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Full text of "Monde primitif : analysé et comparé avec le monde moderne ..."






É^^W9 









Jf 







I N THE CUSTODY OF THE 

BOSTON PUBLIC LIBRARY. 



5HELF N° 

,-AOAMS 




vj 



4 



a/ 



MONDE PRIMITIF^ 

ANALYSÉ ET COMPARÉ 

AVEC LE MONDE MODERNE, 

CO NS 1 D È RÈ 

DANS LES ORIGINES LATINES;; 

o u 

DICTIONNAIRE 

ÉTYMOLOGIQUE 
DE LA LANGUE L A T I N El 



Septième Livraison. 



:ONDE PRIMITIF, 

ANALYSÉ ET COMPARÉ 

AVEC LE MORTBE MODERNE, 

CONSIDERE 

DANS LES ORIGINES LATINES; 

o u 

D ï CTÏON NAÏRE 

ÉTYM o L OGI Q,UE 
DE LA LANGUE LATINE*, 

Avec une Carte et des Planches; 
PAR M. COURT DE GEBELIN. 

Dt diverfes Académies, 



SECONDE PARTIE, 



SI 

G A PARI S, 

r L'Auteur, rue Poupée 
j Valleyre l'aînc-, Il 
) Saugrain, Libraire , quai des Auguflins, 



SoRiN, Libraire, rue Saint Jacques 



, Majfon de M. Boucher, Secrétaire du Roî; 
Imprimeur-Libraire, rue de la vieille Bouderie, 



U. D C C. L X X X. 
WKÇ ÀTPROBATION ET PRIKHÉGE DU RQJ, 



^'1 C^' 



ua aDà:. 



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i xc&aeaB;ass;.ai! C g. v jSi.iJ-Xi.^«J» «mh wjua a îJBX ctggaEaKaBBicatsisafe)^ 



S 1/ I T E 

DU DISCOURS PRÉLIMINAIRE 

SUK LES ORIGIISES LATINES. 

^ O ICI la fin de nos Origines Latines 5 & ce que nous avons 
a ajouter à notre Difcours Préliminaire , ne fera pas long. Nous 
nous réduirons à quelques réflexions fur l'Etymologie , fur fes dî- 
verfes efpéces, 6cc. Se à quelques objets relatifs à la forme & à 
l!ufage de ce Diclionnaire. Nous nous propofions , il eft vrai, de 
donner en même-tems un Tableau rapide de tout ce qui a déjà 
paru de notre Ouvrage, de Ces réfultats,de fes avantages ; mais 
la matière trop abondante, nous oblige de renvoyer ce réfumé 
au Volume fuivant, & de nous borner aux objets donc nous 
venons de parler. 

Le fuccès du volume qui a déjà paru , aflur^ celui de l'enfem- 
ble : nous y avons été d'autant plus fenfibles, que le goût général 
du fiecle n'eft pas porté pour les Langues, & qu'on a toujours 
raifon d'être en garde contre les Etymologîes: aucune madère 
ne prête plus en effet à l'arbitraire &l aux abus les plus étranges, 
lorfqu'on s'y livre trop à fon imagination , & qu'on fe laifle 
entraîner par le plaifir du merveilleux & des découvertes. La 
facilité de créer en ce genre , en travcfl;iirant les mots , en déna- 
turant les chofesi la fatisfadion d'élever des Ouvra2:es féduifarts 
Se nouveaux, èc de faire paroître, comme Armide , des Palais 
enchanteurs, formés de rien, ne nous ont que trop valud'ouvra- 
Orig. Lat, a 



- 'DISCOURS 

ges étymologiques , qui n'érclcnc propres qu'à dgârcr , Gç qui Te 
font évanouis comme les vifions de la nulc, coures les fois qu'on 
a voulu les apprécier. ^ ^ 

Notre amourpour la vérité, le deHr de nous rendre utiles a 
ceux qui la cherchent comme nous, nous a fait prendre les plus 
grandes précautions pour nous garantir de cet art iUufoirc, celle 
fur-tout d'éviter toute étymologle qui n'étoit pas appuyée fur 
deux bafes inébranlables , le fon 6c -le fens de chaque mot. 
Deux fortes iÉtymologks. 
Nous ne faurions trop le répéter 3 toutes les fois qu'on parle 
2'éfymolcgies, il en faut diftinguer avec foin deux fortes, qui 
aifFerent du tout au tout. Celles oà l'on eft guîdé , commc^nous 
venons de dire , par le fon ôc par le fens 5 celles qui ne conîlftenc 
qu'A comparer des fons. On fcnt parfaitement que celles-ci peu- 
vent être auffi illufoircs que celles-là font fermes & folidesj qu'il 
îi'eft pas poffible de tirer des conféquences exades & fûres d'un 
feul principe , d'un feul objet; que tout fon détaché de fa valeur 
cft un être de raifon, qu'on pourra ramener à tout, parce qu'on 
pourra y voir toujg^ce qu'on voudra. 

De-làtant de faux fyftêmes nés de cet art trompeur contre 
lequel on n'a jamais été affez en garde. Ce font ces étymologies 
illufoires qui égarèrent le célèbre FoURMONT , dans un Ouvrage 
fur Sanchoniaton, dont nous avons déjà eu occafion de dire un 
mot , qu'il intitula. Réflexions critiques fur Us Hifloircs des anciens 
Peuples, & où il crut établir d'une manière triomphante que le 
fragment de Sanchoniaton fur Cronus , étoit l'hiftoire d'Abraham 
& de fa famille 5 £c voici comment il procédoit. 
^ ^ Précis du fyfléme de FoURMONT fur Sanchoniaton. 

J,A.^ i ytn.^-- ,^^^^^^^^ ^_^ ^ ^^^ ^^ Très-Haut, qui eft à la tête de cette 



PRÉLIMINAIRE. iTy 

Généalogie , cfc manîfeftement Sem, nom qui a la même figni- ^«f mitrn^h U> 'i^ 
fication. 

Si fa femme s'appelle Bcrout/ipc'eii que Sanchonîaton a voalit '2>inui]n y^c/ri^i^' 
illiiftrer la ville de Beryce. ^ . 

Uranus, fils d'Hypfiftus , cft manifedcment Tharé, père iiranus l^t J*^^ '•^ 
d'Abraham ; car Cronus , fils d'Uranus , cft certainemenc ./l^rai.â*«. /^^''"^^ ^' 
Abraham,- mais en voici bien d'autres preuves. ' ^'^'^ 

Tharé demeuroic à Ur; il s'appella donc Uranus : il ne forcit ^A^»^* ^'^ ^ ""^ 
point de fon pays j il s'appella donc Autochtoii ou Agricole. 

Son filseft Cronus; mais ce mot fignifie l'habitant de Ckaran-j ^T^na* /^«-. 6^« »''i' 
rien de plus admirable , (pag. 64) ajoute-t- il. • 

Un des fils d'Uranus eft Atiasj c'eft donc Or/a ou Zor, neveu MU Jû-^cji^»^^ 
d'Abraham ? C'eft un neveu changé en frère , par une méprife de *''^ 
"Sanchoniacon. 

Penc-on fe refufer à ces rapports d'Abraham & de Cronus; 
puifque Sanchoniaton ajoute qu'en un tems de famine Cronus fttf-hMJ Mok/iuI *^ 
iâcrifîa fon fils unique^ qu'il fe circoncit, Sc qu'il obligea fes gens *"<* uf<ty^e^>dhMJt<t'^^ 
d'en faire de mcuie ? 

Si Cronus mangea des pierres croyant dévorer fes enfans^ 6''*'>«*> ^*^ -^ " 
c'eft que Sara donna à i\braham^ Agar pour en avoir des fils, & JàJ(«. j*" A*' 
qu'-r^oar fignifiant pierre, on die que la femme de Cronus- lui 
donna des pierres en place de fils. 

Mercure , le Confciller de Saturne, eft manifedement Eli^i^r^ MorcrUYij îù.i'iar 
llntendant fidèle d'Abraham j car Mercure eft le Boahus , Roi 
de This dont parle Manethon , & fous le règne de qui la terre 
s'encr'ouvric du côté de Bubafte, c'eft-à~dire en Paleftine, oùles 
villes de la plaine furent englouties du tems d'Eliezer. D'ailleurSy 
Abraham eft le même qu'Ilusj Eliezer eft donc le même que 
Mercure 5 car celui-ci a été appelle Cadmilus ou Camille , c'eft- 
à-dire le ferviteur d'IIus. a ij 



s r 



Jîlha 



\r DISCOURS 

TUd"/'*^*-'^ Minerve n'efl: pas plus difficile à reconnoître. Son nom ëtoît 

Ogga, c'eft doncAggar , mot dont les Egyptiens Tupprimercaïc 

• ■ • k lettre R: d'ailleurs Minerve étoit née du cerveau de Jupiter, 

c'eft-à-dire, de fa penfée : or Haga en Hébreu, fignifie penfée, 

méditation j donc Hagared la même que Minerve- Ogga. 

^ Quant à Cethura , féconde femme d'Abraham, c'eft Cérès: 

C'-^ ^ ^ quelle différence entre Cérès ôc Gucrari^ pays de Cethura? D'ail- 

-' leurs j ne lui a-C-on pas prêté l'hiftoire d'Agar &. d'îfmaël ? 

Yt Cérès, dit-on , trouve en chemin un jeune homme, ôc ce jeune 

* ' "' » homme fe moque d'elle: qui ne voit que c'eft Ifac, dont le 

>^ nom fignifîc il -a ri? Fatiguée, elle fe rcpofe auprès d'un puits } 

« qui ne voit que c'eft le puits d'Hagar \ 

Entre les fils de Cethura , l'un eft nommé \yc^ Zifr.cran , 6c 
l'autre '^ûy-i Yoquahan^ c'eft à-dire, le fcieur de ble j ôc le lieur 
de javelles j Cethura eft donc Cérès \ 
/■■ ■ " ' Elle demeure en Sicile, parce que la Sicile étoit abondante 

en grains , êc que là eft l'Etna fumant j or Cecura ."Cnup fignifie 
la fumante. 

Voulez-vous l'écrire par un K, HTina, fon nom fignifie la 
couronnée : or telle étoit Cérès. 

Cérès eft mère de Perfephone ; mais Cethura étoit de Ber- 
fabée .- fi elle eut une fille , êi peut-on ne pas le fuppofcr ? cette 
fîlle puts'appeller Bershcvatta , la-fiUedu pays de Berfahée : or de 
Bcrshevatia fe fit fans peine le nom de Perephatta ou Perfephone , 
par lefquels Proferpine fut défignée. 
f 'A, 1 ' Sara eft Rhéa & Tfis : Rhéa , car ce nom , ainfi que celui de 

' àara , lignine Keme, rrmceile. 

J/ïson l'ancienne, la décrépite, puifque Sara étoit décrépite 
lorfqu'elle devint mère. 

D'ailleurs Jfis S^. Sara n'av oient- elles pas époufé chacune leui; 
frère ? 



s. 



PRÉLIMINAIRE. V 

La mutilation d'Uranus par Chronus, ou du Ciel par Saturne, 
cfl un tour de phral& Oriental, pour infinuer qu'Abraham mit par 
fa fagefle Ton père Tharé hors d'état d'entraîner déformais les 
hommes dans l'idolâtrie, c'eft-à-dire,de faire des profélices ou de 
nouveaux enfans. 

Ceft de la même manière que M. FoURMONT croît démon- 
trer que Junon eft Rebecca; Efaii, Ofiris &: l'ancien Bacchus, vttH« '^zt^tac». Uim. 
cous de Seïr : les Satyres ou Seïrites fondes Iduméens, fils d'Efaii. CJijrÎJt, :'huuhia 

iiilene efll'altération des mots Seir Ana, le Seirite^/zfl, beau- Ji(l>xu.i 7»«ihtrt'thiat 
père d'Efaû , & Prince des Horréens. ^ ^^'"k 

. Jacob eft Typhon^ l'ennemi d'Ofiris ou Efiu : celui-ci alla aux Jaaà %/>V 
Indes j puifqu'il eft le même qu'Ofîris : ôc qu'il ait élevé la plu- 
part des villes de cette" vafte contrée, cela efl; fenfible , puifqu'oii 
y voit Betana, mot- à-mot, la ville d'Ana. Bariga^u, mot-à-mot, 
le tréfor du fleuve Baris, où Efaii certainement faifoit apporter 
les tributs du pays; 6c puifque tant de noms de villes des Indes 
fe terminent en £//a , Our ^Oura^ Or, tous noms de la ville d'i/r, 
en Chaldée. 

Ajoutez que le Dieu Brama eft certainement Abraham, & fa 'hyay^^ JïljruliaYn. 
femme SariCvadi, Saraj WiSTNOU, Jacob j ôc que le Dieu Efvara ^'^t'""'^^ ^'">^ ^^^ 
cftEfau. k^^^tj..r.n^ 

Quant à toutes ces femmes qu'époufe Cronus ou Saturne, &: 
dont parle Sanchoniaton , Abraham les a auffi époufécs ; car 
c'eft un tour de phrafe Oriental , pour dire que ce font les femmes 
de fes fils , de fes petits-fils, de its. arrieres-petits-fils,&c. 

Rachel eft Venus , ou Aftarté, {PiadU yonM> 

Le dernier enfant de Rdéa eft déifié : ceci eft tout fimple î 
Zdpha^ femme de Jacob, eft la même que la féconde Rhéa^ 6c 
ion dernier fils eil: AJJer^ mot qui fignifie l'heureux, l'apothéofé, 
le bois facré. 

pe fyftçme où 1 on croie prouver , &: où l'on ne prouve rien ^ 



Vf DISCOURS 

où Tûii croie remonter à la vraie origine des Fables, te où Ton 
n'en débrouille aucune } où l'on donne en preuve , foie des rap- 
ports de mots qui n'en eurent jamais entr'eux, foie des circonf^ 
tances donc le rapprochemenc laifle voir toute la difparate > ce 
fyflême , dis-je , fe termine par cette conclullon , qui ne pouvoic 
paroître triomphante qu'à fon feu! Auteur, (p. 376.) 

» Tranclions donc le mot: enfin un Lecteur, homme d'efprit , 
Y) aiman: la vérité , je le fuppofe dégagé de cous préjugés , fera 
>3 ravi non-feulement d'appercevoir ici ce que l'on cherche depuis 
53 3000 ans, la naijfance du Puganif/ns & l'Origine de fes Dieux ,'. 
» mais auffi de remarquer , ( aiïertion qui frappe à préfent les 
y> yeux, comme l'éclair qui pafîe de l'Orient à l'Occident) de 
" remarquer, dis- je,que l'Ecriture paroît dans une majeflé comme 
" nouvelle , à laquelle certainement peu de gens fe feroienc at-» 
w tendus ». 

. Mais fi î'Autear n'a rien éclaircî, rien prouvé, fi fon Ouvrage 
eft en effet comme {'éclair donc il ne refte rien lorfqu'il a éb'.ouî 
l'œil , que devient ceae maj&jlc comme nouvelle qui en dévoie ré-* 
fulcer pour l'Ecriture-Saince ? 

Heureufement, cette Ecriture n'a rien a perdre comme elle 
n'a rien à gagnera de prérendus fyftêmes , qu'il feroit fort aifç 
de rétorquer en prenant l'inverfe. 

Tel e(l cependant le fyftême étymologique de ce Savant,' 
aulîi érudic que mauvais Logicien & que barbare Ecrivain : on 
pouvoit lui dire : mais avant que de vous livrer à des rapproche- 
mens aulîî imparfaits , à tailler , à rogner , à allonger les mots 
comme un nouveau Phalaris , ne devie2-vous pas pofer un fonde- 
ment inébranlable que rien ne put altérer , &; dont toutes ces 
prétendues étymologies n'auroienc écé qu'un développement ou 
un fimple accelfoire f 



P R È L ï M I N A I R E. vî) 

N'âvez-vous pas vu, pouvok-on lui dire encore , qnc vous avez 
commencé par renvcrfer votre édifice de vos propres mains ; que 
vous avez donné des armes contre vous, en TuppoTant d'emblée . 
cju'avanc Abraham la Terre écoic idoUcre , puifque les guerres de J'^'^^<^ ûi la^itam 
ce Patriarche avec fon père fe rapportoienc à cet objet? Les 
Payensavoient donc déjà des Dieux ? Et comment prouverez- 
vous que cesPayens ayent érigé en Dieux les ennemis les plus 
déclarés de leurs Dieux, ceux que vous croyez avoir loatenu 
des guerres terribles pour détruire l'idolâtrie / Ed-ce !â relever 
la majejîé de l'Ecriture? Quel dcfenfeur a-t-elle en vous? 

De quel droit ,aburanc de votre efprit , créez- vous des êtres 
nouveaux pour renoutr votre chaîne qui calTe de toii'cs parts? 
De quel droit, lorfqu'un effet peut avoir cent caufes, choififFez- 
vous celle qui vous plaît , fans autre raifon que parce qu'elle s'ar- 
range mieux avec votre fyftême? 

Ce n'eft- point l'imagination qui doit régner dans ces fortes 
de recherches, parce qu'elle ne crée que des iantomes qui s'é- 
vanouiflent comme les ombres de la nuit : c'eftla raifon qu'on 
doit confulter , la comparaifon froide Se lente , la ievérité rî- 
goureufe d'une critique éclairée, S: qui ne veut en impofer ni à 
foi ni aux autres. 

On doit fur-tout éviter tout fyflême qui commence par une 
ruppofition qu'on fonde fur des étymologies, qui ne peuvent être 
vraies qu'en admettante fuppofition de laquelle on ell- parti pour 
les découvrir : malheureufes pétitions de principes qui enfantent 
tant de mauvais (yftêmes , èc entretiennent tant d'erreurs ! 

Il feroic bien intéreflant qu'on pofât enfin des principes fim- 
pks & folides fur cette efpécc d'étymologies qu'on peut appel- 
ler hijloriques , qui s'occupent des chofes , &: dont les rapports ca- 
j:liés des noms ne doivent jamais faire la bafe. Ce feroir une ad- 



vîij DISCOURS 

dicion bien précieufe à l'art de la Critique , & qui auroît épar- 
gné bien du tems à de favans Auteurs & à ceux qui ont le cou- 
rage de les lire. 

Ne foyons pas étonnés fi on voit fans cefTe renouveller ces for- 
tes de fyftèmes , malgré le peu de fuccès qui les attend : ces éty- 
moîogies qui ne doivent leur éclat qu'à l'imagination^ font fi fa- 
ciles, fi flatteufes , fi attrayantes pour l'efprit créateur , que \or(- 
qu'il efl une fois féJuit par c.ts Syrènes, il ne peut plus s'en ga-^ 
rantir ; il faut qu'il étymologife à toute outrance j ne trouvant 
rien qui lui réfifte, 

Etymologlcs de mots» 

Les étymologies de l'autre efpcce, celles qui ramènent cha- 
que mot à fa famille & toutes les Langues à la primitive , font à 
la vérité moins attrayantes : elles ont moins d'éclat, elles parlent 
moins à l'imagination ; mais elles ont d'autres avantages infini- 
ment préférables , une force , une évidence qui entraîne , une 
certitude que rien ne peut ébranler , cette propriété unique de 
s'éclaifcir 6c de fe foutenir mutuellement, enforte qu'une erreur 
ne peut s'y gliffer îong-tems, puifqu'elle fe décelé elle-même par 
fon oppofition avec les principes communs à tous&avecla mar- 
che confiante qui en eft la fuite , & qu'elle gêne , qu'elle dérange. 

Telle efl: celle que nous avons fuivie invariablement dans nos 
Oiigines Latines. Par fon moyen, tous les mots dérivés d'un mê- 
me radical fe font venus ranger fous ce mot, £i ils fe font claf- 
fés par Familles nombreufes, dont on a vu ainfi de la manière la 
plus fenfibie , les rapports & l'origine ■■, rapports dont jufqu'alors 
on n'avoit eu aucune idée j ôc origine qu'on avoit,par confé- 
quentj cherchée en vain. s 

Ç'eft ainfi que fous le mot pdinîtif T , grandeur , fe fonc 
réunies ces diverfes Familles, Tu 



m 



P R Ë Z I M I NJ I R E. lii 



Tu , Toi ^ 

Ta,T.t,^'>^ïe, 

TiM^o , regarder comme au-deffus de 

ioi , comme plus fore que loi. 
^s- TiMo , apprécier , élever par Ton 
opinion ; & où le mot ^s peut dé- 
figacr l'airain , le métal le plus pré- 
cieux de l'antiquirc. 

Tueor y protéger ; Tu Tus , à l'abri. 

Tkea-Trum , li'ïu élevé, où l'on ex- 
pofe à la vue. 

To-Tus , tout. 

Tabula , étendue en planche , table. 

Tapes , étendue pour les pieds , tapis. 

Tu-^er, boCfe, tumeur , trufiè. 
T{j-Bus, tube, tuyau. 

Talw, de même grandeur, tel. 

TAïaj, talon, ce qui foutienc le corps, 

Thallkj, tige d'oignon, branche d'o- 
livier. 

Ti-Tvtus , titre qui élevé, infcription. 

Thal- JjU'a , grande eau , mer. 

Thal- AMWi , lit : on y eft élevé. 

Tui» , ToLto , élever , porter. 

Totero , fupporter , foutenir. 

Tellwj, la terre par excellence. 

ToLLo, celui qui tire de l'eau d'un puits. 

Titonium , taille , impôt. 

THoi«i , dôme, coupole, &c. 

TuMfio, être enfle, fuperbe , bouffi. 

TuMulus , émincnce. 



T^uultus , grand bruit. 

Temp/w/h, lieu vaile confàcrc à la Di-- 

vinicé. 
Ta/z, T£« , étendue en contenance ^ 

d ou : 
Tfneo , tenir , contenir, 
TiN^ , tonneau. 
Tui^ica, vêtement, 
Tvvtinus, gros poinToni 
ATTiriis, monceau de pierre. 
Taw , autant : Tantw , fi grand. 
Tero, brii'er. i KvJ. 

TxRdus , péfant , qui tciti grand tems " 

à marcher. 
Taurw/, taureau , grand, animal do-^ 

meftique. 
TuRGtfo, être enflé. 
TuRR/j , tour , grand bâtiment. 
TYKannus , le Seigneur de la Tour. 
Teg , étendue en couverture , d'où î 
Tego , couvrir : Tectkot , toit : 

Ticula , tuile : ATTEcia, cabanes. 
PRo-TEcr;o , proteélion , qui met à 

couvert. 
ToGtf , longue robe. 
TvGurium , cabane. 
Texo , faire un tilTu , une ctofîê poUf 

couvrir. 
TECH/za , tilfu -, tromperie ; fourberie, 
TiGjium , Ticilltim , poutre , foUveau. 
Tergkj , dos , (Sic. 



Indépendamment des Familles dérivées du même radical T , & qui pré- 
fentent des idées négatives , oppofées à celles-là , telles que Ten-«j5, petit, 
TEN*r, tendre , &c. 



Ori^. Lat^ 



è 



%• DISCOURS 

Forme de ce Diêlionnaire , & fcs avantages'. 

Nous ne nous Tommes pas contentés de claflTer les mots par 
grandes Familles : afin qu'on s'aflfurâc mieux de l'étendue èc de 
la vérité de nos principes fur les mots formés par Onomatopée ,. 
fur ceux qui fe lont chargés d'initiales, fur les aipirations q?jie 
remplacent les confonnes , nous avons mis à la tête de chaque 
lettre & par grandes maffes : 

i". Les mots formés par l'imitation àts fons. 

1°, Les mots auxquels par fucceffion de tems on a ajouté cette 
lettre en tcte. 

3*. Ceux ou cette lettre a été fubftituée à l'afpiration. 

La multitude des mots qui compofent ces trois dalles, & quî 
leur appartiennent de la manière la plus évidente, font une con- 
firmation vidorieufe des principes que nous avons préTentés" 
fur I Origine des Langues 8c fur la nature des mots radicaux : il 
cft en efFet telle lettre Latine dont la moitié des mots appartient 
à ces trois clafles , les lettres R & S , par exemple. 

Une chofe très-remarquable, c'efl: que la lettre V n'eft: com- 
pofée que de mots de cette efpéce -, elle n'en a pas un qui luî 
appartienne en propre ; ce qui lui c'a commun avec la Langue 
Hébraïqiiej Se cela devoir êcre , puifque ce fon V n'eft que 
l'adoucillement de rafpiration, la nuance la plus légère du paflage 
des voyelles à la confonne labiale. 

En voyant également que lés lettres riches en Onomatopées, 
font précifémenc celles auxquelles nous nous fommes afiurés , 
dans nos Principes fur les Langues , que la Nature avoit donné 
îcs propriétés relatives à ce genre de mots , on ne pourra douter 
de la certitude de nos Principes fur la valeur de chaque lettre. On 
ne fera pas étonné que la lettre N ne renferme aucune onoma- 



PRÉLIMINAIRE. A 

topée , & que la lettre R , au contraire , foi: lî riche en ce genre ; 
ce feront de nouvelles preuves que les hommes ne purent jamais 
s'écarter de la Nature , même en fait de mots. 

En fe rendant familières les idées que nous expofons fur cha- 
que lettre de l'alphabet à la tête de leurs mots, & qui fe rédui- 
fent à quelques chefs toujours puifés dans la nature 5 en y ajou- 
tant ce que nous avons dit fur les terniinaifons à la fin de notre 
Difcours Préliminaire du Volume précédent , &; en parcourant 
nos mots radicaux, on peut s'alTurer qu'on connoit la malTe des 
mots de la Langue Latine, qu'on pourra s'en rendre compte tou- 
tes les fois qu'on voudra, & qu'il eft prefqu'impoffible que l'ori- 
gine d'aucune famille de mots nous échappe. 

Lorfqu'en comparant nos Origines Latines avec les Diction- 
naires de cette Langue j on appert^oit que quelques lettres riches 
en mots dans tous ces Didionnaires , n'en renferment qu'un très- 
petit nombre dans celui-ci; bc que cette différence prodigieufe 
a fur-tout lieu pour les voyelles, pour les mots en A, E,I, OjU, 
on n'a point de peine à convenir du principe que nous avons 
déjà pofe , que c'efl: dans la valeur de chaque lettre qu'il faut 
<:hercher la caufe de ks mots •> & qu'il n'eft point étonnant que 
les voyelles renferment fi peu de mots efFedifs , puifqu'elles for- 
ment la langue des fenfations, qui eft fi promptemeni épuifée. 

On voit en mcme tems la vérification de ce que nous avons 
dit, que chaque voyelle étoit relative à un fens particulier; 5c 
combien efl: juflre celui que nous affignâmes à chaque voyelle, en 
avanc^ant qu'A défignoit l'avoir , la pofleflion ; E, l'exiftence j O, 
-l'oL-il j la vuej OU , l'ouic. 

On y verra auiïi la vérité de ce principe , que dans les mots 
formés de confonnes, la voyelle n'eft rien, changeant fans ceflè 
non-feulement d'un peuple à l'autre, mais auffi chez le même 
peuple , pour former divers dérivés. b ij 



xîj DISCOURS 

C'eflainn qu'on voie le primicif Fac , d'où (t forma le pré- 
fervtFAC/o, faire , devenir, Ff.C dans le précéric, & FiC dans- 
tous les dérivés & dans cous les compofés de Fac; ef-Y\Qax y 
cf-Vicium. 

Si A fe change en I, O devient également U , (S, &c. On 
oie punio- &c ptena : munio , mœnia & amm ; punicus ôc pœnicus , &c. 
Ainfï nos Orig-ines Latines , en abrégeant l'étude de cette 
Langue , démontrenp la vérité des Principes du Monde Primitif^ 
hc nous font aller à grands pas vers la Langue primitive , fource- 
de toutes les Langues. 

On s'ert convaincra fans peine par le jour que nos Origines 
Latines répandent fur celles de la Langue Grecque S: des Langues 
de l'Orient Se du Nord: en efFet, comme les Latins ont emprunté 
prodigîeufement de mots grecs, outre ceux qui leur étoienc 
communs avec ce ptuple, nous avons eu une occafîon très-natu- 
relle de rendre compte d'une foule de mots grecs , donc l'origine 
étoît abfolument inconnue, & qui deviennent autant de preu- 
ves de la facilité avec laquelle nous conduifons nos Lecteurs à. 
l'origine du Grec, de l'Oriental, des Langues du Nord, &c. 
'■■'';Les rapports de la Langue Latine avec celles de l'Orient fonc 
également fi fenfibles(5i tellement inconteftables, que nous nous 
fommes lafles plus d'une fois d'en faire ufage, crainte de trop 
empiéter fur nos Origines Orientales. 

Ainfî, ct% Origines Latines deviennent des avances immenfês 
pour quelque Langue qu'on veuille cultiver. 
' Ajoutons que l'arrangemenî des mots par radicaux , réunit ct% 
avantages inexprimables de conduire à des étymologies auflî 
iîrapics que furesi de réduire au plus petit nombre poffible fa 
maiTe effroyable ^ts mots ; d'apprendre aux hommes à les clalFer 
eux-mêmes, fans être obligés de recourir fans cefTe aux Didjors^ 



PRÉLIMINAIRE. xiîj 

naircs ; c'eft un fil qui Faic fordr aifeincnt d'un labyrinthe qui 
fembloic inextricable. 

A ces avantages fe joint encore celui de fixer , de la manière 
k plus alîtu-ée , le Tens de chaque mot par leurs rapports plus ou 
moins rapprochés du fens primitif ôc naturel, qui ("eul peut fervir 
de guide pour découvrir le fens de toutes les idées figurées, allé- 
goriques, raécaphyfiques donc fe font revêtus flicceflivement les 
divers mots de chaque Langue , & fans la connoilTance def- 
quels on ne peut que tomber dans diverfes erreurs , d'autanc 
plus efîèntielles qu'elles feront plus ou moins liées aux plus grands 
intérêts des hommes, & au bonheur des Sociétés &: des Gouver- 
nemens. Nous ne finirions point fi nous voulions rapporter tout ce 
qu'ont produit de maux, l'abus des mots & l'ignorance de leur 
véritable fens : aucun Peuple, aucun Etat qui n'en ait été la vic- 
time d'une manière ou d'une autre. 

Nous avons donc cru rendre un fervice eflenriel aux Lettres 
Se aux Sociétés en nous occupant de ces Origines y &: c efl avec 
Ja plus vive fatisfaclion que nous apprenons qu'on employé déjà 
avec fuccès cette Méthode pour i'inftruclion des Jeunes Gens : 
qu'il en eft qui fe tirent d'affaire au moyen de cette doctrine fur 
les mots radicaux £c fur leurs compofés, dodrine qui eft. celle de 
la Nature, plutôt que la nôtres bi. cela doit être ainfi, puifque 
Ja marche de laNaturc eft toujours fimple ôc vraie ; & qu'elle mec 
en jeu,, non-feulemenc la mémoire , mais auffi l'imagination & 
l'entendement j cnforte qu'au lieu d'apprendre un mot triftemenc 
ou fans goût , on eft flatté d'en devenir en quelque forte le 
créateur, par la manière donc on l'analyfe ôc dont on en devins 
ie fens , plutôt qu'on ne l'apprend. 



XIV 



DISCOURS 



Manière defcfervir de ce D iclionnaire. 

Afin d'encrer dans refpric de ce Didionnaire, d'être au fait 
de la marche qu'on y fait, il faut commencer par étudier ce que 
nous avons die fur l'origine 5: la valeur àts terminaifons , (pag. 
•CCCXVI 6-: fuîv. du Difc. Prélim. ) 

Il faut eniuice Te mettre au f-aic des prépoficions Initiales qui 
entrent dans la formation des mots COMPOSÉS, ôc donc on trou- 
vera le Tableau à la fin de ce Difcours. 

Ces terminailons & ces prépoficions revenant dans chaque 
mot, on ne fauroic en analyfer aucun, fans le fecours des une* 
& des autres. 

II faudra enfuite fe former une idée de la valeur de chaque 
lettre , Se des principaux mots radicaux qui Tonc nés de chacune. 

On aura alors une idée necce &: exa^cle des mocs de la Langue 
Lacine Scde leurs fources, auxquelles on pourra dès-lors remonter 
f refque toujours par foi même. 

Pour y parvenir encore plus fûreme-nc , on devra fe former une 
idée jufte de ce que nous avons dit dans l'Origine du Langage & 
de f Ecriture , fur le changement àts voyelles les unes dans les 
autres , pour former des mots compofés , & fur la manière donc 
un fon ic fubftirue à un autre. 

Cependant , pour la commodité de ceux qui ne feroîent pas 
encore au fait de cette Méthode, nous avons fait fuivre nos Ori- 
gines j de la Table des mots Latins, par ordre alphabétique, en 
fupprimant à la véritéla plupart de ceux qui font compofés d'une 
prépofition initiale 5 ainlî on cherchera ceux-ci, non par leur 
première fyllabe, mais parla féconde. Pour trouver, par exem- 
ple , dans nos Origines le mot Adhibeo , on cherchera dans la 
Table la fyllabe /fz/', qui donnera le renvoi 2. fous la rachie Hab^O} 



PRÉLIMINAIRE. -scv 

f A fe changeant en I, fuivanc ce c]ue nous avons déjà obfervéi 
Cette manière de chercher les mots Latins, n'eft pas \ la vérité 
auffi commode , pour le moment, que la méthode ordinaire j 
mais ce petit dclagrément fera bien racheté par la facilité qu'on 
acquerra de faifir à la fois une prodigieufe quantité de mots,.. 
& par l'avantage de recourir beaucoup plus rarement aux Dic- 
tionnaires. 

Cette Table efl fuivie du Tableau àts mots radicaux diflribués 
par voyelles ôc par touches, On peut le regarder comme la quin- 
tefTence de la Langue Latine, comme un excellent moyen de fc 
rendre raifo-n de fous les mots. 

Ohjets du Volume fuivanf. 

Nous nous propofions de donner immédiatement après ce 
Volume les Origines Grecques Se enfuite les Origines Hébraïques, 
traitées toutes deux de lamêiiie manière, & d'après les mêmes 
principes ; mais la plupart de MM nos Soufcripceurs demandenc 
Crève pour les Langues 5 qu'elles foienc entremêlées d'objets moin» 
(ecs, plus riants , plus reati Fs aux cho(c.s qu'aux motSi 

Notre huitième Volume n'aura danc point les Langues pour 
objet : ce fera un Recueil de DilTertations ou de Recherches 
abfo'ument neuves fur plufieurs objets importans & curieux : fur 
l'origine antique du Blafon , fur celle des Monnoies, furie Bou- 
clier d'Achille , fur le jeu des Tarots, fon objet intéreffant & fa. 
haute antiquité \ un eCai d'Hilloire Orientale pour le ièptieme 
^écle avant Jefus-ChriO:, qui contiendra des vues neuves fur les 
connoilTances de ce tems-là , avec une Carte de notre façon : la 
Galerie des fcpi Rois de Rome & leurs rapports avec k Gouver- 
nement Romain & avec les connoiirances allégoriques des 
Anciens, Nous mettrons A la tête une revue générale Se rapide. 



A'u.i 



'^LMv^ 



xvf DISCOURS 

àzs Volumes que nous avons déjà donnés au Public , S: dz^ vérités 
qui en réfulcenc d'une manière conftancej de même que des vues 
générales fur l'écac primitif de l'homme , vues qui deviendront le 
lien de ces grandes vérités, &; qui en feront une bafe inébran- 
lable. 

Evéncmens divers. 



La fin de ce Volume a été marquée pour nous par àti événe- 
mens d'un genre très-diiFérent, & qui coup-fur-coup ont excité- 
toute notre (ênfibilité, 

I. La mort a troublé dès le commencement de cette année 
çlùj'> 1^ JliUA\â! lune Société chère a notre cœur, que nous avions contraclée 

depuis dix-fept ans avec deux Amies , auxquelles je devois en 
<jue!que forte mon exiftence au milieu des travaux, des peines 
i^ des épreuves de toute efpéce , que j'ai eu à fubir dans cet efpace 
de tems où j'ai été livré fans relâche aux objets du Monde Pri- 
mitif. Un de ces rhumes qui ont fait tant de ravages cet hiver, 
nous a enlevé prefque fubitement une des trois perfonnes qui 
compofoient cette lociécé; quiprenoit le plus grand intérêt a cec 
ouvrage & à fon fuccès * & quij,dans un tems où ma fîtuarion étroite 
ëc bornée ne me permettoitpas de me livrer à tous les frais d'une 
pareille entreprise, eut le courage & la généroiîté, elle qui pei- 
.gnoic&qui deflinoic avec autant de grâce que de vérité, de fè 
livrera la gravure, afin de m'aiderpar fes travaux dans un projet 
auffi vafte , & dont elle fentoit toute l'importance. C'efl elle 
qui a gravé les Monumens renfermés dans le premier & le qua- 
trième Volume , & nombre d'autres , dont une partie encrera 
-dans le huitième. La reconnoiifance , le (ouvenir de fes vertus, 
de fes lumières 6c de fa confiante amitié , me feront fentir à 
-jamais la perte que j'ai faite en MUe. L. .. Il n'elt aucun de ceux 

qui 



jfcjv i 



PRÉLIMINAIRE. xvf; 

qui prennent quelqu'intércc au Monde Priraitif Se à fon Auteur, 
qui n'en aient été touches des qu'ils en ont été inftfuits: 6c que 
devicndroient les Gens de Lettres livrés à de grands travaux, 
cnfans pour eux-mêmes, s'ils ne trouvoient des perfonnes géné- 
reufesqui prévinfTent leurs befoins &: diffipafleut les effets d'une 
trop grande folitudc ! ^ / 

II. Peu de jours après ce douloureux événement, I'Acâdémie ^ ^^'^ J^nlM^^t^ 
Françoise nous décerna le legs annuel de feu M. le Comte 
de Vaihdk , dont elle avoit à difpofer pour la première fois. 

Cet événement inattendu 6c infiniment précieux, excite toute • 
notre reconnoiflance, 6c nous nous empreflons de la témoigner 
publiquement, ainfi que pour la manière diflinguée dont ce choix 
a été annoncé dans les papiers publics de la Nation. 

Nous le regardons comme un encouragement des plus flat- 
xeurs 6c des plus honorables pour la continuation de nos travaux.' 

Ce fecours d'ailleurs ne pouvoit venir plus à propos pour con- 
trebalancer les pertes auxquelles nous femmes expofés par U 
guerre : Mars 6c les Mufes ne s'accordent guères. 

III. Dans le même tcms, un Homme de Lettres ayant inféré 
dans le Mercure une efpéce de critique de nos vues étymologi- 
ques , comme fî elles fe réduifoient à ces étymologles arbitraires 
de la première efpéce , dont nous parlions il y a un infiant 5 nous 
avons eulafatisfaclion de voir deux Hommes deLettresenprendre 
Ja défenfe, l'un dans le Journal de Paris, l'autre ààns \t Mercure: 
ces Réponfes font fi intéreflantcs, 6c nous y avons été ({ fenfi- 
b'es, que nous remercierions volontiers l'Auteur de la Critique de 
les avoir occafionnées. 

ÎV. Dans le même tems nous reçûmes de Cambridtre , en 
Amérique, divers renfeignemens fur les Langues des Indiens, 6c <- 

que nous devons à M. Stcphcn Se^'ALL , Prcfeiîèur en Langue M'' '^'^^ ^^dUL 



Ortg. Lat. 



xvii) ' DISCOURS 

Orientale dans l'Univerfité de cette ville Américaine ; & à M» 
', karvliti Gédéon Hawley , qui remplit avec fuccès, depuis vingt ans , !a 
place de Miffionnaire chez les Indiens appelles CapeCod, Ce der- 
nier a joint à Tes renfeigneraens un petit livre Indien Si Anglois, 
imprimé à Boflon d'Amérique , ic qui eft un abrégé d'Inflrudion 
Chrétienne pour les Enfans. 

C'eft: une augmentation de richefles furies Langues de l'Amé- 
rique, relativement auxquelles nous raflemblons le plus de voca*- 
bulaires & d'objets de comparaifon qu'il nous eft poffible j ils 
donneront lieu à une DilTertacion intéreflante , que nous ferons» 
paroître le plutôt qu'il nous fera poffible 5 oc nous invirons inftam»- 
mcnt tous ceux qui aiment les Sciences,Si qui auroient des Ouvra^ 
ges propres à augmenternosconnoilTancesen ce genre , de vouloir 
bien nous les communiquer , afin que nous puiffions en profiter & 
en faire jouir le Public qui fera de moitié dans notre reconnoiflance* 

TABLEAU 

ï?ff Pùpojîtlvu^ Latines & des Prèpofuions Grecques qui fervent à former en 
Latin des mots composés en je mettant à la tite des mots radicaux. 

1. Prépofitions Latines, 
X, qui s'écrit auffi Ab , Abs , pour éviter l'hiatus , & qui fe prend toujours- 
dans un fèns privatif. 
'AD , prononcé aufïï & écrit A? , At, Al, &:c. [fuivam que le mot radical 
commence par F, T, L, &c. Il défigne l'aftion d'ajouter, d'apporter .*- 
c'eft l'inverfe d'A. 
'Ante , qui défigne l'antérïoriré , l'adion de précéder. 
CiRc<», CiKcum, mots formes de Cer, Cm, cercle, révolution, & qa^ 

défignent la propriété d'être autour. 
GuM , qui s'écrie auffi Co , Col, Cor, Con , Com, Comb, pour cviteSv' 

l'hiatus , & qui défigne la réunion , la qualité d'être avec. 
De , qui défigne l'aûion d'ôter , de féparer. 
Di , Dis , qui défgnent l'oppofc , l'exccs. 
£ , Ex ^ qui défignent l'adiou de forcir, de aiettrç hots^ 



P R Ê L I M I N A I R E. xH 

ExTKA \ qui dcfignant les mêmes idées , y ajoute celle d'être hors des 

règles ordinaires , d'être au-delTus du connu , &c. 
In, devenu également Im, Il , Ir, Sec. devant les mots qui commencent 

par M , P, L, R , &:c. Cette initiale réunit trois fens ditîèrens , fulvans 

qu'elle appartient à trois radicaux dilîcrens. 
L'un venant de Im, grand, vafte, défigne l'exiftence étendue. 
L'autre venu de Ain , non, défigne la non-exiftence. 
Le troifienie venu de En , d^ns , marque la qualité d'cxifter dans, en, &c.' 
Inter, Intra, Intro, déiîgnent la propriété d'exifter entre, ou dans 

l'intérieur. 
Ob , devenu Oc , Of , Op, devant les mots qui commencent par C , F , P , 

&c. défigne l'aciion de mettre devant , en face , en devant , fur la 

fuperficie. 
Per, défigne conftnmment la perfeélion , la plénitude, l'adion d'aller-' 

auffi loin qu'il foit pofTible. 
Pr^ , Cq rapporte à l'idée de premier , de chef, de cîme , d'extrémité. 
Pr.^T£r, la qualité d'aller au-delà, outre. 
pRo , devenu Prod devant une voyelle , défigne l'aâion d'être en avancV. 

de s'étendre au loin ; comme cette prépofition s'écrivoit & fe pronon-- 

çoic primitivement PoR,cetre orthographe s'eft conlêrvée dans quelques 

mots Latins ; PoR-Rii5«;re , par exemple- 
PROPTER , à caufe , en faveur. 
Re, devenu Red devant les voyelles, marque la réitération d'aélion , de 

fituation ; 2°. l'aciion de fe porter contre, l'idée de fens contraire, ce 

qui eft une efpéce de réitération , comme dans Rn-PELLere , repoufler , 

mot-à-mot , l'aélion de poulTer en fens contraire. 
Rî-VEL^re , révéler : mot-à-mot , porter le voile en fens contraire ; 2". la 
longue durée d'une manière d'être , parce qu'elle en efl: comme une réi- 
tération confiante. 
Retrô, (jamais abrégé en Re, comme l'ont cru quelques Savans , ) \ï 

défigne l'aâiion de porter en arrière. 
Se, défigne l'action de porter à l'écart, de fcparer, 
SiN pour Sine , & qui défigne la propriété d'exifter fans telle qualité.. 

Sw-CiK-us , mot-à-mot , le miel qui efl: fans cire. 
SuB défigne la qualité d'être fous, au-deflbus; 2°. une nuance au-^clToiJâi 

.un peu , prefque ; il devient Suc ^ 5vr devant Ç Se R, 



XX DISCOURS^ 

SuBTER, la qualité d'être ou d'agir par-defTous. 

Super , la qualité d'ctre deflîis, par-defliis, au-de(ïùs \ i". par conféqueat 

Te xccs , l'au-delà , le refte. 
Sus , l'idée de haut , en haut , de bas en haut. 
Tra , en travers. 
Trans, r.ude!à ; i°. de l'autre coté. 



MuLTK/w , beaucoup. 

Ne ; non , ne pas. 

Omn/'j y rour. 

Sat/j , aflTez , fuffifàmment. 

Semi , moitié , demi. 

Semper 5 toujours. 

Ve , privation , négation. 



Adverbes Latins employés comme initiales^ 

-Bene , bien. 

Bijdeux, Bi-Vi'js jTri, trois ; DEcem, 

dix, bec. 
E ajouté pour augmenter l'intenfité du 

mot: de Sem , figne, on fît Exem- 

vlum , modèle. 
Aï A , grand. 
Mâle , mal. 

Prépojitions initiales Grecques , tranfportées en Latin, 

Amphi , autour. Latuis. 

An A , au-^deflus , dereche£ 
Amti , pour , au lieu. 
Apo , loin , hors , \" Ab des Latins. 
Arkhi , à la tcte. 
Cata , en bas , au-defTous , vers, 
'DiA j par. 
Epi , fur. 



HoLO , tout. 

Homoe , la fimultanéité, l'identité^ 

Hyper, fur, le fuper des Latins. 

Hypo , fous , le fué> des Latins. 

Meta , avec , entre. 

Para , par-dciïus , outre. 

Péri , autour. 



Hemi, moitié, demi, le Scmi deslSvN, avec. 

fin du DiJcQurs Préliminaire, 




DICTIONNJIRE 



7n 



DELA LANGUE LAT. 



7y4 



MOTS LATINS-CELTES, 

ou DÉRIVÉS DE LA LANGUE CELTIQ^UE, 



JL A Lettre G , fepticme de l'Alpha- 
bet Latin & du nôtre , croit la 
troificinc dans l'Alphabet Grec & 
dans l'Oriental. Elle s'ccrivoit C 
dans l'Alphabet primitif des La- 
tins , comme nous l'avons prouve 
da^is notre Difcours Préliminaire , 
pag. cclxviij : alors C croit la foible 
de K. Bien-tôt il acquit lui-même 
toute la valeur de K : alors il fallut 
un autre caradcre pour fâ pronon- 
ciation foible , ce qui fit inventer 
la Lettre G Latine , qui dcbu(^ 
quée par le C , & réduite à cher- 
cher une autre place , alla dépo{^ 
féder de la fienne la Lettre Z qui 
ctoit la feptiéme, & qui devint la 
dernière. 

Comme la Lettre G fc pronon- 
ce de la gorge , elle devint natu- 
rellement le fignc des idées relati- 
ves à la gorge , au gofier , aux fons 
gutturaux , &c. C'efl: ici une gran- 
de fource des mots en G. 

Qu'on ajoute à cela une foule 

de mots en L & en R qu'on a fait 

précéder de la Lettre G; grand nom- 

I bre d'onomatopées ; & quelques 

mots où G a pris la place de î'af- 

Orig, Latt 



piration , & on connoîtra l'Ety- 
mologie de la plupart des mots 
Latins en G. 

Onomatopées. 
I. 

G A L L I A. 

ALLIA, les Gaules , cft le 
nom primitif du Pays qu'on ap- 
pelle auiourd'hui F Pv a n c e. G a l- 
I.US étoit le nom de celui qui en 
étoit habitant. On s'cft donné 
beaucoup de peine pour en dé- 
mêler l'origine : les ans l'ont tiré 
de Gallwj, coq ; d'autres de Gal , 
qui en Grec fignifie lait , blanc , 
&c. Tous fe font trompés ; aucun 
n'a vu qu'ici la Lettre G n'ctoic 
point la Lettre radicale; qu'elle 
avoit pris la place de W , comme 
dans un fi grand nombre de mots 
François > ( voy. Orig. Franc, col, 
^^^& juiv.)\ qu'on difoit dans 
l'origine Wallm , Wallkj , nom 
qui llibfifte encore dans , celui de 
WALLonj , Habitans de la Flan- 
dres, qui conlèrvcnt ainfi l'ancien 
nom des Gaulois ; & dans celui de 
Walu* , que nous prononçons 
Bbb 



?;; 



DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 



7;<r 



Caucs , Province d'Angleterre., 
qui conferve cgalcmenc ainfi cet 
ancien nojn primitif de- nos Con- 
trées. 

Ce Ivroni-efl: une vraie Onoma- 
topée, venant de Wal , ou al, 
nom primitif des flots , ôc par con- 
féquent de toute côte , de tout ri- 
vage , de tout Peuple maritime. 

Aufll ce nom devint il celui de 
toutes les côtes d'Europe , depuis 
Fembouchure de l'Elbe en Alle- 
magne juiqu'à celle du Douro en 
Efpagne : ici, on trouve encore 
ce nom fubriftant dans celui de 
CAiice : là, vous en voyez les tef- 
tes dans la V/eft-PuAi/e , ou la 
Phalie Occidentale , par rapport à 
une autre Contrée plus voilme de 
l'Elbe , appellée Vnxiie Orientale : 
nom qui n'étoit qu'une altération 
du n.ênie Wall dont nous parlons. 

Ne (oyons pas étonnés que 
toutes ces Contrées ayent pris leur 
nom de leur voifinage de la mer , 
parce que les premiers Habitans 
de l'Europe s'établirent le long des 
grands fleuves 5c des Mers: on ne 
s'enfonça dans l'intérieur des terres 
que fucceffivement , à mefure que 
l'exigeoient les befoins ou une trop 
grande population. 

Gn^Al fignifie ercore auiourd. 
îlot, rivage dans les Dia'.eéles Cel- 
tiques: il a formé le nom duWAHL, 
" «n des bras du Rhin : i' eft deve- 
nu celui d'une ville de Suills, de 



Wahl-Stadt , firuée fur un lac du 
iy\cme nom ,mot-à-mct , ville des 
eaax. 

En Valdois , Gaule , fignifie 
encore un flot : Gaxjlé , Gaulée, 
celui , celle qui ayant marché dans 
des chemins pleins d'eau & de 
boue , n'a pas fu en garantir £ès 
habits , & en cft encore tout 
mouillé , tout bouc , & crotté. 

Il n'eft pas- apparent que ce 
foienc les Romsins- qui' ayent chan- 
gé le nom deWÀLL/tî en GAxiia: 
ce leront les Gaulois eux-mêmes : 
car c'eft-de ces- derniers- que nous 
tenons l'ufage <\e changer- en! G 
rant de mots prononces primitive- 
ment enW. De-là: 

Gallkj, *, Gaulois, François. 

Galùcus ■) a 1 um ; G/^ilicanus , a , um , 

de Gaule, de France. 
Giii-licé, à la Gauloik- . à 1\ Françoife. 
GAtliae ■, arum, galoches, chauilure dc5 

Gaulois. 
GaiUcus , i , Nord-Nord-Ell. 

II. 

G A L Lus , Coq. 

Galik^î, i , Coq ; en Celte & en Lan- 
guedocien un Gal ; c'efl: linii- 
tation de Ton cri. 

GfiLiina , a , poule ; i°. cygne , conflel-j 

lation. 
GAi-i-inula, ^ , poulette, poularde. 
Gt^ixinateuSia , utn ■, GM-Linarius; a,um, 
. de poule. ■ ' 

G^LLinjceuî , ei , F^tit coq jeune coq. 
GÀLLinarius i n , Poulailler, Marchafid 

de Yoiailk. 



vr? 



DELA LANGUE LAT. 



GALÙnarïum, /i , .poulailler , où Ce ju- 
chent les poule?. 

GALti-cmiim , if, le chant du coj : de 
Can, chant. 

GiLLi-Pugnariuin , 'i , combat de coqs. 
t. GaliuIo ,'-iirf; G&LLubfco ,-ere , muer 
de voix, entrer en âge de puberté. 

}. PAVo-<jALLtfj , i , Coq-d'Inde. 

III. 

GA N , cri du Renard. 

GANniw, ire, glapir comme le renard ; 
2.°, gronder ; j". piailler. 

£n Brec. Ganeil , claquer de mou- 
lin. 

GAN/îftw, ùs , cri, glapiffement des re- 
nards ; 1°. cri d'un chien qui carefle ; 
5°. plainte , gémiiTement ; 40. injure , 
calomnie. 

Ob-Gan/jjo ,-ire; Oc-GAmio ,-ire 1 gla- 
pir , crier comme un renard, corner aux 
oreilles. 

IV. 

"G A U , cri de joie. < 

Gau , 1 joie, plaifir, Cr. Gè- 



, "»5 



Gkvdliim , iif 5 THEO, fè réjouir, rire. 

GAvDimonium , H , réjouiflànce. 
GAVDÏoIum , i, gaieté. 
GAuDzaiir , e , divertiiïant. 
GwDibundus , a, um, tranfporté de joie. 
Gaxjdi-Loquus, a,um,de belle humeur, 

réjouiiïant. 
Gaudeo , es , gavifus fum , dere , être 

joyeux , fe réjouir. 

Composes. 

Cos-GAvoeoy-ere , fe réjouir enfem- 

ble. 
PrR-GAi'DfOj-ers , fe réjouir fort. 
Soper-Gaudîo , -ère t fe réjouit avec 
excès. 



V.. 



7^ 

gcmiiïe- 



G E-Kf j ^ crî ""aè' 'douleur , 

menr. 
GEMO,»«rf--, "i gémir, fe plaindre, 
GhMisco,-6rif,^ déplorer ^ regretter , 

geindre, 
GEuitus, f;;- , gémifTcmcnt. 
GkmuIus , a , um; GïKtebund'us,, a, um, 

foupirant. 
GEMonidei , um ; GzNites , (t , pierre 
prétieufc , qui foula/^cait, dit-on , les 
femmes en travail d'enfant. 
GEMon'iï ^cal(z ; Gïuoinï gradus , les 
degrés des foupirs , l'efcalitr des gémif- 
femens, place dans Rome d'oi'i l'on ptjé- 
cipitoit dans le Tibre les criminels. 
GEMwr/i , is , cors au pied , fort doulou- 
reux , qui fait gémir. 

Composés. 

Ao-Cf-Mo-ere , plaindre quelqu'un^ 
gémir avec lui. 

Ag-Gemo ',-tre , gémîr auprès de quel-j 

qu'un. 

CiRCUM-G£Mo,-ere., gémir autour. 
Con-Gemo ,~ere ; Con-GEMifco ,-ere , 

s'afflgeravec quelqu'un; z°. craquer, 
In-Gemo ,-ere ; ,lN-GE>ii/ro,,-_/cere , fc 

plaindre , déplorer. 
IIe-Gemo ,-ere , re^tentir de gémiflemens. 

y I. 

GIN; GL, .çrîs d'pw, de 
Poule, &c. 

I 
Giticrina , a f flûte qui fervoît aux 
cérémonies funèbres. 
En Gr. Giggras, flûre aux fons lu- 
gubres; mot qu'on prononce G1N2 

GRAS, 

B bbjj 



\ 



DICTIONNAIRE ETYMOLOG; 160 



1i9 

Gjvorinator , is , celui qui jouoit de la 
flûte dans les cérémonies funèbres. 

1. 

GiN-^no,fre, crier commet ^^^ ^^^^ 

une oie. ? . 

^ , • j. ^ tiennent a 

Gn^^rarw, ils, cr. dune ^ GAi.s,oie. 



GtAciio,-arej crier comme les Oies 
ou les Grues. 
GiAucito ,-are , abboyer, 
Gloc'w ,-ire ; Gtocito ,-are > glouITer , 
crier comme les poules. 
Giocitario , onis , glouiïèment des poules, 

Gï.octoroj-are, } crier comme lesCi- 
Cioitoro,-areA cognes, 

VII. 

G R , cris de dirers animaux. 



GracuIus , / , Choucas , ainfi appel- 
lé de fou cri i x p. Geai ; } •". for- 
te de poilTon. 
GRAc;fo,-are ; Graccj.o , 'sre , crier 
comme les oies. 

Graci/Zd , -are , caqueter comme une 
poule. 

l." 

CRocc/tf,-iV< , crier comme les Cor- 
beaux , croafTer. 

}• 

Grund/Oj-iV^, î grogner comme un 
Gru N«/o, Jr/, 3 pourceau. En Gr. 
Grvzo , gronder , grogner : 
G/Ji/iirZc , grogner. 

GRi'Nniruj , ùs f grognement , en Gr. 

Grullé. 



Gruj, /\Grue,ainfi nommée à caufe 

de fon cri. 
Gru» ,-iTe , crier comme les graes. 

5- 
Gryl/kj , j, grillon , infeûe. En AU. 

Grilli. 
GKiUo-arc , crier comme les grillons. 

6. 
GvKKio i-ire , faire le Roffignol , 
chanter comme lui. 
G, Gofier. 
De^ G défignant la gorge , le gofier, 
les fons gutturaux , le formèrent 
une multitude de mots relatifs à 
ces diverfes idées. 
I. 
G A R , babiller. 
Gar, mot primitif foible de Car,' 
Cra , crier , défigna les idées re- 
latives à la parole. 
En Grec Dorien , GARyo ; en Grec 
Attique GÈRyo, parier, rcfonner. 
GAKys & Gi?.ys f parole. 
El) Gall. Gair, > - 
En Bafq. Guer , V ' 
En Irl. Gair , cri, huée , bruir, 
GAiR/n , apel , nom, Sec, 

De-la ces mots Latins : 
1. GARHo.-jre, dégoiler , gazouiller: 

1°. caqueter , babiller ; 3*. plai- 

fânttr, railler. 
G\Kntide,-ire , ne faire que jafer. 
GARrifuj,ii.f ; GARritudo , inis y babil, 
ramage des cilcaux. 



iiSi 



DE LA LAN 



Gp:B.rul'itas, atis , caquet, bavardage, 
Of.Rrulut, a, um , babillard , difcourcur. 
G^Rrulofus , a,um, grand caufeur. 

1. lNT£R-GAR.n"o,-/>;,babiller enfem- 

ble. 
Ob-Gaktïo , ire , gazouiller, ramager. 
3 . CERrte, arum , mots en l'air , ba- 
gatelles , fottifes , fornettes. 
Graro , onis , badin , difeur de riens. 
CoN GrRro , onis , camarade de jeu ; 
1", homme , femme de compagnie. 

II. 

G U L , bouche. 

D.* G, gofier,fe forma le Celte Gul, 

GuEAL, en Bas-Br. Gueaul, en 

Irl. Gvil> , bouche , gueule. De-là 

cette famille Latine. 

Guia , a , gofier , gorge ; 2^. gour- 

mandilc , intempérance. 
Gi'LO, onis , goulu , gourmand. 
('vLofus,a, um, de la gounnandife ; i". 
goulu , vorace. 

GvL^fé , avidement , goulûment. 
GvlLocce , arumt écales de noix. 

Gu Mas }<e) } 

GuMM,«,lS°"''"*"'^'Blouton. 

m. 

G u T T , Gorge. 
Cvztur, is ; i ^, Gofier , gorge ; 2°. 
tuyau d'un foufïlet par où le vent 
palTe. 

GvTturefus , a , um , qui a un grand 

goiîer; i». qui a la gorge enflée. 

GvituTaHs , e, qui prononce du gofier, 

IV. 

G U R G , Gouffre , 6ce. 

Du primitif GuR , gorge, en Celte 



GUE LAT. G 762 

GoRG , GoRCH - Fan AU , gofier ^ 
gorge , fe forma cette fan.iUc. 
GvKces, itis , abîme, gouffre. 
GvRGuJlium, U; GvKcuJliohim , U , gar- 
gotte , cabaret borgne ; 2», cabanne , 
mailonnette. 

Composes. 
Ex-GvRci:o,-are , regorger. 
Ex-GvRoitatio , onis, regorgement. 
E-GuRGiw, -are, jettcr dehors, prodi. 
guer. 

In-GuRcffo t-are , faire excès de boire Se 

de manger. 
ln-GvRoitam, on's , goinfrerie, exaès 

de nourriture &(. de boifîbn. 

V. 

GUST, goûr. 
De G , bouche , fc formèrent : 
Le Celte Gwews, lèvre. 
Le Grec Civâ , goûter ; au fut. 
Geuso , mots oïl G fe pronon- 
ce Gue. 
De-là cette famille Latine. 

GusT«j,«j,lefens dugoijt, le goût, 
1^ L'aftion de goûter. 
5 0. Entrée de table. 
49. Difcernemcnt, fentimcnt. 
Gvsrulus, 1, petite entrée de table ; i». 

œufs , par lefquels les anciens commcn- 

çoient leurs repas. 
GvSTo ,-are, tâter , eflayer pour le goût j 

1". prendre fon repas , manger, 
Gvsratus , ûs , le goûr. 
GvSTarium, ii, goûter , collation; %*. 

bâtiment de mer. 
Gi'STfltio, onis, entre'e de table ; premier 

fervice. 
GvSTjtorium, ii ,neu cù l'on faifoit la 

collation; 1", vdfc cù l'en buyoit. 



7(?j DICTIONNAIR 

Composés. 

D£-GvsTo,-are , goûter , tâter; i^. 
éprouver , ne dire qu'un mot d'une 
chofe. 

"DE-GvsTatio , onis y eiïai , l'adion de 

goûter. 
In-Gusto ,-ar« , faire goûter. 
în-GusTatus , a , um , qu'on n'a point 

encore goiité. 
iN-GvSTabiUs ,e , dont on ne peut goûter. 
Pr^-Gusto ,-ure , i°. goûter le premier ; 

1°. faire l'efîai. 
Pp.iE-GuSTafor, ij,qui goûte le premier. 
Re Gusto y-are , goûter une féconde fois. 
RE-Gt-STafio , onU , l'aftion de goûter 

une féconde fois. 

Binôme Grec. 

OEno-GEUSTf.f , is , Tonnelier : d'oi- 
nos , vin, & de Geuô , goûter. 

G A B , fort, élevé. 

De Gab , fort, élevé , mot primitif, 
fe formèrent les familles lui vantes^ 

I. 

I . Ga'buIus, i, potence, gibet ; de Gab, 
élevé. 

i. GxBata . 9 , jatte, faladier ; z". 
lieu haut & pavé. 

5 . Eti-Ci^ata , orum , petites figures 
creufes mifes dans des vafes pleins 
d'eau, où elles fe meuvent. 

^. GABulium, a. Aromate d'Aiabie, 
qui doit fou nom à fon odeur for- 
te & pénétrante. 

II. 

Cisha, «; GiBi>us , i , boffe. Du pri- 
mitif Gab, élevé , en Hcbr, UA » 



E ÉrYx-^^OLOG. 7^t 

Gai> , bolTe , dos , éminence. 

Giuter , B. y um , 1 
GibIus, a, umy f boflu, convexe» 
Gizbofus , a, um , ? voûté. 
Gisherofus , a , um y \ 

III. 

GuBERNO,-rtre , gouverner , terme de 

marine , tenir le gouvernail ; i". 

adminiftrer , conduire , avoir le 

gouvernement. 

Grec GuBERNo. Hebr. "^35 » G^b^r , 

avoir la force , la puilTImcc. 
GvTiernaculum , i, timon, gouvernail; 

1°. gouvernement , conduite. 
Gv^erna'ioy onis; GvBernium , ii , gou- 
vernement , conduite d'un navire , le 
travail du Timonier ; i°. adminiftration. 
GvBernaror, is , pilote , timonier; î°. 
Gouverneur: qui ert chargé de la con- 
duite : qui eft commis à l'adminiftra- 
tion. GvBsrnaniXyisyCCilc qui gouveri 
ne . Gouvernante, 

AD-GvBerno y -are y gouverner, admi- 
niftrer. 

G iESum, 

Pique , Javelot y 

GJBsum , i , étoit le nom de la lance , 
de la pique ou du javelot Gau- 
lois. 
Les Grecs en firent le mot Gauos. 
En Bafq. Gesî , dard. 

Il fut formé du Celte G as , ra- 
meau , branche , mot q[ui fubfifte 
encore en Irlandois. 
GAL, 
rond. 
G A'. , défigna dans la Langue primiti- 



7<î5'- D E L A L A N 

vc les objets ronds & durs, coin- 
me la tête, les cailloux , iScc. De-lÀ 
nenibre de mots en Gal , Gla , 
5cc. 
En Or. h^l & dS: , G ail, Gu/m, 
rouler , 

Gal-gal , fplicre. 
GiiLLoTh, boule; de-là 

I. 

Ces familles Greco-Latines. 

I. CoNGYLt.î , /j , rave ronde , en 
Grec GoGGYLis , qui je prononce, 

GoNGYLii. GOGGYLOJ- , rouJ. 

1. Ana-Gali/j, idis , mouron: fon 
fruit eft rond comme une noi- 
fette. 

1. G ALLA , <e, noix de Galle. 

4. Gangujo«, a y i loupe , tumeur. 

ChHchon , ii , 3 Gr. Gagglion, 

qui' je prononce Ganglion. 

j. Gauluj, i , fiùte , pinque ; i.°. 
gondole -, }'. talTe. Gr. Gaulos; de 
ÎOr. '^i , Gal , rond. 

II. 

I^Glans , </fj; 1 ''. Gland j 1**. boil- 

le de plomb. 
GLAî.'ia/d , <E , petite glande. 
QL.-ji'^îrJw, a , um , où il y a beaucoup 

de giand. 
Cji.L-^iulofus, a , um , plein de glandes. 
QL/iAclium', a ; GLANdioTiica , x , glande ; 
. iP; laâguier . gorge de cochon falé. 
Gl-,'<M! ;/fr , a y um , qiji porte du gland. 

2 . Glan«j , j , ^ forte de poilTon qui 
GtANij , cfij,j avale l'amorce fans 

fe prendre. 



GUE LA T. GAL ^66 
III. 

CtoBus ,1, "i 1 o. boule , globe , pc- 
GLoBK/rt, i,\ loton j 1°. multitude , 
foule aflTemblée. 

GlobuIus , i , petite boule ; i". petic 

bignet. 
Gi-OEor i-.iri , s'arrondir, fe mettre par 

pelotons. 
Gi-osoftras i is , rondeur. 
GLcscfits, a , um , rond , formé en rond. 

C O M V o s û s. 

CiKcu;ji-Gioho ,- are , amalTer en 
rond , autour. 

Con-Gloeo ,-are , affémbler en rond , 
arrondir. 
Coh-Globs^'o, onis , peloton, monceau, 
CcN GLOB.irÎOT, en foule , en un tas. 

IV. 

GtOMer , 
G\.ouus . 

GlomuIus , i.i CLoMÏcellus , i , petit 

peloton. 
GtcMero y-are t amaficr en rond; i", 

mettre en peloton,- 
Glcm iratio , oriis , entrelacement; x?» 

allure d'un cheval qui va l'amble. 
Gi-aMeramen , inis , amas , tas. 
GLCMerarius , a , um , qui dévide en 

pelorons. 

GLOMsra:lm , en pelotes. 
GhOMerofus , a , um , ramafTé en rond, 
GhoM-rabilis , e , qu'on peut mettre en 

pelotons. 

Composes. 

Ac-GioMero ,-are,rou\eT tout autour ,' 
dévider; i°. attrouper, aiTembler, 

Ccti-GLOMsTO ,-are, dévider en pelotons , 
aflemblcr en un lieu; 2", mêler, faire 
une pâte. 



> pelote , pelo 



oton. 



^6-7 DICTIONNAIR 

In-GtoMiro ,-flre,cnta(rer, accumuler. 

V. 
GLEBd,û!,motte de terre en forme 

de boule. 
GiEBuZd , œ , petite motte. 
GiEBq/ùj ,(i,um; Glebu/^i'"^ ,«,««, 
plein de mottes , qui eft en malTc. 
GLEBu/ir, e , de motte de terre. 
GLEBariux, ii. Laboureur, qui rompt les 
mottes de terre. 

VI. 
Gi.ARf«, <B, gravier, fable. Gr, KAtA.- 
Ron, i/ani Hesych. De Cal, Gal, 
Gla , pierre , caillou. 
GLARfo/a, ai , menu gravier. 
Gi.AB.eo/uJ , a , um , couvert de fable. 
GAL, 
Jaune , vcrdârre. 

Du primitif Haï-, foleil, couleur du 
folcil , fe formèrent ; 
Le Cek. Gal , Gel , jaune. 
Le Theut. Gahl , Gall , Gelb , 
jaune > verd pâle. 

Galle , bile, fiel , à couleur 
jaunâtre. 

De-là cette famille : 
i.GA\.ba,<z, ver c^ui natt dans le 

clicne verd. 
i. GKi.hulus, i, noix de Cyprès, 
}. GALBaram, i, gomme ou liqueur 
odoi-iférante , tirée d'une plante de 
Syrie ; en Héb. HisSn , chelbeni, 
Galbanon. 
4. GKfs.inatui , a , t'm,7 babillé d'un 
Cx\.^cin(itus ,a,uin, i '^vêtement 



E ÊTYMOLOG. 7^^ 

verd pâle i 1'. frotté de gal- 

banum. 

GhiBaneus ,a,um, ^ verd pile ; i'.' 
GAiBm«ux , a , i/m , S efféminé , mou ; 
Gaibwux, a, u/n, 3 j9. de galbanum, 

V , S Loriot, oifeau. 

GA.tgulus , l J 3 

GAL, GEL, GL, 

Eclatant , agréable. 
Gal, prononcé également Gel & Gl , 
cft un primitif qui défigna tout ce 
qui eft éclatant , agrcible. 
Les couleurs. 
Le blanc éclatant. 
La gloire. 
La beauté. 
La joie. 
De- la diverfes familles : 
En Mogol , Galc , blanc. 
En Irl. Geal , blanc , net , pur , & 
toute fa famille. De-là , 
I. 
GLAS, 

Verd , Bleu. 
Du Celt. Glas; i«.nomde couleur; 
2 0. nom de la gucfde ou paftel , 
fe formèrent : 
I. Glastkot , i , paftel , guefde : plan- 
te dont les anciens Gaulois , les 
Bretons en particulier, fe fervoient 
pour fe peindre Iç corps. 
1. GLAUcttj,<i, um, verdâtre , verd 
de mer ; Gr. Clavthos , bleu , 
azuré. 
Gi-Avcinus , fl , um, verd clair. 
Gi-Aucon2fl,œiGiAuco3«a,"J>nialadie 

de 



169 



DE LA LANGUE LAT. GAL 



770 



de l'œil , qui devient vcrd , ou voit tout 
verd, 

if. GLAucjw/72,ii,(orte d'oifcau; plan- 
te. 

5. Gl Avcioius y i , cheval qui a l'œil 
vairon. 

6. Glaux , Grec & Lac. Chouette 
aux yeux bleus ; 1°. monnoic avec 
l'empreinte d'une Chouette ; 3°. 
erpéce de danfe. 

7. Tri-GlA y {B , J mulet, poiflon ; lO. 
T&i-GLida, a, f pierre précieufe ; 
Tai-GLiTex, œ , C enGrec, Trigla , 
Tfi.i-GiiTij, idis ,J Triglis; de Tris, 

trois , & Cela. 
II. 

'i, GAteoSf lis , Lamproie ; i°. Her- 
mine ■■, Gr. Galeos. 

a, Gxï.eotis, te, e(péce de Lézard en- 
nemi du Serpent ; Gr. GaleÔtÊs ; 
il doit fon nom à /es caches brillan- 
ces. 

GAi.for<,d/-KOT, interprètes de pro- 
diges. 

j . CAiena , œ, mine de plomb. 
II L 

Giis, iris, loir, marmotte. On a don- 
né une multitude d'Ecymologies 
de ce nom : je n'en (âurois adop- 
ter aucune. J'y vois le mot Celti- 
que Glwys j agréable, charmant, 
blanc; i°.gras. 

GLiRarium , H , Heu où l'on nourrît des 
loirs , trou de loirs, 

VEK-Gtisco-ere , devenir gras ; de | 
Orig. Lot, 



Glis , blanc , éclatant. 
IV. 



Glos , oris , Iceur du mari , belle- 
(œur de la femme ; i°. forte de 
fleur. Gr. Galoos de CalÔs , Héb. 
r\;3 , Cale , bru -, de Gal , beau j, 
charmant. 

V. GAL, laïc : blanc comme du 
laie. 

i.GA-Lucîisj tiiis , cichymale , Gr^ 
Galakiis ; de Gal , lait, parce 
que cetce plance abonde en fuc 
laiteux. 

1. GALaHiies , a, pierre d'un blanc 
laiteux. 
CAta&o-Poia, X , qui boit du lait. 

?. Ga-laïcus , ci , pierre précieufe. 

4. Oxy-Gal<z , <z \-aclis : n. froma- 
ge fait avec des plantes forces &c 
aromatiques & du lait : de Gal ^ 
laie & Oxys , aigre, fore, 

Gall^z, ce, mauvaife boiflbn , lait 
affbibli. 

VL GAL, Doux. 

Prononcé Gleu , Glu , Gly , 
famille Grecque. 

1 . GLVCY-Merides , um ; huicres , du 
Grec Glukys, doux,& de Meris, 
morceau , bouchée : fragmenc. 

2. GLYCY-_y?,i/e, ej , pivoine ; du Grec 
Sidê , nom des fruits ronds & jau- 
nes , comme la grenade. 

3. GLYCY'rrhi^a , a , i réglilTe, raci- 
CLYCY-rrkiion,i , 5 ne douce & 

Ccc 



771 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 772 



fucrce : du Grec Rhiza , ra- 
cine. 

GLYcy-rrhi^hes , œ , tifanne à la régUfTc , 
vin à la régliiïe. 
4. Giivcirium okum , huile vierge ; 
du Cr. Gleukos , doux. 

VII. GEL, 

Joyeux, conteiKjferein comme un 
beau Jour. 

'l. Ghta/înius , / , jovial, plaifânt , Gr. 

Gelasimos ; di Gei<:J, rire : Or. 

^1J , C7«/, fauter de joie; Oli. 

Gal, 

Gitajlnus , ; , fofTettc qui parolt à la joue 

quand on rit, 
A-Griafîi..':, i , qui ne rit iamais ; àe A , 
privatif Grec , qui lignifie non. 

t. Gi wkyrus, a , um, joyeux . gail- 
lard, galaiid ; en Gr, Glaphyros. 

VIII. GLOR, 

Ecuu , rayons , gloire. 

Glor/4, te f renommée , réputation , 

çloiie. 
Glorz^', arum, vanité , defîr de paraître. 
GLOR.io/a , a , petite , légère gloire. 
GioRfor.-jri , fe glorifier, tirer gloire. 
GtoRÏafor , ii ; GioRiabundas , a , um , 

qui eft glorieux, qui fe vante. 
GhCRiatio, oni.^ , l'aâion :1e fe glorifier, 

parade , vanité. 
GhORiofu.r , a , l'm , couvert de gloire . 

glorieux ; i°. fuperbe , plein d'oflenta- 

tion , fier , vain. 
GtoRiosê , avec gloire , gloricufcmeni. ; 

ao. fuperbemcn , fitrcmcnt. 
GLORi-Fico,-(jre ; faire honneur, rendre 

gloifÊ. 



Composés. 

Con-GioKi-Ficor ^-ari , être glorifié 

enfcmble. 
I.^-GLGRiiij, a,um, qui eft fans gloire. 
iN-GtoRfo/ui , a , um, déshonorable. 

G A M. 

I, CAuma, a , borne d'un cliamp 
marquée de la lettre G , appellce 
en Grec Gamma. 

1. Di-Gamwa , lis., la lettre F qui ref- 
femble à un doubb Gamma. 

j.Gamoto/W^j 5 is , indrument de 
Chirurgie pour nettoyer les plaies, 
en forme de Gamma,ou de G grec. 

G A M , 
Jambe. 

Du Celte CA?j,GAM,courbe, en arc, 
fe firma la famille Celtique (ui- 
vante , adoptée parles Latins , &c 
employée par Vegece. 
Gamb^ , ce , jambe , fur-tout d'un ani- 
mal. 
Gambo/uj , a , um , qui a de grofTes 

jambes. 
Si'b-Gambj, (^ , le boulet d'un clieral, 

G A M , G E M , 

Enfemble. 

Du primitif Ham , Am, enfemble ,' 
urion , fe formèrent nombre de 
mots en Gam qui ofirent les mê- 
mes idées. 
Er. Or. 2:, , Gam . auffi , plus : Con- 
jonction. 

nîSn > Ckamé j beau-pere. 



77? DELALANG 

En Gr. i". GAunros, beau-pere; 
pour GAueros. 

Gamos , Epoux. 
1 °. Gemo , être plein , être 
chargé. 
Gemos , plénitude. 
En Ali. Ganz , tout. Delà cette fa- 
mille Grèce- Latine. 
I. 
Gamos, i, mariage : mot Grec. 

GkmostoIus , i , Traiteur qui fait des 

noces. 
A-Gamuj, i, qui vit fans femme, 
Bi-Gam/.z , <E , état d'un homme qui 
a épouié deux femmes. 

Bi-Gamus , a , um , qui a deux femmes , 

bigame. 
Di-Gamut , f , hcmme qui a eu fîiccefTi- 

vement deux femmes, 

Poly-Gam/'^ , te , l'ufàge d'avoir plu- 

fieurs femmes : du Grec Po/y , 

beaucoup. 
Poly-Gamwj- , i , qui a plufieurs 

femmes. 

II. 
GiMirtus , a,um j double , deux ; i ^ . 

jumeau 53''. égal , femblable. 

GsMellus , a, wn,qui efl par couple , 

par paire. 
GEMJni, orum , les Gémeaux , conflella- 

tion ; i€>. enfans jumeaux. 
GemiVio ,-are , doubler, réitérer ; i». 

apparier. 

GEMinado , onîs , redoublement, redite, 
Gtninadm , deux-à-deux. 
GiMinitudo , iris, refTemblance. 
GEMe//ar, ïs , qui tient double mefure. 
GEMelli-Pir.i , œ, qui accouche de deux 

cr.fans à la fou. 



UE LAT. GAL 



774 



Co 



M P O s E s. 



Con-Gem/ro, -are , apparier, Joindre 
deux à deux ; lO, doubler , redou- 
bler; j°. devenir double. 

Coii-GEM!nario,onis, i°, accouplement; 

2°. redoublement ; 3°. cnibranement. 
In GemîV/o ,-are, doubler , réitérer ; z*. 

augmenter du double ; 3°. fe renforcer , 

s'augmenter. 

Binômes, 

T^K-GEuinus , a , um , triple, très- 
grand; de ter , trois. 

TpR-GEMinz, œ , la triple Hécate. 

TRi-GEMi'/îa, a, porte de iaint Paul à 
Ko me. 

Tai-GEMiVif, a, a, trois jumeaux, 

T^i-GLuinus , a , um , redoublé trois 
fois. 

Cîiirum-GEMinus , a , um , cent fois re- 
doublé. 

G A R, H A R , 

Elevé. 

Du primitif Har , Gar , élevé , qui 
a fourni des mots à nombre de 
Langues , fe formèrent , 

Le Ba(q. Garai, fur. 

L'Irl. Gart , tête. 

L'Arab. Gard , colline ; d'où les 
Monts GoR.Diens : de-là : 



Le Grec GeR(Zj , cliarge, empIoL 
GÊRflj, vieilleiTe, âge avancé ; 
d'où , 

GekuJîû, œ, Aiïêmblée des Vieil- 
lards ; le Sénat. 

Ceci] 



77î DICTIONNAIRE 

ARCHi-GERon/ei, les Princes du Sé- 
nat, des Vieillards. 

Gï.Kente, nom du Pcre , du Vieillard 
dans'les Comédies. 

II. 

Garkj, i , nom de poiflbn, efpécc 
de hareng i Gr. Garo. Il doit fon 
nom à fon goût élevé. 

GhKum, i, fauiïe faite de ce poIfTcn 
mariné : Gr. Garon. 
GiViKes , is , hareng. 

G AR. 

D£ Car , Gar , champ , vinrent di- 
verfes Familles , outre celles que 
nous avons déjà vues fous le mot 
A-GER j col. ; 9 1. 
I. 

Cette Famille Grcco-Latine. 

Dt Car, Étranger, voyageur, qui 
vient des Champs, mot Oriental, 
dérivèrent les mots fuivans : 
AcGARA , prononcé Angara , Maifon 
de pofte. 

AKGARÏa , ce , voiture publique. 

AnGAT-iarius , n , celui qui eft chargé 
d'exiger des corvées, 

/.NGARJo ,-aTe , obligci: à quelque cor- 
vée. 

Ac-Garus , prononcé Angarus , Maître 
de pofle , Meffager. 

II, 

P£R-Ege5 , f,ra , gr/.m , qui va par 

les champs , à travers le pays ; qui 

voyag : de P^r ,àirayers.,&: -^ger, 

champ. 

PER-EcRê, en voyage , hors de fcnpays. 



ÉTYMOLOG. liS 

Per-Egr!/iw, i, voyageur; étranger ; i". 
neuf , fans expérience , ignorant les 

manières du pays ; j". inconnu , extraor- 
dinaire. 

PrR-EcR'/îa, (Z , une coureufe. 

Per EGRinw,(z, um, qui voyage dans 
les pays étrangers , qui eft hors de fon 
pays , paffager , qui n'eft pas en pays de 
connoifTance. 

PER-EGRi/z/r.i,r, arij , demeure dans un 
pays étranger; i". modes , mœurs étran- 
gères. 

P£R-EGR//zor , ari , courir les pays 
étrangers ; z **. ctre dans un pays 
étranger. 
Pi B.-EcK!nalundus ,a,um,qnl court dans 
les pays étrangers. 

?eR-EoR.inat!o , onis , pèlerinage , voyage 
dans les pays étrangers, 
PFR-EGR.'nuror , is; TzK-EcRinatrix , is , 
voyageur ; celle qui voyage. 

G A S pour W A S. 

AgAso, 07z/j , valet d'écurie, pale- 
frenier , muletier : gros valet pour 
les animaux. 

Ce mot qui exifte chez les La- 
tins ifolé , fans famille , leur étoit 
venu des Cekes, rhez qui Gas , 
G*'As,figmfie; i °. jeune homme, 
garçon , fi'.s -, 2 °. Garçon de fervice, 
valet ; 3°- F-fc'-ive. 
GwA'î.jnaffA, conlition, fervice , efcla-f 

vage. 
G WAS(i/7,7îf/i-FERCH, vierge ou fille de 

fervlce, fervante. 

Ce mot prononcé Was,Uas, 
eft devenu la racine du mot Vas- 
sal , celui dont la terre relevé 
d'un autre , qui en dépend. 



777 



DE LA LANG 

G A s. 
h 

Vafe. 
Du primitif C.contenance. qui forma 
une foule de mots en cas , vint 
la Famille G as, vafe , ventre. 
En G.ill. Ges , ventre ; GES/>,ventru. 
Gistog , bouteille. 
Les Orientaux en firent le mot 
Gaz trcior , en Hcb. TKi , GatiZ. 
D'où : 
L'Allemand Geiz , amour des ri- 

ciiefles , avarice. 
Le François GAzetce , tréfor des 
nouvelles, Archives de la politique. 
De -là cette Famille Greco La- 
tine ï 
Gkza, œ , tréfor, richefes. 
GAZi-PHYLax, aci;, Garde du tréfor. 
GhZo-?HYLacium, ii , cabinet , lieu où 
l'on garde le tréfbr. 

IL 

Ventre. 

Les Grecs ajoutant à ce mot Gas , 
ventre , leur terminaifon fi com- 
mune Ter, en firent Gast^t , mot 
qui t'unit les diverfes fignifica- 
tions de Gas ; d'où cette famille 
Greco- Latine. 

GASTer, /, 1 *'. ventre; i °. vafe à lar- 
ge ventre; j**. fond d'un vafe. Gr. 
Gaster. 

G.\STr.-Margia , ce , gourmandifc : de 
Mar.c-3J , luxe , païlion folle, 
GMiri-'/Iargus , a, um , gourmand. 



UE LAT. GEL. 778 

Eu-GAsiri-MYikus, i, ventriloque ; 

de Mvjkos , parole f &c en ■, dans. 

HYPo-GASTrium , ii , bas-ventre : de 

HyPo , fous. 
PiT/io-GASTer , ri , ventre gros comme 
\)n tonneau : de Pitkost tonneau, 
Di-GASrricuf , a , i/m , qui a deux Ven- 
tres. 

G E , prononcé Ghe , eue , Terre. 
Du primitif GÉ prononcé Ghê,Gue> 
fe formèrent. 
L 
Cette Famille Latine, 
CAia , <E, p maître , maKielTe ; ceux 
Caius, i, \ qui pcfTédent la terre. 
Caio ,-.:rf, enfeigner ; i°. fouette?, faire 
la cerreftion, 

n. 

Cette Famille Grcco-Latine. 
I. G?.o-GRAphia , œ, dcfcription de 

la terre ; de G%Avho décrire. 
Geo-GrapWcw , a, lin: , de Géographie. 
Ge(3-GrapAuj , i , un Géographe. 

2.Gto-MET,7^,«;, \ "'■'^''''^'J^ 

> terre : de Me- 

GEO-METr/ce, es, J rro/i, mefure. 

Geo-MetRiZ, a; Qs.O'MTL-tTes , œ , Géo- 
mètre. 

Gso-METrifUJ, a , um , géométrique. 
5. Ge-org/ , orum , les travaux de la 

terre , q'Ergon ; travail. 
G^'Orcicus , a , UC2, d'Agriculture. 
4.Hypo-G^UM,a, Offices d'une raai- 
(on, cave, cellier -, 2°. caveau mor- 
tuaire. 
5. hvo-GMUs, i , vent de terre. 
ATo-GjEum , i, fituation d'une Planetfè 
dans fbn plus grand éloignement d; la. 
terre. 



DICTIONNAIRE ËTYMOLOG. 



779 

PERi-G^Eum , ii \ /îtuition d'un Artre 
dans fa plus grande approximation de la 
terre. 
TsKie-Gtsls , is , voyage autour du 
monde ; defcription de la terre. 

II I. 

Ces Familles Latines. 

I. Ïndi-Gt.s , get/jt, qui eft du pays. 

It^di-GiTts , um , Dieux tutélaires , 
Dieux Nationaux i°. Hommes mis 
au uoinbre des D.eux. 

Ivdi-GiTO f-ire , mettre au nombre des 

Dieux du pays. 
ludi-GEna, xil^di-Gsuis , a, um , qui 

cil du pays , naturel du pays. 
Itidi-G mit. lits , e , né dans le pays. 

1. E-Gto , es , gui, ère , être pauvre , 

être dans le befoin:/;20/-à-/7zo/jétre 

fans terre , fans polTeflTions. 

E-Gen:;^, a,umt fans biens, (ans poflèf- 

fions : pauvre ; miférablc. 
E-GESr,ij, atis , pauvreté, indigence. 

j. Indi-G^o, ère., être dans l'indi- 
gence , manquer de. 

Imdi-Gens , tif ; In-di-Gej , erfj, pau- 
vre, malheureux, qui a beToin. 

lN-Di-Guî,a, um; In-d-i-Gui^j , a-,um , 
indigent. 

1n-Gitas , atis , indigence , privation de 
terre. 

G EN. 

Produftion. 

De G£,terre, fource des produâions 
& de la vie , fe forma , en Celte , 
une Famille nombreufe qui donna 
une foule de mots aux Grecs & 
aux Latins. De-là ces Familles La- 
tines, 



7S0 



I. 



G E N , produire. 

I. Geno , ère , 

&a.iagrec.jue, 
Giano, ii,GE- ^engendrer, produire, 
N«/, Gi.niiu.rt , { mettre au monde. 

Gig/iere, 

GiGnentin , iun , les racines, 

Gitiitus , ùs y 



Ge 
Genz 



tiitus , Uf , ■J race , génération i 
ni!ur.i,ce, > germe; i^-fcmence ; 

mmen , inis y j i". fruit; 4°. horof- 



cope. 



Gvni'or , is ; Gtwtrit , ch , celui, celle 
qui a eng'jniré , qui a prj luit. 

Genitivus , a, um. Je naiilance , qu'on 
api-orte en naiffant ; i-". le cas appelle 
GéTÎtif, parce qu'il in li jui i'orijuie. 

GEniciliier , par génération. 

G£N"aii7iT , e , qui a la yertu d'engendrer; 
2.°. qui regarde la nailTance. 

i. GEHero - are , engendrer , produi- 
re , concevoir, i. inventer, trou- 
ver, faire. 
GENera/f a ,-ere , s'engendrer , fc produire. 
GENerawr , is , qui engendre , qui pro-j 

duit. 
Gtnsratio , onis , produiflion, naKTance. 
Gii>:r.ibiUs ,e ,<i'ii peut engendrer, 

II. 

G E N , Génie. 



G 

!G 



îen/wj , ii l Génie , Dieu tutél, 
inW/Vz, ii y qui prélîdoit à la 



laire » 
qui prehdoit a la naif- 
fance, & quiinfluoit fur leca- 
raitere de l'efprit ; z°. deftin , 
forrune. ; 5°. humeur , goût , 
penchant ; 4°. efprit , génie. 

'Etn^Us, e , qui concerne ieî Dieux qui 



781 



DE LA LAN 



pré/îJent à la naiiïance ; i°. joyeux , 
diveniiïàni. 
GïN'.ititer , en fc donnant du plailîr , 
agréablement. 

II I. 

Ge N, Naiffance. 
I. Genwj, eris , 1°, nai(rance , ori- 
gine j i°.race, lignée ; 3"^. genre, 
elpcce, nature ; 4°. manière, façon -, 
5 °. génie. 
GrKui/iur, a, um , naturel, conforme à la 
nature, 

Gm.dnê , franchement , naturellement, 
Gfunnus , i , dent mâcheliere. 

i. Ghtis,tisy i°- race. i°. nation,peu- 
p!e. 3**, gentils , idolâtres. 

Gm-.icus , a , um y particulier à une 

j\'ation. - 
GiVTilis , e , d'une Nation ; 2", de la 

même famille; 3". Paycn. 

Gimi/uas, atis , famille , parenté ; 
2". efpéce i }°. gentilitc , paga- 
iiifme. 
GitiTHuer , en Payen. 
Gtf.iilhius , a, um, commun à une race > 
n une famille; 1°, qui appartient à une 
Nation. 
Cinriliîium r^,'ce qu'on tient de famille , 
patrimoine. 

3. Giacraùm , i ^. félon les efpcces, 
1°. par nations; j°. en général, en 
^ros. 

(JEM.Tiîiw , e, général, univcrfel. 
Gmir aliter i généralement, 

4. GENcr ,f , gendre, miri de la fille , 
2°, beau -frère , mari de la fœur, 

I Y. Famille Greco-Latine. 

1. 

Ct^c'îs , is j point de la natlTance, na- 



G U E L A T. G E N 782 

tivité; 1°. U naiiTmce du Monde , 
la Genèfe. 

Gen-EthZjuj , iz , um , de la nailTance. 

G'ETA-EtHliacus , i , falfcur d'horofcopc. 

GEK-ETH/io-LoGf.i , CE , horofcope , prc- 
didion au moment de la nalITancc, 

GiM.'it-LoGia, a, généalogie, énuméra- 
tion des ancêtres , ou des individus qui 
Gompofent une famille , d;puis le pre- 
mier , qui en eft le chef, jufqu'à ceux 
qui exillsnt de nos jours ; l'art de faire 
ces énumérations. 

Gts^ea-Logus , i, Généalogiflc, 

Eu-Genj« uv<e,raifins d'une beauté 
& d'une bonté rares. 



2. 



GYnceceum , i 
Gyucccoji 



m , i ~l appartement des 
iiis , dis ) femmes; du grec 

rrNH , Gynê , Giuii , femme. 

Celc. Gan. Irl. Gean. 

GYnœco-Polis , is, YiWe dis femmes, en 

Egypte. 
ANDro-GvNe, es 1 homme 5: femme : à\i~ 

néi- , andros , homme. 
Miso-Gyn?, es, qui hait les femmes : du 

Grec .Vlifos , haine. 
YoiY -GYti^con ,/, multitude de femmes : 

f u Grec /-'o/j , multiniJe , beaucoup. 
Pclv-Gy^^«J, a , um , qui a plu/îeurj 

femmes. 

V. 

Gen, Noble. 

Gi-Herofus , « , ?/ot , i "'. de naiflânce 
illuftre, de bonne maifon; i°. géné- 
reux, brave, j". bon, vigoureux. 

GFNfro/:M.r,fl.'/f,courage, grand îurd'ame, 
force , gcnécofîté. 

GzAerosè t d'une manière no'ole , coura- 
geufe , gé.iércjfe. 



783 DïCTIONNAIR 

Composes. 



I. Bi-GEwr, a y kot , engendré de 
deux efpéces différences , comme 
le muler. 

CoN-GENer, mi,qui eft de même 
efpece. 

CoN-GENitWjfl, um , produit , engendré 
enfemble. 

CoN-GEHffwa , CE , produdion , généra- 
tion faite en mcme-tems. 

CoK-GENero ,-are , engendrer , produire 
enfemble. 

DE-GEner , eris , qui a dégénéré i i°. lâ- 
che , bas , indigne. 

DE-GENero i-are , ne pas rcfTembler à fon 
principe , s'abâtardir; i°. fe gâter , fe 
corrompre. 

lN-GEN?ro ,-are ; Iv-Gicno , ère , engcn- 
f drer , faire naître , produire avec. 

lK-GiNeratus,a , um; lv-GEi*itus,a, um, 
qui eft né avec ; naturel , propre à. 

ir.-Citierafco , ère, croître , être engen- 

t drc. 
lK-GEtieraJji/x,e , quine peut être en- 
gendré. 
1. lN-GEN«aj, ajum; 1°, naturel. 
1. qui eft né libre; } ?. franc, fmcère , 

honnête. 
Îa-Gi^uitas, atis, i°. état de celui qui efl 

ré libre ; i°. candeur , franchife. 
în-Genuê, i**. noblement, en perfonnc 
de condition libre ; i°. fans déguifement , 
fîncerement, 
lti-GEtiu.itus , a , wn , qui efi d'un naturel 

franc , honnête , noble. 
j, In-Genîw/« , a , naturel , proprictc 
avec laquelle on eft né; i**. génie 
efpric, talent. 
IiH-GfNiarw , a , «m , inyçnté avec ef^rit ; 
g^i°, plein d'efprit, 



E ET Y MO LO G. 784 

In-Gen/o/uj, a, um , fpirituel, adroit , 
plein de talens. 

iN-GENiojè , fpirituellement ; adroite- 
ment, 

PïR iN-GENio/uj- , a, amy très-fpitituel ,' 
très-ingcnieux. 

4, InGenj , lis y grand , extraordi- 
naire. 

5. PER-GiG;2o-<re , engendrer, por- 
ter. 

PR/e-Gionn ,-ere , engendrer le premier* 
PB,a.-Gimtalis, e, premier né, 
VR.M~Giians , tis , femme enceinte, 
Fe^jc-G^atio , onis , groflefTe, 

Pbo-Gig/20, er^,"! engendrer, cau- 

Pro- 



'^ïi.o-Gicno f ere,'t engen 
.o-dtisro , are, j ^er. 



PRO-GFuerflf/o , onis , génération. 

PRC-GENidJ, ei, race, lignée ; i", fils , 
fille. 

PRO-GEKitor , is , ayeul , ancêtre, 

PRO-GENer , eri , perc du gendre ; i°. le 
mari de la petite-fille à l'égard de 
l'ayeul. 

Re-Gigno y-ere ; RE-GiNero ,-are, repro- 
duire , faire revivre. 

RE-GENerflfio , onis , reproduâion , régé-^ 
nération. 

B I N O MES. 

1. Uni-Genô, ce, feul produit, uni- 
que. 

UNi-Giuftui , a , um , fils unique. 

2. Ambi-Gen^, ée, hermaphrodite ; 
d'ami'O deux. 

3 . Anii-Gtmtus, a,um,l „ ■ j^^g^^^ 
AiiTt-GENiw/ijje, > 
Fost-GenÎwj, a,nm, ne après , puîné , 

defccndant. 

PRiMo-GENJtwx , a, um, premier né, 
aîné. 

X, HoMo-GsN£KJ, a,um, qui eft de 

même 



785 DE LA LANG 

même nature; du grec /iomo,C£m- 
Mable. 
JHuLr;-Gï-^u.r, i7 , iim ; Mvui-GEverist e, 

de différences efpéccs. 
OMHj-GrNaj ,a,um,Ae toutes manières. 
j. Pr^m/' GenwXjA, »//i, qui a été 
produit le premier. 

PRiMi-GENuj, a , um, qui a produit le 

premier. 
Prim/-Gen;ut, a, um, primitif, qui a 

été produit le premier. 
BLAPSi-GoNi\2 , «, du Grec B/ap/o, nuire, 

& Go/z , race , famille : avortement , 

fauiïes-couciies : maladie des abeilks 

qui fait périr leurs elTaims. 

GEMM, 

Brillant. 

De l'Oriental en, c'H^mm , bril- 
lant , fplcndeur,fe forma cette Fa- 
mille : 

;!. Gemm<ï, œ , Pierre prccieufè; z'. 
Bourgeon de la Vigne; 5*. Bouton 
des arbres & des fleurs. 

GEMmula , (z , petite pierre précieulê ; 
1». petit bouton. 

CîMmeus , a , um , de pierreries , de 
perles. 

Gnumofus, a , um , plein de pierreries ; 
abondant en pierres précieufes. 

GsMmarius , ii. Lapidaire. 

GEMm:7riw, a,um, de Lapidaire. 

CiMuians, th, brillant , éclatant comme 
les pierreries. 

CiMmatus ta,um. Cerné , garni de pier- 
reries. 

GtMmator, oris , Jouaillier, Lapidaire. 

Gemm/-F£r , a , «ot , qui produit des 

pierreries , des perles 

^,-are, > 

> ,-ere , ) 

Orig, lac. 



ÛE LAT. G EN" 780' 

Giumatio , onis » bourgeonnement > 
boutonnemcnt. 

Composés. 

Pro-Gem-mo , are , poufler des bou- 
tons , bourgeonner. 

Bi-Gemm/'j , ^ , qui a deux yeux , 
deux bourgeons ; 2". qui porte 
deux Pierres précieufes. 

G E N , 
Coude, Genou ; z°. Joue. 

Du primitif celte GEN , genou , cou- 
de , vint cette Famille Grecque Si- 
Latine. 

Genu, neutre fingulier : au plurier, 
Genu<: , uum , genou , genoux ; 2.°. 
Nœud d'une tige de plante , Grec 

GoNU. 

Gruutlia , ium , genouillères; 2". jarre- 
tières. 

En-Gonit/?; En-Gono/îj, ù , l'agenouillé : 
conftellation. 

Gimculus , i , coude d'un triangle. 

GEviculum , i, genou; 1». noeud qui dif^ 
tingue d'cfpace en cfpacc la tige des 
plantes. 

GehIcuIo ,-ars , le nouer. 

Gï.tiiculatus , a , um , noueux. 

GEniculatus , ùs, l'adion d'être à genoux; 
1". l'agenouillé. 

Gtnicuiaiim , â chaque nœud. 

Composés. 



ï.GzMmo y-are, > bourgeonner, bou- 

Gmmafcortre, \ '«"î^". '«"r.zwof , 
J ' '=> j avoir dci yeux. 



AD-GENzWor, arl , s'agenouiller. 
Con-Geni^/o ,-are , tomber fur les genoux. 
In-Gen/cu/o ,-ire , fe mettre à genoux. 
hi-Gïiniculus , i , 
It^-Giuicularii 
ln-GEtticuldtus ^ 

Ddd 



. ,~^i c , it ijircirc a genoux. 

^^.' '' .. ( l'agenouillé.conC 
nus , u , > . , , • ' 

' . ' \ tellation. 
ms I I , J 



7S7 DÎCTIONNAIR 

GE N. 

D. Gêna, Joue, {voy. Col 370)» fe 
formèrent G^iKiho , onis , Ecor- 
jvflear,rarafice : en Gr. Gwat^wz-, 
de GnKthos bouche , pour Gena- 
thos, 
GtiAThonicus , a,um, de Parafîte,. 
G E S , GER ^ 
Porter. 

LlS Latins ont une FamiiFe trcs-cten- 
due compofce de mots en Ges & 
en Ger , tellement mêlés entr'eux 
eue lesÉtymologiftes n'ont pu dire 
quel de CCS deux radicaux efl; le pri- 
mitif, ni par conféquent quelle en 
cioi: la vraie origine. Cette Fa- 
mille eft celle de Gero , Gess/ , 
Gf STWTO , GEK«re , porter , être 
chargé. 

Mais en confidcrant que !e pré- 
térit efl: formé du radical Ges & 
non de Ger, on ne peut plus 
douter que ce premier ne foit la 
vraie racine , & que le dernier n en 
foli une altération ; puifque le 
r rétérit a toujours été antérieur au 
tréfent. On fe rappellera d'ailleurs 
ce que nous avons dit dans notre 
Difcours Préliminaire, que les La- 
tins fubftituoicnt iâns ccfle S £c R 
entr'eux. 

Ce mot Gïs qui défigne l'ac- 
tion de porter , d'être cliargé , 
dans tous les fens , au Phyfique 
& au Moral » tient donc au radi- 



E ÉTYMOLOG. 



7SS 



cal Celtique Gwrs, GuEz, attires^. 
\z r.îcme que l'Oriert. ^"ï ckwctu 
arbre, plante qui/orA?, ç^\proiuiu 
De-là , routes les figuincations 
dont ce mot fe chargea ncceffaire- 
. ment chez un Peuple agricole , & 
' qui s'éloignant de proche en pro- 
che de l'idée primitive , fiivlt par 
prcfenter des idées qui ne fcmblent 
plus avoir de rapport avec celle-là. 

I. 

Gero , Gîssi, Gestk/tî , GER<rr«, por^ 
ter, être chargé; 1°. avoir; pro- 
duire , mettre au jour , faire pa- 
raître ; 5 °. diriger , conduire j. 
avoir le foin.^ 

GERO,onij, ^ 

GïKuh^onis t > crocheteur, portefaix, 

GïRuiui , î 5 J 

GERitria , œ , fervante occupée à porter 

un enfant entre les bras, 
GfRariii^TO, ;'f , grue, machine i enlever 

des fardeaux. 
GîRu/i - FiGu/ur /7a^ifii , vil adulateur 

du crime : mot burlefque , forme de 

Figul'M , potier de terre , & de Gerulus , 

portefaix. 

IL 



i. GzsTo-tre, -i porter , porter fou- 
Gbstj/o, tfr« , 5 vent. 

1. GESTor , is ; GiSrator , h , porteur j,'. 
rapporteur; i°. carrofle. 
GtSTatrix , cis , celle qui porte. 
GEsratus , ùs , tranfport , aftion de 
porter. 
3. GiSjatoT'mm. , ii , ch^lCe à porteur , 
brancard , palanquin. 
Gisratorius, a , um , qui fcrt à porter. 
^. Gïstam , onis , mouvement que l'en 



78p 



DE LA LANGUE LA T. GER 



fcnt en fe faifint porter ; i°. exercice 
que Pon fait en allant à cheval. 
Gtsramen , inis , ce qu'on porte , ornc- 
nent. 

II I. 

'l. Gest/o , onts , déparfemcnt , gou- 
vernement , conduite. 
2. Gest«j, «j , gefte , adion. 

GnsTuofus , a, urrit qui fait beaucoup de 

gcfies. 
GzSTuosi , avec beaucoup d'afiion , avec 

bien desgefles. 
Gests ,ori/OT >faits mémorables, exploits. 
CzSTiculus , i, petit geftc ; i°. manière 

de compter par ("es doigts. 
Gtsi iculcT y-ari, animer par des gcfles , 

faire des gefles. 
GiSTicularia , «s , baladine , bàtcleurc, 
GiSTiculator 1 is , bateleur, baladin. 
CiSTkuUdo , cnis , gcfte , gcfliculatlon. 

Composés. 



apporter. 



AD-Gt.KO,ere 7 
Ag-Gero ,(re J 

Ae-GnSTuj , ûs , rapport , amas. 
Con-Gero , ère , porter en un mon- 
ceau , entafTer. 

Con-Gero , onis , qui tire tout à foi , qui 

s'approprie teut ce qu'il peut. 
Con-GtB.ies , ei , amas , aflemblage- 
CoN-GiST/tw ; Con-Gestc , en un tas , 

confufément. 
Cou-GîSTio , enis ; Con-Gistui , ûs , tas , 

monceau; i". l'aftion de combler. 
CcK-GESTé ; CoN-GESTira , confufément 

fans ordre. 
Ac-ccn-G ero ,-a-e , combler , accumuler. 
ClRcùm-GlSTO,-are , porter àrtntour, 
Di-GeKO,-ere, porter, tranfporter. 
Di-Gero , -ers , arranger , mettre en 

ordre , diftribuer ; i», porter çà & là i 

3°. digérer, cuire. 



7pO 
Di-Gr.Rfej , ef ; Di-Gistio , onis , arran" 

gcment , ordre ; z". diftribution ; 3°. 

coâion , digeftion. 
Di-Gestop, is , qui arrange, qui difpofe. 
Di-GesTa , orum, digeftes , pandedles, 
Iw-Di-GESTia , onis , indigeftion. 
iN-Di-GiSTur , a , im , confus , fans 

ordre, indigeftc. 
In-Di-GESTe , confurêment , fans ordre. 
Pr/E-Di-Gestuj , a , wn , où il n'y a 

point de cradité. 

E-ctKo-ero y emporter , ôter , porter 

dehors , décliarger. 
E-GiRfej-, eiy cxcrémens, éjcdlons. 

£-Ger/<î ) a , Déertè des femmes en 
couches ; 1°. nom d'une Nymphe 
& d'une fontaine. 

E-Gestuj , ûs ; E-Gestzo , onis , évacua- 
tion , décharge , profufion. 
EGeStaj, atisy pauvreté, difetfc, befoin, 
Super-Eoer.0 ,-cre , faire paroitrc par- 
dcffuï. 

In- Gero , ère , jercer dedans ; z'. im- 
primer dans l'efprit. 3. citer, rc- 
prcfenter , faire louvenir. 

În-Gfsti.'t , a y um, entafTc , rais delTus ; 

i», offert avec violence. 
iN-GESTflii/ij , e, qu'on ne peut porter. 
Siib-In-Gero ,-ere , livrer à la place de. 
SuPer-Ii)-GERo,-fre, mettre defTus. 

iNT^r-GERo, ère, jetter , porter entre 

deux. 

IvreT'GïKinus , a , um ; iNTer-GiRiVuj , 

a , um , mitoyen , qui fait la féparation. 

iNTfr-GERium , ii , ce qui cil entre deux. 

MAte-GEKenSf lis ^ cjui fe comporte 
maL 

OG-GER0,<;ri, préfenter (ôuvent , jet- 
ter devant j mettre devant, fervir. 
Dddij 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. i9^ 



75? I 

Pro Gero ,-^ro porter , ietter dehors. 

R£-Gero ,-f re, reporter , rejeccer ; z°. 

réfléchir , renvoyer. 

RE-GEsium , i , terre relevée d'un fîUon 
fait pour planter. 

SE-G£Ro,-«rf , mettre à part > rcfcr- 
ver, reflerrer. 

SuG-GEROj^re ; I. porter deflbusj fub- 
fiituer, mettre à la place. i°. four- 
nir, donner; 3*^.fuggcrer, rappei- 
1er la mémoire. 

Src-GESTio , o/!fi;SuG GESTiu,û^>^ug- 

geflion , confcil , infpiratlon. 
SiG-GESTum , i ; Scg-Gf.stw , ûj, lieu 

élevé ; t.°. la tribune aux harangues, 
Surfr-GERo ,-er? , apporter , amaffer 

defTus. 

Binômes. 

î\Îori-Ger, a , um ? complaifant, 
MûRi-GERaf,d, um , 3 docile.obéif- 
(ânt j de Mos-> moris, habi- 
tude , inclination, 

MrpJ-GERo ,-are ; Moai-GERor ,-:in' , 
complaire , être accommodant , fe ren- 
dre aux inclinations. 

MoRi-GERatio , onïs > complaifancc , 

■ condefcendancc. 

IV, 

GE R, 

Etre tranfporté de joie. 

Gest/o, ire, fauter de plaifir , tref- 
faillir de joie ; z^.defirer avec em- 
preflement. 

VKA-Gtst'io ,-ire , fêntir Je la joie , fe 
réjouir par avance , prévoir une chofe 
& s'en réjouir ; 1°. reiïentir une joie 
extrême 5 être transporté de joie. 



V. 

Germ , ce qui fert à reproduire, 
Germ^w , inis, germe , bourgeon , re- 

jetton. 
GzKMinali! , e , qui bourgeonne , qui 
poufle des rejettons, 

GERMi/!o ,-i[r« , pouiTer , boutonner , 
pouiïer des rejettons. 
GERMînario , onis ; Gv.KMÏnatu! , ùs « 
produâion d'un germe ; i". l'aétion de 
germer. 

Composes, 

Con-Germ/^o ,-are , germer , pouffer 
enfcmble. 

E-Germ;;23 ,-ars , germer, boutonner. 
Pr.c-Germz/îo ,-are , pouffer auparavant. 
PRO-GEK.Mfrzo ,-are , pouffer des boutons , 

bourgeonner. 
Re-GermzV20 ,-are , repouffcr, jetter de 

nouveaux boutons. 
RE-GERMm.ïfio , onis , reproduéllon d'ua 

germe. 

VI. 

Germ, ce qui vient de la même fouche. 
Gekmahus, a um, frère , fceur, coufin; 

x°. vrai , qui n'eft point fuppofé ; 

j*. naturel, légitime; .j.,°fembla- 

ble , conforme. 

GERMfl/!ita.f , is, parenté , fraternité. 
Gt RM jne,G£RMfl/if(ùj, fraternellement, 

de bon cœur, 
G^KMj.niJiinus ^ a, unit très-vrai , parfai- 
tement naturel. 

VII. 
C A R T. 

CAKiitulum , i, Table de pierre fou- 
tenue par un feul pilier, comme 
un guéridon. 
Varron (Ling. LAt.) dit qu'on l'ap- 



793 r>E LA LANGU 

pelloit dans l'origine GiKtibulum , 
du verbe gero , parce qu elle éroi: 
portative , & qu'infcnfiblcment fon 
nom s altéra en Cartibulum. 
G A R. 

Du Celte GARan , Grue , fc forma le 
Grec- Latin, 

CiKanium , ii , bec de grue , plante ; 
2*. machine à enlever des fardeaux. 
Gr. Geranion. 

GL AD, 
Epce. 

Du primitif Cla, rompre , fraca(rer , 
brif^r , fc formèrent le Grec Kla- 
v>os , brandie , rameau , pieu : & 
cette Famille : 

QiKvius ,ii, ") épce, cimeterre; i°. 

GLADium^ii , ) écheveau de laine ; 

3 *■. efpadon , poilîon armé d'une 

longue corne. 

GLADioius , i , petite cpce ; r». glayeul , 

ilatnbe. 
2, GiADÏaior , is , gladiateur. 
GiAPi.irorfw , a, um , de gladiateur. 
Gi^Miuitoîium , ii , Prix que remportoit 
le Gladiateur, 

Gi.KDiatoriè , à la manière des Gladia- 
teurs. 

Composés. 

Di'Q-LA-ùior y -ari , débattre, com- 
battre , fe chamailler. 
Di-GLADiator , is , qui difputc , qui fc 
débat. 

GLU. 
Glu, Gly fignifie en Celte, adhé- 
rence , ténacité , lout ce qui eft ad- 
hcrent : vifqueux , glutineux. Il a 



E LAr. 



G L 



794 



forme également: des dérivés en 
GUn , Glin , Gl/id : De-là le Grec , 

Gua, glu : Gtixhoitiai y defireravec 
p.iffion. , ■ 

Gti/lroj, vifqueux , tenace, . 

Et cette Famille Latine: 
Ciujen , inis , j glu , colle ; > 

GLVTÏnum,!,' i*>. foudure, 

GLViiniiun , ii , colle. 

Glutî/zo ,-are , coller , fouder. 

GLVTtnatio , onii , "\ ^,.. . ^ 
V-, . . . fconrohdation, lou" 

i.jLVTiriaJiien , mis, > , ,, 

G\ dure , colle. 
ivrinamentum , i , J 

CLUTi/utor , is , celui qui colle , qui 

foude. 

Composés. 

AG-GLUTf«o,-^re , joindre , coller en- 

femble , fonder. . : ... ,, 

Kc-GL\jTlndno , onis ; Ac-GivTÎnamen- 
tum , i , colle , foudure ; i°. union , 
conjoriiSion. 
Con-Glu -iino ,-jr^^cimenter, Joindre, 

CcN-GLUTi'nq/i/y , a , um, qui colle, qui 

unit. 

CoN-Gi.OTin.2tor, is, quialîcmble, qui lié. 
Cca-GLvrinatio , onis ; Coa-Giviina- 

mentum , i , afTemblage , liaifon , ce qui 

cimente. 
Df-Glut//!» ,-are , décoller, dégluer. 

R£-GLUTi/zo,-<ire,décol!er;i ^.arracher 

quelque chofe d'entre les mains. 

Rt-GLvjinofus , a, um , fort glunnt. 
Kb Givrinatio, onis ,l'adi6n de décoller. 

G O B. 

Du Celte Gob , bouchée , d'où GoB^r , 
ne faire d'uiVe'chofe qu'un mor- 
ceau , vinrent j 
Go'sius , ii ' "i goujon , petit poifr 
GoBiJ, o;iis^) ion. Gr. Kôbics. 



7^; DICTIONNAIRE ETYMOLOG. 

G O N , C U N , 



795 



Angle. 

Cvve , CuNNi^ fignifie en Irl. coin , 
angle. En Grec Gonw , angle. 

Ces mots tiennent au François 
coin , nom des angles d'un appar- 
tement , ôcc. & au Latin Cutieus; 
voy. ci-delT. col. 575. Ils vien- 
nent de Gan , puidance, réunion. 

. De-là cette Famille Grcco-Larine. 

j. Tri-GoN, onis, balle dont trois per- 
fonnes jouent en triangle ; i". litu 
pour jouer à la paujne. 

Tki-Gcnw , i ; Ta.i-GoNuw , i , triangle. 
.Trj-Gcvus , a, um; Tai-GoNa/fi , e, 

triangulaire, 
i. Evina-Co.ius ,a, vm qui a neuf an- 
gles ; d'ENK^, neuf. 

3. Pan-Gon/«j, a, forte de pierre 
précieufe , dePan , tout& de Gon, 
angle. 

4. PoLY-GoN/«i , a,ura , qui a plu- 
fieurs angles. 

5. DiA-GoNd/ij, /, ~i diagonal , 
PiA-Cotiiciis,a)Um, > qui vad'un 
ViA'Goiiios, 3 angle à l'au- 
tre : de Dia , à travers , par. 

GOR,GOUR,GUR. 
CoURO eft un mot Celtique qui dc- 
ilorne tout ce qui eft roide , qui 
n'eft, pas aifé à mettre en jeu. 
.^t qui !a formé nos mots En-Gou^t- 
dir , DÉ-CovKdir , &c. 
En Efp. ^' en Ital. Gordo , lourd 

& épais. De-là : 
GuRDKj , i 5 étourdi , foc. 



Q'jiNTiLiEN qui nous a confcivé 
ce mot , nous apprend que les La- 
tius le durent aux Elpagnols. 
En vieux Bas-Br. Gourd/ ^ obftiné. 

G O S S. 

Magi-Gqssorkj , i , batteur de blé 
en grange : mot employé par Co- 

LUMELLÎ. 

Ce mot dont Torimne ctoit incon- 
nue , cfl: un mot purement Gaulois 
qu'adoptèrent les Romains , lorf- 
qu'ils furent liés avec ces nations 
Celtiques. Il eft compofë de deux 
mots Celtes, de Goss , goulTe, épi: 
& de MAcha, ccrafer, battre. 

C R A. 

I . De Cra, croître, produirc,vinrent, 
I- 
La famille Gra , herbe , gizon. 

En Angl. Grass , > herbe, gazon. 
En Gréc,GRASTis, 5 verdure. 
Gram^b , inis , gazon , verdure ; x*. 
chiendent. 
GRXMineus , « , um , de gazon , plein 
d'herbes vertes. 
Ci^Ahùnofus , ayum, couvert de gazon , 
abondant en herbes. 
Agrostis , chiendent , herbe: mot Grec. 

II. 

Gran^ot , » , grain, graine. 
GRANatuj , ûs , grcnage , produdion du 
■ grain. 

•Gr 'Njfur, a,um, grcné , qui a de la 
graine. 
GAA.sarJum , ii, grenier , grange. 



DE LA LANGUE L AT. GR 19% 



797 

GRf.tiHtim , grain à grain. 
GR^tirtf.is , a, um , plein de gr.n;'.cs > 
grenu, qui abeiucoup d; graines. 
GRANi-Fer , a, um, qui porte du grain. 

t. GKAuatus , i , grenat, pierre prc- 

cieulê. 
j. GRANd/»//2, /, grenade, fruit à 

petits grains. 
4. Gran(/o , i/zw,grêle> elle tombe en 

crains. 

Gii..\ndinofus , a, um, plein de grêle. 
G**Nrfw.if, grêler, tomber de la grêle. 

DE'GKAndinae , il grêle. 

II r. 

Granî/F^,-* , de haute taille , grand ; 
i°.aniple,va{le, diflùs; 5°. noble, 
fublime , majeftueuï: , pefaat. 

GKkfiàiù ,-ir; , faire cro'tre , aggrandir. 
GKf.aditaS , ath , élévation , noblcfTe. 
CKMdiufculus , a, um, un peu plus grand, 

qui commence à grandir. 
GKhvdiculus f a, um, un peu grand. 
Gs.Amiefco t-ere , devenir grand, croître. 

Binômes. 

Gr ANDJ - Granj , lis , qui va à grands 
pas : de gradus , pas. 

GRAKrfif ic"i) a» um , qui fait grandir : 
Àefacio, faire. 

GK^fiil-Loquus , a , ktz , qui a le flyle 
noble , pompeux ; i». qui dit de grands 
mots : de LoquoT , parler. 
GranJ-jCvmj, fl,«wi,fort âge : d'.*- 
vum , âge. 
GRANrf-iEviM j , is , grand âge , vieillefTc, 
GRANii-ScAp/« , arum , arbres qui ont 
L tige l-»aute ; de Scapus , tige. 



Composes. 

l-^-G-xxndcjco ^ £rc, -croître, devenir 

grand. 

Pfr-Gran<//j, e , fort grand, cxccfTif. 
?KS.-Gv,Mndis , e, trcs-grand. 
SuB-GB-ANiii.;, e, un peu grand. 

Ve Crandïj , e , mal-bâti, 

I V. 
1. Grav/j, « spetoint, lourd; i^'.ff- 
rieux, majeftueux ; j °. confidérabic , 
recommandable; 4.**. trifcejnuifible, 
fâcheux; J°. outrageant, injurieux; 
6^. dangereux, contraire à laiàntc; 
7°, puant , mauvais. 

G RA vz'ta;' , is , peûntciir, poids, charge;'. 
1°. férieux , air grave; 5''. fermeté ,- 
févéritc. 

GRAV.7er , lourdement , rudtmcnf; r*.-- 
griév.ement , dangereufement ; j°. gra-- 
vemcnt, férieufement ; 4°. aigrement , 
rigoureiill-nient ; 50. avec chagrin , de 
mauvaile grâce, 
GaAviu/tii/wj , a , um , d'un ton plus bas. 

1. Gravo , are, charger , rendre pe- 
{ânt , accabler, z, fâcher, être à 
charge , devenin importun , caufer 
de la peine. 

GRAVcr ,-an , porter impatiemment , 
avec indignation : faire ditîicuîté de. 

GRAVarè ; GRAVatîm , avec peine , mal- 
gré foi , à regret ; 2°. avec difficulté. 

Gt.kvafiellus "^ a , um , vieillard peïànt ^ 
courbé fous le poids des années* 

3. GKAvefco , -ère , être furchargé , 
fuccomber lous le faix ; 1°. être 
trop chargé, couler à fond ; 3 °. de- 
venir plein ; 4°, devenir plus mal,. 
empirer , s'aigrir. 



1^9 



DICTIONNAIR 



GxAV;(fux , a , um , chargé , rciiipli. 
GRAviio ,-are , engrofTer ; i°. enlemen- 

cer. 
GKAviditas , is ., groITeiïe. 
5. GKweào, mis; Gs^Avitudo, inis , pc- 

fantcur de tétc , fluxion , rhume , enciù- 

frencment. 
€jk AvedinofuSi a , um , qui a des pefan- 

teurs de tête,i°. qui rend la tète pefante. 

B I N o Al E s. 

CRAve-Otenûa, a, mauvaife odeur: 
à'oUre , fentir. 
Gv..\ve-oLens , tis , qui Cent mauvais. 
GRAvi-loquus , a , uni , qui parle férieu- 
fement. 

Composes. 

Ac-GRAVOj-tfrff, furcharger, accabler, 

appefântir. 
AG-GRAVf/c» j-ere , empirer, aller de 

mal en pis. 
Dï-GR.Avo,-jre , appéfantir , accabler ; 
i*". abaifTer ; j". fatiguer, harceler. 

In-Gravo ,-<jr« , affâiffer , furchar- 
ger , appéfantir ; z", empirer , ai- 
grir , exagérer. 
Ik-Grav^/co ,-er« , s'appéfantir , devenir 
pefant ; 1°. croître , s'augmenter. 
FER-GRAV/i-, e,fort pelant. 
PER-GRAviter , fort Icnfiblcment, trcs- 
aigrement. 

Pr^ GRAV(7,-<îr«,pefèr davantage; z°. 
être fort lourd; 5*. appe{àntir,acca- 
bler , être fort à charge; + . furpal- 
fer , remporter fur quelqu'un. 

PRi€-GRAViV,e;PRiE-GRAV/Vuj-, a-, un:, 

fort pefant , très-incommode. 
ScB-GRAvii , e , un peu défagréabk. 

V. 
G%osfus ,ayUm y fort épais , gros. 



E ÉTYMOLOG. 800 

Ge^osfifudo, inis , épaiffeur, groiïiereté. 
Gros,^;./, i ; G&osfulus , i , figue qui n'eH 
pas mûre. 

VI. 
Gre;«- , gis , troupeau , compagnie , So- 
ciété. 
GKEcalis , e, qui eft de même troupeau ; 
1®. de même bande , de même compa- 
gnie , camarade ; 3°. de /Impie foldat ; 
4*. commun, trivial. 

GREcnfuj, a, um , qui va par bandes , 
attroupé. 

Gv^icanm , en troupes , par bandes. 
GREGrtriuj,a, um, de troupeau ; z°. d'un 
lîmplc foldat. 

Composés. 
I. Ab-Grego- ,ar<, détacher , retirer. 

Ag-Grego ,'tre , ramalTer, joindre ea 
corps; i". allier , aggréger. 

Con-Grex, gis , de la n,ême troupe- 
CoN-GR£co,-jre , attrouper, convoquer. 
Coa-GKtcatio , onis , troupe , fociété. 
(?>K-GKtcabiUs , e , facile à afTcmbler. 

Se-Grfa;, gis y folitaire , feparc du 
monde. 
S-EGK-EGo ,-are , mettre à part, dif- 
tingucr. 
SEGREGiz;»/7z , réparcment. 

1. De Grexj troupeau, & de E, à part, 
fe forma EGR£Gius,/«cf à too/, mis 
à part du troupeau , choifi fur tout 
le troupeau ; d'où , 

E'CKfcius , a , um , parfait, excel- 
lent ) exquis; i®. bnve , vaillant. 

E-Greg!? , fort bien, admirablement. 

gram,grom, GRUM, 

Fâcherie. 
Gram eft un mot celtique qui défigne 

tour 



8oi DE LA LAN 

tou: ce qui eft rors , de travers; le 
cliagrin , le rechignemencja mau- 
vais humeur. 

En Irl. Gruaim , tor?, tordu. 
Gru AMtf , rechigne , refrogiic , cka- 
grin, de mauvaife humeur. De- là, 
GRAM/a , a , maladie en général ; 
celle des yeux en particulier. 

En Italien , Gramo , trifte ; en Al'e- 
mand GRjm, fâché ; en Anglois 
Grim , redoutable , méchant. 

D'où le François GniMace, fur- tout 
les grimaces que font faire la dou- 
leur (5c la mauvaife humeur , f^ri- 
Hiaccs de détrelTe. 

GKAuiofus , a y um , malade , triftc , 
chaflieux, à qui les yeux pleurent, 

GRAMmofus , a , um , malade. 

G R A P H, 

Ecriture. 

De la Famille Crap/^ , écrire , tracer, 
fc formèrent ces mots Gtcco-La- 
tins : 

Ai'o-GRAr/za/« , i , copie , exem- 
plaire. 

Mimo-Grap/^wj, i , Ecrivain de Mi- 
mes , de farces , de parades : du 
grec Mimos , imitation. 

Par-Epi-Grap^c, es , defcriptîon, 

Prosopo - GKKvhiay ce , defcription 
du vifage, portrait : du Grec PRof- 
opon, vifage , face, 

Syv-GKKvha,a^ billet, obligation par 
ccrir. 

SïN-GRArAuj,2, écrit iignc. 
Oti^, Lat, 



GUE L AT. GR 802 

GRIF, 

Grifii. 

Du Celcc Griff, griffé, ferre;"!', 
crochu , vinrent ; 
Le Gr. Grypo^ , crochu. 
L'Or-E-GRYP.C^nw^, la main qui 
fe ferme pour fiifir : la poignée. 

De-là cette Famille Greco-La- 
tine : 
Gryps , GKwhis 1 GnP^on: grand oin 
GR.YPhus , i, 'S jcau. 

GKYrhires , te , efco-rifFe , qui a le nez 
aquilin. 

Hipu-GRYp/z/zi-, i , anim.il fabuleux, 
moitié chev:.l , inoicic Gnlîon. 

HvPo-GRïïAzii , dy um, qui a le ne? 
crochu. 

GUR, 

Cercle , Tour. 

De la Fa.millc Gur, Gvr, cercle, rouf, 
vinrent les mots fuivans : 

I. A-GvKTa, ou A-GYRT«,foireurdc 
tours, joueur de gobelets, char- 
latan. 

1. GoRGO, 072/j-, ) nom de Médufe & 
GoKcon,oms, \ de fes deux fa-urs. 
Elles étoient le fymbole de la 
Lune (Se de fes révolutions. 
GoKcons , œ , furnom de Pallas ou Mi- 
nerve , parce qu'elle portoit fur fon 
Egide la tète de Médufe. 
GcR.G,mia , a; , corail , plante marine. 

ANA-GYR/'r, is , T 

AnA-GvRm, i , C bois puant; arbrifleau» 

A^A-GïRW^i, 3 

E e e 



$QS DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. S04 



G U T, 

Goutte. 

De Cw , eau , Ce forma !a famille fui- 

vante qui tient au grec Khuô,vtZ' 

fer , fondre. 
GuT/a,<2 , goutte de quelque liqueur; 

a ".petite quantité de quelque clio- 

fe; 5°.Alocs. 
GuTTœ , anim , marques , mouchetures. 
GvTtans , ti.t , qui tombe goutte à goutte. 
Gvrtula , « , petite goutte. 
GoTfjfu.r , j , um , moucheté, pommelé , 

parfemé Je moU' hes. 
CvTtus , i; GvTfulur, i , bec fort étroit 

pour verfer giutte à goutte ; 1°. vafe à 

co! étroit, pour vericr goutte à goutte ; 

3°. burette à loI. 

C O M P O s É. 

Sxis-Gvitj ,- are , dégoutter un peu. 

Mots en G 

Oi^ cette Lettre a été ajoutée à la tète 
de radicaux en L & en R, 

I. 

G L pour L. 
I. GLAB, tondre. 

Du Primitif Lab., tondre , raferjes 
Grecs firent Lirci, tondre, ôter 
récorce , Ce dépouiller de fes plu- 
mes , muer, &c. 
Les Hébreux firent précéder d'un G 
ce radical ; Z'l2 CLoS, tondeur , 
barbier. 
Les Celtes en firent le mot comnofé 
GwEL LAïF , relatif ai'x idées de 
aondie ^ de idlèc , d'iafliumens à 



tondre , formé de Laif , Lab , 

tondre , & Gwel, toifoii « cliéyelu- 

re, &rc. 
De-là ces Familles Latines : 
i.GLABcr, hra, hrum , qui eft fans 

poiii 2*'.tondu,rafé; 5''. pelé. 
Gt.hzeU.us , a,um, poli , dépilé , chauve. 
GtAsro, flre,rarer. pder. 
GLABrffîimy ;, lieu où il ne croît point 
d'herbe. 
GtABreo ,-cre ,- GhMirefco ,-fcere , étr» 

fans poil, devenir chauve. 
Gi.AB,-fnJ, tis, où il ne crok ni poil ni 

herbe. 
D^-GLABro ,-anr, fléoiler . ôter le poil ; 

jo, enlever l'écorce, 

1. Glubo 5 ij, tre , pel?r, écoicer ; 

2°. ôter la peau, ccouher. 
GuMa, ff, peau qui couvre le grain ; 
peau des fruits. 
Di:-GitiE(!,-ere, peler, enlever l'écorce;. 
1°. écorcher. 

II. G L O SS, 

Langue. 

Du primitif Leg , Les , langue , 
d'où l'Hébreu ;?J. S, LrsAw, langue, 
fe formèrent CCS familles: 

î- 

i. Glos/z, iE, langue ; i». gloîe, în- 

ttrprciation. 
t. GioTTij , idis, cpig'otte . luette , 

languette qui couvre la trachée^ 

artère; z°. Roi des ca lies. 
Epi-Glottjj , li Eri-Gi-cssis , dis, 

épiglotte. 
3. G LOS j ar ium t ii , Diftionnaire, vft- 

cabulaire. 



Coj 



DE LA LANGUE L A T. GR 



Gtossaria, orum , bières, cercueils. 
Ctossema , tis , glofc , terme peu ufîté. 

Binômes. 

GtoSTc-GnpfhuSti, glofatcur, com- 
mentateur. 
Gios^o- Petra , œ , pierre qui a la figure 

d'une langue. 
Hïpi-Glcs,?^ , is, ^ deTousdelalan- 
HYPiî-GLcTti.r , dist Vgue ; l'.ab^cès 
Hypo-GtcTf/..w , li , .) qui vient foufld 
langue; ju mélicament lénitif. De 
F.YT OU hup , fous. 
Hypo-Glot';.-:, on/m ; Hypo Gtcrr'Vf.r, 
uin , pillilles qu'on laifTc fontlre dans la 
èouche , pour guérir la toux. 

X. 

I. Glut/wj, ti , gorge , gofier, 

Gi.VTiu yonis , glouton. 
Glut/o, - /rf, avaler, engloutir. 
Gi-uviœ, arum , goulu , gourmand. 

Con-Glut;o, /Vtf , engloutir touc-à- 

la-fois. 
DE-Giurio , - (V^, avaler , dévorer. 
i. Svs-Ctv-rio ,-ire , avaler un peu 

goulumtiu, 

In-Gluvi^j- , ei t jabot des oifeaux ; 
i*. gloutonnerie , voracité. 

II. 

G R pour R. 
I. Grac , mince , grêle. 

Du Celte- Rac, Rag , petit, d'où 
Jiagoty en Orient. "^3"^, Rak , 
mince , tendre , fe forma cette fa- 
mille Latine : 

CKAcilii,e ; GKKcilus,a, um, grê- 
le, dclicj mince. 



Sc<S 

greur; i». taille délicate , délié-.; , fincllc 
de taille. 
Gti.tcUernus, a -, um ■, maigre, menu, 
effilé. 

CKA.cilefco,-ere , reaigrir , devenir 



GRAci/en.r, tis, qui devient maigre. 
Gr<.ACi/(-pej-, dis, qui a les jambes grclcBi 
déliées ; de Pes , pitd. 
PtR-GRAci/ir, e , for: grêle , trcs-mince, 

II. GRAD , 

Degré, Marche. 

Du Celte Raod , degré, grade," 
RiD , cour'e j coQiant , R.ad , 
route, !e tcrir.a la famille fui vante: 

1. GKADtj, ûs , degré, cclîclcn ; 
1°. pas , (itmaiche ; 30, pofte. 
4". moyen , entrée. 

Grav.^t'ls , a , arium , qui va par degrés, 
fiicceiîivcmenf, z- . qui pèl; U-s luots, 

Ga.Éi.atw , onis , efcalier , montée; 
i' . ïïéges-, gradins. 

GRAL»jj-,e, qui concerne les degréô. 

GKADaruj , a , lTji , dilpefé par degrés, 

Gs^tiDatim , par degrés, peu-à-pcu. 

G&ADioT, eris,gie£usfum, giadi, mar- 
cher , avancer. 

z. Grad/v/w, /, le Dieu df ha guerre. 

GRADivJ-Cots, a, qui révère le Dieu 
JVlars. 

}. Cs-ADi-ves , edis , bufe, oifeau de 
proie. 

4. GB.As/(jr,-dri, aller, marcher^ s'a- 
vancer à grands pas. 

GR.'.sSiZfuj-, a, tum , qui a exercé le bri- 
gandage , qui a volé. 
Gii.AiS2U0, onis , brigandage.' 
QBjiSsaturHf « j volcrie. 

E e c jj 



So7 DÎCTIONNAIR 

Go,hSSù:or , i: , voltur de grand chemin. 
5. Gt^is/kj , us , G RE ^(3 , c;;ij, allu- 
re , pas , dcmarche. 

Composés. 

Ag- GRED/or,-i, aller vers , abcrdcr ■■> 
parler à ; z**. entreprendre , com- 
mencer; j°. attaquer; 4°. furpren- 
dre. 
Ac-GRES/Sr, otIs, aggrcfTeur. 
Ag-Ckis/w, onis ; Ao-GREt/ùrii, « > 
attaque ; zr. entreprifc. 
AKiE-GRED/'or , -i , aller derant, devan- 
cer. 
CoN-GR£D/o,-«re; Con-Gred/c/*,-*, 
s'aflembler , marcher enfemble ; 
2°, fe joindre , fe rencontrer ; 
3°. di(puter,fe battre» 
CcN-GRESft/J,û.r, choc, attaque, combat. 
CoN-GRtS^io, onfj-, abord , rencontre , 

aiTemblce , compagnie. 
iM-coK-GRtS/zii/iJ-, :, qu'on ne peut atta- 
quer ; 1°. inaccelïiblc , inabordable. 
Ci».cuM-GRïDior, f,entourer,-iO. afliégefi 

DE-GR.EDior,-£/J:", mettre pied à ter- 
re , fe détourner. 

Di-GREDJor, i , partir, s'éloigner, (or- 
tir, quitter ; z". faire une digrefllon. 

Di-Grijj"uj, ûs ; Di-Gres/Io , onis, 
départ ; ^o. digrefîion. 

DE-GRASj'or, uri , tomber violemment; 
1». outrager, infiilter. 

E-GREDior ,-i , fortic, s'en aller, (è 
retirer. 
E-Gris/îo, o/!ix;E-GRîsjuJ, ùs, départ; 
1°, fortie, ifTue ; 5". digrefTion ; 4°. le- 
ver d'un, aflre, fa (Sriie de dcfibus Tho- 
rifon. 
ÎN-GRED/or,-j^ entrer, marcher, 
aller, commence:. 



E ETYMOLOG. 



80S 



lK-GR.Esy?o, onir,\n-GRZ5nL^ , (ix, entrée, 
marche , allure , commencement. 

lN-DU-GaEDior,-i, entrer. 

lNTRÙ-GREjior,-(J;, entrer, aller dedanî,'- 
iNTer-GaESiuJ , ûs , arrivée imprévue. 
OG-GRASJ'ur,-cri, marcher contre, àl'op-" 
pofite. 

PRo-GRiD/or,-j , s'avancer en mar- 
chant ; z°. s'étendre, avancer. 

Pro-Grej/îo , oms ; VKo-GK^eisus , ùs j., 
avancement; io. fuite, enchaînement. 

Pr/ï-Grado ,- are; PR.'E-GREDior,-/, 

marcher devant, prévenir; 10, fur- 

pafTer, l'emporter. 

Pr-'E-Gresj'uj, ù.s; Pr^-Grisj/ci, onis, 

l'aôion de précéder. 
VKATer-GK'iiicr r^'-i paiïb'r outre, aller 

plus avant. 

RE-GRED:or,-Ji , reculer; 1°. retour- 
ner. 
Rif-GRïSrt/j-, wr ; Re-Gres^tw, onis , re- 
tour , l'adioii de revenir , de reculer; 
1°. recours. 
RETro-GRAA'(5r,-(fi; RETro-GREofor ,-s7, . 

reculer , aller en arrière, à reculons. 
RETro-GRA0;\r, e ; 'KzTrc-^Kkdus, a,um, 
qui recule. 

SuG-GREDzor,-i, s'avancer fècrccte- 

ment, palTer (ans bruit. 
Supf r-GRED/or,- i ^ marcher defius ; 

lo. furmontcr, (urpafler. 
TRANS-GREDior,-ii, paiïcr outre, aller 

au-delà ; 2°. furpafTer , vaincre. 
TRANS-GREs/or, is , vialateur de la Loi, 
Trans-Grîs/ut , ùs ; Tra^s-Gb^tsJIo , 
onis , l'aftion de paiïer outre , de traver- 
fer ; i*. violation de la Loi. 

D É R I vÉ S. 

Gra l la , HTurn. cchalTes. . 



^05^ 



BE LA LANGUE LAT- GK frfl 



Gr \Llifor , orff ; GRAL/i-Ff.vJiV , mon- 
îc fur des cchaiïcs. 
GRAiiaruriu.r , a , um, d'ccinucs. 

III. GRAU, 

les Grecs. 

E'ctynnologie de ce nom illufire a 
exercé inutilement jufqu'ici ctvtx 
qui s'en font occupes : on l'a dé- 
rive ridiculement de Gréais , fi!s 
de ThelTalus; de Rc/iu , fils de 
Phalcg ; de Graia , une vieille. 
Cbfètvons que la Ictcrc G s'ajoute 
fans cclïê à la tctc des mors qui 
commencent par R, (k qu'on voit 
d:ins Hefychius que le vrai nom 
des Grecs croit Rmcoî y 5: que 
ks Peuples d'Italie l'avoicnr cKnnf^c 
en Graic/. En rapprochant ceci de 
ce palïcigc remarquable d'EscH Y lE, 
dins fon Promethée enchaîné: » De 
3) nouveaux accès, dit ce perfon- 
» nage à lo , entraînant te j pas 
)j dans un chemin qui borde les 
:> flotSjte conduitîrent jufqu'au v a s- 
5) TE golfe de RhÉe.... Ce "olfe 
» S appellera un jour le golfe d'Ionie. 
Ce golfe eft la mer qui féparc la 
Grèce de la grande Grèce c-,i du 
Royaume de Naples. Il eft dctlgnc, 
avecraifon, par l'épithète de vajle, 
Se il fut appelle, avec non moins de 
railôn , golfe Rhéen ou de Rhèe , 
puifquc ce mot prcfente en efrèt 
l'idée de vajle , d'étendu , de /arge, 
dans la langue Celtique, mère de 
la Grecque &i do la Latine. Ce 



nom eft donc Celtique , érnnr in- 
connu aux Grecs , & leur avant été 
donné par les Peuples de l'Italie , 
tendis que les Grecs s'appelloicrc 
eux-m''"mcs ^chivi , Ddncï ou 
Hellènes. 
Gr^c2/j', a, um'i GxA\us , a, um ^ 
Grec, de Grèce. 

GKJS.cuhis , a, um, petit grec, paiivr» 

hellenifîî , terme hptùqui. 
Gi^&cula , ee , rofe de Grèce , efpcce de 

petite rofe. 
GK^cankus , a y um , qui concerne les 

Grecs. 
Gr^cc , en grec , à la grecque. 

GKJtcia , a ,\a Grèce. 

Gr<ec/(Z i;7(igna,\a. partie méridionale 

de l'Italie. 
GKJS.C!snfis , « , de Grcce. 
' GRiïC'--,-arz ,■ GKj^cifcc,-are, vivre à la 
grecque , imiter les G''ecs. 
GRJic'-srafis ^ îs , quartier de Rome où 
logf oient les Grecs ou leurs Députés. 
GK/.xu-GEtia,ce , qui eftde Grèce. 

CoN-GR.^co,-(ire : CoN-GR>€cor,-(i/"/, 
vivre à la grecque , bien boire , 
bien manger enfembîe. 

PiK-GKjSccr,- ari, boire avec excès. 

IV. GRE M. 
Grem/kw, j : le fein , le milieu. 

Ce mot tient au Celte Grem , 5t 
à l'Oriental ^^m Rj^em ,qui figni- 
(ie mot à moi , intérieur, capacité 
intérieure, & par confcquenr, °. le 
fein dans lequel on eft conçu; 2°. le 
fein où on eft nourri, la gorge; 3'^, 
l'elpace qui eft renfermé ciure les; 



su DIGTIONNAIR 

bras & qui forme le dcvanr du corps; 

4°. au figuré , une perfonne du 
fexe ; & l'amour, l'affèdion, la mi- 
féricorde; porter quelqu'un dans 
fon fèin ; ;«. le pli d'une robe. 
V. G RU M, 
Tas , grumeau. 

Du primlnf, Rom, Ruai, élevé, fe 
formèrent : 

GRUWKi, i, CkwiuIus, i, mafle , ras; 
z°. grumeau ; tertre , cmiacnce , 
clcvation. 

GaoMa , œ ; GRUMa , œ , e(planadc, pla- 
ce élevée d'une Ville , d'où l'on tire des 
lignes pour drelTer les rues. 
GROManVw,i, arpenteur. 
G&oMaticus , n , um , d'arpenteur, d'ar- 
pentage. 
Ex-Gi\VMO ,-ars ; Ex-Grumi/îa ,-are., 
fortir d'une motte de terre , comme les 
ver5. 

VI. G RU, 

Convenance. 

Du primitif Ruo , accourir , S< de 

Cum , avec , fe formèrent: 
CoN-GRUo,-<?rc , fe rapprocher , s'ac- 
corder, avoir de la conformité. 



£ ÉTYMOLOG. Siz 

Com-Gro:;j-, a , um, convenable , pro- 
portionné. 

Con-GR.v£ntia , œ ; CoN-GRuiTax , nnV, 
proportisn , conformité , convenance. 

CoN-GRi'f/ifer , fi'une manière aiïbrtif- 
fjnte. 

In CoN-GRUf;zx , tis ; In-Con-Gruut , 
a , um , qui n'eft point à propos , qui ne 
s'accoràcpas. 
lti-GKVu,-er£, fondre avec impétuo- 
fné (ur : affkillir , iiifulter. 

lN-GA0f'7X, tij , qui cfl imminent, ^ui 
va fondre. 

VTI. GRUN, 
Du Celte Grwn , fi'.lon; i°. creufé 
en fi'lon . c;îrgouil!e , ^: qui vient 
de RuN , fillon , fe forma cette fa- 
mille Latine: 
SuB Grund^, œ,i°. extrémité d'un toît 
qui avance peur rejetter l'eau de 
la pluie loin du mur-, 7.°. auvent. 
SvR-GKiifidij , orum , auvent : il fert 4 

rejetter l'eau de pluie. 
SuB-GRUNrJ.ifio , enis , entiblemcnt. 
Si-ri-G Kviid.irium , ii , place où dégoutte 
l'eau du tôt ; i'. lieu orlinairc des 
foiïes ou des tombeaux des cnfUns nou»» 
veaux nés. 




St^ DE LA LANGUE LAT. Grec; ïï^ 



■" ■ ' ^■ ' - '''""" ' -ffiM 



MOTS LATINS VENUS DU GREC, 



ï • \x A Ga(es , «, jais , jayet , Grec 
Gagajcs. 

%. GKncrana , <e , gangrené ; Gr. 
Gaggrain K,prononci Gangraina : 
de grao , ronger , dévorer. 

3. GEMea , <z\ ainfi s'appelloit une 
A\t d'une arn;ce Macédonienne. 

4. GiGajT, aritis , ^cint : G^canteiis f 
a, nm , de géant. Gr. Gigas. 
GiisiciJium, ii , cerfeu-!. Gr. Gig- 
GiDioN , qu'on prononce Gingi- 
dion. 

6. Giickon , onis , poulior; <« Grec 
GlekAom, &: Blakhun : c'sft une 
plante aquatique : de Uc^ eaux. 

GiTchonitet , a, vin de pouliot. 

7. Glinojz, 2, érable; m^r. Glinoî. 

GLYPA. 
ï. AN«Gi.YP/K/f/, i ; Atia-Guv/ia , 
»rum , ouvrage cizelé , qui a des 
figures de relie£ 



Ana-Glypt^j , en , cîP.'l?»!r , (culpteur. 
ANa-Giypr/rf , er , art de ci.cler , de 

tailler en bofTe. 
Ani Glïp'/v , .1, Tum ; An z-GLYPt-fcu^ « 

« , um , taillé , relevé en boiïe. 

1. TRi-Gtyp/îHf , i , ornement de 

ftife. Gr. Tai Glyp/:ûs. 
HEMi-Tai-GLYpA^^j , i , demi triglyphe. 
Mono-Tri-Glyp/zux, i, <jui n'a cju'ura 
trijlyphe. 

GO M;. 
GoMp/;aj,i, coin, clou; 1". pieu; 
5°. maladie de l'œil. Gr. Gomp/um-: 
en Or. ."i^.:^ Jïoy?: , Kophe , pieu , 
branche : plante , cheville. 
I. Gouvliojis , is , infertion d'un os 
qui deineiire ferme dans un autre, 
comme les dents dans les machoi,» 
res. 
i. Coti-A'^cke,eSf cadran folairSa 

GR. 
G^ABanis , i ,lit de repos, Octomanc, 
lit de camp. Gr. Graéaior. 
Gi.\ABdtulus , », couchette, cinapé,. 



tit*^ 



8ir 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



S:$ 



MOTS LATINS VENUS DE L'ORIENT. 



<«= 



G 



^j'Qiikrts , a: , â^nhe , pierre pré- 
cieufe : du piim. Cad, bon. 

CaLUis , i. Prêtre de Cybe'c; 1°. eu- 
nuque ; j °. furieux , tàaatique. 

AivChi-Gal/uj, f , chef des Galles, le 
Grand-Prètre de Cybèle. 

Cal/o , -are , être fuiisui, ctre agite 
coivime les Prêtres de Cybele : de 
l'Or. 977^, c'hal/y i". blefTer , per- 
cer; 1°. danfer. 

G AU , G OS. 

Cossyphirn, il, coton; 2°. cotonîer ; 

3 ^. goupillon. 
Co%iampinus , i, cotonier. Voye^^ci- 

dctTus , col. 457. 

Celt. GaUjGay, habile, adroit, 

qui fait faire des ouvrages, Gw£, 

lifTu , ouvrages en tilTîi. 
■PARA-GAUrœ, arum ; Para-Gau- 

DtfJ, um , chiniifes fines; pafTc-poil 

d'un habit. 



redingote d'étofFe re- 
lue des deux cotés ; 
20. couverture; j°. 
tapis velu; 4°, nitte 
^ de paille ; 5°. grofTc 
barte hérifTéc. 
Gkvs^ipruis , a^ um , fftit d'étoffe velue 
des deux côtés. 



GAUsa^a, a , 
GAUSi7pe , is , 
GAusapa, OTum , 
GAVSupila , « , 
Gvvsapina , « 



GAvsap.i:us , a ,um, habille d'une étoffe 
velue. 

Gicerid , orum , geficr , entrailles 
d'une volaille ; ce mot s'eft aulïi 
écrit ciieria ; il tient à l'Or. HIT."!, 
Gi{;ert; , réparation , lieu fcparc , 
enclos, tel qa'unc poche , xinfac. 

Cmrhojus j a, um , oblcur , mot 
Oriental , forrr.c du primitif N£B. 

Csision yii , aigle, fornic de l'Or. T'J, 
Nijf, précédé de G , Gnes , oifeau 
de proie, épervier, faucon, autour. 

G U M. 

Gw.mi; GuM/wfj,//2J.rérme,gomme; 

c'cft le Grec Kommi: de l'Oriental 

D1p> (»Jîs, Qoum, fe coaguler, 

prendre de la confiftance. 
GuM/72<?/ài-, â, zi/Tz , rcfineux , plein 

de gomme. 
Cxsumatus , a , um y qui produit la 

gomme, gommeux. 
Gxjyimitms, a , um , gommé ; 2o. fait 

avec de la gomme. 
CuM;/:i;io, onis^ l'aftion de vernir ^ 

de gommer. 

G U M N , 

Nud. 

Du Grec Cvion, corps; en Orienta! 

ma. 



DE LA LANGUE LA T. 



«17 

mj , ^Wc y corps , vint cetcc fa- 
mille Greco- Latine. 

I. GYMTzo-SovhiJIa , arum , Philofo- 
phes Indiens, qui ctoicnc toujours 
nuds i dcfoph, fagc; Se gynin, nud. 

1. GYunas , dis , exercice de la lutte 
fait à nud , fans vêtement quel- 
conque. 

GvMnicus, a , um, de lutteur , de la lutte. 
C\Mnefice, aTuiji,les Ifles Baléares, fameu- 
fes parles exercices du corps, 

3 . Q\unafium , ii , bain public, lieu 
où l'on fe dépouille nud ; i*. Aca- 
démie de lutte i 5°. Collège pour 
apprendre les fciençcs, 



G Si8 

GYMnaJlicus, a^um, d'académîe ; z°. qui 
concerne les exercices du corps. 

Gy Mnafi-ARcha, ce; Gy m nefi- Ae^chus , {, 
maître d'exercice , chef des Etoles ou 
Collèges. 

?Ro-GYMnaJla , ce, PRo-GYMna/îuj , a, 
um, condifciplc. 

?&o-GYMnafma , tis, exercice. 

GUP. 

Gw/um , i, plâtre , Gr. Gups , Gyps : 
mot formé de l'Orient. iV^fC'kup, 
O/iyp , le brillant du jour ; chyp- 
àhyp , clarté , brillant : le poli, 

Gy ? feus y a, um, de plâtre, 
Gyp/ôj-are, plâtrer , crépir. 




Ort^, laK 



ffi 



Sip 



DICTIONNAIRE ËTYMOLOG. 820 



MOTS L A T I N S -C E L T E S, 

O Z7 DÉRÎFÉS DE LA LANGUE CELTIQUE. 



H 



LiA Lettre H eft la huitième des 
^Uphabets Orientaux , Grec & La- 
tin ; mais avec des modifications 
diflèrentes, qu'il eft néceflàire de 
connoître, afin de s'en former une 
jufte iice.Chez les Orientaux, elle 
fut une afpiratton gutturalilëe , cette 
aspiration commune aux Tofcans , 
aux Bas • Bretons , aux A'.lemans , 
&:c. & dont les François n'ont pas 
la moindre idée , qui confifle dans 
l'alpiration modifiée par la pointe 
de la langue roulée vers le fond 
de la bouche. Cette afpiration fut 
notée chez les premiers Orien- 
taux par un quart c coupé en qua- 
tre ; dans l'Alphabet Hébreu , elle 
eil défignée fimplement par les 
deux montans de ce quatre, & par 
la tranfverlale fupcrieure ; en forte 
qu'elle a la figure d'une porte ou 
d'un P grec majufcule n , &r que 
nous notons dans le Monde Primi- 
tif par ce caractère àk. 

Les Grecs partagèrent toutes ces 
chofes. Pour défigner l'aipirarjon 
gutturalifée des Orientaux , ils in- 
ventèrent le caraftcre x ^^' q»i y 



correfpond parfaitement. Pour dé- 
figner la fimple arpiration telle que 
notre h , ils imaginèrent l'efprls 
rude, ou une elpéce de c placé fur 
une voyelle quelconque , & qui 
marque que cette voyelle doit fe 
prononcer avec force, avec rudef- 
le, en tirant le (on du fond delà 
poitrine. Et cependant ils conferve- 
renc la lettre H dans leur Alphabet ; 
mais elle ne fervir qu'à marquer 
YE long. Chez les Latins , la let- 
tre H marque conrtamment que la 
voyelle fuivante doits'afpirer ; c'eft 
donc une fimple note , & s'ils l'onc 
conservée dans leur Alphabet , ce 
n'eftque par une imitation vicicufê 
de l'antiquité chez qui elle ctoic 
plus que cela. 

Nous avons porté plus loin cec 
ufàgc vicieux; car nous confervons 
cette note d'afpiration dans des 
mots que nous n'afpirons point : ce 
qui a fait imaginer deux fortes de 
k ; l'un qui s'alpire , l'autre qui eft 
muet & dont on ne tient nul com- 
pte , que pour avoir le plaifir de 
voir les mots écrits de la même ma- 



821 DELA L ANG 

niere que dans l'ancien rems, dans 
le tenis où ils s'afpiroienc :ce qui 
eft être efclave de fes yeux ; aufïï 
les Peuples de l'Italie plus fages que 
nous,onc totalement fupprimé cette 
lettre par- tout où elle ctoit muette 
ou inutile. 

Par égard pour la génération ac- 
tuelle , cette lettre muette exifte 
également dans le Monde Primitif ; 
mais n'eft-ce pas (àcrifier à une feule 
génération celle qui arrive & toutes 
celles qui la fuivront ? N'eft-ce pas 
porter les égards trop loin î Toutes 
les autres générations ne ieront- 
cUes pas en droit de dire : pour- 
quoi nous impofez-vous Gns raifon 
la peine de diftinguer avec un tra- 
vail pénible entre tous vos mors 
écrits par h ceux qui s'a(pirenc & 
ceux qui ne s'alpirent pas î que ne 
fuppri niez- vous tout de fuite cette 
lettre de tous les endroits où elle 
n'eft qu'une marque trompeufe î 
Quant à l'origine des mots La- 
tins écrits par H , la plupart font 
des Onomatopées qui expriment 
des pafTions fortes & vivement ca- 
raiierifées , l'admiration , la lur- 
prile , l'horreur : ce qui doit être 
ainfi , puiique les voyelles font la 
langue des fenfations, & que la 
voyelle alpirée ne peut erre quel'et- 
fet des fenlâtions fortes Se fubites. 
Les autres mots , en petit nombre 
qui compofent cette lettre, fe rap- 
portent à des Euiiilles formées de 



U E LA.T. H 22.1 

diverfes voyelles fouvent non af- 
pirécs. 

Ajoutons à cela nombre de mots 
empruntés du Grec, & quelques-uns 
de l'Orient , & rien ne manquera 
pour rendre raifon de tous les 
mots latins réunis fous la lettre H : 
mots dont jufqu'icî on n'avoit pu 
donner une étymologie même pro- 
bable , loin d'en donner de vraies. 
En général, les mots formés par 
des voyelles fihiples ou afjiirces, (e 
font toujours refufcs aux recher- 
ches des Etyinologifles , par cette 
raifon qu'on n'avoir jamais apperçu 
la deftinacion des voyelles ni leur 
rapport avec la nature. 

N'omettons pas que les Latins 
ont fouvent adouci l'alpiration par 
les Confonnes V, F , S, &c. ce qui 
rend très - imparfaites nombre de 
Familles en H , donc il faut cher- 
cher les dérivés fous toutes ces let- 
tres. 

Si cette lettre fe nomme Hache, 
nom qui a fi peu de rapport à fi 
prononciation aduelle, c'eft que ce 
nom eft relatif à cette prononcia- 
tion primitive que nous peignons 
par ch , qui fubfifte encore dans 
quelques contrées de l'Europe & 
qu'on avoir tranfportée à h langue 
Latinejen forte qu'on écrivoit dans 
le XIV^ fiecîe michi 6c nichil , 
au lieu de mihl & de nihll; d'où 
notre vieux mot annichi/er, icndcQ 
nul. 

Fffij 



OnOM A TOP ÉES. 



I. 



Diverfes InterjeiSbions, 

HAvDquaguam , nullement, 
a. Ha«, hola, ho! 

He , HEI , > 

Heu , > ha ! hélas !' 

E-Heu, > 

H EUS , hola !ho ! 

j. Hem , hé, ho , eh Bien !' 
H tu, ho-ho! 
Hoi , hélas! 

^. Ehe-Ehem . 7 hé, hola, ho! 
Eno-'EHodum , J 
II. 
M ^ D j bouc. 
H.-EDKi, bouc; c'eftune onomatopée, 
tormée fur le cri de cet animal. 
Les Sabins en adoucirent Taipirar- 
tion en F, d'où Yadus ; les Hébreux 
en G ; d'où HJ GheDi j chez tous, 
bouc :. 

De-Ià cette Famille Latine : 

H^Dz/j, iy bouc> chevreau. 

Hjëdu/uj , i ; Ha-vUIus , i , petit chevreau , 

cabri. 
H.sDÎnMj y a f um, de chevreau* 
HMoile , is , établc à chèvres. 
H&Dulia , a , troupeau de chèvres. 

III. 

H M S, héfitcr. 

H^s , j'ai bégayé , j'ai héfité. Ceft une 
onomatopée, l'imitation d'une per- 



823 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. S24 

fônne qui bégaye , qui héfite , quîi 
répète, hé , he y he : 

De-là , une Famille Latine , où 
la lettre S s'eft changée en R , uni- 
quement pour les préfens du verbe. 
Cette origine étoit entièrement in- 
connue , ainfique celle de la plu- 
part des mots formés par onoma- 
topée ; ce qui n'eft pas étonnant y. 
puifqu'on ne fe doutoit pas de cette 
îburce prodigieufe de mots en toute 



languCo- 

HjtKeo , hœfi , hxjum , ère , être atta» 
ché, fe coller ; z*. douter , héfiter ; 
5 ". être incertain , irréfolu , balan- 
cer ; ^'. s'arrêter, perfévcrer. 

Hjcsito , -are , balancer , héfîtcr , être 

irréfôlu , douter ,• lo. être arrêté ; j°, 

délibérer , prendre tems. 
H/ESitans , lis , béguç , qui bégaye ; %^,- 

ignorant , peu inllruit. 
H/Esitabundus, a, um , après s'être un peu 

arrêté ; z°. indécis, 
Hmsitanter, enhéfitant ; i". en bégayant. 

tijEsirano , onis , doute , irréfolution ;. 

x". retardement, 
HjLShanîia , œ , bégayement. 
HiESitator, is , indéterminé , incertaia', 

qui balance. 

Composes. 

I, AD-HJBKeo,-ere , tenir , êtte atta- 
ché; 1 ". adhérer , fuivre le parti de 
quelqu'un ; 5 ^. être près, demeu- 
rer contre. 

Ao-H^Re/fo f-ere , hé/iter , demeuror 

court, 
AD-H,îsur , ûs; Ad-HjësIo, onis , adhc» 

rcnçc , liaifon , attachement. 



Sa?' 



r>E EA LAN 



1. Co-H.tR^Oj-cr^, ■« avoir de la liai- 
Co-}{ji,Kefco,'ere, > Ton , du rapport; 
i?. erre joint , uni en- 
fêmble. 
Go-HiïRenf^r , avec liaifoni 

Ca-HjtKeniia , a , liai(ôn , juftcfTc , con- 
venance. 

Gc- H^Rar/uy y a , afleïïeur, aflSftant. 
j- I^-Ej^n-eo-ere , y être attaché, 
ls-U.€-refco , - er<J , ) tenir contre. 

In-H ;:s.'3, ortrT ; lv-H£,Rentia , ce , inhé- 
rence , adhéfion. 

Oe-H^rêo ,-ere ; OB-HjtHytfco ,-ere , 
être adhérent , s'attacher. 

SvB-HjEKeo ,-ere , être attaché defTous. 
IV. 
H A U S , puifer; 

En imitant le ton cfoufflé d'une 
perfonne qui tire en haut , les La- 
tins firent le mot HAusi,)'ai tiré 
en haut , j'ai puilc : d'où le présent 
eh Haur par le changement de S 
en R. 

Haurîo , i^ ) fi, Jlum , rire , puifer, 
tirer-, i". avaler , engloutir ; } *'. 
recevoir; 4*'. épuifer. 

HAuSTiiT, ûj; Haustkot , i, l'aftlon de 
puifer ; 1°. coup , gorgée. 
HAUSTor, ij, buveur, avaleur. 
\ HAiisrrum , i , feau , pompe , machine à 
puifer de l'eau. 

Composas. 
De-Haur/o ,'iTe , tirer , puifer. 
Ex-HAuRfo ,-ire , épuifer , tarir, boire 

tout; 1". ôter , enlever; 5°, ruiner, 

piller. 
Ex-Haustuot , i , l'adion d'épuifer. 



GUE t AT: H 82^ 

V. 

HI , bâiller , ouvrir. 

I. UiOy-are f bâiller, ouvrir fort la 
bouche, i''. avoir la gueule béante; 
5°. s'entr'ouvrir,fe fendre; 4'^. s'é- 
panouir ; 5 **. defirer fort. 

HiAsco ,-ere, bâiller, s'ouvrir. 

HiATO ,-are , bâiller fouvent. 

Hihru! , ûr , ouverture de la bouche ou 

de la gueule des animaux ; i". abîme , 

gouffre; 3*'. bâillement. 
In-Hio ,-are , bâiller après une chofe , U 

defirer avidement. 
Iw-HiABj , ds , qui defire ardemment. 

z. Hisco,-ere, s'ouvrir, fe fendre; 2.°, 
bâiller. 

DE-Hiscrt,-ere, s'ouvrir, Ce crever; lO, 

s'épanouir. 
Re-Hisco ,-ere, s'entr'ouvrir de nouveau» 
Semi-HianS, tis , qui bâille à moitié, 

entr'ouverf. 

i.HivLcus , a j um, crevaffé ; 2'. 
avide , intérefTé. 

HruLcè , en s'entr'ouvrant , en faifant des 

crévaiïcs. 
HiiTLCo ,-are , faire fendre , crevaflèr. 
Semi-Hiiilcuj , a, um, entr'ouvert,- 
V I. 

H IN N, hennir. 

HiNNKj, i , mule , mulet,' 

Hmtiulus , i, petit mulet. 
Hifitiukus, i , faon de biche.' 
HiNNio ,-ire, hennir. 
Hitinitus, Ù! , henniffement. 
Hiunibundè , en hennilTant. 
Hinmiito ,-are , braire comme un muleeï' 
Ad-Hin/iz'9 ,-ire , hennir après, 
Co-Hmnio ,-ire , hennir avec, 
. Is-HiNNio,- ire , hennir après,' 



S27 DICTIONNAIR 

VII. 
H I R R, grincer des dents. 

HiRHo ,-ifc , grojider comme un chien 
qui moncre les dents. 

VIII. 

H O R R , horreur. 

ïioTireo,-ere, fe hérifler; i'. frilTon- 
ner , trembler de froid ; 2°. avoir 
fraypur , are épouvante. 

HoR.r?/f o,-.Û-fre, avoir horreur, s'efl-rayer; 
z^. devenir horrible. 

HoRror,;j, effroi, peur ; z.°. friflbti , 
tremblement. 

Hos^renàus, a , um , épouvantable, hor- 
rible ; ic énorme , démefuré. 

HoKrendàm , horriblement. 

Hop-rihilis , e , épouvantable , affreux. 

MoKridus , a , um , affreux , terrible , 
hideux ; lo, fauvage , grofTier ; 3». dif- 
forme ; 4°. rude au goût ; 5". hcriffé ; 
6°. maigre à faire peur. 

Composés. 

AE-HoRreo ,ere , avoir de l'cloigne- 

ment, de l'horreur , fuir, haïr. 
At-Kot.refco ,-ere , craindre , trembler. 
Co-HoRreo -.-ere ; Co-Hcarj/io ,-eri , 
être frappé d'épouvante , trembler de 
peur. 

Ex-HcRTéo ,-ere ; Ex-HoRrf/co-ere , f-é- 
mir d'horreur , être eifrayé. 

In-Hor;£0 j-«'«, 7 fe hcriflèr, frif^ 
(bnner , avoir 
horreur. 

OB-HoRreo j-ere , faire horreur , être 

horrible. 
PER-HoRreo,-ere ; PER-HoRrf/ce ,-fre , 

être épouvanté , être faifi d'horreur. 



In-Hof re/co 






E- E'IYMOLOG. 82S 

VrK-WoKxiàus , a,um , trcs-horrib'e ,fort 
afireuM. 

SvB-lioR.ridus , a , um , odieux, mal- 
propre. 

SvB-HoRri,Jê , un peu odieufement , un 
peu malproprement. 

H A N D, 

Main. 

Du Ceiàque-Theuton Hand , main , 
porté en Italie avec les premières 
Colonies qui s'y étabhrent , fe for- 
mèrent les dérivés fuivans , dont 
l'origine étoit inconnue, parce que 
le radical s'étoit entièrement per- 
du chez les Romains, 
t. Compre-Hendo, is j di , fum , 
dcre , prendre , laifir , arrêter, re- 
tenir , empoigner , fe fajfir:2°. 
comprendre, concevoir, entendre. 

CoMPRi-HENSe, iiis , ijjimè , en peu de 

mots , fuccinftcment. 
Ccmpre-Hens/ùt loqui, parler plus con- 

cifémcnt , d'une manière plus ferrée. 
Compre-Hens/Zi/'/zj , e , compréhen/îble , 

intelligible, concevable. 
Compre-Hensjo, anis , prifê , capture , 

faifîiTement ; 1°. conception , penfée , 

imagination , connoifîance , intclligsncc ; 

3°. découverte. 
CoMPRE-HENsia verborum , période, 
CoMPRE-HtNSum, f , connoilTance , lu- 
mière. 
Im-Ccm-Pre-Hensuj , a , um , qu'on ne 

comprend pas. 
It-CoM-PaE-HENSiii/fj , e, qu'on ne peut 

comprendre ; i". qu'on ne peut fur- 

prcndrc. 

1. Depre-Hendo , is , di ,fiJm, dere , 
prendre, attraper, furprendre -, i°. 
découvrir, appercevoir, développer. 



Sap 



DE LA LANGUE LA T. HA 



ÎC5 



dcm:(er , comprendre ; j». prendre 
fur le fuir, 
De-Pre-Hens.ï, (E , certaine punition des 

fautes dss (bldats, plus forte que les chat i- 

mens ordinaires, &moindre que l'affront. 
Ds P.xe-Hfns/j , onis , fiirprifc en qucl- 

qu'aSion fecrctte ou criminelle ; i", rcn- 

co;-tre fur le fait ; 3°. découverte , 

conuoiiïancc. 
1-irDE Pre-Hensi/j, a, um; In-De-Pr- 

Ens.'/j, a , U7n 1 imperceptible; r°. dont 

on ne s'ap'^'crçoit pas, 

3.. Ps.^-Hend(? , is , il ,T(aiâr, pren- 
^'utn y dire y s dre ; 1°. 

Pre-Hendo, -(/«/Cj S^ briguer. 

Pr>.-EfiD(3 t-ere ; ce verbe n'cfl que la con- 

crafiion du précédent, 
PRE-HFSisa,-^»-? ; Px-Fîisj,-.7rï, prendre 

ibuvcnt ; 10. ici le à s'eil adouci en r, 
PaE-HENsio , onis , laftion de prendre ; 

i''. raaclilne à enlever des fardeaux. 
pB-ï-lIïHitztio , onis ; Pa^-Ensniio , onis 

brigue , pourfuite. 
Pkt.-Heusus , a, uni', Pr-Ensuj, a, um 

pris , (eiré , lie, 
AD-Pi(.E-HiNDo t-ere , reprendre , répri- 
mander. 

R£PHE-H£NSiBi/iJ, e, n. is , rcpréhen- 
fible. 

RE-Pr.E-HENSio , onis , répréhenfion , 
blàmc , réprimande , l'aftion de blâmer. 

Re-Pt.e Henso , as , are > reprendre for- 
tement. 

EE-PRE-HENSor , or/j-, qui reprend , qui 
blâme , qui fait une réprimande. 

Re-Pre-Hensu; , a , um t participe de 
rsprehendo. 

Re-Ps.en:/o , F. Re-Pre-Hendo. 

Re-Prensiu , V. Re-Pre-Hemsuj. 

Is.R.E-pr.E-HEN5iBj/ij, m.f,/e ,n.oil Ir.. 
Khtk.i.-UtT^ius, a , uni j &"c. &: 



iRr.EpRrNSw^f , a , u;n , irrcprcheni'.'ble , 
irréprochable , à qui on ne peut 
rien reprocher. 

H A R, 
Devin. 

Du primitif Bar , Far, Hau, défî- 
gnanc la parole , d'où le Celre B a r d , 
Pocce , Devin , & le Latin Ver- 
iu/n , fe forma la famille Latine 
fuivante : 

Har/o/wj , i , Devin. 

iÎAK'ola, œ, DcvînerefTe. 
HAKiolor ,'afi , deviner, prophétiTcr, 
HAKiolator , is , Devin. 
HAR;o/4tio, on;;' , divination, 
llK^ingua , <s , DevinerelTe, 

H AS T^, 

Pique, Lance. 

De S-rUf debout, fixe, fe forma (enioî 
Hajla , lance , pique , parce qu el- 
le (e plante & Ce fiche. 
H ASTd , ^ , javelot , lance , hallebarde ; 

1°. encan , vente publique. 
HastuLi , a , petite pique. 
HaSticus , a , um y ds pique , de Javeline, 
H.>iSTatus,ay um, armé d'une lance. 
llASTarius , a, ura , de lance , de halle- 
barde. 
HASTarius , ii ; îÎASTatus , i , piquier > 
hallebardier, 

KhSTile , is , pique , pertuifane ; i". bois 

d'une lance. 
Svb-Hasso ,-iire, cxpolêr àl'encan, 

HE B, 

Epais. 
■De rOriencal Hob 3y, épais, maffif^ 



Sji DICTIONNAIR 

poutre ; Hobu' n^y > être épais , 
êcremaiïit, vint le Latin Heb«, 
lourd 5 dur , cmoufTé ; d'où cette 
famille: 
''HfBeo,-ere , ") s'cniouiTer , être 

HEEfiJCt» ,-/Cv"re, > rebouché ; i**. 
Uh'BeteiCo^Jcere, J s'affôiblir, s'en- 
gourdir. 

HEEeî., f;s , cmoufTé, qui eft fans pointe ; 

10. ftupid-:- , lourd ; 5"=. débile , foiblc ; 

4". dur, infenfîble. 
HEBîro,-are, émou-iïer , reboucher; 20, af- 

foiblir , diminuer. 
HEBetado , onis ; HESetudo , inis , afFoi- 

blidejnent, 
HtBetator , is ; HEBecatrix , cis , celui ou 

celle qui étnouffe. 

Utcta y te , bagatelle , vétille. 
HEDera, 
Lierre. 

■C'eft une plante qui s'élève jus- 
qu'à la cîme des arbres les plus 
hauts ; Ton nom doit donc tenir à 
la racine primitive Hed , Hod , en 
Oriental iy , Mod,é\Q\é , haut. 
EiDera,ce , lierre. 
HEOerofus , a,um, plein de lierre. 
HEDerarw, a,um, fait ds lierre ; t°. cou- 
vert de lierre. 
HsDeraceus , a ,um,àe lierre , femblable 
au lierre. 
HsDeriger y e , um , qui parte du lierre. 

H E L, 

Lumineux. 

Du primitif Hel , nom du Soleil , de 
la lumière , foutce d'un grand nom- 
trç de familles en B, F, M , S , &c. 



E ÉTYMOLOG. 832 

dérivèrent égalementces motsenIL 
I. Uiiena, a, le feu Sr.-Elme , forte 

de météore très-brillant. 
X. Hsiio-Tr opium , il , tournefol , 
plante qui fe tourne vers le fo- 
leil ; mot Binôme formé de Hel , 
folei! , & de Tjiopoj , l'adion de 
fe tourner. 

HiLk-Caminus , /, voûte cxpofée au fo- 

leil, ferre, étuve. 
\iE\.enium , ii jl'aunée, plante, ainfi nom- 
mée de fa figure, qui imite les rayons 
du folcil. 
liiLhboTus , i , "^ Hellébore; mot bi- 
Hiileborum^i, > nome , qui fîgnifie 
HiLlcbcrine,eSy J mot- à-mot y rouge, 
( plante qui eften effet d'un rouge 
écarlate, ardent) de Heil , clair, 
brillant, & de Bon. ou Pur, qui, 
foit en Grec, foit en Celte, veut 
dire rouge, feu. 
HTileborofus, a, um , qui abefoin d'hel- 
lébore , fou, 

3 . UEtyeo/us ^a^um ,'\ Jaune paille , 
'AiLV us , a , um j t couleur de 
Helvo/«j ,ayum, J feu, couleur 

d'or , couleur du foleil. 

4. Par-Elion , li , Parhélie , image 
du folcil qui fe forme dans une 
nuée épaiffè. 

5. CitYus, a, um, jaune ; couleur 
d'or ; pailler j ici H changé en G. 
C'eft un mot Theuton. Heib , en 
Allemand fîgnifie jaune ; Hiallo 
en Italien : Yallow en Anglois. 

HE LL, 

qui engloutit. 

Laiflçns aux froids Etymologiftes à 

difcutec 



Si 5 



DE LA LANGUE LAT. HER 834 



difcuter conimenc ce mot peut venir 
du vieux Holk^, herbes porageres, 
légumes; & voyons-y une Onoma- 
topée, nui peint l'afftion defejetter 
fur là proie pour la (âifir &: la dévo- 
rer, & qui a produit le grec âaloo, 
(âifir, prendre. 
Hia-L«o , onis , qui dévore , gour- 
mand ; 1°. goinfre , débauché. 

iÎELluor ,-ari , abforber, engloutir. 

HEL/uatio, onis, débauche, goinfrerie; 
î", ivrognerie , gourmandife. 

HE RI, 
Hier. 

Heri &HERè, hier ; du primitif er, de- 
vant, auparavant; z^'.lui, celui- 
là : appliqué au jour, il fignifie mot- 
à - mot , ce jour qui eft devant , &c 
qu on peut montrer. En Allem. Ea , 
lui -, 1°. avant, devant , aupar- 
avant, en Anglo-Saxon ^r. 
Les Orientaux en firent 'in>4 A-Her 

ou ACher , l'autre : après. 
HESternuj , a , um , d'hier. 
H ^ R, 
Héritier. 

D'Ar , élevé , les Celtes firent Her, 
Maître ; & de Her , les Latins 
firent HitRej , héritier, celui qui eft 
deftiné à devenir Maître. Le jeune 
Maître. 

\^ AV.es , edis, héritier, héritière; ^°. 
rcjetton. 

Hs.r.edhi'! , atis, héritage, fucccflion. 
Hxi^ti^iolutn y i , petit héritage. 
Orig, Latt 



yiMKedkaTius , a , um , héréditaire , qui 

vient par fucceflîon. 
tla.Reditjriê , par fuccclTion. 
Hjs.B.edi-Peia , a , chercheur de fuccef- 

iions, 

C O M p o S e' s. 

Co -UjERe s , dis j hémiet en partie, 
cohéritier. 

Pro-H^rcj', dis, légataire; i". héri- 
tier bénéficiaire. 

Ex-HjEKex , dis, déshérité , privé d'une 
fuccelfion. 

Ex-HMRedo,-are; Ex-HERe(fo,-are, déshé- 
riter , exhéreder. 

Ex-HMKedatio , onis , privation d'une 
fucceflîon. 

iN-H/ERfj, dis , qui n'hérite point. 

HER B, 

Herbe. 

Du primitif Ar, Har, terre, dont les 
Latins firent Aky um, champ, vint 
également & fans peine Herv^i, 
HERBd , l'herbe, mot-à-mot, lapro- 
dudion de la terre , des champs. 
De-là cette faniille Latine dont on 
avoit donné tant de faultes étymo- 
logies. 

Herb^ , œ , herbe , verdure. 

•Herbu/iI , œ, petite herbe , brin d'herbe. 
HERBetiJ. a, um, verd, de couleur d'herbe. 
Hfrb/Jus , a, um , d'herbe ; i». plein 

d'herbe. 
HERBuceuj- , a , um , de couleur d'herbe y 
ftmblable à l'herbe. 

UtK^arius, H -, Herborifte , Botanifte. 

HERBariuj , a, um, d'herbes , de fiirts 
pies. 
HERBiiif , e, nourri d'herbes. 
HERBo/ui ya,um, fertile en herbcsi 



DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 

Composés. 
I. Ad-H^c , 



^31 

HtKZ.ifco,-ere ; HiK^cfcoytre, pouffer de 
l'herbe, croître en herbe. 

B I N O Af E S. 

HERE/'-F^r , a, um ^ qui produit de 

rherbe. 
fAiv-ni-Gradus ,a , a/n, qui rampe fur 

l'herbe. 
HzKBi-Grada , ce , limaçon. 

C o M P o s É S. 

Ex-Herbo, -are, arracher les barbes. 
OB-HERBe/co , ère , fe couvrir d'herbe. 

HERN/^, 

Defcente. 

Du Grec Régnyô , rompre , pronon- 
cé à la Latine Ergnyo , le forma 
le Latin : 

Hermi^z , a , rupture , defcente de 

boyaux, hergne. 

HrRNio/àj- , a , um t qui a une rupture ■, 
une defcente. 

HI C. 

Du primitif HE,ctre, joint à C , mar- 
quant le lieu , fe forma le Grec 
EK«,ici , l'Adverbe Latin Hic,ici, 
^c toute cette famille. 

1. Hic , hac , hoc , celui-ci , celle-ci, 

ce , cet ; mot-à-mot <» celui qui ejl 

» en ce lieu ». 

Hic-re, Hsc-re, Hocce» celui-ci, celle- 
ci, ceci. 

Hic-ff/!e, H»c-ff/!?, Hoc-cine , efl-ce 
cela? efl-ce celui-làî 

:2. Hic , ici ; alors, 

Hac , par ici. 

Hue , ici ; lo. jofqtfes-Ià. 

HiKc , dc-là , d'ici. 



2}C 



Ad-Hoc, J outre cela ; de plus, 

Ao-Hrc , jufqu'à préfent , encore. 
JjNTer-HyEc , fur ces entrefaites. 
Post-Hac , adv. ou 

PosT-H^c, adv. déformais , dorénavantj 
par la fuite , à l'avenir. 

2. Ab-Hinc, depuis tel temps , il y a 

tel temps. 
Di-HiNC , après cela, enfuite ; doréna»- 
vant , déformais, 
PosT-HiNC , adv- après cela , cnfiiite,. 
Pro-Hinc , par conféquent. 

H LL, 

HiL efi un mot Celtique qui fignififf 
grain , graine , femence : de-là ces 
dérivés Latins, aufïï énergiques de* 
qu'on en connoît l'origine , qu'ils 
l'ctoieut peu fans ce rapproche- 
ment. 

HiLww , / , marque noire qui paroîc 
au bout d'une fève de marais; 2**. 
un grain, un peu, tant foit peu;, 
3°. nullement, rien. 
PiR HiLÙm , très-peu, 
l Composes. 

De HiL, joint à la négation Ne, fè 
formèrent ces mots: 

Ni-Uiium ,i,n. un rien ,.Ie ncant^ 
pas même un grain. 

NlLum, i , n. Voye^ Nihilum. 
Ni-HiL,NiL,/!, rien -, z". non,point,pas. 

B I N o M £ S. 

Ni-Eiti-V fxioyis, feci,fdc!Km,cere, & 



«57 DE LA LAN 

Ni-Hili-Pendo, /j , ère, n'eftimer 
point , compter pour rien , ne faire 
aucun cas , ne faire point d'état , 
mépriser. 

Ni-Hiio-MA^fj , a.iv. pas plus. 

i>!i-îîii-dum y adv. point encore, rien en- 
core. 

Ni Hii-non , adv. toutes chofes. 

Ni-HiLo-Minur , adv. ncantnoins,cepen- 
dant, toutefois; 1° pas moins, rien moins, 
ni plus ni moins. 

Ni-HiLo-Pi-uj, adv. pas plus. 

Ni-Hitc-SEc/uj , adv.jvoje:^ Ni-hilo- mi- 
nus. 

HIR. 

HiRd, ce , l'ateftin jéjunum , un des 
plus longs inteftins : fon nom fut 
donc très-bien choifi ; HiR en Cel- 
te fignifie long , grand , étendu , 
prolixe. Ccft le Japonois Ir. Cette 
famille eft confidérable dans les 
Dialedes Celtiques ; elle tient à 
Her, Er, grand, élevé. 

HiLLdjiS, boudin, faucifTe , diminutif 
de HiR.i. 

HiRUDo , inisy lângfue. Son nom doit 
venir du Grec Air^o , du Latin 
Ua-kcc , s'attacher, faifir. La fang- 
fue s'attache au corps pour (îiccer 
le fang. 

HiRTTNDo , inis , l'hirondelle , l'oifeau 
du Printems : Se telle eft l'étymo- 
logie de Ton nom : en Grec HER^tn 
Latin Ver, le printems ; en Gr. Hri, 
le matin ; au printems. Les étyrao- 
logies qu'on en donnoit font touc- 
à-fait miférables. 
HiRUND/aw, « , uro , d'hirondelle. 



GUE LAT. HIR 838 

HIRC, HIRS, 

Hériflc. 
Du primitif Er, Ir, défignant l'idée 
de pointe,de force,de rudelTe , dé- 
rivèrent nombre de mots. 

I. HIRC. 
I. HiRcKJ, i , bouc j lO. odeur de 
bouquin , gouflet. 

HiB^cinus , a,umi HiRQuinuj-, a, um, 

de bouc. 
HiRcq/ùj , a ,um, puant comme un bouc, 
HiRcf-Pi/ui , i , velu comme un bouc. 

HiRCK/aj, i , forte de plante. 

HiRcuZarfo, onfj, maladie de la vigne," 
devenue flérile à force d'engrais. 

1. EiKQuusji, coin de l'œil-, i°. louche. 

HiRQ(/i-T(i//io , ire, muer de voix à l'âge 
de puberté. 



3 . Co-HiRCi«(j//o , onis , chaleur 
amoureufe de bouc. 

IL 

HîRsutus ,a,um, "> âpre , rude , 
HjRTK^ , a, um , ^ bourru , fàuva- 
ge , grolïïer; 2°. hérilTé , velu , 
couvert de poils rudes & droits. 
HiRSufifl , œ , hériÏÏement du poil. 
III. 
HiRs;^/d f a , chenille. 
HISP, 
Hérifle. 

UisviDus y a , um f 1 velu , couvert 
HisviDofus , a f um , ^ depoil;!**. 
hériflé , rude , âpret 
G g g >j 



Sjp DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 840 



HiSPi(fo,-are , hérifler de pointes. 

Cesn^cts, dont l'origine écoit abfo- 
lument inconnue , tiennent au 
primitif Spei , Spi, relatif à toute 
idée de pointe y de piquant -, d'où 
les familles Latines Spica , Svma , 
5cc, & le Grec Speydo , piquer de 
l'aiguillon , preffer , hâter ; mots 
dont on ne connoifloit pas mieux 
l'origine. 

HON, 

Honneur. 

HoN eft un mot primitif Celte & 
Oriental qui fignifie élévation,dans 
tous les fens poffibles , phyfiques 
& moraux : en rang, beauié , prix, 
charge , confidération, poids. 
En Celtique , O n, bon; beau; ex- 
cellent. 
En Iro'quois, O n , beau. 
En Irl. OnoiV, bonté. 
En Bafq. On^, biens: bon. 

Otiûda, bonté. 
En Orient. pi<, ^UN , force puif- 
fance , riche (Tes. 
pn , E'ON , les biens. 

De-là ces familles, 
I. 

HoNor, oris , î honneur, refpeft ; i . 

liotios,oris, S charge , dignité, r^ing-, 
5 °. prix , récompenle ; 4*^. orne- 
ment , beauté ; j**. vidime , facri- 
fice. 

Howrus , a , i/m , qui fait honneur. 

HoMCRo, -are, faire hor.neur, reipcâer. 



Hcmratus , a, um^ honoré , illuftre, 
HoNorflfè , honorablement. 
HoNoraWw , a , um ■, d'honneur, qui fe 
fait pour honorer. 

YicmTanum , ii , préfent fait pour un 
fervice rendu, honoraires , gages. 
HoNoraii/ij, e, digne d'honneur, rerpcc 
table. 
HovorabiliteT , honorablement. 

Binômes. 

HoNori-Fico, -are , refpederjhonorer. 

HcNori/?cw, a, um, cendor , cemiJfimuSf 

glorieux , honorable. 
Honorîficenda , ce , honneur; z". vénéra- 
tion religieufe, 
Homrificè, centius, cemifimê, par hon- 
neur , d'une manière honnête. 
HoNori-PET^ï , (S , ambitieux , avide 
d'honneurs. 

Composés. 
Per HoNon-F/c«j ^a^uin., fort hono- 
rable. 
PïR-HoNorJ^ce ,.fort honorablement. 
Ex-Honoro ,-are , déshonorer. 

NÉGATIFS. 



lN-HoNor«j, a 
ln-Yionoratus 



,um, ") qui n'eft 
r , a,um , ^ point ho- 
noré. 

Tn HcKorr/zfw , a , um , qui ne fait point 
d'honneur. 

II. 

Wotie(lus ,a,um^ honnête , décent ,' 
bienféant ; 2''. illuftre, qualifié. 

H IN /îi.;;;, f , l'honnête. 

H( ^jla^ , atis , honnêteté, bienféancc. 

Hot^e/?è, honnêtement, favorablement, 
de !)onne grâce. 

HoNi-/?o,-are, faire honneur ; i». accré- 
diter. 



«41 DE LA LANG 

HoNj/litme/iJum, i , ornement , embcUifrc- 
ment. 

Composes. 

Co-HoNç/Zo ,-are , honorer , faire 
honneur. 

Di-Hot^ejlo y-are , deshonorer, dé- 
crier; 1°. défigurer. 

D i -Hoi> ejlamentum ,i, infamie, tache, 
difgrace; z». défaut , difformité. 

lN-HoN^«j,d, um , malhonncce } 
honteux ._, fans honneur. 

In-Hcnj/?^, ea malhonnête homme, mal- 
hcnnètement. 

Is-Hcmç/Zjj, (itiV, malhonnêteté. 

I-i-HcKslîo , are, fouiller, déshonorer, 

lu Honiflamentum , i, honte, déshon- 
neur. 

H OR, 

Heure , Saifon, 

De l'Oriental Hor, &c HoKus,\e So- 
leil , !e jour, la lumière , fe forma 
cette famille : 

HoRiï , a , heure -, i.°. {âifon, tems. 
HcRtBiis , a, um,3. tems , fait à propos. 
HoRariuOT, H , qui marque l'heure. 
HoRarhs , a,um, d'une heure , qui dure 
«ne heure. 

Binômes. 

I, Ho8.o-LoGi«/n , l'i, horloge. 

1. HoRo-Scopai , i, moment de la 
naifTance ; prédiflion de ce qui 
doit arriver i i^. celui qui tire une 
horofcope. 

MoKo-Scovalis , e , d'horofcope. 

Hoxo-ZcoPus, a , um , de cadran folairtf , 
indiquant l'heure. 

Hono-ScorOf-are , prénder au moment de 



U E L A T, M O R I42 

la nativité ; lo. faire l'hcrofcope , conS- 
dcrer l'heure d'une nalffance. 

;,Semi-Hora , <E, demi- heure, 
cj. Tri-Hor/«ot , a j eipace de trois 
heures. 

de cette année. 



. HoRfius , a, um , 'i^^'^' 
■ioKMtinus , a , um ■, ^'^el' 



Ho 



année pre- 
fente. 



HoRNti , cette année. 
H OR, 
Production. 

Du primitif Ar, Or , élevé , fe for- 
ma la famille Hor , défignaut les 
productions en général ; d'où les 
mots Larins (ùivaiis : mais obfer- 
vons auparavant qu'elle le pronon- 
ce également en For , & qu'on 
peut voir ce que nous en avons 
dit dans nos Origin. Fr. col. 45 + . 
I . HoRr«K/rt , / , amas de bled ; 2**. 
grenier , grange ; j °. magafm , cel- 
lier : car le mot HoKreum fignilîe 
amas , magafin de productions quel- 
conques de la terre. Bar&: Bor 
fignifie en Hébreu un grenier. 

Yio KT e S.TÏUS ., a , celui qui garde un ma- 
gafin. 

i.F^oRdeum , i, graîa en général, 

orge. 

Hoe^dearius , a, um ;}îoRdeaceus, a, um, 
d'orge. 

^.tioKda , (S , vache pleine; mo» 
qu'on prononce également For- 
da, 

H O Px, 

Du primitif Hem , prononcé ég--i!e=' 



2^-3 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG, 

Composes. 



8 H 



ment Cor ëc Choil , enceinte , 
enclos, habitation fermée, cour, 
bdfle-cour, Ce forma cette famille : 
HoRTKj,/, enclos, jardin. 

UoKtulus, i , petic jirdin. 
HoRTf , onun , maifjn de plaifancc ; 
10. village. 

HoKTulanus , i , jardinier. 
îioKTenfis , e ; HoRTenfius , a, um ^ de 
jardin. 

H O R T. 

Ab UoKTor ,-ari , détourner, décon- 
feiller ; voyeiCa. Famille, col. ç)o, 

HO S T. 

Du primitif Hos , Hws, relatif aux 
idées de cacher , de renfermer, fe 
formèrent nombre de dérivés; en- 
tr'autres le Celte, Ost , Host , ha- 
bitation , lieu où l'on s'arrête-, d'où 
notre mot Hostel , puis Hôtel , 
&c. Le Latin Osrium , porte , ce 
qui fcrmc,qui arrêtej & lesfainilles 
fuivantes. 

I. 
Eos-Pes , ieis , 1 ''. Hôte qui loge ; 
i". Hôte qui eftlogé, étranger, 
nouveau venu; 5°. neuf, dupe i 
de ^05T,mairon, & de Peto, aller, 
fe rendre. 
Hos-yit'wm , ii , hôtellerie , auberge , 
hûfpice. 
tlcs-fuiolum , i , petite hôtellerie. 
Hc5-Pif or, -ari , loger , être logé. 
HoS-Titus , a, um, étranger. 
Hos-fitalis , e , hofpitalier ; î«. d'hôte. 
Hos-Titalitas , etis, horpitalité, bonne 
réception envers des étrangers. 



qui reçoit 
lontiers les 



PER-HosPiVwj , a , um, •) qui 
J?EK-liospiialis , e , ^volc 

étrangers : qui pratique l'hofpi- 
talité. 
PER-HoSP/ra , « , femme qui reçoit bien 
fes hôt;s , qui accueille les étran- 
gers. 

In-Kosvitus y a f um , inhabitable. 
lN-Hospira/;x , e , où l'on ne peut loger. 
ïn-HoSFitalitas , atis , inhumanité envers 
fes hôtes, 

I L 

KosTÎs ,is; I •*. étranger; i?, enne- 
mi, 
HoSTi3,-!re , ufer de repréfaUles , rendre 

la pareille. 
HosTimentum ,i, représailles. 
HosTilitas , atis, inimitié, hoftilité. 

HosTi/ij- , e; Hosricw, a, tii?;, d'en- 
nemi. 
HoSTiliter, en ennemi. 
HosTW, a, viétime égorgée, 

HosTiatus , a, um, charge de viâimes 
pour les facrifices. 

RED-HosTiO ,-ire , rcconnoître un 
bienfait , rendre un fervice. 

HUM. 

i Uvuerusyi , épaule; i°. partie du bras 
qui s'étend depuis l'cpaule jusqu'au 
coude. 
HvMerulus , i , petite épaule ; îo. con- 

folc. 
HvMerofus, a um , qui a les épaules 

hautes. 
HuMera/e , is , manteau , cafaquc ; z",. 
écharpe de femme. 



/ 



S4f 



DE LA LANGUE LAT. HU 



SiiPFR-fït'MSMJe, is, Tctcment qui cou 
Tre Jes épaiilest 

Ce mot appartient à la même 
femille que le Grec n^oj , oMos , 
qui fignifie également l'épaule , le 
^ras : il rient de même à l'Hcbreu 
rtjy , Amê , coude , coudée. Tous 
CCS mots tiennent donc au primi- 
tif On, Om , élévation , qui s'c- 
levé. 

D'ÔMOS bras , les Grecs firent 
Omoo , Ounumiy jurer ; car e'cfi: le- 
ver le bras , la main, 

H U M. 

î>u primitif M, Mère , prononcé en 
Oriental Am , Aum , les Latins fi- 
rent : 

r. 

Hiuraj , / , la Terre , la Nourricière 
des mortels , la Mère par excel- 
lence. De- là : 

i.HuMo,-rtre, enterrer , mettre en 
terre. 

Hojurio , onïs , cmerremcnf. 
HiiMafor , OTÏs , enterreur. 
In-Ki MO , are , enterrer. 
hi-HvMarus, ajum, relié fans fépulture. 
1. Po.sT-HuM«j, i, né après la fépul- 
ture de Ton père, pofthume, 
II. 
Homo , inis , Homme , mot-à-mot , 
l'enfant de la terre. Ton nourrilTon 
par excellence, 
HoT.Mina, changé ea FtKina , femme. 
Boh^uliis ,HcMullusi HoMuncio , onis , 
Uoucnculus , ; , petit-homme. 



84^ 



HoMi-ciiJa , a , homicide , tueur d'hciu- 
me ; de C.noo , tuer. 

II I. 

U\juanus ya,um, humain , d'hom- 
me ; z*». affable, doux ; 3", 
qui eft ccbiié , qui connoît les 
Belles-Lettres. 
n-^Manhas , ans , humanité , nature hu- 
maine ; lo. afFabilitc , vertus foetales; 
?". les Belles-Lettres. 
HvMjniJla , <E , humanise , qui pofTéde 
les Belles -Lettres. 
îîvManc , HvM.mirer , Havtanuùs , en 
homme , humainement, obligeamment. 
PEg^-HvManus , a,um, très humain. 
PtK-HvManê , ?tR-Him.miter , avec 1* 
plus grande humanité. 

NÉGATIFS. 

ÏN-UvuanusyU, um , qui n'efl pas 
humain ; cruel. 

ïv-HuM^nitas , atis , cruauté , barbarie , 

inhumanité. 
In-HvManè ,-niter , cruellement. 

IV. 

HuMzYjjjô.barflc contre terre, qui 
rampe à terre , bas , humble , vil. 

HuMf/ùffT , ans , /îtuation bafTc, bafTelTe 
petîtelTe . humilité. ' 

UvMiliter , d'un air rampant , lâchement 
humblement, ' 

UvMilio ,-ire, abaifTer, courber vers la 
terre , humilier. 

HvMiliado , nisy abailTemcnt , huwjli,, 
tiun. 

HU, 

£3U. 

I. 

Du mot Hu y eau , fe formèrent ces 



§47 DICTIONNAIR 

dérives en le naialancen Hum. 
HuMor, is , moiteur de k terre , hu- 
midité , eau. 
HuMf/fo ,'sre , s'amoitir, s'humeftcr , 

devenir mouille. 
i-ivMâo , -ère , être humide , moite , 

trempé. 
lii-Hv M eâus, quin'eft point mouillé, fec. 

Hvuecïo ,-are , rendre humide, mouil- 
ler. 

HvweÛus , a ,um , moite, humide. 
HvMefaSius , a , um ,amoiti. 
flvuigatus , a , um , humedé. 
iiiiMidè , avec humidité. 
HvMiduin , i, lieu marécageux. 
HuMi/er , a,um, & HvmIJîcus , qui caufe 

de l'humidité , humide, 
îivMidus , a , um , moîte, humide. 
HiMirlulus ; SvJi-HvMidus , un peu 

mouillé. 
HcMic'o ,-are , rendre humide. 
Cc-HuMzJo ,-are , mouiller avec. 

II. 

Ce mot H u (ê prononçant & s'écri- 
vant Hy à la Grecque , devint la 
iource d'un grand nombre d'autres 
familles. 

I. H I-E M S, l'Hiver. 

HiEM s,is, hiver ; 2 °. orage : de Hy , 
eau , & Ems, tems. 

HiEMû/ix , e, d'hiver. 
, HiEM.itio , onis , quartier d'hiver. 
HiEMO i-'^re 7 hiverner , être en quartier 
d'hiver ; ï". faire un tems d'hiver, faire 
grand froid, 
Phr-Hyemo ,-are , durer tout l'hiver, 

II. HI-BERN, d'hyver. 

Vii-aerna , orum , 2 quartier d'hi- 

H^Bcrmcu/a , orum, ) ver j a^, ap- 



E ÉTYMOLOG. 848 

partemeiu d'hyver; d'HY,eaUp 
& i>er y fer , qui apporte. 

HiBer/îiij-, a, um; HiBernalis,e, d'hiver.' 
HiBerno ,-are , palTer l'hiver , être en 
quartier d'hiver. 

III. Ces Familles Greco- Latines. 

I. Hras , dis ,une des Hyades,Conf- 
tellation pluvieufe. 

fiYades,'um , les Hyades , les pluvieufes. 
1. H^ora y a , } Hydre,Serpentaqua- 

HYDrus, i , J tique. 

HvDria , œ , cruche , pot à l'eau. 

HxDreuma , ans, abreuvoir. 

Binômes. 

Hy vr-Agogium , ii , conduit d'eau. 
Aqueduc. 

lÎYDr-/^gogus t a , un , qui purge les 
aquofilés. 

^.HYDr-zirgyrum. , i, vif-argenr. 

Hyiv-Ekem/w , i , huile battae avec 

de l'eau, 
4.HyDr-^K/^, <E, i machine quî 
H\Dr-^ulus , i , ^ fait fes mouve- 
mens par le moyen de l'eau. 

Yiwr-Aula , ce; HYvr-Aules , œ, celui 

qui fait jouer une machine par le moyea 

de l'eau. 
ayDr-Âulkus , a , um , qui fait fes mou- 

vemens par le moyen de l'eau. 
"H^vtr-Aulka , orum , machines qui font 

leurs mouvemens par le moyen de 

l'eau. 

5 . HyDro-Lapackum , i , plante. | 
HYDra-Mantinta, divination par eau, 
HvDro-Meli , liqueur fermentée faite 
avec de l'eau & du miel. 
HYDro-jyijliZt arum, moulins à eau. 



849 



DE LA LANGUE LA T. HU 



HYDro-Phanta, œ , celui qui trouve les 

eaux ca&hées. 
HxDTO-Phjntica, a, l'art de trouver les 

eaux cachées. 
tiYDro-Phanticus , a ,um, qui concerne 

cet art. 

6. HxT^ro-VhobU , es , crainte , hor- 
reur de l'eau. 

HïDro-PAoiuj, a.,um; Hroro-Phobicus , 



8;o 



a , unit qui a horreur de l'eau. 

7. H\Dr-Ops ,pis , 
UYDr.Opuus,a.umr ^^^^0^"^- 

HYDr-Opifis , is , hydrofii/îe. 
HYDro-Poies , a , buveur d'eau. 
HYDro-Salinum , i, achc de maraîs. 

8. Ex-HYDr/<E, arum, vents qui amè- 
nent la pluie. 



MOTS LATINS VENUS DU GREC. 



H 



)v Grec 'Ama , Haimu , fang , 
viennent ces mots ; 
YiAiAatinus , a , um , qui eft de cou- 
leur de fang. 

HitM-nn'rej , œ , pierre veinée de fang. 

H-EM-,if A.ifej , lï , agathe à veines rouges. 

lîjs.Mo-Rrhoi(Ies , dum , flux de fâng ; i°. 
veines qui abo'jtiïïênt à l'anneau du fon- 
dement. 

Du Grec Hal , mer , viennent ces 
mots: 



ALCYon, onis , 
Ki.ci.do , mis , 
HALcyonjOnis. 



} 



alcyon ; de Hal , 
mer ,& de Kuôn , 
qui fait fon nid fur 
la mer. 
HAiex , cis, 7 harang, anchois; i". 
Halsc, ecis , S faumure. 
HAiieru/a, «, fardine , anchois. 
HA-Liiecius , i , ^ aigle de mer , oi- 
HAÙatus , i , ) leau pêcheur. 
HAÙeutica , orum , traités fur les poiflbns. 
Orig. Lot, 



D'Atfo, moudre , (ë forma ce mot : 

HALica/irum , i , froment très - pur. 

Ces deux mots appartiennent à 

la famille Altca, voye?, cvl. 29, 

Halo , onis , qui a mal à la tcte : z P. 
qui efl: abattu d'avoir fait la dé- 
bauche la veille : c'eft le Gr. 'aaoç , 
Halos. 

HaioJîs , is fac , fâccagement d'une 
ville. En Grec ÂAakiç. 

U.Atcer,eris , contte-poids des dan- 
feurs de corde. En Grec'AATHP, 
Haltér. 

ViAuaxdy tz,\& chariot, Conftellation, 

En Grec 'amas» , Hamaxa. 

HAMfl;i;;ci, orum, Ibldats qui combatioient 
fur des chariots. 

Du Grec Hammos , fable , vinrent 
ces mots : 

UAumites f e , pierre qui rclTcmbîc 
Hhh 



8n DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 852 



à des œufs de poiflon. 
Hamo , onis , qui efl trouyé furlcfabJe. 
H A M, 
Terre. 

De Ham , terre - mère » en Latin 
HuMi j prononce en Grec C^ham , 
vint le mot Khamai ou CuamuI > 
Terre ; 1°. fauvage , terreftre jd'où 
dérivèrent tous ces Binômes. 

CHAMA-Acie,es , hicble; 

CiiAMœ-Ct.Kafus , i 1 cerifier nain. 

Chamcs-Cissuj, i, lierre terrcftre, 

CaAux-CyrariJJus , i , fantoline. 

Cham^-Daph^e, es , lauréole mâle. 

CHAMiT-DRYS , yos , germandrée. 

Ch '.uce-GhYà-meTides , « , pojfTon parti- 
culier. 
Cham* Leo/î, «j. Caméléon. 

C^JAMœ Léon rJlus , rarline , plante, 

CHAM(?-Lfo/7 riiger, chardonnette, plante 
qui caille le lait. 

Ç.HPVii-'Leos , i, cancre , crabet 

C.H;-M<T-Puce , es , pas-d'âne. 

C.H/iMx-MtL'im , i , camomille. 

Ch ' Mœ- iVlYRSz/ie , es , myrthe fauvage. 

Ch A M iP- M ïRSinux , a , um , de myrthe 
fauvdge. 
Change PELom, dû, poiffon à co- 
quille. 

CiiAMa-?LA-tanus , i, plane nain. 

CHAMiT-RRHiPcj , Km , dattiers nains. 

CnMJiie\YLon j ■; CHAM<r-ZtLon , /, 
quinte-feuille , pilofelle plantes. 

CHAMtf-TRACHœa , a , poiiïbn à coquille. 

CHAM<E-TERfl , a y > fille de cham- 
Cham<e Ter/j , idu , * brejfervante. 

Du Grec 'Apsis ,liaifon , union , vin- 
rent ces mots : 
lîAvhe y es f poudre jettce fur les ath- 



lètes qu'on avoir frotté d'huile. 
Hapsus , i , ligature de laine pour une 
partie malade ; i°. cardée de laine 
trempée dans une liqueur qu'on metfiir 
une plaie. 

H A RP. 

Du Gec Harpe , faulx , croc , font 

venus ces mots : 
Harp^ j te , vautour. 
Harp« , ejjfabre recourbé, cimeterre ; 

2°. oifeau de proie. 
Harpcy, fij, l'ambre qui attire lapaille. 
HAfi?age, es; Harpa^o , o/iir, croc, 

hériiïbn , harpon. 
HAR.P)'iE , arum, oifeaux fabuleux aux 
griffes crochues. 

HARPa^o rare , accrocher, harponner, 
prendre de force. 

Harpj/Zuto , i , paume, balle qu'on s'ar- 
rache en jouant. 

HAVifagiiieTulus , i , entortillement. 

iiAR.Paêiium , ii ; iiAR.va6hicum,i,gomnie ^ 
fouflfre, 

HE, 

Heauto» TimorumenoSf qui fe tour- 
mente foi-même; du Grec He Ao- 
ros, foi-même, & TiMOReo, tour- 
menter, punir. 

HtBonmas , dis ; HEBVomada , a , voje\ 
StPTem. 

Du Grec hbh HÊBè , jcunefle , vin- 
rent ces mots : 

Hebc , es ,\à DéelTe de la jeuneflè. 

Composés. 
Eph Eeuj, i, qui eft dans I âge de pu- 
berté. 
EPH-EBfc«.,a,.m,,^^p^^^^^^ - 
Ei^-Oiuj , a , um, r. 



8n 



DE LA LAN 



Eph-Es irut , a , um , parvenu à l'ige de 

piibcrtc. 
EPH-HB?ia, orum , Fèces qui fc faifoient 

à la puberté des enfans. 
EPH-pBfum , i , Académie, lieu où les 

jeunes gens fail'oient leurs exercices. 

HEC. 

HEcace , tes , triple Divinité ; nom de 

la Lune. 
Hicateiuj , a, um , qui eoncernc Hécate. 
C'cft le Grec 'Ekath , HecaU. 

Du Grec Hecato/z , cent, font ve- 
nus ces mots : 

HECAfow B<ron , / , le mois de Juin. 

HECifomie, «, facrifice de centviâimes 

de même efpéce, 
HECdtoTO-PAonia , orum , fêtes auxquelles 

fè faifoit une hécatombe. 
HECatom-Poi/j , is , Crète aux cent 

Villes. 
Hecatom-Pylos , i , Thcbes aux cent 

portes. 
Htcaton-Nsfi, orum, les cent I/les entre 
Lcfbos & l'Afîe mineure. 

ÎJtcatont-Aa.chus , i , Capitaine de cent 
hommes. 

HEcvra , « , belle-raere j c'eft le Grec 
'Ekypa , Hecyra. 

KtcTica , « , ? fièvre étique. En 
Htcrice , ces ,C Grec 'Ektika, 

Hecricur , a , um ■, étique : en Grec , 

*EkTIK(3J. 

H ED. 

Du Grec Hedra, 'eapa , ficge, ba(ê , 
dérivent ces mots : 

CAT-H£Of<t ) «e , chaire où l'on cn- 



GUE LA T. H grec. 8^4 
feigne; i**. chaife à s'alTeoir ; j". 
Siège Fpilcopal. 

Ca i-HiDrar;uy, a-,um ■, qui concerne la 

chaire. 
CAT-HEDra^itiuj , a , i/m , de chaire. 

Ex-Eora,*, ? cabinet d'homme 
Ex-HEDr<î,«, S de lettres; 10. bu- 
Ex-HEDmOT,«,^ reau; ? «*. con- 
venticule. 
PAR-EorKj , i , anefTeur; démon fa- 
milier ; Héros mis au rang des 
Dieux : bidet 

PRo-Eor/ , orum , premiers Magiflrats 
d'Athènes. 
PROTo-PRo-HcDri^r, ;, premier Pré(îdent. 
SYN-Eoruj, i , AfTelTcur , ConfeiUer. 

Cat-Hetkj,/, ligne perpendiculaire; 
en Grec Katkeios. 

H E D. 

Du Grec hat, Hèdy , Hèdu , agréa- 
ble 5 doux , vinrent : 

YiEDy-Osuum , i , mente , herbe ; 
mot-i-mot , qui a une odeur agréa- 
ble : d'oj'mè, odeur. 

HEDy-PNOij, t/ij, pilTenlit j 20, chi- 
corée iàuvage , moc-à-mot , agréa- 
ble à refpirer , à flairer i de Pneô, 
relpirer. 

H E L. 

Du Grec Helko , tirer , vinrent : 
Helc<«/w , ii , collier de cheval, où 
l'on attache les traits avec lefquek 
il tire. 
HFLcfarrw , li , Bourrelier. 
HELçiariut^ ayum , qui tire un bateau , 
Hhhij 



§5 5 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



ou en pénéra' quelque chofe avec une 
cjrde. 

Hii.cyfma , atÏ!, fcorie , écume d'argent. 

HfLxfne, es, pariétaire , fà graine s'atta- 
che aux habits. 

Du Grec Fo/jj, ville,& HELO,prendre, 
vint : 

JÎEte-Volis , is , tour de boiscoursrte 
de cuir frais pour l'attaque des vil- 
les. 

Du Grec Heu;»; , révolution , tour , 
vinrent : 

Jlniccjes, la grande ourfè. 

Hrti.t, cis , lierre qui a fa feuille petite ; 
2°. volute à chaque face du chapiteau 
Corinthien. 

"HiLops, is , forte de poiflbn délicat , 
efturgeon ; en Grec 'eaao*'. 

HEM. 

Hemer/j , idis , Gr. 'hmepis, chêne 
qui porte du gland & de la noix de 
galle. 

Du Grec Hemi , demi, le Semi des 
Latins , vinrent : 

Hem 1/7(2, œ , chopine. 
HEMinarius, a,um, qui tient chopine. 
HEM'fl.'iia , ce ; HBtiioUum , ii, bâtiment 

de mer. 
HEM/o/'iif, a,um, compofé d'un nombre 

pair & de la moitié de ce nombre. 
HsMianit'i! , dis ; HrM/o/îfum > ii , cétc- 

rach , fcolopendre, 

B 1 N O MES. 

Wiui-PUxia, a , foible apoplexie. 

HiMÏ-Sphœrium , ii , demi-globe ; i». 
dôme , coupollc. 



HsMi-STkhium , ii , moitié d'un vers » 

hémiftiche. 
HEMi-JTÏtœos , i , fièvre de mi-tierce , 

double tierce. 
HhMi-Tritaus , i, qui a la fièvre d«ubJc 

tierce. 
HiMi-XeJle! , is , demi-feptier. 

HEP. 

Du Grec Hepar , 'hhap , foie , vin- 
rent : 

HEr^îr , atis , foie ; forte de poifTon; 
HtPatarius , a , um ; Hivjricus , a , um , 

du foie , qui concerne le foie. 
H-ETarica, œ, hépatique, plinte. 
HFPatijo/i , îis, bronic ^ de la couleur du 

foie. 
HEPjriffj- , ce , pierre précicufe. 
Etvkejiiies , ce , pierre prccieufè; 

d'HtrHAisToj , feu , Vulcain. 
Hi?teres , is , voy. Siprem. 

HER. 

HEKimus ,i, ? dcferr, en Grec epe- 

EKimus f i f > Mi3f. 
Heracl/wj, Lap/^, pierre de touche j 

du Grec Hêrakieés, Hercule. 
HrRcZe , ^ 

HtRcule, \ par Hercule, en vérité. 
Me HercZc, 3 

Pek-Herc/^, en vérité. 

Du Grec 'epmhi , //cr/nèj , Mercure , 

vinrent : 
Hermès, a , ") tête d'^homme , 
Herm«, arum ,\ bufte deMtrcure, 

HERM-ApHRODirw , i , qui a les deux 
fexes ; flatue de Vénus & de Mercure. 

HpRM-ATHENa , X , flatue de Mercure 
& de Minerve fur la même bafe. 



8^7 DE LA LAN G 

HERM-ÏÏRACiej,ij , flatue de Mercure 
& d'Hercule. 

Herm-Ero^^, is , ftatuc ds Mercure & 
de l'Amour, 

HiKua,cis, retranchement, rem- 
part; 2 °- pendant d'oreilles ; 3 ''. 
chapiteau de colonne; 4''. ccueil 
caché fous Teau ; 5 °. bafe , piédef- 
tal. 

UtRMcdone , es , eflTufion d'étoiles qui 
fort de la main du verfeau. 

Du Grec Herpo , ramper , fe glifler , 
s'infiriûer , vint : 

Ht-^vcs , etis , herpe , inflammation 
corrofive , ulcérée , qui fe répand 
fur tout le corps ; i°. forte d'ani- 
mal qui guérit cette maladie. 

H ET. 
Du Grec 'eTEPcî > autre , vinrent : 

îlETJ£.v~.ia , a , compagnie , bande ; 
i°. confrérie ; 3 '.troupe defoldars 
étrangers. 

H'^tfr.i-Clitw , a i um i qui ne fiiit pas 

la régie ordinaire. 
HiT!Ri-CRAN"a , a , migraine. 
HtTîRo-Doxuj,a,um ,qui eft de diverfes 

opinions. 
Hetero-Gen(?uj , a , um , d-iffimilaîre , 

de parties difFcrcntes. 
Keter -MAL/a,œ ;HETERo-MASCH.iia,^, 

habit d'efclave , n'ayant du poil que d'un 

côté de l'étoffe. 

Jîvxis , is , bonne compléxion ; en 
Grec 'ehis. 

ïifxcres , is , } 

\ voye? 

}ltxagonus,iy \ 



Sex. 



UE L AT. H grec. 8j8 

H I. 

Du primitif H20 , bâiller, s'entr'ouvrJr, 
prononcé à la Grecque Chio , vint : 

Chia , a , caverne, trou : il tient au 
Yeihe XiAzio, Khia^o , faire une 
ouverture ; mais il ne fe trouve pas 
dans les Diftionnaires Grecs, quoi-, 
qu'éxiftant dans les Latins. 

Chios, a , en Grec xios , rafle de (îx 
au jeu de dez. 

HIE. 

Du Grec 'lEPof , Hieroj , grand , fa-j 
cré , vinrent : 

HiER^ , (S , épilepfie ; 1°. lèpre ; 5°. 
conteftion médicinale ; 4°. guirlan- 
des facrées de fleurs. 
Hiïï.R.icites,a, forte de pierre précieufc* 
HiERdcium , ii, plante qui éclaircit la 
vue. 
Hina.i-Picrii , tt , confeftion médicinale 

amère. 

HiER-Aar/îi.-z , a , hiérarchie. 
Hier AkcHicus , a , uin , d'hiérarchie, 
HitRo-Botam , es , plante facrce , ver- 
vaine. 
HiERo Phanta, a; HuKo-Phylax , cis ,' 
Sacriftain , Trélbricr. 

Du Grec Himantdj , lent , Se de 
Pous , pied , vint: 

HiManto-Pus , odis^ boiteux; 1*. nom 
d'oifeau. 

H IL. 

Du Grec H-Ilaroj , a , on , i'aapoc,' 
vinrent : 

Hitaris , e , gai j enjoué , joveux. 



3^9 



DICTIONNAÎR 



HiLuritas , atis , gaieté , réjouifTance , 

bonne humeur. 
HïLiro , -are , rendre joyeux , réjouir , 

égayer , divertir. 
îiiLarefio ,-e/e , Te réjouir , fe mettre de 

bonne humeur. 
HiLarc, g.iicment , jcyeu'cment. 
HiL.71' a , ium , fttcs de Cybèle au 

printcnis. 
HiLiiroetJut , a , um , qui Lhante des chan- 

fbiis gaies, 
Ex-Hitaro , -are , égayer , réjouir , 

divertir, 
Ex-Hiiaratio , onis , l'adion de réjouir. 

H I P P. 
Du Grec H:proj , cheval, vinrent: 
I. 

Uivvace, «j , fromage de lait de ju- 
ment. 

Hippacu --are , refpîrer aifément. 

Binômes. 

liivvuris , is , queue de cheval. 
Hivîo-Potamus , i , cheval marin. 
HiïPo-Peme , arum , valifes , facs de cuir 

qu'on met fur le cheval. 
HiTfo-Manes,i,movcc^\ide chair noire 

attachée au front d'un poulain qui vient 

de naître. 
Îlif?o-Toxotœ , arum , Archers à cheval, 

flivvice^ces, plante qui cte la faim & 
la foif aux chevaux. 
%. 

Uivviaies , um , ftatues équestres de 
femmes. 

Hipp-ArcA^, a » Capitaine de Cava- 
lerie. 



HiPPa'iro, inis , 
Hi?fagus, i , 
HifPagum , i y 

Hitfugogus , i , 



bateaux tirés par des 
chevaux ; i°. bâti- 
ment de mer propre 
à tranfportcr des 
chevtux. 



E ÉTYMOLOG. 26o 

Ewveus , f, comète chevelue. 

H I pp« , arum , c incres , écrevifles. 

H PPi , orum > cancres qui courent très- 
vite. 

H-pp-'-'n'7!!a , orum , oeufs de poules 
féco dées par le ve nr. 

H.i PO G/'i/'j, <?, bi/fingue, plinte, 

Hi7P -Gbtnon , ii, laurier Alexandrin , 
arbrifTeaii. 

HiPP -LapjAum , f , parelle , herbe, 

Hift.-Mara'hritm , i , fenouil fauvage. 

Composés. 

Arc Hippui,/ , Grand-Ecuyer. 

ARC-Hipprt-CoMuf , f , Grand-Ecuyer , 

le- Connétable. 
Ep-HiPpii/m , ii , felle , harnois , bât. 
Ep-Hippiiirur , a i um % fellé,- qui le fert 

d'une felle. 

H IR, 

Du primitif Id , main,ptononcé Ir & 
HiR, vinrent : 

HiR,en Latin la paume de la main, 
& le Grec Xeip , KAeir , la main ; 
d'où vinrent tous ces mots ; 

CniR-Acra , ce , goutte aux mains. 

CHiR-AGriruf , a , um , qui a la goutte 

aux mains, 
CnrR.-EMBo/um , i, figne de la main. 
CHiRi-DoTa-Tiznica , œ , robe à grandes 

manches. 
CHrRO-Ga^p/ii/j, i; CHiAo-GKAPhum ,î , 

feing , ngnature ; z°. écrit /igné de (à 

main. 
CHiR>Ga.Ap/iarmr , a , um , de Ample 

promefTe , de feing-privé. 
Chiro-ManT!;i , ce, l'art de deviner par 

rinfpedion de la main. 
Cms-o-Noma , « , la régie des geflcs. 



î'Si DE LA LAN G 



ChiriNomo/î, onjj, gcRicuLiteur. 
Chiro-Nomux , a , um , qui porte bien 
fes bras ; z<>. Maître à danfcr. 
CHiR3-THECa , œ, gant, mitaine. 

Chir-Urg:<z , a , travail des mains , 

Chirureie. 
Chir-Uro.'/t, i , Chirurgien. 
CHîR-URG;Vi/r, a , um , di Chirurgie. 
Par Ek-Chi B.efis, is , entreprife au-deiïus 
de fes forces. 

Hir-Pf.x , ecis , herfe , râteau: de Hir, 
main, (Se Fex , pique. 
H Y. 
HyacintAw ,i, Hyacinthe, fleur; 
z .efpcce d'améthyftejjo. pied d'a- 
louette, j?ear; en Gr.HvAKiNTAoj, 
Hy/.-Cimhinus, a, um, de couleur hya- 
cinthe ; d'hyacinthe. 
Hya-C.'niA;jot , tis , forte d'cmeraude. 

Du Grec 'tbpis, Hybris , outrage , 
mépris , vint : 

Ux^rida , a , mot-à-mot , la honte , 
l'oprobre de la Nature. 

l^riia , « , ^ bâtard ; 2 **; dont le père 
& la mère font de divers pays , 
de races croifccs ; }«>. engendre 
d'animaux d'elpéces difFcrentcs ; 
4*^- fié d'un mariage inégal. 

Du Grec 'rn, 'taq , Hyô , Hydô , 
chanter , mots formés par onoma- 
topée , vinrent : 

Hymtzuj, ijchanfon. 

HyMnifer , a, um ■, crieur de chanfons. 
HvMen , enis ; Hymiiuius, i , l'Hymen , 

le Dieu des noces ; i°. mariage ; g'^. 

chant nuptial , épithalame. 

Uyosciis , is y forte de plante; en 
Grec 'rozEP^. 



U E L A T. H grec. £62 

Hyos-Cyam«/w , /■ , 1 ]ufquian;Cjhsr* 
Hyos-Cyamkj 1 i i) be ; en Grec» 

IIvos-Kyamos- 
Hyoj-CYAMfnuj, a, um , de jufiuiame. 
H Y P. 
Du Grec ffyp , 'rrï, fiir , vinrent : 
Urrate , es , chametdk d'un inilru- 
ment de mufique à cordes. 

H vper-P.ir-H Yp«re ,es,la. troifîéme corde 
de la lyre. 

îiYP-JlIagc , es , emploi d'un mos 

pour un autre. 

EYv-jti/irum, i , lieu expofé à l'air. 

Hvp-^TAruy ,a,um, découvert, expoie 
à l'air. 

BYvhear , gui , glu ; en Grec 'r<DEAP. 

Hyp/z£72, union de deux fyllabes , fi- 
gure de Rhétorique; en Gr. 't*-em, 

Hyp/z^/c, is , afpic dont la bleflure 
caufe un fommeil mortel j en Gr, 
'tpnaah. 

Hvp-E.nem/«j ,a,um, fans germe j 
en Grec 'rn-ENEM/o?. 

Hyper-Icgh, i, mWkpenais , plante ; 
en Grec 'rnEPtKov. 

lÎYSGinum, i , plante qui fert à h 
teinture i en Grec 'rintiov. 

HYsainu! , a , um , couleur ^ue donne 
cette plante. 

Du Grec 'rsTEPsf , Eystikos , in- 
férieur , vinrent : 
UYSTera , es , ventre , matrice. 
HysTer.1 , crum , arrierefaix. 
HysTer/cj , a , femme qui a les vapeurs 
hydériques. 
HusTsro-Logia , œ , difcours hors depro-^ 

pos ; 1°. ordre renrerfé. 
HYSTeron Proteron , figure qui met 
devant ce qui devroit être après. 



8^5 



IDICTIONNAIRE ÉTYAÎOLOG. 



86^ 



MOTS LATINS FENUS DE LORIENT. 



H 



JlT Ace l-D a m a , le champ du 
failli: iu Syr. S'5n,Ha(2ei,champ, 
au lieu I'aGcr. & de Da.M , fang. 

DerOneiual ^'^''' HaRM , arranger, 
afTortir , accord, vinrent ces mots 
G:eco- Latins : 

ï . EAKuoge , es , nuance , afforti- 
ment de couleurs ; 2°. union des 
couleurs dans la peinture. 

2. HARMo/zid , a , accord , harmonie. 

KARMonke , es , concert , chœur de 
mufique. 
HARMonicuj, a, um , mélodieux, 

HE, 

De l'Oriental SpeR 13D, 13^% bril- 
ler y être beau j & de la négation 
He , vinrent : 

1, Wi-iverus , i , l'étoile de Vénus qui 
fuit le coucher du foleil. 

2, Wiiveris , idis , giroflée qui fent 
bon le (ôir. 

De l'Oriental , SraR , "yO'^ , tracer , 
écrire , vinrent : 

I, EiiToria , « , Hiftoire, 



HrSTOrfiiZij , e , d'hiftoire , hiftorial. 

Hisrorfcur , a , um , hiftoriquc. 

Hisr jricus , i , H.ftorien. 

HiSTorir? , "f , explication de l'hiftoire , 

manière d'écrire l'hilloire. 
PoLï-HisTor , ir/r , qui a beaucoup lu , 

qui fait quantité de chofcs , qui décrit 

pîufieurs chofes. 

1. Eisrrio , onis , Comédien , Far- 
ceur. 
Risrrionicus , a, um; 'HïSTrlondis , e , 
de Comédien , de Baladin. 

H OS T. 

De l'Orient. DDÏ » Hojf , prefler , 
mettre des fruits fous le prefloir : 
D'Dy i Hojis , prelfce , vinrent ces 
mots : 

HosTUj , i , vaifTeau , qui contenoit 
ce qui fe faifoit d'huile à une fois 
fur le prefToir. 

HosTonKw , ii , racloîr de mefureur 
de grains. 

H^sfopum ji,! hyflbpe. En Orien- 

Uvsjofus , t , 5 tal ^^î^4 , Azob, 

Hïsîopitw i <E > vin d'byffope. 



MOTS 



S6s 



DE LA LANGUE LAT. 



^66 



MOTS LATINS VENUS DU CELTE, 



A Lettre I , neuvième Lettre de 
notre Alphabet, eflla dixième dans 
l'Alphabet de vingt-deux Lettres 
Oriental & Grec ; car dans cet Al- 
phabet , entre la cinquième Lettre 
E , & celle-ci , on voit ces Lettres 
F , Z , H , & rh : les Latins mirent 
G à la place du Z , & fupprimerent 
le Th , à la place duquel nous pour- 
rions mettre le J , dont le Ton a 
beaucoup de rapport à celui du Th ; 
par ce moyen , la Lettre I fe trou- 
veroit également la dixième. 

Cette Lettre peignoir dans l'ori- 
gine la main , & elle en était le 
nom : n'étant relative qu'au tou- 
cher , elle ne dut donc former qu'un 
très-petit nombre de mots. 

Audi n'en renferme-t-elle que 
quelques-uns , même en y compre- 
nant les diverfes onomatopées 
qu'elle a fervi à former. 

Tous les autres mots qu'on trou- 
ve fous cette Lettre font des mots 
o\\ la Lettre I a pris la place de la 
voyelle E, ou à la tête defquels 
elle a été ajoutée pour en rendre 
la prononciation plus agréable & 
pour former de nouveaux dérivés. 

Ori^, Lot» 



Comme cette Lettre fê pronon- 
ce J devant une voyelle , & I de- 
vant une confonne , nous ferons 
deux ClafTes des mots Latins en I ; 
ceux où il fe prononce I, ceux où 
il fe prononce J. 

Mots 

formés par O n o m a t o p é e. 

1. lo , exclamation de joie. 

2. ]v-Bilum , i , î acclamations, cris 
Jv'Bi/a, orum ,) de joie. 

JuB.'/o ,-are , s'écrîer de joie ; i°. faire 

des acclamations ; j°, fonnerle tocfîn. 
JvBilœus, a. , um , de Jubilé. 
Jvsilatio , onis ; JvBilatus , ùs , acclama- 
tion, cri de joie; tocfîn. 
CoN-Ju-Bii(j ,-are , Ce réjouir enfemblc, 
}.IvGo,-er£fl crier comme les milans; 
lvuo,-ire ,) z°. jouer des inftru- 
mens de mufîque à vent. 
4. E-Jvi.o,-are, fe lamenter, fe plain- 
dre en criant ; hurler. 

E-Jvhito ,-are , poufler fouvent de grands 

cris en fe plaignant. 
E-]uLatio , onis ; E-JuLatus , ûs , cris 

jettes dans l'affliftion , plainte , hurle- 



ment. 



lA. 



De An , Ian , révolution , joor , lu- 
lii 



$67 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



858 



miere , vinrent ces mots : 

t - Iam , à cette heure -, déjà ; tantôt. 

i. Ian^, <e, la Lune , Diane. 

lANdUs , e , du Soleil , de la Lune. 

3. ÏAnus , i , Dieu qui préiidoit aux 
portes ; t^. le Soleil. 

lAtiiis, f,& jANijOrum, places publiques 
ornées de la tête de Janus. 
iAKua/e , is, gâteau offert à Janus. 

^.ÏA-^uarius^ a y Janvier, premier 
mois de l'année. 

■5. Iankj,«8» porte, entrée; i°. com- 
mencement. 

iMieus , f , "^ 

ÎMieSluf , i , f HuHIîcr , Portier , Gui- 
ÎAnitor , oris, T chetier : Portière. 
lAtiurix,kis, J 

1 B. 

De la famille Bekk , bouc,(yoy. Ori- 

gin. Franc. 161) vint : 
Ibex , icis , Bouc fauvage ; 2°. cha- 
mois. 
De E 1,1, il efl;,&deBi,lieu,ence 

Heu , vinrent : 
î. Ib/ , là , en cet endroit , alors, 
In-Ibi , là , en ce lieu. 
]bus pour lis , à eux. 

i. ÏPStf yayum f) même , lui-même ; 
îps«i,fl,«<i, ( de5£,roi,il,&lB, 

là ; ce. 
Itsi/pmuf , 1 , um, tout-à-fait lui-même. 
Irsimi , pour moi-même : mi pour miki, 

ID, 

Main. 

De la Lettre I, défignantla main , les 
Orientaux firent le moi Icjnom de 



la main ; mot qui fe tranfnnt aux 
Latins & aux Grecs , mais en s'al- 
térant par le changement conti- 
nuel de D en R ; ainfi Hir figni- 
fia main chez le premier de ces 
Peuples : Heir, & puis àheir,c\\t7. 
ces derniers ; voy. col, S 60. chan- 
gemens qui empêchoient d'apper- 
cevoir ces rapports entre les Lan- 
gues de l'Orient & de l'Occident. 
Ces dernières augmentèrent en- 
core finguliérement cette confu- 
fion , en confervant le D de It> 
dans les dérivés que ce mot for- 
ma chez eux ; & d'où vinrent les 
familles fuivantes dont l'origine 
étoit abfolument inconnue. Com- 
ment auroit-on pu en effet réta- 
blir tous ces rapports dans l'igno- 
rance où l'on étoit de tout ce qui 
conftitue l'union intime des Lan- 
gues , & leur defcendance d'une 
mère commune i 

I. 

De lD,main , autorité , les Grecs fi- 
rent luios , celui qui n'eft fous la 
main , fous l'autorité de perfonne 5 
qui eft fon maître , qui n'appar- 
tient en propre qu'à foi-même ; 
x°. tout ce qui cil particulier, 
propre. 

1. Idiote, <ï, 7 particulier, homme 
Idiot«,«, 3 privé; i*. borné, 
lâns connoi'iance , niais. 

iDioTJ/muj , i , tour , génie propre à iwe 
langue. 



S6cf 

X. Idioma , tis , idiome , lang'ige 
particulier» 



DELALANGUELAT. ID 870 

4. ÎDOtum y i , image, fpeftre. 
iDoUum , a , Temple d'idole. 

Binômes. 
I . Idoi-o-Lj tra , te , adorateur d'Ido- 
le ; de Lacreuô , feivir. 
look-Latrix , is , celle qui adore les 



iDio-craphum ,i, écrit de lapropre main, 

fous fcing-privé. 
}. lootieus ya,uiti , propre , conve- 
nable. 
ÏDONre, d'une manière propre. 
"PEK-lDoneus y ayum , très-propre , com- 
mode. 
fEK-looneè > très-convenablement. 
Is-lDone^ , d'une manière peu conve- 
nable , impropre. 

II. 
Du mot Id , main , pris dans un fens 
figuré , les Grecs & 6c les Orien- 
taux firent le mot Id , fcience, 
coiinoiiïànce , vue parfaite d'une 
chofè, parce qu'on ne connoît bien 
que ce qu'on a fous la main : de-là 
ces divers dérives. 
X, Idylliw/k , ii , Idylle, pocfie, pas- 
torale , en Grec eiaYaa/ov , parce 
qu'elle confiRe en tableaux , en 
peintures, 
z. Idus , uum , les ides , divifion des 
mois chez les Romains , parce 
que cette divifion indique la plei- 
ne lune , le moment où elle eft le 
plus vifible. 

ÏDulis , is , brebis blanche Immolée â 

Jupiter aux ides de chaque mois. 
ÏDulia , ium , facrifices faits aux ides de 

chaque mois. 
ÏDuo ,-are , féparer , divifcr : ce mot 

appartient plutôt à la famille Duo , 

deux. 

|. Iota y et , idée , modèle , repréfen- 
tation à l'elpric. 



idoles. 
ÏDolo-Latria , œ , adoration des idoles. 

1. Idolo-Poeki , te , figure de Rlicto- 
rique , quand on fait parler une 
perfonne morte ; de Poieô , faire, 
3 . iDOLO-Tny tus , a , um , facrifié aux 
Idoles : de Thuâ , facriher , égor- 
ger, 
iDolo-THYtum , i , viande offerte aux 

idoles. 
IdoIo-Thy/ui , îce , facrifice aux idoles. 

I L L. 

De E, être. Se L , côté , vint II le , 
Il , lui ; voy. col, % 8. 

iL^c.ayud, Jbi,elle. 

lilic , ac i oc , uc fi 

iLLunc pour Illuot. 
EiLUM pour En iLLum. 
Ellàm pour En iLLitm. 

Adverbes de lieu. 

Itlà, là , en cet endroit., . 

IiLic j par-là. 

liunc , de-là , de cç lieu. 
iLLif , en cet endroit. 
Illô , là , en ce lieu. 
IiLÙc , là , avec mouvement. 

Illico, fut le champ, aufli-iôt, fur 
l'heure. 

IM. 

De M , vafte ^ grand , fe forma : 



Syi DICTIONNAIR 

I. 

1. luus ,a,um, le fond , le plus 
profond. 

Cet Adjectif fut très - bien 
choinpour défigner les Superlatifs. 
Pi ajlantifs'l^jis , le plus excelkat. 
iMitàs , tout au fonds. 

2. Imô , entièrement , même , ouï , 
au contraire. 

5. lii-Y-ÏMus , a , um , le plus bas ; 
a°. qui eft né de bas lieu ; 3°. de 
la canaille. 
In-F-Imaj, lis , qui ell du bas ordre , qui 
tient le dernier rang. 
ÏN-F-lMijtur, a, am , rabaiffé, humilié. 

4. Viutria , a , bord , bas-bout, fran- 
ge, extrémité de robe, falbala. 
TiMbriatus , a , um , dentelé , falbalaté. 
II. 

De M , vafte-, fe forma l'Orientaî Mi , 
les eaux dans lefquelles fe peignent 
les objets ; d'oi\ vinrent le Grec : 
Mi-Mco/nai , imiter , peindre. 
Mi-Mos f qui imite. 
Et ces familles Latines. 1 

1°. 
I . ÏMago , inis, figure , portrait , idée , 
modèle , exemple ; z '. apparence , 
couleur , prétexte. 
"hiaguncula. , œ , petite reprcfentation , 
petit tableau. ,,.,,^ , ,_ 
îuaginofu^ , a , um y rempU d'imagina- 
tions. 
iMagint rare , repréfenter , feiïvôycr 
l'image. • ' 

îaaginort-aThfe figwrcr, fe repréfenter, 
fe faire une idée > ,un portrait, 



ÉTYMOLOG. 



87» 



Juaginams, a,um, fait à l'image de. 
iMaginahundus , a -, um , qui fe remplit 

l'imagination , qui fc fait une idée, 
iMjginarius , a , um, feint, f^ntaflique , 

qui ne fubïïfte que dans l'imagination, 

i.luaginatio , onis , idée , image, 
repréfentation qu'on fait d'une 
chofe. 
ÏMaginativus , a,um , de fantaiiïe , d'ima- 
gination. 

ÏMagini-fer , 3, um , celui qui portoit l'î-- 
mage de l'Empereur. 



uito ,-are , ^ ^c 
luitor ,-ari , j 1' 



contre&ire , fuivre 
exemple; z". co- 
pier , imiter ; j °. être lêm- 
blable. 

Ittitatus , ùs ; ÏMitatio , onÎ! , l'aftion' 
d'imiter, imitation; mot a moty laqualitc: 
d'être femblablc. 

ItAÏtator , oris ; ÏMÎtatrix , cis , celui ou 
celle qui contrefait ; imitateur , imita- 
trice, 

ÏMitamen , inÏT ; luitamentum , i , repré- 
fentation , l'aftion de contrefaire , de 
fiippofcr, 

luitahilis, e, qui ell à imiter, qu'on peut 
imiter. 

■Jti-lMitabilis , e , qu'on ne ûuroit ïmi-:i 

: ter, 

IN. 

D'In j le Soleil , vinrent : 
I. 

I. ïtiuus , i, le Dieu Pan : voy. /Tf/?. 
du Calendrier , pag". 418. 

1. iNULd , t* f Aunée , plante à fleurs 
radiées de couleur d'or ; fon nona 
vient donc également à'inf Soleil. 



87f BE tA LAN 

II. 

De rOricntal In , prononcé Ign en le 
mouillant, & qui dcfigne le Soleil, 
vint cette famille. 
Ignù , li , feu ; 2°. chaleur , vie ; j °. 
amour ; 4°. brillant. 
Ign:Vu//i5-, f; le aeolus , f, petit feu, ctin- 
celle de feu. 

Ictieus , a , um , Je feu , igné; 1". ardent , 
embrâfé. 
IcNe/ro ,-ere , s'allumer , prendre feu. 
Icti'arium , ii , mèche , aiïiorcc; i°. fuiil 

à faire feu. 
Ign/o ,-ire , enflammer. 
IiNifur ,ayum, chaud , brûlant. 
îctiitabuhim , i , amorce , mèche; 1». 

réchaud ; 3', brâficr. 
îcmbulurn , i , encenfoir. 

B I N O MES. 

iGNÎ-CoLor, is j de couleur de feu. 
IcKi-CoMUT , a , wn, qui a la chevelure 

flamboyante. 
Tcvi-Fer , a , um , qui porte le feu. 
iGNi-Fiuuj, a yum, qui jette du feu. 
IcNi-GiNd, «, engendré par le feu. 
Ignî-Pw, djV, qui a les pieds de feu. 
loin-Yorens , lis , maître du feu. 
IcN.'-SpicJum , ii , l'art de deviner par 

le feu, 
ÏGtJi-VoMur , fl , um , qui jette du feu. 

IN. 

De E , exiftence , en le nafalant , fe 
formèrent le Grec En , & le Latin 
In , qui fignifient dam , l'idée d'ê- 
tre dans l'intérieur. De-là ces di- 
vers mots. 

X. In , dans , en, 

!.. Inde , de-là , de ce lieu-là : d'ici : 



GUE LA T. IN 874: 

1°. par cette raifon , à caufe de 
cela ; 5 ''.• enfuice : après : dès. 

Composes. 

De-Indc , après, enfuite. 

Ex-iNDè , après cela , enfuite ; de-là ;, 

depuis ce tems-là. 
IN-l■^^De , de ce lieu-là. 
luD-loem , du même côté. 
Pra-lNoe, de même , également. 
Pro-Hinc ; Pro-Indê, par conféjuent j 

ainfî donc. 
SuB-iNLe, enfuite, au fli-tot; 1°. deteniS' 

en tems. 

I>e lN,dans,& de Ter , Tra , qui tra-f 

verfe, vinrent ces mots : 
Inter , entre, au milieu. 

Itirerior , ius , oris , qui cfl en dedans j 
1". qui cil à gauche: Interiùs, au-dei 
dans. 

Imeransa , orum , entrailles. 
ItiTer-Amenta, orum , agrès des navires. 

Intro ,- are , pénétrer , fe glififer de^ 
dans , s'emparer. 

ItiTrabilis , e , oà l'on peut entrer. 
ïîtrratus , a , um , où l'on eft entré. 
iKrrarius , a, um ; It^r-lMus , a , um i 
le plus intérieur, fort avancé : Int-I.iiè 
du fond du cœur, très-affedueurcraetJt. 
Int-Imo ,'are , déclarer, dénoncer, 
iNT-rMator , is , qui introduit , qui im 
finue, 

iNT-lMatJo , onls , in/înuation. 
Inter«/<i,«, vêtement le plus proche 
de la chair. 
li^Ternus , a y um , intérieur. 
InTrinfecùs , au dedans , intérieurement, 
iNTRd , dedans , au dedans. 
Intrô , au dedans. 
It^TÙ; , dedans , de dsd^s, ■ 



s?; 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



875 



De-Intùx t par dedans. 
IuTTorsàs ; luTrorsùm, en dedans. 
Intir-Ib! , dans le même tems, 
îmeiim , cependant ; î°. quelquefois. 
Ex-lurerarus , a, um , évetitré , vuidé > 

à qui l'on a été les tripes , ou arraché 

les entrailles. 

D'Inan/j , vuide , vain, col. $^<^ , 

vinrent : 
Q-B-lnanis , e , vuide. 

ZiMi-l^anis , e , à demi-vuide. 

Sub-Ihmù , e , un peu vain. 

De En. , élevé. 

Iku, a ) colère , emportement ; 1". 
dift-èrend , querelle. 

En Or. n"in , c'HiRÈ , s'enflam- 
mer de colère. 

iRawf , a , um , indigné , qui eft en 
colère. 

iRate , avec colère, avec emportement. 

iRoffor , fci , s'emporter , fe fâcher 
contre. 

ÏKafcentia , a ; iKUCuniia , (z , colère , 
fureur. 

l&afcibilis , e , qui fe fâche facilement , 
où fe forme la colère. 

lt.acundus, a., um , colère , emporté. 

iKacundèi iRacunditer , de colère, avec 
fureur. 

Composes. 

O^-ÏKofcor ,-fci , fe fâcher fort. 
OB-ÎRiruj , a lUm , très-irrité. 
pER-lR.ituj , a , wn, fort en colère. 
SuB-lR.T/cor , fci , fe ficher un peu. 
Si'B-lRatur , « , un: , un peu en colère. 
SuB-ÏRaté , avec un peu de reflentiment. 

IS. 

De £ ) £1 > qui cft , font venus : 



Is , Ea 5 Id , ce , cela , cette ; en Or. 

'i^'K , ISH , homme. 
Is-ce , celui-là même. 
loem , Eadem , Idem , le même. 
loentidem , de tems en tems, 
ÎD-Iffum, i , le même. 

2. Id-Circô f 

le CiRCÔ y 

Id-Eo . 



3 . IsTe, a ,ud , 



pour cela, à caule 
de cela. De Id , 
cela,& clrcb, au- 
tour , pour. 
■) celui - ci , 



IsTH/c, hczc, hoc, hue, y celle - là ; 

IsTic,-;«i;, toc y tue , J la même , 

celu'. là même. 

ISTjc ; IsTacce, par-là , de votre côté. 
IsTHÎc ; Isric , là , en cet endroit. 
Isyinc ; Isthi^c , de-là où vous êt«. 
ISTÔ, en ce lieu-là. 
IsTOC , d'ici. 
ISTiic , là où vous êtes. 
Isrormm , vers vous. 
Isr uccine , efl-ce-là? 
IsTiccine, taccine, taccine , îoccine , tuc- 
cine , eft-cc-là que vous êtes i 

4. lia j oui. 

ïraque , c'eft pourquoi , donc. 
Irem , auffi , même. 
Iremque , enfuitc. 
Iridem , de même , femblablement." 

IT. 

De Ito, aller , font venus : 

I. 

Par fa réunion avec la Prcpofition 
Per , au-delà. 

PeR'It«j , a, um , fàvant , habile , in- 
telligent , expérimenté ; capable , 
expert , qui a de l'érudition. 

Peritior jure ,plus verfé dans le Droit. 



877 



DELA LANGUE LAT. I U §78 

1. iu-Cians y dis , mot-à-mcc , 
Gland d'Iou , noyer , noix :1e fruie 
par excellence. 

1 I. Junon. 

lu NO, celle qui jouit d'une JeunefTe 
éternelle, la Reine du Ciel, Junon. 



FeriùJJlmus ai agricuUura , qui poi- 

féde l'agriculture en perfedion. 

ViK-lria,a:; i '. ravoir,fcicnce,érudi£ion ; 

jo. habileté, intelligence, capacité ; 3". 

grande connoifTance , expérience, ufage, 

P£B.-lTe, favammcnt , en homme lavant. 

II. 
Par {à réunion avec la Prépofition Re. 

Kî.-It ero y- ar e f recommencer, ré- 
péter, 
RE-Irtrator , Is , qui recommence. 
Re-Iieran'o , onis , répédtion. 
III. 

En rcuniffànt Iiar , on va > avec l'Ad- 
verbe Hic, ici, changé infenfible- 
ment en Ig , on fit la Conjonc- 
tion ; 

1g-Itur , par conféquent , donc : 
mot-à-mot , d'ici on va à telle con- 
féquencc, 

lU, lOU. 

Du Verbe E , exifter , vinrent ; 
I. 

î.îoujle Dieufuprême, celui qui 
cft ; 2°. le Firmamentjl'Air; 5«. une 
des Planettes. 

Les Latins en firent Jo\ is , ail. 
5ov«. 

ïbu-PiTER ( de Pater Père ) le Père 

Jou, Jupiter. 

Jov;.i.'f^ ,e,Ae Jupiter : de l'air, 
Di-Jovij , Jupiter aidant. 
VB-JoTij, le mauvais Géniflk 



Ivt^onius; îvnonalis , de Junon, 
III. Jeuneffe, 

i.Iun/«j, ou Ivnonius menjis , le 
mois de Juin 5 des jeunes gens. 

1, îvnix , cis , la DéeÏÏe de I3 
JeunefTe ; la belle Ife , repré- 
fentée fous l'emblème d'une va- 
che : une Gmijj'e , uiie jeune 
vache en général. 

3. luNior, j«j, plus jeune, trop Jeune, 

4.. luvenis, e , jeune, 

Jwenalis , e ; Jvvenilis , e , d€ jeune 

homme , de la jeunefTe. 
Iuvenor,-arf , faire le jeune homme, cra 

agir en jeune homme. 
Inventa, x; lurentas, /j ; luvenruj, fj, 

la jeunefTe , Déefle de la jcunefle. 
lvvenefco,-ere , devenir jeune, rajeunir» 
Ivvenilitas, is, l'âge de la jeunefle. 
luve/îi/irer, en jeune homme. 

j . lu vîNCA, mot-à-mot, jeune vachff ; 
delu :ce mot fignifîe ; 1*. génif- 
/ê ; 2^. jeune fille. 
Ivvencula, a , jeune fille, jouvencelle; 
Iwencus, i, taureau; jeune homme : du 
bofuf j^pis. 
Iiivenculus , jeune homme , jouvenceau.- 



S7P 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 880 



MOTS LATINS VENUS DU GREC. 



=> 



lAM. 

_ E s Grecs avoienc une mefure de 
vers qu'ils appellcient Iambos , en 
LatinlAMBMy , en François Ïambe ; 
il étoit compofé d'une fyllabe brè- 
ve & d'une longue -, & on l'em- 
ployoit dans la faryre. Archiloque 
fc rendit célèbre & redoutable par 
fes ïambes, que la rage,dit Horace, 
iui mit entre les mains. 

jTchUochumproprlo rahles 
armavitïambo (l). 
Les Mythologiftes Grecs di- 
foJent que ïambe , fils de Pan 
& d'Echô , inventa ce pied , & 
qu'il s'en fervit dans fes railleries 
fanglantes à l'égard de Cérès affli- 
gée de la perte de Proferpine. Se- 
lon d'autres , ce nom vient du 
Grec lambiiô , médire , infuker , 
déchirer par (es difcours : mais qui 
ne voir que c'tfl: lambiio qui vient 
d'Iambos, & non celui ci de celui- 
là , Se que IMiiftoire de ce prétendu 
fils de Pan n'eft qu'une allégorie. 

Ce nom & cette mefure vinrent 
de l'Orient , où le Verbe GDH , 



JËemm , Hamm , fignifie déchirer , 
vexer , brifer. De-là ces mots : 
IAMBW5 , i , pied de vers compofé 

d'une brève & d'une longue. 
ÏAMBeuj ,a,um; lAMsicur , a , um ■> lam- 

bique , compofé de vers ïambes. 
Di-Iambu^, f , pied de vers compofé de 

deux iambes. 
Per-Iambuj , i , periambe , pied compolc 
de deux brèves. 
Ianth/j , idls f violette ; du Grec , 

Ianthi/juj y a , um , violet. 
lANTHina, orum, habits violets. 

lA-Pvgw, «, la Calabre &la Pouille. 

Ia-Pix , Ygis , Calabrois \ z". le venc 
du Nord-Eft; mot-à-mot , vent 
qui vient de la Japygie , de la Ca- 
labre. 

Ixspis , idis'f jafpe; enGr. iA2n«. 

l\S?i(Jsus , a,um, de couleur de jafpe. 
]ASPonix , ichis , pierre précieufe imitant 

le jafpe & la cornaline. 
Du Grec Iatros , Médecin •, laomai , 

guérir , vinrent : 
An-Iatre«/wj ,a,um, qui eft guéri 

fans aucun remède. 
k.i-\kTKo-Logetos,U & Ah-Tatro-Lo^iVw, 
\ i , qui eft ignorant en Médecine , Méde- 



( i ) Art Poéti(iuc. 



cm 



88i 



DE LA LANG 



cin qui ne fait pas Ton méiier : de Logos , 
fcience, diicufllon. 

ARcH-lATor , & Iatrw , premier Mé- 
decin. 

ÎBerica , a, genêt , arbriflèau; du Gr. 

IBHPIS. 

Ims , idis , oîfêau d'Egypte qui fe 
nourrie de reptiles ; Gr. Ib/j. 

IC. 

Du Gr. EIKON, EiKoy, prononce, 

IcoN , image , vinrent : 
Icon , onis , image , portrait. 
Icvucula , « , petite peinture. 
Icovicus ,a,um, peint d'après nature. 
Icotiifmut y i , rcpréfentation au naturel. 
Îccho-Clajlee , arum ; lcotio-Machi,orum , 
brifeurs d'images, 

Icteros , j" , ^ jauniflc , pâles cou- 

Icterusjiyl leurs; i**. Loriot, 

oifeau ; en Gr. Iktekos. 

IcTerîcus , a , um , qui a la jauniiïe. 

1er erias , œ , pierre jaune , qui guérit , 

dit-on, la jaunifle. 

ïctis , i^ij, belette , martre ; en Gr. 
Iktïs. 

Du Grec ixeT2 , ïkhthys , poiffbn , 
vinrent : 

Icttthyo-ColUy <E, colle de poiflon; 
i". poiflbn gluanr. 

IcHrhyo-Vhagi , orum, peuples qui vivent 
de poiffon. 

IcHrkyo-Traphium , ii , vivier , étang. 
Du Grec, Ixnw, Ikhkos , veftiges , 
pas , vinrent : 

IcHuo-Gra^hia ^ et, plan d'un bâti- 
ment. 



U E LAT. I Grec. 882 
nw,7 Rat d'Eevute 



IcH'Neumon , o/zw,7 Rat d'Egypte i 
S en Gr. IxNtu- 



MO/Z & IxNEUTCJ. 



I N. 



Du Grec Is , Uos , fibre , force, vint : 

In<z , «, fibre, filet. 

10. 

loM , a , violette purpurine ; Gr. Ion , 
lou. 

Iota , nom de la Lettre i ; ^\ un 
rien. 

Du Grec Iris , ides , vinrent ; 
lRis,dis , Iris , fleur -, i». giayeul ; 5 "' 
l'arc-en-ciel ; 4°. pierre précieufê, 

iKÎnus , a, um, de giayeul , d'arc-en- 

cicl. 
lR.'num , i , pommade d'Iris. 
Ift/'o , Qnis y tortelie , plante ; i", crelTon 

d'iiiver. 

IRN. 

Du Grec Ornù , oifèau , vinrent : 

iRNea , a , cruche , gourde , & fbn 
diminutif 

lRt>ella , œ , vafe pour les facrifices , i 
caufe de leur rapport avec la figure d'un 
oifeau. 

Iikveum , i , forte de gâteau. 

I S. 

isatis f ^w, laitue fauvage; z». her- 
be qui fert à teindre en bleu ; en 
Gr. l2AT/f, iSoç. 

îsca, m , dedans de la noix : de eis, 
dans , dedans, 

hcHium , ii , os de la hanche j en 
Grec l2XiON. 

Kkk 



s 83 



DICTIONNAIR 



JSCHja , OTum , fefles : en Gr, I2XI«. 
JscHias , dis , goutte fciatique, 
IscHÎacus , a, um i ÏScniadicus , a , um , 

qui a la fciatique ; qui concerne la goutte 

fciatique. 

h-Eiafiica , orum , combat des Athlè- 
tes; en Gr. EISEAAXtikoi- 

ïselafticum , i , penfion annuelle qu'une 
Ville faifoit à fon Athlète victorieux, 

iso-CiHtidmum , i , la lauréole , arbrif- 

feau : du Gr, iSoj , égal. 
Isp/Wd , « , alcioii , martin pêcheur. Il 

doit tenir au Grec snîZA , j^/{û, 

<jui efl un nom d'oifeau. 

I T , &c. 

ï-ï\s , is , faifàn ; Gr. ityS, 
l\jùs , idis f poiflbn. 



E ÉTYMOLOG. 884 

Juii , orum, en Gr. louLOi , poil fol" 
le: des joues ; z*. duvet qui pa- 
roît aux arbres avant les fl urs; 3°. 
vers velus à plufieurs pieds; 4". 
vaudevilles; 5*». chaton, le verd 
qui couvre la coquille de la noifèt- 
te ; 6°. coton de certains fruirs. 

Ixia j <E, forte de plante ; en Gr. if«^ 

Ixo/î, i, glu , gomme ; en Gr. l^cÇ. 
IxoT, i I gui; i", efpéce de vautour. 

Du Grec itns , filtre & hochequeue, 
vinrent ; 

J'iiiGes f um , filtres, breuvages qui 
rendent amoureux. 

JïTNx > /^joifcau, peut-être le hoche- 
queue. 



MOTS LATINS VENUS DE LORIENT 



I 



J, BERa^î , / , poiflon de pafllige ap- 
pelle Maquereau : de l'Oriental 
13y ) Wber, palTager. 

ïv^ceus , i , forte de Boudin. 

ÏKcipes , idis , herfe de I:,bojreur : de 
l'Oriental Tin, Herts y couper ; 



mouvoir. 



l^vex , cis , 1 râteau de fer ; de Pex , 
\Jrp«*,«j ,i ,pique,dent pointue , 
& du ptccédent 
fin» Htm, 



ï S M I R. 

SMiRtV, idis,) en Gr. SMTPiS » Smy- 
liiAiKus ,i,y ris ; rEmeriI,mine de 
fer d'une dureté extraordinaire. 
L'Etymologie de ce nom ctoit 
abfolument inconnue. C'eft le mot 
Oriental ■yj2':j > SfiMiR , pierre 
dure comme le diamant , comme 
le caillou. 
JuB(Z/-,ij,, éclat , clarté ; de l'Or. 
1^3, ^or ,/<ir^ flamme ardente. 



DE LA LANGUE LA T. I Orient. SScJ 

J U N I-P E R. H-lviiiumy ii , jeûne , abftinence de 

manger; i**. jour de jeûne i 3°. 
fccherefle. 
jE-JuN/rar , is , aridité ; 1°. abflinencc. 
jE-JuNafor, is, jeûneur. 
jE-JuNatio , onis , abftinence; i". aridité. 



Jun/Pïrkj,/, Genévrier; i°. Geniè- 
vre. Ce mot s'eft auflî ccrir Geni- 
Perj/j ; il appartienr à la famille 
des arbres appelles Jan. 

C'eft rOriental , JH , cHaN , 
piquant, pointu , & PSR, Pheu, 
plante. 

J eJ U N. 

De l'Oriental |1i; , Wv N , HuN, 
jeûne , aftlid:ion, en (e prononçant 
JuN , & en redoublant le J , doit 
venir le mot Jî-Jun«j , à jeun , qui 
jeûne. On a voulu le dériver du Grec 
iNeo, évacuer , qui fit le Latin in- 
anis ; mais cette écymolo^ie eft 
tout-à-fait miférable, 

Je-Junkj fUtUm, qui eft à jeun , 
qui n'a rien mangé de la journée. 

Je-Jim« , d'une manière maigre, foiblc. 
; jE-JvHum y i , boyau culicr , où rien ne 
fèjourne. 

Je-Juno ,-are , jeûner , faire abflinencc. 
Ji-Juj)iq/uj| Utum , fort affamé. 



lUV. 

De l'Oriental n^i^ , Iae, être avan- 
tageux, être agréable, convenable , 
Ce forma cette famille : 

lu vo ,-are ; i **. erre utile , plaire , fa- 
vorifer; 1. aider, (bulager, favo- 
ri fer. 
ïvvamentum , i , aide , fecours. 

Ad-Juvo , vi fjutum, are , aider, fë- 
courir , favorifer , féconder. 

« T f ( aide , recours , fou- 

AT ■ C laecment, 

Ao-JuTor , îs -, Ad - JutW»:, ci J , celui ^ui 
aide , qui eft utile. 
Ad-Juto f-are , aider , affiftcr. 
Ao-JuTor ,-«ri , être foulage. 
Ao-JuTalii/f , e , fecourablc. 
DE-Juvo,-dr«, n'aider poinr. 
Pra-Jcvo ,-are, aider par avance; 




%kk'^ 



887 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



SBÈ 



MOTS LATINS VENUS DU CKLTK. 



J A C. 

u primitif Ac , pointe , Akw & 
Akê , dard en Grec , précédé de la 
voyelle I,pour E, prononcé enfuite 
Jjvinrent des familles Lacints trcs- 
nombreufes, 

L 
J A Ciû , lancer.. 

I. Jac/o , is , je ci , jaciuin , ère, 
jetcer , lancer; i". pofer , écablir j 
5*. fcmer. 

jAcfuj', ûx, l'adlon de jetter , jet. 
jACTura, «, perte , dommage , infortune, 

1. Ihculum , i , dard , javelot. 

IacuIus , i , Hjrptnt qui Ce lance de defTus 
Iss arbres, 

IacuIo .-are , 7 i 

' ' \ lancer , jetter. 
XAculor,-ari ,J 

Ikciilabilis, e, qi'onpeut lancer, darder. 

Ikculi , orum, liens d" cuir. 

l» culado , onis , aâion de lancer , de 

jetter, 

lAcu/jfor, is , lanceur de javelots. 
lAcii/arrix, ch, celle qui lance lejavelotcr 
L&culatoTius t A , um, qui concerne l'ddion 

de lancer k javelot. 

Composés. 
E-TâcuIo ,-are t ^ lancer, jetter loin 



E-]Acul«r f, uri ^y avec force» 



'1? 



E-jAculator , fj' , qui darde". 
E-J Aculano y onis y l'aftion de lancer avsff 
roidcur. 

II. 

J A C T , jetter , &c. 

I. Iac/o y-are , jetter, porter çà & 
là, agiter ; 2'. lancer ; } '^. vanter, 
exalter; 4°. fcmer , répandre ; j °, 
divulguer , publier, 

lACtuofus , a, um; lACtahundus , a , um , 
qui fe vante , vain, 

z. lActans, tisy qui vante , qui prône. 

ÏACtannayCe , oflentation , fafle. 
lACtanter , avec faiîe , en fe vantant. 
lAcr.ifu;^, ùs, agitation, mouvement. 
lAcrafor , is , qui vante ; i*. vain , pré-' 

fomptueux. 

lAcrar jo , onis , agitation , mouvement. 
IacjVo, -are, faire vanité de; i», réciter 

alternativement. 
lAcritaror , is , qui vamc (buvent. 

COM POSES, 

AB-HctOy-are y i jetter, abattre, îdf^ 
AbJicïo y- ère , ■> fer ; 1°. fe défifter , 
fe déporter. 

As-Jîctuf , a, um , rejette ; i». jette J. 

étendu , abattu,- j». bas , négligé. 
AB-jEOt^, d'une manière baflc, mcprî^ 

fable. 
AB-Jictio , ênis f bafleiTc» lâcheté; i»i 

rebui; fliégrisi 



Ëîff 



DE LA LANGUE LAT. JA 



îp«i 



Aii-hcio ,-cre, lancer , pouffer vers ; 
2*-'. ajouter, augmenter ; 5°. ap- 
pliquer , attacher ; 4°. enrichir , 
donner davantage. 

Ad-Jicî.iHs , e , ajouté, de furcroît. 

Ad-Jectus , a^um , ajoutr , mii contre. 

Ao-Jtcws , ùs ; Ad jEcrio , onu , addi- 
tion , furcroît , accroiiïement ; 1°, faillie , 
renflement; j". enchère. 

Ad-JeciiVu^, a ,um, qui s'ajoute. 

Co-Ao-JiGia ,-ere y voye^ Ao-Iicio. 

CiRca/n-Jic!o , is , jeci ,}eclum ,jicere f 
jetter de cous cotes , lancer tout 
auteur; t". entourer, &-e. 

CiRCUM-jEctur , Us , circuit, tour, en- 
ceinte. 

CixccM-Jtctus , a , um , fîtué autour ; 
i". en:ouré. 

CoM-Jicio, ère , jetter , lancer j 1". 
rejecter ; }*". augurer , deviner , in- 
terpréter. 

CoN-jEcruj , ùs , lancement , aâion de 

lancer. 
CoN-jECt/o , onif ; l'aftion de lancer ; 

1», interprétation , conjedure. 

Coii-ÎECtura > « , foupçon , conjec- 
ture. 

Coti-jECtuTalis , e, fondé fur des conjec- 
tures , quiagit parconjerturcs. 

CoN-jEcf(3,-jre; CoN-jECturo ,-aTe , con- 
jeclurer , deviner. 

CoN-Jicrfr, is ; CoN-jECfrî* , is, inter- 
prète , devin , devinerefTe. 

CoN-jEctiitio , onis -, CoN-jEctur«io , onis , 
augure , conjeâure. 

Cou-] tct arius , ti,umy qu'on peut con- 
jedurer. 

CoN-jECti2fon'c , par conjcfture. 

Cott-jEct.2fiea , orum, livres remplis de 
conjedures. «, 



De- Jic/o ,-cre , , jetter en bas , rcvi-» 
Di-Jicio y-ere,> verfer; 1°. cha.^er^ 
repoufîèr, éloigner; 5°. dcchcoii?. 
Dt-J-c'us , {n , cliûte , renverfement ; 
2°. pente, penchant ; j". abattures que 
fait un cerf dans les boii ; 40. rcli'ef 
d'une pierre précieùfc. 

Di%]icio,' ère , jener de côté & 
d'autre, didîper,^ dirperfcr; z». 
rompre , mettre en déroute ; 3 °, 
abattre , renverfer. 

Dis-Jecw ,,-are , jetter çà & là , épar- 
piller. 

Dis-Jectus , ùs , dirtîpation , re-nverfis- 
ment. 

E-]icio-ere. , [errer , poiifTer , chalTer j- 
2**. bannir , exiler. 

E-jECfOj-are, jetter, chafTer. 

E-jECfio, onis; E-Jictario, onis, l'adioiï 

de rejetter; 1°. évacuation ; 5°. exil. 
E-jECfor , is , qui jette , qui met dehorî'. 
E-JECtitius yu, um, qui rejette, qui clî 

rejette. 
E-Jtctair.entit, orum, ce que la mer rejette 

fur le rivage. 

luhcio ,-ere , jetter dedans ou delTus , 
infpirer. 
In-Jec/o ,'are , fe jetter deflus. 
In-jEctus , as ; h-jECtio , onis , l'aaioK 

de jetter deffus , oa dedans. 
SuB-I(j-Jic/o ,-ere , jetter par-delTous. 
iNTER-JAcitf ,-ere , '^ jetter entre; i°. 
luTiK-Jicio yere,i placer entre 
deux. 

lNTER-jEc;ifl , onist l'aftion d'inférer i 

1°. interjedion'. 

Ob-Jic/o ,-erts , mettre ou jetter au^ 
devant; 2". reprocher, objedcrj, 
} °. cxpofer y oflrir^ 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. S92 



OB-jEcta , orum , objcftions , ce qu'on 
otjefte. 
OB-h.ccum,i , chofe mife au devant 
pour fcrvird'ûbnacle. 
Ob-Jecw, Û., oppofition, empêche- 

ment. 

OB-jECtio , onis , reproche. ^ 

OB-jEcro, -are, reprocher i.o.cKpofcr a. 

OB-jECfano,onù;OB-jECtame.r.m,i, 

reproche, . 

OB-jECi<.nr , i^ , qui reproche , qu. ob- 

of-hcracalum, i , barrière , empdche- 

ment. 
PaiE-jAcfo ,-«re , ictter devant , avant. 
PER-lACtf, orum, couliffes des décora- 
tions de théâtre. 
Pro-Jicïo ,-ne, jmer, lancer; i°. 
abandonner; j °. ne pas fe fervir. 
PRO-jECta, orum, faillies, avance. 
PRO-jEauf,(i^,l'aai°n de ,ctter. 
Pao-jECiura. ^.faillie' ^^^"«- , 
FRO-jECtorium , ii , brandiUoirc , efcir- 

polette. „. 

PRO-JEcri(J , onif, mouvement; lO.gelU- 

culaiion. -, 

PRO-jECtmuf , a , um, laifTe la, expoTe. 
Fro-Jeco ,-<tre,)ctter fouvent; accabler. 

Re-Jic/o .-^^'^ . -irejettcr; i*. éloigner; 
KE-lcio ,-ere J 5°- repouder ; 4 . 
rebuter ;î°. renvoyer; 6°. remet- 
tre ; 7*. vomir; 8®. relancer. 
Ks-Jiculus , a , urn , qui eft de rebut. 
RE-jEctanew , a, um,rej«tté , qu'on re- 
jette. 
RE-jEC.'ttn«a, orum, qu'on re)ette. 

RE-JEc;io , onis , l'aftion de rejetter ; 
1 '. flux , vomiffemcnt ; j °. rcca- 
(àtion , exdufion. 



RE-jEcro ,-are , rejetter fouvent. 
RE-jECtuj ,ÛJ-, crachen:icnt,vomiiremenr, 
i». flux ; 5°. fentine, 
Sv^-hcioy-ere , mettre defTous ; 2 . 
foumet:re,Iub)uguer; }°. luppo- 
fer ; 4'. apofter ; 5 ^. alléguer, ap- 
porter ; 6«. répondre ; 7"- ^^^^■''^- 
tuer; S^.fouffler; 9°. planter. 

Sue- Jicjto ,-are , mettre fouvent defTous , 

jetter louvent en l'air. 
Sue-Jacw ,-aTe , jetter fouvent en haut. 
SuE-Jiciw , ei , étrier. 
SuB-Jic«, KOTjles Sujets. 

SuB-jECruj , a, wm, mis defTous; 1". 
fujet, cxpofé ; }". qui fuit immédiate- 
ment; 4". fuggéréi 5°. apporté , attitré. 

lN-SuB-jEC£Uf , a , um , qui n'cft pas 
fujet. 

SuB-jECtuj , Û! , l'aftion de mettre 
defTous. 

SuB-jEctio, om"^ , plan , modèle ; t". ba^e ; 
3». fuppofîtion ; 4»- repré cntation 
vive ; 5°. l'aâion de mettre enfuite ; 
6°. humilité , foumifTion. 

SuB-jEctor , is , impotteur, faufFaire. 

SuB-jECto, -are , mettre defTous. 
SuB jEc/fl,«, bafe. 

SuB-Jicrè , d'une manière foumifc. 
SuB-jECti|iî/nè , d'une manière trèsfou- 

mife. 

SuB-jEcaVuJ, a ,U772» qu'on metdeffous. 
SuB-jEctiWi; , e, fujet, qui peut cire 

afTujetti. 
Supek-Jac/o ,-ere , T)etter pardcfll*:; 
SvviK-hcio,-cre ,^ ajouter par def- 
fus. 
Super-Im-Jicio ,-««, jetter par defTus. 
SuPER-jECfuf , ûf , faut par-defTus , l'ac^ 
tion de fauter defTus. 
SurER-jEcrio, onis , hyperbole. 



h' 9 3 



DE LA LANGUE LA T. JA 



m 



s- i>fr-Jac:o ,-.îfv , lancer , fauter par- 

dcflus. 
Tra- Jicio y-ere , traverfcr , percer de 
parc en parc ; i». faire pafTer ; 3 ". 
rejetter. 
Tavircfui , ùs , trajet , pafTage. 
Tra Jscrjr.: , œ , l'adion de traverfer ; 

i". faillit; , avance. 
Ta.ANSjACij,-ere, jettcr au-delà. 
TRANS-Jicio ,-ére, jetter à trarers , tra- 
verfer. 
TRAKJ-Jfcrio, cnisy tranfpoCtion. 

III. 
T A C-eo , être abattu. 
iKc-eo , es , cui , cere , être couché , 
être étendu de fon long; i°. être 
fitiié ; }*. être mort; 4°. être abat- 
tu ; 5**. perdre fon crédit. Ce Ver- 
be cft formé de Jag , jette, & d'£ , 
être. 

CouposÉs. 

Ad Ixceo ytre , être fituc , couché 

r.uprèô. 

Av-'ikcentia » ium , les environs. 
Circom-Jac«o , es, cui, ère, être Utué 

autour. 
Imtsr-Jac?» ,-ere, être entre deux. 
OB-jAceo ,-ere, être devant , être couché 

au-devant. 
PRiE-jAceo ,-ere , être étendu , placé 

devant. 
Soï-jAceo ,-ere , être fituc au-delTouj, 

IV. 

D'AC f prononcé IC, vinrent: 

ïco, isj cij cium,ere, battre, lî. tou- 
cher. 
Ici us , n, um 1 frap^, 
Ir.rui , ùh coup. 



Composes. 



Au-Icio y is , ivi , ui , xi , aum , ère , 
jetter autour : de am, autour , par- 
detTus , & de ico , Jetter. Ce Ver- 
be fignific entourer , envelop- 
per , vêtir. 

Am IctJrium , f/', gorgerette , ce que les 
feirunes ;erti?77£ fur leur gorge. 

.\u-lctus , ûs , ce qui fert à couvrir , vê- 
tement , voile. 

Au-\culum , i , manteau , mante. 

hu-[culatus , a , um, voilé , couvert d'un 
manteau. 

CiRCUM-AM-Icto i-are , entourer d'u« 
voile. 

CiRcuM-AM-Icfuj , a f um , enveloppé 
d'un voile. 

Semi-Am-Ictut, a , UTn,à meitic vêtu. 

PoRR-Ic/o ,-ere , jetter en avant fur 

l'Autel , eflrir en facrifice : de for 

ou FOR , devant , en avant , & de 

ICO , jetter. 

PoRR-Ic;<p , arum , les entrailles des vic- 
times jettées & offertes fiir l'autel. 

Porr-Igo , exi, ecîum , ère , étendre » 
jetter en avant , allonger ; de VOr 
ou tOR , en avant , & de iCO , jet- 
ter. 

PoRR-Ecri/r ,a,um, offert en fiicrificc. ' 
PoRR-Ectzo , is , extenfîon , allongement. 
PoRR-Ecfum , i , levier , ce qui fert à 

lancer en avant. 
Ad-Porr-Eciuj ,a,um, étendu , couché 

auprès. 
Apporr-Ico ,-ere , étendre auprès. 
Ex-Porr-Igo & Ex-PoRG9 ,-ere, éfçn« 

dre, allonger, élargir, 

J E C U R. 

De l'Oriental T.D > KVR^fo}imiiCfi., 



€p| DICTÏOI-^NAIR 

dériva le nom Latin du foie ; J e- 
cuB. , partie du corps où fe cuit la 
bile , & principe de la chaleur. De- 
là cette Eimille : 
lî-cur j oris & cinoris, foie ; i°. la fa- 
gefle. 

J^cufculum, it petit foie. 

3t.coTiilisy e , de foie. 

jEcorarius , i'i , harufpice , qui examine 

le foie pour en tirer des préfages. 
Jt.çinorofus , a , am , qui a mal au foie. 

ÏENT, 

Déjeûner. 

ÎENTOj-drtf, déjeuner. 

ÎEvrarOT, is , qui déjeune. 

ÏENTaf/o , onis , déjeuner , l'aftion de 

déjeûner. 
lENT3fu/"W , i , ce qu'on mange à dé- 
jeuner. 
Ce mot s'écrivit également Iant; dans 
le Glonaire de Philoxene , Iakt(ï- 
re , lignifie déjeuner -, & Iaujocu- 
Ifim , le déjeûner. 

Cette famille s'eft donc formée 
d'ANTê , avant,& de E , ou I , man- 
ger : mot-à-mot , ce qu'on mange 
avant le repas , avant le dîner, 

J O C , Jeu. 

Onomatopée. 

JocKJ.i, jeu, raillerie -, t". jouet; 
mot prononcé d'abord locus , & 
formé de lo , lo , cri de joie. 
Joculus , i ; Joculum , i , petite raillerie. 
Joci, orum; 3oca, orum, jeux> plaifan- 
eeries. 
Jocd , en jouant , par jeu. 



E ÉTYMOLOG. 



Sp5 



Joccfus, a , utTiy enjoué , plaifânt, ba- 
din , fclàcre ; z ''. gai , plaifânr; 3 9. 
qui (è fait par raillerie. 
Jocoje , en raillant, plaifâmment. 

Jocor ^-ari , fe jouer , railler agréable- 
ment , folâtrer. 

Jccûrio , otùs , enjouement , plaifan- 

teric. 
Jpcaliter , en fe jouant. 
Jccabundu! , a, um , tn]o\ié ; i<>. qui Ce 

divertit, 

Jocu/or ,-ari , railler agréablement. 

Joc.ularis , e ; Jocuhrius , a, uni , phi- 

(ant , rifîble , ridicule. 
Joculanter , en plaifantant. 
Joculnnp, onis , badinage. 
Joculator , is , railleur, enjoué, badin. 
Jcculatorius , a , uin , de railleur , d'en^» 

jouement. 

Composés. 

CoN-Ju-cuN</or ,-ari f fe réjouir en- 
femble, 

PtR-Jv'Catfdus , a , um , fort agréable. 
FFK-}vcunàè , très-agréablement. 
ln-Jvciindus , a, um, défagtéable, qui 
ne plait point. 
Iti-Jvcuncè, (ans agrément. 
Ïti-Jvcunditasy is, dcfagrément. 
JrcuNcuiw , i i LvcvKcului , i , petit 
gâteau. 

JU B. 

De Hup , HuB j fur, deflus , vinrent ; 

î. 

JuBtf 5 «, crinière des chevaux ; 2®, 
crête des Serpens. 

JuBaf«i,fl,umjquia des crins, de longs 
poils fur le col, 

IL jyB, 



t91 D E L A L AN GU E LAT. JUG S98 



II. J U B. 

De Hup , fur, vint JuBto , Jus/? , je 
commande ; mot- à- mot , je fuis 
èlivé en autorité , j'en ai fait ufa- 
ge. 

JuBfo , es ^ Jfi .Jfum , bere , comman- 
der , ordonner ; 2 "• exhorter. 

Jvsfas , a , um , commandé , enjoint ; ï°. 

qui a reçu ordre. 
Jus/;o , onis ; 1 

Jvsfum , i , ? ordre , commandement. 
Jvsfus , ùs , j 

Composes. 

Ad-Jubi.0 ,-ere , commander. 

Cet) FiDE-jrs/br , oris , coobligé. 

ÏK-JisJus , a, um , qui n'efl point com- 
mandé ; 1». à qui l'en n'a point donné 
ordre. 

I«-Jos/Lj, ùs , défaut d'ordre. 

III. J U G. 

De Uc , Ugâ , Ug , élevé , d'oû Ju- 
ché , vinrent nombre de familles 
en toute Langue. 

Ivcum , i , fommet , cîme , colline ; 
x°. joug qu'on mec lur la tête des 
ctrufs pour les faire tirer; 5 **. pai- 
re de bœufs liés au joug; 4°. ar- 
pent , ce qu'une paire de bœufs 
peut labourer en un jour ; 5 °. joug 
fous lequel on faifoit pafler les fol- 
dats par ignominie ; 6*. banc de 
rameurs dans une Galère ; 7°. 

_ treille , berceau , perches croifées 
entr'elles pour y lier la vigne ; 8**. 
fléau d'une balance j j'. enfuble de 
Orig. Lat. 



tifferand , enfoupleau , cylindre; 
10 ''.rouleau oppolé à l'enfuble; 
II*', la balance, un des xii. fignes; 
1 1 . cfclavage , fervitude. 

]vcalis,e, quille , qui tient fous le joug; 

ï". de mariage. 
Jvoofus , a , um , montucux, plein de 

montagnes. 
' Jvcis , e, continuel , qui dure toujours i 

1». qui concerne Us bêtes d'attelage. 
Jueiter, toujours, fans interruption. 

JuGdj, um , paire de bœufs. 

1uGer,is, ? arpent , ce que deus: 
JuGcr«/»,i,j bœufs peuvent labou- 
rer en un jour. 

Jvoeradm , par arpent. 
o 
3 • 

Jvco.,-are, attacher au joug; joindre* 

unir; z°. marier ; en Gr. Ze-VGô. 

ivGatus , a , um, mis fous le joug ; i". qui 

a liaiion avec. 
Jvoatiu, onis, l'aftion d'échalaffer. 
Jvcanus, a, bouvier. 

Jvcatorius , a , um , qu'on met (bus le 
joug. 

Ivcamentum yi ,\ linteau d'une por- 
luGumeneum , i y te ou d'une fe- 
nêtre ; 1**. croifée de fenêtre. 

JvGumento ,-ire , lier des pièces de, bois 
potées tranfverfalement. 

B I N o M E f« 

Bi-Jog/j , m. f. ge y n j Se 
Bi-JuGWj, a, um, attelé de deux ani-^ 

maux de from ; de tis , deux. 
Si'3vces , gum > /îx chevaux attelés de 

Li 1 



8pj 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG; 



>o^ 



Composes. 
,1 . Aii-1uGo,-are , découpler, dételer , 

2". réparer , éloigner. 
AR-Jucej , ugum , animaux qui n'ont 
point encore tiré, chevaux neufs. 
Ad-Jugo , -are j joindre , atteler, lier. 
De-Jugo ,-flre , ôter de deffous le joug ; 

iP. dételer , découpler. 
TÛE-Jvcis , e , qui va en defcendant. 

2. Coîi-Jux, gis, ]e marié, la mariée. 
On dit auffi Con-Jonx , gis. 

CoK-] vois , e , ^ 

Coti-Jvoalis , e, ? conjugal, de mariage. 

CoN-Jucia/ij , e , -^ 

CoN-JuGuj, a , um , marié , apparié. 

CoN-JoGu/«j , a, urn, qui Ce lie , qui Ce 

joint à. 
Cofi-Jvcium , il, mariage; i", couple 

d'animaux , mâle & femelle. 

Coî^-J u GO, -are , accoupler , lier, af- 
fembler , joindre , appareiller ; 1°. 
conjuguer. 

Cov-]vcatus , a , um , dérivé , qui a la 
même origine ; 1°, lié , joint; j". con- 
jugué. 

CjoN-Jucafa , orum, analogie entre di- 
verfcs chofes. 

CoN-Jueator , is , qui accouple , qui 
joint, 

CoN-JuGCfio , onîs , accouplement , 
affcmblage ; 2,°. conjugaifon. 

3 . In-Jogw, « y qui n'a point porté le 

joug. 

4.SE-JuGa,' 7 réparer, divifer. 

SE-JuNGO,-ere,J 
j'. SuB-JuGo y'are , dompter , mettre 

fous le joug. 
SuB-JuGi'j , e , mis fous le joug , attelé. 
SvB-Jvoium , a , courroie pour attacher 
ks bœufs w joug. 



SvB-Jvcalis , e , qu'on met fous le joug.^ 
SuB-JuG«tio , onis , l'aflion de mettre 
fous le joUg, 
SvB-JvGator , is , qui met fous le joug. 

I V. J U N G. 

Jtjofe nalâla pour former cette famil- 
le • 
JuNGo ,-ere , Joindre , allier , unir. 
JvKCtio , onis , liaifon , jonflion. 
Ji'NCtura, ce , jointure , affemblage ; i*. 
l'adion d'atteler. 
Jvnctim , tout de fuite. 

Composes. 

I. Ab-Jungo ,-«re , retirer » décoU- 

pler , divifcr , défunir. 
i. CoN-JuNGo,-£re , ■> joindre , allier, 
CoN-Ji.'Nc/o,-dr« ,i mettre enfem- 

ble. 
Co^-Jvnctus , a , um , joint, lié ; is. 

eontigu. 
CoN-JuNcn'o,onix, liaifon, attache ; i<^ 

amitié , fociété ; 3°. parenté , alliance ; 

4°. conjondion, 
Cov-Jvvctum, i , partie d'une propo/îtioM 

conditionnelle , qui a rapport avec un» 

autre. 
CoN-JoNCfè ; CoTH-Jvvctîm , enfemble i 

tout à la fois ; 1°. étroitement. 

3. De-Iungo, -ère, défunir , féparer» 
Di-J uNGo, -ère j'Dis-JuHGo, -ère» défunir, 

divifer ; x». dételer , découplcr ; 3"» 

éloigner. 
DiS-JuNCtor, is ■, qui divife, qui fépare. 
Dis-JuNCtio , onis , divifîon , féparation , 

rupture. 
Dis-JuNCtîm ; Bis-Jvvctivè , à part ,■ 

féparément. 
Dis-Jvnctivus , a, um , qui fépare. 
SvB-Dis-Jvticdvus , il , u/n , qui disjoint 
\ un peu, 



501 DE LA LAN 

4. lu-SvtiGO,-€re , joindre avec ; 2°. 
ordonner, impofer. 

Inter-Juhgo y'sre , faire halte , s'arrêter 
un moment, 

j. Sz-Juîiceio, onis , fcparation. 
SuB-JiiNGO .,-ere , attacher avec ; i*. Sou- 
mettre , afTujettir ; j°. atteler. 

SvB-Jvtuctivus , i, fubjondif. 
Trans-Jukgj ,-erff > changer la place de 
l'attelage, 

V. 

luxTi, .^Jv. autant , également , de 
même que , auflî-bien ; 1°. Prép. 
auprès , tout contre , félon , après. 
De Sta , être, & Jug , lié, uni. 

ïvxTim , auprès , tout proche ; 1». éga- 
lement. 

VI. 

A-JuG<i , œ , plante appellée en Fran- 
çois Ive , ou Chamœ-pttis : elle 
a une odeur de mufc. 

VII. 

De Jug , prononcé en Grec Zygc 
union , vinrent , 1 ". avec la Pré- 
pofition Sy , avec ; 

Sv-zYGÏrf, a ,/. union de dix paires de 
nerfs; voy. Coti-Jvcium & Con-Jw- 
cAtio, 

Sy-zygi«, arum , f. plur. conjonûion 
& oppoficion de la lune avec la 

terre. 

1 . Avec la Prépofition Hyp, (bus : 

Hypo-zEuxiV, «V,/ Figure de Rhito- 
rique i Subjonôion , /. 



GUE LAT. JUN poa 

VIII. J U M. 

De Jt; , haut , élevé, vint le nom dts 
grands Animaux. 

Jv MErzium , is , bête dc fomme , che- 
val de bât. 

Sv?EP.-Jv-Mentarius , ii , celui qui a foin 
d'un haras ; 1". Ecuyer. 

De GuL, gofier, gueule , vinrent : 

Ju-GuLK/n, i, -j 
1^-GvLus, 1 Gorge, gofier. 

Ju-Guio j-are , égorger , couper la 
gorge. 

Jv-GvLatiOf onis , couper la gorge. 

Ju-GvLaTÎs , e , du gofier. 

Ju-Guta , « , la conftellation d'Orion.' 

]v-GuLœ , arum , les trois étoilesdu bau- 
drier d'Orion ; i°. les deux étoiles de la 
quatrième grandeur à la poitrine du 
Cancer. 

JUNG, 

Jonc. 

Du primitif, Ven , Von , marais j en 
Oriental p' , Iun, Ion, marais, 
boues, vinrent: 

JnNCKijt, jonc. 

luNci/iuy , (Z , um ; IvhCeus y a , um , dc 

jonc. 
Ivncidus , a,umy délié comme un Jonc. 
luNCo/ûj y a,um , plein de joncs, 
luNCffum , i , jonchaie , lieu on il croît 

du jonc. 
luNcaria , «, queue de cheval; planta, 

JURG. 

DuprimicifERG,ORG, emportement, 
infulie , querelle , d'où le Grec 
cpyi^ay Org/{o, attaquer , irriter , 
vinrent : 

Lllij 



DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 



905 

. \ quereller , contelter. 
iVKGor,-an, ^ ■* 

Jt'RGium, îi, _ •% 

Jvï^Givnen, inis y V querelle , débat. 

JuRGan'o , onis , ) 

3vB.ciofus, a, um, hargneux, querelleur. 

Composés. 
O'B.JvKGo ,-are , reprendre, blâmer. 
Oe-]v RGito , -are, réprimander. 
OE-JuRGfltio , onis , réprimande , re- 
proche. 
OB-JoRGflfor , ff ; OB-Jvp.r,n'r'ix , is , 

qui reprend , qui fait des réprimandes, 
OnJvKcatorius,a , um, qui concerne les 
reproches , les réprimandes. 

JUS. 

D'U 5 eau j vint la famille fuivantc : 

Jus, uris, jus , bouillon, gruau, po- 
tage. 

Jvsculum , i , bouillon. 

Jusculeritu.7 , a , um ; Jusfulentus ,a , um , 

bouilli cuit dans fon jus. 
JvKulenius , a , um , fucculent , plein 

de jus. 
JvKeus , a , um , de potage , de jus. 
JuRea, œ, gelée de viande. 

JUS,JUR, 

Droit. 

Dans nos Origines Françoifes nous 
avons dérive ce mot d, Jus , po- 
tage ; la Juflice confiftanc à rendre 
à chacun (à portion, &c. Cette Eiy 
mologie n'a pas plû: en voici donc 
une autre qu'on goûtera peut-être 
davantage. 

Le droit , l'autorité font relatifs 
à l'élévation , mais c'eft ce que fî- 



5) ©4,, 

gnifie Jus : on peut donc le regar- 
der comme le radical des fannlles 
fuivantes, en Jus, Jud , & Jvk. 

JuRe , avec droit , à jufie titre. 
JvRis-Peritus , i , favant en Droit. 
JvBiis-Prudentia , œ, fciencc du Droit. 

Jvs-JvKandum, i , lèrmenT, 
JvAe-Juro ,-.ire , faire ferment. 
II. 
JuKo-are , faire ferment, affirmer ; 1*. 

faire une confpiration. 
JvKimentum , i;]vB^andum , i , jurement; 
Jvnatus , a , um , qui a juré; i». qu'on a 
afluré par ferment. 

JvKatoKj is , témoin en juflice. 
JuRfffio, onù, l'adion de jurer. 
JuRflrè , avec ferment. 

Onoma topÉes. 

Ad-Juro ,-i:re, jurer, protefter avec 
ferment, 1°. prier avec inftance. 

AD-JuRan'(i , onis. Ad- Jv B.ainentiim, i , 

jurement, proteflation. 
Ad-Jurgo ,-are , quereller , reprendre 

avec aigreur. 
Ao-JuRciu/n , a , différend , débat , coK^ 

teftation. 

CoN-JuRo i-are , confpirer , complo- 
ter, jurer ensemble. 
CoM-JuRfltuj , a , wn , ligué , qui a conf-: 
pire, 

CoN-JuRatio , onis, complot, cabale; 
1°, ligue fecrette. 

CoN-JuRafc ; CoN-JuRarim , par conspi- 
ration, par cabale. 
De Jero ,-drc, faire ferment,prote(ler. 

Dii-Ji'RO ,-jre, jurer, faire ferment, 
Dr-Ju Kium , ii y ferment , jurement. 



ço^ DE LA LANG 

Ex-JoRo , as y avi , atuni , are , Jurer , 
aiTurer par (êrmenc. 
E-Jero ,-flre ; E-Juro ^-jre , renoncer , 
refufer avec ferment; x?. quitter, fe 
démettre. 
E-JuRii-io, o/ii^, renonciation; i". refus, 
dépofitio!!! ; 3". proteftation avec ferment 
de ne pouvoir pas. 
iN-JuRafuf y a, uin , qui n'a point juré. 

Ob-Juro y-are , engager par rermenc. 
VE-JiKOy-are , fe parjurer. 
ViK-JvKOy-arey fe parjurer, violer fà 

foi. 
PER-JuRdffo , onis y parjure , l'adion de fe 

parjurer. 
VeR.-]vKatiuncula , œ , petit parjure. 
PER-JuR.nor, zj, parjure. 
TcK-JvRiofus, a, umy accoutumé à fe 
parjurer. 
PrR-JuRU^ , a, iim , parjure, qui viole 

fa foi. 
PcR-JuRè; PER-JuRJojè , en fauflant fon 
ferment. 
PER-JoRîum , i , l'aâion de violer Con 

ferment. 
iM-PER-JuRSfKj, a , um , par qui on ne 
jure pas en vain. 

ï'R/B-1 v%Of-are, prononcer la formule 
du fermenr. 

fR/t-]vKatio , onis , formule du ferment 
prononcée devant ceux qui dévoient 
jurer. 

III. 

De Ju-DEx,dcnt nous avons rapporté 
la famille , col. j" 5 1 , vinrent éga- 
lement ces mots : 

Ab-Jodico ,-are, priver , ôter. 

A-B-Jvvicatus ,a,um, dont on a été privé 
en Juftice. 



UE LAT. JUS po^ 

Ad-Jod/cij ,-are , attribuer, donner gjin 
de caufc ; 1°. déterminer. 

Di-Ju-Dico y-are, difcerner, décider ," 
dire Ton fentimenr. 

Di-Ju-Dicdîio , onis , difcernement ,' 

jugement. 
In-Ju-Dicnfuy , a , i/m , qui n*a point été 

jugé ; 1°. indécis. 

I V. 

Jvsrus ,a,um, équitable ; 1 ''. vrai j 

légitime 5 5^. grand. 

JusTf ; JuSTÔ , avec juilice , légitime^ 
ment. 

JusTd , oriim y funérailles , oLfcques ; 
z°. tâche, journée de celui qui tra- 
vaille ; 3 °. fîilairc , loyer; 4.°. de- 
voirs. 

Jusrida , a, équité. 

JvSTitium , a , vacances, vacations : de 
5x0 , & de Jws. 

JvsTi-Ficus y a y um , qui fait juflicc» 

Jvsii-Fico ,-are , juflifier. 

JvSTiJîcatio , onis , juftification. 

N E G A T I ï S. 

i. lN-Jas<K5, d, um , déraifoniiable , 
exceflîf. 

iN-JuSTd , contre le droit. 
iN-JusTzria , œ , injuftice. 

1. In-Jur/j , te y afiront,mauvais trai- 
tement. 
iN-JuRziir , ayum; In-Jurjo/î/j- , a , um , 

injufte , nuilîblc , outrageant. 
iN-JuRfum , ii y parjure. 
iN-JuR/e ; iN-JuRî'orè , à tort , fans raifon. 
lN-JuR!or , -ari , caufer du dommage , 

outrager. 
PER-lN-JuRfq/Ly, a,um; Pîr-In-Jurïuj , 

a , um y très-ofFenfant , fort dérailbn- 

nablc. 



^07 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



poî 



MOTS LATINS-CELTES, 

ou DÉRIVÉS DE LA LANGUE CELTIQ^UE. 



Xj a lettre L , la xi^. dans notre 
Alphabet , en comptant K , &: la 
XII. dans l'Oriental , a deux carac- 
tères diflindifs qui lui font propres, 
& qui déterminèrent naturelle- 
ment la valeur de tous les mots 
qui en dérivèrent. Elle fe prononce 
de la langue ; & elle ed: par-là 
même de toutes les lettres la plus 
toulante, la plus fluide, la plus 
liquide , la plus volatile , fi on peut 
fe fervir de cette figure. 

Dcs-lors elle devint le nom 
naturel : 

1°, De la langue & de fes opé- 
"rticîons, de tout ce qui a rapport 
aux Langues & à l'élocution. 

2°. De tous les objets fluides & 
coulans , les liqueurs , l'eau , la 
lumière, &c. 

3*'. Des aîks, des bras , & par 
analogie , des flancs , des côtés , 
du lieu , de la place. 

Qu'on joigne à cela diverH s 
Onomatopées, quelques motb où 
cette lettre acte lubftituéeà d'au- 
tres , quelques-unes où elle fe fait 



précéder de l'une ou l'autre de 
ces lettres B , G, G ; & on ap- 
percevra fans peine l'origine de 
tous les mots qu'elle offre dans la 
Langue Latine , avec une fimpli - 
cité & une évidence d'autant plus 
agréable , que jufques à préfent 
l'étymologie de prefque tous ces 
mots s'étoic dérobée aux efi"orts de 
tous les Savans qui avoient été 
réduits , fur ces objets , aux con- 
jedures les plus frivoles. 

Mots en L, 
Formés par Onomatopée. 

I. 

Noms d'Animaux. 

Leo , onis , lion ; i*. lion matin ; 
5^. Conftellation : voyez Orig. 
Franc, col. 637. 

Lioninus , a, um , de lion, qui ap- 
partient au lion ; i°. vers Latins 
rimes. 
LEUNfu/w , f , petit lion. 

Lea , (B ; Le^N;2 , œ , lionne ; i". efpèce 
de chou à larges feuilles. 



DE LA LANGUE LAT. L Onom. çié 



f09 

Lto-P/irdus , î , animal qui tient du lion 

& de la panthère. 
LEonto-b' honus , i , petit animal qui naît 

où il y a des lions. 
J^t-ondos , ii , forte de pierre précieufe. 
Lt.onto-Poâmm , h , pied de lion , plante- 
hEQiitice , es , chervi fauvage , phnte. 

1. Lipio,-ire , crier comme un 
milan. 

3. LAT, 

Abboyer. 
LATratio, onisy ^jappement, l'ac- 

LATRAtus , ûs f ^ don d'abboycr. 
LAiraior , is j qm abboye comme 
un chien. 

Composés. 

Ad-Latto ,-are ; Ai -LATrj ,-arï , japper 
contre un voleur; i°. clabauder ; 30. 
criailler; 4", mugir , en parlant de la 
mer. 

CoN-LATfo ,-are , abboyer après, 

Di-L.VTro y-are , abboyer fort ; i°, crier 
après. 

E-LATro, as , av'i , atum, are, abboyer, 
crier après ou contre : hurler, 

lj.-LArro , as , ayi , atum, are, abboyer 
au-dedans d'un lieu. 

It-LATB.A£io,onJ^ , abbotement au-dedans 
d'un lieu. 

Oii-LATRAtsr , oris , m. trix , ieis , f. qui 
abboye après ou autour ; i". qui étourdit 
par Tes railleries , qui criaille , qui fait 
autant de bruit qu'un chien , clabaudeur, 

OE-LATro , as, avi , atum , are , abboyer 
autour ou après , criailler , clabauder 
après , étourdir de Tes criaiilerics. 

II. 

Bruit d'inftrument. 
L I M , Lime. 

Ceft une Onomatopée : le Ton du 



fcruit que rend la lime fous la mal» 
en polilTànt les métaux. 
LiM^ , a , lime ; z ''. le foin de polir' 
les ouvrages d'efpric; critique-, 3 *'. 
DéelTe du feuil des portes. 

LiMo ,-are, limer, paiïèr la lime ; î^, 

ôter le fiiperllu. 
LiMatus , a , u:n , limé , poli , châtié. 
LiMatulus , a , um , poli , délicat. 
LiMatuLi , ce , lime douce , petite lime, 
L,iMatura,a, limaille. 
LiMatâ , poliment , élcganimcnt. 

Composes» 

De-LiMo,-are , polir , limer. 

E-LiMatus , a , wn , part. d'Elimo. 

E-LiMo , as, avi , utum , are', limer , polir, 
unir avec la lime ; 2". perfcaionncr , 
retoucher , rendre parfait , mettre U 
dernière main , travailler avec foin. 

Per-Limc, as y avi, atum, are , limer 
parfaitement , polir avec la lime dans la 
dernière pcrfeÂion. 

III. 

Cris de Joie, 
i". 

Joyeux. 
D; La , La , cri de Joie , vînt la h- 
mille Latine Ljet , relative à k 
Joie. 

I. LjBto ,-aTe , 
L,jETor ,-ar 
L-'EtZ/co 

La 

La 



ouïr, avoir de la 
tre bicn-aife. 



,-are , 7 r -• • 

■ari, U?r=)°"'' 

,.ere, ) )°^^ ' ^'' 

■jj^ratio , onis , ") 

^Mritia , œ , > joie,allegrefle, 

^jETitudo , is y j 

Lj^tus f a , um , gzi , gaillard , bien- 

aife ; conccnr,.Cuisuiit y z", divertiC- 



gaiete. 



p 



DICTIONNAIRE ETYMOLOG. $12 

LuD, défignaiu les jeux , les di- 

vercifleinens : en Oriental yn » 

Luis , jeu, raillerie. 

I . Lus«i, i^i f ( )^^ > aftion de jouer; 

,onii , ) z**. divertinemeiit , 



1 1 

fant jplaifain ; 5°. abondant, gras, 
fertile i 4°. heureux , propice. 

LiETe; L^Tiinter , gaiement, joyeufe- 

ment, 
L.je.rabUi! , e, qui caufe de la joie , ré- 

jouiïïant. 
LiETi-FiC'i,-.?n?,caurer de la joic; égayer; 

2°. rendre fertile , gras , abondant , faire 

profpérer. 
'LjETi-ficcry-arî,i'e réjouir, avoir de la ioie. 
Lx.Ti-fîciis , a, um, qui caufe de la joie , 

qui égayé. 

Composes. 

Col- Li£Tor,- art jfe réjouir enfemble, 
s'amufer &: fe divertir en compa- 
gnie. 
It-L*TUJ , a , um , qui n'eft point joyeux. 
lï.-LjtT3.biUs , f , qui n'eft pas amufant , 
trifle , qui caufe du chagrin , nitlancho- 
Ilque. 
Ex-L:ETw,<z , um , extrêmement gai , 

fort joyeux. 
ï.'Lizo-.-are , facrifier , faire un fa- 
crince agréable j <.« Jens propre , 
célébrer une fête. 

LiTœ, arum , Déeffes auxquelles on fa- 
crifioit ; Déeffes qui prote'geoient les 
fuppliants. 

LrT^tfV, is ; Lnamen , ù, facrifîceag'.éa- 
ble à la Divinité. 

LiTA^JiF , arum , prières , 'upplications. 

LiTûto , après avoir fait un facrifice. 

Per-Litû ,-are , faire un facrifice heu- 
reux. 

Dt-LiTû ,-^re, facrifier, faire un facii- 
fice. 

1°. 

LUD, LUS, 
Jeu. 
De L dédgnant b joie , vinc Lus , 



Luts , jeu, raillerie. 

Lusi 
Lusj'o 

récréation , j "^ . plailànterie. 
Lusor , fj- , joueur ; z". filou. 
Lusorw" , a, um , qui fert a jouer ; i». 

fait par jeu; 3°. vain , fans effet. 
l^vsorïum , ii , place où font les jeux; z°. 

amphithéâtre; 3°. plaifanteric , badi- 

1.VSUS , a,um, qu'on a joué, dont on 

s'efl moqué. 
Lvsito ,-are , jourr fouvcnt ; z°. fe jouer. 
1. LvDus , i, jeu , l'adtion de joutr ; 
i^. divertillement , plaifir ; 3". 
plailànterie, raillerie ; 4". Acadé- 
mie pour les exercices , foit du 
corps , ibit de l'efprit. 
L.VDO ,-ere , jouer , fe divertir, rire ; i".' 
fe moquer , prendre pour dupe ,- j'. 
contrefaire , tourner en ridicule ; 4". 
danfer ; 5°. jouer des inflrumens de 
mufique ,■ 6° faire des veis. 
LuDi , orum , jeux publics. 
LuDio, onis ; LvoiaSyU, danfeur , bala- 
din, bateleur. 
LuDid , a , danfeufe , aélrice, 
L.vDihundus ,a,um, qui fait en fe jouant; 

î. LvDicer,cra . erum, \ drôle, plar- 
'. . ' i tant. 

LvDicrus ,a, um , 

Luoifre , en badinant, drôlement. 
LuDÙTura , i, jeu quelconque. 
Lvuibrium , H , jouet , moquerie, rifée; 

Binômes. 
i.Lvm-Yico,-are,') jouer quelqu'un, 
L[jDi-¥icor,-eri,l en faire fon jouet; 
2 °. fourber , duper : de VAcere , 
faire. 

LvDificatusi 



prj DE LA LANGUE L A T. L Onom. ^14 

dre pour dupe ; 5*. cludef , évi- 
ter , efquiver , paiTer, fe mettre à 
couvert , s'échapper , fe dtfculper , 
fe tirer d'athire , fe tirer d'intri- 



LuDj-^cjfUi , fir , mocquerie, ri, ce. 
I-iVDi-Jîcator, is , railleur , qui fe joue. 
hvDi-Jicatio , onis , raillerie, rilée , in- 

fulte. 
hvDi-Ficabilii , e, plalfant , divertiflant. 

t.LvDi-MagiJîer,tri, maître des jeux , 
d'cicrcicesi z». maître d'école. 

Composés. 

A^t-LvDOy-ere , fe jouer ; badiner au- 
tour , avec j folâtrer ; z^. carelTer , 
flatter j 3 •. faire allufion à quelque 
chofe. 

!Al-Lud;o ,-îre , careiïèr , flatter. 

Al-LuJjo , onis , allufîon. 

Ab-Ludo ,-ere , être différent , n'être pas 
conforme. 

Ame hvDium , ii , prélude. 

CoL-LuDo y ère , fe jouer enfcmble ; 
i ". être d'intelligence , ufer de col- 
lufion pour tromper. 

CoL-LuDjum , ii , divertïiïement qu'on 

prend avec un autre. 
CoL-Lusio , Tiïs ; CoL-Lusium , ïi , 

collufion , intelligence eiitre pluiîeurs 

pour tromper. 
CoL-Lusor , is , qui joue , qui Ce divertit ; 

1°. celui qui plaide d'intelligence avec 

un autre pour tromper , prévaricateur. 
Cot-Lusorij , avec intelligence pour 

tromper. 

De-Ludo ,-ere , •» . , , 

PT t:-. .5 jouer quelqu un. 

Di-Luoia , orum , tems de relâche , de 
repos. 

E-LuDO , is , /uji j fum , Jere ; i^. 
achever de jouer une pièce; 1°. 
duper , tromper, fourber , jouer un 
tour , ou d'un tour, faire une four- 
berie , fe mocquei; impofer, prea- 
,Çrig, L<H. 



gue. 



E-Lcsi , pir, d'E-Iudo. 
E-Lusio, onis , tromperie, duperie, 
E-Lusw , a, um , p-irr. d'E-ludo, 
iL-hvDins, ris y omn, gen. ciui le moqut. 
Il-Ludo, ij ,yj , fuTi , ère , fe moquer , 

fe railler , fe jouer , fe divertir. 
It-Lusio, o^ij- , dériiion , raillerie , ironie. 
ÏL-Lvsor , oris, mocqueur, railleur. 
Ob-Lup<3 ,is,fL, fum , dere , fe jouer 

avec. 

P&jE-LvDium , ii , n. Prélude , eflai 
avant de commencer, 

PRiï-LuDO , is ,fi , fum , dere , préluder , 

ellàyer. 
PRiE-Lusi , prêt, de Pr« ludo. 
Pa^-LtiSio, onis , eflai , prélude, 
Pao-Lusi , prêt, de Pro-ludo. 
Pro Lusio, onis, prélude d'un difcours, 

ce qu'on dit avant d'entrer en matière; 

1°. eiïiii de fcs forces , tentative avant 

que d'entreprendre. 
PRo-Luu;7;n , ii , prélude , efîai avant 

de commencer. 
Pro Ludo , is , fi , fum , dere , préluder , 

efTayer.fdireeiïai avant de commencer, 

s'exercer par avance. 

î». LA se, 

qui bondit. 
De La , La , exclamation de joie , fe 
formate Grec LAzo,(àuter de joie, 
bondir ; & de- là : 

LAS-Civioyire , bondir , fauter ; i °. 
remuer toujours , ne point fe tenis 
en repos ; 3 °. badiner, folâtrer, 
M m m 



^1/ 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 91^ 



Ce Verbe tient à Cio , remuer , 
& à CEveo, remuer lafcivement. 

Las Ci via , œ ; 'LhS-Çwitas , is , i". 

badinage , jeu ; i^. plaifîr , divertiiTe- 

ment ; 3°. moileffe , libertinage. 
Las-Civu^ , a , um , 1'. qui bondit, qui 

faute ; i". badin , folâtre ; i\ diflblu , 

lafcif. 
Las-Civs ; LAS-Civiter , avec moUeffe. 
'hk.S'Ciyibunius , a,um , folâtre , badin. 

I V. 

Cris de douleur. 

LA. 

Malheur, Afflidion. 

De La, malheur, aftlidion, vinrent: 

i«. 

L/Evus , a ,nmy qui eft à gauche ; 
1*. malheureux , incommode ; 3 ^. 
favorable , propice 5 4''. fot , fat , 
impertinent; Gr. aaIcç, Laios. 

LiEva , œ , la main gauche : ellipre où 

l'on fbus-cntcnd munus. 
'LMVorsù.m ; L.JEvorsùs , à gauche. 
Liivè, fottemcnt, en fat. . 

L-nsfuSfi^ /gcminemenc ; notre 
Usfum,i,V vieux mot Lais. 
LbsJus f us i) 

3'. 

l.Auentum 

J^Auenta 

l.AMento ,-are, hhMentor t-ari , Ce lamen- 
ter , gémir ; 1°. déplorer , fe plaindre 
des malheurs. 

J^AMentatio , onis ihAuentaîus ,)ûs , gé- 
nilTeraent , plainte. 



tfi y 7 lamentations , gé- 
r , orum j^ miflemens. 



ï-.Auentalilis , e , déplorable, digne de 

compafTion ; 1°. plaintif. 
'Lkuemanus , a , um, qui fait gémir. 
LAMcntator , is ; hAMentatrix , cis , celui 

ou celle qui fe plaint. 

De-LAMenCor y-ari , déplorer , regret- 
ter. 
H-LAMentatus , a , «m , <iui n'a point été 
pleuré. 

40. 

Famille Grecque. 

E Licia , œ ,f. Elégie , forte de Poe?- 
fie fur des fujets trilles. 

E-Lpcia , oruni , vers élégiaques. 
E-Ltoeia, œ , voye'^ Elegia. 
E-LEGZ(f(ir;um , ii ; 5c E-LEG2(fium, ii f 

petite élégie. 
E-Leguj , i, élégie. 
E-Lbgw , atum , élégiaque , d'élégie. 

De La , cri de douleur , de peine , 
vint rOr. ,1^^, l-t^î- ) fouffiir, fe 
laiïer. 
Et cette famille Latine : 
Las/us, <i , «m , las, lafle , fatigué f 

harafle, 
LAsfulus , a , um , un peu las. 
LASfnudo,inis , fatigue , harraffement. 
hhspjco ,-ere , fe lafTer , fe fatiguer. 
Las/o ,-are , fatiguer , harraiïèr. 
De-LAsfo,-are f fatiguer ; 2°. en- 
nuyer. 
E-Lhsfefco , h , ère , fe lafTer de porter. 
Pra-DeLas/o , <::• , avi , atum , are, 
fatiguer d'avance , lafier par avance. 

L'Oriental jyS , i-T^ê > '«fuîter , at- 
taquer,. 



pi7 DE LA LAN 

Et cette famille Latine : 
l.AceJJo ^-ere , attaquer , infulter , 
piquer j i''. charouiller. 

hAceJp.0 , onis \ Lt,cej]uio , onis , attaque , 
infulte. 

iL-LAoeJ/Iius , a , um f qui n'a point 
été attaqué. ' 

Mots 

où L a pris la place de la lettre D. 

Nous avons vu dans l'Origine du 
Langage & de rEcriture , pag. i z 6 , 
que les lettres D iS«: L fe met- 
toient fans ceflc l'une pour l'autre. 
Voici quelques mots où L a pris 
la place du D initial. 

1°. L A R. 

Lab. fignifia maifon, habitation , les 
foyers : ce mot qui paroî: tenir au 
Grec Laur^ , grand Bourg , vint 
du Celte L a r , habitation , fol , 
place. 

Il tient à l'Or. IH -D"?-, Dar, 
habitation ; D & L fe fubflituant 
fans ccfl'e l'un à l'autre. De-là : 

-1. Lar , ij, foyer, feu ; z^. maifon , 
dedans de la maifon ; 3°. famille ; 
4 P. Dieu du foyer , Génie pro- 

' teéleur ; 5". l'autel, conftellation. 

Larsj , ium , les Lares , Dieux domefii- 

ques. 
LAKarium , ii , oratoire où étoit l'Autel 

des Dieux Lares dans chaque maifon. 
LAKaria , orum , fêtes des Dieux Lares. 
L.AB.i-Fuga , Œ, qui s'enfuit de la maifon, 

2. Lary<î , « , génie , elfiit follet , 



GUELAT. L p!8 

(pcdre ; 2". mafque de théâtre» 

5 °. fquelettc. 

LAKVaUsye , qui concerne les fantômes. 

LARVatus , a , um , mafqué , déguifc ; 

1°. quiai'efprit troublé comme s'ilavoit 

vu quelque fpeftre. 

2°. LEVIR. 

LeviRj frère du mari -, en Gr. DaÉR.. 
Ces mots font les mêmes , de l'a- 
veu de tous les Etymologiftes ; D 
&c L fe fubflituant fans ccffe l'un à 
l'autre ; & les Latins changeant 
en V , l'afpiration de la voyelle 
qui en fuit une autre au milieu d'un 
mot. Ces mots viennent donc de 
Her, Maître^Seigneur , & du Celte 
La ,Le , petir. 

3 o. L O Lium. 

Loiium, ii j ivraie. 

Lotiaceus , a , um , d'ivraie. 

Loiiarius,a, um , qui concerne l'i- 
vraie. 

Ces mots pavoiiTent venir du Grec Do« 
tos, en Latin Dotus, fraude, trom- 
perie :i3(;/i{o,adulterer,corrompre, 

4''. LVMa. 
Lvua, (S, ronce , épine. 
Lvuarius , a , um , qui concerne les 

ronces. 
LvMetum , / , Heu plein de ronces. 
Ce mot tient à Dûmes , buifTon. 
L pour N. 
Lvs-Cwia, a, >Roffignol,mor-fl- 
Lvs~Citiius , ii , S rnot, le chantre 
M m m i) 



S^9 BICTIONNAIPvE ÉTYMOLOG. 

de la nuit : de Nox, nuic , & Ca 

NO , chanter. 
liVS-Ciwala y <s , petit rofiTignol. 
Lvsciola y œ , hupe , oifeau. 

LAX pour CALX. 



Les Grecs changèrent Calx en Lax, 
talon , d'où vin: chez les Latins : 

Lax, cis, talon ; 1°. partie de la 
plante du pied à laquelle tiennent 
les doigts j 2°. le haut du gou- 
vernail d'un navire ; 5*. joubar- 
he; 4®. tromperie. En grec aas:- 

LACT, LAX. 

Bu Grec Lax, taloa , vint: 

■Àvo-LAciiffoy-nre ; Se Apo-Lact^'^o , 

ruer , donner des coups de pied ; 

1*. aufig. méprifer, rejetter , faire 

peu de cas. 
Ce mot Lax paroît être le même 

que le Calx des Latins. 

L ajoutée. 

L s'eft fouvent ajoutée à la tête des 
mots ; nous en avons rapporté 
divers exemples dans nos Origines 
du Langage & de l'Ecriture. Ainfi 
les Latins firent du mot Celte 
HuBL, lioutlon, plante qui doit 
fon nom à la qualité qu'elle a de 
s'élever , les mots fuivans : 

LvvuIuSy i, houblon. 
'Lwus falictarius f houblon," 
i.vvulatus , a , um , mêlé avec du 
houblon; lO.tjui concerne la bière. 



5)20 

LAB, 

Main, 
Du primitif La:b , main, mot Celti- 
que, d'oT.\le GrecLABo, prendre, 
& l'Or. nS^' Lavkr , enibralTer , 
vint une famille Latine très-nora- 
breufe. 

ï. 
Lab , travail de la main. 
LABojjom, ? travail , peine ; 
LABor, ^m , ) 2.°. rifque , dcfaflre, 

danger ; jo. douleur. 
LABoriofus , a , am , qui travaille beau- 
coup , qui fatigue ; 1». difficile , pénible; 
3°. qui (oufFre. 
LABoriosê , avec travail , difficilement, 
LABori-Fer , a , um, qui ré/îfle au travail. 
LABoro ,-are , travailler, fe donner de la 
peine; 1°. fouffrir, fe porter mal; 3*, 
s'efforcer, tâcher, 

C O M 7 S^ S. 

Ao-LAEoro ,-are , \ travailler fortement, 
AL-LAEor» ,-are , y s'efforcer; i'^. ajou- 
ter quelque chofe par (on travail. 
E-LABoro ,-are, travailler arec foin , finir, 
perfedionner. 

E-LABorarzo , oais , application , étude , 
fbin. 

E-LAEoratè, cxadement, fôigneufemem. 

Négatifs. 
iL-hABoratus , a , um , mal travaillé ,' 
exécuté négligemment , fait avec 
peu de foin ou d'appli ation ; 
20. qui n'eft point cultivé, 
j iL-LABoro , as , avi, atum. , are , traTailler 
dedans. 
Jn-E-hABoratui , ai umi qui n'efi poin 
affez travaillé , qui n'cfl pa$ poli , qui 
eft négligé. 



î>aî DE LA LANGUE LAT. LAB pa^ 



Du Grec Ltpjls , acception , formé 
de Libo , prendre, &: de Profopon , 
face , vint : 

Prosopo- Livjia , ce , acception de 
perfonnes, 

IL 

L AB , lever. 

De Lab, main, prononcé Leb, ^c 
Lnv , vint une nouvelle famille 
relative à l'adion de lever. 
Livo,-are , lever en haut , élever ; 
2'. fbulager, alléger ; 30, délivrer; 
4". aftoiblir, diminuer. 
LEViZffo, onis, l'adion d'élever en liant. 
hsvamen , inis ; hnvamentum , i , foula- 
gement , décharge. 

Co MP OSES. 

ÂD-Lnvatus, a,um , foutenu , raa.tn- 
tenu , favorifé. 

Al-Levo y-are , alléger, décharger, 

confoler;!". rendre plus léger; jo.leyer^ 

haufTcr, 
Ai-LEvafJo, onis ; Ai-Lzv amentum , i , 

haulTemeat , élévation ; i». foulagement , 

adouciiïement. 

"E-Ltvatiof 07ZW , rehaulîèment ; ma- 
nière de parler qui relevé , qui 
exalte ; 1° élévation , élévemenr. 

■E-LEVaruj , a , um^ partie^ de 

E-Levo ■, *s , avi , atum , are , lever , 

élever, haulTer , exhaulTer ; t?. afFoiblir, 

amoindrir , diminuer, rabaiiïèr. 
RE-LEvamen , inis , ou ReLe vamecti/m,?, 

relief, profit que le fief doit au Seigneur 

à chaque mutation. 
RE-LFVfltfo, onjy , délivrance, foulage- 



ment. 



main , vinrent divers 
RE-LEVatuj ya^um, ^artk, de Re-leyo. ] i . LAyemio , onis , voleur, larron. 



Re-Levù/to , ii; voye^ RE-levamen. 
Re-Levo , a.! , avi , atum , are , relever J 

1°. délirrer , fouJager, allcger ; rdevar» 

aH]usm , excufer quelqu'un, 
Sub-Levo , as , avi , atum , are , élever , 

relever, (bulever; i». foulager, lidcr , 

recourir , foutanir , décharger, 

III. 

DeLEvo, enlever, alléger, fe for- 
mèrent : 

Lzvis , e , léger, qui n'a pas de poids ; 
2°. petit , de peu de valeur, me- 
prilàble ; 3°. foible , fans vigueur ; 
40. qui n'eft pas à charge , point 
pénible; j'. inconftant , volage; 
6°. vain, trompeur ; 7°. fourbe, 
méchante 

'L^viculus, a , um, volage , léger. 
LEviufculu! , a , um , un peu léger. 
Lev/Vjj , is , légèreté , inconfîance. 
Lnviter , légèrement, fupcrficiellemenc,' 

médiocrement. 
LEvidenfis , e, léger , clair , peu (erré ,• 

1". de vil prix. 
Livenna , œ, homme léger , évaporé. 

Binômes. 

Uvi-Vidus, a, um^Cajet à. manquer 
de foi. 

LEvi-Somnuî ^ a, um, qui s'éveille au 

moindre bruit. 
L^vi-Pes , dis , qui a le pied léger, 
Per-Lev/j ,e , fort léger. 

PER-LEvi;«r , très-légeremcnt , fort i h 
légère. 

V. 

De Lab , 

dérivés. 



^23 DlGTiONNAIR 

LAVer^ïfl, <r, EéefTe des larrons ; 2°. un 

plagiaire. 
L.^vernalis, e, qui concerne la Dceiïe 

des Yoleurs. 

2. l.A3arum, i, étendard , bannière, 
pavillon j mot à moi , ce qu'on 
tient élevé ; 2.°. nom du fameux 
étendard de Conflantin, mot dont 
on ignoroit l'origine. 

j.A-Lap^, tx , fouflet, coup fur la 
joi'.ç donné à main étendue. 

DiÎRivÉs Grecs. 
LALae-archéj, Receveur des péages, 
i. Astro-Lab«ot ,/■ , inftrumentpour 
prendre la hauteur des Aftres. 

3 . Syl-Lab^ , a , (ylLibe : mot à mot, 
lettres qu'on prend enfemble pour 
les prononcer à la lois. 

SYi-L/iBafim , fyllabe à fylbbe. 
SYL-LABicuj- , a , um, fyllabique. 
Syl-Labux, i, index d'un livre. 
McNfl-SYL-L.iBii^ , i » qui n'j qu'une 

fyllabe. 
Ei-Syl-Labw2 , i; 'Dis-SYL-Lf.uus, i, 

de deux (yllabes. 
Tai-S yl-Lab:;j ,a,um,de trois fyllabes , 

qui a crois fyllabes, 
Tetra-Syl-Labi^j , a , um , iz quatre 

fyllabes , qui a quatre fyllabes. 
hENDECA-SYL-LAB!CU5, a, ujh , dc onic 

fyllabes , qui concerne les vers cndéca- 
fyllabes. 
Hekoeca-Syl-Lab!;!-,;, endécafyliabe ; 
vers de onze fyllabes. 

4. LE}.:ma , tis , argument , titre 
d'une pièce de pocfie. 

AnA-LEMma , atis , inftrument de Gno- 
monique , propra à marquer le cours du 
Soleil. 



E ÉTYMOLOG. 924 

5. ÂcATA-Li.vJia , a , incomprchen- 
fibilité. 

AntI-Let/is , il , interceffion , interjec- 
tion ; lo. perception. 

Epi-Lep/7.i , œ , épileplîe , mal caduc , 
haut-mal. 

Meta-Lep/Ij , is , tranfpo/îtion , figure de 
Rhétorique. 

Iatra-Lep.'jz , a: , Médecin qui fe fert de 
friftions 5i d'ondions , ou dc remèdes 
topiques. 

lATRA-LiPHff , es , partie de la Médecine 
qui fc fert d'onftions , ou de remèdes 
topiques. 

SYL-Uffis , is , fiUepfc , figure de Rhé- 
torique, lorfque , fous un même régime, 
on joint dis pluriers avec un lîngulier. 

V I. 

L A B , chute. 
De Lab , élever , vint par oppofition 

Lknes, chute : d'où cette famille 

étendue. 

I . 
I . Labcs , is , chute de terre , grande 

ouverture dc terre , gouffre ; 

10. dedruélion , ruine; 3 °. tache, 

fiétriffure. 
Lk^ecula. , œ , petite tache, flétriflurc. 
LABofus, a, um, plein de taches. 
1. LABo,-are , branler, être ébranlé, 

vaciller , plier. 
LhSans , tis , qui tombe , chancelant , qui 

cft fur le penchant de fa ruine. 
LhBilis , e , qui tombe aifcment. 
h^nidus , a, um ; Laeo/ux ,a,um, glif- 

fant , où l'on rifque de tomber. 
LAE.i/fo ,-eTe ;LABafcor ,-fii ■> chanceler. 
3. LABor, eris , pfus fum , labi ^ 

tomber , glilTer, 



5>2r DE LA LAN 

l.ATfus , a , um , tombé. 

Lap/îu, ùs ; LiAtfio, enis, chute , écou- 

lement, 
Lap/ô ,-are , tomber (buvent. 

Binômes. 

hATie-Vacio , -ère , ébranler. 

LABe-faâiio , onis , ébranlement. 
LA2s-fr.clo ,-are , renverHir en cbrr^ilant. 
LAEf-FACfuj , a, um ; LABe-F Actauis y 

a, um, ébranlé. 
LAEî-FAcr«io, onis , ébranleraent, 
LAE;-FAc£ator, is , qui fecoue, qui fait 

tomber. 

Composes. 

Àt-Lknor, i, tomber, fe répandre, 

glifler. 

AL-LAP/ùy, ûf , gliiït-ment , chute. 

Co/-LABor,-i, tomber. 

CcL-LAEe-^o, être ébranlé, 
Coi.-hABe-fa6lo,-are ; Col-L ABefacicyere, 

faire branler , renverfer , brifer. 
Cni.-LAB.i/f9,îj,-ere,- CoL-LABf/coj-erf, 

branler , être prêt à tomber. 
Coï--LArfus ta, um , tombé ; 1°. pâmé , 

évanoui. 

Be-LABor, ï, tomber de deflus, fe 
laifler aller, avoir du penchant. 

Di-Labst, i , s'écouler, fe perdre en 
coulant , décheoir. 

Di-LABert^ , tis ^ijui tombe , qui fe dé- 
charge, 

Di-LAE;(fui' , a , um; Di-LABi/zj, e , qui 
tombe , qui dure peu , caduc , qui fe 
corrompt , qui dépérit. 

î-LABor ,-i, s'écouler , s'échapper en 
coulant; i". s'évarfouir. 

E-L\v fi , cni! , éva/îoii, 

Ë-Lap? , pu , ferpcnt qui fe glifTe. 
Îl-Lavokj-ï, (e gliiTer, fe couler 
dedans, s'inGuuer. 



GUE LA T. LAB pa^î 

iL-LAmlis , e, qui ne peut tomber. 
Ii-Lap/ùj-, ùs , écoulement, cours oiî 

partage des eaux ; z". entrée ; 3». chiite» 
ïi-L\iie-fa'5ius , a , um , qui n'a point été 

ébranlé , fans tache- 
iNTER-LABor , i y s'écouler entre, tomber 

entre. 

'"'er-Labo/-,-/, couler, fc glifTer dciïuS;^ 
à travers 5 20. alkr devant , pré- 
céder. 
Fam-Labot ,-' y pafîer , couler devant» 
Pro-Labop ,-i , tomber devant. 
Pro-Lap/7o, onis , chute. 
Pr.^« TER-LAEor , i , couler , pafTer outre ^ 
auprès, le long; z". s'effacer de l'elprit.; 

RE-LABor,-ï, retomber j remontée 

à /à fource. 
SuB-LABor,-/, couler par-defTous j 

1°. tomber en ruine, décheoir. 
SuB-LAp/àj , a, um , tombé iâns 

deifus deflbus, 
SuTiier-LABor,- i y couler deiTous ; 

1°. fe retirer fecrettemenc. 
TRANs-LABc/r,- 2, paÏÏ£r,coulcr au-delà, 
20. 

LvBricus, a, um, gliffant, où l'on 
tombe aifement 5 1°. qui écha-j- 
pe aifément j 3°. mobile , inconl- 
tant. 

LvBricum , f, le gliiïànt d'un chemin , de 
l'âge, 
LvBricè , peu fermement. 
LuBr/co ,-are , rendre gliifant. 

ÏL-LvuRJcans y tis, qui fe coule de-' 
dans doucement, en gliffanc ^ qui 
s'introduit en fe coulanr, 

VII. 

De Lae , î:,.i'n , large conj-Taer k. 



5>27 DÎCTIONNAIR 

main , vinrent des noms de plan- 
tes à grandes &: larges feuilles. 

LAvaikus j i , ? ofeille , patience : Gr. 
LATathum ,i, S Lafathos & Lapathon. 

l.Ai'pa, a, bardane. 
hATpaceus , Cl . um , de bardane. 
hi-ppago , inis , cfpéce de mouron , plante. 

VIII. 

LEP, Lièvre, 

Lepus , oris, eft le nom Latin du liè- 
vre. Les Etymologiftes ont très- 
bien vu que c'étoit le même mot 
que le Grec Lkcoos , qui défigne 
également le lièvre , &: où G eft 
fubftitué à P, par un cliangc- 
ment très - commun chez ces 
Peuples. Mais quelle fut l'ori- 
gine de ces mots chez les uns & 
chez les autres î c'eft ce dont on 
ne s'eft jamais mis en peine. Ajou- 
rons qu'en Orient, cet animal 
s'appelle Ar-NA^ah , mot dont 
Forigiae n'eft pas mieux connue; 
car on ne fauroit adopter ce qu'on 
a rcvc là-delTus : obfervons qu'ici 
Jr n'eft autre chofe que l'article 
M; & Eth h terminaifon fémi- 
nine : enforte que le vrai radical 
cft Naè, mot qui paroît de la 
même efpéce que Lal> ou it/us , 
par la CubUitution continuelle de 
N & de L. 

Le lièvre fe diftinguc entrç tous 
les autres animaux , par fa lèvre 
fupérieure fendue jufqu'aux nari- 
ues i d'oa eft venu le mot de Bec- 



E ÉTYMOLOG. 92$ 

de-lievre , pour dé/igner les lèvres 
fupcrieures lorfqu'elles font fen- 
dues chez les hommes comme dans 
les hèvres. 

On en aura donc dérivé le nom 
de cet animal, puifqueLAB,L AFP, 
eft le nom Perfan, Latin & Cel- 
tique des lèvres. Lagooj & Nab 
ne feront que des altérations de 
ce mot primitif: de-Ia vinrent ces 
mots Latins ; 
Lep«j, oris y lièvre ; 2*. poiftbn, qui 
reiïèmble au lézard; 3°. e(péce de 
crabe. 
Lteufcului , i , levreau , petit lièvre. 
Lt?orinus , a, uni, de lièvre. 
Liforarium , H , parc où l'on tient der 
lièvres. 

IX. 

LIERA, livre , poids. 

I. Li-era, ee, Uvre, poids d'une livre, 
mot à mot , ce qu'on pefe de la 
main; z", balance; ^o. contrepoids; 
4 niveau ; 5°. la balance, figne du 
Zodiaque. 
Lizella , œ , niveau ; t". monnoie d'argent 

de la valeur de l'as Romain. 
Lmralis , e , d'une livre , qui pcfc une 

livre. 
LiBri/ù , e, qui fertà lancer, à darder , 

à balancer. 
LiBn7e,iJ, balance, fléau d'une balance. 
hï-Ërilia , orum , machLies de guerre pouc 
lancer des pierres. 

Composés. 

Bi-LiBrd, a, poids de deux livres. 
Bi-LiBrij, m.f. he^n. de deux livres , 
qui pcfc deux livres. 



,29 D E L A L A N 

Sz-LiBra t œ > demi-livre. 

Tar-LiBr/x , m.f. bre-, n.de trois livres, 
qui pèfc trois livres , trois livres pefant , 
du poids de trois livres. 

2. LiBro,-are , tenir en équilibre , 
donner le contre-poids ; iq. nive- 
ler; 50. égaler ; 40. lancer ; 5°. pe- 
fer , examiner ; 6°, éprouver, 

hiwator , is , nivelcur ; 20, celui qui 
lance , canonnier. 

hiBratio , enis , raâion de mettre en 
équilibre ; 1°. balancement ; 5°, nivel- 
lement ; 4°. l'adion de lancer, 

; . LiBrari , être rufpcndu. 

LrBramen,!/îij, contre-poids; z". l'aâion 
de lancer. 

LiBramentum , i , contre-poids , nivelle- 
ment, équilibre. 

LiBri-Penj , dis , celui qui pefoit l'argent 
donné aux (bldats Romains , Fermier du 
poids public ; î". celui qui tenoit la 
livre de cuivre dans la cérémonie de la 
paflation du contrat de vente , appelle 
Mancipatio, 

hiBraria , ce , fèrvante qui donnoit la 
tâche aux autres domeiliques, 

hitrarius ,a,um, qui pèfe une livre. 

Composés. 

De-Li-Bero, -are, péfer, confulter, con- 
fidérer; 2.°. penfer ; 3°. conclure, 
réfoudre. 

Dï-LiBer«:io, onij , confultation , délibé- 
ration. 
Ds-LiBenzti/m , f , arrêté , réfolution, 
DE-LiBerarar, ij, qui confulte. 

BE-LiBerariVuj- , a , «m , fur quoi il y a à 
délibérer. 

Oriç. Lat, 



G U E L A T. L AB pjo 
X. 

LUCTA, 

Lutte, 

Ce mot cft un de ceux dont Torigine 
ctoit abfolument perdue , & qu'on 
croyoit introuvable : c'efl: qu'on 
l'cnvifâgeoit comme un mot fim- 
ple , & non comme un mot com- 
pofé. La lutte eft un combat oîi 
l'on n'employé d'autre arme que 
la main ; c'efl: précifément ce que 
fignifie ce mot dans la langue 
Celtique : il eft compofé de Laf^ 
Lau , Lu , main ; & de Cad , pro- 
noncé Ce J, puis CT , combat. 

Lau-ceda yAtytmi Lrf«c?(2,puis, 
Lu&at combat de la main. 

De-là cette Famille. 



Lvctamen , inn , r lutter. 
Lvctario , onis , 3 



aAîon de 



L 
L 

Lr-CTo ,-are; Lucfor,-arf, lutter, s'exer- 
cer à la lutte ; i». tâcher , fe débattre ; 
3°. difputer. 

hvctatus , ils , effort. 

hvctator , is , lutteur , quî Ce débat. 

Juvctatorius , a , um , qui concerne la 
lutte ou les lutteurs. 

Composés. 

CoL-Lv-czor,-ari, lutter, difputer en- 
femble. 

CoL-Lucfaffo , onis , effort , réfiflancc , 
difpute , démêlé. 

DE-Lucro ,-are; DE-Lucror ,-ari , lutter, 
combattre. 

E-Lvctahliiym,/. U^n, qu'en a peine 
N n n 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



S)3i 

furmonter, dont on ne peutaifc- 
ment venir à bout. 

E-Lvctjns , tîs , omn. gen. qui fait efFort , 

qui s'efforce , qui tâche à furmonter. 
E-Lucwr , aris , dus fum , ari , fortir 

avec effort; i". fc tirer avec peine , fc 

dépêtrer , furmonter avec difficulté , 

venir mal-aifément à bout. 
Jt-hvctans , tis , ojnn. gen. qui réfifle 

contre , qui s'oppofe. 
Ih-Lvctor , aris , citas fum, ari, s'oppofcr 

à , réfffter , fe roidir contre. 
lNE-LtiCfaii7/j , 7«. /, Is , n, infurmon- 

tablc , invincible; i". Inévitable. 

03-Lvciandus i a, um, à qui il faut 
tenir têre , s'oppofer , réfifter. 

Oî.-L,vctans , lis, omn, gen. qui réfifle , 

qui s'oppofe , qui tient tête. 
Os-Lucaft/j, a , um , qui a ré/îfté , qui a 

lutté , qui a combattu. 
Oe-Lvcrarus morti, qui a lutté , combattu 

contre la mort : p.xrt. de 
Os-Lucfor , aris , arur fum ■, ari , lutter 

contre, ré/îiler , s'oppofer, tenir tête , 

faire effort contre. 

Ks-Lvctans , lis f réfirtant, qui ré- 

fifte , qui fait eflorc contre. 

Rfi-LuctarJo , onis , ré/îftancc , effort 
contre. 

RE-Lucr jfw ,a,um, participe de 
Re-Luc«o , as , avi , atum , are ; 8c 
Rt-Lvctor , aris , atus fum , ari , ré/îfler , 
faire ré/iûance ou effort contre , répu- 
gner. 

XI. 

L A B j Lèvre, 

De Lab , prendre , faifir , vint la Fa- 
mille Lab , Icvre, efpéce de main 
qui ferc également à prendre, a 
r^fir : de-là cette Famille Latine : 



S)32 



I. Labj«/«, a, 1 lèvre, lippe, babî- 
LAB/d,<E, > ne ; i°. bord de 
Lae/"«w,2, 3 quelque chofe que 
ce foit , comme les lèvres foni 
les bords de la bouclie ; 5 ", baf- 
fin d'une fontaine, cuvette, bai- 
gnoire ; mais dans ce troifieme 
fens , il vient de Lav , Lab, la- 
ver, baigner. 

LABrofus, a , um; hABÏofus, a , uv, , dont 
les bords s'élèvent en forme de lèvres , 
qui a de groffes lèvres, ou de grands 
rebords. 

Labsé), ij,Lip;)u,quîade groffes lèvres. 

LABe//wm, i, petite lèvre ; 1". cuvette. 

1. La-rJo. , a , fuceur , fuceufe ; on 

fuce avec les lèvres. 
"Lk-Ëdace , es , fuçage , l'adlon de fucer. 
hAMLero,-are; LAMBiro ,-ari? , lappcr , 
boire comme un chien : c'cft Lab nafalè, 

5 , Lambo , is j i, ère , fucer ; i°. ar- 
rofer les bords; i°. eftleurer, tou- 
cher légèrement des lèvres , lécher. 

Composes. 

AiLAMBOj-ere , lécher , effleurer des 

lèvres. 

Circum-Lambo ,-ere, lécher tout auteur, 

De-Lameo ,-ere , lécher. 

Prje Lambo ,-ere, lécher le premier , 

faire l'effai de l'extrémité des lèvres, 
C( L LABeWo ,-are , baifer amoureufèr 

ment, fe careffer comme les oifeaux > 

bec -à bec. 
SuB-LABro , are , lucer, 

i», 

Liu^us , i , mot qui fignifie bord , 
comme Laiium , la bordure , k 



9n DE L A L AN 

frange , la broderie , le rour de 
chaque chofe ; ainfi que les lèvres 
font la bordure ou la frange de la 
bouche. 



GUE LA T. LAB 



PH 



LiMB.zti/i , a, um , brodé tout autour , 

bordé. 
LiMBiZfor , oris, 

LiMBC 
LiMl 



iBator , oris, ^ 
JBolarius , ;;,V ^^'"' 
iBuLrius , il,)) t.°" 



qui brode ou 
borde quelque chofe. 



3 



\.no,-are , effleurer , goûter, tarer lé- 
gèrement des lèvres; 10. faire obla- 
tiou , libation, des efiufions à l'hon- 
neur de la Divinité. 

LiBuy,i , & LiBwm , i ; 'Li'&acuncuhs , i , 
gâteau fait de farine , de miel & d'huile 
qu'on ofFroit aux Dieux. 

LiBirius , a , Pâtiflîer , qui fait des gâ- 
teaux. 

LiB^me/! , is;LiBamentum,ii LiBatfo, ù, 
libation , eftuiîon. 

LiBiVo,-ar<r, goûter ,e(Tayerj 2o. faire 
des libations ; jo. fûre obbcion. 

Lizidna , œ , libations funéraires , oiFran- 
des faites aux mons ; i°. DécfTe des 
libations funéraires ; 3°. le cercueil ou 
tombeau fur lequel on faifoit des liba- 
tions ; 4°. méiierd'enterrcur, de ceux 
qui faifoicnt les libations funéraires ; 5°, 
le mort , celui à qui on a fait les liba- 
tions, 

Liïiitinarius , ii , celui qui fournilToit les 
chofes néceiïaires pour les funérailles , 
Juré-Crieur. 

LiKidnenfis , e, funéraire , qui concerne 
les offrandes & les libations qu'on failbit 
aux morts. 

LïBeum , i; LiBaiorium, ii , vafc facrc 
pour faire les Hbations. 

C « M p o s É s. 

De-Libo, - are , goûter des lèvres , 



entamer ; iP. diminuer ; 3°. cueiN 
lir. 
De LiB.'îfio , is ; DE-LiBamennim , i , 

épanchcment de liqueur, libation , eiïai , 

l'aflion de goûter ,• 1°. portion d'une 

fucceffion , qui n'excède pas le dixième 

du total. 
DE-LiBflfar, is , qui choifît , qui ciïaye , 

qui éprouve. 
DE-LrBiirorium , ii , lieu propre à faire 

des libations. 
iNDE-LiB.ituy, aium ; iL-LiBifus', .t, um , 

à quoi l'on n'a pas touché , entier ,fain, 

qui n'ell point gâté , pur, 
E-LiBatio , onis , libation. 

PR^-LiBo,-are, goûter d'avance, cfTaycr 
le premier. 

LoB«j, j , bout de l'oreille, par où on 

la prend. 
Vf.o-Lonus , i , -i l'anfe, le bout de 
Pro-Lob/w/w, i, 5 quelque choie, 
par où on la ùàùt: de Lab, 
prendre. 

De Lab , Icvre, &dc Kvscus, rude * 

âpre , vint cette Famille: 
LAB-Rusca, a , vigne fauvage , 2°. 
lambrufque , fruit de cette vigne. 

Lab-r.uscu/?î, i , fruit delà vigne (auvagc. 

LAB-R.usci//um , i , petite vigne, 

Lab Rusfo/uj , « , um , rempli de vigne 

fauvage. 
LAB-Ruscerum,i,lieuoùiIy a de la vigne 

fauvage. 

L A C , L A Q , 

Lacets , piège. 

De L dcfignant les bras , la main ; 
Nnnij 



P5f DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. p^ë 



vint le radical Laq , qui prend , qui 
faifit; nom des pièges, des lacets , de 
tout ce qui lert à attraper, à ilùfîr. 
De-là rOr. ~Î2S> LaKaD, faifir, 
furprendre. 
Et ces familles Latines: 

I. 

Lac, Lacet ^ Picge. 

t-AQa£aj,ei,lac, lacet, picge , pan- 
neau. 

LAQ;;fjror, is, celui qui jette aux fuyards 
une corde à noeud coulant pour les ar- 
rêter. 

hAQ,ueatus , a, um f attaché avec des cor- 
des , étranglé. 

Laquco y'ure , attacher arec des cor- 
des , étrangler. 

Composes. 

iL-LAQWeo y- are , lier , prendre dans 
des filets. 
iL-LAQueatiu , onis , l'aiftion de prendre 

ou d'être pris dans des filets. 
Ii-LAQuïiiror j ij , qui embarraffe dans 

dec filets. 
ïn-LAQueatuj , « , um , oïlacc , pris dans 
des filets. 

Ab-Laq««o ,-ere, déchaulTer un arbre. 
As-LAQue^ria , is , déchaulTemcnt des 
aibfcs , des yignes. 

II. 

Lac , attirer , enlacer. 

Lac/o , is , ère , tromper , tendre des 

pièges. 
Ai-Lici(J , is , xi , Uâlum , cere ; Al-Lic«- 
Fario ,-er«, amorcer, charmer , attirer , 
gagner. 
Ai.-L£ctatio , is f cajolerie , amorce > 
am: • 



arum, } charmes , volup» 
: , ii , 5 tés , attraits. 



Al-Lecco ,-iire , amorcer. 

AL-L'Ector , is , qui attire ; i°. oifeau qui 

fcrt d'apeau pour attirer les autres, 
At-LEcti/f , a, unit attiré , invité. 

De-Lic/^ , arum^ 

DE-LlCi«OT ; 

DE-Licio/is , arum. , petits délices , cn- 

chantcmens. 
'Di-'Licatus , a, um , fcduit par les plàî- 

firs , voluptueux ; i". délicieux , qui fé- 

duit ; ji^. qui a du goût , de la finefle 

pour réduire , délicat. 
DE-Licafè , délicicufêment , voluptueu* 

fement. 
De- LECto ,-ar: , charmer , amufer , enr 

lacer; 
Dt-Ltctamentum , i ; De-Lecf atfo , onis » 

plaifîr , jeu , dirertifTement , ce qut 

charme & enchaînc.^ 
E-L^ceira, arum, amorces, char-» 

mes , lacs, appas. 
E-h^cio ,-ere f attirer , évoquer. 
E-L, dus, ii , qui attire , qui charme. 

Il-Lic/o ,-ere , gagner , tromper par 
des careflcs. 

lL-Lrczi/7n , ii , It-Ltctamentum ,î attraits? 

Ih-LEcebra , œ, It-Ltctatio , ^ char- 

lL-LEcehrano,onis,ïh-Lsctus,ùs,^ mes , 
allcchcmens. 

It-LEcehrator , oris t qui attire , qui char-j 
me , féduifant. 

IL-L^cebrofus y a y um y attirant , plein 
d*att»aîts. 

Ii.-Ltcehrosè y d'une manière engageante. 

Il-Lex , cis , attrait , charme ; z°, char- 
mant , léduifant. 

lND£-LEc/(irKj , qui n'a pas été chaf"* 

me. 
In-Licfo ,-iTe y attirer , faire tomber dans 
des lacs. 
lv-Licium,ii, l'adion défaire venir le 
peuple dans une affèmblée , de le icduire* 



DE LA LANGUE LAT. LAC '93^ 

5: moral ; i*>. régie , modelé > 



Pel-Lac/iï , (C , fourberie , tromperie. 

Pel-L.\x , cis , trompeur, 
PEt-LKCto ,-are , exciter , cniauvoir. 
PEL-Licjtio , onis , cajolerie , l'adion 

d'eiijolJer. 
PEL-Licifor , oris , caJoUciir , féduiSeur. 
VtL-hicio y-ere , attirer par flatterie , 

attraper ,. tromper. 
PER-Lïceira , en , attraits. 
PER-LECt(},-.îre; PFR-Licio, -ère, attirer, 

réduire à force de carefTes. 
pR.o-Lici(5 ,-ere , attirer. 

CoN -DE-LEc/or , aris', atusfum, pren- 
dre plaiHr à. 

C^-Lictamen , inis , n. , Ce 
Os-Lictamentu.'7i,i,n.d\vei:ùiTement, 
palTe-temps , récréation. 

OB-LECtaneus , ci.,um, qui caufe du pîai- 
fîr , qui donne du diveriifTement , qui 
divertit. 
OB-Lncfatio , onis , voye\ Oblcflameti. 
Os-LECtator , oris ; trix, icis , qui diver- 
tit, qui donne du plaifir. 
Ob-Lecm , as , avi , atum , are , & 
Os-LEaor, aris, atus fum , ari.divertir , 
caufer du plaifir , donner du divertiiïe- 
fnent , recréer, réjouir. 
iN-Os-LEctor i.aris , ari , prendre plai- 
fir â;. 
VB.o-Ltciil'ïUs f m. f. h , n. is , at- 
trayant , qui peut attirer. 

Pro-Lecm , as , avi , atum , are , attirer 
par la flatterie , charmer par de belles 
paroles , gagner par des promeiïcs. 

St3B-Lec£o , as y afi , atum , are , fe jouer , 
fe moquer de quelqu'un en lui faifant 
des carefTes. 

III. Lieny 

j°. Loi. 



î*^. condition qui lie. 

î^tG-.ilis , e , de la loi , qni concerne la loi,' 
hiauleius , i, qui étudie le Droit. 
Ltciiimus , a , um , légitime , fuivant le 
droit ; m. -d - m. trcs-confotrac à la loi, 
LEcitimê , félon les loix. 

Binômes. 

,Lv.Gi-¥er,a.^ um, qui donne des loix ; 

de Fera. 

Lici-Rupa , œ ; LEai-Rupin , onis , înfrac» 
tcur de loix : de Ruf , rompre. 

Licis-Laior , is , qui fait des loix r 
de Lat , porter. 

C O M POSES. 

Ex-Lex, egisy qui cfl: ou qui vit (ans 
loi , qui ne luit ou qui n'a aucune 
loi. 
U-Lex , egisi omn. gen. qui vit fans loi, 
i". Lier. 

LiGo,-<zr^, lier, bander. 
LiG.itio , onis , ~> 

Ligatura, c^ y ( Hen , bandage. 

L,icamen., mis , C *> 

hicamentum , i , 3 

LiGu/a , « , courroie , cordon ; i», cuiller 
à long manche, fpatule, cuillerée , lan- 
guette , ccumoire , lame d'épée étroite, 
épiglotte. 

Lictor, is f LideurjHuifller, Bedeau. 
Lictorius , a , uw , de lifteur. 

C®MPOSÉS. 

AL-LiGo,-tfrf , lier, attacher à quel- 
que chofe ; 2°. obliger, engager; 
3 •, cmbralTer, 



AL-LiG.7ff>r , ;t , celui qui attacha;, i^. 

tEx , gis f loi , droit écrit ; lien civil |, celui qui oblig.c. 



$39 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



940 



Ai.-LrG.Tfzo, onis ; AL-Licatiira , œ, lien , 
bandage ; 20. liaifon , unien ; 3°. enga- 
gement , obligation. 

Ad-Al-Lig9 , as , avi , atum , are , lier , 
attacher à quelque chofe. 

Ciaci'M-LiGO , as , avi y anim , are, lier 
autour. 

CoL-LiGo,-fl/£ , lier 5 joindre, attaclier 

enfenible. 
CoL-Licatio , onis , lien , union, enchaî- 
nement. 

ÏL-L\Ga:io, onis, l'aftion de lier» 

d'attacher à. 

ÏL-LiG.iruj, a , iim , part, de 

Il-Ligo , as , avi , a!um , are , lier , en- 
gager , entrclafTer , attacher , nouer , 
entortiller. 

CB-Licam£Titum , i, F. Obligario. 

OB-LiGiinj , tis , omn. gen. engageant , 
qui oblige , qui engage. 

OB-LiGatio , onis , obligation , engage- 
ment. 

Os-LiGaffo linguœ , empêchement i.i la 
langue , qui rend bègue. 

OB-Licafwj- , a , um , ]}.2rnc, de 

Ob-Ligo, as , aii, atum, are , lier tout 
autour ; 1°. engager, obliger ; 3». vouer. 
gPrR-Lioafuj, a , um , partie, de 
P1.R-L1GO, as, are f lier ou ferrer 
étroitement. 

l'K.t-Licatus , a , um , partie, de 

Pp.^-Ligo , as , avi , atum , are , lier par- 
dtvant ou auparavant. 

RE-LiGtz/io, onis, i'adion de lier, 

d'attacher. 

RE-LiGûrw , a , um,part. de Religo. 
}\E-Licatusfomno , accablé d'un profond 

Ibmmeil, fort afloupî , endormi. 
Re-Ligi) , as , avi , atum , are , lier , relier , 

auacher. 



'lR.RE-Licaiiis , a, um , délié , épars. 

SuB-Licaculum , i , Se SuB-Lioar , aris , 
caleçon , trouiïe , culotte , & tout ce qui 
fcrt à couvrir le même endroit du corps. 

SuB-LiGO , as , an' > atum , are , lier par- 
defTous. 

Super-Al-Ligo , as , avi , atum , are , 
lier ou attacher par-delTus à. 

Super-Il-Ligo , as , avi , atum. , are, atta- 
cher ou lier par-deiïus. 

3°. Religion. 

Re-Lig/o , onis , Religion , culte 
qu'on rend à la Divinité; 10. dévo- 
tion , piété ; 50, confcience ; mot- 
à-mot , lien fupcrieur , plus par- 
fait ; loi par excellence. 

RE-LiGer!j , tis , omn. gen. pieux, dévot. 

Rf-LiG/uJe, iàu'fsii'.è , adv. pieufement, 
religieusement , avec dévotion , dévo- 
tieufemcnt ; 1". fcrupuleufement. 

RE'Lic:.]fuas , aiis , attache à la religion, 
culte religieux. 

Re Liaiofus , a, um , ior , ijjlmus , reli- 
gieux , qui a de la religion , de la piété , 
de la dévotion; pieux, dévot , confcien- 
cicux ,• 1°. fcrupuleux, religieux jufqu'à 
la fupcrftition , fuperftitieux. 

Rel-Ligzo , onis , voye^ Religîo. 

NÉGATIFS. 

Iv.Kc-Licio , onis , irréligion. 
iRRE-LiG/ojè , avec irréligion , d'une 

manière impie. 

iRRE-Licio/zraj , aiis , roye^ Irrelligio. 
iKC^i-Liciofus , a,um, irréligieux, qui 

ell fans religion , impie, 

I V. 

LAC, Lâche. 

De Lac , lien , filec, vint par oppo- 
fuion la famille Celtique Lacc, 



9ii 



DE LA LANGUE LAT. LAC 



Lach f lâche , dans tous les (èns ; 
Jélié , parefTcfiix , nonchalant: : 
En Grec Lagg^o , être pareîfeux. 
LAcaros , lâche, affàide , dif- 
tendu. 
En Allemand Sch-LAx ; en Anglois 

S-LAcK , lâche , w^relTeux, 
Dc-là ces familles Latines 
I. 
T-tKccus , a,um, î flafque , lan- 
F-LAccidus,a, uin, )gui(Ianr, mou, 

fané , pendant , flétri, 
P-LACceo, es , ui , ère; F-iAccefcp , i.r , cui , 
fcere , languir , s'abattre , perdre fa 
force , fe faner, fe Hétrir. 

2. 

Laxus, a, um, Ikcke, reiÂché , dé- 
bandé ; x'^, ample, (pacieux , 
étendu. 

Laxo ,-are , élargir , prolonger , rendre 
plus fpacieux, relâcher, dégager , con- 
gédier. 

L.Kxius , a , le boyau colon , par oii on /e 
lâche, 

LAxarfo, ij ; L\x!tjs , is , élargifTement , 
vuide, efpace, largeur. 

L^xe: Laxuhi , au large , fpacieufèment. 

LAXj/renfu/n , i, relâche , récréation après 
le travail. 

Composés. 

CoN Laxo ,'are , élargir , relâcher, 
Re Lax<z/jo , onis , relâche. 

RF-LAxafor, oris , qui relâche. 

RiL\xatus y a t um , relâché ; z", qni a du 
relâche, 

Rt-LA.'-o , cr, avi , atum ^are , relâcher, 
élargir , dcflerrer , étendre ce qui eft 
irop ferré ; z", djnji:r du relâche. 



Re-Laxuj, a, um , relâché , lâche , qu» 
n'eft point ferré , dcfferré. 

50. 

Lach & Lang , 

langueur , relâchemenr. 
l.ACHaniJJo,-are , ) languir , être kiî- 

l.Acuaniiô^ arc,) guidant. 
Lauguco , es,ui, ère, manquer de 

force, de courage, être languiflànt, 

lâche , parelTeux, 

LANGue/co, -ère, perdre fa vigueur, s'af- 
foiblir, 

LANGuor, is, faibîefle , abattern-nt, perte 

de vigueur, molleirc , pareffe , manque 

de cflcur, 
LANGi/;V//f , a , um; LANr,-;;Vr//uc, 11, um, 

débile , foible , languiffant, lâche , mou, 

qui a perdu ^a rigueur. 
Lfttr.iiirlè , languiffamment , mollement.' 
L~îic,'n-Ficus , a , um , qui fait languir. 
'L\-KGue-Facio , ers , rendre languiiTant; 

Composes. 



LANciieo,-ere, 7 s'afîoiblir 
l-LAtiGuefco,-ere ,S languir, v 



9 
per- 



E-Lai 

E- 

dre fes forces. 

Ob-La>jgw , es , erf ; On-LAsduefco ,' 

is.,ere , languir , s'affoiblir. 
RE-LANGt/éo ,-fre ; RE-LANcue/ro ,-sre 

dcveni ■ hnguiiïant , s'abattre , s'amollir • 

1°. s'affbiblir , diminuer , perdre fes 

forces. 

LAC, LAZ, 

Dichirer. 

LAC, LAZ eft une Onomatopée qui 
peint le déchirement, l'aftion de 
déchirer, couper, tronquer ; d'où 
l'Oriental '^«n?, Lhaii, LALi^, 



S^3 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 

abattre, opprimer: 0'>T^Ï>^Di Me- 
hucifiim , cifeaux. 
Le Grec AA.K1;, Lakis y déchirure. 
AAKH , Lakc, précipice, ra- 
vine , Sec. 
Et ces fanùlles Latines. 
I. 



LAC£r , a , 2im , 7 tronqué , déchi- 
LAceruiy a, um , \ ré, démembre. 
LAcero ,-are , déchirer , déchiqueter , dé- 
labrer , brifer, 
hAdratio , onis , l'aftion de déchirer , 

craOure , démembrement. 
Lf.csrofus 1 a yunii couvert de haillons , 
de guenilles. 

Composes. 

Co-L-'Lkcero y-are , déchirer avec , eu- 
femble. 

De 'Lkcero ,-are; Tli-hKcero ,-cLre , déchi- 
rer ; z". ruiner, diffiper. 

Di-LAcsrjrio , onis , déchirement. 

SEMi-LACer ,a,um, à demi-déchiré. 

iL-LAceraHïn , m. f. le, n: qui ne peut 
être déchiré , qu'on ne peut déchirer, 

IL 

l.kcmo,-are, ~) déchirer, décou- 
:ino,-are, j per; 2^. difïïper, 



P44 

hAciniofus , c » um , iiviCé par parties ; 

i". plein de coupures. 
LAciniatim , par lambeaux, par parcelles. 
LAcinix , arum , efpcces de mamelles qui 

pendent du cou des chèvres. 

I I I. 



Lancwo, 



dcpenfer. 



"LAcinatîo , onis , déchirement , l'aftion de 

déchirer , de dépenfcr. 
hAcinator, is , qui déchire , qui met en 

pièces ; i'. didlpatcur, 
'LAcinid , <E 1 frange , bord ; 1°. bas d'une 

robe ; 3°. pan, lambeau ,- 4°« parcelle , 

peloton ; j'. robe. 
LAcinfo y-are , divifer par parcelles , par 

pelotons , diftribuer ; i». couvrir d'un 

pan d« Ta robe. 



I. Lacertkj, i, le bras, du coude 
au poignet , parce que là il efl: 
comme coupé en deux -, 2°. la 
force du poignet. 

t.LPLCo-Tomusy i, ligne droite pa* 
rallele à l'axe , depuis l'endroit où 
le rayon d'été coupe le méridien , 
jufqu'à celui où il coupe le rayon 
d'hiver; 10. ligne pour marquer 
les fignes dans l'analemme ; 5'. li- 
gne droite qui coupe une partie 
du cercfe méridien entre les tr»- 
piques. 

IV. 

De Lac , Lec, couper, fe formèrent 
ces mots: 

I. LACiuear , is , plancher, lambris, 

LACi^nar , is , plafond, lambris ; i°.cn- 
trevoux. 

1. Lhcuno ,-aTe , lambrlflcr , faire un plat- 
fond. 

Sub-Laqum , as , are, orner de plafonds, 
de lambris : i». plafonner. 

5. hicoy-onis , houe , hoyau. 

Liconi7,o ,-aTe , labourer avec la houe i 
bêcher. 

4 Lucanica , a , faucifTon. 

Lvcanicust a,um, friand, gourmand. 

LUX, 

Déboîter. 

De l'Or, îlV , i*{ , écarter , vînt cette 
Famille : 

Lvx0, 



P4f DELALANG 

Luxo,-tfr<;, déboîter , difloquer, dé- 
mettre , remuer , faire changer de 
face. 
Lvxiis , a,um; hvxatu! , a,um, démis, 
difloqué. 
Lvxatio , onis; Luxafura, ce, déboitement 
des jointures. 

E-Luxiifuj , a, um , part, de 
E-Luxo , as, avi, arum , are , déboîter , 
démettre , diflo;:iuer; i?. prendre une en- 
torfe. 

V. 

De Lac , déchirer , les Grecs firent 
LAnheo , partager, d'où vint: 

LAcne/Is , is , le fort ; z *'. nom d'une 
des Parques, celle qui diftribuoic 
les talens , & dccidoit du fort que 
chacun auroit. 

VI. 

LUCR, Gain, Lucre. 

Ici un A changé en O, enfuite enU, 
a dérouté les Etymologiftes : ils 
n'ont pu voir que ce mot tenoit 
au vieux verbe Grec LAKkco , Se 
LekAo , change au préfent en 
laAGKhanà , & qui fignifie obte- 
nir , gagner , avoir en partage, être 
loti. 

Et que tout ceci tient au radi- 
cal Lac , Loc , partage , portion, 
même famille que Lod , Lot , par 
le changement de C en D, & qui 
fignifie Lot, partage dans tous 
les fens. 

Lucra/K, i, gain , profit, ucilitc, 

Lvcellum, t, petit gain, 
Orig, Lat, 



U E L A T. L A D P45 

Lvcrofus , a , um , qui apporte du gain , 

avantageux. 

Lvcror ,-ari , gagner, tirer du profit. 
L-vcrativus , a , um :, Lvcr:-Fic:ibiUs , e , 

profitable , où il y a du gain. 
Lucri-Kif io ,-ere , gagner , tirer du profit. 
Lucrf-Fff uj ,a,um, qui apporte du profit. 
Lccri-f/ro ,-are , faire du gain, 
Lucri-F/o,-ierf , fe trouver du profit. 

Lvcrio , onis y î^iui cherche à ga- 
Lxrcri'Peta, a , S gner. 

LucTÏ-Fuga , (2 , qui fuit le gain , déflnté- 

reffé. 

hvcri-Cupido , inis , envie de gagner. 
SuPER-Liicrer , <iriï , aîus fum , crari , 

gagner par-defTus , gagner dg plus. 

LAD, 

déchirer , couper. 

Du Celte Lad, couper, tailler, dé- 
chirer, tuer, formé de La, mal- 
heur , triftefTe , vinrent 
Le Grec Laidtos , fâcheux, fmiftre. 

LAT^roo , nuire. 
Et plufieurs familles Latines, 

I, 

Lado , is , Jî , fum , dere , blefler , 
ofïènfer, faire un outrage , endom- 
mager , nuire. 
LiEsio , onis ; LiESura , « , offenfë , injure , 
blefTure. 

Composes. 

AL-LiDo,-ere, froifler, brifer, romr 
pre. 
Al-Lis;o , onis , froiflcment. 
CoL-LiDO , is ,JifJum , ère, ftoidèr 
l'un contre l'autre , frotter enfèlU; 
ble, battre contre. 

O oo 



^47 DICTÎONNAIR 

CoL-Lisu; , a , um , frotté rudement 

contre, fatigué. 
Cci-Lisio , onis ; Col-Lisuj , Û! , choc , 

frottement, rencontre. 
E-LiDO , is, Jî, fum , dere , brifer , 

écrafer,cairer,fi.-oi(rer; z°. exprimer, 

tirer en preflanr. 
E-Lisio , onis , fupprcffion d'une liqueur. 
lL-Li€Sw^, a, um , qui n'efl point bleiTé , 

fain & entier. 
Il-Lido ,-ere , heurter , froifTcr , rompre 

contre, 
Ii-Liswi , ùs , choc d'un corps poufTé 

contre un autre , coup , heurt. 
0-B-L/Evo,-ere , blener. 
Ob-Lido ,-Êre , étrangler , étouffer , écra- 

fer. 

OE-Lisui-, a,um , étranglé , écrafé. 
SuB-LiDO , is, -ère ,• frapper doucement 

par-delTous. 

I I. 

Lis, LiTWjune querelle, un combat, 
un démêlé ; procès , conteftacion , 
défordre. 
hiTigo ,-are , être en procès , quereller , 

difputer. 
Lnigium , ii , procès , débat , différend. 
LiTÏgiofas, a,u.m , qui aime les procès , 
chicaneur ; i°. touchant lequel on a 
procès, litigieux, 
Lirigator , is ; Lirigatrix , cis , plaideur, 
plaideufe. 

hnigatus , ùs ; LiTigado , onis , difpute , 
démêlé , combat. 

Composes. 

DE-Lixigo , are , fe difputer. 

ViTi-LiTi^o,-flrê , chicaner , harceler. 

Yni-l^ïrigator , is , i°. hargneux , que- 
relleur ; x". médifant , calomniateur ; 
30. procelfif. 



P48 



E ÉTYMOLOG. 
III. 

Lethkwz 

Letwot 

Letho,- are, tuer, faire mourir : LEjhd 

tus , tué, 
htTHalis , e y is , 
Liralis , e , 
LETH/'-fer , a , um 
LtThi-Jicus , a,um , 
L^rhaliter , mortellement , de manière 

à caufer la mort. 

IV. 



î > ' » ? f « ' 

. ' Ma mort , le trépas. 
t, j, ) 

, faire mourir '. Let 

1 mortel, quicaufc 
S la mort , qui fait 
' S mourir. 



L précédé de B & de C. 



10. 



B-Latw, « , cloporte,inrea:e qui en- 
tre dans les ruches; i^. mite, 
infedte qui ronge les livres & les 
écofïès. 



C-Lxves, is , ruine.mallieur; i°.car^ 
nage , maffacre. 
V. 

Rivage. 
De LiDO , brifer, vint : 



L\ius,ons, (1 j . 

> bord , rivase. 
Lntusf ons, y ° 

lATtoreus , a , um, •\ àe riv 
LiTtoraUs , e, > conce 

Lntorofus , a,um, J vage. 



de rivage , qui 
oncerne le ri- 



VI. 



1. Lnera, a, ? lettre, caradere de 
LiJtera, te , l l'alphabet-, i\ éeri- 



> a, ? le 

,te, i l'a 

ture, manière de former 
les lettres; 3 0. lettre. 



9i9 



DELA L ANG 



LiTterx , arum , lettre , miffivc ; i". pa- 
piers ; 5". écrits , ouvrages ; 4". Belles- 
Lettres , fciences. 

LiTterula , « , petite lettre, petit carac- 
tère ; 1°. billet ; 3". foibles études. 

Lirterdis , e, littéral, 

Lircerarius , a , um , qui concerne les 
Lettres, les Sciences. 

2. Lircera:us, a , um , lettré, doifte, 
lavant i 2<^. marqué de quelques 
lettres. 

LiT:srjfé , doélement , en habile homme , 
fçavaniment. 

LiTteritor ,Js , qui fait profedlon des 
Belles-Lettres. 

'LiTter.itio , onis , l'étude des Belles- 
Lettres. 

Lnteratura, œ , érudition , connoiiïance 
des Belles-Lettres ; i°. écriture, art de 
former les lettres; 3°. l'art de la Gram- 
maire. 

Composes, 

Az-LiTeratio , onis , Jeu de mots. 

Il-Lirteraruf , a , um , ignorant , fans 
étude , fans Beiks-Lettres , fans érudi- 
tion ; i", qui n'eft point écrit. 

LA G. 

De L , lettre linguale , fe forma en 
toute langue le nom de la langue , 
en Lac, Leg, Lig, & en le na- 
falanr, Ling, Lang , &c. 
De là CCS diverfes Familles. 
I. 
LiNGKd, «, langue; 1". langage J 
3°. éloquence ; 4°. langue de terre , 

cap. 
LiNeuJj , a, languette; 1». pince d'un 
levier; 50. bayonnette ; 4». cap, langue 
de terre; 5?. fpatulc. 



UELAT. LAG p^o 

hincuofus , a , um; LincuiX , is , grand 
parleur , babillard. 

LiNGUfîrii/m , ii , bâillon ; i". amende 
qu'on paye pour avoir mal parlé. 

Liuculatus , a, um , qui a une languette , 
une petite langue. 

L,\vculaca , a:, babillarde ; 1°. devinereiïe 
par le chant des oifeaux ; 3°. foie , li- 
mande , poiflbn ; 4°. forte de plante. 

Composes. 

Bi-Lingk/j, gue , qui paile deux Lin- 
gues; zo.double, diffimulc, fourbe, 
trompeur, menteur , afFronteur , 
qu'on trouve en deux paroles \ 
3°. qui a deux langues. 

y--ï^iKcuandus , a , um , à. qui il faut 
arracher la langue. 

E-LiHGuis, gue , qui n'a point de lan- 
gue , qui en a perdu Tudige , muet , 
qui ne peur parler, 

E-LiKGuo , as , avi , atum , are , arracher ,' 

ôter , couper la langue. 
Tri-LinguiV , m. f.gue , n. Se Tri-Lin- 

oaus , a , um , qui a trois langues. 

I I. 

LiGurîoy-ire , être friand, manger ce 
qu'il y a de plus délicat ; 1°. man- 
ger délicatement, toucher les vian- 
des avec propreté ; 3 °. manger 
avec avidité ; 4°. defirer avec ar- 
deur; 50. lécher. 

Licuritor , is , friand , qui lèche. 

Licuriùo , onis , friandifè , pafîîon 
pour les morceaux friands. 

Composes. 
AB-LiG«rio, ire, diflîper, dépenfèr, 
manger tout. 

O o o ij 



LoQuufio, onÎ!, ^ pailer , parole ; i». 
Locun'o , o/ifj , ^ la manière de par- 
LocutuSfûsy y 1er; 3°.expreiriûn, > 



^>i DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. jp^a 

I. 

LoQ?/or, em, quutus , ou cutusfiim, 
qui , parler , dire , difcourir, 

LoQuufio , onfi" , 

Le 

Le „ , . _ 

langage. 

Locutor , is, grand parleur. 

Locutorium , ii , parloir , grille. 

Locutulsius , ii , grand caufeur , babil- 
lard. 
Lociue/a , a , h parole , le langage ; 
x°, mot. 

LoquelarÏ! , e , qui concerne le langage, 

hoQ.uax , cis , grand caufeur, babillard. 

Lociiiacitas , is , caquet , abondance de 
paroles. 

LoQiMffrer , avec beaucoup de paroles. 

LoQuaru/uf ,a,um, petit babillard , petit 
caufeur. 

LoQuacifo rare , babiller , parler beau-; 
coup. 
LoQ,uicor,-ari , parier beaucoup. 

Looiientia , œ , difcours , parole. 

Co MPOSÉS. 



AE-Licun'n'o , onis , diflîpation de biens. 
OE-LjGur/o , ij , ivi , itum , ire , diflîper , 

dépenfer , confumer , manger en bonne 

chcre ou en débauclies. 
CB-LiGiiriforjOrijjdiiïipateur, débauché, 

qui dépenfc en bonne chete , qui con 

fume en débauches. 

III. 

LiNGO, is , xi, cium, ère, lécher, 

japper. 
LiNcruj, us, léchement,aftion deléchcr. 
Composés. 

De-Lingo, is, nxi, ncîum , gère, 
lécher. 

E-LiNGfl , il, ère , lécher, lapper. 
Si'e-Ling/o, cnis , lécheur, frippe-faufTc. 

IV. 
Noms de divers objets. 

1. LACH^72tt/7z , i, légume, hv^rbe 
potagère. Grec aaxaNov. 

l^\cHano ,-are , nourrir d'herbes. 
LïCANO-MANTia , œ , divination par le 
moyen d'un baffin. 

2. LAcanum , i , bignec , gauffre ; en 
Grec AAravcï. 

3. LAGea-Uva,eE, } ^ , ,. 

> lorte de raifin. 
LAoeos, 1, 3 

4. LANGK/d, a, petit plar : de Lkcena. 

5. Licujlicum , i , livcche , forte de 
plante potagère. 

hiouflrum , i > le troëne ou fà fleur. 

V. 

LOQ, parler. 

Du primitif Lïg , langue , parole , 
vinrent diverfes familles. 



AL-LoQwor,-j, parler à quelqu'un, 
adrefler la parole , difcourir j 
z". confoler. 
Ai-Locudo, onis; Ai.-LoQ.uium,ii , en- 
tretien , conférence. 

Ante-Lo^/k/tz , ii , ou 

Ai^Ti-LoQuium , ii , prologue, pré- 
face. 

CoL-LoQ«or,-/, parler, difcourir a\ec. 

CoL-Locut/o , onis; CoL-LoQuium , ii , 
conférence , entretien. 

CiRcuM-Loc«/io , onis , circotjocu- 

tion , périphrafe. 



pn 



DE LA LAN G 



E Locutto , onis, élocution , manière 
de s'exprimer , expcefïïon , énon- 
ciation. 

E-Lociifor, oris ; & E-Locutrix , icis , 
celui qui parle , qui porte la parole. 

E-Locu:orhis , a ,um, qui concerne l'élo- 
cution , &c. 

E-Locutoria Ars, la Rhétorique , Tart de 
parler , de bien dire. 

E-Locitus , a, um ,part. (i'E-Loquo~r. 

E-LoQ.uentia , « , Eloquence , le bien 
dire , bonne grâce à parler. 

E-hcQucnf , lis , omn.gen. tior, t'Jfimus , 
parlant , difcourant, qui s'exprime avec 
éloquence , qui s'énonce en beaux termes, 
qui parle éloquemment. 

E-l^c<i,u:nter , iàs ,tijjiinê 1 «A', éloquem- 
ment , avec éloquence , en beaux termes, 
en termes choifis , fleuris , éloquens. 

E-LoQuiu7! , a , n- difcours , entretien , 
paroles ; z°. éloquence , le bien dire ; 
jo. manière de s'exprimer. 

E-LoQni?r, eris , cutusfum , qui , parler , 
dire , difcourir , s'exprimer , s'expliquer , 
s'énoncer. 

Ex-LoQuor, eris, qui: voye\ E-Ioquor. 

ÏN-E-LoQue/îj , tis, omn.gen. qui n'efl 
fas éloquent. 

I.NTtR.-Loc««'o, onis, interlocution , 

ou lèntence préparatoire. 

■ ItjTER-LcQi/or, eris, cutus ou quutusfum, 
gui, interrompre ; i". rendre une Sen- 
tence interlocutoire. 

MuLTi-LoQua* , acif , omn. gen. voye\ 
Multi-loqw^. 

i\lrLTi-LoQu!i/m , îi , n. caquet, babil , 
long difcours, 

MuiTi-LoQi^uj , a , um , grand parleur , 
grand caufeur , babillard. 

OE-Loc«/io, o/j/i , l'acftion de contre- 
dire j 1°. reproche. 



UE LAT. LAG i?j^ 

Oc-Locufor , OTÏs , qui contredit ou qiii 
a parlé contre , qui a reproché. 
On-LoQuium , il , n. voje^ Ob-lociitio. 
OB-LoQuor , eris , cutus Juin , qui , con- 
tredire ; t". parler contre ; j». faire des 
reproches , dire du mal. 
QB-hoQ.uutor , i'ojej Ob-locutor. 
PcR-E-LoQ'./e/Jf , tis , omn. gen, Ijrt clo- 
quent. 

Per-Loq?/o;- j eris, qui , parler àluuce 
voix. 

PRjG-LociifUJ -, a , um , qui a parlé le 
premier, qui a avancé , qui a comaiencé 
à dire. 

PR/F,-LoQwor , eris, cufusfum . qui, dli'e 
par avance , commencer par dire ; t°. 
parler le premier. 

Pro-LoQ^zl'W , a, n. propofTtion com- 
plette , maxitïic , fentence , axiome , 
aphorifmc ; i". avant-propos, préface 
d'un livre. 

P«.o-LcQuor , eris , cutusfum , qui , dire 
ce qu'on penfe , exprimer fâ pcnfée , 
s'ouvrir. 

Re-Lcquop , eris , qui , reparler , recom- 
mencer â parler. 

VI. 

De Leg , langue , vint une autre 
famille défignant , i". les légumes 
ou plantes potagères agréables à la 
langue ; i°. l'aftion de les cueil- 
lir, de les amaiïer , le choi;; ; jo. la 
Icdure , une des opérations de la 
langue: autant de fignifications ex- 
primées par les mêmes mots. Delà : 

I. 

I . Lego , is ^'egi , hclum, gère , amaf- 
fer, cueillir; lO. trier, élire, choi- 
fir i 5^ attraper fuicjnenf ;■ .-o, jjre. 



/ 



^5y DICTIONNAÎR 

Ltcibilu , e , qu'on peut lire aifément , 

lifîble. 
Lioulus , il qui cueille les fruits. 

i. Li-Gurnen , inis, > tous les fruits 

LiGumeKium ,i, 'de la terre qui 
fe cueillent , fe ramafieiu 
de dilTus la terre; i°. lé- 
gumes , comme pois , 
lentilles, &c. 

LuGum'inofus , a, um , plein de légumes ; 
z". fait avec des légumes, 

L.zcLi;ninArius , ii , Grencticr , qui vend 
des légumes. 

3. Lec/kj, Ûs , choix, éledtion ; 
z°. élite, triage. 

Lictu! , a , um , choifî , remarquable , 

excellent. 
LECfor , is , Icdeur , qui lit. 
Lscté , avec choix , avec difcernement. 
LEC'fa , onis , choix , élite ; î°. leélurc , 

l'aétion de lire ; 3''. l'aélion de ramaiïer, 
'Liaiuncuh -, œ , courte ledure. 

4. Ltcturio,'ire , aimer la letflure , 
avoir envie de lire. 

LEC!o,-are , choifir ; z». cueillir; 3». 

lire. 
LECtiro ,-are , ramalTe; fouvent ; 1°. lire 

fouvent. 

5. LtG/o, onis , légion , régiment , 
mot-à-mot, colle£tion , grand af- 
fen.blage , ou gens d'élite , troupe 
choifie. 

LïGi'o.iariuy , a , um , légionnaire , de 
• légion. 
.LEoiu;icu;.r , (B , petite légion. 

Composés. 

Ai5-Lec;«j, a, um, agréable , char- 
mant. 



E ÈTYMOLOG. 



p;o 



AB-LiG}.ùna , orum , parties choifîes des 

entrailles pour offrir en facrifice. 
Ac-LECtux , a,um , choifi , élu. 
AD-Licf/,oru772, ceux qui de Chevaliers 

devenoient Sénateurs. 
Ad-Lecho, onis, cledion, pafiagc jafTo- 
ciation, 
Ah-Lï.ctio,-onis , choix, éledion. 
Al-Lego ,-?r«, choifir, alTocier, joindre, 
mettre au rang. 
Ah-Licrus, a, u;n , choi/î , élu. 
Ah-L-Ectus , f, un de ceux qui tenoicnt 
les regiftres des dépenfes publiques ; i°. 
celui qui étoit choili d'entre les Cheva- 
liers Romains pour remplir la place 
vacante au Sénat. 
CoL-LiGO ,- ère , amafler , alTembler , 
cueillir, trculfer ; 2'^. conclure, 
inférer. 

Coi-LïGiK/n , ii , fociétc , compagnie , 
affemblée , troupe de gens d'une même 
profefflon. 

CoL-LEGifl/iJ , e , de même compagnie , 
de même corps, 

Col-Lega , X , compagnon , confrère , 
alFocié. 

CoL-LEGarar/w , ii, légataire conjoin- 
tement avec un autre. 

Col-Lec«/k , i , cueillette , récolte. 

Col-Lecm,«, récolte, amas; i*. quête ;^ 
5". écot , contribution; 4°. affemblée ,' 
troupe; s''- coUefte , courte prière. 

Coi-LEctuJ , ûs , amas , réferve. 

Coi.-'L'ECtaneus, a,um, amaffé , raffemblé , 
recueilli. 

CoL-LEcno , onis , coUeûion , aflem- 
blage , recueil ; 2°. conclufion, 
conféquence ; 3 °. quête. 
Cot-LEctin'uî , a , um y ramaffé de côté 

Si. d'autre. 
Col-Lec.'jVuj , a, um , bon à recueillir ; 



^ ?7 D E L A L A K G 

ï°. qui ramaflè ; j». fait de rainas ; 4°. 
concluant. 
CoL-Lrcfor, is ; Coi-LECfrir, cis , qué- 
t.-ur , quêtcufc. 

DE-LiGo,-ere , choifîr, clïre. 
Di-LTCtus , a, um, choifi. 
Ds-LEcror, is , qui fait des recrues. 
DE-Lncfuj , ûj , élite , triage ; 1". diffé- 
rence; 1°. levée de troupes. 

Di-LiGo , ère , aimer, vouloir du bien ; 
1°. choifir, élire. 
Di-Lscfuj , a , um, aimé , élu. 
Di-LEctuj, Cls , choir. , élite. 
Di-LECfi?r , is , amant. 
Di-LECfa,«, tourterelle j oifeau. 
Di-LiGens , [is , actentif, foigneux , 
aiïîda. 

îii-LiGentia , a , foin , exadltude ; î°. 
fidélité , attachement ; }°. choix , dif- 
cernement, épargne. 

Di-LiGe77ter , foigneufement , régulière- 
ment ; z°. avec choix , purement, 

îti-Di'LiGens,tis , négligenr. 

l-i-Di-hicenter , adv. négligemment ,■ 
nonchalamment , fans foin. 

iN-Di-LxGe^a'j , « , négligence , noncha- 
lance , peu de foin , inapplication , 
pareffè. 

Per Di-LiGe/25, tis , omn, gen. fort di- 
ligent , très-foigneux , fore exad. 

PtR-Di-LiGf/zfer ,a(f»'. fort diligemment, 
très-foigneufement , avec bien de l'exac- 
titude , avec beaucoup de diligence ou 
de foin. 

E-LEGa«J,/ij, omn, gen. comp, ior ^ 
fup. ijfimus y élégant, poli, agréa- 
ble, bien tourné ; 1°. fin, délicat, de 
bon goût; 5°. galant,bien raisjajuf- 
tc , propre , brave , enjoué. 



U £ LA T. L A <?;S 

^-Lic.infcr , adv. avec élégance , &c. 
voye^ E-ïegantia. 
E-Ltoaniia , a , élégance , délicatefTe i 
politelfe , juftefle, propreté , bonne grâce, 
air galant , manière élégante. 
In-E Lvcan! , tis , omn. gen. qui n'c-(î 
point élégant , peu poli, fade , infipidc , 
mal fait , mal tourné , qui efl fans grâce 
eu privé d'agrémens. 
Iti-E-Ltcanter , adv. fans élégance , uns 
grâce , fans jufleiïe , fans politefle , fans 
agrément , d'une manière peu polie , 
fade ou in/îpide, 

E-LEcri , ady. avec cfioix , avec dlf^ 
cernement. 

E-LEcn7fj, m.f. le, n. choi(î , trié. 
E-LEcrio , onis , éledion , choix , élite. 
E-LEcfo , as , avi, atum , are , attirer ^ 

gagner par careffes; 1°. attraper, leur- 

rer , tromper à force de flatter. 
E-LECf or , oris ; E-LECfn\", Icis , qui élit ^ 

qui choifit , qui fait choix ; iO.Eledcur, 

Eledrice, 
E-Lecwt, a,um , partie. d'E-Hgo^ 
E-Ltcti]fimus vir y homme d'un mérttrf 

rare , diftingué. 
E-LEctus , ùs , voje\ E-Iectzt). 
Il-Lecwj- , a, um , qu'on n'a point lu. 
iNTER-LECfio, onis, lefture entre. 
Inter Lego , is legi , leBum , ère , cueillie 

par-ci , par-là. 

MoRi-LEG«/«.f , i, m. pêcheur du 
poiiïon pourpre. 

Per-Lego , is , legi, kcium , gert, lire 
entièrement. 

PRiE-LECf/o , onis , explication de ce 

qu'on enfeigne , leçon qu'on expliqiie. 
PRî-LECfor , oris , qui fait des leçons 

publiques. 
pR^-LECfw , a , um , choifi avec foin ; 

1°. qui a été expliqué en fdifmt des 

leçons» 



Jijî? DICTIGNNAIR 

VRjs.-LiGendus , a,iim, qu'on doit expli- 
quer , dont on doit donner l'explication 
en faifant des leçons publiques. 

Pr^-Lego , is , legi , leElum , gère , expli- 
quer dans une Icqon publique ; 2°. par- 
courir , f aiTcr au long. 

\?Ko-L^s.Gomena , orum, n. Prolégo- 
mènes , Préfoce , avant - propos , 
difcours préliminaire , traité pré- 
paratif. 
Pa./E-LlG(i;!euj , d , um , qui fc fait du 
premier fruit cueilli. 
PR^-LiGaneum v'mum. , vin fait avec les 
railTns les plus mûrs , 8: qu'on a cueillis 
les premiers, 
Recol-Lec;w , a , uni , part, de 
Recol-Ligo , is , legi , kclum , gère , 

ramafler , recueillir , raflembkr. 
Ri-LEcrw, a, um , partie, de Re-lego , 
gîs. 

Re-Lego , is , legi , leâlum , gère , relire, 
lire une féconde fois ; 1°. recueillir , 
ramafler. 

Pvetro-Lego , is , ère , relâcher à ; 1°. 
dériver , aller à la dérive. 

StLicta,orum, n. plur. coUcdion , 
recueils. 
SE-LEcrio > onis , choix , élite , l'aftion 

de trier, triage. . 
SE-LECtor , eris , qui choifit , qui fait 

choix , qui trie. 
Se-Lecw^ , a.,um, part, de Se-ligo. 
Se-Lec:: DU ou Judices , Grands Sei- 
gneurs , principaux Magiflrats chez les 

Romains. 
Se-Lecî; , crum , les vingt grands Dieux ; 

z°, les Chevaliers Romains. 
Se-Lico , is , legi , leéium , gère , trier , 

faire un triage , choi/îr , élire , mettre 

? part. 
Se-Ltci ,jirét. de Se-ligo, 



ETYMOLOG. 



p5o 



SuB-LsGO , is , legi , leSiam , légère ^ 
cueillir , recueillir , ramaffer à la déro- 
bée ; 1". dérober adroitement, finement ; 
30. élire , choifir , fubftituer , fubroger 
à la place ; 4°. lire en pafTant , à la 
dérobée. 

TranS-Leoo , is , legi , leSium , gère , 
lire tout d'un bout à l'autre , entière- 
ment. 

VII. 

L E C T , Lit. 

De Lego .cueillir, vint le Grec Le- 
nko , mettre au lit , faire dormir ; 
LiKhomai. fe coucher , être au lit ; 
LtKkos, ôc LiKTra , lit. 

Les premiers lit fe faifoient avec 
des plantes propres à cela. 
De-là cette famille Latine. 
I • Lec/«j , / , lit. 
Li.ctulus , i, petit lit. 
'LEctula , « , couchette, 
hEciualis , e , de lit , qui concerne le lit ; 
1°. qui retient au lit ; 3". alité. 

2. LEc/iVtf, a , litière , chaife à por-. 

teurs. 
Lfcticula , a , paillaiTc. 
LECtirariuJ , ii , porteur de chalfes. 
LEcticarioia , «, gourgandine. 

j. LEc/i-STERNia/72, /7; 1''. l'endroit 
où l'on fe couche ; de Sterno , éten- 
dre; z°. cérémonie fàcrée , où l'on 
mettoit dans les Temples , autour 
d'une table bien fervie , & (ur de 
petits lits avec leurs couffins , les 
images des Dieux. 

LEca-STERNi^/or, w, celui qui avoir 
foin de faire des lits, 

y III, 



$6i DELALANG 

VII. 

Familles Greco-Latines. 
I". En LEX. 

i.Lexïs f eos f mot, exprefïïon. 

Lexicon , is , gloflairc , vocabulaire. 
Atirï-Ltxis y is , contumace, faute de 

répondre en Juflicc. 
PERi-LExij , is , circonlocution , détour 

de paroles. 

a. Ana-Lec/^, <E , m.f. qui ramafle, 
ou qui deflerc les reftes d'un repas ; 
qui balaye ce qui eft tombé fous 
la rable ; z°. celui qui ayant beau- 
coup lu , a beaucoup retenu , & fait 
plulieurs recueils. 
ANA-LEcffl , (Tum, colledions,fragmens, 
ramas, recueil; %°. rcfles d'un repas 
qui demeurent fur les afficttes , ou qui 
tombent deiïbus la table. 
AnA-LEcnV , lils , couffinct propre à 
garnir une épaule , pour la faire paroître 
auffi haute que l'autre. 
Apolecti, orum , le Confeil de l'Etolie, 
^,T>\ALiciica , (Z,f. 
DiA-Liaica, orum,n.flur. fc 
BiA-Lictice, es ,/. Dialedique, Lo- 
gique, l'Art de raifonner. 

DiA-LEct»fè,à la manière des Dialedi- 

ciens , félon les régies de la Dialeâique. 
DiA-LEcrifw, i, Dialefticien , Logicien, 
DiA-LEcn'fw, a, um , de Dialeâique , 

qui concerne l'art de raifonner. 
DiA-Lscrux, i, /. dialede, tour ou manière 

de s'exprimer dans une langue difFérem- 

ment des autres. 

4. Di-LEM-TOd//j,dilemme, Cotte d'ar- 
gument. 

5. ÀL-LEGoria, <e, allégorie, emblè- 
me. 

Orig. Lat, 



UE LAT. LAG 961 

a. VARA-CoL-LEcticum, i , pinceau ' 
éponge. 

HvPFR.-CATa-LEcrur , a um, ^î a une 
fyilabe de trop, 

z^. En LOG. 

I . Loci, orum , contes, clianfôns, ba- 
gatelles. 

Lccifmus , i , calcul , compte. 

hocijfa , œ , Calculateur ; i". Prifcur ; 

}". Expert; 4°. Tréforier ; 5». Commit 

faire des guerres. 
Log;o/i, ii, oracle en profe, 

i. Locica, «, } Art de difcourir ]\iC- 

Locice,es, S te , Dialedique , 

Logique. 

LoGifux, a, um , qui concerne la Logique. 
LoGifj, orum , difputes raifonnées. 

5.LoG*K/n, i, lieu du Théâtre où 

étoit placé le chœur. 

Locarium , i , petit journal ; livre de 
ccmpte. 

Binômes. 

LoG-Arithmus , i , nombre qui étant 
joint avec un autre proportionnel, 
garde toujours avec lui une diffé- 
rence égale. 

Loc-lsT oricus , i y recueil de traits 

hiftoriques, fentences & bons mots. 

LiOctJîerium , ii, bureau de Tréforier- 

payeur ; z°. école d'Arithmétique ; 

30. revue de Commiflàire de troupes. 

LoQijUceyeSy le raifonnement ; z°. 

Arithmétique. 
Logo- Dtedalus , i, Sophifte ; i* 

beau parleur; 3 '. qui conte agréa. 

blement. 
LoGO-GraphuSf i , Greffier , Avocat , 
Ppp 



^63 DICTIONNAIRE ETYMOLOG. 

Procureur , teneur de livres. 
Logo-Gkiv/ius , i j Enigme , Logo 
griphe. 

C O M P G s e' s. 



A-Locia ,a, état d'un homme à qui 
la raifon manque; i°. fûttilejfetukc; 
3°. difpenlê de rendre compte. 

AMPHiBO-LoGid, œ, amphibologie. 

AnA-Locf.z , ce, analogie, pri portion, 
rapport , conformité , comparai on. 

ANA-LoGzfi/J', a, um , analogique, pro- 
portionné , &c. 

Ana-Logiz;' , a , um, proportionné , fcm- 
blable , conforme , qui a du rapport , de 
la convenance. 

Kme-hocium, il, ÎPréface^ Pro- 
Aïiie-l^OQjiium , ii , \ logue. 

Atiri-Locutio,onis,j 
AtfTi-Locia , ce , I contradiftion ; 
Anti-Logiuot , u , 1 2,0^ fophifme. 
AnTi-hociuium ,n, J 
Apo-Logus , i , Apologue , Fable. 

Apo-LoGffifM;- , a, um, apologétique, 
qui défend. 

Apo-LoGia , a , apologie , défenfe. 

Apo-LoGi/mux, i, compte, lifte, mé- 
moire. 

Apo-LoGO,-are , maltraiter de paroles , 
rebuter , rejetter. 

ÀRETA-LoGKjji, celui qui difcourc 

de la vertu , difeur de moralités ; 

à'Jretès , vertu. 
AsTn-o-LoGid , «E j AflrGlogie, 
AsTRO-Lccuj , i , Aflrologue. 
Cata-Log«j , i , rôle , lifte. 
DîcA - LoGWJ , i , m. le Décalo- 

gue , les dix Commandemens de 

Dieu, 



c)6^ 

DiA-LcGKij i, /«. Dialogue , con- 

verfation , entretien. 
Di-Lccfa , a , ambigiiitc, double fcns. 



Ec-Log4 



, /. choix , éle<5tion 



2°. Dialogue , entretien de Ber- 
gers ; } °. Eglogue. 
Ec-LcGarius , ii, compilateur qui fait des 
recueils des plus beaux endroits des 
Auteurs qu'il lit,- faifeur de recueils. 

E-LoGium , ii , n. Eloge ; i °. Epita- 
phe, infcripticn ; 3". motif , 
raifon , fujct ; 4°. claufe , &c. 
Epi Logo, flj, are, conclure, finir uiî 

difcours. 
Epi-Logux , i , épilogue , conclu/îon , fin 

d'un difcours ; 1'. révolution. 
Homo-Loguj-, (7 , tî7;7 , homologue; qui 
a les côtés femblables ; terme de Géo- 
métrie; î°. vaifal, 
Pro Lcofum , ii , argument , fonimaire? 
titre d'un chapitre. 
Pro-Log«^, i, m. Prologue de pièce de 
théâtre; i9. celui qui fait ie prolo- 
gue , l'Adeur du prologue. 
Syl-Logj/otkj- , i , m. Syllogifme , Ar- 
gument compofé de deux Propofi- 
tions & d'une conclulîon. 
SYL-LoG/^ici/j , a , um, où l'on Ce Cett du 
fyllogilme, 

LAR, 

Etendu. 

Lar eft un dérive de L,lieu, place ^ 
qui défigna l'étendue , l'abondan- 
ce : de-là diverfes Familles. 
I. 

LARGa.y , a yUm, libéral , qui fait des 
largeiles j z% prodigue; 3**, abon- 
dant. 



$6 s 



DE LA LANGUE LAT. LAR cj66 



"LkKGutfcuhis , (2 , u;n , un peu libéral. 

Larg^ ' C al'0"'l^n^'îient , libérale- 

LARG/nb, 5 '"«^"'• 

LARGwr,-;ri , faire des largeffes; z". ac- 
corder par grâce. 

LARcfMr, is, libéral, qui fait des lar- 
geflcs. 

LARGztio , onis , préfent pour gagner 
quelqu'un; x". prodigalité ; 3». libé- 
ralité. 

Binômes. 

Lakgï-F/uus , a , u/n, qui jette beau- 
coup d'eau. 

L/KRoi-Ficus ,a,um , fait avec ma- 
gnificence. 

Larcî-Lo^uus , a, um j babillard, 
grand parleur. 

Composes. 
Dî-LAKcior y-iri , donner, diflribuer. 

E-LARGior , iriîigiru.rfum, iri , donner , 
dïpartir . dilîribuer libéralement, faire 
.argefTe. El.zrgiri de aliéna , faire lar- 
geiïè du bien d'autrui. 

E-LARcirij, onis, largeffe , libéralité, 
don. 
In-Largjci. Voyei Largior, 
T&a-hKB.Gus , a, um., fort large. 

II. 

LOR, 

Peau , courroie , cuiraflTe. 
DuCelr. LuR, Ler , Ledr, peau, 
cuir , ce qui s'étend fur tout le 
corps, en Gr, Der/kj, vinrent ces 
familles : 

i«. 

LvRa , a , ouverture d'un fac de cuir , 
d'an outre. 



LoRK/« , / , couroie , lanière; lo- 
ctrivieres, fouet de cuir; j". cable , 
amarre ; 4''. lângle de lit ; 5°. cel^ 
te des Athlètes. 

LoRfuj, a, um, de eouroies, de bandes 

de cuir. 
LcRatuSy a , um, lié avec une couroie, 
J-,OKamentum , i , lien, 
LoRarius , a , efclave quifervoit à châtie? 

les autres. 
Lo-RiPej, dis , qui a les pieds tortus. 

Di-LoRcs y rurn , vêtemens qui s'at- 

tachoient arec deux cordons. 

Di-Lor/co ,-are , dégrafFsr , délacer ,' 
ouvrir. 

LoRica , « , cuirafle , corfelet ; 2 °. re* 
tranchement , parapet; 5 °. garde- 
fou, appui ; 4 ^. faillie d'une corni- 
che; 5°. enduit , encroûture de 
murailles. 

ï-.oKicula , (z , mantelet , gabion. 

LoRiVo.-ire , cuirafTer ; t.", enduire ; 
l". incrufter, revêtir. 

Lo&icatiD , onis , plancher. 

III. 

LAR, graillé. 

Du primitif Lar, graifle, huife , &;c. 
vinrent le Gr. Larï/ws, engraiflé, 
LARineiio, engraifler, & ces mots 
Latins : 

I. Lardutti ,i, f lard, mot- à-mot ^ 






LARidutn , f , S graiiTe; en Gr. Lar- 



don. 



2, Lar/a: , /aj- , larix , arbre abon- 
dant en rcfme ; nom Celte de la 
rcfine. - ' 

Ppp^ 



5>(?7 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG, 



LnKignus , a , um , qui efl de bois de 

larix. 
LAB.icina , a , ré/îne liquide. 

IV. 

De Lar , vorace , qui fe prononçant 

LuR , produifit ces mots : 
LuRco, unis , gourmand , goinfre. 
LuRCo ,-are ; LuRCor y-ari , manger avec 

avidité ; z°. goinfrer , aimer la table. 
LcRConius, a, um; LvKconinus, a, um, 

de gourmand. 
CoL-LvRcinado , onis , débauche, 

LORpourOR. 

De Ar , pointu , fe forma îe Celte 
Lar ,Lor, pointe , piquant, tout 
ce qui pique; en Bafq. LARRû,cpi- 
ne , ronce : de-là ces mots Latins : 

LoR«ï,<ï, piquette ; i°. eau qui a paf- 
fc fous le prefToir avec le marc du 
raifin; 
LuRJa } es , oxîmel , vinaigre miellé. 

z°. 
LoR pour Or , jaune , couleur d'or , 

du foleil. 
1. LAirRaj,r, laurier; fa fleur eft 

jaune. 
LKVKinus , a,um; Laurêuj ,a,um, de 

laurier, 
LAURea , « ; LAuReum , i , laurier , feuille 

de laurier , couronne de laurier. 
LicReoia , œ , guirlande de laurier. 

LxvKeo y-are , couronner, orner de 
laurier. 
hAVKetum , i > un bois de laurier. 
LAvni-Fer , a , um; LAURÏ-Ger , a^um , 
couronné de laurier ; i", qui produit 
«les JUurietï» 



$6^ 

Lf,vReolum, i ; LAVKo-Mele » es , forte 
d'inftrument de Chirurgie. 

1. Lvviidus ^a , um , jaune , pâle y 
blême. 

CLOR^ pour L OR. 
CioRio , onis , verdier , bréan. 
ChlorJ(P/z , onis , loriot. 
Chlorw, iitJ.Déeife des fleurs,Flore» 
CHioKites,œ f pierre précieufe ver- 
te^ 

L AT. 

De L , bras , aîle , coté , vinrent ceff 
familles Latines : 

I. 

Lat«5, eris, côté ; i°. aile , flanff 
d'armée; 3°. rivage; 4". camarade, 

Lk-vufculum , i , petit côté. 
LATera/ix, e , de côté. 
LATerariui , a y um , qui eft à côté. 
LATeraris. , orum • chevrons pofés en 
travers, 

IL 

L A T , Pays. 

De L désignant les flancs , le côté , fe' 
lieu , vint le mot Lat , pays , mot 
Arabe , Theuton , &c. 
En Celte j, G-Lad. 
En Perfan , B-Lad. 

De-làleLATjttTO, & lesLATJwj, 
mot-à-mot, Habitans du Pays. 
Lat/kot , a, la campagne de Rome. 
hKiinienfis , e , 

hATius,a,um, ^ .çjj duLatluni; 
LATzarzj,e, ' 
Lat/(j//i , e , 



f6^ DE LA liANG 

hxrinjis ^ayUm, Latin. 

LATi/j« , arum , les fêtes du Latluni. 
hxrino ,-a.Te ; LATinijo ,-3re , mettre en 
Latin. 
"LxTÎnîtiCS , atis, Langue Latine,Latinité. 
luhrinè , en Latin. 

III. 

LAT, Large. 

De L défigiiant le côté , le Heu , la 
place , vint la famille La.t , qui 
défigne tout ce qui eft étendu, qui 
occupe beaucoup de place. 
La tus ,a,um, large , étendu. 
LfiTitudo finis, largeur, étendue en lar- 
geur. 
LKTefco,-ere , s'élargir, croître en lar- 
geur. 
Latê» iàs , ijfimè,zu large , amplement. 
PER-LATè , avec beaucoup d'étendue , 
d'une manière fort étendue , fort au 
large. 
TuB^-Latus , a, um , part, de Perfero, 
&>rt large. 

B I N G M E 3. 

l.Â.TUs-CïavuSfi y bande garnie de 
nœuds ou de boutons couleur de 
pourpre ou d'or , faits en têtes de 
clous ; 2 ® . dignité de Sénateur Ro- 
main : de C/avus , clou. 

L,^ri-Clavius , ii, Sénateur Romain, ha- 
billé du laticlave. 

L/ni-Chavia, œ, robe de Sénateur, bordée 
par devanr d'une bande garnie de nœuds 
d'or ou de pourpre. 

î. LATi-Fo/iuT , a, um, qui a les feuilles 
larges ; de Folium , feuillç. 

3:. La II Fvmdium , ii , fonds de terre de 
grande ctcniue ; de F undus ^foais. 



UE LAT. LAT ^70 

IV. 

LAT, porter. 

De L , main , vint Lat , porter; d'oiV 

cette nombreufe famille Latine : 
LATor , is , porteur, qui porte. 
l.ATnria Lex, Loi des Romains touchanS 

les mineurs. 
Lat/'o , onis , l'adion de porter. 
LATifo, -are , porter fouvent. 
LATuy, a, um, portéj Latutus, a, um r, 
qui porteray 

Ces deux derniers mots furent 
les Participes paffc Se futur du Verbe' 
Por:er , formé de trois radicaux dif- 
férens , de Fer9 pour les prélèns,- 
de ToLLo pour les prétérits , & 
de Lat«j , pour les participes ôc 
le Supin, 

Composes. 

AB-LALTus,a,urii, emporté , ôté. 

AeLat/o, onis , enlèvement ,• i°. inter- 
valle pendant lequel un malade efl fans 
frein. 

Ab-LatzVuj , f , ablatif. 

Al-Latus, a , um, apporté, venu; z". 
rapportée 

Ahte-Latut, a , um, préféré. 

Q\Kcum-'LKiitms , a , um y qu'on 

peut porter autour. 
CiRcum-LATUs y a, um , part, de CiR.-«' 
cum Fero , porté autour : diffiis , 
étendu de tous côtés , tranfporté 
cà & là. 
CoL-LATenJîs , e , ? qui eft aux c6- 
CoL-LATer^Z/j, e,) tés , qui ne 
vient point en ligne direûc ; 
collatéral. 



pn DICTIONNAIR 

CoL-LATui, a, um, -j aiïemblé , joint, 
CoL-LâTaruj, a , um , 5 étendu; i" con- 
tribué , comparé. 
CoL-LATor, is , qui fournit, qui paye la 
part. 

Col-Latus j Ûs , comparaifon , pa- 
rallèle -, 1°. renconrre de deux ar- 
mées ; 3o. levée de taxe, 

Ccl-Lat/o, o/îij , contribution, taille, 
quote-part; z°. comparaifon, paralleit, 

Ç.OL-L.Arithis , rt , um , ■> à quoi plufieurs 

Ce L-L.\T ivus ^a , um , i ont contribué , 
qui a été fourni par plufieurs. 

CcL-LATjVum , i > ce que chacun fournit 
de fubldc. 

Col-Lato ,-iîre, amplifier, élargir. 

Coh-Lativus a, um, où plufieurs ont con- 
tribué. 

De-Latz/j > a i um , apporté de haut 
en bas. 
Dc-LATor, is , délateur , dénonciateur. 
Dt-LATio, onis ; DE-Lh-iura, ce.-, accuU- 
tion , plainte, 

Di- Latwj , û, um , remis , difîerc. 

Di-Lat!0 , oinst délai, rcmife, furféance ; 
1°. intervalle. 

Di-LATor , ïs , temporifcur , qui diffère. 

Di-LATorzuj, a , um, qui tend à différer. 

Dl-L^ro,-aTe, élargir , étendre ; i°. am- 
plifier. 

E-Lati} , iùs , i£îmè y hautement, 
à haute voix , d'un ton élevé , 
d'une m.aniere élevée', i°.d'un (lyle 
grand, fublimei 3°. avec hauteur, 
avec fierté, d'une manière hautaine. 
E-Lati9 , onis , élévation, l'aélion d'éle- 
ver en haut ; fublimité , 1°. grandeur , 
inajefté. 
îl-Latib , onis , l'aftion d'apporter ou de 
porter dedans ; 1°. conféquence , fiiite. 
Ii-.tk.c-Latuj-, a ,um , porté dedans. 



E ÉTYMOLOG. 91^ 

Oï-LATiO, onis , oblation » offrande ; 
2**. droits d'aides. 
OB-LATum , f , préfent , ce qui efl oflFert, 

offre. 
Ob-Latut,!!, uot, pcrf. d'offero. 
Po3T-LATi;i' , a, um > part, de poftfero , 
eilimé moins. 
PRiE-LATura, a , prélature. 
PKA-Lirus, i. Prélat, 
?B.M-Latus , a, um, part, de Prïfero , 
Pralatus eque , emporté par Ton cheval. 

Pro-Lato , as , avi , atum-, are, éten- 
dre, accroître, augmenter; i°. pro- 
longer -, 3 **. diflérer , remettre , 
proroger , furfcoir. 

Pro-Latuj, a, um,part. de Profero. 

PRo-LAxatio , orAs , délai, remife , pro- 
rogation , furféance. 

P p.o'L AT atus, a, um, part, de Prolato. 

PRO-LATio, (9/!!^, allégation ; z°. délai, 
remifê, prorogation , furféance; j». pro- 
nonciation ; t'rolatio nrum , vacances , 
tems des vacations. 

PRe-suB-LATi/j-, a, um, part, de ProtoUo. 

RE-Latio, onis , relation , récit, rapport, 
l'adion de raconter. 

Re-Latop, oris , qui fait la relation , le 
récit , le rapport. 

Re-Latuj, ûs y V. Relatio.' 

CoRRE-LATanVa , orum , corrélatifs, 
chofes qui ont un rapport néceffairc les 
unes avec les autres , comme i« pare & 
le fiis, ne pouvant y avoir de perc fans 
fils, ni de fils fans père. 

SuB-LAxè , d'une manière élevée , 

avantigeufe , fublime , relevée ; 

magnifiquement , pompeufement. 

Sub-Lat/o , onis, l'aâion d'ôter, de foul^ 

traire, d'enlever, de retirer. 
Si'E-LATiûi-. V. Subaltè. 
Svh-L&Tus , a ,um, été ; enlevé , foui- 



DE LA LANGUE LAT. L A T 



913 

trait , emporté ; lo. enorgueilli , enflé , 
ou bouffi de gloire ; j'. élevé. 

SuPraLArfo, onis , hyperbole, figure 
de rhétorique, 

St'PFR-LATw , (z , :im,' part, de Super- 
fero, exagéré ; 
Siiperlata verla, exagérations. 

StPrR-LAT;Vuj ,a,um, fuperlatif, 

TaA-LArfa ôc Trams-Lat-o, onis. tranf- 
plantation ; i*", métiphore , tranlUcion, 
l'iClion de transférer, défaire pafferune 
chofe d'un lieu ou d'une main dans une 
autre. 

TRANS-LAi/r/e , négligemment, par ma- 
nière d'acquit. 

Tr..\n5-Latj«uj , a,um, pris d'ailleurs, 
emprunté; 2". commun, ordinaire, uiité, 
qui n'cft pas nouveau , qui Ce pratique 

ordinairement, qui cH dans l'ufage ordl- 

naire, 
Te^hifs-Lkrhé , par métaphore , d'une 

manière figurée. Foy. Tranfla-ritiè. 
Trans-Lat/k/j , a,um, métaphorique , 

figuré; i'. qui doit être changé, qui 

exige un changement. F. Tranflatitius. 
Tr ".NS-LATtfr, oris , qui transporte, qui a 

tranfporté. 

TranS-Latut,^ , um , part, de Transféra, 
tranfporté , porté ailleurs ; 10. transfor- 
mé ; 30. métaphorique, 

E-iArerium^i , médicament fait avec 

le (uc des concombres fâuvacres • 

1°. relTort, vertu élaftique. 

E-LATJ/îe, es , rave fauvage , plante. 

E-LAiirex ,œ , forte de pierre précieufe. 

V. 

LAT, Voleur. 
LxTro , onis , larron , voleur , filou , 
brigand : mot-tt-mot f c[n\ emporte. 

LATrjney, um; LAreronss,um; jo.Gardes- 
di!-Corps ; de Lat , côté ; 1°, Gardes de 
la MaréchaufTce , ceux gui courent après 
les brigands. 



^74 

Lhrrunculus,i, petit voleur , larronneau, 
LATruncu/a:or y oris. Exemple de la 

Maréchauflee. 
LATrocindis, e , de voleur. 
LATrocinatio , onis , volerie , br'gania- 

ge ; l'action de voler. 
LATrocir.ium , ii , vol , ce qu'on a volé. 
LATn)ci/!ûr,-ari , dérober, briganJcr. 

VI. 

LAT, LAST, 
C!iare;e. 
De Lat, porter, écrit Latm, Last, 
vint le Celte Last, poids , far- 
deau, mot Anglois , Allemand, &c. 
d'où le François Lest, ou fable 
qu'on met dans un vailleau pour 
lui donner du poids iSL- LtSTE. 

De cette Famille vint le Latin 
Sue LrsT«j,rt, um , (ans poids^ 
foible f lâche. 

VU, 

LAT, 

Cacher, 

De L , lieu , vint la famille Lat ; 

cacher, renfermer en un lieu 

couvrir: de-là; 



1 , LA-reo ,- ère , être caché , être 
inconnu. 

LATenter , en cachette. 

2. La Te» ,ecis , toute humeur, route 
liqueur qui fort d'où elle étoit ca- 
chée. 

j. LAT^^r^, se, cache, caverne, re« 

paire. 
LATe/?rofus ,a,„m, fecret, caché. 
* JuA-xebrosè , en cachette. 



DICTIONNAIRE ETYMOLOG. ^16 



P7Î 

hi^Tchï-Cola, œ, qui fe tient cache; 
10. qui aime la retraite. 
4. LATii>ulum, i, cache, cachette, 
retraite , tanière de bêtes fauvages. 
L,\Tibulo,-aTe ; Laj ibulor,-iiri , être ca- 
ché , fc cacher. 
j. LATitC-are, fe cacher ; -.<>. ne pas com- 
paro'itre -, 3°. cacher. 
LATifjtio, onis,Vjiàlon de fe tenir ca- 
ché. 

Composés. 

SuB-LATfo , es, ui, itum, ère , eut 
prefque caché defTous, ne par.oîtrc 
ou n'être vu qu'à demi. 
iL-LATEira , œ, lieu où l'on ne peui rien 
cacher. 
\L-LA:ebro , as , avi , atum , are , cacher. 

T)i-Ln:eo,-ere , 

Di-hirefcorfcere , 

mettre à l'abri. 

OB-LiTfo ,es ,ui,ere , l ç^ cacher. 

Ob-Litï/co, cis ,tui ycerey^ 

VIII. 

L A T , oubli. 

De Lat , cacher , vint la famille Ob- 
LiT , Ob-liv , oubli, chofe empor- 
tée hors de la mémoire. 
03-Livia,orum, oubli. 

OB-Livffl/iJ, d'oLsbli, qui concerne l'ou- 
bli. 

Ot-Livi'o, or,is , oubli. 

GB-Uviof'-is , a, uni, qui n'a point de 
mémoire, qui oublie ailement, qui perd 
facilement le fouvcnir ; i°. qui fait per- 
dre la mmoire , qui ôte le fouvcnir. 

Oz-hiv ifcendus , a , um , qu'il faut ou- 
blier , dont on doit perdre le fouvenir. 

Oz-Livifcens , tis , oubliant , qui oublie, 



« fe cacher, fe tenir 
S renferme; z°- fe 



OB-LiviJcer , eris , itus fum , vifci , 
oublier, mettre en oubli, perdre 
le fouvenir , manquer de mémoire , 
ne fe pas fouvenir, ne pas confer- 
ver l'idée. 
Ob-Liv/uw , H , oubli. 
Ob-Livius, a,um , mis en oubli. 
02-LiTterandus,a,um, qu'on doit ou- 
blier , qu'il faut effacer de la mémoire , 
dont on doit perdre ie fouvenir. 
OB-Lnteratio , onis , effiiçurc , rature , 
perte d'une connoiiTaaçc qu'on avoic 
autrefois. 

lN-oB-LiTêrari(j, a, um , qui n'a point 
oublié , ou qui n'eft pas oublié. 
Os-Lnteraîus , a, um, part, de 
OB-Liir^ro, as ^ avi y arum , are, 
effacer , raturer , rayer , détruire 
pour faire oublier, ôter de la mé- 
moire , eflfàcer le fouvenir , abo- 
lir, faire perdre la connoilTance de. 

O^-Lirtcrus, a, um, qui a vieilli, oublié. 

In-ob-Liti/j , n , ivm , qui n'a point ou- 
blie , qui n'a point perdu le fouvenir , 
qui conferve dans fa mémoire» 

Famille Grecque. 

I. Ltihe , es, le Fleuve d'oubli. 
'Li^yhœus , a , i/m , du fleuve Léthé. 

^•L"W"^''' léthargie. 
Lii/iargiaf « > S 

LuThargicus , a , um , de léthargie ; 
i". tombé en léthargie. 

LOD. 

De Lat, couvrir , vint le mot fuivant: 

Lccix, cis y couverture piquée de lit. 

LoDifu/c , «, petite couverture de lit. 

IX. 



5>77 



DE LA LANGUE LAT. L lieu. 



I X. 
LAC, LOC, 
Place. 
D-e L, défignanc le côté , la place ; 
1°. placer, pofer , en Celte Lac«z , 
Lxcae , fe formerenc ces foimilles. 
I. 
Al-Luc (um, i , pièce de bois courbe 
qui lert à porter des fardeaux fur 
l'épaule 5 i". tinet de Tonuelier , 
de Braflèur. 

II. 

Cette Famille Latine. 
Locus , i , lieu , place, fituation , poA 
te; 1°. rang, état, difpofition 
des chofesi 3°. palTage d'Auteur, 
citation ; 4.°, occafion , temps de 
faire ; 5 °. pays , famille , mai- 
fon f naillànce. 
Loci, orum, lieux de Rhétorique. 
"Locaiis , e, local , du lieu. 
Localiter , localemen: , par rapport au 

lieu. 
Locoy-are , 1°. mettre, porter, placer , 
établir, pofer; z". donner à faire pour 
un prix; jo. prendre ou donner â loyer, 
à ferme , louer, 
Locarium , a , loyer, louage, ce qu'on 

donne pour une chofè qu'on loue, 
LoCiiriuj, a, loueur déplace, de chaifej, 
qui loge. 

Loc<i/to,o/2jV,bail, location ; z°. paye, 
appointemens , loyer , falaire ; 
3 . marché, entreprife pour un 
prix. 

Locarhius, a, um tic louage, de jour- 
née. 

Orig. Lot. 



^78 



TuocaxoT , or'is , qui donne à loyer ; i». gjj. 
trepreneur. 

Loc/ro,-(jre , louer , donner à loyer , af- 
fermer, 

Locellus , / , bourfè à féparations , 
petite bourfè. 

Loculamentum, i , lieu , place, endroit à 
pofer; i". cellule , nid , étui. 

Lociili , orum , bourfe à féparations, gibe- 
cière ; 1°. logettes ; 30. cales. 

l.ocularus, a, um, divifé par cafés ; mis 
en bourfe , en compartiment. 

Loculûfus , a , um , plein de petites cavl-. 
tés , de réduits , de féparations. 

LccjIus, i, bière, cercueil; 10. cornet 
à jouer aux dés. 

B I N o M ES. 

Locu-Vlcs , eus , riche , puiflanr en 
biens-fonds, opulent ; 2°. abon- 
dant , fertile ; 3 °. fidcle , affuré , 
irréprochable, certain. 

Locu-PLETafio, onis, richefles. 
hocu-Vitiator , oris , qui enrichit.' 
Locu'FLeto,-iirâ , enrichir, avantager. 

Composes. 

Ab-Loco y- are , donner à loyer à 
quelqu'un. 

CoL-Loco,-are , mettre , arranger , éta- 
blir. 

CoL-LiOcano , onis t alliettc , place , dif- 
pofîtion. 

CoL-Locu-PtEfo,-(zre, enrichir, avanta- 
ger; 1?. embellir, relever. 

Dis-Locenfis , fe , de différent endroit; 
qui change de lieu. 

E-Locatus , a, um, part. d'Eloco, Elo- 
cata gens , Nation tirée de fon pays, 
tranfportée ailleurs , dépayféc. 

E-Loco, as , avi, atum , arc , dépla- 
cer , faire forcir ; 2". mettre hors 

Qqq 



P79 DICTIONNAIR 

de fa place , tranfporter ailleurs ; 
3 0. louer, donnera ferme, à loyer, 
à louage -, affermer , faire bail de ; 
40. faire prix , faire marché. 
IhLocibUis , le , fr, qu'on ne fauroit pla- 
cer , à qui l'on ne trouve point de parti. 
Os-'Locatus , a , um , loué à prix fait. 
OB-Loco,aj-, avi, arum, are, louer à 
prix fait; Ohlocire operam fuam ad ex- 
haurienàos puteos , Ce louer pour travail- 
ler à tarir des puits. 
Re-Locd , as , avi , arum , are , relouer. 

L AK, envoyer» 

De L, place, lieu, vint le radicalLAc, 
envoyer: en Or. "|ï^"7 I^ak. De- là 
vint le mot Laqmjzj, dont l'ori- 
gine ctoit inconnue ; & les mots 
Or. "15<S2 Ma/ak , Ange , Am- 
balTadeur ; "jS^ Mdk, Chef, Roi ; 
celui à qui l'on confie l'autorité 
fuprême. 

Delà cette famille. 
LiGo,-are, i^. envoyer, députer; 
10. léguer , faire un legs; 5°. im- 
puter. 

Ltoatus , î ; AmbafTadeur, Député , En- 
voyé , Légat, Lieutenant. 

LEcarrt , a , Ambaiïadrice , Envoyée. 

Licariiium, iii Lïcativum,i, fraix d'am- 
baiïade, 
"Ltcator , cris, qui léguC. 

LEG.ir;;w, i , legs. 

Lt&atarius , a , um , i qui on a fait un 

legs dans un teftament ; ao. où l'on a 

été député. 

Ltcatio, «jwïj, Ambaflàdej i°, Lieu- 
tenance. 



E ÉTYMOLOG. 



p§o- 



Composés. 

Ah-LEGOf-are , éloigner, envoyer^ 
fé parer. 

AB-LEGaffo,o/!iJ , ordre de partir, congé.- 

At-LEcatio , onis , députation , envoi ; ci- 
tation, exemple, cxcufe , faits allégués.- 

Ao-LECOf-are ; AL-htGo,-are , envoyer,^ 
députer ; z°. apofter, Interpofer; 5°. ci- 
ter , alléguer. 

Ai-Licatus , ûs, ordre , mandement de 
venir. 
Coi-Licacarius y a , légataire avec 
un autre. 

DE-LEG5,-3rc, donner commitTion , dé- 
puter; 1°. apoflcr, fubroger, fubftituer; 
■\°. céder. 

Dr-hïGatio, o/if j,députation, procuration,- 
(ubrogation, 

PRiE-LFGa,-are , léguer un bien à pren-- 
dre par préciput , avant de partageravec 
les co héritiers. 

KE-Lï.co,'are , bannir, chaflcr : relé* 
guer , renvoyer. 
Kt-LtGado,-onis, exil, éloigtiemenf, 
Sub-Lego,- «re, fubfiituer un héritage» 

XL 

LAP, Pierre. 

De La , lieu , qui refte en place, vin- 
rent le Grec Lat, Lith , Lxas ,- 
pierre; & cette famille Latine. 
Lapis, idis , pierre; 2°. pierre pré- 
cieufc; 3°. hébété, ftupide-,4°.pierre 
pofée près du grand chemin pour 
marquer les diftances. 
LAP;o,-irî , pétrifier , changer en pierrei 
LAPi2Iw,i ;LApf//u/uf , jj petit caillou j 
i". picrro précicufe. 



jSi DE LA LANGUE L AT. 

hAfîdeus , a, urn, pierreux, rempli de 
cailloux. 

'LKfidofua.s , ans y difpofîtion à la pétrifi- 
cation. 

LAvido,-are, lapider, accabler Ibus 
les pierres ; lo. mettre fous une 
tombe. 
Lh?ida:or, oris , celui qui jette des pier- 



L^fidatio , oni: , l'adion de jetter des 

pierres. 
LAPft/iTrfuj, a, uw,qui concerne les pierres. 
hkfidariui , ii , ouvrier qui travaille aux 

carrières ; i°. Tailleur de pierres. 

LAvidefco, -ère , fe pétrifier, fe chan- 
ger en pierre. 

B I N o M I s. 

LA?i~CiDa, «, tailleur de pierres : de 
Cxdo , tailler. 

LAPz-CiDinc , te ; L,JiTidî-Cma , a , car- 
rière , lieu d'oii l'on tire des pierres. 

Composes. 

De~LAvido,- are , ôter les pierres; 
i". paver ; 3'. diflîper. 

Di-hhPido t - are , ôter les pierres d'un 
champ; 1°. dépenfer, diffiper. 

Di-LAPidatio , onis , l'aâion d'ôter les 
pierres ; i°. dégât. 

E-LAPirfo,-are, épierrer, ôter les pierres. 

'E.-LKvidatio , onis , enlèvement des pier- 
res qui font dans un champ. 

Autres Dérivés, 

i.LivaSfadisy 7 poiiïbn à coquille, 
Lor^j , adis , } qui s'attache aux ro- 
chers. 
1. Lividium, ii ^ paflerage, plante. 
3 . L-Evidoies , « , forte de pierre pré- 
ci eufc. 



L lieu. p32 
XII. 

Famillts Grecques. 

De Lab, Law, pierre, les Grecs 
firent les mots La as, Las, Lat , 
LiTH, qui tous fignifierent chez 
eux , pierre , rocher : de-là, 

LAT-omia, arum , carrière ; de Tamo^ 
tailler, & Lat, pierre. 

LATumiurn , ii, inftrumcnt à .irer les 
pierres d'une carrière ; i", condamna- 
tion aux mines. 

L.KVTumarius , ii , qui fè fait foii vent con- 
damner aux carrières , aux mines , à la 
prifon ; ici La ut au lieu de Lat , ce mot 
venant de Latomiœ. 

Binômes. 

I . Lnh-Argyrium , zï, ) iirarge d'ar- 
L\Th-Argyrus , : , \ gent, plomb 
qui emporte les Icories 
de l'artrenr. 

o 

1. Lit ho-Colta, a, mortier, ciment dt 
pierre. 

3. Lirho-Spermum , i , gremil , plante, 

4. LiT/!(5-5frotuj- , a, um , pavé. 
LiTho-Strotum , i , pavé de mofaïque. 

5. Luho-Tomia , « , art de tailler la 
pierre , la gravelie. 

Lir ho-Tomus , i , Chirurgien qui taille la 
pierre. 

6. Hexeconta-Lit/zoj^ /, fbrte d« 
pierre précieufè. 

LI, LU, 

Plaifir, Volonté. 

De L , nom des cris de Joie, des fen^ 
fations agréables , vint le mot Lu , 
Li , Lo , qui défigne le plaifir, l'in- 
clination , la volonté , la faculté 
Q q q ij 



Ç.S3 DÎCTIONNAIPv 

de faire ce qui plaît , la liberté : 

de-là une foule de mots en toutes 

langues. 
En Hébreu , T) Lv , Dieu veuille , 

plaife à Dieu. 
En Gr. E-LEViheros , libre. La-o , 

vouloir. 
Et ces familles Latines. 
I. 
Li-BctJ'uit , iitum ej}, ère , ? ilplair, 
Lmcjcit, 3 i! a plu, 

on a envie. 
Coi-LiEff ,ere, plaire, être agréable. 
LiBens , ii- , qui fait volontiers, de bon 

eœur, fans ccntraintc. 
LlBenfer , de bon gré , de bon cœur , vo- 
lontiers, de bonne grâce. 
LiSfmia . a--, complaifancc, csudefcen- 

dance , liberté d'agir, 
L.iBirum , i , volonté, bon plaidr. 
his ''■'oi -in i! ; L'^aido, inis , inclination , 

dc/îr ,■ z". débauche , déreg-lemcnt ; 

3°. dc(îr Jcfordomé, paffion déréglé;. 

LuB« , il fait plaifir , on a trouvé bon_ 

LvBentia, œ , Déeiïe de la coirpIai:ancc. 

hiBidinofus , a, um , débauché , porré 
aux voluptés, déréglé , qui luit fon ca- 
price ; fujet à fon plai'ir, 

Lisidinosè , avec dérèglement , avec dé- 
bauche, 

LiBidinor , ari, s'abandonner aux plaifirs , 
fe donner à la débauche. 

Composes. 

Ai-LuBf/co ,ere,, plaire, êtte agréa- 
ble; i*'. condelcendre , déférer. 

Ah-hvEen-ia., x; Ai-LvBffcentia , «j 
condefctndancC) déférence. 



E ÉTYMOLOG. P84 



VKO-Lvmdo,ims,> ^^j^^^,^ 
Pro-Lue/z/ot, ii , 3 
PpR-LiEf f , il plaît très-fort. 

PER-LiEe/îter,jrès-volontiers. 

II, 

Liber, m, le vin ; parce ^uil réjoui f 
le cœur: 2°. Bacchus , Dieu du vin, 
Lj-Bf.na/ia, ium,\es fêtes de Bacchus, 
LiBERd , ce , Proferpine, 

I I L 

I. LiEer,a, lun , mot-à-mct , qui faif 
fa volonté , libre , qui n'cfl point 
cfclave ; r^. franc , exempt , dé- 
gagé 5 5^. fincère 54°. digne de foi, 
qu'on reçoit en témoignage à eau- 
fe de fa condition libre. 
X. 1.1-Ëeri, orz/w , enfans d'unperc& 
d'une merc libres. 

Il Liserù , e , qui eft fans cnfans. 

LiBfre, librement, fans contrainte J 
fans craindre, 

hiBnralis , e > généreux , magnifique ; au 
fens propre, qui eft né de (.onditi-on 
lit n , de bonne famille ; i*. digne d un 
homme comme il faut, en perfonne de 
qualité ,■ 3°. donné libéralement. 

Li-EtTiitiias, is-, générofîré, magnificence. 

L.iBer.diter , en j erO-r-ne bien née, en 
gabnr homme, noblement; 2=. large- 
ment , avec magnificence ; 3". douce- 
ment, avec bonté; 40. de bon coeur. 

C M POSES. 

Il LiBrK<ï//'5 , m. f. le , «.ffrvife , for- 
dide, honteux ; z°. bas, meficanr, 
malhonnête, indigne d'une per- 
fonne bien uée ou d'un homme 



p8j D E L A L A N 

dlionneur. 
li-LiBiralis cïhus , mets de pauvres 
gens. 
Ii-LiBErâ/iVaj , afis , bancffe ,niallionnè- 
teté, grofTiercté ; 2". Epargne baïïe & 
(brdiJe, avarice. 
Il-L' BErii/;t?r , d'une manière baiïc , grof 
fierc, malhonnête, fordide , Src. 
PEB.-LiBfr.î/)f?r , fort libéralement, avec 
beaucoup de libéralité. 

pRyE-LiB«r , a ^um , fort libre. 
IV. 

1. LiBdro j'dre , affranchir, délivrer , 
mettre en liberté ; 2°. jultifier , ab- 
foudre. 
IiBfran'o , onis , délivrance , affrancIiifTe- 

menc. 
LiBSTiifor , oris , libérateur. 

1. L\i,enas , atis , franchife , liberté , 
pouvoir de vivre à fon gré ; 1°. 
fincérité ; j*. licence , libertinage. 
^.L\Bertus , i f Affranchi d'un Parti- 
culier ; 1'. devenu libre. 
Liiterta , a , affranchie , femme mife en 
liberté. 
LiEfrtinuj, i, fils d'affranchi ; 1°, affran- 
chi. 
hmertind ,a , fille d'affranchi ; 20. affran- 
chie . î°. femme débauchée. 
LiEerrjV7itar,nt/c, condition des affranchis. 
LiBerto,-are , affranchir , rendre libre. 
CcL-LiBerfi/J , i, affranchi, mis en li- 
berté avec un autre. 
V. 
Lie, être permis. 
ï. Lic£o, es , cui , citum j ère y être 

permis; i". être mis à prix. 
"Liceni , tls , enchérifieur j qui mer à 
l'enchère. 



GUÉ LA T. L libre. 9^0 

Liceor , eri;' , chus fum , eri , enchérir, 
oTrir plus que les autres; 1°, apprécier, 
mettre à prix. 
i. Licet, cuit f citum ejl , ère, il eft 

permis, permettre. 
Licef, conj. bien que, quoique. 
Licitum eft , on peut , il eft permis. 

Lic«/2/id, «,permi(ÎIon , congé ; i", 
licence , liberté trop grande; 5°. 
dérèglement. 

Licenter , avec permiffion ; i". licencieu-f 
fement. 

"Licentiofiif , a , iim , qui prend trop de li- 
berté; z". licencieux. 

Composés. 

Il-Lic//<;, Adv. illicitemenr , d'une 
manière illicite ou non permile. 

Il hicitus , a ,um, illicite , qui n'eft pas 
permis. 

^L-Llcentiafus, a , um , Immodéré, dé- 
réglé. 

lM-Lïc<;/7ffq/i/r, a um , exceffif, immoJéré, 

Pr£- Lrcî^fer , adv. très - liccncieufe- 
ment , avec beaucoup de licence , avec 
trop de liberté. 

3. Liciior,-ari , enchérir; i^, com- 
battre; 3*'. lictter. 
Lrc/fafor, oru, enchérliïèur, 
Liciratio , cnis , enchère , licitatlon. 
E-Licifor , nris , ari , mettre enchère j 

enchérir au-deffuS d'un autre. 
lL-Lic;fjfor, oris , Voye^ Emptor, 
IN-Licifafor , om. Voye'^ inliciator, 
ln-Licnator , oris. Acheteur. 

VI. 
LIQ, LINQ, laiffer. 
De Lie , permettre , livrer à foi mê- 
me, vinrenr,par le changement de 
C en P , 



P87 DICTIONNAIR 

Le Gr. Leipo ôc Liurano , lailfer. 
Livfana, orum , reftes; i°. reliques. 

Et fans changement , 

Le Latin Liq«/ , j'ai laifle , j'ai aban- 
donné , qui le nalalanc , fit au pré- 
fent LitiQuo. De-là cette famille: 

LiNQKO , LlQKI, LlCT Um , LlNQ«Értf , 

laiffer, dclailler, quitter, abandon- 
ner. 

Composes. 

^e Licusporcus, i, petit cocbonfëvré. 
T>E-Li<iuium , ii , perte , manque ; i°. dé' 

faillance , foiblefTe ; 5". éclipfe. 
De-LiQwuj ,a, uni , dont on a befoin. 
De-Linquo , is , liqui , liclum, guère , man» 

tjuer , commettre une faute , faillir. 
DE-hiaum , i , faute , offenfe. 

Ke-Lïcuo , onis , abandonnement , 
abandon, délaiflèment. 

RE-LiCfuj , Ls. yoyei Relidio. 

Ei-Liaus , a , um, de Relinquo ; Rellâla 
reperere, répeter Ce qu'on avoit omis. 

'Ri-Lmo.uens , tis , qui iaiife , qui aban- 
donne, 

Re-Linquo, is , liqui, llôlum , quere , 
laifTer , quitter , délaifler , abandonner. 

B.elinquere arrhaboni , laifTer , ou donner 
en gage, 

RE-Licuuf, a , um. Voye^ Rcliquus, 

Ki-LiQ.ua , orum , n. pi. reftes , ce qui 

refte dû, reliquat de compte. 
Re-Liqi;œx;o , onis , arrérages. 
RE-LiQuatar , oris > & 
RE-LiQi/afrix , fcij , celui ou celle qui 

eS en refîe , qui doit des arrérages. 
Re-Liqu( , orum, les autres, ccu.x qui 

rcftent. 
RE-LiQui« , arum , refle , renant , ce qui 

rcfle, réfidu , reftes ,• i».reliqucs, ce qui 

relie des morts. 



E ÉTYMOLOG. 



$t% 



RE-LiQuor , an'r , atus fuin , ari , être en 

arrérages , devoir de leflc. 
Re-Liquuto, i, rcfte, reliant, ce qui 

refte, réfîdu. 
Re-Liquuj ,a, um, qui relîe, reliant, 

relié. 

Composas de ReIINQUO. 

DE-RE-Lic/io , onis, & 

Dekb-Licius f ûs , abandonnement j 

dclailTement , abandon. 

Di-Re-LinQuo, is y ui , liSlurn , guère, 
laifTer à l'abandon , ab-indonner , délaiP 
fer , négliger , quitter. 

Composes Grecs. 

Ec-Lipjis , is j Eclipfe du Soleil ou 
de la Lune. 

Ec-LiPiicus , i , Ediptique , cer- 
cle qui pafle par le milieu du Zo- 
diaque , & qui repréfente le che- 
min que fait le Soleil dansfoa cours 
annuel. 

L 

Dcfignant les fluides de toute efpcce. 

De L défignant les fluides , tout ce 
qui eft coulant & liquide , dérivè- 
rent une multitude de familles. 
I. 
Lac, Lait. 
Lac , tis , du lait , liqueur blanche. 
LACteus , a , um , de lait ; blanc comme 

lait : laâé. 
Lncreo,-ere, tettcr , fucer du lait, avoir 
àa lait. 
LActefco,-ere , devenir lait , avoir du lait. 
LachoIus, a , um, de lait , blanc comme 

du lait. 
Lacîc , tis , du Uit, 



psr^ D E L A L A N G 

L^ctes , {iim,hh ou laitance des polfions, 
ris de veau. 

LActo,-are , aîlaiter ; i'. attirer par 
l'efpoiry 

LACf.jriuJ- , a, ujti , qui tctte , qui cft 
apprêté avec du lait. 
l.f.crr,rium , ii, laiterie, 
L/.aarius , ii , Pâtifller. 
L,Actaria , orum , l. laitage ; i». viande 
'Lf.ctamia , ium , ■' de lait. 
ï^kctams , ùs , allaitement. 

Plantes Laiteufes. 
t. LAcfaria , « , titliynialc , plante. 
». LActoris j is , efpccede plante. 
3. LActuca, g; LACfucu/a , a, laitue, 
plante.- 

Composés. 
ÂB-LActo ,-are , fevrer , ne plus bif- 
fer tetter. 

AB-LACtatid, onis , l'aûjon ou la manière 

de Icvrer. 
DE-LActo , are , (êvrer , ôter le letton. 
DE-LACtdtio, onis , l'adion de fevrer. 
E-LACtefco , ère, fc tourner en lait. 
E-LAcro , are , fevrer , ôter le tetton. 
Cot-LActeus , a,um , Se CoL-LACianeus, 
UfUm , frerc , fœur de lait. 

II. 

L A C R , larmes. 

D'A c , eau , vint le mot Lacr , lar- 
mes , que les Grecs prononcèrent 
Dakry , changeant L en D. 
LAcryma,a, ^ larme, petite gout- 
L Ac h ry ma, m, S- te d'eau ou d'une 
1. Acrima y tt ) ) liqueur quelcon- 
que , mot-à- mot , petite eau 
ou goutte d'eau : de Rum & 



UE LA T. L fluides: 990 

RvM, en Celce, petit; & de 

Lj4c, eau. 

LAcrymu/a , petite larme. 

LAcrjmo,-are , \ jettcr des larmes, pleu- 
LAcrjmvr,-arif.^ rer, 

LkCrymofus , a, ûm, pleureur, qui verfc 
des larmes , qui caufe des pleurs , qui 
diftille une liqueur goutte à goutte, 

EACrjmoje ,. en forme de larmes, avec 

larmes. 
'Lkcrymaxio , onis, larmoyement, dillil-r 

lation d'un fuc. 
LACryrntibundus, a, urn, éploré , qui fond 

en larmes. 
'Lhcrjmahilis , e , déplorable. 

Composés, 

Ao-LAcrymo ,-are , pleurer avec quel* 
qu'un , pleurer beaucoup. 

CoL-LAcrjimo,-are , \ mêler (es larmes 

Coi-LAcr/mor ,~uri , i avec celles d"ut5. 
autre. 

Co-L-hkcrymaxia , onis , pleurs de con- 
doléance, 

DE-LACrjmo ,- arf , larmoyer. 

H-E-LKcrjmatio , onis , l'adion de pieu-- 
rer, larmoyement des yeux. 

'Di-Lhcrymo,-are , verfer des larmes. 

li-LACrymo,-are, "i répandre des pleurs, 

iL-LACrymarj-nri, -» dégoutter. 

Il h.KcrymahUs , e, qui ell infen/îblc à 
la pitié , qu'on ne fléchit point par les 
larmes; qu'on ne pleure pas. 

SuPfr-LAcrjmo.-ar? , pleurer deiïus, 

S\js:-Lhcrymans , tis , larmoyant. 

III. 
L I Q, Liqueur. 

LiQiior, oris , eau , fuc , jus liqueur. 
LiQuidu! , a f um , qui cou'e comme de 
l'eau , fluide ; i". fondu , qui eft eir 
fonte ; j", clair , pur comme de l'eau,. 



<?i rDICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



iiQuu ,- are , fondre , liquéfier. 

LiQaor , eris , qui , \ Ce fondre , couler , 

LÎQuf/co ,-ere , i diftiller; i°, fè pafTer, 

'LiQ.uidum , i, l'eau. 

hifluens , tis , coulant. 

Liciuentiùs , plus clairement. 

LiQ,uaii/is , e, qui fe fond bien. 

'LiQuamen , z/iw , jus , fuc exprimé d'une 
chofc , coulis , gelée de viande. . 

"LlçiuarnÎTiofus y a, uin , rempli de jus. 

LiQi;f/.7r;o ,-frf , fondre, diiTbudre, ren- 
dre coulant comme de l'eau,- z°. amol- 
lir , eftéminer. 

^^Q"^/^^''"'?"'^'} fonte, fufîcn. 
LiQ,uaiio , orns, -^ 

\ Liquator , oris , fondeur. 

Liiiuatorium , ii , couloir , creufet, 

"LiQîui , ère , il cft clair comme de 
l'eau , évident, certain. 
'LiQ.uiàà & I-.iQ,uidê , clairement , nette- 
ment , sûrement. 
hiQuidiufcul'j^ , a , ifm, un peu plus clair, 

plus liquide. 
LiQ ;i(iit.!j, ath, la clarté de l'eau , net- 
teté , férénité, liquidité. 

C o i^i p G s É s. 

Cot-LiQ^ueo , es , cui , ère ,-> le fon- 
ÇoL-LiQuefcOf-cere^ ^ dre, de- 
venir liquide. 

Coh-LiQuefacio , -ère , fondre , difToudrc. 

Ccii-LiQKaao , onis , écoulement , flux. 

CoL-LiQ[i;«, arum, gargouilles, gout- 
tières , rigoles. 

CoL-Liczij, arum-, tuyaux, canaux, 
rigoles pour faire écouler les eaux. 

E Lices , um, rigoles, gouttières. 

E-Ljx, cis, canal pour faire couler l'eau. 

E-Li<iuefco,-ere , fe fondre , devenir li- 
quide, 

E-LiQuo, -are , cdaircir, clarifier , faire 
couler. 



$92 

I E-Liq:/ûn:en , ïnis , Jus , fuc . liqueur. 
E-LiQuaii//j, e , qui fe fond, liquéfiable, 
IN-Lrcex, cum, gouttières. 

PER-LiQKfo ,-ere, l fe fondre en 
PER-LiQi^e/co ,-«re ,) liqueur. 

PEa-LiQuirfuj, a, um, très-liquide. 
DE-LiQt(o,-.'ir^, vcrfer une liqueur dans 
un vaifTeau , diffoudre. 
IV, 
i.Lix,c/V, lefTive , cendre mêlée 

avec de l'eau. 
Lixia , a , um , cuit , bouilli dans l'eau. 
Lixaruj,^, um, détrempé, bouilli dani 
l'eau, 

Lixii'i'a , i« , \ , rr 
T .. ( leflivc. 

L,iXi!.;um , n, -^ 

hixhius, a, um,\ de la leiïive , quj 

L,ixiuus , a , um , ^ concerne la IcHive, 

z, Lixa , te , goujat , valet de foldat , 

celui qui fait bouillir la marmite , 

qui lave le linge des foldats, 

Lixiilundus , a, um , qui s'engage à fer- 
vir comme goujat. 

^.Lixu/a, a, gâteau qu'on a fait 
bouillir ou cuire dans l'eau. 

E-Lixiij, .1, um , tiré par cxpre/Iion ,' 
qu'on fait bouillir dans l'eau. 
Y. 
De Lac , liqueur , vinrent les noms 
des objets dans lefqucls font con- 
tenues les liqueurs. 
1°. 
Lacwj.- , ils , grande étendue d'eau , 
rcfcrvoir d'eau , cuve , badin , en- 
chot mis fous le preifoir , logette. 
Lacu/cuIus j diminutif. 

Lkcund , «, mare , folTè , creux où l'eau 
fe ramallc ; fondrière vuide ; brèche, 
lacune, 

_^ hAcunofusi 



DE LA LANGUE LA T. L fluide. 



S9i 

LACunofus ta,um, creux , enfoncé , où il 
y a des fondrières. 



LAcena , a , bouteille , flacon ; Gr, 

AATuyoç. 
L.AGuncuLi , a, carafon. 
Ltcia , œ , pinaflc , pinque. 
VI. 

L A V , laver , dans le fens d'arrofer, 
de baigner. 

I». 
Lavo ,-are,8i Lavo , is, vi, lotum Se 

lautum , ère , laver , le baigner. 
Lav. ïtus, a,um,^ 
LvTus ,a, um, S lavé , arrofé. 
Lotus y a , um , J 

LAvarrijc , cisj baigneur, lavandière. 
L^vamentum, i, -^ l'adion de laver, 



amentum , z , ■> rafti( 
'Lkyatio , onis , S bain. 

LAvacrum, i , bain où l'on fe baif^ne. 

Lwandritz , orum , ce qu'on met à la lef- 

^ve, linge fale. 
LAVatrina, œ) ( LAirina , de hwatrina. , 
LAtrina , te , ^ par f) ncope ) ; bain ; 
LAtrinum, i, ) ï°. cgoût, évier , cloa- 
que ; 3°, garderobe , lieux fecrets. 

LAvtus', a , KOTylàvé , baigné, qui 
s'cft lavé, propre, poli , délicat; 
2 . magnifique , fomptueux. 
L-wtolx , arum , l 
Lhvtulx , aTum , J ''^'"s publics. 
LAvtiufculus ,a,um, bien lavé , baigné ; 
zo. propre, élégant. 

■^otiriœ , arum , farine de froment 
arcofée d'eau ; z". propreté d'un repas, 
délicate/Te des viandes. 
LAUfirf.z , ce , magnificence , fomptuofité. 
Orig. Lia, 



99-i 
LAVtia , orum, préfens faits aux Ambaiïa' 

deurs à Rome. 
LAUre, après s'être baigné Sf bien lavé: 

proprement, rplendidtmcnt , fomptucu-; 

fement. 

5". 
Lotio f onis , lavement , l'aiflion de 

laver. 
Lotium , ii , urine , piiïat. 
Lotiolentè , lalement , étant couvert de, 

piiïàt. 
Lofor, is , laveur , baigneur. 

LoTura, «, blanchiffage ; i". blanchit^ 
feufc. 

Composés. 



CiKcum-LAvo y as , lavi & /avavi , 
lavatum , lotum & lautum , are , 
laver tout autour. 

T^t-LAVo,-are , nettoyer av.ecune liqycur. 

E-LAV0,-ar3 , laver. 

E-LAUtoi , a , um ^ Part. d'Elavo. 
Ii.-LAOfuj' , a,umt ^ qui n'eft point net* 
li-Lotus , a, um, $ tojé, rincé. 
PRA-LA»/o,-arf , laver auparavant. 
Pb^x-Lavius, a, um , bien lavé, fojt 

fplendide. 
RE-hwoj-are , laver de nouveau, 
StiB-LA>'o,-are, fc laver ua peu. 
Semi-Lotus , a , um , à demi-lavé : oq 

dit aufli SiMir-Lotus. 

. .iîfij^;r.ti , ■ ■^ .r . . . 
Lusfro y-are f faire des afperfions d'eau 

bénite , purifier. 

Lvstratio , is; LvStrum, z, expiation, 
purification. 
Lvjtralis , e , expiatoire. 
CoLrLcsf ro,-«T(;, nettoyer, layer, 

VII. 

LU, laver , dans le fens d'expier , 
de nettoyer. 
Rrr 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 99^ 



90-) 

"Lvo , is 5 ui, ère , laver , expier , (â- 

tisfaire, payer. 
Li'A , œ, Déeiïe des expiations, pour 

laver les fouillures, 
LuEj, ij, ce qui lave, débordement d'eaux 
de neige; i°. ce qu'il faut laver, expier, 
• efEicer ; 3°. fléau à expier , comme la 

perte , les contagions. 
Lde/a , ce , expiation , punition. 
Luir'o , onis , expiation , paiement , fàtis- 

fadion ; 1°. rachat. 
Lviturus , qui expiera. 

Composes, 
Ab-Luo ,- ère, laver , nettoyer > ôter 
en lavant ; i". arrofer, fe laver, le 
juftifier d'un reproche. 
AB-Luf/o , onis , ablution , nettoywncnt, 
lavement. 
AB'Lvvium , ii > inondation , déluge. 
. At Luj , ère , baigner, arrofcr. 
AL-hvvius, a 1 um , terrain que la ri- 
vière a laifTé à fec en fc retirant, 
AL-Luviîj , ei, ■> débordement , ravine, 
Ah-'LvvioiOnis, > torrent ; i", crue d'une 
rivière, 

CiRcum-Lvo yere , mouiller tout au- 
tour , environner d'eau. 

Cmcum-Luwo , onis, torrent, déluge d'eau 
qui eiirironnc. 

Cf Kcum-Lvvium , ii , lieu dont une ra- 
vine a fait une iflc. 
CoAL-Luo, is , ui y'ere , baigner, ar- 
rofer , couler autour , avec ou con- 
jointement. 
CoL-Loo ,-f re , rincer , gargariser. 
Col— Lui'fsj , ià , égoûc , • amas d'eau 
fale; i°. canaille ; ;"; grand embarras. 
CoL-Luw , o«ij:,_confiifi«n^ aifcniblage, 

cloaque , évier. 
CoL-Luviaria , orum, égoùts , cloaques. 
CoL-Luvia/ij, e, & Coi-Luyjarjj 9 e, 
d'égoût , de cloa^uç. 



DE-Loo,-ere, détremper, tepairer 

dans l'eau. 
Di-Luo, ère, délayer, mouiller ; i'.effa*- 
cer , affoiblir ; 3°. expliquer clairement,- 
Di-Lofum , i , infulîon. 
Di-Lut«ùj > plus trempe , avec plus 

d'eau. 
Di-Lcr/îT , ei , & Di-Luvium, if, dé- 
bordement d'eaux , déluge. 
Di-Lui'ia/iT , e , de débordement d'eaux. 
_DI-Lu^'io,-are, inonder, couvrir d'eau. 

E-Luo ,-ere , nettoyer en lavant , e(>- 

facer. 
E-Luf'/j , a, um , lave ; infîpidc, fade.- 
E-Lu!'.'fJ, ei , lavafTe, ravine d'eau. 
E-Luz'fo, onis, déluge, inondation. 
ÏL-Lvviei , ei , crafle , faleté , ce qui 
n'cft pas lavé.. 
Ït-Lvviofiis, a, um, qui n'eft pas lave, 

fale , erafleux, 
Jv-Lviies , ei , ordure , ce qui n'eft pas 

nettoyé. 
Ih-Lvnbilis , e , qu'on ne lauroit laver , 
nettoyer. 

IL-Lufi-Bizriuj, barbe qui n'efi pas lavcV, 
fale. 

lNTer-LDO,-ere , arrofcr en pafTant , cou- 
ler entre. 
Per-Luo ,-ere, la,ycT entièrement. 

PoL-Luo ,-ere l'oppofé de nettoyer, 
laver j ce Verbe fignifie falir, fouil- 
ler, profaner , gâter. 
Poi-Lutio , onis , profanation , fouillure. 
Pot Lnbrum , i , bartin à laver. 
IM-Poi-Letui, a , um , qui n'eft pas 

fouillé. 

PoL-Lio , onis , laveur de morts , qui les 

embaume , qui fe fouille en lavant les 

morts. 

PnjE-Lvvium y a , la mer d'airain , 

grande cuve dans les bains publics. 



PP7 DELALANG 

VKJEter-Lvens , tis , qui coule devant, par- 1 
devant , au long , le long , auprès. | 

Pro Luo, is , lui , lutum^ ère , net- 
toyer ; 1°, arrofer , huiïieder , 
mouiller beaucoup. 
PRO-Liiy/w , ex , ~\ écoulements d'im- 
PRO-Lu!ium , ii , S mondices, ravines , 
Pro -Luiio, onfj-,) flux. 

Re-Luû ^-ere , dégager , retirer. 
SuB-Luo,-»re, baigner, laver en partant. 
Si'B-Li'i'iïj , ei , ulcération jettant du 
pus, ordure, fuc vitié. 

Binômes. 

Mal-Luv/<», âTum , baflin à laver 

les mains : de Man , main, changé 

en Mal. 
P£L-Luviâ , tt 1 baflin àlaver les pieds : 

cuvette, jatte: de /«fj, pedis, pied. 

On dit aufli : 
PELLuv/i^/« , a , & Pelv/j. 
PfL-Luo ,-fre ; Pir-Luo ,- ère ; laver 

entièrement. 

VIII. 

Divers pé rivés. 

1. L\^urna , a*} Frégate , Galiote , 
Livurnica > <e , j Brigancin. 

LiBORnicuf , a, um, bon voilier; Ȃ. qui 
concerne les petits vaiïïeaux. 

Lie URnicu/n imperium , ii. Amirauté, 
commandement des flottes. 

LiBURnum,/, brancard, chaife à por- 
teur. 

z. Lien, rnzj , ratte , elle eftipongieu- 

fe , humide. 
LiïNicui , a,um iLiEvofus, a, um, ra- 
teleux , qui a des vapeurs. 

3. LiEUTerU , « , lieiitcrie ; i *. flux 
de venue. 



UE LA T. L fluide. pp8 

LiEii.-enVux, a, unit attaqué de la lien- 
terie. 

4. LiNTfr, tris , Chaloupe , Canot > 
Nacelle ; en Gr. lèlon Priscien', 
Lintér , du genre féminin , mot-àr. 
mot , qui va fur l'eau. 
L iHTrif uZuj , i , petit cfquif. 
Li«Trariuf , ii , batelier, matelot, 

IX. il 

Famille Grecque. 

De LiM eau , les Grecs changeant 

L en N firent les mots : 
NympA«, Nymphes , mot-à mot^ les 

Déefics des Eaux. 
NYMvkiaô , avoir peur de (on image 

dans l'eau , avoir peur de rien , 

être hors de fens. 

Les Latins rendant à cette Famil- 
le la prononciation de L, en firent 

ces mots : 
LY-Mvho,-are , faire perdre l'efprir ," 

mettre hors de lens. 
LYMPAar,-ari , devenir fou , être vî(îon- 
naire. '." ' 
LYMfharioyvhiy; Lryiphatus , ùs , extra- 
vagance , trouble d'efprit , folie , fureur. 
LyMfhancus , a yum, frénétique . inHn'c» 
furieux; 1°, qui trouble rimagination. 

X. 
Lam , LiM , Eau. 
I. La M(Z, «, lieu plein de boue, fon» 
driere ; vivier , réfervoic pour le 
poilTon. 
hkmx , arum , brifans , écucils. 
1. Liu~Pidus ,a,um j clair , tranlpa- 
ceut. 

Rrr ij 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. looo 

7. L]?pus ,a, um , cliaflîeux , qui a 
mal aux yeux j z °. un gueux , un 



$99 

hiM-Pituào , mis , tranfparence. 
'3. LiMKi , i , fange, boue; i". fillon ; 
3 0, aufig. jupe , cotillon. 

isiMofus fOyum, bourbeux , limoneux. 
. l^iMofitas , atis , limon , bourbe.. 
LiMc,-flre, couvrir de boue. 
LiiMarius , a , um., fangtux. 

,' Composes. 
Ïl-Limîj, m.f.me, n. clair, (ans bour- 
be , qui n'eft point trouble. 
Ob- LiMa/«i , atUmyPart.àz: 
Ob-Limo,<ij, <jvi, atum,are, en- 
graifler avec du limon i z*. mar- 
ner; 5". corrompre , gâter ; ^°. 
aveugler; 5°. pour Obligurio. • 

c XI. 

"i. Lem^wj, j, felouque , frégate, 

'Lt.MBunculus , i , corvette , barque. 
LEMBariuj , ii , foldac qui monte les 
vaiiïeaux. 

2. JJoms de diverfes Plantes. 

LiMcvium , iiy poirée fauyage. 
X.iMeum , i , forte de plante vénéneufe. 
LiMNf/îum , il, petite centaurée. 
hiMonium, ii, la pyrole, plante. 
LiMO/îJarej, (», émeraudes, ^^ 
LiMoni^ , <E, anémone , fleur, 

|. LiMoniades , ^«wi., Nyjnplies. des! 
prés & des fleurs. ; 

"LiîAniades , um , Nymphes des lacs. 

4, LoMeniurn , i , cendre bleue , lef- 
iîve , couleur.' 

15 . LYTra ,a , loutre ., anîrnal âmphi-; 
bie , & qui fe conftrui.t, des caba- 
nes dans l'eau. 
-{«•,LiMd ,<e , chaffie , humeur blan- 
châtre qui s'am^fle au coin des yeux, 



miférable. 
Lippio ,'-ire , devenir ou être chaffieux ; 

i". avoir mal aux veux. 
Lippirtir, on devient chaffleux. 
LiPfitudo , inis , chalTie , maladie des 
yeux. 

XII. 

Lu TK/K, bourbe. 

LvTum , i , eau faîe , mare , fange j 

boue , vafe , argilte. 
LvTeu! , a , um, dz limon , de boue , 

d'eau falc , de terre , vil , bas. 
Lvrofus , a , um ; Lirulentus , a , um , 

bourbeux. 
LvTosé, d'une manière falc , vilaine. 
LvTO,-are ; Lviulo.-are , enduire de 

terre , poiffer , rouvrir de boue , écla- 

bouffer, barbouiller. 

Lu Ter , erii , un baflîn , une cuve. 
LuTe/co.-erf, devenir bourbeux, fangeux. 
LuTrtriuj- , a,um ; Lvrer.fis , e , qui vit 

dans l'eau falc , dans la fange. 
LuTamentum , i , mortier , argille pétrie 
avec de l'eau. 

Composes. 

Col-Lu/h/o ,-are , éclabouffer , gâter 
avec de l'eau fale 2". diffamer, 
ternir la réputation. 
Coi-LuTu/atiojOnijyéclaboufTure, falif- 
flire de boue. 

De-Luto ,-are , couvrir de fange , de 
tç.rre grafle , de mortier. 
Dt-hvTamentum , i , lavage ou crépis 
avec du mortier de te^-re , de la terre 
glaife ou graffe ;» ^' . boue , mare. 
Ë-Luxia , Orum , fnétaux dépouillés de 
leur terre par l'eau qu'on a fait paffeir 
^effus j 1°, lavure d'gr ■ . 



icoi DELA LAN G 

E-LuTrzo y-are , Verfer d'un vafe dans un 
autre , fbutirer , féparer de la lie. 

XI ir. 

A-L Uta, 

A-Lvra, mégie , peaux préparées à 
l'eau. 

A-Lvramenfum , i;A-Lvramen , inls , 
marchandife de méglfTerie. 

A-LvTdmentarius , H , Marchand Mégîf- 
fîer. 

A-'Lvtut'ius , ii , MégllTier , ouvrier en 
mégiiïcrie. 

A-Lyrarius , a,um,de mégîc , de méglC- 
lêric. 

XIV. CLO. 

De Lues , égoût , Ce forma cette Ei- 
niille : 

Çloac^i, a i égout. 

CLOACiiZa,«, petit égout, 
CLOAco,-ar«, falir, fouiller. 
CLOAc.aîis , e, iî , d'égoût. 
CLOAcarium , îî , taxe pour les boues; 
i". impôt pour nettoyer les égoûts. 
CtoKcina , <t , la DéefTe des égoûts. 

Famille Grecque. 

î. A-LiPTA , Aliptes , ( de Leibo , 
oindre). Celni qui frotroit d'huile 
ceux qui fortoientdu bain , ou les 
Arhlètcs & Luteurs, avant le com- 
bat ; garçon de baigneur. 

Â-Liprerium , ii , le lieu où l'on frot- 
toir d'huile les Athlètes. 

2. A-Lytarcha , Grec A-Xul-apxm , 
Chef , premier Commandant qui 
ne peut être change : de Lyà , dif- 
foudre , &ca, non. 



UE LA T. L fluide. 100.2 

5. Ana-Lys/j, is , f. analyfe , réfo- 
lution , folucion ; z°. divKîon , ré- 
duction d'une chofe à fes principes. 

4. CLuo;cLUtfo,.fr£,purgcr;deX«c;, 
laver ; Grec Xot^s , louo. 

CtYsmus , i, purgation ; du Grec Kwm i 

Kljo , laver , purger. 
Catiz-Clysotuj , i , déluge. 
CLYsier , is , Grec KAvr»p , lavement, ù-i 

nngue. 

Ciyster'^D^-are, donner un remède. 
Clum« , arum , pouffière d'orge , balle. 
Ctvta ,œ,Gt. Kau/«v , Kiudân , Kljdên . 
flux de la mer , onde , flot. 

LU. 

Lu, mot primitif. Celte, Grec, La- 
tin , Arabe, &:c. qui défigne la lu- 
mière , & tout ce qui y eft relatif. 
De-là une multitude de familles 
Latines. 

I. 

Lux pour Lues, cis , lumière, clarté, 
jour; 2°. éclat, gloire; 3°. yeux-, 
vue; 4". brillant, feu; j«.faironi 
6*. terme de carelTe. 

Lvcidu! , a , um, clair , lumLieux ; i<^ 
luifanf, brillant; 30. tranfparent. 

Lucea, es , xi , ère , luire , éclairer, 

Lucet, il eft jour. 

Lici, de jour. 

hvcid.rium , ii, flambeau. 

Lucide, clairement, diflintlemenî, 

Lvcidùm, d'une manière lumincule, 
Lvcefcii , il luir, 

Lacifco t-ere , luire. 

Lvcerna , ce , lampe , flambeau, 

Lvcinius ,a,um; Lvcinus , a , um , qvtl 

a la vue bafTe. 

Lvcijcus , / , qui a la vue foible , hr^bt. 



unuere. 



IC05 DICTIONNAIR 
II. 

B I N O MES. 

1. Lvci-Fer, i , le Prince du Jour, l'E- 
toile du point du jour ; le Prince 
des Démons ; de Fera , porter. 

Luci-Fer , a , um ; l.vici-Fnus , a,um , 
lumineux ; i°. qui porte un flambeau. 
hvci-fera , « , la Lune. 
Lvcï-F/uus ,a,um, d'où découle la 
lumière. 
Lvci-Ficus ,a,im, qui caufe la lumière. 
hvci-Fugdx , cis y 1 
hrci-Fugus , ayumy ?quifuitlal 
I hvci-Fuga ,ce, J 

hvci-Safor, iSyÇCïC de la lumière; 
de Saf , femer. 

2. LucuBRo ,-are ( de Luc , la lumière , 
& de OPeRe , ouvrage, ) travailler 
à la chandelle , ii la lumière , dans 
la nuit ; pafler la nuit à travailler à 
la clarté des flambeaux. 

'L.vzulTaîus , a , uw , travaillé avec foin , 
parce que ce qu'on fait jufqucs dans la 
nuit cft plus foigné. 

'Lvcubraiorius y a , um , propre au travail 
qui fe fait la nuit. 
Lucuirar/o , onis ; hvculrariuncula , a , 
l'aâion de travailler aux tiamteaux ; 
i». ouvrage qui a coûté beaucoup de 
veilles. 
E-Luci^iro v-flre ; E-hvculror ,-ari , tra- 
•yailler à la chandelle ; i°. faire à force 
de veilles. 
y. Dï-Lvculum , / 5 le point du jour , 
mot-à- moi f \i. petite lumière du 
jour ; de dies , jour. 
Di-Lvcu/b , à l'aurore. J 
iPi-Lvculat , le jour commence à 
poindre. 



E ÉÏYMOLOG. S004 

Composés. 

At>-hvceo,-ers f 1 donner de la clarté; 

At-Lucfo , ère , ) i°. éclairer. 

Ai-Lucitii , ce , coufîn , moucheron qui 
aime la lumière ; z". ver luifant ; j". 
ccornifieur. 

CiR.cvM-l.vceo, -ère , éclairer tout au- 
tour. 

CoL-Luceo ,-ere , briller, reluire. 

Di-Lvxeo ,-ere , luire; 1". s'cclaircir. 

Di-Loce/c;t , le jour paroît. 

Di-Lvcido rare, rendre clair, éclaircir , 
débrouiller. 

Di-hvcidus , a, um, lumineux ; l'.net , 
fans obfcurité. 

Di-hvcidaiio , onis > éclalrcilTement , 
explication. 

Di-Lvcidé , d'une manière claire, évi- 
demment. 

E-Lvcus, i , qui à force de boire a 
perdu la clarté du jour , que l'y- 
vrefle endort, rend aveugle; étour- 
di , qui agit comme s'il n'y voyoic 
pas ; badin , folâtre , qui ferme les 
veux pour badiner. 

E-hvcso ,-ere , éclater , reluire ; i". {e 
faire voir , çaroitrc avec éclat. 

E-Loct/co ,-ere , commencer à paroître. 

E-Lucido ,-!Lre , rendre plus clair , com- 
menter. 

E-hvcidatio, enis, glofc, éclairciiïcment. 

F.-Lvci-fico y-are , éblouir , aveugler , 
ôter la vue : ce mot cft trinôme ; de E , 
particule privative; de Luc,& de Fac;o. 

Il-L"c«o ,-ere , f luire, fâi- 

II- LvceJco,is , xi , ère ,^ re jour. 
^EK-Lvceo, er, xi , ère y être trans- 
parent ; 1°. briller fort. 

?EK-Lijcldu! , a, um, tranfparcnt i i». 
qui a un poli écUtanto 



loof DE LA LANGUE L A T. L lumière. ioo5 



VFK-Lvcîdulus , a , um , un peu trans- 
pirent. 
rEK-hvcidlcas , atis , tranfparence. 
FzL-tvcidus , a, usi , tranfparent. 
Pït-Lucfo ,-ere , être tranfparent. 

VoL-Lvceo ,-ere , cire fort bniu-.;ir , 

reluire beaucoup ; de Pol , puif- 

fanr, & de Li'CEO ; z^". faire des 

oblacions; i". faire un feftin pu- 

blic ; 4.°. profaner , prolliruer. 

PoL-Luciiiiff ,e, fplendide , fomptueux. 

Pci-Luc!i/7;ffr;PoL-Luc;e,magniniue- 
mcnt , fplendidement. 

PoL-Lucfura , œ ; Fot-Lvctum , j, fefiin 
à l'honneur des Dieux. 

Pr .t-Lvcidus ,a,um, fort brilLmt , 
très-luoîiiieux. 

pAiE-Euc ?o,-ere, briller beaucoup, éclai- 
rer, donner de l'éclat. 
RE-Lvceo ,-ere , reluire. 

Svi-Lvcanus , a, um^ d'environ le 
point du jour , un peu avant le 
jour. 

ANTS-LuCanur ,.« , um , qnî Ce fait avant 

le jour. 
Ante-Ldcj5 ; Ante-LucuZô ^ avant le 

jour.- 
Si B-Luce» ,-eré , entreluire , briller tant 

foit peu: 

SvB-Lvcidus , a, um , entreluifant , tant 
iôitpeu luiHint. 

III. 

LUS, i*>. éclairer, 

LusTro ,-are , éclairer ; de Luc , lu- 
mière , & Traho , tirer. 

Composés. 

GoL-LusTro y-are , rendre brillant , 
donner de l'écJat, 



It-Lusrrafjo , onis , illumination ; to. 

cmbclliîfcmcnt,- 30. éclairciiïcmcnt. 
1 L-Lvsiro ,-are , donnerdujour ; i°. éclair- 

cir , iliuftrer, orner, rendre célc:re. 
iL-Lvstris , e , luifant , qui brille ; lo, 

célèbre ; ;". éclairé. 
h-Lvstran^entum , i , ce qui donne du 

lufire , ornement, 
PRiE-LusrnV ,e, qui brille beaucoup. 
Sc'B-Lusrr/j-.e, qui brille un peu. 

2°. Regarder. 

Lvsiro ,-ars , ) regarder , cliercher 
Lvsiror ,-i3ri ,S par-tour, fureter, 
confidcrcr. 

Lvgtramen , inît ; hnstra-io , cnis, recher- 
che, l'adion (le confidcrer. 

'LvstTatoT , oris , qui cherche par-tour. 

Liis.TO , onis , fureteur, 

PiR-LuS'frij ,-are , con/îdérer attentive- 
ment , regarder avec foin. 

IV. 

L U M , lumière. 
LvMen , inls , lumière , clarté , jour, 
œil, éclat ; z**, expofition, expli- 
cation. 

LvMinare , iî , luminaire.- 
hvMinOf-are , éclairer, 
hvMÎnofus , a , um ■, éclairé , qui reçoit 
beaucoup de clarté, brillant , lumineux. 

Composes. 

CoL-tuMzrto ,'are , éclairer avec. 
Ii-LuMi770,-arf , éclairer , donner du jour.' 
\i.-Lvmnator 1 orij-,qui éclaire. 
li.-Lumnatio , onis , l'adion d'éclairer. 
Ii-LuMfna?e, d'une manière relevée, avec 

ornement, 
lL-LuMi;iuj , a , um, qui efi fans clarté ,. 

qui n'cft point lumineux. 
Re-LlmiVjo ,-are , rendre la lumière , 

éclairer de iiouvcau. 



1007 DICTIONNAIR 
V. 

L U N , Lune. 
LwK ,motà-mot, la Déeflè de la 
lumière : la Lune. 
LuN.iriT , e , qui concerne la Lune. 
LfNu/a , te , croiirant, petite Lune ; i". 
bague fimple , jonc; j». boucle en forme 
de croifiant. 
LuNO rare , coarber en croiïïant. 
LuNfltiruj, a , um , àe. qui la fanté dépend 
delà Lune. 

Composes. 

li.-\^vnus,a,um, 7 qui eft fans 

U-Lvnls , e , 5 Lune, auquel 

la Lune ne paroîc pas. 

Sub-Lun;^ , e , où il paroît encore un 

peu de Lune , un peu éclairé par la 

Lune. 

SuB-LuNarK, e , qui eft Tous la Lune ; 

lublunairc. 

VI. 

LUT, jaune. 

LoTum , i , gucde , paftel. 
LuTot; ,oris, jauiiifle. 
Lvjeum , i , guéde , paflel ; x°. jaune 

d'œuf, 
"LvTeus, a^um, jaunâtre , d'un jaune 

clair. 
hvrea , ce , fouci aquatique , fleur jaune. 
LuTfio/uJ ,a,um, d'un jaune clair. 
SuB-LuTfiiJ- , a , um , un peu jaune. 

vn. 

Noms de divers objets. 
I. l.vca Bas, l'Eléphant ; mci-à- 
moi,\e gros Bcrut ; le Bœuf vifible : 
peut-être le Taureau blanc , parce 
que Luc défigne la blancheur tout 
comme la lumière, 



E ÉTYMOLOG; icoS 

1. Lvcuns , untis , ■> petit gâteau 
hvcunculus ,i, i fait comme 
un cercle avec un trou au mi- 
lieu qui fait un petit jour ex- 
primé par Luc. 

}. Lvcanar , is , ouverture qui four- 
nit un petit jour, lucarne ; 2°. 
terrier , trou de renard , de 
blaireau. 

4. Lucvientus , a ^ um, mot forme, 
du E , qui marque l'exiftence , & 
de LucuL, clarté, petit jour : auffi 
cet Adjedif %tr,lîe«lair , où il y a 
un beau jour ; i". grand , riche. 

Lvculinto,'aTe , rendre clair. 
Lvcutenter ; hvculentê , clairement , 

d'une manière lumineufe. 
Lvadentitas , is , belles manières , air 

du beau monde. 

5 . Lvcina , « , DéelTe de la nailTance , 
qui aidoit les enfans à voir le jour, 
à naître. 

VI IL 
De Luc,lumiere, vinrent par oppofi^ 
tion diveries familles. 
1°. LUC, 
Bois , Forer, 
Luc j bois , forct,où l'on eft à romr 
bre. 
En Efclav. Log , Lugh , foret. 
En Celt. Loc ,bois;d'oâLocH , bar- 
re de bois pour arrêter une porte; 
Loquet. 
Lvcus ,i , bocage. 
Lvcarius , ii , Garde-bois. 
LicarJJ- , e , qui concerne les bois. 

Lccar | 



loop DE LA LANGUE LAT. L lumière. loio. 



hvcar , is , fàlalre des Comédiens pris 

fur les bois facrés. 
Lucjr/.z, orum , fêtes célébrées dans les 

bois facrés. 

Composes. 
CoL-Lvco f - are ^ ébrancher j i», 
cciaircir un bois , cmonder Tes ar- 
bres. 

CcL-Lvcado , onis , coupe , taille de 
bois. 
SrB-Lrcjf/o , onîs , l'aftion d'élaguer, 

Svs-Lvci ,-are , tailler , cmonder les 

bois. 

2°. 

LUC, Deuil. 

Lvctus , is , \ç contraire de la clar- 
té , du blanc , le fombrc > le noir ; 
1 . vctemens lugubres,habits noirs, 
de deuil, pour les morts j 3°. aujig. 
triftelTe , afflidion. 

'Liccuofus tfi,um, déplorable , qui caufe 
le deuil, 

Lvcti-fer , a,um, a;fligcant : de Ffro. 

Lvcd-fcabilis , e, plein de trifleiïè , qui 
nous m.et en deuil. 

Lvçti-fiCus , a,um ,qui afflige : de Fac;o. 

'Lvcîi-Sonus , a, um, qui rend un (on lu- 
gubre, 

ViK-LvcTuofus f ajUrUf tout-à-falt 

déplorable. 

1. Lvciio , es, xi, cîum , ère , pleurer, 

s'aftliger. 

LuG:^5r/j , e, de deuil ; funèbre, 
Lur,«iri<i , uin , habits de deuil, 
"Lvcuhrè , en deuil, 
hvcub'ritsr , d'une manière lugubre, 
E-Lvceo ,-ere , s'affliger ; z°. quitter le 
deuil , cefTer de s'affliger, 

Orig. Lat, 



Lvscus , i , borgne , moiâ-moi,^ù\c 

d'une lumière. 
Lt'Sca, œ, borgncïïc. 
Lvsciofus , a, um ; Lvscîtiofus , a, um , 

qui a la Tue baffe , louche, 
Lvscido , onis , foiblelTe de vue. 
E-Lusro,-are , éborgner , cn.-ver l'œil, 
E-Lvscano , onis , l'aftion d'éborgncr, 

L I V, noir , livide. 

Dû Celte Liu , Lu , Ltwid , oppofé à 
Lu, lumière, &: fignifiant noir,ob- 
fcur , ibmbre , vint cette famille : 

Liveo , ère , être livide , noirâtre , 
meurtri ; 2*. envier, fécher d'eu- 
vie, 

Livefco , ère , devenir livide; i". devenir 

envieux, 
Livûr , cris ; Lwedo, inis , couleur plom-» 

bée , mcurtrifTure ; !<>. envie, malignité 

cnvieufe. 

Li\idus,a y um , noirâtre, livide; 2°. 
envieux. 

Lividulu!,a, um , un peu plombé i lO.ua 
peu envieux. 

Lividiùs , avec plus d'envie, 
Lividinans , tis , qui efl envieux. 

CoMPOS ES. 

Ac-Live/aV , il devient tout meurtri; 
SvB-Livens , ds , omn. gen, qui devient 
un peu livide, 

SoB-LiVê/co, is, ère , devenir un peu 
livide, 

Svm-hiyidus , a , um , qui eft un peu 
livide. 

IX, 

LUP, Loup, 

De Luc, lumière, couleur rouflè, vinf 



#011 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. icn 



le mot Lvcos des Grecs ; & par le 
changement de C en P , Lvvus des 
Latins , un loup, à cau!è de la cou- 
leur : voyez /^iji. du Caîend. page 
477. De-là ces mocs: 
[J. Lupwj , i, loup ; i*'. loup marin ; 
3°. houblon ; 4°. araignée ; 5°. 
crochet, grapin ; 6°. embouchure 
rude pour un cheval. 

"LvTa, a, louve ; i°. profiltuéc. 

Lop.;/iZ,« , louvette. 

'Lvvanar , is ; LvPaaarium , ii , maifon 

de proflitution. 
"LvTinus , a, um , de loup. 
Lui>ara , as , louvrc ; mot d met , maifon 

de chafTe, 

a. hvvatum , i , embouchure rude 

pour les chevaux rétife. 

ÏMfatus , a , um , embouché d'un mors 
fort rude. 

3. Lvverca/, is , lieu à Rome confa- 
cré à Pan : on y facrifioit un loup 
fur les autels de ce Dieu. 

LvPercalin, ium, fctcsà Rome à l'honneur 
de Pan & de Faune , où l'on facriRoit 
un loup. 

4. Lvvinus i i i 1 petit loup ; 1°. lu- 
Luvinum , i , S pin , légume ; 5°. 

monnoie apparente pour le théâtre. 

Lvvillus , i , louveteau ; 1°. jettons 
employés au théâtre au lieu d'ar- 
gent. 

Lui fo ,-ire , dévorer comme un loup. 

Famille Grecque. 

[l. L\cos,if loup j 1*. petite araignée. 
ïjYcifca , œ , chien-loup ; i°. chien venu 
de refpèce du chien mêlée avec celle 
du loup. i 



h\cifcus , i , poulie fans eflicu, 

2. LYc;/^,/,Dieu des caloniniateurs. 

LYC-Ophtkdmus , i, pierre précieufe qui 
efl de quatre couleurs. 
Ltc Opfis , is , orcanefte, plante. 

}.Lyc/w/«, ii , arbre épineux qui 
croît en L/cie; 1°. fuc épaifïï que les 
Médecins tirent de Ces branches, 
4. Luc/wj, «, brochet j le loup des 
poifions. 

X. 
Familles Grecques. 
1°. 
i.LEUc^, ce , lieue, mot-à-mot pierre 
blanche j de Lu , blanc, &.: de Ca , 
Ce, pierre : Co , en Hongrois, pier- 
re ; Cos, en Latin un caillou. On 
appelloit ainfi une lieue ou cerraine 
meiùre ds chemin Gauloifc , parce 
qu'une pierre blanche marquoitles 
lieues. 
1. L^vconium , ii , ") laine; z**. bour- 
Livconicum , x ., ^ lanifTe pour les 

matelas. 
h^vconius, a , um ; "Lwcgnicus., a ^ uth , 
de laine; i . de bourlaniiïe. 
Binômes. 
I. hivc-Àchania , a , épine blanche. 
ht.vC'Achates , es , agaihe blanche. 
Lnuc-Anthemis, iiUs iL^uc-Antkemum ,1^ 
camcmille. 

i. LEUco-Zon , ii , ma à-mot , vio- 
lette blanche , mot Grec binôme ; 
de I.EUcojjblanc , & de loN.violet- 
te. Ce mot défigne la giroflée blan- 
che. 

}. Livco-Chryfus , i , hyacinthe de 



101 5 DE LA LANGUE L AT. L ëlevd. 1014. 

couleur d'or , mêlée de veines 
blanches. 



Lfi'co-Gm, «, pierre précieufc, blan- 
che. 

Leoc Oph'almu! , i , pierre précieuse , 
qui repréfente la prunelle & le blanc de 
l'œil. 

Ltvco-Pjrahi! , i , pierre précicufe blan 
che mêlée d'or. 

Liucû-Pkrus , a , kot, gris cendré. 

Ltvco-Phûtatus , a, um , habillé de gris 
cendre. 

Ltico-PhoTum , i , borax , bitume blanc ; 
^°. colle qui fait tenir l'or far le bois. 

LEvcô-S'itcos , i , pierre précieufe tache» 
tée de blanci 

LEu-Cr<jcora, a, animal à quatre pieds 
imitant la voix hum.iine. 

Pr«.i-LFU;ur , i , forte de pierre précicu- 
fe, qui a un filet blanc tout autour. 

I , Lynx , cis ; ce mot eft nafâlé; c'efl: 
le même que Lvx , Lux , la lumiè- 
re ; cec animal eft ainlî appelle , 
parce qu'il a la vue très- perçante , 
& fupporte la plus grande clirtc. 
l,\nc;us , a, uin, de Lïn.\, qui concerne 

le i..;. MX , qui a très bonne vue. 
Lxticurium , i , pierre précieufe qu'on tire 
du Lv^*x, 

z, Lycanis , idis , fleur blanche , paf"- 
fe- fleur. 

Lycnniiif , dis, htxhç blanche; bouil- 
lon , plante. 

LvcHTiiits , a», marbre blanc ; z*. 
cfcarboucle , pierre qui jetïe de la 
clarté, 

3. Lycunus , / , larnpe, flambeau, 

Lkch no-hiu:, a, ««ipi ùlt de la nuit 
Is jaur. 



Lych'u; Chus , 2 > chandelier à branche?, 
luflre. 

E-LvcHn/um, n, mèche, lumignon d'une 
lampe , d'une chandelle. 

LO, LAW, 
Elevé. 

De L marquant l'aîle & l'élcvation » 
fe formèrent le Celte Law , Lo » 
LoH , élevé; d'où l'Angl. Lowf j- 
colline , &c. & diveriès faniilles 
Latines donc l'origine avoit échap- 
pé à tous les Etymologiftes. 
I. 
Lauj , dis , louinge , enime : di(^ 
cours pat lefqutls on élève , on 
exalte, on met au-defms. 
LAUDo,-flre, louer, eiicenfcr; i», citor; 
30. prendre à témoin ; 4^'. faire l'éloge. 
'LhvDdîor, ïs ; I AiDiîfn>, cij-, le pané- 

gyrifte, qui louc. 
'L.wv.vorius , a , um , qui concerne la 
louange. 

LAvvatio , ejùs , louange , éloge, 

LAi'Darè, 

L&vvati£lmé ^ 

hAvvabilis , e, louable, qui mérite d'être 
loué. 

Lhvvatiyus , a , nm , qui concerne les 

éloges ou les panégyriquef, 
Lai'di-C.-î?7.i , œ ; Lmvi'L cenus , /,parii- 

lîte , louangeur, qui loue pour attraper 

un rtpas. 

Composés. 

Al Laudo ,-ari , louer beaucoup. 

Ai-htiVVabilis , e , très-louable. 

Coi-La uDf>,-nre, louer , vancer , recom- 
mander conjointement , & en compa- 
gnie de plu/îcurs. 

S rnj 



louablcment , avec élo- 
ge- 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. toî<? 

fe mouillant chez les Latins à kur 
manieie , il y devint ; 

La Famille Ligîj , bois. 

LiC7zutn t i , bois. 
Licnofus, a, um, plein de bols, à-Ji 
comme du bois, 
Licff(5r,-.-iri , faire dia bois. 
-Licellum , i , loge de planches , cabane. 
'LwUlum , i , petit morceau de bols } 
1°, ccjue de noix. 

Lïcnariu!, :i, bûcheron , charpentier. 
Licnarius.a, um , de b^is, qui concerne 

le bois. 
Ljcnaiio,anis,\\x{\'^on de faire du bois, 
prcvifion de bois ; foré: oi! Ton a 
droit de cbauflàge ; lieu d'où oti 
l tire la provifion de bois* 
Ucnator , Is , qui va faire du bols. 
Licneus , a , um , de bois , fait de bois. 
Licneolu!, a, um , de petites pièces de 

bois , fait de petits morceaux de bois. 
L^cni-Pediumt ii , Tabot, foquc; de Pes, 
pied. 



lOÏJ 
Coi-Laud.i;jo, cnis , éloge , louange; 

1». cftime de plu/îeurs. 
Di-LArDa,-(!rs, louer beaucoup. 
E-Laueo , as , are , voyez Lauio, 
lL-LAVDal>Uis, m.f. k, n. qui r.'in 
point louable ou recomrnandable. 
iL-LAUD.ifur, a, um , indigne de louange, 

fans mérite. 
Mviti-Lavdus ,a , um, qui méiice 
plufieurs louanges, fort recomman- 
dable. 
SvTtR-LAVValilis , e, louable au-delà de 
tout. 



tA-vandula , «^ i 1 lavende ; elle doit 
LAvenduIay (c,) fon nom à fon 

odeur forte. 
LAVfr , is , berle , herbe. 
II. 
LAN, grand , étendu. 
L AN , mot primitif qui dcfigne re- 
tendue , la grandeur : de-là nom- 
bre de mots & de familles. 
LANX,cà,ba(Iîn, plat; ^°. baffin 
d'une balance. 
Lhtices, ium , baflins, plats de balance. 
LANCu/a.ar; LAnceola, œ, petit plat, 
petites balances. 

Ei-Lanx , cis , balance, trébuchet. 
loKc/iiiJJ , is , forte de plante. 
IIL 
LAN, bois. 
Lan , ed un mot Celtique qui figni- 
fîe bois , forêt , & qui tient à La , 
Lo , haut , éleré. 

Il s'cft prononcé Len j Lin , & 



Il dcfigna les armes oflTcnfives , les 
bâtons, les dards, les lances : de-là : 
L a Nctd , <c , pique,lance ; Gr. AorXH , 
LoNKHe:de LAN,dard. 
LAHceariuj, li, piquier , lancier. 
LANfMti/T, a , um , 1°. blefTé d'un coup' 
de lance; i». armé d'une lance. 

I. LANiaj,j7, Boucher. 
L^mo,-are , déchirer , égratigner. 
LANJarium, ii> boucherie. _ 

l.hmano,onis; LAniatus , ûs , déchuc- 
ment. 



ïôif Î>E LA LANGUE L AT. L élevé, .or 



î.'.'! n'it!, a, um, de boucher , de bou- 

c!î-;rie. 
I_AiM(-'n I . œ , boucherie , éacrclierii , eut 

de Boucher, 
2.LA.si/ia , « ) M.iîcre d'efcrime , 

de Gladiateurs , Prévôt de (aile. 
l.\insritiu! , a , um , qui concerne le 

Maure en fait d'armes, 
Di-LiNi-V^re, mettre en pièces. 

L A M , pour LAN. 
Du Cite Lam , dard , lame, même 

que Lan , vinrent ces mots: 
I . LAuina,a , lame , feuille de mé- 
tal , de quoi que ce foir; i*". dou- 
ve de tonneau ; 5". table de 
l^lomb, 
LAMf//î,(5?, petite lame, feuille de métal. 
l^Auelluia, X , batterie de cuifine, 
L.\M.'ia, (z , lame. 
Di-LAM«no,-are, fendre en deux. 

a. LiMnifci , cor«/w , rubans ; en Gr. 
Lémnifcos ; de Lam^i , lame , étroit : 
mot à- mot , bandes étroites. 

LiMnifcaïus ,a, um, garni de rubans, 

IV. 
LAN, Laine. 

Du Celte Lan , enclos , couverture, 

vinrent ces farriilles Latines : 
Lan'^ , « ", en Gr. LÊnoj, eos , laine , 
toifon de brebis ; i*. ^^oil de chè- 
vre , de lièvre , de lapin , &c. 3°. 
duvet d'oies, tout ce qui reflem- 
ble à la laine. 
tiAneus , a, um, de laine ■ fait de laine. 
LAnaris , e , qui a de la laine. 
LAWJfur, a -, um , qui a d. la laine ; i". 
couvert de laine, de coton. 



I.AN.irw, i/', lainicr, celui qui a;iprcte Ii;3 

l.li.TÏS. 

Lan rij , œ , herbe au fjulon, ^ 
LANii/d , m » petit flocon de laine. 
Lani^^o, inii , coton, duvet; i». poil 

follet: 3°. fcieure dais.j 
L;:KU)rinafus ,a,um, cotoneux , plein de 

uuvet. 

î AKofus , a , Um , lahicux , plein àf 
laine. 

Lan-c-ww, /;, laine tirée chique anné« 
des brebis; i». lalnige; 3". apprêt de 
la laine, 

LAnt-Gcr, a ,um; Lan.'-F..', ayum, cou- 
vert de laine , qui porte de la laine. 

LAN'-F/fium , il , apprêt des laines. 

LAtiiftcu;, a, um, qui apprête la laine* 

l.\Ni-Cufis , e , dont la peau e.'î cou \'crcej 
dî laine. 

LAn-Oculu!,i, qui couvre avec Je la laine 
la difformité de dm oeil. 

LANerum, i, habillement tait de laine 
gralfe, 

V. 

L O N G. 

Du Celte Lan , Lon , étendu , vint 

cette famille ; 
LoNG//j, u,K/w,long, grand en éren- 

duc- 
Lf. i.culu! , a , um , un peu lonfr, 
L( Noé; Le NG/.'er, loin, de loin,; t". beau- 
coup , très , fans difficulté, 
LoNGu/e, un peu loin. 

Loucicudo, mis, longueur, éten^Iue 
en long , longitude. 

Lr-H';:urculu! , a, um -, tant foit peu plus 

long. 
L ;N ifiny-ere , s'allonger, dev.-nir long, 
L }t>r,ùm , pour longt .TTU, 
LoNGi/."/uuj, .1, um , tloigné , lointain ; 

x". long ,dc longue durée. 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1020 



lOip 

\.onGinquuas, titis , longue diflance; 

i°. longue durée. 
'Loucinquê, de loin. 
LoNG[/r/i;x, a , longue perche. 
LoNGi/rio , onis , homme long comme une 

perche. 
LoNG;rrorj-Ù77!, en long. 
LoNGino , onis, le gros boyau. 

Binômes. 
'Lo'nci-Turjius , a , um , qui dure 
long-tcms. 

Long;- Turnit:zj , arir, longue durée. 
Lokgz-Pm , dis , qui a les pieds longs. 
LonG-j^y us , a , um , fort âgé , qui 

a vécu long ceins. 
hotio £vi. as, ads, longue vie, grand âge. 

hotiG-Animis , e, patient. 

Lonc-Animiras , atis, patience. 
Long- Att'-mitcr , avec patience. 

C O M P O s É s, 

E-LoNGo , as, avi , aium, are , allon- 
ger , ctendre , prolonger. 

Ol-LououIus, a, um, longuet, un peu 

long. 

Ob-Lovgus , a , um , long, fort long. 

PER-LcNoè, fort loin. 

PiR-LoNGuf , a , um , fort long. 

PER-LoNGi/iijuu.r, a , um , fort éloigné. 

Pko-Iongo, c^, avi , atum , are , proltm- 
ger, différer , remettre. 

Pr^-Lomgo , as, avi, atum, are, il- 
longer. 

Pr.£-Lokgw , a , um , fort long. 

VII. 

L U M B , le Dos. 

LuMBKj , i y dos , rein , eft un mot 
dont l'crigine ctoic abiolunient in- 
connue ; il tient à l'Irland. Lub , 



courbe, en arc: ou plutôt il vient 

de Lo, Lob , Lovk, en Grec, élevé , 

haut, en bofle. 
1 . Lvubus , <, le rein , les reins ; i". 

dos ; 5 °. rable. 
'L.VM'Bulas , i, rognon. 
hvM&ago , inis , foiblelTe de reins. 
LuMB.:re, is , cuiiTart, caleçon. 
LvMBi-Tragium , li , rupture des reîns. 

Composes. 

Di'LvMBo ,-ari , éreinter , rompre 

les reins ; z ". affaiblir , énerver. 

Dï-LuMUij- , e , éreinté ; i°. tfFcininé, 

E-L' MBis. le, ) , . , , , 

„ T I ereinte, erene, qui a 

h LUMBUJ , fl ,U777, ^ ^ 

les reins rompus, éhanché ; i". efféminé. 
Prje LuMBo , aj , (tre , éreinter, rompre 
les reins. 

1. LuMBr/c«i , ciy ver de terre, parce 
qu'il marche en arc ; i*. ver qui 
s'engendre dans les inteftins des 
hommes & des animaux. 

VIT. 

L E B , L I B , Ecorce. 

Du primitif La Wj élevé, être fur , au- 
delTiis, vint l'Oriental Lab , cou- 
vrir , envelopper , are adLcrenc j 
le Grec Lopij , Lopoj , ecorce. 



Lr: 



'ynon , tout ce qui enveloppe 



la peau du bled , la coquille d'œuf , 
&c. 

Ltpyroj , couvert d'ccorce, d'ccailles. 

Leiw , ôter l'écorce. 
Et la famille Latine : 

LiBfr , livre , parce qu'on ccrivoit 
anciennement fur des ccorces d'ar- 
bre préparées. 



io2i DE LA LANGUE LAT. Lél 



I . I.n5ir,^r/, livre, volume; & au fens 
propre, peau cjui eft entre le bois & 
l'écorce d'arbre. 

Linsîlui , f ; LiBeilulus , i , petit livre ; 
z". lettre; js. afiiche , placard, 4°. ms- 
moire, requête; y", boutique de Librai- 
re ; 6°. libelle ; 7°. certificat ; 8°. T^rtc 
de mefure, 

LiBs.t'.'o , onis , Notaire , Tabellion ; 
1°. porteur de lettres ; 3°. copiile de 
livres ; 40, Libraire. 

'LJBe'iliftuj , a, ÎWaître des Requcfcs. 

L,jz;lbrium, ii , portefeuille , tablette. 

LiBellaticus, a^um. Chrétien qui donnoit 
Ton nom pour être inicrit fur le regiflrc 
des apoftats. 

Lir-f .7r/uw, a, rcgiflre, catalogue ; 1°. ar- 
moire à livres. 

LiEraria, œ , boutique de Libraire , bi- 
bliothèque. 

a. Lmrarius , a , copifte , qui tranf- 
cri: des livres ; a°. Libraire , Mar- 
chand de livres. 
luiBrariolus , i , petit Libraire. 
hjBrarius , a, um, qui concerne les livres. 
3, D£-LiBro,-dr<;, peler , ccorcer ; 2*. 

pefer. 
j^,LA.-Biirr2umfi, aubour , (êconde 
écorce d'un arbre , celle qu'on em- 
ployoit pour les livres. 

VIII. 
L I M , haur. 
De Le haut , en le nafalant , vint la 
£tmille LiM , Liq , Lit , tout ce 
qui eft élevé en travers : de-là ces 
diverfes familles. 



1 . Lim/V , e , 



I. 



eve. 1023 

LiMwj-, 7, Dieu qui préfidoit à tout ce 

q'ji étoit de travers. 
Liwiulus, a , um, qui efl un peu de travers. 
LiMofitas , atis , air fombre , louche , de 

travers. 

: . Lmes , àis , traverfe , fenticr ; i^ 
borne ; 5°. frontière. 

I.iMtM«eur> a, um , qui cfl fur les fraa- 
ticrcs. 

LiMiuirlsye, qui concerne les bornes. 

LiM;f3r,-ari , borner, planter des bor- 
nes; 2". divifèr par (entiers. 

LiMfffffor, ;jj celui qui plante des bor< 
nés. 

LiMk.itio, onis , abornemcnt. 

Composés, 
CoL-LiMÏtor ,-ari j borner. 

CoL-LiMinium , ii; Coi^-hiTAitium , l'ij 
confins , frontières. 

CoL-Limtaneus , a, um, qui eft frontière, 
voifin. 



j 



qui eft oblique , 
de travers. 



I. Liuen,inis, •> pas , fcuil d'une) 
Liuentum,i, ■> porte; 2 ^'.entrée, 
porte d'un licuj 3°. barrière ; 
40. liniites. 

LiMZfi.irf.r , e , qui concerne le (euil de 

la porte. 
'LiMsndnus , i , le Dieu qui préfidoit au 

feuil de la porte. 

Composes. 

CoL-LiMo,-(îr£, ? vifer , mirer, £ir«r 
CoL-LiNso,-.!re, / droit. 
E-LiMf/!9, as, avî , atum, are, chaffèr, 
faire fortir, mettre dehors. 
Etiminare <^/if?a/uraî , divulguer, publier 
quelque chofc. 

Ti.-LxMinatus , a yum , place, retiré, 
rosr-LiMÎnium., n , retour au mêineéraf 
d'où l'on avoif été violemment tiré ; 



loîj DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1024 



îO. droit de reprendre une chofe qu'on 
avoit perdue , & de la rétablir en ion 
premier état; %" . retour au lieu d'oia 
l'on a été enlevé par les ennemis. 

SuB-LiMe« , inis , linteau , le defTus 
d'une porte \{ce motncjtpas bien 
certain ). 

SuPER-LiM/nars , is ■, linteau. 
Sue LiMafuj, a fUm, élevé. 
Sue-Limê , en haut , en un lieu élevé , 

d'une manière élevée. 
Si'E-LiMia, um, météores. 
SoB-LjMà , e , élevé , haut : z . 

fublime , relevé , grand. 
SvB-Liuitas , aiis , élévation, exhaufTc- 

ment. 
SuB-LiMffer , haut , en haut , bien haut, 
SuB-LiMiiu , d'une manière plus élevée. 
SuB-LiMo, as , ayi t atum, are, élever 

haut. 
St'B-LiMur], a yuruf voye^z Suhlimis. 

î. LiMo , onis, timon d'un carrolTe. 

j. LiMax , acis , clcargot , limaçon. 

De LiMUS, prononcé Lix , vinrent le 
GrecLix , oblique; & ces familles: 
I. Licium , a , trame , lilTè , fil de la 
trame, (il eft à travers) ; 1°. drap, 
lificre du drap ; j"^. cordon , ban- 
delette , ruban. 
ÎACîiitorium , n, enfuble. 
AiiK.i-Lici[;?n , a, l'endroit où travaille 
le'TifTeran, 

i. PRo-Lixè, /«j , -Adv, libéralement , 
largement, magnifiquement, avec 
profufion ; i°. d'une manière pro- 
lixe ; mot-à-mot , qui traverfe en 
avant^qui s'écçnd en travers. 



PRo-Lixitas , ati! ,1 ,, . , 
„ . . , . . \ prohxite. 

Pro-Lixo , as , avi , atum , are , allonger, 

étendre. 
Pro-Lixuj , (I, um, long, prolixe, trop 

étendu : i". libéral, magnifique , pUin 

de bonne volonté , honnête. 
Prolixior in aliquem , qui eft plus porté 

pour quelqu'un , qui a trop de bonne 

volonté pour lui. 

3 . SvB-Lica , a , ? pilotis , arcbou- 
SoB-Lic/w/7z , u, 5 tant, pieuàlou- 

tenir un pont de bois ; mot-à- 
mot , qui eft placé fous une 
chofe tendue en travers. 

SuB-Liciu^ , a,um, bâti fur pilotis , élevé 
fur des pieux. 

4. Lox/tf, ic,ï°. furiiom d'Apollon 
ou du Soleil à caufe de là marche 
oblique ; 1". Oracle à double fens. 

5 . OB-LiQuè , ^dy, obliquement , de 

biais , de coté, de travers; z°. indi- 

redement , en biaifânt. 

OB-LiQuftûi- , atis , fituation de biais ," 
difpofition qui biaife , obliquité. 

On-Liciae , as , avi, atum, are, mettre 
de côté , pofer de biais , faire aller de 
travers, faire biaifer , fîtuer ou placer 
obliquement. 

Ob-Liquuj, a, um, oblique, quibiaifè; 
qui eft de biais , de côté , de travers , qui 
va en biaifânt ; 1°, courbe , tortu , qui 
n'eft pas droit , tortueux. 

L I Tuus, 

Ce mot fignifie en Latin : 
I ^. La crofle des Augures : 
1', clairon ; 3 ", cor-de-chalTe. 
Les Latin« étoient fort étonnes de voir 
qu'un même mot réuni iToit deux 
lignifications 



102? DE LA LAN G 

llçnihcations aufïï différentes , &: 
lis demandoienc laquelle des deux 
a été la première. Aucun de nos 
Etymologiftes n'a pu répondre à 
cette queftlon. Le Dialefte Ceki- 
cjue des Gaulois va le faire. 

Ils ont la Famille LLED très- 
étendue , ^c qui défigne tout ce 
qui eft oblique , tortueux. 

C'eft la vraie racine de Lnuus , 
dans tous (es fens , & une preuve 
/ans réplique à ajouter à toutes 
celles qui montrent combien le 
Latin fut redevable au Celte. 

IX. 

De L o , haut , élevé, vint également 

cette famille : 
Luxwj, lis , excès, dérèglement; 2". 

fomptuorité , profufioii , difTolu- 

tion. 

T.vxvrîa » * ; Lvxuriss , ei , dérègle- 
ment , excès; i". diflblution ; 3°. vie 
molle & fenfuelle ; 4°. trop grande abon- 
dance; 5». abandonnement à fes paP- 
fions. 
J-vxurarius , ayum, plein de luxe, de 

difTolution. 
Liixur;f,-(irf ,< ") s'abandonner au luxe ; 
Lv%urior ,-ari t > 2°. outrer toutes cho- 
Luxor,-arf, J Tes ; 5°. fe laiiïer 
aller à fes paffions ; 4". faire des dé- 
penfes exceffives ; 5 °. poufTcr trop 
abondamment ; 6". jetter trop de 
branches , trop de fruits , trop de 
feuilles. 
Lvxuriatus , a , um, qui fe laifTc empor- 
ter par Ces partions. 

hvxuriofus fU, um , qui vit dans le Iwe ; 
lO. outré , cxceffif. 
Orig, Lat. 



U E LÂT. L délié. 102^ 

Li-Xiriosc, dans le dérèglement , dans 
l'excès , ave c moUcflc. 

E-hi xurior , aris , atus fum -, ari -, éten- 
dre trop fes branches , poulTcr trop de 
bois, 

LOC. 

LocJifa,(E, fautcrel'e ; 2°. crabe, 
EcrevilTe de mer. LL',ngoufl.Cjpoit 
fon 

Cet animal doit cerralnement 
fon nom à la faculté qu'il a, de 
fauter à une grande hauteur , 8c 
qui eft un de fes caractères les plus 
frappans : fon nom rient donc à 
Loh j haut , élevé ; à Lgch , le- 
vier. 

LEL 

Le , Lei , Lai , Ll ai , eft un mot pri- 
mitif qui défigne tout ce qui eft 
délié , mince , doux 6c agréable au 
toucher ; de-là une foule de famil- 
les en toute Langue. 
1°. 
En Arménien , Lai , petit. 
En Gall. Lly ih, petit, dans (eus les 

fens y vil , &c. 
En Angl. Litle , petit. 

2^ 

En Anglo-Sax. Lit/z , doux ] mou l 

paifible : Luh-nejf, douceur. 
En Gr.Liioj, doux, mou , qui n'eft 
pas rude ; 1°. mince , petit. 
Lissoj, lis , uni , fans ruJelTè. 
Lnos , délié, mince , petir, vil y 

nud. 
Lnotés, ténuité , minceur. 
T tt 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. loaf; 

iraniere défaoréable , "rcflîere > 



;1027 
De-là ce:te fjmille Latine. 
L 
Lj£V , poli , doux au toucher. 

De Levo , enlever , diminuer , fe for- 
ma cette famille : 

l^ 

'Lmyîs , e , "> uni , poli , lifTe ; z*. 
LE\is , e , jf qui eft (ans poil; 3 " 
plané , rabotté. 

Lv.\-itas , atis ; Lsvor , is , le poli , fupcr- 

ficie unie. 
LjEvo,-are; h'EVo,-are, polir, applanir, 

liffer. 
LEVi^c-are, polir, unir, liiïèr. 
hi Aculum, i, batte, inflrument à applanir 

la terre, à la battre : du Grec huiô , 

polir , unir. 

Composés. 

D^-Ljevo ,-are , ^ 

T^ T ? polir , Imer. 

De-Levo ,-are , <> r ' 

E-'LjEVice,-are , polir, applanir, Kmer. 

'E-ljEVioatio , onis , poliment , l'adion 

d^ limer , de polir. 

E-L^vicaror , is , polilTeur , planeur. 

II. 

L E P , fineflè , délicateffe. 
En Gr. Livras , mince , délié : en 

Latin r 
Ltvos, LEPor, orh , i*.finene,dé- 
licatelTe ; 1 *. grâce , agrément ; 
3°. beauté , charmes ; 4^. politel^ 
fe , gentiUefle. 

Ltridui , a, um , agréable , joli , enjoué , 
plaifant. 

LEPiVuy , (î, um , galant , qui a bon aîr. 
L,ETidulè , joliment , d'un air gracieux. 

ïl-Lep/Jî , jé^v. fans grâce , fans agré- 
ment , de mauvaife grâce , d'une 



impohe , (ans policelfe. 

iL-hEP'idus , a , um y qui eft fans grâce ; 

impoli , greffier , défagréable , qui eft' 

fan; politefTe. 
Pek-Lep;W.x, a, um, J ^^^^ ^g^,^^,^ ^ f^,, 
FiL-LEvidas, a, um, ■* 

enjoué , fort plaifant , trcs-divertiflant. 

IIL ♦ 

L E N , doux. 

Le en fe nafalant donna Ucu à de nou- 
velles familles : 

En Irl. Lean , Lin , petit. 

En Theut. Lind , î doux, mou, po-' 

En m. LiNHr , 5 li. 

En Or. ^1 , Lin , qui a toutes leS' 
fignifications du Latin Lenù: Se 
ces familles Latines. 
Lekïj, e , doux , paifible , qui n'cfi: 
pas rude. 

Lme ,• "Ltmter, doucement , avec douceur, 

LENifûJ , atis ; Linitudo , inis , douceur, 
humeur douce. 

LEviufculus , a , um , un peu plus doux. 

Lttiir/ien , inis , / adouciflement y 
Lfuimentum , i, ^ fbulagemenr. 
Lenjo ,-ire , adoucir , foulager , fléchir. 

Composes. 

A.v-Ltvimentum , i , adouciflemenr,r 

DE-LENi'o ,~iTe ; Oe-Len/o ,-ire , adoucir, 
appaifer. 

Os-LEvitor ,-oris , qui adoucît. 
SEMPer-LENÙar ,«nV , douccurconflantc ^, 
continuelle. 
I IV. 

L I N O , adoucir par l'ondioM^ 



DE LA LANGUE LA T. L oînt. 1030 



102^ 

1. Léo, es , m , letum, ère , ^ oindre, 
LiNO, is,limyUvitlm,li\ endui- 

tum^ntTe^ 3 ^^'^"" 

graifler ; 2 ?. boucher , écouper. 
Livio ,is ,m,itum ,ire , oindre , enduire , 

huiler, 
Linitus , ùs , onâion , ftiaion avec quel- 
que liqueur. 
Lirus,a, um, participe de /ino, oint; 

2», moucheté , tacheté. 
LiTUj , ûj, ondion, l'aâion d'oindre. 

2. LiTura , <B , onélion j enduit -, 1*. 
cflàcure , rature. 

LiTi/ro ,-are , effacer , rayer. 
l.nuTj.rius ,a,um,eù Ton écrit ce qu'on 
peut effacer. 

Composes. 

Al-Lino ,-ere , frotter doucement , 

oindre en frottant ; i". effacer, 

palTer l'éponge. 

CiRcrM-Linio ou Uno , lînivi ou lîvi , 

Unitum ou litum , nire ou nere , oindre , 

grailTer. 

CiRcuM-LiTio , onis , oniflion , lini- 

ment autour. 
GiRcuM-LiT«j , a , um , Part, oint , 
enduit, engraiffé autour. 
CoL-LiNO , is , ivi , Uni , levi , Utum , 
nere ; Col- Littio , -ire , frotter, oindre , 
graiiïcr. 
CoL-Lmitus ■, a ,um , frotté , graifTé. 

Dh-Lino , is , Uni , livi, Uvi , Utum , 
ère , rayer , effacer. 
De-Lituj , a , um, effacé, rayé ; 2'. 
barbouillé , craflëux. 
De-Linjo ,-iTe , frotter doucement ; z". 
adoucir , carefTer , flatter. 
DE-Liuiicr , is , careffant , infînuant. 
DE-Liwirio , onis •, Dn-Litiimentum , i , 



attrait , charme , careffe , adouclffement ; 
z°. filtre , charme. 
E-LiNo , is , levi , nere^ rayer , raturer , 

effacer. 
Il-Linjo, is, ivi , itum , ire, Voy. il-Unoi 
ÏL-'Littltus , a , um , part. d'Il-linio. 
It-LiNO , ù, leyi > litum , ers , oindre , 
enduire , frotter de quelque chofe qui 
reftedeflus; ;°. crépir, ravaler. 

lL-Lnus,ùs, oaftion ; 2". enduit , 
crépi , ravalement. 
Inter-Li^ o,is, Ufijitum , nere, effacer , 
rayer , biffer, paffer un trait de plume 
par-defTus. 
iNTER-LiTur ,a, um, partie. d'Interlino , 
enduit , crépi , ravalé. 
Ob-Lino , is , levi , liturn , nere , oin- 
dre tout autour , enduire. 
Ob-Linjo , is , ivi, itum , ire , r. Ob-lino. 
Os-LiNifor , oris , qui oint tout autour , 
qui fait des linimens ; z°- flatteur. 
OB-Linitus , a,um, fart. d'Ob-linio. 

Per-Linio , is , ivi , itum , ire , Se 
Per-Lino , is , /evi , ou livi , ou /ini, 
litum, «(rre, frotter de quelque li- 
queur , oindre, 
Per-Lituj, a,um, partie, de Per-Iina. 
Per-Litw fuco , fardé , plâtré. 
?B,ji.-Lïm,is, ère , oindre par-devant 

ou auparavant. 
Rt-LiNO , is , re-levi ou re-livl , re-litum , 
nere , ouvrir , déboucher , donner ouver- 
ture. 

SuBTER-LiNO , is , levi , litum , liners , 
frotter , oindre par-deffous. 

SuB-LiNO, is , /m, litum , nere, 
frotter, oindre; i". mettre la pre- 
mière couche de psinturc. 
Super-Il-Litux, a, um , enduit, oint ov( 
froué par-delTus. 

T 1 1 i ; 



I03I DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. lou 



SuPER-LiNO, is, levi, Utum,nere, oindre 

par-defTus. 

SvFEK-LiTuy , atum , participe de Super- 
lino. 

V. 
Len , dcfigna en fécond lieu les char- 
mes , les attraits , tout ce qui a 
l'art d'adoucir : de-là : 
l-isocirwr , aius fum , ari , donner 
de la grâce ; z°. carefler, cajoler , 
attirer. 
l.-EVo-cinium,ii, i°.agrémens , charmes; 
2». coquetterie , foin de plaire ; 5°. trafic 
d'efclaves , &c. 
Len i , œ , dans l'origine , femme pleine 
de grâces , polie , attrayante. Ce mot fe 
prit à la longue dans un mauvais fens , 
pour défigne-r une femme plus polie qu'il 
ne faut , une corruptrice. 
Lïn: 

LïNi 
LeNl(/J< 

VI. 

De Le , doux , prononcé Cle , ^: de 

Mens, efpric, fe forma cette famille : 

Clem£«j , lis , clément , humain , pai- 

fible. 
Ci.EMentia , ie , douceur , humanité; 1°. 
manières douces , facilité à pardonner. 
CiïM/^nrer, doucement, tranquillement, 
d'un air modéré , tranquille. 
NÉGATIFS. 

lîi-CtT.\ieiis , tis , impitoyable , ri- 
goureux. 
iN-CLEMfnf/a , a , rigueur, févérité. 
Is-CL£A!en,-er, durement , fans merci. 
V II. 
LEN, flexible. 
1°. 
Lentm^ , a , um , flexible , pliant , 
fouple ; 1°. tardif, froid , languif- 



^j,onls_, ■) un corrupteur ; t°, un 
i^ulus » ' ' > Marchand d'efclavcs. 
aunculus ,i, J 



fant , parelfeux ; m.-àm. qui plie 
fous le fardeau. 
Lentu/w , a ,um , un peu lâche , un peu ^ 

lent. 
LtuTuiiias , atis , lenteur; 2", qualité de 

celui qu'on appelle lentulus, 

hitiritudo, inis , parcflc , nonchalance , 

flupidité ; z". facilité à fe plier. 

htKTitia , œ , facilité de fe plier ; zQ,\iC- 
cofité. 
LEUTor y is y humeur gluante & vif- 
queufe. 

Lento ,-are , plier , ployer , courber. 

LTiKTiitus , a , iim , retardé. 

LFNTeo,-ere, être lent. 

LîNTefco.-ere, fe ramollir, devenir gluant; 
2,0. devenir pliant ; 3°. s'adoucir. 

Lentc , doucement , fans fe hîiter. 

Re-Li NTf/co , is, ctTS , fe rallentir , dimi- 
nuer. 

Lent//cw5 ,i, ) lentifque , arbre quî 
Liîir ifcum ^i ,) produit le maflic ; 
mot- à-mot , gluant. 
LENTi/cinuJ , (T , um , de maftic , de len- 
tifque. 
Li N ! i/ri-F(;r , a , um , qui produit des 
kntifques. 

VI IL 

LIN, trait ; délié. 

LiNfrf ,«, ligne , trait tiré avec la 
plume, cordeau i 2°. ficelle; 3". 
ligne à pêcher ; 4. . trm de pin- 
ceau ; 5°. bornes-, 6°. terme i 7°. 
lignée; 8°. corde garnie déplu- 
mes bigarrées , pour fervir d'é- 
pouvantail aux oilèaux. 

LiNfo/.i , a , petite ligne. 

LrNf^rfj , e , qui fc fait avec des lignes ,' 
qui concerne les lignes. 



DE LA LANGUE LAT. L îîn. 103^ 

4. Lik/k/tj ,// , trame, tiffa , drap. 

5. Liuna,x, gros furtout pour la guer- 
re. 

6. Litiû-StrophoTz , i , marrube, plan* 
te. 

Binômes, 

LiNi- Pulus , i , faifceau de lin; de PeL , 
/•!.£, embraiïer, prendre à poi- 



1055 

Liseo ,-are , tracer avec des lignes j 
i°. aligner. 
Lmeatio , onis , l'aflion de tiret des 

lignes, 
'Li^eamentum , i , ligne , trait de plume ; 
i". trait du vifagc. 

Composés. 



DE-LiNeo,-<zre , defliner , efquilTer , 

ébaucher. 

Ds-LiKsa:io , onis , ébauche , efquiiïc. 

IX. 

LIN, lin. 

I . LiKKAW , i , lin , 2°. fil de lin ; 3 °. 

manœuvres , cordages d'un vaif- 

feau. 
LiNo^o/Zù , idis , mercuriale , plante. 
LiNj-ST(?ma , th , linge mis fur le calice , 

& qui fert à l'efTuy.er. 

1. Lïmenm , i , linge , drap , ferviette ; 
i°. voile de navire. 

Ijureolum , i , petit linge, 

LitiTrus , a, um, de toile , de linge. 

Lïi^T^j , onij , Linger , Toilier, Tiiïe- 
rand. 

Litfr eatus, a , um , vêtu de toile; l'.qui 
porte du linge. 

LiNTfiariux , ii , Linger , Marchand de 
toile. 

hmrearius , a,um, àe linge, de toile. 

'Litneamen , inis , drap. 

3 . LiNewj, a, !/m, de lin , fait de lin. 

L1N.1 , orum , filets , traîneaux. 

Li-iirium , ii , champ enfemenr.é de lin. 

'Li.^:imsnrum , i , charpie , tente d'une 
plais ; i°, -mèche d; chandelle , lumi- 
gnon. 



gnce. 
Litii~Ger, a , um\ qui eft vêtu de lin ; 
2°. Prêtre de la Déelfe Ifis ; de 
Gcro porter. • 

X. 

Noms de divers objets. 

I. Lo-Mentum,i ; 1". far'.ne de fè- 
ves: mot-à-mot , chofe menuiiée, 
réduit'e en fiuine. ' 

z. LîNS , tis , lentille ; graine très-pe- 
tite, 

LENTiruZa , ce , lentille ; i°. tache ie 
rouiïeur qui vient au vifage ; j". vafe 
rond & plat comme une lentille ; 4". forte 
de pierre précieufe. 

hEfricularis , e , ") de lentilles ; 

ILEuTiciilofus , a, um, > lo. détaches 

L,'iii.rig:nofus , a , um , 1 de roufTeur, 

'LEUTiculr^tus , a , um -, fait comme une 
lentille ; 1°. mar;jué de taches de 
roufTeur. 

LENTf;To , inis, tache de rouflcur fur le 
vifage, 

3, Lens , dis, lente , œuf de vermine 
très-petite. 

Lrt OTu/uy , /, petite lente. 

\.iv.vi' ginofus , a , um , pliïn de lentes, • 



J03S DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1036 



MOTS LATINS VENUS DU GREC. 



JuAErwj , / , îôrte de poiflbn ; en Gr. 
LABroj , vorace. 

hAcoï<icum , i, poêle, étuvc pour 
fuer. 

hAcou ifmus j i , brièveté du langage. 

hj^LAps , apos , nom de chien ; tour- 
billon de vent ; le grand chien j en 
Grec AAIAA'J'. 
Du Grec Lagos , lièvre , vinrent : 

luAGois, idisy lièvre de mer. 

Lkco-Pus, odis , pied-de-lièvre , plante ; 
1°. oifeau blanc de la grofTeur d'un pi- 
geon , & qui a les pieds velus comme un 
lièvre. 

LAc-Ophthaîmus , a,um, qui dort comme 
les lièvres , les yeux ouverts, 

LkG-Ophthalmia , a , maladie des yeux , 
qui empêche de les fermer. 

'LAoo-Trophium. , ii , garenne où Ton 
nourrit les lièvres, 

LAMvfana , a , fanue, plante; Si 

Lapsaha , mot Grec. 
LAvJana, es, chou fauvage , Grec, 

AAS['ANH. 

Lamvkus , i , Gr. le Goulu , poiflon de 

mer qui reflemble au lézard. 
jL-L'LAtiio-PoIa , ce, -j faifeucde 
Ai.-LANTO-/'œttJ,d, umj faucifles , 
chaircuitier ; Gr. de AtT-aJfo , 
changer , métamorphofer. 



LAR. 

Du Celte Lar, fon , fon aigu, & qui 
forma le mot Larwot , trompette , 
clairon , vint le Grec- Latin : 

LARynx , gis , goficr, Gr, aapu-)^. 

Larus , z , la mauve j la poule d'eau j 

en Gr. aapoî- 
LAiria , a , adoration de Dieu ; Gr. 

AATPEIA , fervice ; 2. ". culte. 
hATïienfis , e , d'adoration. 
LAsanum , i , pot-de-chambre ; 2°. 

bafïïn de chaife percée ; Grec , 

AASANoy. 
LAVKÏces , icum , petits lapreaux pris 

fous la mère. 

L E. 

Liciihus , i f Gi. Lekythos y vafe à 
huile , burette à l'huile : ce mot 
tient à LEJianê , plat. 
Lit^œa , orum , fêtes de Bacchus , 
où il y avoir des combats de poé- 
fie : du Grec Linon , prcflbir. 
Lené , is y forte de vafe ; z®. bateau. 

Ltiiunculus , i , petit bateau. 
LiSBÏas, a , forte de pierre précieufè^ 
LESB;i/m , a , vafe fait à LtfLos. 
LjiSBonkus ^a, um, qui a remporté uns 
^ viâoirc fur les Lclbiens. 



,037 ï^ï^ ^^ LAN G 

LI. 

Pc LiB , eau en Grec , vinrent : 

I. L}-Bet!ira , Fontaine deMagncfie, 

confacrée aux Mufes. 
LiT.ethrides , um , Mufes, 
i. LiBj, iiis y vent du Sud-Efl ; Gr. 
Al^f-, Lips ; de Lis , humide , 
pluvieux, 
Lmo-Notus , i; téiia-Notus , i , Sud-Sud- 
Oucil. 

Li E 0- Z epkjTin , i, Ouefl , Sud-Oueft. 
Lisadinm , ii , petite centaurée. 

Lt^ano-Chros , », pierre prccieufc ; 
mot-à-mot ^ couleur blanche. 

L.i'Banotis , idis, Tomarin ; mo(-à-//iû( , 
qui a. l'odeur de l'encens, 

5. Lis^ , arum y grandes veines jugu- 
laires: de Lizo , diftillcr. 

iLicvanus , i j fon que rend une cor- 
de d'inftrument de mufique; z'' . 
nom d'une corde de mufique, fé- 
lon Ariftote ; Gr. AlXavcf. 



U E t'A T. LGrec. 1038 

\Aclien , etiis , 7 dartre vive ; ^°. 

Lichene , " , J l'hépatique, plante j 

Gr. aeixhN. 

Lipjr/j , is , poifTon qui reHemble ao 

lézard; z^. force de pierre prc- 

cicufe. 

LO. 

Ap.isTo-LocH/â! , Arii^oloche, plante ? 
de Loxo^ , Lok/ios, femme en 
couches, & d'AriJIoSf bon. 
Lo/ius , ii f ? Calmar, poifTon vo- 
Loligo , mis j 3 lanr , dont le lang 
efl: noir comme de l'encre ; i°. 
mcdifânce : en Gr.Tiiotor Se Otos^ 
LoLÏgunculx, œ, petit calmar. 
l.oi.iginofus , a,um , où il y a beaucoup 
du poiflbn nommé calmar. 

Lotos , i , forte de plante ; z». forte 
d'arbre. 
hoTo-Pkagus, a , um , qui vit du fruit de 

l'arbre lotos. 
Loto AJerra , œ , Cône de pain d'Egypte. 

LvTta , œ, petit ver qui eft fous la? 
langue des chiens ; du Gr. Ly^a. 



MOTS LATINS VENUS DE LORIENT. 



kf.yt.^mhas , i , labyrinthe ; mot- 
à-mot f Palais du Soleil : voyez 
Origin Franc, col. 6^^. 
LaiyrintA^w^ , dt um f de labyrin- 
the. 



LAcerca, a , 7 fézard; i . poiflfbn de 

LAcertuSj i, ' mer qui reîîenible au, 

lézard. 

LAcertofus j a, um, robufte; i*. plein- 

de nmfdes : voy. Orig.Fr. col. 6 j i,. 



1C39 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 

L A Ivl. 



De Lam, manger , qui tient à l'Or. 
CnS LHeM, \iAm , & au Gr. Li- 
Mos , faim , vinrent : 
Lamw, ^5 loup-garou, monfoe dont 
on efirayoic les enfans ;en Gr.LA- 
j.ua ., as ; z°. poilTon qui dévore 
les hommes; 3°- Sorciers préten- 
dus, Ogres, Anthropophages. 
l.A-tiGurium , H, ambre jaune. 
Lang^, ce , t animal duqueU'am- 

LA-Hcima, œ,) bre provenoit , fui- 
vant les Anciens. 
Ce mot qui s'écrivit dans l'ori- 
gine Lagg , & où le premier G fe 
chan^'.ea en N, tient au mot fi con- 
nu Lac, Lacq, confacré aux gom- 
mes: 



■ÎC40 

'LArenulum , i, petite brique ; 1°. cham- 
bre du trélbr; 3". rôle d.s offices. 

'LhTerculenfes.,ium , Secrétaires , Gardes 
des rôles. 

L.Kreraria,a, tuilerie; i«. four à bri- 
ques ; 5". attelier de Tuilier. 

LAierarius, ii , Tuilier. 

LATerarius,a, um; LATeririur, a , um , 
fait de brique, 

Siu\-LAcer , eris ,n.-i^ , . 

.. X demi brique. 
SEMi-LAreriiim , «> ^ 

LATï-^uncularia , « ,? échiquier , da- 

LATKuncularia , œ ^S mier, mot-à- 

moc , fait de briques de diver- 

fcs couleurs. 

hATKunculus , i , pièces du jeu de Dames 

& d'Echecs. 

L E M U Rw , 
Fête des Lémures. 



r . m. «r Nous avons parlé de cette Fête dans 

' i ' - 1/ 1 1>„, ;«;■-./. /^<ï Ton pra— 



qui eft l'Or. <2Ù , LaKK 
larme , fuc d'une plante. 
hP'T.urion, fi , lazur , couleur bleue : 
mot Or. Voyez Ori§. Frar.ç. col. 
-,G. 
hAZulus , i , le lapis lazuli. 

LA T. 
DeLAT, en Orient. \ùr\'^/iLhei, feu, 
incendie , vinrent ces mots Latins : 
j . l.Arcrna ^ce ,&c en le nafalant , 

hA^Tcrna , œ , fanal, flambeau. 
tK^nnarms , ii , faifeur de lanternes , 

qui les vend, 
a. LAT^r , eris , brique. On les cuit 

au feu. 
J.Ar errulus , i , pe^te brigue , tuile ; 
»», bifcuit,ma(re-pain, 



ec développant l'origine de fon éta- 
Hiflement en faveur des morts & 
du dernier jour de l'année, nous 
avons fait voir que le nom de cette 
fête vint avec fon objet de l'Orienc 
même; de Ur, lumière, & de 
LHc•^f , carnage : /« jo'''' du car- 

nage. 
l^^uures, KOTjefprits maUns , fpedres, 

lutins. 

Lf M. irirt , icrum ou ium , les fêtes des 
Lémures. 

Lï B. 

De l'Oriental SH"? Leb , lumière ; 
feu , jour , blanc , vinrent ces 

divers mots. 

"Li^eSftiSt 



»ô4i' DE LA LANG 

Lz3es , lis , chaudière , bafllne , calVe- 
rolltf. 

Li?ra . œ , , ,, , j ■ 

, ' î Icpre , ladrerie. 

Ltvrœ , arum, S ^ 

"Ltr refus, a ,um, hdre , lépreux. 

C'eft un mot certainement Oriental \ 
fbit qu'il vienne de Î^S LeBaN , 
blanc ; loi: qu'il vienne de l'article 
Al, joint au moc m,-13, Berw/; , 
nom de la lèpre. 

LiBonus , i" , le Monc Liban , mot-à- 
mot, le mont blanc j a*, arbre qui 
porte l'encens. 

C-LiHAtius , /■ , Gr. KiiBANOi , !c 
Kribanoj ; 1 ^. four portatif; i », 
tourtière ; 3 *. cuirafTe, 

C-LiEAMrtrm , a.,um, 1°. Fournier ; 
1^. Cairafller. 

Ici L changé en CL. En Orient»! 
IHi-Leean , un four à brique ; Lcban , 
faire cuire la brique au four. 

pe rOr. zn'l , Lhab , Lhcb , flamme , 
brillant , vinrent ces mots où L/zab 
ù nafâla en La ai p. 

LAu?as,Jis, ? flambeau , torche; 
LAMPada^œ,^ 2.°, mcréore en- 
flammé; 3'. l'éclat des Aftres. 

L,.\np.idias, œ , comète flamboyanrc. 
LAMPyr/j- , làïs, ver luifant : en Grec 
Laii?)t/j-. 

De Lam? , brillant , vint le Celte 
Lampr, poli , uni , glifTuiï. 

De-IA le nom de la Lamproie, 
poifTon long & gliiTanc , & parfe- 
jné de taches brillantes : Y.\\ Latin, 

LAMPe/.M , fe, Lamproie, 
Orij\ Lut, 



U E L A T. L Orient, i o^i 

En Gall. Lamprai. 

En Bas-Br. Lampr?^. 

En Angl. LAMi'R<jy , &:c. 

Mots 

où L a pris la place de la lettre N". 

Nous avons vu dans les Origines du 
Langage 6' de l'Ecriture, pag. 115, 
que les lettres N , L &; R le fubf- 
tituoient /ans celTe les unes aux 
autres. Voici des mots où la lettre 
L a pris la place du N initial, 

L I Lhtm , 

Lis. 

Litium j ii , lis ; en Gr. LniR/on,' 

hiLidceus , a , um , lieu planté de lis. 
hiListum , i , lieu plein de lis. 
liihi-Âfphodeius , i , le houblon fauvage; 
hïKinus , a , u« , de lis. 
'LiB^num. , i , huile de lis. 

Ce mot vient de l'Oriental "V^ , Nyr , 
lumière; z". Jour; 5'. blmc. Les 
Grecs ont conlervé le R final en 
changeant N en L : les Latins ont 
change 6c le R & le N en L. 

LIR^, 

Sillon. 

De l'Orient. "!>: , A^i>, fillon , renou- 
vellcr la terre, vint U Eimille fui- 
vante Lira ; mais ce mot veuoic 
lui-même des radicaux Er , la 
terre, & N, renouveler. 

LiRrt,<E, fillon.efpace de terre élevé 
entre deux raies dans un cham') 
fillunné. 

LiR.js,,-arum , amuremens , Ea lincries, 
V vv 



:T043 



DICTIONNAIRE 



re. fîlonner. 
LiRfltJK , de hauteur en hauteur. 

Composés. 
De-Liro ,-^r^ , forcir du fillon , ne 
pas labourer droit ; z". radoter , 
extravagucr. 
DE-LiRÏum, ii, rêverie de malade, 
DE-LiRcrio , unis ; Di-LiRamenmm , i , 
icverie , extravagance , égarement ; 
a", mot-à-mot , l'adion de fortir de la 
taie en labourant. 

fER-DE-LiRux,<i, um , 'tout-à-fait cxtra- 
sragant, 

LYR, 

Lyre. 
pe nom duillriunenc eft commun aux 



ÉTYMOLOG. \oii 

Latins & aux Grecs ; mais aucun 
Savant , ni chez eux , ni depuis 
cux,n'a pu parvenir jufqu'à fon ori- 
gine -, c'eft que ce nom vint avec 
la lyre de chez les Orientaux , il 
tient au mot^jJ , NiR , qui ligni- 
fie comme Verbe, rendre des fons, 
& quieft comme nom celui des ro- 
feaux le plus ancien des inftrumens. 

LvRd, «, lyre ; 2 ". Conflellation de 
treize étoiles 5 jo. forte de poiflôtii 

Lymcus, a,um, de lyre , lyrique, 
LvRfra , orum , poéfîes lyriques. 
LYRiJies , «, joueur de lyre. 
LxRJ-Cen, inis , joueur ds flâtci 




r.^' 

m^^ 



rio4f 



DE LA LANGUE LAT. M 



lO^â 



MOTS LATINS-CELTES, 

O ï/ DÉRirÉS DE LA LANGUE CELTIQUE, 



M 



ïi 



A Lettre M, la xni^ de l'Alpha- 
bet Orienral,pourroit êcre placée à 
la tête des Confonnes: (à pronon- 
ciation efi fi douce , fi mobile ^ fi 
aifée,qu'elle eft devenue le nom de 
la mobilité même , & celui du pre- 
mier de tous les objets oui nous 
frappe dans l'enfance ; du plus ten- 
dre & du plus utile , de celui au- 
quel nous devons tout: le nom de 
la M E R E , cui nous a mis au mon- 
de , 6; donr le ftin nous procure 
une nourriture aufîi abondante & 
aufTi falutaire qu'agréable. C'eft 
donc pour cet objet chéri que no- 
tre bouche commence à s'ouvrir ; 
& le premier de nos mots , efia 
de l'epanchement de notre cœur , 
eft celui de Ma-ma. 

Dcs-lors , la lettre M (êrvit 
chez tous les Peuples à délîgner 
tout ce qui fert à la nourriture, & 
tout ce qui eft grand. 

Ce qui. joint a quelques Ono- 
matopées , donne la ruifon de 
tous les mots en M , non feule- 
ment pour la Langue Latine, mais 
aufil pour toutes les autres , com- | 



me on s'en afiurera par notre Dic- 
tionnaire Comparatif des Langues, 
qui ofire à cet égard des rapports 
auffi nombreux que frappans , K 
dont on ne fauroit fe former au- 
cune idée , quelque convaincu 
qu'on loit du rapport des Langues. 

M, 

Subilitué à d'autres Lettres, 

I. 

M peur B. 

I. Du primitif Band, lien , prononce 
MtNT , vint cette Famille Latine 
dont on ne reconnoilTuit plus l'o- 
rigine , & eue nous avons déjà 
clalTce ci-dcffus dans la famille A.vi. 

A-MENTw/n,i , lien, courroie, bande 
de cuir i cordon de foulier, lanière, 
corde d'un arc ; i°. javelor, dard où 
étoit attachée une courroie pour 
le retirer après l'avoir lancé, 

A-MENT<i»'«i, a j um ,lic à une cour- 
roie. 

A-MENTo,rfj, are , lier avec une 
courroie , fangler, gAroitcr. 

t,M\j fïuia}Urum, mitaines; z ". mouf- 
V V V ij 



ïo4t DICTIONNAIRE ÉTYMOLOO: 104,^ 



tles/orte de gants fourrés : de Bu- 
hdu:, bufle , prononce mujie. 

2. 

M pour N. 

Mapp^,^, fervierce ok linge donr 
on couvre la table ; z**. (îgna! don- 
né par un linge ; 5°. Tapis à mec- 
tre fur une table ; 4". Carte de 
Géographie : de Nap , étendu. 

M pour H. 

De Har , guerre , on fit Mars , tls , 
Dieu de la guerre ; z**. la Guerre J 
3 °. la Planette Mars. 

En ajoutant à ce nom l'Adver- 
be Ma , extrêmement , trts , on 
en fit ; 

Ma- Mers, le grand Mars. Les 
Latins changèrent ici Mers en 
VoRs ; d'où : 
^A-YoRj, o/-/«,Mars,DJeu de la guer- 
re. 
MA-VoRtiuSfa^umfde Mars-, i ".bel- 
liqueux , courageux , vaillant. 

4* 
M pour W. 

"De Wad , Was , eau , mot Theu- 
ton , &:c. fe forma le Latin Mad , 
humide , aqueux , d'où le Gr. 
Methy , vin ; & cette fiimille La- 
tine : 

MADor, oris , moiteur , humidité. 

JMad? 9 , es , ui , ère , ctr; mouillé , trem- 
pé , arrofé , humedé, baigné; 1"=, fe 
^OKiuilkr , dcvetùc {noitc. 



}.lAd''fco , is , er: , voyez Af.ideo, 
Mf.Dens , ti: f mouillé, trempé, arrolé^i 

baigne. 

Mf.Didanf , lis , qui mouille. 
MAvidè , avec humidité. 

Maàidè madère , aujig. être iv«e, 
IfiMiido , as , are , voyez. Mtidefin. 
MADidus, a , utn , trempé , mouillé, hu* 

medé , arrofé, baigné, dégouttant 5 

i*". ivre , qui a trop pris de tin, 
MhDulfii , ce , 
M\Dufa , a , 

Binômes, 



f yvre. 



Made-Fac/o , is,fecl , facîum , cere y 
arrofer , humséler , mouiller , 
tremper , rendre humide. 
MAD£-Fi(? , i.r, faâusfum, ieri, être mouil'' 
lé , fc mouiller , être arrofé , trempé j 
humedé. 
MADi-Fico y as , are', voyez Madefacioi 

Co MP OSÉS. 

Com-Mad^o , es , dui, ère , tremper ^ 

mouiller dans l'eau, être trempé ^ 

mouillé , huiuide. 

De-Madjo, es, uî, ère, ^ ^ , 

' l être ou devenu 

UB-MADefco, is ,fcere , S 

humide , moite , mouillé , trempé. 

Di-MAOeo, e.v, dui , ère, fe fondre , fe 

liquéfier, couler en eau, devenir li-i 

quide. 

ÏM-M-ADeo , es , ui , ère , ï . .,,, 

îetremouulc,' 
iM-MADf/c-fl, es, duitfcere, J 

trempé , arrofé , humedé. 
P£K~MADZ-Facio j is,cere, mouil- 
ler tout-à-fait , tremper entière-; 
mène. 
PERMAD«,ej,rf.i,Sr«,, .^^^^^^jlj^. 
V iR-MADefi:o,cis,dui, cere, S 
tout-à-fait, être tteingé cntiereniCHîâ; 
s°. s'enivrer. 



%a0 DE LA LANG 

PsK-MfDid,is , a, um , fort mouillé , 
trempé tout-à-fait , abreuvé entière- 
ment, 

È.t-M.ADsa,es , dui, dere, ramoitir, rcde- 
Yenir moite. 

itiAi-M\Didus , a, um, à dcmi-mouiilé. 

1. 

]Du Grec Methy , vin , Ce forraerciu 
ces mots : 

Ametuyst/ïj , i , Amethyfte , mol-à- 
mot , contre l'yvrcirc , parce qu'on 
croyoic que cette pierre la gucrif- 
/bit; i®. forte de raifin dont la li- 
queur étoiî (ans force. 

AMETHYsiirza , orum , lubirs de cou- 
leur d'Ametliyfte. 

AunTHYsriion, tisj efcarboucle tirant 
fut h couleur d'Amethyfte, 

M. 

Mots formés par Onomatopée. 
I. 

, . c marteau de Chaudrcnmer. 
i\lARcu/uT , ;, < 

yiAKrioitts , i , petit marteau. 



iAiceo , es , ère , crier comme un che- 
vreau , une chcvie,un boire. 

>• 

M U. Cette particule n'eft pas un 
mot qui fe prononce , mais une el- 
péce de mugifTement , comme le 
murmure d'un chien qui commen- 
ce à gronder , ou le ton plaintif ^c 
violent d'une pcrionne qui ayant la 
iôouche fermée ne peut faire ionner 



U E L" A T, M Oiiomat. io;d 

la lettre M , queQuintilien a^-ipcllc 
littera mur^Uns. 
Mii,perii, oh ! Je fuis perdu î 
Ncjue Mu/acere auderH,\h n'ofcmt 
dire mot , ils n'ofenc pas foualer. 
On fc fert de la même particule 
pour faire peur , ou pour chaflèc 
nn chien. 
MuG/'o , is , ivl , ituni , ire , mcur;ler, 
mugir j crier comnie un bœuf. 
Mugit malus procsllis , le mât cïic & 
claque p.ir la violence de la tem-' 
pcre. 
Muoiti/j, fir, i". mugiiTcment, meugler 
ment; ^ " retentiffcmjnt , bruit éditant, 
J'ilvoiens -, lis, qui mugit , qui meugle y 
mugifTant. 

Mvoinor , arh, ntus fu/n , aii, bargui- 
gner, biaii'er , tâtonner, ns vouloir pas 
venir au point, reculer, fuir, chercher 
des défaites; i"'. badiner; 3". mur-i 
murer. 

Muoi'o , a}, aviy arum, are, braira' 
comme un âne fiuvage. 

Composes, 

AD-MtrGï'o-/Vf j meugler après queî- 
que chofe , ou en répondant à an 
autre animal qui mugir. 

Ad-Mug/Vuj-, ût, beuglement, 

De-M JG/oj-irj , meugler , remplir de 

mugiffemcns. 
Dr-Mucraj', a ,um , qui retentit de mu-| 

giilemens. 
E-AliiG/o , is , ivî ou ii , itum , ire , mugir, 

roeuf^lcr, beugler , imiter le mugifld- 

ment des boeufs. 
f M-Mt-r.(o , -ire , mugir , braire , retentit 

fort -ment. 
Rr \'i-oio,-ire-, mugir, bsugler,reten£i? 

fortement,- 



J1051 DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. lo^t 



Mus 



$fo,-are, 7 parler bas, gronder 
vsfïio,-are,} entre les dents , fc 
taire, ne dire mot , garder le fi- 
le nce. 

f,\vsf^tio,onisi J^lvsfnat'wyOnîSiVaàion de 
parler bas, de grommeler entre les dents. 

Mvsfuazor ., ris , grondeur, grommcleur. 

musfnabundL! , a, um, lujet à murmu- 
rer entre Tes dents, 

£uM-Mus/ô, as, are, voyci Murmuro, 

SvM-Mvsfus , a , u/n , qui murmure. 

5- 

UvTUS ,a,um , ? rnucc , qui fe 
Mu Tofus ,a,ump taîc. 
MuTio,-ire, parler entre fes dents, mar- 
motter , jiarler bas. 
MuT/f.o, onis , l'aflion de parler bas , de 

gronder entre les dents. 
IAvT:efco,-ere , devenir muet. 

Composés. 

Di-lAvs/utus , a, um , diffimulé , 
qu'on tair. 

E'¥Lvr:o,-ire , gronder , grommeler. 

lM-Mi'i.'î,-ir?5 grommeler, murmurer. 

jM-}Aviefco,-er€, fe taire tout d'un coup, 
devenir muet. 

OB-.VlCTe/cci,cere, perdre Tuf^gc d- !a pa- 
role, n'avoir pas le mot à dire, n'être 
plus en ulage , être furanné. 

Mvsca , ce, mouche , infede ; i°. fâ- 
cheux , impoicun ; 5 °. parafire. 
li[vsc^r:um , ii , émouchoir ou chafTc- 
niouclic ; i''. e!'r'cce de bouquet au haut 
de \i ti^e de certaines plantes , dans le- 
quel eft renfermée la graine. 
-7 

I.M-MuSc:«/«i ,i , &c 



IM-Musfulus ,i,o\i 
lM-MusT«/«j,i, petit vautour ; ai» 
glon. 

8. 

MuRMUR , is, bourdonnement, bruîG- 
feinenc , bruit confus , l'aâion de 
gronder entre fes dents , murmure. 

MvKMvmllum , i ; Mormursho , nis , 

murmure , plainte qu'on fait entre fcS 

dents, 

MuRMuRJ ,-rtre , A marmotter , gron- 

JVîtiRMURor ,-ari , Cder entre fes dents , 

Mvi^MUB.illo ,-are, J faire un bruit lourd. 

MuRMURarcr, orir, plaignant, grondeur. 

Composés. 

Ad-Mukuvko ,-are, gronder, faire un 
bruit fûurd &;confus-2°. applaudir. 

Ao-Mv R'r.ur.itio , onis , bourdonnement, 
applaudiiïement. 

CoM-MuRmuro ,-are ; CoM-MuRmurar > 
-iri , chucheter , grogner , marmotter. 

CoM-MiiR;nura;iû ,onis , gronderie, mur- 
mure. 

DE-M.vR.muro ,-are , dire quelque cliofê 
entre fes dents , marmotter, 

iM-MuRwury ,-are , faire un bruit fourd , 
murmurer. 

Os-MuRmuro , -are, contredire en mur- 
murant, 

RE-AloRmiiro ,-are , faire un doux mur- 
mure, 

?• 

De M", qui peint l'aftion de poulTec 
le fouue avec force par le nez , Ce 
forma cette famille : 
Muckj' , ci , excrément qui fort parles 
narines , morve. 
Mocco , as , are , mouclier. 
Mvcculentus , a> um, morveux , plein de 
morve. 



ïo^î DE LA LANGUE LAT. M Mère. îo?4 

MvsT-AGOc/tf, .'? , initiation, myjltt" 



Mucq/ûj, (7, a,7i, morveux ; lO.muquoux. 
MuG«r ya ,uvi , voyez Mucofi-s. 
MuKCrJo, onif , l'adion- de fe moucher, 

cher. 

Composes. 

'E'MvK^tio ,oms, I ". l'aclion de fe 
mouclier -, z°. mouchure de chan- 
delle ; }0. déniaifemenr. 
E-MuNcforium, ii, émonftoire i°. mou- 

chettes. 
E-.MuHrf), is, nxiyn6lum, ère, moucher ; 

z°. tirer par adrefle. 
Emungere argento fenem. , attraper de l'ar- 
gent au bon-homme. 
Pao-MuNCfori'i/'?! , li , mouchoir de po- 
che ; 1°. mouchetteî. 

Famille Grecquî. 

Mys<i, « j pituite qui tombe du nez , 
morve. 

Mvxffi, arum , forte de prunes, fru/f. 

IWvxariii , OfLim , forte de prunes. 

Mvxiij" , î , partie de la lampe qui porte 
le l'jmignon ; z°. niouchure du lumi- 
gnon; 3'. champignon qui fe forme au 
haut de la mèche , quand on ne la mou- 
che pas. 

MYST , Myftère. 

De Mu, ne dites mot , cachez, vin- 
rent ces familles Greco-Latincs : 
I. 
M\'sra j œ,\ . 

les Myftcres du cuhc de quelque 
Divinité. 

MysTerium , ii , Myftère , fecret. 

MyJicTia, orum, Myîlcrcs, fêtes , céré- 
monies à l'honneur de quelque Di- 
vinité, 



Myst-agogzVwjj a , um , myftagogi- 
que , myftique. 

MisT-AG0G«j j / 5 celui qui initioic aux 
myftcres du cuite de quelque Di- 
vinité , &: qui failoit voir aux étran- 
gers les raretés du temple &l Ion 
tréfor. 

MysT/ci , mylliquemenr. 

?4yst/c«j, a ,um , myftique , myftc- 
ricux , fecrec. 

Proto-Myst^ , ce, premier Prêtre,^ 
Archiprêtre, 

2. 

1. Mvd , œ , forte de coquillage ; 1*. 
Ifle à la Côte de Carie. 

2. Mya cANTHow, i , alperge fàuva- 
ge , plante. 

3. MYa-cHA.Le, is. Jeu de Colin-Mail- 
lard. 

4. MYiî.v , acis , force de poiiïbn à 
coquille, moule. 

M, 

Mère. 

M défignanr l'idée de mère , fe pro- 
nonça Am & Ma : de-là divers 
mots. 

I. 

AMA,qui enTarrare, Suédois, Da- 
nois , Efpagnol , &c. fignifie mère : 
nourrice, 

Amm E , en Allemand , nourrice , grand- 
mere. 
£t ces mots I-atins ; 



ïofj DICTIONNAIRE ÉTYiMOLOG. lo^â 



Auita , œ , tante , met-à-nwt ^ petite 

mère. 
AMJtini, orum ; AMiiinm, arum y couffns- 
gerniains; confines -germaines. 

Composes. 

As-kuita , œ , fceur du tri(;iyeul. 
Ao-Auita , œ; Pao-AMira, œ, granJe- 



tantc. 



II. 



%{A\trna , lT , tetton , mameHe,fein ; 
2 ". terre , tettiu , pis des animaux ; 
5 ^. maman; 4°. maman tetron , 
nourrice; 5 ^. cxcroiilaiicc , tu- 
meur qui s'élève lûr l'ccorce des 
arbres Si. qui pouffe des bons. 
MAV.ilh, cr, petite mamelle • diminutif 

de Mamma. 
Mt'.Miliuina , a , figac longue. 
MAMillarc , is , mouchoir de cou , gorge- 
rette, ce qui lerc à couvrir la gorge des 
femmes, 
Mf.M.mofus , a, um, qui a beaucoup de 
fcin , qui a de greffes mameUes, qui a 
les tcttes groiïeî. 
Mammofi pyra ,' poires de bon-cIiré:icn 
ou de râteau. 
Mainmofum thus , encens femelle. 
J\lAMM;,'-îr;/.t , a , um , voyei Mammofus, 
M&Mniul.i , ce , vovci i\lamilla> 

Il l, 

I, MATfr, tris , iuere , mere-nourri- 
ce ; i". cep de vigne qui a plufieurs 
brins-, 3 °. tronc d'un arbre a l'égard 
des brandies. 
Mhier-fa.T}t'Jidi , mère de famille. 
t^ATer-urHiiui , Métropole. 
M^re;CJla , <t' , petite mère. 
JVlATER-AiATriffiir , <e , celle qui étant 
jjitre , a encore fà merc viyante. 



M.\r ernus, a, um , maternel, de mère. 
M-krertera., ce, foeur de la mère, tant» 
maternelle. 

i. Matré/co, is , ère, devenir merej 

2°. relTembler à la mcre. 
M&TRicaria, œ , Matricaire , planu, 
j . MATRi-MONittOT , a , Wariage. 

Matri-mon/(î//j , e , de mariage, 
macrimonia!. 

MATr/;f, il ;j , matrice ; i''. femelle qui 
nourrii fcs petits; 3'. arbre qui pro-^ 
duit des rejetions ; 4°, portière , fe- 
melle qu'on garde pour avoir des pe- 
tits. 

M-ATrirnus , a, um, qui a encore fa mère, 

WiATri-Brua , e, ciicvrefeuil , arbtif- 
fcau. 

4. Matro/z^ ,^, furnom de Junon , 
fouslaprotediondelaquelkctoienp 
les mères de famille. 

Matro/za potens , femme àc qualir 
lire , de diftindlion ; Dame. 

K^K-ïKonalis , e, de mcre de famille, 
de daine , de femme de qualité. 

MATiic/zari/j- , [is , état, condition des 
mères de famille, des dames, des fem- 
mes de qualité, 

MATRA/ia, iuTTi, Fêtes où l'on n'admettoit 
que les femmes de qualité, 

Mairus/ù, is ,, coulin ou coufîne ger- 
maine du côté, maternel , frerc ou liruc 
liu'rins. 

y. MAiiiicuIa , œ , rôle , matricule. 
C o ).l p o s É s. 

Aji-MAiertira,te, fœur de la triCiyeuIe. 

P.ic-MAferrtr.i , ^ , la fceur de la bi- 

fayeule. 
Ei-AÎATfr j trh , qui a deux mères. Sur^» 

nom do.iiié par les Poètes à Bacclias. 

MAC, 



r%6^7 r^^ tA LANGUE LA T. M grand. lojS 



M A G, 

Grand. 
De M défignanc la grandeur , vinrent 
toutes ces familles : 
I. 

\ davantage , plus. 

Mag/j ac Magis; M agis magifque , 

de plus en plus. 
Magjj , ac Magis lubet , j'aime beau- 
coup mieux. 
X. MAGi-STi?r , tri , Maître, qui en- 
feigne , qui inftruit , qui montre , 
qui conduit, qui régie. Sec. qui a 
fiu qui eft quelque chofe de plus 
que d'autres en certaines chofes, 
comme Régent , Précepteur ^ Gou- 
verneur , ProfelTeur. 
MfiCjJïerium % ii, maitrilc, pouvoir d'un 
maure fur foti difciple ; i*. maitrifc 
dans un feftin, pouvoir d'y régler tou- 
tes chofes; ;*. profeffion d'cnfeigner 
quelque fcience ; 4". Magiftrature ; 
jo. l'art d'un maître , eafeignement , 
inftruftion, précepte. 
IWao stra, « , maitredë , celle qui enfei- 

gne , gouvernante. 
J/\AGiJlra.tio , onis , rnaîtrlfe, 
fllAGi/?rafuj , ûs , Magiftrat, qui exerce 
■une Magiftrature , une Charge : 1". Ma- 
giftrature . Charge , Office, 
IVlAGij'?ro , as , are , gouverner , régir, 
PR.o-MAGi/?fr , ni , fous-maitre. 
II. 
[i. Magnwj t a f um\ MAier , Max:- 
mus , grand , puilTant, qui a beau- 
coup de crédir , relevé , qui a des 
qualités extraordinaires; z*. excel- 
lent , illuflre. 
Orig, Lot. 



MAior natu quàm , plus âgé que. 

MAG/.e, grandement, beaucoup, fort,' 

extrêmement. 
Mag/i;', beaucoup , fort. On fous-entcnd 

j^retii, 

Islsonitas t tttif , Se 

MfiGnitudo, inis , grandeur , étendue, 
Nhgnhudo ceris aienis . multitude de dct* 

tes; — ■ fruSiuum, quantité , abondance 

de fruits. 
Magho, beaucoup , fort, 
M fiCm'nn t adf, voyix yaltJè. 
FtR.-Mf.GrMs , a , um, fort grand. 

1. MAG/zdfw, les Grands, les Magnats 
d'un pays. 

MAcnalia , ium , grands faits , grandes 
aftions , grandes chofes ; 1 . magnifiques 
ouvrages. 

MActiirius y fi, marchand en gros, gros 
négociant , marthanJ en magaiîn. 

Composes. 

I . Magni-dic«j , a , um , qui dit de 
grandes choies, qui parle avec em- 
phafe , emphatique, 

1, Magni-Fa cio} ii f eci , ère, élever « 
eftimer , ptifer beaucoup , faij^ 
grand cas. 

5. Magni-Ficwj, a , um , magnifi- 
que , pompeux , fplendide , lubli-« 
me ; 1°. taftueux , vain. 
MAcm-?icus animus , grand cœur, 
el}">rit généreux. 

MAGNi-Ficjn'o , onis , l'adion de penfêr 
ou de parlermagnifiquement d'une chorc. 

IVlAGNi-Ficé, adv. & 

MAGNi-Fice^ïrer, tiii.f, f///^we,a(?i. magni- 
fiquement , pompcufement. 

M AGNf-Ficenr;a,«, magnificence , pompe, 
fublimité. 

WoHJ-Fico ,as y avï , amm , are , clcycç 
Xxx 



rfo?> DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. fo?d 

Perfes & chez les Egyptiens i i*» 



ou exalter par des louanges , admirer en 
louant ou avec des louanges , reconnoitrc 
avec admiration. 

'4.MAGNi-LOQKaj, fljBOT, quï a Ic fly- 
le noble , grand , élevé , fublime , 
qui parle bien,Leau parleur; i ". qui 
fè vante fort , fanfaron , hâbleur. 

JÎAenz-LoQup/jr/a, k , fublimité dans le 
difcourSîftyle élevé, exprefllon relevée , 
manière noble de s'exprimer; i®. fublime. 

'5. Magni-pendo, is , ère , eftimcr, 
prifcr beaucoup , faire grand cas, 
faire beaucoup d'état. 

é. Magn-oper^, beaucoup, grande- 
ment, fort , extrêmement, 

II I. 

MAxK/Tzaj, 7 V 

ItlAxiTiitas , aris , grandeur cxceflive. 

MAxi/nè , adv. très-fort , beaucoup , gran- 
dement , extrêmement ; 1*. principa- 
lement , fur-tout. 

MAxim-ùfERè , aiv, inilammeat ^ avec 
alliance , très-fortement. 

IV. 

'iAxctus , a^um ^ confidérablcr 

MACfe, voca.'.. fing,. Maéîi , plur,ie l'an- 
cien Maâlus peur Ahgis auBir, h s'em- 
ploie coniine interjc^ion c hort itive : 
£,Y. allons , fer;n ■ , courage : ou par 
ai'plaudifrcment ; comme ,, voilà qui eft 
bi n , bon , c'ell bien fait 

Mac:,) mun-r.i , préfeus corfîdérables. 

MAc-f! , a, Cbrtr Je mcti dclicat des 
anciens. 

V. 

[j. Mag/'j, / , f^ag? 5l.ivanr, Doc 
tcur , Sage , Philofoi^^he , chez les 



Magicien. 
Macs , a , magicienne. 
MAcia, a , Se 

MAcice , es ■, magie , l'art magique. 
Mticicus , a, um, magique , de magîc j 

de magicien, 
MAGidophnri , orum , ceux qui accompa- 

gnoicnt celui qui préfîdoit aux jeux 

d'exercices, 

2. MAca/e ,is, ") . ^ 

T,, r f cabane , hutte , I0-; 

MAPâ//a,i«OT ,3 ^* 
}. M AGIS, idis , grand plat , baflîn j 

en Gr. m Ans. 
Magdali«, drum , lavures de mains.' 
MAcinor , aris , ari , badiner s y 
prendre fur le tard ; voye^ ci-dcjfus 
lAvcinor. 

VI. 

Mai ^srasfatls, majedé ou cfévariott^ 
grandeur, lublimiré , rang éievé; 
2°. DéelTc de la majcfté. 

yAAiESTatemretinere y conferver fo» 

rang. 
VIaj-gr , jus , oris , comparatif de 
Magr.us ; plus grdivj. 

MAj-(5f îj- , um , ceux qvi ont vécu avant 
nouf, nos prédéc.ffeur? . ceux dont nous 
rk-icendons , nos ^ncétrcs. 

hlM-ufriihs, a,um, majufcule , un pc« 
plus grand, 

VII. 

r.Mkcma, aiis , marc, le refte le 
plus grodier de la comporicion d'ua 
p.irfum; en Gr. mafma. 

M^Gm(ntltm , i , ce qu'on ajoutoit comme 
paj futcroit aux facrifices ; i", mets qfxe 



ri6<fx DE LA LANGUE LA T. M grand. iO(^i 



les payfans ofFroientàJanus, àSilvinus, 
&c. 
M^cme^r(^rilJs , a , um , qui concerne ce 
qu'on ajoutoit aux facrifîces. 

1. MAcudaris , idis , tige du laferpi- 
tium, arbrifltau ; 1°. racine de cet 
arbrilîfau; 3*. fa graine. 

;}. De Mai, grand, vint le nom du 
cochon à l'engrais, 

Maiu/is , is , cochon , porc châtré. 

4- De M/iior , vieux , ancien , vint : 

Maîus, a, mois de Mai. 

JJl/iiuf , a, um,de Mai, du mois de Mai, 
qui eft en Mal. 

f. M^sius , «, y. Major, 

VIII. 

MAC, combat , arme, 

i*. 

(l, "MAcnara , œ , cpée j (àbre , cou- 
telas , cimeterre ; i°, couperet de 
boucher. 
filACHarium , ii , couteau de Boucher , 
couteau de cuiflne > courte cpée , poi- 
gnard. 

\X, MAcellarius y ii , boucher, chair- 
cuitier. 

fllAcellariuT , a, um , qui concerne ceux 
qui vendent de la chair ou du poiflbn. 

KAcellaria taberna. , étal de Boucher , 
boutique de Rôtiiïeur, de Chaircuitier ; 
halle au poiiïon ou à la marée. 

{. MAcellum , i , halle , marché, lieu 

où fe vendent les denrées. 

Compose' s Grecs. 

|I. Mach/£Ro-p<«j , i , qui feit des 
cpées. 



1. MACH.îRO-p/ior«j,«, qui porte une 

éjcs , qui a une cpée au côte. 
y Mvcro , onis , pointe de quelque 

choie que ce loit, 2 '.cpée. 
Mvcro dcfenfionis , forme d'une dc- 

fenfe. 
Murronafwj' > a , um ■, pointu , fait en 
pointe. 

4. Di-MacA« , arum , foldat" f]Ui 
conibarto'cnt à pied & à cheval , 
D.agons. De Di , deux. 

5. Di-Mico , as , avi , ch/, atumt 
are , combattre , en venir aux 
mains , quereller ; i°. difputer, être 
en difiércnd ; }". courir rilque. 

Di-Mic.îtic> , onis , combat , bataille i 
choc , rencontre ; 1°. débat , diiputc > 
querelle. 

1°. 

Mac/0 , as , avi , atum , ar^, afibm» 
mer , tuer, égorger , immoler , lâ- 
crifier ; z'. augmenter , accroîrre, 
combler. 

MAccare aliquem ulùoni ^loriot , 
(âcrifier quelqu'un à fa vengeance 
& à fà gloire ;- honûribusy combler 
d'honneurs. 

Mkctalilist le , is , qu'on peut afTommét 

ou tuer. 
MAcfaror , orls , meurtrier , aflaflln , qui 

tue , qui afTomme. 
NlAC-arut , ûs , l'aftion d'immoler, de 

facrificr , d'égorger , d'afTommer pour 

le facrifîcc. 
MActatus, ayum^ participe de MaBa» 

3'. 

^{Acticus, a yUm,(\\i\ a de grandes 
mâchoires & la bouche fort fendue» 
X X X ij 



ïoSs DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 10^4 

MActra j CE y huche, maie, pctrain. 



IX. 

fS, Mach/w^, «, machine, inftmmeiit 
par le moyen duquel on fait quel- 
que chofe ; z°. adrefTe , artifice , 
fineffe, invention, moyen pour 
faire réuiïir une chofe.. 
Mach/tî^j omncs aihibtre aJ j le 
fèrvir de toutes les adrefTes pofll- 
blcs , eirployer tous les artifices 
imaginables , mettre tout en œuvre 
pour. 
MscHinaUs , m.f. le , n. is , machinal , 
de machine , qui concerne les machines. 
MACHinaUs fcientia , les méchaniqucs. 
IAACHinj.menmm, i , machine . engin, 
MkCHinarius , H , Machinifte, Ingénieur. 
Mà-CHinarius , a y um , is machine , qui 

concerne les m.ichines. 
li/lACHinario , onis , art de faire des ma- 
chines ou une machine ; i°. reiïbrt , 
i adreiïc , artifice , invention , fine/Te , 
moyen pour réuiïir. 

MACHinaîor , cris; — trix , icls, Ma- 
chinifte , ingénieur , qui fait , qui 
invente des machines ; i", inven- 
teur, qui invente , qui machine , 
qui controuve, 

MAcninator doli , auteur d'une four- 
berie. 

MACH!/!.!fum , f , machine de guerre. 
MACHi/jafuf , Ù! , voyez, Machm.ttin. 
JVlACH.vior , arls , atusjhm , ari , machiner , 

inventer , ima^^iner , former en ion 

cfprit , tramer , brailer , forger , pro- 

jeiccr. 
MAcHmari aliquinecem, machiner la mort 

de quelqu'un. 
JVlACH.7!o/iu, a , um , fait avec artifice , 

jîigénieufement ttouyé , invente avec 



induftrie , induftrieufemcnt imaginé * 
formé avec efprit. 

t. MiCHanicus , i , Ingénieur , Ma» 
chinifte, qui fait travailler delà 
main & de l'efprit ; 2°. Artifte. 

Mtcwanicus , a, um, méchanique , oit ij 
faut des inftrumens, des outils. 

î. MAceria,œ , & 

MAceries^ei, muraille d'endos de 
jardin, de parc ; i". muraille de 
ville; voy. Secundx. 

4. lAAGinium , ii , forte de maladie 
des bœufs, quand leur peau s'atta- 
che à leurs côtes , de force qu'ils 
ne peuvent plus fe remuer. 

J. De Mac, fort, vint: 

MACii/iï, «, maille deréfeau, ou de 

filet. 

X. 

Familles Greco-Latînes. 

r. lAicabili , oTum, Prêtres de Dia« 
ne d'Ephcfe , qui étoient eunu- 
ques ; lO. Eunuques du Roi de 
Perfe. 

De Byz , lin , Byzwj , habillé de 
lin. 

Megi-sta72«j , num , les Grands , les 
Puidàns. 

3. MfG AI ffiim , ii , Temple de Cy» 
bêle , mot-à-mot , de la grande 
Dcefle. 

MFi:.-Ai.e/ÎJ , orum , jeux & fêtes à Rome 

à l'honneur de Cybèle. 
r.Ur.-ALeJîflCW, a, um , qui concernclet 

fêtes de Cybèle. 

MïG-ALf/!jii ludi , voyex Megalefia' 
McG-t-.i-enfis purpura , robe de pourprç 

^u'on portoit aux jeux de Cybèit, 



rio(f^ DE LA LAN 

4. M^G^ra , (X , une des trois Furies ; 

2°. querelle , envie. 
îj. Meg-aliwot , à" , force de parfum 

précieux. 
^6.TRis-MEG/y?«f , a j um , trois fois 

grand ; furnom de Mercure. 
7.Magn« , eus , & 
MAGNCi /o^/'j , l'aimant , pierre qui 

attire le fer, 

I^Kcnencus , a, um , qui concerne l'ai- 
mant. 

5. MachA'j, /j,animal particulier à la 
Scandinavie , qui a de la reffem- 
blance arec l'élan. 

9. Macro CHira , orum , habits à 
grandes manches. 

MACRo-Coi/um , i , grand papier, papier 

royal. 
Macro Coml/j , c, um , qui a de longs 

cheveux, une longue chevelure. 
lHACroJîêJ , um. , Peuples du Royaume de 

Pont. 

'10. HvPo-MocH//i^;n , // , appui , ce 
qu'on met (ous le levier pour le fai- 
re Jouer; 2. °. orgueil. 

XI. 

DÉRIVÉS en MAS. 

U. lAksfa, œ, ma.Te, bloc , gros mor- 
ceau ; 2^. pâte. 

Mas/(ï auri, lingot à'oT.-Coa&i iaclis, 
fromage ; z ". Gueufe, grofle malfe 
de fer. 

IWas/ô , ûx , avi , atum > are , réduire en 

malTe. 
f/lAsfuta , CE , dimin, de Mi^t, 

[a. MA-zo-nomum , i ,Sc 

MAzo-nomus f i , grand plat , grand 



GUE LA T. M grand. io<?(f 

badîn à fervir les viandes. 

}. MATP.1CUS ,a,um, qui a de gran- 
des ou de grofiès mâchoires, char- 
gé de ganaches. 

4. MAT/.Ï , «> , Natte; en Or. HUD » 
un lit. 

S-MAre/la, œ , Se 

hlArel/iOfOnis, pot- de-chambre, uri-î 
nal. 

Cil'Um in Matdlam immittere , obli'i 



ger un ingrat. 



M\Tula , œ, pot-de-chamtrc , urinai, 

6. M.Areoia,œ , petit fircloir. 

7. De Mas , Mes, étendu, nafalé en 
Mhns ,vinc cette fmiille que les 
Efpagnols prononcent en Mes. 

Mens^ , a , table; 2°. bureau , com- 
ptoir ; 30. ce qu'on fert fur la ta- 
ble ; 4*'. ce qui fervoic d'afllette ou 
de plat. 

MiKsuhi, X , petite tjbic , diminutif de 
Menfa. 

Mni^salis , le , qui concerne la table. 

MiNSarwj- , a , Mt^sularius , ii , Ban- 
quier, Changeur. 

XII. 

De Mac, grand , gros, gras , vins 
par Opposition : 



I. 

I . MAceo , es , an , ère , devenir mai- 
gre , amaigrir. 
Ojfa at^ui pdhs efi , ha cura macec, 
il na que les os &: h peau , ranï 
le cluigrin l'amaigrit. 
MAci« , ei , maigreur. 
Mi,cùentus,a,um , atténué de maigreur, 
j décharné , ^ui n'a ^ue la pçau & J,cs 0^, 



DICTIONNAIRE ETYMOLOG. lo<îtf 

amollir , attendrir , rendre fouple 
dansquelque liqueur, par le moy-a 
d'une liqueur ; i**. amaigrir , at- 
ténuer , afloiblir , rendre mai- 
gre. 
Famé macerare alijuem , faire mou- 
rir quelqu'un de him, 
Macerare fe , fe mortifier , matter ou 
affliger Ion corps. 
MACeratio , onis , macération. 
MAceraru.f, a , um , part de Mactro , 
amolli , attendri, rendu tendre par ïz 
mcyen de quelque liqueur , qu'on a fait 
tremper dans une li jueur ; i°, macéré. 
MAcfre/fo, (.f , er.', s'amollir, s'attendrir, 
devenir tendre , s'humeder. 

Composes. 

VtK-MAcero y as , ayi , atum , are j 
éteindre , parlant de la chaux. 

PR^-IVb c^ro , as , avi , atum , are , macé- 
rer auparavant, 

MIC , petit. 

De Mac , grand , Ce forma par op- 
pofuion le GrecMiKRoj, petit; 
d'où ces Compolés : 

Micro- Cos/K«j,i, le petit monde , 
l'homme. 

MicKO-PsYchus f a^um, qui a l'ame 
bafle , qui cft fans courage , qui 
n'a pas de cœur , poltron ; z ''.chi- 
che , vilain. 

MicRO-Scop/w/w , a , Microfcope, inf 
trument d'Optique , qui groflît les 
objets. 

MicRo-TRo^«j, a, «m,qui mange peu. 



10^7 

MAcefco , is , citi , cere , amaigrir , devenir 
mait^rc , perdre l'on embonpoint. 

Wacio , as , avi, atum , are , rendre mai- 
gre , faire devenir maigre. 

AlACior , ar^s, atus fum , ari , devenir 
maigre , amaigrir. 

JVlAC;/fflr pour M\cefcat. 
MAC£r , cra , crum ; crior, cerrimus , 
maigre , mince. 

]VlAce.'/w , a, um , un peu maigre. 

MAcfcr, oris maigreur. 

IVlACir, "r J , voyez Mairor. 

Mfcre to , (,r , ( rul , frère , devenir maigre , 
inaigrir , amaigrir. 

ftÎAcrirflj, aris , maigreur , ftérilité de la 
terre , du fable , &c. 

JVlAcnruuo , 'mis, maigreur. 

M/cro , as , are .amaigrir , rendre maigre. 

Composés. 
^•},\Acero,as , avi yatum, are,ama.t' 

grir. 

E-Mfc'nas, atis , empreffement , envie , 
pafllon , avidité d'acheter. 

E-Mac;o , as , avi , atum , are, amaigrir, 
defTécher , épuifer , flétrir. 

E-MAcrefco , isycrui ,fcere , & 

E-MACror, aris ^ ^ri, maigrir, amaigrir, 
devenir maigre , perdre fon embonpoint , 
fe flétrir. 

PER-MAcer , cra , crum , fort maigre , qui 
cft d'une grande maigreur. 

Rn-MAcrefro , is , ère, ramaigrir , rede- 
venir maigre. 

Binôme. 

Auvhi-MAcer , cri\ Auvhi-MAcrus , 
i, pied de vers compofé d'une brè- 
ve entre deux longues. 
z. 

MAc^ro , as , avi , atum, are , macé- 
rer , faire tremper , faire rouir , 



'^oêp DE LA LANG 

XIII. 

Binômes. 

I. MACULd, 

De Mag , grand, & de Coll, qui 
gâte , tjui nuir , vint cette famille : 

MAcula, «8 , tache, filet ; z°. igno- 
minie , infamie, deshonneur ; 3 ^. 
marque. 
Maculain effugere , éviter le deshon- 
neur. 
MacuIo , as , avi , atum , are , tacher , 

faire des taches, faiir , fouiller. 
lAAculatio , onïs , faliflure , l'aftion de 
ûlir , de tacher. 

H\.\culofus , a, um , r". plein de taches ; 
i°, noirci, fouillé , diffamé, déshonoré ; 
j". honteux, infâme; 4°. tacheté , mou- 
cheté , marqueté. 

Composes. 

ÇoM-'M Acu fo , as , avi, atum, are. 

gâter , fàlir , lôuiller , tacher. 
E-Mac(///i, as, avi , atum , are, nettoyer , 

ôter les taches. 
lu-^kculcLtus , a , um. , qui cft fans 
tache. 

ÎM-M/scu/n , as , are, tacher , (alir, faire 
une tache. 

1. Mab-Gon , habile à tromper. 
De Mag, grand, habile ,5: de G an, 
tromper , vint la famille Grecque , 
Maggan , prononcée Mang , & 
la famille Latine Mangon, qui 
défîgnerent également radrefle à 
faire paroître bon ce qui ne l'efl: 
guèreSjà mafquer les défauts d'un 
objet dont on veut fe défaire; de- 
là ces divers mots > 



UE LA T. M grand, 1076 
Man-Gonzj, an «t;/»i//. Mango, ce~ 
lui qui dcgaile , ou qui parc ce qu'il 
vend pour s'en défaire avec plus 
d'avantage : un marchand de che- 
vaux , d'elclaves , de friperies , un 
Maquignon. 

MAN-GcKium , ii , adrefTe à farder, rufc: 
de maquignon , d'un vil vendeur. 

Man-Gom/^o ,-are , farder , frelater ^ 
tromper pour mieux vendre , faire le 
maquignon. 

MAN-GoNiVuj, (î , um j de maquignon 
d'eiitremettcur. 

Familles Greco-Latines. 

i.MASTICy^e. 

Des primitifs. Ma, extrêmement. Si 
Stic^c , qui tient , adhérent, fc 
forma le mot Grec-Latin : 

Mastich£, es,GT. MASTiXH,gomm? 
du Lentilque, elle eil extrêmement 
gluante ; 1°. Maftic. 

2. A-MYG-DAL^. 

A-Myg-dal^ï ,<e, amande. 

A-MYG-DALa, ce ; - Lum , i , amandier; 

A-Myg-D Meus , a,um ■,'Linus ., a , um ^ 
d'amande; d'amandier. 

A-MYc-DAÙtes , ce , épurge , plantée 

En Grec, A-MYG-DAiea; de Mag,' 
grand , fort, dur , prononce Muer ^ 
Myïr;&deDAL, qui en Celte 
lignifie enveloppe , moc à-mo:.. 
« fruit renfermé dans une envelop' 
» pe dure. 

M E , moi , 

De M, grand ^ vint le pronom de fa 
première Perfonne , Me , moi j U 



ï07! DICTIONNA-ÎR 

perfonne par excellence : ou plutôt, 
avec la même facilité qu'on difoit 
Ma pour mère , on dit Me pour 
foi. 

I. Met, Particule qui toute (èule ne 
lignifie nien ; & qui étant ajoutée 
aux Pronoms de lapremiere & de la 
féconde pcrronne,&c. fignifie mime. 

Egomec , moi-même. 

a. Me pour MiHi ; Accuf, & Abl. d'E- 

Mii , gen. d'Eg^o. 

JME-iVf'e owMemet , moi-mcnic. 

I\ΣPram ou Mcpte , moi-même. 

Binômes. 

Me-Optc ingénia , de moi-même , 

félon mon inclination. 
Me CuM , avec moi , en moi-même. 
Me-Castor , par Caftor ; jurement 

des femmes Romaines. 
Mis poi.T M El. 

Min ])out Mmine , cft-ce à moi? 
Wen psur Mené , qui , moi ! 

5. MiHi ,Datifd'£go, àmoi, 
MiHi/w/n , je ne dépends de perfon- 
ne , je fuis maître de mes adions. 
MiHiMET j ou MiHiPTE , À moi-mê- 
me. 

4. ME-HERci.è,£' Me-Herculc, par 
Hercule , ( ferment : ) moïk-mot , 
Hercule qui me voyez : c'efl; une 
ellip{è. 

Med/uj §.à\ài , aàv. par Hercule , forte 
de jurement particulier aux hommes , 
comm.e ^depol Si Ecajlor , aux femmes. 

5. Mius , a , um , mon , mien , ma 
mienne > qui eft à moi. 



E ÉTYMOLOG; 107* 

MAD, 

Mat, M d , &.'c. 

Etendue. 

De Ma , grand , fe forma la famille 
Mad , Mat , Met , &c. défignanc 
l'étendue, les êtres étendus, & rouf 
ce qui y efl: relatif. De-là nombre 
de familles. 

I. 

MAT, matière» 

En Celte, Mat, Mad, MeatA ,' 
forêt , bois , vafte étendue d'ar-r 
bres. 
MAreria^ œ , matières; z*. maté.* 
riaux 55*'. moyen , occafion , fa- 
jet ; 40. Toute forte de bois cou- 
pé , ouvragé ou non ouvragé. 

MATerialis , m.f. le, n. is , matériel. 

M^rerialher , adv. matériellement. 

M\Tenandus , a , um, qu'il faut bâtir de 
charpente, 

MATen'ariur , a , um , celui qui fournit le 
bois de la charpente 

MATeriarius, a, um , de Charpentier, de 
Menuifîer ; de charpente , de charpcn- 
terie , de menuiierie. 
MAreriariii fabrica , métier de Charpen- 
tier ou de Menuifier ; 1°. attelier on ils 

travaillent. 

MATeriatiO) onis , & 
KlATeriatura, ce, charpente d'un bâti- 
ment. 

MATenan/T , a, um , bâti de charpente, 
MAreriatce malé aies , maifons dont la 

charpente ne vaut rien. 
MATeriw, ei , voyez MAr^ria. 
MATêri^r , aris , atus fum , ari , faire 

provifion de bois , de matériaux , de 

charpente ; 



t&if DE LA LANGUE LA T. M grand. Tôy^ 



charpente ; i*. faire du bois ; J«. bâtir 
de charpente. 

II. 

MAD, 

M E D , M o D , mefîire; 

De Ma , étendue , vint Mad , mefu- 
rer l'étendue. 

En Orient. 113 Af»/t/ , à l'infinitif, 
mefurer. 

De-là nombre de familles Latines 
qui le font prononcées Math , 
MoD , Med , Mess, Muss,Mens, 
Met, 6cc. ce quienaroitEiit com- 
me autant de branches dont on ne 
connoiflbit plus le rapport. 

I. 

ti. MATHE-MATic<z,i*, les Mathcma* 
tiques. 

Mathe-Matzcui , a , um, de Mathéma- 
tique. 

JVIathe-Mat/cuj , i, MatJiématicicn ; i°, 
Aflrologue. 

MatheJîj- , is , étude , l'adion d'apprendre; 
ce qu'on apprend , point de doArine où 
l'on s'attache ; z*. Mathématique ; j». 
doftrine. 

Composés Grecs. 

Poly-MatAc'j , lis ^ qui (ait beau- 
coup , fort fàvant , plein d'érudi- 
tion , rempli de (çavoir. 

Poiy-MAT/ifii , « , fçavoir profond , 
grande érudition , connoiflance fort 
étendue. 

2. 

Noms de Mefures. 
i, Mt-DÏ/nnum , i , Se 
}AiDimnus, iiMeCuic de fix boiflcaux. 
Orig. Lot, 



i. Woùiolus , ; , baril ; i». e(péce de 
trépan ; j "?. moyeu de roue ; 4°. 
talTe ; 5 «?. canal ; 6°. corps d'une 
pompe ; 70. fouftlct d'une machi- 
ne hydraulique ; So. cainTe d'une 
machine à puifèr de l'eau. 

5 . MoDJwTO , a , } (ôrte de mefïire ,' 
Mocius , a , i comme boiflTcau ; 
i«. \fuid. 

MoDÏus agri , mefure de terre de 

I lo pieds en tous fens. 

Mod;^//s , m.f.le, n. if , qui tient UQ 
muid ou un boifleau. 

Composés. 

D£ci-MoD/fl , if j vaiîTeau contenant 

dix muids. 
SiMi-Movius , z7 , demi-muid ; z**, 

demi-boilTeau. 

Se MoaiaUs , m,f. le , n. is , de demi'» 

boiiïeau , de demi-muid. 
St-MoDtus , ii , demi-boifTeau , ou demÎJ 

muid, 

TRi-MoDÏa ,ie, î mefure de trois 
TKi-Movium , "' , ) boiireaux , de 

trois inui Js. 
Tri-Mod/w , a , um , qui contient trois 
boiflcaux ou trois muids, 

Mes/To , onis , mefiire, me/ûrage. 
Meks/o , onis , mefurage , l'adion d« 

mefurer ; i°, mefure, 
Mcusar , cris , Mefureur-, z». Maréchal 

des Logis. 

MENsarii , a , mefure ; 1 '^. étendue; 

3°. inftrumcnr à mefurer. 
MENSi^raiiif J , m. f. le , n. is , qu'on peut 
mefurer, mefurable. 

Yyy 



*fo7? DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 107^ 



IViENSi/ra/fter , adv. & 
MEHïurafi/n , adv. en mefiirant , par me- 
sure , avec mcfure, 
r>IsNS:;j-, .1 , um,pdrt. de ./itetior. 
IVÎENSuriifor, oris , voyez /uenfor. 
Msusuro , as , are , voyez juetior. 
fA£>iSuroT , ans , atus fum , <iri , être 
mcfuré. 

4- 
UETa, a , borne faite en pyranîîde j 
z°. amas de quelque maiisre que 
ce foi: , fait en pyramide ; 5 . mu- 
le , mulon ; 40. meule de delTus 
d'un moulin ; 5 0. borne , fin , ter- 
me , bar. 
IVlETu/a , œ , petit but , petite borne. 

5- 
15 . Meto , as ) avi , atiim , are , & 

MEiitr, tïrisymenjusfiim^tiri ,me- 
furer , arpenter , compafïer , pren- 
dre la niedire ; 1°. juger, eflimcr , 
rapporter à une fin ; 5 *'. êtie me- 
furé. 

^^Tienàus ya,um, qu'il faut mefurer. 

Mtùens , tis , omn. gen. qui mefure. 

JViETi'or, oriiy mefureur , arpenteur, qui 
mefure, 

JWETatiu, on'is , alignement, mefure d'un 

plan. 
JiEiator , OTiSt qui prend des alignemens 

ou des mefures d'un plan. 
M^rator cojlrorum , Maréchal de Camp , 

r»larcchal des Logis. 
JlETiZtuj , a , um , qui a mefure ; i*. 

mefure. 
a. METor , ans , atus fum, ari , me- 
furer , prendre des alignemens , 
tracer un plan , faire des dimen- 
fions. 
MsTri/i ca^ra , tracer un camp. 



yiy.rari pedilus , mefurer avec les 

pieds. 
5. MiTV.eta j ce , &: 
Unretes , œ , forte de grand vaif- 
feau de mefure ancienne , conte- 
nant qu;ranre-huitfr;pcicrs;ce font 
vingt-quatre pintes de Paris. 
MtTrffè , aàv. en vers. 
METrfrw, fl, wn , qui concerne les me- 
fures ; 1°. de vers , qui ccnccrne les vers ■ 
ou la Poé/îe. 
4. METrum , i , mefure ; i*. vers. 

Composés. 
AD-'hiziior.iris, enfusfum,iri, mc-- 

furer. 
A d-Men/wj , a , ran , mefure , part. 
CoM-METioc, !>;..- , en fus fum , îrî , ma-i 
furer , compaficr , ajufîer , propor-- 
tionner. 

CoM-MENSar , vs , judefTe , mefure , pro- 
portion , fymmétric , rapport. 
Di-lUro,as, avi , ittum , are , me- 
furer , mettre des bornes , établir 
des limites. 
DE-METior, ins.,enfusoM etitus fum , hii'- 

mefurer exaftement , jufte. 
DE-METJnu , a,um, part, do De-Menor.- 
DE-J^ÎE^su/•n , i , mefure de grain ou 
d'autre cliofe , qu'on donnoit chaque 
mois pour falairc ; les gages d'un TalcE 
par mois pour fon ordinaire, 
Di-MEranOfOnis , mefure , mefuragc. 
Di-METi'enJ , tis , onin.gen. qui mefure, • 
Di-JVlETien^ linea. , diamètre. 
Dr-MExfor, zrf^ , menfusfurn, mstiri , 
mefurer , compafrer , prendre la mefure. 
Di-METor, aris, atus fum , ari , voyes- 

Di-metior. ' 
Di-Mens/o , onis, dimenfion , mefft- 
re , l'adion de mafarer. 



DE LA LANGUE LA T. 



1677 

Di-ME^îSar > orfj, celui ciuimefure, mc- 

fureur. 
Di-Mensuî , .T, um,'pirt, de Dtmedor , 

qui a mefuré ; z°. proportionné. 
E-illETioK , iris,menfusfum , iri-, menjrcT; 

i". parcourir ; }°. finir , parachever, 
E-Mhmsuj, a , um , part. d'E-mstior , 'lui 

a mefuré ; i°. qui a parcouru ; 5". qu'on 

a mefuré ou parcouru. 

Per-Met/ct, iris, menfus fuin , iri y 

mefurer exadcmenr. 
PER-ÎVlENSur, (i, um, parf. dî Per-Mît/or. 
Pïr-MenSuj- rfurum /fer, qui a pafTé par 
un chemin fort rude , qui a fait un rude , 
un incommode voyage. 
P».-«-METiar , iris , menfus fum , iri , me- 
furer par avance. 

PK/E-METor , aris , atus fum , ari , 

mefurer auparavant , prendre les 
dimenfions par avance. 
Pp.jE-MENSuj,a, um, mefuré par avance. 
Rn-METior , iris , menfus fum , iri , renie- 

furer , repafTer- 
'Ri-MiTiri frurnsntumpecuniâ , acheter du 

bled argent comptant , payer comptant 

le bled qu'on a acheté. 
RE-I\lENisuy , a, um, p.in. de Re-merior. 
Re-Mfnsux iter , chemin par où l'on eft 

pafTé ; i". qui a refait le même chemin. 
RE-MENSummure, mer qu'on a repa.Tee. 

NÉGATIFS. 

i*. IM-Mtraïus , a , um , qui n'efl: 
point borne, qui u'cft point me- 
furé. 

i. Im-Menss-, /^. Im-Men$z}/«. 

Îm-Mens//£Zj , aùs ,immen(îté, gran- 
deur fans mefuré , étendue inBnie. 
iM-MFNSÙm , aûv. fans mefuré. 
iM-iMrNSuj , a , um , immenfe , qui ert 
f»n3 mefurc , qui n'a point de bornes , 
gui cil d'une étendue infinie , infini ; 



M grand. 1078 



1". grand , vaftc , exceflif, énorm; > 

démîfuré , efÎToyable. 

Composes Greco-Latins , 
de Met/ow, Me^re. 

I. SYM-MïTr/iZ, œ , rymmcirie , pro- 
portion , convenance des parties. 

1. DiA-MpTcr, tri, & 
Dia-Mettc;^ , tri , dianu-trc, !ir;ne 
droite qui traverfe une figure par 
le mil'.eu en pdiluit par le centr«?, 

3. PRCsi-METr/c.'.'j-, a ,um, qui cft en 
profe ^ en vers. 

•j. Sej^i-Metr?//», / , demi mefurc. 

j. KEXA-M£Tfr , ira, trum , hexamè- 
tre , qui a fix niefures. 

<î. Tetra- METrz,;OT,Zj vers de quatre 
pieds. 

7. TRi-METcr , tra , trum , de trois 
mefures , qui a trois mefures. 

6. 

A-Muss/V, mefuré , régie, cordeau» 

A-Mns/Z/'i ; AD-A-Mus/?m ; Ex A-Muî- 
fim , adr. à la ligne , au cordcaa ; i", 
exaftement , régulièrement. 
h-M.vsfi.vus , & A-I\Iiis//f,iraj , a , um , 
bien dreffé , tourné, rangé; i." régu- 
lièrement fait ; ^o tiré à quatre épingles , 
à la ligne, au cordeau. 

III. 

MED, MES, 

Milieu. 

De ^ÎAD , étendue , fe forma !e Cefr, 
hiiih , Metow, MfcAT/2 , Mit, 
Mi , défignant ie point de téuiiion , 
le milieu ; d'où le Grcc Mego^ , 
milieu , Se le Latin hUoius, 
Yyylj 



aoyp DÎCTIONNÂÎR 

H' MsDia/» , a y milieu , centre. 

Medi-Tui^zuw , il, le milieu des chofes. 

TAioius, a , uw j qui eft au milieu ; z°. 
ambigu , douteux ; j". neutre , qui ne 
prend aucun parti. 

M'Eoiah t is , le milieu , le cœur. 

tAtoialis , m.f. le, n. is , qui concerne le 
Midi , du Midi. 

ÎVIediV, adv. -voyez. Moâeraté ; z'.àdemi, 
à meitié. 

SVlEDzetaf , atîs , moitié , milieu, 

è/ïtoianut , a , um , au milicH , entre- 
deux. 

Binômes, 

k' MEDiaJIinus , i , valet employé aux 
plus bas ofHces d'une maifon , le 
valet des valets, qui ferc les autres 
ferviteurs , comme marmiton , 
frotteur , ôcc, 

MEDï-Astuticus f i, premier Magis- 
trat des Peuples de la Campanie , 
en Italie; de Med, Puifrant,& As- 
tu , Ville , Cité. 

[5. MEDiatio , onisf médiation, en- 

tremifè. 
WEDfa'or , orù , médiateur, entremetteur, 

arbitre. 
IttEciatri^, icîs , médiatrice. 

Composes. 

Di-MiDium , «, ce qui eft coupé en 
deux , moitié. 

Dr-MiDîo ,-a.Te , partager , féparcr en 

deux. 
Dr-MiofuT , a , um , de moitié , demi. 
Di-MiDi.trio , onis , féyaratitn par moitié, 

partage. 
Di-MiDJaîîm , j^r U moitié, en coupant 

en dens, 



E ÉTYMOLOG. io8a! 

lu'MEDJdfè, immédiatement, toac 
de fuite , fans interruption. 

Im-M iDÎaius , a j um , immédiat , pra* 
chain. 

Inter-Mhd/kj , a , um , qui eft aii 
milieu , qui eft entre deux. 

a. 
MEDÎocricu/us, d, um , fort médiocre; 
MEDÎocris y cre , is , médiocre ; ni 

trop grand , ni trop petit : moyen , 

qui tient le milieu entre le grand 

& le petit. 
No72 médiocre telum cji ady ce n'eft 

pas un petit aiguillon pour/ 
Mediocria fponfalia , mariage entra 

perfonnes de moyen état. 

MsD'wcritas , ads , médiocrité. 
MEDÎocriter ,adv. médiocrement , moyen-» 

nement, avec médiocrité; z.s. ni trop >• 

ni trop peu. 
Mtvioximè , adv. voyez Mediocriter. 
MtDiûximi , orum , Dieux du moyen rang, 

demi-Dieux. 
MEviaximus , a , um, qui tient le milieu » 

mitoyen, moyen, médiocre. 

Medi-pontw^ , i , cable de prcflbirj 
x", pont de cordes, 

î' 

MiDuHa, es , moelle ; z^. cœur, en% 
traiUes > 5 '. cœur d'un arbre. 

Mzvulla panis, mie de pain. 

MiDuliis alicujus , ou in MeduUis 
alicujus hœrere , être extrêmement 
aimé de quelqu'un. 

MTOullaris , w.f. re , n. is , de moelle , 

qui concerne la moelle, 
MEDullatus , a, um y qui a de la mocllçâ 

i°o dont on a tire de 1% j}ioëlk> 



lotî DE LA LANGUE LAT, 

MeduZ.'o, as , are , tirer de la moelle, 
M'EDuHofus , a , um , moelleux , où il y a 

beaucoup de mocHe. 
T<lEDuliitùs,adv. du fond du cœur, inti- 
mement, cordialement, tendrement, 
pafEonément , jufqu'au fond des moelles. 
E-M.EDu//atus,af um ,part. de 
E-Medz///o, as f avi ; atum , are , 
tirer ,ou ôter la moelle. 



De Mîsi , changé en Mhr/ , milieu , 

vinrent ; 
Meri-eies , /?fo/-<r-»20f, milieu du 

jour , Mi-Di , le Midi. 
MERi-Di(î/i\f , e , méridional , du Midi. 
Meri-dkz/zô , à îi/îidi , en pL'in Jour. 
MEM-Di£inKj, a,umy du Midi. 
Mer.i-di<z//o , onis. Méridienne , fom- 

mcil de raprcs-nnài, 
Mem-dio ,-are , > faire k méridien- 

AlERi-Dior ,-ari ,) ne. 
ANT£-MERi-D!iZ««-^ , a , u/rif qui eft 

ou qui le fait avant midi. 
SvB-MtRi-Dianus ,a, um , qui fc fait , 

qui arrive vers le midi , d'environ 

le midi. 

S- 

Mise , es , corde du milieu des fept 
de la lyre , dédiée au Soleil ; 1°. 
a-mi-la- re. 

D É R. I V É s Greco-Latins. 

'a . Misarœ.rm , t , ) , _ . 

A/r , .■ ■• . Mefentere. 
MEsenterium ,11,) 

x.Mti-AVLa , <3? , veftibule , entre 

deux ikles ou deux appartemens ; 

petite cour entre deux corps de 



M grand. 1 082 

}. Meso-Lab/kot , » , mr.chine in- 
ventée pour trouver mcchanique- 
ment deux moyennes proportion- 
nelles. 

4. Mrso-LEucaj , /, forte de pierre 
précieufe; z°. ferre de plante. 

f . Meso-Mhjjj , ^, forte de pierre 
précieufco 

(î. Mess-Uran<ot<ï, atis, milieu da 
ciel, 

IV. 

MO D, 

Moyen , Mefiire. 

De Mad , Met, mcfure , prononcé 
M©B , vint une Famille Latine nora 
moins étendue. 

I. 

MoDus j i , mcfure , régie. Ce moE 
s'cfl chargé d'un crrand nombre 
d'acceptions, mais qui reviennent 
tMtes à celle-ci. 

1". Cadence , proportion ; mefure 
des pas , des rapports, 

lo. Quantité, mefure de pronon- 
ciation. 

j ^. Mode en mufique , mefiire da 
chant. 

4 ^. Mode en Grammaire , mefïire 
des tems. 

5 '^, Moyen , mefure des avions. 
6^. Fin , terme , mefure jufqu'oû 

on doit s'étendre. 

Binômes. 
( MoDi-Fic<2//* , onis f mefure qu'oxj 



'îcês DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. loS^. 



doit olfei-ver dans les vers; i°. 
modification. 
MoDi-FiC(;rnr, orls , qui régie la mefure 
ou la manière. 

MoDi-Yicjtus , a^um, changé de ma- 
nière , employé autrenisnt. 
m.cDi-'Picatus citus, aiiraeiu converti en 

nourriture, 
MoDi-FiC:itu?B v;rl'um , mot employé 

figurémeiit. 
Mr n-Ficor , arh , avjsfum , ari , mefu- 
rer, régler. 

2. 

Mo-Du'us,i, mefure ; i . motet, 
chanfon,air, mode ci mufique ; 5^ 
module , mefure qu'on prend pour 
régler les prcportiGr.s d'un bâti- 
ment. 
McDulamen , inisi Se 
MoDuIiDKentum , i , harmonie , chant mé- 

Ittlieux. 
TAcDulaiê , rJv. avec harmonie, mélo- 
dieufement , harmonieufement , avec 
mesure. 
MoDuIaùo , OTiis , m. odulit'oi^ l'ac- 
tion d: chanter avec mefure ; 2°. 
chant harmonieux ; 3°. régie des 
mcfures , des proportions ; arran- 
gement hcirraonkux. 
lAo-Dulator, oris , Chantre , Mufîcien. 
MoDu/«rrfx,icij,Chanteure , Muficicnne. 
\ MoDiihius , ùs , chant harmonieux , mé- 
lodie. 
lHoDulatus , a , um ,part, de 
MoDulcr , aris , atusfum , ari, chanter 
avec harmonie & de mefure, 
JVIoPu/i;ri oradonem , prononcer un dif- 
cours avec me.ure ou cad.nce; ;", jouer 
un air fur un chalumeau ,• 5°. mettre des 
srcrs en chant fur un chalunicau. 



Composes. 

Ad-Modk/o/- , ari s , a tus [un , ari, 
chan;sr avec , tenir fa partie , ac- 



corr'txi<7ner un inftriinenc. 

CoM-MoD..lrr/o , onis , juileffe 



pro- 



portion , convenance , rapport qui Ce. 

trouve dans les ouvrages d'Architt éturc. 
CoM-MoD.</è, adv. aiïci commodément , 

afTei bien , palTabiemect ; 1°. point trop 

mal. 
pRjE-MoDuior , avis, atat fum , ari ^ coa* 

duire pdf mefure. 

NÉGATIF. 

I;vt-MGDa/ii/7/5 ,a , um , qui eft fans 
mefure, làns méthode, qui n'efl: 
point dans les régies, 

3. 

MoD-lMPERd/or , cris. Roi du feftin , 
celui qui régloic la manière de 
boire. 

A D V E R B ï. 

Modo, il n'y a qu'un moment, rcu:-« 
à-l'hcure, il n'y a pas long-tems-, 
z". à cette heure, à prcfenc, 
m.aintenant , dans le moment , 
prcfcntement ; 5°. dans un mo- 
ment , tantôt; 4°. pourvu; j*. 
quelqueiois. 
Paulàm modo ; modo non , tant foit 
peu, fi peu que rien, peu s'en faut, à 
cela près; 2*. pas moins; 3 .pour 
ainfi dire. 

Composes. 

!. A-Morà. bien-tôt, incontinent, 

inccffamment. 
PoST-MoDd, adv. & 
FoiT'IAoDÙm , adv. après , enfulte. 



DE LA LANGUE LA T. M grand. io8<S 



totf 

*. Ad-Mod«//;, exircmement , très- 
fort , beaucoup , alT;z , touc-à-fait , 
fl'Turcmentbien , du couc , environ , 
très, oui. 

Aimodùm ni/^//, cout-à-fait rien, rien 
du tout. 

pR^.-MoDùm , aiv, exceiïivemcnt , extrc- 
mcmcnt. 

PROFiJ-IMoDÙw , aiv. prcH^ue , quaiï. 

'j. Eius-MoDÏ , femblable , tel , de 
cetce forte , de cette façon , de cette 
manière. 
F;uscE-MoDi ,^prt. toyez Ejuf-modi. 
EjuîDEM Mod'i , gen. de même fiçon , 
femblable , de mcme manière. 

Mox , bientôt , incontinent ; i °. en- 
fuite , après, 
Dumexpeclo, quàm mox veniaty pen- 
dent que j'attends , qu'il revienne 
au plutôt. 

4- 

MO Dlc , peu ctendii , 

médiocre. 

Isionicelius , a yum y mcdiocremenî 
bon. 
Aîocfcim , ait', peu , gucres , mcJiocre- 
msnt, 
MoDJcum , z , peu de chofe , peu. 
hlooicus , a , um , modique , médiocre , 
petit, peu confidérable ; 2°, modéré , 
réglé , retenu, modeflc. 
McDi'fè , adi'' médiocrement , avec ou 
dans la médiocrité , peu , tant Toit peu ; 
2*. modérément , raifonnablcmcnt , là 
là , affei bien , pafi'ablcmcnt. 
iM-MoDicè , adv. démefurément , excef- 
fîvement , trop ,' fans mcfure , &c. 
Voyez Im-modera:è. 
IM-Alopicw f a , um } cxcefEf ^ £rog 



grand , outré , fans retenue , &û» 

Voyez Im-moderatus. 
pFR-.MoD(Ve , adi: fort peu. 
Vt-x-MoDicti! , (I, uni y ttès-modiijue j 

fort peu confidérable. 

5- 
MOD-EST, 

Se tenir dans de Juftes bornes. 

Moff/lia f œ ^ inodeflie , air mo«; 

c'(.ii.e-, 1°. P-'iodération , retenue. 

MoD£j?u.r , a , um , inodefte , qui a d; la 

modeflie ; 1°, mo.-féré , réglé , retenu ; 

qui a de la modération , de la retenue. 

ÎAoDsfiê, adv. avec modération , moieflic,. 

retenue , mefure. 

MoDf,'?^ terram intueri , balder la vue pas' 
modêilie. 

ly.-I'.loDeJIia y ^ , immodeuic , in» 
tempérance j indifcrécion ; i"„ 
défordre , licence trop grande. 
Voyez Im-Moderatio. 

lM-MoDe/7è, adv. imniodefiemeni: , fanj 
modcftie ; voyez Im-modiratà. 

lyi-MoDsJIus, a , um , immodefte , qui cft 
fans mod^-fûe , &<.c.\'o-'jtzl,i.-:nodeTinus. 

PEK-MooeJu , trcs - modeflemenr , 

avec beaucoup de modcftic , avec 

bien de la retenue , avec grande 

modérarion. 

TT.K'MoDeJuT , a , um , fort modsfte , 

très-modéré , for: retenu, 

* * 

MO D , mettre une mjfure, régler, 
modérer. 

I . J'/'.Qveraiifis , le , /r, mcdcré, où 
l'un peut garder de la modération, 
où l'on peut éviter l'excès. 

McDeiMmen, iras , & 

U-ooiiamsinum , i , conduite ; gouvef- 



.îo87 DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. ïcS^ 



nement , direction , commandement , 
maniement. 

McDerans , tis , omn' gtn, qui conduit , 
qui gouverne. 

JMoDeranier, aàv. & 

MoDeratè, iàf , ifjimè , adv. ou 

McDeratim , aiv. modércir.ent , arec mo- 
dération ; 2°. peu à peu. 
yioGeratio f onis , m'odcracion , rete- 
nue , mefure qu'on apporte ou 
qu'on garde dans les choies. 

Moderatio cœli, température de l'air. 

Moderatio Machinarumf manière de 
conftruire les machines. 

McDer.tfar , oris , niodératcvr, gouver- 
neur , condudeur, directeur , qui guide , 
qui régie. 

IVIoDîrs'or tempsrum , politique. 

MoDerarri» , icis , modératrice , gouver- 
nante , conduftrice. 

Mohsraius , a, um ,part. de 

MoDero , as , avi , anim , are y & 

IVIOD^ror , aris , atusfumy ari , modérer , 
Cû.iduire , gouverner , guid;r , régler ; 
1°. tempérer , retenir, mettre des bornes 
ou un frein. 

Composés. 

AD-MoDfror , aris , atus fam , ari , Ce 
retenir , s'empêcher , fe contraindre , Ce 
inodérer. 

Naqueo me rifu AD-Monerarier , je ne 
faurois m'empêchcr de rire. 

^-Moverandus , a , tim , qui peut être 
appaifé , adouci, modéré. 

PRiE-MoDeranJ , tir, omn, gen, qui règle 
par mefiire. 

N É G A T I r s, 

lM-MoDerd««d, œ, Yoy. Jm-Modera- 

tio. 
lM-McD;rcff, aiv. immodcrém:nt , fans 
g-i-d-r de mefure , fans modération , 
ëémcfurénaent , outre mefure , fans re- 



tenue , fans ré^le , excciïivement , avec 
excès. 

iM-MoDfrjn'fl , onls f dérèglement, em- 
portcTisnt , excès , manque, de-modé- 
ration , défaut de retenue. 

lh(-Mov>sratum , i , l'infini. 

iM-MoD^rarux ■, a , um , immodéré , déré- 
glé , outré , exccTîf , qui ne garde point 
de mefure , qui eft fans modération , qui 
n'a point de retenue. 

VI. 

CoM - Monaj. 

De MoDWj , mefure, moyen, & de 
CuM , avec , fe forma la Famille 
CoM-MOD , qui indique tout ce 
qui a la même melure , qui s'ap- 
plique , s'ajufte , convient avec 
un autre objet, 
De-là ces mots : 
CoM-MûDa.Ti , i , avantage , gain ," 
profit , utilité , aife , commodité , 
loiiîr. 
CoM-JVIcDd, oTum , commodités , biens , 
richelFes; i". fblde , paye de gens de 
guerre. 
CoH-MoDuas , atis, commodité , conve-' 
nance , conjondure , ouverture ou occa- - 
fion favorable ; i". utilité , avantage , 
profit; 3°. complaiûnce, indulgence , 
condefcendance , iiumeur commode , 
facilité. 

CoM-MoDKJ , a , um , dior, dlffîmusl 
avantageux, profitable , utile , fa- 
voribîe ; 2°. complaifaiit , facile, 
d'humeiu: commode , plaifance on 
agréable , facécieufe , accommo- 
dante , traitable ; j °. propre ,' 
commode, bon , convenable. 
CoM-MoDè , àiàs , dijjïmé , adv, bien , 

foit 



•joSp 



DE LA LANGUE LAT. MaD iop( 



fort bien , fort à propos , fort jufle , fort 
à point , d'une manière propre , conve- 
nable ; 1*. commodément , â i'aife , 
aifémcnt. 

CoM-McDîm , adv. tout â propos , à point 
nommé, au même inftant , toutaufli-tôt, 
jiille , jaflement , à tems. 

CoM-McDf) , as, avi, a;um, are , accom- 
moder , afiîffer , obliger , rendre un 
fervice , faire un plaifir ; i° prêter pour 
être rendu en mcaie nature, donner la 
jouiflance ; car prêter pour rendre en 
même valeur fans être la nicmc chofc , 
c'eft Mucaire. 

CoM-MoD/to, (iT, avi , atum, ars , prêter 
Ibuvcnt , faire des prêts fréquens, 

Cou-MoDaiarius , a , um, celui à qui 

l'on a prêté quelque cliofe, 
CoM-Mcu.2r;£) , onis , prêt. 
CoM-MoD3tor,orfr , prêteur, qui a prêté. 
CoM-MoDiiram , i , prêt difréreut de Mu- 
îuum. 
CoM-IVIoD.7fuT , a , um, propre ou conve- 
nable ; i". prêté ou emprunté , fan. de 
Co!n-modo. 

C o AI p o s £ s. 

Ac-cou-^AovaUo ,onis j convenance, 
proportion , conforniitc, appropria- 
tion , application , ajufteraent , 
rapport , difpofition , Judenfc. 

Ac-CoM-iVIcDatiii , Il , U.71 iparf. propre , 
convenable ; i". qui approche , nui ref- 
femble, qui convient. 

Ac-CoM-McDatè , adv, d'une minière 
convenable , propre, conforme , propor- 
tionnée ; 1°. à propos, d'une façon ave- 
nante , (brta&lc , ajultée , appropriée. 

Ac CcM-MoDrjè adpsrfuadendum , d'une 
minière à perfuader. 

Ac-CoM-MoDo , as, avi , atum , are, 
acccmm^oder , approprier , applI^Lier , 
ajufter , aflortir., faire rapporter , faire 
Orig. LcU^ 



venir à propos , donner de la convenance, 
proportionner; i", difpofer , préparer ; 
3°. prêter, accommoder quelqu'un de 
quelque chofe. 

Ac-CoM-MoD:;j , a , um , commode , 
propre, &c. 

NÉGATIFS. 

lN-coM-MoDiii;jo , onis , voy. hicoin- 
modicas. 

iN-CoM-MoDè , iîis , ijllmè , adv. d'une 
manière incommode , avec incommo- 
dité , mal à Ton aifc ,• i". malà-propos , 
à contrc-tcms , hors de tems , hors de 
ûifon. 

iN-CoM-Mouifaj- , ails , incommodité , 
importunité , dommage , perte , déla- 
yantage , inconvénient. 

InCom-Mcdo , as , avi , atum , are r 
incommoder , caufcr du défavantagc , 
du ton , ôcc. 

Im CcM-McDum , i , incommodité , peine, 
ennui , fâcherie , chagrin, préjudice, 
dommage , défavantage , tort , impor- 
tunité. 

lu-CoM-Motxis , a , um , incommode , 
importun, fâcheux , ennuyeux , chagri- 
nant , qui eK à charge , dcfavantageux , 
dommageable , préiudlciablcjqui fait de 
la peine ; lo. qui arrive à contre-tems. 

iK-CoM-Mouefticus , a, um, mot invente 
pour dire fâcheux. 

PER-iN-coM-MoDè , très-mal- à-pro- 
pos , fore à contre-tems. 
Per-In-Com-Mcd:^5, a, um , fort înçom- 
mcdc. 

VII. 

M O S , MO R. 

De MoD, manière , ulàge , fè forma 
la Famille L:uine , ]\îos , Mop/j , 
par le changement du D en S & 
enR. 

Z z z 



lopi DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. lop^ 



1. Mos, MoRiV, coutume , mode, ma- 
nière , façon 5 pratique , uia^je , 
habitude. 
Mosculus , î , dimin, ie Mos, 
MosiUts , i , voyez Mofculus- 
Moues, um , plur. de Mos. 
i. MoRaiis , le , is , moral > de mora- 
le , qui concerne les ma-urs, 
lAoRaîitas , atis , moralité , irait de mo- 
rale ; î". pofition , fîtuation. 
MoKaliter , niv, moralement. 
MoRaruT , a , um ■, dont les mœurs font 
réglées. 
Beiiè-MoKatus , a , um , doué de bonoes 
moeurs , bien moriginé. 
Bené-MoRata civitas , Ville bien policée; 
1". — Fabula, Pièce de théâtre bien con- 
duite , où toutes les convenances font 
bien obfervées. 

VIII. 

M AD, MED, 

méditer , étudier. 

Le primitif Mat , mefurer , fignifia 
également , apprendre , étudier , 
connoître : on ne connoît bien 
fiue ce qu'on a mefurc , ce dont on 
pofléde toutes les dimenfions. De- 
là le Grec : 

MAT^e, connoi(îànce,fcience. 

MAmhano , étudier. 

Meliî/^o, méditer, 
( Ici L pour D. ) 
De-là ces Familles : 

Mtuitamenium , « , j 
MEDJ'/or , aris , atus fum , ari , mé- 
diter , faire réflexion , réfléchir , 
penfer en foi-même ^ penfer atten- 



tivement , s'appliquer à confidé- 

rer, attacher fon efprit , s'exercer , 

s'étudier , s'efforcer , fe peiner ; 

mot-à'tnot , chercher la jufte me« 

fure. 

IVÎEDifflfé , e,dv. avec méditation , avec 

réflexion , après y avoir penfé , après 

une mûre réflexion, 

MEDitflfii), onis , méditation , réflexion , 
forte attention à une chofe ; 2*. prépa-i 
ration à une cho(e. 
Mtohatus , a, um , part, de MedîtOT , 
médité , con/îdéré attentivement , exa- 
miné à fonds ; i'. qui a médité, qui a. 
fait réflexion ; j». qui s'cft préparé. 

Composes. 
CoM-MEDj7or, aris , anis jiim , ari ^ 
méditer , penfer avec attention » 
faire une profonde réflexion , ré- 
fléchir férieufèment. 
VEK-MtDhatê , adv. fort attentivement , 
avec bien de l'attention 
PRjE-MïDitflte , adv. avec préméditation. 
'PRM-M.EDitatio , onis , préméditation , 
l'aftion de penfer par avance , de pré- 
voir. 
PKjE-MEDftaforfum, ii , lieu retiré propre 

â méditer. 
PRit-MFD/fcfwi' , a ,um , prévu , -part, de 
PR.yf.-MiDifor , aris , atus fum , ari , pré. 
médite», penfer par av.ince, prévoir. 

!N e' G A T I r s. 
l^i-Mzï)itath jfans réflexion , inconfi- 
dérément , (ans y avoir penfé , 
avec précipitation. 
iM-MEDJffltuf , t , um , non prémédité ; 
i°. fait ou dit incon/îdérément , fans 
réflexion , fans méditation; 3'. oii l'on 
n'a point réfléchi. 

iM-PR^-MîDifafii , (Kfy. inconiîdérémefltj 
1 fans réflexion. 



lop; DE LA LANG 

IX. 

MED, 
Médecin. 

De Mad , connoître , étudier , vint 
le Latin : 

Med - icus , moi - à - mot , le Ta- 
rant, celui qui coiinoît la fciencc 
par excellence , celle de fe bien 
porter , & qui poflTéde les grands 
fecrets de la IMnrur/; à cet égard. 
Dans l'Orient, les Médecins n'ont 
d'autre nom que celui de Sagcs, 
deSavans;5: enEurepe, leur nom 
par excellence n'eft il pas celui de 
DocTeurs , mot-à-mot , les Sa- 
vans , les Sages î 

Il eft vrai que dans l'origine les 
Médecins , les Dod:eurs rcunif- 
ibient nombre de fcicnccs, fur-tout 
celle de la Théologie & de la Mo- 
rale. Médecin ou Prêtre étoit fy- 
nonyme. 

I. M:iDicus , i, Mcdecinal. 

Medicus circumforaneus j Charlatan. 

lAiDanius , a, um , à qui il faut donner 
des remèdes , qu'il faut panfer. 

h\i.osnii ars , Médecine, 

hl^oenào œgrefcit , les remèdes irritent la 
maladie , la maladie s'aigrit contre les 
remèdes. 

Mcoens, iis , omn.gen. qui remédie , qui 
donne des remèdes , qui guérit. 

AlEDi/!t!;i lerba , paroles qui guériflent. 
MED«r , ea'j , m , reniidier , appor- 
ter du remède , donner des remè- 
des , panier , traiter , guérir. 

MsDkinuj ^ a,wn , dv .médecine, 



UE LA T. MaD îop^^ 

Mpd/co , as , avî , arum , are , mêler , 
mixtionner de quelque drogue. 

Mïvicare cifillos , mettre de reflence i 

fcs cheveux ; femina, chaufourcr le 

grain , faire tremper les fcmences dans 
quelque liqueur, pour les faire mieux 
germer , & en plus grande abondance. 

MedzV or , aris , atu! fum , arî , remédier , 
apporter du remède , panier , traiter , 
donner des remèdes, guérir. 

Mioici/j y & , um y mèJecinal. 

1. MmeUfCBy remède, guérifon, mé- 
dicament j foulageraent. 

j. Mhmtrina , <r, la Déelfe de la Mé- 
decine. 

MED-lTRi/;.ti!a , orum , fêtes i l'Iionneur 

de la Déeflc de la Médecine. 
MEoff.i , ce , ûinfoin , herbe fort bonne 

pour les chevaux. 

4. MEDicaéi/is , m, f. le , n. qu'on 
peut guérir, à quoi l'on peut donner 
du remède , guèrillable , à quoi 
l'on peut remédier; 20. médici- 
nal , qui a la rertu de guérir. 
MEDicilulum , i , lieu où l'on trouve du 

remède , du (ôulagement, 
M^oicamen , inir, médicament , reméie ; 
î'.poifon; jo. fang dupoiflbn pourpre, 
qui fert à teindre ; 4^. fard. 
MiDÎcamentarius , ii , Apothicaire , qui 
préparc des médicamens ; x", empoi-, 
fonneur. 
MEDicamentarius , a , um , qui concerne 

les médicamens ou le» poifons, 
MiD le am s nt,}r!.i ars , Apothicaircrie. 
Mïoicojnentofus , a , um , mcdecinal , qui 
a une vertu. mcJecinale. 

j, MivicamentufTi f i, médicament, 

remède. 
MEoiccifio, onis , l'application d'un rc* 
inédc , l'aflian de le donner. 
Z z s ij 



SOpj 



DICTIONNAIRE 



Iihriicatus , a , um , mclé , mixtionné ci- 
quelque drogue ; i*. caufé par un re- 
mède; médecinal, 

MiDlcatus fomr.us , fommeil caufé par les 
remèdes; /orj, fontaine médecinale. 

Mr.Dicata lana , laine teinte ; — pocula, 
médecine , potion lucdccinale ; — tda 
veneno , flèches empoifonnées. 

6. Mtv>icinay ce y médecine, rare de 

guérir; i^. remède , médicament, 

médecine , potion médecinale ; 

2*. poifon. 

MTD'icihu!is,m.f. le , n, is t qui concerrse 
la médecine. 

Composes. 

PRiC-MEDiw;/« j a^um, qui a pris 
un purgatif, purgé par précaution. 
"Ki-Mt-Dium , a , rejnédc ; i°. moyen 
de remédier ou d'apporter re- 
mède. 
Rp-MEofs/rr , m.f. le, n. is, qui remé- 
die , qui guérit. 
RE-Mr.Di.ztio, onis, remède , guérifon. 
B-E-MEDiatus y a, um, part, de 
Re-Med/o , as t avi , atum, are , & 
Ri-Mioiar , aris , ar'i , guérir , procurer 
la guérifon , donner remède , remédier. 

Négatifs. 

ïu-tA.Ei>ical>i/is , le , irrémédiable , 
incurable , qui eft Càns remède. 
Ju-M^Dicatui , a , um , qu'on n'a point 
panfé , auquel on n'a point apporté de 
remède , où l'on n'a point remédié. 

ÎK-Ra-M'Eviabilis , m.f, le , n. is ., à quoi 
l'on ne peut remédier , qui eiî fans re- 
mède , incurable , où il n'y a point de 
remède , irrémédiable. 

MUT, 

Du primiiif Mat , Mhd , milieu , 



hTYMOLOG. top5 

>int le Ceire Mat , Met, Med, 
Mut, couper , partager en deux ; 
1°. retrancher, raoifiTonner, tuer; 
}*. tout Jnftrumenr tranchant j & 
dc-là diverfes familles. 
En Or. ni^ Muîk, mort, ce 

qui moiffonne les hommes. 
En Celt. Med; , moifTonner. ; 
En Goth, MAiTara, couper. 
En Allemand , Muizen, Mutz«;7, 

couper. 
Et ces Familks Latines. 
I. 

Mzsjîs, récolte, moilfon. 

ME9/or , is , moiflonneur. 
Mtsfura , ce , fciage des bleds. 
Mitforius , a , um , de moiffonneur. 

C O M P O S ES. 

DE-METc»,-<f«, > cueillir , couper j 
Di'Mmjo-,ere,j moilTonner. 
E-Metû ,-sre , faucher , recueillir. 
PnJE-MEsium, a ; PKx-MEsfum , i , pré- 
mices de la moidbn offerts à Cérès. 
PKM-Mi&fus , a , um , moilTonner le pre- 
mier, par avance. 

1.- 

i,MuTo,-are , alccrer, rendre tout 

autre par la lïujilanon. 
MvtHus , a, um, tronqué , rogné , à qui 
on a coupé une partie. 

MvrHo,-are , tronquer , retrancher 

une partie. 
iVIuT/7aror,ix, qui mutile , qui retranche. 
MvTÏlario , onis , retranchement d'un 

membre. 
Mot/cuj , a , um , ch*uè , qui n'a poim 
de barbe. 



1057 DE LA LANGUE LA T. MaD 



Composés. 

AD-MuT//o,-artf , tronquer, brifer, 
eflropier , tondre. 
DE-MuTiVo ,-.1;^ , couper , retrancher. 
2. MuTo, onisy porc châtre, d'où pue 
venir dans le Latin-ùarbare le nom 
en général de tout animal châ- 
tre. 

MAT, MIT, 
mur, doux. 

De Ma, nourriture bonne, excel- 
lente , vinrent diverfes familles : 
1°. Mat , bonbon. 
»". MAT«r«f , fruit qui a acquis la 
perfeftion , & qu'on peut manr'er. 
3 ®. hinis , doux , agréable; mots 
employés au moral comme au 
phyfique. • 

I. 

}AATTea,ip ;MAjrya , cb , bon-bons, 
friandifes , mets délicats. 
II. 

MATurus, a, um, mûr , de fiifon. 
JVlAT;;rifa.r , ans , maturité ; i". fin , per- 
fe(ftion,Ic plujhjut point,- jo, occafion, 
tcms propre , Tairon commode. 
MATurefco ,-ere , mûrir, devenir mùr ; 
1°. perfettionner, venir à fa perfcdion , 
s'achever. 

1.1 ATuroy are , faire mûrir, dcpccher, 
hâter, diiigenter, faire promptc- 
menc, s'emprefTtr. 
M/^rurntê, proniptement , en diligence , 

de bonne-heure. 
AlAT;;r.Kij, onis , Mte , diligence, em- 

prefTement. 
MATurè, iùt, ifimè, mûrement, à tcnjs. 



1098 



à propos; r", de bonne heure , promp- 
tcniînt , d'aljord. 

C O Ai 1> s É S. 

Ad'MAJuro,-are j hâter, prefTer ; 
a ancer. 

ï.-MKT.ir:fco ,-eri, mûrir ; i». s'adoucir. 
Ce ralléntir. 

FtK-MKTuru! , a ,um , tout-à-faît mâr. 

TiR-MATurefc» , -ère , venir à une entière 
& parfaite maturiré. 

VnA-MMurus , a, um , mûr avant li 
faifon , précoce ; 1». prématuré , fait 
avant le tcms. 

Pa,e-MATi;rfraj ,atis , la qualité des pri- 
meurs , ou d'être précoce , maturité 
avant le tems. 

P&/£-MATure , prématurément , avant le 
tems. 

N £ G a T I F s. 

ÎM-M ATurus , a, um , qui n'efl pas 
mûr , hors de (àifon ; 2 ". préma- 
turé , précipité. 
iM-M.Kruritas , atis- , trop grande hâte , 
précipitation ; 1». âge trop peu avancé 
pour le mariage, 
iM-MATùre , avant la faiîon, trop tôt , d'e 
trop bonne-heure , avec précipitation. 

« III. -^ 

De MATurè , fignilîant de bonne- 
heure , vinrent le mot François- 
MatzVz, & ces mots Latins. 
MATJ//4, ce, l'Aurore, la Déelfe da 

matin. 
MATutinus , a , um , du matin , qui fc f.Jt 
le matin , de la matinée ; i". matinal , 
m;:incux , qvii Ce lève de bon matin. 
MATUtinum , i, matin , matinée. 
M^Tutinà , le matin , de bonnc-hcute ,, 
au matin. 



»o^p; 



DÎGTIONNAIRE ÉTYMOLOG. iioo 

IV. 

Mit, doux, agréable. 



tAiris , e , is , doux , traitaWc ; 
1*. tranquille , qui n'ell point agi- 
té -, 3 °. mûr , qui n'eft point vetd. 

]\liT;ùf ; Mni^imè , plus doucement , 
aTcc beaucoup de douceur. 
Miriufculus , a, uœ , un peu plus doux. 

2Anefco,-ere , s'adoucir , s'appaifer ; 

i». mûrir, devenir mûr; 3°. s'ap- 

privoifer. 
HliTJ/o, -are, chanter comme un roffignol , 

dont le chant efl extrêmement doux. 

Binômes. 

f. MiTz-Ficy-arc, faire doux, adou- 
cir , cdulcorer , rendre doux j de 
facio, 
WiTJ-Fici/T , a, um , adouci , apprivoifé , 

rendu fort doux. 
MiTi-Ficflfio , onis , l'aftion d'adoueir , 
d'appaifer , adouciflcment. 
MiTZ-Ficatur , a, uni, apprÎToifé ; i«. 

digéré, 
i, MiT/g3,~4re , mot-A-mot faire 
doux -, de Ago , - ère ^ faire. Ce 
Verbe fignific adoucir , calmer , 
faire mûrir , digérer. 
ISIiiigamer , en adoucilTant. 
liliTÎgatip , onis , adoucifTcment , Tsâion 
d'appaifer. 

lHiri^athus , ti,um , qui adoucit. 
^nigatorius , c, um , qui fert à calmer , 
à édulccrer , à adoucir. 

Composés. 
CQU^l.hrigo,-are , adoucir, amolliir, 
appaifer , fléchir. 



Im-Mitù, e , i; 1°. âpre , qui n'eft pas 
mûr ; î». cruel , barbare , inhumain ; 

TiE-Mirigo ,-ciTe , adoucir, rendre trat-. 
table. 

V. 

Mat, doux, (impie; i°. qui contre- 
fait le fimple , fin , rufé. 
De Mat , bon, doux, fe forma Mat , 
lignifiant une douceur bête, im- 
bécille ; un fimple ; d'où , 
Mat^wj, i, fimple, for, timbré, 
imbccille. 

L'Ital. Matio , fou. 
z. 
Mat, qui contrefait le fimple, le 
niais , rufé , fin ; d'où matois. 
MET, 
craiitie. 

Du Celte Mat , foible, timide, fans 
force, doù le Grec MAiaios , 
lâche ,parelTcux, vain, vinrent ces 
familles. 
Metw^, às^ crainte, peur, appré- 
henfion. 

Metuo , is , tuî , ère , craindre , appré- 
hender , redouter. 

MsTuens, tis , omn. gen. craignant , qui 
craint , qui appréhende. 

METuendus, a, um, redoutable., à craindre , 
qu'il faut appréhender, qu'on doitredoa- 
ter , dont on doit avoir peur. 

MsTiculofus, a, um , craintif, timide , 
peureux. 

Composés. 

Per-Metw^hj-, tis, qui craint fore , 

qui appréhende extrêmement. 
I Per-Metwo , is f ui , ère , craindre fort , 



DE LA LANGUE LAT. MaL 1102 



IIOI ' 

apprc'liendcr extrêmement , redouter 
beaucoup. 

PRA-METtenJ , lis , omn.gen. qui craint 
par avance, 

PRit-METuo , is, ui , ère , craindre , ap- 
préhender par avance, 

B I N O M E s. 

De Fort, extrême , & de Met^/j, 
crainte, réunis & prononcés For- 
Mie vint cette Famille : 

FoR-MiDo,-<ire , craindre extrême- 
ment, redouter. 

FoR-I\IiDi) , inis , j", peur, frayeur; x». 
épou vantail ; 3". lâcheté, foibleiTe. 
FoR-MiDai;/ix , e , terrible , redoutable. 
foK-MïDatio, onis , crainte. 
FoR-MiDami/!a,ura , fantômes, fpeâres. 
FoR-MiDo/q/ùf,2,u7n, peureux , craintif. 
FoR-MiDo/ojè , avec crainte. 

Composés, 

AF-FoR-MiDo,-dr<, êtrCiiifort effrayé. 

iN-FoR-MiDafwj , a, um , qui n'efl pas 
craint. 

Per-For-Mido ,-are , redouter fort. 

PFR-FoR-MiDaii/;j , e , très â crain- 
dre. 

PRie-FoR-MiDo,-jre, craindre par avance. 

Kl'? OK-MiDo,- are , craindre , avoir 
peur. 

Rï-FoR-MiDun'o , onis , crainte , peur. 

MAL, MOL, 
Grand. 

De M, grand, & de AL, clevc, 
vinrent une multitude de familles 
en toute langue, qui dcfignerent 
la grandeur , l'cicvâtion , la grof- 
iëur,la force» 



î. 

Mol , Mafle ; Charge, 

Moies, is , grande ou grofle maflè, 
chofe d'une grandeur dcmefurée 
ou d'un grand poids ; i". mole , 
jettée de pierre qu'on fait pour la 
fûretc d'un port , digue qu'on op- 
pofe à l'eau; j°. difficulté; gran- 
deur d'entreprifc. 
Moumcn , iras , ôc 

Moùmentum , i, effort , peine. 

Moi/o , iris , ire y retarder, retenir. 
MoLJor y iris , itus fum, iri, tâcher , 
faire effort , s'efforcer , agir avec 
effort ; t°. remuer , mouvoir ; 
3 ". entreprendre , machiner, tra^- 
mer ; 4°. préparer. 
MoLzfio , onis, efl<)rt , grande entreprife, 
Moùtor , oris , Créateur, Auteur; 2". 
Inventeur, qui entreprend, entrepre-. 
fiant. 
Mohitus , a , iim , part, de MoUot , qui n 
entrepris , quia trame , machiné , braiTé > 
1°, qui s'eft efforce , qui a tâché , qui a 
fait fcs efforts, 

. Composés. 

A-Moij'r/o , onis . cloignemcnr, cx- 

pulfion , débarraffement. 

A-MoLior , iris , itus fum , iri , ôter, éloi- 
gner , écarter ; 1°. réfuter. 

H-Muteium, i , préfervatif, charme^ 
amulette , mot-à-mot, qui K^oigne 
le mal. 
An-Moiiar , iris , itus fum, iri , faire fes 
efforts , fe donner de la peine , ne rien; 
épargner pour venir à bout de quelqua 
chofe d'important, 
* CoM-Mouor j iris , molitus fum , iri g, 



,iio5 DÎCTTONNAIRS ÉTYMOLOG. ito^ 



jîiachinîr ; i°. s'efforcer de chercher ou 
de trouver , d'inventer , d'imaginer. 

Dh-Mol/o , is , ivi , itum , ire , & 
DE-Mouor, iris , itus fum, iri^ dé- 
molir, abattre , détruire , ruiner , 
renverler ; rafer. 

Demoliri culpam de fc , faire Toir 
qu'on n'cft point en fâute. 

DE-Moi.frj'a , omit, démolition, renrcr- 
fement , deftruftion , ruine, 

DE-Moi/ror , orfj , démolifTeur, qui dé- 
molit , qui abat , qui renvcrle. 

DE-lWoL/ruj, CL, uni, part, de De-moUor, 

E-MoLj'or, iris, nus fum , iri , venir à 
, bout ; i». jettcr , poufler dehors , faire 
fortir , chaflcr, cxpulfer ,• 3°. agiter, 
émouvoir , exciter. 

Im-Mcl'uus , a, um , bâti , conllruit , 
élevé. 

OB-Moùendus , a ,um, qu'il faut mettre 
devant, 

OB-MoL;or, iris, itus fum , iri, met- 
tre devant avec efiort , oppofer 
quelque rcfiftance , barricader , 
mettre une barrière. 
PR^-Mou'enduj, a, um, qu'il faut pré- 
parer par avapce, 

pRjE-MoLzor , iris , itus futp , iri , 
difpofer , préparer par avance , 
faire des préparatifs. 

Rr-MoLfor , iris , itus fum , iri , rcpoufTcr , 
remuer , ôtcr avec eftor.t , déplacer , 
déranger i force. 

Ri-Mciitus , a ,um , part, de Re-Molior- 

Motuerum , i, n^.ole , matTe de cliair 
qui fe forme dans le ventre des 
femmes au lieu d'un enfant. 

Motifius , i , perte dcbitaii, fauJle portée 
ides fcmclici. 



Motcflia, itP, mot'àmo!, a.ù.\on d'ê- 
tre à charge , ennui, chagrin , in- 
quiétude , fàchetie ) embarras , 
chamn. 
Moi.sjlo , as , avi , atum , art , chagriner , 
inquiéter , importuner , faire de la peine, 
caufer du chagrin ; x'.étrc incommode, 
importun , importuner. 
MoLcftus, a, um , fâcheux , chagrinant , 
incommode , importun , qui fait de la 
prine , qui caufc du chagrin , embar- 
raffant. 

MoLe/Zè , aiv. avec chagrin , avec peine , 
avec difficulté. 

Composés. 

PER-MoLiryZKj, a, um^ fort incom- 
mode , trcs-chagrinant , fore à 
charge. 
PEa-Moie/îe, aiv. avec beaucoup d'in- 
commodité , avec bien du chagrin , de 
la peine. 
pR^-MoLe/?ia , a , chagrin qui vient pal 

avance , avant-coureur de chagrin. 
SvB-MoLefius , a , um , un peu fâcheux , 
cjiagtinant , dur ou fenhblc. 
SuB-MoL«/Zè , adv. d'une manière un peu 
fâcheufe, un peu pénible , un peu i'en- 
fible , un peu dure. 

II. 

MOL, 

Meule, Moulin. 

Mot j défîgna dans l'origine cette 
grolî'e pierre plate, avec laquelle 
on écralbit le grain , d'abord à 
force de bras , eniiiite avec le 
fecours des animaux , aujourd'hui 
avec le fecours ou du vent , ou 

de 



no^ DE LA L AN G 

de l'eau , & qu'on appelle Meule. 
En Gr. Mylé -, Mulé. 
En AU. MuHt; en Angl. Mlll, 

I. 

MoLtf , «" , I *. meule de moulin ; 
2". mâchoire , elle broyé les ali- 
mensj 3°. dent màcheliere ; 4". 
rotule du genou; 5°. meule à 
aiguifer; 6". gâteau facré, fait de 
ferine moulue. 
hlcLari! y e , de moule , ou propre à 

moudre. 
^loLarius , a , um , de meule ou de 

moulin, 
MoLenàinarius , a , um; qui concerne le 
moulin , de moulin. 

MoLiniim , / , moulin , meule de 

moulin. 
McLina , <z , moulin à eau , meule de 
moulin à eau. 

MoLO, is , ui y itum f ère y moudre, 
brifer avec la' meule. 

hloLStrlna , x , moulin. 

MoLi/e,i.f; MoNi/e, h, collier qu'on 
mettoic au cou des efclaves ou des ani- 
maux , pour leur faire tourner la meule ; 
i' . collier en général, ornement de cou ; 
jf. manivelle à tourner une meule à 
bras ; 4°. chaudière. 

C M p %i.%, 

CoM-MoLO, is^molià, lilurriyere, 

moudre , broyer, concafler. 
CoM-MoLituj , a , um , moulu , broyé , 
concaffé , p^n. 
E-lWoLO ,-frc , moudre , tfrcr de la farine 
des grains. 

E-Motumentum,i , la mouture, fa- 
rine que les grains ont fournie ; 
Orig. Lat. 



UE LAT. MaL iioiS 

1°. fruit qu'on retire d'une cho- 
fcj bien, profit, gain. 

1. 
MoLd , ce , gâteau facrc fait avec de 
la farine : en reconnoiflance de la 
récolte des grains , les Payens Ce 
hâtoient de moudre du froment, 
Se d'en faire des pains lacrcs. 
Composes. 
lM-MoLO,-are , ofirir en iacrifice , (â- 
crifier; il ne Te faifoit point de (â- 
crihce lans ces gâteaux de firine. 
lM-MoL.i!or , oris , Sacrificateur. 
iM-MoLfltio, onij- , fàcrifice d'une vidime. 

De Aîul, moudre, vint, 
A-Myloti , /, A-MYLum , i,amydon» 

fait avec le blé. 
My 1 acus f i y forte d'inlècle qui man- 
ge la farine. 

III. 
Noms de divers objets, 

lM-A-I-us , i, mât d'un navire i 
zo. poutre. 

2. Malo-Bath/'z-i/tî, i, feuille Indi- 
que, feuille d'une plante odori- 
férante des Indes. 

3.Bu-MEiia,«, frêne de Macédoine, 
qui eft trcs-giand, & croît très- 
lentement. 

Meuj, is , lance dont le bois eft de 
frêne, 

4. MoLo^us , / , dogue, gros & grand 
chien, mâtin; 1°. pied de vers 
compolé de trois fyllabes longues j 
comme Fenacrix. 

A4 



,07 DICTIONNAIR 

5. MotocHtkus , i,") fonde dont on 
MotoKchus ,iy Me ferten mer , 
Moi-OKthus ,i, J K BoLis. 

6. PAO-Mr/ea, œ, Sc 

Pro MYU«r,ij, Divinités placées au- 
devant des môles des ports , aux- 
quelles on adrefToit fes vœux pour 
un heureux retour. 

IV. 

Mal , grofle maffe , marteau. 

I. 

lAkUeus^iy marteau, maillet. 
MAL/eator , oris , Forgeron , Artifan qui 

travaille du marteau. 
l\!.Ue:itus , a, um , forgé, plané , tra- 
vaillé au marteau , battu à coups de 
marteau , martelé. 
UhUeolaris.m.f. re, n. is, de marcotte 
de vigne , de crolTette. 
lAsUeoU , Prwi , faifccaux de jonc foufrés 
& poiirés , ou autres matières , qu'on 
lançoit allumes fur les machines & fur 
les vaiîTeaux ennemis ; brûlots. 
fllAileolu', i, marcotte de vigne , crofTctte ; 
lO. maladie de chevaux; J*. cheville 
du pied, 

2. 

MuLc , frapper avec une maffe. 
MuLco, as j avi , atum, are, châ- 
tier , punir , frapper par punition. 
Muifla , ce , voyez Mulra, 
RIuLfîo , as , avi , atum , are , châtier , 

punir , voyez Multo. 
jVIi'Lffltor , oris , voyez Aâuîator ; 1'. qui 

châtie. 
MuicafuT ,a,U7n, flatté ; x°. châtié. 

JvluLTfl , œ , amende , peine pécu- 
. niaire. 



E ÉTYMOLOG. no? 

MuLfa.'io,0/iJi-,coriddmnation à l'amende, 

punition , châtiment. 
^VLtdthius 1 a , um , d'amende , qui pror 

vient des amendes- 

Mvno, as , avi, arum, are, con- 
damner à quelque peine , punir, 
châtier. 

Mvuatus iU^um, châtié , puni. 

Mvuatus exHio , condamné au bannlfTea' 
ment , exilé. 

M.vLtata à fortunà confûia , entrcprifeS 
travcrfées par la fortune. 

MuLfor, aris , atus Juin , ari , châtier ,, 
punir : voyez Multo. 

iMuLc//5«r, hri , heris , Vulcain , le 
Dieu du feu; i°. feu. 
V. 
Grand nombre. 

i.Mil/^; Widia, ium , ihus, mille 

ou millier-, i". une inimité, un 

nombre indéfini. 
Toc millia genus , tant de milliers 

de nations. j£n, IX. 
Toc millia hominum , tant de milr 

liers d'hommes. 
Miùarium , ii , forte de vafe haut & étroit,' 
Millia , ium , un mille , mille pas géomé-- 
triques ou huit ftades ; voyez Mille. 

1. lAiï-liare , isj 8s: | un mille , mille 
lAiiiarium , ii , ) pas géométri- 
ques , efpace de chemin, 
Milliare ad quintum LaoUccEX, à 
cinq milles de Laodicée. 
MiL/iarii/j, a, um , de mille, de millier. 



qui pèfe mille ; 1°. qui cft compofé de- 



laiUe. 



iiô^ DE LA LAN 

Miilies , adi'. mille fois , ou une infinité 

de fois. 
MiUefimus , a,umy millième. 
Mit/i , pour Mille, 

}. MiLiE-PEDd, iE, infecte qui a plu- 
fieurs pieds , comme cloporte , 
chenille, 6cc. 

4. MilIus , /, collier de chien fait 
d'un gros cuir, & garni de poin- 
tes de fer, 

j. Mitvina , (B , (brte de flûte qui 
avoir le fon fort aigu. 

Famiile Grecque. 

M^v.io-Phyllum , i , mille - feuille , 

Plante, 
Myrwj , adis , le nombre de dix 

mille , ou un nombre indéfuù > 

x". Miriade. 
MyRÏ-ArrAj, ce, 

JWv&i-arc/iiix 

VI. 
Multitude, 

MuLgo, as , are, divulguer, publier r 
de la même famille que Wulgus. 

Composés. 

E-MuLGdno j onis , voyez Promul- 

gatio. 
PRo-MuLCd/îo, onis f promulgation , 
publication. 
PRo-MiiLG.iror , cris , & 
PR.o-MuLG(Ztrw , icis , celui ou celle qui 

publie , qui divulgue. 
PR.o-MuLG.ifi/^ , a, uni, part, de 
P&o-MuLGO, as, avi , atum > are , publier, 
divulguer, faire favoir par-tout, prôner. 



' '*' / qui cor 



commande à dix 



GUE LAT. MaL liio 

VII. 

MUL-T , abondance , nombre. 
En Grec, Ma ta, beaucoup , en nom 

bre très -fort. 
MuLTK^ ,a,um, nombreux , qui eft 
en grande quantité. 
Mulius ejl in iUâ re , il s'applique 
beaucoup à cela. 
MuLTÙ/n , adv, beaucoup , fort , grando-. 
ment, extrêmement. 
Ml LTo , adi. beaucoup, 
Mi.UTi3,bien des chofes , beaucoup, long- 
tems. 

WvLtitudo , inis , multitude , quan- 
tité , grande compagnie , grand 
nombre. 
MvLrefinius, a , i/m, un d'entre plu/ïeurs j 

un feul de , parmi une multitude. 
MuLT/fia , crum, étofl'es doubles en lices , 
& dont les fils font fort fins & très- 
battus. 

Binômes. 

i. Mv i.r- Ai^ gulus , a, um y qui a 
pluficurs angles i polygone, terme 
de Géométrie. 

2. MuLTi-Jt;G/j,gf, /j, & 7 Joint en 
MuLTi-JuG«.j , a, um, } grand 

nombre ; voyez Multiplex, 

3. MuLTi-MoDÛ, en plufieurs façons^ 
MuLT'-MoDuj, a, um , qui eft de pluficurs 

façons , de différentes manières. 

4. MuLTi-MExer, a y um^ qui a plu- 
ficurs mefures. 

5. MiJLT-OPErtf , beaucoup, bien 
fort. 

6. MviTi-VoTens, fis, qui peut beau- 
coup , qui a bien du pouvoir. 

A 4 ij 



un DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. ma 

7. Per-Mul/ï, tes y ta f pluGears , 

beaucoup ou quantité de. 
Pep.-Mitlto, beaucoup plus. 
P£R-MuiT«OT, beaucoup. 

VIII. 

MUL, Mulet, 

de Mal, grand, ou plutôt de l'Orienr. 

Snj Mcl, mêler. 
I. Muta, œ , muie , animal. 
MuLBj-,/, mulet , animal. 
Mutarix , m.f. n, n. ii , de mulet , de 

mule. 
MuLi'/zi/j , a, um , de mulet , de mule, 

Muuo, onis , muletier; 1**. forte de 

mouche qui tourmente les mulets, 

Mulio perpetuarius , voiturier qui 

conduit des mulets. 
Mvuonicus , a, um , Se 
MvLi.onius, a , urn, de muletier, 
IVIuLO-MEDicui, f , Maréchal , Médecin 

de mulets. 

j. MuLtus hAKliatus , i , mulet , fur- 

nmlet ; poilfon de mer. 
f/lvilulus BAR.samlus, i, dimin, du précéd, 

IX. 

MAL, enveloppe. 
1. Mal/o , 072/j, pelure. 
i.MELow, iP, vêtement fait de peaux 
de moutons avec la laine i z°. Peau 
. de mouton dont on n'a point ôté la 
làinc; 1 ">. peau de cjuetque hétc que 
ce fcit , doiit on n'a point ô'.é le 
poil; vêtement fait de ces peaux, 
tAoLl-flra , « , peau de mouton avec la- 
quelle les Anciens nettoj'oimt leurs 
caf^uefi 



Binômes. 

Amphi-Mai/^/7z , if habit , man- 
teau ou couverture dont les deux 
côtés font velus ; qui a du poil ou 
une foururre delTus & delTous , ou 
dehors & dedans. 
MuUeum-CAtceamentum ^ i, &r 
MuL/eiis-CA.iceiis , chaufTure en ma- 
nière de brodequins , de couleur 
de pourpre , donc fe fervoient pre- 
mièrement les Rois d'Albe , de en-, 
fuite les enfans des Sénateurs Ro- 
mains, 

MAL, M EL. 

Bon ; 1°. jaune ; î°. rond. 

De Bal, Soleil , prononcé Mal, fe 
forma une famille qui réunit les 
diverfes qualités du Soleil. 

I. 

1 . MALum , i , toutes fortes de fruits 
jaunes Se ronds, comme Bal, le 
Soleil ; oranges , pêches , grena- 
des , citrons ; i°. pommes. 
Malus , i , arbre fruitier ; t", pommier. 
MALÏ-Fer , a , um , qui porte des fruits , 
des pommes. 

MALi-Corium, ii , écorce de grenades ou 
d'oranges, 

3. MiLr///n, iif millet, grain jaune 

& brillant, 
MiLi'ijri'iiJ, ii , qui fe nourrit de millet. 
Mii-faria , «, herbe qui étouffe le millet. 

z. 

MiLvai, i, milan, oifcau de proie, 
quici' i'cfcn nom à fa couleur jaune 
ou roulîe. 



1115 DE LA LANGUE LA T. MaL iir4 



ttliLvlnus , a , um . àe milan, 
Mit-vago., inis , efpcce de poifTon, 

3- 
Miiior 5 us y exquis , délicieux , meil- 
leur. 

MtLÎoro ^-are , rendre meilleur, 
Mii.lorefco ,- ère , de venir lusiilcur, 

Meu«^ , mieux. 

Wiiiifculè , un peu mieux. 

Hlm-iufidus , a, um , un peu meilleur. 

II. 

M E L , miel , douceur. 

I. 

Mei , lis t miel , douceur ; comme 
le miel eft di^ plus beau jaune , il 
a pris le nom du foleil. 

lAttcaum , i , petit miel , petit cœur , 
terme de carcfle ; comme le miel étoit 
l'aliment par excellence , il a fervi .i 
défîgncr tout ce qui eft bon , doux , déli- 
cieux. 

MelUus , a , um , de miel, 

hlhUirus , il , um, emmiellé ; i°. doux 
comme du miel ; j®. doux , joli , char- 
mant. 

f/lr lUlliis , a, um; Miditulus , a, um , 
plein de douceurs. 

Wn/ffa? , arum , courtifanncs, à caufe de 
leurs douces careiTes. 

Melu«<z, «5 hydromel, boiiïbn. 
Mïùinia , ce , douceur. 
MEilinum, i, habit jaune, couleur de 

miel. 
î/lEï.Jgn , inis , (uc mielleux. 

Mil/a, œ , eau de miel, c'eft-à-dire, 
eau dans laquelle on fait tremper 
les gâteaux de cire après en avoir 
tiré le miel. 



^Itilirium , ;i , lieu où l'on élève de» 
niouclies à miel \ i°. valc où l'on met 
du miel. 

MvLlarius , a , mn ,où l'on met le m jel. 

MïLhjrio , oriisy rétolte de miel. 

Mm-liculum , i , mon cher cœur. 

Binômes. 

MiiU-Fer, a y um^ qui produit le 

miel. 
Meiij-F/cww, il ; MiLLi-Ficnth, onis , 
l'adion de faire le miel ; i". induftrie 
des abeilles , leur travail. 
Mell! fico ,-are , faire du iniel. 

Mf.i.u-¥iuus, a^um, d'où coule le 
miel. 

HkiK-GfiNUT , a , i/m , qui a le goût , la 

nature du miel. 
MEtiir-ujîGUj , i , qui tire le miel det 

ruches : de Urgeo , prefler , exprimer. 
iVlELiao?!, onist ruche d'abeilles. 

2. 

Mul/kj, a, um , miellé, emmiellé; 
doucereux. 

MuLSf.T» , ;' , vin miellé. 

Mutseuj , a , um , où il y a du miel. 

MuLS;-Pt/LTn™m , /fjvafc où l'on fait da 
vin miellé ; binôme formé de ?vi.ra- 
riusy vaie où l'on lait le potage, appelle 

PULS. 

3' 

I. Miiitites , œ y vin miellé. 
1. Milites, idis, mcliffe , heibe d'un 
fuc fuave & mielleux: on dit auffi 
'Mi.ujj'a, œ. 
5.Meluo,^, ^ topaze & l:ya- 
Mïù-chros, i ,S<^ riurhc , pierris 
Miii-chryjos j i, y pifcuufes jau- 
nes. 
^.Mzùnum f i, ocre, terre jaune 



fleurs de coing. 



,11? DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. lu^ 

pour les peintres ; z°. huile de Mitodus , a , um ^ > harmonieux, mé- 

MÈucus^Uf um, ) lodieux, lyrique, 
qui concerne les poèmes, 
& les chantons. 

III. 
MIL, MULC, 
Traire. 
Du Prim. M EL , lair ; doux comme 
lait, en Or. n'T & j'?0 Me/c^A , 
Mdg ^ tetter , boire du lait ; en 
Celte MiLCH , MiLK , lait , vint 
cette famille : 
MuLGto , Ci , xi , fty cîum ^fum , ère y 

traire le lait. 
Muicrra,^; MuLcrura, ^, 7 l'aiaion de 
MuLcrri/m, /', MuLCfuj, ûj, î traire. 

Ce MPOSÉS. 



Binômes. 

Miii-V/jyHurn , i, feuille de miel, 

c'cft-à-dire, mclifîè, herbe douce 

à boire : de VuvtLn , feuille en 

Grec : on dit auffi l.\i.uJfo-phyl- 

lum, 

MiL:-Melum , i , pomme douce comme 

du miel : du Grec Melon , pomme. 

Mïù-Meli , miel où l'on a trempé du 

coing : du Grec M êicn , pomme , coing. 

y* 

1. Mvtvianum , i , forte de coing, 

parce qu'ils font jaunes. 
a. Mi-Lilutos , i , niclilot , herbe. 

3. '\[iL07ies , um , melons , fruit d'un 
beau jaune. 

MiLo-PcponeS') um , melons ronds. 

4. Miu/ius y a, um, de coing ou 
de couleur de coing, 

5. A-Melia,^, camomille; i°.mar- 
ouerite i ces plantes ont des Heurs 
jaunes & dorées. 

6. Meiù , is , tailTon; i*. blaireau ; 
3°. chat fauvage ; 4.". fouine. 

Melwkj , a , um , de chat fauvage , de 
blaireau , &:c. voyez. Msi/j, 

Familles Greco- Latines. 
Meloj, os, -j Binôme formé de Mel, 
Melwj » ' ' V '^°'^'' » fuave , & de Od , 
MEitf, n.pl. ? chant; 1°. poéiîe , ode , 
Mitod/ajce,} mol ^-/nw, chanlondéli* 
cieufe. 



E-MvLGeo^-ere , cpuifer à force de 
tirer le lait. 

E-MuLCfra/e , is , vafc où l'on met le lait 

tiré. 
iM-MutGf ,eStfi, xi , Sîum , ère , traire » 

tirer le lait dans. 

2, 

MuLce^o, inis , attrait, complaiiance, 

flatterie, carelTe. 
Mvicendus , a , um , qu'il faut adoucir , 

appaifer , flatter , apprivoifer. 
MuLcenî , fir , omn. gen. qui adoucit , qui 

calme , qui apprivoife. 

MuLCfo , es , fi , [um , cere , adoucir , 
appaifer , amadouer , calmer , rendre 
doux, flatter, apprivoifer, rendre calme. 

CoM-.VluLCco,-ere, adoucir, 

3- 
M\3tCdtor , oris , flatteur. 
MuLCarux , a,um, flatté. 



III7 DE LA LAN G 

IV. 

M U L , femme , beauté. 

De l'Orient. m^,2 Meluh , beauté , 
vint cette famille. 

Mvùer , eris , femme, 

MxjLierarius , a, um , qui fuit les 
ordres d'une femme. 

Mviiercula, œ, petite femme, fem- 
melette-, x'^. pauvre, chctive 
femme ; j». pauvre malheureufe. 

"hAviiebris , bre , de femme , qui 
concerne les femmes , qui leur 
convient. 

Mviicériter , en femme, comme une 
femme , à la manière des femmes. 

MvLieiroJîias , aiis , voyez Muliero- 
Jitas. 

"Mviierojiîas , atis , amour violent^ 
paffon dérègle e pour le fexe. 

hlviiercfus , a , um , qui eft adonné 
aux femmes , qui a une grande 
attacbe, une c^arême pafllon pour 
le fexe. 

V. 

MAL-Lf, 

Aimer mieux. 

De Mal , mieux , joint à Volo , , 
vouloir , fouhaiter , vint un Verbe 
Latin qui paroît irrégulier &: formé 
au liazard , parce qu'à la première 
petfonnc, au lieu de dire Ma l- 
Voio , j'aime mieux , on a fait la 
fyncope de Vo , & on ne dit plus 
que Malo. 
Ceft ce Verbe 
Mal-le , aimer mieux , préférer. 



U E LA T. MaL iii$ 

Mal-o , j'aime mieux , je préfère. 
KIa-vis , tu aime mieux , moi-a-mcty 

tu veux plus fortement. 
Ma-vult , il veut plus fortement : 

au Prêt. Malw. 

Compose. 
Prj€-Maio, lui, le, aimer beau- 
coup mieux , foubaiter plus forte- 
ment , préférer infiniment , au- 
de-là. 

VI, 

MAL, MOL, 

Mol, Doux. 

De Mal , Mil , doux , font venues 
ces familles. 

u 

G R r e-L A T 1 N, 

I. MAxacus , a , um , mol. 
KALaci£o ,-are, amollir. 
MALcgrna, atis, cataplafrne. 

1, MAtacia, œ, bonace , calme de 
la mer , lorfque la mer mollit , 
qu'elle s'adoucit , qu'elle devient 
niolle, douce & agréable i 2°. envie 
de femme grofl'e. 
3. Malv<z , ie, 1 mauve, plante ano- 
Mai<2C/^« , Ci ,5 dîne , émollienre j- 

Oriental nSs- 
Malachite! , a? , pierre précicufe d'un 
verd de m.iuve, 

j. Mai t/2a, œ , cire amollie, fondue ; 
poix fondue , liquide ; bitume li- 
quide; en Or. tg^3. 2°. Homme 
efiéminé. 

MALîAaruj, a, um ; fAkiihinus t a,um } 
mou, délicat, efFcminé. 



M.huho ,-are , poifTer , cimenter. 



iiip DICTIONNAIRE ETYMOLOG. iiao 

MAL, 

Mal : noirceur. 

Mal efl: un mot de toute langue, qui 
dcfigne 1 ". la douleur , le mal ; i'. 



loilhudo , inïs, ? 
{o\.lities , ei , J 



mollefle , déllcateffe , 
flexibilité. 



Mollît , e , tendre ; i". doux ; j°. lâ- 
che , fans vigueur , ployant, 
Moliiter , mollement. 
MoL/itJa, œ, 
M 
M 

Moi/fcuiiij , a , um , y 
Moilicellus , Uf um, Ç tendre , délicat , 
MoLliufculus , a , uni , C un peu mou. 
Mohlufcus , a y um , ^ 

MoLLe/co, ère, s'amollir, devenir mou. 
MoLLio-i're , amollir , énerver , adou- 
cir. 

^oïlimentum , i , adouciiïement, 
MoLlito y-are , amollir peu à peu. 

lAoLticina , œ , habillement efféminé. 

MoLLKço, j/2jV,Grateron, plante émol- 

liente. 
MeLlu/ca , œ , noix dont la coquille eft 
tendre. 
MoLlufcum , i , bofTe tendre qui vient à 
rérable propre aux ouvrages de menui- 
ferie. 

Composes. 

De-Mol//o , - ire , ramollir , rendre 
flexible , lâche. 
E-Moih'o y-ire , ramollir. 
E-Motùdus , a,um , mou. 

P£R-MoL/i.j , e , fort mou. 

TK£-Moi,Utus , a , um , adouci aupara- 
vant. 
V b^m-M.olUo y-ire , amollir d'avance. 

RE-MoLu'oj-iVe , ramollir. 
PtE-MoL/e/co ,-ere > Te ramollir , s'adoucir, 

fe relâcher. 
Svs-MolUs , e y molaiïe. 



k noirceur; d'où diverfes familles. 
Fn Arabe , "70 Mai , être mal 
à Ton aife j être accablé d'ennui. 

En Hébreu, ^3^i A-Mai, ctre 
languilTant. 

Grec Mh^akiné , être malade f 
être languilTant. 

En Celte , Mai. , mal dans tous 
les fens. 

De-là ces mots Latins. 
I. 
Maikw,/, mal; i". maladie; j'. dit 
grâce, tourment, peine, malheur, 
aftlidion , chagrin , tort , dom- 
mage. 
Malj^j , a , um , méchant , mauvais , quî 
n'eft pas boa. 
Mals, arf^'. mal; i". à contre-tems, hors 
de propos ; 5°. malignement , malicieu- 
femcntjmiférabiementj-^". fort, extrê- 
mement. 
MAu'/ij, œ, malice , mal!gnité,mé- 

cbanceté ; z°. finelTe , rufe. 
MAiifioje, fùj- , ijjlmè y adv. malicicule- 

ment, avec fineflc. 
JVÎALiîffl/uj, a, um, malicieux, raaii.i ; 

xc capricieux , fourbe , rufé. 
^iM-ignè , adv. malicieufement , avec 
malignité ; z°, avec avarice , avec 
épargne. 
M/LÙgniias , atis , malignité , malice ; 
1°. avarice , chicheté , épargne trop 
grande. 
Mai ignus ,a,timt malin , malicieux , 

qui 



>iâi DE LA LAN 

qui a de la malice , plein de ma- 
lignité; i**. difficile, rude ; }°. ava- 
I ricieux f chiche , trop épargnant. 

Binômes. 

MALE-PREcor, aris , art, maudire. 
MAte-Siinus , a , um , fou. 
MAte-Suadus > a , um , qui porte à de 

mauyaifcs adions , qui donne de mauvais 

confcils. 
lAALe-VeJiitus , a, um , mal mis , mal 



Têtu. 
^lALE-Voi.enj, tis , voyez MaUvolus» 

AlALtf-voLenffrt, «, malveillance, haînc , 
mauvaifc volonté , malignité. 

IVlALf-voLux , a ,um y malveillant , qui a 
mauvaife volonté , qui veut du mal , 
^ui hait. 

2. 

M E L , noir. 

!j. MiianiafCEf noirceur, tache li- 
vide. 

KtLan-IoN t il, violette noire ; d^Ios , 

violette. 
JAcLAM-THYLlam , j, efpèce de branche- 

nrlîne , plante. 
MiLAM-foDium , a , cllé&ore noire , 

plantt, 
MeL-AMeria, «, fuc vitrioliquc , épaifli 

par la nature. 

'x.MtL-Anthium, ii, nielle, plante \ 

iHanthos , fleur. 
MELAN-ur«j, i", forte de poilTon qui 

a une tache noire fur la queue j 

1 . forte de ferpent ; i^oura , queue. 
Meleagr/j, <V/j, poule de Guinée, 

pintade ; i». poule d'Inde , oifeau 

de balTe-cour. 

AuviLo-MBLcena j e , brioine, plante 
Orig. Lai. 



GUE LA T. MaL 112a' 

à racine noire ; ^A.npelos , vigne» 
cep de vigne , moc à mot , vigne 
noire. 
3 . De Mal , Mel , noir , & de Lit-^, 
pierre, devenu Lied , vint cette 
famille : 

MoiYBDo^, t, plomb, mita,L 
MoLicDiEH! , « , vein- d'ar^Tent mclce 

de plomb ; r» . grande perfîcaire , plante. 
MoivBDirfj , idis , troi'Haia forte de 

litharge , qui n'eflprefjae fju'unc vainc 

de plomb. 
MotYBDoi'ijj-, irfif, mille de plomb; fbctc 

de pierre qui (êrt de crayon. 

-f. De Melan , noir , prononcé Me- 

NAL , & de Aetos, Aigle , vint : 
MENAiA«<3j,i, efpéce d'Ai^^le, Aigle 
noir. 

MIL, 
Combat. 
Mil, fignifîe en Celte, bête; z". 
bête iauvage ; °3«. chalTe ; 4°. 
combat, mêlée. 
£n Grec Ha-Mill^ , combat : 
MoLOi, Môloj, combat, tumulte. 



trava 



En Irl. & en Gall. Mil , foldac j 
Mil-Wr, homme de coiiibac , 
guerrier. 

De-là ces Familles, 
I. 

Mites y «ij, foldac ; 1*. r-rgent} 

j*. geôlier; 4". bedeau. 
MiLifij , (B , guerre , combat , prjfe.lio.i 

des armes. 
Mi Lifo ,-are, porter les armes , aller à U 
guerre , être aux prifes. 

B4 



'II25 DICTIONNATR 

M.ii.îtû,rius , a , umi MiLUaris , <r , de la 

guerre, guerrier. 
MiLuariter , en homme de guerre , en 

foldat. 

C O M P O s ES. 

CoM-MiLis, itis , Compagnon d'ar-' 
mes , camarade. 
CoM-MiLito , onis , compagnon d'armes 
ou d'études. 
CoM-Miùda , œ , ligue ofFenfîve 8c dé- 
fenfîve. 
- CoM'Mii/rii/m , ii , campagnes faites au 

fervice. 
■ CoM-Mii-itôy-are, fervir dans le même 

Régiment , faire la guerre de concert. 
. PER-MiLzro , -are , fervir , porter les 
armes. 
FiK-MiLÎtatio , onis , fervice , tems de 
" -fervice dans les troupes. 

Du Grec A-Mill^z, combat. 

Ai-MuLLo , fupplanter. 

'jÈ,uvtus,i, jS.uvLa'ior, oris,, concur- 

' . rent , cjiii difpute te mên-fô prix, la 
poireffion du même objet , de la 
même beauté -, i". rival de la mê- 

, me place , compétiteur ; 3 ". en- 
vieux , jaloux. 

'i£.-MvtJts, a, K/w,qui difpute'le prix, 
qui tâche d'égaler ; 1». rival, en-' 
vieux; 5?. égal, pareil; 4"^. con- 
traire , nuifible. 

^-Mataiio , onis, concurrence; 2''. 
émulation, imitation ; j°. envie, 
jaloufie ; 4°. ardent dans la difpute. 

£-Mi] lor^-ari, entrer en concurren- 
ce , difputer le même, prix , i°. 
îâchet d'imiter, d'aller de pair ; 5'', 
porter euvie j-.ayoir de la jaloufie. 



E ETYMOLOG. 



1124 



M-Mvi-amSf as , imitation , concur- 
rence. 

3- 
0-MaL<i , « , jeu de noix à la. 
foflecte. î I 

M A N , 

Elévation» 

Rien n'eft plus frappant que ta multi- 
tude de mots formes de la fyllabe 
Man , & qui pei,;nent tous 
des objets qui femblent n'avoir 
aucun rapport entr'eux , tels que 
Man , le Soleil ; Mon , la Lune; 
Man j avertir ,^ montrer ; Man , 
voile; Man , Mon , montagne ; 
Man , habitation ; Man , main ;. 
Man , fortifier ; Man , bon ;. 
Man , eau courante , &c, 

C'eft qu'ils font tous liés par l'i- 
dée commune d-élévation f tous 
formés fur l'idée primitive de gran- 
deur , d'excellence' , d'admiration 
qu'offre le fon M , le mot Ma ou 
Man. De-là vinrent diverfcs Fa- 
milles : 

I. Man , Mon , flambeau , figne : So- 
leil , Lune , Aftres brillans. - 

II, Mon , avertir , foire figne , éclairer 
par fes avis. 

m. Mon , digne d'être montre , re- 
marquable. 

IV. Mon-, feul , unité, 

V. Man , parfait en bontés 

VI. Man , graud , parfait, haut , él&^ 
vé,- 



1125 DE LA LAN 

VII. M^N, fort. 

VIII. Men, Mun , fortifier. 

IX. Mun , charge. 

X. MiN, la couleur la plus éclatante. 

XI. M£N,e(prit. 

XII. Man , voile, ce qui fert à cou- 
vrir , a mettre par-deiïus. 

Xill. Man , petit. 

XIV. Man , la main ; elle porte , 
montre , (S: cft élevée. 

XV. Man, habitation: demeure éle- 
vée. 

XVI. Man , fouice aiTez abondante 
pour couler , pour liirgir. 

XVII. Nf an, homjne , être par excel- 
lence. 

I. 
MAN, MON, 
Flambeau : Signe. 
Dans les anciennes Langues, Man, 
Mon , délîgncnt le Soleil, la Lune ; 
( voy. HiJÉ. du Caknd.) De-là vin- 
rent ces divers mots : 
I. 
I • Noms des mois. 
IAkhacus - Circulus , cercle qui re- 
préfeme la ligne cdiptique, divifée 
en douze parties pour les 4puze 
%PÇS , par le moyen duquel on 
reconnoît l'accroifTcment des om- 
. bres chaque mois. 

1. MEN<Ea/ , /, cercle des mois ézhs 

un cadran folaire. 

Pl^^o-Loaium j H , calendrier , alnia- 
nach. 



GUE LA T. UaN ii2«? 

5 . Mens/5 , is , mois , m, à-tn. révo- 
lution de la Lune. 

MiîNsrruL'm, i, provlilon de vivres pouc 
un mois ; ï''. pen/Tonpour un mois 

Mmstruus, a , um , d'un mois , de chaque 
mois , qui arrive tous les mois. 

Mmstrua , orum , voyez Menfis. 

Mmstrualis , m.f. le , n. is , de tous les 
mois , qui Te fait tous les mois. 
. MsNsur/zux , a , um , voyez J'/knJlruus, 

Binômes. 
Se- MESxn'j , tre , is , femeftre de Cn 
mois , qui a fix mois , qui dure 
fix mois; a*', de quinze jours, qui 
a quinze jours , qui dure quinze 
jours, d'un demi-mois. 
Simejlris Luna, pleine Lune, la Lu- 
ne au milieu de Ton cours. 
SE-MESfr/um , il , femeflre , l'efpace de 
/îx mois. 
Tiu-^ÎESicù , m.f. ire, n, is , de trois 
niois , qui a trois mois , qui vient en 
trois mois. 
ïnTER-MtKSTruus , a ,' um , tem's pendant 
lequel la Lune ne paroit point. 

DÉRIVAS Grecs-Latins. 

Epi- Mhtiia, orum, préfens qu'on Cq 
fait à chaque nouvelle Lune. 

Sru-Moi^iacum , i , & 
SvM- MoNium, a, trèfle afphaltique, 
forte de plante. 

Mtuas, adis , Mcnade , PrêtreïTe de 
Bacchus, primitivement .du So- 
leil dont Bacchuf'fixt mi'funiofn. 

M/EHADes, dumjç$ M.énades , fortes 
de Bacchantes. 

2. 

Nom de Diane ou de ja Lujie, 
B4 ij 



:n27 IMCTÎCNNAÎR 

En Grec. 

MiTNicHw > ^ j furnom de Diane; 
de Mon, flambeau, & Nyc, li nuit-, 
2". le Port d'Athènes confàcré à 
Diane. 
MuNYCHia, on;m , fêtes à Athènes, en 
l'honneur de Pallas ou de Diane. 
MrNYCHfo/7 , il , dixième mois des Athé- 
niens , qui a du rapport à notre mois de 
Mars , ainfî ncmmc des facrifices qui s'y 
faifoient à Diane. 

E?i Latin. 

Min-Erv<i , « j Minerve, Pallas ^ Dcet 
fè de la Sagefle , des Sciences & 
delà Guerre ; i**. (àgefie, fcience, 
doârine , métier , art, lavoir- faire. 
De Mon, flambeau,& Erb , la nuit , 
en Oriental. 

Minerva & Munychia , font 
donc des mots, l'un Oriental , l'au- 
tre Grec , qui offrent exactement 
la même idée. 
MiN-ERva/ , is , Se 

MiN-ERvû/e , is , honoraire , falalre de 
celui qui enfeigne ; i". préfent qu'on 
fait , repas qu'on donne à celui qui 
enfeigne ,■ j". récompenfe d'un travail 
d'efprit. 
IVIiN-Ea.viw ,a,um, d'Athènes. 

Kom de la monnoie , parce qu'elle 
ferc de figne pour le Commerce , 
& qu'elle portoic l'empreinte du 
Soleil ou de la Lune. 

MoN«<ï,« , monnoie , Hôtel de la 
monnoie , où l'on bat la monnoie ; 
i °. pièce de monnoie ; 3 <>. furnom 
de Junon^ 



E ÉTYMOLOG. iiaS 

j Moneta. adulterina , fàulTc monnoie. 

Motistalh, m.f. le , n. is , de la monnoie ,. 
qui concerne la monnoie, 
Mo netariux, ii , raonnétaire , monnoycur^ 
faux-monnoyeur. 

4- 
Métal fervant à la Monnoie. 

Minera f x , Se 

Mmeralia , ium , mine , minières. \ 
Mna, ce , poids de cent dragmes At-' 
tiques. 

5, Difque 

Du Grec Mèniskoj, lunule, orne* 

ment qui a la forme du difque du- 

Soieil , vint : 
MEN/ici , orum , ombelles qui fe 

mettent autour de la tête desfiguseS' 

de Suints. 

6. Lumière; 

Man-e , n. ind. matinée , matin J- 
mot-à-mot, ileftjour, le jour ar-- 
rive. 
MANE-Dici , toute la matinée. 
M ANE , ady. au matin , du matin.- 

7. Mettre en lumière. 
MANi-pESTdr/cj , fl , um, voy. Ma-i 

nifejlus. 
Manifejlarius fur , voleur pris fur le 

faiti 
Manifejlariu tes ejl , c eft une chofe 

notoire. 
Mhvi-Fejlado , onii , manifeflatien , cou* 

noiffance qu'on donne. 
MAm-FeJlê , aàv, & 
mhm-Fefià , iàs , ijfimè , aiv. manifefle- 

ment , clairement , éyidemment , à d^< 
, couTcrt , en gublis. 



ïiap DE LA LANGUE LAT. MaN njo 

tilMii-Fcllo , a! 1 avi , c.'.um , are , tn.\r;- 

foflcr , découvrir , iniitre en évidcncj , 

faire îrarokre , rendre évident , clair , 

manifcfte. 
MAy'-RJlus ..-,, 

évident, certain , afluréj notoire 



e paroitre , rer.urc eviucnc , tiair , 

nifcfte. 

'■■F.Jlus ,:i, um , pan. manifeftc , clair, 

dent, certain , afluréj notoire, 

ÎI. 

Mon, avertir , faire ligne , éclairer 
par les avvs. 

S'IoKeo , es, nui , nitum , ère, avertir, 
donner avis , feire favoir , faire 
(ouvenir ; i^. blâmer , reprendre. 

Motiuiyprét. de Monco. 
JVloNK.vif/irum , i , monument , tout ce qui 
fait rclTbuvcnir des choies pafTces ; i°. 
fépvilchre , toml eau , marque pour faire 
Souvenir. 
Mot^imenium , /, voyez Monumentum.- 
MoNifio , onis , avis , avertillcment , 
remontrance, 
îvIoN Jror, oris , qui avertir, qui donne 
avis ou confeil i Confeiller , Gou- 
v^^rneur , Prccepreur ; qui faic lou- 
venir; i°. fouffleur de théâtre, 
de chaire. 
mcwtoiiu! , n ,um , qui donne des aver- 
tiffeméns, qui ftl't à av-ertir , qui prcfage , 
qui pronoflique. 

-, f > avertiliement , avis. 

MoNituj, us , S ' 

ÎHotfitus , a, um ,■ part, de Ma/ieor 
Composés. 

Ad-Mon«o , es , uifiium , ère , aver- 
tir , faire fouvenir ; t°. fomraer , 
faire commandement de payer ; 
3 ''. reprendre , remontrer , répri- 
mander. 
'^dmonemur mulca, on no\X5 domiC 

[^ ^kn des avis. 



Ad-Mon.'.'/o , pn's , avertifTcmcnt, avis , 

inlîruiSioii ; i°. fommation , affignstion , 
commandement de payer , ajournement ; 

i". remontrance , réprimande. 
AD-MoKirio lûcrln , prelTentiment , avanS- 

coureur de maladie ; i". reiïentiment , 

reftc de quclqu'incommodùé. 
AD-MoMi'îor , orij' , qui avertit, qui fait 

fouvenir , qui confcillo ; z". Sergcift, 

Hiiii'fier , qui donne afligilativJn. 
Ar-Motiitum , i , 3c 
Ad MoMtuf , ûs ,■ voyez Ad-Monhio. 
Au-Moaitus , a , um , part. d'Ad-M^nea , 

initruit , averti ; i". repris ; 3", affigné» 
Au-^Io.N^f, prêt. lî'Ad Moneo. 

Corvi-MoNfo , ej, mù , nitum , ère ,- 
avertir, remontrer, faire fouve- 
nir , faire" obfèrvei'. 
CoM-MoN/a'o , oràs ■> avertiflcment , re^ 

montrance , aVîs , exhortation. 
Com-Mcn/'i^j-, Il , um, averti , -pxrt. de' 

Com- Moneo. 
E-Mcaeo , es , nui , nitum , ère , ■voyez,' 
Monea. 

Pa^-MoNdO, es , nui , uitum , nefe , 
avertir auparavant ; 1®. prédire ,■ 
préfàger , pronofliquer. 

PRA-Moniror , oris , qui avertit aufiara-' 

vant ; z°. qui pronoftique. 
PRjE-J\IoN/foriuf , a , um , qui donne avîs" 

par avance , qui avertit auparavant; 
VRjE-McK'.tum , i , & 
?BijE-Monitus,às, avis donné par avance',' 

avertiffement reçu auparavant; 2.°. pré-; 

didion , prci'agc , pronoftic. 
fB.je.'Momtus,a , um , part, de Pnxmoneo , 

averti auparavant.' 
FRo-MoNfo , es , nui , itum,nere , voyez 

Frx-Moneo,- 

SuB-MoNt;o , es ^ nui , nicum , nefi y 
avertir fecreteraent , à demi-mot, 
à moc couvert , fourdement j faire 



illjl 



DICTIONNAIR 



favoir (bus-main , fuggérer , don- 
ner à entendre ou à penièr. 

Binômes. 
CoM-MoNE-FAcj'y , is jfdci , faclum , 
cere , avertir , remontrer, faire 
fbuvenir , remettre dans l'efprir. 
CoM-MoNî-Fio , is , fadlus fum , fieri , 
être averti. 

III. 

MON, joint à 5 r , être digne d'ê- 
tre montré , remarquable. 
Mo^-STP.al'i/is, /e , is , remarquable , 
de remarque , conlldcrable , de 
confidération , illuflre , digne d'ê- 
tre connu f qui mérite d'être mon- 
tré. 
Mosstratio , onii , l'adion de montrer , 

d'enfeigner , d'indiquer , de defigner. 
RIcNSfrjror , oris , qui cnfeigne , qui 

infl'uit , qui montre. 
lAo'uSiritus , as , voyej. Monfîrano. 
Monitrutus , a 1 um , montré, enfeigné _, 
indiqué , déligné. 

MoNSTro , as , avi , aium , are j mon- 
trer , faire voir , enfeigner , indi- 
quer , dcfigner , donner à connoî- 
tre , expliquer. 
JVIoNStrojè, acv. monftrueufement, d'une 

façon mcnflrueufe. 
hloïiStTofus , a , um , monflrueux. 

MoNSTPWOT , i , monflre; i°. prodi- 
ge ; j *^. cho(e furprenante , incroya- 
b\s , prodigieufe , efiroyablcà voir , 
indigne à ouir & à faire. 
]S\otiS!ruofus , a ,umy monllrueux , laid à 
faire peur. 

Binômes. 

jMoNSTRi-/^?/', a, um j qui produit 



E ÉTYMOLOG. ma 

des montres ; 2.*. monftrucux. 

MoNSfr/-Ficiï/(J-, m.f. Is , n. isy monftruçux , 
qui paroit un monftre , lurprcnant , 
étonnant. 

McNSfri-Fffè > adv. d'une façon monf^ 
trueufe. 

Motistri-Ficus , a ,um , qui fait des pro- 
diges ; i", qui fait paroitrc monftrueux ; 
5°. furprcnant , étonnant , prodigieux. 

Mofistri-Parus , a , um , qui enfante deg 
moniircs. 

Composés. 

CoM MoNSTro , as, avi , atum , are^ 
montrer , faire voir , découvrir , 
apprendre ou enfeigner. 
Pw-o-MoNSfrii , orum , prodige». 
DE-MoMsrro , d^, ayi f atum , are, 
démontrer , prouver , faire voir 
clairement , mettre en évidence , 
développer, expliquer , cxpofcr net- 
tement; 1°. montrer, marquer, dé- 
figner, indiquer; 3°. enfeigner, 
apprendre. 
DE-MoHS?ra«ff j , ce , indication , l'adion 

de montrer, d'indiquer. 
DE-Mcustratio , onis , démonflration , 
preuve évidente , raifonnement qui 
prouve , conviftion. 

DE-MoNStrnrzVè , adv, d'une manière 

démondrative. 
DE-MoNSrranVuj , a , um , démonlîratif , 

qui fait voir évidemment , qui prouve 

clairement, convainquant. 
DE-MoNSJrafor , oris , qui démontre, qui 

prouve. 
pB.i£-MoNSTro , as, avi , atum , are , 

enfeigner , inflruire par avance ; 
i*^. prélîiger, pronortiquer, piéài- 

re , être un figne. 
\.'K/i.-M.oniirans , tis , einn. gin, qui 



1155 DELA L ANG 

enTeigne par avance ; x". qui préfage , 
qui pronofiique. 
pRi€-J\IoNSrrizror , orir , qui donne des 

inftrudions fur ce qu'on doit faire. 
PRM-Moii'iratum , i, Ptémontré, Ville 

de Picardie. 
pRA-TER-MoNSfM , CCS , av'i , atum , are , 
montrer comme en paflant. 
IV. 
Famille Greco-Latîne; 
MON, feul. 
l.MoN-<ii, adis , le nombre un, 
unité ; i*". as , au Jeu de cartes, 
x.Motiackus , /, Moine, Solitaire. 

MoN-ASTer/um , iijmaifonde folitaire , 
maii'bn religi^ufe , Monalîere , Couvent. 

Mctt-AVLUS , 2 , fimple flûte ; à'Aula , 

flûte. 
3 . Mon AacHd , is , Monarque , Roi. 

WcN-ARcAia, ix , Monarchie, Royauté ; 
d'/JrcA , Chef. 

4. Moti-E-Dula , œ , Corneille , ou 
Choucas, oifeau fujet à dérober, 
à.' /4ciiio , chanter. 

5. MoN-ENTERon j i, l'inteftin colon. 

6. Mon-Erw, is, Galioce ; d'eris , ra- 
me. 

7. MoNUAi-Hj, i , étoile luifante dans 
le cœur du Lion célefte. 

8. MoNo-C£R05 , dis. Licorne , ani- 
mal terreftre ; de cer , corne. 

9. MoNo-CHORj«/r2 , i , inftrument de 
mufique qui n'a qu'une corde ; 
trompette marine. 

:i n. Mono-CnKouateus , a , um, qui 
n'eft que d'une couleur. 
M(jKo-cHKOMatum , i, & 
Moiio-cHKO'Mamf , i , ou 
lilono-CKRomum y i , deffin au crajon ^ 



UE LAT. AÏ^N" 115^ 

lavis à l'encre de la Chine, à la plume ; 

lo.grifaille, peinture qui n'eft que d'une 

couleur , camayeu ; de Chroma , couleur. 

I 1. MoNO-CoLWi , a , um , qui n'a 

qu'un membre. 
MoNc-coLi , 0Tu.m., peuples qui couroient 

fur une feule jambe. 
MoNO-cuLiim , i , l'inteftin cœcum ; de 

Koh , couper. 
1 2 . Mono-Gram/72Kj ,a,um, qui eft 
à fimple trait ou d'un feul traie. 
Monogramrna pi&ura , chiffre , ca- 
raftcre ou figure où il n'y a, que le 
trait fans ombre. 
Monogrammi homines , gens (ecs & 
décharnés, fquelettes; de gram/nuy 
trait. 
I i. MoNo-MAcH/d, «, duel, combat 
de feul à feul ; de mack , combat. 

14. MoNo-LoG2d , a, monologue, 
foliloque. 

MoNO-LOGzum , H , di.'cours fur une feuler 

matière. 
I (». Motio-PoDium , a , table qui n'a 

qu'un pied , fiautenue fiir un feul 

pied , guéridon. 

15. MoNO-PoLiz^/77, n , monopole, 
privilège de vendre feul une cho-f 
Ce , moyennant un tribut qu'on 
paye au Prince ; le lieu ou bureau 
deftiné à vendre une chofe qui 
paye des droits au Prince j de po- 
leo , adminiftrer , régir. 

17. Mono-Pter«j, a , a/Tî , qui n'a 
qu'une aîle , entouré d'une aîle ; 
de//ffrû/2,aïle. 
V. 
MAN, 
Parfait en bonté : apprivoîfé,- 



ïi5y DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 113$ 



1 . Mankj , dy um , en vieux Latin , 
ton. 

2. Mann<i, « , manne, fîic doux & 
mielleux. 

3. Man-Suetwj , a,um y'idoa-^,trAi- 
MAti-SvBs,etis , ^ cable, pai- 

fibie , apprivoifé : de Svetus , 
accoutumé, fait à une clipfe ;&: 
de Man , bonté. 
MAN-SuETi/ffo, init , douceur. 
JWan-Sue-Facjo ,-ere , adoucir , appaifer , 
rendre doux. 
Wah-Suje-F/o ,-er! ; Miti-Svefco ,- ère , 

s'adoucir , s'apprivoifer , s'appaifer. 
MAu-SvETarius , ii , qui apprivoifé. 
]\UN-SuETe , paifiblement , doucement. 
ïm-ManSuetw , a, um , intraitable, 
qu'on Bc peut apprivoifpr, 

if 
Mansj , iiim, les âmes des morts , les 
ombres ■■, 1°. fupplice , peine. 

tlikmœ , arum, loups - garoux , bêtes 
qui effrayent les enfans ; i*". petites 
figures hun\aines faites de pâte , qui 
repréfentoient les Marmoufets ou Dieux 
Lares. 

JAAuius, a , um , qui effraye, qui fait 
peur. 

IVlAnia , « , la Déefle des Lares ou des 
Marmoufets ; i". fareut , rage, 

Mf'viaticus , a , wn ; MAninfuf , a , um , 
furieux, enragé. 

i, Iw-MANijj e , cjui n'ffl pas bon , 
piéchant , cruel , farogche , fauva- 
ge ; z^. comme les Gcans, difoit- 
on, dévoroient autrefois les iiom- 
mes , ce non) a figiùfic , démeiurc , 
iacrme, trcs-grand. 



iM-MAnkas , atis , cruauté, méchanceté, 

barbarie ; i°. énormité, excès, grandeur 

énorme. 
Im-]\î Anirer ; Im-Mak? , inhumainement » 

barbaremetit ; l'-.déméfurement , énor- 

mément. 

1. SuM-MANKi , / , Iccruel , le dévo- 
reur, le Dieu P\\iton y mùt-à-moc , 
le chef des mânes, des ombres, 
Sdm-Ma.no , -are , dévorer, engloutir.,' 

confumer, 
SvM-MAnale , is , forte de gâteau en 
forme de roue , offert en facrifice k 
Pluton. 

VI. 

MAN, 
Grand. 
Du primitif M a n , grand , nafàlé en 
Man , Mon , Mun, dciiverent ce^ 
djverfes Familles Latines. 
I. 
MuNDWj, i y Monde , Univers. 
MuNDa/iw , a , um f qui cft du monde , 

habitant du monde ; »°. mondain , vain. 
MvuDialis , m. f. le , n. is , \oysz Mm- 

danus. 
MuNci-TESfnj, tis , omn. gen. qui tient Iç 

monde en fa puifTance. 
InrER-MoNDiiOT , u , l'efpace qui cil 
entre les divers mondes. 

1. 

MoNj, tis , mont , montagne ; i**. 
monceau , grand amas. 

lilovranus , a , um , dç montagne ; i». 
montagnard , qui habite fur les monta- 
gnes ; 5°. montueux , plein de montagnes. 

Mo.'JTo/i/j , a , um ; Monruofus , a , um , 
montueux ; i"*. plein de montagnes. 

B I N G M ES. 

I . JVÎoNTi-Coi-tf , « , cjui habite les 

montagnes , 



157 D E L A L A N G 

montagnes , montagnard. 
1. MoNTi-V AGus , a , um , qui erre 
fur les montagnes. 

3. PRo-MoNTom/OT , ii , Promon- 
toire , terre qui avance en nxr, 
pointe. 

Promontorium feclere f doubler un 
cap ou le cap. 

4. SEPTi-MoNT/ttOT, iV, jour de fête 
que les Romains célcbroient tous 
les ans , après qu'ils eurent ren- 
fermé dans la ville Ja feptiéme 
montagne. 

Siviï-Mo^riale facrum , Sacrifice ou Ib- 
lemnité qu'on faifoit au jour appelle 
Sepd-Atontium. 

TB.Atis-MoisTanus, a , um, ultramoiuain, 
qui eft au-delà des monts. 

î- 

De Man , élevé , parfeit , bon , fe 

forma le Celte : 
M E N , agréable. 

Or. nyj , N/i(EM. 

A'M<E.uusj a , um , agréable , beau , 

charmant , délicieux , divertiflant : 

comp. AmanioT , fîiperl. Amanif- 

Jimus. 

A-M«N!raj , ai'u , beauté , agrément , 

plaifir , charme , douceur . délices. 
A-Maxfrer, aàv, délicieufement , joli- 
ment ; voyez Amœnè. 
'A-M(9No , as , avi , atum , are, ajufler , 
orner , enjoliver; lO. rendre agréable , 
divertiiTant , charmant. 
Iv-h-Mmuus ,a,um ,qui eft fans agrément, 
dcfagréable , qui n'a aen d'agréable, 
A-M«Nf , adv. agréablement , d'une ma- 
nière charmante , à plai/îr. 
Amœb^«/72, Cupi^léezCawun, Poème 
Orig. LAt, 



UE LA T. AîaN iijs 

Amcbée, où deu:.- Bergers récirent 
alcernativement le mjins nombre 
de vers. 

+ 
M O-M E N. 

De Man , grand , conlîdérable , vin: 

le Latin ; 
Mo-Men,;;2/j, -t importance, 
Mo-M£NT«/n , i , 5 poids , force, 

. utilité. 
IMo-MENTo/i/r i a , um , confîdérable , 
important. 
Mo-.'.ÎENTÔ , dans le tems ncccfTairc pour 
une pefée ; de-là : 

Mo-Ment7/ot , i , une légère dofe , un 

peu , en parlant de ehofes qui fe 

pefenr; Se 2.°. en pailant de tems, 

un inftantjun moment. 

Mo-MiNTaneus , a , um , qui ne dure 

qu'un inflant , momentané. 

MiNfo ,-ui , s'élever , paroître en dcr 
hors. 

Composes. 
E-MiNfo, es , ui , ère , avancer , pa-, 

roître au-deffus, furpalTer. 
E-Mitsenria , œ , hauteur , faillie , rehauf- 

fement, excellence. 
t-MiNenj-, lis , Se E-MiKulus, a,um, qui 
avance en dehors , qui déborde , qui 
s'élève. 
iM'Mmeo ,-ere , menacer , être prêt à 
tomber dclTus , approcher , épier le 
moment , être prêt à tomber , menacer 
ruine, 

iM-MiN'nt/a, <E, penchant , menace. 
Pji.c E-Mineo, &■ PK/E-WiNeo , être au- 

dcffus, avoir la prééminence. 
Pr<.o-Mijifo , s'avancer , s'élevçr au-deiTus, 
C4 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1146 



11139 

Tuo-Mmenda , œ , faillie , avance- 
Tro-MiuuIus , a, um , qui avance un 

peu en dehors. 
SuPER-E-MiMfo,-erf , (urpafTer. 
Sufer-Im-Minêo ,-ere ,étrc prêta tomber 

deflus. 

COM-M EN Do, élever. 

Com-Mendo, asyavi, aiu/n, arc, re- 
commander , prier d'avoir foin j 
mettre fous la protedion , confier ; 
i°. louer , faire l'éloge , rendre 
célèbre , rccommandable j J ^. van- 
ter le mérite. 
CoM-MzvEabiUs , m.f. le, n. is , louable, 
recommanJable , digne d'cfiime , d'ap- 
probation , de louange , de reccmman- 
dation ; eflimable. 
CoM-i\lE^^D:!t (3, criis , recommandation , 
ou approbation , eftime , louange , éloge , 
gloiie , grandeur , éclat. 
CoM-IUE^^D.;tar , cris , Se 
CoM-MEUDaiiix, icis, quirccomaiande, 

&c. 
CoM-MEKiDiwy , n ,um; -ior ; -ijfimus, re- 
commandé , loué , &c. Voyez Com- 
msndo, 
CoM-MEKD.îrifiuj , a , um , qui recom- 
mande , de reconimindition. 
lN-CcM-I\lENDjfuj, a , um , qui eft expofc 
aux infultes de tout le monde , que 
perfonne ne défend. 

VII. 

M A N , Fort. 
De Man j Men , Min , grand , fort , 
dérivèrent ces Familles : 
I. 
MF.NTtf , (E , Mente , herbe dont l'o- 
deur eft forte Se agréable.- 
AlîNiH^ , te , voyez, /uenta. 



MEi^Taftrum, i, mente fauvagc, herbe. 

MïNTHEStrum , i , voyez Mentajlium. 

1. 

Ment«/72 , i , menton -, z°. larmier 

d'une corniche. 

Mcnium coronœ , petit rebord qui 

pend au larmier des corniches. 

M£migo,inis, efpèce de dartre qui vient 
aux lèvres des chevaux S: des agneaux , 
lorfqu'ils mangent des herbes couvertes 
de rofée. 

ME^ragra , œ , feu volage qui vient au^ 
vifage , forte de dartre qui commence 
au menton. 

SvB'MEVTum , i , le deflbus du menton, 

3. 
Uk^Tijfa, œ , par-defTus , augmenta- 
tion , furcroît qu'on donne par- 
defTus le poids &c la mefure , trait, 
comble. 

4. 

MAN» broyer, brifer les alimens, 

I. 

Mando , is , di,fum » icre , manger,. 

mâcher. 
Manderefrena,m^chst ou ronger fon 

frein. 
Mando , onls , grand mangeur. 
MhtiVÏbula. , Œ , mâchoire. 

2. 

yiKti-DUcatio , onis , manducation g. 
l'aftion de manger. 

MAN-Duffî , is, voyez ju an'^.ucus. 
IVIanduco , onis , voyc7 Manda. 
MANDiifo , as , art- , & 
IVlANDucor, flrfj, arus fum , ar/ , mangerj 
MAN-DufUTn , i , mets , chofe à manger. 
Um-nucus, ijégouyantail, figure dont 



ii4t DE LA LANGUE L A T. Ma?T 

on fc fervoit aux Corne iics ; i°. la bête 
par qui on fait apprciicnicr aux petits 
enfans d'être mangés. 



h 



M 



Atisum, i , morceau màclié , qu'on 
donne à manger à un aucre. 
MANS«i, a, um, mâché , part. 

Composés. 

Com-Mando , is , di , fum , ère , 
mant^er , dévorer. 
CoM-MAN-Ducarwr , ùs y mafticatioa. 
Com-Man Dvcatus , a , um , pjrt. de 



Com-Man-dtc) 



, as , avi , atum, are , 



mâcher long-tems , garder dans fa bou- 
che , comme on fait du tabac. 

Pr^e-Mando, is f ère, mâcher aupa- 
ravant. 
Vr^e-Mad fus ,a,um, mâché auparavant. 
Re-Mando, is , di , fum, dere , & 
Super-IVIa^dj , ;.r , (fi , /um , (fere , manger 
après ou par-deflus, 

VIII. 

M(EN, MUN, fortifier. 
I. 
M(5Nff, is , muraille de ville. 
MiBN/d , ïum , murailles , remparts. 

IVl(ENiii/!a œdif.ci.1 , orum , maifons dont le 
premier étage avance fur la rue,& occupe 
plus d'elpace que n'en renferment les 
{ondemens.( Invention de /uuenius); i°. 
balcons , galeries autour d'un bâtiment. 

TAanitus , a , um, fortifié , entouré de 
fortifications. 

MuN£'o , is , ivi , itum , ire , munir , 

fortifier , remparer , garnir de tout 

ce qui eft ncceiraire pour la con- 

fervation &: pour la défenfe. 

MuN.'iwen , inis , & 

MoaimMrum , i , fortification , rempart 



I 142 

boulevard > 



tout ce qui .'ert de défenfe 
retranchement. 

MuN;n'(j, onis , fortification, remnart j 
retranchement, tout ce qui fcrt de dé- 
fenfe , l'adion de fortifier. 

M.vn'.tiuncul.i , a , petite fortification , 
dimin, de /iiii-itio, 

Mvmto , as , avi , atum , are , avoir envie 
de fortifier ; z°, manger aux felHns des 
fêtes de Cérès. 

McNifor, cris , qui travaille aux fortifi- 
cations. 

fàvsitorium , il , fort , fortereffe , fortin. 

Mviiitus, a , util ; ior; '(Ji-ius, fortifié , 
muni, retranché, mis en état de défenfe, 
remparé. 

Composes, 

Su.m-Mcn/;/ot , a , lieu près des rem-l 

pires d'une ville ; de fui', fous. 
SvM-M(ati'j/nis , a , um , qui demeure ou 
qui fe tient près des remparts, qui court 
le rempart. 

SuM-MosNia/îœ uxores , coureulês de rcm-> 
parts. 

Ad-Mœn/o, is , iyi, itum , ire , a(- 
fiéger , efcalader , pafler par-delTus 
les murs. 
CiRcuM-M(BNf?ui' , a. , um , entouré de 
remparts , enclos de murailles. 

Circum-Mun/o, is , ivi , itum , ire y 
fortifier à l'entour , munir , enclorre 
de retranchemens , environner de 
fortifications, 
CiRcuM-MuNftio , onis , tous les dehors 
d'une place, tous les ouvrages qui fervent 
à la fortifier , ou lignes , circonvallation , 
retranchemrnt , paliiïade , parapet , & 
tous les ouvrages qui fe font pour le 
mettre à couvert d'infulte. 
CiRcDM-MuNituj , a , um , participe de 
Circum-Munio , environné de fortifica^^ 
lions , fortifié tout autour. 
C 4 ij 



BÏ4? DICTIONNAIR 

Com-Mun/o , is , ivi , itum , ire , forti- 
fier , munir. 

Com-MdnVij , oms , fortification ; 20. 

apprêt , précaution , préparation. 
E-MiiNÏo , is , ni , itum , ire , fortifier , 

remparer , munir , enclorre, 

pER-MuNio , is , ivi , itum , ire , for- 
tifier entièrement , achever de for- 
tifier. 

TEK-Mumtiis , a , um , tout-à-fait fortifié , 

achevé de fortifier , très-fortifié. 
PRiC-MuNio , is , iyi , itum , ire , munir , 

fortifier par avance ; i°. faire en forte , 

apporte: tous fes foins. 
PR/E-IVluKi/io , onis , préparation. 
EE-Monfo , is y ivi , itum , ire , fortifier de 

nouveau. 

2. 

A-Men , Tûi^î, amen; en Hcbr. certai- 
nement , en vérité , chofc fure. 

IX. 

M UN, Charge. 

KiuNWJ , eris , préfent , don ; 1°. 
magiflrature , charge , office , em- 
ploi , fondion, devoir, tâche; j °. 
fpedacle qu'on donne. 
MuNzi , e, is , obhgeant , officieux. 
Mvwa , orum , charge , emploi , fondion , 
office , devoir. 

TAvffiavitœ , deroirs de la vie. Régis 

dire , remplir les fondions de la 
Royauté. 
Mvvuft.ulum 5 i , petit don , préfent mé- 
diocre. 
ÎAvtiera.himc!uSy a , um , qui a l'air, d'une 

perfonne qui fait des préfens. 
Mv'&eralis , m.f. le, n, is , qui concerne 
les préfens. 
M-Vueraiii lex , loi Ç^u^ défendoit 4UX 



E ÉTYMOLOG. 1144 

Avocats de prendre aucune chofe pouf 

plaider. 
Mvtisrarius , H , celui qui donnoit-aii 

peuple le fpeâacle des gladiateurs ; i». 

des combats de bêtes farouches ; }". 

celui qui fait voir les bêtes farouches 

pour de l'argent. 
Muaerarius , a , um , qui fait des 

préfens , libéral. 
Mu>ieratio,onis, l'adion derécompenfert 
Munerator , oris , qui fait des préfens , qui 

réconipcnfc. 
Mumri-GEPMlus , a , um , qui porte des 

préfens. 
Mi'Nfro, as, avi , atum, are, & 
MuN'Tor , aris , atus [um , ari , faire- 

préfent, ou récompenfcr. 

Composes. 

K-E-Mvneratio , onis , reconnoiflance 
d'un bienfait. 

Rt-Muneraror , oris , qui rcconnoît lin 

bienfait, qui le récompenfe, 
RE-MuNiraruy, a , um , participe de vj 
RE-MuNerc) , as , avi, atum, are. Se 
RE-MuNfror , aris, atusfum, ari , recon- 

noître un bienfait , récompcnfer un 

fervice. 
lR-RE-MtJNeriiZif/;j, m.f. le , n. is , qu'an 

ne veut pas récompenfer , qui efl aug 

delà de toute récompcnlè. ^ 

Binômes. 

MuNi-ciPWOT , a y ville municipale," 
qui le gouvernoit félon fes loix & 
fes coutumes , & qui jouiiroit du 
droit de Bourgeoifie Romaine, j 

MuNi-cspx , cipis , m.f. Bourgeois d'une 
Ville municipale , qui avoit droit de 
Bourgeoifie Romaine, 

Mvni-ceps meus , mon concitoyen. 

Mvni-ciPatim , adv. de Ville en Ville >- 
à c'iaquç Bourg ou Village. 



ii,^.j DE LA LAN G 

Mvni-cïV.iViS , m.f. le , 77. is . muiiicipnl , 
qui eft d'une Ville ou qvii concerne une 
Ville municipale; i». provincial. 

iIi'NiciPn/i/cr,(i(fv. parmi lesEoiifgcois, 
entre les Bourgeois , d'une manière 
bourgeoife. 

MuNJo , 0/zij , force de pocfie. 

N e' G A T I F s. 
lu-Mvî^ùas , atis , immunité , exemp- 
tion. 

lM-Vivmuis,a , i/m , qui n'tft point muni 
ou fortifié , qui efl f^ns' dsfcnfc , fans 
rttranchemens. 
Iw-MuNif , m.f. ne , n. is , exempt, franc, 
libre ; z°. oifif , qui ne fait rien ; 3®. 
exempt d'impôts , de charges publique?. 
[^ Im -AIiNi-Ficiw, a , um , qui n'eftpas 
libre. 

1. 

CoM - MuNiJ, e, is , commun , qui 
af pr.rncnr à pkihcurs , qui eft au- 
tant à Tuiî qu'à l'autre , qui eft à 
tous-, z^'. ordinaire , vulgaire, tri- 
vial; 5 ".immonde, impur; 4°. qui 
n'a été pris de peribnne. 
CoM-MfNifijj, a^is , communauté , com- 
pagnie , liailon , union, fociétc ; 1°. 
droit eu juftice entre Négocians & Cor- 
refponJans. 
CoM-MuNio , on'is , aiïbciation , liaifon , 
union , fociété , communication , com- 
munauté , compagnie , participation 
mutuelle. 

CoM-I\liNirùx, adv. en commun, enfèm- 
ble ; 1°. en général , communément , 
ordinairement , pour l'ordinaire ; 3°. 
également , autant l'un que l'autre ;4°. 
d'un commun accord , d'un confentemcnt 
général , tout d'une voix , unanimement, 
CoM-Munirer , adv, voyez. Communitàs. 

CoM-MuNt , is , communauté 5 com- 



UE LA T. MaN 114-^ 
mune , Corps de Ville ou de Peu- 
ple. 

CoM-Mvwcarius , a, um , voyez Com^ 
munis. 
CoM-MoN.V.iriuy dies , jour auquel on 
facrifioh à tous les Dieux. 
CoM-Miinica(io , onis , communication , 
conférence , confultation , participation, 
conceffion. 
CoM-Mvt>icat'w cJi'/fwfj, lettres ou con-. 

ccfllon de droit de bourgeoiifîc. 
Ce n -Mvtùc ator , oris , qui communique. 
CoM-Mvnicatus-, a,um , part, de 
CoM-MuNico , as , avi , atuin , are , 
communiquer 7 faire part , rendre 
participant, partager avec; 1 . trai« 
ter , parler d'affaires , s'entretenir , 
avoir commerce avec ; 5 . rendre 
commun, 
I«-coM-MuN<^, en commun, 

NÉGATIFS. 

I. In-com-Mun is, e , qui n'ell: poinE 

commun. . 
i. Ex-CcM-Mutiicatio , onis , excommuni- 
cation, 
Fx-CoM-MoNicafuj,a, um ,part de 
Ex-CoM-MuN/fo, as , are , excommunicrj 
aaathématifer. 

X. 

MIN, couleur la plus élevée ; 
rouge ; fang. 
En Celte, Min , lignifie feu, fâng , 
rouge. 
Minium , H, Minium , vermillon, cir 
nabre naturel. 
En Grec , Miuos. 

MiNi'o , as , avi, atum , are , peindre avec 
du minium , rougir avec du vermillon. 

Mmiaceus, a ,um , de minium , de yc^s; 
millon. 



H47 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG- 1148 



MiKÏaria , œ, mine de vennillon, lieu 

d'où l'on tire le minium. 
MiN/critij- , a -, um , de vermillon , de 

minium, 
M^viiiitulus , a, um , &: 
Min'unis , a , um , peint de vermillon , 

qui a mis du rouge. 
^oE-MiNza , a , forte d'habillement de 

ferge rouge, 

XI. 

MEN S , efprit. 

Pe Man , Men , élevé , fe formèrent 
ces Familles : 

/. 

Mens , tis , ame , e(prîc , intelligen- 
ce , eiuendenienc , fcns ; 2°. def- 
(cin , intention , penfëe , fenci- 
jiienc , volonté , vouloir ; 3 °. nié 
moiie, louvenir ; 40. inclination , 
penchant , mot-àtnot , ce qu'il y a 
de plus élevé dans l'homme, 

NÉGATIFS, 

'î . A-Meks , entis , fou, infenfé qui a 
perdu la railon ou le bon Cens ; 
i°, troublé, égaré, étonné, inter- 
dit , tout hors de foi f qui ne fe 
pcfféde pas. 
■A-Mitir ia , œ, folie ; égarement , aliéna- 
is' tion d'efprit , manie ; i°. trouble, éton- 
;"• nement , furprife accablante , qui met 

'-! ' hors de foi , fureur, 

A-Mi tiTer ^ladv, follement , d'une manière 
infenfée, extravagante; compar. yî/Bsn- 
tiàs , fupcrl. Amentijjimc. 

2.. Dt-?vÎENJ, tisyùor, tiffïmus^mfen fé 
fou , furieux , qui eft hors de fens, 
quia peu. d'efprit , extravagant. 
De-Memiji ; tz , démence , folie , fottifc , 



extravagance , inconfidératlon , égare- 
ment, imprudence. 
De-Mentio, is , ivi & tii, hum , ire , être 

en démence , hors de (bn bon fens , cxtra- 

vaguer , radoter. 
De-Me.'^to , as t avi , atum , are, faire 

perdre l'efprit, mettre en démence ; z". 

faire devenir fou , abrutir, enforceler. 
DE-MENTêr, adi'. follement, foitement , 

étourdiment, fans raifon , d'une manierç 

extravagante, 

t. 

M N E- M o's Y N E , Mère des Mufes ,' 
Mnemosyne. 

C'efl- un mot Grec, plus connu par Ca. 
lîngu urité que par fon origine : il 
eft formé du Grec Mnemê , mé- 
moire , mo[-à-mnt , ce qui eft dans 
l'elprit , &: de Syn , avec; moc-à^ 
mot , le moyen avec lequel une 
chofe , un fait fe traniruet au fou- 
venir , à la mémoire. 

BÎME-MosYNum , i , gage d'amitié , mar« 
que de fbuvenir , un refTouvenir. 

Mne-Monicû , orum , règles pour former 
la mémoire artificielle. 

HYPO-MNEwa , aiis , Commentaire, 
Glû(è , interprétation. 

h 

Meminê/zj , tis y qui fe fbuvient , qui 

s'eft fouvenu. 
Meminz , nijli, nit , n'ijfe , fe fouvenir , Ce 
refTouvenir , conferver la mémoire , faire 
mention. 
MEiiriû , cnh , mention , mémoire. 

Composes. 

Com-Memin/ , 7iijfe,i\ me fouvîcnt , 
j'ai fouvenance , fe relfouvenir. 

CofA-M.iwfcor , eris , menfusfum , nifci f 



,1149 DE LA LANGUE LA T. MaN iijo 

RE-Miuifcor , eris , fci , fc rcflbuvcnir , 
rappcUcr dans fa mémoire , Te remettre 
dans l'idée. 

KK-Mïnifci alicujus , Ce fouvenir de quel- 
qu'un. 

RE-CoM-Misi/car , eris , fci. Ce refTou- 
vcnir , fe remc ttre dans refprit , rappellec 
dans Ci mémoire, reprendre l'idée, 

XII. 

MAN, 

voile ; Orig. Franc. 6^i. 

De Man , voile , couverture , font 

venus ees mots ; 

I. 

Man-Tel?//« , I, ^ voile, conver- 



inventer , imaginer , trouver, feindre , 
controuver ; lo, pen(ër, méditer , consi- 
dérer , réllécliir , faire attention , ré- 
flexion ; ;". fe remettre , fe rcfTouvcnir , 
rappcllerdans fa mémoire, repafTerdans 
Ton idée , fe repréfenter. 
Com-Mentu.? , a,um, part, paffifde 
Co M- M iNz/f or , imaginé , inventé, con- 
zrouvé ; p.irt, a£l. qui a imaginé , 
inventé , controuvé , forgé , fuppofé , 
feint. 

CoM MENtatio, onis, médication, ré- 
flexion , confidération, application 
d'efprir , contemplation ; penfce ; 
2. ^ . dcfcriprion , relation , mémoi- 
re , commentaire. 

CoM-i\IrNTflfor , oriy , difi:oureur , con- 
teur , hâbleur. 

CoM-IvlENTaruj, a , um, étudié, méaité , 
&c. Voyt z Cuminentor. 

CoM-M FNT jr,(7riî, ams fum, ari, méditer, 
penfcr , faire attention . rélcxion ; con- 
fidérer, délibérer, réfléJiir , attacher 
fa penfée , s'appliquer ; z°. traiter , 
agiter, compoler , étudier, polir, rc- 
pafier , ^ ofcr , expliquer , faire des 
commentaire; fur , commenter , &c. 

Cow M NT>.r;u//; , ii , Ik 

CoM-MzKT .:rius , ii , mémoire , regifire ,' 
papier journal ; i". archives , aflcs 
publics ; %". inllruftion , ou comtnen. 
taire , hifioire , relation , journal ; 4° . 
glofc , interprétatiuJn , explication , ou- 
vrages d'un Auteur. 

CoM-Mîm arioliim , i , âimîn. 

CoM-MitiT nienjir , is , Caporal ; Officier 
qui tenoit le rôle de ceux qui avoient 
été ou qui dévoient aller en faifcion ; z°, 
■ No:a;re , Grc.lîcr, Gfoiier. 

Re Miuifcendus , a y u/n , dont il 

faut fe fouvenir. 
^E'Mivifcemii, «, réminifcence , reflôu- 
yenir; yoyei liecordado. 



>^>s 



Man-Tellw/w , i jC tare; 1°. man- 
teau^ capotce, 
Mend/l-i/w , ; , petit voile. 

llEtiDicula, a, mandille. 
z. 
De Man , caché, & de Ti , jour, 
vint , Man-Ti^, divination , moi- 
à-mot , art de mettre au jour les- 
chofes cachées. 
Maktcj , œ , Devin. 

MANTfuOT , », maifbn des Devins , lieit 

où l'on devine. 
l'ÂAtiTia , ^ , art de la divination. 
MAvrice , s.r , art de deviner , divination» 
MANxi/ci/îor , aris, ari , deviner. 
AxiNo-MANT/'a , œ , divination par la 

hache : du Grec Axinc , hache. 
Eri-IVIantAuj , ; , Devin. 

Mening^j , Jim , méninges , les deux- 
membranes qui enveloppent le cer- 
veau ; en Grec , Mévigges, 

4» 

MANDRtf , ,y , étable, lieu où l'on ren" 



lyi DîCTIONNAïRE ETYMOLOG: iffa 



ferme le bétail ; i°. quarré d'échi- 
quier ou d;: damier ; 5 . caverne , 
antre , repaire , tanière, retraite 
de bêtes fauvages , creux de ro- 
cher où Te retire un Solitaire ; 4". 
troupe de bêtes de charge ; 5°. 
chariot , voiture à porter de grands 
fardeauXjComme des blocs de mar- 
bre , &c. 
MM'Drita , a , Hermite , Solitaire , 
M-oine. 

;• 

Mant/c^j^b, malle , valife , fac , 

bourft ; z°. belâce, Lillac. 
I\lANTicw/a , X , petit fàc , gibecière , 

bourfe. 
JA^nmcularia^OTum ou ii/m , chofes qu'on 

a à,|oute heure fous les mains, dont 

on fe fert à cha:(i!e- moment. 
'^h-^iicularius , ii , filou coupeur de 

Jjourfes. 
MANTifulor , filoute , à qui l'on a coupé la 

bourfe ; i". dupé , fourbe, 
MAtiriculanis 5 .-: , itm , part, de 
MANTicti/oc, aris , atusfum , art , filouter , 

couper des bourfes ; i<^. duper , fourber. 
MANTi-ciNor , ari , filouter , dérober 

adroitement, 

Mend , mettre un voile fur ia vérité , 
mentir, 
I. 
Mend^zx , ^cis , menteur , qui dit des 
menfonges , qui ment , qui fait 
des menteries ; z°. Faux, plein 
de menfonges-, 3*'. hâbleur, trom- 
peur , qui en fait accroire. 
MiKD.ifirer, (jrfi'.faufTement, en mentant. 
•MiïiDflcii/uî , n , menfcngc , mentcrie ' 



fauffeté , parole trompeufe , difcours 

impolleur , dcguilcmcnt, 
MivDacio Jlaturam ad'juvars , paroître da 

plus grande taille par artifice , dt-guilei: 

fa taiilc. 

lS\Yii\iachj.nculurn ) i , petit menfonge. 
M-iLn.X)aci-Loqu.us , a, um, qui n,e fait que 

mentir. 

2. 

MENTit/o j onis , menfonge , mence- 
rie. 

MrMTJfiyrw ,a,uin, qui mentira. 

Mtmitus , a, uni , part, qui a menti , 
& paJH feint , déguifé , faux , forgé , 
contrefait. 

MîNT'or , iris , itus fuin , iri , mentir , 
dire un menfonge , dire une menterie ^ 
z°. contrefaire, faire fcmblant, feindre, 
diflimuler , déguifer ; 3^. avoir du rap- 
port, refiembler. 

Composes. 
Com-Ment//«., i y fiftion , fauffeté , 
feinte , invention d'elprit , men- 
fonge, (bourde, ) artifice, cho- 
fe controuvée , conte fait à plaifir, 
fable , imagination ; 2 . roman , 
hiftoriette. 
CoM-MENTior, iri, feindre, inventer des 

fauiïetés , controuver. 
CoM-Mmrnius ,a,um, controuvé, faux," 
feint, invente à plaifir, fimulé , imagi- 
naire. 

CoM-MENTor, orisy inventeur, qui in-i 
vente , Auteur. 
E-MENTior, iris , titusfum , in, fein- 
dre , inventer , controuver , ima- 
giner faulfement ; 2**. déguifer, 
diffimuler , faire accroire. 
E-MnNTÎtui , a , uni , pan. à^E-Mentior, 
E-MtNTJfa aufpici.i, faux préfages. 
E-MiNxirè, ady, en déguifant , en feignant, 

eti 



^iif? DE LA LANGUE LAT. MaN Ti^^- 



en dilTimulant , en controuvant, en allé- 
guant le faux. 

7. 

De Man, voile , couvrir, ( Orig. Fr. 

^92, ) vint également cette Fa- 
mille : 
MiNDd , if j faute d'écriture ou d'im- 
preflîon ; z ". défaut , difformité , 
imperfeârion. 
IVlENDofe , adv. mal , fauffement , arec 
bien des fautes , fans corredion , d'une 
manière peu correfte , dcfcftueufe, &c. 
HtKDofus , a, um , plein de fautes , (ans 
corrcdion ; i<=. vicicax , corrompu; 7,°. 
fautif ou plein de défauts , difforme. 
BlENDam, /, faute d'écriture ou d'impref- 
fîon , erreur , tache , défeduolîté , défaut : 
\oyei. Mtndi. 

Composes. 

E-MENoa/ic, onis , correéiion , amen- 
dement, réforme. 

E-MiNDcror, oris , &: 
E-MEKDarri;f , icis , correôeur, correc- 
trice , réformateur., qui corrige. 

E-Mendo ,as , avi , aium, are , corri- 
ger , reformer , régler, revoir , re- 
toucher , ôter les défauts , rendre 
correél ou réj^ulicr. 

E-MENDafè , adv, corre(îîement , (ans 
faute , jufie , poliment , purement. 

E-Mimatilis, m. f, Ir, n. is , réparable, 
qu'on peut réparer, corriger. 

In E-MiNDaJi/fx, m. f. le , n. fy, incorri- 
gible , qu'on ne peut rcdifiçr ; i', dont 
on ne peut Ce corriger. 

XIII. 

MAN, petit. 

I. 

Les Latins ont changé ce mot primi- I 



tif en Min ; de-là le Verbe Latin» 
I. Mworo,-are , "> rei-kdre petit , 
Mwuo ,-ere j \ aMENuifer , ap- 

petifler ; 20, décroître. 

MiNW , moins. 

MiNutio, onis , diminution ; on dit aufTi 

Mitioratio , onis, 
Mimitus , Minutiilus; Minufaihs ya.um, 

menu, petit, afFoibli , un peu plus petit, 
Mimirim &iMiN^re; MinuLuim, d'une 

manière petite ,me(quine , peu-à-peu, 

bien menu. 

Mitiutia ,cB,t< Minuties , ei , petit 

morceau, fradion. 
Minutai , is , capilotade , hachis , ragoût 
de viande hachée ou coupée par petits 
morceaux. 
Minutiloquium , difcours fiiccinft. 
MiNor, plus petit , mineur: Majores , 

les defcendans. 
Mimmus , a , um ; Mmerrimus, a, um , 

trè.T-petit , le moindre. 
MiKimum , i , la moindre partie. 
Mitiimùm y du moins, au moins. 
¥iivimê , nullement, en aucune manière. 
Mitia,a , une des deux mamelles qui 
efl fans lait ; on fbus-entend Mamma , 
c'eft-à-dire la petite mamelle , parce 
que celle oii il n'y a point de lait eft la 
plus petite. 
MiNi ovis 1 brebis au ventre pelé, mot' 
d-n:ot , chétive brebis. 
i. MjB}ia i ce i anchois, petit poiflôn 

de mer. 
3. Semi-Mini/tza, ce, double ou tri- 
ple croche , en mufique. 
Composes. 
CoM-MiN«o,-<re, diminuer , mettre 

en pièces. 
Di-ftliNorfltfo & Di-MiNUt/o , amoindrit 
fcment , dégradation , décroiflement. 
D 4 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. iijtf 

Dc-là MANG«/,ciéiâut ,en Allemand. 
MANCKi ^a ,um, qui efl défeftueux , 
imparfait; i°. manchot, qui a per- 
du une msin. Ce mot tient au 
François, MANQwe. 
E-M ANco,-flrê , eflropicr, rendre manchot. 

XIV. 
I. MAN, la main. 
Du Celte M a n , la main , vinrent 
nombre de Familles Latines. 



DF-MiN:jo & Di-MiNwo , amoindrir , 

brifer, déchcoir, ôter, 
Di-MiN«o , is , nui , nutum , ère, di- 
minuer , dégrader , ôten , retran- 
cher, amoindrir; i». cafTer, rom- 
pre , brifer ; }°. déchcoir , rabasf- 
fer , dégrader. 

Di-MrN!«io , onh , diminution , amoln- 
drifTement , retranchement , dccroiiïe- 
ment , dégradation ; i". aliénation.^ 

Di-MiNutï»é , en diminuant, en diminu- 
tion. 

Di-M:tiutlvus,a , um , diminutif. ^ 

lDi-Mimtus,a,um , amoindri; déchu. 

Im-Mïuuo ,-ere, retrancher , dimi- 
nuer , altérer. 
IM-MiNwrio, onis, amoindriffemcnt, re 

tranchemcnt. 
Per-Mini/o , amoindrir , diminuer. 
PïR-MiNuruj , très -menu, très-petit. 

2. 

MIN, chanter à voix baffe. 
Les Grecs difent Mwuos , petit ; Mi- 
HK/7j_o , crier à voix bafle , ou éle- 
■ver un petit cri ou chant ; Minw- 
ros , petit : les Latins difent: 
MiNwr/o yire , chauter à voix baffe 
comme les petits oifeaux , gazouil- 
ler. 
MiNuritfo, onis chant , gazouillement des 
petits oiieaux , cris des petits animaux 
en général. 
JVIiMarrie, roucouler comme les pigeons. 

MimrCj-are , & MiNTrio,-i' f > crier comme 
une fouris. Ces derniers pcuTent être 
legardés comme des onomatopées. 

3. 
M A N C , M AN G , défaut , priva- 
tion. 



M ANKJ , ùs , main ; z°. écriture ; i". 
troupe , poignée •,+''. pouvoir. 
M&nuda , œ , petite main. 
m^-mulis , e, de la main , qu'on peut tenir 
à la main, 

MAtiuarius , i2 , um , de la main , fait à la 
main. 
MANî'co.-d'" « > tenir par la main. 
JMANrca, «jcequi garnit la mainj 
manche , mitaine. 
MxNif^, arum, menottes , gantelets. 
MANicatuf ; MAmclatus , qui a des man- 
ches. 
M ANicuk , a, petit manche de la charrue, 

• 2. 

MANCio/^, 4rKOT , petites mains, mz-. 
nottes. 
M ANuie* , ce , manche. 
MAHuleatus, i, qui a des maHches ; i°. qui 

fc choie. 
MMiulearius , ii , Tailleur d'habits. 

B I N O iM E s. 

MAii-Ceps, ipis, i °. qui prendavec 
la main ; i^. Geôlier; j*. Inten- 
dant; 4**. partilân , Fermier géné- 
ral ; 5 **. cnchériiTeur : de Cap , 
prendre» 



DE LA LANGUE LAT 



11^7 

MAH-Cipa•!^,cnis ; MAUcipatus, ùs-, aliéna- 
tion de fonds. 

W t Kcipatus f a ,um , aliéné , afTcrvî. 

Hf-Dcipi , où l'on a le droit de propriété. 

M/ Nf/p/wn , droit de propriété, efclave 
ptis à la main , c'cft à dire , fait prifon- 
ïiier à la guerre , & réduit à l'efi-ld- 
vagc , fcrvitude ; z". effet mobilier. 

MAA-Cipo , as, ari , atum , are , aliéner. 

Composés. 

E-M w-Cipo ,-arey mettre hors de tu- 
telle, émanciper -, i ". réduire fous 
l'autorité, alTcrvir. 

E-MAticipario , onis, émancipation. 
Re-M A-f)-CrpaTus, a , in. t part, de 
Re-Man-Cïpo , as , are, aliéner; z». aflèr- 
vir de nouveau. 

?• 
A-M Anuerjis , is j fècrc taire , écri- 
vain , copifte. 

Adverbes. 

Co-MiN«i, de près , à bout portant; 

2°. incontinent , fur le champ , 

moC'à mot , ce qu'on tient avec ja 

main. 
E-MiNttJ, de loin , mot-à-mot ^ ce qui 

crt lom de la main. 
Ici MiNK5 pour Mank^t. 

Binômes en Mank, 

1 . M AN-STUTor , protefteur , appui , 
qui loutient de la main , qui pro- 
tège : de Manw^î & de TuTor , 
garder. 

a;MAN«-PRF/tan2 , ii , la façon qu'on 
p.iye , ie p'ix d'un ouvrage. 

j. Mank-Mitto ,-«re, mettre en !i- 
beicé. 



MaN ï T ^t 

MANu-Mi'/;ui', affranchi, mis en liberté. 
JV1anii-M;'/Jio , on\<; , affranchiffement. 
Manu-Fac^i/j', fait de la main, artificiel.' 

4. Man^-Ralz/Aï, œ , arbalète. 

5. Mank-Due , arum , dépouilles des 
ennemis, coups de foudre. 

iMANu^'fliir , e, qui concerne les prifes fai- 
tes fur les ennemis. 
MAN^/'iariur, qui a part au butin, 

d. lAk'^ubrium , // , manche. 
Wktiubriolum , i , petit manche, 
Mkniiciolum , i, poignée , tas. 

7. Man - Tue , is , efiuiemain :de 
Tei^, toile. 

Binômes en Mani, 
I. MANi-Buia,«, manivelle , tra-- 

vers du nunche d'une charrue. 
x.Mx^i-Ticus y fait de main, 
j. Man<-Pull:j, i , > poignée, fagor,' 
Manj Plkj , i , } gerbe , efcoua- 
de , troupe. 

nï • D ^'^' ■' I ^e la bande , de la 

M- x> } ■ I troupe , iimplc loldat, 
m-VvlaTius, J "^ ' "^ 

JVl Awi-Fuia/i/K, par poignées,par pelotons. 
Ce MPOsÉs. 

QoM-'MAti'ipularis , is , So'dat de 
même compagnie , de même régi- 
ment , brigade ou chambrée ; ca^ 
marade. 

Co^/i-M \tiipulan'> , onir , même compa» 
gnie, lociété , troupe , affeir.blée, bri- 
gade. 

Co M-M Ai; ipulo , oràs , voyez Commani' 
puhrîs, 

II. MIN, conduire , mener. 
I MiN'o,-<ïre, conduire à la main," 
Miaer, 

D 4 ij 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. ikTo 



CoM-MiKO,-are , faire aller , mener , 

pouïïer devant, 
fRO-MiNOj-are, conduire , mener. 

Binômes. 

MiN/-ST«r, /, manœuvre, qui fe tient 

debout , prêt à la main pour fer- 

vir , ferviteur , Miniflre : de Man , 

la main , & de Sto , être debout. 

lAiwJler , a, um , qui fert à faire , l'inf- 

trument. 

Mimjira , œ , fervante , fille de chambre. 

Mît^iflerium, ii , ofSce , fervice , domef- 

tique , travail, emploi. 
IVliNi/?ro, are, manœuvrer, fervir , four- 
nir, 
Mims-rrator acWnniJlratrix, celui, celle 
qui (ert. 
ffimillraivrius , avec quoi l'on fert. 

Composés. 

Ao-MANum, tout prêt , à la main. 

AD-Miii!jîro,-are , avoir foin de quelque 
chofe , on conduire à la main ', i°. bail- 
ler, remettre de miin à main. 

Av-Mïaifter , i ; Ao-MtNz/îra, œ, celui 

ou celle qui fert à quelqu'enaploi, Ofli- 
cier, gouvernante. 

AD-MiNj/friz.'fo, onis , M&mement, régie, 
gouvernement, 

AD-M-inifirarivus , ;Vf, qui concerne le 
M-MiéTe ou maniement des affaires. 

Ao-MiNf/Zrfltor, Gouverneur, Officier j 
celui qui fert. 

CoTA-Miiiijlro,-are, aider, fervir con- 
jointement. 

Px^-MiNi/fr , i , Maître-d'hôtel , 
Valet-de-chambrc. 

PR^-MiNJ^ra, <e , Suivante, Femmc-de- 

Chambre. 
'Pb.m MnsiifiTO,-are ,(êrvîr fur table, être 

attachéau fervice perfonnelde quelqu'un. 

SuB-MiN'/ro 3-are , fournir , fupplccr, 



Svs-Mrmffratu.fiûs iSvB'Mimflratio, onis, 
fourniture , afTillance , fervice , l'adion 
de fournir. 

SuB-MiNi/?rarer , is , qui fournit, qui 
fupplée. 

III. MAN, figne de la main , 

MENaces, 

Mwatio^ onis j-NacL-e, arum ^ MiNrfy 
œ j MiN(ï , arum , menaces, 

MrN0,-[7re; MiN/fo,-are , MiNor,-arf ,Mi- 

mwT.-^.ri, menacer , promettre du mal ; 

za. s'élever , être élevé. 
Nlittax, cis, menaç^ant , élevé : on dit aufïi 

¥iifiuabu,idi'S. 
Mmanter & Minacker ; Mmitabiliter t 

en menaçant. 

C G M p o S É S, 

CoM-MiNor yari j menacer forte- 
ment. 
CoM'MiNfltfo , ords , bravade , menace- 
E-MiNor , & E-Mtiiitor,uri , menacer, 
E-MiN:ïtio , onis , msnace. 
Inter-Mino ,-are ; Inter MrNor,-arf , 
menacer , défendre en menaçant. 

Inter-Minm& ÏMTER-MiNiruj , mena-; 
ce , ayant menacé, 

IV. M A N-Do , donner pouvoir, 

Mando y as j avi , atum , are, com- 
mander y donner ordre , charger, 
ordonner , donner charge , char- 
ger d'une commifllon ; 1®. envoyer» 
Mandare œternitaii , éternifer, 
—Memoriœ , apprendre par coeur, 
—Vtrjikus ymiiiïç. ou décrire en vers, 

MAKfiizfuj, a, umfpart. deMando. 
Miinâatum Ikteris publicis , écrit dans les 

regiftres publics, 
MAiiiîam pour MandalOt 



ii6i DE LA LANGUE LA T. MaN iKfa 



ftlANc/.î'Or , is , qui apole un témoin, qui 
produit un délateur, qui engage à ac- 
cufer , inlligatcur ; z", qui donne ordre , 
qui fait agir; y\ celui qui au nom de 
l'Empereur faifoit cefler le bruit dans 
le cirque ; 4". qui annonce. 

IVlANiiaruw, i , & 

MamImus , Û! , mandement, ordre , com- 
mandement , commiiTion , charge. 

Composes. 

A-MA^Daiio , onis , éloignement , 
exil , rclcgation , envoi en quel- 
que lieu. 
'AManJo , as , avi , atum , are , éloigner, 
exiler, reléguer, bannir, chafler, en- 
voyer en quelqu'endroit. 

De-Mando , as j avi , atum j are , 

donner ordre , charge , commiC- 
fion; charger, commettre j ordon- 
ner , commander, confier. 
pRyE AlANffo , as , avi, atum, are, don- 
ner ordre ou mander par avance ; i". re- 
commander fortement. 
Re M.'.Hdo, as, are, remander, mander 
de nouveau. 

V. MEN-DUCo, 

Puis Men-Dico , tendre la main , 

mendier. 

Men-Dico i as j avi , a:um y are , 

mendier , gueufer , demander , 

l'aumône, chercher la charité. 

Alisrffcor , (jrù , «Ltus , fum, ari, voyez 

frUnàlco. 

lAniiclicula , a , mandille. 
Urndiculus , a, um , de gueux, de men- 
diant, de gueufaillc. 

Exercitus cnlleélus ex rujiicis mendkulis, 
régiment de gueufaille ramaflée à la 
campagne. 

flïindiculut , i , diminutif dç Mcadtcu:, ' 



Mvtidicum , i, petit voile. 
Mend/cw^ , / , mendiant , gueux , 

qui demande l'aumône. 
MEtidiciis, 11, iim , de gueux , de men- 
diant ; i". foible , inutile , de peu de 

conféquence, 
Mt-Ndicans , tis , mendiant, qui mendie , 

qui demande l'aumône. 
Mtrtdicatio , onis , l'adion de gueufer , de 

mendier ; 1", le métier de gueux. 
MiKdicatuSi a, um, part, de Mendico. 
MEtidicê, en mendiant, en gueufant. 
Mindici-MoNium, ff, voyez Mendicatioi 
MEnDÎcitas , atis , mendicité, 
Mz-Ndicabulum , f , le pofle où fè met urt 

gueux pour gueufer, fa niche ; 1°. gueux; 

métier de gueux, gueuferie, pauvreté 

qui engage à mendier, 
MEndicitèr , aiv. & 
MEurfiratuj- , Voyez Meniicè. 
E Mindicatus ,a, um, part, de 
E-Miiidico, as, avi, atum, are, mendier,^ 
rechercher par prières , demander pag 
aumônes. 

XV. 

MAN, habitation. 
De Man , élevé , vint Man , habita- 
tion , demeute ; les lieux habités 
font toujours élevés ; de-là cette 
Famille Latine, 
MAueo , Man/, fum , MAuere , 
demeurer, habiter, féjourncr ; i", 
attendre , perfévérer ; 3 *. conti- 
nuer , durer. 
Mak/îo, on;'j, demeure, féjour; 2°. auber» 
ge ; 30. journée de chemin ; 40. gîte, 
couchée. 
^\Mifito,-aTe, (é)ourner; i». demeure^ 

Souvent ; j». refter de tems en tems. 
RlAN/ùnz, « , chaumière , chaumine,' 
MauJus , ùi y habitation' , œiyioir. 



ii<fj DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. ii(?4 



Manto ,-dr(r, demeurer, attendre, 
refter. 

Composés. 

E-MAueo-ere , demeurer hors du 

camp , s'abfenter de l'armée (îins 

congé. 

E-MAN/or , îs , fainéant , vagabond , fol- 

dat qui après avoir battu la campagne 

revient au quartier. 

lNTER-MANeo,-ere , demeurer entre ou 

au milieu. 
OB-MADens , tis , qui dure longrtemps. 

Per-Manco ,-ere, demeurer , durer ; 
2". perfifler , perfévcrer , demeu- 
rer ferme, 
Per-Man/('o , onis , demeure continuelle. 
RE-JV!AMfo ,-ere , demeurer, perfévérer; 

x°, être ferme , confiant. 
Re-Man/îo , onis , demeure , féjour en un 
lieu, 

XVI. 

M A N , eau , fburce affez abondante 
pour couler , pour lurgir. 
1. 

Mano ,-are , couler , découler, dif^ 

tilkr, fe répandre. 
MAHûfio, onis , écoulement, fiux. 
IWanû/jj-, e, qui coule. 
MAHabilis , e , qui peut couler. 
MABico,-flre, couler fréquemment. 

Composés. 

De-Mano ,-i^re,Cc répandre goutte à 
goutte. 

Di-MANO,-arf , s'épancher de toutes 
parts. 
E-MAN'o,-.'ir?, dé;c.ukr , dégcut'cr, for- 
tir-, 1°. tirer fa fourte , Ton origine, 
émaner. 
E-MANrifio , onis , cmanacion. 



PtR-NlAUOy-are , ^ fe répondre parmi» 

?ve.-MAti:ifco ,-ere , S dans , fc divul- 

PER-MANf/i-o,-ere, J guer. 

PHR-MANrî;;fer, en s'écoulant, en Ce ré- 
pandant parmi. 

Re MANo,-ftre , refluer , couler de nou-i 
veau. 

PR.oMANo,-sre, fe répandre, couler» 

1. 

M U N D , propre. 

De Mon , eau , fe forma la Famille 
fuivance dont l'origine écoic in- 
connue. 
MuNDWj ,a,umy net , propre , bien 
lavé j 2". qui a de la propreté : 
ajufté. 
Mv-Roano , onis , purification , nettoye- 
ment, 

MuNDizfor, orh & 

M.vtiVMrix, icis , celui ou celle qui net' , 
toye, 

MuNDi/id, a. Se 
MuHDities , ei , netteté , propreté. 
MiiTidttias facere , nettoyer , rendre 
propre. 
Munditix Kr^d««, galanterie, politef» 

fe. 
MuNDftfanf , antis , qui rend propre , qui 
nettoyé. 
MuNDO , as , avi , ajum , are , net- 
toyer , laver ; purifier, rendre pur. 
MuNDÙ/e, (7 (/v. un peu proprement; i". 
en affcélant la propreté, avec une pro- 
preté afFeftéc. 
Mt'NDu/u.r, a , um, qui affede la propreté 
ou qi'i cf! d'une propreté aff âée , d'un 
ajuilement guindé ; 1». un peu propre. 
Mvtivandus,a, uni , qu'il faut nettoyer, 
tilmoina., <z , voyez Mundines. 



iKÎ; DE LA LANGUE LA T. MaR 

IlIoNDf'jr, proprement, avec propreté, 

nettement, 
MuNDê, adi'. voyez MuniiteT, 

Composés, 



E-MuNDo , as y avi , acutn , are^ net- 
toyer , rendre net, 

Im-MukD;:;.7 , <^, & 

ÏM-Mvtitihies , ei , mal-propreté; i°. or- 
dure , (àleté, vilenie. 

Im-Mtndux, a , um y malpropre , qui 
n'efl point net , vilain , immonde. 

XVII. 

M A N joint un autre fens à tous ceux- 
là chez les Peuples du Nord ; il fi. 
gnifie homme , feu! être élevé. 

En le joignant au mot Drak 
qui f\gn£c Jigure, ponrait , chez 
les mêmes Peuples , on en a fait 
ces dérives. 
i.MANDRAGora , «, ^Mandragore, 
MkHDKAGoras, a? , ^ forte de plan- 
te. 
2. M.K-iiricuora, œ ^ force de bcce qui 
a la fâce humaine, animal fabuleux. 

MAR. 
De M, grand, & de ar, haut, efcarpé, 
pointu, forr, fe formèrent nombre 
de Familles en Mar , rcLirives a 
la force , à tout ce qui eft fort 
6c piquant, 

I. 
il A R , le fort , le mâle. 
Mar , prononcé auffi Mas , défignc 
en Latin , le fort , le mâle : de-là 
ces mots : 
j. Mas , MAp/jjmâle , courageux , 
qui a de la vigueur, 



\\6(> 

Mares animi , courages , efprits inà^ 



les. 



MascuIih ,a.um, mâle ; i". courageux, 

viril , qui a du courage. 
Mf.sadefcOyis, ère, devenir mâle. 
MAscuUnu! , a, um, mafculin ; voyea 

Mafcalus. 

Composés. 

Com-Masc«/o , as , are , prendre un 

air mâ'e. 
E-MascuIo , as, are, efFcminer, énerver, 

rendre efféminé ; i°, faire eunuque. 
E-MASCul(itor , orif , qui efféminé, qui 

rend efféminé , qui énerve; i°. qui rend 

eunuque. 
RE-MASCalatus, a, um, entrepris de noui' 

veau, avec un courage mâle, part, de 
Ke-MascuIo , as , art , encourager , faire 

reprendre courage. 

i. MascuIus , i , partie du tuyau qui 
s'embocce dans une autre , partie 
d'une vis qui entre dans un écrou. 
Mastw, i , ajutoir , ajutage, tuyau qu'on 
ajoute au bout des tuyaux des jets d'eau, 
pour faire faire à l'eau des figures diffé- 
rentes; 1°. tour du robinet d'une fon« 
taine ; 30, forte de plante. 
HilASculetum , i , treille de vigne. 

MAR, mari. 

De Mar , fort, d'où l'Orient. AfaRr; 
fort , viril , 2.^, mari, vint cette 
Famille : 
MARitus,i , mari, époux d'une fem- 
me. 
M.AR.itus , ayUm , de mari, de mariée, 

de mariage. 
Map./.m , œ , femme mariée. 
MAP^italisy is , marital, de mariage , qu4 
concerne le mariage. 
MA&itandus ^ a^um, <j,\i'd f4Ut marier^ 



■ti'6y DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG» 11^8 



JAsKÏtatus, a. , um, marié. 

MariVo , as, av'i , atum , are , marier , ac- 
coupler. 

CoM-MARifUT, f , qui fert, qui tient lieu 
de mari ; i°, aflbcié de la femme d'un 
autre. 

X. 

[i . Margo , inis , bord , rebord , bor- 
dure ; 1 ° . marge ; j". margelle de 
puits ; 4**. frontière ; 5 **. ourlet. 

TAkP.clnandus, a , um , qui doit être bor- 
dé , qui doit avoir un bord. 

MARcinatus , a, um, qui a un bord, 
une bordure , uoe marge ; t", qui eft 
bordé. 

IVlARoino, as, avi, atum, are , border , 
mettre un bord pu une bordure. 

E MARGÏno , as , avi , atum , are, otcr les 
bords , enlever la bordure , le tour ; 
i», rogner. 

a. MxRÎfca, œ, forte de figue infipide ; 
2 ° . tumeur femblable à une figue 
qui vient au fondement, fiftule au 
fondement ; 5*. hémorrhoïde en- 
flée. 

'3. MAKifcum , i , Se 
MariJcus , / , jonc-marin. 

■<(.. MA?.peJia caiites , pierre de l'Ifle 
de Paros. 

j. MARRd! , a , marre , inftrunient de 
vigneron. 

6. MAKKuiium ^it, plante utile con- 
tre la morfure des vipères. 
MARSWi ^ a yum , d'enchanteur. 

•) . Mero , onis , fac plein de terre 
grafie , pour remplir des batardeaux ; 
cabas , manequin deftinc à cet ufa- 

Famille Grecque. 
î , MARAf/2r«/7î , i , fenouil , planic. 



Mk^athrite; , œ, vin de fenouil, fenouil" 
lette , forte de liqueur. 

t. MAKsufium , il , bourfe , gibci-, 
ciere. 
En Grec Marsyi'ION. 

II. 

M A R , la vafte étendue des eaux , 
la Mer. 
I. 
M.A'Re , is ,-raer. 
Mari terrâquc quœrere , cliercher par 

mer & par terre. 
Mare cœlo mifcere,{â\ic grand bruit, 

grand fracas. 
IVlARftim^ Alpes, montagnes de T!.-nde , 
Alpes maritimes dans la Ligurie & dans 
la Gaule Narbonnoife. 
MAKitimus ,a,um, maritime , de la mer, 
MAninus, a, um, marin , de mer. 
M.AR.ianus mulus , crochets de croclieteur. 

Composes, 
Bi-Mar/j , e, is, qui eft entre deux 
mers , qui a deux mers autour de 
foi ; baigné de deux mers. 
PER-MARi72W, a,um, ce qui concerne 

la mer. 
Permarini Lares , les Dieux Lares des 

navires, 
SiMi-MMkinus , a,um,3 demi-marin. 
Trans-Marî/ïuj, a, um, qui eft au-de- 
là de la mer , par-delà de la mer , d'ou- 
tremer. 

t. 

UEKgyUEKs ', 
plonger. 
Du Celte , Mer , grande eau , fe for- 
ma cette Famille : 
MbRgo , is ,fi Jum , eie , plonger, 

tremper 



ii'4;p DE LA LANGUE LA T. MaR. 1170 

SiE-AlERsor , orls , qui fubmerge. 

Suu-Mersux , a , um , partie, de Suh- 
mer^o. 

Sub-Mer.G(7, is,fi,fum, gère , fubmer- 
ger, noyer, faire enfoncer au fond de 
l'eau , couler à fond. 



tremper ou enfoncer dans l'eau •, 
i". faite enfoncer , mettre à fond , 
couler bas , fubmerger. 
MERGfnr , tis , qui fe plonge, 
MerJ! t prêt, de Mergo. 
Mer/îo , onis , immersion , l'aftion de 

plonger. 
IViERSifo, ay, avi , aturn, are, plonger 

fi)uvent. 
JVliRfo , as, avi, atum , are, plonger, 

enfoncer dans l'eau. 
Merguj , i , plongeon, oifêau ; î", pro- 

vin ou marcotte de vigne. 

Composes. 
De-Mergo , is,Ji j fum , ère , plon- 
ger , enfoncer, fubmerger , mettre 
ou couler à fond , noyer , abîmer. 
De-MerJùj, ùs , l'aâion de plonger, 
de couler à fond , de noyer , &c. ; i". im- 
mcrfion , enfoncement dans quelque 
liqueur. 

Di-Mer^o, is, rfi, fum, gère, voyez 
Demergo, 

E-Mergo , is ,7? , fum , gère ; fortir 
d'où l'on ctoit plongé ; 2 °. fe ti- 
rer , fe retirer , ie dégager , fe dé- 
barralTer , fe délivrer , échapper. 
E-Mersuj- , ûs , fortie d'où l'on étoit plon- 
gé ; .î°. lever d'un aftre. 
E-Mer/uj ^a ,um, fart. d'Emcrgo. 
Emerfa ajlra , aftres qui fe font levés. 
Im-Mers/o , onis , immerfion. 
Im-1\IerSi/j, a, um, d'Imraergo, plongé, 

enfoncé dans l'eau, 
Im-Mergo, is,fi, fum, gère, plonger, 
enfoncer dans une liqueur, fubmergar. 
iM-MERsaii/fj-, e , qu'on ne peut plon- 
ger , fubmerger ou faire enfoncer dans 
l'eau. 

5ub-Mers/o , oTiist fubmerfion. 
Orig. Lat. 



A-Mar , goût des eaux de la mer ; 
amer; piquant. 

I. A-MAR«f, a, w/77, amer; z". fâ- 
cheux , fenfible , douloureux , in- 
commode , rude. 
A-iVlARiraj , atis , goût amer , amertume, 
A-MAR!r2«i , lei , ou 
A-M.hKuuio , inis , Se 
A-MARor , oris , amertume , aigreur ; 

i". dcplaifîr, douleur, reiTentiment. 
A-MARè, amèrement; 1°, d'une manière 

douloureufe , fenfible. 
A-MARi;m pour Amarè. 

A'MARuUniia , a , amertume ; a ".' 
fenfibilité , déplaiik , malice , mau- 
vaife humeur, amertume de cœur. 

A-MAB~ulentus , a, um, qui eft fort amer ; 
i'. quia du chagrin, du déplaifir , du 
mécontentement , de la mauvaife hu- 
meur. 

A-MARe/fo , is , ère, fentir l'amertume , 
la douleur ; i". être amer , fenfible , 
douloureux. 

A-Mar/co , as, are, caufer de l'amer- 
tume , de l'aigreur , provoquer la co- 
lère. 

A-Mare-Facm , ij, ère, rendre amer, 
devenir amer. 

1. A-MAKacus f i, ou 
A-MARacum , i , marjolaine , plante. 
A-MkRacinum , i , (fous-entendu Oleum 
ou Unguentum ) huile ou efRnce de 
marjolaine. 
A-M.ARacinus , a, um , de marjolaine. 

E4 



|i7i 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 
II I. 



MO RS, 

piquer. 

De MoR , Mur , piquant , formé de 
HoR , pointu , vint cette Famille 
Latine. 

lAoRDeo , Mo-MoR^i , MoRsum , 
MoRdere , piquer , être piquant ; 
1*. mordre ; 3°. chagriner , faire 
de la peine , toucher au vif i 4". 
déchirer à coups de langue ^ criti- 
quer. 

MoRDacitas, arts , âpreté piquante. 
MoKT>aciter , avec «ne âprctc piquante, 
MoRD2Culus f a, um , dimin. de 

hloRcax,acis , dur j ijjimusy mordi- 
cant , piquant , qui a une âpreté 

■ .,.-piquanîe; 1°. qui mord; 5°. mor- 

dani, piquant , (âtyiique , critique. 

MoRoicafifl, onis ■, mordification , pico- 
tement, légère évafion. 
MoRDK-ativuy, a,um, mordjcant. 

MoRDiVo , as , are , picoter , faire 
des évaf ons , ctre mordicant. 
MoRDicêj, cum, dents de devant, les 

incifùircs. 
ÎAoKuicus i avecles dents , à belles dents ; 
i°, opiniâtrement, avec opiniâtreté, fan; 
démordre , avec acharnement. 
MoRD'fità;, voyez Mcrd'icùs-. 
MoRsicans , aruis , qui irrite par de 
petites morlures , qui pince , qui 
mord, qui picote. 
MoRfiCiVvn , en mordillant. 
Mor/(c.2i;o, onh , picc »?ment , fréquente 

&: légère mcrfure ou piquûre. 
Mcujico , as , ari , arum, an , picoter , 



1 lJ3i 

irriter par de légères morfures , mordre 
fouvent Se légèrement. 
MoRSi-Ficafor, oris , qui picote, qui 
irrite par de légères raorfures. 
MoRfiuncula , œ. , petite motfure. 
Mor/ùj, a, um, participe de Mordeo} 

mordu, 
MoRsus, ûs , morfure ; 1°. critique j 
coup de dent ; 3°. meurtrilTure ^ 
marque qui refte après qu'on a été 
mordu. 

Composes. 

Ao-MoRDeo , es , mornordi,fum ,erey 
entamer, ronger , mordre dedans , 
prendre avec les dents; z". ron- 
ger , manger le bien de quelqu'un. 
Admordere aliqucm , donner de!ï 
coups de dents à quelqir'un, déchi- 
rer la réputation de quelqu'un. 
Ao-MoR/^ij, a, um , part. à'AdmordeOv 
mo-lu , rongé , mangé , entamé. 
CoM-McRDêo, es, di,fum, d;re , mor«* 
drc. 
CoM Mor/i/j, a, um, part, dî C3.72,723r- 

deo , moriu. 
De-MoRDso , es , mnrdi , morfu-i, dere , 
mordre, entamer, prendre avec les Jents^ 
ronger. 
De-Morj7-o, as , are , mordre , ronger. ] 
DE-MoRSiif , a , um , part, de Dimordeoi 
mordu , rongé. 
Lv:-Mou.Sïi , a, u-v. , qui a mordu dedans ;. _ 

î'oj'êî.Jejunus. 
Ils r.loRDsd , es, di , fum , derj, remor- 
dre; 1°. caufcr du remorl, inquiéter; 
5°. fentir d'j; remords. 
Kr-y.oK'.jrus ,a, um, qui renordra , qui- 
rendra coup de dent pour coup de denc. 

Objets Piquans. 
1. MoRcdim 5 i , forte de ragoût des? 



II73 



DE LA LANG 



anciens , compofc d'iierbes , de laie , 
de fronuge , de vin , de farine , 
&c. 

2. MoKic/a, <c f force de maigre boif- 
Con y piquette. 

Famille Grecque. 

1. MyRMe.r , fc;j, fourmi , infeifte. 
X. Myrmido/2£!^ , urn , Mirmidons , 
Peuple. 

3. }A\Kmecix, arum , porreaux , ver- 
rues. 

4. MYKmecias,a , {orte de pierre pré- 
cieufè. 

MiRmecites , « , forte de pierre pré- 
cieufe. 

MiRmeciura, ii , porreau , verrue qui dé- 
mange ; 1°. forte d'araignée , infeSie ; 
S"", efpece d'ortie , herbe. 
M.iKme-Coleon,onis, petit infede qui tue 
les fourmis. 

IV. 

MER, mérite. 

Du primitif Mar , grand , vint la Fa- 
mille : 

MiRÎcus , qui s'eft élevé par fa con- 
duite. 

I. 

Merj7kot , i , mérite , ce qu'on mé- 
rite; 1°. rccompenfe; }°.bienfiir, 
plaifir , bon office , fervice. 
3ierito meo nullo à me alienus ejî, 
je fuis mal dans fon efpric fans lui en 
avoir donné fujec , fans qu'il y ait 
de ma faute. 
Ex merito pati , fouffi:lr ce qu'on a 
mérité. 

ME«.ir«r, a , um, part, de Mereor, qui a 



UE LAT, MaR 1174 

mérite , qui efl digne ; z" . mérité , don: 
on cft digne, 

Meritus iiniâiam virtmlhus , qui s'cft at- 
tiré l'envie par Tes vertus. 

MiKentes, ium , gens qui rendent fervi- 
ce , fcrvans , foidats qui rc(;oivcnt la 
folde. 

MïReo , es , rui , itum , ère , Se 

RÎEReor, eris , inis ftim , tri, mériter, 
gagner ou acquérir par fon travail ; 
i°. être foldat , fervir , porter les armes , 
être à la folde. 

Mereri tené de aliquo, faire plaifir à quel- 
qu'un , lui rendre de bons oiHces , le 
fervir , l'obliger. 

Mereri malè, défobliger, rendre de mau- 
vais offices , defTervir. 

M.EKi;iffimà , très-jiiftemcnt , avec toute 
forte d'équité, avec toute la juftice \>oC- 
fible , avec trcs -grande raifon , à fort 
bon titre, 

M^Riio , avec raifon , avec j,uftice j 
juftemcnt , à bon droit, 

IViFRfro , (ij-, ai'i, ati.m, are, mériter; 

gagner par fon travail. 
MERitorrum , ii , chambre de louage ; 

1°. maifbn , ou autre lieu qu'on loue 

pour s'y divertir. 
MER.itorius , a,um, qu'on loue, qu'oit 

tient à loyer. 

1. 

Miv^eirix , icis , courtilanne , fille de 
mauvaife vie, proftituée, débau- 
chée. 
MtRenicè , .î la manière des courtifan-i 
nés, en courtifanne , en coquette outrée. 
MEf^etricium, ii, proPtitution , coquette-, 
rie outrée , profefllon de courtifanne , 
métier de fille débauchée. 
MERerririw, a, i/m, de courtifanne, de 
débauchée , de proftituée. 
E 4 ij 



,417; DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 

IVlEReîr/cor, aris , atus ,fum, ari, hanter 
les lieux de débauche , de proflitution. 

Composes. 



Cgm-Merco , res, rui , ritum, ère. Se 
ÇoM-MEReor , reris , ritusfum , eri , 
mériter, fe rendre digne ; z*. faire 
une faute , faillir , manquer , pé- 
cher. 

Com-MekUus , a , um-, qui a deflcrvi , 
ofFcnfé ; ;<>. qui eft blâmable , coupa- 
ble. 
•Di-MERfo , es , rui , rhum ,ere,Sc 
DE-MEKeor, eri , itus ,fum, eri, gagner, 
mériter, fe rendre digne , être digne ; 
t». obtenir, acquérir, gagner leî bon- 
nes grâces. 
E-iWEReo , es, rui , ritum , ère , Se 
E-McReor , eris, ritus fum , eri , mériter ; 
1°. gagner , obtenir , acquérir par les 
fervices ou par Ces aftions. 
E-MEB.it us ,a,um, part. d'Emereor. 
pmeriiiim tempus fuum hatere , avoir 
iêrvi Ion tems , avoir fait Ion tems 
de fcrvice. 
Emerita Jîifendia libidinis ^ récom- 
peniès que mérite la débauche. 
•-'Arma , armes viélorieufes , qui 
©nt terminé la guerre. 
pEa-MpRco , porter les armes, être dans 
le fervice , fervir. 
VKO-MtKitum , i , bon office , fervice , 

bienfait. 
PRC-RlER/tt/J' , a , um , participe de Pro- 
viereoT. 

Pro-Merso , eï, rui , ritum , rere. Se 
Pro-Mea? or , eris, itus futn , eri , méri- 
ter , être digne de. 
Tromerere Deos dextros marito , mériter 
que les Dieux favorifent fon mari. - De 
alirjuo ut , mériter que quelqu'un. -Pce- 
Bum , mériter d'être puni. 



iï7^ 

? R.o-MEKendus , a,um, qu'il faut mérî-i 
ter, dont on doit fe rendre digne. 

PRo-MERenx, tis, qui rend fervice, qui 
oblige. 

Sub-Merêo , es , rui , ritum , ère , méri- 
ter un peu , n'être pas indigne. 

NÉGATIFS. 

Im-Merc/îj , lis ) qui ne mérite pas f 
qui n*a pas mérité. 
iM-MERenffr, fans l'avoir mérité. 
lu-MiRitus , a, um, qui ne mérite pas j 

î°. qui n'a pas mérité , qui n'efl pas d'à, 

dont on iieft pas digne. 
lM-MER/ri/jr7nd, & 
iM-MERffd, fans l'avoir mérité, à tort , 

fans fujet , injuftement. 
ÏM-MtKitum, i , qu'on n'a pas mérité. ■ 
Immerita meo , fans que je l'aie méritéi- 

V. 

M I R, étonnant. 

De Mar , grand, étonnant , vint l'a 
Famille fuivante en MiR , ancien-; 
nenient MtiR. 

I. MiRKCT , i, merveille, chofê éton- 
nante. 

MiRKJ- , a\ um, merycilleux, admirable V- 

furprcnant, 
MiRu , CLS , are , & 
MiRor , aris, atus fum, ari, admirer» . 

être furpris d'admiration , s'étonner , 

avoir en admiration ; i°. imiter, 
IWiRrzrio , onis , admiration, étonnement ,.. 

furprlfe. 

MiR^ror^om, admirateur , qui ad- 
mire. 

MiRatn'r , icis, admiratrice. 
I\iiRafi/rui , a ,um , qui admirera, 
MiKatus, ùs , voyez Miratio. 
MiRdcus , 1 , vm , qui a admiré.- 



'II77 DE LA LAN G 

Jb. MiKahilis , /e , is , admirable , mer- 
veilleux, furprenant. 

SIiRaii/i.'iif , ans , admiration, 

MiRflii/itsr, aiîmirableir.ent, merveilleu- 
lement , d'une manière furprenante, 

l\lKahundus , a, um, qui eft dans l'admi- 
ration , qui admire avec furprife. 

IMiRaci;/a , <b , abandonnée , perdue , 
franche coureufc ; i°, perfonne ridicu- 
lement contrefaite, 

ÏAi-Raculum , i , miracle , merveille , 
chofe furprenante -, i°. prodige ; 
3 '. monftre,chofê monftrueufe. 
MiRandus , a, um, qu'on doit admirer, 

admirable , merveilleux, 
MiKans, tis , qui admire. 

Composes. 

Ao-MiRaèiUs , /e , is, admirable , fur- 
prenant , merveilleux , ravilTant» 

Ao-MiRabilior , ius , oris , comp. 

AD-MiAabilitas , atts , l'admirable , ' le 
furprenant , le merveilleux, l'excellence 
de. quelque rfiofe, 

'Ab-MiB.ahiliter , admirablement , mer- 
veilleufement , d'une manière Arpre- 
nante , à ravir, à merveille, en per- 
feftion, 

Ao-MïBiandus , a, um , admirable , fur- 
prenant, 

Au-Mmatio , oiiis , admiratisn, fur- 
prife , étcnnemenr. 
Ad MiRdfor , oris , m, admirateur , qui 
clî furpris , étonné de l'excellence de 
<)uel:}uc chofe. 
Ad MiRor, aris, arnsfum, ar/, admirer; 
^°. être étonné , furpris de l'excellence, 
tle la fingularité de quelque chofe, 
; E-MiRo;' , aris , a-us fam , ari , V. Mirer. 
Per-Mirê , fort admirablement. 
Per-Miruj , a,'um, très -admirable , 
itès-furprenant. 



UE LA T. MaR 117? 
VI. 

MUR, maffe de pierres. 

Du Celte Mgr , Mur, pierre jmur," 
vint cette Famille. 
i. 
MuRus , i , mur , muraille , rempart ; 
1°. chauiïee ; }°. ce qui ferc de dé^ 
fenfe. 
MvKalis , le , de muraille; 
Mi'R(3'i^j , a , um, muré. 
MuRaZiifm. , ii , pariétaire , planter 

Composes. 
Ante-Mur<i/«, «, boulevard , renî- 
part , avant-mur, 

PRc-McRaZe , is , aVant-mur, contre- 
mur. 

ExTRA-MuRanuj, a, um, qui eft hors 
des murs, 

iMTER-MuRa/fî, m. le, /, qui eft entre 
les murailles -, qui y coule , qui y paiïe. 

iNTRA-MuR.ini/s 1 o- , um , qui ell au- 

. dedans des murailles. 

En Ital, MoRa , un tas de pierres. 
Dans les Glofes d'Ifidore, 
Mv'Kiccs , pierres. Dans quelques 

Provinces MvRcie , rocher. 
MuRGe , ras de pierres. 
En Gr, Murgo^ , rempart , haie.' 

VII. 

MOKa , qui a la force d'arrccer. 

De Mur, rocher , haie, mur , vint : 

I. 
I, Mor<î, ee , retardement, délai, rc- 
pi ; 1°. ce qui arrête , ligature ; 
j °. rems qu'on s'arrête en quel- 
qu'endroit ; 40. détachement de 
troupes. 



II7P DÎCTIONNAIR 

MoRor,ari^, aius fum , mi, demeurer, 
s'arrêter , lejourner , faire quelque fé- 
jour; i". retarder, arrêter , empêcher ; 
30. tarder , s'amufcr , demeurer du teras ; 
40, fe foucierde ; f". faire attendre ; 6". 
différer ; 7°. attendre. 

MoKajrientumti , retardement ; 1°. paufe. 

MoF.andus , a , um , qu'il faut retarder, 
arrêter. 

M0R.Ï//0 , onis , retardement ; 2°. 

paufe. 
Mo stator , or'is , qui retarde , qui arrête , 
qui empêche. 

MoRatorius , a , um , qui fcrt à re- 
tarder. 

MoRdtiw , en s'arrétant , en s'amufant. 

X. MuRc/rt , œ , Décfie de l'oifivecé ; 

i". Murcie , Ville d'Efpagne. 
Muarfa , X , furnom de Venus. 
ll'ivKCiàus ■) a , um , lâche , poltron, pa- 

rcfTcux, 
MuR^i/20 , as, are , voyez, Moror. ' 
MvRgifo , onis , lent , lâche , paref- 

feux, 
3. ÎÛvRciolum, i , fèmencc du lentirquc , 

atbre : elle eft gluante ; 
de MuRcidus parelTeux , qui tient comme 
glu. 

Composes. 

CoM-MoRatio f. onis , retardement , 
délai , lenteur ; z", demeure , do- 
micile , rélîdence , habitation , fë- 
jour -, 30. figure de Rhétorique , 
iorfque l'Orateur s'arrête à delTein 
dans un endroit qu'il reprend en- 
ûiite. 
CcM-MoRo, as, avi, atum, are, & 
CoM-MoRor , avis, ari , s'arrêter, s'a- 
mu fer, tarder, refler, s'amufer ou sé- 
journer; t", arrêter, retarder, ani_ter, 
tetcnlr. 



E ÉTYMOLOG. nSc* 

DE-MoRario , cnis , retardement , at- 
tente. 
D£-I\IoR.îJi.'j- , a , um, part, de Demoror. 

Di-MoRor , cris , atui fum , ari , de- 
meurer , attendre , s'arnufer , s'ar- 
rêter ; i*'. retenir, retarder. 

iM-MoRor, aris , atus fum, ari, demeug 
rer, s'arrêter, féjourner en ou fur. 

i^E-MoRii , <s , reniore , petit poifloii 
dp mer; z°. retardement, ce qui 
arrête quelque chofe. 

RE-MoRer , ium , oifeaux qui dans la 
fcience augurale empêchoient de pat- 
fer outre à quelque entreprifc. 

REMoRamen, inis , & \^i-MoK3mentuin,i, 
retardement , ce qui arrête quelque 
cjiofe en chemin. 

ReMoru/'X , atis , qui arrête , qui re- 
tarde. 

RE-filoRor , aris , atus fum , ari. retarder', 
arrêter, retenir, caufer du retardement; 
2.'^, tarder, s'arrêrer. 



De MoR qui retient , (e forma cette 

Famille. 
I. MEMOR,,om,qui fe {buvient ,qui 
a mémoire de ; 1°. qui a de la 
mémoire. 
MEMcR.iAi/ix, m. f. le , is , mémorable , 
digne de mémoire , qui mérite le fou- 
venir. 
MïMO Kanius , a , um , mémorable; î®. 
dont on fait mention. 
MEMORa/î^f , tis , qui remet en mémoire , 

qui fait relfouvenirou qui fait mention. 
MEMORator, cris, m. trix , cis , f. qui 
fait mention d'une chofè , qui la remet 
en mémoire. 
MEMORafi^r , a, um, part, de Memoro. 
Meawradffimus fcriptor , écrivain trèsr 
célèbre. 



iiSi 



DE LA LANGUE LAT. MaR 1182 



MEMORafuJ, ûs , m. fouvenir , mcmoire. 

Memoraiu dignum , digne de mémoire. 
4. MEMORifl , <E, mémoire ; x". mé- 
moire , fouvenir , refTouvenir ; 5°. 
l'hiftoire des tems. 

JWemo afit/ij- , le , is , qui concerne la mé- 
moire ou le fouvenir, 

Memoriaks l'ibn , mémoires , mémoriaux , 
regiftres. 

MEMORi'oZa , œ ,/. foible ou courte mé- 
moire, peu heureufe. 

J\lEMORfj/uJ, a , um , voyez Memor, 

MEMOKiter, de mémoire, par cneur. 

MiMOB.0, as, avi , atum, are, raconter, 
dire , faire mention , rapporter , parler 
de. 

MKMORa«£> on dit. 

Composes. 

Com-Memoro , as , ari, atuin , are , 
faire fouvenir , remettre en mé- 
moire , rappeller , faire revenir l'i- 
dée ; 1°. repaffer dans fon efprit , 
fe rcprcfentcr; 3°. faire mention , 
raconter, rapporter , réciter, citer j 
?.l!cguer ; 4^*. louer , eftiiiier, 
vanter, prôner, dire du bien. 

CoM-MrwoRîiih'j , m.f.le% n. is , re- 
cAnimandable , digne de recommanda- 
tion , de mémoire , de fouvenir ; confidé- 
rable , mâmorable , remarquable , digne 
de remarque. 

CoM-'\iiMOP.amentum , i , yoyezCom-Ale- 
■ tkoraiio. 

. ÇoM-^iltuoK^ndus , a , um , voyez, Com- 
I>flcincrdhilis. 

CoM-MEMOR<7(io, cn'.s , récit, mention , 
citation , fouvenir. 

Rs-MiMORafio , onis , refTouvenir. 

Re-Mi;mor3, as, are , faire refTouvenir , 
remettre en mémoire 

Rï-i\lEMo«.or , arisy ari , fe relTouvenir. 



NÉGATIFS. 

Im Memor/^ , a , défaut de mémoire. 
iM-MEMor, oris , omn. gen. qui a oublié, 

qui ne fe fouvient pas , qui a perdu la 

mémoire de, 
iM-AlEMoRiiffo , onis , défaut de mention ,' 

lîJence fur une chofc. 
lM-MFM0R.if(/j , a, um , inoui, dont on 

n'a jamais oui parler , dont on n'a point 

fait mention. 
lM-MEMORaii//\f , m.f. le ,n. is , donton 

ne doit point parler , qu'il ne fiut pas 

dire ; 1°. qui ne veut rien dire , qui tt0 

fe fouvient de rien , qui oublie tout. 

h 

MO R, Folie. 

De Mar, retenir avec force , lier , 
garotter,vint cette Famille Greco- 
Latine. 

1. MoKus , a , um , fou. 

I:\opJ.o , onis , bouffon , difèur de folies. 
NiorJa , œ , folie, extravagance. 
T.'I'jRîr, aris , atus fum , ari, faire des 

folies-, des extravagances , être fou. 
JïIoRe , adp'. follement , fottement. 
MoKC.-LoGus, a , um ,qui dit d;sfbttifeSj 

des impertinçnces. 
Sermones Morologi , fots difcours. 

2. Moro/kj, a, um , bizarre, bour* 
ru , capricieux , fantalque, d'hu- 
meur chagrine , de mauvai/c hu- 
meur , difucile à contenter, quietl 
d'une exactitude chagrinante. 

îAoRosë, iùs, iffimé , fi(^i'. par caprice, par' 
fantaific , par boutade , par bliarrerie , 
parmauvaife humeur , par entêtement ; 
1^. d'un air clijigrin , avec une exaâi- 
tude févcre & chagrine, 

l\IoROS//J(me, d'une manière fort opiniâtre^ 
1*. avec d'exttêmîj citconfpeiticini 



ii8î DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1184 



avec toutes le; précautions poffibles , 
avec l'exaSitude la plus rigoureule. 
MoB.ofitas , ans , caprice , bizarrerie , 
fantaifîe , boutade , mauvaife humeur , 
air chagrin , humeur difficile. 
SiE-McRo/uj , .1 , um , un peu bizarre , 
incommode , difficile ou fâcheux. 
MoMar , is , fou. 
JVIoRfîciui' , a ) uin , voyez DuTus, 
VIII. 
M A R , fané , puant. 
De Mar , fort , vigoureux, vint par 

oppofuion cette Famille : 
,%, MAKcor , oris , corruption , pour- 
riture; 1°. alToupiflenient léthar- 
gique , léthargie ; i°. parefle , peu 
de vigilance ■■, 3°. lâcheté , poltron- 
nerie. 

Al ARCso , ei , cui , ère , être flétri ou fané , 
fc faner , fe flétrir ; 1°. être languifTant , 
n'avoir plus de vigueur , manquer de 
forces , n'en pouvoir plus , être tout-à- 
fait abattu , languir. 

MARcere ab annis , être calTé de vieil- 
lefll:. 

MAR.ce/cfnj , ns 1 omn.gen. qui n'a plus 
de vigueur , qui efl ("ans fores , languiP- 
fant , qui n'en peut plus , tout-à-fait 
abattu ; z°. flétri , fané , qui fc fane , 
qui fe flétrit. 

MAPXf/renj- Jlomachus onere cili , eflomac 
furcha.rgé de viandes à n'en pouvoir 
' plus. 

MARcefcihilis , m, f. le , n, is , aifé à fc 
gâter , qui peut aifémentfe corrompre. 

JAARcefco , is , cui j cere , fe flétrir , 

fe f^mer , languir. 
Mal cefcere oiio , croupir dans l'oifi- 

vcté. 
MhKcens y tis , omn, gen. voyez Marcef- 
cens. 



M.\KciduIus , a , uni , àimin. de 

MhKcidus 1 a , um , flétri, fané ; i", gâté , 
corrompu ; }". abattu , languifTant. 

E-MAR.ee/fo , is , fcere , fe flétrir , fc 
paiïer , fe faner. 

iM-MARce/fo , is , cui , fcere , Ce corromr 
pre , Ce flétrir, Ce gâter , devenir fade- 

iM-MARcefcibilis , m f, le , /?. is , incor- 
ruptible , qui ne fe flétrit point. 

1. A-MuRca , œ, lie , marc d'huile.' 

A-MvRc,irius , ii , de lie ou d'écume 
d'huile. 

De l'Orient. nitS Maràk , marc. 
^.hvuXKiuniy ii, lieux fccrets ," 
latrines , lieux en un endroit pu- 
blic. 
Du Grée AmAra , as , cloaque , 
égoût. 

MAR, Jour. 

I. 

Du primitif Mar , jour , brillant ,' 
éclat , vinrent ces diverfes Fa- 
milles. 

I. 

I* Ht-MiReJius , a f um c[ ui fe fait 
en un jour. 

Ephe-Mer;'.; , idis , journal , mémoir» 

journalier. 
EfHE-MEKides mathemancx , Ephémé-i 

rides , almanach. 
EPHE-AlERum , f , forte de plante, 

2. '^ii.Kenda } <e j goûter , collation y 
petit repas entre le dîner & le fou- 
per. 

fA^Kendarius , a , um, voyez Alumnus. 

3 . MxKga , ic , marne , terre gralfe &: 
blanche , Sec. dont on fume les 
terres. 

tAhKoarisl 



DE LA LANGUE LA T. PLE i^^i 

plufieurs , grand nombre , quantité de 
gens , beaucoup de monJc. 

C-oM-PuiRiej , adr. plufieurs fois , fré- 
quemment , fouvcnt , pour l'crdinaire. 

CoM-Ptuscaii» , ady. quelquefois , afTct 
(ouvcnt, 

Com-PlvscuH, oTum^ un petit nombre de, 
airez. de.,une quantité de, ou quelques-uns. 

CompiifcLtU dies , plufieurs jours , qucU 
ques Jours. 

Per-Plurm , m, f. Ta, n. ivm , p!, beau- 
coup plus, une bien plus grande quanti' 
té , un beaucoup plus grand nombre. 

PiiR-PLURV/iùnî , adv. extrêmement , tout- 
à-fait , très -fort , beaucoup. 

Perplurimàm refcrt , il ell d'une extrême 
conféqucnce. 

i. PiuTftj , i , Plutus , le Dieu des 
richeOes. 

IV. 

h.yi-Vi\}s ,a,um , ample, vafie , éten- 
du , laige 11", élevé , illuftre , ex- 
cellent , magnifique. 
AM-Piiàr, plus, davantage, de furcroît. 
Am Pini;(fo, inis, grandeur , étendue, 

eTp-ice ; 1*. dignité , élévation. 
Am-Pli vrio , onis , ampliation , remifè ou 

délcii du jugement d'un procès. 
Am-Plc, arfi'. amplement , largement, 
ab-^nciamment , avec profufion ; j". no- 
blement . iplcndide-nent , magnifique- 
m.ent , richenient , fuperbemenî , d'un 
grand air, &;c. 
Am-Pli er , amplement , plus; i°. riche- 
ment ; 3". honorablement, 
Am Pli rus , a , um , p.irr. à'AmpUo , re- 
mis , dift'éré , renvoyé à une plus ample 
inforiiiaiion. 
Am-Plus , :idv, noblement , magnifique- 
ment, richement. . 
Aîi-Pti-Firé, (idv. voy. AmpUcè. 
Am-Pli-Fico, ar. avi , arum, are &c Am- 
Ptiflj-are, amplifier , accroître , aggran- 



maltôte , tribut ; i'. lieu public , libre à 
chacun. 
Pi'BLi-Coia, œ , Publicola, nom d'hom- 
me ; 1°. populaire , qui prend les inté- 
rêts du peuple. 

III. 

I, Pivs , Plur/'j , plus , davantage , 
plus grande quantité. 

Plus. ( firi.r c.dverbialement'). 

Plus trecnra véhicula athiÇi funt , on a 
perdu dIus de trois cens charriots. 

Plus Vivique , de plus en plus, 

Ptiscj/a, <?, boucle , agrafFe , fermoir. 

Pn'sc lé , un peu trop , un peu plus qu'il 
ne faut. 

^i.vscjlîim , adv. un peu plus ; i^^unpeu 
trop , un peu plus qu'il ne faut. 

PivKTlis,in,f. le, pluritrl ou plurier , 
de plusieurs ,ou qui renferme plufieurs. 

Pn'Ru/;rer, flrfy. au plurier , au nombre 
pluriel. 

Pur .rivus, a , um , voy. Pluralis, 

Piucfr, TT.f ra ou ria, n.rium, p/ur. plu- 

iîeiirs , plus de , un plus grand nombre 
de , plus grande quantité de. 

PniRifr, adi'. plufieurs fois. 

Plfr/?!.'?, recque , raque, la plupart, la 
plu- grande partie. 

TLiKumquè , ..<ff. le plusTouvent, la plu- 
part du tems , ordinairement , pour 1 or- 
dinaire. 

Plt B.upjue , raque , rumque , la plupart , la 
plus grande partie. 

Vli B.iwus , a , um , beaucoup ; i». fort 
grand. 

PLi^Ri;/ i , beaucoup, fort grandement. 

PLURi/f/ù// , adv. beaucou. ou le plus .ba- 
vent, ordinairement , pour Pordinaire ; 
x°. davantage. 

Vi.viç.ulus , a , u/n , un peu plus de , le 
petit nombre. 

Composes. 
CoM PLi'Rfif , m.f, ra ou ria ,n.plur, rium, 
Ori^. Lai» 



i;j)- DICTIONNAIRE ET"VM0L0G. ijjéf 



dir , étendre, augmenter ; z°- exagérer. 
AM-Pti-Ficatio , onis , amplification , ac- 

croifTement, augmentation, aggrandiffe- 

ment ; i». exagération. 
AM-Pti-Fifflfor , eris ■, qui amplifie, 

étend , accroît , aggrandit ; i°. amplifi- 
cateur , exagérateur. 
Am PLi-Ficflfuj- , a , um , part, accru-, 

étendu , aggrandi ; i°, orné , enrichi. 
Am-Pli-Fici/j- , a y um , rit-he , fplendide ; 

»°. noble, magnifique. 
Am-Tli-V Ar, us , a , um , qui s'étend au 

loin , d'une vafle étendue. 

V. 

QoU'Vleo, es ,plevi , pletum , ère , 
emplir, con bler , remplir; z°. ache- 
ver , accomplir. 

Cou-?i.imentum , i, achèvement, accom- 
pliiïement , comble, perfection , fupplé- 
niett, 

CoM-PLECor;ij»j, ii , Complies ,1a der- 
nière des heures canoniales. 

CoM-PLEruj, a , um , complet , achevé , 
parfait , accompli ; i°, plein , rempli , 
comblé. 

I^'-coM-P^EfuJ• , a , t/m , incomplet , qui 
n'cfl pointaclievé , qui n'cftpoint accom- 
pli. 

Ad-Im-Pleo , es , ev'i , etum , ère , remplir ; 
10. accomplir , achever. 

/Idimplere vkem , tenir lieu , être à la 
place , faire les fondions. 

De-Plso, «f , evi, etum, ère , déiemplir , 
vuider. 

Ex-PtEo , es , evi , pletum , plere , com- 
bler , remplir , rendre complet ; z°. ac- 
complir , parfaire , achever ; j°. fatis- 
falre , contenter , raflafîer. 

Ex-PiEtio , onis, contentement, fatisfac- 
tion ; i". accompUilement. 

Ex-PLEfuj , a , um , part, d'expleo. 

Ex. FlebiU s ,ir.. f. le , qu'on peut fatif^ 
faire ; i°. qu'on peut combler , iju'on 
peut reinplir. 



Ex-PLFwe,''r(/;n, ; , rafTafiement , ce qui 
remplit ; i°. ce qui fatisfait; j». fupplé- 
ment. 

ïm-Pleo , es , phvi , pl-tum, plere , env^ 
plir , remplir; 2". accomplir. 

Fidem implere , tenir fa parole , s'acquit- 
ter de fa promeiïe, 

iN-EX-pLEEi/i.r , m. f. le , is . infatiable i 
qu'on ne peut remplir , raiïafier ou aiTou- 
vir. 

In-fx PiEfùm, arfî-. démefurément , d'une 
manière outrée. 

In exPleti/? , a ,um , qui n'a pas eu d'ef- 
fet , qu'on n'a pas aciievé , qui n'a pa3 
été mis à exécution ; voy. Jntxplebi- 
lis. 

Op-Pleo , es , plr.î , pletum , ère , emplir, 
remplir, couvrir. 

Re Fleo , es ,pleviy pletum , ère , emplir , 
remplir. 

Re-Pletuj- , a,um , part, de Rcpleo. 

Sup-Pleo , es , plevi , pletum , plere , fup« 
pléer, parfaire, fournir de nouveau, 
remplir les places vuidcs , les rempla- 
cer , mettre à la place de ce qui man- 
que , rendre complet. 

Svy-PLTmentum,i, fupplémcnt,recrue; z°. 
jet , jeiton ou eiïeim de mouches à miel, 
nouvelle peuplade d'abeilles. 

VI. 

Pi.ir2us ,a yum , plein , rempli ; z». 
complet, achevé , accompli , par- 
fait ; J *. replet, gros ik gras; 4?, 
ample. 
PiENe , iùs , ijjîwê, adv. pleinement , en- 
tièrement , tout-àfait. 
Fhit^iras , atis , & 
PiîMtuAi , inis , plénitude , groiîèur j. 

amplitude. 
Ao-PtENum , ailv. parfaitement. 
SFMi-PtEN'^r , a , U772 , demi-plein , qui eô 
à moitié plein , à moitié rempli, 
Vism-hvmum , ii , pleine lune» 



i;f7 DE LA LANG 

1. Pleo-Nas/wkJj / , plconafme, fu- 
perfiuité de paroles. 

}. PtlTHora , œ , Se 

TiTTHorhifis , is , plénitude des quatre 
humeurs. 

PiETHnricuj, a. , um ., qui cft plein d'hu- 
meurs. 

PiETHoj,!, abondance d'humeurs. 

PLETHrum , i , niefure de cent pieds. 

PtFTHynticon , i , figure de Rhétorique , 
lorfqu'on emploie un plurierpour un fin- 
gulier. 

PiEsmone , es , réplcîion de boire 5: de 
manger. 

P OL, 

De PoL , tourner , polir , reparer, fe 
formerenc ces mots: 

.♦. Inter-Pol/^ , le , raccommode , 
réparé ,rajuflé , rétahîi , repoli , re- 
nouvelle , qui a pafTé par les mains 
du fripier ou de la ravaudeufe. 

PRCPOLir, is , forte de maticrc gluante 
qu'on trouve à l'entré: des ruches des 
abeilles. 

I»JTHR.-PoL3 , af , avi , atum , are , rac- 
commoder , réparer, rajuller , rétablir, 
renouveller, r«polir, ravauder ; faire le 
métier de fripier , de ravaudcur ou de re- 
gratticr , rapctafTcr ; i». refouler , re- 
palTcr ; 3». entre-meler , mêler parmi. 

Ikt iR-PcLfuii) , onis , l'adion de renou- 
vtUer , de raccommoder , de ràjuûer 
de repolir , de rapetafTer , de ravauder , 
de réparer; ravaadcrie , l'art du fri- 
pier. 

lKTEK.-PcL,if(ir , oris , -trix, icis , fripier, 
ravaudeur , rcgrattier. 

2. Poua,cE , lorte de pierre précieufe. 
Voùon , ii , forte de plante odoriférante. 

5,D e PoL , pour Pal , trait , dard , 



U E LAT. PR A i;j8 
lance, vint le Grec Pol^otoj, guer- 
re , d'où : 
PotiMicus , a,um , polémique, qui 
concerne la difpute. 

PoLtMonia ,a, fauge des bois, plante 
excellente pour les bkfTures. 

PR AnD, 

Dîné. 

I. 

Les Latins fe fervent du mot Pean- 
.veo, pour dcfigner l'aftion de dî- 
ner. L'origine de ce mot fe per- 
doic dans la nuit des tems , & on 
a fait de vains efforts pour la re- 
trouver : rien n'étoit plus abfurde 
que de le dériver du Grec Pro en~ 
dion, avAnt le milieu du jour , puilr 
que la (ylLbe di eft étrangère à ce 
motjdont la fyllabe elTentielle eft: 
Prand , le refte n'étant que des ter- 
minatifs. 

Czù. un motnafalcpour Prad , 
aélion de mangtr , de paître , de 
brourcr. 

H tient au T\\tMX.Brct , pain ; à 
r Angl. Bread, à l'Or. ^ HH , Brouc , 
aliment, prononcé Prad dans le 
Dialeile rudç de l'Apennin, 

^KAii-Dium 5 ii , le dîner, le repas du 
milieu du jour, 
Prandia nigris moris finire , avoir 
des mûres pour deffert à fon dîner. 

PRANDlCui(//72 l , SC 

VRAUDiolum , i , petit diner , petit repas , 

ilimin. de Prandium. 
PRAMDio-PATrrt , ce , gargotier. 
PRAiiDM, es , di,fum, dere , dîner, 
F 5 ij 



ij,r^ DICTIONNAIR 

Prancere dus , faire Ton dîner de légu- 
mes , manger des, légumes à diner. 

PRANSifo , as , are , manger Couvent à 
dîner. 

PRAssor , oris, qui dîne , qui eft prie à 
dîner, 

PRANSon'iu , a t um , qui concerne le 
dîner , dont on Ce fert à dmer. 

CoM-PRANDeo ^ es , di , fum , ère , dîner 
avec , enfcmble. 

CoM-PRANSiir , oris , qui mange avec un 
autre. 

ÎM-?KAi;sus, a, um , qui n'a pas dîné, 

Pramnù/w, a, forte de pierre précieuse 
trés-noire. 

Pramm/u.'b yinum , i , vin de Smirne , qui 
cil d'un rsuge noir. 

IL 

De Prad, nourriture , vint Pr^ed , 
chalfe , ce qu'on prend pour Ca. 
nourriture. 

Pr^d^ , tv , proie , prife faite à la 
chafle^a^. butin , dépouille des 
ennemis-, 3'. gibier. 

PR^DjrKm, f , butin , pillage 

TRMVaiio , onis , pillerie , brigandage , 
Yolerie , l'adion de butiner. 

TRjf.vator , oris , pilleur , voleur , qui en. 
levé tout ; corfaire , pirate , qui pille ; 
1°. chafleur. 

TRjED.urix , icis , celle qui pille , qui 
vole , qui pirate, 

TRMDahundus , a,um, qui ne fait que pil- 
ler , ou qui vient pour piller. 

Vif-JUDaceus, a, tim, qui provient du butin. 

PRiEDiiritiuî, ff, um, qui provient du butin. 

TRMBtttorius , a. , um , de voleur , de pil- 
leur , de pirate. 

Frmdoi onis , voleur, brigand, pirate , 
corfaire , écameur de mer , forban. 

FrmdotjuIus, i, iimin. de Prxâo. 

VRMDoniuSy a , um , àe voleur, de bri- 
gand , de corfaire , de pirate, \ 



E ÊTYPAOLOG. i^6q 

PRiEDor, aris , atusfam, ari ^ voler, pil- 
ler, butiner , pirater , écumer la mer , 
courir le bon bord, faire le cours. 

III. 

PRUT, PRYT. 

De Prot , Prut , nourrrture,& do. 
Tan , lieu , place , vint le mot 
Grec 
Prytan«o;2 , lieu, hôtel où les Athé- 
niens entretenoienr aux dépens de 
la République ceux qui lui avoient 
rendu de grands fervicjs; 1°. & 
où les Magiftrats s'alTembloienc 
pour rendre la juflice. 
Prïtanj.! , «, l'argent des confîgnations 
à Atliènes , qui étoit en dépôt dans le 
Pritanéc. 
Prytan/'j- , is, l'un des IVIagidrats qui 
commencèrent à gouverner le peuple 
d'Athènes , après la mort du Roi CodruSi 
?RYMvefium , a , amarre d'ancre ; voyez 
TonJUla^ 

De PoR , face , tête , prononcé Pr , 
les Latins , firent Pka &: Pro , 
chefs d'un grand nombre de Fa-; 
milles. 

1. 
Pr/E, prép. qui hgnifie devant; i", 
plus, au-deflbus de ; 3 ". en comw 
paraifon. 
Dans tes Langues du Nord , Pr^e , 

fupériorité , préférence : de-là : 
Pra-Sertw2 , fur-tout , principalement.- 
PRjiTfr , pnpof. Elle Je rend en françois- 
par excepté , à l'exception , hors, hor- 
mis , au long , le long , auprès, proche, 
joignain , au-dclâ, contre ^ devant, en 



i5<5i DE LA LANGUE LA T. PRA ijtfa 

préfence, à la vue, outre, plus, par- 
deiïus , au-dcfTus , cnfuite , dorénavant , 
délormais, 

VKArfrqudm , adv, hormis , hors , ex- 
cepté , fi ce n'cft , à l'exception ; i». ou- 
tre que. 

PRiETer , adv. outre , excepté que» 

PR/tTfr-PROPTfr , adi'. plus ou moins , 
environ ; 2°. pour autre chofe que pour. 



VKAitùr , oris , Préteur , Magiftrac 
Romain qui avoir le conunande- 
inent d'une armée ; z°. Sénateur 
choid pour rendre la juftice dans 
Rome ; mot'à-mot , qui marche à 
la tête. 

Pao-FR/ETor , oris, celui qui étoit en- 
voyé dans une province , avec pouvoir 
de Préteur ,- x^. Lieutenant du Préteur , 
Propréteur. 

PRATurj , « , préture , la dignité de Pré- 
teur. 

pRjEToriuj, a , um 1 Prétorien , de Pré- 
teur , qui concerne les Préteurs. 

PRjETfn'anuJ , a ■, um , qui concerne les 
Préteurs. 

PR.*:Tcrium , ii , Prétoire , lieu où le 
Préteur rendoit la Jullice ; i». tente 
^ d'un Général ; 30. Palais magnifique 

bâti à la campagne, 

Vn.rToriolum , i . dimin. de Vrarorium. 

FuJCTOritius , a , um, voyez, Prceiorianus, 

PB.>€To;ia , <E , le vaiiïcau amiral. 

3- 
Pa^Bt'O , es , hui , bitum , bere , bail- 
ler , donner , fournir, livrer, 
PRjEBfror , ot:s , pourvoyeur , celui qvii 
fournit , entrepreneur de fournitures. 
PRyEBifio, oni! , fourniture, 
TKAtenda , orum , fourniture de tout ce 
c^ui, étoit néccirauc aux Magifirats qui 



alloicnt dans les provinces remplir les 

charges, &c. 
PRjuBenda , a, Prébend- , Canonicat. 
?sf.MBia, erum , arfiulettes, ^iréfcrvatifs 

qu'on pcndoit au cou des enfans. 



V^jimium. ii, prix, récompenfè; 2", 
(Iilaire , loyer , gages ; 3°. proie 
butin ; ,4'', argent monnoy. 
PRiEwiii.'or, ori.r, voleur ; 1°. quirécomi" 
penfe , qui donne un prix. 
VKAmator , oris, voyez ?rxdo. 
FK&Miatrix , ici.!, ■voycz.Ttcedatrix. 

PRi&M/or , avis , atus fum , ari , gagner, 
faire un gain. 

S- 
PRi£j , prœdis , caution , répondanr. 
CoM - Vp^xs , otdis , .certificateur de cau- 
tion. 
PRyEDw , ium , biens hypothéqués à un 

cautionnement. 
PRvEDii/Tn , ii , héritage, fonds de terre , 
domaine , maiion de campagne. 

TKJCDiolum , i , petit héritage , petit fonds 

de terre. 
VRjiDia'.ov , oris, intelligent en matières 

d'Iiéritages ou de fonds de terre. 
TTs-i^Diatorius , a , um , qui concerne les 

fonds de terre , les héritages, 

Fii..f.Diatus , a , um , riche en fonds de 
terre. 

6. 

I. Pret/wot , ii, prix, valeur; 2°, mé- 
rite , récompenfè , iâlaire. 

'PKz^iesè,adv. richrmert , av-c bien delà 
dépenfe, d'une manière excellente, ex-- 
quife , précieufement ,. à grand prix,, 
chèrement. • ; 

pRHTioJînu , ans , excellence,- qualité^ 
précieu.'e, 

Pa.ETio/Lf , a, um, ior, ijjlmus , ^réckin y 



M^î DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. i^6^ 



de prix, de valeur ,qui cofitc beaucoup, 
cher; i°. excellent, exquis. 

C o M p o S É S. 
Ap-Prec/o , as y avi , atum , arc, pri- 
fèr , apprécier , metcre le prix, éva- 
luer, cftimer. 

DE-PRF.Tio , as , avi , atum , art , déprl- 
fer , diminuer de prix , rabaifler de prix, 

2, Inter-Pr«j , eus , iiuerprêce, tru- 
chement , celui qui explique ; x**. 
rradufteur. 

iNxrR-PRETor , arfj, atm fum , ari , inter- 
préter, expliquer, donner l'explication ; 
r', entendre , prendre en bonne ou mau- 
vaife part. 

ImtK-'PB.ETamentum , ;, & 

iNTrR-PRETaf/o , onis , interprétation, 
tradudion , éclairciffcment, explication; 
2^. jugcinent, conjedure, 

ÎHTia.-?B.Erahilis, m.f, le , n. is , qu'on 
ne peut interpréter. 

3 . Presew , œ , intercclîîon. 

7- 

I. VMmus,a,jiin , premier; i". prin- 
cipal , le plus confidérable , le plus 
apparent. 

Prim^ , arum , le premier rang, 

PRiMifiœ, arum , les prémices. 

PRiMi'îiux , a , uni , premier , principal. 

PaiMianir, (7 , um , qui vient des pre- 
miers , hàtif , précoce ; i». primitif. 

pRlMiim , aâv, premièrement , en premier 
lieu , d'abord , du commcncemciit , au 
commencement, 

PR'MiVer , aâv. 

PRiMjfùr, aàv. ou 

Pe.imJ , adv, & 

PRi-MoDÙm , adv. premièrement, d'a- 
bord , du commencement , en premier 
Jieu. 



Vv-iwulùm , adv. tout préfenfcment , tout- 
à-l'hcurc, tout maintenant; i*. dès le 
commencement, 

Primu/o dilucuh , dès la petite pointe du 
jour , fîtôt que le jour a commencé à pa- 
roitrc. 

rKiMjni, orum , les foldats delà prenaiere 
légion. 

pRiMarius , a , um , wi eR des premiers , 
des plus con(îdérabIe> , des pl.is appa- 
rens , des plus illuflres , du premier 
rang. 

Primaj , atis , voyez Primar'uis. 

FB.iM:ms , um , les i remiers d'une ville; 
i". Primats , Prélats au-deflus des Ar- 
chevêques. 

PRiM.îfui , û.r, primauté , premiL-r rang ; 
■i". Primatie 

PaiMùr, inufiré; voyez Primoris. 

PRlMorej , rum , les premiers , les princi- 
paux , les plus appirens, 

Primot;.?, gen. pri;r/orem , ace, primori ^ 
abl. premier. 

Binômes. 

Prim-Ordiwot , //, commencement , 
origine. 

Prim Oe-oialis , m.f.le,n.iy, primor- 
dial , original, 

PRiM-ORofa/ir, is , prime-vere , fleur, 

Primi-Pari , «, qui enfante , qui accou- 
che , qui met bas pour la première fois , 
parlart des anim-LUX. 

Primi-Pii-uj', i , Capitaine ou Centurion 
de la première des dix compagnies, 

Primi-Piliit/V, fj, qui a été Capitaine 
ou Centurion de la première des dix 
compagnies ou centuries des lanceurs de 
javelots d'une légion. 

pRiMl-PiLu/n , i , étape , ration qui f» 
fournit aux foldats. 

Primi PoTenr, tis ,omn, gen. le premier 
en pouvoir , le plus puiiTant. 



iS^S DE L A L ANGU E L AT. PRI 1^66 



Composes. 

Av-VMmus, a , um , du premier or- 
dre , du plus haut rang. 
Ap-Primc' ;CcM-"RiM;r, ar/y. fort bien, 

parfiitemcnt , touc-à-fait. 
IM-Parwii', af'v. en premier lieu, pre- 
mièrement , fur-tout. 
Decfm Prim; , orum , les dix premiers 
Décurions. 

ft. PRior , ius , oris , compar. premier ; 
2°. précédent , qui précède , de de- 
vant .d'auparavant, antérieur, qui 
eft devant ; 3°. plus excellent, qui 
furpalfe , qui excelle; 4°. préféra- 
ble , à préférer. 

Priit , oris , Prieur , dignité d'Eglife. 

PRWrtifur , us, primauté , prérogative, 
prééminence; 1°. Prieuré. 

P».ior//7.t, (S.-, dignité de couvent de filles, 

PalORSàOT , aiv. en ayant , par-devant. 

Priik, a.iv- auparavant , avant , devant; 
1°. plutôt que. 

VRiufqu.iin , adv. avant de , devant que. 

PRlDem , adv. il y a long-tems. 

j. Vriscus ya,um , ancien , vieux , 
qui eft du tems palTé. 

PRi/l'è , adv. à la façon des Anciens , à 
ranti<]uc , à la vieille mode , comme au 
tems pafTé , à l'ancienne manière. 

V p^isr inalis ., m.f. le, n. &C 

f-Risiinas , a , um, qu'on a eu autrefois, 
qui a été auparavant , d'autrefois ; 2', 
précédent, 

Ts.iSTiné , adv. la veille , le jour précé- 
dent. 

Familles Grfcques. 

Aanii-PRESBYTer, eri, Archi- Prêtre. 
ARCHi-PRESBy"r.tm!-, ùs, archiprêtrifc. 
PROT-AcoNi/rer , ^ , qui ioue le premier 
rôle dans une pièce de théâtre. 



Proto-Comïuti , ii , auvent. 

8. 
De Pp..€ , tète , puilTànce , vint Pbiv, 
être en fa propre puilTànce , ne dé- 
pendre que de foi ; d'où ; 
Privo , as , avi , atum , are , priver , 
dépouiller, fruflrer de quelque 
chofe. 

pRivu/n , J , ce qui eft propre ou particu- 
lier à chacun, 

Privu^ , ci^um, voyez Singulus ; x°, ■voyei 
Priviitus. 

Ts-ivario , onis , privation. 

2i<ivandus , a , um , qu'il faut priver , à 
qui l'on doit ôter. 

PRiv.î/ifi.i, ium , forte d-; contraires , ap- 
pelles en Logique privatifs. 

Pe.iv.itiv is , a , wn, privatif, qui mar- 
que , qui iîgr.ifie privation. 

PRiVdti/i, a , um. , privé , propre , partît 
culier , qui concerne les particuliers; 
1°. qui mené une vie privée, qui cfl 
fans charge. 

pMV«fè , adv. OM 

PR.iVii;imy adv. privément , en particu- 
lier, en perfbnne privée ; i". féparé-, 
mi.nt , en particulier , à part , fpécialc-i 
ment , expreiïement. 

PRivi-LEGi.îri:;^, a, um , privilégié , qui 
a un privilège, 

PRivi-LEG;ii,72 , loi particulière pour ou 
contre quelqu'un iz^. privilège, exemp- 
tion , immunité , prérogative, 

pREa 

Du primitif Br^c , genou , vint la 

Famille PRic, ^ùere, mot-à-mo:^ 

action d;; s'agenouiller, de i'e prol- 

terner. 

PKEces,cum, prières , fupplications. 

F\tci-io , onh , prière , fupplicatio.n ,, 

l'adion de prier. 



15^7 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



PRicî.'or, pris , inicrccfFcur , -«jui prie 

pour un autre. 
VRT.canix , icis , celle qui intercède , qui 

prie pour un autre. 
Vs^îditurus , n , uni , qui priera. 
' VKZcatuS; ùs , voyez Prec.i'io. 
VREcatorius , a , um , qui concerne les 

prières, 
pREcor, an'T , atus fum , r.ri , prier, 

fupplier. 

- FRiCjndus , a , um, qu'il faut prier , à 

qui l'on doit adrefler des prières. 
PftECaflj , tis , uv./i. gen. priant , qiji 

prie , qui fait des prières. 
VsjEcanter , adv. voyez frecarià, 
Vsy.'Ecaria. , «,don de Ton bien à rFglifë, 

avec réferve de fa jouiffancc fa vie du- 
• rant. 
PREGiîrià, aiif. par prières, en priant ,■ 

- z", à litre de précaire , par emprunt. 
Frecaril quafi re^nare ^ ré;;jïicr comme par 

emprunt. 

Prec iriurn, ii , précaire, titre de précaire; 
i". oratoire. 

Prix -.rius , a , um , obtenu ou qu'on ob- 
tient par prier, s , par emprunt, em- 
prunté ; i". précaire, qu'on tient à titre 
de précaire. 

C O M POSES. 

Kd-Vk^cucus , a , um , qui a prié , 

invoqué , part, de 
^D-PRECor, ari'.r, atus [um , ari , prier 
inîlamment , invoquer. 

Ap-PR£cor , aris , atus fum , ari , prier 
avec indance , invoquer. 

/^i-VKicaCus , a, um, qui a prié y qui 
a invoqué. 
CoM-?RTCa:>o , oniT , prières publiques, 

prières faites en commun. 

CoM-PRicor , aris , arus fum , ari , prier 

en commun , faire des prières publiques. 

DE-PRECîfio , onis , fupplication , inf- 

tantc prière, fuppliquci 2 ", conjuration ; 



jr6^ 

i", refus honi.cie , cxcufc de ne pouvoir 
faire. 

Dsprrcariones dirte , imprécations , ma- 
lédiftinns. 

Df-Pr!C r, aris , aru^ fum , ari , prier 
inllaiiiment , îupplicr , conjurer , folli- 
citer ; z'. réfuter bonr.ettmcnt , s'cxcu» 
fer de faire une chofc , s'en défendre. 

DE-pRtcjtoriJJ , fl , um , de fupplica- 
tion - CtT. 

Dï i^REcafriA! , icis , médiatrice , avo- 
cate. 

Ds-pREcT-or , oris , interceffcur , Avo- 
cat défcnfeur, 

Di-?RiC.ztundus , a , um , fuppliant. 

Ind-e PRicabilis , m. f. l? , ". is , qu'on 
ne peut obtenir ou émouvoir par prières. 

Im PRECfir, i7r!.r , atus fum, a'i , faire 
des imprécations , maudire , donner des 
maiédift!ons,fouhaiterdumdlà,i°. prier 
pour. 

]M-PjiEC.i:io , onis , imprécation. 

P R O C. 

De PiiEcor , prier , prononcé Froc , 

Ce formcrenc ces imts : 
PKOcacuas, atis , inlolence , impu- 
dence , efirontene. 
PRCC.jf/rêr, c!Ùt , ciljlmè , ad'.', infolem- 
ment , impudeTincr.t , effrontément, 
pRoc^x , acis . m t-à-mot , qui demande 
avec trop de hauteur : infoient, effronté ; 
1^. impudent , fans retenue. 
pRcor , aris, atus fum, ari, fljter, 
carreiïer ; 1". faire l'amour , dire des 
douceurs , cajoler. 
Pkocuj , i, qui recherche en mariage; 
Amant. 

P R E M , PRES. 

OnoM ATOI'ÉE. 

Prfmo, is,prejjï,preffum, mcre , pref- 
ier.toulerj z'^. être coiuraire, pour- 

fulvre ; 



DE LA LANGUE LA T. MI laoa 



H201' 

découvrir ; apofté pour épier & pour 
faire rapport ; î°. Courier , fadeur. 
E-Mis/Iir/um , j; , canal , conduit , rigo- 
le , par oii l'eau s'écoule; i^. éclufe, 
bonde d un étang , jet-d'eiu. 

lu-Mnco ,-ere y m cccre dedans ; 1''. 
envoyer ; }°. lancer ; ^.''. jetter ; 
j". infpircr-, 6°. apofter. 
ln-Misfio , oms , l'adion de provigner la 

vigne , de faire des provins. 
In-Misfarius , ii , émiilaire , efpion , ac- 

cufatcur fuborné , faux témoin. 
Im-Mii Cjrium , ii, ré èrvoir d'eau. 
InTER-Mirro, ère , difcontinuer , cefTer, 
interrompre. 
Inter-Mis/uc , ûj ; InTER-Mis/Za , onis , 
difcontinuation , relâche , cefTe. 

Intro-Mit/o ,-ere , faire entrer de- 
dans , donner encrée , introduire. 
lNTRc-Misy?a , onis , l'action de faire en- 
trer dedans , introdudion. 

O-MiT/o ,.er« , laifTer-là , quitter , 

abandonner , fe défifter , négliacr , 

paiïer lous filence. 

0-Mis/i(T , a , um, pareflcux, négligent, 
indolent. 

Per-Mit/o i-ere, permettre, accor- 
der ; 2°. envoyer ; 5°. (ouvrir, lail- 
fer faire 5 4°. rendre maître, 5°. 
abandonner. 

PER-iMis/;a,o/,Jr ,penni(îîon , congé. 
Per-iMis/u , par periniflîon. 
PfR-Mis/iim, i , congé , licence. 
IwPf R.-Aii$/uj,a , um , détendu, qui n'eft 

pas permis , de contrebande. 
PcST-MtTio , is , iji , ijjum , tere , V. Pojî- 

habeo. 
[ PR^-Mixro, -ère , envoyer devant ou par 

avance. 
Pa^-iVlrs/a , orum. , prémices. 
VikMTiK-M.isfio , onis , omilfion, 
Orig. Lat, 



Pr/eter-Mis/ùj' , o , u»2, participe de 
P^^TER-MiTro , omis , oublié , tû. 
?ii.jE-MiTiendus , a , um , qu'il faut 
omettre. 

PR^FER-MiTto , ff , mifi , mijfum , tere , 
omettre , taire , pafler fous filence , ne 
rien dire , ne faire point mention , laif- 
fer pafTcr; 1°, négliger. 1 

Pro-Mit/o ,ere, jecter, lancer; i». 
donner parole , engager fa parole, 
s'obliger; 5°. laiiïer croître en lon- 
gueur , laifTer pendre ; +". s'écea- 
drc ; yo. faire profeffion. 
TRo-Misf.is ,a , um , long, qui pend,- 
qu'on laifle pendre ; i*. promis. 

Pro Mis/um,f, promcffe , ce que l'on 
promet. 
Pr3-Mis/Î3 , onis , promefTe , l'adion de 
promettre, 
PRo-Mfs/Jir, orir, promettcur,iui pro net. 
Pr^o-Mis/e, en long , en longueur, en 
I laiiTànt pendre. 

PRo-Mis/ïmi , a , um , qui concerne lej 
promefTes. 

Composes de Pro^Mitto. 
Ap-PRo-Mis/br , oris , caution , ré-< 
pondant , garant , celui qui s'obli- 
ge, ou qui s'engage pour un autre. 

AD-PRO-Mts/cjr , nris , caution , répon- 
dant , garant ; qui s'oblige , s'cngago 
pour un autre ,.qui le cautionne. 

Ao-rRo-MiTto , is , mifi , rnipn , tere » 
cautionner , garantir , répondre , s'obli» 
ger , s'engager pour un autre. 

Ap-pRo-JVliTf9, is , in, iJjum , tere , cau- 
tionner, s'engager pour un autre, 

CoM-PRO-MiT/o , is, mlfi , rnijfum , 
tere , compromettre , palier un 
compromis , convenir d'arbitres 
pour en pafler par leur Jugemenc i 



4205 DiCTIONNAlR 

i«, dcpofer , mettre en dépôt ; fai- 
re une gageure , un pari ; gager , 
parier. 

CoM-PRO-Mis/arfu^ , « , arbitre cholfi. 

CoM -PRo-Mis/îim , i, compromis, 
adc par lequel on foumet un différend 
au jugement d'arbitres ; z". dépôt, pari , 
gageure. 

Ex-PRO-MiTfo , is , ifi , îjjum , tere , fè 
charger en Ton nom de la dette d'autruJ, 
en faire fa propre affaire, en répondre. 

Ex-PRc-Mis/or , oris , qui fe ciiarge de la 
dette d'un autre , qui en fait fa propre 
^flaire , qui l'afTure , qui en répond. 

Re-pro-Mis/;o, o«z^ , promelTe récipro- 
que , engagement mutuel. 

R£-PRo-Mis/>r , oris , répondant, q\ii eft 
caution , qui promet réciproquement. 

Re-pro-Mis/ùj fO. yum. , -part, de 

RE-PB.o-MiTto, is > miji , mijjum , tere, 
promettre ; i". s'engager réciproque- 
ment , s'obliger mutuellement. 

Re MiT/o,-ere j renvoyer, laifTer aller ; 
i°. pardonner, accorderi 3 °. déban- 
der , détendre , baiiïer; 4®. rejet- 
te! , repouffer ; 5 o. fe départir , fe 
relâcher , abandonner ; 6°. adou- 
cir, diminuer , amoindrir -, 7°. 
celTer, céder , donner relâche. 
Rn-Mis/br, ori.f, qui remet, qui pardonne. 
RE-Mjsjk, a ; RE-iVlisyio, onit, rémilTion , 
adoucifTemcnt de peine ; i". relâche- 
ment , repos après le travail ; 3°. rabais , 
remife. 

Ri-Misfar'ias , a,um t") qu'on peut ôter 
Kt-Misfibilis', e ,is , > & remettre, 
Rt-hlisfi^us , a, um , J qu'on peut re- 
lâcher. 

IKKE-Misfil'ilis , le , is , irrémiffible. 
SuB-MiT/o ,-eTe, mettre , envoyer 
' deffousi z'.fouraetcre,fléchir3 5°. 



E ÊTYMOLOG. 1204 

céder ; 4°. bailTer , abaifler, dimi- 
nuer le prix; 5°. mettre à la place , 
fubitituer ; 6 '', envoyer fous main , 
en fecret ; 7°. apporter , fubornerj 
S°. lailTer croître. 
SuE-Mis/20 , onïs, abaifTement , humilité; 

bafTefTe. 
SuB-Missîm , SoB Misrè , bas , tout- bas, à 
voix balle ; 1°. avîc fouraiffion , hum- 
blement, d'uae manière foumifè. ' 

Tràns-Mit^o ,-ere , palfer outre, tra- 

verfer ; i». tranfporter-, 50 percer 

d'outre en outre ; 4'. renvoyer ; 

5°. palfer ious lllence. 

TRAKS-Mis/ur , ùs ; TR»N3-Mis/ii , on'is i 
trajet, palfagc d'un lieu à un autre. 

M IS. 

Du Celte Mis , fâcheux , infortuné ^ 
& qui indique privation , erreur ,> 
perte , vinrent ces mots : 
Mist'r/:! , œ , mifere , malheur. 
, Misereo , es , ère , 

Misereor , eris ,fsrtu5 fum , eri, & 
MiSfre/ro , is , ère , avoir pitié , c:re tou«* 

ché de compaîTion. 
Miferefc.it te mel , ayez pitié de mol, 

MisereC , miferium & miferitum eji, 

imperf. 
Mneret nie vicem tuam , ] en fuis fâ- 
ché pour l'amour de vous, Je vous 
plains. 
Misera^i/iffr , aàv. miférablement , mal- 
heureufement , pitoyablement , d'une 
manière digne de compalfion , à faire 
pitié. 
hliseranàus , a , um ,V . Mi fer. 
Miserandum in modum , voyez Miferalili'^ 
ter, 

M seranter, aàv. avec compalfion , pitoyaj 
blement. 



i2oy DE LA LANGUE LA T. MI 



yiiseratio,oniSf commifération, pi- 
tié , compailïon. 

^ïiSeraïus , a,um , qui a plaint , quî a eu 
compafïlon , qui a été touché , qui a été 
ému de pitié, 

MiSerè i orfr. malhcureufement , miféra- 
blemenc ; z*", éperduement , extrême- 
ment. 

Miferê invidere , haïr à la mort. — j^mare , 
aimer à la folie. 

Misellui', Uy umy miférable , pauvre , di- 
gne de compafllon ; i». ufé , qui ne vaut 
plus rien. 

Miser , d , um, miférable , malheu- 
reux , digne de compaflion , qui 
doit faire pitié. 

fHiSerabilé-, adv. voyez Miferabiliter. 

A^.serabilis , m.f. le , n, is , voyez Mifer. 

Miseriter , adi: voyez Miferê, 

lAiseritudo , inis, voyez Miferia & Mife- 
ratio. 

Miseritus , j , iot , & 

Misertus, a , um , quî a eu pitié , qui a 

été touché de compaflTion. 

Miseror y aris , atus fum , ar/, plain- 
dre quelqu'un , avoir compaffion 
de fa miferê , êcre fenfibie à fon 
infortune. 

lAiSeràm , adv. chofc déplorable ; i». voi- 
là qui eft pitoyable , ô malheur ! 

Composés, 
Cou-Miseratio , onis , commiféra- 
tion , pitié , compaflion , fenciment 
de miléricorde. 
CoM -Misere/cif , f ce Verbe n'efl 
employé qu'aux troi/îémes perfonnes , ) 
avoir compaffion , être tsuché de 
pitié. 

CoM - Miseror , arh , atu! fum, ari , 
prend-e pitié , avoir compaffion , en- 
trer dans la peine , y prendre part. 



I20a 

iM-Miserahilis , w. f. le , n. is , qui pc 
doit point faire de pitié, indigne de com- 
paffion ; 2°. qui ne fait point de pitié, 

MES, MIS, 

Infortune, mal. 

De Mi défignant la bonté, & delà 
fugitive S défignant la privation, 
fe forma la Famille Mes, Mis , qui 
indique ce qui n'eft pas bon , quî 
eft mauvais , puant , corrompu : & 
qui a formé divers mots dont l'o- 
rigine étoit inconnue. 

I . La prépofition initiale Mis qui in- 
dique dans nombre de Langues 
Celtiques le malheur , ce qui eft 
mal , mauvais , puant. 

ME-PHIT. 

De Mis , mauvais, & de ?hy sis, foa- 
fle , exhalaifon , vinrent ces mots ; 

MhVHn:s,is , puanteur, exhalaifon 
puante qui s'élève des lieux où il 
y a des mines de foufre. 

MEfHnicus , a y um, qui f^nt mauvais J 
qui a une mauvaife odeur de foufre. 

M E S.P I L. 

Mespilkot, iy ncRe, fruit. 
Mespilkj , i , néflier , arire , mot qui 
exifte dans prelque toutes les Lan- 
ques d'Europe. 
Du Celte MEs,pourri , corrompu ,&: 
de PiL , Pel , fruit rond. 
M, 
les Eaux. 
L'agitation efl; le propre des eaux ; on 
les appella donc par onomatopée 
G 4 ^ 



fi2Ci7 DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 

Mu , Mi ; de-là vinrent nombre de 
Familles qui ont pris des formes 
d'autant plus difîerentes , qu'on 
aroit moins d'idée de leur origine, 
I. 
M Eo , aller , couler; 
De Me , les eaux , vînt : 
I. 
Meo , couler, aller. 
IVIro , as , avi , atum , are , aller , 
couler , fe glifler ou pafiTer d'un 
lieu à un autre. 
MtAEilis , le , par où l'on peut paiïer , 
dont le pafTage eft facile ; z°. qui s'in- 
finue , qui pafîe , qui coule aifément. 
3VlEAn j , :is , qui paiïè , pafTant , qui fait 

fon chemin, 
Miitus, ûs , l'adion ou la manière de 
marcher , aliîirc; i°. cours ; 3°, pore du 
jEorps , paiîage» 

C o I.C p o S É S. 

Com-Meo , as, avi, acum , are , aller 

& venir , palTer & repalTer. 
Com-Me A tor , oris , qui va & qui vient , 

qui va de côté & d'autre. 
CoM-MEAruj- , ûs , alice , venue , pafTage , 

voiture, tranfport ; z°, vivres , provisions 

de bouche , convoi pour une armée ; 30. 

congé , pafle-port , fauf-coniuit ; 4". 

troupes qu'on fait palier; jO. pafTage 

avenue , chemin pour pafTcr. 
Dt-MzAculum , i , defcente , en des lieux 

fbuterreins. 

Dii-}A^o , as , avi, atum , ate , def- 
cendre , découler. 

Ju-iA'Eans , tis ,. omn. gen, qui s'infinue 

dans , qui entre. 
Im-Meo, as , are, entrer dedans, s'infî- 



nuer, 



Intea-Meo , as , avi , atum , are , royez 
Inter-iluo, 

Per-Meo, as , avi y arum, are, pafTer 
au travers ^ traver(èr , pénétrer. 

Per-Mea£j7zx , m. f. le , n. is , au travers 

duquel on peut pafTcr , pénétrable , 

qu'on peut traverfer. 
pER-MEano , onii , palTage au traveri , 

traverfe. 
Pr/iter-?/[bo , eas , eavi , eatum , eare ,' 

pafTer cutrc , aller au-devant. 

Re-Meo , as , avi , aium , are, reve- 
nir , retourner. 
Re-MeacuZuto, i, retour. 
RE-Msanj , tis , omn. gen. qui revient } 

qui retourne. 
RE-MEatùJ, ûs , retour , revenue. 
RL-Meabilis , m. f, le, n, is , qui peut 

revenir. 
lR-RE-MEfl3z7fj, m.f. le,n. is , d'où ïoA 

ne peut revenir. 

Sobter-Meo , as , are, aller ou paiïet 
par-defTous. 

SvvEK-MEo,as ,avi ,aium , are , cou- 
ler après ou padèr par-defTus. 

TrakS-Mej?;* , onis , paflage au travers »• 
l'dftion de paiTer au travers ou au-delà. 

Trans-Me,-? , as , avi, atum,- are, pafTer 
au travers , aller au-delà. 

1. 

M^anJer , dri , le Méandre j fleuve 
d'Afie , qui fait plufieurs cours &' 
détours ; 2 ". entrelacement de la 
broderie ; j^. peinture ou gravu- 
re faire par des lignes qui vont en 
tournant. 

i\I^.3K.:'rijfu^ , a, um , qui a quantité de" 

tours & de détours , Jînueux. 
Msîndri , orum > tours &. détours , fînuor 



l'fi©^ DE LA LANG 

IL 

M EIo , uriner. 

Meio , is , minxi, miclumt meitre, pit 
fer, uriner, faire de l'eau, lâcher de 
l'eau. 
MicTorius , djurn , qui fait pifTer , diuré- 
tique. 
flïicr ualis , m.f. le , n. is , qui concerne 
l'aftion de piflèr. 
MicTurio , is , ivi & ii , ire> avoir cnyie 

de piiïer. 
MicTus , ùs , l'adion de pifTcr. 
JVIiNCTZc) , onis , 8c 
Mmcrura , « , l'aftion de piflèr, 
MiNvio , is , xi , miSîum , gère , piflèr. 

Composés. 

jCiRCUM-MiNGO , is y nxi , miclum , 
gère , ptfler tout autour, entourer 
en pifTant. 

CoM-MiNGo, is , minxi , minSlum , gère, 

piiFcr deflus. 
CoM-MiNcTuj' , a , um , où l'on a pliTé. 
Im-Meio , is , minxi , miSium , meiere , 

piffer dedans. 
SvB-M.Ei-ulus , a , um , qui piffè fous foi , 

dans fes chauiïès , au lit ; qui laifiè aller 

fon urine. 

in. 

MI , imiter. 

De Mi , eau , dans laquelle fè pei- 
gnent les objets , vint la famille 
Mi , imiter , peindre les objets 
comme l'eau: de-là le Latin I-Mi-. 
/or, imiter, & cette Famille Greco- 
Latine : 

MiMus, i, farceur, bateleur, baladin, 
bouffon , comédien ; z*. farce , 
pièce comique , batelage , vers 



UE LAT. MIM lÉi 

bouffions; 3°. tour d'adrelTe , piè- 
ce , tour , malice. 

MiMulus , i , dimin. de 
MiM.t , ce , voyez Mimus, 

2. Miuallioneui , a , um, qui cortceï- 
ne l'imitation de Bacchus , les cé- 
rémonies de fes Fêtes.; z''. ceux 
qui fe déguifent en enfansde Bac- 
chus , avec des cornes & des pam- 
pres. 

Miuallonides , um , forte de Bacchantes à 
femmes qui imitoient BaccliUs, 

ji MiMarius , a , um , qui concerne 
les mimes . les bateleurs, les fiir- 
ceurs. 
i\IiM"J?j , is , imitation des mœurs, étho« 

pée , figure de Rhétorique. 
MiMife , adv. en farceur, en bateleur, cS 
bouffon , en baladin. 
MiMicus , a , um , ds farce , de pièce 
comique , de bouffonnerie , de batelage ; 
i". de farceur, de baladin , de bateleur y 
de bouffon. 

Binômes. 

MiM-iAM^tt/, /, forte de vars iam« 

bes , employés dans les pièces coi- 

miques , dans les farces. 
MiMo-GRAPHKj, ij Ecrivain de far-< 

ces, de pièces comiques , de boufr 

fonneries, 

IV. 

Mise, mélange," 

En Celte Mesg , Mesk , Mise , fi" 
gnifie mêlé , mélange : entre , p:u:* 
mi. 

En Gr.MiSGo; en Or. iT3, MaZG, 
mêler. 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG; i2i«? 



421 I 

De-!à cette Famille ; 
I . Misceo , es , cui , flum , xium , cere , 
mêler , brouiller parmi , mixtion- 
ner , troubler. 
l!\.i%cellus , a, um ; Miscellaneus , a ,um , 

mêlé , mélangé , mixtionné. 
MiSceUanea , orum , divers fpcftacles 
entremêlés fans ordre ; i°. falmigondis , 
mélanges. 
MiSTura , œ , mélange , mixtion. 
MiSTavius , u , vafe qui fert à mêler ce 

qu'on veut. 
MiST/m , en mêlant parmi, en entremê- 
lant , péle-mele. 

Mixcura ,a, mélange , brouillamini , 

pot-pourri. 
Mi-Ktus^a , um ; Misfuj , a, um , mêlé , 

brouillé enlemble. 
i. Micma , atis , mélange, comme 

le grain & la paille enfemble, 
3. MicTvm, idis , mets de pauvres 
oens , efpéce de bouillie faite avec 
des légumes. 
Du Grec Mixtoj , mêlé. 

Composes, 

Ad-Misc£o ,-fre , mêler , confondre 
l'un dans l'autre , brouiller enfem- 
ble. 
AD-MitTiira , ne , mélange , accouple- 

mcn t. 
Au-MiSTio , onis , mixtioH ; i". trouble , 

confufîon. 
CoM-Misceo,-ere,nîicler avec , enfemble. 

CoM-MisTi(j , onis y 1 mélange ; i°. 

CoM-MixTio, onis^ conjonûion 

des planettes. 

CoM-Mixfzm , pêle-mêle. 

lM-Miscf.1 , ej, fui, 'nifrum, en, mêler, 

eatremêler , mélanger. 



iM-MixTiij , a , um ; Im-MiSTi^j , a , um^ 

mêlé , brouillé parmi. . 
IM-Mixfim , en mêlant. 
iNTER-MisceOj-fre , mêler parmi, coH 

fondre enll;mble. 

Per - Misceo , -ère , mêler parmi , 

brouiller , confondre. 
PiR-MiScibilis , e , is , qu'on peut mêler.' 
Per MiSTio , onis , mélange, mixtion. 
Pf-R-MiSTÎ/n; PER-MiSTè, confufément, 

pêle-mêle. 
PER-MiSTor, orîs, mîxtionncur, qui mêle. 

Pao-Misceo ,-ere , mêler confufér 

ment. 
PRO-Miscim , enfemble, pêle-mêle. 
Pro-Miscuè , en commun , fans diftinc-! 

tion. 
Pro-Miscui;j ,a,um, confus, pêle-mêle j 

2°. commun , mutuel , qui n'eft pas 

individuel. 
Im-Pro-MiSci/w , a, um, qui n'efl pa» 

commun , extraordinaire. 

RE-Misceo ,-er^ , mêler de nouveau, 
faire un nouveau mélange. 
V. 

MO, agitation , mouvement, 
I. 

I . Moveo f es ^ movi , motum , vere , 
mouvoir , donner le mouvement , 
agiter , remuer -,2°. toucher,exci- 
tcr , émouvoir, troubler -, 3 ". par- 
tir , déloger, décamper, fortir d'un 
lieu 5 4*. caufcr, produire , procu- 
rer, provoquer. 
Motus , ûs , mouvement , agitation , re- 
muement ; 1°. vibration ; 5°. émeute , 
fédition , trouble , tumulte ; 4°. motif , 
caufe , raifon , (ujet , ce qui porte à 
agir. 



1213 



DE LA LAN G 



Mor^iisUs , jn. f. le , n. is , qu'on peut 
ir.ouvoir. 

a. h\oia-Cilla,(c , hochequeue , pe- 
tit oifeau. 

3. Mot Aafmus ,i , fréquente répcti- 

tiou de i'AI ; 1°. rencontre d'une 

Toyelle aprts VM. 

JWoTj.'fo , onis , voyei Motio. 
iVIcTci.or, eris , voyez Mùtor. 
Mo-tatus t as , Se 

4. IvloTio , onis , motion, mouve- 
ment, ?gication. 

Motio a.ai/ii, paiïion , émotion, 
mouvement de Tame. 

IVIoTjM;7fuIa , ce , petit mouvement, petite 

émotion. 
Moto , as , ai'i , arum , are , mouvoir , 

agiter , remuer fouvent. 
MoTor , oris , moteur , qui meut , qui 

agite , qui remue. 
Motus , a , um , p.irt. de .moveo. 
Movendus , a , um , qu'il faut remuer. 
Movens , tis , omn, gen. remuant , qui 

meut, qui dunne le mouvement, qui 

remue. 

5. C0U-M.0T aculum , /, veroe , ba- 
guette que les Prêtres Flamines por- 
toient à la main lorfqu'ils alloient 
(àcrifier. 

2. 
Vlctilis , le , is , mobile , qu'on peut 
mouvoir ou remuer; 1°. chan- 
geant , inconftant , léger , qui 
change aifcmeiu. 
MoBil't.T! , atis , facilité à (c mouvoir ; 

i". inconftance, légèreté. 
M-O^ilitas Lin^uce, volubilité de la langue, 
AIoB;7(rer, aiv. légèrement, avec mou- 
vement, 
Monilito , as , avi , atum , are , rendre i 



UE LAT. MO 121 1 

mobile , donner du mouvement. 
lM-MoBi/:x , m,f. le,n. is , immobile i 
qui ne fe remue point. 

Composes, 
Ad-Mot/o , or.is, & 
Ad-Motwj , Kj, approche ; 1", appli- 
cation. 
Ad-Motuj, a, um, approché , mis auprès ; 

1°. ému; 50 ofFsrt , préfenté. 
A-MoTio , onis , éloignement , exil , écart; 

1°. privation , retranchement. 
A -MoTuj- , a , um , renvoyé , chafle , banni ; 

1°. ôté , retiré , ].<an. de 
A-Moveo , es , ovi , otum , ère , ôter , 
déplacer , remuer d'un lieu à un autre ,. 
emporter ; 1°. éloigner, écarter, détour- 
ner , diflraire ; 3'. bannir , reléguer , 
exiler ; 4°. dérober. 

Ad-Mov^o, es , movl , motum , ère , 

approcher , appliquer, mettre fur , 
auprès ; 1". émouvoir; j ^. offrir j 
préfênter , donner, 
AÀmovere cruciatus , appliquer à Li 

queuion, aurem , prêter l'o- 

reillj. 
Cou-Mot io , onis , agitation, émo- 
tion , inquiétude , mouvement , 
paiïion , (èntiment , trouble. 

CoM-MoTumcula , i^, légère émotion,iScCï 

CoM-MoTi/; , a , um , part, de 

CcM-Moveo , es , movi , motum, vere i 
agiter -, émouvoir , mouvoir , ébranler , 
remuer ,- z". exciter, inciter, animer , 
irriter, toucher , pouffer, preffer ; 7", 
troubler. 

DE-Movefl ,-ere , remuer, déplacer, en- 
lever , détourner ; 2°. priver, caffer ; 
5°. bannir, reléguer. 

Di-Movsj , es , movi , motum , vere , 
remuer , déplacer, mouvoir, ôter d'un.'; 
place, agiter, ébranier, porter ailleurs i 



Il2 1 J 



DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 

î". chafTer, rejetter, écarter , éloigner; 
jo. détourner. 



121^ 



E-Morus , fl , um , part, de 
E-Movfo j e^ , movi , motumt vere , 
foire forcir, chafler, mettre dehors, 
éloigner, renvoyer , bannir , faire 
retirer-, z°. remuer, ôrer d'un lieu , 
émouvoir, ébranler, fecouer. 



Im-TiIotuî , a. 



, i:i\nrioMle , qui eft 

fans mouvement , ^ui ne remue point ; 

1°. ferme , inébranlable 
Im Me utm arimo f^dtt , il a pris une fo'te 

ré'oluiio 1 , il c(î déterminé. 
IK-Rr-N5')7ur, i7, u772, voyez fm M^tus 
OB-Moveo , c , en, voyez. Ad- .f'tveo. 
PpR-Mr T :■> . onis , mouvem;nt , agitation, 

émotion Tiolenrc. 
Pra-Mf-Tor , oris , moteur , gui agit 

fort', ment. 
Pfr-!\1otuj- , i5, um^pirt. de Per-A/oven. 
Vtk-Motus lacrynàs , fort touciié des 

larmes. — men'e, qii a l'eTprit troublé 

eu Iiois de fon affi:tte , qui a perdu 

i'cfprit , qu! eft hors de fens. — y^ntis , 

fort agile des vents. 
PïF-Movfd , fi-, movfjWJfum ,5'ere, agiter 

fortement ; i". éraouToir , toucher. 
P*.o-MoTio , onis , promotion , élé- 
vation aux charges. 
PRO-McTor, oris , celui qui poulTe , qui 

avance ; z". Promoteur. 
pRc-J\Î0Ti/j- , a , um,pdrt. de 
pRO-I\îcVfO , es, moii , motum , vere , 

pouffer en avant, faire avancer; z" . 

étendre ; j'. avancer en marchant ; 

4«. reculer (différer , remettre, retarder, 

prolonger, proroger; 5°. profiter, faire 

du progrès , gagner. 

Ke-Mût/o, 07iis, éloignemenc, l'ac- 
tion d'éloigner. 
Jiemoiio cnmuiis , décharge d'un 
fiime , Tadioii d'en juftifier. 



Re-MoV£o , es , movi , viotum , vere ' 
remuer , ôter d'un lieu , déplacer , dé- 
ranger ; 10. éloigner , chafFer , mettre 
en dehors , repouiïer. 
Kt-MoYere fe fua arff,renoncer à fôn étati 
RE-Mo',/e , pour RE-Movi/Jê ; voyez Rê-j 

/UOVfO, 

Se-Mc venais, a-,um, qu'il faut éloigner j 

qu'on doit féparer. 
Sr-Movfo , f-s , wovi , morum , vere , 

éloigner, féparer, écarter. 
Sî-MoTJf , a, um , part, ie Se-Moveo, 
SvB-MoTus . a , um , purt, de 
iiuB-Nlov«o , es , movi ,mo[um ,vere , 

écarter , éloigner , faire retirer , 
faii e faire place ; z ". divifer , fépa- 
r. r ; ; o, bannir. 
Subtnovitur iîU , on lui fait faire 

place. 
SuB-MoTor , crir , qui fait faire place , 

qui écarte la foule , qui fait retirer le 

monde ; i". Huiffier de fallc ; 3 °. Suide de 

Paroiflc. 
Sub-Ad-Mov«o , es , movi , motum , vere > 

approcher un peu. 
Trans-Motuj , a, um, part, de 
Trans-Movso , es , movi , motum, vere » 

tranfporter , transférer. 

VI, 

MUT, changement , révolution. 

MuTO ,-are , changer , faire échange ^ 
rendre tout autre. 

Muriro ,'are , fe régaler tour-à-tour ; i». 

troi^uer ibuvcnt. 
Mvralilis, e , fujet au changement , in* 

conilant , variable. 
MoTaii/itaj, i.r , légèreté , inconrtancc. 
MuTaifîifer, avec inconllance. 
MuTjfifl , onis , changement. 
MvTator'ms , a , um , de rechange , qui 

fert à changer. 

hlvnaiorium y 



f«ai7 DE LA LANGUE LAT. MU I2i3 

Kvritorium , :/ , habit dont on cliangc 

ornement de femme. 
iw ;,. ...^ changer, troquer fouvent, 



ÎHvTuko ,-are , changer, troquer ( 

^ivruo,-are, 1 
,. . L emprunter, 

AIoTuô , ■J 

écipro.|U8ment , mutuelle- 
ment. 



'on 



Ml 

AIOTUÔ 

MuTUf? , ( récip; 
MtiTt(/r«r , r ment. 
MvTuàm , J 

i]vruum,ii, argent qu'on prête, qu' 
emprunte ; i», le réciproque. 

MuTWHjj a^um, mutuel , récipro- 
que. 
Kluruatio, onis, emprunt. 
MvTiiatitius , a, um , qu'on prête , d'em- 
prunt. 

JVIuTi/ariw , a, um y mutuel , réciproque. 

Composes. 

CoM-MuTo ,-are , changer , attirer , 
diverfifier , trafiquer. 

'""-'"" r , ùs ; CoM-MxJTmo , onls , 

altération , troc , mutation. 



CoM-MuTaruj- , ûs ; CoM-MvTaiio , on 
révolution , altération, troc , mutatic 

CoM-MuTa3z7ù , e , changeant , lé-rcr , 
\ariablc; 1°. dont on peut faire échange. 

DE-M(.'To,-are, changer, fe dédire, faire 
changer. 

"Dz-Mviatio , onis , changement. 

E-JVIuro,-ar«, changer. 

Im-Muto ,~are , devenir iadifFérent , 

changer. 
iM-MuTiîfia, onit, changement. 
ÎM-MvTabilis , e , immuable , inaltérable. 
iM-MvTabiliras , ads , état immuable, 
immutabilité. 

iM-MuTabiliter , conflamment , d'une 
manière inaltérable. 

PfR-MuTo.-dre , changer, troquer. 
PER-MuTafzo,ow, changement, échange. 
PER-MuTaèi/ii, e , qui peut être échangé. 
Vs.o-MxjTuum, w, avance j argenuvancé, ' 



Pro-Mitui/j , « , um , avancé , dont o« 

fait les avances. 
Re Muto .-are , rechanger. 
RE-iVluTafor, orù , qui rechange. 
RE-MtiTiîfio, Oflij, rechange. 
SuE-MuTo,-(jre , donner en échange ,' 

troquer. 

Trans-Muto ,-<!/•<■, faire paiïer d'une 
forme à une autre. 

TRANS-JVIuTaî/c) , on'u , changement. 
VII. 
M U C , moififlure. 

Mucor, oris, chanfiflure, moififfure, 
mot-à-mot , effet de l'humidité ; 
voy. Orii^. Fr. col. 724. 

Mvcedo, 'mis , voyez Mucor. 

Mvceo , es , ère , être moifî. 

Mvcrfco , is , ère, chan/îr , moiîîr , fê 
chanfir, (e moi/îr, devenir moifî. 

Mucifl'e", aâv. d'une manière crallèufc ,' 
vilaine , mal-propre. 

fAvcidus , a t um , moifî , chan/î. 

E-M.\jcidus ,a,um, moifi , chanfî, rancc 

VIII. 

MvgH, is y > mulet , poiiTon de 
Muci/is , iJ ,) mer & d'eau douce. 
MYxon,onis , forte de poilTon de 
l'elpéce des mulets. 

MU, 
Doux , agréable , tendre. 

De Mu , doux , agréable , tendre , 
& Mew, oifivetc, repoSj fe formè- 
rent Mus , |0. loihr ;°. 1'. diver- 
tiflement ; de-là diverfes Familles, 
I. 
Mv sa, Mufe i 
Famille Greco-Latine. 
H 4 



%2!p DICTÎONNAIR 

Mvza,œ,ll\ik, une des Divinités 
que les Poètes faifoient préfider aux 
fciences -, on en compte ordinaire- 
ment neuf; i°. chant , chanfon , 

. air. 

lVlos« , arum , les Sciences , les Belles- 
Lettres , les Beaux-Arts. 

MvsiEiim, i , Se 

lAvseum , i , Académie , lieu oà s'aiïem- 
blcntles Gens de Lettres ; i'. "bmet 
d'homme de Lettres ; j». grotte artifi- 
cielle. 

mvseus,a,u77i, qui concerne les Mu- 

fes. . 

lAvsaicum opus , ouvrage à la mofaïque ; 

voyei Mujïvum. 
mvUiarius artifex , ouvrier qui fait des 

ouvrages i la mofaique. 
Mus;Vi/m , i ) & 
Uvsivus , 2 , um , qui efl fait à la mofaique 

ou par compartimens. 

llvsica,^, fmuGque. 

MusiCtî] orum , ) 

Mvsxarius, ii , Luthier, faifeur d'inf- 
trumens de mulîque. 

mvSkatus ,a,um, mis en mufique. 

MusicÊ , es , voyez Ahfica. 

MuS/cé, ady. en Mulicicn. 

Musi'cuj , i , Mufi^icn, 

^vsicus,a, i.ra. de mufiquc, qui concerne 
la mu(îiue,mullcal; i». qui concem-î 
la Poé/îe 

lAvsicumjludiuTP., l'étude de laPoéfie dra- 
matique. 

Compose' Grec. 



A-Musfd , <3 , ignorance ; mot-a- 
mot, fans connoiiïancç, fans fcien- 

ee. 

II. 

M U S T , moûc. 

Pe Mu , jeune \ i.\ tendre , délicat j 



E ÉTYMOLOG. 1220 

3*'. doux , fe formèrent ces mots : 

MusTZ/OT , i , moût , vin doux. 
MusTuj , a , um , frais , récent , nouveau. 

MusTiCeum ^i-, ^ 

MusTaceui, i , forte de gâteau pétri avec 

du vin doux , & qu'on faifoit cuire avec 

des feuilles de laurier deiïbus. 
MvsT.nius, a, um , de moût , de vin doux 

ou nouveau, 
Mvsi sinus urceus , cruche à mettre du viti 

doux , cruche de prcffoir. 
MusTeu^ ,a,um, qui a la douceur du 

vin doux; i°. frais, récent. 
UvsTJentus , a , um, qui a la douceur dit 

yin doux ; 1°. plein de vin doux. 
III. 

MU-SCAT. 
De Mu , doux, £c C at , pointe, fe for-^ 

nièrent ces mots, 
Raifin Mus-cat , vin Muscat, 
Mvscetum , i , rofe mufcade. 
Mvscatus ,a,um, mufcat. 
Moscdia nux , noix mufcade. 
Musc«e/l.i , ce , mufcadelle , forte de 
poire, 

IV. 
Muscaj , i , moufle. 
Muj'cus marinus, coraline , plante j. 
i*". mouire qui croît fur les ro- 

■ chers. 

Mvscidus , a, um, mouffu , couvert àa 

mouiïe , plein de mouffe. 
Ml scor , ars, arï , fe couvrir ou étrs 

couvert de moulTe. 
Mt)SG.)/uj , a , um, couvert de mwffe , 

plein de mouffe , moufTu. 
E-Musco , jj , av'i , atum , are , ôter la- 

moufle des arbres. 



MUS. 
De Mu , fe cacher , vinrent dlverfcs 
Familles. 



I22t 



DE LA LANG 



I. 



i . Mus , Mur/f , rat , fouris ; 2.". mar- 
tre zibeline. 
Mus ararzeus , mufâraigne, efpéce de 
rat venimeux, — Marinus , tortue. 
— Africanus , panthère. 

Ii[vsculus , i , petit rat ; i". mufcle ; de 

Mvâ , mouvoir ; 5". forte de petit poif- 

fbn de mer , qui , dit-on , conduit la 

baleine, 

ti\vRinus , a, um ,de rat ou de fouris. 

MvRÏnum hordeumy avoine flérile, folle 

avoine. 
fHvsculofus , a, um , plein de mufcles. 
MuRicari/w,en forme de chauiïè-irape. 
liivKicaCus , a , um , fait en forme de 

chaufTe-trape. 
MuRi-C/Dui ,(1,1/772, qui s'amufe à tuer 
des rats ou des fouris i". lâche, poltron, 
Mus-CiFuJa, «, 6c 
Mi'S-CiPu/:;772, i , ratière, (ouricîere. 
MuS-CïRDii, <E, crotte de rat ou de fouris. 
IWusrRi-Coïc, ce , forme de foulier. 
Myj, yoj , rat de mer , forte de poif- 
fon à coquille : c'eft un mot Grec. 



UE LAT. MU 1222 

z. MusMon , ou MusiAfo/2 , onis , for- 
te de bélier couvert de poil fembla- 
ble à celui des chèvres. 

Mi:s/mo7!, onis , âne , mulet, bidet, petit 
cheval. 

5. M\jste/a,cp , belette ; a**, fouine; 

3°. lamproie, poijfon. 
MvSTeUnuî , a, um , de belette, 
MvSTellcitus , a, um, de couleur de be- 
lette. 

4. MvtUus , i , forte de poilTon à co- 
quille , moule. 
Famille Grecque. 
Myo-ctohus, i , racine d'aconit. 
JVIyoP.îro , onis , brigantin , frégate légère. 
Myof honum , i , voyez Myoêlynut. 
Myo-photîuj , a, um , qui tue les moucheSf 
les taupes & les fouris. 

Mvops, ofis, frelon , bourdon, guêpe, 

infecle, 
My-ops, cpis , qui a la vue courte j 

qui regarde de près. 

MYOs-3fa , « , & 

JVlYosof;j , idis , oreille de rat , plantei 

Myos-vtus, i , vermiculaire , pLinte, 



MOTS LATINS VENUS DU GREC. 



ItS. a s p £ rum , i , feuille du laferpî 
tium , ou la tige. 
En Gr. Maspetotz, 
Mastic E«j, a ,um , Se 
Mastigj(Z, ce, 

les étrivieres , &c. 
Du Gr. Maftjj; , fouci. 



M 



> qui mérite 
3 le fouet , 



PROTo-MASTor , oris, premier Maî- 
tre ; de Protoj , premier. 
Memecyloj, /, le fruit de l'arboifier. 
1'ro-Mel/o, ïV , ère , prolonger , re- 
culer , retarder. 
Promelkre litem , faire durer un pro- 
cès f !e proloiiger. 

H 4 i] 



DICTIONNAIRE ETYMOLOG; la*^ 



Anti-Melow, i, mandragore , racine 
qui a quelque rapport à la figure 
humaine. 

StMuMETovium , iif demi-métope, 
ou quart de métope ; terme d'Ar- 
chitecture. 

M I. 

A-uiAtiTus i amiante , pierre încom- 
buftibie & qui peut fe filer. 

Ho-Mi/w , ce y difcours , entretien ; 
2°. homélie. 

Misy , yos^ iorte de truffe de la Cy- 
rénaïque; i°. forte de minéral vi- 
trioliquc , qui fe trouve dans les 
mines de cuivre. 
En Gr. mist, Mify. 

MO. 

M(ECH<i , œ , femme adultère ^ femme 
qui fe conduit mal. 

MœcHfltor , oris , adultère, 
tAiacma , ce , adultère. 
Mm.cH'dîus , a , um , adultérin^ 
MiscHile , is , Se 
M<scni-nommm , il, adultère. 
IW(ECHi/7o , as , avi , arum , are , & 
IWiBCHor f.aris ,atusfum, ari, commettre 
un adultère. 

M's.cnulus t a, um , dimiru de 
Mdicfius , i, adultère. 
MmcHus , a,um , d'adultère; 

Mcry , herbe excellente pour fcrvir 

de contrepoifon. 
ANTHROPû-MoRPHi/iP, arum > An- 

thropomorphites , hérétiques qui 

difoient que Dieu avoit la figure 

d'homme. 
META-MoRriiosjj^ is , & (os, Méta- 



morphofè > changement de figure, 

transformation. 
A-Musi«OT , ii , machine inventée 

pour connoître la difïerence des 

vents , & fçavûir précifément celui 

qui foufle. 
Mvsiace, tf^^j, laurier à grandes feuil* 

les , aririjfeau. 

M Y. 

Mr&ahalanum , i , voyez Myrolalamm. 
My Sinpium, ii , forte de poire. 

Myro-balan«/w , if myrobolan , forte 

de noix aromatique. 
MyRjcd , ce , Se 

M^B-ice ,es , tamarin , aririjfeau; i . 
bruyère ; 3 ", ifle de la mer rouge. 
MYRÎnus , i , mâle de la lamproie. 
MYKinus, a, um , aromatique ou aroraa-; 
tifé , accommodé avec des aromates. 
M/R.;n«OT vinum , hypocras , forts de 
boifToni 
Myro-bractart;/^ , ii ,X parfumeur,' 
MiRO-BRECHARiaj,",^ qui vend 
des parfums,' 
MYM-Tolium, ii, boutique de Parfumeur» 
Myrsencmot , i , forte de fenouil , 

plante. 
MYKsine, er, myrte : arbrijfeau; 
MYKsinites,ee, forte de pierre précieufc; 
z°. vin où l'on a fait tremper des baies 
de myrte ; }°. efpcce de tithymale ; 
pUnte. 
Myrrhe, ce , arbrifleau d'où coule là 
myrrhe; i°. myrrhe , gomme pré^ 
cieufe. 
MvRrAatw,a, um , où il entre de la 
myrrhe ; accommode , parfumé arec ^ej 
la myrrhe. 



iiîîf DE LA LANG 

MyRrheus, a, um , de myrrhe. 
UlyRrA/na, a , Ville de l'Afie Mineure ; 

»<>. hypocras. 
Al yRrAf/iuj, « , um, voyez Myrrheuf. 
fi^YRrhis , idis , forte de plante; i». cer- 
feuil niufqué , herbe. 
—MYRrhites , ce , forte de pierre précieufe. 

îvIuRRHAT«j, a, um , où l'on a mi- 
le de la mirrhe ou des aromarcs. 
MvRrhs-Eathrarius , ii , celui qui patfu- 
moit les fouliers des Dames. 

Myrtk^ , / , myrce , arhrijfeau. 
MvRTiz , arum , graine ou baies de myrte. 
M VRTiîCfuj , a , um , de myrte. 
MvRTiiria , œ,-fbrte de tithyniale : plante. 
M^Kratus , a, um , où il entre des baies 

de myrte. 
MvRx/ifi? , ^, furnora de Vénus, 
MYKTetum , i , lieu planté de myrtes, 
ftl VRTew , a, um ,de myrte. 
HYB,jidanum, i, yoyet Myrtites^ 



UE L AT. M Grec. i22<5 

Mr Kr illus , i , myrte fauvage, 
MvRTi/juj , fl , t^m , de myrte. 
^YRTiolus , <z , um , qui reffemble ai» 
myrte. 
iWYRT/Vf^ , iT , vin de myrte. 
MXS.TO-V étalon, i, forte de plante, 
MYKTofu! , a , um , plein de myrte. 
MvRToum miirê, partie de la mer Egée. 
MYP,r unfus , a,um, voyez, Mjnofus. 

MvsTax , acis , mouftaclie. 
A-Mys//j , idis , manière de boire 
chez les Thraces, à longs traies. 
A-Mrstf^o', boire à longs traits. 
Mythus, i, faBle , conte, 
MYTHologia , iE , diicours fabuleux- ,' 
mythologie , l'hilioire des Dieux de la 
Fable. 
MYTHologicus f fl.um, mythologique, qui 
concerne les fables. 

MYTHologus, tiyum, Mythologi.le , quj 
conte des fables. 




1227 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. tziÉ 



MOTS LATINS VENUS DE L'ORIENT, 



M 



•Lv JL Kuuona , ce , richelTes ; i °. gain. 

MAMmoneuf , a , i/m , qui concerne les 
richefles ; i°. avide d'argent. 

MAT(îjra,iS, ficelle, menue corde; 
i°. pelorte de fil ; j ^. botte, fai- 
fceau j fagot, liaflc. 
De rOr.i TiQ ; frein 5 cordon. 
[ KihTaxatdS , a , um , botté , mis en botte , 
en fagot, en fdifceàu, dont on a fait une 
bottelée. 

M-Ausoteum , ei , Maufolée, tombeau 

magnifique de Maufole , Roi de 

Carie. 

De l'Or, S-J;D, Roi : voy. Difc. PréL 

des Orig. Lac. Parc, i , ^. lxi. 

MiTHRa , cp , nom du Soleil chez les 

Perfes ; i". Prêtre du Soleil. 
MiTHrax , acis , forte de pierre précieufè. 
MiTHridaticum antidotum , i , mithridate , 
contrepoifbn inventé par Mithridate , 
Roi de Pont. 

Mnra , a, cocfflire efféminée Semel- 
le des Afiatiques. 
TiHiTrula ,cei NlndU, œ, cocfFurc lafcivc 



& molle des Dames de Phrygle, écharpe 
qui foutient un bras bleiïe. 

I. MoLocA, Idole des Ammonites ; 
de rOr. "|Sa , MeUck, Roi : cette 
Divinité étoit le Soleil , Roi phy- 
sique du Monde. 

z. MoLOc/(e, «, mauve , herbe. 

MoLochinarius ,.u , Teinturier en couleur 
de fleur de mauve , qui tire fur le 
pourpre. 
McLochinus , a ,um, de couleur de fleur 

d? mauve. 
MoLOchhes , a , forte de pierre précieufe. 
A-MoMum , i, arbrilTeau dont le bois 

eft odoriférant. 
MvTVLus,i, corbeau, modillon, piè- 
ce qui avance hors d'une muraille , 
& qui fert à foutenir quelque cho- 
fe ; 1°. efpcce de modillon quatre 
dans la corniche de l'ordre dori- 
que. 

Ce mot doit venir de l'Orien- 
tal 131a Af«;, hiUD Mutil , Cou- 
tien , appui , tout ce qui a de la 
force pour foutenir. 






,t229 DE LA LANGUE LA T. N 



1250 



'^; 



MOTS LATINS-CELTES, 

O U^ DÉRIVÉS DE LA LANGUE CELTIQ_UE, 



=r». 



3L 



N 



A lettre N , qui dans tons les 
Alphabets fuit la lettre M , n'a pas 
eu cette place fans raifon : défi- 
gnanc le fils, le nourrilfon , le né , 
elle marche naturellement à la 
fuite de M qui délîgne la Mère. 

Cette letcre fe prononce du 
nez ; elle devint donc le nom de 
cette portion du corps humain &: 
de Tes facultés : & parce qu'elle a 
un fon rentrant plutôt que fortant, 
elle eft devenue naturellement le 
«om de la négation, de tout refus j 
car par le refus, on garde , on em- 
pêche de fortir, on fait le contraire 
de l'aftion d'accorder. 

De-là une autre lignification 
très-étendue delà lettre N ; & par 
laquelle elle délîgne Tintérieur , le 
dedans , tandis que E & S font 
confacrés à l'extérieur , aux dehors. 

Ce font-là les grandes caufes 
des mots en N, 

On y peut ajouter la ficihté 
qii'a cette lettre de fe fubllituer à 
M , à L & à R. 

Une chofe digne de remarque , j 



c'efl: que cette lettre n'a donne fie\ï 
à aucune Onomatopée : en effet , 
elle eft par fj nature même abfalu- 
ment propre à l'homme : obferva- 
tion importante qui s'accorde avec 
tout ce que nous avons dit fur rO- 
rigine des niots , & que n'avoienc 
fait cependant aucun de ceux qui 
fe font le plus occupés de ces ob- 
jets , & avec le plus de fuccès, 

N AT, NAS, 



ne. 



I>e N , dcfignant toute idée relative à 
la naiflance , à la produélion , vin- 
rent ces diverfes Familles : 
I. 

j, Na-nz^jt , /, petit comme un en-» 
fant ; nain. 

Nanuj,« , um, qui eft nain , pas plus hauf 

qu'un enfant. 

En Efpagn. Nino , petit enfant. 

En Or. NiN , & Nun , pj , y>}, fils ,. 

enfant. 

,, . ^ chanfon à bercer les 

t.Nj£nia,iB, J 

,, f entans , chanloii 

NENzrt, œ, S , n.. , \ , 

,, r deltmce a les en- 

J dormir i z ». fables j| 



laji DICTÎONNAÏR 

coures ; clianfons , des baga- 
telles , des riens ; 5 *. chanfon 
lugubre pour les funérailles, 
pour le dernier fommeil : 4°. 
DcelFe de ces chanfons. 

l^Emofus , a , um , de contes , de fiblcs , 
plein de chanfons à endormir- 

Nsnior, atusfum , ari, endormir avec des 
contes , conter ; i°, chanter aux funé- 
railles ; 3". charmer , enchanter. 

II. 

ï. Natwj , i , G-Natmj, i, fils, en- 
fant ; i**. poulain. 
Nat.î, as ; G-NATiT, a , fille , enfant. 
Natuj- , a , um , né , iîTu ; 2'. propre à. 
^ATusfum , je naquis, je vins au inonde. 
NASCor, Nasci, naître , provenir. 
t^xsccndus , a, um, qui doit naître. 
"N&sciturus , a, um -, qui na'ura. 
NASctnfi.'! , IX, nativité , naiflance. 
Nati/, d'âge. 
Nat« maximia.,ïe plus .îgé , l'aîné , mot 

à mot , le plus grand en âge, 
Magno Natu , d'un grand âge. 
Prc-G- Natuj , a, um , né , produit. 
Pro-G-Nat; , orum , les enfans d'une 
perfonne. 

'4. "i^ATafis , e , nnral, de la naitTance. 

NATti/fj , is , jour de la naiffance , de la 
dédicace ; î". Nofl. 

'HATales, !!:m , naifTance , extraftion , race; 
'^°, fête anniverfaire. 

i^Aralitius , a ■, um , qui concerne la 
naiflance. 

NATii/fn'rî , orum , préfcnt fait au jour de 
la naiflance ; 1°. régal qu'on fait à quel- 
qu'un le jour de fa fête. / 

NATzOîOnJjjDécfTe quiprcfidoit auxaccou- 
cheniens. 

5. Natw j onis , renfemble des dtC- 



E ÉTYMOLOG. 1252 

cendans ou de ceux qui font ifiTus 
d'un même père & qui ne for- 
ment qu'un peuple. 

NatiV/mj , atis , naiflance , nativité. 
NArh'us , a,um , né avec nous , naturel. 

III. 

NAT«r(Z, ce , principe de tout ce qu! 
naît 5 renfcmble de tout ce qui 
naît, la faculté génératrice; i". 
eflence de chaque être, vertu quî 
fait naître ; 3 '^. inclination natu- 
relle, génie , inflind, qualité. 

N\Turalis , e ; NArunhilis , e , reçu de 
la nature , né , produit fuivant les règles 
de la nature ; 1 '. qui n'eft point artificiel ; 
vrai , finccre. 

]<} ATurale , is f ? parties naturel- 

HAiuraliajium ,i les. 
N AiNra/icer , par nature, d'après les 

mouvetncns naturels. 
!>} ATuri-Ficaeus , a y um , qui a pris 

nature , qui eft né. 

Composés de NAiura. 

ExTKA-'N ATJiralis , /e , qui eft con- 
tre nature. 
SuPFR-NATura/i.r, m.f. le , n. h , furna- 
turel. 

SuP£R - NATuraUter , aâv. furnaturelle- 
mcnt , d'une manière furnaturcUe. 
Tv^i-Natus , (is y âge de trois ans. 

Composés de Nat«j. 

AD-NAscor,-ci, fîirnaître, croître an- 
prcs de quelque chofè , tenir à 
quelqu'un par la naiflance. 

Ac-NA$cor ,-"' t naître contre , creître 

fur. 



fi23î? DE LA. LAN 

fur , auprès ; i*. naître depuis le tcfta- 

mcni du pcre. 
Ac-Nat«x, a, um, furnuméraire , qui 

vicn: par furcroit. 
Ag-Natu, a , parente du côté du perc. 
Ac-NATjf , i , parent du côté du père. 
Ac-l^A7!o,onis, parenté du côté paternel ; 

ic. nuiiïance après le teftamcnt l'u pcre ; 

3 ». croiiïànce , excroifTance contre , fur , 

auprès de quelque chofc. 
Ciikci M-Nisccr , fci , naître , croître 

autour. 

Cog-Nat/o, onis, parente du côte de 
la mère , proximité de (âng ; 2 ', 
liaifon , union , fympatbie. 
Ccg-Xat:;j' , a.y um -, parent du côté ma- 
ternel, coulîn-germain , proche , allié ; 
x", né avec , qui a du rapport , de la 
refTcmblancc, approchant; }°. contigu , 
Toifin , de même pays. 
DE-NASfor ,-fd , mourir , ceiïer d'être. 
E-NASfoir,-Jii , pouffer , fortir de terre. 
Extra -NATurrt/ix , qui efi contre nature. 
ÎN-NAscor y'fci , croître dedans ; 2°. 
être naturel. 

In-Natuj , a , um , naturel , né avec , 

inné. 
iNTiR-NASfor y-fci , croître parmi, naître 

entre. 
Ob-Natw , a , um, né autour, 
Rp-NAScor ,-fci , naître de nouveau , ref- 

fufciter. 
S UB-NASoor, -Jcf, pouffer par-deffous ,- i». 

croître à la place d'un autre. 
Si!PER-AD-NATa, «, dernière tunique de 

l'œil , adhérente par-dehors à la cornée. 
Supek.-Natuj , a , um , né ou cru depuis. 

IV. 
NîPOJ, o//j, petit-fils j fils du fils ou 
de la fille. 

KErrij- , is , pctite-fillc , fille du fils ou 
de la fille. 
Orig. Lat, 



GUE LAT. NA laf.^ 

N'i Pores , uni , detcendins , poflérité ; i», 
tendrons qui naiffent tous les ans autour 
d'un cep,&: qu'on coupe comme inutiles, 

NEfj'uiut, i , d.min. de Nspos. 

Composes. 
AT-Nf poj, ons , petir-fils de l'arriere- 
petit his , ou de l'arricre - petite- 
fille. 

At-Nep^'j , is , petite-fille de l'arrierei 
petîtc-fille ou de l'arricre-petit-fiis. 

PRr-NEPoj- , or'i! , arricre-petit-fils. 

PRO-NEPti.f ,fj' , arriere-petitc-fîllc. 

Tri-Nepox , OU! , arriere-pctit-fili du 
petit-fils, ou de la petite-fille. 

Tri-Nf Pf/j , is , arriere-pctite-fille du 
petit-fils , ou de la petite-fille. 

2°. Au figuré. 
Nepoj , ocis , débauché , infenfé , qui 
mange (on bien en débauche. 

NEPora/i/ , e , débauché. 

NfPotafwj, ûs , débauche , vie de débau» 

ché. 
NifJiinus , a , um , de débauché. 
NEPafor , a!us fum, ari , vivre dans la 

débauche. 
Les Grecs attachent également à ce moê 

NÊP les idées d'enfance, d'étourderie, 

de folie. 

V. 

NU, Nourrir. 
Nurrio, is,ivi, i:um, ire, nourrir; lôj 
conferver, entretenir, avoir Coin de, 
'Surrimen, inis , & 

Nvriinientum , î , nourriture , aliment. 
'Nvrrimentorum ejus locus , le lieu où il ^ 

été nourri- 
NuTr/x,irir, nourrice, celle qui nourrit - 
1°. pépinière ,■ 3°. celle qui entrctieni 
ou quiconferve ; 4^1. tetton, mamelle 
Nvirices, ium, mamelles, fcin, 
I4 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. i23<^ 



123 j 

NuTr/a'k , œ, petite nourrice. 

Nvrricator , oris , nourricier , celui qui 
nourrit. 

NuTrir/j, gen, de Natrix. 

NuTricius , a , um , voyez Nutridus- 
JiuTiico, as j ayi,'^ 

atum ,are, / nourrir ou être 

tJviricor , aris ,r L 

atus fum , an , ) 

t^VTribilis , m. f.le , n. is , nourriflant. 

NuTnVrtffo , onis ; i^urricatus , ùs , l'ac- 
tion de nourrir. 

NuT-fti.i , orum , nourritures , alimens ; 
1°. falaire d'une nourrice. 

t^vTriiium , ii , nourriture , aliment, foin 
de nourrir. 

NuTr/tiux, a , um ■, qui nourrit. 

^inritiofinu reripere , donner la mamelle , 
alaiter , donner à tetter ; donner le 
letton. 

i^vrritius , ii , voyez Nutricator. 

KuTririij- , ùs , nourriture , l'aftion &■ le 

_ foin de nourrir. 

Composés. 

Ao-'NvTrio , is , ivi , itum , irCf nour- 
rir , élever auprès. 
E-NuTrio , is , ivi , itum , ire , nourrir , 

entretenir , faire fubfifter. 
ÏM-NuTr/or , iris , tritusfum , triri , être 
nourri dans , élevé à. 

VI. 

NUP, mariage. 
I. 
iJvvtus f ùs , mariage, ou Tadlionde 
marier une fille. 
2^upivi filiam coUocare , ou Nuptu 
locare , marier une fille, la donner 
en mariage, 
NuPtu.r, Sj i/m,qui convient à une mariée , 
de mariée. 



NuPfuj novus , nouveau marié. 

NtiPfa verbii , paroles , termes que la 

bienféance ne permet qu'aux femmes 

mariées. 
NuPfa , <e , mariée , époufée. 
Noya Nuptci , nouvelle mariée. 
'MvPtiœ, arum , noces , mariage. 
Nupf;a/fT , m. f. Is , n. is , nuptial , de 

noces , de mariage. 
NoPfij/ij dona , préfens de noces. 
Nvftialiter, adv. à la manière des noceî.' 
NvPiialitius , a, um , voyez Muptialis. 
NuPtfafor , oris , qui fe mêle de faire des 

mariages. 

^vPiorium , ii , lieu ovi l'on fait des noces. 
NvFturus , a yum, qui Te mariera , qui va 

être marié. 
Nopturis/ij, lis , fille qui a envie d'être' 

mariée. 
Nuprurio , is , rii , ire , avoir envie d'être' 

marié. 

MuLTi-NuBWj ,a,um, qui fe marie 
plufieurs fois. 

Composes. 

Con-Nub/k/w , ii , mariage. 
CoN-NtiEi,î;ij- , f , de noces , nuptial , Je 

fiançailles. 
CoM-NuBJiij-, e, qui cfl en âge d'être 

marié. 
CoN-NuBo ,-ere , fe joindre aTCC ou en-; 

fcmblc, 
Dh-Nubo ,-eTe , prendre un mari ; i°. 

s'attacher comme la vigne s'attache aux 

arbres. 
E-NuBo ,-ere , fe méfallier , prendre un 

mari de moindre naiiïànce que la /îenne. 
E-NvTtio , onis , méfalliance , alliance 

inégale , mariage avec un homme d'un 

rang inférieur; i", mariage d'un efclave 

hors de la maifon de fon maître. 

lN-NuBtf,(P, qui n'a point été ma- 
riée. 



DE LÀ LANGUE LAT. NA 

NAP. 



^137 

In-NuBuj , a , um. , qui ne prend point 

de mari. 
I«-NuB9 ,-ers, prendre un mari ; î». entrer 

par le mariage dans une famille illuftrc. 

Pro-Ni'b<i , iS, furnoin Je Junoii qui 
préfide aux mariages. 
Fro-Nub*, arum, celles qui conduilbient 
la mariée au logis de Con mari. 
PRO-NuBf , orum , ceux qui conduifoicnt 

le marié. 
Pro-N(jE(3 .-are , préfiier aux noces. 
P&.o-NvBus ,a,um , qui concerne la noce , 
qui pré/îde an mariage , qui conduit le 
marié ou la mariée. 
Re-Nub//o, are, dévoiler. 
Re-Nubo ,-cre , fe remarier. 

ScB-NuBd , œ , femme époufée en fécondes 
noces, 

NÉGATIFS. 

I. A-Nub/j, e,is, qui n'eft pas en- 
core dans l'âge de puberté ; z * , 
qui eft fans foin. 
;s. IN-Nupfuj , a , um , qui n'eft point marie. 

2. 
De NuB, prononcé Nyb, Se nafalé 

en Nymp, fe forma ce mot : 
tïYMvha, ip, nouvelle mariée; 1*. 
bouton de rofe qui commence à 
s'ouvrir ; 3*. petite abeille; 4° 
infefte dans l'état de Nymphe ou 
enfevelie dans la coque qu'elle a 
filée. 

VII. 

NAP, 
fruit. 
Nap«j , i , navet ; racine. 
NApa,iE , efpècc de vin fait avec des 
navets. 
NAFtna , X , champ femé en navets. 



1238 



NApa:? , arum , Nymphes des val- 
Ices. 

VIII. 

N U X , fruit en général. 
I. 

Nux , Nucis , noyer , arère ; 1®. 
Noix , fruit du noyer. 
Nitx ponilca-avellana,3.^t\\ns, noi- 
fecte , fruit du noifettier. - grxca, 
amande , fruit de l'amaniier. 
— Aromatica.. — Unguencana. — 
Odoraia--- Mujcata.— Myi ijlica. , 
noix mufcaie. — Cajlama , châ- 
taigne , fruir du châtaigner. -- Pi- 
nta , pomme de pin. — Perjîca f 
brugnon , pêche , fruir du pécher. 
Noix , forte de pêche. 
Nucu/j , <s, petite noix. 
Nvciilus , i , petit garçon qui joue encore 
aux noix; i", petit Ganimede. 
Nuca/;y , m. f, le, n, is , qui concerne 

les noix. 
Nvcamenrum , i , fl;ur des noyers Se des 
coudriers, ou plutôt ce qui précède le 
fruit ik qui tomljp , ayant la figure d'une 
queue de fouris. 
Nvcstum , i , lieu planté de noyers. 
Nvceus , a , um , de noix , de noyer. 

Nauc/, de zelt de noix. 

B I N O M E j. 

Nuci-FRANG/i-w/ww, /, cafTc-noix, ou 
dents avec quoi on cafle des noix. 

NiicI-Frang/Ju/w, a ,um , qui caiïe des 

noix. 
Ni.'C(-Pers!C(I, orum , pêches , brugnons , 

fruitt. 



!I23P DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. is^ô 



Ni cf-PRiiHum , f , fruit de prunier enté 
fur un noyer. 

2. 

Vvc/eus , i , amande , noyau ^ noix 
qui eft dépouillée de fa coquille ; 
i*. forme de paveur; 2". couche 
de maçon fur laquelle on pofe les 
carreaux du plancher. 

Nue/eus alla , goulTc à'nW.—ylcini , 
pépin de raifin. — Ferri , acier. 
— Olivœ , noyau d'une olive. 
— PinguituJints,à\M\\\on de graifle. 
IJuc/ei palmarum , noyaux de datre. 
NucUum amijl , j'ai perdu le meil- 
leur. 

'tJvCL?,itus , a , um , fruit qui eff noué. 

Nucieo » jr , are , coramesccr à nouer Ion 
fruit. 

NO. 
Au figure ^ 
fruit» de l'aine , connoifTanee. 

pu primitif No , fruit , produélion , 
ie forma No, connoidancc , con- 
ception de l'ame; d'où vinrent une 
niukitude de familles en toute lan- 
gue. 

I. • 

Nov; , j'ai connu. 

tioius, connu : d'où fe forment ces 

mots : 

NoSco , is , ncri , notum , cere , Hiyoir , 
connoître , concevoir. 

Nosciii/ii- ,m f.le, n, is , reconnoiiïîible , 
ou qu'on peur reconnoître, 

i^cscirùlundus , a , um , comme s'il eût 
reconnu ; z". plein du (buvcnir d'avoir 
connu , rcnij-li de l'idée d'avoir vu au- 
trefois- 

^ofciiuns j ds , qui rcconnoii. 



Noscifo , as, avi, atum, are , reconnoi-», 
tre. 
NoTio , onis , notion , idée , qu'on Ce 
forme , connoiHànce , intelligence ; 
1°. Jurifdiftion ; 5 <*. droit de con- 
noître d'une affaire ; 4°. (cntiment ,- 
principe, axiome. 
NoT/ti.i , a; NoTifie^, ei , connoiflancc; 
intelligence, 
NoTf/I-o , /f , tui, cerf, être connu, de- 
venir connu , venir .i la connoifT.ince. 
Norus, a , um, part, de Nofco , connu ; 

1°. qui connoit. 
No ri , orum , gens de notre connoiflanccj 
1», vents. 

Composes. 

ADr-NorumeJl , ce(\ une chofc con- 
nue. 

Ag-Nit/(i , onis , aveu , confefïion , rc- 
connoifTancc; t". notion, idée, marque, 
indice. 
Ao-Ni nis , a ,- um , p.:rt. à' A^nofco , con-^ 

nu , avoué , reconnu. 
Ac-N^jrfl , /.ir , novi, nhum, fcere , con-> 
no'.tre , reconnoître ; 1", avouer , con- 
fclTer. 
CoG Nit/o, cnisf connoilTance , dif- 
cernement, cx.mien , intelligen- 
ce , notion , pénétration , rue ; 
2°. rcconnoilTance; marque, (Igne. 
Cor.-Nosco , cis , noii , nirum , fcere , con- 
noitre , avoir la connoiiï^mce , pénétrer; 
z". fçavoir, entendre , démêler, décou- 
vrir , difccrncr , appercevoir , voir, diP- 
tinguer,reconnoitrc ; 3°. )Ugcr,ètre juge; 
40.conlîdérer,examiner,s'en-]uérir, pren- 
dre connoifTance, s'inforaier, s'inllruirc, 
être inftruit ,5° apprendre, étudier ; 6'. 
é-^rouvcr, expérimenter. 
CcG-NiTui- , a , um , ior , ijjimus , part, de 
, Cognofco ,- connu ,'/çu ; i"". examiné , yii,. 



DE LA LANGUE LAT. NO 1142 



CoG-NiTiVui , a , um , qui conno.t. 

CoG-NiT(ir,oir/j, procur;ur, agent, hom- 
n*c d'affaires ; i°. Rapporteur , Juge qui 
rapporte aux autres l'état d'une affaire ; 
jo. celui qui voit le procès fur un bu- 
reau , qui travaille de Commiffaire. 

Cognitor eft proprement le Procureur d"u- 
nc Partie pféicntc ; & Procurator , celui 
d'une Partie abfente. 

Coc-UlTura , (T , charge , emploi , fonc- 
tion d'un Commiiïaircd'un Rapporteur ; 
cxarnen d'une affaire fur le bureau; 3°. 
l'état de Procureur > d'agent , d'homme 
d'affaires. 

Ad-C< o-Nosc», is , novi , nitum , ert) re- 
connoitre , avouer. • 

Dic-Nosco , cis , novi , notum , fctre , con- 
noitre , démêler, difccrner, dillingucr ; 
faire diflinftion , différence. 

Jg-NosC(5 , is , novi , notum , ère , coit- 
noître , favoir -, 1". pardonner ; 
} °. ne pas lavoir , ne pas com- 
prendre. 

Ig Nosc?nj , tis , qui pardonne, qui ou- 
blie les fautes. 

IgnofcentioT animus -, efprit plus porté à 
pardonner. 

"Ic-tioscenna, ce-, pardon qu'on accorde. 

iG-NoSciAi/fx , m. f. le , pardonnable , 
digne de pardon , qu'on peut ailcmcnt 
pardonner. 

ÏK-CoG-Nosco , is , ère , reconnoitrc. 

In-NoTefco , is , tui ,fcere, devenir célè- 
bre , être connu , fe faire connoitre , ac- 
quérir de la réputation, fe faire un nom ; 
a°. venir à la connoiffance, venir à être 
connu. 

Ïnter-Mcsco, is, novi, nôtum , cere , re- 
connoitrc entre, parmi ; difccrner , dif- 
tinguer , dcmcler, faire la différence ou 
la diftinciion, 

VEK-'Norus,a,um,pdri. de?LK-l^os^ 
so , fore connu. 



Ptr. Nosco , il, noi/i , nentm ,fcere, c«n'« 

noitre parfaitement ou a fond. 
Per-Notesco , is -, rui , fcere , venir h la 

connoiffance, devenir public , yenir à 

être connu. 

Pfr-Cog ■N'itut , a,um, part, de 
Pfr-Cog-Nosco, is^ Z'^"''''!?"i'-urii,gn0j'' 

cere, connoitre parfaitement. 

Pr/C-Not/o, onis, connoillànce qu'on 
a par avance. 

Pr^-Nosco , is, novi , notum , fcere ,'corï- 
noitre par avance. 

Ri:-CoG-Nir;j , onis , revue , examen ; 
l'adion de revoir, de repaffcr ; i". en- 
quête, 

Rf Cog-Nosco, is , novi, nitum , fcere i 
reconnoitrc ; i°. revoir , repaiïcr, exa- 
miner , retoucher , corriger; 3°. le re« 
mettre dans l'efprit , rem-enûre les pre- 
mières rdécs , rappeiler^ans fa mé;noi- 
re ; 4". vifiter; 50. faire la revue. 

Ne g a t I F s. 

Ig-Notkj,4, um,pari,d'lG-Notco,in-' 

connu,c]u'on ne coniioît pas.qu'ûiv 

ne (air point , ignoré; 1". oà l'on 

n'eft point connu ; 3 ". qui ignore. 

In CoG-NiTiij , a ,um , inconnu, 

l I. 

NOM, nom, 

Dc-là NoMe/2 y Nom , parce qu'il Cctt ' 

à reconnoure les objecs. 
NoM«n , iriis , nom ; 1 ". réputation , 
renommée, renom ; 3 '', prétexte, 
caufe , raifon , fujet ; 4'-'. dette; 
5*^. article d'un compte ou d'ua 
mémoire. , 

l^cMin.alis , m. f. le, n, is , qui concerna 

u« nom , dérivé d'un nom. 
HoMindis gentilitas , famille de mém» 



1245 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. ï^^ 

nom , ceux d'une famille qui portent le 



même nom. 

NoMiniî/irer , adv. fuivant le nom. 

UoMinatîm , adv. par nom nom par nom , 
chacun par fi)n nom; r". nommément, 
exprcffement , en particulier , particu- 
lièrement , en détail. 

NoMin jrio, oni'.r , nomination , Taiflion de 
nommer; i". dénomination, énuméra- 
tion , dénombrement ; figure de Rhéto- 
rique , qui exprime les chofes par les 
noms qui leur font propres ; 5°- nom. 

HoMwano occulta , terme peu connu , 
obfcur. 
'^OMinativus , i , Nom,!aatif,premier 
cas d'un nom. 

NoM-'nrtfor, oris, celui qui nomme, qui 
a droit de noitjmer. 

i^cMÎnatux ,a, i/m , pirf.de Nom/no, nom. 
mé ; 1°. famclk , célèbre , illuftre , re- 
nommé , qtri qA en efiime, qui a de la 
réputation , qui a du nom, eflimé. 

ficMinatiis, ùs , nom. 

NoMiniro , as , «w, atum, are , nommer 
fou vent. 

NoM'Vïo, as , avi , atum , are , nommer , 
dire le nom , appeller par fon nom. 

Binôme Grec. 

Onomato-P^/^, « , Onomatopée, 

fidionde noms, laûlon d'en faire. 

COM POSES. 

Ag-No/72«/2 , iriis , furnom , nom de 
famille , ou nom qu'on s'éft: acquis 
par quelque aftion , ou par quel- 
que aventure. 1 °. Le troifiéme en 
ordre des noms ordinaires chez les 
Romains. Ex. Marctis , pranouun : 
Talliu5,72am£;z : Cicero , a^nomen. 

Ac-l'i Cl* s nt um , i, fobriquet. 
Av-^oMinitio , onis , allufîon à un mot , 
jeu de paroles ; figure de Rhétorique» 



CoG-NoMe/z j înis , & 
CoG-NoMcnium , i , furncn. 
CoG-NoMino , as y avi , atum , are, Cut^ 
nommer, donner un furnom, 
CcG-NoMi/iij , ne, de même nom, 
Coc-NoMin.itus , a, um , furnommé; 
DeNom^wo , as , avi , atum , are ^ 
nommer , donner un nom , dénom- 
mer, 
DE-'tioMiaatio , onis, dénomination, mé- 
tonymie , figure de Rhétorique, 
Di NoMinativus , a, um, dénominatif ^ 
dérivé, 

PRi€-NoM(r/z,-/n/j' , nom propre. 
PRO-NoM<r/z , inis , pronom , mot-à- 

mot, qui marche avant le nom, qui 

le précède. 
TRANS-NoMina , as, avi, atum, are i 

changer de nom. 

Famille Grecquï, 
.où N eft précédé de G. 

G-NoMa , œ , fentence , mefure ^ 

équerre. 
G-NoMon , onis , aiguille d'un cadran 
folaire. 

G-NoMonjra, « ; G-NoMon/ce, es , gno-. 
monique, fcitnce des cadrans. 

G-NosT/c/,or«/77, [m.-à-m. les Savans,) 
les Gnoftiqucs. 

COMPOSSS. 

Pro-G-Nos/5, is , prédiélion. 

PRO-G-NoSff j- , a: , devin , pronortiqueur. 
PRo-G-Ncs(ifo/7 , i ; Pao-G-Nostica , 

OTum , préfages ; prédirions. 
PRO-G-Nostico ,-are , prédire , préfager. 

Binômes. 
Uh Ydré , eau , fe formèrent ces mors : 



Ï24; 



DE LA LAN 



HYcro-G-NoMO/z , is , qui trouve les 

eaux avec la baguette. 
HYDro-G-tioMonLe , es , connolffance 
des lourccs cachées. 



B I N O W E s. 

qui 



a deux 



Binom/Wj , e , 

Bmouius , a, urn ,^ noms , qui 

porte deux noms. 

JÏIuiTi-NoM/nij , m. f. ne , n. is , qui a 

plufieurs noms; i». qui a beaucoup de 

réputation, très-renommé. 

Privatifs. 

[i, Iti-'N OMinalfilis , /e , qu'on ne doit 

point nommer. 
i, IcHoMinia , œ , ignominie, des- 
honneur , dilgrace , infamie , af- 
front , ou reproche confidérable. 
tC'NoMiniatus , a, um , deshonoré, dif- 
famé, perdu d'honneur, traité avec igno- 
minie. 

FG-NoMfnz'o/i/j', a,um, ignominieux, hon- 
teux , dcshonorablc , infâme i 2°. noté 
d'infamie , perdu d'honneur. 

fc-NoM/nej, um, gens lans réputation , 
fans nai/Iance, 

Composés Grecs. 

I. An-Onymk^ , a j 2im , anonyme , 
n-ins nom , dont le nom ne fe 
dit pas ; inconnu , qui ne k nom- 
me point. 
i. Syn-OsYma, orum , fynonymes , 
mots qui fignifient la même chofe. 
Syn-ONVMia, « , /îgnification commune 
à plufieurs mots; i». dénomination com- 
mune. 

Sïn-Onvmw t a, um y de même nom ; 
i". Anonyme , qui a la même fignifica- 
Mon. 



GUE LA T. NO iz^S 

5. Hom-Onymhj, a , um, homony- 
me, qui a dificreiïtes fignifications, 
équivoque. 

-j. Met-Onym;^ , a , métonymie ,' 
figure de Rhétorique , qui donne 
le nom de la caufe à l'eflèt. 

III. 
NOR ,pour NOS. 
I. 

DiG-'Noratio , onis , marque que l'osi 
fait pour reconnoître quelque 
cho{ê. 
Dit -NcR.2ror, oris , marqueur, celui quî 
fait une marque pour reconnoître qucl-i 
que chofe. 
DiG-NoRO , as , avi , atum , are , marquer,,- 
faire une marque pour reconnoître, 

i. 

Ig - NoRo , as , avi , atum , are ,. 
ignorer , ne favoir pas , ne pas re-« 
connoître y n'avoir point de cou- 
noifîànce. 

\o -tioKans , tls; comp, IgnoTar)tior , tiùs ; 

voyez Ignarus. 
iG-NoRrwt/d, «, ignorance; 1°. incapa« 

cité , fttipidité , bêtife. 
iG-NoRjr/o, onis, ignorance, défaut de 

connoifTance , faute de fcience , manque 

de fçavoir. 
iG-NoRaJ/'/fx, m, f. le , n. qu'on peut aî- 

fément ignorer; 2*, qu'on ne connoîs" 

point , ignoré, 

3- 
NoRMû, œ , équerre ; 1*. régie / 

modèle. 
NoRMû//r, m, f. le, n. fait à l'équerre ou 

avec l'équerre. 

NoRMfl2/rer> «iv, avec l'équcrrÈ , à ïé't 
querre. 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 124S 



I 247 

a OB.M :itti f , a, itm , drefl'é à l'équcrre , 
fai: a rî-]uerre. 

Composes. 

A-Norm/j , me , dcrcglc, cjui virlâns 

régie , dans -le défordrc, 
Ab-Norm/j , m. f. m; , n. fans ordre, fans 

régie , irrégulier , déréglé. 
De-Norm9 , as , aii , arum , are , rendre 
irrégulier, inégal ; donner -une figure 
irréguliere, ùirc fortir de la régie. 
Df-NoR.Mjri/j , a , um, irrégulier , qu'on 
■a. fait fortir de la régie. 
ï-NoRM/j , me, énorme , démefuré, 
d'une grandeur prodigieufe ; z°, 
irréguiier , fans régie , (ans mefure. 
E-Nop.MîVar, a;is , énormité , grandeur 

démefurée; i». irrégularité. 
E-NoKMirer, adv, démefurément , exccf- 
fîveinent , prodigieuiement , outre me- 
fUre , fans mtfure , irrégulièrement. 
Is-E-Norm/x , »2./, me, n, qui n'eu point 
énorme , point démefurét 

IV. 

l^Vhien, inis ,D[c\i , Divinité ; 2*. 
puiflance , volonté divine, &: les 
autres attributs de Dieu ; mot à~ 
mot , Nu-Men , le grand Elprit , 
celui qui connoîc tout. 

DÉRiVKS Grecs. 

'z.'No^ma , lis , figure de Rhétori- 
que , par laquelle on fait entendre 
autre chofe que ce qu'on dit. 

k. Neum<i , «e , &: aùs , V, Modula- 
tio. 

3. DiA-Ncff<i , a , entendement , fi- 
gure qui défigne mieux le fens que 
les p.iroles. 
A-DiA-NoE;ui , a, [uniy inintejligibjc j 



qu'on ne peut entendre; :". niyflique , 
qui a un fens caché. 

4. OrvTHo-P-N(Efl, œ , forte d'iflhmc , 
maladie où l'on a peine à refjiirer, 
à moins qu'on ne ie tienne droit. 

Ortho-P Noicvj , a , um , qui eftaî- 
taqué de cette maladie. 

V. 

NuMM , mcnnoie : elle eft figne des 

valeurs. 
NuMM«j , i , pièce de monnoie ^ 

médaille , argent. 
ÎJvMMulu! , i , petite-pièce de monnoic. 
NuMi//72iî , ans , médaille ; 1°. pièce 
de nionnoie. 
NuMism.itO'Grapkin, a, Hifloire Métal- 
lique. 
NuMMariu^ , a, um , de la monnoie, qui 
concerne la monnoie ; 1°. qui prend de 
l'argent. 

NuMuatio , onis , abondance d'ar- 
gent , amas d'argent , grandes 
fommes. 
NvtAManis , a , um , qui a de l'argent, qui 

eft en argent comptant, pécunieux. 
NvMMatuin bené ini.irfupium , bourfe bien 
garnie. 
NuMMq/ùj,a, um, qui a beaucoup d'ot 

Si d argent, qui eft pécunieux, 
NvMMulariust a,i/m,de Banquier; i»; 
de Changeur ; 3". qui concerne la Ban* 
que ou le Change. 
NuMMu/an'o/ux , i , petit Banquier. 

Nvuuularius , il , banquier , chan» 
geur. 
NvhfMularia , a , forte de plante. 
Mt'LTi-NuMMW, a,um. Se 
Ml'lti-Ni-mw , a , i^m , qui apporte, quî 
gro4viit beaucoup d'argent, qui eft fort 

lucratif. 



1249 



DE LA LANGUE LAT. 



No 



12JO 



lucratif, par le moyen duquel on gagne 
beaucoup ; i", qui a beaucoup d'argent. 

VI. 

N O T , note , figne. 
NoTtf , œ , noce, marque, remarque ; 
2*. fîgne , témoignage ; 3°. tache, 
(naturelle ou accidentelle;) 4". 
flctrilfure , marque d'ignon^nie ; 
5°. abréviation , chifire ; 6°. ca- 
radcre ; 7°. forte, manière; S«. 
cfpéce ; 9". coin de la monnoie , 
empreinte; 1 o". correftion , répré- 
hcnfion , cenfure , réprimande. 

Noraculum , i ; Noxamen , inis, marque , 
note. 

HoTandus , a , um, remarquable, qu'il 
faut remarquer , à confidérer. 

NoT«ny , tb , qui marque, qui défigne. 

tior arius, ii , Secrétaire , écrivain , qui 
écrit fous quelqu'un, copifte; z°. Notai- 
re ; }o. qui écrit par abréviations ; 4''. 
qui écrit en chiffres. 

NoTjr/e, 0/7/r, marque , remarque , note, 
obfervation ; i», étymologie. 

Hotatio cenforia , réprimande du cenfeur , 
la punition qu'il ordonnoit. 

tioratorium > ii , note , marque. 

NoT0 , as , avi , acum , are , marquer , 
faire une marque , noter ; i°. dé- 
figner; 5°. remarquer, obfèrver ; 
4?. blâmer , reprendre , taxer , 
ccndirer, critiquer; 5*. flétrir, 
diffamer, déshonorer; 6°. ccrirepar 
abréviation. 
NoTor, orfr, qui connoît, ou qui fait con- 

noitre quelqu'un. 
NoToria, OTum, dépofition de témoin, 
NoToriuw , ii , indice d'un crime ; i», 
regiflre du Greffe criminel. 

Orig. Lot, 



NoTnius, a , um , notoire, connu de tou' 
le monde , ou qui fait connoitre. 

NoTA^/7/j , /e , notable , remarqua- 
ble , mémorable, recommanda- 
ble , infîgne, confi jérable , grand , 
extraordinaire , furnrenant ; 1*. 
vifible , qui fe voit aifénient , fa- 
cile à remarquer ; 5^. blâmable, 
répréhenfiblc , qui mérite d'être 
repris. 
Notalulior cxdes , un maflàcre plus 

furprenant. 
Norabilitas , atis , excellence. 
Norabiliter , adv. notablement , con/îdé- 
rablemcnt ; 1°. vifiblemeut , évidem'^ 
ment. 
Notaèiliùs turlantes , qui cxcitoient un 
trouble extraordinaire. 

B I N o M ES. 
NoTi-Fico , as , avi , atum , are , no- 
tifier , faire (avoir , faire conuoî- 
tre , donner l'intelligence. 
Notc-Plfx , icis , qui a eu le fouet par 
la main du bourreau. 
PROTO-NoTariw , iz_, Protonotairc. 

Composés. 

Ai -NoTO , as , avi , atum , are , 
marquer, remarquer, obferver ; z". 
faire des notes, des coUedions. V. 
yinnoto. 
Ao-NoTarer , oris , qui remarque , qui 
fait des notes , obfervc , examine ; i», 
qui écrit , qui coUige ce qui fe fait , ce 
qu'il apprend ; j". ccnieur, 
Ad-N or amentum > i , & 
AD-NoTiifio, onis , note, marque, re- 
marque , annotation , obfervation , col- 
ledlion ; i". refcrit. 

CrRCuM-NoT..ri/j> a , um , marqué tout 
autour, 

K 4 . 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. isji 



Di-NoTo , as , avi , atum , are , mar- 
quer , dénoter , caraftcrifer , no- 
ter. 

DE-NoTar^'o, onh , caradérjfation , mar- 
que. 

In-Noto , as , are, infcrire ou faire une 
infcription, 

Prjî-Noto , as, ares cotter , marquer en 
tête , intitul r , mettre une infcripticn. 

Si'B-NoTO , as , avi , aium, are ^ remar- 
quer tacitement ,• i". reprendre ouver- 
tement ; \°. fouCcrire. 

Suh/iorare libtilis , répondre des requê- 
tes. 

VII. 

NUMERwj, nombre. 

De No , connoîcre, & Mer, partie , 

vint cette Famille: 
l^vuerus , i , nombre , beaucoup , i 

quantité, 2°. rang; ^°. mefure , 

cadence; 4°. nombre. 
î^umeri graves , vers héroïques. 

— lmpares,\'zi% élégiaques. 

NuM.cro , as , avi , arum , are , compter , 
calculer , nombrer ; lO. cflimcr, prifer , 
tenir compte , compter entre , mettre , 
au rang. 
, NuM^jp/t' , ms , \^imè , aèv. avec nombre , 
par tnefure , avec cadence , de mefure, 
"i^wiero^us , a,ùm , nombreux , qui eft en 
grand nombre ; i^. grand ; 3°. qui a de 
la cidencc , cadencé. 
JSvM.erahliSjle, qu'on peut compter, 
. qui peut être nombre. 
l^vMeramen » inis , compte , calcul. 
.NhMerandus , a , um., qu'il faut compter. 
J^vutrarius , ii , Arithméticien , calcula- 
teur i i'- Officier de la Chambre des 
Comptes. 
NuMer.in'o , ortis , compte , dcnombrc- 
jnent, calcul, J'adion de compter. 



NuMerato, en argent comptant, 
NuMfrijror, cris , calculateur , arithméti- 
cien. 
NvMeratus ,a,um, part, de vurr.ero , com- 
pté, nombre , calculé. 
N'JMern , .1 point, jiiftement , à terme ,• 
comme il faut , à tems , â propos ; i". 
trop tôt. 
Numéro nàhi in menrém fu't , ie m'en fuis 
fouvcnu hicn à propos , fort à jioint. 
NuMeria,œ , Numérie; Dcefle des 
nombres ou de rArithmétique , 
que les femmes enceintes invo- 
quoieni pour être bientôt délivrées. 
Nv.Meriuf, a , um , qui eft venu à terme 
ou fans peine. 

Ce MPO?És. 

AN-NuM«ro , as , avi , atum , are . 
compter , nomfcr. r ; 1°. délivrer 
comptant ; 3 o. ajouter à , mettre 
au nombre ; 4°. faire le détai. , le 
dcnom.btement. 

Ccn N V Mero , as , avi , atum , are , comp- 
pter , nombrer avec ou cnfemble. 

Dt-N'"Me;D , -are , compter» 

Di-NuMrro , as , cv: , atuin , are , comp- 
pey , cakuier , no'mbrer. 

Di-NuMfrario , o/îif, dénombrement, 
énuniératinn ,. détail. 

E "i^vuero , as,avi , atum, are , dé- 
nonibrer , détailler , raconter en 
détail ; 1°. compter , calculer , nom- 
brer, fapputer, faire le calcul. 
E-NuMerafio, onis , énumération , dé- 
nombrement, détail ; i''. récapitula- 
tion , reprifc des principales chofes d'un 
difcours. 
PER-Nt'Mero , as , avi 5 atum ,are, comp- 
ter entièrement. 
Rt-'Nvyientus , a,um, part, de 
RE-NuM£roj aJ ,avi,atum , arst recotng»- 



12^ DELA LANG 

ter , calculer de nouveau , fiipputer une 

féconde fois, 
SvrtR-'SvMeriirius, a ,um, furnuméraire. 
Trans-Ni'm.to , as, avî , a:um , ars , 

compter au-delà. 

NÉGATIFS. 

Jîi-'Nv M£rafi/is , le , innombrable , 
dont on ne peut dire le nombie , 
qu'on ne peut nombrer. 
In Ni MiTu-i;//V;tj , aùs , nombre Infini , 
qu'on ne peut dé%ner ; multitude in- 
nombrable. 
lN-NrMer>73f.'ir£r , a^.v^ fans nombre , un 
nombre infini defois. 

In-Nlm£to/ùj- ,a.,um,& Is-Ni/Mf ruf » a , 
um , innombrable , qu'on r.e peut nom- 
brer , dont on ne peut dire le nom- 
bre , qui eft fans nombre, . 

VI II. 

N U Dus , nud , à découverr. 
"Nv Datio, onis ,nudké -y z°. l'adion 
de fe mettre nud ou de dépouiller 
nud. 
KvDjtiis , a , um , part, de Nudo. 
Nt'Dj, adv, nuement,ànud; i°, fansdif- 
fîmulation. 
Ni'Di-PEDa/Za , ium , facrifices qui fe fai" 

foient à pieds nuds.. 
Nt'Dff.ij , a;is , défaut , manque d'élo- 
quence ; 1°. nudité, 

NuDo , as , avi , atum , are, mettre à 
nud , dépouiller, découvrir , faire 
voir à nudj i °. dénuer, dégarnir; 
3 ". expoicr à la vue , mettre en 
évidence, Etire connoître ce qui efl: 
caclié. 

Composes. 

CoN-Nuco , as , avi, atum , «re , dé- 



UE LAT. No Ï2Ç4 

poiiiller , découvrir , mettre tou: 
nud. 
De Nc'DO , as , avi, atum, are , dépouil- 
ler , mettre nud , ou à nud , découvrir , 
exposer , faire paroître ; i*. priver, dé- 



nuer. 



Dt-tivomio , onîs , l'ad.'on de mettre 
nud, de dépouiller. 

E-NuDO , as , avi , atum , are , dépauil- 
ler , mettre à nud ; i°. mettre en évi- 
dence , découvrir, expofer , faire voit 
nettement , &c, 

Semi-Nuduj , a , um , demi -nud. 

IX. 

N O-B I L , Noble , digne d'àrc 
connu. 

De No, connu, & de B i l , capable , 

fe forma cette Famille: 
No-Bim , le , ior, ijfntus , noble , 
gentilhomme -, i". connu, fameux , 
célèbre, illuftre, excellent, renom- 
mé , remarquable , éclatant , qui à 
de la réputation , qui a du nom. 
No-BiLit.îj , ads , noblefle , grandeur,- 
dignité , excellence , fublimité ; z°, 
noblcffe , qualité de noble ; 3'\ nom. 
lioBiùtitus ,a, um , rendu illuftre oa 
célèbre , devenu fameux , qui s'ifl fait 
connoître , qui s'efi fîgnalé, 
No-BiLiVer, (luV. noblemenf.x". excellem* 
ment , d'une manière éclatante ou illul- 
tre 5 avec réputation. 
No-BiL!to , as , avi , atum, ars , rendre il- 
luiîtc , fameux ou célèbre ; mettre en ré- 
putation , faire connoître , donner vo- 
gue. 

Composés. 
PErvNoBiL/.y, /e , très-noble , fort 

excellent. 
PiR-NoEitiVtT, adv. très noblement, 
K 4 ij 



r 



,2f j DICTIONNAIRE ÉTYMOLCG. 

PB,iE-NoBiiij , m.f. le , fort noble. 

NÉGATIFS. 

le-No Bu/j , le , inconnu , peu con- 
nu , qui efl: fans réputation , qui 
n'eft point en eftime , dont on fait 
ceu de cas . oui eft fans nobiclTe , 

1 ' ' 

roturier , qui eft de bafle naiflance. 
iG-NoBiiffflJ, atis , baffcfTe de naiffance. 
iG-NoEiLiter , adv. avec baiïèfTe , fans au- 
cune élévation. 
In t^oBiUtatus, a. -.um ■, qui n'a point été 
annoblî. 

X. 

Nos, trî , trum, Us, nous , de nous, 
à nous. 

NOSMET, & 

NcSMETirsi , nous-mêmes. 

NosTf r , tra. ,trum, notre , qui eft à nous ' 
qui nous appartient ; z°. qui eft de notre 
pays , de notre ville , de notre famille , 
de notre K->gis ; ;o. qui nous eft favora- 
ble ; 4". de notre rang, 

NosiraJ , aris , de notre pays. 

NoBis-rwm pour cum nobis ; d'Ego , avec 
nous , en nous-mêmes. 

XI. 

NUNC, le tems connu, fous les 
yeux , le prcfcnt. 

NuNC , à piéfent , préfenternent , 
maintenant, à cette heure j i**. 
pour lors , alors. 
Ni'KC-Uci , at^v. eft-ce que jamais ? eft- 
ce qu'en quelque endroit ? 

NUN C, 

Annoncer , faire connoître. 



JiuHcius, ii, meffàgcr , qui apporte 
quelque nouvelle , courier y 3.°. 



12jtf 

mefiage nouvelle , rapport j }• 
lettre de divorce. 

NuNCwm, u , nouvelle. 

NuNciuj , a , um , qui annonce , qui rap- 
porte ou qui apporte quelque nouvelle. 

Ni'Ncfa , a: , meffagere , celle qui annon- 
ce quelque chorc , qui apporte une nou- 
velle. 

Nuncia Junonis, Iris , arc-en ci:l. 

NnNciafîo , onis , l'aftion d'annoncer une 
chofe, d'en porter la nouvelle. 

NuNciflWr, fW^, qui annonce , quiappor- 
te une nouvelle. 

Nvticiatum , i , melTagc ; i°. rapport.. 

NoNcfarur , a, um , part, de 

NuNCz'o , as ,avi , atum , are , annoncer , 
rapporter, apporter ou débiter une nou- 
velle. 

Composes. 

AN-NuN;/4f/<?, on/i, annonce , mef-, 
fage, annonciation. 

AN-NuNcfaWr, orh, celui qui annonce. 

An-Nuntzo , as , ai'i , atum , are, annon- 
cer , apprendre , mander , faire favoir , 
dire , porter une nouvelle ; faire im mel^ 
fage. 

An-Nunt2w , n , V. Nimtius„ 

DE-NuN/idr/o , onis , dénonciation > 

déclaration , fignification , aver- 

tiffement , prédiûion , intimation » 

ajournement , afllgnation. 

DF-NiNT/'a , as , nvi , atum , are , dénon- 
cer , déclarer , faire favoir, fi^nifier, 
exporer;i0.a(llgncr,aiourncri3''. avertir, 

prédire. 
iN-DC-NuNT/'a/uî , a,um., qu'on n'a point 
annoncé , dont on n'a point averti, 
qu'on n'a pas déclaré. 
E-NuNCi<2«'o , onis , maxime ou pro- 
pofîtioii , par laquelle on aflure ou^i 
l'on nie. 



12^7 DELALANGUELAT. No 



isç8 



E Ni'Ncfcr;Vuf ,a,um, déclaratif, ex- 
prcfllf , en état d'être propofé ou pro- 
noncé. 

E-NiNcifltflr, oris , & 

E-Ni'Nc/:irrf.v, icis, qui déclare , qui ex- 
pofe , qui exprime , qui explique. 

E-Nvuciatum , i , propofïtion , axiome , 
* dogme , maxime vraie ou fauiïc. 

'E-Nuticifitus , a , um , part, de 

E-NuNc;o, as, nvi , atum , are , expli- 
quer , déclarer , exprimer , cxpofer , 
faire favoir , prononcer , dire , énoncer; 
i». découvrir , divulguer , publier , 
rendre public , révéler, . , 

îsTiR-Nvncio,as , avi , atum , are, 

parlementer , porter la parole de 

part & d'autre. 

iNTFR-NoNcfuj , n, entremetteur, qui 

ménage une afftire entre deux perfon- 

nes , qui s'entre-méle d'une chofe , qui 

traite un accommodement , qui porte la 

parole à l'un & à l'autre; i°. trucheman, 

interprète ; 3". envoyé , mefTager, 

Oh-Nvticians , ùs , qui porte de 
mauvaifes nouvelles ; 2". qui s'op- 
polê à une loi. 

OB-NuNCMfzo , onis , l'aâion de porter 
de mauvaifes nouvelles ; 1°. oppofition 
à une loi , proteftation contre une réfo- 
lution d'aflemblée. 

Ob-Nuncjo , as , avi , atum , are , porter 
de mauvaifes nouvelles; 1°. s'oprofer à 
une loi , à une réfblution d'adembléc 
publique , Sec. protefter contre. 

PRiC-NuNT/'wi, il, avant-coureur. 
I^PRit-NuNTiatJ^'Ui, a, um , qui fait favoir 

par avance , qui annonce auparavant. 
Pp.yE-NuNTiator, orij, & 
Ps^jt-NiiKTinrix , icis , celui ou celle 

qui fait favoir par avance. 
pRiE-NuNTio , a! , avi, atum , are , annon- 
«ei > faire lavoir auparavant , poicci 1. ne ^ 



nouvelle par avance , prédire , pronofti- 
qucr , prophétifer , faire une prédidion. 

PraNunt/u;', a , um ■, qui annonce , qui 

fait favoir par avance, qui prédIt,quipro- 

nofti^ue. 

Pro-Nu Ncwr/o , onis , prononciation ; 

1°. propofition , maxime , fenten», 

ce , axiome , aphorifme. 

PRo-Ni'Nciaèi'/iV , m. f. le , qu'on peut 
prononcer. 

PRO-NuNciatcr , oris , qui raconte, qui ré- 
cite, qui expofe, qui fait le détail. ^ 

PRo-NuNcia'iim , i , axiome, maxime , (en- 

'teilce , aphorifme ; i<*. le prononcé d'un 
arrêt. 

PRO-NuNciafu^ , voy. Pronunciatio. 

FRO-Nvticîatus , a , um , part, de 

PRO-NuNcio , as , avi , atum , are , pro^ 
noncer ; i". réciter , raconter, décla- 
mer; j'. juger, ordonner, décider, 
porter jugement t^4°. déclarer, dénon- 
cer , faire lavoir ; j". promettre. 

Re-Nuntw/ïo , onis , dénonciation , 
l'aftion de faire (âvoix ; 1°. rapport , 
récit. 
RE-NuNT/iîfuJ , a tum y part, de 
R.E-NuNTia , as , avi , atum , are , dé.«io»5- 
cer, faire favoir , déclarer , rapporter , 
faire le rapport , donner la nouvelle » 
annoncer ; 1°, abandonner. 
Re-Num-ç^u^ , a, qui rapporte des nou- 
velles. 

De Nom , nom, & de CAP^re , pren* 
dre, fe forma cette Famille : 

NuN-CuPd/Jo , onis , l'aftion de pro-- 
noncer , de nommer , de réciter; 
nomination , déclaration , inftitu- 
tion d'héritier de vive voix ; i^,- 
dédicace, l'aélion de dédier. 

Ni'N-Cupafuj , a , um,part de 
NuN-CuPo , as , avi > atum , ara , dù-'S-, 



Î2i9 ^DÎCTÎONNAIR 

nomincr, décla«r de bouche ; i'^, ra- 
conter, rapporter. 
FRM-Nvii-Cv?atus , a , um y nommé au- 
paravant. 

XII. 

HOYusy nouveau, ce qui arrive fous 
les yeux , qui naîc. 

En Grec Nios , a , on. 
NovKj , a , uin , nouveau , neuf. 

Nova, -<ire, renouvcllcr , innover; être 
change. 

Novifaj , atis , nouveauté , noblefTe 
nouvelle. 

No virer , nouvellement , récemment. 

Novit!HX,(i,i/m, nouveau, novice ; élevé 
à une charge à laquelle on n avoit pas 
droit par la naiffance ; efclave qui n'a - 
voit pas encore fervi un an. 

liovijlimus , a , um , dernier , moindre : %". 
l'arriére garde. 

Novifunè , dern!er«ment , récemment. 

Novaf/o ,onis , renouvellement , change- 
ment d'obligation. 

'Novator , is , qui renouvelle , nova- 
teur ; 1°. ufurpaceur , qui change 
d'état. 

'Novellas, a,um , nouveau. 

Novelliifler , a ,um , un peu trop nouveaM. 

tiovellœ ', arum , novelles ; Loix de 
Juflinien , au nombre de itS , ajoutées 
aux anciennes. 

Novei/o , are , planter une nouvelle 
vigne; défricher un champ. 

Novd/etum , i , jeune plant , vigne nou- 
velle. 

"t^ovalis , e , qu'on laiiTe repofer un an , 
fans le renouveller , ou fenier. 

Novaif , JJ, terre qu'on laifTe repofer 
un anu 

Composes. 

E-j^ovOj-are , renouveller; i". mar- 



E ÊTYMOLOG. is6o 

quer , fairs une marque pour fe 

relfouvcnir. 
In-Movo , -îre, renouveller, innover. 
IN-Novatio, onis, innovation ; renouvel- 
lement d'alliance. 

Re Noxoy-are , recommencer , re- 
nouveller , faire revivre. 
Re Nov-f//» , -are , renouvellsr, 
Wt-Novativus , a , um, qui renouvelle. 
RF,-Nov/3;;ie/! , 'mis ;Re-No vatio , onis , 
renouvellement. \ 

Binômes. 

t. "Noy-Acula , œ , rafoir ; i '. toute 
forte de couteaux ; 5". coupeur de 
bourfe. 
De Novwj & de Acus, mot-à-mot , 
couteau , inftrument tranchant qui 
renouvelle la face , qui la rajeunit. 
1. Nov-Erc^i , « , belle- merc , marâ- 
tre , femme du psre. 
'Novercalis , m. f. le , n. de belIe-mere , 
de marâtre. 
De Nov«i & de Erg , patrimonial. 

Famille Greco- Latine. • 

I. N£o-MENi<z , œ, nouvelle Lune. 

De Men , Lune. 
Yitomeniœ , arum, fêtes à chaque nouvelle 

lune. 
NEo-MEMjum , ff , nouvelle lune. 
1. NnoTér/a, orum, modernes. ' 
D'Etos , année , tems. 
NEOtericus , a, um , moderne , dont on ne 

sVft pas encore fervi, nouveau , récent , 

qui n'eft pas encore en ufagc. 
NEOfericè, aiv. nouvellement, récem- 

menf,i°. pour la première fois ; 5°. d'unt 

manière qui (ent la neuveauté , d'une 

nouvelle façon. 



>■ 



i2(îi DE LA LANGUE LA T. No 1262 



Adverbes. 

Nu-Per , dernièrement , il n'yaguc 
rcs , il n'y a pas long-cems , depuis 
peu , il y a quelques jours , nou- 
vellement. 

Nl-Per^- , t, uw, qui efl depuis peu de 

jours, récent, tout-à-fai: nouveau. 
PiB.-N Te'- •> il y a trcs-pou de rems, 
Pro - NuPer , il n y a pas fort lon:'- 
tcms , il y a très-peu , depuis fort peu 
de teins. 

Kv-DÎus, a, le jouf d'avant ce jour- 
ci. 

Nudius tertius j il y a trois jours , 
avant-hierj c'efi: aujorurd'hui le troi- 
ficme jour. 

Nudius quartus , quintus , fextus , 
tertius décimuSy il y a quatre , cinq , 
fix , treize jours ; depuis quatre , 
cinq , Hx, treize jours. 

XIII. 

N O Yem , neuf, la dernière des unités. 

I. 

I. Nov«/72 , neuf 
N iv.'inber , bris , mois de Novembre. 
Nov.' i.irii/T , a, um de ni- if , neuvième 
N' VEN-Der/pf dix-neuf fois, 
NoVEN Vyiilis,, f. m. n. qui fait le neu- 

vicnie iour. 
t{o^'--nr!iah.- f-r'ie , vacations, vacances 

qui iurent neuf jours. 
JÇovennia'e Cicrum , facnfice qui fe faifbit 

1p neuvième jour. 
NovEN D um , a ,, neuvaine , l'efpace 

de neuf jours, 

"Noveni œ a , neuf, 
'Soviet , adv. neuf fois. 
•Novi-Genrum , vo/ez Nonigentm.. 



i.. NoHus ,a, um, neuvième. 
NoN-Uj/iV, (r, pièce de monnoic r*mainc 
valant neuf as. 
NoNA-G vjjriuj , <i, um , dequatre-vîngt- 
dix, qui a quatre-vingt-dix. 
^NoNA-Ge/îfiriuj, ii, qui a quatre-vingt-dix 
ans. 

Ni Nf-Gf/zmw , a , um , quatre-vingt- 
Jixicme, 

Noîj^-Gifj,a<fj'.. quatre-vingt-dix fois, 

NoNA-Gi>f.7 , quatrt-vingt-dix. 

NoMGi. u PUx Jf.'.r, qui peut être fait en 
quatre-vingt-dix manières. 

Ni, N G-e,i:i , 6s , ii, neuf cens. 

NoN-Gî/;ti , (ir/m, les neuf cens choifîs 
pour recueillir les fuffrages dans les 
alTemUlées Ju -euple Romain. 

NcNiN-Gent; ,œ, a . neuf cens. 

NcN^N-Ge/zrfej , adv, neuf cens fols. 

}. NoN^ , arum , nones , qui font le 
fepcieine des mois de Mars , de 
Mai , de Juillet ôc d'Odlobre, &: le 
cinquième des autres mois. 

4. NoKa/i/, orum , foldats delà neu- 
vième Jcciion. 

^ouarta , œ , femme de commerce à 
Ronu , à qui il étoir défendu d'ou- 
vrir boutique avant l'heure de icô- 
nes , ou avant trois heures après 
midi,. 

2. 

De 'NOVem , neuf, 6i de ni , joar,, 

fe forma cette Famille : 
NuN-DiNa? , arum , foires , marchés , 
qui fe tenoient en certains tems ,. 
tous les neuf jours , chez; les Ro- 
mains. 
NuN-Di/Jcrio , onis, trafic , marchandife ,- 
négoce , vente, ou marcIié qu'on fiit. 
i NuK-Di»(j, <E, DéelTe qui prélidoit aux-. 



T2(fj DICTIONNAIRE ETYMOLOG. 12^^ 



luflratlons qui fe f^if>ieBt pour un enfant 
mâle le ntuvieme jour ie fa naiflance , 
&' pour une fille le huitième. 

NuN Dinaii.^ ,m.f. le. n. & 

tJvA-Dinarius, a, uni , de foires ou de mar- 
chés ; qui les concerne. • 

NuN-Uiflïf r , aris, qui va aux foires , qui 
fréquente les foires, qui court les ven- 
tes , un brocanteur. 

Non - D'mwm , ii , voyez Nunàinx ; 
1°. tems d. la création des Confuls. 

Nun-Dj/zo, ai, are ; NuN-Di/ior, ar'.s , 
atus fum , ari , trafiquer , faire trafic , 
rendre & acheter, fréquenter le» foires; 
1,°. faire métier & marchandifc , brocan- 
ter, acheter pour revendre. 

KuN-Dinu/« , i , marché , foire , place 
publique. 

Composes. 

iNTER-NwNDimHffz, H, ) l'efpace de 



"1 



lNTER-NuNDi/2KOT , i ,> tCmS qUC 

durent les foires , l'efpace de neuf 
jours. 

Tai-NuN-Dî'no yScîn tnnuniinum , à trois 
jours de marché , de neuf en neuf jours. 

TRi-NuN-Di/!um,i, trois jours de marché , 
gui fc tcnoit chaque neuvième jour. 

N. 
Nez. 
De N, qui fe prononce du nez , vînt 
le nom de cet organe , & de-là le 
nom des objets hauts , élevés, fu- 
perbes : d'où nombre de Familles. 
I. 
Naswot , /, 1 nez ; x". anfe ; 5°. rail- 
NASKi , i , j lerie , moquerie ; +". 

difcernement, goût. 
îihSutulus , tf , um , dimin. de 
'^hSatus , a, um, ior , ifimus , qui a un 
grand nez; t». moqueur , railleur ; 3^. 
<jui a du gaût , du dircernement. 



NASufe, adv. avec raffinement , en raffi- 
nant , en cherchant à pointiller , avec 
pointillerie ; 1». en raillant. 

NAsne; , tis , enchifrenement. 

D£ . Naîo , -are, couper le nez. 

1. 

I. NAsrurtium , n, nafitor , cref- 
fon alenois , plante. 

1. tiAsiierna , œ , grand vafe à met- 
tre de l'eau , fort ouvert par en- 
haut , & ayant trois anfcs. 

'NASiternatus, a,um , qui porte un de 
ces fortes de vafcs. 

l.T<ihsamonites , a , pierre précieufê » 
rouge comme du fang , tachée de 
veines noires. 

î- 
S , fe changeant fans celTe en R , de 
Nas, nez , fe formèrent les mots 
fuivans : 
Nar/j , is , narine. 
NARef , ium , narines; i». regiflre de 
fourneau. 

4- 
De N , nez , vint la famille Nid , flai- 
rer ; odeur , qui donna ces mots 
aux Latins. 
NiDor , cris , forte odeur d'une chofc 

qui brûle. 
NwoTofus , a , um, qui a l'odeur forte.. 
Et aux Grecs la famille, 

Kwisa , Kmsfa , odeur , fumée agréable 
d'un facrifice. 

II. 

NAB,NAV, 

fort , élevé. 

Du ptîlnitif N A B, élevé , fort , d'oà 

l'Orient. 



12(^? 



DE LA LANGUE LAT. NA 1266 



rOriein. t^lJ , Nuph , élever , vin- 
rent ces diverfes Familles. 
I. 

Navïj , <t, a/72 , 1° coiingeux , vi- 
goureux ; 1°. induftrieux , adroit f 
3**. qui s'emplcye avec affe<îlion , 
foigneux, vigilant , diligent. 
Navo , as, aïi , atum , are, s'employer 

avec foin. 
Na virdj , aris , voyez N^vities. 
Niwiter , adv. , adroitement ; i". dili- 
gemment, fôigneuflment , avec vigi- 
lance ; j°. ceurageufcinent , avec vi- 
gueur , avec force, avec courage ; 4°, 
entièrement, tout-à-fait. 
Na viriez , ei , foin , diligence , exaflitu- 
de , adrefle. 
Navê , adr. voyez Navitsr, 

N , devenu G N. 

C-^Kyus, ayjim , vigoureux, coura- 
geux; i". exâd, lôigneux , atta- 
ché , appliqué , diligent , vigilant. 
G-Navo , as , are, voyez Navo, 
G-Navê, advt voyez Gn.wuer. 
G-NA\'itiis,»tis, vigueur; i». exaditude, 
diligence , foin , application , attache ; 
3°. vigilance , enipiefrcment. 
G-NAvi:er,aiv. vigoureufcment ; i». foi- 
gneufement , diligemment , exafte- 
ment, avec attache, application , exac- 
titude , vigilance ou empreffement. 

Composés, 
E-Navo , as , are , s'employer avec 
foin , faire tous les efîorts , ne rien 
épargner pour réuffir. 

Re-Navo , as, are, voyez Renov», 
Rr.N.irare operam , taire de nouveaux 
efforts. 

NÉGATIFS. 

Ig-Na vzo, oRii, lâche , parefleux. 
On^, Lut. 



Ic-NavIo, is , ire, rendre lâche , paref- 
feux. 

Ic-Nwhas, tttis, voyez Ignavia. 

Ig-Na virer, adr. voyez Ignavê, 

Ig-Navw , a , um, l.iche , poltron , qui a 
l'anie bafTe , qui eft fans courage, qui 
manque de cœur ; 2°. fainéant , paref- 
feux; 3». qui rend lâche & pareiïeux , 
qui abat les forces. 

Io-Navè , lâchement , en poltron , en 
lâche. 

Ic-NAvia , ee , lâcheté, bafTeffe d'ame , 
défaut de courage , manque de cœur , 
lâcheté , poltronnerie , fainéantise , in- 
dolence, 

I . N Aï/i , is , brebis fauvage. 

Ce mot correfpond an Grec 
HiBades, chèvres qui paiiT^-nt au 
haut des montagnes , fur les ro- 
chers , & tous viennent de Nab , 
NcB, élevé. 

1. Prononcé Neb, il défigna les d.riins, 
les chevreuils qui grimpent fur les 
rochers ; & de-!à ces mots : 
'Ni.-Bris,idis , peau de daim ou de 
chevreuil dont on fe couvroit dans 
les fêtes de Bacchus. 
Nebriîw , x , forte de pierrç précieufc î 
confacrée à Bacchus, 

li^vus , i , éminence fur la peau , 
tache. 
De Neb , élevé , éminent , prononcé 
N/£v , fe forma cette Famille La- 
tine : 
Ualvus, i , figne , marque, tache na- 
turelle fur le corps. 

U^Yuius , i , dimin. de Niiius, 
L4 



,2<r7 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. i2(î8 



K^tvnfus , a,um, plein de fignes. 
U.tvola, arum , éminences qui paroifTent 
au cou des chèvres. 

III. 

NEB, NUB, nuée. 
I. Neb«/^ , a , nuée; i". brouillard , 

bruine ; 5 °. un rien. 
l^VBuhfus , a , um , nébuleux ; i°. rempli 

de brouillards. 
'^SBulo , onw, fourbe , affronteur , fripon , 
qui en impofe. 
NtJBej, is , 1 nue , nuage , nuée ; 
NuE/j,ij, > 1°. vapeur; j^'.cha- 
NuB//«;72,i,3 grin fombre , nua- 
ge de l'ame j 4°. multitude, 
foule. 
NuEi/c , orum , nuc5 , nuages , nuées ; 

î". air fombre , trirtefle. 
"Nvuecula, iS, petite nuée. 
NcB;7jr, aris ; NvEilarium , iii lieu cou- 
vert proche des aires , où les batteurs de 
bled peuvent fe retirer lorfqu'ils font 
fiirpris par la pluie. 
NuBiZo , -are ; Nupj7or, -ari , s'obfcurcir , 

fe couvrir de nuées. 
Ni'Bi/ito, -<7re , fe couvrir de nuages. 
HvTiUus, a , um , nébuleux , couvert de 
nuées; s,», fombre , obfcur ; 3», qui a 
l'air fombre. 

Binômes. 

NuBJ-FîR, a yum y qui amené , qui 

attire les nuées. 
NuE<'-F"Guf , a , um , qui chafTe , qui 

dlffipe les nu.iges. 
NuBi-GEN.ï , œ , engendré des nuées, 
Nubz-Ger, a ,um, couver: de nuées. 
NuB7-VAGur , a , um , qui erre parmi les 
nuées. 

Composes. 

A-NuBJj , e , fans nuée. 



Ad-Nue/'/c , -are , rendre le tems couvert , 

s'obfcurcir, 
CoN-NoBÏ/o , -are , couvrir de nuages. 
In-NubiZc, are , couvrir de nuages. 
Im-Ni'Bij, e ; In-Nubï/uj , a, um y qui 
n'efl point couvert de nuages,ferein,fans 
brouillards. 
Ob-Nub//é> ,-<tre , couvrir de nuages, 

obfcurcir par des brouillards. 
OB-NuBÏ/ur , a,umy nébuleux , couvert 

de nuées. 
Oe-Nueo , -ère , couvrir , voiler , enve- 
lopper. 
PR^-Nusi/uy , a,um, fort fombre, très- 

obicur , chargé de nuages. 
SuB - NoBJ/ux , a, um, un peu obfcur , 
nuageux. 

IV. 

NEB , fe naCilanc, devint Nimb ; dGi\ 

ces mots : 

NiMB«j,i, ondée, pluie foudaine 

qui tombe avec impétuofité , la- 

vaffe ; 1°. nuée noire , nuage 

épais ; 5''. voile de femme. 

NiMEf)/ÙJ , a ■, um y chargé de nuées , 

couvert de nuages ; 1°. pluvieux , qui 

amené de la pluie en amafTant des nua- 

NiMBafi/j , a ,um., voilé , qui a un voile 
qui le cache. 

V. 

NIM, 

trop. 

De Nam , NiM , élevé , (ê forma cette 

Famille ; 
Nim/j , avec excès , excef- 

NiMÏùm, adv. 3 rivement , trop ; 
1°. grandement , beaucoup. 
NiM/V, trop , exceffivement , avec ex- 
cès 5 fans ipefure , cu're mefure , uns 



i 



DE LA LANGUE LAT. NA 1^70 

ditieux; mot-à-mot, qui s'a"itenr. 
5. NoT«>«j, i , moelle de Tépine du 
dos. 

VII. 

NI S, 
efiorr. 
De Nas , Nés , fort, élevé , vint en 
Heb. ;-|33 NaSÉ , faire tous Ces 
efforts , tenter , elîayer ; & cette 
Famille Larine : 
Nisus,âs, effort , contention. 
Nisii.î- ,a,um, p.m. de Nitor , appuyé, 

fortifié , foutenu. 
NiTor , eris, nifus , ou nixus fum , niti , 
faire effort , s'efforcer , tâcher; i». s*ap- 
puyer , fe fier , fe conEer. 
'Miribunàus , a , um , qui fait effort. 
Nixwi , ûs , efïort , travail , douleur 
d'une femme pour accoucher ; i". 
efïort, l'adion de s'efforcer, 
NiXis , arum. , efforts ou douleurs d'une 
femme en travail d'enfant. 
Nixi 'DU, orum , m. phir. & 
Nixi, orum , Dieux qui pré/idoient au 

travail des femmes qui accouclioient. 
Nixor , aris , ari , voyez Niior. 
Nixurio , is , ire, faire plu/îcurs efforts , 

vouloir s'efforcer. 

Nixuj-, i, l'agenouillé , conlîelbtion ce'- 
lefte. 

Composés. 

Av-Nijor ,eris 1 ni/us ou mxusfum, 

niti , s'appuyer à , fur , ou contre ; 

1°. s'efiorcer, tâcher de tout fon 

pouvoir ; 5°. aider, fecouiir. 

Jdniii kajiis , fe pofer fur fes armes. 

Ad-Nisut , a,um , ou An-Nixiix , qui a 

tjché, qui a fait fcs efforts; part. 
Ai;-Niiurus , a , um, qui s'efforcera, 
L 4 ij 



126^ 

modération , profufément. 

NiM;o,Cilfe met devant les compara- 
tifs, ) voyez Nimiè. 

NtMiuy , a, um t excefîîf , trop grand , 
plus qu'il ne faut. 

Nimius fol , foicil trop ardent , trop 
grand foicil. 

NiMjffjj, atis-, trop grande abondance , 

excès, Tupcrlluité , profufion. 
NiMia , orum , fuperfluitcs. 
NrMj-OPEré,beaucoup trop.voycz Nimiê. 
Pr^-Nim;^ , adf, trop de beaucoup, cx- 

ccflivemcnt , beaucoup trop. 

VI. 

NAT, NOT, 
fefTe ; dos. 
Du primitif , Na , No , élevé , fe 
formèrent des mots Latins dont 
la racine étoit abfolument incon- 
nue. 
•I. NATes,is ; NAies , ium , feOcs 
Eu Irl. Nad , fefTcs. 

Cette Famille tient à celle de No, 
NoT , dos. 
En Irl. No , dos. 
En Gr. Nôtoj , & N0T0/2 , le dos , 

le derrière. 
NoT^ej , pareffeux ; mot--mot , 
qui pafTe (à vie accroupi fur les 
fefles , fur fon derrière. 
De-là l'Oriental niJ , A^o^ , fuite : *« 
fuyant on montre le dos. 

Tlj NaDD , fuir ; x°. être er- 
rant , vagabond ; 3". voyager} 4°. 
s'agiter. 
î,"NATinaiores ^ um , Marchands, 
Negocians; mot à-mot , qui voya- 
gent pour leur commerce ; z°. fé- 



I27I DICTIONNAIR 

AM-Nis.if , (i , i/m , qui fait Ces efforts ; 

fart, de 
AN-NiTor , er;j , n/xuj ou nifusfum , ri , 

faire fes efforts. 
■ An-Nixé, adv. avec effort , en s'efTor- 

çant. 
An-Nixu.v , a , um , voyez An-Nifus. 
CoN-NiTor , erij , nifus ou xus fum, nhi, 

lâcher , efTsycr , tenter , s'efforcer ; i°. 

s'appuyer ; 3°. enfanter ; & parlant des 

animaux , mettre bas. 
CoN-Nrxw , a , um , part, de ConnhoT , 

qui a fait fes efforts. 

E-NiTor, eris, ni/us ou nixus fum , 
ràti f s'efforcer , faire cfïort , tâ- 
cher , prendre peine , fe peiner , 
travailler, fe donner du mouve- 
iiierc , employer tous fes foins , 
faire fôn poflible. 

E-Nixè ) lus , ijfimè , aàv. & 

E-i<i\im adv, avec effort , avec force , 
avec vigueur , avec empreffenaent. 

E-NiXiw , ùs , enfantement , accouciie- 
ment , couche ; i^. effort, 

E-Nixa , ce , accouchée. 

Enixa partum , femelle qui a mis bas , 
qui a fait des petits. 

In - NiTor, eris, nixus fum, niti , s'ap- 
puyer, 
Ïii-Nirens, lis, quîs'appuie deffus. 

Ob NiTor, eris, nixus fum , niti, 

faire effort ou fe roidir contre, 

rcfifter avec effort. 
Obniti adverfis , (è roidir contre fes 

malheurs. 
Ob-Nixè, adv, avec effort , en s'cffor- 

çant , avec inflancc , inflammcnt , avec 

emprefTement, 

Ob-Nixuj , a ,um, part. à'Obnitor. 
Ob-NixuT cpibui , qui s'appuie fur fes 
. grands biens , qui fc tient fort de fes ri- 



E ÊTYMOLOG. 1272 

chefTes/î''. attaché à Tes intérêts, atten- 
tif à fes affaires, 

Rp-NiTenj- , tis , qui réfifle , réfîfîant. 

RE-NiTor , eris » nixus fum, ti , réfiflcr. 

RE-NiXi;î , ûs , réfîflance. 

SuB-Nixiu , a , um , appuyé , accoté > 
foutenu ; i". qui fe fie, qui fe tient fort 
sûr. 

Sub-Nixo ejfe anima , faire le fier, fe 
tenir fier, 

VIII. 

NECS, 
lien. 
Du Celte Nech , Nés , liaifon , con- 
nexion , proximité , voifinage , 
vint cette Famille : 
Nexwj , ùs , nœud qui lie ; %". l'ac- 
tion de lier ; 3*. lien, ligature ; 4". 
entrelacement , -entortillement ; 
5°. voy, Nexum, 
Nixum , i , n, obligation par laquelle 
celui qui ne pouvoit payer fon créancier , 
s'engageoit de le fervir pendant un an, 
comme Ton efclave. 
Nexuj" , i , qui efl en prifon pour fes det- 
tes , ou qui n'ayant pas de quoi fatisfaire 
fon créancier , étoit obligé de le fervir 
pendant un an comme fon efclave ; »". 
efclave pour dette. 

Necto, is, Nexuz, NEXum,c?ere, nouer, 
• lier , attacher , joindre enfemble , en- 
gager , entrelacer l'un dans l'autre , 
affembler avec. 
Nexio , onis , l'adion de fe lier , de 

nouer ; z°. iiaud. 
Nexo , as , are , voyej NeSlo. 
Nixor , oris , qui lie , qui noue , qui 
entrelace. 
Nexi/fj- , 772,/. le , qui peut fe lier, qu'on 
peut nouer ou entrelacer, 
^ïcyendus i a. , umy qu'il faut nouer, 
1 lier^ 



127J T>E LA LANGUE LAT. NA ,127^ 



Composés. . 
Ad-Necto , is , exui, exum , neclere , 

attacher , lier , joindre enfemble , 

nouer , annexer. 
An-X'Exuy , a , um , lié , attaché , joint 

cnf.mble , noHC. 
An-Nexuj , ixs , proximité , contiguité ; 

x°, lien , nœud , attache. 
An-Nexj/j , .î , u/72 j attaché , lié , noué. 
Circi'm-Necto , is , x\à , Ûere , nouer , 

attacher autour. 

Con-Necto, is, nexi ù nexuî, nexum, 
clerc , lier, joindre, attacher, faufi- 
ler enfemble ou avec. 
Co»-N'ex;(3, onii, voyez Connsxus. 
Coh-NexzVw, a, um, qui joint, qui lie. 
Con-îTexuw, i , connexion , conféquence. 
CoN NEXui , ûj, liaifbn , conjugaifon , 

connexion , entrelacement. 
Coïi-NEXui- ,a,um,\ié, attaché , joint ; 
voyez ConneSlo. 

Ïti-Nixus ,a ,um , appuyé deiïus. 

In-Necto , is , nexai , nexum , Slere , lier 
avec , nouer enfemble , attacher à. 

Ihier-Necto , is , nexui , neâlum , âere , 
bander , lier enfemble , entrelacer , 
joindre. 

Ob Necto , is , ère , engager , obli- 
ger , lier, 

Ot-Nïxraio, onis , engagement, obli- 
gation. 

Pro-Necto , is, nexui, nexum, 6lere , 
lier , nouer enfemble , treiïer. 

T^os-'NESium, ii;VB.o-Nzxium, ii, amar- 
re d'ancre. 

Sdb-Nfcto , is, nexui , nexum , Btre , 

no'jer par-deiTous ; i*. ajouter; j». fouC- 
cnrc. 

SuB-NEXur, a , um , participe de Suh- 

neSlj. 
Super- AD- Nexu^ , a» umy noué par- 

dclTus.. 



IX. 

NIC. 

Du Celte Nach, Nech , fur, def- 
fus , fe forma la Famille. Grecque 
NiKOj , vidoire , mot-à-mot , fu- 
périoritc dans un combat : dc-là 
ces mots : 
^iceieria , orum , prix d'une viiftoire -, 
1°. réjouillince pour une vidoirc. 
Epi-Nic/'iz , orum, feflins, réjouifTances & 
pcé/îes , à l'occafion de quelque vic- 
toire. 
An NicETumjf, anis, plante ; il doitvcnisr 

d'«»ix»TiÇ , infurraontablc , fort, 
Nicsrotianum , i, forte de parfum. 

N. 

[Nager. 
De la liquide N , fe forma le Grec 
Nao, couler ; 2», habiter; de-là 
ces Familles Latines : 
I. 
I . No , as j ayi , aium , are , nager y 
i". aller fur l'eau, voguer. 

Composés. 
Ad-No, as j avi, atum,are, nager, 

aller à la nage vers ou jufqu'à un- 

endroit ; approcher, aborder en 

nageant. 
Adnare terra ^ nager pour aller à 

terre Naves, nager pour aller 

à bord. 
E-No , aj , avi , atum , are , fe fauvcr à la 
nage , fe retirer , fortir. 

lN-No,as, avi , atum , are , nager de* 
dans , flotter, voguer dcfTus. ■ 

Re-Nj , as , avi , atum , are , retourner à 
la nage, renager. 



,275 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



Tra-No, .25, avl, aium , are , pafTer 

à la nage. 

2.. NAïsJdis , Naïade , Nymphe des 

fontaines , des' rivières. 

Naïc-ïj , a, um . de Naïade, 
NA'iaJw,um, Naïades , au pluT» 

II. 

Nato,(î5, avi , atuni , are, nager; 

z°. s'étendre , fe pouffer au loin ; 

j°. être incertain, chancelant. 

C O M P OSES. 

Ab-Nato, as , avi, flfum, are, s'éloigner, 
fe retirer, s'écarter en nageant, fc fau- 
vcr à la nage. 

Ad-Nato , are, voy. Adno. 

D^-Najo, -are , pafTer à la nage. 

E-Nato , «T , avi , atum , are, fe (auver 
à la nage , s'échapper. 

In-N/.to , flj- , avi, atum , are , (urnager ; 
a°. nager defTus, flotter , voguer , aller 
en nageant. 

Ob N ato , as, avi , atum , are , nager de- 
vant ou à rencontre. 

Prj€-Nato , as , avi, atum, are , na- 
ger devant ; 2. * . couler par devant, 
au long. 

Super-Nato , as , avi , atum , are , furna- 

ger , flotter dcfliis , nager par-dtfTus. 
Scper-E-Nat» , as , avi , atum , are, fur- 

nager , nager au-delTus. 
Sub-Nato, as , Rvi , atum , are , nager 

defl"ous ou par-deflous. 
Trans-Nato, as , avi , atum, are , & 
Traks-No , as, avi , atum , are , paflcr 

à 14. nage. 

Participes. 

I. Nanï, tis , nageant. 

Super-Naks , tis , qui furnage. 
j. liATans , :is , nageant , qui nage. 



127(5" 

Si'PHR-NATiinj , tis , furnagcant , <jui fur- 
nage , qui flotte defTus. 

SuBTER.-NATa/!J , tis , qui nage par-deC- 
fous. 

III. 

I. HATatiie , is, rcfervoir d'eau où les 
canards & les oies peuvent nager. 

NATatilis , m.f. h , qui nage , qui peut 
nager. 

NATario , onis , la nage , l'aftion de na- 
ger. 

NATflfif/w ,a,um, voy. Natatilis. 

NATaf or, orij , nageur. 

NATatûria , ce , voy. Pifcina, 

NATatus ; ûs , voy. N.^tatio, 

NATabulum , i , voy. Pifcina. 

Natio , onis , l'adion de nager. 

1. Nabilw , le , qu'on peut pafler à 
la nage, où l'on peut nager ou na- 
viger , navigable. 
In-Nabil/.? , m.f. le , qu'on ne peut paf- 
fer à la nage. 

IV. 

Nàyïs, is , navire, vaitTeau , bâti- 
ment de mer. 

Nâvïa , « , auge de bois , pièce de bols 
creufée pour fervir de vafe ; 2.°. canot , 
arbre creufé pour fervir de bateau. 

NAvigium , ii , navire , vaifl'eau ; voyeî 
Navigatio. 

NAvigiolum. , i , petit vaifTeau. 

NAvicula , ce , brigantin , galion , 
pinafTe , flibot , frégaton , barques , &c. 
dimin. de Navis. 

NAvicetla , ce , nacelle , petit bateau. 

NAV/Vu/aria , œ , métier de pilote , art de 
la navigation ; z°. manœuvre de la mer. 

Navicuiariam facere , tre pilote. 

NAvicularis , m. f. re , qu'on tranfporte 
par mer ; voy. Nauticus. 

]^Avicuhrlus , ii; UAviculator , or/j , ma- 
telot , pilote , maître d'un Tàiff'.-au. 



1277 DE LA LANGUE LAT. NA 1278 



Na vicM/or , aris , atusfum , an ; voj-. Nm- 
culor. 

Binôme. 

NAvi-TtiAiamus, i, yacht, forte de 
petit bâtiment propre à fe prome- 
ner fur mer , ou à Eiire une petite 
traverfce ; i°. le Bacentaure de 
Vcnifc, forte de bâtiment de mer. 
V. 

Nav-Igo, as f avitcttitm, are^ navi- 
ger, naviguer; aller en mer , par 
mer ou fur mer ; faire une traver- 
sée. 

NAVignbills , m.f. le, navigable, où l'on 
peut naviger ; i". qui porte bateau. 

NAvigatio , onis , navigation , courfc qu'en 
fait fur l'eau , temps qu'on y demeure ; 
z°. Monçon , faifôn propre à naviger. 

NAvi^afor , oris , navigateur. 

tikviga.:us , a , um , fur lequel on a navi- 
gué. 

NAViçer , !i , Ù77!, qui porte des vaifTeaux, 
où l'on peut naviguer, 

ti.wc'.ilor, arts , atusfum , art , naviger, 
naviguer , aller fur mer. 

Co MPOSÉS. 

A D- t^xvigo ,as,ayi, atum , arf , aller 
par bateau en quelque lieu. 

Circum-Nav;^o, as,avi,acumy are, na- 
viger tout autour. 

E-N\v,^o , as , cvi , arum, are, naviger , 
paTer , trajettec , faire trajet , fyre 
canal. 

In-Navï^-o , at , avît etuih , art , navi- 
guer , voguer deiïijs. 

Pîr-Na V!;^ 7tio , cnis , travecfée de mer ; 
i". navigatir'n le long d'une cote. 

PeK-^wr^tc, , oris; q'û fait une tra- 
Vcriéc de mer, qui riavigc le long d'une 
côte. 



Per-Nav/^i7?uj , a , um , parcouru en na- 
vigeant , part, de 

PnR-NAv/go, flj, are, faire une traver- 
fée ; 1°, naviguer le long ou autour 
d'une côte , courir toute une cote. 

PRjE-NAv;^a(io , onis , navigation au- 
delà. 

PniE-NAv/go , as , avi , atum , are , navi- 
ger au-deU. , 

RE-NAv/go , as , avi , atum , are , retour- 
ner , revenir par mer. 

Sue-Nav/^o, as, avi, atum , are , navi- 
guer ou faire route au-deffous , prcn- 
dre fa route au-defTous. 

Trans-Na V!>o , as , avi, atum , arc , tra- 
vcrfer de l'autre côté de la mer. 

VI. 

Familles Diverses. 

1. t^Ay ita,œ, matelot, nocher, ba- 
telier; z°. Caron, palTeuraux En- 
fers. 

NAUia , te , matelot , marinier 
NAi'Tifiif , j, matelot , hismme de mer, 
rnarin. 

NAuTifuT, a,um,ie matelot, de marine; 

de mer, de navire, 
Naudcus -partis , bifcuit de jner. 
Nauth':; , (Z , femme qui fait le métier 

de pilote, 

2. Naulkot, i, nolis, fret, prix du 
loyer d'un vailfeau ; 2°, payement 
pour le transport d'une perfon- 
ne , ou pour celui de quelques 
raarchandifes ; 2 °. naulage qu'on 
payoit à Caron dans les Enfers, fai- 
vanc la créance des anciens Payeiis'; 
}°. piécs de monnoie qu'on met- 
toit à cette intention dans la bou- 
che des morts. 



I27P DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



j . NAv<s!/<f , iSi 7 havre , port ; i\ 
l^Awalia , ium , > arfenal de mari- 
ne; î". forme où l'on bâtit&: où 
l'on radoube les vaifTeaux. 
lJAyalis,m.f.le n. naval, qui concerne 
la marine, la navigation, la mer; i°. de 
mer, de navire. 

Binômes Grecs. 
;î. NAV-ARCHZJ,ri^/j,V?.i{reau Amiral. 

l^Avarchuui, Amiral , Chef d'Efcadre, 
Patron ou Maître de navire , pilote : 
à'AKKhos , Chef, 
a. NAv-ARGKi, i, le navire Argo , 
le vaiffeau des Argonautes; i". 
conftellation compotce de foixante- 
trois étoiles. 
•5 , Nau-Mach/<2 , a;, Naumachie, re- 
' ' préfentation d'un combat naval, 
qu'on donnoit par divercilTement 
au Peuple Romain; 2°. canal rem- 
pli d'tau où ce combat fe donnoit : 
de MakAc, combat. 
NAu-MACHi^rif, orum , ceux qui com- 
battoient aux Tpeftacles de la Nauma- 
chie. 
N.Mi-MACHmrm , a , um , propre aux 

cotubats de la Naumachie. 
4. De Pâse, conftruire, vinrent ces 

mots : 
JJau-Fegm ,ce, -i fabrique de vaif- 
NAO-PEGiVtf , « , i leaux , l'art d'en 

bâtir. 
NAU-PEr,;ii.-n, ii, forme , chantier, atte- 

lier où l'on bâtit des vaifFeaux. 
Kau-Piguj-, i , charpentier de navire , 

maître de hache, 
j, NAU-PHRACTzm , i, Hibord de 
navire ; i*. armée navale , flotcc 



IZÎO 

équipée en guerre : de Phractô^ 
forafier. 
6. Nauto-DiciT, arum, m. Intcndans, 
Commiflaîres de Marine , Juges 
d'Amirauté : de DlK , Juge. 
VII. 

I. 

I . N ANWW2 , i , pot à l'eau. 
1. Nau-Pli«j, i , efpcce de polype ; 
1*^. petit poilTon quife met dans 
une coquille formée comme un na- 
vire , & la fait voguer : de Nau, 
vailTeau. 
}. NAu-Tawi, i , forte de poiflon de 
mer qui imite dans ià route un 
navire. 

2. 
A'Nas, aiisf canard , caiie : 2^. VïC- 
taîe qui vient à l'anus. 
Gr. Ncjja : Dor. Najfa , canard. 
NïSS0-TB.0PHzuni , ii , lieu où l'on nourrit 
des cannes : du grec Trépho, noutfir ; & 
Nèjf:i , canard. 
NASsa , <E , nafTe , infirument d'o/îcr pro- 
pre à pêcher. 
\ Famille G re g o-L a t i n e. 

Noms , i , en Grec Notoj , le vent 
du Midi , le Sud. 
Noms alhus, le vent du Midi lors- 
qu'il amené la iérénité. — Procel~ 
lofus , le vent du Midi lorfqu'il 
caufe du mauvais temps. 
Noto-Zephyrux, i , fud-eft , vent. 
Noxiw, a, um , méridional , du midi, 

du fud , auftral. 
Notius palus , pôle antariftique. 
Noria, a , Cotte de pierre précieufe qui 
tombe avec la pluie ; voyez Ombria. 

Composé 



i28i DE LA L A N G U E L AT. 

Composé Grec. 
PiRi-N^a/w , / , périnée , encreferïïoii. 
VIII. 
N EP, 
Nip , Nymp , eau. 
Nip eft un nom primitif de l'eau , 
don: nous avons rapporuc la fjmille 
dans nos Origines Françoifes , co/, 
-60. 
Dc-là vinrent les Familles fuivantes. 
I. 
Nep-Tun , 

la grande Eau» 

De Nep , eau , joint à Tuk , vafte , 

profond , fe formèrent ces mots : 
tliv-TuNus ,i, qui, appliqué à l'eau, 

dcfigna la grande Eau, la Mer ; Se 

qui appliqué au Dieu de la Mer , 

fîgnifia mot-à-mot , le Souverain des 

Eaux, Neptune. 
NEP-TuNiuf , a , um , qui concerne Nep- 



N A laSi" 

bains ; 4°. deux promontoirjs de Macé- 
doine;?", rocher prc-5 d'Apollonic , d'où 
coulent des fontaines d.' bitume. 

N ympA. -rina, o!, forte de pierre précieufe. 

NimpAî,! , <]r, lys d'étang, nénupl.ar , 

IX. 



tune. 

Nep-tunia arva. —Prata , mer , campagne 
liquide. 
NEP-Ti'NWf , es , fils de Neptune. 
Nep-Ti N.î//a , ium , fêtes de Neptune. 
2. 
Kipxrtï , orum, bains. 



Nip , en fe na(àlant , forma ces mots : 
NYMP^iç , arum , les Nymphes : moe- 
à-/>iot,\es Déefles des eaux; elles 
en écoient regardées comme les 
Souveraines. 
NyMP/î«u/72, f. Temple dédié aux Nym- 
phes ; i". bain; jo. bâtiment où il y a des 
Orig. Lat<t 



NAS, NOS, 

Soulèvement de cœur. 

Nas,Nos, efl; un mot primitif qui 
déligna les foulcvemeiis de cœur , 
fur-touc ceux que cauîe la mer: 
ainfi il tient à la fimilleM», M au, 
relative aux eaux. 
En Or. t^'iJ , Nos.Nosk, être mala- 
de , incommode. 
En Grec. Nosoj, maladie, dégoût; in- 

dilpoficion. 
En Ba(que , Nasc^ , foulèvement de 
cœur , envie de vomir ; 2 ". dégoût j 
3 '^ . abomination. 
De-là cette famille Latine : 
Naos^^î, a , naufée , envie de vomir ^ 
foulèvement de cœur, principale-» 
ment celui que caufe la mer. 

IJ M-seahiUs titi. f. le,n. qui peut exciter 
à vomir , qui peut foulcvcr le cœur, 
donner des naufées. 

N.wSL'abunJu!, i, um, fort fujet aux (bu- 
levemens de cceur , aux naufées. 



tis 



qui 



les envies 



de 



Nni'Seans 
vomir. 

NAvseitor , orU , à qui la mer caufe des 
envies de vomir, 

NAt'Sfiî , .7^, cLii, arum , ars , avoir envie 
de vomir , avoir mal au cœur , ou lies 
foulevemens de cœur , principalement 
fur mer;t'',fcntir du d°goût,paroitrc dé- 
goûté , fentir de la répugnance , de i'a-3 
M4 



,^85 DICTIONNAIRE ETYMOLOG. 12?^ 



verfion ; ne fouffrir qu'avec peine ; mé- 

prl'er , rejetter , dédaigner. 
HAvseofus, a, um, qui fait foulevcr le 

cœur, qui excite au vomiflement, qui 

caufe des envies de vomir. 

l^Avscola , ce , petit mal de cœur. 
NAUsea , « , eau croupie de la fcntine 

d'un navire; t». forte de plante qui porte 

des baies noires , de laquelle te fervent 

les corroyeurs ; ?». eau dans laquelle on 

fait macérer les cuirs. 

Famiiles Greco-Latines. 

Noso-CoMifl, <£, guérifon , cure. 
Noso - CoMium , a , Hôpital , Hôtel- 
Dieu. 
Noso-CoMuJ- , a, um , qui guérit , qui 
fait des cures ; i°.hofpitaUer. 
Noso-CoMiiî , i , maître d'un hôpital : 
■ du Grec KoMeiî, avoir fcin. 
Nosc-DocHiu772 , H , Hôpital , Hôtel- 
Dieu. 
Noso-GNOMo?7ice , es , pratique de con- 
noître les maladies. 

NAR, 

Eau , Rivière. 

NAR efl: un mot primitif qui dcfigna 
l'eau courante , & devint le nom 
de plufieurs fleuves. De-là: 

I. 

i.Nar/c-z,^, •>(•„„£ de poiflon 

NeriT(3 , arum , ' 
i.NEReaj, ei , Nerce, Dieu de la 

mer; 2". mer. 
NERfix, idis, fille de Nerée, Nymphes de 
la mer ; Néréide : au plur. NERtifiiei , 
dum. 
3. Nerzhot , a , laurier-rofe , aririf- 
feau : il croît au bord des eaux. 



II. 

Narro, -are , dire , contîr , raconter. 
C'eft faire couler les paroles : on les 
a toujours comparées au flux des 
eaux. 

NARE.2W, tjs, qui raconte. 

NARRaiiifj, f , qui peut être raconté,^ 

NARRatio, onis , narration , récit, adion 
de raconter. 

NARRatu; , O.f, mêiîie que KvTano. 

NARSidduncula , ce. , diminutif de Nar' 

TAtio. 

NARRjfor , oris , qui raconte , qui narre, 

Co MPOSÉS. 

De-Narro , -are , raconter. 

E-NARRJfio , cnb , narration , récit,' 
rapport ; i". explication , expofition , 
interprétation. 

E-NARRa£iib,a:f;'. en racontant plus au 
long. 

E-NARRfltor , oris , voy. Narrator. 

E-NARRatKJ ,i;5 , voy. Enarratio. ^ 

E-Narro , as , avi , atum , are , dire , ra- 
conter , rapporter , réciter j i". expli- 
quer , interpréter, expoftr. 

PRyS Narro , as , avi , atum , are , racon- 
ter auparavant. 

Re-Narro , as , avi , atum , are , racon- 
ter de nouveau. 
l^-'E-l^ KKr^abilis , le , qu'on ne peut 
raconter , inexplicable, admirable , 
inconcevable. 

Tu-E-NARRiiii/ifer , advM'me manière 
qu'on ne peut raconter , d'une manière 
incxpliquabie. 

Li-E-NARRatUJ, a , uirii qui n'a point 
été raconté , inoui: 

III. 



GNARar/j , e. 



intelligent, {ça* 
qui COIV; 



•î intclli 
, i vanc , 



128; DE LA LANGUE LAT. NAR isS^T 



noir , qui fçait ; inftruir , expé- 
rimenté , entendu ; i*?. fur, aflu- 
ré ; î '. connu, 

GNARs,(irfv. doflemcnt , fçavamment , 
avec connoiflance. 

Gtit-Rtas , aiis , connoiflance , expé- 
rience. 

PfRiG-NARuj , a , um, fort ignorant. 

Frog-Nar^ , ai^v. puMiquemcnt , en pu- 
blic , devant tout le monde , ouverte- 
ment, 

pROG-NAR;ffr, adv- avec vigueur, vl- 
gcureufcment , avec force , courageu- 
fement , hardiment, 

Ig-Vari/j , a , um -, Ignorant , qui ne 
fçait , ou qui ne connuit pas. 

IV. 

NAR,NER, 

Du Primitif Nar , fort, vinrent ces 
Familles- Latines. 

I. 

Ner/c), usi force, pui (Tance, violence ; 

z°. femme de Mars. 
NrR!?/7f , es , femme de Rîars, 
Nervw/«x, / , dlmin. de. 
Hiv-vus , i , nerf; 1°. force ; 5 ". ef- 
fort j 4*. corde à boyau; 5°, le 
nerf par excellence; 6°. lien qu'on 
metroit au cou & aux mains des 
criminels ; 8". entraves qu'on leur 
metroit aux pieds, ceps. 
N: Kvdis , is , forte de plante. 
Nfp varia , onis ^ l'adicn de fortifier les 
nerfs. 

Nfrv ;ror, cris , qui fo'tifie les nerfs. 
NLRVicfuj, a, um , de nerfs , fait de 

nerfs, 
NiRV/raV/uniiw , avec des cordes d'arc. 



Nf Rv/rw, (I, um, qui a les nerfs attaques. 

Ni R voie, adi. avec force, avec vigueur, 
d'une manière énergique. 

NERVp/îrnj, atis , force , vertu , vigueur. 

NerV(i/Î/j-, a , um , nerveux, plein de 
nerfs ;iio. énergique , plein de force-, 
de folidité, fort en raifonnenient. 

Composés. 

E-Nerv/j, ve, énervé, afloibli , qui 
n'a point de vigueur , qui ell (àn^ 
force; i". languillànt, moujâche» 
efféminé , plein.de mollefle, foible- 

E-Nervo , as, avi , acum , are , énerver , 
atFoiblir , amollir , rendre efféminé, 

Sub-Nervo , as , avi , antm , am , couper 
les nerfs; :». énerver, affbiblir. 

2. 

Nerv;'^ , a , cordé à boyau. 

NERvfiim , a , voyez Nervia. 
Hv.Kvinus , a, ujfi: Nervini fanes , cordes 
à boyau, 

3 . F A M I L L E S-G R E C Q U E S. 

I. Neoro-Batû,^, > daLîfèur decor- 
Neuro-B .KTes ,(s,\ àc , qui da'niè 
lur la corde : 

de Neurcjj, corde , (?c Ba , aller. 
NEDRiciAJ, .1, um, qui a les nerfs atta- 
qués , qui fent des doaicurs dans les 
n.rfs. 

i-.-NïBRÀï , aJis , forte de platite, 

Nfur/j , idis , voyez Neurar. 
^.N^VRoïdes, is, laitue fâuvage. 
NiiiROs-PASmw, i , «. ronce, arbrijjsaui 
V. 

NAR, 
Fort. 

Du primitif Nar, fort dans tous le* 
fens , vinrenc : 

M 4 ij 



1287 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. i^Sg 



*. Nab-dkj, i ; Narc«ot, i , nard, ar 
trijfeau aromaûjue. 
En Grec Nab.doj. 
En Oriental m:, nard. 
NaRd/"W, a, um , de nard, qui a l'o- 
deur du nard. 
NerjV , ij , elpcce de nard de montagne. 

z». 

La Famille Greco- Latine Narthex , 

bocte aux parfums ; d'où , 
î^kKTwex , ecis , férule , plante qui ref 
" fenible au fenouil. 
En Grec NAPeHS. 
NARTHer/ii"! , ii , boîte o''i l'on met des 

fenteurs, des parfums; cafTolettc. 
ÎJARTHsffa , vo)xz N^nhex^ 
NA,, 
Maifon, 
IDe N , défignant l'intérieur , le de- 
dans , i'e formèrent le Grec Nacj , 
Temple. 
L'Irl. Ma , dans : Nkad, nid.. 
le Bas-Br. NytA , domicile ; i». nid. 
Et cettte Famille Latine : 
fiiDUS, i, nid ; nichée , petits d'un nid; 
1°. portée, ventrée, les petits d'un 
animal. 
NiDi(/u.f , i, petit nid. 
NiDuior , arÏ! , afi/f f^m , tri , nicher , 

avoir ou faire fon nid. 
hiioamen-a, orum , tout ce q.ui fert aux 

oifeaux à faire leur nid. 
NiDïo , es , ère , voyez Renideo ; i°. te- 
jTioigiier fa joie par un léger battement 
d'ailes à l'arrivée de fon père ou de fa 
merc au nid. 

Binômes. 

flim-Ficiuni f ii, conftruftion d'un 
laid. 



NiDi-Fico , as,avi,atum, are, bâtit 

fsn nid , faire fon nid. 
NiDi-Ficuï, a, um, qui fait fon nid. 
Isi-NiDi-Fico, as , avi, atum, are , met* 

tre dans un nid. 
Intfp.-Nidi-Fico , as,avi, ttum , are y 

faire Con nid encre ou parmi. 

,0 Dr ' ■- 



i*». Grec- Latin. 



Pro-Naon,*, ipor<:lie du Temple». 
PRO-NAos,i,5 parvis 



. ' . ) - 

Du Gr. NAOi , Temple. 
Pro-Naï.!, œ. Minerve qu'on avoit cou-^ 

tume de placer au-deyant des temple^ 

dan; leur porche. 

NAI, 
Certainement , irès-con flanc. 

N^ , en Giec N a.i : ces deux mots fi- 

gnifient , certainement , en vérité ,. 

il efi: confiant. 
Ils viennent donc de Nai, demeure ,• 

ce qui efl: à demeure, confiant,. 

invariable. 
NoTvas, i, bière , cercueil de bois i 

de No, loit qu'il fignitîe demeure ,. 

maifon-, (bit qu'il (Agnifîe navire. 

NAD, NET, 
FiL 

Nad, Net, fignifîe en Celte , fil, 
Élet , tout ce qui eft délié : i°. un 
fil d'eau 5 5''. ^oïdve du fïl ; 4". 
coudre , couture. 
En BaS'Br. Nado5 , aiguille. 

Neud , Neut , fîl à coudre<^ 
Nez^ , filer. 
En Angl. Net , filet , rets. 
En Gr. NetAo, filer. . 

En AUem. Nat/4 ^ couture^ 



k2É9 DE LA LANGUE LAT. NAT 

De- là ces Familles. 
I, 

NïTK/« , / , fil. 

Net^j-, a, um, F/lé. 
Net/o , onh , filage. 
Nttorium , ii , fufcau. 

Neo , evi , esum , ère , filer. 
Netî, fr , fcptieme & plus grolTe corde 
d'une lyre , déiiéc à Saturne ; dernière 
ou plus uroiïe corde d'un inrtrument de 
mufîque à cordes ; quatrième d'un vio- 
lon ; fcpticmc d'une viole ; z°. fep- 
tierae en deicendant. 

Composes. 



Ï2p0 



|*£RNïo , es , nevi, netum, nere , ache- 
ver de filer. 

Per-Netw , a , um , part, de Perneo, 
PARA-NETe,ej-,la fixieme corne delalyre, 

dédiée à Jupiter. 
Varanete fynemmenan , C fol ut fa — 
iia\eugnienen , D la ré fol , — hjperbo- 
Ixon , G ré fol ut. 

II. 

Natr/at, m^, fcrpenc; 2°. plante fore 

puante. 
Le ferpent efl: appelle Nat, à caufe 

de fa forme déliée. 
En Celte , Natr , > 

Cornouaill. Nad^ , \ '"'^P""^' 

III. 
NOD. 

De Met , fil , vint la Famille Nod , 
nœud , lien. 

En Or. 13- y, HoxaD , lier. 
NoDwf , i, nœud 5 z**. difficulté, em- 
barras. 
if'jdus Jicrculeus t nœud difficile à 



défaire , ou une très-grande diffi-- 
culte. 

^oDulus, i , iîm'in. 

^J'oDO ,as , avi, arum , are , nouer , lier j 

attacher, faire un nœud. 
NoDutio , onis, nœud , nodofîté. 
NoDufor , oris , qui noue, 
UoDanis , a , itm , noué. 
NoD0fus , a. , um , noueux , plein de 

nœuds , qui a plu/îeurs noeuds. 
Nndofa chiragja — podagra , goutte noué* 

aux pieds ou aux mains. 
NoDi(j , (B , Pariétaire , forte de plante, 

C M POSES. 

Ab-Nodo , as , avi, atum , are , cou- 
per les nœuds, les excroiflànces des 
arbres ©u des plantes. 

De-Nodo , as , <irc, dénouer. 

E-NoDo, as , avi ,. atum , are, ôter hs 
nœuds; 1°. expliquer, expofer, 
développer, déclarer, interpréter, 
éclaircir, démêler, donner jour, 
rendre clair ou intelligible, lever 
les difficultés, ôter les obfcurités , 
dénouer. 

E-NoDcicè, iàs, ijjimc, clairemenr , 
évidemment , nettement , intelli- 
o;iblement , tout au long. 

o 
E-Nouû«'o fOnis, explication, exp'o- 

fîtion , déclaration ; i*. dénoue* 

ment. 

Enodaùo nominum, étymolocie des 
mots. 
E-NoDizror, or/.f ,expofiteur, qui dé- 
noue , qui explique , qui interprè- 
te , qui démtle. 
E-NoDM , ic , qui eft fans nœuds, quî 
[ a'eft foint noueux, qui n'a poinî; 



tapi DICTIONNAIRE ETYMOLOG. i2pa 

de nccuds ; i°. clair , iinelligible , 
ians difficulté j 3 % aifé , coulant , 
facile. 
In-E-Nod/i^/Vw, /e, qu'on ne peut dé- 
nouer , qu'on ne Içauroiç démcler 
ou débrouiller , inexplicable. 
Inter-Nod/wot , à" , l'ctpace qui eft 
entre deux nccuds ; z". ce qui eft 
entre les jointures, 
Ki-Novans, lis, qui renoue, qui re- 
lie , qui refait un nœud. 
KE-Novatus , a , um , parc, de. 
RE-Noro, as, avi, atum,are, re- 
nouer , relier , rattacher avec un 
nœud , refaire un nœud. 
SuB-NojDo, as y avi, atum , are^ nouer 

par-delTous. 
Tri-Nodz-j, ^s , qui a trois nœuds. 
NEG, 
Affaire. 
Du Celte Necw , affaire , occupa- 
tion , commerce , vint cette Fa- 
mille Latine : 
Necot/mot , // , affaire , occupation , 
emploi 5 i°. négoce , commerce , 
trafic, marchandife. 
NiooT/aror , oùs , négociant , trafiquant , 
commerçant; 1°. homme d'affaire , in- 
tendant. 
liEi-oria'rix , îcis , marchande , celle qui 

commerce. 
"bîtcoriatus , a, um, part, de Negotior : 

commercé . trafiqué. 
Negcti - NuMMiu.c, a , um , négocié à 
prix d'argent , qui concerne le négoce 
d'argent. 

NEG0T!(j/u7n , i, àimin, de Neg-ot'iuin, 
NEGOTior, aris , atusjum , an, coni' 



mercer, négocier , trafiquer , exer- 
cer la marchandife, être marchand. 
Negoiiari animas , tuer ou afiàfliner 
des gens pour de l'argent , faire !e 
mcLier d'airafîui. 
NEGOTzwft/j , a , um , orcupé , cmbarraffé, 
plein d'affaires, qui a beaucoup d'affai- 
res , où il y a bien dïs affaires. 
"NEcoTi/irariu! , a , um , qui fert au né- 
goce , qui cil employé au commerce. 
NEGOTi'j/ii, m. f. le n. de négoce, qui 
concerne le négoce , d'affaires , qui con- 
cerne les affaires. 
NiicoTidns , tis , qui trafique , qui efi 

marchand. 
NfcOTf.iriuf , a, um , vovez Negotlator. 
NEncT/atio , onis , négoce , commerce , 
trafic, marchandife ; i". négociation, 

N E M , 

FA 
cret. 

Du Celte Lam , Lem ,Jorêt , bois, 
prononcé Nam , Nem , vinrent 
ces Familles, 

I . En Latin. 
Nemhj , oris , bois , forêt. 

Sus nemoris cuUrix, une Iaie,fânglier 
qui demeure dans les forêts. 

NEMora/ij, m.f. le , n. ^EMorerfis , m.f. 

fe , n. de bois, de forêt. 

Nemorenfis Rex, celui qui préfîdoit aux 
facrifices qu'on faifoit à Diane dans les 
bois. 

NEMoro/ïij , a, um , plein de forêts , cou- 
vert de bois ; 1°. rempli d'arbres , où les 
arbres font fort épais. 

NEMorf - VAcu.r, a, um , quicourt , qui 
erre dans les forêts. 

l^EMeJîrinus, i , Dieu des bois. 

1. En Grec. 

Nem fignifia en Grtc , forêt , arbre 



i25>? DE LA LANGUE LAT. NEM 1254 

NoMO-TuFSiij , «, traité des loix ; i*. 

ctablifTcment de loi, 
j. DivTEKO'Nouium , ii , féconde 

loi , Deutéronoine. 
é. Iso-NoM/a, ce, égalité de droit. 
7. NEMç/?f, isy Néméfis , DéelTe de la 
vengeance publique ; z°. Fortune. 
NEMey/.3 , orum , fêtes à l'honneur de 

Néméfis Si des morts. 
NtMeJiacus , a , um , qui concerne ce 
Fêtes. 

NI, 

Edar. 
Du Celte Ni , éclat , vivacité , fe for- 
mèrent ces Familles Latines, 
I. 

Ni, cligner. 
I. 

Nire/is, tis , qui cligne les yeux, qui 
clignote. 
CoN-Niveo , es, nivi &-," nixi , vere , Se 
CoN-Nivo , ;j, nivL & nixi, vere , cli- 
gnoter , cligner les yeux, fermer & 
ouvrir fouvcnt les paupières ; i°. diffi- 
muler , être de connivence. 
CoN-Nive/;r/a , a , clignement des yeux • 

1°. diilimulation , connivence. 
iN-CoN-Nivenj ,tis, & 
In-Con-Nivuî , a, um, qui ne cligne 
point les yeux, qui ne ferme point les 
paupières, qui ne clignote point. 
2. 
Nice/, is , ère , faire fi^ne de la main, 
menacer de la main , remuer ]» 
main. 

NiCTO , is , ère , avertir en aboyant , en 
japant fur les voies du giliier. 

Nie Taculus , », chien qui fait la garde 
la nuit; 1». chien de chafTe qui guette 
& aboie fur les voies du gibier. 



fruitier; i ". pâturage ; }°. aiflion 
de conJuire dans les pâturages ; 
4°. conduite , gouvernement ; 5 °. 
culture : de-là nombre de mots en 
Nem & en Nom , tels que ceux- 
ci , adoptes enfuite par les La- 
tins. 

1. Nouas , adis , qui eft toujours 
parmi les troupeaux. 

NoM.i^ex, dum , Nomades, peuples de 
la Scytliie Européenne , qui ont pour 
maifon leurs chariots , & campent tou- 
jours. 

NoMiP , r.rum , ulcères corrofifs qui s'é- 
tendent toujours. 

NoMij , X , Paies , Dceiïe des Pafteurs, 

2. NoMOJ, i , loi , règle, mefure ; i». 

Province ; 3 °. gouvernement de 

Province. 

AMTi-NcMia , ce, contrariété , oppofî- 
tion de loix. 

Binômes. 

i'. Nom-Arch<z , «, Gouverneur, 
Chef d'une Contrée , d'une pro- 
vince. 
Nom-Ar.chz.7 , a, gouvernement d'une 
contrée , d'une province. 

1. Nomo-Math«, ij, Etudiant en 
Droir. 

j. Nomo-Phy/^ïx , acis , proteiîleur 
des Loix. 

Nomo-Ph YLûcia , ce , garde , défcnfe des 
loix. 

NoMo-PHyL.7fwm, /; , chancellerie. 
4. 'NoMo-P(s.us , i , Icgiflateur , qui 

fait des loix. 
NoMo-TH£ra, a , Icgiflateur, 



i 2^ '■ 



DÎCTîOrfNAIRE ÉTYMOLOG. 1196 



J^icTO , as j avi , atum ^, cligner les 



are 



/eux \ 2". 



NicTt;/- , aris , atiisÇ clignoter ; 
j'um , ari ^ J) 5°- s'efîor 

cer, 
NiCTiic , ts , voyez NiÛatio. 
Ad-Nicto , fl.r, avi , arum , are , cligiio- 
.rer , faire ngne par un clin d'œil. 
NiCTa.'/o, onis , clignement des yeux. 
HiCTatOT , or;J' , qui clignote les yeux. 

ÏI. 

N IT. 

De Li , blanc , changé en jNi , Te 
forma l'Oriental "IHi , nicre ; d'où 
ces îTiots : 
"îinRum , i , nitre, efpéce de falpêtre 
qu'on tire de la terre. 
NiTRfiria , œ , nitriere , mine de Talpé- 
trc 5 lieu d'oii l'on tire du nitre. 
NiTR;7tuj , a , um , où l'on a mis du 
nitre. 
Nira.o/1/j-, a , um , nitreux , plein de 

nitre. 
Ammo-Nitruot , 7, fable blanc , mêlé de 

nitre , propre à faire le verre. 
ApHRo-NiTRum , i, écume ou fleur de 
pitre ; minéral falin. 

III. 

N I T , N I X, 
lumineux. 
De Lu , Ly , lumière , prononcé , 
Ny , Ni , vinrent les Familles fui- 
vantes. 

Net, n I t , propre , brillant : en 
.Anglois Neat ; en François Net. 
JsIiTor, er/j , lueur, clarté, fplen- 



deur, brillant , politcde , propre- 
té , agrément. 
NiTiî/j, œx Kireuuli, ce, écht. brillatit;i». 

rat des buiiïbns , infefle brillant , rouge, 
NlTf'iniis , a , tim , roux, éclatant, de U 

couleur du rat des buiflons. 
Nnei/a, œ , particule luifante dans du 

fable. 
NiTeo, es , ui , tere ; Nitç/T'c . is , tu] ; 

cer; , reluire , éclater , briller , être 

poli. 

Nuidus , a , urn , brillant , luifant , 
clair , propre , poli ; honnête , ci- 
vil. 

Nnido , -are , nettoyer , rendre blanc i 
Jui;"ant. 

Niridiufculiis, a , um , un peu plus propre, 

NiTiâlufculè , un peu plus nettement. 

NiTJifirjj , tis , propreté, bonne grâce , 
air poli. 

Nnidê, proprement , poliment. 

Composes. 
E-NiT<o,-tfrtf , E-Nirefco ,-er.e , bril- 
ler , reluire, fe diftinguer. 
lNTER-NiTf3, -ère, reluire au milieu , 
éclater au travers. 

Pr>«-Nîtso , -sre , briller d'un grand 
éclat, 

Re-Nitmj , tu, refplendillànt , qni reluit, 

RE-NiDe/7ti,î , (X , éclat , brillant , louris. 
Re-Nidjo, -ère ç RE-Nioefco, -ère , ren 
luire , éclater, fourire. 

IV. 

N I , Nyf, Neg, neige. 
En Anglois , Snow ; i'cA-NE en 
Allemand ; en Grec Nirn^i- ; Sneg 
en Prulîlen & en Efclavon. 
t. Nix , vis , neige, blancheur. 
Nivofus , a , um , plein de neige , cou- 
vert de neige ; zo. qui caufe de la neige , 
neigeux. 

Niveuj, 



1257 D E L A L Â N G U E L A T. NO 



[ NiVfuj j a , i/m , de neige , blanc comme 
neige. 
Nivarus y a , uni , raffraîchi à la neige. 
Niva//x , e , de neige , qui men.ice de 
neige." 

NiViirius , (T, i/jw , qui fèrt à couler la 
neige autour d'un vafe plein de vin 
qu'on Teut rafFraîcIiir. 

2. NiNGo , xi , ^er£ , nçiger ; de Nie, 
nafalé. 

NiNGo, ij, xi , ère , neiger , tomber de 

la neige. 
NiKcuis , is , neige. 
NiKcor , oris , tcms de neige , grande 

chute de nei?e. 

o 

Niucuidus ,a,um, tout plein de nei»e. 

3. NoEGcw/n, / , forte d'ccharpe , de 
manteau borde de pourpre ; mot- 
à-mot , éclatant. 

NO X, 

Nuit. 
Dans toutes les Langues Celtiques , 
Nos, Noc , &c. défigne la nuit, le 
teras où le fokil eft caché ; de-là 
le Grec wrs , Nyx , la nuit ; & 
ces Familles Latines : 
I. 
Nox,Nocr/j, nuit; i". fommcil ; 
l". mort ; 4° dernière faveur. 
NocTicu/« , X , àimin. de A'ex. 
NocTe/co , is , ère , fe faire nuit ; devenir 
obfcur,fombre; fe couvrir de ténèbres. 
NoCT/uj ,ci 1 um, voyez Nsâurnus. 

UocTu, de nuit , la nuit, pendant la 
[ nuit. 
NocT/.3wr, a, um , qui fait la garde 
pendant la nuit. 

UocTuaiundus , a, um , qui va la nuit, 
qui marche toute la nuit. 
Orig. Lat, 



^ocTurnus , * , Dieu de la nuit ; 20, 

voleur de nuit. 
NocTurnus , a ,um .noflurne, de la nuit , 
qui fe fait la nuit , de nuit ; *'. de la 
mort, qui concerne la mort. 

NocTua, œ , chouette, hibou , forte 
d'oifeau de nuit. 

Nocluas Athenas mitiere , envoyer 
des hibojs à Athènes. C'efl: corn-, 
me Cl on diioit : envoyer des fleurs- 
de-Lys en France , ou (prov.) 
porter de l'eau à la rivière. 

B I N o Al £ s. 

Noct-Ambulkj- , a , um , c[u\ k pro* 
mené la nuit , qui va de nuit, 

NocTi - Cotor , oris , fombre , obfciiaf 

comme la nuit. 
NocTi-Fer , a , um, qui amené la nuit. 
NocTi-LuccZ , a , lune qui éclaire la 

nuit; 1°. flambeau , fallût, lanterne, &c 

NocTi-FuGd! , is , qui fuit la nuit. 

Nocti-Vaguj , a , um , coureur de nuit f 

qui erre pendant la nuit. 
NocTi-ViDuj , a um , qui voit de nuit, 
NocTU-ViGi/a , «, furnom de Vénus J 

qui paiïe les nuits fans dormir. 

Composes. 

A-B~'bJocro,as, avi, aium , are, dé- 
coucher, paffer la nuit hors de chez 
(ôi. 

PER-Nox,NocT/y , qui dure ou qui paiïe 

toute la nuit. 
PER-NocTatio, onis -, veille , l'aiSion de 

pafler la nuit à veiller. 
PER-NocTizfur , oris , qui pafTe la nuit À 

veiller. 
Per-Nocto , as , avi , atum , are, veiller 

toute la nuit , palTer la nuit fans dormir. 

N4 



,sp5» DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1500 

Tri-Noct/«/b, H, trois nuits, cfpace l 1". puftule qui vient à la cuiflc 



de trois nuits. 
TRi-NocTiah'j , m.f. le, n. de trois nuits, 
qui dure trois nuits. 

Familles Grecques. 
f^ycrages , um , hérétiques qui coii' 
damnoient les vigiles & les prières 
qu'on faifoit la nuit. 
'NvcTalmus , i , maladie qui fait croire 
qu'on volt des fantômes la nuit. 
, NYCTeZia , oram, facrlfices qui fe fai- 
foieiit à Bacchus pendant la nuit. 
N\CTe//i/J , u , furnom de Bacchus. 
NvcTAL-Op/a , X , vice des yeux , qui 
volent plus clair la nuit que le jour , 
ou qui ne volent pas bien à la chandelle, 
l^ycral-Ops , Op'u , qui voit mieux la 
nuit que le jour , ou qui ne fçauroit voir 
à la chandcllcjblen qu'il voye clair pen- 
dant le jour. 
Nyctil-Opj , opis^Cosic de plante qui 
reluit la nuit. 
NvcTi/c-Cnux, i, voleur de nuit. 
. NYcTep-ARCHuj-,i, Chevalier du Guet, 
Commandant de la patrouille. 
NYCTeri.r, idis , forte d'oifeau de nuit ; 
x". forte de poiiTon. 
'i^YCTi-CoKax , acis , corbeau de nuit , 
efpéce de hibou. 
Nycto - PHyLscid , ce, garde de nuit , 
guet , patrouille , ronde. 
K VCTO - PHïLrtA: , acii , garde de nuit , 



ou au pied , & qui tourmente fort 
pendant la nuit. 
II. 
De Nux , nuit , vint Nug« , contes à 
dormir debout :de-là cette Famille: 
l>ivcœ,arurn, badineries , bagatelles, 
vétilles, niaifeiies, fa-iaifes , fotti" 
fes , amufemens folâtres , fornet- 
tes , bourdes. 

Nvcdchas , citis , badinage. 

Nvcalis,m- f- Is', n. voyez Nugatoriut, 

NvG.imennim , i , voyez. Nugir. 

Ni'G.iriu77i , a , ruelle, ou cercle de fem- 
mes , lieu où il fe dit quantité de baga- 
telles , de badineries &. de fottifes ; iv, 
toilette de femme. 

Ncoafor , oris , badin , qui dit des fotti- 
fes , des bagatelles , des niaiferies , des 
vétilles , des fadaifcs , des folies, i". qui 
s'y amufe , folâtre, évaporé, vétiileur. 

Nt'Gatorie , adv. d'une manière badine , 
folâtre , en badinant , en évaporé , en 
badin. 

^vcatorius , a,um, badin, folâtre, de 
fottifes , de vétilles , de fadaifcs , de ba- 
gatelles , de badineries , de niaiferies ; 
d'évaporé , de badin , de folâtre , qui 
concerne la bagatelle & les amufemens 
inutiles. 
NuGatn'x' , ïch, badine , folâtre , évapo^ 



ree. 



NoGû^r , ac'is, voyei Nugator. 



iXLax , ans > g^rae de nuit, ^ . , ,. 

guet , foldat qui fait la pa- Nu cor , aris , atus fum , art , badî 



archer du 

trouille , qui fait la ronde 

■NvcTO - SiKAregus , i , Cheralier du 

Guet , Commandant de la patrouille , de 

la ronde. 

Epi-Myctij, idis , petit ulcère qui 

vient au coin de l'œil, & qui flue 

continuellement , fiftule lacrymale ; 



ner , folâtrer , faire l'évaporé , s'a- 
mufer à des bagatelles , dire des 
niaiferies , des fottifes ; vétiller , 
s'occuper de vétilles. 
Binômes. 
NucM)Oii-LoQ.uiiÊ.j 3 ii > qui chei; 



i^oi' DE LA LAN 

che à Tourber , en dilant des ba- 
gatelles : de dolus 6: de loi^ui. 
Nt'Gi -G?r, a. yum , & 
Ntoi-Gfru/kj , a, um , porteur de baga- 
telles , de rogatons ; z". qui fe trompe 
fbî-mémc. 

NiJGi Par?/j ,a,um,qm n'enfante , 
qui ne produit que des bagatelles, 
Nuoi Perw ,a,um, qui eft fourni , qui 
a touiours provifîon de ba^atellçç, 
Nuor-VfUDuj ,a,utr., vendeur de baga- 
telles , débiteur de fotncttes , qui en 
donne à garder. 

III. 

Comme la nuit eft le tems de la trif- 
tefTc , du fombre, du noir, & le 
fymbole de la mort , on en dériva 
d'autres Familles. 

Nec , Noc , chagrin , tcurment , pei- 
ne d'el'pric ; x *. mort. 
En Celte, Neci-u', chagriner ; Ne- 
CHus, trifte, Neichoî , en Grec , 
débat , démêlé : Nag, en Anglois, 
vexer , molefter : Noise , en Fran- 
çois &: en Anglois, difpure , que- 
relle : de-là Neca , en Ceice , tour- 
mène. 

I. 
Noc<ro, es, cui, citum , ère , nuire , 

faire tort. 
Noce«j , tis , nuifible , malfaifant ; 
1*". criminel. 

Nocenria, et , dommage, prcjudfice. 

ifocenter , méchamment , malignement. 

Nociiuruf , a , um , qui nuira. 

Nocii'ur & Nccutis , 1 coupable ; 1°. 

Uoxhis & Noxofus , ^ nui/Ible , dom- 

Hoittalis & Nox.j;/.f,J mageable ; jo. 
qui cojiccrne un tort. 



GUE LAT. NO 150Ï 

Noxj, <B ; Ncxfit, t<r, & Noxifudo, in'ts , 
dommage , tort , faute , crime volontai' 
re , fupplice dû au crime ,• i", maladie. 

In-Nox/«j, a,um \ In-Nox, c/f , 
qui ne nuit pas. 

In-'Hocuus , a. , um ; iH-Nocens , tis, 
qui ne fait point de mal ,qui n'eft 
pas coupable , innocent. 

lN-Noc«è, (ans nuire,rans faire du torr. 

iN-NocENTfii , a , innocence ; z°. avcrfioij 

pour le mal. 
IN-Nocînffr, innocemment, fans malice, 
Ob Noxiè, d'une manière fervile, fer- 
vilement , en tremblant , avec ti- 
midité, comme n'ofant k mon- 
trer. 
Non oinoxiè , ouvertement, tête le- 
vée. 
Ob-Nox/siî , aâv, impérieufêment , avec 
hauteur, d'un air impérieux; i». arec 
foumifîîon. 

Os-NoxirT/ùj , a , um , fort fournis i 
plein de fbumilTîon , tout dévoué. 
Ob-Nox'ws , a , um , qui mérite quelque 
peine , coupable ; i». obligé,redevable ; 
l". expofé , fujet; -1°, fournis , obéiiTant, 
dévoué. 

1. 

Per-Nic/w , ei , grand mal , perte , 
ruine totale : de per , particule 
d'augmentation, & de Nie. 

PEK-Niciofus & Per-Niciabilis , perni- 
cieux. 
Peb.-Nic/(j/;x, (?, (rès-nui/îble, funefie, 
PFR-Nicioo'é, funefleraent , avec ruine 
entière, 

I Wouam y NEÇz/îcr , "iii^cyiiilfimus , 
* méchant , inutile , pernicieux. 
N+ij 



ï"565 DICTÎONNAIR 

NiQualia , ium , perte , dommage. 
HEQuirie! , si , Se Nfqui'm - ce , malice , 

corruption , débauche , lâcheté, 
MEQuirer , méchamment , avec malice. 

4- 

Nex , cis , madàcrs, carnage , mort. 
NEca ,-are , tuer , maflàcrer, faire mou- 
rir. 
tÏECator , oris , meurtrier , qui tue. 

Famille Grecque. 

Necy^z , vrum , appareils funèbres. 
NECY-DALur, /,chr)Talide, ver à foie dans 

fa coque. 

NECR.o-MANT(Z,«,-Te^,œ, Nécromancien, 
qui évoque les morts. 

Kecro-Mant/iî , œ , Nécromancie , évo- 
cation des morts. 

NECRo-MANT/fur , a , um , qui concerne 
l'évocation des morts. 

Composes. 

^b-Neco , -are , alTalUner , ruer. 

E-Neco ,-are , tuer. 

Inter-Neco ,-are , maiïacrer. 

ÎKTFR-NEcfio & Inter-Nec;o, carnage. 

InteFv-NecîVuj & lNTER-NEci«uj,qui por- 
te la mort. 

ÏNTER-NECiV'è, en mafTacrant. 

InTER-Nic/a/i\f î e , mortel. 

Inter NFciVfl, «jafladln. 

îtiTtK-'N ictilus,i ; lNTER-Nic((/i(m , î, 
coupe-gorge;i'.gargott(:, petite auberge. 

Semi-Nex , cis , à demi-mort, 

B I N O M E. 

N E C-T A R. 

De Nec, mort , Si de Tar , prcfer- 
ver , vint cette Famille Greco- 
Latine : 

KEc-Tdr , aris , Nedlar , boinoii 
imaginaire des faux Dieux , cjui les 



E ETYMOLOG. 150^ 

rendoic immortels, mot- à-mot y 
oui pré(èrve de la mort; i". miel; 
5°. douceur. 

NECTARi?i;.r ^ a , um , àt ne^ar. 

Nect/ R.?a , lE , aunce , plante, 

NiciAR/tej, ce , vin d'aunéc. 

NO La, 

Cloche. 

NoLA eft: une Ville de la Campanic 
en Italie, où l'on prétend qu'on 
inventa les cloches, ou plutôcles 
fonnetres, &: que c'eft de-là que 
font venus ces mots: 

NoiiZ, ce , (onnette, clochette» 

^otarium , H, clocher. 

NU, 
faire Gsine. 
De No , élevé , colline , fe forma 
Neck , cou , qui fubfifte en An- 
glois , &: qui forma en François le 
mot NuQwe : de-là : 
En Celte , Niq , hocher la tête. 
En Tlieuton, Nickcû, 
En Gr. Nyi:t.7{;o. 
En Or. t3*3 Nui , A^t , hocher la 

tête, branler la tête. 
De-là cette Famille Latine : 
Nuo , is , nui , ère , faire figne de la 
tête, vaciller , être ébranlé ; x*. 
être dans l'incertitude , être irré- 
folu. 
NuTO , as , avï , atum , are , faire figne par 
un remuement de tête; zo. branler, 
chanceler , panchcr. 
NuTHj, ûs , (igné , mouvement qu'on fait 
de la tête pour marquer Ton confentc 
jnent ; z*?- volonté , fantaifie , ca/rice } 



ijo; DE LA LANGUE L A T. NU ijo^f 

Rf-Nuf/îj , tis « qui marque Ton refus par 
quelque figne. 

R.i-N'un/r, ûf, refus marqué par quel- 
que (îgne ; figne, ou gefte qui marque «n 
refus. 

De Nu, cou, vinr également ; * 

NoM<f//af , arunt , force de carcan qui 
fervoic à attacher ceux à qui l'on 
donnoit la quefticn ; z*. collier 
pour les animaux de labour. 

Numdla. verfaùllis , pilori , infliru- 
menc de lupplice. 

N, 
non , ne. 

D; N , fon rentrant , (è forma naru- 
rellemcnt le Négatif Ne, Noi\ î 
d'où CCS Familles Latines. 

I, 

I . N E , ( conjonci. qui fait dé- 
fenfè , qui gouverne le fubjonc- 
tifftul; mais Ne a^f. gouverne 
l'indicatif (Si le fubjoiidif ) non , ni, 
ne , pas ; x °. pas même , de peur 
que , de crainte que , afin que 3 
j pour ne pas. 

Ne , Cor.jonSlion interrogatîve qui fe met 
après un mot , & gouverne l'indicatif, 
ou dans un doute le fubjonft. ( On met 
un accent aigu fur la iyllabe à laquelle 
elle eft jointe. ) Egône ? Eft ce moi? EJI- 
ne hic ! Eft ce-là lui ! Eflne , an non ? 
Cela efl-il ou non ? Cela efi-il vrai .' ce- 
la eft il faux .' tiedierU ne vife , voyez s'il 
eft revenu. 

1. N E c , conjonci. ni , non , ne 
pas : on exprime le plus fouvenî: 
cette conjonction par ces deux 



3°. poids naturel d'un corps qui fe por- 
te vers Ton centre ; 4". cliûtc , mou- 
Tcmcnt d'un corps qui tombe. 

I^iiT.:Z';/ij, m.f. le , & 

fivTabundus , a , um, chancelant. 

tJvramen y inis , balancement , branle. 

NoT.inj, tii , chancelant , qui chancelé. 

f^uT.tt/o , onis , balancement , branle , 
l'aftion de vaciller ou de baiiïer & de re- 
lever la tête , comme font ceux qui s'en- 
dorment fur un fiégc. 

Composes. 

iAn-Nuo , is , nui y ère, faire figne de 
la tête que l'on content ; accorder , 
conlentir , approuver , prcn'.ctrrc ; 
z". défigner , marquer par lignes. 
3 «. favorifcr , aider. 

'Ao-Ni'Til/r , anv, au grz , au defîr , à la 
Tolonté , félon l'envie , comme on veut : 
compofé d'Ad & de Nutus. Ce font pro- 
prement deux mots. 

CoN-Nuo , is , ère , faire figne avec la 
tête. 

ÏK-Nua ,is, nul , nurum , ère, faire de la 
tête ou des yeux un figne d'aveu, d'ap- 
probation ; témoigner , défigner par fi- 
gnes. 

NÉGATIFS. 

Ae-Nuo , is , abniiiy utum, ère, hràn- 
ler , hocher , fècouer , tourner, re- 
muer la rêtc ; gefte qui fe fait en 
figne de refus; 2". déûpprouver,re- 
jetter , refiifer , denier , difconve- 
nir, ne vouloir pas, ne pas tom- 
ber d'accord , ne permettre pas. 
AE-NuT/Vum , i, déni, déniement, refus. 
Ab-Nuto,(Jj, a^i , atum, are', refufer 
lôuvent. 
Re-Nuj , is , nui , nurum ,ere,Sc 
p£-NuTû , is,avi , a:um, arcf refufer. 



î?o/ DICTIONNAIR 

derniers mors , ne pas , qu'on fé- 
pare par un Verbe. 

Nfc nb , ou non. 

Nec non , Et. Deux m-gation; en Latin 
Talent une affirmation ,& on les expri- 
mé en François par une feule affirma- 
tion ; Et , auiïi bien que, auîîî , &c. 

NEcUJi, aiv. de peur qu'en quelque lieu, 
de crainte qu'en quelque rencontre ; i". 
nulle part. 

NEc-UN^é , aiv. de peur qu'en quelque 
endroit, de crainte que d'aucune part. 

3. Neqk« , conjonc'c. Ni , voy. Nïc. 
NFQ.e-Dàm, aâv, point encorç. 

4. Neu , eonjoiiH. ne. 
Ne-V^, conjonôî. ou ne, . 

II. 
I. Non, non, ne, ne pas , point , ne 

point, nullement. 
Non ejiqubdmetuas, il n'y a rien qui 
doive vous faire peur; il n'y a rien 
à craindre pour vous. 
NoN-DoM , aâv. pas encore. 
Non-Ne , ah', n'y a-t-il pas ? 
NonNihil, adv.Mn peu , quelque peu , 

tant foit peu, 
Ncn-Nulluj , a , uniy quelque. 
NcN-NuNQui/n , adv. quelquefois , par 

fois. 
Ne N-NiTSQU(im , aiv. quelque part , en 
quelque lieu, 

a. NuM , cft-ce que J n'eft-ce pas ? 
3. NuN-Q.«im , jamais. 
^unquàm quid^uam , nulle part au 
nionde. — • A'on, toujours, en tout 
tems , continuellement. 
NuN-QrANPÔ, aàv. efl-cequc quelquefois 

ou quelque jour ? 
NuN-QoiD, Aiv. Si 



E ÉTYMOLOG. i?c8 

NiN-QuiDNà/'n , adv. eft-ce quef t', n'y 

a-t-il rien ? 
NuK-Qo/j- , (juee , quoi , quid , 5' a- t-îl 

quelqu'un ? y auroit-il quelqu'un ? n'y 

a t-il perfijnne ? eft ce que quelqu'un ? 
Nnsp/àm , adv. & 
Nus-Qui72 , adv. nulle part , en aucun 

lieu , en nul endroit. 
Nufquam non , par-tout , en tous lieux. 
Nufqudm gentium , en aucun endroit du 

monde. 
4. Ni,con/on3. Si (avec une négation) 
ou N E. 

An-Ne , fi , eft-ce que , & quoi , fa- 
voir fi , quoi donc î 

Composes. 
I. 

NE-Uxer , (ra. , trum , trius , ni l'un 
ni l'autre , neutre. 
Neuter arguis , ferpent qui n'eft ni 
mâle ni femelle j de ne , non , & 
uter, l'un & Vautre. 
NF-UxRAiir, m. f. le, n. neutre, «[ui 
efl du gnre neutre ; :°. qui tien: le mi- 
lieu , qui n'eil ni d'un côté ni d'autre. 
Nf-UTRÔ , adv . ni d'un côté ni d'autre. 
Ne UxRoii, adv. & 
J^ e-\Jr Robique , adv. ou 
Nf-UxR-Ufli , adv. ni en ce lieu , iii e« 
un autre. 
NE-Uxi»Qu(im , adv, nullement , aucu- 
nement , en nulle façon , en aucune ma- 
nière , point du tout , en aucune forte. 

II- 

Ne-Quan</o, pour Ne aliquando ,Ai 
crainte qu'un jour; de peur qu'une 
fois. 
Nequandb iratus lute aHo conféras ^ 
de crainte qu'un jour le dépit n« 
TOUS entraîne aiUeuis. 



ijop DE LA LANGU 

NK.Qi;;,f , NiQt).-!, Ni-Qi' V, Nr-Quirf, 
que perfonue, que nul , qu'aucun ne , 
Blin que perfonnc ne , qu'on ne ; pour 
ne aliquis , aliqua , aiiquod, 
NE-Quid , voyez Necjuis. 
NE-QuA-Quiw, adv.ne, non, nullement , 
en aucune manière , point du tout. 
NE-Quic-Quim. adv. en vain , inutile- 
ment. 

III. 
N-Ull«j , a , um , nullius , nul , 
aucun , perfonne; i°, de nulle con- 
féquence : de N, non , & de ullus, 
a , um , aucun. 
NvLLA-Ttmt j adv. ( ce mot n'eft pas 
latin, ) voyez Nullomodà. 
NutL-Ii;, adv. (avec repos,) nulle part, 
en nul lieu , en aucun endroit. 
NiitLo-MoD3, nullement, aucunement, 

en aucune manière. 
NiN-GuLUj-, i, voyez Nullus, 

IV. 

N-Emo , inis , au lieu de Ne Homo , 
perfonne , nul , aucun ; x '. hom- 
me de néant. 
Nemo ex nojlris , nul d'entre nous , 
perfonne de nous autres. 
V. 

De Ne & de ceio, céder , fe formè- 
rent CCS mots : 
lit-Cissuas f aùs , ncceffitc , obliga- 
tion indifpenfable ; z'. fatalité; 
} **. parenté , alliance , étroite ami- 
tié. 
NE-CEÇSûuffa , in'is , nécefTité ; i". allian- 
ce, intime amitié, étroite liaifon. 
Neceffifudo cnn'uhernii , liaiibn entre ceux 

qui demeurent enfemble. 
Nr-CESsaria , « , parente , alliée ; »«". { 
amie intime ) bonne amie, * 



E LA T. N négatif. 11310 

NE-CESS.;rii , oiuni, parent , atnis. 

NE-CFSS.ir;o , adv. ncceflairement, d« 
néceffité , par néceffité , d'obligation , 
indifpenrablemcnt. 

NE-CEsscriuj , a, um, nécefTaire ou d'o- 
bligation; i^.qu'onncpeut éviter ni em- 
pêcher , dont on ne f^auroit fe paffcr , 
indifpenfable. 

NE-CESSe, nécefTaire, qu'il faut. 

Nsce£è ejl hnmini mon , il faut ncceiïairt- 
ment que l'homme meure, 

NE-CESS.ir/e , adv, voyez Necejjarià, 

Ne-Ces^uj/i , voyez Nece£s. 

PER.-N£CESS::;n/j, a , um , très-nécelTai- 
re ; !»• intime ami , fort uni d'amitié ; 
jo. très-proche parent, 

VI. 

N EG. 

De N,non , & Ago , faire , fe forma 
cette Famille : 

NEGo,-drf, refufer défaire , empê- 
cher ; 20. nier, défàvouer. 

Nïcantia , ia ; NEoatio , onis , négation , 

adion de nier. 
'Necator , aris , celui qui nie. 
NEGafri» , icis , celle qui nie. 
NEcaforfuj-, a , um , qui fertànier, il 

refufer. 
Nrccitivus , a,um, négatif, 
liEcans , antis , qui nie. 
'tJecandu!, a, um, qu'il faut nier. 
liEcabundus , a , um ■> toujours prêt à dire 

non , à nier , à refufer, 
Nficiro ,-are , nier fouvent. 

Composes, 
Ab-Neg« , as, avi , atum , are , re- 
fufer , ne vouloir pas accorder , 
convenir , accepter j z °. nier , dé- 
nier. 

Df.-Nfgo, «t, avi, atum, are, nier , fou- 
tenir ou aflurer ie contraire , contefler; 



1.511 DICTIONNAIR 

i". denier , refufer , ne pas accorder ; 
U". difconvenir, ne demeurer pas d'ac- 
cord de. 
Sue-Nego, as, avî , atum , are y nier ou 
refufer en quelque manière, 

VII. 

I. 

Neg-Ligo , is , qUxl , gUclurn , gère , 

négliger, être peu foigneux , avoir 

peu d'exaâicude ; 2°, Te foucier 

peu. 

NEG-LiGen^fc, a, négligence , peu de 

foin, manque d'exaftitudc. 
NEG-Lrce/îtfr , a.iv. négligemment , avec 
négligence , fans fc mettre en peine , 
fans fe foucier, avec peu de foin , fans 
exaftitude. 
^ NFo-LECTio, om'j , peu de cas , d'cflime, 
d'état, de conddération qu'on fait de. 
NEG-LEcïuruy, a , um , qui négligera, 
Nfg-Lecii/j > ûf , négligence , peu de 
foin ; î». peu de cas , &c. 
N£g-Le ctus , a,V7n, part, de NrgUgo. 
Nfg-Ligmj , îls y négligent , peu foi- 
gneux , peu exad , gui eft fans foin , qui 
ne fc met en peine de rien, 
i. 
NE-EST, 
Jeûne. 
Du négatif Ne , &: du verbe Ess^ , 
tiianger , Est , il mange , vinc le 
Grec, 
N-ÉST£«o , jeûner ; d'où le Grec-La- 
tin , 
N-£ST^^ , Us , l'jnteftin jéjunum, 

3« 

'HE.-Vi.arhes , is , plante qui fervoit à 

châircr la mélancholie. 
Du Grec A'e , ncn , & PentUs , triA 

telle , deuil. 



E ÉTYMOLOG. 131^1 

VIII. 

NIGER, 

Noir. 
NiG«r , qui fignifie noir en Latin , à 
deforienté cous les Etymologiftes j 
mais il (èroic trop faftidieux de 
nous arrêter à leurs froides rêve- 
ries i qu'il nous fuSlfe de connoîcre 
le vrai. 

C'efi: un compofé du Négatif 
Ni , non, & du Celte Gar , Ger , 
brillant, lumineux , formé de GÈ , 
Soleil : de-là : 
Ni-GEr, gra ,grum, noir , de cou- 
leur noire ; 1^. fombre , obfcur ; 
5°. méchant, mauvais , nuifible, 
dangereux. 
Ni-Gellkj , (X , um, noirâtre , un peU 

noir, tirant fur le noir. 
Ni-GRAMen , mis , noirceur. 
Ni-Ga-iTia , «, & 
Ni-Gritisx , ei, ou. 
Ni-GRiTurfo, iriis y noirceur, 
Ni-GRor , oris , noirceur. 
Ni-GRerfo , inis , noirceur. 

Ki'G-Kans , tis , qui tire fur le noir » 
2.°.obrcur , fombre, ténébreux, 

Ni-GRafuj, a, um , norci. 

Ni-GRifnns , lis , noirâtre, qui tire fuC 

le noir , un peu noir. 
Ni-G(v9,fli, avî, atum, ar? , noircir , 

rendre noir; i">. devenir noir. 
Ni-GR?-rio , is , faôlus fum , feri , être 
fait noir , noirci. 
Ni-G&ea, es , ère , & 
Ni-Gresco , is , grui , cere , devenir 
noir, noircir; 1°. devenir obfcur, fombre, 
ténébreux. 

Composes. 
De-Ni-Gro, as, ayi , atum, are ^ 

noircir , 



I3n DE LA LANG 

noircir , barbouiller , rendre noir , 
faire devenir noir ; z°. difîâmer , 
ternir la réputation. 

lNTER-Ni-GR..7nj , tîs i qui tire fiir le 
noir, noirâtre. 

Os-Ni-Gfr , gra , grum , noirâtre , qui 
tire fur le noir. 

PER-Ni-G;r, gra ,grum , fort noir. 

Si'B -Ni -Ger ,^ra , grum , noirâtre , tirant 
fur le noir, tant foit peu noir. 

IX. 

De Ni, non , & Mmum , furprenant , 
fe forma : 

Ni-MiRK/» , cerraincmcnt , (ans dou- 
te, alfurémcnt; 2°. à (avoir , cetl à 
(avoir; mot- à-mot, et n'eftpas une 
choie fabuieufe, qu'il faille rejet- 
ter. 



UE LA T. N négatif. 151^ 

X. 

De N,non , &: Volo , vouloir , fe for^j 

nicrenc ces mots : 
NoLe/îj , lis , qui ne veut pas. 
Notente Senatu , maigre le Sénat. 
Hoientia ,a, oppofîtion à quelque chofc,' 
l'adion de ne point vouloir. 
NoLO, non vis, non vult , 'NoLumus, non 
vultix , NoLunt, Notui, NoLLe, ne pus 
vouloir. 
Noh offenfum te, je ne prétends pas vous 
choquer. 

AWo mendare , je ne veux pas que vous 

mentiez. 
Noli contendere , ne difputei pas. 
NoUm dixi£e , je voudrois ne l'avoir pas 

dit. 

A'on nolle , vouloir bien , ne pas empcT 
cher, 

NoLuntas , tii , voyez Nolfntia. 

Ae- Volo, Ne- Vu, Ne-VuI: , NE-VEiifi 
voyez Nolo, 




Orig, Lot. 



O4 



i5if DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 151^ 



MOTS LATINS VENUS DU GREC, 



N 



NARC. 

U Grec Narkc , engourdiflc- 
ment , airoupiiremeiu j i". tor- 
pilla , vinrent ces mots Grecs-La- 
tins : 
Nar-Cos/j , is , engourdifTement. 

NAR-Coriru^ , (Z , um , aflbupifTant , q'ji 
engourdit. 

Nab.-Cis/;/j, /, Narcifle , fleur qu'on 
regardoit comme propre à aflou- 
pir. 
NAR-Cissfnur, fz, um , de Narciiïè. 
NAR-Ci;sirei, œ > forte de pierre pré- 
cieufe, 

NEPAr, 

Rein, 

Du Gr. Nep/^/"oj , rein , fe formèrent 
ces mots : 



NEPHR//ej, is, première vertèbre des 
reins. 

NEPHRitifuj , a, um, néphrétique, qui 
concerne L-s reins ; z''. fuiet aux dou- 
leurs néjliretiques; ;°. qui guérit les 
douleurs néplirétiqui-'s. 

NFPHR?ff r , icis , néphrétiiue , colique , 
douleur dans les reins. 

Pfri-.Vf PHRa , orum , enlroirs voilîns des 
reins qui font cliargés de graiife. 

AN-EuRi/zH^ï, atls , anevrifme , ru- 
meur caufée par l'ouverture de la 
tunique intérieure d'une artère, & 
par la dilatation de la tunique fu- 
périeure. 
A-n-EvRijinus , i , dilatation d'artère. 
Aii-EvR.iatus , a , um , qui cherclic uns 
réponfe ou une cxcu'e. 

D'Eurus , large , dilaté. 






1,17 DE LA LANGUE L AT. N Orient: i;i8 



MOTS LATINS VENUS DE LORIENT. 



N 



N A B, 
Plàlcerion. 



X^" A-Biium, a ,"\ pfàlcerion jhiftru- 
Nablk/k , t , S. ment de mufique 
Naui-^ï , is , y a corde ; en Gr. 

NABLdjNAELé ÔC NAULe. 

Nabli'o , onis ; I^abùJLi , s, qui joue du 
pfalterion. 
i^wùum , ii, air de pfalterion. 
NA£L;^o,-are , jouer du pfalterion. 
En Gr Ndbliio. 
Ceft rOriental S^l , NaEL , ^'£SL , 

luiH , infirumenr à cordes. 
Nac<j, ce, NAcca, ce , &: Nact^, ^ , 
m. foulon ; on doit avoir dit cgab- 
fiienc Natt^. 

Ce mot tient au Grec N asso , ap- 
planir , prelfer; & à TOnent. n3;> 
NaKé , frapper, battre. 
Nam , car. 
Namqi'e , car, 
E-NiM , car. 
Et-E-Nim , car. 

NF.viPé, adv. aflurément , (ans doute ; 
z". c'cft- à-dire, c'efl à f^avoir , favoir. 



Ces Conjonflions tiennent à 
l'Or. Ca.}, A^>4M,dire,parler : tout 
comme Car tient au Celte Car, 
dire , parler. Ces deux ctymolo- 
gies parfaitement correlpondan- 
tes s'appuient ainlî mutuellement 
& font une preuve fans réplic^ue 
de leur excellence. 
De l'Or. \^i , NeTS , épervier , fau- 
con , /e forma le Latin : 
Niswi, i, aigle de mer. 
De l'Oriental ty: , NhOR , fils , en- 
fant , vint cette Famille : 
NuRai, KJ, belle-fille , femme du 

fils. 
Ab-Nurw ,ûs , femme du p-tit-fils. 
Pro-Nur^J , i , femme du petit-fils. 

Nyss^, œ, lieu d'où partoientceux qui 
couroient dans la lice ; i °. Terme 
de la courfe , autour duquel il fal- 
loit tourner. 
En Gr. nts^a. 

Ces mots tiennent à l'Orienraî 
Î/D3, NaSHo, départ. 



*^~)rv 



O4ÎJ 



H3'^9 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



1320 



MOTS LATINS-CELTES, 

ou DÉRIVÉS DE LA LANGUE CELTiqUE, 



O 



A kctre One fuit pas immédia- 
tement N dans les anciens Alpha- 
bets: X eft entre deux dans l'Orien- 
tal & le Grec : les Latins rejetre- 
rent ces X à la fin de leur Alpha- 
bet & à la fuite de i'U,qu'ils avoient 
déjà rejette également à la fuite 
de T. 

Cette voyelle s'efl: prononcée 
O , H O , W O , G O ; ce qui a 
fouvent fait perdre de vue fa vraie 
valeur ; n'a-t-on pas cru cjue l'O 
oriental étoit toujours confonne , 
jamais voyelle î 

O fè fubftitue fouvent avec 
d'autres voyelles; il fe change en 
a , eu , a , i , u , àt même c]ue ces 
■voyelles , fe remplacent fouvent 
par O. De roine , nous avons fait 
reine ;& d'hore, heure; nous difons 
moine , tandis que nous difons mo- 
nachal. 

• La forme primitive de l'O étoit 
celle d'un œil vu de face ; elle va- 
ria enfuite prenant chez nous la 
forme de la prunelle ; & chez les 
Orientaux de l'Euphrate , celle de 
V<xil vu de profil. 



i 



Les fignifications des mots en 
O font parfaitement conformes à 
(k fioure. 

Les mots en O dcfignent l'œil 
& fes facultés , l'éclat , la vue , 
la lumière , le Soleil œil du mon- 
de , & ce qui en a l'éclat & la 
couleur. 

2 °. Tour ce qui eft rond coîh- 
me l'œil ou le Soleil ; les cercles , 
le monde , un œuf. ' 

3 °. La bouche , qui prend la 
forme d'un O pour exprimer le 
fon. 

En y ajoutant quelques Ono- 
matopées , on a la raifon de tous les 
mots en O. 

Cependant les Diélionnaires en 
offrent un grand nombre d'autres 
qui ne rentrent en aucune ma- 
nière dans ceux-là ; ce qui empê- 
choit d'appercevoir la vraie valeur 
de la lettre O; mais tous ces mots 
en O, dont on ne peut cependant 
rendre raifon par cette lettre , font 
tous étrangers à cette lettre } ce 
font des mots qui appartiennent à 
toute autre , & qui ne fe font 



1521 DE LA LANG 

chargés d'un O initial que par une 
fuite de l'altération des Langues , 
& par la facilité avec laquelle cette 
voyelle , ainfi que toutes les au- 
tres , s'ajoute à la tête des mots. 

On trouvera des détails plus 
étendus (ur l'O dans nos Origines 
du Langage S,' de (Ecriture, p. 5 i 3 . 
6" fuiy. 

O. 

O , interjedion ; o mi amice , ôclier 
ami ! On dit dans tous les Dic- 
tionnaires , dans toutes les Gram- 
maires , que cet O gouverne le 
Nominatif, l'Accufatif , le Voca- 
ti£ 

C'eft une façon de s'exprimer 
abfotument contraire au vrai génie 
de la Langue Latine , & par la- 
quelle à des idées nettes & vraie?, 
on fubditue un jargon qui ne dit 
rien , 6c qui brouille tour. 

O ne gouverne rien parce qu'il 
ne peut rien gouverner : on trou- 
vera dans nos Grammaires Lati- 
ne &c Françoife ce qui a induit 
tous les Grammairiens en erreur , 
& des principes plus fatisfailàns , 
plus lumineux. 

Oh , incerjecî. pour marquer l'admi- 
ration , la joie, &c, Oh , oh 1 1 ^. 
hola ! 

Ohi? ! interjecl. pour marquer le clia- 
grin, le dégoût , &c. Oh , oh bien , 
hola , oh ça! 

Ouo , inurjeS. pour marquer l'admi- 



UE LAT. O 1522 

ration ou la furprife quand on re- 
connoîc quelqu'un ; ho ! ho , hél 
vous voilà ! 

Onom A topÉes. 

I. 

î.Ovis,is , brebis , animal. 
En Gr. Ois. 

OvTaria, x, troupeau de brebis. 

Oviaticus , a , um , qui concerne les 
brebis. 

Oviarium , il , voyez Oviaria. 

Ovile, is, bergerie , établc à brebis. 

OviL!.r , m,f,le , n.&c 

OviLLus , a , um , OU 

Ovinus , a, um , de brebis. 

Ovilia , ium , place à Rome , dans le 
champ de Mars, enfermée de barreaux , 
où le peuple Romain entroit l'un apr^s 
l'autre pour donner fa voix lors de l'é-i 
ledion des Magiilrats. 

i. Opi/io , iunis , bercer. 

D'Ois , brebis , & de Syp , en Latin 

SE^um , graiflejfuif, vinrent: 
5. OE'S)iPum,i, furpoint, cralTè qu'on 
tire de la laine avant de la la- 
ver. En Gr. oiiruTr». 
OtSYPerw, i, toifon qui n'a point été 
lavée , laine graiïe. 

En Gr. ciJuTriipoÇ' 

4. Oy ans , [is, celui qui recevoir l'hon- 
neur du petit triomphe , appelle 
Ovation , & qui entroit à Rome 
à pied ou à cheval , accompa-'iré 
des Chevaliers & e^u Peuple qui 
le conduîfoient au Cipitole , où il 
facrifioit une brebis -, x° , plein de 
joie , triomphant de joie, 
Oyc ) as y aviy atum , are , triompher d«r 



Î323 



DîCTTONNAIR 



joie , être triomphant de joie ; i°. 
triompher de. 

Ovalis , m.f. le , n. qui concerne l'ova- 
tion ou le triomphe , où l'on entroit à 
Rome à pied ou à cheval. 

Ovaiis corona , couronne de myrthe que 
portoit celui à qui l'on accordoit l'o- 
vation. 

Ovatio , onis , ovation , petit triomphe 
que le Sénat de Rome accordoit à ceuK 
qui avoient remporté quelque léger avan- 
tage fur les ennemis ; i°. le tems que 
les oifeaux pondent ,- 3». Fadion de pon- 
dre , ponte. 

Ovizfor , oris , voyez Ovans. 

CvatU! , a,um , part. d^Ovo. 

Cvatum aurum, le prix de la vente du 
butin fait flir les ennemis dans une occa- 
fion qui a mérité le petit triomphe. 

Ovatui , ùs, cri de joie des vainqueurs , 
comme Moat-joie-Saint-Dsnis. 

II. 

Orco , as 5 avi , atum , are : Orcando 
fremere, crier comme le loup cer- 
vier. 

III. 

OD, Plaifir. 
I. 
P'O , cri d'admiration , de plaifir , 
viiic cette Famille donc on avoir 
perdu totalemenc le fil. 
En Celte Ed , en Héb. r\T\ Hedè , 

plaifir, joie. 
En Celre Edu, en Gr. HAt/ç > Hcdus, 

doux , agréable , flatteur. 
En Or. pi7 , HoDeNt HUen , plai- 
fir, délices. 
En Gr. EDONc , es , plaifir ; d'où , par 
contrafte , 



E ÉTYMOLOG. 1524 

Le Gr. O-DuNe , es , douleur. 

0-DiNé,êj, douleurs de l'en- 
fantement. 
De-là cette Famille Greco Latine: 
An-Odyn^i , orum, médicamens qui 

calment les douleurs, 
An-ODïMur, a , um, qui eu (ans douleurs. 
Cette Famille Ou, Ed, tient à 
celle du Nord Wit , Wiss , aecéa- 
ble , dcfirable , qui fait plailir. 
z. 
Par oppofitlon q'Od , plaifir ^ Ce forma 

cette Fanttlle : 
Od/ &l Ooivi , ijli , it, ofuin , odijfe , 
avoir en haine , haïr ; ne pouvoir 
fupporter , fouffrir ou endurer. 

Ooium , ii , haine, averflon ; i". répu- 
gnance, dégoût; 3°. ennui, fâcherie, 
importunité. 

Ooibilis , voyez Odiofus, 

OD/e/K , lis , haiflant , qui hait. 

Ooiofus , a , um , ior , ijijimus , odieux, 
haiffable.qui Ce fait haïr, qu'on hait ; i°. 
qui fe rend importun , qui eft fâcheux , 
fatiguant, inlup; ortablc, 

Ooiosé , adv, d'une manière odicufc ou 
qui fait de la peine. 

Osor , oris , qui hait , qui a de l'a- 
verfion ou de l'cloignemenc. 
Osurus , a , um , qui doit haïr , voyez 

Odi. 
Osas , a, wr , qui a hai. 

Composés. 

Ex-OsttJ, a, um , qui hait, qui a en 

averfion ; i°. hai , odieux. 
?iR Ooijndi^s , a, um , très - haiflable , 

qu'on hait fortement. 
?ER-Ootofus , a ,um , fort odieux, très? 



132? DELA L ANG 

hailTiblc , très - fâcheux , très - chagri- 
nant, 

Pkr-Osm , a, tim , qui h lit beaucoup , 
qui a un.- forte averfion , qui a une haine 
vioK'ntc. 

Si'B-OD'ofo , a , um,vm peu odieux ; 
z". un peu ennuyant. 

o. 

Nom de l'œil & de tout objet rond. 
I. 
(El L. 
D'Ok , œil, les Latins firent Ocvl-us. 

Cculus, i , œil, p/ur. yeux , vue; 1°. 
bourgeon, bouton de la vit;ne ou 
des arbres ; 3°. terme de carelTe 
rendre. 

OcuLJjimus , a, um , qui eR tout yeux ; 
1°. qu'on aime comme l'es yeux. 

OcuUtàs, adv. comme fes yeux. 

Oculims amare , aimer comme fes yeux. 

Ocu/.jriiij , « » ura , des yeux, de l'œil, 
oculaire. 

Ocularius Medicus , Méd;cîn oculille. 

OcuUta, a, forte de poilTon. 

Oculano f cnis, l'adion d'ôter les bour- 
geons fuperflus de li vigne ou d'cDour- 
geonner , cbourgeonnement. 

Oculatus f a , um 1 qui a dts yeux , qui 
voit clair, qui eft clair-voyant. 

Oci;/o , as , are , faire Yoir clair. 

Oculofus , um , d yeux. 

(Dcu!e:n , a, unit plein d'yeux. 

2, OzeUuta,crum, petites boules qui 
avoicnt plulîeurs petits trous avec 
leiquels les petites filles jouoient ; 
i". otTelets. 
Ocellaras , a , um , qui a plufieurs yeux , 
qui a des yeux , qui a plufieurs petits 
trous comme des veux. 
Oiillais nuçes, noyaux de pêches. 



UE LAT. O œil 132S 

5 . Occllus , i , terme de carelfe ten- 
dre ; ;**. terme d'efcime s mon pe- 
tit ail, au lieu de mon petit cœur. 
Ocellus Italiœ , ce qu'il y a de plus 
agréable en Italie , ce qui en ell 
l'œil , la lumière. 
Ocelli , orum , petits yeux. 

Binômes. 

OcuU-Ç.Ktvida , ^ j qui a les yeux 
pochés, qui a les yeuxfujets à être 
meurtris de coups. 

G cuVi-'? ■EKÏum , ii , montre de boutique j 

étalage. 
Ocu/i-Ffrzuj , a , um 1 qui frappe la vue. 
DEH-Ocii/jf , i , à qui il manque un œil , 

borgne : de d fit, 
Par-OcuIus , a , um , qui a les yeux 

égaux. 

Composes. 

I. 

Ex-Oculajfo , is , ère, & 
Ex-Oculo , as, avi , atum , are, arra- 
cher les yeux. 
Es -Ocii/afio , onis , l'aétion d'enter eri 

écuiïbn , de greffer. 
I-J OculatoT , oris , celui qui ente en 

écufTon. 
It4-Oc;i/o , as , avi , atum , are, enter en 
écufTon. 

1. 

Pr-Oc«/, adv. mot'à-mot , hors des 
yeux ; 1 **. loin , de loin , au loin, 
Prccul ejlo , éloignez- vous. 
Pr. - Ocu/w , a , um ■) qui efl né pendant 
rabll'nce de (on père. 

1 1- O , Prcpcficion. 

De O , œil , fe forma la Prépofiuon 
Latine , 



-1327 DÎCTIONNAIR 

Ob , devanc , fous les yeux ; z". à 
roccaiîon , au fujec ; 5". pour. 

Les_ Latins en tirent une prépo- 
fîcion initiale qui entra dans une 
multitude decompolés où elle offic 
la même idée. 
On-jACfo, être devant, être étendu au- 
devant. 
Os-AmbuIu , fe promener devant , fous 
les yeux , dans tout le cercle que parcou- 
rent les yeux , tout-au-tour. De-là ; 
i". Tout autour. 
Oe-Cal;o , être chaud tout autour, 
Ob-Eo , faire le tour ; 

5°. Entièrement , tout. 
Ob Bibo , boire tout. 

Cette prcpohtion s'efl: changée 
en Oc, Of, Op, ikc. devant les 
mots qui commencent par c , f , 
p , &c. 
Oc-cAs/oj Of-fero, Oi'-roNo. 

III. OP. 

Famille Greco-Latine. 
Les anciens Grecs diloient également 
Okkos , œil , mot confervé chez 
les Doriens. Mais les Ioniens chan- 
gèrent K en P , à la manière Cel- 
tique Si Ofque: de-là vint , 
ÇUoi, Opoî, les yeux. 
Ops, o^ , œil. 
Ofou , de l'œil. 
OPTomai y voir. 
Et ces mots : 

I. 
Oviice , es , TOptique, partie des Ma- 
thématiques qui concerne la vue. 
Ofticw, a , uh , d'optique. 
ÇAT-OPTRJce, es , — • ca^x, Catpptri- 



E ÊTYMOLOG. 1^28 

" que, fcience qui concerne les réflexion» 

de la lumjçre, 
Dî-0prR3, «, quart de cercle, inuru- 

ment de, Géornétrie pour prendre Icj 

hauteurs de loin. 
Di-OPTRifa , œ , Dioptrique , fcience de 

la réfraftion de la lumière ; i". pcrC- 

peiSive, 
Si'N-Op/?J , is , dcffin , repréfcntation 

d'un ouvrage , abrégé ; i°. inventaire. 

2. 

Ajoutant au mot Op , œil , l'épithcte 
Tlialmes , brillant , lumineux , les 
Grecs en firent le mot o^eAAMo? , 
Ovmhalmos y œil , mot-à-mot , le 
cercle brillant , lumineux. De-là: 
1. Oph-Thal/kk^, / , œil. 
OPH-THALMia , ^, maladie des yeux, 
OpH-TwALMifuj , i , Oculifte. 
OpH-THALMifuy , a 1 um , qui concerne 

les maladies des yeux. 
Ex-OPH-THALM;a , œ , avancement , for- 

tie des yeux en dehors. 
Oph THAtMjcd , X , forte de p'antc. 
Oph Thmmius, a , forte de pierre prér 

cieufe. 
OPH-THALMiflj , (E, forte de poifTon, 
TRi-OpH-THAiMu.r, i, forte de pierre pré- 
cicufe, qui repréfente trois yeux. 

i.Opretiii , urum , ce qu'on donne 
pour avoir quelque choie; prélens 
que le mari fait a là femme li pre- 
mière fois qu'il la voit. 

î- 
Ova , te , trou où les poutres font ap- 
puyées par les bouts dans les mu- 
railles ,10. boulin de colombier; 
i^. trous qui reftent dans une mu- 
raille , à la place des pièces de bois 
qui foutenoient les échafauds, 

Grce 



(ijaj? DE LA LAN 

Grec , Otth i Oriental , ^y. 
Métope , œ , efpace qui eft entre 
chaque trigliphe de la frife de 
l'ordre dorique ; t°. cavité où font 
pofés les bouts des (olives & des 
chevrons. 

4- 
D'Op , œil , face , vint Ovxuho , le 
dos, le derrière, ^^iz%\mot-à-mot , 
ce qui eft oppofc à la face , à l'œil. 
Opistho-Grap/;w , a, 7/;«, qui eft 
écrit des deux cotes \ 1°. écrit par 
derrière , ou au dos. 
OpiSTHO-PHYLaA?, cïs , omn, gen. qui car- 
de , qui fait la garde en fe tenant der- 
rière , à la queue. 
Opistho-Tonuj, i, contraftiôn de nerfs , 

qui fait renverfer la tête en arrière. 
OriSTHc-ToN/f«j , a, um , qui a la tête 
renverfée en arrière par une contraftion 
de nerfs, 

5- 

D'Op, œiI,roIeil, vint Ops/, tard j 
mot-à-mot. œil fermé ; d'où , 

Opsi-Gam/k/tî, /7, mariage dans un 

âge fort avancé. 

Opsi-Mathïx , is , omn. gen, qui apprend 
tard. 

Opsi-Math/cii,(f , érudition tardive. 

I V. OS-Tenda , montrer. 

D'O , œil , & de Tendo, tendre, ex- 

pofer , fe forma cette Famille : 

Os-Tendo , is , di ,fum , dere^ mettre 

fous les yeux , montrer , faire voir, 

faire paroître , donner à conokre. 

Os-TïNT0,«r, avi , aium , are , montrer, 

faire voir , préfcnter, offrir; z°. faire 

paroître , donner à, connoître > décou- 

Orig. Lat, 



GUE LAT. Oœil. ^^,6 

vrir; j", faire parade , montre ., g oire.^ 
tirer vanité ; >,°. vanter. 
Os-Ten/io , onis , marque, (igné , appa- 
rence, déclaration, manifeliation , ap- 
parition , montre. 

Os -TFNTn.T?, icix, qui montre , qui dé- 
couvre. 

Os-T£NT7//w, /, prodige; %°. prcfage. 
Os-Tfntwj-, /"u, montre , parade; i", 

l'adion de montrer. 
Ojlenvii ejfe , être montré ; 1°, fervir de 

montre , de parade ; être pour la forme. 
0>-T{njion,itis, m. f. le,n. qui ne lert que 

pour la montre, pour la pompe. 
Os-Ten iano , onis , odentation , montre ,' 

vanterie .vaine gloire , vanité ; l'.ap-, 

partnce extérieure, parade. 
Os-TEUTator , oris , Se 
Os-TEurairix ici! , celui ou celle qui (à 

vante , qui fait vanité de , vanteur , 

fanfaron. 

V. O T loifir. 

De O, Soleil, vint l'Or. Ot , tems; 

d'où cette Famille : 
Oiium , ii , loifir , repos ; 1°. oifive-! 

té , qui a du tems à foi. 
Or iolum , f , un peu de loifir , un peu de 
tems de refle. 
Orior, arii , atut fum, ari , fe tenir de 
loifir, prendre du loifir, du repos. 
Orioi'è, adv. à loifir, (ans affaire de re- 
pos , dans l'oifiveté, fans rien faire ; i", 
négligemment , nonclialammcnt , mol- 
lement; 3°. librement, tranquillement, 
fans embarras , fans importuniré, avec 
liberté, avec tranquillité , à Ton aife , 
en repos ; 4'. fans fouci , fans chagrin , 
fans fc mettre en peine de rien ; s°. len- 
tement , peu-à-^ieu , fans fe prelTcr , à 
petits pas, 
OTioJhas , atis , oifiveté. 
Oriq/ùy,a um,oifif, qui demeure fans 
rien faire , qui eft de loifir , ciuj eCl Cins 
P4 



>,35i DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 

occupation , qui n'a rien à faire , qui fe j , 

tient en repos , libre , tranquille , qui 
eft fans fouci , qui vit fans chagrin , qui 
rc fe met en peine de rion , qui n'a point 
d'affaire ; z". inutile, fuperflu , vain. 
Îv-Oriofus ,a,um, qui ne fe donne point 
de relâche, qui n'eft jamais en repos , 
gui efi toujours en aâion, 

II. 



133: 



O R , lumière. 

P'O, œil , fe forma TOriental Or, 
jour, lumière, vue , foleil ; d'où 
vinrent ces diverfes Familles : 

I. 

Oùor,iris , ortus fum , iri, paroître 
au jour , fe lever , fe montrer , 
commencer d'être , naîtrejjircndre 

naiflance. 
0.\i- ens , lis ■, voient , le Levant, TEft, 
la partie du ciel du coté où fe levé le 
. foleil. 
Ofti-f/iJ , îis , cmn. gen. , naiffant , qui 

fe levé. 
OaiENT.i/ù, m. f, le n. Oriental, d'O- 
rient, qui eft à l'Orient, tourné vers 
rOr^cnt. 

2. 

Opi^o , inis , origine , principe , naif- 
lance , race; i°. étymologie. 

OB^iginarius , a, i/m, originaire , qui tire 
fcn origine. , 

OB.ïguiatio , onis 1 origine, étymolo'ie. 

O •.^ij^in'nàs , adv. originairement, d'o- 
rigine. 

ORiginalis , m.f, le ,n. original, d'origi- 
ne , qui concerne l'origine. 

0&iruru!y a ,um , qui naitra , gui prendra 
flainince , qui fortira. 
. OB.iundus , a , um , originaire , qui tire 
Ton origine , qui eil defcendu , nç ou ilFu. 



Okius , lis , commencement, naiP- 
fance , extradion , origine ; 1°, 
Orient , le lever des Aftres, 

Composés, 

I. 

AB-OR/or, eris ou iris , abortus 5c 
aborjusfum, iri , avorter, être 
avorté, naître avant terme. 
Ab-Ort'o , i; , ivi , ire , avorter . parlant 
des bêtes ; z°. acroachcr avant terme , 
faire une faulTe-couche , parlant des 
femmes. 
AB-ORTior , iri , le même -[\x\-1loTno. 
Ab-Ob^tivus , a , uni , qji fait avorter ; 

z". avorton , né avant :erme. 
AB-ORro,a.f, (H , i' ■■!!■, nr^ , le même 
qu Artotio ; Se quand on parle dts bétes, 
mettre bas avant terme. 
Ab-Ort.v), onif , avorcrment, parlant 
des bêtes ; z°. f^ufle-couciic parlant des 
femmes. 
Ao.ORtor 5 iris , ou plutôt eris, ortus 
fum ; iri , attaquer, alTailIir , fur- 
pr^endre , le jatcr delTus ; 1^. en- 
treprendre , commei:cer, lâcher ou? 
fe mettre à faire. 
Co-OR!i)r, riris, ortus fum , riri , s'éle- 
ver , s'exciter , s'émouvoir , fe foulever.. 
F.x-ORi'ir , rens (y iris, or-us fum , riri , 
nanrp, fortir,' prendre fa fource , tirer 
fon cbmmcncenicnt ou fon origine ; com- 
mencer à paroître , à (e montrer , à fe 
faire voir ; s'élever, 
Fx-0^f/!J , tis , omn. gen. naiiïànt , qua 

fe levé. 
iN-ORiJr,^^ &■ iris, ortus fuir. , riri , 
naître dans, produire, procéder, vc- 
ni' le. 
0»'0&ior , iris , ortus fum , iri, fe lever , 



fîîî DE LA LANGUE LAT. O œil. 155^ 



commencer àparoitre , à fe montrer ; z°. 

naître , furvenir , arriver. 
SvB-Oxiens , tis , cmn, gin. naiiïant , 

qui (brt de deflous. 
SvB-Os^ior, iri;, ortus f^im , -iri , naître 

OH furtir de dcffous , fourdre. 

4 
H-Or£k/7j, de ce c6ré-ci. 
D£-Ors«/72 , en bas. 

S- 

Oe^oitus , ùi , 8c 

OKDÎum , ii , commencement. 

Ordm , orum, commencemens , prin- 
cipes. 

OKDisndus ■, aum, qu'il faut commencer. 

ORDi'or , iris , fus fum, diri, ourdir, faire 
une trame ; i°. commencer. 

ORsa, orum , commencemens, entre- 

prife. 
Oasur? , i , entreprlfe , deffcin, 
Ok&us , ùs , commencement. 
Orsui y a,um -, part. d'Ord/or. 
Orfus in foro dicere, qui a commencé à 

parler au Barreau. 

CûMPO-SKS. 

Ex-OKT>ior, iris , orjus fum, diri, 
commencer. 
Exordiri argutias , commencer à fe 

piquotccr. 
Ex Oktus^ , dr , lever du foleil , Sec. 
' Ex-OktiVuj , a um, qui concerne la naif- 
fance , la lever ; z^, oriental , d'Orient. 
Ex-Or/û, orum , Exordc , prélude , pré- 
face, commencement, entreprife. 

Ex-OKoiuin , il , exotde , commence- 
ment , encrée d'un difcours , pro- 
logue , préface , préambule ; 2". 
principe. 
RîD-ORB'ir, irfr, r/ur fum, (f .t: , défaire 
un tiilu , une trame , délburdir. 



II. EUR.Eft, Orient. 

d'Or, Orz«/7f, prononcé, EuRjvint 

cette Famille : 
EuRus , i , l'Eft j côté d'où vient le 

jour ; 1°. vent d'Efl:. 
EvRO-At]uilo , onis ,\e nord efl. 
EuRo-AuSTer , i ; Euro-No ri/x , i, lo 
Sud-eft. 

III. OR , Autonme. 

D'Or , jour , Soleil , vint : 

HoRa, a , fàilbn , heure ; qui (è joi- 
gnant àOpof.fuc, jus, liqueur, 
ouàOp, riche (Tes , biens de la 
terre , forma cette Familh : 

Ov-ORo-Tkeca , ic , ferre à mettre les 
firuits d'automne. 
Op-ORice , es , forte de remède fait avec 

les fruits d'automne. 
Op-OrZ/iut , a,um, d'automne , qui coni 
cerne l'automne, 

I V. HOR, Horifon. 

HoRi{on , cis , horifon , le cercle qui 
termine la vue ,qui lépare ce qu'on 
voit de ce qu'on ne voit pas. 

V. OR, AUR,Or. 

D'Or, Soleil, prononcé AtJR, vint la 

Famille AvRum , i , Or , métal 

couleur du Soleil, & qui en prit le 

nom. 

AvKum,i, or ; 1°. tous les inftrumens 

qui font d'or. 
AuRAriur, a, ium, qui concerne l'or. 
Avv^eus , a , um, d'or ; i». couleur d'or, 
AuR.eo/i/j ,a,um, d'or, qui approche de 
l'or , qui vaut de l'or , précieux» 
AuR.0, -are , dorer , couvrir d'or. 
P 4 »j 



5i55^ DICTIONNAIR 

Avf^-ifus , a,um; AvRulsntu! , a,um, qui 

abcnde en or , opulent. 
Ave-arii, ce, mine d'orii*"- impôt fur les 

denrées. 
AvB..iT!us, a , Orfèvre. 
AvR;t.ir.i, œ , dorure. 
AuB.ioius , i, petite monnoie d'or. 
AvKeus , i, monnoie d'or. 
AvKzmentum, i, inllrument propre à tirer 

ou à purger. 

i. Couleur d'or. 

AvKantia, u/n , des oranges 
AvB..va,ce; Ouata, ce, dorade, poliïbn 

de mer doré. 
AuRf/rOj-ere , jaunir , devenir blond. 
Ai'R/g^o, inis , jauniiïe , pâles couleurs. 
AvKites , a. ; O^nts -, œ, pierre précieu- 

le , couleur d'or. 
AuR.0 , onïs , herbe jaune qui croit au bord 
de la mer. 
AuRord , X , l'aube du jour que do- 
rent les premiers rayons du Soleil 
encore ious l'iiorilon. 

Composés. 

DE-AuRO,-are , dorer. 
lN-AiiR.o,-are, enrichir d'or. 
lN-AoR.a(or, orts , Doreur. 
OB-AuRaniJ , a, um , doré tout autour. 

Binômes. 

^uRJ-CHAicttA«,j ,; auripeau , de 

OB.i-CnALcum,i ,) Auk«« , Se du 

Gr. Chalcw, airain, mot a-mot , 

airain qui a la couleur d'or ; 

c'eft-à-dire , le cuivre jaune , le 

léton. 

AuRi-Co.Mi'S , a , um , qui a les heveux 
"blonds ,• 1°. qui a les feuilles ou les bran- 
ches d'or. 

A''R-i-Fab r 1 i: ^uR;'-Fcr, ic't! . (l'un le 
Fabn > Forgeron , & l'autre de facio,) 



E ÊTYMOLOG. isfé 

ouvrier qui travaille en or, Orfèvre. 
Ai;R.i-Firi/;a , ff , boutique d'Orfèvre, 
AvRi-pEr , a, um; Aurj-Gep, a, umy 

qui produit , qui porte de l'or : de GerOy 

& de Fera. 
AuRf-pLAMwa , Etendard à flamme d'or, 

ou oriflamme. 
AuRi-FLuux y a, um, rivière qui roule de 

l'or. 
AuRJ-ForzVza , a , mine d'or. 
AuRÏ-Fur, is , qui dérobe de l'or. 
AuRi'-GrNii , a , Perfée engendré par le 

moyen de l'cr, 
Avtt.i-Picinentum,i, arfenic, orpin; i". cou- 
leur jaune : de Pingo. 
AvKo-Clavdtus , a, um , broché , brodé en 

or , piqué de clous d'or. 

VI. ORN, orner. 

De HoR , jour , cclac, d'où le Grec , 
HÔRfl , beauté, vint cette TamiUe : 
Orno , as , avi , aium , are , mot-à- 
mot , rendre beau comme le jour, 
orner , ajufter , parer , embellir , 
accompagner d'ornemens ; i°. ho- 
norer -, 5®. équiper , apprêter, pré- 
parer , 4**. illuflrer , donner du 
luftre , du relief. 
OB.-nindu! , a, um , qu'il faut orner. 
ORN.i^è, .1^»'. avec c rnement,avec grâce, 

dune manière fleurie. 
Orn nor , oris , celui qui orne , qui a foin 
de parer. 
ORN!/rix , icis , Dame d'atour , Femme- 
dc chamtre , celle qui a foin de parer oa 
d'aj' fler. 
O.^r.atus , as , ornement ,a)ufiemcntj 
p.irure , embcllilltment , décora- 
tion ; 1°. habilleni.nt , vêtement; 
grâces, beautés, agrément j J°. 
apprêt f appareil. 



DE LA LANGUE LA T. O rond. 1338 

re honneur , honorer ou louer en 
quelque façon ; i^.fuborner , cor- 
rompre. 

SuB-ORN.i/îj, tis , fubornant , qui fu^ 
borne. 

SuB-ORNiiror , oris , Tuborneur. 

SiPER-AD-OK.N.ifuj-jn, um, orné pardcflusi 



:ï5 57 

Op.t^Amentum , i , ornement, parure , em- 
bdlUrement , décoration , ajuiiement. 

Composés. 



Ad-Ornû/wj, a , itm , orné , embel- 
li ; 1 ^. rnis en ordre ; parc, de 
Ad-Orno, as, aii, arun, are, orner, 
parer , embellir , ajufter , accommoder, 
enrichir; i°. préparer, difpofer , ap- 
prêter , équiper , mettre en ordre ; 
3°. Suppofer , apofler , controuver , 
forger, 
CiRcuM-OnNiifuj , a, um , paré tout 
autour. 

Ex-Okno , as , avi , aium , are, or- 
ner , ajufter, parer, embellir. 
Exornare fe lepiiis moribus , (ê ren- 
dre recommandable par Tes beLes 
manierts. 
Ex-Okm :r/o , onr'j- , ornement , ajufte- 
mcnt, parure, cmbellifrcment , décora- 
tion , l'adion d'orner. 
Ex-ORNafor , oris , qui orne , qui pare , 

qui donne la grâce. 
Ex-Orn;KUT ,'a , um , embelli. 
'Exorn.x'.'ds comitatu , qui a un cortège 
honorable , qui a un équipage , un train 
inagnifique. 
iK-OKnitè , (ans ornement , d'une ma- 
nière négligée. 
Jt^-OKuatus , a, uti: , qui eft fans orne- 
ment, qui efl négligé, fans parure , lans 
ajuflement. 

Pir-Ob-nû/î, avec beaucoup d'agré- 

mens ou d'orntmens. 
JPr r-Orn.7'uj , a , urr, i part, de 
Pïr-Okno , as , avi , atum , are , com- 
bler d'honneurs , faire de grands hon- 
neurs â. 

Sv'&'OKuatus , a , um , part, de 
i^vb-Orno , as , avi , atum , are , fini- 



III. 

OV,(IEuf. 
Ovum , i , œuf. 
Ovatus , a, um , ovale , qui a la figure 
d'un œuf, fait comme un œuf; 2". frotte 
avec des œuf» , où l'on a mclé des œufs. 
IV. 
OB, OM, 
\ entre. 
O B , prononc aulîi Om , eft un mot 
priinicif qui (îgnifie ventre, touc 
corps gros & rond comme le ven- 
tre. 
De-là l'Hébr. r-ll^ , Ob , Aub , ven- 
tre i 1°. outre 5 vafe à gros ventre ; 
50. divination par le ventre : d'où 
l'Italien UnBiiZ , préfage funefte. 
Et cette Famille Latine: 
I, Obb^ , vafe à mettre du vin , ayant 
un g) os ventre 6c le fond large, 
fervant aux facrifices ; i *'. talTe. 
i. 0\i afum , i , boyaux , panfê. 
A-B-Ouajum, i , gros boyau , inteP 
tin. 

3. Ohien, inis , fignifîa dans le vieux 
Latin , au ièns propre, ventre , in- 
teftins , boyaux , puilque , 

4. A-rd-Om^ti , inis , cflre ces fïgnl- 
fications ; )^. péritoine qui enve- 
loppe lesinteftins ; i^, j^anfe des 



DICTIONNAIRE ÉTYMCLOG. 

'. les inteftins eux- 



animaux ; 
mêmes. 

Ce mot vient à'ÂBDo , cacher , 
& à'Omen , ventre. 
■5. Ouen , inis, fignifie au fins figuré , 
préfage , augure , pronollic, parce 
qu'on conlukoic dans cette vue les 
entrailles des animaux. 

OM!no,-are , & 

OMinor,-arL , préfager , augurer , pro- 
noftiquer. 

OMinatcr, oris , Augme , Devin. 

Oyiinatus , a , um , dont on tire quelque 
préfage. 

OMinaté , en confultant les Augures , 
avec préfage. 

Osiinofas , a, um , de mauvais préfa- 
ge , de funefle augure. 

C. Oz-OMinor , ari , prédire malheur. 

y. hv,-Ouinor ^-ari , mo c- à-mot , s'é- 
loigner d'une chofe parce qu'elle a 
les préfages contr'elle , au figuré , 
détefter , avoir en horreur. 

A'B-Ouinadd , unis , abomination, exé- 
cration, 

AB-OMinaLiUs, e; — nandus, a, iim,àé- 
teftable , abominable, dont il faut s'é- 
Icigner avec horreur. 

Ab-O yiinnfus , a , urr , de mauvais au- 
gure 5 qui fait mal au cœur. 

V. 

O s j Bouche. 
I. 
Os , oris , bouche; 1°. gueule des ani- 
maux , bec des oifeaux ; j °. vifa- 
ge ; 4 " . embouchure d'un fleuve ; 
5 °. Langue , langage ; 6°. ouver- 
ture ; entrée 57^. efironcerie , im- 



1540 
pudence; S ''. piélence; 9^. pudeur, 
retenue ; 1 0°. talent de chanter. 

Osci//u;n , i , petite bouche; 1'*. petite 

entrée , petite ouverture. 

Osculuri, , i, baifer de civilité ; 1°. pe« 
titc bouche. 

Osculandus , a, um , qu'il faut baifer, 

OiC-ilijns , tis , baifant , qui baife. 

Oscutatio , onis , l'adion de baifer. 

Osculatus , a, uni , qui a baifé. 

Osculor , aris , atus fum , arif baifer^ 
donner un baifer. 

Oscul.in(1its , a, um , qui veut baifer,. 
qui a tnvie de baifer. 

Composes. 

Dr-OscK/or ,-ari , embraffer, 

Fx-Osc!i/iifor, 01 is , & 

Ex Osculatrix , 'cis , grand baifeur.- 

Ex-Oscu/jruj, a , u/n, part. , ;' 

ayant baifé, 
Ex-Oscu/or , aris , atus fum-, ari , baifti 

tendrement , donner'un baifer tendre, 
Ex-OsCi;/an't) , onis ^ l'aàion de baifeK 

tendrement , un baifer tendre. 
OB-Osci//or> aris y atus fum, ari, baifer. 

2. 

Osce do , inis, bâillement fréquent,' 
envie de bâiller ; i°. puanteur de 
bouche , mauvaife haleine ; }°. 
ulcères qui viennent à la bouche 
aux petits enfans ; 4 ''. indilpofi- 
tion qui fait bâiller (ouvent. 

Oscitabunius , a , um , fainéant , négllri 
gent. 

Oscitans, fix , bâillant , qui bâille; 1', 
fainéant, négligent , nonchalant. 

Osciranter , adv. négligemment. 

Oscitatio , onis, bâillement , Taflion de 
bâiller; 1°, négligence , nonchalance, 
fainéantife , aclion faite avec peu de 
foin. 



,1541 JDE LA LANGUE LAT. O Boucîie. 13=^2 



Oscho , as, avi, atum, are , & 
Osc/'ror , arist atus fum , ari } bâiller; 
a", s'épanouir , s'ouvrir, 

3. 



nbou- 



Orm , œ , mors de bride , eml 
chure, frein. 

4. 
.Or(I , <E, laDécfle de la jeunefie ; i». 
bord , extrémité de chaque chofe ; 
5°. bornes, froiuieies , limites, 
conlms ; 4*. pays , climats , con- 
trée , région ; 1"°. rivage , rive , 
côte 5 6". cable de l'ancre d'un na- 
vire. 
Oj\i2rfi/j , c , um , qui concerne les côtes , 

les rivages. 
Oa.ita , a: , voyez Aurata. 
O^aàm , adi, le long des côtes, en cô- 
toyant. 
QRijiiium , a , orifice , ouverture. 

5 

Oko , as , ari , acu... , — 

mander avec prières ; 1^'. pi 
une caufe. 
OKaculum, i. Oracle, réponfe, 
OR.wientum , i , prière , demande. 
ORatio, onis , dilcours, largage ; i °, 
difccurs , plaidoyer , harangue , 
oraifon, fermon. 
Oit.atiuncula , a , dimin. à^Oratlo. 
ORdtor, oris , Orateur; i'^. AmbafTa- 
deur. Envoyé ou Député pour deman- 
der quelque chofe, Avocat, celui qui 
harangue ou qui plaide, 
^- l'art oratoire , Rhétorique. 



') , as, avi , atum , are , prier , de- 
nander avec prières ; z". plaider 



Ort r.'u , cr , l'art oratoire , Rhétorique. 

Cri? ■ir/V , adv. en Orateur , à la manière 
des Orateurs, d'une manière éloquente, 

Oi^atonum , ii , oratoire, lieu pour prier. 

OKiroriiis , a ,u!r. , oratoire , qui concer- 
ne l'orateur , d'orateur. 



Oaafri.v, icis, celle qui prie, qui de- 
mande en priant. 

Op.atum , i, prière, inflance , demande 
en priant. 

ORflfu.f , ûs , prière , inflance, 

Oe^atus , a ,um, part. d'Oro. 

ORamentum , i , prière , demande , fup' 
plication, 

OR.:ndus , a, um , qu'on doit prier. 

ORans , lis , priant , qui prie, 
ORarium , ii , mouchoir de poche y 
linge pour s'elîuyer le viiàge. 

6. 

De AD,vers , & OR,bouche,vint Ad- 
Oko , porter la main vers la bou- 
che , enjîj^ne d'hommage, 

Ad-Oro , as , avi , acum->are , adorer,, 
honorer , révérer , avoir en vcncra- 
tion, refpeder ; i°. laluer, faire 
une révérence , en inclinant le 
corps , & baifant la main; fe prof- 
tcrner,re jetter à genoux; 5°. fup-; 
plier , prier avec inftance ; 4°. ha- 
ranguer, 

AD-Oaifio , onh , adoration , vénéra-- 
tion , roumifïîon , profond refpeLi , fa^i 
lut, révérence , honneur, culte. 

Ao-Ouator , oris , adorateur, 

Ex-Oro , as , avi , acum , are , prier 
inftammenr , conjurer , demandée 
avec empreffemenc , tâcher d'ob- 
tenir par des prières réitérées ; 2°, 
gagner ou obcenir par prières , flé- 
cliir , toucher. 

Ex-ORCfio , onis , prière inflante. 

Ex-OR(2for, oris , qui obtient par fes inî^ 
tances , par Ces prières réitérées, 

EK-OB^dhlum , i y prière pour oLtenir j 



154? DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 



i". l'endroit d'une liarmgue ou d'un 
plaidoyer où l'Orateur tâche de perfua- 
dcr & de gagner les Juges. 

Ex-Or^J/'/ij, le, qui le laiffe gagner 
facilement , qu'on peut fléchir ailé- 
ment, qui cède aux prières. 

Exorahilis nulli , inexorable , que per- 
sonne ne peut toucher. 

J^-^x-O^aèilis , le , inexorable , qni 
ne fe laife point coucher par les 
prières , de qui l'on ne peut rien 
obtenir , qu'on ne peur ficchir à 
force de prières. 
In-Oruî , a , um , qui n'a point de bou- 

clie, 
Ih-Oriiwj , a , um, qui n'a point été 
c.xpofé, qu'on n'a point reptéfenté ,dont 
on n'a point parlé. 
PïR-Oro , as , avi , atum , are , achever , 

conclure, finir un difcours. 
P£R-OR.ifio , onis , perorailbn , épilogue , 

conclufion d'un difcours. 
Tg3.-0&£itus , a, um , part, de Perero. 

VI. 
ORB, cercle. 

Ok-bîs j h , cercle, rond ; i^. globe ; 
30, Monde; 4°. Univers i 5®. af- 
fiette GU tranchoir. 
OR.bita, a, ornière; z». roue , orbite; 

30. petit moyeu de roue. 
Ov.bicus , a, um , circulaire, qui fc fait 

en rond. 
OR.hile,is, circonférence d'une roue. 

Ok-bù u lus , j, poulie;!", petit rond, 
petit cercle, petit globe. 

OREzfuZariî , Te , orbiculaire. 
Os^Biculitim , adv. en rond , en cercle , 

orbiculaircment , en globe. 
Oa-^iculatus , a, um , rond, arrondi, fait 

en globe ou en cercle. 



Î544 

Ex-ORBJro, as, are, fortir hors des ré- 
gies , ne garder pas de mefures. 

OP,UP, 

Haut. 
O p , H u p , eft une Onomatopée qui 
peint l'aûion defe lever , & qui eft 
devenue le nom de tout ce qui 
s'cléve ; de tout ce qui eft haut : 
de-là nombre de Familles en Sur, 
& celle-ci en O p. 
I. 
î . Ops , pis ; Ovis , is ; Uf/J , is , en 
Etrufqiie , la terre , fur- tout la 
terre productrice , fe couvrant de 
richefl'es , de h\sy-is; mot-à-moi , 
la grande Mère ; 2 ''. la Déelfe Ops 
qui couvre la terre de fes biens. 

Ovaïia, ium , les fêtes de la DéelTe Ops. 

Oficus , a , um , mot-à-mot qui vit des 
fruits de la terre ; i". barbare , groflier t 
payfan, 

Oeicè, groflierement, à la manière des 
barbares. 

O'pi-Citisus , a , um , celui fur la terre 
de qui on a mis une impolîtion, qui eft 
à la taille. 
1. Ops, opis , puiflance , pouvoir j 
2 *. aide , fecours. 

Ope-OMni , de tout fon pouvoir. 

Oves , um , richeffes , grands biçns, re- 
venus. 

O?ulefc0y-ere , s'enrichir. 

OTulens,ris ; Ofulentus, riche , puiflant. 

0?ulentia ,x; Oeulentitas, lis , richefle. 

O?ulento ,-aTe , enrichir. 

2. 
Ophj » mot-à-mot, culture de la terre : 
moyen de pourvoir à fa fubliftance; 
travail, indiiftrie : de-là : 

OVUS y 



iHr 



DE LA LANG 



Or/.'J. tris , moyen de (e procurer les 
riche fies , ouvrage , travail , induf- 
trie. 

Cpufculum^ ], petit ouvrage. 

Ofiis , n. inà. ce qui cft néceffaire, ^nt 
on a befbin ; i», nécelluc , bcfoin. Ce 
mot tient aux idées premières de Op , 
fruits , procJiifrion^ de la terre, objets 
des premiers befoins des hommes. 

Binômes. 
Ori'Fix , icis , qui fait un ouvrage , 

Artidui ; de Facio. 
Op':-Fic:/i3 , œ , attelier , boutique. 
Opf-Ficium , a, befbgne d'un artifin , fa- 
çon d'ouvr.î<ie. 
rra-Qpjj , abfolument néceiTaire. 

?• 
Qpina, a , ce qu'on fait , ouvrage ; i*. 
fervice , travail , occupation ; 5°. 
journée d'une perfonne de travail. 
OfEi/a , œ , petite peine , petite adion. 
Oper«, arum, gens de travail, manœu- 
vres. 
OPER.ir/.t , ts , une ouvrière , femme de 

journée. 
OfERarius , a , ouvrier , homme de 
peine. 
I 0?EKarius , a, urn , de travail; i»- qui 
concerne les ouvriers. 

OpïR.!fio, onis, ouvrage; l'.aâion defa- 
crifitr. 

OpERctor, oris, auteur, créateur; i*. qui 

travaille. 
OpER«rw, a, um , qui a travaillé ; 1°. qui 

a facrific , fait l'œuvre par excellence. 
0?Es.or,-ari , travailler , s'occuper ; jo. 

facrifier. 
OPîROxe , avec peine , laborieufement, 
OrTRofitiZS , atis , travail pénible. 
Opero/uj , a, um, pénible , laborieux, 

qui travaille beaucoup, 
OpiRu/d , tE , petit ouvrage. 
Orig. Léit, 



UE LAT. Op 1545 

Co-Overor ,-ari , travailler avec , fe 

tourner en. 
Co-Oreraror, oris , qui travaille avec. 

4- 

D'Ops vint le Grec , 
Opson Si OpsoMum , denrées , vivres , 

d'où le Latin : 
Opsotiium , a ; Obsok/hot, ii , biens 

de la terre , provifions , dcnrérs ; 

1**. mets , ragoût , pitance ; y". 

étape. 

OssoNaror , onV , Pourvoyeur , Maitre- 
d'Hôtel; 1°, Cuifînier. 

OesoNatii! , Ù! , provifion journalière; 
î°. adion d'aller à laprovifion. 

OBsonû,-are ; OiîsoNor,-flri , faire provi- 
fion ; z" acheter des vivres. 

Ossoti'uo,-are y aller ibuvent à la provi-j 
fion, 

DÉRIVÉS Grecs, 

Osso-Vs.us , i , cuifinier. 

OBSo-Po/a, <B, celui ou celle qui vend 

des denrées. 
OBso-Polium , ii , marché où fc vendent 

les denrées. 
Ops-Art;; if /■ , erum , livres qui traitent 

de la cuiiïne. 

DÉRIVÉS 

d'OPS, recours. 

D'Ops , fecours , & des Verbes Fcro ,' 
Tu/i, P rco , relatifs à l'idée de 
porter, font venus tous ces déri- 
vés. 

I. 

Ovi-¥iR ^ a yU/n , qui porte du fe- 
cours. 

2. 
Op/-TuL«j,i , qui porte du fecours, 

Q + 



5347 DÎCTIONNAIR 

OPi-TuLor,-ari, fccourir, aider. 

3- 
1». Op-PûRT«r , uic , ère , mot-à-mot , 
il eji nccelTaire qu'on apporte du 
fecours ; il faur, il convient, on 
doir. 
'<!. Op-Poriiunus, a,um , qui apporte 
dufecouts; 2*. qui arrive à pro- 
pos, qui vient félon notre dcfir ; 
^". commode , favorable. 
ijF?^rtuniraSi xub ; Orvortunum, /,1a con- 
jondure , Toccafion favorable ; i°. avan- 
tage.. 

GFFnrtunè , dans le tems qu'il faut, à 
pointnoinmé; ;". cim loiément. 
PEE.-Oppnfw/2UJ , a , um, qui le fait très- 
à-propos. 
In OFportunus , a , um ■, hors de propos , 

défavorable. 
îsOtPortuné , à contre tems. 

B 1 N O M E S. 

O P P I Dum , i. 

f , De BfT , mdfc.n , Bu , habicition , 
& d'Oi' , abondance , amas , vint: 
Op-PiDa/7z,i, ville , mot à mot, grand 
nombre d'habitations raflemblces 
en un lieu. 
Op-PiD:7u;n , i , petite ville, bicoque. 
Or-ViDanas , i. Bourgeois , Citadin. 
Op-?iDaîm, de ville en ville. 
Op-Pilô, extrêmement , en abondance, 

beaucoup, très" ; i". aulTïtôt, 
a. Opim;/^, de Op , biens , & de Im, 
grand, riche, qui a de grands 
biens-, i°. qui a mangé beaucoup 
des fruits de la tevre, qui eft gras ; 
3 ".gras, fertile , qui rapporte. 

Op-lMifi7i',aff.f,grande fortune, abondance 

de biens,- i', grand embonpoint. 
Os-luo,-aTe , rendre gras, cngraifTer, 



E ÉTYMOLOG. 



Ï54S 



Op4Mè, richement , grafTemcnt, largc-i 

ment. 
?Sijï.-Opimus, a , uni , fort gtzs. 

; . Ovi-VAKus , a, um , riche , qui a 
acquis de grands biens ; de Paro ,, 
acquérir. 

Opi-P^rè , fplendidement, fomptucufe- 

ment. 
4. Opto ,-are,c'e(ï l'abrégé de Oppe- 
To , demander du fecours , cher- 
cher le bien. Ce mot fignil:e d'a- 
bord , demander par des vœux , 
défirer le fecours , le bien ; & puis 
fouhaitèr , chcifir , rechercher , ai- ^ 
mer mieux. 

OPih'U! , a, um , qu'on a à choifir , qu'on 
a choifî. 

Opùo , onis , choix , liberté de choifir ; 
z°. aide , coadjuteur. 

Oprwnanis 1 ûs ,1a fondion d'aide. 

Oprarid, onis ; OPiatum, i, fouhait, defîr,' 

Opralilis , e, defirable. 

Optahilher ; Ottatô , àfbuhait, au gré. 

Ovtumus , a , um , 7 ce qu'on a choi- 

Ovtinius , a, uni , 5 fi , le mieux ai- 
mé, le meilleur, très-bon, 

Optun'itas, atis , avantage , bien. 

Optiinè , fort bien , parfaitemen*. 

Ortimas , a:is; Ofdmates , um, qui efl 
de la meilleure qualité , des principaux 
d'un Etat ; i". les Grands, 

Composes. 

Ao-Ovio ,-are , choifir pour foi , cfij 
re , adopter ; i**. s'approprier ; 3°. 
dcfirer , avoir envie i 4"^. enter. 

Ao-Opr^rin'i/f , a, um. 

Ad- Optath.is , / adoptif , reç«- 

Ac 

Ad- 



LD-OPTjrin'uf , a, um, .^ 

.D- Optativ.is , \ adoptif , reç 

\.o-Opntm, ' f par adoptien. 



«549 



DE LA 'LANGUE LA T. Ob 



AD-O?t.ltor , oris , qui adopte. 
Ad-Op:/iJ , onis , adoption; !<>. ente, 
greffe . 

Co-OrrOf-are, ailbcier, élire, agréger. 
Co-O fiato , onis , éledion , choix. 
Ex-Op'o ,- .ifï , fûuliaiter ardemment, 

attendre avec cmpreirtmcnt. 
Ex-Op-.il'iiis -, e , défîrablc , fouhaitable, 
PER-OP:.>,-jre, foahjitcr fort. 
Pfr-Op.-ii'3, tcut à fouhait. 
PRjE-OP'Oj-.ire , jimer mieux; z°, fou- 

h.iitcr plutôt, 
PRjE-OpM/ic'uy , a,um, qu'il faut plutôt 

dcfirer. 

COPi'a , « , DéeiTe de l'abondance. 
De Kop , prononcé Cop , vint cette 
Famille : 
CoPZiZ, œ , abondance de quoi que ce 
foit ; 1°. pouvoir , liberté de faire ; 
3**. expédient , rellource. 
CopiiE» aru;n, biens, richefTes, proviiîons, 
vivres ; i°. troupes, forces; 3°, commo- 
dité ; 4°. matériaux. 
CoP;«, arum , petite armée. 
Coriofus , a , um , abondant, riche. 
Copions, abondamment , richement. 
NÉGATIFS, 

In-Opj ,pis, fans bien , qui n'a pas , 

pauvre ; mot compofé de la» Pré- 

pol'uion négative Iff. 

IN-Opii , a:, indijence, befoin, nécef- 
iité, 

o. 

Mots étrangers à la lettre O , ou for- 
més de U reunion à des mots com- 
polcs d'une confonne. 
O BOL, 
obole. 
De O, non , & de Bal , grand , fe 
forma : 



O-BoLus , i , Gr. Oboloj , obole, 

poids de douze grains & fixicme 

parric de la dragine. (C'étoit la 

moindre efpèce de monnoie ). 

Di-OBOLaris,ni, f, re,n, de deux oboîcs , 

du prix de deux oboles , ou de quatorze 

de nos deniers; 1". de peu de valeur, 

du plus bas prix. 

OC. 
D'Oc , grand , joint à An , anneau , 
cercle, fe forma le nom Gr-;c-La- 
tin de l'Océan qji environne la 
terre, 
Oce-Anwj ,i , rOcôan , la mer; x°. 
le Dieu de la mer; 3 °. granibadiii 
d'eau qui étoit dans les bains pu- 
blics à Rome. 
OcE- \nitis , idis. Se 
OcE-ANar , a , um , de l'Océan, qui con.^ 
cerne l'Océan ou la mer. 

OC, 

Pointe , piquant. 

De Q , tranchant, d'où Ac,pointe, Cz 
forma également Oc , pointu , pi- 
quant ; d'où ces Familles : 
I. 
Occa , X , herfe de laboureur. 
Occ? , as , avï , a'um , ivs ^ hurler, 
Ozzitio , onis, l'adion de herfer , lier- 

fage. 
Occa'or, or/'j, herreur , celui qui herfc; 

Divinité des anciens Ro nains. 
Occ.iririu^ , a , wn , qai concerne lo 

hcrfage. 
Ozc-itus , a .tum ■> part, d'Occo. > 

Composés. 
De-Occ<i//o, Gn':s , herfàge ; i^.rou- 
limenc des terres labourées. 



|l5n DICTIONNAIRE ÊjrVMOLOG. ijp 

OxY-iMcRu'.f , a , uni , celui de qui la 
penfée femble fc contredire. 
OxY-î\lYï;sf/ie , es-, biufc , niirthe fauya- 

gc , arhri[/eau. 

6. OxY-PoR«/7i, / , force de fâufTe. 
Oxy-PoR'./y, a , um , qui pénétre prompJ 

temcnt , qui eft incifif. 
OxY-PoRo-PcL.i , œ , quivend des fruits 

confits au vinaigre. 

7. Par-Oxis/72«j,<, émorion,in:itation. 
OD, 
Chemin , palTage. 
De D , porte , fe fotmereiu l'Orienr. 
m>* , HoDÊ , paiïèr , travcrler } 
2°. jiifques. 
Le Bas-Br. Od< , palTage , entrée. 
Le Gr. Odos , cheiniii ; d'où ces 
nioîs Grecs-Latins : 
i. Oûeum,i , fcùz théâtre entouré 
de colonnes &c couvert en pointe, 
OoD-PHYLaces « um , archers du Grand- 

Prevôt , de la MaréchaulTéc. 
Ooo-Paus , 2, paveur. 

1. HoDœ-l'oKicum ,i , itinéraire, guH 
de des routes. 

Composés. 

Ex-Cfo/a//; , // , ce qui fait la fin de 

quelque chofe. 
Ex-Odus , i , fortie , ilïïie ; i". l'Exode , 
fécond Livre de JVloylc , qui décrit 1» 
fortie des Ifraclites de la fervitude d'E'» 
gyptc. 

Meth-Odw^ , / , méthode , manière , 

maxime , moyen. 
TvItTH-ODiff , f j , méthode, partie de la 
Grammaire qui apprend à parler cor-^ 
redement. 

MEiH-Ooici, orum, Médecins oicthodî- 
«jucs. 



De-Occo , as , avi , atum , tire, herfer ; 

2"- rouler des terres labourées ÔC enfe- 

mencées. 
ÎM-Occflruy , e , um , hcrfé. 
In-Occo , as , avi , atum , &re, herfer, 

couvrir de terre, 

PfRi-OcHd ,«,fommaire, argument , 
i ^. palTage, trait ; voyez Periodus. 

I L 

Ocr/j , is, montagne pleine de poin- 
tes, 
OcRea , œ, botte , bottine , guêtre. 
jDcB.e^itus , a , um , botté, qui porte des 
guêtres , des bottines ou des bottes. 

IIL 

Oxys , dis , vinaigrier , vafe à vinai- 
gre. 

,Oxjr , yos , alléluia , plante , forte de 
jonc-marin piquant. 

Oxjyj , yos , acide , aigre. 

Oxalis , idis , ofeille , herbe potagère. 

Gxiilme , es , (aumurc mêlée avec du vi- 
naigre , ou faumurc aigrie, 

tyx-Ani'ia , œ, cuifine , art du cuifî- 
mer , d'apprêter i manger comme il 
faut, 

't. Oxja , a-, forte de bâtiment de 
mer fort bon voilier. 

B I N O M ES. 

|t. OxY-AcANT^a, a , épine-vinetîc, 
ou berberis , arhrijfcau. 

Oxy Acant/î^j, i, aubépine , épine blan- 
che , noble-épine , arbriJJeiu. 

i* Oxv-Cedroj-, ;,cfpéce de cèdre iirZ're. 

3. OxY-GoNtii, i, angle aigu , terme de 
Géométrie. 

^. Oxy-LAPi!tAuw, f. Patience, herbe po- 
tagère. 

î. OxY-MoRw« , /, faufTc-pointCt 



nn 



DELA LANGUE LAT. Od 



Mf.th-Od'uw , iî, tromperie , tricherie , 
fraude , fourberie ; i", feinte , jeu , fic- 
tion ; 5". illufion ; 4». fort , charme ; 
voyez Tranfitw:. 

Peri-Od«j ,i , pcriode , tour de roots 

qui renferment un fens. 

Ttv.i-Oo'\cus , a , um 1 périoJique , qui 
revient en certain teras préiîx ; i°. cir- 
culaire. 

Syn-OdwJjî, fynode , afTemblée , 

concile. 
Syn-Od;(7, orum ,confîjrence , pour - par- 
ler, aboucliemcnt. 

Sw-Oti'icus , a , um , rynodiquc , qui con- 
cerne raiTeniblée. 

SYn-Ooirûi , arum , Cénobites , ceux qui 
vivent en communauté ; i<=. Préiidcns 
des Synodes. 

OD, OT, AUD, 

Elévation , hauteur. 

I. 

Du Celte Od, Au d , élévation , hau- 
teur , orgueil, vicient ces niocs La- 
tins : 

î. 

Auvax , acis , fier, hardi, courageux , 
intrépide , qui fe met au-delTus de 
tout , qui ne craint rien ; z°. prc- 
fonn^)tueux , téméraire , entrepre- 
nant. 

'Avmcuhs , i , téméraire , préfonuptucux , 

trop hardi. 
AuDen, AvSiis fum , iere , ofer , avoir la 

hardiefle , prcluraer , fc mettre au-def^ 

fus de tout. 

'Al cacfifr ; Kwichn , fièrement , avec 
préfûniption , arec audjcc, hardiment , 
lëmcrairement ; i°. effrontément , impu- 
(lemment. 



Avoens , tis , qui ofc , réfolu , entrepre- 
nant. 

AvDucia, œ, î audace , . rrc- 

Avvachas , atls , ) foni[.>tioii , I:ar- 

diefTe ; x*^. intrépidité , coura- 

AvDentsr, témérairement, 

AvDentia, «, courage , hardiefle. 

Avsim , is , ir , j'oferois. 

Avsum , i , adion hardie , tentative ofce^ 

N É' G A T I F s. 

Ih-Aud^jt , acis , qui n'eft pas hardi j 
^chron , irréfolu. 
IN-Ausii^, a,um , qui n'a ofé tenter; i». 
qu'on n'a ofé tenter. 
2. 

D'Od, élevé, fe forma le Gr. Oicdo, 

fe bouffir, s'enfler : d'oii , 
OEDt'/7-!a, m, tumeur contre nature,' 
qui ne fait point de douleur. 
En Gr. Oiccv.'a. 

5' 
Cette Famille Grecque- Latine. 
Od^j ^ j ou Odc ,.es ; Ode , lorte de 
pocfie lyrique ; mot-à-mot , chant 
fublinie , très-élevé. 
Ep-Qj , i , Poe nie épique ; mot-à- 

mot , plus élevé que l'Ode. 
Ep-Odi;.5 , i poclîe compofée de deux 
vers inéçraux. 

D 

PROS-Oofu- . ff, l'art de la mefurc des 
vers , profbdie ; 1''. un accent , la pro- 
nonciation accentuée. 

PRos-OD.'um , n , Hymne qu'on chantoic 
aux Dieux avant l'entrée du chœur. 

pR(.s-Oi)i//n , i, inftrumcnt de mufique à 
c»rdes. 

PAR-Ooid, ijr , parodie , imitation d« 
quelques vers. 



ijy^ BICTiONNAIRE ETYMOLOG. T5Ç(f 



hL-k\:-Da,œ , Alouette, nom que les 
Romains empruntèrent des Gau- 
lois ; il fut très- expreffifi formé de 
Al , s'élever, & Aud , chant, mut- 
à-niGt , qui s'élcve en chantant ; ce 
qui caradérire cet oiteau. 

II. 
OD, OZ, OL. 
D'oL , s'élever , exhaler , le forma une 
Famille en Ol , Oo , Oz , relative 
aux odeurs qui s'exhalent des corps. 
1°. EnOD. 
ODor,or2j, odeur, fenteur; 2°. pref- 
fentiment , conjedure ; 3°. par- 
fum ; 4". puanteur de la bouche. 

Olcr , OTÎs , voyez Oior. 

Oaoramen , inis , & 

ODoramentum , i , parfum , fenteur. 

Ooorur , a, um, odoriférant , qui fcnt bon ; 
i". qui eft de haut nei , qui évente bien. 

Odora canum vis , le ban nez des chiens. 
Ooores , um , voy, Odor. 

Onorifl , (T, Déefle des odeurs. 

Odori-Ffr , a. , um , qui produit des 
odeurs , des parfums , des fcnteurs. 

ODori-StQ,uus , a, um , qui fuit le vent 
ou l'odeur , qui évente. , 

Ocfiro , a< , avi , atum, are-, parfumer, 
rendre odoriférant , aromatifer , faire 
fcntir bon , donner bonne oJeur. 

Oooror , aris , atw: fum , où , feiitir, flai- 
rer ; i". preffentir , fonder, 

OD0?~ans , tis , odorant , qui flaire , 
qui cvent , qui prend le vent. 
ODorarîus , a , um, qui concerne les fcn- 
teurs , les parfums ; 1°. odoriférant, qui 
a de l'odeur. 



ODonrio , onis , le flairer , l'aftion de 

fentir , de flairer. 
Ooiratus, ùs , odorat , fens qui di "cerne 

les odeurs ; t". odeur , lenteur. 
Ooor.iru.r , a , um , odoriférant , qui a de 

l'odeur ; i", parfumé. 

li^ODorc , as, avi , atum ,are , com- 
muniquer Ion odeur , le faire Icii- 
tir , parfumer. 
lN-OD)ru,r, a. um-, qui eft fans odeur, 
qui n'.i pas d'odeur , qui ne fent rien. 

t°. En OL. 

Oientia , (f , odeur, 
Oieniica, orum, lieux de mauvaifc odeur, 
voieries , égoùts. 
OLenticeium , i, voyez Sterquilinium. 

CoM POSÉS. 

Is Oiens, tis , qui n'a point d'odeur.' 

In-Ol;/c-9 , is , ui ou eri , itum Se etum , 
ff re , croî:re par-deiïus; i". faire croî- 
tre , augmenter ou confirmer. 

OB-Oteo , e.f , lui , ère , Se 

On-OLe/ro, ir, lui, ère, fentir quelque 
mauvais goût ,- 1". Ce. douter, avoir quel- 
que prefTentimtnt 

Pra Oieo, es , lui , litum , 1ère , avoit 
une odeur forte, 

SuB-OLfo , es , lui , litum , 1ère , fen- 
tir un peu , s'appercevoir de l'o- 
deur; z°. avoir quelque prefTencL- 
ment , avoir le vent , fe douter. 

3°. Famille Grecque 
enOZ, 

Oze , es , puanteur d'haleine. 
Ozxni, œ, polype ; i". ulcère qui S'erî- 

gcndre dans le nez, 
Oïxnicis , is, forte de nard , plante qui 
fcnt mauvais. 



i^n DE LA LANG 

OFF. " 

De Fo , Feu, cuit au feu , vint cette 
Famiile : 

Ofm , x , mafle de cliair , ou de 
pâte pétrie en rond, morceau , an- 
douillette , ioupe , une trenipce 
dans quelque liqueur que ce ibit ; 
hors celle qu'on fait dans le vin , 
qui eft l^ij a , une rôtie. 

Of<7/.2 , ig , petite tranche de chair cou- 
pée mince , griblette , fricandcàu. 

OfFula , œ y diniin. d\'ffj, 

OttIu , œ , refte. 

OiFtrius , a, Cuiiînier. 

OrtaTlm , ai'i: par petits morceaux, par 
petites tranches. 

OL. 

De Hel , Soleil , lumière , fe forma 

cette Famille : 
Oior , oris , le Cygne , oifeau d'un 

blanc cblouidant. 

Oir Rinus , a, Lim, dç cygne. 
OLOKi-Fer, a, um, qui porte des cygnes. 

Tour. 

Ce mot Latin femble être tout feu! 
de Cx bande, &: n'appartenir à au- 
cun n)ot de toute autre Langue ; 
il n'cft ni Grec , ni Oriental , ni 
d'aucune de nos Lr.ngues moder- 
nes Cependant il n'tft ni l'effet du 
hafârd , ni de l'invention des La- 
fins : ils le tinrent des Celtes ; ils 
re firent qu'en ahcrer légèrement 
k prononciation , mais de maniè- 
re qu'on n'en avoit Jamais pu re- 
liouvcr l'origine. 



UE LA T. Of-Cn 1358 

Men, figniiîela multitude J'en- 
fembie: il devint aintî la marque du 
pluriel des Verbes Grecs pour la 
première perfonne. Es-Mem, 
nous fommes. 

Les r.atins y ajourant la termi- 
naifôn is & l'initiale o , en fi'enc 
OMeNis , puis OmnIs , l'enfem- 
ble, leiout : de-là cette Famille : 
Omnïj-, 7n.f. ne, n. tout, chaque, chacun, 
Ommsi tout le monde. 
Omnia , toutes chofes. 
Omn:, chofe entière. 
Om vnô , adv tout-.î-fait , entîéremen: , 
; leinement , en tout , (eulement , enfin , 
en un mot ; i". bref, pour faire court , 
pour abréger ; j°. en aucunes manières. 
O vn;-Geni,j , a , um , de toutes fortes , 
de toutes manières, de toutes façons, de 
tous genres. 
Omn;-Mod« , aài-.Sc 
Om(j;-Mcdù , adv. de foutes façons , en 
toutes manières , en toutes fortes, 
OM^J.-JVloD j, a,um, qui eft de toutes 
façons , de toutes manières, 

( 'mn/ CoLor , is , qui eft de toutes 
couleurs. 

OMNi-CAti/j , a i um , qui chante toute 

forte de chofcs. 
OMNi-CARPjT , a , w« , qui prend tout j 

de tout côté. 

ON, 

Charge. 

De N, fruit , fe forma On , charge, 

I. 

Osus , eris , charge , fardeau , poids 3 
2. . commiiïion , emploi. 

ON<f}.iriis , a, Lin , Se 

ONi/Fuj , a, um, chargé, accablé, 

Qticracor , oris , chargeur. 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 13^6 



^3^9 

Curro , as , avi , cri.7.7, are, charger. 
Qi\?rr.r.us , a , itm , àc charge , propre à 
porter des fardeaux. 
OneTdTixnaies , 1 âtimens de charge. 
Cymbula oneraria. , Lâtiaient de mer. 
Ouerofus , a,urn , chargeant, pcfànt, 
qui pcfe beaucoup, lourd , qui 
charge; io. onéreux , qui cfl à 
charge , fâcheux , incommode. 

Composes, 

SEUi-OtiiiJliis , a , uni , charge à de- 
mi. 
Co-ONsro , as , av'i , anim , are , charger. 
De ONfro , -are \ De-Onu/Zo , -axe , dé- 
charger. 
Dc-ONenifio , onis , décharge , l'aSion 
d oter la charge , de déch.irger ; délsC- 
tage. 
Ex-Oneraiio , cnis , rabais , diminu- 
tion du prix; i''. décharge, l'aûion 
de décharger. 
Ex- Oi^;ratus , aum , parr. i : 
Ex-ONero , as , ai'i , atum , are ^ déchar- 
ger , vuider , ôter la charge , foulager 
du fardeau j 1°, délivrer , dégager, fou- 
lager. 

1. 

D"On , charge, fe forma le Grec, 
Onoj , Anê, moi-à-mot,hète de fom- 

me , ce charge. 
OtiAger , gri , & 
OHÂgrus,i, âne fauvage ; 2°. inftru- 

inent de guerre à Jeccer des pierres. 

■ONfl|^ti.f , z , Anier, 

Onco, as , are, braire, crier comme un 
âne, 

Oni/c^<:^ 5 /, cloporte j î*, chenille 5 
j °. merlus j poifTon, 



Osiiis , idis, cï'z^nt, plante. 
O^ochiîci , is , Se 
OkocIuIus, : , ou 
Onoclea. , œ , orcanette , plante. 

C o 7*1 p o s E s. 

Ot^o-C^rhalus , a , um , qui a une 

tcte d'âne, 
Ono - CENiT-iurur , i , demi-homme, & 

demi-âne. 
ONo-CROTaZ.'j, i, olfeau aquatique , qui 

a le cri de l'âne. 
Om-ViKtchis-, is , fain-foin. 
d^o-BkTts , is , femme montée fîir un 

âne ; femme adultère condamnée A être 

promenée fur un âne par toute la ViUc, 

OP, 

D'O , eau , liqueur, prononcé Ow ,' 
Op , vinrent ces mots appartenant 
au Grec Ovos , i'uc. 

Ovium ,u, opium, fuc tiré des têtes 
de pavots avant leur maturité., 

Opo-BALSAM.vm , i, baume , fuc qui dé- 
coule de l'arbrifTeau nommé baume. 

Opo Balsamu;-, i , baume , arbriiïeau. 

OPo-BALSAMarw, a, u« , où l'on a mis 
du baume. 

MET-Opii^m , l'i , huile d'amandes amères. 

Opo-CAKvatkumyi, fuc vénéneux qui 

tue en faifant dormir. 
Opo-Pan^x, acis, fuc de la panacée, 

plante. 

O P H I.f , 

Serpent. 
Omis eft un mot Grec qui fignific 
feipent. 

L'origine en a été abfolument 
inconnue jufqu'ici : tout ce cju on 

ads 



I3<?ï 



D E L A L ANG UE L AT. Or i3<f2 



a de plus fâvaiic là-deffus, c'eft la IOphi-Uchkj , i , ferpentaire « ConC- 
découverte qu'on a foice de ce mot tellation compofce de trente-fept 



qu( 
dans la Langue Egyptienne , où 
Koth fignitîc de même ferpent , 
& on en a conclu que c'ctoit un 
mot Egyptien : on ne pouvoit 
niieux imt dans ce teins où on 
n'avoit nulle idée du rapport «?c de 
l'origine des Langues > mais ce 
mot tient àl'Hébr. r\]^^ii.,^-Phoe, 
vipère , & à l'Italien Yischiare, fi- 
fler comme un ferpent. C'eft donc 
un mot vraiment primitif, formé 
par onomatopée , & qui produidt 
le Verbe Oriental nïS , P/iee, Ci- 
fler. On peut donc en drefler cette 
généalogie : 
fik, Pliy, fiflemcnt •.primitif. 
Pî/S > Phoe , Pkue, fifler. 
riy?lS*> ApHoe , vipère , ierpent , en 

Oriental. 
Hop/2 , ferpent , en Egyptien. 
Ovnis , ferpent , en Grec, 
Tiscniare , fifler , en Italien. 
OPHiaca, oriim , Traites des ferpens. 
Ofnire! , oc , forte de marbre tacheté 

comme la peau des ferpens, 
Oph/j-GeMit , ciTum , & 
OPHi3-GFNW , um , forte de peuples voi- 
fîns de rHellefpont , & d'autres de l'Ifle 
èe Chypre , qui gucrifToient les morfures 
des ferpens par leur feul attouchement, 
OrHij-MACH:;j , a , um , qui fc bat contre 
ks ferpens. 
Ofhio-Ctonwj, a, um , qui tue les fer- 
pens. 

OPHio-O-CxoNOH , i , plante dite Gratia- 
Dci. 

OPHio-GENiuTTî , i;, voyez Ophioâsnum. 
Ori^. Lar, 



étoiles; de Oc H, Uqh ■, grand. 

OPHJO-ScORorfo/î , i , & 

OpH;o-STAPH)'/e , es , Câprier , arhrijfeau. 
OPHio-SrApaj/oj- , i , voyez. Ampelome- 

lœna. 
O^mon , il , Carte d'animal particulier à 

rifle de Sardaignc. 

O R B , privé. 

De Rf B , R^p , Ravh , ravir , enlever , 

vint cette Famille: 
I. ORBtfi , rt , um, privé d'une cliofê 
qui lui eft chère , qui a perdu ce 
qu'il chériffoit i i°. orphelin; 3°, 
qui a perdu fes enfans. 

OR.B;raj , affr , privation ou perte d'une 
chofe qu'on chérit ; z". veuvage , vidui- 
té; 5°. l'état d'orphelin. 

Orlhas luminis , privation de la vue; — • 
teÛi , manque de logis, 

QR.Bhudo , inis, voyez Orhnas. 

OiiEO , as , avi , atum , are , priver, ôter , 
ravir. 

Orbarefe luce , (c priver de la lumière. 
— Equitatu durem, défaire toute la ca- 
valerie d'un Général. 

ORBfna, «,Orbonnc, DéefTe fous la 
protcdion de laquelle étoient les orphe- 
lins, les veuves, & ceux qui avoient 
perdu leurs enfans. 

1. O&EutiOfOnis , privation. 

ORsaror , oris , qui prjve quelqu'un de 
fes enfans , &c, 

OskEatus , a, um , part. d'Orbo. 

Orbatus progenic , qui a perdu fes enfant , 
privé de fès enfans, 

Ex-Orïo 5 as j are , priver. 

DÉRIVÉ Grec, 
} . OuPHanus , i , orphelin , qui n'a 
Rv 



DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 15^4. 



i)i peie ni mcre. 
ORC. 

D'Arc, ferrer, contraindre, 
En Latin Arcso , 

En Grec Eirgo , qui fait Org dans 
■ Ù.S dérivés , vinrent ces divers 
mots : 

I. 

ORC7«,i, l'enfer -, z". fon obrcurité; 
3 **. Pluton , Dieu des Enfers. 

Op^cimanuî, a , um ., voyez Fimehris. 

Otcir.iana.ffor.da , bière , cercueil. 

OKcinus , a, um,qui concerne les en- 
fers , la mort. 

Orcims libertus, Elclave affranchi par le 
teftament de fon Maître, 

Okcius , a , um ; OKciius , a, um, de 
fcpulcre , de tombeau. 

Oacd , œ, grand vafe : ronneaUjpoiiTon 

gros comme un tonneau , d'où ; 
OvKvvos j Orcynus , baleine. 

De- là ces mots Grecs- Latins : 
Orc^z, ^, forte de grand poifiTon de 
mer ennemi de !a baleine i z". boè'- 
te de toilette où l'on conferve les 
agrcmens du teint ; )" , forte de 
pierre prccieufe ; 4 . cornet à jouer 
aux déj i 5". vaifTeau dans lequel 
on gardoit des figues , grand vafe 
à deux anfes ; 6°. jarre à huile. 
Or.c«A:, œ , petit vaifTeau à mettre quel- 
que liqueur. 
Oacy/it/j, i , Tlioh , gros poiiïbn de mer. 
OkcIûs , ids , grofi'e olive ; 2,". teflicule 
de chien , eiféce de fatyrion ; j». forte 
de poilion. 

3- 

Os^canumii , toutes fortes d'inftru- 



mens ; 1^. inflrumentd'artifan ; ; ", 
machine ; 4*^. organe ; ç ^. inflru- 
nient donc fe icrvenc les Arpen- 
teurs. 
Oe^canarius , ii , Fafteur d'orgues , fai- 

feur d'inftrumcns de mufîque , Luiler. 
ORcanicè , aàv. par machines , par le 

moyen de quelque infirument. 
OKoankl, OTum, joueurs d'inflrumens. 
OK^anicus , a ,iim , organique , d'inftru-- 
mens ou qui concerne les infirumens de 
mufique ou airtrcs ; i°. mélodieux, har- 
monieux; 3°. organifé , qui a des or- 
ganes. 

OaGi'a, orum , Orgies , les Fêtes de Bac- 
chus , les Bacchanales qui (e célébroient 
tous les trois ans. 
Orgjm , œ , forte de mefurc , aune , braC- 
fc , braiïec. 

O-RD, 

Arrangement , gouvernement. 

Du primitif RrtD, ReD, gouverner ^ 
régir , vint cette Famille : 
I. 

O-REO , inis, ordre, arrangement, dif- 
pofition ; 1°. rangée ; 5". rang, 
état , condition, qualité ; 4°. fui- 
te , enchaînement, liailôn des cho- 
fes ; 5°. régularité, régie , police. 
OB.Di/7.Ku^, a, um, ordonné , difpofé par 
rang, mis par ordre; i". ordinaire, 
accoutumé ; 3<=" qui eft du premier rang. 
OADinaiè , adv. G* 

ORuinatim, adv. par ordre, par rang,' 
avec ordre, de fuite , dans un bel ordre, 
en bon état, d'une manière bien ordon- 
née ; i°. par rangs. 
O?.vinacio j onis , ordonnance, arran- 
gement , dtfpofition , ordre d'un 
plan ; 2*, ordre, régie ; 3°. gou- 



Î5<^f DELALANGUELAT. O 

vernemenc , adminiftration ; 4°. 

Ordination , crcacion de MagiRrac, 

Sec. promotion. 
ORvinator, oris , ordonnateur, qui met 

en ordre ,qui dirpofc , qui ordonne. 
Vrc'inmoT lins, celui qui inflruitun pro- 



I5<^(î 



CCS. 

ORvinatus, a,um , p.m. de 

Ord/Vo, as, avi, atuin , are, orc^onner, 
arranger, ranger, diipo'er , mettre par 
ordre ou par rang ; i'. créer ou établir 
un iMagidrat , &c. donner une charge ; 
3°. régler, policer. 

Composes, 

Inter-Ord//2/«/«, /7, l'elpace qui eft 

encre deux rangs d'arbres. 
ExTRrt-0RD/n(7r;!,.r , a,um, extraordi- 
naire , qui n'eft pas commun , qui cfl 
inu/îté, 
Pr^e-Ordi/îo, as , avi, atum, are , clioi- 
fîr, prédeHincr. 

Js-OKtiinatè , irrégulieremcr.r , (ans 
régie , fans ordre , confufcnicnt , 
d'une manière dcrcelce. 

o 
Fn ORvinano , oriis , défordre , confu/îon, 

dérèglement, irrégularité. 
ln-ORoinatus , a , um , qui n'elî pas en 

ordre, qui eft fans ordre, confus, qui 

n'ell pas arrangé , qui eft dans U coniu- 

fion , quiefien défordre. 
Slper Ord;;!o, as, are, ranger, 

1, 

Ord, prononcé OrtU en Grec, pro- 

duilit ces mots: 
OKTH-AMve/os , i , forte de virrne. 
ORThiax, acis, clzmp, jumelle de mâts. 
Orthius , a, um, voyez Arduus. 
ORTHc-Dox/.t , ff, opinion faine. 
ORTHcr-PEi.i, <s, énonciation châtiée. 
Or.THc-GoNitif, a , un, rcdangle, qui 
eu à angles droits. 



Ortho-Gon:^^, i, angle droit, terme de 

Géométrie. 

Ortho-Grap/z/^z , œ , orthographe , 
manière d'écrire correftement j 2.°. 
élévation géonictrale , reprcfènta- 
cion d'un édifice fur un plan pac 
des lignes horifontales. 
Ortho-Grap/zuj , a , um , qui écrit cor- 

reiiement. 
OaTHc-SrATej , ai , jambe de force , pied- 
droit, pilier, pilàdre , poteau, étaie, 
cliaine de murcilie qui fe tient debout. 
ORTHo-MAST/iifïz mala., forte de pommes 

groffes comme des mammelles. 
Orthra-Gorî/ciw, i, pourceau de mer, 
grand poiJJ'on, 

Cat-Ortho/wû , aiis , aétion Jrcice, 
verrueufe. 

Cat-Ortho/2t, is, droiture d'efprit, in- 
clination à la vertu, 

OS, os. 

De T , Ts, fore , dur , fe forma !'0- 
rieiiial Ors , & le Latin Os , os , 
d'cù ces mots ; 

Os jOssfj , os , oflement. 

Ossiculum , i , peiit os , ofTelet. 

Osfa , ium , nojaux de fruits. 

OlJa orationis , ce qu'il y a de iblide dans 

un difcourà. 

Osfuarium , i , charnier. 
Os/um , i , voyez os , ojjîs. 
Osfuofiis , a , un , plein d'os. 
Osfuum , i , voyez os , oJJ'.s, 
Osj'eus , a, um , d'os, fait d'oî ; 20. j^p 

comme un os, femblable à un os. 
Osfuuldtim , aà\ par le menu , en détail. 

B I N O *I ES. 

Ossi-Frag^, (S , $c 
Ossi-Fragkj- , i , orfraie , forte d'ai- 
gle J de YKAngo , brifer , rompre. 
R 4 ij 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. it(î3 



15^7 

Cssi-FRAcuy,a,«m, quicaOe les os. 

OssriAGO, inis, Déeffe qui avoit fo-vt 
d'çiidurcir les os des enfans , de les ren- 
dre foiidi'S ; 2.0. cartilage , terme d'A- 
natomie. 

Ossi-Legu^, a, um , qui ramaiïe des os. 

OsTEo-LoGia ,œ , ORéologie, Traité 
des os. 

Composes. 

l. Ex-Os, ffis, qui eft fans os, qui 

n'a poiiu d'os ; 1°. défoiré. 
Ex-0«/I.r._/îr , quieft fans os. 
Ex-(. sfo , iir, ari , atum , nre, défoffer, 
ôter les arrêtes d'un poifTon ou les pier- 
res dun champ ; 1°. rompre les os , rouer 
de coups. 
Ex-Os/Iitio, onis, dcfoiïèment, l'adion 

de déibfler. 
Ex-Os/afiu, a, um , part, d'ExoJfo. 
Ex-Çysfatim , adv. en déloflant. 
i. Peri-Ostû > ^ j & 
P£Ri-OsTeam , * , périofte , membra- 
ne qui couvre les os. 

O S T , porte. 

De S , ferrer , enfermer , renfermer , 
fe forma la Famille Celte Hus , por- 
te , d'où ces Familles Latines : 



I. 



1°. embouchure 



Oirium,u , porte; 2^ 

d'un fleuve. 
Osrioïum, i, petite porte, petite entrée , 

guichet. 
Osriirium , ii , impôt fur chaque porte. 
OsTiarius , ii , Portier, ( à la porte de la 
rue, ). Huiffier ( à la porte de la cham- 
bre, &c.) 
OsTiatim , ady. par porte , pour chaque 



porte , de porte en porte ; 1°. en détail. 

Osxr^tf, «, huître , poilTon à écaille. 

OsTff. 'tri. T y a, &c 

OsTre.iritim , ii , parc à huîtres, 

O-neinus , ii , écailler, celui qui vend 
des huîtres ; 1°. celui qui les pèche, 

O'ir'earius , a , um , qui concerne les huî- 
tres. 

Osrreatus , a,iim, dur , raboteux comme 
l'écaillé d'une huître , qui a du rapport 
à l'écaiile d'une huître , devenu comme 
l'écaillé d'une huure. 

OsTreofus , a , um , abondant en huî- 
tres. 
OsTreur» , i , voyez OJfrea- 
Ostrifer, a, um , qui proiluit de ces pe- 
tits poifTons à coquilles dont on tiroit la 
pourpre. 
Osrrinus, a , um , de couleur de pourpre. 
OsTr'um, i , couleur de pourpre , pourpre. 

3- 
OsTracias, œ , forte de pierre précieu- 
fe , ou pierre qui polit comme h 
ponce, 

Osrracina, orum, fufFrages des Athéniens 
écrits fur des coquilles ou petites écailles. 
OsTTacinda , œ, jeu de croix ou pile, 

Osiracifmus , i , oftracifme , maniè- 
re de fuffrage qu'on donnoit à 
Athènes pour bannir quelque grand 
perfonnage -, on écrivoit fon nom 
fur des coquilles ou petites écailles 
qu'on appelloit cflracon , d'où ell 
venu Ojiracifmus , que Cornélius 
Nepos écrit en Grec. 

Os-tracites , œ , voyez Opacias. 

OSTracium, ii , onyx , pierre précieufu 



#« 



13C9 



DE LA LANGUE LAT. O Grec i?7o 



i r- 



MOTS LATINS VENUS DU GREC. 



O 



-Viitice , arum , forte de petit pain 
rond confacré a Bacchus ; de Del , 
Soleil ; d'où le François Oublie. 

OC. 

Syn-Ochw^,/, continuation : de ^xf^' 

Ek/iô , avoir j & Syn , avec. 
Oci-MASTRa/w , i , bafilic fliuvage , 

fiance. 
OciMum , i , hzfiliciplinte. en Gr. riKiyuov, 

OcYTC.î , lis , chaife de pofce , voiture 
légère, qui va vite. 
OcYmum , i, voyez Ocimum. 
OcYoT , US , oris, voyez. Ocior. Gr, liKiiî. 

OcHrd, m , ocre, forte de terre jau- 
ne qui fert aux peintres. 

OcHETEGr<ï, te, aqueduc. - 

OcHTODi? , arum , ulcères dont les 
bords font durs &: enflés. 

Cat-Hol/cmx , a , um, univerfel, gé- 
néral ; 1°. Catholique. 

OELUB-orwj , i , pilofelle , plante. 

Oesophagkj , i , œfophage , conduit 
de la bouche à l'eftomach : en Grec 
oiso-CAroj. 

OESTK.«/n, i, & 

Obstkus , i , taon , forte de grolTe 
mouche qui défole les vaches; z». 
fureur poétique, enthoufiafme, em- 
portement, rage : en Gr. oistpov. 

pEium , i , forte de pUnte d'EgyptCt 



De O, non, S; de iltf^o,a(rtniblcr5nom- 
brer , entalFer , vint ; 

Olig-Arch/<i, œ, oligarchie , gou- 
vernement de peu de perfonnes, qui 
efl: entre les -mains de peu de gens. 
OmelyJîs , is , farine d'orge crue. Ce 

mot eft Grec nMHAuaiç. 
Du Grec O m , épaule , le TAxjuerus 
des Latins, fè forma cette Famille: 
Omo-Platc^, arKOT, omoplates. 
Ex-Om2V , idis. Si 

Ex-Om/i/ot, a, conet de femme; i°, corps 
de jupe ou de robe. 

AN-OMd//<z, lE , irrégularité , inégali- 
té , dii'parité. 
An-Om/lw , a , um , îrrégulier , non 
conforme, diiïemblable : d'Omahitégi], 
applani. 

UOmphalos , nombril, vinrent ces 
mots : 

Ex-OMPHALiw/n , ii , vice de confor- 
mation du nombril , lorfqu'il lôrE 
en dehors. 
Omphilo-Carpotî, i, font dé plante. 

Oaix jichis, amas de pus dans l'œil 
avec un phlegmon vers l'iris. 

Onyx , Ychis , onyx , forte de pierre pré- 
cieufe ; 1°. albâtre , forte de mirbrc j 
3", petit vafc d'albâtre « mettre des 
parfiimSo 



1571 DICTrONNAIR 

OKYCHinûs, a ^um y fembbble à un 
ongle , de la couleur des ongles , 
qui concerne les ongles; 2 . de 
cornaline. 
Ciicinisi is, arrête-bœuf, pUnte. 
Cnoniuin , ii , clpece d'onie , herle, 
Qmflis , is, forte de plante vénéntufe. 

OR. 
OpcH-EsTra, CE , Ochefîre, !a plus 
balle partie du Théâtre , ©ù par- 
nii les Grecs fe danioienc les ba- 
lecs, & à Rome le lica où ccoient 
places les Sénaceu:s. C'éroic le mê- 
me que le parterre de nos Tlicàcres: 
on donne à prclenc ce nom au lieu 
où la Symphonie ell placée. 
Orîo/z, i , renouce , fiante. 
OkexïsJs, appétit, envie demancier ; 
2*. envie de vomir, vomiflemenc. 
Ociicanuin , i , origan, plante. 
Oroeûx , cis , pivoine , plante, 
OROBj'fl, œ , forte d'encens. 
OK<^h'mus, a , um , de cerfeuil. 
ORfibiteSt tis, forte de borax artificiel. 
OKObins, is , gazon, herbe verte; i". 

couleur verte. 
A-Oristk^, i , terme de Grammaire , 

aoriflc,/e//2-î indéfini d'un Verbe. 
Di-Oryx , ygis, tranchée , foiré , ca- 
nal , rigole. 
Ex-ORcifmus , i , exorcifme ou con- 
juration des efprics malins. 
Ex Op.ci/?a, a. Se 
Ex-Oaci/ftj, a, çxorciîlç. 



E ÉTYMOLOG. 1572 

Ex-Oaci^o , as , are , cxorcifer. 
OKmx , igis , Gelinotte de bois , oi- 

feau. 
ORnnhia, arum , forte de vents fcpten- 
trionaux qui ont coutume de durer pen- 
dant trente jours vers le commencement 
de Alars, 
ORNîîHO-Ecscium , ii, bafTc-cour ; i°. 
volicrc. 

OkNlTHO-GALf , fj' , & 

ORNriHo-GALijCT , i , forte de plante. 
OR.-iir/70« , onis , '< 

ORNiTHo-TROP/iium, ff , volicrc, lieu 
où l'on nourrit des olfeaux. 
Oai'HMi, i , poilTon de mer. 
OKPHi(?um , ii , forte de petit poiflbn qui 
a du rapport au con,^re, 
Orphi-Cards^^ , i , forte de pierre pié-, 
cieufe. 
OsTRYa f ce , Se 
OsjKYs , yos , forte d'arbre. 
OsYKis , dis, forte de plante. 

OU S. 

De Oit , fon de l'air agité, fe form.i 
par onomatopée le Grec O u s , 
oiûs , oreille , d'où ces mots : 
A- Otus , a ,iim , qui efl, (ans oreilles. 
OT-AcirsTd, ce , & 
Ot-Acost« , ce , délateiu- , cfpion. 
Otit , iiis , oatarde , oifeau. 
Orites , « , cantharide , forte de mo'jclic. 
OTiii , ce 5 forte de poiiTon marin à co- 
quille, 
Otvs , i, nom d'un géant ; i°. forte d'oi- 
feau de nuit. 
OTHcsa , CE , giroflier , plante. 



1 



K 



inî T^ R I- A L A N G U E L A T. O Orient, i î74 



MOTS LATINS VENUS DE LOPdENT. 



O, 



' c T , indéel. huit ; de l'Or. iJsj , 
Ow/tT, tems prelcrit , jour de fece. 
OGDti.ij, aiis , le nombre de huit; t°, un 

huit, une huitaine. 
Gcxans , lis, la huitième partie , le hui- 
tième. 
OcTonarius , a, um , de huit , qui a huit, 
OcToni , œ, a , huit. 
OcT.i^'o , adv. & 

OcTsiiofi, ady. pour la huitième fois, 
OcTiZvttj, ,2, 2im , huidciue. 
Ocîaviis decimus , le dix-huitiénie. 
OcT/êj , adv. huit fois. 
OcTflj'.jrii, orum,Commi5 departifans qui 
levoient l'impôt du huitième. 
OcTonarii , OTum , fcrldats de la huitième 
légion. 

Ocjo-Ci\iarius , a , um , ds quatre- 
vingt , odogénaire , qui a quâtre- 
vingr ans. 

Octo-Ge^; , œ ,a , quatre-vingt. 

OcTO-Gisimus, a, uin, quatre-vingtième. 

OcTO-Gifj- , adv. quatre-vingt fois. 

OcTo-Gluta 1 quatre-vingt. 

OcTiu-Gisarius , a , //« , de huit cens. 
OcTis-GENTESfmizf , a , uni , le huit-ccn- 

tiéme. 
Octin-Genf: , « , a, huit cens. 
OcTiN-GEMtifj, huit cens fois, 
, DioDE-OcTo-GiNt.z, indtd. foixanie & 
dix-huit. 

Binômes. 
OcTU-Ssw , is, pièce de monnoie qui 



O 

valoir huir as ; de aj^Sy fou ; as. 
OcToi^c, tris , mois d'oiSobre. 
Oâiober eqmis , cheval qu'on facrifioît à 
Mars tous les ans au mois d'Oi^obre. 

OcTA-CHORD077,i: OCTA CHORDJ.f, Z, quî 

a huit cordes , monté de huit cordes, 
OcTA-Eoriim , i , Odaédrc , terme de 

Géométrie. 
OcTA-ErEris , idis , l'ePpaca de huit ans. 
OcT- Akgulî/5 , a , urn , qui a huit an- 
gles , odogonc , terme de Gcomé-. 
trie. 
OcTo-GoNoi ; OcTo-GoNPn, Se 
OcTo-GoN(/r, a, um, oftogone, qui a 

huit angles. 
OcTO-JuGii , um, huit d'une bande , huit 
à huit. 

Octo-Phoroj i i , Se 

Octo-Phoro72 , i , qui eft porté par' 

huit hommes. 
Oc toPhorkttî , i , litière , palanquin 

porré par huit hommes, 
Octa-Phof.uw, f , voyeE Oâophorum. 
OcTA~FoT>ium , a , forte de voile que 
portoient les Empereurs. 
OcTi-Pw , edis , qui a huit pieds. 

OcTu-Phicacus , a, um , redoublé 
huit fois, 

OcTu-P;w, a, um, oîluple , redoublé 
huit fois. 

OcTA-STYion, f; OcTA SiVLo;, i, quia 
huit colonnes de front. 



S57; DICTIONNAIR 

De l'Or. oSy OLM, le tems palTé, 
le fîécle , longue duice, vint : 

Oùm , adv. de tous les temps,qui s'ex- 
prime en François par Autrefois , 
au tems paflTc , il y a long-tems ; il 
n'y a pas long-tems , dernière- 
ment , l'autre jour ; maintenant , 
préfentement , à préfent; une fois ; 
un jour , quelque jour , déformais , 
dorénavant ; toujours , quelquefois , 
de tems en tems , en tout tems. 

De l'Or. 22 y, Onv, raifin , fe forma 
cette Famille Greco-Latine: 

OuvnaXf acis, verjus en grappe. 
GuiFa.icium , ii , verjus , fruit. 
GMTHacinus , a , um y fait d'un fruit qui 
n'eft pas encore mûr. 

Du primitif î^î An , joint à l'article 
Oriental H th ^ Ct forma Th-An , 
tND . figue , figuier ; & ce mot 
prononcé On & {ans article, pro- 
duifit celui-ci : 

On^, arunif figues douces, fruit. 

De l'Or, ay , n3ir , 2^}î , os, obe. 



E ËTYMOLOG. 137^ 

Oi'B , épais , cpaiffi , rendre épais , 
vinrent ces Familles ; 
Opaco , as , avi , atum , are , ombra- 
ger , couvrir de fon ombre , faire 
ombre J i'. obfcurcir , rendre ob(^ 
eur. 
Ovadtas , atis , opacité , ombre , om- 
brage, 
Ofacus, a, um., ior t ijjlmus, opaque, 
ombragé , où il y a de l'ombre, obfcur , 
ténébreux, fombre, où l'on trouve de 
l'ombrage , épais , touffu. 
ÎK-Oi'aCBy-are , couvrir d'ombre, om- 
brager; iç« rendre oblcur, rendre opa- 
que, 

0?/i. 

De l'Orient. HDî' ^P^'é , mefure pour 

les folidcs , vint le Grec-Latin : 
0ph<z , œ , forte de mefure pour le bled. 

Ofiiates , a , efpccc de marbre, 
Orhus , / , frêne fauvage , arère. 
Okvcus , a , um , de frêne fauyage; 
de la même Famille que l'Oriental 
pK Arn, nom de grands arbres. 




MOTS 



1377 



DE LA LANGUE LAT. 



fn?' 



MOTS LATINS-CELTES, 

oc/ DÉRIVÉS DE LA LANGUE CELTIQUE, 



L 



A lettre P marche dans tous les 
Alpliabets à la fuite de l'O. Dans 
fon origine , elle peignoit la bou- 
che ouverte & vue de profil , com- 
me nous l'avons vu dans l'Origi- 
ne du Langage & de V Ecriture : &: 
parce qu'elle fe prononce des lè- 
vres , elle déligna naturellement la 
bouche & toutes Tes opérations , 
fur-tout celles qui font relatives à 
l'aéiion de fe repaître & à la pa- 
role. 

Ce quijjoint à diverfes onoma- 
topéesjdcnne la raifon de tous les 
mots formes direétemenc de la 
lettre P. 

Car elle s'eft jointe d'ailleurs à la 
tête de nombre d'autres mots , tels 
que AC , AL , AR , &:c. pour en 
•varier les lignitîeations ; quelque- 
fois même comme article. 

Obfcrvons encore que cette let- 
tre s'eft prononcée aufll fouvent 
avec afpiration en Pu, c'eft-à-dire, 
comme un F prononcé en tirant 
l'air avec effort du fond de la poi- 
trme , & par-là même avec une 

Ori^. Ldt. 



grande explofîon; enforte que nous 
trouvons fans cefle les mots d'une 
même Famille écrits les uns parP , 
les autres par Ph ou F. 

Onomatopées, 

I. 

Proh ! oh ! ô ! 
Prox , exclamation , ah ! ah ! 
z. 

Prukio, is , ivi , itum, ire, démanger 
fentir des démangeaifons; i". avoir 
beaucoup envie , defirer ardeni- 
ment; j''. piquer, avoir quelque 
cliofe de piquant. 
PRi'R/r!/j , Û! , démangeaifon. 
Priir/^ci , inis , démangeaifon. 
PAVRigiiiofur , a , uni , qui fent des dé- 

mangeairons. 
PER-pRiiRiT'o-i '^ , rivi , cere , fentir -un 
grand chatouillement ou une grande 
démangeaifon. 

PEI, PI, 

Frapper. 
I. 
p^i eft une Onomatopée qcî pemt 
l'adioa de Happer , de battre , 
d'où fe formèrent: 

S4 



DICTIONNAIRE ETYMOLOG. 1380 



1379 

Le Grec Paio , frapper , bîtcre : 
Le Celt. PvVYo , qui a les mêmes fi- 
giiifications : de-là : 

1. P^AN , nom d'Apollon, ou du So- 
leil , parce qu'il frappe de les rayons ; 
i ". Hymne à l'honneur d'Apollon. 

P^ANTzJsj , um ; PiEANfTw, Xy fortc de 

pierre précieufe. 
P*o« , onis , pied Je vers de quatre fylla- 
bes , dont une longue & trois brèves. 
De Vvyio . ivi , ire , frapper. 
Op Pi7Vi^ j orK/«, coups de fouet, 

coups d'étrivieres. 
Op-Puvio , is , ire , donner les ctri- 
vieres , donner des coups de fouet, 
z. 
Ce mot fe prononçant Piso , & Pin- 

fo devint chef de cette Famille : 
ï . Piso ,as , are,&: is , ère ; &: en fe 

nafâlant: 
PiNSo, as, are , frapper. 
PiNSo , is,fui , fum , fitutn , pijlum , 
ère , piler dans un mortier. 
En Grec nr;™ , Vrifo, 
TimoT, oris, qui bat au morder, qui pik 

dans un mortier. 
Vinsum , i , andouillette. 
PinSu'J, Cl, um, 
Tisus, a,um,8c 
Fisrus , a,um. Se 
Timitus , a, um. Part, de Pinfo, îs. 
PiNSiro , as , avi , atum , are , piler fou- 
vent dans un mortier. 

2. PiNDo ) is , ère , Piler , broyer dans 
un mortier. 

PiMS.irfo , onis , l'adion de piler dans un 

mortier. 
j . PiSTo , as , avi, atum , are , piler, 
Fistillum , i , pilon de mortier. 



Visrillus , i, pilon. 

PiSTwra , œ, l'aâion de piler. 

Visrrinum , i , lieu où l'on piloît ancien- 
nement le bled ; 2°. moulin, ou bou- 
langerie. 

4. PiST^illa , œ , petit moulin à bras. 
PiSTrina, œ, moulin ; z». boulangerie. 

5. PisTor, oris , boulanger , autrefois 
celai qui piloit le bled. 

Pijior iulciarius , Pâtiffier. 
PiSTrijc , icis , boulangère ; r°. grand 

poiiïbn de mer; 5°. Lonliellaiion célep' 

te , appellcc la baleine. 
PiSTonus, a,um, de boulangerie, de 

Boulanger, ou de Pâtinier, de pâtincrie. 
P'jlorium opus, pièce de four,pâtiilerie. 
PiSTrinarius , ii , Meunier. 
PisrrindTius , a , um , Se 
Pisrrinaifts , m. /. fe , n. is , de moulin, 

qui concerne le moulin & la mouture , 

de Meunier. 

6. Pisiacium , ii , piflache , elpéce d'a- 
mande , fruit. 

Pisum , i , pois , légume. 
Pist-Olochz^,cp, elpéce d'ariftoloche, 

plante. 
?usana, «,pti&ne. 
Prisanarium , ii , coquemar où l'on 
fait de la ptifane. 
H. 
i.V(Eiia,ce, peine, punition, châ- 
timent , fupplice. 
PŒNa/'w , vi.f. le , n. is , pénal , qui con- 
cerne la peine , le châtiment. 
pŒNiariw, i!.,um, voyez Panaiis. 
P<5N.îtor, oris , bourreau , exécuteur. 

i.Pvnio, is,ivi , itum , ire , & 
PuNiOT- , iris, itus fum, iri, punir , 
châtier. 

Pvmio , cnis , punition , châtiment. 



i?8i DE LA LANGUE LAT. POnomat. 13?^ 



Vvni(OT,cris , punifîeur , qui punit. 

Tvtiiendus, a ,um, puniiïable , qu'on doit 
punir , digne d'être puni. 

iM-PuNf , lus , iijimê , adv. impunément , 
fans être puni, fans danger, avec im- 
punité. 

Im-PuniV , m. f. ne , n. is , voyez Im^u- 
n::us. 

iM-Fvmitas , atis , impunité. 

iM-PoN/fe , aiv. voyez Impurii. 

lM-PuN;fuj, a, um , impuni, qu'on ne 
punit point. 

3. V(s.ïiitudo , VjEiiuentia , & Pœni- 
tentia^ œ , repentir , regret , dou- 
leur d'avoir fait ; z**. dégoût , mé- 
pris. 
P(ENf.'ft, tehat , tuit , tcre , fe repentir, 

avoir regret , faire de la peine. 
Vamturvs , a , um , qui fe repentira , qui 

aura regret. 
V<x^i:endu5 , a , um , dont on doit fe re- 
pentir , dont on doit avoir du regret, 
Via'iitens , tis , omn. gen. qui fe repent , 

qui a regret, qui a de la douleur , du dé- 

plaifîr de, 
lM-P(BNi.Y/!ri;:, a , impénitcncc, 
iM-Pmnitent , ris , impénitent , qui n'a 

point de repentir. 
£i,p-P(SNir:r , tuit , tere , fe repentir un 

peu , avoir quelques remords. 

I II. 

PEI, POI. 

De Pai , Pei , frapper, forger, vint 
le Grec Poieo , exécuter, faire: 
d'où cette Famille Grecque-Latine. 

Voima , atis , poème , ouvrage de 
poéfie. 

PoESix , is , la Poélîe , l'art poétique. 

TcEia, (Z , Poète. 

PoETiVa , ce, &c 

PoExire , es , la poétique, l'art poétique. 



PoET/ce, ady. , poétiquement , d'une ma- 
nière poétique, à la manière des Poètes » 
en Poète. 

PoEriri/j , a , um , àc Poëtc , poétique. 

PoETiFicuj, a , um , qui fait devenir 
Poète, 

PoETOr, aris , ari , faire des vers. 

PoExriiî , <E , & 

PoETrida , « , femme qui fait des vers. 

PAU, 
Frayeur. 

Pau eft une onomatopée qui peint la 
peur , la frayeur , le cri qu'on 
pouffe en éprouvant ces fentimens 
fâcheux. 

Ce mot exiile en Grec , mais 
dénaturé par l'infertion du T , 
naturelle à ce peuple. 

Ptoa. , ProiA , fignifie chez eux peur; 
P/oEy , efîîrayer : de-là cette Fa- 
) mille Latine : 

PAvor , oris , peur , frayeur , épou- 
vante , faifiirtment de crainte ; 
1°. Divinité qui préfidoit à la 
frayeur. 

P.weo , es , pavi , ère , Sr 

Vwefio , is , ers, avoir peur, craindre , 

être épouvanté , appréhender , s'effrayer^ 
?Avendus , a., um, redoutable , qui doit 

faire peur , qu'il faut craindre , dont on 

doit être épouvanté. 
?AVins , tis , qui craint , qui a peur , 

qui cft épouvatité. 
?hvcnûa , X, Déclic de la frayeur, de la 

peur. 
Vi.vltatîo , onis , voyez Pavor. 
Vwito , as, are , avoir fouvent peur, être 

fujet à avoir peur. 
! ?AVitiibundus ,a,um, voyez Pavibundus. 
j ï'Av'r.itns , lis , qui a peur , qui efi eftlayé. 
S 4^ 



15Ç5 DICTIONNAÎR 

?Avibundus , a , uni , qui cft plein de 

frayeur, 
F /.vidé , adv. avec cpoiivatite , avec 

frdyeur, 
Vhvidits , a ,um , ior, ijfimus , craintif, 

peureux, timide. 

Binômes. 

Omni-Pavkj , a , um , qui a peur 
de tout, 

Pave-Facti/^ , a , uvi , épo'Jvantc , à qui 

l'on a fait peur. 
Pave-Fio , is , ieri , être épouvanté , 

avoir peur. 
Ex-Pavf-Fac'o , h, f:ci ,faSlum, cere , 

faire peur , donner de l'épouvante, inf- 

pirer la terreur. 
Pra-pAVE-pAcio , f.r ,feci , faâîum, cere , 

faire une grande frayeur , épouvanter 

beaucoup , caufer une peur extrême , 

intimider tout-à-fait , faire craindre au 

dernier point. 

Composes. 

CoM-Vhvefco , is , fcere , aYoir peur , 
s'effrayer, s'épouvanter. 

Ex-Pa V50 , ex , pavi , ère, Se 

Ex-PAVe/ro , is , pavi , fcere , s'épouvan- 
ter, être faifl de peur , avoir frayeur, 
être épouvanté, s'effrayer. 

Ex-?Avidus t a,um , épouvanté , faifi de 
frayeur , effrayé , tremblant de crainte. 

ïu-?Avidê , adv. avec intrépidité , har- 
diment , fans crainte , fans branler. 

li.1 -?Avidus , a,um, intrépide , qui ne 
craint rien, qui ne branle pas. 

P A V, 
Paon. 
1. Pavkj, i , & 
Pavo , onis , paon , oifeau. 
En Vald. Pau fignifie coq. 
1. Pavo-Gai/«j , i , coq- d'Inde , 
oijiau ai I>a£'e-cour, 



E ÉTYMOLOG. 133^ 

I FAVunaceiis , a , um , ou 
FAVonicus , a, um , Se 
FAVoninus, a , um , ou 
PAVoniw , a , iiw , de paon. 
Pavû , <E , femelle d'un paon; 

PAU, 

Paver, 

Pav/o , is , ivi , itum , ire , battre la 

terre pour l'appUnir : 2*. plan- 

cheier ; 5°. couvrir. Joncher; 4', 

couvrir, garnir la terre ; j °. frapper. 

Pavicu/j , a , Se 

¥AYiculum , i, lue , demoifelle de pa» 

veur , battre. 
V Avimenzaïus , a \ um, pavé, carrelé. 
FAvitn'nto , as, avi , atum, are , paver ^ 

carreler. 
V Avimentum , f , pavé , carreau à paver, 
plancher parqueté , parquetagc. 
Ob-Pa vio , as , are , battre , frapper. 

! Circum-Pav/o , is , ire , battre, 
applanir tout autour. 
CiRci'M-PAvffwj' ,a,um, battu ,applani 
tout autour, 

P AUS, 

Paufe. 

Pau/Ïï, «, paufe, repos, arrêt, ccf- 

farion. 
Favso, as, avi, atum, are , faire une 

paufe , faire alte , s'arrêter , ccffer. 
?Avsarius , ii , Comité de galère , Offi- 
cier qui fait voguer la chiourme, 
Ex-PAOSAfux, a, um, part, ds 
Ex-Pauso, as , avi, atum, are , fe àéhC- 
fer , fe rcpoler , fe rafraîchir , reprendre 
haleine , fe refaire. 
lM-?AvS2bilis, m. f. le, n.is, qu'on ne 
peut fixer ou arrêter; 1°. qaj jic fe donn» 
' point de relâche. 



ijgf DE LA LANGUE L AT. P Onomat. 138^ 



ÏM-Vhvs.ihili'.^r , adi', fans cefTe , à tout 
moment , fans aucune paufe , fans re- 
lâche. 

PAUSf.z , X ,8c 

Pais: J , œ , olive mûre , qui commence à 
noircir. 

PI, 

Cri des oifeaux. 

Pi , PiuL , Pi-pi , Onomatopée qui 

peint le cri de divers oifeaux. 
Pi-Po,-are , gloulTer comme la poule: 

crier comme l'cpervier. 
ViPio y ire, î pioler , crier comme 
Pi-Pi/;> , are , l les poulTîns & les 

pigeonneaux. 
Pi-Pio, orîf , pigeonneau. 
Pi-Puiuy, i;-lum , i, cri despouflins, des 
pigeonneaux ; ï°, cri de gens qui fe dif- 
putent , qui s'inve(aivent. 

Pii-P}LLo,-are , crier comme un paon. 
Pus//o ,-are , crier comme un étour- 
neau. 

Familles Grecques. 

De P, bouche, prononcé PA , fe for- 
mèrent les mots Grecs Pi^émi , 
parier , & PHoné , voix , d'où ces 
binômes : 

I. ANTt-PHONd, «.Antienne, chant 
à deux chœurs. 

ANTi-PH0Nan'uj-,fi,-n;n2, ii ,antiphonier, 
livre d'antiennes à Tufagc de i'Eglife. 

a. Bi.AsPHEM^;or , oris , blafphé- 

mateur, 
Blaj-Phemij, a, blafphêmc. 
Blas-Phtmo y-nr;, blaphêmer. 
Blas -Phemu;-, i, blafphémateur, 

FA, PHA, 
Parler. (F. col. 610.) 



I. 



Pro-Phe/^ , ^ , & 

PRoPHr/er , «• , premier Prêtre d'un 
Temple où fe reudoient ks ora- 
cles ; Prophète. 
Pro-Phet;V , idis , ou 
PR0-PHET;j7i , CE , ProphétefTe. 
PRo-PHETi<z , œ , prophétie , révélation. 
PRO-PHET/fuj , a , un , prophétique , de 
prophétie , de Prophète. 
Pro-Phet/^o , a! , are ,&c 
Pro-Pheto, as, are, prophc'tifcr. 

2. 

PHOuafcus , /, celui qui enfeigne à 
bien conduire la voix , Maître de 
mulîque ou à chanter. 

Eri-FnGnsma , ans, acclamation , ap- 
plaudifTement ; lo. réflexion fcntcncieu- 
fe fur quelqu'eridroit d'un difcours , fujî 
un paffage d'un Auteur. 

EuPHONia , X, fon agréable, belle afibn» 
nancc , belle prononciation, 

Sym PHON/'a , tz , fymphonie , accord d« 

fons, concert. 
SvM-pHON;aC!ij , ; , Muiïcicn, 
S\iA-?nomacus , a , um , de fjmphonfc ,' 

de mufique , de Muficien. 
SYM-Tno'sefis , is , union de deux fylla- 
bes fous un même (on ; j,». confonnance. 
SYM-?Homa, CE , & 

Sym-Phon/'.icj , X , Jufquiame , plante. 
Du Grec Piuo , cracher , en Latin 

Spwo, vinrent ces dérivés. 
PtyJis , is , &c 
PjYsma , atis, crachement fréquent, 

falivation, flux de bouche. 
VYT^fma , atis , omftion , l'adion d'en- 
duire avec du crachat pour faire couler. 
PtY3J, adis, a'pic , qui crache fon venin, 
?Yr ijfo , as, are, cracher , faire filer , 



1587 DICTIONNAIRE ETYMOLOG. h^S 



rcjctecr un fik'i de vin c^u'on a pris pour . 
y goûter. 

De Pt«o , cracher , prononcé P^tko, 
irinrent : 
FHTKisicus , a , um , phthifique , tombé 
en phthifïc, 
PhthiszV, is , phthific , delTéchcment de 



tout îe corps caufé par l'ulcération d'°3 
poumons ; 1°, maladiç 4e l'œil , qui. fait 
rétrécir l'œil. 
PuTHoe , es , exténuation de tout le corps , 
avec un peu de fièvre ; x°. crachement 
de fang. 

FmHorium , ii , remède qui fait accou- 
cher. 



VICTJ ONNJIRE DE L'ENFANCE. 



1,1^^ Ava, ha.' onomatopée, qui 

exprime le cri des enfans. 
i.PAVpa, «, ") nourriture des en- 
Vwparium^ii, j fans, ce qu'on leur 
fait prendre après l'avoir 
mâché j bouillie. 
Pap , en Allemand, en Italien, & 
dans beaucoup de Langues. 

pAPpaj , X , pcre nourricier. 
PAPpo,-iire, manger de la bouillie , de la 
panade. 

'3. Pa?> , cri d'un enfant qui de- 
mande à manger; 1°. nom de 
celui qui le nourrit , qui eft Ton 
père; 5*. nom du Pcre fpirituel 
des Chrétiens, du Chef de l'E-, 
glife. 

Vk'?t.ili 1 <e , Prctreflc. 

Papa/w, e, Papal. 

PAPPA?ur, ûi, Papauté. 

TAP.'.lethra , et-, tonfure des Clercs. 
"^Kvpus f i, aïeul, barbon, grand- 
pere ; 2°. coton du chardon , du 
l'encçcn; 3 ". feneçon. 



II. 

En Celte, en Angîois, Pap défigne 
également la fource de notre pre- 
mière nourriture, lefein , la mam- 
melle : de-là : 
I. 'Pkvilla , « , mammelon , bouton , 
bout du teton ; z ''. clef d'un ro- 
binet. 
Ex-PAP(/io,-3rf , découvrir )ufqu'aurein. 
Ex-PAP/i/fln/j, a, um t nud juT^u'au fein. 
i. PAvu/o,-are, couvrir de bourgeons, 

de dartres. 
PAPii/ij , œ , bouton ; i». bube , bubon. 
FAPiiIentui , a, um; 'PapuIoJus, a, um^ 
plein de dartres , de boutons. 

II I. 

i.PE-PAra«/n, i, tarte, tourte, gâ- 
teau. 
Pepa , onis , melon. 
Pe-Plw, i, cfule, plante. 
Pe-PlI'o/t , ii , pourpier fauvage. 

i.?iv^s,Jîs, coftion, digellion; en 

Grec Pepiâ , cuire , digérer. 
PîPTif* , arum , remèdes digeftifs. 
3. Pîp/w, is; l'i^los , i, pavot qui 



13^9 DE LA L A N G 

contient une ligueur fcmblabU au 

lait. 
?A.-fAver , erîf , pavot. 
V^v^verus , a, um, de pavot. 
rAfAver.irus , a, um , où on a mit du 
pavot ; i". couleur de pavot. • 

4. Pi Per , eris, poivre. 

Fi-pEratus, a, um , poivré. 
PiPER;rff , idis; FEfernis , idis , poivret- 
tC', plante, 

IV. 

PA, Père. 

Les Grecs & les Latins ajourant à Pa, 

le mot Ttr f excellent, en firent ; 

I. 

1 . V\-ter , tris , père, 

Pa-ter^uj ,a,um, paternel , de père. 

Patr/ut , rt , «m , de père , paternel ; x". 
de la patrie , qui concerne la patrie. 

»• PATr:V(ux , i , parrain. 

PRO-pATfr , tris, parrain, 

3. pATri/JiU.r, a ,um, qui a (on père vi- 
vant , qui a encore fon père. 

VATrijffh ,as, avi , aiurn , are, avoir 

les manières de fon père , tenir de 

Ton père, l'imiter, lui reifembier 

dans Tes mœurs. 

PAxrfruj , fl , t/m , qui vient de père, qu'on 
tient de père. 

PATRi-MoNium , u , patrimoine , bien 
qu'on tient de père & de mère. 

4. ?KTria,œ , patrie , pays natal. 
PATrie, adv. en père , paternellement. 
Rt-PATrio, as, avi, atuiriy are, retourner 
dans ik patrie. 

Binômes, 

Patri-Arc^^, ce, Patriarche : du 
CitcArhhé,Chd. 



UE LAT. PA I3P3 

PATRi-ARCHa//j , e , Patriarchal , d« 
Patriarche. 

P/.TRi-ARcHaruj, û j , Patrfarchat , qua- 
lité de Patriarche. 

Patri-Arc/j/u;?;, il, palais de Patriarche. 

PAtri-Cidj , te , parricide , qui a tué fbn 
père ou fon meilleur ami : de Cad0, 
tuer. 

Patr-Ohym/cw, i,um, qui dcfî-rne le 
pere ou la patrie : du Grec Oaoma , 
nom. 

5. ?ATruus, i, oncle paternel ou du 

corc du pere. 

PATr:;^;', a , um , d'oncle paternel j xo, 
révère. 

PiTRuifimus , ( mot forgé par Plaute , ) 
pour dire très-cher oncic ou oncle fâ- 
cheux ou févere. 

FATRuelis , is, enfant de l'oncle pater- 
nel ,■ 1'. coufîn germain paternel. 

PATRuelis, le, is , de cou/în germain 
paternel, ou qui concerne les enfans ds 
deux frères. 

PRO-PATriiW, 7, grand-oncle, 

?ATR-ADr.ipk!s , idis , fœur de pere 
tante paternelle ; du Grec Adelphe , 
fœur. 

PATR-ADEipAuj,i, frère de pere , oncle 
paternel : du Grec Adelphos , frère. 

z. 

i.PATnm, orum , Patriciens, I^ 
race des premiers Sénateurs de 
Rome ; les premiers Nobles ou la 
première Nobleire , les Grands du 
Royaume j z". les Dieux Janus , 
Saturne , le Génie , Fluton , Bac- 
cluis , le Soleil , la Lune &. la 
Terre. 

Patr^cz./j, a, um , de Patricien, qui con- 
cerne les Patriciens , âcc. 
PAïKi.-ùf, voyez Parerr.us & Paniciut. 
PATR/f/ê, ady. à la manière des Patrie 



s5Pi DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 135a 

cicns; dçs perfonnes nobles, des Gentils- j A-PAiurum , / , Temple de Vénus. 

^. VAiro , as, avi, atum , are ^ faire, 
accomplir, achever, finir, termi- 
ner, commettre, exécuter i z°. 
confommer. 
PATRa.^y , lis , qui accomplit , qui fait. 
PATPxfliio , onis , acconiplilTcment. 
P •■TK.ator , oris , &c 

PATRflfrir i icis, ctlui eu celle qui fait , 
qui accomplit , qui met à exécution , qui 
confomme. 
PATKandus , a , um , qu'il faut faire. 
Ex-PATra , as, are, finir, achever, ter- 
miner; i». déshériter; 3°, confumer en 
j débauches. 

Per-Petco, as , avi, atum , are, fiiire , 
achever , finir , terminer , conclure. 
V. 
P A , Pâturage. 

I. PaBulw/72, i , lieu où l'on paît, 

pâture , fourrage , nourriture. 

Pa-Bi/o/uj-, a, um, plein de fourrsge. 
PA-Bi'/;:rf^ & PA-Bu/.-;r£)riaJ, qui concerne 

les pâturages. 
PA-BuLat(jr, oris, fourrageur ; i», qui fait 

paître. 
PA-Buiatio , onÎ! , pâture , fourrage. 
PA-Bt-'Lor,-ari , paître , fourrager. 

2.PASC0, is ,pavi, pajium , cere & 
Pas cor , eris , pajlus fum ,Jci , paître, 
brouter; 1?. faire paître, nourrir, 
repaître, mener paître , donner'la 
pâture ; 3°. fervir de pâture. 
TaSc'uo , as, avi, atum , are , paure fou- 
vent. 

?AScuum, i , pâturage, pacage , p.ntis, 
pâture , lieu où Ton fait paître les \jcC- 
tiaux ; plur, pafcua. 
Vascuus , a , um , de pâturage , où il y a 
des pâtures, qui eft propre â nourrir. 

TAicudis , 



hommes 

TAiRiciawf, ûs, dignité de Patrice, de 
Patricien ; z°. qualité de Noble , de 
GentiUiomme. 
TATKÎca , X , femme de Sénateur. 
Ex-P ATnicius , a , qui a été Sénateur. 
i.VA.Tronus , i, patron, défenfeur, 
protedlcur , qui prend fous fa pro- 
teâiion , qui foutient les intérêts , 
Avocat qui plaide pour. 
PATrom , ^ , patrone , protearice , qui 

prend fous fa protection , avocate. 
YAri\onaïu,le,is , de patron, de pro- 

tefteur. 
VktKonatus , ûs, voyez Patrocinium, droit 
d'un pitron fur fes eiclaves , fon autorité 
fur fes affranchis. 
PATRO-CiN.zrio , onis, l'adion de défen- 
dre, de fervir de pauon, de protecteur, 
d'avocat. 
PATR(i-CiN.2tor , oris , qui fert de protec- 
teur S: d'avocat. 
PATRO-Cisiwn , a , défenfe , protcdion. 
PATRO-CiNJr, aris , atus fum, ari , dé- 
fendre, protéger , foutenir les intérêts, 
prendre la défenfe , mettre fous fa pro- 
tedion. 
Cou-VATronus , i , fcigneur , maître, pa- 
tron conjointement avec un autre. 

VAirica , orum , myflcres con- 
cernant le culte Ci les fêtes du 
Soleil. 

, k-vATur'm , ce , nom de Vénus , 
de Minerve, de Cérès; moc-à-mo:, 
hors de tutelle. On appelloit A- 
J?Aiurics la fcte où on étoit dé- 
claré majeur. ( Foye^ Hijloire du 
Calendrier , p. 34b*.) D'ailleurs cet 
âge eft celui qu'exige le iervice de 
ces DéelTes. 



î. 



IÎ5/5 DE LA LANGUE LA T. P nourriture, i 5<î4. 



Pascu.jZu , le , qu'on fait paître. 
FASCu.iriun: , ii , ce qu'on donne pour 

avoir droit d'envoyer les beftiaux d.ins 

des pâtures. 
PAScz/i.r , f , fj, qu'on fait paître , qu'on 

peut mener paître. 
PAScendus , a , um , qu'il faut faire paître , 

qu'il faut nourrir. 
PASCens , tis, paiiïànt, qui paît ; i'. qui 

donne la pâture , qui menj paître. 

j. VASTura, (E, pàiure, ce que l'ani- 
mal paît ; 2°. le lieu où il paît. 

Pisrus,ûs, pâture des animaux; i°. l'ac- 
tion de paître. 

Pastw, onis , l'aftion de paître ou de 
faire paÎTe. 

PASTar , eris , berger, pâtre , paftcur, 

FAStoral'uy le , is , ou 

FASToridus , a , um. Si 

TastotIus , a y um, paftoral , de berger. 

^ASTrlx , icis , bergère, 

B I N o M I S. 

4> Pasto-Phor», orum, Prttres Egyp- 
tiens qui portoient le manteau de 
Venus ou le pavillon de fon lit de 
repos. 

Pasto-PhoR/Wz, if , lit Huptial ; i", por- 
che d'un temple ; 5'. les lieux où cou- 
cljoi>:nt ceux qui étoient prépofés à la 
garde d'un temple , qui le dcfTervoient ; 
4». tabernacle; 5". réfedoire ; 6°, loge 
de berger. 

Composes. 

ComPasco, is , pavi ,pajlum,fcere , 

mener paître avec ou cnfemble. 
CoM-PAsnwf a^er , communes, pâtura- 
ges, pacages, pâtures, champs où tous 
les habitans d'un lieu ont droit d'envoyer 
paître leurs bciliaux. 
De-P ASco , ïs , pavi , pajlum , fcere , 8c 
D£-PASfor , eris,pajlusfum tfci, paître , 
Ong. Lat. 



brouter, manger, confiimer; i°. fair» 
paure; }°. miner. 

DePASTio , onis , l'adion de brouter , de 
paître. ' 

De-Pastw , a, um, part, de Depafcor ; 
brouté , mangé. 

Per-Pasco , perpai'i , psrpaflum , voyez 
Pafco. 

Pfr-Pastw, a,um, pan. de Perp.ifco; 
bien nourri, 

Dts-PïscL/i/c -, a, um-, qu'on a retiré de la 
pâture , à qui on a été laniangeaiUc. 

Dis-Peaco , is , ui, fcere, féparcr, divî- 
fer, partager à divers endroits; 1°. ra- 
mener , retirer les troupeaux du pâtu- 
rage 

iM-PAS/ror, eris , pajius fum , fci, paitrc 
en ou dans. 

Im-Pisco , is , ère , faire paitre le blé en 
herbe; 1". mener dans un gras pâtu- 
rage. 

PA , prononce PHA. 
De P A , prononcé Ph a , les Grecs 

firent: 
ANTHK.o/'O-PHAGK.y,/, qui mangc les 

hommes. 

ANTHRCPO-PHAG/a , X, ufagc de chaîç 
humaine. 

VI. 

PAN, Pain. 
ï. PANiV, is, le pain , mot-à-mot 
la nourriture par excellence ; i". 
ulcère large & plein de puftu- 
Ics. 
Panicuikj , i , petit pain. 
PAuiceus , a , um , de pain. 
PAiiiceus, cei , boulanger. 
PAN/dum, ii , chofe dont on fe Cen au 
lieu de pain. 

PAKi-C<ataria , œ , boulang.'rie. 
Pani-Fex, ic;V, boulanger, boulangère, 
PAifi-Fica , œ f boulangère. 
. T4, 



,5P; DICTIONNAIR 

PAm-Fifi.ia, œ, boulangerie, lieu où 

l'on pétrit , fournis. 
Pani Ficfi;m , ii, tout; forte d'ouvrage 

dç boulangerie; i". boulangerie , métier 

de boulanger , art de faire du pain. 
Pam-Ficuj, j", boulanger. 
VMieta, œ , boulanger, boulangère. 
PAtiariolum , i , corbeille à mettre le pain ; 

i». pannctieredc berger. 
pAN..r;i/77! , f , armoire au pain, huche, 

li-îu où l'on ferre le pain ; 2.°. panne- 

tierc. 
TAfi-Aciarium , ii , corbillon à pain béni. 

A-PAN-Aoium , ii , apanage , ce qu'on 
donne aux cadets des grandes Maifons, 
en fonds de terre , de la fuccelfion de leur 
père. 

t. PA>:z(;K/7j./a,panic, force de graine 

feiublable au millet. 
Pan:;î, i, efpécc de tumeur,- voyez Pfl/;u- 

cdli'.'-ni, 

PAKifii/a , œ , S: TAvicalus , i , efpéce de 
panache que produifent les rofcaux , le 
millet, lei amandiers , les coudriers, 
&c. dans lequel eft renfermée une fc- 
nience ; diinin. di P.znus. 

^-VastH/hs , i, paflilie à manger; 
4°. à brûler ; 3 °. ttochifque. 

TASrillfco^-are, former en manière de 

paftillc , de pillule. 
'P^srillefco ,-ere , fe former en manière 

de paftille. 

4. pAN-Dd , c , h Dcefle de la Paix ; 
de dare , donner, &: pan, pain : m.~ 
à-rn, qui fait profpcrer la culture. 
VII. 

PAN , le Pcre univerfel , le Père de h 
Nature i z". la Nature elle-même. 

Pan , anos , Pan , Dieu des bergers, 
c|ui préfide au bétail ; 1°, l'uni- 



E ÉTYMOLOG. ijpg 

vers , tout ; motà-moî, le Père de 
tous. 
PAnei, ivm. Pans, Dieuxdes campagnes. 
P/.Ni/ciiX , ici , Sylvain , demi-Dieu des 
bois. 

V/inicus,a, um , qui caufe de l'étonne- 
mcnt, de lafurprife, de l'épouvante;. 
1". une frayeur qui faifît tout le monde,, 
une armée entière ; terreur panique. 

Binômes. 

PAN-Acd , œ , efpéce de grand vafe 
qui contient beaucoup d'eau. 

l^^-^x^"^, 7 panacée, ou remède ■ 

PAN-Ace.,a., ? i tous maux; 10. ra. 

FAN-Ac?a, œ, J 

pAK-Acrum , i , filet propre à tout. 

PAN-ArAen^ii , orum, fêtes de ivlinerve. 

PAN-ATHEnaicon , i, onguent, 

V ^v.■K■ïii^Enaicus , a y um , des fctis de- 
Minerve. 

Pan-Chruj , i , opale , pierre précieuf;. 

pAN-DELftia , a, avis importun. 

PAM-Dicr«, flr»m, pandedes, livres de 
queftions de Droit. 

PAN-EGYR(f/(j , ;, panégyrique, difcours 
fait en public à la louange de quelqu'un, 

PAN-EcYRin/y , a , um, fait, dit, pronon-» 
ce , récité en public à la louange de. 

PAN-Ecjrij, is , fête qui fe célébroit 
avec une foire & des jeux tous les cinq 
ans à Athènes; i», éloge public, pané- 
gyrique. 

? AU -Ec-n P-iJla , œ\ qui célèbre des jcn-ic 
publics, qui fait des alTemblées pubU-< 
ques ; 1°. panégyrifte. 

Pan-Eroj , otis , forte de pierre précieuse 
qui rend les femmes fécondes. 

PAN-OiErAri(Z, «, perte univerfeilc , en> 
tiere dcftrudion, ruine totale. 

Pan-OmpA«uj , a, «œ , qui efl loué d« 
tous, à qui toutes les langues rendent 
grâces , & dont elles chantent les louan- 
ges, à ^ui toutes les prières s'adreffen:. 



1597 DE LA LANGUE L AT. P nourriture. ij^'S 



qui fait tout ce qui Ce dit. 
pAN-OPLia , œ, armure de pied en cap , 

comnlette. 
Pau-Ormu^, (, port qui peut recevoir 

toutes fortes de bâtimens. 
VAti-SiLene , es , Se 
PfiV'StLenus , i, pleine lune. 
PAtt-StLentii, a, uni ..né en pleine lune. 
Pan-Urg/.! , œ, efpieglerie, tourd'adrc- 

fe , finefle, fubtilité , fourberie, lur- 

prife, métier de fadoton , d'intrigant , 

de matois. 

Dis DiA-PASon , double oftave, 
P«n-Th£o/!, i, temple de tous les Dieux 
à Rome, aujourd'hui Sainte-Marie de la 
Rotonde. 

PAN-Tner , eris , rets , filets à prendre 
des oifeaux. 

PanThfru, <?, Panthère, I tre farouche. 

Pan-Thf R/A'KT , a , um , de panthère ; 
1°. changeant , variaL'.e. 

V.m'.her!nœ n.cnfj: , tables marbrées , 
marquetées, tachetées de diverfcs cou- 
leurs. 

PAN-THFRfi/7n , il , dimin, de Panther. 
Pan-Thîr/.'j , idis. voyez Leann, 
PAN-THERum , i , voyez P.inther. 

Panto-Mim^ , œ ■) Comédienne ou 
Adricc qui exprime les choies par 
fes geftes en danlânt. 
pANTO-MiMuc , i, pantomime , Afteur 
<]ui repréfentoit toutes choies par lès 
geftes; i". poëme, 
PANïo-MiM;rLM , Cl, um , qui concerne 
les Aifteurs qui refréfentcnt par leurs 
geucs. 

VIII. 

P E C U , bétail. 
I. Peck, le bétail. 
PFC:;a, uum , troupeaux, bcffiaux. 
Picuaria , omm , troupeaux , bétail ; i^. 
Impots fut le bétail. 



Pec!/% or/j-, troupe u de bctcs , bcr lil ; o. 
brebis; 5° toute forte d'animaux qu'on 
nourrit ; 4". fot , ftupiie, animal, bête, 
nigaud. 

Ppcui , uêi'; , troupeau die bétcs , toute 
bête qui paît & qui fe lùfTc conduire ; 
1". ftupide, bcte , animal. 

Pf corj , um , voyez Pecus. 

Piconrius , ii, qui a foin du bétail, des 
troupeaux; 1". qui prend à ferme du 
bétail , dts troupeaux ; 5 ^ . Fermer. 

Ptcuirius , li , p.Ttre, berger, bouvier; 
1". Fermier du pied fourché, qui a affer- 
mé l'impôt fur le bétail ; 5°. celui qui 
fait des nourritures de beftiaux. 

PiCuariuSt .1, um , de bétail, de trou- 
peaux. 

PECu.iriii , i^ , la manière d'élever le bé- 
tail , lieu où on le nourrit. 

Pec 5ri/)i/i, ] , um , qui concerne le bétail, 
les troupeaux. 

Pncord/ùi', a , um , :.bon1ant en bétail. 

Pi.cuUnus , a, um , de bétc , de Létail. 

i.Vicuriia , CE, argent momioyé ; 
1° la Décire des richefcs. 

Les troupeaux tonnent une 
branche confidérable de richelTes : 
&: lamonnoie en avoit rtmpreinte. 

Ptcunicz, arum, biens, ri.hcfîes, opu- 
lence. 

PFCu;/;nn'è , par argent , moyennant de 
l'argent. 

P. c.uniiiris , re , is , ou 

Picuni.^^!us , a, urr. , d'argent monnoyé , 
qui concerne l'argent , pécuniaire. 

Ftcuniofus , a , uin , tor , ijjimus -, pccu- 
nieux , qui a beaucoup d'argent, riche 
en argent, 

5. Vtcuùum , ii, pécule, ce qu'où 
a amàiïe p..r ton épargne ,ce qu'on 
a acquis pir (es loiiis, argent nus 
en rélerve , ce qui appartient en 
propre. 

T + ij 



139P DICTIONNAIRE 

Ftculiaris , re , is , particulier , propre , 

fpécial. 
Tsculiaritery d'une manière propre & par- 
ticulière, particulièrement, plus fpé- 

cialcment. « 
TECuliuriàs , adv. plus particulièrement , 

plus Ipécialement. 
Thculiatus , a, um ., qui aamafTé par fon 

épargne, qui a acquis du bien par fes 

foins. 
4V Piculio, asj avi, atum , are , pil- 
ler , excroquer i z°. priver de ce 
qu'on a épargné. 
Tsculwfus , a, um, qui eft riche de fon 

épargne, qui a acquis du bien par fes 

foinj. 
tsculùtLis, Ù!, péculat, vol des deniers 

publics, concuffion, pillerie fur le pu-- 

blic. 
"pECalatio , oiiis , voyez Pscuhtus. 
Ticulator. oris, volfur de deniers publics, 

ou qui pille le public , concuflicnnaire. 
ViCidatorius , a , um , qui concerne le 

pécule , le bien qu'on a acquis par fes 

foins. 
Ttculor, aris , atiisfum, ari, voler, dl- 

Tertir les deniers publics , piller le pu- 
blic, faire des concudions. 

Composés. 

Di-Viculator , oris , qui vole , qui 

pille, qui ôce par violence. 

DE-PiCu/flfi/j , ùs , volerie , pillerie. 
Jj^FecuI r, .iris , atus Jum , ari , voler, 

piller, dérober, extorquer. 
'Ey.-Piculia-us -, i -, um , par', de 
Ex PEC^ro , as , avi , atum , ar^ , déva- 

JLifer, détrouITer, laiffer fans argent, 

IX. 

P O , nom de Fruits, 
Peuum , i , toute elprce de fruit 
bon à mani^er j z". pomme, fruit 
par excellence. 



ÉTYMOLOG. 1400 

2oMus , i , arbre fruitier ; t». pommier. 
VoMofus , a , um , abondant en fruits, 
FoMona , a , DéefTe des fruits , Pomone. 
Toui-Fsr , a ,um , qui produit des fruits , 

des pommes. 
FoMarius , a y fruitier , marchand de 

fruits. 
FoMarium, ii, fruiterie, verger , ailée 
en arbres fruitiers. 
X. 
PuL-Piî , œ^ VvL~Va'r:en , inis \ Pul- 
VAmentutn, i. Partie la plus char- 
nue des animaux , la plus délicate; 
1 *. chair des fruits 53^. mets dé- 
licats, ragoût. 
PiaPo/i/r,«, um, charnu, dont la chiif 

eft ferme & délicate. 
Fv\.-Fo,-ari , crier comme les vautours. 

PO , boire. 
I,- 

I . PoTo , as , avi , potus fum , atum , 
& potum , are , boire. 

FoTus , a , i/ra , bu , bue ; z°. qui a bu. 

PoTuJ- , Ù.S , boire , boifron. 

PoTio , onis , l'aftion de boire; 1°. breu- 
vage , potion. 

FoTiuncula , « , petite boîtToni 

PoTor, oris, buveur, biberon, 

Fororius , a , um , qui iert à boire. 

yciTrix , Cl! , buveufe, qui aime à boire; 

P0T1/.1 , «, Lé iTe de la boifibn. 

F^^Tukntus, a,t.m, qui a bien bu. 

Forina. , es , DéefTe de la boifloni i". fon- 
tai'.e. 

Foito.o,-are , fiire prendre un breu- 

Pi Tiona-us , a, i-m. empoilonné. 
Pc w», arc boire fouvent, 
Pf la'io, onis , ï'aAion de boire. 
Poi..tor , cris, buveur , yvrogne.- 
PoTftiuj, (lijboifiTon, 



*ioi DE LALANG 

C M 1' O s É s. 

Ap-Pctus , a , uni , qui a fait la 

débauche. 
CiRci.M PcTo,-.ire , boire à la ronde. 
GjRCt:M PcTi-j.'io , nn:s , l'avion de boire 

à la ronde. 
CoM-PoTiij-arf, boire en compagnie. 
.GoM PcTtir , oris > compagnon de bou- 

tciifc, 
CoM-PoTr;.v, cis , celle qui boit avec 

une autre. 
CoM-PoTarfo, is , feflin où plufîeurs boi 
vent & fe réjouiffènt cnlemblc. 
É-PoTi,- are ; Ex-Poto ,-are, avaler, 

boire tour. 
E-PoTi^r , ^1 , um , avalé , bu tout entier. 
PER-PoT£),-cre , boire à toute outrance. 
PfR-PoTjfjr, oris , maître buveur, jyro- 
gne 

Per PoTdf/o , cnir, dcba'jche en bolflon. 
RE-PcT.;r.9 , onis, ronde bacIiiqLie, 
RE-PoTa,-i>n//7;, renouvellement de noces, 

?ocu/um, i, vfrre, gobelet , taffe , 
' coupe , va(e oîi l'on boir ; i°. 
boilTon , le boire , ce qu'on boit , 
breuvage. 

TccUlatoT , oris .. échanfon. /". Pincerna. 
Vi^ciUum , i , petit vdfe propre à boire. 
¥oculenTUS , a, uni , qui eft bon à boire , 
buvable , qu'a.i peut boire. 

Ce MPOSÉS. 

-A- Pocuio , as , are , fc mettre à boi- 
re , s'enivrer. 
SyM-Pora , «, camarade de bouteille. 
£tm -Pciria , k , femme qui boit dans un 

fcTiin. 
Si-.M-PosfjcuT , a , um , qui concerne un 

fcftin. 
Sym-PcSi-Archj , <j , & 
SxM-Posi-AacHi/j ,i , celui ^ui dans un 



U E L A T. P nourriture. 1402 

fvflin ctoit élu pour modérateur. 
Sym-Pcsi A//eJ', a, celui qui donne un 

fcllin , un grand repas , qui régrik-. 
SïM-PoSiu;;; , a , voyez Conviviuiii. 



3- 



Pc 



•liir 



rina, j» , taverne, cr.baret, gar- 
gote. 

F( v-riaiit , le , is , de cabaret , de gar- 
gote. 

PoFinaria , a , cabaretiere , gargoticre. 

Fovinariiis , il, cabaretier , gargoticr. 

Vovinado , onis, débauche au cabaret, 

Fopxnntor , oris , voyez Popinarius. 

Fcvino, o;Ti.f , un pilier de cabaret, de 
taverne. 

Pi PiVi.T, iJTÏs , aiusfum, cri , frcq\icntcr 
les cabarets <, être toujours ;;u cabaret , 
gargoter. 

Prcpû/tiiI , atis , voyez Propinatio ; î^. le 
premier coup qu'on buvoit dans ^les re- 
pas , qui ctoit une liqueur compofé» de 
miel écume &i de vin. 

Posca, a-, piquette, boite j eau pafTéc 
fur le marc du raifîn ; i°. oxicrat. 

E-P U L , 

Repas. 

E-PoLK/« , i, feftin , grand repas , 
régal ; 1 ° . repas- public qu'on don- 
noit dans les (âcrifices folemnels, 
dans les dédicaces , dans les rc- 
jouiiïanccs publiques , dans les 
pompes funèbres. 
E-Pi'iùe, arum, feftin, régal, grand 
repas, i*. mangeailie, pâture, nour- 
riture. 
E-PvLirium , ii , maifon de traiteur ; 

1°. falle où l'on mange. 
E-P i L.-itio , onis , bonne chère , aâi«n de 

manger. 
E-Pi'Lar;.f , rff, is , de ftflin , de g^^an(^ 
repas , de régal , de table ; i". convié. 



140 



•t'O 



DICTIONNAIRE ETYMOLOG. 



1404 



E-?iLatus,a, i^7n,part. d'Epubr. 
EPit5, onis , qui traite, qui fait un 

fcflin, qui donne un grand repas; i". 

convié. 
Efi-Lones, num, ceux qui avoient foin,des 

repas qui (e failbient , & qu'on ottroit 

aux Dieux dans les lacrifi^cs publics. 
EriiLor, am . atus /I.m , aii, faire fellin , 

faire grande chère , été d'un régal, 

être d'un felhn , être d'un grand repas , 

fe régaler. 

Siu-V\}\um , i , Se 

SiM-Pvvium , ii, pctk vafe dont on 

fe fervoit aux libations. 
SiM-Pt'Ljrii/j-, a , um , voj'cz Poculentu! 
& Efculemus, 

SiM-Piiio/rfj- , num, les amis de l'époux , 
qui le (uivcnt d.ms toutes les démarches 
qu'il fait dans un feftin. 
SiM-PcLiitri;f,;c;\f, femme qui s'eraployoit 
' à faire les expiations. 
SiM-Pi-O/iiî , œ, bonne comnicre- 
Autres DeritÉs. 
I ,PoP^ , le , celui qui vendoit, & qui 
égorgeoit les vicTciines ou qui les 
alToir-moit. 
VcTanam , i , forte de gâtc-au large & 

mince dont on faifoit obiation. 
i. Pf.p-Pvs'7i(i, atis , & 
PoP-PïiïT.w , i, manière de flatteries 
chevaux de la vGix& de la main ; i^', cer- 
tain ton qu'on forme ior:qu'on veut ca- 
reflcr un cheval, 
P<jPe.i/i.î , « ■> l^oPdanum , i , Torfœ.-.num , 
i , fard inventé par Poppée , femme de 
Néron. 

P U , Petit. 

I. 

I PvBcs ,is, \ jcunelTe ; z °. poil 
PoB^'.f , is , ) folet. 
PuBer, is ; Pub^^ , eris , à qui le poil 



folet pouffe ; z°. qui croît avec vigueur; 
3°. mûr, 4". cotonné, 

Yvtenas, atis,çoïi folet qui paroîtà douze 
ou quatorze ans , âge oc puberté, 

PoBeo,-.-re ; PuB?/co,-£re , commencer à 
avoir du poil , mûrir , avoir l'jge de pu- 
berté. 

lM-PuEt,s & liw-PuBij , 1 qui n'a pas 

Im PuB<?y«rtj , /j'i , J encore de 

poil au menton ; 1°. qui n'a 

pas l'âge de puberté. 

R F -P usera, ai-, are, & 

Rf PijEf/fO, ij , frf , rajeunir, rcdevenîe 
jeune , rentrer dans l'âge de puberté } 
i°. reprendre ia première vigueur. 

PtTPULd , « , î poupée ; z", petite 

PuriLLû, œ , \ fille-, 30. la prunelle 
de l'œil; mot-à-woc , la pctire- 
fille de l'tsil : de Pup,Petit,&: de 
III , l'iTi/ en Grec. Dans cette 
Langue &: en Or. un même moc 
Tignifie également hlle & pru- 
nelle. 

Vvea , œ , Poupée, petite fille, orpheline. 

PiPiiliis , i , un pupille, un mineur , un 
orphelin, 

P^ Pus , i , poupon , enfant, 

PuPu/;u , ; 5 petit poupon. 

Pcpiiinrii , e , de mineur , d'orpheKn, 

3. Pvius , i, petit garçon. 

PuSii , œ , petite fille. 
Pusi.'i.i , ce , pt titc fillette. 
Vvsulus , a , um , petit , bas , lâch c, 
Fvsill-Atiimis , e, quia l'efprit bas. 
VviiUam, peu, gueres. 
Pi sio , onis , petit gaiçon, 
Fvfii'la, ff, petite fille. 
Pfr Fusillàm , très-peu , le moins du 
monde, 

^. Pupp/j, is, poupe de Navire , 

parce qu'on y placoic les futues 



ï'iof DE LA LAN G 

des Dieux de h navigation Cous h 
forme de mannoulecs ou de pou- 
pées , appelles par cette raifoii les 
Dieux Pataïques. 

5. A-Pua, fp, lociie, anchois, 
Gr. X-Viiué , petit poiiTon. 
<î. Tutex ,/ajj Puff , mot-a-mot , 
petit infede piquant. 

V^ùcitum , i , lieu plein de puces. 

V\}i.ïcoj'us , a, um , plein de puces, 
7. Vovedrus , i, petit poulain. 

PuLLtti ^ / , petit d'un animal. 

TiLLinus , a , um , de cavale, de pou- 
lain, 

TvLiities , e: ; Pviiatio , onis, couvée. 
PiiL^/o, .ère , éclore. 
TvLLeuccus , i ; VvLLkinus , i , poulet. 
Puiiar/w, a , les Prêtres qui avoient 

foin des poulets facrés. 
rvLLarius,a, wn, de poulet. 
TvLi-aftira , œ, poularde , poulette, 
PvLLulus , i ,pem rcjeiton qui croît au 

pied d'un arbre. 

VvLLu/,Jco,.ire , ) 5"fo"S, pulluler. 
Re-Puilu/o, -are; Rs-VvLudafco, -ère , 
• poufTer de nouveaux rejetions , de 
nouvelles feuilles, 
5.PDMi//o, on/j,, 
PoMy/m , a V nain , petit homme ; de 
t'VMilo,onis,> Alil, animal. 
Pt'M(7w 5 i > J 

Puxi.w ; PïTi7ux , petit , poupon , ragot. 
', Pap-hio , o/ïij , papillon ., mot à mot, 
petit ani.Tial ailé. 

la.PusTDLj, «,' pullule, bouton, feu fau- 

Pusuia , «, > vagc , & éruption de 

PisTui-flno , - J purtule , mot à mot , 

*"'^> perite brûlure; de pu , 

petit, & ufiuUi , brûlure. 



U E L A T. P enfance. i40(f 

Vvsr'jl.ijus; PuSTuia.'w, qui ei> malade 
du feu facré. 

'PiSTulefco,-ere , Ce couvrir de puuulcs. 
Famille^ Grecques. 
PjEDia , œ , éducation, înftrudion de 
la JeunefTe, z*?. jeu. 

l'jED-Aoium, H , 5c 

Vjr.D-Acogium , a , appartement des en- 
fans ou des pages , le lieu qui leur elî 
propre. 

?jc.D-AGogus,i , Précepteur qui conduit 
les enfans. 

PiED-ERor, otis , ccrf;:uil, herbe ; 1", 
efpéce d'amethyfte, pierre prcdeufe. 

FRO-V^Deumata, tum , ou 

Pr.o-P.e[;ji2 , orum, RuJimens des fcien- 
ces, premières connoiirances qu'il f.iuc 
acquérir. 

A^a-Vmtus , i , pied de térs latins 
comnofc de deux brèves fuivies 
d'une longue. 

Ana-P^St;(w, i , vers anapefle. 

AtiA-V ALSiicus , a , um , d'^inapen?, 

PAL. 

PAtaca , œ ; PALtaca , es ^ Se 
Paloci: , es : PALiace, es, oij 
PiLicx , icis, concubine. 
En Or. \:^j'?5 PéLtecs. 
PELLicatus , ùs , état de concubine.' 
Pelli cor .,-flri, commettre adultère. 
PALLAC.'a,«; & PAiLAcium , ii , conçu-; 
binage. 

Ces mots tiennent au Grec , 
?nLhaké, jeune fl!!e; i». concubine, 
Pallî.y , jeune homme. 

I I. 

PAU, petit , peu. 
I. 



Paucwj , a , unzy peu. 



itoy DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 1408 

Papper-Cu/uj , a , uni, fort pauvre , pau-> 
vre miférable , pauvre malheureux. 

P.WPeries , ei , pauvreté , indigence, 

FAvvero , as, avi , atum , are , appauvrir, 
rendre pauvre. 

PAi'Peratus , a, um, rendu pauvre, appaU"»' 
vri. 

III. 

PARV, Petit. 
1. 

Parvwj , a , un, périt ; i'. bas. 
T'ARvi'as , atis , petitefle. 
PARVe , idv. un peu. 
Parvo, pour peu de ciiofe , de peu de 

chofe , avec peu. 
PARVii/ùm , adx'. peu , un peu , fort peu. 
Parvu/uj , i , petit enfant. 
Parv!//;^, a , um , fort petit, dès l'cn-i 

fance , dès le bas âge , étant encor» 

tout petit. 
PARvi , peu. 
" '" "' ' , il efl de peu 



Pauc; ,œ, a , peu , petit nombre , petite 

quantité. 
TAvciens , & 

PAuciej , adv, peu Souvent , rarement, 
TAVcillatlm , adv. voyez Pauhvîm . 
PAuci-LcQi^f»m , ii , peu de paroles , peu 

de mots. 
f kvcit.is , atis, le peu, le petit nombre , 
la petite quantité. 

FavcuU , œ , a , fort peu , un fort petit 
nombre , une très-petite quantité. 
Per-Pauc; , a, a , très-peu, une fort 

petite quantité , un très-petit nombre. 
PER-FAUCi//i , ce ._ a , extrêmement peu ' 

un extrêmement petit nombre. 
PAUXi/i'u.f, a ,um, trcs-petit, très-peu. 
VAvxi'iifper , adv. Se 
FAUxilLuiin , adv. peu à peu , petit à 
petit. 
TAnxilluli , ar, a, très-peu , un fort petit 

nombre , une très-petite quantité. 
TAVxiUulù-n , adv. très-peu , fi peu que 

rien, le moins du monde. 
PAUx///àm , adv, un peu , fort peu. 
PiB. - PAUxiii'ùm , adv. vo)xz. Per-Pau- 
iuliim. 

2. 

V wlùrn , adv. un peu , quelque peu , 

guères. 
Pauim, a, um , peu. 
. PAULiif/m , adv, peu à peu , petit à petit. 
pAULiTper , un peu de tcms , pour un peu 
de tcms; un moment, pour ua momentv 
Paulo, aiv. peu , un peu. 
VAvhulàm , adv, un peu , tant foit peu , 

très-peu. 
FavvuIus , a t um, très-peu , très-petit. 

PER-PAULli/Ùm , Se. 

Vek-P Avlùm, adv. très-^eu , extréme- 
jnent peu. 

3. 

VAVver, eris, ior , rimus , pauvre, 

indigent , nccefficeux. 



'ARV; , peu. 
Parvï refsTt , il importe peu 

de conféquence. 
Parv: , orum , ics petits enfans. 

Par«;« , adv. peu , un peu. 
PARUM-Per, adv. un peu , quelque feras 

uti peu de tems , pour un moment , un 

moment. 
PerParù.ti , adv. Se 
Ppr-Parvu/'ùto, adv. fort peu. 
Pt r-Parvu/ut, a , um , extrêmement pei 

tit , de la dernière petitcfTc. 
Per-Parvw^ , 11, um , très-petit. 

PI. 



Bon , pieux. 



De Pi , fein, fe forma Vs.us , bon; 
i °. pieuxj en Grec H-niOî E-pios, 
doux, bienfaifânc; & de-ià : 

ï . V\us , a , um , bon , doux , Iion- 

nète i i°. innocent , foit à bonne 

intention jj 



î4op DE LA LANGUE LAT. PA 1410 



intention ; 50. pieux, quia de la 
pièce , dévot , religieux , qui a du 
refpeâ: pour les parens, qui a de 
la cenirelu: pour (es entans. 

PlETiix , atis , pieté , dévotinn , amour de 
Dieu ; 1°. tendrtfTc naturelle , amour 
filial, 

PiET:7H'-CiiLTnx , icis , rcligieufc en- 
vers Ces parens. 

Ttè,adv. pieufi-ment, avec pié:é ; :°. 
dévotement , rcligieufemcnt j 3°. avec 
humanité , bonté , douceur. 

Fio, as 1 avi , atum , are, expier, puri- 
fier ; 1°. avoir de la piété. 

FiABÙis , r?!.f. /e, n. ij- qu'on peut expier. 

Fiandusy a, um, qu'on doit expier, pu- 
rifier. 

Fiatio , cnis , expiation. 

Piator , oris , irix , icis , qui fait des cx- 
piatioiis. 

Fiainen , inis , 

Pjamemum , / , & 

2. Pi Aculum, i , fâcrifice expiato're ; 
2°. vidime pour l'expiation; 3°. 
crime, faute qu'il faut expier. 
'Pi\cul:ts , a,um. Se 

TI^ClilariT , m.f.ls, n. is , expiatoire, 
qui fcrt à expier , d'expiation. 

Piacuiaria ficrificia , facrifices d'expia- 
tion. 
PlACu/o , as, are, expier. 

Composés. 

Ex-PiaùHis , le , is , expiable , qu'on 
peut expier. 

Ex-PiATio, onis, expiation, fatisfaiftion 

pour une faute , réparation. 
Ex PiATor, cris , qui expie. 
Ex-PiATux. û.r , voyci Expivio. 
Ex-PiAT./j , .: , um , p.irt. d'Expio, 
In-^x PiAMiiî , m.f. le , n. is , incxpia- 

We , qu'on ne peut expier ; z?, qu'on ne j 
On^. Lat. 



peut appaifer , implacable , irrcconci" 
liable. 

N É G A T IFS. 

Im-Pi«j , tf , um , impie , fcélcrat , 
dénaturé, qui n'a aucun fentimenc 
de Religion , qui n'a point de 
piété. 

Im-Pio , as , avi , atum , are , fouiller , ta- 
cher d'un crime. 
Impiare fe erga Deos , fc rendre criminel 
envers les Dieux , les oftenfer. 
IM-Pian'o , onis , adion qui fouille , qui 
tache. 

IM-Piafuj-, a, um , partie. 
iM-Pié, adv. avec impiété , d'une ma- 
nière impie. 
IM-Pi^r^r, atis, impiété, irréligion, du- 
reté envers les parens. 
P O Sco , 
Demander. 
De P , fein , prononcé Pc , (e forma 

cette Famille. 
Posco , is .popojci , citum , fcere , de- 
mander. 
Pose -«r , ris , demandant , qui demande. 
Pcsci-NL'Mffiiux, a, um , qui demande de 
l'argent. 

Composés. 
Ad-Pc'Co, is. pcpoJci,jcere , deman- 
der avec initance , exiger , requé- 
rir , prétendre. 
Df-Pcsco , is , popofci , pofcitum , fcere , 
demander avec inflances, 
Ex-Prsco,fj, pnpnfd , vofcitum , fcere, 
demander avec inflance , prier inftam- 
ment, conjurer. 
Ex PosTul.irio, nnis , demande; i<'. plain- 
te , aci u ation. 
Ex-PosTu/aror , cris, qui demande; 1», 

qui fait une plainte. 
Ex-Pos luio , as , ai'i , atum , are , dcman- 
Y4 



1^11 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1412 



dcr avec inlîance , prier, prefTer inftam- 
rient , conjurer ; i*. fc plaindre , faire 
des plaintes. 

Re-Posco , /;• ,-pop~i[cii yofcitum,fcere , re- 
demander; 1°. exiger. 

Ir R£-Pcsci£,'/;.r , m. f. le,n, ij, qu'on 
ne peut redemander. 

PAC, PAG, 

Pointu. 

D'Ac , pointu , fe forma la Famille 
Pac, Pag, Pawg , Pec , Pic, 
P1/2C, Pue, Vvnc, qui préfentc 
diverles nuances de cette idée, 
de tout objet pointu ou élevé en 
pointe ; lo, de tout objet planté 
par un bout -, j ^. de tout objet 
fixe, inhcient , arrêté. 
I. P A C , 
Planter. 
Taco , pe-pigi , aaum , ère , ajuder, 
attacher , arrêter avec des che- 
villes. 
V hcmentum , i , aflemblage de diverfes 

membrures. 
PACT(/.r , a , um , planté , arrêté , part, de 

P/.tio & de pAroo. 
Pax;/7u! , i , pieu , éclialas ; z^. cheville , 

piquet. 
Pakgo , i.r, panxi f pegi , paâlum , ère , 

planter, ficher. 
Pakgo, is, pepigi , paêlum , ère , joindre , 
unir avec des chevil es , lier ; i'. faire 
un traité ; j". publier , chanter. 

Mots 
Compofcs de Pago, Païïgo , 
Pinco , (?^c. 
A^TiPAcmehta , or uni , chanibranle. 
Ap-PiNGo , is y egi, ai,um, ère , atta- 
cher , fixer 5 joindre. 



CoM P if.co ,is , -ère, cnchâfTcr , empa- 
queter, attacher enfemble. 

CoM-PACTuf, a, um, raraafîe; i°, lié, uni, 
enveloppé , relié. 

CcM-V t.CTura, œ, Ccm-Pactjo, onis,2.C- 
femblage , union. 

CoM-PACT/iij- , e, uni enfemble ; î'. ra- 
mafTé. 

Com-Paco , inis; CcM-PAGs.r, is, en- 
chaînement , liailbn. 

De-Paugo ,-ere , enfoncer , pljnter, 

Ex-Pangu , is , Xi, étuiii, ère, placer, 

pofer en place. 
Im-Pingo ,-ere , heurter, jetter contre, 

appliquer. 
iM-PAcrio, onis , choc , rencc ntre. 
iM-PACTOr, oris , qui chcue contre, 
Im-Pagjj , um , pièces d'alTembUge , qui 

tiennent par des tenons , des ci cvilles , 

des mortaifès. 
Op-PANGo,-ere, attacher contre ; i°. être 

pendu à. 
Re-Pimgo , -ère, planter une féconde fois , 

rattacher, ficher de nouveau. 
St P-PiNGi)r , eris , paSi.is fum , gi , atta- 
cher par delTous , planter en d; (Tous. 
Pro-Pago, in'.s , ce qui eft joint , lié , 

1°. race , lignée ; 3°. provin de vigne. 
Pro-Pago, -aie , provigner ; 1°. étendre » 

multiplier. 
PRO-PAG.K0r , oris , celui qui accroît les 

bornes. 
Pro PACiifio, onis, provignement, multi- 
plication , accroiflcm.nt. 
Re -Pango , -ère , replanter. 
Rt-?AC i.'iim, i, birre , barrière. 
R\-?Ac.da,oiuin, barres, ce qu'on plante 

devant les portes. 
Rt-PAGêj , is , verrouil , barre qu'on met 

derrière une porte. 

II. PAC,devenuPU;2G, 

Piquer. 

?vtiGo,is ,nxi,pupiigi, mium, ère. 



DE LA LANGUE L AT. PAC 141^ 

Pictor , oris , peintre. 
Picrum , i , peinture, 
Pleura , X, l'art de peindre , tableau. 
Picms , ayum -.Fictur.itus , a, um , peint ; 
ï«. brodé ; j». embelli , ajulîé. 

Binômes. 

AcV'Pwgo ,-ere , broder, peindre » 

l'aiguille. 
AcL'-Picror, orh , Brodeur. 
Acu-Picn7e, is , broderie. 

Composes. 
Ap-PiNGo,-c/-e , peindre auprès , 

ajouter à ce qui eft peint. 
De-Pingo , -ère, dépeindre , décrire, 

caradérifer, 
Dg-Pictus ,a,um., brodé, dépeint. 
Ex-PiNGo , -ère , dépeindre , exprimer 

par des couleurs. 
PER.-PicriiX , a , um, peint de tous côtés. 

IV. PAC, devenu PASS. 

y 
Pac , s'ed: prononcé en Grec par deux 

s s & par deux tt ; on a dir , 

Paso, Pégo, Pajfo, Pcjo , Pauo , 

Pècto , Pêgnumi , planter , ficher, 

De-Ià cette Famille : 

I. Pts^u/us, i, vcrrouil , pêne. 

Of-FESSutatus , a , uin,part. de 

Op-Pessd/o , as , avi , atwn , ars , fermer 
au verrouil. 

Ob - PessuIhius , a,um , verrouillé, fer- 
mé au vcrrouil. 

i. PASTinum,i , houe, inflrumenc 
dont on fe iert pour bêcher la terre , 
pour la remuer. 
?ASTinatio, onis , remuement de la terre 
avec la houe. 

?ASTinator , oris , qui houe la terre , qui 
la remue itcc la lioue. 

V4 ij 



I415 

piquer , aiguillonner , percer. 

PuNCfuy , ûs , piquûre. 

PtJNCf.i , œ, cSocade , coup. 

roNCfi;«, de pointe , d'cftoc. 

PoNcf/'o, onis , piquûre , pointe. 

PcNCtum, ;, point , douleur aiguë , pi- 
quûre , point , but , fufFrage 

PcNcro , adv. en un inflant. 

Tvuaiuncula , ce , petite piquûre, 

I^^TEB.-P^'^^Cf^^ , onis , & 

Inter Pvuc'um , i, ponftuation , diflinc- 
tion , par le moyen des points. 

iNTER-PuKcru^ , a. , um , p.irt. de 

iNTf R-PruGi) . is , nxi , nfium , gère, 
ponâuer , diftiiigucr par points, 

Bvcorzes, um , des abeilles , des guê- 
pes , mot-à-mot , mouches piquan- 
tes. 
PuGJo, onis , poignard , dague. 
Pvciunculus , i , petit poignard, 
Fvoilhres , ium , & 

Vvcillaria , orum , tablettes de cire ; on 
y peigiiolt fa penfée avec un petit 
poinçon. 

III. PAC, devenu PI«p , 
Broder , peindre. 

PiNGO , is , nxi, picium , gère , fixer , 
attacher des traits fur la toile avec 
des inftruniens pointus , piquer 
une broderie , une tapifferie ; x". 
peindre , defîlner 5 j °. farder , em- 
bellir. 
Fiomentum, i , fard , couleurs pour pein- 
dre. 
Ficmentatus , a , um , coloré , fardé. 
Vioment^irius , ii , qui vend des couleurs ; 
i"- Parfumeur , qui vend du rouge , du 
fard. 
Vicmentarius , a , um , ^ui concerne les 
couleurs ou le fard. 



DICTIONNAIRE ETYMOLOG. 



141 r 

T ASThi.it u:n , f, morceau de terre labou- 
rée avec la houe, 

VASrinutus , ùs , voyez. Pafiinatia. 

TastIuo , as , avi , atum , are , remuer la 
terre avec la houe. 

^E-PAsrin.iiio , onist féconde façon qu'on 
donne à la vigne, 

Rf-Pastwo , at , cri , atum , ara , biner , 
1 donner une féconde façon à la vigne. 

3. PAsriniica } œ j & 

pASTiwa^y , z>z\f, panais, Tacine ; i°. 

eipéce de ra'-c vcnénfule. 

'^. PAssERi.ife^, ct'OT , force de pierre 

■ à ai gui fer. 

Y. PAC, devenu PYC, PUG. 

fil Pyga , ^ , les ftflcs , à caufe de 
leur furface élevée & proéminence, 

DE-PvGij , e , qui n'apoint de fefles, 
aucunes hanches qui relèvent. 

1. Pyc-ARcus , i , aigle à queue 
blanche ; 1°. efpéce de chevreuil ; 
d'ARGKj , blanc , & Pyg , queue. 

j. Pi!Gnus,i , le poing , la poignée , 
mct-à-mot , main fermée ; en Grec 
PvGOTe ; d'où : 

•4. Promeus ,i , pigmée ; c'eft- à-dire , 
homme gros comme le poing. 

j.PoGiV/wi,/, l poignée , plein la 
PvGilIum,i , S main. 
VvciUzris , e , gros comme le poing. 
Comme les premiers hommes fe batti- 
rent à coups de poing, on dériva de 
Tvcnus divers mots défignant les com- 
bats. 

é. Y'vc'il , ilis ; PYCTfl , « , athlète , qui 
fe bat à coups de poing 

^'.°!f.'.!':''""7 p"sii»t ' c°™bat à coups 



vchano,cnis,. ^ ^ 

■vcda,us,ûs,L ^ 



Tyctacium , ii , tablette peur écrire; i*. 

fomn»sire , abrégé ; 3", lifle , table. 
Tvcî!l.itorit:s , a , um , qu'on frappe a 

coups de poing. 
Tvcil{-ê, comm.e ceux qui fc battent à 

coup? de poing- 
Tuoill^ ,-nre; Fi-cilier , -ari , fe battra à 

coups de poing, 

7. PuG;2a, œ , bataille , combat : ils 
fe fai(oient d'abord avec le poing. 

Fvonax , acis ; de Pug , foin^. Se de Ac, 
pointe;mor d mot, âpre au combat, qui le 
bat avec ardeur ; î". violent; 3°.oppolé. 

Pvcnacitas, atis , ardeur à combattre. 

Fvcnaciter , opiniâtrénnent , avec feu. 

?vcno,-ire, fe battre à coups de poing ; 
1°, combattre ; 3°. débattre ; 4°. préten- 
dre ; 5°, réfïiler. 

PuGNi.'ù.r, à coups de poing,avecle poiirg. 

Vvcnatorius , a ,um, qui fert à combat^ 
tre ; 1°. propre au combat. 

Fvcnator , oris, combattant.- 

VvGiiaculum , i, champ de bataille. 

C O if POSES. 

AD-PuG72o,-^re , combaccre auprès 5 
2°. accaquer. 

CoM-PuGno ,-are , f; battre , fc quereller 
enferable. 

DE-PuG/ïo,-arê, combattre , fe quereller. 

DB-Pvcnatio, onis, combat. 

Ex-Pvcno, -are , s'emparer après le com- 
bat , fc rendre miitre ; 1". dompter, 
vaincre ; 3°, extorquer , tirer de force. 

Ex-FvGnjJ]o , -ère , contraindre à fcren-j 
dre , furmanter. 

Ex-?vcnatio , onb , prife d'affaut, 

Ex-VvcnabiUSye , qu'on peut prendre de 
force. 

lii-Ex-Fvcnahilis,e, qu'on ne fauroit pren- 
dre de force. 

Ex-PuG7/ûfor , oris ; Ex-Fvcnatrix , icîsi 
çoniiuérain 7 preneur «le YUIes. 



.«41 7 



DE LA LAN 



Jw-Pucnri, -ar- , attaiiier , infulter ; i". 
contrarier, improuver. 

Ih-.-Pvcn.zior , oris , qui attnqiie. 

ÏM-'^vcnatio , onis , afTauc , infulte. 

0?-Vvcno , -are , attaquer, afTaiHîr. 

0?-Pi:Gij'fo , onh , attaque , afTiut. ' 

Op ?c<--/icr»r , oris , agrelfeur. 

0?-FvcnatoriuSt ii , c,"i fert à attaquer. 

TEK-Pvcnax , cis , hirgneux , querel- 
leur , entêté. 

Pro-?i-g;!o , -lire , combattre pour la dc- 
fonfe , mourir en combattant. 

PRo-PuGn(ztor,!J,défcnfcur;ï0.quî protège. 

PRO-Pi'G/;,îfi(j , onis, défenfc, protedion, 

VKO-Fvcnaculum, i , fortereiïc , lieu for- 
tifié -, 1°. dcfcnfc. 

Re-Pogio, -are, réiïfler , être oppofé , 
contredire. 

B.t.-?vcnax , cis , contrariant. 

RE-PuG/îaroifiw , a , uin , qu'on emploie 
pour fe défendre , avec quoi l'on réfifte , 
l'on repoufle. 

Rt-Fvcnatio, onis; Ri-Vvcnan'icjCe, con- 
trariété , réliilance , répugnance. 

RE-?uG.!a;irer , à regret , contre fa. to- 
lonté. 

C o M p o S s S de PUNGo. 

CoM-PuNGO ,-ere , piquer , aiguillon- 
ner ; 1^. tourmenter. 

CcM-P'JKcruj- , a , um , marqueté , mou- 
cheté , couvert de taches. 

CoM-Pi'Nct.o , or.is , point , douleur pi- 
quante ; i". compondion. 

Ex-PcNGO , -ère , piquer ,- i°. rayer , effa- 
cer , biffer ; j°. caflér, réformer; 4°. in- 
terdire , bannir , chaffer. 

Re-Pungo , -sre , repiquer , rendre pi- 
quûre pour piquûre. 

Inter-Pungo , -sre , ponâuer, diftinguer 
par points. 

VI. PAC , devenu PEC, 

Peigne. 

fiçten , inis , herfe de laboureur , 



G U E LAT. PAC 1418 

rnreau de Jardinier; 2°, peigne à 
pcif,ner ; j°. peigne de cirdcnir, 
de tilTèrand ; 4°. archet d'ir.fîra- 
nisnt de mufîque. 
Frc'nariuj, ii , fjifcitr de peîgnef, 
Vtctlnanm, en forme de r'entsde pei^^nc. 
Vscnnatus, a , um , peigné ; i». fait com- 
me les dents d'un peigne. 
Vraino, -are , pafler k fauchet fur; i". 
herfcr. 
Pec.-s ,is, psxi, xui, pexurn, peflifT, ère, 
peigner, carder ; zo. lerancer ; 3°: 
hcrfer. 
Vekus , a, ujti, peigné. 
Fixarus y a, um, qui porte une étoffe qui 
a été peignée , cardée. 
PEvir.if, atis,le long poil d'une étoffa 
qui n'a pas été tondue. 

Composés. 
Dr-Pncfo , is , ère , peigner. 
Ds-PEcfor, ons, débrouilleur, foilicitcur. 
De-Pixuj, a y tim, peigné, paré; 1° . 

traîné par les cheveux ; j". étrillé ; 4". 

ufé , qui montre la corde. 
ÎM-Ptxuj, a, um , qui n'cil point pe'gné. 
Op-PECfc), -ère , peigner avec loin. 
Op-PEXtij, ;/;■, l'aâion de peigner avec 

foin. 

Pro-Pex:;^ , a, uTn, bien peigné. 
RE-PEC»o,-erf , mêler des cheveux , qui 

étoient bien peignés ; i". peigner de 

nouveau. " 

VII. PAC, devenu PIGN, gage. 

I, VxQnus , oris, ce qui eft fixé , ar- 
rêté pour fervir de témoignage, de 
nantiirement; 2 °. enjeu, gageure , 
orage. 
PiGnero , -are , mettre en gage , hypo- 
théquer. 

PiGneror , -ari, prendre en gage , s'&C- 
furer. 



i4ti> DICTIONNAIR 

Picneratus, i,um, mis en gage , hypo- 
théquer ; i». qui a pris en gage. 

Fïcnerator , oris , qui prend en gage , 
Fripier. 

Picnsrarium , il , boutique de Fripier. 

Ticneratio , onfj , l'aftion d'hypo:héquer. 

Picneratitius , a , uni , hypothéqué , mis 
en gage; i". cngagiilc,chci qui on a mis 
en gage. 

Op-?icnero , -are , engager , mettre en 

gage- 
Rt-?iGnero , -are, retirer des gages , dé- 
gager ce qu'on a mis en gage. 
z.Pica , ce , Pie , oifeau au bec 

pointu. 
Picus, i; ?icumnus,i, Griffon , oifeau 
chimérique , au bec pointu & crochu ; 
i°. Pivert , autre oifeau au bec pointu. 

VIII. PAG, habication. 

De Pac , fixe , fiable , vint Pag , ha- 
bitation fixe , ftable , où on a plan- 
té piquet : de-là : 

1. Fagus, i , village , hameau , can- 
ton ; en Egyptien , Bak. 

TacuIu! , i , petit village. 
TAGatin, par village. 
PAc--Arc/!U.r,Juge de village : du Grec 

A&chô 1 commander. 
?\canicus ^ a,um ; Pfcanus, a , um , de 

villageois , ceux qui ne font pas fol- 

dats. 
PAcanus , i , payfan, homme exempt de 

porter les armes. 
VAc.anicum ,;fi, revenu de la campagne. 
TAcanaliii , orum , Fêtes de village à 

l'honneur de Gérés & de la Terre. 

2. l?AG:na , a , élévation p'arte, page 
d'un livre ; 1^. efpace entre deux 
échalas. 

?f.cir.ida, «i Phoeila, x, petite page. 



E ÉTYMOLOG. 1420 

IX. PAC, PAX, arrêter. 

I. 

3. PAciscor , eris , pa&us fum , fci , 

mci-à-mot , rendre ftable , fixer. 
Pacuo , onïs , Pazxus , îis , accord , traité. 
PAcrii , œ, accordée , fiancée. 
PACfiiij-, e, qui eft fait de plufieurs chofesi 
FACt'uius f a, um -, dont on eft convenu, 
(bus des conventions. 
PACtor , orfj- , entremetteur , médiateur, 
PActum, i , accord , traité , condition. 

2. 

Pacc 5 aèlacifde Pax , cis, la paix. La 

paix eft une chofe arrêtée , fixée. 
Per-Paco, -are, appaifer entièrement ^ 

pacifier tout -à fait. 
PaciUs , e , de paix. 
Pac^'c, paifibiement. 
PACii(or , oris , pacificateur, 
PAcfi,-ûre , pacifier, calmer. 
Pacio , is , ère , faire la paix, 

B I N o jM E S, 

Pac/-Fer , a, um, qui apporte la paîx^ 
PAC!-Ficf),-jre ; PACi-Ficor,-arf, faire la 

paix : de Fado. 
Pac/'-Fich; , a, i/m , pailîblc , qui aime 

la paix. 
PAci-FiCfltor, oris , qui procure la paix. 
PAci-FiCtjffo, onis, accord, traité de paix, 
pp.ci-Fica.tor LUS , a , um , qui concerne 

la paix. 
PacZ-Ficê, en paix , avec amitié. 
lM-P\catus , a , um , qui n'cfî point ap- 

paifé ; i". qui ne peut rerter en paix. 

X. APEX, 
Pointe. 

APex , Picis , pointe , cîme , fom- 
met ; 2°. crête des oiicaux ; 3^. 
houpe qui eft au haut des bonnets , 



,j4.2i DE LA LANGUE LAT. 

les bonnets nicmes; 4°. le plus liaur 
dcf;rc de j>erfeftion ; j ". accent 
qui marque la fyllabe la plus clevce 
d'un mot. 
A ?ia,lum , f: A-Piculus , i, c'cfî le 

diminutif de Avex. 
A-Pic.:;iis , iz , ::m, qui a une houpe , une 
crête , une pointe élevée. 



A-pev,i,'-o, is; boudin , fiuciiïè , ainfî ap- 
pelles de ce qu'ils font faits en jvointe. 

DÉRIVES Grecs. 

Para-P£ch/<z , (B , habit de femme ; 
a °. habir qui avoir des bandes de 
pourpre de chaque côté. 

pARA-Pf om.T , aris , afficlie , placard ; 
z". inftrumcnt aftronomique fervant à 
connoitre le lever & le coucher d.'s af- 
tres ; 3^. table d'airain qu'on afficlioit 
en lieu public , fur laquelle on avoit 
gravé la figure du ciel , le lever & le 
coucher des aflres ; & marqué les faifons 
de l'année. 

XI. PIX, 
Poix. 

Pix , Vicis , de la poix , ainfi nom- 
mée de ce qu'elle s'attache. 

Viceus , a, uir xPiànus , a , um, de poix. 
Pico,-.irf , enduire de poix. 
Pic arus , a , un; , f oil1é. 
Picaria, œ , lieu d'où l'on tire de la poix. 
Picea , a: , l'arbre d'où découle la poix. 
Pic?.ir!>, ar:;m, impôts ^*on levoit fur 
la p' ix. 

Pic-jjler , tri , pin d'où découle la poix. 
Im-Pico , -.ire , enduire de poix, poilfer. 
Op-'ic 5 , -are , brayer, enduire de poix. 
Op-Pic rur , orii , c.-lfattur , qui poiiïe , 
qui enduit de poix. 
Or-Picatto, onis, l'aâion de poifTer, , 



PAC 1422 

Binômes Grecs. 

Piss-AsPHAL;«i , i, poix mcicc avec 
du bitume. 
Piss-Et«ci/î, i, huile de poix. 
Plsso-CEro/! , i, rompofé de gomme S:d« 
cire , dont les abeilles font une incrus- 
tation au dedins de leur ruche. 

P 1 X , amer, 
1°. Au (èns propre. 
Picnidia, œ^ ou Vicv^idium , ii , Çc 
PicRii , ijis , foitc de chicorée (àu- 
vage. 
Picro-ChoZut, a, um , qui eft fort bl.< 
lieux, plein de bile amcre. 

2,*'. Au Cens figure. 
Piccamen, inis , 
Viccatum , i ,8c 

Piccaius,ûs, péché, faute contre 
Ton devoir. 

Pecco, as, arî , atum, are, pécher, faire 
une faute , manquer à Ton devoir. 

Piccator , orh , pécheur, 

Pecc.iit/j: , icis , pécherefic. 

lM-PEccaii/;r , m. f. le , n. /t , impecca- 
ble , qui ne fait jamais de faute , qui 
ne peut manquer , qui ne pèche point, 
qui efl incapable de faillir. 

iM-PECCûntia , ce , impeccabilité. 

XII. P I G , parelTeux, 
PiG«r ,a,um, qui refte fixe , plante , 
qui s'arrête , parelTeux , tardif; i». 
qui rend parefTeux, qui dure long- 
tems ; en Hébreu P/ggér , lan- 
guir , être las : VeaeK , un corps 
mort , fans vigueur. 



Picro , -are ,-\ 
PiGrir , -ari ,^étrefai 
P/Grj:or,-ari ,j 



néant, nonchalant. 



I42 '. 



DICTIONNAIR 



PiGre/K5,-frf, devenir lent ou parefTcux. 
_ ?iorer!o f inis , y 
Picr/fij , ^ , > P"«^« ' lenteur. 

Ficii:ies , ei > ' 

Tîcrè , fùJ , gerrimé , lâchement , froide- 
ment. 

I,M-PiGfr, a, um , alerte, qui n'cli point- 
parclltux. 

IM-Picriraj, atis ; IM-Picrin'.i , œ , dili- 
gence. 
[IM-Ficrè , foigneufement , fans psrcfTe. 

Rt-Vicratus , a , um , rendu pareiïeux. 

E-Picri , orum , des chevilles , des clopx , 
tout inflrument propre à ficher. 

XIII. PIN G, lent, gras. 
PiKGi^à , e , lourd , pefant , lent, qui 
ne peut prefque lè remuer , qui 
relie fixé & comme pbnté à caufe 
de Ton embonpoint ; 2°. ex- 
celTivement gras , replet , qui ne 
peut fe mouvoir tant il efl. pefant î 
5°. fécond, onûueux ; 4°. grof- 
Ger, 
TiNGuiarius , fi , marchand de graiflè, de 
fuif. 

Vit<cuido,Ms, > YiNGuides , lei. 

'Piticuitudc',is 1 * 

TiKoue-Fiû , -ieri ; Vmcuefca , -^re, s'en- 

giaiffer , devenir gi-as. 
Vmoi'.S'Fdcio ,-ere , engraiiTer. 
7iîiCLiiarius , a , um , qui aime la graiiïe, 
Piv:cuedineus , a , uin , graiiïius. 
PiKGu/rer , graffement ; 1°. groffiére- 

ir.cnc. 
Im-Pingl'O , -are , engraiffer. 
FKJS-Vn.cuis , e , fort gras. 
[ SuJ3-PiivG!;ij , e , grafiet , un peu gras. 

XIV. PIG, PEC, s'arrêter. 

PiGeo.-ere , / s'arrêter, 

PiQet,^inc,gitumcJl,ere,^ fe fixer 



E ÉTYMOLOG. 1424 

fur le paffé , en être fâché , cha- 
grin , repentant. 
?ir,endus , a , um , dont on doit avoir re- 
gret. 
Vtctus , oris , mot- à-mot , C\iïhcc éle- 
vée , la poitrine , le fein , la gorge, 
l'ëftomac -, & au figuré, efprit, af- 
feélion , courage.. 
?EC!ufculum , i ., diminutif. 
Viaarofu! , a, um, lor, ijjinus , qui a une 

poitrine fort large. 
PECfor.j/;j , e , de li poitrine , pefloral. 
PECnr //ff, is , cuirafTe , armure , habille- 
ment de la poitrine , poitral. 
Ex-PECfjro, -are , ôtcr de fa poitrine ; 
& aUjiguTé , chaiTer de l'efprit , oublier.. 

PES, 

Pied. 

I. 

Pus , ViDÏs , pied , de la même fa- 
mille que Patte ; c'efl: une Ono- 
matopée, imitation du bruit qu'on 
fait en marchant , & qui forma 
c^ilement le François Va ; le Gr. 
Bao & Bado , & le Latin Vado. 
Les Grecs, au lieu de Pes^ pedis, 
prononcèrent Pouj , Vqdos : les 
Peuples Theutons , Fot , Fuss , 
FooT. 

Les Orientaux dirent auffi ^4^^ , 
^OA , Ba , aller ; & t'DÎ , y tyî, 
P/zdSo , Vha^Jio , marcher , traver- 
fer ; TtS , Vhazz , être ferme fur 
fes pieds, rafiermir, ralTurer: T2-n , 
cHevhaz , fe hâter , fe dépêcher. 
Tous mots qui viennent de Pa , 
Pas, Pat, Ped, pied , 6c dont on 
Eiiibit venir au contraire celui-ci 

contre 



142; DE LA LANGUE L AT. PAD, PET. 142^ 

contre toute raifon , dans un tems 



où l'on n'avoit nuls principes fur 
l'ctymologie. 

I. 

1. Pes, Pivis , lO. pied; i». queue 

des fruits ; j'. pied , mejure ; 4". 

pou , vermine àplujieun pieds ; 5 . 

tige; 6°. laquais. 

Pf Dj , ce , pas , empreinte du pied , pirtc. 

PiD.îiii- , e ; ViDaneus , a, um, d'un pied, 

qui a un pied de dimenfion. 
VfDar iSi a. Chevalier Romain , qui n'o- 
pinoit qu'en Ce plaçant vers celui dc>nt 
il adoptoit l'avis ; c'écoit opiner du 
pied. 
PiDivim , pas à pas. 

VEDatura, x , niefure par pas , l'e(pace 
de tant de p?s. 
Fioatus , ûs , fois , ccrtîine mefure. 
FiDeina , tis , danfe Lacédénionicnnc. 
PEDt-MoNTj/ii/i , il , um , qui habite le 

pied des montagnes. 
PLDe-PiiEîsi'/: ,à petits pas. 

2. 
PiDes , icis , qui va à pied , fantaC- 

fin ; i«. pion aux échecs. 
FtDefler , tris, homme de pied , piéton. 
F£i)ejlris,e, qui concerne les gens de pied; 

t". qui eft fur fes pieds. 
Tzvetemlm , petit à petit , à petits pas. 
PEDJr.i , a , mot-d-mot ce qui arrête les 
pieds , ce qui prend par les pieds j 
lacet , filet. 

VEDiar.us , i , pièce de bois qui fert 
d'arbre de prelToir. 

S- 

Vi.oitacus , us , infanterie. 
Pedo , onis , qui a de grands pieds, pied- 



plat. 



Oris, Lac. 



Si'E-PrD.irtfi/m, 7, SuKTiR-PEDaneuTn, ei* 
marclie-picd , cflrade. 

Pro-Pus, podis , qui a de grands 

pieds. 

4- 
Pf.d«j, um , poux. 

PiDiccfus ; FsDiculofus , a, um, pouilleux, 
ViDicularii, e iPfD'cularius , a , um , qui 

concerne les poux. 
FiDiculus, f, petit pied, queue des fruits; 

i°. poux. 

s- 

2. Pr.Du/is , e , qui fert à envelopper 
les pieds. 

FtDiile , is ; FtlduHs , is , chaufTon ; mar- 
che-pied. 

FiduUlI , œ , chauflure. 

FiDi-Stquus , i ; Pedi-Sequ^ , a , valet 
de pied , femme de chambre ; de Sejuor, 

FedïoIus , ; , ou ?T.jiûlus , ; , petit pied , 
queue des fruits. 

Peto/zo , onis ; Fsrafo , onis , jambon. 

FuTufunculus , i , petit jambon. 

6. P ^ T , mobile , louche. 
De Pa , aller , fe mouvoir, fe formè- 
rent ces mots : 
Pj^Tiis, a , um , & 
VaiuIus , a,um f qui a les yeux trop 
mobiles ; 1°. qui par confcquenc 
louche j regarde trop de côtéj ^ ". 
qui a un œil plus petit que l'autre. 
SvE-Fa.iulus-,a ,um, tint foit peu louche. 

Binômes. 
Ante-Ped«5 um , honneur fait à fês 
amis, en marchant en cérémonie 
devant eux; i**. ceux qui faifoienc 
cet honneur à leurs amis; 5°. efta- 
fiers, valets de pieds qui marcheat 
devant, 

X4 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 142S 



1427 

Ann-VoDes , um , ceux qui ont les pieds 

oppolés aux nôtres , ceux qui habitent 

les points diamétralement oppofés d'un 

méridien. 
Ausc:ïri-PED.î , œ , forte de vermifTeau 

qui a plufieurs pieds ; chenille. 
Bi-?f-Dis,e, qui a deux pieds ; de Bi'-Pes. 
Bi-?sD^neur;Ei-?EDaiis ; &i.Bi-PzDanus , 

qui a deux pieds. 
CiRCOM-PEDej- , um , valets de pied , 

eflafiers. 
Cemi-Ped.i:, «, chenille ; z°. toutin- 

fede à beaucoup de pieds. 
Centi-Pes PijVi! , fcolopendrc. 
Decem-Phd.i ,«, perche de dix pieds, 

pour arpenter. 

DECtM-PîD.;for, orU , Arpenteur. 
HEXA-PEDa, <c , toile , melure de fix 

pieds. 
Livi-PeS , Pedu , qui a le pied léger ; 

z". qui va vite. 
Longi-Pes , dis, qui a les pieds longs. 
./Eri-Pes, dis, qui a les pieds de bronze ; 

2°. infatigable. , 
Aeri-Pes , dis , léger comme le vent , 

qui femble voler en l'air. 
Lori-Pes , dis , qui a les pieds tortus. 

MuLTi-PEDa ,«, cloporte , chenille, 

MultiPes , dis , qui a plu/îcurs pieds, 

Se-Ped?^ , vm , infedes à fîx pied?,. 

Tri-Pes , dis , qui a trois pieds. 

Tai-PEDa/ij; TRi-Tioaneus , qui a trois 
pieds de dimenfion. 

Tri-Pus , ?odis , trépied , ce qui efl fou- 
tenu (ur trois pieds. 1°. Oracle d'Apol- 
lon, à caufe du trépied de la Prêtreffe. 

Tri-Pud'""! , il y danfe, trépignement. 

Tai-PLO/ti , -are , danfer , trépigner. 

SEPTEM-PEDiiiij, m.f. le, n. is , de fept 
pieds de dimenfion. 

SèMi-PES, dis , demi-pied. 

SEMi-PtD.:Zii, e i—daneus , a ,um, d'un 
demi-pied. 

Autres Dérivés. 
Fo-Mier/kw , a , efpace en dedans 



6c en dehors des murs d'une ville, 
& dans lequel il n'écoic pas permis 
de bàcir. Les Etymologilles n'a- 
voienc pu trouver la vraie origine 
de ce mot ; il eft compole de PoD , 
pied , Se de McES-ium , mur , mot' 
à-mot , t(^<xcQ aux pieds d un rem- 
part. 
PRosi-MuRî«/w , a, efpace où les Ro* 
mains facroient leurs Pontifes ; ce 
mot paroît êire u;iv: akérâtion du. 
précédent. 

Composés. 

CoM-PEDej-,i^OT, & au fingulier Com-Fes ,, 

entraves , chaiats qu'on met aux pieds ;. 
2». ornement que les femmes portoient 

aux pieds ; }«. menotcs ; 4"- chauffe- 
trapes. 

Com-Pedw, -ire , empêtrer , mettre les 
fers aux pieds. 

CoM-PEDJtuf , ,ï , um, enchaîné par les 
pieds , emPETré, 

Ex-Pedz'o , -ire , dépêtrer , dégager feS 
pieds; 1». ôter d'embarras ; 5°. achever, 
expédier ; 5». expliquer , expofer, éta- 
ler ; 4«. aprèter , préparer. 

Ex-P£Difé , fans embarras ; i°, au plutôt ; 
7,", nettement. 

Ex-PEDiri(9 , onïs, entrcprife , campagne 
militaire ; 1°. dénouement. 

Ex-PEDftio/ia/ij , e, d'expédition. 

Indu-Pïdzo , -ire ; Im-Pedw , -ire , empê- 
cher , embarraffer les pieds , empê- 
cher Je marcher, mettre obftacle , em- 
pêchement. 

iM-PEDitor , 'ons , qui met à quelqu'un 
des embarras entre les pieis pour empê- 
cher de marcher , qui met obflacle. 

iM-PEDiiio, onls \ lM-PEDime/uun2,i,obfta- 
cle , empêchement. 

\u-Viviment.i , orum , bagages , équipa» 
ges d'une armée. 



I42P DE LA LANGU 

In-Ex-Pedùw , a, um, brouillé , cm- 
barrafTé. 

Intir-Pfd/o , -ire, e mbar rafle r , jetter 
quelque chofe entre les pieds. 

Intcr-Pedo ,-are, faire caracoler un che- 
val , le tenir bien dans les talons ou avec 
les piïds. 

TRA-?iDiinentum , i , empcchement. 

PRiE-PEDJo ,-irs , empêcher, cmbarrafTcr. 

Pro-Pes , (fis ; Pro-Fedsj , um > gros 
cordages qui'Tcrvent à la manœuvre de 
la grande voile , de la mifaine , & de la 
voile de beaufré, 

Re-Pedo, -are, retourner fur fes pas, 
reprendre le chemin par où l'on eft venu. 

RE-PrD.-ini»; , a ,um, qui doit retourner 
fur fcs pas, 

I T. 

PET, pourfuivre , rechercher. 
Peto, is, ii, ivi, itum, ère , i °. aller, Ce 
tranfporccr ; t°. rechercher , pour- 
fuivre ; }°. briguer ; 4°. attaquer , 
frapper; 5 ".tirer, prendre ; 6°. 
demander, 
PExe/co , -ère ; FEToJfo , -ère , demander 

avec inlîance , avec ardeur. 
PETifiOjCnij, -\ demande , l'adion de de- 
PiTKUTE,:, > mander; i^. brigue ; 3". 
VtTitius ,ûs y J botte , l'aftion de porter 

un coup. 
PET7(or, oris ; ï'triirix , cis , demandeur , 
demanderefle. 

Binômes. 
CoM-PiTr/j , t , î carrefour , avenue , 
CoM-Vii um ,i ,) place où aboutifrent 
plufieurs chennns: de CuM , avec 
& Veto , aller ; mot-a-mot, , l'en- 
droit où plulîeurs chemins le ren- 
contrent. 

CoM-PiTii/f.r, e, is \ Ccu-?nalitîus,a,um , 
de carrefour. 



E LAT. PAD,PET. i4?,o 

CoM-PiTii/fi:, orum: CoM-?iTalitia,(!rumy 
Fêtes à l'honneur des Dieux des carre- 
fours. 

Composés. 

Ap-Peto, /f , //, ivi, itum , ère , defi- 
rer fort, aimer beaucoup, deman- 
der avec empre[rement;i°, afpirer, 
prétendre à approcher , s'avancer. 

Af-^Eiinis , lis t^ defir , envie , empreC- 
Ap-Pr.n'fio, onis-,S femcnt, appétit, envie 
hf-?î.jennii,œ,2 ^^ manger , cupidité , 

convoitife. 
AT-?ETibiUs , e , défirahic, fouhaitable. 
Ap-PETenter , avec cmprefTcment. 
Com-Peto , -ère , demander en même-» 
tems , en concurrence ; i". convenir ifc 
rapporter ; 5°. échcoir , arriver. 

CoM Pî.Tens , tis, légitime , qui a droit 
de. 
Cou-?ETenter , médiocrement , fuffifam- 
ment , proportionné ment , très-bien. 
Com-Pe renriij , a , convenance , bonne 

manière , proportion , jurteffe. 
CoM PETitor, oris ; CoM-FEritrix , icis, 
rival , concurrent , qui brigue la même 
choîc. 
Ex-Peto ,-ere , defirer , rechercher , 
demander inftamment. 
Ex-Petï/Jo, is, ère; Ex-pETifco, is,fcere, 
defirer ardemment , fouhaiter , deman- 
der avec inflances. 

Ex-PETibilis , e , defirable , fouhaitabic. 
Im-Peto , -en , attaquer , aflaillir. 
Im-Petuj , as , violence , demande véhé- 
mente, emportement ; î°. choc, attaque. 
ÏM-PETuofus , a,um, violent , turbulent. 
Tm - ?ETaosè ; Im - Pet^ , violemment , 

impétucufcmcnt. 
iM-PETfii/iî , e , qu'on ne fauroit deman- 
der , honteux ; infupporublc ;_qu'ou 
attaijuc en viin. 

X4 ij 



Î45I DICTÎONNAIR 

iM-PETro, -are ,~> i • . 

r -n ■ i obtenir ce qu on a 

i tj n i demande. 

iM-PEcraJjo yere , J 

ÏM-TnxrMlis , e , qu'on peut demander, 

qu'on obtiendra aifémene. 
Ihi-PETra'.us , a , um; lu-PErritus, a, um ; 

chofe demandée & obtenue. 
iM-PETritum , i , forte de facrifice dans la 

vue d'obtenir ce qu'on demande. 
ÏM-PETratio , onis , obtention , impctra- 

tion, 

ÏM-P£Tratorws,a, um , qui fert à obtenir. 

SuE-lM-PETra/!<f«j ^ a,um, qu'il faut tâ- 
cher d'obtenir. 

Op-Peto , -ère , s'offrir â , rechercher , 
demander , s'expofcr à , aller au-de- 
vant ; i". mourir , fouhaiter la mort, 

Pfx-v-PiTO , -ère , demander continuelle- 
ment. 

Prje - Peto , -ère , devancer , aller au- 
deyant. 

VRo.Pirio,-are, demander pour quel- 
qu'un , lui être favorable , préfen- 
ter une requête pour lui , le faire 
réuffir. 

PKo-ViTiabiUs , e; Tp.o-?ir ius , a , um , 
qui demande pour quelqu'un, qui aime 
à rendre fervice , favorable , facile , in- 
dulgent. 

FRO-Piriatorius , d , um , qui fert à ren- 
dre favorable , ou propice , à nous faire 
obtenir , à engager quelqu'un à foilici- 
ter ou intercéder pour nous. 

PB.o-Firiatio , onis, facrifice propitiatoi- 
re, offert pour le rendre le Ciel propice. 

PRo-PiT/ufor , oris , qui rend favorable 
ou propice , qui engage quelqu'un à fol- 
liciter pour nous. 

Pp-o-PiTiarorium , ii , la couverture de 
l'arche de l'alliance , qui exploit les 
péchés , type de Chrift. 

RE-ViTOf-ere , redemander, repren- 
dre , retourner , redire» 



E ÈTYMOLOG. 1451 

I Re PFTentia, œ; RE-?ETitio, oins, répéti 
tion , redite ; i°. l'aftion de redeman- 
der , de Ce relTouvenir. 

RE-PETenâus, a , um , qu'il faut redeman- 
der. 

Ki-PETundis , arum, concufllon, pécu- 
lat , ce qu'on redemande à un Magiftrat 
qui a pillé le peuple ,• ce qu'il lui faut 
redemander, 

RE-PETJMr , oris , qui redemande ; î». 
qui enfeigne. <S 

Sup~Peto , -ère , demander en cachette , 
à faufles enfeigncs ; demander ce qui 
n'eft pas dû ; fournir , fufîîre , être fuffi- 
fant. 

SuP-PExff , c'en eft alTei , ii fuffit. 

Sup-PETior, -a'i •. recourir, aller à l'aide, 

Sup PETi^-e , arum , aide , fecours. 

Sup -PEDifo ,-are ;-wr , ari , mettre , éten- 
dre fous les pieds; i°. fournir, être fuiSt^ 
fant. 

SuB-PED/îaïio , onis , fubvention. 

P E R-P E T. 

Per-Peto ,-ere , demander continuet- 

lement, inftaminent. 

Per-Petuo , -are , perpétuer , continuer 
lans relâche. 

Per' Peiuus , a , um , perpétuel , con- 
tinuel , ians interruption. 
PiK-PtTualis , e y & 
VEK-pETuarius , a , um , perpétuel. 
PER-PETi«Va.r, atis , continuité ; i°. per- 
pétuité , durée perpétuelle. 
PsR-'ETÎm ; Per-Peti^ô ; Per-Peti/ù/h , 
perpétuellement , fans relâche, toujourj» 
Com-Per-Peti/uj ., a^um , co-éternel. 
Im-Per-Pïtuw , a , um , qui n'cil paj 
perpétuel , qui ne dure pas toujours. 
Familles Grecques, 
I. VoDema, atis , chauflure. 
PoDcristis , robe longue qui defcend 
jufqu'aux pieds. 

PoD--Acfr,^r<ï, c^r«/7z, qui a la goutte 



145? DE LA LANG 

aux pieds , podagre : àepod, pied , 

&' ep^er, malade, 
PcD-AoRo/i/j , a y um , fc 
Pon-AcRicus , a, um , goutteux. 

». Poi\ -Pus, fCilis, polype, animal h 
pluficurs pieds i 2". excroillance 
de cliair ; 3 '. fat . cfcroc. 

VoLY-Pofus, a , um, polypeux. 

PcLY-rccium , ii , plante à plu^eurs ti- 
ges, polypode. 

A-Puj , vdis, oifeau fans pieds. 

CAio-Fcoiam , ii , falot ; 1°. forme à 
foulier. 

3 . PiSTÏs , is , foi , fidélité. 

Pis-riais, a , 1.772 , loyal , qui n'cH pas 
altéré, ou fal/îfié; voyez FiDf.fjC^/. 651. 

A-PiTHia , «, incrédulitif , opiniâtreté : 
de Ped , pied , inébranlable. 
4. P/TTAc/u777,iJ , chauffurc fort ancienne. 

Anta-Pcd /?;■, is, figure de Rliéiorique , 
quand le milieu répond au commence- 
ment & à la fin. 

Faxiilii Oriental I. 

Pasch<z , (g. Si 

Paschu, atis, paHàge, l'adion de par- 
ler; i®. palTage de l'Auge exter- 
minateur des premiers- nés d'£. 
gypte ; 3». Pàque, le tems auquel 
les Juifs célébroient la mémoire de 
ce psifTage de l'Ange, fans avoir tué 
leurs premiers-nés ; 4". foiemniré 
de la Pâque , l'immolation de l'A- 
gneau, la Paque , ou l'Agneau 
qu'on immoloit, l'Agneau Palclial; 
5 °. Paque, Fête de la Réfurredion 
de N. S. J. C. 

TAScHalis, m.f.le , n. / j , pafchal , de 
Pâque. 

Phasc, fj^palTagc. ^ 



UE LAT. PAD,PET. 14 J4 
III. 
PAT, étendu. 
I. 
PATtfo , ni , ère , être étendu , être 
ouvert; 1^. s'étendre; 5". être 
clair , découvert , fçu , public ; 
4 . être expofc , être fujet à. 
pATff , wt , ère , il cil clair , confiant , 

évident ; on fçait , on voit. 
PATerco , ers , s'ouvrir , Ce découvrir ,' 
commencer à paroitre. 

PATens , fif, étendu , large, ouvert, 
expole, 

PATen'er,plus ouvertement, plus claire- 
ment. 
PATentes , ium , Lettres-Patentes qu'on 
montre , qu'on développe. 

Binômes. 
PATe-pAc/o , eci , aîium , ère , faire 

paroîrre, manifefler, découvrir, 
Pate-Fio , aBus fum , ieri , être décou- 
vert , être ouvert, 
Pate-Fact/o, cnis, manifeflation,décla- 
raiion , adion de découvrir, ouverture, 
1. 
Pathl/co , as , are , voyez Pateo. 
Patulc/wj , ii , furnom de Janus, 
lorfque Ton Temple étoic ouvert 
pendant la guerre. 

Pajvlus, a , um, large, étendu; 1% 
touffu , épais; j^. ouvert. 

C OMPOSES. 

rsTEP.-PATfo , es , tui, ère, être entr'ou- 

vert , s'entr'ouvrir. 
pERr-PAT«;ci , orum , les Péripatéticiens , 

les Sénateurs d'Ariffote , qui philofo- 

phoient en fe promenant. 
PE.'^r-PATw,i, promenade, l'aftion de 

fc promener; lieu où l'on fe promené ; 

difpute pbilofophitiuc en fe promenant^ 



I4Î? DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 14-^S 

VfLjagiis , i , maladie qui laifTc des taches 
fur le corps. 

IV. 

PAS, PAD , PAND, 

Etendre. 



promenade où Ariftote cnfeignoit en fe 
promenant. 
Ex-Fatû , as , are; fe montrer en public. 



I . PETta , œ , pierre , roche , rocher , 

2°. rocaille. 
Petri-Co/uj, a, uin , voyez Petrofus; 

z", difficile , embarraffant , rude. 
Petro/Lj , a, um , pierreux , plein de 

pierres , couvert de rochers. 
P£tr.-Ol(euw ,u , bitume liquide qui coule 

de quelques rochers. 
PETRo-SELifium, ii, achc,per(îl fauvage ; 

herlss. 
Petrij , enîs , bélier; i". payfan, 

■x,Vi.Tieutnata. ^ um , dez à jouer; 

c'efl: un mot Gr. fermé de Pettoj 

ou Pesso.j , caillou qui ferc à jouer, 

jectfjii , dez. 

Ce mot appartient à la Famille 

Tsrra , pierre. 

t.Vi-Yalium, ii, pommade faite de 
feuilles de nard, mot-à-moc , qui 
s'ctend. 

a. PETAsfrej, a, la grande bardane,pZa«tf. 

3. Feki-Pet afma , atis , tapifTcrie. 

PERi-PETeia , is , ou 

PERi-PeT/a , (c, changement de fortune , 
variétés d'accidens , rcnverfement d'é- 
tat. 

i). ? AT jgium, if, forte d'ornement dont les 
Dames Romaines paroient leurs habits , 
bande d'étoffe chargée de têtes de clous 
d'or , qui falfûit le tour du col de l'ha- 
bit , & dont les bouts pendoient fur Fef- 
tomac. 

VATagLiriiis , ii , celui qui faifoitou vcn- 
doit certains orncmens que portoient les 
Dames Romaines, appelles Pata;^iu!v, 

FATdj^^iatus , a , um , qui ell orné de ces 1 
fortes de parures. ' 



I. 

De Pad, large, plat, étendu , vint 
en fe nafalant. 

Pakdo , is ,panfum S< pajfum , dcre, 
tendre , bander ; z °. étendre , dé- 
ployer , ouvrir; 5*. découvrir, 
faire favoir. 

Vahuo ,-are , bander une chsfc jufqu'à 

ce qu'elle plie , la courber , la faire 

plier. 
PANDûr, -an, s'affaifTer , plier fous le 

faix. 
Pajndw , a, um , bandé , courbé , plié , 

enfoncé. 
PANDan'o , onis , couroure , courbcment 

qui vient à force d'être tendu , bandé. 
PANo/cu/or , -.ni , s'étendre , s'allonger 

par la/ïitude , par envie de dormir, 

PAnuicuLitio , onis , l'adion de s'étendre , 
de s'allonger. 

^M^Dicularis , e , qui s'éfcnd , qui s'allon- 
ge ,• !«'. facrifîce qui s'étend à tous les 
Dieux. 

Composes. 

Dis-PANDo,.fre , déployer, étaler, 

étendre. 
Ex-Pando , -ers , étendre , déplier , épa^i 
nouir. 

Ex-PANDifor ,-oriî , qui s'étend , qui fc 
répand. 

FrjePamd3 ,-«re, étendre au-devant. 
Pro-PanD£hj , tis , qui eft fort étendu i 

très-étalé. 
Prc-Pamsuj , a , u/n , tendu au-devant, 

étendu devant. 



1437 



DE LA L A N G 



Re-Pa^joa, -ère , recourber , bander de 
nouveau , étendre , déj.ioyer , ouvrir de 
nouveau. 

Re-Panduj, a , um, recourbé, cambre. 

Re PAvoi-rofcrus, a, um, qui a le bec re- 
courbe. 



PANSrf , ^ , qui a les pieds étendus , 
larges. 
Pamt^v , icis , ventre tendu , gros ven- 
tre , panle, 
Pant/cw, cum , ventre , inteflins, 

1. Pas/us , a , um , étendu , tendu. 
PASS;;;'ic , arum , raifîns étendus au ïolcil 

qui les cuit ; d'où Palî^rillcs. 
Vassupi , i > vin fait de raifîns cuits au To- 

kil. 

1. Pas/«j, as , pas, marche; faire 

on pas, c'eft s'étendre en avant. 
3. PASser , eris , forte de poiiïbn plat, 
^. PASsim,çà Se I.\, de côte & d autre, péle- 
méle j en défordre. 

PES, 

Tomber , mourir. 

De Pass , marcher , les Grecs firent 

Piseo, tomber , mourir : E-Phsun, 

i je fuis tombé : Pe.so.î , cadavre : 

d'où cette Famille, 
PEST/.J , is , pefte 5 contagion , mala- 
die , poilon , mort ; 2". mal , 
malheur , rage , folie , furie , ma- 
lice , vengeance. 
TESTilens, tis, pciîilent, pellilcntîel , qui 
caufc la pefte, contagieux ; i". nioriel. 
Fsstilcnda-, a, peililcnce,peiie, maladie 

contagieufe. 
TestïUs , m, f. h, n. is , nuifiblc , per- 
nicieux,. 



UE LAT.PAD,PET. 1438 

Ptsrilitas, atis , voyez ?«/?;>, 
YiSiibilis y m.f. le , «■ capable de donncï 
la peflc. 

Binômes, 

Pesti-Ferwj ,a,um^Si. 

PESri-Ffr , a, um , peftilentiel , qui caufc 

la pefte; i". pernicieux. 
PESxi-Ferè, adv. pernicieufement. 
PESTi'-N'JNTiuj ,fî , qui annonce la pelle , 

qui préfage la peOe. 

y 
De P A T , étendu , dévelopé , fe forma 
Pet , vol , aftion de déployer les 
aîles. 

En Grec, IpETomai f PET<to> 
Praâ, voler , delà : 
Vi.raminAriur , ii\ PExaurus , / , & 
VETauT-IJIa , œ ; Fsraur-Ifîarius , ii , voi'^ 
tigeur , danfeur de corde. 
Fzrauruin, i, machine pour les vols de 
théâtre ; z°. corde de voltigeur. 

Pry£-Pes , Pet/j , qui vole avec vi- 
tellè, fort -vite & fort haut. 

PrERoMa , atis , aile d'un Temple, 

Ptero^, i ,maffc d'un édifice plus grande 
qu'à l'ordinaire. 

PxjtROfur ,a, um, qui a des aîles, aîlé , 

PTiB.yg!x , arum , nageoires de poifTonsj- 
i" flammes de navires, pendans , bande»- 
rolles ; }*, cocqs, girouettes de temple. 

PrERvgium, il- petite membrane ner-- 
veufe qui s'étend du coin de l'œil juP- 
qucs fur fa prunelle; i°. excroiïïance de 
cliàir qui couvre la partie de l'ongle, 

PrsRjgoma, atis, aile d'un bâtiment. 

PTERopAortiX, i , Courier qui portoit des 
a'ies à fou b i ercure, 

Di-Pter«j, d, ï/ff2, quia deux aîlcs^,. 

qui a deux rangs de colonnes, 

PiM'PJfTOs, -on , i , bâtiment entouré 



jiSS> DICTIONNAIRE ETYMOLOG. 1^40 

de colonnes diftances du miir,de la 
largeur d'un entre-colonuement , 
ou qui a des aîles de tous côtés. 

4- 
ViTulans y antis , qui élevé la voix , 



qui s'emporte; i**. querelleur, 
infolent -, 3 ''. lafcif, 
Tt-Tulantia , œ, emportement, indolence, 

effronterie ; z°, vivacité , pétulance, 
ViTidanter , infolemment , avec emporte- 
ment. 
Petu/cuj , a , um , qui frappe de fes 
cornes. 

y. 

"Pliage ^onis , habitant de la Terre 
Maeellanique ; ces Peuples ont tou- 
jours été repréfents comme des 
gcans; 2". elpéce de monuoie ou 
de gros écu. 

6. 

Pat a fignific par opofition Pet/; > 

en Celre &; en Oriental : de-!à : 

PATaïa, orum , petites images des Diof- 

cures Phéniciens , qu'on mettoit à la 

poupe des valfleaux ; les Dieux Pataï- 

ques , mot-à-mot les marmoufets. 

TetUus , a, um, petit; z*. mince, délié. 

7. 

Pfrafus, i , chapeau à large bords. 

f ET afatus , a, um y qui porte un chapeau 
à larges bords. 

V. 

PAT, noms de vafes profonds. 
I. 
VAiella, ce, vafe de facrifice , mar- 
niite , pot, jatte; i°. rotule du 
genou ; j°, efpéce de maladie 
d'arbres. 



PATellarii, orum, les Dieux Lares aux- 
quels on ofFroit ces (acrifices. 

VArellarius ,ii , Potier; i°, de pot , de 
jatte. 

PATelUum , a , grand gobelet , grande 
taflè. 

Pat;?/z.i , œ; PArina, <e , calice , vafê , 
plat creux , marmite. 

VATinarium , H , bœuf cuit au pot , 
étuvée. 

FATÎnarius -, a , um , cuit au pot , dans un 
plat ; 1°, gourmand. 

TRi-PATiVii^m , i , fervice .\ trois plats. 

PATera , ce , coupe , talTe. 
PATiunctiU , ce , cafferole , petit pot. 

1. Pieux. 

i ,V ATihulum , i, ■\Vo-ïence,VQTeau, 

Vkt'U'uIus , i , \ Pilori. 

V ATibulatus y a , um , pendu à une poten- 
ce , mis au carcan. 

i.PEDum, if houlette; 1°. croflè 

de PrcMat. 
PrDn,-are , échalaffer, appuyer avec de 

hauts bâtons. 
pEDo-are, échalafler. 
F^Dnmen, inis ; Ped amentiirhf i , échalas. 
PEDatio , onis , échalaiïemcnt. 
lM-PEDCi,-are , mettre des échalas. 

} . Boutons. 

VETÏmen , inis , ébuiliiion qui s'élève 
(ur le dos des chevaux , ulcère. 

PETiVo , inii, bouton qui s'élève fur la 

peau. 
DE-PExfge , inis, dartre vive. 
Dï-pExigo/ur, a, um , plein de dartres^ 
Im-Pet/^o , inis , feu volage , pullules 

qui s'élèvent , gratelle, 

VI. 

S-PAT, étendue, efpace. 

S-VhTium, U, efpace, étendue, 

grandeur ; 



I4+I 



DE LA LANG 



grandeur -, 2". longueur , largeur ; 
j *. durée du tems ; 4°. lieu où 
l'on court ; 5". cloignemenc d'un 
lieu à un autre ; ù'^ . promenade , 
lieu où l'on fe promené , allée. 
S-V kTior-ari , fe promener, aller de côté 
& d'autre, s'étendre , le répandre. 
S-PAT;awr , oris , coureur , vagabond. 
S-FAriofus, a , um , gros , grand , long , 
large , ample , étendu , vaile , de lon- 
gue durée. 
S-PATiq//raj,^rif,Iargeur,grande étendue. 
S-P\Tiosé , iàs, Jijjîmé, au large , ample- 
ment. 

S-P.Kriabundus , a, um, qui a toujours en- 
TÏe de courir. 

Ex-S-PATzanj, tis, qui s'étend , qui fe ré- 
pand , qui fe met au large , qui prend le 
large, qui pouiïe fa courfe plus loin. 

Ex-S-Pa riator, oris, coureur, rôdeur, qui 
▼a de côté & d'autre , vagabond. 

Ex-S-Pat/o ,as,erâ, & 

Ex-S-PAiJor, arix, afuj/ifm, ari, s'éten- 
dre , fe répandre, s'épandre ; i". fe met- 
tre au large , prendre le large , fe dé- 
tourner , faire un grand circuit , pren- 
dre de longs circuits , aller fon chemin , 
pouffer fa courfe plus loin ; j". occuper 
plus de place ; 40. s'égjyer par des di- 
greflîons , faire des digreffions. 

2. 

S-PatA<ï , <e , ? inftrument dont le 
S-PAjkuU, ce y \ bout eft large (Se ap- 
placi, cfpatule. 

S?AThalium , ii , toilette tendue , garni- 
ture de toilette. 

S-?K-xdium, ii , braffelet, large & applati. 

S-Patu/^e , arum, les omoplates j la lar- 
geur des épaules. 



UE LAT. PAD.PaT. 1442 

VII. 
S-P A Z , arracher. 
I. 
S-PAS/na,:is, 7 convulfion , rétrécif- 
S-PAsmiii, i , ^ fenienz des nerfs. 
S-Paîwjcuj-, a, um , qui concerne les con-i 
vul/îons. 
S-PAsmo/uj-, a, um , qui a des convulfionss 

fujct aux crampes. 
S-P\ricus, a , um , qui a la force d'atti- 
rer , d'arracher ; i". fujet aux moave» 
mens convul/îfs. 

2. 

I. S-VAdo, o'iis , eunuque. 

S-PADO,-are , châtrer. 
S PADonatus , ûs , caftration. 
S-P ADord'is, a, um , qui ne produit point , 
ftérile. 

i. S-Vadïx , icis-, branche arrachée 
avec Ion fruit. 

S PAïkzda , a , petit couteau ou poi- 
gnard. 

Semi-S-PatAs, a; SEMi-S-?Arhium , ii, 
couteau de chaffe , petite cpée. 

VIII. 

PAT, expofé ; qui pâtir, 

PasJÎo , onis , pafîîon , (outHance , 
martyre; i maladie; mvi u mot, 
ce a quoi on eft expolc. 
Pas/îvè, flci'. paiTîvement , en ibuffrant. 
P.\sfti'iiaf , .l'is, état de celui qui ibulf-e 
un agent , état de nat-ent ; 1°. confa- 
fion , déibrdrc , lorfque tout eA pele- 
mcle. 
PAsJivu.! , a , um , pafTif. 
PAsJirilis, m.f. le, n. is , paiïible , qui 
peut Ibuffrir. 

Y4 



,443 DÎCTIONNAIR 

Composes. ' 

CoM Pa^7?o, onis , compaflîon, pitié. 
Com-PaswVut , a, un> ; compajlicœ deli- 

ciœ - va.'ne gloire , vaine complaifancc 

pour foi même. 
Per-Pet or , etis , }}ejfus fum , peti , foiif- 

frir, fuîjporter, endurer; i"* avoir de la 

eonJefcendance. 
pER-PEsSio „ onh. , foufFrance , l'aâion 

d'tniurer. 
PïR-pEssi:i[/y , a, un' , qui a beaucoup 

foufFert , accoutumé à foufFrir. 
Per-Pess.u , ùs, vovei Pcrp-jjio. 
F£K-ViS5us , a,um , de Perpetior , qui a 

fouffcrt. 
PRoPASsij, onis, premier mouvement 

des paflîons. 

Famille Grecque. 

A-P A t/w , ce , ap.«hi£ , fans pallion , 
inleulibiliié iroraie. 
AhTi-VttTHa , ce, antipathie, cortra- 
riétc ojjji'fit'on d'humeur , d'inclina- 
tion , î-épuj;^nàni;c . 
SvM-PvTH a , ff, 'ympathie, convenance 
■ natiT-elIe . inclination natu'eile. 
SïM Pa ' Hicus , a , um , rvm|)athiiue. 
,Ani I P Sraj- , i , pie 1 de vers, com.iofé 
de deux longues ciure deux L/téves ; Vi- 
dens difie. 

IX. 
PO S, PON, 
Poftr, placer. 
De Pes, pied , en Grec Poos , fe 
forma Pgs, poftr, chef d'une fa- 
jiiille ircs cundue. 
I. 
PoNO , Posai , Vositum , Vonere , po- 
ftr , pliccr ; 1°. planter , bâtir; 
3*. propo'.r ; +''. employer ; 5°. 
impoltr, obliger , gager ; 6°. quit- 
ter ^cefllr , mctue bas. 



E ÉTYMOLOG. 144^ 

PcsiTuT , ùs , ^ expofition , élévation; i°. 
PcsiTird œi\ fituation; 3''. plantation; 
PcsiTfUjOAiij-, J 4°. terme de Grammai- 
re , le premier cas , la 
première perfonne. 
Vosn'ivu! ,a.uni, pofitif , terme de Théo- 
losie & de Grammaiie. 

o 

Tosnor, oris , fondateur. 

Post'is , is , pcteau , jambage de porte. 

PoSTomis , idis , moraille. 

CoM POSES. 

Ap PoNo, -ère , placer auprès, fur ^ 
2°. ajouter, attirer-, î^. apprê- 
ter , applicjuer. 
Ap PosiTur , û.r,,l application, ce qu'on 
A?-'''osiTw,nn!s, f a élevé auprès , mis à 
Ap-PosiTiiw , i , part ; épithète , allé' 

gition , raiipoT. 
Ap Pcsrré , fort à propos , d'une manière 

propre. 
AiTE-PrNO, -eve 1 mettre devant, pré- 

fenter ; jo. faire plus de cas , préférer, 
l,iKCUM-P siTuj, mis auteur. 
CiRcuM-PcNO, -.:rc; , placer, ajuflcr au- 
tour. 
CoM Pcno , -ère , mctire enftmble , or- 
donner ;i''. entc^rre"- , j». mettre d'ac- 
cord ; 4". bâtir . édifier. 
In-L< M-Prsiîi/.t , a , um , qui cft en dc- 
fordre . dérangé ; :°. qui n'a rien d'af- 
fcdé, qui n'cft pas compofé. 
l'-i Cr M P< siTè, mal en ordre, fans ordre^ 
Ppje CoM PosiTur , <i , L(W , compofé au- 
paravant, 
Re Ce M-PoNo,-erf-, raccommoder, rajufier. 

DiVot^v, ère, nietiie bas, placer' 
1°. cjuitter , fe .Icfairc ; 3°. gager, 
Df Pcs)Tum, ; CF-PosirioyinuJ'adion 
de ^u.tt. r,J ab^ndo.incr; î'. dépôt, ga- 
ge , confîgration. 
Dr-PciiTjnuj , il , celui qui eil chargi 
d'un dépôt. 



i44f DELALANGUELAT. PAD, PoT. 1445 



Dis-PoNo, -fra , mettre en ordre, ar- 
ranger. 
Dis-PosiTM , i/j , "j mettre en ordre , ar, 
Dis-Pos/riT.t , <r , S ran^cr,arran^eiiicnt , 
Dis-Posit/u, eiiii , } ordre , poJice. 
Dis-Posiror,orls, ordjnnateur,qui arrange. 
Dfs-PosiVe, avec ordre, commodément, 
Ex-PoNo,-<rre , étaler , mettre eti ex- 
pofition: i^.aliandonner; 50. fliire 
entendre 5 4°. découvrir; 5". ren- 
verfer, 
Ex-Poszf/o , onis , explication , détail. 
tx-Posifor, cris , interprète. 
ExPos/;e, manifeilcment, 
Ex-Posiriiius , a , um, abandonné. 

lM-PoNo,.frtf,inetrre delTus; io. pren- 
dre pour du'pe , tromper. 

lM-Pos/ri,rj, œ]i V^-^Jo;^. d'appliquer , 
T n A ( tmpoiinon. 

lM-Fcs;ruj, kj,} 

IM-Pos.rcr, orij , qui met deiïlis. 

iM-Posititiu.! ; lyi-?usunus , a , um , mis 
def^us , inipoté, 

iN-Dis-Pos/rtij, a , um , dérangé , en dé- 
fordrc. 

lN-Dis-Pcs;te, péle-méle , confufément. 

Intfr-Pcnt ,-fre, inférer, faire entrer de- 
dans ; î°. mettre entre , interpofer. 

iNTîR-Posir/OjSnij; lNTER-PosiW,(ij-, in- 
terpofition , interligne, parenthèfe. 

Op-Pon3 ,-ere , mettre devant. 

Op-Posifw, ûs ; Of-?osino,onu, contra- 
riéié , l'adion di fe mettre au devant. 

PoiT-PoN5 , -ers , fe foacier moins. 

PosT-Pos/fiif , moins cflimé. 

FRiE-PoNo ,-fre placer au-devant, préfé- 
rer,fdireplus de cas; i» établir^cliarger. 
PRiC-Poszr/o, ofiii, prcpoluion. 

PRyE-Posifura , «, dignité d'Intendant, 
commiffion. 

.PRiC-Pos;tw , i , Président , Ptevôt. 



Pr^ Pos'w, (7 , i/P>; "R^-Posituj, a,um, 

mis devant, préféré. 
PRiC-Pos/a , 01 um, les prémices. 
PR^-PosinVuj , a , um , qui peut être mis 

devant. 
Pro-Pcno , -ère , mettre devant les yeu.x ; 

i". déclarer, faire favoir ; 3°. ofFiir , 

afficher. 
PRO-PoS/'f/djMi'i ; Pro-Pos/h/w,; , fujet 

dedifcours, proportion, réiblurion , Lut. 
Re-Pono, -ère, remettre poi'er de nouveau 1 

2°. répliquer,comptîr, s'aiïurer ; 5«. cn- 

taiïcr, mettre en réferve ; 40. quitter, 

mettre bas. 
Rf-Pos.'uj , Rt-Posiruj- , remis , replacé; 
î{E-?ositorium,ii ; RE-Posonùn2,,i,bufret, 

endroit où l'on ferre. 
Se-Ponc), -ère, mettre à part , réfervcr. 
Si-Pcsitio , Onis , réferve; engagement 

de quelque cliofc, 
Sdper-PoNi' ,-ere , , metire deflus. 
Si PTR Frs/t/o, onis , abilincnce. 
SuPiR-Pc suuj , i, prépolé. 

SvvFoao.-erc , mettre deflous , CuhC- 

tituer ; 2". expoier une fauiïeté ; 

}°. fcumcctre. 

SDP-Pos(V!0,on/f,!'aâion de mettre deffous, 

de fiippofcr quelque chofe. 

Sup-Posfn'rfux , a , um, mis au lieu d'un 
autre , faux. 

Sup-PoSfor , Sup-Pos(ri.v , qui fubflitue 

une chofê pour une autre, 
Svv-Postorium, ii , étaie , appui mis par-, 

defTous. 
StirRA-Posifuj- , a , um , mis ci-devant. 
TRANS-PoMo,.ere, tranfpoferjtranfporter. 
TB..KttS-Fos:tus , tranfporté. 

Adverbe. 
PoNd , derrière , par derrière. 

Préposition. 
I . PosT, après , enfuite. 
PosT-£A p après cela ; de Pojl, après,' 
Y4ij 



i.i47 DÎGTIONNAIR 

& de Ea , ces chofes , cela. 

PosT-EA-Quiim , & PoST-QuiZ/n, après 
que. 

t. PosTer-die , Posjri-die & Posxri- 
J«ô , le lendemain , le jour d'après ; 
de Diis & de PoJI. 

Posxri-Di'ANjj , a , um , du lendemain , 
du jour d'aprcs. 

VcsT-Amè , Fosr-Deindê , voyez Pq/Iea. 

Post-Ibz , après, enTuite. 

Posr-Hiic , & Poix-iiiïc ^ déformais, 
dorénavant. 

PosT-HiVîf , aprcs cela. 
PosT-Q^i,// , conjonSl, après que , de- 
puis que. 

Posr-Dî/72Ùm , & PosTre/nà, enfin. 

FoSTrem.'im , pour la dernière fois, 

Fosiremus ^FoSTTemior , ?oSTremi[fimus, 
le dernier ; 1°, le plus vil, 

VoST-Ided, Posr-Idem , PoST-J//à, Post- 
Indè , le même que Pqfted. 

Fcsr-Modô , & Fosr-Modàm , après , en- 
fuite. 

^.Posrerus, a,um, d'après , fui vanr. 
PosTeri , les defcendans. 
PosTîrior , le dernier de deux , qui vient 
après , le fécond. 
PoSTeriorj , um , les parties de derrière. 
PosTfr/ùi , après , cnfuite. 

4. Po5Terioritas,tis, ce qui vient après. 

FcSTeriras , atis , ceux qui viendront 

après nous , la poftérité. 
Fosrero , -are , différer au lendemain , 

être ou rendre inférieur. 

5. lN-PosTfr«OT, déformais, doréna- 
vanr. 

PRiE-PoSTfrf , adv. fans ordre , de toute 
autre manière qu'il ne faut, à contre- 
tems , tout à rebours , autrement qu'on 
ne doit. 

Ps.A.-FosTsrus , a,um, renverfé ; pris , 
fait , dit à rebours ou à contrc-tems , 



E ÊTYMOLOG. 144? 

Iiors de faifon , fans ordre , de travers ,, 
autrement qu'il ne faut, hors de propos , 
d'une autre manière qu'on ne doit. 

6. PosTicus, a, um , de derrière, 
qui fe forme par derrière. 

FcSTica , ^ , le côté gauche , la main 
gauche; l". le feptentrion , la partie 
feptentrionale. 

PoSTicium , n , le derrière d'un logis, 

FosTUulay œ, petite porte de derrière. 

PosTicuhim , i , petit appartement , Is- 
derrière d'un logis. 

PosTifi/772 , i , porte de derrière» 

7. FoSTilena , œ , croupière» 
Fosnlla , œ , apoftille. 

X. 
POT, haut , puiflanr. 
I. 
I. Pot/j, e; VoTior,ius, qui a du pou- 
voir , qui peut i ^^. liant, élevé J 
j**. en pouvoir, qui eft maître , 
4 . qui jouit. 

FoTiJJlmus , le plus élevé , le plus haut 
placé , le principal , le meilleur. 
Forijjimè; FojilJimùm , principalement. 
Foriàs , plutôt , préférablement. 
z. Pot - Siirn , enfuite Pos - Sum , 
Pojes, Poreji, Porui, T>osfe, met' 
à-mot, je fuis puiffant, je fuis haut, 
élevé. 
Pot-EnS, qui ell élevé , qui efl pnifTant ,. 
maître, 

PoT-Euxia , « , puifTance , force , violen» 
ce, mot à mot , exiftcncc élevée. 
PoT-ENTer, puiflamment , fiiivant foa- 
pouvoir. 
PoT-Edxaf«r, âx,puiiïancc ,fouveraineté» 
PoT-Esxflj, atis, la qualité d'être élevé ; 
pouvoir , empire , liberté de faire. 
PoT-£sTrtfej,«77i,les hommes haut élevés, 



ïH-P DE LA LANGUE LAT.PAD,POT. î4jo 

les grands , les magiftrats , mot à mot , 
ceux qui font élevés. 

j. PoT/'o , ivi, itum , ire , en vieux 

Latin PoT/'or, Vo-ïUhs fiim , iri, 

ccre maître , Vosfcder , jouir. 
VotUus , ûr ; Porif/o , onii i joui/Tance. 
Porifor, orij , qui jouit. 

4. PotAoj , CupiJon , l'Amour, le 
delîr , celui doue on jouit j. 10, jai- 
min. 

CoMPO SES, 

AN7E-PoT<r72J, lis , quï a, qui peut 

plus qu'un autre , qui furpalTe en 
crédit, en puilTance. 
CoM-PoTiy,au nomin. Com-PoS , qui 

jouit , qui tient en fa puifTancc. 
Com-Pot/o, ire , rendre pofleiïeur. 
IM-Porii , au nomin. Im-PoS , qui ne 

pofTéde pas, 
ÏM-PoTe^ij , rff , qui n'eft pas puifFant , 

qui ne fait pas commander , foible , im- 

puilHint , inlupportabie. 
lM-PoTe,iîfa , œ , manque de pouvoir , 

pauvreté , dérèglement. 
lM-PoTf/îf«r , fans pouvoir , immodéré- 
ment , infupportablement. 
OMNi-PoTe/iJ , tis , qui peut tout , tout- 

puiiTant. 
OMNi-PoTenn'j , œ, toute puiiTance. 
Pb.*-Pw , oiis ; ?KA.-?orens , fort puif- 

fant, 
fKM-Fosfum , être le maître , avoir le 

deiTus. 
ARMi-PoTfnj , tis, belliqueux, grand 

guerrier, 
ViRi-PoTenj, tis , fort , vigoureux. 



Poyîéi/is , e, c[\ii Ce p'i't , pofïïble. 

Posfibilitas , atis, poflîbilité. 
Vcifibiliter , d'une manière pofl^ble. 
în-?osfibilis , s , qu'on ne peut faire. 



Ir-i-Tos/ibilitas , atis , impolllbili(^. 

?• 
Pos-SiDfo ,-ere , ) avoir en propricrc, 
Pos-SiDo ,-i:re , ) jouir : de Pos , éle- 
vé , & de Sed£o, s'affeoir. 

Pos-SeJJus, ùs; Pos-Ss/J:o, on/V, jouiflance, 

biens , domaines. 
P'JS-Srjjîuncula , <s, petit bien, 
Vos-Sijjh'us , a , um , qui marque la pof- 

feffion. 
Fos-Scforius , a, um , qui concerne la 

poiTcfllon. 
PosSefèr, oris; Vos-Sejlrix , icis, celui, 

celle c^ui pofTéde, 

Pis/îmus, , a , um , très-mauvais. 
Prsj"!im , en bas , au fond. 
Fisfu/ido ,:ire , couler à fond , précl-- 

piter. 
?isfimum , i , le plus mauvais , un grand 

dommage. 
Fts/imo ,-are, affliger, 
FisfimiLis , atis , grande méchanceté, 
Ttsfunè , très-mal ; 

de Pes, pied ; bas, fond , & de-là : 
2. Psjor ,jus, oris, pire ,plus mau- 
vais , plus méchant. 
Pijùj , adv, plus mal , pire. 

PEjero , as , avi , atum , are , fe parju- 
rer, faufler fon ferment, jurer le con- 
traire de ce qu'on fait ou de ce qu'on 
penfe. 

Pejoto , as , avi, atum , are , rendre pire , 
mettre en plus mauvais état , empirer. 

IL F U T , approfondir , creufer. 

PvTO,-are, mot-à-mot, dans le (èns 
phyfique , approfondir ; au fens fi- 
guré , approfondir une cliofe , creu-- 
fer une idée , penfer creux. 



HS 



DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 



14/2 



CoM-liiTO, -are, penfer , s'imaginer; 

î°. compter , calculer. 
CoM-Vvraiio, onis ; Qou-Tvjum, i, fup- 

putation , calcul. 
CuM Fvraîor, oris , calculateur. 
CoM-PvTabilis, e, qui peut être compté. 
De-Puto ,-are, penfer, eflimer , fupiiu. 

ter; i". dédier, confacrer. 
Dis PuTo ,-are, raifoniier, difcourir, 
dilputer. 
Dis-Pi'Tafio, oni^, difTertation , raifonne- 

mciu ; 1". démêlé , débat. 
Dis-Furabilis , e, problématique. 
Dis-Puraror ; Dis-Finatrix , qui dif- 

court , qui difpute. 
Ex-Puto, -are , penfer , imaginer. 
Ex-PuTaîio, onis , fupputation. 

Im-Putc ,-<ir<; , attribuer , imputer; 

i". compter ; ; °. impofer. 

iM-PuTfltfo , onis , imputation , reproche. 

iM-PL'TatPr , oris , qui fait un reproche. 

ïn-Ex-VvTabilis , e, innombrable, qu'on 
ne fauroit compter. 

Per-Puto ,-are , raconter nucment , ra- 
conter fuccintement. 

Rf-Puto , -n.re , confidérer , faire ré- 
flexion, compter, attribuer. 

RE-PuTfla'o, onis , confîdération , calcul. 

Sup-PuTO ,-are , compter ; 1°. s'imaginer. 

StiP-Pi!T3rio , onis , calcul. 

Sup-Pi'raroriu;', a, i;m,qui fert à compter^ 

III. PUT, élaguer. 
PuTo ,-are , cmonder , élaguer , cou- 
per les branches fuperflues , tailler. 
Pvra, X , Déefle qui préfidoit à la taille 

des arbres. 
PuTiifio, onis -, la taille des arbres. 
PuTfltor , oris, celui qui élague les ar- 
bres. 
Vvratoriiis , a , um qui fert à élaguer les 
arbres. 

VvTamen , inis, écaille de noix , ce i^u'il 
fdut caiTer, brifer. 



Composés. 



Am-Puto ,-^re , couper , tailler tout 

autour , élaguer , tronquer. 
AM-PiiT.-zrio, onis, retranchementjde AM, 

autour. 
Com-Poto ,-are, tailler. 
DePuto ,-are, couper, rogner , 
Dis-PuTO ,-dre., trancher. 
Ex-PuTO ,-are , tailler , couper. 
Ex.PuTafio , onis j l'ai^ion de tailler. 
iM-PiiTaruj' , OfUm, qui r'cft point taille. 
Imtfr-Puto , as , avi , iitum , are , éla- 
guer , décharger les arbres des branches 
fuperflues, en couper par-ci par là. 
Op-Putu ,-a/e , ékguer les branches. 
Of-?uTatio , onu , l'adion d'émonder , 

d'ebranchcr. 
Per-Pc'to ,-are, tailler, émonder par- 
faitement. 
Tp.je.-Pvrium , ii , le prépuce. - 
Stip-PuTo »-are, couper, tailler par-deC 



lous. 



IV. 



PuL-PiTw/72,i, Théâtre fur lequel on 
joue la Comédie , échafîàud pour 
les baladins ; 1 ''. chaire , lieu éle- 
vé d'où l'on parie en public \ de 
PoL , Pu L, haut , élevé, & de Pit , 
Put , colline , lieu élevé , place 
éminente. 

V. PUT , POT , objets profonds. 

Vvrcus ,i , puits ; en Anglois , PiT 

(îgnifie un creux , une fo^t ; en 

Grec ButAoj; en Flamand Put } 

en Allemand pFUTz,éiang, eau 

profonde. 

ï'vTsalisAs, couvercle de puits; î°. place 

uu change à Rome, qui tiroit fon nom 

des puits qui ^ ctoitnt. 



J4n DE LA LANGUE LAT. PAD.PoiiT. i4r4 



Puiea/iV, il ; Pvreanus, a , um , de puits, 
TvTettrias , ii , ouvrier qui fait des puits, 
Pi'T/oi'ir , cn/m ; PvjicuH , ori./n , puits à 

Rome où l'on enfe%'eliiroir le peuple. 
I. PoDfr , icis , i'an-us , mot-.i-nwt, le plus 

protond. 
3. PcDiti/n ,ii , baluftrade élevée , balcon ; 
I». place élevée , dcilinéc aux gens en 
plaLC à la Coméiic; ^ ' . autre;ois mon- 
tagne : en ^ia nois Pod fignifie une 
Lauteur; & en Talmou inuePiu ,rctre 
le (.lu^ élevé , le Seigneur, Dieu. 
PcTERjum.ii, coupe profonde, grande taffe. 

4. PoT-AM«i , biiïome Grec , qui li- 
gnifie fleuve, mot à mot , eau pro- 
fonde -, d*AM , eau , (?v- de Pot. 

Hirpo-PoT-AMA;j , i, hippopotame, 
mo:-a mut , cheval de rivitre. 

f. Porniizdes , um , ( mot-à mot , /es 
chojes elcveci , jub'imes ; ) 2°. les 
Furies ; j". les quatre chevaux du 
Soleil , & ri'.êii.e (on équipage , à 
cauie que (on char eft élevé. 

6. PoNS,//j , chemin élevé fur une ri- 
vière. C'eil POT naialc, 

Vcyrictilus ,. i , petit pont. 

"Pc-iT.mi . crum , les M^ndians Romains , 
qui fe tcnoient fur le pont Suilicius. 

P( mt//;'j, r , de pont. 

Df-P( NTjri/j- , f^xa^énaire , à qui étoit 
refufée l'entrée des ponts , par oii on pa!- 
fôit pour donner Ton fufFrjge parrequ'il 
re leur étoit plus permis de le donner. 

PoNTariruTT! ,1 , péage du pont, pontenage. 

PoMTO , vi.'î, ponton , bac. 

7. PoNTi-Fix. cis , Poncife ; de potn 
prononcé pont , venéraMe , (acre , 
mot-kmot , celui qui fait , qui 
dirige les cho(es du Ciel, les diofts 
(ublinies. 



PoNT!-Fici^j , II, um ; PcNTi-Fic.i/ij , da 
Pontificat. 

Pr NTi-Fic;u7H , Il , l'autorité des Pon- 
tifes. 

PoNTi-FiCdfuj , îii , dignité de Pontife. 

PciNTi-Fic;a , c>rKr;!,ie Livre des céré- 
monies des Pontifes. 

8. PoNTKi, i, la Mer ; mot-à mot , 
le grand objet, ce qu'il y a de plus 
conllderable : ou la profondeur ,. 
eau profonde. 

Vomicus , a , um , àf mer. 
Pf UTus-Euxinw , la mer hofpltalicre , ou 
le Pont-Euxin , la mer noire, 

PO/TZPA , 

Pompe. 

De Pa , aller , & de Pot , élevé , prb. 
nonce Pont , fe forma cette Fa- 
mille PoM-pA , mot à-mot , où l'on 
marche avec grand appareil , grand 
farte. 

PoMP^ , ^, toute forte de fpeélacles 
publics; 1°. pompe, Irafte, parade , 
oftcnration , grand appareil. 

Pc M p.? Zi/iter, ndv. avec pompe. 

PoMP.2.'/j , m. f. le , n. is , de pompe , de 
parade , faflueux , pompeux. 

VoiAVj.tlcè , adv. avec pompe, avec fa{!e. 
I PoMPjf/fuj, a ,um, voyez Fompalis. 

Pro-Pompîm, ce , cortège qu'on fait dans 
une pompe folemneile , l'avion d'ac-- 
compagner par honneur dans les mar- 
ches folemnelles. 

Pro - PiMPf , er , cortège qu'on fait à 
qi^tlqu'un qui s'en va , l'adion de can- 
di:ire par horneur une perfonnc qui 
s'en va, 

Pc M Kmianum pyrum , i , forte de groiïcs 
poires. 



,4r? DICTIONNAIRE ETYMOLOG. 

FoM?i!us, i, forte de poifTon femblablc au 
thon. 

PAL, 



i4î^ 



Pel.Pol, &c. 

, tige de Bal , Bel, 
le forma également 



De Al , élevé 
Soleil, &c. 
Pal , nom relatif au Soleil Se aux 
mêmes idées que Bai. 

Mais comme Al défignoit éga- 
lement ks ailes , Its bras, Pal fe 
revêtit aufli d'idées analogues à 
celles ci ; de-là nombre de Familles 

r 

en PaI;. 

I. 

P O L , Soleil : brillant. 
i. 
I. PoL, jurement des anciens qu'on 
rend par Pcllux ; c'cik, mot-à-mot, 
ô Soleil i par le Soleil. 
i.PuL-CHER, ra,«/n , beau, étin- 
cellant de gloire , précieux , excel- 
lent , luftré. 

Ce mot, dont l'origine ctoit ab- 
folument inconnue , &l qui ne ref- 
femble à aucun autre mot Latin , 
efl un compofé de deux mots Cel- 
tes , Latins , &:c. de PoL , bril- 
lant , 6i de Car , Char , exquis , 
chéri, précieux ,cher. 

Il fignifie donc mot-à-mot , ce- 
lui qui excelle en éclat, en beauté. 
Pul-Cheliw, a, um , joli , mignon. 
VvL'CuRimdo , inis; PvL-CHf.itas,atis, 
beauté. 
PuL-CriRe/c(J , ère , devenir beau , em- 
bellir. 
PiiL-CHRf , iàs , errimê, bien , comme il 
faut , fagemcnt , en pcrfeâion. 



' 'Ipoliiïure,! 
'oLitura, œA to^rage. 
^OLJiies , ei , j 



poliiïure, le poli; i°. la- 



Pol/o ,-ire , rendre brillant , luifart , 
beau comme le Soleil ; i*. polir, 
orner , retoucher ; 5». unir; 4*. 
labourer. 

Polio , onis , Fcurbinëur, polifTeur d'ar- 
mes. 

Poutia , onis ,. 

Pc 

Poi 

?OLitulus , a , um , aiïez brillant , aflèl 
poli, 

Pohiiè , avec un beau poli , poliment. 

PoL/'ror, oris ; FoL-trix, icis , polifTeur ," 
poliiïeufe ,• 1°. celui ou celle qui la» 
boure. 

Composés, 

DE-PoLio,-ir<î, polir ; achever. 
DE-PoL/fio, onis , poliiTure. 
ExPoLî'o, -ire , fourbir , polir , perfec*' 

tionner. 
Ex-PoLia'o , onis , luftre , fourbiffure , po- 

litefle , perfeftion, 
lu-Pohitus , impoli , greffier , qui n'effi 

pas achevé. 
IM-Poiiria , ee , groffiéreté , mal-prdn 

prêté. 
IM-Pniffè, fans politefTe. 
PER-PoLfo , -ire , polir entièrement^ 

perfeftionner. 
PER-PoLiria, onis , Paâion de polir. 
PER-PoL7for, oris , qui achève de polir. 
RE-PoLio , -ire , repolir , nettoyer de 

nouveau. 

I . Vitales , a , forte de pierre très- 
blanche. 
x.Poi.len,inis, ) fleur de farine ; 
l>oUis,i/2is, ) ainfi nommée à 

caufe de fa blancheur. 
VoUinarius , a, um, de fleur de farine. 

PoienW D 



1457 DE LA LANGUE LA T. PAL r4j? 



PuLf/;f,î , X , farine de froment fcchce au 
feu. 
Vc^-Lerfarius ,a, um , de farine. 
Tnihintio , onis , hhni^i de farine. 
PoLLincor , oris , qui fitT.- d; la fari ne. 

4. 
VALea, m , chaume, paille, ainfi nom- 
mée parce qu'elle eft d'un jaune 
dore. 

VAhearium^ ii, paillier , lieu où l'on 
ferre la paille. 

TAtearius , a, u«, empaillé , mêlé avec 

delà paille. 
F.\Lea, te , barbe de cocq ; elle ert d'un 

beau rouge, 
PALear , aris ; YALfarh , ium , fanon 

d'un bœuf, peau qui lui pend fous la 

gorge. 

5. 
Pai.a;.! , en public, au Jour. 
PRO-PAia, es, qui étale les marchan- 
difes iur des pieux pour les vendre. 
Pro-Palo , are , étaler en public; 2®. 

publier. 
PRo-PALàff2 , en place publique, ma- 
nifeftement. 

II. 

PAL,PIL, 

Paume , baie , corps ronds comme le 
Soleil. 

,1. P:irf,«, balon , boule , pelocte , 
baie à jouer ; t°. cellier ; 3°, man- 
nequin. 

Pivaris , f , de paume, qui concerne la 

paume. 
ViLiriu! , ii , joueur de gobelets. 
PiLi-CREPw, i , qui joue â la paume ; 

de Crepo. i 

Orig, Las. 



î. PiLuli, ce , petite boule ; i°. pilule. 
;. VcLula. arum , baies de paumr. 
Poi/o , -ire , jouer à la paume. 

4. Pal-Pebr:! , a; — Brum , / , pau- 
pière. 

PAi-PEBaa , -are , remuer fouvcnt la 

paupière , clignotter. 
PAi-!-'EBR(j^iO, onis , clignot;emer,t. 
PAi-PEBRa/;\r, e, -aris, e , qui concerne 

les paupières ; 

de Pal , rond , élevé ; & de v'iro , agi- 
ter , mouvoir, prononcé vebro , & ici 
pelro, 

Im-Pal-Pîbr7,'Ii; , onis , immobilité de« 
paupières qu'on ne peut fermer. 

III. 

P AL, POL, élevé. 
I. 

1. PAiiî,£p,arbre élevé; 2". pommier; 
3 o. chaton, partie la plus élevée 
d'une bague, 

2. FALatka , te, cabas, panier de figues; 
î''. maffe de figues, 

3», VoLofus , a , um , haut , élevé , fli- 
blime. 

4. PALatium , ii. Palais , vaftc hôtel; 

d'AT , maifon. 
PALjtuii , ee, Déeiïê du Mont Palatin. 
'?M.atual,is , facrifice fur le mont Palatin, 
P\Lali.i , œ , plante qui s'élève fort haut. 
PALLij^-.^na , a , ciboule , plante d'une 
odeur forte. 

6 P A L-u M B , Ramier. 

Pal-UmBéz ,<e; -l>is, is ; 8c 
Pai-umbz/j , /, pigeon raniier , ou qui 
fe perche fur ks branches d'arbres, 
fur la ramée. Ce nom %ient donc 
de Pal , branche élevée. 
Z4 



DICTIONNAIRE ÈTYMOLOG. i4<o 



?Ai.vt^buiu' , i ; PALUMiuk , œ , petit 
pigeon ramier. 
PALLMiiniiJ, a, um , de pigeon ramier. 

2. 

I. PAiZi-i , i , pieu , poteau , cclialas. 
PALanj, e -, d'échalas. 
Vkhatio , onh , enfoncement de pilotis. 
Palo ,-ar» , rame- , échalafrçT. 
Tri-Pal> , M./, le , foutenu de trois 

échalas, 
1. V Avaria , on^OT, exercice qu'on fai- 
foit foire aux foldats , Se qui con- 
fiftoit à courir autour d'un poteau 
ou piquet planté exprès ; i *". le lieu 
niême de cette courfc. 
PAtûr , -ari , courir , tourner autflur d'un 
potenu ; i». courir , aller çà & là en 
dé. or ire. 
PAÙrans ,tis, qui court, qui s'égare çà 

&là. 
PALi:im , en courant de côté Se d'autre. 

De PAian'o , onis , inégalité de l'o-.n- 
bre du fille d'un cadran ; i". tr.iits qui 
marquent la déclinaifon du foleil dans 
un cadran. 

Dis-Paio , -are , errer çà & là , répandre 
de côté & d'autre. 

j. PaPiuo , oms, tente , pavillon rde 

Pal, pieu. 
4. PALAKG^r/i , crum , crocheteurs 
qui tranlporrcnt dts fardeaux lur 
des rouleaux ou poteaux arron- 
dis •■, de Pai , rouleau , clevé , 
ccbilas , & de ANGdaa^, porteur 
public, crochetcur. 

PAianja, œ , rouleau ou piquet de cro- 
cheteur. 

FALanco , -are , porter avec des rouleaux , 
des crochets, des palanches. 

PALi-Urui- , i , ronce , builTon , mot-àr 
mot > haute tige. 



5. 
I. Pel-Agkj , i, la mer,la haute mer ; 

(de Pai, grand, & Ao.eau. 
P;;Ljg!!(.r, a,um: — n/f , a , um , marin. 
PF.L3^i.! , £E) pourpre, poifion de mer à 
coquille. 

1. Phaljb , arum; PHALsrira , « , voyea 
Fcilûe , &c. 

PAL, profond. 

Pal"* , dis , marais , étang , moî-à- 

mot , eau profonde ; de Pal .pro- 
fond , & f , eau. 
FALuJler ,Tis,') 
FALupis , ris ,f marécageux.. 
VMudofus ,i, •* 
PALurfi-Fer, », um, qui caufe des ma- 

rais. 
?ALudi-Coh, X, qui demeure dans lei 

marais , cultivateur de marais. 
Pal/, en Francis & en Languedocien , 

marais ; en Anglois & en Perfan, Pooi. 

&P0UL. 

I. Peliai , adis , lance , pique, 
z. PiLum , i , dard , javelot ; i". nom de 

chacune des dix Centuries ies lanceurs 

de javelots , qui failbient partie <.'uns 

Légion. 
?uani , crum , le? lanceurs de javelots. 
?ii..i!'.is , i, armé i\m jivcljt. 
Ant -Fiiani, oruii., icux qui formoient 

la feiondc ligne des armées Romaines ; 

c'étoient les plus Dravcs Soldats , & les 

mitux armés, 
i. PHALiMi, i,lanc' dePriape. 
T^HALL Ar.Oiriij, oram , Fêtes le Priape. 
Ph.^il'-Phor't , on™ , Fêtes où l'on 

portoit en procefTion la lance de Priape. 
4.PiLd,a:,(ilong) , pilier , pilaf- 
ftre-, i^pilej }"• digue, mole, 
batardeau. 



I45'i 



DE LA LANGUE L A T. PaL 



PiLA.'im , par piles , par piliers , fur des 
piles. 
CrM-PiLo,-(jr«, amafTcr, flcver en piles. 

5 . Pi L<t . œ,[ i bref), grand mortier , 

mortier à piler. 
Fii:im , i , pilon. 
'Pii.im.sr, , inu , ce qui Ce rejette après 

avoir tamifé une clioic pilée. 
ViLurnni , orum ., les pllcurs , ceux qui 

piloient le tled dans des mortiers. 
Vn-umims , i , Divinité qui préfidoit à 

l'aiftion de piler le bled. 
Or-P I Lo ,-are , mot à-mot , piler devant , 

boucher , calfeutrer. 
OpPiLa •/(•>, a/lis, Paflion de boucher, d'é- 

toupcr, de calfater ; i°. obftruftion. 

PAL, voile , enveloppe. 

Pal, élevé, efl devenu la lource d'une 
multitude de mots qui défisnent 
tout ce qui efl: par-defTus , tout ce 
qui enveloppe , qui couvre, qui 
cache. 

I. 

I. PALLd, ^, manteau, voile. 

PAi/u/a , x , petite robe. 

VAtlium , ii y manteau , couverture de 
laine.. 

Vtuiolum, ;', mantclet, jupon. 

VaiIio , -are, couvrir, cacher , pallier. 

P/L/ifl, onis , faifeur de manteaux > tail- 
leur. 

V/ii.UaJlrum , i , mauvais manteau. 

PAL//a ,arum, habits, hardes, 

Tikdiitus , a , um , qui porte un manteau 
long. 

PAL/io/or ,-flri , être caché ou mafqué. 

P nliolatus , a , um , qui porte un capu- 
chon. 

'PAi.liolanm , en capuchon. 

Ex-PAiiio ,-arc, ôtcr le manteau. 



lAu2 

F.x-ï'M.Uaius , à qui on a ôté le manteau. 
Ob-Pal/w , -lire , cacher fous un manteau. 

i.Pallas, dis, mot â-mot, la Dcellè 

haliilice en guerre. 
TALlidius , a , um, de Pallas. 
FAhladium , la ftatue de Pallas. 

j. V KLudamentuni , i, cotte d'armes, 

hoqueion. 
P&Lladatu.'^ , a , um, — mentatus , a,um ^ 
vêtu d'une cotte-d'armes,d'un hcqueton, 

P E P Lurn , 

Voile , ce qui couvre. 

De l'Or tth^, Pla, couvrir, cacher, 
voiler, avec l'article Pe , fe forma 
le mot Pe-Plô , Grec & Latin, qui 
dclîgna d'abord tout ce (jui fert à 
couvrir la nudité ; i°. une robe , 
un manteau : de-là : 

Pe-Plum , i , ou 

P£-Pi.Kj, i , robe ou manteau d'étof- 
fes à fleurs ; voile de calice ou de 
femme avec la broderie ; pocle 
pour les morts ; houfle de cheval ; 
i". le voile d'Ilîs , de Minerve. 

I. PelAj , is , peau , fourure , tente •' 
en Allemand & en Anglois Fellj 
en Flamand Vel. 
PELlioi onis. Pelletier, foureur. 
Ptiliceus, a, um, de peau. 
FEdirus , a, um, habillé de peau. 
PelUcuIo ,-are , couvrir de peau. 
Ptilicula , te , petite peau , peau délî-i 

cate. 
De-PelUcuIo , -are , peler , enlever la 

peau. 
Eaïsi-PEiaT , at'u , éréfîpcle ; maladie, 
Tw-PEi/iy, m.f.le , n. qui a trois peau.x. 



,45? DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 1^64. 



SvT-FlLO , as , avi , a'um , are , filouter , 
dérober adroitement , fans qu'on s'în 
apperçoive. 

De Pei, penu, prononcé Phel ,Phil , 
vinrent ces mots : 

PHELLANDr/o72 , H ,Çi\\^enà\i\3.. plante. 

Phel/uj , i , tambour ; %° timbre d'horlo- 
ge ; 5". liégc , éi:orce d'arbre, 

Phil)t,i , ce , 8c 

PHiLura , £î , peau déliée , qui (c trouve 
fous la première ccorce des arbres , & 
principalement des tilleuls, de laquelle 
on fe fcrvoit pour écrire. 

a, Yiilus , eris , ) roifon , tondaille, 
YtUimen , iûis , S la peau & la laine , 
la peau & le poil , les feuilks des 
arbres; c'efl; le même que le Fell 
des Allemands. 
Vii-leiis , « , i/m , A 
VELierius , a , uni K de laines de toifon. 
y/Ehlerufas , a , um ,j 
j. Vel/ojIJ, Vvhfi, VvLfum,ere,àï' 
radier le poil , les cheveux , la 
toifon, & en général tirer, arra- 
cher i en Allcmar.d Fillé:«, écor- 
cher , ôter le poil. 
VtL.co , -are , arracher le poil , pincer, 

harceler., attaquer . critiquer. 
VEi/icatu.f , ùs\ V'ïLiita.-io , onis , pince- 
ment , aga.:emcnt, coup de rient. 
VLL,'i;r.î , a ■ l'avion d'arracher. 
yvLfus , a 1 um , arraché. 

Composes. 
A-Vf i/o ,-er«; , détacher avec force, 
comme quand on arraci^e le poil 
de la barbe, les cheveux de quel- 
qu'un. 
' A-Vui_//o, onir, l'aciion d'arracher, 
A-Vui/or, orii , arracheur. 



Con-Vfl'o ,-ere , arracher , tirer dthors , 
déraciner; i°. abattre , ébranler; 50, 
abolir , annuller. 

CoN-VuL;'îo , onis ; Con-VvLfa , orum , 

treiraillement , convulfîon ; 1°, boule- 
verfcmcnt. 

De-Vel/o ,-ere , tirer de force , arracher, 

Di-Vel/o ,-ere , arracher , féparer de for- 
ce, emporter. 

Di-Vul/Zo , onis , réparation , arrache- 
ment. 

Dr-Vuijor , oris , arracheur. 

E-VEt/j-ere , arracher , tirer d^rhors. 

E-Vui/îo , o/îij , l'aiSion d'arra'.her. 

In-Di-V'jl/L^ , a , um , inléparable ; i», 
qui n'eft point ieparé. 

PER-VrL/o,-ere, arracher, ébrarrlcr ; i», 
chagriner. 

Prje-Vel/o ,-erf , arracher auparavant. 

Re Vei/o ,-ere, arracher , ôter de force. 

Re-Vul/?o, onis , l'aftion d'arracher. 

S{}U-Y V Lj'us , a y um., arraché par-delTouj. 

3' 
Voùum , a , feuille, feuillage, guirlan- 
de-, c'cfl le même mot que Phel, 
écorce d'arbre, T?Hvilon, en Grec, 
chevelure des aibres. 
FoLJd'w, (I , um ; Fouofus , a , uœ. 

feuillu , couvert de f.-uilles. 
Vouatur.i , CE , fcui'iagi; des arbres. 
F iiiaceus , a, um , fait de feailies , fait en 
forme de feuilles. 

Fcii.-n'o, onis , l'aftion de poufTer dei 
feuilles, 

A-PiuDiZ, œ, niepues pailles, cri- 
blures. Ci n.ot dont on n'a donné 
quï des ciymologies ridicules , eft 
Iç Celte p/ous , p/oux , plcu^, 
paille , éccrce , ce que l'on jette 
de l'enveloppe des fru'ts. 
£nGr. Fhli^os &. FhhuSfécoicc^. 



j^6s DE LA LANGUE LAT. PAL,PcL u6C 



enveloppe , pjau ; en Efclavon , 
Polon. Boh. Plewa , paille ; en 
Brec. Pious , paille , les criblurts 
c]iie le vent emporte ; en Lang. 
Ptluui eft la première enveloppe 
de la noix. 

V\ius, i , poil. 
fiLofuS y a, um, poileux. 

Composés. 

CoM-Piio ,-are , arracher le poil ; i°. 
arraclier , extorquer, voler; 3^. 

compiler. 
CoM-PiLJror, oris , pillard. 
CcM-PiLJtici, onis , pillage , larcin. 
DE-Pii.o,-flri, arracher le poil, tondre , 

piller. 
De-Pii.:j , e, lâns poil. 
ExPiLO , -ire, dérober , brigandcr. 
Ex-PiLario, onis , pillcriL- , brig.indige. 
Ex-PiLjfsr, ans > voleur, concuffion- 

naire. 
jM-Pli/ij , i'-wi , chiufTurc , brodequins 

de poil foulé; i° rubans , cordons pour 

attacher les cheveux. 

S- 

Vii.eus y i i } bonnet , cliapeau ; aînfî 
Putaw.i, S nommés de ce qu'ils font 

faits de poils. 
Fiieolus ; Pit.eolum,i , petit bonnet. 
PiLfa'UT, a , um , qui a un chapeau ou 
un bonnet fur la tète. 

6. 
Ca-Pili«ot , » , & CA-PiLr.ttj,i , au- 
trefois CAP-PiLt«j, /72. <//»., poil 
de la tcre ; de Cap , tcte, &: de Pi- 
tus , cheveux , barbe , crinière. 
Ç/i'?iLltr , 'ori, avoir des cheveux, des 



fibres, des filets; 1*. uriner par jlli- 

mcns. 
CA-FiLlit:um > fi, chevelure, fibres , f I»- 

mcns. 
Ca - ?iLlanis , a , um , chevtlu ; plein 

de filïts , filaffeu.x. 
C^■PlLlntura , œ, coëtfure en trèfle. 
CA-Pidaceus , a, um , chevelu , fibreux, 

fin , dclié tomme des cheveux. 
Ca Pihtjgo, inis -, & CA-PiL/fl«ii»nrum, /j 

chevelure , perruque , faux cheveu::. 
C\-PiL/ar«, is , coèfFe de femme; pam- 

made pour les cheveux. 
CA-Pii./.7r;,r , e , qui concerne les che- 
veux , capillaire ; herbe capillaire- 

7- 
PiuMa , <E , plume donr les oifeaux 
(ont couverts; 1°. poil foler , pre- 
mière barbe. 

PtiMu/a , tse , duvet , la plus petite 
plume. 

P1UM1, j.r, ai'j , arum , ar? , s'empla- 
mer , fe couvrir de plumes , commen- 
cer à avoir ces plumes ; ip. broder, 

Plump/to, ir , ère, commencer à avoir 
di;s plnmes , s'em,.lumer , fe couvrir de 
plumes. 

Plvu ins , tts , qui commence à avoir de 
la plume. 

Pti-M'i/i. (I , um , de plume. 
Pli Mi-Ger, a, un. , qui cfl couvert def 
plumes. 

PtOMci/l/y, a , um y qui a beaucoup de plu- 
mes , fort couvert , ou très-garni der 
plumes. 

VvvMariu! , il , qui travajilc en plumes;. 
1°. brodeur. 

Pu Mariur , a , um , Ai brodeur , de bro-» 
derie , de chofe faite de plumes. 

Pi.uMiirf,'i.f , m.f. le , n. il , t^ul efl fait 
de plumes. 

?LiMa:um,i , vêtenient déplumes tf«*» 
fcau. 



i^Sy 



DICTIONNAIRE ETYMOLOG. 



14(58 



FtvMdtus, a, um, part, de Plumo, cou- 
ycrt de plumes ; i°. brodé. 

Composes. 
Plumi-Pej , edis , pattu , qui a de la 
plume jufques fur les pieds. 

Re-Plumij' , m.f. me , n. i J' , qui fe rem- 
plume. 

De-PlumjV , e , plumé , fans plumes. 

IM-Piumij , m.f, me , n, is , qui n'a point 
de plumes, plumé ; i°. qui n'a point de 
poil, pelé, 

V. 

PAL, main. 

De Pal, main, defcendirenc ces mots : 
I. 

1. Palpo ,-are; VALvor^-ari, toucher 
doucement , carelTer , flatter avec 
la main. 

TAtrum, i , carcfle , flatterie. 
Palp.i//i3, o/h'j ; — men ,niirns; -- mentutr.t'i , 

attouchement , careiïè de la main. 
PALPa'or , oris , flatteur , patelin. 
Ex-Palps ,-are , attraper par des carefTes. 
Ex - PALPanirfei nummorum , attrapeur 

d'écus. 
Scp-PAiPor, -ari, flatter, careiïcr, ca- 

joUcr. 

2. Pal^ , « , pcle , inrtrument de bois 
&c qui tient lieu de main. 

Bi - VAÙum , a , pcle à deux mains , 
hoyau. 

3. l?Aia-¥Kï.vus , i , Palefroi » cheval 
de main : de Pal, main , & Verc- 
dus , i , cheval. 

4. A-?itaJcus , cudis , monnoie prête 
à frapper : du Grec , A-PfiL<z/co , 
menacer, être prêt à frapper. 

2. 
VK\.aJlra, a , lutte , mot-ù-mot, com- 



hj.x. de mains; 1'*. place ou on 
lutte;?". Académie d'.xcrcices; 
4''. bon air , grâces qui en font 
l'cfiet ; 5 °. Deelfe fille de Minerve. 

^ Ahceflrita , œ , lutteur. 

PALaflricus , i , iilaitre de lutte ou d'A- 
cadémie. 

Vkhaflricus , a, um, qui concerne la lutte. 

YhL^flrkè , à la manière des lutteurs. 

A- Phiceflrui: , a, uin , qui n'a aucune 
adrefl'e à la lutte, qui ne Tait point lutter. 

3. 

PalmuIu, œ , datte , 1'. partie platte 
d'un aviron ; 3°. petite main. 

Palmuw, i ; Palmht, i, palme, haur 
teur ou mcfurc de huit pouces. 

VuLMofus &P'ALw//fr, abondant en pal^ 
miers. 

V/nMiilarius , a , um , rouge , ccarlatte » 
couleur vidorieufe pour orner le trioiu» 
phe. 

Palm^uj- , a , um , àe palmier , de datte. 

PALMetum, i , bois de palmiers. 

^AiMîirwm, a 1 prix d'une victoire. 

VALMarius , a , um , digne du prix; i»^ 
qui cft de la hauteur d'une palme. 

Palmi, -fire, lier la vigne aux échalas ; 
i°. imprimer la marque de fa main , flat« 
ter de la main. 

PALM/fo , -are , frapper fouvent du plat 
de la main. 

PktMirornim , ii , férule , coup du plat 
de la main. 

pAhMes, itis , branche de palmier, pal- 
me ; i". farment , qui doù porter du 
raifîn. 

PALMarus , a y um , fur lequel on voit des 
palmes brodées , ou pciites , en figne 
de vidoire ; 1°. où l'on a imprimé I4 
marque de la paume de la main. 

B I N O M ES. 

Pàlmi-Primww yinum , vin de fi- 



I4<f9 DE LA LANGUE LA T. PAL, PeL x^-jo 



gue femblable au vin de palme. 

PAiMi-Per , d';s , d'un pied & d'une palme 
de dimcn/îon ; i". qui a les pieds pal- 
més , comme les oifeaux de rivière. 

T.MMl-Pedaiis , e , dont les pieds font 
palmés. 

De-Paimo , -.7r? , fouffletttr, appliquer 
un coup du plat de la main fur la joue. 

4* 

A-P E L L , faire figne. 

i. Ap-PEilo,-are , faire figne de la 
main, appellcr j i*^. donner un 
nom i 50. réclamer; 4°. prendre 
à témoin i 5°. loUiciter; 6°. (bm 
mer, citer, allîgner , faire com- 
pliment. 
Ap-Pel.'.j/o , onis , l'afiion de faire venir 
par un figne de main , 8c puis l'adion 
de faire venir d'une manière quelcon- 
que , appel , nom d'une chofe. 
Ap- EL.';!'or, orii, appellant, 
Ap-PrL.'afiVo.f , a , uni , appellitif. 
Af-PiLi^corius , a y uni , qui concerne 
l'appel. 

Autres Compos e's. 

CoM Pei/o, tfre, appeller quelqu'un, 
lui adrefler la parole , apoftropher, 
reprendre , ccnlùrer. 

Com-Pel' io, o/î/r , blâme, répriman- 
de , l'adion d'adreiïèr la paroi» à quel- 
qu'un. 

Inteh-"el/o, as ^ avi, arum , are , inter- 
rom re , coupe la parole , détourner , 
troubler , importuner ; 1°. ibmmer , in- 
terpeller ; jo. prier. 

ItmiK-Pedaiio, onis , interruption , l'ac- 
tion d'interrompre. 

lKTER-PEL/.7ror , oris , -nix ■ icis , qui in- 
rerrompt , ^ui importune , fâcheux, im- 
portun. 



P E L L., éloigner , chafTer. 

I. 

Pexlo , is, pepuli , puljum, ère, chnC> 

fer , poulfer , éloigner. 
Pii/o/î/ii, x , DéefTg qui repouiïe les en« 
nemis. 

Composés. 

A- ?ELtes, is, qui poulie, qui chaiïe 
devant foi. 

Ap-Pei/o, is, puli, pulfum, ère. poufw 
fer auprès , aborder , toucher, s'appro- 
cher de terre, 

As-Pel/o, -ère, chafTer , écarter , éloi- 
gner. 

Cis-Pel/(5 , -ère , chaflcr au delà. 

CoM-Pri/j, ers, chaffer, contraindre;- 
preiïer , engager. 

Ds-pFL/'o, -ère, chafTer d'un lieu, rc- 
pouiïer , éloigner. 

Dis-^ulo , ère , jetter çà &là, difperfer. 

Ex-Pel/o , -ère, mettre dehors , bannir, 

Im Pfi/o , -ère, pouffer dedans , porter , 
repoufîer. 

Pfr. Pel/j, -ère , pouffer , engager par 
forre. 

Par PflM, -ère, pouffer loin, repouffcr 
bruf]uement, 

Re-P£l/<3 ,-ere , écarter, rejetter. 

2. 

Puiforare , 7 poulFer , frapper, heur- 
PvLto,-are , S ter , blefle, ; 10. tou- 
cher des inftrumens de mudque. 
Fvhfus , ùs , battement , agitation, pouls. 
FvLfatio, onis , choc , frappement. 
P' LCzfor , ovis , frappeur ; i". qui joue 

de quelqu'inflrument 3 cordes. 
Vvtrabulurtt , ; , archet , baguette pour des 

inftrumens. 
Ti'i-Juofus , a, um , plein d'agitation , qui 
caufe des élancemcns. 



,471 DICTIONNAÎR 

Composes. 

Ai'-'Pv^ fus, a , um, parc, à' Appelle , 
abordé , amené , entré , poulfe au 
porr. 
'At-VulÇ'as , tis , abcrd, arrivée. 

CcM Put/o.-are, heurter contre quelque 

choie. 

Dr-Fut-JatiO , onis ; De Pul/:o , onh , 
l'adion de repouflcr , d'éloigner. 

De- ul/o ,-aTe , bannir , chaiïer. 

DE-Pi'iJor, ons , qui repouffe , qui re- 
jette. 

De ?vifu?n , i , conjuraûon , exorcifme 
pour détourner. 

Ex-Pii/.i'ut ; & Ex-PuL/Ii^ , mis de- 
hors , chafTé. 

Ex Puu/m , en renvoyant. 

Ex PiiL/b , -are , faire tenir , renvoyer. 

Ex-Pi hfor , oris ; E\-?vurix , icts , qui 
chnfFe , qui éloigne. 

ïu-?uiJio, onis; Iw-Pct/uf , ùs , l'aftion 
de poufîer , choc , induâion , foUicita- 
tion. 

iM-Pci/or, oris, qui excite, qui induit. 

PRO-Pcifflrfo , o.rs , j l'aftion de repouf- 

Pro-Pul/îo , onis , > fer , de pouffer 

Pro - Fvifus , ûs , J devant foi. 

Paô-PuL/aror, oris , qui rcpouffe. 

PB.o-PcL/à,-are , repouiïcr. 

RE-Pia/a, « , refus, oppo(îtion. 

Re-Pui/ux, ùs , rcfléchiiïement , réfle- 
xion , l'aftion de repouffer. 

Re-Pul/o are, rcpouffer. 

Rfi-Pui/ator , otis , qui repoufle. 

Famille Grecque. 

(ZATU'VvLia , œ, machine à lancer 

des javelots. 
CAïa-VvLTarius , ii , Aroalêtrier. 
CAra-Pvnarium PiLum j matras 

d'une arbalète. 



E ÉTYxMOLCG. 1473 

VI. 
PAL, 

Pile. 
PALtidus, a, util, qui n'efl pas brij- 
lant , qui eft blcme. 
PxUidulus, a, um , un peu blême , u.l 
peu blafard. 
?ALlor , ons , la pâleur. 
PAteo, -ère ; ?ALltfco, -ère, pâlir , det; 
venir blême. 

CoMPOS ES. 

Ex-PAL/.o,-m, ?bi^„,ir, pâlir. 
Ex-PAL/e/co,-cre, -. 
iM-PAL/eo ,-ere ; 1m.-? Ailefco ,-ere , pâ-^ 
lir deffus. 

lM-?.Mii^us,a,um,que rien nefaitpâliri 
PEB.-PAL;i(fur , fort pâle. 
St'B Fr.Li.dus , a , um , un peu pâle- 
Svv-?Ai.lidè, d'une manière un peu pâle; 
SuE-pAL/e/ro ,-ere , pâlir un peu. 
Ofl-PAi/eo, -ère, devenir pâle. 

P UL , noir. 
Par oppofitioa à Bel , , Pl'l , beau , 
brillant , Pull ilgnifia trifte , fom- 
bre, d'où le Grec Pî.los , noir, & 
ces familles Latines. 
I. 
Pu lIus , a,um, brun , noirâtre ; i'.' 

couleur de deuil. 
?vdigo , inis , couleur tannée , enfumée. 
FvLhtus,a, um , brun ; i®. habillé^ de 
deuil ; 5°. homme toujours habillé de 
noir ,• 4°- homme peu riche, 
DE-?vLlatus y a , um , qui a quitté Is 
deuil. 

z. 

Plumbwot , i , plomb , forte de mé- 
tal i iO. baie de plomb ; 5 *. tache 

de 



1473 DE LA LANGUE LAT. PAL,PuL 1474. 



de couleur de plomb qui furvienc 
à l'Œil. 

Piumb:^o , /n;,f, veîne d'argent mêlée de 
plomb ; i". couleur plombée de certai- 
nes perles ; ;o. grande per/îcaire , plante ; 
40. Plombagine , mine de plomb dont 
on fait des crayons. 

Plume îr/uj > ii , plombier. 

PLuMBijn'i/j , a , um , de plombier , qui 
concerne le plomb. 

TtvMBatx , a , baie de plomb. 

PtuMBar/o, onïs , & 

Pn'MB.ifur.i, «, foudurc ; i". l'adion de 
plomber, 

Pn'VB^fuj, a y um , part, de Plumbo, 
TuMBeus , it , um , de plomb , qui tient 

du plomb; i*. plombé, livide ; 50. lour- 

daut , pefant , lourd, ftupide ; 4", qui 

rend pefant. 
Plumbo/ùj, a,um, plein de plomb , où 

il y a beaucoup de plomb. 
Pll'mbo , as, avi , a'um , are , plomber ; 

î°. couvrir ou revêtir de plomb ; j°. 

fbuder. 

Composés. 
lAp-Piu.MBa/ttrrf, «, fouJure, 
Ap Plumbj , as , avi , arum , are, (ouder, 
plomber , lier , joindre , attacher , arrê- 
ter avec du plomb. 
Im-Plumbj , as , avi , atum , are , foudcr 
ou plomber , mettre le plomb , fccller en 
plomb. 

RE-Pn-MBor , aris , arum fum , ari , fe 
plier comme du plomb. 

Ri-PLVMBatio,onis y l'adion de dcfTou- 
ëer. 

Re-Ph MB3 , as, ai'i, atum, are, def- 
fouder, 

VII. 
PEL, PUL, 

Boue , pouiïiere, 
I. 
i.PtiAM/j , iJis , jeune tlion qui ne 
Orig. Lat. 



palfe pas un an, poijjln de ruer' 
En Grec UnXaiMi;, de Filon , boue* 
1. Pel-Arg//j, i, cicogncjoifcau blanc 
qui fe nourrit d'animaux qui vivent 
dans la va!è , dans la fange : du 
Grec Akgos , blanc, & Pelo« , 
limon. 
P£L-AR.c;cuf , « , i^/7! , de eicogne. 

2. 
\.V\jila,ef, terre légère S: friable. 
1. PuLvzj, Vi:ru , poudre, pouiïiere; 
i*^. champ de bataille, lieu du 
combar, lice , carrière. 
Pi'LVcTD , as , avi , arum , are, cafler les 
mottes de terre féche pour faire élever 
une pouflicre , qui s'attachant aux rai- 
fins , les faffc mûrir ; z". rouler dans la 
pouflicre , remplir de poudre ; j". être 
poudreux , plein de pouflîere. 
"PvLverario , onis , l'adion de caffer les 
mottes de terre féche pour faire élever de 
la pouflîere- 
Vvhverew! , a . um , de poudre , de pouP. 

fîcre , plein de pouflicre . poudreux. 
FvLvsri-^dtus , a , um , pulvé-ifé , mis en 

poudre. 
Pviverulenrus , a , um , poudreux, plein 

de pouflîere ou de poudre. 
VvLViftulum, i , &. 

PuLViffu/u-f , i, pouflîere fort menue, 
fort fine ; i". pouJre à nettoyer les 
dents, 

3. Puiveraucum,i , large (le que fai- 
foienc faire le^ Généraux d'armée 
aux elclaves qui s'cnroloient. 

4. PvLvinu/us , t , dimin de 
PviYtr.us , i , carreau , couche , 

planche de jardin -, 1°. terre éle- 
vée entre deux raies , 5 ". jettce de 
pierres , môle , digue qui couvre 



DICTIONNAIRE ETYMOLOG. ,47^ 

Pa NNiciiZaria, orum , hardes des prifon" 
niers , ce qu'ils apportent dans les 
prifons ; celles de ceux qui font exécu- 
tes a mort , qui appartiennent au bour- 
reau ; voyez Ventrale. 

PAUK-fras, aiis, guenillerie. 

Pan^o/ut, a, iim , couvert déguenillés, 
vêtu de haillons. 

Fannofa fex , lie chancic , ou couverte 
d'une peau épailTe. 

FA^îijceus , a , uw , Se 

PAKuucius , a , um , couvert de guenll- 
lons , vêtu de haillons ; i". rapetacé , ra- 
piéceté ; j". flétri , ridé , plein Je nies, 

MuLiipannucea, pommes ridées , Héiries. 

PM^ucelhi , a ■ 

P^tiucetlium , a, l 

P>- ti.iciium , n , 

PaViuCuLi , (g , 

PAK,,culum , i , 
PAiiuela, a , 
PMtuelium , ii , 
Panu/.!, a, 

PAKulid. X. 



un port ; 4°. poulain , aflembbge 
de pièces de charpente pour traî- 
ner des fardeaux. 

TvLviniioriuSfii , lit de gazon dans un 
. jardin ; carreau , couche , planche de 
jardin. 

VvLvillus , i , petit couiïin , petit oreiller. 

TvLvinar , aris, & 

PuLvinarium , ii , oreiller , couffin , tra- 

verfîn ; i^, temple. 
TvLVinaris , m.f. re , n. is , de couffin , 

d'oreiller; i". de petit lit. 
fvLvinitu.ç , a , um , fait en forme de 

couffin , en manière d'oreiller. 

Composes. 
Ïm VviYÏs, eris, où il n'y a point de 
poufiiere. 

Dr-Pi)Lvro, aj, arf, mettre en poudre. 

"Dis-PvLVem , as , avi , atuiii , ,îre , met- 
tre ou réduire en poudre , pulvériier ; 
■2.°. égruger. 

RE-PtLVero , asi are, repoudrer , recou- 
vrir de poudre. 

PAN, 
Etoffe , tiflu. 
Ban en Orient Pan en Celte, figni- 
fie confiruire , fabriquer : en Gr. 
VEisM/iai , travailler. Pînoj , an- 
ciennement Panoa, tilTu, toile; 
d& là cette famille. 
Pannw/w , i , &c 
PANNWi , i , drap , ctofFe , linge ; 

2°. chi.*ion , drapeau, lange. 
TAKiiulur , i, dinàn. de Vannus. 
TAi'NTularius , a , uni, qui concerne les 
étoffes légères. 
Pann.u./uj-, ) , étoffe légère, fine , délice, 
mince ; ;°. ciiiifon, drapeau PueniLon , 
haillon , guenille. 
PANni-Fici j, 1 ; Pimiarius, ii , Drapier; 
1°. ouvrier en drap. 



Navette de Tifllrand, 
bobine chargée , fu- 
feau qui ell pleia ; 
quenouil.ée, quenouil- 
le chargée, i». bubon, 
tumeur. 



PEN, 

Face , élévation. 
De P , Ph, bot.che, le forma Pen, en 
Or. P^tN, qui réunit ces diverfcs 
figiiiHc, fions. 

i^Face; i''. afpedl ; 5°. é'é- 

vation ; d'où; 4**. iuperficie ; 5°. 

profondeur ; 6°. intérieur : ce qui 

donna lieu à nombre de Familles. 

I. 

PEN, adverls. 

De Pi N , face , afptél, (ê forma Tadv. 
Latii Pen e , qui figiiifie presque ;, 
mot- d mot ce qui a déjà l'aipeâ;,. 
l'apparence , qui tffi( ure , mais 
qui n'cfl; pas exadenient la chofe. 



1477 DE LA LANG 

Penj, adv. prefque, quafi. 

VEnipmê . aiv. Penijfimé me psrâu'.h , il 
ne s'en efl fallu prefque rien qu'il ne 
m'ait perdu , il a failli à me perdre. 

Pïn-In/Î;/.; , œ , peninfiilc , langue de 
terre qui avance en mer, prefqu'ifle. 

Vtn-Ui.-timus , a, um , pénultième yavant- 
deraier. 

II. 

P E N , prcpolîcion. 

De ce même inor Pin, fignifiant af- 

pe(5t, regard , le forma la prcpofi- 

tion Latine , 
PfN- is y en la difpofition , au pouvoir, 

en la puillànce , mot-à-mot , eela 

efl: regardant tel objet. 

Pen Es te ciilpa ejl, ( mot-à-mot, 

cette faute efl: regardant vous), cette 

faute vous regarde, on ne peut s'en 

prendre qu'à vous. 

III. 
PEN, intérieur. 

De Pen , intérieur , le dedans , vin- 
rent ces diver^s Familles. 
I. 

PENdJ , ^r/j, logis , maifon; lo. fa- 
mille. 
Vtvaria., œ, ou 

V-BKarium, ii. Se 

Fmarius, H , office , dcpenfs , garde- 
manger , lieu où l'on ferre les proTifions 
d'une maifon. 

PcHsriuj , a y um, qui concerne les provi- 
sions d'une maifon , l'office , la dépenfe. 

PEN.ttor, oris , celui qui porte la provi- 
fîon de bouclie , pourvoyeur. 

PiN.;fey , tium <Sc tum , Dieux Pénates . 
Dieux du foyer , Dieux domcftiques , 



UE LA T. PAN, PeN 1478 

Dieux particuliers à chaque famille ; 
2°. logis, maifon. 
FtNari-Fer , a, um , ou 

PFN,7,'i-Ger,a, um, qui emporte fcs Dieux 
Pénates. 



r. Vtmtùs, adv. bien avant , iufqu'aa 
fond , à fond , profondément , 
entièrement , tout-à-fait. 

PEN/fu.r (z, um, intérieur, qui efl au dedanj ," 
au fond, dans le fond. 

Pfn ^rra/e , is , le lieu le plus retiré d'un 
édifice. 

Vmatrdis , le , n. is , qui fc fait au- 
dedans, dans l'intérieur de quelque édi- 
fice; 10, intérieur, qui efl au-dedans. 

i.?Etiitrabiiis, m. f. le, n.is, pénétra- 
ble , qu'on peut pénétrer; 1°. qu'on pé- 
nètre , qui perce , perçant ; j°. qu'on 
peut découvrir, qu'on peut pénétrer, où 
l'on peut pénétrer ou aller. 

pENsfrfl/iiU, aàv. plus avant , plus inti- 
mement , en pénétrant davantage. 

PENerri2r;o, onis , pénétration. 

Psnetrator , oris , qui pénètre , dont l'ef^ 
prit eft perçant. 

FEiistratus , a , nm, part, de 

Fittstro , as , avi , atum , are , pénétrer j 
percer , entrer dedans , paffer au-delà ; 
z°. toucher intérieurement. 

iM-PEîietrabilis, m.f, le, r. ir, impénétra- 
ble , qu'on ne peut percer , oii l'on ne 
peut entrer. 

iM-PENctra/s, is , lieu où il u'efl pas per- 
mis d'entrer. 
3. Pen/'j, is , la queue aux animaux. 

PEN/fuj , a, um, qui a une queue. 

IV, 
De Pen, élevé, qui s'élève, fè for- 
mèrent ces Familles. 
I. 
Penn^j^p, grande plume d'oi.'eau ; 
A 5 ij 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 148a 



ii7P 

2 ^. aîle ; 3 °. crédit , autorité. 
Tinmila , œ. , àïmïn. de Yenna. 
PEMN.îfuj, «, uv/, qui a des aîlcs , aîlé ; 
1". empenné. 

Binômes (Se Composes. 

PïNNi-G^r, <î , KOT,quiades ailes» 
aîlé : 1°. empenné. 

p£NNi-Fic9, as , are, donner des ailes. 

Penni-Ps^, edis, on.n.gen. qui a des ailes 
aux pieds ; ^°. furnom de Perféc. 

Penni-Pote/îj , ns , omn, gen.qni a l'aile 
forte , qui a de bannes ailes ; »°. oifcau. 

Dis-Plnmo, is , ère , étendre les bras com- 
me un oifcau les ailes. 

Bi-Pinwi\f , m.f.ne, n. is , qui a deux 
a -le s. 



PiKN4 , ^ , groiïe plume d'oifeau i 
1°. nageoire de poilTon-, 5°. cré- 
neau de muraille ; 4°. tente ou 
pIumalTcau pour les plaies 5 50. ai- 
grette qui le met fur un cafque ; 
6°, marche d'orgue; 7*>. nacre, 
forte de coquillage de mer; 8°. ef 
pece d'iiuitre. 

PiNNu/a, ce , petite plume. 

Pititiatus, a , um , ailé, qui a des ailes , 
qui a de grolTes plumes, ou des ailerons, 
des nageoires; le. crénelé, qui a des 
créneaux; 3°. dentelé, 

PiNNccii/um , i , pinacle , faîte. 

Binômes. 

PiNNi-Ftr ,a,iim,^ 

PiNN;-G?r , a , um t aîlé , qui a des ailes 
eu des ailerons , des nageoires. 

Pium-Rapuj 1 a ,um , qui tâche d'empor- 
ter , d'arracher l'aigrette de defTus le 
cafque de Con adverfairc. 



PiNNOTERM .cf , forte de petit poitTon , 
qui vit avec la nacre dans fa coquille. 

3- 
?wus , i, pin , ar^re , z*. chamepit , 

plante. 
PiNfl^ cava,Pinaffe, forte de bâtiment 

de mer. 
PiM-AsTer , trï , pin fauvage , trJre. 
Pivea, a, voyez Pinus ; z°, pomme de 
pin. 
Ymetum , i, lieu planté de pins , héron- 
niere. 
Viveus , a, um,ie pin. 
Pinei nuclei , des pignans , forte d'aman- 
des qui fc trouvent dans les pommes de 
pin, 

Pinealis , is , la glande pinéale. 
PiNi-Fer , a , um , qui produit des pins. 
4. 
I. Vi^icillum, i , tente à mettre dans 
une plaie , plumafleau , 1°. pinceau. 
VEmcillus , i, pinceau ;i«. tente pour les 
plaies; ^°, drapeau, avec lequel on les 
elTuic , comprefTe , broffe, 
Pztilculum , i , ou 

Ysniculus 1 i , yoyezPeniciUum & Peni- 
cillus ; î". torchon , broffe , vergette , 
décrottoirc. 
1, Vitiula, œ, manteau, cafaque i 
2 0. chape d'une machine, chapi- 
teau d'alembic. 
?Et>ularium , ii , armoire à ferrer les maix- 
teaux. 
PEmlatuSya, um , couvert d'un manteau; 

enveloppé d'une cafaque. 
Pstiiculamentum, i, vieux lambeau , gue- 
nillon. 

V. 

PEND, PENS, 

tenir en fufpcns. 

De Pen , élevé , fe forma la famill» 



ï48i DE LA LANG 

Pend, Pens , &;c. qui défigna touc 
ce qui eft en fulpens , lulpcndre : 
examiner, pcferj &c. 
j. 
pENDtfc, es , pependi , penfum , dere , 
pendre d'en haut ; i"*. erre pendu , 
accroché ou fui'pendu ; 5°. dépen- 
dre , être fujec ; 4°. être en douce , 
en balance , en fufpens. 
pE.ND'^g-a , inis , rideau , voile qu'on tiroit 

devant les ftatues. 
Pend Juj , a, un, quï pend , quî efl pen- 
du ; z". qui cH en lufpens. 
Ap-PENDifuia , ^ , dcpend.incc peu con- 
fidérable , petit accelTaire. 
Ap-Pendi'.v, kis , le précédent eft (on di- 
minutif-, ce mot (îgnifie tout ce qui eft 
attaché à une chofc , qui y pend , qui en 
dépend, accefToirc , dépendance. 
Pen/Î/j , a um , pendu , attaché. 
P£NS!7ir,e, qui pend , qui efl élevé en 
haut. 

Composes. 

^ntc'-Pend«/«j , a, um , atracnc , 
tiré , qui pend au-devanc de quel- 
que chofe. 

Ap PrNSiiX , e , um , qui cfi élevé en 

haut , attaché. 
De-Pend;o, -ère , être fufpendu , pendre 

de , dépendre. 
De-Peîjdi^/w , a , uttz , qui pend , qui efi 

fufpendu. 
Im Peudm , -îre , panchcr dclTus , être 

fur le point de tomber , menacer. 
Im-Pï-jdu/ux , a , um, qui pend au-dcflus. 
Inter Peusïvus , a , um, fufpendu entre. 
l^JTER-p£Ns;Va , OTum , potences pour fou- 

tenir. 
iNTER-PENoii/zn , a , équilibre. 
PER.-PEMsi/fx ,e, fort léger. 
fiR-Fitisilitas , aiis , iégcrçté. 



V E L AT. PeN 1482 

Pa^n-PruDr» ,-erf , pendre au-devant. 
Pe.o-VEfineo ,-ere , pendre droit en bas; 

1°. avoir dï l'inclination , du pencliant- 
Vxc-FtKDuliis ,a,um,qui pend par devant. 
Pb.o-Pivsii! ,a , um , qui panche pour , 

enclin , qui a du penchant. 
? RC-? EUS io , on is ; Pao-PENSfraJ-, atis , 

penchant, pente, afFeftion, 
Pro-Pens;;, avec penchant , avec incli- 

naiîon. 
^iiKà-PzhVulus , a , um , qui pend par 

derrière. 
SiPiR-PENCfo , -ère , panchjr ou être 

pendu au-defTus. 
SiiPtR-lM-P£NDerr , tis, qui panch.e def- 

fus , qui pend au defl'us. 

1. 

Pendo , is , pependi , pinfnm , erg ^ 
peftr; 2°. examiner, confidércr, 
ptilcr ; 3°. fâtisfaire à ce qu'on 
doit, payer , parce que l'argent fe 
pefoit , fur-tout dans l'origine. 

Composés. 
Ap-Pf.ndo ,-tfr^ , pefèr , donner au 

poids ; 1°. examiner. 
CoM PEKDjum , a , épargne quelconque , 

intérêt , lucre ; 1°. abrégé , raccourci. 
CoM-PEND/'q/uj, a,um; CoM-PEfiDiarius ," 

a , um, abrégé , raccourci , qui épargne > 

qui ne dépenfe pas, 
CoM - PENDi.-iria , « , chemin plus court r 

épargne, le contraire de Im-Pend/w^, 
CoM-P£ND/«n'o , en racco<urci. 
CoM -['iHDÏ-Facio , -ère , épargner , faire 

plus court , ne pas dépenfer. 
De-Pendo , -ère , pefer ; 1°, payer. 
Ex-PtNDij, -ère, pcfer, payer , confîi 

fidércr. 

Im-Pendo, -ère, dépenfer, employer. 
iM-PENBium, n, dépenfe , fraix. 
Im Pekd/o/w , a , uvi , qui caufe de 1» 

dcpcnie. 



14S3 DICTIpNNAIR 

Im-P) KD.'ô , beaucoup , confidérablcment. 
Magni-Pindo , -fre , faire grand cas' 

eftimer. 
Flocci-Pindo , -ère , n'cflimer en aucune 

manière , méprifer. 
Parvi-Pendo , -ère, prifcr peu, faire peu 

de cas. 
Ris-PiNDO , -ère, dcpenfer , employer , 

occuper. 
Dis-Pemd/uw , fi , dépenfc , défavaritage, 

perte , change. 
Dis-PruDio/ùj , a, um ., dommageable , 

nuifible, 
Fer-Pekdo j-ere , péier , examiner avec 

foin. 
PtK-VruDicidum , i , plomb , pour mettre 

de niveau. 
TiR-'PTKDiculiitiis , a, iim , mis à-plomb. 
FlR-VhiiD:iiilator, oris , qui met à-plomb , 

qui nivelle. 
PrR-P£NDifi//jri£fr, en v-lroite ligne, de 

ha.t en bas. 
Fer - FïnDkuUris , e , qui cft à-plomb , 

nivelle. 
Pro-Fekdo ,-ere, peler , examiner, 
Rl-r ENDo , -ère , récompcn:cr , payer de 

nouveau , rendre ; mot-à-mot , pefer de 

nouveau. 

5- 
I . pENSKi , a, um , ( moc-à-moe, pefc, ) 

eHiniable , incéreffant. 
TïiiSum ■ii, mot-d'inist -, chiCe pefée ; i°. 
' tâche, beftgne à faire, & qu'on avoit 

peféc; en particulier quenouillce ; 5°. 

au figuré ,foin ,fôud. 

t. Penso , -are, péfer, examiner de près; 
1°. compenfer , réparer. De ce mot eft 
venu le verbe f enfer , réfléchir. 

VtvStuidiiS , a, um , qu'il faut péfer , exa- 
miner ; i^. qu'il faut récompcnfer, 

P£MSi!«j , tis , omn, g^en.qui pefc ; 2.°. qui 
récornpenfc ; 5°. qui fait une compenfa- 
tio;i ; 4®, qui examine. '' 



EÉTYMOLOG. 4184 

Peisado , onls , ccmpenfation ; i». exa- 
men. 
Psi^sator , oris , qui pefe; qui examing. 

3. PENSifOj-are , confidérer fouvent , com- 
penfer , fuppléer ; i°. payer annuelle- 
ment. 

ï'EKsirator , oris ; Pc^sfrarri-Y , icis , qui 
pefe , qui examine, qui fiipplée. 

PENs/farfo, onis, payement annuel;*^, 
réparation d'un tort ; 3". récomPENSe. 

PEMsior, ius , plus cher , plus précieux. 

4. Pens;o , onis , le poids d'une chofe ; 
z°. payement ; 3°. l'adion de pefer. • 

Ptmion.irius ■, a , um , celui qui eft oblige 
de payer , peniïonnairc. 

VEHsiuncu'.a , ce , petite penfion. 

Pens/cu/o ,-ire , péfer , faire attention à. 

PENS/cu^afor , oris; Pmsiculatrix , icis t 
qui péfe , qui examine. 
PENSTu/un'j , onis, l'adion de pefer, d'exa- 
miner. 

FEtisiculatê , avec examen , en perant. 

PENSù-ror, oris , qui péfe ,qui examine. 

PENSiîfitf, onis, examen , compenfation. 

Composés, 

CoM-P£NSo,-i7r<;, Contre-PEser, Com- 

PENser, égaler , remplacer. 

CoM-Prusafio , onis, récompenfe, dé- 
dommagement. 

DE-pEfisuj-, a, um , pefc , payé. 

Dis-Penso , -are, adminiflrer , départir , 
ménager. 

Dis-PENSafor, Oris, Intendant, Tréforier. 

Dis-PEKSiirio , onis, gouvernement, éco- 
nomat. 

Ex - PENSa ,œ; Ex-Pensu772 ,i, dépen- 
fe, fraix. 

Ex-PfNSû , -are , dépcnfer , mettre en 
dépenfe. 

Im-Pe«sî, ce, dépenfc, fraix. 

ifA-F£tisus , a , um, grand , extrême , 
cxcclfif j 1». à charge. 



DE LA LANGUE LAT. PAR 148^ 

TRi-PoNDjum , ;; , & 

Tri-Pomdo, int'écl. le poids de trois livres, 
trois livres pelant. 

CtnTuin-?o-iDlum , ii , poids de cent li- 
vres, quintal ; i». péfantcur fans nom- 
bre , indéfinie. 

jEQui-PoNDiu/H , ii ^ contrepoids, 

C O M POSÉS. 

CoM-PoND^ro ,-a?i;, contrebalancer,' 
DE-PoNDero ,-ars , pcfer. 

Piv-î-PoNDfrOj-jrff, pefcr avant; z°. exa- 
miner auparavant ; 3», préférer ; 40, 
pefer davantage ; $",. balancer avec. 
SuPER-PoNDero , -ars, pefer cxadement.-' 
SoPER-Ponniurn , ii , ce qu'on donne par» 
deffus, fur-poids , bon poids, 

PAR, 

Produire. 

De Par. , produire, vinrent diverfes 
Familles. 

r. 

I. Par , Paris, une p.iîre, un cou- 
ple, une couple , deux. 

Pa«. , Paris , omn. gen. pareil, égal , qui 
ii'eft différent en rien , qui égale. 

!. PsR/jfio, onis, quittance ; •.". égalité 
qui fe trouve entre la dcpenfe & la re- 
cette d un compte. 

?p.Kiator , oris , dont le compte efl en 
bon état , comptable dont la dépenfe 
ég.lc la recette. 

5 Par. ;ir , m. f, le , n, is , égal , pareiJ ," 
femblable. 

Parî/Ùîi , atis , ég.îlité. 

Pa R/iiter , adv, également , avec é.-:;a!it^. 

Par'o , as , avi , arum , are , éçiîer la 
dépenfe de fes comptes à ia recette. 

P.\Kifuinus, a , um,pour Pflri/j!/nu.r, fupcrl 
de Par. 

Pf,Ki:er , adv. enfemblc , avec ; i°. éga- 
lement , pareillement , remblableracnt. 



.1455 
lM-P£HSe , avec dépenfe, z". beaucoup 
ÎM-PTns:bilis , e , qu'on ne peut affez pé- 
fer, examiner. 

Fer-Pesso, -are , confidérjr avec foin. 
PtK-pEVSatio , onis , examen fort exaft. 
P£R-PE(Jsè, en examinant attentivement. 
Re-Pfnsux , a , uni , pefc de nouveau. 
Re-Penso , -are , payer , récompenfcr. 
Si'PER-lM-PENDrr, -di. Ce denner pour , 
être employé pour , payer pour. 
Dis-PENïiifùy, a , ujit, dirpenfc. 
Ih-DlS-PEnSatus ■, a , uruy immodéré. 



PoNDHj, tris, grandeur, élévation, 
importance, crédit; z®. poids, 
pelanteur, balance; 30. charge, 
fardeau; 4°. peines, embarras ; 5°. 
grand nombre. 
Fo^Dufculum, i , contre-poids, 
PoKD ) , indéct- poids d'une livre Romaine 

de Jouie on^es. 
PrNi'fr/'-.u , fil- ; Po>iDirofit.}S, tis, gra- 
vité , pefanteur. 
PcNDTf) , -:jre , pefér ; 1°. examiner. 
PoNOfrjror, oris, qui pcfe. 
Pond r.itli , onis aû'nn de pefer ; i" le 
prix , la phi": grand h luteur de prix à 
laquelle une choie puiffe.monter. 
PcKD'.ilus, a, Uiii , important , de poids, 
pefant. 

Binômes. 

Assi PoND/a7i , n , poids d'une livre 
Romaine, qui n'eft que de douze 
onces; une livre pefanr. 

Dl -P isDium , Ht') une chofe quelcon- 

Di-PnrDuj , ij, > que , qui pefe dïux 

Dv-Pf ^oiuw , ii, J livres ; 1°. poids 

de deux livres ; 1°. monnoie de deux 

livres de valeur ; 4°, mefure de deux 

pieds. 

Di-Pc>!D(.?riiv.r , a,um; Do-PoNDiflriuj, 

IL yUSi ,4a poids de deux livres. 



I4S7 DICTIONNAIR 

Composés. • 
CoM-PARiVw , U , is , égal , femblable, 
de même. 

Dis-Par , avis , omn. gen. différent , dif- 
femblable , divers, qui^ n'eft point pa- 
reil ; 1°. difproportionné , inégil. 

Dis-Par^ho, o/iù , différence , diverfité; 
1°, (éparation. 

Vifçarxtio procreatlonis , différence de 
produdion. 

Dis-PARili; , m.f. k,n. voyei Difpar. 

Dis-PAR.Tiir, a , um,p.irr. di Difparo , 
réparé , divifé ; i". contradidoire , con- 
traire , oppofé. 

Dis -Par fin , orum , chofes qui fe di<- 
tln^uent cntr'ellcs , qui font différentes 
en quelque chofc , fans être abfolument 

oppofées. 

■DïS-?AKiUter , aàv. différemment , di- 
vcrfcment , d'une façon différente, d'u- 
ne manière difproportionnée , inégale. 

DiS'PAR.im7n, i, propofition contradic- 
toire ; ^°. coniradlâoire, oppofé. 

DiS-Paro , a-5 ■> avi, atum , are , divifer , 
Icparer ; i°. dccoupler , dcfaccoupler , 
dèrappareiîler ; 5^ diverfitier; 4°- être 
diîfemblable. 

Pro-Dis Paro, as.,aû , atum, are, dé- 
régler. 
Im-Par , aris , inégal , qui n'eR point 
pareil ou proportionné ; i°. infuf- 
fifant , incapable , qui n'a pas la 

force. 

lM-PARi/i^ix,«f/s, inégalité, diverfité, 
variété ; i". folécifme. 

lM-PAR!ter , adv. inégalement, d'une ma- 
nière inégale. 

Si.p-Par , aris , omn. gen. prerqu'cgal , 
contemporain. 

II. 

pAT?«i,"^>ayeul,pere, mère, ou 



E ÉTYMOLOG. 1^88 

autre parent fupérieur de qui on 



tire Ton orio-ine ; 2' 



fondateur , 
inftituteur , auteur , inventeur ; fon- 
datrice. 

?\ReniaUs , m.f. le , «. is , de Tes aïeuls , 
père , mcre , &c. 

Parentales dies , jours des funérailles des 
aïeuls , perc, mère , &c. 

?AKentela , œ, parenté , famille. 

VAci,entes , um , aïeul?. 

VAKentalia, jum , funérailles des aïeuls, 
père , mcre , &c. 1°. feftins qui fe fai- 
foient aux funérailles des aïeuls , pcre , 
merc , &c, 

PM>.ento i-are ;-t(5r, cri, rendre les der- 
niers devoirs à ceux dont on tient le 
jour. 

Pari-Cid! Quûefiores, Juges du Criminel 
à Rome. 

PARenfi-CiD;T, a, parrlcide;de cœio , tuer. 

Famille Grecque. 

P R A pour PAR. 

^Ahxis , is , pratique , adion , ufage , 
exercice. 

PRACTJia , « , ou 

PR'.cTi'ce , es , pratique. 

Practïcuj , a i-um , qui con/îfte dans l'ac- 
tion , qui agit , aaif , qui concerne l'ac-i 
tion ; 1°. pratique. 

PRAGMafica, œ , Conftitution. 

Pragmatica. Sanâio, Concordat. 

PRAGMaricwm , i , adc public , affaire 
d'Etat. 

PragmiI»Vw, i , répétiteur de Droit; 1°; 

praticien; j». foUiciteur de procès. 

IV. 
PAR, mettre au monde. 
I . PARiC , is , peperi , tum , itum , 
ère , produire , engendrer , accou- 
I cher i 2°. caufer, acquérir. 

PARruj, 



i.l8p DE LA LANGUE LA T. PAR 



PARfax , a , uni , né , mis au monde ; i°, 
acquis. 

PARifo, oris , T renfantement , les cou- 

P/iB.ritudj.,ir,is.f clie5;i''.r.!âioa deinet- 

Partkî , ûr, r tre bas, de f.;ire 'es pe- 

PARTur.2, cf, ) tiis ; 5°. l'enfjnt d'une 
femme ; 4». la ventrée des animaux ; 
î". la produftion des fruits, les fruits; 
6°, la ponte des oifeaux. 

FAKtiinda, ce , la DéclTc de l'accouche- 
ment. 

V^R'umeius , a , um , qui accouche facile- 
ment. 

PARrurw, -/>« , être en travail d'enfant; 
2°. accoucher ; 3^. produire , faire 
édorre. 

Binômes, 

Dei-Par2 , iB , qui enfante un Dieu. 

Poer-Perux , a, um 1 qui fait accoucher. 

Pi'ïr-Perî, <e , une accouchée. 

Pt'ER PERW/n , /;' , accouchement ; i». 
l'enfant dont on efl accouchée. 

V. 
POR, P U E R , mis au monde. 
il. Puer, /, enfant il ".petit garçon ; 
3 ".fils; ^^.petitdomeftique ; j <'. 
Page. On a die auiïi Por , is ; 

POER, /■; PaER«y, z;PuRKJ , /. 

Vv^Rulus , i , petit garçon. 
PuERiiij- , e, d'enfant. 
PoERi iraj, atis , enfance ; i" . manière 
enfantine ; 3®. puérilité. 

PvtRilittr, puérilement , en enfant. 
PuER/à, ce , 
P 
P 

PuER-AsTfr , rri, qui commence à gran- 
dir. 
PoEROj-are, devenir enfant. 

1. Pvel/us , i , bambin ; petit enfant. 
3 . ?ve//a , iE , jeune fille. On a dit auiïi : 

Puera , Pufrula , FuelluLi, 
Orig. Las. 



'uER/à, te , T 

'tiERf a , tf , > enfance. 

uERiria, ce ,J 



t4PO 

PuiL/ar/j, e; VvELlatoriu!, a , um , de 

jeune fille. 
Pur l/o , -are , faire l'enfant. 
PiEilnfco y -ère, raieunir ; lO. devenir 

fille ; 3*. être rfféminé. 
PuEL'rtrirer ; PvEUatjrié , i la manière 

des jeunes filles. 

VI. 

PAR, former , acquérir. 
Pako ,-are , i °. former, donner une 
manière d'être; 2°. prc-PARer, dif- 
pofer ; i°. acquérir. 
PARafi;j , a , um , préparé ; 1°. prêt ; 3". 
difpofc ; 4°. acquis. 
PARa.'ura , « ; ?AKatus ùs , aftion de fai- 
re , de former ; i°. préparatif , apprêt ; 
5°. ornement, Parutc. 
PARjrt , avec préparation ; i». prompte- 
ment. 

ParuM/ïs , e , qu'on peut avoir aifé- 
ment , aifc à acquérir. 

PAB,icu!um, i , minute d un aiSe,d'un con- 
trat. 

PARar/i/m œs , double paie qu'on don- 
noit à un Cavalier qui avoit deux che- 
vaux. 

PAR.!r;i/j , 1/ , entremetteur, intrigant, 
courtier , agent de change , maquignon. 

PARarorium , li , étui de calice , foit de 
linge , foit de cuir. 

PAR.-or, oris , acquéreur, qui a acquis. 

Co MPOSÉS. 

Ante-Paro , as , avi , aturn , are , 
préparer, appareiller, apprêter, 
orner. 

Ap-Paro , -are , appareiller , mettre en 
ordre , tenir prêt, ajuilc-. 

Ap-Parj:;{), nis ; ÀP-pARjtHj-, ds , ap- 
pareil , prépuratif. 

Ap-PAR.iror , oris , qui a foin de l'ap- 
pareil , des préparatifs , décorateur, 
Ci 



i4Pi DICTIONNAIR 

Com-Pap.o ,-are , former , arranger 
avec ou cufemble -, c'eft-à-dire , 
comparer ; i°. apprcter , aPTortir ; 
5 *". régler , établir ; 4°. acquérir , 
acheter. 

CoM-PAR,ir;o , onîs , firailitude , compa- 
paraifon , analogie , rapport ; z°. appa- 
reil ; }". acquifition. 

CoM-PAKativus, a, um; CoM-? ^KabUis,e , 
comparable, qui a du rapport ; c'eft-a- 
dire , ce que l'on peut ajuftcr cnfemble , 
analogue. 

CoM-PAjiarè , cJv.par rapport , refpeai- 
vement , en comparaifon. 

li^-CoM-?AKibilis, e, Hins égal , incom- 
parable. 

iM-pARrirw , a , um , qui n'efl pas prêt , 
dépourvu. 
Pr^-Pap.o rare, apprêter difpofer. 

pR^-PAR.ifJJ, onis ; FK.'c-VARatus , ûs , 
préparation , apprêt. 

PR.s-PARjforiuj , a,uîn , préparatoire. 

r&jtpAR.iio, de dciTein formé , après s'y 
être préparé. 

Pro-Fero , -are , faire Yite , hâter , pré- 
cipiter. 

Prc-Perw , « , um 5 qui Ce prclTe, qui fe 
hâte. 

PRO-PEP..'znrffl , x,! 

TB.o-?ERatio,onis ,?• hâte , emprefTcment. 

VKO-FERltUS , ÙSj> 

■ PRO-PERanic'r,> 
Pao-PERè , / à la hâte : on dit auffi 

PRO-PERzf«r, f pra-prci-PERcnrer , avec 
pRO-P£Rafo , \ trop de précipicnion, 
PRo-PERiZi'(m, "^ 

PRO-PERifw, a , um , fait à la hâte. 
Pp.m Pro-Periw , (i , u'h , trop cmprciïe. 
PR.E-Pao-PïR(3,-are, fc hâter trop, faire 

trop à la hâte. 
PR^-PRo-PERè, trop à la hâte. 
Im-Pro-Piro, -are, le hâter d'aller , fe 

prefTer d'entrer ; 1°. rcptother , faire 

àes reproches. 



E ÉTYMOLOG. 14:2 

Im-Pro-Peri/^, a y un. , qui ne fe hâte 
pas, tardif. 

iM-pRO-PERrtruf , a , um ,' fait à ioifir , 
qui n'cil point fait à la hâte. 

Ap-Pro-Pero , -are . s'emprefTer de faire , 
s'avancer fort , fe hâter. 

Ap-PRO-PERfltKJ- , a , um, fait avec pré- 
cipitation, 
Re-Paro ,-izre, faire une féconds fois , 
former de nouveau , rajufter , ré- 
parer. 

RE-PAR(7tor , oris , qui rétablit au ptemicC 
état, redaurateur. 

Re-PariKIO, onis , rétabliffement. 

Rv.-? Af^abilis , e , qu'on peut refaire, ré- 
parer ; z°, qu'on peut r'aroir , recou- 
vrer. 

Ir-Re VAKahilis, e , qu'on ne ûuroit ré- 
tablir; î®. qu'on ne peut recouvrer. 
Se-Paro )-are , former , faire , ajuf- 
ter à part , féparer -, z°. met;re eu 
deux , divifer. 

SE-PARcfor , oris, celui qui met à part. 

SE-PARi-irio, onis , réparation. 

SE-pARii;im ,• SE-PARi«é , à part , féparé- 
ment. 

SE-PARaii/fx , e , qu'on ne peut féparer. 

ïti-SE-?ABial>ilis , e , qu'on ne peut fe- 
parer. 

In-SE-PARuJi/ifer , inféparablement. 

ViTU-PERo,-<ire ; 1°. procurer des 
vices , des défauts; z°. reprocher , 
blâmer , critiquer ; c'eft-à-dire j 
P A Rare-F I Tium , troay et un dé- 
faut , préparer de la honte, 
ViTU-PERiifio , onis ; Vnv-VivJum , H i 

blâme , reproche. 
ViTU-PERa£or , oris ; Vitu-Pero , onis , 

ccnfeur , critique. 
ViTu-PERaii/fi , e , blâmable , digne 
d'être repris. 



>4PJ DE LA LANGUE LAT. PAR 

B I N O M ES. 



P£R- 



PEKam 



72 .7 mal fait , autrement 
PER-PERd , ) qu'il ne faut ; 2 ". fons 
y penfer ; 3°. en mauvaife part : 
• mot compofé de P a ko, je fais, je 
forme , &: de la Prcpofirion Per , 
au-delà ; c'eft-à-dirCj mal, à re- 
bours. 

Per-Pirux , (T, i/m , mal fait , mal bâti , 
bétc , lot, ftupidc. 

w(£qi)i-Paro ,-are , rendre pareil , faire 
égal , comparer , faire conforme ; 
z". aller de pair. 
^Qui-PAR.Tffo, onis , parallèle , égalité. 
.fflQi'i-PARaiii;V , e , qu'on peut mettre 
en parallèle. 

Tem-Pero ,-are , de Paro & de 
TE^t ou Tym , qui fignifie feu , 
chaleur en Celtique , rno/-à-/7zo/, 
opérer par le moyen de la chaleur , 
ou du feu ; :**. tremper les mé- 
taux & les allier , ce qui fe fait par 
le feu; 5 ". calmer, appailer la cha- 
leur ; 4''. modérer, tempérer ; 5°. 
arrêter , ménager , s'abRenir. 

TtM-PiRi£J, j'ei , degré de chaleur dans 
Tair 5: dans les corps , température ; z°^ 
tems , failon ; 3^. tempérament , com- 
plexion ; 4°, modération , retenue. 

TiM-Fz&amentum , i , état de la chaleur 
du corps , c'eft-à-dirc , tempérament ; 
i°. modération , retenue ; 5". moyen. 

TEM-PERa/!.';a , œ , l'aflion de modérer 
le feu des pafTions , tempérance, fru- 
galité. 

TEM-PER.iturfl, a , trempe des métaux ; 
1°. température , degré de chaleur de 
l'air ; 30. préparation , proportion. 

T£M-PER.afio , anis , trempe des métaux; 



i4.<?4 

1°. alliage , mélange ; 3"'. tempéra- 
ment , conrtitution. 

TsM-PEaanfer ; TEM-PERatè, avec rcte-" 
nue , avec modération. 

TEM-PERîfor , oris qui fait allier , me» 
langer , tremper les métaux. 

VII. 

PAR, PER, PRE, 

Fruit. 
Par qui fignifie produire , porter , 
frudtificr , devint le nom de divers 
objers relatifs à ces idées ; &: com- 
me ces noms entroient (ans ceffe 
dans le lancraçre , ils s'altérèrent 
fans peine en Per, Pre, Pri , S<c. 

I. 

Para-Diswj, mof-ii-ffzo/, jardin dé- 
licieux , aujig. le Ciel , le Paradis , 
le féjour des Bienheureux. 

Les Orientaux le prononcent 

Fer do us , àe Fer, Fer , Var , 

Par , verger : & de Du , Dou , 

doux , délicieux. 

PARA-DiSeuj, a, um , de Paradis , qui 

concerne le Paradis. 

1. 
PERi-STer<z , en Grec , colombe , oi- 
feau de Vénus ; de Per , fécond , & 
de Sr,qui eft : on ne pouvoit mieux 
les défigner. 

PER.i-STERo-pu/io«, i, pigeonneau. 

PERi-SxERo-fropAium , ii., colombier. 

Peri-Sterm;!, onis , colomjier. 

pERi-STERïon , i , Se 

PERi-SïEReoj , i , verveine , plante- 

A-Pri/Zj , is , mois d'Avril ; du mot 
B 5 ij 



I4P? DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. 149'^ 



Péri , fruit , produire ; parce que 
c'eft le mois où la terre fait for- 
tir de fon fein les produdions de 
toute cfpéce : auffi ce mois croit- il 
coiifacré à Vénus appellce en Grec 
A-PHRo-DiTê , mol- à-mot , la Dcef 
fe des fruits & des produdions, 

4" 
Pa-Pyr/^5, i , — Rum , i , plante 
d'Egypte , qui venoit dans des 
lieux humides , & dont on faifôit 
des voiles , des cordes , du Pa- 
pier , mot lui-même altéré de Pa- 
pyrus ; celui-ci eft compofé de 
l'article Or. P, & du primitif Pyr , 
Per , produdion. 

Le Papyrus,}paT toutes fes pro- 
priété? , croit pour l'Egypte une 
produdion par excellence. 
TA-FvKaceu! , a , um , fait de l'arbrifTeau 

d'Fgypte appsllé Papyrus, 
?A-VYB.eus , a, um , de l'arbrifTeau ap- 
pelle Papyrus- 

PA-PïRJ-Pkr , a,um , qui porte , qui pro- 
duit l'arbrifTeau nommé Papyrus, 
Pa-Pyr/o , enis , lieu où croifTent ces ar- 
brifTeaux appelles Papyrus. 

5.. 
PiRKi , i , poirier : // défignou dans 
forigine un arbre fruitier en géné- 
ral, 
PiRum , i , poire. 

pyRerum , i , lieu planté de poiriers. 
6. 

Iso-Pyruot, f s nom Grec d'une efpcce 
d'haricot ; compofé d'Isoj' , égal , & de 
Pyr , nom des plantes les glus utiles à 
lliomme. 



PoRRtt/72 , i , — Rus , i , porreau , 

plantî bonne à manger, 
PoRRwa , Xy planche ou couche de [or- 

reaux. 
PoRRacsuj , a , um , de porreau , porracé, 

§. 
Prunkot , i , Prune , fruit, 
Prin:;^ , i, prunier , arbre, 
PRUNei/ii , « , prunelle , fruit, 
PauNeZ/um , i , pruneau , fruit. 
?RvtieUus, i , petit prunier , prunier faU' 
Tage. 
PRiNsfum , i, lieu planté de pruniers. 
PRUNfiij , a , um , de prune , de prunier, 
PauNfoii, orum , petits champignons. 

9. 

i.Pra/«ot,i, pré, prairie, motà" 

mot , terrein produûif. 
?KAiulum , i , petit pré. 
PR/\Te^_/zî, 7n.f.fs,n. is , de pré. 

1. De Pratum , pré , couvert de ver- 
dure , fe forma la Famille fuivante , 
le nom même de la verdure en La- 
tin & en Grec. 
PRAsind, «, terre verte, cendre ver- 
te , couleur pour les Peintres. 
PRAsina fa6lio , onis , la fadion de la 
livrée verte aux courfes du Cirque à 
Rome. 
PRAsinam , a,um, habillé de verd , de 
couleur de porreau ; i?. verdi , peint 

de verd. 

PuASmianus , a , um , qui eft de la faftj«n 
de la livrée verte , ou qui la favorife. 

PK\sinus ,a,um, verd de porreau , cou- 
leur de verd de porreau. 

Praszuj , ii , prime-émeraude , pierre 
précieufe. 

fKASocurides , dum f TcrmifTeaux qui man- 



T4P7 DE LA LANGUE LA T. PAR 1498 



gcnt les porrcaux ; du Grec Praf-.i , 
porrcau , à caufe de Ton beau verd. 
fKASCïdes , is , forte de pierre précîeufc 
de couleur de verd de porrcau. 



I o. 



Famille Grecque. 

De PHER, porter. 

Ana-Phor^z, «.f, anaphore,repnfe ou 
répétition de mots , figure de Rlic- 
thorique; z". afcenlîon oblique des 
fignes; 3 '. fecours; 4°. élévation, 
enlèvement en haut ; 5 °. raport 
d'un crime ; 6 '^. respiration & éva- 
poration des odeurs. 
Ana-Phortut , a , um t anapîiorique. 
AnaphcTicum hoTologhim, cleplidre , hor- 
loge d'eau , horloge d'hiver. 
Adia-Phor;4 , X , indifférence. 
Epi Phor.î , a , inflammation des yeux 
avec larnioyement , tluxion , cours des 
humeurs fur quelque partie du corps, 
Hexa-Phor/ , orum , dx. porteurs d'un 
même fardeau. 
Hexa-Phoru/b, i, litière portée par (îx 

hommes. 
Meta-Phorû , a , métaphore ; fgure de 
Rhétorique. 

Prononcé P o r. 

EM-PoR/'um , i; , foire , marché. 
EM-PoRer/fW , a , um , de marché , de 
marchand, 

VIII. 

PARS, parc , portion. 
De Par , paire , fe forma Pars , 
portion , part ; d'où ces dérivés. 

1. Pari«, etis, mur, nauraille , pa- 
roi ; elle fcrc à féparer. 



PAR/en'.T*, arum , mafiires, ruines , relies 
d'anciens murs ou murailles. 
PARiBTrtri.i , (T, pariétaire, p/arz/f, 

i. Parc^î, iT, parque , deftiii , fort, 
fortune , deftinée ; uiot-à-mot , la 
portion , le lot de chacun; i". for-; 
te d'oifeau. 
Parca. nuhïla , fâcheufe defiince , 
malheureux fort , deftin peu fa- 
vorable , mauvaile fortune. 

pARCdî?, arum , les trois Parques, C/c- 
t/io , Lachejis , Jtropos, 

i. 

I. Pars , Par//j, part , partie , por- 
tion , côté ; 1 '^. comnnCdon, ordre, 
devoir , emploi , office ; 5". ran^f, 
crtime ; 4°. rôle, perfonnage. 

Pars bona hominum , la plupart des hom- 
mes , une bonne partie des hommes. 

i . Part/i: , is , ivi , hum , irs, Se 

PARTior , iris , itus fum , iri , partir , 
partager , divifer , diflritucr par par- 
ties. 

PAKTitê ,aflv. avec diftribution , en divi- 
lant , en faifant une divifîon par parties. 

PART/Vio , onis , partition , partage , divi- 
fîon; 1°. l'adion de faire les parts , ds 
réparer par parties ou par lots , Sec. 

PARTifo , adf. par parties , par portions, 

PARTirûr,orif , celui qui fait les parts , 
qui partage , qui diftribue , qui divife pac 
portions. 

PARTim , adv, en partie , la plupart , une 
partie. 

Partîm amkorum , une partie de mes amis, 

PART«^r;o, adv. voy. Partirè. 

?AKiidrius, ii, qui tient une ferme à moi- 
tié. 

PARriariiis ,a, um. , qui fe partage pac 
moitié. 

3. l'A^ricula, ^, particule , parcelle. 



H99 



DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 



ÏJCQ 



petite portion , petite partie. 
Particu/a aurœ diviiiœ anima , l'ame 
eil une petite partie du fouftle di- 
vin. 

pARTifiz/an'j- , m.f. re , n, is , partlcjîicr , 
terme de Philofophie , qui n'cfl niur.i- 
verfel , ni fingulicr. 

FARriculatim, adv. par parties , par par- 
celles , en détail , par le menu , par piè- 
ces , par portions. 

V.\KTlculo , onis , co -héritier. 

Ft.KTiciis . ;V; , marchand de défail , qui 
vend en àétail. 

TartiHs , m.f. le , n. is , divifîble, qu'on 

peut partager. 

B I N M E S. 

Parti Clp^ , ipis , participant , qui 
a part , à qui on a Tait part , qui 
prend paît , qui participe , qui par- 
cage avec , compagr.on , compa- 
gne , complice, à qui l'on ccmmu- 
liique. 
Pariiceps pndoris ac verecundice, qui 

a de la raodeftie. 
Parti- Cl Pario , onis , participation , part. 
PARTi-Cipia/ij , m.f, le, n. is , de parti- 
cipe. 
PARTi-ClPium , ït , participe d'un Ver- 
be. 
Parti-Ci PO , as , iwi , atum , are , faire ou 
rendre participant , communiquer, faire 
part ; i". participer , entrer en partici- 
pation , partager avec. 
CoM-PAKTi-CEPy , cipis , omn- gen. qui 
efi participant ,qui participe avec. 

Composés. 

CoM-PART/'or , iris , lit us funi , iri, 

partager enfemble. 
Dis-Part/o ; Dis-PARTior ;Di5-Pertio , 

is, iyi,ituin, ire , & 



Dis - PE^rior , iris , iras fum , iri , 
diilribucr, divifer , partager , partir . dé- 
partir , donner partie â l'un , partie à 
l'autre. 

lM-?ARTior, fr/j, iri, voy. Imperdor. 

Im-Pïrt/o , is , iii , itum , îre , & 

Im - PiRT/ur , iris , nus fum , com- 
rruni-jucr , faire part , départir , procu- 
rer , oftroycr. 

iM-PERTifuj , a , um, part. d'Imperdor. 

Multi-Fart/Vu^ , a, um , divifé en plu- 
iîeurs parties; z". partagé entre plu- 
fieurs. 

Bi-FARritus , a t um , partagé en deux. 

1kter-Part;o , is , ivi , itum , ire , diftri- 
buer , divifer , partager entre. 

TRi-PARTifuy , a , um , parti ou partagé 
en trois parties , divifé en trois parties. 

Tai-PARTifo , adv. en trois paits , en trois 
parties ; ; i". par trois endroits. 

Tri-Partità aggredi , attaquer par trois en^ 
droits. 

NÉGATIF. 

Ex-Perj, rtisy qui n'a pas, qui man- 
que , dénué , dépourvu , qui a per- 
du , qui efl: privé, qui n'a point de 
part , libre , exempt ; z°. qui efl 
lans expérience , qui ne {(^ûi rien, 

?• 
PoRT/'o , onis , portion , partie. 

VoKtiuncul.i , ise , petite portion , petite 
partie ; i«, poniuncule , lieu en Italie. 
Pro-Pcrtij , unis , proportion. 

PRO-PoRTfû/îfl/i'j, m. f. le , n. is , propor- 
tionnel , analogique, 

Pixo-PoRTionalitas, atis , analogie. 
PR'j-PjRriona/irer, adv. proportionnelle- 
ment , avec proportion. 

PRo-PcRT/o/2.îrt;j' , a , um , proportionné , 
qui a de la proportion. 



i;oi DELA LAN G 

4- 
PARC, épargne. 

De Pars , parc , (?>.' Ago , mettre, fe 

forma cette Famille : 
Parco,/j, peperci ou para, par- 
fum ou parcïtum , ccre ; mot-à- 
mot , mettre à parc , en réfcrve , 
épargner , ménager ; avoir des ré- 
fcrves , de la retenue ; en ulêr avec 
modération; z". pardonner ; 30. 
s'abftenir. 
Parcux , a ,um , épargnant , ménager , 

z°, avare , mefquin , Jadre. 
Parcs, crfi. avec épargne, frugalement, 
fobrement; avec retenue , réferve ou 
modération ; 1°. mefiiuinement, chiche- 
ment. 
Parcs pareil! ,vihin , mefquin , laJre. 
Varciùs àkere , parler plus fcbrement , 
avec plus de réfcrve. 
Pardjjimè potejlatem aqueefacere , ne don- 
ner qùë très-peu d'eau, 
Vi Kcendus , a , um , qu'il faut épargner, 
à qui il faut pardonner , dont il faut s'ab- 
ficiiir. 
PAP.cens , lis , omn. gen, qui pardonne , 
qui épargne, qui s'abflicnt. 
PARci-LoQuium , ii, rélervc , retenue à 
parler. 
PARci-MoNza , œ, épargne, ménage, 

économie 1", réferve , retenue. 
PARci-PRomuj-, a , um, économe, épar- 
gnant , ménager. 
PARcifuj , atis, modération , &;c. yeyez 
Panimonia. 

Composes. 
i.De-Parc«j, d, urn , ép:irgnant , 
avare. 

Tri-Parcu^, a, um^ très-chichc , fort 
épargnant. 
PtR-pAKce , adv. très - mefquincmeni ; 



U E LAT. PAR i;o2 

d'une manière trop taquine; avec trop 

d'épargne, 
rR^E-PARc.'i.î', a , um , trcs-chiche , très- 

mefquin , avaricieux , avare. 
i. Com-Parco , is , rji, rj'u/n , cere , 
épargner, ménager, amalTer en 
épargnanc, retrancher par épargne. 
Im-Pcrco , îs , ers , voy. ?arco. 
Re-Parcu, is ,Jl, ère, épargner. 
Parsi-Mon/.-z , a , voy. Y'drcimonia. 
Parsi-Monicw , a , um, voy. ?arcui, 
?AB.Sus , a , um , part, de ?arco. 

NÉGATIFS. 

De Per , PoR, portion , parcage , 
fruits , richelTcs, & de la privative 
Grecque A , fe forma : 

A-Por/o ,-artf , appauvrir; réduire 
dans le befoin , dénucr de tour i 
1 ''. douter , erre embarralTc. 

A-PoRta, X , perplexité , inquiétude , 
douce. 

k-Vo-hiaiiot onis , pauvreté, befoin, 

2. 
De Per , richefles , &: de Pau , peu , 

fe forma cette Famille Latine. 
Pau-per. , eris, ior , imus , pauvre , 

indigène , néccllîreux. 
Pau-Pero ,-are , appauvrir , rendre pau- 
vre. 
PAu-PERiej , ei ; PAU-P£R'a;> , adf , pau- 
vreté , indigence ; 1°. dommage caufé 
par les bétes ; jo. DéefTe de la pauvreté. 
Pau-Percu/w , a,um, fort pauvre , mi-; 

férable. 
PAu-PERr;m;j ,a, um ; Pkv-Vïîms , a , 
um , indigent , pauvre. 

DE-PAu-PER(3,rtre , réduire à l'indigen- 
ce. 



i;o5 DICTIONNAIR 

PAR, PER, VER, 
Le travers , ce qui partage (S 5). 

» Par, delà même Famille que Bar, 
» broche, défigna, le travers , l'ac- 
« tion de traverfer , de fe mettre 
..- à travers , de partager , percer , 
„ déchirer, ^c. De là nombre de 
» Familles, 

I. 
PER, à travers. 
FtR devint une prcpofîtion Latine qui 
dcfigna les rapports relatifs à l'idée 
de traverfer , d'être en travers. 
PiR medics hoflci, à travers les enne- 
mis. 
Per omnes dies , à travers tous les 
jours , c'eft- à-dire, tous les Jours , 
chaque jour. 

Elle fignifia par extenfion , le 
raport de moyen & de caufe. 
Per adopùonempater , père par adop- 
tion. 

Et un rapport d'époque.de tems, 
pendant lequel , à travers lequel 
arrive un événement. 
Per annonam caram, pendant la cher- 
té. 
Per noclem , de nuit. 

i. 
I. Per4, œ, ) valife ; elle fe met à 
Bero , onis , ) travers le cheval; fac, 

poche, beface. 
PïRuJiZ, «, gibecière , petit fac ; i". pe- 
tit ventre. 
a, Verm, zfliê'c/. broche , dard, ja- 
velot. 



E ËTYMOLOG. 1^04 

I ViKuculum , i , petit dard. 

Vmurum , ! , dard court 8c mince. 
VF.s^'itu! , a , uin , armé de dards courts & 

légers. 
Vrarf/z;! , «, dard long ; fonde de Bura- 

lifte , de Commis. 

n. PERjdcfignant une barre, un verrou , 
& s'.ilTociant avec O B , devant , 
fous les yeux , forma le verbe 
O-Per/o , rui, ,pertum, ire , fermer ; 
1°. couvrir ; j*. feindre, diflîmu- 
Icr , //2or-à//2or, ie mets la barre 
devant , par confcquent je ferme. 

O-Percu/o, an,atum, are, couvrir; i»; 
mettre un couvercle. 

0-?tKculatus,a-, um , couvert , qui a un 
couvercle. 

O-PiRculum, i , couverture, couvercle. 

0-?iKimentum , i , enveloppe , tout ce 
qui fert à fermer, à couvrir. 

O-Prafa , orum , chofes cachées. 

O-PERtanea , eorum , facrifices fccrets. 

O-Vt-Rranei , crum , Dieux auxquels on 
facrifioit en fecret. 

O-ViK'aneus ^ a , um y qui fe fait en ca- 
chette, à couvert. 

O-PERfu/fi , i , lieu fecret , oiî l'on célé- 
broit les myftères. 

O-PERrorium , il , couverture, tapis, 
couvercle. 

O-PERtu^ , a , um , fermé , couvert , 
caché. 
O-PER'e , en cachette , couvertement. 

O-Per/o/- , opertus fum , iri , ou op- 
perior , verbe qu'on regarde com- 
me déponent & qui fignifie atten- 
dre; mais au fens propre il efl: paflîf 
& fisnifie être barré, être arrêté par 
une barrière : ce qui oblige a atten- 
dre. 
Ad-Oper!i? Are , couvrir , cacher. 

Ad-0-Per«^ , 



! 



ijor DE LA LANGUE LAT. PAR 1^06 



AD-OPER.fuj-, a , um, couvert , voilé. 
Co-o-Perjo ,-frf , couvrir ; i°. accabler. 
Co o-PtP.cu!um : ; Co-c-PF-Kimennim , i , 

couvercle , couverture. 
Dis-co-Opkr;o, -irf , découvrir, ôter le 

couvercle. 
Dis-co-OftRtus , a , um, découvert. 

III. Le même Per défignanc un ver- 
rou, une barre, & s'alTociant avec 
la Prépoficion ^ , qui dcfigne Tidée 
d'ôrer , d'enlever , forma le verbe 

A-Per/oj/zî , er:iim , ire , qui fignifie 

mot-à-moi , j'enlcve la barrière ; je 

l'ôte ;par conféqueat , j'ouvre ; i". 

je découvre, je mets en évidence ; 

3 ". éclaircir , expliquer , manifef- 

ter , mettre au jour. 

A-pERr;o , onis , ouverture, adion d'ou- 
vrir. 

A-PrRre , ouvertement , fans déguifc- 

ncnt, publiquement. 
A-PERfi/m,z, rafe campagne, plaine, 

place publique. 

A-P£R/«j ,a,um , ouvert, débouche, 

nud ; 2°. découvert, démafqué ; 

l^. clair, net, évident ; 4°. franc , 

luicere ; 5*. ferein. 
Ad-Aperzo , irc , ouvrir , découvrir : 

2.^. donner de l'air, déchaufl'er 

un arbre. 

Ao-ApERti/fj , e , qui s'ouvre , qu'on peut 
ouvrir. 

AD-A?iB.'us,a,um,onYert, découvert, dé- 
chauiré par le pied. 

ln-Artif.:LS,a,um, qui n'cll point ou- 
vert. 

II. 

CoM-PEn/o,-/r«, apprendre , acqué- 
rir , trouver , découvrir. 

CoM-PERrè , ouvertement , clairement. 
Orig, Lat, 



CoM-PpRfw , (î , um , certain , connu, 
Tçu , découvert ; lo. convaincu. 

Re-Per'o , is ,peri , pcrturn , ire , trouver, 
rencontrer. 

Repsrire cauf.is , trouver des excufes , des 
prétextes , des raifbns. 

RE-PFRT!f/i;j- , a ,um , trouvé , qu'on a 
trouvé ou qu'on trouve. 

R£-PERTiir , oris , inventeur , qui trouve , 
qui découvre le premier. 

RE-PFRToria/n , i: , inventaire , répertoi- 
re , regiftrc. 
Re-Perti;/?!, i , invention , chofe qu'on 
a trouvée , trouvaille. 

lN-CoMPER.Twy , ,2 , ivm , qu'on n'a pas 
trouvé, dont on n'eft pas afliiré , qu'on 
ne connoît point , incertain , inconnu. 

iR-RE-PcRTiij ,a,uin, qui n'apas été trou- 
vé. 

III. 

PsKitus , a , um , fâvant , expéri- 
menté : habile : mot à-mot , qui a 
palfé par les épreuves , qui a une 
grande expérience. 
P£Rif!.i , s , (avoir , fcience ; i". habile- 
té , intelligence ; 5". expéri-nce , ufage, 
PERffe , favamment, adroitement. 
PpR-PER/ruifo , inis, ignorance , imperti- 
nence , bêtife, flupidité , fottife. 
PER-PERffiij-, a, um, très-habile, très-ex- 
périmenté. 
OMNi-PERi'fuj , a , um , qui fait tout , 
qui eft inftruit de tout, qui a connoifTan- 
ce de toutes chofes , qui n'ignore rien. 

lu-?t.Kirus ,a,um , ignorant, mal- 
habile, qui n'eft point intel!ir-ent , 
qui n'a point d'expérience , grof- 
fier, butor. 

îu.PiRiù , en ignorant , mal-habile- 
ment , groOTicrement, (ans art, en 
homme mal inftruir. 



,jc7 DIGTIONNAIR 

iM-PtKÏtia , œ , inexpérience , igno- 
rance , défaut d'intelligence , 
manque deconnoitTance, mal-ha- 
bJleté , bètife , groffiéreté. 
IV. 
Ex-Psaior , ertus Jum , iri , mot à- 
mot y être forti des épreuves, être 
paOTé à travers ; avoir éprouve ; â°. 
éprouver, effayer, tenter, fonder; 
5 ". faire une rcnrative. 
Ex YiiKiemia-, x , Ex-FiRimentum,i, habi- 
• leté acquife par l'épreuve , expériene» ; 
z°. épreuve , effai \ i°. long ufage. 
E\-F tKs y tis , Tans expérience, qui ne 

fait rien. 
Ex-PïRror , crfj- , cnaycur. 
Ex-PERii(i , on'u , expérience , épreuve , 

eflai. 
Ex-?ÉRtus ,a , um, qui n'a point départ ; 
z'.Cins pairie, étranger. Ce mot eft 
compofé de Parî , PARrie. 
iN-FX-PrRfuj , -•:, um, qu'on n'a pas ef- 
ra)c , tenté, 

V. 

P I R , tentative , piège. 

De Per fe forma le Grec ViiKa , ren- 
tative , crtort ; piège, fourberie; 
d'oi'i ces mots Grecs- Latins. 
I. 
fiKata , œ , voleur fur mer , cor(âi- 
re, pirate. 
PiRûtics , œ , piraterie. 
ViKaticus , a , util , de pirate. 
ARcHi-PiRata , x , chef de pirates. 

1. 

Cat^î-Piro i-arcy tenter extrêmement. 

CATii-PiRarer , is , fonde. 

Em-Pirîcuj , i , Médecin empirique qui 

fe conduit par la feule expérience. 



E ETYMOLOG. 1^08 

EM-PiR;ct , é.v , Médecine qui n'eft fondcî 
que fur l'expérience. 

S,-M-?iskifma, iiris , conclufion , épilo- 
gue. 

VI. 

POR, pore.- 

PoKoJîias , atis , porofité. 

PoROSuj-, a ,um , poreux, plein de po- 
rcs. 

?omfmi , ans , conféqucnce qui fuit né- 
CciTairement de ce qui a été arancé , 
propofition qui emporte une conféqueii- 
ce néceifaire par ce qui a été démontré 
auparavant ; 1°. ouverture de l'efprit ,• 
50. corollaire. 

Dr A-PoRf/Zj,ij, doute , figure de Rhéto- 
rique. 

VII. 

P E K-Eo. 

De Fer , à travers , & de Eo , aller , fc 

formèrent ces mots : 
Per-Eo , iiyitum, ire, mot-à-mot, 
]»aflrer à travers , s'évanouir , pé- 
rir , fe perdre , être perdu ; i». 
mourir. 
DïPERey,-;Ve , périr, être perdu; i"^ 

lanfuir; ;°. aimer éperduement. 
Dis-PtKeo, is ,rivi Se rii, yeritum, ire, 
fe perdre , être perdu , périr , dépérir , 
fe détruire , être détruit. 
Difperii , je fuis perdu , c'eft fait de moi. 

VIII. 
PER-DO. 

Perdo , is , didi , ditu/n , dere , perdre , 
faire une perte ; 2°. gâter , cor- 
rompre , débaucher ; 5°. ruiner, 
détruire ; 4°. diffiper , dépenfer , 
prodiguer. 
?kKDua.xint pour perduant ou perdaiiu 



i;op DE LA LANGUE LA T. PAR 



Fïi\D:tio , onis , perte , ruine , dcftruc* 

P£RD/f(ir, cris, dcilrufteur , qui rfnvcrfe, 

qui ruine, 
rt^^Derdus , a , iim, qu'il faut perdre, 

qu'on doit perdre. 

Composes. 
Pi-Phrco , is , diJi, dltum, ère, per- 
dre , faire une perte. 
Dis-PïRt'n , j'j , àîii, dltum , dere,ptT- 
dre, ruiner, détruire , défoier , difll- 
pcr , confumer. 

Eis-PFKDff/o, onis , deftruaion , dcfola- 
tion, ruine , perte , dégât. 
ImPî RDi-uj,d , u^_, qui ne s'cft pas per 
du, qui eft écliappc d'un danger. 

IX. 
P A Keo. 

Par-Eo , ui , ère, paroître j x •. obéir ; 
3 *. s'aiïujectir. 

Composes. 
A?-?hKto ,es , rui , rirum , ère, apparoî- 
tre , paroître , (e montrer , le préfentcr 
à quelqu'un , être vu, fe faire voir ; z^, 
être évident, être manifefle. 
Ap pARif/o, onis , fonâion, emploi d'ap- 
pariteur ou de liftcur ^ préfentation d'ap- 
pariteur ou de lideur devant les Magif^ 
trats ; i". dans les Auteurs Eccléjiajii- 
ques , apparition. 
Ap-PAUitor , oris , HaifTier , Sergent , 
Fortc-mafTc , Mafïïer , Bedeau , Clerc , 
Hoqueton. 
Ap-pARirorium , ii , 8t 
Af-F Ai^iturx , ce , voyez Apparino, 
Com-Par^p, es , Tui, ère, paroître, com- 
paroure , fe faire voir , fe montrer , l"c 
prélenter ; i», fubMcr , être en natu- 
re. 

a. VK-R-ens , lis , obciiïànc , qui obéit , 
qui s'affujectit. 



fin-PARM.r , tis , omn. gen. dérobéiiïint , 

qui rcfufe l'obéiiTance , qui ne veut point 

obéir. 

iM-PARenriit , œ , défobéifTance , refus 

d'obéir , révolte , rébellion , indocilité^ 

XI. 

PORT^, Porte. 
PoRTd , cf , porte ; défilé , gorge. 
PoRTu/<z , (ï, petite porte , dimin. de 

Forta. 
Port/ci/j , û.r, portique , porche , galerie 
ouverte &: foutenue de colonnes par un 
côte;:", ailes ou bas côtés d'une Eglife. 
PoRT»V(2f/« , o/;;V , difpolTtion d'un porti- 
que, d'une galerie ; i°. efpécc d'encain- 
te autour d'un tombeau. 
PoR.TicK/a , ce , petite galerie. 
XII. 
PORT, porter. 

Porto , as , ayi , atum , are , porter . 
tranfporter , voiturer. 

PoRTiî/ii , tis , omn. gen. qui porte. 

PoRTarius , ii , portier. 

PoKTatio , onis. Se 

PoRTjfû/ ,-ûs , port , tranfport , voiture ,' 

l'adion de porter. 

S-?oB.ra,œ, corbeille, panier, cabas. 
S-i'oKTella , œ , petite corbeille , &c. i», 

ce qu'on fervoit au deflert dans une cor-i 

beillc. 

Composes. 



Ap-Porto , as , avi , atum , are , appor- 
ter , amener , tranfporter , voi- 
turer , charrier ; 2,**, caufer , être 
caufe ; donner occaiîon, lieu, fu- 
jet. 

Ap-PoRT(zrio , onis, apport , voiture, 

tranfport , charriot, 
As-PoRTo, as, avi, atum, are, tranf-, 

porter, enlever , apporter emmener. 

C 5 i] 



i;ii DICTIONNÂÎR 

voiîurcr , charier, e;r.porter d'un iicu à 
va autre. 

As-PoRT^ndus , a , um , qu'on doit tran.^ 
porter d'un lieu à un autre. 

As-PoRTOt/o, onis , tranfport d'un lieu à 
un autre , voiture , charriage. 

CoM-PoRT(zn'o , onis , tranfport , voiture. 

CoM-PoRTo , flj , avi ^ atum y are , por- 
ter , tranfportcr , voiturer. 

De-Porto , as , afi , atum , are , porter , 
voiturer , tranfporter , charrier , con- 
duire , amener; i". bannir, exiler, en- 
voyer en exil. 

T)E-?ORTatio , onis , charroi , port, tranf- 
port , voiture; ic. bannifTement perpé- 
tuel, 

T.x-VoRT a'.us, a, um , part, de 

Ex-PoRrc , as , avi , atum , are , porter 
dehors , tranlportcr , emporter , en- 
lever, 

Im-Porto , as , avi , aium , are jtranf- 
. porrer , voiturer , mettre dedans ; 
1°. apporter , caufcr. 

I.M-PoRV.i^i/i^, m.j. h , n.is, qu'on ne 
p;ut porter. 

Xu-YoRrranêùis , a-,um ., qu'il faut tranf- 
porter , voiturer. 
Pr^-Porto, as , avi , atum , are , porter 

devant. 
Re-Porto , as , avi , aium , are , reporter ; 
z°. remporter, gagner , acquérir ; 3°. 
rapporter. 
SuP-PoRTO, as , avi , atum , are , porter , 

tranfporter ou voiturer en cachette. 
TRANS-PoRTrttzo, onis , tranfport , l'ac- 
tion de tranfporter , ou de transférer. 
TRANS-PoRTaîuy , a, um ,part. de 
Trans-Porto , as , avi , atum , are , tranf- 
porter , transférer, porter ou faire paffer 
d'un lieu à un autre ; i". exiler, relé- 
guer. 



E ÉTYMOLOG. i;i2 

XI II. 

P O R T«^ , Porr. 
VoKTus , lis. Porc de mer , havre j i'\ 
afyle , refuge. 

PoRTuq/ùr , a, U7n , où il y a des ports , 

des havres en quantité, 
PoRTHmeus , mei , batelier , pafTeur, foit. 

dans une nacelle , foit dans un bac; 1*. 

furnora de Caron. 
PoRTifio , onis , port, tranfport, voiture, 
PoRTito , as , avi , atum, are, porter. 
PoRxiror , oris , batelier, paiTcur, foit 

dans une nacelle, foit dans un bac ; 1°; 

receveur d'un péage. 

Porn'ïor Orc/,Charon;- Urfa,\oytz Bootes. 
FoKTorium , ii , pafTage , ce qu'on donne 

à un batelier pour paiïer;i°. douane, ou- 

impôt fur le palFage , fur l'entrée , fur 

la fortie. 
FoRTifculus , i , Comité de galère ; 1°. fâ 

baguette, 
PoKTumnus , f ,Portumne , furnom de 

Mélicerte , devenu Dieu des ports. 
VoRiumnalia , ium , fêtes Se jeux qui fe' 

célébroient la nuit tous les cinq ans dans 

rifthme du Péloponèfe , à l'honneur de 

Mélicerte , furnommé Palémon & Por- 

tumnc. 

NÉGATIFS. 

I . Im-Port«o/«^ , a , um , où il n'y a 
point de porc , d'ancrage ou de 
mouillage pour les vaifleaux. 

I.u-PoRT«?;«^ , a , um , importun, in- 
commode , fâcheux , fatiguant , 
qui vienc à contre - tems , en- 
nuyeux , infuportable , odieux. 

liA-Vov^-runitas , aiis , importunité, mi- 
nière importune , contre-tems. 

iM-PoRTunè , adv. mal-à -propos , à con- 
tre-tem5 , hors d« tems Se de faifon | 



DE LA LANGUE L AT. PAR i p^ 



d"une manière fatiguante , importune v 
f.kheule. 

P E R, 
élevé. 
De Pur , pour Fer , Her, ]'ofter , éle- 
ver , vinrent ces dérivés. 

1. PrFNd, c-p, jambe , parce qu'elles 
font élevéesji ''.iambon;5°. lepied 

( d'un arbre; 4'^. poilfoii à coquille, 
' ainfi nommé à caufe de ià forrae. 
Ex- Peu^p, -are , couper les cuiffès. 

2. p£RNio , onis , en{;elurc aux jam- 
bes , inu!e aux talons. 

V iR.v.iuncu}us , i, le même. 
CoM-PtB.nis , is , qui a les pieds tournes 
en dedans, 

3. P£3.n/.\- , icls , qui a les pirds lé- 
gers , des jambes minces ik gran- 
des , qui peut bien courir. 

PERNic/r.ij , <2?j j , vitcïïe. 

PîRN.'ci'fr, légèrement, avec vîtefTe. 

4. Per(), onis , guêtres , bottines, 
fourreaux de jambes. 

j*. ViKTica, ce , perche , long bâton ; 
2 ''.perche, mefure d'Arpenuur. 

FrKTicdlis , m,f. le , n. is , propre à faire 
des perches ou de longs butons. 
'PrRGu/a, (E , balcon , galerie en faillie 
hors d'un bâtiment ; 1°. échoppe , bou- 
tique adoflée à un bâtiment ; 3 ■", treille , 
berceau ; 4*^. école publique. 
TERculanus , a,um,dc barreau, de treille 
ou de treillage. 

SPAR. 
De Par , broche , pique , lance , vint 

la Famille Celtique ; 
Spar , lance , trait , javelot : 
En Angl. Spear-, en Latin , 
!ï'. SpARwffj ji ; — rus,i, trait, javelot. 



S-Pari/j , i. Si 

SPARilitS , i, (brtc de poiflbn de mer. 

S-Pir-Archi^j, i , Capitaine de la pre- 
mière compagnie des LA^;cE^Ml.s de J.\- 
vflot d'une légion. 
1. S-Parti/;/!, i, jonc, plante à longue tige 
& (ans feuilles, comme une Piquf , dont 
on fait des cordes , des nattes : genêt. 

S-PARTûrfum , ii , lieu planté de genêts, 

S-pARTeuj , a ,um , fait de jonc. 

^-pARTeolus , i, corde faite avec des brins 
dp genêt, 

S-pARTfo/i , orum , gens habillés d'étcfles 
S: de foulicrs de corde , & qui fcrvoient 
à Rome pour faire le guet & pour étein- 
dre les incendies. 

S-PARTariuj, a , um , qui fait des cord'?-! 
avec du genêt ; z^. forte d'oifeau de 
proie. 

A S-P E R , 

âpre , piquant. 

De Per , broche , pointe , Ce formè- 
rent divers dérivés. 

I. 

As-Per ,a,um, piquant , hérilfé , ra- 
boteux , A-Pae -, x°. auftère , féve- 
re , rigoureux. 

As-Peru^o , inis ; As-PERuh , œ , gratc- 
ron, herbe pointue. 

As-Pero , -are, faire une pointe à; aigui- 
fèr ; 1°, hérifTcr , rendre Aprc , rabo- 
teux ; 3°. aigrir, irriter , exagérer. 

As-FiKîtas, atis ,^ le piquant, ce qui eiî 
As-PKedo, inis , > piquant , inégal , ra- 
As-Fuitudo , inis ,j boteux ; z°, ÀpRer/, 
aigreur ; 3°. rudeffe , dureté ^ 4". im- 
politeiïe , mauvaife humeur. 
As-PRf(UTO , '»un lieu piquant , hérifTéds 

ronces , de pointes. 

As-Perê, d'un air piquant , avec rudefTç;, 
auftcritéî 



DICTIONNAIRE ETYMOLOG. ip<? 



Composes. 

Ex-AS~?EKo,-are , donner du tran- 
chant , du piquant ; i°. rendre ra- 
boteux , inégal -, 5°. aigrir, irriter. 
Ex'As-pER!!'or,or;j,-Ex-As-PERa?r;rwVù, 
qui rend piquant , rude; i". qui irrite , 
qui aigrit. 
PER-As-Per , a , i/m , fort rude. 
SuB-As-Pfr, a, um ,\in peu rude. 

2.. 

P O R. Cas , Porc , Cochon. 

Du même Per , pointu , vint le nom 
Latin du cochon , à cauie de Ton 
niufeau pointu, dont il ie fert pour 
fillonner la terre. 

I .PoRcwi , i , cochon ; AlUmand , 
V) .Kv.ch,V>oKch\ vieux Grec noP^sc, 
PoRKos -, 2" ■ homme fàle , glou- 
ten. 

YoKcûlu-i , ; ; VqkcuIus , i , petit cochon. 

VoKCd , X 1 truie. 

PoRcide/ia , œ , une petite truie. 

FoKc-Eira , a , jeune truie , qui n'a porté 
qu'une fois ; de Et , Eros , un an. 

VoRcarius , a , um ; ?o&dnu! , a, um,de 
cochon , de Porc. 

VoKcils , ilis , établc à cochons. 

3 . VoKcarius , ii , porcher. 
Vo&cinurius , ii , qui vend de la chair de 

cochon ; chaircuitier. 
'PoR.ri-Cida ,s, couteau de chaircuitier. 
FoKculawr , oris , engraiffeur de cochons. 
Pf RfùJctie » onis , engrais de cochons. 
3. VoKca , ce, fillon , parce que le 
porc fouit, creufe , laiDoure; i°. 
fillon de Vénus. 
PoRc//or , oris, qui fillonne. 
Tos^culetum , i , fiUùn. , 



I.M-PoRfo, -are, faire des filions ; i"* 
couvrir les femenees. 

iM-FcRcario , enis , l'aftion de faire des 
iiilons ; 1°. les couvrailles. 

/[. FoKcafler, ri , gros cochon. 

5. PoRiellata , et , plante potagère , ain/î 
nommée , parce qu'elle efl comme (ii- 
lonnée. 

é-TcKcellana , ce , porcelaine , petite 
truie ; i°. porcelaine , vafr de belle ter- 
re, ainfî nommés, à caufe que leur éclat 
rcfTsmble i celui de coquillages imitant 
le fillon de Vénus. 

4. Perc^ ,, <r , Perche , poifTon d'eau 
douce ; il doit Ton nom à Tes na- 
geoires garnies de piquans. 

PH AL. 

De la Famille Fal , Bal , font venus 
ces mots. 

I. 
Phal* , arum , tours de bois. 

PHAL.ingœ , arum , voyez Valangœ. 

?nh\.anx , an^i';' , phalange , corps d'in- 
fanterie Macédonienne , de huit , de 
feiie , de vingt ou vingt-quatre mille 
hommes. 

PHALa/î^itiE , arum , fantaflîns , l'infante- 
rie Macédonienne, 

VnMan-^ire! , œ, plante médecinale con- 
tre la bleflure des bêtes venimeufes. 

Vnhvangium , ii , & 

pHALjn^iiij, ii , tarentule, forte d'arai- 



;nec vcnime 



ufe. 



2. 



Vu^veriB , arum , colher , ornemens 
que portoient les Chevaliers Ro- 
mains ; 2". caparaçons , ornemens 

de chevaux. 
Ad populum phnieras , cherchca 



i;t7 DE LA LANGUE LAT. PAR t;ii 



vos dupes ailleurs , faites vos con- 
tes à d'autres ; à d'autres ; à d'au- 
tres. 
THALer.ttus , g, um, caparaçonne , bardé. 
PHAL'ro, as ■, nvi , atum , are, capara- 
çonner , barder. 

}. PnxLaris , idis , forte de plante ' 

2*. force d'oifeau de rivière. 
Tn.\Leris , idis , forte doifeau aquatique. 

PHAR. 
De la Famille Far , Fer , porter , font 

venus : 
l. PHAKe:ra , a , carquois , troulfe à 

mettre des flèches. 
PHAKerruna , a , um , qui porte un car- 
quois fur le dos. 
PH.4Ri.;j , if , (brtc de ferpent qui fait un 

fîlion avec Ci queue lorlqu'il marche. 
PHAR/n/;n , / , tortc de poilbn , de Phar , 
plante. 

t. Phar//2x , gis , plurinx , le haut du 
goiîer qui va à reftomac. 

CoM POSÉS. 

A-^'Ti-PHERNiîjafjavantages qti'un mari 
fait à fa femme par contrat de ma- 
riage, 
Para-Pher^-i , OTum , biens parapber- 
naux , biens échus à une femme par luc- 
ceflîon ou autrement , depuis fon ma- 
riage. 
PARA-FER;!a//.î , oTum , biens de la fem- 
me , dot ; voyei P.2rjpherna, 

p£Ri-PHErm , (P , circonférence. 
PERT-pHERomii, a:is , fupplément , figure 
de Rliétorique , lorfqu'on ajoute à une 
phrafe un mot fîiperflu. 

ÂM-PiiOKa , te, mot-à-mot ^ vafè à 
porter , vafe à deux anfes , vaifleau 
à mefurer. 



Am-Phc.t n/;'i' , .1 pleins (eaux. 
Ana-Phor.! , (E, anaphore , reprife ou 
répétition de mots. 

CANePHORî^j,/', ^ celui , rd!;' qui 

CANe-PiioRd , i?, Ç porte lur fa tàe 

la corbeille facrcc , cane- 

pliore. 

Para-Phori/w , /, cTpéce d'alun , Tortc 

de minéral. 

Phcs-Phori/j, /, l'aûre de \'cnus , ré- 
toile du matin ; x". un phofphore. 

TetraPhorz , orivm , porteurs qui por- 
tent à quatre. 

De Phar , plante , & de Mac , puif- 
fance , vertu , fè forma cette Fa- 
mille : 

Phar-Macwto,/, remcde , ïr.édica- 
ment. 

Phar-Mac.ï , oTum , remèdes , médica- 
mens. 

Phar-Maci.7 , œ, pharmacie , purgatio.n 
par les médicamens. 

Phar-Macuj-, /, empoifonneur. 

PHAR-IVlACfi/tiff , es , apothicaircric , par- 
tie de la Médecine qui regarde les r.:- 
medes. 

PHAR-MAceufriiz, œ, empoifonneufe. 

PHAR-MAc/fej-, n'j, om/î. gen, qui entre 
dans la compofition des médicamens. 

PHAR-MAcoJey, ;j , odeur des méùica- 
menj. 

Trinômes, 

Phar-maco-P(e«j, a, «/;;, qui pré- 
pare les médicamens. 

PHAR-AlACoPoLa , œ, .Médecin empirl.' 
que; Apothicaire qui prépare les médi- 
camens, qui compofe les remèdes , quî 
vend ; droguifte. 

Phar-Maco-Poiïuw, zV, boutique d'A ^10- 

iliicaire , A pothicairerie. 

Tetra-Phar-Macwb , i , emplâtre- fai* 



uip DICTIONNAIRE ÈTYMOLOG. 1^20 



avec de la cire , de la graifTe , de la ré- 
/îne & de la poix ; 1°. lorte de mets 
fompofé d'un faifan , d'un jambon , 
d'une tirttine de truie qui alaitc depuis 
deux jours , & d'un g.îceau. 

PHLE. 

De Fol , Ful , briller , trre plein Je 

chaleur & de vie , Ce formerenr : 
I . Phlebj , iis , Vf ine. 

PHLEBicuy , .1 , um 1 <juî concerne les vei- 
nes. 

PHLElio-RRKAofa, œ , rupture de veines. 

PHLEiio-ToMi.i , (?, plileboîomie , Fart 
de faigner; i». faignée : de Tcm, cou- 
pure. 

Phlïeo-Tomo , (7j , ars , faigner, ouvrir 
Ja veine ; tirer du fang. 

Vni-ELO-Touum, i, lancette. 

Phleeo-Tom;^; , i , celui qui faigne. 

2i PnLTGofi j is , un des chevaux du 

Soleil." 
VHLEconds , idis , ou 
ï'iiLtcontires , œ , forte de pierre précieu- 

fe qui femblc être enflammée. 
THLEceton, ontis , le Phlégéton , fleuve 

d'Enfer. 
VuLicetonteus , a , um , ou 
PHLEGE/û/itij ,idis, du Pblégcton. 
[ PHLEG/720/ie , es , tumeur enflammée, 

3. PHLocium , a , ou 
Phlox,o^/j 5 violeccç rougcâtre , 
jleur. 

pHLYcrœ/ia, œ , pufiule femblable à celle 
que caufe la brûlure. 
[PHLEG;na , aiis , flegme , pituite. 
'Pviitcmatkus , a , um , flegmatique , pi- 
tutteux. 

PHYL. 
De Phol , Bol , œil , veiller fur , vin- 
rent: 
PuYiaca , œ , prïfbn. 



pHYLAci/?;: , a;. Geôlier, Guichetier» 
î". manœuvre , ouvrier , qui attend fa 
paye devant la porte de celui qui le fait 
travailler. 
FHYLaâlerium, a , tablette; i**. pliilac- 
tere , parchemin où étoient écrit; les 
Coiimnandemens de Dieu , & que les Pha- 
rifiens portoient aux bras & fur le front ; 
50. Croix que les Evèques portent pen- 
due au col ; 4C. ce qui fert à ferrer quel- 
que chofe; 5". arauUette ,• 6». caractè- 
res ou billets fuperfliticux qu'on porte 
fur foi. 

PHYLL-ANDf/on , ii , force de plante ; 

//loc Grec. 
Ph YL-AtjiHe^ , is , forte de plante qui pi- 
que- 
Phyli.-Anthiob, if , herbe qui fort à la 
teinture en pourpre. 

P H O , P H (E N. 
DeFojfeu, prononce Foe , Foœn , 
Fan, Sec. vinrent ces diverfes Fa- 
milles: 

I. 
I. REPO-Foc:7;u7n , ii , couvre feu ; 1°. 
plaque , contre-coeur de cheminée. 

2. PniEBiîi, ûiij , Prêcreiïè d'ApoI- 
lun. 

Phoee? , fj, la Lune, 

PhœBu.v , ; , le Soleil, Apollon, le Dieu 
des Poètes , G-c. 

'PutBEeus , a , um , du Soleil , d'Apollon. 

3. Fnœmja , œ , Didon Phénicienne. 

PHaNix, icis , le Phénix , oifeau fabu- 
leux. 

B I N O M ES. 

FH(SHTCo-B.\Lanus , i , la datte du palmier 
d'Egypte , qui enyvre ceux qui en man- 
gent. 

Phœnico-Ptïri/j , f , Flambant , grand 
oifeau qui a les ailes d'un rouge qui pa 

re 



i;2i DE LA LANG 

roit du feu , quand le Soleil donne def- 
lus. 
Fhoinic-Urut, f , petit oifeau qui a la 
queue rouge en été , & non pas en hy- 
ver , pendant lequel on le nomme Eri- 

thacus. 
4. PHdNicidj , « , vent du Sud, Sud-Eû ; 
z°. forte de pierre précieufe, 

/. Ph^now2«7zo/2, i, Phénomène. 

6. PHŒNiceuj- , a, um, qui eft d'une cou- 
leur rouge , éclatante. 

THtnion , a , Anémone , fleur. 

Fvnico, as, are., rougir, devenir rouge 
comme écarlate. 

Phan/iïj- , «p, celui qui veut parourc plus 
qu'il n'efl. 

Prononcé P e n , P i n. 

De Phen , lumineux , beau , pronon- 
ce Pin , vint le Celte Pin , beau , 
agréable ; & le Latin , 

A-PiN« , arum , jouets , bagatelles : 
mot , que faute de mieux, on tiroit 
de la ville ^Apina. 

2. 

1. pHANTayîd, <P , fantaifie , imagi- 
nation. 

PHANTapna , atls , fantwnc , Ipedre , vi- 
iîon. 

THAitr.2jlicus , a y um, fàntaftique , ima- 
ginaire. 

Calo-Phant.: , <E , railleur , moqueur ; 
i". hypocrite , trompeur. 

Epi-PHANia , orum , la Fête de l'Epipha- 
nie , la révélation de N. S. J, G. aux 
trois Mages , qui vinrent l'adorer. 

Holo-Phantj, œ, grand menteur. 
i. ?HEtioiies,ce, forte de pierre de Cappado- 
ce , tranfparente & blanche , & qui a la 

dureté du marbre. 

J. Phasw , is , ou idis,\t Phâfc , fleu- 
Orig. Lot. 



UE LAT. PHA iy22 

vc de la Colchide; 1". rivière de 
la Taprobane ; 5*. ville à rem- 
bouchureduPhâfe ; 4°. apparence, 
afped de la LunejjO.accufationjdé- 
nonciation. 

Em-Phasij,zV , emphafe , figure de Rhé- 
torique. 

Sym-Phas/j , is , émerfion de plulîeuri 
aftres , qui paroifTcnt en même-tems. 

Phas/ûj , adis, fiirnom de Médée. 

PiiAsiana , ce , faifan , oifeau. 

?H\sianarius , ii , qui a foin des faifans » 
qui les élève, 

PHAsianus , i, faifân , oifeau. 

PHASma , atis, apparition , vifîon. 

PnAS-CAnion, ii , plante dont les feuillet 
reifemblent à un coutelas. 

4. PnAraj,!, Fanal de port de mer 
pour guider la nuit les vaiflèaux , 
phare. 

PHArof, i, iHe à l'une des embouchures 
du Nil , jointe à Alexandrie par un pont ; 
2°, tour bâtie dans cette Ifle , par l'or- 
dre de Ptolomée-Philadelphf,pour pofer 
un fanal , qui a donné fon nom de Phare 
à tous les autres fanaux des ports de mer; 
}®. ifle de la mer Adriatique, 

?• 

De Phen , prononcé Pen, Pin, luire,' 

paroître, fe forma cette Famille : 
O-PiNio , onis, opinion , fentiment , 
avis , penfce , Jugement ; i'. eftime , 
réputation , bruit, renommée; 5°. 
attente; 4"*. fôupçon. 
O-Pinat/o , onis ^ opinion, fentiment; 
30, confentement qu'on donne à une opi- 
nion probable. 
O-PiNATUi' , (is , voyez Opinio. 
O-PiNATUj, a,um, à qui l'on a penfé. 
O-PiNATor , orij, qui dit (on fentiment 



DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. rfz^ 

de rien , qui ne s'y attend pas , qui peiifc 
le moinî à. 
Ex-0-PiNiifi3 , adv. à l'impourv» , par 

furprife. 

PHR AC. 

De Phar , prononcé Php A , barric— 

rç , rempart , fe forniercnc : 
Cata-Phrac/^ , ce , cuiraire , cotte 
de maille z ". ; armure complette v- 
} °. forte de bandage. 

CATA-PHRACf.'zr/uj , .1, um ; Ctw , 

a, um , euiraflier ; i°, armé de toutes 
pièces. 

AcATA-PHRACîarfw , u , armé d'une- 
lance , d'une pique. 

PHY. 
De PHe,Fu, être, produire {col, 6i8) 

vinrent ; 
Phusw , prononce PryJîs , is , la 

Nature. 
PHYSica , orum , les chofes naturelles. 
PHYsira ,x,8c 
Physic? , es , fclence des chofes naturel-» 

les, Pliyfique. 
PHVsifè, dv. naturellement; î°. enPhy- 

(îcien, ea Naturalifte ; 5°. phyfîqucment, 
VHYSicuhtus, a, um , rendu naturel, 
VKYSicus, ïjNaturalifte inflruit dans la- 

fcience des chofes naturelles , Phyfî- 



ïP5 

avec quelque doute ; i". qui ellréfervé à 

aïïurer. 
Ûpin.itorer , commiffaires d;s vivres d'une 

armée. 
O-FiNabilis, m.f. le , n. f j- , qui confîfte 

d.ins l'opinion , probable , qui n'eft pas 

démon ftratif. 
O-Pin/o/w , a, um-, qu'on peut mettre 

en doute , qui n'eft pas évident ; dont 

l'opinion , l'idée n'eft pas certaine. 
O -Pi nitfijjimus , a, um , qui eft tout rem- 
pli de diverfes opinion? ; z°- qui doute 

de tout. 
O-PiNuj , a, um, i quoi l'on s'attend ; 

on y ajoute toujours Nec. 
O-PiNj/uf , j. , um , plein de fan opinion , 

opiniâtre , entêté. 
O-PiNo, as 1 are , & 
O-PiNor , avis , atusfum , ari , juger, efli- 

mer, pcnfer, croire, être d'avis. 
0-?lNatà , ad^'- en y penfant. 
Piec opin.ità , fans y penler, fans qu'on s'y 

atttnJu , à i'improvifte. 

Composes. 

Ac-o-PiNor, daV, atusfum , ari, pen- 
fer , eftimer , avoir opinion , croi- 
re , écre d'àvis , s'imaginer faire ré- 
flexion. 

lN-o-PiN!i'!fer, flJr. ou 

iN-o-PiNjre , adv & 

Im-P-Pi«.«o , adv. fans qu'on y penfe, fans 
•y penfer , au dépourvu , à l'improvifle , 
lorsqu'on y penfe ou qu'on s'y attend le 
moins, d'une manière imprévue , inopi- 
née , foudalncmcnt , au pied-levé. 

In-o PruiirwJ , a, um,8c 

îjj o-Pi«"i , a, um, inopiné , à quoi l'on 
ne s'attend pas, fubit , imprévu , qui 
arrive à l'improviftc , qui vient lorf- 
qj'on y penfe le moins. 

ln-o-T iti ibilis , m.f. le, n.ù, qu'on ne 
fauroit croire. 

lK-o-7iîians,th,omn. gen. qui ne fe doute 



cien. 
PhysiVuj , a ,um, naturel , phyfique. 

Binômes. 

Physio- G^o/nia , (P , Phyfionomie. 
Physio-Gnow 0/2 , onis, phylîonomiC' 
te , qui fe cpnnoît en phyfiono- 
mie. 
PHYsio-LcG'a , te, étude ou traité des 
chofes naturelles. 

pHYT-URfiâ, ce , foin de cultiver Us, 
plantes , culture des plantes. 



ifaj DE L A L ANG 

Phvt-Urgik, ! , qui cultive les plantes , 
botanifte ; d'Erg' , travailler. 

2. 
ThyS2 , «, forte de poiiïbn à coquille , 

qui croît dans le Nil. 
FHrs?:sr , eris , forte de grand poifTon de 

Jner. 
FHYge'hIum ,i r-rkrum, i , &c PnYm.i,at!s, 

humeur , clou : panaris ; mot-à-niùt , mal 

d'aventure. 
SYMfHytum , i , la grande confoude , 

ihinie. 

PI. 

Du Grec Pino , boîre , & Kerwo , 
verfer dans une corne , le forma : 

Pin-Cern^ , œ , Echanfoii , qui verfe 
à boire au Roij Chef de Gobelcc. 
FISC. 

Du Celte Ish , Isc , eau , & de l'ini- 
tiale B , P , dans , vint la Famille 
FiSH , Pisc , poiiron , mot-à-mot , 
qui vit dans l'eau. 

Viscis , is, poidon. 

Piscifx, ium, les poiflons , douzième Signe 

du Zodiaque. 
Fisciculus , f , petit poifTon. 
Piscjfi/T, Ht, pêche , l'aftion de pêcher ; 

1». ce qu'on a pris à la pêche. 
Pisc jri.i , ce-, lieu où l'on pèche , où la 

pèche cft bonne ; i». marché au poiiïbn ; 

3°. poiiïbnnerie. 
Tiscarius , ii , marchand de poifTon. 
Piscirii/r , a, um , de poifTon , qui fcrt à 

pécher. 
Prscitor, oris , pêcheur. 
Piscarriof , l'cfx, pêcheufe, 
Piscor , aris , atus fum , ari , pêcher. 
PiSCJ/I/x, a , um , poifTonneux , plein de 

poifTon , où il y a quantité de poiiïbn 

abondant en poifTon. 
?iscul:n:us , a , um, voyez Fifcofus, 



UE LAT. P'I i^2<ir 

Piscatorius , a, um, de pêcheur ; i*. qui 

concerne la pêche & le poifTon. 
Pifcaioria navis , barque de pécheur. 
Pifcatorium forum , poifTonnerie , marché 
au poifTon. 
Piscma , iB, vivier , réfervoir à mettre 
du poifTon ; I*. citerne ,• 5°. rclervoic 
pour fe baigner, amas d'eau pour abreu- 
ver le bétail ; 40, grande cuve à mettre 
de l'eau, baignoire; s». Pifcinc. 
Piscinalis i m.f.le, /;, ir, qui concerne 

les viviers, les réfervoirs. 
Fiscinarius 1 ii , qui a fjin de nourrir du 
poifTon dans des viviers. 
Ex-Pisccr, aris , atus fum , iri , chercher 
à prendre du poifTon; i". s'enquérir^ 
s'informer , s'enquêter , fonder , tirer des 
lumières , tâcher d'apprendre , faire 
avouer, tirer les vers du nei. 
PisTr;j,ix , voyez Pri^i^ ; i". bâtiment 
de mer , leng de quille & étroit de Lou- 
chin, fait fur le modèle du 'corps d'ua 
grand poifTon; 50. le monflrc d'Andro- 
mède ; Conjîellation. 

P L pour F L , 

Rouler. 

Pl , forsic de liquides de même que 
Fl , lîgnitia également rouler , 
flotter, être en mouvement : de-Ià : 

I. En Grec-Latin. 

Ptoum , i , charrette. 
Flous , a , um, char à deux roues. 
FLota , ce, flexible. 

z. En Latin. 
PiAiisTr;//» , z ; PLosxrtt/Ti, /, char, 
charriot ; 2°. la Conjldlation à\x 
Charrier. 

FiosTellum, i , petit charriot. 
PL\vSTrarius,a ,.um, cocher, charretier, 

Djij 



ï^^-j DICTIONNAIRE 

Ploxemuj, i, & 
Ploximutb , f , cafTette , coffre. 
Pioia , œ t forte de rofcau. 
SEMi-PLOTifl , oTum , (buliers de chafTe, 

3 , En Grec. 

PiEtf , flotter , naviger j d'où en Grec- 
Latin : 

CATa-Pmj, f, flotte de vaifTeaux mar- 
chands ; i". où il arrive fouvent des 
vaifTeaux; 5'. fréquent abord de vaif- 
feaux.. 

A-PLuJlre,h,Sc 
A-Fhujlra , onun , ou 
A-'Pi.uJlria , ium , flamme , banderoUe 
qui flotte au haut des mâts. 

P , ajouté à la tête des mots. 
.1. 
P'AsK, IsK, ( voy. col. 7 il.) force, 
:• puifl'ance , capacité , fe forma : 
V .\sceûlus , i , bourfè de cuir. 
làAscaiida , ce , cuvette , vaifTe^u à 
laver. 
Eu Anglois Bask^/, 

2. 
P L A C. 

De Lac , attrait , charmes jCarreflès , 
vinrent : 

I. 

Placo , AS , avi , atum, are , appai- 
• fer , adoucir , calmer , fléchir ; 1°. 

rendre calme , tranquiliiièr. 
VLAcamen , inis , & 
FLAcamentum , f , ce qu'on fait pour ap- 

paifer , ce qui fléchit. 
PLAC:3fè , jàs , ijjiinè , adv. paifîblement , 

(ans emportement , fans s'impatienter , 

avec douceur , fijns s'emporter , fans. 



ETYMOLOG. i^ai 

émotion , patiemment , avec tranquil 
lité. 

PtAcario , onis , l'aftion d'appaifcr, de flé- 
chir. 

?i.Kcaniu5 , a , um , qu'il faut appaifer , 
qu'on doit fléchir. 

FLkcabUh , m.f. le , n, is , facile à appai- 
fer , qu'on peut adoucir. 

?LAC2biUtas , atis , facilité à s'appaifer,'. 
à fe laiiïer fléchir, douceur. 

?LAcabiluer, adv. d'une manière qui ap- 
paife , qui fléchiffe. 

Composés. 

Cou~]?LA.co,aSf avi , atum , are ^ 
adoucir , appaifer , calmer l'esprit. 

iM-PLAcaruT, a, um , qu'on ne peut appai- 
fer , afTouvir ou contenter. 

iM-PtAcaii/iter , adv. implacablement, 

irréconciliablement , d'une manière à ne 

pas revenir. 

iM-PiACabilis , m.f. le , implacable , qu'o» 
ne peut appaifer, qu'on ne faucoit adou- 
cir , irréconciliable. 
II. 
Plac^o , es , cui, cittim , cere , plaire, 
agréer , être agréable. 

?LAcidhas , atis, na:turel paifible , hu- 
meur douce , tranquillité. 

ViAcidus , a , um , paifible , doux , tran- 
quille , qui eft fans émotion , fans em- 
portement , fans agitation, celui qui 
n'efi point agité, point ému. 

FLAcidulus , a^umt dimin. de. 

?i.^cendus , a,um, qui doit plaire. 

PL.\ctns, tis , omr.gen. qui plaît. 

PiAcentia, œ , défîr do plaire ; enyie d'è-i 
tre agréable, 

PlacWs , iùs , adi'. paifîblement , douce- 
ment , tranquillement, patiemment, fans 
émotion , fans e.nportemcnt , (ans bruit. 

?LAQua , orum, DécIara:ions , Qrdon-;- 



ïP9 DE LA LANG 

nances , Arrêts des Souverains ; i°. ma- 
ximes , fentimens, opinions, 
1. ?LAcer2td y ce , Gâteau. 
FLtiCentinus , i , Pâtiflîer 
y. PiAciia , as , avi , atum , are , plai- 
re, voy. ¥lauo\ i°. plaider, avoir 
un proecs , le pourluivre. . 
PtAcifum , j, Juàfiliftion , Cour de Judi" 
ce, aiïcmblée de Juges, Barreau , Plaids- 
TtKchurus , a-ium , qui plaira. 
PLACituf, a, UK ,qui aplu , p.iTt, de Placeo. 

Composes. 

GoM-PLAceo , es jui , ou iius furn , 
en : ce Verbe ne fe trouve em- 
ployé que dans les rems fuivans : 
Complacet, complaceba[ , complci- 
cuit , complactre , complaire , 
agréer , revenir , être approuvé ou 
agréé , (?cc. 

PER-PLAceo , es , cui , citum , cere , plaire 
beaucoup , agréer fort. 

Dis-PLi-ce/2£/a , « , déplaifîr , dégoût , 
chagrin. 

Dis-PLiceo, es , cui , citum, ère , déplai- 
re, être défagréablc , n'agréer pas. 

iM-PiAciiuj, il , um , farouche , cruel , 
obiliné , barbare , implacable , qu'on ne 
peut adoucir ou fiéchir, 

PLAciiix , idis, efpéce de tuthic. 

I IL 

De La , large , étendu , prononcé 
Pla , vinrent diverfes Familles : 
I. 
Plag<i j .'B , plage , côre, clîmac, pays, 
contrée , région, étendue de terre j 
2**. tapis, rapilTerie , courte-poin- 
te , tour de lit. 
Pl\g.i , œ , plaie , coup qui b'.f (Te ; i". 
Licilîon faite i un arbre pour enter. 



UE LAT. PL 1J3® 

PtACdfux ,a,um, percé de plaies. 
Plago/uj , a , um , qui fe plait à faire des 
plaies , qui a toujours le coup levé ; t". 
maître fouctteur; j'^. couvert de plaies, 
PtAciarii/x, ii, qui vend ou qui acheté uner 
pcrfonne qu'il !ait être de condition li- 
bre . qui recelle un efclavc fugitif, qui 
lui fournit les moyens de fuir , oU lui 
confeille la fuite ; z". voleur d'efclaveî 
ou de perfonnes libres ; 3". plagiaire ,' 
qui pille les ouvrages d'autrui , qui fe 
les attribue. 
Plagi-GeR , a y um , on 
?L\ci'Gt.Kulus , a , um , voy. Plagipadda* 
PiA-Gio , as , are , voy. Plagiarius. 
PLAGi-PATi'ifiZ, ce , qui cft fouvent battu» 
PLAGifum , i , vente ou achat , &c. voyez 
Plagiarius, 

1. 

i.VhkGula,(s , petit tapis; i**. petite 
feuille de papier; j°. voile de fem- 
me. 

i. Fihcufiayœ, forte de poinba à coquille.- 
3. Plag,2, arum , rets , filets , panneaux , 

toiles qui fervent à prendre les bêtes fau»- 

vages. 

Siui-P^iAGtum , ii , petit filer. 

3- 

VhAt^us yU , 7im , ior , iJJîmUs , plaîn , 
uni , égal , qui n'efl: point rabot- 
teux ; 2°. plat ; 3°. plan qui a h 
fuperficie plane ; 4°. clair , mani» 
fefte, évident , ner. 

VlanuIj. , œ , plane , inftrument pour ap». 
planir le bois. 

Planu^ , f , afFronteur , fburbe , înipofîcur ,. 
charlatan. 

Vi.h^iius , a , um , plain , uni; 

Plané , iùi , (Jji/V.e , clairement', nette- 
ment , fins ambiguïté ; i°. tout-à-fatt , 
cntiîrement ; 3°. certainement. 



in» DICTIONNAIRE ÊTYMOLOG. 



ViAtiarius , a, um , qui fc fait en pleine 
campagne , eu fur Je champ , fans dépla- 
eer. 
[ TiAmas , (itis , clarté , netteté, 

PlAN/'/fl , (E , OU 

PLAtiities,ei , ic 

FLAnirud'i , inis., furface unie ; 1°. plaine 
9U razc campagne. 

Binômes. 

Plani-P^j, £^/\f , acfleur de farces, 

de petites comédies ; 2°. fauteur. 

Pi».ni-PeS , edi! , plat-picd , qui a les 

pieds plats ; 1°. plain-picd. 
PLAni-hogiiu! , a , um t qui parle claire- 
ment , qui s'cxpri'iie nettement. 

C O M P O s Îl s. 

Com-PlAno , as , avi , atuin , are , 
applanir, unir , égaler; 2". ralcr; 
} °, achever , polir. 

Ex-Plam!) , as , avi , arum , are , applanir , 
igaler , unir , mettre à l'cgalité ; 1°. ex- 
pliquer , échircir , expofer , mettre en 
fon jour, développer, dé.méler, débrouil- 
ler, rendre intelligible , donner à en- 
tendre , interpréter. 

Ex-?LAvabili.! ,irj.f,le ,n. fi, clair, net , 
diftinâ , dégagé. 

Ex-?i.Atiatè , clairement , diftindement, 
nettement, intelligiblement. 

Ex-PLANaf/e , onis, explication , interpré- 
tation , cxpontion, éclairciflèmcnt , ma- 
nifeftation, 

Ex-PLAwaror, orii , interprète, commen- 
tateur , exporteur, qui explique ; i". de- 
vin. 

Ex-Pi A Natoriw , a , um , qui explique, 
qui cxpofe , qui met en fon jour, 

l!i-tJi.-?LAiiab!lis , m.f. le , qu'on ne peut 
applanir , débrouiller, démêler, débar- 
ra Ifer. 

în-tx-?LAvatus, aum , embarraflc , em- 
brouillé , empêché , qui n'cfl pas iii>re , 



raboteux , inégal , non applani. 

iM-PhAunor , oris , trompeur , fourbe • 
impofteur. 

Im-Plano , m , are , tromper , abufer. 

De-Plano , as , are , applanir , unir, éga- 
ler, mettre de niveau. 

4- 

De Lan , pays , région , i«. parcou- 
rir , voyager , ôcc. vinrent : 
PiAhieta , ai , Planète , mot-à-mot , 
étoile errante. 
Pi.A<AetarïiLS -, ii , Aftrologue, 
PiAN^rsî , a: , Planète^ 

y- 

Planta , es , plante des pieds ; i*. 
plante ; }». plant, ce qui efl: propre 
à planter. 

P1.ANT.2rfT, m.f, re ,n. fj-, qui concernela 
plante des pieds. 

PtANTarajm , ;i, pépinière; z<>. du plant; 
brin , branche qu'on coupe & qu'on re- 
plante , & qui revient de bouture ; 3°, 
aruriiïeau qu'on lève pour le replanter. 

Vlakt arius , a, uœ, qu'on coupe pour plan-; 
ter de bouture; 10. qu'on léye pour plan-' 
ter. 

PLANTjtio , onis , l'adion ou la failôn de 

planter. 
Pla*jii-Ger , a t um, qui produit des re« 

jettons propres à planter. 
Planto , as , avi , ntum , are, planter. 

Composés. 

CoM-PhAuratus , a , um, rempli d'ar- 
bres , enté , planté. 
De-Planto, as , avi, atum , are, déplan-" 
ter, arracher ou rcnvcrfer ce qui étoît 
planté. 
Ex-Planto, as, avi , atum, are , déplan- 
ter , arracher. 
Sup-PLANvatici , onis , tromperie, fourbe-i 
rie , trahilbn. 



M3Î 



DE LA LANGUE LA T. PL 



1^34- 



Si'p-Planto, as -, avi , atum , are , plan- 
ter nu-dcfTous ,• i". donner le croc-cn- 
janibe ; 30. fupplintcr, 

TRANS-PiANTor , avis > atus fum, ari , 
être tranfplanté. 

Plantiî^P , 'mis , Plantain , kerbe.- 
6. 

pLATfl«/«, /, plane, platane, arbre. 

PiATanetum , i , roy. Placanon. 

fLAjiininus , a, um , de plane , de pla- 
tane. 
PtAia/î//?a , œ , forte de grand poifTon qui 

fe trouve dans le Gange. 
PLAranon , onis, lieu planté de planes. 
pLAra/ea , « , Pélican , oifeau. 
ThArea , œ, grande rue , grande phce 

dans une ville ; i". Pélican , vife-.w. 
Plat Y-CERotex , um , animaux qui ont les 

cornes fort ouvertes. 
Tlat Y-Of HT Halmus , i , CoHc de pierre 

précieufe. 
PLATY-PHYi/um , f , forte de chêne, quia 

la feuille large ; i". efpéce de tuliy- 

inalc ,- plante, 

r. 

PLU Teiis. 
DePrATWj, large , \'mz Plvtcus , 
défignaiH des objets qui prcfentenr 
une large furface , & do'U i'éty- 
mologie étoii abfolument incon- 
nue. 
TLvreum , i , 8c. 

rLUTf,;i,i,machine des Anciens,couverte 
de claies & de peaux de bœufs nouvelle- 
ment écorchées, mifes par-deffus , dont 
on fc fcrvoit pour aller à couvert à la fàpe 
des murailles. Claies couvertes de terre, 
madriers ou planches revêtues de fer- 
blanc , couvertes de terre , dont nous 
nous fervons pour mettre à couvert les 
.travailleurs aux fapes ; 2°. parapet; 5°. 
ap£ui, accoudoir, baiuftradc ; 4". eloi- 



fon; 50. guérite ; 6'. lambris demenui- 
feric autour d'une muraille ; 7». pupitre; 
8'. tablette à mettre des livres ; 9°. cha<- 
lit; 109. le côté, le bord d'un lit ; 11°. 
plate-bande , terme d'architeâiure. 
PLurealis m.f. le , n. is , qui concerne la 
machine que les Anciens nommoicnt 
PluteuS:,- 

8. 

Vi-iai hium , ii, plinthe ou quarreaiî' 
fur quoi l'on a tracé une horloge 
horifontale ; 1°, le eorps &c la cap- 
fule de la catapulte ; 5°. bataillon' 
quatre; 4"^. brique; 5°. actelier 
où l'on fait la brique , tuilerie. 
Pliuth/j , irfiy, brique quarrée ou mor- 
ceau de terre de cinquante arpens ea 
quarré ; i°. plinthe , membre d'archi- 
tedure quarré &c plat , qui fait le fondé» 
ment de la bafe des colonnes. 
Plinth;/j, i , voyci Plinthis. 
PuiHTHo Phoru^ , a , um , porteur de 

brique. 
Plinth-Uro/h , (F j fabrique de la brique. 
Plinth-Urguj, i , qui fait de la brique. 
Di-PLiNïHiuy ,a.,um, qui a deux rangs 
de pierres ou de briques dans f»n épaifi 
feur. 
Tri-Pitnthi'ux , a,um , qui a trois rangs 
de briques, de pierre, &c. d'épailTeur. 

9- 
De La , étendue, fe forma le Grec 
Plazô, donner de l'étendue, des 
formes , former ; & de-là : 
PhAsma , atis , formation , création ; 
1°. forte de breuvage qui rendoic- 
la voix claire. 
PiASMcitura , a , l'aftion de former;- 
Plasmo , as , are , former. 
Pro-Plaim* i ads , modèle,. 



i-n? DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. în<f 



PRO-PtAST/ce, es, l'art de modeler en 
terre ou on cire. 

Proto-Plastuj, a, um , qui a été mo- 
delé ou formé le premier , comme notre 
premier père. 

Pj.ASTf.f , {£ , Potier de terre , qui fait des 
ouvrages de terre ; i'^. Sculpteur. 

pLAST/ca , ce 1 8c 

TiASTice , es, l'art de faire des ouvrages 
de terre à potier. 

Plast/cu.î , a , um 1 qui concerne les ou- 
vrages de terre à potier ; l'art de les 
faire. 

Composes^ 

Cat^-Plasma , aii^ , emplâtre. 

Cata-Plasmo , -are , appliquer un em- 
plâtre. 

EM-PiASTrum , i , emplâtre ; z°. terre, 
cire qu'on met .î l'entour d'une ente en 
tcuffùn. 

EM-PtASTro, as y avi 1 atrnn -, are , enter 
en écufTon , écuiïbnner, 

EAi-PLASTrario, on/'j- , ente en écufTon; 
l'adion d'enter en écuiïbn. 

Meta-PlasmuTjÏ, transformation j^^i^re 
de Rhétorique. 

Par/v-Plasma, (ij, marque qu'on fait dans 

un livre aux endroits remarquables. 

Onomatopées eu PL. 



pLANcfttJ , US , l'adHoii de fe frapper 
la poitrine ou quelqu'autre partie 
ducorps dans une grande afflic- 
tion ; 2°. gémiflemens , lamenta- 
tions, cris , marque d'une douleur 
outrée; deuil. 
PiANGor, oris-, grand bruit , retentifTe- 
ment;i", lamentation, gémiflcment, cris 
accompagnés de coups qu'on fe donne 
fur la poitrine. 
Yi-h^ouncuh , #, Poupée, ■ 



PiANeo , is y nxi, nâum , çere, battre , 
frapper; z*. fe plaindre en gémiffant, 
déplorer avec des cris , faire dcsiamen- 
tiLions. 

PhAnoens , tis , omn, gen. qui frappe 
contre. 

De-Plakgo , îs , nxi , n6lum , gfre , dé- 
plorer , plaindre , fe lamenter, 

II. 

PiAusaj, us , battement des mains ^ 
des pieds ou des ailes , applaudit 
feraent en frappant des mains ; 
2 ". l'adion de carefTer avec les 
mains. 
PtAUDo, is,fi , fjm, dfre , battre des 
mains , des pieds ou des ailes , en figne 
d'approbation ou de joie, applaudir, don- 
ner des applaudiflcmens. 
PiAuDfnj', tis , omn. gen. qui bat des mains 

en figne d'approbation ou de joie. 
FLAnsibilis , m, f. /? , plaufible , agréa- 
ble ; qui peut agréer , qui peut être 
agréablement re^u. 

PiAi'Sjr, on'i- , qui applaudit en battant 
des mains. 

Flavsus , a,um , part, de Plaudo. 

PtAUTuy , i , Se 

Pi.\VDus , i , clabaud , chien courant dont 
les oreilles font plates , pendantes , lon- 
gues 8: larges. 

Composes. 

Av-Vlavdo, dis ,Jî , fum , ère, ap- 
plaudir , faire des acclamations, 
louer, approuver en battant des 
mains, ou en frappant des pieds; 
2°. frapper la terre avec les pieds 
pour applaudir, ou pour faire avan- 
cer une boule. 
Ap-PtAusor , oris , qui applaudit , qui 
ipprouve; approbateur , flatteur. 

Ap-Piadsw i 



irj? DE LA LAN 

Ap-PuwSu: , ùs , applaudiffcmcnt, ap- 
probation , louange , flatterie. 
Af-PtODa, is ,fi, fum , ers , le même 

<{\i'Applaudo, 
Ap-Plavs:!S, a , um, carcfle , flatté avec 
la ii\aln ; part. d'Àpplaudo. 
Com-Plaudj , is ,Ji , fum , den , & 
Com-Plodd , is , fi , jfiim , dera , applau- 
dir , approuver , battre ou frapper des 
mains en ligne d'applaudiffement. 
Com-Plosus , a ,um, part, de Cotnplodo. 
D.'S-PioDo , is , p'ifi , p!ofum , dere , & 
Dis-PLODor , cris , plofusfum , di , crever , 
éclater avec bruit ; faîte du bruit en cre- 
vant , en fe rompant ; i". rompre ou 
faire crever avec bruit. 
Dis-Plosw, a , um , piru de Difplodor ; 

i". qui éclate , qui fait du bruit. 
Ex-Plodo , is , ft, fum , dere , chafTer , 
rebuter ; z". désapprouver , rejetter , 
faire fuir en battant des mains. 
Ex Plosïo, onis , l'aftion de chafTer , de 
rebuter , de faire fuir en battant des 
mains. 

Ex-Plosuî , a , um , participe d'Explodo. 
Sup-PioDo, is , fi, fum , dere , frapper 

contre terre , battre du pied. 
Svf-Plosio pedis , onis, battementde pied 
contre terre; l'adion de frapper du pied 
contre terre. 

III. 
Ploro , as , avi, acum , are , pleurer , 
répandre des pleurs , vcrfer des lar- 
mes en criant ^ déplorer. 
V 1.0 Kabili s 1 m.f, le , n. is , qu'on peut ou 

qu'on doit pleurer, 
TxoB.ahundus , a y um , éploré , tout pleu- 
rant , fondant en larmes, 
PtOKcindus , a , um, qu'on doit pleurer. 
PioRator , oris, pleureur. 
PhORatrix , icis , pleurcufc, 
Plormus, ùs , pleurs, larmes, i'aâion 

de pleurer. 
¥xor.atus y a , um , part, 
Ortg. Lttt. 



GUE LAT. PLA 1^38 

Composés. 

Ad-Ploro, as , avi , atum , art , pleu- 
rer avec ou après. 

Ap-Ploro, as, avi , atum , urf , pleurer 
proche , ou auprès , ou avec quelqu'un. 
CoM Pi-ORo, .Zf , avi, atum , are , pleurer, 
gémir, fe lamenter , fiire des lamenta- 
tions , fe plaindre avec , dcglorer en- 
femble. 

CoM-PLOR.flf/(3, onis, & 
CoM-PhCKat us , ûs , pleurs, lamenta- 
tions de plufieurs enfemblc , complain- 
te , condoléance. 

CoM-PtoR-ifuj , a, um , plaint , part. 
De-Ploro ,-are , plaindre , regretter. 
DE-PLOKandus , a , um, déplorable , qu'on 

doit plaindre , qui eft à plaindre. 
D2-?L0Katus , a , um , part, de Diplaro , 
plaint , regretté , pleuré , qu'on a plaint ; 
1°. défef^éré , perdu fans relTource , 
abandonné. 
Im-Ploro, as , avi , atum , are , implo- 
rer , appeller à fbn fecours, demander 
l'aide. 
iM-PiORatz'o , onis , l'adion d'implorer ^ 

d'appeller à fon fecours. 
lM-PLOB.andus , a , um , qu'on doit im- 
plorer. 
iM-PLORanj, tïs , omn, gen, qui implore , 

qui demande fecours. 
Op-Ploro, as, avi, atum , are , pleurer 
devant , importuner par fes larmes , 
étourdir de fes pleurs. 

I V. 

Ex-Plor(j , as , avi , atum , are , mot'â- 
mot, tenter par fes larmes , éprouver, 
cfTayer, faire l'épreuve, l'expérience ; 
fonder , examiner , vifîter , rechercher ; 
confîdérer, regarder de près , obferver ; 
i«. connoitre,découvrir;5'.reconnoître, 
aller à la découverte. 

Ea-P Lo &atus , a, um, certain , évidcn;. 



IS39 DICTIONNAIRE ÉTYMOLOG. ÏJ40 



connu avec certitude , aflurc, indubita- 
ble, dont en eft sûr, reconnu , imman- 
quable , (éprouvé , à l'épreuve ; part. 

Ex-PlOR2?i) , & 

Ex-Fiop.rtte, aiiv. à fond, sûrement , avec 
sûreté , avec afTurance , avec connoiffan- 
ce , avec certitude ; i°. avec examen , 
avec précaution. 

Ex-PLORTffo , onis , recherche , exa- 
men ; précaution, 

Ex-PioR..î(o yabl. ahÇ. avec connoitTance , 
examen, après avoir examiné; i°. ayant 
été informé , ayant reconnu. 

Ex-PLORurOI' , OTli , & 

Ex Plc Ri'rix , icis , efpion , quiobfer- 
TC , qui fait la guerre à l'oeil , qui cXi- 
■minc les démarches ou les mouvemens ; 
2°. qui va à là découverte : batteur d'ef- 
trade , coureur , qui va reconnoitre. 
Ex-PLrR.ifny;iir , (î , um , d'cfpion ; î">- 
propre â s'informtr , à s'enquérir, à aller 
à la découverte. 
lN-Ex-l'L0R.i7?f , adv. fans avoir examiné, 
fans avoir pris les melurcs, au hazard , 
à l'aventure , fans fonder ce que c'eft. 
lN-Ex-PLOB..!rs i.aàv. fans avoir envoyé à 
la découverte , fans avoir fait reconnoi- 
tre le pays. 
1»!-Ex PLORaruj , «t , um , qu'on n'a point 
éprouvé, effayé, expérimenté , obfer- 
vé , reconnu, fondé ou découvert, ni 
recherché, dont on n'a peint fait d't iïii 
ou d'épreuve , dont on n'a point d'ex- 
périence. 

PLE pour PEL 

•De Pel , boule, c«rcle , pli , prononcé 
Ple , vinrent ces Familles : 
I. 

•PiîCTO, is , xi , ou xui , xum , clere , 
plier, entrelacer; z°. baure,tr.ipper, 
punir , châtier. 

' î'i.ÉCTrum , i , archet d'inftrument de mu- 



fiquc à cordes ; x^, infirument qui fe lou' 

che avec l'archet. 
PLECTa,!^, lien d'ofîer,d'un /ion d'arbre ou 

de quelque menue branche ; 1°. tafle à 

deux anfcs ; 5°. forte de caraâère. 
Plecti/jV, m.f. /?, n. u, qu'on plie,qu'oK 

entrelace aifément. 

Composes. 

Apc-pLFxii7, œ, apoplexie, maladie. 

PARA-PtECia , œ, paralyfie fur Ljuelque 
partie du corps. 

PARA-PiEXia, it, légère attaque d'ap»-» 
plexie. 

Per-Plex:/? , a, um , enibarr.ifTé , em- 
brouillé, ambigu, douteux, plein ie dé- 
tours . difficile à comprendre, 

PER-PiECTor, eris , ili, lier forttmentj 
garrott-r. 

VeR-PLTXaUlh , m. f. h , embarralTé , 
embi-ouillé ; z°. ambigu., 

VtK-FLtxatilher t^Sc 

Ptr PlEXè,OU 

PiR-PLrx/m, ambigument, arec ambigu!-- 
té ; d'une manière ambiguë, embarraP 
fée , embrouillée, qui jette dans le dou- 
te , qui met dans l'embarras. 

Per-Plew/o, onis , & 

Per Pi Exifax, affj, perplexité ou ambî4 
guité. 

Per Pléxit , arîs , atusfuin , ari ,embar- 
ralLr, embrouiller, mettre dans l'embar- 
ras , jctter dans le doute. 

II. 

Plico. as , avi ou cui , catum oQ 

ciinm , are , plier , pliffer. 

Plicj , s , pli. 

V\.ïc:iùUs, m.f, le , pliable , qui fe peut 

plier ou entrelacer, qui fe plie, 
Plic l'ia , onis , & 
Vue l'uTJ. - a , pliemcnt, l'adion depliei 

ou de plifler. 

C O M P o s i S. 

Ar-Pi-ico , as , a\i , ou ait , atum 



in» D H LA LANGUE L A T 

ou citum , are , appliquer , mettre 
deflus i 2°. Joindre , approcher , 
mettre auprès. 
Ar-PLicj.'w , a , um , part. d'AopUco , ap- 
pliqué , mis deifus; i". occupé; 3°. 
abordé. 
Ap-Ptic.ir/o , onîs t application, attache- 
ment, attache. 
Apphcanonis jus, droit qu'un Citoyen Ro- 
main avoit fur les biens d'un étranger , 
qui après s'être donné à lui. Se mis (bus 
fa proteAion , mouroit fans avoir fait 
teftament. 
CiRCtjM-Piica , (7j, avi , arum , are, en- 
tortiller, envelopper autour. 
Com-Plico , as , avi ou ui , atum , ou i:um , 

are, plier , envelopper, entrelacer. 
CoM-pLicjfi/j , a, um, confus, embrouil- 
lé , obfcur, embarrafTé. 
Dis-Pirc3 , as , cui & ivi , trum Se a.'um , 
crf 5 déplier , développer; ro. diiper- 
fer , étendre , étaler , éparpiller. 
Ex-Plico , as , avi ou cui , atum ou citum , 
' are , déplier , déployer , étendre , dé- 
rouler , développer , démêler ; i", expé- 
dier ; 3°. délivrer ; 4°. expliquer, ex- 
pofer , éclaircir, débrouiller, interpré- 
ter , rendre intelligible ,• 5°. étaler. 
Ex-PLicciio , onis , l'aiftion de déplier , de 
dérouler, d'étendre ce qui étoit plié ou 
roulé; i". explication, interprétation,ex- 
pofition, éclàirciiïcmcnt. 
Ex-PLicjror, orij, & 
Ex-PLicarri:«, icis , qui explique , inter- 
prète. 
Ex-Pucatuj ,ûs , voyez Explicmo. 
ExpUcatus crurum , allongement de jam- 
bes , l'adion de les étendre. 

Ex-PLiC(zr//;\r , le , aifé à expliquer , 
qu'on peut expliquer , cxpliqua- 
ble. 
Ex-Piicitè , clairement , diflinâement , 
aettement , d'une manière aifée à enten- I 



PLE 1^42 

drc , int(lli_3ibleni;nt, ouvertement. 

Fn-fx Ptica/iifo, w. /. /e , /;. inexr licabk » 
qu'on ne peut expliquer, qu'on ne fau" 
roit do.nncr à entendre; 1°. dont on ne 
peut fc débarralfcr , ou fc tirer. 

It;-tx-P LiCiibilitsr , ar!v. In;.rpUcali!it;t- 
Cûngruuiit cœrera.'l:? autres parties con- 
viennent mçfveilleurcmcnt biea. 

iM-PLiCfin'o , n.nis , entortillement, en- 
trelacement; lo. embrouillement , em- 
barras , brouillerie. 

iM-PLicjfor, oris , brouillon , enibroi-il- 
Icur , qui embrouille , qui caufc de la 
brouillerie. 

iM-Piïcatus , a , um, part. i'ImpUcc. 

It^-Pucijcor , eris ,fci , ctrc embarrafle- 

iM-Phicatê , d'une manière embrouillée, 
embarraflec. . 

Ini er-Plico , as , ari , atum , are , entre- 
lacer, 

IiiTER-Pi.icario, onis , entrelacement. 

PtK-Pi.icatus , a , uTTiy entortillé , entre- 
lacé. 

Rt-PLico , as , ui 8i avi , itum & atum , 
are, réplier; i». répliquer; 5 = . réflé- 
chir ; 4». renvoyer; 5°. déplier. 

RE-PLicafio , onis , révolution , repli au-' 
tour ; t«. réplique , exclufion d'une ex- 
ception, 

III. 



Av-Vucùus , a, um , attaché , Joint , 
Joignant ; qui cft proche , élevé , 
bâti tiuprcs , voifin. 
Ex-Piicit , c'elî fait , ici finit l'ourrage ; 
c'cft ici la fin , l'ouvrage efi achevé. 
Ex-Phicitus , a , um , voyez ExpUcatus, 
Explicitus liber , livre achevé ou fini. 
iM-PLicire' , d'une manière embrouillée, 
obfcure, embarraffce. 
IM-Piiciturus , a , um , qui entortillera, 
qui enveloppera. 

iM-Puciius , a , um , embarraiïe , em- 
brouillé, confus, obfcur, enveloppé, 
E s ij 



i-^'T 



1745 DICTIONNAIRE ETYMOLOG. 



i?44 



LM-Pi.ici/0, as , avi, atum , ars , Se 

Im-Plico , as , aii ou fui , atum ou 
citum , ar^ , entortiller , entrelacer ; 1'. 
cnibrouilk-r , enibarraïïcr , envelopper , 
engager. 

In EX-pLicffuj, a , um lObfcur, embrouil- 
lé , cmbarraflc , difficile à entendre. 

Re-Plictkî' , a , um , pour RepUciLus , 
part, «le Replko. 

IV. 

i^M-PiExo/- , aris , atus fum, ari; ( on 
trouve Ainplixo dans les anciens,) 
embrafler étroitement , ferrer en- 
tre fès bras , &:c. voye:^ Ampledlor. 
Amplcxari otium , fe donner du bon 

tems. 
AM-FLECTor , tus , xusfum, 5li , ( am- 
jtleElo fe trouve dans Plaute ) em ■ 
brafTcr , environner , tenir dans fes bras; 
1°. s'adonner , s'appliquer , s'attacher , 
s'afFcdionner; j°. contenir, compren- 
dre , renfermer ; 4*. aimer , favorifer , 
faire cas , eftimer, s'intéreffer , prendre 
part; j"- gagner la faveur , fe mettre 
dans les bonnes grâces; 6°, recevoir, 
agréer , approuver. 
'Am-Plexuj , ûs , embraffcment , embraf- 

fâde , carrefle. 
CiRcuM-PiExuj, ÛJ, entortillement; i«. 

cmbraiïcment. 
CiRcuM-FiEXuj, a , t/m , part, de Cir- 
cumpltâlor , qui embraHe, qui entoure; 
1°. environné , embrafle. 
Circum-Plecto , is , ère , & 
CiRCUM-PiECTor , eris , plexus fum \e6li, 

cinbralTér, enclore, contenir. 
Com-Plex , icis , 772./. complice. 
Ccm-PlewVtj , en embraiïant. 
CoM-Pirxio, 077ij, aflemblage , jonôion, 
union , liaifon, concours dechofes qui fe 
joignent ; 1" . conclufion , conféquencc ; 
50, embralTade , careiïcs. 
Ccm-Pl£xw, ûjj ejnbrafîèjneiu } embraf" 



fade , accolade , carefTe ; i°. circuit , 
enceinte- , tour , circonférence. 

Ccm-Plkïi/j , (2 , 1(772 , qui embraiïe , quî 
contient , &c, \°. au pajjif, compris , cm- 
briiré. 

CoM-PtECTor , erii, plexus fum, pledli , 
embrafTcr , comprendre , enclorre , con- 
tenir , renfermer , environner , fertir , 
enchâfTer. 

De-Plexi7J , a,um, délié, déchaîne. 
Im-Plexux , ûs , entortillement , entrer 
lacement ; 1°. embrouillement. 

Pac-Epi-PLExi^f , is , l'adion de fe repren- 
dre foi-mémc , de prévenir la critique 
d'autrui, 

Sup-Plex , uis , fuppliant , qui fup- 

pHe , qui préfente une requête. 

Sapplcx libellas , requête , placer. 

Sup-PLiciii7/7 , il , prière publique , lacri- 
fice , proceffion générale , ce qu'on of- 
fre en facriiîce ; î°. fupplice , peine 
d un crime. 

S'jp-Plicj , as , avi , atum , are , (upplier; 
prier humblement ; faire une humble 
prière ; i**. faire des prières publiques 
ou une procefllon générale. 

SuP-PlICa772e77fU777 , / , & 

Sup-Piicafio , onis , prière publique, 
Sup Piic.î/or , oris , fuppliant. 
Sup-Plic.77!T , lis , fuppliant, qui fupplier 
SiiY-Vi-icuè ,aiv. & 
Siip-Pl/ cirer, 

SuP-Pticifùj , d'une manière humble ,' 
foumife ; en fuppliant , humblcmenta 

Grec-Latik. 

SYM-PLEoaj , aàis , 8c 

SymPleg772(i , ûtij , concours ; i». ea* 

braffement , voy. Complexia, 

V, 

De Plex , pli , & de SiN«,fàns , pro» 
nonce Sin , SiM , fe forma cette F4J 
mille : 



ïMt DELALANGUELAT. PLE i^^C 

Siu-Pux , icis , pHcior , pliclJJlfTius , 

fimple, qui n'eft poim coinpofc , 

qui n'eft pas double ; i". fincere. 

Sim-Plarïx , m.f, re,Sc 

Sim-Plarîux , a, um, fimple, qui eft 

fimple , qui n'eft pas double. 
Sim-Flv! y a, inn ■, fimple , qui n'eft point 

double ni compofc. 
Sim-Plum , i, le fimpk, 
SlM-PLlsitaJ-, atis, fimplicité , Gncéritc, 
candeur , ingénuité , cloigncmcn: d'af- 
fedation ou dedéguiremcnt. 
SiM PMci:er,c;:"iJ, iiifj'. d'une manisre fim- 
ple , franche , fincere , fans déguife- 
ment , fans didimulation , ouvertement , 
à la bonne foi , avec ingénuité , avec 
candeur , fans duplicité. 
SiM-pLicin'ÙJ , voy. SimpUdter. 
Sim-Plico , as y are , rendre fimple. 
Sim-Plo , ii^i'. fiinplcment , d'une feule 
manière. 
SiM-Piicfïz , ium jiïmples, plantes. 
SiM-PLUo/iirfuj , a, um , qu'on ne cékbre 
qu'avec de fimples jeux, où Ton ne don- 
ne que de fimples Jeux. 
Per-sim-Ple;? , icis , très-fimple. 

VI. 
De Duo , deux , & Plex , vint cette 

Famille : 
Dv-Plix , icis , double ; z°. deux; 
i ^. gros , épais ; 4°. fin, rufé , dif- 
fimulc. 
Dii-Piico , as , avit atun, are , doubler, 
redoubler , augmenter au double , accroî- 
tre de moitié. 
Di'-Pio , as, pour Duplico, 
Dv-PlarIs , m.f. re , double. 
Di-Plu^ , a , um , double , deux fois au- 
tant. 

Du-Plô , dJj'. deux fois plus , au double. 

Du-Ptica'fo, onis, redoublement, rédu- 
plication ,• 10 rcfléchifTcment, répcrcuf- 
fonj 3». duplique. 



Do-PLiCrtfJ , adv. au double. 

T)v-Vucirus , a , tan , pirt. de âujUcâ , 
redoublé , augmente au double. 

Dc-rLlci.'cr , doublement , de deux ma- 
nières , en deux façons. 

Du-Plio , onis , Double ; ■:''. piftole. 

Du-FLiC:ir(i, orum , foldats qui ont doU'* 
ble paye. 

Composés. 

Ad-du-Plico, as, avi , acum, are'» 

redoubler. 

CoN-Du-Plicj , as , avi , atum , ar;, aug- 
menter , agrandir, redoubler, accroitre. 

CoN-Du-PLic.irfii , onis , augmentatian , 
multiplication , embraiTenicnt , embral- 
fadc ; i". redoublement, ré^ictition d'un 
même mot. 

CcN vii-?Lic.iLilis , m.f. le,n, qui Ce plie 
en deux. 

Di-FLAcium , ;i, double, portion double. 

Di PiOi'x, idis , habit defcmnte doublé, 
double. 

Di-Plootj, aiis , patentes, lettres paten- 
tes , bulles du Pape , evpéditions en 
parchemin de la Ch.mcellerie. 

VIL 

Tri-Plha:, icis , triple, trois; 2-. qui 
a trois feuillets. 
Triplues Dece , les trois Parques. 

Tri-Pli^j , a , u/n , le triple , trois fois au- 
tant. 

Tv.i-?Licatio, onis , l'adion de tripler. 

Tri-Pi ict'fer , triplement , en trois fa- 
çons, de trois manières, de trois fortes. 

Tri-Pi ICO , as y .:vi , atum , are, tripler , 

TR,i-PLicafuf , a, um , participe de tripLi- 
co , voy. triplas. 

VIII. 

I .MoLT'-PLE.v,/C(j,de plufieurs fortes. 
Muiti-Plico , as , avi , atum , are , mul- 
• ' tiplicr , augmenter. 



DICTIONNAIRE ETYMOLOG. 



MvLTi-VLicatio , o-rir , multiplication , 

augmentation de qiiintité. 
]\!ULTi-PLiciffr, (idv. en pluficurs façons, 

de plufieurs fortes. 
MvLTi-Fucalilis , rn.f.le, qui a plu- 

fieurs replis. 
Septem-Plïx , ici'r , multiplié jufqj'à 

fcpt. 
£rPTEM-Piic;'ffr , fept fois autant , fcpt 

fois. 
î. Decu-Pli;'.-, icis , &: 

Decem-Plex , icis , dix fois autant. 

Decu-Plum , i , dix fois autant. 

Decu-PlijJ , a , um , dix fois plus ou au- 
tant. 

DEtfM-FiiCi7fi;j , a , um , redoublé dix 
fois , multiplié par dix. 

P , ajouté devant N. 

De No, Neu , efjjiic , foufle , pro» 
nonce Pneu , fe forma cette Fa- 
mille : 

Vuivma , atis , & 

Vt^ivmon , onis , poumon. 

VNEvmonia , x , pulmonie , maladie du 
poumon. 

ri:EU7;£0/iffii, oriim , remèdes pour la poi- 
trine. 

PNEumo/zicw ,a,uTn, pulmoniquc. 

Fmumancus , a ,um , pneumatique , qui 
agit , qui fe meut par le moyen du vent. 

"Pneumatica organa , pompes afpirantes , 
machines pneumatiques. 

rNic-ei/j , i , éteignoir ; i». crpéce d'étei- 
gp.oir renvcrfé , qui dans la machine hy- 
draulique des anciens cmpéchoit l'air de 
fortir. 

Dïs-Pn(E2 , œ, afihme , courte haleine, 
difficulté de refpirer. 

VEKi-Ftisvinadcus morhus , & 

PERi-PNEu;no/ziiZ, œ, la maladie du pou- 
mon . 

VnKi-Vistvmonicus •, à-, um , pulmoni- 
quc , t^ui efl malade du poumon. 



Pro-Pkigshm, i , ciurée, ouverture d'une 
fournaife , d'un fourneau ; i°. chambre 
chaude du biin,étuveoù l'on alloit fuer; 
2,". fourneau où l'on alloit prendre le 
charbon aufTi-tôt qu'il étoit allumé, pour 
l'employer aux ufages des bains. 

De Pneumo/2 , prononce PiuLMon, 

vinrent: 
PuLMo j onis , poumon. 

PvLMonnceus , a , uin , qui reflcmble au 

poumon. 
PvLkionjiiits 1 a , um , pulmonique , qui 

elî malade du poumon , ou atteint de 

pulmonie. 
Fvi.Moneus -, a , um , de poumon , fcmbla» 

ble au poumon. 

POL, PUL, PEL, 
êc par (yncope , P l e , 
multitude , élévation. 
I. 
De Pot , Put , Pel , Pie , multitu- 
de , amas , élévation , vinrent 
nombre de Familles. En le pro- 
nonçant Phul , le Grec Pauié, 
Pi-iYLe , Tribu , Peuple : d'où: 
I. 
Phyl-Arcâkj , /, Chef du Peuple , 
Capitaine de cavalerie, 
z. 
En redoublant le P , ou la fyllabe 
PuL , PoL , Po. 
P0VV1.US , i , peuple ; 2°. populace; 
3 °. foule , multitude ; 4". cflaini 
d'abeilles. 
VofELlus , f, populace , menu peuple. 
FoFVLaritas , atis , affeftion pour les comv 
patriotes ou pour le peuple. 
PoPULariîer, fliiV. populairement, d'une 



lIHi? 



DE LA LANGUE LA T. PLE 



manière populaire, à la manière du peu- 
ple . qui plait au peuple ; ■_". avec afFi- 
bilité , (ans hauteur , fins fifte. 

fcviiLatim , s'c'v. par. tout 1; p,cuple , de 
peuo e en peuple. 

Pon'ifffi.i , ium . lieux d'où le peuple 
vovoit les fpei.'ïaclcs ; i°. lacrifices ot 
fcrr, rar l'anemb'ée du lenple ; 5'^. bi- 
dinerics , amuleriiens puériles. 

Popuiirtr, m.f. re , n. is , inr, ijj'ur.u! , 
populai'-c , du peuple, qui concerne le 
peuple; i**. qui aime , ']ui, favorile le 
peuple , qui s'accommode à 1 j portée ou 
au génie du peuple ; 5*. qui eft 4'un 
même pays , 4°. bas , badin , puérile; 
î^. commun , vulgaire ; 6°. participant , 
confentant , complice. 

PoPuii-Fuo/a , orum , fêtes des Romains , 
au mois de Jiin , en mémoire du jour 
que les Gaulois fortircnt de Rome. 

Torvù-SciTum, i , voy. ?khifdtum, 

* i- 

PopuLKj ,»,/. peuplier , arbre fort 
clsvé & qui fe multiplie aifcmenc 
le long des eaux. 
PoFrLf -uro , i , bols de peuplier. 
PcrcLfi/j- , a , ii,T2 , de p