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I N THE CUSTODY OF THE
BOSTON PUBLIC LIBRARY.
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MONDE PRIMITIF^
ANALYSÉ ET COMPARÉ
AVEC LE MONDE MODERNE,
CO NS 1 D È RÈ
DANS LES ORIGINES LATINES;;
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DICTIONNAIRE
ÉTYMOLOGIQUE
DE LA LANGUE L A T I N El
Septième Livraison.
:ONDE PRIMITIF,
ANALYSÉ ET COMPARÉ
AVEC LE MORTBE MODERNE,
CONSIDERE
DANS LES ORIGINES LATINES;
o u
D ï CTÏON NAÏRE
ÉTYM o L OGI Q,UE
DE LA LANGUE LATINE*,
Avec une Carte et des Planches;
PAR M. COURT DE GEBELIN.
Dt diverfes Académies,
SECONDE PARTIE,
SI
G A PARI S,
r L'Auteur, rue Poupée
j Valleyre l'aînc-, Il
) Saugrain, Libraire , quai des Auguflins,
SoRiN, Libraire, rue Saint Jacques
, Majfon de M. Boucher, Secrétaire du Roî;
Imprimeur-Libraire, rue de la vieille Bouderie,
U. D C C. L X X X.
WKÇ ÀTPROBATION ET PRIKHÉGE DU RQJ,
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S 1/ I T E
DU DISCOURS PRÉLIMINAIRE
SUK LES ORIGIISES LATINES.
^ O ICI la fin de nos Origines Latines 5 & ce que nous avons
a ajouter à notre Difcours Préliminaire , ne fera pas long. Nous
nous réduirons à quelques réflexions fur l'Etymologie , fur fes dî-
verfes efpéces, 6cc. Se à quelques objets relatifs à la forme & à
l!ufage de ce Diclionnaire. Nous nous propofions , il eft vrai, de
donner en même-tems un Tableau rapide de tout ce qui a déjà
paru de notre Ouvrage, de Ces réfultats,de fes avantages ; mais
la matière trop abondante, nous oblige de renvoyer ce réfumé
au Volume fuivant, & de nous borner aux objets donc nous
venons de parler.
Le fuccès du volume qui a déjà paru , aflur^ celui de l'enfem-
ble : nous y avons été d'autant plus fenfibles, que le goût général
du fiecle n'eft pas porté pour les Langues, & qu'on a toujours
raifon d'être en garde contre les Etymologîes: aucune madère
ne prête plus en effet à l'arbitraire &l aux abus les plus étranges,
lorfqu'on s'y livre trop à fon imagination , & qu'on fe laifle
entraîner par le plaifir du merveilleux & des découvertes. La
facilité de créer en ce genre , en travcfl;iirant les mots , en déna-
turant les chofesi la fatisfadion d'élever des Ouvra2:es féduifarts
Se nouveaux, èc de faire paroître, comme Armide , des Palais
enchanteurs, formés de rien, ne nous ont que trop valud'ouvra-
Orig. Lat, a
- 'DISCOURS
ges étymologiques , qui n'érclcnc propres qu'à dgârcr , Gç qui Te
font évanouis comme les vifions de la nulc, coures les fois qu'on
a voulu les apprécier. ^ ^
Notre amourpour la vérité, le deHr de nous rendre utiles a
ceux qui la cherchent comme nous, nous a fait prendre les plus
grandes précautions pour nous garantir de cet art iUufoirc, celle
fur-tout d'éviter toute étymologle qui n'étoit pas appuyée fur
deux bafes inébranlables , le fon 6c -le fens de chaque mot.
Deux fortes iÉtymologks.
Nous ne faurions trop le répéter 3 toutes les fois qu'on parle
2'éfymolcgies, il en faut diftinguer avec foin deux fortes, qui
aifFerent du tout au tout. Celles oà l'on eft guîdé , commc^nous
venons de dire , par le fon ôc par le fens 5 celles qui ne conîlftenc
qu'A comparer des fons. On fcnt parfaitement que celles-ci peu-
vent être auffi illufoircs que celles-là font fermes & folidesj qu'il
îi'eft pas poffible de tirer des conféquences exades & fûres d'un
feul principe , d'un feul objet; que tout fon détaché de fa valeur
cft un être de raifon, qu'on pourra ramener à tout, parce qu'on
pourra y voir toujg^ce qu'on voudra.
De-làtant de faux fyftêmes nés de cet art trompeur contre
lequel on n'a jamais été affez en garde. Ce font ces étymologies
illufoires qui égarèrent le célèbre FoURMONT , dans un Ouvrage
fur Sanchoniaton, dont nous avons déjà eu occafion de dire un
mot , qu'il intitula. Réflexions critiques fur Us Hifloircs des anciens
Peuples, & où il crut établir d'une manière triomphante que le
fragment de Sanchoniaton fur Cronus , étoit l'hiftoire d'Abraham
& de fa famille 5 £c voici comment il procédoit.
^ ^ Précis du fyfléme de FoURMONT fur Sanchoniaton.
J,A.^ i ytn.^-- ,^^^^^^^^ ^_^ ^ ^^^ ^^ Très-Haut, qui eft à la tête de cette
PRÉLIMINAIRE. iTy
Généalogie , cfc manîfeftement Sem, nom qui a la même figni- ^«f mitrn^h U> 'i^
fication.
Si fa femme s'appelle Bcrout/ipc'eii que Sanchonîaton a voalit '2>inui]n y^c/ri^i^'
illiiftrer la ville de Beryce. ^ .
Uranus, fils d'Hypfiftus , cft manifedcment Tharé, père iiranus l^t J*^^ '•^
d'Abraham ; car Cronus , fils d'Uranus , cft certainemenc ./l^rai.â*«. /^^''"^^ ^'
Abraham,- mais en voici bien d'autres preuves. ' ^'^'^
Tharé demeuroic à Ur; il s'appella donc Uranus : il ne forcit ^A^»^* ^'^ ^ ""^
point de fon pays j il s'appella donc Autochtoii ou Agricole.
Son filseft Cronus; mais ce mot fignifie l'habitant de Ckaran-j ^T^na* /^«-. 6^« »''i'
rien de plus admirable , (pag. 64) ajoute-t- il. •
Un des fils d'Uranus eft Atiasj c'eft donc Or/a ou Zor, neveu MU Jû-^cji^»^^
d'Abraham ? C'eft un neveu changé en frère , par une méprife de *''^
"Sanchoniacon.
Penc-on fe refufer à ces rapports d'Abraham & de Cronus;
puifque Sanchoniaton ajoute qu'en un tems de famine Cronus fttf-hMJ Mok/iuI *^
iâcrifîa fon fils unique^ qu'il fe circoncit, Sc qu'il obligea fes gens *"<* uf<ty^e^>dhMJt<t'^^
d'en faire de mcuie ?
Si Cronus mangea des pierres croyant dévorer fes enfans^ 6''*'>«*> ^*^ -^ "
c'eft que Sara donna à i\braham^ Agar pour en avoir des fils, & JàJ(«. j*" A*'
qu'-r^oar fignifiant pierre, on die que la femme de Cronus- lui
donna des pierres en place de fils.
Mercure , le Confciller de Saturne, eft manifedement Eli^i^r^ MorcrUYij îù.i'iar
llntendant fidèle d'Abraham j car Mercure eft le Boahus , Roi
de This dont parle Manethon , & fous le règne de qui la terre
s'encr'ouvric du côté de Bubafte, c'eft-à~dire en Paleftine, oùles
villes de la plaine furent englouties du tems d'Eliezer. D'ailleurSy
Abraham eft le même qu'Ilusj Eliezer eft donc le même que
Mercure 5 car celui-ci a été appelle Cadmilus ou Camille , c'eft-
à-dire le ferviteur d'IIus. a ij
s r
Jîlha
\r DISCOURS
TUd"/'*^*-'^ Minerve n'efl: pas plus difficile à reconnoître. Son nom ëtoît
Ogga, c'eft doncAggar , mot dont les Egyptiens Tupprimercaïc
• ■ • k lettre R: d'ailleurs Minerve étoit née du cerveau de Jupiter,
c'eft-à-dire, de fa penfée : or Haga en Hébreu, fignifie penfée,
méditation j donc Hagared la même que Minerve- Ogga.
^ Quant à Cethura , féconde femme d'Abraham, c'eft Cérès:
C'-^ ^ ^ quelle différence entre Cérès ôc Gucrari^ pays de Cethura? D'ail-
-' leurs j ne lui a-C-on pas prêté l'hiftoire d'Agar &. d'îfmaël ?
Yt Cérès, dit-on , trouve en chemin un jeune homme, ôc ce jeune
* ' "' » homme fe moque d'elle: qui ne voit que c'eft Ifac, dont le
>^ nom fignifîc il -a ri? Fatiguée, elle fe rcpofe auprès d'un puits }
« qui ne voit que c'eft le puits d'Hagar \
Entre les fils de Cethura , l'un eft nommé \yc^ Zifr.cran , 6c
l'autre '^ûy-i Yoquahan^ c'eft à-dire, le fcieur de ble j ôc le lieur
de javelles j Cethura eft donc Cérès \
/■■ ■ " ' Elle demeure en Sicile, parce que la Sicile étoit abondante
en grains , êc que là eft l'Etna fumant j or Cecura ."Cnup fignifie
la fumante.
Voulez-vous l'écrire par un K, HTina, fon nom fignifie la
couronnée : or telle étoit Cérès.
Cérès eft mère de Perfephone ; mais Cethura étoit de Ber-
fabée .- fi elle eut une fille , êi peut-on ne pas le fuppofcr ? cette
fîlle puts'appeller Bershcvatta , la-fiUedu pays de Berfahée : or de
Bcrshevatia fe fit fans peine le nom de Perephatta ou Perfephone ,
par lefquels Proferpine fut défignée.
f 'A, 1 ' Sara eft Rhéa & Tfis : Rhéa , car ce nom , ainfi que celui de
' àara , lignine Keme, rrmceile.
J/ïson l'ancienne, la décrépite, puifque Sara étoit décrépite
lorfqu'elle devint mère.
D'ailleurs Jfis S^. Sara n'av oient- elles pas époufé chacune leui;
frère ?
s.
PRÉLIMINAIRE. V
La mutilation d'Uranus par Chronus, ou du Ciel par Saturne,
cfl un tour de phral& Oriental, pour infinuer qu'Abraham mit par
fa fagefle Ton père Tharé hors d'état d'entraîner déformais les
hommes dans l'idolâtrie, c'eft-à-dire,de faire des profélices ou de
nouveaux enfans.
Ceft de la même manière que M. FoURMONT croît démon-
trer que Junon eft Rebecca; Efaii, Ofiris &: l'ancien Bacchus, vttH« '^zt^tac». Uim.
cous de Seïr : les Satyres ou Seïrites fondes Iduméens, fils d'Efaii. CJijrÎJt, :'huuhia
iiilene efll'altération des mots Seir Ana, le Seirite^/zfl, beau- Ji(l>xu.i 7»«ihtrt'thiat
père d'Efaû , & Prince des Horréens. ^ ^^'"k
. Jacob eft Typhon^ l'ennemi d'Ofiris ou Efiu : celui-ci alla aux Jaaà %/>V
Indes j puifqu'il eft le même qu'Ofîris : ôc qu'il ait élevé la plu-
part des villes de cette" vafte contrée, cela efl; fenfible , puifqu'oii
y voit Betana, mot- à-mot, la ville d'Ana. Bariga^u, mot-à-mot,
le tréfor du fleuve Baris, où Efaii certainement faifoit apporter
les tributs du pays; 6c puifque tant de noms de villes des Indes
fe terminent en £//a , Our ^Oura^ Or, tous noms de la ville d'i/r,
en Chaldée.
Ajoutez que le Dieu Brama eft certainement Abraham, & fa 'hyay^^ JïljruliaYn.
femme SariCvadi, Saraj WiSTNOU, Jacob j ôc que le Dieu Efvara ^'^t'""'^^ ^'">^ ^^^
cftEfau. k^^^tj..r.n^
Quant à toutes ces femmes qu'époufe Cronus ou Saturne, &:
dont parle Sanchoniaton , Abraham les a auffi époufécs ; car
c'eft un tour de phrafe Oriental , pour dire que ce font les femmes
de fes fils , de fes petits-fils, de its. arrieres-petits-fils,&c.
Rachel eft Venus , ou Aftarté, {PiadU yonM>
Le dernier enfant de Rdéa eft déifié : ceci eft tout fimple î
Zdpha^ femme de Jacob, eft la même que la féconde Rhéa^ 6c
ion dernier fils eil: AJJer^ mot qui fignifie l'heureux, l'apothéofé,
le bois facré.
pe fyftçme où 1 on croie prouver , &: où l'on ne prouve rien ^
Vf DISCOURS
où Tûii croie remonter à la vraie origine des Fables, te où Ton
n'en débrouille aucune } où l'on donne en preuve , foie des rap-
ports de mots qui n'en eurent jamais entr'eux, foie des circonf^
tances donc le rapprochemenc laifle voir toute la difparate > ce
fyflême , dis-je , fe termine par cette conclullon , qui ne pouvoic
paroître triomphante qu'à fon feu! Auteur, (p. 376.)
» Tranclions donc le mot: enfin un Lecteur, homme d'efprit ,
Y) aiman: la vérité , je le fuppofe dégagé de cous préjugés , fera
>3 ravi non-feulement d'appercevoir ici ce que l'on cherche depuis
53 3000 ans, la naijfance du Puganif/ns & l'Origine de fes Dieux ,'.
» mais auffi de remarquer , ( aiïertion qui frappe à préfent les
y> yeux, comme l'éclair qui pafîe de l'Orient à l'Occident) de
" remarquer, dis- je,que l'Ecriture paroît dans une majeflé comme
" nouvelle , à laquelle certainement peu de gens fe feroienc at-»
w tendus ».
. Mais fi î'Autear n'a rien éclaircî, rien prouvé, fi fon Ouvrage
eft en effet comme {'éclair donc il ne refte rien lorfqu'il a éb'.ouî
l'œil , que devient ceae maj&jlc comme nouvelle qui en dévoie ré-*
fulcer pour l'Ecriture-Saince ?
Heureufement, cette Ecriture n'a rien a perdre comme elle
n'a rien à gagnera de prérendus fyftêmes , qu'il feroit fort aifç
de rétorquer en prenant l'inverfe.
Tel e(l cependant le fyftême étymologique de ce Savant,'
aulîi érudic que mauvais Logicien & que barbare Ecrivain : on
pouvoit lui dire : mais avant que de vous livrer à des rapproche-
mens aulîî imparfaits , à tailler , à rogner , à allonger les mots
comme un nouveau Phalaris , ne devie2-vous pas pofer un fonde-
ment inébranlable que rien ne put altérer , &; dont toutes ces
prétendues étymologies n'auroienc écé qu'un développement ou
un fimple accelfoire f
P R È L ï M I N A I R E. vî)
N'âvez-vous pas vu, pouvok-on lui dire encore , qnc vous avez
commencé par renvcrfer votre édifice de vos propres mains ; que
vous avez donné des armes contre vous, en TuppoTant d'emblée .
cju'avanc Abraham la Terre écoic idoUcre , puifque les guerres de J'^'^^<^ ûi la^itam
ce Patriarche avec fon père fe rapportoienc à cet objet? Les
Payensavoient donc déjà des Dieux ? Et comment prouverez-
vous que cesPayens ayent érigé en Dieux les ennemis les plus
déclarés de leurs Dieux, ceux que vous croyez avoir loatenu
des guerres terribles pour détruire l'idolâtrie / Ed-ce !â relever
la majejîé de l'Ecriture? Quel dcfenfeur a-t-elle en vous?
De quel droit ,aburanc de votre efprit , créez- vous des êtres
nouveaux pour renoutr votre chaîne qui calTe de toii'cs parts?
De quel droit, lorfqu'un effet peut avoir cent caufes, choififFez-
vous celle qui vous plaît , fans autre raifon que parce qu'elle s'ar-
range mieux avec votre fyftême?
Ce n'eft- point l'imagination qui doit régner dans ces fortes
de recherches, parce qu'elle ne crée que des iantomes qui s'é-
vanouiflent comme les ombres de la nuit : c'eftla raifon qu'on
doit confulter , la comparaifon froide Se lente , la ievérité rî-
goureufe d'une critique éclairée, S: qui ne veut en impofer ni à
foi ni aux autres.
On doit fur-tout éviter tout fyflême qui commence par une
ruppofition qu'on fonde fur des étymologies, qui ne peuvent être
vraies qu'en admettante fuppofition de laquelle on ell- parti pour
les découvrir : malheureufes pétitions de principes qui enfantent
tant de mauvais (yftêmes , èc entretiennent tant d'erreurs !
Il feroic bien intéreflant qu'on pofât enfin des principes fim-
pks & folides fur cette efpécc d'étymologies qu'on peut appel-
ler hijloriques , qui s'occupent des chofes , &: dont les rapports ca-
j:liés des noms ne doivent jamais faire la bafe. Ce feroir une ad-
vîij DISCOURS
dicion bien précieufe à l'art de la Critique , & qui auroît épar-
gné bien du tems à de favans Auteurs & à ceux qui ont le cou-
rage de les lire.
Ne foyons pas étonnés fi on voit fans cefTe renouveller ces for-
tes de fyftèmes , malgré le peu de fuccès qui les attend : ces éty-
moîogies qui ne doivent leur éclat qu'à l'imagination^ font fi fa-
ciles, fi flatteufes , fi attrayantes pour l'efprit créateur , que \or(-
qu'il efl une fois féJuit par c.ts Syrènes, il ne peut plus s'en ga-^
rantir ; il faut qu'il étymologife à toute outrance j ne trouvant
rien qui lui réfifte,
Etymologlcs de mots»
Les étymologies de l'autre efpcce, celles qui ramènent cha-
que mot à fa famille & toutes les Langues à la primitive , font à
la vérité moins attrayantes : elles ont moins d'éclat, elles parlent
moins à l'imagination ; mais elles ont d'autres avantages infini-
ment préférables , une force , une évidence qui entraîne , une
certitude que rien ne peut ébranler , cette propriété unique de
s'éclaifcir 6c de fe foutenir mutuellement, enforte qu'une erreur
ne peut s'y gliffer îong-tems, puifqu'elle fe décelé elle-même par
fon oppofition avec les principes communs à tous&avecla mar-
che confiante qui en eft la fuite , & qu'elle gêne , qu'elle dérange.
Telle efl: celle que nous avons fuivie invariablement dans nos
Oiigines Latines. Par fon moyen, tous les mots dérivés d'un mê-
me radical fe font venus ranger fous ce mot, £i ils fe font claf-
fés par Familles nombreufes, dont on a vu ainfi de la manière la
plus fenfibie , les rapports & l'origine ■■, rapports dont jufqu'alors
on n'avoit eu aucune idée j ôc origine qu'on avoit,par confé-
quentj cherchée en vain. s
Ç'eft ainfi que fous le mot pdinîtif T , grandeur , fe fonc
réunies ces diverfes Familles, Tu
m
P R Ë Z I M I NJ I R E. lii
Tu , Toi ^
Ta,T.t,^'>^ïe,
TiM^o , regarder comme au-deffus de
ioi , comme plus fore que loi.
^s- TiMo , apprécier , élever par Ton
opinion ; & où le mot ^s peut dé-
figacr l'airain , le métal le plus pré-
cieux de l'antiquirc.
Tueor y protéger ; Tu Tus , à l'abri.
Tkea-Trum , li'ïu élevé, où l'on ex-
pofe à la vue.
To-Tus , tout.
Tabula , étendue en planche , table.
Tapes , étendue pour les pieds , tapis.
Tu-^er, boCfe, tumeur , trufiè.
T{j-Bus, tube, tuyau.
Talw, de même grandeur, tel.
TAïaj, talon, ce qui foutienc le corps,
Thallkj, tige d'oignon, branche d'o-
livier.
Ti-Tvtus , titre qui élevé, infcription.
Thal- JjU'a , grande eau , mer.
Thal- AMWi , lit : on y eft élevé.
Tui» , ToLto , élever , porter.
Totero , fupporter , foutenir.
Tellwj, la terre par excellence.
ToLLo, celui qui tire de l'eau d'un puits.
Titonium , taille , impôt.
THoi«i , dôme, coupole, &c.
TuMfio, être enfle, fuperbe , bouffi.
TuMulus , émincnce.
T^uultus , grand bruit.
Temp/w/h, lieu vaile confàcrc à la Di--
vinicé.
Ta/z, T£« , étendue en contenance ^
d ou :
Tfneo , tenir , contenir,
TiN^ , tonneau.
Tui^ica, vêtement,
Tvvtinus, gros poinToni
ATTiriis, monceau de pierre.
Taw , autant : Tantw , fi grand.
Tero, brii'er. i KvJ.
TxRdus , péfant , qui tciti grand tems "
à marcher.
Taurw/, taureau , grand, animal do-^
meftique.
TuRGtfo, être enflé.
TuRR/j , tour , grand bâtiment.
TYKannus , le Seigneur de la Tour.
Teg , étendue en couverture , d'où î
Tego , couvrir : Tectkot , toit :
Ticula , tuile : ATTEcia, cabanes.
PRo-TEcr;o , proteélion , qui met à
couvert.
ToGtf , longue robe.
TvGurium , cabane.
Texo , faire un tilTu , une ctofîê poUf
couvrir.
TECH/za , tilfu -, tromperie ; fourberie,
TiGjium , Ticilltim , poutre , foUveau.
Tergkj , dos , (Sic.
Indépendamment des Familles dérivées du même radical T , & qui pré-
fentent des idées négatives , oppofées à celles-là , telles que Ten-«j5, petit,
TEN*r, tendre , &c.
Ori^. Lat^
è
%• DISCOURS
Forme de ce Diêlionnaire , & fcs avantages'.
Nous ne nous Tommes pas contentés de claflTer les mots par
grandes Familles : afin qu'on s'aflfurâc mieux de l'étendue èc de
la vérité de nos principes fur les mots formés par Onomatopée ,.
fur ceux qui fe lont chargés d'initiales, fur les aipirations q?jie
remplacent les confonnes , nous avons mis à la tête de chaque
lettre & par grandes maffes :
i". Les mots formés par l'imitation àts fons.
1°, Les mots auxquels par fucceffion de tems on a ajouté cette
lettre en tcte.
3*. Ceux ou cette lettre a été fubftituée à l'afpiration.
La multitude des mots qui compofent ces trois dalles, & quî
leur appartiennent de la manière la plus évidente, font une con-
firmation vidorieufe des principes que nous avons préTentés"
fur I Origine des Langues 8c fur la nature des mots radicaux : il
cft en efFet telle lettre Latine dont la moitié des mots appartient
à ces trois clafles , les lettres R & S , par exemple.
Une chofe très-remarquable, c'efl: que la lettre V n'eft: com-
pofée que de mots de cette efpéce -, elle n'en a pas un qui luî
appartienne en propre ; ce qui lui c'a commun avec la Langue
Hébraïqiiej Se cela devoir êcre , puifque ce fon V n'eft que
l'adoucillement de rafpiration, la nuance la plus légère du paflage
des voyelles à la confonne labiale.
En voyant également que lés lettres riches en Onomatopées,
font précifémenc celles auxquelles nous nous fommes afiurés ,
dans nos Principes fur les Langues , que la Nature avoit donné
îcs propriétés relatives à ce genre de mots , on ne pourra douter
de la certitude de nos Principes fur la valeur de chaque lettre. On
ne fera pas étonné que la lettre N ne renferme aucune onoma-
PRÉLIMINAIRE. A
topée , & que la lettre R , au contraire , foi: lî riche en ce genre ;
ce feront de nouvelles preuves que les hommes ne purent jamais
s'écarter de la Nature , même en fait de mots.
En fe rendant familières les idées que nous expofons fur cha-
que lettre de l'alphabet à la tête de leurs mots, & qui fe rédui-
fent à quelques chefs toujours puifés dans la nature 5 en y ajou-
tant ce que nous avons dit fur les terniinaifons à la fin de notre
Difcours Préliminaire du Volume précédent , &; en parcourant
nos mots radicaux, on peut s'alTurer qu'on connoit la malTe des
mots de la Langue Latine, qu'on pourra s'en rendre compte tou-
tes les fois qu'on voudra, & qu'il eft prefqu'impoffible que l'ori-
gine d'aucune famille de mots nous échappe.
Lorfqu'en comparant nos Origines Latines avec les Diction-
naires de cette Langue j on appert^oit que quelques lettres riches
en mots dans tous ces Didionnaires , n'en renferment qu'un très-
petit nombre dans celui-ci; bc que cette différence prodigieufe
a fur-tout lieu pour les voyelles, pour les mots en A, E,I, OjU,
on n'a point de peine à convenir du principe que nous avons
déjà pofe , que c'efl: dans la valeur de chaque lettre qu'il faut
<:hercher la caufe de ks mots •> & qu'il n'eft point étonnant que
les voyelles renferment fi peu de mots efFedifs , puifqu'elles for-
ment la langue des fenfations, qui eft fi promptemeni épuifée.
On voit en mcme tems la vérification de ce que nous avons
dit, que chaque voyelle étoit relative à un fens particulier; 5c
combien efl: juflre celui que nous affignâmes à chaque voyelle, en
avanc^ant qu'A défignoit l'avoir , la pofleflion ; E, l'exiftence j O,
-l'oL-il j la vuej OU , l'ouic.
On y verra auiïi la vérité de ce principe , que dans les mots
formés de confonnes, la voyelle n'eft rien, changeant fans ceflè
non-feulement d'un peuple à l'autre, mais auffi chez le même
peuple , pour former divers dérivés. b ij
xîj DISCOURS
C'eflainn qu'on voie le primicif Fac , d'où (t forma le pré-
fervtFAC/o, faire , devenir, Ff.C dans le précéric, & FiC dans-
tous les dérivés & dans cous les compofés de Fac; ef-Y\Qax y
cf-Vicium.
Si A fe change en I, O devient également U , (S, &c. On
oie punio- &c ptena : munio , mœnia & amm ; punicus ôc pœnicus , &c.
Ainfï nos Orig-ines Latines , en abrégeant l'étude de cette
Langue , démontrenp la vérité des Principes du Monde Primitif^
hc nous font aller à grands pas vers la Langue primitive , fource-
de toutes les Langues.
On s'ert convaincra fans peine par le jour que nos Origines
Latines répandent fur celles de la Langue Grecque S: des Langues
de l'Orient Se du Nord: en efFet, comme les Latins ont emprunté
prodigîeufement de mots grecs, outre ceux qui leur étoienc
communs avec ce ptuple, nous avons eu une occafîon très-natu-
relle de rendre compte d'une foule de mots grecs , donc l'origine
étoît abfolument inconnue, & qui deviennent autant de preu-
ves de la facilité avec laquelle nous conduifons nos Lecteurs à.
l'origine du Grec, de l'Oriental, des Langues du Nord, &c.
'■■'';Les rapports de la Langue Latine avec celles de l'Orient fonc
également fi fenfibles(5i tellement inconteftables, que nous nous
fommes lafles plus d'une fois d'en faire ufage, crainte de trop
empiéter fur nos Origines Orientales.
Ainfî, ct% Origines Latines deviennent des avances immenfês
pour quelque Langue qu'on veuille cultiver.
' Ajoutons que l'arrangemenî des mots par radicaux , réunit ct%
avantages inexprimables de conduire à des étymologies auflî
iîrapics que furesi de réduire au plus petit nombre poffible fa
maiTe effroyable ^ts mots ; d'apprendre aux hommes à les clalFer
eux-mêmes, fans être obligés de recourir fans cefTe aux Didjors^
PRÉLIMINAIRE. xiîj
naircs ; c'eft un fil qui Faic fordr aifeincnt d'un labyrinthe qui
fembloic inextricable.
A ces avantages fe joint encore celui de fixer , de la manière
k plus alîtu-ée , le Tens de chaque mot par leurs rapports plus ou
moins rapprochés du fens primitif ôc naturel, qui ("eul peut fervir
de guide pour découvrir le fens de toutes les idées figurées, allé-
goriques, raécaphyfiques donc fe font revêtus flicceflivement les
divers mots de chaque Langue , & fans la connoilTance def-
quels on ne peut que tomber dans diverfes erreurs , d'autanc
plus efîèntielles qu'elles feront plus ou moins liées aux plus grands
intérêts des hommes, & au bonheur des Sociétés &: des Gouver-
nemens. Nous ne finirions point fi nous voulions rapporter tout ce
qu'ont produit de maux, l'abus des mots & l'ignorance de leur
véritable fens : aucun Peuple, aucun Etat qui n'en ait été la vic-
time d'une manière ou d'une autre.
Nous avons donc cru rendre un fervice eflenriel aux Lettres
Se aux Sociétés en nous occupant de ces Origines y &: c efl avec
Ja plus vive fatisfaclion que nous apprenons qu'on employé déjà
avec fuccès cette Méthode pour i'inftruclion des Jeunes Gens :
qu'il en eft qui fe tirent d'affaire au moyen de cette doctrine fur
les mots radicaux £c fur leurs compofés, dodrine qui eft. celle de
la Nature, plutôt que la nôtres bi. cela doit être ainfi, puifque
Ja marche de laNaturc eft toujours fimple ôc vraie ; & qu'elle mec
en jeu,, non-feulemenc la mémoire , mais auffi l'imagination &
l'entendement j cnforte qu'au lieu d'apprendre un mot triftemenc
ou fans goût , on eft flatté d'en devenir en quelque forte le
créateur, par la manière donc on l'analyfe ôc dont on en devins
ie fens , plutôt qu'on ne l'apprend.
XIV
DISCOURS
Manière defcfervir de ce D iclionnaire.
Afin d'encrer dans refpric de ce Didionnaire, d'être au fait
de la marche qu'on y fait, il faut commencer par étudier ce que
nous avons die fur l'origine 5: la valeur àts terminaifons , (pag.
•CCCXVI 6-: fuîv. du Difc. Prélim. )
Il faut eniuice Te mettre au f-aic des prépoficions Initiales qui
entrent dans la formation des mots COMPOSÉS, ôc donc on trou-
vera le Tableau à la fin de ce Difcours.
Ces terminailons & ces prépoficions revenant dans chaque
mot, on ne fauroic en analyfer aucun, fans le fecours des une*
& des autres.
II faudra enfuite fe former une idée de la valeur de chaque
lettre , Se des principaux mots radicaux qui Tonc nés de chacune.
On aura alors une idée necce &: exa^cle des mocs de la Langue
Lacine Scde leurs fources, auxquelles on pourra dès-lors remonter
f refque toujours par foi même.
Pour y parvenir encore plus fûreme-nc , on devra fe former une
idée jufte de ce que nous avons dit dans l'Origine du Langage &
de f Ecriture , fur le changement àts voyelles les unes dans les
autres , pour former des mots compofés , & fur la manière donc
un fon ic fubftirue à un autre.
Cependant , pour la commodité de ceux qui ne feroîent pas
encore au fait de cette Méthode, nous avons fait fuivre nos Ori-
gines j de la Table des mots Latins, par ordre alphabétique, en
fupprimant à la véritéla plupart de ceux qui font compofés d'une
prépofition initiale 5 ainlî on cherchera ceux-ci, non par leur
première fyllabe, mais parla féconde. Pour trouver, par exem-
ple , dans nos Origines le mot Adhibeo , on cherchera dans la
Table la fyllabe /fz/', qui donnera le renvoi 2. fous la rachie Hab^O}
PRÉLIMINAIRE. -scv
f A fe changeant en I, fuivanc ce c]ue nous avons déjà obfervéi
Cette manière de chercher les mots Latins, n'eft pas \ la vérité
auffi commode , pour le moment, que la méthode ordinaire j
mais ce petit dclagrément fera bien racheté par la facilité qu'on
acquerra de faifir à la fois une prodigieufe quantité de mots,..
& par l'avantage de recourir beaucoup plus rarement aux Dic-
tionnaires.
Cette Table efl fuivie du Tableau àts mots radicaux diflribués
par voyelles ôc par touches, On peut le regarder comme la quin-
tefTence de la Langue Latine, comme un excellent moyen de fc
rendre raifo-n de fous les mots.
Ohjets du Volume fuivanf.
Nous nous propofions de donner immédiatement après ce
Volume les Origines Grecques Se enfuite les Origines Hébraïques,
traitées toutes deux de lamêiiie manière, & d'après les mêmes
principes ; mais la plupart de MM nos Soufcripceurs demandenc
Crève pour les Langues 5 qu'elles foienc entremêlées d'objets moin»
(ecs, plus riants , plus reati Fs aux cho(c.s qu'aux motSi
Notre huitième Volume n'aura danc point les Langues pour
objet : ce fera un Recueil de DilTertations ou de Recherches
abfo'ument neuves fur plufieurs objets importans & curieux : fur
l'origine antique du Blafon , fur celle des Monnoies, furie Bou-
clier d'Achille , fur le jeu des Tarots, fon objet intéreffant & fa.
haute antiquité \ un eCai d'Hilloire Orientale pour le ièptieme
^écle avant Jefus-ChriO:, qui contiendra des vues neuves fur les
connoilTances de ce tems-là , avec une Carte de notre façon : la
Galerie des fcpi Rois de Rome & leurs rapports avec k Gouver-
nement Romain & avec les connoiirances allégoriques des
Anciens, Nous mettrons A la tête une revue générale Se rapide.
A'u.i
'^LMv^
xvf DISCOURS
àzs Volumes que nous avons déjà donnés au Public , S: dz^ vérités
qui en réfulcenc d'une manière conftancej de même que des vues
générales fur l'écac primitif de l'homme , vues qui deviendront le
lien de ces grandes vérités, &; qui en feront une bafe inébran-
lable.
Evéncmens divers.
La fin de ce Volume a été marquée pour nous par àti événe-
mens d'un genre très-diiFérent, & qui coup-fur-coup ont excité-
toute notre (ênfibilité,
I. La mort a troublé dès le commencement de cette année
çlùj'> 1^ JliUA\â! lune Société chère a notre cœur, que nous avions contraclée
depuis dix-fept ans avec deux Amies , auxquelles je devois en
<jue!que forte mon exiftence au milieu des travaux, des peines
i^ des épreuves de toute efpéce , que j'ai eu à fubir dans cet efpace
de tems où j'ai été livré fans relâche aux objets du Monde Pri-
mitif. Un de ces rhumes qui ont fait tant de ravages cet hiver,
nous a enlevé prefque fubitement une des trois perfonnes qui
compofoient cette lociécé; quiprenoit le plus grand intérêt a cec
ouvrage & à fon fuccès * & quij,dans un tems où ma fîtuarion étroite
ëc bornée ne me permettoitpas de me livrer à tous les frais d'une
pareille entreprise, eut le courage & la généroiîté, elle qui pei-
.gnoic&qui deflinoic avec autant de grâce que de vérité, de fè
livrera la gravure, afin de m'aiderpar fes travaux dans un projet
auffi vafte , & dont elle fentoit toute l'importance. C'efl elle
qui a gravé les Monumens renfermés dans le premier & le qua-
trième Volume , & nombre d'autres , dont une partie encrera
-dans le huitième. La reconnoiifance , le (ouvenir de fes vertus,
de fes lumières 6c de fa confiante amitié , me feront fentir à
-jamais la perte que j'ai faite en MUe. L. .. Il n'elt aucun de ceux
qui
jfcjv i
PRÉLIMINAIRE. xvf;
qui prennent quelqu'intércc au Monde Priraitif Se à fon Auteur,
qui n'en aient été touches des qu'ils en ont été inftfuits: 6c que
devicndroient les Gens de Lettres livrés à de grands travaux,
cnfans pour eux-mêmes, s'ils ne trouvoient des perfonnes géné-
reufesqui prévinfTent leurs befoins &: diffipafleut les effets d'une
trop grande folitudc ! ^ /
II. Peu de jours après ce douloureux événement, I'Acâdémie ^ ^^'^ J^nlM^^t^
Françoise nous décerna le legs annuel de feu M. le Comte
de Vaihdk , dont elle avoit à difpofer pour la première fois.
Cet événement inattendu 6c infiniment précieux, excite toute •
notre reconnoiflance, 6c nous nous empreflons de la témoigner
publiquement, ainfi que pour la manière diflinguée dont ce choix
a été annoncé dans les papiers publics de la Nation.
Nous le regardons comme un encouragement des plus flat-
xeurs 6c des plus honorables pour la continuation de nos travaux.'
Ce fecours d'ailleurs ne pouvoit venir plus à propos pour con-
trebalancer les pertes auxquelles nous femmes expofés par U
guerre : Mars 6c les Mufes ne s'accordent guères.
III. Dans le même tcms, un Homme de Lettres ayant inféré
dans le Mercure une efpéce de critique de nos vues étymologi-
ques , comme fî elles fe réduifoient à ces étymologles arbitraires
de la première efpéce , dont nous parlions il y a un infiant 5 nous
avons eulafatisfaclion de voir deux Hommes deLettresenprendre
Ja défenfe, l'un dans le Journal de Paris, l'autre ààns \t Mercure:
ces Réponfes font fi intéreflantcs, 6c nous y avons été ({ fenfi-
b'es, que nous remercierions volontiers l'Auteur de la Critique de
les avoir occafionnées.
ÎV. Dans le même tems nous reçûmes de Cambridtre , en
Amérique, divers renfeignemens fur les Langues des Indiens, 6c <-
que nous devons à M. Stcphcn Se^'ALL , Prcfeiîèur en Langue M'' '^'^^ ^^dUL
Ortg. Lat.
xvii) ' DISCOURS
Orientale dans l'Univerfité de cette ville Américaine ; & à M»
', karvliti Gédéon Hawley , qui remplit avec fuccès, depuis vingt ans , !a
place de Miffionnaire chez les Indiens appelles CapeCod, Ce der-
nier a joint à Tes renfeigneraens un petit livre Indien Si Anglois,
imprimé à Boflon d'Amérique , ic qui eft un abrégé d'Inflrudion
Chrétienne pour les Enfans.
C'eft: une augmentation de richefles furies Langues de l'Amé-
rique, relativement auxquelles nous raflemblons le plus de voca*-
bulaires & d'objets de comparaifon qu'il nous eft poffible j ils
donneront lieu à une DilTertacion intéreflante , que nous ferons»
paroître le plutôt qu'il nous fera poffible 5 oc nous invirons inftam»-
mcnt tous ceux qui aiment les Sciences,Si qui auroient des Ouvra^
ges propres à augmenternosconnoilTancesen ce genre , de vouloir
bien nous les communiquer , afin que nous puiffions en profiter &
en faire jouir le Public qui fera de moitié dans notre reconnoiflance*
TABLEAU
ï?ff Pùpojîtlvu^ Latines & des Prèpofuions Grecques qui fervent à former en
Latin des mots composés en je mettant à la tite des mots radicaux.
1. Prépofitions Latines,
X, qui s'écrit auffi Ab , Abs , pour éviter l'hiatus , & qui fe prend toujours-
dans un fèns privatif.
'AD , prononcé aufïï & écrit A? , At, Al, &:c. [fuivam que le mot radical
commence par F, T, L, &c. Il défigne l'aftion d'ajouter, d'apporter .*-
c'eft l'inverfe d'A.
'Ante , qui défigne l'antérïoriré , l'adion de précéder.
CiRc<», CiKcum, mots formes de Cer, Cm, cercle, révolution, & qa^
défignent la propriété d'être autour.
GuM , qui s'écrie auffi Co , Col, Cor, Con , Com, Comb, pour cviteSv'
l'hiatus , & qui défigne la réunion , la qualité d'être avec.
De , qui défigne l'aûion d'ôter , de féparer.
Di , Dis , qui défgnent l'oppofc , l'exccs.
£ , Ex ^ qui défignent l'adiou de forcir, de aiettrç hots^
P R Ê L I M I N A I R E. xH
ExTKA \ qui dcfignant les mêmes idées , y ajoute celle d'être hors des
règles ordinaires , d'être au-delTus du connu , &c.
In, devenu également Im, Il , Ir, Sec. devant les mots qui commencent
par M , P, L, R , &:c. Cette initiale réunit trois fens ditîèrens , fulvans
qu'elle appartient à trois radicaux dilîcrens.
L'un venant de Im, grand, vafte, défigne l'exiftence étendue.
L'autre venu de Ain , non, défigne la non-exiftence.
Le troifienie venu de En , d^ns , marque la qualité d'cxifter dans, en, &c.'
Inter, Intra, Intro, déiîgnent la propriété d'exifter entre, ou dans
l'intérieur.
Ob , devenu Oc , Of , Op, devant les mots qui commencent par C , F , P ,
&c. défigne l'aciion de mettre devant , en face , en devant , fur la
fuperficie.
Per, défigne conftnmment la perfeélion , la plénitude, l'adion d'aller-'
auffi loin qu'il foit pofTible.
Pr^ , Cq rapporte à l'idée de premier , de chef, de cîme , d'extrémité.
Pr.^T£r, la qualité d'aller au-delà, outre.
pRo , devenu Prod devant une voyelle , défigne l'aâion d'être en avancV.
de s'étendre au loin ; comme cette prépofition s'écrivoit & fe pronon--
çoic primitivement PoR,cetre orthographe s'eft conlêrvée dans quelques
mots Latins ; PoR-Rii5«;re , par exemple-
PROPTER , à caufe , en faveur.
Re, devenu Red devant les voyelles, marque la réitération d'aélion , de
fituation ; 2°. l'aciion de fe porter contre, l'idée de fens contraire, ce
qui eft une efpéce de réitération , comme dans Rn-PELLere , repoufler ,
mot-à-mot , l'aélion de poulTer en fens contraire.
Rî-VEL^re , révéler : mot-à-mot , porter le voile en fens contraire ; 2". la
longue durée d'une manière d'être , parce qu'elle en efl: comme une réi-
tération confiante.
Retrô, (jamais abrégé en Re, comme l'ont cru quelques Savans , ) \ï
défigne l'aâiion de porter en arrière.
Se, défigne l'action de porter à l'écart, de fcparer,
SiN pour Sine , & qui défigne la propriété d'exifter fans telle qualité..
Sw-CiK-us , mot-à-mot , le miel qui efl: fans cire.
SuB défigne la qualité d'être fous, au-deflbus; 2°. une nuance au-^clToiJâi
.un peu , prefque ; il devient Suc ^ 5vr devant Ç Se R,
XX DISCOURS^
SuBTER, la qualité d'être ou d'agir par-defTous.
Super , la qualité d'ctre deflîis, par-defliis, au-de(ïùs \ i". par conféqueat
Te xccs , l'au-delà , le refte.
Sus , l'idée de haut , en haut , de bas en haut.
Tra , en travers.
Trans, r.ude!à ; i°. de l'autre coté.
MuLTK/w , beaucoup.
Ne ; non , ne pas.
Omn/'j y rour.
Sat/j , aflTez , fuffifàmment.
Semi , moitié , demi.
Semper 5 toujours.
Ve , privation , négation.
Adverbes Latins employés comme initiales^
-Bene , bien.
Bijdeux, Bi-Vi'js jTri, trois ; DEcem,
dix, bec.
E ajouté pour augmenter l'intenfité du
mot: de Sem , figne, on fît Exem-
vlum , modèle.
Aï A , grand.
Mâle , mal.
Prépojitions initiales Grecques , tranfportées en Latin,
Amphi , autour. Latuis.
An A , au-^deflus , dereche£
Amti , pour , au lieu.
Apo , loin , hors , \" Ab des Latins.
Arkhi , à la tcte.
Cata , en bas , au-defTous , vers,
'DiA j par.
Epi , fur.
HoLO , tout.
Homoe , la fimultanéité, l'identité^
Hyper, fur, le fuper des Latins.
Hypo , fous , le fué> des Latins.
Meta , avec , entre.
Para , par-dciïus , outre.
Péri , autour.
Hemi, moitié, demi, le Scmi deslSvN, avec.
fin du DiJcQurs Préliminaire,
DICTIONNJIRE
7n
DELA LANGUE LAT.
7y4
MOTS LATINS-CELTES,
ou DÉRIVÉS DE LA LANGUE CELTIQ^UE,
JL A Lettre G , fepticme de l'Alpha-
bet Latin & du nôtre , croit la
troificinc dans l'Alphabet Grec &
dans l'Oriental. Elle s'ccrivoit C
dans l'Alphabet primitif des La-
tins , comme nous l'avons prouve
da^is notre Difcours Préliminaire ,
pag. cclxviij : alors C croit la foible
de K. Bien-tôt il acquit lui-même
toute la valeur de K : alors il fallut
un autre caradcre pour fâ pronon-
ciation foible , ce qui fit inventer
la Lettre G Latine , qui dcbu(^
quée par le C , & réduite à cher-
cher une autre place , alla dépo{^
féder de la fienne la Lettre Z qui
ctoit la feptiéme, & qui devint la
dernière.
Comme la Lettre G fc pronon-
ce de la gorge , elle devint natu-
rellement le fignc des idées relati-
ves à la gorge , au gofier , aux fons
gutturaux , &c. C'efl: ici une gran-
de fource des mots en G.
Qu'on ajoute à cela une foule
de mots en L & en R qu'on a fait
précéder de la Lettre G; grand nom-
I bre d'onomatopées ; & quelques
mots où G a pris la place de î'af-
Orig, Latt
piration , & on connoîtra l'Ety-
mologie de la plupart des mots
Latins en G.
Onomatopées.
I.
G A L L I A.
ALLIA, les Gaules , cft le
nom primitif du Pays qu'on ap-
pelle auiourd'hui F Pv a n c e. G a l-
I.US étoit le nom de celui qui en
étoit habitant. On s'cft donné
beaucoup de peine pour en dé-
mêler l'origine : les ans l'ont tiré
de Gallwj, coq ; d'autres de Gal ,
qui en Grec fignifie lait , blanc ,
&c. Tous fe font trompés ; aucun
n'a vu qu'ici la Lettre G n'ctoic
point la Lettre radicale; qu'elle
avoit pris la place de W , comme
dans un fi grand nombre de mots
François > ( voy. Orig. Franc, col,
^^^& juiv.)\ qu'on difoit dans
l'origine Wallm , Wallkj , nom
qui llibfifte encore dans , celui de
WALLonj , Habitans de la Flan-
dres, qui conlèrvcnt ainfi l'ancien
nom des Gaulois ; & dans celui de
Walu* , que nous prononçons
Bbb
?;;
DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG.
7;<r
Caucs , Province d'Angleterre.,
qui conferve cgalcmenc ainfi cet
ancien nojn primitif de- nos Con-
trées.
Ce Ivroni-efl: une vraie Onoma-
topée, venant de Wal , ou al,
nom primitif des flots , ôc par con-
féquent de toute côte , de tout ri-
vage , de tout Peuple maritime.
Aufll ce nom devint il celui de
toutes les côtes d'Europe , depuis
Fembouchure de l'Elbe en Alle-
magne juiqu'à celle du Douro en
Efpagne : ici, on trouve encore
ce nom fubriftant dans celui de
CAiice : là, vous en voyez les tef-
tes dans la V/eft-PuAi/e , ou la
Phalie Occidentale , par rapport à
une autre Contrée plus voilme de
l'Elbe , appellée Vnxiie Orientale :
nom qui n'étoit qu'une altération
du n.ênie Wall dont nous parlons.
Ne (oyons pas étonnés que
toutes ces Contrées ayent pris leur
nom de leur voifinage de la mer ,
parce que les premiers Habitans
de l'Europe s'établirent le long des
grands fleuves 5c des Mers: on ne
s'enfonça dans l'intérieur des terres
que fucceffivement , à mefure que
l'exigeoient les befoins ou une trop
grande population.
Gn^Al fignifie ercore auiourd.
îlot, rivage dans les Dia'.eéles Cel-
tiques: il a formé le nom duWAHL,
" «n des bras du Rhin : i' eft deve-
nu celui d'une ville de Suills, de
Wahl-Stadt , firuée fur un lac du
iy\cme nom ,mot-à-mct , ville des
eaax.
En Valdois , Gaule , fignifie
encore un flot : Gaxjlé , Gaulée,
celui , celle qui ayant marché dans
des chemins pleins d'eau & de
boue , n'a pas fu en garantir £ès
habits , & en cft encore tout
mouillé , tout bouc , & crotté.
Il n'eft pas- apparent que ce
foienc les Romsins- qui' ayent chan-
gé le nom deWÀLL/tî en GAxiia:
ce leront les Gaulois eux-mêmes :
car c'eft-de ces- derniers- que nous
tenons l'ufage <\e changer- en! G
rant de mots prononces primitive-
ment enW. De-là:
Gallkj, *, Gaulois, François.
Galùcus ■) a 1 um ; G/^ilicanus , a , um ,
de Gaule, de France.
Giii-licé, à la Gauloik- . à 1\ Françoife.
GAtliae ■, arum, galoches, chauilure dc5
Gaulois.
GaiUcus , i , Nord-Nord-Ell.
II.
G A L Lus , Coq.
Galik^î, i , Coq ; en Celte & en Lan-
guedocien un Gal ; c'efl: linii-
tation de Ton cri.
GfiLiina , a , poule ; i°. cygne , conflel-j
lation.
GAi-i-inula, ^ , poulette, poularde.
Gt^ixinateuSia , utn ■, GM-Linarius; a,um,
. de poule. ■ '
G^LLinjceuî , ei , F^tit coq jeune coq.
GÀLLinarius i n , Poulailler, Marchafid
de Yoiailk.
vr?
DELA LANGUE LAT.
GALÙnarïum, /i , .poulailler , où Ce ju-
chent les poule?.
GALti-cmiim , if, le chant du coj : de
Can, chant.
GiLLi-Pugnariuin , 'i , combat de coqs.
t. GaliuIo ,'-iirf; G&LLubfco ,-ere , muer
de voix, entrer en âge de puberté.
}. PAVo-<jALLtfj , i , Coq-d'Inde.
III.
GA N , cri du Renard.
GANniw, ire, glapir comme le renard ;
2.°, gronder ; j". piailler.
£n Brec. Ganeil , claquer de mou-
lin.
GAN/îftw, ùs , cri, glapiffement des re-
nards ; 1°. cri d'un chien qui carefle ;
5°. plainte , gémiiTement ; 40. injure ,
calomnie.
Ob-Gan/jjo ,-ire; Oc-GAmio ,-ire 1 gla-
pir , crier comme un renard, corner aux
oreilles.
IV.
"G A U , cri de joie. <
Gau , 1 joie, plaifir, Cr. Gè-
, "»5
Gkvdliim , iif 5 THEO, fè réjouir, rire.
GAvDimonium , H , réjouiflànce.
GAVDÏoIum , i, gaieté.
GAuDzaiir , e , divertiiïant.
GwDibundus , a, um, tranfporté de joie.
Gaxjdi-Loquus, a,um,de belle humeur,
réjouiiïant.
Gaudeo , es , gavifus fum , dere , être
joyeux , fe réjouir.
Composes.
Cos-GAvoeoy-ere , fe réjouir enfem-
ble.
PrR-GAi'DfOj-ers , fe réjouir fort.
Soper-Gaudîo , -ère t fe réjouit avec
excès.
V..
7^
gcmiiïe-
G E-Kf j ^ crî ""aè' 'douleur ,
menr.
GEMO,»«rf--, "i gémir, fe plaindre,
GhMisco,-6rif,^ déplorer ^ regretter ,
geindre,
GEuitus, f;;- , gémifTcmcnt.
GkmuIus , a , um; GïKtebund'us,, a, um,
foupirant.
GEMonidei , um ; GzNites , (t , pierre
prétieufc , qui foula/^cait, dit-on , les
femmes en travail d'enfant.
GEMon'iï ^cal(z ; Gïuoinï gradus , les
degrés des foupirs , l'efcalitr des gémif-
femens, place dans Rome d'oi'i l'on ptjé-
cipitoit dans le Tibre les criminels.
GEMwr/i , is , cors au pied , fort doulou-
reux , qui fait gémir.
Composés.
Ao-Cf-Mo-ere , plaindre quelqu'un^
gémir avec lui.
Ag-Gemo ',-tre , gémîr auprès de quel-j
qu'un.
CiRCUM-G£Mo,-ere., gémir autour.
Con-Gemo ,~ere ; Con-GEMifco ,-ere ,
s'afflgeravec quelqu'un; z°. craquer,
In-Gemo ,-ere ; ,lN-GE>ii/ro,,-_/cere , fc
plaindre , déplorer.
IIe-Gemo ,-ere , re^tentir de gémiflemens.
y I.
GIN; GL, .çrîs d'pw, de
Poule, &c.
I
Giticrina , a f flûte qui fervoît aux
cérémonies funèbres.
En Gr. Giggras, flûre aux fons lu-
gubres; mot qu'on prononce G1N2
GRAS,
B bbjj
\
DICTIONNAIRE ETYMOLOG; 160
1i9
Gjvorinator , is , celui qui jouoit de la
flûte dans les cérémonies funèbres.
1.
GiN-^no,fre, crier commet ^^^ ^^^^
une oie. ? .
^ , • j. ^ tiennent a
Gn^^rarw, ils, cr. dune ^ GAi.s,oie.
GtAciio,-arej crier comme les Oies
ou les Grues.
GiAucito ,-are , abboyer,
Gloc'w ,-ire ; Gtocito ,-are > glouITer ,
crier comme les poules.
Giocitario , onis , glouiïèment des poules,
Gï.octoroj-are, } crier comme lesCi-
Cioitoro,-areA cognes,
VII.
G R , cris de dirers animaux.
GracuIus , / , Choucas , ainfi appel-
lé de fou cri i x p. Geai ; } •". for-
te de poilTon.
GRAc;fo,-are ; Graccj.o , 'sre , crier
comme les oies.
Graci/Zd , -are , caqueter comme une
poule.
l."
CRocc/tf,-iV< , crier comme les Cor-
beaux , croafTer.
}•
Grund/Oj-iV^, î grogner comme un
Gru N«/o, Jr/, 3 pourceau. En Gr.
Grvzo , gronder , grogner :
G/Ji/iirZc , grogner.
GRi'Nniruj , ùs f grognement , en Gr.
Grullé.
Gruj, /\Grue,ainfi nommée à caufe
de fon cri.
Gru» ,-iTe , crier comme les graes.
5-
Gryl/kj , j, grillon , infeûe. En AU.
Grilli.
GKiUo-arc , crier comme les grillons.
6.
GvKKio i-ire , faire le Roffignol ,
chanter comme lui.
G, Gofier.
De^ G défignant la gorge , le gofier,
les fons gutturaux , le formèrent
une multitude de mots relatifs à
ces diverfes idées.
I.
G A R , babiller.
Gar, mot primitif foible de Car,'
Cra , crier , défigna les idées re-
latives à la parole.
En Grec Dorien , GARyo ; en Grec
Attique GÈRyo, parier, rcfonner.
GAKys & Gi?.ys f parole.
El) Gall. Gair, > -
En Bafq. Guer , V '
En Irl. Gair , cri, huée , bruir,
GAiR/n , apel , nom, Sec,
De-la ces mots Latins :
1. GARHo.-jre, dégoiler , gazouiller:
1°. caqueter , babiller ; 3*. plai-
fânttr, railler.
G\Kntide,-ire , ne faire que jafer.
GARrifuj,ii.f ; GARritudo , inis y babil,
ramage des cilcaux.
iiSi
DE LA LAN
Gp:B.rul'itas, atis , caquet, bavardage,
Of.Rrulut, a, um , babillard , difcourcur.
G^Rrulofus , a,um, grand caufeur.
1. lNT£R-GAR.n"o,-/>;,babiller enfem-
ble.
Ob-Gaktïo , ire , gazouiller, ramager.
3 . CERrte, arum , mots en l'air , ba-
gatelles , fottifes , fornettes.
Graro , onis , badin , difeur de riens.
CoN GrRro , onis , camarade de jeu ;
1", homme , femme de compagnie.
II.
G U L , bouche.
D.* G, gofier,fe forma le Celte Gul,
GuEAL, en Bas-Br. Gueaul, en
Irl. Gvil> , bouche , gueule. De-là
cette famille Latine.
Guia , a , gofier , gorge ; 2^. gour-
mandilc , intempérance.
Gi'LO, onis , goulu , gourmand.
('vLofus,a, um, de la gounnandife ; i".
goulu , vorace.
GvL^fé , avidement , goulûment.
GvlLocce , arumt écales de noix.
Gu Mas }<e) }
GuMM,«,lS°"''"*"'^'Blouton.
m.
G u T T , Gorge.
Cvztur, is ; i ^, Gofier , gorge ; 2°.
tuyau d'un foufïlet par où le vent
palTe.
GvTturefus , a , um , qui a un grand
goiîer; i». qui a la gorge enflée.
GvituTaHs , e, qui prononce du gofier,
IV.
G U R G , Gouffre , 6ce.
Du primitif GuR , gorge, en Celte
GUE LAT. G 762
GoRG , GoRCH - Fan AU , gofier ^
gorge , fe forma cette fan.iUc.
GvKces, itis , abîme, gouffre.
GvRGuJlium, U; GvKcuJliohim , U , gar-
gotte , cabaret borgne ; 2», cabanne ,
mailonnette.
Composes.
Ex-GvRci:o,-are , regorger.
Ex-GvRoitatio , onis, regorgement.
E-GuRGiw, -are, jettcr dehors, prodi.
guer.
In-GuRcffo t-are , faire excès de boire Se
de manger.
ln-GvRoitam, on's , goinfrerie, exaès
de nourriture &(. de boifîbn.
V.
GUST, goûr.
De G , bouche , fc formèrent :
Le Celte Gwews, lèvre.
Le Grec Civâ , goûter ; au fut.
Geuso , mots oïl G fe pronon-
ce Gue.
De-là cette famille Latine.
GusT«j,«j,lefens dugoijt, le goût,
1^ L'aftion de goûter.
5 0. Entrée de table.
49. Difcernemcnt, fentimcnt.
Gvsrulus, 1, petite entrée de table ; i».
œufs , par lefquels les anciens commcn-
çoient leurs repas.
GvSTo ,-are, tâter , eflayer pour le goût j
1". prendre fon repas , manger,
Gvsratus , ûs , le goûr.
GvSTarium, ii, goûter , collation; %*.
bâtiment de mer.
Gi'STfltio, onis, entre'e de table ; premier
fervice.
GvSTjtorium, ii ,neu cù l'on faifoit la
collation; 1", vdfc cù l'en buyoit.
7(?j DICTIONNAIR
Composés.
D£-GvsTo,-are , goûter , tâter; i^.
éprouver , ne dire qu'un mot d'une
chofe.
"DE-GvsTatio , onis y eiïai , l'adion de
goûter.
In-Gusto ,-ar« , faire goûter.
în-GusTatus , a , um , qu'on n'a point
encore goiité.
iN-GvSTabiUs ,e , dont on ne peut goûter.
Pr^-Gusto ,-ure , i°. goûter le premier ;
1°. faire l'efîai.
Pp.iE-GuSTafor, ij,qui goûte le premier.
Re Gusto y-are , goûter une féconde fois.
RE-Gt-STafio , onU , l'aftion de goûter
une féconde fois.
Binôme Grec.
OEno-GEUSTf.f , is , Tonnelier : d'oi-
nos , vin, & de Geuô , goûter.
G A B , fort, élevé.
De Gab , fort, élevé , mot primitif,
fe formèrent les familles lui vantes^
I.
I . Ga'buIus, i, potence, gibet ; de Gab,
élevé.
i. GxBata . 9 , jatte, faladier ; z".
lieu haut & pavé.
5 . Eti-Ci^ata , orum , petites figures
creufes mifes dans des vafes pleins
d'eau, où elles fe meuvent.
^. GABulium, a. Aromate d'Aiabie,
qui doit fou nom à fon odeur for-
te & pénétrante.
II.
Cisha, «; GiBi>us , i , boffe. Du pri-
mitif Gab, élevé , en Hcbr, UA »
E ÉrYx-^^OLOG. 7^t
Gai> , bolTe , dos , éminence.
Giuter , B. y um , 1
GibIus, a, umy f boflu, convexe»
Gizbofus , a, um , ? voûté.
Gisherofus , a , um y \
III.
GuBERNO,-rtre , gouverner , terme de
marine , tenir le gouvernail ; i".
adminiftrer , conduire , avoir le
gouvernement.
Grec GuBERNo. Hebr. "^35 » G^b^r ,
avoir la force , la puilTImcc.
GvTiernaculum , i, timon, gouvernail;
1°. gouvernement , conduite.
Gv^erna'ioy onis; GvBernium , ii , gou-
vernement , conduite d'un navire , le
travail du Timonier ; i°. adminiftration.
GvBernaror, is , pilote , timonier; î°.
Gouverneur: qui ert chargé de la con-
duite : qui eft commis à l'adminiftra-
tion. GvBsrnaniXyisyCCilc qui gouveri
ne . Gouvernante,
AD-GvBerno y -are y gouverner, admi-
niftrer.
G iESum,
Pique , Javelot y
GJBsum , i , étoit le nom de la lance ,
de la pique ou du javelot Gau-
lois.
Les Grecs en firent le mot Gauos.
En Bafq. Gesî , dard.
Il fut formé du Celte G as , ra-
meau , branche , mot q[ui fubfifte
encore en Irlandois.
GAL,
rond.
G A'. , défigna dans la Langue primiti-
7<î5'- D E L A L A N
vc les objets ronds & durs, coin-
me la tête, les cailloux , iScc. De-lÀ
nenibre de mots en Gal , Gla ,
5cc.
En Or. h^l & dS: , G ail, Gu/m,
rouler ,
Gal-gal , fplicre.
GiiLLoTh, boule; de-là
I.
Ces familles Greco-Latines.
I. CoNGYLt.î , /j , rave ronde , en
Grec GoGGYLis , qui je prononce,
GoNGYLii. GOGGYLOJ- , rouJ.
1. Ana-Gali/j, idis , mouron: fon
fruit eft rond comme une noi-
fette.
1. G ALLA , <e, noix de Galle.
4. Gangujo«, a y i loupe , tumeur.
ChHchon , ii , 3 Gr. Gagglion,
qui' je prononce Ganglion.
j. Gauluj, i , fiùte , pinque ; i.°.
gondole -, }'. talTe. Gr. Gaulos; de
ÎOr. '^i , Gal , rond.
II.
I^Glans , </fj; 1 ''. Gland j 1**. boil-
le de plomb.
GLAî.'ia/d , <E , petite glande.
QL.-ji'^îrJw, a , um , où il y a beaucoup
de giand.
Cji.L-^iulofus, a , um , plein de glandes.
QL/iAclium', a ; GLANdioTiica , x , glande ;
. iP; laâguier . gorge de cochon falé.
Gl-,'<M! ;/fr , a y um , qiji porte du gland.
2 . Glan«j , j , ^ forte de poilTon qui
GtANij , cfij,j avale l'amorce fans
fe prendre.
GUE LA T. GAL ^66
III.
CtoBus ,1, "i 1 o. boule , globe , pc-
GLoBK/rt, i,\ loton j 1°. multitude ,
foule aflTemblée.
GlobuIus , i , petite boule ; i". petic
bignet.
Gi-OEor i-.iri , s'arrondir, fe mettre par
pelotons.
Gi-osoftras i is , rondeur.
GLcscfits, a , um , rond , formé en rond.
C O M V o s û s.
CiKcu;ji-Gioho ,- are , amalTer en
rond , autour.
Con-Gloeo ,-are , affémbler en rond ,
arrondir.
Coh-Globs^'o, onis , peloton, monceau,
CcN GLOB.irÎOT, en foule , en un tas.
IV.
GtOMer ,
G\.ouus .
GlomuIus , i.i CLoMÏcellus , i , petit
peloton.
GtcMero y-are t amaficr en rond; i",
mettre en peloton,-
Glcm iratio , oriis , entrelacement; x?»
allure d'un cheval qui va l'amble.
Gi-aMeramen , inis , amas , tas.
GLCMerarius , a , um , qui dévide en
pelorons.
GLOMsra:lm , en pelotes.
GhOMerofus , a , um , ramafTé en rond,
GhoM-rabilis , e , qu'on peut mettre en
pelotons.
Composes.
Ac-GioMero ,-are,rou\eT tout autour ,'
dévider; i°. attrouper, aiTembler,
Ccti-GLOMsTO ,-are, dévider en pelotons ,
aflemblcr en un lieu; 2", mêler, faire
une pâte.
> pelote , pelo
oton.
^6-7 DICTIONNAIR
In-GtoMiro ,-flre,cnta(rer, accumuler.
V.
GLEBd,û!,motte de terre en forme
de boule.
GiEBuZd , œ , petite motte.
GiEBq/ùj ,(i,um; Glebu/^i'"^ ,«,««,
plein de mottes , qui eft en malTc.
GLEBu/ir, e , de motte de terre.
GLEBariux, ii. Laboureur, qui rompt les
mottes de terre.
VI.
Gi.ARf«, <B, gravier, fable. Gr, KAtA.-
Ron, i/ani Hesych. De Cal, Gal,
Gla , pierre , caillou.
GLARfo/a, ai , menu gravier.
Gi.AB.eo/uJ , a , um , couvert de fable.
GAL,
Jaune , vcrdârre.
Du primitif Haï-, foleil, couleur du
folcil , fe formèrent ;
Le Cek. Gal , Gel , jaune.
Le Theut. Gahl , Gall , Gelb ,
jaune > verd pâle.
Galle , bile, fiel , à couleur
jaunâtre.
De-là cette famille :
i.GA\.ba,<z, ver c^ui natt dans le
clicne verd.
i. GKi.hulus, i, noix de Cyprès,
}. GALBaram, i, gomme ou liqueur
odoi-iférante , tirée d'une plante de
Syrie ; en Héb. HisSn , chelbeni,
Galbanon.
4. GKfs.inatui , a , t'm,7 babillé d'un
Cx\.^cin(itus ,a,uin, i '^vêtement
E ÊTYMOLOG. 7^^
verd pâle i 1'. frotté de gal-
banum.
GhiBaneus ,a,um, ^ verd pile ; i'.'
GAiBm«ux , a , i/m , S efféminé , mou ;
Gaibwux, a, u/n, 3 j9. de galbanum,
V , S Loriot, oifeau.
GA.tgulus , l J 3
GAL, GEL, GL,
Eclatant , agréable.
Gal, prononcé également Gel & Gl ,
cft un primitif qui défigna tout ce
qui eft éclatant , agrcible.
Les couleurs.
Le blanc éclatant.
La gloire.
La beauté.
La joie.
De- la diverfes familles :
En Mogol , Galc , blanc.
En Irl. Geal , blanc , net , pur , &
toute fa famille. De-là ,
I.
GLAS,
Verd , Bleu.
Du Celt. Glas; i«.nomde couleur;
2 0. nom de la gucfde ou paftel ,
fe formèrent :
I. Glastkot , i , paftel , guefde : plan-
te dont les anciens Gaulois , les
Bretons en particulier, fe fervoient
pour fe peindre Iç corps.
1. GLAUcttj,<i, um, verdâtre , verd
de mer ; Gr. Clavthos , bleu ,
azuré.
Gi-Avcinus , fl , um, verd clair.
Gi-Aucon2fl,œiGiAuco3«a,"J>nialadie
de
169
DE LA LANGUE LAT. GAL
770
de l'œil , qui devient vcrd , ou voit tout
verd,
if. GLAucjw/72,ii,(orte d'oifcau; plan-
te.
5. Gl Avcioius y i , cheval qui a l'œil
vairon.
6. Glaux , Grec & Lac. Chouette
aux yeux bleus ; 1°. monnoic avec
l'empreinte d'une Chouette ; 3°.
erpéce de danfe.
7. Tri-GlA y {B , J mulet, poiflon ; lO.
T&i-GLida, a, f pierre précieufe ;
Tai-GLiTex, œ , C enGrec, Trigla ,
Tfi.i-GiiTij, idis ,J Triglis; de Tris,
trois , & Cela.
II.
'i, GAteoSf lis , Lamproie ; i°. Her-
mine ■■, Gr. Galeos.
a, Gxï.eotis, te, e(péce de Lézard en-
nemi du Serpent ; Gr. GaleÔtÊs ;
il doit fon nom à /es caches brillan-
ces.
GAi.for<,d/-KOT, interprètes de pro-
diges.
j . CAiena , œ, mine de plomb.
II L
Giis, iris, loir, marmotte. On a don-
né une multitude d'Ecymologies
de ce nom : je n'en (âurois adop-
ter aucune. J'y vois le mot Celti-
que Glwys j agréable, charmant,
blanc; i°.gras.
GLiRarium , H , Heu où l'on nourrît des
loirs , trou de loirs,
VEK-Gtisco-ere , devenir gras ; de |
Orig. Lot,
Glis , blanc , éclatant.
IV.
Glos , oris , Iceur du mari , belle-
(œur de la femme ; i°. forte de
fleur. Gr. Galoos de CalÔs , Héb.
r\;3 , Cale , bru -, de Gal , beau j,
charmant.
V. GAL, laïc : blanc comme du
laie.
i.GA-Lucîisj tiiis , cichymale , Gr^
Galakiis ; de Gal , lait, parce
que cetce plance abonde en fuc
laiteux.
1. GALaHiies , a, pierre d'un blanc
laiteux.
CAta&o-Poia, X , qui boit du lait.
?. Ga-laïcus , ci , pierre précieufe.
4. Oxy-Gal<z , <z \-aclis : n. froma-
ge fait avec des plantes forces &c
aromatiques & du lait : de Gal ^
laie & Oxys , aigre, fore,
Gall^z, ce, mauvaife boiflbn , lait
affbibli.
VL GAL, Doux.
Prononcé Gleu , Glu , Gly ,
famille Grecque.
1 . GLVCY-Merides , um ; huicres , du
Grec Glukys, doux,& de Meris,
morceau , bouchée : fragmenc.
2. GLYCY-_y?,i/e, ej , pivoine ; du Grec
Sidê , nom des fruits ronds & jau-
nes , comme la grenade.
3. GLYCY'rrhi^a , a , i réglilTe, raci-
CLYCY-rrkiion,i , 5 ne douce &
Ccc
771
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 772
fucrce : du Grec Rhiza , ra-
cine.
GLYcy-rrhi^hes , œ , tifanne à la régUfTc ,
vin à la régliiïe.
4. Giivcirium okum , huile vierge ;
du Cr. Gleukos , doux.
VII. GEL,
Joyeux, conteiKjferein comme un
beau Jour.
'l. Ghta/înius , / , jovial, plaifânt , Gr.
Gelasimos ; di Gei<:J, rire : Or.
^1J , C7«/, fauter de joie; Oli.
Gal,
Gitajlnus , ; , fofTettc qui parolt à la joue
quand on rit,
A-Griafîi..':, i , qui ne rit iamais ; àe A ,
privatif Grec , qui lignifie non.
t. Gi wkyrus, a , um, joyeux . gail-
lard, galaiid ; en Gr, Glaphyros.
VIII. GLOR,
Ecuu , rayons , gloire.
Glor/4, te f renommée , réputation ,
çloiie.
Glorz^', arum, vanité , defîr de paraître.
GLOR.io/a , a , petite , légère gloire.
GioRfor.-jri , fe glorifier, tirer gloire.
GtoRÏafor , ii ; GioRiabundas , a , um ,
qui eft glorieux, qui fe vante.
GhCRiatio, oni.^ , l'aâion :1e fe glorifier,
parade , vanité.
GhORiofu.r , a , l'm , couvert de gloire .
glorieux ; i°. fuperbe , plein d'oflenta-
tion , fier , vain.
GtoRiosê , avec gloire , gloricufcmeni. ;
ao. fuperbemcn , fitrcmcnt.
GLORi-Fico,-(jre ; faire honneur, rendre
gloifÊ.
Composés.
Con-GioKi-Ficor ^-ari , être glorifié
enfcmble.
I.^-GLGRiiij, a,um, qui eft fans gloire.
iN-GtoRfo/ui , a , um, déshonorable.
G A M.
I, CAuma, a , borne d'un cliamp
marquée de la lettre G , appellce
en Grec Gamma.
1. Di-Gamwa , lis., la lettre F qui ref-
femble à un doubb Gamma.
j.Gamoto/W^j 5 is , indrument de
Chirurgie pour nettoyer les plaies,
en forme de Gamma,ou de G grec.
G A M ,
Jambe.
Du Celte CA?j,GAM,courbe, en arc,
fe firma la famille Celtique (ui-
vante , adoptée parles Latins , &c
employée par Vegece.
Gamb^ , ce , jambe , fur-tout d'un ani-
mal.
Gambo/uj , a , um , qui a de grofTes
jambes.
Si'b-Gambj, (^ , le boulet d'un clieral,
G A M , G E M ,
Enfemble.
Du primitif Ham , Am, enfemble ,'
urion , fe formèrent nombre de
mots en Gam qui ofirent les mê-
mes idées.
Er. Or. 2:, , Gam . auffi , plus : Con-
jonction.
nîSn > Ckamé j beau-pere.
77? DELALANG
En Gr. i". GAunros, beau-pere;
pour GAueros.
Gamos , Epoux.
1 °. Gemo , être plein , être
chargé.
Gemos , plénitude.
En Ali. Ganz , tout. Delà cette fa-
mille Grèce- Latine.
I.
Gamos, i, mariage : mot Grec.
GkmostoIus , i , Traiteur qui fait des
noces.
A-Gamuj, i, qui vit fans femme,
Bi-Gam/.z , <E , état d'un homme qui
a épouié deux femmes.
Bi-Gamus , a , um , qui a deux femmes ,
bigame.
Di-Gamut , f , hcmme qui a eu fîiccefTi-
vement deux femmes,
Poly-Gam/'^ , te , l'ufàge d'avoir plu-
fieurs femmes : du Grec Po/y ,
beaucoup.
Poly-Gamwj- , i , qui a plufieurs
femmes.
II.
GiMirtus , a,um j double , deux ; i ^ .
jumeau 53''. égal , femblable.
GsMellus , a, wn,qui efl par couple ,
par paire.
GEMJni, orum , les Gémeaux , conflella-
tion ; i€>. enfans jumeaux.
GemiVio ,-are , doubler, réitérer ; i».
apparier.
GEMinado , onîs , redoublement, redite,
Gtninadm , deux-à-deux.
GiMinitudo , iris, refTemblance.
GEMe//ar, ïs , qui tient double mefure.
GEMelli-Pir.i , œ, qui accouche de deux
cr.fans à la fou.
UE LAT. GAL
774
Co
M P O s E s.
Con-Gem/ro, -are , apparier, Joindre
deux à deux ; lO, doubler , redou-
bler; j°. devenir double.
Coii-GEM!nario,onis, i°, accouplement;
2°. redoublement ; 3°. cnibranement.
In GemîV/o ,-are, doubler , réitérer ; z*.
augmenter du double ; 3°. fe renforcer ,
s'augmenter.
Binômes,
T^K-GEuinus , a , um , triple, très-
grand; de ter , trois.
TpR-GEMinz, œ , la triple Hécate.
TRi-GEMi'/îa, a, porte de iaint Paul à
Ko me.
Tai-GEMiVif, a, a, trois jumeaux,
T^i-GLuinus , a , um , redoublé trois
fois.
Cîiirum-GEMinus , a , um , cent fois re-
doublé.
G A R, H A R ,
Elevé.
Du primitif Har , Gar , élevé , qui
a fourni des mots à nombre de
Langues , fe formèrent ,
Le Ba(q. Garai, fur.
L'Irl. Gart , tête.
L'Arab. Gard , colline ; d'où les
Monts GoR.Diens : de-là :
Le Grec GeR(Zj , cliarge, empIoL
GÊRflj, vieilleiTe, âge avancé ;
d'où ,
GekuJîû, œ, Aiïêmblée des Vieil-
lards ; le Sénat.
Ceci]
77î DICTIONNAIRE
ARCHi-GERon/ei, les Princes du Sé-
nat, des Vieillards.
Gï.Kente, nom du Pcre , du Vieillard
dans'les Comédies.
II.
Garkj, i , nom de poiflbn, efpécc
de hareng i Gr. Garo. Il doit fon
nom à fon goût élevé.
GhKum, i, fauiïe faite de ce poIfTcn
mariné : Gr. Garon.
GiViKes , is , hareng.
G AR.
D£ Car , Gar , champ , vinrent di-
verfes Familles , outre celles que
nous avons déjà vues fous le mot
A-GER j col. ; 9 1.
I.
Cette Famille Grcco-Latine.
Dt Car, Étranger, voyageur, qui
vient des Champs, mot Oriental,
dérivèrent les mots fuivans :
AcGARA , prononcé Angara , Maifon
de pofte.
AKGARÏa , ce , voiture publique.
AnGAT-iarius , n , celui qui eft chargé
d'exiger des corvées,
/.NGARJo ,-aTe , obligci: à quelque cor-
vée.
Ac-Garus , prononcé Angarus , Maître
de pofle , Meffager.
II,
P£R-Ege5 , f,ra , gr/.m , qui va par
les champs , à travers le pays ; qui
voyag : de P^r ,àirayers.,&: -^ger,
champ.
PER-EcRê, en voyage , hors de fcnpays.
ÉTYMOLOG. liS
Per-Egr!/iw, i, voyageur; étranger ; i".
neuf , fans expérience , ignorant les
manières du pays ; j". inconnu , extraor-
dinaire.
PrR-EcR'/îa, (Z , une coureufe.
Per EGRinw,(z, um, qui voyage dans
les pays étrangers , qui eft hors de fon
pays , paffager , qui n'eft pas en pays de
connoifTance.
PER-EGRi/z/r.i,r, arij , demeure dans un
pays étranger; i". modes , mœurs étran-
gères.
P£R-EGR//zor , ari , courir les pays
étrangers ; z **. ctre dans un pays
étranger.
Pi B.-EcK!nalundus ,a,um,qnl court dans
les pays étrangers.
?eR-EoR.inat!o , onis , pèlerinage , voyage
dans les pays étrangers,
PFR-EGR.'nuror , is; TzK-EcRinatrix , is ,
voyageur ; celle qui voyage.
G A S pour W A S.
AgAso, 07z/j , valet d'écurie, pale-
frenier , muletier : gros valet pour
les animaux.
Ce mot qui exifte chez les La-
tins ifolé , fans famille , leur étoit
venu des Cekes, rhez qui Gas ,
G*'As,figmfie; i °. jeune homme,
garçon , fi'.s -, 2 °. Garçon de fervice,
valet ; 3°- F-fc'-ive.
GwA'î.jnaffA, conlition, fervice , efcla-f
vage.
G WAS(i/7,7îf/i-FERCH, vierge ou fille de
fervlce, fervante.
Ce mot prononcé Was,Uas,
eft devenu la racine du mot Vas-
sal , celui dont la terre relevé
d'un autre , qui en dépend.
777
DE LA LANG
G A s.
h
Vafe.
Du primitif C.contenance. qui forma
une foule de mots en cas , vint
la Famille G as, vafe , ventre.
En G.ill. Ges , ventre ; GES/>,ventru.
Gistog , bouteille.
Les Orientaux en firent le mot
Gaz trcior , en Hcb. TKi , GatiZ.
D'où :
L'Allemand Geiz , amour des ri-
ciiefles , avarice.
Le François GAzetce , tréfor des
nouvelles, Archives de la politique.
De -là cette Famille Greco La-
tine ï
Gkza, œ , tréfor, richefes.
GAZi-PHYLax, aci;, Garde du tréfor.
GhZo-?HYLacium, ii , cabinet , lieu où
l'on garde le tréfbr.
IL
Ventre.
Les Grecs ajoutant à ce mot Gas ,
ventre , leur terminaifon fi com-
mune Ter, en firent Gast^t , mot
qui t'unit les diverfes fignifica-
tions de Gas ; d'où cette famille
Greco- Latine.
GASTer, /, 1 *'. ventre; i °. vafe à lar-
ge ventre; j**. fond d'un vafe. Gr.
Gaster.
G.\STr.-Margia , ce , gourmandifc : de
Mar.c-3J , luxe , païlion folle,
GMiri-'/Iargus , a, um , gourmand.
UE LAT. GEL. 778
Eu-GAsiri-MYikus, i, ventriloque ;
de Mvjkos , parole f &c en ■, dans.
HYPo-GASTrium , ii , bas-ventre : de
HyPo , fous.
PiT/io-GASTer , ri , ventre gros comme
\)n tonneau : de Pitkost tonneau,
Di-GASrricuf , a , i/m , qui a deux Ven-
tres.
G E , prononcé Ghe , eue , Terre.
Du primitif GÉ prononcé Ghê,Gue>
fe formèrent.
L
Cette Famille Latine,
CAia , <E, p maître , maKielTe ; ceux
Caius, i, \ qui pcfTédent la terre.
Caio ,-.:rf, enfeigner ; i°. fouette?, faire
la cerreftion,
n.
Cette Famille Grcco-Latine.
I. G?.o-GRAphia , œ, dcfcription de
la terre ; de G%Avho décrire.
Geo-GrapWcw , a, lin: , de Géographie.
Ge(3-GrapAuj , i , un Géographe.
2.Gto-MET,7^,«;, \ "'■'^''''^'J^
> terre : de Me-
GEO-METr/ce, es, J rro/i, mefure.
Geo-MetRiZ, a; Qs.O'MTL-tTes , œ , Géo-
mètre.
Gso-METrifUJ, a , um , géométrique.
5. Ge-org/ , orum , les travaux de la
terre , q'Ergon ; travail.
G^'Orcicus , a , UC2, d'Agriculture.
4.Hypo-G^UM,a, Offices d'une raai-
(on, cave, cellier -, 2°. caveau mor-
tuaire.
5. hvo-GMUs, i , vent de terre.
ATo-GjEum , i, fituation d'une Planetfè
dans fbn plus grand éloignement d; la.
terre.
DICTIONNAIRE ËTYMOLOG.
779
PERi-G^Eum , ii \ /îtuition d'un Artre
dans fa plus grande approximation de la
terre.
TsKie-Gtsls , is , voyage autour du
monde ; defcription de la terre.
II I.
Ces Familles Latines.
I. Ïndi-Gt.s , get/jt, qui eft du pays.
It^di-GiTts , um , Dieux tutélaires ,
Dieux Nationaux i°. Hommes mis
au uoinbre des D.eux.
Ivdi-GiTO f-ire , mettre au nombre des
Dieux du pays.
ludi-GEna, xil^di-Gsuis , a, um , qui
cil du pays , naturel du pays.
Itidi-G mit. lits , e , né dans le pays.
1. E-Gto , es , gui, ère , être pauvre ,
être dans le befoin:/;20/-à-/7zo/jétre
fans terre , fans polTeflTions.
E-Gen:;^, a,umt fans biens, (ans poflèf-
fions : pauvre ; miférablc.
E-GESr,ij, atis , pauvreté, indigence.
j. Indi-G^o, ère., être dans l'indi-
gence , manquer de.
Imdi-Gens , tif ; In-di-Gej , erfj, pau-
vre, malheureux, qui a beToin.
lN-Di-Guî,a, um; In-d-i-Gui^j , a-,um ,
indigent.
1n-Gitas , atis , indigence , privation de
terre.
G EN.
Produftion.
De G£,terre, fource des produâions
& de la vie , fe forma , en Celte ,
une Famille nombreufe qui donna
une foule de mots aux Grecs &
aux Latins. De-là ces Familles La-
tines,
7S0
I.
G E N , produire.
I. Geno , ère ,
&a.iagrec.jue,
Giano, ii,GE- ^engendrer, produire,
N«/, Gi.niiu.rt , { mettre au monde.
Gig/iere,
GiGnentin , iun , les racines,
Gitiitus , ùs y
Ge
Genz
tiitus , Uf , ■J race , génération i
ni!ur.i,ce, > germe; i^-fcmence ;
mmen , inis y j i". fruit; 4°. horof-
cope.
Gvni'or , is ; Gtwtrit , ch , celui, celle
qui a eng'jniré , qui a prj luit.
Genitivus , a, um. Je naiilance , qu'on
api-orte en naiffant ; i-". le cas appelle
GéTÎtif, parce qu'il in li jui i'orijuie.
GEniciliier , par génération.
G£N"aii7iT , e , qui a la yertu d'engendrer;
2.°. qui regarde la nailTance.
i. GEHero - are , engendrer , produi-
re , concevoir, i. inventer, trou-
ver, faire.
GENera/f a ,-ere , s'engendrer , fc produire.
GENerawr , is , qui engendre , qui pro-j
duit.
Gtnsratio , onis , produiflion, naKTance.
Gii>:r.ibiUs ,e ,<i'ii peut engendrer,
II.
G E N , Génie.
G
!G
îen/wj , ii l Génie , Dieu tutél,
inW/Vz, ii y qui prélîdoit à la
laire »
qui prehdoit a la naif-
fance, & quiinfluoit fur leca-
raitere de l'efprit ; z°. deftin ,
forrune. ; 5°. humeur , goût ,
penchant ; 4°. efprit , génie.
'Etn^Us, e , qui concerne ieî Dieux qui
781
DE LA LAN
pré/îJent à la naiiïance ; i°. joyeux ,
diveniiïàni.
GïN'.ititer , en fc donnant du plailîr ,
agréablement.
II I.
Ge N, Naiffance.
I. Genwj, eris , 1°, nai(rance , ori-
gine j i°.race, lignée ; 3"^. genre,
elpcce, nature ; 4°. manière, façon -,
5 °. génie.
GrKui/iur, a, um , naturel, conforme à la
nature,
Gm.dnê , franchement , naturellement,
Gfunnus , i , dent mâcheliere.
i. Ghtis,tisy i°- race. i°. nation,peu-
p!e. 3**, gentils , idolâtres.
Gm-.icus , a , um y particulier à une
j\'ation. -
GiVTilis , e , d'une Nation ; 2", de la
même famille; 3". Paycn.
Gimi/uas, atis , famille , parenté ;
2". efpéce i }°. gentilitc , paga-
iiifme.
GitiTHuer , en Payen.
Gtf.iilhius , a, um, commun à une race >
n une famille; 1°, qui appartient à une
Nation.
Cinriliîium r^,'ce qu'on tient de famille ,
patrimoine.
3. Giacraùm , i ^. félon les efpcces,
1°. par nations; j°. en général, en
^ros.
(JEM.Tiîiw , e, général, univcrfel.
Gmir aliter i généralement,
4. GENcr ,f , gendre, miri de la fille ,
2°, beau -frère , mari de la fœur,
I Y. Famille Greco-Latine.
1.
Ct^c'îs , is j point de la natlTance, na-
G U E L A T. G E N 782
tivité; 1°. U naiiTmce du Monde ,
la Genèfe.
Gen-EthZjuj , iz , um , de la nailTance.
G'ETA-EtHliacus , i , falfcur d'horofcopc.
GEK-ETH/io-LoGf.i , CE , horofcope , prc-
didion au moment de la nalITancc,
GiM.'it-LoGia, a, généalogie, énuméra-
tion des ancêtres , ou des individus qui
Gompofent une famille , d;puis le pre-
mier , qui en eft le chef, jufqu'à ceux
qui exillsnt de nos jours ; l'art de faire
ces énumérations.
Gts^ea-Logus , i, Généalogiflc,
Eu-Genj« uv<e,raifins d'une beauté
& d'une bonté rares.
2.
GYnceceum , i
Gyucccoji
m , i ~l appartement des
iiis , dis ) femmes; du grec
rrNH , Gynê , Giuii , femme.
Celc. Gan. Irl. Gean.
GYnœco-Polis , is, YiWe dis femmes, en
Egypte.
ANDro-GvNe, es 1 homme 5: femme : à\i~
néi- , andros , homme.
Miso-Gyn?, es, qui hait les femmes : du
Grec .Vlifos , haine.
YoiY -GYti^con ,/, multitude de femmes :
f u Grec /-'o/j , multiniJe , beaucoup.
Pclv-Gy^^«J, a , um , qui a plu/îeurj
femmes.
V.
Gen, Noble.
Gi-Herofus , « , ?/ot , i "'. de naiflânce
illuftre, de bonne maifon; i°. géné-
reux, brave, j". bon, vigoureux.
GFNfro/:M.r,fl.'/f,courage, grand îurd'ame,
force , gcnécofîté.
GzAerosè t d'une manière no'ole , coura-
geufe , gé.iércjfe.
783 DïCTIONNAIR
Composes.
I. Bi-GEwr, a y kot , engendré de
deux efpéces différences , comme
le muler.
CoN-GENer, mi,qui eft de même
efpece.
CoN-GENitWjfl, um , produit , engendré
enfemble.
CoN-GEHffwa , CE , produdion , généra-
tion faite en mcme-tems.
CoK-GENero ,-are , engendrer , produire
enfemble.
DE-GEner , eris , qui a dégénéré i i°. lâ-
che , bas , indigne.
DE-GENero i-are , ne pas rcfTembler à fon
principe , s'abâtardir; i°. fe gâter , fe
corrompre.
lN-GEN?ro ,-are ; Iv-Gicno , ère , engcn-
f drer , faire naître , produire avec.
lK-GiNeratus,a , um; lv-GEi*itus,a, um,
qui eft né avec ; naturel , propre à.
ir.-Citierafco , ère, croître , être engen-
t drc.
lK-GEtieraJji/x,e , quine peut être en-
gendré.
1. lN-GEN«aj, ajum; 1°, naturel.
1. qui eft né libre; } ?. franc, fmcère ,
honnête.
Îa-Gi^uitas, atis, i°. état de celui qui efl
ré libre ; i°. candeur , franchife.
în-Genuê, i**. noblement, en perfonnc
de condition libre ; i°. fans déguifement ,
fîncerement,
lti-GEtiu.itus , a , wn , qui efi d'un naturel
franc , honnête , noble.
j, In-Genîw/« , a , naturel , proprictc
avec laquelle on eft né; i**. génie
efpric, talent.
IiH-GfNiarw , a , «m , inyçnté avec ef^rit ;
g^i°, plein d'efprit,
E ET Y MO LO G. 784
In-Gen/o/uj, a, um , fpirituel, adroit ,
plein de talens.
iN-GENiojè , fpirituellement ; adroite-
ment,
PïR iN-GENio/uj- , a, amy très-fpitituel ,'
très-ingcnieux.
4, InGenj , lis y grand , extraordi-
naire.
5. PER-GiG;2o-<re , engendrer, por-
ter.
PR/e-Gionn ,-ere , engendrer le premier*
PB,a.-Gimtalis, e, premier né,
VR.M~Giians , tis , femme enceinte,
Fe^jc-G^atio , onis , groflefTe,
Pbo-Gig/20, er^,"! engendrer, cau-
Pro-
'^ïi.o-Gicno f ere,'t engen
.o-dtisro , are, j ^er.
PRO-GFuerflf/o , onis , génération.
PRC-GENidJ, ei, race, lignée ; i", fils ,
fille.
PRO-GEKitor , is , ayeul , ancêtre,
PRO-GENer , eri , perc du gendre ; i°. le
mari de la petite-fille à l'égard de
l'ayeul.
Re-Gigno y-ere ; RE-GiNero ,-are, repro-
duire , faire revivre.
RE-GENerflfio , onis , reproduâion , régé-^
nération.
B I N O MES.
1. Uni-Genô, ce, feul produit, uni-
que.
UNi-Giuftui , a , um , fils unique.
2. Ambi-Gen^, ée, hermaphrodite ;
d'ami'O deux.
3 . Anii-Gtmtus, a,um,l „ ■ j^^g^^^
AiiTt-GENiw/ijje, >
Fost-GenÎwj, a,nm, ne après , puîné ,
defccndant.
PRiMo-GENJtwx , a, um, premier né,
aîné.
X, HoMo-GsN£KJ, a,um, qui eft de
même
785 DE LA LANG
même nature; du grec /iomo,C£m-
Mable.
JHuLr;-Gï-^u.r, i7 , iim ; Mvui-GEverist e,
de différences efpéccs.
OMHj-GrNaj ,a,um,Ae toutes manières.
j. Pr^m/' GenwXjA, »//i, qui a été
produit le premier.
PRiMi-GENuj, a , um, qui a produit le
premier.
Prim/-Gen;ut, a, um, primitif, qui a
été produit le premier.
BLAPSi-GoNi\2 , «, du Grec B/ap/o, nuire,
& Go/z , race , famille : avortement ,
fauiïes-couciies : maladie des abeilks
qui fait périr leurs elTaims.
GEMM,
Brillant.
De l'Oriental en, c'H^mm , bril-
lant , fplcndeur,fe forma cette Fa-
mille :
;!. Gemm<ï, œ , Pierre prccieufè; z'.
Bourgeon de la Vigne; 5*. Bouton
des arbres & des fleurs.
GEMmula , (z , petite pierre précieulê ;
1». petit bouton.
CîMmeus , a , um , de pierreries , de
perles.
Gnumofus, a , um , plein de pierreries ;
abondant en pierres précieufes.
GsMmarius , ii. Lapidaire.
GEMm:7riw, a,um, de Lapidaire.
CiMuians, th, brillant , éclatant comme
les pierreries.
CiMmatus ta,um. Cerné , garni de pier-
reries.
GtMmator, oris , Jouaillier, Lapidaire.
Gemm/-F£r , a , «ot , qui produit des
pierreries , des perles
^,-are, >
> ,-ere , )
Orig, lac.
ÛE LAT. G EN" 780'
Giumatio , onis » bourgeonnement >
boutonnemcnt.
Composés.
Pro-Gem-mo , are , poufler des bou-
tons , bourgeonner.
Bi-Gemm/'j , ^ , qui a deux yeux ,
deux bourgeons ; 2". qui porte
deux Pierres précieufes.
G E N ,
Coude, Genou ; z°. Joue.
Du primitif celte GEN , genou , cou-
de , vint cette Famille Grecque Si-
Latine.
Genu, neutre fingulier : au plurier,
Genu<: , uum , genou , genoux ; 2.°.
Nœud d'une tige de plante , Grec
GoNU.
Gruutlia , ium , genouillères; 2". jarre-
tières.
En-Gonit/?; En-Gono/îj, ù , l'agenouillé :
conftellation.
Gimculus , i , coude d'un triangle.
GEviculum , i, genou; 1». noeud qui dif^
tingue d'cfpace en cfpacc la tige des
plantes.
GehIcuIo ,-ars , le nouer.
Gï.tiiculatus , a , um , noueux.
GEniculatus , ùs, l'adion d'être à genoux;
1". l'agenouillé.
Gtnicuiaiim , â chaque nœud.
Composés.
ï.GzMmo y-are, > bourgeonner, bou-
Gmmafcortre, \ '«"î^". '«"r.zwof ,
J ' '=> j avoir dci yeux.
AD-GENzWor, arl , s'agenouiller.
Con-Geni^/o ,-are , tomber fur les genoux.
In-Gen/cu/o ,-ire , fe mettre à genoux.
hi-Gïiniculus , i ,
It^-Giuicularii
ln-GEtticuldtus ^
Ddd
. ,~^i c , it ijircirc a genoux.
^^.' '' .. ( l'agenouillé.conC
nus , u , > . , , • '
' . ' \ tellation.
ms I I , J
7S7 DÎCTIONNAIR
GE N.
D. Gêna, Joue, {voy. Col 370)» fe
formèrent G^iKiho , onis , Ecor-
jvflear,rarafice : en Gr. Gwat^wz-,
de GnKthos bouche , pour Gena-
thos,
GtiAThonicus , a,um, de Parafîte,.
G E S , GER ^
Porter.
LlS Latins ont une FamiiFe trcs-cten-
due compofce de mots en Ges &
en Ger , tellement mêlés entr'eux
eue lesÉtymologiftes n'ont pu dire
quel de CCS deux radicaux efl; le pri-
mitif, ni par conféquent quelle en
cioi: la vraie origine. Cette Fa-
mille eft celle de Gero , Gess/ ,
Gf STWTO , GEK«re , porter , être
chargé.
Mais en confidcrant que !e pré-
térit efl: formé du radical Ges &
non de Ger, on ne peut plus
douter que ce premier ne foit la
vraie racine , & que le dernier n en
foli une altération ; puifque le
r rétérit a toujours été antérieur au
tréfent. On fe rappellera d'ailleurs
ce que nous avons dit dans notre
Difcours Préliminaire, que les La-
tins fubftituoicnt iâns ccfle S £c R
entr'eux.
Ce mot Gïs qui défigne l'ac-
tion de porter , d'être cliargé ,
dans tous les fens , au Phyfique
& au Moral » tient donc au radi-
E ÉTYMOLOG.
7SS
cal Celtique Gwrs, GuEz, attires^.
\z r.îcme que l'Oriert. ^"ï ckwctu
arbre, plante qui/orA?, ç^\proiuiu
De-là , routes les figuincations
dont ce mot fe chargea ncceffaire-
. ment chez un Peuple agricole , &
' qui s'éloignant de proche en pro-
che de l'idée primitive , fiivlt par
prcfenter des idées qui ne fcmblent
plus avoir de rapport avec celle-là.
I.
Gero , Gîssi, Gestk/tî , GER<rr«, por^
ter, être chargé; 1°. avoir; pro-
duire , mettre au jour , faire pa-
raître ; 5 °. diriger , conduire j.
avoir le foin.^
GERO,onij, ^
GïKuh^onis t > crocheteur, portefaix,
GïRuiui , î 5 J
GERitria , œ , fervante occupée à porter
un enfant entre les bras,
GfRariii^TO, ;'f , grue, machine i enlever
des fardeaux.
GîRu/i - FiGu/ur /7a^ifii , vil adulateur
du crime : mot burlefque , forme de
Figul'M , potier de terre , & de Gerulus ,
portefaix.
IL
i. GzsTo-tre, -i porter , porter fou-
Gbstj/o, tfr« , 5 vent.
1. GESTor , is ; GiSrator , h , porteur j,'.
rapporteur; i°. carrofle.
GtSTatrix , cis , celle qui porte.
GEsratus , ùs , tranfport , aftion de
porter.
3. GiSjatoT'mm. , ii , ch^lCe à porteur ,
brancard , palanquin.
Gisratorius, a , um , qui fcrt à porter.
^. Gïstam , onis , mouvement que l'en
78p
DE LA LANGUE LA T. GER
fcnt en fe faifint porter ; i°. exercice
que Pon fait en allant à cheval.
Gtsramen , inis , ce qu'on porte , ornc-
nent.
II I.
'l. Gest/o , onts , déparfemcnt , gou-
vernement , conduite.
2. Gest«j, «j , gefte , adion.
GnsTuofus , a, urrit qui fait beaucoup de
gcfies.
GzSTuosi , avec beaucoup d'afiion , avec
bien desgefles.
Gests ,ori/OT >faits mémorables, exploits.
CzSTiculus , i, petit geftc ; i°. manière
de compter par ("es doigts.
Gtsi iculcT y-ari, animer par des gcfles ,
faire des gefles.
GiSTicularia , «s , baladine , bàtcleurc,
GiSTiculator 1 is , bateleur, baladin.
CiSTkuUdo , cnis , gcfte , gcfliculatlon.
Composés.
apporter.
AD-Gt.KO,ere 7
Ag-Gero ,(re J
Ae-GnSTuj , ûs , rapport , amas.
Con-Gero , ère , porter en un mon-
ceau , entafTer.
Con-Gero , onis , qui tire tout à foi , qui
s'approprie teut ce qu'il peut.
Con-GtB.ies , ei , amas , aflemblage-
CoN-GiST/tw ; Con-Gestc , en un tas ,
confufément.
Cou-GîSTio , enis ; Con-Gistui , ûs , tas ,
monceau; i". l'aftion de combler.
CcK-GESTé ; CoN-GESTira , confufément
fans ordre.
Ac-ccn-G ero ,-a-e , combler , accumuler.
ClRcùm-GlSTO,-are , porter àrtntour,
Di-GeKO,-ere, porter, tranfporter.
Di-Gero , -ers , arranger , mettre en
ordre , diftribuer ; i», porter çà & là i
3°. digérer, cuire.
7pO
Di-Gr.Rfej , ef ; Di-Gistio , onis , arran"
gcment , ordre ; z". diftribution ; 3°.
coâion , digeftion.
Di-Gestop, is , qui arrange, qui difpofe.
Di-GesTa , orum, digeftes , pandedles,
Iw-Di-GESTia , onis , indigeftion.
iN-Di-GiSTur , a , im , confus , fans
ordre, indigeftc.
In-Di-GESTe , confurêment , fans ordre.
Pr/E-Di-Gestuj , a , wn , où il n'y a
point de cradité.
E-ctKo-ero y emporter , ôter , porter
dehors , décliarger.
E-GiRfej-, eiy cxcrémens, éjcdlons.
£-Ger/<î ) a , Déertè des femmes en
couches ; 1°. nom d'une Nymphe
& d'une fontaine.
E-Gestuj , ûs ; E-Gestzo , onis , évacua-
tion , décharge , profufion.
EGeStaj, atisy pauvreté, difetfc, befoin,
Super-Eoer.0 ,-cre , faire paroitrc par-
dcffuï.
In- Gero , ère , jercer dedans ; z'. im-
primer dans l'efprit. 3. citer, rc-
prcfenter , faire louvenir.
În-Gfsti.'t , a y um, entafTc , rais delTus ;
i», offert avec violence.
iN-GESTflii/ij , e, qu'on ne peut porter.
Siib-In-Gero ,-ere , livrer à la place de.
SuPer-Ii)-GERo,-fre, mettre defTus.
iNT^r-GERo, ère, jetter , porter entre
deux.
IvreT'GïKinus , a , um ; iNTer-GiRiVuj ,
a , um , mitoyen , qui fait la féparation.
iNTfr-GERium , ii , ce qui cil entre deux.
MAte-GEKenSf lis ^ cjui fe comporte
maL
OG-GER0,<;ri, préfenter (ôuvent , jet-
ter devant j mettre devant, fervir.
Dddij
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. i9^
75? I
Pro Gero ,-^ro porter , ietter dehors.
R£-Gero ,-f re, reporter , rejeccer ; z°.
réfléchir , renvoyer.
RE-GEsium , i , terre relevée d'un fîUon
fait pour planter.
SE-G£Ro,-«rf , mettre à part > rcfcr-
ver, reflerrer.
SuG-GEROj^re ; I. porter deflbusj fub-
fiituer, mettre à la place. i°. four-
nir, donner; 3*^.fuggcrer, rappei-
1er la mémoire.
Src-GESTio , o/!fi;SuG GESTiu,û^>^ug-
geflion , confcil , infpiratlon.
SiG-GESTum , i ; Scg-Gf.stw , ûj, lieu
élevé ; t.°. la tribune aux harangues,
Surfr-GERo ,-er? , apporter , amaffer
defTus.
Binômes.
î\Îori-Ger, a , um ? complaifant,
MûRi-GERaf,d, um , 3 docile.obéif-
(ânt j de Mos-> moris, habi-
tude , inclination,
MrpJ-GERo ,-are ; Moai-GERor ,-:in' ,
complaire , être accommodant , fe ren-
dre aux inclinations.
MoRi-GERatio , onïs > complaifancc ,
■ condefcendancc.
IV,
GE R,
Etre tranfporté de joie.
Gest/o, ire, fauter de plaifir , tref-
faillir de joie ; z^.defirer avec em-
preflement.
VKA-Gtst'io ,-ire , fêntir Je la joie , fe
réjouir par avance , prévoir une chofe
& s'en réjouir ; 1°. reiïentir une joie
extrême 5 être transporté de joie.
V.
Germ , ce qui fert à reproduire,
Germ^w , inis, germe , bourgeon , re-
jetton.
GzKMinali! , e , qui bourgeonne , qui
poufle des rejettons,
GERMi/!o ,-i[r« , pouiTer , boutonner ,
pouiïer des rejettons.
GERMînario , onis ; Gv.KMÏnatu! , ùs «
produâion d'un germe ; i". l'aétion de
germer.
Composes,
Con-Germ/^o ,-are , germer , pouffer
enfcmble.
E-Germ;;23 ,-ars , germer, boutonner.
Pr.c-Germz/îo ,-are , pouffer auparavant.
PRO-GEK.Mfrzo ,-are , pouffer des boutons ,
bourgeonner.
Re-GermzV20 ,-are , repouffcr, jetter de
nouveaux boutons.
RE-GERMm.ïfio , onis , reproduéllon d'ua
germe.
VI.
Germ, ce qui vient de la même fouche.
Gekmahus, a um, frère , fceur, coufin;
x°. vrai , qui n'eft point fuppofé ;
j*. naturel, légitime; .j.,°fembla-
ble , conforme.
GERMfl/!ita.f , is, parenté , fraternité.
Gt RM jne,G£RMfl/if(ùj, fraternellement,
de bon cœur,
G^KMj.niJiinus ^ a, unit très-vrai , parfai-
tement naturel.
VII.
C A R T.
CAKiitulum , i, Table de pierre fou-
tenue par un feul pilier, comme
un guéridon.
Varron (Ling. LAt.) dit qu'on l'ap-
793 r>E LA LANGU
pelloit dans l'origine GiKtibulum ,
du verbe gero , parce qu elle éroi:
portative , & qu'infcnfiblcment fon
nom s altéra en Cartibulum.
G A R.
Du Celte GARan , Grue , fc forma le
Grec- Latin,
CiKanium , ii , bec de grue , plante ;
2*. machine à enlever des fardeaux.
Gr. Geranion.
GL AD,
Epce.
Du primitif Cla, rompre , fraca(rer ,
brif^r , fc formèrent le Grec Kla-
v>os , brandie , rameau , pieu : &
cette Famille :
QiKvius ,ii, ") épce, cimeterre; i°.
GLADium^ii , ) écheveau de laine ;
3 *■. efpadon , poilîon armé d'une
longue corne.
GLADioius , i , petite cpce ; r». glayeul ,
ilatnbe.
2, GiADÏaior , is , gladiateur.
GiAPi.irorfw , a, um , de gladiateur.
Gi^Miuitoîium , ii , Prix que remportoit
le Gladiateur,
Gi.KDiatoriè , à la manière des Gladia-
teurs.
Composés.
Di'Q-LA-ùior y -ari , débattre, com-
battre , fe chamailler.
Di-GLADiator , is , qui difputc , qui fc
débat.
GLU.
Glu, Gly fignifie en Celte, adhé-
rence , ténacité , lout ce qui eft ad-
hcrent : vifqueux , glutineux. Il a
E LAr.
G L
794
forme également: des dérivés en
GUn , Glin , Gl/id : De-là le Grec ,
Gua, glu : Gtixhoitiai y defireravec
p.iffion. , ■
Gti/lroj, vifqueux , tenace, .
Et cette Famille Latine:
Ciujen , inis , j glu , colle ; >
GLVTÏnum,!,' i*>. foudure,
GLViiniiun , ii , colle.
Glutî/zo ,-are , coller , fouder.
GLVTtnatio , onii , "\ ^,.. . ^
V-, . . . fconrohdation, lou"
i.jLVTiriaJiien , mis, > , ,,
G\ dure , colle.
ivrinamentum , i , J
CLUTi/utor , is , celui qui colle , qui
foude.
Composés.
AG-GLUTf«o,-^re , joindre , coller en-
femble , fonder. . : ... ,,
Kc-GL\jTlndno , onis ; Ac-GivTÎnamen-
tum , i , colle , foudure ; i°. union ,
conjoriiSion.
Con-Glu -iino ,-jr^^cimenter, Joindre,
CcN-GLUTi'nq/i/y , a , um, qui colle, qui
unit.
CoN-Gi.OTin.2tor, is, quialîcmble, qui lié.
Cca-GLvrinatio , onis ; Coa-Giviina-
mentum , i , afTemblage , liaifon , ce qui
cimente.
Df-Glut//!» ,-are , décoller, dégluer.
R£-GLUTi/zo,-<ire,décol!er;i ^.arracher
quelque chofe d'entre les mains.
Rt-GLvjinofus , a, um , fort glunnt.
Kb Givrinatio, onis ,l'adi6n de décoller.
G O B.
Du Celte Gob , bouchée , d'où GoB^r ,
ne faire d'uiVe'chofe qu'un mor-
ceau , vinrent j
Go'sius , ii ' "i goujon , petit poifr
GoBiJ, o;iis^) ion. Gr. Kôbics.
7^; DICTIONNAIRE ETYMOLOG.
G O N , C U N ,
795
Angle.
Cvve , CuNNi^ fignifie en Irl. coin ,
angle. En Grec Gonw , angle.
Ces mots tiennent au François
coin , nom des angles d'un appar-
tement , ôcc. & au Latin Cutieus;
voy. ci-delT. col. 575. Ils vien-
nent de Gan , puidance, réunion.
. De-là cette Famille Grcco-Larine.
j. Tri-GoN, onis, balle dont trois per-
fonnes jouent en triangle ; i". litu
pour jouer à la paujne.
Tki-Gcnw , i ; Ta.i-GoNuw , i , triangle.
.Trj-Gcvus , a, um; Tai-GoNa/fi , e,
triangulaire,
i. Evina-Co.ius ,a, vm qui a neuf an-
gles ; d'ENK^, neuf.
3. Pan-Gon/«j, a, forte de pierre
précieufe , dePan , tout& de Gon,
angle.
4. PoLY-GoN/«i , a,ura , qui a plu-
fieurs angles.
5. DiA-GoNd/ij, /, ~i diagonal ,
PiA-Cotiiciis,a)Um, > qui vad'un
ViA'Goiiios, 3 angle à l'au-
tre : de Dia , à travers , par.
GOR,GOUR,GUR.
CoURO eft un mot Celtique qui dc-
ilorne tout ce qui eft roide , qui
n'eft, pas aifé à mettre en jeu.
.^t qui !a formé nos mots En-Gou^t-
dir , DÉ-CovKdir , &c.
En Efp. ^' en Ital. Gordo , lourd
& épais. De-là :
GuRDKj , i 5 étourdi , foc.
Q'jiNTiLiEN qui nous a confcivé
ce mot , nous apprend que les La-
tius le durent aux Elpagnols.
En vieux Bas-Br. Gourd/ ^ obftiné.
G O S S.
Magi-Gqssorkj , i , batteur de blé
en grange : mot employé par Co-
LUMELLÎ.
Ce mot dont Torimne ctoit incon-
nue , cfl: un mot purement Gaulois
qu'adoptèrent les Romains , lorf-
qu'ils furent liés avec ces nations
Celtiques. Il eft compofë de deux
mots Celtes, de Goss , goulTe, épi:
& de MAcha, ccrafer, battre.
C R A.
I . De Cra, croître, produirc,vinrent,
I-
La famille Gra , herbe , gizon.
En Angl. Grass , > herbe, gazon.
En Gréc,GRASTis, 5 verdure.
Gram^b , inis , gazon , verdure ; x*.
chiendent.
GRXMineus , « , um , de gazon , plein
d'herbes vertes.
Ci^Ahùnofus , ayum, couvert de gazon ,
abondant en herbes.
Agrostis , chiendent , herbe: mot Grec.
II.
Gran^ot , » , grain, graine.
GRANatuj , ûs , grcnage , produdion du
■ grain.
•Gr 'Njfur, a,um, grcné , qui a de la
graine.
GAA.sarJum , ii, grenier , grange.
DE LA LANGUE L AT. GR 19%
797
GRf.tiHtim , grain à grain.
GR^tirtf.is , a, um , plein de gr.n;'.cs >
grenu, qui abeiucoup d; graines.
GRANi-Fer , a, um, qui porte du grain.
t. GKAuatus , i , grenat, pierre prc-
cieulê.
j. GRANd/»//2, /, grenade, fruit à
petits grains.
4. Gran(/o , i/zw,grêle> elle tombe en
crains.
Gii..\ndinofus , a, um, plein de grêle.
G**Nrfw.if, grêler, tomber de la grêle.
DE'GKAndinae , il grêle.
II r.
Granî/F^,-* , de haute taille , grand ;
i°.aniple,va{le, diflùs; 5°. noble,
fublime , majeftueuï: , pefaat.
GKkfiàiù ,-ir; , faire cro'tre , aggrandir.
GKf.aditaS , ath , élévation , noblcfTe.
CKMdiufculus , a, um, un peu plus grand,
qui commence à grandir.
GKhvdiculus f a, um, un peu grand.
Gs.Amiefco t-ere , devenir grand, croître.
Binômes.
Gr ANDJ - Granj , lis , qui va à grands
pas : de gradus , pas.
GRAKrfif ic"i) a» um , qui fait grandir :
Àefacio, faire.
GK^fiil-Loquus , a , ktz , qui a le flyle
noble , pompeux ; i». qui dit de grands
mots : de LoquoT , parler.
GranJ-jCvmj, fl,«wi,fort âge : d'.*-
vum , âge.
GRANrf-iEviM j , is , grand âge , vieillefTc,
GRANii-ScAp/« , arum , arbres qui ont
L tige l-»aute ; de Scapus , tige.
Composes.
l-^-G-xxndcjco ^ £rc, -croître, devenir
grand.
Pfr-Gran<//j, e , fort grand, cxccfTif.
?KS.-Gv,Mndis , e, trcs-grand.
SuB-GB-ANiii.;, e, un peu grand.
Ve Crandïj , e , mal-bâti,
I V.
1. Grav/j, « spetoint, lourd; i^'.ff-
rieux, majeftueux ; j °. confidérabic ,
recommandable; 4.**. trifcejnuifible,
fâcheux; J°. outrageant, injurieux;
6^. dangereux, contraire à laiàntc;
7°, puant , mauvais.
G RA vz'ta;' , is , peûntciir, poids, charge;'.
1°. férieux , air grave; 5''. fermeté ,-
févéritc.
GRAV.7er , lourdement , rudtmcnf; r*.--
griév.ement , dangereufement ; j°. gra--
vemcnt, férieufement ; 4°. aigrement ,
rigoureiill-nient ; 50. avec chagrin , de
mauvaile grâce,
GaAviu/tii/wj , a , um , d'un ton plus bas.
1. Gravo , are, charger , rendre pe-
{ânt , accabler, z, fâcher, être à
charge , devenin importun , caufer
de la peine.
GRAVcr ,-an , porter impatiemment ,
avec indignation : faire ditîicuîté de.
GRAVarè ; GRAVatîm , avec peine , mal-
gré foi , à regret ; 2°. avec difficulté.
Gt.kvafiellus "^ a , um , vieillard peïànt ^
courbé fous le poids des années*
3. GKAvefco , -ère , être furchargé ,
fuccomber lous le faix ; 1°. être
trop chargé, couler à fond ; 3 °. de-
venir plein ; 4°, devenir plus mal,.
empirer , s'aigrir.
1^9
DICTIONNAIR
GxAV;(fux , a , um , chargé , rciiipli.
GRAviio ,-are , engrofTer ; i°. enlemen-
cer.
GKAviditas , is ., groITeiïe.
5. GKweào, mis; Gs^Avitudo, inis , pc-
fantcur de tétc , fluxion , rhume , enciù-
frencment.
€jk AvedinofuSi a , um , qui a des pefan-
teurs de tête,i°. qui rend la tète pefante.
B I N o Al E s.
CRAve-Otenûa, a, mauvaife odeur:
à'oUre , fentir.
Gv..\ve-oLens , tis , qui Cent mauvais.
GRAvi-loquus , a , uni , qui parle férieu-
fement.
Composes.
Ac-GRAVOj-tfrff, furcharger, accabler,
appefântir.
AG-GRAVf/c» j-ere , empirer, aller de
mal en pis.
Dï-GR.Avo,-jre , appéfantir , accabler ;
i*". abaifTer ; j". fatiguer, harceler.
In-Gravo ,-<jr« , affâiffer , furchar-
ger , appéfantir ; z", empirer , ai-
grir , exagérer.
Ik-Grav^/co ,-er« , s'appéfantir , devenir
pefant ; 1°. croître , s'augmenter.
FER-GRAV/i-, e,fort pelant.
PER-GRAviter , fort Icnfiblcment, trcs-
aigrement.
Pr^ GRAV(7,-<îr«,pefèr davantage; z°.
être fort lourd; 5*. appe{àntir,acca-
bler , être fort à charge; + . furpal-
fer , remporter fur quelqu'un.
PRi€-GRAViV,e;PRiE-GRAV/Vuj-, a-, un:,
fort pefant , très-incommode.
ScB-GRAvii , e , un peu défagréabk.
V.
G%osfus ,ayUm y fort épais , gros.
E ÉTYMOLOG. 800
Ge^osfifudo, inis , épaiffeur, groiïiereté.
Gros,^;./, i ; G&osfulus , i , figue qui n'eH
pas mûre.
VI.
Gre;«- , gis , troupeau , compagnie , So-
ciété.
GKEcalis , e, qui eft de même troupeau ;
1®. de même bande , de même compa-
gnie , camarade ; 3°. de /Impie foldat ;
4*. commun, trivial.
GREcnfuj, a, um , qui va par bandes ,
attroupé.
Gv^icanm , en troupes , par bandes.
GREGrtriuj,a, um, de troupeau ; z°. d'un
lîmplc foldat.
Composés.
I. Ab-Grego- ,ar<, détacher , retirer.
Ag-Grego ,'tre , ramalTer, joindre ea
corps; i". allier , aggréger.
Con-Grex, gis , de la n,ême troupe-
CoN-GR£co,-jre , attrouper, convoquer.
Coa-GKtcatio , onis , troupe , fociété.
(?>K-GKtcabiUs , e , facile à afTcmbler.
Se-Grfa;, gis y folitaire , feparc du
monde.
S-EGK-EGo ,-are , mettre à part, dif-
tingucr.
SEGREGiz;»/7z , réparcment.
1. De Grexj troupeau, & de E, à part,
fe forma EGR£Gius,/«cf à too/, mis
à part du troupeau , choifi fur tout
le troupeau ; d'où ,
E'CKfcius , a , um , parfait, excel-
lent ) exquis; i®. bnve , vaillant.
E-Greg!? , fort bien, admirablement.
gram,grom, GRUM,
Fâcherie.
Gram eft un mot celtique qui défigne
tour
8oi DE LA LAN
tou: ce qui eft rors , de travers; le
cliagrin , le rechignemencja mau-
vais humeur.
En Irl. Gruaim , tor?, tordu.
Gru AMtf , rechigne , refrogiic , cka-
grin, de mauvaife humeur. De- là,
GRAM/a , a , maladie en général ;
celle des yeux en particulier.
En Italien , Gramo , trifte ; en Al'e-
mand GRjm, fâché ; en Anglois
Grim , redoutable , méchant.
D'où le François GniMace, fur- tout
les grimaces que font faire la dou-
leur (5c la mauvaife humeur , f^ri-
Hiaccs de détrelTe.
GKAuiofus , a y um , malade , triftc ,
chaflieux, à qui les yeux pleurent,
GRAMmofus , a , um , malade.
G R A P H,
Ecriture.
De la Famille Crap/^ , écrire , tracer,
fc formèrent ces mots Gtcco-La-
tins :
Ai'o-GRAr/za/« , i , copie , exem-
plaire.
Mimo-Grap/^wj, i , Ecrivain de Mi-
mes , de farces , de parades : du
grec Mimos , imitation.
Par-Epi-Grap^c, es , defcriptîon,
Prosopo - GKKvhiay ce , defcription
du vifage, portrait : du Grec PRof-
opon, vifage , face,
Syv-GKKvha,a^ billet, obligation par
ccrir.
SïN-GRArAuj,2, écrit iignc.
Oti^, Lat,
GUE L AT. GR 802
GRIF,
Grifii.
Du Celcc Griff, griffé, ferre;"!',
crochu , vinrent ;
Le Gr. Grypo^ , crochu.
L'Or-E-GRYP.C^nw^, la main qui
fe ferme pour fiifir : la poignée.
De-là cette Famille Greco-La-
tine :
Gryps , GKwhis 1 GnP^on: grand oin
GR.YPhus , i, 'S jcau.
GKYrhires , te , efco-rifFe , qui a le nez
aquilin.
Hipu-GRYp/z/zi-, i , anim.il fabuleux,
moitié chev:.l , inoicic Gnlîon.
HvPo-GRïïAzii , dy um, qui a le ne?
crochu.
GUR,
Cercle , Tour.
De la Fa.millc Gur, Gvr, cercle, rouf,
vinrent les mots fuivans :
I. A-GvKTa, ou A-GYRT«,foireurdc
tours, joueur de gobelets, char-
latan.
1. GoRGO, 072/j-, ) nom de Médufe &
GoKcon,oms, \ de fes deux fa-urs.
Elles étoient le fymbole de la
Lune (Se de fes révolutions.
GoKcons , œ , furnom de Pallas ou Mi-
nerve , parce qu'elle portoit fur fon
Egide la tète de Médufe.
GcR.G,mia , a; , corail , plante marine.
ANA-GYR/'r, is , T
AnA-GvRm, i , C bois puant; arbrifleau»
A^A-GïRW^i, 3
E e e
$QS DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. S04
G U T,
Goutte.
De Cw , eau , Ce forma !a famille fui-
vante qui tient au grec Khuô,vtZ'
fer , fondre.
GuT/a,<2 , goutte de quelque liqueur;
a ".petite quantité de quelque clio-
fe; 5°.Alocs.
GuTTœ , anim , marques , mouchetures.
GvTtans , ti.t , qui tombe goutte à goutte.
Gvrtula , « , petite goutte.
GoTfjfu.r , j , um , moucheté, pommelé ,
parfemé Je moU' hes.
CvTtus , i; GvTfulur, i , bec fort étroit
pour verfer giutte à goutte ; 1°. vafe à
co! étroit, pour vericr goutte à goutte ;
3°. burette à loI.
C O M P O s É.
Sxis-Gvitj ,- are , dégoutter un peu.
Mots en G
Oi^ cette Lettre a été ajoutée à la tète
de radicaux en L & en R,
I.
G L pour L.
I. GLAB, tondre.
Du Primitif Lab., tondre , raferjes
Grecs firent Lirci, tondre, ôter
récorce , Ce dépouiller de fes plu-
mes , muer, &c.
Les Hébreux firent précéder d'un G
ce radical ; Z'l2 CLoS, tondeur ,
barbier.
Les Celtes en firent le mot comnofé
GwEL LAïF , relatif ai'x idées de
aondie ^ de idlèc , d'iafliumens à
tondre , formé de Laif , Lab ,
tondre , & Gwel, toifoii « cliéyelu-
re, &rc.
De-là ces Familles Latines :
i.GLABcr, hra, hrum , qui eft fans
poiii 2*'.tondu,rafé; 5''. pelé.
Gt.hzeU.us , a,um, poli , dépilé , chauve.
GtAsro, flre,rarer. pder.
GLABrffîimy ;, lieu où il ne croît point
d'herbe.
GtABreo ,-cre ,- GhMirefco ,-fcere , étr»
fans poil, devenir chauve.
Gi.AB,-fnJ, tis, où il ne crok ni poil ni
herbe.
D^-GLABro ,-anr, fléoiler . ôter le poil ;
jo, enlever l'écorce,
1. Glubo 5 ij, tre , pel?r, écoicer ;
2°. ôter la peau, ccouher.
GuMa, ff, peau qui couvre le grain ;
peau des fruits.
Di:-GitiE(!,-ere, peler, enlever l'écorce;.
1°. écorcher.
II. G L O SS,
Langue.
Du primitif Leg , Les , langue ,
d'où l'Hébreu ;?J. S, LrsAw, langue,
fe formèrent CCS familles:
î-
i. Glos/z, iE, langue ; i». gloîe, în-
ttrprciation.
t. GioTTij , idis, cpig'otte . luette ,
languette qui couvre la trachée^
artère; z°. Roi des ca lies.
Epi-Glottjj , li Eri-Gi-cssis , dis,
épiglotte.
3. G LOS j ar ium t ii , Diftionnaire, vft-
cabulaire.
Coj
DE LA LANGUE L A T. GR
Gtossaria, orum , bières, cercueils.
Ctossema , tis , glofc , terme peu ufîté.
Binômes.
GtoSTc-GnpfhuSti, glofatcur, com-
mentateur.
Gios^o- Petra , œ , pierre qui a la figure
d'une langue.
Hïpi-Glcs,?^ , is, ^ deTousdelalan-
HYPiî-GLcTti.r , dist Vgue ; l'.ab^cès
Hypo-GtcTf/..w , li , .) qui vient foufld
langue; ju mélicament lénitif. De
F.YT OU hup , fous.
Hypo-Glot';.-:, on/m ; Hypo Gtcrr'Vf.r,
uin , pillilles qu'on laifTc fontlre dans la
èouche , pour guérir la toux.
X.
I. Glut/wj, ti , gorge , gofier,
Gi.VTiu yonis , glouton.
Glut/o, - /rf, avaler, engloutir.
Gi-uviœ, arum , goulu , gourmand.
Con-Glut;o, /Vtf , engloutir touc-à-
la-fois.
DE-Giurio , - (V^, avaler , dévorer.
i. Svs-Ctv-rio ,-ire , avaler un peu
goulumtiu,
In-Gluvi^j- , ei t jabot des oifeaux ;
i*. gloutonnerie , voracité.
II.
G R pour R.
I. Grac , mince , grêle.
Du Celte- Rac, Rag , petit, d'où
Jiagoty en Orient. "^3"^, Rak ,
mince , tendre , fe forma cette fa-
mille Latine :
CKAcilii,e ; GKKcilus,a, um, grê-
le, dclicj mince.
Sc<S
greur; i». taille délicate , délié-.; , fincllc
de taille.
Gti.tcUernus, a -, um ■, maigre, menu,
effilé.
CKA.cilefco,-ere , reaigrir , devenir
GRAci/en.r, tis, qui devient maigre.
Gr<.ACi/(-pej-, dis, qui a les jambes grclcBi
déliées ; de Pes , pitd.
PtR-GRAci/ir, e , for: grêle , trcs-mince,
II. GRAD ,
Degré, Marche.
Du Celte Raod , degré, grade,"
RiD , cour'e j coQiant , R.ad ,
route, !e tcrir.a la famille fui vante:
1. GKADtj, ûs , degré, cclîclcn ;
1°. pas , (itmaiche ; 30, pofte.
4". moyen , entrée.
Grav.^t'ls , a , arium , qui va par degrés,
fiicceiîivcmenf, z- . qui pèl; U-s luots,
Ga.Éi.atw , onis , efcalier , montée;
i' . ïïéges-, gradins.
GRAL»jj-,e, qui concerne les degréô.
GKADaruj , a , lTji , dilpefé par degrés,
Gs^tiDatim , par degrés, peu-à-pcu.
G&ADioT, eris,gie£usfum, giadi, mar-
cher , avancer.
z. Grad/v/w, /, le Dieu df ha guerre.
GRADivJ-Cots, a, qui révère le Dieu
JVlars.
}. Cs-ADi-ves , edis , bufe, oifeau de
proie.
4. GB.As/(jr,-dri, aller, marcher^ s'a-
vancer à grands pas.
GR.'.sSiZfuj-, a, tum , qui a exercé le bri-
gandage , qui a volé.
Gii.AiS2U0, onis , brigandage.'
QBjiSsaturHf « j volcrie.
E e c jj
So7 DÎCTIONNAIR
Go,hSSù:or , i: , voltur de grand chemin.
5. Gt^is/kj , us , G RE ^(3 , c;;ij, allu-
re , pas , dcmarche.
Composés.
Ag- GRED/or,-i, aller vers , abcrdcr ■■>
parler à ; z**. entreprendre , com-
mencer; j°. attaquer; 4°. furpren-
dre.
Ac-GRES/Sr, otIs, aggrcfTeur.
Ag-Ckis/w, onis ; Ao-GREt/ùrii, « >
attaque ; zr. entreprifc.
AKiE-GRED/'or , -i , aller derant, devan-
cer.
CoN-GR£D/o,-«re; Con-Gred/c/*,-*,
s'aflembler , marcher enfemble ;
2°, fe joindre , fe rencontrer ;
3°. di(puter,fe battre»
CcN-GRESft/J,û.r, choc, attaque, combat.
CoN-GRtS^io, onfj-, abord , rencontre ,
aiTemblce , compagnie.
iM-coK-GRtS/zii/iJ-, :, qu'on ne peut atta-
quer ; 1°. inaccelïiblc , inabordable.
Ci».cuM-GRïDior, f,entourer,-iO. afliégefi
DE-GR.EDior,-£/J:", mettre pied à ter-
re , fe détourner.
Di-GREDJor, i , partir, s'éloigner, (or-
tir, quitter ; z". faire une digrefllon.
Di-Grijj"uj, ûs ; Di-Gres/Io , onis,
départ ; ^o. digrefîion.
DE-GRASj'or, uri , tomber violemment;
1». outrager, infiilter.
E-GREDior ,-i , fortic, s'en aller, (è
retirer.
E-Gris/îo, o/!ix;E-GRîsjuJ, ùs, départ;
1°, fortie, ifTue ; 5". digrefTion ; 4°. le-
ver d'un, aflre, fa (Sriie de dcfibus Tho-
rifon.
ÎN-GRED/or,-j^ entrer, marcher,
aller, commence:.
E ETYMOLOG.
80S
lK-GR.Esy?o, onir,\n-GRZ5nL^ , (ix, entrée,
marche , allure , commencement.
lN-DU-GaEDior,-i, entrer.
lNTRÙ-GREjior,-(J;, entrer, aller dedanî,'-
iNTer-GaESiuJ , ûs , arrivée imprévue.
OG-GRASJ'ur,-cri, marcher contre, àl'op-"
pofite.
PRo-GRiD/or,-j , s'avancer en mar-
chant ; z°. s'étendre, avancer.
Pro-Grej/îo , oms ; VKo-GK^eisus , ùs j.,
avancement; io. fuite, enchaînement.
Pr/ï-Grado ,- are; PR.'E-GREDior,-/,
marcher devant, prévenir; 10, fur-
pafTer, l'emporter.
Pr-'E-Gresj'uj, ù.s; Pr^-Grisj/ci, onis,
l'aôion de précéder.
VKATer-GK'iiicr r^'-i paiïb'r outre, aller
plus avant.
RE-GRED:or,-Ji , reculer; 1°. retour-
ner.
Rif-GRïSrt/j-, wr ; Re-Gres^tw, onis , re-
tour , l'adioii de revenir , de reculer;
1°. recours.
RETro-GRAA'(5r,-(fi; RETro-GREofor ,-s7, .
reculer , aller en arrière, à reculons.
RETro-GRA0;\r, e ; 'KzTrc-^Kkdus, a,um,
qui recule.
SuG-GREDzor,-i, s'avancer fècrccte-
ment, palTer (ans bruit.
Supf r-GRED/or,- i ^ marcher defius ;
lo. furmontcr, (urpafler.
TRANS-GREDior,-ii, paiïcr outre, aller
au-delà ; 2°. furpafTer , vaincre.
TRANS-GREs/or, is , vialateur de la Loi,
Trans-Grîs/ut , ùs ; Tra^s-Gb^tsJIo ,
onis , l'aftion de paiïer outre , de traver-
fer ; i*. violation de la Loi.
D É R I vÉ S.
Gra l la , HTurn. cchalTes. .
^05^
BE LA LANGUE LAT- GK frfl
Gr \Llifor , orff ; GRAL/i-Ff.vJiV , mon-
îc fur des cchaiïcs.
GRAiiaruriu.r , a , um, d'ccinucs.
III. GRAU,
les Grecs.
E'ctynnologie de ce nom illufire a
exercé inutilement jufqu'ici ctvtx
qui s'en font occupes : on l'a dé-
rive ridiculement de Gréais , fi!s
de ThelTalus; de Rc/iu , fils de
Phalcg ; de Graia , une vieille.
Cbfètvons que la Ictcrc G s'ajoute
fans cclïê à la tctc des mors qui
commencent par R, (k qu'on voit
d:ins Hefychius que le vrai nom
des Grecs croit Rmcoî y 5: que
ks Peuples d'Italie l'avoicnr cKnnf^c
en Graic/. En rapprochant ceci de
ce palïcigc remarquable d'EscH Y lE,
dins fon Promethée enchaîné: » De
3) nouveaux accès, dit ce perfon-
» nage à lo , entraînant te j pas
)j dans un chemin qui borde les
:> flotSjte conduitîrent jufqu'au v a s-
5) TE golfe de RhÉe.... Ce "olfe
» S appellera un jour le golfe d'Ionie.
Ce golfe eft la mer qui féparc la
Grèce de la grande Grèce c-,i du
Royaume de Naples. Il eft dctlgnc,
avecraifon, par l'épithète de vajle,
Se il fut appelle, avec non moins de
railôn , golfe Rhéen ou de Rhèe ,
puifquc ce mot prcfente en efrèt
l'idée de vajle , d'étendu , de /arge,
dans la langue Celtique, mère de
la Grecque &i do la Latine. Ce
nom eft donc Celtique , érnnr in-
connu aux Grecs , & leur avant été
donné par les Peuples de l'Italie ,
tendis que les Grecs s'appelloicrc
eux-m''"mcs ^chivi , Ddncï ou
Hellènes.
Gr^c2/j', a, um'i GxA\us , a, um ^
Grec, de Grèce.
GKJS.cuhis , a, um, petit grec, paiivr»
hellenifîî , terme hptùqui.
Gi^&cula , ee , rofe de Grèce , efpcce de
petite rofe.
GK^cankus , a y um , qui concerne les
Grecs.
Gr^cc , en grec , à la grecque.
GKJtcia , a ,\a Grèce.
Gr<ec/(Z i;7(igna,\a. partie méridionale
de l'Italie.
GKJS.C!snfis , « , de Grcce.
' GRiïC'--,-arz ,■ GKj^cifcc,-are, vivre à la
grecque , imiter les G''ecs.
GRJic'-srafis ^ îs , quartier de Rome où
logf oient les Grecs ou leurs Députés.
GK/.xu-GEtia,ce , qui eftde Grèce.
CoN-GR.^co,-(ire : CoN-GR>€cor,-(i/"/,
vivre à la grecque , bien boire ,
bien manger enfembîe.
PiK-GKjSccr,- ari, boire avec excès.
IV. GRE M.
Grem/kw, j : le fein , le milieu.
Ce mot tient au Celte Grem , 5t
à l'Oriental ^^m Rj^em ,qui figni-
(ie mot à moi , intérieur, capacité
intérieure, & par confcquenr, °. le
fein dans lequel on eft conçu; 2°. le
fein où on eft nourri, la gorge; 3'^,
l'elpace qui eft renfermé ciure les;
su DIGTIONNAIR
bras & qui forme le dcvanr du corps;
4°. au figuré , une perfonne du
fexe ; & l'amour, l'affèdion, la mi-
féricorde; porter quelqu'un dans
fon fèin ; ;«. le pli d'une robe.
V. G RU M,
Tas , grumeau.
Du primlnf, Rom, Ruai, élevé, fe
formèrent :
GRUWKi, i, CkwiuIus, i, mafle , ras;
z°. grumeau ; tertre , cmiacnce ,
clcvation.
GaoMa , œ ; GRUMa , œ , e(planadc, pla-
ce élevée d'une Ville , d'où l'on tire des
lignes pour drelTer les rues.
GROManVw,i, arpenteur.
G&oMaticus , n , um , d'arpenteur, d'ar-
pentage.
Ex-Gi\VMO ,-ars ; Ex-Grumi/îa ,-are.,
fortir d'une motte de terre , comme les
ver5.
VI. G RU,
Convenance.
Du primitif Ruo , accourir , S< de
Cum , avec , fe formèrent:
CoN-GRUo,-<?rc , fe rapprocher , s'ac-
corder, avoir de la conformité.
£ ÉTYMOLOG. Siz
Com-Gro:;j-, a , um, convenable , pro-
portionné.
Con-GR.v£ntia , œ ; CoN-GRuiTax , nnV,
proportisn , conformité , convenance.
CoN-GRi'f/ifer , fi'une manière aiïbrtif-
fjnte.
In CoN-GRUf;zx , tis ; In-Con-Gruut ,
a , um , qui n'eft point à propos , qui ne
s'accoràcpas.
lti-GKVu,-er£, fondre avec impétuo-
fné (ur : affkillir , iiifulter.
lN-GA0f'7X, tij , qui cfl imminent, ^ui
va fondre.
VTI. GRUN,
Du Celte Grwn , fi'.lon; i°. creufé
en fi'lon . c;îrgouil!e , ^: qui vient
de RuN , fillon , fe forma cette fa-
mille Latine:
SuB Grund^, œ,i°. extrémité d'un toît
qui avance peur rejetter l'eau de
la pluie loin du mur-, 7.°. auvent.
SvR-GKiifidij , orum , auvent : il fert 4
rejetter l'eau de pluie.
SuB-GRUNrJ.ifio , enis , entiblemcnt.
Si-ri-G Kviid.irium , ii , place où dégoutte
l'eau du tôt ; i'. lieu orlinairc des
foiïes ou des tombeaux des cnfUns nou»»
veaux nés.
St^ DE LA LANGUE LAT. Grec; ïï^
■" ■ ' ^■ ' - '''""" ' -ffiM
MOTS LATINS VENUS DU GREC,
ï • \x A Ga(es , «, jais , jayet , Grec
Gagajcs.
%. GKncrana , <e , gangrené ; Gr.
Gaggrain K,prononci Gangraina :
de grao , ronger , dévorer.
3. GEMea , <z\ ainfi s'appelloit une
A\t d'une arn;ce Macédonienne.
4. GiGajT, aritis , ^cint : G^canteiis f
a, nm , de géant. Gr. Gigas.
GiisiciJium, ii , cerfeu-!. Gr. Gig-
GiDioN , qu'on prononce Gingi-
dion.
6. Giickon , onis , poulior; <« Grec
GlekAom, &: Blakhun : c'sft une
plante aquatique : de Uc^ eaux.
GiTchonitet , a, vin de pouliot.
7. Glinojz, 2, érable; m^r. Glinoî.
GLYPA.
ï. AN«Gi.YP/K/f/, i ; Atia-Guv/ia ,
»rum , ouvrage cizelé , qui a des
figures de relie£
Ana-Glypt^j , en , cîP.'l?»!r , (culpteur.
ANa-Giypr/rf , er , art de ci.cler , de
tailler en bofTe.
Ani Glïp'/v , .1, Tum ; An z-GLYPt-fcu^ «
« , um , taillé , relevé en boiïe.
1. TRi-Gtyp/îHf , i , ornement de
ftife. Gr. Tai Glyp/:ûs.
HEMi-Tai-GLYpA^^j , i , demi triglyphe.
Mono-Tri-Glyp/zux, i, <jui n'a cju'ura
trijlyphe.
GO M;.
GoMp/;aj,i, coin, clou; 1". pieu;
5°. maladie de l'œil. Gr. Gomp/um-:
en Or. ."i^.:^ Jïoy?: , Kophe , pieu ,
branche : plante , cheville.
I. Gouvliojis , is , infertion d'un os
qui deineiire ferme dans un autre,
comme les dents dans les machoi,»
res.
i. Coti-A'^cke,eSf cadran folairSa
GR.
G^ABanis , i ,lit de repos, Octomanc,
lit de camp. Gr. Graéaior.
Gi.\ABdtulus , », couchette, cinapé,.
tit*^
8ir
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
S:$
MOTS LATINS VENUS DE L'ORIENT.
<«=
G
^j'Qiikrts , a: , â^nhe , pierre pré-
cieufe : du piim. Cad, bon.
CaLUis , i. Prêtre de Cybe'c; 1°. eu-
nuque ; j °. furieux , tàaatique.
AivChi-Gal/uj, f , chef des Galles, le
Grand-Prètre de Cybèle.
Cal/o , -are , être fuiisui, ctre agite
coivime les Prêtres de Cybele : de
l'Or. 977^, c'hal/y i". blefTer , per-
cer; 1°. danfer.
G AU , G OS.
Cossyphirn, il, coton; 2°. cotonîer ;
3 ^. goupillon.
Co%iampinus , i, cotonier. Voye^^ci-
dctTus , col. 457.
Celt. GaUjGay, habile, adroit,
qui fait faire des ouvrages, Gw£,
lifTu , ouvrages en tilTîi.
■PARA-GAUrœ, arum ; Para-Gau-
DtfJ, um , chiniifes fines; pafTc-poil
d'un habit.
redingote d'étofFe re-
lue des deux cotés ;
20. couverture; j°.
tapis velu; 4°, nitte
^ de paille ; 5°. grofTc
barte hérifTéc.
Gkvs^ipruis , a^ um , fftit d'étoffe velue
des deux côtés.
GAUsa^a, a ,
GAUSi7pe , is ,
GAusapa, OTum ,
GAVSupila , « ,
Gvvsapina , «
GAvsap.i:us , a ,um, habille d'une étoffe
velue.
Gicerid , orum , geficr , entrailles
d'une volaille ; ce mot s'eft aulïi
écrit ciieria ; il tient à l'Or. HIT."!,
Gi{;ert; , réparation , lieu fcparc ,
enclos, tel qa'unc poche , xinfac.
Cmrhojus j a, um , oblcur , mot
Oriental , forrr.c du primitif N£B.
Csision yii , aigle, fornic de l'Or. T'J,
Nijf, précédé de G , Gnes , oifeau
de proie, épervier, faucon, autour.
G U M.
Gw.mi; GuM/wfj,//2J.rérme,gomme;
c'cft le Grec Kommi: de l'Oriental
D1p> (»Jîs, Qoum, fe coaguler,
prendre de la confiftance.
GuM/72<?/ài-, â, zi/Tz , rcfineux , plein
de gomme.
Cxsumatus , a , um y qui produit la
gomme, gommeux.
Gxjyimitms, a , um , gommé ; 2o. fait
avec de la gomme.
CuM;/:i;io, onis^ l'aftion de vernir ^
de gommer.
G U M N ,
Nud.
Du Grec Cvion, corps; en Orienta!
ma.
DE LA LANGUE LA T.
«17
mj , ^Wc y corps , vint cetcc fa-
mille Greco- Latine.
I. GYMTzo-SovhiJIa , arum , Philofo-
phes Indiens, qui ctoicnc toujours
nuds i dcfoph, fagc; Se gynin, nud.
1. GYunas , dis , exercice de la lutte
fait à nud , fans vêtement quel-
conque.
GvMnicus, a , um, de lutteur , de la lutte.
C\Mnefice, aTuiji,les Ifles Baléares, fameu-
fes parles exercices du corps,
3 . Q\unafium , ii , bain public, lieu
où l'on fe dépouille nud ; i*. Aca-
démie de lutte i 5°. Collège pour
apprendre les fciençcs,
G Si8
GYMnaJlicus, a^um, d'académîe ; z°. qui
concerne les exercices du corps.
Gy Mnafi-ARcha, ce; Gy m nefi- Ae^chus , {,
maître d'exercice , chef des Etoles ou
Collèges.
?Ro-GYMnaJla , ce, PRo-GYMna/îuj , a,
um, condifciplc.
?&o-GYMnafma , tis, exercice.
GUP.
Gw/um , i, plâtre , Gr. Gups , Gyps :
mot formé de l'Orient. iV^fC'kup,
O/iyp , le brillant du jour ; chyp-
àhyp , clarté , brillant : le poli,
Gy ? feus y a, um, de plâtre,
Gyp/ôj-are, plâtrer , crépir.
Ort^, laK
ffi
Sip
DICTIONNAIRE ËTYMOLOG. 820
MOTS L A T I N S -C E L T E S,
O Z7 DÉRÎFÉS DE LA LANGUE CELTIQUE.
H
LiA Lettre H eft la huitième des
^Uphabets Orientaux , Grec & La-
tin ; mais avec des modifications
diflèrentes, qu'il eft néceflàire de
connoître, afin de s'en former une
jufte iice.Chez les Orientaux, elle
fut une afpiratton gutturalilëe , cette
aspiration commune aux Tofcans ,
aux Bas • Bretons , aux A'.lemans ,
&:c. & dont les François n'ont pas
la moindre idée , qui confifle dans
l'alpiration modifiée par la pointe
de la langue roulée vers le fond
de la bouche. Cette afpiration fut
notée chez les premiers Orien-
taux par un quart c coupé en qua-
tre ; dans l'Alphabet Hébreu , elle
eil défignée fimplement par les
deux montans de ce quatre, & par
la tranfverlale fupcrieure ; en forte
qu'elle a la figure d'une porte ou
d'un P grec majufcule n , &r que
nous notons dans le Monde Primi-
tif par ce caractère àk.
Les Grecs partagèrent toutes ces
chofes. Pour défigner l'aipirarjon
gutturalifée des Orientaux , ils in-
ventèrent le caraftcre x ^^' q»i y
correfpond parfaitement. Pour dé-
figner la fimple arpiration telle que
notre h , ils imaginèrent l'efprls
rude, ou une elpéce de c placé fur
une voyelle quelconque , & qui
marque que cette voyelle doit fe
prononcer avec force, avec rudef-
le, en tirant le (on du fond delà
poitrine. Et cependant ils conferve-
renc la lettre H dans leur Alphabet ;
mais elle ne fervir qu'à marquer
YE long. Chez les Latins , la let-
tre H marque conrtamment que la
voyelle fuivante doits'afpirer ; c'eft
donc une fimple note , & s'ils l'onc
conservée dans leur Alphabet , ce
n'eftque par une imitation vicicufê
de l'antiquité chez qui elle ctoic
plus que cela.
Nous avons porté plus loin cec
ufàgc vicieux; car nous confervons
cette note d'afpiration dans des
mots que nous n'afpirons point : ce
qui a fait imaginer deux fortes de
k ; l'un qui s'alpire , l'autre qui eft
muet & dont on ne tient nul com-
pte , que pour avoir le plaifir de
voir les mots écrits de la même ma-
821 DELA L ANG
niere que dans l'ancien rems, dans
le tenis où ils s'afpiroienc :ce qui
eft être efclave de fes yeux ; aufïï
les Peuples de l'Italie plus fages que
nous,onc totalement fupprimé cette
lettre par- tout où elle ctoit muette
ou inutile.
Par égard pour la génération ac-
tuelle , cette lettre muette exifte
également dans le Monde Primitif ;
mais n'eft-ce pas (àcrifier à une feule
génération celle qui arrive & toutes
celles qui la fuivront ? N'eft-ce pas
porter les égards trop loin î Toutes
les autres générations ne ieront-
cUes pas en droit de dire : pour-
quoi nous impofez-vous Gns raifon
la peine de diftinguer avec un tra-
vail pénible entre tous vos mors
écrits par h ceux qui s'a(pirenc &
ceux qui ne s'alpirent pas î que ne
fuppri niez- vous tout de fuite cette
lettre de tous les endroits où elle
n'eft qu'une marque trompeufe î
Quant à l'origine des mots La-
tins écrits par H , la plupart font
des Onomatopées qui expriment
des pafTions fortes & vivement ca-
raiierifées , l'admiration , la lur-
prile , l'horreur : ce qui doit être
ainfi , puiique les voyelles font la
langue des fenfations, & que la
voyelle alpirée ne peut erre quel'et-
fet des fenlâtions fortes Se fubites.
Les autres mots , en petit nombre
qui compofent cette lettre, fe rap-
portent à des Euiiilles formées de
U E LA.T. H 22.1
diverfes voyelles fouvent non af-
pirécs.
Ajoutons à cela nombre de mots
empruntés du Grec, & quelques-uns
de l'Orient , & rien ne manquera
pour rendre raifon de tous les
mots latins réunis fous la lettre H :
mots dont jufqu'icî on n'avoit pu
donner une étymologie même pro-
bable , loin d'en donner de vraies.
En général, les mots formés par
des voyelles fihiples ou afjiirces, (e
font toujours refufcs aux recher-
ches des Etyinologifles , par cette
raifon qu'on n'avoir jamais apperçu
la deftinacion des voyelles ni leur
rapport avec la nature.
N'omettons pas que les Latins
ont fouvent adouci l'alpiration par
les Confonnes V, F , S, &c. ce qui
rend très - imparfaites nombre de
Familles en H , donc il faut cher-
cher les dérivés fous toutes ces let-
tres.
Si cette lettre fe nomme Hache,
nom qui a fi peu de rapport à fi
prononciation aduelle, c'eft que ce
nom eft relatif à cette prononcia-
tion primitive que nous peignons
par ch , qui fubfifte encore dans
quelques contrées de l'Europe &
qu'on avoir tranfportée à h langue
Latinejen forte qu'on écrivoit dans
le XIV^ fiecîe michi 6c nichil ,
au lieu de mihl & de nihll; d'où
notre vieux mot annichi/er, icndcQ
nul.
Fffij
OnOM A TOP ÉES.
I.
Diverfes InterjeiSbions,
HAvDquaguam , nullement,
a. Ha«, hola, ho!
He , HEI , >
Heu , > ha ! hélas !'
E-Heu, >
H EUS , hola !ho !
j. Hem , hé, ho , eh Bien !'
H tu, ho-ho!
Hoi , hélas!
^. Ehe-Ehem . 7 hé, hola, ho!
Eno-'EHodum , J
II.
M ^ D j bouc.
H.-EDKi, bouc; c'eftune onomatopée,
tormée fur le cri de cet animal.
Les Sabins en adoucirent Taipirar-
tion en F, d'où Yadus ; les Hébreux
en G ; d'où HJ GheDi j chez tous,
bouc :.
De-Ià cette Famille Latine :
H^Dz/j, iy bouc> chevreau.
Hjëdu/uj , i ; Ha-vUIus , i , petit chevreau ,
cabri.
H.sDÎnMj y a f um, de chevreau*
HMoile , is , établc à chèvres.
H&Dulia , a , troupeau de chèvres.
III.
H M S, héfitcr.
H^s , j'ai bégayé , j'ai héfité. Ceft une
onomatopée, l'imitation d'une per-
823 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. S24
fônne qui bégaye , qui héfite , quîi
répète, hé , he y he :
De-là , une Famille Latine , où
la lettre S s'eft changée en R , uni-
quement pour les préfens du verbe.
Cette origine étoit entièrement in-
connue , ainfique celle de la plu-
part des mots formés par onoma-
topée ; ce qui n'eft pas étonnant y.
puifqu'on ne fe doutoit pas de cette
îburce prodigieufe de mots en toute
languCo-
HjtKeo , hœfi , hxjum , ère , être atta»
ché, fe coller ; z*. douter , héfiter ;
5 ". être incertain , irréfolu , balan-
cer ; ^'. s'arrêter, perfévcrer.
Hjcsito , -are , balancer , héfîtcr , être
irréfôlu , douter ,• lo. être arrêté ; j°,
délibérer , prendre tems.
H/ESitans , lis , béguç , qui bégaye ; %^,-
ignorant , peu inllruit.
H/Esitabundus, a, um , après s'être un peu
arrêté ; z°. indécis,
Hmsitanter, enhéfitant ; i". en bégayant.
tijEsirano , onis , doute , irréfolution ;.
x". retardement,
HjLShanîia , œ , bégayement.
HiESitator, is , indéterminé , incertaia',
qui balance.
Composes.
I, AD-HJBKeo,-ere , tenir , êtte atta-
ché; 1 ". adhérer , fuivre le parti de
quelqu'un ; 5 ^. être près, demeu-
rer contre.
Ao-H^Re/fo f-ere , hé/iter , demeuror
court,
AD-H,îsur , ûs; Ad-HjësIo, onis , adhc»
rcnçc , liaifon , attachement.
Sa?'
r>E EA LAN
1. Co-H.tR^Oj-cr^, ■« avoir de la liai-
Co-}{ji,Kefco,'ere, > Ton , du rapport;
i?. erre joint , uni en-
fêmble.
Go-HiïRenf^r , avec liaifoni
Ca-HjtKeniia , a , liai(ôn , juftcfTc , con-
venance.
Gc- H^Rar/uy y a , afleïïeur, aflSftant.
j- I^-Ej^n-eo-ere , y être attaché,
ls-U.€-refco , - er<J , ) tenir contre.
In-H ;:s.'3, ortrT ; lv-H£,Rentia , ce , inhé-
rence , adhéfion.
Oe-H^rêo ,-ere ; OB-HjtHytfco ,-ere ,
être adhérent , s'attacher.
SvB-HjEKeo ,-ere , être attaché defTous.
IV.
H A U S , puifer;
En imitant le ton cfoufflé d'une
perfonne qui tire en haut , les La-
tins firent le mot HAusi,)'ai tiré
en haut , j'ai puilc : d'où le présent
eh Haur par le changement de S
en R.
Haurîo , i^ ) fi, Jlum , rire , puifer,
tirer-, i". avaler , engloutir ; } *'.
recevoir; 4*'. épuifer.
HAuSTiiT, ûj; Haustkot , i, l'aftlon de
puifer ; 1°. coup , gorgée.
HAUSTor, ij, buveur, avaleur.
\ HAiisrrum , i , feau , pompe , machine à
puifer de l'eau.
Composas.
De-Haur/o ,'iTe , tirer , puifer.
Ex-HAuRfo ,-ire , épuifer , tarir, boire
tout; 1". ôter , enlever; 5°, ruiner,
piller.
Ex-Haustuot , i , l'adion d'épuifer.
GUE t AT: H 82^
V.
HI , bâiller , ouvrir.
I. UiOy-are f bâiller, ouvrir fort la
bouche, i''. avoir la gueule béante;
5°. s'entr'ouvrir,fe fendre; 4'^. s'é-
panouir ; 5 **. defirer fort.
HiAsco ,-ere, bâiller, s'ouvrir.
HiATO ,-are , bâiller fouvent.
Hihru! , ûr , ouverture de la bouche ou
de la gueule des animaux ; i". abîme ,
gouffre; 3*'. bâillement.
In-Hio ,-are , bâiller après une chofe , U
defirer avidement.
Iw-HiABj , ds , qui defire ardemment.
z. Hisco,-ere, s'ouvrir, fe fendre; 2.°,
bâiller.
DE-Hiscrt,-ere, s'ouvrir, Ce crever; lO,
s'épanouir.
Re-Hisco ,-ere, s'entr'ouvrir de nouveau»
Semi-HianS, tis , qui bâille à moitié,
entr'ouverf.
i.HivLcus , a j um, crevaffé ; 2'.
avide , intérefTé.
HruLcè , en s'entr'ouvrant , en faifant des
crévaiïcs.
HiiTLCo ,-are , faire fendre , crevaflèr.
Semi-Hiiilcuj , a, um, entr'ouvert,-
V I.
H IN N, hennir.
HiNNKj, i , mule , mulet,'
Hmtiulus , i, petit mulet.
Hifitiukus, i , faon de biche.'
HiNNio ,-ire, hennir.
Hitinitus, Ù! , henniffement.
Hiunibundè , en hennilTant.
Hinmiito ,-are , braire comme un muleeï'
Ad-Hin/iz'9 ,-ire , hennir après,
Co-Hmnio ,-ire , hennir avec,
. Is-HiNNio,- ire , hennir après,'
S27 DICTIONNAIR
VII.
H I R R, grincer des dents.
HiRHo ,-ifc , grojider comme un chien
qui moncre les dents.
VIII.
H O R R , horreur.
ïioTireo,-ere, fe hérifler; i'. frilTon-
ner , trembler de froid ; 2°. avoir
fraypur , are épouvante.
HoR.r?/f o,-.Û-fre, avoir horreur, s'efl-rayer;
z^. devenir horrible.
HoRror,;j, effroi, peur ; z.°. friflbti ,
tremblement.
Hos^renàus, a , um , épouvantable, hor-
rible ; ic énorme , démefuré.
HoKrendàm , horriblement.
Hop-rihilis , e , épouvantable , affreux.
MoKridus , a , um , affreux , terrible ,
hideux ; lo, fauvage , grofTier ; 3». dif-
forme ; 4°. rude au goût ; 5". hcriffé ;
6°. maigre à faire peur.
Composés.
AE-HoRreo ,ere , avoir de l'cloigne-
ment, de l'horreur , fuir, haïr.
At-Kot.refco ,-ere , craindre , trembler.
Co-HoRreo -.-ere ; Co-Hcarj/io ,-eri ,
être frappé d'épouvante , trembler de
peur.
Ex-HcRTéo ,-ere ; Ex-HoRrf/co-ere , f-é-
mir d'horreur , être eifrayé.
In-Hor;£0 j-«'«, 7 fe hcriflèr, frif^
(bnner , avoir
horreur.
OB-HoRreo j-ere , faire horreur , être
horrible.
PER-HoRreo,-ere ; PER-HoRrf/ce ,-fre ,
être épouvanté , être faifi d'horreur.
In-Hof re/co
E- E'IYMOLOG. 82S
VrK-WoKxiàus , a,um , trcs-horrib'e ,fort
afireuM.
SvB-lioR.ridus , a , um , odieux, mal-
propre.
SvB-HoRri,Jê , un peu odieufement , un
peu malproprement.
H A N D,
Main.
Du Ceiàque-Theuton Hand , main ,
porté en Italie avec les premières
Colonies qui s'y étabhrent , fe for-
mèrent les dérivés fuivans , dont
l'origine étoit inconnue, parce que
le radical s'étoit entièrement per-
du chez les Romains,
t. Compre-Hendo, is j di , fum ,
dcre , prendre , laifir , arrêter, re-
tenir , empoigner , fe fajfir:2°.
comprendre, concevoir, entendre.
CoMPRi-HENSe, iiis , ijjimè , en peu de
mots , fuccinftcment.
Ccmpre-Hens/ùt loqui, parler plus con-
cifémcnt , d'une manière plus ferrée.
Compre-Hens/Zi/'/zj , e , compréhen/îble ,
intelligible, concevable.
Compre-Hensjo, anis , prifê , capture ,
faifîiTement ; 1°. conception , penfée ,
imagination , connoifîance , intclligsncc ;
3°. découverte.
CoMPRE-HENsia verborum , période,
CoMPRE-HtNSum, f , connoilTance , lu-
mière.
Im-Ccm-Pre-Hensuj , a , um , qu'on ne
comprend pas.
It-CoM-PaE-HENSiii/fj , e, qu'on ne peut
comprendre ; i". qu'on ne peut fur-
prcndrc.
1. Depre-Hendo , is , di ,fiJm, dere ,
prendre, attraper, furprendre -, i°.
découvrir, appercevoir, développer.
Sap
DE LA LANGUE LA T. HA
ÎC5
dcm:(er , comprendre ; j». prendre
fur le fuir,
De-Pre-Hens.ï, (E , certaine punition des
fautes dss (bldats, plus forte que les chat i-
mens ordinaires, &moindre que l'affront.
Ds P.xe-Hfns/j , onis , fiirprifc en qucl-
qu'aSion fecrctte ou criminelle ; i", rcn-
co;-tre fur le fait ; 3°. découverte ,
conuoiiïancc.
1-irDE Pre-Hensi/j, a, um; In-De-Pr-
Ens.'/j, a , U7n 1 imperceptible; r°. dont
on ne s'ap'^'crçoit pas,
3.. Ps.^-Hend(? , is , il ,T(aiâr, pren-
^'utn y dire y s dre ; 1°.
Pre-Hendo, -(/«/Cj S^ briguer.
Pr>.-EfiD(3 t-ere ; ce verbe n'cfl que la con-
crafiion du précédent,
PRE-HFSisa,-^»-? ; Px-Fîisj,-.7rï, prendre
ibuvcnt ; 10. ici le à s'eil adouci en r,
PaE-HENsio , onis , laftion de prendre ;
i''. raaclilne à enlever des fardeaux.
pB-ï-lIïHitztio , onis ; Pa^-Ensniio , onis
brigue , pourfuite.
Pkt.-Heusus , a, uni', Pr-Ensuj, a, um
pris , (eiré , lie,
AD-Pi(.E-HiNDo t-ere , reprendre , répri-
mander.
R£PHE-H£NSiBi/iJ, e, n. is , rcpréhen-
fible.
RE-Pr.E-HENSio , onis , répréhenfion ,
blàmc , réprimande , l'aftion de blâmer.
Re-Pt.e Henso , as , are > reprendre for-
tement.
EE-PRE-HENSor , or/j-, qui reprend , qui
blâme , qui fait une réprimande.
Re-Pre-Hensu; , a , um t participe de
rsprehendo.
Re-Ps.en:/o , F. Re-Pre-Hendo.
Re-Prensiu , V. Re-Pre-Hemsuj.
Is.R.E-pr.E-HEN5iBj/ij, m.f,/e ,n.oil Ir..
Khtk.i.-UtT^ius, a , uni j &"c. &:
iRr.EpRrNSw^f , a , u;n , irrcprcheni'.'ble ,
irréprochable , à qui on ne peut
rien reprocher.
H A R,
Devin.
Du primitif Bar , Far, Hau, défî-
gnanc la parole , d'où le Celre B a r d ,
Pocce , Devin , & le Latin Ver-
iu/n , fe forma la famille Latine
fuivante :
Har/o/wj , i , Devin.
iÎAK'ola, œ, DcvînerefTe.
HAKiolor ,'afi , deviner, prophétiTcr,
HAKiolator , is , Devin.
HAR;o/4tio, on;;' , divination,
llK^ingua , <s , DevinerelTe,
H AS T^,
Pique, Lance.
De S-rUf debout, fixe, fe forma (enioî
Hajla , lance , pique , parce qu el-
le (e plante & Ce fiche.
H ASTd , ^ , javelot , lance , hallebarde ;
1°. encan , vente publique.
HastuLi , a , petite pique.
HaSticus , a , um y ds pique , de Javeline,
H.>iSTatus,ay um, armé d'une lance.
llASTarius , a, ura , de lance , de halle-
barde.
HASTarius , ii ; îÎASTatus , i , piquier >
hallebardier,
KhSTile , is , pique , pertuifane ; i". bois
d'une lance.
Svb-Hasso ,-iire, cxpolêr àl'encan,
HE B,
Epais.
■De rOriencal Hob 3y, épais, maffif^
Sji DICTIONNAIR
poutre ; Hobu' n^y > être épais ,
êcremaiïit, vint le Latin Heb«,
lourd 5 dur , cmoufTé ; d'où cette
famille:
''HfBeo,-ere , ") s'cniouiTer , être
HEEfiJCt» ,-/Cv"re, > rebouché ; i**.
Uh'BeteiCo^Jcere, J s'affôiblir, s'en-
gourdir.
HEEeî., f;s , cmoufTé, qui eft fans pointe ;
10. ftupid-:- , lourd ; 5"=. débile , foiblc ;
4". dur, infenfîble.
HEBîro,-are, émou-iïer , reboucher; 20, af-
foiblir , diminuer.
HEBetado , onis ; HESetudo , inis , afFoi-
blidejnent,
HtBetator , is ; HEBecatrix , cis , celui ou
celle qui étnouffe.
Utcta y te , bagatelle , vétille.
HEDera,
Lierre.
■C'eft une plante qui s'élève jus-
qu'à la cîme des arbres les plus
hauts ; Ton nom doit donc tenir à
la racine primitive Hed , Hod , en
Oriental iy , Mod,é\Q\é , haut.
EiDera,ce , lierre.
HEOerofus , a,um, plein de lierre.
HEDerarw, a,um, fait ds lierre ; t°. cou-
vert de lierre.
HsDeraceus , a ,um,àe lierre , femblable
au lierre.
HsDeriger y e , um , qui parte du lierre.
H E L,
Lumineux.
Du primitif Hel , nom du Soleil , de
la lumière , foutce d'un grand nom-
trç de familles en B, F, M , S , &c.
E ÉTYMOLOG. 832
dérivèrent égalementces motsenIL
I. Uiiena, a, le feu Sr.-Elme , forte
de météore très-brillant.
X. Hsiio-Tr opium , il , tournefol ,
plante qui fe tourne vers le fo-
leil ; mot Binôme formé de Hel ,
folei! , & de Tjiopoj , l'adion de
fe tourner.
HiLk-Caminus , /, voûte cxpofée au fo-
leil, ferre, étuve.
\iE\.enium , ii jl'aunée, plante, ainfi nom-
mée de fa figure, qui imite les rayons
du folcil.
liiLhboTus , i , "^ Hellébore; mot bi-
Hiileborum^i, > nome , qui fîgnifie
HiLlcbcrine,eSy J mot- à-mot y rouge,
( plante qui eften effet d'un rouge
écarlate, ardent) de Heil , clair,
brillant, & de Bon. ou Pur, qui,
foit en Grec, foit en Celte, veut
dire rouge, feu.
HTileborofus, a, um , qui abefoin d'hel-
lébore , fou,
3 . UEtyeo/us ^a^um ,'\ Jaune paille ,
'AiLV us , a , um j t couleur de
Helvo/«j ,ayum, J feu, couleur
d'or , couleur du foleil.
4. Par-Elion , li , Parhélie , image
du folcil qui fe forme dans une
nuée épaiffè.
5. CitYus, a, um, jaune ; couleur
d'or ; pailler j ici H changé en G.
C'eft un mot Theuton. Heib , en
Allemand fîgnifie jaune ; Hiallo
en Italien : Yallow en Anglois.
HE LL,
qui engloutit.
Laiflçns aux froids Etymologiftes à
difcutec
Si 5
DE LA LANGUE LAT. HER 834
difcuter conimenc ce mot peut venir
du vieux Holk^, herbes porageres,
légumes; & voyons-y une Onoma-
topée, nui peint l'afftion defejetter
fur là proie pour la (âifir &: la dévo-
rer, & qui a produit le grec âaloo,
(âifir, prendre.
Hia-L«o , onis , qui dévore , gour-
mand ; 1°. goinfre , débauché.
iÎELluor ,-ari , abforber, engloutir.
HEL/uatio, onis, débauche, goinfrerie;
î", ivrognerie , gourmandife.
HE RI,
Hier.
Heri &HERè, hier ; du primitif er, de-
vant, auparavant; z^'.lui, celui-
là : appliqué au jour, il fignifie mot-
à - mot , ce jour qui eft devant , &c
qu on peut montrer. En Allem. Ea ,
lui -, 1°. avant, devant , aupar-
avant, en Anglo-Saxon ^r.
Les Orientaux en firent 'in>4 A-Her
ou ACher , l'autre : après.
HESternuj , a , um , d'hier.
H ^ R,
Héritier.
D'Ar , élevé , les Celtes firent Her,
Maître ; & de Her , les Latins
firent HitRej , héritier, celui qui eft
deftiné à devenir Maître. Le jeune
Maître.
\^ AV.es , edis, héritier, héritière; ^°.
rcjetton.
Hs.r.edhi'! , atis, héritage, fucccflion.
Hxi^ti^iolutn y i , petit héritage.
Orig, Latt
yiMKedkaTius , a , um , héréditaire , qui
vient par fucceflîon.
tla.Reditjriê , par fuccclTion.
Hjs.B.edi-Peia , a , chercheur de fuccef-
iions,
C O M p o S e' s.
Co -UjERe s , dis j hémiet en partie,
cohéritier.
Pro-H^rcj', dis, légataire; i". héri-
tier bénéficiaire.
Ex-HjEKex , dis, déshérité , privé d'une
fuccelfion.
Ex-HMRedo,-are; Ex-HERe(fo,-are, déshé-
riter , exhéreder.
Ex-HMKedatio , onis , privation d'une
fucceflîon.
iN-H/ERfj, dis , qui n'hérite point.
HER B,
Herbe.
Du primitif Ar, Har, terre, dont les
Latins firent Aky um, champ, vint
également & fans peine Herv^i,
HERBd , l'herbe, mot-à-mot, lapro-
dudion de la terre , des champs.
De-là cette faniille Latine dont on
avoit donné tant de faultes étymo-
logies.
Herb^ , œ , herbe , verdure.
•Herbu/iI , œ, petite herbe , brin d'herbe.
HERBetiJ. a, um, verd, de couleur d'herbe.
Hfrb/Jus , a, um , d'herbe ; i». plein
d'herbe.
HERBuceuj- , a , um , de couleur d'herbe y
ftmblable à l'herbe.
UtK^arius, H -, Herborifte , Botanifte.
HERBariuj , a, um, d'herbes , de fiirts
pies.
HERBiiif , e, nourri d'herbes.
HERBo/ui ya,um, fertile en herbcsi
DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG.
Composés.
I. Ad-H^c ,
^31
HtKZ.ifco,-ere ; HiK^cfcoytre, pouffer de
l'herbe, croître en herbe.
B I N O Af E S.
HERE/'-F^r , a, um ^ qui produit de
rherbe.
fAiv-ni-Gradus ,a , a/n, qui rampe fur
l'herbe.
HzKBi-Grada , ce , limaçon.
C o M P o s É S.
Ex-Herbo, -are, arracher les barbes.
OB-HERBe/co , ère , fe couvrir d'herbe.
HERN/^,
Defcente.
Du Grec Régnyô , rompre , pronon-
cé à la Latine Ergnyo , le forma
le Latin :
Hermi^z , a , rupture , defcente de
boyaux, hergne.
HrRNio/àj- , a , um t qui a une rupture ■,
une defcente.
HI C.
Du primitif HE,ctre, joint à C , mar-
quant le lieu , fe forma le Grec
EK«,ici , l'Adverbe Latin Hic,ici,
^c toute cette famille.
1. Hic , hac , hoc , celui-ci , celle-ci,
ce , cet ; mot-à-mot <» celui qui ejl
» en ce lieu ».
Hic-re, Hsc-re, Hocce» celui-ci, celle-
ci, ceci.
Hic-ff/!e, H»c-ff/!?, Hoc-cine , efl-ce
cela? efl-ce celui-làî
:2. Hic , ici ; alors,
Hac , par ici.
Hue , ici ; lo. jofqtfes-Ià.
HiKc , dc-là , d'ici.
2}C
Ad-Hoc, J outre cela ; de plus,
Ao-Hrc , jufqu'à préfent , encore.
JjNTer-HyEc , fur ces entrefaites.
Post-Hac , adv. ou
PosT-H^c, adv. déformais , dorénavantj
par la fuite , à l'avenir.
2. Ab-Hinc, depuis tel temps , il y a
tel temps.
Di-HiNC , après cela, enfuite ; doréna»-
vant , déformais,
PosT-HiNC , adv- après cela , cnfiiite,.
Pro-Hinc , par conféquent.
H LL,
HiL efi un mot Celtique qui fignififf
grain , graine , femence : de-là ces
dérivés Latins, aufïï énergiques de*
qu'on en connoît l'origine , qu'ils
l'ctoieut peu fans ce rapproche-
ment.
HiLww , / , marque noire qui paroîc
au bout d'une fève de marais; 2**.
un grain, un peu, tant foit peu;,
3°. nullement, rien.
PiR HiLÙm , très-peu,
l Composes.
De HiL, joint à la négation Ne, fè
formèrent ces mots:
Ni-Uiium ,i,n. un rien ,.Ie ncant^
pas même un grain.
NlLum, i , n. Voye^ Nihilum.
Ni-HiL,NiL,/!, rien -, z". non,point,pas.
B I N o M £ S.
Ni-Eiti-V fxioyis, feci,fdc!Km,cere, &
«57 DE LA LAN
Ni-Hili-Pendo, /j , ère, n'eftimer
point , compter pour rien , ne faire
aucun cas , ne faire point d'état ,
mépriser.
Ni-Hiio-MA^fj , a.iv. pas plus.
i>!i-îîii-dum y adv. point encore, rien en-
core.
Ni Hii-non , adv. toutes chofes.
Ni-HiLo-Minur , adv. ncantnoins,cepen-
dant, toutefois; 1° pas moins, rien moins,
ni plus ni moins.
Ni-HiLo-Pi-uj, adv. pas plus.
Ni-Hitc-SEc/uj , adv.jvoje:^ Ni-hilo- mi-
nus.
HIR.
HiRd, ce , l'ateftin jéjunum , un des
plus longs inteftins : fon nom fut
donc très-bien choifi ; HiR en Cel-
te fignifie long , grand , étendu ,
prolixe. Ccft le Japonois Ir. Cette
famille eft confidérable dans les
Dialedes Celtiques ; elle tient à
Her, Er, grand, élevé.
HiLLdjiS, boudin, faucifTe , diminutif
de HiR.i.
HiRUDo , inisy lângfue. Son nom doit
venir du Grec Air^o , du Latin
Ua-kcc , s'attacher, faifir. La fang-
fue s'attache au corps pour (îiccer
le fang.
HiRTTNDo , inis , l'hirondelle , l'oifeau
du Printems : Se telle eft l'étymo-
logie de Ton nom : en Grec HER^tn
Latin Ver, le printems ; en Gr. Hri,
le matin ; au printems. Les étyrao-
logies qu'on en donnoit font touc-
à-fait miférables.
HiRUND/aw, « , uro , d'hirondelle.
GUE LAT. HIR 838
HIRC, HIRS,
Hériflc.
Du primitif Er, Ir, défignant l'idée
de pointe,de force,de rudelTe , dé-
rivèrent nombre de mots.
I. HIRC.
I. HiRcKJ, i , bouc j lO. odeur de
bouquin , gouflet.
HiB^cinus , a,umi HiRQuinuj-, a, um,
de bouc.
HiRcq/ùj , a ,um, puant comme un bouc,
HiRcf-Pi/ui , i , velu comme un bouc.
HiRCK/aj, i , forte de plante.
HiRcuZarfo, onfj, maladie de la vigne,"
devenue flérile à force d'engrais.
1. EiKQuusji, coin de l'œil-, i°. louche.
HiRQ(/i-T(i//io , ire, muer de voix à l'âge
de puberté.
3 . Co-HiRCi«(j//o , onis , chaleur
amoureufe de bouc.
IL
HîRsutus ,a,um, "> âpre , rude ,
HjRTK^ , a, um , ^ bourru , fàuva-
ge , grolïïer; 2°. hérilTé , velu ,
couvert de poils rudes & droits.
HiRSufifl , œ , hériÏÏement du poil.
III.
HiRs;^/d f a , chenille.
HISP,
Hérifle.
UisviDus y a , um f 1 velu , couvert
HisviDofus , a f um , ^ depoil;!**.
hériflé , rude , âpret
G g g >j
Sjp DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 840
HiSPi(fo,-are , hérifler de pointes.
Cesn^cts, dont l'origine écoit abfo-
lument inconnue , tiennent au
primitif Spei , Spi, relatif à toute
idée de pointe y de piquant -, d'où
les familles Latines Spica , Svma ,
5cc, & le Grec Speydo , piquer de
l'aiguillon , preffer , hâter ; mots
dont on ne connoifloit pas mieux
l'origine.
HON,
Honneur.
HoN eft un mot primitif Celte &
Oriental qui fignifie élévation,dans
tous les fens poffibles , phyfiques
& moraux : en rang, beauié , prix,
charge , confidération, poids.
En Celtique , O n, bon; beau; ex-
cellent.
En Iro'quois, O n , beau.
En Irl. OnoiV, bonté.
En Bafq. On^, biens: bon.
Otiûda, bonté.
En Orient. pi<, ^UN , force puif-
fance , riche (Tes.
pn , E'ON , les biens.
De-là ces familles,
I.
HoNor, oris , î honneur, refpeft ; i .
liotios,oris, S charge , dignité, r^ing-,
5 °. prix , récompenle ; 4*^. orne-
ment , beauté ; j**. vidime , facri-
fice.
Howrus , a , i/m , qui fait honneur.
HoMCRo, -are, faire hor.neur, reipcâer.
Hcmratus , a, um^ honoré , illuftre,
HoNorflfè , honorablement.
HoNoraWw , a , um ■, d'honneur, qui fe
fait pour honorer.
YicmTanum , ii , préfent fait pour un
fervice rendu, honoraires , gages.
HoNoraii/ij, e, digne d'honneur, rerpcc
table.
HovorabiliteT , honorablement.
Binômes.
HoNori-Fico, -are , refpederjhonorer.
HcNori/?cw, a, um, cendor , cemiJfimuSf
glorieux , honorable.
Honorîficenda , ce , honneur; z". vénéra-
tion religieufe,
Homrificè, centius, cemifimê, par hon-
neur , d'une manière honnête.
HoNori-PET^ï , (S , ambitieux , avide
d'honneurs.
Composés.
Per HoNon-F/c«j ^a^uin., fort hono-
rable.
PïR-HoNorJ^ce ,.fort honorablement.
Ex-Honoro ,-are , déshonorer.
NÉGATIFS.
lN-HoNor«j, a
ln-Yionoratus
,um, ") qui n'eft
r , a,um , ^ point ho-
noré.
Tn HcKorr/zfw , a , um , qui ne fait point
d'honneur.
II.
Wotie(lus ,a,um^ honnête , décent ,'
bienféant ; 2''. illuftre, qualifié.
H IN /îi.;;;, f , l'honnête.
H( ^jla^ , atis , honnêteté, bienféancc.
Hot^e/?è, honnêtement, favorablement,
de !)onne grâce.
HoNi-/?o,-are, faire honneur ; i». accré-
diter.
«41 DE LA LANG
HoNj/litme/iJum, i , ornement , embcUifrc-
ment.
Composes.
Co-HoNç/Zo ,-are , honorer , faire
honneur.
Di-Hot^ejlo y-are , deshonorer, dé-
crier; 1°. défigurer.
D i -Hoi> ejlamentum ,i, infamie, tache,
difgrace; z». défaut , difformité.
lN-HoN^«j,d, um , malhonncce }
honteux ._, fans honneur.
In-Hcnj/?^, ea malhonnête homme, mal-
hcnnètement.
Is-Hcmç/Zjj, (itiV, malhonnêteté.
I-i-HcKslîo , are, fouiller, déshonorer,
lu Honiflamentum , i, honte, déshon-
neur.
H OR,
Heure , Saifon,
De l'Oriental Hor, &c HoKus,\e So-
leil , !e jour, la lumière , fe forma
cette famille :
HoRiï , a , heure -, i.°. {âifon, tems.
HcRtBiis , a, um,3. tems , fait à propos.
HoRariuOT, H , qui marque l'heure.
HoRarhs , a,um, d'une heure , qui dure
«ne heure.
Binômes.
I, Ho8.o-LoGi«/n , l'i, horloge.
1. HoRo-Scopai , i, moment de la
naifTance ; prédiflion de ce qui
doit arriver i i^. celui qui tire une
horofcope.
MoKo-Scovalis , e , d'horofcope.
Hoxo-ZcoPus, a , um , de cadran folairtf ,
indiquant l'heure.
Hono-ScorOf-are , prénder au moment de
U E L A T, M O R I42
la nativité ; lo. faire l'hcrofcope , conS-
dcrer l'heure d'une nalffance.
;,Semi-Hora , <E, demi- heure,
cj. Tri-Hor/«ot , a j eipace de trois
heures.
de cette année.
. HoRfius , a, um , 'i^^'^'
■ioKMtinus , a , um ■, ^'^el'
Ho
année pre-
fente.
HoRNti , cette année.
H OR,
Production.
Du primitif Ar, Or , élevé , fe for-
ma la famille Hor , défignaut les
productions en général ; d'où les
mots Larins (ùivaiis : mais obfer-
vons auparavant qu'elle le pronon-
ce également en For , & qu'on
peut voir ce que nous en avons
dit dans nos Origin. Fr. col. 45 + .
I . HoRr«K/rt , / , amas de bled ; 2**.
grenier , grange ; j °. magafm , cel-
lier : car le mot HoKreum fignilîe
amas , magafin de productions quel-
conques de la terre. Bar&: Bor
fignifie en Hébreu un grenier.
Yio KT e S.TÏUS ., a , celui qui garde un ma-
gafin.
i.F^oRdeum , i, graîa en général,
orge.
Hoe^dearius , a, um ;}îoRdeaceus, a, um,
d'orge.
^.tioKda , (S , vache pleine; mo»
qu'on prononce également For-
da,
H O Px,
Du primitif Hem , prononcé ég--i!e='
2^-3
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG,
Composes.
8 H
ment Cor ëc Choil , enceinte ,
enclos, habitation fermée, cour,
bdfle-cour, Ce forma cette famille :
HoRTKj,/, enclos, jardin.
UoKtulus, i , petic jirdin.
HoRTf , onun , maifjn de plaifancc ;
10. village.
HoKTulanus , i , jardinier.
îioKTenfis , e ; HoRTenfius , a, um ^ de
jardin.
H O R T.
Ab UoKTor ,-ari , détourner, décon-
feiller ; voyeiCa. Famille, col. ç)o,
HO S T.
Du primitif Hos , Hws, relatif aux
idées de cacher , de renfermer, fe
formèrent nombre de dérivés; en-
tr'autres le Celte, Ost , Host , ha-
bitation , lieu où l'on s'arrête-, d'où
notre mot Hostel , puis Hôtel ,
&c. Le Latin Osrium , porte , ce
qui fcrmc,qui arrêtej & lesfainilles
fuivantes.
I.
Eos-Pes , ieis , 1 ''. Hôte qui loge ;
i". Hôte qui eftlogé, étranger,
nouveau venu; 5°. neuf, dupe i
de ^05T,mairon, & de Peto, aller,
fe rendre.
Hos-yit'wm , ii , hôtellerie , auberge ,
hûfpice.
tlcs-fuiolum , i , petite hôtellerie.
Hc5-Pif or, -ari , loger , être logé.
HoS-Titus , a, um, étranger.
Hos-fitalis , e , hofpitalier ; î«. d'hôte.
Hos-Titalitas , etis, horpitalité, bonne
réception envers des étrangers.
qui reçoit
lontiers les
PER-HosPiVwj , a , um, •) qui
J?EK-liospiialis , e , ^volc
étrangers : qui pratique l'hofpi-
talité.
PER-HoSP/ra , « , femme qui reçoit bien
fes hôt;s , qui accueille les étran-
gers.
In-Kosvitus y a f um , inhabitable.
lN-Hospira/;x , e , où l'on ne peut loger.
ïn-HoSFitalitas , atis , inhumanité envers
fes hôtes,
I L
KosTÎs ,is; I •*. étranger; i?, enne-
mi,
HoSTi3,-!re , ufer de repréfaUles , rendre
la pareille.
HosTimentum ,i, représailles.
HosTilitas , atis, inimitié, hoftilité.
HosTi/ij- , e; Hosricw, a, tii?;, d'en-
nemi.
HoSTiliter, en ennemi.
HosTW, a, viétime égorgée,
HosTiatus , a, um, charge de viâimes
pour les facrifices.
RED-HosTiO ,-ire , rcconnoître un
bienfait , rendre un fervice.
HUM.
i Uvuerusyi , épaule; i°. partie du bras
qui s'étend depuis l'cpaule jusqu'au
coude.
HvMerulus , i , petite épaule ; îo. con-
folc.
HvMerofus, a um , qui a les épaules
hautes.
HuMera/e , is , manteau , cafaquc ; z",.
écharpe de femme.
/
S4f
DE LA LANGUE LAT. HU
SiiPFR-fït'MSMJe, is, Tctcment qui cou
Tre Jes épaiilest
Ce mot appartient à la même
femille que le Grec n^oj , oMos ,
qui fignifie également l'épaule , le
^ras : il rient de même à l'Hcbreu
rtjy , Amê , coude , coudée. Tous
CCS mots tiennent donc au primi-
tif On, Om , élévation , qui s'c-
levé.
D'ÔMOS bras , les Grecs firent
Omoo , Ounumiy jurer ; car e'cfi: le-
ver le bras , la main,
H U M.
î>u primitif M, Mère , prononcé en
Oriental Am , Aum , les Latins fi-
rent :
r.
Hiuraj , / , la Terre , la Nourricière
des mortels , la Mère par excel-
lence. De- là :
i.HuMo,-rtre, enterrer , mettre en
terre.
Hojurio , onïs , cmerremcnf.
HiiMafor , OTÏs , enterreur.
In-Ki MO , are , enterrer.
hi-HvMarus, ajum, relié fans fépulture.
1. Po.sT-HuM«j, i, né après la fépul-
ture de Ton père, pofthume,
II.
Homo , inis , Homme , mot-à-mot ,
l'enfant de la terre. Ton nourrilTon
par excellence,
HoT.Mina, changé ea FtKina , femme.
Boh^uliis ,HcMullusi HoMuncio , onis ,
Uoucnculus , ; , petit-homme.
84^
HoMi-ciiJa , a , homicide , tueur d'hciu-
me ; de C.noo , tuer.
II I.
U\juanus ya,um, humain , d'hom-
me ; z*». affable, doux ; 3",
qui eft ccbiié , qui connoît les
Belles-Lettres.
n-^Manhas , ans , humanité , nature hu-
maine ; lo. afFabilitc , vertus foetales;
?". les Belles-Lettres.
HvMjniJla , <E , humanise , qui pofTéde
les Belles -Lettres.
îîvManc , HvM.mirer , Havtanuùs , en
homme , humainement, obligeamment.
PEg^-HvManus , a,um, très humain.
PtK-HvManê , ?tR-Him.miter , avec 1*
plus grande humanité.
NÉGATIFS.
ÏN-UvuanusyU, um , qui n'efl pas
humain ; cruel.
ïv-HuM^nitas , atis , cruauté , barbarie ,
inhumanité.
In-HvManè ,-niter , cruellement.
IV.
HuMzYjjjô.barflc contre terre, qui
rampe à terre , bas , humble , vil.
HuMf/ùffT , ans , /îtuation bafTc, bafTelTe
petîtelTe . humilité. '
UvMiliter , d'un air rampant , lâchement
humblement, '
UvMilio ,-ire, abaifTer, courber vers la
terre , humilier.
HvMiliado , nisy abailTemcnt , huwjli,,
tiun.
HU,
£3U.
I.
Du mot Hu y eau , fe formèrent ces
§47 DICTIONNAIR
dérives en le naialancen Hum.
HuMor, is , moiteur de k terre , hu-
midité , eau.
HuMf/fo ,'sre , s'amoitir, s'humeftcr ,
devenir mouille.
i-ivMâo , -ère , être humide , moite ,
trempé.
lii-Hv M eâus, quin'eft point mouillé, fec.
Hvuecïo ,-are , rendre humide, mouil-
ler.
HvweÛus , a ,um , moite, humide.
HvMefaSius , a , um ,amoiti.
flvuigatus , a , um , humedé.
iiiiMidè , avec humidité.
HvMiduin , i, lieu marécageux.
HuMi/er , a,um, & HvmIJîcus , qui caufe
de l'humidité , humide,
îivMidus , a , um , moîte, humide.
HiMirlulus ; SvJi-HvMidus , un peu
mouillé.
HcMic'o ,-are , rendre humide.
Cc-HuMzJo ,-are , mouiller avec.
II.
Ce mot H u (ê prononçant & s'écri-
vant Hy à la Grecque , devint la
iource d'un grand nombre d'autres
familles.
I. H I-E M S, l'Hiver.
HiEM s,is, hiver ; 2 °. orage : de Hy ,
eau , & Ems, tems.
HiEMû/ix , e, d'hiver.
, HiEM.itio , onis , quartier d'hiver.
HiEMO i-'^re 7 hiverner , être en quartier
d'hiver ; ï". faire un tems d'hiver, faire
grand froid,
Phr-Hyemo ,-are , durer tout l'hiver,
II. HI-BERN, d'hyver.
Vii-aerna , orum , 2 quartier d'hi-
H^Bcrmcu/a , orum, ) ver j a^, ap-
E ÉTYMOLOG. 848
partemeiu d'hyver; d'HY,eaUp
& i>er y fer , qui apporte.
HiBer/îiij-, a, um; HiBernalis,e, d'hiver.'
HiBerno ,-are , palTer l'hiver , être en
quartier d'hiver.
III. Ces Familles Greco- Latines.
I. Hras , dis ,une des Hyades,Conf-
tellation pluvieufe.
fiYades,'um , les Hyades , les pluvieufes.
1. H^ora y a , } Hydre,Serpentaqua-
HYDrus, i , J tique.
HvDria , œ , cruche , pot à l'eau.
HxDreuma , ans, abreuvoir.
Binômes.
Hy vr-Agogium , ii , conduit d'eau.
Aqueduc.
lÎYDr-/^gogus t a , un , qui purge les
aquofilés.
^.HYDr-zirgyrum. , i, vif-argenr.
Hyiv-Ekem/w , i , huile battae avec
de l'eau,
4.HyDr-^K/^, <E, i machine quî
H\Dr-^ulus , i , ^ fait fes mouve-
mens par le moyen de l'eau.
Yiwr-Aula , ce; HYvr-Aules , œ, celui
qui fait jouer une machine par le moyea
de l'eau.
ayDr-Âulkus , a , um , qui fait fes mou-
vemens par le moyen de l'eau.
"H^vtr-Aulka , orum , machines qui font
leurs mouvemens par le moyen de
l'eau.
5 . HyDro-Lapackum , i , plante. |
HYDra-Mantinta, divination par eau,
HvDro-Meli , liqueur fermentée faite
avec de l'eau & du miel.
HYDro-jyijliZt arum, moulins à eau.
849
DE LA LANGUE LA T. HU
HYDro-Phanta, œ , celui qui trouve les
eaux ca&hées.
HxDTO-Phjntica, a, l'art de trouver les
eaux cachées.
tiYDro-Phanticus , a ,um, qui concerne
cet art.
6. HxT^ro-VhobU , es , crainte , hor-
reur de l'eau.
HïDro-PAoiuj, a.,um; Hroro-Phobicus ,
8;o
a , unit qui a horreur de l'eau.
7. H\Dr-Ops ,pis ,
UYDr.Opuus,a.umr ^^^^0^"^-
HYDr-Opifis , is , hydrofii/îe.
HYDro-Poies , a , buveur d'eau.
HYDro-Salinum , i, achc de maraîs.
8. Ex-HYDr/<E, arum, vents qui amè-
nent la pluie.
MOTS LATINS VENUS DU GREC.
H
)v Grec 'Ama , Haimu , fang ,
viennent ces mots ;
YiAiAatinus , a , um , qui eft de cou-
leur de fang.
HitM-nn'rej , œ , pierre veinée de fang.
H-EM-,if A.ifej , lï , agathe à veines rouges.
lîjs.Mo-Rrhoi(Ies , dum , flux de fâng ; i°.
veines qui abo'jtiïïênt à l'anneau du fon-
dement.
Du Grec Hal , mer , viennent ces
mots:
ALCYon, onis ,
Ki.ci.do , mis ,
HALcyonjOnis.
}
alcyon ; de Hal ,
mer ,& de Kuôn ,
qui fait fon nid fur
la mer.
HAiex , cis, 7 harang, anchois; i".
Halsc, ecis , S faumure.
HAiieru/a, «, fardine , anchois.
HA-Liiecius , i , ^ aigle de mer , oi-
HAÙatus , i , ) leau pêcheur.
HAÙeutica , orum , traités fur les poiflbns.
Orig. Lot,
D'Atfo, moudre , (ë forma ce mot :
HALica/irum , i , froment très - pur.
Ces deux mots appartiennent à
la famille Altca, voye?, cvl. 29,
Halo , onis , qui a mal à la tcte : z P.
qui efl: abattu d'avoir fait la dé-
bauche la veille : c'eft le Gr. 'aaoç ,
Halos.
HaioJîs , is fac , fâccagement d'une
ville. En Grec ÂAakiç.
U.Atcer,eris , contte-poids des dan-
feurs de corde. En Grec'AATHP,
Haltér.
ViAuaxdy tz,\& chariot, Conftellation,
En Grec 'amas» , Hamaxa.
HAMfl;i;;ci, orum, Ibldats qui combatioient
fur des chariots.
Du Grec Hammos , fable , vinrent
ces mots :
UAumites f e , pierre qui rclTcmbîc
Hhh
8n DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 852
à des œufs de poiflon.
Hamo , onis , qui efl trouyé furlcfabJe.
H A M,
Terre.
De Ham , terre - mère » en Latin
HuMi j prononce en Grec C^ham ,
vint le mot Khamai ou CuamuI >
Terre ; 1°. fauvage , terreftre jd'où
dérivèrent tous ces Binômes.
CHAMA-Acie,es , hicble;
CiiAMœ-Ct.Kafus , i 1 cerifier nain.
Chamcs-Cissuj, i, lierre terrcftre,
CaAux-CyrariJJus , i , fantoline.
Cham^-Daph^e, es , lauréole mâle.
CHAMiT-DRYS , yos , germandrée.
Ch '.uce-GhYà-meTides , « , pojfTon parti-
culier.
Cham* Leo/î, «j. Caméléon.
C^JAMœ Léon rJlus , rarline , plante,
CHAM(?-Lfo/7 riiger, chardonnette, plante
qui caille le lait.
Ç.HPVii-'Leos , i, cancre , crabet
C.H;-M<T-Puce , es , pas-d'âne.
C.H/iMx-MtL'im , i , camomille.
Ch ' Mœ- iVlYRSz/ie , es , myrthe fauvage.
Ch A M iP- M ïRSinux , a , um , de myrthe
fauvdge.
Change PELom, dû, poiffon à co-
quille.
CiiAMa-?LA-tanus , i, plane nain.
CHAMiT-RRHiPcj , Km , dattiers nains.
CnMJiie\YLon j ■; CHAM<r-ZtLon , /,
quinte-feuille , pilofelle plantes.
CHAMtf-TRACHœa , a , poiiïbn à coquille.
CHAM<E-TERfl , a y > fille de cham-
Cham<e Ter/j , idu , * brejfervante.
Du Grec 'Apsis ,liaifon , union , vin-
rent ces mots :
lîAvhe y es f poudre jettce fur les ath-
lètes qu'on avoir frotté d'huile.
Hapsus , i , ligature de laine pour une
partie malade ; i°. cardée de laine
trempée dans une liqueur qu'on metfiir
une plaie.
H A RP.
Du Gec Harpe , faulx , croc , font
venus ces mots :
Harp^ j te , vautour.
Harp« , ejjfabre recourbé, cimeterre ;
2°. oifeau de proie.
Harpcy, fij, l'ambre qui attire lapaille.
HAfi?age, es; Harpa^o , o/iir, croc,
hériiïbn , harpon.
HAR.P)'iE , arum, oifeaux fabuleux aux
griffes crochues.
HARPa^o rare , accrocher, harponner,
prendre de force.
Harpj/Zuto , i , paume, balle qu'on s'ar-
rache en jouant.
HAVifagiiieTulus , i , entortillement.
iiAR.Paêiium , ii ; iiAR.va6hicum,i,gomnie ^
fouflfre,
HE,
Heauto» TimorumenoSf qui fe tour-
mente foi-même; du Grec He Ao-
ros, foi-même, & TiMOReo, tour-
menter, punir.
HtBonmas , dis ; HEBVomada , a , voje\
StPTem.
Du Grec hbh HÊBè , jcunefle , vin-
rent ces mots :
Hebc , es ,\à DéelTe de la jeuneflè.
Composés.
Eph Eeuj, i, qui eft dans I âge de pu-
berté.
EPH-EBfc«.,a,.m,,^^p^^^^^^ -
Ei^-Oiuj , a , um, r.
8n
DE LA LAN
Eph-Es irut , a , um , parvenu à l'ige de
piibcrtc.
EPH-HB?ia, orum , Fèces qui fc faifoient
à la puberté des enfans.
EPH-pBfum , i , Académie, lieu où les
jeunes gens fail'oient leurs exercices.
HEC.
HEcace , tes , triple Divinité ; nom de
la Lune.
Hicateiuj , a, um , qui eoncernc Hécate.
C'cft le Grec 'Ekath , HecaU.
Du Grec Hecato/z , cent, font ve-
nus ces mots :
HECAfow B<ron , / , le mois de Juin.
HECifomie, «, facrifice de centviâimes
de même efpéce,
HECdtoTO-PAonia , orum , fêtes auxquelles
fè faifoit une hécatombe.
HECatom-Poi/j , is , Crète aux cent
Villes.
Hecatom-Pylos , i , Thcbes aux cent
portes.
Htcaton-Nsfi, orum, les cent I/les entre
Lcfbos & l'Afîe mineure.
ÎJtcatont-Aa.chus , i , Capitaine de cent
hommes.
HEcvra , « , belle-raere j c'eft le Grec
'Ekypa , Hecyra.
KtcTica , « , ? fièvre étique. En
Htcrice , ces ,C Grec 'Ektika,
Hecricur , a , um ■, étique : en Grec ,
*EkTIK(3J.
H ED.
Du Grec Hedra, 'eapa , ficge, ba(ê ,
dérivent ces mots :
CAT-H£Of<t ) «e , chaire où l'on cn-
GUE LA T. H grec. 8^4
feigne; i**. chaife à s'alTeoir ; j".
Siège Fpilcopal.
Ca i-HiDrar;uy, a-,um ■, qui concerne la
chaire.
CAT-HEDra^itiuj , a , i/m , de chaire.
Ex-Eora,*, ? cabinet d'homme
Ex-HEDr<î,«, S de lettres; 10. bu-
Ex-HEDmOT,«,^ reau; ? «*. con-
venticule.
PAR-EorKj , i , anefTeur; démon fa-
milier ; Héros mis au rang des
Dieux : bidet
PRo-Eor/ , orum , premiers Magiflrats
d'Athènes.
PROTo-PRo-HcDri^r, ;, premier Pré(îdent.
SYN-Eoruj, i , AfTelTcur , ConfeiUer.
Cat-Hetkj,/, ligne perpendiculaire;
en Grec Katkeios.
H E D.
Du Grec hat, Hèdy , Hèdu , agréa-
ble 5 doux , vinrent :
YiEDy-Osuum , i , mente , herbe ;
mot-i-mot , qui a une odeur agréa-
ble : d'oj'mè, odeur.
HEDy-PNOij, t/ij, pilTenlit j 20, chi-
corée iàuvage , moc-à-mot , agréa-
ble à refpirer , à flairer i de Pneô,
relpirer.
H E L.
Du Grec Helko , tirer , vinrent :
Helc<«/w , ii , collier de cheval, où
l'on attache les traits avec lefquek
il tire.
HFLcfarrw , li , Bourrelier.
HELçiariut^ ayum , qui tire un bateau ,
Hhhij
§5 5
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
ou en pénéra' quelque chofe avec une
cjrde.
Hii.cyfma , atÏ!, fcorie , écume d'argent.
HfLxfne, es, pariétaire , fà graine s'atta-
che aux habits.
Du Grec Fo/jj, ville,& HELO,prendre,
vint :
JÎEte-Volis , is , tour de boiscoursrte
de cuir frais pour l'attaque des vil-
les.
Du Grec Heu;»; , révolution , tour ,
vinrent :
Jlniccjes, la grande ourfè.
Hrti.t, cis , lierre qui a fa feuille petite ;
2°. volute à chaque face du chapiteau
Corinthien.
"HiLops, is , forte de poiflbn délicat ,
efturgeon ; en Grec 'eaao*'.
HEM.
Hemer/j , idis , Gr. 'hmepis, chêne
qui porte du gland & de la noix de
galle.
Du Grec Hemi , demi, le Semi des
Latins , vinrent :
Hem 1/7(2, œ , chopine.
HEMinarius, a,um, qui tient chopine.
HEM'fl.'iia , ce ; HBtiioUum , ii, bâtiment
de mer.
HEM/o/'iif, a,um, compofé d'un nombre
pair & de la moitié de ce nombre.
HsMianit'i! , dis ; HrM/o/îfum > ii , cétc-
rach , fcolopendre,
B 1 N O MES.
Wiui-PUxia, a , foible apoplexie.
HiMÏ-Sphœrium , ii , demi-globe ; i».
dôme , coupollc.
HsMi-STkhium , ii , moitié d'un vers »
hémiftiche.
HEMi-JTÏtœos , i , fièvre de mi-tierce ,
double tierce.
HhMi-Tritaus , i, qui a la fièvre d«ubJc
tierce.
HiMi-XeJle! , is , demi-feptier.
HEP.
Du Grec Hepar , 'hhap , foie , vin-
rent :
HEr^îr , atis , foie ; forte de poifTon;
HtPatarius , a , um ; Hivjricus , a , um ,
du foie , qui concerne le foie.
H-ETarica, œ, hépatique, plinte.
HFPatijo/i , îis, bronic ^ de la couleur du
foie.
HEPjriffj- , ce , pierre précicufe.
Etvkejiiies , ce , pierre prccieufè;
d'HtrHAisToj , feu , Vulcain.
Hi?teres , is , voy. Siprem.
HER.
HEKimus ,i, ? dcferr, en Grec epe-
EKimus f i f > Mi3f.
Heracl/wj, Lap/^, pierre de touche j
du Grec Hêrakieés, Hercule.
HrRcZe , ^
HtRcule, \ par Hercule, en vérité.
Me HercZc, 3
Pek-Herc/^, en vérité.
Du Grec 'epmhi , //cr/nèj , Mercure ,
vinrent :
Hermès, a , ") tête d'^homme ,
Herm«, arum ,\ bufte deMtrcure,
HERM-ApHRODirw , i , qui a les deux
fexes ; flatue de Vénus & de Mercure.
HpRM-ATHENa , X , flatue de Mercure
& de Minerve fur la même bafe.
8^7 DE LA LAN G
HERM-ÏÏRACiej,ij , flatue de Mercure
& d'Hercule.
Herm-Ero^^, is , ftatuc ds Mercure &
de l'Amour,
HiKua,cis, retranchement, rem-
part; 2 °- pendant d'oreilles ; 3 ''.
chapiteau de colonne; 4''. ccueil
caché fous Teau ; 5 °. bafe , piédef-
tal.
UtRMcdone , es , eflTufion d'étoiles qui
fort de la main du verfeau.
Du Grec Herpo , ramper , fe glifler ,
s'infiriûer , vint :
Ht-^vcs , etis , herpe , inflammation
corrofive , ulcérée , qui fe répand
fur tout le corps ; i°. forte d'ani-
mal qui guérit cette maladie.
H ET.
Du Grec 'eTEPcî > autre , vinrent :
îlETJ£.v~.ia , a , compagnie , bande ;
i°. confrérie ; 3 '.troupe defoldars
étrangers.
H'^tfr.i-Clitw , a i um i qui ne fiiit pas
la régie ordinaire.
HiT!Ri-CRAN"a , a , migraine.
HtTîRo-Doxuj,a,um ,qui eft de diverfes
opinions.
Hetero-Gen(?uj , a , um , d-iffimilaîre ,
de parties difFcrcntes.
Keter -MAL/a,œ ;HETERo-MASCH.iia,^,
habit d'efclave , n'ayant du poil que d'un
côté de l'étoffe.
Jîvxis , is , bonne compléxion ; en
Grec 'ehis.
ïifxcres , is , }
\ voye?
}ltxagonus,iy \
Sex.
UE L AT. H grec. 8j8
H I.
Du primitif H20 , bâiller, s'entr'ouvrJr,
prononcé à la Grecque Chio , vint :
Chia , a , caverne, trou : il tient au
Yeihe XiAzio, Khia^o , faire une
ouverture ; mais il ne fe trouve pas
dans les Diftionnaires Grecs, quoi-,
qu'éxiftant dans les Latins.
Chios, a , en Grec xios , rafle de (îx
au jeu de dez.
HIE.
Du Grec 'lEPof , Hieroj , grand , fa-j
cré , vinrent :
HiER^ , (S , épilepfie ; 1°. lèpre ; 5°.
conteftion médicinale ; 4°. guirlan-
des facrées de fleurs.
Hiïï.R.icites,a, forte de pierre précieufc*
HiERdcium , ii, plante qui éclaircit la
vue.
Hina.i-Picrii , tt , confeftion médicinale
amère.
HiER-Aar/îi.-z , a , hiérarchie.
Hier AkcHicus , a , uin , d'hiérarchie,
HitRo-Botam , es , plante facrce , ver-
vaine.
HiERo Phanta, a; HuKo-Phylax , cis ,'
Sacriftain , Trélbricr.
Du Grec Himantdj , lent , Se de
Pous , pied , vint:
HiManto-Pus , odis^ boiteux; 1*. nom
d'oifeau.
H IL.
Du Grec H-Ilaroj , a , on , i'aapoc,'
vinrent :
Hitaris , e , gai j enjoué , joveux.
3^9
DICTIONNAÎR
HiLuritas , atis , gaieté , réjouifTance ,
bonne humeur.
HïLiro , -are , rendre joyeux , réjouir ,
égayer , divertir.
îiiLarefio ,-e/e , Te réjouir , fe mettre de
bonne humeur.
HiLarc, g.iicment , jcyeu'cment.
HiL.71' a , ium , fttcs de Cybèle au
printcnis.
HiLiiroetJut , a , um , qui Lhante des chan-
fbiis gaies,
Ex-Hitaro , -are , égayer , réjouir ,
divertir,
Ex-Hiiaratio , onis , l'adion de réjouir.
H I P P.
Du Grec H:proj , cheval, vinrent:
I.
Uivvace, «j , fromage de lait de ju-
ment.
Hippacu --are , refpîrer aifément.
Binômes.
liivvuris , is , queue de cheval.
Hivîo-Potamus , i , cheval marin.
HiïPo-Peme , arum , valifes , facs de cuir
qu'on met fur le cheval.
HiTfo-Manes,i,movcc^\ide chair noire
attachée au front d'un poulain qui vient
de naître.
Îlif?o-Toxotœ , arum , Archers à cheval,
flivvice^ces, plante qui cte la faim &
la foif aux chevaux.
%.
Uivviaies , um , ftatues équestres de
femmes.
Hipp-ArcA^, a » Capitaine de Cava-
lerie.
HiPPa'iro, inis ,
Hi?fagus, i ,
HifPagum , i y
Hitfugogus , i ,
bateaux tirés par des
chevaux ; i°. bâti-
ment de mer propre
à tranfportcr des
chevtux.
E ÉTYMOLOG. 26o
Ewveus , f, comète chevelue.
H I pp« , arum , c incres , écrevifles.
H PPi , orum > cancres qui courent très-
vite.
H-pp-'-'n'7!!a , orum , oeufs de poules
féco dées par le ve nr.
H.i PO G/'i/'j, <?, bi/fingue, plinte,
Hi7P -Gbtnon , ii, laurier Alexandrin ,
arbrifTeaii.
HiPP -LapjAum , f , parelle , herbe,
Hift.-Mara'hritm , i , fenouil fauvage.
Composés.
Arc Hippui,/ , Grand-Ecuyer.
ARC-Hipprt-CoMuf , f , Grand-Ecuyer ,
le- Connétable.
Ep-HiPpii/m , ii , felle , harnois , bât.
Ep-Hippiiirur , a i um % fellé,- qui le fert
d'une felle.
H IR,
Du primitif Id , main,ptononcé Ir &
HiR, vinrent :
HiR,en Latin la paume de la main,
& le Grec Xeip , KAeir , la main ;
d'où vinrent tous ces mots ;
CniR-Acra , ce , goutte aux mains.
CHiR-AGriruf , a , um , qui a la goutte
aux mains,
CnrR.-EMBo/um , i, figne de la main.
CHiRi-DoTa-Tiznica , œ , robe à grandes
manches.
CHrRO-Ga^p/ii/j, i; CHiAo-GKAPhum ,î ,
feing , ngnature ; z°. écrit /igné de (à
main.
CHiR>Ga.Ap/iarmr , a , um , de Ample
promefTe , de feing-privé.
Chiro-ManT!;i , ce, l'art de deviner par
rinfpedion de la main.
Cms-o-Noma , « , la régie des geflcs.
î'Si DE LA LAN G
ChiriNomo/î, onjj, gcRicuLiteur.
Chiro-Nomux , a , um , qui porte bien
fes bras ; z<>. Maître à danfcr.
CHiR3-THECa , œ, gant, mitaine.
Chir-Urg:<z , a , travail des mains ,
Chirureie.
Chir-Uro.'/t, i , Chirurgien.
CHîR-URG;Vi/r, a , um , di Chirurgie.
Par Ek-Chi B.efis, is , entreprife au-deiïus
de fes forces.
Hir-Pf.x , ecis , herfe , râteau: de Hir,
main, (Se Fex , pique.
H Y.
HyacintAw ,i, Hyacinthe, fleur;
z .efpcce d'améthyftejjo. pied d'a-
louette, j?ear; en Gr.HvAKiNTAoj,
Hy/.-Cimhinus, a, um, de couleur hya-
cinthe ; d'hyacinthe.
Hya-C.'niA;jot , tis , forte d'cmeraude.
Du Grec 'tbpis, Hybris , outrage ,
mépris , vint :
Ux^rida , a , mot-à-mot , la honte ,
l'oprobre de la Nature.
l^riia , « , ^ bâtard ; 2 **; dont le père
& la mère font de divers pays ,
de races croifccs ; }«>. engendre
d'animaux d'elpéces difFcrentcs ;
4*^- fié d'un mariage inégal.
Du Grec 'rn, 'taq , Hyô , Hydô ,
chanter , mots formés par onoma-
topée , vinrent :
Hymtzuj, ijchanfon.
HyMnifer , a, um ■, crieur de chanfons.
HvMen , enis ; Hymiiuius, i , l'Hymen ,
le Dieu des noces ; i°. mariage ; g'^.
chant nuptial , épithalame.
Uyosciis , is y forte de plante; en
Grec 'rozEP^.
U E L A T. H grec. £62
Hyos-Cyam«/w , /■ , 1 ]ufquian;Cjhsr*
Hyos-Cyamkj 1 i i) be ; en Grec»
IIvos-Kyamos-
Hyoj-CYAMfnuj, a, um , de jufiuiame.
H Y P.
Du Grec ffyp , 'rrï, fiir , vinrent :
Urrate , es , chametdk d'un inilru-
ment de mufique à cordes.
H vper-P.ir-H Yp«re ,es,la. troifîéme corde
de la lyre.
îiYP-JlIagc , es , emploi d'un mos
pour un autre.
EYv-jti/irum, i , lieu expofé à l'air.
Hvp-^TAruy ,a,um, découvert, expoie
à l'air.
BYvhear , gui , glu ; en Grec 'r<DEAP.
Hyp/z£72, union de deux fyllabes , fi-
gure de Rhétorique; en Gr. 't*-em,
Hyp/z^/c, is , afpic dont la bleflure
caufe un fommeil mortel j en Gr,
'tpnaah.
Hvp-E.nem/«j ,a,um, fans germe j
en Grec 'rn-ENEM/o?.
Hyper-Icgh, i, mWkpenais , plante ;
en Grec 'rnEPtKov.
lÎYSGinum, i , plante qui fert à h
teinture i en Grec 'rintiov.
HYsainu! , a , um , couleur ^ue donne
cette plante.
Du Grec 'rsTEPsf , Eystikos , in-
férieur , vinrent :
UYSTera , es , ventre , matrice.
HysTer.1 , crum , arrierefaix.
HysTer/cj , a , femme qui a les vapeurs
hydériques.
HusTsro-Logia , œ , difcours hors depro-^
pos ; 1°. ordre renrerfé.
HYSTeron Proteron , figure qui met
devant ce qui devroit être après.
8^5
IDICTIONNAIRE ÉTYAÎOLOG.
86^
MOTS LATINS FENUS DE LORIENT.
H
JlT Ace l-D a m a , le champ du
failli: iu Syr. S'5n,Ha(2ei,champ,
au lieu I'aGcr. & de Da.M , fang.
DerOneiual ^'^''' HaRM , arranger,
afTortir , accord, vinrent ces mots
G:eco- Latins :
ï . EAKuoge , es , nuance , afforti-
ment de couleurs ; 2°. union des
couleurs dans la peinture.
2. HARMo/zid , a , accord , harmonie.
KARMonke , es , concert , chœur de
mufique.
HARMonicuj, a, um , mélodieux,
HE,
De l'Oriental SpeR 13D, 13^% bril-
ler y être beau j & de la négation
He , vinrent :
1, Wi-iverus , i , l'étoile de Vénus qui
fuit le coucher du foleil.
2, Wiiveris , idis , giroflée qui fent
bon le (ôir.
De l'Oriental , SraR , "yO'^ , tracer ,
écrire , vinrent :
I, EiiToria , « , Hiftoire,
HrSTOrfiiZij , e , d'hiftoire , hiftorial.
Hisrorfcur , a , um , hiftoriquc.
Hisr jricus , i , H.ftorien.
HiSTorir? , "f , explication de l'hiftoire ,
manière d'écrire l'hilloire.
PoLï-HisTor , ir/r , qui a beaucoup lu ,
qui fait quantité de chofcs , qui décrit
pîufieurs chofes.
1. Eisrrio , onis , Comédien , Far-
ceur.
Risrrionicus , a, um; 'HïSTrlondis , e ,
de Comédien , de Baladin.
H OS T.
De l'Orient. DDÏ » Hojf , prefler ,
mettre des fruits fous le prefloir :
D'Dy i Hojis , prelfce , vinrent ces
mots :
HosTUj , i , vaifTeau , qui contenoit
ce qui fe faifoit d'huile à une fois
fur le prefToir.
HosTonKw , ii , racloîr de mefureur
de grains.
H^sfopum ji,! hyflbpe. En Orien-
Uvsjofus , t , 5 tal ^^î^4 , Azob,
Hïsîopitw i <E > vin d'byffope.
MOTS
S6s
DE LA LANGUE LAT.
^66
MOTS LATINS VENUS DU CELTE,
A Lettre I , neuvième Lettre de
notre Alphabet, eflla dixième dans
l'Alphabet de vingt-deux Lettres
Oriental & Grec ; car dans cet Al-
phabet , entre la cinquième Lettre
E , & celle-ci , on voit ces Lettres
F , Z , H , & rh : les Latins mirent
G à la place du Z , & fupprimerent
le Th , à la place duquel nous pour-
rions mettre le J , dont le Ton a
beaucoup de rapport à celui du Th ;
par ce moyen , la Lettre I fe trou-
veroit également la dixième.
Cette Lettre peignoir dans l'ori-
gine la main , & elle en était le
nom : n'étant relative qu'au tou-
cher , elle ne dut donc former qu'un
très-petit nombre de mots.
Audi n'en renferme-t-elle que
quelques-uns , même en y compre-
nant les diverfes onomatopées
qu'elle a fervi à former.
Tous les autres mots qu'on trou-
ve fous cette Lettre font des mots
o\\ la Lettre I a pris la place de la
voyelle E, ou à la tête defquels
elle a été ajoutée pour en rendre
la prononciation plus agréable &
pour former de nouveaux dérivés.
Ori^, Lot»
Comme cette Lettre fê pronon-
ce J devant une voyelle , & I de-
vant une confonne , nous ferons
deux ClafTes des mots Latins en I ;
ceux où il fe prononce I, ceux où
il fe prononce J.
Mots
formés par O n o m a t o p é e.
1. lo , exclamation de joie.
2. ]v-Bilum , i , î acclamations, cris
Jv'Bi/a, orum ,) de joie.
JuB.'/o ,-are , s'écrîer de joie ; i°. faire
des acclamations ; j°, fonnerle tocfîn.
JvBilœus, a. , um , de Jubilé.
Jvsilatio , onis ; JvBilatus , ùs , acclama-
tion, cri de joie; tocfîn.
CoN-Ju-Bii(j ,-are , Ce réjouir enfemblc,
}.IvGo,-er£fl crier comme les milans;
lvuo,-ire ,) z°. jouer des inftru-
mens de mufîque à vent.
4. E-Jvi.o,-are, fe lamenter, fe plain-
dre en criant ; hurler.
E-Jvhito ,-are , poufler fouvent de grands
cris en fe plaignant.
E-]uLatio , onis ; E-JuLatus , ûs , cris
jettes dans l'affliftion , plainte , hurle-
ment.
lA.
De An , Ian , révolution , joor , lu-
lii
$67 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
858
miere , vinrent ces mots :
t - Iam , à cette heure -, déjà ; tantôt.
i. Ian^, <e, la Lune , Diane.
lANdUs , e , du Soleil , de la Lune.
3. ÏAnus , i , Dieu qui préiidoit aux
portes ; t^. le Soleil.
lAtiiis, f,& jANijOrum, places publiques
ornées de la tête de Janus.
iAKua/e , is, gâteau offert à Janus.
^.ÏA-^uarius^ a y Janvier, premier
mois de l'année.
■5. Iankj,«8» porte, entrée; i°. com-
mencement.
iMieus , f , "^
ÎMieSluf , i , f HuHIîcr , Portier , Gui-
ÎAnitor , oris, T chetier : Portière.
lAtiurix,kis, J
1 B.
De la famille Bekk , bouc,(yoy. Ori-
gin. Franc. 161) vint :
Ibex , icis , Bouc fauvage ; 2°. cha-
mois.
De E 1,1, il efl;,&deBi,lieu,ence
Heu , vinrent :
î. Ib/ , là , en cet endroit , alors,
In-Ibi , là , en ce lieu.
]bus pour lis , à eux.
i. ÏPStf yayum f) même , lui-même ;
îps«i,fl,«<i, ( de5£,roi,il,&lB,
là ; ce.
Itsi/pmuf , 1 , um, tout-à-fait lui-même.
Irsimi , pour moi-même : mi pour miki,
ID,
Main.
De la Lettre I, défignantla main , les
Orientaux firent le moi Icjnom de
la main ; mot qui fe tranfnnt aux
Latins & aux Grecs , mais en s'al-
térant par le changement conti-
nuel de D en R ; ainfi Hir figni-
fia main chez le premier de ces
Peuples : Heir, & puis àheir,c\\t7.
ces derniers ; voy. col, S 60. chan-
gemens qui empêchoient d'apper-
cevoir ces rapports entre les Lan-
gues de l'Orient & de l'Occident.
Ces dernières augmentèrent en-
core finguliérement cette confu-
fion , en confervant le D de It>
dans les dérivés que ce mot for-
ma chez eux ; & d'où vinrent les
familles fuivantes dont l'origine
étoit abfolument inconnue. Com-
ment auroit-on pu en effet réta-
blir tous ces rapports dans l'igno-
rance où l'on étoit de tout ce qui
conftitue l'union intime des Lan-
gues , & leur defcendance d'une
mère commune i
I.
De lD,main , autorité , les Grecs fi-
rent luios , celui qui n'eft fous la
main , fous l'autorité de perfonne 5
qui eft fon maître , qui n'appar-
tient en propre qu'à foi-même ;
x°. tout ce qui cil particulier,
propre.
1. Idiote, <ï, 7 particulier, homme
Idiot«,«, 3 privé; i*. borné,
lâns connoi'iance , niais.
iDioTJ/muj , i , tour , génie propre à iwe
langue.
S6cf
X. Idioma , tis , idiome , lang'ige
particulier»
DELALANGUELAT. ID 870
4. ÎDOtum y i , image, fpeftre.
iDoUum , a , Temple d'idole.
Binômes.
I . Idoi-o-Lj tra , te , adorateur d'Ido-
le ; de Lacreuô , feivir.
look-Latrix , is , celle qui adore les
iDio-craphum ,i, écrit de lapropre main,
fous fcing-privé.
}. lootieus ya,uiti , propre , conve-
nable.
ÏDONre, d'une manière propre.
"PEK-lDoneus y ayum , très-propre , com-
mode.
fEK-looneè > très-convenablement.
Is-lDone^ , d'une manière peu conve-
nable , impropre.
II.
Du mot Id , main , pris dans un fens
figuré , les Grecs & 6c les Orien-
taux firent le mot Id , fcience,
coiinoiiïànce , vue parfaite d'une
chofè, parce qu'on ne connoît bien
que ce qu'on a fous la main : de-là
ces divers dérives.
X, Idylliw/k , ii , Idylle, pocfie, pas-
torale , en Grec eiaYaa/ov , parce
qu'elle confiRe en tableaux , en
peintures,
z. Idus , uum , les ides , divifion des
mois chez les Romains , parce
que cette divifion indique la plei-
ne lune , le moment où elle eft le
plus vifible.
ÏDulis , is , brebis blanche Immolée â
Jupiter aux ides de chaque mois.
ÏDulia , ium , facrifices faits aux ides de
chaque mois.
ÏDuo ,-are , féparer , divifcr : ce mot
appartient plutôt à la famille Duo ,
deux.
|. Iota y et , idée , modèle , repréfen-
tation à l'elpric.
idoles.
ÏDolo-Latria , œ , adoration des idoles.
1. Idolo-Poeki , te , figure de Rlicto-
rique , quand on fait parler une
perfonne morte ; de Poieô , faire,
3 . iDOLO-Tny tus , a , um , facrifié aux
Idoles : de Thuâ , facriher , égor-
ger,
iDolo-THYtum , i , viande offerte aux
idoles.
IdoIo-Thy/ui , îce , facrifice aux idoles.
I L L.
De E, être. Se L , côté , vint II le ,
Il , lui ; voy. col, % 8.
iL^c.ayud, Jbi,elle.
lilic , ac i oc , uc fi
iLLunc pour Illuot.
EiLUM pour En iLLum.
Ellàm pour En iLLitm.
Adverbes de lieu.
Itlà, là , en cet endroit., .
IiLic j par-là.
liunc , de-là , de cç lieu.
iLLif , en cet endroit.
Illô , là , en ce lieu.
IiLÙc , là , avec mouvement.
Illico, fut le champ, aufli-iôt, fur
l'heure.
IM.
De M , vafte ^ grand , fe forma :
Syi DICTIONNAIR
I.
1. luus ,a,um, le fond , le plus
profond.
Cet Adjectif fut très - bien
choinpour défigner les Superlatifs.
Pi ajlantifs'l^jis , le plus excelkat.
iMitàs , tout au fonds.
2. Imô , entièrement , même , ouï ,
au contraire.
5. lii-Y-ÏMus , a , um , le plus bas ;
a°. qui eft né de bas lieu ; 3°. de
la canaille.
In-F-Imaj, lis , qui ell du bas ordre , qui
tient le dernier rang.
ÏN-F-lMijtur, a, am , rabaiffé, humilié.
4. Viutria , a , bord , bas-bout, fran-
ge, extrémité de robe, falbala.
TiMbriatus , a , um , dentelé , falbalaté.
II.
De M , vafte-, fe forma l'Orientaî Mi ,
les eaux dans lefquelles fe peignent
les objets ; d'oi\ vinrent le Grec :
Mi-Mco/nai , imiter , peindre.
Mi-Mos f qui imite.
Et ces familles Latines. 1
1°.
I . ÏMago , inis, figure , portrait , idée ,
modèle , exemple ; z '. apparence ,
couleur , prétexte.
"hiaguncula. , œ , petite reprcfentation ,
petit tableau. ,,.,,^ , ,_
îuaginofu^ , a , um y rempU d'imagina-
tions.
iMagint rare , repréfenter , feiïvôycr
l'image. • '
îaaginort-aThfe figwrcr, fe repréfenter,
fe faire une idée > ,un portrait,
ÉTYMOLOG.
87»
Juaginams, a,um, fait à l'image de.
iMaginahundus , a -, um , qui fe remplit
l'imagination , qui fc fait une idée,
iMjginarius , a , um, feint, f^ntaflique ,
qui ne fubïïfte que dans l'imagination,
i.luaginatio , onis , idée , image,
repréfentation qu'on fait d'une
chofe.
ÏMaginativus , a,um , de fantaiiïe , d'ima-
gination.
ÏMagini-fer , 3, um , celui qui portoit l'î--
mage de l'Empereur.
uito ,-are , ^ ^c
luitor ,-ari , j 1'
contre&ire , fuivre
exemple; z". co-
pier , imiter ; j °. être lêm-
blable.
Ittitatus , ùs ; ÏMitatio , onÎ! , l'aftion'
d'imiter, imitation; mot a moty laqualitc:
d'être femblablc.
ItAÏtator , oris ; ÏMÎtatrix , cis , celui ou
celle qui contrefait ; imitateur , imita-
trice,
ÏMitamen , inÏT ; luitamentum , i , repré-
fentation , l'aftion de contrefaire , de
fiippofcr,
luitahilis, e, qui ell à imiter, qu'on peut
imiter.
■Jti-lMitabilis , e , qu'on ne ûuroit ïmi-:i
: ter,
IN.
D'In j le Soleil , vinrent :
I.
I. ïtiuus , i, le Dieu Pan : voy. /Tf/?.
du Calendrier , pag". 418.
1. iNULd , t* f Aunée , plante à fleurs
radiées de couleur d'or ; fon nona
vient donc également à'inf Soleil.
87f BE tA LAN
II.
De rOricntal In , prononcé Ign en le
mouillant, & qui dcfigne le Soleil,
vint cette famille.
Ignù , li , feu ; 2°. chaleur , vie ; j °.
amour ; 4°. brillant.
Ign:Vu//i5-, f; le aeolus , f, petit feu, ctin-
celle de feu.
Ictieus , a , um , Je feu , igné; 1". ardent ,
embrâfé.
IcNe/ro ,-ere , s'allumer , prendre feu.
Icti'arium , ii , mèche , aiïiorcc; i°. fuiil
à faire feu.
Ign/o ,-ire , enflammer.
IiNifur ,ayum, chaud , brûlant.
îctiitabuhim , i , amorce , mèche; 1».
réchaud ; 3', brâficr.
îcmbulurn , i , encenfoir.
B I N O MES.
iGNÎ-CoLor, is j de couleur de feu.
IcKi-CoMUT , a , wn, qui a la chevelure
flamboyante.
Tcvi-Fer , a , um , qui porte le feu.
iGNi-Fiuuj, a yum, qui jette du feu.
IcNi-GiNd, «, engendré par le feu.
Ignî-Pw, djV, qui a les pieds de feu.
loin-Yorens , lis , maître du feu.
IcN.'-SpicJum , ii , l'art de deviner par
le feu,
ÏGtJi-VoMur , fl , um , qui jette du feu.
IN.
De E , exiftence , en le nafalant , fe
formèrent le Grec En , & le Latin
In , qui fignifient dam , l'idée d'ê-
tre dans l'intérieur. De-là ces di-
vers mots.
X. In , dans , en,
!.. Inde , de-là , de ce lieu-là : d'ici :
GUE LA T. IN 874:
1°. par cette raifon , à caufe de
cela ; 5 ''.• enfuice : après : dès.
Composes.
De-Indc , après, enfuite.
Ex-iNDè , après cela , enfuite ; de-là ;,
depuis ce tems-là.
IN-l■^^De , de ce lieu-là.
luD-loem , du même côté.
Pra-lNoe, de même , également.
Pro-Hinc ; Pro-Indê, par conféjuent j
ainfî donc.
SuB-iNLe, enfuite, au fli-tot; 1°. deteniS'
en tems.
I>e lN,dans,& de Ter , Tra , qui tra-f
verfe, vinrent ces mots :
Inter , entre, au milieu.
Itirerior , ius , oris , qui cfl en dedans j
1". qui cil à gauche: Interiùs, au-dei
dans.
Imeransa , orum , entrailles.
ItiTer-Amenta, orum , agrès des navires.
Intro ,- are , pénétrer , fe glififer de^
dans , s'emparer.
ItiTrabilis , e , oà l'on peut entrer.
ïîtrratus , a , um , où l'on eft entré.
iKrrarius , a, um ; It^r-lMus , a , um i
le plus intérieur, fort avancé : Int-I.iiè
du fond du cœur, très-affedueurcraetJt.
Int-Imo ,'are , déclarer, dénoncer,
iNT-rMator , is , qui introduit , qui im
finue,
iNT-lMatJo , onls , in/înuation.
Inter«/<i,«, vêtement le plus proche
de la chair.
li^Ternus , a y um , intérieur.
InTrinfecùs , au dedans , intérieurement,
iNTRd , dedans , au dedans.
Intrô , au dedans.
It^TÙ; , dedans , de dsd^s, ■
s?;
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
875
De-Intùx t par dedans.
IuTTorsàs ; luTrorsùm, en dedans.
Intir-Ib! , dans le même tems,
îmeiim , cependant ; î°. quelquefois.
Ex-lurerarus , a, um , évetitré , vuidé >
à qui l'on a été les tripes , ou arraché
les entrailles.
D'Inan/j , vuide , vain, col. $^<^ ,
vinrent :
Q-B-lnanis , e , vuide.
ZiMi-l^anis , e , à demi-vuide.
Sub-Ihmù , e , un peu vain.
De En. , élevé.
Iku, a ) colère , emportement ; 1".
dift-èrend , querelle.
En Or. n"in , c'HiRÈ , s'enflam-
mer de colère.
iRawf , a , um , indigné , qui eft en
colère.
iRate , avec colère, avec emportement.
iRoffor , fci , s'emporter , fe fâcher
contre.
ÏKafcentia , a ; iKUCuniia , (z , colère ,
fureur.
l&afcibilis , e , qui fe fâche facilement ,
où fe forme la colère.
lt.acundus, a., um , colère , emporté.
iKacundèi iRacunditer , de colère, avec
fureur.
Composes.
O^-ÏKofcor ,-fci , fe fâcher fort.
OB-ÎRiruj , a lUm , très-irrité.
pER-lR.ituj , a , wn, fort en colère.
SuB-lR.T/cor , fci , fe ficher un peu.
Si'B-lRatur , « , un: , un peu en colère.
SuB-ÏRaté , avec un peu de reflentiment.
IS.
De £ ) £1 > qui cft , font venus :
Is , Ea 5 Id , ce , cela , cette ; en Or.
'i^'K , ISH , homme.
Is-ce , celui-là même.
loem , Eadem , Idem , le même.
loentidem , de tems en tems,
ÎD-Iffum, i , le même.
2. Id-Circô f
le CiRCÔ y
Id-Eo .
3 . IsTe, a ,ud ,
pour cela, à caule
de cela. De Id ,
cela,& clrcb, au-
tour , pour.
■) celui - ci ,
IsTH/c, hczc, hoc, hue, y celle - là ;
IsTic,-;«i;, toc y tue , J la même ,
celu'. là même.
ISTjc ; IsTacce, par-là , de votre côté.
IsTHÎc ; Isric , là , en cet endroit.
Isyinc ; Isthi^c , de-là où vous êt«.
ISTÔ, en ce lieu-là.
IsTOC , d'ici.
ISTiic , là où vous êtes.
Isrormm , vers vous.
Isr uccine , efl-ce-là?
IsTiccine, taccine, taccine , îoccine , tuc-
cine , eft-cc-là que vous êtes i
4. lia j oui.
ïraque , c'eft pourquoi , donc.
Irem , auffi , même.
Iremque , enfuitc.
Iridem , de même , femblablement."
IT.
De Ito, aller , font venus :
I.
Par fa réunion avec la Prcpofition
Per , au-delà.
PeR'It«j , a, um , fàvant , habile , in-
telligent , expérimenté ; capable ,
expert , qui a de l'érudition.
Peritior jure ,plus verfé dans le Droit.
877
DELA LANGUE LAT. I U §78
1. iu-Cians y dis , mot-à-mcc ,
Gland d'Iou , noyer , noix :1e fruie
par excellence.
1 I. Junon.
lu NO, celle qui jouit d'une JeunefTe
éternelle, la Reine du Ciel, Junon.
FeriùJJlmus ai agricuUura , qui poi-
féde l'agriculture en perfedion.
ViK-lria,a:; i '. ravoir,fcicnce,érudi£ion ;
jo. habileté, intelligence, capacité ; 3".
grande connoifTance , expérience, ufage,
P£B.-lTe, favammcnt , en homme lavant.
II.
Par {à réunion avec la Prépofition Re.
Kî.-It ero y- ar e f recommencer, ré-
péter,
RE-Irtrator , Is , qui recommence.
Re-Iieran'o , onis , répédtion.
III.
En rcuniffànt Iiar , on va > avec l'Ad-
verbe Hic, ici, changé infenfible-
ment en Ig , on fit la Conjonc-
tion ;
1g-Itur , par conféquent , donc :
mot-à-mot , d'ici on va à telle con-
féquencc,
lU, lOU.
Du Verbe E , exifter , vinrent ;
I.
î.îoujle Dieufuprême, celui qui
cft ; 2°. le Firmamentjl'Air; 5«. une
des Planettes.
Les Latins en firent Jo\ is , ail.
5ov«.
ïbu-PiTER ( de Pater Père ) le Père
Jou, Jupiter.
Jov;.i.'f^ ,e,Ae Jupiter : de l'air,
Di-Jovij , Jupiter aidant.
VB-JoTij, le mauvais Géniflk
Ivt^onius; îvnonalis , de Junon,
III. Jeuneffe,
i.Iun/«j, ou Ivnonius menjis , le
mois de Juin 5 des jeunes gens.
1, îvnix , cis , la DéeÏÏe de I3
JeunefTe ; la belle Ife , repré-
fentée fous l'emblème d'une va-
che : une Gmijj'e , uiie jeune
vache en général.
3. luNior, j«j, plus jeune, trop Jeune,
4.. luvenis, e , jeune,
Jwenalis , e ; Jvvenilis , e , d€ jeune
homme , de la jeunefTe.
Iuvenor,-arf , faire le jeune homme, cra
agir en jeune homme.
Inventa, x; lurentas, /j ; luvenruj, fj,
la jeunefTe , Déefle de la jcunefle.
lvvenefco,-ere , devenir jeune, rajeunir»
Ivvenilitas, is, l'âge de la jeunefle.
luve/îi/irer, en jeune homme.
j . lu vîNCA, mot-à-mot, jeune vachff ;
delu :ce mot fignifîe ; 1*. génif-
/ê ; 2^. jeune fille.
Ivvencula, a , jeune fille, jouvencelle;
Iwencus, i, taureau; jeune homme : du
bofuf j^pis.
Iiivenculus , jeune homme , jouvenceau.-
S7P
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 880
MOTS LATINS VENUS DU GREC.
=>
lAM.
_ E s Grecs avoienc une mefure de
vers qu'ils appellcient Iambos , en
LatinlAMBMy , en François Ïambe ;
il étoit compofé d'une fyllabe brè-
ve & d'une longue -, & on l'em-
ployoit dans la faryre. Archiloque
fc rendit célèbre & redoutable par
fes ïambes, que la rage,dit Horace,
iui mit entre les mains.
jTchUochumproprlo rahles
armavitïambo (l).
Les Mythologiftes Grecs di-
foJent que ïambe , fils de Pan
& d'Echô , inventa ce pied , &
qu'il s'en fervit dans fes railleries
fanglantes à l'égard de Cérès affli-
gée de la perte de Proferpine. Se-
lon d'autres , ce nom vient du
Grec lambiiô , médire , infuker ,
déchirer par (es difcours : mais qui
ne voir que c'tfl: lambiio qui vient
d'Iambos, & non celui ci de celui-
là , Se que IMiiftoire de ce prétendu
fils de Pan n'eft qu'une allégorie.
Ce nom & cette mefure vinrent
de l'Orient , où le Verbe GDH ,
JËemm , Hamm , fignifie déchirer ,
vexer , brifer. De-là ces mots :
IAMBW5 , i , pied de vers compofé
d'une brève & d'une longue.
ÏAMBeuj ,a,um; lAMsicur , a , um ■> lam-
bique , compofé de vers ïambes.
Di-Iambu^, f , pied de vers compofé de
deux iambes.
Per-Iambuj , i , periambe , pied compolc
de deux brèves.
Ianth/j , idls f violette ; du Grec ,
Ianthi/juj y a , um , violet.
lANTHina, orum, habits violets.
lA-Pvgw, «, la Calabre &la Pouille.
Ia-Pix , Ygis , Calabrois \ z". le venc
du Nord-Eft; mot-à-mot , vent
qui vient de la Japygie , de la Ca-
labre.
Ixspis , idis'f jafpe; enGr. iA2n«.
l\S?i(Jsus , a,um, de couleur de jafpe.
]ASPonix , ichis , pierre précieufe imitant
le jafpe & la cornaline.
Du Grec Iatros , Médecin •, laomai ,
guérir , vinrent :
An-Iatre«/wj ,a,um, qui eft guéri
fans aucun remède.
k.i-\kTKo-Logetos,U & Ah-Tatro-Lo^iVw,
\ i , qui eft ignorant en Médecine , Méde-
( i ) Art Poéti(iuc.
cm
88i
DE LA LANG
cin qui ne fait pas Ton méiier : de Logos ,
fcience, diicufllon.
ARcH-lATor , & Iatrw , premier Mé-
decin.
ÎBerica , a, genêt , arbriflèau; du Gr.
IBHPIS.
Ims , idis , oîfêau d'Egypte qui fe
nourrie de reptiles ; Gr. Ib/j.
IC.
Du Gr. EIKON, EiKoy, prononce,
IcoN , image , vinrent :
Icon , onis , image , portrait.
Icvucula , « , petite peinture.
Icovicus ,a,um, peint d'après nature.
Icotiifmut y i , rcpréfentation au naturel.
Îccho-Clajlee , arum ; lcotio-Machi,orum ,
brifeurs d'images,
Icteros , j" , ^ jauniflc , pâles cou-
Icterusjiyl leurs; i**. Loriot,
oifeau ; en Gr. Iktekos.
IcTerîcus , a , um , qui a la jauniiïe.
1er erias , œ , pierre jaune , qui guérit ,
dit-on, la jaunifle.
ïctis , i^ij, belette , martre ; en Gr.
Iktïs.
Du Grec ixeT2 , ïkhthys , poiffbn ,
vinrent :
Icttthyo-ColUy <E, colle de poiflon;
i". poiflbn gluanr.
IcHrhyo-Vhagi , orum, peuples qui vivent
de poiffon.
IcHrkyo-Traphium , ii , vivier , étang.
Du Grec, Ixnw, Ikhkos , veftiges ,
pas , vinrent :
IcHuo-Gra^hia ^ et, plan d'un bâti-
ment.
U E LAT. I Grec. 882
nw,7 Rat d'Eevute
IcH'Neumon , o/zw,7 Rat d'Egypte i
S en Gr. IxNtu-
MO/Z & IxNEUTCJ.
I N.
Du Grec Is , Uos , fibre , force, vint :
In<z , «, fibre, filet.
10.
loM , a , violette purpurine ; Gr. Ion ,
lou.
Iota , nom de la Lettre i ; ^\ un
rien.
Du Grec Iris , ides , vinrent ;
lRis,dis , Iris , fleur -, i». giayeul ; 5 "'
l'arc-en-ciel ; 4°. pierre précieufê,
iKÎnus , a, um, de giayeul , d'arc-en-
cicl.
lR.'num , i , pommade d'Iris.
Ift/'o , Qnis y tortelie , plante ; i", crelTon
d'iiiver.
IRN.
Du Grec Ornù , oifèau , vinrent :
iRNea , a , cruche , gourde , & fbn
diminutif
lRt>ella , œ , vafe pour les facrifices , i
caufe de leur rapport avec la figure d'un
oifeau.
Iikveum , i , forte de gâteau.
I S.
isatis f ^w, laitue fauvage; z». her-
be qui fert à teindre en bleu ; en
Gr. l2AT/f, iSoç.
îsca, m , dedans de la noix : de eis,
dans , dedans,
hcHium , ii , os de la hanche j en
Grec l2XiON.
Kkk
s 83
DICTIONNAIR
JSCHja , OTum , fefles : en Gr, I2XI«.
JscHias , dis , goutte fciatique,
IscHÎacus , a, um i ÏScniadicus , a , um ,
qui a la fciatique ; qui concerne la goutte
fciatique.
h-Eiafiica , orum , combat des Athlè-
tes; en Gr. EISEAAXtikoi-
ïselafticum , i , penfion annuelle qu'une
Ville faifoit à fon Athlète victorieux,
iso-CiHtidmum , i , la lauréole , arbrif-
feau : du Gr, iSoj , égal.
Isp/Wd , « , alcioii , martin pêcheur. Il
doit tenir au Grec snîZA , j^/{û,
<jui efl un nom d'oifeau.
I T , &c.
ï-ï\s , is , faifàn ; Gr. ityS,
l\jùs , idis f poiflbn.
E ÉTYMOLOG. 884
Juii , orum, en Gr. louLOi , poil fol"
le: des joues ; z*. duvet qui pa-
roît aux arbres avant les fl urs; 3°.
vers velus à plufieurs pieds; 4".
vaudevilles; 5*». chaton, le verd
qui couvre la coquille de la noifèt-
te ; 6°. coton de certains fruirs.
Ixia j <E, forte de plante ; en Gr. if«^
Ixo/î, i, glu , gomme ; en Gr. l^cÇ.
IxoT, i I gui; i", efpéce de vautour.
Du Grec itns , filtre & hochequeue,
vinrent ;
J'iiiGes f um , filtres, breuvages qui
rendent amoureux.
JïTNx > /^joifcau, peut-être le hoche-
queue.
MOTS LATINS VENUS DE LORIENT
I
J, BERa^î , / , poiflon de pafllige ap-
pelle Maquereau : de l'Oriental
13y ) Wber, palTager.
ïv^ceus , i , forte de Boudin.
ÏKcipes , idis , herfe de I:,bojreur : de
l'Oriental Tin, Herts y couper ;
mouvoir.
l^vex , cis , 1 râteau de fer ; de Pex ,
\Jrp«*,«j ,i ,pique,dent pointue ,
& du ptccédent
fin» Htm,
ï S M I R.
SMiRtV, idis,) en Gr. SMTPiS » Smy-
liiAiKus ,i,y ris ; rEmeriI,mine de
fer d'une dureté extraordinaire.
L'Etymologie de ce nom ctoit
abfolument inconnue. C'eft le mot
Oriental ■yj2':j > SfiMiR , pierre
dure comme le diamant , comme
le caillou.
JuB(Z/-,ij,, éclat , clarté ; de l'Or.
1^3, ^or ,/<ir^ flamme ardente.
DE LA LANGUE LA T. I Orient. SScJ
J U N I-P E R. H-lviiiumy ii , jeûne , abftinence de
manger; i**. jour de jeûne i 3°.
fccherefle.
jE-JuN/rar , is , aridité ; 1°. abflinencc.
jE-JuNafor, is, jeûneur.
jE-JuNatio , onis , abftinence; i". aridité.
Jun/Pïrkj,/, Genévrier; i°. Geniè-
vre. Ce mot s'eft auflî ccrir Geni-
Perj/j ; il appartienr à la famille
des arbres appelles Jan.
C'eft rOriental , JH , cHaN ,
piquant, pointu , & PSR, Pheu,
plante.
J eJ U N.
De l'Oriental |1i; , Wv N , HuN,
jeûne , aftlid:ion, en (e prononçant
JuN , & en redoublant le J , doit
venir le mot Jî-Jun«j , à jeun , qui
jeûne. On a voulu le dériver du Grec
iNeo, évacuer , qui fit le Latin in-
anis ; mais cette écymolo^ie eft
tout-à-fait miférable,
Je-Junkj fUtUm, qui eft à jeun ,
qui n'a rien mangé de la journée.
Je-Jim« , d'une manière maigre, foiblc.
; jE-JvHum y i , boyau culicr , où rien ne
fèjourne.
Je-Juno ,-are , jeûner , faire abflinencc.
Ji-Juj)iq/uj| Utum , fort affamé.
lUV.
De l'Oriental n^i^ , Iae, être avan-
tageux, être agréable, convenable ,
Ce forma cette famille :
lu vo ,-are ; i **. erre utile , plaire , fa-
vorifer; 1. aider, (bulager, favo-
ri fer.
ïvvamentum , i , aide , fecours.
Ad-Juvo , vi fjutum, are , aider, fë-
courir , favorifer , féconder.
« T f ( aide , recours , fou-
AT ■ C laecment,
Ao-JuTor , îs -, Ad - JutW»:, ci J , celui ^ui
aide , qui eft utile.
Ad-Juto f-are , aider , affiftcr.
Ao-JuTor ,-«ri , être foulage.
Ao-JuTalii/f , e , fecourablc.
DE-Juvo,-dr«, n'aider poinr.
Pra-Jcvo ,-are, aider par avance;
%kk'^
887 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
SBÈ
MOTS LATINS VENUS DU CKLTK.
J A C.
u primitif Ac , pointe , Akw &
Akê , dard en Grec , précédé de la
voyelle I,pour E, prononcé enfuite
Jjvinrent des familles Lacints trcs-
nombreufes,
L
J A Ciû , lancer..
I. Jac/o , is , je ci , jaciuin , ère,
jetcer , lancer; i". pofer , écablir j
5*. fcmer.
jAcfuj', ûx, l'adlon de jetter , jet.
jACTura, «, perte , dommage , infortune,
1. Ihculum , i , dard , javelot.
IacuIus , i , Hjrptnt qui Ce lance de defTus
Iss arbres,
IacuIo .-are , 7 i
' ' \ lancer , jetter.
XAculor,-ari ,J
Ikciilabilis, e, qi'onpeut lancer, darder.
Ikculi , orum, liens d" cuir.
l» culado , onis , aâion de lancer , de
jetter,
lAcu/jfor, is , lanceur de javelots.
lAcii/arrix, ch, celle qui lance lejavelotcr
L&culatoTius t A , um, qui concerne l'ddion
de lancer k javelot.
Composés.
E-TâcuIo ,-are t ^ lancer, jetter loin
E-]Acul«r f, uri ^y avec force»
'1?
E-jAculator , fj' , qui darde".
E-J Aculano y onis y l'aftion de lancer avsff
roidcur.
II.
J A C T , jetter , &c.
I. Iac/o y-are , jetter, porter çà &
là, agiter ; 2'. lancer ; } '^. vanter,
exalter; 4°. fcmer , répandre ; j °,
divulguer , publier,
lACtuofus , a, um; lACtahundus , a , um ,
qui fe vante , vain,
z. lActans, tisy qui vante , qui prône.
ÏACtannayCe , oflentation , fafle.
lACtanter , avec faiîe , en fe vantant.
lAcr.ifu;^, ùs, agitation, mouvement.
lAcrafor , is , qui vante ; i*. vain , pré-'
fomptueux.
lAcrar jo , onis , agitation , mouvement.
IacjVo, -are, faire vanité de; i», réciter
alternativement.
lAcritaror , is , qui vamc (buvent.
COM POSES,
AB-HctOy-are y i jetter, abattre, îdf^
AbJicïo y- ère , ■> fer ; 1°. fe défifter ,
fe déporter.
As-Jîctuf , a, um , rejette ; i». jette J.
étendu , abattu,- j». bas , négligé.
AB-jEOt^, d'une manière baflc, mcprî^
fable.
AB-Jictio , ênis f bafleiTc» lâcheté; i»i
rebui; fliégrisi
Ëîff
DE LA LANGUE LAT. JA
îp«i
Aii-hcio ,-cre, lancer , pouffer vers ;
2*-'. ajouter, augmenter ; 5°. ap-
pliquer , attacher ; 4°. enrichir ,
donner davantage.
Ad-Jicî.iHs , e , ajouté, de furcroît.
Ad-Jectus , a^um , ajoutr , mii contre.
Ao-Jtcws , ùs ; Ad jEcrio , onu , addi-
tion , furcroît , accroiiïement ; 1°, faillie ,
renflement; j". enchère.
Ad-JeciiVu^, a ,um, qui s'ajoute.
Co-Ao-JiGia ,-ere y voye^ Ao-Iicio.
CiRca/n-Jic!o , is , jeci ,}eclum ,jicere f
jetter de cous cotes , lancer tout
auteur; t". entourer, &-e.
CiRCUM-jEctur , Us , circuit, tour, en-
ceinte.
CixccM-Jtctus , a , um , fîtué autour ;
i". en:ouré.
CoM-Jicio, ère , jetter , lancer j 1".
rejecter ; }*". augurer , deviner , in-
terpréter.
CoN-jEcruj , ùs , lancement , aâion de
lancer.
CoN-jECt/o , onif ; l'aftion de lancer ;
1», interprétation , conjedure.
Coii-ÎECtura > « , foupçon , conjec-
ture.
Coti-jECtuTalis , e, fondé fur des conjec-
tures , quiagit parconjerturcs.
CoN-jEcf(3,-jre; CoN-jECturo ,-aTe , con-
jeclurer , deviner.
CoN-Jicrfr, is ; CoN-jECfrî* , is, inter-
prète , devin , devinerefTe.
CoN-jEctiitio , onis -, CoN-jEctur«io , onis ,
augure , conjeâure.
Cou-] tct arius , ti,umy qu'on peut con-
jedurer.
CoN-jECti2fon'c , par conjcfture.
Cott-jEct.2fiea , orum, livres remplis de
conjedures. «,
De- Jic/o ,-cre , , jetter en bas , rcvi-»
Di-Jicio y-ere,> verfer; 1°. cha.^er^
repoufîèr, éloigner; 5°. dcchcoii?.
Dt-J-c'us , {n , cliûte , renverfement ;
2°. pente, penchant ; j". abattures que
fait un cerf dans les boii ; 40. rcli'ef
d'une pierre précieùfc.
Di%]icio,' ère , jener de côté &
d'autre, didîper,^ dirperfcr; z».
rompre , mettre en déroute ; 3 °,
abattre , renverfer.
Dis-Jecw ,,-are , jetter çà & là , épar-
piller.
Dis-Jectus , ùs , dirtîpation , re-nverfis-
ment.
E-]icio-ere. , [errer , poiifTer , chalTer j-
2**. bannir , exiler.
E-jECfOj-are, jetter, chafTer.
E-jECfio, onis; E-Jictario, onis, l'adioiï
de rejetter; 1°. évacuation ; 5°. exil.
E-jECfor , is , qui jette , qui met dehorî'.
E-JECtitius yu, um, qui rejette, qui clî
rejette.
E-Jtctair.entit, orum, ce que la mer rejette
fur le rivage.
luhcio ,-ere , jetter dedans ou delTus ,
infpirer.
In-Jec/o ,'are , fe jetter deflus.
In-jEctus , as ; h-jECtio , onis , l'aaioK
de jetter deffus , oa dedans.
SuB-I(j-Jic/o ,-ere , jetter par-delTous.
iNTER-JAcitf ,-ere , '^ jetter entre; i°.
luTiK-Jicio yere,i placer entre
deux.
lNTER-jEc;ifl , onist l'aftion d'inférer i
1°. interjedion'.
Ob-Jic/o ,-erts , mettre ou jetter au^
devant; 2". reprocher, objedcrj,
} °. cxpofer y oflrir^
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. S92
OB-jEcta , orum , objcftions , ce qu'on
otjefte.
OB-h.ccum,i , chofe mife au devant
pour fcrvird'ûbnacle.
Ob-Jecw, Û., oppofition, empêche-
ment.
OB-jECtio , onis , reproche. ^
OB-jEcro, -are, reprocher i.o.cKpofcr a.
OB-jECfano,onù;OB-jECtame.r.m,i,
reproche, .
OB-jECi<.nr , i^ , qui reproche , qu. ob-
of-hcracalum, i , barrière , empdche-
ment.
PaiE-jAcfo ,-«re , ictter devant , avant.
PER-lACtf, orum, couliffes des décora-
tions de théâtre.
Pro-Jicïo ,-ne, jmer, lancer; i°.
abandonner; j °. ne pas fe fervir.
PRO-jECta, orum, faillies, avance.
PRO-jEauf,(i^,l'aai°n de ,ctter.
Pao-jECiura. ^.faillie' ^^^"«- ,
FRO-jECtorium , ii , brandiUoirc , efcir-
polette. „.
PRO-JEcri(J , onif, mouvement; lO.gelU-
culaiion. -,
PRO-jECtmuf , a , um, laifTe la, expoTe.
Fro-Jeco ,-<tre,)ctter fouvent; accabler.
Re-Jic/o .-^^'^ . -irejettcr; i*. éloigner;
KE-lcio ,-ere J 5°- repouder ; 4 .
rebuter ;î°. renvoyer; 6°. remet-
tre ; 7*. vomir; 8®. relancer.
Ks-Jiculus , a , urn , qui eft de rebut.
RE-jEctanew , a, um,rej«tté , qu'on re-
jette.
RE-jEC.'ttn«a, orum, qu'on re)ette.
RE-JEc;io , onis , l'aftion de rejetter ;
1 '. flux , vomiffemcnt ; j °. rcca-
(àtion , exdufion.
RE-jEcro ,-are , rejetter fouvent.
RE-jECtuj ,ÛJ-, crachen:icnt,vomiiremenr,
i». flux ; 5°. fentine,
Sv^-hcioy-ere , mettre defTous ; 2 .
foumet:re,Iub)uguer; }°. luppo-
fer ; 4'. apofter ; 5 ^. alléguer, ap-
porter ; 6«. répondre ; 7"- ^^^^■''^-
tuer; S^.fouffler; 9°. planter.
Sue- Jicjto ,-are , mettre fouvent defTous ,
jetter louvent en l'air.
Sue-Jacw ,-aTe , jetter fouvent en haut.
SuE-Jiciw , ei , étrier.
SuB-Jic«, KOTjles Sujets.
SuB-jECruj , a, wm, mis defTous; 1".
fujet, cxpofé ; }". qui fuit immédiate-
ment; 4". fuggéréi 5°. apporté , attitré.
lN-SuB-jEC£Uf , a , um , qui n'cft pas
fujet.
SuB-jECtuj , Û! , l'aftion de mettre
defTous.
SuB-jEctio, om"^ , plan , modèle ; t". ba^e ;
3». fuppofîtion ; 4»- repré cntation
vive ; 5°. l'aâion de mettre enfuite ;
6°. humilité , foumifTion.
SuB-jEctor , is , impotteur, faufFaire.
SuB-jECto, -are , mettre defTous.
SuB jEc/fl,«, bafe.
SuB-Jicrè , d'une manière foumifc.
SuB-jECti|iî/nè , d'une manière trèsfou-
mife.
SuB-jEcaVuJ, a ,U772» qu'on metdeffous.
SuB-jEctiWi; , e, fujet, qui peut cire
afTujetti.
Supek-Jac/o ,-ere , T)etter pardcfll*:;
SvviK-hcio,-cre ,^ ajouter par def-
fus.
Super-Im-Jicio ,-««, jetter par defTus.
SuPER-jECfuf , ûf , faut par-defTus , l'ac^
tion de fauter defTus.
SurER-jEcrio, onis , hyperbole.
h' 9 3
DE LA LANGUE LA T. JA
m
s- i>fr-Jac:o ,-.îfv , lancer , fauter par-
dcflus.
Tra- Jicio y-ere , traverfcr , percer de
parc en parc ; i». faire pafTer ; 3 ".
rejetter.
Tavircfui , ùs , trajet , pafTage.
Tra Jscrjr.: , œ , l'adion de traverfer ;
i". faillit; , avance.
Ta.ANSjACij,-ere, jettcr au-delà.
TRANS-Jicio ,-ére, jetter à trarers , tra-
verfer.
TRAKJ-Jfcrio, cnisy tranfpoCtion.
III.
T A C-eo , être abattu.
iKc-eo , es , cui , cere , être couché ,
être étendu de fon long; i°. être
fitiié ; }*. être mort; 4°. être abat-
tu ; 5**. perdre fon crédit. Ce Ver-
be cft formé de Jag , jette, & d'£ ,
être.
CouposÉs.
Ad Ixceo ytre , être fituc , couché
r.uprèô.
Av-'ikcentia » ium , les environs.
Circom-Jac«o , es, cui, ère, être Utué
autour.
Imtsr-Jac?» ,-ere, être entre deux.
OB-jAceo ,-ere, être devant , être couché
au-devant.
PRiE-jAceo ,-ere , être étendu , placé
devant.
Soï-jAceo ,-ere , être fituc au-delTouj,
IV.
D'AC f prononcé IC, vinrent:
ïco, isj cij cium,ere, battre, lî. tou-
cher.
Ici us , n, um 1 frap^,
Ir.rui , ùh coup.
Composes.
Au-Icio y is , ivi , ui , xi , aum , ère ,
jetter autour : de am, autour , par-
detTus , & de ico , Jetter. Ce Ver-
be fignific entourer , envelop-
per , vêtir.
Am IctJrium , f/', gorgerette , ce que les
feirunes ;erti?77£ fur leur gorge.
.\u-lctus , ûs , ce qui fert à couvrir , vê-
tement , voile.
Au-\culum , i , manteau , mante.
hu-[culatus , a , um, voilé , couvert d'un
manteau.
CiRCUM-AM-Icto i-are , entourer d'u«
voile.
CiRcuM-AM-Icfuj , a f um , enveloppé
d'un voile.
Semi-Am-Ictut, a , UTn,à meitic vêtu.
PoRR-Ic/o ,-ere , jetter en avant fur
l'Autel , eflrir en facrifice : de for
ou FOR , devant , en avant , & de
ICO , jetter.
PoRR-Ic;<p , arum , les entrailles des vic-
times jettées & offertes fiir l'autel.
Porr-Igo , exi, ecîum , ère , étendre »
jetter en avant , allonger ; de VOr
ou tOR , en avant , & de iCO , jet-
ter.
PoRR-Ecri/r ,a,um, offert en fiicrificc. '
PoRR-Ectzo , is , extenfîon , allongement.
PoRR-Ecfum , i , levier , ce qui fert à
lancer en avant.
Ad-Porr-Eciuj ,a,um, étendu , couché
auprès.
Apporr-Ico ,-ere , étendre auprès.
Ex-Porr-Igo & Ex-PoRG9 ,-ere, éfçn«
dre, allonger, élargir,
J E C U R.
De l'Oriental T.D > KVR^fo}imiiCfi.,
€p| DICTÏOI-^NAIR
dériva le nom Latin du foie ; J e-
cuB. , partie du corps où fe cuit la
bile , & principe de la chaleur. De-
là cette Eimille :
lî-cur j oris & cinoris, foie ; i°. la fa-
gefle.
J^cufculum, it petit foie.
3t.coTiilisy e , de foie.
jEcorarius , i'i , harufpice , qui examine
le foie pour en tirer des préfages.
Jt.çinorofus , a , am , qui a mal au foie.
ÏENT,
Déjeûner.
ÎENTOj-drtf, déjeuner.
ÎEvrarOT, is , qui déjeune.
ÏENTaf/o , onis , déjeuner , l'aftion de
déjeûner.
lENT3fu/"W , i , ce qu'on mange à dé-
jeuner.
Ce mot s'écrivit également Iant; dans
le Glonaire de Philoxene , Iakt(ï-
re , lignifie déjeuner -, & Iaujocu-
Ifim , le déjeûner.
Cette famille s'eft donc formée
d'ANTê , avant,& de E , ou I , man-
ger : mot-à-mot , ce qu'on mange
avant le repas , avant le dîner,
J O C , Jeu.
Onomatopée.
JocKJ.i, jeu, raillerie -, t". jouet;
mot prononcé d'abord locus , &
formé de lo , lo , cri de joie.
Joculus , i ; Joculum , i , petite raillerie.
Joci, orum; 3oca, orum, jeux> plaifan-
eeries.
Jocd , en jouant , par jeu.
E ÉTYMOLOG.
Sp5
Joccfus, a , utTiy enjoué , plaifânt, ba-
din , fclàcre ; z ''. gai , plaifânr; 3 9.
qui (è fait par raillerie.
Jocoje , en raillant, plaifâmment.
Jocor ^-ari , fe jouer , railler agréable-
ment , folâtrer.
Jccûrio , otùs , enjouement , plaifan-
teric.
Jpcaliter , en fe jouant.
Jccabundu! , a, um , tn]o\ié ; i<>. qui Ce
divertit,
Jocu/or ,-ari , railler agréablement.
Joc.ularis , e ; Jocuhrius , a, uni , phi-
(ant , rifîble , ridicule.
Joculanter , en plaifantant.
Joculnnp, onis , badinage.
Joculator , is , railleur, enjoué, badin.
Jcculatorius , a , uin , de railleur , d'en^»
jouement.
Composés.
CoN-Ju-cuN</or ,-ari f fe réjouir en-
femble,
PtR-Jv'Catfdus , a , um , fort agréable.
FFK-}vcunàè , très-agréablement.
ln-Jvciindus , a, um, défagtéable, qui
ne plait point.
Iti-Jvcuncè, (ans agrément.
Ïti-Jvcunditasy is, dcfagrément.
JrcuNcuiw , i i LvcvKcului , i , petit
gâteau.
JU B.
De Hup , HuB j fur, deflus , vinrent ;
î.
JuBtf 5 «, crinière des chevaux ; 2®,
crête des Serpens.
JuBaf«i,fl,umjquia des crins, de longs
poils fur le col,
IL jyB,
t91 D E L A L AN GU E LAT. JUG S98
II. J U B.
De Hup , fur, vint JuBto , Jus/? , je
commande ; mot- à- mot , je fuis
èlivé en autorité , j'en ai fait ufa-
ge.
JuBfo , es ^ Jfi .Jfum , bere , comman-
der , ordonner ; 2 "• exhorter.
Jvsfas , a , um , commandé , enjoint ; ï°.
qui a reçu ordre.
Jus/;o , onis ; 1
Jvsfum , i , ? ordre , commandement.
Jvsfus , ùs , j
Composes.
Ad-Jubi.0 ,-ere , commander.
Cet) FiDE-jrs/br , oris , coobligé.
ÏK-JisJus , a, um , qui n'efl point com-
mandé ; 1». à qui l'en n'a point donné
ordre.
I«-Jos/Lj, ùs , défaut d'ordre.
III. J U G.
De Uc , Ugâ , Ug , élevé , d'oû Ju-
ché , vinrent nombre de familles
en toute Langue.
Ivcum , i , fommet , cîme , colline ;
x°. joug qu'on mec lur la tête des
ctrufs pour les faire tirer; 5 **. pai-
re de bœufs liés au joug; 4°. ar-
pent , ce qu'une paire de bœufs
peut labourer en un jour ; 5 °. joug
fous lequel on faifoit pafler les fol-
dats par ignominie ; 6*. banc de
rameurs dans une Galère ; 7°.
_ treille , berceau , perches croifées
entr'elles pour y lier la vigne ; 8**.
fléau d'une balance j j'. enfuble de
Orig. Lat.
tifferand , enfoupleau , cylindre;
10 ''.rouleau oppolé à l'enfuble;
II*', la balance, un des xii. fignes;
1 1 . cfclavage , fervitude.
]vcalis,e, quille , qui tient fous le joug;
ï". de mariage.
Jvoofus , a , um , montucux, plein de
montagnes.
' Jvcis , e, continuel , qui dure toujours i
1». qui concerne Us bêtes d'attelage.
Jueiter, toujours, fans interruption.
JuGdj, um , paire de bœufs.
1uGer,is, ? arpent , ce que deus:
JuGcr«/»,i,j bœufs peuvent labou-
rer en un jour.
Jvoeradm , par arpent.
o
3 •
Jvco.,-are, attacher au joug; joindre*
unir; z°. marier ; en Gr. Ze-VGô.
ivGatus , a , um, mis fous le joug ; i". qui
a liaiion avec.
Jvoatiu, onis, l'aftion d'échalaffer.
Jvcanus, a, bouvier.
Jvcatorius , a , um , qu'on met (bus le
joug.
Ivcamentum yi ,\ linteau d'une por-
luGumeneum , i y te ou d'une fe-
nêtre ; 1**. croifée de fenêtre.
JvGumento ,-ire , lier des pièces de, bois
potées tranfverfalement.
B I N o M E f«
Bi-Jog/j , m. f. ge y n j Se
Bi-JuGWj, a, um, attelé de deux ani-^
maux de from ; de tis , deux.
Si'3vces , gum > /îx chevaux attelés de
Li 1
8pj
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG;
>o^
Composes.
,1 . Aii-1uGo,-are , découpler, dételer ,
2". réparer , éloigner.
AR-Jucej , ugum , animaux qui n'ont
point encore tiré, chevaux neufs.
Ad-Jugo , -are j joindre , atteler, lier.
De-Jugo ,-flre , ôter de deffous le joug ;
iP. dételer , découpler.
TÛE-Jvcis , e , qui va en defcendant.
2. Coîi-Jux, gis, ]e marié, la mariée.
On dit auffi Con-Jonx , gis.
CoK-] vois , e , ^
Coti-Jvoalis , e, ? conjugal, de mariage.
CoN-Jucia/ij , e , -^
CoN-JuGuj, a , um , marié , apparié.
CoN-JoGu/«j , a, urn, qui Ce lie , qui Ce
joint à.
Cofi-Jvcium , il, mariage; i", couple
d'animaux , mâle & femelle.
Coî^-J u GO, -are , accoupler , lier, af-
fembler , joindre , appareiller ; 1°.
conjuguer.
Cov-]vcatus , a , um , dérivé , qui a la
même origine ; 1°, lié , joint; j". con-
jugué.
CjoN-Jucafa , orum, analogie entre di-
verfcs chofes.
CoN-Jueator , is , qui accouple , qui
joint,
CoN-JuGCfio , onîs , accouplement ,
affcmblage ; 2,°. conjugaifon.
3 . In-Jogw, « y qui n'a point porté le
joug.
4.SE-JuGa,' 7 réparer, divifer.
SE-JuNGO,-ere,J
j'. SuB-JuGo y'are , dompter , mettre
fous le joug.
SuB-JuGi'j , e , mis fous le joug , attelé.
SvB-Jvoium , a , courroie pour attacher
ks bœufs w joug.
SvB-Jvcalis , e , qu'on met fous le joug.^
SuB-JuG«tio , onis , l'aflion de mettre
fous le joUg,
SvB-JvGator , is , qui met fous le joug.
I V. J U N G.
Jtjofe nalâla pour former cette famil-
le •
JuNGo ,-ere , Joindre , allier , unir.
JvKCtio , onis , liaifon , jonflion.
Ji'NCtura, ce , jointure , affemblage ; i*.
l'adion d'atteler.
Jvnctim , tout de fuite.
Composes.
I. Ab-Jungo ,-«re , retirer » décoU-
pler , divifcr , défunir.
i. CoN-JuNGo,-£re , ■> joindre , allier,
CoN-Ji.'Nc/o,-dr« ,i mettre enfem-
ble.
Co^-Jvnctus , a , um , joint, lié ; is.
eontigu.
CoN-JuNcn'o,onix, liaifon, attache ; i<^
amitié , fociété ; 3°. parenté , alliance ;
4°. conjondion,
Cov-Jvvctum, i , partie d'une propo/îtioM
conditionnelle , qui a rapport avec un»
autre.
CoN-JoNCfè ; CoTH-Jvvctîm , enfemble i
tout à la fois ; 1°. étroitement.
3. De-Iungo, -ère, défunir , féparer»
Di-J uNGo, -ère j'Dis-JuHGo, -ère» défunir,
divifer ; x». dételer , découplcr ; 3"»
éloigner.
DiS-JuNCtor, is ■, qui divife, qui fépare.
Dis-JuNCtio , onis , divifîon , féparation ,
rupture.
Dis-JuNCtîm ; Bis-Jvvctivè , à part ,■
féparément.
Dis-Jvnctivus , a, um , qui fépare.
SvB-Dis-Jvticdvus , il , u/n , qui disjoint
\ un peu,
501 DE LA LAN
4. lu-SvtiGO,-€re , joindre avec ; 2°.
ordonner, impofer.
Inter-Juhgo y'sre , faire halte , s'arrêter
un moment,
j. Sz-Juîiceio, onis , fcparation.
SuB-JiiNGO .,-ere , attacher avec ; i*. Sou-
mettre , afTujettir ; j°. atteler.
SvB-Jvtuctivus , i, fubjondif.
Trans-Jukgj ,-erff > changer la place de
l'attelage,
V.
luxTi, .^Jv. autant , également , de
même que , auflî-bien ; 1°. Prép.
auprès , tout contre , félon , après.
De Sta , être, & Jug , lié, uni.
ïvxTim , auprès , tout proche ; 1». éga-
lement.
VI.
A-JuG<i , œ , plante appellée en Fran-
çois Ive , ou Chamœ-pttis : elle
a une odeur de mufc.
VII.
De Jug , prononcé en Grec Zygc
union , vinrent , 1 ". avec la Pré-
pofition Sy , avec ;
Sv-zYGÏrf, a ,/. union de dix paires de
nerfs; voy. Coti-Jvcium & Con-Jw-
cAtio,
Sy-zygi«, arum , f. plur. conjonûion
& oppoficion de la lune avec la
terre.
1 . Avec la Prépofition Hyp, (bus :
Hypo-zEuxiV, «V,/ Figure de Rhito-
rique i Subjonôion , /.
GUE LAT. JUN poa
VIII. J U M.
De Jt; , haut , élevé, vint le nom dts
grands Animaux.
Jv MErzium , is , bête dc fomme , che-
val de bât.
Sv?EP.-Jv-Mentarius , ii , celui qui a foin
d'un haras ; 1". Ecuyer.
De GuL, gofier, gueule , vinrent :
Ju-GuLK/n, i, -j
1^-GvLus, 1 Gorge, gofier.
Ju-Guio j-are , égorger , couper la
gorge.
Jv-GvLatiOf onis , couper la gorge.
Ju-GvLaTÎs , e , du gofier.
Ju-Guta , « , la conftellation d'Orion.'
]v-GuLœ , arum , les trois étoilesdu bau-
drier d'Orion ; i°. les deux étoiles de la
quatrième grandeur à la poitrine du
Cancer.
JUNG,
Jonc.
Du primitif, Ven , Von , marais j en
Oriental p' , Iun, Ion, marais,
boues, vinrent:
JnNCKijt, jonc.
luNci/iuy , (Z , um ; IvhCeus y a , um , dc
jonc.
Ivncidus , a,umy délié comme un Jonc.
luNCo/ûj y a,um , plein de joncs,
luNCffum , i , jonchaie , lieu on il croît
du jonc.
luNcaria , «, queue de cheval; planta,
JURG.
DuprimicifERG,ORG, emportement,
infulie , querelle , d'où le Grec
cpyi^ay Org/{o, attaquer , irriter ,
vinrent :
Lllij
DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG.
905
. \ quereller , contelter.
iVKGor,-an, ^ ■*
Jt'RGium, îi, _ •%
Jvï^Givnen, inis y V querelle , débat.
JuRGan'o , onis , )
3vB.ciofus, a, um, hargneux, querelleur.
Composés.
O'B.JvKGo ,-are , reprendre, blâmer.
Oe-]v RGito , -are, réprimander.
OE-JuRGfltio , onis , réprimande , re-
proche.
OB-JoRGflfor , ff ; OB-Jvp.r,n'r'ix , is ,
qui reprend , qui fait des réprimandes,
OnJvKcatorius,a , um, qui concerne les
reproches , les réprimandes.
JUS.
D'U 5 eau j vint la famille fuivantc :
Jus, uris, jus , bouillon, gruau, po-
tage.
Jvsculum , i , bouillon.
Jusculeritu.7 , a , um ; Jusfulentus ,a , um ,
bouilli cuit dans fon jus.
JvKulenius , a , um , fucculent , plein
de jus.
JvKeus , a , um , de potage , de jus.
JuRea, œ, gelée de viande.
JUS,JUR,
Droit.
Dans nos Origines Françoifes nous
avons dérive ce mot d, Jus , po-
tage ; la Juflice confiftanc à rendre
à chacun (à portion, &c. Cette Eiy
mologie n'a pas plû: en voici donc
une autre qu'on goûtera peut-être
davantage.
Le droit , l'autorité font relatifs
à l'élévation , mais c'eft ce que fî-
5) ©4,,
gnifie Jus : on peut donc le regar-
der comme le radical des fannlles
fuivantes, en Jus, Jud , & Jvk.
JuRe , avec droit , à jufie titre.
JvRis-Peritus , i , favant en Droit.
JvBiis-Prudentia , œ, fciencc du Droit.
Jvs-JvKandum, i , lèrmenT,
JvAe-Juro ,-.ire , faire ferment.
II.
JuKo-are , faire ferment, affirmer ; 1*.
faire une confpiration.
JvKimentum , i;]vB^andum , i , jurement;
Jvnatus , a , um , qui a juré; i». qu'on a
afluré par ferment.
JvKatoKj is , témoin en juflice.
JuRfffio, onù, l'adion de jurer.
JuRflrè , avec ferment.
Onoma topÉes.
Ad-Juro ,-i:re, jurer, protefter avec
ferment, 1°. prier avec inftance.
AD-JuRan'(i , onis. Ad- Jv B.ainentiim, i ,
jurement, proteflation.
Ad-Jurgo ,-are , quereller , reprendre
avec aigreur.
Ao-JuRciu/n , a , différend , débat , coK^
teftation.
CoN-JuRo i-are , confpirer , complo-
ter, jurer ensemble.
CoM-JuRfltuj , a , wn , ligué , qui a conf-:
pire,
CoN-JuRatio , onis, complot, cabale;
1°, ligue fecrette.
CoN-JuRafc ; CoN-JuRarim , par conspi-
ration, par cabale.
De Jero ,-drc, faire ferment,prote(ler.
Dii-Ji'RO ,-jre, jurer, faire ferment,
Dr-Ju Kium , ii y ferment , jurement.
ço^ DE LA LANG
Ex-JoRo , as y avi , atuni , are , Jurer ,
aiTurer par (êrmenc.
E-Jero ,-flre ; E-Juro ^-jre , renoncer ,
refufer avec ferment; x?. quitter, fe
démettre.
E-JuRii-io, o/ii^, renonciation; i". refus,
dépofitio!!! ; 3". proteftation avec ferment
de ne pouvoir pas.
iN-JuRafuf y a, uin , qui n'a point juré.
Ob-Juro y-are , engager par rermenc.
VE-JiKOy-are , fe parjurer.
ViK-JvKOy-arey fe parjurer, violer fà
foi.
PER-JuRdffo , onis y parjure , l'adion de fe
parjurer.
VeR.-]vKatiuncula , œ , petit parjure.
PER-JuR.nor, zj, parjure.
TcK-JvRiofus, a, umy accoutumé à fe
parjurer.
PrR-JuRU^ , a, iim , parjure, qui viole
fa foi.
PcR-JuRè; PER-JuRJojè , en fauflant fon
ferment.
PER-JoRîum , i , l'aâion de violer Con
ferment.
iM-PER-JuRSfKj, a , um , par qui on ne
jure pas en vain.
ï'R/B-1 v%Of-are, prononcer la formule
du fermenr.
fR/t-]vKatio , onis , formule du ferment
prononcée devant ceux qui dévoient
jurer.
III.
De Ju-DEx,dcnt nous avons rapporté
la famille , col. j" 5 1 , vinrent éga-
lement ces mots :
Ab-Jodico ,-are, priver , ôter.
A-B-Jvvicatus ,a,um, dont on a été privé
en Juftice.
UE LAT. JUS po^
Ad-Jod/cij ,-are , attribuer, donner gjin
de caufc ; 1°. déterminer.
Di-Ju-Dico y-are, difcerner, décider ,"
dire Ton fentimenr.
Di-Ju-Dicdîio , onis , difcernement ,'
jugement.
In-Ju-Dicnfuy , a , i/m , qui n*a point été
jugé ; 1°. indécis.
I V.
Jvsrus ,a,um, équitable ; 1 ''. vrai j
légitime 5 5^. grand.
JusTf ; JuSTÔ , avec juilice , légitime^
ment.
JusTd , oriim y funérailles , oLfcques ;
z°. tâche, journée de celui qui tra-
vaille ; 3 °. fîilairc , loyer; 4.°. de-
voirs.
Jusrida , a, équité.
JvSTitium , a , vacances, vacations : de
5x0 , & de Jws.
JvsTi-Ficus y a y um , qui fait juflicc»
Jvsii-Fico ,-are , juflifier.
JvSTiJîcatio , onis , juftification.
N E G A T I ï S.
i. lN-Jas<K5, d, um , déraifoniiable ,
exceflîf.
iN-JuSTd , contre le droit.
iN-JusTzria , œ , injuftice.
1. In-Jur/j , te y afiront,mauvais trai-
tement.
iN-JuRziir , ayum; In-Jurjo/î/j- , a , um ,
injufte , nuilîblc , outrageant.
iN-JuRfum , ii y parjure.
iN-JuR/e ; iN-JuRî'orè , à tort , fans raifon.
lN-JuR!or , -ari , caufer du dommage ,
outrager.
PER-lN-JuRfq/Ly, a,um; Pîr-In-Jurïuj ,
a , um y très-ofFenfant , fort dérailbn-
nablc.
^07
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
poî
MOTS LATINS-CELTES,
ou DÉRIVÉS DE LA LANGUE CELTIQ^UE.
Xj a lettre L , la xi^. dans notre
Alphabet , en comptant K , &: la
XII. dans l'Oriental , a deux carac-
tères diflindifs qui lui font propres,
& qui déterminèrent naturelle-
ment la valeur de tous les mots
qui en dérivèrent. Elle fe prononce
de la langue ; & elle ed: par-là
même de toutes les lettres la plus
toulante, la plus fluide, la plus
liquide , la plus volatile , fi on peut
fe fervir de cette figure.
Dcs-lors elle devint le nom
naturel :
1°, De la langue & de fes opé-
"rticîons, de tout ce qui a rapport
aux Langues & à l'élocution.
2°. De tous les objets fluides &
coulans , les liqueurs , l'eau , la
lumière, &c.
3*'. Des aîks, des bras , & par
analogie , des flancs , des côtés ,
du lieu , de la place.
Qu'on joigne à cela diverH s
Onomatopées, quelques motb où
cette lettre acte lubftituéeà d'au-
tres , quelques-unes où elle fe fait
précéder de l'une ou l'autre de
ces lettres B , G, G ; & on ap-
percevra fans peine l'origine de
tous les mots qu'elle offre dans la
Langue Latine , avec une fimpli -
cité & une évidence d'autant plus
agréable , que jufques à préfent
l'étymologie de prefque tous ces
mots s'étoic dérobée aux efi"orts de
tous les Savans qui avoient été
réduits , fur ces objets , aux con-
jedures les plus frivoles.
Mots en L,
Formés par Onomatopée.
I.
Noms d'Animaux.
Leo , onis , lion ; i*. lion matin ;
5^. Conftellation : voyez Orig.
Franc, col. 637.
Lioninus , a, um , de lion, qui ap-
partient au lion ; i°. vers Latins
rimes.
LEUNfu/w , f , petit lion.
Lea , (B ; Le^N;2 , œ , lionne ; i". efpèce
de chou à larges feuilles.
DE LA LANGUE LAT. L Onom. çié
f09
Lto-P/irdus , î , animal qui tient du lion
& de la panthère.
LEonto-b' honus , i , petit animal qui naît
où il y a des lions.
J^t-ondos , ii , forte de pierre précieufe.
Lt.onto-Poâmm , h , pied de lion , plante-
hEQiitice , es , chervi fauvage , phnte.
1. Lipio,-ire , crier comme un
milan.
3. LAT,
Abboyer.
LATratio, onisy ^jappement, l'ac-
LATRAtus , ûs f ^ don d'abboycr.
LAiraior , is j qm abboye comme
un chien.
Composés.
Ad-Latto ,-are ; Ai -LATrj ,-arï , japper
contre un voleur; i°. clabauder ; 30.
criailler; 4", mugir , en parlant de la
mer.
CoN-LATfo ,-are , abboyer après,
Di-L.VTro y-are , abboyer fort ; i°, crier
après.
E-LATro, as , av'i , atum, are, abboyer,
crier après ou contre : hurler,
lj.-LArro , as , ayi , atum, are, abboyer
au-dedans d'un lieu.
It-LATB.A£io,onJ^ , abbotement au-dedans
d'un lieu.
Oii-LATRAtsr , oris , m. trix , ieis , f. qui
abboye après ou autour ; i". qui étourdit
par Tes railleries , qui criaille , qui fait
autant de bruit qu'un chien , clabaudeur,
OE-LATro , as, avi , atum , are , abboyer
autour ou après , criailler , clabauder
après , étourdir de Tes criaiilerics.
II.
Bruit d'inftrument.
L I M , Lime.
Ceft une Onomatopée : le Ton du
fcruit que rend la lime fous la mal»
en polilTànt les métaux.
LiM^ , a , lime ; z ''. le foin de polir'
les ouvrages d'efpric; critique-, 3 *'.
DéelTe du feuil des portes.
LiMo ,-are, limer, paiïèr la lime ; î^,
ôter le fiiperllu.
LiMatus , a , u:n , limé , poli , châtié.
LiMatulus , a , um , poli , délicat.
LiMatuLi , ce , lime douce , petite lime,
L,iMatura,a, limaille.
LiMatâ , poliment , élcganimcnt.
Composes»
De-LiMo,-are , polir , limer.
E-LiMatus , a , wn , part. d'Elimo.
E-LiMo , as, avi , utum , are', limer , polir,
unir avec la lime ; 2". perfcaionncr ,
retoucher , rendre parfait , mettre U
dernière main , travailler avec foin.
Per-Limc, as y avi, atum, are , limer
parfaitement , polir avec la lime dans la
dernière pcrfeÂion.
III.
Cris de Joie,
i".
Joyeux.
D; La , La , cri de Joie , vînt la h-
mille Latine Ljet , relative à k
Joie.
I. LjBto ,-aTe ,
L,jETor ,-ar
L-'EtZ/co
La
La
ouïr, avoir de la
tre bicn-aife.
,-are , 7 r -• •
■ari, U?r=)°"''
,.ere, ) )°^^ ' ^''
■jj^ratio , onis , ")
^Mritia , œ , > joie,allegrefle,
^jETitudo , is y j
Lj^tus f a , um , gzi , gaillard , bien-
aife ; conccnr,.Cuisuiit y z", divertiC-
gaiete.
p
DICTIONNAIRE ETYMOLOG. $12
LuD, défignaiu les jeux , les di-
vercifleinens : en Oriental yn »
Luis , jeu, raillerie.
I . Lus«i, i^i f ( )^^ > aftion de jouer;
,onii , ) z**. divertinemeiit ,
1 1
fant jplaifain ; 5°. abondant, gras,
fertile i 4°. heureux , propice.
LiETe; L^Tiinter , gaiement, joyeufe-
ment,
L.je.rabUi! , e, qui caufe de la joie , ré-
jouiïïant.
LiETi-FiC'i,-.?n?,caurer de la joic; égayer;
2°. rendre fertile , gras , abondant , faire
profpérer.
'LjETi-ficcry-arî,i'e réjouir, avoir de la ioie.
Lx.Ti-fîciis , a, um, qui caufe de la joie ,
qui égayé.
Composes.
Col- Li£Tor,- art jfe réjouir enfemble,
s'amufer &: fe divertir en compa-
gnie.
It-L*TUJ , a , um , qui n'eft point joyeux.
lï.-LjtT3.biUs , f , qui n'eft pas amufant ,
trifle , qui caufe du chagrin , nitlancho-
Ilque.
Ex-L:ETw,<z , um , extrêmement gai ,
fort joyeux.
ï.'Lizo-.-are , facrifier , faire un fa-
crince agréable j <.« Jens propre ,
célébrer une fête.
LiTœ, arum , Déeffes auxquelles on fa-
crifioit ; Déeffes qui prote'geoient les
fuppliants.
LrT^tfV, is ; Lnamen , ù, facrifîceag'.éa-
ble à la Divinité.
LiTA^JiF , arum , prières , 'upplications.
LiTûto , après avoir fait un facrifice.
Per-Litû ,-are , faire un facrifice heu-
reux.
Dt-LiTû ,-^re, facrifier, faire un facii-
fice.
1°.
LUD, LUS,
Jeu.
De L dédgnant b joie , vinc Lus ,
Luts , jeu, raillerie.
Lusi
Lusj'o
récréation , j "^ . plailànterie.
Lusor , fj- , joueur ; z". filou.
Lusorw" , a, um , qui fert a jouer ; i».
fait par jeu; 3°. vain , fans effet.
l^vsorïum , ii , place où font les jeux; z°.
amphithéâtre; 3°. plaifanteric , badi-
1.VSUS , a,um, qu'on a joué, dont on
s'efl moqué.
Lvsito ,-are , jourr fouvcnt ; z°. fe jouer.
1. LvDus , i, jeu , l'adtion de joutr ;
i^. divertillement , plaifir ; 3".
plailànterie, raillerie ; 4". Acadé-
mie pour les exercices , foit du
corps , ibit de l'efprit.
L.VDO ,-ere , jouer , fe divertir, rire ; i".'
fe moquer , prendre pour dupe ,- j'.
contrefaire , tourner en ridicule ; 4".
danfer ; 5°. jouer des inflrumens de
mufique ,■ 6° faire des veis.
LuDi , orum , jeux publics.
LuDio, onis ; LvoiaSyU, danfeur , bala-
din, bateleur.
LuDid , a , danfeufe , aélrice,
L.vDihundus ,a,um, qui fait en fe jouant;
î. LvDicer,cra . erum, \ drôle, plar-
'. . ' i tant.
LvDicrus ,a, um ,
Luoifre , en badinant, drôlement.
LuDÙTura , i, jeu quelconque.
Lvuibrium , H , jouet , moquerie, rifée;
Binômes.
i.Lvm-Yico,-are,') jouer quelqu'un,
L[jDi-¥icor,-eri,l en faire fon jouet;
2 °. fourber , duper : de VAcere ,
faire.
LvDificatusi
prj DE LA LANGUE L A T. L Onom. ^14
dre pour dupe ; 5*. cludef , évi-
ter , efquiver , paiTer, fe mettre à
couvert , s'échapper , fe dtfculper ,
fe tirer d'athire , fe tirer d'intri-
LuDj-^cjfUi , fir , mocquerie, ri, ce.
I-iVDi-Jîcator, is , railleur , qui fe joue.
hvDi-Jicatio , onis , raillerie, rilée , in-
fulte.
hvDi-Ficabilii , e, plalfant , divertiflant.
t.LvDi-MagiJîer,tri, maître des jeux ,
d'cicrcicesi z». maître d'école.
Composés.
A^t-LvDOy-ere , fe jouer ; badiner au-
tour , avec j folâtrer ; z^. carelTer ,
flatter j 3 •. faire allufion à quelque
chofe.
!Al-Lud;o ,-îre , careiïèr , flatter.
Al-LuJjo , onis , allufîon.
Ab-Ludo ,-ere , être différent , n'être pas
conforme.
Ame hvDium , ii , prélude.
CoL-LuDo y ère , fe jouer enfcmble ;
i ". être d'intelligence , ufer de col-
lufion pour tromper.
CoL-LuDjum , ii , divertïiïement qu'on
prend avec un autre.
CoL-Lusio , Tiïs ; CoL-Lusium , ïi ,
collufion , intelligence eiitre pluiîeurs
pour tromper.
CoL-Lusor , is , qui joue , qui Ce divertit ;
1°. celui qui plaide d'intelligence avec
un autre pour tromper , prévaricateur.
Cot-Lusorij , avec intelligence pour
tromper.
De-Ludo ,-ere , •» . , ,
PT t:-. .5 jouer quelqu un.
Di-Luoia , orum , tems de relâche , de
repos.
E-LuDO , is , /uji j fum , Jere ; i^.
achever de jouer une pièce; 1°.
duper , tromper, fourber , jouer un
tour , ou d'un tour, faire une four-
berie , fe mocquei; impofer, prea-
,Çrig, L<H.
gue.
E-Lcsi , pir, d'E-Iudo.
E-Lusio, onis , tromperie, duperie,
E-Lusw , a, um , p-irr. d'E-ludo,
iL-hvDins, ris y omn, gen. ciui le moqut.
Il-Ludo, ij ,yj , fuTi , ère , fe moquer ,
fe railler , fe jouer , fe divertir.
It-Lusio, o^ij- , dériiion , raillerie , ironie.
ÏL-Lvsor , oris, mocqueur, railleur.
Ob-Lup<3 ,is,fL, fum , dere , fe jouer
avec.
P&jE-LvDium , ii , n. Prélude , eflai
avant de commencer,
PRiï-LuDO , is ,fi , fum , dere , préluder ,
ellàyer.
PRiE-Lusi , prêt, de Pr« ludo.
Pa^-LtiSio, onis , eflai , prélude,
Pao-Lusi , prêt, de Pro-ludo.
Pro Lusio, onis, prélude d'un difcours,
ce qu'on dit avant d'entrer en matière;
1°. eiïiii de fcs forces , tentative avant
que d'entreprendre.
PRo-Luu;7;n , ii , prélude , efîai avant
de commencer.
Pro Ludo , is , fi , fum , dere , préluder ,
efTayer.fdireeiïai avant de commencer,
s'exercer par avance.
î». LA se,
qui bondit.
De La , La , exclamation de joie , fe
formate Grec LAzo,(àuter de joie,
bondir ; & de- là :
LAS-Civioyire , bondir , fauter ; i °.
remuer toujours , ne point fe tenis
en repos ; 3 °. badiner, folâtrer,
M m m
^1/
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 91^
Ce Verbe tient à Cio , remuer ,
& à CEveo, remuer lafcivement.
Las Ci via , œ ; 'LhS-Çwitas , is , i".
badinage , jeu ; i^. plaifîr , divertiiTe-
ment ; 3°. moileffe , libertinage.
Las-Civu^ , a , um , 1'. qui bondit, qui
faute ; i". badin , folâtre ; i\ diflblu ,
lafcif.
Las-Civs ; LAS-Civiter , avec moUeffe.
'hk.S'Ciyibunius , a,um , folâtre , badin.
I V.
Cris de douleur.
LA.
Malheur, Afflidion.
De La, malheur, aftlidion, vinrent:
i«.
L/Evus , a ,nmy qui eft à gauche ;
1*. malheureux , incommode ; 3 ^.
favorable , propice 5 4''. fot , fat ,
impertinent; Gr. aaIcç, Laios.
LiEva , œ , la main gauche : ellipre où
l'on fbus-cntcnd munus.
'LMVorsù.m ; L.JEvorsùs , à gauche.
Liivè, fottemcnt, en fat. .
L-nsfuSfi^ /gcminemenc ; notre
Usfum,i,V vieux mot Lais.
LbsJus f us i)
3'.
l.Auentum
J^Auenta
l.AMento ,-are, hhMentor t-ari , Ce lamen-
ter , gémir ; 1°. déplorer , fe plaindre
des malheurs.
J^AMentatio , onis ihAuentaîus ,)ûs , gé-
nilTeraent , plainte.
tfi y 7 lamentations , gé-
r , orum j^ miflemens.
ï-.Auentalilis , e , déplorable, digne de
compafTion ; 1°. plaintif.
'Lkuemanus , a , um, qui fait gémir.
LAMcntator , is ; hAMentatrix , cis , celui
ou celle qui fe plaint.
De-LAMenCor y-ari , déplorer , regret-
ter.
H-LAMentatus , a , «m , <iui n'a point été
pleuré.
40.
Famille Grecque.
E Licia , œ ,f. Elégie , forte de Poe?-
fie fur des fujets trilles.
E-Lpcia , oruni , vers élégiaques.
E-Ltoeia, œ , voye'^ Elegia.
E-LEGZ(f(ir;um , ii ; 5c E-LEG2(fium, ii f
petite élégie.
E-Leguj , i, élégie.
E-Lbgw , atum , élégiaque , d'élégie.
De La , cri de douleur , de peine ,
vint rOr. ,1^^, l-t^î- ) fouffiir, fe
laiïer.
Et cette famille Latine :
Las/us, <i , «m , las, lafle , fatigué f
harafle,
LAsfulus , a , um , un peu las.
LASfnudo,inis , fatigue , harraffement.
hhspjco ,-ere , fe lafTer , fe fatiguer.
Las/o ,-are , fatiguer , harraiïèr.
De-LAsfo,-are f fatiguer ; 2°. en-
nuyer.
E-Lhsfefco , h , ère , fe lafTer de porter.
Pra-DeLas/o , <::• , avi , atum , are,
fatiguer d'avance , lafier par avance.
L'Oriental jyS , i-T^ê > '«fuîter , at-
taquer,.
pi7 DE LA LAN
Et cette famille Latine :
l.AceJJo ^-ere , attaquer , infulter ,
piquer j i''. charouiller.
hAceJp.0 , onis \ Lt,cej]uio , onis , attaque ,
infulte.
iL-LAoeJ/Iius , a , um f qui n'a point
été attaqué. '
Mots
où L a pris la place de la lettre D.
Nous avons vu dans l'Origine du
Langage & de rEcriture , pag. i z 6 ,
que les lettres D iS«: L fe met-
toient fans ceflc l'une pour l'autre.
Voici quelques mots où L a pris
la place du D initial.
1°. L A R.
Lab. fignifia maifon, habitation , les
foyers : ce mot qui paroî: tenir au
Grec Laur^ , grand Bourg , vint
du Celte L a r , habitation , fol ,
place.
Il tient à l'Or. IH -D"?-, Dar,
habitation ; D & L fe fubflituant
fans ccfl'e l'un à l'autre. De-là :
-1. Lar , ij, foyer, feu ; z^. maifon ,
dedans de la maifon ; 3°. famille ;
4 P. Dieu du foyer , Génie pro-
' teéleur ; 5". l'autel, conftellation.
Larsj , ium , les Lares , Dieux domefii-
ques.
LAKarium , ii , oratoire où étoit l'Autel
des Dieux Lares dans chaque maifon.
LAKaria , orum , fêtes des Dieux Lares.
L.AB.i-Fuga , Œ, qui s'enfuit de la maifon,
2. Lary<î , « , génie , elfiit follet ,
GUELAT. L p!8
(pcdre ; 2". mafque de théâtre»
5 °. fquelettc.
LAKVaUsye , qui concerne les fantômes.
LARVatus , a , um , mafqué , déguifc ;
1°. quiai'efprit troublé comme s'ilavoit
vu quelque fpeftre.
2°. LEVIR.
LeviRj frère du mari -, en Gr. DaÉR..
Ces mots font les mêmes , de l'a-
veu de tous les Etymologiftes ; D
&c L fe fubflituant fans ccffe l'un à
l'autre ; & les Latins changeant
en V , l'afpiration de la voyelle
qui en fuit une autre au milieu d'un
mot. Ces mots viennent donc de
Her, Maître^Seigneur , & du Celte
La ,Le , petir.
3 o. L O Lium.
Loiium, ii j ivraie.
Lotiaceus , a , um , d'ivraie.
Loiiarius,a, um , qui concerne l'i-
vraie.
Ces mots pavoiiTent venir du Grec Do«
tos, en Latin Dotus, fraude, trom-
perie :i3(;/i{o,adulterer,corrompre,
4''. LVMa.
Lvua, (S, ronce , épine.
Lvuarius , a , um , qui concerne les
ronces.
LvMetum , / , Heu plein de ronces.
Ce mot tient à Dûmes , buifTon.
L pour N.
Lvs-Cwia, a, >Roffignol,mor-fl-
Lvs~Citiius , ii , S rnot, le chantre
M m m i)
S^9 BICTIONNAIPvE ÉTYMOLOG.
de la nuit : de Nox, nuic , & Ca
NO , chanter.
liVS-Ciwala y <s , petit rofiTignol.
Lvsciola y œ , hupe , oifeau.
LAX pour CALX.
Les Grecs changèrent Calx en Lax,
talon , d'où vin: chez les Latins :
Lax, cis, talon ; 1°. partie de la
plante du pied à laquelle tiennent
les doigts j 2°. le haut du gou-
vernail d'un navire ; 5*. joubar-
he; 4®. tromperie. En grec aas:-
LACT, LAX.
Bu Grec Lax, taloa , vint:
■Àvo-LAciiffoy-nre ; Se Apo-Lact^'^o ,
ruer , donner des coups de pied ;
1*. aufig. méprifer, rejetter , faire
peu de cas.
Ce mot Lax paroît être le même
que le Calx des Latins.
L ajoutée.
L s'eft fouvent ajoutée à la tête des
mots ; nous en avons rapporté
divers exemples dans nos Origines
du Langage & de l'Ecriture. Ainfi
les Latins firent du mot Celte
HuBL, lioutlon, plante qui doit
fon nom à la qualité qu'elle a de
s'élever , les mots fuivans :
LvvuIuSy i, houblon.
'Lwus falictarius f houblon,"
i.vvulatus , a , um , mêlé avec du
houblon; lO.tjui concerne la bière.
5)20
LAB,
Main,
Du primitif La:b , main, mot Celti-
que, d'oT.\le GrecLABo, prendre,
& l'Or. nS^' Lavkr , enibralTer ,
vint une famille Latine très-nora-
breufe.
ï.
Lab , travail de la main.
LABojjom, ? travail , peine ;
LABor, ^m , ) 2.°. rifque , dcfaflre,
danger ; jo. douleur.
LABoriofus , a , am , qui travaille beau-
coup , qui fatigue ; 1». difficile , pénible;
3°. qui (oufFre.
LABoriosê , avec travail , difficilement,
LABori-Fer , a , um, qui ré/îfle au travail.
LABoro ,-are , travailler, fe donner de la
peine; 1°. fouffrir, fe porter mal; 3*,
s'efforcer, tâcher,
C O M 7 S^ S.
Ao-LAEoro ,-are , \ travailler fortement,
AL-LAEor» ,-are , y s'efforcer; i'^. ajou-
ter quelque chofe par (on travail.
E-LABoro ,-are, travailler arec foin , finir,
perfedionner.
E-LABorarzo , oais , application , étude ,
fbin.
E-LAEoratè, cxadement, fôigneufemem.
Négatifs.
iL-hABoratus , a , um , mal travaillé ,'
exécuté négligemment , fait avec
peu de foin ou d'appli ation ;
20. qui n'eft point cultivé,
j iL-LABoro , as , avi, atum. , are , traTailler
dedans.
Jn-E-hABoratui , ai umi qui n'efi poin
affez travaillé , qui n'cfl pa$ poli , qui
eft négligé.
î>aî DE LA LANGUE LAT. LAB pa^
Du Grec Ltpjls , acception , formé
de Libo , prendre, &: de Profopon ,
face , vint :
Prosopo- Livjia , ce , acception de
perfonnes,
IL
L AB , lever.
De Lab, main, prononcé Leb, ^c
Lnv , vint une nouvelle famille
relative à l'adion de lever.
Livo,-are , lever en haut , élever ;
2'. fbulager, alléger ; 30, délivrer;
4". aftoiblir, diminuer.
LEViZffo, onis, l'adion d'élever en liant.
hsvamen , inis ; hnvamentum , i , foula-
gement , décharge.
Co MP OSES.
ÂD-Lnvatus, a,um , foutenu , raa.tn-
tenu , favorifé.
Al-Levo y-are , alléger, décharger,
confoler;!". rendre plus léger; jo.leyer^
haufTcr,
Ai-LEvafJo, onis ; Ai-Lzv amentum , i ,
haulTemeat , élévation ; i». foulagement ,
adouciiïement.
"E-Ltvatiof 07ZW , rehaulîèment ; ma-
nière de parler qui relevé , qui
exalte ; 1° élévation , élévemenr.
■E-LEVaruj , a , um^ partie^ de
E-Levo ■, *s , avi , atum , are , lever ,
élever, haulTer , exhaulTer ; t?. afFoiblir,
amoindrir , diminuer, rabaiiïèr.
RE-LEvamen , inis , ou ReLe vamecti/m,?,
relief, profit que le fief doit au Seigneur
à chaque mutation.
RE-LFVfltfo, onjy , délivrance, foulage-
ment.
main , vinrent divers
RE-LEVatuj ya^um, ^artk, de Re-leyo. ] i . LAyemio , onis , voleur, larron.
Re-Levù/to , ii; voye^ RE-levamen.
Re-Levo , a.! , avi , atum , are , relever J
1°. délirrer , fouJager, allcger ; rdevar»
aH]usm , excufer quelqu'un,
Sub-Levo , as , avi , atum , are , élever ,
relever, (bulever; i». foulager, lidcr ,
recourir , foutanir , décharger,
III.
DeLEvo, enlever, alléger, fe for-
mèrent :
Lzvis , e , léger, qui n'a pas de poids ;
2°. petit , de peu de valeur, me-
prilàble ; 3°. foible , fans vigueur ;
40. qui n'eft pas à charge , point
pénible; j'. inconftant , volage;
6°. vain, trompeur ; 7°. fourbe,
méchante
'L^viculus, a , um, volage , léger.
LEviufculu! , a , um , un peu léger.
Lev/Vjj , is , légèreté , inconfîance.
Lnviter , légèrement, fupcrficiellemenc,'
médiocrement.
LEvidenfis , e, léger , clair , peu (erré ,•
1". de vil prix.
Livenna , œ, homme léger , évaporé.
Binômes.
Uvi-Vidus, a, um^Cajet à. manquer
de foi.
LEvi-Somnuî ^ a, um, qui s'éveille au
moindre bruit.
L^vi-Pes , dis , qui a le pied léger,
Per-Lev/j ,e , fort léger.
PER-LEvi;«r , très-légeremcnt , fort i h
légère.
V.
De Lab ,
dérivés.
^23 DlGTiONNAIR
LAVer^ïfl, <r, EéefTe des larrons ; 2°. un
plagiaire.
L.^vernalis, e, qui concerne la Dceiïe
des Yoleurs.
2. l.A3arum, i, étendard , bannière,
pavillon j mot à moi , ce qu'on
tient élevé ; 2.°. nom du fameux
étendard de Conflantin, mot dont
on ignoroit l'origine.
j.A-Lap^, tx , fouflet, coup fur la
joi'.ç donné à main étendue.
DiÎRivÉs Grecs.
LALae-archéj, Receveur des péages,
i. Astro-Lab«ot ,/■ , inftrumentpour
prendre la hauteur des Aftres.
3 . Syl-Lab^ , a , (ylLibe : mot à mot,
lettres qu'on prend enfemble pour
les prononcer à la lois.
SYi-L/iBafim , fyllabe à fylbbe.
SYL-LABicuj- , a , um, fyllabique.
Syl-Labux, i, index d'un livre.
McNfl-SYL-L.iBii^ , i » qui n'j qu'une
fyllabe.
Ei-Syl-Labw2 , i; 'Dis-SYL-Lf.uus, i,
de deux (yllabes.
Tai-S yl-Lab:;j ,a,um,de trois fyllabes ,
qui a crois fyllabes,
Tetra-Syl-Labi^j , a , um , iz quatre
fyllabes , qui a quatre fyllabes.
hENDECA-SYL-LAB!CU5, a, ujh , dc onic
fyllabes , qui concerne les vers cndéca-
fyllabes.
Hekoeca-Syl-Lab!;!-,;, endécafyliabe ;
vers de onze fyllabes.
4. LE}.:ma , tis , argument , titre
d'une pièce de pocfie.
AnA-LEMma , atis , inftrument de Gno-
monique , propra à marquer le cours du
Soleil.
E ÉTYMOLOG. 924
5. ÂcATA-Li.vJia , a , incomprchen-
fibilité.
AntI-Let/is , il , interceffion , interjec-
tion ; lo. perception.
Epi-Lep/7.i , œ , épileplîe , mal caduc ,
haut-mal.
Meta-Lep/Ij , is , tranfpo/îtion , figure de
Rhétorique.
Iatra-Lep.'jz , a: , Médecin qui fe fert de
friftions 5i d'ondions , ou dc remèdes
topiques.
lATRA-LiPHff , es , partie de la Médecine
qui fc fert d'onftions , ou de remèdes
topiques.
SYL-Uffis , is , fiUepfc , figure de Rhé-
torique, lorfque , fous un même régime,
on joint dis pluriers avec un lîngulier.
V I.
L A B , chute.
De Lab , élever , vint par oppofition
Lknes, chute : d'où cette famille
étendue.
I .
I . Labcs , is , chute de terre , grande
ouverture dc terre , gouffre ;
10. dedruélion , ruine; 3 °. tache,
fiétriffure.
Lk^ecula. , œ , petite tache, flétriflurc.
LABofus, a, um, plein de taches.
1. LABo,-are , branler, être ébranlé,
vaciller , plier.
LhSans , tis , qui tombe , chancelant , qui
cft fur le penchant de fa ruine.
LhBilis , e , qui tombe aifcment.
h^nidus , a, um ; Laeo/ux ,a,um, glif-
fant , où l'on rifque de tomber.
LAE.i/fo ,-eTe ;LABafcor ,-fii ■> chanceler.
3. LABor, eris , pfus fum , labi ^
tomber , glilTer,
5>2r DE LA LAN
l.ATfus , a , um , tombé.
Lap/îu, ùs ; LiAtfio, enis, chute , écou-
lement,
Lap/ô ,-are , tomber (buvent.
Binômes.
hATie-Vacio , -ère , ébranler.
LABe-faâiio , onis , ébranlement.
LA2s-fr.clo ,-are , renverHir en cbrr^ilant.
LAEf-FACfuj , a, um ; LABe-F Actauis y
a, um, ébranlé.
LAEî-FAcr«io, onis , ébranleraent,
LAE;-FAc£ator, is , qui fecoue, qui fait
tomber.
Composes.
Àt-Lknor, i, tomber, fe répandre,
glifler.
AL-LAP/ùy, ûf , gliiït-ment , chute.
Co/-LABor,-i, tomber.
CcL-LAEe-^o, être ébranlé,
Coi.-hABe-fa6lo,-are ; Col-L ABefacicyere,
faire branler , renverfer , brifer.
Cni.-LAB.i/f9,îj,-ere,- CoL-LABf/coj-erf,
branler , être prêt à tomber.
Coï--LArfus ta, um , tombé ; 1°. pâmé ,
évanoui.
Be-LABor, ï, tomber de deflus, fe
laifler aller, avoir du penchant.
Di-Labst, i , s'écouler, fe perdre en
coulant , décheoir.
Di-LABert^ , tis ^ijui tombe , qui fe dé-
charge,
Di-LAE;(fui' , a , um; Di-LABi/zj, e , qui
tombe , qui dure peu , caduc , qui fe
corrompt , qui dépérit.
î-LABor ,-i, s'écouler , s'échapper en
coulant; i". s'évarfouir.
E-L\v fi , cni! , éva/îoii,
Ë-Lap? , pu , ferpcnt qui fe glifTe.
Îl-Lavokj-ï, (e gliiTer, fe couler
dedans, s'inGuuer.
GUE LA T. LAB pa^î
iL-LAmlis , e, qui ne peut tomber.
Ii-Lap/ùj-, ùs , écoulement, cours oiî
partage des eaux ; z". entrée ; 3». chiite»
ïi-L\iie-fa'5ius , a , um , qui n'a point été
ébranlé , fans tache-
iNTER-LABor , i y s'écouler entre, tomber
entre.
'"'er-Labo/-,-/, couler, fc glifTer dciïuS;^
à travers 5 20. alkr devant , pré-
céder.
Fam-Labot ,-' y pafîer , couler devant»
Pro-Labop ,-i , tomber devant.
Pro-Lap/7o, onis , chute.
Pr.^« TER-LAEor , i , couler , pafTer outre ^
auprès, le long; z". s'effacer de l'elprit.;
RE-LABor,-ï, retomber j remontée
à /à fource.
SuB-LABor,-/, couler par-defTous j
1°. tomber en ruine, décheoir.
SuB-LAp/àj , a, um , tombé iâns
deifus deflbus,
SuTiier-LABor,- i y couler deiTous ;
1°. fe retirer fecrettemenc.
TRANs-LABc/r,- 2, paÏÏ£r,coulcr au-delà,
20.
LvBricus, a, um, gliffant, où l'on
tombe aifement 5 1°. qui écha-j-
pe aifément j 3°. mobile , inconl-
tant.
LvBricum , f, le gliiïànt d'un chemin , de
l'âge,
LvBricè , peu fermement.
LuBr/co ,-are , rendre gliifant.
ÏL-LvuRJcans y tis, qui fe coule de-'
dans doucement, en gliffanc ^ qui
s'introduit en fe coulanr,
VII.
De Lae , î:,.i'n , large conj-Taer k.
5>27 DÎCTIONNAIR
main , vinrent des noms de plan-
tes à grandes &: larges feuilles.
LAvaikus j i , ? ofeille , patience : Gr.
LATathum ,i, S Lafathos & Lapathon.
l.Ai'pa, a, bardane.
hATpaceus , Cl . um , de bardane.
hi-ppago , inis , cfpéce de mouron , plante.
VIII.
LEP, Lièvre,
Lepus , oris, eft le nom Latin du liè-
vre. Les Etymologiftes ont très-
bien vu que c'étoit le même mot
que le Grec Lkcoos , qui défigne
également le lièvre , &: où G eft
fubftitué à P, par un cliangc-
ment très - commun chez ces
Peuples. Mais quelle fut l'ori-
gine de ces mots chez les uns &
chez les autres î c'eft ce dont on
ne s'eft jamais mis en peine. Ajou-
rons qu'en Orient, cet animal
s'appelle Ar-NA^ah , mot dont
Forigiae n'eft pas mieux connue;
car on ne fauroit adopter ce qu'on
a rcvc là-delTus : obfervons qu'ici
Jr n'eft autre chofe que l'article
M; & Eth h terminaifon fémi-
nine : enforte que le vrai radical
cft Naè, mot qui paroît de la
même efpéce que Lal> ou it/us ,
par la CubUitution continuelle de
N & de L.
Le lièvre fe diftinguc entrç tous
les autres animaux , par fa lèvre
fupérieure fendue jufqu'aux nari-
ues i d'oa eft venu le mot de Bec-
E ÉTYMOLOG. 92$
de-lievre , pour dé/igner les lèvres
fupcrieures lorfqu'elles font fen-
dues chez les hommes comme dans
les hèvres.
On en aura donc dérivé le nom
de cet animal, puifqueLAB,L AFP,
eft le nom Perfan, Latin & Cel-
tique des lèvres. Lagooj & Nab
ne feront que des altérations de
ce mot primitif: de-Ia vinrent ces
mots Latins ;
Lep«j, oris y lièvre ; 2*. poiftbn, qui
reiïèmble au lézard; 3°. e(péce de
crabe.
Lteufcului , i , levreau , petit lièvre.
Lt?orinus , a, uni, de lièvre.
Liforarium , H , parc où l'on tient der
lièvres.
IX.
LIERA, livre , poids.
I. Li-era, ee, Uvre, poids d'une livre,
mot à mot , ce qu'on pefe de la
main; z", balance; ^o. contrepoids;
4 niveau ; 5°. la balance, figne du
Zodiaque.
Lizella , œ , niveau ; t". monnoie d'argent
de la valeur de l'as Romain.
Lmralis , e , d'une livre , qui pcfc une
livre.
LiBri/ù , e, qui fertà lancer, à darder ,
à balancer.
LiBn7e,iJ, balance, fléau d'une balance.
hï-Ërilia , orum , machLies de guerre pouc
lancer des pierres.
Composés.
Bi-LiBrd, a, poids de deux livres.
Bi-LiBrij, m.f. he^n. de deux livres ,
qui pcfc deux livres.
,29 D E L A L A N
Sz-LiBra t œ > demi-livre.
Tar-LiBr/x , m.f. bre-, n.de trois livres,
qui pèfc trois livres , trois livres pefant ,
du poids de trois livres.
2. LiBro,-are , tenir en équilibre ,
donner le contre-poids ; iq. nive-
ler; 50. égaler ; 40. lancer ; 5°. pe-
fer , examiner ; 6°, éprouver,
hiwator , is , nivelcur ; 20, celui qui
lance , canonnier.
hiBratio , enis , raâion de mettre en
équilibre ; 1°. balancement ; 5°, nivel-
lement ; 4°. l'adion de lancer,
; . LiBrari , être rufpcndu.
LrBramen,!/îij, contre-poids; z". l'aâion
de lancer.
LiBramentum , i , contre-poids , nivelle-
ment, équilibre.
LiBri-Penj , dis , celui qui pefoit l'argent
donné aux (bldats Romains , Fermier du
poids public ; î". celui qui tenoit la
livre de cuivre dans la cérémonie de la
paflation du contrat de vente , appelle
Mancipatio,
hiBraria , ce , fèrvante qui donnoit la
tâche aux autres domeiliques,
hitrarius ,a,um, qui pèfe une livre.
Composés.
De-Li-Bero, -are, péfer, confulter, con-
fidérer; 2.°. penfer ; 3°. conclure,
réfoudre.
Dï-LiBer«:io, onij , confultation , délibé-
ration.
Ds-LiBenzti/m , f , arrêté , réfolution,
DE-LiBerarar, ij, qui confulte.
BE-LiBerariVuj- , a , «m , fur quoi il y a à
délibérer.
Oriç. Lat,
G U E L A T. L AB pjo
X.
LUCTA,
Lutte,
Ce mot cft un de ceux dont Torigine
ctoit abfolument perdue , & qu'on
croyoit introuvable : c'efl: qu'on
l'cnvifâgeoit comme un mot fim-
ple , & non comme un mot com-
pofé. La lutte eft un combat oîi
l'on n'employé d'autre arme que
la main ; c'efl: précifément ce que
fignifie ce mot dans la langue
Celtique : il eft compofé de Laf^
Lau , Lu , main ; & de Cad , pro-
noncé Ce J, puis CT , combat.
Lau-ceda yAtytmi Lrf«c?(2,puis,
Lu&at combat de la main.
De-là cette Famille.
Lvctamen , inn , r lutter.
Lvctario , onis , 3
aAîon de
L
L
Lr-CTo ,-are; Lucfor,-arf, lutter, s'exer-
cer à la lutte ; i». tâcher , fe débattre ;
3°. difputer.
hvctatus , ils , effort.
hvctator , is , lutteur , quî Ce débat.
Juvctatorius , a , um , qui concerne la
lutte ou les lutteurs.
Composés.
CoL-Lv-czor,-ari, lutter, difputer en-
femble.
CoL-Lucfaffo , onis , effort , réfiflancc ,
difpute , démêlé.
DE-Lucro ,-are; DE-Lucror ,-ari , lutter,
combattre.
E-Lvctahliiym,/. U^n, qu'en a peine
N n n
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
S)3i
furmonter, dont on ne peutaifc-
ment venir à bout.
E-Lvctjns , tîs , omn. gen. qui fait efFort ,
qui s'efforce , qui tâche à furmonter.
E-Lucwr , aris , dus fum , ari , fortir
avec effort; i". fc tirer avec peine , fc
dépêtrer , furmonter avec difficulté ,
venir mal-aifément à bout.
Jt-hvctans , tis , ojnn. gen. qui réfifle
contre , qui s'oppofe.
Ih-Lvctor , aris , citas fum, ari, s'oppofcr
à , réfffter , fe roidir contre.
lNE-LtiCfaii7/j , 7«. /, Is , n, infurmon-
tablc , invincible; i". Inévitable.
03-Lvciandus i a, um, à qui il faut
tenir têre , s'oppofer , réfifter.
Oî.-L,vctans , lis, omn, gen. qui réfifle ,
qui s'oppofe , qui tient tête.
Os-Lucaft/j, a , um , qui a ré/îfté , qui a
lutté , qui a combattu.
Oe-Lvcrarus morti, qui a lutté , combattu
contre la mort : p.xrt. de
Os-Lucfor , aris , arur fum ■, ari , lutter
contre, ré/îiler , s'oppofer, tenir tête ,
faire effort contre.
Ks-Lvctans , lis f réfirtant, qui ré-
fifte , qui fait eflorc contre.
Rfi-LuctarJo , onis , ré/îftancc , effort
contre.
RE-Lucr jfw ,a,um, participe de
Re-Luc«o , as , avi , atum , are ; 8c
Rt-Lvctor , aris , atus fum , ari , ré/îfler ,
faire ré/iûance ou effort contre , répu-
gner.
XI.
L A B j Lèvre,
De Lab , prendre , faifir , vint la Fa-
mille Lab , Icvre, efpéce de main
qui ferc également à prendre, a
r^fir : de-là cette Famille Latine :
S)32
I. Labj«/«, a, 1 lèvre, lippe, babî-
LAB/d,<E, > ne ; i°. bord de
Lae/"«w,2, 3 quelque chofe que
ce foit , comme les lèvres foni
les bords de la bouclie ; 5 ", baf-
fin d'une fontaine, cuvette, bai-
gnoire ; mais dans ce troifieme
fens , il vient de Lav , Lab, la-
ver, baigner.
LABrofus, a , um; hABÏofus, a , uv, , dont
les bords s'élèvent en forme de lèvres ,
qui a de groffes lèvres, ou de grands
rebords.
Labsé), ij,Lip;)u,quîade groffes lèvres.
LABe//wm, i, petite lèvre ; 1". cuvette.
1. La-rJo. , a , fuceur , fuceufe ; on
fuce avec les lèvres.
"Lk-Ëdace , es , fuçage , l'adlon de fucer.
hAMLero,-are; LAMBiro ,-ari? , lappcr ,
boire comme un chien : c'cft Lab nafalè,
5 , Lambo , is j i, ère , fucer ; i°. ar-
rofer les bords; i°. eftleurer, tou-
cher légèrement des lèvres , lécher.
Composes.
AiLAMBOj-ere , lécher , effleurer des
lèvres.
Circum-Lambo ,-ere, lécher tout auteur,
De-Lameo ,-ere , lécher.
Prje Lambo ,-ere, lécher le premier ,
faire l'effai de l'extrémité des lèvres,
C( L LABeWo ,-are , baifer amoureufèr
ment, fe careffer comme les oifeaux >
bec -à bec.
SuB-LABro , are , lucer,
i»,
Liu^us , i , mot qui fignifie bord ,
comme Laiium , la bordure , k
9n DE L A L AN
frange , la broderie , le rour de
chaque chofe ; ainfi que les lèvres
font la bordure ou la frange de la
bouche.
GUE LA T. LAB
PH
LiMB.zti/i , a, um , brodé tout autour ,
bordé.
LiMBiZfor , oris,
LiMBC
LiMl
iBator , oris, ^
JBolarius , ;;,V ^^'"'
iBuLrius , il,)) t.°"
qui brode ou
borde quelque chofe.
3
\.no,-are , effleurer , goûter, tarer lé-
gèrement des lèvres; 10. faire obla-
tiou , libation, des efiufions à l'hon-
neur de la Divinité.
LiBuy,i , & LiBwm , i ; 'Li'&acuncuhs , i ,
gâteau fait de farine , de miel & d'huile
qu'on ofFroit aux Dieux.
LiBirius , a , Pâtiflîer , qui fait des gâ-
teaux.
LiB^me/! , is;LiBamentum,ii LiBatfo, ù,
libation , eftuiîon.
LiBiVo,-ar<r, goûter ,e(Tayerj 2o. faire
des libations ; jo. fûre obbcion.
Lizidna , œ , libations funéraires , oiFran-
des faites aux mons ; i°. DécfTe des
libations funéraires ; 3°. le cercueil ou
tombeau fur lequel on faifoit des liba-
tions ; 4°. méiierd'enterrcur, de ceux
qui faifoicnt les libations funéraires ; 5°,
le mort , celui à qui on a fait les liba-
tions,
Liïiitinarius , ii , celui qui fournilToit les
chofes néceiïaires pour les funérailles ,
Juré-Crieur.
LiKidnenfis , e, funéraire , qui concerne
les offrandes & les libations qu'on failbit
aux morts.
LïBeum , i; LiBaiorium, ii , vafc facrc
pour faire les Hbations.
C « M p o s É s.
De-Libo, - are , goûter des lèvres ,
entamer ; iP. diminuer ; 3°. cueiN
lir.
De LiB.'îfio , is ; DE-LiBamennim , i ,
épanchcment de liqueur, libation , eiïai ,
l'aflion de goûter ,• 1°. portion d'une
fucceffion , qui n'excède pas le dixième
du total.
DE-LiBflfar, is , qui choifît , qui ciïaye ,
qui éprouve.
DE-LrBiirorium , ii , lieu propre à faire
des libations.
iNDE-LiB.ituy, aium ; iL-LiBifus', .t, um ,
à quoi l'on n'a pas touché , entier ,fain,
qui n'ell point gâté , pur,
E-LiBatio , onis , libation.
PR^-LiBo,-are, goûter d'avance, cfTaycr
le premier.
LoB«j, j , bout de l'oreille, par où on
la prend.
Vf.o-Lonus , i , -i l'anfe, le bout de
Pro-Lob/w/w, i, 5 quelque choie,
par où on la ùàùt: de Lab,
prendre.
De Lab , Icvre, &dc Kvscus, rude *
âpre , vint cette Famille:
LAB-Rusca, a , vigne fauvage , 2°.
lambrufque , fruit de cette vigne.
Lab-r.uscu/?î, i , fruit delà vigne (auvagc.
LAB-R.usci//um , i , petite vigne,
Lab Rusfo/uj , « , um , rempli de vigne
fauvage.
LAB-Ruscerum,i,lieuoùiIy a de la vigne
fauvage.
L A C , L A Q ,
Lacets , piège.
De L dcfignant les bras , la main ;
Nnnij
P5f DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. p^ë
vint le radical Laq , qui prend , qui
faifit; nom des pièges, des lacets , de
tout ce qui lert à attraper, à ilùfîr.
De-là rOr. ~Î2S> LaKaD, faifir,
furprendre.
Et ces familles Latines:
I.
Lac, Lacet ^ Picge.
t-AQa£aj,ei,lac, lacet, picge , pan-
neau.
LAQ;;fjror, is, celui qui jette aux fuyards
une corde à noeud coulant pour les ar-
rêter.
hAQ,ueatus , a, um f attaché avec des cor-
des , étranglé.
Laquco y'ure , attacher arec des cor-
des , étrangler.
Composes.
iL-LAQWeo y- are , lier , prendre dans
des filets.
iL-LAQueatiu , onis , l'aiftion de prendre
ou d'être pris dans des filets.
Ii-LAQuïiiror j ij , qui embarraffe dans
dec filets.
ïn-LAQueatuj , « , um , oïlacc , pris dans
des filets.
Ab-Laq««o ,-ere, déchaulTer un arbre.
As-LAQue^ria , is , déchaulTemcnt des
aibfcs , des yignes.
II.
Lac , attirer , enlacer.
Lac/o , is , ère , tromper , tendre des
pièges.
Ai-Lici(J , is , xi , Uâlum , cere ; Al-Lic«-
Fario ,-er«, amorcer, charmer , attirer ,
gagner.
Ai.-L£ctatio , is f cajolerie , amorce >
am: •
arum, } charmes , volup»
: , ii , 5 tés , attraits.
Al-Lecco ,-iire , amorcer.
AL-L'Ector , is , qui attire ; i°. oifeau qui
fcrt d'apeau pour attirer les autres,
At-LEcti/f , a, unit attiré , invité.
De-Lic/^ , arum^
DE-LlCi«OT ;
DE-Licio/is , arum. , petits délices , cn-
chantcmens.
'Di-'Licatus , a, um , fcduit par les plàî-
firs , voluptueux ; i". délicieux , qui fé-
duit ; ji^. qui a du goût , de la finefle
pour réduire , délicat.
DE-Licafè , délicicufêment , voluptueu*
fement.
De- LECto ,-ar: , charmer , amufer , enr
lacer;
Dt-Ltctamentum , i ; De-Lecf atfo , onis »
plaifîr , jeu , dirertifTement , ce qut
charme & enchaînc.^
E-L^ceira, arum, amorces, char-»
mes , lacs, appas.
E-h^cio ,-ere f attirer , évoquer.
E-L, dus, ii , qui attire , qui charme.
Il-Lic/o ,-ere , gagner , tromper par
des careflcs.
lL-Lrczi/7n , ii , It-Ltctamentum ,î attraits?
Ih-LEcebra , œ, It-Ltctatio , ^ char-
lL-LEcehrano,onis,ïh-Lsctus,ùs,^ mes ,
allcchcmens.
It-LEcehrator , oris t qui attire , qui char-j
me , féduifant.
IL-L^cebrofus y a y um y attirant , plein
d*att»aîts.
Ii.-Ltcehrosè y d'une manière engageante.
Il-Lex , cis , attrait , charme ; z°, char-
mant , léduifant.
lND£-LEc/(irKj , qui n'a pas été chaf"*
me.
In-Licfo ,-iTe y attirer , faire tomber dans
des lacs.
lv-Licium,ii, l'adion défaire venir le
peuple dans une affèmblée , de le icduire*
DE LA LANGUE LAT. LAC '93^
5: moral ; i*>. régie , modelé >
Pel-Lac/iï , (C , fourberie , tromperie.
Pel-L.\x , cis , trompeur,
PEt-LKCto ,-are , exciter , cniauvoir.
PEL-Licjtio , onis , cajolerie , l'adion
d'eiijolJer.
PEL-Licifor , oris , caJoUciir , féduiSeur.
VtL-hicio y-ere , attirer par flatterie ,
attraper ,. tromper.
PER-Lïceira , en , attraits.
PER-LECt(},-.îre; PFR-Licio, -ère, attirer,
réduire à force de carefTes.
pR.o-Lici(5 ,-ere , attirer.
CoN -DE-LEc/or , aris', atusfum, pren-
dre plaiHr à.
C^-Lictamen , inis , n. , Ce
Os-Lictamentu.'7i,i,n.d\vei:ùiTement,
palTe-temps , récréation.
OB-LECtaneus , ci.,um, qui caufe du pîai-
fîr , qui donne du diveriifTement , qui
divertit.
OB-Lncfatio , onis , voye\ Oblcflameti.
Os-LECtator , oris ; trix, icis , qui diver-
tit, qui donne du plaifir.
Ob-Lecm , as , avi , atum , are , &
Os-LEaor, aris, atus fum , ari.divertir ,
caufer du plaifir , donner du divertiiïe-
fnent , recréer, réjouir.
iN-Os-LEctor i.aris , ari , prendre plai-
fir â;.
VB.o-Ltciil'ïUs f m. f. h , n. is , at-
trayant , qui peut attirer.
Pro-Lecm , as , avi , atum , are , attirer
par la flatterie , charmer par de belles
paroles , gagner par des promeiïcs.
St3B-Lec£o , as y afi , atum , are , fe jouer ,
fe moquer de quelqu'un en lui faifant
des carefTes.
III. Lieny
j°. Loi.
î*^. condition qui lie.
î^tG-.ilis , e , de la loi , qni concerne la loi,'
hiauleius , i, qui étudie le Droit.
Ltciiimus , a , um , légitime , fuivant le
droit ; m. -d - m. trcs-confotrac à la loi,
LEcitimê , félon les loix.
Binômes.
,Lv.Gi-¥er,a.^ um, qui donne des loix ;
de Fera.
Lici-Rupa , œ ; LEai-Rupin , onis , înfrac»
tcur de loix : de Ruf , rompre.
Licis-Laior , is , qui fait des loix r
de Lat , porter.
C O M POSES.
Ex-Lex, egisy qui cfl: ou qui vit (ans
loi , qui ne luit ou qui n'a aucune
loi.
U-Lex , egisi omn. gen. qui vit fans loi,
i". Lier.
LiGo,-<zr^, lier, bander.
LiG.itio , onis , ~>
Ligatura, c^ y ( Hen , bandage.
L,icamen., mis , C *>
hicamentum , i , 3
LiGu/a , « , courroie , cordon ; i», cuiller
à long manche, fpatule, cuillerée , lan-
guette , ccumoire , lame d'épée étroite,
épiglotte.
Lictor, is f LideurjHuifller, Bedeau.
Lictorius , a , uw , de lifteur.
C®MPOSÉS.
AL-LiGo,-tfrf , lier, attacher à quel-
que chofe ; 2°. obliger, engager;
3 •, cmbralTer,
AL-LiG.7ff>r , ;t , celui qui attacha;, i^.
tEx , gis f loi , droit écrit ; lien civil |, celui qui oblig.c.
$39
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
940
Ai.-LrG.Tfzo, onis ; AL-Licatiira , œ, lien ,
bandage ; 20. liaifon , unien ; 3°. enga-
gement , obligation.
Ad-Al-Lig9 , as , avi , atum , are , lier ,
attacher à quelque chofe.
Ciaci'M-LiGO , as , avi y anim , are, lier
autour.
CoL-LiGo,-fl/£ , lier 5 joindre, attaclier
enfenible.
CoL-Licatio , onis , lien , union, enchaî-
nement.
ÏL-L\Ga:io, onis, l'aftion de lier»
d'attacher à.
ÏL-LiG.iruj, a , iim , part, de
Il-Ligo , as , avi , a!um , are , lier , en-
gager , entrclafTer , attacher , nouer ,
entortiller.
CB-Licam£Titum , i, F. Obligario.
OB-LiGiinj , tis , omn. gen. engageant ,
qui oblige , qui engage.
OB-LiGatio , onis , obligation , engage-
ment.
Os-LiGaffo linguœ , empêchement i.i la
langue , qui rend bègue.
OB-Licafwj- , a , um , ]}.2rnc, de
Ob-Ligo, as , aii, atum, are , lier tout
autour ; 1°. engager, obliger ; 3». vouer.
gPrR-Lioafuj, a , um , partie, de
P1.R-L1GO, as, are f lier ou ferrer
étroitement.
l'K.t-Licatus , a , um , partie, de
Pp.^-Ligo , as , avi , atum , are , lier par-
dtvant ou auparavant.
RE-LiGtz/io, onis, i'adion de lier,
d'attacher.
RE-LiGûrw , a , um,part. de Religo.
}\E-Licatusfomno , accablé d'un profond
Ibmmeil, fort afloupî , endormi.
Re-Ligi) , as , avi , atum , are , lier , relier ,
auacher.
'lR.RE-Licaiiis , a, um , délié , épars.
SuB-Licaculum , i , Se SuB-Lioar , aris ,
caleçon , trouiïe , culotte , & tout ce qui
fcrt à couvrir le même endroit du corps.
SuB-LiGO , as , an' > atum , are , lier par-
defTous.
Super-Al-Ligo , as , avi , atum , are ,
lier ou attacher par-delTus à.
Super-Il-Ligo , as , avi , atum. , are, atta-
cher ou lier par-deiïus.
3°. Religion.
Re-Lig/o , onis , Religion , culte
qu'on rend à la Divinité; 10. dévo-
tion , piété ; 50, confcience ; mot-
à-mot , lien fupcrieur , plus par-
fait ; loi par excellence.
RE-LiGer!j , tis , omn. gen. pieux, dévot.
Rf-LiG/uJe, iàu'fsii'.è , adv. pieufement,
religieusement , avec dévotion , dévo-
tieufemcnt ; 1". fcrupuleufement.
RE'Lic:.]fuas , aiis , attache à la religion,
culte religieux.
Re Liaiofus , a, um , ior , ijjlmus , reli-
gieux , qui a de la religion , de la piété ,
de la dévotion; pieux, dévot , confcien-
cicux ,• 1°. fcrupuleux, religieux jufqu'à
la fupcrftition , fuperftitieux.
Rel-Ligzo , onis , voye^ Religîo.
NÉGATIFS.
Iv.Kc-Licio , onis , irréligion.
iRRE-LiG/ojè , avec irréligion , d'une
manière impie.
iRRE-Licio/zraj , aiis , roye^ Irrelligio.
iKC^i-Liciofus , a,um, irréligieux, qui
ell fans religion , impie,
I V.
LAC, Lâche.
De Lac , lien , filec, vint par oppo-
fuion la famille Celtique Lacc,
9ii
DE LA LANGUE LAT. LAC
Lach f lâche , dans tous les (èns ;
Jélié , parefTcfiix , nonchalant: :
En Grec Lagg^o , être pareîfeux.
LAcaros , lâche, affàide , dif-
tendu.
En Allemand Sch-LAx ; en Anglois
S-LAcK , lâche , w^relTeux,
Dc-là ces familles Latines
I.
T-tKccus , a,um, î flafque , lan-
F-LAccidus,a, uin, )gui(Ianr, mou,
fané , pendant , flétri,
P-LACceo, es , ui , ère; F-iAccefcp , i.r , cui ,
fcere , languir , s'abattre , perdre fa
force , fe faner, fe Hétrir.
2.
Laxus, a, um, Ikcke, reiÂché , dé-
bandé ; x'^, ample, (pacieux ,
étendu.
Laxo ,-are , élargir , prolonger , rendre
plus fpacieux, relâcher, dégager , con-
gédier.
L.Kxius , a , le boyau colon , par oii on /e
lâche,
LAxarfo, ij ; L\x!tjs , is , élargifTement ,
vuide, efpace, largeur.
L^xe: Laxuhi , au large , fpacieufèment.
LAXj/renfu/n , i, relâche , récréation après
le travail.
Composés.
CoN Laxo ,'are , élargir , relâcher,
Re Lax<z/jo , onis , relâche.
RF-LAxafor, oris , qui relâche.
RiL\xatus y a t um , relâché ; z", qni a du
relâche,
Rt-LA.'-o , cr, avi , atum ^are , relâcher,
élargir , dcflerrer , étendre ce qui eft
irop ferré ; z", djnji:r du relâche.
Re-Laxuj, a, um , relâché , lâche , qu»
n'eft point ferré , dcfferré.
50.
Lach & Lang ,
langueur , relâchemenr.
l.ACHaniJJo,-are , ) languir , être kiî-
l.Acuaniiô^ arc,) guidant.
Lauguco , es,ui, ère, manquer de
force, de courage, être languiflànt,
lâche , parelTeux,
LANGue/co, -ère, perdre fa vigueur, s'af-
foiblir,
LANGuor, is, faibîefle , abattern-nt, perte
de vigueur, molleirc , pareffe , manque
de cflcur,
LANGi/;V//f , a , um; LANr,-;;Vr//uc, 11, um,
débile , foible , languiffant, lâche , mou,
qui a perdu ^a rigueur.
Lfttr.iiirlè , languiffamment , mollement.'
L~îic,'n-Ficus , a , um , qui fait languir.
'L\-KGue-Facio , ers , rendre languiiTant;
Composes.
LANciieo,-ere, 7 s'afîoiblir
l-LAtiGuefco,-ere ,S languir, v
9
per-
E-Lai
E-
dre fes forces.
Ob-La>jgw , es , erf ; On-LAsduefco ,'
is.,ere , languir , s'affoiblir.
RE-LANGt/éo ,-fre ; RE-LANcue/ro ,-sre
dcveni ■ hnguiiïant , s'abattre , s'amollir •
1°. s'affbiblir , diminuer , perdre fes
forces.
LAC, LAZ,
Dichirer.
LAC, LAZ eft une Onomatopée qui
peint le déchirement, l'aftion de
déchirer, couper, tronquer ; d'où
l'Oriental '^«n?, Lhaii, LALi^,
S^3 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
abattre, opprimer: 0'>T^Ï>^Di Me-
hucifiim , cifeaux.
Le Grec AA.K1;, Lakis y déchirure.
AAKH , Lakc, précipice, ra-
vine , Sec.
Et ces fanùlles Latines.
I.
LAC£r , a , 2im , 7 tronqué , déchi-
LAceruiy a, um , \ ré, démembre.
LAcero ,-are , déchirer , déchiqueter , dé-
labrer , brifer,
hAdratio , onis , l'aftion de déchirer ,
craOure , démembrement.
Lf.csrofus 1 a yunii couvert de haillons ,
de guenilles.
Composes.
Co-L-'Lkcero y-are , déchirer avec , eu-
femble.
De 'Lkcero ,-are; Tli-hKcero ,-cLre , déchi-
rer ; z". ruiner, diffiper.
Di-LAcsrjrio , onis , déchirement.
SEMi-LACer ,a,um, à demi-déchiré.
iL-LAceraHïn , m. f. le, n: qui ne peut
être déchiré , qu'on ne peut déchirer,
IL
l.kcmo,-are, ~) déchirer, décou-
:ino,-are, j per; 2^. difïïper,
P44
hAciniofus , c » um , iiviCé par parties ;
i". plein de coupures.
LAciniatim , par lambeaux, par parcelles.
LAcinix , arum , efpcces de mamelles qui
pendent du cou des chèvres.
I I I.
Lancwo,
dcpenfer.
"LAcinatîo , onis , déchirement , l'aftion de
déchirer , de dépenfcr.
hAcinator, is , qui déchire , qui met en
pièces ; i'. didlpatcur,
'LAcinid , <E 1 frange , bord ; 1°. bas d'une
robe ; 3°. pan, lambeau ,- 4°« parcelle ,
peloton ; j'. robe.
LAcinfo y-are , divifer par parcelles , par
pelotons , diftribuer ; i». couvrir d'un
pan d« Ta robe.
I. Lacertkj, i, le bras, du coude
au poignet , parce que là il efl:
comme coupé en deux -, 2°. la
force du poignet.
t.LPLCo-Tomusy i, ligne droite pa*
rallele à l'axe , depuis l'endroit où
le rayon d'été coupe le méridien ,
jufqu'à celui où il coupe le rayon
d'hiver; 10. ligne pour marquer
les fignes dans l'analemme ; 5'. li-
gne droite qui coupe une partie
du cercfe méridien entre les tr»-
piques.
IV.
De Lac , Lec, couper, fe formèrent
ces mots:
I. LACiuear , is , plancher, lambris,
LACi^nar , is , plafond, lambris ; i°.cn-
trevoux.
1. Lhcuno ,-aTe , lambrlflcr , faire un plat-
fond.
Sub-Laqum , as , are, orner de plafonds,
de lambris : i». plafonner.
5. hicoy-onis , houe , hoyau.
Liconi7,o ,-aTe , labourer avec la houe i
bêcher.
4 Lucanica , a , faucifTon.
Lvcanicust a,um, friand, gourmand.
LUX,
Déboîter.
De l'Or, îlV , i*{ , écarter , vînt cette
Famille :
Lvx0,
P4f DELALANG
Luxo,-tfr<;, déboîter , difloquer, dé-
mettre , remuer , faire changer de
face.
Lvxiis , a,um; hvxatu! , a,um, démis,
difloqué.
Lvxatio , onis; Luxafura, ce, déboitement
des jointures.
E-Luxiifuj , a, um , part, de
E-Luxo , as, avi, arum , are , déboîter ,
démettre , diflo;:iuer; i?. prendre une en-
torfe.
V.
De Lac , déchirer , les Grecs firent
LAnheo , partager, d'où vint:
LAcne/Is , is , le fort ; z *'. nom d'une
des Parques, celle qui diftribuoic
les talens , & dccidoit du fort que
chacun auroit.
VI.
LUCR, Gain, Lucre.
Ici un A changé en O, enfuite enU,
a dérouté les Etymologiftes : ils
n'ont pu voir que ce mot tenoit
au vieux verbe Grec LAKkco , Se
LekAo , change au préfent en
laAGKhanà , & qui fignifie obte-
nir , gagner , avoir en partage, être
loti.
Et que tout ceci tient au radi-
cal Lac , Loc , partage , portion,
même famille que Lod , Lot , par
le changement de C en D, & qui
fignifie Lot, partage dans tous
les fens.
Lucra/K, i, gain , profit, ucilitc,
Lvcellum, t, petit gain,
Orig, Lat,
U E L A T. L A D P45
Lvcrofus , a , um , qui apporte du gain ,
avantageux.
Lvcror ,-ari , gagner, tirer du profit.
L-vcrativus , a , um :, Lvcr:-Fic:ibiUs , e ,
profitable , où il y a du gain.
Lucri-Kif io ,-ere , gagner , tirer du profit.
Lucrf-Fff uj ,a,um, qui apporte du profit.
Lccri-f/ro ,-are , faire du gain,
Lucri-F/o,-ierf , fe trouver du profit.
Lvcrio , onis y î^iui cherche à ga-
Lxrcri'Peta, a , S gner.
LucTÏ-Fuga , (2 , qui fuit le gain , déflnté-
reffé.
hvcri-Cupido , inis , envie de gagner.
SuPER-Liicrer , <iriï , aîus fum , crari ,
gagner par-defTus , gagner dg plus.
LAD,
déchirer , couper.
Du Celte Lad, couper, tailler, dé-
chirer, tuer, formé de La, mal-
heur , triftefTe , vinrent
Le Grec Laidtos , fâcheux, fmiftre.
LAT^roo , nuire.
Et plufieurs familles Latines,
I,
Lado , is , Jî , fum , dere , blefler ,
ofïènfer, faire un outrage , endom-
mager , nuire.
LiEsio , onis ; LiESura , « , offenfë , injure ,
blefTure.
Composes.
AL-LiDo,-ere, froifler, brifer, romr
pre.
Al-Lis;o , onis , froiflcment.
CoL-LiDO , is ,JifJum , ère, ftoidèr
l'un contre l'autre , frotter enfèlU;
ble, battre contre.
O oo
^47 DICTÎONNAIR
CoL-Lisu; , a , um , frotté rudement
contre, fatigué.
Cci-Lisio , onis ; Col-Lisuj , Û! , choc ,
frottement, rencontre.
E-LiDO , is, Jî, fum , dere , brifer ,
écrafer,cairer,fi.-oi(rer; z°. exprimer,
tirer en preflanr.
E-Lisio , onis , fupprcffion d'une liqueur.
lL-Li€Sw^, a, um , qui n'efl point bleiTé ,
fain & entier.
Il-Lido ,-ere , heurter , froifTcr , rompre
contre,
Ii-Liswi , ùs , choc d'un corps poufTé
contre un autre , coup , heurt.
0-B-L/Evo,-ere , blener.
Ob-Lido ,-Êre , étrangler , étouffer , écra-
fer.
OE-Lisui-, a,um , étranglé , écrafé.
SuB-LiDO , is, -ère ,• frapper doucement
par-delTous.
I I.
Lis, LiTWjune querelle, un combat,
un démêlé ; procès , conteftacion ,
défordre.
hiTigo ,-are , être en procès , quereller ,
difputer.
Lnigium , ii , procès , débat , différend.
LiTÏgiofas, a,u.m , qui aime les procès ,
chicaneur ; i°. touchant lequel on a
procès, litigieux,
Lirigator , is ; Lirigatrix , cis , plaideur,
plaideufe.
hnigatus , ùs ; LiTigado , onis , difpute ,
démêlé , combat.
Composes.
DE-Lixigo , are , fe difputer.
ViTi-LiTi^o,-flrê , chicaner , harceler.
Yni-l^ïrigator , is , i°. hargneux , que-
relleur ; x". médifant , calomniateur ;
30. procelfif.
P48
E ÉTYMOLOG.
III.
Lethkwz
Letwot
Letho,- are, tuer, faire mourir : LEjhd
tus , tué,
htTHalis , e y is ,
Liralis , e ,
LETH/'-fer , a , um
LtThi-Jicus , a,um ,
L^rhaliter , mortellement , de manière
à caufer la mort.
IV.
î > ' » ? f « '
. ' Ma mort , le trépas.
t, j, )
, faire mourir '. Let
1 mortel, quicaufc
S la mort , qui fait
' S mourir.
L précédé de B & de C.
10.
B-Latw, « , cloporte,inrea:e qui en-
tre dans les ruches; i^. mite,
infedte qui ronge les livres & les
écofïès.
C-Lxves, is , ruine.mallieur; i°.car^
nage , maffacre.
V.
Rivage.
De LiDO , brifer, vint :
L\ius,ons, (1 j .
> bord , rivase.
Lntusf ons, y °
lATtoreus , a , um, •\ àe riv
LiTtoraUs , e, > conce
Lntorofus , a,um, J vage.
de rivage , qui
oncerne le ri-
VI.
1. Lnera, a, ? lettre, caradere de
LiJtera, te , l l'alphabet-, i\ éeri-
> a, ? le
,te, i l'a
ture, manière de former
les lettres; 3 0. lettre.
9i9
DELA L ANG
LiTterx , arum , lettre , miffivc ; i". pa-
piers ; 5". écrits , ouvrages ; 4". Belles-
Lettres , fciences.
LiTterula , « , petite lettre, petit carac-
tère ; 1°. billet ; 3". foibles études.
Lirterdis , e, littéral,
Lircerarius , a , um , qui concerne les
Lettres, les Sciences.
2. Lircera:us, a , um , lettré, doifte,
lavant i 2<^. marqué de quelques
lettres.
LiT:srjfé , doélement , en habile homme ,
fçavaniment.
LiTteritor ,Js , qui fait profedlon des
Belles-Lettres.
'LiTter.itio , onis , l'étude des Belles-
Lettres.
Lnteratura, œ , érudition , connoiiïance
des Belles-Lettres ; i°. écriture, art de
former les lettres; 3°. l'art de la Gram-
maire.
Composes,
Az-LiTeratio , onis , Jeu de mots.
Il-Lirteraruf , a , um , ignorant , fans
étude , fans Beiks-Lettres , fans érudi-
tion ; i", qui n'eft point écrit.
LA G.
De L , lettre linguale , fe forma en
toute langue le nom de la langue ,
en Lac, Leg, Lig, & en le na-
falanr, Ling, Lang , &c.
De là CCS diverfes Familles.
I.
LiNGKd, «, langue; 1". langage J
3°. éloquence ; 4°. langue de terre ,
cap.
LiNeuJj , a, languette; 1». pince d'un
levier; 50. bayonnette ; 4». cap, langue
de terre; 5?. fpatulc.
UELAT. LAG p^o
hincuofus , a , um; LincuiX , is , grand
parleur , babillard.
LiNGUfîrii/m , ii , bâillon ; i". amende
qu'on paye pour avoir mal parlé.
Liuculatus , a, um , qui a une languette ,
une petite langue.
L,\vculaca , a:, babillarde ; 1°. devinereiïe
par le chant des oifeaux ; 3°. foie , li-
mande , poiflbn ; 4°. forte de plante.
Composes.
Bi-Lingk/j, gue , qui paile deux Lin-
gues; zo.double, diffimulc, fourbe,
trompeur, menteur , afFronteur ,
qu'on trouve en deux paroles \
3°. qui a deux langues.
y--ï^iKcuandus , a , um , à. qui il faut
arracher la langue.
E-LiHGuis, gue , qui n'a point de lan-
gue , qui en a perdu Tudige , muet ,
qui ne peur parler,
E-LiKGuo , as , avi , atum , are , arracher ,'
ôter , couper la langue.
Tri-LinguiV , m. f.gue , n. Se Tri-Lin-
oaus , a , um , qui a trois langues.
I I.
LiGurîoy-ire , être friand, manger ce
qu'il y a de plus délicat ; 1°. man-
ger délicatement, toucher les vian-
des avec propreté ; 3 °. manger
avec avidité ; 4°. defirer avec ar-
deur; 50. lécher.
Licuritor , is , friand , qui lèche.
Licuriùo , onis , friandifè , pafîîon
pour les morceaux friands.
Composes.
AB-LiG«rio, ire, diflîper, dépenfèr,
manger tout.
O o o ij
LoQuufio, onÎ!, ^ pailer , parole ; i».
Locun'o , o/ifj , ^ la manière de par-
LocutuSfûsy y 1er; 3°.expreiriûn, >
^>i DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. jp^a
I.
LoQ?/or, em, quutus , ou cutusfiim,
qui , parler , dire , difcourir,
LoQuufio , onfi" ,
Le
Le „ , . _
langage.
Locutor , is, grand parleur.
Locutorium , ii , parloir , grille.
Locutulsius , ii , grand caufeur , babil-
lard.
Lociue/a , a , h parole , le langage ;
x°, mot.
LoquelarÏ! , e , qui concerne le langage,
hoQ.uax , cis , grand caufeur, babillard.
Lociiiacitas , is , caquet , abondance de
paroles.
LoQiMffrer , avec beaucoup de paroles.
LoQuaru/uf ,a,um, petit babillard , petit
caufeur.
LoQuacifo rare , babiller , parler beau-;
coup.
LoQ,uicor,-ari , parier beaucoup.
Looiientia , œ , difcours , parole.
Co MPOSÉS.
AE-Licun'n'o , onis , diflîpation de biens.
OE-LjGur/o , ij , ivi , itum , ire , diflîper ,
dépenfer , confumer , manger en bonne
chcre ou en débauclies.
CB-LiGiiriforjOrijjdiiïipateur, débauché,
qui dépenfc en bonne chete , qui con
fume en débauches.
III.
LiNGO, is , xi, cium, ère, lécher,
japper.
LiNcruj, us, léchement,aftion deléchcr.
Composés.
De-Lingo, is, nxi, ncîum , gère,
lécher.
E-LiNGfl , il, ère , lécher, lapper.
Si'e-Ling/o, cnis , lécheur, frippe-faufTc.
IV.
Noms de divers objets.
1. LACH^72tt/7z , i, légume, hv^rbe
potagère. Grec aaxaNov.
l^\cHano ,-are , nourrir d'herbes.
LïCANO-MANTia , œ , divination par le
moyen d'un baffin.
2. LAcanum , i , bignec , gauffre ; en
Grec AAravcï.
3. LAGea-Uva,eE, } ^ , ,.
> lorte de raifin.
LAoeos, 1, 3
4. LANGK/d, a, petit plar : de Lkcena.
5. Licujlicum , i , livcche , forte de
plante potagère.
hiouflrum , i > le troëne ou fà fleur.
V.
LOQ, parler.
Du primitif Lïg , langue , parole ,
vinrent diverfes familles.
AL-LoQwor,-j, parler à quelqu'un,
adrefler la parole , difcourir j
z". confoler.
Ai-Locudo, onis; Ai.-LoQ.uium,ii , en-
tretien , conférence.
Ante-Lo^/k/tz , ii , ou
Ai^Ti-LoQuium , ii , prologue, pré-
face.
CoL-LoQ«or,-/, parler, difcourir a\ec.
CoL-Locut/o , onis; CoL-LoQuium , ii ,
conférence , entretien.
CiRcuM-Loc«/io , onis , circotjocu-
tion , périphrafe.
pn
DE LA LAN G
E Locutto , onis, élocution , manière
de s'exprimer , expcefïïon , énon-
ciation.
E-Lociifor, oris ; & E-Locutrix , icis ,
celui qui parle , qui porte la parole.
E-Locu:orhis , a ,um, qui concerne l'élo-
cution , &c.
E-Locutoria Ars, la Rhétorique , Tart de
parler , de bien dire.
E-Locitus , a, um ,part. (i'E-Loquo~r.
E-LoQ.uentia , « , Eloquence , le bien
dire , bonne grâce à parler.
E-hcQucnf , lis , omn.gen. tior, t'Jfimus ,
parlant , difcourant, qui s'exprime avec
éloquence , qui s'énonce en beaux termes,
qui parle éloquemment.
E-l^c<i,u:nter , iàs ,tijjiinê 1 «A', éloquem-
ment , avec éloquence , en beaux termes,
en termes choifis , fleuris , éloquens.
E-LoQuiu7! , a , n- difcours , entretien ,
paroles ; z°. éloquence , le bien dire ;
jo. manière de s'exprimer.
E-LoQni?r, eris , cutusfum , qui , parler ,
dire , difcourir , s'exprimer , s'expliquer ,
s'énoncer.
Ex-LoQuor, eris, qui: voye\ E-Ioquor.
ÏN-E-LoQue/îj , tis, omn.gen. qui n'efl
fas éloquent.
I.NTtR.-Loc««'o, onis, interlocution ,
ou lèntence préparatoire.
■ ItjTER-LcQi/or, eris, cutus ou quutusfum,
gui, interrompre ; i". rendre une Sen-
tence interlocutoire.
MuLTi-LoQua* , acif , omn. gen. voye\
Multi-loqw^.
i\lrLTi-LoQu!i/m , îi , n. caquet, babil ,
long difcours,
MuiTi-LoQi^uj , a , um , grand parleur ,
grand caufeur , babillard.
OE-Loc«/io, o/j/i , l'acftion de contre-
dire j 1°. reproche.
UE LAT. LAG i?j^
Oc-Locufor , OTÏs , qui contredit ou qiii
a parlé contre , qui a reproché.
On-LoQuium , il , n. voje^ Ob-lociitio.
OB-LoQuor , eris , cutus Juin , qui , con-
tredire ; t". parler contre ; j». faire des
reproches , dire du mal.
QB-hoQ.uutor , i'ojej Ob-locutor.
PcR-E-LoQ'./e/Jf , tis , omn. gen, Ijrt clo-
quent.
Per-Loq?/o;- j eris, qui , parler àluuce
voix.
PRjG-LociifUJ -, a , um , qui a parlé le
premier, qui a avancé , qui a comaiencé
à dire.
PR/F,-LoQwor , eris, cufusfum . qui, dli'e
par avance , commencer par dire ; t°.
parler le premier.
Pro-LoQ^zl'W , a, n. propofTtion com-
plette , maxitïic , fentence , axiome ,
aphorifmc ; i". avant-propos, préface
d'un livre.
P«.o-LcQuor , eris , cutusfum , qui , dire
ce qu'on penfe , exprimer fâ pcnfée ,
s'ouvrir.
Re-Lcquop , eris , qui , reparler , recom-
mencer â parler.
VI.
De Leg , langue , vint une autre
famille défignant , i". les légumes
ou plantes potagères agréables à la
langue ; i°. l'aftion de les cueil-
lir, de les amaiïer , le choi;; ; jo. la
Icdure , une des opérations de la
langue: autant de fignifications ex-
primées par les mêmes mots. Delà :
I.
I . Lego , is ^'egi , hclum, gère , amaf-
fer, cueillir; lO. trier, élire, choi-
fir i 5^ attraper fuicjnenf ;■ .-o, jjre.
/
^5y DICTIONNAÎR
Ltcibilu , e , qu'on peut lire aifément ,
lifîble.
Lioulus , il qui cueille les fruits.
i. Li-Gurnen , inis, > tous les fruits
LiGumeKium ,i, 'de la terre qui
fe cueillent , fe ramafieiu
de dilTus la terre; i°. lé-
gumes , comme pois ,
lentilles, &c.
LuGum'inofus , a, um , plein de légumes ;
z". fait avec des légumes,
L.zcLi;ninArius , ii , Grencticr , qui vend
des légumes.
3. Lec/kj, Ûs , choix, éledtion ;
z°. élite, triage.
Lictu! , a , um , choifî , remarquable ,
excellent.
LECfor , is , Icdeur , qui lit.
Lscté , avec choix , avec difcernement.
LEC'fa , onis , choix , élite ; î°. leélurc ,
l'aétion de lire ; 3''. l'aélion de ramaiïer,
'Liaiuncuh -, œ , courte ledure.
4. Ltcturio,'ire , aimer la letflure ,
avoir envie de lire.
LEC!o,-are , choifir ; z». cueillir; 3».
lire.
LECtiro ,-are , ramalTe; fouvent ; 1°. lire
fouvent.
5. LtG/o, onis , légion , régiment ,
mot-à-mot, colle£tion , grand af-
fen.blage , ou gens d'élite , troupe
choifie.
LïGi'o.iariuy , a , um , légionnaire , de
• légion.
.LEoiu;icu;.r , (B , petite légion.
Composés.
Ai5-Lec;«j, a, um, agréable , char-
mant.
E ÈTYMOLOG.
p;o
AB-LiG}.ùna , orum , parties choifîes des
entrailles pour offrir en facrifice.
Ac-LECtux , a,um , choifi , élu.
AD-Licf/,oru772, ceux qui de Chevaliers
devenoient Sénateurs.
Ad-Lecho, onis, cledion, pafiagc jafTo-
ciation,
Ah-Lï.ctio,-onis , choix, éledion.
Al-Lego ,-?r«, choifir, alTocier, joindre,
mettre au rang.
Ah-Licrus, a, u;n , choi/î , élu.
Ah-L-Ectus , f, un de ceux qui tenoicnt
les regiftres des dépenfes publiques ; i°.
celui qui étoit choili d'entre les Cheva-
liers Romains pour remplir la place
vacante au Sénat.
CoL-LiGO ,- ère , amafler , alTembler ,
cueillir, trculfer ; 2'^. conclure,
inférer.
Coi-LïGiK/n , ii , fociétc , compagnie ,
affemblée , troupe de gens d'une même
profefflon.
CoL-LEGifl/iJ , e , de même compagnie ,
de même corps,
Col-Lega , X , compagnon , confrère ,
alFocié.
CoL-LEGarar/w , ii, légataire conjoin-
tement avec un autre.
Col-Lec«/k , i , cueillette , récolte.
Col-Lecm,«, récolte, amas; i*. quête ;^
5". écot , contribution; 4°. affemblée ,'
troupe; s''- coUefte , courte prière.
Coi-LEctuJ , ûs , amas , réferve.
Coi.-'L'ECtaneus, a,um, amaffé , raffemblé ,
recueilli.
CoL-LEcno , onis , coUeûion , aflem-
blage , recueil ; 2°. conclufion,
conféquence ; 3 °. quête.
Cot-LEctin'uî , a , um y ramaffé de côté
Si. d'autre.
Col-Lec.'jVuj , a, um , bon à recueillir ;
^ ?7 D E L A L A K G
ï°. qui ramaflè ; j». fait de rainas ; 4°.
concluant.
CoL-Lrcfor, is ; Coi-LECfrir, cis , qué-
t.-ur , quêtcufc.
DE-LiGo,-ere , choifîr, clïre.
Di-LTCtus , a, um, choifi.
Ds-LEcror, is , qui fait des recrues.
DE-Lncfuj , ûj , élite , triage ; 1". diffé-
rence; 1°. levée de troupes.
Di-LiGo , ère , aimer, vouloir du bien ;
1°. choifir, élire.
Di-Lscfuj , a , um, aimé , élu.
Di-LEctuj, Cls , choir. , élite.
Di-LECfi?r , is , amant.
Di-LECfa,«, tourterelle j oifeau.
Di-LiGens , [is , actentif, foigneux ,
aiïîda.
îii-LiGentia , a , foin , exadltude ; î°.
fidélité , attachement ; }°. choix , dif-
cernement, épargne.
Di-LiGe77ter , foigneufement , régulière-
ment ; z°. avec choix , purement,
îti-Di'LiGens,tis , négligenr.
l-i-Di-hicenter , adv. négligemment ,■
nonchalamment , fans foin.
iN-Di-LxGe^a'j , « , négligence , noncha-
lance , peu de foin , inapplication ,
pareffè.
Per Di-LiGe/25, tis , omn, gen. fort di-
ligent , très-foigneux , fore exad.
PtR-Di-LiGf/zfer ,a(f»'. fort diligemment,
très-foigneufement , avec bien de l'exac-
titude , avec beaucoup de diligence ou
de foin.
E-LEGa«J,/ij, omn, gen. comp, ior ^
fup. ijfimus y élégant, poli, agréa-
ble, bien tourné ; 1°. fin, délicat, de
bon goût; 5°. galant,bien raisjajuf-
tc , propre , brave , enjoué.
U £ LA T. L A <?;S
^-Lic.infcr , adv. avec élégance , &c.
voye^ E-ïegantia.
E-Ltoaniia , a , élégance , délicatefTe i
politelfe , juftefle, propreté , bonne grâce,
air galant , manière élégante.
In-E Lvcan! , tis , omn. gen. qui n'c-(î
point élégant , peu poli, fade , infipidc ,
mal fait , mal tourné , qui efl fans grâce
eu privé d'agrémens.
Iti-E-Ltcanter , adv. fans élégance , uns
grâce , fans jufleiïe , fans politefle , fans
agrément , d'une manière peu polie ,
fade ou in/îpide,
E-LEcri , ady. avec cfioix , avec dlf^
cernement.
E-LEcn7fj, m.f. le, n. choi(î , trié.
E-LEcrio , onis , éledion , choix , élite.
E-LEcfo , as , avi, atum , are , attirer ^
gagner par careffes; 1°. attraper, leur-
rer , tromper à force de flatter.
E-LECf or , oris ; E-LECfn\", Icis , qui élit ^
qui choifit , qui fait choix ; iO.Eledcur,
Eledrice,
E-Lecwt, a,um , partie. d'E-Hgo^
E-Ltcti]fimus vir y homme d'un mérttrf
rare , diftingué.
E-LEctus , ùs , voje\ E-Iectzt).
Il-Lecwj- , a, um , qu'on n'a point lu.
iNTER-LECfio, onis, lefture entre.
Inter Lego , is legi , leBum , ère , cueillie
par-ci , par-là.
MoRi-LEG«/«.f , i, m. pêcheur du
poiiïon pourpre.
Per-Lego , is , legi, kcium , gert, lire
entièrement.
PRiE-LECf/o , onis , explication de ce
qu'on enfeigne , leçon qu'on expliqiie.
PRî-LECfor , oris , qui fait des leçons
publiques.
pR^-LECfw , a , um , choifi avec foin ;
1°. qui a été expliqué en fdifmt des
leçons»
Jijî? DICTIGNNAIR
VRjs.-LiGendus , a,iim, qu'on doit expli-
quer , dont on doit donner l'explication
en faifant des leçons publiques.
Pr^-Lego , is , legi , leElum , gère , expli-
quer dans une Icqon publique ; 2°. par-
courir , f aiTcr au long.
\?Ko-L^s.Gomena , orum, n. Prolégo-
mènes , Préfoce , avant - propos ,
difcours préliminaire , traité pré-
paratif.
Pa./E-LlG(i;!euj , d , um , qui fc fait du
premier fruit cueilli.
PR^-LiGaneum v'mum. , vin fait avec les
railTns les plus mûrs , 8: qu'on a cueillis
les premiers,
Recol-Lec;w , a , uni , part, de
Recol-Ligo , is , legi , kclum , gère ,
ramafler , recueillir , raflembkr.
Ri-LEcrw, a, um , partie, de Re-lego ,
gîs.
Re-Lego , is , legi , leâlum , gère , relire,
lire une féconde fois ; 1°. recueillir ,
ramafler.
Pvetro-Lego , is , ère , relâcher à ; 1°.
dériver , aller à la dérive.
StLicta,orum, n. plur. coUcdion ,
recueils.
SE-LEcrio > onis , choix , élite , l'aftion
de trier, triage. .
SE-LECtor , eris , qui choifit , qui fait
choix , qui trie.
Se-Lecw^ , a.,um, part, de Se-ligo.
Se-Lec:: DU ou Judices , Grands Sei-
gneurs , principaux Magiflrats chez les
Romains.
Se-Lecî; , crum , les vingt grands Dieux ;
z°, les Chevaliers Romains.
Se-Lico , is , legi , leéium , gère , trier ,
faire un triage , choi/îr , élire , mettre
? part.
Se-Ltci ,jirét. de Se-ligo,
ETYMOLOG.
p5o
SuB-LsGO , is , legi , leSiam , légère ^
cueillir , recueillir , ramaffer à la déro-
bée ; 1". dérober adroitement, finement ;
30. élire , choifir , fubftituer , fubroger
à la place ; 4°. lire en pafTant , à la
dérobée.
TranS-Leoo , is , legi , leSium , gère ,
lire tout d'un bout à l'autre , entière-
ment.
VII.
L E C T , Lit.
De Lego .cueillir, vint le Grec Le-
nko , mettre au lit , faire dormir ;
LiKhomai. fe coucher , être au lit ;
LtKkos, ôc LiKTra , lit.
Les premiers lit fe faifoient avec
des plantes propres à cela.
De-là cette famille Latine.
I • Lec/«j , / , lit.
Li.ctulus , i, petit lit.
'LEctula , « , couchette,
hEciualis , e , de lit , qui concerne le lit ;
1°. qui retient au lit ; 3". alité.
2. LEc/iVtf, a , litière , chaife à por-.
teurs.
Lfcticula , a , paillaiTc.
LECtirariuJ , ii , porteur de chalfes.
LEcticarioia , «, gourgandine.
j. LEc/i-STERNia/72, /7; 1''. l'endroit
où l'on fe couche ; de Sterno , éten-
dre; z°. cérémonie fàcrée , où l'on
mettoit dans les Temples , autour
d'une table bien fervie , & (ur de
petits lits avec leurs couffins , les
images des Dieux.
LEca-STERNi^/or, w, celui qui avoir
foin de faire des lits,
y III,
$6i DELALANG
VII.
Familles Greco-Latines.
I". En LEX.
i.Lexïs f eos f mot, exprefïïon.
Lexicon , is , gloflairc , vocabulaire.
Atirï-Ltxis y is , contumace, faute de
répondre en Juflicc.
PERi-LExij , is , circonlocution , détour
de paroles.
a. Ana-Lec/^, <E , m.f. qui ramafle,
ou qui deflerc les reftes d'un repas ;
qui balaye ce qui eft tombé fous
la rable ; z°. celui qui ayant beau-
coup lu , a beaucoup retenu , & fait
plulieurs recueils.
ANA-LEcffl , (Tum, colledions,fragmens,
ramas, recueil; %°. rcfles d'un repas
qui demeurent fur les afficttes , ou qui
tombent deiïbus la table.
AnA-LEcnV , lils , couffinct propre à
garnir une épaule , pour la faire paroître
auffi haute que l'autre.
Apolecti, orum , le Confeil de l'Etolie,
^,T>\ALiciica , (Z,f.
DiA-Liaica, orum,n.flur. fc
BiA-Lictice, es ,/. Dialedique, Lo-
gique, l'Art de raifonner.
DiA-LEct»fè,à la manière des Dialedi-
ciens , félon les régies de la Dialeâique.
DiA-LEcrifw, i, Dialefticien , Logicien,
DiA-LEcn'fw, a, um , de Dialeâique ,
qui concerne l'art de raifonner.
DiA-Lscrux, i, /. dialede, tour ou manière
de s'exprimer dans une langue difFérem-
ment des autres.
4. Di-LEM-TOd//j,dilemme, Cotte d'ar-
gument.
5. ÀL-LEGoria, <e, allégorie, emblè-
me.
Orig. Lat,
UE LAT. LAG 961
a. VARA-CoL-LEcticum, i , pinceau '
éponge.
HvPFR.-CATa-LEcrur , a um, ^î a une
fyilabe de trop,
z^. En LOG.
I . Loci, orum , contes, clianfôns, ba-
gatelles.
Lccifmus , i , calcul , compte.
hocijfa , œ , Calculateur ; i". Prifcur ;
}". Expert; 4°. Tréforier ; 5». Commit
faire des guerres.
Log;o/i, ii, oracle en profe,
i. Locica, «, } Art de difcourir ]\iC-
Locice,es, S te , Dialedique ,
Logique.
LoGifux, a, um , qui concerne la Logique.
LoGifj, orum , difputes raifonnées.
5.LoG*K/n, i, lieu du Théâtre où
étoit placé le chœur.
Locarium , i , petit journal ; livre de
ccmpte.
Binômes.
LoG-Arithmus , i , nombre qui étant
joint avec un autre proportionnel,
garde toujours avec lui une diffé-
rence égale.
Loc-lsT oricus , i y recueil de traits
hiftoriques, fentences & bons mots.
LiOctJîerium , ii, bureau de Tréforier-
payeur ; z°. école d'Arithmétique ;
30. revue de Commiflàire de troupes.
LoQijUceyeSy le raifonnement ; z°.
Arithmétique.
Logo- Dtedalus , i, Sophifte ; i*
beau parleur; 3 '. qui conte agréa.
blement.
LoGO-GraphuSf i , Greffier , Avocat ,
Ppp
^63 DICTIONNAIRE ETYMOLOG.
Procureur , teneur de livres.
Logo-Gkiv/ius , i j Enigme , Logo
griphe.
C O M P G s e' s.
A-Locia ,a, état d'un homme à qui
la raifon manque; i°. fûttilejfetukc;
3°. difpenlê de rendre compte.
AMPHiBO-LoGid, œ, amphibologie.
AnA-Locf.z , ce, analogie, pri portion,
rapport , conformité , comparai on.
ANA-LoGzfi/J', a, um , analogique, pro-
portionné , &c.
Ana-Logiz;' , a , um, proportionné , fcm-
blable , conforme , qui a du rapport , de
la convenance.
Kme-hocium, il, ÎPréface^ Pro-
Aïiie-l^OQjiium , ii , \ logue.
Atiri-Locutio,onis,j
AtfTi-Locia , ce , I contradiftion ;
Anti-Logiuot , u , 1 2,0^ fophifme.
AnTi-hociuium ,n, J
Apo-Logus , i , Apologue , Fable.
Apo-LoGffifM;- , a, um, apologétique,
qui défend.
Apo-LoGia , a , apologie , défenfe.
Apo-LoGi/mux, i, compte, lifte, mé-
moire.
Apo-LoGO,-are , maltraiter de paroles ,
rebuter , rejetter.
ÀRETA-LoGKjji, celui qui difcourc
de la vertu , difeur de moralités ;
à'Jretès , vertu.
AsTn-o-LoGid , «E j AflrGlogie,
AsTRO-Lccuj , i , Aflrologue.
Cata-Log«j , i , rôle , lifte.
DîcA - LoGWJ , i , m. le Décalo-
gue , les dix Commandemens de
Dieu,
c)6^
DiA-LcGKij i, /«. Dialogue , con-
verfation , entretien.
Di-Lccfa , a , ambigiiitc, double fcns.
Ec-Log4
, /. choix , éle<5tion
2°. Dialogue , entretien de Ber-
gers ; } °. Eglogue.
Ec-LcGarius , ii, compilateur qui fait des
recueils des plus beaux endroits des
Auteurs qu'il lit,- faifeur de recueils.
E-LoGium , ii , n. Eloge ; i °. Epita-
phe, infcripticn ; 3". motif ,
raifon , fujct ; 4°. claufe , &c.
Epi Logo, flj, are, conclure, finir uiî
difcours.
Epi-Logux , i , épilogue , conclu/îon , fin
d'un difcours ; 1'. révolution.
Homo-Loguj-, (7 , tî7;7 , homologue; qui
a les côtés femblables ; terme de Géo-
métrie; î°. vaifal,
Pro Lcofum , ii , argument , fonimaire?
titre d'un chapitre.
Pro-Log«^, i, m. Prologue de pièce de
théâtre; i9. celui qui fait ie prolo-
gue , l'Adeur du prologue.
Syl-Logj/otkj- , i , m. Syllogifme , Ar-
gument compofé de deux Propofi-
tions & d'une conclulîon.
SYL-LoG/^ici/j , a , um, où l'on Ce Cett du
fyllogilme,
LAR,
Etendu.
Lar eft un dérive de L,lieu, place ^
qui défigna l'étendue , l'abondan-
ce : de-là diverfes Familles.
I.
LARGa.y , a yUm, libéral , qui fait des
largeiles j z% prodigue; 3**, abon-
dant.
$6 s
DE LA LANGUE LAT. LAR cj66
"LkKGutfcuhis , (2 , u;n , un peu libéral.
Larg^ ' C al'0"'l^n^'îient , libérale-
LARG/nb, 5 '"«^"'•
LARGwr,-;ri , faire des largeffes; z". ac-
corder par grâce.
LARcfMr, is, libéral, qui fait des lar-
geflcs.
LARGztio , onis , préfent pour gagner
quelqu'un; x". prodigalité ; 3». libé-
ralité.
Binômes.
Lakgï-F/uus , a , u/n, qui jette beau-
coup d'eau.
L/KRoi-Ficus ,a,um , fait avec ma-
gnificence.
Larcî-Lo^uus , a, um j babillard,
grand parleur.
Composes.
Dî-LAKcior y-iri , donner, diflribuer.
E-LARGior , iriîigiru.rfum, iri , donner ,
dïpartir . dilîribuer libéralement, faire
.argefTe. El.zrgiri de aliéna , faire lar-
geiïè du bien d'autrui.
E-LARcirij, onis, largeffe , libéralité,
don.
In-Largjci. Voyei Largior,
T&a-hKB.Gus , a, um., fort large.
II.
LOR,
Peau , courroie , cuiraflTe.
DuCelr. LuR, Ler , Ledr, peau,
cuir , ce qui s'étend fur tout le
corps, en Gr, Der/kj, vinrent ces
familles :
i«.
LvRa , a , ouverture d'un fac de cuir ,
d'an outre.
LoRK/« , / , couroie , lanière; lo-
ctrivieres, fouet de cuir; j". cable ,
amarre ; 4''. lângle de lit ; 5°. cel^
te des Athlètes.
LoRfuj, a, um, de eouroies, de bandes
de cuir.
LcRatuSy a , um, lié avec une couroie,
J-,OKamentum , i , lien,
LoRarius , a , efclave quifervoit à châtie?
les autres.
Lo-RiPej, dis , qui a les pieds tortus.
Di-LoRcs y rurn , vêtemens qui s'at-
tachoient arec deux cordons.
Di-Lor/co ,-are , dégrafFsr , délacer ,'
ouvrir.
LoRica , « , cuirafle , corfelet ; 2 °. re*
tranchement , parapet; 5 °. garde-
fou, appui ; 4 ^. faillie d'une corni-
che; 5°. enduit , encroûture de
murailles.
ï-.oKicula , (z , mantelet , gabion.
LoRiVo.-ire , cuirafTer ; t.", enduire ;
l". incrufter, revêtir.
Lo&icatiD , onis , plancher.
III.
LAR, graillé.
Du primitif Lar, graifle, huife , &;c.
vinrent le Gr. Larï/ws, engraiflé,
LARineiio, engraifler, & ces mots
Latins :
I. Lardutti ,i, f lard, mot- à-mot ^
LARidutn , f , S graiiTe; en Gr. Lar-
don.
2, Lar/a: , /aj- , larix , arbre abon-
dant en rcfme ; nom Celte de la
rcfine. - '
Ppp^
5>(?7 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG,
LnKignus , a , um , qui efl de bois de
larix.
LAB.icina , a , ré/îne liquide.
IV.
De Lar , vorace , qui fe prononçant
LuR , produifit ces mots :
LuRco, unis , gourmand , goinfre.
LuRCo ,-are ; LuRCor y-ari , manger avec
avidité ; z°. goinfrer , aimer la table.
LcRConius, a, um; LvKconinus, a, um,
de gourmand.
CoL-LvRcinado , onis , débauche,
LORpourOR.
De Ar , pointu , fe forma îe Celte
Lar ,Lor, pointe , piquant, tout
ce qui pique; en Bafq. LARRû,cpi-
ne , ronce : de-là ces mots Latins :
LoR«ï,<ï, piquette ; i°. eau qui a paf-
fc fous le prefToir avec le marc du
raifin;
LuRJa } es , oxîmel , vinaigre miellé.
z°.
LoR pour Or , jaune , couleur d'or ,
du foleil.
1. LAirRaj,r, laurier; fa fleur eft
jaune.
LKVKinus , a,um; Laurêuj ,a,um, de
laurier,
LAURea , « ; LAuReum , i , laurier , feuille
de laurier , couronne de laurier.
LicReoia , œ , guirlande de laurier.
LxvKeo y-are , couronner, orner de
laurier.
hAVKetum , i > un bois de laurier.
LAvni-Fer , a , um; LAURÏ-Ger , a^um ,
couronné de laurier ; i", qui produit
«les JUurietï»
$6^
Lf,vReolum, i ; LAVKo-Mele » es , forte
d'inftrument de Chirurgie.
1. Lvviidus ^a , um , jaune , pâle y
blême.
CLOR^ pour L OR.
CioRio , onis , verdier , bréan.
ChlorJ(P/z , onis , loriot.
Chlorw, iitJ.Déeife des fleurs,Flore»
CHioKites,œ f pierre précieufe ver-
te^
L AT.
De L , bras , aîle , coté , vinrent ceff
familles Latines :
I.
Lat«5, eris, côté ; i°. aile , flanff
d'armée; 3°. rivage; 4". camarade,
Lk-vufculum , i , petit côté.
LATera/ix, e , de côté.
LATerariui , a y um , qui eft à côté.
LATeraris. , orum • chevrons pofés en
travers,
IL
L A T , Pays.
De L désignant les flancs , le côté , fe'
lieu , vint le mot Lat , pays , mot
Arabe , Theuton , &c.
En Celte j, G-Lad.
En Perfan , B-Lad.
De-làleLATjttTO, & lesLATJwj,
mot-à-mot, Habitans du Pays.
Lat/kot , a, la campagne de Rome.
hKiinienfis , e ,
hATius,a,um, ^ .çjj duLatluni;
LATzarzj,e, '
Lat/(j//i , e ,
f6^ DE LA liANG
hxrinjis ^ayUm, Latin.
LATi/j« , arum , les fêtes du Latluni.
hxrino ,-a.Te ; LATinijo ,-3re , mettre en
Latin.
"LxTÎnîtiCS , atis, Langue Latine,Latinité.
luhrinè , en Latin.
III.
LAT, Large.
De L défigiiant le côté , le Heu , la
place , vint la famille La.t , qui
défigne tout ce qui eft étendu, qui
occupe beaucoup de place.
La tus ,a,um, large , étendu.
LfiTitudo finis, largeur, étendue en lar-
geur.
LKTefco,-ere , s'élargir, croître en lar-
geur.
Latê» iàs , ijfimè,zu large , amplement.
PER-LATè , avec beaucoup d'étendue ,
d'une manière fort étendue , fort au
large.
TuB^-Latus , a, um , part, de Perfero,
&>rt large.
B I N G M E 3.
l.Â.TUs-CïavuSfi y bande garnie de
nœuds ou de boutons couleur de
pourpre ou d'or , faits en têtes de
clous ; 2 ® . dignité de Sénateur Ro-
main : de C/avus , clou.
L,^ri-Clavius , ii, Sénateur Romain, ha-
billé du laticlave.
L/ni-Chavia, œ, robe de Sénateur, bordée
par devanr d'une bande garnie de nœuds
d'or ou de pourpre.
î. LATi-Fo/iuT , a, um, qui a les feuilles
larges ; de Folium , feuillç.
3:. La II Fvmdium , ii , fonds de terre de
grande ctcniue ; de F undus ^foais.
UE LAT. LAT ^70
IV.
LAT, porter.
De L , main , vint Lat , porter; d'oiV
cette nombreufe famille Latine :
LATor , is , porteur, qui porte.
l.ATnria Lex, Loi des Romains touchanS
les mineurs.
Lat/'o , onis , l'adion de porter.
LATifo, -are , porter fouvent.
LATuy, a, um, portéj Latutus, a, um r,
qui porteray
Ces deux derniers mots furent
les Participes paffc Se futur du Verbe'
Por:er , formé de trois radicaux dif-
férens , de Fer9 pour les prélèns,-
de ToLLo pour les prétérits , &
de Lat«j , pour les participes ôc
le Supin,
Composes.
AB-LALTus,a,urii, emporté , ôté.
AeLat/o, onis , enlèvement ,• i°. inter-
valle pendant lequel un malade efl fans
frein.
Ab-LatzVuj , f , ablatif.
Al-Latus, a , um, apporté, venu; z".
rapportée
Ahte-Latut, a , um, préféré.
Q\Kcum-'LKiitms , a , um y qu'on
peut porter autour.
CiRcum-LATUs y a, um , part, de CiR.-«'
cum Fero , porté autour : diffiis ,
étendu de tous côtés , tranfporté
cà & là.
CoL-LATenJîs , e , ? qui eft aux c6-
CoL-LATer^Z/j, e,) tés , qui ne
vient point en ligne direûc ;
collatéral.
pn DICTIONNAIR
CoL-LATui, a, um, -j aiïemblé , joint,
CoL-LâTaruj, a , um , 5 étendu; i" con-
tribué , comparé.
CoL-LATor, is , qui fournit, qui paye la
part.
Col-Latus j Ûs , comparaifon , pa-
rallèle -, 1°. renconrre de deux ar-
mées ; 3o. levée de taxe,
Ccl-Lat/o, o/îij , contribution, taille,
quote-part; z°. comparaifon, paralleit,
Ç.OL-L.Arithis , rt , um , ■> à quoi plufieurs
Ce L-L.\T ivus ^a , um , i ont contribué ,
qui a été fourni par plufieurs.
CcL-LATjVum , i > ce que chacun fournit
de fubldc.
Col-Lato ,-iîre, amplifier, élargir.
Coh-Lativus a, um, où plufieurs ont con-
tribué.
De-Latz/j > a i um , apporté de haut
en bas.
Dc-LATor, is , délateur , dénonciateur.
Dt-LATio, onis ; DE-Lh-iura, ce.-, accuU-
tion , plainte,
Di- Latwj , û, um , remis , difîerc.
Di-Lat!0 , oinst délai, rcmife, furféance ;
1°. intervalle.
Di-LATor , ïs , temporifcur , qui diffère.
Di-LATorzuj, a , um, qui tend à différer.
Dl-L^ro,-aTe, élargir , étendre ; i°. am-
plifier.
E-Lati} , iùs , i£îmè y hautement,
à haute voix , d'un ton élevé ,
d'une m.aniere élevée', i°.d'un (lyle
grand, fublimei 3°. avec hauteur,
avec fierté, d'une manière hautaine.
E-Lati9 , onis , élévation, l'aélion d'éle-
ver en haut ; fublimité , 1°. grandeur ,
inajefté.
îl-Latib , onis , l'aftion d'apporter ou de
porter dedans ; 1°. conféquence , fiiite.
Ii-.tk.c-Latuj-, a ,um , porté dedans.
E ÉTYMOLOG. 91^
Oï-LATiO, onis , oblation » offrande ;
2**. droits d'aides.
OB-LATum , f , préfent , ce qui efl oflFert,
offre.
Ob-Latut,!!, uot, pcrf. d'offero.
Po3T-LATi;i' , a, um > part, de poftfero ,
eilimé moins.
PRiE-LATura, a , prélature.
PKA-Lirus, i. Prélat,
?B.M-Latus , a, um, part, de Prïfero ,
Pralatus eque , emporté par Ton cheval.
Pro-Lato , as , avi , atum-, are, éten-
dre, accroître, augmenter; i°. pro-
longer -, 3 **. diflérer , remettre ,
proroger , furfcoir.
Pro-Latuj, a, um,part. de Profero.
PRo-LAxatio , orAs , délai, remife , pro-
rogation , furféance.
P p.o'L AT atus, a, um, part, de Prolato.
PRO-LATio, (9/!!^, allégation ; z°. délai,
remifê, prorogation , furféance; j». pro-
nonciation ; t'rolatio nrum , vacances ,
tems des vacations.
PRe-suB-LATi/j-, a, um, part, de ProtoUo.
RE-Latio, onis , relation , récit, rapport,
l'adion de raconter.
Re-Latop, oris , qui fait la relation , le
récit , le rapport.
Re-Latuj, ûs y V. Relatio.'
CoRRE-LATanVa , orum , corrélatifs,
chofes qui ont un rapport néceffairc les
unes avec les autres , comme i« pare &
le fiis, ne pouvant y avoir de perc fans
fils, ni de fils fans père.
SuB-LAxè , d'une manière élevée ,
avantigeufe , fublime , relevée ;
magnifiquement , pompeufement.
Sub-Lat/o , onis, l'aâion d'ôter, de foul^
traire, d'enlever, de retirer.
Si'E-LATiûi-. V. Subaltè.
Svh-L&Tus , a ,um, été ; enlevé , foui-
DE LA LANGUE LAT. L A T
913
trait , emporté ; lo. enorgueilli , enflé ,
ou bouffi de gloire ; j'. élevé.
SuPraLArfo, onis , hyperbole, figure
de rhétorique,
St'PFR-LATw , (z , :im,' part, de Super-
fero, exagéré ;
Siiperlata verla, exagérations.
StPrR-LAT;Vuj ,a,um, fuperlatif,
TaA-LArfa ôc Trams-Lat-o, onis. tranf-
plantation ; i*", métiphore , tranlUcion,
l'iClion de transférer, défaire pafferune
chofe d'un lieu ou d'une main dans une
autre.
TRANS-LAi/r/e , négligemment, par ma-
nière d'acquit.
Tr..\n5-Latj«uj , a,um, pris d'ailleurs,
emprunté; 2". commun, ordinaire, uiité,
qui n'cft pas nouveau , qui Ce pratique
ordinairement, qui cH dans l'ufage ordl-
naire,
Te^hifs-Lkrhé , par métaphore , d'une
manière figurée. Foy. Tranfla-ritiè.
Trans-Lat/k/j , a,um, métaphorique ,
figuré; i'. qui doit être changé, qui
exige un changement. F. Tranflatitius.
Tr ".NS-LATtfr, oris , qui transporte, qui a
tranfporté.
TranS-Latut,^ , um , part, de Transféra,
tranfporté , porté ailleurs ; 10. transfor-
mé ; 30. métaphorique,
E-iArerium^i , médicament fait avec
le (uc des concombres fâuvacres •
1°. relTort, vertu élaftique.
E-LATJ/îe, es , rave fauvage , plante.
E-LAiirex ,œ , forte de pierre précieufe.
V.
LAT, Voleur.
LxTro , onis , larron , voleur , filou ,
brigand : mot-tt-mot f c[n\ emporte.
LATrjney, um; LAreronss,um; jo.Gardes-
di!-Corps ; de Lat , côté ; 1°, Gardes de
la MaréchaufTce , ceux gui courent après
les brigands.
^74
Lhrrunculus,i, petit voleur , larronneau,
LATruncu/a:or y oris. Exemple de la
Maréchauflee.
LATrocindis, e , de voleur.
LATrocinatio , onis , volerie , br'gania-
ge ; l'action de voler.
LATrocir.ium , ii , vol , ce qu'on a volé.
LATn)ci/!ûr,-ari , dérober, briganJcr.
VI.
LAT, LAST,
C!iare;e.
De Lat, porter, écrit Latm, Last,
vint le Celte Last, poids , far-
deau, mot Anglois , Allemand, &c.
d'où le François Lest, ou fable
qu'on met dans un vailleau pour
lui donner du poids iSL- LtSTE.
De cette Famille vint le Latin
Sue LrsT«j,rt, um , (ans poids^
foible f lâche.
VU,
LAT,
Cacher,
De L , lieu , vint la famille Lat ;
cacher, renfermer en un lieu
couvrir: de-là;
1 , LA-reo ,- ère , être caché , être
inconnu.
LATenter , en cachette.
2. La Te» ,ecis , toute humeur, route
liqueur qui fort d'où elle étoit ca-
chée.
j. LAT^^r^, se, cache, caverne, re«
paire.
LATe/?rofus ,a,„m, fecret, caché.
* JuA-xebrosè , en cachette.
DICTIONNAIRE ETYMOLOG. ^16
P7Î
hi^Tchï-Cola, œ, qui fe tient cache;
10. qui aime la retraite.
4. LATii>ulum, i, cache, cachette,
retraite , tanière de bêtes fauvages.
L,\Tibulo,-aTe ; Laj ibulor,-iiri , être ca-
ché , fc cacher.
j. LATitC-are, fe cacher ; -.<>. ne pas com-
paro'itre -, 3°. cacher.
LATifjtio, onis,Vjiàlon de fe tenir ca-
ché.
Composés.
SuB-LATfo , es, ui, itum, ère , eut
prefque caché defTous, ne par.oîtrc
ou n'être vu qu'à demi.
iL-LATEira , œ, lieu où l'on ne peui rien
cacher.
\L-LA:ebro , as , avi , atum , are , cacher.
T)i-Ln:eo,-ere ,
Di-hirefcorfcere ,
mettre à l'abri.
OB-LiTfo ,es ,ui,ere , l ç^ cacher.
Ob-Litï/co, cis ,tui ycerey^
VIII.
L A T , oubli.
De Lat , cacher , vint la famille Ob-
LiT , Ob-liv , oubli, chofe empor-
tée hors de la mémoire.
03-Livia,orum, oubli.
OB-Livffl/iJ, d'oLsbli, qui concerne l'ou-
bli.
Ot-Livi'o, or,is , oubli.
GB-Uviof'-is , a, uni, qui n'a point de
mémoire, qui oublie ailement, qui perd
facilement le fouvcnir ; i°. qui fait per-
dre la mémoire , qui ôte le fouvcnir.
Oz-hiv ifcendus , a , um , qu'il faut ou-
blier , dont on doit perdre le fouvenir.
Oz-Livifcens , tis , oubliant , qui oublie,
« fe cacher, fe tenir
S renferme; z°- fe
OB-LiviJcer , eris , itus fum , vifci ,
oublier, mettre en oubli, perdre
le fouvenir , manquer de mémoire ,
ne fe pas fouvenir, ne pas confer-
ver l'idée.
Ob-Liv/uw , H , oubli.
Ob-Livius, a,um , mis en oubli.
02-LiTterandus,a,um, qu'on doit ou-
blier , qu'il faut effacer de la mémoire ,
dont on doit perdre ie fouvenir.
OB-Lnteratio , onis , effiiçurc , rature ,
perte d'une connoiiTaaçc qu'on avoic
autrefois.
lN-oB-LiTêrari(j, a, um , qui n'a point
oublié , ou qui n'eft pas oublié.
Os-Lnteraîus , a, um, part, de
OB-Liir^ro, as ^ avi y arum , are,
effacer , raturer , rayer , détruire
pour faire oublier, ôter de la mé-
moire , eflfàcer le fouvenir , abo-
lir, faire perdre la connoilTance de.
O^-Lirtcrus, a, um, qui a vieilli, oublié.
In-ob-Liti/j , n , ivm , qui n'a point ou-
blie , qui n'a point perdu le fouvenir ,
qui conferve dans fa mémoire»
Famille Grecque.
I. Ltihe , es, le Fleuve d'oubli.
'Li^yhœus , a , i/m , du fleuve Léthé.
^•L"W"^''' léthargie.
Lii/iargiaf « > S
LuThargicus , a , um , de léthargie ;
i". tombé en léthargie.
LOD.
De Lat, couvrir , vint le mot fuivant:
Lccix, cis y couverture piquée de lit.
LoDifu/c , «, petite couverture de lit.
IX.
5>77
DE LA LANGUE LAT. L lieu.
I X.
LAC, LOC,
Place.
D-e L, défignanc le côté , la place ;
1°. placer, pofer , en Celte Lac«z ,
Lxcae , fe formerenc ces foimilles.
I.
Al-Luc (um, i , pièce de bois courbe
qui lert à porter des fardeaux fur
l'épaule 5 i". tinet de Tonuelier ,
de Braflèur.
II.
Cette Famille Latine.
Locus , i , lieu , place, fituation , poA
te; 1°. rang, état, difpofition
des chofesi 3°. palTage d'Auteur,
citation ; 4.°, occafion , temps de
faire ; 5 °. pays , famille , mai-
fon f naillànce.
Loci, orum, lieux de Rhétorique.
"Locaiis , e, local , du lieu.
Localiter , localemen: , par rapport au
lieu.
Locoy-are , 1°. mettre, porter, placer ,
établir, pofer; z". donner à faire pour
un prix; jo. prendre ou donner â loyer,
à ferme , louer,
Locarium , a , loyer, louage, ce qu'on
donne pour une chofè qu'on loue,
LoCiiriuj, a, loueur déplace, de chaifej,
qui loge.
Loc<i/to,o/2jV,bail, location ; z°. paye,
appointemens , loyer , falaire ;
3 . marché, entreprife pour un
prix.
Locarhius, a, um tic louage, de jour-
née.
Orig. Lot.
^78
TuocaxoT , or'is , qui donne à loyer ; i». gjj.
trepreneur.
Loc/ro,-(jre , louer , donner à loyer , af-
fermer,
Locellus , / , bourfè à féparations ,
petite bourfè.
Loculamentum, i , lieu , place, endroit à
pofer; i". cellule , nid , étui.
Lociili , orum , bourfe à féparations, gibe-
cière ; 1°. logettes ; 30. cales.
l.ocularus, a, um, divifé par cafés ; mis
en bourfe , en compartiment.
Loculûfus , a , um , plein de petites cavl-.
tés , de réduits , de féparations.
LccjIus, i, bière, cercueil; 10. cornet
à jouer aux dés.
B I N o M ES.
Locu-Vlcs , eus , riche , puiflanr en
biens-fonds, opulent ; 2°. abon-
dant , fertile ; 3 °. fidcle , affuré ,
irréprochable, certain.
Locu-PLETafio, onis, richefles.
hocu-Vitiator , oris , qui enrichit.'
Locu'FLeto,-iirâ , enrichir, avantager.
Composes.
Ab-Loco y- are , donner à loyer à
quelqu'un.
CoL-Loco,-are , mettre , arranger , éta-
blir.
CoL-LiOcano , onis t alliettc , place , dif-
pofîtion.
CoL-Locu-PtEfo,-(zre, enrichir, avanta-
ger; 1?. embellir, relever.
Dis-Locenfis , fe , de différent endroit;
qui change de lieu.
E-Locatus , a, um, part. d'Eloco, Elo-
cata gens , Nation tirée de fon pays,
tranfportée ailleurs , dépayféc.
E-Loco, as , avi, atum , arc , dépla-
cer , faire forcir ; 2". mettre hors
Qqq
P79 DICTIONNAIR
de fa place , tranfporter ailleurs ;
3 0. louer, donnera ferme, à loyer,
à louage -, affermer , faire bail de ;
40. faire prix , faire marché.
IhLocibUis , le , fr, qu'on ne fauroit pla-
cer , à qui l'on ne trouve point de parti.
Os-'Locatus , a , um , loué à prix fait.
OB-Loco,aj-, avi, arum, are, louer à
prix fait; Ohlocire operam fuam ad ex-
haurienàos puteos , Ce louer pour travail-
ler à tarir des puits.
Re-Locd , as , avi , arum , are , relouer.
L AK, envoyer»
De L, place, lieu, vint le radicalLAc,
envoyer: en Or. "|ï^"7 I^ak. De- là
vint le mot Laqmjzj, dont l'ori-
gine ctoit inconnue ; & les mots
Or. "15<S2 Ma/ak , Ange , Am-
balTadeur ; "jS^ Mdk, Chef, Roi ;
celui à qui l'on confie l'autorité
fuprême.
Delà cette famille.
LiGo,-are, i^. envoyer, députer;
10. léguer , faire un legs; 5°. im-
puter.
Ltoatus , î ; AmbafTadeur, Député , En-
voyé , Légat, Lieutenant.
LEcarrt , a , Ambaiïadrice , Envoyée.
Licariiium, iii Lïcativum,i, fraix d'am-
baiïade,
"Ltcator , cris, qui léguC.
LEG.ir;;w, i , legs.
Lt&atarius , a , um , i qui on a fait un
legs dans un teftament ; ao. où l'on a
été député.
Ltcatio, «jwïj, Ambaflàdej i°, Lieu-
tenance.
E ÉTYMOLOG.
p§o-
Composés.
Ah-LEGOf-are , éloigner, envoyer^
fé parer.
AB-LEGaffo,o/!iJ , ordre de partir, congé.-
At-LEcatio , onis , députation , envoi ; ci-
tation, exemple, cxcufe , faits allégués.-
Ao-LECOf-are ; AL-htGo,-are , envoyer,^
députer ; z°. apofter, Interpofer; 5°. ci-
ter , alléguer.
Ai-Licatus , ûs, ordre , mandement de
venir.
Coi-Licacarius y a , légataire avec
un autre.
DE-LEG5,-3rc, donner commitTion , dé-
puter; 1°. apoflcr, fubroger, fubftituer;
■\°. céder.
Dr-hïGatio, o/if j,députation, procuration,-
(ubrogation,
PRiE-LFGa,-are , léguer un bien à pren--
dre par préciput , avant de partageravec
les co héritiers.
KE-Lï.co,'are , bannir, chaflcr : relé*
guer , renvoyer.
Kt-LtGado,-onis, exil, éloigtiemenf,
Sub-Lego,- «re, fubfiituer un héritage»
XL
LAP, Pierre.
De La , lieu , qui refte en place, vin-
rent le Grec Lat, Lith , Lxas ,-
pierre; & cette famille Latine.
Lapis, idis , pierre; 2°. pierre pré-
cieufc; 3°. hébété, ftupide-,4°.pierre
pofée près du grand chemin pour
marquer les diftances.
LAP;o,-irî , pétrifier , changer en pierrei
LAPi2Iw,i ;LApf//u/uf , jj petit caillou j
i". picrro précicufe.
jSi DE LA LANGUE L AT.
hAfîdeus , a, urn, pierreux, rempli de
cailloux.
'LKfidofua.s , ans y difpofîtion à la pétrifi-
cation.
LAvido,-are, lapider, accabler Ibus
les pierres ; lo. mettre fous une
tombe.
Lh?ida:or, oris , celui qui jette des pier-
L^fidatio , oni: , l'adion de jetter des
pierres.
LAPft/iTrfuj, a, uw,qui concerne les pierres.
hkfidariui , ii , ouvrier qui travaille aux
carrières ; i°. Tailleur de pierres.
LAvidefco, -ère , fe pétrifier, fe chan-
ger en pierre.
B I N o M I s.
LA?i~CiDa, «, tailleur de pierres : de
Cxdo , tailler.
LAPz-CiDinc , te ; L,JiTidî-Cma , a , car-
rière , lieu d'oii l'on tire des pierres.
Composes.
De~LAvido,- are , ôter les pierres;
i". paver ; 3'. diflîper.
Di-hhPido t - are , ôter les pierres d'un
champ; 1°. dépenfer, diffiper.
Di-LAPidatio , onis , l'aâion d'ôter les
pierres ; i°. dégât.
E-LAPirfo,-are, épierrer, ôter les pierres.
'E.-LKvidatio , onis , enlèvement des pier-
res qui font dans un champ.
Autres Dérivés,
i.LivaSfadisy 7 poiiïbn à coquille,
Lor^j , adis , } qui s'attache aux ro-
chers.
1. Lividium, ii ^ paflerage, plante.
3 . L-Evidoies , « , forte de pierre pré-
ci eufc.
L lieu. p32
XII.
Famillts Grecques.
De Lab, Law, pierre, les Grecs
firent les mots La as, Las, Lat ,
LiTH, qui tous fignifierent chez
eux , pierre , rocher : de-là,
LAT-omia, arum , carrière ; de Tamo^
tailler, & Lat, pierre.
LATumiurn , ii, inftrumcnt à .irer les
pierres d'une carrière ; i", condamna-
tion aux mines.
L.KVTumarius , ii , qui fè fait foii vent con-
damner aux carrières , aux mines , à la
prifon ; ici La ut au lieu de Lat , ce mot
venant de Latomiœ.
Binômes.
I . Lnh-Argyrium , zï, ) iirarge d'ar-
L\Th-Argyrus , : , \ gent, plomb
qui emporte les Icories
de l'artrenr.
o
1. Lit ho-Colta, a, mortier, ciment dt
pierre.
3. Lirho-Spermum , i , gremil , plante,
4. LiT/!(5-5frotuj- , a, um , pavé.
LiTho-Strotum , i , pavé de mofaïque.
5. Luho-Tomia , « , art de tailler la
pierre , la gravelie.
Lir ho-Tomus , i , Chirurgien qui taille la
pierre.
6. Hexeconta-Lit/zoj^ /, fbrte d«
pierre précieufè.
LI, LU,
Plaifir, Volonté.
De L , nom des cris de Joie, des fen^
fations agréables , vint le mot Lu ,
Li , Lo , qui défigne le plaifir, l'in-
clination , la volonté , la faculté
Q q q ij
Ç.S3 DÎCTIONNAIPv
de faire ce qui plaît , la liberté :
de-là une foule de mots en toutes
langues.
En Hébreu , T) Lv , Dieu veuille ,
plaife à Dieu.
En Gr. E-LEViheros , libre. La-o ,
vouloir.
Et ces familles Latines.
I.
Li-BctJ'uit , iitum ej}, ère , ? ilplair,
Lmcjcit, 3 i! a plu,
on a envie.
Coi-LiEff ,ere, plaire, être agréable.
LiBens , ii- , qui fait volontiers, de bon
eœur, fans ccntraintc.
LlBenfer , de bon gré , de bon cœur , vo-
lontiers, de bonne grâce.
LiSfmia . a--, complaifancc, csudefcen-
dance , liberté d'agir,
L.iBirum , i , volonté, bon plaidr.
his ''■'oi -in i! ; L'^aido, inis , inclination ,
dc/îr ,■ z". débauche , déreg-lemcnt ;
3°. dc(îr Jcfordomé, paffion déréglé;.
LuB« , il fait plaifir , on a trouvé bon_
LvBentia, œ , Déeiïe de la coirpIai:ancc.
hiBidinofus , a, um , débauché , porré
aux voluptés, déréglé , qui luit fon ca-
price ; fujet à fon plai'ir,
Lisidinosè , avec dérèglement , avec dé-
bauche,
LiBidinor , ari, s'abandonner aux plaifirs ,
fe donner à la débauche.
Composes.
Ai-LuBf/co ,ere,, plaire, êtte agréa-
ble; i*'. condelcendre , déférer.
Ah-hvEen-ia., x; Ai-LvBffcentia , «j
condefctndancC) déférence.
E ÉTYMOLOG. P84
VKO-Lvmdo,ims,> ^^j^^^,^
Pro-Lue/z/ot, ii , 3
PpR-LiEf f , il plaît très-fort.
PER-LiEe/îter,jrès-volontiers.
II,
Liber, m, le vin ; parce ^uil réjoui f
le cœur: 2°. Bacchus , Dieu du vin,
Lj-Bf.na/ia, ium,\es fêtes de Bacchus,
LiBERd , ce , Proferpine,
I I L
I. LiEer,a, lun , mot-à-mct , qui faif
fa volonté , libre , qui n'cfl point
cfclave ; r^. franc , exempt , dé-
gagé 5 5^. fincère 54°. digne de foi,
qu'on reçoit en témoignage à eau-
fe de fa condition libre.
X. 1.1-Ëeri, orz/w , enfans d'unperc&
d'une merc libres.
Il Liserù , e , qui eft fans cnfans.
LiBfre, librement, fans contrainte J
fans craindre,
hiBnralis , e > généreux , magnifique ; au
fens propre, qui eft né de (.onditi-on
lit n , de bonne famille ; i*. digne d un
homme comme il faut, en perfonne de
qualité ,■ 3°. donné libéralement.
Li-EtTiitiias, is-, générofîré, magnificence.
L.iBer.diter , en j erO-r-ne bien née, en
gabnr homme, noblement; 2=. large-
ment , avec magnificence ; 3". douce-
ment, avec bonté; 40. de bon coeur.
C M POSES.
Il LiBrK<ï//'5 , m. f. le , «.ffrvife , for-
dide, honteux ; z°. bas, meficanr,
malhonnête, indigne d'une per-
fonne bien uée ou d'un homme
p8j D E L A L A N
dlionneur.
li-LiBiralis cïhus , mets de pauvres
gens.
Ii-LiBErâ/iVaj , afis , bancffe ,niallionnè-
teté, grofTiercté ; 2". Epargne baïïe &
(brdiJe, avarice.
Il-L' BErii/;t?r , d'une manière baiïc , grof
fierc, malhonnête, fordide , Src.
PEB.-LiBfr.î/)f?r , fort libéralement, avec
beaucoup de libéralité.
pRyE-LiB«r , a ^um , fort libre.
IV.
1. LiBdro j'dre , affranchir, délivrer ,
mettre en liberté ; 2°. jultifier , ab-
foudre.
IiBfran'o , onis , délivrance , affrancIiifTe-
menc.
LiBSTiifor , oris , libérateur.
1. L\i,enas , atis , franchife , liberté ,
pouvoir de vivre à fon gré ; 1°.
fincérité ; j*. licence , libertinage.
^.L\Bertus , i f Affranchi d'un Parti-
culier ; 1'. devenu libre.
Liiterta , a , affranchie , femme mife en
liberté.
LiEfrtinuj, i, fils d'affranchi ; 1°, affran-
chi.
hmertind ,a , fille d'affranchi ; 20. affran-
chie . î°. femme débauchée.
LiEerrjV7itar,nt/c, condition des affranchis.
LiBerto,-are , affranchir , rendre libre.
CcL-LiBerfi/J , i, affranchi, mis en li-
berté avec un autre.
V.
Lie, être permis.
ï. Lic£o, es , cui , citum j ère y être
permis; i". être mis à prix.
"Liceni , tls , enchérifieur j qui mer à
l'enchère.
GUÉ LA T. L libre. 9^0
Liceor , eri;' , chus fum , eri , enchérir,
oTrir plus que les autres; 1°, apprécier,
mettre à prix.
i. Licet, cuit f citum ejl , ère, il eft
permis, permettre.
Licef, conj. bien que, quoique.
Licitum eft , on peut , il eft permis.
Lic«/2/id, «,permi(ÎIon , congé ; i",
licence , liberté trop grande; 5°.
dérèglement.
Licenter , avec permiffion ; i". licencieu-f
fement.
"Licentiofiif , a , iim , qui prend trop de li-
berté; z". licencieux.
Composés.
Il-Lic//<;, Adv. illicitemenr , d'une
manière illicite ou non permile.
Il hicitus , a ,um, illicite , qui n'eft pas
permis.
^L-Llcentiafus, a , um , Immodéré, dé-
réglé.
lM-Lïc<;/7ffq/i/r, a um , exceffif, immoJéré,
Pr£- Lrcî^fer , adv. très - liccncieufe-
ment , avec beaucoup de licence , avec
trop de liberté.
3. Liciior,-ari , enchérir; i^, com-
battre; 3*'. lictter.
Lrc/fafor, oru, enchérliïèur,
Liciratio , cnis , enchère , licitatlon.
E-Licifor , nris , ari , mettre enchère j
enchérir au-deffuS d'un autre.
lL-Lic;fjfor, oris , Voye^ Emptor,
IN-Licifafor , om. Voye'^ inliciator,
ln-Licnator , oris. Acheteur.
VI.
LIQ, LINQ, laiffer.
De Lie , permettre , livrer à foi mê-
me, vinrenr,par le changement de
C en P ,
P87 DICTIONNAIR
Le Gr. Leipo ôc Liurano , lailfer.
Livfana, orum , reftes; i°. reliques.
Et fans changement ,
Le Latin Liq«/ , j'ai laifle , j'ai aban-
donné , qui le nalalanc , fit au pré-
fent LitiQuo. De-là cette famille:
LiNQKO , LlQKI, LlCT Um , LlNQ«Értf ,
laiffer, dclailler, quitter, abandon-
ner.
Composes.
^e Licusporcus, i, petit cocbonfëvré.
T>E-Li<iuium , ii , perte , manque ; i°. dé'
faillance , foiblefTe ; 5". éclipfe.
De-LiQwuj ,a, uni , dont on a befoin.
De-Linquo , is , liqui , liclum, guère , man»
tjuer , commettre une faute , faillir.
DE-hiaum , i , faute , offenfe.
Ke-Lïcuo , onis , abandonnement ,
abandon, délaiflèment.
RE-LiCfuj , Ls. yoyei Relidio.
Ei-Liaus , a , um, de Relinquo ; Rellâla
reperere, répeter Ce qu'on avoit omis.
'Ri-Lmo.uens , tis , qui iaiife , qui aban-
donne,
Re-Linquo, is , liqui, llôlum , quere ,
laifTer , quitter , délaifler , abandonner.
B.elinquere arrhaboni , laifTer , ou donner
en gage,
RE-Licuuf, a , um. Voye^ Rcliquus,
Ki-LiQ.ua , orum , n. pi. reftes , ce qui
refte dû, reliquat de compte.
Re-Liqi;œx;o , onis , arrérages.
RE-LiQuatar , oris > &
RE-LiQi/afrix , fcij , celui ou celle qui
eS en refîe , qui doit des arrérages.
Re-Liqu( , orum, les autres, ccu.x qui
rcftent.
RE-LiQui« , arum , refle , renant , ce qui
rcfle, réfidu , reftes ,• i».reliqucs, ce qui
relie des morts.
E ÉTYMOLOG.
$t%
RE-LiQuor , an'r , atus fuin , ari , être en
arrérages , devoir de leflc.
Re-Liquuto, i, rcfte, reliant, ce qui
refte, réfîdu.
Re-Liquuj ,a, um, qui relîe, reliant,
relié.
Composas de ReIINQUO.
DE-RE-Lic/io , onis, &
Dekb-Licius f ûs , abandonnement j
dclailTement , abandon.
Di-Re-LinQuo, is y ui , liSlurn , guère,
laifTer à l'abandon , ab-indonner , délaiP
fer , négliger , quitter.
Composes Grecs.
Ec-Lipjis , is j Eclipfe du Soleil ou
de la Lune.
Ec-LiPiicus , i , Ediptique , cer-
cle qui pafle par le milieu du Zo-
diaque , & qui repréfente le che-
min que fait le Soleil dansfoa cours
annuel.
L
Dcfignant les fluides de toute efpcce.
De L défignant les fluides , tout ce
qui eft coulant & liquide , dérivè-
rent une multitude de familles.
I.
Lac, Lait.
Lac , tis , du lait , liqueur blanche.
LACteus , a , um , de lait ; blanc comme
lait : laâé.
Lncreo,-ere, tettcr , fucer du lait, avoir
àa lait.
LActefco,-ere , devenir lait , avoir du lait.
LachoIus, a , um, de lait , blanc comme
du lait.
Lacîc , tis , du Uit,
psr^ D E L A L A N G
L^ctes , {iim,hh ou laitance des polfions,
ris de veau.
LActo,-are , aîlaiter ; i'. attirer par
l'efpoiry
LACf.jriuJ- , a, ujti , qui tctte , qui cft
apprêté avec du lait.
l.f.crr,rium , ii, laiterie,
L/.aarius , ii , Pâtifller.
L,Actaria , orum , l. laitage ; i». viande
'Lf.ctamia , ium , ■' de lait.
ï^kctams , ùs , allaitement.
Plantes Laiteufes.
t. LAcfaria , « , titliynialc , plante.
». LActoris j is , efpccede plante.
3. LActuca, g; LACfucu/a , a, laitue,
plante.-
Composés.
ÂB-LActo ,-are , fevrer , ne plus bif-
fer tetter.
AB-LACtatid, onis , l'aûjon ou la manière
de Icvrer.
DE-LActo , are , (êvrer , ôter le letton.
DE-LACtdtio, onis , l'adion de fevrer.
E-LACtefco , ère, fc tourner en lait.
E-LAcro , are , fevrer , ôter le tetton.
Cot-LActeus , a,um , Se CoL-LACianeus,
UfUm , frerc , fœur de lait.
II.
L A C R , larmes.
D'A c , eau , vint le mot Lacr , lar-
mes , que les Grecs prononcèrent
Dakry , changeant L en D.
LAcryma,a, ^ larme, petite gout-
L Ac h ry ma, m, S- te d'eau ou d'une
1. Acrima y tt ) ) liqueur quelcon-
que , mot-à- mot , petite eau
ou goutte d'eau : de Rum &
UE LA T. L fluides: 990
RvM, en Celce, petit; & de
Lj4c, eau.
LAcrymu/a , petite larme.
LAcrjmo,-are , \ jettcr des larmes, pleu-
LAcrjmvr,-arif.^ rer,
LkCrymofus , a, ûm, pleureur, qui verfc
des larmes , qui caufe des pleurs , qui
diftille une liqueur goutte à goutte,
EACrjmoje ,. en forme de larmes, avec
larmes.
'Lkcrymaxio , onis, larmoyement, dillil-r
lation d'un fuc.
LACryrntibundus, a, urn, éploré , qui fond
en larmes.
'Lhcrjmahilis , e , déplorable.
Composés,
Ao-LAcrymo ,-are , pleurer avec quel*
qu'un , pleurer beaucoup.
CoL-LAcrjimo,-are , \ mêler (es larmes
Coi-LAcr/mor ,~uri , i avec celles d"ut5.
autre.
Co-L-hkcrymaxia , onis , pleurs de con-
doléance,
DE-LACrjmo ,- arf , larmoyer.
H-E-LKcrjmatio , onis , l'adion de pieu--
rer, larmoyement des yeux.
'Di-Lhcrymo,-are , verfer des larmes.
li-LACrymo,-are, "i répandre des pleurs,
iL-LACrymarj-nri, -» dégoutter.
Il h.KcrymahUs , e, qui ell infen/îblc à
la pitié , qu'on ne fléchit point par les
larmes; qu'on ne pleure pas.
SuPfr-LAcrjmo.-ar? , pleurer deiïus,
S\js:-Lhcrymans , tis , larmoyant.
III.
L I Q, Liqueur.
LiQiior, oris , eau , fuc , jus liqueur.
LiQuidu! , a f um , qui cou'e comme de
l'eau , fluide ; i". fondu , qui eft eir
fonte ; j", clair , pur comme de l'eau,.
<?i rDICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
iiQuu ,- are , fondre , liquéfier.
LiQaor , eris , qui , \ Ce fondre , couler ,
LÎQuf/co ,-ere , i diftiller; i°, fè pafTer,
'LiQ.uidum , i, l'eau.
hifluens , tis , coulant.
Liciuentiùs , plus clairement.
LiQ,uaii/is , e, qui fe fond bien.
'LiQuamen , z/iw , jus , fuc exprimé d'une
chofc , coulis , gelée de viande. .
"LlçiuarnÎTiofus y a, uin , rempli de jus.
LiQi;f/.7r;o ,-frf , fondre, diiTbudre, ren-
dre coulant comme de l'eau,- z°. amol-
lir , eftéminer.
^^Q"^/^^''"'?"'^'} fonte, fufîcn.
LiQ,uaiio , orns, -^
\ Liquator , oris , fondeur.
Liiiuatorium , ii , couloir , creufet,
"LiQîui , ère , il cft clair comme de
l'eau , évident, certain.
'LiQ.uiàà & I-.iQ,uidê , clairement , nette-
ment , sûrement.
hiQuidiufcul'j^ , a , ifm, un peu plus clair,
plus liquide.
LiQ ;i(iit.!j, ath, la clarté de l'eau , net-
teté , férénité, liquidité.
C o i^i p G s É s.
Cot-LiQ^ueo , es , cui , ère ,-> le fon-
ÇoL-LiQuefcOf-cere^ ^ dre, de-
venir liquide.
Coh-LiQuefacio , -ère , fondre , difToudrc.
Ccii-LiQKaao , onis , écoulement , flux.
CoL-LiQ[i;«, arum, gargouilles, gout-
tières , rigoles.
CoL-Liczij, arum-, tuyaux, canaux,
rigoles pour faire écouler les eaux.
E Lices , um, rigoles, gouttières.
E-Ljx, cis, canal pour faire couler l'eau.
E-Li<iuefco,-ere , fe fondre , devenir li-
quide,
E-LiQuo, -are , cdaircir, clarifier , faire
couler.
$92
I E-Liq:/ûn:en , ïnis , Jus , fuc . liqueur.
E-LiQuaii//j, e , qui fe fond, liquéfiable,
IN-Lrcex, cum, gouttières.
PER-LiQKfo ,-ere, l fe fondre en
PER-LiQi^e/co ,-«re ,) liqueur.
PEa-LiQuirfuj, a, um, très-liquide.
DE-LiQt(o,-.'ir^, vcrfer une liqueur dans
un vaifTeau , diffoudre.
IV,
i.Lix,c/V, lefTive , cendre mêlée
avec de l'eau.
Lixia , a , um , cuit , bouilli dans l'eau.
Lixaruj,^, um, détrempé, bouilli dani
l'eau,
Lixii'i'a , i« , \ , rr
T .. ( leflivc.
L,iXi!.;um , n, -^
hixhius, a, um,\ de la leiïive , quj
L,ixiuus , a , um , ^ concerne la IcHive,
z, Lixa , te , goujat , valet de foldat ,
celui qui fait bouillir la marmite ,
qui lave le linge des foldats,
Lixiilundus , a, um , qui s'engage à fer-
vir comme goujat.
^.Lixu/a, a, gâteau qu'on a fait
bouillir ou cuire dans l'eau.
E-Lixiij, .1, um , tiré par cxpre/Iion ,'
qu'on fait bouillir dans l'eau.
Y.
De Lac , liqueur , vinrent les noms
des objets dans lefqucls font con-
tenues les liqueurs.
1°.
Lacwj.- , ils , grande étendue d'eau ,
rcfcrvoir d'eau , cuve , badin , en-
chot mis fous le preifoir , logette.
Lacu/cuIus j diminutif.
Lkcund , «, mare , folTè , creux où l'eau
fe ramallc ; fondrière vuide ; brèche,
lacune,
_^ hAcunofusi
DE LA LANGUE LA T. L fluide.
S9i
LACunofus ta,um, creux , enfoncé , où il
y a des fondrières.
LAcena , a , bouteille , flacon ; Gr,
AATuyoç.
L.AGuncuLi , a, carafon.
Ltcia , œ , pinaflc , pinque.
VI.
L A V , laver , dans le fens d'arrofer,
de baigner.
I».
Lavo ,-are,8i Lavo , is, vi, lotum Se
lautum , ère , laver , le baigner.
Lav. ïtus, a,um,^
LvTus ,a, um, S lavé , arrofé.
Lotus y a , um , J
LAvarrijc , cisj baigneur, lavandière.
L^vamentum, i, -^ l'adion de laver,
amentum , z , ■> rafti(
'Lkyatio , onis , S bain.
LAvacrum, i , bain où l'on fe baif^ne.
Lwandritz , orum , ce qu'on met à la lef-
^ve, linge fale.
LAVatrina, œ) ( LAirina , de hwatrina. ,
LAtrina , te , ^ par f) ncope ) ; bain ;
LAtrinum, i, ) ï°. cgoût, évier , cloa-
que ; 3°, garderobe , lieux fecrets.
LAvtus', a , KOTylàvé , baigné, qui
s'cft lavé, propre, poli , délicat;
2 . magnifique , fomptueux.
L-wtolx , arum , l
Lhvtulx , aTum , J ''^'"s publics.
LAvtiufculus ,a,um, bien lavé , baigné ;
zo. propre, élégant.
■^otiriœ , arum , farine de froment
arcofée d'eau ; z". propreté d'un repas,
délicate/Te des viandes.
LAUfirf.z , ce , magnificence , fomptuofité.
Orig. Lia,
99-i
LAVtia , orum, préfens faits aux Ambaiïa'
deurs à Rome.
LAUre, après s'être baigné Sf bien lavé:
proprement, rplendidtmcnt , fomptucu-;
fement.
5".
Lotio f onis , lavement , l'aiflion de
laver.
Lotium , ii , urine , piiïat.
Lotiolentè , lalement , étant couvert de,
piiïàt.
Lofor, is , laveur , baigneur.
LoTura, «, blanchiffage ; i". blanchit^
feufc.
Composés.
CiKcum-LAvo y as , lavi & /avavi ,
lavatum , lotum & lautum , are ,
laver tout autour.
T^t-LAVo,-are , nettoyer av.ecune liqycur.
E-LAV0,-ar3 , laver.
E-LAUtoi , a , um ^ Part. d'Elavo.
Ii.-LAOfuj' , a,umt ^ qui n'eft point net*
li-Lotus , a, um, $ tojé, rincé.
PRA-LA»/o,-arf , laver auparavant.
Pb^x-Lavius, a, um , bien lavé, fojt
fplendide.
RE-hwoj-are , laver de nouveau,
StiB-LA>'o,-are, fc laver ua peu.
Semi-Lotus , a , um , à demi-lavé : oq
dit aufli SiMir-Lotus.
. .iîfij^;r.ti , ■ ■^ .r . . .
Lusfro y-are f faire des afperfions d'eau
bénite , purifier.
Lvstratio , is; LvStrum, z, expiation,
purification.
Lvjtralis , e , expiatoire.
CoLrLcsf ro,-«T(;, nettoyer, layer,
VII.
LU, laver , dans le fens d'expier ,
de nettoyer.
Rrr
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 99^
90-)
"Lvo , is 5 ui, ère , laver , expier , (â-
tisfaire, payer.
Li'A , œ, Déeiïe des expiations, pour
laver les fouillures,
LuEj, ij, ce qui lave, débordement d'eaux
de neige; i°. ce qu'il faut laver, expier,
• efEicer ; 3°. fléau à expier , comme la
perte , les contagions.
Lde/a , ce , expiation , punition.
Luir'o , onis , expiation , paiement , fàtis-
fadion ; 1°. rachat.
Lviturus , qui expiera.
Composes,
Ab-Luo ,- ère, laver , nettoyer > ôter
en lavant ; i". arrofer, fe laver, le
juftifier d'un reproche.
AB-Luf/o , onis , ablution , nettoywncnt,
lavement.
AB'Lvvium , ii > inondation , déluge.
. At Luj , ère , baigner, arrofcr.
AL-hvvius, a 1 um , terrain que la ri-
vière a laifTé à fec en fc retirant,
AL-Luviîj , ei, ■> débordement , ravine,
Ah-'LvvioiOnis, > torrent ; i", crue d'une
rivière,
CiRcum-Lvo yere , mouiller tout au-
tour , environner d'eau.
Cmcum-Luwo , onis, torrent, déluge d'eau
qui eiirironnc.
Cf Kcum-Lvvium , ii , lieu dont une ra-
vine a fait une iflc.
CoAL-Luo, is , ui y'ere , baigner, ar-
rofer , couler autour , avec ou con-
jointement.
CoL-Loo ,-f re , rincer , gargariser.
Col— Lui'fsj , ià , égoûc , • amas d'eau
fale; i°. canaille ; ;"; grand embarras.
CoL-Luw , o«ij:,_confiifi«n^ aifcniblage,
cloaque , évier.
CoL-Luviaria , orum, égoùts , cloaques.
CoL-Luvia/ij, e, & Coi-Luyjarjj 9 e,
d'égoût , de cloa^uç.
DE-Loo,-ere, détremper, tepairer
dans l'eau.
Di-Luo, ère, délayer, mouiller ; i'.effa*-
cer , affoiblir ; 3°. expliquer clairement,-
Di-Lofum , i , infulîon.
Di-Lut«ùj > plus trempe , avec plus
d'eau.
Di-Lcr/îT , ei , & Di-Luvium, if, dé-
bordement d'eaux , déluge.
Di-Lui'ia/iT , e , de débordement d'eaux.
_DI-Lu^'io,-are, inonder, couvrir d'eau.
E-Luo ,-ere , nettoyer en lavant , e(>-
facer.
E-Luf'/j , a, um , lave ; infîpidc, fade.-
E-Lu!'.'fJ, ei , lavafTe, ravine d'eau.
E-Luz'fo, onis, déluge, inondation.
ÏL-Lvviei , ei , crafle , faleté , ce qui
n'cft pas lavé..
Ït-Lvviofiis, a, um, qui n'eft pas lave,
fale , erafleux,
Jv-Lviies , ei , ordure , ce qui n'eft pas
nettoyé.
Ih-Lvnbilis , e , qu'on ne lauroit laver ,
nettoyer.
IL-Lufi-Bizriuj, barbe qui n'efi pas lavcV,
fale.
lNTer-LDO,-ere , arrofcr en pafTant , cou-
ler entre.
Per-Luo ,-ere, la,ycT entièrement.
PoL-Luo ,-ere l'oppofé de nettoyer,
laver j ce Verbe fignifie falir, fouil-
ler, profaner , gâter.
Poi-Lutio , onis , profanation , fouillure.
Pot Lnbrum , i , bartin à laver.
IM-Poi-Letui, a , um , qui n'eft pas
fouillé.
PoL-Lio , onis , laveur de morts , qui les
embaume , qui fe fouille en lavant les
morts.
PnjE-Lvvium y a , la mer d'airain ,
grande cuve dans les bains publics.
PP7 DELALANG
VKJEter-Lvens , tis , qui coule devant, par- 1
devant , au long , le long , auprès. |
Pro Luo, is , lui , lutum^ ère , net-
toyer ; 1°, arrofer , huiïieder ,
mouiller beaucoup.
PRO-Liiy/w , ex , ~\ écoulements d'im-
PRO-Lu!ium , ii , S mondices, ravines ,
Pro -Luiio, onfj-,) flux.
Re-Luû ^-ere , dégager , retirer.
SuB-Luo,-»re, baigner, laver en partant.
Si'B-Li'i'iïj , ei , ulcération jettant du
pus, ordure, fuc vitié.
Binômes.
Mal-Luv/<», âTum , baflin à laver
les mains : de Man , main, changé
en Mal.
P£L-Luviâ , tt 1 baflin àlaver les pieds :
cuvette, jatte: de /«fj, pedis, pied.
On dit aufli :
PELLuv/i^/« , a , & Pelv/j.
PfL-Luo ,-fre ; Pir-Luo ,- ère ; laver
entièrement.
VIII.
Divers pé rivés.
1. L\^urna , a*} Frégate , Galiote ,
Livurnica > <e , j Brigancin.
LiBORnicuf , a, um, bon voilier; Ȃ. qui
concerne les petits vaiïïeaux.
Lie URnicu/n imperium , ii. Amirauté,
commandement des flottes.
LiBURnum,/, brancard, chaife à por-
teur.
z. Lien, rnzj , ratte , elle eftipongieu-
fe , humide.
LiïNicui , a,um iLiEvofus, a, um, ra-
teleux , qui a des vapeurs.
3. LiEUTerU , « , lieiitcrie ; i *. flux
de venue.
UE LA T. L fluide. pp8
LiEii.-enVux, a, unit attaqué de la lien-
terie.
4. LiNTfr, tris , Chaloupe , Canot >
Nacelle ; en Gr. lèlon Priscien',
Lintér , du genre féminin , mot-àr.
mot , qui va fur l'eau.
L iHTrif uZuj , i , petit cfquif.
Li«Trariuf , ii , batelier, matelot,
IX. il
Famille Grecque.
De LiM eau , les Grecs changeant
L en N firent les mots :
NympA«, Nymphes , mot-à mot^ les
Déefics des Eaux.
NYMvkiaô , avoir peur de (on image
dans l'eau , avoir peur de rien ,
être hors de fens.
Les Latins rendant à cette Famil-
le la prononciation de L, en firent
ces mots :
LY-Mvho,-are , faire perdre l'efprir ,"
mettre hors de lens.
LYMPAar,-ari , devenir fou , être vî(îon-
naire. '." '
LYMfharioyvhiy; Lryiphatus , ùs , extra-
vagance , trouble d'efprit , folie , fureur.
LyMfhancus , a yum, frénétique . inHn'c»
furieux; 1°, qui trouble rimagination.
X.
Lam , LiM , Eau.
I. La M(Z, «, lieu plein de boue, fon»
driere ; vivier , réfervoic pour le
poilTon.
hkmx , arum , brifans , écucils.
1. Liu~Pidus ,a,um j clair , tranlpa-
ceut.
Rrr ij
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. looo
7. L]?pus ,a, um , cliaflîeux , qui a
mal aux yeux j z °. un gueux , un
$99
hiM-Pituào , mis , tranfparence.
'3. LiMKi , i , fange, boue; i". fillon ;
3 0, aufig. jupe , cotillon.
isiMofus fOyum, bourbeux , limoneux.
. l^iMofitas , atis , limon , bourbe..
LiMc,-flre, couvrir de boue.
LiiMarius , a , um., fangtux.
,' Composes.
Ïl-Limîj, m.f.me, n. clair, (ans bour-
be , qui n'eft point trouble.
Ob- LiMa/«i , atUmyPart.àz:
Ob-Limo,<ij, <jvi, atum,are, en-
graifler avec du limon i z*. mar-
ner; 5". corrompre , gâter ; ^°.
aveugler; 5°. pour Obligurio. •
c XI.
"i. Lem^wj, j, felouque , frégate,
'Lt.MBunculus , i , corvette , barque.
LEMBariuj , ii , foldac qui monte les
vaiiïeaux.
2. JJoms de diverfes Plantes.
LiMcvium , iiy poirée fauyage.
X.iMeum , i , forte de plante vénéneufe.
LiMNf/îum , il, petite centaurée.
hiMonium, ii, la pyrole, plante.
LiMO/îJarej, (», émeraudes, ^^
LiMoni^ , <E, anémone , fleur,
|. LiMoniades , ^«wi., Nyjnplies. des!
prés & des fleurs. ;
"LiîAniades , um , Nymphes des lacs.
4, LoMeniurn , i , cendre bleue , lef-
iîve , couleur.'
15 . LYTra ,a , loutre ., anîrnal âmphi-;
bie , & qui fe conftrui.t, des caba-
nes dans l'eau.
-{«•,LiMd ,<e , chaffie , humeur blan-
châtre qui s'am^fle au coin des yeux,
miférable.
Lippio ,'-ire , devenir ou être chaffieux ;
i". avoir mal aux veux.
Lippirtir, on devient chaffleux.
LiPfitudo , inis , chalTie , maladie des
yeux.
XII.
Lu TK/K, bourbe.
LvTum , i , eau faîe , mare , fange j
boue , vafe , argilte.
LvTeu! , a , um, dz limon , de boue ,
d'eau falc , de terre , vil , bas.
Lvrofus , a , um ; Lirulentus , a , um ,
bourbeux.
LvTosé, d'une manière falc , vilaine.
LvTO,-are ; Lviulo.-are , enduire de
terre , poiffer , rouvrir de boue , écla-
bouffer, barbouiller.
Lu Ter , erii , un baflîn , une cuve.
LuTe/co.-erf, devenir bourbeux, fangeux.
LuTrtriuj- , a,um ; Lvrer.fis , e , qui vit
dans l'eau falc , dans la fange.
LuTamentum , i , mortier , argille pétrie
avec de l'eau.
Composes.
Col-Lu/h/o ,-are , éclabouffer , gâter
avec de l'eau fale 2". diffamer,
ternir la réputation.
Coi-LuTu/atiojOnijyéclaboufTure, falif-
flire de boue.
De-Luto ,-are , couvrir de fange , de
tç.rre grafle , de mortier.
Dt-hvTamentum , i , lavage ou crépis
avec du mortier de te^-re , de la terre
glaife ou graffe ;» ^' . boue , mare.
Ë-Luxia , Orum , fnétaux dépouillés de
leur terre par l'eau qu'on a fait paffeir
^effus j 1°, lavure d'gr ■ .
icoi DELA LAN G
E-LuTrzo y-are , Verfer d'un vafe dans un
autre , fbutirer , féparer de la lie.
XI ir.
A-L Uta,
A-Lvra, mégie , peaux préparées à
l'eau.
A-Lvramenfum , i;A-Lvramen , inls ,
marchandife de méglfTerie.
A-LvTdmentarius , H , Marchand Mégîf-
fîer.
A-'Lvtut'ius , ii , MégllTier , ouvrier en
mégiiïcrie.
A-Lyrarius , a,um,de mégîc , de méglC-
lêric.
XIV. CLO.
De Lues , égoût , Ce forma cette Ei-
niille :
Çloac^i, a i égout.
CLOACiiZa,«, petit égout,
CLOAco,-ar«, falir, fouiller.
CLOAc.aîis , e, iî , d'égoût.
CLOAcarium , îî , taxe pour les boues;
i". impôt pour nettoyer les égoûts.
CtoKcina , <t , la DéefTe des égoûts.
Famille Grecque.
î. A-LiPTA , Aliptes , ( de Leibo ,
oindre). Celni qui frotroit d'huile
ceux qui fortoientdu bain , ou les
Arhlètcs & Luteurs, avant le com-
bat ; garçon de baigneur.
Â-Liprerium , ii , le lieu où l'on frot-
toir d'huile les Athlètes.
2. A-Lytarcha , Grec A-Xul-apxm ,
Chef , premier Commandant qui
ne peut être change : de Lyà , dif-
foudre , &ca, non.
UE LA T. L fluide. 100.2
5. Ana-Lys/j, is , f. analyfe , réfo-
lution , folucion ; z°. divKîon , ré-
duction d'une chofe à fes principes.
4. CLuo;cLUtfo,.fr£,purgcr;deX«c;,
laver ; Grec Xot^s , louo.
CtYsmus , i, purgation ; du Grec Kwm i
Kljo , laver , purger.
Catiz-Clysotuj , i , déluge.
CLYsier , is , Grec KAvr»p , lavement, ù-i
nngue.
Ciyster'^D^-are, donner un remède.
Clum« , arum , pouffière d'orge , balle.
Ctvta ,œ,Gt. Kau/«v , Kiudân , Kljdên .
flux de la mer , onde , flot.
LU.
Lu, mot primitif. Celte, Grec, La-
tin , Arabe, &:c. qui défigne la lu-
mière , & tout ce qui y eft relatif.
De-là une multitude de familles
Latines.
I.
Lux pour Lues, cis , lumière, clarté,
jour; 2°. éclat, gloire; 3°. yeux-,
vue; 4". brillant, feu; j«.faironi
6*. terme de carelTe.
Lvcidu! , a , um, clair , lumLieux ; i<^
luifanf, brillant; 30. tranfparent.
Lucea, es , xi , ère , luire , éclairer,
Lucet, il eft jour.
Lici, de jour.
hvcid.rium , ii, flambeau.
Lucide, clairement, diflintlemenî,
Lvcidùm, d'une manière lumincule,
Lvcefcii , il luir,
Lacifco t-ere , luire.
Lvcerna , ce , lampe , flambeau,
Lvcinius ,a,um; Lvcinus , a , um , qvtl
a la vue bafTe.
Lvcijcus , / , qui a la vue foible , hr^bt.
unuere.
IC05 DICTIONNAIR
II.
B I N O MES.
1. Lvci-Fer, i , le Prince du Jour, l'E-
toile du point du jour ; le Prince
des Démons ; de Fera , porter.
Luci-Fer , a , um ; l.vici-Fnus , a,um ,
lumineux ; i°. qui porte un flambeau.
hvci-fera , « , la Lune.
Lvcï-F/uus ,a,um, d'où découle la
lumière.
Lvci-Ficus ,a,im, qui caufe la lumière.
hvci-Fugdx , cis y 1
hrci-Fugus , ayumy ?quifuitlal
I hvci-Fuga ,ce, J
hvci-Safor, iSyÇCïC de la lumière;
de Saf , femer.
2. LucuBRo ,-are ( de Luc , la lumière ,
& de OPeRe , ouvrage, ) travailler
à la chandelle , ii la lumière , dans
la nuit ; pafler la nuit à travailler à
la clarté des flambeaux.
'L.vzulTaîus , a , uw , travaillé avec foin ,
parce que ce qu'on fait jufqucs dans la
nuit cft plus foigné.
'Lvcubraiorius y a , um , propre au travail
qui fe fait la nuit.
Lucuirar/o , onis ; hvculrariuncula , a ,
l'aâion de travailler aux tiamteaux ;
i». ouvrage qui a coûté beaucoup de
veilles.
E-Luci^iro v-flre ; E-hvculror ,-ari , tra-
•yailler à la chandelle ; i°. faire à force
de veilles.
y. Dï-Lvculum , / 5 le point du jour ,
mot-à- moi f \i. petite lumière du
jour ; de dies , jour.
Di-Lvcu/b , à l'aurore. J
iPi-Lvculat , le jour commence à
poindre.
E ÉÏYMOLOG. S004
Composés.
At>-hvceo,-ers f 1 donner de la clarté;
At-Lucfo , ère , ) i°. éclairer.
Ai-Lucitii , ce , coufîn , moucheron qui
aime la lumière ; z". ver luifant ; j".
ccornifieur.
CiR.cvM-l.vceo, -ère , éclairer tout au-
tour.
CoL-Luceo ,-ere , briller, reluire.
Di-Lvxeo ,-ere , luire; 1". s'cclaircir.
Di-Loce/c;t , le jour paroît.
Di-Lvcido rare, rendre clair, éclaircir ,
débrouiller.
Di-hvcidus , a, um, lumineux ; l'.net ,
fans obfcurité.
Di-hvcidaiio , onis > éclalrcilTement ,
explication.
Di-Lvcidé , d'une manière claire, évi-
demment.
E-Lvcus, i , qui à force de boire a
perdu la clarté du jour , que l'y-
vrefle endort, rend aveugle; étour-
di , qui agit comme s'il n'y voyoic
pas ; badin , folâtre , qui ferme les
veux pour badiner.
E-hvcso ,-ere , éclater , reluire ; i". {e
faire voir , çaroitrc avec éclat.
E-Loct/co ,-ere , commencer à paroître.
E-Lucido ,-!Lre , rendre plus clair , com-
menter.
E-hvcidatio, enis, glofc, éclairciiïcment.
F.-Lvci-fico y-are , éblouir , aveugler ,
ôter la vue : ce mot cft trinôme ; de E ,
particule privative; de Luc,& de Fac;o.
Il-L"c«o ,-ere , f luire, fâi-
II- LvceJco,is , xi , ère ,^ re jour.
^EK-Lvceo, er, xi , ère y être trans-
parent ; 1°. briller fort.
?EK-Lijcldu! , a, um, tranfparcnt i i».
qui a un poli écUtanto
loof DE LA LANGUE L A T. L lumière. ioo5
VFK-Lvcîdulus , a , um , un peu trans-
pirent.
rEK-hvcidlcas , atis , tranfparence.
FzL-tvcidus , a, usi , tranfparent.
Pït-Lucfo ,-ere , être tranfparent.
VoL-Lvceo ,-ere , cire fort bniu-.;ir ,
reluire beaucoup ; de Pol , puif-
fanr, & de Li'CEO ; z^". faire des
oblacions; i". faire un feftin pu-
blic ; 4.°. profaner , prolliruer.
PoL-Luciiiiff ,e, fplendide , fomptueux.
Pci-Luc!i/7;ffr;PoL-Luc;e,magniniue-
mcnt , fplendidement.
PoL-Lucfura , œ ; Fot-Lvctum , j, fefiin
à l'honneur des Dieux.
Pr .t-Lvcidus ,a,um, fort brilLmt ,
très-luoîiiieux.
pAiE-Euc ?o,-ere, briller beaucoup, éclai-
rer, donner de l'éclat.
RE-Lvceo ,-ere , reluire.
Svi-Lvcanus , a, um^ d'environ le
point du jour , un peu avant le
jour.
ANTS-LuCanur ,.« , um , qnî Ce fait avant
le jour.
Ante-Ldcj5 ; Ante-LucuZô ^ avant le
jour.-
Si B-Luce» ,-eré , entreluire , briller tant
foit peu:
SvB-Lvcidus , a, um , entreluifant , tant
iôitpeu luiHint.
III.
LUS, i*>. éclairer,
LusTro ,-are , éclairer ; de Luc , lu-
mière , & Traho , tirer.
Composés.
GoL-LusTro y-are , rendre brillant ,
donner de l'écJat,
It-Lusrrafjo , onis , illumination ; to.
cmbclliîfcmcnt,- 30. éclairciiïcmcnt.
1 L-Lvsiro ,-are , donnerdujour ; i°. éclair-
cir , iliuftrer, orner, rendre célc:re.
iL-Lvstris , e , luifant , qui brille ; lo,
célèbre ; ;". éclairé.
h-Lvstran^entum , i , ce qui donne du
lufire , ornement,
PRiE-LusrnV ,e, qui brille beaucoup.
Sc'B-Lusrr/j-.e, qui brille un peu.
2°. Regarder.
Lvsiro ,-ars , ) regarder , cliercher
Lvsiror ,-i3ri ,S par-tour, fureter,
confidcrcr.
Lvgtramen , inît ; hnstra-io , cnis, recher-
che, l'adion (le confidcrer.
'LvstTatoT , oris , qui cherche par-tour.
Liis.TO , onis , fureteur,
PiR-LuS'frij ,-are , con/îdérer attentive-
ment , regarder avec foin.
IV.
L U M , lumière.
LvMen , inls , lumière , clarté , jour,
œil, éclat ; z**, expofition, expli-
cation.
LvMinare , iî , luminaire.-
hvMinOf-are , éclairer,
hvMÎnofus , a , um ■, éclairé , qui reçoit
beaucoup de clarté, brillant , lumineux.
Composes.
CoL-tuMzrto ,'are , éclairer avec.
Ii-LuMi770,-arf , éclairer , donner du jour.'
\i.-Lvmnator 1 orij-,qui éclaire.
li.-Lumnatio , onis , l'adion d'éclairer.
Ii-LuMfna?e, d'une manière relevée, avec
ornement,
lL-LuMi;iuj , a , um, qui efi fans clarté ,.
qui n'cft point lumineux.
Re-LlmiVjo ,-are , rendre la lumière ,
éclairer de iiouvcau.
1007 DICTIONNAIR
V.
L U N , Lune.
LwK ,motà-mot, la Déeflè de la
lumière : la Lune.
LuN.iriT , e , qui concerne la Lune.
LfNu/a , te , croiirant, petite Lune ; i".
bague fimple , jonc; j». boucle en forme
de croifiant.
LuNO rare , coarber en croiïïant.
LuNfltiruj, a , um , àe. qui la fanté dépend
delà Lune.
Composes.
li.-\^vnus,a,um, 7 qui eft fans
U-Lvnls , e , 5 Lune, auquel
la Lune ne paroîc pas.
Sub-Lun;^ , e , où il paroît encore un
peu de Lune , un peu éclairé par la
Lune.
SuB-LuNarK, e , qui eft Tous la Lune ;
lublunairc.
VI.
LUT, jaune.
LoTum , i , gucde , paftel.
LuTot; ,oris, jauiiifle.
Lvjeum , i , guéde , paflel ; x°. jaune
d'œuf,
"LvTeus, a^um, jaunâtre , d'un jaune
clair.
hvrea , ce , fouci aquatique , fleur jaune.
LuTfio/uJ ,a,um, d'un jaune clair.
SuB-LuTfiiJ- , a , um , un peu jaune.
vn.
Noms de divers objets.
I. l.vca Bas, l'Eléphant ; mci-à-
moi,\e gros Bcrut ; le Bœuf vifible :
peut-être le Taureau blanc , parce
que Luc défigne la blancheur tout
comme la lumière,
E ÉTYMOLOG; icoS
1. Lvcuns , untis , ■> petit gâteau
hvcunculus ,i, i fait comme
un cercle avec un trou au mi-
lieu qui fait un petit jour ex-
primé par Luc.
}. Lvcanar , is , ouverture qui four-
nit un petit jour, lucarne ; 2°.
terrier , trou de renard , de
blaireau.
4. Lucvientus , a ^ um, mot forme,
du E , qui marque l'exiftence , &
de LucuL, clarté, petit jour : auffi
cet Adjedif %tr,lîe«lair , où il y a
un beau jour ; i". grand , riche.
Lvculinto,'aTe , rendre clair.
Lvcutenter ; hvculentê , clairement ,
d'une manière lumineufe.
Lvadentitas , is , belles manières , air
du beau monde.
5 . Lvcina , « , DéelTe de la nailTance ,
qui aidoit les enfans à voir le jour,
à naître.
VI IL
De Luc,lumiere, vinrent par oppofi^
tion diveries familles.
1°. LUC,
Bois , Forer,
Luc j bois , forct,où l'on eft à romr
bre.
En Efclav. Log , Lugh , foret.
En Celt. Loc ,bois;d'oâLocH , bar-
re de bois pour arrêter une porte;
Loquet.
Lvcus ,i , bocage.
Lvcarius , ii , Garde-bois.
LicarJJ- , e , qui concerne les bois.
Lccar |
loop DE LA LANGUE LAT. L lumière. loio.
hvcar , is , fàlalre des Comédiens pris
fur les bois facrés.
Lucjr/.z, orum , fêtes célébrées dans les
bois facrés.
Composes.
CoL-Lvco f - are ^ ébrancher j i»,
cciaircir un bois , cmonder Tes ar-
bres.
CcL-Lvcado , onis , coupe , taille de
bois.
SrB-Lrcjf/o , onîs , l'aftion d'élaguer,
Svs-Lvci ,-are , tailler , cmonder les
bois.
2°.
LUC, Deuil.
Lvctus , is , \ç contraire de la clar-
té , du blanc , le fombrc > le noir ;
1 . vctemens lugubres,habits noirs,
de deuil, pour les morts j 3°. aujig.
triftelTe , afflidion.
'Liccuofus tfi,um, déplorable , qui caufe
le deuil,
Lvcti-fer , a,um, a;fligcant : de Ffro.
Lvcd-fcabilis , e, plein de trifleiïè , qui
nous m.et en deuil.
Lvçti-fiCus , a,um ,qui afflige : de Fac;o.
'Lvcîi-Sonus , a, um, qui rend un (on lu-
gubre,
ViK-LvcTuofus f ajUrUf tout-à-falt
déplorable.
1. Lvciio , es, xi, cîum , ère , pleurer,
s'aftliger.
LuG:^5r/j , e, de deuil ; funèbre,
Lur,«iri<i , uin , habits de deuil,
"Lvcuhrè , en deuil,
hvcub'ritsr , d'une manière lugubre,
E-Lvceo ,-ere , s'affliger ; z°. quitter le
deuil , cefTer de s'affliger,
Orig. Lat,
Lvscus , i , borgne , moiâ-moi,^ù\c
d'une lumière.
Lt'Sca, œ, borgncïïc.
Lvsciofus , a, um ; Lvscîtiofus , a, um ,
qui a la Tue baffe , louche,
Lvscido , onis , foiblelTe de vue.
E-Lusro,-are , éborgner , cn.-ver l'œil,
E-Lvscano , onis , l'aftion d'éborgncr,
L I V, noir , livide.
Dû Celte Liu , Lu , Ltwid , oppofé à
Lu, lumière, &: fignifiant noir,ob-
fcur , ibmbre , vint cette famille :
Liveo , ère , être livide , noirâtre ,
meurtri ; 2*. envier, fécher d'eu-
vie,
Livefco , ère , devenir livide; i". devenir
envieux,
Livûr , cris ; Lwedo, inis , couleur plom-»
bée , mcurtrifTure ; !<>. envie, malignité
cnvieufe.
Li\idus,a y um , noirâtre, livide; 2°.
envieux.
Lividulu!,a, um , un peu plombé i lO.ua
peu envieux.
Lividiùs , avec plus d'envie,
Lividinans , tis , qui efl envieux.
CoMPOS ES.
Ac-Live/aV , il devient tout meurtri;
SvB-Livens , ds , omn. gen, qui devient
un peu livide,
SoB-LiVê/co, is, ère , devenir un peu
livide,
Svm-hiyidus , a , um , qui eft un peu
livide.
IX,
LUP, Loup,
De Luc, lumière, couleur rouflè, vinf
#011 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. icn
le mot Lvcos des Grecs ; & par le
changement de C en P , Lvvus des
Latins , un loup, à cau!è de la cou-
leur : voyez /^iji. du Caîend. page
477. De-là ces mocs:
[J. Lupwj , i, loup ; i*'. loup marin ;
3°. houblon ; 4°. araignée ; 5°.
crochet, grapin ; 6°. embouchure
rude pour un cheval.
"LvTa, a, louve ; i°. profiltuéc.
Lop.;/iZ,« , louvette.
'Lvvanar , is ; LvPaaarium , ii , maifon
de proflitution.
"LvTinus , a, um , de loup.
Lui>ara , as , louvrc ; mot d met , maifon
de chafTe,
a. hvvatum , i , embouchure rude
pour les chevaux rétife.
ÏMfatus , a , um , embouché d'un mors
fort rude.
3. Lvverca/, is , lieu à Rome confa-
cré à Pan : on y facrifioit un loup
fur les autels de ce Dieu.
LvPercalin, ium, fctcsà Rome à l'honneur
de Pan & de Faune , où l'on facriRoit
un loup.
4. Lvvinus i i i 1 petit loup ; 1°. lu-
Luvinum , i , S pin , légume ; 5°.
monnoie apparente pour le théâtre.
Lvvillus , i , louveteau ; 1°. jettons
employés au théâtre au lieu d'ar-
gent.
Lui fo ,-ire , dévorer comme un loup.
Famille Grecque.
[l. L\cos,if loup j 1*. petite araignée.
ïjYcifca , œ , chien-loup ; i°. chien venu
de refpèce du chien mêlée avec celle
du loup. i
h\cifcus , i , poulie fans eflicu,
2. LYc;/^,/,Dieu des caloniniateurs.
LYC-Ophtkdmus , i, pierre précieufe qui
efl de quatre couleurs.
Ltc Opfis , is , orcanefte, plante.
}.Lyc/w/«, ii , arbre épineux qui
croît en L/cie; 1°. fuc épaifïï que les
Médecins tirent de Ces branches,
4. Luc/wj, «, brochet j le loup des
poifions.
X.
Familles Grecques.
1°.
i.LEUc^, ce , lieue, mot-à-mot pierre
blanche j de Lu , blanc, &.: de Ca ,
Ce, pierre : Co , en Hongrois, pier-
re ; Cos, en Latin un caillou. On
appelloit ainfi une lieue ou cerraine
meiùre ds chemin Gauloifc , parce
qu'une pierre blanche marquoitles
lieues.
1. L^vconium , ii , ") laine; z**. bour-
Livconicum , x ., ^ lanifTe pour les
matelas.
h^vconius, a , um ; "Lwcgnicus., a ^ uth ,
de laine; i . de bourlaniiïe.
Binômes.
I. hivc-Àchania , a , épine blanche.
ht.vC'Achates , es , agaihe blanche.
Lnuc-Anthemis, iiUs iL^uc-Antkemum ,1^
camcmille.
i. LEUco-Zon , ii , ma à-mot , vio-
lette blanche , mot Grec binôme ;
de I.EUcojjblanc , & de loN.violet-
te. Ce mot défigne la giroflée blan-
che.
}. Livco-Chryfus , i , hyacinthe de
101 5 DE LA LANGUE L AT. L ëlevd. 1014.
couleur d'or , mêlée de veines
blanches.
Lfi'co-Gm, «, pierre précieufc, blan-
che.
Leoc Oph'almu! , i , pierre précieuse ,
qui repréfente la prunelle & le blanc de
l'œil.
Ltvco-Pjrahi! , i , pierre précicufe blan
che mêlée d'or.
Liucû-Pkrus , a , kot, gris cendré.
Ltvco-Phûtatus , a, um , habillé de gris
cendre.
Ltico-PhoTum , i , borax , bitume blanc ;
^°. colle qui fait tenir l'or far le bois.
LEvcô-S'itcos , i , pierre précieufe tache»
tée de blanci
LEu-Cr<jcora, a, animal à quatre pieds
imitant la voix hum.iine.
Pr«.i-LFU;ur , i , forte de pierre précicu-
fe, qui a un filet blanc tout autour.
I , Lynx , cis ; ce mot eft nafâlé; c'efl:
le même que Lvx , Lux , la lumiè-
re ; cec animal eft ainlî appelle ,
parce qu'il a la vue très- perçante ,
& fupporte la plus grande clirtc.
l,\nc;us , a, uin, de Lïn.\, qui concerne
le i..;. MX , qui a très bonne vue.
Lxticurium , i , pierre précieufe qu'on tire
du Lv^*x,
z, Lycanis , idis , fleur blanche , paf"-
fe- fleur.
Lycnniiif , dis, htxhç blanche; bouil-
lon , plante.
LvcHTiiits , a», marbre blanc ; z*.
cfcarboucle , pierre qui jetïe de la
clarté,
3. Lycunus , / , larnpe, flambeau,
Lkch no-hiu:, a, ««ipi ùlt de la nuit
Is jaur.
Lych'u; Chus , 2 > chandelier à branche?,
luflre.
E-LvcHn/um, n, mèche, lumignon d'une
lampe , d'une chandelle.
LO, LAW,
Elevé.
De L marquant l'aîle & l'élcvation »
fe formèrent le Celte Law , Lo »
LoH , élevé; d'où l'Angl. Lowf j-
colline , &c. & diveriès faniilles
Latines donc l'origine avoit échap-
pé à tous les Etymologiftes.
I.
Lauj , dis , louinge , enime : di(^
cours pat lefqutls on élève , on
exalte, on met au-defms.
LAUDo,-flre, louer, eiicenfcr; i», citor;
30. prendre à témoin ; 4^'. faire l'éloge.
'LhvDdîor, ïs ; I AiDiîfn>, cij-, le pané-
gyrifte, qui louc.
'L.wv.vorius , a , um , qui concerne la
louange.
LAvvatio , ejùs , louange , éloge,
LAi'Darè,
L&vvati£lmé ^
hAvvabilis , e, louable, qui mérite d'être
loué.
Lhvvatiyus , a , nm , qui concerne les
éloges ou les panégyriquef,
Lai'di-C.-î?7.i , œ ; Lmvi'L cenus , /,parii-
lîte , louangeur, qui loue pour attraper
un rtpas.
Composés.
Al Laudo ,-ari , louer beaucoup.
Ai-htiVVabilis , e , très-louable.
Coi-La uDf>,-nre, louer , vancer , recom-
mander conjointement , & en compa-
gnie de plu/îcurs.
S rnj
louablcment , avec élo-
ge-
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. toî<?
fe mouillant chez les Latins à kur
manieie , il y devint ;
La Famille Ligîj , bois.
LiC7zutn t i , bois.
Licnofus, a, um, plein de bols, à-Ji
comme du bois,
Licff(5r,-.-iri , faire dia bois.
-Licellum , i , loge de planches , cabane.
'LwUlum , i , petit morceau de bols }
1°, ccjue de noix.
Lïcnariu!, :i, bûcheron , charpentier.
Licnarius.a, um , de b^is, qui concerne
le bois.
Ljcnaiio,anis,\\x{\'^on de faire du bois,
prcvifion de bois ; foré: oi! Ton a
droit de cbauflàge ; lieu d'où oti
l tire la provifion de bois*
Ucnator , Is , qui va faire du bols.
Licneus , a , um , de bois , fait de bois.
Licneolu!, a, um , de petites pièces de
bois , fait de petits morceaux de bois.
L^cni-Pediumt ii , Tabot, foquc; de Pes,
pied.
lOÏJ
Coi-Laud.i;jo, cnis , éloge , louange;
1». cftime de plu/îeurs.
Di-LArDa,-(!rs, louer beaucoup.
E-Laueo , as , are , voyez Lauio,
lL-LAVDal>Uis, m.f. k, n. qui r.'in
point louable ou recomrnandable.
iL-LAUD.ifur, a, um , indigne de louange,
fans mérite.
Mviti-Lavdus ,a , um, qui méiice
plufieurs louanges, fort recomman-
dable.
SvTtR-LAVValilis , e, louable au-delà de
tout.
tA-vandula , «^ i 1 lavende ; elle doit
LAvenduIay (c,) fon nom à fon
odeur forte.
LAVfr , is , berle , herbe.
II.
LAN, grand , étendu.
L AN , mot primitif qui dcfigne re-
tendue , la grandeur : de-là nom-
bre de mots & de familles.
LANX,cà,ba(Iîn, plat; ^°. baffin
d'une balance.
Lhtices, ium , baflins, plats de balance.
LANCu/a.ar; LAnceola, œ, petit plat,
petites balances.
Ei-Lanx , cis , balance, trébuchet.
loKc/iiiJJ , is , forte de plante.
IIL
LAN, bois.
Lan , ed un mot Celtique qui figni-
fîe bois , forêt , & qui tient à La ,
Lo , haut , éleré.
Il s'cft prononcé Len j Lin , &
Il dcfigna les armes oflTcnfives , les
bâtons, les dards, les lances : de-là :
L a Nctd , <c , pique,lance ; Gr. AorXH ,
LoNKHe:de LAN,dard.
LAHceariuj, li, piquier , lancier.
LANfMti/T, a , um , 1°. blefTé d'un coup'
de lance; i». armé d'une lance.
I. LANiaj,j7, Boucher.
L^mo,-are , déchirer , égratigner.
LANJarium, ii> boucherie. _
l.hmano,onis; LAniatus , ûs , déchuc-
ment.
ïôif Î>E LA LANGUE L AT. L élevé, .or
î.'.'! n'it!, a, um, de boucher , de bou-
c!î-;rie.
I_AiM(-'n I . œ , boucherie , éacrclierii , eut
de Boucher,
2.LA.si/ia , « ) M.iîcre d'efcrime ,
de Gladiateurs , Prévôt de (aile.
l.\insritiu! , a , um , qui concerne le
Maure en fait d'armes,
Di-LiNi-V^re, mettre en pièces.
L A M , pour LAN.
Du Cite Lam , dard , lame, même
que Lan , vinrent ces mots:
I . LAuina,a , lame , feuille de mé-
tal , de quoi que ce foir; i*". dou-
ve de tonneau ; 5". table de
l^lomb,
LAMf//î,(5?, petite lame, feuille de métal.
l^Auelluia, X , batterie de cuifine,
L.\M.'ia, (z , lame.
Di-LAM«no,-are, fendre en deux.
a. LiMnifci , cor«/w , rubans ; en Gr.
Lémnifcos ; de Lam^i , lame , étroit :
mot à- mot , bandes étroites.
LiMnifcaïus ,a, um, garni de rubans,
IV.
LAN, Laine.
Du Celte Lan , enclos , couverture,
vinrent ces farriilles Latines :
Lan'^ , « ", en Gr. LÊnoj, eos , laine ,
toifon de brebis ; i*. ^^oil de chè-
vre , de lièvre , de lapin , &c. 3°.
duvet d'oies, tout ce qui reflem-
ble à la laine.
tiAneus , a, um, de laine ■ fait de laine.
LAnaris , e , qui a de la laine.
LAWJfur, a -, um , qui a d. la laine ; i".
couvert de laine, de coton.
I.AN.irw, i/', lainicr, celui qui a;iprcte Ii;3
l.li.TÏS.
Lan rij , œ , herbe au fjulon, ^
LANii/d , m » petit flocon de laine.
Lani^^o, inii , coton, duvet; i». poil
follet: 3°. fcieure dais.j
L;:KU)rinafus ,a,um, cotoneux , plein de
uuvet.
î AKofus , a , Um , lahicux , plein àf
laine.
Lan-c-ww, /;, laine tirée chique anné«
des brebis; i». lalnige; 3". apprêt de
la laine,
LAnt-Gcr, a ,um; Lan.'-F..', ayum, cou-
vert de laine , qui porte de la laine.
LAN'-F/fium , il , apprêt des laines.
LAtiiftcu;, a, um, qui apprête la laine*
l.\Ni-Cufis , e , dont la peau e.'î cou \'crcej
dî laine.
LAn-Oculu!,i, qui couvre avec Je la laine
la difformité de dm oeil.
LANerum, i, habillement tait de laine
gralfe,
V.
L O N G.
Du Celte Lan , Lon , étendu , vint
cette famille ;
LoNG//j, u,K/w,long, grand en éren-
duc-
Lf. i.culu! , a , um , un peu lonfr,
L( Noé; Le NG/.'er, loin, de loin,; t". beau-
coup , très , fans difficulté,
LoNGu/e, un peu loin.
Loucicudo, mis, longueur, éten^Iue
en long , longitude.
Lr-H';:urculu! , a, um -, tant foit peu plus
long.
L ;N ifiny-ere , s'allonger, dev.-nir long,
L }t>r,ùm , pour longt .TTU,
LoNGi/."/uuj, .1, um , tloigné , lointain ;
x". long ,dc longue durée.
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1020
lOip
\.onGinquuas, titis , longue diflance;
i°. longue durée.
'Loucinquê, de loin.
LoNG[/r/i;x, a , longue perche.
LoNGi/rio , onis , homme long comme une
perche.
LoNG;rrorj-Ù77!, en long.
LoNGino , onis, le gros boyau.
Binômes.
'Lo'nci-Turjius , a , um , qui dure
long-tcms.
Long;- Turnit:zj , arir, longue durée.
Lokgz-Pm , dis , qui a les pieds longs.
LonG-j^y us , a , um , fort âgé , qui
a vécu long ceins.
hotio £vi. as, ads, longue vie, grand âge.
hotiG-Animis , e, patient.
Lonc-Animiras , atis, patience.
Long- Att'-mitcr , avec patience.
C O M P O s É s,
E-LoNGo , as, avi , aium, are , allon-
ger , ctendre , prolonger.
Ol-LououIus, a, um, longuet, un peu
long.
Ob-Lovgus , a , um , long, fort long.
PER-LcNoè, fort loin.
PiR-LoNGuf , a , um , fort long.
PER-LoNGi/iijuu.r, a , um , fort éloigné.
Pko-Iongo, c^, avi , atum , are , proltm-
ger, différer , remettre.
Pr^-Lomgo , as, avi, atum, are, il-
longer.
Pr.£-Lokgw , a , um , fort long.
VII.
L U M B , le Dos.
LuMBKj , i y dos , rein , eft un mot
dont l'crigine ctoic abiolunient in-
connue ; il tient à l'Irland. Lub ,
courbe, en arc: ou plutôt il vient
de Lo, Lob , Lovk, en Grec, élevé ,
haut, en bofle.
1 . Lvubus , <, le rein , les reins ; i".
dos ; 5 °. rable.
'L.VM'Bulas , i, rognon.
hvM&ago , inis , foiblelTe de reins.
LuMB.:re, is , cuiiTart, caleçon.
LvMBi-Tragium , li , rupture des reîns.
Composes.
Di'LvMBo ,-ari , éreinter , rompre
les reins ; z ". affaiblir , énerver.
Dï-LuMUij- , e , éreinté ; i°. tfFcininé,
E-L' MBis. le, ) , . , , ,
„ T I ereinte, erene, qui a
h LUMBUJ , fl ,U777, ^ ^
les reins rompus, éhanché ; i". efféminé.
Prje LuMBo , aj , (tre , éreinter, rompre
les reins.
1. LuMBr/c«i , ciy ver de terre, parce
qu'il marche en arc ; i*. ver qui
s'engendre dans les inteftins des
hommes & des animaux.
VIT.
L E B , L I B , Ecorce.
Du primitif La Wj élevé, être fur , au-
delTiis, vint l'Oriental Lab , cou-
vrir , envelopper , are adLcrenc j
le Grec Lopij , Lopoj , ecorce.
Lr:
'ynon , tout ce qui enveloppe
la peau du bled , la coquille d'œuf ,
&c.
Ltpyroj , couvert d'ccorce, d'ccailles.
Leiw , ôter l'écorce.
Et la famille Latine :
LiBfr , livre , parce qu'on ccrivoit
anciennement fur des ccorces d'ar-
bre préparées.
io2i DE LA LANGUE LAT. Lél
I . I.n5ir,^r/, livre, volume; & au fens
propre, peau cjui eft entre le bois &
l'écorce d'arbre.
Linsîlui , f ; LiBeilulus , i , petit livre ;
z". lettre; js. afiiche , placard, 4°. ms-
moire, requête; y", boutique de Librai-
re ; 6°. libelle ; 7°. certificat ; 8°. T^rtc
de mefure,
LiBs.t'.'o , onis , Notaire , Tabellion ;
1°. porteur de lettres ; 3°. copiile de
livres ; 40, Libraire.
'LJBe'iliftuj , a, ÎWaître des Requcfcs.
L,jz;lbrium, ii , portefeuille , tablette.
LiBellaticus, a^um. Chrétien qui donnoit
Ton nom pour être inicrit fur le regiflrc
des apoftats.
Lir-f .7r/uw, a, rcgiflre, catalogue ; 1°. ar-
moire à livres.
LiEraria, œ , boutique de Libraire , bi-
bliothèque.
a. Lmrarius , a , copifte , qui tranf-
cri: des livres ; a°. Libraire , Mar-
chand de livres.
luiBrariolus , i , petit Libraire.
hjBrarius , a, um, qui concerne les livres.
3, D£-LiBro,-dr<;, peler , ccorcer ; 2*.
pefer.
j^,LA.-Biirr2umfi, aubour , (êconde
écorce d'un arbre , celle qu'on em-
ployoit pour les livres.
VIII.
L I M , haur.
De Le haut , en le nafalant , vint la
£tmille LiM , Liq , Lit , tout ce
qui eft élevé en travers : de-là ces
diverfes familles.
1 . Lim/V , e ,
I.
eve. 1023
LiMwj-, 7, Dieu qui préfidoit à tout ce
q'ji étoit de travers.
Liwiulus, a , um, qui efl un peu de travers.
LiMofitas , atis , air fombre , louche , de
travers.
: . Lmes , àis , traverfe , fenticr ; i^
borne ; 5°. frontière.
I.iMtM«eur> a, um , qui cfl fur les fraa-
ticrcs.
LiMiuirlsye, qui concerne les bornes.
LiM;f3r,-ari , borner, planter des bor-
nes; 2". divifèr par (entiers.
LiMfffffor, ;jj celui qui plante des bor<
nés.
LiMk.itio, onis , abornemcnt.
Composés,
CoL-LiMÏtor ,-ari j borner.
CoL-LiMinium , ii; Coi^-hiTAitium , l'ij
confins , frontières.
CoL-Limtaneus , a, um, qui eft frontière,
voifin.
j
qui eft oblique ,
de travers.
I. Liuen,inis, •> pas , fcuil d'une)
Liuentum,i, ■> porte; 2 ^'.entrée,
porte d'un licuj 3°. barrière ;
40. liniites.
LiMZfi.irf.r , e , qui concerne le (euil de
la porte.
'LiMsndnus , i , le Dieu qui préfidoit au
feuil de la porte.
Composes.
CoL-LiMo,-(îr£, ? vifer , mirer, £ir«r
CoL-LiNso,-.!re, / droit.
E-LiMf/!9, as, avî , atum, are, chaffèr,
faire fortir, mettre dehors.
Etiminare <^/if?a/uraî , divulguer, publier
quelque chofc.
Ti.-LxMinatus , a yum , place, retiré,
rosr-LiMÎnium., n , retour au mêineéraf
d'où l'on avoif été violemment tiré ;
loîj DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1024
îO. droit de reprendre une chofe qu'on
avoit perdue , & de la rétablir en ion
premier état; %" . retour au lieu d'oia
l'on a été enlevé par les ennemis.
SuB-LiMe« , inis , linteau , le defTus
d'une porte \{ce motncjtpas bien
certain ).
SuPER-LiM/nars , is ■, linteau.
Sue LiMafuj, a fUm, élevé.
Sue-Limê , en haut , en un lieu élevé ,
d'une manière élevée.
Si'E-LiMia, um, météores.
SoB-LjMà , e , élevé , haut : z .
fublime , relevé , grand.
SvB-Liuitas , aiis , élévation, exhaufTc-
ment.
SuB-LiMffer , haut , en haut , bien haut,
SuB-LiMiiu , d'une manière plus élevée.
SuB-LiMo, as , ayi t atum, are, élever
haut.
St'B-LiMur], a yuruf voye^z Suhlimis.
î. LiMo , onis, timon d'un carrolTe.
j. LiMax , acis , clcargot , limaçon.
De LiMUS, prononcé Lix , vinrent le
GrecLix , oblique; & ces familles:
I. Licium , a , trame , lilTè , fil de la
trame, (il eft à travers) ; 1°. drap,
lificre du drap ; j"^. cordon , ban-
delette , ruban.
ÎACîiitorium , n, enfuble.
AiiK.i-Lici[;?n , a, l'endroit où travaille
le'TifTeran,
i. PRo-Lixè, /«j , -Adv, libéralement ,
largement, magnifiquement, avec
profufion ; i°. d'une manière pro-
lixe ; mot-à-mot , qui traverfe en
avant^qui s'écçnd en travers.
PRo-Lixitas , ati! ,1 ,, . ,
„ . . , . . \ prohxite.
Pro-Lixo , as , avi , atum , are , allonger,
étendre.
Pro-Lixuj , (I, um, long, prolixe, trop
étendu : i". libéral, magnifique , pUin
de bonne volonté , honnête.
Prolixior in aliquem , qui eft plus porté
pour quelqu'un , qui a trop de bonne
volonté pour lui.
3 . SvB-Lica , a , ? pilotis , arcbou-
SoB-Lic/w/7z , u, 5 tant, pieuàlou-
tenir un pont de bois ; mot-à-
mot , qui eft placé fous une
chofe tendue en travers.
SuB-Liciu^ , a,um, bâti fur pilotis , élevé
fur des pieux.
4. Lox/tf, ic,ï°. furiiom d'Apollon
ou du Soleil à caufe de là marche
oblique ; 1". Oracle à double fens.
5 . OB-LiQuè , ^dy, obliquement , de
biais , de coté, de travers; z°. indi-
redement , en biaifânt.
OB-LiQuftûi- , atis , fituation de biais ,"
difpofition qui biaife , obliquité.
On-Liciae , as , avi, atum, are, mettre
de côté , pofer de biais , faire aller de
travers, faire biaifer , fîtuer ou placer
obliquement.
Ob-Liquuj, a, um, oblique, quibiaifè;
qui eft de biais , de côté , de travers , qui
va en biaifânt ; 1°, courbe , tortu , qui
n'eft pas droit , tortueux.
L I Tuus,
Ce mot fignifie en Latin :
I ^. La crofle des Augures :
1', clairon ; 3 ", cor-de-chalTe.
Les Latin« étoient fort étonnes de voir
qu'un même mot réuni iToit deux
lignifications
102? DE LA LAN G
llçnihcations aufïï différentes , &:
lis demandoienc laquelle des deux
a été la première. Aucun de nos
Etymologiftes n'a pu répondre à
cette queftlon. Le Dialefte Ceki-
cjue des Gaulois va le faire.
Ils ont la Famille LLED très-
étendue , ^c qui défigne tout ce
qui eft oblique , tortueux.
C'eft la vraie racine de Lnuus ,
dans tous (es fens , & une preuve
/ans réplique à ajouter à toutes
celles qui montrent combien le
Latin fut redevable au Celte.
IX.
De L o , haut , élevé, vint également
cette famille :
Luxwj, lis , excès, dérèglement; 2".
fomptuorité , profufioii , difTolu-
tion.
T.vxvrîa » * ; Lvxuriss , ei , dérègle-
ment , excès; i". diflblution ; 3°. vie
molle & fenfuelle ; 4°. trop grande abon-
dance; 5». abandonnement à fes paP-
fions.
J-vxurarius , ayum, plein de luxe, de
difTolution.
Liixur;f,-(irf ,< ") s'abandonner au luxe ;
Lv%urior ,-ari t > 2°. outrer toutes cho-
Luxor,-arf, J Tes ; 5°. fe laiiïer
aller à fes paffions ; 4". faire des dé-
penfes exceffives ; 5 °. poufTcr trop
abondamment ; 6". jetter trop de
branches , trop de fruits , trop de
feuilles.
Lvxuriatus , a , um, qui fe laifTc empor-
ter par Ces partions.
hvxuriofus fU, um , qui vit dans le Iwe ;
lO. outré , cxceffif.
Orig, Lat.
U E LÂT. L délié. 102^
Li-Xiriosc, dans le dérèglement , dans
l'excès , ave c moUcflc.
E-hi xurior , aris , atus fum -, ari -, éten-
dre trop fes branches , poulTcr trop de
bois,
LOC.
LocJifa,(E, fautcrel'e ; 2°. crabe,
EcrevilTe de mer. LL',ngoufl.Cjpoit
fon
Cet animal doit cerralnement
fon nom à la faculté qu'il a, de
fauter à une grande hauteur , 8c
qui eft un de fes caractères les plus
frappans : fon nom rient donc à
Loh j haut , élevé ; à Lgch , le-
vier.
LEL
Le , Lei , Lai , Ll ai , eft un mot pri-
mitif qui défigne tout ce qui eft
délié , mince , doux 6c agréable au
toucher ; de-là une foule de famil-
les en toute Langue.
1°.
En Arménien , Lai , petit.
En Gall. Lly ih, petit, dans (eus les
fens y vil , &c.
En Angl. Litle , petit.
2^
En Anglo-Sax. Lit/z , doux ] mou l
paifible : Luh-nejf, douceur.
En Gr.Liioj, doux, mou , qui n'eft
pas rude ; 1°. mince , petit.
Lissoj, lis , uni , fans ruJelTè.
Lnos , délié, mince , petir, vil y
nud.
Lnotés, ténuité , minceur.
T tt
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. loaf;
iraniere défaoréable , "rcflîere >
;1027
De-là ce:te fjmille Latine.
L
Lj£V , poli , doux au toucher.
De Levo , enlever , diminuer , fe for-
ma cette famille :
l^
'Lmyîs , e , "> uni , poli , lifTe ; z*.
LE\is , e , jf qui eft (ans poil; 3 "
plané , rabotté.
Lv.\-itas , atis ; Lsvor , is , le poli , fupcr-
ficie unie.
LjEvo,-are; h'EVo,-are, polir, applanir,
liffer.
LEVi^c-are, polir, unir, liiïèr.
hi Aculum, i, batte, inflrument à applanir
la terre, à la battre : du Grec huiô ,
polir , unir.
Composés.
D^-Ljevo ,-are , ^
T^ T ? polir , Imer.
De-Levo ,-are , <> r '
E-'LjEVice,-are , polir, applanir, Kmer.
'E-ljEVioatio , onis , poliment , l'adion
d^ limer , de polir.
E-L^vicaror , is , polilTeur , planeur.
II.
L E P , fineflè , délicateffe.
En Gr. Livras , mince , délié : en
Latin r
Ltvos, LEPor, orh , i*.finene,dé-
licatelTe ; 1 *. grâce , agrément ;
3°. beauté , charmes ; 4^. politel^
fe , gentiUefle.
Ltridui , a, um , agréable , joli , enjoué ,
plaifant.
LEPiVuy , (î, um , galant , qui a bon aîr.
L,ETidulè , joliment , d'un air gracieux.
ïl-Lep/Jî , jé^v. fans grâce , fans agré-
ment , de mauvaife grâce , d'une
impohe , (ans policelfe.
iL-hEP'idus , a , um y qui eft fans grâce ;
impoli , greffier , défagréable , qui eft'
fan; politefTe.
Pek-Lep;W.x, a, um, J ^^^^ ^g^,^^,^ ^ f^,,
FiL-LEvidas, a, um, ■*
enjoué , fort plaifant , trcs-divertiflant.
IIL ♦
L E N , doux.
Le en fe nafalant donna Ucu à de nou-
velles familles :
En Irl. Lean , Lin , petit.
En Theut. Lind , î doux, mou, po-'
En m. LiNHr , 5 li.
En Or. ^1 , Lin , qui a toutes leS'
fignifications du Latin Lenù: Se
ces familles Latines.
Lekïj, e , doux , paifible , qui n'cfi:
pas rude.
Lme ,• "Ltmter, doucement , avec douceur,
LENifûJ , atis ; Linitudo , inis , douceur,
humeur douce.
LEviufculus , a , um , un peu plus doux.
Lttiir/ien , inis , / adouciflement y
Lfuimentum , i, ^ fbulagemenr.
Lenjo ,-ire , adoucir , foulager , fléchir.
Composes.
A.v-Ltvimentum , i , adouciflemenr,r
DE-LENi'o ,~iTe ; Oe-Len/o ,-ire , adoucir,
appaifer.
Os-LEvitor ,-oris , qui adoucît.
SEMPer-LENÙar ,«nV , douccurconflantc ^,
continuelle.
I IV.
L I N O , adoucir par l'ondioM^
DE LA LANGUE LA T. L oînt. 1030
102^
1. Léo, es , m , letum, ère , ^ oindre,
LiNO, is,limyUvitlm,li\ endui-
tum^ntTe^ 3 ^^'^""
graifler ; 2 ?. boucher , écouper.
Livio ,is ,m,itum ,ire , oindre , enduire ,
huiler,
Linitus , ùs , onâion , ftiaion avec quel-
que liqueur.
Lirus,a, um, participe de /ino, oint;
2», moucheté , tacheté.
LiTUj , ûj, ondion, l'aâion d'oindre.
2. LiTura , <B , onélion j enduit -, 1*.
cflàcure , rature.
LiTi/ro ,-are , effacer , rayer.
l.nuTj.rius ,a,um,eù Ton écrit ce qu'on
peut effacer.
Composes.
Al-Lino ,-ere , frotter doucement ,
oindre en frottant ; i". effacer,
palTer l'éponge.
CiRcrM-Linio ou Uno , lînivi ou lîvi ,
Unitum ou litum , nire ou nere , oindre ,
grailTer.
CiRcuM-LiTio , onis , oniflion , lini-
ment autour.
GiRcuM-LiT«j , a , um , Part, oint ,
enduit, engraiffé autour.
CoL-LiNO , is , ivi , Uni , levi , Utum ,
nere ; Col- Littio , -ire , frotter, oindre ,
graiiïcr.
CoL-Lmitus ■, a ,um , frotté , graifTé.
Dh-Lino , is , Uni , livi, Uvi , Utum ,
ère , rayer , effacer.
De-Lituj , a , um, effacé, rayé ; 2'.
barbouillé , craflëux.
De-Linjo ,-iTe , frotter doucement ; z".
adoucir , carefTer , flatter.
DE-Liuiicr , is , careffant , infînuant.
DE-Liwirio , onis •, Dn-Litiimentum , i ,
attrait , charme , careffe , adouclffement ;
z°. filtre , charme.
E-LiNo , is , levi , nere^ rayer , raturer ,
effacer.
Il-Linjo, is, ivi , itum , ire, Voy. il-Unoi
ÏL-'Littltus , a , um , part. d'Il-linio.
It-LiNO , ù, leyi > litum , ers , oindre ,
enduire , frotter de quelque chofe qui
reftedeflus; ;°. crépir, ravaler.
lL-Lnus,ùs, oaftion ; 2". enduit ,
crépi , ravalement.
Inter-Li^ o,is, Ufijitum , nere, effacer ,
rayer , biffer, paffer un trait de plume
par-defTus.
iNTER-LiTur ,a, um, partie. d'Interlino ,
enduit , crépi , ravalé.
Ob-Lino , is , levi , liturn , nere , oin-
dre tout autour , enduire.
Ob-Linjo , is , ivi, itum , ire , r. Ob-lino.
Os-LiNifor , oris , qui oint tout autour ,
qui fait des linimens ; z°- flatteur.
OB-Linitus , a,um, fart. d'Ob-linio.
Per-Linio , is , ivi , itum , ire , Se
Per-Lino , is , /evi , ou livi , ou /ini,
litum, «(rre, frotter de quelque li-
queur , oindre,
Per-Lituj, a,um, partie, de Per-Iina.
Per-Litw fuco , fardé , plâtré.
?B,ji.-Lïm,is, ère , oindre par-devant
ou auparavant.
Rt-LiNO , is , re-levi ou re-livl , re-litum ,
nere , ouvrir , déboucher , donner ouver-
ture.
SuBTER-LiNO , is , levi , litum , liners ,
frotter , oindre par-deffous.
SuB-LiNO, is , /m, litum , nere,
frotter, oindre; i". mettre la pre-
mière couche de psinturc.
Super-Il-Litux, a, um , enduit, oint ov(
froué par-delTus.
T 1 1 i ;
I03I DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. lou
SuPER-LiNO, is, levi, Utum,nere, oindre
par-defTus.
SvFEK-LiTuy , atum , participe de Super-
lino.
V.
Len , dcfigna en fécond lieu les char-
mes , les attraits , tout ce qui a
l'art d'adoucir : de-là :
l-isocirwr , aius fum , ari , donner
de la grâce ; z°. carefler, cajoler ,
attirer.
l.-EVo-cinium,ii, i°.agrémens , charmes;
2». coquetterie , foin de plaire ; 5°. trafic
d'efclaves , &c.
Len i , œ , dans l'origine , femme pleine
de grâces , polie , attrayante. Ce mot fe
prit à la longue dans un mauvais fens ,
pour défigne-r une femme plus polie qu'il
ne faut , une corruptrice.
Lïn:
LïNi
LeNl(/J<
VI.
De Le , doux , prononcé Cle , ^: de
Mens, efpric, fe forma cette famille :
Clem£«j , lis , clément , humain , pai-
fible.
Ci.EMentia , ie , douceur , humanité; 1°.
manières douces , facilité à pardonner.
CiïM/^nrer, doucement, tranquillement,
d'un air modéré , tranquille.
NÉGATIFS.
lîi-CtT.\ieiis , tis , impitoyable , ri-
goureux.
iN-CLEMfnf/a , a , rigueur, févérité.
Is-CL£A!en,-er, durement , fans merci.
V II.
LEN, flexible.
1°.
Lentm^ , a , um , flexible , pliant ,
fouple ; 1°. tardif, froid , languif-
^j,onls_, ■) un corrupteur ; t°, un
i^ulus » ' ' > Marchand d'efclavcs.
aunculus ,i, J
fant , parelfeux ; m.-àm. qui plie
fous le fardeau.
Lentu/w , a ,um , un peu lâche , un peu ^
lent.
LtuTuiiias , atis , lenteur; 2", qualité de
celui qu'on appelle lentulus,
hitiritudo, inis , parcflc , nonchalance ,
flupidité ; z". facilité à fe plier.
htKTitia , œ , facilité de fe plier ; zQ,\iC-
cofité.
LEUTor y is y humeur gluante & vif-
queufe.
Lento ,-are , plier , ployer , courber.
LTiKTiitus , a , iim , retardé.
LFNTeo,-ere, être lent.
LîNTefco.-ere, fe ramollir, devenir gluant;
2,0. devenir pliant ; 3°. s'adoucir.
Lentc , doucement , fans fe hîiter.
Re-Li NTf/co , is, ctTS , fe rallentir , dimi-
nuer.
Lent//cw5 ,i, ) lentifque , arbre quî
Liîir ifcum ^i ,) produit le maflic ;
mot- à-mot , gluant.
LENTi/cinuJ , (T , um , de maftic , de len-
tifque.
Li N ! i/ri-F(;r , a , um , qui produit des
kntifques.
VI IL
LIN, trait ; délié.
LiNfrf ,«, ligne , trait tiré avec la
plume, cordeau i 2°. ficelle; 3".
ligne à pêcher ; 4. . trm de pin-
ceau ; 5°. bornes-, 6°. terme i 7°.
lignée; 8°. corde garnie déplu-
mes bigarrées , pour fervir d'é-
pouvantail aux oilèaux.
LiNfo/.i , a , petite ligne.
LrNf^rfj , e , qui fc fait avec des lignes ,'
qui concerne les lignes.
DE LA LANGUE LAT. L îîn. 103^
4. Lik/k/tj ,// , trame, tiffa , drap.
5. Liuna,x, gros furtout pour la guer-
re.
6. Litiû-StrophoTz , i , marrube, plan*
te.
Binômes,
LiNi- Pulus , i , faifceau de lin; de PeL ,
/•!.£, embraiïer, prendre à poi-
1055
Liseo ,-are , tracer avec des lignes j
i°. aligner.
Lmeatio , onis , l'aflion de tiret des
lignes,
'Li^eamentum , i , ligne , trait de plume ;
i". trait du vifagc.
Composés.
DE-LiNeo,-<zre , defliner , efquilTer ,
ébaucher.
Ds-LiKsa:io , onis , ébauche , efquiiïc.
IX.
LIN, lin.
I . LiKKAW , i , lin , 2°. fil de lin ; 3 °.
manœuvres , cordages d'un vaif-
feau.
LiNo^o/Zù , idis , mercuriale , plante.
LiNj-ST(?ma , th , linge mis fur le calice ,
& qui fert à l'efTuy.er.
1. Lïmenm , i , linge , drap , ferviette ;
i°. voile de navire.
Ijureolum , i , petit linge,
LitiTrus , a, um, de toile , de linge.
Lïi^T^j , onij , Linger , Toilier, Tiiïe-
rand.
Litfr eatus, a , um , vêtu de toile; l'.qui
porte du linge.
LiNTfiariux , ii , Linger , Marchand de
toile.
hmrearius , a,um, àe linge, de toile.
'Litneamen , inis , drap.
3 . LiNewj, a, !/m, de lin , fait de lin.
L1N.1 , orum , filets , traîneaux.
Li-iirium , ii , champ enfemenr.é de lin.
'Li.^:imsnrum , i , charpie , tente d'une
plais ; i°, -mèche d; chandelle , lumi-
gnon.
gnce.
Litii~Ger, a , um\ qui eft vêtu de lin ;
2°. Prêtre de la Déelfe Ifis ; de
Gcro porter. •
X.
Noms de divers objets.
I. Lo-Mentum,i ; 1". far'.ne de fè-
ves: mot-à-mot , chofe menuiiée,
réduit'e en fiuine. '
z. LîNS , tis , lentille ; graine très-pe-
tite,
LENTiruZa , ce , lentille ; i°. tache ie
rouiïeur qui vient au vifage ; j". vafe
rond & plat comme une lentille ; 4". forte
de pierre précieufe.
hEfricularis , e , ") de lentilles ;
ILEuTiciilofus , a, um, > lo. détaches
L,'iii.rig:nofus , a , um , 1 de roufTeur,
'LEUTiculr^tus , a , um -, fait comme une
lentille ; 1°. mar;jué de taches de
roufTeur.
LENTf;To , inis, tache de rouflcur fur le
vifage,
3, Lens , dis, lente , œuf de vermine
très-petite.
Lrt OTu/uy , /, petite lente.
\.iv.vi' ginofus , a , um , pliïn de lentes, •
J03S DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1036
MOTS LATINS VENUS DU GREC.
JuAErwj , / , îôrte de poiflbn ; en Gr.
LABroj , vorace.
hAcoï<icum , i, poêle, étuvc pour
fuer.
hAcou ifmus j i , brièveté du langage.
hj^LAps , apos , nom de chien ; tour-
billon de vent ; le grand chien j en
Grec AAIAA'J'.
Du Grec Lagos , lièvre , vinrent :
luAGois, idisy lièvre de mer.
Lkco-Pus, odis , pied-de-lièvre , plante ;
1°. oifeau blanc de la grofTeur d'un pi-
geon , & qui a les pieds velus comme un
lièvre.
LAc-Ophthaîmus , a,um, qui dort comme
les lièvres , les yeux ouverts,
LkG-Ophthalmia , a , maladie des yeux ,
qui empêche de les fermer.
'LAoo-Trophium. , ii , garenne où Ton
nourrit les lièvres,
LAMvfana , a , fanue, plante; Si
Lapsaha , mot Grec.
LAvJana, es, chou fauvage , Grec,
AAS['ANH.
Lamvkus , i , Gr. le Goulu , poiflon de
mer qui reflemble au lézard.
jL-L'LAtiio-PoIa , ce, -j faifeucde
Ai.-LANTO-/'œttJ,d, umj faucifles ,
chaircuitier ; Gr. de AtT-aJfo ,
changer , métamorphofer.
LAR.
Du Celte Lar, fon , fon aigu, & qui
forma le mot Larwot , trompette ,
clairon , vint le Grec- Latin :
LARynx , gis , goficr, Gr, aapu-)^.
Larus , z , la mauve j la poule d'eau j
en Gr. aapoî-
LAiria , a , adoration de Dieu ; Gr.
AATPEIA , fervice ; 2. ". culte.
hATïienfis , e , d'adoration.
LAsanum , i , pot-de-chambre ; 2°.
bafïïn de chaife percée ; Grec ,
AASANoy.
LAVKÏces , icum , petits lapreaux pris
fous la mère.
L E.
Liciihus , i f Gi. Lekythos y vafe à
huile , burette à l'huile : ce mot
tient à LEJianê , plat.
Lit^œa , orum , fêtes de Bacchus ,
où il y avoir des combats de poé-
fie : du Grec Linon , prcflbir.
Lené , is y forte de vafe ; z®. bateau.
Ltiiunculus , i , petit bateau.
LiSBÏas, a , forte de pierre précieufè^
LESB;i/m , a , vafe fait à LtfLos.
LjiSBonkus ^a, um, qui a remporté uns
^ viâoirc fur les Lclbiens.
,037 ï^ï^ ^^ LAN G
LI.
Pc LiB , eau en Grec , vinrent :
I. L}-Bet!ira , Fontaine deMagncfie,
confacrée aux Mufes.
LiT.ethrides , um , Mufes,
i. LiBj, iiis y vent du Sud-Efl ; Gr.
Al^f-, Lips ; de Lis , humide ,
pluvieux,
Lmo-Notus , i; téiia-Notus , i , Sud-Sud-
Oucil.
Li E 0- Z epkjTin , i, Ouefl , Sud-Oueft.
Lisadinm , ii , petite centaurée.
Lt^ano-Chros , », pierre prccieufc ;
mot-à-mot ^ couleur blanche.
L.i'Banotis , idis, Tomarin ; mo(-à-//iû( ,
qui a. l'odeur de l'encens,
5. Lis^ , arum y grandes veines jugu-
laires: de Lizo , diftillcr.
iLicvanus , i j fon que rend une cor-
de d'inftrument de mufique; z'' .
nom d'une corde de mufique, fé-
lon Ariftote ; Gr. AlXavcf.
U E t'A T. LGrec. 1038
\Aclien , etiis , 7 dartre vive ; ^°.
Lichene , " , J l'hépatique, plante j
Gr. aeixhN.
Lipjr/j , is , poifTon qui reHemble ao
lézard; z^. force de pierre prc-
cicufe.
LO.
Ap.isTo-LocH/â! , Arii^oloche, plante ?
de Loxo^ , Lok/ios, femme en
couches, & d'AriJIoSf bon.
Lo/ius , ii f ? Calmar, poifTon vo-
Loligo , mis j 3 lanr , dont le lang
efl: noir comme de l'encre ; i°.
mcdifânce : en Gr.Tiiotor Se Otos^
LoLÏgunculx, œ, petit calmar.
l.oi.iginofus , a,um , où il y a beaucoup
du poiflbn nommé calmar.
Lotos , i , forte de plante ; z». forte
d'arbre.
hoTo-Pkagus, a , um , qui vit du fruit de
l'arbre lotos.
Loto AJerra , œ , Cône de pain d'Egypte.
LvTta , œ, petit ver qui eft fous la?
langue des chiens ; du Gr. Ly^a.
MOTS LATINS VENUS DE LORIENT.
kf.yt.^mhas , i , labyrinthe ; mot-
à-mot f Palais du Soleil : voyez
Origin Franc, col. 6^^.
LaiyrintA^w^ , dt um f de labyrin-
the.
LAcerca, a , 7 fézard; i . poiflfbn de
LAcertuSj i, ' mer qui reîîenible au,
lézard.
LAcertofus j a, um, robufte; i*. plein-
de nmfdes : voy. Orig.Fr. col. 6 j i,.
1C39
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG.
L A Ivl.
De Lam, manger , qui tient à l'Or.
CnS LHeM, \iAm , & au Gr. Li-
Mos , faim , vinrent :
Lamw, ^5 loup-garou, monfoe dont
on efirayoic les enfans ;en Gr.LA-
j.ua ., as ; z°. poilTon qui dévore
les hommes; 3°- Sorciers préten-
dus, Ogres, Anthropophages.
l.A-tiGurium , H, ambre jaune.
Lang^, ce , t animal duqueU'am-
LA-Hcima, œ,) bre provenoit , fui-
vant les Anciens.
Ce mot qui s'écrivit dans l'ori-
gine Lagg , & où le premier G fe
chan^'.ea en N, tient au mot fi con-
nu Lac, Lacq, confacré aux gom-
mes:
■ÎC40
'LArenulum , i, petite brique ; 1°. cham-
bre du trélbr; 3". rôle d.s offices.
'LhTerculenfes.,ium , Secrétaires , Gardes
des rôles.
L.Kreraria,a, tuilerie; i«. four à bri-
ques ; 5". attelier de Tuilier.
LAierarius, ii , Tuilier.
LATerarius,a, um; LATeririur, a , um ,
fait de brique,
Siu\-LAcer , eris ,n.-i^ , .
.. X demi brique.
SEMi-LAreriiim , «> ^
LATï-^uncularia , « ,? échiquier , da-
LATKuncularia , œ ^S mier, mot-à-
moc , fait de briques de diver-
fcs couleurs.
hATKunculus , i , pièces du jeu de Dames
& d'Echecs.
L E M U Rw ,
Fête des Lémures.
r . m. «r Nous avons parlé de cette Fête dans
' i ' - 1/ 1 1>„, ;«;■-./. /^<ï Ton pra—
qui eft l'Or. <2Ù , LaKK
larme , fuc d'une plante.
hP'T.urion, fi , lazur , couleur bleue :
mot Or. Voyez Ori§. Frar.ç. col.
-,G.
hAZulus , i , le lapis lazuli.
LA T.
DeLAT, en Orient. \ùr\'^/iLhei, feu,
incendie , vinrent ces mots Latins :
j . l.Arcrna ^ce ,&c en le nafalant ,
hA^Tcrna , œ , fanal, flambeau.
tK^nnarms , ii , faifeur de lanternes ,
qui les vend,
a. LAT^r , eris , brique. On les cuit
au feu.
J.Ar errulus , i , pe^te brigue , tuile ;
»», bifcuit,ma(re-pain,
ec développant l'origine de fon éta-
Hiflement en faveur des morts &
du dernier jour de l'année, nous
avons fait voir que le nom de cette
fête vint avec fon objet de l'Orienc
même; de Ur, lumière, & de
LHc•^f , carnage : /« jo'''' du car-
nage.
l^^uures, KOTjefprits maUns , fpedres,
lutins.
Lf M. irirt , icrum ou ium , les fêtes des
Lémures.
Lï B.
De l'Oriental SH"? Leb , lumière ;
feu , jour , blanc , vinrent ces
divers mots.
"Li^eSftiSt
»ô4i' DE LA LANG
Lz3es , lis , chaudière , bafllne , calVe-
rolltf.
Li?ra . œ , , ,, , j ■
, ' î Icpre , ladrerie.
Ltvrœ , arum, S ^
"Ltr refus, a ,um, hdre , lépreux.
C'eft un mot certainement Oriental \
fbit qu'il vienne de Î^S LeBaN ,
blanc ; loi: qu'il vienne de l'article
Al, joint au moc m,-13, Berw/; ,
nom de la lèpre.
LiBonus , i" , le Monc Liban , mot-à-
mot, le mont blanc j a*, arbre qui
porte l'encens.
C-LiHAtius , /■ , Gr. KiiBANOi , !c
Kribanoj ; 1 ^. four portatif; i »,
tourtière ; 3 *. cuirafTe,
C-LiEAMrtrm , a.,um, 1°. Fournier ;
1^. Cairafller.
Ici L changé en CL. En Orient»!
IHi-Leean , un four à brique ; Lcban ,
faire cuire la brique au four.
pe rOr. zn'l , Lhab , Lhcb , flamme ,
brillant , vinrent ces mots où L/zab
ù nafâla en La ai p.
LAu?as,Jis, ? flambeau , torche;
LAMPada^œ,^ 2.°, mcréore en-
flammé; 3'. l'éclat des Aftres.
L,.\np.idias, œ , comète flamboyanrc.
LAMPyr/j- , làïs, ver luifant : en Grec
Laii?)t/j-.
De Lam? , brillant , vint le Celte
Lampr, poli , uni , glifTuiï.
De-IA le nom de la Lamproie,
poifTon long & gliiTanc , & parfe-
jné de taches brillantes : Y.\\ Latin,
LAMPe/.M , fe, Lamproie,
Orij\ Lut,
U E L A T. L Orient, i o^i
En Gall. Lamprai.
En Bas-Br. Lampr?^.
En Angl. LAMi'R<jy , &:c.
Mots
où L a pris la place de la lettre N".
Nous avons vu dans les Origines du
Langage 6' de l'Ecriture, pag. 115,
que les lettres N , L &; R le fubf-
tituoient /ans celTe les unes aux
autres. Voici des mots où la lettre
L a pris la place du N initial,
L I Lhtm ,
Lis.
Litium j ii , lis ; en Gr. LniR/on,'
hiLidceus , a , um , lieu planté de lis.
hiListum , i , lieu plein de lis.
liihi-Âfphodeius , i , le houblon fauvage;
hïKinus , a , u« , de lis.
'LiB^num. , i , huile de lis.
Ce mot vient de l'Oriental "V^ , Nyr ,
lumière; z". Jour; 5'. blmc. Les
Grecs ont conlervé le R final en
changeant N en L : les Latins ont
change 6c le R & le N en L.
LIR^,
Sillon.
De l'Orient. "!>: , A^i>, fillon , renou-
vellcr la terre, vint U Eimille fui-
vante Lira ; mais ce mot veuoic
lui-même des radicaux Er , la
terre, & N, renouveler.
LiRrt,<E, fillon.efpace de terre élevé
entre deux raies dans un cham')
fillunné.
LiR.js,,-arum , amuremens , Ea lincries,
V vv
:T043
DICTIONNAIRE
re. fîlonner.
LiRfltJK , de hauteur en hauteur.
Composés.
De-Liro ,-^r^ , forcir du fillon , ne
pas labourer droit ; z". radoter ,
extravagucr.
DE-LiRÏum, ii, rêverie de malade,
DE-LiRcrio , unis ; Di-LiRamenmm , i ,
icverie , extravagance , égarement ;
a", mot-à-mot , l'adion de fortir de la
taie en labourant.
fER-DE-LiRux,<i, um , 'tout-à-fait cxtra-
sragant,
LYR,
Lyre.
pe nom duillriunenc eft commun aux
ÉTYMOLOG. \oii
Latins & aux Grecs ; mais aucun
Savant , ni chez eux , ni depuis
cux,n'a pu parvenir jufqu'à fon ori-
gine -, c'eft que ce nom vint avec
la lyre de chez les Orientaux , il
tient au mot^jJ , NiR , qui ligni-
fie comme Verbe, rendre des fons,
& quieft comme nom celui des ro-
feaux le plus ancien des inftrumens.
LvRd, «, lyre ; 2 ". Conflellation de
treize étoiles 5 jo. forte de poiflôtii
Lymcus, a,um, de lyre , lyrique,
LvRfra , orum , poéfîes lyriques.
LYRiJies , «, joueur de lyre.
LxRJ-Cen, inis , joueur ds flâtci
r.^'
m^^
rio4f
DE LA LANGUE LAT. M
lO^â
MOTS LATINS-CELTES,
O ï/ DÉRirÉS DE LA LANGUE CELTIQUE,
M
ïi
A Lettre M, la xni^ de l'Alpha-
bet Orienral,pourroit êcre placée à
la tête des Confonnes: (à pronon-
ciation efi fi douce , fi mobile ^ fi
aifée,qu'elle eft devenue le nom de
la mobilité même , & celui du pre-
mier de tous les objets oui nous
frappe dans l'enfance ; du plus ten-
dre & du plus utile , de celui au-
quel nous devons tout: le nom de
la M E R E , cui nous a mis au mon-
de , 6; donr le ftin nous procure
une nourriture aufîi abondante &
aufTi falutaire qu'agréable. C'eft
donc pour cet objet chéri que no-
tre bouche commence à s'ouvrir ;
& le premier de nos mots , efia
de l'epanchement de notre cœur ,
eft celui de Ma-ma.
Dcs-lors , la lettre M (êrvit
chez tous les Peuples à délîgner
tout ce qui fert à la nourriture, &
tout ce qui eft grand.
Ce qui. joint a quelques Ono-
matopées , donne la ruifon de
tous les mots en M , non feule-
ment pour la Langue Latine, mais
aufil pour toutes les autres , com- |
me on s'en afiurera par notre Dic-
tionnaire Comparatif des Langues,
qui ofire à cet égard des rapports
auffi nombreux que frappans , K
dont on ne fauroit fe former au-
cune idée , quelque convaincu
qu'on loit du rapport des Langues.
M,
Subilitué à d'autres Lettres,
I.
M peur B.
I. Du primitif Band, lien , prononce
MtNT , vint cette Famille Latine
dont on ne reconnoilTuit plus l'o-
rigine , & eue nous avons déjà
clalTce ci-dcffus dans la famille A.vi.
A-MENTw/n,i , lien, courroie, bande
de cuir i cordon de foulier, lanière,
corde d'un arc ; i°. javelor, dard où
étoit attachée une courroie pour
le retirer après l'avoir lancé,
A-MENT<i»'«i, a j um ,lic à une cour-
roie.
A-MENTo,rfj, are , lier avec une
courroie , fangler, gAroitcr.
t,M\j fïuia}Urum, mitaines; z ". mouf-
V V V ij
ïo4t DICTIONNAIRE ÉTYMOLOO: 104,^
tles/orte de gants fourrés : de Bu-
hdu:, bufle , prononce mujie.
2.
M pour N.
Mapp^,^, fervierce ok linge donr
on couvre la table ; z**. (îgna! don-
né par un linge ; 5°. Tapis à mec-
tre fur une table ; 4". Carte de
Géographie : de Nap , étendu.
M pour H.
De Har , guerre , on fit Mars , tls ,
Dieu de la guerre ; z**. la Guerre J
3 °. la Planette Mars.
En ajoutant à ce nom l'Adver-
be Ma , extrêmement , trts , on
en fit ;
Ma- Mers, le grand Mars. Les
Latins changèrent ici Mers en
VoRs ; d'où :
^A-YoRj, o/-/«,Mars,DJeu de la guer-
re.
MA-VoRtiuSfa^umfde Mars-, i ".bel-
liqueux , courageux , vaillant.
4*
M pour W.
"De Wad , Was , eau , mot Theu-
ton , &:c. fe forma le Latin Mad ,
humide , aqueux , d'où le Gr.
Methy , vin ; & cette fiimille La-
tine :
MADor, oris , moiteur , humidité.
JMad? 9 , es , ui , ère , ctr; mouillé , trem-
pé , arrofé , humedé, baigné; 1"=, fe
^OKiuilkr , dcvetùc {noitc.
}.lAd''fco , is , er: , voyez Af.ideo,
Mf.Dens , ti: f mouillé, trempé, arrolé^i
baigne.
Mf.Didanf , lis , qui mouille.
MAvidè , avec humidité.
Maàidè madère , aujig. être iv«e,
IfiMiido , as , are , voyez. Mtidefin.
MADidus, a , utn , trempé , mouillé, hu*
medé , arrofé, baigné, dégouttant 5
i*". ivre , qui a trop pris de tin,
MhDulfii , ce ,
M\Dufa , a ,
Binômes,
f yvre.
Made-Fac/o , is,fecl , facîum , cere y
arrofer , humséler , mouiller ,
tremper , rendre humide.
MAD£-Fi(? , i.r, faâusfum, ieri, être mouil''
lé , fc mouiller , être arrofé , trempé j
humedé.
MADi-Fico y as , are', voyez Madefacioi
Co MP OSÉS.
Com-Mad^o , es , dui, ère , tremper ^
mouiller dans l'eau, être trempé ^
mouillé , huiuide.
De-Madjo, es, uî, ère, ^ ^ ,
' l être ou devenu
UB-MADefco, is ,fcere , S
humide , moite , mouillé , trempé.
Di-MAOeo, e.v, dui , ère, fe fondre , fe
liquéfier, couler en eau, devenir li-i
quide.
ÏM-M-ADeo , es , ui , ère , ï . .,,,
îetremouulc,'
iM-MADf/c-fl, es, duitfcere, J
trempé , arrofé , humedé.
P£K~MADZ-Facio j is,cere, mouil-
ler tout-à-fait , tremper entière-;
mène.
PERMAD«,ej,rf.i,Sr«,, .^^^^^^jlj^.
V iR-MADefi:o,cis,dui, cere, S
tout-à-fait, être tteingé cntiereniCHîâ;
s°. s'enivrer.
%a0 DE LA LANG
PsK-MfDid,is , a, um , fort mouillé ,
trempé tout-à-fait , abreuvé entière-
ment,
È.t-M.ADsa,es , dui, dere, ramoitir, rcde-
Yenir moite.
itiAi-M\Didus , a, um, à dcmi-mouiilé.
1.
]Du Grec Methy , vin , Ce forraerciu
ces mots :
Ametuyst/ïj , i , Amethyfte , mol-à-
mot , contre l'yvrcirc , parce qu'on
croyoic que cette pierre la gucrif-
/bit; i®. forte de raifin dont la li-
queur étoiî (ans force.
AMETHYsiirza , orum , lubirs de cou-
leur d'Ametliyfte.
AunTHYsriion, tisj efcarboucle tirant
fut h couleur d'Amethyfte,
M.
Mots formés par Onomatopée.
I.
, . c marteau de Chaudrcnmer.
i\lARcu/uT , ;, <
yiAKrioitts , i , petit marteau.
iAiceo , es , ère , crier comme un che-
vreau , une chcvie,un boire.
>•
M U. Cette particule n'eft pas un
mot qui fe prononce , mais une el-
péce de mugifTement , comme le
murmure d'un chien qui commen-
ce à gronder , ou le ton plaintif ^c
violent d'une pcrionne qui ayant la
iôouche fermée ne peut faire ionner
U E L" A T, M Oiiomat. io;d
la lettre M , queQuintilien a^-ipcllc
littera mur^Uns.
Mii,perii, oh ! Je fuis perdu î
Ncjue Mu/acere auderH,\h n'ofcmt
dire mot , ils n'ofenc pas foualer.
On fc fert de la même particule
pour faire peur , ou pour chaflèc
nn chien.
MuG/'o , is , ivl , ituni , ire , mcur;ler,
mugir j crier comnie un bœuf.
Mugit malus procsllis , le mât cïic &
claque p.ir la violence de la tem-'
pcre.
Muoiti/j, fir, i". mugiiTcment, meugler
ment; ^ " retentiffcmjnt , bruit éditant,
J'ilvoiens -, lis, qui mugit , qui meugle y
mugifTant.
Mvoinor , arh, ntus fu/n , aii, bargui-
gner, biaii'er , tâtonner, ns vouloir pas
venir au point, reculer, fuir, chercher
des défaites; i"'. badiner; 3". mur-i
murer.
Muoi'o , a}, aviy arum, are, braira'
comme un âne fiuvage.
Composes,
AD-MtrGï'o-/Vf j meugler après queî-
que chofe , ou en répondant à an
autre animal qui mugir.
Ad-Mug/Vuj-, ût, beuglement,
De-M JG/oj-irj , meugler , remplir de
mugiffemcns.
Dr-Mucraj', a ,um , qui retentit de mu-|
giilemens.
E-AliiG/o , is , ivî ou ii , itum , ire , mugir,
roeuf^lcr, beugler , imiter le mugifld-
ment des boeufs.
f M-Mt-r.(o , -ire , mugir , braire , retentit
fort -ment.
Rr \'i-oio,-ire-, mugir, bsugler,reten£i?
fortement,-
J1051 DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. lo^t
Mus
$fo,-are, 7 parler bas, gronder
vsfïio,-are,} entre les dents , fc
taire, ne dire mot , garder le fi-
le nce.
f,\vsf^tio,onisi J^lvsfnat'wyOnîSiVaàion de
parler bas, de grommeler entre les dents.
Mvsfuazor ., ris , grondeur, grommcleur.
musfnabundL! , a, um, lujet à murmu-
rer entre Tes dents,
£uM-Mus/ô, as, are, voyci Murmuro,
SvM-Mvsfus , a , u/n , qui murmure.
5-
UvTUS ,a,um , ? rnucc , qui fe
Mu Tofus ,a,ump taîc.
MuTio,-ire, parler entre fes dents, mar-
motter , jiarler bas.
MuT/f.o, onis , l'aflion de parler bas , de
gronder entre les dents.
IAvT:efco,-ere , devenir muet.
Composés.
Di-lAvs/utus , a, um , diffimulé ,
qu'on tair.
E'¥Lvr:o,-ire , gronder , grommeler.
lM-Mi'i.'î,-ir?5 grommeler, murmurer.
jM-}Aviefco,-er€, fe taire tout d'un coup,
devenir muet.
OB-.VlCTe/cci,cere, perdre Tuf^gc d- !a pa-
role, n'avoir pas le mot à dire, n'être
plus en ulage , être furanné.
Mvsca , ce, mouche , infede ; i°. fâ-
cheux , impoicun ; 5 °. parafire.
li[vsc^r:um , ii , émouchoir ou chafTc-
niouclic ; i''. e!'r'cce de bouquet au haut
de \i ti^e de certaines plantes , dans le-
quel eft renfermée la graine.
-7
I.M-MuSc:«/«i ,i , &c
IM-Musfulus ,i,o\i
lM-MusT«/«j,i, petit vautour ; ai»
glon.
8.
MuRMUR , is, bourdonnement, bruîG-
feinenc , bruit confus , l'aâion de
gronder entre fes dents , murmure.
MvKMvmllum , i ; Mormursho , nis ,
murmure , plainte qu'on fait entre fcS
dents,
MuRMuRJ ,-rtre , A marmotter , gron-
JVîtiRMURor ,-ari , Cder entre fes dents ,
Mvi^MUB.illo ,-are, J faire un bruit lourd.
MuRMURarcr, orir, plaignant, grondeur.
Composés.
Ad-Mukuvko ,-are, gronder, faire un
bruit fûurd &;confus-2°. applaudir.
Ao-Mv R'r.ur.itio , onis , bourdonnement,
applaudiiïement.
CoM-MuRmuro ,-are ; CoM-MuRmurar >
-iri , chucheter , grogner , marmotter.
CoM-MiiR;nura;iû ,onis , gronderie, mur-
mure.
DE-M.vR.muro ,-are , dire quelque cliofê
entre fes dents , marmotter,
iM-MuRwury ,-are , faire un bruit fourd ,
murmurer.
Os-MuRmuro , -are, contredire en mur-
murant,
RE-AloRmiiro ,-are , faire un doux mur-
mure,
?•
De M", qui peint l'aftion de poulTec
le fouue avec force par le nez , Ce
forma cette famille :
Muckj' , ci , excrément qui fort parles
narines , morve.
Mocco , as , are , mouclier.
Mvcculentus , a> um, morveux , plein de
morve.
ïo^î DE LA LANGUE LAT. M Mère. îo?4
MvsT-AGOc/tf, .'? , initiation, myjltt"
Mucq/ûj, (7, a,7i, morveux ; lO.muquoux.
MuG«r ya ,uvi , voyez Mucofi-s.
MuKCrJo, onif , l'adion- de fe moucher,
cher.
Composes.
'E'MvK^tio ,oms, I ". l'aclion de fe
mouclier -, z°. mouchure de chan-
delle ; }0. déniaifemenr.
E-MuNcforium, ii, émonftoire i°. mou-
chettes.
E-.MuHrf), is, nxiyn6lum, ère, moucher ;
z°. tirer par adrefle.
Emungere argento fenem. , attraper de l'ar-
gent au bon-homme.
Pao-MuNCfori'i/'?! , li , mouchoir de po-
che ; 1°. mouchetteî.
Famille Grecquî.
Mys<i, « j pituite qui tombe du nez ,
morve.
Mvxffi, arum , forte de prunes, fru/f.
IWvxariii , OfLim , forte de prunes.
Mvxiij" , î , partie de la lampe qui porte
le l'jmignon ; z°. niouchure du lumi-
gnon; 3'. champignon qui fe forme au
haut de la mèche , quand on ne la mou-
che pas.
MYST , Myftère.
De Mu, ne dites mot , cachez, vin-
rent ces familles Greco-Latincs :
I.
M\'sra j œ,\ .
les Myftcres du cuhc de quelque
Divinité.
MysTerium , ii , Myftère , fecret.
MyJicTia, orum, Myîlcrcs, fêtes , céré-
monies à l'honneur de quelque Di-
vinité,
Myst-agogzVwjj a , um , myftagogi-
que , myftique.
MisT-AG0G«j j / 5 celui qui initioic aux
myftcres du cuite de quelque Di-
vinité , &: qui failoit voir aux étran-
gers les raretés du temple &l Ion
tréfor.
MysT/ci , mylliquemenr.
?4yst/c«j, a ,um , myftique , myftc-
ricux , fecrec.
Proto-Myst^ , ce, premier Prêtre,^
Archiprêtre,
2.
1. Mvd , œ , forte de coquillage ; 1*.
Ifle à la Côte de Carie.
2. Mya cANTHow, i , alperge fàuva-
ge , plante.
3. MYa-cHA.Le, is. Jeu de Colin-Mail-
lard.
4. MYiî.v , acis , force de poiiïbn à
coquille, moule.
M,
Mère.
M défignanr l'idée de mère , fe pro-
nonça Am & Ma : de-là divers
mots.
I.
AMA,qui enTarrare, Suédois, Da-
nois , Efpagnol , &c. fignifie mère :
nourrice,
Amm E , en Allemand , nourrice , grand-
mere.
£t ces mots I-atins ;
ïofj DICTIONNAIRE ÉTYiMOLOG. lo^â
Auita , œ , tante , met-à-nwt ^ petite
mère.
AMJtini, orum ; AMiiinm, arum y couffns-
gerniains; confines -germaines.
Composes.
As-kuita , œ , fceur du tri(;iyeul.
Ao-Auita , œ; Pao-AMira, œ, granJe-
tantc.
II.
%{A\trna , lT , tetton , mameHe,fein ;
2 ". terre , tettiu , pis des animaux ;
5 ^. maman; 4°. maman tetron ,
nourrice; 5 ^. cxcroiilaiicc , tu-
meur qui s'élève lûr l'ccorce des
arbres Si. qui pouffe des bons.
MAV.ilh, cr, petite mamelle • diminutif
de Mamma.
Mt'.Miliuina , a , figac longue.
MAMillarc , is , mouchoir de cou , gorge-
rette, ce qui lerc à couvrir la gorge des
femmes,
Mf.M.mofus , a, um, qui a beaucoup de
fcin , qui a de greffes mameUes, qui a
les tcttes groiïeî.
Mammofi pyra ,' poires de bon-cIiré:icn
ou de râteau.
Mainmofum thus , encens femelle.
J\lAMM;,'-îr;/.t , a , um , voyei Mammofus,
M&Mniul.i , ce , vovci i\lamilla>
Il l,
I, MATfr, tris , iuere , mere-nourri-
ce ; i". cep de vigne qui a plufieurs
brins-, 3 °. tronc d'un arbre a l'égard
des brandies.
Mhier-fa.T}t'Jidi , mère de famille.
t^ATer-urHiiui , Métropole.
M^re;CJla , <t' , petite mère.
JVlATER-AiATriffiir , <e , celle qui étant
jjitre , a encore fà merc viyante.
M.\r ernus, a, um , maternel, de mère.
M-krertera., ce, foeur de la mère, tant»
maternelle.
i. Matré/co, is , ère, devenir merej
2°. relTembler à la mcre.
M&TRicaria, œ , Matricaire , planu,
j . MATRi-MONittOT , a , Wariage.
Matri-mon/(î//j , e , de mariage,
macrimonia!.
MATr/;f, il ;j , matrice ; i''. femelle qui
nourrii fcs petits; 3'. arbre qui pro-^
duit des rejetions ; 4°, portière , fe-
melle qu'on garde pour avoir des pe-
tits.
M-ATrirnus , a, um, qui a encore fa mère,
WiATri-Brua , e, ciicvrefeuil , arbtif-
fcau.
4. Matro/z^ ,^, furnom de Junon ,
fouslaprotediondelaquelkctoienp
les mères de famille.
Matro/za potens , femme àc qualir
lire , de diftindlion ; Dame.
K^K-ïKonalis , e, de mcre de famille,
de daine , de femme de qualité.
MATiic/zari/j- , [is , état, condition des
mères de famille, des dames, des fem-
mes de qualité,
MATRA/ia, iuTTi, Fêtes où l'on n'admettoit
que les femmes de qualité,
Mairus/ù, is ,, coulin ou coufîne ger-
maine du côté, maternel , frerc ou liruc
liu'rins.
y. MAiiiicuIa , œ , rôle , matricule.
C o ).l p o s É s.
Aji-MAiertira,te, fœur de la triCiyeuIe.
P.ic-MAferrtr.i , ^ , la fceur de la bi-
fayeule.
Ei-AÎATfr j trh , qui a deux mères. Sur^»
nom do.iiié par les Poètes à Bacclias.
MAC,
r%6^7 r^^ tA LANGUE LA T. M grand. lojS
M A G,
Grand.
De M défignanc la grandeur , vinrent
toutes ces familles :
I.
\ davantage , plus.
Mag/j ac Magis; M agis magifque ,
de plus en plus.
Magjj , ac Magis lubet , j'aime beau-
coup mieux.
X. MAGi-STi?r , tri , Maître, qui en-
feigne , qui inftruit , qui montre ,
qui conduit, qui régie. Sec. qui a
fiu qui eft quelque chofe de plus
que d'autres en certaines chofes,
comme Régent , Précepteur ^ Gou-
verneur , ProfelTeur.
MfiCjJïerium % ii, maitrilc, pouvoir d'un
maure fur foti difciple ; i*. maitrifc
dans un feftin, pouvoir d'y régler tou-
tes chofes; ;*. profeffion d'cnfeigner
quelque fcience ; 4". Magiftrature ;
jo. l'art d'un maître , eafeignement ,
inftruftion, précepte.
IWao stra, « , maitredë , celle qui enfei-
gne , gouvernante.
J/\AGiJlra.tio , onis , rnaîtrlfe,
fllAGi/?rafuj , ûs , Magiftrat, qui exerce
■une Magiftrature , une Charge : 1". Ma-
giftrature . Charge , Office,
IVlAGij'?ro , as , are , gouverner , régir,
PR.o-MAGi/?fr , ni , fous-maitre.
II.
[i. Magnwj t a f um\ MAier , Max:-
mus , grand , puilTant, qui a beau-
coup de crédir , relevé , qui a des
qualités extraordinaires; z*. excel-
lent , illuflre.
Orig, Lot.
MAior natu quàm , plus âgé que.
MAG/.e, grandement, beaucoup, fort,'
extrêmement.
Mag/i;', beaucoup , fort. On fous-entcnd
j^retii,
Islsonitas t tttif , Se
MfiGnitudo, inis , grandeur , étendue,
Nhgnhudo ceris aienis . multitude de dct*
tes; — ■ fruSiuum, quantité , abondance
de fruits.
Magho, beaucoup , fort,
M fiCm'nn t adf, voyix yaltJè.
FtR.-Mf.GrMs , a , um, fort grand.
1. MAG/zdfw, les Grands, les Magnats
d'un pays.
MAcnalia , ium , grands faits , grandes
aftions , grandes chofes ; 1 . magnifiques
ouvrages.
MActiirius y fi, marchand en gros, gros
négociant , marthanJ en magaiîn.
Composes.
I . Magni-dic«j , a , um , qui dit de
grandes choies, qui parle avec em-
phafe , emphatique,
1, Magni-Fa cio} ii f eci , ère, élever «
eftimer , ptifer beaucoup , faij^
grand cas.
5. Magni-Ficwj, a , um , magnifi-
que , pompeux , fplendide , lubli-«
me ; 1°. taftueux , vain.
MAcm-?icus animus , grand cœur,
el}">rit généreux.
MAGNi-Ficjn'o , onis , l'adion de penfêr
ou de parlermagnifiquement d'une chorc.
IVlAGNi-Ficé, adv. &
MAGNi-Fice^ïrer, tiii.f, f///^we,a(?i. magni-
fiquement , pompcufement.
M AGNf-Ficenr;a,«, magnificence , pompe,
fublimité.
WoHJ-Fico ,as y avï , amm , are , clcycç
Xxx
rfo?> DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. fo?d
Perfes & chez les Egyptiens i i*»
ou exalter par des louanges , admirer en
louant ou avec des louanges , reconnoitrc
avec admiration.
'4.MAGNi-LOQKaj, fljBOT, quï a Ic fly-
le noble , grand , élevé , fublime ,
qui parle bien,Leau parleur; i ". qui
fè vante fort , fanfaron , hâbleur.
JÎAenz-LoQup/jr/a, k , fublimité dans le
difcourSîftyle élevé, exprefllon relevée ,
manière noble de s'exprimer; i®. fublime.
'5. Magni-pendo, is , ère , eftimcr,
prifcr beaucoup , faire grand cas,
faire beaucoup d'état.
é. Magn-oper^, beaucoup, grande-
ment, fort , extrêmement,
II I.
MAxK/Tzaj, 7 V
ItlAxiTiitas , aris , grandeur cxceflive.
MAxi/nè , adv. très-fort , beaucoup , gran-
dement , extrêmement ; 1*. principa-
lement , fur-tout.
MAxim-ùfERè , aiv, inilammeat ^ avec
alliance , très-fortement.
IV.
'iAxctus , a^um ^ confidérablcr
MACfe, voca.'.. fing,. Maéîi , plur,ie l'an-
cien Maâlus peur Ahgis auBir, h s'em-
ploie coniine interjc^ion c hort itive :
£,Y. allons , fer;n ■ , courage : ou par
ai'plaudifrcment ; comme ,, voilà qui eft
bi n , bon , c'ell bien fait
Mac:,) mun-r.i , préfeus corfîdérables.
MAc-f! , a, Cbrtr Je mcti dclicat des
anciens.
V.
[j. Mag/'j, / , f^ag? 5l.ivanr, Doc
tcur , Sage , Philofoi^^he , chez les
Magicien.
Macs , a , magicienne.
MAcia, a , Se
MAcice , es ■, magie , l'art magique.
Mticicus , a, um, magique , de magîc j
de magicien,
MAGidophnri , orum , ceux qui accompa-
gnoicnt celui qui préfîdoit aux jeux
d'exercices,
2. MAca/e ,is, ") . ^
T,, r f cabane , hutte , I0-;
MAPâ//a,i«OT ,3 ^*
}. M AGIS, idis , grand plat , baflîn j
en Gr. m Ans.
Magdali«, drum , lavures de mains.'
MAcinor , aris , ari , badiner s y
prendre fur le tard ; voye^ ci-dcjfus
lAvcinor.
VI.
Mai ^srasfatls, majedé ou cfévariott^
grandeur, lublimiré , rang éievé;
2°. DéelTc de la majcfté.
yAAiESTatemretinere y conferver fo»
rang.
VIaj-gr , jus , oris , comparatif de
Magr.us ; plus grdivj.
MAj-(5f îj- , um , ceux qvi ont vécu avant
nouf, nos prédéc.ffeur? . ceux dont nous
rk-icendons , nos ^ncétrcs.
hlM-ufriihs, a,um, majufcule , un pc«
plus grand,
VII.
r.Mkcma, aiis , marc, le refte le
plus grodier de la comporicion d'ua
p.irfum; en Gr. mafma.
M^Gm(ntltm , i , ce qu'on ajoutoit comme
paj futcroit aux facrifices ; i", mets qfxe
ri6<fx DE LA LANGUE LA T. M grand. iO(^i
les payfans ofFroientàJanus, àSilvinus,
&c.
M^cme^r(^rilJs , a , um , qui concerne ce
qu'on ajoutoit aux facrifîces.
1. MAcudaris , idis , tige du laferpi-
tium, arbrifltau ; 1°. racine de cet
arbrilîfau; 3*. fa graine.
;}. De Mai, grand, vint le nom du
cochon à l'engrais,
Maiu/is , is , cochon , porc châtré.
4- De M/iior , vieux , ancien , vint :
Maîus, a, mois de Mai.
JJl/iiuf , a, um,de Mai, du mois de Mai,
qui eft en Mal.
f. M^sius , «, y. Major,
VIII.
MAC, combat , arme,
i*.
(l, "MAcnara , œ , cpée j (àbre , cou-
telas , cimeterre ; i°, couperet de
boucher.
filACHarium , ii , couteau de Boucher ,
couteau de cuiflne > courte cpée , poi-
gnard.
\X, MAcellarius y ii , boucher, chair-
cuitier.
fllAcellariuT , a, um , qui concerne ceux
qui vendent de la chair ou du poiflbn.
KAcellaria taberna. , étal de Boucher ,
boutique de Rôtiiïeur, de Chaircuitier ;
halle au poiiïon ou à la marée.
{. MAcellum , i , halle , marché, lieu
où fe vendent les denrées.
Compose' s Grecs.
|I. Mach/£Ro-p<«j , i , qui feit des
cpées.
1. MACH.îRO-p/ior«j,«, qui porte une
éjcs , qui a une cpée au côte.
y Mvcro , onis , pointe de quelque
choie que ce loit, 2 '.cpée.
Mvcro dcfenfionis , forme d'une dc-
fenfe.
Murronafwj' > a , um ■, pointu , fait en
pointe.
4. Di-MacA« , arum , foldat" f]Ui
conibarto'cnt à pied & à cheval ,
D.agons. De Di , deux.
5. Di-Mico , as , avi , ch/, atumt
are , combattre , en venir aux
mains , quereller ; i°. difputer, être
en difiércnd ; }". courir rilque.
Di-Mic.îtic> , onis , combat , bataille i
choc , rencontre ; 1°. débat , diiputc >
querelle.
1°.
Mac/0 , as , avi , atum , ar^, afibm»
mer , tuer, égorger , immoler , lâ-
crifier ; z'. augmenter , accroîrre,
combler.
MAccare aliquem ulùoni ^loriot ,
(âcrifier quelqu'un à fa vengeance
& à fà gloire ;- honûribusy combler
d'honneurs.
Mkctalilist le , is , qu'on peut afTommét
ou tuer.
MAcfaror , orls , meurtrier , aflaflln , qui
tue , qui afTomme.
NlAC-arut , ûs , l'aftion d'immoler, de
facrificr , d'égorger , d'afTommer pour
le facrifîcc.
MActatus, ayum^ participe de MaBa»
3'.
^{Acticus, a yUm,(\\i\ a de grandes
mâchoires & la bouche fort fendue»
X X X ij
ïoSs DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 10^4
MActra j CE y huche, maie, pctrain.
IX.
fS, Mach/w^, «, machine, inftmmeiit
par le moyen duquel on fait quel-
que chofe ; z°. adrefTe , artifice ,
fineffe, invention, moyen pour
faire réuiïir une chofe..
Mach/tî^j omncs aihibtre aJ j le
fèrvir de toutes les adrefTes pofll-
blcs , eirployer tous les artifices
imaginables , mettre tout en œuvre
pour.
MscHinaUs , m.f. le , n. is , machinal ,
de machine , qui concerne les machines.
MACHinaUs fcientia , les méchaniqucs.
IAACHinj.menmm, i , machine . engin,
MkCHinarius , H , Machinifte, Ingénieur.
Mà-CHinarius , a y um , is machine , qui
concerne les m.ichines.
li/lACHinario , onis , art de faire des ma-
chines ou une machine ; i°. reiïbrt ,
i adreiïc , artifice , invention , fine/Te ,
moyen pour réuiïir.
MACHinaîor , cris; — trix , icls, Ma-
chinifte , ingénieur , qui fait , qui
invente des machines ; i", inven-
teur, qui invente , qui machine ,
qui controuve,
MAcninator doli , auteur d'une four-
berie.
MACH!/!.!fum , f , machine de guerre.
MACHi/jafuf , Ù! , voyez, Machm.ttin.
JVlACH.vior , arls , atusjhm , ari , machiner ,
inventer , ima^^iner , former en ion
cfprit , tramer , brailer , forger , pro-
jeiccr.
MAcHmari aliquinecem, machiner la mort
de quelqu'un.
JVlACH.7!o/iu, a , um , fait avec artifice ,
jîigénieufement ttouyé , invente avec
induftrie , induftrieufemcnt imaginé *
formé avec efprit.
t. MiCHanicus , i , Ingénieur , Ma»
chinifte, qui fait travailler delà
main & de l'efprit ; 2°. Artifte.
Mtcwanicus , a, um, méchanique , oit ij
faut des inftrumens, des outils.
î. MAceria,œ , &
MAceries^ei, muraille d'endos de
jardin, de parc ; i". muraille de
ville; voy. Secundx.
4. lAAGinium , ii , forte de maladie
des bœufs, quand leur peau s'atta-
che à leurs côtes , de force qu'ils
ne peuvent plus fe remuer.
J. De Mac, fort, vint:
MACii/iï, «, maille deréfeau, ou de
filet.
X.
Familles Greco-Latînes.
r. lAicabili , oTum, Prêtres de Dia«
ne d'Ephcfe , qui étoient eunu-
ques ; lO. Eunuques du Roi de
Perfe.
De Byz , lin , Byzwj , habillé de
lin.
Megi-sta72«j , num , les Grands , les
Puidàns.
3. MfG AI ffiim , ii , Temple de Cy»
bêle , mot-à-mot , de la grande
Dcefle.
MFi:.-Ai.e/ÎJ , orum , jeux & fêtes à Rome
à l'honneur de Cybèle.
r.Ur.-ALeJîflCW, a, um , qui concernclet
fêtes de Cybèle.
MïG-ALf/!jii ludi , voyex Megalefia'
McG-t-.i-enfis purpura , robe de pourprç
^u'on portoit aux jeux de Cybèit,
rio(f^ DE LA LAN
4. M^G^ra , (X , une des trois Furies ;
2°. querelle , envie.
îj. Meg-aliwot , à" , force de parfum
précieux.
^6.TRis-MEG/y?«f , a j um , trois fois
grand ; furnom de Mercure.
7.Magn« , eus , &
MAGNCi /o^/'j , l'aimant , pierre qui
attire le fer,
I^Kcnencus , a, um , qui concerne l'ai-
mant.
5. MachA'j, /j,animal particulier à la
Scandinavie , qui a de la reffem-
blance arec l'élan.
9. Macro CHira , orum , habits à
grandes manches.
MACRo-Coi/um , i , grand papier, papier
royal.
Macro Coml/j , c, um , qui a de longs
cheveux, une longue chevelure.
lHACroJîêJ , um. , Peuples du Royaume de
Pont.
'10. HvPo-MocH//i^;n , // , appui , ce
qu'on met (ous le levier pour le fai-
re Jouer; 2. °. orgueil.
XI.
DÉRIVÉS en MAS.
U. lAksfa, œ, ma.Te, bloc , gros mor-
ceau ; 2^. pâte.
Mas/(ï auri, lingot à'oT.-Coa&i iaclis,
fromage ; z ". Gueufe, grofle malfe
de fer.
IWas/ô , ûx , avi , atum > are , réduire en
malTe.
f/lAsfuta , CE , dimin, de Mi^t,
[a. MA-zo-nomum , i ,Sc
MAzo-nomus f i , grand plat , grand
GUE LA T. M grand. io<?(f
badîn à fervir les viandes.
}. MATP.1CUS ,a,um, qui a de gran-
des ou de grofiès mâchoires, char-
gé de ganaches.
4. MAT/.Ï , «> , Natte; en Or. HUD »
un lit.
S-MAre/la, œ , Se
hlArel/iOfOnis, pot- de-chambre, uri-î
nal.
Cil'Um in Matdlam immittere , obli'i
ger un ingrat.
M\Tula , œ, pot-de-chamtrc , urinai,
6. M.Areoia,œ , petit fircloir.
7. De Mas , Mes, étendu, nafalé en
Mhns ,vinc cette fmiille que les
Efpagnols prononcent en Mes.
Mens^ , a , table; 2°. bureau , com-
ptoir ; 30. ce qu'on fert fur la ta-
ble ; 4*'. ce qui fervoic d'afllette ou
de plat.
MiKsuhi, X , petite tjbic , diminutif de
Menfa.
Mni^salis , le , qui concerne la table.
MiNSarwj- , a , Mt^sularius , ii , Ban-
quier, Changeur.
XII.
De Mac, grand , gros, gras , vins
par Opposition :
I.
I . MAceo , es , an , ère , devenir mai-
gre , amaigrir.
Ojfa at^ui pdhs efi , ha cura macec,
il na que les os &: h peau , ranï
le cluigrin l'amaigrit.
MAci« , ei , maigreur.
Mi,cùentus,a,um , atténué de maigreur,
j décharné , ^ui n'a ^ue la pçau & J,cs 0^,
DICTIONNAIRE ETYMOLOG. lo<îtf
amollir , attendrir , rendre fouple
dansquelque liqueur, par le moy-a
d'une liqueur ; i**. amaigrir , at-
ténuer , afloiblir , rendre mai-
gre.
Famé macerare alijuem , faire mou-
rir quelqu'un de him,
Macerare fe , fe mortifier , matter ou
affliger Ion corps.
MACeratio , onis , macération.
MAceraru.f, a , um , part de Mactro ,
amolli , attendri, rendu tendre par ïz
mcyen de quelque liqueur , qu'on a fait
tremper dans une li jueur ; i°, macéré.
MAcfre/fo, (.f , er.', s'amollir, s'attendrir,
devenir tendre , s'humeder.
Composes.
VtK-MAcero y as , ayi , atum , are j
éteindre , parlant de la chaux.
PR^-IVb c^ro , as , avi , atum , are , macé-
rer auparavant,
MIC , petit.
De Mac , grand , Ce forma par op-
pofuion le GrecMiKRoj, petit;
d'où ces Compolés :
Micro- Cos/K«j,i, le petit monde ,
l'homme.
MicKO-PsYchus f a^um, qui a l'ame
bafle , qui cft fans courage , qui
n'a pas de cœur , poltron ; z ''.chi-
che , vilain.
MicRO-Scop/w/w , a , Microfcope, inf
trument d'Optique , qui groflît les
objets.
MicRo-TRo^«j, a, «m,qui mange peu.
10^7
MAcefco , is , citi , cere , amaigrir , devenir
mait^rc , perdre l'on embonpoint.
Wacio , as , avi, atum , are , rendre mai-
gre , faire devenir maigre.
AlACior , ar^s, atus fum , ari , devenir
maigre , amaigrir.
JVlAC;/fflr pour M\cefcat.
MAC£r , cra , crum ; crior, cerrimus ,
maigre , mince.
]VlAce.'/w , a, um , un peu maigre.
MAcfcr, oris maigreur.
IVlACir, "r J , voyez Mairor.
Mfcre to , (,r , ( rul , frère , devenir maigre ,
inaigrir , amaigrir.
ftÎAcrirflj, aris , maigreur , ftérilité de la
terre , du fable , &c.
JVlAcnruuo , 'mis, maigreur.
M/cro , as , are .amaigrir , rendre maigre.
Composés.
^•},\Acero,as , avi yatum, are,ama.t'
grir.
E-Mfc'nas, atis , empreffement , envie ,
pafllon , avidité d'acheter.
E-Mac;o , as , avi , atum , are, amaigrir,
defTécher , épuifer , flétrir.
E-MAcrefco , isycrui ,fcere , &
E-MACror, aris ^ ^ri, maigrir, amaigrir,
devenir maigre , perdre fon embonpoint ,
fe flétrir.
PER-MAcer , cra , crum , fort maigre , qui
cft d'une grande maigreur.
Rn-MAcrefro , is , ère, ramaigrir , rede-
venir maigre.
Binôme.
Auvhi-MAcer , cri\ Auvhi-MAcrus ,
i, pied de vers compofé d'une brè-
ve entre deux longues.
z.
MAc^ro , as , avi , atum, are , macé-
rer , faire tremper , faire rouir ,
'^oêp DE LA LANG
XIII.
Binômes.
I. MACULd,
De Mag , grand, & de Coll, qui
gâte , tjui nuir , vint cette famille :
MAcula, «8 , tache, filet ; z°. igno-
minie , infamie, deshonneur ; 3 ^.
marque.
Maculain effugere , éviter le deshon-
neur.
MacuIo , as , avi , atum , are , tacher ,
faire des taches, faiir , fouiller.
lAAculatio , onïs , faliflure , l'aftion de
ûlir , de tacher.
H\.\culofus , a, um , r". plein de taches ;
i°, noirci, fouillé , diffamé, déshonoré ;
j". honteux, infâme; 4°. tacheté , mou-
cheté , marqueté.
Composes.
ÇoM-'M Acu fo , as , avi, atum, are.
gâter , fàlir , lôuiller , tacher.
E-Mac(///i, as, avi , atum , are, nettoyer ,
ôter les taches.
lu-^kculcLtus , a , um. , qui cft fans
tache.
ÎM-M/scu/n , as , are, tacher , (alir, faire
une tache.
1. Mab-Gon , habile à tromper.
De Mag, grand, habile ,5: de G an,
tromper , vint la famille Grecque ,
Maggan , prononcée Mang , &
la famille Latine Mangon, qui
défîgnerent également radrefle à
faire paroître bon ce qui ne l'efl:
guèreSjà mafquer les défauts d'un
objet dont on veut fe défaire; de-
là ces divers mots >
UE LA T. M grand, 1076
Man-Gonzj, an «t;/»i//. Mango, ce~
lui qui dcgaile , ou qui parc ce qu'il
vend pour s'en défaire avec plus
d'avantage : un marchand de che-
vaux , d'elclaves , de friperies , un
Maquignon.
MAN-GcKium , ii , adrefTe à farder, rufc:
de maquignon , d'un vil vendeur.
Man-Gom/^o ,-are , farder , frelater ^
tromper pour mieux vendre , faire le
maquignon.
MAN-GoNiVuj, (î , um j de maquignon
d'eiitremettcur.
Familles Greco-Latines.
i.MASTICy^e.
Des primitifs. Ma, extrêmement. Si
Stic^c , qui tient , adhérent, fc
forma le mot Grec-Latin :
Mastich£, es,GT. MASTiXH,gomm?
du Lentilque, elle eil extrêmement
gluante ; 1°. Maftic.
2. A-MYG-DAL^.
A-Myg-dal^ï ,<e, amande.
A-MYG-DALa, ce ; - Lum , i , amandier;
A-Myg-D Meus , a,um ■,'Linus ., a , um ^
d'amande; d'amandier.
A-MYc-DAÙtes , ce , épurge , plantée
En Grec, A-MYG-DAiea; de Mag,'
grand , fort, dur , prononce Muer ^
Myïr;&deDAL, qui en Celte
lignifie enveloppe , moc à-mo:..
« fruit renfermé dans une envelop'
» pe dure.
M E , moi ,
De M, grand ^ vint le pronom de fa
première Perfonne , Me , moi j U
ï07! DICTIONNA-ÎR
perfonne par excellence : ou plutôt,
avec la même facilité qu'on difoit
Ma pour mère , on dit Me pour
foi.
I. Met, Particule qui toute (èule ne
lignifie nien ; & qui étant ajoutée
aux Pronoms de lapremiere & de la
féconde pcrronne,&c. fignifie mime.
Egomec , moi-même.
a. Me pour MiHi ; Accuf, & Abl. d'E-
Mii , gen. d'Eg^o.
JME-iVf'e owMemet , moi-mcnic.
I\ΣPram ou Mcpte , moi-même.
Binômes.
Me-Optc ingénia , de moi-même ,
félon mon inclination.
Me CuM , avec moi , en moi-même.
Me-Castor , par Caftor ; jurement
des femmes Romaines.
Mis poi.T M El.
Min ])out Mmine , cft-ce à moi?
Wen psur Mené , qui , moi !
5. MiHi ,Datifd'£go, àmoi,
MiHi/w/n , je ne dépends de perfon-
ne , je fuis maître de mes adions.
MiHiMET j ou MiHiPTE , À moi-mê-
me.
4. ME-HERci.è,£' Me-Herculc, par
Hercule , ( ferment : ) moïk-mot ,
Hercule qui me voyez : c'efl; une
ellip{è.
Med/uj §.à\ài , aàv. par Hercule , forte
de jurement particulier aux hommes ,
comm.e ^depol Si Ecajlor , aux femmes.
5. Mius , a , um , mon , mien , ma
mienne > qui eft à moi.
E ÉTYMOLOG; 107*
MAD,
Mat, M d , &.'c.
Etendue.
De Ma , grand , fe forma la famille
Mad , Mat , Met , &c. défignanc
l'étendue, les êtres étendus, & rouf
ce qui y efl: relatif. De-là nombre
de familles.
I.
MAT, matière»
En Celte, Mat, Mad, MeatA ,'
forêt , bois , vafte étendue d'ar-r
bres.
MAreria^ œ , matières; z*. maté.*
riaux 55*'. moyen , occafion , fa-
jet ; 40. Toute forte de bois cou-
pé , ouvragé ou non ouvragé.
MATerialis , m.f. le, n. is , matériel.
M^rerialher , adv. matériellement.
M\Tenandus , a , um, qu'il faut bâtir de
charpente,
MATen'ariur , a , um , celui qui fournit le
bois de la charpente
MATeriarius, a, um , de Charpentier, de
Menuifîer ; de charpente , de charpcn-
terie , de menuiierie.
MAreriariii fabrica , métier de Charpen-
tier ou de Menuifier ; 1°. attelier on ils
travaillent.
MATeriatiO) onis , &
KlATeriatura, ce, charpente d'un bâti-
ment.
MATenan/T , a, um , bâti de charpente,
MAreriatce malé aies , maifons dont la
charpente ne vaut rien.
MATeriw, ei , voyez MAr^ria.
MATêri^r , aris , atus fum , ari , faire
provifion de bois , de matériaux , de
charpente ;
t&if DE LA LANGUE LA T. M grand. Tôy^
charpente ; i*. faire du bois ; J«. bâtir
de charpente.
II.
MAD,
M E D , M o D , mefîire;
De Ma , étendue , vint Mad , mefu-
rer l'étendue.
En Orient. 113 Af»/t/ , à l'infinitif,
mefurer.
De-là nombre de familles Latines
qui le font prononcées Math ,
MoD , Med , Mess, Muss,Mens,
Met, 6cc. ce quienaroitEiit com-
me autant de branches dont on ne
connoiflbit plus le rapport.
I.
ti. MATHE-MATic<z,i*, les Mathcma*
tiques.
Mathe-Matzcui , a , um, de Mathéma-
tique.
JVIathe-Mat/cuj , i, MatJiématicicn ; i°,
Aflrologue.
MatheJîj- , is , étude , l'adion d'apprendre;
ce qu'on apprend , point de doArine où
l'on s'attache ; z*. Mathématique ; j».
doftrine.
Composés Grecs.
Poly-MatAc'j , lis ^ qui (ait beau-
coup , fort fàvant , plein d'érudi-
tion , rempli de (çavoir.
Poiy-MAT/ifii , « , fçavoir profond ,
grande érudition , connoiflance fort
étendue.
2.
Noms de Mefures.
i, Mt-DÏ/nnum , i , Se
}AiDimnus, iiMeCuic de fix boiflcaux.
Orig. Lot,
i. Woùiolus , ; , baril ; i». e(péce de
trépan ; j "?. moyeu de roue ; 4°.
talTe ; 5 «?. canal ; 6°. corps d'une
pompe ; 70. fouftlct d'une machi-
ne hydraulique ; So. cainTe d'une
machine à puifèr de l'eau.
5 . MoDJwTO , a , } (ôrte de mefïire ,'
Mocius , a , i comme boiflTcau ;
i«. \fuid.
MoDÏus agri , mefure de terre de
I lo pieds en tous fens.
Mod;^//s , m.f.le, n. if , qui tient UQ
muid ou un boifleau.
Composés.
D£ci-MoD/fl , if j vaiîTeau contenant
dix muids.
SiMi-Movius , z7 , demi-muid ; z**,
demi-boilTeau.
Se MoaiaUs , m,f. le , n. is , de demi'»
boiiïeau , de demi-muid.
St-MoDtus , ii , demi-boifTeau , ou demÎJ
muid,
TRi-MoDÏa ,ie, î mefure de trois
TKi-Movium , "' , ) boiireaux , de
trois inui Js.
Tri-Mod/w , a , um , qui contient trois
boiflcaux ou trois muids,
Mes/To , onis , mefiire, me/ûrage.
Meks/o , onis , mefurage , l'adion d«
mefurer ; i°, mefure,
Mcusar , cris , Mefureur-, z». Maréchal
des Logis.
MENsarii , a , mefure ; 1 '^. étendue;
3°. inftrumcnr à mefurer.
MENSi^raiiif J , m. f. le , n. is , qu'on peut
mefurer, mefurable.
Yyy
*fo7? DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 107^
IViENSi/ra/fter , adv. &
MEHïurafi/n , adv. en mefiirant , par me-
sure , avec mcfure,
r>IsNS:;j-, .1 , um,pdrt. de ./itetior.
IVÎENSuriifor, oris , voyez /uenfor.
Msusuro , as , are , voyez juetior.
fA£>iSuroT , ans , atus fum , <iri , être
mcfuré.
4-
UETa, a , borne faite en pyranîîde j
z°. amas de quelque maiisre que
ce foi: , fait en pyramide ; 5 . mu-
le , mulon ; 40. meule de delTus
d'un moulin ; 5 0. borne , fin , ter-
me , bar.
IVlETu/a , œ , petit but , petite borne.
5-
15 . Meto , as ) avi , atiim , are , &
MEiitr, tïrisymenjusfiim^tiri ,me-
furer , arpenter , compafïer , pren-
dre la niedire ; 1°. juger, eflimcr ,
rapporter à une fin ; 5 *'. êtie me-
furé.
^^Tienàus ya,um, qu'il faut mefurer.
Mtùens , tis , omn. gen. qui mefure.
JViETi'or, oriiy mefureur , arpenteur, qui
mefure,
JWETatiu, on'is , alignement, mefure d'un
plan.
JiEiator , OTiSt qui prend des alignemens
ou des mefures d'un plan.
M^rator cojlrorum , Maréchal de Camp ,
r»larcchal des Logis.
JlETiZtuj , a , um , qui a mefure ; i*.
mefure.
a. METor , ans , atus fum, ari , me-
furer , prendre des alignemens ,
tracer un plan , faire des dimen-
fions.
MsTri/i ca^ra , tracer un camp.
yiy.rari pedilus , mefurer avec les
pieds.
5. MiTV.eta j ce , &:
Unretes , œ , forte de grand vaif-
feau de mefure ancienne , conte-
nant qu;ranre-huitfr;pcicrs;ce font
vingt-quatre pintes de Paris.
MtTrffè , aàv. en vers.
METrfrw, fl, wn , qui concerne les me-
fures ; 1°. de vers , qui ccnccrne les vers ■
ou la Poé/îe.
4. METrum , i , mefure ; i*. vers.
Composés.
AD-'hiziior.iris, enfusfum,iri, mc--
furer.
A d-Men/wj , a , ran , mefure , part.
CoM-METioc, !>;..- , en fus fum , îrî , ma-i
furer , compaficr , ajufîer , propor--
tionner.
CoM-MENSar , vs , judefTe , mefure , pro-
portion , fymmétric , rapport.
Di-lUro,as, avi , ittum , are , me-
furer , mettre des bornes , établir
des limites.
DE-METior, ins.,enfusoM etitus fum , hii'-
mefurer exaftement , jufte.
DE-METJnu , a,um, part, do De-Menor.-
DE-J^ÎE^su/•n , i , mefure de grain ou
d'autre cliofe , qu'on donnoit chaque
mois pour falairc ; les gages d'un TalcE
par mois pour fon ordinaire,
Di-MEranOfOnis , mefure , mefuragc.
Di-METi'enJ , tis , onin.gen. qui mefure, •
Di-JVlETien^ linea. , diamètre.
Dr-MExfor, zrf^ , menfusfurn, mstiri ,
mefurer , compafrer , prendre la mefure.
Di-METor, aris, atus fum , ari , voyes-
Di-metior. '
Di-Mens/o , onis, dimenfion , mefft-
re , l'adion de mafarer.
DE LA LANGUE LA T.
1677
Di-ME^îSar > orfj, celui ciuimefure, mc-
fureur.
Di-Mensuî , .T, um,'pirt, de Dtmedor ,
qui a mefuré ; z°. proportionné.
E-illETioK , iris,menfusfum , iri-, menjrcT;
i". parcourir ; }°. finir , parachever,
E-Mhmsuj, a , um , part. d'E-mstior , 'lui
a mefuré ; i°. qui a parcouru ; 5". qu'on
a mefuré ou parcouru.
Per-Met/ct, iris, menfus fuin , iri y
mefurer exadcmenr.
PER-ÎVlENSur, (i, um, parf. dî Per-Mît/or.
Pïr-MenSuj- rfurum /fer, qui a pafTé par
un chemin fort rude , qui a fait un rude ,
un incommode voyage.
P».-«-METiar , iris , menfus fum , iri , me-
furer par avance.
PK/E-METor , aris , atus fum , ari ,
mefurer auparavant , prendre les
dimenfions par avance.
Pp.jE-MENSuj,a, um, mefuré par avance.
Rn-METior , iris , menfus fum , iri , renie-
furer , repafTer-
'Ri-MiTiri frurnsntumpecuniâ , acheter du
bled argent comptant , payer comptant
le bled qu'on a acheté.
RE-I\lENisuy , a, um, p.in. de Re-merior.
Re-Mfnsux iter , chemin par où l'on eft
pafTé ; i". qui a refait le même chemin.
RE-MENSummure, mer qu'on a repa.Tee.
NÉGATIFS.
i*. IM-Mtraïus , a , um , qui n'efl:
point borne, qui u'cft point me-
furé.
i. Im-Menss-, /^. Im-Men$z}/«.
Îm-Mens//£Zj , aùs ,immen(îté, gran-
deur fans mefuré , étendue inBnie.
iM-MFNSÙm , aûv. fans mefuré.
iM-iMrNSuj , a , um , immenfe , qui ert
f»n3 mefurc , qui n'a point de bornes ,
gui cil d'une étendue infinie , infini ;
M grand. 1078
1". grand , vaftc , exceflif, énorm; >
démîfuré , efÎToyable.
Composes Greco-Latins ,
de Met/ow, Me^re.
I. SYM-MïTr/iZ, œ , rymmcirie , pro-
portion , convenance des parties.
1. DiA-MpTcr, tri, &
Dia-Mettc;^ , tri , dianu-trc, !ir;ne
droite qui traverfe une figure par
le mil'.eu en pdiluit par le centr«?,
3. PRCsi-METr/c.'.'j-, a ,um, qui cft en
profe ^ en vers.
•j. Sej^i-Metr?//», / , demi mefurc.
j. KEXA-M£Tfr , ira, trum , hexamè-
tre , qui a fix niefures.
<î. Tetra- METrz,;OT,Zj vers de quatre
pieds.
7. TRi-METcr , tra , trum , de trois
mefures , qui a trois mefures.
6.
A-Muss/V, mefuré , régie, cordeau»
A-Mns/Z/'i ; AD-A-Mus/?m ; Ex A-Muî-
fim , adr. à la ligne , au cordcaa ; i",
exaftement , régulièrement.
h-M.vsfi.vus , & A-I\Iiis//f,iraj , a , um ,
bien dreffé , tourné, rangé; i." régu-
lièrement fait ; ^o tiré à quatre épingles ,
à la ligne, au cordeau.
III.
MED, MES,
Milieu.
De ^ÎAD , étendue , fe forma !e Cefr,
hiiih , Metow, MfcAT/2 , Mit,
Mi , défignant ie point de téuiiion ,
le milieu ; d'où le Grcc Mego^ ,
milieu , Se le Latin hUoius,
Yyylj
aoyp DÎCTIONNÂÎR
H' MsDia/» , a y milieu , centre.
Medi-Tui^zuw , il, le milieu des chofes.
TAioius, a , uw j qui eft au milieu ; z°.
ambigu , douteux ; j". neutre , qui ne
prend aucun parti.
M'Eoiah t is , le milieu , le cœur.
tAtoialis , m.f. le, n. is , qui concerne le
Midi , du Midi.
ÎVIediV, adv. -voyez. Moâeraté ; z'.àdemi,
à meitié.
SVlEDzetaf , atîs , moitié , milieu,
è/ïtoianut , a , um , au milicH , entre-
deux.
Binômes,
k' MEDiaJIinus , i , valet employé aux
plus bas ofHces d'une maifon , le
valet des valets, qui ferc les autres
ferviteurs , comme marmiton ,
frotteur , ôcc,
MEDï-Astuticus f i, premier Magis-
trat des Peuples de la Campanie ,
en Italie; de Med, Puifrant,& As-
tu , Ville , Cité.
[5. MEDiatio , onisf médiation, en-
tremifè.
WEDfa'or , orù , médiateur, entremetteur,
arbitre.
IttEciatri^, icîs , médiatrice.
Composes.
Di-MiDium , «, ce qui eft coupé en
deux , moitié.
Dr-MiDîo ,-a.Te , partager , féparcr en
deux.
Dr-MiofuT , a , um , de moitié , demi.
Di-MiDi.trio , onis , féyaratitn par moitié,
partage.
Di-MiDJaîîm , j^r U moitié, en coupant
en dens,
E ÉTYMOLOG. io8a!
lu'MEDJdfè, immédiatement, toac
de fuite , fans interruption.
Im-M iDÎaius , a j um , immédiat , pra*
chain.
Inter-Mhd/kj , a , um , qui eft aii
milieu , qui eft entre deux.
a.
MEDÎocricu/us, d, um , fort médiocre;
MEDÎocris y cre , is , médiocre ; ni
trop grand , ni trop petit : moyen ,
qui tient le milieu entre le grand
& le petit.
No72 médiocre telum cji ady ce n'eft
pas un petit aiguillon pour/
Mediocria fponfalia , mariage entra
perfonnes de moyen état.
MsD'wcritas , ads , médiocrité.
MEDÎocriter ,adv. médiocrement , moyen-»
nement, avec médiocrité; z.s. ni trop >•
ni trop peu.
Mtvioximè , adv. voyez Mediocriter.
MtDiûximi , orum , Dieux du moyen rang,
demi-Dieux.
MEviaximus , a , um, qui tient le milieu »
mitoyen, moyen, médiocre.
Medi-pontw^ , i , cable de prcflbirj
x", pont de cordes,
î'
MiDuHa, es , moelle ; z^. cœur, en%
traiUes > 5 '. cœur d'un arbre.
Mzvulla panis, mie de pain.
MiDuliis alicujus , ou in MeduUis
alicujus hœrere , être extrêmement
aimé de quelqu'un.
MTOullaris , w.f. re , n. is , de moelle ,
qui concerne la moelle,
MEDullatus , a, um y qui a de la mocllçâ
i°o dont on a tire de 1% j}ioëlk>
lotî DE LA LANGUE LAT,
MeduZ.'o, as , are , tirer de la moelle,
M'EDuHofus , a , um , moelleux , où il y a
beaucoup de mocHe.
T<lEDuliitùs,adv. du fond du cœur, inti-
mement, cordialement, tendrement,
pafEonément , jufqu'au fond des moelles.
E-M.EDu//atus,af um ,part. de
E-Medz///o, as f avi ; atum , are ,
tirer ,ou ôter la moelle.
De Mîsi , changé en Mhr/ , milieu ,
vinrent ;
Meri-eies , /?fo/-<r-»20f, milieu du
jour , Mi-Di , le Midi.
MERi-Di(î/i\f , e , méridional , du Midi.
Meri-dkz/zô , à îi/îidi , en pL'in Jour.
MEM-Di£inKj, a,umy du Midi.
Mer.i-di<z//o , onis. Méridienne , fom-
mcil de raprcs-nnài,
Mem-dio ,-are , > faire k méridien-
AlERi-Dior ,-ari ,) ne.
ANT£-MERi-D!iZ««-^ , a , u/rif qui eft
ou qui le fait avant midi.
SvB-MtRi-Dianus ,a, um , qui fc fait ,
qui arrive vers le midi , d'environ
le midi.
S-
Mise , es , corde du milieu des fept
de la lyre , dédiée au Soleil ; 1°.
a-mi-la- re.
D É R. I V É s Greco-Latins.
'a . Misarœ.rm , t , ) , _ .
A/r , .■ ■• . Mefentere.
MEsenterium ,11,)
x.Mti-AVLa , <3? , veftibule , entre
deux ikles ou deux appartemens ;
petite cour entre deux corps de
M grand. 1 082
}. Meso-Lab/kot , » , mr.chine in-
ventée pour trouver mcchanique-
ment deux moyennes proportion-
nelles.
4. Mrso-LEucaj , /, forte de pierre
précieufe; z°. ferre de plante.
f . Meso-Mhjjj , ^, forte de pierre
précieufco
(î. Mess-Uran<ot<ï, atis, milieu da
ciel,
IV.
MO D,
Moyen , Mefiire.
De Mad , Met, mcfure , prononcé
M©B , vint une Famille Latine nora
moins étendue.
I.
MoDus j i , mcfure , régie. Ce moE
s'cfl chargé d'un crrand nombre
d'acceptions, mais qui reviennent
tMtes à celle-ci.
1". Cadence , proportion ; mefure
des pas , des rapports,
lo. Quantité, mefure de pronon-
ciation.
j ^. Mode en mufique , mefiire da
chant.
4 ^. Mode en Grammaire , mefïire
des tems.
5 '^, Moyen , mefure des avions.
6^. Fin , terme , mefure jufqu'oû
on doit s'étendre.
Binômes.
( MoDi-Fic<2//* , onis f mefure qu'oxj
'îcês DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. loS^.
doit olfei-ver dans les vers; i°.
modification.
MoDi-FiC(;rnr, orls , qui régie la mefure
ou la manière.
MoDi-Yicjtus , a^um, changé de ma-
nière , employé autrenisnt.
m.cDi-'Picatus citus, aiiraeiu converti en
nourriture,
MoDi-FiC:itu?B v;rl'um , mot employé
figurémeiit.
Mr n-Ficor , arh , avjsfum , ari , mefu-
rer, régler.
2.
Mo-Du'us,i, mefure ; i . motet,
chanfon,air, mode ci mufique ; 5^
module , mefure qu'on prend pour
régler les prcportiGr.s d'un bâti-
ment.
McDulamen , inisi Se
MoDuIiDKentum , i , harmonie , chant mé-
Ittlieux.
TAcDulaiê , rJv. avec harmonie, mélo-
dieufement , harmonieufement , avec
mesure.
MoDuIaùo , OTiis , m. odulit'oi^ l'ac-
tion d: chanter avec mefure ; 2°.
chant harmonieux ; 3°. régie des
mcfures , des proportions ; arran-
gement hcirraonkux.
lAo-Dulator, oris , Chantre , Mufîcien.
MoDu/«rrfx,icij,Chanteure , Muficicnne.
\ MoDiihius , ùs , chant harmonieux , mé-
lodie.
lHoDulatus , a , um ,part, de
MoDulcr , aris , atusfum , ari, chanter
avec harmonie & de mefure,
JVIoPu/i;ri oradonem , prononcer un dif-
cours avec me.ure ou cad.nce; ;", jouer
un air fur un chalumeau ,• 5°. mettre des
srcrs en chant fur un chalunicau.
Composes.
Ad-Modk/o/- , ari s , a tus [un , ari,
chan;sr avec , tenir fa partie , ac-
corr'txi<7ner un inftriinenc.
CoM-MoD..lrr/o , onis , juileffe
pro-
portion , convenance , rapport qui Ce.
trouve dans les ouvrages d'Architt éturc.
CoM-MoD.</è, adv. aiïci commodément ,
afTei bien , palTabiemect ; 1°. point trop
mal.
pRjE-MoDuior , avis, atat fum , ari ^ coa*
duire pdf mefure.
NÉGATIF.
I;vt-MGDa/ii/7/5 ,a , um , qui eft fans
mefure, làns méthode, qui n'efl:
point dans les régies,
3.
MoD-lMPERd/or , cris. Roi du feftin ,
celui qui régloic la manière de
boire.
A D V E R B ï.
Modo, il n'y a qu'un moment, rcu:-«
à-l'hcure, il n'y a pas long-tems-,
z". à cette heure, à prcfenc,
m.aintenant , dans le moment ,
prcfcntement ; 5°. dans un mo-
ment , tantôt; 4°. pourvu; j*.
quelqueiois.
Paulàm modo ; modo non , tant foit
peu, fi peu que rien, peu s'en faut, à
cela près; 2*. pas moins; 3 .pour
ainfi dire.
Composes.
!. A-Morà. bien-tôt, incontinent,
inccffamment.
PoST-MoDd, adv. &
FoiT'IAoDÙm , adv. après , enfulte.
DE LA LANGUE LA T. M grand. io8<S
totf
*. Ad-Mod«//;, exircmement , très-
fort , beaucoup , alT;z , touc-à-fait ,
fl'Turcmentbien , du couc , environ ,
très, oui.
Aimodùm ni/^//, cout-à-fait rien, rien
du tout.
pR^.-MoDùm , aiv, exceiïivemcnt , extrc-
mcmcnt.
PROFiJ-IMoDÙw , aiv. prcH^ue , quaiï.
'j. Eius-MoDÏ , femblable , tel , de
cetce forte , de cette façon , de cette
manière.
F;uscE-MoDi ,^prt. toyez Ejuf-modi.
EjuîDEM Mod'i , gen. de même fiçon ,
femblable , de mcme manière.
Mox , bientôt , incontinent ; i °. en-
fuite , après,
Dumexpeclo, quàm mox veniaty pen-
dent que j'attends , qu'il revienne
au plutôt.
4-
MO Dlc , peu ctendii ,
médiocre.
Isionicelius , a yum y mcdiocremenî
bon.
Aîocfcim , ait', peu , gucres , mcJiocre-
msnt,
MoDJcum , z , peu de chofe , peu.
hlooicus , a , um , modique , médiocre ,
petit, peu confidérable ; 2°, modéré ,
réglé , retenu, modeflc.
McDi'fè , adi'' médiocrement , avec ou
dans la médiocrité , peu , tant Toit peu ;
2*. modérément , raifonnablcmcnt , là
là , affei bien , pafi'ablcmcnt.
iM-MoDicè , adv. démefurément , excef-
fîvement , trop ,' fans mcfure , &c.
Voyez Im-modera:è.
IM-Alopicw f a , um } cxcefEf ^ £rog
grand , outré , fans retenue , &û»
Voyez Im-moderatus.
pFR-.MoD(Ve , adi: fort peu.
Vt-x-MoDicti! , (I, uni y ttès-modiijue j
fort peu confidérable.
5-
MOD-EST,
Se tenir dans de Juftes bornes.
Moff/lia f œ ^ inodeflie , air mo«;
c'(.ii.e-, 1°. P-'iodération , retenue.
MoD£j?u.r , a , um , inodefte , qui a d; la
modeflie ; 1°, mo.-féré , réglé , retenu ;
qui a de la modération , de la retenue.
ÎAoDsfiê, adv. avec modération , moieflic,.
retenue , mefure.
MoDf,'?^ terram intueri , balder la vue pas'
modêilie.
ly.-I'.loDeJIia y ^ , immodeuic , in»
tempérance j indifcrécion ; i"„
défordre , licence trop grande.
Voyez Im-Moderatio.
lM-MoDe/7è, adv. imniodefiemeni: , fanj
modcftie ; voyez Im-modiratà.
lyi-MoDsJIus, a , um , immodefte , qui cft
fans mod^-fûe , &<.c.\'o-'jtzl,i.-:nodeTinus.
PEK-MooeJu , trcs - modeflemenr ,
avec beaucoup de modcftic , avec
bien de la retenue , avec grande
modérarion.
TT.K'MoDeJuT , a , um , fort modsfte ,
très-modéré , for: retenu,
* *
MO D , mettre une mjfure, régler,
modérer.
I . J'/'.Qveraiifis , le , /r, mcdcré, où
l'un peut garder de la modération,
où l'on peut éviter l'excès.
McDeiMmen, iras , &
U-ooiiamsinum , i , conduite ; gouvef-
.îo87 DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. ïcS^
nement , direction , commandement ,
maniement.
McDerans , tis , omn' gtn, qui conduit ,
qui gouverne.
JMoDeranier, aàv. &
MoDeratè, iàf , ifjimè , adv. ou
McDeratim , aiv. modércir.ent , arec mo-
dération ; 2°. peu à peu.
yioGeratio f onis , m'odcracion , rete-
nue , mefure qu'on apporte ou
qu'on garde dans les choies.
Moderatio cœli, température de l'air.
Moderatio Machinarumf manière de
conftruire les machines.
McDer.tfar , oris , niodératcvr, gouver-
neur , condudeur, directeur , qui guide ,
qui régie.
IVIoDîrs'or tempsrum , politique.
MoDerarri» , icis , modératrice , gouver-
nante , conduftrice.
Mohsraius , a, um ,part. de
MoDero , as , avi , anim , are y &
IVIOD^ror , aris , atusfumy ari , modérer ,
Cû.iduire , gouverner , guid;r , régler ;
1°. tempérer , retenir, mettre des bornes
ou un frein.
Composés.
AD-MoDfror , aris , atus fam , ari , Ce
retenir , s'empêcher , fe contraindre , Ce
inodérer.
Naqueo me rifu AD-Monerarier , je ne
faurois m'empêchcr de rire.
^-Moverandus , a , tim , qui peut être
appaifé , adouci, modéré.
PRiE-MoDeranJ , tir, omn, gen, qui règle
par mefiire.
N É G A T I r s,
lM-MoDerd««d, œ, Yoy. Jm-Modera-
tio.
lM-McD;rcff, aiv. immodcrém:nt , fans
g-i-d-r de mefure , fans modération ,
ëémcfurénaent , outre mefure , fans re-
tenue , fans ré^le , excciïivement , avec
excès.
iM-MoDfrjn'fl , onls f dérèglement, em-
portcTisnt , excès , manque, de-modé-
ration , défaut de retenue.
lh(-Mov>sratum , i , l'infini.
iM-MoD^rarux ■, a , um , immodéré , déré-
glé , outré , exccTîf , qui ne garde point
de mefure , qui eft fans modération , qui
n'a point de retenue.
VI.
CoM - Monaj.
De MoDWj , mefure, moyen, & de
CuM , avec , fe forma la Famille
CoM-MOD , qui indique tout ce
qui a la même melure , qui s'ap-
plique , s'ajufte , convient avec
un autre objet,
De-là ces mots :
CoM-MûDa.Ti , i , avantage , gain ,"
profit , utilité , aife , commodité ,
loiiîr.
CoM-JVIcDd, oTum , commodités , biens ,
richelFes; i". fblde , paye de gens de
guerre.
CoH-MoDuas , atis, commodité , conve-'
nance , conjondure , ouverture ou occa- -
fion favorable ; i". utilité , avantage ,
profit; 3°. complaiûnce, indulgence ,
condefcendance , iiumeur commode ,
facilité.
CoM-MoDKJ , a , um , dior, dlffîmusl
avantageux, profitable , utile , fa-
voribîe ; 2°. complaifaiit , facile,
d'humeiu: commode , plaifance on
agréable , facécieufe , accommo-
dante , traitable ; j °. propre ,'
commode, bon , convenable.
CoM-MoDè , àiàs , dijjïmé , adv, bien ,
foit
•joSp
DE LA LANGUE LAT. MaD iop(
fort bien , fort à propos , fort jufle , fort
à point , d'une manière propre , conve-
nable ; 1*. commodément , â i'aife ,
aifémcnt.
CoM-McDîm , adv. tout â propos , à point
nommé, au même inftant , toutaufli-tôt,
jiille , jaflement , à tems.
CoM-McDf) , as, avi, a;um, are , accom-
moder , afiîffer , obliger , rendre un
fervice , faire un plaifir ; i° prêter pour
être rendu en mcaie nature, donner la
jouiflance ; car prêter pour rendre en
même valeur fans être la nicmc chofc ,
c'eft Mucaire.
CoM-MoD/to, (iT, avi , atum, ars , prêter
Ibuvcnt , faire des prêts fréquens,
Cou-MoDaiarius , a , um, celui à qui
l'on a prêté quelque cliofe,
CoM-Mcu.2r;£) , onis , prêt.
CoM-MoD3tor,orfr , prêteur, qui a prêté.
CoM-MoDiiram , i , prêt difréreut de Mu-
îuum.
CoM-IVIoD.7fuT , a , um, propre ou conve-
nable ; i". prêté ou emprunté , fan. de
Co!n-modo.
C o AI p o s £ s.
Ac-cou-^AovaUo ,onis j convenance,
proportion , conforniitc, appropria-
tion , application , ajufteraent ,
rapport , difpofition , Judenfc.
Ac-CoM-iVIcDatiii , Il , U.71 iparf. propre ,
convenable ; i". qui approche , nui ref-
femble, qui convient.
Ac-CoM-McDatè , adv, d'une minière
convenable , propre, conforme , propor-
tionnée ; 1°. à propos, d'une façon ave-
nante , (brta&lc , ajultée , appropriée.
Ac CcM-MoDrjè adpsrfuadendum , d'une
minière à perfuader.
Ac-CoM-MoDo , as, avi , atum , are,
acccmm^oder , approprier , applI^Lier ,
ajufter , aflortir., faire rapporter , faire
Orig. LcU^
venir à propos , donner de la convenance,
proportionner; i", difpofer , préparer ;
3°. prêter, accommoder quelqu'un de
quelque chofe.
Ac-CoM-MoD:;j , a , um , commode ,
propre, &c.
NÉGATIFS.
lN-coM-MoDiii;jo , onis , voy. hicoin-
modicas.
iN-CoM-MoDè , iîis , ijllmè , adv. d'une
manière incommode , avec incommo-
dité , mal à Ton aifc ,• i". malà-propos ,
à contrc-tcms , hors de tems , hors de
ûifon.
iN-CoM-Mouifaj- , ails , incommodité ,
importunité , dommage , perte , déla-
yantage , inconvénient.
InCom-Mcdo , as , avi , atum , are r
incommoder , caufcr du défavantagc ,
du ton , ôcc.
Im CcM-McDum , i , incommodité , peine,
ennui , fâcherie , chagrin, préjudice,
dommage , défavantage , tort , impor-
tunité.
lu-CoM-Motxis , a , um , incommode ,
importun, fâcheux , ennuyeux , chagri-
nant , qui eK à charge , dcfavantageux ,
dommageable , préiudlciablcjqui fait de
la peine ; lo. qui arrive à contre-tems.
iK-CoM-Mouefticus , a, um, mot invente
pour dire fâcheux.
PER-iN-coM-MoDè , très-mal- à-pro-
pos , fore à contre-tems.
Per-In-Com-Mcd:^5, a, um , fort înçom-
mcdc.
VII.
M O S , MO R.
De MoD, manière , ulàge , fè forma
la Famille L:uine , ]\îos , Mop/j ,
par le changement du D en S &
enR.
Z z z
lopi DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. lop^
1. Mos, MoRiV, coutume , mode, ma-
nière , façon 5 pratique , uia^je ,
habitude.
Mosculus , î , dimin, ie Mos,
MosiUts , i , voyez Mofculus-
Moues, um , plur. de Mos.
i. MoRaiis , le , is , moral > de mora-
le , qui concerne les ma-urs,
lAoRaîitas , atis , moralité , irait de mo-
rale ; î". pofition , fîtuation.
MoKaliter , niv, moralement.
MoRaruT , a , um ■, dont les mœurs font
réglées.
Beiiè-MoKatus , a , um , doué de bonoes
moeurs , bien moriginé.
Bené-MoRata civitas , Ville bien policée;
1". — Fabula, Pièce de théâtre bien con-
duite , où toutes les convenances font
bien obfervées.
VIII.
M AD, MED,
méditer , étudier.
Le primitif Mat , mefurer , fignifia
également , apprendre , étudier ,
connoître : on ne connoît bien
fiue ce qu'on a mefurc , ce dont on
pofléde toutes les dimenfions. De-
là le Grec :
MAT^e, connoi(îànce,fcience.
MAmhano , étudier.
Meliî/^o, méditer,
( Ici L pour D. )
De-là ces Familles :
Mtuitamenium , « , j
MEDJ'/or , aris , atus fum , ari , mé-
diter , faire réflexion , réfléchir ,
penfer en foi-même ^ penfer atten-
tivement , s'appliquer à confidé-
rer, attacher fon efprit , s'exercer ,
s'étudier , s'efforcer , fe peiner ;
mot-à'tnot , chercher la jufte me«
fure.
IVÎEDifflfé , e,dv. avec méditation , avec
réflexion , après y avoir penfé , après
une mûre réflexion,
MEDitflfii), onis , méditation , réflexion ,
forte attention à une chofe ; 2*. prépa-i
ration à une cho(e.
Mtohatus , a, um , part, de MedîtOT ,
médité , con/îdéré attentivement , exa-
miné à fonds ; i'. qui a médité, qui a.
fait réflexion ; j». qui s'cft préparé.
Composes.
CoM-MEDj7or, aris , anis jiim , ari ^
méditer , penfer avec attention »
faire une profonde réflexion , ré-
fléchir férieufèment.
VEK-MtDhatê , adv. fort attentivement ,
avec bien de l'attention
PRjE-MïDitflte , adv. avec préméditation.
'PRM-M.EDitatio , onis , préméditation ,
l'aftion de penfer par avance , de pré-
voir.
PKjE-MEDftaforfum, ii , lieu retiré propre
â méditer.
PRit-MFD/fcfwi' , a ,um , prévu , -part, de
PR.yf.-MiDifor , aris , atus fum , ari , pré.
médite», penfer par av.ince, prévoir.
!N e' G A T I r s.
l^i-Mzï)itath jfans réflexion , inconfi-
dérément , (ans y avoir penfé ,
avec précipitation.
iM-MEDJffltuf , t , um , non prémédité ;
i°. fait ou dit incon/îdérément , fans
réflexion , fans méditation; 3'. oii l'on
n'a point réfléchi.
iM-PR^-MîDifafii , (Kfy. inconiîdérémefltj
1 fans réflexion.
lop; DE LA LANG
IX.
MED,
Médecin.
De Mad , connoître , étudier , vint
le Latin :
Med - icus , moi - à - mot , le Ta-
rant, celui qui coiinoît la fciencc
par excellence , celle de fe bien
porter , & qui poflTéde les grands
fecrets de la IMnrur/; à cet égard.
Dans l'Orient, les Médecins n'ont
d'autre nom que celui de Sagcs,
deSavans;5: enEurepe, leur nom
par excellence n'eft il pas celui de
DocTeurs , mot-à-mot , les Sa-
vans , les Sages î
Il eft vrai que dans l'origine les
Médecins , les Dod:eurs rcunif-
ibient nombre de fcicnccs, fur-tout
celle de la Théologie & de la Mo-
rale. Médecin ou Prêtre étoit fy-
nonyme.
I. M:iDicus , i, Mcdecinal.
Medicus circumforaneus j Charlatan.
lAiDanius , a, um , à qui il faut donner
des remèdes , qu'il faut panfer.
h\i.osnii ars , Médecine,
hl^oenào œgrefcit , les remèdes irritent la
maladie , la maladie s'aigrit contre les
remèdes.
Mcoens, iis , omn.gen. qui remédie , qui
donne des remèdes , qui guérit.
AlEDi/!t!;i lerba , paroles qui guériflent.
MED«r , ea'j , m , reniidier , appor-
ter du remède , donner des remè-
des , panier , traiter , guérir.
MsDkinuj ^ a,wn , dv .médecine,
UE LA T. MaD îop^^
Mpd/co , as , avî , arum , are , mêler ,
mixtionner de quelque drogue.
Mïvicare cifillos , mettre de reflence i
fcs cheveux ; femina, chaufourcr le
grain , faire tremper les fcmences dans
quelque liqueur, pour les faire mieux
germer , & en plus grande abondance.
MedzV or , aris , atu! fum , arî , remédier ,
apporter du remède , panier , traiter ,
donner des remèdes, guérir.
Mioici/j y & , um y mèJecinal.
1. MmeUfCBy remède, guérifon, mé-
dicament j foulageraent.
j. Mhmtrina , <r, la Déelfe de la Mé-
decine.
MED-lTRi/;.ti!a , orum , fêtes i l'Iionneur
de la Déeflc de la Médecine.
MEoff.i , ce , ûinfoin , herbe fort bonne
pour les chevaux.
4. MEDicaéi/is , m, f. le , n. qu'on
peut guérir, à quoi l'on peut donner
du remède , guèrillable , à quoi
l'on peut remédier; 20. médici-
nal , qui a la rertu de guérir.
MEDicilulum , i , lieu où l'on trouve du
remède , du (ôulagement,
M^oicamen , inir, médicament , reméie ;
î'.poifon; jo. fang dupoiflbn pourpre,
qui fert à teindre ; 4^. fard.
MiDÎcamentarius , ii , Apothicaire , qui
préparc des médicamens ; x", empoi-,
fonneur.
MEDicamentarius , a , um , qui concerne
les médicamens ou le» poifons,
MiD le am s nt,}r!.i ars , Apothicaircrie.
Mïoicojnentofus , a , um , mcdecinal , qui
a une vertu. mcJecinale.
j, MivicamentufTi f i, médicament,
remède.
MEoiccifio, onis , l'application d'un rc*
inédc , l'aflian de le donner.
Z z s ij
SOpj
DICTIONNAIRE
Iihriicatus , a , um , mclé , mixtionné ci-
quelque drogue ; i*. caufé par un re-
mède; médecinal,
MiDlcatus fomr.us , fommeil caufé par les
remèdes; /orj, fontaine médecinale.
Mr.Dicata lana , laine teinte ; — pocula,
médecine , potion lucdccinale ; — tda
veneno , flèches empoifonnées.
6. Mtv>icinay ce y médecine, rare de
guérir; i^. remède , médicament,
médecine , potion médecinale ;
2*. poifon.
MTD'icihu!is,m.f. le , n, is t qui concerrse
la médecine.
Composes.
PRiC-MEDiw;/« j a^um, qui a pris
un purgatif, purgé par précaution.
"Ki-Mt-Dium , a , rejnédc ; i°. moyen
de remédier ou d'apporter re-
mède.
Rp-MEofs/rr , m.f. le, n. is, qui remé-
die , qui guérit.
RE-Mr.Di.ztio, onis, remède , guérifon.
B-E-MEDiatus y a, um, part, de
Re-Med/o , as t avi , atum, are , &
Ri-Mioiar , aris , ar'i , guérir , procurer
la guérifon , donner remède , remédier.
Négatifs.
ïu-tA.Ei>ical>i/is , le , irrémédiable ,
incurable , qui eft Càns remède.
Ju-M^Dicatui , a , um , qu'on n'a point
panfé , auquel on n'a point apporté de
remède , où l'on n'a point remédié.
ÎK-Ra-M'Eviabilis , m.f, le , n. is ., à quoi
l'on ne peut remédier , qui eiî fans re-
mède , incurable , où il n'y a point de
remède , irrémédiable.
MUT,
Du primiiif Mat , Mhd , milieu ,
hTYMOLOG. top5
>int le Ceire Mat , Met, Med,
Mut, couper , partager en deux ;
1°. retrancher, raoifiTonner, tuer;
}*. tout Jnftrumenr tranchant j &
dc-là diverfes familles.
En Or. ni^ Muîk, mort, ce
qui moiffonne les hommes.
En Celt. Med; , moifTonner. ;
En Goth, MAiTara, couper.
En Allemand , Muizen, Mutz«;7,
couper.
Et ces Familks Latines.
I.
Mzsjîs, récolte, moilfon.
ME9/or , is , moiflonneur.
Mtsfura , ce , fciage des bleds.
Mitforius , a , um , de moiffonneur.
C O M P O S ES.
DE-METc»,-<f«, > cueillir , couper j
Di'Mmjo-,ere,j moilTonner.
E-Metû ,-sre , faucher , recueillir.
PnJE-MEsium, a ; PKx-MEsfum , i , pré-
mices de la moidbn offerts à Cérès.
PKM-Mi&fus , a , um , moilTonner le pre-
mier, par avance.
1.-
i,MuTo,-are , alccrer, rendre tout
autre par la lïujilanon.
MvtHus , a, um, tronqué , rogné , à qui
on a coupé une partie.
MvrHo,-are , tronquer , retrancher
une partie.
iVIuT/7aror,ix, qui mutile , qui retranche.
MvTÏlario , onis , retranchement d'un
membre.
Mot/cuj , a , um , ch*uè , qui n'a poim
de barbe.
1057 DE LA LANGUE LA T. MaD
Composés.
AD-MuT//o,-artf , tronquer, brifer,
eflropier , tondre.
DE-MuTiVo ,-.1;^ , couper , retrancher.
2. MuTo, onisy porc châtre, d'où pue
venir dans le Latin-ùarbare le nom
en général de tout animal châ-
tre.
MAT, MIT,
mur, doux.
De Ma, nourriture bonne, excel-
lente , vinrent diverfes familles :
1°. Mat , bonbon.
»". MAT«r«f , fruit qui a acquis la
perfeftion , & qu'on peut manr'er.
3 ®. hinis , doux , agréable; mots
employés au moral comme au
phyfique. •
I.
}AATTea,ip ;MAjrya , cb , bon-bons,
friandifes , mets délicats.
II.
MATurus, a, um, mûr , de fiifon.
JVlAT;;rifa.r , ans , maturité ; i". fin , per-
fe(ftion,Ic plujhjut point,- jo, occafion,
tcms propre , Tairon commode.
MATurefco ,-ere , mûrir, devenir mùr ;
1°. perfettionner, venir à fa perfcdion ,
s'achever.
1.1 ATuroy are , faire mûrir, dcpccher,
hâter, diiigenter, faire promptc-
menc, s'emprefTtr.
M/^rurntê, proniptement , en diligence ,
de bonne-heure.
AlAT;;r.Kij, onis , Mte , diligence, em-
prefTement.
MATurè, iùt, ifimè, mûrement, à tcnjs.
1098
à propos; r", de bonne heure , promp-
tcniînt , d'aljord.
C O Ai 1> s É S.
Ad'MAJuro,-are j hâter, prefTer ;
a ancer.
ï.-MKT.ir:fco ,-eri, mûrir ; i». s'adoucir.
Ce ralléntir.
FtK-MKTuru! , a ,um , tout-à-faît mâr.
TiR-MATurefc» , -ère , venir à une entière
& parfaite maturiré.
VnA-MMurus , a, um , mûr avant li
faifon , précoce ; 1». prématuré , fait
avant le tcms.
Pa,e-MATi;rfraj ,atis , la qualité des pri-
meurs , ou d'être précoce , maturité
avant le tems.
P&/£-MATure , prématurément , avant le
tems.
N £ G a T I F s.
ÎM-M ATurus , a, um , qui n'efl pas
mûr , hors de (àifon ; 2 ". préma-
turé , précipité.
iM-M.Kruritas , atis- , trop grande hâte ,
précipitation ; 1». âge trop peu avancé
pour le mariage,
iM-MATùre , avant la faiîon, trop tôt , d'e
trop bonne-heure , avec précipitation.
« III. -^
De MATurè , fignilîant de bonne-
heure , vinrent le mot François-
MatzVz, & ces mots Latins.
MATJ//4, ce, l'Aurore, la Déelfe da
matin.
MATutinus , a , um , du matin , qui fc f.Jt
le matin , de la matinée ; i". matinal ,
m;:incux , qvii Ce lève de bon matin.
MATUtinum , i, matin , matinée.
M^Tutinà , le matin , de bonnc-hcute ,,
au matin.
»o^p;
DÎGTIONNAIRE ÉTYMOLOG. iioo
IV.
Mit, doux, agréable.
tAiris , e , is , doux , traitaWc ;
1*. tranquille , qui n'ell point agi-
té -, 3 °. mûr , qui n'eft point vetd.
]\liT;ùf ; Mni^imè , plus doucement ,
aTcc beaucoup de douceur.
Miriufculus , a, uœ , un peu plus doux.
2Anefco,-ere , s'adoucir , s'appaifer ;
i». mûrir, devenir mûr; 3°. s'ap-
privoifer.
HliTJ/o, -are, chanter comme un roffignol ,
dont le chant efl extrêmement doux.
Binômes.
f. MiTz-Ficy-arc, faire doux, adou-
cir , cdulcorer , rendre doux j de
facio,
WiTJ-Fici/T , a, um , adouci , apprivoifé ,
rendu fort doux.
MiTi-Ficflfio , onis , l'aftion d'adoueir ,
d'appaifer , adouciflcment.
MiTZ-Ficatur , a, uni, apprÎToifé ; i«.
digéré,
i, MiT/g3,~4re , mot-A-mot faire
doux -, de Ago , - ère ^ faire. Ce
Verbe fignific adoucir , calmer ,
faire mûrir , digérer.
ISIiiigamer , en adoucilTant.
liliTÎgatip , onis , adoucifTcment , Tsâion
d'appaifer.
lHiri^athus , ti,um , qui adoucit.
^nigatorius , c, um , qui fert à calmer ,
à édulccrer , à adoucir.
Composés.
CQU^l.hrigo,-are , adoucir, amolliir,
appaifer , fléchir.
Im-Mitù, e , i; 1°. âpre , qui n'eft pas
mûr ; î». cruel , barbare , inhumain ;
TiE-Mirigo ,-ciTe , adoucir, rendre trat-.
table.
V.
Mat, doux, (impie; i°. qui contre-
fait le fimple , fin , rufé.
De Mat , bon, doux, fe forma Mat ,
lignifiant une douceur bête, im-
bécille ; un fimple ; d'où ,
Mat^wj, i, fimple, for, timbré,
imbccille.
L'Ital. Matio , fou.
z.
Mat, qui contrefait le fimple, le
niais , rufé , fin ; d'où matois.
MET,
craiitie.
Du Celte Mat , foible, timide, fans
force, doù le Grec MAiaios ,
lâche ,parelTcux, vain, vinrent ces
familles.
Metw^, às^ crainte, peur, appré-
henfion.
Metuo , is , tuî , ère , craindre , appré-
hender , redouter.
MsTuens, tis , omn. gen. craignant , qui
craint , qui appréhende.
METuendus, a, um, redoutable., à craindre ,
qu'il faut appréhender, qu'on doitredoa-
ter , dont on doit avoir peur.
MsTiculofus, a, um , craintif, timide ,
peureux.
Composés.
Per-Metw^hj-, tis, qui craint fore ,
qui appréhende extrêmement.
I Per-Metwo , is f ui , ère , craindre fort ,
DE LA LANGUE LAT. MaL 1102
IIOI '
apprc'liendcr extrêmement , redouter
beaucoup.
PRA-METtenJ , lis , omn.gen. qui craint
par avance,
PRit-METuo , is, ui , ère , craindre , ap-
préhender par avance,
B I N O M E s.
De Fort, extrême , & de Met^/j,
crainte, réunis & prononcés For-
Mie vint cette Famille :
FoR-MiDo,-<ire , craindre extrême-
ment, redouter.
FoR-I\IiDi) , inis , j", peur, frayeur; x».
épou vantail ; 3". lâcheté, foibleiTe.
FoR-MiDai;/ix , e , terrible , redoutable.
foK-MïDatio, onis , crainte.
FoR-MiDami/!a,ura , fantômes, fpeâres.
FoR-MiDo/q/ùf,2,u7n, peureux , craintif.
FoR-MiDo/ojè , avec crainte.
Composés,
AF-FoR-MiDo,-dr<, êtrCiiifort effrayé.
iN-FoR-MiDafwj , a, um , qui n'efl pas
craint.
Per-For-Mido ,-are , redouter fort.
PFR-FoR-MiDaii/;j , e , très â crain-
dre.
PRie-FoR-MiDo,-jre, craindre par avance.
Kl'? OK-MiDo,- are , craindre , avoir
peur.
Rï-FoR-MiDun'o , onis , crainte , peur.
MAL, MOL,
Grand.
De M, grand, & de AL, clevc,
vinrent une multitude de familles
en toute langue, qui dcfignerent
la grandeur , l'cicvâtion , la grof-
iëur,la force»
î.
Mol , Mafle ; Charge,
Moies, is , grande ou grofle maflè,
chofe d'une grandeur dcmefurée
ou d'un grand poids ; i". mole ,
jettée de pierre qu'on fait pour la
fûretc d'un port , digue qu'on op-
pofe à l'eau; j°. difficulté; gran-
deur d'entreprifc.
Moumcn , iras , ôc
Moùmentum , i, effort , peine.
Moi/o , iris , ire y retarder, retenir.
MoLJor y iris , itus fum, iri, tâcher ,
faire effort , s'efforcer , agir avec
effort ; t°. remuer , mouvoir ;
3 ". entreprendre , machiner, tra^-
mer ; 4°. préparer.
MoLzfio , onis, efl<)rt , grande entreprife,
Moùtor , oris , Créateur, Auteur; 2".
Inventeur, qui entreprend, entrepre-.
fiant.
Mohitus , a , iim , part, de MoUot , qui n
entrepris , quia trame , machiné , braiTé >
1°, qui s'eft efforce , qui a tâché , qui a
fait fcs efforts,
. Composés.
A-Moij'r/o , onis . cloignemcnr, cx-
pulfion , débarraffement.
A-MoLior , iris , itus fum , iri , ôter, éloi-
gner , écarter ; 1°. réfuter.
H-Muteium, i , préfervatif, charme^
amulette , mot-à-mot, qui K^oigne
le mal.
An-Moiiar , iris , itus fum, iri , faire fes
efforts , fe donner de la peine , ne rien;
épargner pour venir à bout de quelqua
chofe d'important,
* CoM-Mouor j iris , molitus fum , iri g,
,iio5 DÎCTTONNAIRS ÉTYMOLOG. ito^
jîiachinîr ; i°. s'efforcer de chercher ou
de trouver , d'inventer , d'imaginer.
Dh-Mol/o , is , ivi , itum , ire , &
DE-Mouor, iris , itus fum, iri^ dé-
molir, abattre , détruire , ruiner ,
renverler ; rafer.
Demoliri culpam de fc , faire Toir
qu'on n'cft point en fâute.
DE-Moi.frj'a , omit, démolition, renrcr-
fement , deftruftion , ruine,
DE-Moi/ror , orfj , démolifTeur, qui dé-
molit , qui abat , qui renvcrle.
DE-lWoL/ruj, CL, uni, part, de De-moUor,
E-MoLj'or, iris, nus fum , iri , venir à
, bout ; i». jettcr , poufler dehors , faire
fortir , chaflcr, cxpulfer ,• 3°. agiter,
émouvoir , exciter.
Im-Mcl'uus , a, um , bâti , conllruit ,
élevé.
OB-Moùendus , a ,um, qu'il faut mettre
devant,
OB-MoL;or, iris, itus fum , iri, met-
tre devant avec efiort , oppofer
quelque rcfiftance , barricader ,
mettre une barrière.
PR^-Mou'enduj, a, um, qu'il faut pré-
parer par avapce,
pRjE-MoLzor , iris , itus futp , iri ,
difpofer , préparer par avance ,
faire des préparatifs.
Rr-MoLfor , iris , itus fum , iri , rcpoufTcr ,
remuer , ôtcr avec eftor.t , déplacer ,
déranger i force.
Ri-Mciitus , a ,um , part, de Re-Molior-
Motuerum , i, n^.ole , matTe de cliair
qui fe forme dans le ventre des
femmes au lieu d'un enfant.
Motifius , i , perte dcbitaii, fauJle portée
ides fcmclici.
Motcflia, itP, mot'àmo!, a.ù.\on d'ê-
tre à charge , ennui, chagrin , in-
quiétude , fàchetie ) embarras ,
chamn.
Moi.sjlo , as , avi , atum , art , chagriner ,
inquiéter , importuner , faire de la peine,
caufer du chagrin ; x'.étrc incommode,
importun , importuner.
MoLcftus, a, um , fâcheux , chagrinant ,
incommode , importun , qui fait de la
prine , qui caufc du chagrin , embar-
raffant.
MoLe/Zè , aiv. avec chagrin , avec peine ,
avec difficulté.
Composés.
PER-MoLiryZKj, a, um^ fort incom-
mode , trcs-chagrinant , fore à
charge.
PEa-Moie/îe, aiv. avec beaucoup d'in-
commodité , avec bien du chagrin , de
la peine.
pR^-MoLe/?ia , a , chagrin qui vient pal
avance , avant-coureur de chagrin.
SvB-MoLefius , a , um , un peu fâcheux ,
cjiagtinant , dur ou fenhblc.
SuB-MoL«/Zè , adv. d'une manière un peu
fâcheufe, un peu pénible , un peu i'en-
fible , un peu dure.
II.
MOL,
Meule, Moulin.
Mot j défîgna dans l'origine cette
grolî'e pierre plate, avec laquelle
on écralbit le grain , d'abord à
force de bras , eniiiite avec le
fecours des animaux , aujourd'hui
avec le fecours ou du vent , ou
de
no^ DE LA L AN G
de l'eau , & qu'on appelle Meule.
En Gr. Mylé -, Mulé.
En AU. MuHt; en Angl. Mlll,
I.
MoLtf , «" , I *. meule de moulin ;
2". mâchoire , elle broyé les ali-
mensj 3°. dent màcheliere ; 4".
rotule du genou; 5°. meule à
aiguifer; 6". gâteau facré, fait de
ferine moulue.
hlcLari! y e , de moule , ou propre à
moudre.
^loLarius , a , um , de meule ou de
moulin,
MoLenàinarius , a , um; qui concerne le
moulin , de moulin.
MoLiniim , / , moulin , meule de
moulin.
McLina , <z , moulin à eau , meule de
moulin à eau.
MoLO, is , ui y itum f ère y moudre,
brifer avec la' meule.
hloLStrlna , x , moulin.
MoLi/e,i.f; MoNi/e, h, collier qu'on
mettoic au cou des efclaves ou des ani-
maux , pour leur faire tourner la meule ;
i' . collier en général, ornement de cou ;
jf. manivelle à tourner une meule à
bras ; 4°. chaudière.
C M p %i.%,
CoM-MoLO, is^molià, lilurriyere,
moudre , broyer, concafler.
CoM-MoLituj , a , um , moulu , broyé ,
concaffé , p^n.
E-lWoLO ,-frc , moudre , tfrcr de la farine
des grains.
E-Motumentum,i , la mouture, fa-
rine que les grains ont fournie ;
Orig. Lat.
UE LAT. MaL iioiS
1°. fruit qu'on retire d'une cho-
fcj bien, profit, gain.
1.
MoLd , ce , gâteau facrc fait avec de
la farine : en reconnoiflance de la
récolte des grains , les Payens Ce
hâtoient de moudre du froment,
Se d'en faire des pains lacrcs.
Composes.
lM-MoLO,-are , ofirir en iacrifice , (â-
crifier; il ne Te faifoit point de (â-
crihce lans ces gâteaux de firine.
lM-MoL.i!or , oris , Sacrificateur.
iM-MoLfltio, onij- , fàcrifice d'une vidime.
De Aîul, moudre, vint,
A-Myloti , /, A-MYLum , i,amydon»
fait avec le blé.
My 1 acus f i y forte d'inlècle qui man-
ge la farine.
III.
Noms de divers objets,
lM-A-I-us , i, mât d'un navire i
zo. poutre.
2. Malo-Bath/'z-i/tî, i, feuille Indi-
que, feuille d'une plante odori-
férante des Indes.
3.Bu-MEiia,«, frêne de Macédoine,
qui eft trcs-giand, & croît très-
lentement.
Meuj, is , lance dont le bois eft de
frêne,
4. MoLo^us , / , dogue, gros & grand
chien, mâtin; 1°. pied de vers
compolé de trois fyllabes longues j
comme Fenacrix.
A4
,07 DICTIONNAIR
5. MotocHtkus , i,") fonde dont on
MotoKchus ,iy Me ferten mer ,
Moi-OKthus ,i, J K BoLis.
6. PAO-Mr/ea, œ, Sc
Pro MYU«r,ij, Divinités placées au-
devant des môles des ports , aux-
quelles on adrefToit fes vœux pour
un heureux retour.
IV.
Mal , grofle maffe , marteau.
I.
lAkUeus^iy marteau, maillet.
MAL/eator , oris , Forgeron , Artifan qui
travaille du marteau.
l\!.Ue:itus , a, um , forgé, plané , tra-
vaillé au marteau , battu à coups de
marteau , martelé.
UhUeolaris.m.f. re, n. is, de marcotte
de vigne , de crolTette.
lAsUeoU , Prwi , faifccaux de jonc foufrés
& poiirés , ou autres matières , qu'on
lançoit allumes fur les machines & fur
les vaiîTeaux ennemis ; brûlots.
fllAileolu', i, marcotte de vigne , crofTctte ;
lO. maladie de chevaux; J*. cheville
du pied,
2.
MuLc , frapper avec une maffe.
MuLco, as j avi , atum, are, châ-
tier , punir , frapper par punition.
Muifla , ce , voyez Mulra,
RIuLfîo , as , avi , atum , are , châtier ,
punir , voyez Multo.
jVIi'Lffltor , oris , voyez Aâuîator ; 1'. qui
châtie.
MuicafuT ,a,U7n, flatté ; x°. châtié.
JvluLTfl , œ , amende , peine pécu-
. niaire.
E ÉTYMOLOG. no?
MuLfa.'io,0/iJi-,coriddmnation à l'amende,
punition , châtiment.
^VLtdthius 1 a , um , d'amende , qui pror
vient des amendes-
Mvno, as , avi, arum, are, con-
damner à quelque peine , punir,
châtier.
Mvuatus iU^um, châtié , puni.
Mvuatus exHio , condamné au bannlfTea'
ment , exilé.
M.vLtata à fortunà confûia , entrcprifeS
travcrfées par la fortune.
MuLfor, aris , atus Juin , ari , châtier ,,
punir : voyez Multo.
iMuLc//5«r, hri , heris , Vulcain , le
Dieu du feu; i°. feu.
V.
Grand nombre.
i.Mil/^; Widia, ium , ihus, mille
ou millier-, i". une inimité, un
nombre indéfini.
Toc millia genus , tant de milliers
de nations. j£n, IX.
Toc millia hominum , tant de milr
liers d'hommes.
Miùarium , ii , forte de vafe haut & étroit,'
Millia , ium , un mille , mille pas géomé--
triques ou huit ftades ; voyez Mille.
1. lAiï-liare , isj 8s: | un mille , mille
lAiiiarium , ii , ) pas géométri-
ques , efpace de chemin,
Milliare ad quintum LaoUccEX, à
cinq milles de Laodicée.
MiL/iarii/j, a, um , de mille, de millier.
qui pèfe mille ; 1°. qui cft compofé de-
laiUe.
iiô^ DE LA LAN
Miilies , adi'. mille fois , ou une infinité
de fois.
MiUefimus , a,umy millième.
Mit/i , pour Mille,
}. MiLiE-PEDd, iE, infecte qui a plu-
fieurs pieds , comme cloporte ,
chenille, 6cc.
4. MilIus , /, collier de chien fait
d'un gros cuir, & garni de poin-
tes de fer,
j. Mitvina , (B , (brte de flûte qui
avoir le fon fort aigu.
Famiile Grecque.
M^v.io-Phyllum , i , mille - feuille ,
Plante,
Myrwj , adis , le nombre de dix
mille , ou un nombre indéfuù >
x". Miriade.
MyRÏ-ArrAj, ce,
JWv&i-arc/iiix
VI.
Multitude,
MuLgo, as , are, divulguer, publier r
de la même famille que Wulgus.
Composés.
E-MuLGdno j onis , voyez Promul-
gatio.
PRo-MuLCd/îo, onis f promulgation ,
publication.
PRo-MiiLG.iror , cris , &
PR.o-MuLG(Ztrw , icis , celui ou celle qui
publie , qui divulgue.
PR.o-MuLG.ifi/^ , a, uni, part, de
P&o-MuLGO, as, avi , atum > are , publier,
divulguer, faire favoir par-tout, prôner.
' '*' / qui cor
commande à dix
GUE LAT. MaL liio
VII.
MUL-T , abondance , nombre.
En Grec, Ma ta, beaucoup , en nom
bre très -fort.
MuLTK^ ,a,um, nombreux , qui eft
en grande quantité.
Mulius ejl in iUâ re , il s'applique
beaucoup à cela.
MuLTÙ/n , adv, beaucoup , fort , grando-.
ment, extrêmement.
Ml LTo , adi. beaucoup,
Mi.UTi3,bien des chofes , beaucoup, long-
tems.
WvLtitudo , inis , multitude , quan-
tité , grande compagnie , grand
nombre.
MvLrefinius, a , i/m, un d'entre plu/ïeurs j
un feul de , parmi une multitude.
MuLT/fia , crum, étofl'es doubles en lices ,
& dont les fils font fort fins & très-
battus.
Binômes.
i. Mv i.r- Ai^ gulus , a, um y qui a
pluficurs angles i polygone, terme
de G ométrie.
2. MuLTi-Jt;G/j,gf, /j, & 7 Joint en
MuLTi-JuG«.j , a, um, } grand
nombre ; voyez Multiplex,
3. MuLTi-MoDÛ, en plufieurs façons^
MuLT'-MoDuj, a, um , qui eft de pluficurs
façons , de différentes manières.
4. MuLTi-MExer, a y um^ qui a plu-
ficurs mefures.
5. MiJLT-OPErtf , beaucoup, bien
fort.
6. MviTi-VoTens, fis, qui peut beau-
coup , qui a bien du pouvoir.
A 4 ij
un DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. ma
7. Per-Mul/ï, tes y ta f pluGears ,
beaucoup ou quantité de.
Pep.-Mitlto, beaucoup plus.
P£R-MuiT«OT, beaucoup.
VIII.
MUL, Mulet,
de Mal, grand, ou plutôt de l'Orienr.
Snj Mcl, mêler.
I. Muta, œ , muie , animal.
MuLBj-,/, mulet , animal.
Mutarix , m.f. n, n. ii , de mulet , de
mule.
MuLi'/zi/j , a, um , de mulet , de mule,
Muuo, onis , muletier; 1**. forte de
mouche qui tourmente les mulets,
Mulio perpetuarius , voiturier qui
conduit des mulets.
Mvuonicus , a, um , Se
MvLi.onius, a , urn, de muletier,
IVIuLO-MEDicui, f , Maréchal , Médecin
de mulets.
j. MuLtus hAKliatus , i , mulet , fur-
nmlet ; poilfon de mer.
f/lvilulus BAR.samlus, i, dimin, du précéd,
IX.
MAL, enveloppe.
1. Mal/o , 072/j, pelure.
i.MELow, iP, vêtement fait de peaux
de moutons avec la laine i z°. Peau
. de mouton dont on n'a point ôté la
làinc; 1 ">. peau de cjuetque hétc que
ce fcit , doiit on n'a point ô'.é le
poil; vêtement fait de ces peaux,
tAoLl-flra , « , peau de mouton avec la-
quelle les Anciens nettoj'oimt leurs
caf^uefi
Binômes.
Amphi-Mai/^/7z , if habit , man-
teau ou couverture dont les deux
côtés font velus ; qui a du poil ou
une foururre delTus & delTous , ou
dehors & dedans.
MuUeum-CAtceamentum ^ i, &r
MuL/eiis-CA.iceiis , chaufTure en ma-
nière de brodequins , de couleur
de pourpre , donc fe fervoient pre-
mièrement les Rois d'Albe , de en-,
fuite les enfans des Sénateurs Ro-
mains,
MAL, M EL.
Bon ; 1°. jaune ; î°. rond.
De Bal, Soleil , prononcé Mal, fe
forma une famille qui réunit les
diverfes qualités du Soleil.
I.
1 . MALum , i , toutes fortes de fruits
jaunes Se ronds, comme Bal, le
Soleil ; oranges , pêches , grena-
des , citrons ; i°. pommes.
Malus , i , arbre fruitier ; t", pommier.
MALÏ-Fer , a , um , qui porte des fruits ,
des pommes.
MALi-Corium, ii , écorce de grenades ou
d'oranges,
3. MiLr///n, iif millet, grain jaune
& brillant,
MiLi'ijri'iiJ, ii , qui fe nourrit de millet.
Mii-faria , «, herbe qui étouffe le millet.
z.
MiLvai, i, milan, oifcau de proie,
quici' i'cfcn nom à fa couleur jaune
ou roulîe.
1115 DE LA LANGUE LA T. MaL iir4
ttliLvlnus , a , um . àe milan,
Mit-vago., inis , efpcce de poifTon,
3-
Miiior 5 us y exquis , délicieux , meil-
leur.
MtLÎoro ^-are , rendre meilleur,
Mii.lorefco ,- ère , de venir lusiilcur,
Meu«^ , mieux.
Wiiiifculè , un peu mieux.
Hlm-iufidus , a, um , un peu meilleur.
II.
M E L , miel , douceur.
I.
Mei , lis t miel , douceur ; comme
le miel eft di^ plus beau jaune , il
a pris le nom du foleil.
lAttcaum , i , petit miel , petit cœur ,
terme de carcfle ; comme le miel étoit
l'aliment par excellence , il a fervi .i
défîgncr tout ce qui eft bon , doux , déli-
cieux.
MelUus , a , um , de miel,
hlhUirus , il , um, emmiellé ; i°. doux
comme du miel ; j®. doux , joli , char-
mant.
f/lr lUlliis , a, um; Miditulus , a, um ,
plein de douceurs.
Wn/ffa? , arum , courtifanncs, à caufe de
leurs douces careiTes.
Melu«<z, «5 hydromel, boiiïbn.
Mïùinia , ce , douceur.
MEilinum, i, habit jaune, couleur de
miel.
î/lEï.Jgn , inis , (uc mielleux.
Mil/a, œ , eau de miel, c'eft-à-dire,
eau dans laquelle on fait tremper
les gâteaux de cire après en avoir
tiré le miel.
^Itilirium , ;i , lieu où l'on élève de»
niouclies à miel \ i°. valc où l'on met
du miel.
MvLlarius , a , mn ,où l'on met le m jel.
MïLhjrio , oriisy rétolte de miel.
Mm-liculum , i , mon cher cœur.
Binômes.
MiiU-Fer, a y um^ qui produit le
miel.
Meiij-F/cww, il ; MiLLi-Ficnth, onis ,
l'adion de faire le miel ; i". induftrie
des abeilles , leur travail.
Mell! fico ,-are , faire du iniel.
Mf.i.u-¥iuus, a^um, d'où coule le
miel.
HkiK-GfiNUT , a , i/m , qui a le goût , la
nature du miel.
MEtiir-ujîGUj , i , qui tire le miel det
ruches : de Urgeo , prefler , exprimer.
iVlELiao?!, onist ruche d'abeilles.
2.
Mul/kj, a, um , miellé, emmiellé;
doucereux.
MuLSf.T» , ;' , vin miellé.
Mutseuj , a , um , où il y a du miel.
MuLS;-Pt/LTn™m , /fjvafc où l'on fait da
vin miellé ; binôme formé de ?vi.ra-
riusy vaie où l'on lait le potage, appelle
PULS.
3'
I. Miiitites , œ y vin miellé.
1. Milites, idis, mcliffe , heibe d'un
fuc fuave & mielleux: on dit auffi
'Mi.ujj'a, œ.
5.Meluo,^, ^ topaze & l:ya-
Mïù-chros, i ,S<^ riurhc , pierris
Miii-chryjos j i, y pifcuufes jau-
nes.
^.Mzùnum f i, ocre, terre jaune
fleurs de coing.
,11? DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. lu^
pour les peintres ; z°. huile de Mitodus , a , um ^ > harmonieux, mé-
MÈucus^Uf um, ) lodieux, lyrique,
qui concerne les poèmes,
& les chantons.
III.
MIL, MULC,
Traire.
Du Prim. M EL , lair ; doux comme
lait, en Or. n'T & j'?0 Me/c^A ,
Mdg ^ tetter , boire du lait ; en
Celte MiLCH , MiLK , lait , vint
cette famille :
MuLGto , Ci , xi , fty cîum ^fum , ère y
traire le lait.
Muicrra,^; MuLcrura, ^, 7 l'aiaion de
MuLcrri/m, /', MuLCfuj, ûj, î traire.
Ce MPOSÉS.
Binômes.
Miii-V/jyHurn , i, feuille de miel,
c'cft-à-dire, mclifîè, herbe douce
à boire : de VuvtLn , feuille en
Grec : on dit auffi l.\i.uJfo-phyl-
lum,
MiL:-Melum , i , pomme douce comme
du miel : du Grec Melon , pomme.
Mïù-Meli , miel où l'on a trempé du
coing : du Grec M êicn , pomme , coing.
y*
1. Mvtvianum , i , forte de coing,
parce qu'ils font jaunes.
a. Mi-Lilutos , i , niclilot , herbe.
3. '\[iL07ies , um , melons , fruit d'un
beau jaune.
MiLo-PcponeS') um , melons ronds.
4. Miu/ius y a, um, de coing ou
de couleur de coing,
5. A-Melia,^, camomille; i°.mar-
ouerite i ces plantes ont des Heurs
jaunes & dorées.
6. Meiù , is , tailTon; i*. blaireau ;
3°. chat fauvage ; 4.". fouine.
Melwkj , a , um , de chat fauvage , de
blaireau , &:c. voyez. Msi/j,
Familles Greco- Latines.
Meloj, os, -j Binôme formé de Mel,
Melwj » ' ' V '^°'^'' » fuave , & de Od ,
MEitf, n.pl. ? chant; 1°. poéiîe , ode ,
Mitod/ajce,} mol ^-/nw, chanlondéli*
cieufe.
E-MvLGeo^-ere , cpuifer à force de
tirer le lait.
E-MuLCfra/e , is , vafc où l'on met le lait
tiré.
iM-MutGf ,eStfi, xi , Sîum , ère , traire »
tirer le lait dans.
2,
MuLce^o, inis , attrait, complaiiance,
flatterie, carelTe.
Mvicendus , a , um , qu'il faut adoucir ,
appaifer , flatter , apprivoifer.
MuLcenî , fir , omn. gen. qui adoucit , qui
calme , qui apprivoife.
MuLCfo , es , fi , [um , cere , adoucir ,
appaifer , amadouer , calmer , rendre
doux, flatter, apprivoifer, rendre calme.
CoM-.VluLCco,-ere, adoucir,
3-
M\3tCdtor , oris , flatteur.
MuLCarux , a,um, flatté.
III7 DE LA LAN G
IV.
M U L , femme , beauté.
De l'Orient. m^,2 Meluh , beauté ,
vint cette famille.
Mvùer , eris , femme,
MxjLierarius , a, um , qui fuit les
ordres d'une femme.
Mviiercula, œ, petite femme, fem-
melette-, x'^. pauvre, chctive
femme ; j». pauvre malheureufe.
"hAviiebris , bre , de femme , qui
concerne les femmes , qui leur
convient.
Mviicériter , en femme, comme une
femme , à la manière des femmes.
MvLieiroJîias , aiis , voyez Muliero-
Jitas.
"Mviierojiîas , atis , amour violent^
paffon dérègle e pour le fexe.
hlviiercfus , a , um , qui eft adonné
aux femmes , qui a une grande
attacbe, une c^arême pafllon pour
le fexe.
V.
MAL-Lf,
Aimer mieux.
De Mal , mieux , joint à Volo , ,
vouloir , fouhaiter , vint un Verbe
Latin qui paroît irrégulier &: formé
au liazard , parce qu'à la première
petfonnc, au lieu de dire Ma l-
Voio , j'aime mieux , on a fait la
fyncope de Vo , & on ne dit plus
que Malo.
Ceft ce Verbe
Mal-le , aimer mieux , préférer.
U E LA T. MaL iii$
Mal-o , j'aime mieux , je préfère.
KIa-vis , tu aime mieux , moi-a-mcty
tu veux plus fortement.
Ma-vult , il veut plus fortement :
au Prêt. Malw.
Compose.
Prj€-Maio, lui, le, aimer beau-
coup mieux , foubaiter plus forte-
ment , préférer infiniment , au-
de-là.
VI,
MAL, MOL,
Mol, Doux.
De Mal , Mil , doux , font venues
ces familles.
u
G R r e-L A T 1 N,
I. MAxacus , a , um , mol.
KALaci£o ,-are, amollir.
MALcgrna, atis, cataplafrne.
1, MAtacia, œ, bonace , calme de
la mer , lorfque la mer mollit ,
qu'elle s'adoucit , qu'elle devient
niolle, douce & agréable i 2°. envie
de femme grofl'e.
3. Malv<z , ie, 1 mauve, plante ano-
Mai<2C/^« , Ci ,5 dîne , émollienre j-
Oriental nSs-
Malachite! , a? , pierre précicufe d'un
verd de m.iuve,
j. Mai t/2a, œ , cire amollie, fondue ;
poix fondue , liquide ; bitume li-
quide; en Or. tg^3. 2°. Homme
efiéminé.
MALîAaruj, a, um ; fAkiihinus t a,um }
mou, délicat, efFcminé.
M.huho ,-are , poifTer , cimenter.
iiip DICTIONNAIRE ETYMOLOG. iiao
MAL,
Mal : noirceur.
Mal efl: un mot de toute langue, qui
dcfigne 1 ". la douleur , le mal ; i'.
loilhudo , inïs, ?
{o\.lities , ei , J
mollefle , déllcateffe ,
flexibilité.
Mollît , e , tendre ; i". doux ; j°. lâ-
che , fans vigueur , ployant,
Moliiter , mollement.
MoL/itJa, œ,
M
M
Moi/fcuiiij , a , um , y
Moilicellus , Uf um, Ç tendre , délicat ,
MoLliufculus , a , uni , C un peu mou.
Mohlufcus , a y um , ^
MoLLe/co, ère, s'amollir, devenir mou.
MoLLio-i're , amollir , énerver , adou-
cir.
^oïlimentum , i , adouciiïement,
MoLlito y-are , amollir peu à peu.
lAoLticina , œ , habillement efféminé.
MoLLKço, j/2jV,Grateron, plante émol-
liente.
MeLlu/ca , œ , noix dont la coquille eft
tendre.
MoLlufcum , i , bofTe tendre qui vient à
rérable propre aux ouvrages de menui-
ferie.
Composes.
De-Mol//o , - ire , ramollir , rendre
flexible , lâche.
E-Moih'o y-ire , ramollir.
E-Motùdus , a,um , mou.
P£R-MoL/i.j , e , fort mou.
TK£-Moi,Utus , a , um , adouci aupara-
vant.
V b^m-M.olUo y-ire , amollir d'avance.
RE-MoLu'oj-iVe , ramollir.
PtE-MoL/e/co ,-ere > Te ramollir , s'adoucir,
fe relâcher.
Svs-MolUs , e y molaiïe.
k noirceur; d'où diverfes familles.
Fn Arabe , "70 Mai , être mal
à Ton aife j être accablé d'ennui.
En Hébreu, ^3^i A-Mai, ctre
languilTant.
Grec Mh^akiné , être malade f
être languilTant.
En Celte , Mai. , mal dans tous
les fens.
De-là ces mots Latins.
I.
Maikw,/, mal; i". maladie; j'. dit
grâce, tourment, peine, malheur,
aftlidion , chagrin , tort , dom-
mage.
Malj^j , a , um , méchant , mauvais , quî
n'eft pas boa.
Mals, arf^'. mal; i". à contre-tems, hors
de propos ; 5°. malignement , malicieu-
femcntjmiférabiementj-^". fort, extrê-
mement.
MAu'/ij, œ, malice , mal!gnité,mé-
cbanceté ; z°. finelTe , rufe.
MAiifioje, fùj- , ijjlmè y adv. malicicule-
ment, avec fineflc.
JVÎALiîffl/uj, a, um, malicieux, raaii.i ;
xc capricieux , fourbe , rufé.
^iM-ignè , adv. malicieufement , avec
malignité ; z°, avec avarice , avec
épargne.
M/LÙgniias , atis , malignité , malice ;
1°. avarice , chicheté , épargne trop
grande.
Mai ignus ,a,timt malin , malicieux ,
qui
>iâi DE LA LAN
qui a de la malice , plein de ma-
lignité; i**. difficile, rude ; }°. ava-
I ricieux f chiche , trop épargnant.
Binômes.
MALE-PREcor, aris , art, maudire.
MAte-Siinus , a , um , fou.
MAte-Suadus > a , um , qui porte à de
mauyaifcs adions , qui donne de mauvais
confcils.
lAALe-VeJiitus , a, um , mal mis , mal
Têtu.
^lALE-Voi.enj, tis , voyez MaUvolus»
AlALtf-voLenffrt, «, malveillance, haînc ,
mauvaifc volonté , malignité.
IVlALf-voLux , a ,um y malveillant , qui a
mauvaife volonté , qui veut du mal ,
^ui hait.
2.
M E L , noir.
!j. MiianiafCEf noirceur, tache li-
vide.
KtLan-IoN t il, violette noire ; d^Ios ,
violette.
JAcLAM-THYLlam , j, efpèce de branche-
nrlîne , plante.
MiLAM-foDium , a , cllé&ore noire ,
plantt,
MeL-AMeria, «, fuc vitrioliquc , épaifli
par la nature.
'x.MtL-Anthium, ii, nielle, plante \
iHanthos , fleur.
MELAN-ur«j, i", forte de poilTon qui
a une tache noire fur la queue j
1 . forte de ferpent ; i^oura , queue.
Meleagr/j, <V/j, poule de Guinée,
pintade ; i». poule d'Inde , oifeau
de balTe-cour.
AuviLo-MBLcena j e , brioine, plante
Orig. Lai.
GUE LA T. MaL 112a'
à racine noire ; ^A.npelos , vigne»
cep de vigne , moc à mot , vigne
noire.
3 . De Mal , Mel , noir , & de Lit-^,
pierre, devenu Lied , vint cette
famille :
MoiYBDo^, t, plomb, mita,L
MoLicDiEH! , « , vein- d'ar^Tent mclce
de plomb ; r» . grande perfîcaire , plante.
MoivBDirfj , idis , troi'Haia forte de
litharge , qui n'eflprefjae fju'unc vainc
de plomb.
MotYBDoi'ijj-, irfif, mille de plomb; fbctc
de pierre qui (êrt de crayon.
-f. De Melan , noir , prononcé Me-
NAL , & de Aetos, Aigle , vint :
MENAiA«<3j,i, efpéce d'Ai^^le, Aigle
noir.
MIL,
Combat.
Mil, fignifîe en Celte, bête; z".
bête iauvage ; °3«. chalTe ; 4°.
combat, mêlée.
£n Grec Ha-Mill^ , combat :
MoLOi, Môloj, combat, tumulte.
trava
En Irl. & en Gall. Mil , foldac j
Mil-Wr, homme de coiiibac ,
guerrier.
De-là ces Familles,
I.
Mites y «ij, foldac ; 1*. r-rgent}
j*. geôlier; 4". bedeau.
MiLifij , (B , guerre , combat , prjfe.lio.i
des armes.
Mi Lifo ,-are, porter les armes , aller à U
guerre , être aux prifes.
B4
'II25 DICTIONNATR
M.ii.îtû,rius , a , umi MiLUaris , <r , de la
guerre, guerrier.
MiLuariter , en homme de guerre , en
foldat.
C O M P O s ES.
CoM-MiLis, itis , Compagnon d'ar-'
mes , camarade.
CoM-MiLito , onis , compagnon d'armes
ou d'études.
CoM-Miùda , œ , ligue ofFenfîve 8c dé-
fenfîve.
- CoM'Mii/rii/m , ii , campagnes faites au
fervice.
■ CoM-Mii-itôy-are, fervir dans le même
Régiment , faire la guerre de concert.
. PER-MiLzro , -are , fervir , porter les
armes.
FiK-MiLÎtatio , onis , fervice , tems de
" -fervice dans les troupes.
Du Grec A-Mill^z, combat.
Ai-MuLLo , fupplanter.
'jÈ,uvtus,i, jS.uvLa'ior, oris,, concur-
' . rent , cjiii difpute te mên-fô prix, la
poireffion du même objet , de la
même beauté -, i". rival de la mê-
, me place , compétiteur ; 3 ". en-
vieux , jaloux.
'i£.-MvtJts, a, K/w,qui difpute'le prix,
qui tâche d'égaler ; 1». rival, en-'
vieux; 5?. égal, pareil; 4"^. con-
traire , nuifible.
^-Mataiio , onis, concurrence; 2''.
émulation, imitation ; j°. envie,
jaloufie ; 4°. ardent dans la difpute.
£-Mi] lor^-ari, entrer en concurren-
ce , difputer le même, prix , i°.
îâchet d'imiter, d'aller de pair ; 5'',
porter euvie j-.ayoir de la jaloufie.
E ETYMOLOG.
1124
M-Mvi-amSf as , imitation , concur-
rence.
3-
0-MaL<i , « , jeu de noix à la.
foflecte. î I
M A N ,
Elévation»
Rien n'eft plus frappant que ta multi-
tude de mots formes de la fyllabe
Man , & qui pei,;nent tous
des objets qui femblent n'avoir
aucun rapport entr'eux , tels que
Man , le Soleil ; Mon , la Lune;
Man j avertir ,^ montrer ; Man ,
voile; Man , Mon , montagne ;
Man , habitation ; Man , main ;.
Man , fortifier ; Man , bon ;.
Man , eau courante , &c,
C'eft qu'ils font tous liés par l'i-
dée commune d-élévation f tous
formés fur l'idée primitive de gran-
deur , d'excellence' , d'admiration
qu'offre le fon M , le mot Ma ou
Man. De-là vinrent diverfcs Fa-
milles :
I. Man , Mon , flambeau , figne : So-
leil , Lune , Aftres brillans. -
II, Mon , avertir , foire figne , éclairer
par fes avis.
m. Mon , digne d'être montre , re-
marquable.
IV. Mon-, feul , unité,
V. Man , parfait en bontés
VI. Man , graud , parfait, haut , él&^
vé,-
1125 DE LA LAN
VII. M^N, fort.
VIII. Men, Mun , fortifier.
IX. Mun , charge.
X. MiN, la couleur la plus éclatante.
XI. M£N,e(prit.
XII. Man , voile, ce qui fert à cou-
vrir , a mettre par-deiïus.
Xill. Man , petit.
XIV. Man , la main ; elle porte ,
montre , (S: cft élevée.
XV. Man, habitation: demeure éle-
vée.
XVI. Man , fouice aiTez abondante
pour couler , pour liirgir.
XVII. Nf an, homjne , être par excel-
lence.
I.
MAN, MON,
Flambeau : Signe.
Dans les anciennes Langues, Man,
Mon , délîgncnt le Soleil, la Lune ;
( voy. HiJÉ. du Caknd.) De-là vin-
rent ces divers mots :
I.
I • Noms des mois.
IAkhacus - Circulus , cercle qui re-
préfeme la ligne cdiptique, divifée
en douze parties pour les 4puze
%PÇS , par le moyen duquel on
reconnoît l'accroifTcment des om-
. bres chaque mois.
1. MEN<Ea/ , /, cercle des mois ézhs
un cadran folaire.
Pl^^o-Loaium j H , calendrier , alnia-
nach.
GUE LA T. UaN ii2«?
5 . Mens/5 , is , mois , m, à-tn. révo-
lution de la Lune.
MiîNsrruL'm, i, provlilon de vivres pouc
un mois ; ï''. pen/Tonpour un mois
Mmstruus, a , um , d'un mois , de chaque
mois , qui arrive tous les mois.
Mmstrua , orum , voyez Menfis.
Mmstrualis , m.f. le , n. is , de tous les
mois , qui Te fait tous les mois.
. MsNsur/zux , a , um , voyez J'/knJlruus,
Binômes.
Se- MESxn'j , tre , is , femeftre de Cn
mois , qui a fix mois , qui dure
fix mois; a*', de quinze jours, qui
a quinze jours , qui dure quinze
jours, d'un demi-mois.
Simejlris Luna, pleine Lune, la Lu-
ne au milieu de Ton cours.
SE-MESfr/um , il , femeflre , l'efpace de
/îx mois.
Tiu-^ÎESicù , m.f. ire, n, is , de trois
niois , qui a trois mois , qui vient en
trois mois.
ïnTER-MtKSTruus , a ,' um , tem's pendant
lequel la Lune ne paroit point.
DÉRIVAS Grecs-Latins.
Epi- Mhtiia, orum, préfens qu'on Cq
fait à chaque nouvelle Lune.
Sru-Moi^iacum , i , &
SvM- MoNium, a, trèfle afphaltique,
forte de plante.
Mtuas, adis , Mcnade , PrêtreïTe de
Bacchus, primitivement .du So-
leil dont Bacchuf'fixt mi'funiofn.
M/EHADes, dumjç$ M.énades , fortes
de Bacchantes.
2.
Nom de Diane ou de ja Lujie,
B4 ij
:n27 IMCTÎCNNAÎR
En Grec.
MiTNicHw > ^ j furnom de Diane;
de Mon, flambeau, & Nyc, li nuit-,
2". le Port d'Athènes confàcré à
Diane.
MuNYCHia, on;m , fêtes à Athènes, en
l'honneur de Pallas ou de Diane.
MrNYCHfo/7 , il , dixième mois des Athé-
niens , qui a du rapport à notre mois de
Mars , ainfî ncmmc des facrifices qui s'y
faifoient à Diane.
E?i Latin.
Min-Erv<i , « j Minerve, Pallas ^ Dcet
fè de la Sagefle , des Sciences &
delà Guerre ; i**. (àgefie, fcience,
doârine , métier , art, lavoir- faire.
De Mon, flambeau,& Erb , la nuit ,
en Oriental.
Minerva & Munychia , font
donc des mots, l'un Oriental , l'au-
tre Grec , qui offrent exactement
la même idée.
MiN-ERva/ , is , Se
MiN-ERvû/e , is , honoraire , falalre de
celui qui enfeigne ; i". préfent qu'on
fait , repas qu'on donne à celui qui
enfeigne ,■ j". récompenfe d'un travail
d'efprit.
IVIiN-Ea.viw ,a,um, d'Athènes.
Kom de la monnoie , parce qu'elle
ferc de figne pour le Commerce ,
& qu'elle portoic l'empreinte du
Soleil ou de la Lune.
MoN«<ï,« , monnoie , Hôtel de la
monnoie , où l'on bat la monnoie ;
i °. pièce de monnoie ; 3 <>. furnom
de Junon^
E ÉTYMOLOG. iiaS
j Moneta. adulterina , fàulTc monnoie.
Motistalh, m.f. le , n. is , de la monnoie ,.
qui concerne la monnoie,
Mo netariux, ii , raonnétaire , monnoycur^
faux-monnoyeur.
4-
Métal fervant à la Monnoie.
Minera f x , Se
Mmeralia , ium , mine , minières. \
Mna, ce , poids de cent dragmes At-'
tiques.
5, Difque
Du Grec Mèniskoj, lunule, orne*
ment qui a la forme du difque du-
Soieil , vint :
MEN/ici , orum , ombelles qui fe
mettent autour de la tête desfiguseS'
de Suints.
6. Lumière;
Man-e , n. ind. matinée , matin J-
mot-à-mot, ileftjour, le jour ar--
rive.
MANE-Dici , toute la matinée.
M ANE , ady. au matin , du matin.-
7. Mettre en lumière.
MANi-pESTdr/cj , fl , um, voy. Ma-i
nifejlus.
Manifejlarius fur , voleur pris fur le
faiti
Manifejlariu tes ejl , c eft une chofe
notoire.
Mhvi-Fejlado , onii , manifeflatien , cou*
noiffance qu'on donne.
MAm-FeJlê , aàv, &
mhm-Fefià , iàs , ijfimè , aiv. manifefle-
ment , clairement , éyidemment , à d^<
, couTcrt , en gublis.
ïiap DE LA LANGUE LAT. MaN njo
tilMii-Fcllo , a! 1 avi , c.'.um , are , tn.\r;-
foflcr , découvrir , iniitre en évidcncj ,
faire îrarokre , rendre évident , clair ,
manifcfte.
MAy'-RJlus ..-,,
évident, certain , afluréj notoire
e paroitre , rer.urc eviucnc , tiair ,
nifcfte.
'■■F.Jlus ,:i, um , pan. manifeftc , clair,
dent, certain , afluréj notoire,
ÎI.
Mon, avertir , faire ligne , éclairer
par les avvs.
S'IoKeo , es, nui , nitum , ère, avertir,
donner avis , feire favoir , faire
(ouvenir ; i^. blâmer , reprendre.
Motiuiyprét. de Monco.
JVloNK.vif/irum , i , monument , tout ce qui
fait rclTbuvcnir des choies pafTces ; i°.
fépvilchre , toml eau , marque pour faire
Souvenir.
Mot^imenium , /, voyez Monumentum.-
MoNifio , onis , avis , avertillcment ,
remontrance,
îvIoN Jror, oris , qui avertir, qui donne
avis ou confeil i Confeiller , Gou-
v^^rneur , Prccepreur ; qui faic lou-
venir; i°. fouffleur de théâtre,
de chaire.
mcwtoiiu! , n ,um , qui donne des aver-
tiffeméns, qui ftl't à av-ertir , qui prcfage ,
qui pronoflique.
-, f > avertiliement , avis.
MoNituj, us , S '
ÎHotfitus , a, um ,■ part, de Ma/ieor
Composés.
Ad-Mon«o , es , uifiium , ère , aver-
tir , faire fouvenir ; t°. fomraer ,
faire commandement de payer ;
3 ''. reprendre , remontrer , répri-
mander.
'^dmonemur mulca, on no\X5 domiC
[^ ^kn des avis.
Ad-Mon.'.'/o , pn's , avertifTcmcnt, avis ,
inlîruiSioii ; i°. fommation , affignstion ,
commandement de payer , ajournement ;
i". remontrance , réprimande.
AD-MoKirio lûcrln , prelTentiment , avanS-
coureur de maladie ; i". reiïentiment ,
reftc de quclqu'incommodùé.
AD-MoMi'îor , orij' , qui avertit, qui fait
fouvenir , qui confcillo ; z". Sergcift,
Hiiii'fier , qui donne afligilativJn.
Ar-Motiitum , i , 3c
Ad MoMtuf , ûs ,■ voyez Ad-Monhio.
Au-Moaitus , a , um , part. d'Ad-M^nea ,
initruit , averti ; i". repris ; 3", affigné»
Au-^Io.N^f, prêt. lî'Ad Moneo.
Corvi-MoNfo , ej, mù , nitum , ère ,-
avertir, remontrer, faire fouve-
nir , faire" obfèrvei'.
CoM-MoN/a'o , oràs ■> avertiflcment , re^
montrance , aVîs , exhortation.
Com-Mcn/'i^j-, Il , um, averti , -pxrt. de'
Com- Moneo.
E-Mcaeo , es , nui , nitum , ère , ■voyez,'
Monea.
Pa^-MoNdO, es , nui , uitum , nefe ,
avertir auparavant ; 1®. prédire ,■
préfàger , pronofliquer.
PRA-Moniror , oris , qui avertit aufiara-'
vant ; z°. qui pronoftique.
PRjE-J\IoN/foriuf , a , um , qui donne avîs"
par avance , qui avertit auparavant;
VRjE-McK'.tum , i , &
?BijE-Monitus,às, avis donné par avance','
avertiffement reçu auparavant; 2.°. pré-;
didion , prci'agc , pronoftic.
fB.je.'Momtus,a , um , part, de Pnxmoneo ,
averti auparavant.'
FRo-MoNfo , es , nui , itum,nere , voyez
Frx-Moneo,-
SuB-MoNt;o , es ^ nui , nicum , nefi y
avertir fecreteraent , à demi-mot,
à moc couvert , fourdement j faire
illjl
DICTIONNAIR
favoir (bus-main , fuggérer , don-
ner à entendre ou à penièr.
Binômes.
CoM-MoNE-FAcj'y , is jfdci , faclum ,
cere , avertir , remontrer, faire
fbuvenir , remettre dans l'efprir.
CoM-MoNî-Fio , is , fadlus fum , fieri ,
être averti.
III.
MON, joint à 5 r , être digne d'ê-
tre montré , remarquable.
Mo^-STP.al'i/is, /e , is , remarquable ,
de remarque , conlldcrable , de
confidération , illuflre , digne d'ê-
tre connu f qui mérite d'être mon-
tré.
Mosstratio , onii , l'adion de montrer ,
d'enfeigner , d'indiquer , de defigner.
RIcNSfrjror , oris , qui cnfeigne , qui
infl'uit , qui montre.
lAo'uSiritus , as , voyej. Monfîrano.
Monitrutus , a 1 um , montré, enfeigné _,
indiqué , déligné.
MoNSTro , as , avi , aium , are j mon-
trer , faire voir , enfeigner , indi-
quer , dcfigner , donner à connoî-
tre , expliquer.
JVIoNStrojè, acv. monftrueufement, d'une
façon mcnflrueufe.
hloïiStTofus , a , um , monflrueux.
MoNSTPWOT , i , monflre; i°. prodi-
ge ; j *^. cho(e furprenante , incroya-
b\s , prodigieufe , efiroyablcà voir ,
indigne à ouir & à faire.
]S\otiS!ruofus , a ,umy monllrueux , laid à
faire peur.
Binômes.
jMoNSTRi-/^?/', a, um j qui produit
E ÉTYMOLOG. ma
des montres ; 2.*. monftrucux.
MoNSfr/-Ficiï/(J-, m.f. Is , n. isy monftruçux ,
qui paroit un monftre , lurprcnant ,
étonnant.
McNSfri-Fffè > adv. d'une façon monf^
trueufe.
Motistri-Ficus , a ,um , qui fait des pro-
diges ; i", qui fait paroitrc monftrueux ;
5°. furprcnant , étonnant , prodigieux.
Mofistri-Parus , a , um , qui enfante deg
moniircs.
Composés.
CoM MoNSTro , as, avi , atum , are^
montrer , faire voir , découvrir ,
apprendre ou enfeigner.
Pw-o-MoNSfrii , orum , prodige».
DE-MoMsrro , d^, ayi f atum , are,
démontrer , prouver , faire voir
clairement , mettre en évidence ,
développer, expliquer , cxpofcr net-
tement; 1°. montrer, marquer, dé-
figner, indiquer; 3°. enfeigner,
apprendre.
DE-MoHS?ra«ff j , ce , indication , l'adion
de montrer, d'indiquer.
DE-Mcustratio , onis , démonflration ,
preuve évidente , raifonnement qui
prouve , conviftion.
DE-MoNStrnrzVè , adv, d'une manière
démondrative.
DE-MoNSrranVuj , a , um , démonlîratif ,
qui fait voir évidemment , qui prouve
clairement, convainquant.
DE-MoNSJrafor , oris , qui démontre, qui
prouve.
pB.i£-MoNSTro , as, avi , atum , are ,
enfeigner , inflruire par avance ;
i*^. prélîiger, pronortiquer, piéài-
re , être un figne.
\.'K/i.-M.oniirans , tis , einn. gin, qui
1155 DELA L ANG
enTeigne par avance ; x". qui préfage ,
qui pronofiique.
pRi€-J\IoNSrrizror , orir , qui donne des
inftrudions fur ce qu'on doit faire.
PRM-Moii'iratum , i, Ptémontré, Ville
de Picardie.
pRA-TER-MoNSfM , CCS , av'i , atum , are ,
montrer comme en paflant.
IV.
Famille Greco-Latîne;
MON, feul.
l.MoN-<ii, adis , le nombre un,
unité ; i*". as , au Jeu de cartes,
x.Motiackus , /, Moine, Solitaire.
MoN-ASTer/um , iijmaifonde folitaire ,
maii'bn religi^ufe , Monalîere , Couvent.
Mctt-AVLUS , 2 , fimple flûte ; à'Aula ,
flûte.
3 . Mon AacHd , is , Monarque , Roi.
WcN-ARcAia, ix , Monarchie, Royauté ;
d'/JrcA , Chef.
4. Moti-E-Dula , œ , Corneille , ou
Choucas, oifeau fujet à dérober,
à.' /4ciiio , chanter.
5. MoN-ENTERon j i, l'inteftin colon.
6. Mon-Erw, is, Galioce ; d'eris , ra-
me.
7. MoNUAi-Hj, i , étoile luifante dans
le cœur du Lion célefte.
8. MoNo-C£R05 , dis. Licorne , ani-
mal terreftre ; de cer , corne.
9. MoNo-CHORj«/r2 , i , inftrument de
mufique qui n'a qu'une corde ;
trompette marine.
:i n. Mono-CnKouateus , a , um, qui
n'eft que d'une couleur.
M(jKo-cHKOMatum , i, &
Moiio-cHKO'Mamf , i , ou
lilono-CKRomum y i , deffin au crajon ^
UE LAT. AÏ^N" 115^
lavis à l'encre de la Chine, à la plume ;
lo.grifaille, peinture qui n'eft que d'une
couleur , camayeu ; de Chroma , couleur.
I 1. MoNO-CoLWi , a , um , qui n'a
qu'un membre.
MoNc-coLi , 0Tu.m., peuples qui couroient
fur une feule jambe.
MoNO-cuLiim , i , l'inteftin cœcum ; de
Koh , couper.
1 2 . Mono-Gram/72Kj ,a,um, qui eft
à fimple trait ou d'un feul traie.
Monogramrna pi&ura , chiffre , ca-
raftcre ou figure où il n'y a, que le
trait fans ombre.
Monogrammi homines , gens (ecs &
décharnés, fquelettes; de gram/nuy
trait.
I i. MoNo-MAcH/d, «, duel, combat
de feul à feul ; de mack , combat.
14. MoNo-LoG2d , a, monologue,
foliloque.
MoNO-LOGzum , H , di.'cours fur une feuler
matière.
I (». Motio-PoDium , a , table qui n'a
qu'un pied , fiautenue fiir un feul
pied , guéridon.
15. MoNO-PoLiz^/77, n , monopole,
privilège de vendre feul une cho-f
Ce , moyennant un tribut qu'on
paye au Prince ; le lieu ou bureau
deftiné à vendre une chofe qui
paye des droits au Prince j de po-
leo , adminiftrer , régir.
17. Mono-Pter«j, a , a/Tî , qui n'a
qu'une aîle , entouré d'une aîle ;
de//ffrû/2,aïle.
V.
MAN,
Parfait en bonté : apprivoîfé,-
ïi5y DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 113$
1 . Mankj , dy um , en vieux Latin ,
ton.
2. Mann<i, « , manne, fîic doux &
mielleux.
3. Man-Suetwj , a,um y'idoa-^,trAi-
MAti-SvBs,etis , ^ cable, pai-
fibie , apprivoifé : de Svetus ,
accoutumé, fait à une clipfe ;&:
de Man , bonté.
MAN-SuETi/ffo, init , douceur.
JWan-Sue-Facjo ,-ere , adoucir , appaifer ,
rendre doux.
Wah-Suje-F/o ,-er! ; Miti-Svefco ,- ère ,
s'adoucir , s'apprivoifer , s'appaifer.
MAu-SvETarius , ii , qui apprivoifé.
]\UN-SuETe , paifiblement , doucement.
ïm-ManSuetw , a, um , intraitable,
qu'on Bc peut apprivoifpr,
if
Mansj , iiim, les âmes des morts , les
ombres ■■, 1°. fupplice , peine.
tlikmœ , arum, loups - garoux , bêtes
qui effrayent les enfans ; i*". petites
figures hun\aines faites de pâte , qui
repréfentoient les Marmoufets ou Dieux
Lares.
JAAuius, a , um , qui effraye, qui fait
peur.
IVlAnia , « , la Déefle des Lares ou des
Marmoufets ; i". fareut , rage,
Mf'viaticus , a , wn ; MAninfuf , a , um ,
furieux, enragé.
i, Iw-MANijj e , cjui n'ffl pas bon ,
piéchant , cruel , farogche , fauva-
ge ; z^. comme les Gcans, difoit-
on, dévoroient autrefois les iiom-
mes , ce non) a figiùfic , démeiurc ,
iacrme, trcs-grand.
iM-MAnkas , atis , cruauté, méchanceté,
barbarie ; i°. énormité, excès, grandeur
énorme.
Im-]\î Anirer ; Im-Mak? , inhumainement »
barbaremetit ; l'-.déméfurement , énor-
mément.
1. SuM-MANKi , / , Iccruel , le dévo-
reur, le Dieu P\\iton y mùt-à-moc ,
le chef des mânes, des ombres,
Sdm-Ma.no , -are , dévorer, engloutir.,'
confumer,
SvM-MAnale , is , forte de gâteau en
forme de roue , offert en facrifice k
Pluton.
VI.
MAN,
Grand.
Du primitif M a n , grand , nafàlé en
Man , Mon , Mun, dciiverent ce^
djverfes Familles Latines.
I.
MuNDWj, i y Monde , Univers.
MuNDa/iw , a , um f qui cft du monde ,
habitant du monde ; »°. mondain , vain.
MvuDialis , m. f. le , n. is , \oysz Mm-
danus.
MuNci-TESfnj, tis , omn. gen. qui tient Iç
monde en fa puifTance.
InrER-MoNDiiOT , u , l'efpace qui cil
entre les divers mondes.
1.
MoNj, tis , mont , montagne ; i**.
monceau , grand amas.
lilovranus , a , um , dç montagne ; i».
montagnard , qui habite fur les monta-
gnes ; 5°. montueux , plein de montagnes.
Mo.'JTo/i/j , a , um ; Monruofus , a , um ,
montueux ; i"*. plein de montagnes.
B I N G M ES.
I . JVÎoNTi-Coi-tf , « , cjui habite les
montagnes ,
157 D E L A L A N G
montagnes , montagnard.
1. MoNTi-V AGus , a , um , qui erre
fur les montagnes.
3. PRo-MoNTom/OT , ii , Promon-
toire , terre qui avance en nxr,
pointe.
Promontorium feclere f doubler un
cap ou le cap.
4. SEPTi-MoNT/ttOT, iV, jour de fête
que les Romains célcbroient tous
les ans , après qu'ils eurent ren-
fermé dans la ville Ja feptiéme
montagne.
Siviï-Mo^riale facrum , Sacrifice ou Ib-
lemnité qu'on faifoit au jour appelle
Sepd-Atontium.
TB.Atis-MoisTanus, a , um, ultramoiuain,
qui eft au-delà des monts.
î-
De Man , élevé , parfeit , bon , fe
forma le Celte :
M E N , agréable.
Or. nyj , N/i(EM.
A'M<E.uusj a , um , agréable , beau ,
charmant , délicieux , divertiflant :
comp. AmanioT , fîiperl. Amanif-
Jimus.
A-M«N!raj , ai'u , beauté , agrément ,
plaifir , charme , douceur . délices.
A-Maxfrer, aàv, délicieufement , joli-
ment ; voyez Amœnè.
'A-M(9No , as , avi , atum , are, ajufler ,
orner , enjoliver; lO. rendre agréable ,
divertiiTant , charmant.
Iv-h-Mmuus ,a,um ,qui eft fans agrément,
dcfagréable , qui n'a aen d'agréable,
A-M«Nf , adv. agréablement , d'une ma-
nière charmante , à plai/îr.
Amœb^«/72, Cupi^léezCawun, Poème
Orig. LAt,
UE LA T. AîaN iijs
Amcbée, où deu:.- Bergers récirent
alcernativement le mjins nombre
de vers.
+
M O-M E N.
De Man , grand , conlîdérable , vin:
le Latin ;
Mo-Men,;;2/j, -t importance,
Mo-M£NT«/n , i , 5 poids , force,
. utilité.
IMo-MENTo/i/r i a , um , confîdérable ,
important.
Mo-.'.ÎENTÔ , dans le tems ncccfTairc pour
une pefée ; de-là :
Mo-Ment7/ot , i , une légère dofe , un
peu , en parlant de ehofes qui fe
pefenr; Se 2.°. en pailant de tems,
un inftantjun moment.
Mo-MiNTaneus , a , um , qui ne dure
qu'un inflant , momentané.
MiNfo ,-ui , s'élever , paroître en dcr
hors.
Composes.
E-MiNfo, es , ui , ère , avancer , pa-,
roître au-deffus, furpalTer.
E-Mitsenria , œ , hauteur , faillie , rehauf-
fement, excellence.
t-MiNenj-, lis , Se E-MiKulus, a,um, qui
avance en dehors , qui déborde , qui
s'élève.
iM'Mmeo ,-ere , menacer , être prêt à
tomber dclTus , approcher , épier le
moment , être prêt à tomber , menacer
ruine,
iM-MiN'nt/a, <E, penchant , menace.
Pji.c E-Mineo, &■ PK/E-WiNeo , être au-
dcffus, avoir la prééminence.
Pr<.o-Mijifo , s'avancer , s'élevçr au-deiTus,
C4
DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1146
11139
Tuo-Mmenda , œ , faillie , avance-
Tro-MiuuIus , a, um , qui avance un
peu en dehors.
SuPER-E-MiMfo,-erf , (urpafTer.
Sufer-Im-Minêo ,-ere ,étrc prêta tomber
deflus.
COM-M EN Do, élever.
Com-Mendo, asyavi, aiu/n, arc, re-
commander , prier d'avoir foin j
mettre fous la protedion , confier ;
i°. louer , faire l'éloge , rendre
célèbre , rccommandable j J ^. van-
ter le mérite.
CoM-MzvEabiUs , m.f. le, n. is , louable,
recommanJable , digne d'cfiime , d'ap-
probation , de louange , de reccmman-
dation ; eflimable.
CoM-i\lE^^D:!t (3, criis , recommandation ,
ou approbation , eftime , louange , éloge ,
gloiie , grandeur , éclat.
CoM-IUE^^D.;tar , cris , Se
CoM-MEUDaiiix, icis, quirccomaiande,
&c.
CoM-MEKiDiwy , n ,um; -ior ; -ijfimus, re-
commandé , loué , &c. Voyez Com-
msndo,
CoM-MEKD.îrifiuj , a , um , qui recom-
mande , de reconimindition.
lN-CcM-I\lENDjfuj, a , um , qui eft expofc
aux infultes de tout le monde , que
perfonne ne défend.
VII.
M A N , Fort.
De Man j Men , Min , grand , fort ,
dérivèrent ces Familles :
I.
MF.NTtf , (E , Mente , herbe dont l'o-
deur eft forte Se agréable.-
AlîNiH^ , te , voyez, /uenta.
MEi^Taftrum, i, mente fauvagc, herbe.
MïNTHEStrum , i , voyez Mentajlium.
1.
Ment«/72 , i , menton -, z°. larmier
d'une corniche.
Mcnium coronœ , petit rebord qui
pend au larmier des corniches.
M£migo,inis, efpèce de dartre qui vient
aux lèvres des chevaux S: des agneaux ,
lorfqu'ils mangent des herbes couvertes
de rofée.
ME^ragra , œ , feu volage qui vient au^
vifage , forte de dartre qui commence
au menton.
SvB'MEVTum , i , le deflbus du menton,
3.
Uk^Tijfa, œ , par-defTus , augmenta-
tion , furcroît qu'on donne par-
defTus le poids &c la mefure , trait,
comble.
4.
MAN» broyer, brifer les alimens,
I.
Mando , is , di,fum » icre , manger,.
mâcher.
Manderefrena,m^chst ou ronger fon
frein.
Mando , onls , grand mangeur.
MhtiVÏbula. , Œ , mâchoire.
2.
yiKti-DUcatio , onis , manducation g.
l'aftion de manger.
MAN-Duffî , is, voyez ju an'^.ucus.
IVIanduco , onis , voyc7 Manda.
MANDiifo , as , art- , &
IVlANDucor, flrfj, arus fum , ar/ , mangerj
MAN-DufUTn , i , mets , chofe à manger.
Um-nucus, ijégouyantail, figure dont
ii4t DE LA LANGUE L A T. Ma?T
on fc fervoit aux Corne iics ; i°. la bête
par qui on fait apprciicnicr aux petits
enfans d'être mangés.
h
M
Atisum, i , morceau màclié , qu'on
donne à manger à un aucre.
MANS«i, a, um, mâché , part.
Composés.
Com-Mando , is , di , fum , ère ,
mant^er , dévorer.
CoM-MAN-Ducarwr , ùs y mafticatioa.
Com-Man Dvcatus , a , um , pjrt. de
Com-Man-dtc)
, as , avi , atum, are ,
mâcher long-tems , garder dans fa bou-
che , comme on fait du tabac.
Pr^e-Mando, is f ère, mâcher aupa-
ravant.
Vr^e-Mad fus ,a,um, mâché auparavant.
Re-Mando, is , di , fum, dere , &
Super-IVIa^dj , ;.r , (fi , /um , (fere , manger
après ou par-deflus,
VIII.
M(EN, MUN, fortifier.
I.
M(5Nff, is , muraille de ville.
MiBN/d , ïum , murailles , remparts.
IVl(ENiii/!a œdif.ci.1 , orum , maifons dont le
premier étage avance fur la rue,& occupe
plus d'elpace que n'en renferment les
{ondemens.( Invention de /uuenius); i°.
balcons , galeries autour d'un bâtiment.
TAanitus , a , um, fortifié , entouré de
fortifications.
MuN£'o , is , ivi , itum , ire , munir ,
fortifier , remparer , garnir de tout
ce qui eft ncceiraire pour la con-
fervation &: pour la défenfe.
MuN.'iwen , inis , &
MoaimMrum , i , fortification , rempart
I 142
boulevard >
tout ce qui .'ert de défenfe
retranchement.
MuN;n'(j, onis , fortification, remnart j
retranchement, tout ce qui fcrt de dé-
fenfe , l'adion de fortifier.
M.vn'.tiuncul.i , a , petite fortification ,
dimin, de /iiii-itio,
Mvmto , as , avi , atum , are , avoir envie
de fortifier ; z°, manger aux felHns des
fêtes de Cérès.
McNifor, cris , qui travaille aux fortifi-
cations.
fàvsitorium , il , fort , fortereffe , fortin.
Mviiitus, a , util ; ior; '(Ji-ius, fortifié ,
muni, retranché, mis en état de défenfe,
remparé.
Composes,
Su.m-Mcn/;/ot , a , lieu près des rem-l
pires d'une ville ; de fui', fous.
SvM-M(ati'j/nis , a , um , qui demeure ou
qui fe tient près des remparts, qui court
le rempart.
SuM-MosNia/îœ uxores , coureulês de rcm->
parts.
Ad-Mœn/o, is , iyi, itum , ire , a(-
fiéger , efcalader , pafler par-delTus
les murs.
CiRcuM-M(BNf?ui' , a. , um , entouré de
remparts , enclos de murailles.
Circum-Mun/o, is , ivi , itum , ire y
fortifier à l'entour , munir , enclorre
de retranchemens , environner de
fortifications,
CiRcuM-MuNftio , onis , tous les dehors
d'une place, tous les ouvrages qui fervent
à la fortifier , ou lignes , circonvallation ,
retranchemrnt , paliiïade , parapet , &
tous les ouvrages qui fe font pour le
mettre à couvert d'infulte.
CiRcDM-MuNituj , a , um , participe de
Circum-Munio , environné de fortifica^^
lions , fortifié tout autour.
C 4 ij
BÏ4? DICTIONNAIR
Com-Mun/o , is , ivi , itum , ire , forti-
fier , munir.
Com-MdnVij , oms , fortification ; 20.
apprêt , précaution , préparation.
E-MiiNÏo , is , ni , itum , ire , fortifier ,
remparer , munir , enclorre,
pER-MuNio , is , ivi , itum , ire , for-
tifier entièrement , achever de for-
tifier.
TEK-Mumtiis , a , um , tout-à-fait fortifié ,
achevé de fortifier , très-fortifié.
PRiC-MuNio , is , iyi , itum , ire , munir ,
fortifier par avance ; i°. faire en forte ,
apporte: tous fes foins.
PR/E-IVluKi/io , onis , préparation.
EE-Monfo , is y ivi , itum , ire , fortifier de
nouveau.
2.
A-Men , Tûi^î, amen; en Hcbr. certai-
nement , en vérité , chofc fure.
IX.
M UN, Charge.
KiuNWJ , eris , préfent , don ; 1°.
magiflrature , charge , office , em-
ploi , fondion, devoir, tâche; j °.
fpedacle qu'on donne.
MuNzi , e, is , obhgeant , officieux.
Mvwa , orum , charge , emploi , fondion ,
office , devoir.
TAvffiavitœ , deroirs de la vie. Régis
dire , remplir les fondions de la
Royauté.
Mvvuft.ulum 5 i , petit don , préfent mé-
diocre.
ÎAvtiera.himc!uSy a , um , qui a l'air, d'une
perfonne qui fait des préfens.
Mv'&eralis , m.f. le, n, is , qui concerne
les préfens.
M-Vueraiii lex , loi Ç^u^ défendoit 4UX
E ÉTYMOLOG. 1144
Avocats de prendre aucune chofe pouf
plaider.
Mvtisrarius , H , celui qui donnoit-aii
peuple le fpeâacle des gladiateurs ; i».
des combats de bêtes farouches ; }".
celui qui fait voir les bêtes farouches
pour de l'argent.
Muaerarius , a , um , qui fait des
préfens , libéral.
Mu>ieratio,onis, l'adion derécompenfert
Munerator , oris , qui fait des préfens , qui
réconipcnfc.
Mumri-GEPMlus , a , um , qui porte des
préfens.
Mi'Nfro, as, avi , atum, are, &
MuN'Tor , aris , atus [um , ari , faire-
préfent, ou récompenfcr.
Composes.
K-E-Mvneratio , onis , reconnoiflance
d'un bienfait.
Rt-Muneraror , oris , qui rcconnoît lin
bienfait, qui le récompenfe,
RE-MuNiraruy, a , um , participe de vj
RE-MuNerc) , as , avi, atum, are. Se
RE-MuNfror , aris, atusfum, ari , recon-
noître un bienfait , récompcnfer un
fervice.
lR-RE-MtJNeriiZif/;j, m.f. le , n. is , qu'an
ne veut pas récompenfer , qui efl aug
delà de toute récompcnlè. ^
Binômes.
MuNi-ciPWOT , a y ville municipale,"
qui le gouvernoit félon fes loix &
fes coutumes , & qui jouiiroit du
droit de Bourgeoifie Romaine, j
MuNi-cspx , cipis , m.f. Bourgeois d'une
Ville municipale , qui avoit droit de
Bourgeoifie Romaine,
Mvni-ceps meus , mon concitoyen.
Mvni-ciPatim , adv. de Ville en Ville >-
à c'iaquç Bourg ou Village.
ii,^.j DE LA LAN G
Mvni-cïV.iViS , m.f. le , 77. is . muiiicipnl ,
qui eft d'une Ville ou qvii concerne une
Ville municipale; i». provincial.
iIi'NiciPn/i/cr,(i(fv. parmi lesEoiifgcois,
entre les Bourgeois , d'une manière
bourgeoife.
MuNJo , 0/zij , force de pocfie.
N e' G A T I F s.
lu-Mvî^ùas , atis , immunité , exemp-
tion.
lM-Vivmuis,a , i/m , qui n'tft point muni
ou fortifié , qui efl f^ns' dsfcnfc , fans
rttranchemens.
Iw-MuNif , m.f. ne , n. is , exempt, franc,
libre ; z°. oifif , qui ne fait rien ; 3®.
exempt d'impôts , de charges publique?.
[^ Im -AIiNi-Ficiw, a , um , qui n'eftpas
libre.
1.
CoM - MuNiJ, e, is , commun , qui
af pr.rncnr à pkihcurs , qui eft au-
tant à Tuiî qu'à l'autre , qui eft à
tous-, z^'. ordinaire , vulgaire, tri-
vial; 5 ".immonde, impur; 4°. qui
n'a été pris de peribnne.
CoM-MfNifijj, a^is , communauté , com-
pagnie , liailon , union, fociétc ; 1°.
droit eu juftice entre Négocians & Cor-
refponJans.
CoM-MuNio , on'is , aiïbciation , liaifon ,
union , fociété , communication , com-
munauté , compagnie , participation
mutuelle.
CoM-I\liNirùx, adv. en commun, enfèm-
ble ; 1°. en général , communément ,
ordinairement , pour l'ordinaire ; 3°.
également , autant l'un que l'autre ;4°.
d'un commun accord , d'un confentemcnt
général , tout d'une voix , unanimement,
CoM-Munirer , adv, voyez. Communitàs.
CoM-MuNt , is , communauté 5 com-
UE LA T. MaN 114-^
mune , Corps de Ville ou de Peu-
ple.
CoM-Mvwcarius , a, um , voyez Com^
munis.
CoM-MoN.V.iriuy dies , jour auquel on
facrifioh à tous les Dieux.
CoM-Miinica(io , onis , communication ,
conférence , confultation , participation,
conceffion.
CoM-Mvt>icat'w cJi'/fwfj, lettres ou con-.
ccfllon de droit de bourgeoiifîc.
Ce n -Mvtùc ator , oris , qui communique.
CoM-Mvnicatus-, a,um , part, de
CoM-MuNico , as , avi , atuin , are ,
communiquer 7 faire part , rendre
participant, partager avec; 1 . trai«
ter , parler d'affaires , s'entretenir ,
avoir commerce avec ; 5 . rendre
commun,
I«-coM-MuN<^, en commun,
NÉGATIFS.
I. In-com-Mun is, e , qui n'ell: poinE
commun. .
i. Ex-CcM-Mutiicatio , onis , excommuni-
cation,
Fx-CoM-MoNicafuj,a, um ,part de
Ex-CoM-MuN/fo, as , are , excommunicrj
aaathématifer.
X.
MIN, couleur la plus élevée ;
rouge ; fang.
En Celte, Min , lignifie feu, fâng ,
rouge.
Minium , H, Minium , vermillon, cir
nabre naturel.
En Grec , Miuos.
MiNi'o , as , avi, atum , are , peindre avec
du minium , rougir avec du vermillon.
Mmiaceus, a ,um , de minium , de yc^s;
millon.
H47 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG- 1148
MiKÏaria , œ, mine de vennillon, lieu
d'où l'on tire le minium.
MiN/critij- , a -, um , de vermillon , de
minium,
M^viiiitulus , a, um , &:
Min'unis , a , um , peint de vermillon ,
qui a mis du rouge.
^oE-MiNza , a , forte d'habillement de
ferge rouge,
XI.
MEN S , efprit.
Pe Man , Men , élevé , fe formèrent
ces Familles :
/.
Mens , tis , ame , e(prîc , intelligen-
ce , eiuendenienc , fcns ; 2°. def-
(cin , intention , penfëe , fenci-
jiienc , volonté , vouloir ; 3 °. nié
moiie, louvenir ; 40. inclination ,
penchant , mot-àtnot , ce qu'il y a
de plus élevé dans l'homme,
NÉGATIFS,
'î . A-Meks , entis , fou, infenfé qui a
perdu la railon ou le bon Cens ;
i°, troublé, égaré, étonné, inter-
dit , tout hors de foi f qui ne fe
pcfféde pas.
■A-Mitir ia , œ, folie ; égarement , aliéna-
is' tion d'efprit , manie ; i°. trouble, éton-
;"• nement , furprife accablante , qui met
'-! ' hors de foi , fureur,
A-Mi tiTer ^ladv, follement , d'une manière
infenfée, extravagante; compar. yî/Bsn-
tiàs , fupcrl. Amentijjimc.
2.. Dt-?vÎENJ, tisyùor, tiffïmus^mfen fé
fou , furieux , qui eft hors de fens,
quia peu. d'efprit , extravagant.
De-Memiji ; tz , démence , folie , fottifc ,
extravagance , inconfidératlon , égare-
ment, imprudence.
De-Mentio, is , ivi & tii, hum , ire , être
en démence , hors de (bn bon fens , cxtra-
vaguer , radoter.
De-Me.'^to , as t avi , atum , are, faire
perdre l'efprit, mettre en démence ; z".
faire devenir fou , abrutir, enforceler.
DE-MENTêr, adi'. follement, foitement ,
étourdiment, fans raifon , d'une manierç
extravagante,
t.
M N E- M o's Y N E , Mère des Mufes ,'
Mnemosyne.
C'efl- un mot Grec, plus connu par Ca.
lîngu urité que par fon origine : il
eft formé du Grec Mnemê , mé-
moire , mo[-à-mnt , ce qui eft dans
l'elprit , &: de Syn , avec; moc-à^
mot , le moyen avec lequel une
chofe , un fait fe traniruet au fou-
venir , à la mémoire.
BÎME-MosYNum , i , gage d'amitié , mar«
que de fbuvenir , un refTouvenir.
Mne-Monicû , orum , règles pour former
la mémoire artificielle.
HYPO-MNEwa , aiis , Commentaire,
Glû(è , interprétation.
h
Meminê/zj , tis y qui fe fbuvient , qui
s'eft fouvenu.
Meminz , nijli, nit , n'ijfe , fe fouvenir , Ce
refTouvenir , conferver la mémoire , faire
mention.
MEiiriû , cnh , mention , mémoire.
Composes.
Com-Memin/ , 7iijfe,i\ me fouvîcnt ,
j'ai fouvenance , fe relfouvenir.
CofA-M.iwfcor , eris , menfusfum , nifci f
,1149 DE LA LANGUE LA T. MaN iijo
RE-Miuifcor , eris , fci , fc rcflbuvcnir ,
rappcUcr dans fa mémoire , Te remettre
dans l'idée.
KK-Mïnifci alicujus , Ce fouvenir de quel-
qu'un.
RE-CoM-Misi/car , eris , fci. Ce refTou-
vcnir , fe remc ttre dans refprit , rappellec
dans Ci mémoire, reprendre l'idée,
XII.
MAN,
voile ; Orig. Franc. 6^i.
De Man , voile , couverture , font
venus ees mots ;
I.
Man-Tel?//« , I, ^ voile, conver-
inventer , imaginer , trouver, feindre ,
controuver ; lo, pen(ër, méditer , consi-
dérer , réllécliir , faire attention , ré-
flexion ; ;". fe remettre , fe rcfTouvcni