r , a ^um , fort libre.
IV.
1. LiBdro j'dre , affranchir, délivrer ,
mettre en liberté ; 2°. jultifier , ab-
foudre.
IiBfran'o , onis , délivrance , affrancIiifTe-
menc.
LiBSTiifor , oris , libérateur.
1. L\i,enas , atis , franchife , liberté ,
pouvoir de vivre à fon gré ; 1°.
fincérité ; j*. licence , libertinage.
^.L\Bertus , i f Affranchi d'un Parti-
culier ; 1'. devenu libre.
Liiterta , a , affranchie , femme mife en
liberté.
LiEfrtinuj, i, fils d'affranchi ; 1°, affran-
chi.
hmertind ,a , fille d'affranchi ; 20. affran-
chie . î°. femme débauchée.
LiEerrjV7itar,nt/c, condition des affranchis.
LiBerto,-are , affranchir , rendre libre.
CcL-LiBerfi/J , i, affranchi, mis en li-
berté avec un autre.
V.
Lie, être permis.
ï. Lic£o, es , cui , citum j ère y être
permis; i". être mis à prix.
"Liceni , tls , enchérifieur j qui mer à
l'enchère.
GUÉ LA T. L libre. 9^0
Liceor , eri;' , chus fum , eri , enchérir,
oTrir plus que les autres; 1°, apprécier,
mettre à prix.
i. Licet, cuit f citum ejl , ère, il eft
permis, permettre.
Licef, conj. bien que, quoique.
Licitum eft , on peut , il eft permis.
Lic«/2/id, «,permi(ÎIon , congé ; i",
licence , liberté trop grande; 5°.
dérèglement.
Licenter , avec permiffion ; i". licencieu-f
fement.
"Licentiofiif , a , iim , qui prend trop de li-
berté; z". licencieux.
Composés.
Il-Lic//<;, Adv. illicitemenr , d'une
manière illicite ou non permile.
Il hicitus , a ,um, illicite , qui n'eft pas
permis.
^L-Llcentiafus, a , um , Immodéré, dé-
réglé.
lM-Lïc<;/7ffq/i/r, a um , exceffif, immoJéré,
Pr£- Lrcî^fer , adv. très - liccncieufe-
ment , avec beaucoup de licence , avec
trop de liberté.
3. Liciior,-ari , enchérir; i^, com-
battre; 3*'. lictter.
Lrc/fafor, oru, enchérliïèur,
Liciratio , cnis , enchère , licitatlon.
E-Licifor , nris , ari , mettre enchère j
enchérir au-deffuS d'un autre.
lL-Lic;fjfor, oris , Voye^ Emptor,
IN-Licifafor , om. Voye'^ inliciator,
ln-Licnator , oris. Acheteur.
VI.
LIQ, LINQ, laiffer.
De Lie , permettre , livrer à foi mê-
me, vinrenr,par le changement de
C en P ,
P87 DICTIONNAIR
Le Gr. Leipo ôc Liurano , lailfer.
Livfana, orum , reftes; i°. reliques.
Et fans changement ,
Le Latin Liq«/ , j'ai laifle , j'ai aban-
donné , qui le nalalanc , fit au pré-
fent LitiQuo. De-là cette famille:
LiNQKO , LlQKI, LlCT Um , LlNQ«Értf ,
laiffer, dclailler, quitter, abandon-
ner.
Composes.
^e Licusporcus, i, petit cocbonfëvré.
T>E-Li<iuium , ii , perte , manque ; i°. dé'
faillance , foiblefTe ; 5". éclipfe.
De-LiQwuj ,a, uni , dont on a befoin.
De-Linquo , is , liqui , liclum, guère , man»
tjuer , commettre une faute , faillir.
DE-hiaum , i , faute , offenfe.
Ke-Lïcuo , onis , abandonnement ,
abandon, délaiflèment.
RE-LiCfuj , Ls. yoyei Relidio.
Ei-Liaus , a , um, de Relinquo ; Rellâla
reperere, répeter Ce qu'on avoit omis.
'Ri-Lmo.uens , tis , qui iaiife , qui aban-
donne,
Re-Linquo, is , liqui, llôlum , quere ,
laifTer , quitter , délaifler , abandonner.
B.elinquere arrhaboni , laifTer , ou donner
en gage,
RE-Licuuf, a , um. Voye^ Rcliquus,
Ki-LiQ.ua , orum , n. pi. reftes , ce qui
refte dû, reliquat de compte.
Re-Liqi;œx;o , onis , arrérages.
RE-LiQuatar , oris > &
RE-LiQi/afrix , fcij , celui ou celle qui
eS en refîe , qui doit des arrérages.
Re-Liqu( , orum, les autres, ccu.x qui
rcftent.
RE-LiQui« , arum , refle , renant , ce qui
rcfle, réfidu , reftes ,• i».reliqucs, ce qui
relie des morts.
E ÉTYMOLOG.
$t%
RE-LiQuor , an'r , atus fuin , ari , être en
arrérages , devoir de leflc.
Re-Liquuto, i, rcfte, reliant, ce qui
refte, réfîdu.
Re-Liquuj ,a, um, qui relîe, reliant,
relié.
Composas de ReIINQUO.
DE-RE-Lic/io , onis, &
Dekb-Licius f ûs , abandonnement j
dclailTement , abandon.
Di-Re-LinQuo, is y ui , liSlurn , guère,
laifTer à l'abandon , ab-indonner , délaiP
fer , négliger , quitter.
Composes Grecs.
Ec-Lipjis , is j Eclipfe du Soleil ou
de la Lune.
Ec-LiPiicus , i , Ediptique , cer-
cle qui pafle par le milieu du Zo-
diaque , & qui repréfente le che-
min que fait le Soleil dansfoa cours
annuel.
L
Dcfignant les fluides de toute efpcce.
De L défignant les fluides , tout ce
qui eft coulant & liquide , dérivè-
rent une multitude de familles.
I.
Lac, Lait.
Lac , tis , du lait , liqueur blanche.
LACteus , a , um , de lait ; blanc comme
lait : laâé.
Lncreo,-ere, tettcr , fucer du lait, avoir
àa lait.
LActefco,-ere , devenir lait , avoir du lait.
LachoIus, a , um, de lait , blanc comme
du lait.
Lacîc , tis , du Uit,
psr^ D E L A L A N G
L^ctes , {iim,hh ou laitance des polfions,
ris de veau.
LActo,-are , aîlaiter ; i'. attirer par
l'efpoiry
LACf.jriuJ- , a, ujti , qui tctte , qui cft
apprêté avec du lait.
l.f.crr,rium , ii, laiterie,
L/.aarius , ii , Pâtifller.
L,Actaria , orum , l. laitage ; i». viande
'Lf.ctamia , ium , ■' de lait.
ï^kctams , ùs , allaitement.
Plantes Laiteufes.
t. LAcfaria , « , titliynialc , plante.
». LActoris j is , efpccede plante.
3. LActuca, g; LACfucu/a , a, laitue,
plante.-
Composés.
ÂB-LActo ,-are , fevrer , ne plus bif-
fer tetter.
AB-LACtatid, onis , l'aûjon ou la manière
de Icvrer.
DE-LActo , are , (êvrer , ôter le letton.
DE-LACtdtio, onis , l'adion de fevrer.
E-LACtefco , ère, fc tourner en lait.
E-LAcro , are , fevrer , ôter le tetton.
Cot-LActeus , a,um , Se CoL-LACianeus,
UfUm , frerc , fœur de lait.
II.
L A C R , larmes.
D'A c , eau , vint le mot Lacr , lar-
mes , que les Grecs prononcèrent
Dakry , changeant L en D.
LAcryma,a, ^ larme, petite gout-
L Ac h ry ma, m, S- te d'eau ou d'une
1. Acrima y tt ) ) liqueur quelcon-
que , mot-à- mot , petite eau
ou goutte d'eau : de Rum &
UE LA T. L fluides: 990
RvM, en Celce, petit; & de
Lj4c, eau.
LAcrymu/a , petite larme.
LAcrjmo,-are , \ jettcr des larmes, pleu-
LAcrjmvr,-arif.^ rer,
LkCrymofus , a, ûm, pleureur, qui verfc
des larmes , qui caufe des pleurs , qui
diftille une liqueur goutte à goutte,
EACrjmoje ,. en forme de larmes, avec
larmes.
'Lkcrymaxio , onis, larmoyement, dillil-r
lation d'un fuc.
LACryrntibundus, a, urn, éploré , qui fond
en larmes.
'Lhcrjmahilis , e , déplorable.
Composés,
Ao-LAcrymo ,-are , pleurer avec quel*
qu'un , pleurer beaucoup.
CoL-LAcrjimo,-are , \ mêler (es larmes
Coi-LAcr/mor ,~uri , i avec celles d"ut5.
autre.
Co-L-hkcrymaxia , onis , pleurs de con-
doléance,
DE-LACrjmo ,- arf , larmoyer.
H-E-LKcrjmatio , onis , l'adion de pieu--
rer, larmoyement des yeux.
'Di-Lhcrymo,-are , verfer des larmes.
li-LACrymo,-are, "i répandre des pleurs,
iL-LACrymarj-nri, -» dégoutter.
Il h.KcrymahUs , e, qui ell infen/îblc à
la pitié , qu'on ne fléchit point par les
larmes; qu'on ne pleure pas.
SuPfr-LAcrjmo.-ar? , pleurer deiïus,
S\js:-Lhcrymans , tis , larmoyant.
III.
L I Q, Liqueur.
LiQiior, oris , eau , fuc , jus liqueur.
LiQuidu! , a f um , qui cou'e comme de
l'eau , fluide ; i". fondu , qui eft eir
fonte ; j", clair , pur comme de l'eau,.
<?i rDICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
iiQuu ,- are , fondre , liquéfier.
LiQaor , eris , qui , \ Ce fondre , couler ,
LÎQuf/co ,-ere , i diftiller; i°, fè pafTer,
'LiQ.uidum , i, l'eau.
hifluens , tis , coulant.
Liciuentiùs , plus clairement.
LiQ,uaii/is , e, qui fe fond bien.
'LiQuamen , z/iw , jus , fuc exprimé d'une
chofc , coulis , gelée de viande. .
"LlçiuarnÎTiofus y a, uin , rempli de jus.
LiQi;f/.7r;o ,-frf , fondre, diiTbudre, ren-
dre coulant comme de l'eau,- z°. amol-
lir , eftéminer.
^^Q"^/^^''"'?"'^'} fonte, fufîcn.
LiQ,uaiio , orns, -^
\ Liquator , oris , fondeur.
Liiiuatorium , ii , couloir , creufet,
"LiQîui , ère , il cft clair comme de
l'eau , évident, certain.
'LiQ.uiàà & I-.iQ,uidê , clairement , nette-
ment , sûrement.
hiQuidiufcul'j^ , a , ifm, un peu plus clair,
plus liquide.
LiQ ;i(iit.!j, ath, la clarté de l'eau , net-
teté , férénité, liquidité.
C o i^i p G s É s.
Cot-LiQ^ueo , es , cui , ère ,-> le fon-
ÇoL-LiQuefcOf-cere^ ^ dre, de-
venir liquide.
Coh-LiQuefacio , -ère , fondre , difToudrc.
Ccii-LiQKaao , onis , écoulement , flux.
CoL-LiQ[i;«, arum, gargouilles, gout-
tières , rigoles.
CoL-Liczij, arum-, tuyaux, canaux,
rigoles pour faire écouler les eaux.
E Lices , um, rigoles, gouttières.
E-Ljx, cis, canal pour faire couler l'eau.
E-Li<iuefco,-ere , fe fondre , devenir li-
quide,
E-LiQuo, -are , cdaircir, clarifier , faire
couler.
$92
I E-Liq:/ûn:en , ïnis , Jus , fuc . liqueur.
E-LiQuaii//j, e , qui fe fond, liquéfiable,
IN-Lrcex, cum, gouttières.
PER-LiQKfo ,-ere, l fe fondre en
PER-LiQi^e/co ,-«re ,) liqueur.
PEa-LiQuirfuj, a, um, très-liquide.
DE-LiQt(o,-.'ir^, vcrfer une liqueur dans
un vaifTeau , diffoudre.
IV,
i.Lix,c/V, lefTive , cendre mêlée
avec de l'eau.
Lixia , a , um , cuit , bouilli dans l'eau.
Lixaruj,^, um, détrempé, bouilli dani
l'eau,
Lixii'i'a , i« , \ , rr
T .. ( leflivc.
L,iXi!.;um , n, -^
hixhius, a, um,\ de la leiïive , quj
L,ixiuus , a , um , ^ concerne la IcHive,
z, Lixa , te , goujat , valet de foldat ,
celui qui fait bouillir la marmite ,
qui lave le linge des foldats,
Lixiilundus , a, um , qui s'engage à fer-
vir comme goujat.
^.Lixu/a, a, gâteau qu'on a fait
bouillir ou cuire dans l'eau.
E-Lixiij, .1, um , tiré par cxpre/Iion ,'
qu'on fait bouillir dans l'eau.
Y.
De Lac , liqueur , vinrent les noms
des objets dans lefqucls font con-
tenues les liqueurs.
1°.
Lacwj.- , ils , grande étendue d'eau ,
rcfcrvoir d'eau , cuve , badin , en-
chot mis fous le preifoir , logette.
Lacu/cuIus j diminutif.
Lkcund , «, mare , folTè , creux où l'eau
fe ramallc ; fondrière vuide ; brèche,
lacune,
_^ hAcunofusi
DE LA LANGUE LA T. L fluide.
S9i
LACunofus ta,um, creux , enfoncé , où il
y a des fondrières.
LAcena , a , bouteille , flacon ; Gr,
AATuyoç.
L.AGuncuLi , a, carafon.
Ltcia , œ , pinaflc , pinque.
VI.
L A V , laver , dans le fens d'arrofer,
de baigner.
I».
Lavo ,-are,8i Lavo , is, vi, lotum Se
lautum , ère , laver , le baigner.
Lav. ïtus, a,um,^
LvTus ,a, um, S lavé , arrofé.
Lotus y a , um , J
LAvarrijc , cisj baigneur, lavandière.
L^vamentum, i, -^ l'adion de laver,
amentum , z , ■> rafti(
'Lkyatio , onis , S bain.
LAvacrum, i , bain où l'on fe baif^ne.
Lwandritz , orum , ce qu'on met à la lef-
^ve, linge fale.
LAVatrina, œ) ( LAirina , de hwatrina. ,
LAtrina , te , ^ par f) ncope ) ; bain ;
LAtrinum, i, ) ï°. cgoût, évier , cloa-
que ; 3°, garderobe , lieux fecrets.
LAvtus', a , KOTylàvé , baigné, qui
s'cft lavé, propre, poli , délicat;
2 . magnifique , fomptueux.
L-wtolx , arum , l
Lhvtulx , aTum , J ''^'"s publics.
LAvtiufculus ,a,um, bien lavé , baigné ;
zo. propre, élégant.
■^otiriœ , arum , farine de froment
arcofée d'eau ; z". propreté d'un repas,
délicate/Te des viandes.
LAUfirf.z , ce , magnificence , fomptuofité.
Orig. Lia,
99-i
LAVtia , orum, préfens faits aux Ambaiïa'
deurs à Rome.
LAUre, après s'être baigné Sf bien lavé:
proprement, rplendidtmcnt , fomptucu-;
fement.
5".
Lotio f onis , lavement , l'aiflion de
laver.
Lotium , ii , urine , piiïat.
Lotiolentè , lalement , étant couvert de,
piiïàt.
Lofor, is , laveur , baigneur.
LoTura, «, blanchiffage ; i". blanchit^
feufc.
Composés.
CiKcum-LAvo y as , lavi & /avavi ,
lavatum , lotum & lautum , are ,
laver tout autour.
T^t-LAVo,-are , nettoyer av.ecune liqycur.
E-LAV0,-ar3 , laver.
E-LAUtoi , a , um ^ Part. d'Elavo.
Ii.-LAOfuj' , a,umt ^ qui n'eft point net*
li-Lotus , a, um, $ tojé, rincé.
PRA-LA»/o,-arf , laver auparavant.
Pb^x-Lavius, a, um , bien lavé, fojt
fplendide.
RE-hwoj-are , laver de nouveau,
StiB-LA>'o,-are, fc laver ua peu.
Semi-Lotus , a , um , à demi-lavé : oq
dit aufli SiMir-Lotus.
. .iîfij^;r.ti , ■ ■^ .r . . .
Lusfro y-are f faire des afperfions d'eau
bénite , purifier.
Lvstratio , is; LvStrum, z, expiation,
purification.
Lvjtralis , e , expiatoire.
CoLrLcsf ro,-«T(;, nettoyer, layer,
VII.
LU, laver , dans le fens d'expier ,
de nettoyer.
Rrr
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 99^
90-)
"Lvo , is 5 ui, ère , laver , expier , (â-
tisfaire, payer.
Li'A , œ, Déeiïe des expiations, pour
laver les fouillures,
LuEj, ij, ce qui lave, débordement d'eaux
de neige; i°. ce qu'il faut laver, expier,
• efEicer ; 3°. fléau à expier , comme la
perte , les contagions.
Lde/a , ce , expiation , punition.
Luir'o , onis , expiation , paiement , fàtis-
fadion ; 1°. rachat.
Lviturus , qui expiera.
Composes,
Ab-Luo ,- ère, laver , nettoyer > ôter
en lavant ; i". arrofer, fe laver, le
juftifier d'un reproche.
AB-Luf/o , onis , ablution , nettoywncnt,
lavement.
AB'Lvvium , ii > inondation , déluge.
. At Luj , ère , baigner, arrofcr.
AL-hvvius, a 1 um , terrain que la ri-
vière a laifTé à fec en fc retirant,
AL-Luviîj , ei, ■> débordement , ravine,
Ah-'LvvioiOnis, > torrent ; i", crue d'une
rivière,
CiRcum-Lvo yere , mouiller tout au-
tour , environner d'eau.
Cmcum-Luwo , onis, torrent, déluge d'eau
qui eiirironnc.
Cf Kcum-Lvvium , ii , lieu dont une ra-
vine a fait une iflc.
CoAL-Luo, is , ui y'ere , baigner, ar-
rofer , couler autour , avec ou con-
jointement.
CoL-Loo ,-f re , rincer , gargariser.
Col— Lui'fsj , ià , égoûc , • amas d'eau
fale; i°. canaille ; ;"; grand embarras.
CoL-Luw , o«ij:,_confiifi«n^ aifcniblage,
cloaque , évier.
CoL-Luviaria , orum, égoùts , cloaques.
CoL-Luvia/ij, e, & Coi-Luyjarjj 9 e,
d'égoût , de cloa^uç.
DE-Loo,-ere, détremper, tepairer
dans l'eau.
Di-Luo, ère, délayer, mouiller ; i'.effa*-
cer , affoiblir ; 3°. expliquer clairement,-
Di-Lofum , i , infulîon.
Di-Lut«ùj > plus trempe , avec plus
d'eau.
Di-Lcr/îT , ei , & Di-Luvium, if, dé-
bordement d'eaux , déluge.
Di-Lui'ia/iT , e , de débordement d'eaux.
_DI-Lu^'io,-are, inonder, couvrir d'eau.
E-Luo ,-ere , nettoyer en lavant , e(>-
facer.
E-Luf'/j , a, um , lave ; infîpidc, fade.-
E-Lu!'.'fJ, ei , lavafTe, ravine d'eau.
E-Luz'fo, onis, déluge, inondation.
ÏL-Lvviei , ei , crafle , faleté , ce qui
n'cft pas lavé..
Ït-Lvviofiis, a, um, qui n'eft pas lave,
fale , erafleux,
Jv-Lviies , ei , ordure , ce qui n'eft pas
nettoyé.
Ih-Lvnbilis , e , qu'on ne lauroit laver ,
nettoyer.
IL-Lufi-Bizriuj, barbe qui n'efi pas lavcV,
fale.
lNTer-LDO,-ere , arrofcr en pafTant , cou-
ler entre.
Per-Luo ,-ere, la,ycT entièrement.
PoL-Luo ,-ere l'oppofé de nettoyer,
laver j ce Verbe fignifie falir, fouil-
ler, profaner , gâter.
Poi-Lutio , onis , profanation , fouillure.
Pot Lnbrum , i , bartin à laver.
IM-Poi-Letui, a , um , qui n'eft pas
fouillé.
PoL-Lio , onis , laveur de morts , qui les
embaume , qui fe fouille en lavant les
morts.
PnjE-Lvvium y a , la mer d'airain ,
grande cuve dans les bains publics.
PP7 DELALANG
VKJEter-Lvens , tis , qui coule devant, par- 1
devant , au long , le long , auprès. |
Pro Luo, is , lui , lutum^ ère , net-
toyer ; 1°, arrofer , huiïieder ,
mouiller beaucoup.
PRO-Liiy/w , ex , ~\ écoulements d'im-
PRO-Lu!ium , ii , S mondices, ravines ,
Pro -Luiio, onfj-,) flux.
Re-Luû ^-ere , dégager , retirer.
SuB-Luo,-»re, baigner, laver en partant.
Si'B-Li'i'iïj , ei , ulcération jettant du
pus, ordure, fuc vitié.
Binômes.
Mal-Luv/<», âTum , baflin à laver
les mains : de Man , main, changé
en Mal.
P£L-Luviâ , tt 1 baflin àlaver les pieds :
cuvette, jatte: de /«fj, pedis, pied.
On dit aufli :
PELLuv/i^/« , a , & Pelv/j.
PfL-Luo ,-fre ; Pir-Luo ,- ère ; laver
entièrement.
VIII.
Divers pé rivés.
1. L\^urna , a*} Frégate , Galiote ,
Livurnica > <e , j Brigancin.
LiBORnicuf , a, um, bon voilier; Ȃ. qui
concerne les petits vaiïïeaux.
Lie URnicu/n imperium , ii. Amirauté,
commandement des flottes.
LiBURnum,/, brancard, chaife à por-
teur.
z. Lien, rnzj , ratte , elle eftipongieu-
fe , humide.
LiïNicui , a,um iLiEvofus, a, um, ra-
teleux , qui a des vapeurs.
3. LiEUTerU , « , lieiitcrie ; i *. flux
de venue.
UE LA T. L fluide. pp8
LiEii.-enVux, a, unit attaqué de la lien-
terie.
4. LiNTfr, tris , Chaloupe , Canot >
Nacelle ; en Gr. lèlon Priscien',
Lintér , du genre féminin , mot-àr.
mot , qui va fur l'eau.
L iHTrif uZuj , i , petit cfquif.
Li«Trariuf , ii , batelier, matelot,
IX. il
Famille Grecque.
De LiM eau , les Grecs changeant
L en N firent les mots :
NympA«, Nymphes , mot-à mot^ les
Déefics des Eaux.
NYMvkiaô , avoir peur de (on image
dans l'eau , avoir peur de rien ,
être hors de fens.
Les Latins rendant à cette Famil-
le la prononciation de L, en firent
ces mots :
LY-Mvho,-are , faire perdre l'efprir ,"
mettre hors de lens.
LYMPAar,-ari , devenir fou , être vî(îon-
naire. '." '
LYMfharioyvhiy; Lryiphatus , ùs , extra-
vagance , trouble d'efprit , folie , fureur.
LyMfhancus , a yum, frénétique . inHn'c»
furieux; 1°, qui trouble rimagination.
X.
Lam , LiM , Eau.
I. La M(Z, «, lieu plein de boue, fon»
driere ; vivier , réfervoic pour le
poilTon.
hkmx , arum , brifans , écucils.
1. Liu~Pidus ,a,um j clair , tranlpa-
ceut.
Rrr ij
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. looo
7. L]?pus ,a, um , cliaflîeux , qui a
mal aux yeux j z °. un gueux , un
$99
hiM-Pituào , mis , tranfparence.
'3. LiMKi , i , fange, boue; i". fillon ;
3 0, aufig. jupe , cotillon.
isiMofus fOyum, bourbeux , limoneux.
. l^iMofitas , atis , limon , bourbe..
LiMc,-flre, couvrir de boue.
LiiMarius , a , um., fangtux.
,' Composes.
Ïl-Limîj, m.f.me, n. clair, (ans bour-
be , qui n'eft point trouble.
Ob- LiMa/«i , atUmyPart.àz:
Ob-Limo,<ij, <jvi, atum,are, en-
graifler avec du limon i z*. mar-
ner; 5". corrompre , gâter ; ^°.
aveugler; 5°. pour Obligurio. •
c XI.
"i. Lem^wj, j, felouque , frégate,
'Lt.MBunculus , i , corvette , barque.
LEMBariuj , ii , foldac qui monte les
vaiiïeaux.
2. JJoms de diverfes Plantes.
LiMcvium , iiy poirée fauyage.
X.iMeum , i , forte de plante vénéneufe.
LiMNf/îum , il, petite centaurée.
hiMonium, ii, la pyrole, plante.
LiMO/îJarej, (», émeraudes, ^^
LiMoni^ , <E, anémone , fleur,
|. LiMoniades , ^«wi., Nyjnplies. des!
prés & des fleurs. ;
"LiîAniades , um , Nymphes des lacs.
4, LoMeniurn , i , cendre bleue , lef-
iîve , couleur.'
15 . LYTra ,a , loutre ., anîrnal âmphi-;
bie , & qui fe conftrui.t, des caba-
nes dans l'eau.
-{«•,LiMd ,<e , chaffie , humeur blan-
châtre qui s'am^fle au coin des yeux,
miférable.
Lippio ,'-ire , devenir ou être chaffieux ;
i". avoir mal aux veux.
Lippirtir, on devient chaffleux.
LiPfitudo , inis , chalTie , maladie des
yeux.
XII.
Lu TK/K, bourbe.
LvTum , i , eau faîe , mare , fange j
boue , vafe , argilte.
LvTeu! , a , um, dz limon , de boue ,
d'eau falc , de terre , vil , bas.
Lvrofus , a , um ; Lirulentus , a , um ,
bourbeux.
LvTosé, d'une manière falc , vilaine.
LvTO,-are ; Lviulo.-are , enduire de
terre , poiffer , rouvrir de boue , écla-
bouffer, barbouiller.
Lu Ter , erii , un baflîn , une cuve.
LuTe/co.-erf, devenir bourbeux, fangeux.
LuTrtriuj- , a,um ; Lvrer.fis , e , qui vit
dans l'eau falc , dans la fange.
LuTamentum , i , mortier , argille pétrie
avec de l'eau.
Composes.
Col-Lu/h/o ,-are , éclabouffer , gâter
avec de l'eau fale 2". diffamer,
ternir la réputation.
Coi-LuTu/atiojOnijyéclaboufTure, falif-
flire de boue.
De-Luto ,-are , couvrir de fange , de
tç.rre grafle , de mortier.
Dt-hvTamentum , i , lavage ou crépis
avec du mortier de te^-re , de la terre
glaife ou graffe ;» ^' . boue , mare.
Ë-Luxia , Orum , fnétaux dépouillés de
leur terre par l'eau qu'on a fait paffeir
^effus j 1°, lavure d'gr ■ .
icoi DELA LAN G
E-LuTrzo y-are , Verfer d'un vafe dans un
autre , fbutirer , féparer de la lie.
XI ir.
A-L Uta,
A-Lvra, mégie , peaux préparées à
l'eau.
A-Lvramenfum , i;A-Lvramen , inls ,
marchandife de méglfTerie.
A-LvTdmentarius , H , Marchand Mégîf-
fîer.
A-'Lvtut'ius , ii , MégllTier , ouvrier en
mégiiïcrie.
A-Lyrarius , a,um,de mégîc , de méglC-
lêric.
XIV. CLO.
De Lues , égoût , Ce forma cette Ei-
niille :
Çloac^i, a i égout.
CLOACiiZa,«, petit égout,
CLOAco,-ar«, falir, fouiller.
CLOAc.aîis , e, iî , d'égoût.
CLOAcarium , îî , taxe pour les boues;
i". impôt pour nettoyer les égoûts.
CtoKcina , <t , la DéefTe des égoûts.
Famille Grecque.
î. A-LiPTA , Aliptes , ( de Leibo ,
oindre). Celni qui frotroit d'huile
ceux qui fortoientdu bain , ou les
Arhlètcs & Luteurs, avant le com-
bat ; garçon de baigneur.
Â-Liprerium , ii , le lieu où l'on frot-
toir d'huile les Athlètes.
2. A-Lytarcha , Grec A-Xul-apxm ,
Chef , premier Commandant qui
ne peut être change : de Lyà , dif-
foudre , &ca, non.
UE LA T. L fluide. 100.2
5. Ana-Lys/j, is , f. analyfe , réfo-
lution , folucion ; z°. divKîon , ré-
duction d'une chofe à fes principes.
4. CLuo;cLUtfo,.fr£,purgcr;deX«c;,
laver ; Grec Xot^s , louo.
CtYsmus , i, purgation ; du Grec Kwm i
Kljo , laver , purger.
Catiz-Clysotuj , i , déluge.
CLYsier , is , Grec KAvr»p , lavement, ù-i
nngue.
Ciyster'^D^-are, donner un remède.
Clum« , arum , pouffière d'orge , balle.
Ctvta ,œ,Gt. Kau/«v , Kiudân , Kljdên .
flux de la mer , onde , flot.
LU.
Lu, mot primitif. Celte, Grec, La-
tin , Arabe, &:c. qui défigne la lu-
mière , & tout ce qui y eft relatif.
De-là une multitude de familles
Latines.
I.
Lux pour Lues, cis , lumière, clarté,
jour; 2°. éclat, gloire; 3°. yeux-,
vue; 4". brillant, feu; j«.faironi
6*. terme de carelTe.
Lvcidu! , a , um, clair , lumLieux ; i<^
luifanf, brillant; 30. tranfparent.
Lucea, es , xi , ère , luire , éclairer,
Lucet, il eft jour.
Lici, de jour.
hvcid.rium , ii, flambeau.
Lucide, clairement, diflintlemenî,
Lvcidùm, d'une manière lumincule,
Lvcefcii , il luir,
Lacifco t-ere , luire.
Lvcerna , ce , lampe , flambeau,
Lvcinius ,a,um; Lvcinus , a , um , qvtl
a la vue bafTe.
Lvcijcus , / , qui a la vue foible , hr^bt.
unuere.
IC05 DICTIONNAIR
II.
B I N O MES.
1. Lvci-Fer, i , le Prince du Jour, l'E-
toile du point du jour ; le Prince
des Démons ; de Fera , porter.
Luci-Fer , a , um ; l.vici-Fnus , a,um ,
lumineux ; i°. qui porte un flambeau.
hvci-fera , « , la Lune.
Lvcï-F/uus ,a,um, d'où découle la
lumière.
Lvci-Ficus ,a,im, qui caufe la lumière.
hvci-Fugdx , cis y 1
hrci-Fugus , ayumy ?quifuitlal
I hvci-Fuga ,ce, J
hvci-Safor, iSyÇCïC de la lumière;
de Saf , femer.
2. LucuBRo ,-are ( de Luc , la lumière ,
& de OPeRe , ouvrage, ) travailler
à la chandelle , ii la lumière , dans
la nuit ; pafler la nuit à travailler à
la clarté des flambeaux.
'L.vzulTaîus , a , uw , travaillé avec foin ,
parce que ce qu'on fait jufqucs dans la
nuit cft plus foigné.
'Lvcubraiorius y a , um , propre au travail
qui fe fait la nuit.
Lucuirar/o , onis ; hvculrariuncula , a ,
l'aâion de travailler aux tiamteaux ;
i». ouvrage qui a coûté beaucoup de
veilles.
E-Luci^iro v-flre ; E-hvculror ,-ari , tra-
•yailler à la chandelle ; i°. faire à force
de veilles.
y. Dï-Lvculum , / 5 le point du jour ,
mot-à- moi f \i. petite lumière du
jour ; de dies , jour.
Di-Lvcu/b , à l'aurore. J
iPi-Lvculat , le jour commence à
poindre.
E ÉÏYMOLOG. S004
Composés.
At>-hvceo,-ers f 1 donner de la clarté;
At-Lucfo , ère , ) i°. éclairer.
Ai-Lucitii , ce , coufîn , moucheron qui
aime la lumière ; z". ver luifant ; j".
ccornifieur.
CiR.cvM-l.vceo, -ère , éclairer tout au-
tour.
CoL-Luceo ,-ere , briller, reluire.
Di-Lvxeo ,-ere , luire; 1". s'cclaircir.
Di-Loce/c;t , le jour paroît.
Di-Lvcido rare, rendre clair, éclaircir ,
débrouiller.
Di-hvcidus , a, um, lumineux ; l'.net ,
fans obfcurité.
Di-hvcidaiio , onis > éclalrcilTement ,
explication.
Di-Lvcidé , d'une manière claire, évi-
demment.
E-Lvcus, i , qui à force de boire a
perdu la clarté du jour , que l'y-
vrefle endort, rend aveugle; étour-
di , qui agit comme s'il n'y voyoic
pas ; badin , folâtre , qui ferme les
veux pour badiner.
E-hvcso ,-ere , éclater , reluire ; i". {e
faire voir , çaroitrc avec éclat.
E-Loct/co ,-ere , commencer à paroître.
E-Lucido ,-!Lre , rendre plus clair , com-
menter.
E-hvcidatio, enis, glofc, éclairciiïcment.
F.-Lvci-fico y-are , éblouir , aveugler ,
ôter la vue : ce mot cft trinôme ; de E ,
particule privative; de Luc,& de Fac;o.
Il-L"c«o ,-ere , f luire, fâi-
II- LvceJco,is , xi , ère ,^ re jour.
^EK-Lvceo, er, xi , ère y être trans-
parent ; 1°. briller fort.
?EK-Lijcldu! , a, um, tranfparcnt i i».
qui a un poli écUtanto
loof DE LA LANGUE L A T. L lumière. ioo5
VFK-Lvcîdulus , a , um , un peu trans-
pirent.
rEK-hvcidlcas , atis , tranfparence.
FzL-tvcidus , a, usi , tranfparent.
Pït-Lucfo ,-ere , être tranfparent.
VoL-Lvceo ,-ere , cire fort bniu-.;ir ,
reluire beaucoup ; de Pol , puif-
fanr, & de Li'CEO ; z^". faire des
oblacions; i". faire un feftin pu-
blic ; 4.°. profaner , prolliruer.
PoL-Luciiiiff ,e, fplendide , fomptueux.
Pci-Luc!i/7;ffr;PoL-Luc;e,magniniue-
mcnt , fplendidement.
PoL-Lucfura , œ ; Fot-Lvctum , j, fefiin
à l'honneur des Dieux.
Pr .t-Lvcidus ,a,um, fort brilLmt ,
très-luoîiiieux.
pAiE-Euc ?o,-ere, briller beaucoup, éclai-
rer, donner de l'éclat.
RE-Lvceo ,-ere , reluire.
Svi-Lvcanus , a, um^ d'environ le
point du jour , un peu avant le
jour.
ANTS-LuCanur ,.« , um , qnî Ce fait avant
le jour.
Ante-Ldcj5 ; Ante-LucuZô ^ avant le
jour.-
Si B-Luce» ,-eré , entreluire , briller tant
foit peu:
SvB-Lvcidus , a, um , entreluifant , tant
iôitpeu luiHint.
III.
LUS, i*>. éclairer,
LusTro ,-are , éclairer ; de Luc , lu-
mière , & Traho , tirer.
Composés.
GoL-LusTro y-are , rendre brillant ,
donner de l'écJat,
It-Lusrrafjo , onis , illumination ; to.
cmbclliîfcmcnt,- 30. éclairciiïcmcnt.
1 L-Lvsiro ,-are , donnerdujour ; i°. éclair-
cir , iliuftrer, orner, rendre célc:re.
iL-Lvstris , e , luifant , qui brille ; lo,
célèbre ; ;". éclairé.
h-Lvstran^entum , i , ce qui donne du
lufire , ornement,
PRiE-LusrnV ,e, qui brille beaucoup.
Sc'B-Lusrr/j-.e, qui brille un peu.
2°. Regarder.
Lvsiro ,-ars , ) regarder , cliercher
Lvsiror ,-i3ri ,S par-tour, fureter,
confidcrcr.
Lvgtramen , inît ; hnstra-io , cnis, recher-
che, l'adion (le confidcrer.
'LvstTatoT , oris , qui cherche par-tour.
Liis.TO , onis , fureteur,
PiR-LuS'frij ,-are , con/îdérer attentive-
ment , regarder avec foin.
IV.
L U M , lumière.
LvMen , inls , lumière , clarté , jour,
œil, éclat ; z**, expofition, expli-
cation.
LvMinare , iî , luminaire.-
hvMinOf-are , éclairer,
hvMÎnofus , a , um ■, éclairé , qui reçoit
beaucoup de clarté, brillant , lumineux.
Composes.
CoL-tuMzrto ,'are , éclairer avec.
Ii-LuMi770,-arf , éclairer , donner du jour.'
\i.-Lvmnator 1 orij-,qui éclaire.
li.-Lumnatio , onis , l'adion d'éclairer.
Ii-LuMfna?e, d'une manière relevée, avec
ornement,
lL-LuMi;iuj , a , um, qui efi fans clarté ,.
qui n'cft point lumineux.
Re-LlmiVjo ,-are , rendre la lumière ,
éclairer de iiouvcau.
1007 DICTIONNAIR
V.
L U N , Lune.
LwK ,motà-mot, la Déeflè de la
lumière : la Lune.
LuN.iriT , e , qui concerne la Lune.
LfNu/a , te , croiirant, petite Lune ; i".
bague fimple , jonc; j». boucle en forme
de croifiant.
LuNO rare , coarber en croiïïant.
LuNfltiruj, a , um , àe. qui la fanté dépend
delà Lune.
Composes.
li.-\^vnus,a,um, 7 qui eft fans
U-Lvnls , e , 5 Lune, auquel
la Lune ne paroîc pas.
Sub-Lun;^ , e , où il paroît encore un
peu de Lune , un peu éclairé par la
Lune.
SuB-LuNarK, e , qui eft Tous la Lune ;
lublunairc.
VI.
LUT, jaune.
LoTum , i , gucde , paftel.
LuTot; ,oris, jauiiifle.
Lvjeum , i , guéde , paflel ; x°. jaune
d'œuf,
"LvTeus, a^um, jaunâtre , d'un jaune
clair.
hvrea , ce , fouci aquatique , fleur jaune.
LuTfio/uJ ,a,um, d'un jaune clair.
SuB-LuTfiiJ- , a , um , un peu jaune.
vn.
Noms de divers objets.
I. l.vca Bas, l'Eléphant ; mci-à-
moi,\e gros Bcrut ; le Bœuf vifible :
peut-être le Taureau blanc , parce
que Luc défigne la blancheur tout
comme la lumière,
E ÉTYMOLOG; icoS
1. Lvcuns , untis , ■> petit gâteau
hvcunculus ,i, i fait comme
un cercle avec un trou au mi-
lieu qui fait un petit jour ex-
primé par Luc.
}. Lvcanar , is , ouverture qui four-
nit un petit jour, lucarne ; 2°.
terrier , trou de renard , de
blaireau.
4. Lucvientus , a ^ um, mot forme,
du E , qui marque l'exiftence , &
de LucuL, clarté, petit jour : auffi
cet Adjedif %tr,lîe«lair , où il y a
un beau jour ; i". grand , riche.
Lvculinto,'aTe , rendre clair.
Lvcutenter ; hvculentê , clairement ,
d'une manière lumineufe.
Lvadentitas , is , belles manières , air
du beau monde.
5 . Lvcina , « , DéelTe de la nailTance ,
qui aidoit les enfans à voir le jour,
à naître.
VI IL
De Luc,lumiere, vinrent par oppofi^
tion diveries familles.
1°. LUC,
Bois , Forer,
Luc j bois , forct,où l'on eft à romr
bre.
En Efclav. Log , Lugh , foret.
En Celt. Loc ,bois;d'oâLocH , bar-
re de bois pour arrêter une porte;
Loquet.
Lvcus ,i , bocage.
Lvcarius , ii , Garde-bois.
LicarJJ- , e , qui concerne les bois.
Lccar |
loop DE LA LANGUE LAT. L lumière. loio.
hvcar , is , fàlalre des Comédiens pris
fur les bois facrés.
Lucjr/.z, orum , fêtes célébrées dans les
bois facrés.
Composes.
CoL-Lvco f - are ^ ébrancher j i»,
cciaircir un bois , cmonder Tes ar-
bres.
CcL-Lvcado , onis , coupe , taille de
bois.
SrB-Lrcjf/o , onîs , l'aftion d'élaguer,
Svs-Lvci ,-are , tailler , cmonder les
bois.
2°.
LUC, Deuil.
Lvctus , is , \ç contraire de la clar-
té , du blanc , le fombrc > le noir ;
1 . vctemens lugubres,habits noirs,
de deuil, pour les morts j 3°. aujig.
triftelTe , afflidion.
'Liccuofus tfi,um, déplorable , qui caufe
le deuil,
Lvcti-fer , a,um, a;fligcant : de Ffro.
Lvcd-fcabilis , e, plein de trifleiïè , qui
nous m.et en deuil.
Lvçti-fiCus , a,um ,qui afflige : de Fac;o.
'Lvcîi-Sonus , a, um, qui rend un (on lu-
gubre,
ViK-LvcTuofus f ajUrUf tout-à-falt
déplorable.
1. Lvciio , es, xi, cîum , ère , pleurer,
s'aftliger.
LuG:^5r/j , e, de deuil ; funèbre,
Lur,«iri<i , uin , habits de deuil,
"Lvcuhrè , en deuil,
hvcub'ritsr , d'une manière lugubre,
E-Lvceo ,-ere , s'affliger ; z°. quitter le
deuil , cefTer de s'affliger,
Orig. Lat,
Lvscus , i , borgne , moiâ-moi,^ù\c
d'une lumière.
Lt'Sca, œ, borgncïïc.
Lvsciofus , a, um ; Lvscîtiofus , a, um ,
qui a la Tue baffe , louche,
Lvscido , onis , foiblelTe de vue.
E-Lusro,-are , éborgner , cn.-ver l'œil,
E-Lvscano , onis , l'aftion d'éborgncr,
L I V, noir , livide.
Dû Celte Liu , Lu , Ltwid , oppofé à
Lu, lumière, &: fignifiant noir,ob-
fcur , ibmbre , vint cette famille :
Liveo , ère , être livide , noirâtre ,
meurtri ; 2*. envier, fécher d'eu-
vie,
Livefco , ère , devenir livide; i". devenir
envieux,
Livûr , cris ; Lwedo, inis , couleur plom-»
bée , mcurtrifTure ; !<>. envie, malignité
cnvieufe.
Li\idus,a y um , noirâtre, livide; 2°.
envieux.
Lividulu!,a, um , un peu plombé i lO.ua
peu envieux.
Lividiùs , avec plus d'envie,
Lividinans , tis , qui efl envieux.
CoMPOS ES.
Ac-Live/aV , il devient tout meurtri;
SvB-Livens , ds , omn. gen, qui devient
un peu livide,
SoB-LiVê/co, is, ère , devenir un peu
livide,
Svm-hiyidus , a , um , qui eft un peu
livide.
IX,
LUP, Loup,
De Luc, lumière, couleur rouflè, vinf
#011 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. icn
le mot Lvcos des Grecs ; & par le
changement de C en P , Lvvus des
Latins , un loup, à cau!è de la cou-
leur : voyez /^iji. du Caîend. page
477. De-là ces mocs:
[J. Lupwj , i, loup ; i*'. loup marin ;
3°. houblon ; 4°. araignée ; 5°.
crochet, grapin ; 6°. embouchure
rude pour un cheval.
"LvTa, a, louve ; i°. profiltuéc.
Lop.;/iZ,« , louvette.
'Lvvanar , is ; LvPaaarium , ii , maifon
de proflitution.
"LvTinus , a, um , de loup.
Lui>ara , as , louvrc ; mot d met , maifon
de chafTe,
a. hvvatum , i , embouchure rude
pour les chevaux rétife.
ÏMfatus , a , um , embouché d'un mors
fort rude.
3. Lvverca/, is , lieu à Rome confa-
cré à Pan : on y facrifioit un loup
fur les autels de ce Dieu.
LvPercalin, ium, fctcsà Rome à l'honneur
de Pan & de Faune , où l'on facriRoit
un loup.
4. Lvvinus i i i 1 petit loup ; 1°. lu-
Luvinum , i , S pin , légume ; 5°.
monnoie apparente pour le théâtre.
Lvvillus , i , louveteau ; 1°. jettons
employés au théâtre au lieu d'ar-
gent.
Lui fo ,-ire , dévorer comme un loup.
Famille Grecque.
[l. L\cos,if loup j 1*. petite araignée.
ïjYcifca , œ , chien-loup ; i°. chien venu
de refpèce du chien mêlée avec celle
du loup. i
h\cifcus , i , poulie fans eflicu,
2. LYc;/^,/,Dieu des caloniniateurs.
LYC-Ophtkdmus , i, pierre précieufe qui
efl de quatre couleurs.
Ltc Opfis , is , orcanefte, plante.
}.Lyc/w/«, ii , arbre épineux qui
croît en L/cie; 1°. fuc épaifïï que les
Médecins tirent de Ces branches,
4. Luc/wj, «, brochet j le loup des
poifions.
X.
Familles Grecques.
1°.
i.LEUc^, ce , lieue, mot-à-mot pierre
blanche j de Lu , blanc, &.: de Ca ,
Ce, pierre : Co , en Hongrois, pier-
re ; Cos, en Latin un caillou. On
appelloit ainfi une lieue ou cerraine
meiùre ds chemin Gauloifc , parce
qu'une pierre blanche marquoitles
lieues.
1. L^vconium , ii , ") laine; z**. bour-
Livconicum , x ., ^ lanifTe pour les
matelas.
h^vconius, a , um ; "Lwcgnicus., a ^ uth ,
de laine; i . de bourlaniiïe.
Binômes.
I. hivc-Àchania , a , épine blanche.
ht.vC'Achates , es , agaihe blanche.
Lnuc-Anthemis, iiUs iL^uc-Antkemum ,1^
camcmille.
i. LEUco-Zon , ii , ma à-mot , vio-
lette blanche , mot Grec binôme ;
de I.EUcojjblanc , & de loN.violet-
te. Ce mot défigne la giroflée blan-
che.
}. Livco-Chryfus , i , hyacinthe de
101 5 DE LA LANGUE L AT. L ëlevd. 1014.
couleur d'or , mêlée de veines
blanches.
Lfi'co-Gm, «, pierre précieufc, blan-
che.
Leoc Oph'almu! , i , pierre précieuse ,
qui repréfente la prunelle & le blanc de
l'œil.
Ltvco-Pjrahi! , i , pierre précicufe blan
che mêlée d'or.
Liucû-Pkrus , a , kot, gris cendré.
Ltvco-Phûtatus , a, um , habillé de gris
cendre.
Ltico-PhoTum , i , borax , bitume blanc ;
^°. colle qui fait tenir l'or far le bois.
LEvcô-S'itcos , i , pierre précieufe tache»
tée de blanci
LEu-Cr<jcora, a, animal à quatre pieds
imitant la voix hum.iine.
Pr«.i-LFU;ur , i , forte de pierre précicu-
fe, qui a un filet blanc tout autour.
I , Lynx , cis ; ce mot eft nafâlé; c'efl:
le même que Lvx , Lux , la lumiè-
re ; cec animal eft ainlî appelle ,
parce qu'il a la vue très- perçante ,
& fupporte la plus grande clirtc.
l,\nc;us , a, uin, de Lïn.\, qui concerne
le i..;. MX , qui a très bonne vue.
Lxticurium , i , pierre précieufe qu'on tire
du Lv^*x,
z, Lycanis , idis , fleur blanche , paf"-
fe- fleur.
Lycnniiif , dis, htxhç blanche; bouil-
lon , plante.
LvcHTiiits , a», marbre blanc ; z*.
cfcarboucle , pierre qui jetïe de la
clarté,
3. Lycunus , / , larnpe, flambeau,
Lkch no-hiu:, a, ««ipi ùlt de la nuit
Is jaur.
Lych'u; Chus , 2 > chandelier à branche?,
luflre.
E-LvcHn/um, n, mèche, lumignon d'une
lampe , d'une chandelle.
LO, LAW,
Elevé.
De L marquant l'aîle & l'élcvation »
fe formèrent le Celte Law , Lo »
LoH , élevé; d'où l'Angl. Lowf j-
colline , &c. & diveriès faniilles
Latines donc l'origine avoit échap-
pé à tous les Etymologiftes.
I.
Lauj , dis , louinge , enime : di(^
cours pat lefqutls on élève , on
exalte, on met au-defms.
LAUDo,-flre, louer, eiicenfcr; i», citor;
30. prendre à témoin ; 4^'. faire l'éloge.
'LhvDdîor, ïs ; I AiDiîfn>, cij-, le pané-
gyrifte, qui louc.
'L.wv.vorius , a , um , qui concerne la
louange.
LAvvatio , ejùs , louange , éloge,
LAi'Darè,
L&vvati£lmé ^
hAvvabilis , e, louable, qui mérite d'être
loué.
Lhvvatiyus , a , nm , qui concerne les
éloges ou les panégyriquef,
Lai'di-C.-î?7.i , œ ; Lmvi'L cenus , /,parii-
lîte , louangeur, qui loue pour attraper
un rtpas.
Composés.
Al Laudo ,-ari , louer beaucoup.
Ai-htiVVabilis , e , très-louable.
Coi-La uDf>,-nre, louer , vancer , recom-
mander conjointement , & en compa-
gnie de plu/îcurs.
S rnj
louablcment , avec élo-
ge-
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. toî<?
fe mouillant chez les Latins à kur
manieie , il y devint ;
La Famille Ligîj , bois.
LiC7zutn t i , bois.
Licnofus, a, um, plein de bols, à-Ji
comme du bois,
Licff(5r,-.-iri , faire dia bois.
-Licellum , i , loge de planches , cabane.
'LwUlum , i , petit morceau de bols }
1°, ccjue de noix.
Lïcnariu!, :i, bûcheron , charpentier.
Licnarius.a, um , de b^is, qui concerne
le bois.
Ljcnaiio,anis,\\x{\'^on de faire du bois,
prcvifion de bois ; foré: oi! Ton a
droit de cbauflàge ; lieu d'où oti
l tire la provifion de bois*
Ucnator , Is , qui va faire du bols.
Licneus , a , um , de bois , fait de bois.
Licneolu!, a, um , de petites pièces de
bois , fait de petits morceaux de bois.
L^cni-Pediumt ii , Tabot, foquc; de Pes,
pied.
lOÏJ
Coi-Laud.i;jo, cnis , éloge , louange;
1». cftime de plu/îeurs.
Di-LArDa,-(!rs, louer beaucoup.
E-Laueo , as , are , voyez Lauio,
lL-LAVDal>Uis, m.f. k, n. qui r.'in
point louable ou recomrnandable.
iL-LAUD.ifur, a, um , indigne de louange,
fans mérite.
Mviti-Lavdus ,a , um, qui méiice
plufieurs louanges, fort recomman-
dable.
SvTtR-LAVValilis , e, louable au-delà de
tout.
tA-vandula , «^ i 1 lavende ; elle doit
LAvenduIay (c,) fon nom à fon
odeur forte.
LAVfr , is , berle , herbe.
II.
LAN, grand , étendu.
L AN , mot primitif qui dcfigne re-
tendue , la grandeur : de-là nom-
bre de mots & de familles.
LANX,cà,ba(Iîn, plat; ^°. baffin
d'une balance.
Lhtices, ium , baflins, plats de balance.
LANCu/a.ar; LAnceola, œ, petit plat,
petites balances.
Ei-Lanx , cis , balance, trébuchet.
loKc/iiiJJ , is , forte de plante.
IIL
LAN, bois.
Lan , ed un mot Celtique qui figni-
fîe bois , forêt , & qui tient à La ,
Lo , haut , éleré.
Il s'cft prononcé Len j Lin , &
Il dcfigna les armes oflTcnfives , les
bâtons, les dards, les lances : de-là :
L a Nctd , <c , pique,lance ; Gr. AorXH ,
LoNKHe:de LAN,dard.
LAHceariuj, li, piquier , lancier.
LANfMti/T, a , um , 1°. blefTé d'un coup'
de lance; i». armé d'une lance.
I. LANiaj,j7, Boucher.
L^mo,-are , déchirer , égratigner.
LANJarium, ii> boucherie. _
l.hmano,onis; LAniatus , ûs , déchuc-
ment.
ïôif Î>E LA LANGUE L AT. L élevé, .or
î.'.'! n'it!, a, um, de boucher , de bou-
c!î-;rie.
I_AiM(-'n I . œ , boucherie , éacrclierii , eut
de Boucher,
2.LA.si/ia , « ) M.iîcre d'efcrime ,
de Gladiateurs , Prévôt de (aile.
l.\insritiu! , a , um , qui concerne le
Maure en fait d'armes,
Di-LiNi-V^re, mettre en pièces.
L A M , pour LAN.
Du Cite Lam , dard , lame, même
que Lan , vinrent ces mots:
I . LAuina,a , lame , feuille de mé-
tal , de quoi que ce foir; i*". dou-
ve de tonneau ; 5". table de
l^lomb,
LAMf//î,(5?, petite lame, feuille de métal.
l^Auelluia, X , batterie de cuifine,
L.\M.'ia, (z , lame.
Di-LAM«no,-are, fendre en deux.
a. LiMnifci , cor«/w , rubans ; en Gr.
Lémnifcos ; de Lam^i , lame , étroit :
mot à- mot , bandes étroites.
LiMnifcaïus ,a, um, garni de rubans,
IV.
LAN, Laine.
Du Celte Lan , enclos , couverture,
vinrent ces farriilles Latines :
Lan'^ , « ", en Gr. LÊnoj, eos , laine ,
toifon de brebis ; i*. ^^oil de chè-
vre , de lièvre , de lapin , &c. 3°.
duvet d'oies, tout ce qui reflem-
ble à la laine.
tiAneus , a, um, de laine ■ fait de laine.
LAnaris , e , qui a de la laine.
LAWJfur, a -, um , qui a d. la laine ; i".
couvert de laine, de coton.
I.AN.irw, i/', lainicr, celui qui a;iprcte Ii;3
l.li.TÏS.
Lan rij , œ , herbe au fjulon, ^
LANii/d , m » petit flocon de laine.
Lani^^o, inii , coton, duvet; i». poil
follet: 3°. fcieure dais.j
L;:KU)rinafus ,a,um, cotoneux , plein de
uuvet.
î AKofus , a , Um , lahicux , plein àf
laine.
Lan-c-ww, /;, laine tirée chique anné«
des brebis; i». lalnige; 3". apprêt de
la laine,
LAnt-Gcr, a ,um; Lan.'-F..', ayum, cou-
vert de laine , qui porte de la laine.
LAN'-F/fium , il , apprêt des laines.
LAtiiftcu;, a, um, qui apprête la laine*
l.\Ni-Cufis , e , dont la peau e.'î cou \'crcej
dî laine.
LAn-Oculu!,i, qui couvre avec Je la laine
la difformité de dm oeil.
LANerum, i, habillement tait de laine
gralfe,
V.
L O N G.
Du Celte Lan , Lon , étendu , vint
cette famille ;
LoNG//j, u,K/w,long, grand en éren-
duc-
Lf. i.culu! , a , um , un peu lonfr,
L( Noé; Le NG/.'er, loin, de loin,; t". beau-
coup , très , fans difficulté,
LoNGu/e, un peu loin.
Loucicudo, mis, longueur, éten^Iue
en long , longitude.
Lr-H';:urculu! , a, um -, tant foit peu plus
long.
L ;N ifiny-ere , s'allonger, dev.-nir long,
L }t>r,ùm , pour longt .TTU,
LoNGi/."/uuj, .1, um , tloigné , lointain ;
x". long ,dc longue durée.
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1020
lOip
\.onGinquuas, titis , longue diflance;
i°. longue durée.
'Loucinquê, de loin.
LoNG[/r/i;x, a , longue perche.
LoNGi/rio , onis , homme long comme une
perche.
LoNG;rrorj-Ù77!, en long.
LoNGino , onis, le gros boyau.
Binômes.
'Lo'nci-Turjius , a , um , qui dure
long-tcms.
Long;- Turnit:zj , arir, longue durée.
Lokgz-Pm , dis , qui a les pieds longs.
LonG-j^y us , a , um , fort âgé , qui
a vécu long ceins.
hotio £vi. as, ads, longue vie, grand âge.
hotiG-Animis , e, patient.
Lonc-Animiras , atis, patience.
Long- Att'-mitcr , avec patience.
C O M P O s É s,
E-LoNGo , as, avi , aium, are , allon-
ger , ctendre , prolonger.
Ol-LououIus, a, um, longuet, un peu
long.
Ob-Lovgus , a , um , long, fort long.
PER-LcNoè, fort loin.
PiR-LoNGuf , a , um , fort long.
PER-LoNGi/iijuu.r, a , um , fort éloigné.
Pko-Iongo, c^, avi , atum , are , proltm-
ger, différer , remettre.
Pr^-Lomgo , as, avi, atum, are, il-
longer.
Pr.£-Lokgw , a , um , fort long.
VII.
L U M B , le Dos.
LuMBKj , i y dos , rein , eft un mot
dont l'crigine ctoic abiolunient in-
connue ; il tient à l'Irland. Lub ,
courbe, en arc: ou plutôt il vient
de Lo, Lob , Lovk, en Grec, élevé ,
haut, en bofle.
1 . Lvubus , <, le rein , les reins ; i".
dos ; 5 °. rable.
'L.VM'Bulas , i, rognon.
hvM&ago , inis , foiblelTe de reins.
LuMB.:re, is , cuiiTart, caleçon.
LvMBi-Tragium , li , rupture des reîns.
Composes.
Di'LvMBo ,-ari , éreinter , rompre
les reins ; z ". affaiblir , énerver.
Dï-LuMUij- , e , éreinté ; i°. tfFcininé,
E-L' MBis. le, ) , . , , ,
„ T I ereinte, erene, qui a
h LUMBUJ , fl ,U777, ^ ^
les reins rompus, éhanché ; i". efféminé.
Prje LuMBo , aj , (tre , éreinter, rompre
les reins.
1. LuMBr/c«i , ciy ver de terre, parce
qu'il marche en arc ; i*. ver qui
s'engendre dans les inteftins des
hommes & des animaux.
VIT.
L E B , L I B , Ecorce.
Du primitif La Wj élevé, être fur , au-
delTiis, vint l'Oriental Lab , cou-
vrir , envelopper , are adLcrenc j
le Grec Lopij , Lopoj , ecorce.
Lr:
'ynon , tout ce qui enveloppe
la peau du bled , la coquille d'œuf ,
&c.
Ltpyroj , couvert d'ccorce, d'ccailles.
Leiw , ôter l'écorce.
Et la famille Latine :
LiBfr , livre , parce qu'on ccrivoit
anciennement fur des ccorces d'ar-
bre préparées.
io2i DE LA LANGUE LAT. Lél
I . I.n5ir,^r/, livre, volume; & au fens
propre, peau cjui eft entre le bois &
l'écorce d'arbre.
Linsîlui , f ; LiBeilulus , i , petit livre ;
z". lettre; js. afiiche , placard, 4°. ms-
moire, requête; y", boutique de Librai-
re ; 6°. libelle ; 7°. certificat ; 8°. T^rtc
de mefure,
LiBs.t'.'o , onis , Notaire , Tabellion ;
1°. porteur de lettres ; 3°. copiile de
livres ; 40, Libraire.
'LJBe'iliftuj , a, ÎWaître des Requcfcs.
L,jz;lbrium, ii , portefeuille , tablette.
LiBellaticus, a^um. Chrétien qui donnoit
Ton nom pour être inicrit fur le regiflrc
des apoftats.
Lir-f .7r/uw, a, rcgiflre, catalogue ; 1°. ar-
moire à livres.
LiEraria, œ , boutique de Libraire , bi-
bliothèque.
a. Lmrarius , a , copifte , qui tranf-
cri: des livres ; a°. Libraire , Mar-
chand de livres.
luiBrariolus , i , petit Libraire.
hjBrarius , a, um, qui concerne les livres.
3, D£-LiBro,-dr<;, peler , ccorcer ; 2*.
pefer.
j^,LA.-Biirr2umfi, aubour , (êconde
écorce d'un arbre , celle qu'on em-
ployoit pour les livres.
VIII.
L I M , haur.
De Le haut , en le nafalant , vint la
£tmille LiM , Liq , Lit , tout ce
qui eft élevé en travers : de-là ces
diverfes familles.
1 . Lim/V , e ,
I.
eve. 1023
LiMwj-, 7, Dieu qui préfidoit à tout ce
q'ji étoit de travers.
Liwiulus, a , um, qui efl un peu de travers.
LiMofitas , atis , air fombre , louche , de
travers.
: . Lmes , àis , traverfe , fenticr ; i^
borne ; 5°. frontière.
I.iMtM«eur> a, um , qui cfl fur les fraa-
ticrcs.
LiMiuirlsye, qui concerne les bornes.
LiM;f3r,-ari , borner, planter des bor-
nes; 2". divifèr par (entiers.
LiMfffffor, ;jj celui qui plante des bor<
nés.
LiMk.itio, onis , abornemcnt.
Composés,
CoL-LiMÏtor ,-ari j borner.
CoL-LiMinium , ii; Coi^-hiTAitium , l'ij
confins , frontières.
CoL-Limtaneus , a, um, qui eft frontière,
voifin.
j
qui eft oblique ,
de travers.
I. Liuen,inis, •> pas , fcuil d'une)
Liuentum,i, ■> porte; 2 ^'.entrée,
porte d'un licuj 3°. barrière ;
40. liniites.
LiMZfi.irf.r , e , qui concerne le (euil de
la porte.
'LiMsndnus , i , le Dieu qui préfidoit au
feuil de la porte.
Composes.
CoL-LiMo,-(îr£, ? vifer , mirer, £ir«r
CoL-LiNso,-.!re, / droit.
E-LiMf/!9, as, avî , atum, are, chaffèr,
faire fortir, mettre dehors.
Etiminare <^/if?a/uraî , divulguer, publier
quelque chofc.
Ti.-LxMinatus , a yum , place, retiré,
rosr-LiMÎnium., n , retour au mêineéraf
d'où l'on avoif été violemment tiré ;
loîj DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1024
îO. droit de reprendre une chofe qu'on
avoit perdue , & de la rétablir en ion
premier état; %" . retour au lieu d'oia
l'on a été enlevé par les ennemis.
SuB-LiMe« , inis , linteau , le defTus
d'une porte \{ce motncjtpas bien
certain ).
SuPER-LiM/nars , is ■, linteau.
Sue LiMafuj, a fUm, élevé.
Sue-Limê , en haut , en un lieu élevé ,
d'une manière élevée.
Si'E-LiMia, um, météores.
SoB-LjMà , e , élevé , haut : z .
fublime , relevé , grand.
SvB-Liuitas , aiis , élévation, exhaufTc-
ment.
SuB-LiMffer , haut , en haut , bien haut,
SuB-LiMiiu , d'une manière plus élevée.
SuB-LiMo, as , ayi t atum, are, élever
haut.
St'B-LiMur], a yuruf voye^z Suhlimis.
î. LiMo , onis, timon d'un carrolTe.
j. LiMax , acis , clcargot , limaçon.
De LiMUS, prononcé Lix , vinrent le
GrecLix , oblique; & ces familles:
I. Licium , a , trame , lilTè , fil de la
trame, (il eft à travers) ; 1°. drap,
lificre du drap ; j"^. cordon , ban-
delette , ruban.
ÎACîiitorium , n, enfuble.
AiiK.i-Lici[;?n , a, l'endroit où travaille
le'TifTeran,
i. PRo-Lixè, /«j , -Adv, libéralement ,
largement, magnifiquement, avec
profufion ; i°. d'une manière pro-
lixe ; mot-à-mot , qui traverfe en
avant^qui s'écçnd en travers.
PRo-Lixitas , ati! ,1 ,, . ,
„ . . , . . \ prohxite.
Pro-Lixo , as , avi , atum , are , allonger,
étendre.
Pro-Lixuj , (I, um, long, prolixe, trop
étendu : i". libéral, magnifique , pUin
de bonne volonté , honnête.
Prolixior in aliquem , qui eft plus porté
pour quelqu'un , qui a trop de bonne
volonté pour lui.
3 . SvB-Lica , a , ? pilotis , arcbou-
SoB-Lic/w/7z , u, 5 tant, pieuàlou-
tenir un pont de bois ; mot-à-
mot , qui eft placé fous une
chofe tendue en travers.
SuB-Liciu^ , a,um, bâti fur pilotis , élevé
fur des pieux.
4. Lox/tf, ic,ï°. furiiom d'Apollon
ou du Soleil à caufe de là marche
oblique ; 1". Oracle à double fens.
5 . OB-LiQuè , ^dy, obliquement , de
biais , de coté, de travers; z°. indi-
redement , en biaifânt.
OB-LiQuftûi- , atis , fituation de biais ,"
difpofition qui biaife , obliquité.
On-Liciae , as , avi, atum, are, mettre
de côté , pofer de biais , faire aller de
travers, faire biaifer , fîtuer ou placer
obliquement.
Ob-Liquuj, a, um, oblique, quibiaifè;
qui eft de biais , de côté , de travers , qui
va en biaifânt ; 1°, courbe , tortu , qui
n'eft pas droit , tortueux.
L I Tuus,
Ce mot fignifie en Latin :
I ^. La crofle des Augures :
1', clairon ; 3 ", cor-de-chalTe.
Les Latin« étoient fort étonnes de voir
qu'un même mot réuni iToit deux
lignifications
102? DE LA LAN G
llçnihcations aufïï différentes , &:
lis demandoienc laquelle des deux
a été la première. Aucun de nos
Etymologiftes n'a pu répondre à
cette queftlon. Le Dialefte Ceki-
cjue des Gaulois va le faire.
Ils ont la Famille LLED très-
étendue , ^c qui défigne tout ce
qui eft oblique , tortueux.
C'eft la vraie racine de Lnuus ,
dans tous (es fens , & une preuve
/ans réplique à ajouter à toutes
celles qui montrent combien le
Latin fut redevable au Celte.
IX.
De L o , haut , élevé, vint également
cette famille :
Luxwj, lis , excès, dérèglement; 2".
fomptuorité , profufioii , difTolu-
tion.
T.vxvrîa » * ; Lvxuriss , ei , dérègle-
ment , excès; i". diflblution ; 3°. vie
molle & fenfuelle ; 4°. trop grande abon-
dance; 5». abandonnement à fes paP-
fions.
J-vxurarius , ayum, plein de luxe, de
difTolution.
Liixur;f,-(irf ,< ") s'abandonner au luxe ;
Lv%urior ,-ari t > 2°. outrer toutes cho-
Luxor,-arf, J Tes ; 5°. fe laiiïer
aller à fes paffions ; 4". faire des dé-
penfes exceffives ; 5 °. poufTcr trop
abondamment ; 6". jetter trop de
branches , trop de fruits , trop de
feuilles.
Lvxuriatus , a , um, qui fe laifTc empor-
ter par Ces partions.
hvxuriofus fU, um , qui vit dans le Iwe ;
lO. outré , cxceffif.
Orig, Lat.
U E LÂT. L délié. 102^
Li-Xiriosc, dans le dérèglement , dans
l'excès , ave c moUcflc.
E-hi xurior , aris , atus fum -, ari -, éten-
dre trop fes branches , poulTcr trop de
bois,
LOC.
LocJifa,(E, fautcrel'e ; 2°. crabe,
EcrevilTe de mer. LL',ngoufl.Cjpoit
fon
Cet animal doit cerralnement
fon nom à la faculté qu'il a, de
fauter à une grande hauteur , 8c
qui eft un de fes caractères les plus
frappans : fon nom rient donc à
Loh j haut , élevé ; à Lgch , le-
vier.
LEL
Le , Lei , Lai , Ll ai , eft un mot pri-
mitif qui défigne tout ce qui eft
délié , mince , doux 6c agréable au
toucher ; de-là une foule de famil-
les en toute Langue.
1°.
En Arménien , Lai , petit.
En Gall. Lly ih, petit, dans (eus les
fens y vil , &c.
En Angl. Litle , petit.
2^
En Anglo-Sax. Lit/z , doux ] mou l
paifible : Luh-nejf, douceur.
En Gr.Liioj, doux, mou , qui n'eft
pas rude ; 1°. mince , petit.
Lissoj, lis , uni , fans ruJelTè.
Lnos , délié, mince , petir, vil y
nud.
Lnotés, ténuité , minceur.
T tt
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. loaf;
iraniere défaoréable , "rcflîere >
;1027
De-là ce:te fjmille Latine.
L
Lj£V , poli , doux au toucher.
De Levo , enlever , diminuer , fe for-
ma cette famille :
l^
'Lmyîs , e , "> uni , poli , lifTe ; z*.
LE\is , e , jf qui eft (ans poil; 3 "
plané , rabotté.
Lv.\-itas , atis ; Lsvor , is , le poli , fupcr-
ficie unie.
LjEvo,-are; h'EVo,-are, polir, applanir,
liffer.
LEVi^c-are, polir, unir, liiïèr.
hi Aculum, i, batte, inflrument à applanir
la terre, à la battre : du Grec huiô ,
polir , unir.
Composés.
D^-Ljevo ,-are , ^
T^ T ? polir , Imer.
De-Levo ,-are , <> r '
E-'LjEVice,-are , polir, applanir, Kmer.
'E-ljEVioatio , onis , poliment , l'adion
d^ limer , de polir.
E-L^vicaror , is , polilTeur , planeur.
II.
L E P , fineflè , délicateffe.
En Gr. Livras , mince , délié : en
Latin r
Ltvos, LEPor, orh , i*.finene,dé-
licatelTe ; 1 *. grâce , agrément ;
3°. beauté , charmes ; 4^. politel^
fe , gentiUefle.
Ltridui , a, um , agréable , joli , enjoué ,
plaifant.
LEPiVuy , (î, um , galant , qui a bon aîr.
L,ETidulè , joliment , d'un air gracieux.
ïl-Lep/Jî , jé^v. fans grâce , fans agré-
ment , de mauvaife grâce , d'une
impohe , (ans policelfe.
iL-hEP'idus , a , um y qui eft fans grâce ;
impoli , greffier , défagréable , qui eft'
fan; politefTe.
Pek-Lep;W.x, a, um, J ^^^^ ^g^,^^,^ ^ f^,,
FiL-LEvidas, a, um, ■*
enjoué , fort plaifant , trcs-divertiflant.
IIL ♦
L E N , doux.
Le en fe nafalant donna Ucu à de nou-
velles familles :
En Irl. Lean , Lin , petit.
En Theut. Lind , î doux, mou, po-'
En m. LiNHr , 5 li.
En Or. ^1 , Lin , qui a toutes leS'
fignifications du Latin Lenù: Se
ces familles Latines.
Lekïj, e , doux , paifible , qui n'cfi:
pas rude.
Lme ,• "Ltmter, doucement , avec douceur,
LENifûJ , atis ; Linitudo , inis , douceur,
humeur douce.
LEviufculus , a , um , un peu plus doux.
Lttiir/ien , inis , / adouciflement y
Lfuimentum , i, ^ fbulagemenr.
Lenjo ,-ire , adoucir , foulager , fléchir.
Composes.
A.v-Ltvimentum , i , adouciflemenr,r
DE-LENi'o ,~iTe ; Oe-Len/o ,-ire , adoucir,
appaifer.
Os-LEvitor ,-oris , qui adoucît.
SEMPer-LENÙar ,«nV , douccurconflantc ^,
continuelle.
I IV.
L I N O , adoucir par l'ondioM^
DE LA LANGUE LA T. L oînt. 1030
102^
1. Léo, es , m , letum, ère , ^ oindre,
LiNO, is,limyUvitlm,li\ endui-
tum^ntTe^ 3 ^^'^""
graifler ; 2 ?. boucher , écouper.
Livio ,is ,m,itum ,ire , oindre , enduire ,
huiler,
Linitus , ùs , onâion , ftiaion avec quel-
que liqueur.
Lirus,a, um, participe de /ino, oint;
2», moucheté , tacheté.
LiTUj , ûj, ondion, l'aâion d'oindre.
2. LiTura , <B , onélion j enduit -, 1*.
cflàcure , rature.
LiTi/ro ,-are , effacer , rayer.
l.nuTj.rius ,a,um,eù Ton écrit ce qu'on
peut effacer.
Composes.
Al-Lino ,-ere , frotter doucement ,
oindre en frottant ; i". effacer,
palTer l'éponge.
CiRcrM-Linio ou Uno , lînivi ou lîvi ,
Unitum ou litum , nire ou nere , oindre ,
grailTer.
CiRcuM-LiTio , onis , oniflion , lini-
ment autour.
GiRcuM-LiT«j , a , um , Part, oint ,
enduit, engraiffé autour.
CoL-LiNO , is , ivi , Uni , levi , Utum ,
nere ; Col- Littio , -ire , frotter, oindre ,
graiiïcr.
CoL-Lmitus ■, a ,um , frotté , graifTé.
Dh-Lino , is , Uni , livi, Uvi , Utum ,
ère , rayer , effacer.
De-Lituj , a , um, effacé, rayé ; 2'.
barbouillé , craflëux.
De-Linjo ,-iTe , frotter doucement ; z".
adoucir , carefTer , flatter.
DE-Liuiicr , is , careffant , infînuant.
DE-Liwirio , onis •, Dn-Litiimentum , i ,
attrait , charme , careffe , adouclffement ;
z°. filtre , charme.
E-LiNo , is , levi , nere^ rayer , raturer ,
effacer.
Il-Linjo, is, ivi , itum , ire, Voy. il-Unoi
ÏL-'Littltus , a , um , part. d'Il-linio.
It-LiNO , ù, leyi > litum , ers , oindre ,
enduire , frotter de quelque chofe qui
reftedeflus; ;°. crépir, ravaler.
lL-Lnus,ùs, oaftion ; 2". enduit ,
crépi , ravalement.
Inter-Li^ o,is, Ufijitum , nere, effacer ,
rayer , biffer, paffer un trait de plume
par-defTus.
iNTER-LiTur ,a, um, partie. d'Interlino ,
enduit , crépi , ravalé.
Ob-Lino , is , levi , liturn , nere , oin-
dre tout autour , enduire.
Ob-Linjo , is , ivi, itum , ire , r. Ob-lino.
Os-LiNifor , oris , qui oint tout autour ,
qui fait des linimens ; z°- flatteur.
OB-Linitus , a,um, fart. d'Ob-linio.
Per-Linio , is , ivi , itum , ire , Se
Per-Lino , is , /evi , ou livi , ou /ini,
litum, «(rre, frotter de quelque li-
queur , oindre,
Per-Lituj, a,um, partie, de Per-Iina.
Per-Litw fuco , fardé , plâtré.
?B,ji.-Lïm,is, ère , oindre par-devant
ou auparavant.
Rt-LiNO , is , re-levi ou re-livl , re-litum ,
nere , ouvrir , déboucher , donner ouver-
ture.
SuBTER-LiNO , is , levi , litum , liners ,
frotter , oindre par-deffous.
SuB-LiNO, is , /m, litum , nere,
frotter, oindre; i". mettre la pre-
mière couche de psinturc.
Super-Il-Litux, a, um , enduit, oint ov(
froué par-delTus.
T 1 1 i ;
I03I DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. lou
SuPER-LiNO, is, levi, Utum,nere, oindre
par-defTus.
SvFEK-LiTuy , atum , participe de Super-
lino.
V.
Len , dcfigna en fécond lieu les char-
mes , les attraits , tout ce qui a
l'art d'adoucir : de-là :
l-isocirwr , aius fum , ari , donner
de la grâce ; z°. carefler, cajoler ,
attirer.
l.-EVo-cinium,ii, i°.agrémens , charmes;
2». coquetterie , foin de plaire ; 5°. trafic
d'efclaves , &c.
Len i , œ , dans l'origine , femme pleine
de grâces , polie , attrayante. Ce mot fe
prit à la longue dans un mauvais fens ,
pour défigne-r une femme plus polie qu'il
ne faut , une corruptrice.
Lïn:
LïNi
LeNl(/J<
VI.
De Le , doux , prononcé Cle , ^: de
Mens, efpric, fe forma cette famille :
Clem£«j , lis , clément , humain , pai-
fible.
Ci.EMentia , ie , douceur , humanité; 1°.
manières douces , facilité à pardonner.
CiïM/^nrer, doucement, tranquillement,
d'un air modéré , tranquille.
NÉGATIFS.
lîi-CtT.\ieiis , tis , impitoyable , ri-
goureux.
iN-CLEMfnf/a , a , rigueur, févérité.
Is-CL£A!en,-er, durement , fans merci.
V II.
LEN, flexible.
1°.
Lentm^ , a , um , flexible , pliant ,
fouple ; 1°. tardif, froid , languif-
^j,onls_, ■) un corrupteur ; t°, un
i^ulus » ' ' > Marchand d'efclavcs.
aunculus ,i, J
fant , parelfeux ; m.-àm. qui plie
fous le fardeau.
Lentu/w , a ,um , un peu lâche , un peu ^
lent.
LtuTuiiias , atis , lenteur; 2", qualité de
celui qu'on appelle lentulus,
hitiritudo, inis , parcflc , nonchalance ,
flupidité ; z". facilité à fe plier.
htKTitia , œ , facilité de fe plier ; zQ,\iC-
cofité.
LEUTor y is y humeur gluante & vif-
queufe.
Lento ,-are , plier , ployer , courber.
LTiKTiitus , a , iim , retardé.
LFNTeo,-ere, être lent.
LîNTefco.-ere, fe ramollir, devenir gluant;
2,0. devenir pliant ; 3°. s'adoucir.
Lentc , doucement , fans fe hîiter.
Re-Li NTf/co , is, ctTS , fe rallentir , dimi-
nuer.
Lent//cw5 ,i, ) lentifque , arbre quî
Liîir ifcum ^i ,) produit le maflic ;
mot- à-mot , gluant.
LENTi/cinuJ , (T , um , de maftic , de len-
tifque.
Li N ! i/ri-F(;r , a , um , qui produit des
kntifques.
VI IL
LIN, trait ; délié.
LiNfrf ,«, ligne , trait tiré avec la
plume, cordeau i 2°. ficelle; 3".
ligne à pêcher ; 4. . trm de pin-
ceau ; 5°. bornes-, 6°. terme i 7°.
lignée; 8°. corde garnie déplu-
mes bigarrées , pour fervir d'é-
pouvantail aux oilèaux.
LiNfo/.i , a , petite ligne.
LrNf^rfj , e , qui fc fait avec des lignes ,'
qui concerne les lignes.
DE LA LANGUE LAT. L îîn. 103^
4. Lik/k/tj ,// , trame, tiffa , drap.
5. Liuna,x, gros furtout pour la guer-
re.
6. Litiû-StrophoTz , i , marrube, plan*
te.
Binômes,
LiNi- Pulus , i , faifceau de lin; de PeL ,
/•!.£, embraiïer, prendre à poi-
1055
Liseo ,-are , tracer avec des lignes j
i°. aligner.
Lmeatio , onis , l'aflion de tiret des
lignes,
'Li^eamentum , i , ligne , trait de plume ;
i". trait du vifagc.
Composés.
DE-LiNeo,-<zre , defliner , efquilTer ,
ébaucher.
Ds-LiKsa:io , onis , ébauche , efquiiïc.
IX.
LIN, lin.
I . LiKKAW , i , lin , 2°. fil de lin ; 3 °.
manœuvres , cordages d'un vaif-
feau.
LiNo^o/Zù , idis , mercuriale , plante.
LiNj-ST(?ma , th , linge mis fur le calice ,
& qui fert à l'efTuy.er.
1. Lïmenm , i , linge , drap , ferviette ;
i°. voile de navire.
Ijureolum , i , petit linge,
LitiTrus , a, um, de toile , de linge.
Lïi^T^j , onij , Linger , Toilier, Tiiïe-
rand.
Litfr eatus, a , um , vêtu de toile; l'.qui
porte du linge.
LiNTfiariux , ii , Linger , Marchand de
toile.
hmrearius , a,um, àe linge, de toile.
'Litneamen , inis , drap.
3 . LiNewj, a, !/m, de lin , fait de lin.
L1N.1 , orum , filets , traîneaux.
Li-iirium , ii , champ enfemenr.é de lin.
'Li.^:imsnrum , i , charpie , tente d'une
plais ; i°, -mèche d; chandelle , lumi-
gnon.
gnce.
Litii~Ger, a , um\ qui eft vêtu de lin ;
2°. Prêtre de la Déelfe Ifis ; de
Gcro porter. •
X.
Noms de divers objets.
I. Lo-Mentum,i ; 1". far'.ne de fè-
ves: mot-à-mot , chofe menuiiée,
réduit'e en fiuine. '
z. LîNS , tis , lentille ; graine très-pe-
tite,
LENTiruZa , ce , lentille ; i°. tache ie
rouiïeur qui vient au vifage ; j". vafe
rond & plat comme une lentille ; 4". forte
de pierre précieufe.
hEfricularis , e , ") de lentilles ;
ILEuTiciilofus , a, um, > lo. détaches
L,'iii.rig:nofus , a , um , 1 de roufTeur,
'LEUTiculr^tus , a , um -, fait comme une
lentille ; 1°. mar;jué de taches de
roufTeur.
LENTf;To , inis, tache de rouflcur fur le
vifage,
3, Lens , dis, lente , œuf de vermine
très-petite.
Lrt OTu/uy , /, petite lente.
\.iv.vi' ginofus , a , um , pliïn de lentes, •
J03S DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1036
MOTS LATINS VENUS DU GREC.
JuAErwj , / , îôrte de poiflbn ; en Gr.
LABroj , vorace.
hAcoï<icum , i, poêle, étuvc pour
fuer.
hAcou ifmus j i , brièveté du langage.
hj^LAps , apos , nom de chien ; tour-
billon de vent ; le grand chien j en
Grec AAIAA'J'.
Du Grec Lagos , lièvre , vinrent :
luAGois, idisy lièvre de mer.
Lkco-Pus, odis , pied-de-lièvre , plante ;
1°. oifeau blanc de la grofTeur d'un pi-
geon , & qui a les pieds velus comme un
lièvre.
LAc-Ophthaîmus , a,um, qui dort comme
les lièvres , les yeux ouverts,
LkG-Ophthalmia , a , maladie des yeux ,
qui empêche de les fermer.
'LAoo-Trophium. , ii , garenne où Ton
nourrit les lièvres,
LAMvfana , a , fanue, plante; Si
Lapsaha , mot Grec.
LAvJana, es, chou fauvage , Grec,
AAS['ANH.
Lamvkus , i , Gr. le Goulu , poiflon de
mer qui reflemble au lézard.
jL-L'LAtiio-PoIa , ce, -j faifeucde
Ai.-LANTO-/'œttJ,d, umj faucifles ,
chaircuitier ; Gr. de AtT-aJfo ,
changer , métamorphofer.
LAR.
Du Celte Lar, fon , fon aigu, & qui
forma le mot Larwot , trompette ,
clairon , vint le Grec- Latin :
LARynx , gis , goficr, Gr, aapu-)^.
Larus , z , la mauve j la poule d'eau j
en Gr. aapoî-
LAiria , a , adoration de Dieu ; Gr.
AATPEIA , fervice ; 2. ". culte.
hATïienfis , e , d'adoration.
LAsanum , i , pot-de-chambre ; 2°.
bafïïn de chaife percée ; Grec ,
AASANoy.
LAVKÏces , icum , petits lapreaux pris
fous la mère.
L E.
Liciihus , i f Gi. Lekythos y vafe à
huile , burette à l'huile : ce mot
tient à LEJianê , plat.
Lit^œa , orum , fêtes de Bacchus ,
où il y avoir des combats de poé-
fie : du Grec Linon , prcflbir.
Lené , is y forte de vafe ; z®. bateau.
Ltiiunculus , i , petit bateau.
LiSBÏas, a , forte de pierre précieufè^
LESB;i/m , a , vafe fait à LtfLos.
LjiSBonkus ^a, um, qui a remporté uns
^ viâoirc fur les Lclbiens.
,037 ï^ï^ ^^ LAN G
LI.
Pc LiB , eau en Grec , vinrent :
I. L}-Bet!ira , Fontaine deMagncfie,
confacrée aux Mufes.
LiT.ethrides , um , Mufes,
i. LiBj, iiis y vent du Sud-Efl ; Gr.
Al^f-, Lips ; de Lis , humide ,
pluvieux,
Lmo-Notus , i; téiia-Notus , i , Sud-Sud-
Oucil.
Li E 0- Z epkjTin , i, Ouefl , Sud-Oueft.
Lisadinm , ii , petite centaurée.
Lt^ano-Chros , », pierre prccieufc ;
mot-à-mot ^ couleur blanche.
L.i'Banotis , idis, Tomarin ; mo(-à-//iû( ,
qui a. l'odeur de l'encens,
5. Lis^ , arum y grandes veines jugu-
laires: de Lizo , diftillcr.
iLicvanus , i j fon que rend une cor-
de d'inftrument de mufique; z'' .
nom d'une corde de mufique, fé-
lon Ariftote ; Gr. AlXavcf.
U E t'A T. LGrec. 1038
\Aclien , etiis , 7 dartre vive ; ^°.
Lichene , " , J l'hépatique, plante j
Gr. aeixhN.
Lipjr/j , is , poifTon qui reHemble ao
lézard; z^. force de pierre prc-
cicufe.
LO.
Ap.isTo-LocH/â! , Arii^oloche, plante ?
de Loxo^ , Lok/ios, femme en
couches, & d'AriJIoSf bon.
Lo/ius , ii f ? Calmar, poifTon vo-
Loligo , mis j 3 lanr , dont le lang
efl: noir comme de l'encre ; i°.
mcdifânce : en Gr.Tiiotor Se Otos^
LoLÏgunculx, œ, petit calmar.
l.oi.iginofus , a,um , où il y a beaucoup
du poiflbn nommé calmar.
Lotos , i , forte de plante ; z». forte
d'arbre.
hoTo-Pkagus, a , um , qui vit du fruit de
l'arbre lotos.
Loto AJerra , œ , Cône de pain d'Egypte.
LvTta , œ, petit ver qui eft fous la?
langue des chiens ; du Gr. Ly^a.
MOTS LATINS VENUS DE LORIENT.
kf.yt.^mhas , i , labyrinthe ; mot-
à-mot f Palais du Soleil : voyez
Origin Franc, col. 6^^.
LaiyrintA^w^ , dt um f de labyrin-
the.
LAcerca, a , 7 fézard; i . poiflfbn de
LAcertuSj i, ' mer qui reîîenible au,
lézard.
LAcertofus j a, um, robufte; i*. plein-
de nmfdes : voy. Orig.Fr. col. 6 j i,.
1C39
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
L A Ivl.
De Lam, manger , qui tient à l'Or.
CnS LHeM, \iAm , & au Gr. Li-
Mos , faim , vinrent :
Lamw, ^5 loup-garou, monfoe dont
on efirayoic les enfans ;en Gr.LA-
j.ua ., as ; z°. poilTon qui dévore
les hommes; 3°- Sorciers préten-
dus, Ogres, Anthropophages.
l.A-tiGurium , H, ambre jaune.
Lang^, ce , t animal duqueU'am-
LA-Hcima, œ,) bre provenoit , fui-
vant les Anciens.
Ce mot qui s'écrivit dans l'ori-
gine Lagg , & où le premier G fe
chan^'.ea en N, tient au mot fi con-
nu Lac, Lacq, confacré aux gom-
mes:
■ÎC40
'LArenulum , i, petite brique ; 1°. cham-
bre du trélbr; 3". rôle d.s offices.
'LhTerculenfes.,ium , Secrétaires , Gardes
des rôles.
L.Kreraria,a, tuilerie; i«. four à bri-
ques ; 5". attelier de Tuilier.
LAierarius, ii , Tuilier.
LATerarius,a, um; LATeririur, a , um ,
fait de brique,
Siu\-LAcer , eris ,n.-i^ , .
.. X demi brique.
SEMi-LAreriiim , «> ^
LATï-^uncularia , « ,? échiquier , da-
LATKuncularia , œ ^S mier, mot-à-
moc , fait de briques de diver-
fcs couleurs.
hATKunculus , i , pièces du jeu de Dames
& d'Echecs.
L E M U Rw ,
Fête des Lémures.
r . m. «r Nous avons parlé de cette Fête dans
' i ' - 1/ 1 1>„, ;«;■-./. /^<ï Ton pra—
qui eft l'Or. <2Ù , LaKK
larme , fuc d'une plante.
hP'T.urion, fi , lazur , couleur bleue :
mot Or. Voyez Ori§. Frar.ç. col.
-,G.
hAZulus , i , le lapis lazuli.
LA T.
DeLAT, en Orient. \ùr\'^/iLhei, feu,
incendie , vinrent ces mots Latins :
j . l.Arcrna ^ce ,&c en le nafalant ,
hA^Tcrna , œ , fanal, flambeau.
tK^nnarms , ii , faifeur de lanternes ,
qui les vend,
a. LAT^r , eris , brique. On les cuit
au feu.
J.Ar errulus , i , pe^te brigue , tuile ;
»», bifcuit,ma(re-pain,
ec développant l'origine de fon éta-
Hiflement en faveur des morts &
du dernier jour de l'année, nous
avons fait voir que le nom de cette
fête vint avec fon objet de l'Orienc
même; de Ur, lumière, & de
LHc•^f , carnage : /« jo'''' du car-
nage.
l^^uures, KOTjefprits maUns , fpedres,
lutins.
Lf M. irirt , icrum ou ium , les fêtes des
Lémures.
Lï B.
De l'Oriental SH"? Leb , lumière ;
feu , jour , blanc , vinrent ces
divers mots.
"Li^eSftiSt
»ô4i' DE LA LANG
Lz3es , lis , chaudière , bafllne , calVe-
rolltf.
Li?ra . œ , , ,, , j ■
, ' î Icpre , ladrerie.
Ltvrœ , arum, S ^
"Ltr refus, a ,um, hdre , lépreux.
C'eft un mot certainement Oriental \
fbit qu'il vienne de Î^S LeBaN ,
blanc ; loi: qu'il vienne de l'article
Al, joint au moc m,-13, Berw/; ,
nom de la lèpre.
LiBonus , i" , le Monc Liban , mot-à-
mot, le mont blanc j a*, arbre qui
porte l'encens.
C-LiHAtius , /■ , Gr. KiiBANOi , !c
Kribanoj ; 1 ^. four portatif; i »,
tourtière ; 3 *. cuirafTe,
C-LiEAMrtrm , a.,um, 1°. Fournier ;
1^. Cairafller.
Ici L changé en CL. En Orient»!
IHi-Leean , un four à brique ; Lcban ,
faire cuire la brique au four.
pe rOr. zn'l , Lhab , Lhcb , flamme ,
brillant , vinrent ces mots où L/zab
ù nafâla en La ai p.
LAu?as,Jis, ? flambeau , torche;
LAMPada^œ,^ 2.°, mcréore en-
flammé; 3'. l'éclat des Aftres.
L,.\np.idias, œ , comète flamboyanrc.
LAMPyr/j- , làïs, ver luifant : en Grec
Laii?)t/j-.
De Lam? , brillant , vint le Celte
Lampr, poli , uni , glifTuiï.
De-IA le nom de la Lamproie,
poifTon long & gliiTanc , & parfe-
jné de taches brillantes : Y.\\ Latin,
LAMPe/.M , fe, Lamproie,
Orij\ Lut,
U E L A T. L Orient, i o^i
En Gall. Lamprai.
En Bas-Br. Lampr?^.
En Angl. LAMi'R<jy , &:c.
Mots
où L a pris la place de la lettre N".
Nous avons vu dans les Origines du
Langage 6' de l'Ecriture, pag. 115,
que les lettres N , L &; R le fubf-
tituoient /ans celTe les unes aux
autres. Voici des mots où la lettre
L a pris la place du N initial,
L I Lhtm ,
Lis.
Litium j ii , lis ; en Gr. LniR/on,'
hiLidceus , a , um , lieu planté de lis.
hiListum , i , lieu plein de lis.
liihi-Âfphodeius , i , le houblon fauvage;
hïKinus , a , u« , de lis.
'LiB^num. , i , huile de lis.
Ce mot vient de l'Oriental "V^ , Nyr ,
lumière; z". Jour; 5'. blmc. Les
Grecs ont conlervé le R final en
changeant N en L : les Latins ont
change 6c le R & le N en L.
LIR^,
Sillon.
De l'Orient. "!>: , A^i>, fillon , renou-
vellcr la terre, vint U Eimille fui-
vante Lira ; mais ce mot veuoic
lui-même des radicaux Er , la
terre, & N, renouveler.
LiRrt,<E, fillon.efpace de terre élevé
entre deux raies dans un cham')
fillunné.
LiR.js,,-arum , amuremens , Ea lincries,
V vv
:T043
DICTIONNAIRE
re. fîlonner.
LiRfltJK , de hauteur en hauteur.
Composés.
De-Liro ,-^r^ , forcir du fillon , ne
pas labourer droit ; z". radoter ,
extravagucr.
DE-LiRÏum, ii, rêverie de malade,
DE-LiRcrio , unis ; Di-LiRamenmm , i ,
icverie , extravagance , égarement ;
a", mot-à-mot , l'adion de fortir de la
taie en labourant.
fER-DE-LiRux,<i, um , 'tout-à-fait cxtra-
sragant,
LYR,
Lyre.
pe nom duillriunenc eft commun aux
ÉTYMOLOG. \oii
Latins & aux Grecs ; mais aucun
Savant , ni chez eux , ni depuis
cux,n'a pu parvenir jufqu'à fon ori-
gine -, c'eft que ce nom vint avec
la lyre de chez les Orientaux , il
tient au mot^jJ , NiR , qui ligni-
fie comme Verbe, rendre des fons,
& quieft comme nom celui des ro-
feaux le plus ancien des inftrumens.
LvRd, «, lyre ; 2 ". Conflellation de
treize étoiles 5 jo. forte de poiflôtii
Lymcus, a,um, de lyre , lyrique,
LvRfra , orum , poéfîes lyriques.
LYRiJies , «, joueur de lyre.
LxRJ-Cen, inis , joueur ds flâtci
r.^'
m^^
rio4f
DE LA LANGUE LAT. M
lO^â
MOTS LATINS-CELTES,
O ï/ DÉRirÉS DE LA LANGUE CELTIQUE,
M
ïi
A Lettre M, la xni^ de l'Alpha-
bet Orienral,pourroit êcre placée à
la tête des Confonnes: (à pronon-
ciation efi fi douce , fi mobile ^ fi
aifée,qu'elle eft devenue le nom de
la mobilité même , & celui du pre-
mier de tous les objets oui nous
frappe dans l'enfance ; du plus ten-
dre & du plus utile , de celui au-
quel nous devons tout: le nom de
la M E R E , cui nous a mis au mon-
de , 6; donr le ftin nous procure
une nourriture aufîi abondante &
aufTi falutaire qu'agréable. C'eft
donc pour cet objet chéri que no-
tre bouche commence à s'ouvrir ;
& le premier de nos mots , efia
de l'epanchement de notre cœur ,
eft celui de Ma-ma.
Dcs-lors , la lettre M (êrvit
chez tous les Peuples à délîgner
tout ce qui fert à la nourriture, &
tout ce qui eft grand.
Ce qui. joint a quelques Ono-
matopées , donne la ruifon de
tous les mots en M , non feule-
ment pour la Langue Latine, mais
aufil pour toutes les autres , com- |
me on s'en afiurera par notre Dic-
tionnaire Comparatif des Langues,
qui ofire à cet égard des rapports
auffi nombreux que frappans , K
dont on ne fauroit fe former au-
cune idée , quelque convaincu
qu'on loit du rapport des Langues.
M,
Subilitué à d'autres Lettres,
I.
M peur B.
I. Du primitif Band, lien , prononce
MtNT , vint cette Famille Latine
dont on ne reconnoilTuit plus l'o-
rigine , & eue nous avons déjà
clalTce ci-dcffus dans la famille A.vi.
A-MENTw/n,i , lien, courroie, bande
de cuir i cordon de foulier, lanière,
corde d'un arc ; i°. javelor, dard où
étoit attachée une courroie pour
le retirer après l'avoir lancé,
A-MENT<i»'«i, a j um ,lic à une cour-
roie.
A-MENTo,rfj, are , lier avec une
courroie , fangler, gAroitcr.
t,M\j fïuia}Urum, mitaines; z ". mouf-
V V V ij
ïo4t DICTIONNAIRE ÉTYMOLOO: 104,^
tles/orte de gants fourrés : de Bu-
hdu:, bufle , prononce mujie.
2.
M pour N.
Mapp^,^, fervierce ok linge donr
on couvre la table ; z**. (îgna! don-
né par un linge ; 5°. Tapis à mec-
tre fur une table ; 4". Carte de
Géographie : de Nap , étendu.
M pour H.
De Har , guerre , on fit Mars , tls ,
Dieu de la guerre ; z**. la Guerre J
3 °. la Planette Mars.
En ajoutant à ce nom l'Adver-
be Ma , extrêmement , trts , on
en fit ;
Ma- Mers, le grand Mars. Les
Latins changèrent ici Mers en
VoRs ; d'où :
^A-YoRj, o/-/«,Mars,DJeu de la guer-
re.
MA-VoRtiuSfa^umfde Mars-, i ".bel-
liqueux , courageux , vaillant.
4*
M pour W.
"De Wad , Was , eau , mot Theu-
ton , &:c. fe forma le Latin Mad ,
humide , aqueux , d'où le Gr.
Methy , vin ; & cette fiimille La-
tine :
MADor, oris , moiteur , humidité.
JMad? 9 , es , ui , ère , ctr; mouillé , trem-
pé , arrofé , humedé, baigné; 1"=, fe
^OKiuilkr , dcvetùc {noitc.
}.lAd''fco , is , er: , voyez Af.ideo,
Mf.Dens , ti: f mouillé, trempé, arrolé^i
baigne.
Mf.Didanf , lis , qui mouille.
MAvidè , avec humidité.
Maàidè madère , aujig. être iv«e,
IfiMiido , as , are , voyez. Mtidefin.
MADidus, a , utn , trempé , mouillé, hu*
medé , arrofé, baigné, dégouttant 5
i*". ivre , qui a trop pris de tin,
MhDulfii , ce ,
M\Dufa , a ,
Binômes,
f yvre.
Made-Fac/o , is,fecl , facîum , cere y
arrofer , humséler , mouiller ,
tremper , rendre humide.
MAD£-Fi(? , i.r, faâusfum, ieri, être mouil''
lé , fc mouiller , être arrofé , trempé j
humedé.
MADi-Fico y as , are', voyez Madefacioi
Co MP OSÉS.
Com-Mad^o , es , dui, ère , tremper ^
mouiller dans l'eau, être trempé ^
mouillé , huiuide.
De-Madjo, es, uî, ère, ^ ^ ,
' l être ou devenu
UB-MADefco, is ,fcere , S
humide , moite , mouillé , trempé.
Di-MAOeo, e.v, dui , ère, fe fondre , fe
liquéfier, couler en eau, devenir li-i
quide.
ÏM-M-ADeo , es , ui , ère , ï . .,,,
îetremouulc,'
iM-MADf/c-fl, es, duitfcere, J
trempé , arrofé , humedé.
P£K~MADZ-Facio j is,cere, mouil-
ler tout-à-fait , tremper entière-;
mène.
PERMAD«,ej,rf.i,Sr«,, .^^^^^^jlj^.
V iR-MADefi:o,cis,dui, cere, S
tout-à-fait, être tteingé cntiereniCHîâ;
s°. s'enivrer.
%a0 DE LA LANG
PsK-MfDid,is , a, um , fort mouillé ,
trempé tout-à-fait , abreuvé entière-
ment,
È.t-M.ADsa,es , dui, dere, ramoitir, rcde-
Yenir moite.
itiAi-M\Didus , a, um, à dcmi-mouiilé.
1.
]Du Grec Methy , vin , Ce forraerciu
ces mots :
Ametuyst/ïj , i , Amethyfte , mol-à-
mot , contre l'yvrcirc , parce qu'on
croyoic que cette pierre la gucrif-
/bit; i®. forte de raifin dont la li-
queur étoiî (ans force.
AMETHYsiirza , orum , lubirs de cou-
leur d'Ametliyfte.
AunTHYsriion, tisj efcarboucle tirant
fut h couleur d'Amethyfte,
M.
Mots formés par Onomatopée.
I.
, . c marteau de Chaudrcnmer.
i\lARcu/uT , ;, <
yiAKrioitts , i , petit marteau.
iAiceo , es , ère , crier comme un che-
vreau , une chcvie,un boire.
>•
M U. Cette particule n'eft pas un
mot qui fe prononce , mais une el-
péce de mugifTement , comme le
murmure d'un chien qui commen-
ce à gronder , ou le ton plaintif ^c
violent d'une pcrionne qui ayant la
iôouche fermée ne peut faire ionner
U E L" A T, M Oiiomat. io;d
la lettre M , queQuintilien a^-ipcllc
littera mur^Uns.
Mii,perii, oh ! Je fuis perdu î
Ncjue Mu/acere auderH,\h n'ofcmt
dire mot , ils n'ofenc pas foualer.
On fc fert de la même particule
pour faire peur , ou pour chaflèc
nn chien.
MuG/'o , is , ivl , ituni , ire , mcur;ler,
mugir j crier comnie un bœuf.
Mugit malus procsllis , le mât cïic &
claque p.ir la violence de la tem-'
pcre.
Muoiti/j, fir, i". mugiiTcment, meugler
ment; ^ " retentiffcmjnt , bruit éditant,
J'ilvoiens -, lis, qui mugit , qui meugle y
mugifTant.
Mvoinor , arh, ntus fu/n , aii, bargui-
gner, biaii'er , tâtonner, ns vouloir pas
venir au point, reculer, fuir, chercher
des défaites; i"'. badiner; 3". mur-i
murer.
Muoi'o , a}, aviy arum, are, braira'
comme un âne fiuvage.
Composes,
AD-MtrGï'o-/Vf j meugler après queî-
que chofe , ou en répondant à an
autre animal qui mugir.
Ad-Mug/Vuj-, ût, beuglement,
De-M JG/oj-irj , meugler , remplir de
mugiffemcns.
Dr-Mucraj', a ,um , qui retentit de mu-|
giilemens.
E-AliiG/o , is , ivî ou ii , itum , ire , mugir,
roeuf^lcr, beugler , imiter le mugifld-
ment des boeufs.
f M-Mt-r.(o , -ire , mugir , braire , retentit
fort -ment.
Rr \'i-oio,-ire-, mugir, bsugler,reten£i?
fortement,-
J1051 DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. lo^t
Mus
$fo,-are, 7 parler bas, gronder
vsfïio,-are,} entre les dents , fc
taire, ne dire mot , garder le fi-
le nce.
f,\vsf^tio,onisi J^lvsfnat'wyOnîSiVaàion de
parler bas, de grommeler entre les dents.
Mvsfuazor ., ris , grondeur, grommcleur.
musfnabundL! , a, um, lujet à murmu-
rer entre Tes dents,
£uM-Mus/ô, as, are, voyci Murmuro,
SvM-Mvsfus , a , u/n , qui murmure.
5-
UvTUS ,a,um , ? rnucc , qui fe
Mu Tofus ,a,ump taîc.
MuTio,-ire, parler entre fes dents, mar-
motter , jiarler bas.
MuT/f.o, onis , l'aflion de parler bas , de
gronder entre les dents.
IAvT:efco,-ere , devenir muet.
Composés.
Di-lAvs/utus , a, um , diffimulé ,
qu'on tair.
E'¥Lvr:o,-ire , gronder , grommeler.
lM-Mi'i.'î,-ir?5 grommeler, murmurer.
jM-}Aviefco,-er€, fe taire tout d'un coup,
devenir muet.
OB-.VlCTe/cci,cere, perdre Tuf^gc d- !a pa-
role, n'avoir pas le mot à dire, n'être
plus en ulage , être furanné.
Mvsca , ce, mouche , infede ; i°. fâ-
cheux , impoicun ; 5 °. parafire.
li[vsc^r:um , ii , émouchoir ou chafTc-
niouclic ; i''. e!'r'cce de bouquet au haut
de \i ti^e de certaines plantes , dans le-
quel eft renfermée la graine.
-7
I.M-MuSc:«/«i ,i , &c
IM-Musfulus ,i,o\i
lM-MusT«/«j,i, petit vautour ; ai»
glon.
8.
MuRMUR , is, bourdonnement, bruîG-
feinenc , bruit confus , l'aâion de
gronder entre fes dents , murmure.
MvKMvmllum , i ; Mormursho , nis ,
murmure , plainte qu'on fait entre fcS
dents,
MuRMuRJ ,-rtre , A marmotter , gron-
JVîtiRMURor ,-ari , Cder entre fes dents ,
Mvi^MUB.illo ,-are, J faire un bruit lourd.
MuRMURarcr, orir, plaignant, grondeur.
Composés.
Ad-Mukuvko ,-are, gronder, faire un
bruit fûurd &;confus-2°. applaudir.
Ao-Mv R'r.ur.itio , onis , bourdonnement,
applaudiiïement.
CoM-MuRmuro ,-are ; CoM-MuRmurar >
-iri , chucheter , grogner , marmotter.
CoM-MiiR;nura;iû ,onis , gronderie, mur-
mure.
DE-M.vR.muro ,-are , dire quelque cliofê
entre fes dents , marmotter,
iM-MuRwury ,-are , faire un bruit fourd ,
murmurer.
Os-MuRmuro , -are, contredire en mur-
murant,
RE-AloRmiiro ,-are , faire un doux mur-
mure,
?•
De M", qui peint l'aftion de poulTec
le fouue avec force par le nez , Ce
forma cette famille :
Muckj' , ci , excrément qui fort parles
narines , morve.
Mocco , as , are , mouclier.
Mvcculentus , a> um, morveux , plein de
morve.
ïo^î DE LA LANGUE LAT. M Mère. îo?4
MvsT-AGOc/tf, .'? , initiation, myjltt"
Mucq/ûj, (7, a,7i, morveux ; lO.muquoux.
MuG«r ya ,uvi , voyez Mucofi-s.
MuKCrJo, onif , l'adion- de fe moucher,
cher.
Composes.
'E'MvK^tio ,oms, I ". l'aclion de fe
mouclier -, z°. mouchure de chan-
delle ; }0. déniaifemenr.
E-MuNcforium, ii, émonftoire i°. mou-
chettes.
E-.MuHrf), is, nxiyn6lum, ère, moucher ;
z°. tirer par adrefle.
Emungere argento fenem. , attraper de l'ar-
gent au bon-homme.
Pao-MuNCfori'i/'?! , li , mouchoir de po-
che ; 1°. mouchetteî.
Famille Grecquî.
Mys<i, « j pituite qui tombe du nez ,
morve.
Mvxffi, arum , forte de prunes, fru/f.
IWvxariii , OfLim , forte de prunes.
Mvxiij" , î , partie de la lampe qui porte
le l'jmignon ; z°. niouchure du lumi-
gnon; 3'. champignon qui fe forme au
haut de la mèche , quand on ne la mou-
che pas.
MYST , Myftère.
De Mu, ne dites mot , cachez, vin-
rent ces familles Greco-Latincs :
I.
M\'sra j œ,\ .
les Myftcres du cuhc de quelque
Divinité.
MysTerium , ii , Myftère , fecret.
MyJicTia, orum, Myîlcrcs, fêtes , céré-
monies à l'honneur de quelque Di-
vinité,
Myst-agogzVwjj a , um , myftagogi-
que , myftique.
MisT-AG0G«j j / 5 celui qui initioic aux
myftcres du cuite de quelque Di-
vinité , &: qui failoit voir aux étran-
gers les raretés du temple &l Ion
tréfor.
MysT/ci , mylliquemenr.
?4yst/c«j, a ,um , myftique , myftc-
ricux , fecrec.
Proto-Myst^ , ce, premier Prêtre,^
Archiprêtre,
2.
1. Mvd , œ , forte de coquillage ; 1*.
Ifle à la Côte de Carie.
2. Mya cANTHow, i , alperge fàuva-
ge , plante.
3. MYa-cHA.Le, is. Jeu de Colin-Mail-
lard.
4. MYiî.v , acis , force de poiiïbn à
coquille, moule.
M,
Mère.
M défignanr l'idée de mère , fe pro-
nonça Am & Ma : de-là divers
mots.
I.
AMA,qui enTarrare, Suédois, Da-
nois , Efpagnol , &c. fignifie mère :
nourrice,
Amm E , en Allemand , nourrice , grand-
mere.
£t ces mots I-atins ;
ïofj DICTIONNAIRE ÉTYiMOLOG. lo^â
Auita , œ , tante , met-à-nwt ^ petite
mère.
AMJtini, orum ; AMiiinm, arum y couffns-
gerniains; confines -germaines.
Composes.
As-kuita , œ , fceur du tri(;iyeul.
Ao-Auita , œ; Pao-AMira, œ, granJe-
tantc.
II.
%{A\trna , lT , tetton , mameHe,fein ;
2 ". terre , tettiu , pis des animaux ;
5 ^. maman; 4°. maman tetron ,
nourrice; 5 ^. cxcroiilaiicc , tu-
meur qui s'élève lûr l'ccorce des
arbres Si. qui pouffe des bons.
MAV.ilh, cr, petite mamelle • diminutif
de Mamma.
Mt'.Miliuina , a , figac longue.
MAMillarc , is , mouchoir de cou , gorge-
rette, ce qui lerc à couvrir la gorge des
femmes,
Mf.M.mofus , a, um, qui a beaucoup de
fcin , qui a de greffes mameUes, qui a
les tcttes groiïeî.
Mammofi pyra ,' poires de bon-cIiré:icn
ou de râteau.
Mainmofum thus , encens femelle.
J\lAMM;,'-îr;/.t , a , um , voyei Mammofus,
M&Mniul.i , ce , vovci i\lamilla>
Il l,
I, MATfr, tris , iuere , mere-nourri-
ce ; i". cep de vigne qui a plufieurs
brins-, 3 °. tronc d'un arbre a l'égard
des brandies.
Mhier-fa.T}t'Jidi , mère de famille.
t^ATer-urHiiui , Métropole.
M^re;CJla , <t' , petite mère.
JVlATER-AiATriffiir , <e , celle qui étant
jjitre , a encore fà merc viyante.
M.\r ernus, a, um , maternel, de mère.
M-krertera., ce, foeur de la mère, tant»
maternelle.
i. Matré/co, is , ère, devenir merej
2°. relTembler à la mcre.
M&TRicaria, œ , Matricaire , planu,
j . MATRi-MONittOT , a , Wariage.
Matri-mon/(î//j , e , de mariage,
macrimonia!.
MATr/;f, il ;j , matrice ; i''. femelle qui
nourrii fcs petits; 3'. arbre qui pro-^
duit des rejetions ; 4°, portière , fe-
melle qu'on garde pour avoir des pe-
tits.
M-ATrirnus , a, um, qui a encore fa mère,
WiATri-Brua , e, ciicvrefeuil , arbtif-
fcau.
4. Matro/z^ ,^, furnom de Junon ,
fouslaprotediondelaquelkctoienp
les mères de famille.
Matro/za potens , femme àc qualir
lire , de diftindlion ; Dame.
K^K-ïKonalis , e, de mcre de famille,
de daine , de femme de qualité.
MATiic/zari/j- , [is , état, condition des
mères de famille, des dames, des fem-
mes de qualité,
MATRA/ia, iuTTi, Fêtes où l'on n'admettoit
que les femmes de qualité,
Mairus/ù, is ,, coulin ou coufîne ger-
maine du côté, maternel , frerc ou liruc
liu'rins.
y. MAiiiicuIa , œ , rôle , matricule.
C o ).l p o s É s.
Aji-MAiertira,te, fœur de la triCiyeuIe.
P.ic-MAferrtr.i , ^ , la fceur de la bi-
fayeule.
Ei-AÎATfr j trh , qui a deux mères. Sur^»
nom do.iiié par les Poètes à Bacclias.
MAC,
r%6^7 r^^ tA LANGUE LA T. M grand. lojS
M A G,
Grand.
De M défignanc la grandeur , vinrent
toutes ces familles :
I.
\ davantage , plus.
Mag/j ac Magis; M agis magifque ,
de plus en plus.
Magjj , ac Magis lubet , j'aime beau-
coup mieux.
X. MAGi-STi?r , tri , Maître, qui en-
feigne , qui inftruit , qui montre ,
qui conduit, qui régie. Sec. qui a
fiu qui eft quelque chofe de plus
que d'autres en certaines chofes,
comme Régent , Précepteur ^ Gou-
verneur , ProfelTeur.
MfiCjJïerium % ii, maitrilc, pouvoir d'un
maure fur foti difciple ; i*. maitrifc
dans un feftin, pouvoir d'y régler tou-
tes chofes; ;*. profeffion d'cnfeigner
quelque fcience ; 4". Magiftrature ;
jo. l'art d'un maître , eafeignement ,
inftruftion, précepte.
IWao stra, « , maitredë , celle qui enfei-
gne , gouvernante.
J/\AGiJlra.tio , onis , rnaîtrlfe,
fllAGi/?rafuj , ûs , Magiftrat, qui exerce
■une Magiftrature , une Charge : 1". Ma-
giftrature . Charge , Office,
IVlAGij'?ro , as , are , gouverner , régir,
PR.o-MAGi/?fr , ni , fous-maitre.
II.
[i. Magnwj t a f um\ MAier , Max:-
mus , grand , puilTant, qui a beau-
coup de crédir , relevé , qui a des
qualités extraordinaires; z*. excel-
lent , illuflre.
Orig, Lot.
MAior natu quàm , plus âgé que.
MAG/.e, grandement, beaucoup, fort,'
extrêmement.
Mag/i;', beaucoup , fort. On fous-entcnd
j^retii,
Islsonitas t tttif , Se
MfiGnitudo, inis , grandeur , étendue,
Nhgnhudo ceris aienis . multitude de dct*
tes; — ■ fruSiuum, quantité , abondance
de fruits.
Magho, beaucoup , fort,
M fiCm'nn t adf, voyix yaltJè.
FtR.-Mf.GrMs , a , um, fort grand.
1. MAG/zdfw, les Grands, les Magnats
d'un pays.
MAcnalia , ium , grands faits , grandes
aftions , grandes chofes ; 1 . magnifiques
ouvrages.
MActiirius y fi, marchand en gros, gros
négociant , marthanJ en magaiîn.
Composes.
I . Magni-dic«j , a , um , qui dit de
grandes choies, qui parle avec em-
phafe , emphatique,
1, Magni-Fa cio} ii f eci , ère, élever «
eftimer , ptifer beaucoup , faij^
grand cas.
5. Magni-Ficwj, a , um , magnifi-
que , pompeux , fplendide , lubli-«
me ; 1°. taftueux , vain.
MAcm-?icus animus , grand cœur,
el}">rit généreux.
MAGNi-Ficjn'o , onis , l'adion de penfêr
ou de parlermagnifiquement d'une chorc.
IVlAGNi-Ficé, adv. &
MAGNi-Fice^ïrer, tiii.f, f///^we,a(?i. magni-
fiquement , pompcufement.
M AGNf-Ficenr;a,«, magnificence , pompe,
fublimité.
WoHJ-Fico ,as y avï , amm , are , clcycç
Xxx
rfo?> DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. fo?d
Perfes & chez les Egyptiens i i*»
ou exalter par des louanges , admirer en
louant ou avec des louanges , reconnoitrc
avec admiration.
'4.MAGNi-LOQKaj, fljBOT, quï a Ic fly-
le noble , grand , élevé , fublime ,
qui parle bien,Leau parleur; i ". qui
fè vante fort , fanfaron , hâbleur.
JÎAenz-LoQup/jr/a, k , fublimité dans le
difcourSîftyle élevé, exprefllon relevée ,
manière noble de s'exprimer; i®. fublime.
'5. Magni-pendo, is , ère , eftimcr,
prifcr beaucoup , faire grand cas,
faire beaucoup d'état.
é. Magn-oper^, beaucoup, grande-
ment, fort , extrêmement,
II I.
MAxK/Tzaj, 7 V
ItlAxiTiitas , aris , grandeur cxceflive.
MAxi/nè , adv. très-fort , beaucoup , gran-
dement , extrêmement ; 1*. principa-
lement , fur-tout.
MAxim-ùfERè , aiv, inilammeat ^ avec
alliance , très-fortement.
IV.
'iAxctus , a^um ^ confidérablcr
MACfe, voca.'.. fing,. Maéîi , plur,ie l'an-
cien Maâlus peur Ahgis auBir, h s'em-
ploie coniine interjc^ion c hort itive :
£,Y. allons , fer;n ■ , courage : ou par
ai'plaudifrcment ; comme ,, voilà qui eft
bi n , bon , c'ell bien fait
Mac:,) mun-r.i , préfeus corfîdérables.
MAc-f! , a, Cbrtr Je mcti dclicat des
anciens.
V.
[j. Mag/'j, / , f^ag? 5l.ivanr, Doc
tcur , Sage , Philofoi^^he , chez les
Magicien.
Macs , a , magicienne.
MAcia, a , Se
MAcice , es ■, magie , l'art magique.
Mticicus , a, um, magique , de magîc j
de magicien,
MAGidophnri , orum , ceux qui accompa-
gnoicnt celui qui préfîdoit aux jeux
d'exercices,
2. MAca/e ,is, ") . ^
T,, r f cabane , hutte , I0-;
MAPâ//a,i«OT ,3 ^*
}. M AGIS, idis , grand plat , baflîn j
en Gr. m Ans.
Magdali«, drum , lavures de mains.'
MAcinor , aris , ari , badiner s y
prendre fur le tard ; voye^ ci-dcjfus
lAvcinor.
VI.
Mai ^srasfatls, majedé ou cfévariott^
grandeur, lublimiré , rang éievé;
2°. DéelTc de la majcfté.
yAAiESTatemretinere y conferver fo»
rang.
VIaj-gr , jus , oris , comparatif de
Magr.us ; plus grdivj.
MAj-(5f îj- , um , ceux qvi ont vécu avant
nouf, nos prédéc.ffeur? . ceux dont nous
rk-icendons , nos ^ncétrcs.
hlM-ufriihs, a,um, majufcule , un pc«
plus grand,
VII.
r.Mkcma, aiis , marc, le refte le
plus grodier de la comporicion d'ua
p.irfum; en Gr. mafma.
M^Gm(ntltm , i , ce qu'on ajoutoit comme
paj futcroit aux facrifices ; i", mets qfxe
ri6<fx DE LA LANGUE LA T. M grand. iO(^i
les payfans ofFroientàJanus, àSilvinus,
&c.
M^cme^r(^rilJs , a , um , qui concerne ce
qu'on ajoutoit aux facrifîces.
1. MAcudaris , idis , tige du laferpi-
tium, arbrifltau ; 1°. racine de cet
arbrilîfau; 3*. fa graine.
;}. De Mai, grand, vint le nom du
cochon à l'engrais,
Maiu/is , is , cochon , porc châtré.
4- De M/iior , vieux , ancien , vint :
Maîus, a, mois de Mai.
JJl/iiuf , a, um,de Mai, du mois de Mai,
qui eft en Mal.
f. M^sius , «, y. Major,
VIII.
MAC, combat , arme,
i*.
(l, "MAcnara , œ , cpée j (àbre , cou-
telas , cimeterre ; i°, couperet de
boucher.
filACHarium , ii , couteau de Boucher ,
couteau de cuiflne > courte cpée , poi-
gnard.
\X, MAcellarius y ii , boucher, chair-
cuitier.
fllAcellariuT , a, um , qui concerne ceux
qui vendent de la chair ou du poiflbn.
KAcellaria taberna. , étal de Boucher ,
boutique de Rôtiiïeur, de Chaircuitier ;
halle au poiiïon ou à la marée.
{. MAcellum , i , halle , marché, lieu
où fe vendent les denrées.
Compose' s Grecs.
|I. Mach/£Ro-p<«j , i , qui feit des
cpées.
1. MACH.îRO-p/ior«j,«, qui porte une
éjcs , qui a une cpée au côte.
y Mvcro , onis , pointe de quelque
choie que ce loit, 2 '.cpée.
Mvcro dcfenfionis , forme d'une dc-
fenfe.
Murronafwj' > a , um ■, pointu , fait en
pointe.
4. Di-MacA« , arum , foldat" f]Ui
conibarto'cnt à pied & à cheval ,
D.agons. De Di , deux.
5. Di-Mico , as , avi , ch/, atumt
are , combattre , en venir aux
mains , quereller ; i°. difputer, être
en difiércnd ; }". courir rilque.
Di-Mic.îtic> , onis , combat , bataille i
choc , rencontre ; 1°. débat , diiputc >
querelle.
1°.
Mac/0 , as , avi , atum , ar^, afibm»
mer , tuer, égorger , immoler , lâ-
crifier ; z'. augmenter , accroîrre,
combler.
MAccare aliquem ulùoni ^loriot ,
(âcrifier quelqu'un à fa vengeance
& à fà gloire ;- honûribusy combler
d'honneurs.
Mkctalilist le , is , qu'on peut afTommét
ou tuer.
MAcfaror , orls , meurtrier , aflaflln , qui
tue , qui afTomme.
NlAC-arut , ûs , l'aftion d'immoler, de
facrificr , d'égorger , d'afTommer pour
le facrifîcc.
MActatus, ayum^ participe de MaBa»
3'.
^{Acticus, a yUm,(\\i\ a de grandes
mâchoires & la bouche fort fendue»
X X X ij
ïoSs DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 10^4
MActra j CE y huche, maie, pctrain.
IX.
fS, Mach/w^, «, machine, inftmmeiit
par le moyen duquel on fait quel-
que chofe ; z°. adrefTe , artifice ,
fineffe, invention, moyen pour
faire réuiïir une chofe..
Mach/tî^j omncs aihibtre aJ j le
fèrvir de toutes les adrefTes pofll-
blcs , eirployer tous les artifices
imaginables , mettre tout en œuvre
pour.
MscHinaUs , m.f. le , n. is , machinal ,
de machine , qui concerne les machines.
MACHinaUs fcientia , les méchaniqucs.
IAACHinj.menmm, i , machine . engin,
MkCHinarius , H , Machinifte, Ingénieur.
Mà-CHinarius , a y um , is machine , qui
concerne les m.ichines.
li/lACHinario , onis , art de faire des ma-
chines ou une machine ; i°. reiïbrt ,
i adreiïc , artifice , invention , fine/Te ,
moyen pour réuiïir.
MACHinaîor , cris; — trix , icls, Ma-
chinifte , ingénieur , qui fait , qui
invente des machines ; i", inven-
teur, qui invente , qui machine ,
qui controuve,
MAcninator doli , auteur d'une four-
berie.
MACH!/!.!fum , f , machine de guerre.
MACHi/jafuf , Ù! , voyez, Machm.ttin.
JVlACH.vior , arls , atusjhm , ari , machiner ,
inventer , ima^^iner , former en ion
cfprit , tramer , brailer , forger , pro-
jeiccr.
MAcHmari aliquinecem, machiner la mort
de quelqu'un.
JVlACH.7!o/iu, a , um , fait avec artifice ,
jîigénieufement ttouyé , invente avec
induftrie , induftrieufemcnt imaginé *
formé avec efprit.
t. MiCHanicus , i , Ingénieur , Ma»
chinifte, qui fait travailler delà
main & de l'efprit ; 2°. Artifte.
Mtcwanicus , a, um, méchanique , oit ij
faut des inftrumens, des outils.
î. MAceria,œ , &
MAceries^ei, muraille d'endos de
jardin, de parc ; i". muraille de
ville; voy. Secundx.
4. lAAGinium , ii , forte de maladie
des bœufs, quand leur peau s'atta-
che à leurs côtes , de force qu'ils
ne peuvent plus fe remuer.
J. De Mac, fort, vint:
MACii/iï, «, maille deréfeau, ou de
filet.
X.
Familles Greco-Latînes.
r. lAicabili , oTum, Prêtres de Dia«
ne d'Ephcfe , qui étoient eunu-
ques ; lO. Eunuques du Roi de
Perfe.
De Byz , lin , Byzwj , habillé de
lin.
Megi-sta72«j , num , les Grands , les
Puidàns.
3. MfG AI ffiim , ii , Temple de Cy»
bêle , mot-à-mot , de la grande
Dcefle.
MFi:.-Ai.e/ÎJ , orum , jeux & fêtes à Rome
à l'honneur de Cybèle.
r.Ur.-ALeJîflCW, a, um , qui concernclet
fêtes de Cybèle.
MïG-ALf/!jii ludi , voyex Megalefia'
McG-t-.i-enfis purpura , robe de pourprç
^u'on portoit aux jeux de Cybèit,
rio(f^ DE LA LAN
4. M^G^ra , (X , une des trois Furies ;
2°. querelle , envie.
îj. Meg-aliwot , à" , force de parfum
précieux.
^6.TRis-MEG/y?«f , a j um , trois fois
grand ; furnom de Mercure.
7.Magn« , eus , &
MAGNCi /o^/'j , l'aimant , pierre qui
attire le fer,
I^Kcnencus , a, um , qui concerne l'ai-
mant.
5. MachA'j, /j,animal particulier à la
Scandinavie , qui a de la reffem-
blance arec l'élan.
9. Macro CHira , orum , habits à
grandes manches.
MACRo-Coi/um , i , grand papier, papier
royal.
Macro Coml/j , c, um , qui a de longs
cheveux, une longue chevelure.
lHACroJîêJ , um. , Peuples du Royaume de
Pont.
'10. HvPo-MocH//i^;n , // , appui , ce
qu'on met (ous le levier pour le fai-
re Jouer; 2. °. orgueil.
XI.
DÉRIVÉS en MAS.
U. lAksfa, œ, ma.Te, bloc , gros mor-
ceau ; 2^. pâte.
Mas/(ï auri, lingot à'oT.-Coa&i iaclis,
fromage ; z ". Gueufe, grofle malfe
de fer.
IWas/ô , ûx , avi , atum > are , réduire en
malTe.
f/lAsfuta , CE , dimin, de Mi^t,
[a. MA-zo-nomum , i ,Sc
MAzo-nomus f i , grand plat , grand
GUE LA T. M grand. io<?(f
badîn à fervir les viandes.
}. MATP.1CUS ,a,um, qui a de gran-
des ou de grofiès mâchoires, char-
gé de ganaches.
4. MAT/.Ï , «> , Natte; en Or. HUD »
un lit.
S-MAre/la, œ , Se
hlArel/iOfOnis, pot- de-chambre, uri-î
nal.
Cil'Um in Matdlam immittere , obli'i
ger un ingrat.
M\Tula , œ, pot-de-chamtrc , urinai,
6. M.Areoia,œ , petit fircloir.
7. De Mas , Mes, étendu, nafalé en
Mhns ,vinc cette fmiille que les
Efpagnols prononcent en Mes.
Mens^ , a , table; 2°. bureau , com-
ptoir ; 30. ce qu'on fert fur la ta-
ble ; 4*'. ce qui fervoic d'afllette ou
de plat.
MiKsuhi, X , petite tjbic , diminutif de
Menfa.
Mni^salis , le , qui concerne la table.
MiNSarwj- , a , Mt^sularius , ii , Ban-
quier, Changeur.
XII.
De Mac, grand , gros, gras , vins
par Opposition :
I.
I . MAceo , es , an , ère , devenir mai-
gre , amaigrir.
Ojfa at^ui pdhs efi , ha cura macec,
il na que les os &: h peau , ranï
le cluigrin l'amaigrit.
MAci« , ei , maigreur.
Mi,cùentus,a,um , atténué de maigreur,
j décharné , ^ui n'a ^ue la pçau & J,cs 0^,
DICTIONNAIRE ETYMOLOG. lo<îtf
amollir , attendrir , rendre fouple
dansquelque liqueur, par le moy-a
d'une liqueur ; i**. amaigrir , at-
ténuer , afloiblir , rendre mai-
gre.
Famé macerare alijuem , faire mou-
rir quelqu'un de him,
Macerare fe , fe mortifier , matter ou
affliger Ion corps.
MACeratio , onis , macération.
MAceraru.f, a , um , part de Mactro ,
amolli , attendri, rendu tendre par ïz
mcyen de quelque liqueur , qu'on a fait
tremper dans une li jueur ; i°, macéré.
MAcfre/fo, (.f , er.', s'amollir, s'attendrir,
devenir tendre , s'humeder.
Composes.
VtK-MAcero y as , ayi , atum , are j
éteindre , parlant de la chaux.
PR^-IVb c^ro , as , avi , atum , are , macé-
rer auparavant,
MIC , petit.
De Mac , grand , Ce forma par op-
pofuion le GrecMiKRoj, petit;
d'où ces Compolés :
Micro- Cos/K«j,i, le petit monde ,
l'homme.
MicKO-PsYchus f a^um, qui a l'ame
bafle , qui cft fans courage , qui
n'a pas de cœur , poltron ; z ''.chi-
che , vilain.
MicRO-Scop/w/w , a , Microfcope, inf
trument d'Optique , qui groflît les
objets.
MicRo-TRo^«j, a, «m,qui mange peu.
10^7
MAcefco , is , citi , cere , amaigrir , devenir
mait^rc , perdre l'on embonpoint.
Wacio , as , avi, atum , are , rendre mai-
gre , faire devenir maigre.
AlACior , ar^s, atus fum , ari , devenir
maigre , amaigrir.
JVlAC;/fflr pour M\cefcat.
MAC£r , cra , crum ; crior, cerrimus ,
maigre , mince.
]VlAce.'/w , a, um , un peu maigre.
MAcfcr, oris maigreur.
IVlACir, "r J , voyez Mairor.
Mfcre to , (,r , ( rul , frère , devenir maigre ,
inaigrir , amaigrir.
ftÎAcrirflj, aris , maigreur , ftérilité de la
terre , du fable , &c.
JVlAcnruuo , 'mis, maigreur.
M/cro , as , are .amaigrir , rendre maigre.
Composés.
^•},\Acero,as , avi yatum, are,ama.t'
grir.
E-Mfc'nas, atis , empreffement , envie ,
pafllon , avidité d'acheter.
E-Mac;o , as , avi , atum , are, amaigrir,
defTécher , épuifer , flétrir.
E-MAcrefco , isycrui ,fcere , &
E-MACror, aris ^ ^ri, maigrir, amaigrir,
devenir maigre , perdre fon embonpoint ,
fe flétrir.
PER-MAcer , cra , crum , fort maigre , qui
cft d'une grande maigreur.
Rn-MAcrefro , is , ère, ramaigrir , rede-
venir maigre.
Binôme.
Auvhi-MAcer , cri\ Auvhi-MAcrus ,
i, pied de vers compofé d'une brè-
ve entre deux longues.
z.
MAc^ro , as , avi , atum, are , macé-
rer , faire tremper , faire rouir ,
'^oêp DE LA LANG
XIII.
Binômes.
I. MACULd,
De Mag , grand, & de Coll, qui
gâte , tjui nuir , vint cette famille :
MAcula, «8 , tache, filet ; z°. igno-
minie , infamie, deshonneur ; 3 ^.
marque.
Maculain effugere , éviter le deshon-
neur.
MacuIo , as , avi , atum , are , tacher ,
faire des taches, faiir , fouiller.
lAAculatio , onïs , faliflure , l'aftion de
ûlir , de tacher.
H\.\culofus , a, um , r". plein de taches ;
i°, noirci, fouillé , diffamé, déshonoré ;
j". honteux, infâme; 4°. tacheté , mou-
cheté , marqueté.
Composes.
ÇoM-'M Acu fo , as , avi, atum, are.
gâter , fàlir , lôuiller , tacher.
E-Mac(///i, as, avi , atum , are, nettoyer ,
ôter les taches.
lu-^kculcLtus , a , um. , qui cft fans
tache.
ÎM-M/scu/n , as , are, tacher , (alir, faire
une tache.
1. Mab-Gon , habile à tromper.
De Mag, grand, habile ,5: de G an,
tromper , vint la famille Grecque ,
Maggan , prononcée Mang , &
la famille Latine Mangon, qui
défîgnerent également radrefle à
faire paroître bon ce qui ne l'efl:
guèreSjà mafquer les défauts d'un
objet dont on veut fe défaire; de-
là ces divers mots >
UE LA T. M grand, 1076
Man-Gonzj, an «t;/»i//. Mango, ce~
lui qui dcgaile , ou qui parc ce qu'il
vend pour s'en défaire avec plus
d'avantage : un marchand de che-
vaux , d'elclaves , de friperies , un
Maquignon.
MAN-GcKium , ii , adrefTe à farder, rufc:
de maquignon , d'un vil vendeur.
Man-Gom/^o ,-are , farder , frelater ^
tromper pour mieux vendre , faire le
maquignon.
MAN-GoNiVuj, (î , um j de maquignon
d'eiitremettcur.
Familles Greco-Latines.
i.MASTICy^e.
Des primitifs. Ma, extrêmement. Si
Stic^c , qui tient , adhérent, fc
forma le mot Grec-Latin :
Mastich£, es,GT. MASTiXH,gomm?
du Lentilque, elle eil extrêmement
gluante ; 1°. Maftic.
2. A-MYG-DAL^.
A-Myg-dal^ï ,<e, amande.
A-MYG-DALa, ce ; - Lum , i , amandier;
A-Myg-D Meus , a,um ■,'Linus ., a , um ^
d'amande; d'amandier.
A-MYc-DAÙtes , ce , épurge , plantée
En Grec, A-MYG-DAiea; de Mag,'
grand , fort, dur , prononce Muer ^
Myïr;&deDAL, qui en Celte
lignifie enveloppe , moc à-mo:..
« fruit renfermé dans une envelop'
» pe dure.
M E , moi ,
De M, grand ^ vint le pronom de fa
première Perfonne , Me , moi j U
ï07! DICTIONNA-ÎR
perfonne par excellence : ou plutôt,
avec la même facilité qu'on difoit
Ma pour mère , on dit Me pour
foi.
I. Met, Particule qui toute (èule ne
lignifie nien ; & qui étant ajoutée
aux Pronoms de lapremiere & de la
féconde pcrronne,&c. fignifie mime.
Egomec , moi-même.
a. Me pour MiHi ; Accuf, & Abl. d'E-
Mii , gen. d'Eg^o.
JME-iVf'e owMemet , moi-mcnic.
I\ΣPram ou Mcpte , moi-même.
Binômes.
Me-Optc ingénia , de moi-même ,
félon mon inclination.
Me CuM , avec moi , en moi-même.
Me-Castor , par Caftor ; jurement
des femmes Romaines.
Mis poi.T M El.
Min ])out Mmine , cft-ce à moi?
Wen psur Mené , qui , moi !
5. MiHi ,Datifd'£go, àmoi,
MiHi/w/n , je ne dépends de perfon-
ne , je fuis maître de mes adions.
MiHiMET j ou MiHiPTE , À moi-mê-
me.
4. ME-HERci.è,£' Me-Herculc, par
Hercule , ( ferment : ) moïk-mot ,
Hercule qui me voyez : c'efl; une
ellip{è.
Med/uj §.à\ài , aàv. par Hercule , forte
de jurement particulier aux hommes ,
comm.e ^depol Si Ecajlor , aux femmes.
5. Mius , a , um , mon , mien , ma
mienne > qui eft à moi.
E ÉTYMOLOG; 107*
MAD,
Mat, M d , &.'c.
Etendue.
De Ma , grand , fe forma la famille
Mad , Mat , Met , &c. défignanc
l'étendue, les êtres étendus, & rouf
ce qui y efl: relatif. De-là nombre
de familles.
I.
MAT, matière»
En Celte, Mat, Mad, MeatA ,'
forêt , bois , vafte étendue d'ar-r
bres.
MAreria^ œ , matières; z*. maté.*
riaux 55*'. moyen , occafion , fa-
jet ; 40. Toute forte de bois cou-
pé , ouvragé ou non ouvragé.
MATerialis , m.f. le, n. is , matériel.
M^rerialher , adv. matériellement.
M\Tenandus , a , um, qu'il faut bâtir de
charpente,
MATen'ariur , a , um , celui qui fournit le
bois de la charpente
MATeriarius, a, um , de Charpentier, de
Menuifîer ; de charpente , de charpcn-
terie , de menuiierie.
MAreriariii fabrica , métier de Charpen-
tier ou de Menuifier ; 1°. attelier on ils
travaillent.
MATeriatiO) onis , &
KlATeriatura, ce, charpente d'un bâti-
ment.
MATenan/T , a, um , bâti de charpente,
MAreriatce malé aies , maifons dont la
charpente ne vaut rien.
MATeriw, ei , voyez MAr^ria.
MATêri^r , aris , atus fum , ari , faire
provifion de bois , de matériaux , de
charpente ;
t&if DE LA LANGUE LA T. M grand. Tôy^
charpente ; i*. faire du bois ; J«. bâtir
de charpente.
II.
MAD,
M E D , M o D , mefîire;
De Ma , étendue , vint Mad , mefu-
rer l'étendue.
En Orient. 113 Af»/t/ , à l'infinitif,
mefurer.
De-là nombre de familles Latines
qui le font prononcées Math ,
MoD , Med , Mess, Muss,Mens,
Met, 6cc. ce quienaroitEiit com-
me autant de branches dont on ne
connoiflbit plus le rapport.
I.
ti. MATHE-MATic<z,i*, les Mathcma*
tiques.
Mathe-Matzcui , a , um, de Mathéma-
tique.
JVIathe-Mat/cuj , i, MatJiématicicn ; i°,
Aflrologue.
MatheJîj- , is , étude , l'adion d'apprendre;
ce qu'on apprend , point de doArine où
l'on s'attache ; z*. Mathématique ; j».
doftrine.
Composés Grecs.
Poly-MatAc'j , lis ^ qui (ait beau-
coup , fort fàvant , plein d'érudi-
tion , rempli de (çavoir.
Poiy-MAT/ifii , « , fçavoir profond ,
grande érudition , connoiflance fort
étendue.
2.
Noms de Mefures.
i, Mt-DÏ/nnum , i , Se
}AiDimnus, iiMeCuic de fix boiflcaux.
Orig. Lot,
i. Woùiolus , ; , baril ; i». e(péce de
trépan ; j "?. moyeu de roue ; 4°.
talTe ; 5 «?. canal ; 6°. corps d'une
pompe ; 70. fouftlct d'une machi-
ne hydraulique ; So. cainTe d'une
machine à puifèr de l'eau.
5 . MoDJwTO , a , } (ôrte de mefïire ,'
Mocius , a , i comme boiflTcau ;
i«. \fuid.
MoDÏus agri , mefure de terre de
I lo pieds en tous fens.
Mod;^//s , m.f.le, n. if , qui tient UQ
muid ou un boifleau.
Composés.
D£ci-MoD/fl , if j vaiîTeau contenant
dix muids.
SiMi-Movius , z7 , demi-muid ; z**,
demi-boilTeau.
Se MoaiaUs , m,f. le , n. is , de demi'»
boiiïeau , de demi-muid.
St-MoDtus , ii , demi-boifTeau , ou demÎJ
muid,
TRi-MoDÏa ,ie, î mefure de trois
TKi-Movium , "' , ) boiireaux , de
trois inui Js.
Tri-Mod/w , a , um , qui contient trois
boiflcaux ou trois muids,
Mes/To , onis , mefiire, me/ûrage.
Meks/o , onis , mefurage , l'adion d«
mefurer ; i°, mefure,
Mcusar , cris , Mefureur-, z». Maréchal
des Logis.
MENsarii , a , mefure ; 1 '^. étendue;
3°. inftrumcnr à mefurer.
MENSi^raiiif J , m. f. le , n. is , qu'on peut
mefurer, mefurable.
Yyy
*fo7? DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 107^
IViENSi/ra/fter , adv. &
MEHïurafi/n , adv. en mefiirant , par me-
sure , avec mcfure,
r>IsNS:;j-, .1 , um,pdrt. de ./itetior.
IVÎENSuriifor, oris , voyez /uenfor.
Msusuro , as , are , voyez juetior.
fA£>iSuroT , ans , atus fum , <iri , être
mcfuré.
4-
UETa, a , borne faite en pyranîîde j
z°. amas de quelque maiisre que
ce foi: , fait en pyramide ; 5 . mu-
le , mulon ; 40. meule de delTus
d'un moulin ; 5 0. borne , fin , ter-
me , bar.
IVlETu/a , œ , petit but , petite borne.
5-
15 . Meto , as ) avi , atiim , are , &
MEiitr, tïrisymenjusfiim^tiri ,me-
furer , arpenter , compafïer , pren-
dre la niedire ; 1°. juger, eflimcr ,
rapporter à une fin ; 5 *'. êtie me-
furé.
^^Tienàus ya,um, qu'il faut mefurer.
Mtùens , tis , omn. gen. qui mefure.
JViETi'or, oriiy mefureur , arpenteur, qui
mefure,
JWETatiu, on'is , alignement, mefure d'un
plan.
JiEiator , OTiSt qui prend des alignemens
ou des mefures d'un plan.
M^rator cojlrorum , Maréchal de Camp ,
r»larcchal des Logis.
JlETiZtuj , a , um , qui a mefure ; i*.
mefure.
a. METor , ans , atus fum, ari , me-
furer , prendre des alignemens ,
tracer un plan , faire des dimen-
fions.
MsTri/i ca^ra , tracer un camp.
yiy.rari pedilus , mefurer avec les
pieds.
5. MiTV.eta j ce , &:
Unretes , œ , forte de grand vaif-
feau de mefure ancienne , conte-
nant qu;ranre-huitfr;pcicrs;ce font
vingt-quatre pintes de Paris.
MtTrffè , aàv. en vers.
METrfrw, fl, wn , qui concerne les me-
fures ; 1°. de vers , qui ccnccrne les vers ■
ou la Poé/îe.
4. METrum , i , mefure ; i*. vers.
Composés.
AD-'hiziior.iris, enfusfum,iri, mc--
furer.
A d-Men/wj , a , ran , mefure , part.
CoM-METioc, !>;..- , en fus fum , îrî , ma-i
furer , compaficr , ajufîer , propor--
tionner.
CoM-MENSar , vs , judefTe , mefure , pro-
portion , fymmétric , rapport.
Di-lUro,as, avi , ittum , are , me-
furer , mettre des bornes , établir
des limites.
DE-METior, ins.,enfusoM etitus fum , hii'-
mefurer exaftement , jufte.
DE-METJnu , a,um, part, do De-Menor.-
DE-J^ÎE^su/•n , i , mefure de grain ou
d'autre cliofe , qu'on donnoit chaque
mois pour falairc ; les gages d'un TalcE
par mois pour fon ordinaire,
Di-MEranOfOnis , mefure , mefuragc.
Di-METi'enJ , tis , onin.gen. qui mefure, •
Di-JVlETien^ linea. , diamètre.
Dr-MExfor, zrf^ , menfusfurn, mstiri ,
mefurer , compafrer , prendre la mefure.
Di-METor, aris, atus fum , ari , voyes-
Di-metior. '
Di-Mens/o , onis, dimenfion , mefft-
re , l'adion de mafarer.
DE LA LANGUE LA T.
1677
Di-ME^îSar > orfj, celui ciuimefure, mc-
fureur.
Di-Mensuî , .T, um,'pirt, de Dtmedor ,
qui a mefuré ; z°. proportionné.
E-illETioK , iris,menfusfum , iri-, menjrcT;
i". parcourir ; }°. finir , parachever,
E-Mhmsuj, a , um , part. d'E-mstior , 'lui
a mefuré ; i°. qui a parcouru ; 5". qu'on
a mefuré ou parcouru.
Per-Met/ct, iris, menfus fuin , iri y
mefurer exadcmenr.
PER-ÎVlENSur, (i, um, parf. dî Per-Mît/or.
Pïr-MenSuj- rfurum /fer, qui a pafTé par
un chemin fort rude , qui a fait un rude ,
un incommode voyage.
P».-«-METiar , iris , menfus fum , iri , me-
furer par avance.
PK/E-METor , aris , atus fum , ari ,
mefurer auparavant , prendre les
dimenfions par avance.
Pp.jE-MENSuj,a, um, mefuré par avance.
Rn-METior , iris , menfus fum , iri , renie-
furer , repafTer-
'Ri-MiTiri frurnsntumpecuniâ , acheter du
bled argent comptant , payer comptant
le bled qu'on a acheté.
RE-I\lENisuy , a, um, p.in. de Re-merior.
Re-Mfnsux iter , chemin par où l'on eft
pafTé ; i". qui a refait le même chemin.
RE-MENSummure, mer qu'on a repa.Tee.
NÉGATIFS.
i*. IM-Mtraïus , a , um , qui n'efl:
point borne, qui u'cft point me-
furé.
i. Im-Menss-, /^. Im-Men$z}/«.
Îm-Mens//£Zj , aùs ,immen(îté, gran-
deur fans mefuré , étendue inBnie.
iM-MFNSÙm , aûv. fans mefuré.
iM-iMrNSuj , a , um , immenfe , qui ert
f»n3 mefurc , qui n'a point de bornes ,
gui cil d'une étendue infinie , infini ;
M grand. 1078
1". grand , vaftc , exceflif, énorm; >
démîfuré , efÎToyable.
Composes Greco-Latins ,
de Met/ow, Me^re.
I. SYM-MïTr/iZ, œ , rymmcirie , pro-
portion , convenance des parties.
1. DiA-MpTcr, tri, &
Dia-Mettc;^ , tri , dianu-trc, !ir;ne
droite qui traverfe une figure par
le mil'.eu en pdiluit par le centr«?,
3. PRCsi-METr/c.'.'j-, a ,um, qui cft en
profe ^ en vers.
•j. Sej^i-Metr?//», / , demi mefurc.
j. KEXA-M£Tfr , ira, trum , hexamè-
tre , qui a fix niefures.
<î. Tetra- METrz,;OT,Zj vers de quatre
pieds.
7. TRi-METcr , tra , trum , de trois
mefures , qui a trois mefures.
6.
A-Muss/V, mefuré , régie, cordeau»
A-Mns/Z/'i ; AD-A-Mus/?m ; Ex A-Muî-
fim , adr. à la ligne , au cordcaa ; i",
exaftement , régulièrement.
h-M.vsfi.vus , & A-I\Iiis//f,iraj , a , um ,
bien dreffé , tourné, rangé; i." régu-
lièrement fait ; ^o tiré à quatre épingles ,
à la ligne, au cordeau.
III.
MED, MES,
Milieu.
De ^ÎAD , étendue , fe forma !e Cefr,
hiiih , Metow, MfcAT/2 , Mit,
Mi , défignant ie point de téuiiion ,
le milieu ; d'où le Grcc Mego^ ,
milieu , Se le Latin hUoius,
Yyylj
aoyp DÎCTIONNÂÎR
H' MsDia/» , a y milieu , centre.
Medi-Tui^zuw , il, le milieu des chofes.
TAioius, a , uw j qui eft au milieu ; z°.
ambigu , douteux ; j". neutre , qui ne
prend aucun parti.
M'Eoiah t is , le milieu , le cœur.
tAtoialis , m.f. le, n. is , qui concerne le
Midi , du Midi.
ÎVIediV, adv. -voyez. Moâeraté ; z'.àdemi,
à meitié.
SVlEDzetaf , atîs , moitié , milieu,
è/ïtoianut , a , um , au milicH , entre-
deux.
Binômes,
k' MEDiaJIinus , i , valet employé aux
plus bas ofHces d'une maifon , le
valet des valets, qui ferc les autres
ferviteurs , comme marmiton ,
frotteur , ôcc,
MEDï-Astuticus f i, premier Magis-
trat des Peuples de la Campanie ,
en Italie; de Med, Puifrant,& As-
tu , Ville , Cité.
[5. MEDiatio , onisf médiation, en-
tremifè.
WEDfa'or , orù , médiateur, entremetteur,
arbitre.
IttEciatri^, icîs , médiatrice.
Composes.
Di-MiDium , «, ce qui eft coupé en
deux , moitié.
Dr-MiDîo ,-a.Te , partager , féparcr en
deux.
Dr-MiofuT , a , um , de moitié , demi.
Di-MiDi.trio , onis , féyaratitn par moitié,
partage.
Di-MiDJaîîm , j^r U moitié, en coupant
en dens,
E ÉTYMOLOG. io8a!
lu'MEDJdfè, immédiatement, toac
de fuite , fans interruption.
Im-M iDÎaius , a j um , immédiat , pra*
chain.
Inter-Mhd/kj , a , um , qui eft aii
milieu , qui eft entre deux.
a.
MEDÎocricu/us, d, um , fort médiocre;
MEDÎocris y cre , is , médiocre ; ni
trop grand , ni trop petit : moyen ,
qui tient le milieu entre le grand
& le petit.
No72 médiocre telum cji ady ce n'eft
pas un petit aiguillon pour/
Mediocria fponfalia , mariage entra
perfonnes de moyen état.
MsD'wcritas , ads , médiocrité.
MEDÎocriter ,adv. médiocrement , moyen-»
nement, avec médiocrité; z.s. ni trop >•
ni trop peu.
Mtvioximè , adv. voyez Mediocriter.
MtDiûximi , orum , Dieux du moyen rang,
demi-Dieux.
MEviaximus , a , um, qui tient le milieu »
mitoyen, moyen, médiocre.
Medi-pontw^ , i , cable de prcflbirj
x", pont de cordes,
î'
MiDuHa, es , moelle ; z^. cœur, en%
traiUes > 5 '. cœur d'un arbre.
Mzvulla panis, mie de pain.
MiDuliis alicujus , ou in MeduUis
alicujus hœrere , être extrêmement
aimé de quelqu'un.
MTOullaris , w.f. re , n. is , de moelle ,
qui concerne la moelle,
MEDullatus , a, um y qui a de la mocllçâ
i°o dont on a tire de 1% j}ioëlk>
lotî DE LA LANGUE LAT,
MeduZ.'o, as , are , tirer de la moelle,
M'EDuHofus , a , um , moelleux , où il y a
beaucoup de mocHe.
T<lEDuliitùs,adv. du fond du cœur, inti-
mement, cordialement, tendrement,
pafEonément , jufqu'au fond des moelles.
E-M.EDu//atus,af um ,part. de
E-Medz///o, as f avi ; atum , are ,
tirer ,ou ôter la moelle.
De Mîsi , changé en Mhr/ , milieu ,
vinrent ;
Meri-eies , /?fo/-<r-»20f, milieu du
jour , Mi-Di , le Midi.
MERi-Di(î/i\f , e , méridional , du Midi.
Meri-dkz/zô , à îi/îidi , en pL'in Jour.
MEM-Di£inKj, a,umy du Midi.
Mer.i-di<z//o , onis. Méridienne , fom-
mcil de raprcs-nnài,
Mem-dio ,-are , > faire k méridien-
AlERi-Dior ,-ari ,) ne.
ANT£-MERi-D!iZ««-^ , a , u/rif qui eft
ou qui le fait avant midi.
SvB-MtRi-Dianus ,a, um , qui fc fait ,
qui arrive vers le midi , d'environ
le midi.
S-
Mise , es , corde du milieu des fept
de la lyre , dédiée au Soleil ; 1°.
a-mi-la- re.
D É R. I V É s Greco-Latins.
'a . Misarœ.rm , t , ) , _ .
A/r , .■ ■• . Mefentere.
MEsenterium ,11,)
x.Mti-AVLa , <3? , veftibule , entre
deux ikles ou deux appartemens ;
petite cour entre deux corps de
M grand. 1 082
}. Meso-Lab/kot , » , mr.chine in-
ventée pour trouver mcchanique-
ment deux moyennes proportion-
nelles.
4. Mrso-LEucaj , /, forte de pierre
précieufe; z°. ferre de plante.
f . Meso-Mhjjj , ^, forte de pierre
précieufco
(î. Mess-Uran<ot<ï, atis, milieu da
ciel,
IV.
MO D,
Moyen , Mefiire.
De Mad , Met, mcfure , prononcé
M©B , vint une Famille Latine nora
moins étendue.
I.
MoDus j i , mcfure , régie. Ce moE
s'cfl chargé d'un crrand nombre
d'acceptions, mais qui reviennent
tMtes à celle-ci.
1". Cadence , proportion ; mefure
des pas , des rapports,
lo. Quantité, mefure de pronon-
ciation.
j ^. Mode en mufique , mefiire da
chant.
4 ^. Mode en Grammaire , mefïire
des tems.
5 '^, Moyen , mefure des avions.
6^. Fin , terme , mefure jufqu'oû
on doit s'étendre.
Binômes.
( MoDi-Fic<2//* , onis f mefure qu'oxj
'îcês DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. loS^.
doit olfei-ver dans les vers; i°.
modification.
MoDi-FiC(;rnr, orls , qui régie la mefure
ou la manière.
MoDi-Yicjtus , a^um, changé de ma-
nière , employé autrenisnt.
m.cDi-'Picatus citus, aiiraeiu converti en
nourriture,
MoDi-FiC:itu?B v;rl'um , mot employé
figurémeiit.
Mr n-Ficor , arh , avjsfum , ari , mefu-
rer, régler.
2.
Mo-Du'us,i, mefure ; i . motet,
chanfon,air, mode ci mufique ; 5^
module , mefure qu'on prend pour
régler les prcportiGr.s d'un bâti-
ment.
McDulamen , inisi Se
MoDuIiDKentum , i , harmonie , chant mé-
Ittlieux.
TAcDulaiê , rJv. avec harmonie, mélo-
dieufement , harmonieufement , avec
mesure.
MoDuIaùo , OTiis , m. odulit'oi^ l'ac-
tion d: chanter avec mefure ; 2°.
chant harmonieux ; 3°. régie des
mcfures , des proportions ; arran-
gement hcirraonkux.
lAo-Dulator, oris , Chantre , Mufîcien.
MoDu/«rrfx,icij,Chanteure , Muficicnne.
\ MoDiihius , ùs , chant harmonieux , mé-
lodie.
lHoDulatus , a , um ,part, de
MoDulcr , aris , atusfum , ari, chanter
avec harmonie & de mefure,
JVIoPu/i;ri oradonem , prononcer un dif-
cours avec me.ure ou cad.nce; ;", jouer
un air fur un chalumeau ,• 5°. mettre des
srcrs en chant fur un chalunicau.
Composes.
Ad-Modk/o/- , ari s , a tus [un , ari,
chan;sr avec , tenir fa partie , ac-
corr'txi<7ner un inftriinenc.
CoM-MoD..lrr/o , onis , juileffe
pro-
portion , convenance , rapport qui Ce.
trouve dans les ouvrages d'Architt éturc.
CoM-MoD.</è, adv. aiïci commodément ,
afTei bien , palTabiemect ; 1°. point trop
mal.
pRjE-MoDuior , avis, atat fum , ari ^ coa*
duire pdf mefure.
NÉGATIF.
I;vt-MGDa/ii/7/5 ,a , um , qui eft fans
mefure, làns méthode, qui n'efl:
point dans les régies,
3.
MoD-lMPERd/or , cris. Roi du feftin ,
celui qui régloic la manière de
boire.
A D V E R B ï.
Modo, il n'y a qu'un moment, rcu:-«
à-l'hcure, il n'y a pas long-tems-,
z". à cette heure, à prcfenc,
m.aintenant , dans le moment ,
prcfcntement ; 5°. dans un mo-
ment , tantôt; 4°. pourvu; j*.
quelqueiois.
Paulàm modo ; modo non , tant foit
peu, fi peu que rien, peu s'en faut, à
cela près; 2*. pas moins; 3 .pour
ainfi dire.
Composes.
!. A-Morà. bien-tôt, incontinent,
inccffamment.
PoST-MoDd, adv. &
FoiT'IAoDÙm , adv. après , enfulte.
DE LA LANGUE LA T. M grand. io8<S
totf
*. Ad-Mod«//;, exircmement , très-
fort , beaucoup , alT;z , touc-à-fait ,
fl'Turcmentbien , du couc , environ ,
très, oui.
Aimodùm ni/^//, cout-à-fait rien, rien
du tout.
pR^.-MoDùm , aiv, exceiïivemcnt , extrc-
mcmcnt.
PROFiJ-IMoDÙw , aiv. prcH^ue , quaiï.
'j. Eius-MoDÏ , femblable , tel , de
cetce forte , de cette façon , de cette
manière.
F;uscE-MoDi ,^prt. toyez Ejuf-modi.
EjuîDEM Mod'i , gen. de même fiçon ,
femblable , de mcme manière.
Mox , bientôt , incontinent ; i °. en-
fuite , après,
Dumexpeclo, quàm mox veniaty pen-
dent que j'attends , qu'il revienne
au plutôt.
4-
MO Dlc , peu ctendii ,
médiocre.
Isionicelius , a yum y mcdiocremenî
bon.
Aîocfcim , ait', peu , gucres , mcJiocre-
msnt,
MoDJcum , z , peu de chofe , peu.
hlooicus , a , um , modique , médiocre ,
petit, peu confidérable ; 2°, modéré ,
réglé , retenu, modeflc.
McDi'fè , adi'' médiocrement , avec ou
dans la médiocrité , peu , tant Toit peu ;
2*. modérément , raifonnablcmcnt , là
là , affei bien , pafi'ablcmcnt.
iM-MoDicè , adv. démefurément , excef-
fîvement , trop ,' fans mcfure , &c.
Voyez Im-modera:è.
IM-Alopicw f a , um } cxcefEf ^ £rog
grand , outré , fans retenue , &û»
Voyez Im-moderatus.
pFR-.MoD(Ve , adi: fort peu.
Vt-x-MoDicti! , (I, uni y ttès-modiijue j
fort peu confidérable.
5-
MOD-EST,
Se tenir dans de Juftes bornes.
Moff/lia f œ ^ inodeflie , air mo«;
c'(.ii.e-, 1°. P-'iodération , retenue.
MoD£j?u.r , a , um , inodefte , qui a d; la
modeflie ; 1°, mo.-féré , réglé , retenu ;
qui a de la modération , de la retenue.
ÎAoDsfiê, adv. avec modération , moieflic,.
retenue , mefure.
MoDf,'?^ terram intueri , balder la vue pas'
modêilie.
ly.-I'.loDeJIia y ^ , immodeuic , in»
tempérance j indifcrécion ; i"„
défordre , licence trop grande.
Voyez Im-Moderatio.
lM-MoDe/7è, adv. imniodefiemeni: , fanj
modcftie ; voyez Im-modiratà.
lyi-MoDsJIus, a , um , immodefte , qui cft
fans mod^-fûe , &<.c.\'o-'jtzl,i.-:nodeTinus.
PEK-MooeJu , trcs - modeflemenr ,
avec beaucoup de modcftic , avec
bien de la retenue , avec grande
modérarion.
TT.K'MoDeJuT , a , um , fort modsfte ,
très-modéré , for: retenu,
* *
MO D , mettre une mjfure, régler,
modérer.
I . J'/'.Qveraiifis , le , /r, mcdcré, où
l'un peut garder de la modération,
où l'on peut éviter l'excès.
McDeiMmen, iras , &
U-ooiiamsinum , i , conduite ; gouvef-
.îo87 DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. ïcS^
nement , direction , commandement ,
maniement.
McDerans , tis , omn' gtn, qui conduit ,
qui gouverne.
JMoDeranier, aàv. &
MoDeratè, iàf , ifjimè , adv. ou
McDeratim , aiv. modércir.ent , arec mo-
dération ; 2°. peu à peu.
yioGeratio f onis , m'odcracion , rete-
nue , mefure qu'on apporte ou
qu'on garde dans les choies.
Moderatio cœli, température de l'air.
Moderatio Machinarumf manière de
conftruire les machines.
McDer.tfar , oris , niodératcvr, gouver-
neur , condudeur, directeur , qui guide ,
qui régie.
IVIoDîrs'or tempsrum , politique.
MoDerarri» , icis , modératrice , gouver-
nante , conduftrice.
Mohsraius , a, um ,part. de
MoDero , as , avi , anim , are y &
IVIOD^ror , aris , atusfumy ari , modérer ,
Cû.iduire , gouverner , guid;r , régler ;
1°. tempérer , retenir, mettre des bornes
ou un frein.
Composés.
AD-MoDfror , aris , atus fam , ari , Ce
retenir , s'empêcher , fe contraindre , Ce
inodérer.
Naqueo me rifu AD-Monerarier , je ne
faurois m'empêchcr de rire.
^-Moverandus , a , tim , qui peut être
appaifé , adouci, modéré.
PRiE-MoDeranJ , tir, omn, gen, qui règle
par mefiire.
N É G A T I r s,
lM-MoDerd««d, œ, Yoy. Jm-Modera-
tio.
lM-McD;rcff, aiv. immodcrém:nt , fans
g-i-d-r de mefure , fans modération ,
ëémcfurénaent , outre mefure , fans re-
tenue , fans ré^le , excciïivement , avec
excès.
iM-MoDfrjn'fl , onls f dérèglement, em-
portcTisnt , excès , manque, de-modé-
ration , défaut de retenue.
lh(-Mov>sratum , i , l'infini.
iM-MoD^rarux ■, a , um , immodéré , déré-
glé , outré , exccTîf , qui ne garde point
de mefure , qui eft fans modération , qui
n'a point de retenue.
VI.
CoM - Monaj.
De MoDWj , mefure, moyen, & de
CuM , avec , fe forma la Famille
CoM-MOD , qui indique tout ce
qui a la même melure , qui s'ap-
plique , s'ajufte , convient avec
un autre objet,
De-là ces mots :
CoM-MûDa.Ti , i , avantage , gain ,"
profit , utilité , aife , commodité ,
loiiîr.
CoM-JVIcDd, oTum , commodités , biens ,
richelFes; i". fblde , paye de gens de
guerre.
CoH-MoDuas , atis, commodité , conve-'
nance , conjondure , ouverture ou occa- -
fion favorable ; i". utilité , avantage ,
profit; 3°. complaiûnce, indulgence ,
condefcendance , iiumeur commode ,
facilité.
CoM-MoDKJ , a , um , dior, dlffîmusl
avantageux, profitable , utile , fa-
voribîe ; 2°. complaifaiit , facile,
d'humeiu: commode , plaifance on
agréable , facécieufe , accommo-
dante , traitable ; j °. propre ,'
commode, bon , convenable.
CoM-MoDè , àiàs , dijjïmé , adv, bien ,
foit
•joSp
DE LA LANGUE LAT. MaD iop(
fort bien , fort à propos , fort jufle , fort
à point , d'une manière propre , conve-
nable ; 1*. commodément , â i'aife ,
aifémcnt.
CoM-McDîm , adv. tout â propos , à point
nommé, au même inftant , toutaufli-tôt,
jiille , jaflement , à tems.
CoM-McDf) , as, avi, a;um, are , accom-
moder , afiîffer , obliger , rendre un
fervice , faire un plaifir ; i° prêter pour
être rendu en mcaie nature, donner la
jouiflance ; car prêter pour rendre en
même valeur fans être la nicmc chofc ,
c'eft Mucaire.
CoM-MoD/to, (iT, avi , atum, ars , prêter
Ibuvcnt , faire des prêts fréquens,
Cou-MoDaiarius , a , um, celui à qui
l'on a prêté quelque cliofe,
CoM-Mcu.2r;£) , onis , prêt.
CoM-MoD3tor,orfr , prêteur, qui a prêté.
CoM-MoDiiram , i , prêt difréreut de Mu-
îuum.
CoM-IVIoD.7fuT , a , um, propre ou conve-
nable ; i". prêté ou emprunté , fan. de
Co!n-modo.
C o AI p o s £ s.
Ac-cou-^AovaUo ,onis j convenance,
proportion , conforniitc, appropria-
tion , application , ajufteraent ,
rapport , difpofition , Judenfc.
Ac-CoM-iVIcDatiii , Il , U.71 iparf. propre ,
convenable ; i". qui approche , nui ref-
femble, qui convient.
Ac-CoM-McDatè , adv, d'une minière
convenable , propre, conforme , propor-
tionnée ; 1°. à propos, d'une façon ave-
nante , (brta&lc , ajultée , appropriée.
Ac CcM-MoDrjè adpsrfuadendum , d'une
minière à perfuader.
Ac-CoM-MoDo , as, avi , atum , are,
acccmm^oder , approprier , applI^Lier ,
ajufter , aflortir., faire rapporter , faire
Orig. LcU^
venir à propos , donner de la convenance,
proportionner; i", difpofer , préparer ;
3°. prêter, accommoder quelqu'un de
quelque chofe.
Ac-CoM-MoD:;j , a , um , commode ,
propre, &c.
NÉGATIFS.
lN-coM-MoDiii;jo , onis , voy. hicoin-
modicas.
iN-CoM-MoDè , iîis , ijllmè , adv. d'une
manière incommode , avec incommo-
dité , mal à Ton aifc ,• i". malà-propos ,
à contrc-tcms , hors de tems , hors de
ûifon.
iN-CoM-Mouifaj- , ails , incommodité ,
importunité , dommage , perte , déla-
yantage , inconvénient.
InCom-Mcdo , as , avi , atum , are r
incommoder , caufcr du défavantagc ,
du ton , ôcc.
Im CcM-McDum , i , incommodité , peine,
ennui , fâcherie , chagrin, préjudice,
dommage , défavantage , tort , impor-
tunité.
lu-CoM-Motxis , a , um , incommode ,
importun, fâcheux , ennuyeux , chagri-
nant , qui eK à charge , dcfavantageux ,
dommageable , préiudlciablcjqui fait de
la peine ; lo. qui arrive à contre-tems.
iK-CoM-Mouefticus , a, um, mot invente
pour dire fâcheux.
PER-iN-coM-MoDè , très-mal- à-pro-
pos , fore à contre-tems.
Per-In-Com-Mcd:^5, a, um , fort înçom-
mcdc.
VII.
M O S , MO R.
De MoD, manière , ulàge , fè forma
la Famille L:uine , ]\îos , Mop/j ,
par le changement du D en S &
enR.
Z z z
lopi DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. lop^
1. Mos, MoRiV, coutume , mode, ma-
nière , façon 5 pratique , uia^je ,
habitude.
Mosculus , î , dimin, ie Mos,
MosiUts , i , voyez Mofculus-
Moues, um , plur. de Mos.
i. MoRaiis , le , is , moral > de mora-
le , qui concerne les ma-urs,
lAoRaîitas , atis , moralité , irait de mo-
rale ; î". pofition , fîtuation.
MoKaliter , niv, moralement.
MoRaruT , a , um ■, dont les mœurs font
réglées.
Beiiè-MoKatus , a , um , doué de bonoes
moeurs , bien moriginé.
Bené-MoRata civitas , Ville bien policée;
1". — Fabula, Pièce de théâtre bien con-
duite , où toutes les convenances font
bien obfervées.
VIII.
M AD, MED,
méditer , étudier.
Le primitif Mat , mefurer , fignifia
également , apprendre , étudier ,
connoître : on ne connoît bien
fiue ce qu'on a mefurc , ce dont on
pofléde toutes les dimenfions. De-
là le Grec :
MAT^e, connoi(îànce,fcience.
MAmhano , étudier.
Meliî/^o, méditer,
( Ici L pour D. )
De-là ces Familles :
Mtuitamenium , « , j
MEDJ'/or , aris , atus fum , ari , mé-
diter , faire réflexion , réfléchir ,
penfer en foi-même ^ penfer atten-
tivement , s'appliquer à confidé-
rer, attacher fon efprit , s'exercer ,
s'étudier , s'efforcer , fe peiner ;
mot-à'tnot , chercher la jufte me«
fure.
IVÎEDifflfé , e,dv. avec méditation , avec
réflexion , après y avoir penfé , après
une mûre réflexion,
MEDitflfii), onis , méditation , réflexion ,
forte attention à une chofe ; 2*. prépa-i
ration à une cho(e.
Mtohatus , a, um , part, de MedîtOT ,
médité , con/îdéré attentivement , exa-
miné à fonds ; i'. qui a médité, qui a.
fait réflexion ; j». qui s'cft préparé.
Composes.
CoM-MEDj7or, aris , anis jiim , ari ^
méditer , penfer avec attention »
faire une profonde réflexion , ré-
fléchir férieufèment.
VEK-MtDhatê , adv. fort attentivement ,
avec bien de l'attention
PRjE-MïDitflte , adv. avec préméditation.
'PRM-M.EDitatio , onis , préméditation ,
l'aftion de penfer par avance , de pré-
voir.
PKjE-MEDftaforfum, ii , lieu retiré propre
â méditer.
PRit-MFD/fcfwi' , a ,um , prévu , -part, de
PR.yf.-MiDifor , aris , atus fum , ari , pré.
médite», penfer par av.ince, prévoir.
!N e' G A T I r s.
l^i-Mzï)itath jfans réflexion , inconfi-
dérément , (ans y avoir penfé ,
avec précipitation.
iM-MEDJffltuf , t , um , non prémédité ;
i°. fait ou dit incon/îdérément , fans
réflexion , fans méditation; 3'. oii l'on
n'a point réfléchi.
iM-PR^-MîDifafii , (Kfy. inconiîdérémefltj
1 fans réflexion.
lop; DE LA LANG
IX.
MED,
Médecin.
De Mad , connoître , étudier , vint
le Latin :
Med - icus , moi - à - mot , le Ta-
rant, celui qui coiinoît la fciencc
par excellence , celle de fe bien
porter , & qui poflTéde les grands
fecrets de la IMnrur/; à cet égard.
Dans l'Orient, les Médecins n'ont
d'autre nom que celui de Sagcs,
deSavans;5: enEurepe, leur nom
par excellence n'eft il pas celui de
DocTeurs , mot-à-mot , les Sa-
vans , les Sages î
Il eft vrai que dans l'origine les
Médecins , les Dod:eurs rcunif-
ibient nombre de fcicnccs, fur-tout
celle de la Théologie & de la Mo-
rale. Médecin ou Prêtre étoit fy-
nonyme.
I. M:iDicus , i, Mcdecinal.
Medicus circumforaneus j Charlatan.
lAiDanius , a, um , à qui il faut donner
des remèdes , qu'il faut panfer.
h\i.osnii ars , Médecine,
hl^oenào œgrefcit , les remèdes irritent la
maladie , la maladie s'aigrit contre les
remèdes.
Mcoens, iis , omn.gen. qui remédie , qui
donne des remèdes , qui guérit.
AlEDi/!t!;i lerba , paroles qui guériflent.
MED«r , ea'j , m , reniidier , appor-
ter du remède , donner des remè-
des , panier , traiter , guérir.
MsDkinuj ^ a,wn , dv .médecine,
UE LA T. MaD îop^^
Mpd/co , as , avî , arum , are , mêler ,
mixtionner de quelque drogue.
Mïvicare cifillos , mettre de reflence i
fcs cheveux ; femina, chaufourcr le
grain , faire tremper les fcmences dans
quelque liqueur, pour les faire mieux
germer , & en plus grande abondance.
MedzV or , aris , atu! fum , arî , remédier ,
apporter du remède , panier , traiter ,
donner des remèdes, guérir.
Mioici/j y & , um y mèJecinal.
1. MmeUfCBy remède, guérifon, mé-
dicament j foulageraent.
j. Mhmtrina , <r, la Déelfe de la Mé-
decine.
MED-lTRi/;.ti!a , orum , fêtes i l'Iionneur
de la Déeflc de la Médecine.
MEoff.i , ce , ûinfoin , herbe fort bonne
pour les chevaux.
4. MEDicaéi/is , m, f. le , n. qu'on
peut guérir, à quoi l'on peut donner
du remède , guèrillable , à quoi
l'on peut remédier; 20. médici-
nal , qui a la rertu de guérir.
MEDicilulum , i , lieu où l'on trouve du
remède , du (ôulagement,
M^oicamen , inir, médicament , reméie ;
î'.poifon; jo. fang dupoiflbn pourpre,
qui fert à teindre ; 4^. fard.
MiDÎcamentarius , ii , Apothicaire , qui
préparc des médicamens ; x", empoi-,
fonneur.
MEDicamentarius , a , um , qui concerne
les médicamens ou le» poifons,
MiD le am s nt,}r!.i ars , Apothicaircrie.
Mïoicojnentofus , a , um , mcdecinal , qui
a une vertu. mcJecinale.
j, MivicamentufTi f i, médicament,
remède.
MEoiccifio, onis , l'application d'un rc*
inédc , l'aflian de le donner.
Z z s ij
SOpj
DICTIONNAIRE
Iihriicatus , a , um , mclé , mixtionné ci-
quelque drogue ; i*. caufé par un re-
mède; médecinal,
MiDlcatus fomr.us , fommeil caufé par les
remèdes; /orj, fontaine médecinale.
Mr.Dicata lana , laine teinte ; — pocula,
médecine , potion lucdccinale ; — tda
veneno , flèches empoifonnées.
6. Mtv>icinay ce y médecine, rare de
guérir; i^. remède , médicament,
médecine , potion médecinale ;
2*. poifon.
MTD'icihu!is,m.f. le , n, is t qui concerrse
la médecine.
Composes.
PRiC-MEDiw;/« j a^um, qui a pris
un purgatif, purgé par précaution.
"Ki-Mt-Dium , a , rejnédc ; i°. moyen
de remédier ou d'apporter re-
mède.
Rp-MEofs/rr , m.f. le, n. is, qui remé-
die , qui guérit.
RE-Mr.Di.ztio, onis, remède , guérifon.
B-E-MEDiatus y a, um, part, de
Re-Med/o , as t avi , atum, are , &
Ri-Mioiar , aris , ar'i , guérir , procurer
la guérifon , donner remède , remédier.
Négatifs.
ïu-tA.Ei>ical>i/is , le , irrémédiable ,
incurable , qui eft Càns remède.
Ju-M^Dicatui , a , um , qu'on n'a point
panfé , auquel on n'a point apporté de
remède , où l'on n'a point remédié.
ÎK-Ra-M'Eviabilis , m.f, le , n. is ., à quoi
l'on ne peut remédier , qui eiî fans re-
mède , incurable , où il n'y a point de
remède , irrémédiable.
MUT,
Du primiiif Mat , Mhd , milieu ,
hTYMOLOG. top5
>int le Ceire Mat , Met, Med,
Mut, couper , partager en deux ;
1°. retrancher, raoifiTonner, tuer;
}*. tout Jnftrumenr tranchant j &
dc-là diverfes familles.
En Or. ni^ Muîk, mort, ce
qui moiffonne les hommes.
En Celt. Med; , moifTonner. ;
En Goth, MAiTara, couper.
En Allemand , Muizen, Mutz«;7,
couper.
Et ces Familks Latines.
I.
Mzsjîs, récolte, moilfon.
ME9/or , is , moiflonneur.
Mtsfura , ce , fciage des bleds.
Mitforius , a , um , de moiffonneur.
C O M P O S ES.
DE-METc»,-<f«, > cueillir , couper j
Di'Mmjo-,ere,j moilTonner.
E-Metû ,-sre , faucher , recueillir.
PnJE-MEsium, a ; PKx-MEsfum , i , pré-
mices de la moidbn offerts à Cérès.
PKM-Mi&fus , a , um , moilTonner le pre-
mier, par avance.
1.-
i,MuTo,-are , alccrer, rendre tout
autre par la lïujilanon.
MvtHus , a, um, tronqué , rogné , à qui
on a coupé une partie.
MvrHo,-are , tronquer , retrancher
une partie.
iVIuT/7aror,ix, qui mutile , qui retranche.
MvTÏlario , onis , retranchement d'un
membre.
Mot/cuj , a , um , ch*uè , qui n'a poim
de barbe.
1057 DE LA LANGUE LA T. MaD
Composés.
AD-MuT//o,-artf , tronquer, brifer,
eflropier , tondre.
DE-MuTiVo ,-.1;^ , couper , retrancher.
2. MuTo, onisy porc châtre, d'où pue
venir dans le Latin-ùarbare le nom
en général de tout animal châ-
tre.
MAT, MIT,
mur, doux.
De Ma, nourriture bonne, excel-
lente , vinrent diverfes familles :
1°. Mat , bonbon.
»". MAT«r«f , fruit qui a acquis la
perfeftion , & qu'on peut manr'er.
3 ®. hinis , doux , agréable; mots
employés au moral comme au
phyfique. •
I.
}AATTea,ip ;MAjrya , cb , bon-bons,
friandifes , mets délicats.
II.
MATurus, a, um, mûr , de fiifon.
JVlAT;;rifa.r , ans , maturité ; i". fin , per-
fe(ftion,Ic plujhjut point,- jo, occafion,
tcms propre , Tairon commode.
MATurefco ,-ere , mûrir, devenir mùr ;
1°. perfettionner, venir à fa perfcdion ,
s'achever.
1.1 ATuroy are , faire mûrir, dcpccher,
hâter, diiigenter, faire promptc-
menc, s'emprefTtr.
M/^rurntê, proniptement , en diligence ,
de bonne-heure.
AlAT;;r.Kij, onis , Mte , diligence, em-
prefTement.
MATurè, iùt, ifimè, mûrement, à tcnjs.
1098
à propos; r", de bonne heure , promp-
tcniînt , d'aljord.
C O Ai 1> s É S.
Ad'MAJuro,-are j hâter, prefTer ;
a ancer.
ï.-MKT.ir:fco ,-eri, mûrir ; i». s'adoucir.
Ce ralléntir.
FtK-MKTuru! , a ,um , tout-à-faît mâr.
TiR-MATurefc» , -ère , venir à une entière
& parfaite maturiré.
VnA-MMurus , a, um , mûr avant li
faifon , précoce ; 1». prématuré , fait
avant le tcms.
Pa,e-MATi;rfraj ,atis , la qualité des pri-
meurs , ou d'être précoce , maturité
avant le tems.
P&/£-MATure , prématurément , avant le
tems.
N £ G a T I F s.
ÎM-M ATurus , a, um , qui n'efl pas
mûr , hors de (àifon ; 2 ". préma-
turé , précipité.
iM-M.Kruritas , atis- , trop grande hâte ,
précipitation ; 1». âge trop peu avancé
pour le mariage,
iM-MATùre , avant la faiîon, trop tôt , d'e
trop bonne-heure , avec précipitation.
« III. -^
De MATurè , fignilîant de bonne-
heure , vinrent le mot François-
MatzVz, & ces mots Latins.
MATJ//4, ce, l'Aurore, la Déelfe da
matin.
MATutinus , a , um , du matin , qui fc f.Jt
le matin , de la matinée ; i". matinal ,
m;:incux , qvii Ce lève de bon matin.
MATUtinum , i, matin , matinée.
M^Tutinà , le matin , de bonnc-hcute ,,
au matin.
»o^p;
DÎGTIONNAIRE ÉTYMOLOG. iioo
IV.
Mit, doux, agréable.
tAiris , e , is , doux , traitaWc ;
1*. tranquille , qui n'ell point agi-
té -, 3 °. mûr , qui n'eft point vetd.
]\liT;ùf ; Mni^imè , plus doucement ,
aTcc beaucoup de douceur.
Miriufculus , a, uœ , un peu plus doux.
2Anefco,-ere , s'adoucir , s'appaifer ;
i». mûrir, devenir mûr; 3°. s'ap-
privoifer.
HliTJ/o, -are, chanter comme un roffignol ,
dont le chant efl extrêmement doux.
Binômes.
f. MiTz-Ficy-arc, faire doux, adou-
cir , cdulcorer , rendre doux j de
facio,
WiTJ-Fici/T , a, um , adouci , apprivoifé ,
rendu fort doux.
MiTi-Ficflfio , onis , l'aftion d'adoueir ,
d'appaifer , adouciflcment.
MiTZ-Ficatur , a, uni, apprÎToifé ; i«.
digéré,
i, MiT/g3,~4re , mot-A-mot faire
doux -, de Ago , - ère ^ faire. Ce
Verbe fignific adoucir , calmer ,
faire mûrir , digérer.
ISIiiigamer , en adoucilTant.
liliTÎgatip , onis , adoucifTcment , Tsâion
d'appaifer.
lHiri^athus , ti,um , qui adoucit.
^nigatorius , c, um , qui fert à calmer ,
à édulccrer , à adoucir.
Composés.
CQU^l.hrigo,-are , adoucir, amolliir,
appaifer , fléchir.
Im-Mitù, e , i; 1°. âpre , qui n'eft pas
mûr ; î». cruel , barbare , inhumain ;
TiE-Mirigo ,-ciTe , adoucir, rendre trat-.
table.
V.
Mat, doux, (impie; i°. qui contre-
fait le fimple , fin , rufé.
De Mat , bon, doux, fe forma Mat ,
lignifiant une douceur bête, im-
bécille ; un fimple ; d'où ,
Mat^wj, i, fimple, for, timbré,
imbccille.
L'Ital. Matio , fou.
z.
Mat, qui contrefait le fimple, le
niais , rufé , fin ; d'où matois.
MET,
craiitie.
Du Celte Mat , foible, timide, fans
force, doù le Grec MAiaios ,
lâche ,parelTcux, vain, vinrent ces
familles.
Metw^, às^ crainte, peur, appré-
henfion.
Metuo , is , tuî , ère , craindre , appré-
hender , redouter.
MsTuens, tis , omn. gen. craignant , qui
craint , qui appréhende.
METuendus, a, um, redoutable., à craindre ,
qu'il faut appréhender, qu'on doitredoa-
ter , dont on doit avoir peur.
MsTiculofus, a, um , craintif, timide ,
peureux.
Composés.
Per-Metw^hj-, tis, qui craint fore ,
qui appréhende extrêmement.
I Per-Metwo , is f ui , ère , craindre fort ,
DE LA LANGUE LAT. MaL 1102
IIOI '
apprc'liendcr extrêmement , redouter
beaucoup.
PRA-METtenJ , lis , omn.gen. qui craint
par avance,
PRit-METuo , is, ui , ère , craindre , ap-
préhender par avance,
B I N O M E s.
De Fort, extrême , & de Met^/j,
crainte, réunis & prononcés For-
Mie vint cette Famille :
FoR-MiDo,-<ire , craindre extrême-
ment, redouter.
FoR-I\IiDi) , inis , j", peur, frayeur; x».
épou vantail ; 3". lâcheté, foibleiTe.
FoR-MiDai;/ix , e , terrible , redoutable.
foK-MïDatio, onis , crainte.
FoR-MiDami/!a,ura , fantômes, fpeâres.
FoR-MiDo/q/ùf,2,u7n, peureux , craintif.
FoR-MiDo/ojè , avec crainte.
Composés,
AF-FoR-MiDo,-dr<, êtrCiiifort effrayé.
iN-FoR-MiDafwj , a, um , qui n'efl pas
craint.
Per-For-Mido ,-are , redouter fort.
PFR-FoR-MiDaii/;j , e , très â crain-
dre.
PRie-FoR-MiDo,-jre, craindre par avance.
Kl'? OK-MiDo,- are , craindre , avoir
peur.
Rï-FoR-MiDun'o , onis , crainte , peur.
MAL, MOL,
Grand.
De M, grand, & de AL, clevc,
vinrent une multitude de familles
en toute langue, qui dcfignerent
la grandeur , l'cicvâtion , la grof-
iëur,la force»
î.
Mol , Mafle ; Charge,
Moies, is , grande ou grofle maflè,
chofe d'une grandeur dcmefurée
ou d'un grand poids ; i". mole ,
jettée de pierre qu'on fait pour la
fûretc d'un port , digue qu'on op-
pofe à l'eau; j°. difficulté; gran-
deur d'entreprifc.
Moumcn , iras , ôc
Moùmentum , i, effort , peine.
Moi/o , iris , ire y retarder, retenir.
MoLJor y iris , itus fum, iri, tâcher ,
faire effort , s'efforcer , agir avec
effort ; t°. remuer , mouvoir ;
3 ". entreprendre , machiner, tra^-
mer ; 4°. préparer.
MoLzfio , onis, efl<)rt , grande entreprife,
Moùtor , oris , Créateur, Auteur; 2".
Inventeur, qui entreprend, entrepre-.
fiant.
Mohitus , a , iim , part, de MoUot , qui n
entrepris , quia trame , machiné , braiTé >
1°, qui s'eft efforce , qui a tâché , qui a
fait fcs efforts,
. Composés.
A-Moij'r/o , onis . cloignemcnr, cx-
pulfion , débarraffement.
A-MoLior , iris , itus fum , iri , ôter, éloi-
gner , écarter ; 1°. réfuter.
H-Muteium, i , préfervatif, charme^
amulette , mot-à-mot, qui K^oigne
le mal.
An-Moiiar , iris , itus fum, iri , faire fes
efforts , fe donner de la peine , ne rien;
épargner pour venir à bout de quelqua
chofe d'important,
* CoM-Mouor j iris , molitus fum , iri g,
,iio5 DÎCTTONNAIRS ÉTYMOLOG. ito^
jîiachinîr ; i°. s'efforcer de chercher ou
de trouver , d'inventer , d'imaginer.
Dh-Mol/o , is , ivi , itum , ire , &
DE-Mouor, iris , itus fum, iri^ dé-
molir, abattre , détruire , ruiner ,
renverler ; rafer.
Demoliri culpam de fc , faire Toir
qu'on n'cft point en fâute.
DE-Moi.frj'a , omit, démolition, renrcr-
fement , deftruftion , ruine,
DE-Moi/ror , orfj , démolifTeur, qui dé-
molit , qui abat , qui renvcrle.
DE-lWoL/ruj, CL, uni, part, de De-moUor,
E-MoLj'or, iris, nus fum , iri , venir à
, bout ; i». jettcr , poufler dehors , faire
fortir , chaflcr, cxpulfer ,• 3°. agiter,
émouvoir , exciter.
Im-Mcl'uus , a, um , bâti , conllruit ,
élevé.
OB-Moùendus , a ,um, qu'il faut mettre
devant,
OB-MoL;or, iris, itus fum , iri, met-
tre devant avec efiort , oppofer
quelque rcfiftance , barricader ,
mettre une barrière.
PR^-Mou'enduj, a, um, qu'il faut pré-
parer par avapce,
pRjE-MoLzor , iris , itus futp , iri ,
difpofer , préparer par avance ,
faire des préparatifs.
Rr-MoLfor , iris , itus fum , iri , rcpoufTcr ,
remuer , ôtcr avec eftor.t , déplacer ,
déranger i force.
Ri-Mciitus , a ,um , part, de Re-Molior-
Motuerum , i, n^.ole , matTe de cliair
qui fe forme dans le ventre des
femmes au lieu d'un enfant.
Motifius , i , perte dcbitaii, fauJle portée
ides fcmclici.
Motcflia, itP, mot'àmo!, a.ù.\on d'ê-
tre à charge , ennui, chagrin , in-
quiétude , fàchetie ) embarras ,
chamn.
Moi.sjlo , as , avi , atum , art , chagriner ,
inquiéter , importuner , faire de la peine,
caufer du chagrin ; x'.étrc incommode,
importun , importuner.
MoLcftus, a, um , fâcheux , chagrinant ,
incommode , importun , qui fait de la
prine , qui caufc du chagrin , embar-
raffant.
MoLe/Zè , aiv. avec chagrin , avec peine ,
avec difficulté.
Composés.
PER-MoLiryZKj, a, um^ fort incom-
mode , trcs-chagrinant , fore à
charge.
PEa-Moie/îe, aiv. avec beaucoup d'in-
commodité , avec bien du chagrin , de
la peine.
pR^-MoLe/?ia , a , chagrin qui vient pal
avance , avant-coureur de chagrin.
SvB-MoLefius , a , um , un peu fâcheux ,
cjiagtinant , dur ou fenhblc.
SuB-MoL«/Zè , adv. d'une manière un peu
fâcheufe, un peu pénible , un peu i'en-
fible , un peu dure.
II.
MOL,
Meule, Moulin.
Mot j défîgna dans l'origine cette
grolî'e pierre plate, avec laquelle
on écralbit le grain , d'abord à
force de bras , eniiiite avec le
fecours des animaux , aujourd'hui
avec le fecours ou du vent , ou
de
no^ DE LA L AN G
de l'eau , & qu'on appelle Meule.
En Gr. Mylé -, Mulé.
En AU. MuHt; en Angl. Mlll,
I.
MoLtf , «" , I *. meule de moulin ;
2". mâchoire , elle broyé les ali-
mensj 3°. dent màcheliere ; 4".
rotule du genou; 5°. meule à
aiguifer; 6". gâteau facré, fait de
ferine moulue.
hlcLari! y e , de moule , ou propre à
moudre.
^loLarius , a , um , de meule ou de
moulin,
MoLenàinarius , a , um; qui concerne le
moulin , de moulin.
MoLiniim , / , moulin , meule de
moulin.
McLina , <z , moulin à eau , meule de
moulin à eau.
MoLO, is , ui y itum f ère y moudre,
brifer avec la' meule.
hloLStrlna , x , moulin.
MoLi/e,i.f; MoNi/e, h, collier qu'on
mettoic au cou des efclaves ou des ani-
maux , pour leur faire tourner la meule ;
i' . collier en général, ornement de cou ;
jf. manivelle à tourner une meule à
bras ; 4°. chaudière.
C M p %i.%,
CoM-MoLO, is^molià, lilurriyere,
moudre , broyer, concafler.
CoM-MoLituj , a , um , moulu , broyé ,
concaffé , p^n.
E-lWoLO ,-frc , moudre , tfrcr de la farine
des grains.
E-Motumentum,i , la mouture, fa-
rine que les grains ont fournie ;
Orig. Lat.
UE LAT. MaL iioiS
1°. fruit qu'on retire d'une cho-
fcj bien, profit, gain.
1.
MoLd , ce , gâteau facrc fait avec de
la farine : en reconnoiflance de la
récolte des grains , les Payens Ce
hâtoient de moudre du froment,
Se d'en faire des pains lacrcs.
Composes.
lM-MoLO,-are , ofirir en iacrifice , (â-
crifier; il ne Te faifoit point de (â-
crihce lans ces gâteaux de firine.
lM-MoL.i!or , oris , Sacrificateur.
iM-MoLfltio, onij- , fàcrifice d'une vidime.
De Aîul, moudre, vint,
A-Myloti , /, A-MYLum , i,amydon»
fait avec le blé.
My 1 acus f i y forte d'inlècle qui man-
ge la farine.
III.
Noms de divers objets,
lM-A-I-us , i, mât d'un navire i
zo. poutre.
2. Malo-Bath/'z-i/tî, i, feuille Indi-
que, feuille d'une plante odori-
férante des Indes.
3.Bu-MEiia,«, frêne de Macédoine,
qui eft trcs-giand, & croît très-
lentement.
Meuj, is , lance dont le bois eft de
frêne,
4. MoLo^us , / , dogue, gros & grand
chien, mâtin; 1°. pied de vers
compolé de trois fyllabes longues j
comme Fenacrix.
A4
,07 DICTIONNAIR
5. MotocHtkus , i,") fonde dont on
MotoKchus ,iy Me ferten mer ,
Moi-OKthus ,i, J K BoLis.
6. PAO-Mr/ea, œ, Sc
Pro MYU«r,ij, Divinités placées au-
devant des môles des ports , aux-
quelles on adrefToit fes vœux pour
un heureux retour.
IV.
Mal , grofle maffe , marteau.
I.
lAkUeus^iy marteau, maillet.
MAL/eator , oris , Forgeron , Artifan qui
travaille du marteau.
l\!.Ue:itus , a, um , forgé, plané , tra-
vaillé au marteau , battu à coups de
marteau , martelé.
UhUeolaris.m.f. re, n. is, de marcotte
de vigne , de crolTette.
lAsUeoU , Prwi , faifccaux de jonc foufrés
& poiirés , ou autres matières , qu'on
lançoit allumes fur les machines & fur
les vaiîTeaux ennemis ; brûlots.
fllAileolu', i, marcotte de vigne , crofTctte ;
lO. maladie de chevaux; J*. cheville
du pied,
2.
MuLc , frapper avec une maffe.
MuLco, as j avi , atum, are, châ-
tier , punir , frapper par punition.
Muifla , ce , voyez Mulra,
RIuLfîo , as , avi , atum , are , châtier ,
punir , voyez Multo.
jVIi'Lffltor , oris , voyez Aâuîator ; 1'. qui
châtie.
MuicafuT ,a,U7n, flatté ; x°. châtié.
JvluLTfl , œ , amende , peine pécu-
. niaire.
E ÉTYMOLOG. no?
MuLfa.'io,0/iJi-,coriddmnation à l'amende,
punition , châtiment.
^VLtdthius 1 a , um , d'amende , qui pror
vient des amendes-
Mvno, as , avi, arum, are, con-
damner à quelque peine , punir,
châtier.
Mvuatus iU^um, châtié , puni.
Mvuatus exHio , condamné au bannlfTea'
ment , exilé.
M.vLtata à fortunà confûia , entrcprifeS
travcrfées par la fortune.
MuLfor, aris , atus Juin , ari , châtier ,,
punir : voyez Multo.
iMuLc//5«r, hri , heris , Vulcain , le
Dieu du feu; i°. feu.
V.
Grand nombre.
i.Mil/^; Widia, ium , ihus, mille
ou millier-, i". une inimité, un
nombre indéfini.
Toc millia genus , tant de milliers
de nations. j£n, IX.
Toc millia hominum , tant de milr
liers d'hommes.
Miùarium , ii , forte de vafe haut & étroit,'
Millia , ium , un mille , mille pas géomé--
triques ou huit ftades ; voyez Mille.
1. lAiï-liare , isj 8s: | un mille , mille
lAiiiarium , ii , ) pas géométri-
ques , efpace de chemin,
Milliare ad quintum LaoUccEX, à
cinq milles de Laodicée.
MiL/iarii/j, a, um , de mille, de millier.
qui pèfe mille ; 1°. qui cft compofé de-
laiUe.
iiô^ DE LA LAN
Miilies , adi'. mille fois , ou une infinité
de fois.
MiUefimus , a,umy millième.
Mit/i , pour Mille,
}. MiLiE-PEDd, iE, infecte qui a plu-
fieurs pieds , comme cloporte ,
chenille, 6cc.
4. MilIus , /, collier de chien fait
d'un gros cuir, & garni de poin-
tes de fer,
j. Mitvina , (B , (brte de flûte qui
avoir le fon fort aigu.
Famiile Grecque.
M^v.io-Phyllum , i , mille - feuille ,
Plante,
Myrwj , adis , le nombre de dix
mille , ou un nombre indéfuù >
x". Miriade.
MyRÏ-ArrAj, ce,
JWv&i-arc/iiix
VI.
Multitude,
MuLgo, as , are, divulguer, publier r
de la même famille que Wulgus.
Composés.
E-MuLGdno j onis , voyez Promul-
gatio.
PRo-MuLCd/îo, onis f promulgation ,
publication.
PRo-MiiLG.iror , cris , &
PR.o-MuLG(Ztrw , icis , celui ou celle qui
publie , qui divulgue.
PR.o-MuLG.ifi/^ , a, uni, part, de
P&o-MuLGO, as, avi , atum > are , publier,
divulguer, faire favoir par-tout, prôner.
' '*' / qui cor
commande à dix
GUE LAT. MaL liio
VII.
MUL-T , abondance , nombre.
En Grec, Ma ta, beaucoup , en nom
bre très -fort.
MuLTK^ ,a,um, nombreux , qui eft
en grande quantité.
Mulius ejl in iUâ re , il s'applique
beaucoup à cela.
MuLTÙ/n , adv, beaucoup , fort , grando-.
ment, extrêmement.
Ml LTo , adi. beaucoup,
Mi.UTi3,bien des chofes , beaucoup, long-
tems.
WvLtitudo , inis , multitude , quan-
tité , grande compagnie , grand
nombre.
MvLrefinius, a , i/m, un d'entre plu/ïeurs j
un feul de , parmi une multitude.
MuLT/fia , crum, étofl'es doubles en lices ,
& dont les fils font fort fins & très-
battus.
Binômes.
i. Mv i.r- Ai^ gulus , a, um y qui a
pluficurs angles i polygone, terme
de Géométrie.
2. MuLTi-Jt;G/j,gf, /j, & 7 Joint en
MuLTi-JuG«.j , a, um, } grand
nombre ; voyez Multiplex,
3. MuLTi-MoDÛ, en plufieurs façons^
MuLT'-MoDuj, a, um , qui eft de pluficurs
façons , de différentes manières.
4. MuLTi-MExer, a y um^ qui a plu-
ficurs mefures.
5. MiJLT-OPErtf , beaucoup, bien
fort.
6. MviTi-VoTens, fis, qui peut beau-
coup , qui a bien du pouvoir.
A 4 ij
un DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. ma
7. Per-Mul/ï, tes y ta f pluGears ,
beaucoup ou quantité de.
Pep.-Mitlto, beaucoup plus.
P£R-MuiT«OT, beaucoup.
VIII.
MUL, Mulet,
de Mal, grand, ou plutôt de l'Orienr.
Snj Mcl, mêler.
I. Muta, œ , muie , animal.
MuLBj-,/, mulet , animal.
Mutarix , m.f. n, n. ii , de mulet , de
mule.
MuLi'/zi/j , a, um , de mulet , de mule,
Muuo, onis , muletier; 1**. forte de
mouche qui tourmente les mulets,
Mulio perpetuarius , voiturier qui
conduit des mulets.
Mvuonicus , a, um , Se
MvLi.onius, a , urn, de muletier,
IVIuLO-MEDicui, f , Maréchal , Médecin
de mulets.
j. MuLtus hAKliatus , i , mulet , fur-
nmlet ; poilfon de mer.
f/lvilulus BAR.samlus, i, dimin, du précéd,
IX.
MAL, enveloppe.
1. Mal/o , 072/j, pelure.
i.MELow, iP, vêtement fait de peaux
de moutons avec la laine i z°. Peau
. de mouton dont on n'a point ôté la
làinc; 1 ">. peau de cjuetque hétc que
ce fcit , doiit on n'a point ô'.é le
poil; vêtement fait de ces peaux,
tAoLl-flra , « , peau de mouton avec la-
quelle les Anciens nettoj'oimt leurs
caf^uefi
Binômes.
Amphi-Mai/^/7z , if habit , man-
teau ou couverture dont les deux
côtés font velus ; qui a du poil ou
une foururre delTus & delTous , ou
dehors & dedans.
MuUeum-CAtceamentum ^ i, &r
MuL/eiis-CA.iceiis , chaufTure en ma-
nière de brodequins , de couleur
de pourpre , donc fe fervoient pre-
mièrement les Rois d'Albe , de en-,
fuite les enfans des Sénateurs Ro-
mains,
MAL, M EL.
Bon ; 1°. jaune ; î°. rond.
De Bal, Soleil , prononcé Mal, fe
forma une famille qui réunit les
diverfes qualités du Soleil.
I.
1 . MALum , i , toutes fortes de fruits
jaunes Se ronds, comme Bal, le
Soleil ; oranges , pêches , grena-
des , citrons ; i°. pommes.
Malus , i , arbre fruitier ; t", pommier.
MALÏ-Fer , a , um , qui porte des fruits ,
des pommes.
MALi-Corium, ii , écorce de grenades ou
d'oranges,
3. MiLr///n, iif millet, grain jaune
& brillant,
MiLi'ijri'iiJ, ii , qui fe nourrit de millet.
Mii-faria , «, herbe qui étouffe le millet.
z.
MiLvai, i, milan, oifcau de proie,
quici' i'cfcn nom à fa couleur jaune
ou roulîe.
1115 DE LA LANGUE LA T. MaL iir4
ttliLvlnus , a , um . àe milan,
Mit-vago., inis , efpcce de poifTon,
3-
Miiior 5 us y exquis , délicieux , meil-
leur.
MtLÎoro ^-are , rendre meilleur,
Mii.lorefco ,- ère , de venir lusiilcur,
Meu«^ , mieux.
Wiiiifculè , un peu mieux.
Hlm-iufidus , a, um , un peu meilleur.
II.
M E L , miel , douceur.
I.
Mei , lis t miel , douceur ; comme
le miel eft di^ plus beau jaune , il
a pris le nom du foleil.
lAttcaum , i , petit miel , petit cœur ,
terme de carcfle ; comme le miel étoit
l'aliment par excellence , il a fervi .i
défîgncr tout ce qui eft bon , doux , déli-
cieux.
MelUus , a , um , de miel,
hlhUirus , il , um, emmiellé ; i°. doux
comme du miel ; j®. doux , joli , char-
mant.
f/lr lUlliis , a, um; Miditulus , a, um ,
plein de douceurs.
Wn/ffa? , arum , courtifanncs, à caufe de
leurs douces careiTes.
Melu«<z, «5 hydromel, boiiïbn.
Mïùinia , ce , douceur.
MEilinum, i, habit jaune, couleur de
miel.
î/lEï.Jgn , inis , (uc mielleux.
Mil/a, œ , eau de miel, c'eft-à-dire,
eau dans laquelle on fait tremper
les gâteaux de cire après en avoir
tiré le miel.
^Itilirium , ;i , lieu où l'on élève de»
niouclies à miel \ i°. valc où l'on met
du miel.
MvLlarius , a , mn ,où l'on met le m jel.
MïLhjrio , oriisy rétolte de miel.
Mm-liculum , i , mon cher cœur.
Binômes.
MiiU-Fer, a y um^ qui produit le
miel.
Meiij-F/cww, il ; MiLLi-Ficnth, onis ,
l'adion de faire le miel ; i". induftrie
des abeilles , leur travail.
Mell! fico ,-are , faire du iniel.
Mf.i.u-¥iuus, a^um, d'où coule le
miel.
HkiK-GfiNUT , a , i/m , qui a le goût , la
nature du miel.
MEtiir-ujîGUj , i , qui tire le miel det
ruches : de Urgeo , prefler , exprimer.
iVlELiao?!, onist ruche d'abeilles.
2.
Mul/kj, a, um , miellé, emmiellé;
doucereux.
MuLSf.T» , ;' , vin miellé.
Mutseuj , a , um , où il y a du miel.
MuLS;-Pt/LTn™m , /fjvafc où l'on fait da
vin miellé ; binôme formé de ?vi.ra-
riusy vaie où l'on lait le potage, appelle
PULS.
3'
I. Miiitites , œ y vin miellé.
1. Milites, idis, mcliffe , heibe d'un
fuc fuave & mielleux: on dit auffi
'Mi.ujj'a, œ.
5.Meluo,^, ^ topaze & l:ya-
Mïù-chros, i ,S<^ riurhc , pierris
Miii-chryjos j i, y pifcuufes jau-
nes.
^.Mzùnum f i, ocre, terre jaune
fleurs de coing.
,11? DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. lu^
pour les peintres ; z°. huile de Mitodus , a , um ^ > harmonieux, mé-
MÈucus^Uf um, ) lodieux, lyrique,
qui concerne les poèmes,
& les chantons.
III.
MIL, MULC,
Traire.
Du Prim. M EL , lair ; doux comme
lait, en Or. n'T & j'?0 Me/c^A ,
Mdg ^ tetter , boire du lait ; en
Celte MiLCH , MiLK , lait , vint
cette famille :
MuLGto , Ci , xi , fty cîum ^fum , ère y
traire le lait.
Muicrra,^; MuLcrura, ^, 7 l'aiaion de
MuLcrri/m, /', MuLCfuj, ûj, î traire.
Ce MPOSÉS.
Binômes.
Miii-V/jyHurn , i, feuille de miel,
c'cft-à-dire, mclifîè, herbe douce
à boire : de VuvtLn , feuille en
Grec : on dit auffi l.\i.uJfo-phyl-
lum,
MiL:-Melum , i , pomme douce comme
du miel : du Grec Melon , pomme.
Mïù-Meli , miel où l'on a trempé du
coing : du Grec M êicn , pomme , coing.
y*
1. Mvtvianum , i , forte de coing,
parce qu'ils font jaunes.
a. Mi-Lilutos , i , niclilot , herbe.
3. '\[iL07ies , um , melons , fruit d'un
beau jaune.
MiLo-PcponeS') um , melons ronds.
4. Miu/ius y a, um, de coing ou
de couleur de coing,
5. A-Melia,^, camomille; i°.mar-
ouerite i ces plantes ont des Heurs
jaunes & dorées.
6. Meiù , is , tailTon; i*. blaireau ;
3°. chat fauvage ; 4.". fouine.
Melwkj , a , um , de chat fauvage , de
blaireau , &:c. voyez. Msi/j,
Familles Greco- Latines.
Meloj, os, -j Binôme formé de Mel,
Melwj » ' ' V '^°'^'' » fuave , & de Od ,
MEitf, n.pl. ? chant; 1°. poéiîe , ode ,
Mitod/ajce,} mol ^-/nw, chanlondéli*
cieufe.
E-MvLGeo^-ere , cpuifer à force de
tirer le lait.
E-MuLCfra/e , is , vafc où l'on met le lait
tiré.
iM-MutGf ,eStfi, xi , Sîum , ère , traire »
tirer le lait dans.
2,
MuLce^o, inis , attrait, complaiiance,
flatterie, carelTe.
Mvicendus , a , um , qu'il faut adoucir ,
appaifer , flatter , apprivoifer.
MuLcenî , fir , omn. gen. qui adoucit , qui
calme , qui apprivoife.
MuLCfo , es , fi , [um , cere , adoucir ,
appaifer , amadouer , calmer , rendre
doux, flatter, apprivoifer, rendre calme.
CoM-.VluLCco,-ere, adoucir,
3-
M\3tCdtor , oris , flatteur.
MuLCarux , a,um, flatté.
III7 DE LA LAN G
IV.
M U L , femme , beauté.
De l'Orient. m^,2 Meluh , beauté ,
vint cette famille.
Mvùer , eris , femme,
MxjLierarius , a, um , qui fuit les
ordres d'une femme.
Mviiercula, œ, petite femme, fem-
melette-, x'^. pauvre, chctive
femme ; j». pauvre malheureufe.
"hAviiebris , bre , de femme , qui
concerne les femmes , qui leur
convient.
Mviicériter , en femme, comme une
femme , à la manière des femmes.
MvLieiroJîias , aiis , voyez Muliero-
Jitas.
"Mviierojiîas , atis , amour violent^
paffon dérègle e pour le fexe.
hlviiercfus , a , um , qui eft adonné
aux femmes , qui a une grande
attacbe, une c^arême pafllon pour
le fexe.
V.
MAL-Lf,
Aimer mieux.
De Mal , mieux , joint à Volo , ,
vouloir , fouhaiter , vint un Verbe
Latin qui paroît irrégulier &: formé
au liazard , parce qu'à la première
petfonnc, au lieu de dire Ma l-
Voio , j'aime mieux , on a fait la
fyncope de Vo , & on ne dit plus
que Malo.
Ceft ce Verbe
Mal-le , aimer mieux , préférer.
U E LA T. MaL iii$
Mal-o , j'aime mieux , je préfère.
KIa-vis , tu aime mieux , moi-a-mcty
tu veux plus fortement.
Ma-vult , il veut plus fortement :
au Prêt. Malw.
Compose.
Prj€-Maio, lui, le, aimer beau-
coup mieux , foubaiter plus forte-
ment , préférer infiniment , au-
de-là.
VI,
MAL, MOL,
Mol, Doux.
De Mal , Mil , doux , font venues
ces familles.
u
G R r e-L A T 1 N,
I. MAxacus , a , um , mol.
KALaci£o ,-are, amollir.
MALcgrna, atis, cataplafrne.
1, MAtacia, œ, bonace , calme de
la mer , lorfque la mer mollit ,
qu'elle s'adoucit , qu'elle devient
niolle, douce & agréable i 2°. envie
de femme grofl'e.
3. Malv<z , ie, 1 mauve, plante ano-
Mai<2C/^« , Ci ,5 dîne , émollienre j-
Oriental nSs-
Malachite! , a? , pierre précicufe d'un
verd de m.iuve,
j. Mai t/2a, œ , cire amollie, fondue ;
poix fondue , liquide ; bitume li-
quide; en Or. tg^3. 2°. Homme
efiéminé.
MALîAaruj, a, um ; fAkiihinus t a,um }
mou, délicat, efFcminé.
M.huho ,-are , poifTer , cimenter.
iiip DICTIONNAIRE ETYMOLOG. iiao
MAL,
Mal : noirceur.
Mal efl: un mot de toute langue, qui
dcfigne 1 ". la douleur , le mal ; i'.
loilhudo , inïs, ?
{o\.lities , ei , J
mollefle , déllcateffe ,
flexibilité.
Mollît , e , tendre ; i". doux ; j°. lâ-
che , fans vigueur , ployant,
Moliiter , mollement.
MoL/itJa, œ,
M
M
Moi/fcuiiij , a , um , y
Moilicellus , Uf um, Ç tendre , délicat ,
MoLliufculus , a , uni , C un peu mou.
Mohlufcus , a y um , ^
MoLLe/co, ère, s'amollir, devenir mou.
MoLLio-i're , amollir , énerver , adou-
cir.
^oïlimentum , i , adouciiïement,
MoLlito y-are , amollir peu à peu.
lAoLticina , œ , habillement efféminé.
MoLLKço, j/2jV,Grateron, plante émol-
liente.
MeLlu/ca , œ , noix dont la coquille eft
tendre.
MoLlufcum , i , bofTe tendre qui vient à
rérable propre aux ouvrages de menui-
ferie.
Composes.
De-Mol//o , - ire , ramollir , rendre
flexible , lâche.
E-Moih'o y-ire , ramollir.
E-Motùdus , a,um , mou.
P£R-MoL/i.j , e , fort mou.
TK£-Moi,Utus , a , um , adouci aupara-
vant.
V b^m-M.olUo y-ire , amollir d'avance.
RE-MoLu'oj-iVe , ramollir.
PtE-MoL/e/co ,-ere > Te ramollir , s'adoucir,
fe relâcher.
Svs-MolUs , e y molaiïe.
k noirceur; d'où diverfes familles.
Fn Arabe , "70 Mai , être mal
à Ton aife j être accablé d'ennui.
En Hébreu, ^3^i A-Mai, ctre
languilTant.
Grec Mh^akiné , être malade f
être languilTant.
En Celte , Mai. , mal dans tous
les fens.
De-là ces mots Latins.
I.
Maikw,/, mal; i". maladie; j'. dit
grâce, tourment, peine, malheur,
aftlidion , chagrin , tort , dom-
mage.
Malj^j , a , um , méchant , mauvais , quî
n'eft pas boa.
Mals, arf^'. mal; i". à contre-tems, hors
de propos ; 5°. malignement , malicieu-
femcntjmiférabiementj-^". fort, extrê-
mement.
MAu'/ij, œ, malice , mal!gnité,mé-
cbanceté ; z°. finelTe , rufe.
MAiifioje, fùj- , ijjlmè y adv. malicicule-
ment, avec fineflc.
JVÎALiîffl/uj, a, um, malicieux, raaii.i ;
xc capricieux , fourbe , rufé.
^iM-ignè , adv. malicieufement , avec
malignité ; z°, avec avarice , avec
épargne.
M/LÙgniias , atis , malignité , malice ;
1°. avarice , chicheté , épargne trop
grande.
Mai ignus ,a,timt malin , malicieux ,
qui
>iâi DE LA LAN
qui a de la malice , plein de ma-
lignité; i**. difficile, rude ; }°. ava-
I ricieux f chiche , trop épargnant.
Binômes.
MALE-PREcor, aris , art, maudire.
MAte-Siinus , a , um , fou.
MAte-Suadus > a , um , qui porte à de
mauyaifcs adions , qui donne de mauvais
confcils.
lAALe-VeJiitus , a, um , mal mis , mal
Têtu.
^lALE-Voi.enj, tis , voyez MaUvolus»
AlALtf-voLenffrt, «, malveillance, haînc ,
mauvaifc volonté , malignité.
IVlALf-voLux , a ,um y malveillant , qui a
mauvaife volonté , qui veut du mal ,
^ui hait.
2.
M E L , noir.
!j. MiianiafCEf noirceur, tache li-
vide.
KtLan-IoN t il, violette noire ; d^Ios ,
violette.
JAcLAM-THYLlam , j, efpèce de branche-
nrlîne , plante.
MiLAM-foDium , a , cllé&ore noire ,
plantt,
MeL-AMeria, «, fuc vitrioliquc , épaifli
par la nature.
'x.MtL-Anthium, ii, nielle, plante \
iHanthos , fleur.
MELAN-ur«j, i", forte de poilTon qui
a une tache noire fur la queue j
1 . forte de ferpent ; i^oura , queue.
Meleagr/j, <V/j, poule de Guinée,
pintade ; i». poule d'Inde , oifeau
de balTe-cour.
AuviLo-MBLcena j e , brioine, plante
Orig. Lai.
GUE LA T. MaL 112a'
à racine noire ; ^A.npelos , vigne»
cep de vigne , moc à mot , vigne
noire.
3 . De Mal , Mel , noir , & de Lit-^,
pierre, devenu Lied , vint cette
famille :
MoiYBDo^, t, plomb, mita,L
MoLicDiEH! , « , vein- d'ar^Tent mclce
de plomb ; r» . grande perfîcaire , plante.
MoivBDirfj , idis , troi'Haia forte de
litharge , qui n'eflprefjae fju'unc vainc
de plomb.
MotYBDoi'ijj-, irfif, mille de plomb; fbctc
de pierre qui (êrt de crayon.
-f. De Melan , noir , prononcé Me-
NAL , & de Aetos, Aigle , vint :
MENAiA«<3j,i, efpéce d'Ai^^le, Aigle
noir.
MIL,
Combat.
Mil, fignifîe en Celte, bête; z".
bête iauvage ; °3«. chalTe ; 4°.
combat, mêlée.
£n Grec Ha-Mill^ , combat :
MoLOi, Môloj, combat, tumulte.
trava
En Irl. & en Gall. Mil , foldac j
Mil-Wr, homme de coiiibac ,
guerrier.
De-là ces Familles,
I.
Mites y «ij, foldac ; 1*. r-rgent}
j*. geôlier; 4". bedeau.
MiLifij , (B , guerre , combat , prjfe.lio.i
des armes.
Mi Lifo ,-are, porter les armes , aller à U
guerre , être aux prifes.
B4
'II25 DICTIONNATR
M.ii.îtû,rius , a , umi MiLUaris , <r , de la
guerre, guerrier.
MiLuariter , en homme de guerre , en
foldat.
C O M P O s ES.
CoM-MiLis, itis , Compagnon d'ar-'
mes , camarade.
CoM-MiLito , onis , compagnon d'armes
ou d'études.
CoM-Miùda , œ , ligue ofFenfîve 8c dé-
fenfîve.
- CoM'Mii/rii/m , ii , campagnes faites au
fervice.
■ CoM-Mii-itôy-are, fervir dans le même
Régiment , faire la guerre de concert.
. PER-MiLzro , -are , fervir , porter les
armes.
FiK-MiLÎtatio , onis , fervice , tems de
" -fervice dans les troupes.
Du Grec A-Mill^z, combat.
Ai-MuLLo , fupplanter.
'jÈ,uvtus,i, jS.uvLa'ior, oris,, concur-
' . rent , cjiii difpute te mên-fô prix, la
poireffion du même objet , de la
même beauté -, i". rival de la mê-
, me place , compétiteur ; 3 ". en-
vieux , jaloux.
'i£.-MvtJts, a, K/w,qui difpute'le prix,
qui tâche d'égaler ; 1». rival, en-'
vieux; 5?. égal, pareil; 4"^. con-
traire , nuifible.
^-Mataiio , onis, concurrence; 2''.
émulation, imitation ; j°. envie,
jaloufie ; 4°. ardent dans la difpute.
£-Mi] lor^-ari, entrer en concurren-
ce , difputer le même, prix , i°.
îâchet d'imiter, d'aller de pair ; 5'',
porter euvie j-.ayoir de la jaloufie.
E ETYMOLOG.
1124
M-Mvi-amSf as , imitation , concur-
rence.
3-
0-MaL<i , « , jeu de noix à la.
foflecte. î I
M A N ,
Elévation»
Rien n'eft plus frappant que ta multi-
tude de mots formes de la fyllabe
Man , & qui pei,;nent tous
des objets qui femblent n'avoir
aucun rapport entr'eux , tels que
Man , le Soleil ; Mon , la Lune;
Man j avertir ,^ montrer ; Man ,
voile; Man , Mon , montagne ;
Man , habitation ; Man , main ;.
Man , fortifier ; Man , bon ;.
Man , eau courante , &c,
C'eft qu'ils font tous liés par l'i-
dée commune d-élévation f tous
formés fur l'idée primitive de gran-
deur , d'excellence' , d'admiration
qu'offre le fon M , le mot Ma ou
Man. De-là vinrent diverfcs Fa-
milles :
I. Man , Mon , flambeau , figne : So-
leil , Lune , Aftres brillans. -
II, Mon , avertir , foire figne , éclairer
par fes avis.
m. Mon , digne d'être montre , re-
marquable.
IV. Mon-, feul , unité,
V. Man , parfait en bontés
VI. Man , graud , parfait, haut , él&^
vé,-
1125 DE LA LAN
VII. M^N, fort.
VIII. Men, Mun , fortifier.
IX. Mun , charge.
X. MiN, la couleur la plus éclatante.
XI. M£N,e(prit.
XII. Man , voile, ce qui fert à cou-
vrir , a mettre par-deiïus.
Xill. Man , petit.
XIV. Man , la main ; elle porte ,
montre , (S: cft élevée.
XV. Man, habitation: demeure éle-
vée.
XVI. Man , fouice aiTez abondante
pour couler , pour liirgir.
XVII. Nf an, homjne , être par excel-
lence.
I.
MAN, MON,
Flambeau : Signe.
Dans les anciennes Langues, Man,
Mon , délîgncnt le Soleil, la Lune ;
( voy. HiJÉ. du Caknd.) De-là vin-
rent ces divers mots :
I.
I • Noms des mois.
IAkhacus - Circulus , cercle qui re-
préfeme la ligne cdiptique, divifée
en douze parties pour les 4puze
%PÇS , par le moyen duquel on
reconnoît l'accroifTcment des om-
. bres chaque mois.
1. MEN<Ea/ , /, cercle des mois ézhs
un cadran folaire.
Pl^^o-Loaium j H , calendrier , alnia-
nach.
GUE LA T. UaN ii2«?
5 . Mens/5 , is , mois , m, à-tn. révo-
lution de la Lune.
MiîNsrruL'm, i, provlilon de vivres pouc
un mois ; ï''. pen/Tonpour un mois
Mmstruus, a , um , d'un mois , de chaque
mois , qui arrive tous les mois.
Mmstrua , orum , voyez Menfis.
Mmstrualis , m.f. le , n. is , de tous les
mois , qui Te fait tous les mois.
. MsNsur/zux , a , um , voyez J'/knJlruus,
Binômes.
Se- MESxn'j , tre , is , femeftre de Cn
mois , qui a fix mois , qui dure
fix mois; a*', de quinze jours, qui
a quinze jours , qui dure quinze
jours, d'un demi-mois.
Simejlris Luna, pleine Lune, la Lu-
ne au milieu de Ton cours.
SE-MESfr/um , il , femeflre , l'efpace de
/îx mois.
Tiu-^ÎESicù , m.f. ire, n, is , de trois
niois , qui a trois mois , qui vient en
trois mois.
ïnTER-MtKSTruus , a ,' um , tem's pendant
lequel la Lune ne paroit point.
DÉRIVAS Grecs-Latins.
Epi- Mhtiia, orum, préfens qu'on Cq
fait à chaque nouvelle Lune.
Sru-Moi^iacum , i , &
SvM- MoNium, a, trèfle afphaltique,
forte de plante.
Mtuas, adis , Mcnade , PrêtreïTe de
Bacchus, primitivement .du So-
leil dont Bacchuf'fixt mi'funiofn.
M/EHADes, dumjç$ M.énades , fortes
de Bacchantes.
2.
Nom de Diane ou de ja Lujie,
B4 ij
:n27 IMCTÎCNNAÎR
En Grec.
MiTNicHw > ^ j furnom de Diane;
de Mon, flambeau, & Nyc, li nuit-,
2". le Port d'Athènes confàcré à
Diane.
MuNYCHia, on;m , fêtes à Athènes, en
l'honneur de Pallas ou de Diane.
MrNYCHfo/7 , il , dixième mois des Athé-
niens , qui a du rapport à notre mois de
Mars , ainfî ncmmc des facrifices qui s'y
faifoient à Diane.
E?i Latin.
Min-Erv<i , « j Minerve, Pallas ^ Dcet
fè de la Sagefle , des Sciences &
delà Guerre ; i**. (àgefie, fcience,
doârine , métier , art, lavoir- faire.
De Mon, flambeau,& Erb , la nuit ,
en Oriental.
Minerva & Munychia , font
donc des mots, l'un Oriental , l'au-
tre Grec , qui offrent exactement
la même idée.
MiN-ERva/ , is , Se
MiN-ERvû/e , is , honoraire , falalre de
celui qui enfeigne ; i". préfent qu'on
fait , repas qu'on donne à celui qui
enfeigne ,■ j". récompenfe d'un travail
d'efprit.
IVIiN-Ea.viw ,a,um, d'Athènes.
Kom de la monnoie , parce qu'elle
ferc de figne pour le Commerce ,
& qu'elle portoic l'empreinte du
Soleil ou de la Lune.
MoN«<ï,« , monnoie , Hôtel de la
monnoie , où l'on bat la monnoie ;
i °. pièce de monnoie ; 3 <>. furnom
de Junon^
E ÉTYMOLOG. iiaS
j Moneta. adulterina , fàulTc monnoie.
Motistalh, m.f. le , n. is , de la monnoie ,.
qui concerne la monnoie,
Mo netariux, ii , raonnétaire , monnoycur^
faux-monnoyeur.
4-
Métal fervant à la Monnoie.
Minera f x , Se
Mmeralia , ium , mine , minières. \
Mna, ce , poids de cent dragmes At-'
tiques.
5, Difque
Du Grec Mèniskoj, lunule, orne*
ment qui a la forme du difque du-
Soieil , vint :
MEN/ici , orum , ombelles qui fe
mettent autour de la tête desfiguseS'
de Suints.
6. Lumière;
Man-e , n. ind. matinée , matin J-
mot-à-mot, ileftjour, le jour ar--
rive.
MANE-Dici , toute la matinée.
M ANE , ady. au matin , du matin.-
7. Mettre en lumière.
MANi-pESTdr/cj , fl , um, voy. Ma-i
nifejlus.
Manifejlarius fur , voleur pris fur le
faiti
Manifejlariu tes ejl , c eft une chofe
notoire.
Mhvi-Fejlado , onii , manifeflatien , cou*
noiffance qu'on donne.
MAm-FeJlê , aàv, &
mhm-Fefià , iàs , ijfimè , aiv. manifefle-
ment , clairement , éyidemment , à d^<
, couTcrt , en gublis.
ïiap DE LA LANGUE LAT. MaN njo
tilMii-Fcllo , a! 1 avi , c.'.um , are , tn.\r;-
foflcr , découvrir , iniitre en évidcncj ,
faire îrarokre , rendre évident , clair ,
manifcfte.
MAy'-RJlus ..-,,
évident, certain , afluréj notoire
e paroitre , rer.urc eviucnc , tiair ,
nifcfte.
'■■F.Jlus ,:i, um , pan. manifeftc , clair,
dent, certain , afluréj notoire,
ÎI.
Mon, avertir , faire ligne , éclairer
par les avvs.
S'IoKeo , es, nui , nitum , ère, avertir,
donner avis , feire favoir , faire
(ouvenir ; i^. blâmer , reprendre.
Motiuiyprét. de Monco.
JVloNK.vif/irum , i , monument , tout ce qui
fait rclTbuvcnir des choies pafTces ; i°.
fépvilchre , toml eau , marque pour faire
Souvenir.
Mot^imenium , /, voyez Monumentum.-
MoNifio , onis , avis , avertillcment ,
remontrance,
îvIoN Jror, oris , qui avertir, qui donne
avis ou confeil i Confeiller , Gou-
v^^rneur , Prccepreur ; qui faic lou-
venir; i°. fouffleur de théâtre,
de chaire.
mcwtoiiu! , n ,um , qui donne des aver-
tiffeméns, qui ftl't à av-ertir , qui prcfage ,
qui pronoflique.
-, f > avertiliement , avis.
MoNituj, us , S '
ÎHotfitus , a, um ,■ part, de Ma/ieor
Composés.
Ad-Mon«o , es , uifiium , ère , aver-
tir , faire fouvenir ; t°. fomraer ,
faire commandement de payer ;
3 ''. reprendre , remontrer , répri-
mander.
'^dmonemur mulca, on no\X5 domiC
[^ ^kn des avis.
Ad-Mon.'.'/o , pn's , avertifTcmcnt, avis ,
inlîruiSioii ; i°. fommation , affignstion ,
commandement de payer , ajournement ;
i". remontrance , réprimande.
AD-MoKirio lûcrln , prelTentiment , avanS-
coureur de maladie ; i". reiïentiment ,
reftc de quclqu'incommodùé.
AD-MoMi'îor , orij' , qui avertit, qui fait
fouvenir , qui confcillo ; z". Sergcift,
Hiiii'fier , qui donne afligilativJn.
Ar-Motiitum , i , 3c
Ad MoMtuf , ûs ,■ voyez Ad-Monhio.
Au-Moaitus , a , um , part. d'Ad-M^nea ,
initruit , averti ; i". repris ; 3", affigné»
Au-^Io.N^f, prêt. lî'Ad Moneo.
Corvi-MoNfo , ej, mù , nitum , ère ,-
avertir, remontrer, faire fouve-
nir , faire" obfèrvei'.
CoM-MoN/a'o , oràs ■> avertiflcment , re^
montrance , aVîs , exhortation.
Com-Mcn/'i^j-, Il , um, averti , -pxrt. de'
Com- Moneo.
E-Mcaeo , es , nui , nitum , ère , ■voyez,'
Monea.
Pa^-MoNdO, es , nui , uitum , nefe ,
avertir auparavant ; 1®. prédire ,■
préfàger , pronofliquer.
PRA-Moniror , oris , qui avertit aufiara-'
vant ; z°. qui pronoftique.
PRjE-J\IoN/foriuf , a , um , qui donne avîs"
par avance , qui avertit auparavant;
VRjE-McK'.tum , i , &
?BijE-Monitus,às, avis donné par avance','
avertiffement reçu auparavant; 2.°. pré-;
didion , prci'agc , pronoftic.
fB.je.'Momtus,a , um , part, de Pnxmoneo ,
averti auparavant.'
FRo-MoNfo , es , nui , itum,nere , voyez
Frx-Moneo,-
SuB-MoNt;o , es ^ nui , nicum , nefi y
avertir fecreteraent , à demi-mot,
à moc couvert , fourdement j faire
illjl
DICTIONNAIR
favoir (bus-main , fuggérer , don-
ner à entendre ou à penièr.
Binômes.
CoM-MoNE-FAcj'y , is jfdci , faclum ,
cere , avertir , remontrer, faire
fbuvenir , remettre dans l'efprir.
CoM-MoNî-Fio , is , fadlus fum , fieri ,
être averti.
III.
MON, joint à 5 r , être digne d'ê-
tre montré , remarquable.
Mo^-STP.al'i/is, /e , is , remarquable ,
de remarque , conlldcrable , de
confidération , illuflre , digne d'ê-
tre connu f qui mérite d'être mon-
tré.
Mosstratio , onii , l'adion de montrer ,
d'enfeigner , d'indiquer , de defigner.
RIcNSfrjror , oris , qui cnfeigne , qui
infl'uit , qui montre.
lAo'uSiritus , as , voyej. Monfîrano.
Monitrutus , a 1 um , montré, enfeigné _,
indiqué , déligné.
MoNSTro , as , avi , aium , are j mon-
trer , faire voir , enfeigner , indi-
quer , dcfigner , donner à connoî-
tre , expliquer.
JVIoNStrojè, acv. monftrueufement, d'une
façon mcnflrueufe.
hloïiStTofus , a , um , monflrueux.
MoNSTPWOT , i , monflre; i°. prodi-
ge ; j *^. cho(e furprenante , incroya-
b\s , prodigieufe , efiroyablcà voir ,
indigne à ouir & à faire.
]S\otiS!ruofus , a ,umy monllrueux , laid à
faire peur.
Binômes.
jMoNSTRi-/^?/', a, um j qui produit
E ÉTYMOLOG. ma
des montres ; 2.*. monftrucux.
MoNSfr/-Ficiï/(J-, m.f. Is , n. isy monftruçux ,
qui paroit un monftre , lurprcnant ,
étonnant.
McNSfri-Fffè > adv. d'une façon monf^
trueufe.
Motistri-Ficus , a ,um , qui fait des pro-
diges ; i", qui fait paroitrc monftrueux ;
5°. furprcnant , étonnant , prodigieux.
Mofistri-Parus , a , um , qui enfante deg
moniircs.
Composés.
CoM MoNSTro , as, avi , atum , are^
montrer , faire voir , découvrir ,
apprendre ou enfeigner.
Pw-o-MoNSfrii , orum , prodige».
DE-MoMsrro , d^, ayi f atum , are,
démontrer , prouver , faire voir
clairement , mettre en évidence ,
développer, expliquer , cxpofcr net-
tement; 1°. montrer, marquer, dé-
figner, indiquer; 3°. enfeigner,
apprendre.
DE-MoHS?ra«ff j , ce , indication , l'adion
de montrer, d'indiquer.
DE-Mcustratio , onis , démonflration ,
preuve évidente , raifonnement qui
prouve , conviftion.
DE-MoNStrnrzVè , adv, d'une manière
démondrative.
DE-MoNSrranVuj , a , um , démonlîratif ,
qui fait voir évidemment , qui prouve
clairement, convainquant.
DE-MoNSJrafor , oris , qui démontre, qui
prouve.
pB.i£-MoNSTro , as, avi , atum , are ,
enfeigner , inflruire par avance ;
i*^. prélîiger, pronortiquer, piéài-
re , être un figne.
\.'K/i.-M.oniirans , tis , einn. gin, qui
1155 DELA L ANG
enTeigne par avance ; x". qui préfage ,
qui pronofiique.
pRi€-J\IoNSrrizror , orir , qui donne des
inftrudions fur ce qu'on doit faire.
PRM-Moii'iratum , i, Ptémontré, Ville
de Picardie.
pRA-TER-MoNSfM , CCS , av'i , atum , are ,
montrer comme en paflant.
IV.
Famille Greco-Latîne;
MON, feul.
l.MoN-<ii, adis , le nombre un,
unité ; i*". as , au Jeu de cartes,
x.Motiackus , /, Moine, Solitaire.
MoN-ASTer/um , iijmaifonde folitaire ,
maii'bn religi^ufe , Monalîere , Couvent.
Mctt-AVLUS , 2 , fimple flûte ; à'Aula ,
flûte.
3 . Mon AacHd , is , Monarque , Roi.
WcN-ARcAia, ix , Monarchie, Royauté ;
d'/JrcA , Chef.
4. Moti-E-Dula , œ , Corneille , ou
Choucas, oifeau fujet à dérober,
à.' /4ciiio , chanter.
5. MoN-ENTERon j i, l'inteftin colon.
6. Mon-Erw, is, Galioce ; d'eris , ra-
me.
7. MoNUAi-Hj, i , étoile luifante dans
le cœur du Lion célefte.
8. MoNo-C£R05 , dis. Licorne , ani-
mal terreftre ; de cer , corne.
9. MoNo-CHORj«/r2 , i , inftrument de
mufique qui n'a qu'une corde ;
trompette marine.
:i n. Mono-CnKouateus , a , um, qui
n'eft que d'une couleur.
M(jKo-cHKOMatum , i, &
Moiio-cHKO'Mamf , i , ou
lilono-CKRomum y i , deffin au crajon ^
UE LAT. AÏ^N" 115^
lavis à l'encre de la Chine, à la plume ;
lo.grifaille, peinture qui n'eft que d'une
couleur , camayeu ; de Chroma , couleur.
I 1. MoNO-CoLWi , a , um , qui n'a
qu'un membre.
MoNc-coLi , 0Tu.m., peuples qui couroient
fur une feule jambe.
MoNO-cuLiim , i , l'inteftin cœcum ; de
Koh , couper.
1 2 . Mono-Gram/72Kj ,a,um, qui eft
à fimple trait ou d'un feul traie.
Monogramrna pi&ura , chiffre , ca-
raftcre ou figure où il n'y a, que le
trait fans ombre.
Monogrammi homines , gens (ecs &
décharnés, fquelettes; de gram/nuy
trait.
I i. MoNo-MAcH/d, «, duel, combat
de feul à feul ; de mack , combat.
14. MoNo-LoG2d , a, monologue,
foliloque.
MoNO-LOGzum , H , di.'cours fur une feuler
matière.
I (». Motio-PoDium , a , table qui n'a
qu'un pied , fiautenue fiir un feul
pied , guéridon.
15. MoNO-PoLiz^/77, n , monopole,
privilège de vendre feul une cho-f
Ce , moyennant un tribut qu'on
paye au Prince ; le lieu ou bureau
deftiné à vendre une chofe qui
paye des droits au Prince j de po-
leo , adminiftrer , régir.
17. Mono-Pter«j, a , a/Tî , qui n'a
qu'une aîle , entouré d'une aîle ;
de//ffrû/2,aïle.
V.
MAN,
Parfait en bonté : apprivoîfé,-
ïi5y DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 113$
1 . Mankj , dy um , en vieux Latin ,
ton.
2. Mann<i, « , manne, fîic doux &
mielleux.
3. Man-Suetwj , a,um y'idoa-^,trAi-
MAti-SvBs,etis , ^ cable, pai-
fibie , apprivoifé : de Svetus ,
accoutumé, fait à une clipfe ;&:
de Man , bonté.
MAN-SuETi/ffo, init , douceur.
JWan-Sue-Facjo ,-ere , adoucir , appaifer ,
rendre doux.
Wah-Suje-F/o ,-er! ; Miti-Svefco ,- ère ,
s'adoucir , s'apprivoifer , s'appaifer.
MAu-SvETarius , ii , qui apprivoifé.
]\UN-SuETe , paifiblement , doucement.
ïm-ManSuetw , a, um , intraitable,
qu'on Bc peut apprivoifpr,
if
Mansj , iiim, les âmes des morts , les
ombres ■■, 1°. fupplice , peine.
tlikmœ , arum, loups - garoux , bêtes
qui effrayent les enfans ; i*". petites
figures hun\aines faites de pâte , qui
repréfentoient les Marmoufets ou Dieux
Lares.
JAAuius, a , um , qui effraye, qui fait
peur.
IVlAnia , « , la Déefle des Lares ou des
Marmoufets ; i". fareut , rage,
Mf'viaticus , a , wn ; MAninfuf , a , um ,
furieux, enragé.
i, Iw-MANijj e , cjui n'ffl pas bon ,
piéchant , cruel , farogche , fauva-
ge ; z^. comme les Gcans, difoit-
on, dévoroient autrefois les iiom-
mes , ce non) a figiùfic , démeiurc ,
iacrme, trcs-grand.
iM-MAnkas , atis , cruauté, méchanceté,
barbarie ; i°. énormité, excès, grandeur
énorme.
Im-]\î Anirer ; Im-Mak? , inhumainement »
barbaremetit ; l'-.déméfurement , énor-
mément.
1. SuM-MANKi , / , Iccruel , le dévo-
reur, le Dieu P\\iton y mùt-à-moc ,
le chef des mânes, des ombres,
Sdm-Ma.no , -are , dévorer, engloutir.,'
confumer,
SvM-MAnale , is , forte de gâteau en
forme de roue , offert en facrifice k
Pluton.
VI.
MAN,
Grand.
Du primitif M a n , grand , nafàlé en
Man , Mon , Mun, dciiverent ce^
djverfes Familles Latines.
I.
MuNDWj, i y Monde , Univers.
MuNDa/iw , a , um f qui cft du monde ,
habitant du monde ; »°. mondain , vain.
MvuDialis , m. f. le , n. is , \oysz Mm-
danus.
MuNci-TESfnj, tis , omn. gen. qui tient Iç
monde en fa puifTance.
InrER-MoNDiiOT , u , l'efpace qui cil
entre les divers mondes.
1.
MoNj, tis , mont , montagne ; i**.
monceau , grand amas.
lilovranus , a , um , dç montagne ; i».
montagnard , qui habite fur les monta-
gnes ; 5°. montueux , plein de montagnes.
Mo.'JTo/i/j , a , um ; Monruofus , a , um ,
montueux ; i"*. plein de montagnes.
B I N G M ES.
I . JVÎoNTi-Coi-tf , « , cjui habite les
montagnes ,
157 D E L A L A N G
montagnes , montagnard.
1. MoNTi-V AGus , a , um , qui erre
fur les montagnes.
3. PRo-MoNTom/OT , ii , Promon-
toire , terre qui avance en nxr,
pointe.
Promontorium feclere f doubler un
cap ou le cap.
4. SEPTi-MoNT/ttOT, iV, jour de fête
que les Romains célcbroient tous
les ans , après qu'ils eurent ren-
fermé dans la ville Ja feptiéme
montagne.
Siviï-Mo^riale facrum , Sacrifice ou Ib-
lemnité qu'on faifoit au jour appelle
Sepd-Atontium.
TB.Atis-MoisTanus, a , um, ultramoiuain,
qui eft au-delà des monts.
î-
De Man , élevé , parfeit , bon , fe
forma le Celte :
M E N , agréable.
Or. nyj , N/i(EM.
A'M<E.uusj a , um , agréable , beau ,
charmant , délicieux , divertiflant :
comp. AmanioT , fîiperl. Amanif-
Jimus.
A-M«N!raj , ai'u , beauté , agrément ,
plaifir , charme , douceur . délices.
A-Maxfrer, aàv, délicieufement , joli-
ment ; voyez Amœnè.
'A-M(9No , as , avi , atum , are, ajufler ,
orner , enjoliver; lO. rendre agréable ,
divertiiTant , charmant.
Iv-h-Mmuus ,a,um ,qui eft fans agrément,
dcfagréable , qui n'a aen d'agréable,
A-M«Nf , adv. agréablement , d'une ma-
nière charmante , à plai/îr.
Amœb^«/72, Cupi^léezCawun, Poème
Orig. LAt,
UE LA T. AîaN iijs
Amcbée, où deu:.- Bergers récirent
alcernativement le mjins nombre
de vers.
+
M O-M E N.
De Man , grand , conlîdérable , vin:
le Latin ;
Mo-Men,;;2/j, -t importance,
Mo-M£NT«/n , i , 5 poids , force,
. utilité.
IMo-MENTo/i/r i a , um , confîdérable ,
important.
Mo-.'.ÎENTÔ , dans le tems ncccfTairc pour
une pefée ; de-là :
Mo-Ment7/ot , i , une légère dofe , un
peu , en parlant de ehofes qui fe
pefenr; Se 2.°. en pailant de tems,
un inftantjun moment.
Mo-MiNTaneus , a , um , qui ne dure
qu'un inflant , momentané.
MiNfo ,-ui , s'élever , paroître en dcr
hors.
Composes.
E-MiNfo, es , ui , ère , avancer , pa-,
roître au-deffus, furpalTer.
E-Mitsenria , œ , hauteur , faillie , rehauf-
fement, excellence.
t-MiNenj-, lis , Se E-MiKulus, a,um, qui
avance en dehors , qui déborde , qui
s'élève.
iM'Mmeo ,-ere , menacer , être prêt à
tomber dclTus , approcher , épier le
moment , être prêt à tomber , menacer
ruine,
iM-MiN'nt/a, <E, penchant , menace.
Pji.c E-Mineo, &■ PK/E-WiNeo , être au-
dcffus, avoir la prééminence.
Pr<.o-Mijifo , s'avancer , s'élevçr au-deiTus,
C4
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1146
11139
Tuo-Mmenda , œ , faillie , avance-
Tro-MiuuIus , a, um , qui avance un
peu en dehors.
SuPER-E-MiMfo,-erf , (urpafTer.
Sufer-Im-Minêo ,-ere ,étrc prêta tomber
deflus.
COM-M EN Do, élever.
Com-Mendo, asyavi, aiu/n, arc, re-
commander , prier d'avoir foin j
mettre fous la protedion , confier ;
i°. louer , faire l'éloge , rendre
célèbre , rccommandable j J ^. van-
ter le mérite.
CoM-MzvEabiUs , m.f. le, n. is , louable,
recommanJable , digne d'cfiime , d'ap-
probation , de louange , de reccmman-
dation ; eflimable.
CoM-i\lE^^D:!t (3, criis , recommandation ,
ou approbation , eftime , louange , éloge ,
gloiie , grandeur , éclat.
CoM-IUE^^D.;tar , cris , Se
CoM-MEUDaiiix, icis, quirccomaiande,
&c.
CoM-MEKiDiwy , n ,um; -ior ; -ijfimus, re-
commandé , loué , &c. Voyez Com-
msndo,
CoM-MEKD.îrifiuj , a , um , qui recom-
mande , de reconimindition.
lN-CcM-I\lENDjfuj, a , um , qui eft expofc
aux infultes de tout le monde , que
perfonne ne défend.
VII.
M A N , Fort.
De Man j Men , Min , grand , fort ,
dérivèrent ces Familles :
I.
MF.NTtf , (E , Mente , herbe dont l'o-
deur eft forte Se agréable.-
AlîNiH^ , te , voyez, /uenta.
MEi^Taftrum, i, mente fauvagc, herbe.
MïNTHEStrum , i , voyez Mentajlium.
1.
Ment«/72 , i , menton -, z°. larmier
d'une corniche.
Mcnium coronœ , petit rebord qui
pend au larmier des corniches.
M£migo,inis, efpèce de dartre qui vient
aux lèvres des chevaux S: des agneaux ,
lorfqu'ils mangent des herbes couvertes
de rofée.
ME^ragra , œ , feu volage qui vient au^
vifage , forte de dartre qui commence
au menton.
SvB'MEVTum , i , le deflbus du menton,
3.
Uk^Tijfa, œ , par-defTus , augmenta-
tion , furcroît qu'on donne par-
defTus le poids &c la mefure , trait,
comble.
4.
MAN» broyer, brifer les alimens,
I.
Mando , is , di,fum » icre , manger,.
mâcher.
Manderefrena,m^chst ou ronger fon
frein.
Mando , onls , grand mangeur.
MhtiVÏbula. , Œ , mâchoire.
2.
yiKti-DUcatio , onis , manducation g.
l'aftion de manger.
MAN-Duffî , is, voyez ju an'^.ucus.
IVIanduco , onis , voyc7 Manda.
MANDiifo , as , art- , &
IVlANDucor, flrfj, arus fum , ar/ , mangerj
MAN-DufUTn , i , mets , chofe à manger.
Um-nucus, ijégouyantail, figure dont
ii4t DE LA LANGUE L A T. Ma?T
on fc fervoit aux Corne iics ; i°. la bête
par qui on fait apprciicnicr aux petits
enfans d'être mangés.
h
M
Atisum, i , morceau màclié , qu'on
donne à manger à un aucre.
MANS«i, a, um, mâché , part.
Composés.
Com-Mando , is , di , fum , ère ,
mant^er , dévorer.
CoM-MAN-Ducarwr , ùs y mafticatioa.
Com-Man Dvcatus , a , um , pjrt. de
Com-Man-dtc)
, as , avi , atum, are ,
mâcher long-tems , garder dans fa bou-
che , comme on fait du tabac.
Pr^e-Mando, is f ère, mâcher aupa-
ravant.
Vr^e-Mad fus ,a,um, mâché auparavant.
Re-Mando, is , di , fum, dere , &
Super-IVIa^dj , ;.r , (fi , /um , (fere , manger
après ou par-deflus,
VIII.
M(EN, MUN, fortifier.
I.
M(5Nff, is , muraille de ville.
MiBN/d , ïum , murailles , remparts.
IVl(ENiii/!a œdif.ci.1 , orum , maifons dont le
premier étage avance fur la rue,& occupe
plus d'elpace que n'en renferment les
{ondemens.( Invention de /uuenius); i°.
balcons , galeries autour d'un bâtiment.
TAanitus , a , um, fortifié , entouré de
fortifications.
MuN£'o , is , ivi , itum , ire , munir ,
fortifier , remparer , garnir de tout
ce qui eft ncceiraire pour la con-
fervation &: pour la défenfe.
MuN.'iwen , inis , &
MoaimMrum , i , fortification , rempart
I 142
boulevard >
tout ce qui .'ert de défenfe
retranchement.
MuN;n'(j, onis , fortification, remnart j
retranchement, tout ce qui fcrt de dé-
fenfe , l'adion de fortifier.
M.vn'.tiuncul.i , a , petite fortification ,
dimin, de /iiii-itio,
Mvmto , as , avi , atum , are , avoir envie
de fortifier ; z°, manger aux felHns des
fêtes de Cérès.
McNifor, cris , qui travaille aux fortifi-
cations.
fàvsitorium , il , fort , fortereffe , fortin.
Mviiitus, a , util ; ior; '(Ji-ius, fortifié ,
muni, retranché, mis en état de défenfe,
remparé.
Composes,
Su.m-Mcn/;/ot , a , lieu près des rem-l
pires d'une ville ; de fui', fous.
SvM-M(ati'j/nis , a , um , qui demeure ou
qui fe tient près des remparts, qui court
le rempart.
SuM-MosNia/îœ uxores , coureulês de rcm->
parts.
Ad-Mœn/o, is , iyi, itum , ire , a(-
fiéger , efcalader , pafler par-delTus
les murs.
CiRcuM-M(BNf?ui' , a. , um , entouré de
remparts , enclos de murailles.
Circum-Mun/o, is , ivi , itum , ire y
fortifier à l'entour , munir , enclorre
de retranchemens , environner de
fortifications,
CiRcuM-MuNftio , onis , tous les dehors
d'une place, tous les ouvrages qui fervent
à la fortifier , ou lignes , circonvallation ,
retranchemrnt , paliiïade , parapet , &
tous les ouvrages qui fe font pour le
mettre à couvert d'infulte.
CiRcDM-MuNituj , a , um , participe de
Circum-Munio , environné de fortifica^^
lions , fortifié tout autour.
C 4 ij
BÏ4? DICTIONNAIR
Com-Mun/o , is , ivi , itum , ire , forti-
fier , munir.
Com-MdnVij , oms , fortification ; 20.
apprêt , précaution , préparation.
E-MiiNÏo , is , ni , itum , ire , fortifier ,
remparer , munir , enclorre,
pER-MuNio , is , ivi , itum , ire , for-
tifier entièrement , achever de for-
tifier.
TEK-Mumtiis , a , um , tout-à-fait fortifié ,
achevé de fortifier , très-fortifié.
PRiC-MuNio , is , iyi , itum , ire , munir ,
fortifier par avance ; i°. faire en forte ,
apporte: tous fes foins.
PR/E-IVluKi/io , onis , préparation.
EE-Monfo , is y ivi , itum , ire , fortifier de
nouveau.
2.
A-Men , Tûi^î, amen; en Hcbr. certai-
nement , en vérité , chofc fure.
IX.
M UN, Charge.
KiuNWJ , eris , préfent , don ; 1°.
magiflrature , charge , office , em-
ploi , fondion, devoir, tâche; j °.
fpedacle qu'on donne.
MuNzi , e, is , obhgeant , officieux.
Mvwa , orum , charge , emploi , fondion ,
office , devoir.
TAvffiavitœ , deroirs de la vie. Régis
dire , remplir les fondions de la
Royauté.
Mvvuft.ulum 5 i , petit don , préfent mé-
diocre.
ÎAvtiera.himc!uSy a , um , qui a l'air, d'une
perfonne qui fait des préfens.
Mv'&eralis , m.f. le, n, is , qui concerne
les préfens.
M-Vueraiii lex , loi Ç^u^ défendoit 4UX
E ÉTYMOLOG. 1144
Avocats de prendre aucune chofe pouf
plaider.
Mvtisrarius , H , celui qui donnoit-aii
peuple le fpeâacle des gladiateurs ; i».
des combats de bêtes farouches ; }".
celui qui fait voir les bêtes farouches
pour de l'argent.
Muaerarius , a , um , qui fait des
préfens , libéral.
Mu>ieratio,onis, l'adion derécompenfert
Munerator , oris , qui fait des préfens , qui
réconipcnfc.
Mumri-GEPMlus , a , um , qui porte des
préfens.
Mi'Nfro, as, avi , atum, are, &
MuN'Tor , aris , atus [um , ari , faire-
préfent, ou récompenfcr.
Composes.
K-E-Mvneratio , onis , reconnoiflance
d'un bienfait.
Rt-Muneraror , oris , qui rcconnoît lin
bienfait, qui le récompenfe,
RE-MuNiraruy, a , um , participe de vj
RE-MuNerc) , as , avi, atum, are. Se
RE-MuNfror , aris, atusfum, ari , recon-
noître un bienfait , récompcnfer un
fervice.
lR-RE-MtJNeriiZif/;j, m.f. le , n. is , qu'an
ne veut pas récompenfer , qui efl aug
delà de toute récompcnlè. ^
Binômes.
MuNi-ciPWOT , a y ville municipale,"
qui le gouvernoit félon fes loix &
fes coutumes , & qui jouiiroit du
droit de Bourgeoifie Romaine, j
MuNi-cspx , cipis , m.f. Bourgeois d'une
Ville municipale , qui avoit droit de
Bourgeoifie Romaine,
Mvni-ceps meus , mon concitoyen.
Mvni-ciPatim , adv. de Ville en Ville >-
à c'iaquç Bourg ou Village.
ii,^.j DE LA LAN G
Mvni-cïV.iViS , m.f. le , 77. is . muiiicipnl ,
qui eft d'une Ville ou qvii concerne une
Ville municipale; i». provincial.
iIi'NiciPn/i/cr,(i(fv. parmi lesEoiifgcois,
entre les Bourgeois , d'une manière
bourgeoife.
MuNJo , 0/zij , force de pocfie.
N e' G A T I F s.
lu-Mvî^ùas , atis , immunité , exemp-
tion.
lM-Vivmuis,a , i/m , qui n'tft point muni
ou fortifié , qui efl f^ns' dsfcnfc , fans
rttranchemens.
Iw-MuNif , m.f. ne , n. is , exempt, franc,
libre ; z°. oifif , qui ne fait rien ; 3®.
exempt d'impôts , de charges publique?.
[^ Im -AIiNi-Ficiw, a , um , qui n'eftpas
libre.
1.
CoM - MuNiJ, e, is , commun , qui
af pr.rncnr à pkihcurs , qui eft au-
tant à Tuiî qu'à l'autre , qui eft à
tous-, z^'. ordinaire , vulgaire, tri-
vial; 5 ".immonde, impur; 4°. qui
n'a été pris de peribnne.
CoM-MfNifijj, a^is , communauté , com-
pagnie , liailon , union, fociétc ; 1°.
droit eu juftice entre Négocians & Cor-
refponJans.
CoM-MuNio , on'is , aiïbciation , liaifon ,
union , fociété , communication , com-
munauté , compagnie , participation
mutuelle.
CoM-I\liNirùx, adv. en commun, enfèm-
ble ; 1°. en général , communément ,
ordinairement , pour l'ordinaire ; 3°.
également , autant l'un que l'autre ;4°.
d'un commun accord , d'un confentemcnt
général , tout d'une voix , unanimement,
CoM-Munirer , adv, voyez. Communitàs.
CoM-MuNt , is , communauté 5 com-
UE LA T. MaN 114-^
mune , Corps de Ville ou de Peu-
ple.
CoM-Mvwcarius , a, um , voyez Com^
munis.
CoM-MoN.V.iriuy dies , jour auquel on
facrifioh à tous les Dieux.
CoM-Miinica(io , onis , communication ,
conférence , confultation , participation,
conceffion.
CoM-Mvt>icat'w cJi'/fwfj, lettres ou con-.
ccfllon de droit de bourgeoiifîc.
Ce n -Mvtùc ator , oris , qui communique.
CoM-Mvnicatus-, a,um , part, de
CoM-MuNico , as , avi , atuin , are ,
communiquer 7 faire part , rendre
participant, partager avec; 1 . trai«
ter , parler d'affaires , s'entretenir ,
avoir commerce avec ; 5 . rendre
commun,
I«-coM-MuN<^, en commun,
NÉGATIFS.
I. In-com-Mun is, e , qui n'ell: poinE
commun. .
i. Ex-CcM-Mutiicatio , onis , excommuni-
cation,
Fx-CoM-MoNicafuj,a, um ,part de
Ex-CoM-MuN/fo, as , are , excommunicrj
aaathématifer.
X.
MIN, couleur la plus élevée ;
rouge ; fang.
En Celte, Min , lignifie feu, fâng ,
rouge.
Minium , H, Minium , vermillon, cir
nabre naturel.
En Grec , Miuos.
MiNi'o , as , avi, atum , are , peindre avec
du minium , rougir avec du vermillon.
Mmiaceus, a ,um , de minium , de yc^s;
millon.
H47 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG- 1148
MiKÏaria , œ, mine de vennillon, lieu
d'où l'on tire le minium.
MiN/critij- , a -, um , de vermillon , de
minium,
M^viiiitulus , a, um , &:
Min'unis , a , um , peint de vermillon ,
qui a mis du rouge.
^oE-MiNza , a , forte d'habillement de
ferge rouge,
XI.
MEN S , efprit.
Pe Man , Men , élevé , fe formèrent
ces Familles :
/.
Mens , tis , ame , e(prîc , intelligen-
ce , eiuendenienc , fcns ; 2°. def-
(cin , intention , penfëe , fenci-
jiienc , volonté , vouloir ; 3 °. nié
moiie, louvenir ; 40. inclination ,
penchant , mot-àtnot , ce qu'il y a
de plus élevé dans l'homme,
NÉGATIFS,
'î . A-Meks , entis , fou, infenfé qui a
perdu la railon ou le bon Cens ;
i°, troublé, égaré, étonné, inter-
dit , tout hors de foi f qui ne fe
pcfféde pas.
■A-Mitir ia , œ, folie ; égarement , aliéna-
is' tion d'efprit , manie ; i°. trouble, éton-
;"• nement , furprife accablante , qui met
'-! ' hors de foi , fureur,
A-Mi tiTer ^ladv, follement , d'une manière
infenfée, extravagante; compar. yî/Bsn-
tiàs , fupcrl. Amentijjimc.
2.. Dt-?vÎENJ, tisyùor, tiffïmus^mfen fé
fou , furieux , qui eft hors de fens,
quia peu. d'efprit , extravagant.
De-Memiji ; tz , démence , folie , fottifc ,
extravagance , inconfidératlon , égare-
ment, imprudence.
De-Mentio, is , ivi & tii, hum , ire , être
en démence , hors de (bn bon fens , cxtra-
vaguer , radoter.
De-Me.'^to , as t avi , atum , are, faire
perdre l'efprit, mettre en démence ; z".
faire devenir fou , abrutir, enforceler.
DE-MENTêr, adi'. follement, foitement ,
étourdiment, fans raifon , d'une manierç
extravagante,
t.
M N E- M o's Y N E , Mère des Mufes ,'
Mnemosyne.
C'efl- un mot Grec, plus connu par Ca.
lîngu urité que par fon origine : il
eft formé du Grec Mnemê , mé-
moire , mo[-à-mnt , ce qui eft dans
l'elprit , &: de Syn , avec; moc-à^
mot , le moyen avec lequel une
chofe , un fait fe traniruet au fou-
venir , à la mémoire.
BÎME-MosYNum , i , gage d'amitié , mar«
que de fbuvenir , un refTouvenir.
Mne-Monicû , orum , règles pour former
la mémoire artificielle.
HYPO-MNEwa , aiis , Commentaire,
Glû(è , interprétation.
h
Meminê/zj , tis y qui fe fbuvient , qui
s'eft fouvenu.
Meminz , nijli, nit , n'ijfe , fe fouvenir , Ce
refTouvenir , conferver la mémoire , faire
mention.
MEiiriû , cnh , mention , mémoire.
Composes.
Com-Memin/ , 7iijfe,i\ me fouvîcnt ,
j'ai fouvenance , fe relfouvenir.
CofA-M.iwfcor , eris , menfusfum , nifci f
,1149 DE LA LANGUE LA T. MaN iijo
RE-Miuifcor , eris , fci , fc rcflbuvcnir ,
rappcUcr dans fa mémoire , Te remettre
dans l'idée.
KK-Mïnifci alicujus , Ce fouvenir de quel-
qu'un.
RE-CoM-Misi/car , eris , fci. Ce refTou-
vcnir , fe remc ttre dans refprit , rappellec
dans Ci mémoire, reprendre l'idée,
XII.
MAN,
voile ; Orig. Franc. 6^i.
De Man , voile , couverture , font
venus ees mots ;
I.
Man-Tel?//« , I, ^ voile, conver-
inventer , imaginer , trouver, feindre ,
controuver ; lo, pen(ër, méditer , consi-
dérer , réllécliir , faire attention , ré-
flexion ; ;". fe remettre , fe rcfTouvcnir ,
rappcllerdans fa mémoire, repafTerdans
Ton idée , fe repréfenter.
Com-Mentu.? , a,um, part, paffifde
Co M- M iNz/f or , imaginé , inventé, con-
zrouvé ; p.irt, a£l. qui a imaginé ,
inventé , controuvé , forgé , fuppofé ,
feint.
CoM MENtatio, onis, médication, ré-
flexion , confidération, application
d'efprir , contemplation ; penfce ;
2. ^ . dcfcriprion , relation , mémoi-
re , commentaire.
CoM-i\IrNTflfor , oriy , difi:oureur , con-
teur , hâbleur.
CoM-IvlENTaruj, a , um, étudié, méaité ,
&c. Voyt z Cuminentor.
CoM-M FNT jr,(7riî, ams fum, ari, méditer,
penfcr , faire attention . rélcxion ; con-
fidérer, délibérer, réfléJiir , attacher
fa penfée , s'appliquer ; z°. traiter ,
agiter, compoler , étudier, polir, rc-
pafier , ^ ofcr , expliquer , faire des
commentaire; fur , commenter , &c.
Cow M NT>.r;u//; , ii , Ik
CoM-MzKT .:rius , ii , mémoire , regifire ,'
papier journal ; i". archives , aflcs
publics ; %". inllruftion , ou comtnen.
taire , hifioire , relation , journal ; 4° .
glofc , interprétatiuJn , explication , ou-
vrages d'un Auteur.
CoM-Mîm arioliim , i , âimîn.
CoM-MitiT nienjir , is , Caporal ; Officier
qui tenoit le rôle de ceux qui avoient
été ou qui dévoient aller en faifcion ; z°,
■ No:a;re , Grc.lîcr, Gfoiier.
Re Miuifcendus , a y u/n , dont il
faut fe fouvenir.
^E'Mivifcemii, «, réminifcence , reflôu-
yenir; yoyei liecordado.
>^>s
Man-Tellw/w , i jC tare; 1°. man-
teau^ capotce,
Mend/l-i/w , ; , petit voile.
llEtiDicula, a, mandille.
z.
De Man , caché, & de Ti , jour,
vint , Man-Ti^, divination , moi-
à-mot , art de mettre au jour les-
chofes cachées.
Maktcj , œ , Devin.
MANTfuOT , », maifbn des Devins , lieit
où l'on devine.
l'ÂAtiTia , ^ , art de la divination.
MAvrice , s.r , art de deviner , divination»
MANxi/ci/îor , aris, ari , deviner.
AxiNo-MANT/'a , œ , divination par la
hache : du Grec Axinc , hache.
Eri-IVIantAuj , ; , Devin.
Mening^j , Jim , méninges , les deux-
membranes qui enveloppent le cer-
veau ; en Grec , Mévigges,
4»
MANDRtf , ,y , étable, lieu où l'on ren"
lyi DîCTIONNAïRE ETYMOLOG: iffa
ferme le bétail ; i°. quarré d'échi-
quier ou d;: damier ; 5 . caverne ,
antre , repaire , tanière, retraite
de bêtes fauvages , creux de ro-
cher où Te retire un Solitaire ; 4".
troupe de bêtes de charge ; 5°.
chariot , voiture à porter de grands
fardeauXjComme des blocs de mar-
bre , &c.
MM'Drita , a , Hermite , Solitaire ,
M-oine.
;•
Mant/c^j^b, malle , valife , fac ,
bourft ; z°. belâce, Lillac.
I\lANTicw/a , X , petit fàc , gibecière ,
bourfe.
JA^nmcularia^OTum ou ii/m , chofes qu'on
a à,|oute heure fous les mains, dont
on fe fert à cha:(i!e- moment.
'^h-^iicularius , ii , filou coupeur de
Jjourfes.
MANTifulor , filoute , à qui l'on a coupé la
bourfe ; i". dupé , fourbe,
MAtiriculanis 5 .-: , itm , part, de
MANTicti/oc, aris , atusfum , art , filouter ,
couper des bourfes ; i<^. duper , fourber.
MANTi-ciNor , ari , filouter , dérober
adroitement,
Mend , mettre un voile fur ia vérité ,
mentir,
I.
Mend^zx , ^cis , menteur , qui dit des
menfonges , qui ment , qui fait
des menteries ; z°. Faux, plein
de menfonges-, 3*'. hâbleur, trom-
peur , qui en fait accroire.
MiKD.ifirer, (jrfi'.faufTement, en mentant.
•MiïiDflcii/uî , n , menfcngc , mentcrie '
fauffeté , parole trompeufe , difcours
impolleur , dcguilcmcnt,
MivDacio Jlaturam ad'juvars , paroître da
plus grande taille par artifice , dt-guilei:
fa taiilc.
lS\Yii\iachj.nculurn ) i , petit menfonge.
M-iLn.X)aci-Loqu.us , a, um, qui n,e fait que
mentir.
2.
MENTit/o j onis , menfonge , mence-
rie.
MrMTJfiyrw ,a,uin, qui mentira.
Mtmitus , a, uni , part, qui a menti ,
& paJH feint , déguifé , faux , forgé ,
contrefait.
MîNT'or , iris , itus fuin , iri , mentir ,
dire un menfonge , dire une menterie ^
z°. contrefaire, faire fcmblant, feindre,
diflimuler , déguifer ; 3^. avoir du rap-
port, refiembler.
Composes.
Com-Ment//«., i y fiftion , fauffeté ,
feinte , invention d'elprit , men-
fonge, (bourde, ) artifice, cho-
fe controuvée , conte fait à plaifir,
fable , imagination ; 2 . roman ,
hiftoriette.
CoM-MENTior, iri, feindre, inventer des
fauiïetés , controuver.
CoM-Mmrnius ,a,um, controuvé, faux,"
feint, invente à plaifir, fimulé , imagi-
naire.
CoM-MENTor, orisy inventeur, qui in-i
vente , Auteur.
E-MENTior, iris , titusfum , in, fein-
dre , inventer , controuver , ima-
giner faulfement ; 2**. déguifer,
diffimuler , faire accroire.
E-MnNTÎtui , a , uni , pan. à^E-Mentior,
E-MtNTJfa aufpici.i, faux préfages.
E-MiNxirè, ady, en déguifant , en feignant,
eti
^iif? DE LA LANGUE LAT. MaN Ti^^-
en dilTimulant , en controuvant, en allé-
guant le faux.
7.
De Man, voile , couvrir, ( Orig. Fr.
^92, ) vint également cette Fa-
mille :
MiNDd , if j faute d'écriture ou d'im-
preflîon ; z ". défaut , difformité ,
imperfeârion.
IVlENDofe , adv. mal , fauffement , arec
bien des fautes , fans corredion , d'une
manière peu correfte , dcfcftueufe, &c.
HtKDofus , a, um , plein de fautes , (ans
corrcdion ; i<=. vicicax , corrompu; 7,°.
fautif ou plein de défauts , difforme.
BlENDam, /, faute d'écriture ou d'impref-
fîon , erreur , tache , défeduolîté , défaut :
\oyei. Mtndi.
Composes.
E-MENoa/ic, onis , correéiion , amen-
dement, réforme.
E-MiNDcror, oris , &:
E-MEKDarri;f , icis , correôeur, correc-
trice , réformateur., qui corrige.
E-Mendo ,as , avi , aium, are , corri-
ger , reformer , régler, revoir , re-
toucher , ôter les défauts , rendre
correél ou réj^ulicr.
E-MENDafè , adv, corre(îîement , (ans
faute , jufie , poliment , purement.
E-Mimatilis, m. f, Ir, n. is , réparable,
qu'on peut réparer, corriger.
In E-MiNDaJi/fx, m. f. le , n. fy, incorri-
gible , qu'on ne peut rcdifiçr ; i', dont
on ne peut Ce corriger.
XIII.
MAN, petit.
I.
Les Latins ont changé ce mot primi- I
tif en Min ; de-là le Verbe Latin»
I. Mworo,-are , "> rei-kdre petit ,
Mwuo ,-ere j \ aMENuifer , ap-
petifler ; 20, décroître.
MiNW , moins.
MiNutio, onis , diminution ; on dit aufTi
Mitioratio , onis,
Mimitus , Minutiilus; Minufaihs ya.um,
menu, petit, afFoibli , un peu plus petit,
Mimirim &iMiN^re; MinuLuim, d'une
manière petite ,me(quine , peu-à-peu,
bien menu.
Mitiutia ,cB,t< Minuties , ei , petit
morceau, fradion.
Minutai , is , capilotade , hachis , ragoût
de viande hachée ou coupée par petits
morceaux.
Minutiloquium , difcours fiiccinft.
MiNor, plus petit , mineur: Majores ,
les defcendans.
Mimmus , a , um ; Mmerrimus, a, um ,
trè.T-petit , le moindre.
MiKimum , i , la moindre partie.
Mitiimùm y du moins, au moins.
¥iivimê , nullement, en aucune manière.
Mitia,a , une des deux mamelles qui
efl fans lait ; on fbus-entend Mamma ,
c'eft-à-dire la petite mamelle , parce
que celle oii il n'y a point de lait eft la
plus petite.
MiNi ovis 1 brebis au ventre pelé, mot'
d-n:ot , chétive brebis.
i. MjB}ia i ce i anchois, petit poiflôn
de mer.
3. Semi-Mini/tza, ce, double ou tri-
ple croche , en mufique.
Composes.
CoM-MiN«o,-<re, diminuer , mettre
en pièces.
Di-ftliNorfltfo & Di-MiNUt/o , amoindrit
fcment , dégradation , décroiflement.
D 4
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. iijtf
Dc-là MANG«/,ciéiâut ,en Allemand.
MANCKi ^a ,um, qui efl défeftueux ,
imparfait; i°. manchot, qui a per-
du une msin. Ce mot tient au
François, MANQwe.
E-M ANco,-flrê , eflropicr, rendre manchot.
XIV.
I. MAN, la main.
Du Celte M a n , la main , vinrent
nombre de Familles Latines.
DF-MiN:jo & Di-MiNwo , amoindrir ,
brifer, déchcoir, ôter,
Di-MiN«o , is , nui , nutum , ère, di-
minuer , dégrader , ôten , retran-
cher, amoindrir; i». cafTer, rom-
pre , brifer ; }°. déchcoir , rabasf-
fer , dégrader.
Di-MrN!«io , onh , diminution , amoln-
drifTement , retranchement , dccroiiïe-
ment , dégradation ; i". aliénation.^
Di-MiNutï»é , en diminuant, en diminu-
tion.
Di-M:tiutlvus,a , um , diminutif. ^
lDi-Mimtus,a,um , amoindri; déchu.
Im-Mïuuo ,-ere, retrancher , dimi-
nuer , altérer.
IM-MiNwrio, onis, amoindriffemcnt, re
tranchemcnt.
Per-Mini/o , amoindrir , diminuer.
PïR-MiNuruj , très -menu, très-petit.
2.
MIN, chanter à voix baffe.
Les Grecs difent Mwuos , petit ; Mi-
HK/7j_o , crier à voix bafle , ou éle-
■ver un petit cri ou chant ; Minw-
ros , petit : les Latins difent:
MiNwr/o yire , chauter à voix baffe
comme les petits oifeaux , gazouil-
ler.
MiNuritfo, onis chant , gazouillement des
petits oiieaux , cris des petits animaux
en général.
JVIiMarrie, roucouler comme les pigeons.
MimrCj-are , & MiNTrio,-i' f > crier comme
une fouris. Ces derniers pcuTent être
legardés comme des onomatopées.
3.
M A N C , M AN G , défaut , priva-
tion.
M ANKJ , ùs , main ; z°. écriture ; i".
troupe , poignée •,+''. pouvoir.
M&nuda , œ , petite main.
m^-mulis , e, de la main , qu'on peut tenir
à la main,
MAtiuarius , i2 , um , de la main , fait à la
main.
MANî'co.-d'" « > tenir par la main.
JMANrca, «jcequi garnit la mainj
manche , mitaine.
MxNif^, arum, menottes , gantelets.
MANicatuf ; MAmclatus , qui a des man-
ches.
M ANicuk , a, petit manche de la charrue,
• 2.
MANCio/^, 4rKOT , petites mains, mz-.
nottes.
M ANuie* , ce , manche.
MAHuleatus, i, qui a des maHches ; i°. qui
fc choie.
MMiulearius , ii , Tailleur d'habits.
B I N O iM E s.
MAii-Ceps, ipis, i °. qui prendavec
la main ; i^. Geôlier; j*. Inten-
dant; 4**. partilân , Fermier géné-
ral ; 5 **. cnchériiTeur : de Cap ,
prendre»
DE LA LANGUE LAT
11^7
MAH-Cipa•!^,cnis ; MAUcipatus, ùs-, aliéna-
tion de fonds.
W t Kcipatus f a ,um , aliéné , afTcrvî.
Hf-Dcipi , où l'on a le droit de propriété.
M/ Nf/p/wn , droit de propriété, efclave
ptis à la main , c'cft à dire , fait prifon-
ïiier à la guerre , & réduit à l'efi-ld-
vagc , fcrvitude ; z". effet mobilier.
MAA-Cipo , as, ari , atum , are , aliéner.
Composés.
E-M w-Cipo ,-arey mettre hors de tu-
telle, émanciper -, i ". réduire fous
l'autorité, alTcrvir.
E-MAticipario , onis, émancipation.
Re-M A-f)-CrpaTus, a , in. t part, de
Re-Man-Cïpo , as , are, aliéner; z». aflèr-
vir de nouveau.
?•
A-M Anuerjis , is j fècrc taire , écri-
vain , copifte.
Adverbes.
Co-MiN«i, de près , à bout portant;
2°. incontinent , fur le champ ,
moC'à mot , ce qu'on tient avec ja
main.
E-MiNttJ, de loin , mot-à-mot ^ ce qui
crt lom de la main.
Ici MiNK5 pour Mank^t.
Binômes en Mank,
1 . M AN-STUTor , protefteur , appui ,
qui loutient de la main , qui pro-
tège : de Manw^î & de TuTor ,
garder.
a;MAN«-PRF/tan2 , ii , la façon qu'on
p.iye , ie p'ix d'un ouvrage.
j. Mank-Mitto ,-«re, mettre en !i-
beicé.
MaN ï T ^t
MANu-Mi'/;ui', affranchi, mis en liberté.
JV1anii-M;'/Jio , on\<; , affranchiffement.
Manu-Fac^i/j', fait de la main, artificiel.'
4. Man^-Ralz/Aï, œ , arbalète.
5. Mank-Due , arum , dépouilles des
ennemis, coups de foudre.
iMANu^'fliir , e, qui concerne les prifes fai-
tes fur les ennemis.
MAN^/'iariur, qui a part au butin,
d. lAk'^ubrium , // , manche.
Wktiubriolum , i , petit manche,
Mkniiciolum , i, poignée , tas.
7. Man - Tue , is , efiuiemain :de
Tei^, toile.
Binômes en Mani,
I. MANi-Buia,«, manivelle , tra--
vers du nunche d'une charrue.
x.Mx^i-Ticus y fait de main,
j. Man<-Pull:j, i , > poignée, fagor,'
Manj Plkj , i , } gerbe , efcoua-
de , troupe.
nï • D ^'^' ■' I ^e la bande , de la
M- x> } ■ I troupe , iimplc loldat,
m-VvlaTius, J "^ ' "^
JVl Awi-Fuia/i/K, par poignées,par pelotons.
Ce MPOsÉs.
QoM-'MAti'ipularis , is , So'dat de
même compagnie , de même régi-
ment , brigade ou chambrée ; ca^
marade.
Co^/i-M \tiipulan'> , onir , même compa»
gnie, lociété , troupe , affeir.blée, bri-
gade.
Co M-M Ai; ipulo , oràs , voyez Commani'
puhrîs,
II. MIN, conduire , mener.
I MiN'o,-<ïre, conduire à la main,"
Miaer,
D 4 ij
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. ikTo
CoM-MiKO,-are , faire aller , mener ,
pouïïer devant,
fRO-MiNOj-are, conduire , mener.
Binômes.
MiN/-ST«r, /, manœuvre, qui fe tient
debout , prêt à la main pour fer-
vir , ferviteur , Miniflre : de Man ,
la main , & de Sto , être debout.
lAiwJler , a, um , qui fert à faire , l'inf-
trument.
Mimjira , œ , fervante , fille de chambre.
Mît^iflerium, ii , ofSce , fervice , domef-
tique , travail, emploi.
IVliNi/?ro, are, manœuvrer, fervir , four-
nir,
Mims-rrator acWnniJlratrix, celui, celle
qui (ert.
ffimillraivrius , avec quoi l'on fert.
Composés.
Ao-MANum, tout prêt , à la main.
AD-Miii!jîro,-are , avoir foin de quelque
chofe , on conduire à la main ', i°. bail-
ler, remettre de miin à main.
Av-Mïaifter , i ; Ao-MtNz/îra, œ, celui
ou celle qui fert à quelqu'enaploi, Ofli-
cier, gouvernante.
AD-MiNj/friz.'fo, onis , M&mement, régie,
gouvernement,
AD-M-inifirarivus , ;Vf, qui concerne le
M-MiéTe ou maniement des affaires.
Ao-MiNf/Zrfltor, Gouverneur, Officier j
celui qui fert.
CoTA-Miiiijlro,-are, aider, fervir con-
jointement.
Px^-MiNi/fr , i , Maître-d'hôtel ,
Valet-de-chambrc.
PR^-MiNJ^ra, <e , Suivante, Femmc-de-
Chambre.
'Pb.m MnsiifiTO,-are ,(êrvîr fur table, être
attachéau fervice perfonnelde quelqu'un.
SuB-MiN'/ro 3-are , fournir , fupplccr,
Svs-Mrmffratu.fiûs iSvB'Mimflratio, onis,
fourniture , afTillance , fervice , l'adion
de fournir.
SuB-MiNi/?rarer , is , qui fournit, qui
fupplée.
III. MAN, figne de la main ,
MENaces,
Mwatio^ onis j-NacL-e, arum ^ MiNrfy
œ j MiN(ï , arum , menaces,
MrN0,-[7re; MiN/fo,-are , MiNor,-arf ,Mi-
mwT.-^.ri, menacer , promettre du mal ;
za. s'élever , être élevé.
Nlittax, cis, menaç^ant , élevé : on dit aufïi
¥iifiuabu,idi'S.
Mmanter & Minacker ; Mmitabiliter t
en menaçant.
C G M p o S É S,
CoM-MiNor yari j menacer forte-
ment.
CoM'MiNfltfo , ords , bravade , menace-
E-MiNor , & E-Mtiiitor,uri , menacer,
E-MiN:ïtio , onis , msnace.
Inter-Mino ,-are ; Inter MrNor,-arf ,
menacer , défendre en menaçant.
Inter-Minm& ÏMTER-MiNiruj , mena-;
ce , ayant menacé,
IV. M A N-Do , donner pouvoir,
Mando y as j avi , atum , are, com-
mander y donner ordre , charger,
ordonner , donner charge , char-
ger d'une commifllon ; 1®. envoyer»
Mandare œternitaii , éternifer,
—Memoriœ , apprendre par coeur,
—Vtrjikus ymiiiïç. ou décrire en vers,
MAKfiizfuj, a, umfpart. deMando.
Miinâatum Ikteris publicis , écrit dans les
regiftres publics,
MAiiiîam pour MandalOt
ii6i DE LA LANGUE LA T. MaN iKfa
ftlANc/.î'Or , is , qui apole un témoin, qui
produit un délateur, qui engage à ac-
cufer , inlligatcur ; z", qui donne ordre ,
qui fait agir; y\ celui qui au nom de
l'Empereur faifoit cefler le bruit dans
le cirque ; 4". qui annonce.
IVlANiiaruw, i , &
MamImus , Û! , mandement, ordre , com-
mandement , commiiTion , charge.
Composes.
A-MA^Daiio , onis , éloignement ,
exil , rclcgation , envoi en quel-
que lieu.
'AManJo , as , avi , atum , are , éloigner,
exiler, reléguer, bannir, chafler, en-
voyer en quelqu'endroit.
De-Mando , as j avi , atum j are ,
donner ordre , charge , commiC-
fion; charger, commettre j ordon-
ner , commander, confier.
pRyE AlANffo , as , avi, atum, are, don-
ner ordre ou mander par avance ; i". re-
commander fortement.
Re M.'.Hdo, as, are, remander, mander
de nouveau.
V. MEN-DUCo,
Puis Men-Dico , tendre la main ,
mendier.
Men-Dico i as j avi , a:um y are ,
mendier , gueufer , demander ,
l'aumône, chercher la charité.
Alisrffcor , (jrù , «Ltus , fum, ari, voyez
frUnàlco.
lAniiclicula , a , mandille.
Urndiculus , a, um , de gueux, de men-
diant, de gueufaillc.
Exercitus cnlleélus ex rujiicis mendkulis,
régiment de gueufaille ramaflée à la
campagne.
flïindiculut , i , diminutif dç Mcadtcu:, '
Mvtidicum , i, petit voile.
Mend/cw^ , / , mendiant , gueux ,
qui demande l'aumône.
MEtidiciis, 11, iim , de gueux , de men-
diant ; i". foible , inutile , de peu de
conféquence,
Mt-Ndicans , tis , mendiant, qui mendie ,
qui demande l'aumône.
Mtrtdicatio , onis , l'adion de gueufer , de
mendier ; 1", le métier de gueux.
MiKdicatuSi a, um, part, de Mendico.
MEtidicê, en mendiant, en gueufant.
Mindici-MoNium, ff, voyez Mendicatioi
MEnDÎcitas , atis , mendicité,
Mz-Ndicabulum , f , le pofle où fè met urt
gueux pour gueufer, fa niche ; 1°. gueux;
métier de gueux, gueuferie, pauvreté
qui engage à mendier,
MEndicitèr , aiv. &
MEurfiratuj- , Voyez Meniicè.
E Mindicatus ,a, um, part, de
E-Miiidico, as, avi, atum, are, mendier,^
rechercher par prières , demander pag
aumônes.
XV.
MAN, habitation.
De Man , élevé , vint Man , habita-
tion , demeute ; les lieux habités
font toujours élevés ; de-là cette
Famille Latine,
MAueo , Man/, fum , MAuere ,
demeurer, habiter, féjourncr ; i",
attendre , perfévérer ; 3 *. conti-
nuer , durer.
Mak/îo, on;'j, demeure, féjour; 2°. auber»
ge ; 30. journée de chemin ; 40. gîte,
couchée.
^\Mifito,-aTe, (é)ourner; i». demeure^
Souvent ; j». refter de tems en tems.
RlAN/ùnz, « , chaumière , chaumine,'
MauJus , ùi y habitation' , œiyioir.
ii<fj DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. ii(?4
Manto ,-dr(r, demeurer, attendre,
refter.
Composés.
E-MAueo-ere , demeurer hors du
camp , s'abfenter de l'armée (îins
congé.
E-MAN/or , îs , fainéant , vagabond , fol-
dat qui après avoir battu la campagne
revient au quartier.
lNTER-MANeo,-ere , demeurer entre ou
au milieu.
OB-MADens , tis , qui dure longrtemps.
Per-Manco ,-ere, demeurer , durer ;
2". perfifler , perfévcrer , demeu-
rer ferme,
Per-Man/('o , onis , demeure continuelle.
RE-JV!AMfo ,-ere , demeurer, perfévérer;
x°, être ferme , confiant.
Re-Man/îo , onis , demeure , féjour en un
lieu,
XVI.
M A N , eau , fburce affez abondante
pour couler , pour lurgir.
1.
Mano ,-are , couler , découler, dif^
tilkr, fe répandre.
MAHûfio, onis , écoulement, fiux.
IWanû/jj-, e, qui coule.
MAHabilis , e , qui peut couler.
MABico,-flre, couler fréquemment.
Composés.
De-Mano ,-i^re,Cc répandre goutte à
goutte.
Di-MANO,-arf , s'épancher de toutes
parts.
E-MAN'o,-.'ir?, dé;c.ukr , dégcut'cr, for-
tir-, 1°. tirer fa fourte , Ton origine,
émaner.
E-MANrifio , onis , cmanacion.
PtR-NlAUOy-are , ^ fe répondre parmi»
?ve.-MAti:ifco ,-ere , S dans , fc divul-
PER-MANf/i-o,-ere, J guer.
PHR-MANrî;;fer, en s'écoulant, en Ce ré-
pandant parmi.
Re MANo,-ftre , refluer , couler de nou-i
veau.
PR.oMANo,-sre, fe répandre, couler»
1.
M U N D , propre.
De Mon , eau , fe forma la Famille
fuivance dont l'origine écoic in-
connue.
MuNDWj ,a,umy net , propre , bien
lavé j 2". qui a de la propreté :
ajufté.
Mv-Roano , onis , purification , nettoye-
ment,
MuNDizfor, orh &
M.vtiVMrix, icis , celui ou celle qui net' ,
toye,
MuNDi/id, a. Se
MuHDities , ei , netteté , propreté.
MiiTidttias facere , nettoyer , rendre
propre.
Munditix Kr^d««, galanterie, politef»
fe.
MuNDftfanf , antis , qui rend propre , qui
nettoyé.
MuNDO , as , avi , ajum , are , net-
toyer , laver ; purifier, rendre pur.
MuNDÙ/e, (7 (/v. un peu proprement; i".
en affcélant la propreté, avec une pro-
preté afFeftéc.
Mt'NDu/u.r, a , um, qui affede la propreté
ou qi'i cf! d'une propreté aff âée , d'un
ajuilement guindé ; 1». un peu propre.
Mvtivandus,a, uni , qu'il faut nettoyer,
tilmoina., <z , voyez Mundines.
iKÎ; DE LA LANGUE LA T. MaR
IlIoNDf'jr, proprement, avec propreté,
nettement,
MuNDê, adi'. voyez MuniiteT,
Composés,
E-MuNDo , as y avi , acutn , are^ net-
toyer , rendre net,
Im-MukD;:;.7 , <^, &
ÏM-Mvtitihies , ei , mal-propreté; i°. or-
dure , (àleté, vilenie.
Im-Mtndux, a , um y malpropre , qui
n'efl point net , vilain , immonde.
XVII.
M A N joint un autre fens à tous ceux-
là chez les Peuples du Nord ; il fi.
gnifie homme , feu! être élevé.
En le joignant au mot Drak
qui f\gn£c Jigure, ponrait , chez
les mêmes Peuples , on en a fait
ces dérives.
i.MANDRAGora , «, ^Mandragore,
MkHDKAGoras, a? , ^ forte de plan-
te.
2. M.K-iiricuora, œ ^ force de bcce qui
a la fâce humaine, animal fabuleux.
MAR.
De M, grand, & de ar, haut, efcarpé,
pointu, forr, fe formèrent nombre
de Familles en Mar , rcLirives a
la force , à tout ce qui eft fort
6c piquant,
I.
il A R , le fort , le mâle.
Mar , prononcé auffi Mas , défignc
en Latin , le fort , le mâle : de-là
ces mots :
j. Mas , MAp/jjmâle , courageux ,
qui a de la vigueur,
\\6(>
Mares animi , courages , efprits inà^
les.
MascuIih ,a.um, mâle ; i". courageux,
viril , qui a du courage.
Mf.sadefcOyis, ère, devenir mâle.
MAscuUnu! , a, um, mafculin ; voyea
Mafcalus.
Composés.
Com-Masc«/o , as , are , prendre un
air mâ'e.
E-MascuIo , as, are, efFcminer, énerver,
rendre efféminé ; i°, faire eunuque.
E-MASCul(itor , orif , qui efféminé, qui
rend efféminé , qui énerve; i°. qui rend
eunuque.
RE-MASCalatus, a, um, entrepris de noui'
veau, avec un courage mâle, part, de
Ke-MascuIo , as , art , encourager , faire
reprendre courage.
i. MascuIus , i , partie du tuyau qui
s'embocce dans une autre , partie
d'une vis qui entre dans un écrou.
Mastw, i , ajutoir , ajutage, tuyau qu'on
ajoute au bout des tuyaux des jets d'eau,
pour faire faire à l'eau des figures diffé-
rentes; 1°. tour du robinet d'une fon«
taine ; 30, forte de plante.
HilASculetum , i , treille de vigne.
MAR, mari.
De Mar , fort, d'où l'Orient. AfaRr;
fort , viril , 2.^, mari, vint cette
Famille :
MARitus,i , mari, époux d'une fem-
me.
M.AR.itus , ayUm , de mari, de mariée,
de mariage.
Map./.m , œ , femme mariée.
MAP^italisy is , marital, de mariage , qu4
concerne le mariage.
MA&itandus ^ a^um, <j,\i'd f4Ut marier^
■ti'6y DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG» 11^8
JAsKÏtatus, a. , um, marié.
MariVo , as, av'i , atum , are , marier , ac-
coupler.
CoM-MARifUT, f , qui fert, qui tient lieu
de mari ; i°, aflbcié de la femme d'un
autre.
X.
[i . Margo , inis , bord , rebord , bor-
dure ; 1 ° . marge ; j". margelle de
puits ; 4**. frontière ; 5 **. ourlet.
TAkP.clnandus, a , um , qui doit être bor-
dé , qui doit avoir un bord.
MARcinatus , a, um, qui a un bord,
une bordure , uoe marge ; t", qui eft
bordé.
IVlARoino, as, avi, atum, are , border ,
mettre un bord pu une bordure.
E MARGÏno , as , avi , atum , are, otcr les
bords , enlever la bordure , le tour ;
i», rogner.
a. MxRÎfca, œ, forte de figue infipide ;
2 ° . tumeur femblable à une figue
qui vient au fondement, fiftule au
fondement ; 5*. hémorrhoïde en-
flée.
'3. MAKifcum , i , Se
MariJcus , / , jonc-marin.
■<(.. MA?.peJia caiites , pierre de l'Ifle
de Paros.
j. MARRd! , a , marre , inftrunient de
vigneron.
6. MAKKuiium ^it, plante utile con-
tre la morfure des vipères.
MARSWi ^ a yum , d'enchanteur.
•) . Mero , onis , fac plein de terre
grafie , pour remplir des batardeaux ;
cabas , manequin deftinc à cet ufa-
Famille Grecque.
î , MARAf/2r«/7î , i , fenouil , planic.
Mk^athrite; , œ, vin de fenouil, fenouil"
lette , forte de liqueur.
t. MAKsufium , il , bourfe , gibci-,
ciere.
En Grec Marsyi'ION.
II.
M A R , la vafte étendue des eaux ,
la Mer.
I.
M.A'Re , is ,-raer.
Mari terrâquc quœrere , cliercher par
mer & par terre.
Mare cœlo mifcere,{â\ic grand bruit,
grand fracas.
IVlARftim^ Alpes, montagnes de T!.-nde ,
Alpes maritimes dans la Ligurie & dans
la Gaule Narbonnoife.
MAKitimus ,a,um, maritime , de la mer,
MAninus, a, um, marin , de mer.
M.AR.ianus mulus , crochets de croclieteur.
Composes,
Bi-Mar/j , e, is, qui eft entre deux
mers , qui a deux mers autour de
foi ; baigné de deux mers.
PER-MARi72W, a,um, ce qui concerne
la mer.
Permarini Lares , les Dieux Lares des
navires,
SiMi-MMkinus , a,um,3 demi-marin.
Trans-Marî/ïuj, a, um, qui eft au-de-
là de la mer , par-delà de la mer , d'ou-
tremer.
t.
UEKgyUEKs ',
plonger.
Du Celte , Mer , grande eau , fe for-
ma cette Famille :
MbRgo , is ,fi Jum , eie , plonger,
tremper
ii'4;p DE LA LANGUE LA T. MaR. 1170
SiE-AlERsor , orls , qui fubmerge.
Suu-Mersux , a , um , partie, de Suh-
mer^o.
Sub-Mer.G(7, is,fi,fum, gère , fubmer-
ger, noyer, faire enfoncer au fond de
l'eau , couler à fond.
tremper ou enfoncer dans l'eau •,
i". faite enfoncer , mettre à fond ,
couler bas , fubmerger.
MERGfnr , tis , qui fe plonge,
MerJ! t prêt, de Mergo.
Mer/îo , onis , immersion , l'aftion de
plonger.
IViERSifo, ay, avi , aturn, are, plonger
fi)uvent.
JVliRfo , as, avi, atum , are, plonger,
enfoncer dans l'eau.
Merguj , i , plongeon, oifêau ; î", pro-
vin ou marcotte de vigne.
Composes.
De-Mergo , is,Ji j fum , ère , plon-
ger , enfoncer, fubmerger , mettre
ou couler à fond , noyer , abîmer.
De-MerJùj, ùs , l'aâion de plonger,
de couler à fond , de noyer , &c. ; i". im-
mcrfion , enfoncement dans quelque
liqueur.
Di-Mer^o, is, rfi, fum, gère, voyez
Demergo,
E-Mergo , is ,7? , fum , gère ; fortir
d'où l'on ctoit plongé ; 2 °. fe ti-
rer , fe retirer , ie dégager , fe dé-
barralTer , fe délivrer , échapper.
E-Mersuj- , ûs , fortie d'où l'on étoit plon-
gé ; .î°. lever d'un aftre.
E-Mer/uj ^a ,um, fart. d'Emcrgo.
Emerfa ajlra , aftres qui fe font levés.
Im-Mers/o , onis , immerfion.
Im-1\IerSi/j, a, um, d'Imraergo, plongé,
enfoncé dans l'eau,
Im-Mergo, is,fi, fum, gère, plonger,
enfoncer dans une liqueur, fubmergar.
iM-MERsaii/fj-, e , qu'on ne peut plon-
ger , fubmerger ou faire enfoncer dans
l'eau.
5ub-Mers/o , oTiist fubmerfion.
Orig. Lat.
A-Mar , goût des eaux de la mer ;
amer; piquant.
I. A-MAR«f, a, w/77, amer; z". fâ-
cheux , fenfible , douloureux , in-
commode , rude.
A-iVlARiraj , atis , goût amer , amertume,
A-MAR!r2«i , lei , ou
A-M.hKuuio , inis , Se
A-MARor , oris , amertume , aigreur ;
i". dcplaifîr, douleur, reiTentiment.
A-MARè, amèrement; 1°, d'une manière
douloureufe , fenfible.
A-MARi;m pour Amarè.
A'MARuUniia , a , amertume ; a ".'
fenfibilité , déplaiik , malice , mau-
vaife humeur, amertume de cœur.
A-MAB~ulentus , a, um, qui eft fort amer ;
i'. quia du chagrin, du déplaifir , du
mécontentement , de la mauvaife hu-
meur.
A-MARe/fo , is , ère, fentir l'amertume ,
la douleur ; i". être amer , fenfible ,
douloureux.
A-Mar/co , as, are, caufer de l'amer-
tume , de l'aigreur , provoquer la co-
lère.
A-Mare-Facm , ij, ère, rendre amer,
devenir amer.
1. A-MAKacus f i, ou
A-MARacum , i , marjolaine , plante.
A-MkRacinum , i , (fous-entendu Oleum
ou Unguentum ) huile ou efRnce de
marjolaine.
A-M.ARacinus , a, um , de marjolaine.
E4
|i7i
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
II I.
MO RS,
piquer.
De MoR , Mur , piquant , formé de
HoR , pointu , vint cette Famille
Latine.
lAoRDeo , Mo-MoR^i , MoRsum ,
MoRdere , piquer , être piquant ;
1*. mordre ; 3°. chagriner , faire
de la peine , toucher au vif i 4".
déchirer à coups de langue ^ criti-
quer.
MoRDacitas, arts , âpreté piquante.
MoKT>aciter , avec «ne âprctc piquante,
MoRD2Culus f a, um , dimin. de
hloRcax,acis , dur j ijjimusy mordi-
cant , piquant , qui a une âpreté
■ .,.-piquanîe; 1°. qui mord; 5°. mor-
dani, piquant , (âtyiique , critique.
MoRoicafifl, onis ■, mordification , pico-
tement, légère évafion.
MoRDK-ativuy, a,um, mordjcant.
MoRDiVo , as , are , picoter , faire
des évaf ons , ctre mordicant.
MoRDicêj, cum, dents de devant, les
incifùircs.
ÎAoKuicus i avecles dents , à belles dents ;
i°, opiniâtrement, avec opiniâtreté, fan;
démordre , avec acharnement.
MoRD'fità;, voyez Mcrd'icùs-.
MoRsicans , aruis , qui irrite par de
petites morlures , qui pince , qui
mord, qui picote.
MoRfiCiVvn , en mordillant.
Mor/(c.2i;o, onh , picc »?ment , fréquente
&: légère mcrfure ou piquûre.
Mcujico , as , ari , arum, an , picoter ,
1 lJ3i
irriter par de légères morfures , mordre
fouvent Se légèrement.
MoRSi-Ficafor, oris , qui picote, qui
irrite par de légères raorfures.
MoRfiuncula , œ. , petite motfure.
Mor/ùj, a, um, participe de Mordeo}
mordu,
MoRsus, ûs , morfure ; 1°. critique j
coup de dent ; 3°. meurtrilTure ^
marque qui refte après qu'on a été
mordu.
Composes.
Ao-MoRDeo , es , mornordi,fum ,erey
entamer, ronger , mordre dedans ,
prendre avec les dents; z". ron-
ger , manger le bien de quelqu'un.
Admordere aliqucm , donner de!ï
coups de dents à quelqir'un, déchi-
rer la réputation de quelqu'un.
Ao-MoR/^ij, a, um , part. à'AdmordeOv
mo-lu , rongé , mangé , entamé.
CoM-McRDêo, es, di,fum, d;re , mor«*
drc.
CoM Mor/i/j, a, um, part, dî C3.72,723r-
deo , moriu.
De-MoRDso , es , mnrdi , morfu-i, dere ,
mordre, entamer, prendre avec les Jents^
ronger.
De-Morj7-o, as , are , mordre , ronger. ]
DE-MoRSiif , a , um , part, de Dimordeoi
mordu , rongé.
Lv:-Mou.Sïi , a, u-v. , qui a mordu dedans ;. _
î'oj'êî.Jejunus.
Ils r.loRDsd , es, di , fum , derj, remor-
dre; 1°. caufcr du remorl, inquiéter;
5°. fentir d'j; remords.
Kr-y.oK'.jrus ,a, um, qui renordra , qui-
rendra coup de dent pour coup de denc.
Objets Piquans.
1. MoRcdim 5 i , forte de ragoût des?
II73
DE LA LANG
anciens , compofc d'iierbes , de laie ,
de fronuge , de vin , de farine ,
&c.
2. MoKic/a, <c f force de maigre boif-
Con y piquette.
Famille Grecque.
1. MyRMe.r , fc;j, fourmi , infeifte.
X. Myrmido/2£!^ , urn , Mirmidons ,
Peuple.
3. }A\Kmecix, arum , porreaux , ver-
rues.
4. MYKmecias,a , {orte de pierre pré-
cieufè.
MiRmecites , « , forte de pierre pré-
cieufe.
MiRmeciura, ii , porreau , verrue qui dé-
mange ; 1°. forte d'araignée , infeSie ;
S"", efpece d'ortie , herbe.
M.iKme-Coleon,onis, petit infede qui tue
les fourmis.
IV.
MER, mérite.
Du primitif Mar , grand , vint la Fa-
mille :
MiRÎcus , qui s'eft élevé par fa con-
duite.
I.
Merj7kot , i , mérite , ce qu'on mé-
rite; 1°. rccompenfe; }°.bienfiir,
plaifir , bon office , fervice.
3ierito meo nullo à me alienus ejî,
je fuis mal dans fon efpric fans lui en
avoir donné fujec , fans qu'il y ait
de ma faute.
Ex merito pati , fouffi:lr ce qu'on a
mérité.
ME«.ir«r, a , um, part, de Mereor, qui a
UE LAT, MaR 1174
mérite , qui efl digne ; z" . mérité , don:
on cft digne,
Meritus iiniâiam virtmlhus , qui s'cft at-
tiré l'envie par Tes vertus.
MiKentes, ium , gens qui rendent fervi-
ce , fcrvans , foidats qui rc(;oivcnt la
folde.
MïReo , es , rui , itum , ère , Se
RÎEReor, eris , inis ftim , tri, mériter,
gagner ou acquérir par fon travail ;
i°. être foldat , fervir , porter les armes ,
être à la folde.
Mereri tené de aliquo, faire plaifir à quel-
qu'un , lui rendre de bons oiHces , le
fervir , l'obliger.
Mereri malè, défobliger, rendre de mau-
vais offices , defTervir.
M.EKi;iffimà , très-jiiftemcnt , avec toute
forte d'équité, avec toute la juftice \>oC-
fible , avec trcs -grande raifon , à fort
bon titre,
M^Riio , avec raifon , avec j,uftice j
juftemcnt , à bon droit,
IViFRfro , (ij-, ai'i, ati.m, are, mériter;
gagner par fon travail.
MERitorrum , ii , chambre de louage ;
1°. maifbn , ou autre lieu qu'on loue
pour s'y divertir.
MER.itorius , a,um, qu'on loue, qu'oit
tient à loyer.
1.
Miv^eirix , icis , courtilanne , fille de
mauvaife vie, proftituée, débau-
chée.
MtRenicè , .î la manière des courtifan-i
nés, en courtifanne , en coquette outrée.
MEf^etricium, ii, proPtitution , coquette-,
rie outrée , profefllon de courtifanne ,
métier de fille débauchée.
MERerririw, a, i/m, de courtifanne, de
débauchée , de proftituée.
E 4 ij
,417; DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
IVlEReîr/cor, aris , atus ,fum, ari, hanter
les lieux de débauche , de proflitution.
Composes.
Cgm-Merco , res, rui , ritum, ère. Se
ÇoM-MEReor , reris , ritusfum , eri ,
mériter, fe rendre digne ; z*. faire
une faute , faillir , manquer , pé-
cher.
Com-MekUus , a , um-, qui a deflcrvi ,
ofFcnfé ; ;<>. qui eft blâmable , coupa-
ble.
•Di-MERfo , es , rui , rhum ,ere,Sc
DE-MEKeor, eri , itus ,fum, eri, gagner,
mériter, fe rendre digne , être digne ;
t». obtenir, acquérir, gagner leî bon-
nes grâces.
E-iWEReo , es, rui , ritum , ère , Se
E-McReor , eris, ritus fum , eri , mériter ;
1°. gagner , obtenir , acquérir par les
fervices ou par Ces aftions.
E-MEB.it us ,a,um, part. d'Emereor.
pmeriiiim tempus fuum hatere , avoir
iêrvi Ion tems , avoir fait Ion tems
de fcrvice.
Emerita Jîifendia libidinis ^ récom-
peniès que mérite la débauche.
•-'Arma , armes viélorieufes , qui
©nt terminé la guerre.
pEa-MpRco , porter les armes, être dans
le fervice , fervir.
VKO-MtKitum , i , bon office , fervice ,
bienfait.
PRC-RlER/tt/J' , a , um , participe de Pro-
viereoT.
Pro-Merso , eï, rui , ritum , rere. Se
Pro-Mea? or , eris, itus futn , eri , méri-
ter , être digne de.
Tromerere Deos dextros marito , mériter
que les Dieux favorifent fon mari. - De
alirjuo ut , mériter que quelqu'un. -Pce-
Bum , mériter d'être puni.
iï7^
? R.o-MEKendus , a,um, qu'il faut mérî-i
ter, dont on doit fe rendre digne.
PRo-MERenx, tis, qui rend fervice, qui
oblige.
Sub-Merêo , es , rui , ritum , ère , méri-
ter un peu , n'être pas indigne.
NÉGATIFS.
Im-Merc/îj , lis ) qui ne mérite pas f
qui n*a pas mérité.
iM-MERenffr, fans l'avoir mérité.
lu-MiRitus , a, um, qui ne mérite pas j
î°. qui n'a pas mérité , qui n'efl pas d'à,
dont on iieft pas digne.
lM-MER/ri/jr7nd, &
iM-MERffd, fans l'avoir mérité, à tort ,
fans fujet , injuftement.
ÏM-MtKitum, i , qu'on n'a pas mérité. ■
Immerita meo , fans que je l'aie méritéi-
V.
M I R, étonnant.
De Mar , grand, étonnant , vint l'a
Famille fuivante en MiR , ancien-;
nenient MtiR.
I. MiRKCT , i, merveille, chofê éton-
nante.
MiRKJ- , a\ um, merycilleux, admirable V-
furprcnant,
MiRu , CLS , are , &
MiRor , aris, atus fum, ari, admirer» .
être furpris d'admiration , s'étonner ,
avoir en admiration ; i°. imiter,
IWiRrzrio , onis , admiration, étonnement ,..
furprlfe.
MiR^ror^om, admirateur , qui ad-
mire.
MiRatn'r , icis, admiratrice.
I\iiRafi/rui , a ,um , qui admirera,
MiKatus, ùs , voyez Miratio.
MiRdcus , 1 , vm , qui a admiré.-
'II77 DE LA LAN G
Jb. MiKahilis , /e , is , admirable , mer-
veilleux, furprenant.
SIiRaii/i.'iif , ans , admiration,
MiRflii/itsr, aiîmirableir.ent, merveilleu-
lement , d'une manière furprenante,
l\lKahundus , a, um, qui eft dans l'admi-
ration , qui admire avec furprife.
IMiRaci;/a , <b , abandonnée , perdue ,
franche coureufc ; i°, perfonne ridicu-
lement contrefaite,
ÏAi-Raculum , i , miracle , merveille ,
chofe furprenante -, i°. prodige ;
3 '. monftre,chofê monftrueufe.
MiRandus , a, um, qu'on doit admirer,
admirable , merveilleux,
MiKans, tis , qui admire.
Composes.
Ao-MiRaèiUs , /e , is, admirable , fur-
prenant , merveilleux , ravilTant»
Ao-MiRabilior , ius , oris , comp.
AD-MiAabilitas , atts , l'admirable , ' le
furprenant , le merveilleux, l'excellence
de. quelque rfiofe,
'Ab-MiB.ahiliter , admirablement , mer-
veilleufement , d'une manière Arpre-
nante , à ravir, à merveille, en per-
feftion,
Ao-MïBiandus , a, um , admirable , fur-
prenant,
Au-Mmatio , oiiis , admiratisn, fur-
prife , étcnnemenr.
Ad MiRdfor , oris , m, admirateur , qui
clî furpris , étonné de l'excellence de
<)uel:}uc chofe.
Ad MiRor, aris, arnsfum, ar/, admirer;
^°. être étonné , furpris de l'excellence,
tle la fingularité de quelque chofe,
; E-MiRo;' , aris , a-us fam , ari , V. Mirer.
Per-Mirê , fort admirablement.
Per-Miruj , a,'um, très -admirable ,
itès-furprenant.
UE LA T. MaR 117?
VI.
MUR, maffe de pierres.
Du Celte Mgr , Mur, pierre jmur,"
vint cette Famille.
i.
MuRus , i , mur , muraille , rempart ;
1°. chauiïee ; }°. ce qui ferc de dé^
fenfe.
MvKalis , le , de muraille;
Mi'R(3'i^j , a , um, muré.
MuRaZiifm. , ii , pariétaire , planter
Composes.
Ante-Mur<i/«, «, boulevard , renî-
part , avant-mur,
PRc-McRaZe , is , aVant-mur, contre-
mur.
ExTRA-MuRanuj, a, um, qui eft hors
des murs,
iMTER-MuRa/fî, m. le, /, qui eft entre
les murailles -, qui y coule , qui y paiïe.
iNTRA-MuR.ini/s 1 o- , um , qui ell au-
. dedans des murailles.
En Ital, MoRa , un tas de pierres.
Dans les Glofes d'Ifidore,
Mv'Kiccs , pierres. Dans quelques
Provinces MvRcie , rocher.
MuRGe , ras de pierres.
En Gr, Murgo^ , rempart , haie.'
VII.
MOKa , qui a la force d'arrccer.
De Mur, rocher , haie, mur , vint :
I.
I, Mor<î, ee , retardement, délai, rc-
pi ; 1°. ce qui arrête , ligature ;
j °. rems qu'on s'arrête en quel-
qu'endroit ; 40. détachement de
troupes.
II7P DÎCTIONNAIR
MoRor,ari^, aius fum , mi, demeurer,
s'arrêter , lejourner , faire quelque fé-
jour; i". retarder, arrêter , empêcher ;
30. tarder , s'amufcr , demeurer du teras ;
40, fe foucierde ; f". faire attendre ; 6".
différer ; 7°. attendre.
MoKajrientumti , retardement ; 1°. paufe.
MoF.andus , a , um , qu'il faut retarder,
arrêter.
M0R.Ï//0 , onis , retardement ; 2°.
paufe.
Mo stator , or'is , qui retarde , qui arrête ,
qui empêche.
MoRatorius , a , um , qui fcrt à re-
tarder.
MoRdtiw , en s'arrétant , en s'amufant.
X. MuRc/rt , œ , Décfie de l'oifivecé ;
i". Murcie , Ville d'Efpagne.
Muarfa , X , furnom de Venus.
ll'ivKCiàus ■) a , um , lâche , poltron, pa-
rcfTcux,
MuR^i/20 , as, are , voyez, Moror. '
MvRgifo , onis , lent , lâche , paref-
feux,
3. ÎÛvRciolum, i , fèmencc du lentirquc ,
atbre : elle eft gluante ;
de MuRcidus parelTeux , qui tient comme
glu.
Composes.
CoM-MoRatio f. onis , retardement ,
délai , lenteur ; z", demeure , do-
micile , rélîdence , habitation , fë-
jour -, 30. figure de Rhétorique ,
iorfque l'Orateur s'arrête à delTein
dans un endroit qu'il reprend en-
ûiite.
CcM-MoRo, as, avi, atum, are, &
CoM-MoRor , avis, ari , s'arrêter, s'a-
mu fer, tarder, refler, s'amufer ou sé-
journer; t", arrêter, retarder, ani_ter,
tetcnlr.
E ÉTYMOLOG. nSc*
DE-MoRario , cnis , retardement , at-
tente.
D£-I\IoR.îJi.'j- , a , um, part, de Demoror.
Di-MoRor , cris , atui fum , ari , de-
meurer , attendre , s'arnufer , s'ar-
rêter ; i*'. retenir, retarder.
iM-MoRor, aris , atus fum, ari, demeug
rer, s'arrêter, féjourner en ou fur.
i^E-MoRii , <s , reniore , petit poifloii
dp mer; z°. retardement, ce qui
arrête quelque chofe.
RE-MoRer , ium , oifeaux qui dans la
fcience augurale empêchoient de pat-
fer outre à quelque entreprifc.
REMoRamen, inis , & \^i-MoK3mentuin,i,
retardement , ce qui arrête quelque
cjiofe en chemin.
ReMoru/'X , atis , qui arrête , qui re-
tarde.
RE-filoRor , aris , atus fum , ari. retarder',
arrêter, retenir, caufer du retardement;
2.'^, tarder, s'arrêrer.
De MoR qui retient , (e forma cette
Famille.
I. MEMOR,,om,qui fe {buvient ,qui
a mémoire de ; 1°. qui a de la
mémoire.
MEMcR.iAi/ix, m. f. le , is , mémorable ,
digne de mémoire , qui mérite le fou-
venir.
MïMO Kanius , a , um , mémorable; î®.
dont on fait mention.
MEMORa/î^f , tis , qui remet en mémoire ,
qui fait relfouvenirou qui fait mention.
MEMORator, cris, m. trix , cis , f. qui
fait mention d'une chofè , qui la remet
en mémoire.
MEMORafi^r , a, um, part, de Memoro.
Meawradffimus fcriptor , écrivain trèsr
célèbre.
iiSi
DE LA LANGUE LAT. MaR 1182
MEMORafuJ, ûs , m. fouvenir , mcmoire.
Memoraiu dignum , digne de mémoire.
4. MEMORifl , <E, mémoire ; x". mé-
moire , fouvenir , refTouvenir ; 5°.
l'hiftoire des tems.
JWemo afit/ij- , le , is , qui concerne la mé-
moire ou le fouvenir,
Memoriaks l'ibn , mémoires , mémoriaux ,
regiftres.
MEMORi'oZa , œ ,/. foible ou courte mé-
moire, peu heureufe.
J\lEMORfj/uJ, a , um , voyez Memor,
MEMOKiter, de mémoire, par cneur.
MiMOB.0, as, avi , atum, are, raconter,
dire , faire mention , rapporter , parler
de.
MKMORa«£> on dit.
Composes.
Com-Memoro , as , ari, atuin , are ,
faire fouvenir , remettre en mé-
moire , rappeller , faire revenir l'i-
dée ; 1°. repaffer dans fon efprit ,
fe rcprcfentcr; 3°. faire mention ,
raconter, rapporter , réciter, citer j
?.l!cguer ; 4^*. louer , eftiiiier,
vanter, prôner, dire du bien.
CoM-MrwoRîiih'j , m.f.le% n. is , re-
cAnimandable , digne de recommanda-
tion , de mémoire , de fouvenir ; confidé-
rable , mâmorable , remarquable , digne
de remarque.
CoM-'\iiMOP.amentum , i , yoyezCom-Ale-
■ tkoraiio.
. ÇoM-^iltuoK^ndus , a , um , voyez, Com-
I>flcincrdhilis.
CoM-MEMOR<7(io, cn'.s , récit, mention ,
citation , fouvenir.
Rs-MiMORafio , onis , refTouvenir.
Re-Mi;mor3, as, are , faire refTouvenir ,
remettre en mémoire
Rï-i\lEMo«.or , arisy ari , fe relTouvenir.
NÉGATIFS.
Im Memor/^ , a , défaut de mémoire.
iM-MEMor, oris , omn. gen. qui a oublié,
qui ne fe fouvient pas , qui a perdu la
mémoire de,
iM-AlEMoRiiffo , onis , défaut de mention ,'
lîJence fur une chofc.
lM-MFM0R.if(/j , a, um , inoui, dont on
n'a jamais oui parler , dont on n'a point
fait mention.
lM-MEMORaii//\f , m.f. le ,n. is , donton
ne doit point parler , qu'il ne fiut pas
dire ; 1°. qui ne veut rien dire , qui tt0
fe fouvient de rien , qui oublie tout.
h
MO R, Folie.
De Mar, retenir avec force , lier ,
garotter,vint cette Famille Greco-
Latine.
1. MoKus , a , um , fou.
I:\opJ.o , onis , bouffon , difèur de folies.
NiorJa , œ , folie, extravagance.
T.'I'jRîr, aris , atus fum , ari, faire des
folies-, des extravagances , être fou.
JïIoRe , adp'. follement , fottement.
MoKC.-LoGus, a , um ,qui dit d;sfbttifeSj
des impertinçnces.
Sermones Morologi , fots difcours.
2. Moro/kj, a, um , bizarre, bour*
ru , capricieux , fantalque, d'hu-
meur chagrine , de mauvai/c hu-
meur , difucile à contenter, quietl
d'une exactitude chagrinante.
îAoRosë, iùs, iffimé , fi(^i'. par caprice, par'
fantaific , par boutade , par bliarrerie ,
parmauvaife humeur , par entêtement ;
1^. d'un air clijigrin , avec une exaâi-
tude févcre & chagrine,
l\IoROS//J(me, d'une manière fort opiniâtre^
1*. avec d'exttêmîj citconfpeiticini
ii8î DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1184
avec toutes le; précautions poffibles ,
avec l'exaSitude la plus rigoureule.
MoB.ofitas , ans , caprice , bizarrerie ,
fantaifîe , boutade , mauvaife humeur ,
air chagrin , humeur difficile.
SiE-McRo/uj , .1 , um , un peu bizarre ,
incommode , difficile ou fâcheux.
MoMar , is , fou.
JVIoRfîciui' , a ) uin , voyez DuTus,
VIII.
M A R , fané , puant.
De Mar , fort , vigoureux, vint par
oppofuion cette Famille :
,%, MAKcor , oris , corruption , pour-
riture; 1°. alToupiflenient léthar-
gique , léthargie ; i°. parefle , peu
de vigilance ■■, 3°. lâcheté , poltron-
nerie.
Al ARCso , ei , cui , ère , être flétri ou fané ,
fc faner , fe flétrir ; 1°. être languifTant ,
n'avoir plus de vigueur , manquer de
forces , n'en pouvoir plus , être tout-à-
fait abattu , languir.
MARcere ab annis , être calTé de vieil-
lefll:.
MAR.ce/cfnj , ns 1 omn.gen. qui n'a plus
de vigueur , qui efl ("ans fores , languiP-
fant , qui n'en peut plus , tout-à-fait
abattu ; z°. flétri , fané , qui fc fane ,
qui fe flétrit.
MAPXf/renj- Jlomachus onere cili , eflomac
furcha.rgé de viandes à n'en pouvoir
' plus.
MARcefcihilis , m, f. le , n, is , aifé à fc
gâter , qui peut aifémentfe corrompre.
JAARcefco , is , cui j cere , fe flétrir ,
fe f^mer , languir.
Mal cefcere oiio , croupir dans l'oifi-
vcté.
MhKcens y tis , omn, gen. voyez Marcef-
cens.
M.\KciduIus , a , uni , àimin. de
MhKcidus 1 a , um , flétri, fané ; i", gâté ,
corrompu ; }". abattu , languifTant.
E-MAR.ee/fo , is , fcere , fe flétrir , fc
paiïer , fe faner.
iM-MARce/fo , is , cui , fcere , Ce corromr
pre , Ce flétrir, Ce gâter , devenir fade-
iM-MARcefcibilis , m f, le , /?. is , incor-
ruptible , qui ne fe flétrit point.
1. A-MuRca , œ, lie , marc d'huile.'
A-MvRc,irius , ii , de lie ou d'écume
d'huile.
De l'Orient. nitS Maràk , marc.
^.hvuXKiuniy ii, lieux fccrets ,"
latrines , lieux en un endroit pu-
blic.
Du Grée AmAra , as , cloaque ,
égoût.
MAR, Jour.
I.
Du primitif Mar , jour , brillant ,'
éclat , vinrent ces diverfes Fa-
milles.
I.
I* Ht-MiReJius , a f um c[ ui fe fait
en un jour.
Ephe-Mer;'.; , idis , journal , mémoir»
journalier.
EfHE-MEKides mathemancx , Ephémé-i
rides , almanach.
EPHE-AlERum , f , forte de plante,
2. '^ii.Kenda } <e j goûter , collation y
petit repas entre le dîner & le fou-
per.
fA^Kendarius , a , um, voyez Alumnus.
3 . MxKga , ic , marne , terre gralfe &:
blanche , Sec. dont on fume les
terres.
tAhKoarisl
DE LA LANGUE LA T. PLE i^^i
plufieurs , grand nombre , quantité de
gens , beaucoup de monJc.
C-oM-PuiRiej , adr. plufieurs fois , fré-
quemment , fouvcnt , pour l'crdinaire.
CoM-Ptuscaii» , ady. quelquefois , afTct
(ouvcnt,
Com-PlvscuH, oTum^ un petit nombre de,
airez. de.,une quantité de, ou quelques-uns.
CompiifcLtU dies , plufieurs jours , qucU
ques Jours.
Per-Plurm , m, f. Ta, n. ivm , p!, beau-
coup plus, une bien plus grande quanti'
té , un beaucoup plus grand nombre.
PiiR-PLURV/iùnî , adv. extrêmement , tout-
à-fait , très -fort , beaucoup.
Perplurimàm refcrt , il ell d'une extrême
conféqucnce.
i. PiuTftj , i , Plutus , le Dieu des
richeOes.
IV.
h.yi-Vi\}s ,a,um , ample, vafie , éten-
du , laige 11", élevé , illuftre , ex-
cellent , magnifique.
AM-Piiàr, plus, davantage, de furcroît.
Am Pini;(fo, inis, grandeur , étendue,
eTp-ice ; 1*. dignité , élévation.
Am-Pli vrio , onis , ampliation , remifè ou
délcii du jugement d'un procès.
Am-Plc, arfi'. amplement , largement,
ab-^nciamment , avec profufion ; j". no-
blement . iplcndide-nent , magnifique-
m.ent , richenient , fuperbemenî , d'un
grand air, &;c.
Am-Pli er , amplement , plus; i°. riche-
ment ; 3". honorablement,
Am Pli rus , a , um , p.irr. à'AmpUo , re-
mis , dift'éré , renvoyé à une plus ample
inforiiiaiion.
Am-Plus , :idv, noblement , magnifique-
ment, richement. .
Aîi-Pti-Firé, (idv. voy. AmpUcè.
Am-Pli-Fico, ar. avi , arum, are &c Am-
Ptiflj-are, amplifier , accroître , aggran-
maltôte , tribut ; i'. lieu public , libre à
chacun.
Pi'BLi-Coia, œ , Publicola, nom d'hom-
me ; 1°. populaire , qui prend les inté-
rêts du peuple.
III.
I, Pivs , Plur/'j , plus , davantage ,
plus grande quantité.
Plus. ( firi.r c.dverbialement').
Plus trecnra véhicula athiÇi funt , on a
perdu dIus de trois cens charriots.
Plus Vivique , de plus en plus,
Ptiscj/a, <?, boucle , agrafFe , fermoir.
Pn'sc lé , un peu trop , un peu plus qu'il
ne faut.
^i.vscjlîim , adv. un peu plus ; i^^unpeu
trop , un peu plus qu'il ne faut.
PivKTlis,in,f. le, pluritrl ou plurier ,
de plusieurs ,ou qui renferme plufieurs.
Pn'Ru/;rer, flrfy. au plurier , au nombre
pluriel.
Pur .rivus, a , um , voy. Pluralis,
Piucfr, TT.f ra ou ria, n.rium, p/ur. plu-
iîeiirs , plus de , un plus grand nombre
de , plus grande quantité de.
PniRifr, adi'. plufieurs fois.
Plfr/?!.'?, recque , raque, la plupart, la
plu- grande partie.
TLiKumquè , ..<ff. le plusTouvent, la plu-
part du tems , ordinairement , pour 1 or-
dinaire.
Plt B.upjue , raque , rumque , la plupart , la
plus grande partie.
Vli B.iwus , a , um , beaucoup ; i». fort
grand.
PLi^Ri;/ i , beaucoup, fort grandement.
PLURi/f/ù// , adv. beaucou. ou le plus .ba-
vent, ordinairement , pour Pordinaire ;
x°. davantage.
Vi.viç.ulus , a , u/n , un peu plus de , le
petit nombre.
Composes.
CoM PLi'Rfif , m.f, ra ou ria ,n.plur, rium,
Ori^. Lai»
i;j)- DICTIONNAIRE ET"VM0L0G. ijjéf
dir , étendre, augmenter ; z°- exagérer.
AM-Pti-Ficatio , onis , amplification , ac-
croifTement, augmentation, aggrandiffe-
ment ; i». exagération.
AM-Pti-Fifflfor , eris ■, qui amplifie,
étend , accroît , aggrandit ; i°. amplifi-
cateur , exagérateur.
Am PLi-Ficflfuj- , a , um , part, accru-,
étendu , aggrandi ; i°, orné , enrichi.
Am-Pli-Fici/j- , a y um , rit-he , fplendide ;
»°. noble, magnifique.
Am-Tli-V Ar, us , a , um , qui s'étend au
loin , d'une vafle étendue.
V.
QoU'Vleo, es ,plevi , pletum , ère ,
emplir, con bler , remplir; z°. ache-
ver , accomplir.
Cou-?i.imentum , i, achèvement, accom-
pliiïement , comble, perfection , fupplé-
niett,
CoM-PLECor;ij»j, ii , Complies ,1a der-
nière des heures canoniales.
CoM-PLEruj, a , um , complet , achevé ,
parfait , accompli ; i°, plein , rempli ,
comblé.
I^'-coM-P^EfuJ• , a , t/m , incomplet , qui
n'cfl pointaclievé , qui n'cftpoint accom-
pli.
Ad-Im-Pleo , es , ev'i , etum , ère , remplir ;
10. accomplir , achever.
/Idimplere vkem , tenir lieu , être à la
place , faire les fondions.
De-Plso, «f , evi, etum, ère , déiemplir ,
vuider.
Ex-PtEo , es , evi , pletum , plere , com-
bler , remplir , rendre complet ; z°. ac-
complir , parfaire , achever ; j°. fatis-
falre , contenter , raflafîer.
Ex-PiEtio , onis, contentement, fatisfac-
tion ; i". accompUilement.
Ex-PLEfuj , a , um , part, d'expleo.
Ex. FlebiU s ,ir.. f. le , qu'on peut fatif^
faire ; i°. qu'on peut combler , iju'on
peut reinplir.
Ex-PLFwe,''r(/;n, ; , rafTafiement , ce qui
remplit ; i°. ce qui fatisfait; j». fupplé-
ment.
ïm-Pleo , es , phvi , pl-tum, plere , env^
plir , remplir; 2". accomplir.
Fidem implere , tenir fa parole , s'acquit-
ter de fa promeiïe,
iN-EX-pLEEi/i.r , m. f. le , is . infatiable i
qu'on ne peut remplir , raiïafier ou aiTou-
vir.
In-fx PiEfùm, arfî-. démefurément , d'une
manière outrée.
In exPleti/? , a ,um , qui n'a pas eu d'ef-
fet , qu'on n'a pas aciievé , qui n'a pa3
été mis à exécution ; voy. Jntxplebi-
lis.
Op-Pleo , es , plr.î , pletum , ère , emplir,
remplir, couvrir.
Re Fleo , es ,pleviy pletum , ère , emplir ,
remplir.
Re-Pletuj- , a,um , part, de Rcpleo.
Sup-Pleo , es , plevi , pletum , plere , fup«
pléer, parfaire, fournir de nouveau,
remplir les places vuidcs , les rempla-
cer , mettre à la place de ce qui man-
que , rendre complet.
Svy-PLTmentum,i, fupplémcnt,recrue; z°.
jet , jeiton ou eiïeim de mouches à miel,
nouvelle peuplade d'abeilles.
VI.
Pi.ir2us ,a yum , plein , rempli ; z».
complet, achevé , accompli , par-
fait ; J *. replet, gros ik gras; 4?,
ample.
PiENe , iùs , ijjîwê, adv. pleinement , en-
tièrement , tout-àfait.
Fhit^iras , atis , &
PiîMtuAi , inis , plénitude , groiîèur j.
amplitude.
Ao-PtENum , ailv. parfaitement.
SFMi-PtEN'^r , a , U772 , demi-plein , qui eô
à moitié plein , à moitié rempli,
Vism-hvmum , ii , pleine lune»
i;f7 DE LA LANG
1. Pleo-Nas/wkJj / , plconafme, fu-
perfiuité de paroles.
}. PtlTHora , œ , Se
TiTTHorhifis , is , plénitude des quatre
humeurs.
PiETHnricuj, a. , um ., qui cft plein d'hu-
meurs.
PiETHoj,!, abondance d'humeurs.
PLETHrum , i , niefure de cent pieds.
PtFTHynticon , i , figure de Rhétorique ,
lorfqu'on emploie un plurierpour un fin-
gulier.
PiEsmone , es , réplcîion de boire 5: de
manger.
P OL,
De PoL , tourner , polir , reparer, fe
formerenc ces mots:
.♦. Inter-Pol/^ , le , raccommode ,
réparé ,rajuflé , rétahîi , repoli , re-
nouvelle , qui a pafTé par les mains
du fripier ou de la ravaudeufe.
PRCPOLir, is , forte de maticrc gluante
qu'on trouve à l'entré: des ruches des
abeilles.
I»JTHR.-PoL3 , af , avi , atum , are , rac-
commoder , réparer, rajuller , rétablir,
renouveller, r«polir, ravauder ; faire le
métier de fripier , de ravaudcur ou de re-
gratticr , rapctafTcr ; i». refouler , re-
palTcr ; 3». entre-meler , mêler parmi.
Ikt iR-PcLfuii) , onis , l'adion de renou-
vtUer , de raccommoder , de ràjuûer
de repolir , de rapetafTer , de ravauder ,
de réparer; ravaadcrie , l'art du fri-
pier.
lKTEK.-PcL,if(ir , oris , -trix, icis , fripier,
ravaudeur , rcgrattier.
2. Poua,cE , lorte de pierre précieufe.
Voùon , ii , forte de plante odoriférante.
5,D e PoL , pour Pal , trait , dard ,
U E LAT. PR A i;j8
lance, vint le Grec Pol^otoj, guer-
re , d'où :
PotiMicus , a,um , polémique, qui
concerne la difpute.
PoLtMonia ,a, fauge des bois, plante
excellente pour les bkfTures.
PR AnD,
Dîné.
I.
Les Latins fe fervent du mot Pean-
.veo, pour dcfigner l'aftion de dî-
ner. L'origine de ce mot fe per-
doic dans la nuit des tems , & on
a fait de vains efforts pour la re-
trouver : rien n'étoit plus abfurde
que de le dériver du Grec Pro en~
dion, avAnt le milieu du jour , puilr
que la (ylLbe di eft étrangère à ce
motjdont la fyllabe elTentielle eft:
Prand , le refte n'étant que des ter-
minatifs.
Czù. un motnafalcpour Prad ,
aélion de mangtr , de paître , de
brourcr.
H tient au T\\tMX.Brct , pain ; à
r Angl. Bread, à l'Or. ^ HH , Brouc ,
aliment, prononcé Prad dans le
Dialeile rudç de l'Apennin,
^KAii-Dium 5 ii , le dîner, le repas du
milieu du jour,
Prandia nigris moris finire , avoir
des mûres pour deffert à fon dîner.
PRANDlCui(//72 l , SC
VRAUDiolum , i , petit diner , petit repas ,
ilimin. de Prandium.
PRAMDio-PATrrt , ce , gargotier.
PRAiiDM, es , di,fum, dere , dîner,
F 5 ij
ij,r^ DICTIONNAIR
Prancere dus , faire Ton dîner de légu-
mes , manger des, légumes à diner.
PRANSifo , as , are , manger Couvent à
dîner.
PRAssor , oris, qui dîne , qui eft prie à
dîner,
PRANSon'iu , a t um , qui concerne le
dîner , dont on Ce fert à dmer.
CoM-PRANDeo ^ es , di , fum , ère , dîner
avec , enfcmble.
CoM-PRANSiir , oris , qui mange avec un
autre.
ÎM-?KAi;sus, a, um , qui n'a pas dîné,
Pramnù/w, a, forte de pierre précieuse
trés-noire.
Pramm/u.'b yinum , i , vin de Smirne , qui
cil d'un rsuge noir.
IL
De Prad, nourriture , vint Pr^ed ,
chalfe , ce qu'on prend pour Ca.
nourriture.
Pr^d^ , tv , proie , prife faite à la
chafle^a^. butin , dépouille des
ennemis-, 3'. gibier.
PR^DjrKm, f , butin , pillage
TRMVaiio , onis , pillerie , brigandage ,
Yolerie , l'adion de butiner.
TRjf.vator , oris , pilleur , voleur , qui en.
levé tout ; corfaire , pirate , qui pille ;
1°. chafleur.
TRjED.urix , icis , celle qui pille , qui
vole , qui pirate,
TRMDahundus , a,um, qui ne fait que pil-
ler , ou qui vient pour piller.
Vif-JUDaceus, a, tim, qui provient du butin.
PRiEDiiritiuî, ff, um, qui provient du butin.
TRMBtttorius , a. , um , de voleur , de pil-
leur , de pirate.
Frmdoi onis , voleur, brigand, pirate ,
corfaire , écameur de mer , forban.
FrmdotjuIus, i, iimin. de Prxâo.
VRMDoniuSy a , um , àe voleur, de bri-
gand , de corfaire , de pirate, \
E ÊTYPAOLOG. i^6q
PRiEDor, aris , atusfam, ari ^ voler, pil-
ler, butiner , pirater , écumer la mer ,
courir le bon bord, faire le cours.
III.
PRUT, PRYT.
De Prot , Prut , nourrrture,& do.
Tan , lieu , place , vint le mot
Grec
Prytan«o;2 , lieu, hôtel où les Athé-
niens entretenoienr aux dépens de
la République ceux qui lui avoient
rendu de grands fervicjs; 1°. &
où les Magiftrats s'alTembloienc
pour rendre la juflice.
Prïtanj.! , «, l'argent des confîgnations
à Atliènes , qui étoit en dépôt dans le
Pritanéc.
Prytan/'j- , is, l'un des IVIagidrats qui
commencèrent à gouverner le peuple
d'Athènes , après la mort du Roi CodruSi
?RYMvefium , a , amarre d'ancre ; voyez
TonJUla^
De PoR , face , tête , prononcé Pr ,
les Latins , firent Pka &: Pro ,
chefs d'un grand nombre de Fa-;
milles.
1.
Pr/E, prép. qui hgnifie devant; i",
plus, au-deflbus de ; 3 ". en comw
paraifon.
Dans tes Langues du Nord , Pr^e ,
fupériorité , préférence : de-là :
Pra-Sertw2 , fur-tout , principalement.-
PRjiTfr , pnpof. Elle Je rend en françois-
par excepté , à l'exception , hors, hor-
mis , au long , le long , auprès, proche,
joignain , au-dclâ, contre ^ devant, en
i5<5i DE LA LANGUE LA T. PRA ijtfa
préfence, à la vue, outre, plus, par-
deiïus , au-dcfTus , cnfuite , dorénavant ,
délormais,
VKArfrqudm , adv, hormis , hors , ex-
cepté , fi ce n'cft , à l'exception ; i». ou-
tre que.
PRiETer , adv. outre , excepté que»
PR/tTfr-PROPTfr , adi'. plus ou moins ,
environ ; 2°. pour autre chofe que pour.
VKAitùr , oris , Préteur , Magiftrac
Romain qui avoir le conunande-
inent d'une armée ; z°. Sénateur
choid pour rendre la juftice dans
Rome ; mot'à-mot , qui marche à
la tête.
Pao-FR/ETor , oris, celui qui étoit en-
voyé dans une province , avec pouvoir
de Préteur ,- x^. Lieutenant du Préteur ,
Propréteur.
PRATurj , « , préture , la dignité de Pré-
teur.
pRjEToriuj, a , um 1 Prétorien , de Pré-
teur , qui concerne les Préteurs.
PRjETfn'anuJ , a ■, um , qui concerne les
Préteurs.
PR.*:Tcrium , ii , Prétoire , lieu où le
Préteur rendoit la Jullice ; i». tente
^ d'un Général ; 30. Palais magnifique
bâti à la campagne,
Vn.rToriolum , i . dimin. de Vrarorium.
FuJCTOritius , a , um, voyez, Prceiorianus,
PB.>€To;ia , <E , le vaiiïcau amiral.
3-
Pa^Bt'O , es , hui , bitum , bere , bail-
ler , donner , fournir, livrer,
PRjEBfror , ot:s , pourvoyeur , celui qvii
fournit , entrepreneur de fournitures.
PRyEBifio, oni! , fourniture,
TKAtenda , orum , fourniture de tout ce
c^ui, étoit néccirauc aux Magifirats qui
alloicnt dans les provinces remplir les
charges, &c.
PRjuBenda , a, Prébend- , Canonicat.
?sf.MBia, erum , arfiulettes, ^iréfcrvatifs
qu'on pcndoit au cou des enfans.
V^jimium. ii, prix, récompenfè; 2",
(Iilaire , loyer , gages ; 3°. proie
butin ; ,4'', argent monnoy .
PRiEwiii.'or, ori.r, voleur ; 1°. quirécomi"
penfe , qui donne un prix.
VKAmator , oris, voyez ?rxdo.
FK&Miatrix , ici.!, ■voycz.Ttcedatrix.
PRi&M/or , avis , atus fum , ari , gagner,
faire un gain.
S-
PRi£j , prœdis , caution , répondanr.
CoM - Vp^xs , otdis , .certificateur de cau-
tion.
PRyEDw , ium , biens hypothéqués à un
cautionnement.
PRvEDii/Tn , ii , héritage, fonds de terre ,
domaine , maiion de campagne.
TKJCDiolum , i , petit héritage , petit fonds
de terre.
VRjiDia'.ov , oris, intelligent en matières
d'Iiéritages ou de fonds de terre.
TTs-i^Diatorius , a , um , qui concerne les
fonds de terre , les héritages,
Fii..f.Diatus , a , um , riche en fonds de
terre.
6.
I. Pret/wot , ii, prix, valeur; 2°, mé-
rite , récompenfè , iâlaire.
'PKz^iesè,adv. richrmert , av-c bien delà
dépenfe, d'une manière excellente, ex--
quife , précieufement ,. à grand prix,,
chèrement. • ;
pRHTioJînu , ans , excellence,- qualité^
précieu.'e,
Pa.ETio/Lf , a, um, ior, ijjlmus , ^réckin y
M^î DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. i^6^
de prix, de valeur ,qui cofitc beaucoup,
cher; i°. excellent, exquis.
C o M p o S É S.
Ap-Prec/o , as y avi , atum , arc, pri-
fèr , apprécier , metcre le prix, éva-
luer, cftimer.
DE-PRF.Tio , as , avi , atum , art , déprl-
fer , diminuer de prix , rabaifler de prix,
2, Inter-Pr«j , eus , iiuerprêce, tru-
chement , celui qui explique ; x**.
rradufteur.
iNxrR-PRETor , arfj, atm fum , ari , inter-
préter, expliquer, donner l'explication ;
r', entendre , prendre en bonne ou mau-
vaife part.
ImtK-'PB.ETamentum , ;, &
iNTrR-PRETaf/o , onis , interprétation,
tradudion , éclairciffcment, explication;
2^. jugcinent, conjedure,
ÎHTia.-?B.Erahilis, m.f, le , n. is , qu'on
ne peut interpréter.
3 . Presew , œ , intercclîîon.
7-
I. VMmus,a,jiin , premier; i". prin-
cipal , le plus confidérable , le plus
apparent.
Prim^ , arum , le premier rang,
PRiMifiœ, arum , les prémices.
PRiMi'îiux , a , uni , premier , principal.
PaiMianir, (7 , um , qui vient des pre-
miers , hàtif , précoce ; i». primitif.
pRlMiim , aâv, premièrement , en premier
lieu , d'abord , du commcncemciit , au
commencement,
PR'MiVer , aâv.
PRiMjfùr, aàv. ou
Pe.imJ , adv, &
PRi-MoDÙm , adv. premièrement, d'a-
bord , du commencement , en premier
Jieu.
Vv-iwulùm , adv. tout préfenfcment , tout-
à-l'hcurc, tout maintenant; i*. dès le
commencement,
Primu/o dilucuh , dès la petite pointe du
jour , fîtôt que le jour a commencé à pa-
roitrc.
rKiMjni, orum , les foldats delà prenaiere
légion.
pRiMarius , a , um , wi eR des premiers ,
des plus con(îdérabIe> , des pl.is appa-
rens , des plus illuflres , du premier
rang.
Primaj , atis , voyez Primar'uis.
FB.iM:ms , um , les i remiers d'une ville;
i". Primats , Prélats au-deflus des Ar-
chevêques.
PRiM.îfui , û.r, primauté , premiL-r rang ;
■i". Primatie
PaiMùr, inufiré; voyez Primoris.
PRlMorej , rum , les premiers , les princi-
paux , les plus appirens,
Primot;.?, gen. pri;r/orem , ace, primori ^
abl. premier.
Binômes.
Prim-Ordiwot , //, commencement ,
origine.
Prim Oe-oialis , m.f.le,n.iy, primor-
dial , original,
PRiM-ORofa/ir, is , prime-vere , fleur,
Primi-Pari , «, qui enfante , qui accou-
che , qui met bas pour la première fois ,
parlart des anim-LUX.
Primi-Pii-uj', i , Capitaine ou Centurion
de la première des dix compagnies,
Primi-Piliit/V, fj, qui a été Capitaine
ou Centurion de la première des dix
compagnies ou centuries des lanceurs de
javelots d'une légion.
pRiMl-PiLu/n , i , étape , ration qui f»
fournit aux foldats.
Primi PoTenr, tis ,omn, gen. le premier
en pouvoir , le plus puiiTant.
iS^S DE L A L ANGU E L AT. PRI 1^66
Composes.
Av-VMmus, a , um , du premier or-
dre , du plus haut rang.
Ap-Primc' ;CcM-"RiM;r, ar/y. fort bien,
parfiitemcnt , touc-à-fait.
IM-Parwii', af'v. en premier lieu, pre-
mièrement , fur-tout.
Decfm Prim; , orum , les dix premiers
Décurions.
ft. PRior , ius , oris , compar. premier ;
2°. précédent , qui précède , de de-
vant .d'auparavant, antérieur, qui
eft devant ; 3°. plus excellent, qui
furpalfe , qui excelle; 4°. préféra-
ble , à préférer.
Priit , oris , Prieur , dignité d'Eglife.
PRWrtifur , us, primauté , prérogative,
prééminence; 1°. Prieuré.
P».ior//7.t, (S.-, dignité de couvent de filles,
PalORSàOT , aiv. en ayant , par-devant.
Priik, a.iv- auparavant , avant , devant;
1°. plutôt que.
VRiufqu.iin , adv. avant de , devant que.
PRlDem , adv. il y a long-tems.
j. Vriscus ya,um , ancien , vieux ,
qui eft du tems palTé.
PRi/l'è , adv. à la façon des Anciens , à
ranti<]uc , à la vieille mode , comme au
tems pafTé , à l'ancienne manière.
V p^isr inalis ., m.f. le, n. &C
f-Risiinas , a , um, qu'on a eu autrefois,
qui a été auparavant , d'autrefois ; 2',
précédent,
Ts.iSTiné , adv. la veille , le jour précé-
dent.
Familles Grfcques.
Aanii-PRESBYTer, eri, Archi- Prêtre.
ARCHi-PRESBy"r.tm!-, ùs, archiprêtrifc.
PROT-AcoNi/rer , ^ , qui ioue le premier
rôle dans une pièce de théâtre.
Proto-Comïuti , ii , auvent.
8.
De Pp..€ , tète , puilTànce , vint Pbiv,
être en fa propre puilTànce , ne dé-
pendre que de foi ; d'où ;
Privo , as , avi , atum , are , priver ,
dépouiller, fruflrer de quelque
chofe.
pRivu/n , J , ce qui eft propre ou particu-
lier à chacun,
Privu^ , ci^um, voyez Singulus ; x°, ■voyei
Priviitus.
Ts-ivario , onis , privation.
2i<ivandus , a , um , qu'il faut priver , à
qui l'on doit ôter.
PRiv.î/ifi.i, ium , forte d-; contraires , ap-
pelles en Logique privatifs.
Pe.iv.itiv is , a , wn, privatif, qui mar-
que , qui iîgr.ifie privation.
PRiVdti/i, a , um. , privé , propre , partît
culier , qui concerne les particuliers;
1°. qui mené une vie privée, qui cfl
fans charge.
pMV«fè , adv. OM
PR.iVii;imy adv. privément , en particu-
lier, en perfbnne privée ; i". féparé-,
mi.nt , en particulier , à part , fpécialc-i
ment , expreiïement.
PRivi-LEGi.îri:;^, a, um , privilégié , qui
a un privilège,
PRivi-LEG;ii,72 , loi particulière pour ou
contre quelqu'un iz^. privilège, exemp-
tion , immunité , prérogative,
pREa
Du primitif Br^c , genou , vint la
Famille PRic, ^ùere, mot-à-mo:^
action d;; s'agenouiller, de i'e prol-
terner.
PKEces,cum, prières , fupplications.
F\tci-io , onh , prière , fupplicatio.n ,,
l'adion de prier.
15^7 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
PRicî.'or, pris , inicrccfFcur , -«jui prie
pour un autre.
VRT.canix , icis , celle qui intercède , qui
prie pour un autre.
Vs^îditurus , n , uni , qui priera.
' VKZcatuS; ùs , voyez Prec.i'io.
VREcatorius , a , um , qui concerne les
prières,
pREcor, an'T , atus fum , r.ri , prier,
fupplier.
- FRiCjndus , a , um, qu'il faut prier , à
qui l'on doit adrefler des prières.
PftECaflj , tis , uv./i. gen. priant , qiji
prie , qui fait des prières.
VsjEcanter , adv. voyez frecarià,
Vsy.'Ecaria. , «,don de Ton bien à rFglifë,
avec réferve de fa jouiffancc fa vie du-
• rant.
PREGiîrià, aiif. par prières, en priant ,■
- z", à litre de précaire , par emprunt.
Frecaril quafi re^nare ^ ré;;jïicr comme par
emprunt.
Prec iriurn, ii , précaire, titre de précaire;
i". oratoire.
Prix -.rius , a , um , obtenu ou qu'on ob-
tient par prier, s , par emprunt, em-
prunté ; i". précaire, qu'on tient à titre
de précaire.
C O M POSES.
Kd-Vk^cucus , a , um , qui a prié ,
invoqué , part, de
^D-PRECor, ari'.r, atus [um , ari , prier
inîlamment , invoquer.
Ap-PR£cor , aris , atus fum , ari , prier
avec indance , invoquer.
/^i-VKicaCus , a, um, qui a prié y qui
a invoqué.
CoM-?RTCa:>o , oniT , prières publiques,
prières faites en commun.
CoM-PRicor , aris , arus fum , ari , prier
en commun , faire des prières publiques.
DE-PRECîfio , onis , fupplication , inf-
tantc prière, fuppliquci 2 ", conjuration ;
jr6^
i", refus honi.cie , cxcufc de ne pouvoir
faire.
Dsprrcariones dirte , imprécations , ma-
lédiftinns.
Df-Pr!C r, aris , aru^ fum , ari , prier
inllaiiiment , îupplicr , conjurer , folli-
citer ; z'. réfuter bonr.ettmcnt , s'cxcu»
fer de faire une chofc , s'en défendre.
DE-pRtcjtoriJJ , fl , um , de fupplica-
tion - CtT.
Dï i^REcafriA! , icis , médiatrice , avo-
cate.
Ds-pREcT-or , oris , interceffcur , Avo-
cat défcnfeur,
Di-?RiC.ztundus , a , um , fuppliant.
Ind-e PRicabilis , m. f. l? , ". is , qu'on
ne peut obtenir ou émouvoir par prières.
Im PRECfir, i7r!.r , atus fum, a'i , faire
des imprécations , maudire , donner des
maiédift!ons,fouhaiterdumdlà,i°. prier
pour.
]M-PjiEC.i:io , onis , imprécation.
P R O C.
De PiiEcor , prier , prononcé Froc ,
Ce formcrenc ces imts :
PKOcacuas, atis , inlolence , impu-
dence , efirontene.
PRCC.jf/rêr, c!Ùt , ciljlmè , ad'.', infolem-
ment , impudeTincr.t , effrontément,
pRoc^x , acis . m t-à-mot , qui demande
avec trop de hauteur : infoient, effronté ;
1^. impudent , fans retenue.
pRcor , aris, atus fum, ari, fljter,
carreiïer ; 1". faire l'amour , dire des
douceurs , cajoler.
Pkocuj , i, qui recherche en mariage;
Amant.
P R E M , PRES.
OnoM ATOI'ÉE.
Prfmo, is,prejjï,preffum, mcre , pref-
ier.toulerj z'^. être coiuraire, pour-
fulvre ;
DE LA LANGUE LA T. MI laoa
H201'
découvrir ; apofté pour épier & pour
faire rapport ; î°. Courier , fadeur.
E-Mis/Iir/um , j; , canal , conduit , rigo-
le , par oii l'eau s'écoule; i^. éclufe,
bonde d un étang , jet-d'eiu.
lu-Mnco ,-ere y m cccre dedans ; 1''.
envoyer ; }°. lancer ; ^.''. jetter ;
j". infpircr-, 6°. apofter.
ln-Misfio , oms , l'adion de provigner la
vigne , de faire des provins.
In-Misfarius , ii , émiilaire , efpion , ac-
cufatcur fuborné , faux témoin.
Im-Mii Cjrium , ii, ré èrvoir d'eau.
InTER-Mirro, ère , difcontinuer , cefTer,
interrompre.
Inter-Mis/uc , ûj ; InTER-Mis/Za , onis ,
difcontinuation , relâche , cefTe.
Intro-Mit/o ,-ere , faire entrer de-
dans , donner encrée , introduire.
lNTRc-Misy?a , onis , l'action de faire en-
trer dedans , introdudion.
O-MiT/o ,.er« , laifTer-là , quitter ,
abandonner , fe défifter , négliacr ,
paiïer lous filence.
0-Mis/i(T , a , um, pareflcux, négligent,
indolent.
Per-Mit/o i-ere, permettre, accor-
der ; 2°. envoyer ; 5°. (ouvrir, lail-
fer faire 5 4°. rendre maître, 5°.
abandonner.
PER-iMis/;a,o/,Jr ,penni(îîon , congé.
Per-iMis/u , par periniflîon.
PfR-Mis/iim, i , congé , licence.
IwPf R.-Aii$/uj,a , um , détendu, qui n'eft
pas permis , de contrebande.
PcST-MtTio , is , iji , ijjum , tere , V. Pojî-
habeo.
[ PR^-Mixro, -ère , envoyer devant ou par
avance.
Pa^-iVlrs/a , orum. , prémices.
VikMTiK-M.isfio , onis , omilfion,
Orig. Lat,
Pr/eter-Mis/ùj' , o , u»2, participe de
P^^TER-MiTro , omis , oublié , tû.
?ii.jE-MiTiendus , a , um , qu'il faut
omettre.
PR^FER-MiTto , ff , mifi , mijfum , tere ,
omettre , taire , pafler fous filence , ne
rien dire , ne faire point mention , laif-
fer pafTcr; 1°, négliger. 1
Pro-Mit/o ,ere, jecter, lancer; i».
donner parole , engager fa parole,
s'obliger; 5°. laiiïer croître en lon-
gueur , laifTer pendre ; +". s'écea-
drc ; yo. faire profeffion.
TRo-Misf.is ,a , um , long, qui pend,-
qu'on laifle pendre ; i*. promis.
Pro Mis/um,f, promcffe , ce que l'on
promet.
Pr3-Mis/Î3 , onis , promefTe , l'adion de
promettre,
PRo-Mfs/Jir, orir, promettcur,iui pro net.
Pr^o-Mis/e, en long , en longueur, en
I laiiTànt pendre.
PRo-Mis/ïmi , a , um , qui concerne lej
promefTes.
Composes de Pro^Mitto.
Ap-PRo-Mis/br , oris , caution , ré-<
pondant , garant , celui qui s'obli-
ge, ou qui s'engage pour un autre.
AD-PRO-Mts/cjr , nris , caution , répon-
dant , garant ; qui s'oblige , s'cngago
pour un autre ,.qui le cautionne.
Ao-rRo-MiTto , is , mifi , rnipn , tere »
cautionner , garantir , répondre , s'obli»
ger , s'engager pour un autre.
Ap-pRo-JVliTf9, is , in, iJjum , tere , cau-
tionner, s'engager pour un autre,
CoM-PRO-MiT/o , is, mlfi , rnijfum ,
tere , compromettre , palier un
compromis , convenir d'arbitres
pour en pafler par leur Jugemenc i
4205 DiCTIONNAlR
i«, dcpofer , mettre en dépôt ; fai-
re une gageure , un pari ; gager ,
parier.
CoM-PRO-Mis/arfu^ , « , arbitre cholfi.
CoM -PRo-Mis/îim , i, compromis,
adc par lequel on foumet un différend
au jugement d'arbitres ; z". dépôt, pari ,
gageure.
Ex-PRO-MiTfo , is , ifi , îjjum , tere , fè
charger en Ton nom de la dette d'autruJ,
en faire fa propre affaire, en répondre.
Ex-PRc-Mis/or , oris , qui fe ciiarge de la
dette d'un autre , qui en fait fa propre
^flaire , qui l'afTure , qui en répond.
Re-pro-Mis/;o, o«z^ , promelTe récipro-
que , engagement mutuel.
R£-PRo-Mis/>r , oris , répondant, q\ii eft
caution , qui promet réciproquement.
Re-pro-Mis/ùj fO. yum. , -part, de
RE-PB.o-MiTto, is > miji , mijjum , tere,
promettre ; i". s'engager réciproque-
ment , s'obliger mutuellement.
Re MiT/o,-ere j renvoyer, laifTer aller ;
i°. pardonner, accorderi 3 °. déban-
der , détendre , baiiïer; 4®. rejet-
te! , repouffer ; 5 o. fe départir , fe
relâcher , abandonner ; 6°. adou-
cir, diminuer , amoindrir -, 7°.
celTer, céder , donner relâche.
Rn-Mis/br, ori.f, qui remet, qui pardonne.
RE-Mjsjk, a ; RE-iVlisyio, onit, rémilTion ,
adoucifTemcnt de peine ; i". relâche-
ment , repos après le travail ; 3°. rabais ,
remife.
Ri-Misfar'ias , a,um t") qu'on peut ôter
Kt-Misfibilis', e ,is , > & remettre,
Rt-hlisfi^us , a, um , J qu'on peut re-
lâcher.
IKKE-Misfil'ilis , le , is , irrémiffible.
SuB-MiT/o ,-eTe, mettre , envoyer
' deffousi z'.fouraetcre,fléchir3 5°.
E ÊTYMOLOG. 1204
céder ; 4°. bailTer , abaifler, dimi-
nuer le prix; 5°. mettre à la place ,
fubitituer ; 6 '', envoyer fous main ,
en fecret ; 7°. apporter , fubornerj
S°. lailTer croître.
SuE-Mis/20 , onïs, abaifTement , humilité;
bafTefTe.
SuB-Missîm , SoB Misrè , bas , tout- bas, à
voix balle ; 1°. avîc fouraiffion , hum-
blement, d'uae manière foumifè. '
Tràns-Mit^o ,-ere , palfer outre, tra-
verfer ; i». tranfporter-, 50 percer
d'outre en outre ; 4'. renvoyer ;
5°. palfer ious lllence.
TRAKS-Mis/ur , ùs ; TR»N3-Mis/ii , on'is i
trajet, palfagc d'un lieu à un autre.
M IS.
Du Celte Mis , fâcheux , infortuné ^
& qui indique privation , erreur ,>
perte , vinrent ces mots :
Mist'r/:! , œ , mifere , malheur.
, Misereo , es , ère ,
Misereor , eris ,fsrtu5 fum , eri, &
MiSfre/ro , is , ère , avoir pitié , c:re tou«*
ché de compaîTion.
Miferefc.it te mel , ayez pitié de mol,
MisereC , miferium & miferitum eji,
imperf.
Mneret nie vicem tuam , ] en fuis fâ-
ché pour l'amour de vous, Je vous
plains.
Misera^i/iffr , aàv. miférablement , mal-
heureufement , pitoyablement , d'une
manière digne de compalfion , à faire
pitié.
hliseranàus , a , um ,V . Mi fer.
Miserandum in modum , voyez Miferalili'^
ter,
M seranter, aàv. avec compalfion , pitoyaj
blement.
i2oy DE LA LANGUE LA T. MI
yiiseratio,oniSf commifération, pi-
tié , compailïon.
^ïiSeraïus , a,um , qui a plaint , quî a eu
compafïlon , qui a été touché , qui a été
ému de pitié,
MiSerè i orfr. malhcureufement , miféra-
blemenc ; z*", éperduement , extrême-
ment.
Miferê invidere , haïr à la mort. — j^mare ,
aimer à la folie.
Misellui', Uy umy miférable , pauvre , di-
gne de compafllon ; i». ufé , qui ne vaut
plus rien.
Miser , d , um, miférable , malheu-
reux , digne de compaflion , qui
doit faire pitié.
fHiSerabilé-, adv. voyez Miferabiliter.
A^.serabilis , m.f. le , n, is , voyez Mifer.
Miseriter , adi: voyez Miferê,
lAiseritudo , inis, voyez Miferia & Mife-
ratio.
Miseritus , j , iot , &
Misertus, a , um , quî a eu pitié , qui a
été touché de compaflTion.
Miseror y aris , atus fum , ar/, plain-
dre quelqu'un , avoir compaffion
de fa miferê , êcre fenfibie à fon
infortune.
lAiSeràm , adv. chofc déplorable ; i». voi-
là qui eft pitoyable , ô malheur !
Composés,
Cou-Miseratio , onis , commiféra-
tion , pitié , compaflion , fenciment
de miléricorde.
CoM -Misere/cif , f ce Verbe n'efl
employé qu'aux troi/îémes perfonnes , )
avoir compaffion , être tsuché de
pitié.
CoM - Miseror , arh , atu! fum, ari ,
prend-e pitié , avoir compaffion , en-
trer dans la peine , y prendre part.
I20a
iM-Miserahilis , w. f. le , n. is , qui pc
doit point faire de pitié, indigne de com-
paffion ; 2°. qui ne fait point de pitié,
MES, MIS,
Infortune, mal.
De Mi défignant la bonté, & delà
fugitive S défignant la privation,
fe forma la Famille Mes, Mis , qui
indique ce qui n'eft pas bon , quî
eft mauvais , puant , corrompu : &
qui a formé divers mots dont l'o-
rigine étoit inconnue.
I . La prépofition initiale Mis qui in-
dique dans nombre de Langues
Celtiques le malheur , ce qui eft
mal , mauvais , puant.
ME-PHIT.
De Mis , mauvais, & de ?hy sis, foa-
fle , exhalaifon , vinrent ces mots ;
MhVHn:s,is , puanteur, exhalaifon
puante qui s'élève des lieux où il
y a des mines de foufre.
MEfHnicus , a y um, qui f^nt mauvais J
qui a une mauvaife odeur de foufre.
M E S.P I L.
Mespilkot, iy ncRe, fruit.
Mespilkj , i , néflier , arire , mot qui
exifte dans prelque toutes les Lan-
ques d'Europe.
Du Celte MEs,pourri , corrompu ,&:
de PiL , Pel , fruit rond.
M,
les Eaux.
L'agitation efl; le propre des eaux ; on
les appella donc par onomatopée
G 4 ^
fi2Ci7 DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG.
Mu , Mi ; de-là vinrent nombre de
Familles qui ont pris des formes
d'autant plus difîerentes , qu'on
aroit moins d'idée de leur origine,
I.
M Eo , aller , couler;
De Me , les eaux , vînt :
I.
Meo , couler, aller.
IVIro , as , avi , atum , are , aller ,
couler , fe glifler ou pafiTer d'un
lieu à un autre.
MtAEilis , le , par où l'on peut paiïer ,
dont le pafTage eft facile ; z°. qui s'in-
finue , qui pafîe , qui coule aifément.
3VlEAn j , :is , qui paiïè , pafTant , qui fait
fon chemin,
Miitus, ûs , l'adion ou la manière de
marcher , aliîirc; i°. cours ; 3°, pore du
jEorps , paiîage»
C o I.C p o S É S.
Com-Meo , as, avi, acum , are , aller
& venir , palTer & repalTer.
Com-Me A tor , oris , qui va & qui vient ,
qui va de côté & d'autre.
CoM-MEAruj- , ûs , alice , venue , pafTage ,
voiture, tranfport ; z°, vivres , provisions
de bouche , convoi pour une armée ; 30.
congé , pafle-port , fauf-coniuit ; 4".
troupes qu'on fait palier; jO. pafTage
avenue , chemin pour pafTcr.
Dt-MzAculum , i , defcente , en des lieux
fbuterreins.
Dii-}A^o , as , avi, atum , ate , def-
cendre , découler.
Ju-iA'Eans , tis ,. omn. gen, qui s'infinue
dans , qui entre.
Im-Meo, as , are, entrer dedans, s'infî-
nuer,
Intea-Meo , as , avi , atum , are , royez
Inter-iluo,
Per-Meo, as , avi y arum, are, pafTer
au travers ^ traver(èr , pénétrer.
Per-Mea£j7zx , m. f. le , n. is , au travers
duquel on peut pafTcr , pénétrable ,
qu'on peut traverfer.
pER-MEano , onii , palTage au traveri ,
traverfe.
Pr/iter-?/[bo , eas , eavi , eatum , eare ,'
pafTer cutrc , aller au-devant.
Re-Meo , as , avi , aium , are, reve-
nir , retourner.
Re-MeacuZuto, i, retour.
RE-Msanj , tis , omn. gen. qui revient }
qui retourne.
RE-MEatùJ, ûs , retour , revenue.
RL-Meabilis , m. f, le, n, is , qui peut
revenir.
lR-RE-MEfl3z7fj, m.f. le,n. is , d'où ïoA
ne peut revenir.
Sobter-Meo , as , are, aller ou paiïet
par-defTous.
SvvEK-MEo,as ,avi ,aium , are , cou-
ler après ou padèr par-defTus.
TrakS-Mej?;* , onis , paflage au travers »•
l'dftion de paiTer au travers ou au-delà.
Trans-Me,-? , as , avi, atum,- are, pafTer
au travers , aller au-delà.
1.
M^anJer , dri , le Méandre j fleuve
d'Afie , qui fait plufieurs cours &'
détours ; 2 ". entrelacement de la
broderie ; j^. peinture ou gravu-
re faire par des lignes qui vont en
tournant.
i\I^.3K.:'rijfu^ , a, um , qui a quantité de"
tours & de détours , Jînueux.
Msîndri , orum > tours &. détours , fînuor
l'fi©^ DE LA LANG
IL
M EIo , uriner.
Meio , is , minxi, miclumt meitre, pit
fer, uriner, faire de l'eau, lâcher de
l'eau.
MicTorius , djurn , qui fait pifTer , diuré-
tique.
flïicr ualis , m.f. le , n. is , qui concerne
l'aftion de piflèr.
MicTurio , is , ivi & ii , ire> avoir cnyie
de piiïer.
MicTus , ùs , l'adion de pifTcr.
JVIiNCTZc) , onis , 8c
Mmcrura , « , l'aftion de piflèr,
MiNvio , is , xi , miSîum , gère , piflèr.
Composés.
jCiRCUM-MiNGO , is y nxi , miclum ,
gère , ptfler tout autour, entourer
en pifTant.
CoM-MiNGo, is , minxi , minSlum , gère,
piiFcr deflus.
CoM-MiNcTuj' , a , um , où l'on a pliTé.
Im-Meio , is , minxi , miSium , meiere ,
piffer dedans.
SvB-M.Ei-ulus , a , um , qui piffè fous foi ,
dans fes chauiïès , au lit ; qui laifiè aller
fon urine.
in.
MI , imiter.
De Mi , eau , dans laquelle fè pei-
gnent les objets , vint la famille
Mi , imiter , peindre les objets
comme l'eau: de-là le Latin I-Mi-.
/or, imiter, & cette Famille Greco-
Latine :
MiMus, i, farceur, bateleur, baladin,
bouffon , comédien ; z*. farce ,
pièce comique , batelage , vers
UE LAT. MIM lÉi
bouffions; 3°. tour d'adrelTe , piè-
ce , tour , malice.
MiMulus , i , dimin. de
MiM.t , ce , voyez Mimus,
2. Miuallioneui , a , um, qui cortceï-
ne l'imitation de Bacchus , les cé-
rémonies de fes Fêtes.; z''. ceux
qui fe déguifent en enfansde Bac-
chus , avec des cornes & des pam-
pres.
Miuallonides , um , forte de Bacchantes à
femmes qui imitoient BaccliUs,
ji MiMarius , a , um , qui concerne
les mimes . les bateleurs, les fiir-
ceurs.
i\IiM"J?j , is , imitation des mœurs, étho«
pée , figure de Rhétorique.
MiMife , adv. en farceur, en bateleur, cS
bouffon , en baladin.
MiMicus , a , um , ds farce , de pièce
comique , de bouffonnerie , de batelage ;
i". de farceur, de baladin , de bateleur y
de bouffon.
Binômes.
MiM-iAM^tt/, /, forte de vars iam«
bes , employés dans les pièces coi-
miques , dans les farces.
MiMo-GRAPHKj, ij Ecrivain de far-<
ces, de pièces comiques , de boufr
fonneries,
IV.
Mise, mélange,"
En Celte Mesg , Mesk , Mise , fi"
gnifie mêlé , mélange : entre , p:u:*
mi.
En Gr.MiSGo; en Or. iT3, MaZG,
mêler.
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG; i2i«?
421 I
De-!à cette Famille ;
I . Misceo , es , cui , flum , xium , cere ,
mêler , brouiller parmi , mixtion-
ner , troubler.
l!\.i%cellus , a, um ; Miscellaneus , a ,um ,
mêlé , mélangé , mixtionné.
MiSceUanea , orum , divers fpcftacles
entremêlés fans ordre ; i°. falmigondis ,
mélanges.
MiSTura , œ , mélange , mixtion.
MiSTavius , u , vafe qui fert à mêler ce
qu'on veut.
MiST/m , en mêlant parmi, en entremê-
lant , péle-mele.
Mixcura ,a, mélange , brouillamini ,
pot-pourri.
Mi-Ktus^a , um ; Misfuj , a, um , mêlé ,
brouillé enlemble.
i. Micma , atis , mélange, comme
le grain & la paille enfemble,
3. MicTvm, idis , mets de pauvres
oens , efpéce de bouillie faite avec
des légumes.
Du Grec Mixtoj , mêlé.
Composes,
Ad-Misc£o ,-fre , mêler , confondre
l'un dans l'autre , brouiller enfem-
ble.
AD-MitTiira , ne , mélange , accouple-
mcn t.
Au-MiSTio , onis , mixtioH ; i". trouble ,
confufîon.
CoM-Misceo,-ere,nîicler avec , enfemble.
CoM-MisTi(j , onis y 1 mélange ; i°.
CoM-MixTio, onis^ conjonûion
des planettes.
CoM-Mixfzm , pêle-mêle.
lM-Miscf.1 , ej, fui, 'nifrum, en, mêler,
eatremêler , mélanger.
iM-MixTiij , a , um ; Im-MiSTi^j , a , um^
mêlé , brouillé parmi. .
IM-Mixfim , en mêlant.
iNTER-MisceOj-fre , mêler parmi, coH
fondre enll;mble.
Per - Misceo , -ère , mêler parmi ,
brouiller , confondre.
PiR-MiScibilis , e , is , qu'on peut mêler.'
Per MiSTio , onis , mélange, mixtion.
Pf-R-MiSTÎ/n; PER-MiSTè, confufément,
pêle-mêle.
PER-MiSTor, orîs, mîxtionncur, qui mêle.
Pao-Misceo ,-ere , mêler confufér
ment.
PRO-Miscim , enfemble, pêle-mêle.
Pro-Miscuè , en commun , fans diftinc-!
tion.
Pro-Miscui;j ,a,um, confus, pêle-mêle j
2°. commun , mutuel , qui n'eft pas
individuel.
Im-Pro-MiSci/w , a, um, qui n'efl pa»
commun , extraordinaire.
RE-Misceo ,-er^ , mêler de nouveau,
faire un nouveau mélange.
V.
MO, agitation , mouvement,
I.
I . Moveo f es ^ movi , motum , vere ,
mouvoir , donner le mouvement ,
agiter , remuer -,2°. toucher,exci-
tcr , émouvoir, troubler -, 3 ". par-
tir , déloger, décamper, fortir d'un
lieu 5 4*. caufcr, produire , procu-
rer, provoquer.
Motus , ûs , mouvement , agitation , re-
muement ; 1°. vibration ; 5°. émeute ,
fédition , trouble , tumulte ; 4°. motif ,
caufe , raifon , (ujet , ce qui porte à
agir.
1213
DE LA LAN G
Mor^iisUs , jn. f. le , n. is , qu'on peut
ir.ouvoir.
a. h\oia-Cilla,(c , hochequeue , pe-
tit oifeau.
3. Mot Aafmus ,i , fréquente répcti-
tiou de i'AI ; 1°. rencontre d'une
Toyelle aprts VM.
JWoTj.'fo , onis , voyei Motio.
iVIcTci.or, eris , voyez Mùtor.
Mo-tatus t as , Se
4. IvloTio , onis , motion, mouve-
ment, ?gication.
Motio a.ai/ii, paiïion , émotion,
mouvement de Tame.
IVIoTjM;7fuIa , ce , petit mouvement, petite
émotion.
Moto , as , ai'i , arum , are , mouvoir ,
agiter , remuer fouvent.
MoTor , oris , moteur , qui meut , qui
agite , qui remue.
Motus , a , um , p.irt. de .moveo.
Movendus , a , um , qu'il faut remuer.
Movens , tis , omn, gen. remuant , qui
meut, qui dunne le mouvement, qui
remue.
5. C0U-M.0T aculum , /, veroe , ba-
guette que les Prêtres Flamines por-
toient à la main lorfqu'ils alloient
(àcrifier.
2.
Vlctilis , le , is , mobile , qu'on peut
mouvoir ou remuer; 1°. chan-
geant , inconftant , léger , qui
change aifcmeiu.
MoBil't.T! , atis , facilité à (c mouvoir ;
i". inconftance, légèreté.
M-O^ilitas Lin^uce, volubilité de la langue,
AIoB;7(rer, aiv. légèrement, avec mou-
vement,
Monilito , as , avi , atum , are , rendre i
UE LAT. MO 121 1
mobile , donner du mouvement.
lM-MoBi/:x , m,f. le,n. is , immobile i
qui ne fe remue point.
Composes,
Ad-Mot/o , or.is, &
Ad-Motwj , Kj, approche ; 1", appli-
cation.
Ad-Motuj, a, um, approché , mis auprès ;
1°. ému; 50 ofFsrt , préfenté.
A-MoTio , onis , éloignement , exil , écart;
1°. privation , retranchement.
A -MoTuj- , a , um , renvoyé , chafle , banni ;
1°. ôté , retiré , ].<an. de
A-Moveo , es , ovi , otum , ère , ôter ,
déplacer , remuer d'un lieu à un autre ,.
emporter ; 1°. éloigner, écarter, détour-
ner , diflraire ; 3'. bannir , reléguer ,
exiler ; 4°. dérober.
Ad-Mov^o, es , movl , motum , ère ,
approcher , appliquer, mettre fur ,
auprès ; 1". émouvoir; j ^. offrir j
préfênter , donner,
AÀmovere cruciatus , appliquer à Li
queuion, aurem , prêter l'o-
reillj.
Cou-Mot io , onis , agitation, émo-
tion , inquiétude , mouvement ,
paiïion , (èntiment , trouble.
CoM-MoTumcula , i^, légère émotion,iScCï
CoM-MoTi/; , a , um , part, de
CcM-Moveo , es , movi , motum, vere i
agiter -, émouvoir , mouvoir , ébranler ,
remuer ,- z". exciter, inciter, animer ,
irriter, toucher , pouffer, preffer ; 7",
troubler.
DE-Movefl ,-ere , remuer, déplacer, en-
lever , détourner ; 2°. priver, caffer ;
5°. bannir, reléguer.
Di-Movsj , es , movi , motum , vere ,
remuer , déplacer, mouvoir, ôter d'un.';
place, agiter, ébranier, porter ailleurs i
Il2 1 J
DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG.
î". chafTer, rejetter, écarter , éloigner;
jo. détourner.
121^
E-Morus , fl , um , part, de
E-Movfo j e^ , movi , motumt vere ,
foire forcir, chafler, mettre dehors,
éloigner, renvoyer , bannir , faire
retirer-, z°. remuer, ôrer d'un lieu ,
émouvoir, ébranler, fecouer.
Im-TiIotuî , a.
, i:i\nrioMle , qui eft
fans mouvement , ^ui ne remue point ;
1°. ferme , inébranlable
Im Me utm arimo f^dtt , il a pris une fo'te
ré'oluiio 1 , il c(î déterminé.
IK-Rr-N5')7ur, i7, u772, voyez fm M^tus
OB-Moveo , c , en, voyez. Ad- .f'tveo.
PpR-Mr T :■> . onis , mouvem;nt , agitation,
émotion Tiolenrc.
Pra-Mf-Tor , oris , moteur , gui agit
fort', ment.
Pfr-!\1otuj- , i5, um^pirt. de Per-A/oven.
Vtk-Motus lacrynàs , fort touciié des
larmes. — men'e, qii a l'eTprit troublé
eu Iiois de fon affi:tte , qui a perdu
i'cfprit , qu! eft hors de fens. — y^ntis ,
fort agile des vents.
PïF-Movfd , fi-, movfjWJfum ,5'ere, agiter
fortement ; i". éraouToir , toucher.
P*.o-MoTio , onis , promotion , élé-
vation aux charges.
PRO-McTor, oris , celui qui poulTe , qui
avance ; z". Promoteur.
pRc-J\Î0Ti/j- , a , um,pdrt. de
pRO-I\îcVfO , es, moii , motum , vere ,
pouffer en avant, faire avancer; z" .
étendre ; j'. avancer en marchant ;
4«. reculer (différer , remettre, retarder,
prolonger, proroger; 5°. profiter, faire
du progrès , gagner.
Ke-Mût/o, 07iis, éloignemenc, l'ac-
tion d'éloigner.
Jiemoiio cnmuiis , décharge d'un
fiime , Tadioii d'en juftifier.
Re-MoV£o , es , movi , viotum , vere '
remuer , ôter d'un lieu , déplacer , dé-
ranger ; 10. éloigner , chafFer , mettre
en dehors , repouiïer.
Kt-MoYere fe fua arff,renoncer à fôn étati
RE-Mo',/e , pour RE-Movi/Jê ; voyez Rê-j
/UOVfO,
Se-Mc venais, a-,um, qu'il faut éloigner j
qu'on doit féparer.
Sr-Movfo , f-s , wovi , morum , vere ,
éloigner, féparer, écarter.
Sî-MoTJf , a, um , part, ie Se-Moveo,
SvB-MoTus . a , um , purt, de
iiuB-Nlov«o , es , movi ,mo[um ,vere ,
écarter , éloigner , faire retirer ,
faii e faire place ; z ". divifer , fépa-
r. r ; ; o, bannir.
Subtnovitur iîU , on lui fait faire
place.
SuB-MoTor , crir , qui fait faire place ,
qui écarte la foule , qui fait retirer le
monde ; i". Huiffier de fallc ; 3 °. Suide de
Paroiflc.
Sub-Ad-Mov«o , es , movi , motum , vere >
approcher un peu.
Trans-Motuj , a, um, part, de
Trans-Movso , es , movi , motum, vere »
tranfporter , transférer.
VI,
MUT, changement , révolution.
MuTO ,-are , changer , faire échange ^
rendre tout autre.
Muriro ,'are , fe régaler tour-à-tour ; i».
troi^uer ibuvcnt.
Mvralilis, e , fujet au changement , in*
conilant , variable.
MoTaii/itaj, i.r , légèreté , inconrtancc.
MuTaifîifer, avec inconllance.
MuTjfifl , onis , changement.
MvTator'ms , a , um , de rechange , qui
fert à changer.
hlvnaiorium y
f«ai7 DE LA LANGUE LAT. MU I2i3
Kvritorium , :/ , habit dont on cliangc
ornement de femme.
iw ;,. ...^ changer, troquer fouvent,
ÎHvTuko ,-are , changer, troquer (
^ivruo,-are, 1
,. . L emprunter,
AIoTuô , ■J
écipro.|U8ment , mutuelle-
ment.
'on
Ml
AIOTUÔ
MuTUf? , ( récip;
MtiTt(/r«r , r ment.
MvTuàm , J
i]vruum,ii, argent qu'on prête, qu'
emprunte ; i», le réciproque.
MuTWHjj a^um, mutuel , récipro-
que.
Kluruatio, onis, emprunt.
MvTiiatitius , a, um , qu'on prête , d'em-
prunt.
JVIuTi/ariw , a, um y mutuel , réciproque.
Composes.
CoM-MuTo ,-are , changer , attirer ,
diverfifier , trafiquer.
'""-'"" r , ùs ; CoM-MxJTmo , onls ,
altération , troc , mutation.
CoM-MuTaruj- , ûs ; CoM-MvTaiio , on
révolution , altération, troc , mutatic
CoM-MuTa3z7ù , e , changeant , lé-rcr ,
\ariablc; 1°. dont on peut faire échange.
DE-M(.'To,-are, changer, fe dédire, faire
changer.
"Dz-Mviatio , onis , changement.
E-JVIuro,-ar«, changer.
Im-Muto ,~are , devenir iadifFérent ,
changer.
iM-MuTiîfia, onit, changement.
ÎM-MvTabilis , e , immuable , inaltérable.
iM-MvTabiliras , ads , état immuable,
immutabilité.
iM-MuTabiliter , conflamment , d'une
manière inaltérable.
PfR-MuTo.-dre , changer, troquer.
PER-MuTafzo,ow, changement, échange.
PER-MuTaèi/ii, e , qui peut être échangé.
Vs.o-MxjTuum, w, avance j argenuvancé, '
Pro-Mitui/j , « , um , avancé , dont o«
fait les avances.
Re Muto .-are , rechanger.
RE-iVluTafor, orù , qui rechange.
RE-MtiTiîfio, Oflij, rechange.
SuE-MuTo,-(jre , donner en échange ,'
troquer.
Trans-Muto ,-<!/•<■, faire paiïer d'une
forme à une autre.
TRANS-JVIuTaî/c) , on'u , changement.
VII.
M U C , moififlure.
Mucor, oris, chanfiflure, moififfure,
mot-à-mot , effet de l'humidité ;
voy. Orii^. Fr. col. 724.
Mvcedo, 'mis , voyez Mucor.
Mvceo , es , ère , être moifî.
Mvcrfco , is , ère, chan/îr , moiîîr , fê
chanfir, (e moi/îr, devenir moifî.
Mucifl'e", aâv. d'une manière crallèufc ,'
vilaine , mal-propre.
fAvcidus , a t um , moifî , chan/î.
E-M.\jcidus ,a,um, moifi , chanfî, rancc
VIII.
MvgH, is y > mulet , poiiTon de
Muci/is , iJ ,) mer & d'eau douce.
MYxon,onis , forte de poilTon de
l'elpéce des mulets.
MU,
Doux , agréable , tendre.
De Mu , doux , agréable , tendre ,
& Mew, oifivetc, repoSj fe formè-
rent Mus , |0. loihr ;°. 1'. diver-
tiflement ; de-là diverfes Familles,
I.
Mv sa, Mufe i
Famille Greco-Latine.
H 4
%2!p DICTÎONNAIR
Mvza,œ,ll\ik, une des Divinités
que les Poètes faifoient préfider aux
fciences -, on en compte ordinaire-
ment neuf; i°. chant , chanfon ,
. air.
lVlos« , arum , les Sciences , les Belles-
Lettres , les Beaux-Arts.
MvsiEiim, i , Se
lAvseum , i , Académie , lieu oà s'aiïem-
blcntles Gens de Lettres ; i'. "bmet
d'homme de Lettres ; j». grotte artifi-
cielle.
mvseus,a,u77i, qui concerne les Mu-
fes. .
lAvsaicum opus , ouvrage à la mofaïque ;
voyei Mujïvum.
mvUiarius artifex , ouvrier qui fait des
ouvrages i la mofaique.
Mus;Vi/m , i ) &
Uvsivus , 2 , um , qui efl fait à la mofaique
ou par compartimens.
llvsica,^, fmuGque.
MusiCtî] orum , )
Mvsxarius, ii , Luthier, faifeur d'inf-
trumens de mulîque.
mvSkatus ,a,um, mis en mufique.
MusicÊ , es , voyez Ahfica.
MuS/cé, ady. en Mulicicn.
Musi'cuj , i , Mufi^icn,
^vsicus,a, i.ra. de mufiquc, qui concerne
la mu(îiue,mullcal; i». qui concem-î
la Poé/îe
lAvsicumjludiuTP., l'étude de laPoéfie dra-
matique.
Compose' Grec.
A-Musfd , <3 , ignorance ; mot-a-
mot, fans connoiiïancç, fans fcien-
ee.
II.
M U S T , moûc.
Pe Mu , jeune \ i.\ tendre , délicat j
E ÉTYMOLOG. 1220
3*'. doux , fe formèrent ces mots :
MusTZ/OT , i , moût , vin doux.
MusTuj , a , um , frais , récent , nouveau.
MusTiCeum ^i-, ^
MusTaceui, i , forte de gâteau pétri avec
du vin doux , & qu'on faifoit cuire avec
des feuilles de laurier deiïbus.
MvsT.nius, a, um , de moût , de vin doux
ou nouveau,
Mvsi sinus urceus , cruche à mettre du viti
doux , cruche de prcffoir.
MusTeu^ ,a,um, qui a la douceur du
vin doux; i°. frais, récent.
UvsTJentus , a , um, qui a la douceur dit
yin doux ; 1°. plein de vin doux.
III.
MU-SCAT.
De Mu , doux, £c C at , pointe, fe for-^
nièrent ces mots,
Raifin Mus-cat , vin Muscat,
Mvscetum , i , rofe mufcade.
Mvscatus ,a,um, mufcat.
Moscdia nux , noix mufcade.
Musc«e/l.i , ce , mufcadelle , forte de
poire,
IV.
Muscaj , i , moufle.
Muj'cus marinus, coraline , plante j.
i*". mouire qui croît fur les ro-
■ chers.
Mvscidus , a, um, mouffu , couvert àa
mouiïe , plein de mouffe.
Ml scor , ars, arï , fe couvrir ou étrs
couvert de moulTe.
Mt)SG.)/uj , a , um, couvert de mwffe ,
plein de mouffe , moufTu.
E-Musco , jj , av'i , atum , are , ôter la-
moufle des arbres.
MUS.
De Mu , fe cacher , vinrent dlverfcs
Familles.
I22t
DE LA LANG
I.
i . Mus , Mur/f , rat , fouris ; 2.". mar-
tre zibeline.
Mus ararzeus , mufâraigne, efpéce de
rat venimeux, — Marinus , tortue.
— Africanus , panthère.
Ii[vsculus , i , petit rat ; i". mufcle ; de
Mvâ , mouvoir ; 5". forte de petit poif-
fbn de mer , qui , dit-on , conduit la
baleine,
ti\vRinus , a, um ,de rat ou de fouris.
MvRÏnum hordeumy avoine flérile, folle
avoine.
fHvsculofus , a, um , plein de mufcles.
MuRicari/w,en forme de chauiïè-irape.
liivKicaCus , a , um , fait en forme de
chaufTe-trape.
MuRi-C/Dui ,(1,1/772, qui s'amufe à tuer
des rats ou des fouris i". lâche, poltron,
Mus-CiFuJa, «, 6c
Mi'S-CiPu/:;772, i , ratière, (ouricîere.
MuS-CïRDii, <E, crotte de rat ou de fouris.
IWusrRi-Coïc, ce , forme de foulier.
Myj, yoj , rat de mer , forte de poif-
fon à coquille : c'eft un mot Grec.
UE LAT. MU 1222
z. MusMon , ou MusiAfo/2 , onis , for-
te de bélier couvert de poil fembla-
ble à celui des chèvres.
Mi:s/mo7!, onis , âne , mulet, bidet, petit
cheval.
5. M\jste/a,cp , belette ; a**, fouine;
3°. lamproie, poijfon.
MvSTeUnuî , a, um , de belette,
MvSTellcitus , a, um, de couleur de be-
lette.
4. MvtUus , i , forte de poilTon à co-
quille , moule.
Famille Grecque.
Myo-ctohus, i , racine d'aconit.
JVIyoP.îro , onis , brigantin , frégate légère.
Myof honum , i , voyez Myoêlynut.
Myo-photîuj , a, um , qui tue les moucheSf
les taupes & les fouris.
Mvops, ofis, frelon , bourdon, guêpe,
infecle,
My-ops, cpis , qui a la vue courte j
qui regarde de près.
MYOs-3fa , « , &
JVlYosof;j , idis , oreille de rat , plantei
Myos-vtus, i , vermiculaire , pLinte,
MOTS LATINS VENUS DU GREC.
ItS. a s p £ rum , i , feuille du laferpî
tium , ou la tige.
En Gr. Maspetotz,
Mastic E«j, a ,um , Se
Mastigj(Z, ce,
les étrivieres , &c.
Du Gr. Maftjj; , fouci.
M
> qui mérite
3 le fouet ,
PROTo-MASTor , oris, premier Maî-
tre ; de Protoj , premier.
Memecyloj, /, le fruit de l'arboifier.
1'ro-Mel/o, ïV , ère , prolonger , re-
culer , retarder.
Promelkre litem , faire durer un pro-
cès f !e proloiiger.
H 4 i]
DICTIONNAIRE ETYMOLOG; la*^
Anti-Melow, i, mandragore , racine
qui a quelque rapport à la figure
humaine.
StMuMETovium , iif demi-métope,
ou quart de métope ; terme d'Ar-
chitecture.
M I.
A-uiAtiTus i amiante , pierre încom-
buftibie & qui peut fe filer.
Ho-Mi/w , ce y difcours , entretien ;
2°. homélie.
Misy , yos^ iorte de truffe de la Cy-
rénaïque; i°. forte de minéral vi-
trioliquc , qui fe trouve dans les
mines de cuivre.
En Gr. mist, Mify.
MO.
M(ECH<i , œ , femme adultère ^ femme
qui fe conduit mal.
MœcHfltor , oris , adultère,
tAiacma , ce , adultère.
Mm.cH'dîus , a , um , adultérin^
MiscHile , is , Se
M<scni-nommm , il, adultère.
IW(ECHi/7o , as , avi , arum , are , &
IWiBCHor f.aris ,atusfum, ari, commettre
un adultère.
M's.cnulus t a, um , dimiru de
Mdicfius , i, adultère.
MmcHus , a,um , d'adultère;
Mcry , herbe excellente pour fcrvir
de contrepoifon.
ANTHROPû-MoRPHi/iP, arum > An-
thropomorphites , hérétiques qui
difoient que Dieu avoit la figure
d'homme.
META-MoRriiosjj^ is , & (os, Méta-
morphofè > changement de figure,
transformation.
A-Musi«OT , ii , machine inventée
pour connoître la difïerence des
vents , & fçavûir précifément celui
qui foufle.
Mvsiace, tf^^j, laurier à grandes feuil*
les , aririjfeau.
M Y.
Mr&ahalanum , i , voyez Myrolalamm.
My Sinpium, ii , forte de poire.
Myro-balan«/w , if myrobolan , forte
de noix aromatique.
MyRjcd , ce , Se
M^B-ice ,es , tamarin , aririjfeau; i .
bruyère ; 3 ", ifle de la mer rouge.
MYRÎnus , i , mâle de la lamproie.
MYKinus, a, um , aromatique ou aroraa-;
tifé , accommodé avec des aromates.
M/R.;n«OT vinum , hypocras , forts de
boifToni
Myro-bractart;/^ , ii ,X parfumeur,'
MiRO-BRECHARiaj,",^ qui vend
des parfums,'
MYM-Tolium, ii, boutique de Parfumeur»
Myrsencmot , i , forte de fenouil ,
plante.
MYKsine, er, myrte : arbrijfeau;
MYKsinites,ee, forte de pierre précieufc;
z°. vin où l'on a fait tremper des baies
de myrte ; }°. efpcce de tithymale ;
pUnte.
Myrrhe, ce , arbrifleau d'où coule là
myrrhe; i°. myrrhe , gomme pré^
cieufe.
MvRrAatw,a, um , où il entre de la
myrrhe ; accommode , parfumé arec ^ej
la myrrhe.
iiîîf DE LA LANG
MyRrheus, a, um , de myrrhe.
UlyRrA/na, a , Ville de l'Afie Mineure ;
»<>. hypocras.
Al yRrAf/iuj, « , um, voyez Myrrheuf.
fi^YRrhis , idis , forte de plante; i». cer-
feuil niufqué , herbe.
—MYRrhites , ce , forte de pierre précieufe.
îvIuRRHAT«j, a, um , où l'on a mi-
le de la mirrhe ou des aromarcs.
MvRrhs-Eathrarius , ii , celui qui patfu-
moit les fouliers des Dames.
Myrtk^ , / , myrce , arhrijfeau.
MvRTiz , arum , graine ou baies de myrte.
M VRTiîCfuj , a , um , de myrte.
MvRTiiria , œ,-fbrte de tithyniale : plante.
M^Kratus , a, um , où il entre des baies
de myrte.
MvRx/ifi? , ^, furnora de Vénus,
MYKTetum , i , lieu planté de myrtes,
ftl VRTew , a, um ,de myrte.
HYB,jidanum, i, yoyet Myrtites^
UE L AT. M Grec. i22<5
Mr Kr illus , i , myrte fauvage,
MvRTi/juj , fl , t^m , de myrte.
^YRTiolus , <z , um , qui reffemble ai»
myrte.
iWYRT/Vf^ , iT , vin de myrte.
MXS.TO-V étalon, i, forte de plante,
MYKTofu! , a , um , plein de myrte.
MvRToum miirê, partie de la mer Egée.
MYP,r unfus , a,um, voyez, Mjnofus.
MvsTax , acis , mouftaclie.
A-Mys//j , idis , manière de boire
chez les Thraces, à longs traies.
A-Mrstf^o', boire à longs traits.
Mythus, i, faBle , conte,
MYTHologia , iE , diicours fabuleux- ,'
mythologie , l'hilioire des Dieux de la
Fable.
MYTHologicus f fl.um, mythologique, qui
concerne les fables.
MYTHologus, tiyum, Mythologi.le , quj
conte des fables.
1227 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. tziÉ
MOTS LATINS VENUS DE L'ORIENT,
M
•Lv JL Kuuona , ce , richelTes ; i °. gain.
MAMmoneuf , a , i/m , qui concerne les
richefles ; i°. avide d'argent.
MAT(îjra,iS, ficelle, menue corde;
i°. pelorte de fil ; j ^. botte, fai-
fceau j fagot, liaflc.
De rOr.i TiQ ; frein 5 cordon.
[ KihTaxatdS , a , um , botté , mis en botte ,
en fagot, en fdifceàu, dont on a fait une
bottelée.
M-Ausoteum , ei , Maufolée, tombeau
magnifique de Maufole , Roi de
Carie.
De l'Or, S-J;D, Roi : voy. Difc. PréL
des Orig. Lac. Parc, i , ^. lxi.
MiTHRa , cp , nom du Soleil chez les
Perfes ; i". Prêtre du Soleil.
MiTHrax , acis , forte de pierre précieufè.
MiTHridaticum antidotum , i , mithridate ,
contrepoifbn inventé par Mithridate ,
Roi de Pont.
Mnra , a, cocfflire efféminée Semel-
le des Afiatiques.
TiHiTrula ,cei NlndU, œ, cocfFurc lafcivc
& molle des Dames de Phrygle, écharpe
qui foutient un bras bleiïe.
I. MoLocA, Idole des Ammonites ;
de rOr. "|Sa , MeUck, Roi : cette
Divinité étoit le Soleil , Roi phy-
sique du Monde.
z. MoLOc/(e, «, mauve , herbe.
MoLochinarius ,.u , Teinturier en couleur
de fleur de mauve , qui tire fur le
pourpre.
McLochinus , a ,um, de couleur de fleur
d? mauve.
MoLOchhes , a , forte de pierre précieufe.
A-MoMum , i, arbrilTeau dont le bois
eft odoriférant.
MvTVLus,i, corbeau, modillon, piè-
ce qui avance hors d'une muraille ,
& qui fert à foutenir quelque cho-
fe ; 1°. efpcce de modillon quatre
dans la corniche de l'ordre dori-
que.
Ce mot doit venir de l'Orien-
tal 131a Af«;, hiUD Mutil , Cou-
tien , appui , tout ce qui a de la
force pour foutenir.
,t229 DE LA LANGUE LA T. N
1250
'^;
MOTS LATINS-CELTES,
O U^ DÉRIVÉS DE LA LANGUE CELTIQ_UE,
=r».
3L
N
A lettre N , qui dans tons les
Alphabets fuit la lettre M , n'a pas
eu cette place fans raifon : défi-
gnanc le fils, le nourrilfon , le né ,
elle marche naturellement à la
fuite de M qui délîgne la Mère.
Cette letcre fe prononce du
nez ; elle devint donc le nom de
cette portion du corps humain &:
de Tes facultés : & parce qu'elle a
un fon rentrant plutôt que fortant,
elle eft devenue naturellement le
«om de la négation, de tout refus j
car par le refus, on garde , on em-
pêche de fortir, on fait le contraire
de l'aftion d'accorder.
De-là une autre lignification
très-étendue delà lettre N ; & par
laquelle elle délîgne Tintérieur , le
dedans , tandis que E & S font
confacrés à l'extérieur , aux dehors.
Ce font-là les grandes caufes
des mots en N,
On y peut ajouter la ficihté
qii'a cette lettre de fe fubllituer à
M , à L & à R.
Une chofe digne de remarque , j
c'efl: que cette lettre n'a donne fie\ï
à aucune Onomatopée : en effet ,
elle eft par fj nature même abfalu-
ment propre à l'homme : obferva-
tion importante qui s'accorde avec
tout ce que nous avons dit fur rO-
rigine des niots , & que n'avoienc
fait cependant aucun de ceux qui
fe font le plus occupés de ces ob-
jets , & avec le plus de fuccès,
N AT, NAS,
ne.
I>e N , dcfignant toute idée relative à
la naiflance , à la produélion , vin-
rent ces diverfes Familles :
I.
j, Na-nz^jt , /, petit comme un en-»
fant ; nain.
Nanuj,« , um, qui eft nain , pas plus hauf
qu'un enfant.
En Efpagn. Nino , petit enfant.
En Or. NiN , & Nun , pj , y>}, fils ,.
enfant.
,, . ^ chanfon à bercer les
t.Nj£nia,iB, J
,, f entans , chanloii
NENzrt, œ, S , n.. , \ ,
,, r deltmce a les en-
J dormir i z ». fables j|
laji DICTÎONNAÏR
coures ; clianfons , des baga-
telles , des riens ; 5 *. chanfon
lugubre pour les funérailles,
pour le dernier fommeil : 4°.
DcelFe de ces chanfons.
l^Emofus , a , um , de contes , de fiblcs ,
plein de chanfons à endormir-
Nsnior, atusfum , ari, endormir avec des
contes , conter ; i°, chanter aux funé-
railles ; 3". charmer , enchanter.
II.
ï. Natwj , i , G-Natmj, i, fils, en-
fant ; i**. poulain.
Nat.î, as ; G-NATiT, a , fille , enfant.
Natuj- , a , um , né , iîTu ; 2'. propre à.
^ATusfum , je naquis, je vins au inonde.
NASCor, Nasci, naître , provenir.
t^xsccndus , a, um, qui doit naître.
"N&sciturus , a, um -, qui na'ura.
NASctnfi.'! , IX, nativité , naiflance.
Nati/, d'âge.
Nat« maximia.,ïe plus .îgé , l'aîné , mot
à mot , le plus grand en âge,
Magno Natu , d'un grand âge.
Prc-G- Natuj , a, um , né , produit.
Pro-G-Nat; , orum , les enfans d'une
perfonne.
'4. "i^ATafis , e , nnral, de la naitTance.
NATti/fj , is , jour de la naiffance , de la
dédicace ; î". Nofl.
'HATales, !!:m , naifTance , extraftion , race;
'^°, fête anniverfaire.
i^Aralitius , a ■, um , qui concerne la
naiflance.
NATii/fn'rî , orum , préfcnt fait au jour de
la naiflance ; 1°. régal qu'on fait à quel-
qu'un le jour de fa fête. /
NATzOîOnJjjDécfTe quiprcfidoit auxaccou-
cheniens.
5. Natw j onis , renfemble des dtC-
E ÉTYMOLOG. 1252
cendans ou de ceux qui font ifiTus
d'un même père & qui ne for-
ment qu'un peuple.
NatiV/mj , atis , naiflance , nativité.
NArh'us , a,um , né avec nous , naturel.
III.
NAT«r(Z, ce , principe de tout ce qu!
naît 5 renfcmble de tout ce qui
naît, la faculté génératrice; i".
eflence de chaque être, vertu quî
fait naître ; 3 '^. inclination natu-
relle, génie , inflind, qualité.
N\Turalis , e ; NArunhilis , e , reçu de
la nature , né , produit fuivant les règles
de la nature ; 1 '. qui n'eft point artificiel ;
vrai , finccre.
]<} ATurale , is f ? parties naturel-
HAiuraliajium ,i les.
N AiNra/icer , par nature, d'après les
mouvetncns naturels.
!>} ATuri-Ficaeus , a y um , qui a pris
nature , qui eft né.
Composés de NAiura.
ExTKA-'N ATJiralis , /e , qui eft con-
tre nature.
SuPFR-NATura/i.r, m.f. le , n. h , furna-
turel.
SuP£R - NATuraUter , aâv. furnaturelle-
mcnt , d'une manière furnaturcUe.
Tv^i-Natus , (is y âge de trois ans.
Composés de Nat«j.
AD-NAscor,-ci, fîirnaître, croître an-
prcs de quelque chofè , tenir à
quelqu'un par la naiflance.
Ac-NA$cor ,-"' t naître contre , creître
fur.
fi23î? DE LA. LAN
fur , auprès ; i*. naître depuis le tcfta-
mcni du pcre.
Ac-Nat«x, a, um, furnuméraire , qui
vicn: par furcroit.
Ag-Natu, a , parente du côté du perc.
Ac-NATjf , i , parent du côté du père.
Ac-l^A7!o,onis, parenté du côté paternel ;
ic. nuiiïance après le teftamcnt l'u pcre ;
3 ». croiiïànce , excroifTance contre , fur ,
auprès de quelque chofc.
Ciikci M-Nisccr , fci , naître , croître
autour.
Cog-Nat/o, onis, parente du côte de
la mère , proximité de (âng ; 2 ',
liaifon , union , fympatbie.
Ccg-Xat:;j' , a.y um -, parent du côté ma-
ternel, coulîn-germain , proche , allié ;
x", né avec , qui a du rapport , de la
refTcmblancc, approchant; }°. contigu ,
Toifin , de même pays.
DE-NASfor ,-fd , mourir , ceiïer d'être.
E-NASfoir,-Jii , pouffer , fortir de terre.
Extra -NATurrt/ix , qui efi contre nature.
ÎN-NAscor y'fci , croître dedans ; 2°.
être naturel.
In-Natuj , a , um , naturel , né avec ,
inné.
iNTiR-NASfor y-fci , croître parmi, naître
entre.
Ob-Natw , a , um, né autour,
Rp-NAScor ,-fci , naître de nouveau , ref-
fufciter.
S UB-NASoor, -Jcf, pouffer par-deffous ,- i».
croître à la place d'un autre.
Si!PER-AD-NATa, «, dernière tunique de
l'œil , adhérente par-dehors à la cornée.
Supek.-Natuj , a , um , né ou cru depuis.
IV.
NîPOJ, o//j, petit-fils j fils du fils ou
de la fille.
KErrij- , is , pctite-fillc , fille du fils ou
de la fille.
Orig. Lat,
GUE LAT. NA laf.^
N'i Pores , uni , detcendins , poflérité ; i»,
tendrons qui naiffent tous les ans autour
d'un cep,&: qu'on coupe comme inutiles,
NEfj'uiut, i , d.min. de Nspos.
Composes.
AT-Nf poj, ons , petir-fils de l'arriere-
petit his , ou de l'arricre - petite-
fille.
At-Nep^'j , is , petite-fille de l'arrierei
petîtc-fille ou de l'arricre-petit-fiis.
PRr-NEPoj- , or'i! , arricre-petit-fils.
PRO-NEPti.f ,fj' , arriere-petitc-fîllc.
Tri-Nepox , OU! , arriere-pctit-fili du
petit-fils, ou de la petite-fille.
Tri-Nf Pf/j , is , arriere-pctite-fille du
petit-fils , ou de la petite-fille.
2°. Au figuré.
Nepoj , ocis , débauché , infenfé , qui
mange (on bien en débauche.
NEPora/i/ , e , débauché.
NfPotafwj, ûs , débauche , vie de débau»
ché.
NifJiinus , a , um , de débauché.
NEPafor , a!us fum, ari , vivre dans la
débauche.
Les Grecs attachent également à ce moê
NÊP les idées d'enfance, d'étourderie,
de folie.
V.
NU, Nourrir.
Nurrio, is,ivi, i:um, ire, nourrir; lôj
conferver, entretenir, avoir Coin de,
'Surrimen, inis , &
Nvriinientum , î , nourriture , aliment.
'Nvrrimentorum ejus locus , le lieu où il ^
été nourri-
NuTr/x,irir, nourrice, celle qui nourrit -
1°. pépinière ,■ 3°. celle qui entrctieni
ou quiconferve ; 4^1. tetton, mamelle
Nvirices, ium, mamelles, fcin,
I4
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. i23<^
123 j
NuTr/a'k , œ, petite nourrice.
Nvrricator , oris , nourricier , celui qui
nourrit.
NuTrir/j, gen, de Natrix.
NuTricius , a , um , voyez Nutridus-
JiuTiico, as j ayi,'^
atum ,are, / nourrir ou être
tJviricor , aris ,r L
atus fum , an , )
t^VTribilis , m. f.le , n. is , nourriflant.
NuTnVrtffo , onis ; i^urricatus , ùs , l'ac-
tion de nourrir.
NuT-fti.i , orum , nourritures , alimens ;
1°. falaire d'une nourrice.
t^vTriiium , ii , nourriture , aliment, foin
de nourrir.
NuTr/tiux, a , um ■, qui nourrit.
^inritiofinu reripere , donner la mamelle ,
alaiter , donner à tetter ; donner le
letton.
i^vrritius , ii , voyez Nutricator.
KuTririij- , ùs , nourriture , l'aftion &■ le
_ foin de nourrir.
Composés.
Ao-'NvTrio , is , ivi , itum , irCf nour-
rir , élever auprès.
E-NuTrio , is , ivi , itum , ire , nourrir ,
entretenir , faire fubfifter.
ÏM-NuTr/or , iris , tritusfum , triri , être
nourri dans , élevé à.
VI.
NUP, mariage.
I.
iJvvtus f ùs , mariage, ou Tadlionde
marier une fille.
2^upivi filiam coUocare , ou Nuptu
locare , marier une fille, la donner
en mariage,
NuPtu.r, Sj i/m,qui convient à une mariée ,
de mariée.
NuPfuj novus , nouveau marié.
NtiPfa verbii , paroles , termes que la
bienféance ne permet qu'aux femmes
mariées.
NuPfa , <e , mariée , époufée.
Noya Nuptci , nouvelle mariée.
'MvPtiœ, arum , noces , mariage.
Nupf;a/fT , m. f. Is , n. is , nuptial , de
noces , de mariage.
NoPfij/ij dona , préfens de noces.
Nvftialiter, adv. à la manière des noceî.'
NvPiialitius , a, um , voyez Muptialis.
NuPtfafor , oris , qui fe mêle de faire des
mariages.
^vPiorium , ii , lieu ovi l'on fait des noces.
NvFturus , a yum, qui Te mariera , qui va
être marié.
Nopturis/ij, lis , fille qui a envie d'être'
mariée.
Nuprurio , is , rii , ire , avoir envie d'être'
marié.
MuLTi-NuBWj ,a,um, qui fe marie
plufieurs fois.
Composes.
Con-Nub/k/w , ii , mariage.
CoN-NtiEi,î;ij- , f , de noces , nuptial , Je
fiançailles.
CoM-NuBJiij-, e, qui cfl en âge d'être
marié.
CoN-NuBo ,-ere , fe joindre aTCC ou en-;
fcmblc,
Dh-Nubo ,-eTe , prendre un mari ; i°.
s'attacher comme la vigne s'attache aux
arbres.
E-NuBo ,-ere , fe méfallier , prendre un
mari de moindre naiiïànce que la /îenne.
E-NvTtio , onis , méfalliance , alliance
inégale , mariage avec un homme d'un
rang inférieur; i", mariage d'un efclave
hors de la maifon de fon maître.
lN-NuBtf,(P, qui n'a point été ma-
riée.
DE LÀ LANGUE LAT. NA
NAP.
^137
In-NuBuj , a , um. , qui ne prend point
de mari.
I«-NuB9 ,-ers, prendre un mari ; î». entrer
par le mariage dans une famille illuftrc.
Pro-Ni'b<i , iS, furnoin Je Junoii qui
préfide aux mariages.
Fro-Nub*, arum, celles qui conduilbient
la mariée au logis de Con mari.
PRO-NuBf , orum , ceux qui conduifoicnt
le marié.
Pro-N(jE(3 .-are , préfiier aux noces.
P&.o-NvBus ,a,um , qui concerne la noce ,
qui pré/îde an mariage , qui conduit le
marié ou la mariée.
Re-Nub//o, are, dévoiler.
Re-Nubo ,-cre , fe remarier.
ScB-NuBd , œ , femme époufée en fécondes
noces,
NÉGATIFS.
I. A-Nub/j, e,is, qui n'eft pas en-
core dans l'âge de puberté ; z * ,
qui eft fans foin.
;s. IN-Nupfuj , a , um , qui n'eft point marie.
2.
De NuB, prononcé Nyb, Se nafalé
en Nymp, fe forma ce mot :
tïYMvha, ip, nouvelle mariée; 1*.
bouton de rofe qui commence à
s'ouvrir ; 3*. petite abeille; 4°
infefte dans l'état de Nymphe ou
enfevelie dans la coque qu'elle a
filée.
VII.
NAP,
fruit.
Nap«j , i , navet ; racine.
NApa,iE , efpècc de vin fait avec des
navets.
NAFtna , X , champ femé en navets.
1238
NApa:? , arum , Nymphes des val-
Ices.
VIII.
N U X , fruit en général.
I.
Nux , Nucis , noyer , arère ; 1®.
Noix , fruit du noyer.
Nitx ponilca-avellana,3.^t\\ns, noi-
fecte , fruit du noifettier. - grxca,
amande , fruit de l'amaniier.
— Aromatica.. — Unguencana. —
Odoraia--- Mujcata.— Myi ijlica. ,
noix mufcaie. — Cajlama , châ-
taigne , fruir du châtaigner. -- Pi-
nta , pomme de pin. — Perjîca f
brugnon , pêche , fruir du pécher.
Noix , forte de pêche.
Nucu/j , <s, petite noix.
Nvciilus , i , petit garçon qui joue encore
aux noix; i", petit Ganimede.
Nuca/;y , m. f, le, n, is , qui concerne
les noix.
Nvcamenrum , i , fl;ur des noyers Se des
coudriers, ou plutôt ce qui précède le
fruit ik qui tomljp , ayant la figure d'une
queue de fouris.
Nvcstum , i , lieu planté de noyers.
Nvceus , a , um , de noix , de noyer.
Nauc/, de zelt de noix.
B I N O M E j.
Nuci-FRANG/i-w/ww, /, cafTc-noix, ou
dents avec quoi on cafle des noix.
NiicI-Frang/Ju/w, a ,um , qui caiïe des
noix.
Ni.'C(-Pers!C(I, orum , pêches , brugnons ,
fruitt.
!I23P DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. is^ô
Ni cf-PRiiHum , f , fruit de prunier enté
fur un noyer.
2.
Vvc/eus , i , amande , noyau ^ noix
qui eft dépouillée de fa coquille ;
i*. forme de paveur; 2". couche
de maçon fur laquelle on pofe les
carreaux du plancher.
Nue/eus alla , goulTc à'nW.—ylcini ,
pépin de raifin. — Ferri , acier.
— Olivœ , noyau d'une olive.
— PinguituJints,à\M\\\on de graifle.
IJuc/ei palmarum , noyaux de datre.
NucUum amijl , j'ai perdu le meil-
leur.
'tJvCL?,itus , a , um , fruit qui eff noué.
Nucieo » jr , are , coramesccr à nouer Ion
fruit.
NO.
Au figure ^
fruit» de l'aine , connoifTanee.
pu primitif No , fruit , produélion ,
ie forma No, connoidancc , con-
ception de l'ame; d'où vinrent une
niukitude de familles en toute lan-
gue.
I. •
Nov; , j'ai connu.
tioius, connu : d'où fe forment ces
mots :
NoSco , is , ncri , notum , cere , Hiyoir ,
connoître , concevoir.
Nosciii/ii- ,m f.le, n, is , reconnoiiïîible ,
ou qu'on peur reconnoître,
i^cscirùlundus , a , um , comme s'il eût
reconnu ; z". plein du (buvcnir d'avoir
connu , rcnij-li de l'idée d'avoir vu au-
trefois-
^ofciiuns j ds , qui rcconnoii.
Noscifo , as, avi, atum, are , reconnoi-»,
tre.
NoTio , onis , notion , idée , qu'on Ce
forme , connoiHànce , intelligence ;
1°. Jurifdiftion ; 5 <*. droit de con-
noître d'une affaire ; 4°. (cntiment ,-
principe, axiome.
NoT/ti.i , a; NoTifie^, ei , connoiflancc;
intelligence,
NoTf/I-o , /f , tui, cerf, être connu, de-
venir connu , venir .i la connoifT.ince.
Norus, a , um, part, de Nofco , connu ;
1°. qui connoit.
No ri , orum , gens de notre connoiflanccj
1», vents.
Composes.
ADr-NorumeJl , ce(\ une chofc con-
nue.
Ag-Nit/(i , onis , aveu , confefïion , rc-
connoifTancc; t". notion, idée, marque,
indice.
Ao-Ni nis , a ,- um , p.:rt. à' A^nofco , con-^
nu , avoué , reconnu.
Ac-N^jrfl , /.ir , novi, nhum, fcere , con->
no'.tre , reconnoître ; 1", avouer , con-
fclTer.
CoG Nit/o, cnisf connoilTance , dif-
cernement, cx.mien , intelligen-
ce , notion , pénétration , rue ;
2°. rcconnoilTance; marque, (Igne.
Cor.-Nosco , cis , noii , nirum , fcere , con-
noitre , avoir la connoiiï^mce , pénétrer;
z". fçavoir, entendre , démêler, décou-
vrir , difccrncr , appercevoir , voir, diP-
tinguer,reconnoitrc ; 3°. )Ugcr,ètre juge;
40.conlîdérer,examiner,s'en-]uérir, pren-
dre connoifTance, s'inforaier, s'inllruirc,
être inftruit ,5° apprendre, étudier ; 6'.
é-^rouvcr, expérimenter.
CcG-NiTui- , a , um , ior , ijjimus , part, de
, Cognofco ,- connu ,'/çu ; i"". examiné , yii,.
DE LA LANGUE LAT. NO 1142
CoG-NiTiVui , a , um , qui conno.t.
CoG-NiT(ir,oir/j, procur;ur, agent, hom-
n*c d'affaires ; i°. Rapporteur , Juge qui
rapporte aux autres l'état d'une affaire ;
jo. celui qui voit le procès fur un bu-
reau , qui travaille de Commiffaire.
Cognitor eft proprement le Procureur d"u-
nc Partie pféicntc ; & Procurator , celui
d'une Partie abfente.
Coc-UlTura , (T , charge , emploi , fonc-
tion d'un Commiiïaircd'un Rapporteur ;
cxarnen d'une affaire fur le bureau; 3°.
l'état de Procureur > d'agent , d'homme
d'affaires.
Ad-C< o-Nosc», is , novi , nitum , ert) re-
connoitre , avouer. •
Dic-Nosco , cis , novi , notum , fctre , con-
noitre , démêler, difccrner, dillingucr ;
faire diflinftion , différence.
Jg-NosC(5 , is , novi , notum , ère , coit-
noître , favoir -, 1". pardonner ;
} °. ne pas lavoir , ne pas com-
prendre.
Ig Nosc?nj , tis , qui pardonne, qui ou-
blie les fautes.
IgnofcentioT animus -, efprit plus porté à
pardonner.
"Ic-tioscenna, ce-, pardon qu'on accorde.
iG-NoSciAi/fx , m. f. le , pardonnable ,
digne de pardon , qu'on peut ailcmcnt
pardonner.
ÏK-CoG-Nosco , is , ère , reconnoitrc.
In-NoTefco , is , tui ,fcere, devenir célè-
bre , être connu , fe faire connoitre , ac-
quérir de la réputation, fe faire un nom ;
a°. venir à la connoiffance, venir à être
connu.
Ïnter-Mcsco, is, novi, nôtum , cere , re-
connoitrc entre, parmi ; difccrner , dif-
tinguer , dcmcler, faire la différence ou
la diftinciion,
VEK-'Norus,a,um,pdri. de?LK-l^os^
so , fore connu.
Ptr. Nosco , il, noi/i , nentm ,fcere, c«n'«
noitre parfaitement ou a fond.
Per-Notesco , is -, rui , fcere , venir h la
connoiffance, devenir public , yenir à
être connu.
Pfr-Cog ■N'itut , a,um, part, de
Pfr-Cog-Nosco, is^ Z'^"''''!?"i'-urii,gn0j''
cere, connoitre parfaitement.
Pr/C-Not/o, onis, connoillànce qu'on
a par avance.
Pr^-Nosco , is, novi , notum , fcere ,'corï-
noitre par avance.
Ri:-CoG-Nir;j , onis , revue , examen ;
l'adion de revoir, de repaffcr ; i". en-
quête,
Rf Cog-Nosco, is , novi, nitum , fcere i
reconnoitrc ; i°. revoir , repaiïcr, exa-
miner , retoucher , corriger; 3°. le re«
mettre dans l'efprit , rem-enûre les pre-
mières rdécs , rappeiler^ans fa mé;noi-
re ; 4". vifiter; 50. faire la revue.
Ne g a t I F s.
Ig-Notkj,4, um,pari,d'lG-Notco,in-'
connu,c]u'on ne coniioît pas.qu'ûiv
ne (air point , ignoré; 1". oà l'on
n'eft point connu ; 3 ". qui ignore.
In CoG-NiTiij , a ,um , inconnu,
l I.
NOM, nom,
Dc-là NoMe/2 y Nom , parce qu'il Cctt '
à reconnoure les objecs.
NoM«n , iriis , nom ; 1 ". réputation ,
renommée, renom ; 3 '', prétexte,
caufe , raifon , fujet ; 4'-'. dette;
5*^. article d'un compte ou d'ua
mémoire. ,
l^cMin.alis , m. f. le, n, is , qui concerna
u« nom , dérivé d'un nom.
HoMindis gentilitas , famille de mém»
1245 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. ï^^
nom , ceux d'une famille qui portent le
même nom.
NoMiniî/irer , adv. fuivant le nom.
UoMinatîm , adv. par nom nom par nom ,
chacun par fi)n nom; r". nommément,
exprcffement , en particulier , particu-
lièrement , en détail.
NoMin jrio, oni'.r , nomination , Taiflion de
nommer; i". dénomination, énuméra-
tion , dénombrement ; figure de Rhéto-
rique , qui exprime les chofes par les
noms qui leur font propres ; 5°- nom.
HoMwano occulta , terme peu connu ,
obfcur.
'^OMinativus , i , Nom,!aatif,premier
cas d'un nom.
NoM-'nrtfor, oris, celui qui nomme, qui
a droit de noitjmer.
i^cMÎnatux ,a, i/m , pirf.de Nom/no, nom.
mé ; 1°. famclk , célèbre , illuftre , re-
nommé , qtri qA en efiime, qui a de la
réputation , qui a du nom, eflimé.
ficMinatiis, ùs , nom.
NoMiniro , as , «w, atum, are , nommer
fou vent.
NoM'Vïo, as , avi , atum , are , nommer ,
dire le nom , appeller par fon nom.
Binôme Grec.
Onomato-P^/^, « , Onomatopée,
fidionde noms, laûlon d'en faire.
COM POSES.
Ag-No/72«/2 , iriis , furnom , nom de
famille , ou nom qu'on s'éft: acquis
par quelque aftion , ou par quel-
que aventure. 1 °. Le troifiéme en
ordre des noms ordinaires chez les
Romains. Ex. Marctis , pranouun :
Talliu5,72am£;z : Cicero , a^nomen.
Ac-l'i Cl* s nt um , i, fobriquet.
Av-^oMinitio , onis , allufîon à un mot ,
jeu de paroles ; figure de Rhétorique»
CoG-NoMe/z j înis , &
CoG-NoMcnium , i , furncn.
CoG-NoMino , as y avi , atum , are, Cut^
nommer, donner un furnom,
CcG-NoMi/iij , ne, de même nom,
Coc-NoMin.itus , a, um , furnommé;
DeNom^wo , as , avi , atum , are ^
nommer , donner un nom , dénom-
mer,
DE-'tioMiaatio , onis, dénomination, mé-
tonymie , figure de Rhétorique,
Di NoMinativus , a, um, dénominatif ^
dérivé,
PRi€-NoM(r/z,-/n/j' , nom propre.
PRO-NoM<r/z , inis , pronom , mot-à-
mot, qui marche avant le nom, qui
le précède.
TRANS-NoMina , as, avi, atum, are i
changer de nom.
Famille Grecquï,
.où N eft précédé de G.
G-NoMa , œ , fentence , mefure ^
équerre.
G-NoMon , onis , aiguille d'un cadran
folaire.
G-NoMonjra, « ; G-NoMon/ce, es , gno-.
monique, fcitnce des cadrans.
G-NosT/c/,or«/77, [m.-à-m. les Savans,)
les Gnoftiqucs.
COMPOSSS.
Pro-G-Nos/5, is , prédiélion.
PRO-G-NoSff j- , a: , devin , pronortiqueur.
PRo-G-Ncs(ifo/7 , i ; Pao-G-Nostica ,
OTum , préfages ; prédirions.
PRO-G-Nostico ,-are , prédire , préfager.
Binômes.
Uh Ydré , eau , fe formèrent ces mors :
Ï24;
DE LA LAN
HYcro-G-NoMO/z , is , qui trouve les
eaux avec la baguette.
HYDro-G-tioMonLe , es , connolffance
des lourccs cachées.
B I N O W E s.
qui
a deux
Binom/Wj , e ,
Bmouius , a, urn ,^ noms , qui
porte deux noms.
JÏIuiTi-NoM/nij , m. f. ne , n. is , qui a
plufieurs noms; i». qui a beaucoup de
réputation, très-renommé.
Privatifs.
[i, Iti-'N OMinalfilis , /e , qu'on ne doit
point nommer.
i, IcHoMinia , œ , ignominie, des-
honneur , dilgrace , infamie , af-
front , ou reproche confidérable.
tC'NoMiniatus , a, um , deshonoré, dif-
famé, perdu d'honneur, traité avec igno-
minie.
FG-NoMfnz'o/i/j', a,um, ignominieux, hon-
teux , dcshonorablc , infâme i 2°. noté
d'infamie , perdu d'honneur.
fc-NoM/nej, um, gens lans réputation ,
fans nai/Iance,
Composés Grecs.
I. An-Onymk^ , a j 2im , anonyme ,
n-ins nom , dont le nom ne fe
dit pas ; inconnu , qui ne k nom-
me point.
i. Syn-OsYma, orum , fynonymes ,
mots qui fignifient la même chofe.
Syn-ONVMia, « , /îgnification commune
à plufieurs mots; i». dénomination com-
mune.
Sïn-Onvmw t a, um y de même nom ;
i". Anonyme , qui a la même fignifica-
Mon.
GUE LA T. NO iz^S
5. Hom-Onymhj, a , um, homony-
me, qui a dificreiïtes fignifications,
équivoque.
-j. Met-Onym;^ , a , métonymie ,'
figure de Rhétorique , qui donne
le nom de la caufe à l'eflèt.
III.
NOR ,pour NOS.
I.
DiG-'Noratio , onis , marque que l'osi
fait pour reconnoître quelque
cho{ê.
Dit -NcR.2ror, oris , marqueur, celui quî
fait une marque pour reconnoître qucl-i
que chofe.
DiG-NoRO , as , avi , atum , are , marquer,,-
faire une marque pour reconnoître,
i.
Ig - NoRo , as , avi , atum , are ,.
ignorer , ne favoir pas , ne pas re-«
connoître y n'avoir point de cou-
noifîànce.
\o -tioKans , tls; comp, IgnoTar)tior , tiùs ;
voyez Ignarus.
iG-NoRrwt/d, «, ignorance; 1°. incapa«
cité , fttipidité , bêtife.
iG-NoRjr/o, onis, ignorance, défaut de
connoifTance , faute de fcience , manque
de fçavoir.
iG-NoRaJ/'/fx, m, f. le , n. qu'on peut aî-
fément ignorer; 2*, qu'on ne connoîs"
point , ignoré,
3-
NoRMû, œ , équerre ; 1*. régie /
modèle.
NoRMû//r, m, f. le, n. fait à l'équerre ou
avec l'équerre.
NoRMfl2/rer> «iv, avec l'équcrrÈ , à ïé't
querre.
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 124S
I 247
a OB.M :itti f , a, itm , drefl'é à l'équcrre ,
fai: a rî-]uerre.
Composes.
A-Norm/j , me , dcrcglc, cjui virlâns
régie , dans -le défordrc,
Ab-Norm/j , m. f. m; , n. fans ordre, fans
régie , irrégulier , déréglé.
De-Norm9 , as , aii , arum , are , rendre
irrégulier, inégal ; donner -une figure
irréguliere, ùirc fortir de la régie.
Df-NoR.Mjri/j , a , um, irrégulier , qu'on
■a. fait fortir de la régie.
ï-NoRM/j , me, énorme , démefuré,
d'une grandeur prodigieufe ; z°,
irréguiier , fans régie , (ans mefure.
E-Nop.MîVar, a;is , énormité , grandeur
démefurée; i». irrégularité.
E-NoKMirer, adv, démefurément , exccf-
fîveinent , prodigieuiement , outre me-
fUre , fans mtfure , irrégulièrement.
Is-E-Norm/x , »2./, me, n, qui n'eu point
énorme , point démefurét
IV.
l^Vhien, inis ,D[c\i , Divinité ; 2*.
puiflance , volonté divine, &: les
autres attributs de Dieu ; mot à~
mot , Nu-Men , le grand Elprit ,
celui qui connoîc tout.
DÉRiVKS Grecs.
'z.'No^ma , lis , figure de Rhétori-
que , par laquelle on fait entendre
autre chofe que ce qu'on dit.
k. Neum<i , «e , &: aùs , V, Modula-
tio.
3. DiA-Ncff<i , a , entendement , fi-
gure qui défigne mieux le fens que
les p.iroles.
A-DiA-NoE;ui , a, [uniy inintejligibjc j
qu'on ne peut entendre; :". niyflique ,
qui a un fens caché.
4. OrvTHo-P-N(Efl, œ , forte d'iflhmc ,
maladie où l'on a peine à refjiirer,
à moins qu'on ne ie tienne droit.
Ortho-P Noicvj , a , um , qui eftaî-
taqué de cette maladie.
V.
NuMM , mcnnoie : elle eft figne des
valeurs.
NuMM«j , i , pièce de monnoie ^
médaille , argent.
ÎJvMMulu! , i , petite-pièce de monnoic.
NuMi//72iî , ans , médaille ; 1°. pièce
de nionnoie.
NuMism.itO'Grapkin, a, Hifloire Métal-
lique.
NuMMariu^ , a, um , de la monnoie, qui
concerne la monnoie ; 1°. qui prend de
l'argent.
NuMuatio , onis , abondance d'ar-
gent , amas d'argent , grandes
fommes.
NvtAManis , a , um , qui a de l'argent, qui
eft en argent comptant, pécunieux.
NvMMatuin bené ini.irfupium , bourfe bien
garnie.
NuMMq/ùj,a, um, qui a beaucoup d'ot
Si d argent, qui eft pécunieux,
NvMMulariust a,i/m,de Banquier; i»;
de Changeur ; 3". qui concerne la Ban*
que ou le Change.
NuMMu/an'o/ux , i , petit Banquier.
Nvuuularius , il , banquier , chan»
geur.
NvhfMularia , a , forte de plante.
Mt'LTi-NuMMW, a,um. Se
Ml'lti-Ni-mw , a , i^m , qui apporte, quî
gro4viit beaucoup d'argent, qui eft fort
lucratif.
1249
DE LA LANGUE LAT.
No
12JO
lucratif, par le moyen duquel on gagne
beaucoup ; i", qui a beaucoup d'argent.
VI.
N O T , note , figne.
NoTtf , œ , noce, marque, remarque ;
2*. fîgne , témoignage ; 3°. tache,
(naturelle ou accidentelle;) 4".
flctrilfure , marque d'ignon^nie ;
5°. abréviation , chifire ; 6°. ca-
radcre ; 7°. forte, manière; S«.
cfpéce ; 9". coin de la monnoie ,
empreinte; 1 o". correftion , répré-
hcnfion , cenfure , réprimande.
Noraculum , i ; Noxamen , inis, marque ,
note.
HoTandus , a , um, remarquable, qu'il
faut remarquer , à confidérer.
NoT«ny , tb , qui marque, qui défigne.
tior arius, ii , Secrétaire , écrivain , qui
écrit fous quelqu'un, copifte; z°. Notai-
re ; }o. qui écrit par abréviations ; 4''.
qui écrit en chiffres.
NoTjr/e, 0/7/r, marque , remarque , note,
obfervation ; i», étymologie.
Hotatio cenforia , réprimande du cenfeur ,
la punition qu'il ordonnoit.
tioratorium > ii , note , marque.
NoT0 , as , avi , acum , are , marquer ,
faire une marque , noter ; i°. dé-
figner; 5°. remarquer, obfèrver ;
4?. blâmer , reprendre , taxer ,
ccndirer, critiquer; 5*. flétrir,
diffamer, déshonorer; 6°. ccrirepar
abréviation.
NoTor, orfr, qui connoît, ou qui fait con-
noitre quelqu'un.
NoToria, OTum, dépofition de témoin,
NoToriuw , ii , indice d'un crime ; i»,
regiflre du Greffe criminel.
Orig. Lot,
NoTnius, a , um , notoire, connu de tou'
le monde , ou qui fait connoitre.
NoTA^/7/j , /e , notable , remarqua-
ble , mémorable, recommanda-
ble , infîgne, confi jérable , grand ,
extraordinaire , furnrenant ; 1*.
vifible , qui fe voit aifénient , fa-
cile à remarquer ; 5^. blâmable,
répréhenfiblc , qui mérite d'être
repris.
Notalulior cxdes , un maflàcre plus
furprenant.
Norabilitas , atis , excellence.
Norabiliter , adv. notablement , con/îdé-
rablemcnt ; 1°. vifiblemeut , évidem'^
ment.
Notaèiliùs turlantes , qui cxcitoient un
trouble extraordinaire.
B I N o M ES.
NoTi-Fico , as , avi , atum , are , no-
tifier , faire (avoir , faire conuoî-
tre , donner l'intelligence.
Notc-Plfx , icis , qui a eu le fouet par
la main du bourreau.
PROTO-NoTariw , iz_, Protonotairc.
Composés.
Ai -NoTO , as , avi , atum , are ,
marquer, remarquer, obferver ; z".
faire des notes, des coUedions. V.
yinnoto.
Ao-NoTarer , oris , qui remarque , qui
fait des notes , obfervc , examine ; i»,
qui écrit , qui coUige ce qui fe fait , ce
qu'il apprend ; j". ccnieur,
Ad-N or amentum > i , &
AD-NoTiifio, onis , note, marque, re-
marque , annotation , obfervation , col-
ledlion ; i". refcrit.
CrRCuM-NoT..ri/j> a , um , marqué tout
autour,
K 4 .
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. isji
Di-NoTo , as , avi , atum , are , mar-
quer , dénoter , caraftcrifer , no-
ter.
DE-NoTar^'o, onh , caradérjfation , mar-
que.
In-Noto , as , are, infcrire ou faire une
infcription,
Prjî-Noto , as, ares cotter , marquer en
tête , intitul r , mettre une infcripticn.
Si'B-NoTO , as , avi , aium, are ^ remar-
quer tacitement ,• i". reprendre ouver-
tement ; \°. fouCcrire.
Suh/iorare libtilis , répondre des requê-
tes.
VII.
NUMERwj, nombre.
De No , connoîcre, & Mer, partie ,
vint cette Famille:
l^vuerus , i , nombre , beaucoup , i
quantité, 2°. rang; ^°. mefure ,
cadence; 4°. nombre.
î^umeri graves , vers héroïques.
— lmpares,\'zi% élégiaques.
NuM.cro , as , avi , arum , are , compter ,
calculer , nombrer ; lO. cflimcr, prifer ,
tenir compte , compter entre , mettre ,
au rang.
, NuM^jp/t' , ms , \^imè , aèv. avec nombre ,
par tnefure , avec cadence , de mefure,
"i^wiero^us , a,ùm , nombreux , qui eft en
grand nombre ; i^. grand ; 3°. qui a de
la cidencc , cadencé.
JSvM.erahliSjle, qu'on peut compter,
. qui peut être nombre.
l^vMeramen » inis , compte , calcul.
.NhMerandus , a , um., qu'il faut compter.
J^vutrarius , ii , Arithméticien , calcula-
teur i i'- Officier de la Chambre des
Comptes.
NuMer.in'o , ortis , compte , dcnombrc-
jnent, calcul, J'adion de compter.
NuMerato, en argent comptant,
NuMfrijror, cris , calculateur , arithméti-
cien.
NvMeratus ,a,um, part, de vurr.ero , com-
pté, nombre , calculé.
N'JMern , .1 point, jiiftement , à terme ,•
comme il faut , à tems , â propos ; i".
trop tôt.
Numéro nàhi in menrém fu't , ie m'en fuis
fouvcnu hicn à propos , fort à jioint.
NuMeria,œ , Numérie; Dcefle des
nombres ou de rArithmétique ,
que les femmes enceintes invo-
quoieni pour être bientôt délivrées.
Nv.Meriuf, a , um , qui eft venu à terme
ou fans peine.
Ce MPO?És.
AN-NuM«ro , as , avi , atum , are .
compter , nomfcr. r ; 1°. délivrer
comptant ; 3 o. ajouter à , mettre
au nombre ; 4°. faire le détai. , le
dcnom.btement.
Ccn N V Mero , as , avi , atum , are , comp-
pter , nombrer avec ou cnfemble.
Dt-N'"Me;D , -are , compter»
Di-NuMrro , as , cv: , atuin , are , comp-
pey , cakuier , no'mbrer.
Di-NuMfrario , o/îif, dénombrement,
énuniératinn ,. détail.
E "i^vuero , as,avi , atum, are , dé-
nonibrer , détailler , raconter en
détail ; 1°. compter , calculer , nom-
brer, fapputer, faire le calcul.
E-NuMerafio, onis , énumération , dé-
nombrement, détail ; i''. récapitula-
tion , reprifc des principales chofes d'un
difcours.
PER-Nt'Mero , as , avi 5 atum ,are, comp-
ter entièrement.
Rt-'Nvyientus , a,um, part, de
RE-NuM£roj aJ ,avi,atum , arst recotng»-
12^ DELA LANG
ter , calculer de nouveau , fiipputer une
féconde fois,
SvrtR-'SvMeriirius, a ,um, furnuméraire.
Trans-Ni'm.to , as, avî , a:um , ars ,
compter au-delà.
NÉGATIFS.
Jîi-'Nv M£rafi/is , le , innombrable ,
dont on ne peut dire le nombie ,
qu'on ne peut nombrer.
In Ni MiTu-i;//V;tj , aùs , nombre Infini ,
qu'on ne peut dé%ner ; multitude in-
nombrable.
lN-NrMer>73f.'ir£r , a^.v^ fans nombre , un
nombre infini defois.
In-Nlm£to/ùj- ,a.,um,& Is-Ni/Mf ruf » a ,
um , innombrable , qu'on r.e peut nom-
brer , dont on ne peut dire le nom-
bre , qui eft fans nombre, .
VI II.
N U Dus , nud , à découverr.
"Nv Datio, onis ,nudké -y z°. l'adion
de fe mettre nud ou de dépouiller
nud.
KvDjtiis , a , um , part, de Nudo.
Nt'Dj, adv, nuement,ànud; i°, fansdif-
fîmulation.
Ni'Di-PEDa/Za , ium , facrifices qui fe fai"
foient à pieds nuds..
Nt'Dff.ij , a;is , défaut , manque d'élo-
quence ; 1°. nudité,
NuDo , as , avi , atum , are, mettre à
nud , dépouiller, découvrir , faire
voir à nudj i °. dénuer, dégarnir;
3 ". expoicr à la vue , mettre en
évidence, Etire connoître ce qui efl:
caclié.
Composes.
CoN-Nuco , as , avi, atum , «re , dé-
UE LAT. No Ï2Ç4
poiiiller , découvrir , mettre tou:
nud.
De Nc'DO , as , avi, atum, are , dépouil-
ler , mettre nud , ou à nud , découvrir ,
exposer , faire paroître ; i*. priver, dé-
nuer.
Dt-tivomio , onîs , l'ad.'on de mettre
nud, de dépouiller.
E-NuDO , as , avi , atum , are , dépauil-
ler , mettre à nud ; i°. mettre en évi-
dence , découvrir, expofer , faire voit
nettement , &c,
Semi-Nuduj , a , um , demi -nud.
IX.
N O-B I L , Noble , digne d'àrc
connu.
De No, connu, & de B i l , capable ,
fe forma cette Famille:
No-Bim , le , ior, ijfntus , noble ,
gentilhomme -, i". connu, fameux ,
célèbre, illuftre, excellent, renom-
mé , remarquable , éclatant , qui à
de la réputation , qui a du nom.
No-BiLit.îj , ads , noblefle , grandeur,-
dignité , excellence , fublimité ; z°,
noblcffe , qualité de noble ; 3'\ nom.
lioBiùtitus ,a, um , rendu illuftre oa
célèbre , devenu fameux , qui s'ifl fait
connoître , qui s'efi fîgnalé,
No-BiLiVer, (luV. noblemenf.x". excellem*
ment , d'une manière éclatante ou illul-
tre 5 avec réputation.
No-BiL!to , as , avi , atum, ars , rendre il-
luiîtc , fameux ou célèbre ; mettre en ré-
putation , faire connoître , donner vo-
gue.
Composés.
PErvNoBiL/.y, /e , très-noble , fort
excellent.
PiR-NoEitiVtT, adv. très noblement,
K 4 ij
r
,2f j DICTIONNAIRE ÉTYMOLCG.
PB,iE-NoBiiij , m.f. le , fort noble.
NÉGATIFS.
le-No Bu/j , le , inconnu , peu con-
nu , qui efl: fans réputation , qui
n'eft point en eftime , dont on fait
ceu de cas . oui eft fans nobiclTe ,
1 ' '
roturier , qui eft de bafle naiflance.
iG-NoBiiffflJ, atis , baffcfTe de naiffance.
iG-NoEiLiter , adv. avec baiïèfTe , fans au-
cune élévation.
In t^oBiUtatus, a. -.um ■, qui n'a point été
annoblî.
X.
Nos, trî , trum, Us, nous , de nous,
à nous.
NOSMET, &
NcSMETirsi , nous-mêmes.
NosTf r , tra. ,trum, notre , qui eft à nous '
qui nous appartient ; z°. qui eft de notre
pays , de notre ville , de notre famille ,
de notre K->gis ; ;o. qui nous eft favora-
ble ; 4". de notre rang,
NosiraJ , aris , de notre pays.
NoBis-rwm pour cum nobis ; d'Ego , avec
nous , en nous-mêmes.
XI.
NUNC, le tems connu, fous les
yeux , le prcfcnt.
NuNC , à piéfent , préfenternent ,
maintenant, à cette heure j i**.
pour lors , alors.
Ni'KC-Uci , at^v. eft-ce que jamais ? eft-
ce qu'en quelque endroit ?
NUN C,
Annoncer , faire connoître.
JiuHcius, ii, meffàgcr , qui apporte
quelque nouvelle , courier y 3.°.
12jtf
mefiage nouvelle , rapport j }•
lettre de divorce.
NuNCwm, u , nouvelle.
NuNciuj , a , um , qui annonce , qui rap-
porte ou qui apporte quelque nouvelle.
Ni'Ncfa , a: , meffagere , celle qui annon-
ce quelque chorc , qui apporte une nou-
velle.
Nuncia Junonis, Iris , arc-en ci:l.
NnNciafîo , onis , l'aftion d'annoncer une
chofe, d'en porter la nouvelle.
NuNciflWr, fW^, qui annonce , quiappor-
te une nouvelle.
Nvticiatum , i , melTagc ; i°. rapport..
NoNcfarur , a, um , part, de
NuNCz'o , as ,avi , atum , are , annoncer ,
rapporter, apporter ou débiter une nou-
velle.
Composes.
AN-NuN;/4f/<?, on/i, annonce , mef-,
fage, annonciation.
AN-NuNcfaWr, orh, celui qui annonce.
An-Nuntzo , as , ai'i , atum , are, annon-
cer , apprendre , mander , faire favoir ,
dire , porter une nouvelle ; faire im mel^
fage.
An-Nunt2w , n , V. Nimtius„
DE-NuN/idr/o , onis , dénonciation >
déclaration , fignification , aver-
tiffement , prédiûion , intimation »
ajournement , afllgnation.
DF-NiNT/'a , as , nvi , atum , are , dénon-
cer , déclarer , faire favoir, fi^nifier,
exporer;i0.a(llgncr,aiourncri3''. avertir,
prédire.
iN-DC-NuNT/'a/uî , a,um., qu'on n'a point
annoncé , dont on n'a point averti,
qu'on n'a pas déclaré.
E-NuNCi<2«'o , onis , maxime ou pro-
pofîtioii , par laquelle on aflure ou^i
l'on nie.
12^7 DELALANGUELAT. No
isç8
E Ni'Ncfcr;Vuf ,a,um, déclaratif, ex-
prcfllf , en état d'être propofé ou pro-
noncé.
E-NiNcifltflr, oris , &
E-Ni'Nc/:irrf.v, icis, qui déclare , qui ex-
pofe , qui exprime , qui explique.
E-Nvuciatum , i , propofïtion , axiome ,
* dogme , maxime vraie ou fauiïc.
'E-Nuticifitus , a , um , part, de
E-NuNc;o, as, nvi , atum , are , expli-
quer , déclarer , exprimer , cxpofer ,
faire favoir , prononcer , dire , énoncer;
i». découvrir , divulguer , publier ,
rendre public , révéler, . ,
îsTiR-Nvncio,as , avi , atum , are,
parlementer , porter la parole de
part & d'autre.
iNTFR-NoNcfuj , n, entremetteur, qui
ménage une afftire entre deux perfon-
nes , qui s'entre-méle d'une chofe , qui
traite un accommodement , qui porte la
parole à l'un & à l'autre; i°. trucheman,
interprète ; 3". envoyé , mefTager,
Oh-Nvticians , ùs , qui porte de
mauvaifes nouvelles ; 2". qui s'op-
polê à une loi.
OB-NuNCMfzo , onis , l'aâion de porter
de mauvaifes nouvelles ; 1°. oppofition
à une loi , proteftation contre une réfo-
lution d'aflemblée.
Ob-Nuncjo , as , avi , atum , are , porter
de mauvaifes nouvelles; 1°. s'oprofer à
une loi , à une réfblution d'adembléc
publique , Sec. protefter contre.
PRiC-NuNT/'wi, il, avant-coureur.
I^PRit-NuNTiatJ^'Ui, a, um , qui fait favoir
par avance , qui annonce auparavant.
Pp.yE-NuNTiator, orij, &
Ps^jt-NiiKTinrix , icis , celui ou celle
qui fait favoir par avance.
pRiE-NuNTio , a! , avi, atum , are , annon-
«ei > faire lavoir auparavant , poicci 1. ne ^
nouvelle par avance , prédire , pronofti-
qucr , prophétifer , faire une prédidion.
PraNunt/u;', a , um ■, qui annonce , qui
fait favoir par avance, qui prédIt,quipro-
nofti^ue.
Pro-Nu Ncwr/o , onis , prononciation ;
1°. propofition , maxime , fenten»,
ce , axiome , aphorifme.
PRo-Ni'Nciaèi'/iV , m. f. le , qu'on peut
prononcer.
PRO-NuNciatcr , oris , qui raconte, qui ré-
cite, qui expofe, qui fait le détail. ^
PRo-NuNcia'iim , i , axiome, maxime , (en-
'teilce , aphorifme ; i<*. le prononcé d'un
arrêt.
PRO-NuNciafu^ , voy. Pronunciatio.
FRO-Nvticîatus , a , um , part, de
PRO-NuNcio , as , avi , atum , are , pro^
noncer ; i". réciter , raconter, décla-
mer; j'. juger, ordonner, décider,
porter jugement t^4°. déclarer, dénon-
cer , faire lavoir ; j". promettre.
Re-Nuntw/ïo , onis , dénonciation ,
l'aftion de faire (âvoix ; 1°. rapport ,
récit.
RE-NuNT/iîfuJ , a tum y part, de
R.E-NuNTia , as , avi , atum , are , dé.«io»5-
cer, faire favoir , déclarer , rapporter ,
faire le rapport , donner la nouvelle »
annoncer ; 1°, abandonner.
Re-Num-ç^u^ , a, qui rapporte des nou-
velles.
De Nom , nom, & de CAP^re , pren*
dre, fe forma cette Famille :
NuN-CuPd/Jo , onis , l'aftion de pro--
noncer , de nommer , de réciter;
nomination , déclaration , inftitu-
tion d'héritier de vive voix ; i^,-
dédicace, l'aélion de dédier.
Ni'N-Cupafuj , a , um,part de
NuN-CuPo , as , avi > atum , ara , dù-'S-,
Î2i9 ^DÎCTÎONNAIR
nomincr, décla«r de bouche ; i'^, ra-
conter, rapporter.
FRM-Nvii-Cv?atus , a , um y nommé au-
paravant.
XII.
HOYusy nouveau, ce qui arrive fous
les yeux , qui naîc.
En Grec Nios , a , on.
NovKj , a , uin , nouveau , neuf.
Nova, -<ire, renouvcllcr , innover; être
change.
Novifaj , atis , nouveauté , noblefTe
nouvelle.
No virer , nouvellement , récemment.
Novit!HX,(i,i/m, nouveau, novice ; élevé
à une charge à laquelle on n avoit pas
droit par la naiffance ; efclave qui n'a -
voit pas encore fervi un an.
liovijlimus , a , um , dernier , moindre : %".
l'arriére garde.
Novifunè , dern!er«ment , récemment.
Novaf/o ,onis , renouvellement , change-
ment d'obligation.
'Novator , is , qui renouvelle , nova-
teur ; 1°. ufurpaceur , qui change
d'état.
'Novellas, a,um , nouveau.
Novelliifler , a ,um , un peu trop nouveaM.
tiovellœ ', arum , novelles ; Loix de
Juflinien , au nombre de itS , ajoutées
aux anciennes.
Novei/o , are , planter une nouvelle
vigne; défricher un champ.
Novd/etum , i , jeune plant , vigne nou-
velle.
"t^ovalis , e , qu'on laiiTe repofer un an ,
fans le renouveller , ou fenier.
Novaif , JJ, terre qu'on laifTe repofer
un anu
Composes.
E-j^ovOj-are , renouveller; i". mar-
E ÊTYMOLOG. is6o
quer , fairs une marque pour fe
relfouvcnir.
In-Movo , -îre, renouveller, innover.
IN-Novatio, onis, innovation ; renouvel-
lement d'alliance.
Re Noxoy-are , recommencer , re-
nouveller , faire revivre.
Re Nov-f//» , -are , renouvellsr,
Wt-Novativus , a , um, qui renouvelle.
RF,-Nov/3;;ie/! , 'mis ;Re-No vatio , onis ,
renouvellement. \
Binômes.
t. "Noy-Acula , œ , rafoir ; i '. toute
forte de couteaux ; 5". coupeur de
bourfe.
De Novwj & de Acus, mot-à-mot ,
couteau , inftrument tranchant qui
renouvelle la face , qui la rajeunit.
1. Nov-Erc^i , « , belle- merc , marâ-
tre , femme du psre.
'Novercalis , m. f. le , n. de belIe-mere ,
de marâtre.
De Nov«i & de Erg , patrimonial.
Famille Greco- Latine. •
I. N£o-MENi<z , œ, nouvelle Lune.
De Men , Lune.
Yitomeniœ , arum, fêtes à chaque nouvelle
lune.
NEo-MEMjum , ff , nouvelle lune.
1. NnoTér/a, orum, modernes. '
D'Etos , année , tems.
NEOtericus , a, um , moderne , dont on ne
sVft pas encore fervi, nouveau , récent ,
qui n'eft pas encore en ufagc.
NEOfericè, aiv. nouvellement, récem-
menf,i°. pour la première fois ; 5°. d'unt
manière qui (ent la neuveauté , d'une
nouvelle façon.
>■
i2(îi DE LA LANGUE LA T. No 1262
Adverbes.
Nu-Per , dernièrement , il n'yaguc
rcs , il n'y a pas long-cems , depuis
peu , il y a quelques jours , nou-
vellement.
Nl-Per^- , t, uw, qui efl depuis peu de
jours, récent, tout-à-fai: nouveau.
PiB.-N Te'- •> il y a trcs-pou de rems,
Pro - NuPer , il n y a pas fort lon:'-
tcms , il y a très-peu , depuis fort peu
de teins.
Kv-DÎus, a, le jouf d'avant ce jour-
ci.
Nudius tertius j il y a trois jours ,
avant-hierj c'efi: aujorurd'hui le troi-
ficme jour.
Nudius quartus , quintus , fextus ,
tertius décimuSy il y a quatre , cinq ,
fix , treize jours ; depuis quatre ,
cinq , Hx, treize jours.
XIII.
N O Yem , neuf, la dernière des unités.
I.
I. Nov«/72 , neuf
N iv.'inber , bris , mois de Novembre.
Nov.' i.irii/T , a, um de ni- if , neuvième
N' VEN-Der/pf dix-neuf fois,
NoVEN Vyiilis,, f. m. n. qui fait le neu-
vicnie iour.
t{o^'--nr!iah.- f-r'ie , vacations, vacances
qui iurent neuf jours.
JÇovennia'e Cicrum , facnfice qui fe faifbit
1p neuvième jour.
NovEN D um , a ,, neuvaine , l'efpace
de neuf jours,
"Noveni œ a , neuf,
'Soviet , adv. neuf fois.
•Novi-Genrum , vo/ez Nonigentm..
i.. NoHus ,a, um, neuvième.
NoN-Uj/iV, (r, pièce de monnoic r*mainc
valant neuf as.
NoNA-G vjjriuj , <i, um , dequatre-vîngt-
dix, qui a quatre-vingt-dix.
^NoNA-Ge/îfiriuj, ii, qui a quatre-vingt-dix
ans.
Ni Nf-Gf/zmw , a , um , quatre-vingt-
Jixicme,
Noîj^-Gifj,a<fj'.. quatre-vingt-dix fois,
NoNA-Gi>f.7 , quatrt-vingt-dix.
NoMGi. u PUx Jf.'.r, qui peut être fait en
quatre-vingt-dix manières.
Ni, N G-e,i:i , 6s , ii, neuf cens.
NoN-Gî/;ti , (ir/m, les neuf cens choifîs
pour recueillir les fuffrages dans les
alTemUlées Ju -euple Romain.
NcNiN-Gent; ,œ, a . neuf cens.
NcN^N-Ge/zrfej , adv, neuf cens fols.
}. NoN^ , arum , nones , qui font le
fepcieine des mois de Mars , de
Mai , de Juillet ôc d'Odlobre, &: le
cinquième des autres mois.
4. NoKa/i/, orum , foldats delà neu-
vième Jcciion.
^ouarta , œ , femme de commerce à
Ronu , à qui il étoir défendu d'ou-
vrir boutique avant l'heure de icô-
nes , ou avant trois heures après
midi,.
2.
De 'NOVem , neuf, 6i de ni , joar,,
fe forma cette Famille :
NuN-DiNa? , arum , foires , marchés ,
qui fe tenoient en certains tems ,.
tous les neuf jours , chez; les Ro-
mains.
NuN-Di/Jcrio , onis, trafic , marchandife ,-
négoce , vente, ou marcIié qu'on fiit.
i NuK-Di»(j, <E, DéelTe qui prélidoit aux-.
T2(fj DICTIONNAIRE ETYMOLOG. 12^^
luflratlons qui fe f^if>ieBt pour un enfant
mâle le ntuvieme jour ie fa naiflance ,
&' pour une fille le huitième.
NuN Dinaii.^ ,m.f. le. n. &
tJvA-Dinarius, a, uni , de foires ou de mar-
chés ; qui les concerne. •
NuN-Uiflïf r , aris, qui va aux foires , qui
fréquente les foires, qui court les ven-
tes , un brocanteur.
Non - D'mwm , ii , voyez Nunàinx ;
1°. tems d. la création des Confuls.
Nun-Dj/zo, ai, are ; NuN-Di/ior, ar'.s ,
atus fum , ari , trafiquer , faire trafic ,
rendre & acheter, fréquenter le» foires;
1,°. faire métier & marchandifc , brocan-
ter, acheter pour revendre.
KuN-Dinu/« , i , marché , foire , place
publique.
Composes.
iNTER-NwNDimHffz, H, ) l'efpace de
"1
lNTER-NuNDi/2KOT , i ,> tCmS qUC
durent les foires , l'efpace de neuf
jours.
Tai-NuN-Dî'no yScîn tnnuniinum , à trois
jours de marché , de neuf en neuf jours.
TRi-NuN-Di/!um,i, trois jours de marché ,
gui fc tcnoit chaque neuvième jour.
N.
Nez.
De N, qui fe prononce du nez , vînt
le nom de cet organe , & de-là le
nom des objets hauts , élevés, fu-
perbes : d'où nombre de Familles.
I.
Naswot , /, 1 nez ; x". anfe ; 5°. rail-
NASKi , i , j lerie , moquerie ; +".
difcernement, goût.
îihSutulus , tf , um , dimin. de
'^hSatus , a, um, ior , ifimus , qui a un
grand nez; t». moqueur , railleur ; 3^.
<jui a du gaût , du dircernement.
NASufe, adv. avec raffinement , en raffi-
nant , en cherchant à pointiller , avec
pointillerie ; 1». en raillant.
NAsne; , tis , enchifrenement.
D£ . Naîo , -are, couper le nez.
1.
I. NAsrurtium , n, nafitor , cref-
fon alenois , plante.
1. tiAsiierna , œ , grand vafe à met-
tre de l'eau , fort ouvert par en-
haut , & ayant trois anfcs.
'NASiternatus, a,um , qui porte un de
ces fortes de vafcs.
l.T<ihsamonites , a , pierre précieufê »
rouge comme du fang , tachée de
veines noires.
î-
S , fe changeant fans celTe en R , de
Nas, nez , fe formèrent les mots
fuivans :
Nar/j , is , narine.
NARef , ium , narines; i». regiflre de
fourneau.
4-
De N , nez , vint la famille Nid , flai-
rer ; odeur , qui donna ces mots
aux Latins.
NiDor , cris , forte odeur d'une chofc
qui brûle.
NwoTofus , a , um, qui a l'odeur forte..
Et aux Grecs la famille,
Kwisa , Kmsfa , odeur , fumée agréable
d'un facrifice.
II.
NAB,NAV,
fort , élevé.
Du ptîlnitif N A B, élevé , fort , d'oà
l'Orient.
12(^?
DE LA LANGUE LAT. NA 1266
rOriein. t^lJ , Nuph , élever , vin-
rent ces diverfes Familles.
I.
Navïj , <t, a/72 , 1° coiingeux , vi-
goureux ; 1°. induftrieux , adroit f
3**. qui s'emplcye avec affe<îlion ,
foigneux, vigilant , diligent.
Navo , as, aïi , atum , are, s'employer
avec foin.
Na virdj , aris , voyez N^vities.
Niwiter , adv. , adroitement ; i". dili-
gemment, fôigneuflment , avec vigi-
lance ; j°. ceurageufcinent , avec vi-
gueur , avec force, avec courage ; 4°,
entièrement, tout-à-fait.
Na viriez , ei , foin , diligence , exaflitu-
de , adrefle.
Navê , adr. voyez Navitsr,
N , devenu G N.
C-^Kyus, ayjim , vigoureux, coura-
geux; i". exâd, lôigneux , atta-
ché , appliqué , diligent , vigilant.
G-Navo , as , are, voyez Navo,
G-Navê, advt voyez Gn.wuer.
G-NA\'itiis,»tis, vigueur; i». exaditude,
diligence , foin , application , attache ;
3°. vigilance , enipiefrcment.
G-NAvi:er,aiv. vigoureufcment ; i». foi-
gneufement , diligemment , exafte-
ment, avec attache, application , exac-
titude , vigilance ou empreffement.
Composés,
E-Navo , as , are , s'employer avec
foin , faire tous les efîorts , ne rien
épargner pour réuffir.
Re-Navo , as, are, voyez Renov»,
Rr.N.irare operam , taire de nouveaux
efforts.
NÉGATIFS.
Ig-Na vzo, oRii, lâche , parefleux.
On^, Lut.
Ic-NavIo, is , ire, rendre lâche , paref-
feux.
Ic-Nwhas, tttis, voyez Ignavia.
Ig-Na virer, adr. voyez Ignavê,
Ig-Navw , a , um, l.iche , poltron , qui a
l'anie bafTe , qui eft fans courage, qui
manque de cœur ; 2°. fainéant , paref-
feux; 3». qui rend lâche & pareiïeux ,
qui abat les forces.
Io-Navè , lâchement , en poltron , en
lâche.
Ic-NAvia , ee , lâcheté, bafTeffe d'ame ,
défaut de courage , manque de cœur ,
lâcheté , poltronnerie , fainéantise , in-
dolence,
I . N Aï/i , is , brebis fauvage.
Ce mot correfpond an Grec
HiBades, chèvres qui paiiT^-nt au
haut des montagnes , fur les ro-
chers , & tous viennent de Nab ,
NcB, élevé.
1. Prononcé Neb, il défigna les d.riins,
les chevreuils qui grimpent fur les
rochers ; & de-!à ces mots :
'Ni.-Bris,idis , peau de daim ou de
chevreuil dont on fe couvroit dans
les fêtes de Bacchus.
Nebriîw , x , forte de pierrç précieufc î
confacrée à Bacchus,
li^vus , i , éminence fur la peau ,
tache.
De Neb , élevé , éminent , prononcé
N/£v , fe forma cette Famille La-
tine :
Ualvus, i , figne , marque, tache na-
turelle fur le corps.
U^Yuius , i , dimin. de Niiius,
L4
,2<r7 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. i2(î8
K^tvnfus , a,um, plein de fignes.
U.tvola, arum , éminences qui paroifTent
au cou des chèvres.
III.
NEB, NUB, nuée.
I. Neb«/^ , a , nuée; i". brouillard ,
bruine ; 5 °. un rien.
l^VBuhfus , a , um , nébuleux ; i°. rempli
de brouillards.
'^SBulo , onw, fourbe , affronteur , fripon ,
qui en impofe.
NtJBej, is , 1 nue , nuage , nuée ;
NuE/j,ij, > 1°. vapeur; j^'.cha-
NuB//«;72,i,3 grin fombre , nua-
ge de l'ame j 4°. multitude,
foule.
NuEi/c , orum , nuc5 , nuages , nuées ;
î". air fombre , trirtefle.
"Nvuecula, iS, petite nuée.
NcB;7jr, aris ; NvEilarium , iii lieu cou-
vert proche des aires , où les batteurs de
bled peuvent fe retirer lorfqu'ils font
fiirpris par la pluie.
NuBiZo , -are ; Nupj7or, -ari , s'obfcurcir ,
fe couvrir de nuées.
Ni'Bi/ito, -<7re , fe couvrir de nuages.
HvTiUus, a , um , nébuleux , couvert de
nuées; s,», fombre , obfcur ; 3», qui a
l'air fombre.
Binômes.
NuBJ-FîR, a yum y qui amené , qui
attire les nuées.
NuE<'-F"Guf , a , um , qui chafTe , qui
dlffipe les nu.iges.
NuBi-GEN.ï , œ , engendré des nuées,
Nubz-Ger, a ,um, couver: de nuées.
NuB7-VAGur , a , um , qui erre parmi les
nuées.
Composes.
A-NuBJj , e , fans nuée.
Ad-Nue/'/c , -are , rendre le tems couvert ,
s'obfcurcir,
CoN-NoBÏ/o , -are , couvrir de nuages.
In-NubiZc, are , couvrir de nuages.
Im-Ni'Bij, e ; In-Nubï/uj , a, um y qui
n'efl point couvert de nuages,ferein,fans
brouillards.
Ob-Nub//é> ,-<tre , couvrir de nuages,
obfcurcir par des brouillards.
OB-NuBÏ/ur , a,umy nébuleux , couvert
de nuées.
Oe-Nueo , -ère , couvrir , voiler , enve-
lopper.
PR^-Nusi/uy , a,um, fort fombre, très-
obicur , chargé de nuages.
SuB - NoBJ/ux , a, um, un peu obfcur ,
nuageux.
IV.
NEB , fe naCilanc, devint Nimb ; dGi\
ces mots :
NiMB«j,i, ondée, pluie foudaine
qui tombe avec impétuofité , la-
vaffe ; 1°. nuée noire , nuage
épais ; 5''. voile de femme.
NiMEf)/ÙJ , a ■, um y chargé de nuées ,
couvert de nuages ; 1°. pluvieux , qui
amené de la pluie en amafTant des nua-
NiMBafi/j , a ,um., voilé , qui a un voile
qui le cache.
V.
NIM,
trop.
De Nam , NiM , élevé , (ê forma cette
Famille ;
Nim/j , avec excès , excef-
NiMÏùm, adv. 3 rivement , trop ;
1°. grandement , beaucoup.
NiM/V, trop , exceffivement , avec ex-
cès 5 fans ipefure , cu're mefure , uns
i
DE LA LANGUE LAT. NA 1^70
ditieux; mot-à-mot, qui s'a"itenr.
5. NoT«>«j, i , moelle de Tépine du
dos.
VII.
NI S,
efiorr.
De Nas , Nés , fort, élevé , vint en
Heb. ;-|33 NaSÉ , faire tous Ces
efforts , tenter , elîayer ; & cette
Famille Larine :
Nisus,âs, effort , contention.
Nisii.î- ,a,um, p.m. de Nitor , appuyé,
fortifié , foutenu.
NiTor , eris, nifus , ou nixus fum , niti ,
faire effort , s'efforcer , tâcher; i». s*ap-
puyer , fe fier , fe conEer.
'Miribunàus , a , um , qui fait effort.
Nixwi , ûs , efïort , travail , douleur
d'une femme pour accoucher ; i".
efïort, l'adion de s'efforcer,
NiXis , arum. , efforts ou douleurs d'une
femme en travail d'enfant.
Nixi 'DU, orum , m. phir. &
Nixi, orum , Dieux qui pré/idoient au
travail des femmes qui accouclioient.
Nixor , aris , ari , voyez Niior.
Nixurio , is , ire, faire plu/îcurs efforts ,
vouloir s'efforcer.
Nixuj-, i, l'agenouillé , conlîelbtion ce'-
lefte.
Composés.
Av-Nijor ,eris 1 ni/us ou mxusfum,
niti , s'appuyer à , fur , ou contre ;
1°. s'efiorcer, tâcher de tout fon
pouvoir ; 5°. aider, fecouiir.
Jdniii kajiis , fe pofer fur fes armes.
Ad-Nisut , a,um , ou An-Nixiix , qui a
tjché, qui a fait fcs efforts; part.
Ai;-Niiurus , a , um, qui s'efforcera,
L 4 ij
126^
modération , profufément.
NiM;o,Cilfe met devant les compara-
tifs, ) voyez Nimiè.
NtMiuy , a, um t excefîîf , trop grand ,
plus qu'il ne faut.
Nimius fol , foicil trop ardent , trop
grand foicil.
NiMjffjj, atis-, trop grande abondance ,
excès, Tupcrlluité , profufion.
NiMia , orum , fuperfluitcs.
NrMj-OPEré,beaucoup trop.voycz Nimiê.
Pr^-Nim;^ , adf, trop de beaucoup, cx-
ccflivemcnt , beaucoup trop.
VI.
NAT, NOT,
fefTe ; dos.
Du primitif , Na , No , élevé , fe
formèrent des mots Latins dont
la racine étoit abfolument incon-
nue.
•I. NATes,is ; NAies , ium , feOcs
Eu Irl. Nad , fefTcs.
Cette Famille tient à celle de No,
NoT , dos.
En Irl. No , dos.
En Gr. Nôtoj , & N0T0/2 , le dos ,
le derrière.
NoT^ej , pareffeux ; mot- -mot ,
qui pafTe (à vie accroupi fur les
fefles , fur fon derrière.
De-là l'Oriental niJ , A^o^ , fuite : *«
fuyant on montre le dos.
Tlj NaDD , fuir ; x°. être er-
rant , vagabond ; 3". voyager} 4°.
s'agiter.
î,"NATinaiores ^ um , Marchands,
Negocians; mot à-mot , qui voya-
gent pour leur commerce ; z°. fé-
I27I DICTIONNAIR
AM-Nis.if , (i , i/m , qui fait Ces efforts ;
fart, de
AN-NiTor , er;j , n/xuj ou nifusfum , ri ,
faire fes efforts.
■ An-Nixé, adv. avec effort , en s'efTor-
çant.
An-Nixu.v , a , um , voyez An-Nifus.
CoN-NiTor , erij , nifus ou xus fum, nhi,
lâcher , efTsycr , tenter , s'efforcer ; i°.
s'appuyer ; 3°. enfanter ; & parlant des
animaux , mettre bas.
CoN-Nrxw , a , um , part, de ConnhoT ,
qui a fait fes efforts.
E-NiTor, eris, ni/us ou nixus fum ,
ràti f s'efforcer , faire cfïort , tâ-
cher , prendre peine , fe peiner ,
travailler, fe donner du mouve-
iiierc , employer tous fes foins ,
faire fôn poflible.
E-Nixè ) lus , ijfimè , aàv. &
E-i<i\im adv, avec effort , avec force ,
avec vigueur , avec empreffenaent.
E-NiXiw , ùs , enfantement , accouciie-
ment , couche ; i^. effort,
E-Nixa , ce , accouchée.
Enixa partum , femelle qui a mis bas ,
qui a fait des petits.
In - NiTor, eris, nixus fum, niti , s'ap-
puyer,
Ïii-Nirens, lis, quîs'appuie deffus.
Ob NiTor, eris, nixus fum , niti,
faire effort ou fe roidir contre,
rcfifter avec effort.
Obniti adverfis , (è roidir contre fes
malheurs.
Ob-Nixè, adv, avec effort , en s'cffor-
çant , avec inflancc , inflammcnt , avec
emprefTement,
Ob-Nixuj , a ,um, part. à'Obnitor.
Ob-NixuT cpibui , qui s'appuie fur fes
. grands biens , qui fc tient fort de fes ri-
E ÊTYMOLOG. 1272
chefTes/î''. attaché à Tes intérêts, atten-
tif à fes affaires,
Rp-NiTenj- , tis , qui réfifle , réfîfîant.
RE-NiTor , eris » nixus fum, ti , réfiflcr.
RE-NiXi;î , ûs , réfîflance.
SuB-Nixiu , a , um , appuyé , accoté >
foutenu ; i". qui fe fie, qui fe tient fort
sûr.
Sub-Nixo ejfe anima , faire le fier, fe
tenir fier,
VIII.
NECS,
lien.
Du Celte Nech , Nés , liaifon , con-
nexion , proximité , voifinage ,
vint cette Famille :
Nexwj , ùs , nœud qui lie ; %". l'ac-
tion de lier ; 3*. lien, ligature ; 4".
entrelacement , -entortillement ;
5°. voy, Nexum,
Nixum , i , n, obligation par laquelle
celui qui ne pouvoit payer fon créancier ,
s'engageoit de le fervir pendant un an,
comme Ton efclave.
Nexuj" , i , qui efl en prifon pour fes det-
tes , ou qui n'ayant pas de quoi fatisfaire
fon créancier , étoit obligé de le fervir
pendant un an comme fon efclave ; »".
efclave pour dette.
Necto, is, Nexuz, NEXum,c?ere, nouer,
• lier , attacher , joindre enfemble , en-
gager , entrelacer l'un dans l'autre ,
affembler avec.
Nexio , onis , l'adion de fe lier , de
nouer ; z°. iiaud.
Nexo , as , are , voyej NeSlo.
Nixor , oris , qui lie , qui noue , qui
entrelace.
Nexi/fj- , 772,/. le , qui peut fe lier, qu'on
peut nouer ou entrelacer,
^ïcyendus i a. , umy qu'il faut nouer,
1 lier^
127J T>E LA LANGUE LAT. NA ,127^
Composés. .
Ad-Necto , is , exui, exum , neclere ,
attacher , lier , joindre enfemble ,
nouer , annexer.
An-X'Exuy , a , um , lié , attaché , joint
cnf.mble , noHC.
An-Nexuj , ixs , proximité , contiguité ;
x°, lien , nœud , attache.
An-Nexj/j , .î , u/72 j attaché , lié , noué.
Circi'm-Necto , is , x\à , Ûere , nouer ,
attacher autour.
Con-Necto, is, nexi ù nexuî, nexum,
clerc , lier, joindre, attacher, faufi-
ler enfemble ou avec.
Co»-N'ex;(3, onii, voyez Connsxus.
Coh-NexzVw, a, um, qui joint, qui lie.
Con-îTexuw, i , connexion , conféquence.
CoN NEXui , ûj, liaifbn , conjugaifon ,
connexion , entrelacement.
Coïi-NEXui- ,a,um,\ié, attaché , joint ;
voyez ConneSlo.
Ïti-Nixus ,a ,um , appuyé deiïus.
In-Necto , is , nexai , nexum , Slere , lier
avec , nouer enfemble , attacher à.
Ihier-Necto , is , nexui , neâlum , âere ,
bander , lier enfemble , entrelacer ,
joindre.
Ob Necto , is , ère , engager , obli-
ger , lier,
Ot-Nïxraio, onis , engagement, obli-
gation.
Pro-Necto , is, nexui, nexum, 6lere ,
lier , nouer enfemble , treiïer.
T^os-'NESium, ii;VB.o-Nzxium, ii, amar-
re d'ancre.
Sdb-Nfcto , is, nexui , nexum , Btre ,
no'jer par-deiTous ; i*. ajouter; j». fouC-
cnrc.
SuB-NEXur, a , um , participe de Suh-
neSlj.
Super- AD- Nexu^ , a» umy noué par-
dclTus..
IX.
NIC.
Du Celte Nach, Nech , fur, def-
fus , fe forma la Famille. Grecque
NiKOj , vidoire , mot-à-mot , fu-
périoritc dans un combat : dc-là
ces mots :
^iceieria , orum , prix d'une viiftoire -,
1°. réjouillince pour une vidoirc.
Epi-Nic/'iz , orum, feflins, réjouifTances &
pcé/îes , à l'occafion de quelque vic-
toire.
An NicETumjf, anis, plante ; il doitvcnisr
d'«»ix»TiÇ , infurraontablc , fort,
Nicsrotianum , i, forte de parfum.
N.
[Nager.
De la liquide N , fe forma le Grec
Nao, couler ; 2», habiter; de-là
ces Familles Latines :
I.
I . No , as j ayi , aium , are , nager y
i". aller fur l'eau, voguer.
Composés.
Ad-No, as j avi, atum,are, nager,
aller à la nage vers ou jufqu'à un-
endroit ; approcher, aborder en
nageant.
Adnare terra ^ nager pour aller à
terre Naves, nager pour aller
à bord.
E-No , aj , avi , atum , are , fe fauvcr à la
nage , fe retirer , fortir.
lN-No,as, avi , atum , are , nager de*
dans , flotter, voguer dcfTus. ■
Re-Nj , as , avi , atum , are , retourner à
la nage, renager.
,275 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
Tra-No, .25, avl, aium , are , pafTer
à la nage.
2.. NAïsJdis , Naïade , Nymphe des
fontaines , des' rivières.
Naïc-ïj , a, um . de Naïade,
NA'iaJw,um, Naïades , au pluT»
II.
Nato,(î5, avi , atuni , are, nager;
z°. s'étendre , fe pouffer au loin ;
j°. être incertain, chancelant.
C O M P OSES.
Ab-Nato, as , avi, flfum, are, s'éloigner,
fe retirer, s'écarter en nageant, fc fau-
vcr à la nage.
Ad-Nato , are, voy. Adno.
D^-Najo, -are , pafTer à la nage.
E-Nato , «T , avi , atum , are, fe (auver
à la nage , s'échapper.
In-N/.to , flj- , avi, atum , are , (urnager ;
a°. nager defTus, flotter , voguer , aller
en nageant.
Ob N ato , as, avi , atum , are , nager de-
vant ou à rencontre.
Prj€-Nato , as , avi, atum, are , na-
ger devant ; 2. * . couler par devant,
au long.
Super-Nato , as , avi , atum , are , furna-
ger , flotter dcfliis , nager par-dtfTus.
Scper-E-Nat» , as , avi , atum , are, fur-
nager , nager au-delTus.
Sub-Nato, as , Rvi , atum , are , nager
defl"ous ou par-deflous.
Trans-Nato, as , avi , atum, are , &
Traks-No , as, avi , atum , are , paflcr
à 14. nage.
Participes.
I. Nanï, tis , nageant.
Super-Naks , tis , qui furnage.
j. liATans , :is , nageant , qui nage.
127(5"
Si'PHR-NATiinj , tis , furnagcant , <jui fur-
nage , qui flotte defTus.
SuBTER.-NATa/!J , tis , qui nage par-deC-
fous.
III.
I. HATatiie , is, rcfervoir d'eau où les
canards & les oies peuvent nager.
NATatilis , m.f. h , qui nage , qui peut
nager.
NATario , onis , la nage , l'aftion de na-
ger.
NATflfif/w ,a,um, voy. Natatilis.
NATaf or, orij , nageur.
NATatûria , ce , voy. Pifcina,
NATatus ; ûs , voy. N.^tatio,
NATabulum , i , voy. Pifcina.
Natio , onis , l'adion de nager.
1. Nabilw , le , qu'on peut pafler à
la nage, où l'on peut nager ou na-
viger , navigable.
In-Nabil/.? , m.f. le , qu'on ne peut paf-
fer à la nage.
IV.
Nàyïs, is , navire, vaitTeau , bâti-
ment de mer.
Nâvïa , « , auge de bois , pièce de bols
creufée pour fervir de vafe ; 2.°. canot ,
arbre creufé pour fervir de bateau.
NAvigium , ii , navire , vaifl'eau ; voyeî
Navigatio.
NAvigiolum. , i , petit vaifTeau.
NAvicula , ce , brigantin , galion ,
pinafTe , flibot , frégaton , barques , &c.
dimin. de Navis.
NAvicetla , ce , nacelle , petit bateau.
NAV/Vu/aria , œ , métier de pilote , art de
la navigation ; z°. manœuvre de la mer.
Navicuiariam facere , tre pilote.
NAvicularis , m. f. re , qu'on tranfporte
par mer ; voy. Nauticus.
]^Avicuhrlus , ii; UAviculator , or/j , ma-
telot , pilote , maître d'un Tàiff'.-au.
1277 DE LA LANGUE LAT. NA 1278
Na vicM/or , aris , atusfum , an ; voj-. Nm-
culor.
Binôme.
NAvi-TtiAiamus, i, yacht, forte de
petit bâtiment propre à fe prome-
ner fur mer , ou à Eiire une petite
traverfce ; i°. le Bacentaure de
Vcnifc, forte de bâtiment de mer.
V.
Nav-Igo, as f avitcttitm, are^ navi-
ger, naviguer; aller en mer , par
mer ou fur mer ; faire une traver-
sée.
NAVignbills , m.f. le, navigable, où l'on
peut naviger ; i". qui porte bateau.
NAvigatio , onis , navigation , courfc qu'en
fait fur l'eau , temps qu'on y demeure ;
z°. Monçon , faifôn propre à naviger.
NAvi^afor , oris , navigateur.
tikviga.:us , a , um , fur lequel on a navi-
gué.
NAViçer , !i , Ù77!, qui porte des vaifTeaux,
où l'on peut naviguer,
ti.wc'.ilor, arts , atusfum , art , naviger,
naviguer , aller fur mer.
Co MPOSÉS.
A D- t^xvigo ,as,ayi, atum , arf , aller
par bateau en quelque lieu.
Circum-Nav;^o, as,avi,acumy are, na-
viger tout autour.
E-N\v,^o , as , cvi , arum, are, naviger ,
paTer , trajettec , faire trajet , fyre
canal.
In-Navï^-o , at , avît etuih , art , navi-
guer , voguer deiïijs.
Pîr-Na V!;^ 7tio , cnis , travecfée de mer ;
i". navigatir'n le long d'une cote.
PeK-^wr^tc, , oris; q'û fait une tra-
Vcriéc de mer, qui riavigc le long d'une
côte.
Per-Nav/^i7?uj , a , um , parcouru en na-
vigeant , part, de
PnR-NAv/go, flj, are, faire une traver-
fée ; 1°, naviguer le long ou autour
d'une côte , courir toute une cote.
PRjE-NAv;^a(io , onis , navigation au-
delà.
PniE-NAv/go , as , avi , atum , are , navi-
ger au-deU. ,
RE-NAv/go , as , avi , atum , are , retour-
ner , revenir par mer.
Sue-Nav/^o, as, avi, atum , are , navi-
guer ou faire route au-deffous , prcn-
dre fa route au-defTous.
Trans-Na V!>o , as , avi, atum , arc , tra-
vcrfer de l'autre côté de la mer.
VI.
Familles Diverses.
1. t^Ay ita,œ, matelot, nocher, ba-
telier; z°. Caron, palTeuraux En-
fers.
NAUia , te , matelot , marinier
NAi'Tifiif , j, matelot , hismme de mer,
rnarin.
NAuTifuT, a,um,ie matelot, de marine;
de mer, de navire,
Naudcus -partis , bifcuit de jner.
Nauth':; , (Z , femme qui fait le métier
de pilote,
2. Naulkot, i, nolis, fret, prix du
loyer d'un vailfeau ; 2°, payement
pour le transport d'une perfon-
ne , ou pour celui de quelques
raarchandifes ; 2 °. naulage qu'on
payoit à Caron dans les Enfers, fai-
vanc la créance des anciens Payeiis';
}°. piécs de monnoie qu'on met-
toit à cette intention dans la bou-
che des morts.
I27P DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
j . NAv<s!/<f , iSi 7 havre , port ; i\
l^Awalia , ium , > arfenal de mari-
ne; î". forme où l'on bâtit&: où
l'on radoube les vaifTeaux.
lJAyalis,m.f.le n. naval, qui concerne
la marine, la navigation, la mer; i°. de
mer, de navire.
Binômes Grecs.
;î. NAV-ARCHZJ,ri^/j,V?.i{reau Amiral.
l^Avarchuui, Amiral , Chef d'Efcadre,
Patron ou Maître de navire , pilote :
à'AKKhos , Chef,
a. NAv-ARGKi, i, le navire Argo ,
le vaiffeau des Argonautes; i".
conftellation compotce de foixante-
trois étoiles.
•5 , Nau-Mach/<2 , a;, Naumachie, re-
' ' préfentation d'un combat naval,
qu'on donnoit par divercilTement
au Peuple Romain; 2°. canal rem-
pli d'tau où ce combat fe donnoit :
de MakAc, combat.
NAu-MACHi^rif, orum , ceux qui com-
battoient aux Tpeftacles de la Nauma-
chie.
N.Mi-MACHmrm , a , um , propre aux
cotubats de la Naumachie.
4. De Pâse, conftruire, vinrent ces
mots :
JJau-Fegm ,ce, -i fabrique de vaif-
NAO-PEGiVtf , « , i leaux , l'art d'en
bâtir.
NAU-PEr,;ii.-n, ii, forme , chantier, atte-
lier où l'on bâtit des vaifFeaux.
Kau-Piguj-, i , charpentier de navire ,
maître de hache,
j, NAU-PHRACTzm , i, Hibord de
navire ; i*. armée navale , flotcc
IZÎO
équipée en guerre : de Phractô^
forafier.
6. Nauto-DiciT, arum, m. Intcndans,
Commiflaîres de Marine , Juges
d'Amirauté : de DlK , Juge.
VII.
I.
I . N ANWW2 , i , pot à l'eau.
1. Nau-Pli«j, i , efpcce de polype ;
1*^. petit poilTon quife met dans
une coquille formée comme un na-
vire , & la fait voguer : de Nau,
vailTeau.
}. NAu-Tawi, i , forte de poiflon de
mer qui imite dans ià route un
navire.
2.
A'Nas, aiisf canard , caiie : 2^. VïC-
taîe qui vient à l'anus.
Gr. Ncjja : Dor. Najfa , canard.
NïSS0-TB.0PHzuni , ii , lieu où l'on nourrit
des cannes : du grec Trépho, noutfir ; &
Nèjf:i , canard.
NASsa , <E , nafTe , infirument d'o/îcr pro-
pre à pêcher.
\ Famille G re g o-L a t i n e.
Noms , i , en Grec Notoj , le vent
du Midi , le Sud.
Noms alhus, le vent du Midi lors-
qu'il amené la iérénité. — Procel~
lofus , le vent du Midi lorfqu'il
caufe du mauvais temps.
Noto-Zephyrux, i , fud-eft , vent.
Noxiw, a, um , méridional , du midi,
du fud , auftral.
Notius palus , pôle antariftique.
Noria, a , Cotte de pierre précieufe qui
tombe avec la pluie ; voyez Ombria.
Composé
i28i DE LA L A N G U E L AT.
Composé Grec.
PiRi-N^a/w , / , périnée , encreferïïoii.
VIII.
N EP,
Nip , Nymp , eau.
Nip eft un nom primitif de l'eau ,
don: nous avons rapporuc la fjmille
dans nos Origines Françoifes , co/,
-60.
Dc-là vinrent les Familles fuivantes.
I.
Nep-Tun ,
la grande Eau»
De Nep , eau , joint à Tuk , vafte ,
profond , fe formèrent ces mots :
tliv-TuNus ,i, qui, appliqué à l'eau,
dcfigna la grande Eau, la Mer ; Se
qui appliqué au Dieu de la Mer ,
fîgnifia mot-à-mot , le Souverain des
Eaux, Neptune.
NEP-TuNiuf , a , um , qui concerne Nep-
N A laSi"
bains ; 4°. deux promontoirjs de Macé-
doine;?", rocher prc-5 d'Apollonic , d'où
coulent des fontaines d.' bitume.
N ympA. -rina, o!, forte de pierre précieufe.
NimpAî,! , <]r, lys d'étang, nénupl.ar ,
IX.
tune.
Nep-tunia arva. —Prata , mer , campagne
liquide.
NEP-Ti'NWf , es , fils de Neptune.
Nep-Ti N.î//a , ium , fêtes de Neptune.
2.
Kipxrtï , orum, bains.
Nip , en fe na(àlant , forma ces mots :
NYMP^iç , arum , les Nymphes : moe-
à-/>iot,\es Déefles des eaux; elles
en écoient regardées comme les
Souveraines.
NyMP/î«u/72, f. Temple dédié aux Nym-
phes ; i". bain; jo. bâtiment où il y a des
Orig. Lat<t
NAS, NOS,
Soulèvement de cœur.
Nas,Nos, efl; un mot primitif qui
déligna les foulcvemeiis de cœur ,
fur-touc ceux que cauîe la mer:
ainfi il tient à la fimilleM», M au,
relative aux eaux.
En Or. t^'iJ , Nos.Nosk, être mala-
de , incommode.
En Grec. Nosoj, maladie, dégoût; in-
dilpoficion.
En Ba(que , Nasc^ , foulèvement de
cœur , envie de vomir ; 2 ". dégoût j
3 '^ . abomination.
De-là cette famille Latine :
Naos^^î, a , naufée , envie de vomir ^
foulèvement de cœur, principale-»
ment celui que caufe la mer.
IJ M-seahiUs titi. f. le,n. qui peut exciter
à vomir , qui peut foulcvcr le cœur,
donner des naufées.
N.wSL'abunJu!, i, um, fort fujet aux (bu-
levemens de cceur , aux naufées.
tis
qui
les envies
de
Nni'Seans
vomir.
NAvseitor , orU , à qui la mer caufe des
envies de vomir,
NAt'Sfiî , .7^, cLii, arum , ars , avoir envie
de vomir , avoir mal au cœur , ou lies
foulevemens de cœur , principalement
fur mer;t'',fcntir du d°goût,paroitrc dé-
goûté , fentir de la répugnance , de i'a-3
M4
,^85 DICTIONNAIRE ETYMOLOG. 12?^
verfion ; ne fouffrir qu'avec peine ; mé-
prl'er , rejetter , dédaigner.
HAvseofus, a, um, qui fait foulevcr le
cœur, qui excite au vomiflement, qui
caufe des envies de vomir.
l^Avscola , ce , petit mal de cœur.
NAUsea , « , eau croupie de la fcntine
d'un navire; t». forte de plante qui porte
des baies noires , de laquelle te fervent
les corroyeurs ; ?». eau dans laquelle on
fait macérer les cuirs.
Famiiles Greco-Latines.
Noso-CoMifl, <£, guérifon , cure.
Noso - CoMium , a , Hôpital , Hôtel-
Dieu.
Noso-CoMuJ- , a, um , qui guérit , qui
fait des cures ; i°.hofpitaUer.
Noso-CoMiiî , i , maître d'un hôpital :
■ du Grec KoMeiî, avoir fcin.
Nosc-DocHiu772 , H , Hôpital , Hôtel-
Dieu.
Noso-GNOMo?7ice , es , pratique de con-
noître les maladies.
NAR,
Eau , Rivière.
NAR efl: un mot primitif qui dcfigna
l'eau courante , & devint le nom
de plufieurs fleuves. De-là:
I.
i.Nar/c-z,^, •>(•„„£ de poiflon
NeriT(3 , arum , '
i.NEReaj, ei , Nerce, Dieu de la
mer; 2". mer.
NERfix, idis, fille de Nerée, Nymphes de
la mer ; Néréide : au plur. NERtifiiei ,
dum.
3. Nerzhot , a , laurier-rofe , aririf-
feau : il croît au bord des eaux.
II.
Narro, -are , dire , contîr , raconter.
C'eft faire couler les paroles : on les
a toujours comparées au flux des
eaux.
NARE.2W, tjs, qui raconte.
NARRaiiifj, f , qui peut être raconté,^
NARRatio, onis , narration , récit, adion
de raconter.
NARRatu; , O.f, mêiîie que KvTano.
NARSidduncula , ce. , diminutif de Nar'
TAtio.
NARRjfor , oris , qui raconte , qui narre,
Co MPOSÉS.
De-Narro , -are , raconter.
E-NARRJfio , cnb , narration , récit,'
rapport ; i". explication , expofition ,
interprétation.
E-NARRa£iib,a:f;'. en racontant plus au
long.
E-NARRfltor , oris , voy. Narrator.
E-NARRatKJ ,i;5 , voy. Enarratio. ^
E-Narro , as , avi , atum , are , dire , ra-
conter , rapporter , réciter j i". expli-
quer , interpréter, expoftr.
PRyS Narro , as , avi , atum , are , racon-
ter auparavant.
Re-Narro , as , avi , atum , are , racon-
ter de nouveau.
l^-'E-l^ KKr^abilis , le , qu'on ne peut
raconter , inexplicable, admirable ,
inconcevable.
Tu-E-NARRiiii/ifer , advM'me manière
qu'on ne peut raconter , d'une manière
incxpliquabie.
Li-E-NARRatUJ, a , uirii qui n'a point
été raconté , inoui:
III.
GNARar/j , e.
intelligent, {ça*
qui COIV;
•î intclli
, i vanc ,
128; DE LA LANGUE LAT. NAR isS^T
noir , qui fçait ; inftruir , expé-
rimenté , entendu ; i*?. fur, aflu-
ré ; î '. connu,
GNARs,(irfv. doflemcnt , fçavamment ,
avec connoiflance.
Gtit-Rtas , aiis , connoiflance , expé-
rience.
PfRiG-NARuj , a , um, fort ignorant.
Frog-Nar^ , ai^v. puMiquemcnt , en pu-
blic , devant tout le monde , ouverte-
ment,
pROG-NAR;ffr, adv- avec vigueur, vl-
gcureufcment , avec force , courageu-
fement , hardiment,
Ig-Vari/j , a , um -, Ignorant , qui ne
fçait , ou qui ne connuit pas.
IV.
NAR,NER,
Du Primitif Nar , fort, vinrent ces
Familles- Latines.
I.
Ner/c), usi force, pui (Tance, violence ;
z°. femme de Mars.
NrR!?/7f , es , femme de Rîars,
Nervw/«x, / , dlmin. de.
Hiv-vus , i , nerf; 1°. force ; 5 ". ef-
fort j 4*. corde à boyau; 5°, le
nerf par excellence; 6°. lien qu'on
metroit au cou & aux mains des
criminels ; 8". entraves qu'on leur
metroit aux pieds, ceps.
N: Kvdis , is , forte de plante.
Nfp varia , onis ^ l'adicn de fortifier les
nerfs.
Nfrv ;ror, cris , qui fo'tifie les nerfs.
NLRVicfuj, a, um , de nerfs , fait de
nerfs,
NiRV/raV/uniiw , avec des cordes d'arc.
Nf Rv/rw, (I, um, qui a les nerfs attaques.
Ni R voie, adi. avec force, avec vigueur,
d'une manière énergique.
NERVp/îrnj, atis , force , vertu , vigueur.
NerV(i/Î/j-, a , um , nerveux, plein de
nerfs ;iio. énergique , plein de force-,
de folidité, fort en raifonnenient.
Composés.
E-Nerv/j, ve, énervé, afloibli , qui
n'a point de vigueur , qui ell (àn^
force; i". languillànt, moujâche»
efféminé , plein.de mollefle, foible-
E-Nervo , as, avi , acum , are , énerver ,
atFoiblir , amollir , rendre efféminé,
Sub-Nervo , as , avi , antm , am , couper
les nerfs; :». énerver, affbiblir.
2.
Nerv;'^ , a , cordé à boyau.
NERvfiim , a , voyez Nervia.
Hv.Kvinus , a, ujfi: Nervini fanes , cordes
à boyau,
3 . F A M I L L E S-G R E C Q U E S.
I. Neoro-Batû,^, > daLîfèur decor-
Neuro-B .KTes ,(s,\ àc , qui da'niè
lur la corde :
de Neurcjj, corde , (?c Ba , aller.
NEDRiciAJ, .1, um, qui a les nerfs atta-
qués , qui fent des doaicurs dans les
n.rfs.
i-.-NïBRÀï , aJis , forte de platite,
Nfur/j , idis , voyez Neurar.
^.N^VRoïdes, is, laitue fâuvage.
NiiiROs-PASmw, i , «. ronce, arbrijjsaui
V.
NAR,
Fort.
Du primitif Nar, fort dans tous le*
fens , vinrenc :
M 4 ij
1287 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. i^Sg
*. Nab-dkj, i ; Narc«ot, i , nard, ar
trijfeau aromaûjue.
En Grec Nab.doj.
En Oriental m:, nard.
NaRd/"W, a, um , de nard, qui a l'o-
deur du nard.
NerjV , ij , elpcce de nard de montagne.
z».
La Famille Greco- Latine Narthex ,
bocte aux parfums ; d'où ,
î^kKTwex , ecis , férule , plante qui ref
" fenible au fenouil.
En Grec NAPeHS.
NARTHer/ii"! , ii , boîte o''i l'on met des
fenteurs, des parfums; cafTolettc.
ÎJARTHsffa , vo)xz N^nhex^
NA,,
Maifon,
IDe N , défignant l'intérieur , le de-
dans , i'e formèrent le Grec Nacj ,
Temple.
L'Irl. Ma , dans : Nkad, nid..
le Bas-Br. NytA , domicile ; i». nid.
Et cettte Famille Latine :
fiiDUS, i, nid ; nichée , petits d'un nid;
1°. portée, ventrée, les petits d'un
animal.
NiDi(/u.f , i, petit nid.
NiDuior , arÏ! , afi/f f^m , tri , nicher ,
avoir ou faire fon nid.
hiioamen-a, orum , tout ce q.ui fert aux
oifeaux à faire leur nid.
NiDïo , es , ère , voyez Renideo ; i°. te-
jTioigiier fa joie par un léger battement
d'ailes à l'arrivée de fon père ou de fa
merc au nid.
Binômes.
flim-Ficiuni f ii, conftruftion d'un
laid.
NiDi-Fico , as,avi,atum, are, bâtit
fsn nid , faire fon nid.
NiDi-Ficuï, a, um, qui fait fon nid.
Isi-NiDi-Fico, as , avi, atum, are , met*
tre dans un nid.
Intfp.-Nidi-Fico , as,avi, ttum , are y
faire Con nid encre ou parmi.
,0 Dr ' ■-
i*». Grec- Latin.
Pro-Naon,*, ipor<:lie du Temple».
PRO-NAos,i,5 parvis
. ' . ) -
Du Gr. NAOi , Temple.
Pro-Naï.!, œ. Minerve qu'on avoit cou-^
tume de placer au-deyant des temple^
dan; leur porche.
NAI,
Certainement , irès-con flanc.
N^ , en Giec N a.i : ces deux mots fi-
gnifient , certainement , en vérité ,.
il efi: confiant.
Ils viennent donc de Nai, demeure ,•
ce qui efl: à demeure, confiant,.
invariable.
NoTvas, i, bière , cercueil de bois i
de No, loit qu'il fignitîe demeure ,.
maifon-, (bit qu'il (Agnifîe navire.
NAD, NET,
FiL
Nad, Net, fignifîe en Celte , fil,
Élet , tout ce qui eft délié : i°. un
fil d'eau 5 5''. ^oïdve du fïl ; 4".
coudre , couture.
En BaS'Br. Nado5 , aiguille.
Neud , Neut , fîl à coudre<^
Nez^ , filer.
En Angl. Net , filet , rets.
En Gr. NetAo, filer. .
En AUem. Nat/4 ^ couture^
k2É9 DE LA LANGUE LAT. NAT
De- là ces Familles.
I,
NïTK/« , / , fil.
Net^j-, a, um, F/lé.
Net/o , onh , filage.
Nttorium , ii , fufcau.
Neo , evi , esum , ère , filer.
Netî, fr , fcptieme & plus grolTe corde
d'une lyre , déiiéc à Saturne ; dernière
ou plus uroiïe corde d'un inrtrument de
mufîque à cordes ; quatrième d'un vio-
lon ; fcpticmc d'une viole ; z°. fep-
tierae en deicendant.
Composes.
Ï2p0
|*£RNïo , es , nevi, netum, nere , ache-
ver de filer.
Per-Netw , a , um , part, de Perneo,
PARA-NETe,ej-,la fixieme corne delalyre,
dédiée à Jupiter.
Varanete fynemmenan , C fol ut fa —
iia\eugnienen , D la ré fol , — hjperbo-
Ixon , G ré fol ut.
II.
Natr/at, m^, fcrpenc; 2°. plante fore
puante.
Le ferpent efl: appelle Nat, à caufe
de fa forme déliée.
En Celte , Natr , >
Cornouaill. Nad^ , \ '"'^P""^'
III.
NOD.
De Met , fil , vint la Famille Nod ,
nœud , lien.
En Or. 13- y, HoxaD , lier.
NoDwf , i, nœud 5 z**. difficulté, em-
barras.
if'jdus Jicrculeus t nœud difficile à
défaire , ou une très-grande diffi--
culte.
^oDulus, i , iîm'in.
^J'oDO ,as , avi, arum , are , nouer , lier j
attacher, faire un nœud.
NoDutio , onis, nœud , nodofîté.
NoDufor , oris , qui noue,
UoDanis , a , itm , noué.
NoD0fus , a. , um , noueux , plein de
nœuds , qui a plu/îeurs noeuds.
Nndofa chiragja — podagra , goutte noué*
aux pieds ou aux mains.
NoDi(j , (B , Pariétaire , forte de plante,
C M POSES.
Ab-Nodo , as , avi, atum , are , cou-
per les nœuds, les excroiflànces des
arbres ©u des plantes.
De-Nodo , as , <irc, dénouer.
E-NoDo, as , avi ,. atum , are, ôter hs
nœuds; 1°. expliquer, expofer,
développer, déclarer, interpréter,
éclaircir, démêler, donner jour,
rendre clair ou intelligible, lever
les difficultés, ôter les obfcurités ,
dénouer.
E-NoDcicè, iàs, ijjimc, clairemenr ,
évidemment , nettement , intelli-
o;iblement , tout au long.
o
E-Nouû«'o fOnis, explication, exp'o-
fîtion , déclaration ; i*. dénoue*
ment.
Enodaùo nominum, étymolocie des
mots.
E-NoDizror, or/.f ,expofiteur, qui dé-
noue , qui explique , qui interprè-
te , qui démtle.
E-NoDM , ic , qui eft fans nœuds, quî
[ a'eft foint noueux, qui n'a poinî;
tapi DICTIONNAIRE ETYMOLOG. i2pa
de nccuds ; i°. clair , iinelligible ,
ians difficulté j 3 % aifé , coulant ,
facile.
In-E-Nod/i^/Vw, /e, qu'on ne peut dé-
nouer , qu'on ne Içauroiç démcler
ou débrouiller , inexplicable.
Inter-Nod/wot , à" , l'ctpace qui eft
entre deux nccuds ; z". ce qui eft
entre les jointures,
Ki-Novans, lis, qui renoue, qui re-
lie , qui refait un nœud.
KE-Novatus , a , um , parc, de.
RE-Noro, as, avi, atum,are, re-
nouer , relier , rattacher avec un
nœud , refaire un nœud.
SuB-NojDo, as y avi, atum , are^ nouer
par-delTous.
Tri-Nodz-j, ^s , qui a trois nœuds.
NEG,
Affaire.
Du Celte Necw , affaire , occupa-
tion , commerce , vint cette Fa-
mille Latine :
Necot/mot , // , affaire , occupation ,
emploi 5 i°. négoce , commerce ,
trafic, marchandife.
NiooT/aror , oùs , négociant , trafiquant ,
commerçant; 1°. homme d'affaire , in-
tendant.
liEi-oria'rix , îcis , marchande , celle qui
commerce.
"bîtcoriatus , a, um, part, de Negotior :
commercé . trafiqué.
Negcti - NuMMiu.c, a , um , négocié à
prix d'argent , qui concerne le négoce
d'argent.
NEG0T!(j/u7n , i, àimin, de Neg-ot'iuin,
NEGOTior, aris , atusjum , an, coni'
mercer, négocier , trafiquer , exer-
cer la marchandife, être marchand.
Negoiiari animas , tuer ou afiàfliner
des gens pour de l'argent , faire !e
mcLier d'airafîui.
NEGOTzwft/j , a , um , orcupé , cmbarraffé,
plein d'affaires, qui a beaucoup d'affai-
res , où il y a bien dïs affaires.
"NEcoTi/irariu! , a , um , qui fert au né-
goce , qui cil employé au commerce.
NEGOTi'j/ii, m. f. le n. de négoce, qui
concerne le négoce , d'affaires , qui con-
cerne les affaires.
NiicoTidns , tis , qui trafique , qui efi
marchand.
NfcOTf.iriuf , a, um , vovez Negotlator.
NEncT/atio , onis , négoce , commerce ,
trafic, marchandife ; i". négociation,
N E M ,
FA
cret.
Du Celte Lam , Lem ,Jorêt , bois,
prononcé Nam , Nem , vinrent
ces Familles,
I . En Latin.
Nemhj , oris , bois , forêt.
Sus nemoris cuUrix, une Iaie,fânglier
qui demeure dans les forêts.
NEMora/ij, m.f. le , n. ^EMorerfis , m.f.
fe , n. de bois, de forêt.
Nemorenfis Rex, celui qui préfîdoit aux
facrifices qu'on faifoit à Diane dans les
bois.
NEMoro/ïij , a, um , plein de forêts , cou-
vert de bois ; 1°. rempli d'arbres , où les
arbres font fort épais.
NEMorf - VAcu.r, a, um , quicourt , qui
erre dans les forêts.
l^EMeJîrinus, i , Dieu des bois.
1. En Grec.
Nem fignifia en Grtc , forêt , arbre
i25>? DE LA LANGUE LAT. NEM 1254
NoMO-TuFSiij , «, traité des loix ; i*.
ctablifTcment de loi,
j. DivTEKO'Nouium , ii , féconde
loi , Deutéronoine.
é. Iso-NoM/a, ce, égalité de droit.
7. NEMç/?f, isy Néméfis , DéelTe de la
vengeance publique ; z°. Fortune.
NEMey/.3 , orum , fêtes à l'honneur de
Néméfis Si des morts.
NtMeJiacus , a , um , qui concerne ce
Fêtes.
NI,
Edar.
Du Celte Ni , éclat , vivacité , fe for-
mèrent ces Familles Latines,
I.
Ni, cligner.
I.
Nire/is, tis , qui cligne les yeux, qui
clignote.
CoN-Niveo , es, nivi &-," nixi , vere , Se
CoN-Nivo , ;j, nivL & nixi, vere , cli-
gnoter , cligner les yeux, fermer &
ouvrir fouvcnt les paupières ; i°. diffi-
muler , être de connivence.
CoN-Nive/;r/a , a , clignement des yeux •
1°. diilimulation , connivence.
iN-CoN-Nivenj ,tis, &
In-Con-Nivuî , a, um, qui ne cligne
point les yeux, qui ne ferme point les
paupières, qui ne clignote point.
2.
Nice/, is , ère , faire fi^ne de la main,
menacer de la main , remuer ]»
main.
NiCTO , is , ère , avertir en aboyant , en
japant fur les voies du giliier.
Nie Taculus , », chien qui fait la garde
la nuit; 1». chien de chafTe qui guette
& aboie fur les voies du gibier.
fruitier; i ". pâturage ; }°. aiflion
de conJuire dans les pâturages ;
4°. conduite , gouvernement ; 5 °.
culture : de-là nombre de mots en
Nem & en Nom , tels que ceux-
ci , adoptes enfuite par les La-
tins.
1. Nouas , adis , qui eft toujours
parmi les troupeaux.
NoM.i^ex, dum , Nomades, peuples de
la Scytliie Européenne , qui ont pour
maifon leurs chariots , & campent tou-
jours.
NoMiP , r.rum , ulcères corrofifs qui s'é-
tendent toujours.
NoMij , X , Paies , Dceiïe des Pafteurs,
2. NoMOJ, i , loi , règle, mefure ; i».
Province ; 3 °. gouvernement de
Province.
AMTi-NcMia , ce, contrariété , oppofî-
tion de loix.
Binômes.
i'. Nom-Arch<z , «, Gouverneur,
Chef d'une Contrée , d'une pro-
vince.
Nom-Ar.chz.7 , a, gouvernement d'une
contrée , d'une province.
1. Nomo-Math«, ij, Etudiant en
Droir.
j. Nomo-Phy/^ïx , acis , proteiîleur
des Loix.
Nomo-Ph YLûcia , ce , garde , défcnfe des
loix.
NoMo-PHyL.7fwm, /; , chancellerie.
4. 'NoMo-P(s.us , i , Icgiflateur , qui
fait des loix.
NoMo-TH£ra, a , Icgiflateur,
i 2^ '■
DÎCTîOrfNAIRE ÉTYMOLOG. 1196
J^icTO , as j avi , atum ^, cligner les
are
/eux \ 2".
NicTt;/- , aris , atiisÇ clignoter ;
j'um , ari ^ J) 5°- s'efîor
cer,
NiCTiic , ts , voyez NiÛatio.
Ad-Nicto , fl.r, avi , arum , are , cligiio-
.rer , faire ngne par un clin d'œil.
NiCTa.'/o, onis , clignement des yeux.
HiCTatOT , or;J' , qui clignote les yeux.
ÏI.
N IT.
De Li , blanc , changé en jNi , Te
forma l'Oriental "IHi , nicre ; d'où
ces îTiots :
"îinRum , i , nitre, efpéce de falpêtre
qu'on tire de la terre.
NiTRfiria , œ , nitriere , mine de Talpé-
trc 5 lieu d'oii l'on tire du nitre.
NiTR;7tuj , a , um , où l'on a mis du
nitre.
Nira.o/1/j-, a , um , nitreux , plein de
nitre.
Ammo-Nitruot , 7, fable blanc , mêlé de
nitre , propre à faire le verre.
ApHRo-NiTRum , i, écume ou fleur de
pitre ; minéral falin.
III.
N I T , N I X,
lumineux.
De Lu , Ly , lumière , prononcé ,
Ny , Ni , vinrent les Familles fui-
vantes.
Net, n I t , propre , brillant : en
.Anglois Neat ; en François Net.
JsIiTor, er/j , lueur, clarté, fplen-
deur, brillant , politcde , propre-
té , agrément.
NiTiî/j, œx Kireuuli, ce, écht. brillatit;i».
rat des buiiïbns , infefle brillant , rouge,
NlTf'iniis , a , tim , roux, éclatant, de U
couleur du rat des buiflons.
Nnei/a, œ , particule luifante dans du
fable.
NiTeo, es , ui , tere ; Nitç/T'c . is , tu] ;
cer; , reluire , éclater , briller , être
poli.
Nuidus , a , urn , brillant , luifant ,
clair , propre , poli ; honnête , ci-
vil.
Nnido , -are , nettoyer , rendre blanc i
Jui;"ant.
Niridiufculiis, a , um , un peu plus propre,
NiTiâlufculè , un peu plus nettement.
NiTJifirjj , tis , propreté, bonne grâce ,
air poli.
Nnidê, proprement , poliment.
Composes.
E-NiT<o,-tfrtf , E-Nirefco ,-er.e , bril-
ler , reluire, fe diftinguer.
lNTER-NiTf3, -ère, reluire au milieu ,
éclater au travers.
Pr>«-Nîtso , -sre , briller d'un grand
éclat,
Re-Nitmj , tu, refplendillànt , qni reluit,
RE-NiDe/7ti,î , (X , éclat , brillant , louris.
Re-Nidjo, -ère ç RE-Nioefco, -ère , ren
luire , éclater, fourire.
IV.
N I , Nyf, Neg, neige.
En Anglois , Snow ; i'cA-NE en
Allemand ; en Grec Nirn^i- ; Sneg
en Prulîlen & en Efclavon.
t. Nix , vis , neige, blancheur.
Nivofus , a , um , plein de neige , cou-
vert de neige ; zo. qui caufe de la neige ,
neigeux.
Niveuj,
1257 D E L A L Â N G U E L A T. NO
[ NiVfuj j a , i/m , de neige , blanc comme
neige.
Nivarus y a , uni , raffraîchi à la neige.
Niva//x , e , de neige , qui men.ice de
neige."
NiViirius , (T, i/jw , qui fèrt à couler la
neige autour d'un vafe plein de vin
qu'on Teut rafFraîcIiir.
2. NiNGo , xi , ^er£ , nçiger ; de Nie,
nafalé.
NiNGo, ij, xi , ère , neiger , tomber de
la neige.
NiKcuis , is , neige.
NiKcor , oris , tcms de neige , grande
chute de nei?e.
o
Niucuidus ,a,um, tout plein de nei»e.
3. NoEGcw/n, / , forte d'ccharpe , de
manteau borde de pourpre ; mot-
à-mot , éclatant.
NO X,
Nuit.
Dans toutes les Langues Celtiques ,
Nos, Noc , &c. défigne la nuit, le
teras où le fokil eft caché ; de-là
le Grec wrs , Nyx , la nuit ; &
ces Familles Latines :
I.
Nox,Nocr/j, nuit; i". fommcil ;
l". mort ; 4° dernière faveur.
NocTicu/« , X , àimin. de A'ex.
NocTe/co , is , ère , fe faire nuit ; devenir
obfcur,fombre; fe couvrir de ténèbres.
NoCT/uj ,ci 1 um, voyez Nsâurnus.
UocTu, de nuit , la nuit, pendant la
[ nuit.
NocT/.3wr, a, um , qui fait la garde
pendant la nuit.
UocTuaiundus , a, um , qui va la nuit,
qui marche toute la nuit.
Orig. Lat,
^ocTurnus , * , Dieu de la nuit ; 20,
voleur de nuit.
NocTurnus , a ,um .noflurne, de la nuit ,
qui fe fait la nuit , de nuit ; *'. de la
mort, qui concerne la mort.
NocTua, œ , chouette, hibou , forte
d'oifeau de nuit.
Nocluas Athenas mitiere , envoyer
des hibojs à Athènes. C'efl: corn-,
me Cl on diioit : envoyer des fleurs-
de-Lys en France , ou (prov.)
porter de l'eau à la rivière.
B I N o Al £ s.
Noct-Ambulkj- , a , um , c[u\ k pro*
mené la nuit , qui va de nuit,
NocTi - Cotor , oris , fombre , obfciiaf
comme la nuit.
NocTi-Fer , a , um, qui amené la nuit.
NocTi-LuccZ , a , lune qui éclaire la
nuit; 1°. flambeau , fallût, lanterne, &c
NocTi-FuGd! , is , qui fuit la nuit.
Nocti-Vaguj , a , um , coureur de nuit f
qui erre pendant la nuit.
NocTi-ViDuj , a um , qui voit de nuit,
NocTU-ViGi/a , «, furnom de Vénus J
qui paiïe les nuits fans dormir.
Composes.
A-B~'bJocro,as, avi, aium , are, dé-
coucher, paffer la nuit hors de chez
(ôi.
PER-Nox,NocT/y , qui dure ou qui paiïe
toute la nuit.
PER-NocTatio, onis -, veille , l'aiSion de
pafler la nuit à veiller.
PER-NocTizfur , oris , qui pafTe la nuit À
veiller.
Per-Nocto , as , avi , atum , are, veiller
toute la nuit , palTer la nuit fans dormir.
N4
,sp5» DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1500
Tri-Noct/«/b, H, trois nuits, cfpace l 1". puftule qui vient à la cuiflc
de trois nuits.
TRi-NocTiah'j , m.f. le, n. de trois nuits,
qui dure trois nuits.
Familles Grecques.
f^ycrages , um , hérétiques qui coii'
damnoient les vigiles & les prières
qu'on faifoit la nuit.
'NvcTalmus , i , maladie qui fait croire
qu'on volt des fantômes la nuit.
, NYCTeZia , oram, facrlfices qui fe fai-
foieiit à Bacchus pendant la nuit.
N\CTe//i/J , u , furnom de Bacchus.
NvcTAL-Op/a , X , vice des yeux , qui
volent plus clair la nuit que le jour ,
ou qui ne volent pas bien à la chandelle,
l^ycral-Ops , Op'u , qui voit mieux la
nuit que le jour , ou qui ne fçauroit voir
à la chandcllcjblen qu'il voye clair pen-
dant le jour.
Nyctil-Opj , opis^Cosic de plante qui
reluit la nuit.
NvcTi/c-Cnux, i, voleur de nuit.
. NYcTep-ARCHuj-,i, Chevalier du Guet,
Commandant de la patrouille.
NYCTeri.r, idis , forte d'oifeau de nuit ;
x". forte de poiiTon.
'i^YCTi-CoKax , acis , corbeau de nuit ,
efpéce de hibou.
Nycto - PHyLscid , ce, garde de nuit ,
guet , patrouille , ronde.
K VCTO - PHïLrtA: , acii , garde de nuit ,
ou au pied , & qui tourmente fort
pendant la nuit.
II.
De Nux , nuit , vint Nug« , contes à
dormir debout :de-là cette Famille:
l>ivcœ,arurn, badineries , bagatelles,
vétilles, niaifeiies, fa-iaifes , fotti"
fes , amufemens folâtres , fornet-
tes , bourdes.
Nvcdchas , citis , badinage.
Nvcalis,m- f- Is', n. voyez Nugatoriut,
NvG.imennim , i , voyez. Nugir.
Ni'G.iriu77i , a , ruelle, ou cercle de fem-
mes , lieu où il fe dit quantité de baga-
telles , de badineries &. de fottifes ; iv,
toilette de femme.
Ncoafor , oris , badin , qui dit des fotti-
fes , des bagatelles , des niaiferies , des
vétilles , des fadaifcs , des folies, i". qui
s'y amufe , folâtre, évaporé, vétiileur.
Nt'Gatorie , adv. d'une manière badine ,
folâtre , en badinant , en évaporé , en
badin.
^vcatorius , a,um, badin, folâtre, de
fottifes , de vétilles , de fadaifcs , de ba-
gatelles , de badineries , de niaiferies ;
d'évaporé , de badin , de folâtre , qui
concerne la bagatelle & les amufemens
inutiles.
NuGatn'x' , ïch, badine , folâtre , évapo^
ree.
NoGû^r , ac'is, voyei Nugator.
iXLax , ans > g^rae de nuit, ^ . , ,.
guet , foldat qui fait la pa- Nu cor , aris , atus fum , art , badî
archer du
trouille , qui fait la ronde
■NvcTO - SiKAregus , i , Cheralier du
Guet , Commandant de la patrouille , de
la ronde.
Epi-Myctij, idis , petit ulcère qui
vient au coin de l'œil, & qui flue
continuellement , fiftule lacrymale ;
ner , folâtrer , faire l'évaporé , s'a-
mufer à des bagatelles , dire des
niaiferies , des fottifes ; vétiller ,
s'occuper de vétilles.
Binômes.
NucM)Oii-LoQ.uiiÊ.j 3 ii > qui chei;
i^oi' DE LA LAN
che à Tourber , en dilant des ba-
gatelles : de dolus 6: de loi^ui.
Nt'Gi -G?r, a. yum , &
Ntoi-Gfru/kj , a, um , porteur de baga-
telles , de rogatons ; z". qui fe trompe
fbî-mémc.
NiJGi Par?/j ,a,um,qm n'enfante ,
qui ne produit que des bagatelles,
Nuoi Perw ,a,um, qui eft fourni , qui
a touiours provifîon de ba^atellçç,
Nuor-VfUDuj ,a,utr., vendeur de baga-
telles , débiteur de fotncttes , qui en
donne à garder.
III.
Comme la nuit eft le tems de la trif-
tefTc , du fombre, du noir, & le
fymbole de la mort , on en dériva
d'autres Familles.
Nec , Noc , chagrin , tcurment , pei-
ne d'el'pric ; x *. mort.
En Celte, Neci-u', chagriner ; Ne-
CHus, trifte, Neichoî , en Grec ,
débat , démêlé : Nag, en Anglois,
vexer , molefter : Noise , en Fran-
çois &: en Anglois, difpure , que-
relle : de-là Neca , en Ceice , tour-
mène.
I.
Noc<ro, es, cui, citum , ère , nuire ,
faire tort.
Noce«j , tis , nuifible , malfaifant ;
1*". criminel.
Nocenria, et , dommage, prcjudfice.
ifocenter , méchamment , malignement.
Nociiuruf , a , um , qui nuira.
Nocii'ur & Nccutis , 1 coupable ; 1°.
Uoxhis & Noxofus , ^ nui/Ible , dom-
Hoittalis & Nox.j;/.f,J mageable ; jo.
qui cojiccrne un tort.
GUE LAT. NO 150Ï
Noxj, <B ; Ncxfit, t<r, & Noxifudo, in'ts ,
dommage , tort , faute , crime volontai'
re , fupplice dû au crime ,• i", maladie.
In-Nox/«j, a,um \ In-Nox, c/f ,
qui ne nuit pas.
In-'Hocuus , a. , um ; iH-Nocens , tis,
qui ne fait point de mal ,qui n'eft
pas coupable , innocent.
lN-Noc«è, (ans nuire,rans faire du torr.
iN-NocENTfii , a , innocence ; z°. avcrfioij
pour le mal.
IN-Nocînffr, innocemment, fans malice,
Ob Noxiè, d'une manière fervile, fer-
vilement , en tremblant , avec ti-
midité, comme n'ofant k mon-
trer.
Non oinoxiè , ouvertement, tête le-
vée.
Ob-Nox/siî , aâv, impérieufêment , avec
hauteur, d'un air impérieux; i». arec
foumifîîon.
Os-NoxirT/ùj , a , um , fort fournis i
plein de fbumilTîon , tout dévoué.
Ob-Nox'ws , a , um , qui mérite quelque
peine , coupable ; i». obligé,redevable ;
l". expofé , fujet; -1°, fournis , obéiiTant,
dévoué.
1.
Per-Nic/w , ei , grand mal , perte ,
ruine totale : de per , particule
d'augmentation, & de Nie.
PEK-Niciofus & Per-Niciabilis , perni-
cieux.
Peb.-Nic/(j/;x, (?, (rès-nui/îble, funefie,
PFR-Nicioo'é, funefleraent , avec ruine
entière,
I Wouam y NEÇz/îcr , "iii^cyiiilfimus ,
* méchant , inutile , pernicieux.
N+ij
ï"565 DICTÎONNAIR
NiQualia , ium , perte , dommage.
HEQuirie! , si , Se Nfqui'm - ce , malice ,
corruption , débauche , lâcheté,
MEQuirer , méchamment , avec malice.
4-
Nex , cis , madàcrs, carnage , mort.
NEca ,-are , tuer , maflàcrer, faire mou-
rir.
tÏECator , oris , meurtrier , qui tue.
Famille Grecque.
Necy^z , vrum , appareils funèbres.
NECY-DALur, /,chr)Talide, ver à foie dans
fa coque.
NECR.o-MANT(Z,«,-Te^,œ, Nécromancien,
qui évoque les morts.
Kecro-Mant/iî , œ , Nécromancie , évo-
cation des morts.
NECRo-MANT/fur , a , um , qui concerne
l'évocation des morts.
Composes.
^b-Neco , -are , alTalUner , ruer.
E-Neco ,-are , tuer.
Inter-Neco ,-are , maiïacrer.
ÎKTFR-NEcfio & Inter-Nec;o, carnage.
InteFv-NecîVuj & lNTER-NEci«uj,qui por-
te la mort.
ÏNTER-NECiV'è, en mafTacrant.
InTER-Nic/a/i\f î e , mortel.
Inter NFciVfl, «jafladln.
îtiTtK-'N ictilus,i ; lNTER-Nic((/i(m , î,
coupe-gorge;i'.gargott(:, petite auberge.
Semi-Nex , cis , à demi-mort,
B I N O M E.
N E C-T A R.
De Nec, mort , Si de Tar , prcfer-
ver , vint cette Famille Greco-
Latine :
KEc-Tdr , aris , Nedlar , boinoii
imaginaire des faux Dieux , cjui les
E ETYMOLOG. 150^
rendoic immortels, mot- à-mot y
oui pré(èrve de la mort; i". miel;
5°. douceur.
NECTARi?i;.r ^ a , um , àt ne^ar.
Nect/ R.?a , lE , aunce , plante,
NiciAR/tej, ce , vin d'aunéc.
NO La,
Cloche.
NoLA eft: une Ville de la Campanic
en Italie, où l'on prétend qu'on
inventa les cloches, ou plutôcles
fonnetres, &: que c'eft de-là que
font venus ces mots:
NoiiZ, ce , (onnette, clochette»
^otarium , H, clocher.
NU,
faire Gsine.
De No , élevé , colline , fe forma
Neck , cou , qui fubfifte en An-
glois , &: qui forma en François le
mot NuQwe : de-là :
En Celte , Niq , hocher la tête.
En Tlieuton, Nickcû,
En Gr. Nyi:t.7{;o.
En Or. t3*3 Nui , A^t , hocher la
tête, branler la tête.
De-là cette Famille Latine :
Nuo , is , nui , ère , faire figne de la
tête, vaciller , être ébranlé ; x*.
être dans l'incertitude , être irré-
folu.
NuTO , as , avï , atum , are , faire figne par
un remuement de tête; zo. branler,
chanceler , panchcr.
NuTHj, ûs , (igné , mouvement qu'on fait
de la tête pour marquer Ton confentc
jnent ; z*?- volonté , fantaifie , ca/rice }
ijo; DE LA LANGUE L A T. NU ijo^f
Rf-Nuf/îj , tis « qui marque Ton refus par
quelque figne.
R.i-N'un/r, ûf, refus marqué par quel-
que (îgne ; figne, ou gefte qui marque «n
refus.
De Nu, cou, vinr également ; *
NoM<f//af , arunt , force de carcan qui
fervoic à attacher ceux à qui l'on
donnoit la quefticn ; z*. collier
pour les animaux de labour.
Numdla. verfaùllis , pilori , infliru-
menc de lupplice.
N,
non , ne.
D; N , fon rentrant , (è forma naru-
rellemcnt le Négatif Ne, Noi\ î
d'où CCS Familles Latines.
I,
I . N E , ( conjonci. qui fait dé-
fenfè , qui gouverne le fubjonc-
tifftul; mais Ne a^f. gouverne
l'indicatif (Si le fubjoiidif ) non , ni,
ne , pas ; x °. pas même , de peur
que , de crainte que , afin que 3
j pour ne pas.
Ne , Cor.jonSlion interrogatîve qui fe met
après un mot , & gouverne l'indicatif,
ou dans un doute le fubjonft. ( On met
un accent aigu fur la iyllabe à laquelle
elle eft jointe. ) Egône ? Eft ce moi? EJI-
ne hic ! Eft ce-là lui ! Eflne , an non ?
Cela efl-il ou non ? Cela efi-il vrai .' ce-
la eft il faux .' tiedierU ne vife , voyez s'il
eft revenu.
1. N E c , conjonci. ni , non , ne
pas : on exprime le plus fouvenî:
cette conjonction par ces deux
3°. poids naturel d'un corps qui fe por-
te vers Ton centre ; 4". cliûtc , mou-
Tcmcnt d'un corps qui tombe.
I^iiT.:Z';/ij, m.f. le , &
fivTabundus , a , um, chancelant.
tJvramen y inis , balancement , branle.
NoT.inj, tii , chancelant , qui chancelé.
f^uT.tt/o , onis , balancement , branle ,
l'aftion de vaciller ou de baiiïer & de re-
lever la tête , comme font ceux qui s'en-
dorment fur un fiégc.
Composes.
iAn-Nuo , is , nui y ère, faire figne de
la tête que l'on content ; accorder ,
conlentir , approuver , prcn'.ctrrc ;
z". défigner , marquer par lignes.
3 «. favorifcr , aider.
'Ao-Ni'Til/r , anv, au grz , au defîr , à la
Tolonté , félon l'envie , comme on veut :
compofé d'Ad & de Nutus. Ce font pro-
prement deux mots.
CoN-Nuo , is , ère , faire figne avec la
tête.
ÏK-Nua ,is, nul , nurum , ère, faire de la
tête ou des yeux un figne d'aveu, d'ap-
probation ; témoigner , défigner par fi-
gnes.
NÉGATIFS.
Ae-Nuo , is , abniiiy utum, ère, hràn-
ler , hocher , fècouer , tourner, re-
muer la rêtc ; gefte qui fe fait en
figne de refus; 2". déûpprouver,re-
jetter , refiifer , denier , difconve-
nir, ne vouloir pas, ne pas tom-
ber d'accord , ne permettre pas.
AE-NuT/Vum , i, déni, déniement, refus.
Ab-Nuto,(Jj, a^i , atum, are', refufer
lôuvent.
Re-Nuj , is , nui , nurum ,ere,Sc
p£-NuTû , is,avi , a:um, arcf refufer.
î?o/ DICTIONNAIR
derniers mors , ne pas , qu'on fé-
pare par un Verbe.
Nfc nb , ou non.
Nec non , Et. Deux m-gation; en Latin
Talent une affirmation ,& on les expri-
mé en François par une feule affirma-
tion ; Et , auiïi bien que, auîîî , &c.
NEcUJi, aiv. de peur qu'en quelque lieu,
de crainte qu'en quelque rencontre ; i".
nulle part.
NEc-UN^é , aiv. de peur qu'en quelque
endroit, de crainte que d'aucune part.
3. Neqk« , conjonc'c. Ni , voy. Nïc.
NFQ.e-Dàm, aâv, point encorç.
4. Neu , eonjoiiH. ne.
Ne-V^, conjonôî. ou ne, .
II.
I. Non, non, ne, ne pas , point , ne
point, nullement.
Non ejiqubdmetuas, il n'y a rien qui
doive vous faire peur; il n'y a rien
à craindre pour vous.
NoN-DoM , aâv. pas encore.
Non-Ne , ah', n'y a-t-il pas ?
NonNihil, adv.Mn peu , quelque peu ,
tant foit peu,
Ncn-Nulluj , a , uniy quelque.
NcN-NuNQui/n , adv. quelquefois , par
fois.
Ne N-NiTSQU(im , aiv. quelque part , en
quelque lieu,
a. NuM , cft-ce que J n'eft-ce pas ?
3. NuN-Q.«im , jamais.
^unquàm quid^uam , nulle part au
nionde. — • A'on, toujours, en tout
tems , continuellement.
NuN-QrANPÔ, aàv. efl-cequc quelquefois
ou quelque jour ?
NuN-QoiD, Aiv. Si
E ÉTYMOLOG. i?c8
NiN-QuiDNà/'n , adv. eft-ce quef t', n'y
a-t-il rien ?
NuK-Qo/j- , (juee , quoi , quid , 5' a- t-îl
quelqu'un ? y auroit-il quelqu'un ? n'y
a t-il perfijnne ? eft ce que quelqu'un ?
Nnsp/àm , adv. &
Nus-Qui72 , adv. nulle part , en aucun
lieu , en nul endroit.
Nufquam non , par-tout , en tous lieux.
Nufqudm gentium , en aucun endroit du
monde.
4. Ni,con/on3. Si (avec une négation)
ou N E.
An-Ne , fi , eft-ce que , & quoi , fa-
voir fi , quoi donc î
Composes.
I.
NE-Uxer , (ra. , trum , trius , ni l'un
ni l'autre , neutre.
Neuter arguis , ferpent qui n'eft ni
mâle ni femelle j de ne , non , &
uter, l'un & Vautre.
NF-UxRAiir, m. f. le, n. neutre, «[ui
efl du gnre neutre ; :°. qui tien: le mi-
lieu , qui n'eil ni d'un côté ni d'autre.
Nf-UTRÔ , adv . ni d'un côté ni d'autre.
Ne UxRoii, adv. &
J^ e-\Jr Robique , adv. ou
Nf-UxR-Ufli , adv. ni en ce lieu , iii e«
un autre.
NE-Uxi»Qu(im , adv, nullement , aucu-
nement , en nulle façon , en aucune ma-
nière , point du tout , en aucune forte.
II-
Ne-Quan</o, pour Ne aliquando ,Ai
crainte qu'un jour; de peur qu'une
fois.
Nequandb iratus lute aHo conféras ^
de crainte qu'un jour le dépit n«
TOUS entraîne aiUeuis.
ijop DE LA LANGU
NK.Qi;;,f , NiQt).-!, Ni-Qi' V, Nr-Quirf,
que perfonue, que nul , qu'aucun ne ,
Blin que perfonnc ne , qu'on ne ; pour
ne aliquis , aliqua , aiiquod,
NE-Quid , voyez Necjuis.
NE-QuA-Quiw, adv.ne, non, nullement ,
en aucune manière , point du tout.
NE-Quic-Quim. adv. en vain , inutile-
ment.
III.
N-Ull«j , a , um , nullius , nul ,
aucun , perfonne; i°, de nulle con-
féquence : de N, non , & de ullus,
a , um , aucun.
NvLLA-Ttmt j adv. ( ce mot n'eft pas
latin, ) voyez Nullomodà.
NutL-Ii;, adv. (avec repos,) nulle part,
en nul lieu , en aucun endroit.
NiitLo-MoD3, nullement, aucunement,
en aucune manière.
NiN-GuLUj-, i, voyez Nullus,
IV.
N-Emo , inis , au lieu de Ne Homo ,
perfonne , nul , aucun ; x '. hom-
me de néant.
Nemo ex nojlris , nul d'entre nous ,
perfonne de nous autres.
V.
De Ne & de ceio, céder , fe formè-
rent CCS mots :
lit-Cissuas f aùs , ncceffitc , obliga-
tion indifpenfable ; z'. fatalité;
} **. parenté , alliance , étroite ami-
tié.
NE-CEÇSûuffa , in'is , nécefTité ; i". allian-
ce, intime amitié, étroite liaifon.
Neceffifudo cnn'uhernii , liaiibn entre ceux
qui demeurent enfemble.
Nr-CESsaria , « , parente , alliée ; »«". {
amie intime ) bonne amie, *
E LA T. N négatif. 11310
NE-CESS.;rii , oiuni, parent , atnis.
NE-CFSS.ir;o , adv. ncceflairement, d«
néceffité , par néceffité , d'obligation ,
indifpenrablemcnt.
NE-CEsscriuj , a, um, nécefTaire ou d'o-
bligation; i^.qu'onncpeut éviter ni em-
pêcher , dont on ne f^auroit fe paffcr ,
indifpenfable.
NE-CESSe, nécefTaire, qu'il faut.
Nsce£è ejl hnmini mon , il faut ncceiïairt-
ment que l'homme meure,
NE-CESS.ir/e , adv, voyez Necejjarià,
Ne-Ces^uj/i , voyez Nece£s.
PER.-N£CESS::;n/j, a , um , très-nécelTai-
re ; !»• intime ami , fort uni d'amitié ;
jo. très-proche parent,
VI.
N EG.
De N,non , & Ago , faire , fe forma
cette Famille :
NEGo,-drf, refufer défaire , empê-
cher ; 20. nier, défàvouer.
Nïcantia , ia ; NEoatio , onis , négation ,
adion de nier.
'Necator , aris , celui qui nie.
NEGafri» , icis , celle qui nie.
NEcaforfuj-, a , um , qui fertànier, il
refufer.
Nrccitivus , a,um, négatif,
liEcans , antis , qui nie.
'tJecandu!, a, um, qu'il faut nier.
liEcabundus , a , um ■> toujours prêt à dire
non , à nier , à refufer,
Nficiro ,-are , nier fouvent.
Composes,
Ab-Neg« , as, avi , atum , are , re-
fufer , ne vouloir pas accorder ,
convenir , accepter j z °. nier , dé-
nier.
Df.-Nfgo, «t, avi, atum, are, nier , fou-
tenir ou aflurer ie contraire , contefler;
1.511 DICTIONNAIR
i". denier , refufer , ne pas accorder ;
U". difconvenir, ne demeurer pas d'ac-
cord de.
Sue-Nego, as, avî , atum , are y nier ou
refufer en quelque manière,
VII.
I.
Neg-Ligo , is , qUxl , gUclurn , gère ,
négliger, être peu foigneux , avoir
peu d'exaâicude ; 2°, Te foucier
peu.
NEG-LiGen^fc, a, négligence , peu de
foin, manque d'exaftitudc.
NEG-Lrce/îtfr , a.iv. négligemment , avec
négligence , fans fc mettre en peine ,
fans fe foucier, avec peu de foin , fans
exaftitude.
^ NFo-LECTio, om'j , peu de cas , d'cflime,
d'état, de conddération qu'on fait de.
NEG-LEcïuruy, a , um , qui négligera,
Nfg-Lecii/j > ûf , négligence , peu de
foin ; î». peu de cas , &c.
N£g-Le ctus , a,V7n, part, de NrgUgo.
Nfg-Ligmj , îls y négligent , peu foi-
gneux , peu exad , gui eft fans foin , qui
ne fc met en peine de rien,
i.
NE-EST,
Jeûne.
Du négatif Ne , &: du verbe Ess^ ,
tiianger , Est , il mange , vinc le
Grec,
N-ÉST£«o , jeûner ; d'où le Grec-La-
tin ,
N-£ST^^ , Us , l'jnteftin jéjunum,
3«
'HE.-Vi.arhes , is , plante qui fervoit à
châircr la mélancholie.
Du Grec A'e , ncn , & PentUs , triA
telle , deuil.
E ÉTYMOLOG. 131^1
VIII.
NIGER,
Noir.
NiG«r , qui fignifie noir en Latin , à
deforienté cous les Etymologiftes j
mais il (èroic trop faftidieux de
nous arrêter à leurs froides rêve-
ries i qu'il nous fuSlfe de connoîcre
le vrai.
C'efi: un compofé du Négatif
Ni , non, & du Celte Gar , Ger ,
brillant, lumineux , formé de GÈ ,
Soleil : de-là :
Ni-GEr, gra ,grum, noir , de cou-
leur noire ; 1^. fombre , obfcur ;
5°. méchant, mauvais , nuifible,
dangereux.
Ni-Gellkj , (X , um, noirâtre , un peU
noir, tirant fur le noir.
Ni-GRAMen , mis , noirceur.
Ni-Ga-iTia , «, &
Ni-Gritisx , ei, ou.
Ni-GRiTurfo, iriis y noirceur,
Ni-GRor , oris , noirceur.
Ni-GRerfo , inis , noirceur.
Ki'G-Kans , tis , qui tire fur le noir »
2.°.obrcur , fombre, ténébreux,
Ni-GRafuj, a, um , norci.
Ni-GRifnns , lis , noirâtre, qui tire fuC
le noir , un peu noir.
Ni-G(v9,fli, avî, atum, ar? , noircir ,
rendre noir; i">. devenir noir.
Ni-GR?-rio , is , faôlus fum , feri , être
fait noir , noirci.
Ni-G&ea, es , ère , &
Ni-Gresco , is , grui , cere , devenir
noir, noircir; 1°. devenir obfcur, fombre,
ténébreux.
Composes.
De-Ni-Gro, as, ayi , atum, are ^
noircir ,
I3n DE LA LANG
noircir , barbouiller , rendre noir ,
faire devenir noir ; z°. difîâmer ,
ternir la réputation.
lNTER-Ni-GR..7nj , tîs i qui tire fiir le
noir, noirâtre.
Os-Ni-Gfr , gra , grum , noirâtre , qui
tire fur le noir.
PER-Ni-G;r, gra ,grum , fort noir.
Si'B -Ni -Ger ,^ra , grum , noirâtre , tirant
fur le noir, tant foit peu noir.
IX.
De Ni, non , & Mmum , furprenant ,
fe forma :
Ni-MiRK/» , cerraincmcnt , (ans dou-
te, alfurémcnt; 2°. à (avoir , cetl à
(avoir; mot- à-mot, et n'eftpas une
choie fabuieufe, qu'il faille rejet-
ter.
UE LA T. N négatif. 151^
X.
De N,non , &: Volo , vouloir , fe for^j
nicrenc ces mots :
NoLe/îj , lis , qui ne veut pas.
Notente Senatu , maigre le Sénat.
Hoientia ,a, oppofîtion à quelque chofc,'
l'adion de ne point vouloir.
NoLO, non vis, non vult , 'NoLumus, non
vultix , NoLunt, Notui, NoLLe, ne pus
vouloir.
Noh offenfum te, je ne prétends pas vous
choquer.
AWo mendare , je ne veux pas que vous
mentiez.
Noli contendere , ne difputei pas.
NoUm dixi£e , je voudrois ne l'avoir pas
dit.
A'on nolle , vouloir bien , ne pas empcT
cher,
NoLuntas , tii , voyez Nolfntia.
Ae- Volo, Ne- Vu, Ne-VuI: , NE-VEiifi
voyez Nolo,
Orig, Lot.
O4
i5if DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 151^
MOTS LATINS VENUS DU GREC,
N
NARC.
U Grec Narkc , engourdiflc-
ment , airoupiiremeiu j i". tor-
pilla , vinrent ces mots Grecs-La-
tins :
Nar-Cos/j , is , engourdifTement.
NAR-Coriru^ , (Z , um , aflbupifTant , q'ji
engourdit.
Nab.-Cis/;/j, /, Narcifle , fleur qu'on
regardoit comme propre à aflou-
pir.
NAR-Cissfnur, fz, um , de Narciiïè.
NAR-Ci;sirei, œ > forte de pierre pré-
cieufe,
NEPAr,
Rein,
Du Gr. Nep/^/"oj , rein , fe formèrent
ces mots :
NEPHR//ej, is, première vertèbre des
reins.
NEPHRitifuj , a, um, néphrétique, qui
concerne L-s reins ; z''. fuiet aux dou-
leurs néjliretiques; ;°. qui guérit les
douleurs néplirétiqui-'s.
NFPHR?ff r , icis , néphrétiiue , colique ,
douleur dans les reins.
Pfri-.Vf PHRa , orum , enlroirs voilîns des
reins qui font cliargés de graiife.
AN-EuRi/zH^ï, atls , anevrifme , ru-
meur caufée par l'ouverture de la
tunique intérieure d'une artère, &
par la dilatation de la tunique fu-
périeure.
A-n-EvRijinus , i , dilatation d'artère.
Aii-EvR.iatus , a , um , qui cherclic uns
réponfe ou une cxcu'e.
D'Eurus , large , dilaté.
1,17 DE LA LANGUE L AT. N Orient: i;i8
MOTS LATINS VENUS DE LORIENT.
N
N A B,
Plàlcerion.
X^" A-Biium, a ,"\ pfàlcerion jhiftru-
Nablk/k , t , S. ment de mufique
Naui-^ï , is , y a corde ; en Gr.
NABLdjNAELé ÔC NAULe.
Nabli'o , onis ; I^abùJLi , s, qui joue du
pfalterion.
i^wùum , ii, air de pfalterion.
NA£L;^o,-are , jouer du pfalterion.
En Gr Ndbliio.
Ceft rOriental S^l , NaEL , ^'£SL ,
luiH , infirumenr à cordes.
Nac<j, ce, NAcca, ce , &: Nact^, ^ ,
m. foulon ; on doit avoir dit cgab-
fiienc Natt^.
Ce mot tient au Grec N asso , ap-
planir , prelfer; & à TOnent. n3;>
NaKé , frapper, battre.
Nam , car.
Namqi'e , car,
E-NiM , car.
Et-E-Nim , car.
NF.viPé, adv. aflurément , (ans doute ;
z". c'cft- à-dire, c'efl à f^avoir , favoir.
Ces Conjonflions tiennent à
l'Or. Ca.}, A^>4M,dire,parler : tout
comme Car tient au Celte Car,
dire , parler. Ces deux ctymolo-
gies parfaitement correlpondan-
tes s'appuient ainlî mutuellement
& font une preuve fans réplic^ue
de leur excellence.
De l'Or. \^i , NeTS , épervier , fau-
con , /e forma le Latin :
Niswi, i, aigle de mer.
De l'Oriental ty: , NhOR , fils , en-
fant , vint cette Famille :
NuRai, KJ, belle-fille , femme du
fils.
Ab-Nurw ,ûs , femme du p-tit-fils.
Pro-Nur^J , i , femme du petit-fils.
Nyss^, œ, lieu d'où partoientceux qui
couroient dans la lice ; i °. Terme
de la courfe , autour duquel il fal-
loit tourner.
En Gr. nts^a.
Ces mots tiennent à l'Orienraî
Î/D3, NaSHo, départ.
*^~)rv
O4ÎJ
H3'^9 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
1320
MOTS LATINS-CELTES,
ou DÉRIVÉS DE LA LANGUE CELTiqUE,
O
A kctre One fuit pas immédia-
tement N dans les anciens Alpha-
bets: X eft entre deux dans l'Orien-
tal & le Grec : les Latins rejetre-
rent ces X à la fin de leur Alpha-
bet & à la fuite de i'U,qu'ils avoient
déjà rejette également à la fuite
de T.
Cette voyelle s'efl: prononcée
O , H O , W O , G O ; ce qui a
fouvent fait perdre de vue fa vraie
valeur ; n'a-t-on pas cru cjue l'O
oriental étoit toujours confonne ,
jamais voyelle î
O fè fubftitue fouvent avec
d'autres voyelles; il fe change en
a , eu , a , i , u , àt même c]ue ces
■voyelles , fe remplacent fouvent
par O. De roine , nous avons fait
reine ;& d'hore, heure; nous difons
moine , tandis que nous difons mo-
nachal.
• La forme primitive de l'O étoit
celle d'un œil vu de face ; elle va-
ria enfuite prenant chez nous la
forme de la prunelle ; & chez les
Orientaux de l'Euphrate , celle de
V<xil vu de profil.
i
Les fignifications des mots en
O font parfaitement conformes à
(k fioure.
Les mots en O dcfignent l'œil
& fes facultés , l'éclat , la vue ,
la lumière , le Soleil œil du mon-
de , & ce qui en a l'éclat & la
couleur.
2 °. Tour ce qui eft rond coîh-
me l'œil ou le Soleil ; les cercles ,
le monde , un œuf. '
3 °. La bouche , qui prend la
forme d'un O pour exprimer le
fon.
En y ajoutant quelques Ono-
matopées , on a la raifon de tous les
mots en O.
Cependant les Diélionnaires en
offrent un grand nombre d'autres
qui ne rentrent en aucune ma-
nière dans ceux-là ; ce qui empê-
choit d'appercevoir la vraie valeur
de la lettre O; mais tous ces mots
en O, dont on ne peut cependant
rendre raifon par cette lettre , font
tous étrangers à cette lettre } ce
font des mots qui appartiennent à
toute autre , & qui ne fe font
1521 DE LA LANG
chargés d'un O initial que par une
fuite de l'altération des Langues ,
& par la facilité avec laquelle cette
voyelle , ainfi que toutes les au-
tres , s'ajoute à la tête des mots.
On trouvera des détails plus
étendus (ur l'O dans nos Origines
du Langage S,' de (Ecriture, p. 5 i 3 .
6" fuiy.
O.
O , interjedion ; o mi amice , ôclier
ami ! On dit dans tous les Dic-
tionnaires , dans toutes les Gram-
maires , que cet O gouverne le
Nominatif, l'Accufatif , le Voca-
ti£
C'eft une façon de s'exprimer
abfotument contraire au vrai génie
de la Langue Latine , & par la-
quelle à des idées nettes & vraie?,
on fubditue un jargon qui ne dit
rien , 6c qui brouille tour.
O ne gouverne rien parce qu'il
ne peut rien gouverner : on trou-
vera dans nos Grammaires Lati-
ne &c Françoife ce qui a induit
tous les Grammairiens en erreur ,
& des principes plus fatisfailàns ,
plus lumineux.
Oh , incerjecî. pour marquer l'admi-
ration , la joie, &c, Oh , oh 1 1 ^.
hola !
Ohi? ! interjecl. pour marquer le clia-
grin, le dégoût , &c. Oh , oh bien ,
hola , oh ça!
Ouo , inurjeS. pour marquer l'admi-
UE LAT. O 1522
ration ou la furprife quand on re-
connoîc quelqu'un ; ho ! ho , hél
vous voilà !
Onom A topÉes.
I.
î.Ovis,is , brebis , animal.
En Gr. Ois.
OvTaria, x, troupeau de brebis.
Oviaticus , a , um , qui concerne les
brebis.
Oviarium , il , voyez Oviaria.
Ovile, is, bergerie , établc à brebis.
OviL!.r , m,f,le , n.&c
OviLLus , a , um , OU
Ovinus , a, um , de brebis.
Ovilia , ium , place à Rome , dans le
champ de Mars, enfermée de barreaux ,
où le peuple Romain entroit l'un apr^s
l'autre pour donner fa voix lors de l'é-i
ledion des Magiilrats.
i. Opi/io , iunis , bercer.
D'Ois , brebis , & de Syp , en Latin
SE^um , graiflejfuif, vinrent:
5. OE'S)iPum,i, furpoint, cralTè qu'on
tire de la laine avant de la la-
ver. En Gr. oiiruTr».
OtSYPerw, i, toifon qui n'a point été
lavée , laine graiïe.
En Gr. ciJuTriipoÇ'
4. Oy ans , [is, celui qui recevoir l'hon-
neur du petit triomphe , appelle
Ovation , & qui entroit à Rome
à pied ou à cheval , accompa-'iré
des Chevaliers & e^u Peuple qui
le conduîfoient au Cipitole , où il
facrifioit une brebis -, x° , plein de
joie , triomphant de joie,
Oyc ) as y aviy atum , are , triompher d«r
Î323
DîCTTONNAIR
joie , être triomphant de joie ; i°.
triompher de.
Ovalis , m.f. le , n. qui concerne l'ova-
tion ou le triomphe , où l'on entroit à
Rome à pied ou à cheval.
Ovaiis corona , couronne de myrthe que
portoit celui à qui l'on accordoit l'o-
vation.
Ovatio , onis , ovation , petit triomphe
que le Sénat de Rome accordoit à ceuK
qui avoient remporté quelque léger avan-
tage fur les ennemis ; i°. le tems que
les oifeaux pondent ,- 3». Fadion de pon-
dre , ponte.
Ovizfor , oris , voyez Ovans.
CvatU! , a,um , part. d^Ovo.
Cvatum aurum, le prix de la vente du
butin fait flir les ennemis dans une occa-
fion qui a mérité le petit triomphe.
Ovatui , ùs, cri de joie des vainqueurs ,
comme Moat-joie-Saint-Dsnis.
II.
Orco , as 5 avi , atum , are : Orcando
fremere, crier comme le loup cer-
vier.
III.
OD, Plaifir.
I.
P'O , cri d'admiration , de plaifir ,
viiic cette Famille donc on avoir
perdu totalemenc le fil.
En Celte Ed , en Héb. r\T\ Hedè ,
plaifir, joie.
En Celre Edu, en Gr. HAt/ç > Hcdus,
doux , agréable , flatteur.
En Or. pi7 , HoDeNt HUen , plai-
fir, délices.
En Gr. EDONc , es , plaifir ; d'où , par
contrafte ,
E ÉTYMOLOG. 1524
Le Gr. O-DuNe , es , douleur.
0-DiNé,êj, douleurs de l'en-
fantement.
De-là cette Famille Greco Latine:
An-Odyn^i , orum, médicamens qui
calment les douleurs,
An-ODïMur, a , um, qui eu (ans douleurs.
Cette Famille Ou, Ed, tient à
celle du Nord Wit , Wiss , aecéa-
ble , dcfirable , qui fait plailir.
z.
Par oppofitlon q'Od , plaifir ^ Ce forma
cette Fanttlle :
Od/ &l Ooivi , ijli , it, ofuin , odijfe ,
avoir en haine , haïr ; ne pouvoir
fupporter , fouffrir ou endurer.
Ooium , ii , haine, averflon ; i". répu-
gnance, dégoût; 3°. ennui, fâcherie,
importunité.
Ooibilis , voyez Odiofus,
OD/e/K , lis , haiflant , qui hait.
Ooiofus , a , um , ior , ijijimus , odieux,
haiffable.qui Ce fait haïr, qu'on hait ; i°.
qui fe rend importun , qui eft fâcheux ,
fatiguant, inlup; ortablc,
Ooiosé , adv, d'une manière odicufc ou
qui fait de la peine.
Osor , oris , qui hait , qui a de l'a-
verfion ou de l'cloignemenc.
Osurus , a , um , qui doit haïr , voyez
Odi.
Osas , a, wr , qui a hai.
Composés.
Ex-OsttJ, a, um , qui hait, qui a en
averfion ; i°. hai , odieux.
?iR Ooijndi^s , a, um , très - haiflable ,
qu'on hait fortement.
?ER-Ootofus , a ,um , fort odieux, très?
132? DELA L ANG
hailTiblc , très - fâcheux , très - chagri-
nant,
Pkr-Osm , a, tim , qui h lit beaucoup ,
qui a un.- forte averfion , qui a une haine
vioK'ntc.
Si'B-OD'ofo , a , um,vm peu odieux ;
z". un peu ennuyant.
o.
Nom de l'œil & de tout objet rond.
I.
(El L.
D'Ok , œil, les Latins firent Ocvl-us.
Cculus, i , œil, p/ur. yeux , vue; 1°.
bourgeon, bouton de la vit;ne ou
des arbres ; 3°. terme de carelTe
rendre.
OcuLJjimus , a, um , qui eR tout yeux ;
1°. qu'on aime comme l'es yeux.
OcuUtàs, adv. comme fes yeux.
Oculims amare , aimer comme fes yeux.
Ocu/.jriiij , « » ura , des yeux, de l'œil,
oculaire.
Ocularius Medicus , Méd;cîn oculille.
OcuUta, a, forte de poilTon.
Oculano f cnis, l'adion d'ôter les bour-
geons fuperflus de li vigne ou d'cDour-
geonner , cbourgeonnement.
Oculatus f a , um 1 qui a dts yeux , qui
voit clair, qui eft clair-voyant.
Oci;/o , as , are , faire Yoir clair.
Oculofus , um , d yeux.
(Dcu!e:n , a, unit plein d'yeux.
2, OzeUuta,crum, petites boules qui
avoicnt plulîeurs petits trous avec
leiquels les petites filles jouoient ;
i". otTelets.
Ocellaras , a , um , qui a plufieurs yeux ,
qui a des yeux , qui a plufieurs petits
trous comme des veux.
Oiillais nuçes, noyaux de pêches.
UE LAT. O œil 132S
5 . Occllus , i , terme de carelfe ten-
dre ; ;**. terme d'efcime s mon pe-
tit ail, au lieu de mon petit cœur.
Ocellus Italiœ , ce qu'il y a de plus
agréable en Italie , ce qui en ell
l'œil , la lumière.
Ocelli , orum , petits yeux.
Binômes.
OcuU-Ç.Ktvida , ^ j qui a les yeux
pochés, qui a les yeuxfujets à être
meurtris de coups.
G cuVi-'? ■EKÏum , ii , montre de boutique j
étalage.
Ocu/i-Ffrzuj , a , um 1 qui frappe la vue.
DEH-Ocii/jf , i , à qui il manque un œil ,
borgne : de d fit,
Par-OcuIus , a , um , qui a les yeux
égaux.
Composes.
I.
Ex-Oculajfo , is , ère, &
Ex-Oculo , as, avi , atum , are, arra-
cher les yeux.
Es -Ocii/afio , onis , l'aétion d'enter eri
écuiïbn , de greffer.
I-J OculatoT , oris , celui qui ente en
écufTon.
It4-Oc;i/o , as , avi , atum , are, enter en
écufTon.
1.
Pr-Oc«/, adv. mot'à-mot , hors des
yeux ; 1 **. loin , de loin , au loin,
Prccul ejlo , éloignez- vous.
Pr. - Ocu/w , a , um ■) qui efl né pendant
rabll'nce de (on père.
1 1- O , Prcpcficion.
De O , œil , fe forma la Prépofiuon
Latine ,
-1327 DÎCTIONNAIR
Ob , devanc , fous les yeux ; z". à
roccaiîon , au fujec ; 5". pour.
Les_ Latins en tirent une prépo-
fîcion initiale qui entra dans une
multitude decompolés où elle offic
la même idée.
On-jACfo, être devant, être étendu au-
devant.
Os-AmbuIu , fe promener devant , fous
les yeux , dans tout le cercle que parcou-
rent les yeux , tout-au-tour. De-là ;
i". Tout autour.
Oe-Cal;o , être chaud tout autour,
Ob-Eo , faire le tour ;
5°. Entièrement , tout.
Ob Bibo , boire tout.
Cette prcpohtion s'efl: changée
en Oc, Of, Op, ikc. devant les
mots qui commencent par c , f ,
p , &c.
Oc-cAs/oj Of-fero, Oi'-roNo.
III. OP.
Famille Greco-Latine.
Les anciens Grecs diloient également
Okkos , œil , mot confervé chez
les Doriens. Mais les Ioniens chan-
gèrent K en P , à la manière Cel-
tique Si Ofque: de-là vint ,
ÇUoi, Opoî, les yeux.
Ops, o^ , œil.
Ofou , de l'œil.
OPTomai y voir.
Et ces mots :
I.
Oviice , es , TOptique, partie des Ma-
thématiques qui concerne la vue.
Ofticw, a , uh , d'optique.
ÇAT-OPTRJce, es , — • ca^x, Catpptri-
E ÊTYMOLOG. 1^28
" que, fcience qui concerne les réflexion»
de la lumjçre,
Dî-0prR3, «, quart de cercle, inuru-
ment de, Géornétrie pour prendre Icj
hauteurs de loin.
Di-OPTRifa , œ , Dioptrique , fcience de
la réfraftion de la lumière ; i". pcrC-
peiSive,
Si'N-Op/?J , is , dcffin , repréfcntation
d'un ouvrage , abrégé ; i°. inventaire.
2.
Ajoutant au mot Op , œil , l'épithcte
Tlialmes , brillant , lumineux , les
Grecs en firent le mot o^eAAMo? ,
Ovmhalmos y œil , mot-à-mot , le
cercle brillant , lumineux. De-là:
1. Oph-Thal/kk^, / , œil.
OPH-THALMia , ^, maladie des yeux,
OpH-TwALMifuj , i , Oculifte.
OpH-THALMifuy , a 1 um , qui concerne
les maladies des yeux.
Ex-OPH-THALM;a , œ , avancement , for-
tie des yeux en dehors.
Oph THAtMjcd , X , forte de p'antc.
Oph Thmmius, a , forte de pierre prér
cieufe.
OPH-THALMiflj , (E, forte de poifTon,
TRi-OpH-THAiMu.r, i, forte de pierre pré-
cicufe, qui repréfente trois yeux.
i.Opretiii , urum , ce qu'on donne
pour avoir quelque choie; prélens
que le mari fait a là femme li pre-
mière fois qu'il la voit.
î-
Ova , te , trou où les poutres font ap-
puyées par les bouts dans les mu-
railles ,10. boulin de colombier;
i^. trous qui reftent dans une mu-
raille , à la place des pièces de bois
qui foutenoient les échafauds,
Grce
(ijaj? DE LA LAN
Grec , Otth i Oriental , ^y.
Métope , œ , efpace qui eft entre
chaque trigliphe de la frife de
l'ordre dorique ; t°. cavité où font
pofés les bouts des (olives & des
chevrons.
4-
D'Op , œil , face , vint Ovxuho , le
dos, le derrière, ^^iz%\mot-à-mot ,
ce qui eft oppofc à la face , à l'œil.
Opistho-Grap/;w , a, 7/;«, qui eft
écrit des deux cotes \ 1°. écrit par
derrière , ou au dos.
OpiSTHO-PHYLaA?, cïs , omn, gen. qui car-
de , qui fait la garde en fe tenant der-
rière , à la queue.
Opistho-Tonuj, i, contraftiôn de nerfs ,
qui fait renverfer la tête en arrière.
OriSTHc-ToN/f«j , a, um , qui a la tête
renverfée en arrière par une contraftion
de nerfs,
5-
D'Op, œiI,roIeil, vint Ops/, tard j
mot-à-mot. œil fermé ; d'où ,
Opsi-Gam/k/tî, /7, mariage dans un
âge fort avancé.
Opsi-Mathïx , is , omn. gen, qui apprend
tard.
Opsi-Math/cii,(f , érudition tardive.
I V. OS-Tenda , montrer.
D'O , œil , & de Tendo, tendre, ex-
pofer , fe forma cette Famille :
Os-Tendo , is , di ,fum , dere^ mettre
fous les yeux , montrer , faire voir,
faire paroître , donner à conokre.
Os-TïNT0,«r, avi , aium , are , montrer,
faire voir , préfcnter, offrir; z°. faire
paroître , donner à, connoître > décou-
Orig. Lat,
GUE LAT. Oœil. ^^,6
vrir; j", faire parade , montre ., g oire.^
tirer vanité ; >,°. vanter.
Os-Ten/io , onis , marque, (igné , appa-
rence, déclaration, manifeliation , ap-
parition , montre.
Os -TFNTn.T?, icix, qui montre , qui dé-
couvre.
Os-T£NT7//w, /, prodige; %°. prcfage.
Os-Tfntwj-, /"u, montre , parade; i",
l'adion de montrer.
Ojlenvii ejfe , être montré ; 1°, fervir de
montre , de parade ; être pour la forme.
0>-T{njion,itis, m. f. le,n. qui ne lert que
pour la montre, pour la pompe.
Os-Ten iano , onis , odentation , montre ,'
vanterie .vaine gloire , vanité ; l'.ap-,
partnce extérieure, parade.
Os-TEUTator , oris , Se
Os-TEurairix ici! , celui ou celle qui (à
vante , qui fait vanité de , vanteur ,
fanfaron.
V. O T loifir.
De O, Soleil, vint l'Or. Ot , tems;
d'où cette Famille :
Oiium , ii , loifir , repos ; 1°. oifive-!
té , qui a du tems à foi.
Or iolum , f , un peu de loifir , un peu de
tems de refle.
Orior, arii , atut fum, ari , fe tenir de
loifir, prendre du loifir, du repos.
Orioi'è, adv. à loifir, (ans affaire de re-
pos , dans l'oifiveté, fans rien faire ; i",
négligemment , nonclialammcnt , mol-
lement; 3°. librement, tranquillement,
fans embarras , fans importuniré, avec
liberté, avec tranquillité , à Ton aife ,
en repos ; 4'. fans fouci , fans chagrin ,
fans fc mettre en peine de rien ; s°. len-
tement , peu-à-^ieu , fans fe prelTcr , à
petits pas,
OTioJhas , atis , oifiveté.
Oriq/ùy,a um,oifif, qui demeure fans
rien faire , qui eft de loifir , ciuj eCl Cins
P4
>,35i DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
occupation , qui n'a rien à faire , qui fe j ,
tient en repos , libre , tranquille , qui
eft fans fouci , qui vit fans chagrin , qui
rc fe met en peine de rion , qui n'a point
d'affaire ; z". inutile, fuperflu , vain.
Îv-Oriofus ,a,um, qui ne fe donne point
de relâche, qui n'eft jamais en repos ,
gui efi toujours en aâion,
II.
133:
O R , lumière.
P'O, œil , fe forma TOriental Or,
jour, lumière, vue , foleil ; d'où
vinrent ces diverfes Familles :
I.
Oùor,iris , ortus fum , iri, paroître
au jour , fe lever , fe montrer ,
commencer d'être , naîtrejjircndre
naiflance.
0.\i- ens , lis ■, voient , le Levant, TEft,
la partie du ciel du coté où fe levé le
. foleil.
Ofti-f/iJ , îis , cmn. gen. , naiffant , qui
fe levé.
OaiENT.i/ù, m. f, le n. Oriental, d'O-
rient, qui eft à l'Orient, tourné vers
rOr^cnt.
2.
Opi^o , inis , origine , principe , naif-
lance , race; i°. étymologie.
OB^iginarius , a, i/m, originaire , qui tire
fcn origine. ,
OB.ïguiatio , onis 1 origine, étymolo'ie.
O •.^ij^in'nàs , adv. originairement, d'o-
rigine.
ORiginalis , m.f, le ,n. original, d'origi-
ne , qui concerne l'origine.
0&iruru!y a ,um , qui naitra , gui prendra
flainince , qui fortira.
. OB.iundus , a , um , originaire , qui tire
Ton origine , qui eil defcendu , nç ou ilFu.
Okius , lis , commencement, naiP-
fance , extradion , origine ; 1°,
Orient , le lever des Aftres,
Composés,
I.
AB-OR/or, eris ou iris , abortus 5c
aborjusfum, iri , avorter, être
avorté, naître avant terme.
Ab-Ort'o , i; , ivi , ire , avorter . parlant
des bêtes ; z°. acroachcr avant terme ,
faire une faulTe-couche , parlant des
femmes.
AB-ORTior , iri , le même -[\x\-1loTno.
Ab-Ob^tivus , a , uni , qji fait avorter ;
z". avorton , né avant :erme.
AB-ORro,a.f, (H , i' ■■!!■, nr^ , le même
qu Artotio ; Se quand on parle dts bétes,
mettre bas avant terme.
Ab-Ort.v), onif , avorcrment, parlant
des bêtes ; z°. f^ufle-couciic parlant des
femmes.
Ao.ORtor 5 iris , ou plutôt eris, ortus
fum ; iri , attaquer, alTailIir , fur-
pr^endre , le jatcr delTus ; 1^. en-
treprendre , commei:cer, lâcher ou?
fe mettre à faire.
Co-OR!i)r, riris, ortus fum , riri , s'éle-
ver , s'exciter , s'émouvoir , fe foulever..
F.x-ORi'ir , rens (y iris, or-us fum , riri ,
nanrp, fortir,' prendre fa fource , tirer
fon cbmmcncenicnt ou fon origine ; com-
mencer à paroître , à (e montrer , à fe
faire voir ; s'élever,
Fx-0^f/!J , tis , omn. gen. naiiïànt , qua
fe levé.
iN-ORiJr,^^ &■ iris, ortus fuir. , riri ,
naître dans, produire, procéder, vc-
ni' le.
0»'0&ior , iris , ortus fum , iri, fe lever ,
fîîî DE LA LANGUE LAT. O œil. 155^
commencer àparoitre , à fe montrer ; z°.
naître , furvenir , arriver.
SvB-Oxiens , tis , cmn, gin. naiiïant ,
qui (brt de deflous.
SvB-Os^ior, iri;, ortus f^im , -iri , naître
OH furtir de dcffous , fourdre.
4
H-Or£k/7j, de ce c6ré-ci.
D£-Ors«/72 , en bas.
S-
Oe^oitus , ùi , 8c
OKDÎum , ii , commencement.
Ordm , orum, commencemens , prin-
cipes.
OKDisndus ■, aum, qu'il faut commencer.
ORDi'or , iris , fus fum, diri, ourdir, faire
une trame ; i°. commencer.
ORsa, orum , commencemens, entre-
prife.
Oasur? , i , entreprlfe , deffcin,
Ok&us , ùs , commencement.
Orsui y a,um -, part. d'Ord/or.
Orfus in foro dicere, qui a commencé à
parler au Barreau.
CûMPO-SKS.
Ex-OKT>ior, iris , orjus fum, diri,
commencer.
Exordiri argutias , commencer à fe
piquotccr.
Ex Oktus^ , dr , lever du foleil , Sec.
' Ex-OktiVuj , a um, qui concerne la naif-
fance , la lever ; z^, oriental , d'Orient.
Ex-Or/û, orum , Exordc , prélude , pré-
face, commencement, entreprife.
Ex-OKoiuin , il , exotde , commence-
ment , encrée d'un difcours , pro-
logue , préface , préambule ; 2".
principe.
RîD-ORB'ir, irfr, r/ur fum, (f .t: , défaire
un tiilu , une trame , délburdir.
II. EUR.Eft, Orient.
d'Or, Orz«/7f, prononcé, EuRjvint
cette Famille :
EuRus , i , l'Eft j côté d'où vient le
jour ; 1°. vent d'Efl:.
EvRO-At]uilo , onis ,\e nord efl.
EuRo-AuSTer , i ; Euro-No ri/x , i, lo
Sud-eft.
III. OR , Autonme.
D'Or , jour , Soleil , vint :
HoRa, a , fàilbn , heure ; qui (è joi-
gnant àOpof.fuc, jus, liqueur,
ouàOp, riche (Tes , biens de la
terre , forma cette Familh :
Ov-ORo-Tkeca , ic , ferre à mettre les
firuits d'automne.
Op-ORice , es , forte de remède fait avec
les fruits d'automne.
Op-OrZ/iut , a,um, d'automne , qui coni
cerne l'automne,
I V. HOR, Horifon.
HoRi{on , cis , horifon , le cercle qui
termine la vue ,qui lépare ce qu'on
voit de ce qu'on ne voit pas.
V. OR, AUR,Or.
D'Or, Soleil, prononcé AtJR, vint la
Famille AvRum , i , Or , métal
couleur du Soleil, & qui en prit le
nom.
AvKum,i, or ; 1°. tous les inftrumens
qui font d'or.
AuRAriur, a, ium, qui concerne l'or.
Avv^eus , a , um, d'or ; i». couleur d'or,
AuR.eo/i/j ,a,um, d'or, qui approche de
l'or , qui vaut de l'or , précieux»
AuR.0, -are , dorer , couvrir d'or.
P 4 »j
5i55^ DICTIONNAIR
Avf^-ifus , a,um; AvRulsntu! , a,um, qui
abcnde en or , opulent.
Ave-arii, ce, mine d'orii*"- impôt fur les
denrées.
AvB..iT!us, a , Orfèvre.
AvR;t.ir.i, œ , dorure.
AuB.ioius , i, petite monnoie d'or.
AvKeus , i, monnoie d'or.
AvKzmentum, i, inllrument propre à tirer
ou à purger.
i. Couleur d'or.
AvKantia, u/n , des oranges
AvB..va,ce; Ouata, ce, dorade, poliïbn
de mer doré.
AuRf/rOj-ere , jaunir , devenir blond.
Ai'R/g^o, inis , jauniiïe , pâles couleurs.
AvKites , a. ; O^nts -, œ, pierre précieu-
le , couleur d'or.
AuR.0 , onïs , herbe jaune qui croit au bord
de la mer.
AuRord , X , l'aube du jour que do-
rent les premiers rayons du Soleil
encore ious l'iiorilon.
Composés.
DE-AuRO,-are , dorer.
lN-AiiR.o,-are, enrichir d'or.
lN-AoR.a(or, orts , Doreur.
OB-AuRaniJ , a, um , doré tout autour.
Binômes.
^uRJ-CHAicttA«,j ,; auripeau , de
OB.i-CnALcum,i ,) Auk«« , Se du
Gr. Chalcw, airain, mot a-mot ,
airain qui a la couleur d'or ;
c'eft-à-dire , le cuivre jaune , le
léton.
AuRi-Co.Mi'S , a , um , qui a les heveux
"blonds ,• 1°. qui a les feuilles ou les bran-
ches d'or.
A''R-i-Fab r 1 i: ^uR;'-Fcr, ic't! . (l'un le
Fabn > Forgeron , & l'autre de facio,)
E ÊTYMOLOG. isfé
ouvrier qui travaille en or, Orfèvre.
Ai;R.i-Firi/;a , ff , boutique d'Orfèvre,
AvRi-pEr , a, um; Aurj-Gep, a, umy
qui produit , qui porte de l'or : de GerOy
& de Fera.
AuRf-pLAMwa , Etendard à flamme d'or,
ou oriflamme.
AuRi-FLuux y a, um, rivière qui roule de
l'or.
AuRJ-ForzVza , a , mine d'or.
AuRÏ-Fur, is , qui dérobe de l'or.
AuRi'-GrNii , a , Perfée engendré par le
moyen de l'cr,
Avtt.i-Picinentum,i, arfenic, orpin; i". cou-
leur jaune : de Pingo.
AvKo-Clavdtus , a, um , broché , brodé en
or , piqué de clous d'or.
VI. ORN, orner.
De HoR , jour , cclac, d'où le Grec ,
HÔRfl , beauté, vint cette TamiUe :
Orno , as , avi , aium , are , mot-à-
mot , rendre beau comme le jour,
orner , ajufter , parer , embellir ,
accompagner d'ornemens ; i°. ho-
norer -, 5®. équiper , apprêter, pré-
parer , 4**. illuflrer , donner du
luftre , du relief.
OB.-nindu! , a, um , qu'il faut orner.
ORN.i^è, .1^»'. avec c rnement,avec grâce,
dune manière fleurie.
Orn nor , oris , celui qui orne , qui a foin
de parer.
ORN!/rix , icis , Dame d'atour , Femme-
dc chamtre , celle qui a foin de parer oa
d'aj' fler.
O.^r.atus , as , ornement ,a)ufiemcntj
p.irure , embcllilltment , décora-
tion ; 1°. habilleni.nt , vêtement;
grâces, beautés, agrément j J°.
apprêt f appareil.
DE LA LANGUE LA T. O rond. 1338
re honneur , honorer ou louer en
quelque façon ; i^.fuborner , cor-
rompre.
SuB-ORN.i/îj, tis , fubornant , qui fu^
borne.
SuB-ORNiiror , oris , Tuborneur.
SiPER-AD-OK.N.ifuj-jn, um, orné pardcflusi
:ï5 57
Op.t^Amentum , i , ornement, parure , em-
bdlUrement , décoration , ajuiiement.
Composés.
Ad-Ornû/wj, a , itm , orné , embel-
li ; 1 ^. rnis en ordre ; parc, de
Ad-Orno, as, aii, arun, are, orner,
parer , embellir , ajufter , accommoder,
enrichir; i°. préparer, difpofer , ap-
prêter , équiper , mettre en ordre ;
3°. Suppofer , apofler , controuver ,
forger,
CiRcuM-OnNiifuj , a, um , paré tout
autour.
Ex-Okno , as , avi , aium , are, or-
ner , ajufter, parer, embellir.
Exornare fe lepiiis moribus , (ê ren-
dre recommandable par Tes beLes
manierts.
Ex-Okm :r/o , onr'j- , ornement , ajufte-
mcnt, parure, cmbellifrcment , décora-
tion , l'adion d'orner.
Ex-ORNafor , oris , qui orne , qui pare ,
qui donne la grâce.
Ex-Orn;KUT ,'a , um , embelli.
'Exorn.x'.'ds comitatu , qui a un cortège
honorable , qui a un équipage , un train
inagnifique.
iK-OKnitè , (ans ornement , d'une ma-
nière négligée.
Jt^-OKuatus , a, uti: , qui eft fans orne-
ment, qui efl négligé, fans parure , lans
ajuflement.
Pir-Ob-nû/î, avec beaucoup d'agré-
mens ou d'orntmens.
JPr r-Orn.7'uj , a , urr, i part, de
Pïr-Okno , as , avi , atum , are , com-
bler d'honneurs , faire de grands hon-
neurs â.
Sv'&'OKuatus , a , um , part, de
i^vb-Orno , as , avi , atum , are , fini-
III.
OV,(IEuf.
Ovum , i , œuf.
Ovatus , a, um , ovale , qui a la figure
d'un œuf, fait comme un œuf; 2". frotte
avec des œuf» , où l'on a mclé des œufs.
IV.
OB, OM,
\ entre.
O B , prononc aulîi Om , eft un mot
priinicif qui (îgnifie ventre, touc
corps gros & rond comme le ven-
tre.
De-là l'Hébr. r-ll^ , Ob , Aub , ven-
tre i 1°. outre 5 vafe à gros ventre ;
50. divination par le ventre : d'où
l'Italien UnBiiZ , préfage funefte.
Et cette Famille Latine:
I, Obb^ , vafe à mettre du vin , ayant
un g) os ventre 6c le fond large,
fervant aux facrifices ; i *'. talTe.
i. 0\i afum , i , boyaux , panfê.
A-B-Ouajum, i , gros boyau , inteP
tin.
3. Ohien, inis , fignifîa dans le vieux
Latin , au ièns propre, ventre , in-
teftins , boyaux , puilque ,
4. A-rd-Om^ti , inis , cflre ces fïgnl-
fications ; )^. péritoine qui enve-
loppe lesinteftins ; i^, j^anfe des
DICTIONNAIRE ÉTYMCLOG.
'. les inteftins eux-
animaux ;
mêmes.
Ce mot vient à'ÂBDo , cacher ,
& à'Omen , ventre.
■5. Ouen , inis, fignifie au fins figuré ,
préfage , augure , pronollic, parce
qu'on conlukoic dans cette vue les
entrailles des animaux.
OM!no,-are , &
OMinor,-arL , préfager , augurer , pro-
noftiquer.
OMinatcr, oris , Augme , Devin.
Oyiinatus , a , um , dont on tire quelque
préfage.
OMinaté , en confultant les Augures ,
avec préfage.
Osiinofas , a, um , de mauvais préfa-
ge , de funefle augure.
C. Oz-OMinor , ari , prédire malheur.
y. hv,-Ouinor ^-ari , mo c- à-mot , s'é-
loigner d'une chofe parce qu'elle a
les préfages contr'elle , au figuré ,
détefter , avoir en horreur.
A'B-Ouinadd , unis , abomination, exé-
cration,
AB-OMinaLiUs, e; — nandus, a, iim,àé-
teftable , abominable, dont il faut s'é-
Icigner avec horreur.
Ab-O yiinnfus , a , urr , de mauvais au-
gure 5 qui fait mal au cœur.
V.
O s j Bouche.
I.
Os , oris , bouche; 1°. gueule des ani-
maux , bec des oifeaux ; j °. vifa-
ge ; 4 " . embouchure d'un fleuve ;
5 °. Langue , langage ; 6°. ouver-
ture ; entrée 57^. efironcerie , im-
1540
pudence; S ''. piélence; 9^. pudeur,
retenue ; 1 0°. talent de chanter.
Osci//u;n , i , petite bouche; 1'*. petite
entrée , petite ouverture.
Osculuri, , i, baifer de civilité ; 1°. pe«
titc bouche.
Osculandus , a, um , qu'il faut baifer,
OiC-ilijns , tis , baifant , qui baife.
Oscutatio , onis , l'adion de baifer.
Osculatus , a, uni , qui a baifé.
Osculor , aris , atus fum , arif baifer^
donner un baifer.
Oscul.in(1its , a, um , qui veut baifer,.
qui a tnvie de baifer.
Composes.
Dr-OscK/or ,-ari , embraffer,
Fx-Osc!i/iifor, 01 is , &
Ex Osculatrix , 'cis , grand baifeur.-
Ex-Oscu/jruj, a , u/n, part. , ;'
ayant baifé,
Ex-Oscu/or , aris , atus fum-, ari , baifti
tendrement , donner'un baifer tendre,
Ex-OsCi;/an't) , onis ^ l'aàion de baifeK
tendrement , un baifer tendre.
OB-Osci//or> aris y atus fum, ari, baifer.
2.
Osce do , inis, bâillement fréquent,'
envie de bâiller ; i°. puanteur de
bouche , mauvaife haleine ; }°.
ulcères qui viennent à la bouche
aux petits enfans ; 4 ''. indilpofi-
tion qui fait bâiller (ouvent.
Oscitabunius , a , um , fainéant , négllri
gent.
Oscitans, fix , bâillant , qui bâille; 1',
fainéant, négligent , nonchalant.
Osciranter , adv. négligemment.
Oscitatio , onis, bâillement , Taflion de
bâiller; 1°, négligence , nonchalance,
fainéantife , aclion faite avec peu de
foin.
,1541 JDE LA LANGUE LAT. O Boucîie. 13=^2
Oscho , as, avi, atum, are , &
Osc/'ror , arist atus fum , ari } bâiller;
a", s'épanouir , s'ouvrir,
3.
nbou-
Orm , œ , mors de bride , eml
chure, frein.
4.
.Or(I , <E, laDécfle de la jeunefie ; i».
bord , extrémité de chaque chofe ;
5°. bornes, froiuieies , limites,
conlms ; 4*. pays , climats , con-
trée , région ; 1"°. rivage , rive ,
côte 5 6". cable de l'ancre d'un na-
vire.
Oj\i2rfi/j , c , um , qui concerne les côtes ,
les rivages.
Oa.ita , a: , voyez Aurata.
O^aàm , adi, le long des côtes, en cô-
toyant.
QRijiiium , a , orifice , ouverture.
5
Oko , as , ari , acu... , —
mander avec prières ; 1^'. pi
une caufe.
OKaculum, i. Oracle, réponfe,
OR.wientum , i , prière , demande.
ORatio, onis , dilcours, largage ; i °,
difccurs , plaidoyer , harangue ,
oraifon, fermon.
Oit.atiuncula , a , dimin. à^Oratlo.
ORdtor, oris , Orateur; i'^. AmbafTa-
deur. Envoyé ou Député pour deman-
der quelque chofe, Avocat, celui qui
harangue ou qui plaide,
^- l'art oratoire , Rhétorique.
') , as, avi , atum , are , prier , de-
nander avec prières ; z". plaider
Ort r.'u , cr , l'art oratoire , Rhétorique.
Cri? ■ir/V , adv. en Orateur , à la manière
des Orateurs, d'une manière éloquente,
Oi^atonum , ii , oratoire, lieu pour prier.
OKiroriiis , a ,u!r. , oratoire , qui concer-
ne l'orateur , d'orateur.
Oaafri.v, icis, celle qui prie, qui de-
mande en priant.
Op.atum , i, prière, inflance , demande
en priant.
ORflfu.f , ûs , prière , inflance,
Oe^atus , a ,um, part. d'Oro.
ORamentum , i , prière , demande , fup'
plication,
OR.:ndus , a, um , qu'on doit prier.
ORans , lis , priant , qui prie,
ORarium , ii , mouchoir de poche y
linge pour s'elîuyer le viiàge.
6.
De AD,vers , & OR,bouche,vint Ad-
Oko , porter la main vers la bou-
che , enjîj^ne d'hommage,
Ad-Oro , as , avi , acum->are , adorer,,
honorer , révérer , avoir en vcncra-
tion, refpeder ; i°. laluer, faire
une révérence , en inclinant le
corps , & baifant la main; fe prof-
tcrner,re jetter à genoux; 5°. fup-;
plier , prier avec inftance ; 4°. ha-
ranguer,
AD-Oaifio , onh , adoration , vénéra--
tion , roumifïîon , profond refpeLi , fa^i
lut, révérence , honneur, culte.
Ao-Ouator , oris , adorateur,
Ex-Oro , as , avi , acum , are , prier
inftammenr , conjurer , demandée
avec empreffemenc , tâcher d'ob-
tenir par des prières réitérées ; 2°,
gagner ou obcenir par prières , flé-
cliir , toucher.
Ex-ORCfio , onis , prière inflante.
Ex-OR(2for, oris , qui obtient par fes inî^
tances , par Ces prières réitérées,
EK-OB^dhlum , i y prière pour oLtenir j
154? DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
i". l'endroit d'une liarmgue ou d'un
plaidoyer où l'Orateur tâche de perfua-
dcr & de gagner les Juges.
Ex-Or^J/'/ij, le, qui le laiffe gagner
facilement , qu'on peut fléchir ailé-
ment, qui cède aux prières.
Exorahilis nulli , inexorable , que per-
sonne ne peut toucher.
J^-^x-O^aèilis , le , inexorable , qni
ne fe laife point coucher par les
prières , de qui l'on ne peut rien
obtenir , qu'on ne peur ficchir à
force de prières.
In-Oruî , a , um , qui n'a point de bou-
clie,
Ih-Oriiwj , a , um, qui n'a point été
c.xpofé, qu'on n'a point reptéfenté ,dont
on n'a point parlé.
PïR-Oro , as , avi , atum , are , achever ,
conclure, finir un difcours.
P£R-OR.ifio , onis , perorailbn , épilogue ,
conclufion d'un difcours.
Tg3.-0&£itus , a, um , part, de Perero.
VI.
ORB, cercle.
Ok-bîs j h , cercle, rond ; i^. globe ;
30, Monde; 4°. Univers i 5®. af-
fiette GU tranchoir.
OR.bita, a, ornière; z». roue , orbite;
30. petit moyeu de roue.
Ov.bicus , a, um , circulaire, qui fc fait
en rond.
OR.hile,is, circonférence d'une roue.
Ok-bù u lus , j, poulie;!", petit rond,
petit cercle, petit globe.
OREzfuZariî , Te , orbiculaire.
Os^Biculitim , adv. en rond , en cercle ,
orbiculaircment , en globe.
Oa-^iculatus , a, um , rond, arrondi, fait
en globe ou en cercle.
Î544
Ex-ORBJro, as, are, fortir hors des ré-
gies , ne garder pas de mefures.
OP,UP,
Haut.
O p , H u p , eft une Onomatopée qui
peint l'aûion defe lever , & qui eft
devenue le nom de tout ce qui
s'cléve ; de tout ce qui eft haut :
de-là nombre de Familles en Sur,
& celle-ci en O p.
I.
î . Ops , pis ; Ovis , is ; Uf/J , is , en
Etrufqiie , la terre , fur- tout la
terre productrice , fe couvrant de
richefl'es , de h\sy-is; mot-à-moi ,
la grande Mère ; 2 ''. la Déelfe Ops
qui couvre la terre de fes biens.
Ovaïia, ium , les fêtes de la DéelTe Ops.
Oficus , a , um , mot-à-mot qui vit des
fruits de la terre ; i". barbare , groflier t
payfan,
Oeicè, groflierement, à la manière des
barbares.
O'pi-Citisus , a , um , celui fur la terre
de qui on a mis une impolîtion, qui eft
à la taille.
1. Ops, opis , puiflance , pouvoir j
2 *. aide , fecours.
Ope-OMni , de tout fon pouvoir.
Oves , um , richeffes , grands biçns, re-
venus.
O?ulefc0y-ere , s'enrichir.
OTulens,ris ; Ofulentus, riche , puiflant.
0?ulentia ,x; Oeulentitas, lis , richefle.
O?ulento ,-aTe , enrichir.
2.
Ophj » mot-à-mot, culture de la terre :
moyen de pourvoir à fa fubliftance;
travail, indiiftrie : de-là :
OVUS y
iHr
DE LA LANG
Or/.'J. tris , moyen de (e procurer les
riche fies , ouvrage , travail , induf-
trie.
Cpufculum^ ], petit ouvrage.
Ofiis , n. inà. ce qui cft néceffaire, ^nt
on a befbin ; i», nécelluc , bcfoin. Ce
mot tient aux idées premières de Op ,
fruits , procJiifrion^ de la terre, objets
des premiers befoins des hommes.
Binômes.
Ori'Fix , icis , qui fait un ouvrage ,
Artidui ; de Facio.
Op':-Fic:/i3 , œ , attelier , boutique.
Opf-Ficium , a, befbgne d'un artifin , fa-
çon d'ouvr.î<ie.
rra-Qpjj , abfolument néceiTaire.
?•
Qpina, a , ce qu'on fait , ouvrage ; i*.
fervice , travail , occupation ; 5°.
journée d'une perfonne de travail.
OfEi/a , œ , petite peine , petite adion.
Oper«, arum, gens de travail, manœu-
vres.
OPER.ir/.t , ts , une ouvrière , femme de
journée.
OfERarius , a , ouvrier , homme de
peine.
I 0?EKarius , a, urn , de travail; i»- qui
concerne les ouvriers.
OpïR.!fio, onis, ouvrage; l'.aâion defa-
crifitr.
OpERctor, oris, auteur, créateur; i*. qui
travaille.
OpER«rw, a, um , qui a travaillé ; 1°. qui
a facrific , fait l'œuvre par excellence.
0?Es.or,-ari , travailler , s'occuper ; jo.
facrifier.
OPîROxe , avec peine , laborieufement,
OrTRofitiZS , atis , travail pénible.
Opero/uj , a, um, pénible , laborieux,
qui travaille beaucoup,
OpiRu/d , tE , petit ouvrage.
Orig. Léit,
UE LAT. Op 1545
Co-Overor ,-ari , travailler avec , fe
tourner en.
Co-Oreraror, oris , qui travaille avec.
4-
D'Ops vint le Grec ,
Opson Si OpsoMum , denrées , vivres ,
d'où le Latin :
Opsotiium , a ; Obsok/hot, ii , biens
de la terre , provifions , dcnrérs ;
1**. mets , ragoût , pitance ; y".
étape.
OssoNaror , onV , Pourvoyeur , Maitre-
d'Hôtel; 1°, Cuifînier.
OesoNatii! , Ù! , provifion journalière;
î°. adion d'aller à laprovifion.
OBsonû,-are ; OiîsoNor,-flri , faire provi-
fion ; z" acheter des vivres.
Ossoti'uo,-are y aller ibuvent à la provi-j
fion,
DÉRIVÉS Grecs,
Osso-Vs.us , i , cuifinier.
OBSo-Po/a, <B, celui ou celle qui vend
des denrées.
OBso-Polium , ii , marché où fc vendent
les denrées.
Ops-Art;; if /■ , erum , livres qui traitent
de la cuiiïne.
DÉRIVÉS
d'OPS, recours.
D'Ops , fecours , & des Verbes Fcro ,'
Tu/i, P rco , relatifs à l'idée de
porter, font venus tous ces déri-
vés.
I.
Ovi-¥iR ^ a yU/n , qui porte du fe-
cours.
2.
Op/-TuL«j,i , qui porte du fecours,
Q +
5347 DÎCTIONNAIR
OPi-TuLor,-ari, fccourir, aider.
3-
1». Op-PûRT«r , uic , ère , mot-à-mot ,
il eji nccelTaire qu'on apporte du
fecours ; il faur, il convient, on
doir.
'<!. Op-Poriiunus, a,um , qui apporte
dufecouts; 2*. qui arrive à pro-
pos, qui vient félon notre dcfir ;
^". commode , favorable.
ijF?^rtuniraSi xub ; Orvortunum, /,1a con-
jondure , Toccafion favorable ; i°. avan-
tage..
GFFnrtunè , dans le tems qu'il faut, à
pointnoinmé; ;". cim loiément.
PEE.-Oppnfw/2UJ , a , um, qui le fait très-
à-propos.
In OFportunus , a , um ■, hors de propos ,
défavorable.
îsOtPortuné , à contre tems.
B 1 N O M E S.
O P P I Dum , i.
f , De BfT , mdfc.n , Bu , habicition ,
& d'Oi' , abondance , amas , vint:
Op-PiDa/7z,i, ville , mot à mot, grand
nombre d'habitations raflemblces
en un lieu.
Op-PiD:7u;n , i , petite ville, bicoque.
Or-ViDanas , i. Bourgeois , Citadin.
Op-?iDaîm, de ville en ville.
Op-Pilô, extrêmement , en abondance,
beaucoup, très" ; i". aulTïtôt,
a. Opim;/^, de Op , biens , & de Im,
grand, riche, qui a de grands
biens-, i°. qui a mangé beaucoup
des fruits de la tevre, qui eft gras ;
3 ".gras, fertile , qui rapporte.
Op-lMifi7i',aff.f,grande fortune, abondance
de biens,- i', grand embonpoint.
Os-luo,-aTe , rendre gras, cngraifTer,
E ÉTYMOLOG.
Ï54S
Op4Mè, richement , grafTemcnt, largc-i
ment.
?Sijï.-Opimus, a , uni , fort gtzs.
; . Ovi-VAKus , a, um , riche , qui a
acquis de grands biens ; de Paro ,,
acquérir.
Opi-P^rè , fplendidement, fomptucufe-
ment.
4. Opto ,-are,c'e(ï l'abrégé de Oppe-
To , demander du fecours , cher-
cher le bien. Ce mot fignil:e d'a-
bord , demander par des vœux ,
défirer le fecours , le bien ; & puis
fouhaitèr , chcifir , rechercher , ai- ^
mer mieux.
OPih'U! , a, um , qu'on a à choifir , qu'on
a choifî.
Opùo , onis , choix , liberté de choifir ;
z°. aide , coadjuteur.
Oprwnanis 1 ûs ,1a fondion d'aide.
Oprarid, onis ; OPiatum, i, fouhait, defîr,'
Opralilis , e, defirable.
Optahilher ; Ottatô , àfbuhait, au gré.
Ovtumus , a , um , 7 ce qu'on a choi-
Ovtinius , a, uni , 5 fi , le mieux ai-
mé, le meilleur, très-bon,
Optun'itas, atis , avantage , bien.
Optiinè , fort bien , parfaitemen*.
Ortimas , a:is; Ofdmates , um, qui efl
de la meilleure qualité , des principaux
d'un Etat ; i". les Grands,
Composes.
Ao-Ovio ,-are , choifir pour foi , cfij
re , adopter ; i**. s'approprier ; 3°.
dcfirer , avoir envie i 4"^. enter.
Ao-Opr^rin'i/f , a, um.
Ad- Optath.is , / adoptif , reç«-
Ac
Ad-
LD-OPTjrin'uf , a, um, .^
.D- Optativ.is , \ adoptif , reç
\.o-Opntm, ' f par adoptien.
«549
DE LA 'LANGUE LA T. Ob
AD-O?t.ltor , oris , qui adopte.
Ad-Op:/iJ , onis , adoption; !<>. ente,
greffe .
Co-OrrOf-are, ailbcier, élire, agréger.
Co-O fiato , onis , éledion , choix.
Ex-Op'o ,- .ifï , fûuliaiter ardemment,
attendre avec cmpreirtmcnt.
Ex-Op-.il'iiis -, e , défîrablc , fouhaitable,
PER-OP:.>,-jre, foahjitcr fort.
Pfr-Op.-ii'3, tcut à fouhait.
PRjE-OP'Oj-.ire , jimer mieux; z°, fou-
h.iitcr plutôt,
PRjE-OpM/ic'uy , a,um, qu'il faut plutôt
dcfirer.
COPi'a , « , DéeiTe de l'abondance.
De Kop , prononcé Cop , vint cette
Famille :
CoPZiZ, œ , abondance de quoi que ce
foit ; 1°. pouvoir , liberté de faire ;
3**. expédient , rellource.
CopiiE» aru;n, biens, richefTes, proviiîons,
vivres ; i°. troupes, forces; 3°, commo-
dité ; 4°. matériaux.
CoP;«, arum , petite armée.
Coriofus , a , um , abondant, riche.
Copions, abondamment , richement.
NÉGATIFS,
In-Opj ,pis, fans bien , qui n'a pas ,
pauvre ; mot compofé de la» Pré-
pol'uion négative Iff.
IN-Opii , a:, indijence, befoin, nécef-
iité,
o.
Mots étrangers à la lettre O , ou for-
més de U reunion à des mots com-
polcs d'une confonne.
O BOL,
obole.
De O, non , & de Bal , grand , fe
forma :
O-BoLus , i , Gr. Oboloj , obole,
poids de douze grains & fixicme
parric de la dragine. (C'étoit la
moindre efpèce de monnoie ).
Di-OBOLaris,ni, f, re,n, de deux oboîcs ,
du prix de deux oboles , ou de quatorze
de nos deniers; 1". de peu de valeur,
du plus bas prix.
OC.
D'Oc , grand , joint à An , anneau ,
cercle, fe forma le nom Gr-;c-La-
tin de l'Océan qji environne la
terre,
Oce-Anwj ,i , rOcôan , la mer; x°.
le Dieu de la mer; 3 °. granibadiii
d'eau qui étoit dans les bains pu-
blics à Rome.
OcE- \nitis , idis. Se
OcE-ANar , a , um , de l'Océan, qui con.^
cerne l'Océan ou la mer.
OC,
Pointe , piquant.
De Q , tranchant, d'où Ac,pointe, Cz
forma également Oc , pointu , pi-
quant ; d'où ces Familles :
I.
Occa , X , herfe de laboureur.
Occ? , as , avï , a'um , ivs ^ hurler,
Ozzitio , onis, l'adion de herfer , lier-
fage.
Occa'or, or/'j, herreur , celui qui herfc;
Divinité des anciens Ro nains.
Occ.iririu^ , a , wn , qai concerne lo
hcrfage.
Ozc-itus , a .tum ■> part, d'Occo. >
Composés.
De-Occ<i//o, Gn':s , herfàge ; i^.rou-
limenc des terres labourées.
|l5n DICTIONNAIRE ÊjrVMOLOG. ijp
OxY-iMcRu'.f , a , uni , celui de qui la
penfée femble fc contredire.
OxY-î\lYï;sf/ie , es-, biufc , niirthe fauya-
gc , arhri[/eau.
6. OxY-PoR«/7i, / , force de fâufTe.
Oxy-PoR'./y, a , um , qui pénétre prompJ
temcnt , qui eft incifif.
OxY-PoRo-PcL.i , œ , quivend des fruits
confits au vinaigre.
7. Par-Oxis/72«j,<, émorion,in:itation.
OD,
Chemin , palTage.
De D , porte , fe fotmereiu l'Orienr.
m>* , HoDÊ , paiïèr , travcrler }
2°. jiifques.
Le Bas-Br. Od< , palTage , entrée.
Le Gr. Odos , cheiniii ; d'où ces
nioîs Grecs-Latins :
i. Oûeum,i , fcùz théâtre entouré
de colonnes &c couvert en pointe,
OoD-PHYLaces « um , archers du Grand-
Prevôt , de la MaréchaulTéc.
Ooo-Paus , 2, paveur.
1. HoDœ-l'oKicum ,i , itinéraire, guH
de des routes.
Composés.
Ex-Cfo/a//; , // , ce qui fait la fin de
quelque chofe.
Ex-Odus , i , fortie , ilïïie ; i". l'Exode ,
fécond Livre de JVloylc , qui décrit 1»
fortie des Ifraclites de la fervitude d'E'»
gyptc.
Meth-Odw^ , / , méthode , manière ,
maxime , moyen.
TvItTH-ODiff , f j , méthode, partie de la
Grammaire qui apprend à parler cor-^
redement.
MEiH-Ooici, orum, Médecins oicthodî-
«jucs.
De-Occo , as , avi , atum , tire, herfer ;
2"- rouler des terres labourées ÔC enfe-
mencées.
ÎM-Occflruy , e , um , hcrfé.
In-Occo , as , avi , atum , &re, herfer,
couvrir de terre,
PfRi-OcHd ,«,fommaire, argument ,
i ^. palTage, trait ; voyez Periodus.
I L
Ocr/j , is, montagne pleine de poin-
tes,
OcRea , œ, botte , bottine , guêtre.
jDcB.e^itus , a , um , botté, qui porte des
guêtres , des bottines ou des bottes.
IIL
Oxys , dis , vinaigrier , vafe à vinai-
gre.
,Oxjr , yos , alléluia , plante , forte de
jonc-marin piquant.
Oxjyj , yos , acide , aigre.
Oxalis , idis , ofeille , herbe potagère.
Gxiilme , es , (aumurc mêlée avec du vi-
naigre , ou faumurc aigrie,
tyx-Ani'ia , œ, cuifine , art du cuifî-
mer , d'apprêter i manger comme il
faut,
't. Oxja , a-, forte de bâtiment de
mer fort bon voilier.
B I N O M ES.
|t. OxY-AcANT^a, a , épine-vinetîc,
ou berberis , arhrijfcau.
Oxy Acant/î^j, i, aubépine , épine blan-
che , noble-épine , arbriJJeiu.
i* Oxv-Cedroj-, ;,cfpéce de cèdre iirZ're.
3. OxY-GoNtii, i, angle aigu , terme de
Géométrie.
^. Oxy-LAPi!tAuw, f. Patience, herbe po-
tagère.
î. OxY-MoRw« , /, faufTc-pointCt
nn
DELA LANGUE LAT. Od
Mf.th-Od'uw , iî, tromperie , tricherie ,
fraude , fourberie ; i", feinte , jeu , fic-
tion ; 5". illufion ; 4». fort , charme ;
voyez Tranfitw:.
Peri-Od«j ,i , pcriode , tour de roots
qui renferment un fens.
Ttv.i-Oo'\cus , a , um 1 périoJique , qui
revient en certain teras préiîx ; i°. cir-
culaire.
Syn-OdwJjî, fynode , afTemblée ,
concile.
Syn-Od;(7, orum ,confîjrence , pour - par-
ler, aboucliemcnt.
Sw-Oti'icus , a , um , rynodiquc , qui con-
cerne raiTeniblée.
SYn-Ooirûi , arum , Cénobites , ceux qui
vivent en communauté ; i<=. Préiidcns
des Synodes.
OD, OT, AUD,
Elévation , hauteur.
I.
Du Celte Od, Au d , élévation , hau-
teur , orgueil, vicient ces niocs La-
tins :
î.
Auvax , acis , fier, hardi, courageux ,
intrépide , qui fe met au-delTus de
tout , qui ne craint rien ; z°. prc-
fonn^)tueux , téméraire , entrepre-
nant.
'Avmcuhs , i , téméraire , préfonuptucux ,
trop hardi.
AuDen, AvSiis fum , iere , ofer , avoir la
hardiefle , prcluraer , fc mettre au-def^
fus de tout.
'Al cacfifr ; Kwichn , fièrement , avec
préfûniption , arec audjcc, hardiment ,
lëmcrairement ; i°. effrontément , impu-
(lemment.
Avoens , tis , qui ofc , réfolu , entrepre-
nant.
AvDucia, œ, î audace , . rrc-
Avvachas , atls , ) foni[.>tioii , I:ar-
diefTe ; x*^. intrépidité , coura-
AvDentsr, témérairement,
AvDentia, «, courage , hardiefle.
Avsim , is , ir , j'oferois.
Avsum , i , adion hardie , tentative ofce^
N É' G A T I F s.
Ih-Aud^jt , acis , qui n'eft pas hardi j
^chron , irréfolu.
IN-Ausii^, a,um , qui n'a ofé tenter; i».
qu'on n'a ofé tenter.
2.
D'Od, élevé, fe forma le Gr. Oicdo,
fe bouffir, s'enfler : d'oii ,
OEDt'/7-!a, m, tumeur contre nature,'
qui ne fait point de douleur.
En Gr. Oiccv.'a.
5'
Cette Famille Grecque- Latine.
Od^j ^ j ou Odc ,.es ; Ode , lorte de
pocfie lyrique ; mot-à-mot , chant
fublinie , très-élevé.
Ep-Qj , i , Poe nie épique ; mot-à-
mot , plus élevé que l'Ode.
Ep-Odi;.5 , i poclîe compofée de deux
vers inéçraux.
D
PROS-Oofu- . ff, l'art de la mefurc des
vers , profbdie ; 1''. un accent , la pro-
nonciation accentuée.
PRos-OD.'um , n , Hymne qu'on chantoic
aux Dieux avant l'entrée du chœur.
pR(.s-Oi)i//n , i, inftrumcnt de mufique à
c»rdes.
PAR-Ooid, ijr , parodie , imitation d«
quelques vers.
ijy^ BICTiONNAIRE ETYMOLOG. T5Ç(f
hL-k\:-Da,œ , Alouette, nom que les
Romains empruntèrent des Gau-
lois ; il fut très- expreffifi formé de
Al , s'élever, & Aud , chant, mut-
à-niGt , qui s'élcve en chantant ; ce
qui caradérire cet oiteau.
II.
OD, OZ, OL.
D'oL , s'élever , exhaler , le forma une
Famille en Ol , Oo , Oz , relative
aux odeurs qui s'exhalent des corps.
1°. EnOD.
ODor,or2j, odeur, fenteur; 2°. pref-
fentiment , conjedure ; 3°. par-
fum ; 4". puanteur de la bouche.
Olcr , OTÎs , voyez Oior.
Oaoramen , inis , &
ODoramentum , i , parfum , fenteur.
Ooorur , a, um, odoriférant , qui fcnt bon ;
i". qui eft de haut nei , qui évente bien.
Odora canum vis , le ban nez des chiens.
Ooores , um , voy, Odor.
Onorifl , (T, Déefle des odeurs.
Odori-Ffr , a. , um , qui produit des
odeurs , des parfums , des fcnteurs.
ODori-StQ,uus , a, um , qui fuit le vent
ou l'odeur , qui évente. ,
Ocfiro , a< , avi , atum, are-, parfumer,
rendre odoriférant , aromatifer , faire
fcntir bon , donner bonne oJeur.
Oooror , aris , atw: fum , où , feiitir, flai-
rer ; i". preffentir , fonder,
OD0?~ans , tis , odorant , qui flaire ,
qui cvent , qui prend le vent.
ODorarîus , a , um, qui concerne les fcn-
teurs , les parfums ; 1°. odoriférant, qui
a de l'odeur.
ODonrio , onis , le flairer , l'aftion de
fentir , de flairer.
Ooiratus, ùs , odorat , fens qui di "cerne
les odeurs ; t". odeur , lenteur.
Ooor.iru.r , a , um , odoriférant , qui a de
l'odeur ; i", parfumé.
li^ODorc , as, avi , atum ,are , com-
muniquer Ion odeur , le faire Icii-
tir , parfumer.
lN-OD)ru,r, a. um-, qui eft fans odeur,
qui n'.i pas d'odeur , qui ne fent rien.
t°. En OL.
Oientia , (f , odeur,
Oieniica, orum, lieux de mauvaifc odeur,
voieries , égoùts.
OLenticeium , i, voyez Sterquilinium.
CoM POSÉS.
Is Oiens, tis , qui n'a point d'odeur.'
In-Ol;/c-9 , is , ui ou eri , itum Se etum ,
ff re , croî:re par-deiïus; i". faire croî-
tre , augmenter ou confirmer.
OB-Oteo , e.f , lui , ère , Se
On-OLe/ro, ir, lui, ère, fentir quelque
mauvais goût ,- 1". Ce. douter, avoir quel-
que prefTentimtnt
Pra Oieo, es , lui , litum , 1ère , avoit
une odeur forte,
SuB-OLfo , es , lui , litum , 1ère , fen-
tir un peu , s'appercevoir de l'o-
deur; z°. avoir quelque prefTencL-
ment , avoir le vent , fe douter.
3°. Famille Grecque
enOZ,
Oze , es , puanteur d'haleine.
Ozxni, œ, polype ; i". ulcère qui S'erî-
gcndre dans le nez,
Oïxnicis , is, forte de nard , plante qui
fcnt mauvais.
i^n DE LA LANG
OFF. "
De Fo , Feu, cuit au feu , vint cette
Famiile :
Ofm , x , mafle de cliair , ou de
pâte pétrie en rond, morceau , an-
douillette , ioupe , une trenipce
dans quelque liqueur que ce ibit ;
hors celle qu'on fait dans le vin ,
qui eft l^ij a , une rôtie.
Of<7/.2 , ig , petite tranche de chair cou-
pée mince , griblette , fricandcàu.
OfFula , œ y diniin. d\'ffj,
OttIu , œ , refte.
OiFtrius , a, Cuiiînier.
OrtaTlm , ai'i: par petits morceaux, par
petites tranches.
OL.
De Hel , Soleil , lumière , fe forma
cette Famille :
Oior , oris , le Cygne , oifeau d'un
blanc cblouidant.
Oir Rinus , a, Lim, dç cygne.
OLOKi-Fer, a, um, qui porte des cygnes.
Tour.
Ce mot Latin femble être tout feu!
de Cx bande, &: n'appartenir à au-
cun n)ot de toute autre Langue ;
il n'cft ni Grec , ni Oriental , ni
d'aucune de nos Lr.ngues moder-
nes Cependant il n'tft ni l'effet du
hafârd , ni de l'invention des La-
fins : ils le tinrent des Celtes ; ils
re firent qu'en ahcrer légèrement
k prononciation , mais de maniè-
re qu'on n'en avoit Jamais pu re-
liouvcr l'origine.
UE LA T. Of-Cn 1358
Men, figniiîela multitude J'en-
fembie: il devint aintî la marque du
pluriel des Verbes Grecs pour la
première perfonne. Es-Mem,
nous fommes.
Les r.atins y ajourant la termi-
naifôn is & l'initiale o , en fi'enc
OMeNis , puis OmnIs , l'enfem-
ble, leiout : de-là cette Famille :
Omnïj-, 7n.f. ne, n. tout, chaque, chacun,
Ommsi tout le monde.
Omnia , toutes chofes.
Omn:, chofe entière.
Om vnô , adv tout-.î-fait , entîéremen: ,
; leinement , en tout , (eulement , enfin ,
en un mot ; i". bref, pour faire court ,
pour abréger ; j°. en aucunes manières.
O vn;-Geni,j , a , um , de toutes fortes ,
de toutes manières, de toutes façons, de
tous genres.
Omn;-Mod« , aài-.Sc
Om(j;-Mcdù , adv. de foutes façons , en
toutes manières , en toutes fortes,
OM^J.-JVloD j, a,um, qui eft de toutes
façons , de toutes manières,
( 'mn/ CoLor , is , qui eft de toutes
couleurs.
OMNi-CAti/j , a i um , qui chante toute
forte de chofcs.
OMNi-CARPjT , a , w« , qui prend tout j
de tout côté.
ON,
Charge.
De N, fruit , fe forma On , charge,
I.
Osus , eris , charge , fardeau , poids 3
2. . commiiïion , emploi.
ON<f}.iriis , a, Lin , Se
ONi/Fuj , a, um, chargé, accablé,
Qticracor , oris , chargeur.
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 13^6
^3^9
Curro , as , avi , cri.7.7, are, charger.
Qi\?rr.r.us , a , itm , àc charge , propre à
porter des fardeaux.
OneTdTixnaies , 1 âtimens de charge.
Cymbula oneraria. , Lâtiaient de mer.
Ouerofus , a,urn , chargeant, pcfànt,
qui pcfe beaucoup, lourd , qui
charge; io. onéreux , qui cfl à
charge , fâcheux , incommode.
Composes,
SEUi-OtiiiJliis , a , uni , charge à de-
mi.
Co-ONsro , as , av'i , anim , are , charger.
De ONfro , -are \ De-Onu/Zo , -axe , dé-
charger.
Dc-ONenifio , onis , décharge , l'aSion
d oter la charge , de déch.irger ; délsC-
tage.
Ex-Oneraiio , cnis , rabais , diminu-
tion du prix; i''. décharge, l'aûion
de décharger.
Ex- Oi^;ratus , aum , parr. i :
Ex-ONero , as , ai'i , atum , are ^ déchar-
ger , vuider , ôter la charge , foulager
du fardeau j 1°, délivrer , dégager, fou-
lager.
1.
D"On , charge, fe forma le Grec,
Onoj , Anê, moi-à-mot,hète de fom-
me , ce charge.
OtiAger , gri , &
OHÂgrus,i, âne fauvage ; 2°. inftru-
inent de guerre à Jeccer des pierres.
■ONfl|^ti.f , z , Anier,
Onco, as , are, braire, crier comme un
âne,
Oni/c^<:^ 5 /, cloporte j î*, chenille 5
j °. merlus j poifTon,
Osiiis , idis, cï'z^nt, plante.
O^ochiîci , is , Se
OkocIuIus, : , ou
Onoclea. , œ , orcanette , plante.
C o 7*1 p o s E s.
Ot^o-C^rhalus , a , um , qui a une
tcte d'âne,
Ono - CENiT-iurur , i , demi-homme, &
demi-âne.
ONo-CROTaZ.'j, i, olfeau aquatique , qui
a le cri de l'âne.
Om-ViKtchis-, is , fain-foin.
d^o-BkTts , is , femme montée fîir un
âne ; femme adultère condamnée A être
promenée fur un âne par toute la ViUc,
OP,
D'O , eau , liqueur, prononcé Ow ,'
Op , vinrent ces mots appartenant
au Grec Ovos , i'uc.
Ovium ,u, opium, fuc tiré des têtes
de pavots avant leur maturité.,
Opo-BALSAM.vm , i, baume , fuc qui dé-
coule de l'arbrifTeau nommé baume.
Opo Balsamu;-, i , baume , arbriiïeau.
OPo-BALSAMarw, a, u« , où l'on a mis
du baume.
MET-Opii^m , l'i , huile d'amandes amères.
Opo-CAKvatkumyi, fuc vénéneux qui
tue en faifant dormir.
Opo-Pan^x, acis, fuc de la panacée,
plante.
O P H I.f ,
Serpent.
Omis eft un mot Grec qui fignific
feipent.
L'origine en a été abfolument
inconnue jufqu'ici : tout ce cju on
ads
I3<?ï
D E L A L ANG UE L AT. Or i3<f2
a de plus fâvaiic là-deffus, c'eft la IOphi-Uchkj , i , ferpentaire « ConC-
découverte qu'on a foice de ce mot tellation compofce de trente-fept
qu(
dans la Langue Egyptienne , où
Koth fignitîc de même ferpent ,
& on en a conclu que c'ctoit un
mot Egyptien : on ne pouvoit
niieux imt dans ce teins où on
n'avoit nulle idée du rapport «?c de
l'origine des Langues > mais ce
mot tient àl'Hébr. r\]^^ii.,^-Phoe,
vipère , & à l'Italien Yischiare, fi-
fler comme un ferpent. C'eft donc
un mot vraiment primitif, formé
par onomatopée , & qui produidt
le Verbe Oriental nïS , P/iee, Ci-
fler. On peut donc en drefler cette
généalogie :
fik, Pliy, fiflemcnt •.primitif.
Pî/S > Phoe , Pkue, fifler.
riy?lS*> ApHoe , vipère , ierpent , en
Oriental.
Hop/2 , ferpent , en Egyptien.
Ovnis , ferpent , en Grec,
Tiscniare , fifler , en Italien.
OPHiaca, oriim , Traites des ferpens.
Ofnire! , oc , forte de marbre tacheté
comme la peau des ferpens,
Oph/j-GeMit , ciTum , &
OPHi3-GFNW , um , forte de peuples voi-
fîns de rHellefpont , & d'autres de l'Ifle
èe Chypre , qui gucrifToient les morfures
des ferpens par leur feul attouchement,
OrHij-MACH:;j , a , um , qui fc bat contre
ks ferpens.
Ofhio-Ctonwj, a, um , qui tue les fer-
pens.
OPHio-O-CxoNOH , i , plante dite Gratia-
Dci.
OPHio-GENiuTTî , i;, voyez Ophioâsnum.
Ori^. Lar,
étoiles; de Oc H, Uqh ■, grand.
OPHJO-ScORorfo/î , i , &
OpH;o-STAPH)'/e , es , Câprier , arhrijfeau.
OPHio-SrApaj/oj- , i , voyez. Ampelome-
lœna.
O^mon , il , Carte d'animal particulier à
rifle de Sardaignc.
O R B , privé.
De Rf B , R^p , Ravh , ravir , enlever ,
vint cette Famille:
I. ORBtfi , rt , um, privé d'une cliofê
qui lui eft chère , qui a perdu ce
qu'il chériffoit i i°. orphelin; 3°,
qui a perdu fes enfans.
OR.B;raj , affr , privation ou perte d'une
chofe qu'on chérit ; z". veuvage , vidui-
té; 5°. l'état d'orphelin.
Orlhas luminis , privation de la vue; — •
teÛi , manque de logis,
QR.Bhudo , inis, voyez Orhnas.
OiiEO , as , avi , atum , are , priver, ôter ,
ravir.
Orbarefe luce , (c priver de la lumière.
— Equitatu durem, défaire toute la ca-
valerie d'un Général.
ORBfna, «,Orbonnc, DéefTe fous la
protcdion de laquelle étoient les orphe-
lins, les veuves, & ceux qui avoient
perdu leurs enfans.
1. O&EutiOfOnis , privation.
ORsaror , oris , qui prjve quelqu'un de
fes enfans , &c,
OskEatus , a, um , part. d'Orbo.
Orbatus progenic , qui a perdu fes enfant ,
privé de fès enfans,
Ex-Orïo 5 as j are , priver.
DÉRIVÉ Grec,
} . OuPHanus , i , orphelin , qui n'a
Rv
DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 15^4.
i)i peie ni mcre.
ORC.
D'Arc, ferrer, contraindre,
En Latin Arcso ,
En Grec Eirgo , qui fait Org dans
■ Ù.S dérivés , vinrent ces divers
mots :
I.
ORC7«,i, l'enfer -, z". fon obrcurité;
3 **. Pluton , Dieu des Enfers.
Op^cimanuî, a , um ., voyez Fimehris.
Otcir.iana.ffor.da , bière , cercueil.
OKcinus , a, um,qui concerne les en-
fers , la mort.
Orcims libertus, Elclave affranchi par le
teftament de fon Maître,
Okcius , a , um ; OKciius , a, um, de
fcpulcre , de tombeau.
Oacd , œ, grand vafe : ronneaUjpoiiTon
gros comme un tonneau , d'où ;
OvKvvos j Orcynus , baleine.
De- là ces mots Grecs- Latins :
Orc^z, ^, forte de grand poifiTon de
mer ennemi de !a baleine i z". boè'-
te de toilette où l'on conferve les
agrcmens du teint ; )" , forte de
pierre prccieufe ; 4 . cornet à jouer
aux déj i 5". vaifTeau dans lequel
on gardoit des figues , grand vafe
à deux anfes ; 6°. jarre à huile.
Or.c«A:, œ , petit vaifTeau à mettre quel-
que liqueur.
Oacy/it/j, i , Tlioh , gros poiiïbn de mer.
OkcIûs , ids , grofi'e olive ; 2,". teflicule
de chien , eiféce de fatyrion ; j». forte
de poilion.
3-
Os^canumii , toutes fortes d'inftru-
mens ; 1^. inflrumentd'artifan ; ; ",
machine ; 4*^. organe ; ç ^. inflru-
nient donc fe icrvenc les Arpen-
teurs.
Oe^canarius , ii , Fafteur d'orgues , fai-
feur d'inftrumcns de mufîque , Luiler.
ORcanicè , aàv. par machines , par le
moyen de quelque infirument.
OKoankl, OTum, joueurs d'inflrumens.
OK^anicus , a ,iim , organique , d'inftru--
mens ou qui concerne les infirumens de
mufique ou airtrcs ; i°. mélodieux, har-
monieux; 3°. organifé , qui a des or-
ganes.
OaGi'a, orum , Orgies , les Fêtes de Bac-
chus , les Bacchanales qui (e célébroient
tous les trois ans.
Orgjm , œ , forte de mefurc , aune , braC-
fc , braiïec.
O-RD,
Arrangement , gouvernement.
Du primitif RrtD, ReD, gouverner ^
régir , vint cette Famille :
I.
O-REO , inis, ordre, arrangement, dif-
pofition ; 1°. rangée ; 5". rang,
état , condition, qualité ; 4°. fui-
te , enchaînement, liailôn des cho-
fes ; 5°. régularité, régie , police.
OB.Di/7.Ku^, a, um, ordonné , difpofé par
rang, mis par ordre; i". ordinaire,
accoutumé ; 3<=" qui eft du premier rang.
OADinaiè , adv. G*
ORuinatim, adv. par ordre, par rang,'
avec ordre, de fuite , dans un bel ordre,
en bon état, d'une manière bien ordon-
née ; i°. par rangs.
O?.vinacio j onis , ordonnance, arran-
gement , dtfpofition , ordre d'un
plan ; 2*, ordre, régie ; 3°. gou-
Î5<^f DELALANGUELAT. O
vernemenc , adminiftration ; 4°.
Ordination , crcacion de MagiRrac,
Sec. promotion.
ORvinator, oris , ordonnateur, qui met
en ordre ,qui dirpofc , qui ordonne.
Vrc'inmoT lins, celui qui inflruitun pro-
I5<^(î
CCS.
ORvinatus, a,um , p.m. de
Ord/Vo, as, avi, atuin , are, orc^onner,
arranger, ranger, diipo'er , mettre par
ordre ou par rang ; i'. créer ou établir
un iMagidrat , &c. donner une charge ;
3°. régler, policer.
Composes,
Inter-Ord//2/«/«, /7, l'elpace qui eft
encre deux rangs d'arbres.
ExTRrt-0RD/n(7r;!,.r , a,um, extraordi-
naire , qui n'eft pas commun , qui cfl
inu/îté,
Pr^e-Ordi/îo, as , avi, atum, are , clioi-
fîr, prédeHincr.
Js-OKtiinatè , irrégulieremcr.r , (ans
régie , fans ordre , confufcnicnt ,
d'une manière dcrcelce.
o
Fn ORvinano , oriis , défordre , confu/îon,
dérèglement, irrégularité.
ln-ORoinatus , a , um , qui n'elî pas en
ordre, qui eft fans ordre, confus, qui
n'ell pas arrangé , qui eft dans U coniu-
fion , quiefien défordre.
Slper Ord;;!o, as, are, ranger,
1,
Ord, prononcé OrtU en Grec, pro-
duilit ces mots:
OKTH-AMve/os , i , forte de virrne.
ORThiax, acis, clzmp, jumelle de mâts.
Orthius , a, um, voyez Arduus.
ORTHc-Dox/.t , ff, opinion faine.
ORTHcr-PEi.i, <s, énonciation châtiée.
Or.THc-GoNitif, a , un, rcdangle, qui
eu à angles droits.
Ortho-Gon:^^, i, angle droit, terme de
Géométrie.
Ortho-Grap/z/^z , œ , orthographe ,
manière d'écrire correftement j 2.°.
élévation géonictrale , reprcfènta-
cion d'un édifice fur un plan pac
des lignes horifontales.
Ortho-Grap/zuj , a , um , qui écrit cor-
reiiement.
OaTHc-SrATej , ai , jambe de force , pied-
droit, pilier, pilàdre , poteau, étaie,
cliaine de murcilie qui fe tient debout.
ORTHo-MAST/iifïz mala., forte de pommes
groffes comme des mammelles.
Orthra-Gorî/ciw, i, pourceau de mer,
grand poiJJ'on,
Cat-Ortho/wû , aiis , aétion Jrcice,
verrueufe.
Cat-Ortho/2t, is, droiture d'efprit, in-
clination à la vertu,
OS, os.
De T , Ts, fore , dur , fe forma !'0-
rieiiial Ors , & le Latin Os , os ,
d'cù ces mots ;
Os jOssfj , os , oflement.
Ossiculum , i , peiit os , ofTelet.
Osfa , ium , nojaux de fruits.
OlJa orationis , ce qu'il y a de iblide dans
un difcourà.
Osfuarium , i , charnier.
Os/um , i , voyez os , ojjîs.
Osfuofiis , a , un , plein d'os.
Osfuum , i , voyez os , oJJ'.s,
Osj'eus , a, um , d'os, fait d'oî ; 20. j^p
comme un os, femblable à un os.
Osfuuldtim , aà\ par le menu , en détail.
B I N O *I ES.
Ossi-Frag^, (S , $c
Ossi-Fragkj- , i , orfraie , forte d'ai-
gle J de YKAngo , brifer , rompre.
R 4 ij
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. it(î3
15^7
Cssi-FRAcuy,a,«m, quicaOe les os.
OssriAGO, inis, Déeffe qui avoit fo-vt
d'çiidurcir les os des enfans , de les ren-
dre foiidi'S ; 2.0. cartilage , terme d'A-
natomie.
Ossi-Legu^, a, um , qui ramaiïe des os.
OsTEo-LoGia ,œ , ORéologie, Traité
des os.
Composes.
l. Ex-Os, ffis, qui eft fans os, qui
n'a poiiu d'os ; 1°. défoiré.
Ex-0«/I.r._/îr , quieft fans os.
Ex-(. sfo , iir, ari , atum , nre, défoffer,
ôter les arrêtes d'un poifTon ou les pier-
res dun champ ; 1°. rompre les os , rouer
de coups.
Ex-Os/Iitio, onis, dcfoiïèment, l'adion
de déibfler.
Ex-Os/afiu, a, um , part, d'ExoJfo.
Ex-Çysfatim , adv. en déloflant.
i. Peri-Ostû > ^ j &
P£Ri-OsTeam , * , périofte , membra-
ne qui couvre les os.
O S T , porte.
De S , ferrer , enfermer , renfermer ,
fe forma la Famille Celte Hus , por-
te , d'où ces Familles Latines :
I.
1°. embouchure
Oirium,u , porte; 2^
d'un fleuve.
Osrioïum, i, petite porte, petite entrée ,
guichet.
Osriirium , ii , impôt fur chaque porte.
OsTiarius , ii , Portier, ( à la porte de la
rue, ). Huiffier ( à la porte de la cham-
bre, &c.)
OsTiatim , ady. par porte , pour chaque
porte , de porte en porte ; 1°. en détail.
Osxr^tf, «, huître , poilTon à écaille.
OsTff. 'tri. T y a, &c
OsTre.iritim , ii , parc à huîtres,
O-neinus , ii , écailler, celui qui vend
des huîtres ; 1°. celui qui les pèche,
O'ir'earius , a , um , qui concerne les huî-
tres.
Osrreatus , a,iim, dur , raboteux comme
l'écaillé d'une huître , qui a du rapport
à l'écaiile d'une huître , devenu comme
l'écaillé d'une huure.
OsTreofus , a , um , abondant en huî-
tres.
OsTreur» , i , voyez OJfrea-
Ostrifer, a, um , qui proiluit de ces pe-
tits poifTons à coquilles dont on tiroit la
pourpre.
Osrrinus, a , um , de couleur de pourpre.
OsTr'um, i , couleur de pourpre , pourpre.
3-
OsTracias, œ , forte de pierre précieu-
fe , ou pierre qui polit comme h
ponce,
Osrracina, orum, fufFrages des Athéniens
écrits fur des coquilles ou petites écailles.
OsTTacinda , œ, jeu de croix ou pile,
Osiracifmus , i , oftracifme , maniè-
re de fuffrage qu'on donnoit à
Athènes pour bannir quelque grand
perfonnage -, on écrivoit fon nom
fur des coquilles ou petites écailles
qu'on appelloit cflracon , d'où ell
venu Ojiracifmus , que Cornélius
Nepos écrit en Grec.
Os-tracites , œ , voyez Opacias.
OSTracium, ii , onyx , pierre précieufu
#«
13C9
DE LA LANGUE LAT. O Grec i?7o
i r-
MOTS LATINS VENUS DU GREC.
O
-Viitice , arum , forte de petit pain
rond confacré a Bacchus ; de Del ,
Soleil ; d'où le François Oublie.
OC.
Syn-Ochw^,/, continuation : de ^xf^'
Ek/iô , avoir j & Syn , avec.
Oci-MASTRa/w , i , bafilic fliuvage ,
fiance.
OciMum , i , hzfiliciplinte. en Gr. riKiyuov,
OcYTC.î , lis , chaife de pofce , voiture
légère, qui va vite.
OcYmum , i, voyez Ocimum.
OcYoT , US , oris, voyez. Ocior. Gr, liKiiî.
OcHrd, m , ocre, forte de terre jau-
ne qui fert aux peintres.
OcHETEGr<ï, te, aqueduc. -
OcHTODi? , arum , ulcères dont les
bords font durs &: enflés.
Cat-Hol/cmx , a , um, univerfel, gé-
néral ; 1°. Catholique.
OELUB-orwj , i , pilofelle , plante.
Oesophagkj , i , œfophage , conduit
de la bouche à l'eftomach : en Grec
oiso-CAroj.
OESTK.«/n, i, &
Obstkus , i , taon , forte de grolTe
mouche qui défole les vaches; z».
fureur poétique, enthoufiafme, em-
portement, rage : en Gr. oistpov.
pEium , i , forte de pUnte d'EgyptCt
De O, non, S; de iltf^o,a(rtniblcr5nom-
brer , entalFer , vint ;
Olig-Arch/<i, œ, oligarchie , gou-
vernement de peu de perfonnes, qui
efl: entre les -mains de peu de gens.
OmelyJîs , is , farine d'orge crue. Ce
mot eft Grec nMHAuaiç.
Du Grec O m , épaule , le TAxjuerus
des Latins, fè forma cette Famille:
Omo-Platc^, arKOT, omoplates.
Ex-Om2V , idis. Si
Ex-Om/i/ot, a, conet de femme; i°, corps
de jupe ou de robe.
AN-OMd//<z, lE , irrégularité , inégali-
té , dii'parité.
An-Om/lw , a , um , îrrégulier , non
conforme, diiïemblable : d'Omahitégi],
applani.
UOmphalos , nombril, vinrent ces
mots :
Ex-OMPHALiw/n , ii , vice de confor-
mation du nombril , lorfqu'il lôrE
en dehors.
Omphilo-Carpotî, i, font dé plante.
Oaix jichis, amas de pus dans l'œil
avec un phlegmon vers l'iris.
Onyx , Ychis , onyx , forte de pierre pré-
cieufe ; 1°. albâtre , forte de mirbrc j
3", petit vafc d'albâtre « mettre des
parfiimSo
1571 DICTrONNAIR
OKYCHinûs, a ^um y fembbble à un
ongle , de la couleur des ongles ,
qui concerne les ongles; 2 . de
cornaline.
Ciicinisi is, arrête-bœuf, pUnte.
Cnoniuin , ii , clpece d'onie , herle,
Qmflis , is, forte de plante vénéntufe.
OR.
OpcH-EsTra, CE , Ochefîre, !a plus
balle partie du Théâtre , ©ù par-
nii les Grecs fe danioienc les ba-
lecs, & à Rome le lica où ccoient
places les Sénaceu:s. C'éroic le mê-
me que le parterre de nos Tlicàcres:
on donne à prclenc ce nom au lieu
où la Symphonie ell placée.
Orîo/z, i , renouce , fiante.
OkexïsJs, appétit, envie demancier ;
2*. envie de vomir, vomiflemenc.
Ociicanuin , i , origan, plante.
Oroeûx , cis , pivoine , plante,
OROBj'fl, œ , forte d'encens.
OK<^h'mus, a , um , de cerfeuil.
ORfibiteSt tis, forte de borax artificiel.
OKObins, is , gazon, herbe verte; i".
couleur verte.
A-Oristk^, i , terme de Grammaire ,
aoriflc,/e//2-î indéfini d'un Verbe.
Di-Oryx , ygis, tranchée , foiré , ca-
nal , rigole.
Ex-ORcifmus , i , exorcifme ou con-
juration des efprics malins.
Ex Op.ci/?a, a. Se
Ex-Oaci/ftj, a, çxorciîlç.
E ÉTYMOLOG. 1572
Ex-Oaci^o , as , are , cxorcifer.
OKmx , igis , Gelinotte de bois , oi-
feau.
ORnnhia, arum , forte de vents fcpten-
trionaux qui ont coutume de durer pen-
dant trente jours vers le commencement
de Alars,
ORNîîHO-Ecscium , ii, bafTc-cour ; i°.
volicrc.
OkNlTHO-GALf , fj' , &
ORNriHo-GALijCT , i , forte de plante.
OR.-iir/70« , onis , '<
ORNiTHo-TROP/iium, ff , volicrc, lieu
où l'on nourrit des olfeaux.
Oai'HMi, i , poilTon de mer.
OKPHi(?um , ii , forte de petit poiflbn qui
a du rapport au con,^re,
Orphi-Cards^^ , i , forte de pierre pié-,
cieufe.
OsTRYa f ce , Se
OsjKYs , yos , forte d'arbre.
OsYKis , dis, forte de plante.
OU S.
De Oit , fon de l'air agité, fe form.i
par onomatopée le Grec O u s ,
oiûs , oreille , d'où ces mots :
A- Otus , a ,iim , qui efl, (ans oreilles.
OT-AcirsTd, ce , &
Ot-Acost« , ce , délateiu- , cfpion.
Otit , iiis , oatarde , oifeau.
Orites , « , cantharide , forte de mo'jclic.
OTiii , ce 5 forte de poiiTon marin à co-
quille,
Otvs , i, nom d'un géant ; i°. forte d'oi-
feau de nuit.
OTHcsa , CE , giroflier , plante.
1
K
inî T^ R I- A L A N G U E L A T. O Orient, i î74
MOTS LATINS VENUS DE LOPdENT.
O,
' c T , indéel. huit ; de l'Or. iJsj ,
Ow/tT, tems prelcrit , jour de fece.
OGDti.ij, aiis , le nombre de huit; t°, un
huit, une huitaine.
Gcxans , lis, la huitième partie , le hui-
tième.
OcTonarius , a, um , de huit , qui a huit,
OcToni , œ, a , huit.
OcT.i^'o , adv. &
OcTsiiofi, ady. pour la huitième fois,
OcTiZvttj, ,2, 2im , huidciue.
Ocîaviis decimus , le dix-huitiénie.
OcT/êj , adv. huit fois.
OcTflj'.jrii, orum,Commi5 departifans qui
levoient l'impôt du huitième.
OcTonarii , OTum , fcrldats de la huitième
légion.
Ocjo-Ci\iarius , a , um , ds quatre-
vingt , odogénaire , qui a quâtre-
vingr ans.
Octo-Ge^; , œ ,a , quatre-vingt.
OcTO-Gisimus, a, uin, quatre-vingtième.
OcTO-Gifj- , adv. quatre-vingt fois.
OcTo-Gluta 1 quatre-vingt.
OcTiu-Gisarius , a , //« , de huit cens.
OcTis-GENTESfmizf , a , uni , le huit-ccn-
tiéme.
Octin-Genf: , « , a, huit cens.
OcTiN-GEMtifj, huit cens fois,
, DioDE-OcTo-GiNt.z, indtd. foixanie &
dix-huit.
Binômes.
OcTU-Ssw , is, pièce de monnoie qui
O
valoir huir as ; de aj^Sy fou ; as.
OcToi^c, tris , mois d'oiSobre.
Oâiober eqmis , cheval qu'on facrifioît à
Mars tous les ans au mois d'Oi^obre.
OcTA-CHORD077,i: OCTA CHORDJ.f, Z, quî
a huit cordes , monté de huit cordes,
OcTA-Eoriim , i , Odaédrc , terme de
Géométrie.
OcTA-ErEris , idis , l'ePpaca de huit ans.
OcT- Akgulî/5 , a , urn , qui a huit an-
gles , odogonc , terme de Gcomé-.
trie.
OcTo-GoNoi ; OcTo-GoNPn, Se
OcTo-GoN(/r, a, um, oftogone, qui a
huit angles.
OcTO-JuGii , um, huit d'une bande , huit
à huit.
Octo-Phoroj i i , Se
Octo-Phoro72 , i , qui eft porté par'
huit hommes.
Oc toPhorkttî , i , litière , palanquin
porré par huit hommes,
Octa-Phof.uw, f , voyeE Oâophorum.
OcTA~FoT>ium , a , forte de voile que
portoient les Empereurs.
OcTi-Pw , edis , qui a huit pieds.
OcTu-Phicacus , a, um , redoublé
huit fois,
OcTu-P;w, a, um, oîluple , redoublé
huit fois.
OcTA-STYion, f; OcTA SiVLo;, i, quia
huit colonnes de front.
S57; DICTIONNAIR
De l'Or. oSy OLM, le tems palTé,
le fîécle , longue duice, vint :
Oùm , adv. de tous les temps,qui s'ex-
prime en François par Autrefois ,
au tems paflTc , il y a long-tems ; il
n'y a pas long-tems , dernière-
ment , l'autre jour ; maintenant ,
préfentement , à préfent; une fois ;
un jour , quelque jour , déformais ,
dorénavant ; toujours , quelquefois ,
de tems en tems , en tout tems.
De l'Or. 22 y, Onv, raifin , fe forma
cette Famille Greco-Latine:
OuvnaXf acis, verjus en grappe.
GuiFa.icium , ii , verjus , fruit.
GMTHacinus , a , um y fait d'un fruit qui
n'eft pas encore mûr.
Du primitif î^î An , joint à l'article
Oriental H th ^ Ct forma Th-An ,
tND . figue , figuier ; & ce mot
prononcé On & {ans article, pro-
duifit celui-ci :
On^, arunif figues douces, fruit.
De l'Or, ay , n3ir , 2^}î , os, obe.
E ËTYMOLOG. 137^
Oi'B , épais , cpaiffi , rendre épais ,
vinrent ces Familles ;
Opaco , as , avi , atum , are , ombra-
ger , couvrir de fon ombre , faire
ombre J i'. obfcurcir , rendre ob(^
eur.
Ovadtas , atis , opacité , ombre , om-
brage,
Ofacus, a, um., ior t ijjlmus, opaque,
ombragé , où il y a de l'ombre, obfcur ,
ténébreux, fombre, où l'on trouve de
l'ombrage , épais , touffu.
ÎK-Oi'aCBy-are , couvrir d'ombre, om-
brager; iç« rendre oblcur, rendre opa-
que,
0?/i.
De l'Orient. HDî' ^P^'é , mefure pour
les folidcs , vint le Grec-Latin :
0ph<z , œ , forte de mefure pour le bled.
Ofiiates , a , efpccc de marbre,
Orhus , / , frêne fauvage , arère.
Okvcus , a , um , de frêne fauyage;
de la même Famille que l'Oriental
pK Arn, nom de grands arbres.
MOTS
1377
DE LA LANGUE LAT.
fn?'
MOTS LATINS-CELTES,
oc/ DÉRIVÉS DE LA LANGUE CELTIQUE,
L
A lettre P marche dans tous les
Alpliabets à la fuite de l'O. Dans
fon origine , elle peignoit la bou-
che ouverte & vue de profil , com-
me nous l'avons vu dans l'Origi-
ne du Langage & de V Ecriture : &:
parce qu'elle fe prononce des lè-
vres , elle déligna naturellement la
bouche & toutes Tes opérations ,
fur-tout celles qui font relatives à
l'aéiion de fe repaître & à la pa-
role.
Ce quijjoint à diverfes onoma-
topéesjdcnne la raifon de tous les
mots formes direétemenc de la
lettre P.
Car elle s'eft jointe d'ailleurs à la
tête de nombre d'autres mots , tels
que AC , AL , AR , &:c. pour en
•varier les lignitîeations ; quelque-
fois même comme article.
Obfcrvons encore que cette let-
tre s'eft prononcée aufll fouvent
avec afpiration en Pu, c'eft-à-dire,
comme un F prononcé en tirant
l'air avec effort du fond de la poi-
trme , & par-là même avec une
Ori^. Ldt.
grande explofîon; enforte que nous
trouvons fans cefle les mots d'une
même Famille écrits les uns parP ,
les autres par Ph ou F.
Onomatopées,
I.
Proh ! oh ! ô !
Prox , exclamation , ah ! ah !
z.
Prukio, is , ivi , itum, ire, démanger
fentir des démangeaifons; i". avoir
beaucoup envie , defirer ardeni-
ment; j''. piquer, avoir quelque
cliofe de piquant.
PRi'R/r!/j , Û! , démangeaifon.
Priir/^ci , inis , démangeaifon.
PAVRigiiiofur , a , uni , qui fent des dé-
mangeairons.
PER-pRiiRiT'o-i '^ , rivi , cere , fentir -un
grand chatouillement ou une grande
démangeaifon.
PEI, PI,
Frapper.
I.
p^i eft une Onomatopée qcî pemt
l'adioa de Happer , de battre ,
d'où fe formèrent:
S4
DICTIONNAIRE ETYMOLOG. 1380
1379
Le Grec Paio , frapper , bîtcre :
Le Celt. PvVYo , qui a les mêmes fi-
giiifications : de-là :
1. P^AN , nom d'Apollon, ou du So-
leil , parce qu'il frappe de les rayons ;
i ". Hymne à l'honneur d'Apollon.
P^ANTzJsj , um ; PiEANfTw, Xy fortc de
pierre précieufe.
P*o« , onis , pied Je vers de quatre fylla-
bes , dont une longue & trois brèves.
De Vvyio . ivi , ire , frapper.
Op Pi7Vi^ j orK/«, coups de fouet,
coups d'étrivieres.
Op-Puvio , is , ire , donner les ctri-
vieres , donner des coups de fouet,
z.
Ce mot fe prononçant Piso , & Pin-
fo devint chef de cette Famille :
ï . Piso ,as , are,&: is , ère ; &: en fe
nafâlant:
PiNSo, as, are , frapper.
PiNSo , is,fui , fum , fitutn , pijlum ,
ère , piler dans un mortier.
En Grec nr;™ , Vrifo,
TimoT, oris, qui bat au morder, qui pik
dans un mortier.
Vinsum , i , andouillette.
PinSu'J, Cl, um,
Tisus, a,um,8c
Fisrus , a,um. Se
Timitus , a, um. Part, de Pinfo, îs.
PiNSiro , as , avi , atum , are , piler fou-
vent dans un mortier.
2. PiNDo ) is , ère , Piler , broyer dans
un mortier.
PiMS.irfo , onis , l'adion de piler dans un
mortier.
j . PiSTo , as , avi, atum , are , piler,
Fistillum , i , pilon de mortier.
Visrillus , i, pilon.
PiSTwra , œ, l'aâion de piler.
Visrrinum , i , lieu où l'on piloît ancien-
nement le bled ; 2°. moulin, ou bou-
langerie.
4. PiST^illa , œ , petit moulin à bras.
PiSTrina, œ, moulin ; z». boulangerie.
5. PisTor, oris , boulanger , autrefois
celai qui piloit le bled.
Pijior iulciarius , Pâtiffier.
PiSTrijc , icis , boulangère ; r°. grand
poiiïbn de mer; 5°. Lonliellaiion célep'
te , appellcc la baleine.
PiSTonus, a,um, de boulangerie, de
Boulanger, ou de Pâtinier, de pâtincrie.
P'jlorium opus, pièce de four,pâtiilerie.
PiSTrinarius , ii , Meunier.
PisrrindTius , a , um , Se
Pisrrinaifts , m. /. fe , n. is , de moulin,
qui concerne le moulin & la mouture ,
de Meunier.
6. Pisiacium , ii , piflache , elpéce d'a-
mande , fruit.
Pisum , i , pois , légume.
Pist-Olochz^,cp, elpéce d'ariftoloche,
plante.
?usana, «,pti&ne.
Prisanarium , ii , coquemar où l'on
fait de la ptifane.
H.
i.V(Eiia,ce, peine, punition, châ-
timent , fupplice.
PŒNa/'w , vi.f. le , n. is , pénal , qui con-
cerne la peine , le châtiment.
pŒNiariw, i!.,um, voyez Panaiis.
P<5N.îtor, oris , bourreau , exécuteur.
i.Pvnio, is,ivi , itum , ire , &
PuNiOT- , iris, itus fum, iri, punir ,
châtier.
Pvmio , cnis , punition , châtiment.
i?8i DE LA LANGUE LAT. POnomat. 13?^
Vvni(OT,cris , punifîeur , qui punit.
Tvtiiendus, a ,um, puniiïable , qu'on doit
punir , digne d'être puni.
iM-PuNf , lus , iijimê , adv. impunément ,
fans être puni, fans danger, avec im-
punité.
Im-PuniV , m. f. ne , n. is , voyez Im^u-
n::us.
iM-Fvmitas , atis , impunité.
iM-PoN/fe , aiv. voyez Impurii.
lM-PuN;fuj, a, um , impuni, qu'on ne
punit point.
3. V(s.ïiitudo , VjEiiuentia , & Pœni-
tentia^ œ , repentir , regret , dou-
leur d'avoir fait ; z**. dégoût , mé-
pris.
P(ENf.'ft, tehat , tuit , tcre , fe repentir,
avoir regret , faire de la peine.
Vamturvs , a , um , qui fe repentira , qui
aura regret.
V<x^i:endu5 , a , um , dont on doit fe re-
pentir , dont on doit avoir du regret,
Via'iitens , tis , omn. gen. qui fe repent ,
qui a regret, qui a de la douleur , du dé-
plaifîr de,
lM-P(BNi.Y/!ri;:, a , impénitcncc,
iM-Pmnitent , ris , impénitent , qui n'a
point de repentir.
£i,p-P(SNir:r , tuit , tere , fe repentir un
peu , avoir quelques remords.
I II.
PEI, POI.
De Pai , Pei , frapper, forger, vint
le Grec Poieo , exécuter, faire:
d'où cette Famille Grecque-Latine.
Voima , atis , poème , ouvrage de
poéfie.
PoESix , is , la Poélîe , l'art poétique.
TcEia, (Z , Poète.
PoETiVa , ce, &c
PoExire , es , la poétique, l'art poétique.
PoET/ce, ady. , poétiquement , d'une ma-
nière poétique, à la manière des Poètes »
en Poète.
PoEriri/j , a , um , àc Poëtc , poétique.
PoETiFicuj, a , um , qui fait devenir
Poète,
PoETOr, aris , ari , faire des vers.
PoExriiî , <E , &
PoETrida , « , femme qui fait des vers.
PAU,
Frayeur.
Pau eft une onomatopée qui peint la
peur , la frayeur , le cri qu'on
pouffe en éprouvant ces fentimens
fâcheux.
Ce mot exiile en Grec , mais
dénaturé par l'infertion du T ,
naturelle à ce peuple.
Ptoa. , ProiA , fignifie chez eux peur;
P/oEy , efîîrayer : de-là cette Fa-
) mille Latine :
PAvor , oris , peur , frayeur , épou-
vante , faifiirtment de crainte ;
1°. Divinité qui préfidoit à la
frayeur.
P.weo , es , pavi , ère , Sr
Vwefio , is , ers, avoir peur, craindre ,
être épouvanté , appréhender , s'effrayer^
?Avendus , a., um, redoutable , qui doit
faire peur , qu'il faut craindre , dont on
doit être épouvanté.
?AVins , tis , qui craint , qui a peur ,
qui cft épouvatité.
?hvcnûa , X, Déclic de la frayeur, de la
peur.
Vi.vltatîo , onis , voyez Pavor.
Vwito , as, are , avoir fouvent peur, être
fujet à avoir peur.
! ?AVitiibundus ,a,um, voyez Pavibundus.
j ï'Av'r.itns , lis , qui a peur , qui efi eftlayé.
S 4^
15Ç5 DICTIONNAÎR
?Avibundus , a , uni , qui cft plein de
frayeur,
F /.vidé , adv. avec cpoiivatite , avec
frdyeur,
Vhvidits , a ,um , ior, ijfimus , craintif,
peureux, timide.
Binômes.
Omni-Pavkj , a , um , qui a peur
de tout,
Pave-Facti/^ , a , uvi , épo'Jvantc , à qui
l'on a fait peur.
Pave-Fio , is , ieri , être épouvanté ,
avoir peur.
Ex-Pavf-Fac'o , h, f:ci ,faSlum, cere ,
faire peur , donner de l'épouvante, inf-
pirer la terreur.
Pra-pAVE-pAcio , f.r ,feci , faâîum, cere ,
faire une grande frayeur , épouvanter
beaucoup , caufer une peur extrême ,
intimider tout-à-fait , faire craindre au
dernier point.
Composes.
CoM-Vhvefco , is , fcere , aYoir peur ,
s'effrayer, s'épouvanter.
Ex-Pa V50 , ex , pavi , ère, Se
Ex-PAVe/ro , is , pavi , fcere , s'épouvan-
ter, être faifl de peur , avoir frayeur,
être épouvanté, s'effrayer.
Ex-?Avidus t a,um , épouvanté , faifi de
frayeur , effrayé , tremblant de crainte.
ïu-?Avidê , adv. avec intrépidité , har-
diment , fans crainte , fans branler.
li.1 -?Avidus , a,um, intrépide , qui ne
craint rien, qui ne branle pas.
P A V,
Paon.
1. Pavkj, i , &
Pavo , onis , paon , oifeau.
En Vald. Pau fignifie coq.
1. Pavo-Gai/«j , i , coq- d'Inde ,
oijiau ai I>a£'e-cour,
E ÉTYMOLOG. 133^
I FAVunaceiis , a , um , ou
FAVonicus , a, um , Se
FAVoninus, a , um , ou
PAVoniw , a , iiw , de paon.
Pavû , <E , femelle d'un paon;
PAU,
Paver,
Pav/o , is , ivi , itum , ire , battre la
terre pour l'appUnir : 2*. plan-
cheier ; 5°. couvrir. Joncher; 4',
couvrir, garnir la terre ; j °. frapper.
Pavicu/j , a , Se
¥AYiculum , i, lue , demoifelle de pa»
veur , battre.
V Avimenzaïus , a \ um, pavé, carrelé.
FAvitn'nto , as, avi , atum, are , paver ^
carreler.
V Avimentum , f , pavé , carreau à paver,
plancher parqueté , parquetagc.
Ob-Pa vio , as , are , battre , frapper.
! Circum-Pav/o , is , ire , battre,
applanir tout autour.
CiRci'M-PAvffwj' ,a,um, battu ,applani
tout autour,
P AUS,
Paufe.
Pau/Ïï, «, paufe, repos, arrêt, ccf-
farion.
Favso, as, avi, atum, are , faire une
paufe , faire alte , s'arrêter , ccffer.
?Avsarius , ii , Comité de galère , Offi-
cier qui fait voguer la chiourme,
Ex-PAOSAfux, a, um, part, ds
Ex-Pauso, as , avi, atum, are , fe àéhC-
fer , fe rcpoler , fe rafraîchir , reprendre
haleine , fe refaire.
lM-?AvS2bilis, m. f. le, n.is, qu'on ne
peut fixer ou arrêter; 1°. qaj jic fe donn»
' point de relâche.
ijgf DE LA LANGUE L AT. P Onomat. 138^
ÏM-Vhvs.ihili'.^r , adi', fans cefTe , à tout
moment , fans aucune paufe , fans re-
lâche.
PAUSf.z , X ,8c
Pais: J , œ , olive mûre , qui commence à
noircir.
PI,
Cri des oifeaux.
Pi , PiuL , Pi-pi , Onomatopée qui
peint le cri de divers oifeaux.
Pi-Po,-are , gloulTer comme la poule:
crier comme l'cpervier.
ViPio y ire, î pioler , crier comme
Pi-Pi/;> , are , l les poulTîns & les
pigeonneaux.
Pi-Pio, orîf , pigeonneau.
Pi-Puiuy, i;-lum , i, cri despouflins, des
pigeonneaux ; ï°, cri de gens qui fe dif-
putent , qui s'inve(aivent.
Pii-P}LLo,-are , crier comme un paon.
Pus//o ,-are , crier comme un étour-
neau.
Familles Grecques.
De P, bouche, prononcé PA , fe for-
mèrent les mots Grecs Pi^émi ,
parier , & PHoné , voix , d'où ces
binômes :
I. ANTt-PHONd, «.Antienne, chant
à deux chœurs.
ANTi-PH0Nan'uj-,fi,-n;n2, ii ,antiphonier,
livre d'antiennes à Tufagc de i'Eglife.
a. Bi.AsPHEM^;or , oris , blafphé-
mateur,
Blaj-Phemij, a, blafphêmc.
Blas-Phtmo y-nr;, blaphêmer.
Blas -Phemu;-, i, blafphémateur,
FA, PHA,
Parler. (F. col. 610.)
I.
Pro-Phe/^ , ^ , &
PRoPHr/er , «• , premier Prêtre d'un
Temple où fe reudoient ks ora-
cles ; Prophète.
Pro-Phet;V , idis , ou
PR0-PHET;j7i , CE , ProphétefTe.
PRo-PHETi<z , œ , prophétie , révélation.
PRO-PHET/fuj , a , un , prophétique , de
prophétie , de Prophète.
Pro-Phet/^o , a! , are ,&c
Pro-Pheto, as, are, prophc'tifcr.
2.
PHOuafcus , /, celui qui enfeigne à
bien conduire la voix , Maître de
mulîque ou à chanter.
Eri-FnGnsma , ans, acclamation , ap-
plaudifTement ; lo. réflexion fcntcncieu-
fe fur quelqu'eridroit d'un difcours , fujî
un paffage d'un Auteur.
EuPHONia , X, fon agréable, belle afibn»
nancc , belle prononciation,
Sym PHON/'a , tz , fymphonie , accord d«
fons, concert.
SvM-pHON;aC!ij , ; , Muiïcicn,
S\iA-?nomacus , a , um , de fjmphonfc ,'
de mufique , de Muficien.
SYM-Tno'sefis , is , union de deux fylla-
bes fous un même (on ; j,». confonnance.
SYM-?Homa, CE , &
Sym-Phon/'.icj , X , Jufquiame , plante.
Du Grec Piuo , cracher , en Latin
Spwo, vinrent ces dérivés.
PtyJis , is , &c
PjYsma , atis, crachement fréquent,
falivation, flux de bouche.
VYT^fma , atis , omftion , l'adion d'en-
duire avec du crachat pour faire couler.
PtY3J, adis, a'pic , qui crache fon venin,
?Yr ijfo , as, are, cracher , faire filer ,
1587 DICTIONNAIRE ETYMOLOG. h^S
rcjctecr un fik'i de vin c^u'on a pris pour .
y goûter.
De Pt«o , cracher , prononcé P^tko,
irinrent :
FHTKisicus , a , um , phthifique , tombé
en phthifïc,
PhthiszV, is , phthific , delTéchcment de
tout îe corps caufé par l'ulcération d'°3
poumons ; 1°, maladiç 4e l'œil , qui. fait
rétrécir l'œil.
PuTHoe , es , exténuation de tout le corps ,
avec un peu de fièvre ; x°. crachement
de fang.
FmHorium , ii , remède qui fait accou-
cher.
VICTJ ONNJIRE DE L'ENFANCE.
1,1^^ Ava, ha.' onomatopée, qui
exprime le cri des enfans.
i.PAVpa, «, ") nourriture des en-
Vwparium^ii, j fans, ce qu'on leur
fait prendre après l'avoir
mâché j bouillie.
Pap , en Allemand, en Italien, &
dans beaucoup de Langues.
pAPpaj , X , pcre nourricier.
PAPpo,-iire, manger de la bouillie , de la
panade.
'3. Pa?> , cri d'un enfant qui de-
mande à manger; 1°. nom de
celui qui le nourrit , qui eft Ton
père; 5*. nom du Pcre fpirituel
des Chrétiens, du Chef de l'E-,
glife.
Vk'?t.ili 1 <e , Prctreflc.
Papa/w, e, Papal.
PAPPA?ur, ûi, Papauté.
TAP.'.lethra , et-, tonfure des Clercs.
"^Kvpus f i, aïeul, barbon, grand-
pere ; 2°. coton du chardon , du
l'encçcn; 3 ". feneçon.
II.
En Celte, en Angîois, Pap défigne
également la fource de notre pre-
mière nourriture, lefein , la mam-
melle : de-là :
I. 'Pkvilla , « , mammelon , bouton ,
bout du teton ; z ''. clef d'un ro-
binet.
Ex-PAP(/io,-3rf , découvrir )ufqu'aurein.
Ex-PAP/i/fln/j, a, um t nud juT^u'au fein.
i. PAvu/o,-are, couvrir de bourgeons,
de dartres.
PAPii/ij , œ , bouton ; i». bube , bubon.
FAPiiIentui , a, um; 'PapuIoJus, a, um^
plein de dartres , de boutons.
II I.
i.PE-PAra«/n, i, tarte, tourte, gâ-
teau.
Pepa , onis , melon.
Pe-Plw, i, cfule, plante.
Pe-PlI'o/t , ii , pourpier fauvage.
i.?iv^s,Jîs, coftion, digellion; en
Grec Pepiâ , cuire , digérer.
PîPTif* , arum , remèdes digeftifs.
3. Pîp/w, is; l'i^los , i, pavot qui
13^9 DE LA L A N G
contient une ligueur fcmblabU au
lait.
?A.-fAver , erîf , pavot.
V^v^verus , a, um, de pavot.
rAfAver.irus , a, um , où on a mit du
pavot ; i". couleur de pavot. •
4. Pi Per , eris, poivre.
Fi-pEratus, a, um , poivré.
PiPER;rff , idis; FEfernis , idis , poivret-
tC', plante,
IV.
PA, Père.
Les Grecs & les Latins ajourant à Pa,
le mot Ttr f excellent, en firent ;
I.
1 . V\-ter , tris , père,
Pa-ter^uj ,a,um, paternel , de père.
Patr/ut , rt , «m , de père , paternel ; x".
de la patrie , qui concerne la patrie.
»• PATr:V(ux , i , parrain.
PRO-pATfr , tris, parrain,
3. pATri/JiU.r, a ,um, qui a (on père vi-
vant , qui a encore fon père.
VATrijffh ,as, avi , aiurn , are, avoir
les manières de fon père , tenir de
Ton père, l'imiter, lui reifembier
dans Tes mœurs.
PAxrfruj , fl , t/m , qui vient de père, qu'on
tient de père.
PATRi-MoNium , u , patrimoine , bien
qu'on tient de père & de mère.
4. ?KTria,œ , patrie , pays natal.
PATrie, adv. en père , paternellement.
Rt-PATrio, as, avi, atuiriy are, retourner
dans ik patrie.
Binômes,
Patri-Arc^^, ce, Patriarche : du
CitcArhhé,Chd.
UE LAT. PA I3P3
PATRi-ARCHa//j , e , Patriarchal , d«
Patriarche.
P/.TRi-ARcHaruj, û j , Patrfarchat , qua-
lité de Patriarche.
Patri-Arc/j/u;?;, il, palais de Patriarche.
PAtri-Cidj , te , parricide , qui a tué fbn
père ou fon meilleur ami : de Cad0,
tuer.
Patr-Ohym/cw, i,um, qui dcfî-rne le
pere ou la patrie : du Grec Oaoma ,
nom.
5. ?ATruus, i, oncle paternel ou du
corc du pere.
PATr:;^;', a , um , d'oncle paternel j xo,
révère.
PiTRuifimus , ( mot forgé par Plaute , )
pour dire très-cher oncic ou oncle fâ-
cheux ou févere.
FATRuelis , is, enfant de l'oncle pater-
nel ,■ 1'. coufîn germain paternel.
PATRuelis, le, is , de cou/în germain
paternel, ou qui concerne les enfans ds
deux frères.
PRO-PATriiW, 7, grand-oncle,
?ATR-ADr.ipk!s , idis , fœur de pere
tante paternelle ; du Grec Adelphe ,
fœur.
PATR-ADEipAuj,i, frère de pere , oncle
paternel : du Grec Adelphos , frère.
z.
i.PATnm, orum , Patriciens, I^
race des premiers Sénateurs de
Rome ; les premiers Nobles ou la
première Nobleire , les Grands du
Royaume j z". les Dieux Janus ,
Saturne , le Génie , Fluton , Bac-
cluis , le Soleil , la Lune &. la
Terre.
Patr^cz./j, a, um , de Patricien, qui con-
cerne les Patriciens , âcc.
PAïKi.-ùf, voyez Parerr.us & Paniciut.
PATR/f/ê, ady. à la manière des Patrie
s5Pi DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 135a
cicns; dçs perfonnes nobles, des Gentils- j A-PAiurum , / , Temple de Vénus.
^. VAiro , as, avi, atum , are ^ faire,
accomplir, achever, finir, termi-
ner, commettre, exécuter i z°.
confommer.
PATRa.^y , lis , qui accomplit , qui fait.
PATPxfliio , onis , acconiplilTcment.
P •■TK.ator , oris , &c
PATRflfrir i icis, ctlui eu celle qui fait ,
qui accomplit , qui met à exécution , qui
confomme.
PATKandus , a , um , qu'il faut faire.
Ex-PATra , as, are, finir, achever, ter-
miner; i». déshériter; 3°, confumer en
j débauches.
Per-Petco, as , avi, atum , are, fiiire ,
achever , finir , terminer , conclure.
V.
P A , Pâturage.
I. PaBulw/72, i , lieu où l'on paît,
pâture , fourrage , nourriture.
Pa-Bi/o/uj-, a, um, plein de fourrsge.
PA-Bi'/;:rf^ & PA-Bu/.-;r£)riaJ, qui concerne
les pâturages.
PA-BuLat(jr, oris, fourrageur ; i», qui fait
paître.
PA-Buiatio , onÎ! , pâture , fourrage.
PA-Bt-'Lor,-ari , paître , fourrager.
2.PASC0, is ,pavi, pajium , cere &
Pas cor , eris , pajlus fum ,Jci , paître,
brouter; 1?. faire paître, nourrir,
repaître, mener paître , donner'la
pâture ; 3°. fervir de pâture.
TaSc'uo , as, avi, atum , are , paure fou-
vent.
?AScuum, i , pâturage, pacage , p.ntis,
pâture , lieu où Ton fait paître les \jcC-
tiaux ; plur, pafcua.
Vascuus , a , um , de pâturage , où il y a
des pâtures, qui eft propre â nourrir.
TAicudis ,
hommes
TAiRiciawf, ûs, dignité de Patrice, de
Patricien ; z°. qualité de Noble , de
GentiUiomme.
TATKÎca , X , femme de Sénateur.
Ex-P ATnicius , a , qui a été Sénateur.
i.VA.Tronus , i, patron, défenfeur,
protedlcur , qui prend fous fa pro-
teâiion , qui foutient les intérêts ,
Avocat qui plaide pour.
PATrom , ^ , patrone , protearice , qui
prend fous fa protection , avocate.
YAri\onaïu,le,is , de patron, de pro-
tefteur.
VktKonatus , ûs, voyez Patrocinium, droit
d'un pitron fur fes eiclaves , fon autorité
fur fes affranchis.
PATRO-CiN.zrio , onis, l'adion de défen-
dre, de fervir de pauon, de protecteur,
d'avocat.
PATR(i-CiN.2tor , oris , qui fert de protec-
teur S: d'avocat.
PATRO-Cisiwn , a , défenfe , protcdion.
PATRO-CiNJr, aris , atus fum, ari , dé-
fendre, protéger , foutenir les intérêts,
prendre la défenfe , mettre fous fa pro-
tedion.
Cou-VATronus , i , fcigneur , maître, pa-
tron conjointement avec un autre.
VAirica , orum , myflcres con-
cernant le culte Ci les fêtes du
Soleil.
, k-vATur'm , ce , nom de Vénus ,
de Minerve, de Cérès; moc-à-mo:,
hors de tutelle. On appelloit A-
J?Aiurics la fcte où on étoit dé-
claré majeur. ( Foye^ Hijloire du
Calendrier , p. 34b*.) D'ailleurs cet
âge eft celui qu'exige le iervice de
ces DéelTes.
î.
IÎ5/5 DE LA LANGUE LA T. P nourriture, i 5<î4.
Pascu.jZu , le , qu'on fait paître.
FASCu.iriun: , ii , ce qu'on donne pour
avoir droit d'envoyer les beftiaux d.ins
des pâtures.
PAScz/i.r , f , fj, qu'on fait paître , qu'on
peut mener paître.
PAScendus , a , um , qu'il faut faire paître ,
qu'il faut nourrir.
PASCens , tis, paiiïànt, qui paît ; i'. qui
donne la pâture , qui menj paître.
j. VASTura, (E, pàiure, ce que l'ani-
mal paît ; 2°. le lieu où il paît.
Pisrus,ûs, pâture des animaux; i°. l'ac-
tion de paître.
Pastw, onis , l'aftion de paître ou de
faire paÎTe.
PASTar , eris , berger, pâtre , paftcur,
FAStoral'uy le , is , ou
FASToridus , a , um. Si
TastotIus , a y um, paftoral , de berger.
^ASTrlx , icis , bergère,
B I N o M I S.
4> Pasto-Phor», orum, Prttres Egyp-
tiens qui portoient le manteau de
Venus ou le pavillon de fon lit de
repos.
Pasto-PhoR/Wz, if , lit Huptial ; i", por-
che d'un temple ; 5'. les lieux où cou-
cljoi>:nt ceux qui étoient prépofés à la
garde d'un temple , qui le dcfTervoient ;
4». tabernacle; 5". réfedoire ; 6°, loge
de berger.
Composes.
ComPasco, is , pavi ,pajlum,fcere ,
mener paître avec ou cnfemble.
CoM-PAsnwf a^er , communes, pâtura-
ges, pacages, pâtures, champs où tous
les habitans d'un lieu ont droit d'envoyer
paître leurs bciliaux.
De-P ASco , ïs , pavi , pajlum , fcere , 8c
D£-PASfor , eris,pajlusfum tfci, paître ,
Ong. Lat.
brouter, manger, confiimer; i°. fair»
paure; }°. miner.
DePASTio , onis , l'adion de brouter , de
paître. '
De-Pastw , a, um, part, de Depafcor ;
brouté , mangé.
Per-Pasco , perpai'i , psrpaflum , voyez
Pafco.
Pfr-Pastw, a,um, pan. de Perp.ifco;
bien nourri,
Dts-PïscL/i/c -, a, um-, qu'on a retiré de la
pâture , à qui on a été laniangeaiUc.
Dis-Peaco , is , ui, fcere, féparcr, divî-
fer, partager à divers endroits; 1°. ra-
mener , retirer les troupeaux du pâtu-
rage
iM-PAS/ror, eris , pajius fum , fci, paitrc
en ou dans.
Im-Pisco , is , ère , faire paitre le blé en
herbe; 1". mener dans un gras pâtu-
rage.
PA , prononce PHA.
De P A , prononcé Ph a , les Grecs
firent:
ANTHK.o/'O-PHAGK.y,/, qui mangc les
hommes.
ANTHRCPO-PHAG/a , X, ufagc de chaîç
humaine.
VI.
PAN, Pain.
ï. PANiV, is, le pain , mot-à-mot
la nourriture par excellence ; i".
ulcère large & plein de puftu-
Ics.
Panicuikj , i , petit pain.
PAuiceus , a , um , de pain.
PAiiiceus, cei , boulanger.
PAN/dum, ii , chofe dont on fe Cen au
lieu de pain.
PAKi-C<ataria , œ , boulang.'rie.
Pani-Fex, ic;V, boulanger, boulangère,
PAifi-Fica , œ f boulangère.
. T4,
,5P; DICTIONNAIR
PAm-Fifi.ia, œ, boulangerie, lieu où
l'on pétrit , fournis.
Pani Ficfi;m , ii, tout; forte d'ouvrage
dç boulangerie; i". boulangerie , métier
de boulanger , art de faire du pain.
Pam-Ficuj, j", boulanger.
VMieta, œ , boulanger, boulangère.
PAtiariolum , i , corbeille à mettre le pain ;
i». pannctieredc berger.
pAN..r;i/77! , f , armoire au pain, huche,
li-îu où l'on ferre le pain ; 2.°. panne-
tierc.
TAfi-Aciarium , ii , corbillon à pain béni.
A-PAN-Aoium , ii , apanage , ce qu'on
donne aux cadets des grandes Maifons,
en fonds de terre , de la fuccelfion de leur
père.
t. PA>:z(;K/7j./a,panic, force de graine
feiublable au millet.
Pan:;î, i, efpécc de tumeur,- voyez Pfl/;u-
cdli'.'-ni,
PAKifii/a , œ , S: TAvicalus , i , efpéce de
panache que produifent les rofcaux , le
millet, lei amandiers , les coudriers,
&c. dans lequel eft renfermée une fc-
nience ; diinin. di P.znus.
^-VastH/hs , i, paflilie à manger;
4°. à brûler ; 3 °. ttochifque.
TASrillfco^-are, former en manière de
paftillc , de pillule.
'P^srillefco ,-ere , fe former en manière
de paftille.
4. pAN-Dd , c , h Dcefle de la Paix ;
de dare , donner, &: pan, pain : m.~
à-rn, qui fait profpcrer la culture.
VII.
PAN , le Pcre univerfel , le Père de h
Nature i z". la Nature elle-même.
Pan , anos , Pan , Dieu des bergers,
c|ui préfide au bétail ; 1°, l'uni-
E ÉTYMOLOG. ijpg
vers , tout ; motà-moî, le Père de
tous.
PAnei, ivm. Pans, Dieuxdes campagnes.
P/.Ni/ciiX , ici , Sylvain , demi-Dieu des
bois.
V/inicus,a, um , qui caufe de l'étonne-
mcnt, de lafurprife, de l'épouvante;.
1". une frayeur qui faifît tout le monde,,
une armée entière ; terreur panique.
Binômes.
PAN-Acd , œ , efpéce de grand vafe
qui contient beaucoup d'eau.
l^^-^x^"^, 7 panacée, ou remède ■
PAN-Ace.,a., ? i tous maux; 10. ra.
FAN-Ac?a, œ, J
pAK-Acrum , i , filet propre à tout.
PAN-ArAen^ii , orum, fêtes de ivlinerve.
PAN-ATHEnaicon , i, onguent,
V ^v.■K■ïii^Enaicus , a y um , des fctis de-
Minerve.
Pan-Chruj , i , opale , pierre précieuf;.
pAN-DELftia , a, avis importun.
PAM-Dicr«, flr»m, pandedes, livres de
queftions de Droit.
PAN-EGYR(f/(j , ;, panégyrique, difcours
fait en public à la louange de quelqu'un,
PAN-EcYRin/y , a , um, fait, dit, pronon-»
ce , récité en public à la louange de.
PAN-Ecjrij, is , fête qui fe célébroit
avec une foire & des jeux tous les cinq
ans à Athènes; i», éloge public, pané-
gyrique.
? AU -Ec-n P-iJla , œ\ qui célèbre des jcn-ic
publics, qui fait des alTemblées pubU-<
ques ; 1°. panégyrifte.
Pan-Eroj , otis , forte de pierre précieuse
qui rend les femmes fécondes.
PAN-OiErAri(Z, «, perte univerfeilc , en>
tiere dcftrudion, ruine totale.
Pan-OmpA«uj , a, «œ , qui efl loué d«
tous, à qui toutes les langues rendent
grâces , & dont elles chantent les louan-
ges, à ^ui toutes les prières s'adreffen:.
1597 DE LA LANGUE L AT. P nourriture. ij^'S
qui fait tout ce qui Ce dit.
pAN-OPLia , œ, armure de pied en cap ,
comnlette.
Pau-Ormu^, (, port qui peut recevoir
toutes fortes de bâtimens.
VAti-SiLene , es , Se
PfiV'StLenus , i, pleine lune.
PAtt-StLentii, a, uni ..né en pleine lune.
Pan-Urg/.! , œ, efpieglerie, tourd'adrc-
fe , finefle, fubtilité , fourberie, lur-
prife, métier de fadoton , d'intrigant ,
de matois.
Dis DiA-PASon , double oftave,
P«n-Th£o/!, i, temple de tous les Dieux
à Rome, aujourd'hui Sainte-Marie de la
Rotonde.
PAN-Tner , eris , rets , filets à prendre
des oifeaux.
PanThfru, <?, Panthère, I tre farouche.
Pan-Thf R/A'KT , a , um , de panthère ;
1°. changeant , variaL'.e.
V.m'.her!nœ n.cnfj: , tables marbrées ,
marquetées, tachetées de diverfcs cou-
leurs.
PAN-THFRfi/7n , il , dimin, de Panther.
Pan-Thîr/.'j , idis. voyez Leann,
PAN-THERum , i , voyez P.inther.
Panto-Mim^ , œ ■) Comédienne ou
Adricc qui exprime les choies par
fes geftes en danlânt.
pANTO-MiMuc , i, pantomime , Afteur
<]ui repréfentoit toutes choies par lès
geftes; i". poëme,
PANïo-MiM;rLM , Cl, um , qui concerne
les Aifteurs qui refréfentcnt par leurs
geucs.
VIII.
P E C U , bétail.
I. Peck, le bétail.
PFC:;a, uum , troupeaux, bcffiaux.
Picuaria , omm , troupeaux , bétail ; i^.
Impots fut le bétail.
Pec!/% or/j-, troupe u de bctcs , bcr lil ; o.
brebis; 5° toute forte d'animaux qu'on
nourrit ; 4". fot , ftupiie, animal, bête,
nigaud.
Ppcui , uêi'; , troupeau die bétcs , toute
bête qui paît & qui fe lùfTc conduire ;
1". ftupide, bcte , animal.
Pf corj , um , voyez Pecus.
Piconrius , ii, qui a foin du bétail, des
troupeaux; 1". qui prend à ferme du
bétail , dts troupeaux ; 5 ^ . Fermer.
Ptcuirius , li , p.Ttre, berger, bouvier;
1". Fermier du pied fourché, qui a affer-
mé l'impôt fur le bétail ; 5°. celui qui
fait des nourritures de beftiaux.
PiCuariuSt .1, um , de bétail, de trou-
peaux.
PECu.iriii , i^ , la manière d'élever le bé-
tail , lieu où on le nourrit.
Pec 5ri/)i/i, ] , um , qui concerne le bétail,
les troupeaux.
Pncord/ùi', a , um , :.bon1ant en bétail.
Pi.cuUnus , a, um , de bétc , de Létail.
i.Vicuriia , CE, argent momioyé ;
1° la Décire des richefcs.
Les troupeaux tonnent une
branche confidérable de richelTes :
&: lamonnoie en avoit rtmpreinte.
Ptcunicz, arum, biens, ri.hcfîes, opu-
lence.
PFCu;/;nn'è , par argent , moyennant de
l'argent.
P. c.uniiiris , re , is , ou
Picuni.^^!us , a, urr. , d'argent monnoyé ,
qui concerne l'argent , pécuniaire.
Ftcuniofus , a , uin , tor , ijjimus -, pccu-
nieux , qui a beaucoup d'argent, riche
en argent,
5. Vtcuùum , ii, pécule, ce qu'où
a amàiïe p..r ton épargne ,ce qu'on
a acquis pir (es loiiis, argent nus
en rélerve , ce qui appartient en
propre.
T + ij
139P DICTIONNAIRE
Ftculiaris , re , is , particulier , propre ,
fpécial.
Tsculiaritery d'une manière propre & par-
ticulière, particulièrement, plus fpé-
cialcment. «
TECuliuriàs , adv. plus particulièrement ,
plus Ipécialement.
Thculiatus , a, um ., qui aamafTé par fon
épargne, qui a acquis du bien par fes
foins.
4V Piculio, asj avi, atum , are , pil-
ler , excroquer i z°. priver de ce
qu'on a épargné.
Tsculwfus , a, um, qui eft riche de fon
épargne, qui a acquis du bien par fes
foinj.
tsculùtLis, Ù!, péculat, vol des deniers
publics, concuffion, pillerie fur le pu--
blic.
"pECalatio , oiiis , voyez Pscuhtus.
Ticulator. oris, volfur de deniers publics,
ou qui pille le public , concuflicnnaire.
ViCidatorius , a , um , qui concerne le
pécule , le bien qu'on a acquis par fes
foins.
Ttculor, aris , atiisfum, ari, voler, dl-
Tertir les deniers publics , piller le pu-
blic, faire des concudions.
Composés.
Di-Viculator , oris , qui vole , qui
pille, qui ôce par violence.
DE-PiCu/flfi/j , ùs , volerie , pillerie.
Jj^FecuI r, .iris , atus Jum , ari , voler,
piller, dérober, extorquer.
'Ey.-Piculia-us -, i -, um , par', de
Ex PEC^ro , as , avi , atum , ar^ , déva-
JLifer, détrouITer, laiffer fans argent,
IX.
P O , nom de Fruits,
Peuum , i , toute elprce de fruit
bon à mani^er j z". pomme, fruit
par excellence.
ÉTYMOLOG. 1400
2oMus , i , arbre fruitier ; t». pommier.
VoMofus , a , um , abondant en fruits,
FoMona , a , DéefTe des fruits , Pomone.
Toui-Fsr , a ,um , qui produit des fruits ,
des pommes.
FoMarius , a y fruitier , marchand de
fruits.
FoMarium, ii, fruiterie, verger , ailée
en arbres fruitiers.
X.
PuL-Piî , œ^ VvL~Va'r:en , inis \ Pul-
VAmentutn, i. Partie la plus char-
nue des animaux , la plus délicate;
1 *. chair des fruits 53^. mets dé-
licats, ragoût.
PiaPo/i/r,«, um, charnu, dont la chiif
eft ferme & délicate.
Fv\.-Fo,-ari , crier comme les vautours.
PO , boire.
I,-
I . PoTo , as , avi , potus fum , atum ,
& potum , are , boire.
FoTus , a , i/ra , bu , bue ; z°. qui a bu.
PoTuJ- , Ù.S , boire , boifron.
PoTio , onis , l'aftion de boire; 1°. breu-
vage , potion.
FoTiuncula , « , petite boîtToni
PoTor, oris, buveur, biberon,
Fororius , a , um , qui iert à boire.
yciTrix , Cl! , buveufe, qui aime à boire;
P0T1/.1 , «, Lé iTe de la boifibn.
F^^Tukntus, a,t.m, qui a bien bu.
Forina. , es , DéefTe de la boifloni i". fon-
tai'.e.
Foito.o,-are , fiire prendre un breu-
Pi Tiona-us , a, i-m. empoilonné.
Pc w», arc boire fouvent,
Pf la'io, onis , ï'aAion de boire.
Poi..tor , cris, buveur , yvrogne.-
PoTftiuj, (lijboifiTon,
*ioi DE LALANG
C M 1' O s É s.
Ap-Pctus , a , uni , qui a fait la
débauche.
CiRci.M PcTo,-.ire , boire à la ronde.
GjRCt:M PcTi-j.'io , nn:s , l'avion de boire
à la ronde.
CoM-PoTiij-arf, boire en compagnie.
.GoM PcTtir , oris > compagnon de bou-
tciifc,
CoM-PoTr;.v, cis , celle qui boit avec
une autre.
CoM-PoTarfo, is , feflin où plufîeurs boi
vent & fe réjouiffènt cnlemblc.
É-PoTi,- are ; Ex-Poto ,-are, avaler,
boire tour.
E-PoTi^r , ^1 , um , avalé , bu tout entier.
PER-PoT£),-cre , boire à toute outrance.
PfR-PoTjfjr, oris , maître buveur, jyro-
gne
Per PoTdf/o , cnir, dcba'jche en bolflon.
RE-PcT.;r.9 , onis, ronde bacIiiqLie,
RE-PoTa,-i>n//7;, renouvellement de noces,
?ocu/um, i, vfrre, gobelet , taffe ,
' coupe , va(e oîi l'on boir ; i°.
boilTon , le boire , ce qu'on boit ,
breuvage.
TccUlatoT , oris .. échanfon. /". Pincerna.
Vi^ciUum , i , petit vdfe propre à boire.
¥oculenTUS , a, uni , qui eft bon à boire ,
buvable , qu'a.i peut boire.
Ce MPOSÉS.
-A- Pocuio , as , are , fc mettre à boi-
re , s'enivrer.
SyM-Pora , «, camarade de bouteille.
£tm -Pciria , k , femme qui boit dans un
fcTiin.
Si-.M-PosfjcuT , a , um , qui concerne un
fcftin.
Sym-PcSi-Archj , <j , &
SxM-Posi-AacHi/j ,i , celui ^ui dans un
U E L A T. P nourriture. 1402
fvflin ctoit élu pour modérateur.
Sym-Pcsi A//eJ', a, celui qui donne un
fcllin , un grand repas , qui régrik-.
SïM-PoSiu;;; , a , voyez Conviviuiii.
3-
Pc
•liir
rina, j» , taverne, cr.baret, gar-
gote.
F( v-riaiit , le , is , de cabaret , de gar-
gote.
PoFinaria , a , cabaretiere , gargoticre.
Fovinariiis , il, cabaretier , gargoticr.
Vovinado , onis, débauche au cabaret,
Fopxnntor , oris , voyez Popinarius.
Fcvino, o;Ti.f , un pilier de cabaret, de
taverne.
Pi PiVi.T, iJTÏs , aiusfum, cri , frcq\icntcr
les cabarets <, être toujours ;;u cabaret ,
gargoter.
Prcpû/tiiI , atis , voyez Propinatio ; î^. le
premier coup qu'on buvoit dans ^les re-
pas , qui ctoit une liqueur compofé» de
miel écume &i de vin.
Posca, a-, piquette, boite j eau pafTéc
fur le marc du raifîn ; i°. oxicrat.
E-P U L ,
Repas.
E-PoLK/« , i, feftin , grand repas ,
régal ; 1 ° . repas- public qu'on don-
noit dans les (âcrifices folemnels,
dans les dédicaces , dans les rc-
jouiiïanccs publiques , dans les
pompes funèbres.
E-Pi'iùe, arum, feftin, régal, grand
repas, i*. mangeailie, pâture, nour-
riture.
E-PvLirium , ii , maifon de traiteur ;
1°. falle où l'on mange.
E-P i L.-itio , onis , bonne chère , aâi«n de
manger.
E-Pi'Lar;.f , rff, is , de ftflin , de g^^an(^
repas , de régal , de table ; i". convié.
140
•t'O
DICTIONNAIRE ETYMOLOG.
1404
E-?iLatus,a, i^7n,part. d'Epubr.
EPit5, onis , qui traite, qui fait un
fcflin, qui donne un grand repas; i".
convié.
Efi-Lones, num, ceux qui avoient foin,des
repas qui (e failbient , & qu'on ottroit
aux Dieux dans les lacrifi^cs publics.
EriiLor, am . atus /I.m , aii, faire fellin ,
faire grande chère , été d'un régal,
être d'un felhn , être d'un grand repas ,
fe régaler.
Siu-V\}\um , i , Se
SiM-Pvvium , ii, pctk vafe dont on
fe fervoit aux libations.
SiM-Pt'Ljrii/j-, a , um , voj'cz Poculentu!
& Efculemus,
SiM-Piiio/rfj- , num, les amis de l'époux ,
qui le (uivcnt d.ms toutes les démarches
qu'il fait dans un feftin.
SiM-PcLiitri;f,;c;\f, femme qui s'eraployoit
' à faire les expiations.
SiM-Pi-O/iiî , œ, bonne comnicre-
Autres DeritÉs.
I ,PoP^ , le , celui qui vendoit, & qui
égorgeoit les vicTciines ou qui les
alToir-moit.
VcTanam , i , forte de gâtc-au large &
mince dont on faifoit obiation.
i. Pf.p-Pvs'7i(i, atis , &
PoP-PïiïT.w , i, manière de flatteries
chevaux de la vGix& de la main ; i^', cer-
tain ton qu'on forme ior:qu'on veut ca-
reflcr un cheval,
P<jPe.i/i.î , « ■> l^oPdanum , i , Torfœ.-.num ,
i , fard inventé par Poppée , femme de
Néron.
P U , Petit.
I.
I PvBcs ,is, \ jcunelTe ; z °. poil
PoB^'.f , is , ) folet.
PuBer, is ; Pub^^ , eris , à qui le poil
folet pouffe ; z°. qui croît avec vigueur;
3°. mûr, 4". cotonné,
Yvtenas, atis,çoïi folet qui paroîtà douze
ou quatorze ans , âge oc puberté,
PoBeo,-.-re ; PuB?/co,-£re , commencer à
avoir du poil , mûrir , avoir l'jge de pu-
berté.
lM-PuEt,s & liw-PuBij , 1 qui n'a pas
Im PuB<?y«rtj , /j'i , J encore de
poil au menton ; 1°. qui n'a
pas l'âge de puberté.
R F -P usera, ai-, are, &
Rf PijEf/fO, ij , frf , rajeunir, rcdevenîe
jeune , rentrer dans l'âge de puberté }
i°. reprendre ia première vigueur.
PtTPULd , « , î poupée ; z", petite
PuriLLû, œ , \ fille-, 30. la prunelle
de l'œil; mot-à-woc , la pctire-
fille de l'tsil : de Pup,Petit,&: de
III , l'iTi/ en Grec. Dans cette
Langue &: en Or. un même moc
Tignifie également hlle & pru-
nelle.
Vvea , œ , Poupée, petite fille, orpheline.
PiPiiliis , i , un pupille, un mineur , un
orphelin,
P^ Pus , i , poupon , enfant,
PuPu/;u , ; 5 petit poupon.
Pcpiiinrii , e , de mineur , d'orpheKn,
3. Pvius , i, petit garçon.
PuSii , œ , petite fille.
Pusi.'i.i , ce , pt titc fillette.
Vvsulus , a , um , petit , bas , lâch c,
Fvsill-Atiimis , e, quia l'efprit bas.
VviiUam, peu, gueres.
Pi sio , onis , petit gaiçon,
Fvfii'la, ff, petite fille.
Pfr Fusillàm , très-peu , le moins du
monde,
^. Pupp/j, is, poupe de Navire ,
parce qu'on y placoic les futues
ï'iof DE LA LAN G
des Dieux de h navigation Cous h
forme de mannoulecs ou de pou-
pées , appelles par cette raifoii les
Dieux Pataïques.
5. A-Pua, fp, lociie, anchois,
Gr. X-Viiué , petit poiiTon.
<î. Tutex ,/ajj Puff , mot-a-mot ,
petit infede piquant.
V^ùcitum , i , lieu plein de puces.
V\}i.ïcoj'us , a, um , plein de puces,
7. Vovedrus , i, petit poulain.
PuLLtti ^ / , petit d'un animal.
TiLLinus , a , um , de cavale, de pou-
lain,
TvLiities , e: ; Pviiatio , onis, couvée.
PiiL^/o, .ère , éclore.
TvLLeuccus , i ; VvLLkinus , i , poulet.
Puiiar/w, a , les Prêtres qui avoient
foin des poulets facrés.
rvLLarius,a, wn, de poulet.
TvLi-aftira , œ, poularde , poulette,
PvLLulus , i ,pem rcjeiton qui croît au
pied d'un arbre.
VvLLu/,Jco,.ire , ) 5"fo"S, pulluler.
Re-Puilu/o, -are; Rs-VvLudafco, -ère ,
• poufTer de nouveaux rejetions , de
nouvelles feuilles,
5.PDMi//o, on/j,,
PoMy/m , a V nain , petit homme ; de
t'VMilo,onis,> Alil, animal.
Pt'M(7w 5 i > J
Puxi.w ; PïTi7ux , petit , poupon , ragot.
', Pap-hio , o/ïij , papillon ., mot à mot,
petit ani.Tial ailé.
la.PusTDLj, «,' pullule, bouton, feu fau-
Pusuia , «, > vagc , & éruption de
PisTui-flno , - J purtule , mot à mot ,
*"'^> perite brûlure; de pu ,
petit, & ufiuUi , brûlure.
U E L A T. P enfance. i40(f
Vvsr'jl.ijus; PuSTuia.'w, qui ei> malade
du feu facré.
'PiSTulefco,-ere , Ce couvrir de puuulcs.
Famille^ Grecques.
PjEDia , œ , éducation, înftrudion de
la JeunefTe, z*?. jeu.
l'jED-Aoium, H , 5c
Vjr.D-Acogium , a , appartement des en-
fans ou des pages , le lieu qui leur elî
propre.
?jc.D-AGogus,i , Précepteur qui conduit
les enfans.
PiED-ERor, otis , ccrf;:uil, herbe ; 1",
efpéce d'amethyfte, pierre prcdeufe.
FRO-V^Deumata, tum , ou
Pr.o-P.e[;ji2 , orum, RuJimens des fcien-
ces, premières connoiirances qu'il f.iuc
acquérir.
A^a-Vmtus , i , pied de térs latins
comnofc de deux brèves fuivies
d'une longue.
Ana-P^St;(w, i , vers anapefle.
AtiA-V ALSiicus , a , um , d'^inapen?,
PAL.
PAtaca , œ ; PALtaca , es ^ Se
Paloci: , es : PALiace, es, oij
PiLicx , icis, concubine.
En Or. \:^j'?5 PéLtecs.
PELLicatus , ùs , état de concubine.'
Pelli cor .,-flri, commettre adultère.
PALLAC.'a,«; & PAiLAcium , ii , conçu-;
binage.
Ces mots tiennent au Grec ,
?nLhaké, jeune fl!!e; i». concubine,
Pallî.y , jeune homme.
I I.
PAU, petit , peu.
I.
Paucwj , a , unzy peu.
itoy DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 1408
Papper-Cu/uj , a , uni, fort pauvre , pau->
vre miférable , pauvre malheureux.
P.WPeries , ei , pauvreté , indigence,
FAvvero , as, avi , atum , are , appauvrir,
rendre pauvre.
PAi'Peratus , a, um, rendu pauvre, appaU"»'
vri.
III.
PARV, Petit.
1.
Parvwj , a , un, périt ; i'. bas.
T'ARvi'as , atis , petitefle.
PARVe , idv. un peu.
Parvo, pour peu de ciiofe , de peu de
chofe , avec peu.
PARVii/ùm , adx'. peu , un peu , fort peu.
Parvu/uj , i , petit enfant.
Parv!//;^, a , um , fort petit, dès l'cn-i
fance , dès le bas âge , étant encor»
tout petit.
PARvi , peu.
" '" "' ' , il efl de peu
Pauc; ,œ, a , peu , petit nombre , petite
quantité.
TAvciens , &
PAuciej , adv, peu Souvent , rarement,
TAVcillatlm , adv. voyez Pauhvîm .
PAuci-LcQi^f»m , ii , peu de paroles , peu
de mots.
f kvcit.is , atis, le peu, le petit nombre ,
la petite quantité.
FavcuU , œ , a , fort peu , un fort petit
nombre , une très-petite quantité.
Per-Pauc; , a, a , très-peu, une fort
petite quantité , un très-petit nombre.
PER-FAUCi//i , ce ._ a , extrêmement peu '
un extrêmement petit nombre.
PAUXi/i'u.f, a ,um, trcs-petit, très-peu.
VAvxi'iifper , adv. Se
FAUxilLuiin , adv. peu à peu , petit à
petit.
TAnxilluli , ar, a, très-peu , un fort petit
nombre , une très-petite quantité.
TAVxiUulù-n , adv. très-peu , fi peu que
rien, le moins du monde.
PAUx///àm , adv, un peu , fort peu.
PiB. - PAUxiii'ùm , adv. vo)xz. Per-Pau-
iuliim.
2.
V wlùrn , adv. un peu , quelque peu ,
guères.
Pauim, a, um , peu.
. PAULiif/m , adv, peu à peu , petit à petit.
pAULiTper , un peu de tcms , pour un peu
de tcms; un moment, pour ua momentv
Paulo, aiv. peu , un peu.
VAvhulàm , adv, un peu , tant foit peu ,
très-peu.
FavvuIus , a t um, très-peu , très-petit.
PER-PAULli/Ùm , Se.
Vek-P Avlùm, adv. très-^eu , extréme-
jnent peu.
3.
VAVver, eris, ior , rimus , pauvre,
indigent , nccefficeux.
'ARV; , peu.
Parvï refsTt , il importe peu
de conféquence.
Parv: , orum , ics petits enfans.
Par«;« , adv. peu , un peu.
PARUM-Per, adv. un peu , quelque feras
uti peu de tems , pour un moment , un
moment.
PerParù.ti , adv. Se
Ppr-Parvu/'ùto, adv. fort peu.
Pt r-Parvu/ut, a , um , extrêmement pei
tit , de la dernière petitcfTc.
Per-Parvw^ , 11, um , très-petit.
PI.
Bon , pieux.
De Pi , fein, fe forma Vs.us , bon;
i °. pieuxj en Grec H-niOî E-pios,
doux, bienfaifânc; & de-ià :
ï . V\us , a , um , bon , doux , Iion-
nète i i°. innocent , foit à bonne
intention jj
î4op DE LA LANGUE LAT. PA 1410
intention ; 50. pieux, quia de la
pièce , dévot , religieux , qui a du
refpeâ: pour les parens, qui a de
la cenirelu: pour (es entans.
PlETiix , atis , pieté , dévotinn , amour de
Dieu ; 1°. tendrtfTc naturelle , amour
filial,
PiET:7H'-CiiLTnx , icis , rcligieufc en-
vers Ces parens.
Ttè,adv. pieufi-ment, avec pié:é ; :°.
dévotement , rcligieufemcnt j 3°. avec
humanité , bonté , douceur.
Fio, as 1 avi , atum , are, expier, puri-
fier ; 1°. avoir de la piété.
FiABÙis , r?!.f. /e, n. ij- qu'on peut expier.
Fiandusy a, um, qu'on doit expier, pu-
rifier.
Fiatio , cnis , expiation.
Piator , oris , irix , icis , qui fait des cx-
piatioiis.
Fiainen , inis ,
Pjamemum , / , &
2. Pi Aculum, i , fâcrifice expiato're ;
2°. vidime pour l'expiation; 3°.
crime, faute qu'il faut expier.
'Pi\cul:ts , a,um. Se
TI^ClilariT , m.f.ls, n. is , expiatoire,
qui fcrt à expier , d'expiation.
Piacuiaria ficrificia , facrifices d'expia-
tion.
PlACu/o , as, are, expier.
Composés.
Ex-PiaùHis , le , is , expiable , qu'on
peut expier.
Ex-PiATio, onis, expiation, fatisfaiftion
pour une faute , réparation.
Ex PiATor, cris , qui expie.
Ex-PiATux. û.r , voyci Expivio.
Ex-PiAT./j , .: , um , p.irt. d'Expio,
In-^x PiAMiiî , m.f. le , n. is , incxpia-
We , qu'on ne peut expier ; z?, qu'on ne j
On^. Lat.
peut appaifer , implacable , irrcconci"
liable.
N É G A T IFS.
Im-Pi«j , tf , um , impie , fcélcrat ,
dénaturé, qui n'a aucun fentimenc
de Religion , qui n'a point de
piété.
Im-Pio , as , avi , atum , are , fouiller , ta-
cher d'un crime.
Impiare fe erga Deos , fc rendre criminel
envers les Dieux , les oftenfer.
IM-Pian'o , onis , adion qui fouille , qui
tache.
IM-Piafuj-, a, um , partie.
iM-Pié, adv. avec impiété , d'une ma-
nière impie.
IM-Pi^r^r, atis, impiété, irréligion, du-
reté envers les parens.
P O Sco ,
Demander.
De P , fein , prononcé Pc , (e forma
cette Famille.
Posco , is .popojci , citum , fcere , de-
mander.
Pose -«r , ris , demandant , qui demande.
Pcsci-NL'Mffiiux, a, um , qui demande de
l'argent.
Composés.
Ad-Pc'Co, is. pcpoJci,jcere , deman-
der avec initance , exiger , requé-
rir , prétendre.
Df-Pcsco , is , popofci , pofcitum , fcere ,
demander avec inflances,
Ex-Prsco,fj, pnpnfd , vofcitum , fcere,
demander avec inflance , prier inftam-
ment, conjurer.
Ex PosTul.irio, nnis , demande; i<'. plain-
te , aci u ation.
Ex-PosTu/aror , cris, qui demande; 1»,
qui fait une plainte.
Ex-Pos luio , as , ai'i , atum , are , dcman-
Y4
1^11 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1412
dcr avec inlîance , prier, prefTer inftam-
rient , conjurer ; i*. fc plaindre , faire
des plaintes.
Re-Posco , /;• ,-pop~i[cii yofcitum,fcere , re-
demander; 1°. exiger.
Ir R£-Pcsci£,'/;.r , m. f. le,n, ij, qu'on
ne peut redemander.
PAC, PAG,
Pointu.
D'Ac , pointu , fe forma la Famille
Pac, Pag, Pawg , Pec , Pic,
P1/2C, Pue, Vvnc, qui préfentc
diverles nuances de cette idée,
de tout objet pointu ou élevé en
pointe ; lo, de tout objet planté
par un bout -, j ^. de tout objet
fixe, inhcient , arrêté.
I. P A C ,
Planter.
Taco , pe-pigi , aaum , ère , ajuder,
attacher , arrêter avec des che-
villes.
V hcmentum , i , aflemblage de diverfes
membrures.
PACT(/.r , a , um , planté , arrêté , part, de
P/.tio & de pAroo.
Pax;/7u! , i , pieu , éclialas ; z^. cheville ,
piquet.
Pakgo , i.r, panxi f pegi , paâlum , ère ,
planter, ficher.
Pakgo, is, pepigi , paêlum , ère , joindre ,
unir avec des chevil es , lier ; i'. faire
un traité ; j". publier , chanter.
Mots
Compofcs de Pago, Païïgo ,
Pinco , (?^c.
A^TiPAcmehta , or uni , chanibranle.
Ap-PiNGo , is y egi, ai,um, ère , atta-
cher , fixer 5 joindre.
CoM P if.co ,is , -ère, cnchâfTcr , empa-
queter, attacher enfemble.
CoM-PACTuf, a, um, raraafîe; i°, lié, uni,
enveloppé , relié.
CcM-V t.CTura, œ, Ccm-Pactjo, onis,2.C-
femblage , union.
CoM-PACT/iij- , e, uni enfemble ; î'. ra-
mafTé.
Com-Paco , inis; CcM-PAGs.r, is, en-
chaînement , liailbn.
De-Paugo ,-ere , enfoncer , pljnter,
Ex-Pangu , is , Xi, étuiii, ère, placer,
pofer en place.
Im-Pingo ,-ere , heurter, jetter contre,
appliquer.
iM-PAcrio, onis , choc , rencc ntre.
iM-PACTOr, oris , qui chcue contre,
Im-Pagjj , um , pièces d'alTembUge , qui
tiennent par des tenons , des ci cvilles ,
des mortaifès.
Op-PANGo,-ere, attacher contre ; i°. être
pendu à.
Re-Pimgo , -ère, planter une féconde fois ,
rattacher, ficher de nouveau.
St P-PiNGi)r , eris , paSi.is fum , gi , atta-
cher par delTous , planter en d; (Tous.
Pro-Pago, in'.s , ce qui eft joint , lié ,
1°. race , lignée ; 3°. provin de vigne.
Pro-Pago, -aie , provigner ; 1°. étendre »
multiplier.
PRO-PAG.K0r , oris , celui qui accroît les
bornes.
Pro PACiifio, onis, provignement, multi-
plication , accroiflcm.nt.
Re -Pango , -ère , replanter.
Rt-?AC i.'iim, i, birre , barrière.
R\-?Ac.da,oiuin, barres, ce qu'on plante
devant les portes.
Rt-PAGêj , is , verrouil , barre qu'on met
derrière une porte.
II. PAC,devenuPU;2G,
Piquer.
?vtiGo,is ,nxi,pupiigi, mium, ère.
DE LA LANGUE L AT. PAC 141^
Pictor , oris , peintre.
Picrum , i , peinture,
Pleura , X, l'art de peindre , tableau.
Picms , ayum -.Fictur.itus , a, um , peint ;
ï«. brodé ; j». embelli , ajulîé.
Binômes.
AcV'Pwgo ,-ere , broder, peindre »
l'aiguille.
AcL'-Picror, orh , Brodeur.
Acu-Picn7e, is , broderie.
Composes.
Ap-PiNGo,-c/-e , peindre auprès ,
ajouter à ce qui eft peint.
De-Pingo , -ère, dépeindre , décrire,
caradérifer,
Dg-Pictus ,a,um., brodé, dépeint.
Ex-PiNGo , -ère , dépeindre , exprimer
par des couleurs.
PER.-PicriiX , a , um, peint de tous côtés.
IV. PAC, devenu PASS.
y
Pac , s'ed: prononcé en Grec par deux
s s & par deux tt ; on a dir ,
Paso, Pégo, Pajfo, Pcjo , Pauo ,
Pècto , Pêgnumi , planter , ficher,
De-Ià cette Famille :
I. Pts^u/us, i, vcrrouil , pêne.
Of-FESSutatus , a , uin,part. de
Op-Pessd/o , as , avi , atwn , ars , fermer
au verrouil.
Ob - PessuIhius , a,um , verrouillé, fer-
mé au vcrrouil.
i. PASTinum,i , houe, inflrumenc
dont on fe iert pour bêcher la terre ,
pour la remuer.
?ASTinatio, onis , remuement de la terre
avec la houe.
?ASTinator , oris , qui houe la terre , qui
la remue itcc la lioue.
V4 ij
I415
piquer , aiguillonner , percer.
PuNCfuy , ûs , piquûre.
PtJNCf.i , œ, cSocade , coup.
roNCfi;«, de pointe , d'cftoc.
PoNcf/'o, onis , piquûre , pointe.
PcNCtum, ;, point , douleur aiguë , pi-
quûre , point , but , fufFrage
PcNcro , adv. en un inflant.
Tvuaiuncula , ce , petite piquûre,
I^^TEB.-P^'^^Cf^^ , onis , &
Inter Pvuc'um , i, ponftuation , diflinc-
tion , par le moyen des points.
iNTER-PuKcru^ , a. , um , p.irt. de
iNTf R-PruGi) . is , nxi , nfium , gère,
ponâuer , diftiiigucr par points,
Bvcorzes, um , des abeilles , des guê-
pes , mot-à-mot , mouches piquan-
tes.
PuGJo, onis , poignard , dague.
Pvciunculus , i , petit poignard,
Fvoilhres , ium , &
Vvcillaria , orum , tablettes de cire ; on
y peigiiolt fa penfée avec un petit
poinçon.
III. PAC, devenu PI«p ,
Broder , peindre.
PiNGO , is , nxi, picium , gère , fixer ,
attacher des traits fur la toile avec
des inftruniens pointus , piquer
une broderie , une tapifferie ; x".
peindre , defîlner 5 j °. farder , em-
bellir.
Fiomentum, i , fard , couleurs pour pein-
dre.
Ficmentatus , a , um , coloré , fardé.
Vioment^irius , ii , qui vend des couleurs ;
i"- Parfumeur , qui vend du rouge , du
fard.
Vicmentarius , a , um , ^ui concerne les
couleurs ou le fard.
DICTIONNAIRE ETYMOLOG.
141 r
T ASThi.it u:n , f, morceau de terre labou-
rée avec la houe,
VASrinutus , ùs , voyez. Pafiinatia.
TastIuo , as , avi , atum , are , remuer la
terre avec la houe.
^E-PAsrin.iiio , onist féconde façon qu'on
donne à la vigne,
Rf-Pastwo , at , cri , atum , ara , biner ,
1 donner une féconde façon à la vigne.
3. PAsriniica } œ j &
pASTiwa^y , z>z\f, panais, Tacine ; i°.
eipéce de ra'-c vcnénfule.
'^. PAssERi.ife^, ct'OT , force de pierre
■ à ai gui fer.
Y. PAC, devenu PYC, PUG.
fil Pyga , ^ , les ftflcs , à caufe de
leur furface élevée & proéminence,
DE-PvGij , e , qui n'apoint de fefles,
aucunes hanches qui relèvent.
1. Pyc-ARcus , i , aigle à queue
blanche ; 1°. efpéce de chevreuil ;
d'ARGKj , blanc , & Pyg , queue.
j. Pi!Gnus,i , le poing , la poignée ,
mct-à-mot , main fermée ; en Grec
PvGOTe ; d'où :
•4. Promeus ,i , pigmée ; c'eft- à-dire ,
homme gros comme le poing.
j.PoGiV/wi,/, l poignée , plein la
PvGilIum,i , S main.
VvciUzris , e , gros comme le poing.
Comme les premiers hommes fe batti-
rent à coups de poing, on dériva de
Tvcnus divers mots défignant les com-
bats.
é. Y'vc'il , ilis ; PYCTfl , « , athlète , qui
fe bat à coups de poing
^'.°!f.'.!':''""7 p"sii»t ' c°™bat à coups
vchano,cnis,. ^ ^
■vcda,us,ûs,L ^
Tyctacium , ii , tablette peur écrire; i*.
fomn»sire , abrégé ; 3", lifle , table.
Tvcî!l.itorit:s , a , um , qu'on frappe a
coups de poing.
Tvcil{-ê, comm.e ceux qui fc battent à
coup? de poing-
Tuoill^ ,-nre; Fi-cilier , -ari , fe battra à
coups de poing,
7. PuG;2a, œ , bataille , combat : ils
fe fai(oient d'abord avec le poing.
Fvonax , acis ; de Pug , foin^. Se de Ac,
pointe;mor d mot, âpre au combat, qui le
bat avec ardeur ; î". violent; 3°.oppolé.
Pvcnacitas, atis , ardeur à combattre.
Fvcnaciter , opiniâtrénnent , avec feu.
?vcno,-ire, fe battre à coups de poing ;
1°, combattre ; 3°. débattre ; 4°. préten-
dre ; 5°, réfïiler.
PuGNi.'ù.r, à coups de poing,avecle poiirg.
Vvcnatorius , a ,um, qui fert à combat^
tre ; 1°. propre au combat.
Fvcnator , oris, combattant.-
VvGiiaculum , i, champ de bataille.
C O if POSES.
AD-PuG72o,-^re , combaccre auprès 5
2°. accaquer.
CoM-PuGno ,-are , f; battre , fc quereller
enferable.
DE-PuG/ïo,-arê, combattre , fe quereller.
DB-Pvcnatio, onis, combat.
Ex-Pvcno, -are , s'emparer après le com-
bat , fc rendre miitre ; 1". dompter,
vaincre ; 3°, extorquer , tirer de force.
Ex-FvGnjJ]o , -ère , contraindre à fcren-j
dre , furmanter.
Ex-?vcnatio , onb , prife d'affaut,
Ex-VvcnabiUSye , qu'on peut prendre de
force.
lii-Ex-Fvcnahilis,e, qu'on ne fauroit pren-
dre de force.
Ex-PuG7/ûfor , oris ; Ex-Fvcnatrix , icîsi
çoniiuérain 7 preneur «le YUIes.
.«41 7
DE LA LAN
Jw-Pucnri, -ar- , attaiiier , infulter ; i".
contrarier, improuver.
Ih-.-Pvcn.zior , oris , qui attnqiie.
ÏM-'^vcnatio , onis , afTauc , infulte.
0?-Vvcno , -are , attaquer, afTaiHîr.
0?-Pi:Gij'fo , onh , attaque , afTiut. '
Op ?c<--/icr»r , oris , agrelfeur.
0?-FvcnatoriuSt ii , c,"i fert à attaquer.
TEK-Pvcnax , cis , hirgneux , querel-
leur , entêté.
Pro-?i-g;!o , -lire , combattre pour la dc-
fonfe , mourir en combattant.
PRo-PuGn(ztor,!J,défcnfcur;ï0.quî protège.
PRO-Pi'G/;,îfi(j , onis, défenfc, protedion,
VKO-Fvcnaculum, i , fortereiïc , lieu for-
tifié -, 1°. dcfcnfc.
Re-Pogio, -are, réiïfler , être oppofé ,
contredire.
B.t.-?vcnax , cis , contrariant.
RE-PuG/îaroifiw , a , uin , qu'on emploie
pour fe défendre , avec quoi l'on réfifte ,
l'on repoufle.
Rt-Fvcnatio, onis; Ri-Vvcnan'icjCe, con-
trariété , réliilance , répugnance.
RE-?uG.!a;irer , à regret , contre fa. to-
lonté.
C o M p o S s S de PUNGo.
CoM-PuNGO ,-ere , piquer , aiguillon-
ner ; 1^. tourmenter.
CcM-P'JKcruj- , a , um , marqueté , mou-
cheté , couvert de taches.
CoM-Pi'Nct.o , or.is , point , douleur pi-
quante ; i". compondion.
Ex-PcNGO , -ère , piquer ,- i°. rayer , effa-
cer , biffer ; j°. caflér, réformer; 4°. in-
terdire , bannir , chaffer.
Re-Pungo , -sre , repiquer , rendre pi-
quûre pour piquûre.
Inter-Pungo , -sre , ponâuer, diftinguer
par points.
VI. PAC , devenu PEC,
Peigne.
fiçten , inis , herfe de laboureur ,
G U E LAT. PAC 1418
rnreau de Jardinier; 2°, peigne à
pcif,ner ; j°. peigne de cirdcnir,
de tilTèrand ; 4°. archet d'ir.fîra-
nisnt de mufîque.
Frc'nariuj, ii , fjifcitr de peîgnef,
Vtctlnanm, en forme de r'entsde pei^^nc.
Vscnnatus, a , um , peigné ; i». fait com-
me les dents d'un peigne.
Vraino, -are , pafler k fauchet fur; i".
herfcr.
Pec.-s ,is, psxi, xui, pexurn, peflifT, ère,
peigner, carder ; zo. lerancer ; 3°:
hcrfer.
Vekus , a, ujti, peigné.
Fixarus y a, um, qui porte une étoffe qui
a été peignée , cardée.
PEvir.if, atis,le long poil d'une étoffa
qui n'a pas été tondue.
Composés.
Dr-Pncfo , is , ère , peigner.
Ds-PEcfor, ons, débrouilleur, foilicitcur.
De-Pixuj, a y tim, peigné, paré; 1° .
traîné par les cheveux ; j". étrillé ; 4".
ufé , qui montre la corde.
ÎM-Ptxuj, a, um , qui n'cil point pe'gné.
Op-PECfc), -ère , peigner avec loin.
Op-PEXtij, ;/;■, l'aâion de peigner avec
foin.
Pro-Pex:;^ , a, uTn, bien peigné.
RE-PEC»o,-erf , mêler des cheveux , qui
étoient bien peignés ; i". peigner de
nouveau. "
VII. PAC, devenu PIGN, gage.
I, VxQnus , oris, ce qui eft fixé , ar-
rêté pour fervir de témoignage, de
nantiirement; 2 °. enjeu, gageure ,
orage.
PiGnero , -are , mettre en gage , hypo-
théquer.
PiGneror , -ari, prendre en gage , s'&C-
furer.
i4ti> DICTIONNAIR
Picneratus, i,um, mis en gage , hypo-
théquer ; i». qui a pris en gage.
Fïcnerator , oris , qui prend en gage ,
Fripier.
Picnsrarium , il , boutique de Fripier.
Ticneratio , onfj , l'aftion d'hypo:héquer.
Picneratitius , a , uni , hypothéqué , mis
en gage; i". cngagiilc,chci qui on a mis
en gage.
Op-?icnero , -are , engager , mettre en
gage-
Rt-?iGnero , -are, retirer des gages , dé-
gager ce qu'on a mis en gage.
z.Pica , ce , Pie , oifeau au bec
pointu.
Picus, i; ?icumnus,i, Griffon , oifeau
chimérique , au bec pointu & crochu ;
i°. Pivert , autre oifeau au bec pointu.
VIII. PAG, habication.
De Pac , fixe , fiable , vint Pag , ha-
bitation fixe , ftable , où on a plan-
té piquet : de-là :
1. Fagus, i , village , hameau , can-
ton ; en Egyptien , Bak.
TacuIu! , i , petit village.
TAGatin, par village.
PAc--Arc/!U.r,Juge de village : du Grec
A&chô 1 commander.
?\canicus ^ a,um ; Pfcanus, a , um , de
villageois , ceux qui ne font pas fol-
dats.
PAcanus , i , payfan, homme exempt de
porter les armes.
VAc.anicum ,;fi, revenu de la campagne.
TAcanaliii , orum , Fêtes de village à
l'honneur de Gérés & de la Terre.
2. l?AG:na , a , élévation p'arte, page
d'un livre ; 1^. efpace entre deux
échalas.
?f.cir.ida, «i Phoeila, x, petite page.
E ÉTYMOLOG. 1420
IX. PAC, PAX, arrêter.
I.
3. PAciscor , eris , pa&us fum , fci ,
mci-à-mot , rendre ftable , fixer.
Pacuo , onïs , Pazxus , îis , accord , traité.
PAcrii , œ, accordée , fiancée.
PACfiiij-, e, qui eft fait de plufieurs chofesi
FACt'uius f a, um -, dont on eft convenu,
(bus des conventions.
PACtor , orfj- , entremetteur , médiateur,
PActum, i , accord , traité , condition.
2.
Pacc 5 aèlacifde Pax , cis, la paix. La
paix eft une chofe arrêtée , fixée.
Per-Paco, -are, appaifer entièrement ^
pacifier tout -à fait.
PaciUs , e , de paix.
Pac^'c, paifibiement.
PACii(or , oris , pacificateur,
PAcfi,-ûre , pacifier, calmer.
Pacio , is , ère , faire la paix,
B I N o jM E S,
Pac/-Fer , a, um, qui apporte la paîx^
PAC!-Ficf),-jre ; PACi-Ficor,-arf, faire la
paix : de Fado.
Pac/'-Fich; , a, i/m , pailîblc , qui aime
la paix.
PAci-FiCfltor, oris , qui procure la paix.
PAci-FiCtjffo, onis, accord, traité de paix,
pp.ci-Fica.tor LUS , a , um , qui concerne
la paix.
PacZ-Ficê, en paix , avec amitié.
lM-P\catus , a , um , qui n'cfî point ap-
paifé ; i". qui ne peut rerter en paix.
X. APEX,
Pointe.
APex , Picis , pointe , cîme , fom-
met ; 2°. crête des oiicaux ; 3^.
houpe qui eft au haut des bonnets ,
,j4.2i DE LA LANGUE LAT.
les bonnets nicmes; 4°. le plus liaur
dcf;rc de j>erfeftion ; j ". accent
qui marque la fyllabe la plus clevce
d'un mot.
A ?ia,lum , f: A-Piculus , i, c'cfî le
diminutif de Avex.
A-Pic.:;iis , iz , ::m, qui a une houpe , une
crête , une pointe élevée.
A-pev,i,'-o, is; boudin , fiuciiïè , ainfî ap-
pelles de ce qu'ils font faits en jvointe.
DÉRIVES Grecs.
Para-P£ch/<z , (B , habit de femme ;
a °. habir qui avoir des bandes de
pourpre de chaque côté.
pARA-Pf om.T , aris , afficlie , placard ;
z". inftrumcnt aftronomique fervant à
connoitre le lever & le coucher d.'s af-
tres ; 3^. table d'airain qu'on afficlioit
en lieu public , fur laquelle on avoit
gravé la figure du ciel , le lever & le
coucher des aflres ; & marqué les faifons
de l'année.
XI. PIX,
Poix.
Pix , Vicis , de la poix , ainfi nom-
mée de ce qu'elle s'attache.
Viceus , a, uir xPiànus , a , um, de poix.
Pico,-.irf , enduire de poix.
Pic arus , a , un; , f oil1é.
Picaria, œ , lieu d'où l'on tire de la poix.
Picea , a: , l'arbre d'où découle la poix.
Pic?.ir!>, ar:;m, impôts ^*on levoit fur
la p' ix.
Pic-jjler , tri , pin d'où découle la poix.
Im-Pico , -.ire , enduire de poix, poilfer.
Op-'ic 5 , -are , brayer, enduire de poix.
Op-Pic rur , orii , c.-lfattur , qui poiiïe ,
qui enduit de poix.
Or-Picatto, onis, l'aâion de poifTer, ,
PAC 1422
Binômes Grecs.
Piss-AsPHAL;«i , i, poix mcicc avec
du bitume.
Piss-Et«ci/î, i, huile de poix.
Plsso-CEro/! , i, rompofé de gomme S:d«
cire , dont les abeilles font une incrus-
tation au dedins de leur ruche.
P 1 X , amer,
1°. Au (èns propre.
Picnidia, œ^ ou Vicv^idium , ii , Çc
PicRii , ijis , foitc de chicorée (àu-
vage.
Picro-ChoZut, a, um , qui eft fort bl.<
lieux, plein de bile amcre.
2,*'. Au Cens figure.
Piccamen, inis ,
Viccatum , i ,8c
Piccaius,ûs, péché, faute contre
Ton devoir.
Pecco, as, arî , atum, are, pécher, faire
une faute , manquer à Ton devoir.
Piccator , orh , pécheur,
Pecc.iit/j: , icis , pécherefic.
lM-PEccaii/;r , m. f. le , n. /t , impecca-
ble , qui ne fait jamais de faute , qui
ne peut manquer , qui ne pèche point,
qui efl incapable de faillir.
iM-PECCûntia , ce , impeccabilité.
XII. P I G , parelTeux,
PiG«r ,a,um, qui refte fixe , plante ,
qui s'arrête , parelTeux , tardif; i».
qui rend parefTeux, qui dure long-
tems ; en Hébreu P/ggér , lan-
guir , être las : VeaeK , un corps
mort , fans vigueur.
Picro , -are ,-\
PiGrir , -ari ,^étrefai
P/Grj:or,-ari ,j
néant, nonchalant.
I42 '.
DICTIONNAIR
PiGre/K5,-frf, devenir lent ou parefTcux.
_ ?iorer!o f inis , y
Picr/fij , ^ , > P"«^« ' lenteur.
Ficii:ies , ei > '
Tîcrè , fùJ , gerrimé , lâchement , froide-
ment.
I,M-PiGfr, a, um , alerte, qui n'cli point-
parclltux.
IM-Picriraj, atis ; IM-Picrin'.i , œ , dili-
gence.
[IM-Ficrè , foigneufement , fans psrcfTe.
Rt-Vicratus , a , um , rendu pareiïeux.
E-Picri , orum , des chevilles , des clopx ,
tout inflrument propre à ficher.
XIII. PIN G, lent, gras.
PiKGi^à , e , lourd , pefant , lent, qui
ne peut prefque lè remuer , qui
relie fixé & comme pbnté à caufe
de Ton embonpoint ; 2°. ex-
celTivement gras , replet , qui ne
peut fe mouvoir tant il efl. pefant î
5°. fécond, onûueux ; 4°. grof-
Ger,
TiNGuiarius , fi , marchand de graiflè, de
fuif.
Vit<cuido,Ms, > YiNGuides , lei.
'Piticuitudc',is 1 *
TiKoue-Fiû , -ieri ; Vmcuefca , -^re, s'en-
giaiffer , devenir gi-as.
Vmoi'.S'Fdcio ,-ere , engraiiTer.
7iîiCLiiarius , a , um , qui aime la graiiïe,
Piv:cuedineus , a , uin , graiiïius.
PiKGu/rer , graffement ; 1°. groffiére-
ir.cnc.
Im-Pingl'O , -are , engraiffer.
FKJS-Vn.cuis , e , fort gras.
[ SuJ3-PiivG!;ij , e , grafiet , un peu gras.
XIV. PIG, PEC, s'arrêter.
PiGeo.-ere , / s'arrêter,
PiQet,^inc,gitumcJl,ere,^ fe fixer
E ÉTYMOLOG. 1424
fur le paffé , en être fâché , cha-
grin , repentant.
?ir,endus , a , um , dont on doit avoir re-
gret.
Vtctus , oris , mot- à-mot , C\iïhcc éle-
vée , la poitrine , le fein , la gorge,
l'ëftomac -, & au figuré, efprit, af-
feélion , courage..
?EC!ufculum , i ., diminutif.
Viaarofu! , a, um, lor, ijjinus , qui a une
poitrine fort large.
PECfor.j/;j , e , de li poitrine , pefloral.
PECnr //ff, is , cuirafTe , armure , habille-
ment de la poitrine , poitral.
Ex-PECfjro, -are , ôtcr de fa poitrine ;
& aUjiguTé , chaiTer de l'efprit , oublier..
PES,
Pied.
I.
Pus , ViDÏs , pied , de la même fa-
mille que Patte ; c'efl: une Ono-
matopée, imitation du bruit qu'on
fait en marchant , & qui forma
c^ilement le François Va ; le Gr.
Bao & Bado , & le Latin Vado.
Les Grecs, au lieu de Pes^ pedis,
prononcèrent Pouj , Vqdos : les
Peuples Theutons , Fot , Fuss ,
FooT.
Les Orientaux dirent auffi ^4^^ ,
^OA , Ba , aller ; & t'DÎ , y tyî,
P/zdSo , Vha^Jio , marcher , traver-
fer ; TtS , Vhazz , être ferme fur
fes pieds, rafiermir, ralTurer: T2-n ,
cHevhaz , fe hâter , fe dépêcher.
Tous mots qui viennent de Pa ,
Pas, Pat, Ped, pied , 6c dont on
Eiiibit venir au contraire celui-ci
contre
142; DE LA LANGUE L AT. PAD, PET. 142^
contre toute raifon , dans un tems
où l'on n'avoit nuls principes fur
l'ctymologie.
I.
1. Pes, Pivis , lO. pied; i». queue
des fruits ; j'. pied , mejure ; 4".
pou , vermine àplujieun pieds ; 5 .
tige; 6°. laquais.
Pf Dj , ce , pas , empreinte du pied , pirtc.
PiD.îiii- , e ; ViDaneus , a, um, d'un pied,
qui a un pied de dimenfion.
VfDar iSi a. Chevalier Romain , qui n'o-
pinoit qu'en Ce plaçant vers celui dc>nt
il adoptoit l'avis ; c'écoit opiner du
pied.
PiDivim , pas à pas.
VEDatura, x , niefure par pas , l'e(pace
de tant de p?s.
Fioatus , ûs , fois , ccrtîine mefure.
FiDeina , tis , danfe Lacédénionicnnc.
PEDt-MoNTj/ii/i , il , um , qui habite le
pied des montagnes.
PLDe-PiiEîsi'/: ,à petits pas.
2.
PiDes , icis , qui va à pied , fantaC-
fin ; i«. pion aux échecs.
FtDefler , tris, homme de pied , piéton.
F£i)ejlris,e, qui concerne les gens de pied;
t". qui eft fur fes pieds.
Tzvetemlm , petit à petit , à petits pas.
PEDJr.i , a , mot-d-mot ce qui arrête les
pieds , ce qui prend par les pieds j
lacet , filet.
VEDiar.us , i , pièce de bois qui fert
d'arbre de prelToir.
S-
Vi.oitacus , us , infanterie.
Pedo , onis , qui a de grands pieds, pied-
plat.
Oris, Lac.
Si'E-PrD.irtfi/m, 7, SuKTiR-PEDaneuTn, ei*
marclie-picd , cflrade.
Pro-Pus, podis , qui a de grands
pieds.
4-
Pf.d«j, um , poux.
PiDiccfus ; FsDiculofus , a, um, pouilleux,
ViDicularii, e iPfD'cularius , a , um , qui
concerne les poux.
FiDiculus, f, petit pied, queue des fruits;
i°. poux.
s-
2. Pr.Du/is , e , qui fert à envelopper
les pieds.
FtDiile , is ; FtlduHs , is , chaufTon ; mar-
che-pied.
FiduUlI , œ , chauflure.
FiDi-Stquus , i ; Pedi-Sequ^ , a , valet
de pied , femme de chambre ; de Sejuor,
FedïoIus , ; , ou ?T.jiûlus , ; , petit pied ,
queue des fruits.
Peto/zo , onis ; Fsrafo , onis , jambon.
FuTufunculus , i , petit jambon.
6. P ^ T , mobile , louche.
De Pa , aller , fe mouvoir, fe formè-
rent ces mots :
Pj^Tiis, a , um , &
VaiuIus , a,um f qui a les yeux trop
mobiles ; 1°. qui par confcquenc
louche j regarde trop de côtéj ^ ".
qui a un œil plus petit que l'autre.
SvE-Fa.iulus-,a ,um, tint foit peu louche.
Binômes.
Ante-Ped«5 um , honneur fait à fês
amis, en marchant en cérémonie
devant eux; i**. ceux qui faifoienc
cet honneur à leurs amis; 5°. efta-
fiers, valets de pieds qui marcheat
devant,
X4
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 142S
1427
Ann-VoDes , um , ceux qui ont les pieds
oppolés aux nôtres , ceux qui habitent
les points diamétralement oppofés d'un
méridien.
Ausc:ïri-PED.î , œ , forte de vermifTeau
qui a plufieurs pieds ; chenille.
Bi-?f-Dis,e, qui a deux pieds ; de Bi'-Pes.
Bi-?sD^neur;Ei-?EDaiis ; &i.Bi-PzDanus ,
qui a deux pieds.
CiRCOM-PEDej- , um , valets de pied ,
eflafiers.
Cemi-Ped.i:, «, chenille ; z°. toutin-
fede à beaucoup de pieds.
Centi-Pes PijVi! , fcolopendrc.
Decem-Phd.i ,«, perche de dix pieds,
pour arpenter.
DECtM-PîD.;for, orU , Arpenteur.
HEXA-PEDa, <c , toile , melure de fix
pieds.
Livi-PeS , Pedu , qui a le pied léger ;
z". qui va vite.
Longi-Pes , dis, qui a les pieds longs.
./Eri-Pes, dis, qui a les pieds de bronze ;
2°. infatigable. ,
Aeri-Pes , dis , léger comme le vent ,
qui femble voler en l'air.
Lori-Pes , dis , qui a les pieds tortus.
MuLTi-PEDa ,«, cloporte , chenille,
MultiPes , dis , qui a plu/îcurs pieds,
Se-Ped?^ , vm , infedes à fîx pied?,.
Tri-Pes , dis , qui a trois pieds.
Tai-PEDa/ij; TRi-Tioaneus , qui a trois
pieds de dimenfion.
Tri-Pus , ?odis , trépied , ce qui efl fou-
tenu (ur trois pieds. 1°. Oracle d'Apol-
lon, à caufe du trépied de la Prêtreffe.
Tri-Pud'""! , il y danfe, trépignement.
Tai-PLO/ti , -are , danfer , trépigner.
SEPTEM-PEDiiiij, m.f. le, n. is , de fept
pieds de dimenfion.
SèMi-PES, dis , demi-pied.
SEMi-PtD.:Zii, e i—daneus , a ,um, d'un
demi-pied.
Autres Dérivés.
Fo-Mier/kw , a , efpace en dedans
6c en dehors des murs d'une ville,
& dans lequel il n'écoic pas permis
de bàcir. Les Etymologilles n'a-
voienc pu trouver la vraie origine
de ce mot ; il eft compole de PoD ,
pied , Se de McES-ium , mur , mot'
à-mot , t(^<xcQ aux pieds d un rem-
part.
PRosi-MuRî«/w , a, efpace où les Ro*
mains facroient leurs Pontifes ; ce
mot paroît êire u;iv: akérâtion du.
précédent.
Composés.
CoM-PEDej-,i^OT, & au fingulier Com-Fes ,,
entraves , chaiats qu'on met aux pieds ;.
2». ornement que les femmes portoient
aux pieds ; }«. menotcs ; 4"- chauffe-
trapes.
Com-Pedw, -ire , empêtrer , mettre les
fers aux pieds.
CoM-PEDJtuf , ,ï , um, enchaîné par les
pieds , emPETré,
Ex-Pedz'o , -ire , dépêtrer , dégager feS
pieds; 1». ôter d'embarras ; 5°. achever,
expédier ; 5». expliquer , expofer, éta-
ler ; 4«. aprèter , préparer.
Ex-P£Difé , fans embarras ; i°, au plutôt ;
7,", nettement.
Ex-PEDiri(9 , onïs, entrcprife , campagne
militaire ; 1°. dénouement.
Ex-PEDftio/ia/ij , e, d'expédition.
Indu-Pïdzo , -ire ; Im-Pedw , -ire , empê-
cher , embarraffer les pieds , empê-
cher Je marcher, mettre obftacle , em-
pêchement.
iM-PEDitor , 'ons , qui met à quelqu'un
des embarras entre les pieis pour empê-
cher de marcher , qui met obflacle.
iM-PEDiiio, onls \ lM-PEDime/uun2,i,obfta-
cle , empêchement.
\u-Viviment.i , orum , bagages , équipa»
ges d'une armée.
I42P DE LA LANGU
In-Ex-Pedùw , a, um, brouillé , cm-
barrafTé.
Intir-Pfd/o , -ire, e mbar rafle r , jetter
quelque chofe entre les pieds.
Intcr-Pedo ,-are, faire caracoler un che-
val , le tenir bien dans les talons ou avec
les piïds.
TRA-?iDiinentum , i , empcchement.
PRiE-PEDJo ,-irs , empêcher, cmbarrafTcr.
Pro-Pes , (fis ; Pro-Fedsj , um > gros
cordages qui'Tcrvent à la manœuvre de
la grande voile , de la mifaine , & de la
voile de beaufré,
Re-Pedo, -are, retourner fur fes pas,
reprendre le chemin par où l'on eft venu.
RE-PrD.-ini»; , a ,um, qui doit retourner
fur fcs pas,
I T.
PET, pourfuivre , rechercher.
Peto, is, ii, ivi, itum, ère , i °. aller, Ce
tranfporccr ; t°. rechercher , pour-
fuivre ; }°. briguer ; 4°. attaquer ,
frapper; 5 ".tirer, prendre ; 6°.
demander,
PExe/co , -ère ; FEToJfo , -ère , demander
avec inlîance , avec ardeur.
PETifiOjCnij, -\ demande , l'adion de de-
PiTKUTE,:, > mander; i^. brigue ; 3".
VtTitius ,ûs y J botte , l'aftion de porter
un coup.
PET7(or, oris ; ï'triirix , cis , demandeur ,
demanderefle.
Binômes.
CoM-PiTr/j , t , î carrefour , avenue ,
CoM-Vii um ,i ,) place où aboutifrent
plufieurs chennns: de CuM , avec
& Veto , aller ; mot-a-mot, , l'en-
droit où plulîeurs chemins le ren-
contrent.
CoM-PiTii/f.r, e, is \ Ccu-?nalitîus,a,um ,
de carrefour.
E LAT. PAD,PET. i4?,o
CoM-PiTii/fi:, orum: CoM-?iTalitia,(!rumy
Fêtes à l'honneur des Dieux des carre-
fours.
Composés.
Ap-Peto, /f , //, ivi, itum , ère , defi-
rer fort, aimer beaucoup, deman-
der avec empre[rement;i°, afpirer,
prétendre à approcher , s'avancer.
Af-^Eiinis , lis t^ defir , envie , empreC-
Ap-Pr.n'fio, onis-,S femcnt, appétit, envie
hf-?î.jennii,œ,2 ^^ manger , cupidité ,
convoitife.
AT-?ETibiUs , e , défirahic, fouhaitable.
Ap-PETenter , avec cmprefTcment.
Com-Peto , -ère , demander en même-»
tems , en concurrence ; i". convenir ifc
rapporter ; 5°. échcoir , arriver.
CoM Pî.Tens , tis, légitime , qui a droit
de.
Cou-?ETenter , médiocrement , fuffifam-
ment , proportionné ment , très-bien.
Com-Pe renriij , a , convenance , bonne
manière , proportion , jurteffe.
CoM PETitor, oris ; CoM-FEritrix , icis,
rival , concurrent , qui brigue la même
choîc.
Ex-Peto ,-ere , defirer , rechercher ,
demander inftamment.
Ex-Petï/Jo, is, ère; Ex-pETifco, is,fcere,
defirer ardemment , fouhaiter , deman-
der avec inflances.
Ex-PETibilis , e , defirable , fouhaitabic.
Im-Peto , -en , attaquer , aflaillir.
Im-Petuj , as , violence , demande véhé-
mente, emportement ; î°. choc, attaque.
ÏM-PETuofus , a,um, violent , turbulent.
Tm - ?ETaosè ; Im - Pet^ , violemment ,
impétucufcmcnt.
iM-PETfii/iî , e , qu'on ne fauroit deman-
der , honteux ; infupporublc ;_qu'ou
attaijuc en viin.
X4 ij
Î45I DICTÎONNAIR
iM-PETro, -are ,~> i • .
r -n ■ i obtenir ce qu on a
i tj n i demande.
iM-PEcraJjo yere , J
ÏM-TnxrMlis , e , qu'on peut demander,
qu'on obtiendra aifémene.
Ihi-PETra'.us , a , um; lu-PErritus, a, um ;
chofe demandée & obtenue.
iM-PETritum , i , forte de facrifice dans la
vue d'obtenir ce qu'on demande.
ÏM-PETratio , onis , obtention , impctra-
tion,
ÏM-P£Tratorws,a, um , qui fert à obtenir.
SuE-lM-PETra/!<f«j ^ a,um, qu'il faut tâ-
cher d'obtenir.
Op-Peto , -ère , s'offrir â , rechercher ,
demander , s'expofcr à , aller au-de-
vant ; i". mourir , fouhaiter la mort,
Pfx-v-PiTO , -ère , demander continuelle-
ment.
Prje - Peto , -ère , devancer , aller au-
deyant.
VRo.Pirio,-are, demander pour quel-
qu'un , lui être favorable , préfen-
ter une requête pour lui , le faire
réuffir.
PKo-ViTiabiUs , e; Tp.o-?ir ius , a , um ,
qui demande pour quelqu'un, qui aime
à rendre fervice , favorable , facile , in-
dulgent.
FRO-Piriatorius , d , um , qui fert à ren-
dre favorable , ou propice , à nous faire
obtenir , à engager quelqu'un à foilici-
ter ou intercéder pour nous.
PB.o-Firiatio , onis, facrifice propitiatoi-
re, offert pour le rendre le Ciel propice.
PRo-PiT/ufor , oris , qui rend favorable
ou propice , qui engage quelqu'un à fol-
liciter pour nous.
Pp-o-PiTiarorium , ii , la couverture de
l'arche de l'alliance , qui exploit les
péchés , type de Chrift.
RE-ViTOf-ere , redemander, repren-
dre , retourner , redire»
E ÈTYMOLOG. 1451
I Re PFTentia, œ; RE-?ETitio, oins, répéti
tion , redite ; i°. l'aftion de redeman-
der , de Ce relTouvenir.
RE-PETenâus, a , um , qu'il faut redeman-
der.
Ki-PETundis , arum, concufllon, pécu-
lat , ce qu'on redemande à un Magiftrat
qui a pillé le peuple ,• ce qu'il lui faut
redemander,
RE-PETJMr , oris , qui redemande ; î».
qui enfeigne. <S
Sup~Peto , -ère , demander en cachette ,
à faufles enfeigncs ; demander ce qui
n'eft pas dû ; fournir , fufîîre , être fuffi-
fant.
SuP-PExff , c'en eft alTei , ii fuffit.
Sup-PETior, -a'i •. recourir, aller à l'aide,
Sup PETi^-e , arum , aide , fecours.
Sup -PEDifo ,-are ;-wr , ari , mettre , éten-
dre fous les pieds; i°. fournir, être fuiSt^
fant.
SuB-PED/îaïio , onis , fubvention.
P E R-P E T.
Per-Peto ,-ere , demander continuet-
lement, inftaminent.
Per-Petuo , -are , perpétuer , continuer
lans relâche.
Per' Peiuus , a , um , perpétuel , con-
tinuel , ians interruption.
PiK-PtTualis , e y &
VEK-pETuarius , a , um , perpétuel.
PER-PETi«Va.r, atis , continuité ; i°. per-
pétuité , durée perpétuelle.
PsR-'ETÎm ; Per-Peti^ô ; Per-Peti/ù/h ,
perpétuellement , fans relâche, toujourj»
Com-Per-Peti/uj ., a^um , co-éternel.
Im-Per-Pïtuw , a , um , qui n'cil paj
perpétuel , qui ne dure pas toujours.
Familles Grecques,
I. VoDema, atis , chauflure.
PoDcristis , robe longue qui defcend
jufqu'aux pieds.
PoD--Acfr,^r<ï, c^r«/7z, qui a la goutte
145? DE LA LANG
aux pieds , podagre : àepod, pied ,
&' ep^er, malade,
PcD-AoRo/i/j , a y um , fc
Pon-AcRicus , a, um , goutteux.
». Poi\ -Pus, fCilis, polype, animal h
pluficurs pieds i 2". excroillance
de cliair ; 3 '. fat . cfcroc.
VoLY-Pofus, a , um, polypeux.
PcLY-rccium , ii , plante à plu^eurs ti-
ges, polypode.
A-Puj , vdis, oifeau fans pieds.
CAio-Fcoiam , ii , falot ; 1°. forme à
foulier.
3 . PiSTÏs , is , foi , fidélité.
Pis-riais, a , 1.772 , loyal , qui n'cH pas
altéré, ou fal/îfié; voyez FiDf.fjC^/. 651.
A-PiTHia , «, incrédulitif , opiniâtreté :
de Ped , pied , inébranlable.
4. P/TTAc/u777,iJ , chauffurc fort ancienne.
Anta-Pcd /?;■, is, figure de Rliéiorique ,
quand le milieu répond au commence-
ment & à la fin.
Faxiilii Oriental I.
Pasch<z , (g. Si
Paschu, atis, paHàge, l'adion de par-
ler; i®. palTage de l'Auge exter-
minateur des premiers- nés d'£.
gypte ; 3». Pàque, le tems auquel
les Juifs célébroient la mémoire de
ce psifTage de l'Ange, fans avoir tué
leurs premiers-nés ; 4". foiemniré
de la Pâque , l'immolation de l'A-
gneau, la Paque , ou l'Agneau
qu'on immoloit, l'Agneau Palclial;
5 °. Paque, Fête de la Réfurredion
de N. S. J. C.
TAScHalis, m.f.le , n. / j , pafchal , de
Pâque.
Phasc, fj^palTagc. ^
UE LAT. PAD,PET. 14 J4
III.
PAT, étendu.
I.
PATtfo , ni , ère , être étendu , être
ouvert; 1^. s'étendre; 5". être
clair , découvert , fçu , public ;
4 . être expofc , être fujet à.
pATff , wt , ère , il cil clair , confiant ,
évident ; on fçait , on voit.
PATerco , ers , s'ouvrir , Ce découvrir ,'
commencer à paroitre.
PATens , fif, étendu , large, ouvert,
expole,
PATen'er,plus ouvertement, plus claire-
ment.
PATentes , ium , Lettres-Patentes qu'on
montre , qu'on développe.
Binômes.
PATe-pAc/o , eci , aîium , ère , faire
paroîrre, manifefler, découvrir,
Pate-Fio , aBus fum , ieri , être décou-
vert , être ouvert,
Pate-Fact/o, cnis, manifeflation,décla-
raiion , adion de découvrir, ouverture,
1.
Pathl/co , as , are , voyez Pateo.
Patulc/wj , ii , furnom de Janus,
lorfque Ton Temple étoic ouvert
pendant la guerre.
Pajvlus, a , um, large, étendu; 1%
touffu , épais; j^. ouvert.
C OMPOSES.
rsTEP.-PATfo , es , tui, ère, être entr'ou-
vert , s'entr'ouvrir.
pERr-PAT«;ci , orum , les Péripatéticiens ,
les Sénateurs d'Ariffote , qui philofo-
phoient en fe promenant.
PE.'^r-PATw,i, promenade, l'aftion de
fc promener; lieu où l'on fe promené ;
difpute pbilofophitiuc en fe promenant^
I4Î? DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 14-^S
VfLjagiis , i , maladie qui laifTc des taches
fur le corps.
IV.
PAS, PAD , PAND,
Etendre.
promenade où Ariftote cnfeignoit en fe
promenant.
Ex-Fatû , as , are; fe montrer en public.
I . PETta , œ , pierre , roche , rocher ,
2°. rocaille.
Petri-Co/uj, a, uin , voyez Petrofus;
z", difficile , embarraffant , rude.
Petro/Lj , a, um , pierreux , plein de
pierres , couvert de rochers.
P£tr.-Ol(euw ,u , bitume liquide qui coule
de quelques rochers.
PETRo-SELifium, ii, achc,per(îl fauvage ;
herlss.
Petrij , enîs , bélier; i". payfan,
■x,Vi.Tieutnata. ^ um , dez à jouer;
c'efl: un mot Gr. fermé de Pettoj
ou Pesso.j , caillou qui ferc à jouer,
jectfjii , dez.
Ce mot appartient à la Famille
Tsrra , pierre.
t.Vi-Yalium, ii, pommade faite de
feuilles de nard, mot-à-moc , qui
s'ctend.
a. PETAsfrej, a, la grande bardane,pZa«tf.
3. Feki-Pet afma , atis , tapifTcrie.
PERi-PETeia , is , ou
PERi-PeT/a , (c, changement de fortune ,
variétés d'accidens , rcnverfement d'é-
tat.
i). ? AT jgium, if, forte d'ornement dont les
Dames Romaines paroient leurs habits ,
bande d'étoffe chargée de têtes de clous
d'or , qui falfûit le tour du col de l'ha-
bit , & dont les bouts pendoient fur Fef-
tomac.
VATagLiriiis , ii , celui qui faifoitou vcn-
doit certains orncmens que portoient les
Dames Romaines, appelles Pata;^iu!v,
FATdj^^iatus , a , um , qui ell orné de ces 1
fortes de parures. '
I.
De Pad, large, plat, étendu , vint
en fe nafalant.
Pakdo , is ,panfum S< pajfum , dcre,
tendre , bander ; z °. étendre , dé-
ployer , ouvrir; 5*. découvrir,
faire favoir.
Vahuo ,-are , bander une chsfc jufqu'à
ce qu'elle plie , la courber , la faire
plier.
PANDûr, -an, s'affaifTer , plier fous le
faix.
Pajndw , a, um , bandé , courbé , plié ,
enfoncé.
PANDan'o , onis , couroure , courbcment
qui vient à force d'être tendu , bandé.
PANo/cu/or , -.ni , s'étendre , s'allonger
par la/ïitude , par envie de dormir,
PAnuicuLitio , onis , l'adion de s'étendre ,
de s'allonger.
^M^Dicularis , e , qui s'éfcnd , qui s'allon-
ge ,• !«'. facrifîce qui s'étend à tous les
Dieux.
Composes.
Dis-PANDo,.fre , déployer, étaler,
étendre.
Ex-Pando , -ers , étendre , déplier , épa^i
nouir.
Ex-PANDifor ,-oriî , qui s'étend , qui fc
répand.
FrjePamd3 ,-«re, étendre au-devant.
Pro-PanD£hj , tis , qui eft fort étendu i
très-étalé.
Prc-Pamsuj , a , u/n , tendu au-devant,
étendu devant.
1437
DE LA L A N G
Re-Pa^joa, -ère , recourber , bander de
nouveau , étendre , déj.ioyer , ouvrir de
nouveau.
Re-Panduj, a , um, recourbé, cambre.
Re PAvoi-rofcrus, a, um, qui a le bec re-
courbe.
PANSrf , ^ , qui a les pieds étendus ,
larges.
Pamt^v , icis , ventre tendu , gros ven-
tre , panle,
Pant/cw, cum , ventre , inteflins,
1. Pas/us , a , um , étendu , tendu.
PASS;;;'ic , arum , raifîns étendus au ïolcil
qui les cuit ; d'où Palî^rillcs.
Vassupi , i > vin fait de raifîns cuits au To-
kil.
1. Pas/«j, as , pas, marche; faire
on pas, c'eft s'étendre en avant.
3. PASser , eris , forte de poiiïbn plat,
^. PASsim,çà Se I.\, de côte & d autre, péle-
méle j en défordre.
PES,
Tomber , mourir.
De Pass , marcher , les Grecs firent
Piseo, tomber , mourir : E-Phsun,
i je fuis tombé : Pe.so.î , cadavre :
d'où cette Famille,
PEST/.J , is , pefte 5 contagion , mala-
die , poilon , mort ; 2". mal ,
malheur , rage , folie , furie , ma-
lice , vengeance.
TESTilens, tis, pciîilent, pellilcntîel , qui
caufc la pefte, contagieux ; i". nioriel.
Fsstilcnda-, a, peililcnce,peiie, maladie
contagieufe.
TestïUs , m, f. h, n. is , nuifiblc , per-
nicieux,.
UE LAT.PAD,PET. 1438
Ptsrilitas, atis , voyez ?«/?;>,
YiSiibilis y m.f. le , «■ capable de donncï
la peflc.
Binômes,
Pesti-Ferwj ,a,um^Si.
PESri-Ffr , a, um , peftilentiel , qui caufc
la pefte; i". pernicieux.
PESxi-Ferè, adv. pernicieufement.
PESTi'-N'JNTiuj ,fî , qui annonce la pelle ,
qui préfage la peOe.
y
De P A T , étendu , dévelopé , fe forma
Pet , vol , aftion de déployer les
aîles.
En Grec, IpETomai f PET<to>
Praâ, voler , delà :
Vi.raminAriur , ii\ PExaurus , / , &
VETauT-IJIa , œ ; Fsraur-Ifîarius , ii , voi'^
tigeur , danfeur de corde.
Fzrauruin, i, machine pour les vols de
théâtre ; z°. corde de voltigeur.
Pry£-Pes , Pet/j , qui vole avec vi-
tellè, fort -vite & fort haut.
PrERoMa , atis , aile d'un Temple,
Ptero^, i ,maffc d'un édifice plus grande
qu'à l'ordinaire.
PxjtROfur ,a, um, qui a des aîles, aîlé ,
PTiB.yg!x , arum , nageoires de poifTonsj-
i" flammes de navires, pendans , bande»-
rolles ; }*, cocqs, girouettes de temple.
PrERvgium, il- petite membrane ner--
veufe qui s'étend du coin de l'œil juP-
qucs fur fa prunelle; i°. excroiïïance de
cliàir qui couvre la partie de l'ongle,
PrsRjgoma, atis, aile d'un bâtiment.
PTERopAortiX, i , Courier qui portoit des
a'ies à fou b i ercure,
Di-Pter«j, d, ï/ff2, quia deux aîlcs^,.
qui a deux rangs de colonnes,
PiM'PJfTOs, -on , i , bâtiment entouré
jiSS> DICTIONNAIRE ETYMOLOG. 1^40
de colonnes diftances du miir,de la
largeur d'un entre-colonuement ,
ou qui a des aîles de tous côtés.
4-
ViTulans y antis , qui élevé la voix ,
qui s'emporte; i**. querelleur,
infolent -, 3 ''. lafcif,
Tt-Tulantia , œ, emportement, indolence,
effronterie ; z°, vivacité , pétulance,
ViTidanter , infolemment , avec emporte-
ment.
Petu/cuj , a , um , qui frappe de fes
cornes.
y.
"Pliage ^onis , habitant de la Terre
Maeellanique ; ces Peuples ont tou-
jours été repréfent s comme des
gcans; 2". elpéce de monuoie ou
de gros écu.
6.
Pat a fignific par opofition Pet/; >
en Celre &; en Oriental : de-!à :
PATaïa, orum , petites images des Diof-
cures Phéniciens , qu'on mettoit à la
poupe des valfleaux ; les Dieux Pataï-
ques , mot-à-mot les marmoufets.
TetUus , a, um, petit; z*. mince, délié.
7.
Pfrafus, i , chapeau à large bords.
f ET afatus , a, um y qui porte un chapeau
à larges bords.
V.
PAT, noms de vafes profonds.
I.
VAiella, ce, vafe de facrifice , mar-
niite , pot, jatte; i°. rotule du
genou ; j°, efpéce de maladie
d'arbres.
PATellarii, orum, les Dieux Lares aux-
quels on ofFroit ces (acrifices.
VArellarius ,ii , Potier; i°, de pot , de
jatte.
PATelUum , a , grand gobelet , grande
taflè.
Pat;?/z.i , œ; PArina, <e , calice , vafê ,
plat creux , marmite.
VATinarium , H , bœuf cuit au pot ,
étuvée.
FATÎnarius -, a , um , cuit au pot , dans un
plat ; 1°, gourmand.
TRi-PATiVii^m , i , fervice .\ trois plats.
PATera , ce , coupe , talTe.
PATiunctiU , ce , cafferole , petit pot.
1. Pieux.
i ,V ATihulum , i, ■\Vo-ïence,VQTeau,
Vkt'U'uIus , i , \ Pilori.
V ATibulatus y a , um , pendu à une poten-
ce , mis au carcan.
i.PEDum, if houlette; 1°. croflè
de PrcMat.
PrDn,-are , échalaffer, appuyer avec de
hauts bâtons.
pEDo-are, échalafler.
F^Dnmen, inis ; Ped amentiirhf i , échalas.
PEDatio , onis , échalaiïemcnt.
lM-PEDCi,-are , mettre des échalas.
} . Boutons.
VETÏmen , inis , ébuiliiion qui s'élève
(ur le dos des chevaux , ulcère.
PETiVo , inii, bouton qui s'élève fur la
peau.
DE-PExfge , inis, dartre vive.
Dï-pExigo/ur, a, um , plein de dartres^
Im-Pet/^o , inis , feu volage , pullules
qui s'élèvent , gratelle,
VI.
S-PAT, étendue, efpace.
S-VhTium, U, efpace, étendue,
grandeur ;
I4+I
DE LA LANG
grandeur -, 2". longueur , largeur ;
j *. durée du tems ; 4°. lieu où
l'on court ; 5". cloignemenc d'un
lieu à un autre ; ù'^ . promenade ,
lieu où l'on fe promené , allée.
S-V kTior-ari , fe promener, aller de côté
& d'autre, s'étendre , le répandre.
S-PAT;awr , oris , coureur , vagabond.
S-FAriofus, a , um , gros , grand , long ,
large , ample , étendu , vaile , de lon-
gue durée.
S-PATiq//raj,^rif,Iargeur,grande étendue.
S-P\Tiosé , iàs, Jijjîmé, au large , ample-
ment.
S-P.Kriabundus , a, um, qui a toujours en-
TÏe de courir.
Ex-S-PATzanj, tis, qui s'étend , qui fe ré-
pand , qui fe met au large , qui prend le
large, qui pouiïe fa courfe plus loin.
Ex-S-Pa riator, oris, coureur, rôdeur, qui
▼a de côté & d'autre , vagabond.
Ex-S-Pat/o ,as,erâ, &
Ex-S-PAiJor, arix, afuj/ifm, ari, s'éten-
dre , fe répandre, s'épandre ; i". fe met-
tre au large , prendre le large , fe dé-
tourner , faire un grand circuit , pren-
dre de longs circuits , aller fon chemin ,
pouffer fa courfe plus loin ; j". occuper
plus de place ; 40. s'égjyer par des di-
greflîons , faire des digreffions.
2.
S-PatA<ï , <e , ? inftrument dont le
S-PAjkuU, ce y \ bout eft large (Se ap-
placi, cfpatule.
S?AThalium , ii , toilette tendue , garni-
ture de toilette.
S-?K-xdium, ii , braffelet, large & applati.
S-Patu/^e , arum, les omoplates j la lar-
geur des épaules.
UE LAT. PAD.PaT. 1442
VII.
S-P A Z , arracher.
I.
S-PAS/na,:is, 7 convulfion , rétrécif-
S-PAsmiii, i , ^ fenienz des nerfs.
S-Paîwjcuj-, a, um , qui concerne les con-i
vul/îons.
S-PAsmo/uj-, a, um , qui a des convulfionss
fujct aux crampes.
S-P\ricus, a , um , qui a la force d'atti-
rer , d'arracher ; i". fujet aux moave»
mens convul/îfs.
2.
I. S-VAdo, o'iis , eunuque.
S-PADO,-are , châtrer.
S PADonatus , ûs , caftration.
S-P ADord'is, a, um , qui ne produit point ,
ftérile.
i. S-Vadïx , icis-, branche arrachée
avec Ion fruit.
S PAïkzda , a , petit couteau ou poi-
gnard.
Semi-S-PatAs, a; SEMi-S-?Arhium , ii,
couteau de chaffe , petite cpée.
VIII.
PAT, expofé ; qui pâtir,
PasJÎo , onis , pafîîon , (outHance ,
martyre; i maladie; mvi u mot,
ce a quoi on eft expolc.
Pas/îvè, flci'. paiTîvement , en ibuffrant.
P.\sfti'iiaf , .l'is, état de celui qui ibulf-e
un agent , état de nat-ent ; 1°. confa-
fion , déibrdrc , lorfque tout eA pele-
mcle.
PAsJivu.! , a , um , pafTif.
PAsJirilis, m.f. le, n. is , paiïible , qui
peut Ibuffrir.
Y4
,443 DÎCTIONNAIR
Composes. '
CoM Pa^7?o, onis , compaflîon, pitié.
Com-PaswVut , a, un> ; compajlicœ deli-
ciœ - va.'ne gloire , vaine complaifancc
pour foi même.
Per-Pet or , etis , }}ejfus fum , peti , foiif-
frir, fuîjporter, endurer; i"* avoir de la
eonJefcendance.
pER-PEsSio „ onh. , foufFrance , l'aâion
d'tniurer.
PïR-pEssi:i[/y , a, un' , qui a beaucoup
foufFert , accoutumé à foufFrir.
Per-Pess.u , ùs, vovei Pcrp-jjio.
F£K-ViS5us , a,um , de Perpetior , qui a
fouffcrt.
PRoPASsij, onis, premier mouvement
des paflîons.
Famille Grecque.
A-P A t/w , ce , ap.«hi£ , fans pallion ,
inleulibiliié iroraie.
AhTi-VttTHa , ce, antipathie, cortra-
riétc ojjji'fit'on d'humeur , d'inclina-
tion , î-épuj;^nàni;c .
SvM-PvTH a , ff, 'ympathie, convenance
■ natiT-elIe . inclination natu'eile.
SïM Pa ' Hicus , a , um , rvm|)athiiue.
,Ani I P Sraj- , i , pie 1 de vers, com.iofé
de deux longues ciure deux L/téves ; Vi-
dens difie.
IX.
PO S, PON,
Poftr, placer.
De Pes, pied , en Grec Poos , fe
forma Pgs, poftr, chef d'une fa-
jiiille ircs cundue.
I.
PoNO , Posai , Vositum , Vonere , po-
ftr , pliccr ; 1°. planter , bâtir;
3*. propo'.r ; +''. employer ; 5°.
impoltr, obliger , gager ; 6°. quit-
ter ^cefllr , mctue bas.
E ÉTYMOLOG. 144^
PcsiTuT , ùs , ^ expofition , élévation; i°.
PcsiTird œi\ fituation; 3''. plantation;
PcsiTfUjOAiij-, J 4°. terme de Grammai-
re , le premier cas , la
première perfonne.
Vosn'ivu! ,a.uni, pofitif , terme de Théo-
losie & de Grammaiie.
o
Tosnor, oris , fondateur.
Post'is , is , pcteau , jambage de porte.
PoSTomis , idis , moraille.
CoM POSES.
Ap PoNo, -ère , placer auprès, fur ^
2°. ajouter, attirer-, î^. apprê-
ter , applicjuer.
Ap PosiTur , û.r,,l application, ce qu'on
A?-'''osiTw,nn!s, f a élevé auprès , mis à
Ap-PosiTiiw , i , part ; épithète , allé'
gition , raiipoT.
Ap Pcsrré , fort à propos , d'une manière
propre.
AiTE-PrNO, -eve 1 mettre devant, pré-
fenter ; jo. faire plus de cas , préférer,
l,iKCUM-P siTuj, mis auteur.
CiRcuM-PcNO, -.:rc; , placer, ajuflcr au-
tour.
CoM Pcno , -ère , mctire enftmble , or-
donner ;i''. entc^rre"- , j». mettre d'ac-
cord ; 4". bâtir . édifier.
In-L< M-Prsiîi/.t , a , um , qui cft en dc-
fordre . dérangé ; :°. qui n'a rien d'af-
fcdé, qui n'cft pas compofé.
l'-i Cr M P< siTè, mal en ordre, fans ordre^
Ppje CoM PosiTur , <i , L(W , compofé au-
paravant,
Re Ce M-PoNo,-erf-, raccommoder, rajufier.
DiVot^v, ère, nietiie bas, placer'
1°. cjuitter , fe .Icfairc ; 3°. gager,
Df Pcs)Tum, ; CF-PosirioyinuJ'adion
de ^u.tt. r,J ab^ndo.incr; î'. dépôt, ga-
ge , confîgration.
Dr-PciiTjnuj , il , celui qui eil chargi
d'un dépôt.
i44f DELALANGUELAT. PAD, PoT. 1445
Dis-PoNo, -fra , mettre en ordre, ar-
ranger.
Dis-PosiTM , i/j , "j mettre en ordre , ar,
Dis-Pos/riT.t , <r , S ran^cr,arran^eiiicnt ,
Dis-Posit/u, eiiii , } ordre , poJice.
Dis-Posiror,orls, ordjnnateur,qui arrange.
Dfs-PosiVe, avec ordre, commodément,
Ex-PoNo,-<rre , étaler , mettre eti ex-
pofition: i^.aliandonner; 50. fliire
entendre 5 4°. découvrir; 5". ren-
verfer,
Ex-Poszf/o , onis , explication , détail.
tx-Posifor, cris , interprète.
ExPos/;e, manifeilcment,
Ex-Posiriiius , a , um, abandonné.
lM-PoNo,.frtf,inetrre delTus; io. pren-
dre pour du'pe , tromper.
lM-Pos/ri,rj, œ]i V^-^Jo;^. d'appliquer ,
T n A ( tmpoiinon.
lM-Fcs;ruj, kj,}
IM-Pos.rcr, orij , qui met deiïlis.
iM-Posititiu.! ; lyi-?usunus , a , um , mis
def^us , inipoté,
iN-Dis-Pos/rtij, a , um , dérangé , en dé-
fordrc.
lN-Dis-Pcs;te, péle-méle , confufément.
Intfr-Pcnt ,-fre, inférer, faire entrer de-
dans ; î°. mettre entre , interpofer.
iNTîR-Posir/OjSnij; lNTER-PosiW,(ij-, in-
terpofition , interligne, parenthèfe.
Op-Pon3 ,-ere , mettre devant.
Op-Posifw, ûs ; Of-?osino,onu, contra-
riéié , l'adion di fe mettre au devant.
PoiT-PoN5 , -ers , fe foacier moins.
PosT-Pos/fiif , moins cflimé.
FRiE-PoNo ,-fre placer au-devant, préfé-
rer,fdireplus de cas; i» établir^cliarger.
PRiC-Poszr/o, ofiii, prcpoluion.
PRyE-Posifura , «, dignité d'Intendant,
commiffion.
.PRiC-Pos;tw , i , Président , Ptevôt.
Pr^ Pos'w, (7 , i/P>; "R^-Posituj, a,um,
mis devant, préféré.
PRiC-Pos/a , 01 um, les prémices.
PR^-PosinVuj , a , um , qui peut être mis
devant.
Pro-Pcno , -ère , mettre devant les yeu.x ;
i". déclarer, faire favoir ; 3°. ofFiir ,
afficher.
PRO-PoS/'f/djMi'i ; Pro-Pos/h/w,; , fujet
dedifcours, proportion, réiblurion , Lut.
Re-Pono, -ère, remettre poi'er de nouveau 1
2°. répliquer,comptîr, s'aiïurer ; 5«. cn-
taiïcr, mettre en réferve ; 40. quitter,
mettre bas.
Rf-Pos.'uj , Rt-Posiruj- , remis , replacé;
î{E-?ositorium,ii ; RE-Posonùn2,,i,bufret,
endroit où l'on ferre.
Se-Ponc), -ère, mettre à part , réfervcr.
Si-Pcsitio , Onis , réferve; engagement
de quelque cliofc,
Sdper-PoNi' ,-ere , , metire deflus.
Si PTR Frs/t/o, onis , abilincnce.
SuPiR-Pc suuj , i, prépolé.
SvvFoao.-erc , mettre deflous , CuhC-
tituer ; 2". expoier une fauiïeté ;
}°. fcumcctre.
SDP-Pos(V!0,on/f,!'aâion de mettre deffous,
de fiippofcr quelque chofe.
Sup-Posfn'rfux , a , um, mis au lieu d'un
autre , faux.
Sup-PoSfor , Sup-Pos(ri.v , qui fubflitue
une chofê pour une autre,
Svv-Postorium, ii , étaie , appui mis par-,
defTous.
StirRA-Posifuj- , a , um , mis ci-devant.
TRANS-PoMo,.ere, tranfpoferjtranfporter.
TB..KttS-Fos:tus , tranfporté.
Adverbe.
PoNd , derrière , par derrière.
Préposition.
I . PosT, après , enfuite.
PosT-£A p après cela ; de Pojl, après,'
Y4ij
i.i47 DÎGTIONNAIR
& de Ea , ces chofes , cela.
PosT-EA-Quiim , & PoST-QuiZ/n, après
que.
t. PosTer-die , Posjri-die & Posxri-
J«ô , le lendemain , le jour d'après ;
de Diis & de PoJI.
Posxri-Di'ANjj , a , um , du lendemain ,
du jour d'aprcs.
VcsT-Amè , Fosr-Deindê , voyez Pq/Iea.
Post-Ibz , après, enTuite.
Posr-Hiic , & Poix-iiiïc ^ déformais,
dorénavant.
PosT-HiVîf , aprcs cela.
PosT-Q^i,// , conjonSl, après que , de-
puis que.
Posr-Dî/72Ùm , & PosTre/nà, enfin.
FoSTrem.'im , pour la dernière fois,
Fosiremus ^FoSTTemior , ?oSTremi[fimus,
le dernier ; 1°, le plus vil,
VoST-Ided, Posr-Idem , PoST-J//à, Post-
Indè , le même que Pqfted.
Fcsr-Modô , & Fosr-Modàm , après , en-
fuite.
^.Posrerus, a,um, d'après , fui vanr.
PosTeri , les defcendans.
PosTîrior , le dernier de deux , qui vient
après , le fécond.
PoSTeriorj , um , les parties de derrière.
PosTfr/ùi , après , cnfuite.
4. Po5Terioritas,tis, ce qui vient après.
FcSTeriras , atis , ceux qui viendront
après nous , la poftérité.
Fosrero , -are , différer au lendemain ,
être ou rendre inférieur.
5. lN-PosTfr«OT, déformais, doréna-
vanr.
PRiE-PoSTfrf , adv. fans ordre , de toute
autre manière qu'il ne faut, à contre-
tems , tout à rebours , autrement qu'on
ne doit.
Ps.A.-FosTsrus , a,um, renverfé ; pris ,
fait , dit à rebours ou à contrc-tems ,
E ÊTYMOLOG. 144?
Iiors de faifon , fans ordre , de travers ,,
autrement qu'il ne faut, hors de propos ,
d'une autre manière qu'on ne doit.
6. PosTicus, a, um , de derrière,
qui fe forme par derrière.
FcSTica , ^ , le côté gauche , la main
gauche; l". le feptentrion , la partie
feptentrionale.
PoSTicium , n , le derrière d'un logis,
FosTUulay œ, petite porte de derrière.
PosTicuhim , i , petit appartement , Is-
derrière d'un logis.
PosTifi/772 , i , porte de derrière»
7. FoSTilena , œ , croupière»
Fosnlla , œ , apoftille.
X.
POT, haut , puiflanr.
I.
I. Pot/j, e; VoTior,ius, qui a du pou-
voir , qui peut i ^^. liant, élevé J
j**. en pouvoir, qui eft maître ,
4 . qui jouit.
FoTiJJlmus , le plus élevé , le plus haut
placé , le principal , le meilleur.
Forijjimè; FojilJimùm , principalement.
Foriàs , plutôt , préférablement.
z. Pot - Siirn , enfuite Pos - Sum ,
Pojes, Poreji, Porui, T>osfe, met'
à-mot, je fuis puiffant, je fuis haut,
élevé.
Pot-EnS, qui ell élevé , qui efl pnifTant ,.
maître,
PoT-Euxia , « , puifTance , force , violen»
ce, mot à mot , exiftcncc élevée.
PoT-ENTer, puiflamment , fiiivant foa-
pouvoir.
PoT-Edxaf«r, âx,puiiïancc ,fouveraineté»
PoT-Esxflj, atis, la qualité d'être élevé ;
pouvoir , empire , liberté de faire.
PoT-£sTrtfej,«77i,les hommes haut élevés,
ïH-P DE LA LANGUE LAT.PAD,POT. î4jo
les grands , les magiftrats , mot à mot ,
ceux qui font élevés.
j. PoT/'o , ivi, itum , ire , en vieux
Latin PoT/'or, Vo-ïUhs fiim , iri,
ccre maître , Vosfcder , jouir.
VotUus , ûr ; Porif/o , onii i joui/Tance.
Porifor, orij , qui jouit.
4. PotAoj , CupiJon , l'Amour, le
delîr , celui doue on jouit j. 10, jai-
min.
CoMPO SES,
AN7E-PoT<r72J, lis , quï a, qui peut
plus qu'un autre , qui furpalTe en
crédit, en puilTance.
CoM-PoTiy,au nomin. Com-PoS , qui
jouit , qui tient en fa puifTancc.
Com-Pot/o, ire , rendre pofleiïeur.
IM-Porii , au nomin. Im-PoS , qui ne
pofTéde pas,
ÏM-PoTe^ij , rff , qui n'eft pas puifFant ,
qui ne fait pas commander , foible , im-
puilHint , inlupportabie.
lM-PoTe,iîfa , œ , manque de pouvoir ,
pauvreté , dérèglement.
lM-PoTf/îf«r , fans pouvoir , immodéré-
ment , infupportablement.
OMNi-PoTe/iJ , tis , qui peut tout , tout-
puiiTant.
OMNi-PoTenn'j , œ, toute puiiTance.
Pb.*-Pw , oiis ; ?KA.-?orens , fort puif-
fant,
fKM-Fosfum , être le maître , avoir le
deiTus.
ARMi-PoTfnj , tis, belliqueux, grand
guerrier,
ViRi-PoTenj, tis , fort , vigoureux.
Poyîéi/is , e, c[\ii Ce p'i't , pofïïble.
Posfibilitas , atis, poflîbilité.
Vcifibiliter , d'une manière pofl^ble.
în-?osfibilis , s , qu'on ne peut faire.
Ir-i-Tos/ibilitas , atis , impolllbili(^.
?•
Pos-SiDfo ,-ere , ) avoir en propricrc,
Pos-SiDo ,-i:re , ) jouir : de Pos , éle-
vé , & de Sed£o, s'affeoir.
Pos-SeJJus, ùs; Pos-Ss/J:o, on/V, jouiflance,
biens , domaines.
P'JS-Srjjîuncula , <s, petit bien,
Vos-Sijjh'us , a , um , qui marque la pof-
feffion.
Fos-Scforius , a, um , qui concerne la
poiTcfllon.
PosSefèr, oris; Vos-Sejlrix , icis, celui,
celle c^ui pofTéde,
Pis/îmus, , a , um , très-mauvais.
Prsj"!im , en bas , au fond.
Fisfu/ido ,:ire , couler à fond , précl--
piter.
?isfimum , i , le plus mauvais , un grand
dommage.
Fts/imo ,-are, affliger,
FisfimiLis , atis , grande méchanceté,
Ttsfunè , très-mal ;
de Pes, pied ; bas, fond , & de-là :
2. Psjor ,jus, oris, pire ,plus mau-
vais , plus méchant.
Pijùj , adv, plus mal , pire.
PEjero , as , avi , atum , are , fe parju-
rer, faufler fon ferment, jurer le con-
traire de ce qu'on fait ou de ce qu'on
penfe.
Pejoto , as , avi, atum , are , rendre pire ,
mettre en plus mauvais état , empirer.
IL F U T , approfondir , creufer.
PvTO,-are, mot-à-mot, dans le (èns
phyfique , approfondir ; au fens fi-
guré , approfondir une cliofe , creu--
fer une idée , penfer creux.
HS
DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG.
14/2
CoM-liiTO, -are, penfer , s'imaginer;
î°. compter , calculer.
CoM-Vvraiio, onis ; Qou-Tvjum, i, fup-
putation , calcul.
CuM Fvraîor, oris , calculateur.
CoM-PvTabilis, e, qui peut être compté.
De-Puto ,-are, penfer, eflimer , fupiiu.
ter; i". dédier, confacrer.
Dis PuTo ,-are, raifoniier, difcourir,
dilputer.
Dis-Pi'Tafio, oni^, difTertation , raifonne-
mciu ; 1". démêlé , débat.
Dis-Furabilis , e, problématique.
Dis-Puraror ; Dis-Finatrix , qui dif-
court , qui difpute.
Ex-Puto, -are , penfer , imaginer.
Ex-PuTaîio, onis , fupputation.
Im-Putc ,-<ir<; , attribuer , imputer;
i". compter ; ; °. impofer.
iM-PuTfltfo , onis , imputation , reproche.
iM-PL'TatPr , oris , qui fait un reproche.
ïn-Ex-VvTabilis , e, innombrable, qu'on
ne fauroit compter.
Per-Puto ,-are , raconter nucment , ra-
conter fuccintement.
Rf-Puto , -n.re , confidérer , faire ré-
flexion, compter, attribuer.
RE-PuTfla'o, onis , confîdération , calcul.
Sup-PuTO ,-are , compter ; 1°. s'imaginer.
StiP-Pi!T3rio , onis , calcul.
Sup-Pi'raroriu;', a, i;m,qui fert à compter^
III. PUT, élaguer.
PuTo ,-are , cmonder , élaguer , cou-
per les branches fuperflues , tailler.
Pvra, X , Déefle qui préfidoit à la taille
des arbres.
PuTiifio, onis -, la taille des arbres.
PuTfltor , oris, celui qui élague les ar-
bres.
Vvratoriiis , a , um qui fert à élaguer les
arbres.
VvTamen , inis, écaille de noix , ce i^u'il
fdut caiTer, brifer.
Composés.
Am-Puto ,-^re , couper , tailler tout
autour , élaguer , tronquer.
AM-PiiT.-zrio, onis, retranchementjde AM,
autour.
Com-Poto ,-are, tailler.
DePuto ,-are, couper, rogner ,
Dis-PuTO ,-dre., trancher.
Ex-PuTO ,-are , tailler , couper.
Ex.PuTafio , onis j l'ai^ion de tailler.
iM-PiiTaruj' , OfUm, qui r'cft point taille.
Imtfr-Puto , as , avi , iitum , are , éla-
guer , décharger les arbres des branches
fuperflues, en couper par-ci par là.
Op-Putu ,-a/e , ékguer les branches.
Of-?uTatio , onu , l'adion d'émonder ,
d'ebranchcr.
Per-Pc'to ,-are, tailler, émonder par-
faitement.
Tp.je.-Pvrium , ii , le prépuce. -
Stip-PuTo »-are, couper, tailler par-deC
lous.
IV.
PuL-PiTw/72,i, Théâtre fur lequel on
joue la Comédie , échafîàud pour
les baladins ; 1 ''. chaire , lieu éle-
vé d'où l'on parie en public \ de
PoL , Pu L, haut , élevé, & de Pit ,
Put , colline , lieu élevé , place
éminente.
V. PUT , POT , objets profonds.
Vvrcus ,i , puits ; en Anglois , PiT
(îgnifie un creux , une fo^t ; en
Grec ButAoj; en Flamand Put }
en Allemand pFUTz,éiang, eau
profonde.
ï'vTsalisAs, couvercle de puits; î°. place
uu change à Rome, qui tiroit fon nom
des puits qui ^ ctoitnt.
J4n DE LA LANGUE LAT. PAD.PoiiT. i4r4
Puiea/iV, il ; Pvreanus, a , um , de puits,
TvTettrias , ii , ouvrier qui fait des puits,
Pi'T/oi'ir , cn/m ; PvjicuH , ori./n , puits à
Rome où l'on enfe%'eliiroir le peuple.
I. PoDfr , icis , i'an-us , mot-.i-nwt, le plus
protond.
3. PcDiti/n ,ii , baluftrade élevée , balcon ;
I». place élevée , dcilinéc aux gens en
plaLC à la Coméiic; ^ ' . autre;ois mon-
tagne : en ^ia nois Pod fignifie une
Lauteur; & en Talmou inuePiu ,rctre
le (.lu^ élevé , le Seigneur, Dieu.
PcTERjum.ii, coupe profonde, grande taffe.
4. PoT-AM«i , biiïome Grec , qui li-
gnifie fleuve, mot à mot , eau pro-
fonde -, d*AM , eau , (?v- de Pot.
Hirpo-PoT-AMA;j , i, hippopotame,
mo:-a mut , cheval de rivitre.
f. Porniizdes , um , ( mot-à mot , /es
chojes elcveci , jub'imes ; ) 2°. les
Furies ; j". les quatre chevaux du
Soleil , & ri'.êii.e (on équipage , à
cauie que (on char eft élevé.
6. PoNS,//j , chemin élevé fur une ri-
vière. C'eil POT naialc,
Vcyrictilus ,. i , petit pont.
"Pc-iT.mi . crum , les M^ndians Romains ,
qui fe tcnoient fur le pont Suilicius.
P( mt//;'j, r , de pont.
Df-P( NTjri/j- , f^xa^énaire , à qui étoit
refufée l'entrée des ponts , par oii on pa!-
fôit pour donner Ton fufFrjge parrequ'il
re leur étoit plus permis de le donner.
PoNTariruTT! ,1 , péage du pont, pontenage.
PoMTO , vi.'î, ponton , bac.
7. PoNTi-Fix. cis , Poncife ; de potn
prononcé pont , venéraMe , (acre ,
mot-kmot , celui qui fait , qui
dirige les cho(es du Ciel, les diofts
(ublinies.
PoNT!-Fici^j , II, um ; PcNTi-Fic.i/ij , da
Pontificat.
Pr NTi-Fic;u7H , Il , l'autorité des Pon-
tifes.
PoNTi-FiCdfuj , îii , dignité de Pontife.
PciNTi-Fic;a , c>rKr;!,ie Livre des céré-
monies des Pontifes.
8. PoNTKi, i, la Mer ; mot-à mot ,
le grand objet, ce qu'il y a de plus
conllderable : ou la profondeur ,.
eau profonde.
Vomicus , a , um , àf mer.
Pf UTus-Euxinw , la mer hofpltalicre , ou
le Pont-Euxin , la mer noire,
PO/TZPA ,
Pompe.
De Pa , aller , & de Pot , élevé , prb.
nonce Pont , fe forma cette Fa-
mille PoM-pA , mot à-mot , où l'on
marche avec grand appareil , grand
farte.
PoMP^ , ^, toute forte de fpeélacles
publics; 1°. pompe, Irafte, parade ,
oftcnration , grand appareil.
Pc M p.? Zi/iter, ndv. avec pompe.
PoMP.2.'/j , m. f. le , n. is , de pompe , de
parade , faflueux , pompeux.
VoiAVj.tlcè , adv. avec pompe, avec fa{!e.
I PoMPjf/fuj, a ,um, voyez Fompalis.
Pro-Pompîm, ce , cortège qu'on fait dans
une pompe folemneile , l'avion d'ac--
compagner par honneur dans les mar-
ches folemnelles.
Pro - PiMPf , er , cortège qu'on fait à
qi^tlqu'un qui s'en va , l'adion de can-
di:ire par horneur une perfonnc qui
s'en va,
Pc M Kmianum pyrum , i , forte de groiïcs
poires.
,4r? DICTIONNAIRE ETYMOLOG.
FoM?i!us, i, forte de poifTon femblablc au
thon.
PAL,
i4î^
Pel.Pol, &c.
, tige de Bal , Bel,
le forma également
De Al , élevé
Soleil, &c.
Pal , nom relatif au Soleil Se aux
mêmes idées que Bai.
Mais comme Al défignoit éga-
lement ks ailes , Its bras, Pal fe
revêtit aufli d'idées analogues à
celles ci ; de-là nombre de Familles
r
en PaI;.
I.
P O L , Soleil : brillant.
i.
I. PoL, jurement des anciens qu'on
rend par Pcllux ; c'cik, mot-à-mot,
ô Soleil i par le Soleil.
i.PuL-CHER, ra,«/n , beau, étin-
cellant de gloire , précieux , excel-
lent , luftré.
Ce mot, dont l'origine ctoit ab-
folument inconnue , &l qui ne ref-
femble à aucun autre mot Latin ,
efl un compofé de deux mots Cel-
tes , Latins , &:c. de PoL , bril-
lant , 6i de Car , Char , exquis ,
chéri, précieux ,cher.
Il fignifie donc mot-à-mot , ce-
lui qui excelle en éclat, en beauté.
Pul-Cheliw, a, um , joli , mignon.
VvL'CuRimdo , inis; PvL-CHf.itas,atis,
beauté.
PuL-CriRe/c(J , ère , devenir beau , em-
bellir.
PiiL-CHRf , iàs , errimê, bien , comme il
faut , fagemcnt , en pcrfeâion.
' 'Ipoliiïure,!
'oLitura, œA to^rage.
^OLJiies , ei , j
poliiïure, le poli; i°. la-
Pol/o ,-ire , rendre brillant , luifart ,
beau comme le Soleil ; i*. polir,
orner , retoucher ; 5». unir; 4*.
labourer.
Polio , onis , Fcurbinëur, polifTeur d'ar-
mes.
Poutia , onis ,.
Pc
Poi
?OLitulus , a , um , aiïez brillant , aflèl
poli,
Pohiiè , avec un beau poli , poliment.
PoL/'ror, oris ; FoL-trix, icis , polifTeur ,"
poliiïeufe ,• 1°. celui ou celle qui la»
boure.
Composés,
DE-PoLio,-ir<î, polir ; achever.
DE-PoL/fio, onis , poliiTure.
ExPoLî'o, -ire , fourbir , polir , perfec*'
tionner.
Ex-PoLia'o , onis , luftre , fourbiffure , po-
litefle , perfeftion,
lu-Pohitus , impoli , greffier , qui n'effi
pas achevé.
IM-Poiiria , ee , groffiéreté , mal-prdn
prêté.
IM-Pniffè, fans politefTe.
PER-PoLfo , -ire , polir entièrement^
perfeftionner.
PER-PoLiria, onis , Paâion de polir.
PER-PoL7for, oris , qui achève de polir.
RE-PoLio , -ire , repolir , nettoyer de
nouveau.
I . Vitales , a , forte de pierre très-
blanche.
x.Poi.len,inis, ) fleur de farine ;
l>oUis,i/2is, ) ainfi nommée à
caufe de fa blancheur.
VoUinarius , a, um, de fleur de farine.
PoienW D
1457 DE LA LANGUE LA T. PAL r4j?
PuLf/;f,î , X , farine de froment fcchce au
feu.
Vc^-Lerfarius ,a, um , de farine.
Tnihintio , onis , hhni^i de farine.
PoLLincor , oris , qui fitT.- d; la fari ne.
4.
VALea, m , chaume, paille, ainfi nom-
mée parce qu'elle eft d'un jaune
dore.
VAhearium^ ii, paillier , lieu où l'on
ferre la paille.
TAtearius , a, u«, empaillé , mêlé avec
delà paille.
F.\Lea, te , barbe de cocq ; elle ert d'un
beau rouge,
PALear , aris ; YALfarh , ium , fanon
d'un bœuf, peau qui lui pend fous la
gorge.
5.
Pai.a;.! , en public, au Jour.
PRO-PAia, es, qui étale les marchan-
difes iur des pieux pour les vendre.
Pro-Palo , are , étaler en public; 2®.
publier.
PRo-PALàff2 , en place publique, ma-
nifeftement.
II.
PAL,PIL,
Paume , baie , corps ronds comme le
Soleil.
,1. P:irf,«, balon , boule , pelocte ,
baie à jouer ; t°. cellier ; 3°, man-
nequin.
Pivaris , f , de paume, qui concerne la
paume.
ViLiriu! , ii , joueur de gobelets.
PiLi-CREPw, i , qui joue â la paume ;
de Crepo. i
Orig, Las.
î. PiLuli, ce , petite boule ; i°. pilule.
;. VcLula. arum , baies de paumr.
Poi/o , -ire , jouer à la paume.
4. Pal-Pebr:! , a; — Brum , / , pau-
pière.
PAi-PEBaa , -are , remuer fouvcnt la
paupière , clignotter.
PAi-!-'EBR(j^iO, onis , clignot;emer,t.
PAi-PEBRa/;\r, e, -aris, e , qui concerne
les paupières ;
de Pal , rond , élevé ; & de v'iro , agi-
ter , mouvoir, prononcé vebro , & ici
pelro,
Im-Pal-Pîbr7,'Ii; , onis , immobilité de«
paupières qu'on ne peut fermer.
III.
P AL, POL, élevé.
I.
1. PAiiî,£p,arbre élevé; 2". pommier;
3 o. chaton, partie la plus élevée
d'une bague,
2. FALatka , te, cabas, panier de figues;
î''. maffe de figues,
3», VoLofus , a , um , haut , élevé , fli-
blime.
4. PALatium , ii. Palais , vaftc hôtel;
d'AT , maifon.
PALjtuii , ee, Déeiïê du Mont Palatin.
'?M.atual,is , facrifice fur le mont Palatin,
P\Lali.i , œ , plante qui s'élève fort haut.
PALLij^-.^na , a , ciboule , plante d'une
odeur forte.
6 P A L-u M B , Ramier.
Pal-UmBéz ,<e; -l>is, is ; 8c
Pai-umbz/j , /, pigeon raniier , ou qui
fe perche fur ks branches d'arbres,
fur la ramée. Ce nom %ient donc
de Pal , branche élevée.
Z4
DICTIONNAIRE ÈTYMOLOG. i4<o
?Ai.vt^buiu' , i ; PALUMiuk , œ , petit
pigeon ramier.
PALLMiiniiJ, a, um , de pigeon ramier.
2.
I. PAiZi-i , i , pieu , poteau , cclialas.
PALanj, e -, d'échalas.
Vkhatio , onh , enfoncement de pilotis.
Palo ,-ar» , rame- , échalafrçT.
Tri-Pal> , M./, le , foutenu de trois
échalas,
1. V Avaria , on^OT, exercice qu'on fai-
foit foire aux foldats , Se qui con-
fiftoit à courir autour d'un poteau
ou piquet planté exprès ; i *". le lieu
niême de cette courfc.
PAtûr , -ari , courir , tourner autflur d'un
potenu ; i». courir , aller çà & là en
dé. or ire.
PAÙrans ,tis, qui court, qui s'égare çà
&là.
PALi:im , en courant de côté Se d'autre.
De PAian'o , onis , inégalité de l'o-.n-
bre du fille d'un cadran ; i". tr.iits qui
marquent la déclinaifon du foleil dans
un cadran.
Dis-Paio , -are , errer çà & là , répandre
de côté & d'autre.
j. PaPiuo , oms, tente , pavillon rde
Pal, pieu.
4. PALAKG^r/i , crum , crocheteurs
qui tranlporrcnt dts fardeaux lur
des rouleaux ou poteaux arron-
dis •■, de Pai , rouleau , clevé ,
ccbilas , & de ANGdaa^, porteur
public, crochetcur.
PAianja, œ , rouleau ou piquet de cro-
cheteur.
FALanco , -are , porter avec des rouleaux ,
des crochets, des palanches.
PALi-Urui- , i , ronce , builTon , mot-àr
mot > haute tige.
5.
I. Pel-Agkj , i, la mer,la haute mer ;
(de Pai, grand, & Ao.eau.
P;;Ljg!!(.r, a,um: — n/f , a , um , marin.
PF.L3^i.! , £E) pourpre, poifion de mer à
coquille.
1. Phaljb , arum; PHALsrira , « , voyea
Fcilûe , &c.
PAL, profond.
Pal"* , dis , marais , étang , moî-à-
mot , eau profonde ; de Pal .pro-
fond , & f , eau.
FALuJler ,Tis,')
FALupis , ris ,f marécageux..
VMudofus ,i, •*
PALurfi-Fer, », um, qui caufe des ma-
rais.
?ALudi-Coh, X, qui demeure dans lei
marais , cultivateur de marais.
Pal/, en Francis & en Languedocien ,
marais ; en Anglois & en Perfan, Pooi.
&P0UL.
I. Peliai , adis , lance , pique,
z. PiLum , i , dard , javelot ; i". nom de
chacune des dix Centuries ies lanceurs
de javelots , qui failbient partie <.'uns
Légion.
?uani , crum , le? lanceurs de javelots.
?ii..i!'.is , i, armé i\m jivcljt.
Ant -Fiiani, oruii., icux qui formoient
la feiondc ligne des armées Romaines ;
c'étoient les plus Dravcs Soldats , & les
mitux armés,
i. PHALiMi, i,lanc' dePriape.
T^HALL Ar.Oiriij, oram , Fêtes le Priape.
Ph.^il'-Phor't , on™ , Fêtes où l'on
portoit en procefTion la lance de Priape.
4.PiLd,a:,(ilong) , pilier , pilaf-
ftre-, i^pilej }"• digue, mole,
batardeau.
I45'i
DE LA LANGUE L A T. PaL
PiLA.'im , par piles , par piliers , fur des
piles.
CrM-PiLo,-(jr«, amafTcr, flcver en piles.
5 . Pi L<t . œ,[ i bref), grand mortier ,
mortier à piler.
Fii:im , i , pilon.
'Pii.im.sr, , inu , ce qui Ce rejette après
avoir tamifé une clioic pilée.
ViLurnni , orum ., les pllcurs , ceux qui
piloient le tled dans des mortiers.
Vn-umims , i , Divinité qui préfidoit à
l'aiftion de piler le bled.
Or-P I Lo ,-are , mot à-mot , piler devant ,
boucher , calfeutrer.
OpPiLa •/(•>, a/lis, Paflion de boucher, d'é-
toupcr, de calfater ; i°. obftruftion.
PAL, voile , enveloppe.
Pal, élevé, efl devenu la lource d'une
multitude de mots qui défisnent
tout ce qui efl: par-defTus , tout ce
qui enveloppe , qui couvre, qui
cache.
I.
I. PALLd, ^, manteau, voile.
PAi/u/a , x , petite robe.
VAtlium , ii y manteau , couverture de
laine..
Vtuiolum, ;', mantclet, jupon.
VaiIio , -are, couvrir, cacher , pallier.
P/L/ifl, onis , faifeur de manteaux > tail-
leur.
V/ii.UaJlrum , i , mauvais manteau.
PAL//a ,arum, habits, hardes,
Tikdiitus , a , um , qui porte un manteau
long.
PAL/io/or ,-flri , être caché ou mafqué.
P nliolatus , a , um , qui porte un capu-
chon.
'PAi.liolanm , en capuchon.
Ex-PAiiio ,-arc, ôtcr le manteau.
lAu2
F.x-ï'M.Uaius , à qui on a ôté le manteau.
Ob-Pal/w , -lire , cacher fous un manteau.
i.Pallas, dis, mot â-mot, la Dcellè
haliilice en guerre.
TALlidius , a , um, de Pallas.
FAhladium , la ftatue de Pallas.
j. V KLudamentuni , i, cotte d'armes,
hoqueion.
P&Lladatu.'^ , a , um, — mentatus , a,um ^
vêtu d'une cotte-d'armes,d'un hcqueton,
P E P Lurn ,
Voile , ce qui couvre.
De l'Or tth^, Pla, couvrir, cacher,
voiler, avec l'article Pe , fe forma
le mot Pe-Plô , Grec & Latin, qui
dclîgna d'abord tout ce (jui fert à
couvrir la nudité ; i°. une robe ,
un manteau : de-là :
Pe-Plum , i , ou
P£-Pi.Kj, i , robe ou manteau d'étof-
fes à fleurs ; voile de calice ou de
femme avec la broderie ; pocle
pour les morts ; houfle de cheval ;
i". le voile d'Ilîs , de Minerve.
I. PelAj , is , peau , fourure , tente •'
en Allemand & en Anglois Fellj
en Flamand Vel.
PELlioi onis. Pelletier, foureur.
Ptiliceus, a, um, de peau.
FEdirus , a, um, habillé de peau.
PelUcuIo ,-are , couvrir de peau.
Ptilicula , te , petite peau , peau délî-i
cate.
De-PelUcuIo , -are , peler , enlever la
peau.
Eaïsi-PEiaT , at'u , éréfîpcle ; maladie,
Tw-PEi/iy, m.f.le , n. qui a trois peau.x.
,45? DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1^64.
SvT-FlLO , as , avi , a'um , are , filouter ,
dérober adroitement , fans qu'on s'în
apperçoive.
De Pei, penu, prononcé Phel ,Phil ,
vinrent ces mots :
PHELLANDr/o72 , H ,Çi\\^enà\i\3.. plante.
Phel/uj , i , tambour ; %° timbre d'horlo-
ge ; 5". liégc , éi:orce d'arbre,
Phil)t,i , ce , 8c
PHiLura , £î , peau déliée , qui (c trouve
fous la première ccorce des arbres , &
principalement des tilleuls, de laquelle
on fe fcrvoit pour écrire.
a, Yiilus , eris , ) roifon , tondaille,
YtUimen , iûis , S la peau & la laine ,
la peau & le poil , les feuilks des
arbres; c'efl; le même que le Fell
des Allemands.
Vii-leiis , « , i/m , A
VELierius , a , uni K de laines de toifon.
y/Ehlerufas , a , um ,j
j. Vel/ojIJ, Vvhfi, VvLfum,ere,àï'
radier le poil , les cheveux , la
toifon, & en général tirer, arra-
cher i en Allcmar.d Fillé:«, écor-
cher , ôter le poil.
VtL.co , -are , arracher le poil , pincer,
harceler., attaquer . critiquer.
VEi/icatu.f , ùs\ V'ïLiita.-io , onis , pince-
ment , aga.:emcnt, coup de rient.
VLL,'i;r.î , a ■ l'avion d'arracher.
yvLfus , a 1 um , arraché.
Composes.
A-Vf i/o ,-er«; , détacher avec force,
comme quand on arraci^e le poil
de la barbe, les cheveux de quel-
qu'un.
' A-Vui_//o, onir, l'aciion d'arracher,
A-Vui/or, orii , arracheur.
Con-Vfl'o ,-ere , arracher , tirer dthors ,
déraciner; i°. abattre , ébranler; 50,
abolir , annuller.
CoN-VuL;'îo , onis ; Con-VvLfa , orum ,
treiraillement , convulfîon ; 1°, boule-
verfcmcnt.
De-Vel/o ,-ere , tirer de force , arracher,
Di-Vel/o ,-ere , arracher , féparer de for-
ce, emporter.
Di-Vul/Zo , onis , réparation , arrache-
ment.
Dr-Vuijor , oris , arracheur.
E-VEt/j-ere , arracher , tirer d^rhors.
E-Vui/îo , o/îij , l'aiSion d'arra'.her.
In-Di-V'jl/L^ , a , um , inléparable ; i»,
qui n'eft point ieparé.
PER-VrL/o,-ere, arracher, ébrarrlcr ; i»,
chagriner.
Prje-Vel/o ,-erf , arracher auparavant.
Re Vei/o ,-ere, arracher , ôter de force.
Re-Vul/?o, onis , l'aftion d'arracher.
S{}U-Y V Lj'us , a y um., arraché par-delTouj.
3'
Voùum , a , feuille, feuillage, guirlan-
de-, c'cfl le même mot que Phel,
écorce d'arbre, T?Hvilon, en Grec,
chevelure des aibres.
FoLJd'w, (I , um ; Fouofus , a , uœ.
feuillu , couvert de f.-uilles.
Vouatur.i , CE , fcui'iagi; des arbres.
F iiiaceus , a, um , fait de feailies , fait en
forme de feuilles.
Fcii.-n'o, onis , l'aftion de poufTer dei
feuilles,
A-PiuDiZ, œ, niepues pailles, cri-
blures. Ci n.ot dont on n'a donné
quï des ciymologies ridicules , eft
Iç Celte p/ous , p/oux , plcu^,
paille , éccrce , ce que l'on jette
de l'enveloppe des fru'ts.
£nGr. Fhli^os &. FhhuSfécoicc^.
j^6s DE LA LANGUE LAT. PAL,PcL u6C
enveloppe , pjau ; en Efclavon ,
Polon. Boh. Plewa , paille ; en
Brec. Pious , paille , les criblurts
c]iie le vent emporte ; en Lang.
Ptluui eft la première enveloppe
de la noix.
V\ius, i , poil.
fiLofuS y a, um, poileux.
Composés.
CoM-Piio ,-are , arracher le poil ; i°.
arraclier , extorquer, voler; 3^.
compiler.
CoM-PiLJror, oris , pillard.
CcM-PiLJtici, onis , pillage , larcin.
DE-Pii.o,-flri, arracher le poil, tondre ,
piller.
De-Pii.:j , e, lâns poil.
ExPiLO , -ire, dérober , brigandcr.
Ex-PiLario, onis , pillcriL- , brig.indige.
Ex-PiLjfsr, ans > voleur, concuffion-
naire.
jM-Pli/ij , i'-wi , chiufTurc , brodequins
de poil foulé; i° rubans , cordons pour
attacher les cheveux.
S-
Vii.eus y i i } bonnet , cliapeau ; aînfî
Putaw.i, S nommés de ce qu'ils font
faits de poils.
Fiieolus ; Pit.eolum,i , petit bonnet.
PiLfa'UT, a , um , qui a un chapeau ou
un bonnet fur la tète.
6.
Ca-Pili«ot , » , & CA-PiLr.ttj,i , au-
trefois CAP-PiLt«j, /72. <//»., poil
de la tcre ; de Cap , tcte, &: de Pi-
tus , cheveux , barbe , crinière.
Ç/i'?iLltr , 'ori, avoir des cheveux, des
fibres, des filets; 1*. uriner par jlli-
mcns.
CA-FiLlit:um > fi, chevelure, fibres , f I»-
mcns.
Ca - ?iLlanis , a , um , chevtlu ; plein
de filïts , filaffeu.x.
C^■PlLlntura , œ, coëtfure en trèfle.
CA-Pidaceus , a, um , chevelu , fibreux,
fin , dclié tomme des cheveux.
Ca Pihtjgo, inis -, & CA-PiL/fl«ii»nrum, /j
chevelure , perruque , faux cheveu::.
C\-PiL/ar«, is , coèfFe de femme; pam-
made pour les cheveux.
CA-Pii./.7r;,r , e , qui concerne les che-
veux , capillaire ; herbe capillaire-
7-
PiuMa , <E , plume donr les oifeaux
(ont couverts; 1°. poil foler , pre-
mière barbe.
PtiMu/a , tse , duvet , la plus petite
plume.
P1UM1, j.r, ai'j , arum , ar? , s'empla-
mer , fe couvrir de plumes , commen-
cer à avoir ces plumes ; ip. broder,
Plump/to, ir , ère, commencer à avoir
di;s plnmes , s'em,.lumer , fe couvrir de
plumes.
Plvu ins , tts , qui commence à avoir de
la plume.
Pti-M'i/i. (I , um , de plume.
Pli Mi-Ger, a, un. , qui cfl couvert def
plumes.
PtOMci/l/y, a , um y qui a beaucoup de plu-
mes , fort couvert , ou très-garni der
plumes.
VvvMariu! , il , qui travajilc en plumes;.
1°. brodeur.
Pu Mariur , a , um , Ai brodeur , de bro-»
derie , de chofe faite de plumes.
Pi.uMiirf,'i.f , m.f. le , n. il , t^ul efl fait
de plumes.
?LiMa:um,i , vêtenient déplumes tf«*»
fcau.
i^Sy
DICTIONNAIRE ETYMOLOG.
14(58
FtvMdtus, a, um, part, de Plumo, cou-
ycrt de plumes ; i°. brodé.
Composes.
Plumi-Pej , edis , pattu , qui a de la
plume jufques fur les pieds.
Re-Plumij' , m.f. me , n. i J' , qui fe rem-
plume.
De-PlumjV , e , plumé , fans plumes.
IM-Piumij , m.f, me , n, is , qui n'a point
de plumes, plumé ; i°. qui n'a point de
poil, pelé,
V.
PAL, main.
De Pal, main, defcendirenc ces mots :
I.
1. Palpo ,-are; VALvor^-ari, toucher
doucement , carelTer , flatter avec
la main.
TAtrum, i , carcfle , flatterie.
Palp.i//i3, o/h'j ; — men ,niirns; -- mentutr.t'i ,
attouchement , careiïè de la main.
PALPa'or , oris , flatteur , patelin.
Ex-Palps ,-are , attraper par des carefTes.
Ex - PALPanirfei nummorum , attrapeur
d'écus.
Scp-PAiPor, -ari, flatter, careiïcr, ca-
joUcr.
2. Pal^ , « , pcle , inrtrument de bois
&c qui tient lieu de main.
Bi - VAÙum , a , pcle à deux mains ,
hoyau.
3. l?Aia-¥Kï.vus , i , Palefroi » cheval
de main : de Pal, main , & Verc-
dus , i , cheval.
4. A-?itaJcus , cudis , monnoie prête
à frapper : du Grec , A-PfiL<z/co ,
menacer, être prêt à frapper.
2.
VK\.aJlra, a , lutte , mot-ù-mot, com-
hj.x. de mains; 1'*. place ou on
lutte;?". Académie d'.xcrcices;
4''. bon air , grâces qui en font
l'cfiet ; 5 °. Deelfe fille de Minerve.
^ Ahceflrita , œ , lutteur.
PALaflricus , i , iilaitre de lutte ou d'A-
cadémie.
Vkhaflricus , a, um, qui concerne la lutte.
YhL^flrkè , à la manière des lutteurs.
A- Phiceflrui: , a, uin , qui n'a aucune
adrefl'e à la lutte, qui ne Tait point lutter.
3.
PalmuIu, œ , datte , 1'. partie platte
d'un aviron ; 3°. petite main.
Palmuw, i ; Palmht, i, palme, haur
teur ou mcfurc de huit pouces.
VuLMofus &P'ALw//fr, abondant en pal^
miers.
V/nMiilarius , a , um , rouge , ccarlatte »
couleur vidorieufe pour orner le trioiu»
phe.
Palm^uj- , a , um , àe palmier , de datte.
PALMetum, i , bois de palmiers.
^AiMîirwm, a 1 prix d'une victoire.
VALMarius , a , um , digne du prix; i»^
qui cft de la hauteur d'une palme.
Palmi, -fire, lier la vigne aux échalas ;
i°. imprimer la marque de fa main , flat«
ter de la main.
PALM/fo , -are , frapper fouvent du plat
de la main.
PktMirornim , ii , férule , coup du plat
de la main.
pAhMes, itis , branche de palmier, pal-
me ; i". farment , qui doù porter du
raifîn.
PALMarus , a y um , fur lequel on voit des
palmes brodées , ou pciites , en figne
de vidoire ; 1°. où l'on a imprimé I4
marque de la paume de la main.
B I N O M ES.
Pàlmi-Primww yinum , vin de fi-
I4<f9 DE LA LANGUE LA T. PAL, PeL x^-jo
gue femblable au vin de palme.
PAiMi-Per , d';s , d'un pied & d'une palme
de dimcn/îon ; i". qui a les pieds pal-
més , comme les oifeaux de rivière.
T.MMl-Pedaiis , e , dont les pieds font
palmés.
De-Paimo , -.7r? , fouffletttr, appliquer
un coup du plat de la main fur la joue.
4*
A-P E L L , faire figne.
i. Ap-PEilo,-are , faire figne de la
main, appellcr j i*^. donner un
nom i 50. réclamer; 4°. prendre
à témoin i 5°. loUiciter; 6°. (bm
mer, citer, allîgner , faire com-
pliment.
Ap-Pel.'.j/o , onis , l'afiion de faire venir
par un figne de main , 8c puis l'adion
de faire venir d'une manière quelcon-
que , appel , nom d'une chofe.
Ap- EL.';!'or, orii, appellant,
Ap-PrL.'afiVo.f , a , uni , appellitif.
Af-PiLi^corius , a y uni , qui concerne
l'appel.
Autres Compos e's.
CoM Pei/o, tfre, appeller quelqu'un,
lui adrefler la parole , apoftropher,
reprendre , ccnlùrer.
Com-Pel' io, o/î/r , blâme, répriman-
de , l'adion d'adreiïèr la paroi» à quel-
qu'un.
Inteh-"el/o, as ^ avi, arum , are , inter-
rom re , coupe la parole , détourner ,
troubler , importuner ; 1°. ibmmer , in-
terpeller ; jo. prier.
ItmiK-Pedaiio, onis , interruption , l'ac-
tion d'interrompre.
lKTER-PEL/.7ror , oris , -nix ■ icis , qui in-
rerrompt , ^ui importune , fâcheux, im-
portun.
P E L L., éloigner , chafTer.
I.
Pexlo , is, pepuli , puljum, ère, chnC>
fer , poulfer , éloigner.
Pii/o/î/ii, x , DéefTg qui repouiïe les en«
nemis.
Composés.
A- ?ELtes, is, qui poulie, qui chaiïe
devant foi.
Ap-Pei/o, is, puli, pulfum, ère. poufw
fer auprès , aborder , toucher, s'appro-
cher de terre,
As-Pel/o, -ère, chafTer , écarter , éloi-
gner.
Cis-Pel/(5 , -ère , chaflcr au delà.
CoM-Pri/j, ers, chaffer, contraindre;-
preiïer , engager.
Ds-pFL/'o, -ère, chafTer d'un lieu, rc-
pouiïer , éloigner.
Dis-^ulo , ère , jetter çà &là, difperfer.
Ex-Pel/o , -ère, mettre dehors , bannir,
Im Pfi/o , -ère, pouffer dedans , porter ,
repoufîer.
Pfr. Pel/j, -ère , pouffer , engager par
forre.
Par PflM, -ère, pouffer loin, repouffcr
bruf]uement,
Re-P£l/<3 ,-ere , écarter, rejetter.
2.
Puiforare , 7 poulFer , frapper, heur-
PvLto,-are , S ter , blefle, ; 10. tou-
cher des inftrumens de mudque.
Fvhfus , ùs , battement , agitation, pouls.
FvLfatio, onis , choc , frappement.
P' LCzfor , ovis , frappeur ; i". qui joue
de quelqu'inflrument 3 cordes.
Vvtrabulurtt , ; , archet , baguette pour des
inftrumens.
Ti'i-Juofus , a, um , plein d'agitation , qui
caufe des élancemcns.
,471 DICTIONNAÎR
Composes.
Ai'-'Pv^ fus, a , um, parc, à' Appelle ,
abordé , amené , entré , poulfe au
porr.
'At-VulÇ'as , tis , abcrd, arrivée.
CcM Put/o.-are, heurter contre quelque
choie.
Dr-Fut-JatiO , onis ; De Pul/:o , onh ,
l'adion de repouflcr , d'éloigner.
De- ul/o ,-aTe , bannir , chaiïer.
DE-Pi'iJor, ons , qui repouffe , qui re-
jette.
De ?vifu?n , i , conjuraûon , exorcifme
pour détourner.
Ex-Pii/.i'ut ; & Ex-PuL/Ii^ , mis de-
hors , chafTé.
Ex Puu/m , en renvoyant.
Ex PiiL/b , -are , faire tenir , renvoyer.
Ex-Pi hfor , oris ; E\-?vurix , icts , qui
chnfFe , qui éloigne.
ïu-?uiJio, onis; Iw-Pct/uf , ùs , l'aftion
de poufîer , choc , induâion , foUicita-
tion.
iM-Pci/or, oris, qui excite, qui induit.
PRO-Pcifflrfo , o.rs , j l'aftion de repouf-
Pro-Pul/îo , onis , > fer , de pouffer
Pro - Fvifus , ûs , J devant foi.
Paô-PuL/aror, oris , qui rcpouffe.
PB.o-PcL/à,-are , repouiïcr.
RE-Pia/a, « , refus, oppo(îtion.
Re-Pui/ux, ùs , rcfléchiiïement , réfle-
xion , l'aftion de repouffer.
Re-Pul/o are, rcpouffer.
Rfi-Pui/ator , otis , qui repoufle.
Famille Grecque.
(ZATU'VvLia , œ, machine à lancer
des javelots.
CAïa-VvLTarius , ii , Aroalêtrier.
CAra-Pvnarium PiLum j matras
d'une arbalète.
E ÉTYxMOLCG. 1473
VI.
PAL,
Pile.
PALtidus, a, util, qui n'efl pas brij-
lant , qui eft blcme.
PxUidulus, a, um , un peu blême , u.l
peu blafard.
?ALlor , ons , la pâleur.
PAteo, -ère ; ?ALltfco, -ère, pâlir , det;
venir blême.
CoMPOS ES.
Ex-PAL/.o,-m, ?bi^„,ir, pâlir.
Ex-PAL/e/co,-cre, -.
iM-PAL/eo ,-ere ; 1m.-? Ailefco ,-ere , pâ-^
lir deffus.
lM-?.Mii^us,a,um,que rien nefaitpâliri
PEB.-PAL;i(fur , fort pâle.
St'B Fr.Li.dus , a , um , un peu pâle-
Svv-?Ai.lidè, d'une manière un peu pâle;
SuE-pAL/e/ro ,-ere , pâlir un peu.
Ofl-PAi/eo, -ère, devenir pâle.
P UL , noir.
Par oppofitioa à Bel , , Pl'l , beau ,
brillant , Pull ilgnifia trifte , fom-
bre, d'où le Grec Pî.los , noir, &
ces familles Latines.
I.
Pu lIus , a,um, brun , noirâtre ; i'.'
couleur de deuil.
?vdigo , inis , couleur tannée , enfumée.
FvLhtus,a, um , brun ; i®. habillé^ de
deuil ; 5°. homme toujours habillé de
noir ,• 4°- homme peu riche,
DE-?vLlatus y a , um , qui a quitté Is
deuil.
z.
Plumbwot , i , plomb , forte de mé-
tal i iO. baie de plomb ; 5 *. tache
de
1473 DE LA LANGUE LAT. PAL,PuL 1474.
de couleur de plomb qui furvienc
à l'Œil.
Piumb:^o , /n;,f, veîne d'argent mêlée de
plomb ; i". couleur plombée de certai-
nes perles ; ;o. grande per/îcaire , plante ;
40. Plombagine , mine de plomb dont
on fait des crayons.
Plume îr/uj > ii , plombier.
PLuMBijn'i/j , a , um , de plombier , qui
concerne le plomb.
TtvMBatx , a , baie de plomb.
PtuMBar/o, onïs , &
Pn'MB.ifur.i, «, foudurc ; i". l'adion de
plomber,
Pn'VB^fuj, a y um , part, de Plumbo,
TuMBeus , it , um , de plomb , qui tient
du plomb; i*. plombé, livide ; 50. lour-
daut , pefant , lourd, ftupide ; 4", qui
rend pefant.
Plumbo/ùj, a,um, plein de plomb , où
il y a beaucoup de plomb.
Pll'mbo , as, avi , a'um , are , plomber ;
î°. couvrir ou revêtir de plomb ; j°.
fbuder.
Composés.
lAp-Piu.MBa/ttrrf, «, fouJure,
Ap Plumbj , as , avi , arum , are, (ouder,
plomber , lier , joindre , attacher , arrê-
ter avec du plomb.
Im-Plumbj , as , avi , atum , are , foudcr
ou plomber , mettre le plomb , fccller en
plomb.
RE-Pn-MBor , aris , arum fum , ari , fe
plier comme du plomb.
Ri-PLVMBatio,onis y l'adion de dcfTou-
ëer.
Re-Ph MB3 , as, ai'i, atum, are, def-
fouder,
VII.
PEL, PUL,
Boue , pouiïiere,
I.
i.PtiAM/j , iJis , jeune tlion qui ne
Orig. Lat.
palfe pas un an, poijjln de ruer'
En Grec UnXaiMi;, de Filon , boue*
1. Pel-Arg//j, i, cicogncjoifcau blanc
qui fe nourrit d'animaux qui vivent
dans la va!è , dans la fange : du
Grec Akgos , blanc, & Pelo« ,
limon.
P£L-AR.c;cuf , « , i^/7! , de eicogne.
2.
\.V\jila,ef, terre légère S: friable.
1. PuLvzj, Vi:ru , poudre, pouiïiere;
i*^. champ de bataille, lieu du
combar, lice , carrière.
Pi'LVcTD , as , avi , arum , are, cafler les
mottes de terre féche pour faire élever
une pouflicre , qui s'attachant aux rai-
fins , les faffc mûrir ; z". rouler dans la
pouflicre , remplir de poudre ; j". être
poudreux , plein de pouflîere.
"PvLverario , onis , l'adion de caffer les
mottes de terre féche pour faire élever de
la pouflîere-
Vvhverew! , a . um , de poudre , de pouP.
fîcre , plein de pouflicre . poudreux.
FvLvsri-^dtus , a , um , pulvé-ifé , mis en
poudre.
Pviverulenrus , a , um , poudreux, plein
de pouflîere ou de poudre.
VvLViftulum, i , &.
PuLViffu/u-f , i, pouflîere fort menue,
fort fine ; i". pouJre à nettoyer les
dents,
3. Puiveraucum,i , large (le que fai-
foienc faire le^ Généraux d'armée
aux elclaves qui s'cnroloient.
4. PvLvinu/us , t , dimin de
PviYtr.us , i , carreau , couche ,
planche de jardin -, 1°. terre éle-
vée entre deux raies , 5 ". jettce de
pierres , môle , digue qui couvre
DICTIONNAIRE ETYMOLOG. ,47^
Pa NNiciiZaria, orum , hardes des prifon"
niers , ce qu'ils apportent dans les
prifons ; celles de ceux qui font exécu-
tes a mort , qui appartiennent au bour-
reau ; voyez Ventrale.
PAUK-fras, aiis, guenillerie.
Pan^o/ut, a, iim , couvert déguenillés,
vêtu de haillons.
Fannofa fex , lie chancic , ou couverte
d'une peau épailTe.
FA^îijceus , a , uw , Se
PAKuucius , a , um , couvert de guenll-
lons , vêtu de haillons ; i". rapetacé , ra-
piéceté ; j". flétri , ridé , plein Je nies,
MuLiipannucea, pommes ridées , Héiries.
PM^ucelhi , a ■
P^tiucetlium , a, l
P>- ti.iciium , n ,
PaViuCuLi , (g ,
PAK,,culum , i ,
PAiiuela, a ,
PMtuelium , ii ,
Panu/.!, a,
PAKulid. X.
un port ; 4°. poulain , aflembbge
de pièces de charpente pour traî-
ner des fardeaux.
TvLviniioriuSfii , lit de gazon dans un
. jardin ; carreau , couche , planche de
jardin.
VvLvillus , i , petit couiïin , petit oreiller.
TvLvinar , aris, &
PuLvinarium , ii , oreiller , couffin , tra-
verfîn ; i^, temple.
TvLVinaris , m.f. re , n. is , de couffin ,
d'oreiller; i". de petit lit.
fvLvinitu.ç , a , um , fait en forme de
couffin , en manière d'oreiller.
Composes.
Ïm VviYÏs, eris, où il n'y a point de
poufiiere.
Dr-Pi)Lvro, aj, arf, mettre en poudre.
"Dis-PvLVem , as , avi , atuiii , ,îre , met-
tre ou réduire en poudre , pulvériier ;
■2.°. égruger.
RE-PtLVero , asi are, repoudrer , recou-
vrir de poudre.
PAN,
Etoffe , tiflu.
Ban en Orient Pan en Celte, figni-
fie confiruire , fabriquer : en Gr.
VEisM/iai , travailler. Pînoj , an-
ciennement Panoa, tilTu, toile;
d& là cette famille.
Pannw/w , i , &c
PANNWi , i , drap , ctofFe , linge ;
2°. chi.*ion , drapeau, lange.
TAKiiulur , i, dinàn. de Vannus.
TAi'NTularius , a , uni, qui concerne les
étoffes légères.
Pann.u./uj-, ) , étoffe légère, fine , délice,
mince ; ;°. ciiiifon, drapeau PueniLon ,
haillon , guenille.
PANni-Fici j, 1 ; Pimiarius, ii , Drapier;
1°. ouvrier en drap.
Navette de Tifllrand,
bobine chargée , fu-
feau qui ell pleia ;
quenouil.ée, quenouil-
le chargée, i». bubon,
tumeur.
PEN,
Face , élévation.
De P , Ph, bot.che, le forma Pen, en
Or. P^tN, qui réunit ces diverfcs
figiiiHc, fions.
i^Face; i''. afpedl ; 5°. é'é-
vation ; d'où; 4**. iuperficie ; 5°.
profondeur ; 6°. intérieur : ce qui
donna lieu à nombre de Familles.
I.
PEN, adverls.
De Pi N , face , afptél, (ê forma Tadv.
Latii Pen e , qui figiiifie presque ;,
mot- d mot ce qui a déjà l'aipeâ;,.
l'apparence , qui tffi( ure , mais
qui n'cfl; pas exadenient la chofe.
1477 DE LA LANG
Penj, adv. prefque, quafi.
VEnipmê . aiv. Penijfimé me psrâu'.h , il
ne s'en efl fallu prefque rien qu'il ne
m'ait perdu , il a failli à me perdre.
Pïn-In/Î;/.; , œ , peninfiilc , langue de
terre qui avance en mer, prefqu'ifle.
Vtn-Ui.-timus , a, um , pénultième yavant-
deraier.
II.
P E N , prcpolîcion.
De ce même inor Pin, fignifiant af-
pe(5t, regard , le forma la prcpofi-
tion Latine ,
PfN- is y en la difpofition , au pouvoir,
en la puillànce , mot-à-mot , eela
efl: regardant tel objet.
Pen Es te ciilpa ejl, ( mot-à-mot,
cette faute efl: regardant vous), cette
faute vous regarde, on ne peut s'en
prendre qu'à vous.
III.
PEN, intérieur.
De Pen , intérieur , le dedans , vin-
rent ces diver^s Familles.
I.
PENdJ , ^r/j, logis , maifon; lo. fa-
mille.
Vtvaria., œ, ou
V-BKarium, ii. Se
Fmarius, H , office , dcpenfs , garde-
manger , lieu où l'on ferre les proTifions
d'une maifon.
PcHsriuj , a y um, qui concerne les provi-
sions d'une maifon , l'office , la dépenfe.
PEN.ttor, oris , celui qui porte la provi-
fîon de bouclie , pourvoyeur.
PiN.;fey , tium <Sc tum , Dieux Pénates .
Dieux du foyer , Dieux domcftiques ,
UE LA T. PAN, PeN 1478
Dieux particuliers à chaque famille ;
2°. logis, maifon.
FtNari-Fer , a, um , ou
PFN,7,'i-Ger,a, um, qui emporte fcs Dieux
Pénates.
r. Vtmtùs, adv. bien avant , iufqu'aa
fond , à fond , profondément ,
entièrement , tout-à-fait.
PEN/fu.r (z, um, intérieur, qui efl au dedanj ,"
au fond, dans le fond.
Pfn ^rra/e , is , le lieu le plus retiré d'un
édifice.
Vmatrdis , le , n. is , qui fc fait au-
dedans, dans l'intérieur de quelque édi-
fice; 10, intérieur, qui efl au-dedans.
i.?Etiitrabiiis, m. f. le, n.is, pénétra-
ble , qu'on peut pénétrer; 1°. qu'on pé-
nètre , qui perce , perçant ; j°. qu'on
peut découvrir, qu'on peut pénétrer, où
l'on peut pénétrer ou aller.
pENsfrfl/iiU, aàv. plus avant , plus inti-
mement , en pénétrant davantage.
PENerri2r;o, onis , pénétration.
Psnetrator , oris , qui pénètre , dont l'ef^
prit eft perçant.
FEiistratus , a , nm, part, de
Fittstro , as , avi , atum , are , pénétrer j
percer , entrer dedans , paffer au-delà ;
z°. toucher intérieurement.
iM-PEîietrabilis, m.f, le, r. ir, impénétra-
ble , qu'on ne peut percer , oii l'on ne
peut entrer.
iM-PENctra/s, is , lieu où il u'efl pas per-
mis d'entrer.
3. Pen/'j, is , la queue aux animaux.
PEN/fuj , a, um, qui a une queue.
IV,
De Pen, élevé, qui s'élève, fè for-
mèrent ces Familles.
I.
Penn^j^p, grande plume d'oi.'eau ;
A 5 ij
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 148a
ii7P
2 ^. aîle ; 3 °. crédit , autorité.
Tinmila , œ. , àïmïn. de Yenna.
PEMN.îfuj, «, uv/, qui a des aîlcs , aîlé ;
1". empenné.
Binômes (Se Composes.
PïNNi-G^r, <î , KOT,quiades ailes»
aîlé : 1°. empenné.
p£NNi-Fic9, as , are, donner des ailes.
Penni-Ps^, edis, on.n.gen. qui a des ailes
aux pieds ; ^°. furnom de Perféc.
Penni-Pote/îj , ns , omn, gen.qni a l'aile
forte , qui a de bannes ailes ; »°. oifcau.
Dis-Plnmo, is , ère , étendre les bras com-
me un oifcau les ailes.
Bi-Pinwi\f , m.f.ne, n. is , qui a deux
a -le s.
PiKN4 , ^ , groiïe plume d'oifeau i
1°. nageoire de poilTon-, 5°. cré-
neau de muraille ; 4°. tente ou
pIumalTcau pour les plaies 5 50. ai-
grette qui le met fur un cafque ;
6°, marche d'orgue; 7*>. nacre,
forte de coquillage de mer; 8°. ef
pece d'iiuitre.
PiNNu/a, ce , petite plume.
Pititiatus, a , um , ailé, qui a des ailes ,
qui a de grolTes plumes, ou des ailerons,
des nageoires; le. crénelé, qui a des
créneaux; 3°. dentelé,
PiNNccii/um , i , pinacle , faîte.
Binômes.
PiNNi-Ftr ,a,iim,^
PiNN;-G?r , a , um t aîlé , qui a des ailes
eu des ailerons , des nageoires.
Pium-Rapuj 1 a ,um , qui tâche d'empor-
ter , d'arracher l'aigrette de defTus le
cafque de Con adverfairc.
PiNNOTERM .cf , forte de petit poitTon ,
qui vit avec la nacre dans fa coquille.
3-
?wus , i, pin , ar^re , z*. chamepit ,
plante.
PiNfl^ cava,Pinaffe, forte de bâtiment
de mer.
PiM-AsTer , trï , pin fauvage , trJre.
Pivea, a, voyez Pinus ; z°, pomme de
pin.
Ymetum , i, lieu planté de pins , héron-
niere.
Viveus , a, um,ie pin.
Pinei nuclei , des pignans , forte d'aman-
des qui fc trouvent dans les pommes de
pin,
Pinealis , is , la glande pinéale.
PiNi-Fer , a , um , qui produit des pins.
4.
I. Vi^icillum, i , tente à mettre dans
une plaie , plumafleau , 1°. pinceau.
VEmcillus , i, pinceau ;i«. tente pour les
plaies; ^°, drapeau, avec lequel on les
elTuic , comprefTe , broffe,
Pztilculum , i , ou
Ysniculus 1 i , yoyezPeniciUum & Peni-
cillus ; î". torchon , broffe , vergette ,
décrottoirc.
1, Vitiula, œ, manteau, cafaque i
2 0. chape d'une machine, chapi-
teau d'alembic.
?Et>ularium , ii , armoire à ferrer les maix-
teaux.
PEmlatuSya, um , couvert d'un manteau;
enveloppé d'une cafaque.
Pstiiculamentum, i, vieux lambeau , gue-
nillon.
V.
PEND, PENS,
tenir en fufpcns.
De Pen , élevé , fe forma la famill»
ï48i DE LA LANG
Pend, Pens , &;c. qui défigna touc
ce qui eft en fulpens , lulpcndre :
examiner, pcferj &c.
j.
pENDtfc, es , pependi , penfum , dere ,
pendre d'en haut ; i"*. erre pendu ,
accroché ou fui'pendu ; 5°. dépen-
dre , être fujec ; 4°. être en douce ,
en balance , en fufpens.
pE.ND'^g-a , inis , rideau , voile qu'on tiroit
devant les ftatues.
Pend Juj , a, un, quï pend , quî efl pen-
du ; z". qui cH en lufpens.
Ap-PENDifuia , ^ , dcpend.incc peu con-
fidérable , petit accelTaire.
Ap-Pendi'.v, kis , le précédent eft (on di-
minutif-, ce mot (îgnifie tout ce qui eft
attaché à une chofc , qui y pend , qui en
dépend, accefToirc , dépendance.
Pen/Î/j , a um , pendu , attaché.
P£NS!7ir,e, qui pend , qui efl élevé en
haut.
Composes.
^ntc'-Pend«/«j , a, um , atracnc ,
tiré , qui pend au-devanc de quel-
que chofe.
Ap PrNSiiX , e , um , qui cfi élevé en
haut , attaché.
De-Pend;o, -ère , être fufpendu , pendre
de , dépendre.
De-Peîjdi^/w , a , uttz , qui pend , qui efi
fufpendu.
Im Peudm , -îre , panchcr dclTus , être
fur le point de tomber , menacer.
Im-Pï-jdu/ux , a , um, qui pend au-dcflus.
Inter Peusïvus , a , um, fufpendu entre.
l^JTER-p£Ns;Va , OTum , potences pour fou-
tenir.
iNTER-PENoii/zn , a , équilibre.
PER.-PEMsi/fx ,e, fort léger.
fiR-Fitisilitas , aiis , iégcrçté.
V E L AT. PeN 1482
Pa^n-PruDr» ,-erf , pendre au-devant.
Pe.o-VEfineo ,-ere , pendre droit en bas;
1°. avoir dï l'inclination , du pencliant-
Vxc-FtKDuliis ,a,um,qui pend par devant.
Pb.o-Pivsii! ,a , um , qui panche pour ,
enclin , qui a du penchant.
? RC-? EUS io , on is ; Pao-PENSfraJ-, atis ,
penchant, pente, afFeftion,
Pro-Pens;;, avec penchant , avec incli-
naiîon.
^iiKà-PzhVulus , a , um , qui pend par
derrière.
SiPiR-PENCfo , -ère , panchjr ou être
pendu au-defTus.
SiiPtR-lM-P£NDerr , tis, qui panch.e def-
fus , qui pend au defl'us.
1.
Pendo , is , pependi , pinfnm , erg ^
peftr; 2°. examiner, confidércr,
ptilcr ; 3°. fâtisfaire à ce qu'on
doit, payer , parce que l'argent fe
pefoit , fur-tout dans l'origine.
Composés.
Ap-Pf.ndo ,-tfr^ , pefèr , donner au
poids ; 1°. examiner.
CoM PEKDjum , a , épargne quelconque ,
intérêt , lucre ; 1°. abrégé , raccourci.
CoM-PEND/'q/uj, a,um; CoM-PEfiDiarius ,"
a , um, abrégé , raccourci , qui épargne >
qui ne dépenfe pas,
CoM - PENDi.-iria , « , chemin plus court r
épargne, le contraire de Im-Pend/w^,
CoM-P£ND/«n'o , en racco<urci.
CoM -['iHDÏ-Facio , -ère , épargner , faire
plus court , ne pas dépenfer.
De-Pendo , -ère , pefer ; 1°, payer.
Ex-PtNDij, -ère, pcfer, payer , confîi
fidércr.
Im-Pendo, -ère, dépenfer, employer.
iM-PENBium, n, dépenfe , fraix.
Im Pekd/o/w , a , uvi , qui caufe de 1»
dcpcnie.
14S3 DICTIpNNAIR
Im-P) KD.'ô , beaucoup , confidérablcment.
Magni-Pindo , -fre , faire grand cas'
eftimer.
Flocci-Pindo , -ère , n'cflimer en aucune
manière , méprifer.
Parvi-Pendo , -ère, prifcr peu, faire peu
de cas.
Ris-PiNDO , -ère, dcpenfer , employer ,
occuper.
Dis-Pemd/uw , fi , dépenfc , défavaritage,
perte , change.
Dis-PruDio/ùj , a, um ., dommageable ,
nuifible,
Fer-Pekdo j-ere , péier , examiner avec
foin.
PtK-VruDicidum , i , plomb , pour mettre
de niveau.
TiR-'PTKDiculiitiis , a, iim , mis à-plomb.
FlR-VhiiD:iiilator, oris , qui met à-plomb ,
qui nivelle.
PrR-P£NDifi//jri£fr, en v-lroite ligne, de
ha.t en bas.
Fer - FïnDkuUris , e , qui cft à-plomb ,
nivelle.
Pro-Fekdo ,-ere, peler , examiner,
Rl-r ENDo , -ère , récompcn:cr , payer de
nouveau , rendre ; mot-à-mot , pefer de
nouveau.
5-
I . pENSKi , a, um , ( moc-à-moe, pefc, )
eHiniable , incéreffant.
TïiiSum ■ii, mot-d'inist -, chiCe pefée ; i°.
' tâche, beftgne à faire, & qu'on avoit
peféc; en particulier quenouillce ; 5°.
au figuré ,foin ,fôud.
t. Penso , -are, péfer, examiner de près;
1°. compenfer , réparer. De ce mot eft
venu le verbe f enfer , réfléchir.
VtvStuidiiS , a, um , qu'il faut péfer , exa-
miner ; i^. qu'il faut récompcnfer,
P£MSi!«j , tis , omn, g^en.qui pefc ; 2.°. qui
récornpenfc ; 5°. qui fait une compenfa-
tio;i ; 4®, qui examine. ''
EÉTYMOLOG. 4184
Peisado , onls , ccmpenfation ; i». exa-
men.
Psi^sator , oris , qui pefe; qui examing.
3. PENSifOj-are , confidérer fouvent , com-
penfer , fuppléer ; i°. payer annuelle-
ment.
ï'EKsirator , oris ; Pc^sfrarri-Y , icis , qui
pefe , qui examine, qui fiipplée.
PENs/farfo, onis, payement annuel;*^,
réparation d'un tort ; 3". récomPENSe.
PEMsior, ius , plus cher , plus précieux.
4. Pens;o , onis , le poids d'une chofe ;
z°. payement ; 3°. l'adion de pefer. •
Ptmion.irius ■, a , um , celui qui eft oblige
de payer , peniïonnairc.
VEHsiuncu'.a , ce , petite penfion.
Pens/cu/o ,-ire , péfer , faire attention à.
PENS/cu^afor , oris; Pmsiculatrix , icis t
qui péfe , qui examine.
PENSTu/un'j , onis, l'adion de pefer, d'exa-
miner.
FEtisiculatê , avec examen , en perant.
PENSù-ror, oris , qui péfe ,qui examine.
PENSiîfitf, onis, examen , compenfation.
Composés,
CoM-P£NSo,-i7r<;, Contre-PEser, Com-
PENser, égaler , remplacer.
CoM-Prusafio , onis, récompenfe, dé-
dommagement.
DE-pEfisuj-, a, um , pefc , payé.
Dis-Penso , -are, adminiflrer , départir ,
ménager.
Dis-PENSafor, Oris, Intendant, Tréforier.
Dis-PEKSiirio , onis, gouvernement, éco-
nomat.
Ex - PENSa ,œ; Ex-Pensu772 ,i, dépen-
fe, fraix.
Ex-PfNSû , -are , dépcnfer , mettre en
dépenfe.
Im-Pe«sî, ce, dépenfc, fraix.
ifA-F£tisus , a , um, grand , extrême ,
cxcclfif j 1». à charge.
DE LA LANGUE LAT. PAR 148^
TRi-PoNDjum , ;; , &
Tri-Pomdo, int'écl. le poids de trois livres,
trois livres pelant.
CtnTuin-?o-iDlum , ii , poids de cent li-
vres, quintal ; i». péfantcur fans nom-
bre , indéfinie.
jEQui-PoNDiu/H , ii ^ contrepoids,
C O M POSÉS.
CoM-PoND^ro ,-a?i;, contrebalancer,'
DE-PoNDero ,-ars , pcfer.
Piv-î-PoNDfrOj-jrff, pefcr avant; z°. exa-
miner auparavant ; 3», préférer ; 40,
pefer davantage ; $",. balancer avec.
SuPER-PoNDero , -ars, pefer cxadement.-'
SoPER-Ponniurn , ii , ce qu'on donne par»
deffus, fur-poids , bon poids,
PAR,
Produire.
De Par. , produire, vinrent diverfes
Familles.
r.
I. Par , Paris, une p.iîre, un cou-
ple, une couple , deux.
Pa«. , Paris , omn. gen. pareil, égal , qui
ii'eft différent en rien , qui égale.
!. PsR/jfio, onis, quittance ; •.". égalité
qui fe trouve entre la dcpenfe & la re-
cette d un compte.
?p.Kiator , oris , dont le compte efl en
bon état , comptable dont la dépenfe
ég.lc la recette.
5 Par. ;ir , m. f, le , n, is , égal , pareiJ ,"
femblable.
Parî/Ùîi , atis , ég.îlité.
Pa R/iiter , adv, également , avec é.-:;a!it^.
Par'o , as , avi , arum , are , éçiîer la
dépenfe de fes comptes à ia recette.
P.\Kifuinus, a , um,pour Pflri/j!/nu.r, fupcrl
de Par.
Pf,Ki:er , adv. enfemblc , avec ; i°. éga-
lement , pareillement , remblableracnt.
.1455
lM-P£HSe , avec dépenfe, z". beaucoup
ÎM-PTns:bilis , e , qu'on ne peut affez pé-
fer, examiner.
Fer-Pesso, -are , confidérjr avec foin.
PtK-pEVSatio , onis , examen fort exaft.
P£R-PE(Jsè, en examinant attentivement.
Re-Pfnsux , a , uni , pefc de nouveau.
Re-Penso , -are , payer , récompenfcr.
Si'PER-lM-PENDrr, -di. Ce denner pour ,
être employé pour , payer pour.
Dis-PENïiifùy, a , ujit, dirpenfc.
Ih-DlS-PEnSatus ■, a , uruy immodéré.
PoNDHj, tris, grandeur, élévation,
importance, crédit; z®. poids,
pelanteur, balance; 30. charge,
fardeau; 4°. peines, embarras ; 5°.
grand nombre.
Fo^Dufculum, i , contre-poids,
PoKD ) , indéct- poids d'une livre Romaine
de Jouie on^es.
PrNi'fr/'-.u , fil- ; Po>iDirofit.}S, tis, gra-
vité , pefanteur.
PcNDTf) , -:jre , pefér ; 1°. examiner.
PoNOfrjror, oris, qui pcfe.
Pond r.itli , onis aû'nn de pefer ; i" le
prix , la phi": grand h luteur de prix à
laquelle une choie puiffe.monter.
PcKD'.ilus, a, Uiii , important , de poids,
pefant.
Binômes.
Assi PoND/a7i , n , poids d'une livre
Romaine, qui n'eft que de douze
onces; une livre pefanr.
Dl -P isDium , Ht') une chofe quelcon-
Di-PnrDuj , ij, > que , qui pefe dïux
Dv-Pf ^oiuw , ii, J livres ; 1°. poids
de deux livres ; 1°. monnoie de deux
livres de valeur ; 4°, mefure de deux
pieds.
Di-Pc>!D(.?riiv.r , a,um; Do-PoNDiflriuj,
IL yUSi ,4a poids de deux livres.
I4S7 DICTIONNAIR
Composés. •
CoM-PARiVw , U , is , égal , femblable,
de même.
Dis-Par , avis , omn. gen. différent , dif-
femblable , divers, qui^ n'eft point pa-
reil ; 1°. difproportionné , inégil.
Dis-Par^ho, o/iù , différence , diverfité;
1°, (éparation.
Vifçarxtio procreatlonis , différence de
produdion.
Dis-PARili; , m.f. k,n. voyei Difpar.
Dis-PAR.Tiir, a , um,p.irr. di Difparo ,
réparé , divifé ; i". contradidoire , con-
traire , oppofé.
Dis -Par fin , orum , chofes qui fe di<-
tln^uent cntr'ellcs , qui font différentes
en quelque chofc , fans être abfolument
oppofées.
■DïS-?AKiUter , aàv. différemment , di-
vcrfcment , d'une façon différente, d'u-
ne manière difproportionnée , inégale.
DiS'PAR.im7n, i, propofition contradic-
toire ; ^°. coniradlâoire, oppofé.
DiS-Paro , a-5 ■> avi, atum , are , divifer ,
Icparer ; i°. dccoupler , dcfaccoupler ,
dèrappareiîler ; 5^ diverfitier; 4°- être
diîfemblable.
Pro-Dis Paro, as.,aû , atum, are, dé-
régler.
Im-Par , aris , inégal , qui n'eR point
pareil ou proportionné ; i°. infuf-
fifant , incapable , qui n'a pas la
force.
lM-PARi/i^ix,«f/s, inégalité, diverfité,
variété ; i". folécifme.
lM-PAR!ter , adv. inégalement, d'une ma-
nière inégale.
Si.p-Par , aris , omn. gen. prerqu'cgal ,
contemporain.
II.
pAT?«i,"^>ayeul,pere, mère, ou
E ÉTYMOLOG. 1^88
autre parent fupérieur de qui on
tire Ton orio-ine ; 2'
fondateur ,
inftituteur , auteur , inventeur ; fon-
datrice.
?\ReniaUs , m.f. le , «. is , de Tes aïeuls ,
père , mcre , &c.
Parentales dies , jours des funérailles des
aïeuls , perc, mère , &c.
?AKentela , œ, parenté , famille.
VAci,entes , um , aïeul?.
VAKentalia, jum , funérailles des aïeuls,
père , mcre , &c. 1°. feftins qui fe fai-
foient aux funérailles des aïeuls , pcre ,
merc , &c,
PM>.ento i-are ;-t(5r, cri, rendre les der-
niers devoirs à ceux dont on tient le
jour.
Pari-Cid! Quûefiores, Juges du Criminel
à Rome.
PARenfi-CiD;T, a, parrlcide;de cœio , tuer.
Famille Grecque.
P R A pour PAR.
^Ahxis , is , pratique , adion , ufage ,
exercice.
PRACTJia , « , ou
PR'.cTi'ce , es , pratique.
Practïcuj , a i-um , qui con/îfte dans l'ac-
tion , qui agit , aaif , qui concerne l'ac-i
tion ; 1°. pratique.
PRAGMafica, œ , Conftitution.
Pragmatica. Sanâio, Concordat.
PRAGMaricwm , i , adc public , affaire
d'Etat.
PragmiI»Vw, i , répétiteur de Droit; 1°;
praticien; j». foUiciteur de procès.
IV.
PAR, mettre au monde.
I . PARiC , is , peperi , tum , itum ,
ère , produire , engendrer , accou-
I cher i 2°. caufer, acquérir.
PARruj,
i.l8p DE LA LANGUE LA T. PAR
PARfax , a , uni , né , mis au monde ; i°,
acquis.
PARifo, oris , T renfantement , les cou-
P/iB.ritudj.,ir,is.f clie5;i''.r.!âioa deinet-
Partkî , ûr, r tre bas, de f.;ire 'es pe-
PARTur.2, cf, ) tiis ; 5°. l'enfjnt d'une
femme ; 4». la ventrée des animaux ;
î". la produftion des fruits, les fruits;
6°, la ponte des oifeaux.
FAKtiinda, ce , la DéclTc de l'accouche-
ment.
V^R'umeius , a , um , qui accouche facile-
ment.
PARrurw, -/>« , être en travail d'enfant;
2°. accoucher ; 3^. produire , faire
édorre.
Binômes,
Dei-Par2 , iB , qui enfante un Dieu.
Poer-Perux , a, um 1 qui fait accoucher.
Pi'ïr-Perî, <e , une accouchée.
Pt'ER PERW/n , /;' , accouchement ; i».
l'enfant dont on efl accouchée.
V.
POR, P U E R , mis au monde.
il. Puer, /, enfant il ".petit garçon ;
3 ".fils; ^^.petitdomeftique ; j <'.
Page. On a die auiïi Por , is ;
POER, /■; PaER«y, z;PuRKJ , /.
Vv^Rulus , i , petit garçon.
PuERiiij- , e, d'enfant.
PoERi iraj, atis , enfance ; i" . manière
enfantine ; 3®. puérilité.
PvtRilittr, puérilement , en enfant.
PuER/à, ce ,
P
P
PuER-AsTfr , rri, qui commence à gran-
dir.
PoEROj-are, devenir enfant.
1. Pvel/us , i , bambin ; petit enfant.
3 . ?ve//a , iE , jeune fille. On a dit auiïi :
Puera , Pufrula , FuelluLi,
Orig. Las.
'uER/à, te , T
'tiERf a , tf , > enfance.
uERiria, ce ,J
t4PO
PuiL/ar/j, e; VvELlatoriu!, a , um , de
jeune fille.
Pur l/o , -are , faire l'enfant.
PiEilnfco y -ère, raieunir ; lO. devenir
fille ; 3*. être rfféminé.
PuEL'rtrirer ; PvEUatjrié , i la manière
des jeunes filles.
VI.
PAR, former , acquérir.
Pako ,-are , i °. former, donner une
manière d'être; 2°. prc-PARer, dif-
pofer ; i°. acquérir.
PARafi;j , a , um , préparé ; 1°. prêt ; 3".
difpofc ; 4°. acquis.
PARa.'ura , « ; ?AKatus ùs , aftion de fai-
re , de former ; i°. préparatif , apprêt ;
5°. ornement, Parutc.
PARjrt , avec préparation ; i». prompte-
ment.
ParuM/ïs , e , qu'on peut avoir aifé-
ment , aifc à acquérir.
PAB,icu!um, i , minute d un aiSe,d'un con-
trat.
PARar/i/m œs , double paie qu'on don-
noit à un Cavalier qui avoit deux che-
vaux.
PAR.!r;i/j , 1/ , entremetteur, intrigant,
courtier , agent de change , maquignon.
PARarorium , li , étui de calice , foit de
linge , foit de cuir.
PAR.-or, oris , acquéreur, qui a acquis.
Co MPOSÉS.
Ante-Paro , as , avi , aturn , are ,
préparer, appareiller, apprêter,
orner.
Ap-Paro , -are , appareiller , mettre en
ordre , tenir prêt, ajuilc-.
Ap-Parj:;{), nis ; ÀP-pARjtHj-, ds , ap-
pareil , prépuratif.
Ap-PAR.iror , oris , qui a foin de l'ap-
pareil , des préparatifs , décorateur,
Ci
i4Pi DICTIONNAIR
Com-Pap.o ,-are , former , arranger
avec ou cufemble -, c'eft-à-dire ,
comparer ; i°. apprcter , aPTortir ;
5 *". régler , établir ; 4°. acquérir ,
acheter.
CoM-PAR,ir;o , onîs , firailitude , compa-
paraifon , analogie , rapport ; z°. appa-
reil ; }". acquifition.
CoM-PAKativus, a, um; CoM-? ^KabUis,e ,
comparable, qui a du rapport ; c'eft-a-
dire , ce que l'on peut ajuftcr cnfemble ,
analogue.
CoM-PAjiarè , cJv.par rapport , refpeai-
vement , en comparaifon.
li^-CoM-?AKibilis, e, Hins égal , incom-
parable.
iM-pARrirw , a , um , qui n'efl pas prêt ,
dépourvu.
Pr^-Pap.o rare, apprêter difpofer.
pR^-PAR.ifJJ, onis ; FK.'c-VARatus , ûs ,
préparation , apprêt.
PR.s-PARjforiuj , a,uîn , préparatoire.
r&jtpAR.iio, de dciTein formé , après s'y
être préparé.
Pro-Fero , -are , faire Yite , hâter , pré-
cipiter.
Prc-Perw , « , um 5 qui Ce prclTe, qui fe
hâte.
PRO-PEP..'znrffl , x,!
TB.o-?ERatio,onis ,?• hâte , emprefTcment.
VKO-FERltUS , ÙSj>
■ PRO-PERanic'r,>
Pao-PERè , / à la hâte : on dit auffi
PRO-PERzf«r, f pra-prci-PERcnrer , avec
pRO-P£Rafo , \ trop de précipicnion,
PRo-PERiZi'(m, "^
PRO-PERifw, a , um , fait à la hâte.
Pp.m Pro-Periw , (i , u'h , trop cmprciïe.
PR.E-Pao-PïR(3,-are, fc hâter trop, faire
trop à la hâte.
PR^-PRo-PERè, trop à la hâte.
Im-Pro-Piro, -are, le hâter d'aller , fe
prefTer d'entrer ; 1°. rcptother , faire
àes reproches.
E ÉTYMOLOG. 14:2
Im-Pro-Peri/^, a y un. , qui ne fe hâte
pas, tardif.
iM-pRO-PERrtruf , a , um ,' fait à ioifir ,
qui n'cil point fait à la hâte.
Ap-Pro-Pero , -are . s'emprefTer de faire ,
s'avancer fort , fe hâter.
Ap-PRO-PERfltKJ- , a , um, fait avec pré-
cipitation,
Re-Paro ,-izre, faire une féconds fois ,
former de nouveau , rajufter , ré-
parer.
RE-PAR(7tor , oris , qui rétablit au ptemicC
état, redaurateur.
Re-PariKIO, onis , rétabliffement.
Rv.-? Af^abilis , e , qu'on peut refaire, ré-
parer ; z°, qu'on peut r'aroir , recou-
vrer.
Ir-Re VAKahilis, e , qu'on ne ûuroit ré-
tablir; î®. qu'on ne peut recouvrer.
Se-Paro )-are , former , faire , ajuf-
ter à part , féparer -, z°. met;re eu
deux , divifer.
SE-PARcfor , oris, celui qui met à part.
SE-PARi-irio, onis , réparation.
SE-pARii;im ,• SE-PARi«é , à part , féparé-
ment.
SE-PARaii/fx , e , qu'on ne peut féparer.
ïti-SE-?ABial>ilis , e , qu'on ne peut fe-
parer.
In-SE-PARuJi/ifer , inféparablement.
ViTU-PERo,-<ire ; 1°. procurer des
vices , des défauts; z°. reprocher ,
blâmer , critiquer ; c'eft-à-dire j
P A Rare-F I Tium , troay et un dé-
faut , préparer de la honte,
ViTU-PERiifio , onis ; Vnv-VivJum , H i
blâme , reproche.
ViTU-PERa£or , oris ; Vitu-Pero , onis ,
ccnfeur , critique.
ViTu-PERaii/fi , e , blâmable , digne
d'être repris.
>4PJ DE LA LANGUE LAT. PAR
B I N O M ES.
P£R-
PEKam
72 .7 mal fait , autrement
PER-PERd , ) qu'il ne faut ; 2 ". fons
y penfer ; 3°. en mauvaife part :
• mot compofé de P a ko, je fais, je
forme , &: de la Prcpofirion Per ,
au-delà ; c'eft-à-dirCj mal, à re-
bours.
Per-Pirux , (T, i/m , mal fait , mal bâti ,
bétc , lot, ftupidc.
w(£qi)i-Paro ,-are , rendre pareil , faire
égal , comparer , faire conforme ;
z". aller de pair.
^Qui-PAR.Tffo, onis , parallèle , égalité.
.fflQi'i-PARaiii;V , e , qu'on peut mettre
en parallèle.
Tem-Pero ,-are , de Paro & de
TE^t ou Tym , qui fignifie feu ,
chaleur en Celtique , rno/-à-/7zo/,
opérer par le moyen de la chaleur ,
ou du feu ; :**. tremper les mé-
taux & les allier , ce qui fe fait par
le feu; 5 ". calmer, appailer la cha-
leur ; 4''. modérer, tempérer ; 5°.
arrêter , ménager , s'abRenir.
TtM-PiRi£J, j'ei , degré de chaleur dans
Tair 5: dans les corps , température ; z°^
tems , failon ; 3^. tempérament , com-
plexion ; 4°, modération , retenue.
TiM-Fz&amentum , i , état de la chaleur
du corps , c'eft-à-dirc , tempérament ;
i°. modération , retenue ; 5". moyen.
TEM-PERa/!.';a , œ , l'aflion de modérer
le feu des pafTions , tempérance, fru-
galité.
TEM-PER.iturfl, a , trempe des métaux ;
1°. température , degré de chaleur de
l'air ; 30. préparation , proportion.
T£M-PER.afio , anis , trempe des métaux;
i4.<?4
1°. alliage , mélange ; 3"'. tempéra-
ment , conrtitution.
TsM-PEaanfer ; TEM-PERatè, avec rcte-"
nue , avec modération.
TEM-PERîfor , oris qui fait allier , me»
langer , tremper les métaux.
VII.
PAR, PER, PRE,
Fruit.
Par qui fignifie produire , porter ,
frudtificr , devint le nom de divers
objers relatifs à ces idées ; &: com-
me ces noms entroient (ans ceffe
dans le lancraçre , ils s'altérèrent
fans peine en Per, Pre, Pri , S<c.
I.
Para-Diswj, mof-ii-ffzo/, jardin dé-
licieux , aujig. le Ciel , le Paradis ,
le féjour des Bienheureux.
Les Orientaux le prononcent
Fer do us , àe Fer, Fer , Var ,
Par , verger : & de Du , Dou ,
doux , délicieux.
PARA-DiSeuj, a, um , de Paradis , qui
concerne le Paradis.
1.
PERi-STer<z , en Grec , colombe , oi-
feau de Vénus ; de Per , fécond , &
de Sr,qui eft : on ne pouvoit mieux
les défigner.
PER.i-STERo-pu/io«, i, pigeonneau.
PERi-SxERo-fropAium , ii., colombier.
Peri-Sterm;!, onis , colomjier.
pERi-STERïon , i , Se
PERi-SïEReoj , i , verveine , plante-
A-Pri/Zj , is , mois d'Avril ; du mot
B 5 ij
I4P? DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 149'^
Péri , fruit , produire ; parce que
c'eft le mois où la terre fait for-
tir de fon fein les produdions de
toute cfpéce : auffi ce mois croit- il
coiifacré à Vénus appellce en Grec
A-PHRo-DiTê , mol- à-mot , la Dcef
fe des fruits & des produdions,
4"
Pa-Pyr/^5, i , — Rum , i , plante
d'Egypte , qui venoit dans des
lieux humides , & dont on faifôit
des voiles , des cordes , du Pa-
pier , mot lui-même altéré de Pa-
pyrus ; celui-ci eft compofé de
l'article Or. P, & du primitif Pyr ,
Per , produdion.
Le Papyrus,}paT toutes fes pro-
priété? , croit pour l'Egypte une
produdion par excellence.
TA-FvKaceu! , a , um , fait de l'arbrifTeau
d'Fgypte appsllé Papyrus,
?A-VYB.eus , a, um , de l'arbrifTeau ap-
pelle Papyrus-
PA-PïRJ-Pkr , a,um , qui porte , qui pro-
duit l'arbrifTeau nommé Papyrus,
Pa-Pyr/o , enis , lieu où croifTent ces ar-
brifTeaux appelles Papyrus.
5..
PiRKi , i , poirier : // défignou dans
forigine un arbre fruitier en géné-
ral,
PiRum , i , poire.
pyRerum , i , lieu planté de poiriers.
6.
Iso-Pyruot, f s nom Grec d'une efpcce
d'haricot ; compofé d'Isoj' , égal , & de
Pyr , nom des plantes les glus utiles à
lliomme.
PoRRtt/72 , i , — Rus , i , porreau ,
plantî bonne à manger,
PoRRwa , Xy planche ou couche de [or-
reaux.
PoRRacsuj , a , um , de porreau , porracé,
§.
Prunkot , i , Prune , fruit,
Prin:;^ , i, prunier , arbre,
PRUNei/ii , « , prunelle , fruit,
PauNeZ/um , i , pruneau , fruit.
?RvtieUus, i , petit prunier , prunier faU'
Tage.
PRiNsfum , i, lieu planté de pruniers.
PRUNfiij , a , um , de prune , de prunier,
PauNfoii, orum , petits champignons.
9.
i.Pra/«ot,i, pré, prairie, motà"
mot , terrein produûif.
?KAiulum , i , petit pré.
PR/\Te^_/zî, 7n.f.fs,n. is , de pré.
1. De Pratum , pré , couvert de ver-
dure , fe forma la Famille fuivante ,
le nom même de la verdure en La-
tin & en Grec.
PRAsind, «, terre verte, cendre ver-
te , couleur pour les Peintres.
PRAsina fa6lio , onis , la fadion de la
livrée verte aux courfes du Cirque à
Rome.
PRAsinam , a,um, habillé de verd , de
couleur de porreau ; i?. verdi , peint
de verd.
PuASmianus , a , um , qui eft de la faftj«n
de la livrée verte , ou qui la favorife.
PK\sinus ,a,um, verd de porreau , cou-
leur de verd de porreau.
Praszuj , ii , prime-émeraude , pierre
précieufe.
fKASocurides , dum f TcrmifTeaux qui man-
T4P7 DE LA LANGUE LA T. PAR 1498
gcnt les porrcaux ; du Grec Praf-.i ,
porrcau , à caufe de Ton beau verd.
fKASCïdes , is , forte de pierre précîeufc
de couleur de verd de porrcau.
I o.
Famille Grecque.
De PHER, porter.
Ana-Phor^z, «.f, anaphore,repnfe ou
répétition de mots , figure de Rlic-
thorique; z". afcenlîon oblique des
fignes; 3 '. fecours; 4°. élévation,
enlèvement en haut ; 5 °. raport
d'un crime ; 6 '^. respiration & éva-
poration des odeurs.
Ana-Phortut , a , um t anapîiorique.
AnaphcTicum hoTologhim, cleplidre , hor-
loge d'eau , horloge d'hiver.
Adia-Phor;4 , X , indifférence.
Epi Phor.î , a , inflammation des yeux
avec larnioyement , tluxion , cours des
humeurs fur quelque partie du corps,
Hexa-Phor/ , orum , dx. porteurs d'un
même fardeau.
Hexa-Phoru/b, i, litière portée par (îx
hommes.
Meta-Phorû , a , métaphore ; fgure de
Rhétorique.
Prononcé P o r.
EM-PoR/'um , i; , foire , marché.
EM-PoRer/fW , a , um , de marché , de
marchand,
VIII.
PARS, parc , portion.
De Par , paire , fe forma Pars ,
portion , part ; d'où ces dérivés.
1. Pari«, etis, mur, nauraille , pa-
roi ; elle fcrc à féparer.
PAR/en'.T*, arum , mafiires, ruines , relies
d'anciens murs ou murailles.
PARiBTrtri.i , (T, pariétaire, p/arz/f,
i. Parc^î, iT, parque , deftiii , fort,
fortune , deftinée ; uiot-à-mot , la
portion , le lot de chacun; i". for-;
te d'oifeau.
Parca. nuhïla , fâcheufe defiince ,
malheureux fort , deftin peu fa-
vorable , mauvaile fortune.
pARCdî?, arum , les trois Parques, C/c-
t/io , Lachejis , Jtropos,
i.
I. Pars , Par//j, part , partie , por-
tion , côté ; 1 '^. comnnCdon, ordre,
devoir , emploi , office ; 5". ran^f,
crtime ; 4°. rôle, perfonnage.
Pars bona hominum , la plupart des hom-
mes , une bonne partie des hommes.
i . Part/i: , is , ivi , hum , irs, Se
PARTior , iris , itus fum , iri , partir ,
partager , divifer , diflritucr par par-
ties.
PAKTitê ,aflv. avec diftribution , en divi-
lant , en faifant une divifîon par parties.
PART/Vio , onis , partition , partage , divi-
fîon; 1°. l'adion de faire les parts , ds
réparer par parties ou par lots , Sec.
PARTifo , adf. par parties , par portions,
PARTirûr,orif , celui qui fait les parts ,
qui partage , qui diftribue , qui divife pac
portions.
PARTim , adv, en partie , la plupart , une
partie.
Partîm amkorum , une partie de mes amis,
PART«^r;o, adv. voy. Partirè.
?AKiidrius, ii, qui tient une ferme à moi-
tié.
PARriariiis ,a, um. , qui fe partage pac
moitié.
3. l'A^ricula, ^, particule , parcelle.
H99
DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG.
ÏJCQ
petite portion , petite partie.
Particu/a aurœ diviiiœ anima , l'ame
eil une petite partie du fouftle di-
vin.
pARTifiz/an'j- , m.f. re , n, is , partlcjîicr ,
terme de Philofophie , qui n'cfl niur.i-
verfel , ni fingulicr.
FARriculatim, adv. par parties , par par-
celles , en détail , par le menu , par piè-
ces , par portions.
V.\KTlculo , onis , co -héritier.
Ft.KTiciis . ;V; , marchand de défail , qui
vend en àétail.
TartiHs , m.f. le , n. is , divifîble, qu'on
peut partager.
B I N M E S.
Parti Clp^ , ipis , participant , qui
a part , à qui on a Tait part , qui
prend paît , qui participe , qui par-
cage avec , compagr.on , compa-
gne , complice, à qui l'on ccmmu-
liique.
Pariiceps pndoris ac verecundice, qui
a de la raodeftie.
Parti- Cl Pario , onis , participation , part.
PARTi-Cipia/ij , m.f, le, n. is , de parti-
cipe.
PARTi-ClPium , ït , participe d'un Ver-
be.
Parti-Ci PO , as , iwi , atum , are , faire ou
rendre participant , communiquer, faire
part ; i". participer , entrer en partici-
pation , partager avec.
CoM-PAKTi-CEPy , cipis , omn- gen. qui
efi participant ,qui participe avec.
Composés.
CoM-PART/'or , iris , lit us funi , iri,
partager enfemble.
Dis-Part/o ; Dis-PARTior ;Di5-Pertio ,
is, iyi,ituin, ire , &
Dis - PE^rior , iris , iras fum , iri ,
diilribucr, divifer , partager , partir . dé-
partir , donner partie â l'un , partie à
l'autre.
lM-?ARTior, fr/j, iri, voy. Imperdor.
Im-Pïrt/o , is , iii , itum , îre , &
Im - PiRT/ur , iris , nus fum , com-
rruni-jucr , faire part , départir , procu-
rer , oftroycr.
iM-PERTifuj , a , um, part. d'Imperdor.
Multi-Fart/Vu^ , a, um , divifé en plu-
iîeurs parties; z". partagé entre plu-
fieurs.
Bi-FARritus , a t um , partagé en deux.
1kter-Part;o , is , ivi , itum , ire , diftri-
buer , divifer , partager entre.
TRi-PARTifuy , a , um , parti ou partagé
en trois parties , divifé en trois parties.
Tai-PARTifo , adv. en trois paits , en trois
parties ; ; i". par trois endroits.
Tri-Partità aggredi , attaquer par trois en^
droits.
NÉGATIF.
Ex-Perj, rtisy qui n'a pas, qui man-
que , dénué , dépourvu , qui a per-
du , qui efl: privé, qui n'a point de
part , libre , exempt ; z°. qui efl
lans expérience , qui ne {(^ûi rien,
?•
PoRT/'o , onis , portion , partie.
VoKtiuncul.i , ise , petite portion , petite
partie ; i«, poniuncule , lieu en Italie.
Pro-Pcrtij , unis , proportion.
PRO-PoRTfû/îfl/i'j, m. f. le , n. is , propor-
tionnel , analogique,
Pixo-PoRTionalitas, atis , analogie.
PR'j-PjRriona/irer, adv. proportionnelle-
ment , avec proportion.
PRo-PcRT/o/2.îrt;j' , a , um , proportionné ,
qui a de la proportion.
i;oi DELA LAN G
4-
PARC, épargne.
De Pars , parc , (?>.' Ago , mettre, fe
forma cette Famille :
Parco,/j, peperci ou para, par-
fum ou parcïtum , ccre ; mot-à-
mot , mettre à parc , en réfcrve ,
épargner , ménager ; avoir des ré-
fcrves , de la retenue ; en ulêr avec
modération; z". pardonner ; 30.
s'abftenir.
Parcux , a ,um , épargnant , ménager ,
z°, avare , mefquin , Jadre.
Parcs, crfi. avec épargne, frugalement,
fobrement; avec retenue , réferve ou
modération ; 1°. mefiiuinement, chiche-
ment.
Parcs pareil! ,vihin , mefquin , laJre.
Varciùs àkere , parler plus fcbrement ,
avec plus de réfcrve.
Pardjjimè potejlatem aqueefacere , ne don-
ner qùë très-peu d'eau,
Vi Kcendus , a , um , qu'il faut épargner,
à qui il faut pardonner , dont il faut s'ab-
ficiiir.
PAP.cens , lis , omn. gen, qui pardonne ,
qui épargne, qui s'abflicnt.
PARci-LoQuium , ii, rélervc , retenue à
parler.
PARci-MoNza , œ, épargne, ménage,
économie 1", réferve , retenue.
PARci-PRomuj-, a , um, économe, épar-
gnant , ménager.
PARcifuj , atis, modération , &;c. yeyez
Panimonia.
Composes.
i.De-Parc«j, d, urn , ép:irgnant ,
avare.
Tri-Parcu^, a, um^ très-chichc , fort
épargnant.
PtR-pAKce , adv. très - mefquincmeni ;
U E LAT. PAR i;o2
d'une manière trop taquine; avec trop
d'épargne,
rR^E-PARc.'i.î', a , um , trcs-chiche , très-
mefquin , avaricieux , avare.
i. Com-Parco , is , rji, rj'u/n , cere ,
épargner, ménager, amalTer en
épargnanc, retrancher par épargne.
Im-Pcrco , îs , ers , voy. ?arco.
Re-Parcu, is ,Jl, ère, épargner.
Parsi-Mon/.-z , a , voy. Y'drcimonia.
Parsi-Monicw , a , um, voy. ?arcui,
?AB.Sus , a , um , part, de ?arco.
NÉGATIFS.
De Per , PoR, portion , parcage ,
fruits , richelTcs, & de la privative
Grecque A , fe forma :
A-Por/o ,-artf , appauvrir; réduire
dans le befoin , dénucr de tour i
1 ''. douter , erre embarralTc.
A-PoRta, X , perplexité , inquiétude ,
douce.
k-Vo-hiaiiot onis , pauvreté, befoin,
2.
De Per , richefles , &: de Pau , peu ,
fe forma cette Famille Latine.
Pau-per. , eris, ior , imus , pauvre ,
indigène , néccllîreux.
Pau-Pero ,-are , appauvrir , rendre pau-
vre.
PAu-PERiej , ei ; PAU-P£R'a;> , adf , pau-
vreté , indigence ; 1°. dommage caufé
par les bétes ; jo. DéefTe de la pauvreté.
Pau-Percu/w , a,um, fort pauvre , mi-;
férable.
PAu-PERr;m;j ,a, um ; Pkv-Vïîms , a ,
um , indigent , pauvre.
DE-PAu-PER(3,rtre , réduire à l'indigen-
ce.
i;o5 DICTIONNAIR
PAR, PER, VER,
Le travers , ce qui partage (S 5).
» Par, delà même Famille que Bar,
» broche, défigna, le travers , l'ac-
« tion de traverfer , de fe mettre
..- à travers , de partager , percer ,
„ déchirer, ^c. De là nombre de
» Familles,
I.
PER, à travers.
FtR devint une prcpofîtion Latine qui
dcfigna les rapports relatifs à l'idée
de traverfer , d'être en travers.
PiR medics hoflci, à travers les enne-
mis.
Per omnes dies , à travers tous les
jours , c'eft- à-dire, tous les Jours ,
chaque jour.
Elle fignifia par extenfion , le
raport de moyen & de caufe.
Per adopùonempater , père par adop-
tion.
Et un rapport d'époque.de tems,
pendant lequel , à travers lequel
arrive un événement.
Per annonam caram, pendant la cher-
té.
Per noclem , de nuit.
i.
I. Per4, œ, ) valife ; elle fe met à
Bero , onis , ) travers le cheval; fac,
poche, beface.
PïRuJiZ, «, gibecière , petit fac ; i". pe-
tit ventre.
a, Verm, zfliê'c/. broche , dard, ja-
velot.
E ËTYMOLOG. 1^04
I ViKuculum , i , petit dard.
Vmurum , ! , dard court 8c mince.
VF.s^'itu! , a , uin , armé de dards courts &
légers.
Vrarf/z;! , «, dard long ; fonde de Bura-
lifte , de Commis.
n. PERjdcfignant une barre, un verrou ,
& s'.ilTociant avec O B , devant ,
fous les yeux , forma le verbe
O-Per/o , rui, ,pertum, ire , fermer ;
1°. couvrir ; j*. feindre, diflîmu-
Icr , //2or-à//2or, ie mets la barre
devant , par confcquent je ferme.
O-Percu/o, an,atum, are, couvrir; i»;
mettre un couvercle.
0-?tKculatus,a-, um , couvert , qui a un
couvercle.
O-PiRculum, i , couverture, couvercle.
0-?iKimentum , i , enveloppe , tout ce
qui fert à fermer, à couvrir.
O-Prafa , orum , chofes cachées.
O-PERtanea , eorum , facrifices fccrets.
O-Vt-Rranei , crum , Dieux auxquels on
facrifioit en fecret.
O-ViK'aneus ^ a , um y qui fe fait en ca-
chette, à couvert.
O-PERfu/fi , i , lieu fecret , oiî l'on célé-
broit les myftères.
O-PERrorium , il , couverture, tapis,
couvercle.
O-PERtu^ , a , um , fermé , couvert ,
caché.
O-PER'e , en cachette , couvertement.
O-Per/o/- , opertus fum , iri , ou op-
perior , verbe qu'on regarde com-
me déponent & qui fignifie atten-
dre; mais au fens propre il efl: paflîf
& fisnifie être barré, être arrêté par
une barrière : ce qui oblige a atten-
dre.
Ad-Oper!i? Are , couvrir , cacher.
Ad-0-Per«^ ,
!
ijor DE LA LANGUE LAT. PAR 1^06
AD-OPER.fuj-, a , um, couvert , voilé.
Co-o-Perjo ,-frf , couvrir ; i°. accabler.
Co o-PtP.cu!um : ; Co-c-PF-Kimennim , i ,
couvercle , couverture.
Dis-co-Opkr;o, -irf , découvrir, ôter le
couvercle.
Dis-co-OftRtus , a , um, découvert.
III. Le même Per défignanc un ver-
rou, une barre, & s'alTociant avec
la Prépoficion ^ , qui dcfigne Tidée
d'ôrer , d'enlever , forma le verbe
A-Per/oj/zî , er:iim , ire , qui fignifie
mot-à-moi , j'enlcve la barrière ; je
l'ôte ;par conféqueat , j'ouvre ; i".
je découvre, je mets en évidence ;
3 ". éclaircir , expliquer , manifef-
ter , mettre au jour.
A-pERr;o , onis , ouverture, adion d'ou-
vrir.
A-PrRre , ouvertement , fans déguifc-
ncnt, publiquement.
A-PERfi/m,z, rafe campagne, plaine,
place publique.
A-P£R/«j ,a,um , ouvert, débouche,
nud ; 2°. découvert, démafqué ;
l^. clair, net, évident ; 4°. franc ,
luicere ; 5*. ferein.
Ad-Aperzo , irc , ouvrir , découvrir :
2.^. donner de l'air, déchaufl'er
un arbre.
Ao-ApERti/fj , e , qui s'ouvre , qu'on peut
ouvrir.
AD-A?iB.'us,a,um,onYert, découvert, dé-
chauiré par le pied.
ln-Artif.:LS,a,um, qui n'cll point ou-
vert.
II.
CoM-PEn/o,-/r«, apprendre , acqué-
rir , trouver , découvrir.
CoM-PERrè , ouvertement , clairement.
Orig, Lat,
CoM-PpRfw , (î , um , certain , connu,
Tçu , découvert ; lo. convaincu.
Re-Per'o , is ,peri , pcrturn , ire , trouver,
rencontrer.
Repsrire cauf.is , trouver des excufes , des
prétextes , des raifbns.
RE-PFRT!f/i;j- , a ,um , trouvé , qu'on a
trouvé ou qu'on trouve.
R£-PERTiir , oris , inventeur , qui trouve ,
qui découvre le premier.
RE-PFRToria/n , i: , inventaire , répertoi-
re , regiftrc.
Re-Perti;/?!, i , invention , chofe qu'on
a trouvée , trouvaille.
lN-CoMPER.Twy , ,2 , ivm , qu'on n'a pas
trouvé, dont on n'eft pas afliiré , qu'on
ne connoît point , incertain , inconnu.
iR-RE-PcRTiij ,a,uin, qui n'apas été trou-
vé.
III.
PsKitus , a , um , fâvant , expéri-
menté : habile : mot à-mot , qui a
palfé par les épreuves , qui a une
grande expérience.
P£Rif!.i , s , (avoir , fcience ; i". habile-
té , intelligence ; 5". expéri-nce , ufage,
PERffe , favamment, adroitement.
PpR-PER/ruifo , inis, ignorance , imperti-
nence , bêtife, flupidité , fottife.
PER-PERffiij-, a, um, très-habile, très-ex-
périmenté.
OMNi-PERi'fuj , a , um , qui fait tout ,
qui eft inftruit de tout, qui a connoifTan-
ce de toutes chofes , qui n'ignore rien.
lu-?t.Kirus ,a,um , ignorant, mal-
habile, qui n'eft point intel!ir-ent ,
qui n'a point d'expérience , grof-
fier, butor.
îu.PiRiù , en ignorant , mal-habile-
ment , groOTicrement, (ans art, en
homme mal inftruir.
,jc7 DIGTIONNAIR
iM-PtKÏtia , œ , inexpérience , igno-
rance , défaut d'intelligence ,
manque deconnoitTance, mal-ha-
bJleté , bètife , groffiéreté.
IV.
Ex-Psaior , ertus Jum , iri , mot à-
mot y être forti des épreuves, être
paOTé à travers ; avoir éprouve ; â°.
éprouver, effayer, tenter, fonder;
5 ". faire une rcnrative.
Ex YiiKiemia-, x , Ex-FiRimentum,i, habi-
• leté acquife par l'épreuve , expériene» ;
z°. épreuve , effai \ i°. long ufage.
E\-F tKs y tis , Tans expérience, qui ne
fait rien.
Ex-PïRror , crfj- , cnaycur.
Ex-PERii(i , on'u , expérience , épreuve ,
eflai.
Ex-?ÉRtus ,a , um, qui n'a point départ ;
z'.Cins pairie, étranger. Ce mot eft
compofé de Parî , PARrie.
iN-FX-PrRfuj , -•:, um, qu'on n'a pas ef-
ra)c , tenté,
V.
P I R , tentative , piège.
De Per fe forma le Grec ViiKa , ren-
tative , crtort ; piège, fourberie;
d'oi'i ces mots Grecs- Latins.
I.
fiKata , œ , voleur fur mer , cor(âi-
re, pirate.
PiRûtics , œ , piraterie.
ViKaticus , a , util , de pirate.
ARcHi-PiRata , x , chef de pirates.
1.
Cat^î-Piro i-arcy tenter extrêmement.
CATii-PiRarer , is , fonde.
Em-Pirîcuj , i , Médecin empirique qui
fe conduit par la feule expérience.
E ETYMOLOG. 1^08
EM-PiR;ct , é.v , Médecine qui n'eft fondcî
que fur l'expérience.
S,-M-?iskifma, iiris , conclufion , épilo-
gue.
VI.
POR, pore.-
PoKoJîias , atis , porofité.
PoROSuj-, a ,um , poreux, plein de po-
rcs.
?omfmi , ans , conféqucnce qui fuit né-
CciTairement de ce qui a été arancé ,
propofition qui emporte une conféqueii-
ce néceifaire par ce qui a été démontré
auparavant ; 1°. ouverture de l'efprit ,•
50. corollaire.
Dr A-PoRf/Zj,ij, doute , figure de Rhéto-
rique.
VII.
P E K-Eo.
De Fer , à travers , & de Eo , aller , fc
formèrent ces mots :
Per-Eo , iiyitum, ire, mot-à-mot,
]»aflrer à travers , s'évanouir , pé-
rir , fe perdre , être perdu ; i».
mourir.
DïPERey,-;Ve , périr, être perdu; i"^
lanfuir; ;°. aimer éperduement.
Dis-PtKeo, is ,rivi Se rii, yeritum, ire,
fe perdre , être perdu , périr , dépérir ,
fe détruire , être détruit.
Difperii , je fuis perdu , c'eft fait de moi.
VIII.
PER-DO.
Perdo , is , didi , ditu/n , dere , perdre ,
faire une perte ; 2°. gâter , cor-
rompre , débaucher ; 5°. ruiner,
détruire ; 4°. diffiper , dépenfer ,
prodiguer.
?kKDua.xint pour perduant ou perdaiiu
i;op DE LA LANGUE LA T. PAR
Fïi\D:tio , onis , perte , ruine , dcftruc*
P£RD/f(ir, cris, dcilrufteur , qui rfnvcrfe,
qui ruine,
rt^^Derdus , a , iim, qu'il faut perdre,
qu'on doit perdre.
Composes.
Pi-Phrco , is , diJi, dltum, ère, per-
dre , faire une perte.
Dis-PïRt'n , j'j , àîii, dltum , dere,ptT-
dre, ruiner, détruire , défoier , difll-
pcr , confumer.
Eis-PFKDff/o, onis , deftruaion , dcfola-
tion, ruine , perte , dégât.
ImPî RDi-uj,d , u^_, qui ne s'cft pas per
du, qui eft écliappc d'un danger.
IX.
P A Keo.
Par-Eo , ui , ère, paroître j x •. obéir ;
3 *. s'aiïujectir.
Composes.
A?-?hKto ,es , rui , rirum , ère, apparoî-
tre , paroître , (e montrer , le préfentcr
à quelqu'un , être vu, fe faire voir ; z^,
être évident, être manifefle.
Ap pARif/o, onis , fonâion, emploi d'ap-
pariteur ou de liftcur ^ préfentation d'ap-
pariteur ou de lideur devant les Magif^
trats ; i". dans les Auteurs Eccléjiajii-
ques , apparition.
Ap-PAUitor , oris , HaifTier , Sergent ,
Fortc-mafTc , Mafïïer , Bedeau , Clerc ,
Hoqueton.
Ap-pARirorium , ii , 8t
Af-F Ai^iturx , ce , voyez Apparino,
Com-Par^p, es , Tui, ère, paroître, com-
paroure , fe faire voir , fe montrer , l"c
prélenter ; i», fubMcr , être en natu-
re.
a. VK-R-ens , lis , obciiïànc , qui obéit ,
qui s'affujectit.
fin-PARM.r , tis , omn. gen. dérobéiiïint ,
qui rcfufe l'obéiiTance , qui ne veut point
obéir.
iM-PARenriit , œ , défobéifTance , refus
d'obéir , révolte , rébellion , indocilité^
XI.
PORT^, Porte.
PoRTd , cf , porte ; défilé , gorge.
PoRTu/<z , (ï, petite porte , dimin. de
Forta.
Port/ci/j , û.r, portique , porche , galerie
ouverte &: foutenue de colonnes par un
côte;:", ailes ou bas côtés d'une Eglife.
PoRT»V(2f/« , o/;;V , difpolTtion d'un porti-
que, d'une galerie ; i°. efpécc d'encain-
te autour d'un tombeau.
PoR.TicK/a , ce , petite galerie.
XII.
PORT, porter.
Porto , as , ayi , atum , are , porter .
tranfporter , voiturer.
PoRTiî/ii , tis , omn. gen. qui porte.
PoRTarius , ii , portier.
PoKTatio , onis. Se
PoRTjfû/ ,-ûs , port , tranfport , voiture ,'
l'adion de porter.
S-?oB.ra,œ, corbeille, panier, cabas.
S-i'oKTella , œ , petite corbeille , &c. i»,
ce qu'on fervoit au deflert dans une cor-i
beillc.
Composes.
Ap-Porto , as , avi , atum , are , appor-
ter , amener , tranfporter , voi-
turer , charrier ; 2,**, caufer , être
caufe ; donner occaiîon, lieu, fu-
jet.
Ap-PoRT(zrio , onis, apport , voiture,
tranfport , charriot,
As-PoRTo, as, avi, atum, are, tranf-,
porter, enlever , apporter emmener.
C 5 i]
i;ii DICTIONNÂÎR
voiîurcr , charier, e;r.porter d'un iicu à
va autre.
As-PoRT^ndus , a , um , qu'on doit tran.^
porter d'un lieu à un autre.
As-PoRTOt/o, onis , tranfport d'un lieu à
un autre , voiture , charriage.
CoM-PoRT(zn'o , onis , tranfport , voiture.
CoM-PoRTo , flj , avi ^ atum y are , por-
ter , tranfportcr , voiturer.
De-Porto , as , afi , atum , are , porter ,
voiturer , tranfporter , charrier , con-
duire , amener; i". bannir, exiler, en-
voyer en exil.
T)E-?ORTatio , onis , charroi , port, tranf-
port , voiture; ic. bannifTement perpé-
tuel,
T.x-VoRT a'.us, a, um , part, de
Ex-PoRrc , as , avi , atum , are , porter
dehors , tranlportcr , emporter , en-
lever,
Im-Porto , as , avi , aium , are jtranf-
. porrer , voiturer , mettre dedans ;
1°. apporter , caufcr.
I.M-PoRV.i^i/i^, m.j. h , n.is, qu'on ne
p;ut porter.
Xu-YoRrranêùis , a-,um ., qu'il faut tranf-
porter , voiturer.
Pr^-Porto, as , avi , atum , are , porter
devant.
Re-Porto , as , avi , aium , are , reporter ;
z°. remporter, gagner , acquérir ; 3°.
rapporter.
SuP-PoRTO, as , avi , atum , are , porter ,
tranfporter ou voiturer en cachette.
TRANS-PoRTrttzo, onis , tranfport , l'ac-
tion de tranfporter , ou de transférer.
TRANS-PoRTaîuy , a, um ,part. de
Trans-Porto , as , avi , atum , are , tranf-
porter , transférer, porter ou faire paffer
d'un lieu à un autre ; i". exiler, relé-
guer.
E ÉTYMOLOG. i;i2
XI II.
P O R T«^ , Porr.
VoKTus , lis. Porc de mer , havre j i'\
afyle , refuge.
PoRTuq/ùr , a, U7n , où il y a des ports ,
des havres en quantité,
PoRTHmeus , mei , batelier , pafTeur, foit.
dans une nacelle , foit dans un bac; 1*.
furnora de Caron.
PoRTifio , onis , port, tranfport, voiture,
PoRTito , as , avi , atum, are, porter.
PoRxiror , oris , batelier, paiTcur, foit
dans une nacelle, foit dans un bac ; 1°;
receveur d'un péage.
Porn'ïor Orc/,Charon;- Urfa,\oytz Bootes.
FoKTorium , ii , pafTage , ce qu'on donne
à un batelier pour paiïer;i°. douane, ou-
impôt fur le palFage , fur l'entrée , fur
la fortie.
FoRTifculus , i , Comité de galère ; 1°. fâ
baguette,
PoKTumnus , f ,Portumne , furnom de
Mélicerte , devenu Dieu des ports.
VoRiumnalia , ium , fêtes Se jeux qui fe'
célébroient la nuit tous les cinq ans dans
rifthme du Péloponèfe , à l'honneur de
Mélicerte , furnommé Palémon & Por-
tumnc.
NÉGATIFS.
I . Im-Port«o/«^ , a , um , où il n'y a
point de porc , d'ancrage ou de
mouillage pour les vaifleaux.
I.u-PoRT«?;«^ , a , um , importun, in-
commode , fâcheux , fatiguant ,
qui vienc à contre - tems , en-
nuyeux , infuportable , odieux.
liA-Vov^-runitas , aiis , importunité, mi-
nière importune , contre-tems.
iM-PoRTunè , adv. mal-à -propos , à con-
tre-tem5 , hors d« tems Se de faifon |
DE LA LANGUE L AT. PAR i p^
d"une manière fatiguante , importune v
f.kheule.
P E R,
élevé.
De Pur , pour Fer , Her, ]'ofter , éle-
ver , vinrent ces dérivés.
1. PrFNd, c-p, jambe , parce qu'elles
font élevéesji ''.iambon;5°. lepied
( d'un arbre; 4'^. poilfoii à coquille,
' ainfi nommé à caufe de ià forrae.
Ex- Peu^p, -are , couper les cuiffès.
2. p£RNio , onis , en{;elurc aux jam-
bes , inu!e aux talons.
V iR.v.iuncu}us , i, le même.
CoM-PtB.nis , is , qui a les pieds tournes
en dedans,
3. P£3.n/.\- , icls , qui a les pirds lé-
gers , des jambes minces ik gran-
des , qui peut bien courir.
PERNic/r.ij , <2?j j , vitcïïe.
PîRN.'ci'fr, légèrement, avec vîtefTe.
4. Per(), onis , guêtres , bottines,
fourreaux de jambes.
j*. ViKTica, ce , perche , long bâton ;
2 ''.perche, mefure d'Arpenuur.
FrKTicdlis , m,f. le , n. is , propre à faire
des perches ou de longs butons.
'PrRGu/a, (E , balcon , galerie en faillie
hors d'un bâtiment ; 1°. échoppe , bou-
tique adoflée à un bâtiment ; 3 ■", treille ,
berceau ; 4*^. école publique.
TERculanus , a,um,dc barreau, de treille
ou de treillage.
SPAR.
De Par , broche , pique , lance , vint
la Famille Celtique ;
Spar , lance , trait , javelot :
En Angl. Spear-, en Latin ,
!ï'. SpARwffj ji ; — rus,i, trait, javelot.
S-Pari/j , i. Si
SPARilitS , i, (brtc de poiflbn de mer.
S-Pir-Archi^j, i , Capitaine de la pre-
mière compagnie des LA^;cE^Ml.s de J.\-
vflot d'une légion.
1. S-Parti/;/!, i, jonc, plante à longue tige
& (ans feuilles, comme une Piquf , dont
on fait des cordes , des nattes : genêt.
S-PARTûrfum , ii , lieu planté de genêts,
S-pARTeuj , a ,um , fait de jonc.
^-pARTeolus , i, corde faite avec des brins
dp genêt,
S-pARTfo/i , orum , gens habillés d'étcfles
S: de foulicrs de corde , & qui fcrvoient
à Rome pour faire le guet & pour étein-
dre les incendies.
S-PARTariuj, a , um , qui fait des cord'?-!
avec du genêt ; z^. forte d'oifeau de
proie.
A S-P E R ,
âpre , piquant.
De Per , broche , pointe , Ce formè-
rent divers dérivés.
I.
As-Per ,a,um, piquant , hérilfé , ra-
boteux , A-Pae -, x°. auftère , féve-
re , rigoureux.
As-Peru^o , inis ; As-PERuh , œ , gratc-
ron, herbe pointue.
As-Pero , -are, faire une pointe à; aigui-
fèr ; 1°, hérifTcr , rendre Aprc , rabo-
teux ; 3°. aigrir, irriter , exagérer.
As-FiKîtas, atis ,^ le piquant, ce qui eiî
As-PKedo, inis , > piquant , inégal , ra-
As-Fuitudo , inis ,j boteux ; z°, ÀpRer/,
aigreur ; 3°. rudeffe , dureté ^ 4". im-
politeiïe , mauvaife humeur.
As-PRf(UTO , '»un lieu piquant , hérifTéds
ronces , de pointes.
As-Perê, d'un air piquant , avec rudefTç;,
auftcritéî
DICTIONNAIRE ETYMOLOG. ip<?
Composes.
Ex-AS~?EKo,-are , donner du tran-
chant , du piquant ; i°. rendre ra-
boteux , inégal -, 5°. aigrir, irriter.
Ex'As-pER!!'or,or;j,-Ex-As-PERa?r;rwVù,
qui rend piquant , rude; i". qui irrite ,
qui aigrit.
PER-As-Per , a , i/m , fort rude.
SuB-As-Pfr, a, um ,\in peu rude.
2..
P O R. Cas , Porc , Cochon.
Du même Per , pointu , vint le nom
Latin du cochon , à cauie de Ton
niufeau pointu, dont il ie fert pour
fillonner la terre.
I .PoRcwi , i , cochon ; AlUmand ,
V) .Kv.ch,V>oKch\ vieux Grec noP^sc,
PoRKos -, 2" ■ homme fàle , glou-
ten.
YoKcûlu-i , ; ; VqkcuIus , i , petit cochon.
VoKCd , X 1 truie.
PoRcide/ia , œ , une petite truie.
FoKc-Eira , a , jeune truie , qui n'a porté
qu'une fois ; de Et , Eros , un an.
VoRcarius , a , um ; ?o&dnu! , a, um,de
cochon , de Porc.
VoKcils , ilis , établc à cochons.
3 . VoKcarius , ii , porcher.
Vo&cinurius , ii , qui vend de la chair de
cochon ; chaircuitier.
'PoR.ri-Cida ,s, couteau de chaircuitier.
FoKculawr , oris , engraiffeur de cochons.
Pf RfùJctie » onis , engrais de cochons.
3. VoKca , ce, fillon , parce que le
porc fouit, creufe , laiDoure; i°.
fillon de Vénus.
PoRc//or , oris, qui fillonne.
Tos^culetum , i , fiUùn. ,
I.M-PoRfo, -are, faire des filions ; i"*
couvrir les femenees.
iM-FcRcario , enis , l'aftion de faire des
iiilons ; 1°. les couvrailles.
/[. FoKcafler, ri , gros cochon.
5. PoRiellata , et , plante potagère , ain/î
nommée , parce qu'elle efl comme (ii-
lonnée.
é-TcKcellana , ce , porcelaine , petite
truie ; i°. porcelaine , vafr de belle ter-
re, ainfî nommés, à caufe que leur éclat
rcfTsmble i celui de coquillages imitant
le fillon de Vénus.
4. Perc^ ,, <r , Perche , poifTon d'eau
douce ; il doit Ton nom à Tes na-
geoires garnies de piquans.
PH AL.
De la Famille Fal , Bal , font venus
ces mots.
I.
Phal* , arum , tours de bois.
PHAL.ingœ , arum , voyez Valangœ.
?nh\.anx , an^i';' , phalange , corps d'in-
fanterie Macédonienne , de huit , de
feiie , de vingt ou vingt-quatre mille
hommes.
PHALa/î^itiE , arum , fantaflîns , l'infante-
rie Macédonienne,
VnMan-^ire! , œ, plante médecinale con-
tre la bleflure des bêtes venimeufes.
Vnhvangium , ii , &
pHALjn^iiij, ii , tarentule, forte d'arai-
;nec vcnime
ufe.
2.
Vu^veriB , arum , colher , ornemens
que portoient les Chevaliers Ro-
mains ; 2". caparaçons , ornemens
de chevaux.
Ad populum phnieras , cherchca
i;t7 DE LA LANGUE LAT. PAR t;ii
vos dupes ailleurs , faites vos con-
tes à d'autres ; à d'autres ; à d'au-
tres.
THALer.ttus , g, um, caparaçonne , bardé.
PHAL'ro, as ■, nvi , atum , are, capara-
çonner , barder.
}. PnxLaris , idis , forte de plante '
2*. force d'oifeau de rivière.
Tn.\Leris , idis , forte doifeau aquatique.
PHAR.
De la Famille Far , Fer , porter , font
venus :
l. PHAKe:ra , a , carquois , troulfe à
mettre des flèches.
PHAKerruna , a , um , qui porte un car-
quois fur le dos.
PH.4Ri.;j , if , (brtc de ferpent qui fait un
fîlion avec Ci queue lorlqu'il marche.
PHAR/n/;n , / , tortc de poilbn , de Phar ,
plante.
t. Phar//2x , gis , plurinx , le haut du
goiîer qui va à reftomac.
CoM POSÉS.
A-^'Ti-PHERNiîjafjavantages qti'un mari
fait à fa femme par contrat de ma-
riage,
Para-Pher^-i , OTum , biens parapber-
naux , biens échus à une femme par luc-
ceflîon ou autrement , depuis fon ma-
riage.
PARA-FER;!a//.î , oTum , biens de la fem-
me , dot ; voyei P.2rjpherna,
p£Ri-PHErm , (P , circonférence.
PERT-pHERomii, a:is , fupplément , figure
de Rliétorique , lorfqu'on ajoute à une
phrafe un mot fîiperflu.
ÂM-PiiOKa , te, mot-à-mot ^ vafè à
porter , vafe à deux anfes , vaifleau
à mefurer.
Am-Phc.t n/;'i' , .1 pleins (eaux.
Ana-Phor.! , (E, anaphore , reprife ou
répétition de mots.
CANePHORî^j,/', ^ celui , rd!;' qui
CANe-PiioRd , i?, Ç porte lur fa tàe
la corbeille facrcc , cane-
pliore.
Para-Phori/w , /, cTpéce d'alun , Tortc
de minéral.
Phcs-Phori/j, /, l'aûre de \'cnus , ré-
toile du matin ; x". un phofphore.
TetraPhorz , orivm , porteurs qui por-
tent à quatre.
De Phar , plante , & de Mac , puif-
fance , vertu , fè forma cette Fa-
mille :
Phar-Macwto,/, remcde , ïr.édica-
ment.
Phar-Mac.ï , oTum , remèdes , médica-
mens.
Phar-Maci.7 , œ, pharmacie , purgatio.n
par les médicamens.
Phar-Macuj-, /, empoifonneur.
PHAR-IVlACfi/tiff , es , apothicaircric , par-
tie de la Médecine qui regarde les r.:-
medes.
PHAR-MAceufriiz, œ, empoifonneufe.
PHAR-MAc/fej-, n'j, om/î. gen, qui entre
dans la compofition des médicamens.
PHAR-MAcoJey, ;j , odeur des méùica-
menj.
Trinômes,
Phar-maco-P(e«j, a, «/;;, qui pré-
pare les médicamens.
PHAR-AlACoPoLa , œ, .Médecin empirl.'
que; Apothicaire qui prépare les médi-
camens, qui compofe les remèdes , quî
vend ; droguifte.
Phar-Maco-Poiïuw, zV, boutique d'A ^10-
iliicaire , A pothicairerie.
Tetra-Phar-Macwb , i , emplâtre- fai*
uip DICTIONNAIRE ÈTYMOLOG. 1^20
avec de la cire , de la graifTe , de la ré-
/îne & de la poix ; 1°. lorte de mets
fompofé d'un faifan , d'un jambon ,
d'une tirttine de truie qui alaitc depuis
deux jours , & d'un g.îceau.
PHLE.
De Fol , Ful , briller , trre plein Je
chaleur & de vie , Ce formerenr :
I . Phlebj , iis , Vf ine.
PHLEBicuy , .1 , um 1 <juî concerne les vei-
nes.
PHLElio-RRKAofa, œ , rupture de veines.
PHLEiio-ToMi.i , (?, plileboîomie , Fart
de faigner; i». faignée : de Tcm, cou-
pure.
Phlïeo-Tomo , (7j , ars , faigner, ouvrir
Ja veine ; tirer du fang.
Vni-ELO-Touum, i, lancette.
Phleeo-Tom;^; , i , celui qui faigne.
2i PnLTGofi j is , un des chevaux du
Soleil."
VHLEconds , idis , ou
ï'iiLtcontires , œ , forte de pierre précieu-
fe qui femblc être enflammée.
THLEceton, ontis , le Phlégéton , fleuve
d'Enfer.
VuLicetonteus , a , um , ou
PHLEGE/û/itij ,idis, du Pblégcton.
[ PHLEG/720/ie , es , tumeur enflammée,
3. PHLocium , a , ou
Phlox,o^/j 5 violeccç rougcâtre ,
jleur.
pHLYcrœ/ia, œ , pufiule femblable à celle
que caufe la brûlure.
[PHLEG;na , aiis , flegme , pituite.
'Pviitcmatkus , a , um , flegmatique , pi-
tutteux.
PHYL.
De Phol , Bol , œil , veiller fur , vin-
rent:
PuYiaca , œ , prïfbn.
pHYLAci/?;: , a;. Geôlier, Guichetier»
î". manœuvre , ouvrier , qui attend fa
paye devant la porte de celui qui le fait
travailler.
FHYLaâlerium, a , tablette; i**. pliilac-
tere , parchemin où étoient écrit; les
Coiimnandemens de Dieu , & que les Pha-
rifiens portoient aux bras & fur le front ;
50. Croix que les Evèques portent pen-
due au col ; 4C. ce qui fert à ferrer quel-
que chofe; 5". arauUette ,• 6». caractè-
res ou billets fuperfliticux qu'on porte
fur foi.
PHYLL-ANDf/on , ii , force de plante ;
//loc Grec.
Ph YL-AtjiHe^ , is , forte de plante qui pi-
que-
Phyli.-Anthiob, if , herbe qui fort à la
teinture en pourpre.
P H O , P H (E N.
DeFojfeu, prononce Foe , Foœn ,
Fan, Sec. vinrent ces diverfes Fa-
milles:
I.
I. REPO-Foc:7;u7n , ii , couvre feu ; 1°.
plaque , contre-coeur de cheminée.
2. PniEBiîi, ûiij , Prêcreiïè d'ApoI-
lun.
Phoee? , fj, la Lune,
PhœBu.v , ; , le Soleil, Apollon, le Dieu
des Poètes , G-c.
'PutBEeus , a , um , du Soleil , d'Apollon.
3. Fnœmja , œ , Didon Phénicienne.
PHaNix, icis , le Phénix , oifeau fabu-
leux.
B I N O M ES.
FH(SHTCo-B.\Lanus , i , la datte du palmier
d'Egypte , qui enyvre ceux qui en man-
gent.
Phœnico-Ptïri/j , f , Flambant , grand
oifeau qui a les ailes d'un rouge qui pa
re
i;2i DE LA LANG
roit du feu , quand le Soleil donne def-
lus.
Fhoinic-Urut, f , petit oifeau qui a la
queue rouge en été , & non pas en hy-
ver , pendant lequel on le nomme Eri-
thacus.
4. PHdNicidj , « , vent du Sud, Sud-Eû ;
z°. forte de pierre précieufe,
/. Ph^now2«7zo/2, i, Phénomène.
6. PHŒNiceuj- , a, um, qui eft d'une cou-
leur rouge , éclatante.
THtnion , a , Anémone , fleur.
Fvnico, as, are., rougir, devenir rouge
comme écarlate.
Phan/iïj- , «p, celui qui veut parourc plus
qu'il n'efl.
Prononcé P e n , P i n.
De Phen , lumineux , beau , pronon-
ce Pin , vint le Celte Pin , beau ,
agréable ; & le Latin ,
A-PiN« , arum , jouets , bagatelles :
mot , que faute de mieux, on tiroit
de la ville ^Apina.
2.
1. pHANTayîd, <P , fantaifie , imagi-
nation.
PHANTapna , atls , fantwnc , Ipedre , vi-
iîon.
THAitr.2jlicus , a y um, fàntaftique , ima-
ginaire.
Calo-Phant.: , <E , railleur , moqueur ;
i". hypocrite , trompeur.
Epi-PHANia , orum , la Fête de l'Epipha-
nie , la révélation de N. S. J, G. aux
trois Mages , qui vinrent l'adorer.
Holo-Phantj, œ, grand menteur.
i. ?HEtioiies,ce, forte de pierre de Cappado-
ce , tranfparente & blanche , & qui a la
dureté du marbre.
J. Phasw , is , ou idis,\t Phâfc , fleu-
Orig. Lot.
UE LAT. PHA iy22
vc de la Colchide; 1". rivière de
la Taprobane ; 5*. ville à rem-
bouchureduPhâfe ; 4°. apparence,
afped de la LunejjO.accufationjdé-
nonciation.
Em-Phasij,zV , emphafe , figure de Rhé-
torique.
Sym-Phas/j , is , émerfion de plulîeuri
aftres , qui paroifTcnt en même-tems.
Phas/ûj , adis, fiirnom de Médée.
PiiAsiana , ce , faifan , oifeau.
?H\sianarius , ii , qui a foin des faifans »
qui les élève,
PHAsianus , i, faifân , oifeau.
PHASma , atis, apparition , vifîon.
PnAS-CAnion, ii , plante dont les feuillet
reifemblent à un coutelas.
4. PnAraj,!, Fanal de port de mer
pour guider la nuit les vaiflèaux ,
phare.
PHArof, i, iHe à l'une des embouchures
du Nil , jointe à Alexandrie par un pont ;
2°, tour bâtie dans cette Ifle , par l'or-
dre de Ptolomée-Philadelphf,pour pofer
un fanal , qui a donné fon nom de Phare
à tous les autres fanaux des ports de mer;
}®. ifle de la mer Adriatique,
?•
De Phen , prononcé Pen, Pin, luire,'
paroître, fe forma cette Famille :
O-PiNio , onis, opinion , fentiment ,
avis , penfce , Jugement ; i'. eftime ,
réputation , bruit, renommée; 5°.
attente; 4"*. fôupçon.
O-Pinat/o , onis ^ opinion, fentiment;
30, confentement qu'on donne à une opi-
nion probable.
O-PiNATUi' , (is , voyez Opinio.
O-PiNATUj, a,um, à qui l'on a penfé.
O-PiNATor , orij, qui dit (on fentiment
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. rfz^
de rien , qui ne s'y attend pas , qui peiifc
le moinî à.
Ex-0-PiNiifi3 , adv. à l'impourv» , par
furprife.
PHR AC.
De Phar , prononcé Php A , barric—
rç , rempart , fe forniercnc :
Cata-Phrac/^ , ce , cuiraire , cotte
de maille z ". ; armure complette v-
} °. forte de bandage.
CATA-PHRACf.'zr/uj , .1, um ; Ctw ,
a, um , euiraflier ; i°, armé de toutes
pièces.
AcATA-PHRACîarfw , u , armé d'une-
lance , d'une pique.
PHY.
De PHe,Fu, être, produire {col, 6i8)
vinrent ;
Phusw , prononce PryJîs , is , la
Nature.
PHYSica , orum , les chofes naturelles.
PHYsira ,x,8c
Physic? , es , fclence des chofes naturel-»
les, Pliyfique.
PHVsifè, dv. naturellement; î°. enPhy-
(îcien, ea Naturalifte ; 5°. phyfîqucment,
VHYSicuhtus, a, um , rendu naturel,
VKYSicus, ïjNaturalifte inflruit dans la-
fcience des chofes naturelles , Phyfî-
ïP5
avec quelque doute ; i". qui ellréfervé à
aïïurer.
Ûpin.itorer , commiffaires d;s vivres d'une
armée.
O-FiNabilis, m.f. le , n. f j- , qui confîfte
d.ins l'opinion , probable , qui n'eft pas
démon ftratif.
O-Pin/o/w , a, um-, qu'on peut mettre
en doute , qui n'eft pas évident ; dont
l'opinion , l'idée n'eft pas certaine.
O -Pi nitfijjimus , a, um , qui eft tout rem-
pli de diverfes opinion? ; z°- qui doute
de tout.
O-PiNuj , a, um, i quoi l'on s'attend ;
on y ajoute toujours Nec.
O-PiNj/uf , j. , um , plein de fan opinion ,
opiniâtre , entêté.
O-PiNo, as 1 are , &
O-PiNor , avis , atusfum , ari , juger, efli-
mer, pcnfer, croire, être d'avis.
0-?lNatà , ad^'- en y penfant.
Piec opin.ità , fans y penler, fans qu'on s'y
atttnJu , à i'improvifte.
Composes.
Ac-o-PiNor, daV, atusfum , ari, pen-
fer , eftimer , avoir opinion , croi-
re , écre d'àvis , s'imaginer faire ré-
flexion.
lN-o-PiN!i'!fer, flJr. ou
iN-o-PiNjre , adv &
Im-P-Pi«.«o , adv. fans qu'on y penfe, fans
•y penfer , au dépourvu , à l'improvifle ,
lorsqu'on y penfe ou qu'on s'y attend le
moins, d'une manière imprévue , inopi-
née , foudalncmcnt , au pied-levé.
In-o PruiirwJ , a, um,8c
îjj o-Pi«"i , a, um, inopiné , à quoi l'on
ne s'attend pas, fubit , imprévu , qui
arrive à l'improviftc , qui vient lorf-
qj'on y penfe le moins.
ln-o-T iti ibilis , m.f. le, n.ù, qu'on ne
fauroit croire.
lK-o-7iîians,th,omn. gen. qui ne fe doute
cien.
PhysiVuj , a ,um, naturel , phyfique.
Binômes.
Physio- G^o/nia , (P , Phyfionomie.
Physio-Gnow 0/2 , onis, phylîonomiC'
te , qui fe cpnnoît en phyfiono-
mie.
PHYsio-LcG'a , te, étude ou traité des
chofes naturelles.
pHYT-URfiâ, ce , foin de cultiver Us,
plantes , culture des plantes.
ifaj DE L A L ANG
Phvt-Urgik, ! , qui cultive les plantes ,
botanifte ; d'Erg' , travailler.
2.
ThyS2 , «, forte de poiiïbn à coquille ,
qui croît dans le Nil.
FHrs?:sr , eris , forte de grand poifTon de
Jner.
FHYge'hIum ,i r-rkrum, i , &c PnYm.i,at!s,
humeur , clou : panaris ; mot-à-niùt , mal
d'aventure.
SYMfHytum , i , la grande confoude ,
ihinie.
PI.
Du Grec Pino , boîre , & Kerwo ,
verfer dans une corne , le forma :
Pin-Cern^ , œ , Echanfoii , qui verfe
à boire au Roij Chef de Gobelcc.
FISC.
Du Celte Ish , Isc , eau , & de l'ini-
tiale B , P , dans , vint la Famille
FiSH , Pisc , poiiron , mot-à-mot ,
qui vit dans l'eau.
Viscis , is, poidon.
Piscifx, ium, les poiflons , douzième Signe
du Zodiaque.
Fisciculus , f , petit poifTon.
Piscjfi/T, Ht, pêche , l'aftion de pêcher ;
1». ce qu'on a pris à la pêche.
Pisc jri.i , ce-, lieu où l'on pèche , où la
pèche cft bonne ; i». marché au poiiïbn ;
3°. poiiïbnnerie.
Tiscarius , ii , marchand de poifTon.
Piscirii/r , a, um , de poifTon , qui fcrt à
pécher.
Prscitor, oris , pêcheur.
Piscarriof , l'cfx, pêcheufe,
Piscor , aris , atus fum , ari , pêcher.
PiSCJ/I/x, a , um , poifTonneux , plein de
poifTon , où il y a quantité de poiiïbn
abondant en poifTon.
?iscul:n:us , a , um, voyez Fifcofus,
UE LAT. P'I i^2<ir
Piscatorius , a, um, de pêcheur ; i*. qui
concerne la pêche & le poifTon.
Pifcaioria navis , barque de pécheur.
Pifcatorium forum , poifTonnerie , marché
au poifTon.
Piscma , iB, vivier , réfervoir à mettre
du poifTon ; I*. citerne ,• 5°. rclervoic
pour fe baigner, amas d'eau pour abreu-
ver le bétail ; 40, grande cuve à mettre
de l'eau, baignoire; s». Pifcinc.
Piscinalis i m.f.le, /;, ir, qui concerne
les viviers, les réfervoirs.
Fiscinarius 1 ii , qui a fjin de nourrir du
poifTon dans des viviers.
Ex-Pisccr, aris , atus fum , iri , chercher
à prendre du poifTon; i". s'enquérir^
s'informer , s'enquêter , fonder , tirer des
lumières , tâcher d'apprendre , faire
avouer, tirer les vers du nei.
PisTr;j,ix , voyez Pri^i^ ; i". bâtiment
de mer , leng de quille & étroit de Lou-
chin, fait fur le modèle du 'corps d'ua
grand poifTon; 50. le monflrc d'Andro-
mède ; Conjîellation.
P L pour F L ,
Rouler.
Pl , forsic de liquides de même que
Fl , lîgnitia également rouler ,
flotter, être en mouvement : de-Ià :
I. En Grec-Latin.
Ptoum , i , charrette.
Flous , a , um, char à deux roues.
FLota , ce, flexible.
z. En Latin.
PiAiisTr;//» , z ; PLosxrtt/Ti, /, char,
charriot ; 2°. la Conjldlation à\x
Charrier.
FiosTellum, i , petit charriot.
PL\vSTrarius,a ,.um, cocher, charretier,
Djij
ï^^-j DICTIONNAIRE
Ploxemuj, i, &
Ploximutb , f , cafTette , coffre.
Pioia , œ t forte de rofcau.
SEMi-PLOTifl , oTum , (buliers de chafTe,
3 , En Grec.
PiEtf , flotter , naviger j d'où en Grec-
Latin :
CATa-Pmj, f, flotte de vaifTeaux mar-
chands ; i". où il arrive fouvent des
vaifTeaux; 5'. fréquent abord de vaif-
feaux..
A-PLuJlre,h,Sc
A-Fhujlra , onun , ou
A-'Pi.uJlria , ium , flamme , banderoUe
qui flotte au haut des mâts.
P , ajouté à la tête des mots.
.1.
P'AsK, IsK, ( voy. col. 7 il.) force,
:• puifl'ance , capacité , fe forma :
V .\sceûlus , i , bourfè de cuir.
làAscaiida , ce , cuvette , vaifTe^u à
laver.
Eu Anglois Bask^/,
2.
P L A C.
De Lac , attrait , charmes jCarreflès ,
vinrent :
I.
Placo , AS , avi , atum, are , appai-
• fer , adoucir , calmer , fléchir ; 1°.
rendre calme , tranquiliiièr.
VLAcamen , inis , &
FLAcamentum , f , ce qu'on fait pour ap-
paifer , ce qui fléchit.
PLAC:3fè , jàs , ijjiinè , adv. paifîblement ,
(ans emportement , fans s'impatienter ,
avec douceur , fijns s'emporter , fans.
ETYMOLOG. i^ai
émotion , patiemment , avec tranquil
lité.
PtAcario , onis , l'aftion d'appaifcr, de flé-
chir.
?i.Kcaniu5 , a , um , qu'il faut appaifer ,
qu'on doit fléchir.
FLkcabUh , m.f. le , n, is , facile à appai-
fer , qu'on peut adoucir.
?LAC2biUtas , atis , facilité à s'appaifer,'.
à fe laiiïer fléchir, douceur.
?LAcabiluer, adv. d'une manière qui ap-
paife , qui fléchiffe.
Composés.
Cou~]?LA.co,aSf avi , atum , are ^
adoucir , appaifer , calmer l'esprit.
iM-PLAcaruT, a, um , qu'on ne peut appai-
fer , afTouvir ou contenter.
iM-PtAcaii/iter , adv. implacablement,
irréconciliablement , d'une manière à ne
pas revenir.
iM-PiACabilis , m.f. le , implacable , qu'o»
ne peut appaifer, qu'on ne faucoit adou-
cir , irréconciliable.
II.
Plac^o , es , cui, cittim , cere , plaire,
agréer , être agréable.
?LAcidhas , atis, na:turel paifible , hu-
meur douce , tranquillité.
ViAcidus , a , um , paifible , doux , tran-
quille , qui eft fans émotion , fans em-
portement , fans agitation, celui qui
n'efi point agité, point ému.
FLAcidulus , a^umt dimin. de.
?i.^cendus , a,um, qui doit plaire.
PL.\ctns, tis , omr.gen. qui plaît.
PiAcentia, œ , défîr do plaire ; enyie d'è-i
tre agréable,
PlacWs , iùs , adi'. paifîblement , douce-
ment , tranquillement, patiemment, fans
émotion , fans e.nportemcnt , (ans bruit.
?LAQua , orum, DécIara:ions , Qrdon-;-
ïP9 DE LA LANG
nances , Arrêts des Souverains ; i°. ma-
ximes , fentimens, opinions,
1. ?LAcer2td y ce , Gâteau.
FLtiCentinus , i , Pâtiflîer
y. PiAciia , as , avi , atum , are , plai-
re, voy. ¥lauo\ i°. plaider, avoir
un proecs , le pourluivre. .
PtAcifum , j, Juàfiliftion , Cour de Judi"
ce, aiïcmblée de Juges, Barreau , Plaids-
TtKchurus , a-ium , qui plaira.
PLACituf, a, UK ,qui aplu , p.iTt, de Placeo.
Composes.
GoM-PLAceo , es jui , ou iius furn ,
en : ce Verbe ne fe trouve em-
ployé que dans les rems fuivans :
Complacet, complaceba[ , complci-
cuit , complactre , complaire ,
agréer , revenir , être approuvé ou
agréé , (?cc.
PER-PLAceo , es , cui , citum , cere , plaire
beaucoup , agréer fort.
Dis-PLi-ce/2£/a , « , déplaifîr , dégoût ,
chagrin.
Dis-PLiceo, es , cui , citum, ère , déplai-
re, être défagréablc , n'agréer pas.
iM-PiAciiuj, il , um , farouche , cruel ,
obiliné , barbare , implacable , qu'on ne
peut adoucir ou fiéchir,
PLAciiix , idis, efpéce de tuthic.
I IL
De La , large , étendu , prononcé
Pla , vinrent diverfes Familles :
I.
Plag<i j .'B , plage , côre, clîmac, pays,
contrée , région, étendue de terre j
2**. tapis, rapilTerie , courte-poin-
te , tour de lit.
Pl\g.i , œ , plaie , coup qui b'.f (Te ; i".
Licilîon faite i un arbre pour enter.
UE LAT. PL 1J3®
PtACdfux ,a,um, percé de plaies.
Plago/uj , a , um , qui fe plait à faire des
plaies , qui a toujours le coup levé ; t".
maître fouctteur; j'^. couvert de plaies,
PtAciarii/x, ii, qui vend ou qui acheté uner
pcrfonne qu'il !ait être de condition li-
bre . qui recelle un efclavc fugitif, qui
lui fournit les moyens de fuir , oU lui
confeille la fuite ; z". voleur d'efclaveî
ou de perfonnes libres ; 3". plagiaire ,'
qui pille les ouvrages d'autrui , qui fe
les attribue.
Plagi-GeR , a y um , on
?L\ci'Gt.Kulus , a , um , voy. Plagipadda*
PiA-Gio , as , are , voy. Plagiarius.
PLAGi-PATi'ifiZ, ce , qui cft fouvent battu»
PLAGifum , i , vente ou achat , &c. voyez
Plagiarius,
1.
i.VhkGula,(s , petit tapis; i**. petite
feuille de papier; j°. voile de fem-
me.
i. Fihcufiayœ, forte de poinba à coquille.-
3. Plag,2, arum , rets , filets , panneaux ,
toiles qui fervent à prendre les bêtes fau»-
vages.
Siui-P^iAGtum , ii , petit filer.
3-
VhAt^us yU , 7im , ior , iJJîmUs , plaîn ,
uni , égal , qui n'efl: point rabot-
teux ; 2°. plat ; 3°. plan qui a h
fuperficie plane ; 4°. clair , mani»
fefte, évident , ner.
VlanuIj. , œ , plane , inftrument pour ap».
planir le bois.
Planu^ , f , afFronteur , fburbe , înipofîcur ,.
charlatan.
Vi.h^iius , a , um , plain , uni;
Plané , iùi , (Jji/V.e , clairement', nette-
ment , fins ambiguïté ; i°. tout-à-fatt ,
cntiîrement ; 3°. certainement.
in» DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG.
ViAtiarius , a, um , qui fc fait en pleine
campagne , eu fur Je champ , fans dépla-
eer.
[ TiAmas , (itis , clarté , netteté,
PlAN/'/fl , (E , OU
PLAtiities,ei , ic
FLAnirud'i , inis., furface unie ; 1°. plaine
9U razc campagne.
Binômes.
Plani-P^j, £^/\f , acfleur de farces,
de petites comédies ; 2°. fauteur.
Pi».ni-PeS , edi! , plat-picd , qui a les
pieds plats ; 1°. plain-picd.
PLAni-hogiiu! , a , um t qui parle claire-
ment , qui s'cxpri'iie nettement.
C O M P O s Îl s.
Com-PlAno , as , avi , atuin , are ,
applanir, unir , égaler; 2". ralcr;
} °, achever , polir.
Ex-Plam!) , as , avi , arum , are , applanir ,
igaler , unir , mettre à l'cgalité ; 1°. ex-
pliquer , échircir , expofer , mettre en
fon jour, développer, dé.méler, débrouil-
ler, rendre intelligible , donner à en-
tendre , interpréter.
Ex-?LAvabili.! ,irj.f,le ,n. fi, clair, net ,
diftinâ , dégagé.
Ex-?i.Atiatè , clairement , diftindement,
nettement, intelligiblement.
Ex-PLANaf/e , onis, explication , interpré-
tation , cxpontion, éclairciflèmcnt , ma-
nifeftation,
Ex-PLAwaror, orii , interprète, commen-
tateur , exporteur, qui explique ; i". de-
vin.
Ex-Pi A Natoriw , a , um , qui explique,
qui cxpofe , qui met en fon jour,
l!i-tJi.-?LAiiab!lis , m.f. le , qu'on ne peut
applanir , débrouiller, démêler, débar-
ra Ifer.
în-tx-?LAvatus, aum , embarraflc , em-
brouillé , empêché , qui n'cfl pas iii>re ,
raboteux , inégal , non applani.
iM-PhAunor , oris , trompeur , fourbe •
impofteur.
Im-Plano , m , are , tromper , abufer.
De-Plano , as , are , applanir , unir, éga-
ler, mettre de niveau.
4-
De Lan , pays , région , i«. parcou-
rir , voyager , ôcc. vinrent :
PiAhieta , ai , Planète , mot-à-mot ,
étoile errante.
Pi.A<AetarïiLS -, ii , Aftrologue,
PiAN^rsî , a: , Planète^
y-
Planta , es , plante des pieds ; i*.
plante ; }». plant, ce qui efl: propre
à planter.
P1.ANT.2rfT, m.f, re ,n. fj-, qui concernela
plante des pieds.
PtANTarajm , ;i, pépinière; z<>. du plant;
brin , branche qu'on coupe & qu'on re-
plante , & qui revient de bouture ; 3°,
aruriiïeau qu'on lève pour le replanter.
Vlakt arius , a, uœ, qu'on coupe pour plan-;
ter de bouture; 10. qu'on léye pour plan-'
ter.
PLANTjtio , onis , l'adion ou la failôn de
planter.
Pla*jii-Ger , a t um, qui produit des re«
jettons propres à planter.
Planto , as , avi , ntum , are, planter.
Composés.
CoM-PhAuratus , a , um, rempli d'ar-
bres , enté , planté.
De-Planto, as , avi, atum , are, déplan-"
ter, arracher ou rcnvcrfer ce qui étoît
planté.
Ex-Planto, as, avi , atum, are , déplan-
ter , arracher.
Sup-PLANvatici , onis , tromperie, fourbe-i
rie , trahilbn.
M3Î
DE LA LANGUE LA T. PL
1^34-
Si'p-Planto, as -, avi , atum , are , plan-
ter nu-dcfTous ,• i". donner le croc-cn-
janibe ; 30. fupplintcr,
TRANS-PiANTor , avis > atus fum, ari ,
être tranfplanté.
Plantiî^P , 'mis , Plantain , kerbe.-
6.
pLATfl«/«, /, plane, platane, arbre.
PiATanetum , i , roy. Placanon.
fLAjiininus , a, um , de plane , de pla-
tane.
PtAia/î//?a , œ , forte de grand poifTon qui
fe trouve dans le Gange.
PLAranon , onis, lieu planté de planes.
pLAra/ea , « , Pélican , oifeau.
ThArea , œ, grande rue , grande phce
dans une ville ; i". Pélican , vife-.w.
Plat Y-CERotex , um , animaux qui ont les
cornes fort ouvertes.
Tlat Y-Of HT Halmus , i , CoHc de pierre
précieufe.
PLATY-PHYi/um , f , forte de chêne, quia
la feuille large ; i". efpéce de tuliy-
inalc ,- plante,
r.
PLU Teiis.
DePrATWj, large , \'mz Plvtcus ,
défignaiH des objets qui prcfentenr
une large furface , & do'U i'éty-
mologie étoii abfolument incon-
nue.
TLvreum , i , 8c.
rLUTf,;i,i,machine des Anciens,couverte
de claies & de peaux de bœufs nouvelle-
ment écorchées, mifes par-deffus , dont
on fc fcrvoit pour aller à couvert à la fàpe
des murailles. Claies couvertes de terre,
madriers ou planches revêtues de fer-
blanc , couvertes de terre , dont nous
nous fervons pour mettre à couvert les
.travailleurs aux fapes ; 2°. parapet; 5°.
ap£ui, accoudoir, baiuftradc ; 4". eloi-
fon; 50. guérite ; 6'. lambris demenui-
feric autour d'une muraille ; 7». pupitre;
8'. tablette à mettre des livres ; 9°. cha<-
lit; 109. le côté, le bord d'un lit ; 11°.
plate-bande , terme d'architeâiure.
PLurealis m.f. le , n. is , qui concerne la
machine que les Anciens nommoicnt
PluteuS:,-
8.
Vi-iai hium , ii, plinthe ou quarreaiî'
fur quoi l'on a tracé une horloge
horifontale ; 1°, le eorps &c la cap-
fule de la catapulte ; 5°. bataillon'
quatre; 4"^. brique; 5°. actelier
où l'on fait la brique , tuilerie.
Pliuth/j , irfiy, brique quarrée ou mor-
ceau de terre de cinquante arpens ea
quarré ; i°. plinthe , membre d'archi-
tedure quarré &c plat , qui fait le fondé»
ment de la bafe des colonnes.
Plinth;/j, i , voyci Plinthis.
PuiHTHo Phoru^ , a , um , porteur de
brique.
Plinth-Uro/h , (F j fabrique de la brique.
Plinth-Urguj, i , qui fait de la brique.
Di-PLiNïHiuy ,a.,um, qui a deux rangs
de pierres ou de briques dans f»n épaifi
feur.
Tri-Pitnthi'ux , a,um , qui a trois rangs
de briques, de pierre, &c. d'épailTeur.
9-
De La , étendue, fe forma le Grec
Plazô, donner de l'étendue, des
formes , former ; & de-là :
PhAsma , atis , formation , création ;
1°. forte de breuvage qui rendoic-
la voix claire.
PiASMcitura , a , l'aftion de former;-
Plasmo , as , are , former.
Pro-Plaim* i ads , modèle,.
i-n? DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. în<f
PRO-PtAST/ce, es, l'art de modeler en
terre ou on cire.
Proto-Plastuj, a, um , qui a été mo-
delé ou formé le premier , comme notre
premier père.
Pj.ASTf.f , {£ , Potier de terre , qui fait des
ouvrages de terre ; i'^. Sculpteur.
pLAST/ca , ce 1 8c
TiASTice , es, l'art de faire des ouvrages
de terre à potier.
Plast/cu.î , a , um 1 qui concerne les ou-
vrages de terre à potier ; l'art de les
faire.
Composes^
Cat^-Plasma , aii^ , emplâtre.
Cata-Plasmo , -are , appliquer un em-
plâtre.
EM-PiASTrum , i , emplâtre ; z°. terre,
cire qu'on met .î l'entour d'une ente en
tcuffùn.
EM-PtASTro, as y avi 1 atrnn -, are , enter
en écufTon , écuiïbnner,
EAi-PLASTrario, on/'j- , ente en écufTon;
l'adion d'enter en écuiïbn.
Meta-PlasmuTjÏ, transformation j^^i^re
de Rhétorique.
Par/v-Plasma, (ij, marque qu'on fait dans
un livre aux endroits remarquables.
Onomatopées eu PL.
pLANcfttJ , US , l'adHoii de fe frapper
la poitrine ou quelqu'autre partie
ducorps dans une grande afflic-
tion ; 2°. gémiflemens , lamenta-
tions, cris , marque d'une douleur
outrée; deuil.
PiANGor, oris-, grand bruit , retentifTe-
ment;i", lamentation, gémiflcment, cris
accompagnés de coups qu'on fe donne
fur la poitrine.
Yi-h^ouncuh , #, Poupée, ■
PiANeo , is y nxi, nâum , çere, battre ,
frapper; z*. fe plaindre en gémiffant,
déplorer avec des cris , faire dcsiamen-
tiLions.
PhAnoens , tis , omn, gen. qui frappe
contre.
De-Plakgo , îs , nxi , n6lum , gfre , dé-
plorer , plaindre , fe lamenter,
II.
PiAusaj, us , battement des mains ^
des pieds ou des ailes , applaudit
feraent en frappant des mains ;
2 ". l'adion de carefTer avec les
mains.
PtAUDo, is,fi , fjm, dfre , battre des
mains , des pieds ou des ailes , en figne
d'approbation ou de joie, applaudir, don-
ner des applaudiflcmens.
PiAuDfnj', tis , omn. gen. qui bat des mains
en figne d'approbation ou de joie.
FLAnsibilis , m, f. /? , plaufible , agréa-
ble ; qui peut agréer , qui peut être
agréablement re^u.
PiAi'Sjr, on'i- , qui applaudit en battant
des mains.
Flavsus , a,um , part, de Plaudo.
PtAUTuy , i , Se
Pi.\VDus , i , clabaud , chien courant dont
les oreilles font plates , pendantes , lon-
gues 8: larges.
Composes.
Av-Vlavdo, dis ,Jî , fum , ère, ap-
plaudir , faire des acclamations,
louer, approuver en battant des
mains, ou en frappant des pieds;
2°. frapper la terre avec les pieds
pour applaudir, ou pour faire avan-
cer une boule.
Ap-PtAusor , oris , qui applaudit , qui
ipprouve; approbateur , flatteur.
Ap-Piadsw i
irj? DE LA LAN
Ap-PuwSu: , ùs , applaudiffcmcnt, ap-
probation , louange , flatterie.
Af-PtODa, is ,fi, fum , ers , le même
<{\i'Applaudo,
Ap-Plavs:!S, a , um, carcfle , flatté avec
la ii\aln ; part. d'Àpplaudo.
Com-Plaudj , is ,Ji , fum , den , &
Com-Plodd , is , fi , jfiim , dera , applau-
dir , approuver , battre ou frapper des
mains en ligne d'applaudiffement.
Com-Plosus , a ,um, part, de Cotnplodo.
D.'S-PioDo , is , p'ifi , p!ofum , dere , &
Dis-PLODor , cris , plofusfum , di , crever ,
éclater avec bruit ; faîte du bruit en cre-
vant , en fe rompant ; i". rompre ou
faire crever avec bruit.
Dis-Plosw, a , um , piru de Difplodor ;
i". qui éclate , qui fait du bruit.
Ex-Plodo , is , ft, fum , dere , chafTer ,
rebuter ; z". désapprouver , rejetter ,
faire fuir en battant des mains.
Ex Plosïo, onis , l'aftion de chafTer , de
rebuter , de faire fuir en battant des
mains.
Ex-Plosuî , a , um , participe d'Explodo.
Sup-PioDo, is , fi, fum , dere , frapper
contre terre , battre du pied.
Svf-Plosio pedis , onis, battementde pied
contre terre; l'adion de frapper du pied
contre terre.
III.
Ploro , as , avi, acum , are , pleurer ,
répandre des pleurs , vcrfer des lar-
mes en criant ^ déplorer.
V 1.0 Kabili s 1 m.f, le , n. is , qu'on peut ou
qu'on doit pleurer,
TxoB.ahundus , a y um , éploré , tout pleu-
rant , fondant en larmes,
PtOKcindus , a , um, qu'on doit pleurer.
PioRator , oris, pleureur.
PhORatrix , icis , pleurcufc,
Plormus, ùs , pleurs, larmes, i'aâion
de pleurer.
¥xor.atus y a , um , part,
Ortg. Lttt.
GUE LAT. PLA 1^38
Composés.
Ad-Ploro, as , avi , atum , art , pleu-
rer avec ou après.
Ap-Ploro, as, avi , atum , urf , pleurer
proche , ou auprès , ou avec quelqu'un.
CoM Pi-ORo, .Zf , avi, atum , are , pleurer,
gémir, fe lamenter , fiire des lamenta-
tions , fe plaindre avec , dcglorer en-
femble.
CoM-PLOR.flf/(3, onis, &
CoM-PhCKat us , ûs , pleurs, lamenta-
tions de plufieurs enfemblc , complain-
te , condoléance.
CoM-PtoR-ifuj , a, um , plaint , part.
De-Ploro ,-are , plaindre , regretter.
DE-PLOKandus , a , um, déplorable , qu'on
doit plaindre , qui eft à plaindre.
D2-?L0Katus , a , um , part, de Diplaro ,
plaint , regretté , pleuré , qu'on a plaint ;
1°. défef^éré , perdu fans relTource ,
abandonné.
Im-Ploro, as , avi , atum , are , implo-
rer , appeller à fbn fecours, demander
l'aide.
iM-PiORatz'o , onis , l'adion d'implorer ^
d'appeller à fon fecours.
lM-PLOB.andus , a , um , qu'on doit im-
plorer.
iM-PLORanj, tïs , omn, gen, qui implore ,
qui demande fecours.
Op-Ploro, as, avi, atum , are , pleurer
devant , importuner par fes larmes ,
étourdir de fes pleurs.
I V.
Ex-Plor(j , as , avi , atum , are , mot'â-
mot, tenter par fes larmes , éprouver,
cfTayer, faire l'épreuve, l'expérience ;
fonder , examiner , vifîter , rechercher ;
confîdérer, regarder de près , obferver ;
i«. connoitre,découvrir;5'.reconnoître,
aller à la découverte.
Ea-P Lo &atus , a, um, certain , évidcn;.
IS39 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. ÏJ40
connu avec certitude , aflurc, indubita-
ble, dont en eft sûr, reconnu , imman-
quable , (éprouvé , à l'épreuve ; part.
Ex-PlOR2?i) , &
Ex-Fiop.rtte, aiiv. à fond, sûrement , avec
sûreté , avec afTurance , avec connoiffan-
ce , avec certitude ; i°. avec examen ,
avec précaution.
Ex-PLORTffo , onis , recherche , exa-
men ; précaution,
Ex-PioR..î(o yabl. ahÇ. avec connoitTance ,
examen, après avoir examiné; i°. ayant
été informé , ayant reconnu.
Ex-PLORurOI' , OTli , &
Ex Plc Ri'rix , icis , efpion , quiobfer-
TC , qui fait la guerre à l'oeil , qui cXi-
■minc les démarches ou les mouvemens ;
2°. qui va à là découverte : batteur d'ef-
trade , coureur , qui va reconnoitre.
Ex-PLrR.ifny;iir , (î , um , d'cfpion ; î">-
propre â s'informtr , à s'enquérir, à aller
à la découverte.
lN-Ex-l'L0R.i7?f , adv. fans avoir examiné,
fans avoir pris les melurcs, au hazard ,
à l'aventure , fans fonder ce que c'eft.
lN-Ex-PLOB..!rs i.aàv. fans avoir envoyé à
la découverte , fans avoir fait reconnoi-
tre le pays.
1»!-Ex PLORaruj , «t , um , qu'on n'a point
éprouvé, effayé, expérimenté , obfer-
vé , reconnu, fondé ou découvert, ni
recherché, dont on n'a peint fait d't iïii
ou d'épreuve , dont on n'a point d'ex-
périence.
PLE pour PEL
•De Pel , boule, c«rcle , pli , prononcé
Ple , vinrent ces Familles :
I.
•PiîCTO, is , xi , ou xui , xum , clere ,
plier, entrelacer; z°. baure,tr.ipper,
punir , châtier.
' î'i.ÉCTrum , i , archet d'inftrument de mu-
fiquc à cordes ; x^, infirument qui fe lou'
che avec l'archet.
PLECTa,!^, lien d'ofîer,d'un /ion d'arbre ou
de quelque menue branche ; 1°. tafle à
deux anfcs ; 5°. forte de caraâère.
Plecti/jV, m.f. /?, n. u, qu'on plie,qu'oK
entrelace aifément.
Composes.
Apc-pLFxii7, œ, apoplexie, maladie.
PARA-PtECia , œ, paralyfie fur Ljuelque
partie du corps.
PARA-PiEXia, it, légère attaque d'ap»-»
plexie.
Per-Plex:/? , a, um , enibarr.ifTé , em-
brouillé, ambigu, douteux, plein ie dé-
tours . difficile à comprendre,
PER-PiECTor, eris , ili, lier forttmentj
garrott-r.
VeR-PLTXaUlh , m. f. h , embarralTé ,
embi-ouillé ; z°. ambigu.,
VtK-FLtxatilher t^Sc
Ptr PlEXè,OU
PiR-PLrx/m, ambigument, arec ambigu!--
té ; d'une manière ambiguë, embarraP
fée , embrouillée, qui jette dans le dou-
te , qui met dans l'embarras.
Per-Plew/o, onis , &
Per Pi Exifax, affj, perplexité ou ambî4
guité.
Per Pléxit , arîs , atusfuin , ari ,embar-
ralLr, embrouiller, mettre dans l'embar-
ras , jctter dans le doute.
II.
Plico. as , avi ou cui , catum oQ
ciinm , are , plier , pliffer.
Plicj , s , pli.
V\.ïc:iùUs, m.f, le , pliable , qui fe peut
plier ou entrelacer, qui fe plie,
Plic l'ia , onis , &
Vue l'uTJ. - a , pliemcnt, l'adion depliei
ou de plifler.
C O M P o s i S.
Ar-Pi-ico , as , a\i , ou ait , atum
in» D H LA LANGUE L A T
ou citum , are , appliquer , mettre
deflus i 2°. Joindre , approcher ,
mettre auprès.
Ar-PLicj.'w , a , um , part. d'AopUco , ap-
pliqué , mis deifus; i". occupé; 3°.
abordé.
Ap-Ptic.ir/o , onîs t application, attache-
ment, attache.
Apphcanonis jus, droit qu'un Citoyen Ro-
main avoit fur les biens d'un étranger ,
qui après s'être donné à lui. Se mis (bus
fa proteAion , mouroit fans avoir fait
teftament.
CiRCtjM-Piica , (7j, avi , arum , are, en-
tortiller, envelopper autour.
Com-Plico , as , avi ou ui , atum , ou i:um ,
are, plier , envelopper, entrelacer.
CoM-pLicjfi/j , a, um, confus, embrouil-
lé , obfcur, embarrafTé.
Dis-Pirc3 , as , cui & ivi , trum Se a.'um ,
crf 5 déplier , développer; ro. diiper-
fer , étendre , étaler , éparpiller.
Ex-Plico , as , avi ou cui , atum ou citum ,
' are , déplier , déployer , étendre , dé-
rouler , développer , démêler ; i", expé-
dier ; 3°. délivrer ; 4°. expliquer, ex-
pofer , éclaircir, débrouiller, interpré-
ter , rendre intelligible ,• 5°. étaler.
Ex-PLicciio , onis , l'aiftion de déplier , de
dérouler, d'étendre ce qui étoit plié ou
roulé; i". explication, interprétation,ex-
pofition, éclàirciiïcmcnt.
Ex-PLicjror, orij, &
Ex-PLicarri:«, icis , qui explique , inter-
prète.
Ex-Pucatuj ,ûs , voyez Explicmo.
ExpUcatus crurum , allongement de jam-
bes , l'adion de les étendre.
Ex-PLiC(zr//;\r , le , aifé à expliquer ,
qu'on peut expliquer , cxpliqua-
ble.
Ex-Piicitè , clairement , diflinâement ,
aettement , d'une manière aifée à enten- I
PLE 1^42
drc , int(lli_3ibleni;nt, ouvertement.
Fn-fx Ptica/iifo, w. /. /e , /;. inexr licabk »
qu'on ne peut expliquer, qu'on ne fau"
roit do.nncr à entendre; 1°. dont on ne
peut fc débarralfcr , ou fc tirer.
It;-tx-P LiCiibilitsr , ar!v. In;.rpUcali!it;t-
Cûngruuiit cœrera.'l:? autres parties con-
viennent mçfveilleurcmcnt biea.
iM-PLiCfin'o , n.nis , entortillement, en-
trelacement; lo. embrouillement , em-
barras , brouillerie.
iM-PLicjfor, oris , brouillon , enibroi-il-
Icur , qui embrouille , qui caufc de la
brouillerie.
iM-Piïcatus , a , um, part. i'ImpUcc.
It^-Pucijcor , eris ,fci , ctrc embarrafle-
iM-Phicatê , d'une manière embrouillée,
embarraflec. .
Ini er-Plico , as , ari , atum , are , entre-
lacer,
IiiTER-Pi.icario, onis , entrelacement.
PtK-Pi.icatus , a , uTTiy entortillé , entre-
lacé.
Rt-PLico , as , ui 8i avi , itum & atum ,
are, réplier; i». répliquer; 5 = . réflé-
chir ; 4». renvoyer; 5°. déplier.
RE-PLicafio , onis , révolution , repli au-'
tour ; t«. réplique , exclufion d'une ex-
ception,
III.
Av-Vucùus , a, um , attaché , Joint ,
Joignant ; qui cft proche , élevé ,
bâti tiuprcs , voifin.
Ex-Piicit , c'elî fait , ici finit l'ourrage ;
c'cft ici la fin , l'ouvrage efi achevé.
Ex-Phicitus , a , um , voyez ExpUcatus,
Explicitus liber , livre achevé ou fini.
iM-PLicire' , d'une manière embrouillée,
obfcure, embarraffce.
IM-Piiciturus , a , um , qui entortillera,
qui enveloppera.
iM-Puciius , a , um , embarraiïe , em-
brouillé, confus, obfcur, enveloppé,
E s ij
i-^'T
1745 DICTIONNAIRE ETYMOLOG.
i?44
LM-Pi.ici/0, as , avi, atum , ars , Se
Im-Plico , as , aii ou fui , atum ou
citum , ar^ , entortiller , entrelacer ; 1'.
cnibrouilk-r , enibarraïïcr , envelopper ,
engager.
In EX-pLicffuj, a , um lObfcur, embrouil-
lé , cmbarraflc , difficile à entendre.
Re-Plictkî' , a , um , pour RepUciLus ,
part, «le Replko.
IV.
i^M-PiExo/- , aris , atus fum, ari; ( on
trouve Ainplixo dans les anciens,)
embrafler étroitement , ferrer en-
tre fès bras , &:c. voye:^ Ampledlor.
Amplcxari otium , fe donner du bon
tems.
AM-FLECTor , tus , xusfum, 5li , ( am-
jtleElo fe trouve dans Plaute ) em ■
brafTcr , environner , tenir dans fes bras;
1°. s'adonner , s'appliquer , s'attacher ,
s'afFcdionner; j°. contenir, compren-
dre , renfermer ; 4*. aimer , favorifer ,
faire cas , eftimer, s'intéreffer , prendre
part; j"- gagner la faveur , fe mettre
dans les bonnes grâces; 6°, recevoir,
agréer , approuver.
'Am-Plexuj , ûs , embraffcment , embraf-
fâde , carrefle.
CiRcuM-PiExuj, ÛJ, entortillement; i«.
cmbraiïcment.
CiRcuM-FiEXuj, a , t/m , part, de Cir-
cumpltâlor , qui embraHe, qui entoure;
1°. environné , embrafle.
Circum-Plecto , is , ère , &
CiRCUM-PiECTor , eris , plexus fum \e6li,
cinbralTér, enclore, contenir.
Com-Plex , icis , 772./. complice.
Ccm-PlewVtj , en embraiïant.
CoM-Pirxio, 077ij, aflemblage , jonôion,
union , liaifon, concours dechofes qui fe
joignent ; 1" . conclufion , conféquencc ;
50, embralTade , careiïcs.
Ccm-Pl£xw, ûjj ejnbrafîèjneiu } embraf"
fade , accolade , carefTe ; i°. circuit ,
enceinte- , tour , circonférence.
Ccm-Plkïi/j , (2 , 1(772 , qui embraiïe , quî
contient , &c, \°. au pajjif, compris , cm-
briiré.
CoM-PtECTor , erii, plexus fum, pledli ,
embrafTcr , comprendre , enclorre , con-
tenir , renfermer , environner , fertir ,
enchâfTer.
De-Plexi7J , a,um, délié, déchaîne.
Im-Plexux , ûs , entortillement , entrer
lacement ; 1°. embrouillement.
Pac-Epi-PLExi^f , is , l'adion de fe repren-
dre foi-mémc , de prévenir la critique
d'autrui,
Sup-Plex , uis , fuppliant , qui fup-
pHe , qui préfente une requête.
Sapplcx libellas , requête , placer.
Sup-PLiciii7/7 , il , prière publique , lacri-
fice , proceffion générale , ce qu'on of-
fre en facriiîce ; î°. fupplice , peine
d un crime.
S'jp-Plicj , as , avi , atum , are , (upplier;
prier humblement ; faire une humble
prière ; i**. faire des prières publiques
ou une procefllon générale.
SuP-PlICa772e77fU777 , / , &
Sup-Piicafio , onis , prière publique,
Sup Piic.î/or , oris , fuppliant.
Sup-Plic.77!T , lis , fuppliant, qui fupplier
SiiY-Vi-icuè ,aiv. &
Siip-Pl/ cirer,
SuP-Pticifùj , d'une manière humble ,'
foumife ; en fuppliant , humblcmenta
Grec-Latik.
SYM-PLEoaj , aàis , 8c
SymPleg772(i , ûtij , concours ; i». ea*
braffement , voy. Complexia,
V,
De Plex , pli , & de SiN«,fàns , pro»
nonce Sin , SiM , fe forma cette F4J
mille :
ïMt DELALANGUELAT. PLE i^^C
Siu-Pux , icis , pHcior , pliclJJlfTius ,
fimple, qui n'eft poim coinpofc ,
qui n'eft pas double ; i". fincere.
Sim-Plarïx , m.f, re,Sc
Sim-Plarîux , a, um, fimple, qui eft
fimple , qui n'eft pas double.
Sim-Flv! y a, inn ■, fimple , qui n'eft point
double ni compofc.
Sim-Plum , i, le fimpk,
SlM-PLlsitaJ-, atis, fimplicité , Gncéritc,
candeur , ingénuité , cloigncmcn: d'af-
fedation ou dedéguiremcnt.
SiM PMci:er,c;:"iJ, iiifj'. d'une manisre fim-
ple , franche , fincere , fans déguife-
ment , fans didimulation , ouvertement ,
à la bonne foi , avec ingénuité , avec
candeur , fans duplicité.
SiM-pLicin'ÙJ , voy. SimpUdter.
Sim-Plico , as y are , rendre fimple.
Sim-Plo , ii^i'. fiinplcment , d'une feule
manière.
SiM-Piicfïz , ium jiïmples, plantes.
SiM-PLUo/iirfuj , a, um , qu'on ne cékbre
qu'avec de fimples jeux, où Ton ne don-
ne que de fimples Jeux.
Per-sim-Ple;? , icis , très-fimple.
VI.
De Duo , deux , & Plex , vint cette
Famille :
Dv-Plix , icis , double ; z°. deux;
i ^. gros , épais ; 4°. fin, rufé , dif-
fimulc.
Dii-Piico , as , avit atun, are , doubler,
redoubler , augmenter au double , accroî-
tre de moitié.
Di'-Pio , as, pour Duplico,
Dv-PlarIs , m.f. re , double.
Di-Plu^ , a , um , double , deux fois au-
tant.
Du-Plô , dJj'. deux fois plus , au double.
Du-Ptica'fo, onis, redoublement, rédu-
plication ,• 10 rcfléchifTcment, répcrcuf-
fonj 3». duplique.
Do-PLiCrtfJ , adv. au double.
T)v-Vucirus , a , tan , pirt. de âujUcâ ,
redoublé , augmente au double.
Dc-rLlci.'cr , doublement , de deux ma-
nières , en deux façons.
Du-Plio , onis , Double ; ■:''. piftole.
Du-FLiC:ir(i, orum , foldats qui ont doU'*
ble paye.
Composés.
Ad-du-Plico, as, avi , acum, are'»
redoubler.
CoN-Du-Plicj , as , avi , atum , ar;, aug-
menter , agrandir, redoubler, accroitre.
CoN-Du-PLic.irfii , onis , augmentatian ,
multiplication , embraiTenicnt , embral-
fadc ; i". redoublement, ré^ictition d'un
même mot.
CcN vii-?Lic.iLilis , m.f. le,n, qui Ce plie
en deux.
Di-FLAcium , ;i, double, portion double.
Di PiOi'x, idis , habit defcmnte doublé,
double.
Di-Plootj, aiis , patentes, lettres paten-
tes , bulles du Pape , evpéditions en
parchemin de la Ch.mcellerie.
VIL
Tri-Plha:, icis , triple, trois; 2-. qui
a trois feuillets.
Triplues Dece , les trois Parques.
Tri-Pli^j , a , u/n , le triple , trois fois au-
tant.
Tv.i-?Licatio, onis , l'adion de tripler.
Tri-Pi ict'fer , triplement , en trois fa-
çons, de trois manières, de trois fortes.
Tri-Pi ICO , as y .:vi , atum , are, tripler ,
TR,i-PLicafuf , a, um , participe de tripLi-
co , voy. triplas.
VIII.
I .MoLT'-PLE.v,/C(j,de plufieurs fortes.
Muiti-Plico , as , avi , atum , are , mul-
• ' tiplicr , augmenter.
DICTIONNAIRE ETYMOLOG.
MvLTi-VLicatio , o-rir , multiplication ,
augmentation de qiiintité.
]\!ULTi-PLiciffr, (idv. en pluficurs façons,
de plufieurs fortes.
MvLTi-Fucalilis , rn.f.le, qui a plu-
fieurs replis.
Septem-Plïx , ici'r , multiplié jufqj'à
fcpt.
£rPTEM-Piic;'ffr , fept fois autant , fcpt
fois.
î. Decu-Pli;'.-, icis , &:
Decem-Plex , icis , dix fois autant.
Decu-Plum , i , dix fois autant.
Decu-PlijJ , a , um , dix fois plus ou au-
tant.
DEtfM-FiiCi7fi;j , a , um , redoublé dix
fois , multiplié par dix.
P , ajouté devant N.
De No, Neu , efjjiic , foufle , pro»
nonce Pneu , fe forma cette Fa-
mille :
Vuivma , atis , &
Vt^ivmon , onis , poumon.
VNEvmonia , x , pulmonie , maladie du
poumon.
ri:EU7;£0/iffii, oriim , remèdes pour la poi-
trine.
PNEumo/zicw ,a,uTn, pulmoniquc.
Fmumancus , a ,um , pneumatique , qui
agit , qui fe meut par le moyen du vent.
"Pneumatica organa , pompes afpirantes ,
machines pneumatiques.
rNic-ei/j , i , éteignoir ; i». crpéce d'étei-
gp.oir renvcrfé , qui dans la machine hy-
draulique des anciens cmpéchoit l'air de
fortir.
Dïs-Pn(E2 , œ, afihme , courte haleine,
difficulté de refpirer.
VEKi-Ftisvinadcus morhus , &
PERi-PNEu;no/ziiZ, œ, la maladie du pou-
mon .
VnKi-Vistvmonicus •, à-, um , pulmoni-
quc , t^ui efl malade du poumon.
Pro-Pkigshm, i , ciurée, ouverture d'une
fournaife , d'un fourneau ; i°. chambre
chaude du biin,étuveoù l'on alloit fuer;
2,". fourneau où l'on alloit prendre le
charbon aufTi-tôt qu'il étoit allumé, pour
l'employer aux ufages des bains.
De Pneumo/2 , prononce PiuLMon,
vinrent:
PuLMo j onis , poumon.
PvLMonnceus , a , uin , qui reflcmble au
poumon.
PvLkionjiiits 1 a , um , pulmonique , qui
elî malade du poumon , ou atteint de
pulmonie.
Fvi.Moneus -, a , um , de poumon , fcmbla»
ble au poumon.
POL, PUL, PEL,
êc par (yncope , P l e ,
multitude , élévation.
I.
De Pot , Put , Pel , Pie , multitu-
de , amas , élévation , vinrent
nombre de Familles. En le pro-
nonçant Phul , le Grec Pauié,
Pi-iYLe , Tribu , Peuple : d'où:
I.
Phyl-Arcâkj , /, Chef du Peuple ,
Capitaine de cavalerie,
z.
En redoublant le P , ou la fyllabe
PuL , PoL , Po.
P0VV1.US , i , peuple ; 2°. populace;
3 °. foule , multitude ; 4". cflaini
d'abeilles.
VofELlus , f, populace , menu peuple.
FoFVLaritas , atis , affeftion pour les comv
patriotes ou pour le peuple.
PoPULariîer, fliiV. populairement, d'une
lIHi?
DE LA LANGUE LA T. PLE
manière populaire, à la manière du peu-
ple . qui plait au peuple ; ■_". avec afFi-
bilité , (ans hauteur , fins fifte.
fcviiLatim , s'c'v. par. tout 1; p,cuple , de
peuo e en peuple.
Pon'ifffi.i , ium . lieux d'où le peuple
vovoit les fpei.'ïaclcs ; i°. lacrifices ot
fcrr, rar l'anemb'ée du lenple ; 5'^. bi-
dinerics , amuleriiens puériles.
Popuiirtr, m.f. re , n. is , inr, ijj'ur.u! ,
populai'-c , du peuple, qui concerne le
peuple; i**. qui aime , ']ui, favorile le
peuple , qui s'accommode à 1 j portée ou
au génie du peuple ; 5*. qui eft 4'un
même pays , 4°. bas , badin , puérile;
î^. commun , vulgaire ; 6°. participant ,
confentant , complice.
PoPuii-Fuo/a , orum , fêtes des Romains ,
au mois de Jiin , en mémoire du jour
que les Gaulois fortircnt de Rome.
Torvù-SciTum, i , voy. ?khifdtum,
* i-
PopuLKj ,»,/. peuplier , arbre fort
clsvé & qui fe multiplie aifcmenc
le long des eaux.
PoFrLf -uro , i , bols de peuplier.
PcrcLfi/j- , a , ii,T2 , de p