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Full text of "Nobiliaire universel de France, ou Recueil general des genealogies historiques des maisons nobles de ce royaume"

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1817 




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NOBILIAIRE 

UNIVERSEL 

DE FRANCE 

ou RECUEIL GÉNÉRAL 

DES GÉNÉALOGIES HISTORIQUES 



M. DE SAINT-ALLAIS 

OE MM. DE COURCELLE5, L'ABBÉ DE L'ESPINES, DE SAINT-PONS 

TOME HUITIÈME 




PARIS 

LIBRAIRIE BACHELIN-DEFLORENNE 

3, QUAI MALAQUAIS, 3 

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NOBILIAIRE 

UNIVERSEL 

DE FRANCE 

ou RECUEIL GÉNÉRAL 

DES GÉNÉALOGIES HISTORIQUES 



M. DE SAINT-ALLAIS 

DE HM. DE COURCELLES, L'ABBÉ DE L'ESPIMES, DE SAINT-PONS 

TOME HUITIÈME 




LIBRAIRIE BACHELIN-DEFLORENNE 
3, QUAI malaouau, 3 

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NOBILIAIRE UNIVERSEL 



DE FRANCE. 



IMPRIMERIE DE E. CORNILLAC 

A CHATILLOU-BUm-SIlHB (C0TI-d'o«} 



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NOBILIAIRE UNIVERSEL 

DE FRANCE, 



OU 



RECUEIL GÉNÉRAL 

DES GÉNÉALOGIES HISTORIQUES 

DES MAISONS NOBLES 

I 

DE CE ROYAUME, 

Faisant suite au Dictionnairr de la Noblesse de France^ 
qui paraissait avec privilège du Roi, avant la 
révolution; 

Par M. DE Saint- Allais^ auteur des Généalogies 
historiques des Maisons souveraines de l'Europe. 



DIEU ET LES BOURBONS. 



TOME HUITIÈME. 



A PARIS, 

Au Bureau du Nobiliaire universel de France^ 

rue de la Vrillière, n* lo. 

Héimprimé en iH'j3't8j4^ 
A LA LIBRAIRIE BACHELIN -DEFLORENNE, 

3, Qui Mala<|iitis. 






es 

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/§72 

M. 



NOBILIAIRE UNIVERSEL, 

OU 

RECUEIL GÉNÉRAL 

DES GÉNÉALOGIES HISTORIQUES 

DES MAISONS NOBLES 

DE FRANCE, 

Formant les matériaux du Dictionnaire universel 

de la Noblesse. 



OOCHEREL (de), en Normandie. Cette maison tire 
son nom de la terre de Cocherel, située sur la rivière 
d'Eure, entre Evreuz et Vernon, devenue célèbre dans 
notre histoire par la victoire que le connétable du Gues- 
din y remporta le 23 mai i364, sur le captai de Bucb^ 
général des troupes anglaises et navarroises. A cet avan- 
tage qui caractérise principalement les grandes races du 
royaume, elle réunit tous les autres qui ajoutent à l'éclat 
du nom , tels que la chevalerie dans le temps de sa plus 
grande splendeur, la possession d'emplois distingués, tant 
à la cour de nos rois que dans leurs armées, la bienfai- 
sance envers les églises et les monastères^ et des alliances 
honorables. 

Dès la fin du douzième siècle elle était partagée en 
trois branches^ savoir, celle de Normandie; une seconde 
qui s'éublit dans le diocèse de Paris oix elle avait dès-lôrs 
des possessions, et une troisième qui passa en Bretagne. 
On croit devoir placer ici par ordre chronologique divers 

8. I 



2 DE COCHERËL. 

sujets de ce nom, dont la jonction ne peut être établie, 
parce que les titres sont passés avee la terre de Cocherel, 
dans une famille étrangère^ mais dont la mémoire ne 
mérite pas moins d'être conservée. 

Thibaud Cocherel vendit^ avant Tannée 1200, à Mau- 
rice, évéque de Paris, tout ce qu'il possédait à Viry, tant 
en terres, qu'en vignes et en hôtes ou vassaux, et s'en- 
gagea à faire ratifier cette vente par Nicolas, son frère, 
aussitôt qu'il serait armé chevalier. Ils étaient très-pro- 
ches parents de Bouchard G>cherel , chevalier, qui tran- 
sigea au mois de mars 1208, avec le chapitre de l'église 
de Paris, et lui abandonna la dîme de toutes ses novales à 
Viry. Le même Bouchard se rendit caution, au mois de 
mars 1216, d'un traité par lequel Nicolas, dont on \ient 
de parler, et Renaud, son fils, cédèrent au même chapi- 
tre, leur dîme de CoUeriz, à Wissous. 

Guillaume Gxrherel assista, comme témoin, avec Guy 
de Rochefort, Robert de Rinville et autres gentilshom- 
mes, à une donation que Gautier comte de Giffard, fit à 
Tabbaye de Notre- Dame-du-Val, au mois de janvier 1234. 

Raoul Cocherel fit aussi, en 1237, à l'abbaye delà Noë, 
ta donation d'une pièce de vigne, située au Mesnil; l'af- 
franchit, ep. 1242, de tous les droits qui étaient dus à son 
fief, et scella deux actes de son sceau. Il fin vraisembla- 
blement père de Pétronille de Cocherel, femme de Jean 
de Mansigny, chevalier, laquelle consentit un échange 
avec ladite abbaye, au mois de juillet 1289. 

Roger de Cocherel , chevalier , est nommé dans une 
vente fiaite en i25i, â l'abbaye de Saint-Ouen de Rouen. 

Raoulet Cocherel était, en i333, premier veneur du roi 
Philippe de Valois, et en cette qualité l'un dts grands offi- 
ciers de la couronne. 

Jean et Gilles de Cocherel sont employés dans les mé- 
moriaux de la chambre des Comptes, des années 1341, 
1342 et 1343^ le premier, comme sergent d'armes de 
l'hôtel du roi, charge alors très-imporunte, et qui avait 
été exercée par .fean Sire d^Aumont, chevalier; le second, 
comme panetier du duc ,de Normandie, qui depuis fut 
le roi Jean. 

Adam Cocherel, chevalier, éuit, en 1 3 5o, chambellan 
LU mime prince, avec Jeim d'Andrel et Adam <k Melun^ 
aussi chevaliers, et est ainsi qu'eux, qualifié. Monsei- 
gneur. 



DE COCHEREL. 3 

Robinet ou Robert de Cocherel, verdier de la fo^ét de 
Gofemy, etchAtelain pour le roi de la ville d'Exmes^ en 
1 348 , servait à Bourges dans la compagnie d'écuyers, 
commandée par Charles^ seigneur de Montmorency, le 3 
août 1 356^ et se trouva selon toutes les apparences à la 
bataille de Poitiers^ qui se donna deux mois après . 

Brigam de Cocherel comparut à la montre des gendar- 
mes, chevaliers et écuyers^ commandés, par le comte de 
Dammartinj le 27 juin, et marcha avec cette compagnie, 
conformément aux ordres du roi, pour combattre les en- 
nemis de rétat^ tant en Normandie qu'en Bretagne. 

Gilles Cocherel , écuyer , accompagna le duc de Bour- 
gogne au voyage qu'il fit à Tourneham, et reçut ses gages 
de gendarme le 28 juillet 1 369 . 

Husem de Cocherel, servait en la même qualité dans la 
compagnie de Guillaume de Melun, chevalier, le 24 sep- 
tembre 1370. 

Robert de Cocherel , servit longtemps dans diverses 
compagnies, et suivit le roi Charles VI, au voyage que ce 
prince fit en Picardie, en 1413. 

Jean Cocherel, prévôt de Corbeil, perdit la vie et ses 
biens au service du roi : une pension de cent livres accor- 
dée à sa veuve, le 3 novembre 1422, fut la récompense de 
ses services et de sa fidélité. 

Guillaume Cocherel était archer des ordonnances, en 
1453, 1456 et 1459, c'est-à-dire , dans un temps où ces 
places étaient l'école de la plus haute noblesse, ainsi qu^on 
l'apprend des commentaires du maréchal de Montluc , qui 
lui-même avait passé par ce grade • 

Gilles de Cocherel, écuyer, seigneur de Villeneuve-la- 
Hurée, fils de Robert, aussi écuyer, et de Jeanne de Mu- 
try» et petit-fils d'autre Gilles et d^Isabelle de Manges, 
étant mort sans postérité, sa succession fut adjugée à Phi- 
lippe de Sery, écuyer, son neveu à la mode de Bretagne, 
par sentence du châtelet de Paris, de l'année 1491. 

Li branche de cette maison, qui subsiste encore de nos 
jours en Normandie, a pour auteur cenain : 

L Pierre de Cochbrel, seigneur de Sinville et du fief 
de Cocherel, lequel vivait à la fin du quinzième siècle, et 
père.de : 

II. Robert db Coghbrsu, écuyer, seigneur du Parc et 
du fi«t de Marolles, dont il fit hommage le premier juillet 



2 DE COCHEREL. 

sujets de ce nom, dont la jonction ne peut être établie^ 
parce que les titres sont passés avee la terre de Cocherel, 
dans une famille étrangère ^ mais dont la mémoire ne 
mérite pas moins d'être conservée. 

Thibaud Cocherel vendit^ avant l'année 1 200, à Mau- 
rice^ évéque de Paris, tout ce qu'il possédait à Viry, tant 
en terres, qu'en vignes et en hôtes ou vassaux, et s'en- 
gagea à faire ratifier cette vente par Nicolas^ son frère, 
aussitôt qu'il serait armé chevalier. Ils étaient très-pro- 
ches parents de Bouchard G>cherel , chevalier, qui tran- 
sigea au mois de mars 1208, avec le chapitre de l'église 
de Paris, et lui abandonna la dîme de toutes ses novales à 
Viry. Le même Bouchard se rendit caution, au mois de 
mars 1216, d'un traité par lequel Nicolas, dont on \ient 
de parler, et Renaud, son fils, cédèrent au même chapi- 
tre, leur dîme de Colleriz, à Wissous. 

Guillaume Gxrherel assista, comme témoin, avec Guy 
de Rochefort, Robert de Rinville et autres gentilshom- 
mes, à une donation que Gautier comte de Giffard, fit à 
Tabbaye de Notre- Dame-du-Val, au mois de janvier 1 234. 

Raoul Cocherel fit aussi, en 1237, à Tabbaye delà Noë, 
la donation d'une pièce de vigne, située au Mesnil; l'af- 
franchit, ep. 1242, de tous les droits qui étaient dus à son 
fief, et scella deux actes de son sceau. Il fin vraisembla- 
blement père de Pétronille de Cocherel, femme de Jean 
de Mansigny, chevalier, laquelle consentit un échange 
avec ladite abbaye, au ttiois de juillet 1289. 

Roger de Cocherel , chevalier , est nommé dans une 
vente faite en î25i, â l'abbaye de Saint-Ouen de Rouen. 

Raoùlet Codierel était, en i333, premier veneur du roi 
Philippe de Valois, et en cette qualité l'un des grands offi- 
ciers de ïa couronne. 

Jean et Gilles de Cocherel sont employés dans les mé- 
moriaux de la chambre des Comptes, des années 1341, 
1 342 et 1 343 i le premier, comme sergent d'armes de 
l'hôtel du roi, charge alors très-imporunte, et qui avait 
été exercée par Jean Sire d^Aumont, chevalier; le second, 
comme panetier du duc ,de Normandie, qui depuis fut 
le roi Jean. 

Adam Cocherel, chevalier, éuit, en 1 3 5o, chambellan 
LU même prince, avec Jefin d'Andrel et Adam <k Melun, 
aussi chevaliers, et est ainsi qu'eux, qualifié Monsei- 
gneur. 



DE COCHEREL. 3 

Robinet ou Robert de Cocherel, verdier de la fo^t de 
Goferay, et chAtelaln pour le roi de la ville d'Exmes^ en 
1 348 , servait à Bourges dans la compagnie d'écuyers, 
commandée par Charles^ seigneur de Montmorency, le 3 
août 1 356^ et se trouva selon toutes les apparences à la 
bataille de Poitiers^ qui se donna deux mois après . 

Brigam de Cocberel comparut à la montre des gendar- 
mes^ chevaliers et écuyers^ commandés, par le comte de 
Dammartinj le 27 juin, et marcha avec cette compagnie, 
conformément aux ordres du roi, pour combattre les en- 
nemis de rétat, tant en Normandie qu*en Bretagne. 

Gilles Cocberel , écuyer , accompagna le duc de Bour- 
gogne au voyage qu'il fit à Tourneham, et reçut 9^ gages 
de gendarme le 28 juillet 1369 . 

Husem de Cocberel, servait en la même qualité dans la 
compagnie de Guillaume de Melun, chevalier, le 24 sep- 
tembre 1370. 

Robert de Cocberel , servit longtemps dans diverses 
compagnies, et suivit le roi Charles VI, au voyage que ce 
prince fit en Picardie, en 1413. 

Jean Cocberel, prévôt de Corbeil, perdit la vie et ses 
biens au service du roi : une pension de cent livres accor- 
dée à sa veuve, le 3 novembre 1422, fut la récompense de 
ses services et de sa fidélité. 

Guillaume Cocberel était archer des ordonnances, en 
1453, 1456 et 1459, c'est-à-dire , dans un temps où ces 
places étaient l'école de la plus haute noblesse, ainsi qu^on 
l'apprend des commentaires du maréchal de Montluc, qui 
lui*méme avait passé par ce grade . 

Gilles de Cocberel, écuyer, seigneur de Villeneuve-la- 
Hurée, fils de Robert, aussi écuyer, et de Jeanne de Mu- 
try, et petit-fils d'autre Gilles et dlsabelle de Manges, 
éunt mort sans postérité, sa succession fut adjugée à Phi- 
lippe de Sery, écuyer, son neveu à la mode de Bretagne, 
par sentence du châteJct de Paris, de l'année 1491. 

Li branche de cette maison, qui subsiste encore de nos 
jours en Normandie, a pour auteur cenain : 

I. Pierre db Cochbrel, seigneur de Sinville et du fief 
de Cocberel, lequel vivait à la fin du quinzième siècle, et 
père de : 

II. Robert de CocasaBL, écuyer, seigneur du Parc et 
du fi«t de Marolles, dont il fit hommage le premier juillet 



^ DE COCHEREL. 

i52i et mourut avant le 14 octobre i53i, laissant de son 
mariage avec Marie des Feugerets, entr'autres enfants : 

I ." Gilles de Cocherel^ chanoine et prévôt de Seuze, 

en l'église de Saint-Martin de Tours , 
2.^ Louis, dont l'article suit . 

III. Louis DE CocHERELj écuyer, seigneur du Parc et 
d'Adonville^ mineur en i55i , se trouva, en qualité 
d'homme d'armes de la compagnie du prince de Rothelin^ 
à la revue qui en fut faîte au camp près DouUens, le 25 
juillet 1537; 7 servit encore en i545, et mourut avant le 
]8 novembre 1547; il avait épousé, par contrat du 10 
décembre 1 5 38, Catherine de Boulehart du Chesnc, fille 
de noble seigneur Jean de Boulehart^ chevalier^ seigneur 
du Chesne^ et de Marie de Brichanteau-Nangis, et en 
eut: 

i."* Charles de Cocherel, gentilhomme de la chambre 

du roi, mort sans postérité ; 
2.^ Claude de Cocherel^ seigneur des Roches ; 
3.^ Jacques^ dont l'article suit: 

IV. Jacques de Cocherel, I*' du nom^ qualifié haut et 
puissant seigneur , chevalier^ ^igneur des Granges» du 
Parc, de Bourdonné et autres lieux^ chevalier de l'ordre 
du roi, capitaine d'une compagnie de cinquante hommes 
d'armes de ses ordonnances^ grand>maître des eaux et 
forêts du comté de Montfort, se distingua dans les guerres 
de son temps, et resta constamment attaché au service de 
nos rois. Henri IV, par ses lettres du 24 juillet tSgo, l'éta- 
blit gouverneur de la ville de Corbeil ^ place alors d'au- 
unt plus importante à ce monarque quUl foisait le siège 
de Paris ; il mourut peu de temps après, laissant d'Anne 
du Moulin^ sa femme^ dame de Briés qu'il avait épousée 
par contrat du 21 mai 1570 : 

V. Charles de Cocherel, I*' du nom^ chevalier, sei- 
gneur du Parc et de Bourdonné^ lieutenant de cinquante 
hommes d'armes des ordonnances , gentilhomme de la 
chambre du roi, gouverneur et bailli de Montfort l'Amau- 
ry^ conseiller d'état. Il fut député de la noblesse de ce bail- 
liage aux Etats-généraux, convoqués en 1614^ et eut du 
mariage qu'il avait contracté, le 8 novembre iSçS, avec 
Maiigucrite de Fittesde Soucy, fiUe de Pierre de Fiites, 



DE COCHEREL. 5 

chtvalier, seigneur de Soucy, baron de Bruyères-le-Chas- 
tel, conseiller d'état^ et de Louise de Hacqueville: 

I .* Charles^ dont l'article suit ; 
2.* François, abbé commandataire de Notre-Dame de 
Grand-Champ. 

» 

VI. Charles de Cocherel, II* du nom, chevalier, sei* 
gneur et marquis de Bourdonné et autres lieux, lieute- 
nant-général des armées du roi, mestre-de-camp d'un 
rsffiment d^infianterie de trente compagnies, conseiller 
d'état, gouverneur et grand bailli du ■ comté de Mootfort 
TAmaury, directeur des haras, établis à Saint-Léger, se 
distingua par ses longs services dans les armées. Il fut 
successivement gouverneur des villes de la Bessée, de Sois- 
sonsy dé Vie et du Moyen- Vie ; gratifié d'une pension de 
deux mille quatre cenu livres par brevet du 3i décembre 
i635y et nommé député de la noblesse du comté de Mont* 
fort aux états-généraux, convoqués à Orléans en 1649, 
mais dont la tenue n'eut pas lieu. II épousa, par contrat 
du 24 janvier i633, Geneviève le Morbier, fille de Jac- 
ques le Morbier , chevalier , seigneur de Villers, et de 
Marie de Champrond, fut maintenu dans sa noblesse, 
par uo arrêt du conseil d'état, rendu le 19 mars 1668, sur 
le vu de ses lettres remontant à Tannée i52i, et mourut 
après avoir vu saisir tous ses biens, ne laissant que Thon* 
neur de son nom à ses enfants^ qui furent : 

I .* Charles de Cocherel, mort sans alliance ; 

2.^ Jacques, dont l'article suit ; 

3.* Anne-Geneviève, reçue chanoinesse comtesse de 
Remiremont, le 5 mars 1 676, puis mariée à Phi- 
lippe de Pouilleuse, . marquis de Flavacourt, gou- 
verneur de Gra vélines. 

VIL Jacques db Cochkkbl, 11* du nom, chevalier» 
était mineur en i665 et 1668, que son père le fit compren- 
dre, ainsi que Charles son frère, dans l'arrêt du conseil 
qui le maintint dans sa noblesse. Il servait ea 1679, dan^ 
U compagnie des gardes du corps du rpi, commandée p^r 
le maréchal duc de Luxembourg, et fixa son domicile à 
Montfort, où son père et ses aïeux avaient tenu le premier 
rang. U épousa Anne de Saint-Saulieu» et mourut avant 
le 12 juillet 1695, laissan; de son mariage: 



6 DE COCHEREL. 

VIII. Guillaume oe Cocherel^ né le 3o novembre 1695,, 
qui était sous la garde noble Je sa mère, le \^ juillet 
1699, qu'elle fit un remboursement en son nom, comme 
héritière de Charles de Cocherel, son oncle > q^it lui- 
même s'était charge d'acquitter de cette somme la succes- 
sion de Charles, seigneur de Bourdonné, et de Geneviève 
le Morbier, ses père et mère, dont on a parlé au sixième 
degré. Il eut de son mariage avec Marguerite Gaiilon : 

IX. Nicolas-Robert de Cocherbl , I*f du nom, qui 
passa, vers Tan 1730, à Tlsle de Saint-Domingue, où il 
s'établit dans la paroisse de Saint*Jérôme de la Petite 
rivière de l'Artibonite, et y épousa^ le 6 août 1734» de- 
moiselle Madeleine de Basquiat, tante à la mode.de Bre* 
tagne de Mathieu de Basquiat, baron de la Houze, com- 
mandeur des ordres royaux, militaires et hospitaliers de 
Notre-Dame du Mont Carmel et de Saint- Lazare de Jéru- 
salem, chevalier honoraire de Tordre de Malte, minbtre 
plénipotentiaire de Sa Majesté très-chrétienne, près le roi 
de Danemark et de Norwége. De ce mariage sont issus 
cinq enfants, dont trois seulement sont existants : 

I .• Nicolas^ Robert, dont l'article suit ; 

2.* Anne-Marguerite de Gocherel, née le 18 novem- 
bre 1735, mariée a Pierre- Paul Rossignol des Ca- 
hauts, écuycr, commandant à Saint-Domingue; 

3.* Elisabeth, née le i5 jan-vîcr 1739, mariée à Phi- 
lippe-Henri Rossignol de Grammont, écuytr, aussi 
commandant à Saint-Domingue. 

X. Nicolas DE CocHEREL , II* du nom, marquis 
deCocherel, né Iei5 juin 1741, était capitaine de dra- 
gons et aide-de-camp du prince de Rohan , gouverneur- 
général des Isles françaises sous le Vent, en 1789 lieute- 
nant-colonel et lieutenant des maréchaux de France, au 
département de Tours, le 20 avril 1785, chevalier de l'or- 
dre royal et militaire de Saint-Louis en 1789 , député la 
même année aux états-généraux tenus d'abord &• Versati- 
les (i); abandonna l'assemblée nationale en septenibre 
r79b; émigr* de suite à Tlsle de Saint-Domingue, où il 
afâit des propriétés considérables ; il y combattit cons- 



(t) OnremuTiuera quec'cit le trocsi^e député de «son n6m aux 
Étatt-générauz. ' 



DE TOURNIER. m 

tamroeot avec les Espagnoh et les Anglais pour la Cause 
des Boqrboas ; y fut nommé colonel du régiment des Emi- 
grés et du régiment Noir des chasseurs royaux ; eut le 
commandement de la ville de S«int-Maro et dépendances, 
reçut plusieurs blessures considérables ; n*est rentré en 
France qu'avec le roi^ qui Ta fait maréchal de ses ca.iQps 
et armées ; a suivi Sa Majesté Louis XVI II à Gând, et est 
rentré avec elle à Paris, le 8 juillet i8i5.; Du mariage 
qu'il a contracté, le 5 février 1769, avec demoiselle Fran- 
çoise-Charlotte Gallien de Préval, il a eu quatre iils 
morts en bas âge, et trois filles : 

ï.* Louise-Elisabeth-Marguerite, marie'e, le • i3 juin 
1790, avec Anne-Charles-Léonor, comte de Rott- 
cheroUes, baron d'Heugueville , capitaine au régi- 
ment de Mestre-de-camp-géné^al ;de cavalerie, 
des premiers barpns de Normandie ; 

2.® Charlotte-Hentiette-Robertine , mariée ^. le 1 1 
octobre 1797, > ^^^^ Albert- Louis-Jacques de Ga- 
lonné, marquis de Coûrtebonne; 
- 3.** Philippine* Louise-Geneviève,' née à Paris. 



t Ml 



Cette généalogie, appuyée des signatures de M. de Bre- 
quigny, membre de l'académie française et de celle des 
inscriptions et belles- lettres ; de Dom Perrier, gardfe ' des 
archives de r'abbaye de Saint-Germain-des-Près; de Dom 
Clément, auteur de l'att de vérifier les dates; de M. Pà- 
villet, architecte; et du certificat de M. Chérin, généa- 
logiste du cabinet de^ ordres du roi, est déposée à la 
bibliothèque de Sa Majesté, suivant là ' déclaration de 
M. Tabbé Cou{^, garde des titres et généalogies de ladite 
bibliothèque. 

Armes :• « coupé, au r d?or, à trois tasce^ de gueules; 
au 2 d'argent, à trois chevrons de sable.» 



-nr 



TOURNIER (de), ancieanejg[ient . de Tojinier, en latin 
Tomerii; famille noble du Langyedoc^ é^abli^ de tejmps 
immémorial à Saint -P^ul- Cap- de-Jpm^y.^aCastrais^Al- 
bigeoU^ diocèse de Laveur, petite vili^^ doi^t il.est assez 
vraisemblable qu*ejile partagea^Ja seigneurie* 

. On trouve noble Guillaorme de Torm€r'(VF. ' Tornerii), 
mentionné, dans une charte de t^ân > 1^40^ av«c les nobles 



3 DE TOURNIER. 

W. de Puy-Laurens; A. de Montesquieu, et Jzarn de Saint- 
Paul, ainsi que lui médiateur d'une trêve conclue, pour 
cinq ans, entre les habitants de Saint* Paul-Cap-de-Jouz, 
et ceux de Puy-Laurens, qui^ depuis long temps se di- 
saient la guerre. 

Pierre-Raymond de Tornier {Tomerii), est reconnu 
possesseur de droits seigneuriaux sur le même lieu de 
Saint- Paul, dans une charte de Tan 1 3 18, par laquelle le 
roi de France^ Philippe le Long, confirmant les privilèges 
dont cette ville avait joui jusques-là, et notamment â l'é- 
gard des foires et marchés^ excepté le droit de Pierre-Ray- 
mond de Tornier, et de Pierre de Serans, seigneurs 
dudit li^u. Salvojure dicti Pétri Raymundi Tornerii et 
Pétri de Serans, etc. 

Gaillard de Tornier fut chargé^ vers *i 357, par les états 
du Lauraguais^ dont Saint- Paul était membre^ delà per- 
ception des deniers imposés pour la rançon du roi Jean ; 
il est mentionné sous cette qualité, dans le compte rendu 
de ces levées, en i36o. — La Paillt {Annales de Tou- 
louse), cite, sous la qualification de chevalier^ Gaillard 
de Tornier, élu capitoul, en i36i^ et réélu, en 1376. 

Enfin^ un autre Guillaume de Tornier^ qualifié noble^ 
était possesseur, en 1474^ du château, ou manoir noble 
et franc de tout subside, sis dans Tenceinte de la ville de 
Saint-Paul. Voici comme s'exprime le cadastre de cette 
commune^ au renouvellement duquel donna lieu^ la même 
année, le parti que venaient de prendre Its habitants du 
village de Teissode, alors Texodi, de faire scission avec 
le chef-lieu de Saint-Paul^ pour former une commune à 
part. « Lo noble Guilhem de Tornier té, dins la ville et 
» lo Sosat de Saint-Paul la maiso et possessions que s*en- 
» seigon ; en premier loc^ té, dins la clausura de la villa, 
» una maiso, sive Castel^ que se confronta, de una part, 
» en la riviaira, et, de las autras parts, en los fossats de 
» la dicha maiso, laqualle, per tôt temps è stada frança 
» et affranquida de tots subsids. » Or^ ce maiioir seigneu- 
rial, un ancêtre direct et certain de MM. de Tournier, 
objets de cet article, le possédait encore, ainsi qu'on va lè 
justifier, en 1597. IHaut convenir que Tidenlité, si con- 
cluante, du nom, d'armes, d'état, de domicile, et de pos- 
sessions, autorise cette famille à se croire issue, non-seu- 
leoaent de ce Guillaume de Torni«rj mais encore de ceux 
qui le précédent, seigneurs, ou co-setgneurs, Ainsi que lui. 



DE TOURNIER. 9 

de Saiot-Paul-Cap-de-Joux; mais, à défaut de preuve 
écrite^ que rendent d'ailleurs très-diflicile les saccagements 
des guerres de la Ligue, et Tincendie de la ville de Saint- 
Paoiy on se borne à cet exposé, pour ne prendre la filiation 
que de la* date à laquelle elle remonte par titres légaux 
authentiques et co*relatiis. 

I. Raymond de Tornier, seigneur direct de Teissode, 
et en partie de Saint-Paul, qualifie noble^ vendit, le pre- 
mier février 1498, à N. Jehan de Vidal, sous réserve de * 
rachat, le droit de Leude, qu'il avait la faculté d'exercer 
en la ville de Saint- Paul; par autre acte du 4 septembre 
i5i6, il lui en fit Tabar^don absolu et définitif, moyennant 
échange d'un droit de passage gratuit au bac de Damiatte, 
sur la rivière d'Agout ; franchise, qui, étant devenue ma- 
tière à contestation entre les ayants cause des contractants, 
donna lieu, en i SyS, à un jugement dont les considérants, 
le dispositif, et les conséquences seront exposées ci-après 
sur le troisième degré. Il avait épousé noble Marguerite 
de Nupces, laquelle, étant veuve, fit, le i3 octobre i53o, 
son testament , où sont rappelés sous la même qualifica- 
tion de nobles , son mari, et leurs enfants, qui furent : 

i."" Paul, dont l'article suit; 

2.* Bernard de Tornier, dont le sort est ignoré ; 

3/ Françoise de Tornier, veuve, en ]53o, d'Arnaud 
de Serans. 

II. Paul DE ToRNTKR, seigueur direct de Teîssode, et en 
partie de Saint-Paul, qualifié écuj'er, fils des précédents, 
épousa, par contrat du 4 janvier 1 534, demoiselle Olympe 
die Vidal, fille de noble Jehan, mentionné ci-dessus, et 
de dame Huguetede Frane, en présence, de M' Guillaume 
de Toroier, licencié es droits, son cousin, de N. Pierre 
de Nupces, et N. Guillaume de Franc. II fit, le iSoaobre 
1346, son testament, dont les principales dispositions fu- 
rent: l'élection de sa sépulture en la chapelle de Notre- 
Dame des Carmes de Saint-Paol, où fut celle de ses pré- 
décesseurs; rinstttution de son héritier universel, qui fut 
sonfilsainé, avec substitution, en hveur du puîné; des legs 
à tes autres enfenxs, à Particle desquels il en sera fait men- 
tion; des dons aux églises et aux pauvres. Le 30 mai i55i. 
Olympe de Vidal , veuve , consentit un acte , 0(1 son 
roâri ett rappelé sous les qualifications , d'ailleurs tria* 



lO DE TOURNIËR. 

compatibles de noble. ...bourgeois, et par lequel elle bail- 
lait, 'k titre d'anticbrèse^ et prix de cent livres, au syndic 
des Cartnes de Saint-Paul^ une pièce de terre, située aa 
local de Saint-Amant, dont le rachat seulement exercé en 
1789, fournira sur le neuvième degré une addition aux 
preuves de la filiation des produisants. Les enfants issus de 
ce mariage furent : 

i.^ Jean, dont l'article suit -, 

2.* Pierre de Tornier, qui fut gratifié d'unlegsde 
cinq cents livres, au testament de son père, du 28 
octobre i549,€ventuelletnent substitué à son frère 
aîné, et fit branche que i'on croit éteinte, en la 
personne de messire Joseph de Tournier, seigneurde 
Montdragon, mort, sans enfants, le 20 août 1776, 
après avoir disposé de ses biens en faveur de dame 
Marie de Corneillan, son épouse, par acte du 1 9 
septembre 1773 : 

3.* Jacquete de Tornier, veuve de M* Jean d'Ol- 
^ric, licencié es droits, lors du testament de son 
père, qui ne lui légua qu'un sou; 

4.^ Marguerite de Tourniez, relig euse llu monastère 
de la Salvetat, à qui son père légua trois livres, 
une fois payées. 

III. Jean deTournier, seigneur direct de Teissode, 
et en partie de Saint-Paul, qualifié noble, Monsieur- 
Maître, docteur es droits, juge royal de Terre • Basse, 
fut héritier principal de son père. Il éprouva des diffi- 
cultés relativement à l'exécution de ce qui le concernait 
en réchange de droit, fait, le 4 septembre i5i6, entre 
les aieux paternel et maternel; il engagea, contre lea 
ayants cause de N . Jehan de Vidal, pontonniers du bac de 
Damiatte, une instance au siège royal de Terre- Basse, de 
l'autorité duquel intervint, le 5 juillet i575, une ordon- 
nance par laquelle, vu le contrat dudit eobange, subro*. 
gation qui en résultait du demandeur au lieu et place dudit 
J. d^ Vidal, et la nature du droit réclamé, qui » tenu à 
titre de cens, ne pouvait prescrire, comme k préteodaâent 
les défendeurs, il tut maintenu dfins la .possession de pasi: 
ser et repasser gratuitement ledit bac, lui, sa famille, et 
ses gens. Par contrat passé, le 3o janvier i^ySp en pré* 
sence de M* Guillaume Tornier, son cousin., pater^ 



DE TOURNIER. il 

nel, dqà mentionné en Tarticie précédent (i), de N. 
Charles de Vidai, son oncle maternel, de N. Pierre de 
Nupces, seigneur d^Oulivon, et d'autres ses parents; il 
épousa demoiselle Magdeleine de la Bataille, tille de sieur 
Pierre et de dame Marie do Gautran. Cette dame, ctant veuve^ 
tint, en iSgS^ au nom de ses enfants, un acte de protesta- 
tion au commissaire chargé de la rénovation du cadastre 
de Saint-Paul, pour empêcher que le sol (sotoul ou qyroi) 
de la maison Forte ou Castel, ci-dessus énoncée comme 
propriété de N. Guillaume de Tornier, II* du nom , fût 
imposé, pour en conserver la nobilité et franchise, telle 
qu'au cadastre de 1474» à ces mineurs, du patrimoine 
desquels il faisait partie, selon la preuve y administrée 
des deux degrés précédents. Cet acte^ et la filiation résul- 
tante sont reconnus et consolidés par un arrêt de 1788, 
anafysé au degré ci-après. 

On ne connaît point le nombre précis des enfants issus 
de ce mariage; mais dans une vente faite, en 1607, par 
leur dite mère, à Jean . Auger, d'une métairie, située en 
la commune de Teissode, on trouve énoncés^* avec qua- 
lité d'héritiers de leur père, les deux suivants : . 

I.* Jacob» qui va continuer la postérité ; 
2.^ Jean de Tornier, dont le sort est ignoré. 

• 

IV. Jacob DB ToEKisa^ seigneur direct de Teissode, etc., 
séduit par les prédications des protestants, embrassa leur 
culte et servit leur cause, durant les guerres civiles ; fut 
hit prisonnier au siège de Viehnur, et mis à rançon, 
cotmine on le verra dans Tarticle suivant. Il est qualifié 
Monsieur Maître procureur du roi, au siège de Saint- 
Paul» dans deux ordonnances du présidial de Carcassonne, 
qu'il obtint, les 5 mars 1613 et 4 avril 1614, contre le sieur 
Jean de Cuq, de Damîatte. II épousa, assista d'un seul: 
psrent» noble Salomon de Tornier, capitaine , son cou- 
sin^ demoiselle Marthe de Pachin, ainsi qu'il conste d'un 
acte du 23 octobre i623, par lequel les -recteurs et. mari- 
guilliers de la paroisse de Teissode accepteût, audit nom 



fi) Ce Guiltettine lit une branche, oui, tprès uvoW «xerctf pendanT 
cent cinq uanta ans le ootartat. t'éieignii à le An du dis-septième siècle^ 
en la pertonatd*Anne Toarnier qui en porta Tofficeet les biens dans le 
(•mille de M*Gebriel Quinquiry, becheiier is droits, son époux. 



12 DE TOURNIER. 

un don de cent vingt livres, fait par lesdits Jacob de Tor- 
nier, qualifié de même, et Marthe de Pachin^ mariés^ et 
redevenusVatholiques, pour être appliqué aux réparations 
urgentes de ladite église ^ en expiation de leurs erreurs, 
et en compensation d'un banc, et d'une tombe dans la 
nef d'icelle^ qui leur furent respectivement concédés. Ce 
dernier acte^ corroboré par un titre nouvel du 6 février 
1786, et par un arrêt très-important du 12 décembre 1788, 
desquels il sera rendu compte sur le neuvième dégre ci* 
après^ offre indépendamment de la preuve du présent ma«* 
riage^ des conséquences dont l'intérêt sera reconnu en son 
lieu. De ces époux, vint, au moins , un fils , auquel ils 
passèrent la procuration en i636^ et qui suit : 

V. Pierre os Tornier, seigneur direct de Téissode, etc., 
est qualifié noble, et gendarme de la compagnie du mar- 
quis d'Ambres^ dans une procuration du 20 septembre 
i636, en vertu de laquelle il passa, au nom des susdits 
ses père et mère^ constituants, une obligation envers noble 
Guillaume de Tornier, seigneur de Puechmille, habitaht 
de Vielmur, son cousin^ de la somme de deux cents liv. 
« en acquit, est-il dit, de celle de cent soixante quatorze 
» livres, due au sieur Jacques Cathala, bourgeois de Ser- 
» vies, savoir, cent livres, principal prêté pour la rançon 
» dudit Jacob de Tournier, lorsqu'il fut fait prisonnier 
» au siège de Vielmur, et soixante-quatorze livres pour 
» intérêts, dépens, tant en la juridiction de Villelongue, 
» qu'en la sénéchaussée de Toulouse, trais de saisie, etc., 
» dont quittance et main-levée audit acte. » Il eut pour 
contemporain, de son nom et famille, le fils du susdit 
seigneur de Puecbmille, noble Jean de Tournier, marié^ 
le 35 mars 1659 , à demoiselle Jeanne de Tarbouriech, 
de Mailhac, au diocèse de Narbonne, et père de Paul, 
rappelé sur le degré suivant ; mais, moins heureux que ce 
parent, il ne put, ainsi que lui, soutenir .noblesse, et acca- 
blé des pertes essuyées par ses auteurs durant les troubles 
de la Ligue, de ses propres revers, des résultats du sacca- 
geroent et de l'incendie de la ville de Saint-Paul qui avaient 
forcé son père de se retirer dans son fief de Teissode; il se 
vit lui-même, au milieu de sa carrière, réduit à s'abstenir 
des qualifications acquises.à ^ naissance. Ou mariage que 
suivant Tanfét de 1788, il avait contracté, le 3 juillet 
1643, avec demoiselle 'Toînette de Méiou, fille du sieur 



DE TOURNIKR. i3 

Bernard et de demoiselle Anne de Turle^ il laissa trois 
enfants, savoir : 

I / Bernard^ dont l'article suivra ; 

2.* Pierre de Tournier, lieutenant au régiment de 

dragons de Saint-Chamond, mort, en activité de 

service, à Landreçies, en 171 2. 

3.* Jeanne de Tournier^ qui, par procuration du i3 
mars 171 3^ consentit que Hugues de Tournier^ son 
neveu, retirât la moitié à lui compétente de toutes 
les sommes et effets délaisses par Pierre de Tour- 
nier, frère d'elle. 

VL Bernard db Tournier , seigneur direct de Teis- 
sodé, etc., fut contemporain de N. Paul de Tournier, qui, 
avec sa mère, dame Jeanne de Tarbouriech, veuve de N. 
Jean de Tournier^ seigneur de Puechmille, et par acte 
daté de leur château de la Borie, en Rouergue, le 28 fé- 
vrier 1696, vendit au sieur Jean Malher, le sol dune mai- 
son, ^ise à Vielmur. Il épousa, par contrat du r i février 
1672, demoiselle Marie d'Audigan, fille de N. Hugues^ 
seigneur de Saint-Germier, et de demoiselle Magdeteine 
d'Heilles^ dont un fils, qui suit : (Arrêt de 1788). 

VII. Hugues de Tournier, seigneur direa de Teissode^ 
etc.^ prit, d'abord, le pani des armes, en qualité de cadet 
gentilhomme, dans le régiment de dragons oti son oncle 
était officier ; mais Texiguité de sa fortune l'obligea d'a- 
bandonner le service^ et de rentrer dans ses foyers avec le 
regret de ne pouvoir consacrer sa vie à son roi et à sa pa- 
trie. Il épousa, le 27 février 1710, demoiselle Isabeau de 
Bigot, fille de sieur Pierre, du lieu de Servies, et de demoi- 
selle Toinette de Gazaniol, qui le rendit père de deux 
enfants, savoir : (Arrêt de 1788). 

I .* Pierre-Joseph, qui suivra ; 

2.* Elisabeth de Tournier» épouse du sieur Joseph la 
Font, et mère du sieur Jean-Hugues la Font, avo- 
cat au parlement de Paris, depuis ingénieur mili- 
uire au service du roi d'Espagne. 

VIII. Pierre-Joieph os Tournibr, seigneur direct de 
Teisfode, etc.» nouire ro]ral, contemporain de M* 
Joseph de Tournier, seigneur de Montdragon, mort, le 
dernier de sa branche» en 1 776» avait» suivant l'arrêt sou* 



14 I>E TOURNIER. 

vent cité de 1788, épousé, par contrat du 19 janvier 1746^ 
demoiselle Elisabeth la Font Lembarel, fille du sieur Jean, 
et de demoiselle Elisabeth Borie, de Castelpers, dont trois 
enfants : 

I.® Jean-Joseph, qui suit; 

2.® Jean-Hugues, dont Tarticle suivra celui du fils de 

son frère aîné -, 
3J* Marte^Anne de Tournier, épouse de Jean-Etienne 

de Lacroix, sieur de Rigal, du lieu de Vielmun 

IK. Jean-Joseph db Tournier, seigneur direct de Teis- 
sodé, co-seigneur de la Salvetat, et autres fiefs, licencié 
es droits, notaire royal, a épousé demoiselle Marie-Ca- 
therine de VernioUes, fille de noble Germain. 

Le banc concédé, Tan 1628, en l'église de Teissode, à ses 
quatrième-aïeux, N. Jacob de Tournier et Marthe de Pachin, 
ayant dépéri faute d'entretien, et le droit d'en user tom- 
bant en désuétude, il lui en fut passé titre nouvel, le 6 
février 1786 : le seigneur dominant, alarmé de cet act^, 
qu'il regardait comme attentatoire à sa prérogative, se 
rendit opposant à l'exécution ; M. de Tournier fut obligé 
d'établir , non-seulement , qu'il était fondé à jouir d^uii 
banc d'œuvre acquis par sa famille, à titre rémunératoire, 
des ■ marguilliers, habiles à le concéder, mais encore, que 
réglise, étant située dans son fief, il avait droit d'y occu- 
per un banc seigneurial, à raison de sa directe : battu sur 
ce moyen, l'adversaire, à défaut de pouvoir anéantir le 
siège, entreprit de se débarrasser du siégeant ; il porta la 
chose au point de lui contester sa descendance de ceux 
dont le droit prétendu émanait; et M. de Tournier fut 
forcé de prouver en toute rigueur, qu'il était issu, non- 
seulement des concessionnaires, au cinquième degré, mais 
encore de N. Paul de Tournier, leur aïeul, au septième 
degré; de sorte, qu'après s'être long-temps chamaillés, 
uni sur les droits défendus par l'un et par l'autre, que 
sur leurs qualités respectives, ils obtinrent, du parlement 
de Toulouse, le 12 décembre 1788, un arrêt d^autorité, 
dont le dispositif porte : « que, résultant des pièces pro- 
» duites par le sieur de Tournier, qu'il avait parfaite- 
» ment et sans interruption ni lacune justifié de ladite 
» descendance, tant à cadse de sa qualité d'arrière-petit- 
» fils du concessionnaire, issu de N. Paul de Tornier, et du 
» droit procédant de ladite concession, que, à cause de sa 



DE TOURNIER. l3 

» qualité de seigneur direct^ il est maintenu et renvoyé 
p en la jouissance du banc contesté^ même avec la faculté 
» de le faire placer au lieu le plus éminent de la nef de 
» ladite église de Teissode, ainsi qu'en celle de tous au- 
» très droits et privilèges appartenants à sa directe ^ à 
» charge néanmoins d'en faire l'hommage dans le délai 
» indiqué ». Cet hommage^ il le rendit eo 1789^ aux sei- 
gneurs justiciers de TeimKie, ainsi que d'autres liefs, 
situés en la même mouvance. 

Lui (i) et Jean-Hugues^ son frère puîné, qualiiié 
comme ci-après en son article^ obtinrent, le 27 novembre 
1787, du sénéchal de Castres, une ordonnance portant 
délégation de deux commissaires vériiicateurs^ pour a^sis* 
ter à la description d'un ancien écusson aux armes de la 
famille de Tournier, taille en relief sur une pierre faisant 
partie d'une porte de la ville dont la démolition^ s'exé- 
cuta, selon le procès-verbal y annexé^ en marge duquel 
est dessiné d'office ledit e'cusson, conforme au blason qui 
en sera ci-après donné. 

L'un et l'autre de ces frères, aux mêmes qualités que 
ci-dessus, firent, ensemble, hommage et serment de fidé- 
lité au roi, le 1 7 novembre 1788, pardevant le bureau des 
finances de Toulouse^ comme tenant sous la dépendance 
immédiate du domaine de Sa Majesté, [la sixième partie de 
la justice et seigneurie sur les domaines de la Salvetat et 
le Village de la Broque, en la vicomte de Lautrec ; le Fief- 
lige du fort de la Mone et du village de Teissodc; et autres 
désignes audit acte, notamment du fort des Olms, ou sol 
de l'ancien château de Saint-Pol, dont il s'agit aux ai- 
ticles de Guillaume 1 1 et de Paul de Tornier. 

Le 2 décembre 1789, ces frères, encore conjointement, 
firent procéder devant nouire à Toulouse, à un procès 
verbal contre le syndic du couvent des Grands-Carmes, 
pour l'exercice, au nom de leur père, du droit de rachat 
d'une pièce de terre, baillée en i55i, à titre d'antichrèse, 
au syndic du couvent des Carmes de Saint-Paul, depuis 
réuni à celui de Toulouse, par Olympe de Vidal, veuve 
de noble Paul de Tornier, leur septième aieul. Sur l'in.^unce 



\i) En 1780* lort de la convocation de« éuta-généraux, il fut appelé 
danft Tordre (fe la noblesse des sénéchaussées de Castres et de Toulouse, 
et inscrit aav rôles des nobles de ces mêmes ressorts. 



l6 DE TOURNIËR. 

engagée devant le senechal de Toulouse, intervint, le 7 
janvier 1790, un premier jugement qui condamnait ledit 
syndic des Carmes de Toulouse, au délaissement de ladite 
pièce de terre , moyennant le remboursement offert du 
prix jadis stipulé; et, sur sa demande en retractement le 
même syndic fut démis de son opposition par autre juge- 
ment, du' 1 1 mars suivant, qui ordonne de plus fort l'exé- 
cution du premier. — Ces deux jugements portant âlia- 
tion, depuis Paul de Tornier, et ladite Olympe de Vidal, 
bailleresse, sa veuve, donnent aux poursuivants la qua- 
lification de nobles. 

Ces mêmes frères, enfin, le premier qualifié noble et 
écuyer; le second, Monsieur-Maître...., docteur es droits, 
intentèrent pardevant le sénéchal de Castres, une action 
contre le nommé MafTre, en résitiement^ d'un bail à lui 
consenti par feu leur père: sur sa demande, en renvoi de 
cause pardevant le juge de Lautrec, incidemment propo- 
sée par ledit MafTre, il fut rendu le 5 novembre 1790, un 
jugement, duquel il résulte, que la cour du sénéchal de 
Castres, en démettant de Tinstance, retient la cause et 
partie, comme étant juge de privilège desdits sieurs de 
Tournier-la-Salvetat. — De ce jugement ponant qualités, 
résulte une autre démonstration de la même descendance. 

Du mariage de Jean-Joseph de Tournier, est issu un 
Hls, qui suit : 

X. Hugues-Jermond de Tournier, né à Teissode, et 

baptisé le sous la qualification de noble, fils desdits 

nobles Jean-Joseph de Tournier et Marie-Catherine de 
Verniolles. Sa mère et lui ont obtenu, les 6 et 7 août 181 5, 
des mairies de Teissode et de Damiatte, un cenificat léga* 
lise, le même mois, en la sous-préfecture de Lavaur, por- 
tant : « Que M. Jean-Joseph de Tournier, leur mari, et 
» père, sieur de la Salvetat, s'est constamment montré 
» inviolablement attaché à son souverain légitime; qu^il 
» a toujours manifesté des sentiments opposés à tout sys- 

> tème révolutionnaire; que, pour cause d'opinion poli- 

> tique et de royalisme, il a subi une longue réclusion et 
» privation de ses biens, qui furent alors séquestres et 

> affermés au proHt du gouvernement révolutionnaire , 
» etc. » 

XI. Jean-Hugues DK Tournier, seigneur de la Salvetat, 
docteur es droits, avocat au parlement, a participé aux 



ALEXANDRE DE HANACHE. ly 

jucttB de rantécëdent, son frère aine, des 27 novembre 
1787 , 17 novembre 1788, 2 décembre 1789, 7 janvier^ 
1 1 mars et 5 novembre 1790. De son mariage avec demoi- 
selle Jeanne- Victoire de Lacroix, fille de N. François*Ma- 
rie, et de demoiselle Jeanne Méjan, était née une fille. 

Hugues-Emile, mort peu après avoir vu le jour ^ à 
Puy-Laurens. 

On trouve encore sous le nom de Tournier, dans les 
Annales de Toulouse, par de Rozoy, ce qui suit : 

« TOURNIER. Ce nom est cité parmi ceux que les 
L4Uigaedociens ne peuvent et ne doivent prononcer 
qu'avec la vénération due aux bons citoyens. Deux 
capitouls de ce nom, Antoine Tournier, en i553, 1S54 
et 1557; Etienne Tournier, docteur, en i585, se dis- 
tinguèrent ou par les services qu'ils rendirent pendant 
leurs années d'exercice, ou par la part qu'ils eurent aux 
événements qui agitaient alors la France. Nos lecteurs 
consulteront au sujet d'Etienne Tournier, ce que nous 
en dirons sous le règne d'Henri IV, en parlant de la 
conjuration de Tonains^ qui excita dans Toulouse de 
nouveaux troubles en 1 590. n 

Armes : d . . . • , à la tour ronde crénelée d . . . 
surmontée d'un paon issant et rouant d 



ALEXANDRE de HANACHE. Hanache, est une terre 
dans le Beauvaisis , entrée dans la maison d'Alexandre, 
par le mariage de Catherine de Laudancourt, en 1401, 
avec Henri Alexandre, ce qui est prouvé par un dénom- 
brement donné à la cbâtellenie de Milly, en 1404. 

L'ancienne noblesse de la famille d'Alexandre, est ori- 
ginaire d'Angleterre, et sort, par femmes, des maisons de 
Salisbury, de Tirconnel, de Leicestre et de Marbury. Une 
branche aînée subsiste encore en Anglctetre dans la per- 
sonne de Mibrd Alesandre, vivant en 1720. Deux fnères 
cadets nommés Joseph et Alexandre , passèrent de ce 
royaume en France en 1 2 1 8, et Joseph Alexandre , vint 
s'établir en Basse-Normandie en 1 224, où il épousa ^ ' 



,8 ALEXANDRE DE HANACHK. 

selle Françoise de Tesson^ d'une Camille noble^ que nous 
croyons du diocèse d'Avranches , et son frère Alexandre, 
abbé du monastère des Haler, fut un des premiers doc- 
teurs de r Université de Paris , et y mourut le i8 août 
1245. Il fut inhumé dans l'église des Grands^Cordeliers 
de Paris. 

Cette famille a resté en Basse-Normandie^ jusqu'en Tan 
1 3 17, qu'Antoine Alexandre, passa dans le Beauvaisis^ oti 
il s'établit avec demoiselle Jeanne Hennequin^ d^une fa- 
mille noble, qui subsiste encore aujourd'hui. Il fut sei* 
gneur, et ses descendants successivement, de la Motte 
d'Hanache, et de Sully, en 1401 ; du Vivier en 143 1 ; de 
Mourieuxen i5oo; de Saint-Sauplie en i5o2; de Guenes- 
lianvilleen 1 5 26 ; de Pommereux en 1 5 33 ; de Moutier en 
i535 ; d'Espinay en 1S43 ; de Bastaien i565 ; de Molag* 
nie en 1577; de Saint-Germer-d'Hanache en 1587; de 
FoUemele et du Tertre en 1669. 

Nous avons dit ci-dessus que Joseph Alexandre , che- 
valier, natif d'Angleterre, passa en France, dans la Basse- 
Normandie, en 12 18, et quMl s'y maria avec demoiselle 
de Tesson, en 1224. De lui descend : 

I. Adrien Alexandre, chevalier, qui fut* un des che- . 
valiers qui accompagnèrent le roi saint Louis, à son pre- 
mier voyage de la Terre-Sainte. Il avait épousé, en 1268, 
i.^ demoiselle Marie de Graville, d'une ancienne noblesse 
de Basse-Normandie, dont on a donné la généalogie dans 
le Dictionnaire de la noblesse, au mot Graville; et 2.^ en 
1278, avec demoiselle Jeanne de Mornay, dont un fils qui 

a formé une branche cadette , éteinte par le trépas de 
Georges Alexandre, arrivé en 1405. 

II. Antoine Alexandre, sorti de la première femme, 
chevalier, servit, en 1342, en qualité d'homme d'armes 
des ordonnances de Sa Majesté, sous messire Gallois de la 
Beaume, sire de Valtafin, grand-maître des arbalétriers 
de France, et épousa, comme nous l'avons dit, demoiselle 
Jeanne Hennequin. 

m. Richard Alexandre, chevalier de l'Etoile, l'un des 
trois cents gentilshommes, qui suivirent le parti de Char- 
les-le-Mauvais , roi de Navarre , à qui le roi Jean par- 
donna, en i36o, avait épousé, en 1345, demoiselle Ma- 
rie de Fay. 



ALEXANDRE DE HANACHE. |ç 

IV. Henri Alexandre^ chevalier capitaine, et lieute- 
nant-colonel de cavalerie, puis gouverneur de Rouleboise, 
épousa y en 1401, demoiselle Catherine de Laudancourt, 
dame de la Motte d'Hana^che et de Sully, déjà mentionné 
ci-dessus, depuis leur dénombrement donne à la châtel- 
leniede Milly, en 1404. 

• V. Louis Alexandre , chevalier , un des gentilshom- 
mes de la suite du roi Charles VII , dit le Victorieux, 
pour avoir chassé les Anglais du royaume ; épousa, i .® en 
1450, demoiselle Marie Cossart, dont est sorti l'auteur de 
la branche aînée; et 2.*^ en 1478, demoiselle Françoise 
Reignard, de laquelle est sorti Tauteur de la branche 
cadette des seigneurs du Vivier, éteinte, par la mort de 
Jacques Alexandre, arrivée en 1709. 

VI. Jean Alexandre, chevalier, aide-de-camp du roi 
Louis XII , pendant les campagnes de ce monarque , 
épousa, en i5o2, demoiselle Robine de Féligny, dame de 
Saint-Souplie. 

VII. Guillaume Alexandre, chevalier, servit le roi 
pendant soixante ans dans différents emplois, et en dernier 
lieu en qualité de capitaine de cavalerie. Il avait épousé 
demoiselle Antoinette de Bigant, en i526. 

VIII. Philippe Alexandre, chevalier, successivement 
cornette, lieutenant et capitaine de cavalerie, puis gou- 
verneur de Berre^ épousa, en 1660, demoiselle Philippe 
Ricquier. 

IX. Jacques Alexandre , chevalier , homme d'armes 
des ordonnances de Sa Majesté, épousa en 1628, demoi- 
selle Marguerite d'Abancourt , d'une maison que nous 
croyons encore subsister. 

X. Hugues Alexandre, chevalier, épousa, i.^en i665, 
demoiselle Anne de Gouaix, dame de Tertio et de Fonte- 
nelle; et 2.® en 1699, Madeleine de Passart, veuve de 
Pierre de. Bardeûii, écuyer, seigneur du Camp ; Jacques- 
Hugues Alexandre, est mort sans postérité du second ma* 
riage, et a eu du premier lit: 

XI. Hugues Alexandre, chevalier, page de son altesse 
royale Madame^ puis mousquetaire du Roi dans sa pre- 
mière compagnie , lieutenant au régiment de Mont-Re- 
vel, capitaine et major du régiment de dragons de Châtil- 
Ion, épousa, i.* en 1698, demoisefie Pierrette Legier; 



ap ALEXANDRE DE HANACHE. 

2.* en 171 3, demoiselle Françoise le Petit, dame de Gligny; 
3.* en 1720, demoiselle Marie-Madeleine-Françoise de la 
Potterie. Il a eu de son premier mariage : 

I ^ Jean-Baptiste Alexandre, chevalier, né le 12 avril 
1700, cornette de la compagnie d'Hanache, de $on 
père, au régiment de Cbâtillàn, dragons, créé le 
28 octobre 1709, capitaine de ladite compagnie^ 
par la remise qui lui en fut faite par son père, le 4 
septembre 171 1. Dans les différents emplois, il a 
servi à toutes les affaires où s'est trouvé son régi« 
ment, depuis 17 10 qu*il fit sa première campagne. 
Il fut ensuite réformé à la suite du régiment de 
Condé, ci-devantGoesbriant. Jean- Baptiste Alexan- 
dre, mon garçon^ a été inhumé à Hanache ; 

2.^ Jacques Alexandre, chevalier, né le 2 juin 1702, 
qui a été marié, et a eu un garçon et deux filles. 

3.* Jérôme-Marie-Hugues, qui suit; 

4.* Charles Alexandre, né à Hanache, chanoine-ho- 
noraire de la collégiale de Gournay, en Bray, frère 
consanguin de Jérôme ; 

5.* Constance Alexandre, sœur consanguine, pen- 
sionnaire au couvent de Saint-Jean-lè$-Andelis. 

XII. Jérôme- Marie*Hugues Alexandre, qui forme le 
seizième degré de cette généalogie , né le 3o septembre 
1707, a passé à Tlsle Saint-Domingue en 1724, où il a 
servi le roi en qualité de capitaine de cavalerie , et com- 
mandant les milices de son quanier des GonaXves. Il s'y 
est marié la même année à demoiselle Mitifiaut, âUe de 
Mitifiaut de Saint-Germain, capiuine au régiment des 
Landes, infanterie, dont sont issus treize enfanu, les six 
aînés sont morts en bas âge ; ceux qui vivent sont : 

I .* Hugites-Banhelemi Alexandre, qui suit ; 

3.* Looit-Mazimilien Alexandre, appelé le chevalier 

d' Hanache, rapporté après la postàrité de son aîné ; 
3.* Marie-Geneviève*Esp;Fsnce-AdélaIde Alexandre, 

née en Mirebalais, Isle Saint-Domingue, en 1740, 

morte pensionnaire au couvent des Ursulinea, à 

Gournay en firay, en 1 763 ; 

4.* Consunce-Eléooore Alexandre, née en 1744, ma- 
riée au mois de septembre 1772, Louis Maigue- 
rin de Briott, substitut surnuméraire de M. le 



ALEXANDRE DE HANACHE. 21 

procureur général au parlement de Paris, et con- 
seiller à la Cour des Aides ; 

5 ."^ Marie - Geneviève - Espéra nce - Adélaïde , née an 
quartier des Gonalves^ Isle Saint-Domingne ^ le 
29 mars 1747» laquelle a péri sur mer, sur les 
Sorlinguesy dans son voyage pour passer en Franoej^ 
le 29 avril 1773 ; 

6.^ Marie- Françoise-Charlotte Alexandre, née le 11 
décembre 1747 , au quartier des Gonslves, Isle 
Saint-Domingue^ laquelle s'est mariée à Paris, le 
5 juillet 1775, avec Louis , comte de la Ooix^ 
chevalier de Tordre de Saint-Louis, lieutenant des 
vaisseaux du Roi, et écuyer de main de Monsei- 
gneur le comte d'Artois ; elle est morte sans pos- 
térité ; 

7.'' Et Marie-Geneviève-Espérance-Emilie Alexandre, 
née aussi le 25 janvier au quartier des Gonalves> 
Isle Saint-Domingue, qui vivait sans alliance, en 
1780, depuis mariée en France, à 

XIII. Hugues-Barthelemi Alexandre, fils aîné de Jé- 
rôme-Marie-Hugues Alexandre, et de N de Mitifiaut 

de Saint-Germain, né le 9 octobre 1739, à Saint-Domin- 
gue, quartier de Mirebalais, élevé page de la petite écu- 
rie du Roi, 1754, puis mousquetaire de la première com- 
pagnie, ensuite capitaine de dragons, a épousé, en mars 
1768, demoiselle Charlotte- Françoise le Féron, fille de 
Jean-Beptiste le Féron, écuyer et habiunt de TArtibo- 
nité, Isle Saint-Domingue, et de demoiselle Françoise le 
Pelé^ dont : 

XIV. Hugues-Charles marquis d'Hanache, né le 4 
avril, en 1778 baptisé en la paroisse de Saint- Laurent, 
est dievalier de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, 
de la Légion d*honneur et colonel de cavalerie; il a eu 
Thonneur de suivre le Roi à Gand, d'oti il s^est rendu, à la 
Vendée, avec le marquis de la Roche-Jacquelin, son ami, 
et il a servi, avec honneur et distinction, dans l'armée 
royale vendéenne en qualité d'officier supérieur ; il a épousé 
mademoiselle Adèle de Guerchy, petite-fille du marquis 
de Guerchy, chevalier des ordres du roi, et ambassadeur 
à la cour de Londres ; et Sa Majesté, le 1 3 de janvier 
181 6, a daigné honorer de sa signarun^, leur contrat de 
mariage. 



22 ALEXANDRE DE HANACHE. 

XIV. Louis-Maximilien Alexandre, comte de Hana- 

che, second fils de Jérôme^Marie-Hugues^ et de N de 

Mitifiaut, appelé le cbevalier de Hanacbe, né à Saint- 
Domingue, quartier des Gonalves, le u juillet 1743, 
capitaine de dragons, milice de Saint-Domingue; cheva- 
lier de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, était en 
1787 de rassemblée primaire de l'ordre de la noblesse du 
bailliage de Tours, pour la nomination des députés aux 
états-généraux, convoqués par le Roi, et il y donna des 
preuves multipliées de son inviolable attachement i la 
cause de Sa Majesté et de son auguste famille, ainsi qu'aux 
principes de Tantique monarchie ; de Tours il se rendit à 
Paris, où il donna, dans les circonstances les plus diffici- 
les, de nouveaux témoignages de son entier dévouement 
et de son inviolable fidélité pour le Roi et les preuves de 
9on sang ; il conçut, à cette époque désastreuse, un pro- 
jet dont l'exécution aurait indubitablement paralysé toutes 
les entreprises des révolutionnaires ; mais , malheureuse- 
ment, les circonstances devinrent telles aue le comte 
d^Hanache ne pouvant atteindre le but qu'il s^etait proposé, 
fut obligé de quitter Paris, et il se rendit , avec sa femme 
et ses enfants, à Bordeaux, où il donna des nouvelles 
preuves de son royalisme; il s*y embarqua, au mois de 
juin 1790, avec toute sa famille pour se rendre i Saint- 
Domingue, où il fit, de concert avec le vicomte de Fon- 
tanges, maréchal des camps et armées du Roi, ainsi qu'a- 
vec le marquis de Cocherel, aujourd'hui maréchal-de- 
camp, les plus généreux efforts pour conserver à Sa Ma- 
jesté, cette précieuse colonie que le comte d^Hanache fut 
forcé d'abandonner, après le massacre de tous les blancs 
habitants le quartier des GonaYves, et qui avait été ordonné 
par Toussaint-Louverture^ chef des nègres rebelles, aux- 
quels le comte d'Hanache, son fils et sa fille échappèrent 
par une espèce de miracle ; il s'embarqua, au Port-au- 
Prince, avec ses enfants, pour l'Isle de la Jamaïque, où 
il fut accueilli de la manière la plus gracieuse et la plus 
hospitalière, par Sir Adam Williamson, gouverneur de 
cette colonie , où il est resté avec sa famille , aux secours 
généreux du gouvernement anglais jusqu'en dix-huit cent 
deux, époque à laquelle il est passé à Londres, et après 
avoir resté quatre mois dans cette capitale, il s'est rendu 
en France, avec son fils et sa fille, après en avoir obtenu 
l'agrément de Monseigneur le prince de ^^ndé, qui, i 



ALEXANDRE DE HANACHE. ^3 

celle occasion,- fit au comte d'Hanache l'honneur de lui 
écrire la lettre ci-aprb. 

« Je suis , Monsieur^ on ne peut plus sensible^ à tout ce 

• ^ue vous me dites dans votre lettre, datée de Londres ; 

• étant bien convaincu de la pureté et de la constance 
1) de vos principes, je vous félicite sur votre rapproche- 

> ment qui peut, dans des circonstances que je suis, mal- 

> heureusement, loin de prévoir, vous mettre à portée de 

> donner au Roi, de nouvelles preuves de votre zèle et 

• de votre fidélité. 

» Je vous prie. Monsieur , d'être persuadé de ma par- 

> faite estime et de tous mes sentiments pour vous. 

Le comte d'Hanache de retour en France, a parfai- 
tement répondu à l'opiniou que, dans la lettre ci-dessus , 
Son Altesse Sérénissime exprime avoir de lui. A la pre- 
mière restauration du Roi, son fils le vicomte Ernest 
d'Hanache, aujourd'hui lieutenant de grenadiers dans le 
cinquième régiment d'infanterie de la garde royale, et 
lui, ont été, à Paris, des premiers à porter la cocarde blan- 
che dans un moment otx l'arrivée de Bonaparte à Paris, 
avec une armée de cent mille hommes s'accréditait ; le 
comte d'Hanache et son fils ont eu l'honneur de suivre le 
Roi àGand, et de rentrer avec Sa Majesté; le comte 
d'Hanache a épousé, en 1780, dame Henriette Cochon du 
Puy, veuve de Jean-Charles Pascault de Bearn, cheva- 
lier, marquis de Poléon, et fille de Gaspard Cochon du 
Puy, écuyer, chevalier de l'ordre du Roi, premier méde- 
cin de la Marine, au département de Rochefort, et de 
demoiselle Marie-Olives Desherbiers de TEstenduère , 
fille du marquis de TEstenduère, cordon rouge, chef 
d'escadre des armées navales, que ses services distingués, 
et notamment le fiimeux combat qu'il livra en 1747, con- 
tre la flotte anglaise, sous les ordres de l'amiral Hawke, 
ont placé parmi les hommes illustres de la marine fran- 
çaise. De ce mariage sont issus - 

I •• Ernest Alexandre , vicomte d'Hanache , ne en 
1 787, lieutenant de grenadiers dans le cinquième 
régiment d'infanterie de la Garde royale; 

a.* Henriette Alexandre d'Hanache , comtesse cha- 
noinesse du chapitre noble de Poulangis, en Cham- 
pagne, 000 mariée ; elle partage Tamour, le de- 



34 DE SBLLË. 

voœaient et ia fidélité de ton père et de son frère, 
pour le Roi et son auguste famille. 

Armes : « d'argent, à une aigle à deux têtes éployées de 
» gueules, becquée et onglée d'or, timbrées d^une cou- 
• ronne de marquis; supports deux lions d'argent^ les 
» têtes couronnées et terrassées de sinople , et pour cimier 

> deux têtes d'aigle de gueules naissantes , issantes du 

> champ des armes. Devise : Partout et toujours fidèle à 
» Dieu et au Roi. •• 

Les alliances de cette ancienne noblesse, lors de son 
éublissement en Angleterre, dont elle est originaire, sont 
avec les maisons de Salisburjr , Holderness, Tircùnnel, 
Leycestrt, Marbury, Essex, 

Et depuis son établissement en France, en Normandie 
et en Beauvaisis, avec les maisons de Tesson^ d^Harcourt^ 
Mallet de Gravilie, Colombier , Momay-Monchevreuil, 
de Vile d'Apremont en Lorraine, Achey^ Hennequin^ la 
Forest en Provence, Hangest, Créçy, Dufay, Allujres, 
Morltkureux , Abancourt^ Bacqueville , Caulières , Fon- 
taine^ Laudancourt^ Mailljr, Cossard, Culant, Dauvet, 
Lignjr dEspinajr, Cossard- Villepoix, Régnier, Feligny^ 
Pelletier y Hallunn , Briçonnet , Carpentier , Riquier, 
Pillavoine , Làgier, la Poterie ^ la Marre j Aurillac, 
la Tourdu Pin^ de Guerchy. 



SELLE (de), en Provence. Le premier de cette famille, 
dont on ait connaissance, est 

L Jean de Selle , I*' du nom , seigneur de Chimeri, 
capitaine des gardes du corps du duc de Lorraine, Charles 
IV. Il eut pour fils: 

IL Laurent de Selle, écuyer, qui fut père de : 

I.* François, dont l'article suit; 
2.* Julien de Selle, officier de Monseigneur le duc 
d'Orléans, lequel eut pour fils : 

a. Charles de Selle du Vourval , maréchal-des* 
logis des gendarmes de la garde du roi, qui eut 
entr'autres enfants; i .* Gaston de Selle du Vour- 
val, marécbal-des-logis, lequel s'est marié ; 2.* 
Albert, officier d'infanterie, qui a eu postérité ; 



DE seLLB. 25 

3.* Charles dt Selle du Vourvd , oipiuiine d'in- 
fiuiterie» tué en Allemagne ; ^ 

b. Denis , capitaine des grenadiers dans le régi- 
ment de. Brie ; 

c. Un fibj mort religieux de la Charité ; 

d. N de Selle de Saint-Hilaire , capitaine dans 

Royal«>Vaisseaux» marié en Savoie ; 

e. Philippe de Selle , capitaine , commandant 
Rojrai- Vaisseaux, père, i .* de Denis de Selle de 
Chimeri, garde du roi, lequel s*est marié; 2.* de 
Philippe-André de Selle, qui a e'té reconnu être 
issu d'une ancienne noblesse et descendant du 
susdit Jean de Selle de Chimeri, capitaine des gar- 
des du corps de Charles IV, duc de Lorraine. Il a eu 
un fils qui a quitté le service e'tant dpvenu aveu- 
gle, et une fille mariée à Marseille; 3* de Louis 
de Selle, commandant en Lorraine, père d'Ano- 
nyme de Selle, prêtre, et d'une fille, mariée à 
un gentilhomme de Lorraine ; 

4.* Françoise de Selle, mariée à Antoine de Loignon, 
oflfcier de la reine d'Espagne. 

III. François db Selle, écuyer, contrôleur de la mai- 
son de Monsieur, se maria i Paris, par contrat passé devant 
Moufle et le Rateur, notaires, le 7 septembre i663, avec 
demoiselle Marie de Bréard, dont sont issus : 

I .* Charles de Selle de Grandchain , capitaine des 
grenadiers de la Marche, mort garçon ; , 

2/ N de Selle, capiuine des galiottes, sous 

. Louis XIV, mort sans alliance ; 

3.* Florent«Marcellin, dont l'artide soit ; 

4.* N de Selle, mousqueuire, mort au si^e de 

Namur ; 

5.* François-Jacques de Selle, mort chanoine deSaint- 
Qoud ; 

6.* Jean-Louis de Selle, qui forme la seconde bran- 
che, rapportée ci-après ; 

7.* Pierre de Selle, capitaine des mineurs, mort au 
passage d'Egra ; 

8.* Madelaine de Selle, mariée à Pierre THomelet de 
Bemreftard, commiaiaire des guerres ; 



26 DE SELLE. 

Q."" Mariaqne^ dame à la stiiit dt Madame Henriette 

de France ; 
10." Anne-Julienne, mariée. 

IV. Florent-Marcellin de Selle» trésorier-général de 
la marine^ secrétaire du roi, a eu pour enfants : 

I ."" M.arcellin-François de Selle , trésorier-général , 
père d'un garçon et de trois filles, dont une a 
épousé M. le marquis de Bausset^ et Tautre M. le 
marquis de Miran ; 

2." Charles de Selle, dont l'article suit ; 

3." N , morte sans alliance ; 

4." N... de Selle^ mariée au comte d'IUiers d'En* 
tragues. 

V. Charles de Selle, conseiller au parlement de Paris, 
épousa i.** demoiselle N... de Besigny; 2." demoiselle N..., 
de Lamouronx. Ses enfants furent : 

Du premier lit : 

1/ Anne-Catherine de Selle, mariée à Ives de Verduc 
de Soixi, conseiller au parlement de Paris ; 

Du second lit: 
2." Charles-François de Selle, dont l'article suit : 

VI. Charles-François de Selle, né en 1747, conseiller 
au parlement en 1764, crée maître des requêtes en 1772, 
a épousé demoiselle Thérèse Faudran de Taillade , dont 
sorft issus : 

I.* Charles-Pierre, dont Tartidesuit; 

2.* Henri Anne de Selle ; 

3.* Alfred de Selle; 

4.* Caroline de Selle; 

S."" Nanette de Selle; 

6.* Emilie Joséphine de Selle, mariée à Albert- Jo- 
seph de Selle de Beaucamp, son cousin, rapporté 
au degré sixième de la seconde branche ; 

7.* Hortense de Selle, mariée à M. Charrette de la 
Colinière, neveu de Tillustre général de ce nom. 

VIL Charles-Pierre , comte de Selle, né en 1766, 
entré au service en 1783^ comme sous-iieuteoant au régi- 



DE SELLE. 27 

ment d'Artois^ cavalerie, a été fait capitaine en 1789^4 
rejoint les princes à Coblentz en 1791^ et a fait la cam* 
pagne de 1792, comme capitaine à la suite des gardes de 
Monseigneur le comte d'Artois. A la restauration, il a eu 
rhonneur d*étre présenté, et d'être fait chevalier de Tor- 
dre royal et militaire de Saint-Louis. Il a épousé^ en 
Angleterre , demoiselle Maria Graham de Montrose , 
d'une des premières familles d'Ecosse^ dont la branche 
ainëe jouit de temps immémoriatdu titre de duc hérédi- 
taire dans la famille. 

SECONDE BRANCHE. 

IV. Jean-Louis de Selle de la Castille , sixième fils 
de François de Selle, écuyer, et de Marie de Bréard, fut 
trésorier de la marine^ secrétaire du roi au port de Tou* 
lonj et eut pour enfants: 

!.• François*Xavier, ) ^ 

ô T D ^- • i morts au service: 
2.* Jean-Baptiste, ) ' 

3.* N.... de Selle de la Garigade, trésorier; 

4."* N... de Selle, capitaine dans le régiment de l'Isle 

de France ; 
5 .* Joseph-Maurice, dont l'article suit ; 
6.* Une fille, mariée dans la maison de Faudran de 

Taillade. 

V. Joseph-Maurice db Selle de Beauchamp, fut blessé 
dangereusement au combat de l'Assiette, et fut depuis 
trésorier de la marine à Toulon. Il épousa, en 1768, de- 
moiselle ^bertine-Aldegonde Tarteronde Mon tiers, dont 
il eut : 

VI. Albert-Joseph de Selle de Beauchamp , né en 
1775, officier au corps du génie, démissionnaire en 1799, 
nommé par le roi sous-préfet de Tarrondissement de Cbâ- 
teauUn (Finistère) â la resuuration; démissionnaire au 
30 mari 181 5, et passé à cette époque dans la Vendée; a 
été nommé i la rentrée de Sa Majesté Louis XVIII , à la 
sous-préfecture de Lorient (Morbihan), et actuellement 
est sous-préfet de Muret (Haute-Garonne). Il est marié 
avec demoiselle Emilie-Joséphine de Selle, sa cousine, 
dont il a deux fils ; tous deux à l'école royale militaire de 
Saint-Cyr, et une fille : 

I .* Anne-Charles- Joseph de Selle ; 



28 DE LA VILLE. 

!.• Alpfaonde-Henri-Pierre de Stlte; 

3.» Antoînctte-Annc-Carolîne-Joséphinedc Sdlè, en- 
core jeune. 

Armes: « D'argent, à trois barres de gueules; au 
chef d*azur, chargé de trois étoiles d'or. » 



VILLE (de ou de la) ^ famille illustre et des plus 
anciennes de la Lorraine; die prend son nom de la sei- 
gneurie de la Ville-sur-IUon, située à trois lieues de Mi- 
recourT Les ducs de Lorraine, qui sont la souche delà 
maison impériale d'Allemagne d'aujourd'hui ;> admirent 
les seigneurs de Ville à prendre alliance dans leur maison, 
et leur accordèrent, dans divers actes, le titre de cousin. 
Les comtes de Ville s^allièrent également, par mariage, 
aux anciens comtes de Vendôme et aux anciens ducs de 
Bourgogne, et fournirent des femmes à h maison de 
Haynault, de. laquelle sont issus les empereurs de Cons- 
tantinople, de la maison de Flandre. On voit ensuite ces 
mêmes comtes de Ville s'unir aux premîires maisons de 
l'Allemagne ; et de nos jours nous trouvons un comte de 
Ville qui sera mentionné plus bas, marié i une princesse 
de Hesse-Philipsthal ; de sorte qu^il est constant que cette 
famille tient , par les liens du sang et de l'aUiance, aux 
maisons les plus illustres de TEurope. 

Les généalogies des différentes branches de la maison 
de la Ville-sur-Illon n'ayant paru jusqu'ici que dans des 
ouvrages différents, et à des époques très-éloignées l'une 
de l'autre, nous avons cru devoir les réunir ici dans une 
seule généalogie. 

I. (Hlbert, I*' du nom, seigneur de Ville, chevalier, 
s'engage, par traité conclu en 1097, à défendre et pro- 
téger Tabbesse et l'abbaye d'Épinal, à condition qu'il 
aurait l'avouerie de FaveroUe, et qu'il porterait le titre 
de seigneur de Saint-Goëric (i). Il eut d'Adélaïde de Lou- 
vain, son épouse : 



(i) n paraît, diaprés plusieurs anciennes chroniques de kemiremont 
et d*Épinal, ainsi que diaprés des pièces imprimées par dom Calmet, à 



DE LA VILLE, 29 

i."" Jean ou Jaaio^ I*' du pom, dont Tartick 9uit ; 

2.* Savariy dont l'existence est également connue en 
1 149, ainsi qu'il est avisé par le cartulaire de 
Saint-Paul de Verdun^ qui le nomme chevalier de 
grand mérite. 11 est la souche de la branche des 

* la Yille-sur-Illonj établie en Italie et rapportée 
plus bas. 

II. Jean ou Janin^ I** du nom, seigneur de Ville, 
chevalier^ vivant en 1149, mentionné au cartulaire de 
l'abbaye de Verdun, art. ^ 38, laissa les enfants qui 
suivent : 

I .® Erard, dont l'article suit ; 

2.'' AUard, seigneur de Ville, qui eut pour fille Marie 
de Ville, qui épousa Philippe de Hainault, de la 
maison de Flandre, cousin de Baudoin, empereur 
de CoQstantinople ; 

3.* Marie, dame de la Ferté en Ponthieu, vivait en 
1203. Elle épousa Raoul de Roye, seigneur de 
Germigny, qui forma la branche de la Ferté. De 
ce mariage vint Marie de Roye, qui épousa, 
I.* Audebert III de Hangest, seigneur de Genlis ; 
2.* Bouchard V, comte de Vendôme. De ce dernier 
mariage sont issus les anciens comtes de Vendôme. 

III. Erard , I^ du nom, seigneur de Ville, cheva- 
lier, gouverneur du duché de Lorraine sous les ducs Thi- 
bault I" et Mathieu II, vers l'an 1220, épousa Elisabeth 
de Bourgogne-Montagu , petite-fille de Hugues III, duc 
de Bourgogne , et d^Alix de Lorraine. De ce mariage 
vint : 



ta suite de son Histoire de Lorraine, que Gilbert, seigneur de Ville, 
était fils de Rofridus ou Gofridus de Villa, né vers 1041, et témoin, 
en 1092, pour une donation rapportée en eAtier par dom Calmet, et 
que ce Rofridus ou Oofridus était un des frères cadets de Gérard d'Aï- 
sace, duc héréditaire de Lorraine. 

Le Tasse, dans son poème de la Jérusalem délivrée, <;hant IX, octave 
quarantième, septième et huitième vers, cite Gilbert parmi les illustres 
croisés. Gilbert avait en effet suivi Godefroy de Bouillon à la Terre- 
Sainte. La croix rouge qu'il, portait sur un bouclier doré, a été l'origine 
du quartier, qui, dans les armes de la maison de la VlUe^ur-IUon, a 
dÂsttfigué cette inaison des autres branches issues de la maison d'Alsace. 



38 DE LA VILLE. 

!.• Alphonse- Henri-Pierre de Stlte; 

3.* Antoinette-Anne-Caroline-Joséphinede Sellé, en- 
core jeune. 

Armes: t D'argent^ à trois barres de gueules; au 
chef d*azur^ chargé de trois étoiles d'or. » 



VILLE (oB ou DE la), famille illustre et des plus 
anciennes de la Lorraine; die prend son nom de la sei- 
gneurie de la Ville-sur-IUon, située à trois lieues de Mi* 
recourT Les ducs de Lorraine, qui sont la souche delà 
maison impe'riale d'Allemagne d'aujourd'hui ; admirent 
les seigneurs de Ville à prendre alliance dans leur maison, 
et leur accordèrent, dans divers actes, le titre de cousin. 
Les comtes de Ville s^allièrent également, par mariage, 
aux anciens comtes de Vendôme et aux anciens ducs de 
Bourgogne, et fournirent des femmes à la maison de 
Havnault, de laquelle sont issus les empereurs de Cons- 
undnople, de la maison de Flandre. On voit ensuite ces 
mêmes comtes de Ville s'unir aux premières maisons de 
l'Allemagne ; et de nos jours nous trouvons un comte de 
Ville qui sera mentionné plus bas, marié à une princesse 
de Hesse-Philipstbal; de sorte qu^ilest constant que cette 
famille tient , par les liens du sang et de l'alliance, aux 
maisons les plus illustres de l'Europe. 

Les généalogies des différentes branches de la maison 
de la Ville-sur^Illon n'ajrant paru jusqu'ici que dans des 
ouvrages différents, et à des époques très-éloignées Tune 
de l'autre, nous avons cru devoir les réunir ici dans une 
seule généalogie. 



I. Gilbert, I** du nom, seigneur de Ville, 
s'engage, par traité conclu en 1097, â défendre et pro* 
téger l'abbesse et l'abbaye d'Épinal, à condition qu'il 
aurait Tavouerie de FaveroUe, et qu'il porterait le titre 
de seigneur de Saint-Goeric (i). Il eut d'Adtialde de Lou- 
vain, son épouse : 



(1) D partit, d*flprèt phitieurt anciennes chroniques de kemiremont 
et d*Épinal, ainsi qae d^prèa des pièces imprimées ptr drnn Cilratt, à 



DE LA VILLE, 2$ 

I .'^ Jean ou Janio^ I*' du i^om, dont rartii;:le 9uit ; 
2.^Savari, doot Texistence est également connue en 
1 149> ainsi qu'il est avisé par le cartulaire de 
Saint-Paul de Verdun^ qui le nomme chevalier de 
grand mérite. Il est la souche de la branche des 
* la Ville-sur- lUon^ établie en Italie et rapportée 
plus bas. 

II. Jean ou Janin, I** du nom, seigneur de Ville^ 
chevalier, vivant en 1149, mentionné au cartulaire de 
l'abbaye de Verdun^ art. ^ 38, laissa les enfants qui 
suivent : 

1 .® Erard^ dont l'article suit ; 

2."* AUardy seigneur de Ville, qui eut pour fille Marie 
de Ville^ qui épousa Philippe de Hainault, de la 
maison de Flandre, cousin de Baudoin, empereur 
de Cot^antinople ; 

3."" Marie, dame de la Ferté en Ponthieu^ vivait en 
1203. Elle épousa Raoul de Roye» seigneur de 
Germigny, qui forma la branche de la Ferté. De 
ce mariage vint Marie de Roye^ qui épousa, 
I .* Audebert 1 1 1 de Hangest, seigneur de Genlis ; 
2.* Bouchard V^ comte de Veiidôme. De ce dernier 
mariage sont issus les anciens comtes de Vendôme. 

m. Erard , I^ du nom , seigneur de Ville , cheva- 
lier^ gouverneur du duché de Lorraine sous les ducs Thi- 
bault I*' et Mathieu II, vers l'an 1220^ épousa Elisabeth 
de Bourgogne-Montagu ^ petite-fille de Hugues III^ duc 
de Bourgogne , et d'Alix de Lorraine. De ce mariage 
vint : 



la suite de soo Histoire de Lorraine, que Gilbert, seigneur de Ville, 
élût fils de Rofridus ou Gofridusde Villa, né vers 1041, et témoin, 
en 1092, pour une donation rapportée en entier ptrdom Cal met, et 
que ce Rofridus ou Oofridus était un des frères cadets de Gérard d'Al- 
sace, duc héréditaire de Lorraine. 

Le Tasse, dans son poème de la Jérusalem délivrée, <;hant IX, octave 
quarantième, septième et huitième vers, cite Gilbert parmi les illustres 
croisés. Gilbert avait en effet suivi Godefroy de Bouillon à la Terre- 
Sainte. La croix rouge qu'il, portait sur un bouclier doré, a été l'origine 
du quartier, qui, dans les armes de la maison de la Ville-sur-Illon, a 
diatlagué cette vi^ison des autres branches issues de la maison d'Alsace. 



3o I>E LA VILLE. 

IV. Guillaume , I*' du nom, seigneur de Ville, che- 
Talier, marie à Constance de Zœhringen^ famille de la- 
quelle est sortie la maison de Bade. De ce mariage vint : 

V. Gauthier ^ I" du nom , seigneur de Ville . qui 
épousa , en 1249^ Hélinde, dont le nom de fisimille est 
resté ignoré. Ils vendirent ^ d'un commun accord , à 
réglise de Saint-Paul , les hommages des biens qu'ils 
avaient à Ennemond. Ils laissèrent pour enfants : 

. I .* Simon, dont l'article suit ; 

2.* Jean, seigneur de Muraut« qui laissa pour héri- 
tiers deux fils^ Robin et Jean. Celui-ci décéda en 
1 367^ et laissa trois enfants : i .* un fils, àpppelé 
Robin ; 2.'' Clémence, qui épousa Erard du Châ- 
telet, issu des ducs de Lorraine; 3.^ Marie, alliée 
à Gué de Sorbon, seigneurde Turterin ; 

3.^ Gérard, abbé d^Estival en 1290. II est mentionné 
dans les annales de cette abbaye, comme descen- 
dant d^une famille équestre. 

VI. Simon , I'' du nom, seigneur de de Ville, cheva- 
lier, fut otage et caution avec le duc de Bourgogne. U eut 
de sa femme, dont le nom est resté inconnu : 

I .® Androin, dont l'article suit ; 

2.*' Jean, à qui le duc Raoul I*" de Lorraine .accorde 

le titre de cousin, dans un traité fait avec Adhé- 

mar, ^êque de Metz, en 1 343 ; 

\ !?*• L ) chanoinesses du chapitre noble de 
4.-Etiennctte, Remiremont; 
5.® Béatrix, ) * 

6.* Marguerite, mariée, en i328, à Mathieu III, 

seigneur de Roye, grand-maître des arbalétriers de 

France ; 
7.** Guillemette de Ville, abbesse d'Epînal en 1340, 

jusqu'en 1373. 

Dans le même temps on trouve Jacobée , Ma- 
thilde, Catherine et Alexis de Ville, chanoinesses 
et bienfaitrices de Fabbaye de Remiremont. Les 
dififérents actes , recueils de fondations , nécro- 
loges, martyrologes et cartulaires de ce chapitre, 
prouvent que les demoiselles du nom de Ville 



DE LA VILLE. 3» 

étaient admises dans ce chapitre noble de toute 
ancienneté et longtemps avant 1 3oo. 

VII. Androin, !•' du nom, seigneur de Ville; il prit 
part au traité de Vaucouleurs , entre Charles V, roi de 
France , et Jean , duc de Lorraine (Dom Calmet.). Il 
épousa Jeanne d'Amance, sœur de Jacques d^Amance, 
grand-maréchal de Lorraine. De ce mariage vinrent : 

I .^ Jean^ dont l'article suit ; 

2.* Jeanne^ qui épousa Burneguin de Savigny, d'une 
illustre famille de Lorraine, qui a contracté beau- 
coup d'alliances avec les maisons duChâtelet, de 
Lénoncourt et de Parole ; 

3.^ Isabelle, chanoinesse à Remiremont. 

VIII. Jean^ II** du nom> seigneur db- Ville, grand- 
prévôt, en iSgô, du chapitre noble de Remiremont, 
charge pour laquelle il fallait^ dès ce temps , faire les 
mêmes preuves de noblesse qu'on exigeait des chanoi- 
nesses. Il épousa Marguerite de Villars-sur-Scei , de la- 
quelle il eut : 

1 ," André, dont Tarticle suit ; 

2. • Philippe, nommé à Tévêché de Toul, et prince 
du Saint-Empire, à la sollicitation de Charles I*', 
duc de Lorraine, son parent. Il occupa le siège 
depuis i399 jusqu'en 1409 ; 

3." Henri, aussi nommé, après la mort de son frère, 
à révéché de Toul, à la spUicitatipn du même 
duc de Lorraine. On voit son tombeau dans l'église 
cathédrale, et son épitaphe près le grand autel. Il 
occupa le siège depuis 1409 jusqu'en 1446; 

4.* Alix, doyenne de l'abbaye noble de Remiremont, 
vivant en 1442. 

Vers le même temps on trouve Geoffroy de Ville, 
chevalier, marié à Isabelle de Bulgnéville ; puis 
Agnès , Jeannette , Guillemette et Jacquette de 
Ville, chanoinesses de Remiremont. 

IX. André, I" du nom, seigneur de Ville, chevalier, 
vivant en 1420 , épousa Isabeau d'Epinal , de laquelle 
il eut : 

i.^ Antoine, qui continua la branche • atnée, et qui 
épousa, en 1444, Catherine du Châtelet, de. la 



33 0£ LA VILLE. 

branche de Deuilly dit la grande dame, fille 
d'Erard du Chàtelet^ baron de Deuilly, surnommé 
le grand , lequel descendait en ligne directe et 
' masculine de Thierri de Lorraine , surnommé 
d'Enfer, fils puîné de Ferri !•', duc de Lorraine, 
souche de la maison de Lorraine, devenue Au- 
triche de nos jours. De cette alliance vint Coli- 
gnon I*^ seigneur de Ville, baron et bailli des 
Vosges^ en 1456. Il avait pour soeur Elisabeth, 
chanoinesse, en 1470, i Remiremont. Il épousa 
Mahaut de ViUe^ sa cousine, de laquelle il eut les 
enfants rapponés ci-après : i .* Antoine de Ville, 
baron et bailli des Vosges en 1540, mort sans 
postérité dTolande de Bassompierre. En lui s'étei- 
gnit la branche aînée; 2.* Jeanne, mariée^ en 1484, 
à Christophe de Bassompierre, frère d'Yolande, 
bisaïeul du maréchal de Bassompierre; 3.* autre 
Jeanne^ mariée à Thierry IV, seigneur de Lenon- 
court et de Vignory, dont Henri de Lenonoourt, 
cardinal^ évéque de Châlons, pair de France; 
4.* Marguerite , mariée , i .* à Jean de Saint-Ama* 
dour, seigneur de Lanoy ; 2.* à Philibert du Châ- 
tdet^ chef de la branche de Pierre-jFitte , avec 
laquelle il continua cette lignée ; mais de son pre- 
mier mariage Marguerite avait eu Anne de Saint- 
Amadour, mariée, i.*à Antoine de Sa vigny ; 2.*â 
Henri d'Haraucourt, 3.* à Pierre de Choiseul, 
111* du nom, baron de Meuse, chevalier des or- 
dres du Roi; 5.* Catherine de Ville, femme de 
Philippe de Raigecourt , seigneur d*Ancerville, 
reçu à Jérusalem chevalier du Saint^Sépulcre; il 
fut chambellan de René, II* du nom, duc de 
Lofraioe. 

On trouve encore vers le même temps Simon 
de Ville, Nicolas de Ville, bienfaiteur du chapitre 
de Remiremont, et Pierre de Ville , qui donna à 
ce chafMtre la seigneurie de Viviers, près de 
Montfort. 

2.* André, dont l'article suit ; 

3.* Arnaud, avoué d'Epinal , marié à Catherine dt 
Saint-Loup ; 

4.* Jean, seigneur de Foatoi» marie i Marguerite de 
Telec; 



DE LA VILLE. 33 

5.* Erard, seigneur de Montquentia ; 

\ Jacobéc ' 1 ^^h^^^^îi^^^*^ ^® Remircmont. 

SECONDE BRANCHE. 

Dite des seigneurs de Domp Jullien y Lacépède, Colejrrac, 

Coupât, etc. 

X. André II, de la Ville, chevalier^ second fik 
d'André I*'^ fut seigneur de Domp Jullien , grand officier 
et chancelier du chapitre de Remiremont, porta la ban- 
nière du duc de Lorraine â la bataille de Nancy^ en 
1477, contre Charles-le-Témërairc, duc de Bourgogne, 
qui y fut tuë^ ainsi que le rapporte dom Calmet, tome 
2, page 1067. André II avait épousé Jeanne d'Hausson- 
TillCi dont il eut : 

I .* Antoine, qui suit ; 

2.* André , qui fait la souche cle la branche de Mar- 

sillac, rapportée plus bas; 
3.* Mahaut, mariée à Colignon de Ville, son cousin ; 
4.* Jeanne, mariée, à Jean de Vpuhet, chevalier; 

leur fille Jeanne, épousa Jean I*' d'Aubusson la 

Feuillade. 

XI. Antoine de la Ville, chevalier, seigneur de Domp 
Jullien et de Beaupré, chambellan du roi de France 
Charles VIII, capitaine de cinquante hommes d'armes 
et de quatre cents arbalétriers, gouverneur de Monté- 
limar^ en 1494, avait été i la conquête du royaume de 
Naples, où il fut nommé duc du Mont-Saint^Ange , 
titre qu'il conserva jusqu'à sa mort. Il avait épousé Clau- 
dine de Beauveau. De ce mariage vinrent : • 

1 .* Antoine, dont Tarticle suit ; 
a.* André, qui a fondé, une branche en Alsace, que 
je rapporterai plus bas. 

XII. Antoine de la Ville -stnt - Illon, épousa, en se- 
condes noces, en 1528, Alix de Bertrand, de Toulouse, 
sœur de Jean de Bertrand, chancelier de France, arche- 
vêque et cardinal. De ce mariage vint : 



XIII. Jean de la Ville, chevalier, épousa en 1564, 
Marguerite dek Barthe, d'une illustre maison de Cas- 

8. 3 



34 DK LA VILLE. 

cogne, qui a donné un maréchal de France dans Ia 
personne du maréchal de Thermes. On peut consulter 
sur cette alliance l'histoire des grands officiers de la cou- 
ronne, tome y y page 218, lettre B. Leurs enfants furent : 

i.*^ Ferry^ auteur d'une branche établie en Dauphiné^ 

éteinte ; 
2,'' Joseph, qui suit ; 
3." Antoine, appelé le chevalier de Ville. 

Vers le même temps vivait Alix de la Ville, 
doyenne de Remiremont, laquelle par son testa- 
ment de 1 576, fit des legs au chapitre et aux pré- 
bendes, ce qui est prouvé par un recueil d'arrêts 
donné en forme de règlement au chapitre de Re- 
miremont, pages 86 et i36. 

XIV. Joseph DE LA Ville, chevalier, capitaine, établi 
en Agénois, fit son testament en 161 8, et vivait encore 
en 1622, suivant ud arrêt du parlement de Guienne. Il 
avait épousé, en 161 2, Florette de Galard, de laquelle il 
laissa : 

XV. Léonard de la Ville, chevalier, qui fit son tes- 
tament le 6 mars i652. Il avait épousé Cécile de Coquet, 
demoiselle, dont pour fils : 

XVI. Pierre de la Ville, chevalier, né en 1629, qui 
testa le 23 avril j666, et mourut la même année. 11 
avait épousé en i656, Louise de Muraille, demoiselle, et 
en eut : 

XVII. Jean de la Ville, IV* du nom, chevalier, sei- 
gneur de Coupât, dont il fit hommage au roi, en 1704. 
11 testa le 22 avril lySi, et avait épousé, par contrat du 
9 juillet 1685^ Françoise de Nargassier^ demoiselle, nièce 
de Marc-Antoine de Las-de-Lacépède , seigneur de La- 
cépède et de Gayon^ maréchal des camps et armées du 
roi , conseiller d'état et commandant en chef en la pro- 
vince de Guienne^ en i635. De ce mariage vinrent : 

i.^ Antoine, qui suit ; 

2*. Jeanne, mariée dans la maison de Pommaret; 

3 ."* , 4.^ et 5 .* Trois autres filles , religieuses. 

XVIII. Antoine de la Ville-sur-Illon-Lacépèdb , V* 
du nom, chevalier, seigneur , de Lacépède , Coleyrac et 



DE LA VILLE. 35 

de Coupât, héritier de Marc-Antoine de Nargassier, 
chevalier, capitaine au régiment de Piémont^ et de Marc- 
Antoine de Las*de-Lacépède , marechal-de-camp, etc. , 
ses oncles, morts sans enfants; naquit le 3 juillet 1686, 
et épousa, par contrat du mois de juin 171 1» Germaine 
d'Aurière, unte de Jean-Baptiste d'Aurière, capitaine de 
cavalerie, cousine germaine de Daniel* Denis, baron de 
Saint-Savin, grand-père de la vicomtesse de Broglie , et 
tante à la mode de Bretagne de N... . Desnanots, sa sœur, 
mBtiét â Pierre-Jules Dudon, baron de Boynet, procu- 
reurge'néral au même parlement. De ce mariage étaient 
issus: 

i.<* Jean-Joseph-Médard, qui suit; 

2.* Marie- Lx)uise, appelée mademoiselle delà Ville. 

* 

XIX. Jean-Joseph-Médard , comte de la Ville-sur- 
Illon-Lacépèdr, seigneur de Lacépède , Coleyrac, Cou- 
pat, Plaisance, Cadillac et autres lieux, marié en 1757, 
avec feue Marie Lafont, dame de Maleden, etc. , mort le 
4 décembre 1783. De ce mariage est issu: 

XX. Bernard-Germain-Etienne, comte de la Villb- 
sur-Illon-Lacépède, appelé le comte de Lacépède, né le 
26 décembre 1756, successivement colonel d'infanterie 
au service de Fempire d'Allemagne , garde du cabinet 
d'histoire naturelle du roi, député à l'assemblée législa- 
tive, sénateur, grand chancelier et grand cordon de la 
Légion d'honneur, ministre d'État, etc. , membre de l'ins- 
titut rojal de France, de la société royale de Londres, 
et de plusieurs autres académies de France et des pays 
étrangers, veuf le 3t décembre t8oi, de Anne-Hubert- 
Caroline Jubé de la Perelle, arrière-petite-nièce du ma- 
réchal de Bellefonds, et du maréchal de Villars, et sœur 
du baron Jubé de la Perelle, maréchal-de-camp, com- 
mandant de la Légion d'honneur , etc. , et du colonel 
Jubé de Roissi. Le comte de Lacépède a pour fils adoptif 
un fib du premier lit de feue sa femme, lequel je men- 
tionne ici : 

XXI. Aogustin^ean-Charles, baron db la Villi^sl'k- 
Illon os Lacépébb, dont l'adoption déclarée conformé- 
ment au code civil , par tm arrêt àe la cotir royale de 
Paris, a été confirmée pour la succession aux majorais 
et titres nobiliaires, par des lettres-patentes revétaes 



36 DE LA VILLE. 

du grand sceau. Il a épousé Victoire-Alphonsine de 
Jouy. 

Branche éC Alsace. 

XII. André^ III* du nom, comte de Ville, chevalier, 
second fils d'Antoine, mentionné page 6, accompagne en 
Souabe le duc Antoine de Lorraine, qui menait toute sa 
noblesse, en 1 525, contre les rebelles qui désolaient l'Alle- 
magne et toutes les contrées voisines, du Rhin. Il s'établit 
dès-lors dans le Palatinat, y acheta un fief, le 14 mars i53o, 
et épousa, le 18 mai i532, Amélie de Zollner de Meissen- 
bourg, fille d'Ulrich Zollner de Meissen bourg, chevalier, 
et de Sophie de Hirschorn. De ce mariage sont issus: 

I.* Raoul ou Rodolphe I*', dont l'article viendra; 
2.* Françoise^ morte en 1 591, sans avoir été mariée. 

XIII. Raoul ou Rodolphe, I*'du nom, comte de Ville, 
chevalier, épouse^ le 3 janvier i58o, Marguerite de Bo- 
benbaussen, fille de Reinhart de Bobenhaussen , cheva- 
lier , et de Dorothée Schelm , comtesse de Bergen ^ fa- 
mille qui a fourni deux électeurs de Cologne. Celle de 
Bobenhaussen a donné un grand-mai tre de l'ordre teu- 
tonique, en 1572. Raoul et son épouse testèrent le 4 fé- 
vrier 1601 . De leur mariage vinrent : 

i.^ Etienne, dont l'article suit ; 

2.* Alexandre, chevalier, au service de l'empereur 

Ferdinand ; 
3.^ Charles 9 chevalier, au service du même prince. 

XIV. Etienne^ I*' du nom, comte de Villb^ cheva- 
lier, épouse, le 4 juillet 1623, Elisabeth, baronne de 
Kronberg, fille de Harthmouth de Kronberg, baron 
de l'empire d^ Allemagne, et d'Elisabeth de Moudersbach. 
La maison de Kroaberg ou Cronenberg a fourni un élec- 
teur de Mayence, en 1626^ et un grand*maUre de l'ordre 
teutonique, en 1543. Etienne testa le 3 novembre 1645. 
De son mariage est issu : 

XV. César , I*' du nom , comte dk Ville ou de la 
Ville, chevalier, capitaine au service de France, épousa 
k 2 janvier 1657, Marie- Anne, baronne de Koppenstein, 
fille de Frédéric Valrap, baron de Koppenstein, et d'E- 
lisabeth, baronne de Stdn-Kallenfels. 11 fit la guerre de 



DE LA VILLE. 3y 

1672^ iOtts Louis XI V^ et fut blessé eu 1674, i la bataille 
de Sinzheinij. gagnée par le maréchal de Turenne. Il mou- 
rut de la suite de ses blessures j le 4 juillet de la même 
année. Il eut pour fils : 

I .* Etienne, dont l'article suit ; 

2.** Jacques, chevalier, né en i665, cadet gentil- 
homme le 5 août 1674, lieutenant au régiment de 
Champagne en 1688, mort le 23 mai 1706, sans 
postérité^ des blessures reçues à la bataille de Ra- 
I millies. 

XVL Etienne, II* du nom, comte de Ville ou db 
LA ViLLB , chevalier, né le 3 juin 1664, cadet gentil- 
homme le 6 mai 1672, lieutenant au régiment du Roi 
en 1 688, depuis capitaine au régiment de Coisquin, dra- 
gons, nommé major, et commandant de la ville de Lau- 
terbourg le 4 janvier 1706, fut chevalier de Tordre royal 
et militaire de Saint-Louis, le 3o avril 1721. Il avait 
épousé, le 6 mai 17 16, Marie-Barbe de Bachmeyer, et 
mourut le 12 septembre T753. Il avait assisté i cinq 
sièges et s'était trouvé à tfois batailles. De son mariage 
sont issus : 

I •* Jean-Etienne, né le 7 juin 17 17, lieutenant de 
dragons le premier janvier 175*2, et tué au siège de 
Prague, sans postérité ; 

2.** Louis- Etienne , né le 6 septembre 1721, capi- 
taine d'infanterie en 1747, chevalier de Saint- 
Louis, mort en émigration, sans postérité; 

3.* Alexandre-François, dont l'article suit ; 

4.** Joaeph-Viaor, ecclésiastique, né en 1723, mort 
dans l'émigration ; 

5.* Joseph- Eude, né le 27 juin 1725, capitaine-aide- 
major au régiment de Lorraine, chevalier de Saint- 
Louis, mort sans enfants ; 

6.* Françoise, née le 5 août 1720, morte sans al- 
liance dans l'émigration ; 

7.* Julienne, née le 20 mai 1726^ mone sans alliance 
dans l'émigration. 

XVII. Alexandre-François, comte db Villb ou db la 
ViLLB, chevalier, né le 22 septembre 1722, fit les cam- 
pagnes de Bohême, assista au siège de Prague^ sous les 
ordres des maréchaux de Brpglie et de BcUe-Isle, comme 
capittine, major, commandant de Lauterboûrg en 1755, 



38 DE LA VILLE. 

chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis , le 
14 juillet tySj. Il a épousé, le 3 septembre 1759 , Cécile 
Petit-de-Maubuisson , fille de Charles-Annibal de Mau- 
buisson , chevalier , grand-bailli du grand-bailliage du 
FeldenZy dans le Palatinat, et de Philippine, baronne 
d'Uffiingen. 11 avait acquis pour lui et ses hoirs, par acte 
du 1 2 août 1 770, le droit de bourgeoisie dans révéché . de 
Bâle. Il émigra en Allemagne, et y mourut. Il eut de son 
mariage les enfants qui suivent : 

1 .** Joseph-Charles y capitaine dans le régiment de 
RoU^ né le 14 février 1761^ aide-major dans le 
régiment de Reinach, le 3 décembre 1780. Il émi- 
gra et mourut au service d'Angleterre, en 1804, 
à Gibraltar; 

2.* Lx)uis-Joseph^ comte de la Ville-sur- lUon , né 
le 14 février 1766, capitaine au Corps royal de l'ar- 
tillerie de France, le premier novembre 1789, 
émigra et passa au service d'Espagne, où il a été 
nommé par Charles 111, colonel dans la même arme, 
le 14 juin i8o5 ; chevalier de Tordre royal et mili- 
taire de Saint-Louis; 

3/ Georges-Annibal, né le i3 novembre 1767, sous- 
lieutenant au régiment Royal Darmstatd , émigra 
et mourut lieutenant au régiment de Roll, au ser- 
vice d'Angleterre ; 

4.* Alexandre-François, comte de la Ville, chevalier 
de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, né le 
premier janvier 1769, fut lieutenant au régiment 
d'Alsace, émigra et devint lieutenant-colonel au 
service de Naples. 11 s'est fixé dans ce royaume , et 
s'y est marié ; 

5.* Charles-Annibal, né le 4 décembre 17711 mort; 

6.* Jean-Baptiste, né le premier juin 1774, capitaine 
au régiment d'Angouléme; mort par suite de bles- 
sures; 

7.* Ferdinand, comte de la Ville, dont l'article va 
suivre ; 

8.* Charles-César-Auguste, comte de la Ville, né le 
9 décembre 1779, capitaine au troisième régiment 
de hussards, au service de France, chevalier de 
Tordre royal et militaire de Saint-Louis et de la 
Légipn d^honneur; 

9.* Philippine-Caroline , née le 6 avril 1763, ma- 



D£ LA VILLE. ^ 

ri^ âu chevalier Féois de la Combe, morte^ lais- 
sant un fils nommé Ferdinand . 

XVIII. Ferdinand, comte de la Ville , né le 5 
mai 1777, chevalier de Tordre royal et militaire de 
Saint- Louis, officier de la Légion d'honneur, et décoré 
de Tordre du croissant^ a fait les campagnes de 1794 et 
1793 dans le régiment deBachy hussards, à Tarmée royale 
commandée par S. A. S. le prince de Condé ; il passa 
sous-lieutenant dans le régiment de Roil^ au service d'An- 
gleterre , le premier juin 1795, capitaine dans le même 
corps le 21 oaobre 1804. 11 a fait toutes les campagnes 
dans ce régiment, avec lequel il a été en Corse , à Tile 
d'Egypte oti il a été blessé à la bataille du 21 mars 1801, 
devant Alexandrie ; nommé colonel de cavalerie au service 
de S. A. R. le grand»duc de Bade, le 12 mai 1807 ; passa 
au service de Westphalie en 1808, où il a été fait général 
de brigade le 14 septembre i8i3; passa colonel au service 
de France le 26 novembre 1814. Il a épouse à Cassel, en 
Hesse y le 19 décembre i8to, Caroli ne-Thérèse- Ferdi- 
nande- Jeanne- Louise - Julie - Gasparde- Balthasarde - Mel- 
chiore, princesse de Hesse-Phillpsthal, née le i3 janvier 
1793, fille de S. A. S. landgrave Louis de Hesse-Pbi- 
lipsthal, chef de la seconde branche de la maison de 
Hesse, capitaine général au service de S. M. le roi des 
Deux-Siciles ( 1 ) , et de Françoise , comtesse Trips de 
Bergh, son épouse. De ce mariage est issue: 

Jéromia, née à Casselj en Hesse, le 12 oaobre 181 1, 
décédée le i3 août 181 3. 

Branche de Afarsillac , établie à Monîflanquin , en 

A génois. 

XL André de la Ville, chevalier, second fils d'An- 
dré II et de Jeanne d*Haussonville ( voyez page 6 }, 
épousa Jeanne de Mailly, de laquelle il eut : 

I .* Antoine de Ville, seigneur de Brémoncourt^ offi- 
cier au service de France en 1497 ; 
2.** Arnaud, dont Tartide suit : 



{\)ijt landgrave Loois de Hette*Phîttp«thfll est celui qui s*est tant 
distingué par m belle défesM de GaAie, fbrurestedu royaume de Naples. 



40 DE LA VILLE. 

XII. Arnaud de la Ville, chevalier, s'établit à Fumel 
eoAgenois, et y mourut avant 1 55 r, laissant : 

I .* Jean^ dont Tanicle suit ; 
2/ Bernardin de la Ville^ur-Illon ; 
3.^ François, qui fait la souche de la branche d'Esta- 
ford, rapportée plus bas. 

XIII. Jean de la Ville, chevalier, épousa, en i557, 
Louise du Thil, damoiselle, fille de Denis du Thil, che- 
valier, seigneur de Boudon, près de Montfianquin. De ce 
Jean de la ViUe-sur-Illon est descendue la branche de 
Marsillac, qui s^est alliée à la maison du cardinal de 
Pélagrue, ainsi qu^à plusieurs autres maisons illustres 
de la Guienne, branche à laquelle appartenait Pierre de 
la Ville, Tun des officiers les plus distingués de Gustave- 
Adolphe, roi de Suède. PufTendord a cité avec éloge ce 
Pierre de la Ville; et plusieurs lettres du roi Gustave- 
Adolphe, conservées dans les archives de la maison de la 
Ville-sur-IUon, prouvent Testime et l'amitié que ce prince 
avait pour lui. 

Cette branche de Marsillac ne subsiste plus que dans 
N.... de la Ville, ancien lieutenant-colonel, et dans Hor- 
tense de la Ville, mariée à M. Demestre, chevalier. 

Branche d'Estaford. 

XIII. François de la Ville, chevalier , troisième fils 
d'Amtfud de la Ville, ci-dessus au degré XII, était seigneur 
de Grimard; il acheta, le 19 juin 1574, d'Armoise de 
Lomagne , la seigneurie de la Ville d'Estaford , près 
d'Ageo. Il épousa Angélique de Chazettes, demoiselle, 
de laquelle il eut : 

XIV. Antoinette de la Ville, chevalier, seigneur d'Es* 
taford, épousa Jeanne de Béarn, dame de Liaux et autres 
lieux , fille de Biaise de Béarn , chevalier , seigneur de 
Ryauld, de laquelle il eut : 

XV. Biaise de la ViLLB-stm-iLLON , chevalier, sei- 
gneur de Roses et de Liaux, épousa Anne de MonUezun 
de Pardiac, de laquelle il n'eut qu'une fille : 

Anne de la Ville, qui épousa, le 19 avril 1637, Jean- 
François de Massas , chevalier , seigneur de la 
Qotte, duquel descendent par les femmes les mai- 



DE LA VILLE. 41 

tons de Roquevert-de-Montalègre , de Lame- 
2an, etc. , etc. 

Branche cT Italie. 

Savary db la Ville-sur-Illon^ second fils de Gilbert, 
passa en Iulie vers le milieu du douzième siècle , avec 
son parent le duc de Lorraine, Mathieu I**, qui accom- 
pagna son beau-frère l'empereur Frédéric I*' de Souabe , 
dit Barbe^Rousse , dans la guerre que ce dernier fit en 
Lombardie. 

Avant 1230, ses descendants s'établirent à Quiers en 
Piémont. 

La branche qu'ils y ont formée a toujours été comprise 
parmi les &milles les plus illustres du pays. 

Elle s'y est alliée aux maisons de Asinari , Broglie , 
Colonna, Luserna, Seyssel d'Aix , Solaro de Moretta, 
Villar, etc. etc. 

Elle a donné plusieurs chevaliers de Malte, des che- 
valiers de Saint-Maurice, un évéque d^Yvrée et plusieurs 
officiers surpérieurs. 

Elle s'est divisée en trois rameaux principaux. 

Du second rameau était le comte Hercule-Thomas de 
la Ville de la Villa-Stellon, chevalier de l'ordre de l'An- 
nonciade, général de cavalerie, grand-maître de l'artil-» 
lerie, etc., etc. , grand-père du 

Comte Hercule-Ferdinand de la Ville, ancien sénateur 
de France, etc. , qui de son mariage avec la sœur du 
comte de Saint-Martin de la Mothe, ancien sénateur de 
France, a eu : 

I •** Le comte Charles de la Ville, marié à Turin, etc. ; 
2.* Le comte Alexandre de la Ville, maréchal de 

camp au service de France^ officier de la Légion 

d'honneur ; 

3.* Le comte César de la Ville, maréchal de camp au 
service de France, chevalier de Malte, officier de 
la Légion d'honneur, etc. 

Armes: « Ecartelé, au 1 d'or à la bande de gueules, 
» chargée de trois alérions d'argent brisé d'un lambel 
» d'azur mis en fasce ; au 2 de gueules, à l'aigle éployée 
B d'argent, roerobrée, becquée et couronnée d'or ; au 3 
» bandé d'or et d^azur de six pièces à la bordure de 



42 DE HÉNIN DE CUVILLERS. 

« gueules, au franc quartier <l*argent, qui est Bour- 
« gogne, ancien Montàgu; au 4 dor à la bande de 
s gueules , chargée de trois alérions d^argent ; sur le 
v tout^ d'or, à la croix de gueules, au chef de sinople, 
» à la bande d'argent, chargée de trois roses de gueules ; 
» le timbre surmonté d'un bonnet de gueules, rebrassé 
i> d'hermine , et sommé d'un globe d'or soutenant une 
» croix de même ». 

La branche d^Alsace a ajouté au quartier d'or, à la 
croix de gueules, un quartier d^azur , à la tour d'or ; 
quelques branches , au lieu du chef, ont chargé la croix 
de cinq roses d'argent ; d'autres ont ajouté des quartiers 
honorifiques concédés par des souverains , ou des quartiers 
indiquant des alliances particulières ; la branche de Mar- 
sillac, par exemple, a porté un quartier d'azur, à la grue 
d'argent , à cause de son alliance avec la maison de 
Pelagrue. 

Nota. Cette généalogie est conforme à celle qui a été 
dressée sur les titres originaux, et certifiée en 1780, par 
le registrateur de la chancellerie impériale et aulique de 
Vienne. Et elle se trouve imprimée dans le tome i5, 
du Dictionnaire de la Noblesse , in-4% publié en 1786. 



HÉNIN DE CUVILLERS (de). FamiUe noble d'ex- 
traction , originaire de Flandre , établie dans la Thié- 
rarche et en Champagne dès Tan 1410. Maintenue dans 
sa noblesse par deux jugements souverains, rendus les 
29 mars et 3 avril 1641, signés de Grémonville et Au- 
zeray, et par deux arrêts rendus en 1667 et 1668, d'après 
la production des titres, faite par-devant Louis-François 
Le Fèvre de Caumartin, intendant de la province de 
Champagne, chargé par le Roi de vérifier les qualités des 
nobles qui y existaient alors. 

Dans les titres et dans les mémoires domestiques de 
cette maison, son nom se trouve indifféremment écrit, 
de Hennin, d'Hennin ou d'Hénin. L'auteur de la branche 
cadette, dont on va décrire ici la généalogie, éuit Jean 
de Hénin, dit de Cuvillers, ou Cuvilliers, écuyer*seigneur 
d'Eppe, a/ii5Aippe, deJumigny, châtelain de Beaumont 
en Hainaut; né l'an iSgi. 

Le village' de Cuvillers s'appelle en latin Kuvillaris. 



OE HÉNIN DE CUVILLERS. 43 

Carpenûer » dans son histoire de Cambrai , imprimée à 
Leyde en 1664, p. 477, 3* partie, annonce que dans les 
vieilles chartes il a vu le nom de ce village écrit, Kuel- 
vilerSf Kulviliers , Cueviliers, On observera que dans 
cette branche, établie en Champagne , le nom de Cuvi- 
Iters s'y rencontre plus fréquemment que celui de Cuviler 
ou Cuvillers ; mais cette dernière dénomination étant la 
plus usitée dans le pays, elle sera employée de préférence 
dans le courant de la présente généalogie. 

En venant s'établir en Thiérarche et en Champagne , 
Jean de Hénin y parut sous le nom seul de Cuvillers ou 
Cuvilliers, et portait pour armes : de gueules, à la bande 
d'or, brisée en chef, d'un lion d'azur. L'écu timbré d'un 
heaume, taré de front, grilleté, liseré d'or , orné de ses 
lambrequins d'or, de gueules et d'azur, sommé d'une cou- 
ronne de comte, ayant pour cimier un griffon issant, et 
deux lions pour supports. Ses descendants conservèrent le 
même nom et les mêmes armoiries pendant quatre géné- 
rations ; mais, au cinquième*degré, les différentes bran- 
ches de cette famille reprirent toutes , vers la fin du 
16* siècle, le nom de Hénin-Liétard, et les armes pleines 
de leur maison , savoir : de gueules, à la bande d'or. 

Cette branche principale, de la famille de Hénin de 
Cuvilliers, dont il est ici question, se subdivisa en trois 
autres branches ou rameaux, qui possédèrent plusieurs 
seigneuries en Champagne , en Picardie, en Bourgogne, 
en Brie, dans la Beauce et dans la Thiérarche. 

Ces différentes branches éprouvèrent quelques change- 
ments, soit dans leurs noms, soit dans leurs armoiries. 
Elles furent connues d'aboixi sous le nom de Cuvillers 
jusque vers la Hn du t6* siècle, et ensuite sous le nom de 
Hénin-Liétard jusque vers la hn du dix-huitième. Le 
troisième rameau, dit de Hénin de Cuvillers, conserva 
les armes pleines de sa maison, ainsi qu'il est prouvé par 
Tarmorial manuscrit de la chambre des comptes de Paris, 
dans lequel les armoiries de plusieurs personnages de cette 
branche se trouvent inscrites, avec l'écusson de gueules, 
à la bande d'or , ce dont la famille possède des extraits 
authentiques. 

Le chef du cinquième degré de cette dernière branche, 
Philippe de Hénin de Cuvillers, écuyer-seigneur de 
Vauxelles et du Closeau , etc. , né l'an 1 570, ajouta à 
ses annoiries la devise : Nihil agere pœmtèndum, piove- 



.j 



^ DK HÉNIN DE CUVILLERS. 

nant du chef de sa femme^ à roccasion du mariage qu'il 
contracta, le 28 janvier 1600, avec dame Antoinette 
Rauilin^ issue d'une fiimille noble de Bourgogne , qui 
compte parmi ses auteurs messire Nicolas RauUin, che- 
valier, seigneur d'Aimeries^ et autres lieux; né Tan 1392, 
mort le 28 janvier 146?, chancelier garde des sceaux^ et 
chef des conseils des ducs de Bourgogne^ lequel portait 
pour armes : d'azur, à trois dés d'or en pal, avec la de- 
vise : Nihil agere pœnitendum, pudendum, imo repa^ 
randum, ainsi qu'il sera expliqué plus au long^ ci-après 
à l'article de Philippe. 

En l'année 1697^ Nicolas de Hénin de Cuvillers', écuyer, 
premier du nom, seigneur de Vauxelles et du Closeau ; 
et son fils aîné, Claude de Hénin de Cuvillers, chevalier 
seigneur des mêmes lieux, conseiller d'état sous le règne 
de Louis XIV, tous deux fils et petit-fils de Philippe, les- 
quels portèrent, ainsi que leurs enfants, les armes pleines 
de leur maison, reprirent tous, à ladite époque de 1697, 
le lion d^azur dans la bandé d'or, comme marque de puî- 
nés. Ils adoptèrent en outre un autre écusson, d'azur, au 
lion d'or, armé, lampassé de gueules, qu'ils écartelèrent 
avec leurs armoiries ; ce qui va être expliqué, et ils obtin- 
rent l'autorisation de se servir de ce nouvel écusson, par 
une ordonnance du 28 juin 1677, rendue en leur faveur 
par les commissaires généraux du conseil, députés sur le 
fiùt des armoiries, dont les brevets furent délivrés à Ni- 
colas et à Claude son fils, ci-dessus mentionnés. Ces bre- 
vets d'armoiries, que la famille conserve dans ses archives, 
sont expédiés et signés par Charles d^Hozier , chevalier, 
conseiller du roi, juge d'armes, et garde de l'armoriai 
général de France, les 16 et 24 juillet de la même an- 
née 1697. 

Quelques-uns de cette femiDe négligèrent dans leurs 
signatures l'article de, ou d' avec apostrophe, dont on fera 
cependant uniformément usage dans le courant de cette 
généalogie. Ce génitif possessif indique ordinairement la 
terre ou le fief dont on porte le nom ; et , en effet, le nom 
de cène famille est celui de la seigneurie de Henin-Liétard. 
Ces variations de noms et d'armoiries se trouvent expli- 
quées dans les mémoires domestiques de cette famille , et 
entr'autres dans une généalogie écrite en 1698, par l'un 
des enfants de Nicolas de Hénin de Cuvillers, premier du 
nom. Il y anftonce que son bisaïeul, Adrien de Hénin de 



DE HÉNIN DE CUVILLERS. 45 

Cuvillers, premier du nom, écuyer-seigneur de Montclin . 
et de Vauxelles, enseigne de cinq cents hommes, légion- 
naires de Champagne et de Brie, commandés par Jacques 
de Cuviliers, chevalier-seigneur d'Eppe, frère aîné dudit 
Adrien^ ëtait issu d'une branche cadette de la maison de 
Hénin-Liétard, et portait pour armes^ de gueules, à la 
bande d'or. Ce qui fut suivi par Philippe^ fils d'Adrien ; 
par Nicolas , premier du nom , fils de Philippe ; par 
Claude, premier du nom , fils de Nicolas , et par les» 
frères et les enfants dudit Claude. Il ajoute que sa famille, 
issue d*une branche cadette, avait repris, comme marque 
de puîné, la brisure du lion d'azur, dans la bande d'or, 
sur un champ de gueules , en écartelant avec un autre 
^usson, d'azur, au lion d'or, armé, lampassé de gueules, 
qui étaient les armoiries d'une aïeule maternelle , dite 
Anne le Prévost de Basserode, et qu'en l'année 1697, la 
famille avait obtenu l'autorisation d'en faire usage, ainsi 
qu'il vient d'être dit. 

On observera que cette assertion, au sujet des armoiries 
de la maison de le Prévost de Basserode, manquait de 
justesse , puisque la branche cadette de Hénin de Cuvil- 
1ers, dont il est ici question ne descend en aucune ma- 
nière de ladite Anne le Prévost de Basserode, dont les ar- 
moiries, d'azur, au lion d'or, armé, lampassé de gueules, 
seraient absolument étrangères aux descendants de Jean 
de Hénin de CuviUers, auquel remonte la généalogie qui 
suit, et dont il va former le premier degré. 

Branche des châtelains de Beaumont en Hainaut , des 
seigneurs d'Eppe, de Coucy lès Eppe, de Cresantine^ 
dEspaigne^ d'Ignaucourt, d'Inaumont, du Haut-Châ- 
telet, de ta Hutte, de Jumigny, de Luxemont, de Ma- 
chy^ du Perchoy, de Pomerjr, de Roches, de Sainte- 
Vautour g^ de Semide, de Se^, de Vaubercey, situés 
en Champagne et en Picardie; de F Etangs de la Ro- 
chette, de Saint-Sfaurice, en Bourgogne ; des barons 
du Chdtelet et de Dienville ^ en Champagne; des 
comtes de Roches et de Henin , en Bourgogne; des 
marquis du Saint-Phal en Champagne. 

I. Jean de H6<m, dit de Cuvillers ou Cuyfltiers, écuyer, 
seigneur d'Eppe, aliài Aippe, de Coucy lès Eppes, de 
Jumigny» châtelain de Beaumont en Hainaut, né l'an 



46 DE HÉNÏN DE CUVILLERS. 

1397, fils puîné de Baudoinde Hénin^ chevalier, !•' du 
nom de sa branche, et de dame Marguerite de Montigny, 
d'une famille noble d extraction, en Ostrevant, etc. Il 
vint s'établir en Champagne vers l'an 14 10, rendit foi 
et hommage de sa terre seigneuriale de Jumigny, le 28 
décembre 1453, à Redouté, seigneur messire, Jean de 
Croy, seigneur de Monchablon, de l'illustre maison de 
Croy. Cet acte est inscrit dans le grand nobiliaire de 
Champagne, imprimé en lôji, avec les autres titres 
produits en original, à cette époque, par-devant Tinten* 
dant de ladite province de Champagne. Jean, y est qua- 
lifié d^écuyer-seigneur d'Eppe, aliàs Aippe, de Jumigny, 
aliàs Juvigny, châtelain de Beaumont. Il est encore men- 
tionné avec les mêmes qualités de noble, d^honoré sei- 
gneur , d'écuyer et seigneur des lieux ci-dessus d<^i- 
gnés, etc., dans un contrat d'accord du 26 juin 1467, 
entre son fils Baudoin de Cuvillers, et son gendre Gérard 
de Blois, seigneur de Bellecourt, au sujet de la seigneurie 
de Jumigny. Il épousa, par contrat du 4 mai 1435, Anne 
de Beaumont, dame et héritière de Jumigny, châtelaine 
de Beaumont , de la noble et ancienne famille de ce nom, 
dite le Châtelain. Il vint de ce mariage : 

I .* Baudouin ou Baudart, qui suit : 

2.® Jeanne de Cuvillers, dame de Jumigny. Elle est 
nomméedans le contrat d^accord, du 26 juin 1467, 
fait et passé entre Baudouin de Cuvillers, son firère, 
qui y est qualifié chevalier-seigneur d'Eppe , châ- 
telain de JBeaumont ; et Gérard de Blois, chevalier- 
seigneur de Bellecourt. L'original de l'acte est 
scellé des armoiries des deux parties. Cet accord 
eut lieu à l'occasion des différends survenus enu'eux 
pour la seigneurie de Jumigny, qui avait été pro- 
mise en dot à Jeanne de CuvUlers, qui y est dési- 
gnée, épouse dudit Gérard de Blois, sœur dudit 
Baudouin, et fille de noble et honoré seigneur Jean 
de Cuvillers, qui y est qualifié d'écuyer-seigneur 
d'Eppe.. de Jumigny, châtelain de Beaumont, etc., 
et de dame Anne de Beaumont. Elle fut mariée, 
par contrat du 6 mai 1465, à messire Gérard de 
Blois, chevalier, seigneur de Bellecourt, auteur 
de la branche des seigneurs de Jumigny, de l'il- 
lustre maison de Châtillon, 



DE HÉNIN DE CUVILLERS. 47 

II. Baudouin^ aliàs Baudart db Cuvillers^. chevalier- 
seigneur d'Eppe, delà Hutte, châtelain de Beanmont, etc. 
Il est qualifié de noble^ de honoré seigneur^ et de cheva- 
lier, dans le contrat d'accord précité^ du 26 juin 1467, 
scellé de son sceau ^ de celui de Gérard de Blois^ che- 
valier-seigneur de Bellecourt, son beau-frère , sur leurs 
différends^ à cause de la seigneurie deJumigny qui^ par 
cet acte, resta en dot à Jeanne de Cuvillers , sœur dudit 
Baudouin^ et devint ensuite le nom distinctif dMne branche 
de la maison de Blois de Châtillon. Baudouin est encore 
mentionné avec la qualité d'écuyer-seigneur d'Eppe , de 
la Hutte, dans un titre de l'an 1473^ existant à Lille en 
Flandres dans les archives de la chambre des comptes de 
cette ville. Il est nommé dans le testament de noble per- 
sonne, messire Guyot, aliter Guillaume de Dinteville de 
lamaison deJaucourt^ en date du 17 avril 1498. Ce testa- 
ment qui a été produit en original par-devant l'intendant 
de Champagne, en 1667 et 1668, est inscrit au grand no- 
biliaire de cette province, imprimé par ordre du gouver- 
neAient en 1673. Par cet acte, ledit Guyot de Dinteville, 
nomme pour ses exécuteurs testamentaires les nobles per- 
sonnes Jeanne d'Orjault, son épouse en troisièmes noces^ 
laquelle avait été précédemment épouse dudit Baudouin 
de Cuvillers; Erard de Dinteville, son frère, et Jean de 
Schulemberg son parent. Baudouin est encore mentionné 
dans Tacte de partage des biens nobles de sa succession, 
du 2 juillet i5o2. Il est aussi nommé dans le contrat de 
mariage de son fils A.ntoine, du 25 du même mois de 
juillet i5o2. Il y est désigné feu Baudart de Cuvillers^ en 
son vivant chevalier-seigneur d'Eppe. II épousa, par 
contrat du 7 juin 1449, Jeanne d'Orjaut , laquelle étant 
devenue veuve se remaria en secondes noces audit messire 
Guyot de Dinteville de la maison de Jaucourt, dont elle 
fut la troisième femme. Elle ne laissa point d'enfants de 
son second mariage; mais elle eut de son premier mari 
ceux qui suivent, savoir : 

I.* Antoine, qui suit ; 

2.** Jean^ aliàs Jeannot de Cuvillers,- II^" du nom, 
chevalier, seigneur de Coucy lès Eppes , du Haut- 
Châtelet en Ardennes, d'Arancey, etc. II est 
nommé dans le testament de messire Guyot de 
Dinteville, du. 17 avril 1498, ci-dessus mentionné, 



48 DE HÉNIN DE CUVILLERS. 

et désigné frère d'Antoine de Cuvillers. U est sti- 
pulé dans cet acte que les seigneuries du Haut* 
Châtelet et d'Arancey sont destinées pour être de 
la portion héréditaire dudit Jean de Cuvillers. Il 
é{x>usa dame Qaudine de Condé , d'une famille 
noble établie en Qiampagne. De ce mariage vin- 
rent: 

a. Jean de Cuvillers^ III* du nom, chevalier^ sei- 
gneur du Haut-Châtelet^ de Coucy lès Eppes^ 
d'Arancey , etc. II fut reçu chevalier de Saint- 
Jean de Jérusalem en 1541^ et se trouve inscrit 
dans le catalogue des chevaliers de Malte de la 
langue de France, avec ses armoiries^ de gueules, 
à la bande d'or, brisée en chef, d'un lion d'azur, 
au chef de la religion de Malte. Il fit rebâtir, en 
l'année iSyo, le château de Coucy lès Eppes, et 
mourut sans alliance, commandeur de Soissons ; 

b. Jacqueline, aliàs Jacquette de Cuvillers, dame 
de Coucy lès Eppes , après son frère. Elle est 
nommée avec son mari, Claude de Marie, dans 
un titre de l'an 1572 de l'église de Saint-Médéric 
de Paris. Elle y est désignée fille de Jean de 
Cuvilliers , écuyer , seigneur de Coucy , et de 
dame Claudine de Condé, déjà mentionnés. Elle 
épousa ledit messire Qaude de Marie, chevalier^ 
vicomte d^Arcy-le-Poussart, chevalier de l'ordre 
du Roi en i568. 

III. Antoine de Cuvillers, écuyer, I*' du nom, sei- 
gneur d'Eppe, de Roches, de Semide, de Sez, etc. II est 
nommé dans le testament de messire Guyot de Dinteville, 
chevalier, seigneur de Roches, de Spoy, etc., du 17 avril 
1498; signé Gilmer et Auger, notaires au bailliage de 
Chaumont. 11 y est nommé et qualifié noble, Antoine de 
CuviUers, écuyer, fils de feu Baudouin de*Cuvillers, che- 
valier, seigneur d'Eppe, a/ii5Aippes, etc.; et de Jeanne 
d'Orjault , son épouse. Par cet acte , ledit messire de 
Guyot de Dinteville donne à noble demoiselle de Crécy 
de Bligni, sa parente , le diamant qu'il avait engagé à 
Guillaume de Vefgeur. U lègue à Eustache Bâtard de 
Beaufbrt son cheval, et la somme de qoinse livres, en 
récompense de ses services. U prie son frère, Erard de 



DE HÉNIN DE CUVILLERS. 49 

Dioteville, de consentir au mariage dudit Antoine de 
CuTillers, son beau-fib, issu du premier lit de son épouse^ 
Jeanne d'Orjaulti veuve de Baudoin de Cuvillers, avec 
demoiselle Jeanne de Dintevîile^ fille de son premier ma- 
riage avec Jacqueline d'Inchy; à la charge que Jean, 
aliàs Jeanot de Cuvillers, frère dqdit Antoine^ se con- 
tente des terres et seigneuries du Haut-Châtelet et d'Aran- 
cey , et que la seigneurie d'Eppe reste en propre audit 
Antoine de Cuvillers. U parait encore dans un acte de 
partage, du 2 juillet 1 507, des biens nobles de Baudouin, 
son père, entre lui et sa tante Jeanne de Cuvillers, épouse 
de Gérard de Blois, de 1^ maison de Châtillon, ci-dessus 
mentionnée. Il est encore nommé dans un acte fait et 
passé au bailliage de Vitry, le 16 mars 1549, signé Aubry, 
contenant Tacte de foi et hommage de son fils, Jacques 
de Cuvillers, au nom et commet fondé de procuration de 
Jeanne de Dinteville, mère dudit Jacques, et veuve dudit 
Antoine. Il est mentionné dans les contrats de mariage de 
ses fils, Philbert de CuviUers, chevalier , seigneur de 
Roches, de Semide , etc., du 19 novembre r55o; et 
Adrien de CuviUers, écuyer, seigneur de Montclin, de 
Vauzeiles, etc., du 10 juillet i565. U est désigné feu 
Antoine de Cuvillers, en son vivant écuyer, seigneur 
d'Eppe, de Roches, de Semide, etc. U épousa par contrat 
du s5 juillet i5o2, passé par-devant Faultrey, clerc, et 
Claude de Messey, notaires en la prévôté de Bar-sur-Aube, 
noble demoiselle Jeanne de Dinteville, fille de feu messire 
Ouyot de Dinteville, de la maison de Jaucourt, chevalier- 
seigneur de Roches, de Spoy, etc., et de noble dame 
JacqueUne d'Inchy, sa première épouse. Antoine de Cu- 
villers est qualifié dans sondit contrat de mariage de 
noble, de honoré seigneur, d^écuyer, etc., fils de feu mes- 
sire Baudoin de Cuvillers; en son vivant, chevalier, sei- 
gneur d'Eppe, etc.; et de Jeanne d'Orjault, son épouse. 
Les enfanu d'Antoine et de Jeanne de Dinteville furent: 

I * Jacques da Cuvillers, chevalier, I*' du nom, sei- 
gneur d^Eppe, de Roches, de Semide, de Se2, etc., 
commandant de Sooboinme^ légionnaireide Cham- 
pagne et de Brie. Il rendit IM et homihige au roi 
pour la seigneurie de Sétnide, par âtte feit et 
passé au baiUiage de Vitry, ligiié hxAtf. et aceUé 
le t6 mars {549, dans lequel il est qualifié de che- 

8. 4 



5o DE HÉNIN B£ CUVILLERS. 

valier, seigaeur d'Eppe, de Semide, etc. Il fut 
présent au contrat de mariage de sou frère Phili- 
bert deCuvillers, en date du 19 novembre i55o, 
avec dame Marguerite de Luxembourg, dans le- 
quel acte Jacques y est qualifié de chevalier^ ainsi 
que dans le contrat de mariage de son second frère 
Adrien de Cifvillers^ écuyer, seigneur de Montclm. 
Il paraît encore dans une exemption de ban et d'ar- 
rière-ban, et il y est dénommé chevalier^ seigneur 
de Roches, commandant de 5oo hommes légion- 
naires de Champagne et de Brie^ sous la date du 10 
décembre i55f» et signée Charles de Benserade. 
Il est aussi désigné feu Jacques de Cuvillers, 
écuyer, seigneur de Semide, dans Tacte de tu- 
telle fait en faveur de son fils Guillain de Cuvil- 
1ers, le 3 octobre i565, ainsi que dans un autre 
acte du 3o novembre de la même année, relatif 
à ladite tutelle. Il épousa, par contrat du 20 no- 
vembre 1 545^ Jeanne d'Aspremont, fille de messire 
Guillaume d'Aspremont , écuyer , seigneur ' de 
Vendy, d'une ancienne et noble famille originaire 
de Flandre^ établie en Champagne. Il vint de ce 
mariage : 

a. Antoine de Cuvillers, écuyer, lequel fut tué à 
la bataille de Saint- Denis, en i5.., et mourut 
sans avoir contracté d'alliance ; 

b. Guillain de Cuvillers ^ écuyer, seigneur de Se- 
mide^ né en i55o. Il est désigné âgé de i5 ans 
dans les deux actes de tutelle déjà cités, faits en 
sa faveur les 2 et 20 octobre i565, et dénommé 
fils de feu messire Jacques de Cuvillers^ en son 
vivant, écuyer, seigneur d'Eppes, de Roches, de 
Semide, etc. Il mourut sans alUance. 

2.* Phîlbert, qui suit} 

3.® Adrien^ auteur de la troisième branche, men- 
tionnée ci-après, des seigneurs de Vauxelles, de 
Montdin, du Clozeau dans le Rhételois, de Bal- 
ham,^ de Balloy, de la Borde-d'Ârcis, du Luat, de 
Gravon, en partie de la Bergerie^ des Feuillettes 
en Champagne et en Brie, de Lognetoise de Chalo- 
Saint-Mars en partie, de Cherel en Beauce^ etc. 



DE HÉNIN DE CUVILLERS. 5i 

4/GâbrieUe de CuviUefs , laquelle fut mariée à 
noble Pierre de Bimoat, écuyer. 

IV. Philbert de CuviLLGits, I*' du nom^ chevalier^ sei- 
gneur de Roches, de Semide^ d^Espaigne^ de Luzemont^ 
du Châtelet en Ardennes, etc. ; enseigne de cinq cents 
hommes légionnaires de Champagne et de Brie» comman- 
dés par son frère aîné, Jacques de Cuvillers, I*' du nom. 
Il fut nommé^ par le roi^ commandant les hommes de 
nouvelles levées des mêmes provinces, et ensuite gentil- 
homme ordinaire et chevalier de Tordre de Sa Majesté. Il 
est mentionné dans Tacte de foi et hommage rendu au 
roi^ par sondit frère aîné Jacques, pour la seigneurie de 
Semide^ ledit acte fait et passe à Vitry, le i6 mars 154g» 
et revêtu du sceau. Il est qualifié de chevalier^ seigneur 
de Semide, et enseigne de cinq cents hommes légionnaires 
de Champagne dans une exemption de ban et d'arrière- 
ban, qui lui fut accordée i cause des 'services qu'il ren- 
dait en sondit emploi d'enseigne. Cette exemption est 
signée et expédiée^ le ip décembre i55r, par Charles de 
Busserades, écuyer, seigneur d'Airon , chambellan et 
écuyer du roi, et son bailli à Vitry déjà mentionné 
plus haut. 11 est nommé comme présent dans le contrat 
de mariage, du 10 juillet r 565, de son frère puîné, Adrien 
de Cuvillen, écuyer, seigneur de Montclin, avec dame 
Marie de Riencourt , sœur de Jacques de Riencourt , 
II* du nom, écuyer, seigneur de Parfondreux, petit-fils 
d'un autre Jacques de Riencourt, I^ du nom, qui est 
mentionné comme présent et proche parent, au contrat 
de mariage d'Antoine de Cuvillers, père dudit Philibert, 
en date du 25 juillet iSoa. Il paraît encore comme tuteur 
de son neveu, Guilain de Cuvillers, écuyer, seigneur de 
Semide , dans les deux actes de tutelle des 3 et 3o oc- 
tobre i565. L'un signé Raissant, greffier au bailliage de 
Vermandois, et l'autre ftit et passé au bailliage et siège 
présidtal de Reims. Il est désigné sous le nom de sieur de 
Semide, dans une lettre qu'il reçut du roi de France 
Henri JII, datée de Paris, du 16 septembre iSyS, signée 
Henri, et plus baa par le Roi, Brusiart, par laquâle sa 
majesté lui donnne les aseurances précises de le considérer 
soujours comme Tun de ses plus fidèles sujets, et lut dit 
de se tenir â la parole qu'il lui en a fisit donner par le 
duc de Guise. Il est encore qualifié de noble Philbert de 



52 DE HÉNIN DE CUVI1.LERS. 

CuvUteis, chevalier, Migneor de Semide, de Roches, etc., 
dans un traité du 20 décembre iSyS, fait et passé au 
bailliage de Veraiandois, au sujet du mariage de Fran- 
çois de Cuviliers, I** du nom, Tua de ses fils^ avec noble 
dame Mari^ de Bimont, dont il sera parlé d-après. Il «st 
dénommé Pbilbert de CuviUers, sdgneur de Semide, et 
chevalier de Tordre du rot, dans l'autorisation qui lui fut 
expédiée, le i*' juin 1 58 1, par son altesse royale François, 
duc d'Alencon, frère du roi, de lever le plus d'homme» 
qu'il pourrait pour le service de sa majesté, et dont le 
commandement lui a été conféré. Il est également qualifié 
de chevalier de Tordre du roi, dans la commission qui lui 
fut expédiée, à la même date du 1*' juin i58i, signée 
Geoffroy de Bauffremont , chambellan de sa majesté , 
pour commander les levées d'hommes, que le duc d'Alen* 
çon, seigneur de Château-Thierry , d'Epernay, de Cfaft* 
tillon-sur-Marne, etc., Tavait autorisé à faire en Cham* 
pagne» pour le service du roi Henri III. Il paraît encore 
dans un acte de partage du 20 février 1584, ^^^^ 4*^ 
dans une sentence du 28 du même mois, rendue par le 
lieutenant-général du bailliage de \^try, sur ce même 
partage , fait et arrêté entre lui et ses quatre enfimts, 
Marie, Antoine, Jacques, et Louise de Cuvillers, amune 
héritiers de teue dame Marguerite de Luxembourg, leur 
mère?, dont il va être parlé plus bas. Les personnes dé- 
nommées, dans ce partage et qui y intervinrent comme 
parties intéressées, furent messire Jacques de Riencourt, 
II* du nom , chevalier , seigneur de Parfondru , etc., 
finsi que son épouse Qaudine de Crespy^ fille du premier 
lit de ladite défunte dame Marguerite de Luxembourg, 
précédemment veuve de messire Jacques de Crespy, la- 
quelle épousa, en secondes noces, ledit Philbert de Cu* 
villers , ainsi qu'on le verra ci«après. Il est également 
qualifié de noble, de honoré seigneur, de chevalier, de 
seigneur de Roches, de Semide, du Châtelet en Ar* 
demies, de gentilhomme ordinaire de sa majesté, de 
chevidier de Tordre du roi, etc., dans le testament qu'il 
fit le 29 avril i586, signé Giraidet et Puyart, notaires 
au bailliage de Vermandois. Par cet ecte , il veut être 
enterré auprès de messire Guyoc de Dinieville, son graod- 
pire maternel. Il nomme ses enfiints Antoine et Louis 
poqr ses héritiers, et lègue i Simon de Cuvillers, son fils 
naturel, la somme de six cents écus d'or pour son en- 



DE HÉNIN DE CUVILLERS. 53 

tietîen aux étodes II est mentionné dans une sentence 
rendue au bailliage de Vermandois^ le 17 janvier 1594^ 
signée le Huvale» entre Antoine» Jacques et Marie de 
Cuvillers^ dénommés enfants et héritiers dudit défunt 
Philbert de Cuvillers^ qualifié chevalier » seigneur y de 
Roche, de Semide^ etc. Il parait avec sa qualité de 
chevalier de l'ordre du roi, seigneur de Roche, de Se- 
mtde , d'Espaigne , de Luxemont, etc. , dans un traité 
(ait et passé entre ses deux fik, Antoine et Jacaues, le 
i*' mars tSgS, signé G>vet, nouire à Attigny, généralité 
de Chàlons, élection de Reims. Il est nommé avec les 
mêmes qualifications dans un contrat d'échange de biens, 
entré ses deux fils, Antoine et Jacques, le 1 2 mai 1 596, 
ainsi que dans un aae de foi et hommage du 3 1 août de 
la même année, rendu par son fils, Antoine de Cuvillers, 
pour la seigneurie de Roches, Il épousa, par contrat du 
19 novembre i55o, signé Partois et Buat, notaires en la 
prévôté et bailliage de Vitry , généralité de Chfllons, 
noUe dame Marguerite de Luxembourg-Brienne, dame 
de Luxemont, y demeurant, veuve de feu Jacques de 
Crespy, chevalier, seigneur de Drannay, fille de messire 
Antoine , légitimé de Luxembourg - Brienne , chevalier , 
seigneur de Luxemont, de l'illustre maisop impériale de 
Luxembourg ; et de noUe dame Isabeau de Marolles, son 
épouse, dame de Luxemont, d'Espaigne, de Champlieu, 
de Reims- la • Brûlée, etc. Dans ce contmi de mariage, 
Philbert est dénommé fik de défunt Antoine de CuviUers, 
en son vivant écuyer, seigneur d'Eppe, de Semide, etc., 
ei de Jeanne de DinteviiUe, dame de Roches; assisté de 
ses deux frères , Jacques de CuviUers , ccuyer , seigneur 
de Roche!? etc. , et d'Adrien de CuviUers, écuyer, sei* 
gneur de Montdin ; et du côté de l'épouse, assistée de 
noble dame Isabeau de MaroUes, mère de ladite Margue- 
rite de Luxembourg, et de ses deux beaux-frères , messire 
Mathieu de Thorotte, chevaUer, seigneur dudit lieu, et 
de Blacy ; et Louis de Choisy, écuyer, seigneur de Thie- 
Uemont près Vitry. De ce mariage vinrent : 



I.* François de Hémn«'Liétard de Cuvillers, I** du 
nom, chevalier, seigneur de Semide, de Luxemont, 
baron du Châtelet, en Ardennes. Il' paraît, avec le 
nom de Hénin-Liétard, dans un acte fait et pasaé 
le 30 décembre 1 578 par-devant Bretagne et Covet, 



Dl£ HÉNIN DE CUVILLGRS. 

son confrère, notaires rojraux aii bailliage de Ver- 
mandots, entre son père Philbert de Cavillers, 
chevalier, seigneur de Roches, de Semide, etc., 
d'une part, et ledit François de Hénin^-Liétard, 
aussi qualifié d'éCuyer^ et son fils aine, d'autre 
part, sur l'exécution, des clauses du contrat de 
mariage dudit François de Hénin-Liétard avec 
dame Marie de Bimont, par lequel contrat on voit 
que le nom de Hénin-Lietard et celui de Cuvillers 
étaient pris indifféremment par ceux de cette fa- 
mille. Il est encore dénommé feu François d'Hé- 
nin, et qualifié d'écuyer, baron du Cfaâtelet, en 
Ardennes^ dans un acte de foi et hommage renda 
par son frère puîné, Antoine, II* du nom, du 3i 
août 1596^ signé Le Page, à Attigny, en l'arche- 
vêché de Reims. Il épousa, par contrat du 20 dé- 
cembre 1578, dame Marie de Bimont, fille de 
messire Pierre de Bimont, écuyer^ seigneur de 

Landres. De ce mariage vinrent : 

• 

a. François de Hénin-Llétard, 1 1* du nom, che- 
valier, seigneur de Semide, baron du CUltelet, 
en Ardennes, demeurant à Inaumont, élection 
de Rethel, en 1667. Il est nommé comme pré- 
sent au contrat de mariage, du 9 mai 1634, de 
son cousin, François de Hénin-Liétard, Itl* du 
nom, chevalier, seigneur de Semide en partie, de 
Poisieux, d'Inaumont, etc., avec avec nobledame 
Aveline d'Escannevelle. II mourut sans pos- 
térité. ^ 

b. Suzanne de Hénin-Liétard. Elle est nommée 
dans une transaction du 17 novembre 161 6, si- 
gnée Rosté, notaire, et désignée épouse de 
messire Barthélémy Le Robert, écuyer, sei- 
gneur de Trois-Étaux, du Châteletj de Montdi- 
gnie, de Bobignie, de Won en Champagne, 
capitaine d'une compagnie de pied. 

2.* Antoine, second du nom, qui suit ; 

3.* Jacques, III du nom, auteur de la seconde bran- 
che mentionnée ci-aprèSj des seigneurs de Blanc 
Chêne , de Cury , d*Espaigne , d'Inaumont, de 
Montchovet, de Morgny en Thiérarche, de Pui- 



DE HÉNIN DE CUVILLERS. , 55 

sieux^ de Saint Morel-de-Corbon, de Semide, de 
Sez dans le Rhételois; 

4.* Marie d'Hénin-Liétard de Cuvillers. Elle est dé- 
signée avec le nom de Marie de Cuvillers, fille de 
Honoré, seigneur Philbert de Cuvillers^ chevalier, 
seigneur de Roches, do Setnide, du Châtelec, etc . , 
gentilhomme ordinaire et chevalier de Tordre du 
Foij et de feue dame Marguerite de Luxembourg, 
dans un acte départage du 20 février 1584. ^^^e 
parait avec les noms de Marie de Hénin-Liétard, 
fille aînée de feue dame Marguerite de Luxem* 
bourg, et dudit Philbert de Cuvillers, cheva- 
lier, etc. , dans une sentence du 28 février de la- 
dite année 1584, rendue par le lieutenant-général 
au bailliage de Vitry, elle est désignée par les noms 
de Marie de Cuvillers, veuve de noble Jean d'Or- 
jault, écuyer, seigneur de Coucy; 

5.* Louise de Hénin-Liétard de Cuvillers; elle est 
nommée Louise de Cuvillers, fille de Philbert de 
Cuvillers, chevalier, seigneur de Semide, ètc , et 
de Marguerite de Luxembourg, dans Paae de 
' partage du 20 février 1684; elle est nommée Louise* 
dé Hénin-Liétârd, et fille dûdit Phrlbert de Cu- 
villers et de ladite Marguerite de Luxembourg, etc. , 
dans la sentence du 28 doi même mois de février 
1584; elle est encore nommée .Louise de Cuvillers 
dans le testament de son pare, Philibert, en date 
du 29 avril 1 386. 

{Enfant naturel.) Simon de Cuvillers; il est nommé 
dans le testament du 29 avril i386, de Philbert.de 
Cuvillers, chevalier, seigneur de Roches, de Se- 
mide, gentilhomme ordinaire et chevalier de 
Tordre du roi. Ledit Philbert, par sondit testa- 
ment, donne à Simon de Cuvillers la qualification 
de son fils naturel, et lui lègue six cents écus d^or, 
pour l'entretenir aux études. 

V. Antoine d'Hénin-Liétard de Cuvillers, II* da 
nom, chevalier j seigneur de Roches, de Semide, d'Es- 
paigne, de Blincourt, etc. Il reprit, ainsi que son frère 
aine, François, le nom de . Hénin-Liétard; et les armes' 
pleines de sa maison. Il parait encore sous le nom de 



56 I>£ HÉNIN DE CUVILLERS. 

Cavilkn» dans le partage du .20 février 1584, avec 
frère cadet, Jacques et ses sœurs Marie et Louise, tous 
quatre désignés enfants de honoré seigneur^ messire Pbil- 
bert de Cuvillers^ chevalier, seigneur de Roches, de Se- 
mide, etc. , et de feue dame Marguerite de Luxembourg, 
son épouse. Il est dénommé de même dans la sentence du 
28 février de la même année 1584, rendue parle lieute- 
nant-général au bailliage de Vitry, concernant le partage 
ci-dessus mentionné , dans lequel intervinrent ^ comme 
parties intéressées, Jacques de Riencourt, chevalier sei- 
gneur de Parfondreux de Claudine de Crespy, son épouse» 
fiUe du premier lit, de Marguerite de Luxembourg, pré- 
cédemment veuve de Jean de Crespy, et remariée en se- 
condesinoces à Philbert de Cuvillers. Antoine porte encore 
le nom de Cuvillers dans le testament de sondit père» 
Philibert de Cuvillers, en date du 29 avril r586. II parait 
enfin sous le nom d'Antoine de Hénin-Liétard, chevalier, 
seigneur de Roches, de Semide, etc. , comme présent au 
coQtnu.du mariage, du 3 décembre iSSy, de son frère puiné 
Jacqueade Héiûn-Uétard, écuyer» seigneur de Roches» 
de Semide eo paictie, etc. , avec dMie. Hélène de Viiliers» 
mfintio&niée ci--après« Il est désigné, dans ime seotence 
reodueaa bailliage de Vermandcds, le 17 janvier 1594, 
soua^le nom d'Antoine de Héoin, dit de Cuvillers, écuyer, 
seigneur de Roches> de Semide, eic. » ainsi que son frère 
puioé Jacques» aussi dénommé de Hénin, dit de Cuvil- 
lers, écuyer, seigneur de Semide en partie. Il est qualifié 
de honoré seigneur, Antoine de Hîéntii-Liétardy écuyer* 
seigneur de Roches, d'Espaigne, etc. , dans deux traités 
de même date, du i*' mars iSgS^ ainsi que dans un acte 
de foi et hommage, signé Lepage» notaire à Attigny, le 
3 1 août 1596^ pour I^ seigneurie de. Roches, à lui échue» 
de la succession de feu son père» *Pbilbert,. et d*une par- 
tie de laquelle il avait fait acquisition de &u son frère 
aipé François. Il est nommé Antoine de Hénin-Liétard» 
écuyer» seigneur de Roches, de Semide, d'Espaigne, de 
Blincourt, etc. , dans Taveu et dénombrement qu'il fit le 
6 novembre 1612, signé TEcorché, notaire i Vaubercey» 
pour sa seigneurie dudit Vaubercey. Il parait aussi sous 
le nom d'Antoine de Hénin-Liétard, dans un contrat 
d'accord du 3i mars 1626, signé Roland et Augier, nec- 
taires à Reims, fait avec ses enfants Antoine et Charles 
d^Hénin-Liétard, dont il avait été nommé le tuteur. Ili 



DB HÉNIN DE CUVILLBRS. Sj 

esta&C(ire dënommiet qualifié honoré seigii^r^ Antoine 
de H4n^i-Liétâni, chevalier^ seigaaur d#, «te., dans le 
contrat de mari^ge^ du 6 mai i633» de son fila Antoine^ 
Il^dunpnij avec Anne Leclerc, dont il sera p^à à Tar- 
tide suivant. Il épousa^ par. contrat du i*' 9^U iSSg, 
signé Ancel» notaire .au bailli^ige de Vermandois, dame 
Anne-Louise de Sémuc^ fiUé de défunt Antoine de Se- 
mur, chevalier^ seigneur de Trémont, chevalier de l'ordre 
du roi. Il est qualifié dans ledit contrat de noble homme, 
Antoine d'Hénin , chevalier^ seigneur de Roches , d'Es- 
paigpe^. de Semide, en partie, etc. Il eût de son ma- 
riago.)e8 enfants qui suivent : 

I ^ Charles de Hénin-I^iétard^ I*^ du nom, chevalier^ 
seigneur de Roches, de la Rochette en Bourgo- 
gne^ etc. 3 lieutenant de roi de la ville et citadelle 
de Châlons^sur-Saône. Il est dénommé Charles de 
Hénin-Liétard, écuyer, $eigneur de Roches^ fils 
de honoré, seigneur Antoine de Hénin-Liétard, 
écuyer^ et d'Anne-Louise de Sémuiv dans un 

. contrat d'accord en date du 3i mars . 1^26, signé 
Roland et Augier, notaires à Reims, par lequel 
actp^son père lui fait donation de la seigneurie 
de Roches, en laveur du mariage dudit Charles 
avec dame Claudine de Rimoat^ I] est . encore dé- 
signé avec les mêmes noms et qualités dans le con- 
trat de mariage de son frère putné Antoine de 
Hénin-Liétardj III* du nom, avec datiie Anne 
Leclerc, en date du 6 m^i i6.33^ signé Gouverné, 
notaire. Il parait encore dans un acte de création 
de tutelle 3 du 16 avril 16 36, signé Sandrey^ gref- 
fier au conité de Brienne^ sous le noQd de messire 

. Chi^les de Héoin-Liétard^ écuyer, seigneur de 
Rocti«» et de la Rochette , comme tuteur de ses 
deux neveux, Gabriel et Antoine, fils de défunt 
Antoine^ de Hénin-Liétard , chevalier, seigneur 
de Blincourt, de Vaubercey^ d'Espaigne en par- 
tie , etc. , «t de dame Anne Leclerc' Il est encore 
nomme et qualifié' hiessire Charles de Hénin-Li^- 
tard^ chevalier, sei^heur de ' Roàhes^ etc. , lieuttK 
tenant de* roi ez ville et citadelle de Cbâlc^n^^surr 

' Saône, dans un' jugement du 25 juin 1654, sigqé 
Oudinêt^ rendu par le sieur Ravineau, subdétégué 



58 D* HÉNIN DE CUVILLERS. 

du tiear de Grémonville. Il épousa, par contrat 
du 27 avril 16269 noble dame Claudine de Rimont, 
dame de la Rochette, veuve de Charles Bohyer de 
Chanlecy, chevalier^ baron de Sainte-Croix^ sei- 
gneur de Commune. Il ^pousa^ en secondes noces, 
Madeleine Bauyn, fille de Jean-Prosper Bauyn, 
écuyer^ seigneur de Berson. Il eut de ses deux ma- 
riages : 

Du premier lit : 

a. Henriette de Hénin-Liétard^ mariée en pre* 
mières noces à Jean d'Orjault, écuyer, capitaine 
de cavalerie. Elle épousa, en secondes noces, 
messtre Claude Le rèvre d'Aubigny, chevalier, 
conseiller au parlement de Dijon. 

Du second lit : 

b. Charles^François de Henin-Liétard , chevalier, 
comte de Roches, seigneur de la Rochette, en 
Bourgogne, page de la chambre du roi , puis 
chevalier d'honneur au parlement de Bourgo- 
gne, à Dijon^ en i683. Il épousa Marie-Anne 
de Tbessut> d'une femille noble de Bourgogne. 
De ce mariage il ent Jean^FrançoiskGibriel 
d'Hénin-liëtafd, chevalier, mort sans alliance. 
En lui 8 éteignit ce rameau , étaMl en Bourgo* 
gne, y ayant droit d'assister à la tenue des éuta 

'de cette province ; 

3.* Antoine, III* du nom, qui suit; 
4«'* Jacques-Gabriel de Hénin - Liétard, chevalier, 
comte de Roches , capitaine-commandant au régi- 
ment d'UrselIes, lieutenant de roi de la ville et ci- 
. tadelle de Châlons-sur-Saône, après son frère atné 
- Charles. Il mourut sftns postérité de aon e'pouse 
Philiberte Girard, fille d* Abraham Girard, sécre* 

taire des commandements de M. le prince et de 

Madeleine Perrault. 

VI. Aiuoipe DB HÉmN-LiÉTARiH Ul* du nom, che- 
valier, seigneur de Bleincourt, de Vaubercey , d'Es- 
paigne» etc. U est nommé fils de honoré seigneur , An- 
toine de Hénin- Liéiard» écuver, seigneur de Roches, et 
d'Anne.' Louise de Sémur, dans un contrat d'accord, du 
3i mars 1626, signé Roland et Augier, notaires i Reims* 



DE HÉNIN DE CUVILLERS. 5g 

Il rendit foi et hommage, aveu et dénombrement, le^ii 
deçetnbre i633, pour sa terre dé Bleincourt, à haut et 
paissant seigneur mesisire Charles-Henri de Clermpnt-Ton- 
nerre, duc de Luxembourg- Piney du . chef de son épouse 
Marguerite-Charlotte, duchesse de Luxembourg et prin- 
cesse de Tingry. Antoine de Hénîn-Liétard, est encore 
nônimé dans un acte dé tutelle du t6 avril i636, signé San- 
drcy, greffier au comté de Brienne, en faveur de ses deux 
(ils Gabriel »et Antoine, par lequel acte, Charles d'Hénin- 
Liétard, leur oncle, est nommé leur tuteur, après la 
mort dudit Antoine^ III* du nom. Il est désigne' avec les 
qualités de noble, de honoré seigneur et d'ecuyer^ dans 
un acte de foi et hommage du 9 juin i636, rendu au 
comté de Brienne par sa veuve^i hoble dame Anne Le 
Clerc de Brévonellc, conime ayant la garde noble de ses 
deux fils, Gabriel et Antoine de Hénin-Liétard. II est dé- 
signé avec les mêmes qualités dans le contrat de mariage 
du 4 septembre 1660, de son fils Antoine, avec dame 
Guyoï^ne de Cannes, de Varennes. Il épousa, par con- 
trat du 6 mai 1^33, signé Gouverné, notaire, noble dame 
Anne Le Clerc de Brévonelle, veuve en premières noces 
de Geoffroy de Fontaine, de Neufville-aux-Bois, écuyer, 
seignçur d'Omattre en partie etdeTœufHe, mort «n ï632. 
Antoine de Hénin-Liétard, est qualifié dans sondit con- 
trat de mariage de noble, de honoré seigneur, de messire 
et de chevalier, fils de honore seigneur Antoine de Hénin- 
Liétard, second du nom, chevalier, seigneur de Roches, 
de Semide, etc., et de dame Louise de' Sémur, son épouse. 
Les enfants qu'il eut d'Anne Le Clerc, furent : 

. I.® Gabriel de Hénin-Liétârd, chevalier, seigneur* 
de Bleincourt, lequel fut tué aux armées en 1654, 
et mourut sans alliance. Il est dénommé dans 
Tacte de tutelle du 16 avril 1 636, ainsi que daiis 
l'acte de ^oi et hommage du ^ jiisa.de la même 
année, mentionnée ci-dessus. « Il 'entra . jeune au ' 
service militaire, dans lequel il se distingua, et* 
fut tué à la défense des lignes d'Arras^ en la dite 
année 1654. 

2.* Antoine, IV'du nom-, qui suit: 

VU. Jacques Antoine d'Hénin-Liétard, I*' du nom, 
chevalier, seigneur de Vaubercey, d'Espaigne en partie, 
de Bleincourt, baron de Drenville, marquis de Saint- 



6o DE HÉNIN DE CUVILLERS. 

Phal^ etc. Il est notniné avec soa frère Gabriel dans ÏÊCtt 
de tutelle^ crée en leur faveur le i6 avril i€36^ ainsi 
que dans l'acte de foi et hofnmage rendu au comté de 
Brienne, le 9 juin de la même année, pour les seigneuries 
de Bleincourt, d'Espaigne et de Vaubercey. Ils y sont dé* 
signés enfants de feu noble et honoré seigneur Antoine de 
Hénin-Liétard^ chevalier, seigneur de , etc. et de dame 
Anne Le Clerc d'Arménonville. Il entra au service et fut 
cornette dans la compagnie du sieur de Moucy, ensuite 
capitaine de chevau-legers , par brevet du 3o juin i658, 
pour servir dans le régiment du Roi, à Maidick. Il 
épousa^ par contrat du 4 septembre 1660, signé Ber- 
tranJ , notaire au bailliage de Château-Thierry^ dame 
Guyonne de Gannes , fille de messire Barthélémy de 
Cannes^ chevalier, baron de Coingys, seigneur de Va- 
rennes , de Boulages , de Courcemain , de Mezi , de 
Moulins, de Paroy^ etc. et de Jeanne-Baptiste Le Roux 
des Aubières ; ses enfants furent : 

I.* Jeanne-Baptiste d'Hénin>Liétard, née en 1662, 
mariée à N.... marquis de Serrant. 

3.* Anne d'Hénin-Liétard, née en 1^664, mariée à 
Gaspard de Beaurepaire^ chevalier^ marquis de 
Beaurepaire, seigneur de Saint-Léonard et de 
Varey. 

3/ Jacques» III* du nom, qui suit : 

VIII. Jacques-Antoine d'Hémin-Li^taiu), 11* du nom» 
chevalier, seigneur de Bleincourtj de Vaubercey» baron 
de bienville, marquis de Saint- Phal, officier du régi- 
meoi du Roi> infonterie. Il épousa, par contrat du to 
manr 1697, noble dame Anne NicoUe de Belloy, d'une 
noble et ancienne famille éublie en Picardie et en Cham- 
pagne. Jacques-Antoine est désigné daps sondit contrat 
de marii^e , fils; dp noble messire Antoine â% Hénin- 
Lîéuid, chevalier, .seigneur de Vaubercey, d'Espaigne 
en partie , de fileinoourt , baron dé DienviUe, marquis 
de Saint- Phal, etc. , et de dame Guyonne de Gannes. Les 
enfants qui vinrent de ce mariage sont : 

1 .• Jean-Louis, qui suit : 

2.* Pierre d'Hénin-Liélard , chevalier, seigneur de 
Bleincourt, .né le 1 3 mars 1 705 « reçu chevalier 
de Malte de minorité dans la langue de France, 



DE HÉNIN DE CUVILLERS. 6i 

le 17 mars 1708; commandeur de Laon et de 
Casdflon, en 1752^ bailli^ grand'croix de Tordre 
de Malte, chargé des affaires de sa majesté tris- 
chrétienne , à Malte, ambassadeur extraordinaire 
de la Religion, à Rome, prés de Sa Sainteté le 
pape Clément XIII. Charles Rezzonico, capi- 
taine-général des escadres de la religion, grand- 
prieur d'Aquitaine le 23 octobre 1770, mort en 
1772, étant en route pour se rendre ft son grand- 
prieuré d^ Aquitaine. 

3.» Antoine-Denis d'Hénin-Liéurd , !•' du nom, 
chevalier^ seigneur de Vaubercey^ né le 24 
août 1710, reçu chevalier de Malte de minorité 
le 14 mai 1712, bailli, grand'croix de l'ordre 
de Malte, commandeur profis de la langue de 
France â Abbeville en 1769; grand bailli de la 
Moréeen 1779. 

4/ Un autre Pierre d'Hénin-Liétard , chevalier , 
reçu chanoine au chapitre noble de Beaume-les- 
Meisieurs. 

5.* Charlotte , et 6/ Dominique toutes deux re- 
çues chanoinesses au chapitre noble de Lons-le- 
Saulnier. 

IX. Jean Louis D'HéNiN - Liétard , chevalier, sei- 
gneur de Bleincourt, de Vaubercey de Cressentine, de 
Macbj, de Pomery, de l'Etang du Perchoy, marquis de 
Saint-Phal, près la ville de Troyes en Champagne. Titré 
comte de Hénin, à cause des seigneuries de la Rochette, 
de Saint-Maurice , et de Saint-Manin-du-Tartre , qu'il 
possédait en Bourgogne dans le Méconnais, lesquelles 
furent érigées en sa fiiveur sous le nom de comte de Hénin, 
par les patentes du mois d'avril 1730, lesquelles ne fu- 
rent enregistrées que le 14 juin 1 740, apris sa mort, et 
par les soins de sa veuve> Marie-Elizabeth d'Angleber- 
mer'de Furstemberg, comme mère et tutrice d' Antoine- 
Denis , son fils mineur. Il épousa, par contrat du 1 5 sep- 
tembre 1725, la diu Marie-Elizabeth d'Anglebermer 
de Furstemberg , comtelse de LAÎgny , dame d'Hautioa , 
de Bcaurepaire, etc. De ce mariage vinrent : 

t.* Antoine-Denis 9 II* du nom, chevalier , comte 
de Hénin, marquis de Saint-Phal » etc. , né en 
1729» mort sans alliance en 1742. Il est dénommé 



63 1>£ HÉNIN DE CUVILLER8. 

fils de Jean-Louis, copate de. Hénin^ mariais de 
Saint-Pbal, et de Marie ^zabeth d^Angleber- 
merde Furstemberg dans les lettres d'enregistre- 
ment en la chambre des comptes de Dijon^ que sa 
mère obtint le 14 juin 1740, comme tutrice d'An- 
toine-Denis, son fils mineur, pour les patentes de 
Tan lySo^ d'érection du comté de Hênin foripéen 
Bourgogne, dans la généralité de Lyon et Dijon, 
bailliage et élection de Mâcon. Antoine-Denis^ 
mourut i Tâge de treize ans, étant pour ses études 
au collège de Loais-le-Grand, à Paris. En lut 
sMteignit la ligne masculine de cette première 
branche, dont il était le chef; 

2/ Louise-Charlotte de Hénin-Liéurd, morte jeune; 

3.* Mafie-Elisabeth-Jeanne-Louîsc-Jacquelînede Hc- 
nin-Liétard , marquise de Saint- Phal, comtesse 
de Hénin , et héritière de tous les biens de son 
Trère. Elle vint au monde le 10 juin 1728, mourut 
le 27 mai 1764. Elle épousa, par contrat du i3 
mars, et fut mariée, te 23 du même mois 1744, i 
messire Joseph- Gabriel-Tancrëde de Félix, mar- 
quis du Muy, comte de Grignan et de Régnante, 
maréchal de camp le 2 mai 1744; maître d'hôtel 
de madame la Dauphine, en 1745; lieutenant-gé- 
néral des armées du roi, le 10 mai 1748, mort en 
1777; frère de Louis-Nicolas-Victor de Félix du 
Muy, ministre et secrétaire d'état au dépanement 
de la guerre, en 1775, mort en 1776. 

SECONDE BRANCHE 

Des seigneurs de Blanchêne, de Cury, d'Espaigne , 
d*Inaumont, de Montchavetj de Morgny^ en Tkiérarche; 
de Puisieux , de Saint- Morel-Corbon , de Semide , 
de Se\ dans le Réthelois. 

.V. Jacques dk Hénin- LiérARO db Cuvillbrs, écuyer, 
seigneur de Semide, de Roches, etc. , troisième fils de 
Philbert de Cuvillers, premier du nom, chevalier, sei- 
gneur du Châtelet en Ardennes, d'Espaigne, de Luxemont, 
de Roches , de Semide , etc. , gentilhomme ordinaire et 
chevalier de Tordre du roi ; et de noble dame Marguerite 
de Luxembourg, son épouse. Ledit Jacques reprit, ainsi 



* DE HÉNIN DE CUVILLERS. 63 

que «es firères^ le nom de Hénin-Liéurd, et les armes 
pleines de sa maison, pour rappeler son origine. Il est 
mentionné avec son frère aîné Antoine^ et ses deux soeurs 
Marie et Louise, dans Tacte de partage du 30 février 1584 ; 
ib y sont tous désignés sous le nom de Cuvillers, et en- 
fiints de honoré seigneur Philben de Cuvillers, chevalier, 
et de feue noble dame Marguerite de Luxembourg. Il est 
également mentionné dans une sentence du 28 du même 
mois , avec ses frères et sœurs , ainsi que Claudine de 
Crcspy, fille du premier Ut, de leur mère commune, Mar- 
guerite de Luxembourg. Il parait sous le nom de Hénin 
^ dit de Cuvillers, écuyer, ainsi que son frère Antoine et 
sa sœur Marie dite de Cuvillers, dans une sentence Tendue, 
le 17 janvier 1594, au bailliage de Vermandois, signé Le 
Huvale. Il est qualifié de noble et honoré seigneur, et dé- 
nommé de Hénia*Liétard, écuyer, seigneur de-Moncho- 
vet, de Semide en partie, d'Espaigne, dans les deux actes 
de même date, du 1*' mars iSçS, signé Covet , notoire 
àAttigny. Il est nommé de Hénin-Liéurd, écuyer, sei- 
gneur de Montchovet, de Semide en partie, etc., dans 
un acte du 12 mai 1596, entre lui et dame Hélène de 
Villieis, son épouse, d^une part; et son frère aîné Antoine 
de Hénin- Lietard, qualifié de honoré seigneur, écuyer, 
seigneur de Roches, de Semide, d'Espaigne en partie, de 
Luxemont, de Bleincourt, d'Ignancoun, etc. et de dame 
Louise de Sémur, épouse dudit Antoine de l'autre part. 
Ledit acte concernant un échange fait entre eux, des biens 
de la succession de Philbert de Cuvillers, et de Margue- 
rite de Luxembourg, leurs père et mère. Il épousa, par 
contrat du 3 décembre 1 587, signé Malval et son confrère, 
notaires à Attigny, au duché de Réthelois, et assisté de 
soQ frère atné Antoine, présent audit acte, dame Hélène 
de ViUiers, fille de défunt Robert de Villiers, écuyer, 
•eigneur de Montchovet. Il vint de ce mariage : 

1 •* Hélèned'Hénin-LiétorddeCuvilliers. Elle est men- 
tionnée dans un acte de tutelle passé au bailliage 
de Vermandois le 7 avril 1607, par lequel Nicolas 
de ViUelongue, écuyer, wigneur de Neuvisy, son 
époux, est nommé tuteur de Philben, d'Antoine 
et de François, ses bcaux*frères, ainsi que de la- 
dite Hélène, son épouse, tous enfiinu mineurs de 
défunt Jacques de Hénin-Liétard, écuyer, seigneur 



64 l>^^ HÉNIN DE CUVILLERS. 

de Semide^ etc., et de dame Hélène de Vilfiere, 
son épouse. Elle est encore nommée avec ses deux 
frères Antoine et François, dans une transaction 
du 17 novembre 1616, signée Rostée. Elle épouâ, 
par contrat du 10 Février 1606, ledit messire Ni- 
colas de Villelongue, écuyer, seigneur de Neuvisy. 

2.^ Philbert, II* du nom, qui suit ; 

3. * Antoine d^Hénin-Liétard, chevalier, seigneur de 
Semide en partie, de Sainte-Vaubourg, élection 
de Reims,où il demeurait en 1668. Ilfutlieutenmflt, 
puis capitaine au régiment du sieur de la Chapelle 
Monthodon en 1 6 1 9. Il obtint rem[doi de lieutenant 
du gouvernement de Rhetel» par commission de 
Pan 1619. Il est dénommé avee ses frères Philben 
et François, et sa soeur Hélène, dans l'acte de 
tutelle du 7 avril 1607, ainsi que dans la transac- 
tion du 17 novembre 1616, dans laquelle paraissent 
aussi son frère François et sa sœur Hélène, tous 
trois désignés enfants de Jacques de Hénin-Liétard, 
écuyer, et de Hélène de Villiers son épouse, leurs 
père et mère. Dans le même acte comparaît aussi 
Suzanne de Hénin de Cuvillers, sa cousine, fille de 
François, premier du nom, mentionné au qua- 
trième degré de la première branche, et épouse de 
Barthélemi Le Robert, écuyer, seigneur de Von en 
Champagne, et de Mondignie, etc. Antoine paraît 
encore comme présent au contrat de mariage du 
9 mai 1634, de François de Hénin- Liétard , troi- 
sième du nom, écuyer, seigneur de Semide en 
partie, avec dame Marie d'Escannevelle. Il est 
également nommé dans l'acte de foi et hommage 
qu'il rendit au roi le 21 décembre 1634, conjoin- 
tement avec son frère François, pour sa portion de 
la seigneurie de Semide. Il est qualifié d'écuyer, 
seigneur de Semide dans les deux jugements sou- 
verains, rendus les 29 mars et 3 avril 1641 , signés 
de Grémonville, et plus bas , d^Auzeray, par les- 
quels il est déclaré noble, ainsi que son frère Fran- 
çois, sur la production de leurs titres. Il épousa, 
par contrat du 1 3 juin 1627, signé Cajasse et son 
«onfrère, notaires, royaux au t^dlliage de Vitry, 
dame Charlotte de la Rivière, assistée par son 
parent Christophe de La Rivière, écuyer, seigneur 



OE HÉNIN DE CUVILLERS. 65 

de Saint - Mord - Corbon, d'ane famille noble de 
Champagne. Antoine est qualifié dans sondit con- 
trat^ de messire et de chevalier, et il y est assisté 
de son frère François de Hénin-Liétard, aussi qua- 
lifié de chevalier; seigneur de Semide. De ce ma- 
riage vint : 

a. Madeleine de Hénin-Liétard, dite de Cuvillers, 
mariée par contrat du 20 mai i665^ signé Tu- 
got, à messire Charles TEscuyer , écuyer, sei- 
gneur de Montigny, fils unique de Jean TEs- 
cuyer, écuyer, seigneur d^Hagnicourt^ d'Arzi- 
lemont, etc. 

.<* François d'Hénin-Liétard , troisième du nom , 
chevalier, seigneur de Semide en partie» de Pui- 
sieux, d*Inaumont^ élection de Rethel^ où il de- 
meurait en 1668. Il fut lieutenant au régiment de 
Dennevoux^ par brevet de Fan i636, puis lieute- 
nant au gouvernement de Rethel, par commission 
de Tan i63B. Il parut avec ses deux frères, Phil- 
bert et Antoine , et avec sa sœur Hélène^ dans 
l'acte de tutelle du 7 avril 1607. Il fut présent à la 
transaction du 17 novembre 161 6, avec sondit 
frère Antoine et sadite sœur Hélène, tous trois y 
désignés enfants de défunt Jacques de Hénin-Lié- 
urd, écuyer, etc. , et de Hélène de Villiers. leurs 
père et mère. Dans ledit acte, Susanne de Hénin- 
Liétard y est mentionnée et désignée épouse de 
messire Barthélémy Le Robert , écuyer. François 
paraît encore comme présent et qualifié des mêmes 
titres dan$ le contrat de mariage du i3 juin i^2jf 
de son frère Antoine, avec dame Charlotte de La 
Rivière. Il paraît aussi dans Tacte de foi et hom> 
mage q[u'ii rendit au roi, le ai décembre 1634, 
conjointement avec sondit frère Antoinej pour sa 
portion de la seigneurie de Semide. Il e$t encore 
nommé dans les deux jugements souverains rendus 
au parlement de Rouen les 29 mars et 3 avril 1641 , 
signés de Crémonville ; et plus bas, d'Auzeray, 
par lesquels il 'est déclaré noble de race, ainsi que 
•on frère Antoine de Hénin de Cuvillers. Il épousa 
par contrat du 9 mai 1634, signé Rousset ^ aon 
confrère, notaires royaux, dame Aveline d'Escan- 

8. 5 



66 DE HÉNIN DE CUVILLERS. 

nevelle^ fille de honoré seigneur Jean d'Escaone- 
velle, écuyer, seigneur de Coupy. Dans ce contrat , 
François de Hénîn-Liétard y est qualifié de messire 
et de chevalier^ seigneur de Semide, de Pui- 
sieux, etc. , assisté de ses deux frères Philbert, 
second du nom^ et Antoine^ ainsi que de son cou- 
sin François de Hénin de Cuvillers^ second du 
nom^ seigneur du Châtelet en Ardennes, tous 
qualifiés dans ledit acte de chevaliers. Il mourut 
sans laisser de postérité. 



VI. Philbert DE Hénin-Liétard^ second du nom, che- 
valier, seigneur de Semide^ de Morgny, de Blanchéne, etc. 
Il parait dans l'acte de tutelle, du 7 avril 1607^ avec ses 
deux frères Antoine et François, et sa sœur Hélène^ tous 
désignés mineurs et enfants de défunt Jacques de Hénin- 
Liétard, en son vivant écuyer, seigneur de Semide« etc. 
et de dame Hélène de ViUiers^ son épouse^ leurs père et 
mère. Par ledit acte^ leur tutelle est déférée à Nicolas de 
Villelongue , écuyer , seigneur de Neufvisy , déjà men- 
tionné^ époux de ladite Hélène de Hénin-Liétard. Phil- 
bert est encore nommé présent et qualifié de chevalier^ 
seigneur de Semide et de Blanchéne^ etc., dans le contrat 
de mariage du g mai 1634^ de son frère François, avec 
Anne d^Escannevelle. Il épousa^ par contrat du 7 août 
1625 , noble demoiselle Jeanne d'Artaise. De ce mariage 
est venu Jean, I*' du nom, qui suit : 

VII. Jean d'HéNiN-LiÉTARD, I**' du nom, chevalier, 
seigneur de Semide, de Morgny. Il épousa dame Marie de 
Ferret, d'une famille noble de Qiampagne. II vint de ce 
mariage : 

i.*Jean, II* du nom, qui suit; 

a.* Claude de Hénin-Liétard, chevalier, seigneur de 
Semide. II fut tué au service dans les guerres d'Al- 
lemagne, où il se distingua par ses talents et sa 
bravoure, et mourut sans alliance. 

VIII. Jean d' Hénin- L^tard , II* du nom, chevalier, 
seigneur de Morgny, etc. Il épousa dame Marie de Fer- 
oiont, d'une famille noble de Champagne. De ce mariage 
vinrent : 

!.* Jean-Claude d'Hénin-Liétard, chevalier, seigneur 



DE HÉNIN DE CUVILLERS. 67 

de Morgny, lequel épousa, par contrat du 6 juillet 
1711 ^ dame Marie-Françoise des Laires, d'une 
famille noble de Champagne. Jean-Claude mourut 
sans laisser tfe postérité ; 

2.* Louis, qui suit ; 

3.* Robert. Il fit profession dans l'ordre de Saint- 
François , et fut cordelier à Laon. Il y vivait 
en 1723. 

IX. Louis d'Hénin - LiÉTARD ^ chevalier^ seigneur de 
Morgny et de Cury. Il épousa , sur la paroisse de Ru- 
migoy, noble dame Françoise Le Tq^tu^ fille de Charles 
Le Testu, écuyer, seigneur de Cury, et de Catherine de 
Hangestfde l'illustre maison de ce nom. Du mariage, de 
Louis de Hénin-Liétard vinrent trois garçons, savoir: 

I .• Jean-François d^He'nin-Liétard , chevalier, sei- 
gneur de Morgny, mort sans postérité; 

2.* François - Joseph d'Hénin - Liétard, chevalier , 
seigneur de Cury en Thiérarche, né à Morgny, le 
16 novembre 1729; fut reçu, en 1741, page du 
maréchal duc de Luxembourg , de la maison de 
Montmorency, avec lequel il avait affinité de pa- 
renté, comme étant issu au mémc'degré par une 
aïeule maternelle de l'ancienne maison impériale 
de Luxembourg, ainsi qu'il a été dit plus haut. Il 
fut reçu chevalier de Malte de majorité, le 26 mars 
1755, lieutenant, puis capitaine au régiment de 
dragons de Languedoc. Il résidait eb sa terre de 
Cury en 1785» et demeurait à Laon en 1796, 
époQue à laquelle il fut arrêté comme royaliste le 
i*' juillet de ladite année, puis traduit au tribatiai 
révolutionnaire établi au Palais à Paris, où il fut 
jugé le 12 du même mois; et attendu quHl ne ré- 
sultait pas d'après les pièces du procès, des preuves 
suffisantes pour le condamner &' mort, il fut reni 
voyé à la charge de se présenter , toutes les fois 
qu^il en serait requis en donnant quatre cautions 
solvables; 

Philippe*Louis d^Hénin-Liétard, chevialier, sei- 
gneur de Morgny, de Cury, etc. , né le 1*' octobre 
* 1733, reçu également page du maréchal duc de 
Luxembourg, en 1745 , reçu chevalier de Malle, 
proies de majorité, le 19 juillet 17^6. 



68 DE HÉNIN DE CUVILUERS. 

TROISIÈME BRANCHE. 

4 

Des seigneurs de Montclin de Vauxelles , du Cloneau 
dans le Réthetais, de Batlqy^ de ta Borde-d'Arcis, de 
Gravon en partie y du iMat , des Feuillettes , des 
Bergeries , de Balhan en Champagne et en Brie , de 
Longuetoise y de Chérel , de Ckalo-Saint^Mars en 
partie, dans la Beauce. 

IV. Adrien de Hénin^ dit de Cfjvu.LiRS , I*' du nam , 
chevalier , seigneur de Montclin , de Vausdles, etc. , 
troisième fils d'Antoine de Cuvillers^ I*' du nom, écuyer, 
seigpeur d^Eppe^ de Roches, de Semide, de Sez , etc. , et 
de Jeanne de Dinteville^ son épouse , fille de Guyot de 
Dinteville, chevalier^ seigneur de la Roche - sur - Aisne, 
dans le Réthelais, issu de l'ancienne et noble maison de 
Jau(^urt, et de Jacqueline d'Inchy. Adrien fut enseigne 
de cinq cents hommes légionnaires de Champagne et de 
Brie , commandés par son frère aîné Jacques, tl est qua- 
lifié d^écuyer, seigneur de Montclin, dans une exemption 
de ban et d'arrière-ban qu*il obtint le i6 avril i55a, si- 
gnée Charles de Busserades, aliàs Benserade^ chevalier, 
seigneur d'Airon , chambellan et écuyer du roi, et son 
baUli à Vitry^^ etc. , à cause des services que ledit Adrien 
de Cuviners rpndàit en sa qualité d'enseigne. Il est nommé 
présent et assistant au contrat de mariage du 19 no- 
vembre i55o, signé Pàrtois et Buar. notaires en la pré- 
vôté de Vitry, entre son frère aîné Fhilbert de Cuvillers 
et Marguerite de Luxembourg , veuve de Jacques de 
CrtspYj chevalier, seigneur de Dronay , et fille de messire 
Antoine de Luxémbourg-Brienne, chevalier, seigneur de 
Lutemont, issu de l'illustre maison impériale de Luxem- 
bourg, et de noble Isabeau de MaroUes, dame de Luxe- 
ront , d'Espaig'ne , de Champlieu , de Reims-la-Brû- 
lée, etc. Dans cedit contrat de mariage, Adrien, ainsi 
que ses deux frères aînés, Jacques et Philbert, y sont 
qualifiés de chevaliers et fils d'Antoine de Cuvillers, etc. , 
et de Jeanne de Dinteville , etc. Il épousa , par contrat 
du lû juillet i566 , nùble diune Marie de Riencourt, fille 
de messire Henri de Riencourt , chevalier , seigneur de 
FsrfiEmdreux. Marie de Riencourt est assistée dkns ce 
codtfat de mÉriage par son frère iacquea de Riencourt , 
II* du nom, lequel aVfiit épousé éam la même année, par 



DE HENIN DE CUVILLERS. ^ 

ooQtfHtdu i3 mai 15*66, Claudine de Crespy, fille du pre^ 
mier lit de Marguerite de Luxembourg, remariée audit 
Philbert de Cùvillers^ frère dudit Adrien, lequel de 
Marie de Riencourt, son épouse, eut les enfants qui 
suivent : 

!.• Adrien d'Hénînde CavîUers, !!• du nom, écuyer, 
seigneur de Montclin , élection 'de Rethel. Il reprît, 
ainsi que ses frères, le nom de Hénin de Cuvil- 
1ers, et les armes pleines de sa maison, qui sont, 
de gueules, à la bande d'or. Il épousa Françoise 
Berthelot, dont il eut : 

a. JacquQs d'Hçninde Cuvillers, ecuyer, seigneur 
de Montclin, éleaion de Rethel, lequel mourut 
sans postérité ; 

b. Marie d'Hénin de Cuvillers, dame de Montclin, 
mariée à N , etc.; 

2.* Jean d'Hénin de Cuvillers, écuyer. Il embrassa 
rétat ecclésiastique ; 

3.* Philippe, qui suit; 

4^^ Radegonde d'Hénin de Cuvillers, morte sans al- 
liance. 

V. Philippe d'Hénin de Cuvillers, écuyer, seigneur. 
de VauxeUes et du Closeau, etc., né le 14 mai 1370^ 
mort le 25 février 1627. Il reprit le nom de Hénin en 
conservant celui de Cuvillers, avec ses armes pleines, qui 
sont, de gueules, à la bande d'or, et il adopta la devise : 
Nikil agere pœnitendum^ à l'occasion de son mariage, 
ainsi qu'il va être expliqué ci-après. Il paraît avec le nom 
et la qualité de noble Philippe de Hénin de Cuvillers ^ 
écuyer, seigneur de Vauxelles^ dans un acte de procédure 
du 20 mars 1625, concernant la contestation qu'il eut 
avec les habitants et la communauté de Rethel, au sujet 
d'un jardin attenant aux murs de ladite ville. Il est en- 
core qualifié d'écuyer , seigneur de VauxeUes et du Qo- 
seau, dans la transaction qui eut lieu pour terminer cette 
contestation^ ledit acte passé par-devant Durant^ notaire 
à Rethel, le i5 mai 1626, dans lequel parurent avec lui, 
comme présents, dame Antoinette RauUin, son épouse; 
Jean de Hénin de Cuvillers, écuyer, son frère aine, d'une 
part ; et d'autre part les sieurs Michel Pauffin et Nicolas 
Brodart, gouverneurs-échevins de ladite ville de Rethel. 



jO DE HÉNIN DE CUVILLKRS. 

Il fut conseiller et procureur, du roi au bailliage et élec* 
tioD du Rétbelais, et parait en la qualité d'écuyer dans 
on jugemeut et appointement donné par le prév6t de 
Paris, le 13 mars i6i5 , ainsi que dans les lettres d'appel 
du conseil, données^ Paris le 36 janvier 161 6. Ilest en- 
core mentionné avec son épouse Antoinette Raullin , dans 
le contrat de mariage de son fils Nicolas^ en date du 10 
juin 1640. Il épousa, par contrat du 38 janvier 1600, 
dame Antoinette Raullin , fille de Nicolas Raullin de 
Seuricourt , écuyer , seigneur de Seuricourt, élection de 
Rethel, lieutenant-général au bailliage du Réthelais, et 
de Marie le Masson, fille de Renaud le Masson, écuver» 
conseiller du roi, contrôleur et inspecteur des montres et 
milices du Réthelais , et de Remiette de Qèves , fille 
d'Arnaud de Clèves , chevalier , seigneur de Saint-tSer- 
raain-dei^>Bois , l^itimé en i5o6, fils de Jean^ II* du 
nom, duc de Qèves, comte de la Marck. Nicolas Raullin, 
père d'Antoinette ci-dessus mentionnée, était issu de la 
noble maison de Raullin, dont le nom s^écrit aussi Rau- 
lin, Raoslin, Roslin et Rolin, originaire de Bourgogne, 
établie en Flandre, en Picardie et en Champagne , et 
remonte à Nicolas Raullin, chevalier , seigneur' d'Aimé- 
ries, de Raismes, etc. , né vers l'an 1394, mort le 38 
janvier 1461, lequel fut chancelier, garde des sceaux et 
chef des conseils du duc de Bourgogne, et portait : d'asur, 
â trois clefs d'or , mises en pal, avec la devise : Nihil 
agere pcmitendum, pudendum, imo reparandum. ( Voyes 
F^Iiiot, pag. 175 et 256). Philippe adopta, et après lui ses 
descendants, la première partie de cette devise , savoir : 
Nihil agere pœnitendutn^ provenant du chef de son 
épouse, pour rappeler qu'elle descendait du chancelier 
Nicolas Raullin. Les enfants de Philippe de Hénin de 
Cuvillers et d'Antoinette Raullin, sont : 

1/ Adrien d'Hénin de Cuvillers, IIP du nom, écuyer, 
seigneur de Vauxelles, né Tan i6o5, mort jeune 
et sans alliance ; 

2.* Nicolas, qui suit ; 

3.* Jacques d'Hénin de Cuvillers, écuyer, né le 16 
mai 1609, mort le 23 janvier 1669. Il succéda à 
son père dans bi charge de conseiller-procureur du 
roi au bailliage et élection de Rethei. II fut marié 
et n'eut qu'une fille. Etant devenu veuf, il em» 
brassa l'eut ecclésiastique-. 



DE HÉNIN DK CUVILLERS. j^ 

4.* Charles^ ni le 4 février 1616, mort en 1654^ fut 
prêtre \ 

S.^GaiUaoïne d'Héninde Cuvillers, écuyer, né le 
16 août 1617. Il épousa, par contrat du a 3 octobre 
1645, Marguerite de {Serval^ fiile de Christophe 
de Serval, écuyer, etc;^ et d'Elisabeth Godet^ fille 
de François Godet de Soudé, d'une âtmille noble 
de Champagne. Guillaume mourut sans laisser de 
postérité ; 

6.* Philippe, né le 1 6 février 1621, mort en 1654. Il 
fit profession dans Tordre de Siaint-Fninçois» sous 
le nom du R. P. Josapbat de Rethel, et mourut au 
couvent des Capucins de Saint-Honoré^ à Paris ; 

7.* Jeanne d^Hénin de Cuvillers^ née le 23 septembre 
1604^ mariée à Ponce de la Croix, écuyer, d'une 
famille noble de Champagne, originaire du Lan- 
guedoc; 

8.* Marie d^Hénin de Cuvillers, née le 14 octobre 
1614^ morte le 25 février 1660, mariée à Jean Pa- 
tenostre^ écnyar, d'une famille noble de Champa- 
gne, originaire de Bretagne ; 

9.* et 10*. Perrine et Anne, mortes jeunes sans al- 
liance. 

VI. Nicolas D'Hinm de Cuvillers, l*' du nom, 
écuyer, seigneur de Vauzelles et du Closeau, etc. , né le 
25 juin 1607, mort le 3o août 1698 ; fut reçu en l'office 
de contrôleur et payeur de la chambre des comptes de 
Paris, aux exercices diu alternatifs ; ancien, triennal et 
quairiennalj les 27 mai i652 , 11 décembre 1654, et 
14 novembre 1670; ainsi qu'aux deux exercices de rece- 
veur des revenus de ladite cour des comptes , les 3o jan- 
vier i653, et 26 juillet 1666. Les armoiries dudit Nicolas 
se trouvent inscrites à chacune des dates ci-dessus énon- 
cées , dans TArmorial général , manuscrit déposé au 
greffe de la chambre des comptes de Paris. Elles v sont 
peintes aux articles ci-dessus mentionnés et blasonnes : de 
gueules, à la bande d'or. (Voyez tome II, fol. 935 etsui- 
vanu, et tom. III, fol. 1544 ^^ suivanu.) Ce dont la 
famille possède des extraits authentiques. II fonda , par 
acte du 29 juin i685, un lit à l'hôplul de la Charité, 
fiiubourg Saint-Germain à Paris, pour y faire recevoir à 
perpétuité un malade à la nomination du fondateur et de 
ses descendants, par ordre de primogéniture. Il est qua- 



y2 I>E HÉNIN DE CUVILLERS. 

lîfié d'écuyer dtns ledit acte, ainsi que dana son' tesument 
du 10 avril 1693. Il épousa, par-devant Adrien Le Pot et 
3*reocard, son confrère, notaires à Amiens, le 10 juin 
1640 , noble demoiselle Catherine de Coignières , fille 
de messire Adrien de Cuignières, écuyer^ d'une noble 
et ancienne &miUe originaire de Picatdie , dont Tan 
des auteurs , Simon de Cuignières , chevalier , seigneur 
dudit Cugnières , était .connu dès l'an io65 , par les 
titres de l'abbaye de Saint-Quentin , duquel descen- 
daient Pierre de Cuignières, chevalier, seigneur de Sain- 
tines, aliàs Saint-Yves, né vers l'an 1297^ conseiller 
au parlement en 1329, nommé entre les chevaliers et 
maître du parlement, en la séance tenue au bois de Vin- 
cennesy le 10 octobre i333 ; et Jean de Cuignières aussi 
conseiller au parlement en i335. Les enfants qui provin- 
rent de ce mariage, furent : 

! .* Jean- Jacques, mort jeune ; 

2.* Jeanne- Angélique d'Hénin de Cuvillers , née i 
Amiens l'an 1 642, morte le 8 avril 1 7 1 1 . Elle fit 
profession au couvent des Ursulines de Sainte- 
Avoye, â Paris, où elle mourut religieuse, sous le 
nom de la révérende mère de Saint-Basile ', 

3.* Claude, qui suit ; 

4.* Elisabeth, morte en bas fige; 

5.* Marie-Catherine d'Hénin de Cuvillers, née le 
29 novembre 1648. Elle fit profession aux Ursulines 
d^ Amiens, sous le nom de la révérende mère de 
tous les saints. Elle fut ensuite agrégée religieuse 
au couvent des Ursulines de Saint-Denis, près 
Paris, oti elle mourut en 1 7 1 3 ; 

6.* Jean, mort en bas âge ; 

7.* Adrien-Joseph d'Hénin de Cuvillers, IV* du 
nom , écuyer , seigneur de Courgousson, né le 
10 février i652, mort le 20 mars 1693, reçu con- 
seiller au parlement de Paris le 3 mars 1689, en la 
troisième chambre des enquêtes. Il épousa , par 
contrat du 12 avril 1690, Geneviève Doumargin, 
aliàs Doumanchin , dame de Coursousson, en 
Brie , fille de Jacques Doumangin, ecuyer , sei- 
gneur d'Elize et de Courgousson. 

a. Nicolas d'Hénin de Cuvillers, III* du nom, 
chevalier, seigneur de Courgousson, ne le 29 



DE HÉNIM DE CUVILLERS. j3 

âoAt 1691J mort k i6)om 1724 ;feçii intendant 
et oidonnateur des bâtiments du roi , jaidins, 
arts et manufaaures en 1731; qualifia de cheva- 
lier, seigneur de Gourgousson, dans une dona- 
tion- laite par sa mère, dame Geneviève Dou- 
mangin, à l'église paroissiale de Pesqueux en 
Brie, par contrat passé par-devant Dupuis, no- 
taire royal à Gliaulme, le 28 oaobre 1724, afin 
que son fils soit recommandé aux prières à 
perpétuité. 11 épousa , par contrat du 5 mai 
1720 , dame Marie- Angélique Boucot, morte 
en 1723, fille de Jacques Bouoot, écuyer. Il vint 
de ce mariage une fille unique , nommée Fran- 
çoise de Henin de Cuvillers , née le 4 octobre 
i723| morte le 14 novembre 173 1. Son père 
mourut à la fleur de son âge, en son château de 
Courgousson. Il eut sa sépulture dans une cha- 
pelle de l'église de Pesqueux, sa paroisse. On y 
voit sa tombe posée par les soins de sa mère, 
Geneviève Coumangin, ce qui est exprimé sur 
répiuphe, qui contient l'éloge du ' défunt , de 
ses vertiu, de ses connaissances dans les belles- 
lettres et dans les beaux-arts, ainsi que de sa 
naissance. Il y est qualifié de chevalier, seigneur 
de Gourgousson ; 

b. Mar^erite-Geneviève d'Hénin de Cuvillers. 
Elle euit sous la tutelle de sa mère Geneviève 
Doumangin, par acte du 7 mars 1699. Elle 
mourut jeune et sans alliance. 

S.* Nicolas d'Hénin de Cuvillers, II* du nom, chevs- 
lier, seigneur de Vauxelles, né le 3 mai 1654, mort 
le 1 3 avril 1737; reçu en l'office de contrôleur et 
payeur alternatif de la chambre des comptes de 
Paris, le 29 novembre 1671. Il est inscrit avec ses 
armoiries, et à ladite date de sa réception, dans 
l'Armoriai général, manuscrit déposé au greffe de 
le cour des comptes; ses armes y sont peintes et 
blason nées, comme celles de son père; savoir: de 
gueules, à bande d'or. Au tome II dudit Armoriai, 
fol. 936, art. 44, et au tom. III, fol. 1545, dont la 
famille possède des extraiu authentiques, il fut reçu 
conseiller au grand conseil, le S mai 1688, et mou- 



74 I>E HÉNIN DE CUVILLER5. 

rttt sous-doyen de cette.cour à Tâge <le 83 ans. 11 
épousa, par contrat du i3 déœmbre 1688^ Anne- 
Henriette Brice de Beauregard^ née le 5 novembre 
1659^ mort le 10 novembre 1734, fille de Jean 
Brice de Beauregard, écuyer, et de dame Rade- 
gonde Le Roux de Piémont, fille de Nicolas Le Roux 
de Piémont^ écuyer^ seigneur de Piémont, de Neu- 
court, de Longueterre, de Cherel , de Chalo-Saint- 
Mard en partie^ etc. De ce mariage vinrent deux 
garçons et une fiUe, savoir : 

a. Nicolas- Alexandre d'Hénin deCuvillers^ cheva- 
lier, seigneur de Vauxelles^ de Longueterre^ de 
Cbérel, de Chalo-Saint-Mard en partie^ etc. , né 
le 16 octobre 1689, mort le 12 septembre 1756^ 
reçu conseiller au parlement de Paris le 12 juin 
17 17. Il épousa , par contrat du 6 mai 1739, 
noble dame Anne-Louise Goislard de Montsa- 
bert^ morte sans enfants le 25 mars 1764; fille 
de messire Anne-Charles Goislard de Montsa- 
bertt chevalier comte de Regmalard , baron de 
Richebourg et de Voré^ etc. ; et de Marie- Louise 
de Riants^ sa première femme^ fiUe de Charles 
de Riants, comte de Regmalard, baron de Voré, 
etc. , cornette général des dragons, mort en 169O1 
d^une famille noble d'extraction, originaire de 
Bretagne. Nicolas- Alexandre de Cuvillers, mou- 

' rut sans postérité, en son château de Longue- 
terre, et fut enterré dans une chapelle de l'église 
paroissiale de Chalo-Saint-Mard, où Ton voit 
son épitaphe, sur laquelle il est qualifié de. che- 
valier, seigneur de Longueterre, de Chérel et 
Chalo-Saint-Mard, avec ses armoiries sculptées 
et blasônnées de gueules à la bande d^or, chargée 
en chef, d'un lion d'azur; Técu sommé d'une 
couronne de comte, un griffon issant pour 
cimier, et deux lions pour supports , avec la 
devise : Nihil agere posnitendum, 

b. Claude d'Hénin de Cuvillers, II* du nom, che- 
valier, seigneur de Longueterre, Chérel et 
Châlo-Saint-Mard en partie, après la moiit de 
son frère, né le 7 août 1691, mort sans alliance 
à Paris le 28 janvier 1762, capitaine au régiment 



DE HÉNIN DE CUVILLERS. ^5 

de NoaiUes cavalerie en 1728, chevalier de Tor- 
dre royal et militaire de Saint- Louis en 1736. Il 
eut sa sépulture dans l'église du séminaire de 
Saint^Magloire à Paris , faubourg Saint-Jacques, 
otl Ton voit son épitaphe, dans laquelle il est dit 
qu'il vécut huit ans et demi dans la maison 
dudit séminaire, uniquement occupé de la pra- 
tique des œuvres de charité envers les pauvres. 11 
y est qualifié de chevalier , «eigneur desdits lieux 
ci-dessus dénommés , ancien capitaine au régi- 
ment de Noailles cavalerie, et chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis. Ses armoiries 
sont sculptées sur sa tombe, avec les mêmes 
blason, couronne , cimier et devise, ainsi qu^ils 
ont été décrits dans l'article précédent; et Técu 
est surmonté d^un casque taré de front et orné 
d'attributs militaires ; 

c. Anne-Radqgonde d'Hénin de Cuvillers , dame 
de Longueterre, de Chérel et Chalo-Saint-Mard 
en partie , après la mort de ses deux frères , 
née le a8 juillet 1700 , morte le 24 avril 1772. 
Elle fit, de son vivant, donation des seigneuries 
de Chérel de Longueterre et de Chalo-Saint- 
Mard, à Qaude Savinien d'Hénin dç Cuvillers, 
et elle institua par son testament du 17 août 
1767, pour son légataire universel, Jean-Bap- 
tiste Claude d'Hénin de Cuvillers , frère du 
précédent , et ses cousins au septième degré , 
lesquels seront mentionnés au neuvième degré 
qui va suivre. Elle épousa , par contrat du 
10 septembre 1727 , messire François-Bernard 
Boulin de Bailly^ chevalier, seigneur de Bailly^ 
conseiller du roi en la cour des aides de Paris le 
4 avril 1706, mort sans postérité. 



b. Eusuche d'Hénin de Cuvillers, chevalier, sei- 
gneur du Closeau, près Réthel, né le 3i juillet 
f656, mort le 23 septembre 1709, reçu en Toffice 
de contrôleur et payeur triennal de la chambre 
des comptes de Paris le 29 décembre 1 67 1 . Il est 
inscrit avec ses armoiries sous ladite date de sa 
réception dans l'Armoriai général manuscrit, dé- 
pose au greffe de ladite cour des comptes; sesar- 



76 DE HÉNIN DE CUVILLERS. 

mes y «ont peintes et blasonaées tvec celles de 
son pire et de ses frères^ savoir: de gueules» à la 
tMtnde d'or^ au tome II dudit Aimor., fol. 937, 
an. 44 y et au tom. III , fol. 1546: ce dont la 
famille possède les extraits authentiques. Il fut 
ensuite reçu gentilhomme ordinaire du roi en 1 683, 
puis conseiller au parlement de Paris en 1673. Il 
épousa, par contrat du 7 juillet 1694, dame Mar- 
guerite Auhry de Réchaussay» mone le 5 octobre 
1708, fille de Léonor Aubry de Réchaussaj, écuyer. 
Eustache eut trois filles de son mariage, savoir : 

a. Marie-Marguerite, née le 16 novembre 1697, 
morte le 29 avril 1 699 ; 

b. Marguerite d'Hénin de Cuvillers, née le 16 mars 
1700, morte sans alliance le 4 juillet 1735 ; 

c. Marie- Henriette d'Hénin de CuviUers, née le 
f*' juillet 1701, morte sans alliance le 3 juillet 
1759. Elle institua pour son légataire universel 
son cousin, Jean-Baptiste d'Hénin de Cuvillen, 
II* du nom, chevalier, seigneur de Balloy, etc., 
etc., capitaine au riment de Limosin, inEinte- 
rie, chevalier de l'ordre royal et miliuire de 
Saint-Louis: mentionné ci-après, au neuvième 
degré. 

10.* Reine-Elisabeth d^Hénin de CuviUers, née Tan 
1661, morte le 16 juin 1714* EUe épousa par con- 
trat du 4 septembre, et fut mariée, le 9 du même 
mois i683, à messire Jean-Pierre de Montchal, 
II* du nom, chevalier, seigneur de Noyen, de 
Grisy, etc., né Tan 1 65a, neveu de messire Charles 
de Montchal, archevêque de Toulouse en 1628, 
mort en i65i. 

Jean-Pierre de Montchal eut sept enfanu de son 
mariage avec Reine-Elisabeth d'Hénin de Cuvil- 
lers, dont une jeune fille fut mariée, savoir, Marie- 
Reine de Montchal, dame de Noyen, née le %6 
juin 1684, morte le 16 septembre 171 1. Elk 
épousa, par contrat du 5 septembre 1700, messire 
Charles- Honoré de Barentin, chevalier» seigneur 
d'Hardivilliers, de Maisoncelle, des Belles-Runes, 
de Thoménie, vicomte de la Mothe, baron de 
Nauriac , etc. De ce mariage vinrent deux ga^ 



DE HÉNIN DE CUVILLERS. ^7 

çons^qui formdrent detix branches. L'atné, mes- 
sire Charles-Honoré de Barentin^ chevalier^ sei-'" 
gneur des mêmes seigneuries^ eut de son épouse 
Marie'<!Iatherine d^Ormesson^ messire Charles- 
Lottis-François-de-PauIe de Barentin, chevaliery 
seigneur des mêmes seigneuries, garde-des-sceaux 
et chancelier de France, lequel de Marie-Alber- 
tine-Antoinette Masson de Meslay, son épouse ^ 
eut Marie-Charlotte-Antoinette de Barentin^ ma- 
riée à messire Charles-Henri d'Ambray , cheva- 
lier, etc. , garde-des-sceaux et chancelier de 
France, etc., etc. Le cadet, messire 'Charles- 
Jean-Pierre de Barentin , chevalier , seigneur de 
Noyen» etc. , "brigadier des armées du roi et che- 
valier de l'ordre royal et militaire de Saint- Louis 
forma la branche dite de Momchal , et fut subs- 
titué aux nom et armes de cette famille par un 
acte en fofme dressé en sa faveur par Reine-Elisa- 
beth d'Hénin de Cuvillers, son aïeule maternelle. 

VIL Claude d'Hénin dé Cuvillers , chevalier, sei- 
gneur de Vauxelles né à Amiens le 24 avril 1643; mort 
le 14 septembre 1731; fut reçu en Toflice de contrôleur 
et payeur de la chambre des comptes de Paris, le 2 dé- 
cembre 1670 ; inscrit à ladite date de sa réception dans 
l'Armoriai général, manuscrit déposé au greffe de ladite 
cour des comptes. Ses armoiries y sont peintes et blason- 
nées, comme celles de son père, savoir : de gueules, à 
ta bande d'or« (Voyez le tome 2 dudit armoriai, fol. 986, 
art. 43^ et au tome 3, fol. 1544, dont la famille possède 
des extraits authentiques). Il fut ensuite contrôleur gé- 
néral de l'augmentation du sceau, garde des rôles des 
offices de France, le 23 mars 1675, dont il obtint des 
lettres d'honneur le 16 octobre de Tan 1712. Le roi l'avait 
nommé conseiller d'état par ses patentes en date du ' 14 
avril 1675, dans lesquelles il est .îit être reçu dans ledit 
CK^rtseil d'état, pour y servir y y avoir entrée, séance et 
voix délibérative, etc. Il épousa, par contrat du 6 avril 
1677, passé pardevant Moufle et Beauvais son confrère, 
notaires à Paris, dame Marguerite-Manuel, Chiarelly, fille ' 
de messire François-Manuel , comte de Chiarelly \ sei- 
gneur de Farinville, gentilhomme ordinaire Je S. A. R. 
fe duc d'Orléans , d'une famille noble , originaire de 



yS DE HËNIN DE CUVILLERS. 

Corse^ et de Catherine Barbée de la Barre > fille d*Aa- 
toine Barbée de la Barre,, écnyer , gentilhomme ordinaire 
et chevalier de Tordre du roi, roaréchal-des4Qgîs au r^i- 
ment des Suisses de sa garde. Les enfants qui Tinrent du 
mariage de Qaude d'Hénin de CuviUers et de Marguerite 
Manuel-Chiareliy, furent : 

f .• Jean-Baptiste, l'^dù nom, qui suit; 

2.* Nîcolas-Qaude d'Hénin de CuviUers, chevaliery 
seigneur de Vauxelles, né le 6 mars 1679, mort 
sans postérité le 24 juillet 1765, conseiller au par- 
.lementde Parisien 1703, marié, par contrat du 

4 janvier 1725, arec Marie-Madeleine Ronde, fille 
de Laurent Ronde, écuyer ; 

S.*" Gilbert- Etienne d'Hénin de Cnvitlccs^ chevalier , 
seigneur de Farinville, né le premier novembre 
1680, mort sans postérité le 3i janvier 1763 ^ 
maître ordinaire en la chambre des . comptes de 
PariS; le 17 septembre 1712, maître-d^hôtel du roi 
en 1725, mort doyen dans l'exercice de ces deux 
charges. Il épousa, par contrat du 12 janvier 
1737, Marie-Catherjne Leiong de Méray, née le 

5 juin 17 14, morte sans enfants le 24 décembre 
1771, fille de Claude-René Leiong de Méray, reçu 
conseiller du roi, maître ordinaire en la chambre 
des comptes de Paris, le 12 septembre 1707. 

Vin. Jean-Baptiste d'Hénin de Cuvillers , !•' du 
,nom, chevalier, seigneur de Balloy^ de Gravon en partie, 
du Luat, des Bergeries , de la Borde-d'Arcîs, des Feuil- 
lettes, etc. ; né le 26 janvier 1678, mort le 22 avril 1749. 
Il fut tenu sur les fonts de baptême par le grand Col- 
bert , qui lui donna son nom de Jean- Baptiste. II fut 
d'abord mousquetaire de la garde du roi, première com- 
pagnie, en 1697; gentilhomme ordinaire du roi le 19 
février 1.704, conseiller d'état, et grand-maître des eaux 
et forêts des départements. d'Aunis, dé Poitou et de Sain- 
tonges, le premier juin 1767. Il épousa, par contrat du 
4 août 1706, passé pardévant Pioger et Àngot, notaires à 
Paris , Marie-Marguerite de Monnerat, née en 1687, 
morte le 11 juin 1750, fille aînée de Claude de Monnerat^ 
aliàs de Monneraye, écuyer^ d'une famille noble, origi- 
naire de Bretagne, oti elle a été maintenue dans sa. no- 
blesse par arrêts des 3 avril 1669 et i5 décembre 1670. 



DE HÉNIN DE CUVILLERS. yp 

Jean-Baptiste d'Hénin, seigneur de Balioy, reçut i son 
décès, dans sadite seigneurie, les honneurs qui lui étaient 
dus en iê. qualité de seigneur haut-justicier. La terre de 
Balloy est située sur la Seine, au diocèse de Sens, élec- 
tion de Montereau, ayant haute, moyenne et basse jus- 
tice. A l'occasion du service solennel qui fut célèbre en 
sa mémoire dans l'église paroissiale de Balloy, les murs 
de ladite église furent décorés, tant en dedans qu'au de-* 
hors, avec les écussons des armoiries, de la maison de 
Héninde Cuvillers, placés de distance en distance, sur 
un litre ou ceinture funèbre , peint en noir. Les enfants 
qu'il eut de son mariage furent : 

i.*Qaude, né le lo décembre 1707, mort jeune, 
sans alliance; 

2.* Jean-Baptiste II* du nom, qui suit ; 

3.* Marie-Qaude-Hugues, né le 8 mars 171 6, mort 
jeune et sans alliance ; 

4.* Auguste-Nicolas d'Hénin de Cuvillers chevalier, 
seigneur de Sa vin, né le 10 septembre 17 17, mort 
sans alliance le 8 juillet 1756, fut d'abord mous- 
quetaire de la gajfde du roi, première compagnie, 
en 173 1 ; entra capitaine dans un régiment colonial 
d'infonterie, fut ensuite nommé major dans le 
même corps, et passa en cette qualité au Cap-Fran- 
çais, lie Saint-Domingue, où il décéda. Il fut 
reçu chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis en 1755, et s'était acquis la réputa- 
tion d'un militaire brave et instruit ; 

5.* Joseph-Claude- Justin d^Hénin de Cuvillers, che- 
valier, sieur du Luat, né le 3 février f7a2,maltre- 
d'bôtel ordinaire du roi le 4 septembre 1753, sur 
la démission de son oncle Etienne-Otibert de Hé- 
irin de Cuvillers, chevalier, seigneur de Farinville ; 
obtint un brevet d'honneur de maitre-d'hôtel du 
roi, le 9 décembre 1776; mourut en 1808. Il 
épousa, par contrat du 36 avril 1752, Marie>Anne 
Blandurd, morte en 1753, fille d'Antoine-Jean- 
Baptiste Blanchard, conseiller du roi en Télection 
de Paris, issu d'une fiiraille noble tt ancienne de 
Breugne, maintenue dans sa noblesse par arrêts 
des années 1 668, et 1669,^ de dame Marie-Anne 
Brossard , d'une famille noble de Bretagne. Il vint 



go D£ HÉNIM DE CUVILLERS. 

un fils unique du nuiriage dt Joteph*Ckude-Jtts- 
tin, savoir ; 

a. Qaude-Joseph d'H^nin de Cuvillers, chevalier, 
oé le i6 mars lySS, pourvu et reçu en l'office de 
conseiller du roi, maître ordinaire en la chambre 
des comptes de Paris, les 29 novembre et 14 dé- 
cembre 1775. Il épousa^ par contrat du 16 août 
1781, passé pardevant Belimeset Guepreau, no- 
taires à Paris, dame Angélique-Geneviève le 
Bègue, fille d'Achille le Bègue de Muids, écuyer» 
seigneur de Muids et du Plessis-Saint-An- 
toine, etc., et de dame Geneviève-Thérèse Ma- 
riette, fille de N.... Mariette, écuyer. 

Il vint de ce mariage deux filles et deux gar- 
çons, savoit: i.* demoiselle Angélique-Gene- 
viève d^Hénin deCuvillers, née le 22 août 1782, 
est entrée au noviciat des religieuses hospiu- 
lières de THôtel-Dieu k Paris, en 1810 , et a 
prononcé ses grands voeux le 28 août 1814; 
2/ demoiselle Joséphine d'Hénin de Cuvillers, 
née le 21 août 1784; 3.* Jean-Baptiste-Joseph 
d^Hénin de Cuvillers^ chevalier, ne le* 8 octobre 
1785, mort le 10 janvier 1786 ; 4.* Jean-Marie- 
Victor d'Hénin de Cuvillers, chevalier, né le 16 
et baptisé le 17 )uin 1787 ; a obtenu, le ?8 juin 
1789, le certificat de noblesse requis pour le 
service militaire dans les troupes de sa majesté, 
ledit certificat expédié par Nicolas^Hyacinthe 
Chérin, écuyer, conseiller en la cour des aides, 
généalogiste et garde des titres et archives des 
ordres de sa majesté, commissaire pour certifier 
au roi de la noblesse de ceux qui aspirent aux 
honneurs de la cour, et aux places de sous- 
lieutenants et cadeu gentilshommes dans ses 
troupes, etc. Ledit Jean-Marte- Victor a été ad- 
mis i Técole polytechnique le 20 novembre 
1806, en est sorti pour servir activement aux 
armées, avec le grade de lieutenant d'artillerie, 
par brevet du premier octobre 1808; fait capi* 
uine au corps d'artillerie par brevet du 23 avril 
i8i3, chevaliçr de la L^on d*boaneur le 6 
octobre i8i3 ; 



\ 



W HÉNIN DE GUVILLERS. g| 

^* Marie-Anne d'Hénin de Cuvillers, néeie 23 fé^ 
viier 1707» morte le 2 mars de la même année; 

7é^ Aérienne d'Héhin de Cuviliers^ née le 14 octobre 
1710, morte le 17 mars 1775, mariée, par conttat 
du r4 juin 1733, à messke Antoine-Alexandre de 
Monguyot de Cambronne^ chevalier , vicomte de 
Cambronne, de Mesmy; baron d'Estrée, seigileat 
de Betencourt^ diâtelain de Romicourt et de Va- 
dancourt^ etc. , capitaine au régiment de Picardie, 
chevalier de Saint- Louis, etc. ; 

8.^ Elisabeth d'Hénin de Cuvillers, née le 16 octobre 
17 12, morte sans alliance le 20 juillet 1773; 

9.^ Marie-Thérèse d'Hénin de Cuvillers, née le 24 
septembre 1719, dite de Refuge, morte sans al- 
liance. 

IX. Jean-Baptiste d'Hénin deCuvillers, II* du nom, 
chevalier , seigneur de Balloy^ de Gravon, du Luat , des 
Bergeries, des Feuillettes, de la Borde d'Arcis, de Bal-^ 
ham, de Longuetoise, et suivant les anciens titres, de 
Longueterre, de Cherel, aliàs de Cherelles, de Chalô- 
Saint-Mars en partie, etc«; né le 26 août 1709, mort le 3 
janvier 1776; fut reçu, par lettres du 9 juillet 1729, dans 
la compagnie des cadets gentilshommes, établie à Metz ; 
enseigne de la compagnie colonelle du régiment de Limo- 
sin, inûmterie, le 9 avril 1731; lieutenant au même 
corpt le 22 mai de la même année, capitaine audit régi- 
ment le 16 juin 1737, reçu chevalier de Tordre royal et 
militaire de Saint-Louis, en vertu des lenres du roi , du 
18 mars 1747; a fait les campagnes d'Allemagne en 1733, 
1734, J735, jusqu'à la paix signée à Vienne, le 1 1 avril 
17369 et cdles des années i74i> 1742, 1743, 1744, 
1745, 1746, 1747, jusqu'à la paix signée à Aix-la-Gha'^ 
pelle le 18 octobre '1748, en Allemagne, en Flandres et 
dans ks Pays-Bas; s'est trouvé avec son corps aux diffé- 
rentt sièges et batailles qui ont eu lieu dans le cours des-» 
dites campagnes , et entre autres au siège et à la prise de 
Philisbourg, sur la rive droite du Rhin, le 16 juillet 1734, 
où le maréchal de Berwich fut tué d'un coup de canon, 
en visitant la tranchée, le 12 juin de la même année; as 
sbta au siège de Prague, capitale de la Bohême, emportée 
d'assaut par le comte de Saxe, le 26 novembre 1741 ; au 
siège et à la prise d'Egra , en Bohême, le 19 avril 1742; 

8. 6 



82 DE HÉNIN DE CUVILLERS. 

a été £ftit prisonnier de guerre en défendant avec bra- 
voure et intelligence un convoi d'environ deux cents 
chariots, chargés des équipages du régiment de Limosiaj 
infanterie, venant de la ville d'Egra et de huit cents ma- 
lades et convalescents d« Tarmée française. Ce convoi en 
sortant de Donavert, ville de la haute Bavière sur le Da- 
nube, aux frontières de laSouabe^ était escorté par 400 
hommes d'infanterie, commandés par ledit capitaine qui 
portait alors le nom de chevalier d'Hénin de Balloy. II 
fut attaqué dès le matin, par une centaine de hussards 
qui furent repoussés et dissipés, après une fusillade bien 
dirigée, qui leur fit perdre quelques hommes et deux 
chevaux restés sur la place. Le convoi s'étant remis en 
route, fut attaqué de nouveau, vers une heure de l'après- 
midi, dans le centre et à la queue de la colonne des cha- 
riots, par un détachement plus considérable de hussards. 
Le convoi ne put continuer sa marche, attendu que la 
colonne des voitures, obligée de se déployer sur une trop 
grande ligne, le long de la route où elle se trouvait con- 
tinuellement harcelée sur plusieurs points, ne pouvait 
qu'être rompue et pillée, malgré Tescone qui h. défendait. 
Le chevalier d'Hénin de Balloy , ayant ordonné aux tam- 
bours de rappeler, fit faire halte et se mit en défense, en 
formant avec les chariots une espèce de parc, au milieu 
duquel il plaça les huit cents malades qui étaient sans ar- 
mes, ainsi que les conducteurs* Les hussards, qu'une fn- 
sillade bien soutenue tenait en respect, envoyèrent un 
trompette, pour sommer le commandant du convoi de se 
rendre ; mai»-celui-ci s^y refusa , espérant toujours en 
gagnant du temps, pouvoir se remettre en route. Cette 
cavalerie légère, devenue un véritable obstacle à la marche 
du convoi, ne paraissait pas néanmoins assez forte pour 
l'enlever; mais, vers les trois heures et demie de l'après* 
midi, les généraux ennemis, Nadasty et Forgatz , arrivè- 
rent avec cinq cents hussards qui attaquèrent le convoi de 
toute part. L'escorte se battit bien, tua plusieurs hussards 
et plusieurs chevaux. Les soldats français ayant con- 
sommé toutes leurs cartouches et manquant de poudre, ne 
purent prolonger plus long-temps une résisunce inutile j 
l'escorte et les 800 malades furent faits prisonniers de 
guerre et le convoi pillé. Le chevalier d'Hénin de fialloy 
fut échangé vers la fin de la même année 1743 : et en 1744* 
il faisait partie de l'armée ^e Flandres commandée par le 



• 1 ■ 



DE HÉNIN DE CUVILLERS. 83 

niBréchal de Scxe^ sous les ordres de Louis XV en per- 
sonne. Il assista, le 20 (evrier 1746, au siège et à la prise 
de Bruxelles^ capitale du Brabant autrichien ; et à la bataille 
de Rocoux près Liège le 1 1 octobre 1746^ dans laquelle 
l'ennemi peidit plus de 7,000 hommes tant tués que blessés^ 
1200 prisonniers^ 5o bouches i feu et 10 drapeaux. La 
perte du côté des Français fut de 3,400 hommes tant tués 
que blessés. Il fut honore, ainsi qu'il a été dit, de Tordre 
royal et militaire de Saint-Louis, après 18 ans et demi de 
services, par. lettres du roi en date du 18 mars 1747. Il 
assista à l'attaque et à la prise d'HuIst , ville forte de la 
Flandre hollandaise le 6 mai 1747, et à la bauille sanglante 
de Lawfeld, village des Pays-Bas, dans l'Évéché de Liège, 
gagnée par le maréchal de Saxe, le 2 juillet 1747, dans 
laquelle Tennemi perdit 10,000 hommes, tant tués que 
blessés, 1,000 prisonniers, 3o pièces d'artillerie et 18 
drapeaux , dont 7 étendards. Du côté des Français , la 
perte fut de 7,5oo hommes, tués ou blessés. Il assista au 
siège de la ville et place de Berg-op-Zoom , emportée 
d'assaut le 16 septembre 1747, après 65 jours de tranchée 
ouverte, pendant lesqueb l'ennemi, outre ses fréquentes 
sorties, fit jouer à Tentour des fortifications un grand nom- 
bre de mines et de galeries souterraines, dans l'explosion 
de l^ne desquelles le chevalier d^Hénin de Bàlloy fut en- 
veloppé avec son dèuchemeni qui èuit de garde, et dont 
il perdit deux hommes tués et plusieurs blessés. Il y reçut 
lui*méme une forte contusion, qui cependant ne l'empê- 
cha point de monter à l'assaut général, à la tête de sa com- 
pagnie. Cette place forte du Brabaot, l'une des plus for- 
midables de TEurope, était jusqu^alors regardée comme 
imprenable, tant à cause de ses fortifications et des marais 
tti l'entourent, que par sa communication avec la mer. 
comte de Lowendal , qui dans ce siège mémorable 
gagna le grade de maréchal de France, avait fait battre 
en brèche cette ville sur plusieurs points. Les troupes du 
roi y montèrent à l'assaut» sur trois attaques différentes à 
Ia fois. Elles renversèrent tout ce qui s'opposa à leur pas* 
têgté On trouva dans la ville et dans les forts plus de deux 
cents bouches i feu, avec une grande quantité de muni- 
tioos ; et dans le port, on s'empara de 1 7 bâtiments char- 
gés de provisions de toute espèce. Il se trouva encore le 7 
nui 1748 i la prise de Maestridit, ville forte dans TÉvé- 
cbè de Liège, sur la rive gauche de la Meuse. Ce si^e 



t 



84 DE HÉNIN DKGUVILLER& 

fut Iq dernier évàiemeat remarquable ik celle 
campagne, qui se termina par la paix sigiMt à Ais4ft- 
Chapelle le i8 octobre 1748. C'est dans<ette citOMfllanoe 
que le chevalier d'Hénin de Balloy, étant Taîné de aa fia- 
mille, céda aux désirs de ses parents, qui le rappelèrmt 
auprès d^eux, dans l'intention de le marier. Il quitta mroc 
regret la carrière militaire, qu'il parcourut avec hon- 
neur. L'un de ses oncles Etienne - Gilbeit d'Héoin de 
Cuvillers , chevalier > seigneur de Farinville , memiomié 
plus haut , lui ayant laissé en hériuge une chafige de 
Maître ordinaire en la chambre des Comptes de Paris « 
il se fit pourvoir et recevoir dans ledit office les iS mai 
et i** juin 1763. Il épousa par contrat du 3 fievrkr 
1749 , passé par-devant Barrié et Thérèse , son cmh» 
frère, notaires à Paris, Antoinette* Jeanne -Elisabeth- 
Marguerite de PinteviUe d'Ecury, née en 1729, fiUt 
d'Antoine-Jérôme-Lottis de Pinteville, chevalier « bnom 
et châtelain de Cernou, maréchal héréditaire de la comte 
et pairie de Châlons , seigneur d'Ecury, de Côupets ^ de 
Fontaine, de Vezigneux , de Balham , de NeuviUe , an-* 
cien capitaine au r^iment de RoyaKIhampagiie , îflfiin» 
terie 9 chevalier de Tordre royal et militaire de Saiat- 
Louis, d'une noble et ancienne £uniUe de Champagne, 
originaire de Lorraine ; et de Mai^uerite de Chatons de 
Vaugency, née le 8 janvier 1705» morte en 178 1, fiUe de 
Charles-Philbert de Châlons de Vaugency, de Nuiaemeni» de 
la Salle, de Jonchery, de 3alham, de Soigne, de Saiot- 
Quentin, de Coupetz , de Fontaine , de Visigneak > aie* 
Les en&nts de Jean- Baptiste d'Hénin de CuviUers, It'dtt 
nom et de dame A. J. E. M. de PinteviUe d'Ecury, Ion 
épouse, sont : 

I .• Marie - Elisabeth d'Hénin de Cuvillers , née le 
ao novembre 1749, morte le 6 octobre 1750; 



2/ Jean-Baptiste Claude d'Hénin de CuviUeta, che* 
vaUer , dit de Balloy, seigneur de Longuatoiaei, 
aliàs de Longueterre, de Chérel, de Chato Saiat- 
Marsen partie, etc.; né le 6 septembre 1751, ooert 
sans alliance, en son château de Longueioise» k 
19 mai 1785, fut reçu en l'office de Maltie odi- 
naire en la chambre des comptes de Paris le 
14 janvier 1774; 



DE HÉNIN I>E CUVILLBRS. 85 

3/ MtrieJean-fiapiiste-Claudc, qui suit ; 

4.* Etienne- Paix d'Hénin de Cuvillers, chevalier, 
seigneur du Luat. né au château de Balky le 27 
avril 1755. Il posséda aussi les seigneuries de 
Longuctoise ou Longueterre^ de Chérel et de Chalo- 
Saint-Mars en partie, que son frère aîné Jean- 
Baptiste-Ctaude lui avait léguées par testament; 
mais ledit Etienne-Félix les céda par acte de par- 
tage à son autre frère aîné, Marie-Jean-Baptiste- 
Claude. Il fut reçu cadet gentilhomme au régiment 
des^ dragons de Languedoc par lettres signées du 
roi le 24 mars 1779 ; sous-lieutenant au même corps 
le 7 avril 1780 ; fut employé dans la diplomatie et 
nommé secrétaire d^ambassade à Venise le i3 no- 
vembre 1785 ; ensuite chargé des affaires de Sa 
Majesté très-chrétienne près la sérénissime répu- 
blique de Venise le 2 mars 1788; et en 1789, le 
28 juin, il lui fut délivré un certificat de noblesse 
par Louis-Nicolas-Hyacinte Chérin, écuyer, con- 
seiller en la cour des aides, généalogiste des ordres 
du roi et de celui de Saint-Laxare, commissaire 
pour certifier i Sa Majesté de la noblesse de ceux 
qui aspirent aux honneurs de la cour, et aux places 
de sous-lieutenants et de cadets - gentilshommes 
dans ses uoupes. Ledit Etienne-Félix fut aussi 
chargé des affaires de France près la Porte Qtto- 
maoCj résident à Constantioople le 11 mai 1793. 
Il rentra ensuite dans la carrière militaire eo 1796^ 
et fut lieutenant au 1 5* régiment de dragons, le 
2 août de la même année ; capiuine audit corp$« 
par brevet du 18 juin 1797; chef d^escadron au 
mémecorpa, le 19 juin 1799; adjudant-comman- 
dant, le 18 novembre i8o3 ; chevalier de la Légion 
d'honneur, le 14 juin 1804; créé baron, le i5 août 
1809; en a reçu les patentes, le 3 août ]8io;les- 
qyeiles ont été renouvelées et signées de S. M. 
Louis XVIII, le 3o décembre 18 14; officier de la 
Légion d^honneur, le 19 avril 181 1 ^ chevalier de 
Toi^re royal et militaire de Saint-Louis, par or- 
donnance du roi du 14 novembre 18 14 ; 

^.*Claude-Saviniend'Hénjnde Cuvillers, chevalier, 
adf Qcur de Looguetoise ou Longueterre, de Ché- 
rel> a/f4f ChércUes, de Chalo-Saiat-Mars en par- 



86 0£ HÉNIN DE CUVILLEKS. 

tie, ne le 2 juillet 175 j, mort sans alUtnoe, au châ* 
teau de Cernon en Champagne, le 14 septembre 
4774. Il fut seigneur desdites seigneuries ci-<iessas 
dénommées, par l'acte de la donation qui lui en 
fut faite en 172^2 par sa cousine dameAnne-Radé* 
gonde d'Hénin de Cuvillers , veuve de measire 
François-Bernard Boulin de Bailly, chevalier, doat 
il a été fait ci-dessus mention^ au 6* degré ; 

6.^ Marie-Catherine-Marguerite d'Hénin de Cuvillen, 
née le 19 août 1759, morte le 14 février 1788» ma* 
riée^ par contrat du 20 avril 1780, à Pierre-Etienne 
Le Coûteulx, écuyer , seigneur de Puy-la-Val- 

. lée^ etc.; né le 16 juillet 1754, fils de Jean* 
Etienne Le Coûteulx, ecuyer, seigneur de Puy^la- 
Vallée, de Provinlieu^ etc.; 

7.^ Marie-Anne-Radégonde d'Hénin de Cuvillers , 
née au château de Balloy le 12 mars 1762, mariée 
le 22 avril 1780^ avec Jacques-Abraham Silvestre, 
écuyer ; 

8." Marie-Françoise d'Hénin de Cuvillers , née le 
4 mars 1764, mariée le 18 novembre 1801» à 
Pierre-Are-Marin Gourgeon de Guibourg, che* 
valier de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, 
capitaine de cavalerie. 

X. Marie - Jean- Baptiste - Claude d'Hénin de Cuvillkrs, 
chevalier^ seigneur de Longuetoise^ alias de Longue- 
terre, de Chérel ou Cbérelles ^ de Cbalo - Saint - Mars en 
partie. Né le 24 mai 1753^ reçu maître ordinaire en la 
chambre des comptes de Paris, le 12 mars 1776, fut 
marié par contrat du 29 décembre 1787, et par la célé- 
bration de mariage du 2 janvier 1788 , à Eulalie-Gene- 
vi2ve Carpentierde Senneville, née le 3o novembre 1763^ 
fille de Jacques-Zacharie Carpentier de Senneville^ cheva- 
lier, seigneur de la Fosse-en - Phaye, etc. ; et de Eulalie 
Bégon, fille d'Augustin - Alexandre, lequel était frère de 
Jean Bégon , écuyer , lieutenant-général au bailliage de 
Rouen. Il vint de ce mariage : 

I.* Félix, qui suit; 

2.* Augustin d'Hénin de Cuvillers, chevalier, né au 
château de Longuetoise, paroisse de Chalo-Saint- 
Mars, le 20 octobre 1789 ; 

3.* Jean-Baptiste-Gilles d'Hénin de Cuvillers, che- 
valier, né le 29 août T791, admis è l'école militaire 



DE HÉNIN DE CUVILLERS. gy 

de Saint-Cyr, le 19 avril 18093 sorti avec brevet de 
sous-lieutenantau 3* régiment d'in£anterie de ligne, 
en date du 1^ juin 181 1, mort le 5 janvier 1812; 

4.** Alexis d'Hénin de Cuvillers^ chevalier, né le 3o 
août 1793 , a soutenu les examens de mathémati- 
ques pour entrer à l'école Polytechnique et fut jugé 
admissible^ par le certificat des membres du jury, 
en date du 3o septembre i8t3; a été admis dans le 
corps du génie militaire au i*' bataillon des Mineurs 
le I*' octobre de la même année ; a fait les campa^ 
gnes eni8i3eti8i4; s^est trouvé à la défense de 
Metz, et a assisté aux attaques et à la destruction 
du point de Mdrly^ sur la Mozelle près Metz^ squs 
le feu dePennemi en janvier 18 14 ; a été reçu dans 
la i'* compagnie des Mousquetaires de la garde 
du roi, et a obtenu le brevet en parchemin^ sous le 
n* 2655, daié de Paris, le 6 juillet 1814, par lequel 
sa majesté Louis'' XVIII lui confère le grade de 
lieutenant de cavalerie ; a suivi le Roi jusqu'à k 
frontière, où il a été licencié avec son corps le 28 
mars 181 5 ; s^est ensuite rendu dans ses foyers sans 
prendre aucun service jusqu'à la rentrée du Roi en 
France, qu'il a été au-devant de Sa Majesté^ près 
de laquelle il a continué son service de Mousque- 
taire de sa garde ; 

5.*» Camille d'Hénin de Cuvillers, née le 28 et- baptî- 
séele 29 septembre 179^; • 

6.® Hyppolîte d'Hénin de Cuvillers, chevalier, né le J 
16, et baptisé le 17 Juillet 1797 ; a été reçu garde ' 
du corps de S. A. R/^Monsieur, frère du Vioij le i",. 
août 18 14; a suivi le Rôi et accompagné les Princes 
jusqu'à la frontière où il a été licencié avec son 
corps le 24 mars iSi 5 ; s'est ensuite rendu.dàns ses 
foyers, sans prendre aucun service jusqu'à :1a ren^. 
trée du Roi en France, qu'il a continué ses fonc^ • 
tiens de garde du corps de S.A. R. Monsieur ;' <a 
obtenu un brevet de sous^lieutenant-au 3* régiment: 
de Chasseurs à cheval des Aidennes; en date du 28 1 
février 1816, et a^rejoint soncorpsà VezouL 

• • . . 'j •• ' 

XI. Félix -D'HéNm de Cuvili^rs , chevalier, dit ce 
Cràel, né au château de Longuetoise , paroisse de 
Chalo-Saim*-Mars , né le 19 et baptisé le 20 octo.br^ 



■ t 



gg DE BONNAVENT DE BËAUM8VIBLLE. 

1788, a obtenu , le a8 juin 1789, un certtficit de no- 
blesse^ requis pour le service militaire, dans les troupes 
de Sa Majesté, expédia par Louis -Nicolas- Hyacinthe 
Cbérinj écuyer, conseiller du roi en la cour des aides, 
généalogiste de ses ordres et de celui de Saint-Lazare, 
comfi^ssaire pour certifier à Sa Majesté de la noblesse 
de ceu^ qui aspirent aux honneurs de sa cour et aux 
places de sous-lieutenants et de cadets-gentilshommes dans 
si^ trompes Signé Chérin, revêtu de son Cachet ; et contre- 
signé, Duval, secrétaire de monsieur le généalogiste des 
ordres du roi» 

Armes : « De gueules, à la bande d'or, brisée en chef, 
» d'^n lion d'azur; Técu timbré d^un heaume d'argent» 
B taré de front « liseré d^or grilleté de neuf pièces de 

> mémç ; orné de ses lambrequins d'or , de gueules et 

> d'azur, sommé d'une couronne de comte ; ayant pour 
B cimier , un griffon issant , et pour supports , deux 
B lions a^vec la devise : Nihil agere pœnitendum, > 



BONNAVENT de BEAUMEVIELLE (de), en Lan- 
guedoc^ Famille distinguée par ses services et ses al- 
liances. 

. L Jea^ PS BoHN4VofT , est rappelé dans un acte de 
fondation faite par Pierre de Bonoavent, écuyer, seigneur 
de Beaumevielle, son fils, grand prévôt d'Auvergne ; dans 
lequel acte daté du 11 juillet 1614, reçu par Desgranges, 
notaire royal à Riom, il est qualifié de lieutenant-général 
au bailliage de la Bruyère , en Languedoc. Il eut de sa 
femme, dont on ignore le nom : 

IL Pierre de Bonnav^nb, aliàs db Bonnavent, I** du 
nom, êcuyer, seigneur de Beaumevielle, gouverneur du 
château de TiUy, par lettre^ du roi du 28 août 1 597 ; il 
avait épousé, par contrat du 24 décembre iSpfi, Claude 
de Charkvangea, et fit son testatnent le 28 décembre 
i638. Dans un aîiét du coaseil d'état do roi, dn 10 mai 
1667, relaté au degré suivant, U est dit que «ledit Pierre 
» de Bonnavène était originaire de Languedoc, et qu'il 

> avait été obligé d'abandonner ladite province pour a*en 

> aller habiter en celle d'Auvergne; que ses biens et ses 

> papiecs avaient été détruits par la puissance de aes 



. DE BOHNAVENT DE BEAUMEVIELLE. gç 

enattnis; qu'il s'était donné tout entier durant cin- 
quante ans au service de la couronne, pour laqudlé il 
aviak aouvent exposé sa vie , soit dans le commande- 
moai que le coi Henri IV lui avait donné sur des com- 
pagnies d'infanterie et de ci^valerie , soit dans l'exer- 
cice de U charge de prévôt-général d'Auvergne, et 
d'une autre de prévôt par tout le royaume^ créées ex- 
près par ce même roi , tant pour les lui donner par 
récompense de service et le mettre à couvert des entre- 
prises de ses ennemis, que pour continuer à se servir 
de lui dans toutes les occasions les plus importantes 
pour le bien de son service, ea toutes lesquelles choses 
il avait iait de ai grands exploits, que le roi Henri IV* 
par quantité de lettres de la main propre de S. M. (i), avait 
eu la bonté de lui donner des marques delà dernière con- 
fiance qu'on bon roi peut prendre dans un sujet fidèle 
et afiactioané de lui écrire dans les termes ordinaires 
dont elk sa servait pour les gentilshommes les plus qua* 
lifiés, et de l'appeler Monsieur par ses lettres, i II eut 
pour fils: 

I .* Pierre, dont Tarticle suit ; 
2/ Jean, seigneur de Beaumevielle et de Chaples, 
maître d'hôtel du roi en i65i. 

UI< Pierre de Bonnavbkt de Beaumevielle d'Ambur , 
écuyeTj^ seigneur de Barutel » fut maintenu ainsi que 
Jean» son frère, dans leur qualité d'écuyers, par arrêt 
du conseil d'état du roi» du lo mai 1667, rapporté au 
degré précédent, dans lequel arrêt il est dit que S. M. 
ordonna qu'ils seraient inscrits dans l'état des gentils- 
hommes qui serait arrêté au conseil et envoyé dans la 
sénéchaussée et élection de Riom. Il épousa demoiselle 
Jeanne de Monicat, dont est issu : 

IV. Gaspard de Boknavcnt de Beauhevielle d'Ambur » 
premier et ancien avocat-général du roi au bureau des 
finances de Montpellier» grand voyer de France» et inten- 
dant des gabelles du Languedoc et Roussillon, Il épousa, 
le 17 août 1686, en la paroisse de Saint-Nazaire, au dio- 



(t) M. le conte 4e Boonavent de Beaumevietio posséda cacore ces 
lettres, ainsi que le certificat délivré p«r M.d*Hozier deSérign/, sur 
lequel neus «vans rédigé cet anicl». 



90 0B BONNAVENT DE BEAUMEVIELLE. 

cè$e de B4ntn, dame Marguerite de SoUgnac, ei fitaon 
tes tameat le 8 évrier 1734. Il fut père de : 

I .* Christophe de Bonnavent de BeautnevieUe d'Am- 
bur, connu en Espagne sous le nom de ctmiie de 
Bonnavent, colonel de dragons et brigadier des ar- 
mées de S. M. catholique; 

2.* Alexandre^ dont Tartide suit; 

3.* Henriette de Bonnavent de Beaumevielle, mariée 
ft noble François de Nattes. 

V. Alexandre db Bonnavent ve. Bbaumbvibllb d'Am- 
atm j I** du nom, aeigneur de Gourgas, de la Sellerie, 
etc. etc., lieutenant de cavalerie au r^iment de la Reine, 
épousa» par contrat du 17 avril 1736, demoiselle Jeanne- 
Catherine d'Assies de Gourgas, fille de noble Jean d'As- 
sies, et de dame Marguerite de; la Salle, mourut le 7 dé- 
cembre 1759^ et fut enterré dans Tégliae paroissiale de 
Saint-Nicolas de Toulouse. De son mariage sont issus : 

I.* Alexandre, dont l'article suit; 

2.* Pierre-François de Bonnavent de Beaumevidle 
d'Ambur, ciAlevant officier, au riment Royal- 
Roussillon, né le 6 janvier 175 1; ce fut lui qui fit 
ses preuves devant M. d'Hozier de Sérigny, en 
1784, et en obtint un certificat, le i3 mai 1784. 
II a été chef de la force armée de la partie fran- 
çaise de Saint-Domingue^ depuis 1790 jusqu'en 
1793, époque à laquelle sa tête fut mise à prix. 11 
est mort sans avoir contraaé de mariage. 

VI. Alexandre de Bonnavent de Bbaumevibllb « II* 
du nom, comte de Bonnavent, né en 1736 , servit 
dans le régiment de Royal-Roussillon en qualité de capi- 
taine de grenadiers, a fait toutes les campagnes de la 
guerre de sept ans en Hanovre, et avait servi précédem- 
ment dans les gardes du corps du roi. 11 fut chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis^ et épousa 
Louise-Antoinette de Feucyroux, dame de la seigneurie 
de Saint-Saturnin , arrondissement de Lodève, dont sont 
issus: 

I .* Anne - Jacques- Louis- Alexandre» dont l'article 
suit; » 

2.* Marie - Antoine - Henri - Frédéric , chevalier de 
Bonnavent de Beaumevielle» né à Saint-Saturnin 



DE KEMPER. ^I 

leS a^îl 1778, élève de l'école royale militaire en 
1787^ maire aauel de la commune de Saint-Sa« 
turnin , connu par son dévoûment à la cause 
royale. 

VII. Anne-Jacques-Louîs- Alexandre j comte de Bon- 
nàvent de Beaumevielle d'Ambur j seigneur de Gourgas/ 
de la Bellerie^ de la Vallée, et autres places^ ne le 
12 mars 1774, a épousé, le 6 février 1796, demoiselle 
Marie- Philippine-Françoise-Suzanne de Tauriac , élève 
de la maison royale de TEnfant-Jésus , fille de messire 
Antoine de Tauriac , III* du nom , chevalier^ seigneur, 
baron de la Romiguière, le Truel, Costrix, etc. , chevalier 
de Tordre royal et militaire de Saint-Louis , et de Ma- 
deleine d'Assas de Chanfort. De ce mariage sont issus : 

I .* Alexandre-Madeleine-Philippe • Œdipe- Ferdinand 
deBonnavent de Beaumevielle d'Ambur de Gour- 
gas, néà Milhaud, le 4 mai 1797, garde du corps, 
compagnie de Luxembourg, en 181 5, persécuté 
pendant l'usurpation à cause de la prestation du 
serment auquel il se refusa constamment ; 

2,* Frédéric- Alexandre - Antoine - Edouard , cheva- 
lier de Bonnavent de Beaumevielle d'Ambur, né < 
au château de Gourgas, le 1 2 octobre 1 798 ; 

3.® Edmond-Antoine-Catherine- Alexandre de Bonna- 
vent de Beaumevielle d'Ambur, né à Montpellier 
le 1 3 juin 1 8o3 ; 

4.« Octave-Marie-Fanny-Alexandrine de Bonnavent 
de Beaumevielle d'Ambur, née au château de 
Gourgas, le 20 juin i8o5; 

5.* Marie-Alexandrine-Louise-Sophie de Bonnavent 
de Beaumevielle d'Ambur, née au château de Gour- 
gas, le 9 décembre 1 8 1 1 . 

Armes : « Écartelé, aux i et 4 de sable, à deux lions 
> d'argent; aux 2 et 3 de sinople, à deux trèfles d'or, 
• L'écu sommé d'une couronne de comie. » 



KEMPER (dej ou plus communément Quempér de 
Lanascol, en Bretagne. 

Le nom de Qjiemper, qu'on écrit aussi Kemper^ est 
commun, à plusiqars endroits de Bretagne. On ne doit 



92 DE KBMPER. 

pas s'arrêter à la manière différente dVxthogrtpliier 
de la ville ^pisoopale de Qmmper^ capitale d« duché de 
CornouaiUes en Armorique. Cette différence est trop lé- 
gère pour en être une véritable ; au contraire, le surnom 
de Corentin qu'elle porte prouve ce qu'on vient d'i^van- 
cer, puisqu^on ne p«ut le lui avoir aussi généralement 
donné que pour la distinguer des autres lieux du même 
nom. 

La maison dont il est ici question paraît > suivant les 
plus antiques traditions, tirer le sien de la châtellenie de 
Quemper-Guezenec, située prés de Pontrieuc^ dans 
Tévéché de Treguier . qui a très-anciennement appartenu 
aux comtes de CornouaiUes, et qui a depuis passé dans les 
maisons de Lavais de la Rochc-Jagu et autres. 

Ces rapports peuvent fiiire croire que la maison de 
Quemper descend de ces anciens comtes de Cornouailles, 
ou tout au moins qu'elle a des liaisons très-intimes avec 
eux. 

D'autres considérations peuvent la rattacher à la mai- 
son de la Rochederrien. L'arrêt du 30 juillet 1669, rendu 
en fiiveur de celle de Quemper, par les commissaires sur 
le fait de la réformation de la noblesse en Bretagne, 
parle d'un Eudes de Quemper qu'il qualifie puîné d'un 
autre Eudes de la Rochederrien , et reconnaît que la mai- 
son de Quemper descend de cet Eudes de Quemper. 

Et en effet, un acte latin de 1218, qui se conserve dans 
les archives de Rohan» dit que Eudes de la Rochederrien, 
partant pour la Terre-Saiiate » emprunta 600 livres de 
Geoffroy , vicomte de Rohan, et lui remit , pour sûreté 
de cette somme^ son château de la Roche (Derriei\}, et le 
fils et la fille d'Eudes de Quimper , qu'il y appelé son 
oncle. 

Parmi les titres de l'abbaye de Bégard il exisuit encore 
dernièrement un autre acte latin qui poruit que l'é^Use 
de Saint*M andez , en ladite abbaye, avait été fondée 
par un seigneur du nom de Quemper. 

Cette maison a beaucoup souffert dans tous les troubles 
qui ont désolé k province de Bretagne, et elle a perda 
tous ses titres à trois reprises différentes: d'abord vers 
i5oo, avant que la Bretagne ne fût réunie à la Ftance, 
ensuite pendant les guerres de la Ligue, ce qui est cons- 
taté par un arrêt du parlement de Rennes , rendu en 
159S, contre le capitaine Kersolio et h Auc, aott en* 



DK KEMPER, gi 

ittgoc; tmêÊk i dtns les in«Uieun de la dernière révolu- 
tion, en 1790^ 

On ne peut donc citer aucune jonction entre Eudes et 
Nicolas de Quemper, par où nous allons comnfiencer. 

L Nicolas de Queicpse fut homme d'armes dans la 
compagnie de messire Jean de Porhoet ou Penhouet , 
amirâl de Bretagne^ comme on voit dans la montre de 
ladite compagnie , . signée Busson , laite à Monfort le 27 
juin 1420, et qui est dans les archives de Combourg. 
Cette compagnie faisait partie de l'armée de Raoul, sire 
àê Goatqtteo, maréchal de Bretagne , ordonnée pour le 
recouvrement de la personne du duc Jean V, que d'au- 
trea comptent pour le V* de ce nom, et de Charles . son 
frère , pris et détenus par Olivier de BÎois , comte de 



Par contrat du ao janvier 141 3 , Nicolas de Quemper 
avait épousé Marguerite « fille unique et héritière de la 
maison de Lesmaés , dont les armes sont d'argent ^ au 
greslier de sable, accompagné de trois msrlettes du mlme^ 
poaées i et 2. 

Pexron de Quemper, frère de Nicolas, demeurait à 
Kermrotts, paroisse de Plonbers, et fut, en ia.27, P^^'^^ 
au rOle des nobles de cette paroissCi dans la reformation 
dm cette année , qui est à la chambre des comtes de 
Naatcs. 

II. Alfain DB Qi7Ria»sR, !** du nom , fils atné de Nico- 
l«iy épousa Traîne le GhS| fille atnée de la maison de 
Kadronio, qui possédait le château de Kerau-Glas, ce 
qoi veut dire le mmnir de Glas. Ses armes sont : d*ar- 
gtat à MB lion rsmpant de sable. Ses enfiints furent : 

i.*Jean, qui suit; 

t.* Roknd, 3.* Nicolas, 4^^ Percerai, 5.* Anne , et 
6.* Jeanne, tous relatés dans un partage de i5ii 
et dans un autre acte de i5i4, relatif à la suc- 
cession dudit Roland. 

m. Jean m Quiicm, épousa , en 1474» Jeanne de 
Lcîaoar , da«ie de Lanascol , dont ks sltmea sont : de 
gueules, A trois coquilles d'argent, posées a et i , avec 
on croissant montant d'or en abîme. 

C'est depuis ce temps que la maison de Quemper a 
pris le nom de Lanascol , et en a souvent écartelé les 
aroMsavec ks siennes. 



94 DE KEMPKR. 

Jeanne le Leizour ëtait veuve t la réformaticm de 
1 5 1 6^ et avait eu sept enfants, dont enti^autres : 

I / Pierre, qui suit : 

2.* Gilles, abbé commandataire de Tabbaye de Notre- 
Dame de Beauport ; il fut souvent député aux états 
de la province, et chargé par eux, en iSSp, de 
présenter leurs cahiers au roi François I**, comme 
le prouve l'acte de sa mission, signé P. Cohier. Il 
• mourut le 4 mars 1 546. 

IV. Pierre 1» Qubmpbr épousa, 1* par contrat du ao 
mars i52i, Marie Marice, héritière de Kerbane, paroisse 
de Prolesempre, du Nivirit et Kéradrouault, dont les 
armes sont : d'argent, à trois bandes de gueules, avec un 
franc-quartier du même, chargé d'une coquille d'argent 
et d'une demi-coquille du même, mouvante du flanc sé- 
nestre de Fécu ; elle mourut sans enfiints ; 2.* Jeanne Be- 
rard, fille de Jean Berard, seigneur de Kermartin , après 
de T^uier, de la famille du bienheureux Saint-Yves; 
elle transigea sur partage, le i3 septembre 1542, avec 
Fnmywaa, sa sœur ainée , qui avait épousé Maurice de 
Quden, seigneur de Loquenvd et de Kermartin ; ses 
armes sont : d'or, i la croix dentelée de saUe, cantonnée 
de quatre aigles à deux têtes , éployées du même ; elle 
fut mère d'Ahin II, qui suit; 3* Mathurine de Kariiec 
et de Kerguirione, évéche de Vannes , dont les amcs 
sont ; de Breugne, au chef d'argent, char^i de deux co- 
quilles de gueules. 

Elle fut mère de François de Quemper, mort jeune et 
se remaria i François de Rosmar, seigneur de Kerbala- 
nen, fils atné du seigneur de Kerdaniel, comme on le voit 
par la liquidation de son douaire et de la communauté de 
son premier mariage, £aite eniSBç. 

Pierre vivait encore en 1 535, et fut compris dans la 
réformation de la noblesse qui eut lieu cette année. 

V. Allain db Qusmfbr, II* du nom, parait être né en 
i$46; il requit d'être considéré comme majeur, attendu 
qu'il avait vingt ans. Il recueillit la même année la suc- 
cession de son oncle Gilles, abbé de Beauport. 

Le 1 1 juillet 1 546 , il épousa Madeleine de Lagadec , 
fille atnée de Charles de Lagadec, sieur de Kenyan, et 
de Françoise Bristo, de la paraisse de Pleumeur-Gaultier, 



DK KËMPBR. ^ 

dont les. armes sont : de Bretagne^ àlatose de gueules en 
abîme. 

En i568^ il fit enquête pour prouver sa noblesse, et 
reçut plusieurs certificats à cet effet, dates des- 4 et 7 fe'- 
vrier de ladite année. 

En 1592, ayant été fait prisonnier es guerres où il ser*> 
vait le roiy il obtint un passeport pour aller chercher le 
prix de sa rançon ; et vu qu'il avait au moins soixante- 
six ans^ il est probable qu'il avait employé toute sa vie 
au fait des armes. 

YI. Gilles DE QuEMPER^ son fils, sieur de la Garai ne, 
épousa, par contrat du 20 ou 25 février iSqS, Jeanne de 
Quelen, fille unique de Martin de Quelen , seigneur de 
Kerhoz^ de Croixchalant et de Kerbota, paroisse de 
Pleubihan, évéché de Treguier ; et de Louis de Bégui- 
gnon, dont les armes sont : burelé d'argent et de gueules 
de dix pièces. 

Il servit le roi dans ses armées, y fut fait prisonnier 
de guerre, et même, à Ce qu'il paraît, plusieurs fois, et 
paya de grandes rançons. Ses enfants furent : 

I .° Allain, qui suit ; 

2.'' Marguerite, qui épousa, le 2 novembre 1614, 
Yves! de Gouasbriant, seigneur de Roscoat, pa- 
roisse de Treduder^ évéché de Treguier ; 

3 .• Trois autres filles. 

YII. Allain de Quemper, III* du nom^ seigneur châ- 
telain de la chatellenie de Lanascol^ la Lande, /Plom- 
nilliau , Kermenguy , Gouergadiou, épousa , par contrat 
du premier mars 1620, Julienne du Cozcaer ou Cozcar, 
fille de François de Cozcar, seigneur de Barach et de Ro- 
sambeau^ et de Marie de Kerancoaut ou Kerhoent, fille 
unique^ descendante de la maison de Kergournadech ; 
elle reçut son partage par acte du 3o mars 1634 ; ses armes 
sont : écartelé d'or et d'azur^ qui sont celles de la cha- 
tellenie de Barach , paroisse de Louance , évéché de 
Treguier. ' 

Allain donna paruge à ses sœurs le 6 septembre 1623. 

Le 4 juillet 1644, la reine mère Anne d'Autriche, ré- 
gente pendant la minorité du roi Louis XIY, son fils, lui 
envoya le collier de Tordre de Saint-Michel. Ses enfants 
fuxem : 



96 DE K£IIPER. 

1/ François, ttiort ea i652, à Tige de ^ORi-^Mtre 

ans> sans alliance; 
2.* Pierre, mort enfuit; 
3.* Joseph-FrançoiSy qui suit. . 

VIII. Joseph-François db Quemper , fut d'abord sim* 
plement nommé François au baptême ; il reçut à la con- 
firmation le nom de Joseph^ qu'on lui donna pour le dis- 
tinguer de son frère aîné. 

Par contrat du 20 fe'vrier 1659 , il épousa Catherine 
Urvoy (i), fille de Gilles Urvoy« seigneur de Saint-Gleu, 
Duault , Belloriaut , la Mothe , Lassaigne et la Ville- 
gouriOj dans les paroisses de Saint-Gleu et de Trebit, 
évéché de Dol et de Saint-Brieux is enclaves, et séné- 
chal du duché de Penthièvre , au siège de Lamballe , et 
de Marguerite le Vicomte, dont les armes sont : d'azur» 
au lion rampant d'argent, lampassé et couronné d'or, 
dont elle faûsait quelquefois les quartiers 2 et 3 d'un écar- 
telé dont alors les quartiers i et 2 sont d^argent (2}, à 
trois chouettes de sable, becquées et armées de gueules, 
et posées 2 et i . 

Joseph-François partagea ses cadets en l'année 1660. 

IX. Charles-René- Joseph de Quempcr, I** du nom, 
fils du précédent, baptise le 18 avril 1668, épousa, par 
contrat du 25 octobre 1694, Françoise- Anne , marquise 
de Cleux, fille de Julien de Cleux, seigneur du Gage, et 
de Claude de Guergarlay du Cludon. Ses armes sont: 
parti endenté d'or et de gueules. 

X. Jacques-Yves-Joseph db QuEKmat, I^ du nom, né 
le 27 octobre 1697, fut reçu page de la grande écsrie du 
roi le 3o mars 1715, et est mort en 17^8, chevalier 4e 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il épousa, par 
contrat du 22 janvier 1722, et avec dispense du pape 
Innocent XIII , en date du i3 novembre 172 1« sa cou* 
sine-germaine Marie, marquise de Qeux , nlle atnée de 
Jacques-Charles de Cleux, seigneur du Gage, et de Chai^ 
lotte-Renée de Lémo. Mêmes armes que dessus. 



(1) Mal nommé Vréroi par la Chentye des Boii^ au mot Qt/emptr; le 
nom ^Urvcy tubeiste encore dans Mewteure Urvoj de Portzempart. 

(a) On est porté â croire quUly a erreur ici, et que ce champ doit 
être d'or. Alora ce «ont les armea de la maisotf de Conrton de la Vtlle- 
valio, dont est le colonel du S« régiment d*iniasterie de la garde do roi. 



DE KBMPbR. ^j 

XL Cbarlefl-Clattde-Yves-Jo9e^-> François de Quem- 
, II* du nom^ fils du précédent, épousa, le 24 no- 
irembce 1749, aussi avec les dispenses nécessaires* du Pape 
Benoit XI V^ du 21 juillet précédent^ encore sa cousine- 
germaine Charlotte - Marie • Claude de Qeux, fille aînée 
de CUiode-Hyacinthe de Geux, marquis du Gage , et de 
Marie-Marguerite du Parc-Locraaria. 

Cette dame était de la même maison que Louis-Fran- 
çois du Parc^ marquis de Locmaria et du Guéraud^ lieu- 
tenant-général des armées du roi et commandant pour sa 
ma/esté dans la province des Trois-Evéchés, à qui le roi 
crait donné quatre canons et trois coulevrines de fonte, 
en mémoire de la conduite brillante qu^il avait tenue à 
la bauiUe de Spire, en 1703. Il les avait placés dans son 
château du Guéraud, lequel, parce que son fils mourut 
sans en&nts en 1745, est, après quelques générations, 
revenu par succession aux héritiers de ladite Marie-Mar- 
gaerite du Parc , marquise du Gage, et est enfin, {>ar 
suite des partages^ échu à MM. de Lanascol, qui l'ont 
conservé jusqu'à la révolution de 1790. 

Encore mêmes armes que ci-devant. 

XI L Jacques-Yves- Joseph-Marie de Qysicpca, II* du 
nom, marquis de Lanascol et du Guéraud , seigneur de 
Kerfaallin, delà châtellenie de Lanascol, delà Lande, ^ 
de PlouBiilliau, de Guengat et Lezarcoet, du Gage, du 
Cleux, de CbemiUé, de Kermartin et de beaucoup d'au- 
tres lieux dont l'énumération serait trop longue^ fils du 
précédent, naquit le 25 septembre 1739^1 ^t épousa, le 
28 avril 1783, Marie- Marguerite - Fiançoiso - Julie de la 
Boessiire, fille de Bertrand-Pierro-Marie, III' du nom, 
marquis de la Boessiire, seigneur de LeanuiCj etc. , et 
de Marie-Jeanne de Tavignoo , dont les armes sont : de 
sable, au sautoir d'or. 

Le maniais de LanaKol, déterminé par les plus grands 
motifii de fidélité envers tiieu et le roi, énûgra en 1790. 
Cette démarche généreuse lui fit perdre une fortune im- 
mense dont il ne resta rien. Il fit, dans l'année des 
princes, frères du rd Louis XVI , la campagne de 1792. 
Eo 1801 , il profiu de l'acte qui ouvrit la. porte de la 
France aux émigrés, rentra dans sa patrie ^ et y mourut 
en i&i 3, laissant pour eo£snt$ : 

I .^ Aline- Yvonne -Marie- Charlotte- Marquette, née 

8. 7 



98 I>E KEMPËR. 

k i3 février 1785; épousa^ le 2 août 1802, Aciûlle- 
Armand- Charles, comte de Barria , cousin - ger- 
main de la marquise de la Boesiîère, aieuk de 
ladite Aline ; 

2.* Charles-Marie-Marc-Jacqucs, qui suit; 

3.* Adolphe-Marie, née au château de Lanascol eo 
février 1790, et mort à Bonn, dans Téleaorat de 
Cologne, en mars 1791 ; 

4.* Frédenc-Charles-Joseph-Marie, dit le comte de 
Lanascol, né i Mayence, en Allemagne, le 2 juil- 
let 1792; a eu pour parrain Frédéric - Charles- 
Joseph, comte d'Herul, prince , archevêque et 
électeur de Mayence, archichancelier de Tempire 
en Germanie. 

Il est entré au service en 1808; a été nommé » 
le 14 janvier 181 1 , sous-lieutenant au quatrième 
régiment des cuirassiers, avec lequel il a fait la 
campagne de 1812, oti il perdit plusieurs fois ses 
équipages et quelques doigts des pieds qu^on lui 
ampuu , parce qu'ils avaient été gelés sur les 
bords de la Bérésina, où il se distingua beaucoup 
avec ce corps dont la brillante conduite fut très- 
utile au salut de Tarmée qui revenait de Moscow. 
Il fit ensuite la campagne de 181 3, et fut, le 3i 
décembre de la même année , fait prisonnier 
i Coblentz et conduit en Allemagne. Il ne dut 
sa liberté qu'à la première restauration du roi 
Louis XVIII. 

Le 4 février 181 5, il fut nommé lieutenant au 
même régiment, et k 2 mars suivant , monsei- 
gneur le duc d'Angouléme, colonel-général des 
cuirassiers, k nomma, par un choix particulier» 
porte-cornette bknc de son riment. 

Au mois de mars 181 5, il refusa de servir l'usur- 
pation, obtint un congé, et malgré k loi qui dé- 
cernait fai peine de mort contre quiconque tente- 
rait d'émigrer, il n'en profita que pour passer daiu 
nk de Jersey, avec Tintention de se rendre à 
Gand, auprès de sa majesté. M. le duc d'Aumoat, 
premier gentilhomme de la chambre du roi> et 
commandant pouf -ta majescé en Basse-Nonnandk, 
k retint dans cène tte avec quelques autres siqeta 
fidèles. Ik en partirent k 4 juillet 1 8 1 5, au nombf e 



DE KliMPER. gg 

d'environ cent quarante officiers, et fit partîê^ de 
Tavant-garde de vingt-cinq officiers qui enleva la 
batterie d'Aromanche^ et débarquant audaçieuse- 
ment sous k feu d'une batterie qui ne fit aucun 
•^ mal à leurs chaloupes, ils s'en emparèrent , e; 
bientôt après delà ville de Bayeux, et la remirent 
sous l'obéissance du roi, qui n'entra dans Paris 
que le 8 du même mois. Le comte de Lanascol fut 
ensuite créé lieutenant en premier dans le second 
régiment des cuirassiers de la garde royale^ par 
brevet du 1 3 octobre 1 8 1 5 ; 

5/ Georges-Marie-Charles-Yves , dît le vicomte de 
Lanascol, né le 3 février 1795, à Winchester, 
en Angleterre; a été garde d'honneur le premier 
mai 181 3^ a fait la campagne de cette même an- 
née, après laquelle il fut, le 28 septembre 18 1 3, 
nommé sous-lieutenant dans le premier régiment 
des cuirassiers, où il a fait la campagne jusqu^à la 
capitulation de Paris ; le 5 mai 18 14, sous-lieute- 
nant au régirent du Roi, cuirassiers. 

En mars i8i5, il était à Orléans, et se joignît 
au petit nombre d'officiers fidèles qui tentèrent, 
au péril de leur vie, de s'opposer à la défection de 
leur régiment. Obligés de se retirer après 6e com- 
bat, ils vinrent à Paris, oti le vicomte de ^Lanascol 
donna sa démission^ se réunit à spn frère et CQurut 
la même fortune que lui^ étant ausisi de la petite^' 
avant-garde de vingt-cinq officiers qui enleva la 
redoute ou batterie d'Aromanche. 

Après le second retoi^rduroi Louis XVIUiU 
fut nommé soi^s-lioutenant au prctmiCtriri^imjtnt 
des cuirassiers de. la garde royal^i par brevet du 
10 octobre i8i5 : j 

6.® Hyacinthe*Marie-Marc, né le 16 septemb];e;i^pi9|Q 
à Londres, en Angleterre, et mort li^. Paris |(j.^5 

août 1802 ; .î . • ' ■:;* : > 

7.* Hyacinthe-Jacques-Marie-Qiarres,\dît je chçj^a; 

lier de Lanascol^ né à Morlaix le 16 janvier 1804 ; 
8,* Eugénie-Marie-Charlotte, née le 7 juin 1796,' à 

Bath, en Angleterre. 

XI II. Charles - Marie - Mare-Jacq\ies de QifEMhtft i^ IIF 
du nom, marquis de Lanascol, né le 8 septembre 1786/ 



lOO DE MADROM. 

au château de Kçrano , près Guingamp» appurtenant à 
son aïeul maternel. 

Armes: « D'argent, au léopard de sable, accompagné 
» de trois gouniffles ou coquilles du même, placées ea 
» chef». D'Hozier et la Chenaye-des-Bois^ mettent dans 
les armes trois étoiles au lieu de trois coquilles ; c'est une 

erreur. 



MADRON (de}. Maison originaire d^Espagne. Nous 
allons en donner ici la filiation suivant un mémoire de 
famille qui nous a été communiqué. 

I. Don Rigail Madré de Mjidron, cornu de Ribagousa 
en Espagne, en 714, est suivant ce mémoire la tige com- 
mune des Madrons d'Espagne et de Toulouse. Il y est dit 
que la &mille de Madré, en espagnol^ et Madron^ en 
français^ a donné le nom au mont Madré. Don Rigail eut 
pour fils, de la signora Anne de Bias, sa femme : 

II. Don Gabriel Madré de Maoron, seigneur de Lavaur 
et de Montréal, qui s'établît à Toulouse vers Tan 749, et 
fut marié, l'an 7691 avec noble /Marie de Villeneuve. Il 
eut pour fils : 

III. Ferdinand de Madron, marié l'an 819, avec noble 
Marthe de Castellane. Il fiit père de : 

IV. Guilhaume de Majdron, I*' du nom^ seigneur de 
Saint*Manin. Il épousa. Tan 874^ Jeanne d'Alenan. Il eut 
pour fils: 

V. Jacques de Madron, !** du nom, seigneur de Saint- 
Marvin, qui servit et fut capitaine, et fut marié. Tan 934, 
avec Hilaire de Montaud. Il fut père de ! 

VI*. Raimond de Madron, I** du nom» gouverneur de 
Verdun. Il épousa, en 999, noble Henriette de Sdignac, 

dont il eut : 

* < 

' Vtl/ André de Madron, I^du nom^ qui servit et fiit 
capitaine. Il fut marié en 1064^ à noble Elisabeth de 
Montbrun . De ce mariage est issu : 

VIII. Raimond de Madron, IM du nom, marié, en 
1 1 34, avec Charlotte de Polastron. Il eut pour fils : 

IX. Barthélémy de Madron, co-seigneur de Castel- 
qauld, qui épousa, Van 1199, Madelaine de Boisson. Il 
fot père de :. 



DE MADRON. lOi 

X. Pierre de M adron, I** du nom, qui épousa noble 
Françoise de Thomas , fille d'Antoine de Thomas y gou- 
iFerneur de Toulon l'an 1269. De ce mariage vint: 

XI. Antoine DE Madron^ I^'du nom, qui servit et fut 
capitaine; il épousa, l'an i337, noble Isabeau de Saint- 
Jean, dont il eut : 

XII. Jacques de Madron, II* du nom^ qui servit et 
fut capitaine. Il fut marié^ Paa 1414» avec, noble Anne 
de Graves^ dont sont issus ; 

i.® Augé^ dont l'article suit : 

2.* Arnaud de Madron, capitoul de Toulouse en 1476 
et 1477. 

XIII. Auge de Madron, I*' du nom^ capitaine des 
cent hommes d'ordonnance, fut fait sergent général de 
bataille, par brevet du roi Louis XI, du 25 août 1464. 
Le mémoire dit ici qu'il avait épousé noble Marie de 
Dauvet , fille de Jean de Dauvet> premier président au 
parlement de Toulouse, puis de celui de Paris, l'an 1440. 
Il eut pour âls : 

XIV. Pierre de Madron, II* du nom ^ qui épousa 
Antoinette de Lancefoc, comme il conste par le procès- 
verbal de réception à Malte de l'an 1387, de Baltazard de 
Toumemire , fils d'Arnaud de Toùmemire , et de Mar* 
guérite de Madron, sa petite ûUe. Il eut pour fils : 

XV. Auge de Madron, II* du nom, qui servit et fut 
capitaine, et fut marié, Fan i5i8, avec Anne de Tufaldi. 
Il fit son testament le 8 avril i532, où il fait héritiers ses 
deux enfanta mâles, tous deux nommés Pierre^ De ce 
mariage sont issus: 

. I .* Pierre, dit le vieux, dontrartide suit; 

2.* Pierre , dit le jeune, qui forme la troisième 
branche, rapportée ci-après 

3.* Marguerite, mariée, en i575, à noble Arnaud 
de Tournemire, et fut mère de Baltazard de Tour- 
nemire, reçu chevalier de Malte en 1 587 ; 

4.* Catherine de Madron ; 

.5.* Marie de Madron. .. / . 

XVI. Pierre de Madron, III* du nom, dit le Vîeùt, 
capîtoul de Toulouse en 1546 et 1548, fut nommé parle 
parlement de Toulouse, adjoint aux capitouls, pour leur 
servir de consdl dans les affaires de la Ligue, suivant la 
Faille, tom. II, pages 222 et 223. Il dit aussi, page ^$7, 



102 DE MAURONi 

que l'histoire donna de gotodes louanges à Pierre de Ma* 
dron, pour ks grands services qu'il rendit à la religion 
catholique ; et selon le même auteur» page 280, Pierre de 
Madron céda sa maison à la ville de Toulouse pour {aire 
le collège des jésuites^ appelé collège royal de nos jours ; 
et il ajoute, page 3r3, que ledit Pierre, grand zélateur de 
la religion, se signala dans les grands mouvements de 
Toulouse, vers Tan 1562. Il fut chargé, par ordre du roi 
Charles IX, de faire exécuier ses volontés dans la ville et 
ailleurs ^dit la Faille). Il eut le commandement des troupes 
comme ayant la confiance de son mattre , et comme un 
des plus riches de la ville. Il épousa Anne de Drot, dont il eut : 

^XVII. Jacques de Madron, seigneur des lzard$j,,qui 
épousa, par contrat de l'an 1564, Anne de Bousquet, et 
testa en 1 572. Il eut deux fils : 

I .* Guérin, dont Tartide suit ; 
2.* Jean-Baptiste, qui forme la seconde branche, rap- 
portée ci-après : 

XVIII. Guérin de Madron, seigneur des Isards, épousa 
Jeanne-Germaine de Meynal, par contrat du 28 avril tigg^ 
Il eut pour fils : 

XIX. François de Madron, seigneur ^des Jasardt, con- 
seiller au parlement de Tooloose, et oiort grand cham* 
brier au même parlement. Il avah épooaé, par acte 4lu 
17 septembre i633 j Jeanne «-Jacquette de Boisaec, dont 
sont issus; 

I .• Pierre, dont Tarticle suit ; 

2.* Joseph, mort bailli de Tordre de Malte, où il avait 

été reçu en 1 668 ; 
3.** Louis de Madnin, prévôt de T^Use de Toulouse 

en i706« 

XX. Pierre de Madron , III* du nom, seigneur des 
Izards, conseiller au parlement de Toulouse , épousa j 
Tan i663, Antoinette-Jacqùette dé Chevalier^ dame Des- 
ubles. De ce mariage est issu : 

XXI. Pierre de Madron, IV* du nom, dit le Bègue^ 
seigneur des Izards» qui ne laissa qu'une fille, nommée 
Antoineite-Jacquette de Madron, mariée à M. d'Aoanu 
de Lavelanet, grand-maitre des eaux et bréts. C'est en 
Piene de Madron que s'est éteinte la branche ainée, qui 
avait pour apanage le châtau des Izards, près de Tou« 



DE MAORON. ro3 

louse, et qui a donné le nom aa pont de Madron, qui 
est sur le canal du Languedoc, vis-à'-vis dé ce château. 

SECONDE BRANCHE. 

XVIII. Jean-Baptiste dr Madkon^ I*"' du noni^ second 
fils de Jacques de Madron, seigneur des Izards^ et d^Anne 
de Bousquet, s'établit à Mirepoix , et épousa Antoinette 
de Jalaman^ dont il eut: 

XIX. Jean de Madron , capitaine au régiment d^Am* 
faiis^ en 1629. Il eut pour fils: 

XX. Louis DE Madron, seigneur de Sages^ marié avec 
Marie de Bret, dont est issu 

XXI. Jean - Baptiste de Madron , marié avec noble 
Marie de Fontaines. De ce mariage viqrent: 

I / Paul de Madron, seigneur de Villenouvelle, marie 
en rySg, avec Marie-Thérèse de Calarin, dont il a 
eu Catherine de Madron, mariée à M. Bernard de 
la Boucherote, chevalier de Tordre royal et mili-^ 
taire de Saint-Louis ; 

2.* Jean-Baptiste, dont Tarticle suit ; 

3.* Louis de Madron, prêtre ; 

4.' Antoine de Madron, prêtre et curé du Vaux; 

5.* Maiiguerite de Madron, vivante dans un grand 
âge. 

XXII. Jean-Baptiste de Madron, chevalier de Tordre 
royal et militaire de Saint- Louis, fut père de Pétronille 
de Madron, mariée, en 1778, à M. Delpi. 



TROISIÈME BRANCHE. 

XVI. Pierre db Madron, III* du nom, dit le Jeune, 
seigneur de Saint-Jean de Lherm, second fils d'Auge , 
I|* du nom, et d'Anne de Tufaldi, fut capitoul de Tou- 
louse sous la dénomination de Madron le Jeune, en i56i 
et i568, par ordre de la cour. Il épousa Marie de Car- 
rière, dont ii eut : 

I .* Pierre, dont Tarticle suit ; 

2.* Antoinette de Madron, mariée à André de Jesse, 

secrétaire du roi; 
3.* Marguerite de Madron, mariée à M.deRabastens, 

seigneur de Colomiers. 



K)4 I>C MADRON. / 

XVII. Pierre db Maiaon, IV du nom^ scigoeur de 
Saint- Jean de Lherm » trésorier de France, qpoosa , en 
i6i9> Françoise de Bruéis, dont il eut: 

I .® Andréa dont l'article suit; 

2."^ Louis, qui fornne la quatrième branche^ rappor- 
tée ci-après; 

3 .** Antoine de Madron, capitoul de Toulouse en 1 646 ; 
il fut père de Bonaventure de Madron^ morte sans 
alliance. 

XVIII. André de Madron, II* du nom, aeigneur de 
Saint-Jean de Lherm , trésorier de France^ épousa ^ en 
1628, Anne de Maritan, dont il eut : 

XIX. Jean de Madron , seigneur de Saint - Jean de 
Lhcrm^ trésorier de France; il épousa^ en 1666^ Jacquette 
Desquerre. De ce mariage vint : 

1/ Pierre de Madron ^ seigneur de Saint-Jean de 
Lherm, marié avec Anne de Flayres, dont il nVut 
qu*un fils, François - Gabriel de Madron, mort 
sans alliance ; 

2.* Françoise, mariée à noble N.... de Verdier; 

3.® Anne de Madron, chanoinesse de Malte i Ton* 
louse, reçue sur ses preuves faites le 16 juin 1708; 

4.* Françoise-Bonaventure de Madron^ mariée, en 
171 2, à M. de Blanconne de Castanet; 

5.* Marie de Madron. 

QUATRIÈME BRANCHE. 

XVIII. Louis DB Madron, seigneur de Roque-Brune, 
conseiller du roi, payeur des gages des officiers de finances 
de la généralité de Toulouse, second fils de Pierre de 
Madron, IV* du nom, et de Françoise de Bniéis, et Mrc 
d^ André de Madron, ainsi qu'il conste par Tacte d*accord 
passé en 1648, entre Bernard de Thomas, François-Paul 
de Garraud et André de Madron, qui y traite au nom de 
Louis de Madron, son frère. Il fut capitoul de Toulouse 
en 1637; il fit faire une chflsse d'argent pour enfermer ks 
reliques de Saint- Edmond, roi d'Angleterre; ce fut M. de 
Montréal , archevêque de Toulouse , qui oflida à cette 
pieuse cérémonie. Les armes de la maiaoa de Madron 
éttieot gravées sur ladite châsse. Ce fut encore par les 
soins de Louis de Madron que b ville de Toulouse fit 



DE MADRON. lO$ 

iboder ime meisc du Saint-Esprit, suivie du salut, tous 
les mercredis de chaque mois, dans l'égli^ de Saint-Ser- 
ota. Il avait épousa, en 1634, Marie-Anne de Blanconne, 
dont est issu : 

XIX. Pierre - Louis de Madron ^ conseiller du roi , 
payeur des gages des officiers de finances de la généralité 
de Toulouse j marié à Françoise de Montégut, dont 
il eut: 

I .* JeaOj dont l'article suit ; 

a.® Exuper de Madron, capitaine dans Royal- Vais-» 
seaux, décédé à Bruxelles en 1745 ; 

3.* Henri de Madron , capitaine dans Royal- Vais- 
seaux, décédé abbé de Sept-Fonds, en 1760 ; 

4/ Jeanne de Madron, femme de N.... du Verdier, 
capitaine. 

XX. Jean de Madkon, seigneur de Roquebrune^ 
payeur des gages, épousa, en 1707, Claire de Chobard, 
et en eut : » 

I .* Michel-Etienne, dont l'article suit ; 
2.* Jacques de Madron, mort sans alliance ; 
3.* Jeanne de Madron, mariée^ en 1718, k N... de 
Comeillon. 

XXI. Michel-Etienne de Madroh, seigneur de Roque- 
bruoe^ épousa, en 1734, Ursule de Ciusaud, dont sont' 



I.® Joseph, dont l'article suit; 
2.* Jean-Etienne-Michel de Madron ^ prieur de Sar-* 
dan, et curé de 



XXII. Joseph comte de Madron, co-seigneur d'Hau- 
terive, tfoum, en 17741 Jeanne dii Prit de Rochefort. 
De ce mariage sont issus : 

I .* Joseph-Gabriel, dont l'article suit ; 

2.* Jean^Pierre de Madron, né à Toulouse en 1779, 
marié avec mademoiselle de Saint-Félix de Mau* 
remont, fille de M. de Saint-Félix , marquis de 
Maoremont, l'un des anciens vice- amiraux de 
France ; 

3.* Joseph- Victor Madron , né i Toulouse , officier 
d'inCintene ; 

4.* François^Bonnaiwnture de Madron, née à Tou- 



I06 OE CUGNAC. 

louseen 1775^ mariée à nobk N«.« Dufaur de 
Saint Cla; 
5.* Marie de Madron, née i Toulouse, mariée i noble 

N... Dagusan. 

XXIII. Joseph - Gabriel ^ comte db Madhok, oé k 
Toulouse le 28 novembre 1777, a épousé, en 1812, Marie 
de Chucbando de ValUn, d'une ancienne famille d'origine 
espagnole, établie à Mauléon. 

Armes : « D or, à la vache de gueules, colletée et da- 
» rinée d'azur; au chef du second émail, chargé de trois 
» étoiles du champ. > 



CUGNAC (de). Cette maison, dont le nom se trouve 
écrit dans les titres Cuniac, Cunhac et Cugnac, est une 
des plus anciennes de la Guyenne, où elle est connue dès 
le douzième siècle. Elle est également distinguée par son 
ancienneté, par ses services militaires et par ses alliances 
avec les meilleures maisons du royaume , telles que Abzac 
de la Douze, Arpajon, Beaupoil de Saint-Aul^ire , Béon- 
Luxembourg, du Bouzet de Marin, du Bosc, Bussy-Ra- 
butin, la Châtre, Chapt de Rastignac, Cosoac, Carbo» 
nières, Coligny, Durfon , Ebrard Saint-Sulpice , Escars , 
Fumel, Biit>n*Gontaut de Saint-Geniez, Galard, Haute- 
fon, Hurault, Langheac, Lostanges , du Lac , la Mar- 
thonie, Mornay, Pathay, de Prie, Prunelé, Rançonnet 
de Polignac, Rochechouart, Salîgnac de la Motte*Féne- 
lon , Savary - Lancosme , Solages , Saint • Ezupéri , la 
Trémouille , Villeneuve • Vence et plusiems autres an- 
ciennes familles dans lesquelles les filles de la maison de 
Cognac sont entrées. 

EUe a donné un cordon bleu, un sénéchal du Bazadôis, 
un évéque, plusieurs chambellans de nos rois, un cbeva* 
lier de leur ordre, deux conseillers d'état d'épée, plu* 
sieurs officiers généraux, trois mestres-de-<amp de cava* 
lerie, deux capitaines de cinquante hommes d'armes des 
ordonnances sous les règnes de Henri III et de Henri IV 
(dans ces temps - là, dit Sainte-Foix, Histoire de l'ordre du 
Saint-Esprit, t. 6, p. 477, le grade de capitaine de cinquante 
et de cent hommes d'armes des ordonnances éuit le plus 
éminent dans les armées, les titres de lieutenant-général 
et de maréchal - de camp , s'il en est quelquefois parié, 



DE CUGNAC. ,07 

n'étaient que de simples commissions dont le rang et les 
fonctions cessaient avec la campagne), plusieurs cheva- 
liers de Malte, dont un est devenu grand- bailli, et un 
page de Louis XIV. 

Les guerres civiles, celles surtout avec les Anglais, qui 
ont désolé les plus belles provinces du royaume^ sous Içs 
règnes de Philippe-de- Valois^ du roi Jean et de Char- 
les VI ; celles de religion, dont elles ont ensuite été le 
théâtre, ont enlevé à cette ancienne noblesse des titres 
et documents qui auraient donné connaissance des pre- 
miers de son nom ; ce qu'elle a pu en retrouver ne re- 
monte qu'au treizième siècle, temps auquel les maisons 
de Cugnac et de la Marthonie se partagèrent une succes- 
sion de vingt et quelques terres. La branche de Cugnac 
du Bourdet, établie en Poitou, en possède l'acte de 
partage. 

Vers le milieu du douzième siècle, les sieurs de Gon- 
taud, de Cugnac et d'Abzac, écuyers, fondèrent une ab- 
baye dans les environs de.Périgueux. 

Suivant un. mémoire domestique (i), Jean de Cugnac 
s^allia, en i38o, à Delphine de Gontaut, fiUe de Séguin 
de Gontaut, seigneur de Badefol et de Saint-Geniez. 

Leur fik (voyez la généalogie de Gontaut, dans la 
Chesnaye-des-Bois, page 298, tome 7}, Pierre de Cugnac 
fit don, en i43i, à Richard de Gontaut son neveu, de 
tous ses droits sur la seigneurie de Badefol (2). 

En 1496 ou 1497, Jean de Cugnac, seigneur de Pau- 
iiac, épousa Jeanne de Carbonnières, fille d'Antoine, sei- 
gneur de la Chapelle-Biron, et de Jeanne d'Abzac de la 
Douze (3). La maison de Carbonnières était alliée dès l'an 
1070 aux vicomtes de Comborn et de Ventadour. (La 
Chesnaye-des-Bois .) 

Jean de Cugnac, seigneur de Panctoc, plaidait, en 
1 5 29, au parlement de Bordeaux, contre Jean Chapt de 
Rastignac, co-seigneur de Siourac (4) . 

Hélie de Cugnac de Caussade fut reçu chevalier de 
Saint-Jean de Jérusalem en i55i (5). (Vertot.) 



(i) Voyez le dictionnaire de la Noblesse, tom. 7, Gontaud. 

(2) Même ourvrage, même article. 

(3) Idem, tom. art. Carbonière. ^ 

(4) Armoriai de France, art. Chapt de Rastignac. 

(3) Histoire de Tordre de Malte, par Vertot, catalogue des chevaliers 
de la langue de Provence. 



lo8 I>E CUGNAC. 

En i582, forent présents au contrat de noUe Germain 
de Saillant du Luc, écuyer, avec Anne Cbapt de Rasti- 
gnac: Edme de Cugnac» seigneur de Giversac; Robert 
de LigneraCy chevalier de l'ordre du roi; Antoine de 
Reilhac^ Gilbert d'Hautefort, Raimond de Saint-Qar, 
François de Royère, Pierre de la Faye, Hélie de Sail- 
lant, seigneur de Trasalvas, et Reimond de Reilhac, tous 
parents et amis communs des parties (i). 

Jean-Paul de Cugnac, chevalier, seigneur de Pauliac, 
épousa, vers i630j Elisabeth de Beaulieu. Il était cafn* 
taine aux Gardes^ et descendait par femmes (dit Va* 
rennes^ dans son Roi d'armes, page 410) de l'illottre 
maison de Balzac-d'Entragues, qui a fourni une grande 
quantité d'officiers généraux, ' plusieurs cordons bleus, et 
dont toutes les branches sont maintenant éteintes. Il 
portait : écartelé, aux i et 4 d*azur, à la bande d'or , ac- 
costée de deux fleurs de lys du même, qui est Thiem- 
brone; aux 2 et 3 de Balzac, qui est d'azur, à trois sau- 
toirs d'argent; au chef d'or, à trois sautoirs d'azur, et sur 
le tout tin écusson gironné d'argent et de gueules de huit 
pièces, qui est de Cughac. 

Les seigneurs de Giversac, établis en Quercy^ sont ks 
aînés de cette maison. Leur filiation suivie commence i: 

I. Jean de Cugnac, seigneur de Beaumont et de Gi- 
versac, capitaine de cinquante hommes dVmes des or- 
donnances, chevalier de l'ordre du roi, gentilhomme 
ordinaire de sa chambre, maréchal de aes camps et ar- 
mées, sénéchal du Bazadois , mort en liyS. Il avait 
épousé, le 10 novembre i555, Antoinette de Hautefort, 
fille de Jean de Hautefort, gentilhomme, de la chambre 
du roi de Navarce, et de Catherine de Chabannes. Il en eut: 

1 .* Marc, qui suit ; 

2.* Françoise de Cugnac, mariée, en iSqS, ft Marc- 
Antoine de Durfort, seigneur de Goujonnac. Jean 
avait pour sœur Marguerite de Cugnac, dame de 
» Giversac, épouse, en 1547, de François de Beau- 

poil. Ils n'eurent qu'une fille unique, mariée, en 
i566, ft Jean de Durfort, seigneur de Léobaid (a). 



(t) Armoriai de France, wiX,Châpîâ€Rastignac. 
{%) Dictionotirc de la Noblesse, tom. 3» art. Dmfori, 



DE CUGNAC. 109 

II. Marc DB CuGNAc, seigneur de Giversac^ fut marié, 
€Q 1598, à Polixène de Durfort^ fille de Mathurin de 
Durfon, seigneur de Goujon nac . et de Marguerite de 
Clermont. De ce mariage naquirent : 

I .* Brandelis^ qui continue la branche aînée en Quer- 
cyeten Q>ndomois; 

2.* Perrot, qui forme la seconde branche, rapportée 
ci-après. 

III. Brandelis de Cugnac , seigneur de Giversac , fut 
mestre-de^amp d'un régiment de son nom. Il épousa, le 
12 novembre i63o, Pauk du Lac de la Peyride; il en 
eut: 

1.* Mathieu- Paul, qui suit; 
2.* Suzanne, mariée, en lôSo, i noble Gratien Gê- 
niez de TAngle. 

IV. Mathieu-Paul de Cugnac, seigneur de Giversac, 
a'allia, en 1654, à Anne Ebrard de Saint-Sulpice. Il en eut : 

1 .* Louis-Christophe de Cugnac, comte de Giversac, 
marié, en 1681, à Marie- Anne de Beaupoil de 
Saint* Aulaire (iji fille de Bon-François, marquis 
de Lanmari, premier écuyer du prince de Condé 
et mestre-de*camp de cavalerie, et d'Anne de la 
Roche-Aimon , unte du cardinal de la Roche- 
Aimon; sa postérité a fini i Emmanuel de Cu- 
gnac, comte de Giversac, mort en 1750, sans 
enfiinu de son épouse Marguerite de Fumel, fille 
du vicomte de Fumel, mestre-de-camp de cava* 
lerie, et d'Anne de Berthier; 

2.* Antoine, dont l'article suit : 

V. Antoine de Cuonac, seigneur de Giveisac^ fut ma- 
rié, en 1687 , à Marie de Vervais, dame de Pérille, 
mère de: 

VI. Jean-Louis de Cugnac, qui a épousé, en 1720, 
Marie du Faurede Rouffilhac, dont: 

f .* Antoine-François, qui suit; 
2.* Emmanuel de Cugnac, né en 1729, sacré évéque 
de Lectoure le 7 septembre 1772, député à Tas- 



» Les grtnds offidert de J« couronne 4 généalogie de Bosopoîl. 



ifO DE CUGNAC. 

semblée générale du clergé de France en 1788 
et mort en 1 800. 

VII. Antoine- François de Cughac, comte de GiversaCp 
seigneur de Sermet et <;hef du nom et armes de sa mai«- 
son^ mousquetaire du roi dans la première compagnie, 
en 1745; marié» en 1753, à Marie de Lostanges, fille de 
Louis-Emmanuel, marquis de Saint- Al vaire, gouverneur 
et sénéchal de Quercy, et de Marie de Larmandie de 
Longua. II eut entre autres enfants: 

VIII. Emmanuel de Cugnac^ comte de Giversac^ sei- 
gneur de Sermet en Agenois, de Limenil^ Fondelain^ etc., 
capitaine de cavalerie dans le régiment de Bekunce; 
allié, en 1779, à N.... 'du Bouz^t, fille du marquis de 
Marin. Il a eu Thonneur d'être présenté au roi et à la &miik 
rovale en 1784, et a fait ses preuves devant Chérin, gé- 
néalogiste des ordres, pour monter dans les carrosses et 
chasser avec sa majesté. lia six enfants de son mariage : 

t.* Philibert, qui suit; 

2.* Théodore, non marié en 18 1 3; il a servi sous S. 
A. R. le duc d^Angouléme, en 18 14; 

3.* Louise, mariée à Hubert de Brivaaac, fib du 
comte de Brivasac, chef d*escadron dans le régi- 
ment de la Reine; 

4.* Une autre fille^ alliée à N.... de la Roque, d'une 
ancienne noblesse du comté d'Armagnac ; 

5^ et &" Deux filles. 

IX. Philibert de Cugnac^ né en 1785; il a servi sous 
S. A. R. M. le duc d'Angouléme^ en 1814, et a épousé^ en 
1812, demoiselle Elise de Solages, d'une ancienne no- 
blesse de Roûergue. Il a un fils né en 18 1 5. 

SECONDE BRANCHE, établie en Flandres. 

III. Perrot de Cugnac^ second fils de Marc et de Po- 
lixène de Durfort^ fut seigneur de Tourandel. Il épousa, 
en i633, Marie de Gontaut de Saint*Geniez, qui le fit 
père de: 

IV. Henri de Cugnac, mariée en i658jà Marie d'Ab* 
zac de la Douze, mère de : 

V. Charles de Cugnac , seigneur de Tourondel, qui 
épousa, le 4 janvier 1694, Madeleine de Gontaut de 
Saint-Geaiez, sa parente, dont sont issus : 



DE CUGNAC. lU 

I .® Antoine^ qui suit ; . 

2.* Jean de Cxign^ç, capitaine de. cavalerie dans le 
régiment de la Reine^ chev.alier de Tordre royal 
et militaire de Saint-Louis, reçu chevalier de 
Malte de minorité, en 1699; se maria, en 1734, 
à Jeanne Tardif, qui le rendit père de trois en- 
fants, tous morts en bas âge. Il a eu l'agrément, 
en se mariant, dé porter la croix de Malte , en 
faveur du zèle qu'il avait manifesté de tout temps 
pour le service de Tordre ; 

3.® Pierre de Cugnac, capitaine de cavalerie dans le 
régiment de Bourbon, chevalier de Tordre royal 
et militaire de Saint'- Louis ; 

4/ Louis Christophe de Cugnac de la Coste, capi- 
taine dans le régiment de Provence, mort sans 
alliance, comme le précédent. 

VL Antoine de Cugnac , seigneur de Tourondel , 
Trai^saies, etc., laissa de N.... de Pons de la Borie, entre. 
autres enfants : 

i.** Sébastien du Cugnac, d'abord page de S.A. S. 
monseigneurle prince de Condé, ensuite capitaine 
dans le régiment de Royal-Vaisseaux, chevalier 
de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, mort 
émigré, sans alliance, en 1800 ; 

2.® N...., dit le marquis de Cugnac, capitaine dans le 
même régiment, ensuite lieutenant du roi de la 
ville d'Antibes, où il est mort en 1806.^ Il y avait 

épousé, en 1784, N de Villeneuve- Vence , 

d^une des plus anciennes et des plus illustres mai' 
sons de Provence, alliée à la maison royale de 
France, et reconnue pour parent par les princes 
du sang^ qui signent comme tels les alliances que 
cette maison contracte» Elle vit encore en 18 14, 
et est fille d^Alexàndre de Villeneuve, marquis de 
Vence. (Voyez la généalogie de la maison de Ville- 
neuve en Provence) ; 

3 .• Pierre, qui suit ; 

4.^ t^... de Cugnac, ditTabbé de Cugnac,. reçu sur 
ses .preuves élève de Técoie royale-militaire , 
nommé vicaire-général de Tévâché d'Aire, député 
ensuite à l'assemblée générale du clergé de France, 
tenue en 1788 ; est existant en 1816 ; 



112 D£ CUGNAC. 

5/ Une fille, morte en 1809, religieuse i Fougoulfier. 

VII. Pierre de Cognac, dit le vicomte de Cugnac, né 
en 1755^ entré au service en 1767, successivement soui- 
aide-major ^ lieutenant et capitaine dans le régiment de 
Royal-Vaisseaux, chevaKer de l'ordre royal et militaire 
de Saint- Louis, fut pourvu, en 1788, de l'office de lieu- 
tenant des maréchaux de France, à Lille en Flandres, où 
il a épousé, en 1781, Marie-Thérèse- Josephe du Toict, 
d'une famille originaire d'Espagne, oti elle était connue 
sous le nom del Tecio ; il s'est émigré, et a fait toutes 
les campagnes des princes. Il a de son mariage : 

VIII. Sébastien-Marie-Jules-Henri db Cugnac, né le 
21 septembre 1786, a servi plusieurs années dans la ca- 
valerie; il était volontaire royal en 18 14, et a épousé, 
le 24 février 181 3, Anne-Françoise de Chaton, sa cou- 
sine-germaine, fille de Henri- René de Chaton , ancien 
gentilhomme des états de Breugne, et d^Elisabeth du 
Toict. 

Branche des marquis de Dampierre. 

Cette branche et celle du Bourdet, rapportée plus bas, 
ont, selon une tradition constante, une tige commune 
avec celle de Giversac, et sortent toutes deux du Péri- 
gord; mais on ignore l'époque de leur séparation. La 
filiation suivie des marquis de Dampierre commence à : 

I. Antoine de Cugnac, chevalier, seigneur de Dam- 
pierre, en Beauce, chambellan du roi Charles VII, né 
en 1397; mort en 1454; eut de Jeanne le Brun, son 
épouse: 

II. Pierre de Cugnac, seigneur de Dampierre , con- 
seiller et chambellan du roi Louis XI, marié à Jeanne de 
Prunelé, d'une maison de Beauce d^ancienne chevalerie ; 
elle testa en 1484, et eut de son mariage : 

I.* Antoine, qui suit: 

2.* Une fille, mariée à Jean de Mornay, seigneur 
d'Achères. 

IIL Antoine de Cugnac, II* du nom, seigneur de 
Dampierre , premier maître-d'hôtd du roi Louis XII , 
eut de Marguerite de Momay, son épouse : 

t .* Antoine, qui suit ; 

2.* Anne de Cugnac, mariée à Jeanne de Blosset, sei- 



DE CUGNAC Il3 

gheur et baron de Torcy. Il est sorti de ce ma- 
riage un fils et deux fiHes. Le garcofV têt devenu 
maréchal de camp et cbevatîer du Saint-Esprit. 
Claude^ Vaînee des âHes^ était une des plus belles 
femmes de la cour de François I" ; elle épousa, 
en ï53o/LouîsdeMontberoh, seigneur dô Fôn- 
taine-Chakndray, en Angouiïiois, d'une ancienne 
maison qui a donné un nlaréchal de France et un 
chevalier des ordres. Françoise , la seconde des 
filles, eut un fils naturel de Léonof d'Orléans (i) 
de Longueville, marquis de Rothelin , nommé 
Fraitçois de Longueville, auteur des marquis de 
Roihelin ; elle était alors veuve de Jean de Bri- 
queville, seigneur de Colom bières, frère de Fran- 
çois de Briqueville, l'un de) plus célèbres guer- 
riers de soil siècle, d'où sont sortis le^ marquis de 
la Luzerne. (Voyez la Chésnaye-des-Bôis, articles 
Blosset, BriqûeVille, etc.) 

IV. Antoine de Cugnac, III^ du nom, chevalier, sej* 
gneur de Dampierre , baron d'Imonville , grand-maître 
des eaux. et forêts de POrléanaîs, s'allia avec Marie du 
Lac, fille de Lancelot du Lac, seigneur de Cbemerolles, 
et de Louise de Coligny, sœur de Gaspard de Cbligny, 
ÏIV du nom, maréchal de' France, et petite-fille du cé- 
lèbre Gaspard de Coligny, amiral de France, tué à Paris, 
au massacre de la Saiilt-Barthélertly, en* 1572. Leurs en- 
fants furent : 

I ,^ François, qui suit ; 

a.** Louis de Cugnac^ baron d'Inbonville, auteur d'un 
rameau rappi6rté à la fij). 

V. François de Cugn^ic, !•' du nom , chevalier , sei- 
gneur de Dampierre^ décéda en 1546 ; il avait épousé 
Jeanne Davy, dame de Saint-Peravi et d'Huîsseau, dont 
il eut 3 

I .* François, qui suit ; 

2.* Paul de Gugtiac, marié à Antoinette dé Prie (2), 



'1.1, ' ■ ^ '- ^' 't 



(i) Voyez dans les grands officiers delà coaroilneTa généalogie de la 
maison de Bourbon, branche d'Orléans. 

(2) Voyez le même ouvrage, généalogie de la maison de Prie, article 
d«# gflHids arbafâtriers de France. 

8. U 



114 DE CUGNAC 

d'une illastre &mille du Nivernais, qui a fourni 
un cardinal en i5o6^ un grand-mattre des arbalé- 
triers et plusieurs cordons bleus. Us n'eurent 
point d'enfants de leur mariage. ' 

VI. François de Cugnac , II* du nom, eq faveur de 
qui la seigneurie de Dampierre fut érigée en baronnie, 
par lettres du 9 février iSçS, enregistrées le 7 mai sui- 
vant, avec permission de se qualifier premief* baron du 
comté de Gyen, baron de Dampierre et d'Huisseau, con- 
seiller d^état d'épée, capitaine de cinquante hommes 
d'armes des ordonnances , lieutenant-général au gouver- 
nement de rOrléanaiSy maréchal des camps et armées du 
roi , reçu chevalier du Saint-Esprit le 7 janvier iSpS, 
mourut le 5 novembre 161 5. Il avait épousé, i.^Gasparde 
de Boucard , fille unique de François de Boucard et de 
Marie de Martini (ij ; et 2.* le 4 novembre iSgS, Anne 
le Loup de Beauvoir, fille de Christophe, seigneur de 
Bellenave, de Pierre-Brune et de Beauvoir , et de Claude 
Malain. Ses enfanu furent : 

Du premier lit: 

I .* Henri de Cugnac, mort à quinze ans, en i Sg 2 ; 

2* François, baron de Dampierre, lieutenant-géné- 
ral au gouvernement de l'Orléanais, marié à Ga- 
brielle de Popillon du Ryau, qui le rendit père de 
Françoise de Cugnac, femme, en i632, d'Edme 
de la Châtre, comte de Nançay, grand-mattre de 
la garde-robe du roi et colonel-général des Suisses 
et Grisons, dont la fille, Louise-Antoinette de la 
Châtre, dame du palais de la reine , épousa , en 
i653, Louis de Crevant d' H umières, IV* dunom^ 
duc d'Humières, chevalier des ordres du roi et 
maréchal de France, dont la fille, Marie-Thérise 
de Crévant-d'Humières, fut mariée, le 10 février 
1677, ^ ^^^ ^^ Gand, dit Villain, prince d'Iseng- 
bien, père de Louis de Gand de Mérode de Mont- 
morency , prince d'Isenghien , comte du Saint- 
Empire, chevalier des ordres du roi et maréchal 
de France. (Voyez HmoÈan et la Ciutiie, dans 
la Chesnaye) ; 



(OFnmçoit de Boucat était chef de rsrtilierie du parti Hugoaooi» 



DE CÛGNAC. itS 

Du second lit: 

3.* Antoine^ qui suit; 

4.* Paul, chevalier de Malte, mort en 16x1; 

5.* Marie-Diane, mariée, en 1609, à Léonor de Ra- 

butin, comte de Bussy, père du célèbre Bussy- 

Rabutin, qui s'est rendu illustre par sa valeur et 

ses écrits; 
6.* Aimée de Cugnac, femme de Claude, seigneur de 

Patbay et baron de Rereau ; 

7.* Charlotte, morte le 10 novembre 1608, en re- 
ligion. 

VIL Antoine db Cugnac, IV* du nom de sa branche, 
eo ftveur de qui la baronnie de Dampierre fut e'rigée en 
marquisat, par lettres de 161 6 , cnr^istrées la même 
année, maïquis de Dampierre, baron d'Huisseau, con- 
seiller d'état, mort en 1666, avait épousé Madeleine de 
Tixier, fille d'Amar , seigneur de Brie , et de Françoise 
Harault de tarais, dont il eut : 

I .* Paul, mort jeunç ; 

a.* François, qui suit; 

3/ Anne, femme i.* de Michel Champront, conseiller 
au parlement ; 2."* de Louis le Cordier, marquis 
de Tronc ; 

4«* Marie de Cugnac, femme de Jean-Louis, >:omte 
de Béon-Luxembourg dont Taleule maternelle , 
Louise de Luxembourg, était de l'ancienne mai- 
son de ce nom, l'une des plus illustres et des plus 
puissantes de l'Europe, laquelle a donné quatre 
empereurs i l'Allemagne, trois de Bohême et de 
Hongrie, six reines, dont une impératrice d'occi- 
dent, et plusieurs princesses qui ont illustré les 
maisons auxquelles elles se sont alliées. Le comte 
de Béon n'a laissé qu'un fils de son mariage, mort 
sans enCanu de son épouse Anne - Dorothée du 
Hautoy. 

VIII. François, III* du nom, marquis db Cuckac, ba- 
lOQ d'Huisseau, mort le ai septembre 1680, fut marié, 
en 1664, à Anne de Cugnac, dame de Richarville, fiUe 
de Gabriel de Cugnac et de Marguerite de. Véiail. De ce 
mariage sortirent : 



It8 DE CUGNAC 

arrière-petit-fils de Louis de la TrémouUky l'iin 
des plus célèbres guerriers de son temps^ et qu'on 
a surnommé le chevalier sans reproche ( i ). Louise 
de Cugnac^ la seconde fille, a épousé^ en 1 58o , 
Louis du Bosci seigneur d'Epinoy. 

VI. Paul DB CuGKACj chevalier^ baron d'Imonyille, 
s'allia avec Anne Hurault, fille de Jean-Hurault, II* du 
nom^ seigneur de Bois*TaiIié, et de Bonne^ conseiller 
d'état et ambassadeur à Constantinople pour le roi 
Henri III (2). De ce mariage sont issus treize entants 
qui suivent. Paul de Cugnac mourut en 161 5, à Paris, 
oti il avait été député par la noblesse du pays Chartrain^ 
pour assister aux états généraux qu'on venait de convo- 

Îuer. Il fut inhumé dans le chœur de l'église de Notre- 
>ame-du-Mont : 

I.* Paul, mort à vingt ans; 
2.* Louis de Cugnac, chevalier de Malte; 
3.* François, baron d'Imonville, qui suit ; 
4.* Charles, mort au siège de Montpellier ; 
5.* Philippe, chanoine à Téglise de Chartres ; 
6.*^ Andi^, aussi religieux ; 

7.* Gabriel de Cugnac, seigipir de Richarville, ma* 
rié à Marguerite de Yérait; ' 

8.* Marie, femme d'Edme de Prunelé, sieur de Mé> 
ninville ; 

9.* Anne de Cugnac, épouse de Charles, seigneur 

de Poiloue ; 
10.* Jeanne , épouse de Jérôme *du Luc, sieur de 

Fontenay ; 
1 1 • Fançoise de Cugnac, épouse d'Alexandre de 

Fourcroy^ écuyer, sieur du Bois de ViOiers; 
12.* Elisabeth, ^ ,. • . 
,3.« Louise, i «I»8»«»«»- 

Vil. François ob Cuomac» chevalier, baron dimon- 
YiUe, épousa Louise de Paviot, fille de Charles de Pa» 
viot , seigneur de Boissy-leSec , et de Marie de Roche- 
chouan, sa femme. De cette alliance sortit : 



( I ) Voytt le pire Anselme, généalogie delt mttson deUTrémouille. 
( a ) Orandt officiers de la couronne, généalogie de ta maison dTIurault. 



DE CUGNAa Tig 

VI IL François- Philippe de Cugnac, baron d'Imon- 
ville, seigneur deJouy^ père^ par Elisabeth de Morain- 
vilie^ d'Elisabeth de Cugnac^ mariée^ en 1692, à Louis 
de Rochechouart, seigneur de Montigny, d*une des plus 
anciennes et des plus illustres maisons du royaume (i). 
Leur postérité subsiste. 

Barons de Veuilly, éteints. 

IX. Pierre de Cugnac^ second fils de François Fil et 
d'Anne de Cugnac^ chevalier^ seigneur et baron de 
Veuilly en Galvesse, généralité de Soissons, mort le 5 
novembre 1745, avait épousé, en 1707, Marie-Ânne de 
Vassan , d'une ancienne noblesse de Valois , laquelle 
mourut en 1755, à soixante-onze ans^ laissant: 

X. Aimé Gabriel de Cugnac^ marquis de Cugnac de 
Dampierre, chevalier, seigneur et baron de Veuilly, en- 
seigne^ puis sous-lieutenant au régiment des Gardes- 
FrançaiseSy mort le 17 novembre 1758, âgé de quarante- 
sept ans. Il avait épousé, en 1728^ Jeanne- Marie-Joseph- 
de Guyon, nièce de la duchesse de Sully , qui l'avait 
£aite sa légataire universelle. De ce mariage sont issues: 

I.® Anne-Madeleine de Cugnac, mariée au marquis 
d'Escars; 

2.<^ Marie-Louise , mariée à N.... de Forget du Vol, 
capitaine général de la fauconnerie du roi; 

J.® Henriette-Diane, née en 1734, mariée au mar- 
quis de Saint-Exupéri. 

Branche des seigneurs du Bourdet , établie en Poitou. 

Cette branche, à l'origine de laquelle on ne peut re- 
inonter, sort, comme les autres, du château de Cugnac, 
situé en Périgord, et remonte sa filiation à : 

L Jean de Cognac, vivant en 1480; il était seigneur 
de Caussade, Cbaban, Florimond^ Vimenier et du Bosc- 
Calrigure ^ viguier de la ville de Périgueux , et son 
épouse Marguerite Vigière. Ils marièrent, en i5oi, 
leur fils : 



(i) Dictionnaire de Moréri, généalogie de la maison de Rochechouart. 



jSO ^£ CUGUAC 

IL fean m Cughac, II* du nom, à Philippe de Sili- 
goac de la Motte^Féoelon, doot naquirent : 

III. JeanDB CugnaCj III* du nonij seigneur de Cau»^ 
sade, etc., père en ;544, par Isabeau de Galard, i.* de 
Geoffroy, et 2.* de Gabriel de Cugnac. II n'est bit men^ 
tion que du premier : 

IV. Geoffroy DE Cugnac e'pousa, en i582 , Jacquette 
du Bosc ; ils eurent pour fils : 

I .* Charles» qui suit ; 

2.^ Jean, dont on ignore le sort; . 

3/ Une fille nomme'e Suzaiine, q^i apporta la terre 
de Caussade dans la maison de la Mart^onie, par 
son mariage avec Armand de la Martbonie^ auteur 
de la branche de la Marthonie-Caussade. 

V. Cbarl^s DsCuGHic, I*' du nom, époui^, en i6it, 
N....de Rançonoet de Poligaac, et de Marthe de Ray* 
mond; elle était soeur de Marie df Rançonnet de N<Mraa^ 
mari^, en ^609, i t,ouis de Galard de Brassac de Beani. 
JUeiur fils fut; 

VI. Charles de Cugnac, II* du nom, quitta le Péri- 
gottl pour aller habiter le Poitou, où il devint seigneur 
du Bourdet, par son mariage, en 1647, avec Catherine 
Acarie, dame du Bourdet, issue d'une ancienne famille 
alliée à plusieurs grandes maisons du royaume , entre 
fMSties avec celle de Rochechouart , dont une franche 
connue sous le nom de Rodiecbonart*iars, aeigneurs du 
Bourdet , a possédé long-temps la terre de ce nom. Les 
enfonts de Charles de Cugnac et de Catherine Acarie du 
Bourdet sont: 

I.® Jean-Xx>u^Sy qui suit; 

2.* Charles de Cugnac, marié en Picardie , père de 
Louis de Cugnac du Bourdet , successivement offi- 
cier dans un riment d'iolinterie , lientenant- 
cofenel , avec xaog de colonel, dans le régimcttt 
de Bourboniuis» chevalier de l'ordre royal ce hup 
litaire de Saint-Louis, nommé brigadier dea ar- 
mées du roi le 20 février 1761, et marédial de 
camp le 16 avrit 1767. Ses services furent récom- 
pensés de la place de lieutenant de roi de la ville 
de Saint*Omer, où il est mort sai^s posténté. 



VU . Jean^Louis w Cumji: dit te marquis i>i5 B wr- 
piT^ était, en 168O9 ctpittine dam k régûsuuit d«s Fu^ 
6iliei$ diU roi, et en s 689 exempt daos la dmxi^iBe com^ 
pagnîe dt^ Gardes-du-Corps. On voit dans THialoire de la 
maison dii roi qu'il se distingua^ en i6gi, k la bataillt 
de L^uzfi» U est mort ayant à peiae quarante ans , ise 
reodant à Paris^ auprès de madame 4e Maiotenon. Il 
s'était marié, en 1680, avec Antoinette de Chât^uMiif 
qui le rendit père de : 

I ^ Gaspard-Louis-Philippe de Cugnac, marquis du 
Bourdet, né en 1681^ mort en 1761^ sans alliance. 
U avait commencé par être page 4e Louis XIV, 
wr ses preuves faites en 1697; eut, en 1700^ u;^ 
bâton d'exempt dans les Gardes-du-Corps, obtint 
un régiment en 1706, Taid^majorité de la sp- 
cpnde compagnie des Gardes^du «Corps «ça 17.^» 
une lieuteciapce eja 1732 , fut noffjo^ brigadier eç 
J734^etmanéchaldescampsetarméesdu roi en 1738; 
?.* Louis-Paul-Philippe, dont Tarticle sî^jit. 

VUL Louîs-Paul-Philippe* de Cugnac, seigneur du 
Bourdet, épousa, en 1735, Marie- Angélique de Ran- 
ques, et laissa pour fils : 

IX. Loqijs-Phiiippe de Cugnac^ seigneur du Bourd^t , 
qui épousa, ei) 1775 , Marie-Madeleine-Alexandrine dp 
Razes d^Auzances ; ii mourut en iBio, laissant : 

I .* JuIes*EaiJliea, qui suit; 

2.* N...., mariée au seigneur de Mougon , d'une an- 
cienne maison du Poitou : 

3.* Atexandrine de Cugnac, marîécft N.... de Mon- 
ttier, seigneur d'AvaiUes. 

X. Jules Emilien de Cugnac, né en ^733^ a été dép^té 
au commencement de j8i5 à Beaupré près de monseigneur 
le duc de Bourbon^ par la garde royale de son départe* 
ment, pour offrir à ce prince leurs services; il a épousé , 
en 181 3, demoiselle Aglaé de Maynard, dont deux filles ^ 
Taînée^ née en juin 18 14, décédée; elle fut tenue sur les 
fonts par le marquis de Cugnac-Dampierre et par la 
comtesse de Maynard son aïeule. La seconde est née le 
I*' mars 1816. On la nomme Marîe-Françoise-Aglaé. La 
filiatîoa de cette btanicbe esit copiée soc les preuves pro- 
duites ««i 1697 par Ga^pard-LoiûsrPhilippe de Cugnac du 
Bourdet, pour entrer aux pages. 



122 CANEVARO. 

Il est parlé d« cette ancienne raaiion dans k Diction- 
naire des Gaules, in-fol«, tome 2, au mot DAMPHnats; 
• dans le Dictionnaire de la noblesse, in-4*, tome 5^ an 
mot CuGNAC^ et enfin dans les grands officiers de la cou- 
ronne tome 9, page iio, où Ton traite des chevaliers de 
Tordre du Saint-Esprit. Il n'existe point d^autres bran- 
ches de cette maison, que celles indiquées dans cette gie- 
néalogie. 

Armes: « Gironné d'argent et de gueules ». 



CANEVARO, fiimille noble, originaire de Gènes. Le 
nom de Canevaro se trouve inscrit, dès l'an 1621, dans la 
liste des nobles de cette Réf^ublique. On peut consulter : 
Della-Floria di Genova, trattato di Vorms fine a la paee 
Daguisgrana libri 4, oii Ton voit qu'un Canevaro, séna- 
teur, se distingua par la manière dont il défendit son 
pays en 1744; de'fensedans laquelle il périt: il fut enterré 
avec la plus grande pompe dans la cathédrale. Le comte 
de Broglie et tous les officiers de l'armée françaiseï qui se 
trouvaient alors sous ses ordres, rendirent à ce Canevaro 
les plus grands honneurs funèbres. On peut voir aussi la 
Bitta Genova, it* i5. 



I. Jacques- Antoine Canevaro, fils. du précèdent, marié 
à noble Marie-Rose- Françoise Turiani, a laissé: 

IL Grégoire-Barthdemi Canbvako, né le 7 mars 1761 , 
chef de cohorte de la quatrième, légion de la garde natio* 
nale du département de la Seine-Inférieure et membre do 
collège électoral ; il a épousé, le 14 septembre 1794 , 
Marie-Magdeleine-Paule-Françoise Baudri de Goustemes* 
nil et autres lieux, mariée à Marie-Madeleine de Tous- 
sdle, dont sont venus : 

I .* Jean-François-Henri de Canevaro, né le 4 avril 

1797, atuché à l'ambassade d'Angleterrej comme 

secrétaire surnuméraire, 1 8 1 6 ; 
3.* Pauline- Françoise Canevaro, née le 10 août 1795, 

qui a épousé dharles-Auguste d'Ambrin de Cal* 

mesnil ; 
3.* Adèle- Victorine Canevaro, née le ai juillet 1800. 

Par lettres patentes de S. M., délivrées par le chancelier 
de France, le 3i janvier 18 1 5, Barthdemi Canevaro a été 
naturalisé Français. 



DE COURTIN» 123 

Il existe encore à Gènes, deux daines Canevaro : la pre- 
mière a épousé un Balbi, et la seconde un Fransoni. 

Armes : « D'argent, à un arbre terrassé de sinople, 
s adextré en chef d'une étoile de gueules et en pointe 
» d'un lévrier rampant contourné de sable : couronne de 
s marquis ». 



COURTIN. Maison qui, suivant Thistoire généalo- 
gique de la noblesse de Touraine et pays circonvoisins^ 
par M. le chevalier de L'Hermite-Soulier, gentilhomme 
ordinaire de la chambre du Roi (édition de 1669 avec pri- 
vilège)^ est sortie de l'ancien château de Sougé-le-Cour- 
tin, situé dans la paroisse de Sougé, province du Maine^ terre 
que cette famille a possédée pendant plus de quatre siècles. 

Les premiers seigneurs sont qualifiés chevaliers et en 
plusieurs titres et cartulaires milites et nobiles viri 
armigeri. 

Cette famille, distinguée dans la robe et dans l'épée, a 
formé des alliances avec les maisons les plus titrées de la 
province de Touraine, du Maine et autres. 

Elle a fourni des abbés de Gastine, des chanoines de 
l'église de Saint-Martin de Tours, dans laquelle ils T^nt 
laissé plusieurs marques de leur piété, ainsi qu'il appert 
par les registres capitulaires de cette église , oti se célé- 
brait tous les jours la messe de Courtin : elle a aussi fourni 
plusieurs ambassadeurs de France auprès des coufs étran- 
gères, des lieutenants du roi, des gouverneurs et des 
intendants de provinces, des conseillers d'état en tous les 
conseils, des maîtres d'hôtel du roi, des écuyers du prince, 
et de mesdames de France, etc. etc. 

Plusieurs ont obtenu des rois et des princes du sang 
diverses lettres de récompense de leurs longs et bons ser- 
vices, et ont joui des honneurs de la cour, ayant fait diffé- 
rentes fois leurs preuves de noblesse, et notamment mes- 
sire Bérenger-François, vicomte de Courtin , chevalier , 
lieutenant-colonel dlnfanterie, chevalier de. l'ordre royal 
et militaire de Saint-Louis, qui , au mois de décembre 
1785, fit ses preuves de noblesse, pour avoir l'honneur 
de monter dans les carrosses de S. M. et de la suivre à la 
chass^;, ainsi qu'il appert par la copie délivrée le 10 no- 
vembre 1789, sur la minute conservée au cabinet des or- 
dres du roi, par le conseiller de S. M. en sa cour des 
aides, généalogiste de ses ordres, garde des titres, ma- 



ia4 ^^ COIfATIIf. 

miacritt et IWn» imftitoh, «goéç Ckérkt^ mn * den»iis 

le cachet. 
X^4erajeG6 seigo^u^ d^ $9Mgi^-le*CQiurf!ii| furent : 

I. Jean de Courtin^ I*' da nom, chevalier^ qualifié 
dans les anciens titres sire de Sougé, et dans les cartu- 
laites miles. Il vivait l'an i35o, et fit un acquêt de rentes 
pour ladite terre de Sougé-4e-G>ttrtîfl, par-devant Bour- 
cier^ nptaire^ le vendredi d'après la Saini-Marc de l'an > 39 1 . 
Il rendit des services importants au duc d'Orl&ns^ et fut 
tué dans les guerres des Anglais^ suivant des lettres de 
récompense accordées le 9 février iBçâ, par ce prince à 
son jSlsmessire Jean-Pierre de Courtin, chevalier, qui a 
continué sa branche. Jean de Courtin eût pour enfimts : 

I .* Mathieu de Couriin , chevalier , seigneur de 
jSpugé-(e-Couitin « épousa demoiselle Harie d'O- 
fWgCf et fit son testament, dans lequel H est 
qualifié nobilis vir armiger; et dans plusieurs au- 
tre? titres ndl^s, et par lequel il fit plusieurs fon- 
4fttion$^ et donne â Jean-Pierre de Courtin^ aon 
frère puîné, son partage et sa propriété, ea ^es 
termes : Do jure hcereditario, nobili viro Joman 
Petro Courtin armigerOyfratri m^ iepercharis^ 
simOj testiam suam plenariam vof^miatem, fjn* 
quim de suis rébus prçjpriis. {1 ne laissa que deuj^ 
filles; 

a. AUette , mariée i .* à messire Jean de Champ- 
Manche , chevalier , ^igneur de la Bourlièic, 
duquel mariage sont issus ; 1 .® Renée de Champ* 
de-Manche, femme xk noble et de puissant sei- 
gneur Louis de la Pallu ; a/ à messire Robin de 
la Fontaine^ chevalier, fils de messire Guillaume 
de la Fpntaine, et de dame Péronnelle de Chaa- 
peigné; 

b. Jeanne de Courtin, mariée à messire la^Ms 
de Beif, chevalier* 

%.• Jean-Pierre, dont Tarticle suit ; 

3.* Guillaume de Courtin, prêtre ; ^ 

4.* Marie de Courtin, qui n'a pas été mariée. 

II. Jean-Pierre de Courtim, chevalier ^ seigneur de 
5ougé*le"Courtinj fut archer du corps de la compagnie 
ila duc d'Orléans, servit contre les Anglais, et reçut de ce 
prince, en récompense de ses services et de ceux de son 



pire, une penaîon db >aa Kv. tournois^ jm l^tt-é^ du 9 
férwmt 1396. R ^um dttnoiscUe Marie Gilton-d*Assé, et 
fit son testament le 9 février 1)98^ Set enfiMDts forent : 

I .^ Pierre de Courtin^ dont l'article suit ; . 

2.*0ervais deCburtin^ qui forme la seconde branche 
relatée pirge laS. 

3/ Jean*Michel de Courtin, qui (ormo, la troisième 
branche^ rapportée pfes lora, laqaefle est la bran- 
che ainée ac^ttielle par retthictfon des dôox pre- 
mière»; 

4%* Jacque»dêûouf!Sn'^ chevalier^ mort feutie en 141 5 ; 

5.* Louis de Courtin, chevalier, qui a eu pour femme 
iac^ù€li<llè Ptottst^ de laquelle il n'eut poirrc d'en- 
fcflt»; 

6.* Jean de Courtin^ qui forme la huitième branche, 
rapportée page 144. 

7.* Ambroise de Courtin^ mariée â messire de Bou- 
chères, Chevalier. 

ni. Pierre db G)URTiN,chevalier, époosa Jea«Me de la 
Barre, de laquelle il laissa : 

1/ Hugues, qui suit ; 

a.*^ Jeanne, mariée à Jean de Valéei chevalief ; 
3«* Marie Courtin, fiUe d'boiuieiir de la felne, sous 
Charles VL 

fV. Hugues fiR CouRtm, écuyer , conseiller et auditeur 
des comptes de M. de Bourbon, ainsi qu'il appert par un 
acfc da 4 août 1457, époosa, 1 .* Magdeieine fiudé ; i.« Fran- 
çoise ib Ligny. Ses enfants fttrem : 

I •* Gilles, clerc des comptes du roi ', 

2.* Pierre, seigneur derHostel en Anjou, chanoine 

de Bayeus et de Notre-Dame de Paris ; 
3.* Martin^ dont l'article suit; 
4.* Guillaume, qui partagea avec se^ fnires, le 5 

janvier 1488. 

V. Martin m Courtim, sçigneur de Pomponne, de la 
VîUeiicttve^ etc. , qualifié en phlsiaun litm» chevalier^ 
secrétaire du roi et greffier de son trésor ; cm dépeint dans 
aa chapeUede Pomponna, où il fut iobuiaéy vêtu d'une robe 
fooge, répée au côcé» etc. II laissa d'Isabeau de Thu- 
mery, sa iemme : 

I • Jeao^ dont Tankle suit ; 



ia6 D£ COURTIH 

2.* Louis, coiiseiUer<Ierc au parlement ; 
3.* Catherine de Courtin, femme de Françob Heben, 
écuyer, seigneur de Brau. 

VI. Jean de Courtin, II* du nom, chevalier, seigneur 
de Pomponne, maître des comptes , ëpousa Marguerite 
Conan, dont il eut : 

i.*^ Louis, mort sans enfants; 

2.® Guillaume, dont l'article suit; 

3.*^ Ambroise, mariée à Nicolas de Hacqueville, che- 
valier, seigneur de Gai^ges, d'Atiicby, etc. , con- 
seiller au parlement ; 

4.® Marie de Courtin, femme de Pierre Graann, che- 
valier, seigneur d'Ablon, aussi conseiller au par» 
lement. 

VII. Guillaume de Courtin, !•' du nom, écuyer, 
seigneur de Gournay, secrétaire du roi, épousa noble 
demoiselle Geneviève du Bois, dame de Hosay. De ce 
mariage sont issus : 

I .* Jean de Courtin ; 

2.* N...., maître des comptes, mort sans alliance; 

3.* Guillaume, dont Tarticle suit ; 

4.* Jean, seigneur de Gournay, gouverneur et bailli 
d'épée de Guise , secrétaire du roi , qui épousa , le 
29 août 1 545, Madeleine Budé, dame du Bots-k- 
Vicomte, dont : 

a. Guillaume , seigneur de Gournay et du Bois- 
le-Vicomte , conseiller du roi et auditeur des 
comptes, mort sans hoirs ; 

b. Jean, chanoine de Qermont ; 

c. Gaston, père de Maximilien, qui n'a laissé que 
des filles ; 

d. Pierre, écuyer, seigneur de l'Hostel du Bois, 
qui épousa Diane de Mary, sous-gouvemante 
des enfants de France, dont il n'eut que deux 
filles : I .* Jeanne , femme de Pierre Testart , 
écuyer; 2.* Madeleine, fenune de Jean d*Au- 
busson, chevalier; 

e. Geneviève, qui épousa, le 16 août i55i, Ar- 
nould le Court, écuyer, seigneur du Chesnay ; 

f. Françoise de Courtin, femme, i.*de Gilles Bau- 
lart, écuyer ; 2.* de Jérôme d'Escamain, écuyer. 



I 



DE COURTIN. 127 

5.* Geneviève de G>artin, femme de Claude^ Anjo- 
rant, chevalier, seigneur de Qaye et de Patigny, 
conseiller au périraient. 

VII L Guillaume db Courtin, II* du nom, chevalier, 
seigneur du Bas-Rosay, épousa, vers Tan i538, Anne le 
Cirier, fille de Robert et de Marie de Moulisseau, dont : 

I .* Jean, dont l'article suit ; 

2.* Marie de Courtin , femme de Claude Larcher, 
chevalier, conseiller au parlement. 

IX. Jean DE CocjRTiN, III* du nom, chevalier, seigneur 
de Rozay, conseiller du roi en ses conseils et doyen en son 
parlement, épousa Marie Hennequin, fille de Dreux Hen- 
nequin, chevalier, seigneur d'Assy, président en la chambre 
des comptes, et de Marie Nicolaï. De ce mariage sont 
issus : 

I .• François, dont l'article suit ; 

2.* René, chevalier, seigneur de Villiers et autres 
lieux, maître des requêtes et ambassadeur pour Sa 
Majesté vers la république de Venise, qui laissa de 
son mariage avec Marguerite-Françoise Bitault, 
fille de François, chevalier, seigneur de Chisay et 
de Vaille, maître des requêtes : 

a. Marc, chevalier, seigneur de Villiers, capitaine 
au régiment des gardes, puis des chevau- légers 

. de la Reine ; 

b. René, chevalier, mort jeune ; 

c. Charles de Courtin, abbé ; 

d. Marie, femme de Jacques Jubert, chevalier, 
marquis du Thil et autres lieux, maître des 
requêtes ; 

e. Anne, | religieuses à Pabbaye de Long- 

f. Isabeau, { champ; 

3.* Dreux, chevalier de Saint-Jean de Jérusalem , 
commandeur de Vaubour et de Trépigny ; 

4.* Aimard de Courtin, mort jeune ; 

5.* AchiUesy chevalier, comte des Mesnues, conseiller 
d'éut, puis maître des requêtes, qui laissa de 
Marie Banntin, fille d'Honoré, chevalier, président 
en la chambre des comptes ; 
a. Charles, comte des Mesnues, lieutenant de la 
Mestre-de-Carop de la cavalerie légère ; 



raS D£ CDURTIN. 

b. Honoré^ chevalier, comte des Mesnues, maître 
des requêtes, intemlam de Picaidie et du pays 
d'Artois, puis ambassadeur eatraordtnaire près 
la cour de Londres, qui ne laissa de Marie- 
Elisabeth le Gras, son époase, qu'un fils et plu- 
sieurs filles^ morts jeunes ; 
6.^ Anne de Courtin, femme i.* de messire de Béni- 
gne Bernard, seigneur de Bauve, maître^'hôtel 
orditiaire du roi, et de ses comptes, à Paris ; 3.* de 
Nicolas de Mouy, chevalier, marquis de Riberpré. 

X. François de Courtin, chevalier, seigneur de Bruxel- 
les, baron de Givry et autres lieux, conseiller du roi en 
ses conseils, et maître des requêtes, épousa Jeanne Les- 
calopier, sœur du président de ce nom, dont il eut : 

I .* Nicolas, dont l'article suit ; 

2.* Jean, chevalier, baron de Givry, conseiller du 
roi en ses conseils et en son parlement, qui a 
épousé Geneviève Lamy *, 

3.* Marie, épouse de René Souvré, chevalier, mar- 
quis de Renouard, fils do maréchal de Souvré; 

4.* Anne de Court in, fille de Jean-Antoine de Mesme, 
chevalier, marquis d'Irval, et de Cramail, prési- 
dent de la cour des comptes. 

XL Nicolas db Couhtui, chevalier, seigneur de Rozay, 
la Villette et de Latingny, conseiller au ici en ses conseils 
et en la grand'chambre da parlement^ époasa Françoise 
du Drac, fille d'Adrien du Drac, chevalier, vicomte 
d*Ay, baron d'Anneron, bailli de Melua, de laquelle 
il eut : 

I .* Françoise, femme de N... Hué, chevalier, sei- 
gneur de la Roque, conseiller au grand conseil ; 
2.* AnnedeCourtin, carmélite; 
3/ Geneviève de Courtin . 

SECONDE BRANCHE, 

Seigneurs de la Giraudière. 

IIL Gervais db CouaTm, chevalier, seigneur de la Gi* 
raudière, fils de Jean- Pierre, rap por té page 124, rendit 
aveu aox seigneurs de Fotitaine--Mîlon,eil 1436 et 1472, 
dans lesquels actes il est qualifié noble homme, écuyer ; il 



DE COURTIN. 129 

épousa Suzanne de la Chapelle^ fille du seigneur de la 
Coudre, en Anjou. IHeut de ce mariage : 

I.* René, dont l'article suit ; 

2.*Aliette de Q>uriin, femme de Julien Miloq^ 
écuyer. 

IV. René de Courtin, I** du nom , écuyer, seigneur 
de la Giraudière^ épousa Aliette Rènoul , fille de Jean 
Renoul et de Marie de Meaune^ dont : 

I .* René , qui suit ; 

3.* Marie, mariée à François Néron , écuyer; 

V. René DE Courtin, II* du nom, seigneur de la Gi- 
raudière, épousa, par contrat du mois de septembre 
1534, Jacquinele Bigot, fille de Jacques et de Marie 
Louet, et partagea avec François Néron, à cause de 
Marie de Courtin, sa femme, en iSBy. Il laissa de son 
mariage: 

I.* Jacques, dont l'article suit ; 

2.* Nicolas , I religieux de Saint-Aubin d'Angers, 

3.* Ambroise, i prieurs de Pincé ; 

4.* René, qui laissa de Charlotte Guerrier, sa femme : 

a. Jean , seigneur de la Hunaudière^ qui eut de 
son mariage avec Charlotte-Michel de la Roche- 
Maillet, fille de René et de Françoise de Roux 
de la Treille , entr'autres enfants , Jean , sei- 
gneur de la Hunaudaye, marié avec Esther Gail- 
lard, fille de Clovis et de Marie de Saint-Denys, 
dont, I .* Jean, seigneur de la Hunaudaye, con- 
seiller du roi , prévôt , lieutenant - criminel, 
gouverneur et capitaine de la ville et du château 
de Baugé, marié en 1 656 avec Catherine Rous- 
seau, dont une fille; a.* Hélie, quia épousé 
Charles d'Espinay, chevalier, seigneur de Cour- 
léon, de Fresné, de Pontrenault , etc. ; 

b. Jacquine, mariée à Pierre Goyet. 

5.* Anneau, qui laissa de Madeleine d'Amours, son 
épouse: 

a. Anceau, seigneur de Loustarelle, procureur du 
roi à Bauge, marié avec Catherine du Mesnil^ 
dont un fils itUgieux, et trois filles; 

b. Marie , épouse de René Baudiy , conseiller 
et avocat du roi i Baugé. 

8. 9 



l3o DE COURTIN. 

6.* Marie, ëpouse de N... de Briolay, cheTalier; 
7.* Anne de Courtin^ finnine de N... de Domagné, 
ccuycr. 

• VI. Jacques de Courtin, I*' du nom, seigneur de Boit- 
clair et de la Giraudière , épousa, en i56o, Isabeau do 
Moulinet , fille de Jean du Moulinet et de Marie Pkicë. 

De ce mariage vint : • 

VIL Maurillé' db Coitrtin, seigneur de la Giraudière, 
qui épousa, le 25 octobre i586, Julienne Ferré, de laquelle 
il laissa ; 

i.<* Jacques, dont l'article suit; 

3.* Louise, femme de Julien de Morenne» lieutenant- 
général de Sainte-Susanne« 

VIIL Jacques db Courtin, II' du "nom, écuyer, sei- 
gneur de Boisclair, conseiller du roi , bailli, juge-général 
de Sainte-Suzanne , épousa Anne Chariot , dont il eut 
Renée de Courtin, qui fut mariée, le 14 novembre i633, 
à Urbain le Pelletier, conseiller du roi, président, bailli et 
juge général de Sainte-Suzanne. 

TROISIÈME BRANCHE. 

m 

Seigneurs iTAbatans, de Neuville, de la Gohière^ de 
Vignelle , du Umqy , du Bois-de-rilè-Adam, d'A- 
vente , de Beauval , du Monsel , de Charré, de Thier- 
ville , d'Escoman , de Saunay^ d'Autry, d'Ardelotgf , 
de Theillay , d* Ussy , de Marcy , de Moriniru , de 
Rouget j etc. 

III. Jean-Michel DEG>imTiN, chevalier, seigneur d'A- 
batans et de Neuville , était sous la tutelle de son père 
Jean-Pierre, le 33 avril 1397; ^^ P^Y^t ^^ vertu d'un 
mandement du lieiifenant-général du gouverneur du du- 
ché d'Orléans, du i3 avril 1415, 18 sols parisis, pour un 
droit de rachat de la part de la succession qui lui était 
échue par le trépas de messire Jacques de Counin, che- 
valier, son firère puîné, de certaines censives tenues en 
fief de M. le duc d'Orléans. 11 est encore rappelé dans un 
acte du 10 novembre 1430. Il éuit officier atuché à la 
suite du duc d^Orléans , suivant des lettres de récom- 
pense accordées par Charles , duc d^Orléans , i ses en- 
fiants, le 35 décembre 1465. 11 mourut en Angleterre où 



DE COURTIN. l3t 

le duc était prisonnier^ et fut marié, i.* i dame d^Aba- 
uns, dont il ne laissa que deux filles, qui furent et de- 
meurèrent, après la mort de leur père, dames de ladite 
terre et seigneurie d'Abat^ns , comme venant du côté 
de leur mère; 2.* et en secondes noces, par contrat du 3 
février 1416, à Françoise-Jacqueline Prévost, dame de 
Neuville , fille de messire Jacques-Guillaume Prévost , 
chevalier, seigneur de Neuville. De ce second mariage 
sont issus: 

I .* Jean de G>urtin, chevalier, qui suit : 

2/ Etienne de G>urtin, chevalier , officier du duc 
d'Orléans; 

3/ Jeanne de Courtin , mariée i messire d'Elie de 
Q>tteblanche. 

IV. Jean de Courtim, II * du nom, chevalier, seigneur 
de Neuville, archer de la compagnie d'hommes d'armes 
de M. le comte Dunois, dont la montre fut faite le 8 août 
1455. Charles, duc d'Orléans, en récompense de ses ser- 
vices et de ceux de son père, lui fit don, et à Etienne son 
frère puîné, d^une maison sise à Blois, par lettre du 33 
décembre 1465, sous la redevance de 5 livres tournois; et 
Marie, duchesse d'Orléans, de laquelle il était écuyer 
tranchant, lui fit aussi un don, en considération de ses 
services, par lettre du 26 mars 1465. Lui et son épouse 
dame d noble demoiselle Et ien nette Liger, se firent une 
donation mutuelle de leurs biens, le 12 septembre 1489. 
Il rendit hommage de sa seigneurie de Neuville, unt en 
son nom qu'en celui de dame Jeanne de Courtin, sa sœur, 
veuve de feu messire Elie de Cotteblanche, au seigneur de 
Momay, le 1 5 décembre 1493, et eut pour enfants: 

I .* Jean de Courtin , chevalier , qui épousa dame 
Yoland Jubin, fille de messire Antoine Jubin, 
écuyer, seigneur de Lurenard et de dame Isabeau 
Guiturd, son épouse, duquel mariage sortirent des 
enfants qui, eunt en bas âge i la mort de leurs 
père et mère, furent mis sous la tutelle de leur 
grand-père maternel ; 

%.• Nicolas de Courtin, dont l'article suit; 

3.* Messine de Courtin, mariée à M. Quartier; 

4.* GuUlemette, { ^1^;^^^^. 

$.• EUennette, S ~*8«"«»- 



l32 DE COURTIN. 

V. Nicolas DE CouRTiM, chevalier, seigneur de Neu- 
ville et de la Gohière, paroisse de Fontenay, rendit bom- 
msge à messire Simon de Mornay, chevalier, seigneur 
Deschère, le 29 septembre i5oo. Il épousa, par contrat 
du 20 janvier 1478, dame Jeanne Sevin, issue d'une des 
bonnes familles d'Orléans, fille de messire Guillaume 
Sevin et de dame Marie de Berenger; il est rappelé, 
ainsi que son épouse , dans l'acte de partage &it le 
19 janvier 1 5 1 5 entre ses enfants, qui furent : 

I .* Etienne de Courtin, dont l'article suit; 

a/ Guillaume de Courtin, chevalier, compris dans la 

montre de la compagnie de messire Hodelot, le 

7 octobre 1509; 
3/ Nicolas de Courtin, chevalier; 
4.* Marie, religieuse à Orléans. 

VI. Etienne de G>urtin, cheval!^, seigneur de Neu- 
ville et de la Gohière, fut compris dans la montre de la 
compagnie de messire de Miolans, qui fut feute à ChAlons- 
sur-Saône, le 26 mai i5oo; partagea avec ses frères et 
sœurs la succession de leurs père et mère; le 29 janvier 
i5i 5, épousa demoiselle Marie de Noyon, et fitsontesu* 
ment le 2 octobre i557, dans lequel sont nommés sesen- 
faints, qui suivent: 

I .* Herman de Courtin^ chevalier, seigneur de Neu- 
ville et de la Gohière , avocat au parlement , 
épousa demoiselle Jeanne Fuguet, dont il eut: 

a. Etienne de Courtin, chevalier, mort sans pos- 
térité ; 

b. Denise deCourtin, mariée à messire Guillaume 
de Paulmier, qui a laissé des fils et des filles ; 

2.* Germain de Courtin^ dont l'article suit ; 

3.* Charles de Courtin, chevalier, dont il n'est sorti 

qu'une fille, mariée à M. Gille; 
4.* Nicolas de Courtin , chevalier, mort sans enCantt; 
5.* Marguerite de Courtin^ mariée i M. Bergeon. 

VII. Germain de Courtin, I*' du nom, cbevalier^ 
seigneur de Neuville et de la Gohière, docteur-régent de 
la faculté de médecine de Paris, donna une quittance le 
4 février i565; épousa, par contrat du 20 avril 1578, 
demoiselle Marie Stmôny, de la ville de Sienne, fiUe de 



DE COURTIN. l33 

messire Jean Simony^ chevalier^ issu de la noble finmille 
des Simony de Florence, et de dame Marie Langelier^ son 
épouse, et sœur de messire Nicolas Langelier, évéque de 
Sdnt-Brieux. 

La mère de Clément XI éuit Simony, dont le portrait 
était entre ceux de la famille de G>urtin. De ce mariage 
vinrent : 

I .* Nicolas de Courtin, abbé de Saint-Pierre de la^ 
Réolle ^ et doyen de la cathédrale de Saint- 
Brieux ; 

s.* Germain deO>urtin, dont l'article suit ; 

3.* Marie de Courtin, mariée à M. Cunois, secré- 
taire du roi, d'où sont issus plusieurs enfants. 

VIII. Germain de Courtin, II* du nom, chevalier, 
seigneur de Monsel, Vignelle, Beauval, du Ornoy, du 
Saulsoy, de Rougebourse, de Tanqueux, etc. ; né à Paris 
et bapdsé en l'église paroissiale de Saint-Médéric de 
la Ville, le 9 octobre 1 587, fut contrôleur des guerres en 
Bretagne, conseiller d'état par brevet du a mai 1624, et 
rendit aveu le 6 juillet de la même année de sa seigneurie 
de Tanqueux au maréchal de la Force, baron de la Ferté- 
sous-Joufrre ; reçu secrétaire du roi le 6 avril 1634, adju- 
dicauire général de la concession faite par le roi , en 1 643, 
do droit et faculté de faire rouler des coches et carrosses 
sur les routes de Paris et provinces du Lyonnais, Dau- 
phiné, Provence, Languedoc , Calais , Dunkerquê , etc. ; 
retour en la ville de Paris, secrétaire honoraire du roi , le 
12 novembre 1 655, fit son tesument le 11 décembre 1657. 

11 épousa, t.* par contrat du aS janvier 1628 , demoi- 
selle Marie le Bel, fille de messire Antoine le Bel , che- 
valier, seigneur du Lys, et un des cent gentilshommes de 
la maison du roi, issu de la noble famille des Lebel , en 
Picardie, et de Marie Martin ; 

2.* Par contrat du ii février 1640, demoiselle Cathe- 
rine de Laffemas , fille de messire Isaac de Lattemas. 
chevaber , seigneur de Rougebourse , du Saulsoy , etc. , 
maître des requêtes ordinaires de Thôtel du roi, lieute- 
nant civil au cbâtelet de Paris, et de dame Marie Hault- 
Dessens, qui fit son testament le 5 avril 1687. Ses enfiinu 

furent : 

Du premier lit : 

I .* Germain de Courtin, chevalier, seigneur du bois 



,34 DE COURTIN. 

de rile-Adaniy d'Arerae, de Morintru, de Beau- 
val ; d'abord conseiller au parlement de Roucn^ 
ensuite prêtre ; mort en 1696 ; 

2. <> Jacques de Courtin, dont l'article suit; 

3.* Pierre de Courtin, auteur de la quatrième branche 
rapportée ci-après ; 

4.<> Marie deCourtin, .dite Talnée^ mariée par contrit 
du 14 octobre 1637 à messire François Vaydeau 
de Grandmontj chevalier, seigneur de Saint-Lu- 
bin , des Joncherets » Vrisseul et autres lieux, 
conseiller du roi en ses conseils, et en son parle- 
ment de Paris, mort le 1*' novembre i658, laissant 
plusieurs enCanu^ quatre fils et deux filles ; 

5.* Catherine de Courtin, religieuse, morte professe 
au couvent de la Conception, faubourg Saint- 
Honoré de Paris, dont elle a été bienfaitrice, à la 
charge par ledit couvent de recevoir gratis, et 
sans dot, et à perpétuité une religieuse de k fit- 
mille de Courtin ; 

6.* Madeleine, \ religieuses professes à l'abbaye de 
7/ Agnès , ) Jouarre^ en Brie. 

Du second lit : 

8.* Isaac de Courtin^ auteur de la cinquième branche 
(deuxième aauelle) rapportée page 

9!* Charles de Courtin^ auteur de la sixième branche, 
rapportée page 

10.* Éléonor de Courtin, auteur de la septième bran- 
che (troisième aauelle) rapportée page 

1 1 .* Catherine de Courtin, mariée le 39 novembre 
1668 à messire Jacques René de Brisay, chevalier, 
seigneur, marquis de Dénonville et autres lieux, 
major au régiment royal, puis vice-roi et gouver- 
neur du Canada, et sous-gouverneur des enfants 
de France, de M. le duc de Bourgogne^ du roi 
d'Espagne et autres ; 

13.* Anne, morte jeune ; 

1 3.* Autre Marie de Courtin, dite la jeune, marice 
par contrat du II septembre 1681 à messire Mel- 
chior deJordydeCabanac, chevalief, seigneur de 
Grand-Champ, écuyer ordinaire du roi, comman- 
dant sa petite écurie. 



DE COURTIN. l35 

IX. Jacquet os Couktin^ chevalier, seigneur de Monsel, 
de Charré, de Thierville, fut cornette des cbevau-légers 
de S. A. R. en 1644; lieutenant au même régiment en 
1648, puis capitaine du régiment de cavalerie de feu 
M. de Valois en i65o, et maître d'hôtel du roi en i655^ 
épousa, 1.** par contrat du 7 février i655, demoiselle 
Marguerite du Q>udro3r, dame de Saunay et d'Escoman^ 
fille d'Encas du Coudroy, de la noble et ancienne famille 
des du G>udroy Ferréole, et de dame Eléonore de Fran- 
dieschi; a«* demoiselle Anne Acarie , lors veuve^ avec 
une fille unique, de messire François d^Estampes, mar- 
quis d^Autry. Il n'y eut aucune postérité de ce second 
mariage. Du premier Ut vinrent : 

1 .* Alexandre-Germain de Courtin, dont l'article 

suit; 
2.* et 3/ Deux filles religieuses professes à Glatigny, 
en Brie^ ordre de Fontevrault. 

X. Alexandre Germain de Courtih , chevalier , sei- 
gneur de Monsel, de Thierville, de Saunay , d'Escoman, 
épousa, en 1682, Blanche d'Estampes, fille unique de 
ladite Anne Acsrie, sa mère, et de feu messire François 
d'Estampes , marquis d'Autry, baron d^Ardeloup et de 
ThetUay, dont : / 

I.* Alexandre de Courtin, chevalier, seigneur et 
marquis d'Autry baron, d'Ardeloup et de Theil- 
lay, qui substitua ses terres d'Ussy , Morintru, 
Beauval, Marey, d'Aveme, de l'Ile-Adam, et de 
Rougety à son frère puiné ; 

2 .* Antoine de Courtin, chevalier, seigneur de Sau- 

nay et de Tiervi lie, mort sans postérité en 1720, 
ce qui fut cause que ladite substitution que lui 
avait faite son fi'ère aîné, passa dans la branche de 
Courtin de Tanqueux ès-mains de messire Pierre 
François de Courtin» chevalier, seigneur de Tan-» 
queux, le dernier grevé, dont il sera parlé au on- 
zième degré de la sixième branche (i** actuelle); 

3.* N de Courtin, mariée à messire N. d^Estam- 

pes, duquel mariage vinrent : 

a* Anne d'Estampes, mariée i messire Alexandre 
de LaAgCj écuyer, seigneur de Cerbois, dont 
est issu M« le marquis de Laâge, chevalier, sei-* 



i36 DE COURTIN. 

gneor d'Escoman , qui a épousé demoiselle de 
Bonnefond, dont il\y a postérité. 

QUATRIÈME BRANCHE (î** actuelle). 

Seigneurs de Tanqueux. 

IX. Pierre de Courttn , troisième fils de Germain II* 
du nom et de demoiselle Marie le Bel, sa première femme» 
chevalier, seigneur de Tanqueux et autres lieux, fut capi- 
taine au régiment de Valois» puis écuyer ordinaire da 
roi, en sa petite écurie, par brevet du 3 mars 1659. Il 
laissa d^Anne-Marie Pcrrin, sa femme : 

X. Pierre*François de Courtin, I** du nom, chevalier» 
seigneur de Tanqueux , Godfroy , du Omoy et autres 
lieux, était lieutenant au régiment des Gardes-Françaises 
lorsqu'il fut blessé au combat de Steinkerque, le 3 août 
1692; il fut ensuite commandant et inspecteur général de 
Tartillerie d^Espagne, brigadier des armées du roi d'Es* 
pagne, et commandant en cette qualité le 20 janvier 1719» 
au siège de Francavilla en Sicile ; il y fut tué. Il avait 
épousé Anne-Marguerite le Feron, qui est morte âgée de 
quatre-vingts ans, le 4 juillet 1754, et qui éuit fille de 
messire Antoine le Feron, II* du nom, chevalier, seigneur 
de Mongeroux, conseiller du roi en son grand conseil et 
en tous ses conseils, lieutenant criminel au châtelet de 
Paris, et de dame Marguerite Hennequin, sa femme. De 
ce mariage sont issus : 

I .* Pierre- François de Courtin, dont Tartide suit; 

2.* Antoine de Courtin, chevalier, qui fut lieutenant- 
colonel à la suite du régiment d'Orléans, chevalier 
de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, mou- 
rut sans postérité, après avoir épousé demoiselle 
Marguerite Margueri , veuve en premières noces 
de messire de Briqueville, comte de la Luzerne, 
et en secondes noces de messire d'Aubigny, gou- 
verneur de Falaise, dont elle avait deux enfants: 
Falné, * messire d'Aubigny, fut lieutenant-général 
des armées du roi et gouverneur de Falaise ; l'au- 
tre, M. le comte d^Assy, fut capitaine de dragons. 

XL Pierre-François de CouRTm, II* du nom, cheva- 
lier, seigneur de Tanqueux, d'Ussy, de Marey, de Beau- 
val, d^Aveme, de PIle-Adam, de Morintni et de Rouge, 



DE COURTIN. tiy 

fût lieutenant aux Gardes - Wallonnes^ mourut âgé de 
aoizante-treize ans, le 29 novembre 1765. Il avait épousé, 
par contrat du a 3 janvier 1730, demoiselle Claude Du- 
port , fille d'Hyacinthe - Jérôme Duport , maître des 
comptes, et de dame Elisabeth le Moine, son épouse. De 
ce mariage vinrent : 

1 .* Antoine- Pierre de Courtin, dont Tarticle suit : 
a.* Eléonor- Pierre de Courtin de Tanqueux, cheva- 
lier, appelé le comte de Counin^ fut capitaine de 
cavalerie au régiment de Bourbon-Busset, cheva- 
lier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, 
épousa en premières noces, par contrat du 8 no- 
vembre 1763, demoiselle Marie- Louise-Geneviève 
de Bonnaire, fille de messire Pierre-Charles de 
Bonnaire, chevalier, seigneur des Forges, con- 
seiller au grand conseil, et de dame Charlotte- 
Françoise de Nau, et qui est morte sanseniantSt 
au château de Vauteuil, près la Ferté-sous-Jouarre, 
en J773 ; et en secondes noces, par contrat du i5 
décembre 1774» passé chez Dufresnoy, notaire i 
Paris, dame Henriette-Qaudine Frain de Mauper- 
tuy, veuve avec deux enfants de messire- Armand- 
André- Verraquin de Beaupré, chevalier, ancien 
capitaine au régiment de Brissac. Il décéda au 
château de Tanqueuz, le 24 août 1807, et laissa de 
son second mariage : 

a, Pierre*Henri de Courtin, chevalier, comte de 
Courtin, né à U Ferté-sous-jouarre le a août 
1777, page de S.A. R. monseigneur le comte 
d'Artois en 1 789, capitaine de cavalerie le 17 
mars 179a, ayant fait les campagnes de 1793 et 
1793 et autres à Tannée des princes et â l'armée 
de Condé, premier brigadier des Gardes-du- 
Corps de Monsieur, compagnie d'Escars, le i5 
juillet 1814; chevalier de Tordre royal et mili- 
taire de Saint-Louis le 34 août 1814, puis four- 
rier des logis du roi le i3 décembre i8i5 ; 

b. Henricne-Charlotte de Courtin, née le 19 mars 
1779 à la Ferté-sous-Jouarre. mariée à Paris, 
en 1808^ à M. Etienne le Gue ; 

3.* Claude-Madeleine de Courtin, mariée, par con* 
trat du a3 avril 1743, à messire Jacques Anfraye^ 



i38 DE COURTIN. 

chevalier , seigneur de Foatenaz, de Quitry , de 
Forest, de Beauregard^ marquis de ChauUeu. 11 y 
eut de ce mariage trois fils moru en bas âge, et 
trois filles, dont deux ont été mariées : l'une» 
Claude-Madeleine-Joséphine Anfraye de ChaulieUt 
a épousé M. le marquis de Spada, dont postérité ; 
l'autre épousa messire N.... deTrisun, et mourut 
sans en&nts, i Mantes, près Paris. 

XII. Antoine- Pierre db G>urtin, chevalier, seigneur 
d*Ussy, de Marey, Beauval, Aveme, appelé le comte 
d'Ussy, fut lieutenant dans les carabiniers, capitaine de 
cavalerie au régiment de Bourbon-Busset, chevalier de 
Tordre royal et militaire de Saint-Louis, gouverneur et 
grand-bailli de Meaux, conseiller du roi en ses conseik ; 
épousa, I.* en 1746, demoiselle Adélaïde- Louise de Brisay 
de Dénonville, morte le 27 mai 1766, et enterrée à Saint- 
Paul de Paris le 28, dont il eut quatre enfants, morts en 
bas âge i la Ferté-sous-Jouarre ; 2.* en- 1767, Catherine 
Beritault de Salbeux, fille de messire Pierre-Anne Béri- 
tault, chevalier, seigneur de Salbeux, et de dame Louise- 
Catherine Fricault, son épouse. De ce second mariage 
sont issus: 

I .* Antoine-Jacques-Authair de Courtin, dont l'ar- 
ticle suit ; 

2.* Marie-Nicole-Cjitherioe, née le 16 février 1773, 
mariée à messire N.... Bauyn, chevalier, marquis 
de Perreuse, dont trois fils et deux filles, entre 
autres Marie-Antoinette - Louise-Elisabeth Bauyn 
de Perreuse , mariée à messire Antoine- Jacques 
Authair de Courtin, chevalier, comte d'Ussy, son 
oncle ; 

3.* Eléonore-Julie-Louise de Courtin d'Ussy, née le 
10 novembre 1774* mariée â messire N.... le Fèvre 
de Plainval, chevalier, ancien mousquetaire gris 
avec rang de capitaine de cavalerie, chevalier de 
Tordre royal et militaire de Saint-Louis^ dont six 
enfants. 

XIII. Antoine-Jacques-Authair bb Courun , cheva- 
lier, comte d'Ussy, né le 7 septembre 1771, officier de 
cavalerie, chevalier de Tordre royal et militaire de Saint- 
Louis, a émigré en 1791 jusqu^en 1801, et a &dt plu- 



DECOURTIN. l39 

sieurs campagnes. Il a épousa» en 1806, sa nièce, de- 
moiselle Marie- An toi nene - Louise - Elisabeth Bauyn de 
Ferreuse^ fille de messire N.... Bauyn, chevalier, marquis 
de Ferreuse, officier de cavalerie , chevalier de Tordre 
royal et militaire de Saint - Louis, et de dame Marie - Ni- 
cole-Catherine de Courtin d'Ussy, son épouse , et sœur 
de M. le comte d'Ussy. De ce mariage il a : 

Marie - Clotilde - Elisabeth de Courtin d'Ussy , en 
bas âge. 

CINQUIÈME BRANCHE. 

IX. Isaac DE Courtin, chevalier, seigneur du Saulsoy, 
de Rougebourse, de Caumont, de Molien, comte de Laf- 
femas, premier fils de Germain, IPdu nom, et de demoi- 
selle Catherine de Laffemas , sa seconde femme , né en 
1641 ; fut écuyer ordinaire du roi en sa petite écurie, 
par brevet de Tan 1672, puis écuyer ordinaire du roi et 
de madame la Dauphine , ci-devant duchesse de Bour- 
gogne^ par brevet du 20 mars 1680. Il vivait encore en 
173a, et avait épousé, par contrat passé à Saint-Germain- 
en-Layele 10 juillet 1678, noble demoiselle de Kaiser, 
de la ville de Gand. De ce mariage sont issus : 

I / Jacques de Courtin, chevalier, seigneur du Saul- 
soy, de Rougebourse, du Molien, comte de Laffe- 
mas, né le 3 juin 1682, fut écuyer ordinaire du 
roi en sa petite écurie, et écuyer de mesdames de 
France après son père, et l'était encore en 1754, 
était aussi lieutenant - colonel du régiment d'Ar- 
chiac, vingt-septième régiment de cavalerie, che- 
valier de l'ordre royal et miliuire de Saint-Louis, 
fit son testament le 3o mai 1754, qui fut reçu par 
M* Chaumel, notaire à Faris, et mourut le 8 août 
de la même année. Il avait épousé, par contrat du 
18 juin 1720, demoiselle Marie - Anne- Catherine 
Féan du Rouvre, dont il n'eut aucun enfant qui 
lui survécut, éunt tous morts en bas âge ; 

2.* Eléonor de Courtin, chevalier, seigneur, comte 
de Caumont, a épousé, le 1 5 octobre 1 734, de- 
moiselle Antoinette-Victorine Fent de Saint-Fhal, 
dont il eut : 

a. Eléonor-Cbaries de Courtin, chevalier, seigneur 
de Caumont, comte de Laffemas, pour, par 



I40 DE COURT IN. 

substitution, en ayotr eu des biens; né le s 
juillet 1736 ; fut mousqueuire du roi, chevalier 
de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis^ ei 
épousa demoiselle Jordy de Cabanac, veuve avec 
un fils unique du marquis de la Tour, chef de 
brigade des carabiniers, et fille de messire Jordy 
de Cabanac^ chevalier, seigneur de Grandchamp, 
et de dame de Brûlant, son épouse. Il mourui 
en i8o5, et laissa une fille qui est mariée à 
M. Brothier , directeur des impôts indirects, 
dont il y a postérité. * 

b. Victoire • Blandine de Courtin de Caumont, née 
le 16 août 1739^ mariée à messire Marguerite- 
François de Courtin, chevalier, capitaine au ré* 
giment de Pologne^ cavalerie, chevalier de l'or- 
dre royal et militaire de Saint-Louis, appelé de 
Courtin de Saint- Vincent ; 

3.* Claude de Courtin, dont 1* article suit ; 

4.* et 5.* Deux filles, religieuses à l'abbaye de Jouarre 
en Brie ; 

6.* Antoinette-Charlotte de Courtin du Saulsoy, ma- 
riée en premières noces, par contrat passé à Paris 
pardevant M* Guillardie, notaire, le 23 janvier 
1720, à messire Gabriel d'Aurelle , chevalier, 
comte de Terneyre, et en secondes noces, étant 
veuve sans enfants, à messire Claude de Boyer de 
la Salle. Ils sont rappelés tous deux dans un acte 
de paruge entre les enfants de messire Isaac de 
Courtin, du 1 1 juin 1740, et dans un second, du 
27 septembre 175 1. 

X. Claude de Courtin , chevalier, seigneur du Saul- 
soy, devenu, par la mort de ses deux firères aines , coiûte 
de Laffemas et de Caumont, fut lieutenant-colonel au ré- 
giment de Saint - Simon, ci-devant d^Archiac, 27* régi- 
ment de cavalerie, chevalier de Tordre royal et militaire 
de Saint - Louis , reçut du roi , ainsi que son frère 
Eléonor, comte de Caumont, en récompense des services 
de feu leur père, Isaac, seigneur du Satilsoy , l'un des 
écuyers du roi et de Mesdames de France, par brevet du 
i3 avril 1726, chacun une pension annuelle de cinq cents 
livres tournois. 

Il a épousé , par contrat du 5 avril 1749, passé par-de- 



DE COURTIN. 1^1 

Tant M* Caron, notaire i Paris , demoiselle Françoise- 
Madeleine-Charles-Louise de Dumosnard de Villefavard , 
née à FUe d^Oleron le 1 5 novembre 17 18, de messire 
François de Dumosnard» chevalier, seigneur, baron de 
Villetavard et de Saint-Martial , en Poitou , major de 
rile et ciudelle d'Oleron, et de dame Louise Guillotin , 
son épouse. Il mourut à Saint-<jermain-en-Laye, le 3 fé- 
vrier 1763, âgé de 72 ans. Il laissa: 

1/ Antoine-René-Julie-Claude, dont l'article suit; 

a/ Eléonore de Courtin du Saulsoy, mariée en pre- 
mières noces à messire de Bertrand de Verrette , 
chevalier, major général des milices de Saint- 
Domingue ; 

, Eten secondes noces, étant veuve sans enfants , 

à messire Henri du Hautier, chevalier, appelé vi- 
comte du Hautier, premier gentilhomme de S. A. 
R. Mgr. le duc de Penthièvre, et capiuine de ses 
gardes. De ce mariage vinrent: 

Henriette du Hautier, née le 28 novembre 1786 , 
mariée à messire de la Cropte, chevalier, comte 
de Chamterac, officier de cavalerie, chevalier de 
Tordre royal et militaire de Saint-Louis, d'où 
sont issus plusieurs enfants. 
3.* Catherine-Henriette de Courtin du Saulsoy^ née 

le 16 mai 1751, & Saint-Germain-en-Laye, morte 

à Troyes , le 12 février i8i3« sans avoir été 

mariée. 

XL Antoine-René- Jolie-Qaude db Courun , chevalier 
du Saulsoy , comte de Laffemas et de Caumont , né à 
Saint-Germain-en-Laye , le i3 mai 1752 , fut capitaine- 
commandant au régiment de Neustrie, dans lequel il ser- 
vit depuis le i** mai 1764, jusqu'au 4 juin 1792; chevalier 
de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, par brevet du 
10 juillet 1788; a* épousé, en 1786, demoiselle Marie- 
Fraoçoise Cauoois, de laquelle il a: 

I.* Anne-Marie- Julie de Courtin du Saulsoy, née à 
Troyes le 8 septembre 1787, mariée en premières 
nocesy à messire François Thiboust de Berry, 
chevalier, comte de Saulnois, colonel d'infanterie^ 
chevalier de Tordre royal et militaire de Saint- 
Louis; et en secondes noces, éunt veuve sans 



^ * 



•^ 



148 D'ABZAC. 

dç son château de Beaumont-le-Vicomté, pour raison de 
son fief de Pocé^ dans lequel ac^ il est qualifié gentil- 
homme ordinaire de la chambre du roi. Il mourut sans 
enfants de Jacqueline de Vallée, son épouse, remariée au 
seigneur de Saveuse. 

Armes : « D'azur, à trois croissants d'or ; supports ; 
a deux lions d'or; cimier, un lion issant d'or. » 



ABZAC ( d' ) , famille des plus anciennes de France, 
originaire du Périgord^ et dont il est parlé au tome premier 
du Nobiliaire universel de France ; le comte d'Abzac de 
MiVYAC, connu sous le nom de Marquis de Mayac d'Abzac, 
major du régiment de la Reine, cavalerie^ fut présenté et 
monta dans les carrosses du roi, le 4 novembre 178 1 ; 
ilêmigraen 1790, et mourut en (794 à l'armée de Condé. 
Il avait épousé N.... de Custines de Mandre. 

Cette branche était sortie en 1478, deGuyd'Ahzac, sei- 
gneur de Ladouze, et de Anne Sire de Montesuis et de Belle- 
guette de Limeuil de Saint-Alvère. Il ne reste plus de cette 
branche que les d'Abzac de Cazenac et de Falgueyrac qui 
descendent de Bardin d'Abzac, seigneur de Mayac, qui^ 
en 1592, épousa Françoise de Cazenac sur Dordogne^ dont 
les descendants sont , Charles , Jacques , Jean et Louis 
d'Abzac de Cazenac et de Falgueyrac. 

Louis d^Abzac de Falgueyrac, mariée avec Antoinette 
d^Abzac de la Serre, eut plusieurs enfants , dont quatre 
sont encore existants : 

1 .*» François-Joseph, comte d'Abzac, de Falgueyrac 
et de Montastruc, colonel d'infanterie, marié, en 
1798, avec Thérèse-Françoise- Elisabeth de Gar- 
ric d'Uzèch de Montastruc, fille de Polycarpe du 
Garric , comte d'Uzèch, colonel de la Légion de 
Soubise, brigadier des armées du Roi^ et de Thé* 
rèse-Françoise du Perrused'Escars; 

2." François, officier du régiment de Lorraine , in- 
' - fanterie. Tous lès deux émigrés; ils n'ont rentré 
qu'à la dissolution des armées coalisées contre la 
révolution de France ; 

3.^ Joseph d'Abzac, marié à mademoiselle Boyer, de 
Saint-Cyprien. 



DE COURTIN. 145 

Sautigny, épousa, en i5o2, Catherine Cottereau, sœur 
de Bonne et Marie Cottereau, et fille de Pierre, seigneur 
de la vicomte de Vaupréau^ et de Catherine Pesquit. De 
cç mariage naquit : 

VI. Louis DE CouRTiN, I^' du nom ^ seigneur de la 
Grange- Rouge , par acquisition du 16 juillet i528. Il 
épousa, i.^ Guillemette Luppin; 2.*^ Guillemettede Saint- 
Mesmiuj le 16 mai 1 532. Ses enfants furent : 

Du premier lit : 

i."* Guillaume, écuyer^ seigneur de la Grange- Rouge^ 

' conseiller au grand conseil ; 

2.** Anne, mariée à Nicolas Compaing , sieur du 
Fresnay, chancelier de Navarre ; 

3.' Marie, femme de Victor Brodeau, ecuyer , sei- 
gneur de Candé et de la Chassetière ; 

Du second lit : 

4.** Louis, seigneur de la Beaucerie , commissaire 
d'artillerie^ qui n^eut qu'une fille alliée dans la 
maison de Champremond d'Orléans ; 

5.» Jean, dont Tartide suit; 

6."* Bonne, mariée à Jean L'huiUier, chevalier^ sei- 
gneur d'Orville.; 

7.^ Claude , femme de Michel Filleul^ À:uyer, sieur 
des Garres. 

VIL Jean de Courtin, V* du nom , écuyer, seigneur 
de Nanteuily où il mourut le 14 décembre 1634^ âgé de 
90 ans, avait épousé^ le 26 février iSyS, Marie Galois. 
Ayant été soupçonné du parti de la Ligue ^ il fut enlevé 
par Jean de Beaumanoir, marquis de Lavardin , depuis 
maréchal de France , et charge, par ordre du conseil du 
roi, tenu à Tours en 1 599. Ses enfants furent : 

i.^ Louis^ procureur du roi àBlois^ mort sans hoirs ; 

2." Jean, dont l'article suit ; 

3.^ Simon, chanoine de Saint-Sauveur de Blois. 

VIII. Jean de Courtin, VI* du nom, écuyer, seigneur 
de la Beaucerie, de Nanteuil, de la Grange- Rouge, etc. , 
procureur au bailliage , siège présidiai et chambre des 
comptes de Blois, épousa , le 14 février 1610, Margue- 
rite le Comte, de laquelle il eut : 

1/ Louis, écuyer, seigneur de la Baucerie, procu- 
8. 10 



144 ^^ COURTIN. 

capitaine au régiment de la Reine, dragons^ en 1779 ; puis 
lieutenant-colonel d'infanterie, chevalier de Tordre royal 
et militaire de Saint- Louis^ le 2 mars 1788 ; fit ses preuves 
de noblesse, au mois de d&embre 1785, pour avoir Thoa- 
neur de monter dans les carrosses de Sa Majesté et de la 
suivre à la chasse, ainsi qu'il appert par une copie desdites 
preuves, délivrée sur la minute conservée au cabinet des 
ordres du roi^ par le conseiller de Sa Majesté, généalo- 
giste de ses orcfres, etc., du 10 novembre 1789. Signée 
Cherin. 

Il avait épousé, le 7 septembre 1789, demoiselle Thé- 
rèse-Philibert Jacquin , dont il eut une demoiselle et 
un fils. 

HUITIÈME BRANCHE. 

Seigneurs de la Grange'Rouge,deNanteuil^ etc. 

III. Jean de CouRTm , II* du nom, chevalier, fik de 
Jean-Pierre de Courtin et de Marie Gillon d'Assé, rapporté 
page..., épousa, i.® Marie de la Croix; 2.^ N.... G>ustanl. 
Ses enfants furent : 

Du premier lit : 

!•* Mathurin, écuyer, capitaine d'infanterie, mort 

sans enfants ; 
2.^ Jean, dont l'article suit ; 
3.® Richard, mort sans enfants de Jeanne le Mercier, 

sa femme ; 
4.* Jeanne, femme de Colin Morin ; 
5.* Françoise de Courtin, épouse de Jean le Houdoyer. 

Du second lit : 

6.^ Jac(jues, qui forme la neuvième branche^ rap- 

ponee pag. 
j,^ François de Courtin, chanoine de Saint-Martin 

de Tours. 

IV. Jean db Courtin^ III* du nom, écayer, épousa 
Marie de Launay, de laquelle il laissa : 

I.® Jean, dont l'article suit; 

2.'' Louis, I morts, sans laisser d'enfants de Bonne et 

3.'' Jean, | Marie Cottereau, leurs femmes. 

V. Jean de Courtin, IV' du nom, écuyer, seigneur de 



DE COURTIN. 1^3 

SEPTIÈME BRANCHE (3« aaucUe). 
Vicomtes de Court in . 

IX. Eléonor de G>urtin , troisième fils de Germain, 
II* du nom, et de dame Catherine de Laffemas, sa secbnde 
femme (auteur des seigneurs de Labarre, de Molien , de 
Lageri) , fut lieutenant en 1672 9 puis capitaine au régi- 
ment de Normandie, le 18 décembre 1674, réformé en 
1683 9 chevalier d'honneur au bailliagei siège et présidial 
de Meaux, le 28 avril 1692. 

Il épousa demoiselle Marguerite Guillard, fille de Claude 
Gaillard, chevalier , seigneur de Damere, conseiller au 
parlement de Paris, et de N. Gobelin, veuve en premières 
noces de messire Jacques-Mathieu-François du Buisson , 
chevalier, seigneur d'Aubusson, premier président de la 
cour des Aides de Montauban, d'où sont issus : 

I .* Eléonor de Courtin, chevalier, seigneur de Mo- 
lien, chevalier d'honneur au bailliage de Meaux, 
mort le 10 février* 1757, sans enfants de demoi- 
selle Françoise-Charlotte de la Fontaine-Solar, 
morte le 17 décembre 1750 ; et qu'il avait épousée, 
le 20 février 1732, fille de messire Philippe de la 
Fontaine-Solar, écuyer de la duchesse du Maine, 
et de dame Charlotte-Madeleine Gaya, son épouse; 

2.* François-Louis , dont Tanide suit : 

X. Fninvois-Louis db CouRTm, chevalier, seigneur de 
Lageri, en Champagne, conseiller d^honneur de la ville 
de Meaux, né le i3 février 1710 ; a épousé demoiselle 
Adélaïde Hazon, fille de messire Louis Hazon, président 
en la cour des monnaies, et de Jeanne-Elisabeth Cellier, 
son épouse. Ses enfiints furent : 

f / N. de Courtin, chevalier, seigneur de Lageri, ap- 
pelé le comte de Courtin de Lageri, ancien officier 
de dragons, chevalier de l'ordre royal et militaire 
de Saint-Louis, a épousé demoiselle N. Huruult 
de la ville de Reims. De ce mariage sont issues 
deux filles, mariées toutes deux ; 

2.* Béreoger-François, dont l'article suit : 

XI. Bérenger-François de Courtin, chevalier, appelé 
le vicomte de Courtin, né le 14 août 1752 ; fut d'abord 



l^ DE COURTIN. 

capitaine au riment de la Reine» dragons^ en T779 ; puis 
lieutenant-colonel d'infanterie^ chevalier de l'ordre royal 
et militaire de Saint- Louis, le 2 mars 1788 ; fit ses preuves 
de noblesse, au mois de d&embre 1785, pour avoir l'hon- 
neur de monter dans les carrosses de Sa Majesté et de la 
suivre à la chasse, ainsi qu'il appert par une copie desdites 
preuves^ délivrée sur la minute conservée au cabinet des 
ordres du roi, par le conseiller de Sa Majesté, généalo- 
giste de ses ordres, etc., du 10 novembre 1789. Signée 
Cherin. 

Il avait épousé, le 7 septembre 1789, demoiselle Thé- 
rèse-Philibert Jacquin, dont il eut une demoiselle et 
un fils. 

HUITIÈME BRANCHE. 

Seigneurs de ta Grange^Rouge^deNanteuil, etc. 

III. Jean db Courtin , II* du nom, chevalier, fils de 
Jean-Pierre de Courtin et de Marie Gillon d'Assé, rapporté 
page..., épousa, i.* Marie de la Croix ; a.* N..*, Cousurd. 
Ses enfants furent : 

Du premier lit : 

1/ Mathurin, écuyer, capitaine dinfiinterie , mon 

sans enfants ; 
3.* Jean, dont l'article suit ; 
3.* Richard, mort sans enfants de Jeanne le Mercier, 

sa femme ; 
4.* Jeanne, femme de Colin Morin ; 
5.* Françoise de Courtin, épouse de Jean le Houdoyer. 

Du second lit : 

6.*Jac(jues, qui forme la neuvième branche» np» 

portée pag. 
7.* François de Courtin, chanoine de Saint-Martin 

de Tours. 

IV. Jean db Cootitin, III* du nom, écayer, épousa 
Marie de Launay, de laquelle il laissa : 

I.* Jean, dont Tanide suit; 

2.* Louis, 1 morts, sans laisser d'enfants de Bonne et 

3.* Jean, { Marie Cottereau, leurs femmes. 

• 

V. Jean m Coubtin, IV* du nom, écuyer, seigneur de 



DE COURTIN. ,45 

Stotigny, épousa, en i5o2, Catherine Cottereau , sœur 
de Bonne et Marie Cottereau, et fille de Pierre, seigneur 
de la vicomte de Vaupréau^ et de Catherine Pesquit. De 
ce mariage naquit : 

VI. Louis DE CouRTiN, 1*' du nom ^ seigneur de la 
Grange- Rouge ^ par acquisition du x6 juillet x52S. Il 
épousa, 1.® Guillemette Luppin; 2."* Guillemettede Saint- 
Mcsmin^ le 1 6 mai 1 532. Ses enfants furent : 

Du premier lit : 

I.* Guillaume, écuyer, seigneur de la Grange-Rouge, 

' conseiller au grand conseil; 

3.* Anne, mariée à Nicolas Compaing , sieur du 
Fresnay, chancelier de Navarre ; 

3.* Marie, femme de Victor Brodeau, ecuyer , sei- 
gneur de Candé et de la Chassetière ; 

Du second lit: 

4.* Louis, seigneur de la Beaucerie , commissaire 
d artillerie, qui n^eut qu'une fille alliée dans la 
maison de Champremond d'Orléans ; 

5.* Jean, dont Tartide suit; 

6.* Bonne, mariée à Jean L'huillier, chevalier, sei- 
gneur d'Orville ; 

7.* Claude , femme de Michel Filleul, écuyer, sieur 
des Garres. 

VIL Jean db Couarm, V du nom , écuyer, seigneur 
de Nanteuil, ob il mourut le 14 décembre 1634, âgé de 
90 ans, avait épousé, le 26 février 1375, Marie Galois. 
Ayant été soupçonné du parti de la Ligue , il fut enlevé 
par Jean de Beaumanoir, marauis de Lavardin , depuis 
maréchal de France , et charge, par ordre du conseil du 
roi, tenu à Tours en 1 599. Ses enfants furent : 

I.* Louis, procuréurduroi àBlois, mort sans hoirs ; 

2.' Jean, dont lanicle suit ; 

3 .* Simon, chanoine de Saint-Sauveur de Blois. 

VI IL Jean DsCouariN, VI* du nom, écuyer, seigneur 
de la Beaucerie, de Nanteuil, de la Gmûge*Rouge, etc. , 
proàireur au bailliage , aiége présidial et chambre des 
comptes de Blois, épousa, le 14 février 1610, Margue- 
rite le Comte, de laquelle il eut : 

1 .* Louis, écuyer, seigneur de la Baucerie, procu- 

8. 10 



146 DE COURTIN. 

reur*général au parlement de Rouen en 1645» qui 
laissa, de Madeleine la Moussu, sa femme, deux 
filles : l'aînée religieuse Ursuline à Biois, et la 
cadette. Bonne, dame de la Baucerie, dite de la 
Beuvrière, morte le 9 octobre lyBS , femme de 
Claude Feydeau de Marville, lieutenant aux Car* 
dès-Françaises en i685; 

2/ Jacques, dont l'article suit ; 

3.^ Marie, Ursuline à Blois ; 

4.® Bonne, femme de N...., seigneur de Dampierre ; 

5.* Marguerite, mariée à Julien deBonvoust, ecuyer^ 
sieur de la Miotiére, lieutenant criminel à Blois. 

, IX. Jacques de Ccmctw, écuyer, seigneur de Nanteuil, 
de la Grange- Rouge, etc. , président au bailliage, siège 
présidial de Blois, maintenu dans sa noblesse par ordon- 
nance de M. d'Aubray, comte d'Offremont, intendant de 
la généralité de Rouen, du 27 janvier 1667, avait épousé, 
1.* en i65i, Madeleine Rogier, dame de rÉpinière; a.* en 
1666, Marie de Court. Ses enfants furent : 

Du premier lit : 

1 .^ Louis, dont l'article suit ; 
2.* Marie, morte sans alliance ] 

Du second lit : 

3. "^ François, chevalier, seigneur de Nanteuil, lieu- 
tenant-colonel d'infanterie, marié , en 1703, à 
Catherine Colin , fille du baron de Thermereu , 
dont sont issus : 

a. Nicolas , lieutenant-colonel du régiment de 
Périgord, marié le 6 février 1748, avec Jeanne 
Burgea de Taley, morte sans enfisnts ; 

b. Jacques-Ignace, conseiller au conseil des Indes , 
marié à N.... Direy ; 

c. Marie-Francotse , J religieuses Ursulines 

d. Madeleine>Akzandrine, ( à Blois; 

4.^ Bonne, mariée à N.;.. Guenet. 

X. Louis DB Cotn^TiN, II* du nom, chevalier, seigneur 
delà Grange- Rouge et de Clénord, épousa à Blois, le i5 
août 1684, Marie- Paule Boutault, dont il eut : 

i.^ Louis, dont l'article suit ; 



DECOURTIN. ,47 

3.* N....^ seigneur de là Morandière, ancien capi- 
uine dans le régiment Royal, infanterie, qui a 
épousé, le 16 février 1746, Marie Boutault; 

3.* Marie-Bonne, femme de Remion de Longuereau. 

XI. Louis DE CouRTiN, III* du nom , clievalier , seigneur 
de Qênord^ épousa, i.* N.... Guenet : a.* N.... de Lorme, 
desquelles il n*eut point d'enfants ; 3.* le 9 septembre 
1738, Elisabetli Val du VtUey, de laquelle sont issus : 

I .* Claude-GeorgeSy dont l'article suit : 

3*. N...., lieutenant dans le régiment de Périgord, 

infanterie, tué à la bataille de Plaisance, le 16 

juin 1746; 
3*. N...*, morte fille. 

m 

XII. Claude-Georges de Courtin « chevalier, seigneur 
de Clénord^ a eu plusieurs enfants de son mariage avec 
N.... de Tailleris. Les descendants de cette branche habi- 
tent Blois, et brisent leurs armes de trois trèfles de sinople. 

NEUVIÈME BRANCHE. 

Seigneurs de Cissé , éteints. 

IV. Jacques de Courtin , I" du nom , seigneur de 
Cissé ^ fils de Jean et de N.... Coustart, épousa Marie 
Elians, de laquelle il laissa : 

I.* Jacques, dont l'article suit ; 
a.* Christine de Courtin^ femme de Jacques Brisard, 
écuyer. 

V. Jacques de Courtin^ U* du nom , seigneur de 
Cissé, bailli du Perche, personnage d'un grand mérite, 
auquel fut dédié un livre dans lequel il est qualifié pre- 
mier gentilhomme du Perche, épousa Marie Huault, 
dame de Bellesme. De ce mariage vinrent : 

I .* Jacques, mort sans postérité ; 

2.* Charles , dont l'article suit; 

3.* Marie, femme de Jacques de Triboutoi^ cheva- 
lier, seigneur de Prescou, capitaine des gardes du 
duc de Montpensier. 

VI. Charles db Courtik, chevalier, seigneur de Cissé ^ 
de la Forest et autres lieux^ rendit aveu au roi^ â cause 



1^8 D'ABZAC. 

de son château de Beaumoot-le-Vicomtéy pour raison de 
son lief de Pocé^ dans lequel acife il est qualifié gentil- 
homme ordinaire de la chambre du roi. Il mourut maq^ 
enfants de Jacqueline de Vallée, son épouse» remariée «u 
seigneur de Saveuse. 

Armes : « D'azur, à trois croissants d*or ; supports ; 
« deux lions d'or; cimier, un lion issant d'or. » 



ABZAC (d*) , famille des plus anciennes de France, 
originaire du Périgord^ et dont il est parlé au tome premier 
du Nobiliaire universel de France ; le comte d'Abzac de 
MivvAC, connu sous le nom de Marquis de Mayac d'Abzac, 
major du régiment delà Reine, cavalerie, fut présenté et 
monta dans les carrosses du roi^ le 4 novembre 1781 ; 
ilémigracn 1790, et mourut en (794 à l'armce de Condé. 
U avait épousé N.... de Custines de Mandre. 

Cette branche était sortie en 1478, de Guy d'Abeac, sei- 
gneur de Ladouze, et de Anne Sire de Montesuis et de Belle- 
guette de Limeuil de Saint-Alvère. Il ne reste plus de cène 
branche que les d'Abzac de Cazenac et de Falgueyrac qui 
descendent de Bardin d'Abzac, seigneur de Mayac, qui^ 
en 1592, épousa Françoise de Cazenac sur Dordogne^ dont 
les descendants sont, Charles, Jacques, Jean et Louis 
d'Abzac de Cazenac et de Falgueyrac. 



Louis d^Abzac de Falgueyrac, mariée avec Antoinette 
d^Absac de la Serre, eut plusieurs enfants , dont quatre 
sont encore exisunts : 

I .* François- Joseph, comte d'Abzac, de Falgueyrac 
et de Montastruc. colonel d'infanterie, marié, en 
1798, avec Thérèse-Françoise- Elisabeth de Gar- 
rie d'Uzèch de Montastruc, fille de Polycarpe do 
Garric , comte d'Uzèch, colonel de la Légion de 
Soubise, brigadier des armées du Roi, et de Thé* 
rèse-Françoise du Perrused'Eacars; 

2^ François, officier du régiment de Lorraine , io- 
' ' fanterie. Tous les deux émigrés; ils n'ont rentré 
qu*à la dissolution des armées coalisées contre la 
révolution de France ; 

3.* Joseph d'Abzac, marié à mademoiselle Boyer, de 
Saint-Cyprien. 



D'ANDRÉf:. l^g 

Nous avons remarqué et eu entre nos mains, au sujet de 
la branche d'Abaac de Falgueyrac, une lettre de M. d* A- 
gaesseau, écrite à M. Colbert du Terron, conseiller du 
Rot en ses conseils, intendant de la marine du Ponant^ 
en date du 6 février 1670. Il demandait un emploi dans la 
compagnie des Gardes delà Marine, pour 'M. le chevalier 
d'Abzac de Falgueyrac, dont le père, dit-il, a été autre- 
fois vice-amiral. Ce gentilhomme , dit-il encore , est 
de la maison d*Abzac de Ladoùze qui est une des plus 
illustres du Périgord. 



ANDRÉE ( d' ). Cette maison, aussi illustre qu'an- 
cienne, a pour tige connue, d'après les actes qui sont en 
sa possession , Pierre d'Andrée , natif dMvrée, en Pié- 
mont. On peut voir dans les registres de cette ville , 
depuis Pan 1200, ainsi que dans le livre intitulé : Dis- 
carsi délie famiglice^ etc, imparentatce colla casa dalla 
Marra dal signor Ferrante ^della Marra^ duca délia 
Guardia, in Kapoli, appresso Ottavio Bertrando, 1641, 
l'histoire de la maison d^AnJrée avant Pierre, et c';m- 
ment ses ancêtres s'embarquèrent à Marseille avec Char- 
les I*', de la première maison d'Anjou pour la conquête 
de Naples. Nous nous bornerons, dans cet article, à citer 
ce qui est prouvé par une suite d'actes non interrompus 
jusqu'à nos jours, et à rappeler l'origine et les titres de 
cette famille, reconnus de la manière la plus authentique, 
en 1785, par M. Chérin, généalogiste des ordres du roi. 

Pierre d'Andrée suivit, avec Hector son frère, Charles 
de Duras, de la seconde maison d'Anjou, à la conquête 
du royaume de Naples, et cpntribua tellement au succès 
de cette entreprise, que Charles et Ladislas son fils, rois 
de Naples, le nommèrent successivement comte de Troia, 
duc d'Ascoli, vice-roi et grand-sénéchal du royaume. Il 
entra en souvernain dans Rome au nom de Ladislas, en 
1405. Il possédait les plus grands fiefs du royaume, et il 
devint si puissant, qu'après la mort de Ladislas , une 
partie de l'armée passa à sa solde. Mais, bientôt victime 
de son inviolable fidélité à la maison d'Anjou , Pierre 
d'Andrée fut disgracié par la reine Jeanne II, ou Jean- 
nelle, qui porta sur le trône un prince étranger ; et ses 
biens furent donnés en grande partie aux maisons Sforce et 
CarradoUi. Il mourut en 14179 laissant après lui la renom* 



l5o D'ANDRÉE. 

mêe d'avoir été un des grands capitaines de son siècle, et 
léguant à sa descendance l'exemple de son attachement à 
son prince légitime. Pierre d'Andrée est nommé par quel- 
ques historiens Pierre d*Ivrée ou d'Ivrea, du nom du lieu 
de sa naissance. L'histoire des rois des Deuz-Siciles de la 
maison de France, par M. d^Egli» observe que le nom 
de Pierre d'Ivrée appartient à Pierre d* Andrée. Heaor^ 
frère de Pierre, vice-roi, forma uue branche qui subsis- 
tait encore dans le dix-septième siècle à Bovino et Pol 
Cari no, dont les fiefs lui appartenaient. 

I. Pierre d'Andrée, vice-roi de Naples , s'allia avec 
Sancie de Castellis, par acte passé à Catane devant An- 
toine Vinaceti, ainsi qu'il appert par le mariage de Jean 
son fils , chef de la maison d'Andrée transplantée .eo 
France, et dont l'article suit. 

De son second mariage avec Marguerite délia Manv, 
qui, par le crédit qu'elle conserva, fit rentrer ses enfants 
dans une faible partie de leurs biens , Pierre d'Andrée 
eut : 

I .^ Pierre-Paul. Il forma une branche â Naples, qui 
tomba en quenouille dans la maison Pappacola ; 

3.* Jeanine, qui épousa Jean G)scia, neveu du pape 
Jean XXIII. 

II. Jean D^ANDaés, par aae passé à Naples, au diâtean 
neuf du roi, le 24 décembre 1 398, devant Augustin de 
Cassa Nova, épousa Sancie Simonetti de Catane en Sidle, 
du consentement de Pierre, qui lui donna les biens héré- 
ditaires de Sancie de Castellis , sa première femme. Cet 
acte est signé par Pierre de Caldora et par Hector d'An- 
drée, oncle de Jean; enregistré en la Cour majeure de 
Carprentras, livre l*^ le i5 février iSSp. Jean, disgracié 
avec son père, et comme lui conservant dans la mauvaise 
fortune son attachement pour la maison d'Anjou , se 
retira en Provence auprès du roi René, qui lui donna des 
terres et des censés à Mont-Dragon et dans le Comtat, et 
qui fit un léger changement aux armoiries de la maison 
de Castellis , que Jean avait adoptées comme héritier 
d'une branche de cette maison. Jean testa en fiiveur de 
son fib Pierre II, dont l'article suit, devant Pierre Fabry 
à Bonnieux, le ao décembre 1443. Cet acte est enregistré 
en la cour majeure de Carpentras, le 5 mai 1769. 



D*ANDRÉB. l5l 

III. Pierre d'AndrAb, II*" du nom, des comtes de Troia^ 
s'allia avec Agnez Alberti, fille de Jean Alberti, chevalier 
florentio^ et de Bereogere Achardi, par acte passé à Car- 
pentras 9 devant Jacques de Brogao , le 19 avril 1445, 
eotregistré en la cour majeure le i5 février 1559. Pierre, 
II* du nom, concéda quittance aux enfants de Pierre-Paul^ 
son oncle, à Naples, pour 790 écus napolitains légués à Jean, 
100 père, par son aïeul Pierre, vice-roi de Naples, et fai- 
sant partie des biens rendus à sa succession. Cet acte passé 
devant Amadesy, à Carpcntras, le 5 août 1453, est enre- 
gistré en la cour majeure le i5 février iSSg. Pierre, !!• du 
nom, eut sept fils et deux filles^ en faveur desquelles il 
tesa, le 24 décembre 1453, devant Amadesy, notaire à 
Carpentras^ et qui formèrent plusieurs branches , parmi 
lesquelles : 

!.• Pierre-Paul, III* du nom, dont l'article suit ; 
2.* Gaspard. Un de ses descendants ayant épousé 
rhéritière de la maison Roubaudi , dont il hérita 
sans enfants, laissa dans la suite ses biens à Jac- 
ques d'Andrée, chef des deux branches qui exis- 
tent aujourd'hui. C'est ainsi qu^est venu le fief de 
Laval-Saint-Jean à la branche ainée d'Andrée de 
Renoard. Les deux branches payent encore 7 fr. 
4 s. chaque année pour une fondation de messe 
faiite par Gaspard dans l'église de Sainte-Cécile, 
en 1 5 1 5 ; 
3/ Antoine. Ses descendants furent s'établir dans la 
rivière de Gènes vers l'an 1 56o, y restèrent environ 
140 ans, et vinrent ensuite à Lisbonne. Il ne res- 
uit de cette branche, en 1780, qu^un abbé Henri 
d'Andrée, archidiacre de Fonte Arcada à BragueSi 
et deux nièces de son nom. 

IV. Pierre- Paul d'Andrée, III* du nom, des comtes de 
Troia, damoiseau de Mont-Dragon , s'allia avec noble 
Jeanne de Roubaudi, par acte passé i Carpentras« devant 
Martial Boneti, le 14 avril 1495; enregistré en la cour 
majeure le 1 5 février 1 559. De ce mariage vint : 

V. Jean- Paul D'ANDaia, IPdu nom, des comtes de Troia, 
qui épousa noble Madeleine de Baldoni à Carpentras, le 
3i mar» 1517, par acte d'Arnaud de Brigiis, enregistré en 
la cour majeure le i5 février t559, dont il eut : 

I .* Jérôme, dont l'article suit ; 



i52 D*ANDRÉE. 

2.* Pierre. Il laissa deux filles de Théodore de Wtrd, 
sa femme, qui entrèrent dans les famiUes de Car* 
tosy et de Guilhermis. 

VL Jérôme d'Andrée, des comtes de Troia, connu dans 
rhistoire des guerres civiles sous le nom du capitaine 
BûudoHy du nom de sa mère. Après avoir servi dans lea 
armées des rois de France, il fut pourvu du commande^ 
ment de 3oo hommes de pied sous les ordres d'Antoine de 
Bourbon, roi de Navarre, par commission du roi Char- 
les IX, du 6 avril i562. Il marcha au secours de la ville 
de Pertuis, par commission d'Honoré de Savoie-Tende, 
comte de Sommerive, du i8 mai i562. Ces deux commis- 
sions sont enregistrées aux cours majeures de Carpentras, 
de la Rectorie , de l'Évéché et de la Chambre. Fomeri» 
Perussis, parlent de Jérôme d'Andrée, comme d'un 
grand capitaine. Ses biens furent dévastés par les Calvi- 
nistes, et après avoir fait à sa religion et à son prince le 
sacrifice de sa fortune, il finit par celui de sa vie : il fut 
tué au siège de Tulette en Dauphiné, et enterré à Sainte- 
Cecih, sous le marche-pied de l'autel de la chapelle delà 
maison d'Andrée oti sont les armoiries de cette maison. 
II avait contracté mariage avec Anne de Pol, fille de noble 
Claude et de noble Anne de Rivette(de Baux-Orange), 
à Carpentras, le 3 octobre 1 546, enregistré en la cour ma- 
jeure le i5 février 1559. Par son testament fait i l'Isle, le 
28 décembre i568, devant Elzear Biolles,.il institue son 
fils Pierre héritier, et sa femme Anne de Pol usufruitière. 
Il est le dernier qui ait pris pour titre des comtes de Trois. 

VII. Pierre d'Andrée, IV* du nom, écuyer, ne se 
rendit ni moins célèbre ni moins utile à sa patrie dans ses 
négociations à la cour de Rome pour les intérêts de la 
province. Il fut député vers les papes Clément VIII, Gré- 
goire XIV, et Innocent IX, et il remplit plusieurs fois, et 
toujours avec honneur, des missions importantes. (Voyez 
le sommaire des archives des états de 1 59 1 .) A son retour 
de Rome, trouvant sa fortune détruite par les guerres de 
religion, il entra dans la robe, fut nommé procurateur des 
trois ordres de la province, juge perpétuel, etc. Il s'allia avec 
Margueritede Renoard, fille de noble François et noble Jeanne 
de Bus, tante du bienheureux César de Bus, le 17 mai i588, 
par acte passé devant Balbi, notaire à Carpentras. Anne, sœur 
de Marguerite, entra dans la famille de Veri. Ces deux demoi- 



D'ANDRÉE. l53 

selles , dames de Venasque et de Saint-Didier , furent 
héritières de l'antique maison de Renoard ou Raynoard , 
seigneurs de Vedenes depuis le onzième siècle , et qui a 
fourni des Podestats à Avignon. Pons de Renoard, IPdu 
nom , et son frère Rostaing , prévôt de Notre-Dame de 
Dons^ cédèrent au chapitre, en 1 109, les eaux de la Sorgue 
depuis Vedene jusqu'au Rhône. Les fils de Pons, II* du nom, 
de retour de la Terre-Sainte , ratifièrent cette donation. 
(Voyez les archives d'Avignon.) De ce mariage vinrent : 

1/ François, qui de son mariage avec Jeanne d'Or- 
léans, fille de Jean et de noble demoiselle de Raf- 
felis Tertulle^ n'a laissé qu'une fiUe^ mariée dans 
la famille de Bonadona; 

3.* Jacques^ dont Farticle suit ; 

3.* Paul^ chanoine de l'église cathédrale de Carpen- 
tras , fondateur des maisons des Recollets , du 
Osur-de-Jésus, et du monastère de la Visitation 
de la même ville. Son existence et sa fortune ap- 
paninrent entièrement à la religion et aux mal- 
heureux, deux choses qui se tiennent de si près. Sa 
mémoire est vénérée dans le monde chrétien, et 
son nom inscrit entre ceux des bienheureux. L'abbé 
de Monti a écrit et publié sa vie en un vol. in-x2 ; 
P. Gissart a gravé son portrait ; son corps fut en- 
terré dans l'église de Sainte-Marie de Carpentras, 
où un mausolée déposait deséminentes vertus de 
cet humble serviteur de Dieu. 

Vin. Jacques D^ANORés suivit la même carrière que 
son père^ et prêta hommage pour les co-seigneuries de 
Venasque et de Saint-Didier» le 27 février i638. Il 
épousa Marie de Trilis, fille de noble Hélain et de noble 
Jeanne Desisnards , par acte passé devant Figurât , le 
27 février 1 608. De ce mariage sont issus : 

t.* Joseph, chef de la branche d'Andrée de Renoard, 

et dont l'article suit ; 
2.* François, chef de la branche d'Andrée Pilles ; 
3.* Esprit, chanoine de l'église cathédrale de Car- 

pentras; 
4/ Henri, de l'ordre de Saint-François^ auteur d'un 

Traité de Philosophie^ imprimée Lyon en 1694, 

4 vol. in-12. Tous les dictionnaires historiques, à 



l54 D*ANDRÉË. 

Tartide Bernardin, en parlent avec âoge. Vo3rcx 

notamment Expilly, etc. ; 
5.* Qiarles^ mort à la suite de ses blessures ; 
6.* Paul-François, de Tordre de Saint-Dominique ; 
7/ et 8" Marguerite et Madeleine^ mariées dans les 

maisons d'Ollon et Bénédicti. 

Branche d'Andrée de Renoard. 

IX. Joseph D^ Andrée db Renoard , premier fils de 
Jacques y chevalier , seigneur de Venasque et de Saint- 
Didier, capitaine au régiment de la Vieille-Marine, s'allia 
avec noble Claudine de Piolenc, fille d'Antoine et de 
noble Victoire de Gevaudan du Saint-Esprit, â Métamts, 
le 25 octobre 168 1. Claudine avait eu de son premier 
mariage avec Queiras de la Boissière, une fille qui épousa 
messire de Seguins^ seigneur de Vassieux. Du mariage de 
Joseph vint : 

X. Paul-Joseph d'Andrée de Renoard , chevalier ^ des 
seigneurs de Venaque et de Saint-Didier, officier au ser- 
vice de France. Il épousa demoiselle Renée de Raousset, 
fille de Conrad^ des comtes de Soumabre^ et de noUe Fran- 
çois d'Aimini de Tarascon, le 14 mai 17 14. De ce mariage 
.vinrent : 

I.* Louis- Pierre-Si£frein, dont l'article suit; 

2.* Charles-Dominique, dit le chevalier de Renoard» 
tué à la bauille de Lauffeld, avec le grade de ca- 
pitaine de cavalerie, ayant fait toutes ses campa- 
gnes dans le régiment de Souvré ; 

3."* Charlotte, mariée à Louis de Gensiac. 

XI. Louis-Pierre-Siffrein d'Andrée de Renoard i che- 
valier, des seigneurs de Laval-Saint-Jean, ancien officier 
au régiment de Souvré, et ayant fait toutes les campagnes 
en qualité d'aide de 'camp de M. de Souvré, lieutenant- 
général des armées du roi^ épousa^ le 28 décembre i75t, 
noble Gabrielle de Brun la Martinière, des seigneurs de 
Flaux , fille de Joseph et de noble Thérèse de Giraud , 
de la ville d'Arles^ née à Avignon; femme célèbre que 
la poésie couronna aux jeux floraux, et qui a laissé plu- 
sieurs ouvrages^ manuscrits ou imprimés. De ce mariage 
sont issus : 

I.* Paul-Marie- Ulric, enseigne des vaisseaux du roi 



D'ANDRÉE. i55 

mort glorieuaemetit, à ses premières armes, au 
Cap- Français, le 27 avril y 782, des suites de ses 
blessures au combat naval du 1 2, digne descen- 
dant de Pierre et de Jérôme, ce jeune officier, at- 
teint par un boulet qui lui fracassa l'épaule, dit 
ces seules paroles: Suisje asse^ blessé pour mé- 
riter la croix de Saint-Louis? 

2.* Joseph- Marie-Basile^ dont l'article suit; 

3.* Laurence, mariée à messire de Morel, comte de 
Mons- Villeneuve ^ chevalier de Tordre royal et 
militaire de Saint-Louis; elle Ta perdu dans Témi- 
gration ; 

4.* Sylvie , religieuse aux dames Bénédictines de 
Saint-Louis^ à Avignon. 

XI L Joseph-Marie-Basile d'Andrée de Rbnoàrd, an- 
cien officier au régiment de la Vieille-Marine, réuni aux 
fidèles sujets du roi tfux Thuileries dans la journée du 10 
août 1792, a épousé, le 4 novembre 1804, ^ Tournon, 
Henriene<Iharlotte- Philippe de Fay-Solignac. Il a eu de 
ce mariage: 

I .* Adolphe-Paul-Joseph ; 

2.* Charles- Laurent-Ulric, nommé par S. M. , élève 

à récole de Saint-Cyr; 
3.* Anne-Marie-Joséf^ine-Pauline. 

Branche d'André de Pilles. 

IX. François d'Andrée , second fils de Jacques , des 
seigneurs de Venasque et de Saint-Didier , vice-recteur 
du comté Venaissin, épousa, en mai 1689, Geneviève de 
Rivette (de Baux-Orange) , fille de Thomas et d'Anne 
d'Arnaud. Il eut de cette alliance : 

X. Paul-François d^ Andrée, baron de Pilles , seigneur 
d'Aubres , la Bastie , G)ste-Claude , la Manche , le G>- 
lombier. Il épousa , en novembre 1716 ^ Anne-Thérèse 
d'Albert, dont il eut : 

t.* Paul-Félix-Xavier, dont Tarticle suit; 

2.* Geneviève , qui, de son mariage avec Pierre de 
Ribouton, a eu Pierre-Paul, chevalier, de Tordre 
royal et miliuire de Saint-Louis , brigadier des 
gardes du corps, émigré à l'armée de Condé» etc. ; 



1 6o ^^ BOUB WS-A9BEV11XE-TUNC. 

conserve par ceux de cette branche, et sans intemipckm, 
depuis Tbîbauld d'Abbeville ^ seigneur de Thune , qui 
vivait en tioo, comme le prouve ce quit suit: i.^ceteir 
trait d'une charte de 1225, représentée le 26 janvier 

1745 à la chambre des comptes : Item matutgimm 

quoddam, situm juxtà decursum Alteiœ eisdem $noma^ 
libus (de Willancourt in eleemosinam datum à Théo* 
baldo de Abbatis-Villa , in feodo de Thune ; lequel fief 
est resté depuis ce temps jusqu'à présent dans la branche 
de Bernâtre, dont les seigneurs se sont toujours qualifies 
seigneurs de Thune, ainsi qu'on va le voir par les actes 
dont suivent les extraits : 

Jean de Boubers, vicomte de Bernàtre et de Bots- 
mont, seigneur de Thune , de Neufmetz , la Mothe, la 
Haute-Rue, etc. , père de Jacques de Boubers, chevaUer, 
vicomte de Bernàtre et de Boismont, seigneur de Thune, 
de Neufmetz , la Mothe , la Haute-Rue , etc.*, père de 
Daniel, dont voici l'extrait de contrat de mariage : 

> Furent présents en personnes messire Daniel de Boa- 
bers , chevalier, seigneur et vicomte de Bernàtre et de 
Boismont, seigneur de Thune, la Mothe, etc. ; assisté de 
messire Daniel de Montmorency , chevalier, seigneur et 
marquis d'Esquancourt , lieutenant - général des armtts 
du roi, son cousin ; 

» De messire Daniel de Montmorency , chevalier, sei- 
gneur delà Courtau bois, pareillement son cousin ; 

» De mesâire Daniel-Guillaume de Montmorency « 

chevalier, seigneur de , etc. , aussi son cousin, d'une 

part; 

» Messire Daniel de Roussel , chevalier , seigneur de 
Miannay , lieutenant-général des armées du roi ; dame 
Anne Morin de Loudon ; damoiselle Suzanne de Roussel, 
leur fille ainée, à marier, d'autre part, etc. » 

On voit par ces actes que la seigneurie de Thanc a 
toujours existé dans la branche des Boubers*Abbevtlle- 
Thune, vicomtes de Bernàtre^ depuis Thibault d'Abbe* 
ville, seigneur de Thune. 

Ces actes provent aussi l'illustration des alliances de 
cette branche de la maison de Boubers. En voici d'autres 
preuves extraites du Recueil généalogique des dmilks 
originaires des Pays-Bas (Roterdam, 1778, t. 2, p. 106). 
On trouve aux Qaires d^Arras, sur un tableau funèbre 
des seigneurs de Boubers , ces quartier : 1 NeufVilk 



DE BOUBËRS-ABBEVlU<.i;-TUNC. |6i 

a Lignes^ 3 Créqui« 4 Rubemprë; à l'écasson en cœur, 
êcartclé au i de Croy, qui est d*argeat, à trois fasces de 
gueules; au 2 de Craon, qui est losange d'or et de 
gueules; au 3. de Flandre^ qui est d'or; au lion de sable^ 
anné et lampassé de gueules; au 4, de Renti d'argent , 
à trois doUoires de gueules; enfin , par l'alliance de Da- 
niel de Boubers avec Rachel de Long-Jumeau , petite- 
fille de Michel de Long-Jumeau, chevalier des ordres et 
panetier ordinaire du roi , et de Souveraine d'Angou- 
léme, sœur du roi François I*'. 

La maison d'Abbeville-Boubers-Tliunc a fourni à l'état 
des cardinaux , des évéques ^ un chevalier des ordres , 
dans la personne d'Antoine de Boubers , connu sous le 
nom d^Antoine de Bayancourt, fils de Pierre de Boubers, 
seigneur de Brucamp et de Houdancourt^ et de Charlotte, 
dame de Bayancourt^ Bouchavesne, Prouville et Elin- 
court , etc. , et le premier connétable qui fut chef des 
années et grand-officier de la couronne , dans la personne 
de Waldberk (qui se prononçait Onalsberik) , connu 
tous celui d'Albérik (voyez Carpentierj y et qui était 
connétable en l'an 1060. Cest au sujet de ce connétable 
que le président Hénautt dit que l'olTice de connétable , 
qui se bornait avant lui au commandement de l'écurie , 
devint dans sa persoilne un office de la couronne , et par- 
vint à être la première dignité de Tétat, etc. 

Avant de commencer la filiation, nous croyons devoir 
terminer ce préambule en faisant remarquer que la bran- 
che d'Abbeville-Thunc-Boubers, dont le produisant est le 
chef de nom et armes^ a fixé depuis des siècles sa rési- 
dence dans la seigneurie de Bernâtre , dont le château- 
forteresse, situé sur la rivière d'Authie, éuit un point de 
défense (contre les Espagnols , lorsqu'ils possédaient la 
Flandre et l'Artois) de la frontière de la France^ dont les 
vicomtes de Bernâtre avaient le commandement depuis 
DouUens jusqu'à l'embouchure de l'Authie; et que, non 
seulement depuis cette époque, mais que depuis rétablis- 
sement de la monarchie française , cette branche n*a ja- 
mais cessé d'habiter le comté de Ponthieu, depuis Wald- 
Berk, premier comte ou duc de Ponthieu , jusqu'à Henri- 
Louis de Boubers, oncle du produisant, qui présida ras- 
semblée de la noblesse des comtés de Ponthieu et d'Eu , 
pour les éuu généraux de 1 789 . 

t. Il 



l58 OE BOUBERS-ABBEVILLE-TUNC 

connu sous le nom de marquis de Laigue, ptr les mé* 
moires sur la régence de Anne d'Autriche, éuit né au 
château de Laigue , le lo novembre t6i4- Il mourut à 
Paris le 19 mai 1674, et fut enterré le lendemain dans 
l'église des Jacobins de la rue du Bac. 

Enfin la maison de Laigue, dont une branche porte le 
nom d'Oraison , a produit à l'église trois évéques , deux 
aumôniers du roi ; à Tordre de Malte , six chevaliers, 
dont un prieur d'Aquitaine dans le 1 5* siècle ; à l'Etat, 
deux ambassadeurs , des officiers généraux , cinq cheva- 
liers de l'ordre du Roi et un chevalier du Saint-Esprit, 
mort avant d'avoir été reçu ; de preux chevaliers qui se sont 
distingués à la guerre et dans les joutes et tournois ; elle 
a possédé de grandes terres, et s'est alliée aux plus an- 
ciennes maisons de France. 



DEBOUBERS-ABBEVILLE-TUNC. Cette maison, 
des plus anciennes de la monarchie, issue des annois 
comtes de Ponthieu, existe dans la branche connue sous 
les noms de Boubers-Tunc-Bernâtre depuis l'an 1 36o. 

Le premier, anciennement Boberk , dérivé de Wakl* 
berk, par suite des changements dans l'idiome , vient de 
Wald-Berk^ nom du premier auteur connu de cette mai- 
son (comme on le verra plus bas). Il a été repris par 
les descendants de Guillaume d'Abbeviile , seigneur de 
Thune, à l'occasion de son mariage avec Ide, dame de 
la pairie de Bouberch, fille de Hugues de Bobercb; k 
second vient de la seigneurie de Thune, comme on k 
voit dans les chartes , dans lesquelles , dès le onziime 
siècle, Thibaud d'Abbeviile; dans le treizième, Guil- 
laume et CoUrd d^Abbeville^ seigneurs de Bouberch; 
dans le quatorzième, Jean d'Abbeviile , et dans les siè- 
cles suivants, les Boubers se 'qualifient seigneurs dt 
Thune ; et le troisième^ depuis le mariage de Jean d^Ab- 
beviUe, chevalier, seigneur de Thune, avec. Mahaud de 
Reineval, dame de la vicomte de Bernfltre, en 1 36o, aux 
conditions d'en prendre le nom et les armoiries ^ tant que 
cette seigneurie resterait dans cette maison. 

Dequis cette époque, les descendants de Jean d'Abbé 
ville-Bouberch - Thune ont été connus sous le nom de 
Boubers - Thune - Bernâtre, jusqu'i ce que, en iStt, k 
mort de Charles-François, vicomte de BernAtre, qui ne 



DE BOUBERS-ABBEVILLE-TUNC. iSg 

laissa que des fiUes^ mit le produisant , devenu chef de 
nom et d'armes de cette maison^ dans les cas d'abandon- 
ner le surnom de Bernâtre et de reprendre celui d'Abbe- 
▼tUe: ce qu'il fit alors. 

On remarquera qu'à!toutes les époques les seigneurs du 
nom d'Abbeville-Etoubers-Thunc ont conservé les surnoms 
de Boubers et de Thune de préférence à celui d*Abbe- 
▼ille, ainsi qu^on le voit dans les chartes de Guillaume 
d'Abbevile - Thune , autrefois (est-il dit) seigneur de 
Bouberch : Quondam domini de Bouberch, 

Par cette charte^ confirmée par Tévéque d'Amiens en 
1233 , il fieiit donation aux religieuses de Tabbaye de 
WiUancourt» fondée par un de ses prédécesseurs , d'un 
clos dans son fief de Thune, au-dessous de la clôture qu'il 
lui avait précédemment aussi donnée en aumône, du 
consentement et de la volonté d'Ide, son épouse^ et de 
Girardy leur fils. 

Ce Girard^ dans une donation à la même abbaye^ en 
laBq, se nomme Girard d'Abbeville , chevalier, sire de 
Bouberch, et en i25i il ratifie une autre donation faite à 
la même abbaye par Guillaume de Bouberch son frère, 
sous le nom de Girard, sire de Boubers, sans prendre ni 
l'on ni l'autre le surnom d'Abbeville. La même remarque 
se confirme encore par l'inspection du mausolée d'un 
Robert de Bouberch, sur lequel on voit quatre écussons, 
dont deux aux armes d'Abbeville (nom dont l'inscription 
ne (ait point mention ; elle porte seulement : Chi gist 
Robert de Bouberch^ chevalier y seigneur de Chepi et de 
Gruisson^ qui trépassa tan de grâce 145 1); enfin, on 
sait que les seigneurs du nom de Fontaines (issus aussi 
de ceux d'Abbeville) , n'étaient déjà plus connus que 
sous ce premier nom sous saint Louis ; ce qui démontre 
qu'à toutes ces époques ces seigneurs du nom d'Abbeville 
tenaient moins à ce nom qu'à celui des seigneuries qu'ils 
possédaient. 

Ceux descendants de Guillaume d'Abbeville , seigneurs 
de Thune et d'ide de Bouberch , conservèrent avec d'au- 
tant plus de raison celui de Bouberch, qu'en effet il était 
kur nom originaire à tous deux , comme on le voit par 
ks chroniques conservées dans les archives de l'abbaye 
de Saint-Aubert de Cambrai. « qu'un Waldberk est au- 
teur du nom des seigneurs de Bouberch ». 

Le surnom de TImne a été encore plus exactement 



1 6o I>£ BOUBk:RS-A9BËVILX£-TUNC. 

conserve pir ceux de cette branche, et tans interrupiiao, 
depuis Thibauld d'Abbeville , seigneur de Thune , qui 
vivait en tioo, comme le prouve ce quit suit: i.* cet es» 
trait d'une charte de 1225, représentée le a6 janvier 

1745 à la chambre des comptes : Item matiagimn 

quoddam , situm juxtà decursum Alteiœ eisdem moma^ 
libus (de Willancourt in eleemosinam datum à Theo^ 
baldo de Abbatis-Villa , in feodo 4e Thune ; lequel fief 
est resté depuis ce temps jusqu'à présent dans la branche 
de Bernâtre, dont les seigneurs se sont toujours qualifia 
seigneurs de Thune, ainsi qu'on va le voir par les actes 
dont suivent les extraits : 

(( Jean de Boubers, vicomte de Bernàtre et de Bois- 
nont, seigneur de Thune , de Neufmetz , la Motbe, la 
Haute-Rue, etc. , père de Jacques de Boubers^ chevalier, 
vicomte de Bernàtre et de Boismont, seigneur de Thonc, 
de Neufmetz , la Mothe , la Haute-Rue , etc.*, père de 
Daniel, dont voici Textrait de contrat de mariage : 

> Furent présents en personnes messire Daniel de Boa- 
bers , chevalier, seigneur et vicomte de Bernàtre et de 
Boismont, seigneur de Thune, la Mothe, etc. ; assisté de 
messire Daniel de Montmorency , chevalier, seigneur et 
marquis d'Esquancoun , lieutenant - général des armées 
du roi, son cousin ; 

> De messire Daniel de Montmorency , chevalieTy sei- 
gneur de laCourtaubois, pareillement son cousin ; 

> De mesâire Daniel-Guillaume de Montmorency , 

chevalier, seigneur de , etc. , aussi son cousin, d'une 

part; 

» Messire Daniel de Roussel , chevalier , seigneur de 
Miannay , lieutenant^énéral des armées du roi ; dame 
Anne Morin de Loudon ; damoiselle Suzanne de Roussel, 
leur fille aînée, à marier , d'autre part, etc. » 

On voit par ces actes que la seigneurie de Thanc a 
toujours existé dans la branche des Boubers^^AbbeviUe- 
Thune, vicomtes de Bernfttre, depuis Thibault d'Abbe- 
ville, seigneur de Thune. 

Ces actes provent aussi l'illustration des alliances de 
cette branche de la maison de Boubers. En voici d'autres 
preuves extraites du Recueil généalogique des dmilles 
originaires des Pays-Bas (Roterdam , 1778, t. 2, p. 106). 
On trouve aux Claires d^Arras, sur un tableau funèbre 
des seigneurs de Boubers , ces quartier : 1 Ncufville 



DE BOUBERS-ABBEViUt.Ë-TUNC. 16 1 

a Lignes^ 3 Crêqui, 4 Rubemprë; à Técusson en cœur, 
ècartclé au 1 de Croy, qui est d*argent, à trois fasces de 
gueules; au 2 de Craon* qui est losange d'or et de 
gueules; au 3 de Flandre, qui est d'or; au lion de sable, 
anné et lampassé de gueules; au 4, de Renti d^argent , 
à trois dolloires de gueules; enfin , par Talliance de Da- 
niel de Boubers avec Rachel de Long-Jumeau , petite- 
fille de Michel de Long-Jumeau, chevalier des ordres et 
panetier ordinaire du roi , et de Souveraine d'Angou- 
lérae, sœur du roi François I*". 

La maison d'Abbeville-Boubers-Thunc a fourni à Tétat 
des cardinaux , des évéques , un chevalier des ordres , 
dans la personne d'Antoine de Boubers, connu sous le 
nom d^Antoine de Bayancourt, fils de Pierre de Boubers, 
seigneur de Brucamp et de Houdancourt, et de Charlotte, 
dame de Bayancourt, Bouchavesne, Prouville et Elin- 
court , etc. , et le premier connétable qui fut chef des 
années et grand-officier de la couronne , dans la personne 
de Waldberk (qui se prononçait Onalsberik} , connu 
sous celui d'Albérik (voyez Carpentier) , et qui était 
connétable en Tan 1060. Cest au sujet de ce connétable 
que le président Hénautt dit que l'olTice de connétable , 
qui se bornait avant ^ui au commandement de l'écurie , 
devint dans sa personne un office de la couronne , et par- 
vint à être la première dignité de Tétat, etc. 

Avant de commencer la filiation, nous croyons devoir 
terminer ce préambule en faisant remarquer que la bran- 
che d'Abbeville-Thunc-Boubers, dont le produisant est le 
cbef de nom et armes, a fixé depuis des siècles sa rési- 
dence dans la seigneurie de Bernâtre , dont le château- 
ibrteresse, situé sur la rivière d'Authie, était un point de 
défense (contre les Espagnols , lorsqu'ils possédaient la 
Flandre et l'Artois) de la frontière de la France, dont les 
vicomtes de Bernâtre avaient le commandement depuis 
Doullens jusqu'à l'embouchure de TAuthie; et que, non 
seulement depuis cette époque, mais que depuis rétablis- 
sement de la monarchie française , cette branche n'a ja- 
nuis cessé d'habiter le comté de Ponthieu, depuis Wald- 
Berk, premier comte ou duc de Ponthieu , jusqu'à Henri- 
Louis de Boubers, oncle du produisant, qui présida ras- 
semblée de la noblesse des comtés de Ponthieu et d'Eu , 
pour les éuu généraux de 1789 . 

a. Il 



l62 I>^' BOUBËRS-ABBEVILLB-TUNC. 

Lès anciens historiens de la première race des rois de 
France ^ font tous mention de plusieurs Wald-Berk , 
comtes ou ducs de la partie maritime du Nord de la 
France habitée parles Morins. M. du Cangp a fait un ré- 
sumé de tous ces auteurs dans un manuscrit déposé à la 
Bibliothèque du roi , dont plusieurs copies sont entre ks 
mains des curieux en ces matières. Ces différents histo- 
riens sont discutés par ce manuscrit dont le résulut est 
la filiation de ces princes jusqu'à Angilbert , comte de 
Ponthieu^ avoué de Saint-Riquier. (Histoire des Puyw^ 
Bas^ page 221 (1). 

Le comte Angilbert {Engelberk en alleamd , Angel^ 
bertus en latin), devint gendre de Cbttlemagne , et eut 
de la princesse Berthe Nitbard et Amide, dont la filia- 
tion est connue (voyez le même manuscrit , et la Mor- 
lière, art. Ponthieu), jusqu'à Hugues II, comte de Pon- 
thieu, qui épousa Gisèle, fille de Hugues Capet, qui, en 
faveur de ce mariage , permit à son gendre de fortifier sa 
ville d' AbbeviUe. 

I. Hugues II et Gisèle eurent peur enfants : 

1." Engeirand, qui fut comte de Ponthieu^qui suit; 
2.* Gui, qui fut abbé de Forest-Montter, et auteur 

de la branche cadette, dite d'Abbeville^ dont Ter- 

ticle viendra. 

II. Engelrand fut père de Hugues II, qui eut : 

III. Hugues III, qui fut père de: 

IV. Gui, dernier comte de cette race , issue de Wald- 
Berk , n'ayant laissé qu'une fille , nommée Agnès , qui, 
par son mariage avec Robert, comte d'Alençon et de Se* 



(i) « Charlemagne se disait avoué de Téglise de Saint-Pierre et de 
w Saint-Denis; l'empereur Frédéric I***» tenait à grande gloire d^écre 
» avoué de I*^Use de Saint-Etienne de Besançon; Hugues, sire d*Abbe- 
» ville, gendre du roi Hugues Capet, le fut de Saint-Riquier en Ponthieu. 
» Les seigneurs de Béthune le furentde celle de Saint- Vaast, tes comtes 
» de Vermandois de Téglise de Beauvais, les seigneurs de Qand et de 
» Touremonde de relise de Saint-Bavon, les seigneurs dX>isi (Crève- 
» ottiir) de Walincourt, branches de la maison de Saint-Aobert, issue 
» de Wald-Berk, furent avoués des Abbayes de Vancellea, de Cantin* 
» pore, du Verger en Cambrésis, et des églises des Guillemines et de 
9 Saint-Aubert de Cambrai. » 



DE BOUBERS-ABBEVILLE-TUNC. |63 

léme, porta dans la maison d^Alençon le comté de Pon- 
thieu. 

II. Gui, second fils de Hugues et de Gisèle, avant Je 
se retirer à l'abbaye de Forest-Montier, dont il mourut 
êbbi, après avoir pris Thabit à Saint-Riquier , avait eu 
pour fils : 

III. Engelrand*, dit û'Abbsville^ seigneur de Thune , 
ainsi quon le voit par des chartes dans lesquelles son fils 
Thibauld^ qui suivra, fait mention de cette qualification: 

IV. Thibauld d'Abbeville, seigneur de Thune, est ainsi 
qualifié dans la charte de confirmation de Tévéque d'A» 
miens, en 1 223, et enregistrée à la chambre des comptes. 
Il eut pour fils : 

V. Hugues o'Abbeville-Thunc^ qui eut deus fils : 

I .* Simon, qui sait ; > 

2.*OdenIard. 

VI. Simon d'Abbeville-Thunc fut père de : 

VII. Rorgon d'Abbeville-Thunc. La Chronique écrite 
ptr Rumet dit : « Il éuit, comme j'ai vu par titres du 
prieuré de Saint-Pierre d'Abbeville, fils de Simon et 
neveu d'Odenlard. 

> C'est à lui que *le pieux aahit Bernard, qui institua 
son ordre en 1112, a écrit la pénultième de ses lettres en 
ces termes : 

B Viro illustri, et jam quoque nobis dilecto, Rorgoni 
de AbbatiS'Villa^ etc. ». 

Il fut père de Girard, ainsi qu'on le voit dans le titre 
de fondation de la maison Saint-Nicolas (rHôtel-Dieu 
d'Abbeville), donnée par Jean , comte de Ponthieu , en 
11 58, dans laquelle est nommé Girard, fils de Rorgon 
d'Abbeville. 

VIII. Girard I, d'Abbeviu.e-Thl'nc eut Gui ou Guil- 
laume, qui suit : 

IX. Gui ou Guillaume d'Abbetille-Trunc épousa Ide, 
fille unique et héritière de Hugues de Boubers (dors Bo- 
bcrk). descendu de Waldberk, comte de Ponthieu avant 
le comte Engilberk. (Voyez le manuscrit de Dacangc, 



IÔ4 ^^ BOUBERS-ABBEVILLË-TUNC 

la Morliére^ Carpentier, Hennebert et tous les anciens 
chroniqueurs). Ils eurent': 

1/ Girard^ qui suit \ 

2,^ Guillaume', qui fit la branche des seigneurs 

d*Abbeville-Boubers-Thunc, qui suivra ; 
3.* Vautier; 

4.* Jean, qui fut cardinal ; 
5. vGanfrii chanoine d'Amiens. 

X. Girard II o'Abbbville, sei^^neur de Boubers (Car- 

tulairesde Valoires, page 186, n* 514, année isBy) : 

Omnibus prœsentes litteras inspectuhs, Gir ardus 
de Abbatis-Villa^ miles, et dominus de Boberch, sa^ 
lutem in Domino. 

Noverit universitas vestra, quod ego, etc, 

U eut d'Agnès d'Auxi, Jean d'Abbeville, qui suit :' 

XI. Jean d'Abbeville , chevalier, seigneur de Bou- 
berch, fut père de Guillaume, qui suit : 

XII Guillaume d'Abbrville , chevalier, seigneur de 
Bouberch, fut père de : 

XI II. Girard III d'Abbkvillk, seigneur de Bouberch. 
Cest à ce Girard que se rapporte cet extrait des Chroni- 
ques de M. Rumet, qui cite un aveu dé la pairie de Boa* 
berch, fourni le premier mars 1367 au roi Charles V» 
par un chevalier du nom de Girard, par lequel il dé- 
clare : « Qu'à cause de la noblesse de u pairie « il a eu 
son surnom ancien d*\bbeville, seigneur de Boubers^ et 
qu'en tait d'armes, de guerre, de joute et de tournois» 
son drmt cri est Abbeville, comme anciennement lui et 
ses devanciers, seigneurs de Boubers , ont usé et accou- 
tumé de foire ; qu'à lui appartient plusieurs cens et droits 
en la ville et banlieue d' Abbevilh ; que quand il est suffi- 
samment ajourné de faire esuge avec ses pairs à Abbe- 
ville, lorsque le comte de Ponthieu y est pour faire estage 
quarante jours, il peut de son droit, s'il plait à lui, venir 
lui et son ménage en la maison et lieu du béguinage à 
Abbeville, et là faire sa demeure et estage quarante jours 
et quarante nuits^ et en la place grande, qui est devant le 
béguinage, peut faire tendre ses tentes et pavilloiu pour 
lui, SCS gens et ménages, etc. >. 



DK BOUBKRS-ABBEVILt^K-TUNC. i65 

Ce Girard d 'Abbevilie , chevalier , seigneur de Bou- 
berch, fut chef de nom et armes de la branche atneequi 
finit en Emond, lequel ne laissa que des filles. 

L^ainée, nommée Jeanne d'Abbeville^ dame de Bou- 
berch, Domvast et de Caumont^ épousa Jean de Melun, 
prince d'Epinoi-Richebourg d'Antoing, qui avait épousé 
en première noces Jeanne de Luxembourg. 

De Jean de Melun, prince d'Epinoi, et de Jeanne 
d'Abbeville, dame de Bo'ubers, vint Jean de Melun, en 
faveur de qui le roi Charles VIII, dont il est qualifié 
cognatustx son chambellan, divisa en deux la pairie de 
Boobers-Domvast, en faveur de ses deux fils. 

L'aîné, Jean, épousa Isabeau de Luxembourg. Us eu- 
rent François^ marié à Anne d'Autriche et à Louise de 
Foix. Il était quartaîeul de Louis de Melun, qui n'eut 
de Thérèse d'Autriche, son épouse, qu'une fille, Anne* 
Julie-AdélaYde de Melun, dame de Boubers, qui épousa 
N.... deRohan, prince de Soubise, dont la postérité a 
continué déposséder la pairie de Foubers jusqu'en 1789. 

Les terres de Domvast et de Tours viènent par succes- 
sion de la maison de Melun à celle deLangeac-Scorailles; 
et celles de Caumont, la Broie, etc., passèrent par al- 
liance dans la maison de Duras, qui les possède encore 
aujourd'hui. 

La seconde fille d'Edmond , Jeanne d'Abbeville, épousa 
Jean, tire de Bemicules, dont suite. 

La troisième , Ide d'Abbeville, épousa Michel , prince 
de Ligne. 

Une autre branche d'Abbeville - Boubers- Ivergny est 
fondue dans la maison de Monchi^ par le mariage de 
Marguerite, fille de Louis d'Abbeville, dit d'Ivergny, 
de qui le père Ignace dit (année 1493) : « 11 a été le der- 
nier de l'ancienne et noble famille des seigneurs qui ont 
poné le surnom d'Abbeville (parce qu'i cette époque les 
autres branches de cette maison ne portaient plus que 
les surnoms de Tune, de Boubers et de Fonuines), qu'on 
dit descendre d'un cadet des comtes de Ponthieu , du 
nombre desquels était un évéque d'Amiens nommé Ber- 
nard d'Abbeville • de qui Lamorlière (page ao6 , dit: 
€ Bernard d'Abbeville, de qui on a parlé plus haut, eut 
pareillement un neveu nommé Jean d'Abbeville, qui lui 
succéda ou qui fut tôt après archevêque de Besançon, 
puis après cardinal du titre de Saint-Laurent, in Lucind, 



t66 DE BOUBERS-ABBEVILLE-TUNC 

que le même Ciaconius nomme mal à propos Burgundus, 
puisque cette famille de Abbatis- Villd est a$surëmeni de 
notre diocèse descendue par femme des anciens comtes 
de Ponthieu, et du depuis dite de Boubers ». 

Dans cet extrait il est reconnu que la maison du de^ 
)puisdite de Boubers est la même que celle d'Abbeville, 
et que celle-ci est descendue des anciens comtes de Poa- 
thieu ; mais (dit-il) par femmes: ce qui est une erreur 
qu'il a lui-même retractée (page 489 de son supplément)» 
dans lequel il dit, en parlant de la maison de Doulleos : 
« qu elle est peut-être issue de quelque cadet d^iu 
comtes de Ponthieu. Comme il est tout certain àt Ift 
noble famille portant le nom dAbbeville, et du depuis 
dite de Boubercb (Tuncj , depuis le mariage d'Ide de 
Bouberch avec Gui ou Guillaume d'AbbeviUe , cheva- 
lier, seigneur de Tune; et (J^erndtre) depuis celui de 
Mahaut de Reinneval, dame de Bernât re, avec Jean III 
d'Abbeville, seigneur de Tune, dont est sortie la branche 
qui va suivre, et sur laquelle nous croyons devoir ajouter 
surabondamment cet extrait du contrat fait par le comte 
Mathieu et la comtesse Marie à Robert, frère puîné de 
Saint-Louis, et ratifié par ce roi au mois de novembre 
1244». (Page 168 de THistoire chronologique de Pon- 
thieu.) 

» Item hommagium quod nobis débet Guillel^ 

mus de Bouberch (les seigneurs de Beroâtre sont îasos 
de cette maison et se nomment ainsi , comme iaisaient 
ceux de Raimbautcourt , tombée dans les mains des sei- 
gneurs de Grincourt , qui ont épousé rhéritière) , pro 
villa de Thune et de Willencours^ in quo hommagio est 
feodum quod tenet Joannes de Bardes. 

» Item feodum de Vit^ (lez Willaocourt) » in qno 
sunt duo Vavassores. 

» Item, etc. ». 

Page 159, le même ouvrage dit : « Cette même année 
i23o, les pères Cordeliers d'Abbeville étant Ic^és trop 
proche de Téglise cathédrale de Saint-Wulfran , furent 
transférés par Arnould, évêque d'Amiens, près le. pont 
de Talence, au lieu où ils sont maintenant , qui était un 
hôpital dédié à sainte Madeleine. Leurs premiers bien- 
fiiiteurt sont les seigneurs, de Boubers ». 

Ils y avaient en effet leur sépulture, à commencer de 



DE BOUBERS-ABBEVILLE-TUNC. 167 

Guillaume d'Abbevilie, seigneur de Tune, dit de Bou- 
bers-Tunc, qui suit ; 

IX. Guillaume A^Abbrville , chevalier, seigneur de 
TbunCy et de Vitz-les-Wîllancourt , second fils de 
Guillaume d'Abbeville- Thune, et de Idc , dame de 
Boberch, fonde la branche connue depuis sous les sur- 
noms de Bouberch ' Tune ; et Bernâtre , depuis 1400, 
ainsi que le prouve cer extrait de Thistoire généalogique 
des comtes de Ponthieu, page 168, cité ci-dessus : Item 
hommagium quod nobis débet Guiilelmus de Bouberch 
pro villd de Thune, in quo , ete, ( Les seigneurs de 
BemAtre sont de cette maison. ) Item feodum de Vit^ 
in quo sunt duo vavassores, ete. Il eut pour femme 
Agnès de Fontaines, issue d'Aleaume d*AbbevilIe, che- 
valier , seigneur de Fontaines^ Long» Long- Prés aux 
Corps Saints. Il fut un des seigneurs qui, après la mort 
de saint Louis au'il avait suivi à la Terre Sainte , fut 
du conseil de régence du royaume; ils eurent deux fils 
et une fille : 

I.* Jean, qui suit; 

2^ B^nardf évéque d^Amiens, qui bâtit et acheva 

la cathédrale d'Amiens, (Histoire des antiquités 

d'Amiens, p. 206); 
3.* Guyotte, qui épousa Robert de Boarnonville, 

d'où Colette qui épousa Roger de Malet, sire de 

GrâviUe, maison illustre à laquelle appartient ce 

dicton héraldique : 

« Il y eut sire à GrAville, primes que Roi en 
» France. ( Extrait de Pailiot, ) 

X. Jean I*' dr Boubkkch-Abbevtlle , chevalier , sei- 
gneur de Tune, de la Mothe, dontest fiiitmention p. 88, 
des preuves de l'histoire du Cambrésis, en ces termes: 

Charte de l'archive de l'archevêché , année i283 : Phi^ 
lippus de Kerki , miles , baillivus cameraeensis , cam- 
paruit Pontivi eum Roberto de Ribiencourt, ete. , miVf- 
tibus et feudatis episeopi, ubi Joannes de Bouberch 
vendidit quasdam terras in pago de Briastro domino 
de Waiineourt , ete. Sa (emme est inconnue : il en eut 
quatre fils : 

t.* Hugues de Bouberch-Abbeville , chevalier, sei- 
gnenr de Tune, qui suit ; 



,68 I>R BOUBERS-ABBEVILLIS-TUNC. 

2.* Pierre , i 

3.* Jean, | leur postérité est inconnue. 

4." Nicolas , ) 

XI. Hugues OR Boubbrch-Abbbville , chevalier» sei* 
gneur de Tune , La Mothe, Vitz-Lez Witlancourt ; il 
eut pour hIsGui ou Guillaume^ qui suit: 

Xil. Guillaume de Bouberch - Abbrvillr^ chevalier, 
seigneur de Tune, La Mothe, etc. 

L'histoire Ecclésiastique d'Abbeville en fait mention 
en ces termes : 

» Il était petit-fils de Jean d'Abbeville; il reprit le 
• surnom d'Abbeville, et mourut en i3i6. Il eut pour 
» fils HugueSj qui suit : 

XIIL Hugues, dit Gadifer^ de Boubsrch-Abbbvillr, 
chevalier, seigneur de Tune, Vitz-les-Willancourt. eic. : 
il releva du fief de Tune. 

Extrait du compte du domaine de Hesdin de fan 1347, 
reposant en la chambre des Comptes du Roi à Lille, 
foL I.*. E. 

m 

....« De Gadifer de Bouberch pour le relief de la terre 
B de Tunc^ qu'il a reliévë fourmert son père rechapt 
» le xîiij juignet et est des fiefs de Ponthieu. 

CoUationné, etc. Lille, le 12 octobre 1762. 

Signé Godefroi du Sart. 

Hugues eut pour fils : 

I .* Jean^ qui suit ; 

2.* Rorgon, connu sous le nom Ringox ou Ringois, 
que la chronique de Ponthieu de M. Rumet (p. 198 
prouve être ce Rorgon ou Ringox d^Abbeville. 

XIV. Jean de Bouberch-Abbeville, chevalier, sei- 
gneur de Thune, la Mothe, Vitz-lez-Willancourt, etc. ; 
il est relaté dans la chronique de Ponthieu, page 188, en 
ces termes. 

« Le 12 août 1364, messire Nicolas de Louvain pourvu 
» par le roi Edouard, de Toflice de sénéchal de Ponthieu, 
» fait lire ses letttres de provision et pouvoirs au château 
» de Ponthieu, en la présence de Colard de Biencourt 
» Bailly-d'Abbeville» de messire Jean de Bouberch, ehe- 
» valier, sire, etc. 



DE BOUBCRS-ABBEVILLE-TUNC. 1 69 

Il épousa, en i36o, Mahaud de Reinneval, dame de la 
▼icomté de Bernâtre^ fille de Raoul^ seigneur de Nampont. 

Jean d'AbbeviUe-Bouberch-Thunc, devenu vicomte de 
Bernâtre»en prit le surnom, et même les armoiries, qui 
sont celltt de Reinneval : d*or, à la croix de sable, char* 
gée de cinq coquilles d'argent ; et en cœur de Tecusson 
de France ; comme faisaient les grands officiers de la 
couronne. 

Nous allons pour la descendance de Jean d^Abbeville- 
Bouberch-Tunc, copier la généalogie relatée dans 'This- 
toire du Cambrésis, troisième partie, page 283 ; qui éta- 
blit la filiation de Jean et de Mahaud, de laquelle il eut 
deux fils: 

I .* Pierre, mentionné ci-après ; 

2.* Baudouin de Bouberch, chevalier, seigneur de 
Tune, épousa Béatrii de la Rate, qui le fit père de 
Jean de Bouberch, seigneur de Tune, conjoint avec 
Marie de Bouflers, fille de Jacques, seigneur de 
Bouflers et de Caigni, et de Péronne de Poriches. 
Ce Baudouin, dit Gadifer, est tige de la branche 
de Bouberch Vaugenlieu , Melicocq, éublie dans 
le Beauvaisis, et éteinte aujourd'hui. 

XV. Pierre, dit Blanor de Bouberch-Bernatre, che- 
valier, seigneur et vicomte de Bernâtre la Mothe et Iver- 
gni ; épousa, en premières noces, Jeanne de Neufmets, 
mone sans enfants ; en secondes noces, il épousa Valcn- 
tine de Pardieu, sœur du vaillant capitaine Pardieu ; il 
eut : 

i.*Colard, qui suit; 

2.* Catherine, mariée à Bonde Saveuse, capitaine- 
général du comté d'Anots, père et mère de Jeanne, 
femme de Valeraud deChAtillon. 

Pierre, dit Blanor, vendit, en décembre 1410, les 
bois de Bernai auxCélestins d'Amiens, et en 1428 
il servit aveu au duc de Bourgogne de son fief de 
Tune. 

XVI. Colard dr Boubbrch, chevalier, vicomte de Ber- 
nâtre, seigneur de Tune, la Mothe-lez-Auxi-Neufmets, 
épousa Beatrix de Hardentun, fille d^Orangeois, cheva- 
lier, seigneur de Maison-lez-Ponthieu, dont : 

I.* Antoine, qui suit; 



1 6o ^^ BOUBbRS-ABBEVILLE-TUNC. 

conservé par ceux de cène branche» et sans intemipti<Mi, 
depuis Tbibauld d'Abbeville , seigneur de Thune , qui 
vivait en iioo, comme le prouve ce quit suit: i.* cet at- 
trait d*une charte de i235, représentée le a6 janvier 

1745 à la chambre des comptes : Item managium 

quoddam , situm juxtà decursum Alteiœ eisdem moma^ 
libus (de Willancourt in eleemosinam datum à Théo- 
baldo de AbbatiS'Villa , in feodo 4e Thune ; lequel fief 
est resté depuis ce temps jusqu'à présent dans la branche 
de Bernâtre, dont les seigneurs se sont toujours qualifiés 
seigneurs de Thune» ainsi qu'on va le voir par les actes 
dont suivent les extraits : 

H Jean de Boubers, vicomte de Bernâtre et de Bois- 
rnontj seigneur de Thune y de Neufmetz , la Mothe, la 
Haute-Rue, etc. , père de Jacques de Boubers» chevalier, 
vicomte de Bernâtre et de Boismont» seigneur de Thonc, 
de Neufmetz , la Mothe y la Haute-Rue » etc.\ père de 
Daniel^ dont voici Textrait de contrat de mariage : 

> Furent présents en personnes messire Daniel de Boo- 
bers , chevalier, seigneur et vicomte de Bernâtre et de 
Boismont, seigneur de Thune, la Mothe» etc. ; assisté de 
messire Daniel de Montmorency , chevalier, seigneur et 
marquis d'Esquancourt ^ lieutenant -général des années 
du roi, son cousin ; 

> De messire Daniel de Montmorency , chevalier, sei- 
gneur de la Courtaubois, pareillement son cousin ; 

> De messire Daniel-Guillaume de Montmorency , 

chevalier, seigneur de , etc. , aussi son cousin, d'une 

part ; 

> Messire Daniel de Roussel , chevalier , seigneur de 
Miannay , lieutenant-général des armées du roi ; dame 
Anne Morin de Loudon ; damoiselle Suzanne de Roussel, 
leur fille aînée, à marier , d'autre part, etc. > 

On voit par ces actes que la seigneurie de Thune a 
toujours existé dans la branche des fioubers*AbbeviUe* 
Thune, vicomtes de Bernâtre^ depuis Thibault d'Abbe* 
ville, seigneur de Thune. 

Ces aaes provent aussi Tillustration des allisnces de 
cette branche de la maison de Boubers. En voici d'autres 
preuves extraites du Recueil généalogique des familles 
originaires des Pays-Bas (Roterdam , 1778, t. a, p. 106). 
On trouve aux Claires d^Arras, sur un tableau funèbre 
des seigneurs de Boubers , ces quartien : 1 Ncufvilk 



DE BOUBERS-ABBEVIU^K-TUNC. i6i 

2 Lign^^ 3 Crêqui, 4 Rubempré; à Técusson en cœur, 
êcaitelé au i de Croy, qui est d'argent, à trois fasces de 
gueules; au 2 de Craon, qui est losange d'or et de 
gueules; au 3 de Flandre^ qui est d'or; au lion de sable^ 
anné et lampassé de gueules; au 4, de Renti dVgent , 
à trois doUotres de gueules; enfin , par TalUance de Da- 
niel de Boubers avec Rachel de Long-Jumeau , petite- 
fille de Michel de Long-Jumeau, chevalier des ordres et 
panetier ordinaire du roi , et de Souveraine d'Angou- 
léme, sœur du roi François I**. 

La maison d'Abbeville-BoubersTliunc a fourni à Tétat 
des cardinaux , des évéques , un chevalier des ordres , 
dans la personne d'Antoine de Boubers , connu sous le 
nom d^Antoine de Bayancourt, fils de Pierre de Boubers, 
seigneur de Brucamp et de Houdancourt^ et de Charlotte^ 
dame de Bayancourt^ Bouchavesne, Prouville et Elin- 
court , etc. , et le premier connétable qui fut chef des 
armées et grand-officier de la couronne , dans la personne 
de Waldberk (qui se prononçait Onalsberik) , connu 
sous celui d'Albérik (voyez Carpentier) , et qui était 
connétable en Tan 1060. Cest au sujet de ce connétable 
que le président Hénault dit que Tofllce de connétable , 
qui se bornait avant lui au commandement de l'écurie , 
devint dans sa personne un office de la couronne , et par- 
vint à être la première dignité de Tétat^ etc. 

Avant de commencer la filiation, nous croyons devoir 
terminer ce préambule en faisant remarquer que la bran- 
che d'Abbeville-Thunc-Boubers, dont le produisant est le 
chef de nom et armes^ a fixé depuis des siècles sa rési- 
dence dans la seigneurie de Bernâtre , dont le château- 
forteresae» situé sur la rivière d'Authie, éttit un point de 
défense (contre les Espagnols , lorsqu'ils possédaient la 
Flandre et l'Artois) de la frontière de la France^ dont les 
vicomtes de Bemàtre avaient le commandement depuis 
Doullens jusqu'à l'embouchure de TAuthie; et que , non 
seulement depuis cette époque, mais que depuis rétablis- 
sement delà monarchie française ^ cette branche n'a ja- 
mais cessé d'habiter le comté de Ponthieu, depuis Wald- 
Berk, premier comte ou duc de Ponthieu , jusqu'à Henri- 
Louis de Boubers, oncle du produisant, qui présida Ras- 
semblée de la noblesse des comtes de Ponthieu et d'Eu , 
pour les éuu généraux de 1 789 . 

a. M 



172 l>E BOUBERS-ABBKViLLK-TUNC. 

et y commanda un régiment ; il se maria deux fois 
et n*eut point d'enfants ; 2.« Henri^ Louis, qui sui- 
vra ; S."" Emmanuel-Gédéon ; 4.* Suzanne ; 5.* Mane* 
Madeleine; 6.* Fran(;oise ; 7.* Isabelle; 8/ Emilie- 
Sophie, dame d'honneur de la princesse électorale 
de Prusse ; 9 * Anne-Julie, abbesse du chapitre 
noble de Hall, en Prusse; 10.* Marie-Julie. 

Du second lit: 

ir.* François, sans alliance; 12.* Benjamin-Nicolas, 
seigneur de Mazingham, marié à Madeleine de la 
Houssoyede Maisicourt. De ce maria jv sont issus: 

a. Ange-Clâude-François Benjamin, ancien oflicier 
d'infanterie ; 

b. Alexandrc-Francois-Josepb, comte de Boubers- 
Mazingham, né le 4 janvier 1744, maréchal des 
camps et armées du roi dans l'arme de Tanille- 
rie, chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis et officier de Tordre royal de la Lé- 
gion d'honneur; marié à Josèphe- Rosalie le 
Maire. De ce mariage sont nés: i.* Alexandrine; 
2.* Henriette- Aglaé ; 3.* Virginie-Lucrèce; 

c. Elie-Nicolas-Berault de Boubers-Mazingham, 
élève de l'Ecole royale militaire ; 

d. Drossin-François-Mériadec de Boubers, mort 
capitaine d'infanterie ; 

e. Aimée-Marie-Claudine de Bodbers, mariée à M. le 
Clerc, dont deux garçons au service de S. M. ; 

i3.* Charlotte; 14.'' Madeleine. 

XXIV. Henri-Louis de Boubbrs - Thunc , chevalier» 
vicomte de Bemâtre et Boismont, seigneur de Thunc, la 
Motbe, la Haute*Rue , Miannai, Bretel, Pinchcfalise, de 
Helliers et Moncbaux, fut colonel du régiment de Lannoi, 
et ensuite de celui de Fontenilles en 1750. 11 épousa Marie- 
Madeleine d*Orthe, fille de Louis, chevalier, seigneur de 
Poix et de Fontaines, et d'Anne de Dompierre. (La mai- 
son d'Orthe tst originaire du Béarn et l'une des plus il- 
lustres de ce pays. Le grand-onde de la susdite Marie Ma- 
deleine éuit gouverneur de Bayonne sous le roi Charles IX. 
à qui il répondit, à Toccasion des ordres qu'il' reçut de la 
cour pour y (aire exécuter la Saint-Barthélemi : c Vous 
n'avez, Sire, dans Bayonne, que des sujets fidèles, mais 
pas un bourreau. Signé le vicomte d'Orthe *. 

Madeleine d'Orthe, vicomtesse de Bernâtre, était aussi 



DK BOUBERS-ABBEViLLE-TUNC. i ^3 

nièce du marquis de Feuquières (vice-roi des Isles sous 
k Vent). Elle eut : 

t.* Marc-Daniel-Hyacinthe^ qui suit; 

3.* Charles-Claude, qui suivra ; 

3.* Louis-Antoine, dit TabbëdeBoubers; 

4.* Jérôme-Benjamin, marié et établi à la Guade- 
loupe, d'où une branche; 

5.* Henri-Louis, dit le chevalier de Boubers, sei- 
gneur de Vitz-lez-WiUancourt , présida l'assem- 
blée de la noblesse des comtés de Ponthieu et d'Eu 
pour les états-genéraux de 1789; il mourut (sans 
avoir été marié) le 19 mai 1799, à jSaint-Blimond ; 

6.* Marie-Madeleine, morte sans alliance; 

7/ Marie-Françoise; 8.* Henriette ; 9.* Madeleine, 
religieuse; 10*. Suzanne , religieuse à l'abbaye 
royale d'Origny. 

XXV. Marc - Daniel - Hyacinthe db Boubers- Thunc , 
chevalier , seigneur et vicomte de Bernâtre Thunc , la 
Mothe , la Haute-Rue , Miannai , marié à Marie- Louise 
de Carpeotin, dont : 

1 .* Charles-François, qui suit ; 

3/ N de Boubers, baron de Montholus, lieute- 
nant de Carabiniers, tué à la bataille de Crevelt; 

3.* Jean-Hyacinthe^ chevalier de Boubers, décédé à 
AbbeviUe, le i3 mars 181 3, sans alliance; 

4.* Marie-Hyacinthe, mariée à Antoine-Nicolas Ma- 
nessier, chevalier, seigneur d'Offemont, dont une 
fille, mariée à Louis, baron de Malet, dont pos- 
térité. 

XXVL Charles • François de Boubbrs - Thunc , cheva- 
lier, vicomte de Bernâtre, seigneur de Thunc, la Mothe , 
la Haute-Rue, le HtUiers, Loiville , Poix, Monchaux, 
Joncquières, capittine de cavalerie au régiment des Cara- 
biniers et de Royal; marié à Marie-Charlotte de Clément , 
iisue de Albéric de Clément, premier nuréchal de France. 
Ils eurent : 

1 •* Charles • François - Marie - Hyacinthe , mort au 

tierceau; 
3 .* Marie-Charlotte ; 
3.* Marie*Loutse-Cunégonde : 
4.* Marie- Jeanne-Baptiste- Françoise- Alix ; 
5.* Marie-Henrtette-Clémentine. 



iy4 I>£ BOUBERS-ABBEVILLE-TUNC. 

Charles-François étant décédé sans avoir laissé de gar- 
çon , la branche issue de Claude-Charles , son oncle, 
devint branche aînée. 

XXV. Claude- Charles, comte de Boubers-Tunc , che* 
valier , seigneur de Miannai, épousa, en premières noces , 
Marie-Magdeleine Manessier^ dame d'Omâtre, et de Pré- 
ville, de laquelle il nVut point d'enfant; et en secondes 
noces» Marie- Françoise de Brossard Bardemont , issue de 
germaine de Charles-Gabriel , marquis de Brossard-Saint- 
Martin au Bosc , qui fit ses preuves de cour et monta dans 
les carrosses du roi, le 6 mars 1787. 11 avait précédemment 
obtenu , par arrêt du conseil , enregistré au ' parlement 
de Rouen , le droit de conserver ses armes , qui sont 
de France à la bande d'argent brochant , qu'il tient (par 
bastardise) de la maison de France , éunt issu d'Antonin 
de Broschard , chevalier banneret de Normandie , né en 
12899 fils naturel de Cbailes de France , comte de Valois , 
et d'Alençon , fils puîné de Philippe -le- Hardi , roi de 
France, et d'Hélène de Broschard , laquelle descendait 
du comte Broschard^ connu sous Hugues Capet comme 
l'un des seigneurs les plus influents de son conseil. ( Vid. 
l'Histoire de France du père Daniel, t. 3, p. 26; année 
991.) Us eurent: 

I .* Amédée-Charles-Marie, qui suit ; 

2.* André-Henri, reçu chevalier de Malte de mi- 
norité ; 

3.* Nicolas-Françoisy idem; 

4.* Alexandre - Bonaventure - Daniel , chevalier de 
Malte de minorité, dit le vicomte de Boubers ; a 
servi aux Carabiniers, puis dans le régiment de 
Chartres, dragons; émigré en 1791; a fiitt les 
campagnes dans les armées des Princes et de mon- 
seigneur le jprince de Condé; marié à demoiselle... 
Rose de Selonfen, en Suisse, fille unique de N.... 
baron de Selonfen, et de N.... née comtesse Van- 
limbourg ou de Umbourg , de laquelle est ncc 
Gisèle. 

XXVI . Amédée - Charles - Marie, comte de BotJBEKs - 
Abbeville - TuNC , chevalier , seigneur de Vitz - les-Wil- 
lancoun , Miannai , ancien capiuine de cavalerie au 
corps royal des Carabiniers de S. A. R. Monsieur, aujour- 
d'hui Roi. Il se réunit en 1791 aux officiers de ce corps, 
qui fit la guerre près de la personne de Sa Majesté. 



DE BOUBERS-ABBEVILLË-TUNC. i jS 

Rentré en France en i8oo> il resu fidèle^ et fut per- 
sécuté, et mis en surveillance, envoyé en exil, puis en 
prison d'état en i8i3, et proscôtcB iftiS. 

En 1814 et r8r5y il fit le premier arborer le drapeau 
Manc dans l'arrondissement d'Abbevilte. Il reçut du roi, 
le 30 mars 181 5, l'ordre de lui former une garde de sûreté 
qu'il eut l'honneur d'organiser et de commander pendant 
tout le temps qu'y resta Sa Majesté, qui, en partant, le 
décora de Tordre royal et militaire de Saint-Louis: au 
mois de juin suivant, les royalistes du pays d'entre 
Somme et Canche se réunirent à lui pour y réublir 
l'autorité du souverain légitime. 

Nommé commandant supérieur pour le roi dans Tar- 

rondissement d'Abbeville, et colonel commandant les 
volonuires royaux, il entra avec eux sous les ordres de 
son altesse monseigneur le prince de Croy-Solre dans les 
villes d'Amiens et d'Abbeville. 

Ces opérations terminées au mois de juillet, les gen- 
tilshommes et les royalistes de Picardie firent en son 
honneur une adresse au Roi, remise entre les mains du 
prince de Croy-Solre, commandant supérieur dans le dé- 
partement, et ainsi conçue : 

SIRE, 

« La noblesse et les royalistes de Picardie, vos fidèles 
sujets, regardent comme un devoir de mettre sous les 
yeux de Votre Majesté tout ce qu'a fait et souffert pour 
son service M. le comte de Boubers-Abbeville. Dévoué 
de tout temps à la défense de la cause du Roi, il a servi 
avec honneur dans les armées royales ; rentré en France 
après le licenciement ( en 17991,11 est toujours resti fidèle 
à la cause sacrée qu'il avait embrassée. Il a employé tous 
SCS talents et toute son influence à entraver la marche des 
autorités de Bonaparte. Sans cesse en butte à leurs per- 
sécutions, il a été dénoncé, mis en surveillance, arraché 
à sa Gimille, conduit dans les prisons de la capitale, sans 
que rien ait jamais pu ralentir son aèle ; il a résisté avec 
le même courage aux séductions employées pour le déta- 
cher de son souverain légitime et chéri : toujours loyal, 
toujours intrépide, vrai chevalier sans peur et sans re- 
proche, il a bravé la nouvelle proscription qu'il s'éuit 
attirée par son dévoûment à Votre Majest?, lors de son 



L 



, ^6 ^E fiOUBERSWUI&EVlLLË-TUNC. 

passage à AbbeviUe (le ao et ai mars i8i5), el quoique 
sous les liens d'un nouveau mandat, c'est lui qui le pre- 
mier a fait attacher le drapeau blanc dans le département 
(de même qu*en 1814). 

» Informé que la_ bannière des lys flottait dans le dé- 
partement du Nordy il a couru se réunir aux braves qui 
voulaient briser le joug de la, tyrannie, et n'a posé les ar- 
mes que quand il a su Votre Majesté replacée sur le trône 
de ses pères^ pour le bonheur de la France. » 

A Amiens, ce 1 1 juillet 181 5. 

Suivent les signatures, au nombre de cent. 

« Ayant eu Tbonneur de commander les volontaires 
royaux que M. le comte de Boubers-Abbeville avait levJs 
en Picardie, et avec lesquels il est venu me joindre pour 
faire rentrer les provinces d'Artois et de Picardie sous 
l'autorité du roi, je m'empresse d'ajouter mon témoi* 
gnage à la justice qui lui est rendue par toute la noblesse 
de la province. 

> A Amiens, ce ao juillet 181 5. 

• Le prince deGioy-Solre , 

Maréchal de camp, commandant pour le Roi 
dans le département de la Somme^ etc.» 

lia épousé, le aa avril 1789, demoiselle Anne-Char- 
lotte-EIisabeth de Buissy de Long, châtelaine de Long 
et Càtelet collatrice de toutes les chapelles afTérantes à 
la collégiale de Long-Prés-les-Corps-Saints, de laquelle 
il eut : 

I .• Amédée-Viaor, décédé ; 

a.* Alphonse-Alexandre-Charies, qui suit ; 

3.* Aure-Pauline-Henriette ; 

4.* Ide-Rose-Blanche. 

Charles-François, dit le vicomte de Bernâtre, chef de 
nom et armes de la maison de Boubers^Tunc-Bemâtre 
éuit décédé sans enfants mâles, à la fin de l'année i8ti, 
Amédée-Cbarles-Marie, dit le comte de Boubers, le de- 
vint, et quitta les noms et armes de Rein neval- Bernâtre 
qu'il portait, pour reprendre celui d'Abbeville, «ioai 
que les armes que portait Jean de Boubercb-d' AbbeviUe* 
Tune (degré XIV) lorsqu'il épousa, en i36o, Mabaut de 
Reioneval, vicomtesse de Bernâtre, parce que cette sei* 
gneurie soruit de la maison. 



DE BOUBERS-ABBEVILLE-TUNC. jy^ 

II reprit comme surnoms les noms d'Abbeville et de 
Tune, et conserva pour premier nom celui de Boubers^ 
attendu qu'il est nom primitif et d'origine de cette fa- 
mille y étant dérivé , ainsi que nous l^avons remarqué , 
du mot Wald-Berk^ nom de Tauteur de toutes les bran- 
ches relatées dans ce mémoire. 

XXVI I . Alphonse - Alexandre - Charles , chevalier , vi- 
comte DE Boubers-Abbevillb-Tunc, fut officier de volon- 
taires royaux dans le corps que réunit son père, et com- 
mandé en chef par S. A. le prince de Croy-Solre» en juin 
i8i5. 

Armes : Cette maison a porté pour armes^ d'abord un 
écusson d'or^ à une croisette et un croissant de gueules ; 
ensuite d^or^ à trois faces de gueules, à une branche de 
chénure ou gui de chêne ensanglantée, brochante sur le 
tout, qui est de Wald-Berk ; ensuite or, à trois chevrons 
de gueules , qui est Saint- Aubert ; à trois pals de 
gueules, qui est Fonthieu ancien ; puis or, à trois bandes de 
gueules^ brisure de Ponthieu ancien ; puis or, à trois 
boules de gueules, pour la branche de Boulogne : ensuite 
or, à trois cœurs ou éccussons de gueules, qui est Abbe- 
viLLE-TuNc-BouBERs. La branche de Boubers-sur-Canche 
avait porté : or, à ta croix de gueules, chargée de cinq 
croissants de sable (à enquerre). La branche de Ponthieu 
brisa et porta d'argent ; et lors de l'assemblée des princes 
croisés, en 1190, à AbbeviUe^ dont Hugues de Bouberch 
était mayeufj il changea les croissants qui chargeaient sa 
croix en coquilles (Vor, En 1^60, Jean d'Abbeviile-Bou- 
bers-Tunc prit les armes de Mahaut de Reinneval, dame 
de Bernâtre, qu'il venait d'épouser, et quitta les siennes 
qui étaient d'argent, à trois cœurs en écussons de gueules, 
}X)ur celles de Reinneval, d*or, à la croix de sable, char- 
gée de cinq coquilles d'argent ; chargée en cœur d'un 
écusson de France, ainsi qu'on le voit surunscel de Tatl 
i335, autour duquel est empreint : Scel de Raoul de 
Bernâtre, que la branche de Boubers-Tunc-Bernâtre 
porta jusqu'à l'extinction de cette branche, en 1811^ par 
la mort de Charles-François» vicomte de Bernâtre^ qui 
n'a laissé que des filles, ainsi qu'il est noté à son article. 

Aujourd'hui le chef de nom et armes de la branche de 
Bernâtre, redevenue l'aînée, porte ces douze écussons 
dans l'ordre ci-dessus : « Sur le tout écartelé, au i d'azur, 

8. la 



1^8 DE BOUBERS-ABBEVILLE-TUNC. 

» semé de -fleurs de lys d^or ; au 2 d'argent^ à la croix de 
i> gueules, chargée de cinq coquilles d'or ; au 3 d'or, à 
> la croix de sable, chargée de cinq coquilles d'argent, 
» surchargée en cœur d'un écusson de France ; au 4 
» d'azur^ à trois fleurs de lys d'or ; à la bande d'argent^ 
» brochant sur le tout, qui sont quatre armes d'alliance ; 
» et sur le tout du tout d'or, à trois cœurs ou écussons de 
i> gueules^ qui est d'Abbeville ; au chef cousu du champ, 
» chargée de trois bandes du second émail , qui est de 
D PoNTHiEU ancien. 

» Couronne antique de Tours , sommée d'un casque 
» couronne de \icomte. Cimier, un lion naissant,^ casqué 
» et cuirassé^ tenant un bouclier et une branche de gui, 
» ensanglantée au naturel. 

D Supports, un triton portant couronne antique , et 
» une syrène portant couronne de vicomte , tous deux 
i> tenant bannière et sonnant de la conque. 

» Devise : Fidelior in adversis, 

» Cri : Ahhevillé ; et plus anciennement , Sbnwardt 
Krieve-Kuert. 

Extrait du Recueil du blason d'armes de tqiite la no- 
blesse de la chrétienti , par Pierre^ de Coligny^ en 
1539, et vu et corrigé par Delval, seigneur de Tenans, 
roi d'armes et généalogiste de S* M. catholique , à 
Bruxelles, l'an 1643. 

« Ponthieu, Pontevins, à bannière. Le seigneur d'Ab- 
» beviile porte : d'or à trois écussons de gueules. 

» Le seigneur de Bouberch porte : d'argent, à trois 
» écussons de gueules, et crie Abbeville. 

» Le seigneur d'ivergny porte : d^argent, à trois écus- 
» sons Je sable. 

» Le seigneur de Sepy (Chepi) porte: de Bouberch, 
s au Jambel de cinq pièces d'azur ». 

La seigneurie de Boubers-sur-Canche, d'où sortaient les 
auteurs de Hugues de Bouberk, dont il est fait mention au 
degré IX, réunie à celle de Rache, fut érigée en princi- 
pauté en faveur des princes de Berghes. 

La seigneurie de Reinneval, en Haute- Picardie , de 
laquelle était l'illustre maison de ce nom et un grande 
panetier de la couronne, est tombée par alliance dans la 
maison de Mailly, en faveur de qui elle a été érigée en 
duché-pairie. 



LE GRAS DU LUART. 179 

LE GRAS DU LUART,au Maine. 

I. Michel LE Gras, seigneur du Luart.et de Lausserie , 
lieutenant particulier de la ville du Mans, épousa Fran- 
çoise Denisot, dont il eut : 

I .® François, dont l'article suit ; 

2." Pierre, seigneur du Rosseaux, reçu conseiller 
au grand conseil, le 23 avril iSgy; il épousa 
Marthe du Pont , fille de Thomas du Pont, sei- 
gneur de la Loubaunaye, et de Marie Laurent. Il 
eut de ce mariage : 

a. Jean, seigneur de Centigny; 

b. Françoise , femme de François le Coutelier , 
seigneur de Bonnetbeau ; 

c. Marie r * r . 

d. Marthe. ! «-eligieuses : 

e. Isabelle le Gras du Luart. 

II. François le Gras, I" du nom, seigneur du Luart ; 
conseiller au parlement de Bretagne, fut depuis conseil- 
ler au grand conseil par lettres du 18 avril r 58 1, et reçu 
le 23 janvier i582. Il obtint un arrêt du conseil d'état , 
enregistré le 6 septembre 1589,- pour rentter dans les 
fonctions de son office, après avoir justifié qu'il n'avait 
point pris le parti des Ligueurs dans la ville du Mans. Il 
eut des lettres d'honoraire le 7 septembre 1623, qui furent 
enregistrées le 18 du même mois et mourut le 27 octobre 
1627. Il avait épousé Diane Garnier, morte le 6 décem- 
bre 162 1 , fille de Robert Garnier, lieutenant criminel 
du Mans, puis conseiller au grand conseil , et de Fran- 
çoise-Hubert. Il eut de ce mariage : 

I.* François, dont l'article suit; 

2.° Félix, seigneur de Lausserie, marié avec Marie 
de Ternes; 

B."" Françoise, mariée à Pierrerde Briou, conseiller 
au parlement de Paris, puis président en la cour 
des aides. 

III. François LK Gras, II* du nom, seigneur du Luart, 
des Lorges, etc. , reçu conseiller au grand conseil le 26 
septembre i623>, maître des requêtes le 22 janvier 1 636., 
mourut le 5 juillet i652, d'une blessure qu'il reçut dans 
une émeute qui eut lieu dans Thopital de )a ville de Paris. 



lg2 UE GRAS OU LUART. 

et féal le sieur François le .Gras du Luart, notre oonsciller 
en nos conseils, maître des requêtes ordinaires de notre 
hôtel , intendant et commissaire départi en la pnmnce 
de Roussilton et comté de Foix, nous a fait représenter 
que la terre^ seigneurie et châtellenie du Luart, située en 
notre province du Maine, et possédée depuis un temps 
immémorial par la famille dudit exposant, se trouve 
d'une étendue et d'un revenu considérables, avec droits 
de haute , moyenne et basse justice, établissement de 
foire et marché, ûefs^ arrière-fiefs, domaines, droits de 
belette, voirie, et autres dépendances; en sorte qu'eUe 
se trouverait dispxisée à recevoir et à soutenir le titre et 
la dignité de marquisat s'il nous plaisait l'en décorer 
sous la dénomination de marquisat du Luart, et accorder 
audit sieur exposant nos lettres nécessaires, avec liberté 
d^y réunir les terres^ fiefs, domaines et seigneuries que 
ledit sieur exposant pourrait dans la suite acquérir de 
proche en proche. A ces causes, et voulant marquer audit 
sieur le Gras du Luart l'estime particulière que nous fiù« 
sons de sa personne, et la distinction que mérite sa nais- 
sance^ ses services et ceux que ses ancêtres ont rendus à notre 
état, nous avons résolu de l'honorer d'un titre qu'il paisse 
transmettre à ses descendants, et qui conserve le souvenir 
des vertus et des bonnes qualités qui Tout fait mériter. La 
fiimille dudit sieur du Luart, distinguée depuis plusieurs 
siècles, a toujours signalé son attachement et son zèle 
pour la gloire et le service de notre état, soit dans les 
charges <te la magistrature, soit dans les emplois mili- 
taires dont * elle a été honorée. Jean le Gras^ l'un des an- 
cêtres dudit exposant, était en mil quatre cent dix gou- 
verneur de la ville de Châlons; les sieurs le Gras, aïeux et 
père dudit sieur exposant, ont rempli successivement des 
charges de conseiller en notre grand conseil, avec l'hon- 
neur et la dignité que demandent !es fonctions impor- 
tantes attachées à la magistrature; son bisaïeul, qui était 
arrière- petit • fils d'un conseiller en notredit grand conseil, 
fut revêtu de pareille charge, se trouva doyen de la com- 
pagnie; son aïeul, après avoir exercé une pareille charge, 
et rempli celle de maître des requêtes, fut nommé con- 
seiller d'état, et était déjà désigné prévôt des marchands 
de notre ville de Paris, lorsqu^il fut tué dans l'hôtel- de- 
ville, pendant qu'il y était pour le service de notre bi- 
saYeul; son père, qui avait aussi rempli l'espace de cin- 



LE GRAS OU LUART. ig3 

quiiote-oeur années une charge de conseiller en notre 
grand conseil avec Testime et l'approbation du public, 
mourut doyen de la compagnie: l'onde dudit exposant 
fut tué au service du feu roi notre bisaïeul, étant alors 
capitaine aux gardes^ et sa compagnie fut entièrement 
perdue pour sa famille; et enfin ledit G. exposant ayant 
de même exercé pendant six années une charge de con- 
seiller en notre grand conseil, avec le zèle et la probité 
qui avaient distingué son père et ses ancêtres, fut appelé 
dans nos conseils, revêtu de la charge de maître des re- 
quêtes ordinaires, et a mérité le choix que nous avons fait 
de sa personne pour l'intendance de Roussillon et comté de 
Foix, dans laquelle il ne laisse rien à désirer, non-seule- 
ment de sa vigilance et de son travail, mais encore de la 
sagesse et de la pénétration que demande un emploi aussi 
important, et qui ont déterminé l'estime et la confiance; 
dont nous avons honoré ledit sieur le Gras du Luart, en 
le chargeant de nos pleins pouvoirs, à l'effet de conférer 
avec le ministre de notre très - cher et très-amé frère et 
oncle le roi d'Espagne; en sorte que ledit sieur le Gras du 
Luan ayant pleinement mérité, par ses services, par ceux 
qu'a rendus sa fimille pendant plusieurs siècles, les mar- 
que* d'honneur et^de distinction que nous sommes résolus 
de lui accorder ; 

Nous AVONS, pour cei considérations, créé, érigé et 
élevé , et de notre grâce spéciale , pleine puissance et au- 
torité royale , créons, érigeons et élevons , par ces pré* 
sentes , signées de notre main, les terres , seigneurie et 
châtellenie du Luart, ses circonstances et dépendances , 
ensemble la terre, fiefs , domaines et seigneuries que ledit 
sieur le Gras du Luart pourra dans la suite acquérir de 
proche en proche, en titre, nom, prééminence et dignité 
de marquisat , sous la dénomination de marquisat du 
iMort , pour être , à l'avenir tenue et possédée audit nom , 
titre et dignité de marquisat par ledit sieur François le 
Gras du Luart , et ses enfants , postérité et descendants 
mâles nés et à naître en légitimes mariages, seigneurs et 
propriétaires desdites terres , seigneurie et marquisat; vou- 
lons et nous plait qu'ils puissent se dire, nommer et quali- 
fier, marquiê du Luart, en tous actes, tant en jugement 
que dehors, et qu'ils jouissent des mêmes honneurs , ar- 
mes et blason , droits , prérogatives , autorité , préémi- 
netice, en fait de guerre, assemblées d'état et de noblesse, 



184 ROUILLÉ D'ORFEUIL. 

et autres avantages et privilèges dont jouiasem oo doivcot 
jouir les autres marfuis de notre royaume, ecc. etc. eic. 
Données à Marly au mois de janvier, l'an de grâce 1726, 
et de notre r^ne le onzième. Signé LOUIS. Registrées 
aa parlement de Paris, le 7 juin 1726. > 



ROUILLÉ D'ORFEUIL, à Paris. famîUe originaire 
de Normandie. Messire Guillaume Rouillé, né à Alençon, 
en 1449, de Louis Rouillé , seigneur de Hertré et de 
Rozé, exerça la profession dVvocat; connu avanugeuse- 
ment de Françoise d^ Alençon , duchesse de Vendôme , 
cette princesse lui donna la place de lieutenant - général 
de Beaumont-le- Vicomte. Le roi et la reine de Navarre 
(Charles d'Albret et Marguerite de Valois) le gratifièrent 
dans la suite d'une charge de conseiller en l'échiquier 
d' Alençon, et d^une place dans leur conseil. 

Guillaume de Rouillé est auteur d'un Co mmenta ire smr 
la coutume de Normandie; il parut en i534, et donna 
une si haute idée des talents de l'auteur, que le parlement 
de Normandie le fit prier de venir à Rouen ; invitation 
honorable à laquelle il ne manqua pas de se rendre. On a 
de lui un Recueil de Vantique préexcellence de la Gaule 
et des Gaulois^ imprimé à Poitiers en 1546, etnnepiàce 
de vers , intitulée : Les rossignols du parc d* Alençon , 
à l'occasion de l'arrivée de la reine de Navarre en cette 
ville, en 1 544. 

I. Louis Rounxé, secrétaire du roi le 25 avril 1679 , 
surintendant dea postes de France en 1691 , rendait 
compte au roi seul de leur produit, ayant été dlspenaé 
par des lettres patentes d'en compter ni au conseil ni i la 
chambre des comptes (président Hainault, 1691). Cette 
régie dura depuis le mois de juillet 1691 jusqu'au mois de 
janvier 1695. Ses enfants furent: 

I .* Marie-Louis-Paulin Rouillé, maître des requêtes, 
chevalier, seigneur, comte de Jouy, marié avec 
demoiselle*Marie-Angélique d'Acquin. De ce ma- 
riage sont issus : 

a. Antoine-Louis Rouillé , chevalier , seigneur, 
comte de Jouy, Fontain^uérin, Villeraz, etc. , 
maître des requêtes, secrétaire d'état de la ma» 



ROUILLÉ D*ORFEUIL. igS 

rineen 1749» grand trésorier de Tordre du Saint- 
Espriti ministre des affaires* étrangères en 1754. 
Il donna sa démission le 25 juin 1757, et mourut 
le 20 septembre 176t. Il a épousé dame Marie- 
Anne Fallu» dont il a eu demoiselle Marie-Ca- 
therine Rouillé» épouse de M. le duc d'Harcourt- 
Beuvron ; 

b. Louis*Antoine Rouillé de Roissy ^ chevalier , 
seigneur -de Clichy-la-Garenne , conseiller du 
roi honoraire en sa cour de parlement ; 

c. Angélique-Elisabeth Rouillé^ épou^ de Louis- 
Claude de Béchamel , chevalier , seigneur de 
Nointelj maître des requêtes ; 

d. Marie Rouillé , épouse de Jean-Baptiste de 
Castellane, chevalier^ marquis d'Avancos^ sei- 
gneur de Norante et de Saint-Etienne; 

7.* Jean» dont Tarticle suit ; 

3.* Léon Rouillé, conseiller au parlement, chanoine 

honoraire de Wglise de Notre-Dame de Paris; 
4/ Marie-Anne Rouillé» épouse de M. le marquis de 

Bernage » chevalier , seigneur de Saint-Maurice, 

conseiller dVtat ordinaire; 
5/ Marie- Anne Rouillé» épouse de messire Léon 

Pajot, écuyer, seigneur de Villers » contrôleur 

général des postes de France; 

6.* Elisabeth Rouillé , épouse de messire Maximt- 
lien Titon» procureur du roi en l'hôtel-de-ville de 
Paris ; 

7** Deux demoiselles» religieuses , au couvent de la 
Visiution à Paris. 

IL Jean Rouillé, chevalier» seigneur de Fontaine et 
de la Coste» maître des requêtes, intendant-général des 
postes et messageries de France, épousa, le 2 décembre 
1699, Jeanne le Rebours» de laquelle sont issus: 

I .* Michel Rouillé de Fontaine, chevalier, seigneur 
de Marly-la Ville, conseiller du roi, en sa cour de 
parlement, contrôleur-général des postes, marié 
avec demoiselle Angélique-Elisabeth Serille. De 
ce mariage sont issus: 

a. Alexandre-Jcan-Bapttste Rouillé de Fonttine , 
chevalier, maréchal général des logis de la ca* 



ig6 ROUILLÉ D*ORF£UIL. 

Valérie , seigneur de Goyencourt ; il épousa 
Qaude - Sophie Caulet d'Hauteville^ dont* il eut 
Basile<iabriel*Michel Rouillé de Fontaine, sei« 
gneur de Goyencourt, marié avec demoiselle 
Marie-Louise-Emilie Robert de Lierville, dont 
est issue Louise - Octavie - Sophie Rouille' de 
Fontaine ; 
b. Marie-Angélique Rouillé de Fontaine, épouse 
de Louis-François, marquis de Chambray ; 
2.*" Jean-Louis^ dont l'article suit ; 
3.* Alexandre Rouillé de Raucourt, chevalier^ gou- 
verneur de la Martinique, mort sans avoir con- 
tracté d'alliance ; 
4.* Marie-Jeanne-Elisabeth Rouillé^ morte sans al* 
liance . 

III. Jean- Louis Rouillé d^Orfbuil, conseiller du roi 
en ses conseils, maître des requêtes ordinaires de son 
hôtel, épousa, le 22 août 173 1, Henriette-Madeleine de 
Gaze de la Bove^ née le 29 septembre 1-713, fille de 
Gaspard-Hyacinthe de Gaze, baron de la Bove, seigneur 
du grand et petit Juvicourt, conseiller du roi, trésorier 
général des postes et relais de France , et de Marie-Hen- 
riette de Watelet. De ce mariage sont issus: 

I.* Gaspard-Louis, dont l'article suit ; 
2.* N... Rouillé, officier dans le régiment des Gardes 
françaises, mort sans avoir été marié. 

IV. Gaspard-Louis Rouillé d'Orfeuil^ marquis de 
Marville, envoyé par le roi en Hollande avec M. d'Affry^ 
en 1756, pour y traiter de la paix, fut fait intendant de 
Champagne en 1764, grand prévôt, maître des cérémonies 
de Tordre royal et militaire de Saint-Louis en 1771. Il 
épousa demoiselle Bernard de Montigny^ dont il a eu : 

I .* Gaspaid-Marie-Louis, dont Tarticle suit ; 

2.* Antoine-Angélique-Elisabeth-Balthasar Rouillé , 
né le 21 avril 1780, mort capitaine d'infanterie 
dans le cinquante-neuvième régiment Je ligne , 
le 27 juillet 18 10, au siège de Rodrigo, en Es- 
pagne; 

3.* Cbarles-Melchior Rouillé^ né le 29 juin 1781, 
chefd*escadron en 181 3, major des chasseurs de la 
garde royale en 18 iS^ chevalier de Tordre royal et 
militaire de Saint-Louis le 17 mai f8i6; 



ROY DE LA PRESLE. igy 

4.* Anne*AchilIe Rouillé, ne le 21 avril 1788, capi- 
uine au cinquième régiment d'infanterie légère^ 
tué le 16 juin 181 1 au siège de Tarragone, en ^ 
Espagne; 

5.* Chariotte-Claudine-Célénie Rouillé, née le 28 dé- 
cembre 1778, mariée à M. Taillepied de la Ga- 
renne ; 

6.* Agathe-Claudine Rouillé, née le 4 décembre 1786, 
mariée le 25 décembre 1809 à M. Pbilbert de 
Tascher ; 

7.* Amélie-Charlotte Rouillé, née le 4décembre 1786, 
morte à Châttllon-sur-Seine le 1 3 mars 1 8 1 1 . 

V. Gaspard-Marie-Louis RointLé, né le 3 décembre 
*777j créé baron -en 1810, et préfet du département 
d'Eure et Loir en 181 3^ a épousé Marie- Amélie- Mau- 
rice Chaumont de Riveray. De ce mariage sont issus : 

I.* Jules Rouillé^ né en 1800, entré dans le premier 
régiment de la garde royale en 18 16; 

2.* Charles Rouillé, né en 1801, entré dans les chas- 
seurs de la garde royale en 18 16 ; 

3.* Alfred Rouillé, né en 1802 ; 

4.* Laure Rouillé, née en 1799» morte en 181 5. 

Armes : c D'azur , au chevron d^or, accompagné en 
chef de deux roses tigées et feuillées d'argent, et en 
pointe d'un croissant du même. « 



ROY DE LA PRESLE, à Dunkerque. 

L Jean Roy» écuyer^ sieur de Bouch«ines, conseiller 
du roi en ses conseils, lieutenant-général de chancel- 
lerie du Bourbonnais, maître seul et général des eaux et 
forêts de ladite province, fut anobli conjointement avec 
André Roy, écuyer, sieur de Villard, son frère> eux et 
leur postérité, née et à naître en légitime mariage , par 
arrêt du conseil d'état du roi du i3 mai 1667. ^^^ ^^Y 
avait épousé par contrat du 29 avril i65i, Anne Stample, 
et mourut en 1675. Il eut pour fils : 

n. Charles-Senectire Roy, écuyer , sieur de la Presle, 
gendarme de la garde du roi, né i Moulins le 2 septembre 
1657, marié par contrat du 16 janvier 1695 , passé de- 



igg DANIEL. 

vant Louis Soldo^^ notaire de ladite ville, avec dame 
Marie- Anne-Thërèse Mauguiré. Il est mort le 29 décem* 
bre 1704, laissant: 

III. Charles- François-Senectère Roy, écuyer, sîeur de 
la Presle^ notaire royal et procureur à Marquise, diocèse 
de Boulogne sur-mer, né a Paris le i*' août 1697, marié 
avec dame Marie-Elisabeth Plâtrier^ dont il laissa : 

IV. Jean-Baptiste- Joseph Roy,, écuyer, sieur de la 
Presle, né le 26 octobre 1722^ ! marié par contrat passe 
devant Blonde, notaire royal de la résidence de Berghes- 
Saint-Winoc^ le 29 mai' 1 747^ avec dame Marie de Savre ; 
il mourut à Dunkerque le 5 janvier 1786, laissant de soa 
mariage : 

V. Louis-Marie-Sencctère Roy , écuyer , sieur de la 
Presle, né à Dunkerque le 18 mars 1756, marié par con- 
trat du 16 septembre 17S4, avec demoiselle Brigitte-Ca- 
therine-Louise Rombout. De ce mariage sont issus : 

I.® Rombout- Louis-Antoine, né à Dunkerque, le 2 
juillet 1785, décédé le 14 du même mois : 

2.* Charles-Jean-Louis^ né à Dun- 
kerque^ le 16 mai 1787, 

3.* Paul, né le 8 octobre 1794, 

4.*» Robert-Marc, né le 25 avril | vivants en 1816. 

î797> 
5.® Virginie, née à Dunkerque, le 

2 décembre 1793. 

Armes: « D'azur, au chevron d'argent, accompagné 
de trois rencontres de bœuf dbr. » 



DANIEL, famille noble de Normandie. 

Il existe dans cette province trois familles nobles de ce 
nom. La première est celle de M. Daniel de Boisdenemetz, 
maréchal de camp et ancien chef de brigade des gardes- 
du-corps du roi, demeurant , ainsi que ses enfants , en 
son château- de Boisdenemetz , paroisse d'Hautevergne , 
près Andely. La branche que nous allons rapporter des- 
cend de cette famille, qui a pour auteur : 

I. Michel Danibl, écuyer, sieur de Forêt et de Bois- 
denemetz, qui épousa Isabeau Daquenet. Il comparut à 



DANIEL. i8g 

cause de ses fiefo, accompagné d'un archer ^t d'un page^ 
à la montre des nobles du bailliage de Rouen, Caux et 
Gisors, suivant un certificat du i3 mars 1469, donné par 
Jean de Hangest , chevalier y conseiller^ chambellan du 
roi^ et commis pour recevoir les montres desnpbles dudit 
bailliage. Claude Daniel , e'cuyer^ seigneur de Boisdene- 
metz, né le 3 décembre 1706^ fut reçu l'un des écuyers 
de la reine au mois de janvier lySB^surles preuves de sa 
noblesse, certifiées à S. M. par le juge d'armes de France, 
en conséquence des titres représentés à cet effet, lesquels 
justifient que ledit sieur Claude Daniel eut pour auteur 
Michel Daniel, sieur de Forêt et de Boisdenemetz, men- 
tionné plus haut. Michel Daniel eut pour fils: 

II. Noble homme Jacques Daniel, P' du nom, écuyer, 
seigneur de Boisdenemetz et de la Heaumerie, conseiller 
au parlement de Paris, reçu Tan 1490, marié avec Anne 
M atrecoUe, dont il eut : 

III. Noble homme Jacques Daniel, lï'du nom, écuyer, 
sieur de Boisdenemetz, de la Heaumerie, de Viennois et 
de Neuvillette, conseiller, puis président au parlement de 
Rouen, pourvu le 7 septembre 1 555. Il épousa Jeanne de 
Marie dont il eut : 

IV. Jacques Daniel, IIP du nom, écuyer, sieur de 
Boisdenemetz, du Veneur et du Viennois, conseiller au 
grand conseil, grand rapporteur en la chancellerie de 
France Tan i568, puis lieutenant du grand maître de 
l'artillerie, par commission du 29 mars 1590. Il est qua- 
lifié noble et puissant seigneur dans un avcu qui lui fut 
fait le i5 'décembre 1 5 7^- de plusieurs béf^itages mouVaftts 
de la seigiMurie de Boisdenemetz. Il épousa Marthe le 
Comte, dont il eut : 

! .• Jean-Patil Daniel, écuyer, sieur de Boisdene- 
metz, capitaine d'infanterie au régiment de la 
Meilleraye par commission du 12 août 161 5. Il 
épousa Marie d'Espinay, et partagea avec ses frères 
et sa mère le i" janvier i SgS ;. 

2.** Philippe Daniel, i . '^ ^ c 

3..GêdéorDaniei; r'^*"'*" '^9^' 
4.® Nicolas, dont Particle suit, 

V. Nicolas Daniel, P' du nom, écuyer, capitaine de 
cavalerie, partagea avec ses frères la succession pater- 



1^0 OANICL 

nelle, le i3 janvier iSgS , et vint s^étahlir en Lorrmine^ 
où il eut de Françoise le Monnier: 

VI. Nicolas Daniel^ écuyer, marié en 1667 à Edme 
de Chauchal, dont il eut : 

I.® Joseph, dont l'article suit; a 

2.* N... Daniel, garde des sceaux du roi Stanislas. 
Ses enfants ont servi avec distinction dans les ar- 
mées de S. M.^ et son petit-fib s'est retiré du aer* 
vice avec rang de lieutenant-colonel. D'après ks 
renseignemenu qu'on a pu se procurer, il n'exisie 
plus aucun membre de la branche restée en 
Lorraine. 

VII. Joseph Daniel, écuyer, sieur de Beauvais, fut 
contraint de quitter le service par sa mauvaise santé, 
s'établit dans le Maine^ et y épousa Marie de Mantiat, 
dont H a eu: 

I ."" Joseph-Antoine, dont l'article suit ; 

2.® Louis-François Daniel, qui forme la seconde 
branche, rapportée ci-après ; 

3.* François-Médard Daniel , écuyer, seigneur de 
Sesfond^ officier de cavalerie, niort en 1765^ lais- 
sant de Françoise- Victor Ménard de Coniellard, 
Henriette Daniel^ damb deSesfond^ mariée au sieur 
de la Bigne , premier du roi en sa grande 
écurie. 

VIII. Joseph- Antoine Daniel , chevalier , seigneur de 
Tachai nville^ de Pernay et autres lieux, près Chartres, 
maitre des requêtes, ancien président au grand conseil; 
mourut le 12 août 1772, laissant de Suzanne Foumier, 
son épouse: 

1 .* François-Mario-Joseph, qqi suit ; 
2."* Charges Daniel» mort en 1797 ; 
3.® Agathe-Suzanne, Daniel, mariée au sieur Tour- 
nyol-Durateau^ chevalier, officier d-in£an.terie. 

IX. François-Marîe-Joseph Daniel de Pernay, cheva- 
lier, officier de cavalerie, dievalier de l'ordre royal et 
militaire de Saint-Louis, a émigré en 1791, et a fait les 
campagnes dans Tarmée'des princes. Il- a épousé demoi- 
selle Adélaïde- Augustine Fayard, dont il a : 

Julea-Marie Daniel de Pernay. 



DE BOUTRAY. igi 

SECONDE BRANCHE. 

VIII. Louis-François Daniel, écuyer, sieur de Beau^ 
yais^ seigneur du Groschenet et autres lieux, épousa 
Françoise-Marthe Plumard de Rieux, dont sont issus : 

I.* Louis-Marie Daniel, écuyer, capitaine de dra- 
gons, mort sans alliance ; 
2/ Joseph-Aimé, dont l'article suit : 

IK. Joseph-Aimé Daniel de Vauguion , écuyer , an- 
cien mousquetaire de la garde du roi , puis officier de ca- 
valerie, a épousé demoiselle Richard de Beauchamp, dont 
il a eu : 

I .* Félix, dont l'article suit ; 

2/ Aiftié Daniel de Vauguion, ancien garde du corps 
du roi, compagnie de Luxembourg, capitaine des 
chasseurs de la Vendée ; 

3.* Fortuné Daniel de Vauguion, officier dans le ré- 
giment de la Sarthe. 

X. Félix Daniel de Vauguion, écuyer , a épouse , en 
i8i3, demoiselle Pauline de Malherbe de Poillé, née le 
i5 novembre 1790, fille de Joseph-Charles-Louis de 
Malherbe, chevalier, seigneur de Poillé, dit le vicomte 
de Malherbe, capitaine de cavalerie, chevalier de Tordre 
royal et militaire de Saint- Louis, et de demoiselle Jeanne 
de la Porte de la Houssaye. De ce mariage est issu : 
Toussaint-Adolphe Daniel de Vauguion. 

Cette famille a été maintenue par jugement des i3 juil- 
let 1666 et 4 juillet 1668, diaprés la vérification de ses 
titres, faite par MM. de la Galissonntère, intendant à 
Rouen, et du Perron de Benneville, conseiller à la cour 
des aides de la même ville, lors des recherches faites 
contre les usurpateurs de noblesse. 

Armes : De gueules, à la bande d'argent , chargée 
de trois molettes d'éperon de sable, et accompagnée de 
deux lionceaux d'or. » 



BOUTRAY, en Tile de France, famille originaire du 
pays Chartrain. 

I . Noble homme maître Raoul Bouthrays , né îi 
ChiieaiidQa vers I>q i55o, avocat au grand conseil de 



192 DE BOUTRAY. 

France^ auteur de plusieurs ouvrages , dont la vie de 
Henri IV en latin, d^une famille originaire de Chartres, 
épousa Marie Gillot, et paraît au contrat de mariage de 
Robert Gillot son beau*firère^ exempt des gardes du corps, 
le 29 février 1626» passé chez Perret et Nourri, aouires. 
De son mariage est issu : 

II. Robert Boothràys, marié avec Louise Huon, qui 
le rendit père de : 

III. François Bouthrays, qui épousa, le 26 mai i653, 
Jeanne le Roux. De ce mariage vint : 

IV. René Boutray, marié avec Catherine | Geneviève 
Musnier, par contrat du 17 janvier 1691. II en eut : 

V. Jean-Olivier Boutray, premier échevin de la ville de 
Paris, le 16 août 1758. Il acquit la noblesse par cette no- 
mination ; mais il parait qu'il la possédait aotérieuremeat, 
puisqu'il descend en ligne directe de Raoul Bouthrays, 
noble, né vers i55o. La tradition porte que cette feroille 
est d'origine anglaise, ainsi qu'il paraît par Forthographe 
même du nom Bouthraj^s, qui a été changée dans les 
actes faits par René Boutray, père de Jean-Olivier sans 
motifs connus ; ses pères écrivant leur nom Bouthrays. Il 
épousa, par contrat du 20 octobre 1726, Anne du Chapt, 
dont est issu : 

VI. Jacques-Simon DE Boutray, qui fut présent i l'as- 
semblée de la noblesse de Paris en 1789. Il a épousé, le 
21 décembre 1768, Marie Houzé, dont sont issus : 

1/ André-Mari^ Félix, dont l'article suit; 

2.* Arsiiie*Jacques René de Boutray ; 

3/ André Vaast de Boutray de Saint-Vaast^ marié 

avec demoiselle Charlotte-Flore Renouard ] 
4.'' Alezis-Jeanne-Marie de Boutray; 
5/ Geneviève- Nicole de Boutray, mariée i M. 

Vignon. 

VII. André-Marie-Félix de Boutray, sous -lieutenant, 
a émigré en 1791^ a fait la campagne de 1792 dans l'ar- 
mée de monseigneur le duc de Bourbon, compagnie de 
Conti , dragons; a servi ensuite en qualité d'officier 
d'état-major dans l'armée anghtise, a continué le service 
militaire jusqu'en 1801. Jl est chevalier de Tonbe royal 



DE GENTIL. 1^3 

et mlliUire de* Saint-Louis , et receveur-général du dé- 
partement de la Mayenne. Il a épousé^ le 14 juin 1804, 
demoiselle Marie-Victoire des Champs. 

Armfs: « D'argent, au bouc de sable; au chef d'azur, 
chargé de deux flèches du champ, passées en sautoir, les 
pointes en bas. » 



GENTIL, lamiUe originaire de Lorraine. 

Jean GsirriL , neveu de Henri Tallot , fat fait clerc- 
joré de Dûn, le 26 septembre i5o7, puis de Sathenay, 
p8r te décès de Jean Gratinot. Il fut annoblî par lettres 
du duc Antoine du 5 février iSiç. Il épousa Marie de 
Lion, dont il eut : 

Philippe Gbntil , seigneur de Lion , demeurant à 
Mouzay. Voici ce que dit Ricbier en la Recherche de la 
Noblesse en i38i : « S^est comparu «Philippe Gentil, de- 
• meurantà Nancy, se qualifie sieur de Lion, . proche de 
» Dun-le-Chastel , sous prétexte de quelques terraiges 
» qu'il y peut avoir,., ma dit être fils dp Jean Gentil, 
c en son vivant clerc -juré de Sathenay, et de Marie de 
» Lion,., m'ayant produit une lettre de aobles^se octroyée 
» audit Jean Gentil, en date du 6 février iSip, etc. » H 
épousa Mennon de Chappy, avec laquelle il vivait en 1 58 ( , 
et en eut : 

i .• Albert Gentil ; 

2.* Jacques, dont l'anicle suîit ; 

3.* Adrien Gentil. 

Jacques Gentil, seigneur de TaiUy, pour' laquelle 
seigneurie il fit ses reprises en 161 2, épousa Jeanne de la 
Court, dont il eut : 

I.' Nicolas, dont l'article suit ; 

2.* Jean Gentil; 

3/ Nicole Gentil. , .. 

Nicolas Gentil , seigneur de Tailly , fit ses reprises 
en 162$^ tant en son nom qu'en ceox de sa mère, die son 
frère et de sa sœur. De cette famille est issu : 

-Lo«is M Qnrnu , écuyer , seigneur du Vivier; il a 

8. t3 



IÇ4 GAULLIER. 

épouse Jeanne • Madeleine de Mecqueneor , de laquelle 
il eut : 

Louis - François de Gentil , êcuyer ^ seigneur d'Ar- 
taize et du Vivier, ancien officier dans le régiment de 
Picardie^ infanterie; il a émigré en 1792^ avec trois de 
ses iils^ avec lesquels il a fait les campagnes dans Tannée 
des princes; il est chevalier de l'ordre royal et militaire, 
de Saint-Louis , a épousé Alexisse-Edmée de Meauz 
d' Armonville , dont il a : 

1/ Cliarles-Edmé-Louis de Gentil, écuyer, a émi* 
gié avec son père, et fait les campagnes dans Tar- 
mée demonseigneur le duc de Bourbon, et de moo- 
seigneur le prince de G>ndé ; il est brigadier des 
gardes du corps du roi (1816), et chevalier de 
Tordre royal et miliuire de Saint-Louis; il a deux 
enfants ; 

a.* Jean-Baptbte-Edmé- Alexis de Gentil, écuyer, 
a émigré avec son père, et fait les campagnes 
dansTarmée de Bourbon et deCondé, capitaine dans 
la légion des Ardennes, chevalier de Tordre royal 
et militaire de Saint-Louis ; 

3.* Jean-François-Madeleine de Gentil, écuyer, a 
émigré avec son père, et fait les campagnes dans 
Tarmée de Bourbon et de G>ndé ; il est chevalier 
de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, capi- 
taine dMnfanterie; 

4.* Edmé de Gentil, écuyer ; 

5.* Félicité; 6/ Rosalie; 7/ Victoire ; 8.* Sophie; 
9.* Julie de Gentil. 

Armes: « De gueules, à la croix alésée d'or; au chef 
gironoé d'argent et d'azur. » 



GAULLIER. Famille noble et ancienne delà magii- 
trature de TOrléanais, dans Toffice de conseiller au bail- 
liage et siège préddial d'Orléans. 

I. Pierre Gauluer, écuyer, seigneur de Saînt-Cyr, 
de Thaïs, dUrbé, du Rivaud, de k Selle, et des Bordes» 
en Touraine, a été avocat au parlement de Paris, ensuite 
pendant dix ans procureur du ici de la oommisaîon aou- 



GAULLIER. 195 

veraine du conseil du roi, établie d Saumur ; enfin pro- 
cureur du roi an bailliage et siège présidial de Tours. Il 
a assisté, en 1789, aux États de la noblesse de Touraine; 
il est de'cédé, en 1790, procureur du roi honoraire; il a 
épousé, I.* en 1749, Madeleine Abraham; 2.* en 1758^ 
Marie- Louise de Marigny de Béhagle, demoiselle. 

Du premier lit vint: 

I .* Pierre- Adrien Gaullieri dont l'article suit ; 

Du second lit: 

a.^ Adrien-Michel GauUier , qui fonde la seconde 
branche^ rapportée plus bas. 

II. Pierre-Adrien Gaullier ^ écuyer, seigneur de la 
Selle et des Bordes, a succédé en 1775 à son père, dans 
la place de procureur du roi au bailliage et siège présidial 
de TourSj et Ta occupée jusqu'en 1792; à cette époque il 
a donné aux Bourbons une preuve de dévouement dans 
une adresse pleine de force, signée de lui, et de MM. de 
la Grandière, maire de Tours, et Tascbereau, lieutenant 
criminel; le roi Louis XVI l'avait conservée dans son ar- 
moire de fer. Pierre-Adrien GauUier, écuyer, est décédé 
en 18 10. Il avait épousé, en 1779^ Françoise Mayaud , 
dont il a eu : 

I.* Pierre GauUier de la SeUe , écuyer, juge d'ins- 
truction au Mans; 

2.* Gustave GauUier àt% Bordes, écuyer, lieutenant 
d'artiUerie légère de la garde royale; 

3.* Céleste GauUier^ demoiseUe, mariée au comte de 
Pontjarno. 

SECONDE BRANCHE. 

VI. Adrien-Michel Gauluer de Saint-Cyr, écuyer, sei- 
gneur de Saint-Cyr et de Thaïs; a assisté en 1789 aux 
Éuts de la noblesse de Touraine, en qualité de secrétaire 
du bureau présidé par M. Je la Chaise. Il a épousé , en 
1790, Louise-Catherine- Benoist de la Grandière, demoi- 
sdle, dont il a eu : 

1*. Adrien-Alesandre GauUier de la Grandière, subs- 
titut du procureur général près la cour royale 
d'Orléans; 



ipô DE FA Y ET. 

2"*. Gabriel Gaullier^Saint-Cyr, dcuyer.; 
3*. Julie-Th^ Gaullkr^ deipoiseUe, mameà M. Pè- 
lerin «le Boiscommun, écu3rer. 

Armes : « D azur, au chevron d'or, accompagné de trois 
croissants du raéme» » 



DE FAYET , seigneur du Mazel, de Chabanes , du 
Villaret, de Tignad, etc. , dans le diocèse de Mende. 

Le plus ancien acte produit par cette famille est une 
vente en emphithëose de plusieurs heVitages que fit, le 2 
juillet 1364, au nommé Martin Giroard , demeurant au 
lieu de Chitbran, noble Marguerite Chardonal, veuve de 
noble homme Guillaume de Fayet au nom et en qualité 
de tutrice de Françoise de Fayet sa fille, héritière univer- 
selle dudit feu Guillaume de Fayet son père ; ledit acte 
passé en présence de nobles hommes messire Ymbert, sei- 
gneur de Béorzet, et Guillaume de Rostaing [Rostagni], 
chevaliers; mais les filiations ne sont justifiées que depuis : 

I. Antoine de Fayet, du lieu de Laubaret , qualifié 
noble dans le contrat de mariage de 

II. Jacques de Fayet, I" du nom, son fils, qualifié 
aus^i dans plusieurs actes originaux du titre de noble et 
dt seigneur du Ma:{el ^ accordé le i3 mai 1697 avec de- 
Q^oiselle Jeanne de Sabran, fille de noble Etienne de Sa- 
bran , seigneur des Alpies , et de demoiselle Lucrèce 
d^Altier ; il fit son testament le 9 juillet 1626, par lequel 
il voulut être inhumé dans le tombeau des prédécesseurs 
dudit seigneur des Alpies son beau-père, Chapelle de 
Notre-Dame de Téglise paroissiale de Saint-Jean du Blei- 
mar, diocèse de Mende ; et à cet acte assistèrent Pierre 
dQ Leyris, écuyer, sieur des Ponchets, noble Antoine de 
la Garde, sieur de Malbos, et Pierre Baliit, écuyer, ses 
proches parents ; il mourut avant le 27 août 1629, et sa 
veuve vivait encore le 23 octobre 1637, date du testament 
qu'elle fit, mais elle était morte avant k 11 février 1643. 
Les enfants qui naquirent dudit mariage , et qui sont 
tous rappelés dans le testament de leur père, furent : 

i."* Etienne de Fayet, qui continue la pQstcrité ; 
2.'* André deÎFayet; 



D-K FAYET. ig^ 

3.* Anne de Fayet^ femme de- maître André Foigey- 

rolles^ du lieu de Bteimar; 
4.** Olympe de Fayet, mariée avec Etienne du Mond, 

habitant du lieu de Gnivière ; 
5.* Marie de Fayet , femme de Jean Rossel , demeui 

rantà Combret; 
6*** Lucrèce de Favet. vivante encore alors sans al- 

liance^ mais mariée lors du testament de sa mère ; 
■ 7.® Et Madeleine de Fayet, femme de Maurice du 

Champ. 

III. NoHe Etienne de -Fayet, seigneur du Mazel , 
épousa, par contrat du i? février 1643, demoiselle Jeanne 
de Bouton, fille de M. Adam Bouton, sieur de Saulses, 
et de demoiselle Jeanne du Mas; et fit son testament 
le 4 novembre 1664, par lequel il ordonna qu'après sa 
mort on portât son corps dans le cinietière de Saint-Jean 
du Bleimar au tombeau étan^t dans la chapelle de Notre- 
Dame, qu'il avait- acquis par le moyen de la cession que 
lui en avait faite le feu seigneur de Malbos son cousin; 
d^autant que ses père , mère , frères, soeurs et enfants y 
avaient été inhumés depuis ce temps; il déclara aussi 
par cet acte qu^l avait eu pour enfants de ladite demoi- 
selle Bouton sa femme, vivante encore lors du mariage 
de scm fils aîné : 

I.* Jean^ Jacques de Fayet, qui suit; 
2.® Charles de Fayet, qui k torfiié U seconde brfinche; 
3.® Jeanne de Fayet , femme de Charles d# Perier, 
docteur en droit et avocat; 

7.» Jacquette de Fayet, ) . ' 

8.^ Et Louise de Fayet, morte avant le 20 «eptembre 
1680. 

Bâtard, 

André de Fayet est nommé dans le testament de 
Jeanne deSabran, son aïeule, en 1637, et dans 
celui de son père, de Tan 1664; sa mère s^appelait 
Jeanne fiicande/ suivant oe deirnier acte, et net 
vivait plus pour lors. 

• 

IV. Noble Jean-Jacques de Fayet, seigneur du Mazel, 



198 DE FAYET. 

fut marié, par contrat du 27 mai 1777^ avec demoiselle 
Alix de Gabriac^ fille d'Antoine - Hercule de Gabriac , 
seigneur de Tinbac, et de daine Jeanne de Donzel; fit 
son testament le i5 juillet 1701^ et mourut avant le 24 
mai 1722, père de: 

i.^ Jacques de Fayet, II* du nom« né le 25aout 1682, 
et déclaré avec ses deux frères noble et issu de 
noble race et lignée, par ordonnance de M. de 
Lamoignon, intendant du Languedoc , rendue le 
29 juillet 1717; 

2.® Félix de Fayet, qui continue la postérité; 

3.* Louis de Fayet, abbé et prieur de Saint-André de 
Valborgne, ne le 20 avril 1695 ; 

4.* Githerine de Fayet^ religieuse aux Ursulines de 
Mende ; 

5.* Et de Madeleine de Fayet^ née le 19 octobre lôgSj 
et mariée depuis à noble Pierre le Blanc de Ge- 
nouiUac, seigneur de Montlebour. 

V. Noble Félix de Fayet^ seigneur du Mazel, de Ti- 
gnadj etc., naquit le 8 mars 1687, et fut marié^ par con- 
trat du 24 mai 1722» avec demoiselle Anne-Marie de la 
Croix , fiUe de Jacques de la Croix , seigneur de Cassa- 
gnole, et de dame Marguerite de la Motte de Chalendar. 
De laquelle alliance sont issus : 

I .• Emmanuel-Pierre-Xavier de Fayet-de- Gabriac, 
écuyer^ né le 22 février 1730^ et mort jeune; 

2/ Jean-Félix-Roch de Fayet-de-Gabriac , écuyer , 
lieutenant dans le régiment de Flandres^ né le 1 5 
juin 1731; 

3.* Louise - Catherine de Fayet - de- Gabriac^ reli- 
gieuse au couvent du Saint-Esprit, née le 20 juin 
'7^5; 

4.^ Louise - Françoise-Félicité de Fayet-de-Gabriac, 
baptisée le 18 décembre 1728. 

SECONDE BRANCHE. 

IV. Noble Charles de Fayet - de Chabanes , I*' du 
nom , seigneur de Chabanes , naquit le 28 novembre 
1654, du mariage d'Etienne de Fayet, auteur du troi- 
sième degré de la branche aînée, et de Jeanne de Bouton; il 
épousa, par contrat du 20 septembre 1680, demoiselle 



DE FAYET. ,pg 

Madeleine de Trémuéjols (écrit aussi Trétnuéges)» fille de 
noble Pierre de Trêmuéjols, et de demoiselle Madeleine 
de Peyrabesse: et fut pourvu, le 20 janvier 1707, parle 
duc de Roquelaure , commandant en chef dans la pro- 
vince de Languedoc, de la charge de capitaine de la 
compagnie de Saint-Jean-la-FouilIouse dans le régiment 
de milice bourgeoise de Pauliac ; il avait eu de son ma- 
riage avec ladite demoiselle de Trémuéjols, qui fit son 
testament le 22 septembre 1698, et mourut avant le 16 
septembre 1700, sept enfants nommés: 

I .• Pierre de Fayet, ci^après ; 

2/ Marc- Antoine de Fayet, officier dans le régiment 

de Bigorre ; 
3.* Jean-Privat de Fayet, officier dans le régiment 

de cavalerie d'Hurumain ; 
4.* Etienne de Fayet, écuyer, né le 20 février 1697, 

et marié par contrat du 22 juin 1724, avec Jeanne 

Forestier, fille de Vital Forestier, et d'Antoinette 

Pinède ; il a eu pour enfants : 

a. Qaude de Fayet, écuyer, né le 21 novembre 
1734; 

b. Jean-Claude de Fayet, écuyer, né le 24 dé- 
cembre 173t. ; 

c. François de Fayet, écuyer,.né le 5 février 1742 ; 

d. Ani^e de Fayet, née le 27 septembre 1739; 

e. Tecle de Fayet, née le 8 janvier 1747» 

5.* Marion de Fayet ; 
6.* Françon de Fayet; 
7/ Anne de Fayet. 

V» Pierre DB Fatet, I** du nom, écuyer, seigneur de 
Chabanes, né le 16 juillet 1681 , épousa ,1.* par contrat 
du 19 septembre 1700, Benoîte de Reynal, fille d'Etienne 
de Reynal , et de Jeanne de Châteauneuf de Saint-Lau- 
rens sa veuve; et cette première femme étant morte le 7 
octobre 173 1, il épousa en secondes noces, par un autre 
contrat du 26 novembre 1732, Catherine Broquin, sœur 
d'Antoine Broquin, prêtre, docteur en théologie, archi- 
prétre de Saugues et pri^ir de Saint-Jean-la*Fouillouse ; 
et fille d* Antoine Broquin et de Catherine de Sourniac de 
la Garde ; ilixiourut le 27 novembre 1740, et fqt enterre 
dans l'église de Saint-Jean-k-Fouillouse , au diocèse de 
Mende. 



200 ï>h: faykt. 

Du premier lit : 

i.*Charlqs de Fayet, II* du nom, prêtre, ci^ré et 
prieur de Saint-Jean-la-FouilIouse, né le 27 avril 
1703; 

2.** Pierre de Fayet, II* du nom, officier dans le ré- 
giment de GâtioaiSj né Iç j5 octobre 1707; 

3.* Jean-Claude de Payet, (jui conjtinue laâliatioo; 

4.* Noé de Fayet, d'abord officier dans le riment 
d'Asfeld, qui servit ensuite dans la compagnie 
des Indes, né le 14 aiars .1725 ; 

5/ JeanAe de Fayet, marine à- M. Jean-Ouurles; 

6.* Geneviève de Fayet, femme de M* Pierre Roche, 
demeurant ji AAiroox, diocèse de Mendc ; 

7.<» Madeleine de Fayet, mariée à Louis 'Roussel , 
«ieur de la Valette, demeurant à Villefbrt, dio- 

> i;èse d'U^èa. 

• • • • 

VI. Jean-Qaude de Fayet , éciiyer , seigneur de Cha- 
banes et du Villaret, aé le 7 mai 1716^ fut marié, par 
contrat du 3o octobre 1742, avec Françoise Bxx>quin, fille 
d'Alexandre Broquin et ^t lA^it V^ysfiçr. Ses enfants, 
au nombre de dix-Huit, furent : 

. i.Mêaii- Pierre- Pôut de Fayet, écuyer, né le i" Juil- 
let 1746, capitaine au régiment royal, dragons, 
c^yalçrie, inort avant tarévolutioÉi; 

2."* Jean-Romain de Fayet^ fiicuyer, né le 9 août 1755, 
maréchal des logis daos les gardfiswiu-Corps du 
roi, et major, émigré, ayant bk ks campagnes, 
reçu chevalier de Tordre royal et militaire de 

. &Mfit^Lottds à Tarméfl de monaeigneur le prince de 
Gondâ; ...•.•' 

3.^' Jfascph-tlaacbim de Fayet, éqtiyer, mort en bas 
â0e;. 

.4.<» Jean-Florcm de Fayet % écujer-, né te 29 janvier 
1757, docteur en théologie, curé dans la Nor^ 

, mandie, «iéporté ; 

5.* Ann«t-Valentin de Fayet, ccuyer, ne k 14 février 
lyfS, premier lieutenant au régiment du Ponwiu- 
Prince, mort avant la révolution ; 

6.* AmédéeOiristophe de Payet, écuyer, né le 9 juillet 
1760 , bachelier en théologie, prieur de Sainte- 
Colombe, tué en émigrant ; 



DE FAYET. igy 

3.* Anne de Payet^ femme de nwiire André Folgey- 
folies, du lîea de Bleimâr; 

4.** Olympe de Fayet, mariée avec Etienne du Mond, 
habitant du lieu de Qravière ; 

5.* Marie de Fayet , femme de Jean Rossel , demeun 
rantà Combret; 

6.« Lucrèce de Fayet, vivante encore alors sans al- 
liance, mais mariée lors du testament de sa mère; 

7/ Et Madeleine de Fayet^ femme de Maurice du 
Champ. 

III. NoMe Etienne de -Fayet, seigneur du Mazel , 
e'pousa, par contrat du ir février 1643, demoiselle Jeanne 
de Bouton, fille de M. Adam Bouton , sieur de Saulses, 
et de demoiselle Jeanne du Mas; et iit son testament 
le 4 novembre 1664, par lequel il ordonna qu'après sa 
mort on portât son corps dans le cimetière de Saint-Jean 
du Bleimar au tombeau étant dans la chapelle de Notre- 
Dame, qu*il avait acquis par le moyen de la cession que 
lui en avait faite le feu seigneur de Malbos son cousin ; 
d^autant que ses père , mère , frères, soeurs et enfants y 
avaient été inhumés depuis ce temps; il déclara aussi 
par cet aae qu*il avait eu pour enfants de ladite demoi- 
selle Bouton sa femme, vivante encore lors du maria^ 
de son fils aîné : 

I.* Jeai>-Jacquesde Fayet, qui suit; 
a.* Charles dis Fayet, qui k formé la seconde branche; 
3.* Jeanne et Fayet , femme de Charles de Perier , 
docteur en droit et avocat; 

t'Iîî^^îiJS!!:» I mariée l'une des quatre à 
5.* Hélène de Fayet, f -. c «^ » 

6.^ Fraftcoiaede Fayet. T^"'^ ^"""^"^ ®''''"'''' 

. î^ ^^TT c ^7 \ docteur et avocat ; 
7.* Jacquette de Fayet, ) * 

8.* Et ix>uise de Fayet, morte avant le ao septembre 
1680. 

Bdtard. 

André de Fayet est nommé dans le testament de 
Jeanne deSabran, son aïeule, en 1637, et dans 
celui de son père, de Tan 1664; sa mère s^appelait 
Jeanne Bicande, suivant oa dernier acte, et ne 
vivait plus pour lors. 

IV. Noble Jean- Jacques de Fayet, seigneur du Mazel, 



198 DE FAYET. 

fut marié, par contrat da %'j mai 1777^ avec demotsdic 
Alix de Gabriac, fille d'Antoine - Hercule de Gabriac , 
seigneur de Tinbac, et de dame Jeanne de Doncel ; fie 
son tesumentle i5 juillet 1701^ et mourut avant le 24 
mai 1722, père de: 

I.* Jacques de Fayet, II* du nom« né le 25aout 1682, 
et d&laré avec ses deux frèr^ noble et issu de 
noble race et lignée, par ordonnance de M. de 
Lamoignon, intendant du Languedoc , rendue le 
29 juillet 1717; 

3.* Félix de Fayet, qui continue la postérité; 

3.* Louis de Favet, abbé et prieur de Saint- André de 
Valborgne, ne le 20 avril 1695 ; 

4.'' Catherine de Fayet^ religieuse aux Ursulines de 
Mende ; 

5.* Et de Madeleine de Fayet^ n^ le 19 octobre 1693, 
et mariée depuis à noble Pierre le Blanc de Ue* 
nouillac, seigneur de Montlebour. 

V. Noble Félix de FaybTj seigneur du Mazel, de Ti* 
gnad, etc., naquit le 8 mars 1687, et fut marié, par con- 
trat du 24 mai 1722, avec demoiselle Anne-Marie de la 
Croix j fiUe de Jacques de la Croix , seigneur de Cassa- 
gnole, et de dame Marguerite de la Motte de Chalendar. 
De laquelle alliance sont issus : 

I .* Emmanuel-Pierre^Xavier de Fayet-<ie-Gabriac, 
écuyer, né le 22 février 1730, et mort jeune; 

2.* Jean-Félix-Roch de Fayet-de-Gabriac , écuyer , 
lieutenant dans le régiment de Flandres, né le 1 5 
juin 1731 ; 

3/ Louise - Catherine de Fayet - de- Gabriac, reli- 
gieuse au couvent du Saint-Esprit, née le 20 juin 
1725; 

4.* Louise - Françoise-Félicité de Fayet-de-Gabriac, 
baptisée le 18 décembre 1728. 

SECONDE BRANCHE. 

IV. Noble Charles db Favxt-i>b Cuabaiob, I** du 
nom , seigneur de Cbabanes , naquit le 28 novembre 
1654» du mariage d'Etienne de Fayet, auteur du troi* 
sième degré de la branche aînée, et de Jeanne de Bouton ; il 
épousa, par contrat du 20 septembre 1680, demoiadle 



DE FAYET. ,gg 

Maddeinede Trànuéjols (écrit aussi Trémuéges), fille de 
noUe Pierre de Trémuéjob, et de demoiselle Madeleine 
de Pejrrabesse: et fut pourra ^ le ao janvier 1707, parle 
duc de Roquelaure , commandant en chef dans la pro- 
vince de Languedoc^ de la charge de capitaine de la 
compagnie de Saint-Jean-la-Fouillouse dans le régiment 
de milice bourgeoise de Pauliac ; il avait eu de son ma* 
riage avec ladite demoiselle de Trémuéjols^ qui fit son 
tesument le aa septembre 1698, et mourut avant le 16 
septembre 1700^ sept enfants nommés: 

!.• Pierre de Fayet, ci-après; 

a.* Marc-Antoine de Fayet, oflScier dans le régiment 

de Bigorre ; 
3.* Jean^Privat de Fayet, oflBder dans le régiment 

de cavalerie d'Hurumain ; 
4.* Etienne de Fayet, écuyer, né le ao février 1697, 

et marié par contrat du aa juin I7a4, avec Jeanne 

Forestier, fille de Vital Forestier, et d^Antoinette 

Pinède ; il a eu pourenftnts: 

a. Qaude de Fayet, écuyer, né le ai novembre 

«734; 

b. Jean^Claude de Fayet, écuyer, né le 34 dé- 
cembre 1736; 

c. Francis de Fayet, écuyer, né le 5 février 1743 ; 

d. Anne de Fayet, née le 37 septembre 1739 ; 

e. Tecle de Fayet, née le 8 janvier 1747; 

5.* Manon de Fayet ; 
6** Françon de Fayet; 
7** Anne de Fayet. 

V. Pierre 01 Favkt, I^ du nom , écuyer, seigneur de 
Chabanes, né le 16 juillet 1681 , épousa , i.* par contrat 
du 19 septembre 1700, Benoîte deReynal, fiUe d'Etienne 
de Reynal , et de Jeanne de Châteauneuf de Saint^Lau- 
rens sa veuve; et cette première femme étant morte le 7 
octobre 1731, il épousa en secondes noces, par un autre 
contrat du a6 novembre 173a, Catherine Broquin, sœur 
d'Antoine Broquin, prêtre, docteur en théologie, archi- 
préire de Saugucs et prieur de Saint-Jean-la*Fouillouse ; 
et fille d'Antoine Broquin et de Catherine de Soumiac de 
la Gafde ; Umoanit le ty novembre 1740, et fiit enterre 
dans r4gUse de Saint-Jean-la-Fouilloiise , au diocèse de 
Meade. 



198 DE FAYET. 

fut marié, par contrat da %'j mai 1777^ avec demotaelle 
Alix de Gabriac, fille d'Antoine - Hercule de Gabriac , 
seigneur de Tinbac, et de dame Jeanne de Doncel; fie 
son tesumentle i5 juillet 1701^ et mourut avant le 24 
mai 1722, père de: 

I.* Jacques de Fayet, II* du nom« né le 25 août 1682, 
et d&laré avec ses deux frères noble et issu de 
noble race et lignée, par ordonnance de M* de 
Lamoignon, intendant du Languedoc « rendue le 
29 juillet 17 17; 

3.* Félix de Fayet, qui continue la postérité; 

3.* Louis de Favet, abbé et prieur de Saint- André de 
Valborgne, ne le 20 avril 1695 ; 

4.* Catherine de Fayet^ religieuse aux Ursulincs de 
Mende ; 

5.* Et de Madeleine de Payet, n^ le 19 octobre 1693, 
et mariée depuis à noble Pierre le Blanc de Ue* 
nouillac, seigneur de Montlebour. 

V. Noble Félix de Fayet^ seigneur du Mazel, de Ti- 
gnad, etc., naquit le 8 mars 1687, et fut marié, par con* 
trat du 24 mai 1722, avec demoiselle Anne-Marie de la 
Croix j fiUe de Jacques de la Croix , seigneur de Cassa- 
gnole, et de dame Marguerite de la Motte de Chalendar. 
De laquelle alliance sont issus : 

I •* Emmanuel-Pierre^Xavier de Fayet-de-Gabriac, 

écuyer, né le 22 février 1730, et mort jeune; 
2.* Jean-Félix-Roch de Fayet-de-Gabriac , écuyer , 

lieutenant dans le régiment de Flandres, né le 1 5 

juin 1731; 
3.* Louise - Catherine de Fayet - de- Gabriac, reli* 

gieuse au couvent du Saint-Esprit, née le 20 juin 

1725; 
4.* Louise - Françoise-Félicité de Fayet-de-Gabriac, 

baptisée le 18 décembre 1728. 



SECONDE BRANCHE. 



IV. Noble Charles ob Faybt-i>b Cuabaiob, 1** du 
nom , seigneur de Cbabanes , naquit le 28 novembre 
1654, du mariage d'Etienne de Fayet, auteur du troi* 
sième degré de la branche aînée, et de Jeanne de Bouton; il 
épousa, par contrat du 20 septembre 1680, demoiadlc 



DE FA Y ET. igg 

Madektne de Trànuéjols (écrit aussi Trémuëges), fille de 
ooUe Pierre de Trémuéîob, et de demoiselle Madeleine 
de Peyrabesse: et fut pourru, le ao janvier 1707, parle 
duc de Roquelaure , commandant en chef dans la pro- 
vince de Languedoc, de la charge de capitaine de la 
compagnie de Saint-Jean-la-FouilIouse dans le régiment 
de milice bourgeoise de Pauliac ; il avait eu de son ma- 
riage avec ladite demoiselle de Trémuéjols^ qui fit son 
tesument le aa septembre 1698, et mourut avant le 16 
septembre 1700^ sept enfants nommés: 

t .* Pierre de Fayet, ci-après ; 

a/ Marc-Antoine de Fayet, oflScierdans le régiment 

de Bigorre ; 
3.* Jean-Privat de Fayet, officier dans le régiment 

de cavalerie d'Hurumain; 
4.* Etienne de Fayet, écuyer, né le ao février 1697, 

et marié par contrat du aa juin I7a4, avec Jeanne 

Forestier^ fille de Vital Forestier, et d^Antoinette 

Pinède ; il a eu pourenftnts: 

a. Qaude de Fayet, écuyer, né le ai novembre 

Ï734Î 

b. Jean-Claude de Fayet, écuyer, né le 2^ dé- 
cembre 1736; 

c. Francis de Fayet^ écuyer, né le 5 février 174a ; 

d. Anne de Fayet, née le ay septembre 1739 } 
e* Tecle de Fayet, née le 8 janvier 1747» 

5 .* Marion de Fayet ; 
6.* Franco de Fayet; 
7.* Anne de Fayet. 

V. Pîcm DE Fatkt, I^ du nom , écoyer, seigneur de 
Chabanesi né le 16 juillet 1681, épousa, i.* par contrat 
du 19 septembre 1700, Benoîte deReynal, fille d'Etienne 
de Reynal , et de Jeanne de Châteauneuf de Saint-Lau- 
rens sa veuve; et cette première femme étant morte le 7 
octobre 1731, il épousa en secondes noces, par un autre 
contrat du a6 novembre 173 a, Catherine Broquin, sœur 
d'Antoine Broquin, prêtre, docteur en théologie, archi- 
préire de Sauguca et prieur de Saint-Jean-la*Fouillouse; 
et fille d'Antoine Broquin et de Catherine de Soumiac de 
la Gafde ; ilmoanit le aj novembre 1740, et fiit enterre 
dans r4glise de Saint-Jean-la-Fouillouie , au diocèse de 
Meode. 



200 ^^ FAYKT. 

Du premier Ut : 

i.*" Charles de Fayet/II* du nous, prêtre, curé et 

prieur de Saiot-Jean-la-Fouillouçe, né le 27 avril 

1703; 
2.'* Pierre de Fayet, !!• du nom, officier dans le rc- 

ciment de Gâtioais, né Iç 1 5 octobre 1707; 
3.0ean-Claude de Payet, qui continue la âliaiioo ; 
4.<^ Noé de Fayet^ d abord oSicier dans le régiment 

d'Asfeld, qui servit ensuite dans la compagnie 

des Indes^ né le 14 eian jjbS ; 
5.* Jeanne de Fayet, œari^ à* M* JeanOhârtes; 
6.* Geneviève de Fayet^ femme de M* Pierre Roche, 

demeurant i Aaitodz, diocèse de Mendt ; 
7.* Madeleine de Fayet, mariée à Louis 'Roussel , 

sieur de la Valeue, demeuraot à ViUefbrt , dio> 

cèse d'U^. 

VI. Jean-Qaude de Faybt , éciqper , seigaenr de Cba- 
baoes et du ViUaret^ né le 7 mai ^7^6, fut marié, par 
contrat du 3o octobre 1742^ avec Françoise Broquin, Glle 
d'Alexandre Broquin et de Marie Veysfier. Ses en&nti, 
au nombre de dix-huit, furent; 

!•* Jéati- Pierre- P^irf de Fayet^ écuyer, né le i^ juil- 
let 1746» capitaine au régiment royal , dragons, 
cgyillçrie, mort avant la réyoludon -, 

2.* Jean-Romain de Fayet^ raiyer, né le 9 août 1755, 
maréchal des logis dans les gairiiBs^a-torps du 
roi, et major» émigré, ayant bit las campagnes, 
reçu chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Samt'LoKis à l-année de monaeignear le jfMrkiœde 
Gondi ; 

3.^ Joseph-^ioaohira de Fayet, écuyer» mort en bas 

.4/ iean^-Fferent de Fayet > écuyer-, ne le 19 janvier 

1757, docteur en théologie , curé dans la N<)r« 
mandk, déporté ; . 

5.* Annct*- Valentio de Fayet, écuyer, ne Je 14 Mmer 

1758, premier lieutenant au régiment da Port-au- 
Prince, mort avant la révolution ; 

6."" Ainédée£hristophe de Payet, éciiyar, né le 9 juillet 
1760, bachelier en théologie, priear de Sainte- 
Colombe, tué en émigrant ; 



. ^ORKL Dfc: CHAMbOiN. ^ jaS 

Testament de noble Jean-François d'Ë&oaénard.du 4 du 

mois de 171a» par devant Mf. Honoré André, notaire 

royal de Lambesc ; acte de partage de la n^éme annce. 

Plusieurs membres de cette famille ont servi avec 
distinction. Jean - François d'Ësménard qui mourut en 
1715^ était lieutenant dans le régiment de Champagne. 
Son père François d Esménard rendit des services con- 
sidérables à la ville de. Lambesc dont il était gouver- 
neur dans les temps les plus difficiles. Joseph Esménard^ 
seigneur du Mazet^ servait dans la compagnie des gar- 
des-du-corps de S. M. dont le duc d'Agen était capi- 
taine en 1760. Joseph Esménard, membre de l'institut 
et de l'académie de Marseille^ auteur du poëme de la 
navigation était de cette famille^ et lui a fait honneur 
par des talents qu'une mort prématurée et funeste ne 
permit pas de développer dans toute leur étendue. 

Aujourd'hui, il existe encore 7 frères de ce littéra- 
teur qui était Taîné de tous, et une- sœur mariée avec 
M. Mathias d'Ësménard, fils aine de noble Joseph d'Ës- 
ménard^ ancien garde-du-corps du Roi^ et cousin-ger- 
main de sa femme. 

Jean-Baptiste Gaspard d'Ësménard , chevalier de la Lé^ 
gion d'honneur ; chef d'escadron du régiment des cui- 
rassiers du Roi. 

Picrre-NoèlrAmand d'Ësménard, ancien officier de ca- 
valerie« 

Philippe et Hippolyted^Esménard, anciens offiders d'in- 
fanterie^ etc. ... 

Armes : % D'azur» au lion tenant un arc en barre» et 
accompagné en pointe d'un cœur, le tout d'argent; au 
chef cousu de. gueules chargé d'un croissant du second 
émail, accosté de deux étoiles du même. 



BOREL DU CHAMBON (Antoine), chewaUer de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis^ ancien officier 
dans le teitaillon des chasseurs de Rousstilon, a émigré 
en 179 1, et fait les campagnes dans l'armée des princes et 
daos celle de monseigneur le prince de Condé, dans le 
régiment de Hohealohe»Bartenstein, en qualité de capi- 
taine; il a été blessé grièvement à TaiTaire de Scbussen^ 
ried, le 3o septembre 1796. Il est aujourd'hui lieutenant- 



Du premier lit: 

i.'Charlqs de Fayet, II* du nom, pr4u^ curé et 

prieur de Saint-Jcan-la-Fouillouse, né le syâsril 

i7o3; 
2.* Pierre de Fayet, II' du nom, officier duu le te- 

eîmentdeGâtioaîs, né [ç i5 octobre 1707; 
3. Jean-Claude de Fayei, c]ul cominue la âliatioa ; 
4." Noé de Fayet, d'abord oSîcier dans le riment 

d'Asfeld, qui servit ensuite dans la compagnie 

des Indes, né le 14 mari .i7»pî 
5.° Jean*e de Fayet, marUc à M. Jean-Charles; 
6.' Geneviève de Fayet, femme de M* Pierre Roche, 

demeurant A Aurooz, diocèse de Mende ; 
7.* Madeleine de Fa^, mariée k Louis Roussel , 

oietir de la Volette, demeuraot à ViUefbn , dio- 

Qèfed'UFée. 

VI. Jean-Claude db Favar , éçayet , «îgaeur de Cba- 
banes et du Villarei, né le 7 -inû 1716» fut marié, fu 
contrat du 3o octobre 1743, avec Françoise Broquin, fille 
d'Alexandre Broquin et de Marie \eys9m. Sea eD&nn, 
au nombrededix-buit, furent: 

. I.* Jean-Pierre-Paul de Fayet, écuycr, ne k 1" juil- 
let 1746, capiuine au rfgiment royal , draipMia, 
c«y4^e,niori avant la révolution-, 

2.* Jean- Romain de Fayei, ccuycr, né le 9 août 1755, 
maréchal des logis dam les gardos-du>carpi éifM 
roi, et inajor, cmigré, ayant fait les campanr'^ 
reçu chevalitr Je l'orJrc royal et militairejl 
Satnt'LtMia à I arm(.-c Je moiisaif:;neur l< p ' 
Gondc; 

3.* Joscph-tloachim de Favei, ectrver, 1 

.4.*icao-FbKni de Favet . Mruytr; ncil 

1767, docteur en thùologic. cure dâlISl 
. maudit, déporté ; 
S.* Anoct-Valeniin de F.-iyet, rcuyer, n^ leA 

17I8, premier Jieutenani au n-^^tmcnt dû 11 

Priace, mort avant la révolution; 
6.* AtnddmCfarisiophc de Fayet, i-ciiy«r, n^ltfl 

1760, bachelier en iheoloilie , prÎMI 

Colombe, tué en cmitiram ; 




DE LANGLADE DU CHAYLA. 207 

royal, le 21 janvier 1692, deTévéque de Mende, comte 
de Gévaudan, pour certains droits qu'il avait payés à ce 
prélat^ à raison des acquisitions de rentes et fief qu'il 
avait faites de ce qui appartenait dans la seigneurie de 
Montgros, au vicomte du Chayla, son parent. Il testa 
devant Rebours^ notaire, le 17 mars 1704. Ses enâmts 
fureat: 

I.* Pierre, lieutenant au régiment de Louvigny; il 
fut maintenu dans sa noblesse, ainsi qu'Alexandre 
de Langlade, son père, par jugement de M. de 
Lamoignon, le 27 janvier 1700 ; 

2.* Jean-François, dont l'article suit ; 

3.* Marie, qui fit un testament mystique le 2 mai 
17 14, reçu par Macary, notaire à Langogne, dans 
lequel elle fait différents legs, et substitua celui 
de noble Pierre de Langlade, sieur de Montgros, 
dans le cas où il mourrait sans enfants à son autre 
frère Jean- François ; 

4/ Madeleine , qui transigea avec Pierre et Jean- 
François, ses frères, au sujet de la succession 
d'Alexandre de Langiade, leur père, le 25 juillet 
1714; elle testa le 25 août 1721, instituant son 
héritier noble Pierre de Langlade, son frère aîné, 
et dans le cas où il mourrait sans enfants légi- 
times, elle lui substitua noble Jean-François, son 
second frère, et encore dans le cas où ce dernier 
mourrait aussi sans postérité, elle appela à la subs- 
titution Marie-Anne de Langlade, sa sœur ; 

5.* Marie-Annede Langlade du Chayla de Montgros, 
vivante le aS août 1721. 

VL Jean-François de Langlade du Chayla de Mont- 
gros des Brandesi lieutenant dans le régiment de Mo- 
rangiès, par commission de Tan 1702; capitaine du 
régiment de milice de Eriges en 1709, obtint une ordon- 
nance du duc de Roquelaure , qui enjoignait à différentes 
communautés de fournir des sujets pour compléter la 
compagnie des Brandes - Montgros. Il transigea avec 
Pierre , son frère' aîné , et Madeleine de Langlade du 
Chayla leur sœur, au sujet de la succession d^ Alexandre, 
leur père, le 25 juillet 17 14. 11 épousa Marie Valentin, 
Idontil eut: 

VIL Jean-Louis de Langlade du Chayla de Mont- 



2o8 ^^ LANGLADE OU CHAYLA. 

oios, né le %3 mai 1723. Il xéiuiittQus le& biens de sa 
branche et épousa, le 8 février 1752, demoiacU» Frasi- 
çoise de Bouscharenne, morte e» 1763. ûai» oe compati 
il prend la qualité d'héritier de Pierre de Langlade, son 
oncle, maintenu par jugement de M. de Lamoigoon de 
1700. 11 nsourut le 22 novembre 1767^ après avoir bit 
sDn testament, ayant eu un grand nombre d^enfaats*^ et 
laissant entre autres : 

T.^ Jo3epll^BaUbazar-Nicolas^Antoine de Langlade 
du Chayla de Montgros^ né le 6 décembre 1754, 
décédé sans postérité ; 

2^ Victor-Marie de Langlade du Chayla de Mont- 
gros, né le 9 octobre 1758, lieutenant des vais- 
seaux du roi ; 

3." Christophe -Louis -Antoine- François, dont l'ar- 
ticle suit; 

4.'' Jacques^Annet de Langlade di^ Chayla de Mont- 
gros, né le I*' février 1763 ; il a émigré en 1797. 
Il était officier dans le régiment de Lyonnais, et 
fit avec distinction toutes les guerres de l'émigra- 
tion dans les chevaliers de, la couronne. On croit 
c^'il a péri , sa famille n'ayant de lui aucunes 
nouvelles. 

VI IL Christophe-Louis-Antoine-François de Langlade 
DU Chayla de Montgros, né le 14 mars 1761, ancien 
lieutenant au régiment de Flandres, a épousé, le 7 mars 
1 788 , Marie-Thérèse-Adélaïde de la Vayssière Cantoi- 
net^ dont sont issus : 

I .^ Antoine-Théodore de Laoglade du Cbayla de 
Montgros, entré en 1814 dans les gardes-du-corps 
de Monsieur ; il a accompagné le roi jusqu'en Bcl- 
gique^ et fut ensuite nommé capitaine dan^ le ba- 
taillon des royalistes de la Lozère, servanr dsns 
Tarmée de S. A. R. Mgr. le duc d'Angoulême, est 
entré en 1816, dans* la première compagnie des 
gardes du corps du roî ; 

2.^GuUIaume-OdUlon de Langlade du Chayla de 
Montgros ; 

S."" Hyppolite- Adolphe de Langlade du Chayla de 
Montgros; 

4.* Marguerite-Thérèse-Adélaïde de Langlade du 
Cbayla de Montgros, mariée en 1806, à François- 



DE PAYET. 201 

7." Aldebcrt de Fayct, écuyer, ne le 25 septembre 
1761, mort en bas âge ; 

8.* Augustin*Regis de Fayet, dont VarikU viendra; 

9.* Claude de Fayet, ccuyer, né le r5 février 1765, 
mort en bas âge ; 

lo.* Catherine de Fayct, née le 26 août 1743 , Reli- 
gieuse au prieuré perpétuel de Trenel, à Paris; 

I !.• Marie-Charlotte de Fayet, née le 21 juillet 1744, 
mariée â M. de Fages Latour, à Langogne ; 

1 2.* Jeanne-BenOfte de Fayet, née le i5 février 1746, 
morte ; 

i3.* MicheUe-Geneviève de Fayet, née le 29 sep- 
tembre 1749, religieuse au prieuré perpétuel de 
Trenel, ft Paris ; 

1 4.* Francise-Madeleine de Fayet, née le 2 janvier 
1752, religieuse à Fabbayede Mercoîre; 

1 5.* Antoinette-Pierrette de Fayct, née le 26 dé- 
cembre 1752, religieuse à l'abbaye royale de MottU 
martre, à Paris, morte ; 

16.* Jcannc^Victoirede Fayet, née le 24 juin lySg, 
morte; 

17/ Rosalie de Fayet, née le 5 juin 1767, rcligîtiise. 
â l'abbtye royale de Merooire ; 

18.* Heoriene-Séraphie de Fayet, née le 19 février 
1769* iDorte. 

VII. Augtistia- Régis db Fayet de Chabinnes , écuyer, 
né le 3o mars 1763, ancien garde-du-corps du roi, cheva- 
lier de Tordre royal et miliuire de Saint- Louis, émigré 
ayant fait les campagnes, nommé commandant de plu- 
sieurs cantons qui étaient partis pour rejoindre monsei- 
gneur le duc d'Angouléme, lorsque Tursurpatcur entra k 
Paris, nommé chef divisionnaire au commencement du 
ni(Ms de juin pour organiser dans plusieurs cantons le 
mouvement qui s'opéra le 3o juin 181 5 dans la Lozère, otx 
il fut fait chef de bataillon des volontaires royaux ; 
marié, par contrat du t5 décembre 1802, avec Marianne 
Boucharain de Malmont, fille d'Antoine Bcucharain et de 
Marguerite Loubier. Ses enfants, au nombre de six, sont: 

I .• Marie-Charies*Florent de Fayet, écuyer, né le 2 

juin j8o5 ; 
2."" Charles de Fayet, écuyer, né le 19 mars 1809 ; 
3.* Louis-Gaspar de Fayet, écuyer , né le 26 avril 

1811 ; 



ao2 LAMAJORIE-SOURSAC. 

4.* Bruno de Fayet^ écuyer^ nêkaS jotllct 181 a ; 
5.* Marie- Rose-Augustiae, née le 27 décemU e i8o3 ; 
6.* Joséphine- Françoise de Fayet^ née le 23 oaobrt 
1806. 

Armes: « D'azur, i la ftsce d'or, remplie de sable, 
chargée d'une coquille d'argent, accostée de deux étoiles 
du second, et accompagnée en chef d'un lerrier du troi- 
siime émail , colleté d'un collier de gueules , bordé et. 
bouclé d'or, et en pointe de trois losanges du même. » 



LAMAJORIE-SOURSAC, famille tr2s-ancienne , 
ginaire du Quercy, puis transplantée en Limousin daiu le 
XIV* siècle. Elle donna son nom au château de Lamajorie 
près Beaulieux, qui s'appelait alors Ludga : elle est éufalie 
momentanément à Annonay en Vivarais. 

Le baron de Soursac de Lamajorie, cadet de cette 
lamilie, est mort en 181 5, chevalier de l'ordre royal ei 
militaire de Saint- Louis, ainsi que ses père et grand-père ; 
il avait vendu au Roi en 1 786 les droits de cette baronie, 
qu'on jugea devoir être royaux , et trop honorifiques 
pour un simple gentilhomme; cette baronie était entrée 
dans la famille de Lamajorie par Talliaoce d^un Turenne 
dans le XVI* siècle, et les armes de cette fomille depuis 
cette époque sont jointes à celles de Lamajorie. 

Le baron a laissé trois enfants, doilt deux femmes 
chanoinesses de Maubeuge avant la révolution ( on sait que 
les preuves de chapitre sont les plus fortes de France 
après celui de Strasbourg , étant de 32 quartiers , unt 
de père que de mère). 

Et le comte de Lamajorie, chevalier de Tordre royal 
et militaire de Saint- Louis, et chevalier honoraire de 
Malthe, marié en i8o3 à Sophie De Gain de Montaignac, 
sa cousine germaine, fille du comte De Gain, lieuteiMm 
général des armées du Roi, gentilhomme d'honneur de 
Monsieur , et déjà oncle maternel dudit comte de La- 
majorie, lequel a plusieurs enfonts en bas âge. 

Nous attendons sur cette famille, des détails généalo- 
giques beaucoup plus étendus, que nous , transmettions 
dans un prochain volume. 

Armes : • d'azur, à la bande d'or. Couronne de comte. » 



OEOLASSON. ao3 

DEGLASSON. Famille aoble et origiaaire de Suisse. 
Elle ne s'est éublie en France que depuis le rigne de 
Louis Xill , par le mariage que fit Louis de Glasson 
avec Marguerite de Molines. De ce mariage vint: 

L Noble François db Glasson, conseiller du roi au par* 
lement de Grenoble en 1670; il avait épousé Anne Fayard 
de Champanieu. De ce mariage vinrent : 

I.* Louis de Glasson, chevalier, dont l'article suit; 
3.* Gaspard^ chevalier de Saint-Louis, major de 

cavalerie; 
3/ François, chevalier de Saint-Louis, capitaine de 

cavalerie ; 
4.* Marie , mariée à Abel de Lupé , chevalier de 

Saint-Louis^ capitaine de Carabiniers. 

IL Louis DB Glasson, chevalier de Saint-Louis^ et 
capitaine d? cavalerie en 1708 ^ avait épousé Geneviève 
de Saint*Martin, fille de Pierre de Saint-Martin , major 
de cavakrie, et en secondes noces , Louise Barnave de 
Baudraa. Du premier mariage vint : 

I.* Gaspard, qui suivra; 
Du second mariage vint : 

a."" Alexis^ dont Tartide suivra. 

IIL Gaspard DB Glasson^ baron du Coudray-Montbau, 
capitaine de cavalerie, avait épousé Louise de la Via- 
lière. De ce mariage vint : 

Louis de Glasson , baron du Coudray-Montbau , 
mort dans l'émigration. 



IV. Alexis DE Glasson, officier de cavalerie, marie à 
Thérèse de Bernon Montélégier. De ce mariage vint : 

I .* Gaspard, nommé officier au régiment de Flandres; 
a.* Frédéric, officier au régiment de Piémont jusqu'en 

1790, nommé chevalier de la Légion d'honneur par 

S. A. R. Monsieur. 

Cette fiimille est établie en Dauphiné . 

Armes: « Coupé, au t d'or, i la croix tréflée d'azur ; 
au 2 d'axur, au besant d'or; couronne de comte; sup« 
ports, deux lions. » 



204 D>ESMÉNARD. 

ESMÉNARD. Famille de Pfx>vince connue à Um- 
besc, dès la lia du i5* siècle, où elle a exerce pen- 
dant près de 80 ans etjusqaesen 171 5, la charge de gou- 
verneur pour S. M. Elle s'est alliée avec plusieurs autres 
familles consîdeVables de la province, telles que les 
Bionneau , marquis d'Eyragues , les d'Arquier de St. 
Paul, les Lamanon, les Laincel^ les Renaud, les Fâii, 
de Gillbert, etc. 

I. Jean Esménard ^ qualifié écuyer , de la ville de 
Lambesc, en r520, eut de son alliance avec demoiselle 
Elstevenette Bertrand : 

II. Laurent Esménard, sieur de Vautubières, écuyer, 
marié avec damoiseile Marguerite d*Ettienne, dont il eut 
plusieurs enfants ; entre autres: 

I .** Jean-Antoine , qui suit ; 
2.^ Jean, qui épousa damoiseile Catherine d'Arquier, 
dont la succession existe. 

III. Jean - Antoine d'EsM^:NAitD , sieor de Vautobières 
et de Mondesir ; s=Acte de désemparation , fait par An« 
toine d'Esménardy écuyer, du lieu de Lambesc, en fa- 
veur de son frère Jean d' Esménard, des biens de Lau- 
rent Esménard et damoiseile Marguerite dTttienne, leur 
père et mère : reçu par M*. Bosse, notaire de Lambesc, 
en 1620. s= Acte de transaction et accord entre Jean- 
Antoine Esménard^ seigneur de Vautubières écuyer, du 
lieu de Lambesc, et ses neveux, Etienne, et Joseph Es> 
ménard , du bien de damoiseile Estevenette Bertrand , 
leur tfleulc maternelle. Lambesc^ 18 mars 1643. Notaire, 
Pierrre Bosse. 

IV. Noble François D'Esménard, seigneur de Mon* 
désir, de Vautubières, de Chamvert, gouverneur pour 
S. M. de la ville de Lambesc , épousa damoiseile Ca- 
therine Césarée de Bionneau d'Eyragues, dont il eut : 

I .* Noble Jean François d'Esménard, seigneur de 
Mondesir , Vautubières, et gouverneur de Lam- 
besc; 

2.* Damoiseile Marguerite d'Esménard, mariée avec 
messire Auguste d'Arquier de Saint-Paul, écuyer 
de ladite ville; 

3.* Damoiseile Anne d*Esménard, mariée avec noble 
Gaspard de Lamanon, écuyer, de iavilledeSainn. 



90RKL 1>K CHAMBON. ^ ^qS 

Testament de noble Jean-Fraoçois d'£sinénard.du 4 du 

mois de lyiSp par devant M*. Honoré André» notaire 

royal de Lambesc ; acte de partage de la même annce. 

Plusieurs membres de cette famille ont servi avec 
distinction. Jean • François d'Esmenard qui mourut en 
171 5, était lieutenant dans le régiment de Champagne. 
Son père François dEsménard rendit des services con- 
sidérables à la ville de Lambesc dont il était gouver- 
neur dans les temps les plus difficiles. Joseph Esménard^ 
seigneur du Mazet, servait dans la compagnie des gar- 
des-du-corps de S. M. dont le duc d'Agen était capi- 
taine en 1760. Joseph Esménard^ membre de l'institut 
et de racadémie de Marseille^ auteur du poème de la 
navigation était de celte famille^ et lui a fait honneur 
par des talents qu'une mort prématurée et funeste ne 
permit pas de développer dans toute leur étendue. 

Aujourd'hui, il existe encore 7 frères de ce littéra- 
teur qui était l'aîné de tous, et une sœur mariée avec 
M. Mathtas d'Esmenard, fils atné de noble Joseph d'Es- 
menard! ancien gaitle-duH:orps du Roi^ et cousin-^ger- 
main de sa femme. 

Jean-Baptiste Gaspard d'Esmenard , chevalier de la Lé- 
gion d'honneur ; chef d'escadron du régiment des oui- 
nosiers du Roi. 

Picrre^Noèl-Anumd d'Esmenard , ancien officier de ca- 
valerie. 

Philippe et Hippolyte d'Esmenard, anciens offidflrsd'io- 
fiinterie, etc. 

Armes : « D'azur, au lion tenant un arc en barre, et 
accompagné en pointe d'un cœur, le tout d'argent; au 
chef COUSIS de gueules chargé d'un croissant du second 
émail* accoste de deux étoiles .du même. 



BOREL DU CHAMBON (Antoine), chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis^ ancien officier 
dans le bataillon des chasseurs de Roussilton, a émigré 
en 1791, et fait les campagnes dans l'armée des princes et 
dans celle de monseigneur le prince de Condé^ dans le 
rcgimtnt de HoheoiofaM>Banenstein, en qualité de capi- 
uine; il a été blessé grièvement à l'affaire de Schuueo- 
ried, le 3o septembre 1796. Il est aujourd'hui lieutenant- 



2o6 DE LANGLADE DU CHAYLA. 

colonel d'infanterie. Il a obtenu, en 1814, de Sa Majesté 
Louis XVIII, des lettres^patentes, poitant confirmation 
du titre de t>aron. 

Armes : t D'azur, à la colombe volante d*argent ; an 
soleil d'or, mouvant de Fangle dextre supérieur* » 



LANGLADE DU CHAYLA DE MONTGROS (m), 
en Languedoc. Famille ancienne divisée en plusieurs 
branches, qui ont fourni des capitaines illustres au ser* 
vice de. nos rois^ parmi lesquels on citera: Nicolas-Joseph- 
Balthazar de Langlade, vicomte du Chayla, lientenant- 
général des années du roi^ chevalier de ses ordres, et di- 
recteur-général de la cavalerie de France, qui se rendit si 
célèbre sous le règne de Louis XV. La généalogie qui va 
suivre concerne la branche établie dans le Gévaudan. 

L Antoine db Languide du Chayla , rappelé dans le 
testament de Jacques de Langlade du Cbayla, II* du 
nom, son petit-fils^ du 5 avril 1 596, fut père de : 

IL Jacques de Langlade du Chayla, W du nom, 
mentionné dans le même acte. Il eut pour fils: 

III. Jacques db Langlade du Chayla, II* du nom, qui 
testa le 5 avril 1 596. On voit par ce testament, où sont 
nommés son père et son aieul, qu'il eut quatre fila dont 
deux seulement laissèrent postérité; il institue sa Gemme 
son héritière, et veut qu'elle rende et restitue, quand 
bon lui semblera, son héritage à noble Jacques de Lan* 
glade, qu'il nomme après elle son héritier; et en eu 
qu'il décède sans enfants légitimes, il institue Antoine de 
Langlade son autre fils, et encore en cas de mort sans 
enfants légitimes, il institue son héritier noble Guil« 
laume, son quatrième fils. Jacques de Langlade a con- 
tinué la branche aînée, et Guillaume qui suit, la secoixie 
branche, les deux seules existantes. 

IV. Guillaume de Langlade du Chayla , rappelé dans 
le tesument de Jacques II , son père, du 5 avril 1596, 
parait au contrat de mariage d'Alexandre^ qui suit, son 
fils, du aS février 1661. 

V. Alexandre de Langlade du Chayla, chevalier, ad* 
gneur de Montgros, de Bonnandes et autres lieux, épousa, 
par contrat du 28 février 1661, demoiselle Vitalle de Boih 
charenne. Il reçut une quittance pardevant Laurent, notaire 



DE LANGLADE DU CHAYLA. - - ' 



307 

royil, le a I fanyier 1 692, de Tévéque de Mende , comte 
de Gévaadan, pour certains droits qu'il avait payés à ce 
ptéiat, à raison des acquisitions de rentes et fief qu'il 
airait fiiites de ce qui appartenait dans la seigneurie de 
Moatgros, au vicomte du Chayla^ son parent. Il testa 
devant Rebours^ notaire, le 17 mars 1704. Ses enfiints 
fureoi: 

I.* Pierre, lieutenant au régiment de Louvigny; il 
(ut maintenu dans sa noblesse, ainsi qu'Alexandre 
de Langlade, son père, par jugement de M. de 
Lamoignon^ le 27 janvier 1700 ; 

2.* Jean-François, dont Tarticle suit ; 

3.* Marie, qui fît un testament mystique le 2 mai 
17 14, reçu par Macary, notaire i Langogne, dans 
lequel elle fait différents legs, et substitua celui 
de noble Pierre de Langiade, sieur de Montgros, 
dans le cas où il mourrait sans enfants à son autre 
frère Jean- François ; 

4.* Madeleine , qui transigea avec Pierre et Jean- 
François, ses frères, au sujet de la succession 
d'Alexandre de Langiade, leur père, le 25 juillet 
1714; elle testa le 25 août 1721, instituant son 
hcritier noble Pierre de Langiade, son frère aîné, 
et dans le cas où il mourrait sans enfants légi- 
times, elle lui substitua noble Jean-François, son 
second frère, et encore dans le cas où ce dernier 
mourrait aussi sans postérité, elle appela à la subs- 
titution Marie-Anne de Langiade, sa sœur ; 

5.* Marie-Annede Langiade du Chayla de Montgros, 
vivante le 25 août 172t. 

VL Jean-François dk Lamgladbdu Chayla de Mont- 
gros des Brandes, lieutenant dans le régiment de Mo- 
raogiès, par commission de l'an 1702; capitaine du 
régiment de milice de Briges en 1709, obtint une ordon- 
naoce du duc de Roquelaure , qui enjoignait à différentes 
communautés de fournir des sujets pour compléter la 
compagnie des Brandes - Montgros. Il transigea avec 
Pierre , son frère aîné , et Madeleine de Langiade du 
ChayU leur sœur, au sujet de la succession d^Alexandre, 
kur père, le 25 juillet 1714. Il épousa Marie Valentin, 
Idont il eut : 

VIL Jean-Louis dk Langladb du Chayla db Mont- 



2oâ ^^' LANGLADE OU CHAYLA. 

GX08, né Ifi %3 mai i7z3. Il réuaittous lesbieas de sa 
branche, tt épousa, le 8 février 1752, demotaeUft Ffm- 
çoise de Bouscbarenne, mariée» 1763. Dana œ coaim, 
il prend la <|uaUté d'hériiier de Pierre de Langkde, aon 
oncle, mainteau par jugeaient de M. de Lamoignoa de 
1700. 11 mourut le 22 novembre 1767^ après avoir §mt 
son testament, ayant eu un grand nombre d'enfaotS' ». et 
laissant entre autres : 

K"^ Josephf-Bahhazar-Nicolafr-Antoine de Langladc 
du Chayla de Montgros^ né le 6 décembre 1754, 
décédé sans postérité ; 

2."* Victor-Marie de Langlade du Chayla de Mont- 
gros, né le 9 octobre 1758, lieutenant des vais-- 
seaux du roi ; 

3.* Christophe -Louis -Antoine- François , dont l'ar- 
ticle suit; 

^^ JacquesrAnnet de Langlade di^ Chayla de Mont- 
gros, né le I" février 1763 ; H a émigré en 1797. 
Il étah officier dans le régiment de Lyonnais, et 
fit avec distinction toutes les guerres de l'émigra- 
tion dans les chevaliers de. la couronne. On croit 
qu'il a péri , sa famille n'ayant de lui aucunes 
nouvelles. 

VIIL Christophe-Louis-Antoine- François de Langlaj>c 
DU Chayla de Montgros, né le 14 mars 1761^ ancien 
lieutenant au régiment de Flandres, a épousé, le 7 mars 
1 788 , Marie-Thérèse- Adélaïde de la Vayssière Cantoi- 
net^ dont sont issus : 

1 ."* Antoine-Théodore de Laoglade du Chayla de 
Montgros, entré en 1814 dans les gardes-du<orps 
de Moi«siet)R ; il a accompagné le roi jusquVn Bd- 
gique, et fut ensuite nommé capitaine dans le bt* 
taillon des royalistes de la Lozère^ servant dans 
Tarméc de S. A. R. Mgr. le duc d'Angouléme, est 
entré en f8i6, dans la première compagnie des 
gardes du corps du roi ; 

2."" Guillaume-Odillûn de Langlade du Chayla ât 
Montgros j 

3^ Hyppolite- Adolphe de Langlade du Chayla de 
Montgros; 

4.* Marguerite-Thérèse-AdéUlde de Langlade du 
Cbayla de Montgros, mariée en 1806, à François* 



DE CLUGNY. 209 

HyppoKte-Charles de Molene , comte de Moran- 
giés, fils de François-Paul de Molette, comte de 
Mortngiès, et de Charlotte d'Agrain des Hubas ; 

5.* Rose-Caroline de Langlade du Cbayla de Mont- 
gros; 

6.* Virginie de Langlade du Chayla de Montgros^ 
mariée à M. Lossat, avocat au Puy; 

7.* Mélanie de Langlade du Chayla de Montgros ; - 

Armes : « D'argent, à trois taux de gueules. 1 



CLUGNY (de) , noUe et ancienne fiimille de Bour- 
gogne, originaire d*Autun , laquelle a produit plusieurs 
personnages recommandables par les charges et les di- 
gnités qu'ils ont possédées depuis quatre siècles^ tant dans 
l'église que dans la robe et Tépée. 

Le premier de cette fiuntlle^ dont l'existence soit éta- 
blie sur des titres authentiques^ est : 

Guillaume de Clugny , d'Autun , qui vivait dans le 
quatorzième siècle. 11 laissa trois fils nommés dans un 
acte latin de Tan t334, rapporté par dom Flanchet dans 
son histoire de Bourgogne, tome s, page 35 1. Ces trois 
enfanu sont : 

1/ Guillaume, II* du nom ; 
2 .* H ugues de Qugny ; 

3.* Jean, dont Tanicle suit. Ils ont formé les difié- 
remes branches de la tamille de Clugny, c et ont 
laissé plusieurs enfants de l'un et de l'autre sexe| 
qui ont donné lieu à de grandes alliances, et ont 
laissé une noble et nombreuse postérité », dit l'his- 
toire de Bourgogne, toroe 2. 

Jean DB Cluony, I*' du nom, sdgneur de Conforgien, 
conseiller du duc de Bourgogne, et garde-des-sceaux aux 
contrats de la chancellerie de cette province au siège 
d'Aotun, par provisions du t8 juillet 1400, avait épousé, 
par contrat du 6 janvier i382, Guyotte de Bèze, et mou- 
rut le II août 14 12, laissant de son mariage cinq enfants 
tous nommés dans des lettres-patentes du duc Jean de 
Bourgogne, du mois de juillet i4i4. 

Jean os Clugny, II* dn nom , le plus jeune de ces cinq 
enfants , épousa , en 1441 , Philippée de la Boutière , 
dont est descendu, au sixième ou huitième degré : 

8. 14 



2IO DB CLUGNY. 

Jacques db Clughy, seigneur de Ptncy, conseiller du 
roi en ses consieils , lieutenant - général au bailliage de 
Dijon» mort le 4 octobre 1684, laissant de Jeanne de 
Filsjean, sa femme, pour fils aîné : 

Etienne de Clugny , I*' du nom, baron de Nuis-sur- 
Armançon , seigneur de Tharot , Regrois , la Roche , 
Villiers-lez * Hauts, Mereuil^ Bragelogne^ etc.^ conseiller 
au parlement de Bourgogne par lettres du 2 avril 1689. 
Après la mort de Jérôme de Chenu» chevalier, baron de 
Nuis, son grand-onde, décédé en 1667 , la terre et ba- 
ronnie de Nuis - sur - Armançon , relevante du roi, qui 
avait été possédée pendant plusieurs générations par une 
branche de la maison de Chenu, d'une des plus anciennes 
noblesses du Berri , passa à cet Etienne de Qugny, qui 
en reprit de fief en la chambre des comptes de Bour- 
gogne. Il mourut à Dijon le 8 octobre 1741, Agé de 78 
ans , et avait épousé , le 14 juin 1688 , Catherine de 
Foui, dame de Praslay, décédée le 26 mars 1738. De ce 
mariage sont issus entr^autres enfants : 

I.* Marc-Antoine, né le 4 avril 1689, doyen et cha- 
noine de réglise collégiale de Saint- Denis de Ver- 
gy, conseilIer-clerç au parlement de Bourgogne 
en i7i2,mortà Dijon le 21 juillet 1750; 

2/ Etienne, dont larticle suit : 

Etienne de Clugny, II* du nom, baron de Nuis-sur- 
Armançon, seigneur de Viiliers -lez- Hauts et Mereuil, 
né le 18 juillet 1691 , reçu conseiller au parlement de 
Bourgogne le 8 avril 17 16, marié, le 10 mai 1724, à 
Qaire-Ode Gilbert de Voisins, fiUe de Pierre Gilbert de 
Voisins , comte de Crapado et de Lohéac , chevalier de 
Saint-Louis, commandant pour le roi en llle de la Gua- 
deloupe, et de Claire-Marie-Anne du Lion, des seigneurs 
de Poinson en Bourgogne , remariée, en secondes noces , 
au mois d'octobre 1770, à François César, baron d'Ans- 
trude, originaire d'Ecosse, et une des plus anciennes et 
des plus illustres maisons de ce royaume. Etienne de 
Clttguy est mort le ai juin 1746, laissant de son ma- 
riage: 

!.• Jean-Etienne*Bemard, dont l'article suit ; 

2.'' Marc-Antoine-Nicolas-Gabriel , né le t3 (érrier 
17^41, enseigne des vaisseaux du roi en 1763» ma- 
rié à Bordeaux le 6 février 1764, avec Anne-Re- 



DE CLUGNY. 2ll 

née des Vergers de Maupertuis^ dont il fi'a point 
eu d'en£intt; 
3«* Qaire - Christin^Pierrette, mariée , le 6 octobre 
1755, à Jean-Bapnste Trisuil de Soubise, che- 
valier de Saint-Louis, morte en 176a. 

Jean-Etienne-Bernard de Clugny, baron de Nuis -sur- 
Armançon, seigneur de Praslay^ de Saint-Marc^ né à la 
Guadeloupe le 29 novembre 1729, intendant de justice, 
police, finance, guerre et marine des Iles- sous -le - Vent 
et à Saint-Domingue ; conseiller du roi en ses conseils , 
maître des requêtes ordinaires, puis intendant de la ma- 
rine en Bretagne, conseiller honoraire aci parlement de 
Bourgogne, ensuite intendant-général de la marine et 
des colonies, puis intendant-général de la Guienae, etc. , 
et enfin mort contrôleur-général des finances, avah 
epoosé, par contrat passé devant Bougain ville, notaire 
au châtelet de Paris le 17 septembre 1753, Charlotte- 
Thérèse Tardieu de Maleyssie, fille de Chaiies-Gabdel, 
aMix|uÎ8 de Maleyssie, seigneur de Moiu et autres lieux, 
clievalier de Tordre royal et miliui» de Saint-Louis, 
lieutenant de roi de Compiègne, et d'Anne-Philiberte de 
BariUon d'Amoncourt, dont : 

K* Antoine-Charles- Etienne-Bernard, dont l'article 

sukj 
2."^ Charles-Jean-Etienne, né au Port-au-Prince le 

3 février 1762, mort jeune; 
3.*Qaire-Charlotte-Etiennette, née à Dijon le 3i 

août 1754, mariée au comte de Lohéac, dont elle 

est veuve. 

Antoine-Charles- Etienne- Bernard, chevalier, marquis 
DE Clugny, baron de Nuis-sur Armançon, seigneur de 
Praslay, Marnay, Saint-Marc et autres lieux, fut con- 
seiller du roi en tous ses conseils, et ensuite maître des 
requêtes ordinaires de son lifttel ; émigra au commence- 
ment de la révolution à la Guadeloupe, où son oncle le 
baron de Qugny , frère de son père , était gouverneur- 
général. Les malheurs de cette colonie, et le terrible ré- 
volutionnaire Victor Hugues, proscrivit Tonde ei le ne- 
veu , confisqua leurs biens, etc., etc. Il avait épousé à 
son château de Nuis, en Bourgogne, dame Mathieu-Apo- 
line Jably, dont il eut : 

* Marie, Aile unique, 4)ui auiL 



^j2 ^^ CLUGNY. 

Son ispouse mourut i la Guadeloupe, et il ^inigra eo 
1794 aux Etats-Uni» d'Amérique à Edemon-North-Cara- 
Une, dans le comté de Chowan. En 1796, le 22 mai, il 
épousa dans la maison de M. Etienne Cabarnis, écuyer, 
juge-de-paix , dame veuve Longuet , fille de feu M. de 
Rabié, ingénieur en chef à Saint-Domingue, mort à 
Paris maréchal-de-camp, et de N.... de Saint-Martin, 
dont le père était doyen du conseil supérieur de Saint- 
Domingue. En l'an 1802, le marquis de Clugny et son 
épouse partirent pour aller joindre Sa Majesté en Angle- 
terre ; le bâtiment périt , corps et biens, sur les côtes 
des Açores. ^ 

Marie de Clugny, fille unique du marquis de Clugny 
( Antoifie* Charles - Etienne - Bernard), et de dame* M** 
thîeu-Apoline Jably, naquit à Bordeaux le a8 novembre 
1778; épousa aux Euta-Unis, le même jonr que ton 
père (à la même heure et dans la même maison que 
M. Cabamis) , M* Jean-Baptiste de Nard , chevalier de 
Nard, ancien gendarme de la garde du roi, officier su- 
périeur des colonies, créole de Saint-Domingue ^ colo- 
nel , et dievalier de Tordre royal et militaire de Saint- 
Louis et du Lys. 

De ce mariage naquirent : 

I .• LodoYska de Qugny de Nard, morte jeune ; 

2.* Gustave de Clugny de Nard mort à l'âge de trois 
ans à la Guadeloupe ; < 

3.* Charles -Daniel de Clugny de Nard, né à b 
Pointe-â-Pttre (Guadeloupe), le 25 février 1 8o3 ; 

4.» Marie-Stanislas-Henri de Clugny de Nard, né au 
Morne-à-rEau, quartier de la Grande-Terre, où 
M. le chevalier de Nard commandait (Guade- 
loupe) le 23 septembre i8o5. 
Ces deux derniers existent. 



Noos transporterons ici un des articles du testament do 
marquis de Clugny père de madame de Nard , que nous 
certifions sincère : 

c Art. 6. En cas qull plût à Dieu de dfsposer de moi 
dans 'le voyage que |e vais faire, je déclare que n'ayant 
point d'enfants de mon second mariage, ni de parents 
mâles du côté paternel ni maternel auquel je tienne plus 
qu'à mes en&nts, et me trouvant aujourd'hui le chef de 
k Camille dont je porte le nom, je déclare, dia-je, trans* 



DE CENSOUL, 2l3 

porter ( après l'approbation de mon auguste souverain ) , 
mon nom, met titres ^ etc. , etc. ^ etc, , sur la personne 
de M. de Nard, mon gendre^ et celle de ses enfants issus 
de son mariage avec ma fille, pour en jouir et user, 
comme j^en ai moi-même joui et usé dans tous les actes 
publics ou particuliers^ les substituant sans réserve quel" 
conque à mon lieu et place. Je prie sa Majesté et la sup- 
plie humblement de confirmer cette grâce à mes enfants ; 
et j'implore sa justice et sa bonté à cet égard, en offrant 
à son auguste personne mon dernier hommage et mes 
vœux sincères pour son prompt retour dans çon 
royaume ! ! ! » 

M. le chevalier de Nard s'est pourvu en demande près 
de S. Exe. monseigneur le grand-chancelier> pour obte- 
nir du roi la permission de faire précéder le nom de «es 
enlants de celui de Clugny. ^ 

Armes: c D'azur, â deux clefs antiques d'or^ adossées 
» et entretenues. Cimier, un casque tare de front, dont 
» est issant un daim aux ramures herminées , portant 
» sur le toupet un globe sur lequel' est un lion asais. 
» Supports^ deux daims à têtes couronnées^ les rainures 

» herminées. » ^ - 

I ■ 

■ ii.iiii ■■■■«■ <i ii.l liiiii ■-■«Éi j i i ii ^ i f i 

GENSOUL (le chevalier JosEi»H-tAL£Xi6. de)^ né à 
Connaux,i diocèse d'Uzès , le .{7 novembre 1768 , a été 
admis dans la marine royale en qualité. d'aspirant*volon- 
taire au département de Toulon, en vertu d^une. lettre 
ministérielle en date du 25 novembre .1786^ après les 
preuves faites confoîrmémerK à rordonnanee de la marine 
du i*' janvier 17861 li fut ensuite :nommé par le roi 
sous-lieutenant au régiment de Champagne le 12 mai 
1792, lieutenant audit régiment le 24 août de I9. |afi|!me 
année , et fut agrégé à la compagnie des gardes de la 
porte du roi, en mars. t8ji5. Jl^ est mep^^e de M réunion 
des chevaliers-libérateurs des esclave^ blancs e^^ Afrique 
depuis le 11 mars j8x6, et chevalier de Tordre de l'Epe- 
ron d'or depuis le 29 mars delà ifiéme^année. 






214 ^^ SALIES. 

SALIES, SALIES- LEME, SALIES- DUHAU, SA- 
LINIS, diverses branches d'une même famille, qui dV 
près la tradition constamment reçue et quelques litres fort 
anciens, est originaire de la ville de Salies en Béam (i). 
Toutes ces branches sont éteintes à l'exception de celle de 
Salinis, domiciliée à Morlààs , près Pau^ vers la fin du 
dix-septième siècle. 

On lit, à la page 353 du tom. Vf, (ou III.« du supplé- 
ment) du dictionnaire généalogique, imprimé chez Du- 
chêne, à Paris, (^i. in-8. , 176t.) Tarticle suivant sur 
la famille de Salies: 

« Cette famille a occupé les premières places dans 
régUse» au service et d^ns I4 robe. Gailhrd ou Guil- 
lauffie de Salies, fut évéque de Dax en 1 22 1 ; Amauld 
évéque de l'Escar en 1427, et Jean évéque de l'Escar 
en 1620 était aussi aumônier du roi. Henry de Salies, 
filleul de Henri IV, Roi de France, fut un officier cé- 
lèbre. Pierre de Salies, (votégé du grand Condé,arrétt 
Taripée ennemie dans un fond , avec 600 hommes. 
Gtuttaume de. Salies fut lieutenant-colonel dans le ri- 
ment de Piémont. ( // fut routeur de la branche des 
SaUms établie à Mortàas. Son article suivra ). 
» David de Salies fut avocat-général à la cbancdLerie 
de Navarre, avant son union au parlement de Pau, et 
depuis procureur-général audit parlement. Il assisu en 
cette qualité à l'assemblée générale des notables du 
royaume, tetrue à Nantes en t63o, et sy distingua 
beaucoup par ses lumières, sa fermeté et son xèle pour 
le service du roi et de l'état. » 
Guillaume de Salies (2) ou Salinis, lieutenant-colood 
au Rtgtment de Piémont, et chevalier de Saint-Looîs, 
épousa le 26 janvier 1 690^ demotseUe Marie du Baiagle, 
de Morlàas^ fille de nobleZatharie de Madxûne, seigneur 
du Bazagie. De ce mariage naquit : 

Noble Pierre de Salihis , seigneur du Bazagk, raarié 
le )5 juillet «722, avec demoiselle Dorothée de Mo- 
màas, fiUe de noble Pierre de Momâas, seigneur de Sou* 
lins } de ce mariage il eut : 



irf^> 



(1) Cette tradition est tûnûrmée par un frott sur hi fbntiine scKne de 
la ville de Salies, dont a joui la branche atnée jusqu'à son ezdiiaton. 

(2) Ouillaume de Sali js changea la terminaison de son nom pour se 
distinguer de ses frères aînés. Cétait assez Tusage dans le Béarnque les 
cadets prissent la terminaison latsae de leur nom. Ainsi de Gianix, 
Ca^alis, de Bordes, Bordis, de Salies, Salinis, etc. 



BOUCHEL DE MERENVEUh. 2i5 

Noble Louis Salinis, mort capitaine au régiment de 
Bassigny, sans postérité : et 

Noble Guillaume de Salinis, seigneur de la Hagède et 
du fiazagle^ marié avec demoiselle Anne de Camon Bla- 
chon^ fille de messire Antoine de Camon-d'Adou^ sei- 
gneur de Blachon^ et de dame Marie d'Espalungue. Il eut 
de ce mariage, Pierre-Paul de Salinis, mort le 1 5 aVril 
1 790, sans postérité . 

Jacques de Salinis, seigneur du Bazagle^ marié avec 
demoiselle Catherine de Bousquet^ fille de noble Roch de 
Bousquet ; d'oti sont issus quatre enfants mâles f 

I." Caries de Salinis, garde-du-corps de S. A. R. 

Monsieur, a suivi les princes à Gand dés le pre- 

nier jour (25 mars 181 5), et n'est rentré qu'avec 

Sa Majesté; 

2.* Philippe de Salinis; ' - 

3.** Louis-Antoine de Salinis^ qui â prislk tonsure et 

Phabit clérical le 29 de juillet 1812;' 
4.* Jean-François de Salinis. 

ObservationAl paraît que la maison de Salies^ d^oti 
descend celle de Salinis, est une des plus anciennes de la 
province du Béarn, et que son origine se perd dans la 
nuit des temps. Des titres qui remontent à une époque 
très-reculée , prouvent que les auteurs de cette maison 
étaient seigneurs du château noble de la Vi41e de Salies, 
et qu'ils possédaient la seigneurie de Gers, la vicomte "de 
Sadérac, et la terre noble de Lème.' - ''•'<: 

Les armes de cette . famille ont toujours, été, d'argei)^ à 
un ours au naturel^ mouvant sur un l)étre|.de^inop]e, .su|r 
lequel il jète du sel avec sa pâte, avec ces pajrolesi en 
baaderole autour du hêtre: Sic sale vir^escç^.... Lcb al*- 
liancesde cette famille sont avec les m9isQA^4'^aIuagiie^ 
de Baillenx, d'Esquille, de Blachon^de Momâ^f etc*. ^ 

_l I f I ut 

BOUCHEL DE MERENVEUE (Jç^NVç'itANççis), 
écuyer , chevalier de l'ordre royal et miUi4ir.e de Saint- 
Louis, chef de brigade d'artillerie au régimeojt .de Tqu^; 
était présent à l'assemblée de la noblesse convoquée à 
Calais en 1789;. mon lieqt^oaQt-général eo 179?^ vic- 
time massacrée dans la citadelle d' Arras» ; 

Armes : c-D'atur, à la croix d'argent,- chargée d'titi 
» c«BUr de gueules ; accompagnée de <teuz croissants 






-^ 



2i6 I>£ LA CROIX DE CHCVRtâRBS. 

» d'argent .«n ch«f i et de deux étoiles d'or en pointe. 
» Devise: Crux ad sidéra tollit, » 



DE LA CROIX DE CHEVRIÉRES, de Saint-Vailier 
et.de Sayve; famille pol>le et distinguée par les grands 
hommes qu'elle a produits dans Tépée et dans la robe. Son 
premier surnom était celui de Guerre, qui ne lui sert 
aujourd'hui que de cri. Elle est connue sous ce nom dès 
le ofisièfne siècle. Guitard * Loup et Guilerme- Pierre de 
Guerre sont présents à un accord fait entre Raymond- 
Bernard, vicomte de fieziers et le comte de Barcelonne, 
touchant les monastères de Moniolieu et de Cannes, du 5 
des calendes de jifillet 1070; elle changea son nom pri- 
mitif en celui de la Croix au commencement du seizième 
siècle, en vertu d'une donation qui lui fut £iite sous cette 
eonditioft. J^a Généalogie de cette iamille sur laquelle 00 
peut consulter Allard qui Ta dressée en 1678, commence 
dans* Moreri, tome IV, pages 283 et suivantes^ édition 
de 1759. 

I. Pierre db Guerre, I" du nom, natif de Vorqipe en 
Dauphiné, qui se trouve nommé le premier de cinq gen- 
tilshommes qui habiuient ce lieu dans un dénombrement 
de l'an 1 33 5,. conservé dans la chambre des comptes de 
celte Province. Il épousa, le 23 mai i359, Béatrix de 
Chipre, fille de Guillaume, du lieu de Chireste en Dau- 
phiné; il vivait en 1369, et eut pour fils: 

' (I. Jean ne GtPrtHRB, I** du nom, qui est qualifié noUe 
ékâs- ses aaes du 2 juillet 1406, 22 janvier 1426 et 24 
afvril T438. Il épousa^ par contrat du 1 3 octobre 1 396 , 
Louise Lambert, fille de Louis, et de Françoise de Vci* 
kines, dont vinrent : 

!.• Pierre qui suit; 

2.* Hugues qui, en 1450, était chanoine de Saint- 
Chef, chapitre oti Ton faisait preuves de noblesse, 

in. Pferre bk ^jubrrr^ II* du nom, servit en Italie, 
dans les trotipesi que le roi Charles VII avait données à 
Ren^, roi dé Sicile, comte de Provence, et à son retour, 
il s'établit à' Romans, par- le mariage qu'il y contracta le 
6 octobre 1452. Il fur connu du dauphin Louis, depuis 
roi sous le nom de Louis XI, pendant le séjour de ce 
prince dans cette province, et par son crédit il hii fit 
donner une aomne cooaâMrabk .par la viUede RomMu; 



DE LA CROIX DE OiEVRIÈRES 217 

suivit le Daupliin ea Flandre, d'où il revint en Daupbiné; 
se jeu ensuite permi les troupes que le comte djs Com*- 
minges» gouverneur^'du Dauphiné , commandait contre le 
duc de Savoie, et eut, en 1475, une compagnie de gens 
de pied, qu'il conduisit en Savoie, lorsque Louis, bâtard 
de Bourbon , comte de Roussillon et amiral de France , 
eut ordre de se saisir de cet Etat. L^année suivante, il 
soutint à main armée dans la ville de Romans, les inté- 
rêts du roi contre les prétentions du pape sur le Comté de 
Valentinois , et mourut Tan 1492. U eut de Catherine 
Chomsrd, fille d'Hugues et de Catherine Copier, qu'il 
avait épousée, le 6 octobre 1452 ; 

IV. Jean dk Guerrb, II* du nom, sieur de Guerre et 
de la Ruinière qui prit le surnom de La Croix , qu'il 
transmit à sa postérité au moyen de la donation qui lui 
fut foite i cette condition, par un gentilhomme de ce 
nom. Il se trouva en qualité de volontaire à la bataille 
de Ravenne en 1 5 12, et à la journée de Marignan en 
i5iS; fut ensuite capitaine d^infanterie, resta ' prisonnier 
à la bataille de Pavie, en février 1624, vieux style, et 
mourut capitaine de cavalerie des blessures qu'il reçut 
au passage de Suze l'an t536. Il avait épousé, le 4 mars 
.1498, Drevonne de Monistrol, fille de Ponson, du lieu de 
Saint- Donat, et de Jeanne de Leusse ; die testa le 5 avril 
1 535. De ce mariage sonirent : 

I.* Pierre, qui commanda des compagnies de gens 
de pied et de cheval aux batailles de Renti, de 
Dreux, de Saint- Denis et de Jarnac, et fut tué à celle 
de Montcontour, en 1569. U s'était marié près de 
Chartres en Beauce, oti il s'établit. Son fils Claude 
de la Croix, sieur de MourviUers, transigea le 1 5 
juillet 1584, avec Jean de la Croix, son cousin- 
germain, sur la succession de leurs aïeul et aïeule 

2.* Félix, qui suit ; 

3.* Gérard , chanoine-sacristain de Saint-Bernard de 
Romans, chanoine de Saint* André de Grenoble, 
et prieur de Saint- Romain, qui testa le 3i août 
i55i; 

4.* Et Artaud, chanoine de Romans. 

V. Fiux nm la Cboix, seigneur de Chefvrîères, par U 
▼ente que lui en fit Diane de Pottîffs, duchesse de Vakn* 
tâaoi% eo avril i56o, fat reçu amscîMcr au parlement du 



2 1 g DE LA CROIX DE CHEVRIÈRES. 

Dauphiné , le 8 mai 1 543 ; et nommé par le m Fran* 
çois l'^'le 8 février 1544^ pour Tua de$ commitsatrea qui 
devaient faire le procès au chancelier Poyet. Il fut en- 
suite membre de la chambre de justice, établie pour juger 
quelques criminels d^état ; entr'autres le maréchal du 
Biez et Vervins, son gendre ; fut fait avocat général au 
parlement de Grenoble, par lettres du 3 janvier 1 549, et 
y fut reçu le 1 8 décembre 1 5 5 1 : s'étant démis de cette 
charge, le roi le fit conseiller d'état, et seul maître des 
requêtes du Dauphin ; c'est-à^ire , intendant de justice, 
police et finance de la province de Dauphiné. Ses lettres, 
pour cet office, sont du 19 août i553, confirmées par d'au- 
tres du 14 juiUet i55^. 11 testa le i février 1569, et mou-^ 
rut en i583^ Il avait épousé, le 19 juin 1541 , Guigonne 
Portier, dame de Brie en Dauphiné , fille et héritière de 
Jacques Portier , sieur de Brie , et de Catherine de Mo> 
rard d^Arces , dont il eut : 

I J" Félix, colonel de trois cents hommes de pied , 
par commission du 5 août 1 576, qui prit Moreste, 
place sur la frontière du Dauphiné, du côté de la 
Savoie , et y reçut sept coupa de mousquet. Il 
fut tué au siège d'Issoire en Auvergne, en 1390, 
sans alliance ; 

2.* Jean qui suit ; 

3.'' André, sieur de Satuaange, mort sans alliance ; 

4.* Guyonne, mariée 1." le 6 avril i58o, à Gabriel- 
Ode de Triest; 2.* à Hugues deDorgeoise, sieur 
de Tivoliere, gouverneur de MonteUmart. 

VI. Jean de la Croix, III* du nom, sieur de Chevriè- 
res, de Brie, de Chantemerle-lez-Cottanes, Faramans, 
Lieudieu, Ornacieux, et Pisançon, baron de Serve et de 
Qerieu, comte de Saint-Vallier et de Val , mort évéque 
de Grenoble, se rendit recommandable dans tous les dilTé* 
rents emplois qu'il eut ; il fut d'abord conseiller au par- 
lement de Grenoble, par lettres du a5 juillet 1 578 , puis 
avocat général au même parlement le 29 novembre i585; 
par d'autres lettres du 29 novembre 1 588, il fut maître 
des requêtes et intendant des finances dans l'armée que 
le duc de Mayenne conunandait en Dauphiné. Le roi 
Henri IV l'éublit surintendant de ses finances en cette 
province, par lenres du i3 septembre i595, et lui donna 
en même temps un brevet de conseiller d'état. Ce monar» 
que «yant «onquis la Savoie, y établit un conseil es no 



DE LÀ CROIX DE CHEVRIËRES. 219 

parlement, et en fit garde des sceaux le sieur de Cbe- 
vrières, par lettres du mois de septembre 1600. La paix 
s'étant faite, il rendit les sceaux au chancelier de France, 
et s'en démit le 25 octobre i6oi. Il e|it second brevet de 
conseiller d'état, le 18 décembre suivant, et fut commis 
en cette qualité pour traiter avec les députés du duc de 
Savoie^ pour l'exécution de la paix. Le roi, pour le ré- 
compenser, le revêtit d^une charge de président à mortier 
au parlement de Grenoble» le 3i décembre i6o5. Le par- 
lement et les éiats de la province, le députèrent en cette 
qualité, à la tête de quatre autres^ pour poursuivre au- 
près du roi, la jonction des pays de Bresse, Bugey et au- 
tres \échangés par le traité de paix , aux gouvernement , 
ressort et états de Dauphiné ; mais ils ne réussirent pas , 
et ces pays furent unis au gouvernement de Bourgogne. 
Le roi le consola de ce peu de succès en le nommant , le 
27 mai i6o5, son ambassadeur extraordinaire, auprès du 
duc de Savoie , et l'y chargea de plusieurs commissions 
secrètes qui se trouvent dans les papiers de ses descen- 
dants. A son retour, le roi le sachant veuf le nomma à 
révéché de Grenoble, dont il obtint les bulles le 1 1 juillet 
1607. Il résigna son office de président, le z octobre sui- 
vant, et le même jour le roi le maintint, sans tirer à 
conséquence, dans les rangs de la séance où il était aupa- 
ravant, tant dans le département de Grenoble, que dans 
les autres parlements du royaume ; ce qui fut vérifié à 
celui du Dauphiné, au mois de décembre suivant, et à 
celui de Paris le 23 février 1609. La reine-mère Marie de 
Médicis, le choisit pour être de son conseil ordinaire, et 
lui en fit expédier le brevet le 25 juin ^11, et par un 
autre du 17 septembre 1612, il fut fait conseiller d'état 
ordinaire avec une pension de deux mille livres. Il assista 
aux états généraux en 161 5, et â Tassenblée des nota- 
bles, tenue à Rouen en 16 18. Il mourut à Paris durant 
l'assemblée du clergé, au mois de mai 16 19. Son cœur 
fut porté aux Jacobins de la rue Saint-Honoré, et son 
corps en Dauphiné dans le tombeau de ses ancêtres en 
l'église de Saint-Bernard de Romans; il avait testé le 3i 
mars 1609, et acquis de la maison de Poitiers, le comté 
de Saint-Vallier et de Val, avec la baronnie de Clérieu, 
et la terre de Pisançon en 1584 et 1 586, et les terres d'Or^ 
nacieux, de Faamuns, et la baroni^.de Serve, dé la maison 
de Cbaumont» Il avait épousé, le 7 septembire ^577, Barbe 



220 I>l£ tA CROIX DK CH1CVRIÈRE& 

d'Arzac, fille de Joacbim d^Anac de la CardoBoière, et de 
.Claudine de Costaiog de Pusigoaa ; elle testa le 3 février 
1 58 1 j et mourat en 1 594. De cette alliance vinrent : 

I .* Féliz^ qui suit ; 

2.*- Alphonse , sieur d'Ornacieux ^ des Cottanes , de 
Barbin, de Faramans et Lieudieu, qui fut nomme 
coadjuteur de son père en Tévéché de Grenoble le 
3f avril r6i i, sacré à Lyon le 9 novembre 1616 en 
qualité d'évéque de Chalcédoine ; il succéda â son 
père en i6iQ^ se démit en 1620 , eut le brevet de 
conseiller d'eut et les prieurés de Notre-Dame de 
Grosse en Normandie, de Beaulieu dans la ville 
d'Angouléme, d'Aubigny en Nivernais et de Saint- 
Pierre de Jôigny au Perche , et mourut à Saint- 
Marcellin en Dauphiné, en lâSy; 

3.* Jean, sieur de Pisançon , mestre-de-camp d'in* 
ftnterie , qui laissa d*Anne Bailly , son épouse , 
Gabriel de la Croix sieur de Pisançon , président 
à mortier au parlement de Grenoble , marié à Ma* 
deleine de Sayve , dont Jean-Bernard de la Croix, 
sieur de Pisançon, vivant en février 1723 , pré- 
sident â mortier honoraire au même parlement^ 
père de quelques enfants ; 

4.* Catherine, femme de Pierre de la Baume ; mort 
conseiller d'état et doyen au parlement de Gre- 
noble ; 

5.* Marguerite , alliée par contrat du 24 avril 1618, 
à Laurent de Rabot d'Auriilac, sieur de Veissiliea 
et de Buffières, conseiller au parlement. 

VII. Félix DE LA Croix, II* du nom, sieur de Cbe- 
vrières et de Chantemerle, baron de Serve et de Clé- 
rieu , comte de Saint - Vallier et de Val , fut pourra 
d*un office de conseiller au parlement de Grenoble le 
24 novembre 1608, devint avocat-général an grand con- 
seil le 17 février 161 3, maître des requêtes le 19 juin 
1619 , testa le premier octobre 1624, et mourut à Gr^ 
noble le 23 novembre 1627; il avait épousé, par contrat 
du II jnillet 1610, Claudine de Chissé , fiUe de Michel » 
baron de la Marcousse , et de Claudine de Montainard , 
dont il eut : 

1 • Jean , qai suit ; 

a.* Francota-Ocuvien , baron de Cléricu, eiueigM 



DE LA CRODC DE CHEVRIÊRES. 221 

f 

de la compagnie mestre-de-camp do régiment 

des gardes, mort au siège d' Arras; 
3.* Jeanne, mariée à Félicien de Boffin, baron d'Hu- 

riage, avocat-général au parlement de Grenoble; 
4.^ Catherine^ qui s'allia avec Annet de la Baume 

de Suze , comte de Rochefort en Languedoc , 

baron de Lupé et de Saint-Julien en'Forest; mestre- 

de-camp d'infanterie ; 
5.* Barbe, religieuse de la Visitation de Ste-Marie^ 

à Grenoble ; 

6.* Marie , i religieuses de St-Dominique à Mont- 

7/ Françoise , \ fleuri près de Grenoble. 

• 
VIII. Jean de la Croix, IV* du nom ^ sieur de Che- 

vrières , Chantemerle , Blanieu , Lieudieu , Beaumont , 
Monteuz , Croses , Faramans et les Cottanes , baron de 
Serve et de Clerieu, comte de Saint- Vallier et de Val, 
marquis d*Ornacieux , fut reçu conseiller au parlement 
de Grenoble en 1623, puis président à mortier au par- 
lement de Dijon, en 1642; le Roi l'envoya à Rome, en 
1642, pour des affaires importantes ; et le fit à son re- 
tour, en 1645, conseiller d'état; il obtint la même année 
l'érection de sa terre d'Ornacieux en marquisat. La Reine 
mère Anne d^Autriche , le fit conseiller de son conseil 
d'état, en 1648, et le 25 juin i65o, président à mortier 
au parlement de Grenoble, où il mourut en 1680; il 
avait épousé, par contrat du 29 avril 1642, Marie de 
Sayve , fille unique et héritière de Jacques de Sayve , 
sieur d'Echigei, de Cham blanc, Conseigneux et Caissey, 
président à mortier au parlement de Dijon; en vertu 
de cette alliance, il fut convenu que le second fils qui 
en naîtrait, serait obligé de porter le nom et les armes 
de Sayve. De ce mariage vinrent : 

t.* Pierre*>Féliz, qui suit; 

2.* Jacques-Benoit, qui d'abord fut héritier de la 
maison de Sayve, suivant le contrat de mariage 
de sa mère, et mourut en Espagne en 1667; 

3/ François, héritier du nom et des armes de la 
maison de Sayve après la mort de Jacques-Be- 
noit son firèrt, et chef de la branche des comtes de 
Sayve et marquis d'Omacieux rapportés ci-après ; 

4.* Jean-Baptiste, d'abord chevalier de Malte, en- 
suite prieur de Saint - Vallier , docteur de Sor- 



220 DU lA CROIX DB CHIfVRIÈRES. 

d'Arsac, fille de Joachim d^Araec de la CanloBDiin, et de 
.Claudine de Costaiog de Piuigoaa ; elle tesu l« 3 fcvher 
1 58 1 , et mourut en 1 594. De cette alliaiice viorent ; 
I.* FiHi) qui suit ; 

3.*- Alphonse , sieur d'Ornacieux , des Cotianes , de 
Barbin, de Faramans et Lieudîeu, qui fut nomme 
coadjuteur de son père en Vévéché de Grenoble le 
3i avril 161 1, sacré à Ljronle 9 novembre 1616 en 
qualité d'éréque de Chalcédoîne ; il sacce'da 1 ion 
pire en 1610, te démit en 1620 , eut le brevet de 
conseiller d'eiat et les prieurés de Notre-Dame de 
Grosse en Normandie, de Beaulieu dans la ville 
d'AngouIéme, d'Aubigny en Nivernais «de Saint- 
Pierre de Jôigny au Perche , et mourut à Saiot- 
Marcellin en Danphiné, en 1637; 
3.* Jean, sieur de Pisançon , mestre-de-camp d'in- 
lanterie, qui laissa d'Anne Batlly , son épouse, 
Gabriel de la Croix sieur de Pisançon , président 
h monier au parlement de Grenoble , marié 1 Ma- 
deleine de Sayre, dont Jean-Bernard de la Croix, 
sieur de Pisançon, vivant en février 17^3 , pré- 
sident 3 mortier honoraire au même parlement, 
père de quelques enfants ; 
4.* Catherine, femme de Pierre de la Baume ; mon 
conseiller d'état et doyen au parlement de Gre- 
noble ; 
5.* Marguerite , alliée par contrat du 34 avril 1618, 
A Laurent de Rabot d'Aurillac, sieur de Veissiliea 
et de Buffièri'^i , ^lonseillcr au parlement. 

VII. Félix DE LA Croix, II* du nom, »ieuf de Cb^ 
vriires et de Chaniemerle, baron de Serve et de CI4- 
rieu , comte de Saint - Vallier ei de Val , (ut poumi 
d'un office de conseiller au parlcnieni de Grenoble le 
34 novembre 1608, devint avocsi-^énéral au (tratwlaaa- 
seil le 17 février ibi3, maiire des requête» le 19 jwa 
1619 , testa le preinier octobre 1624. et mourut à Gf»> 
noble le a3 novembre 1Ô27; il avait épouse, par 1 " ~"" 
du II juillet 1610, Claudine de Chissé , tilledvM 
baron de la Marcousse, ei de Claudine de f'---~ 
dont il eut : 

!.• Jean , qui suit : 
a." Fran^is-Ociavien 




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322 DE LA. CROIX DE €H£VIUÈReS. 

bonne ^ députe à raswmUée génàvle da clergé 
de France en 1675, aumônier du roi, et en&jD 
évéque de Québec ; il est mort à la fin de Tan- 
née 1727, dans rhôpital de sa ville épiscopale 
qu'il avait fon^lé, et où il s'était retiré après 
avoir quitté le séjour de son palais épiscopal; 

5.* Barbe-Marie, qui épousa, le 29 juillet 1664, Louis 
de Pontevès, chevalier, marquis de Buous, ba- 
ron de Saint-Martin , enseigne des gendarmes de 
la reine mère Anne d'Autriche ; 

6.* Madeldiie, iriigîrnsf de la Visitation ; 

jj" Anne, femme de Gabriel et Prunier, chevalier, 
i)aron de Saint-André en- Bochaîn^ seigneur de 
la Buissière*^ de Bellecombe, etc. , conseSkr du 
roi en ses conseils, président à mortier au pai^ 
lement de Grenoble ; 

8/ Isabelle, religieuse àMontfleuri, pris Grenoble; 

0/ Angélique, alliée à Louis- Rosuing de Qermont, 
chevalier, comte de Montoison ; 

10.* Thérèse, morte jeune. 

IX. Pierre-Félix de la ûioix db CnBviuiRBS, che- 
valier, né à Grenoble en 1644, comte de Saint- Vallier , 
colonel d'un régiment petit - vieux - corps d'infanterie 
de son nom , conseiller du roi en ses conseils d'état , 
et capiuine des gardes de la porte de Sa Majesté , em- 
brassa la profession des armes, et servit d'abord en Afrique 
sous le duc de Beaufort, puis en France sous le duc de 
Créqui , et en Franche-Comté à la prise de Dôle où il 
tit avec son régiment le logement sur la contre-escarpe 
en présence du roi; et enfin au siège de Candie où il 
commanda à la défense d'une attaque sous le maréchal 
duc de Navailles, II fut pourvu en 1670, de la charge 
de capitaine des gardes de la porte de Sa Majesté , dopt 
il prêta le serment le 2 avril dé la même année; suivit 
le roi dans les campagnes suivantes de la Hollande, 
de Flandres et de Franche-Comté, et mourut à Grenoble 
le 26 juin 1699. Ce fut en sa fisveur que la seigneurie 
de Chevrières fut érigée en marquisat par lettres du 
mois de février 1682, enregistrées i la chambre des 
comptes de Grenoble, le 10 mars suivant 11 avait épousé 
en 1675, Jeanne de Rouvroy , fille de Pierre, cheva- 
lier , seigneur de Puis et Froissy , maréchal des camps 



DE LA CROIX DE GHEVRIÈRES. 33 3 

et années du roi| capitaine au régiment, des gardes, et 
de Marie- Ursule de Gonteri, dont il a eu : 

I .* Jean- Baptiste, mort jeune ; 

2,* Henri-Bernard, qui suit; 

3.* Frani^ois-Paul, dit le chevalier de Saint* Vallier, 
né le 18 avril 1689, colonel du régiment de Bre- 
tagne et depuis maréchal des camps et armées 
du roiy chevalier de l'ordre royal et miliuire 
de Saint-Louis et de Saint-Lazare, tué le 25 sep- 
tembre 1742, flgé de cinquante-quatre ans, dans 
la dernière guerre de Bohême par un parti de 
hussards, servant sous les ordres de M. le maréchal 
de Mâillebois; 

4.* et 5.* Deux filles. Tune mariée à mesrire de.Pru- 
nier« seigneur de Lemps, en Dauphiné; et l'autre 
au marquis de Montgontier, de la même pro- 
vince. 

X. Henri-Bernard de là Croix , chevalier, marquis 
de Chevriëres et Clérieu , comte de Saint- Vallier et 
Val, baron -de Serve et de Chantemerle^ seigneur de 
Croses, de Chavas,. de Curson, de Beaumont,^ de Mon- 
teux 4 etc. ; chevalier de Tordre royal et militaire de 
Saint-Louis, colonel d^un régiment d'infanterie de son 
nom 9 né en 1678 ; embrassa d'abord l'état ecclésias- 
tique, qu'il quitta après la mort de Jean - Baptiste, son 
frère aine. Il servit avec distinction en plusieurs cam- 
pagnes, et entre autres au siège de Fri bourg en 1713 sous 
le maréchal de Villars , et mourut à Grenoble en jan- 
vier 1754, âgé de quatre-vingts ans. Il avait épousé en 
1712^ Denise- Renée de Louviers , fille de François, 
rotrquis de Louviers et de Vauchamp, et de Marie- 
Elisabeth de Louviers. De ce mariage il eut : 

f .* Jean-Claude^ né en I7T4« dit l'abbé de Saint- 
Vallier, docteur de Sorbonne et abbé comman- 
dauire de l'abbaye de Notre-Dame des Ardennes, 
diocèse de Bayeux, qui est mort i Paris aux 
missions étrangères, le 6 juin 1765, âgé de cin- 
quante ans ; 

a.* Nicolas, qui suit ; 

3.* Jean-Baptiste-Paul-Charles, né en 1721, dit le 
chevalier de Saint- Vallier, qui est entré dans le 
service et fut capitaine de cavalerie dans le régi- 



33^ 1>E LA CROIX DE CHEVRIÈRES. 

ment de Oermont -Tonnerre « et chertlier de 
Tordre ro)ral et militaire de Saint- Louis. 

XL Nicolas de la Gtoix, comte de Saint-VallucRj 
marquis de Clievriéres et de Cle'rieu, baron de Serve» 
etc. , chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis^ capitaine de dragons dans le régiment de Beau- 
fremont, né en 1718^ a épousé en lySS , Jeanne-Ga- 
brielle du Groslèe ^ issue d'une maison très-illustre de 
la province du Dauphiné, dont il a eu : 

XII. Jean-Denis de la Caoïx-CHBviuàRBS , comte de 
Saint- Vallier > né en 1756, ancien ofikier des Gardes- 
Françaises, aujourd'hui pair de France : il n'a pas d'en- 
fants mâles; mais il a deux frères, dont un a des en- 
fants. 

Branche des comtes de Sayve et marquis d'Omaeieux. 

IX. François de la Caon - Chevrieres , comte de 
Satve, marquis d'Ornacieux , etc. , conseiller , puis pré- 
sident à mortier au parlement de Grenoble, mort le ai 
janvier i595, ayant fiiit son testament le '6 août pré- 
cédent , avait épousé Antoinette de la Tour-Vidaud , 

fiUe de N de la Tour-Vidaud , procureur général 

au parlement de Grenoble , vivante en février 1723. 
De ce mariage vinrent : 

I .* Jean-Dominique, qui suit ; 

3.* Gabriel, comte de Marigny, mort abbé ; 

3 .* Pierre-Félix, né le 1 7 avril 1 686 , dit le cheva- 
lier de Sayve, colonel d'infanterie au service du 
roi , qui a passé en EIspagne, où il fut lieute- 
nant-général des armées du roi d'Espagne, puis 
capiuine-général desdites armées, dans lesquelles 
il servit avec la plus grande distinction, pendant 
les guerres de ce temps; il est mort en 1775, grand 
croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; 

4.* Mathieu de Sayve ; 

5.* Autre Mathieu, dit le chevalier d'Ornacieux, ca- 
piuine de cavalerie dans le régiment Commissaire- 
général ; 

6.* Nicolas-Amédée , dit le chevalier de Marigny, 
aussi capitaine de cavalerie dans le même régi- 
ment; 

7.* Gabrielle, religieuse de la Visitation à Grenobk ; 



DE GLA.^S DE CHSSIAIV 225 

8.^ AnnedeSayve, prieure pe/pétuelle du monastère 
de Saint-Benoît à Lyon. 

X. Jean-Dominique de la CROix-CHBVRiiRES , comte 
de Sayve, marquis d'Ornacieux , conseiller , puis prési- 
dent à mortier au parlement de Grenoble, mort en 1740, 

avait épousé N de Lapoype de St-Julin, fille de N..... 

de Lapoype, président à mortier au même parlement , 
dont il a eu : 

1 .• Artus-Joseph, qui suit ; 

2.<» Gaspard-François de la Croix de Sayve , com- 
mandeur de Tordre de Malte, bailli de Manosque ^ 
mort sans alliance ; 

3.* et 4.* Deux filles. 

XL Artus Joseph de la Croix, marquis d'Ornacieux, 
jprésident à mortier au parlement de Grenoble, mort en 
1800, avait épousé Anne Pupil^ dont: 

I .• Barthélémy- Artus, qui suit ; 
2,* Mathieu, né en 1753 ; 
3.* Une nlle. 

XII. Barthélemy-Artus DE LA Croix, marquis de Sayve, 
né en 1746, président à mortier au parlement de Grenoble^ 
marié à Rose- Victoire d'Hervilly, fille de M. le marquis 
d'Hervilly. De ce mariage sont issus : 

i.® Joseph- Louis-Julien de la Croix de Sayve, né en 
1784, chef d'escadron, chevalier de Malte; marié 
en 181 5, à Célestinede Cauvigny ; 

2/ Auguste de la Croix de Sayve, né en 1790, offi- 
cier de .cavalerie. 

Armes : « D'azur, à une tête et un cou de cheval d*or 
« animé de sable ; au chef cousu de gueules , chargé 
a de trois croisettes d'argent. Cimier et supports trois 
« chevaux d'or, portant chacun un guidon aux mêmes 
* armes. Cri: Gwerr^. Devises : i.® Indomitum domuere 
tt cruces;z,^ Victricia signa secutus ». 



GLANS DE CESSIAT (de). Famille noble de Franche- 
Comté, résidant à Saint-Amour, département du Jura. 

On %roit, par tradition, dans cette fomille qu'un de 
Gkns, chevalier, suivit vers l'an 1346, Amédée VI^ dit 
le Comte^Verd, comte de Savoie, dans son expédition en 

8. i5 



326 ^^ GLANS DE CBSSIAT. 

f Grèce en faveur de Jean-Paléologue ; mais on ne trouve 

ni actes publics, ni particuliers à Saint-Amour^ antérieurs 
à Tan z636> époque à laquelle le duc de Longueville , 
commandant les Suédois et les Français contre les Espa- 
gnok^ passa les habiuots de cette ville au fil de l'e'pêe, 
i et y mit le feu» après Tavoir saccagée. En consequeocet 

' Jean de Glans fît prouver» par enquête juridique du 18 

mars 1 65 2, la noblesse de la famille» et il en résulte ce 
qui suit : * 

I. Nicolas DE Glans, I*' du nom» vivait noblement et 
était allié aux meilleures familles de la ville et des envi- 
rons. Il fut député auprès de Henri IV» en iSçS, pour 
lui demander la conservation de la ville de Saint-Amour, 
ce qu'il obtint» dit Tenquéte» au contentement et souJas 
des habitants. 11 eut de son mariage avec Madeleine Lenud : 

1/ Nicolas» 1 1* du nom> dont l'article viendra; 

2/ Jean» prieur de Saint-Martin de Coligni , cha- 
noine deréglise collégiale de Saint-Amour, vicaire 
général des armées du roi d'Espagne» en Italie ; 

3.* Humberte, mariée à noble Colombet. 

II. Nicolas DB Glans» II* du nom, épousa Claude 
Colombet» fille de noble Philibert Colombet. De ce ma- 
riage vint : 

III. Philibert de Glans, maître des comptes i Dôle» 
né le i** décembre i63a» marié i Claire Descun. De ce 
mariage : 

IV. Pierre de Glans» écuyer» seigneur de Cessiat» né 
le 26 décembre 1693; il épousa Silénie de Moyria-Châtil- 
lon^ de laquelle il eut : 

I .* Emmanuel-Marie-Joseph, dont Tanicle viendra ; 

2.* Régis de Glans ; il était officier au régiment de 
dragons de Lorraine ; après s'être retiré, il reprit 
les armes pour le service du roi» sous les ordres de 
LL. AA. SS. MMg". le prince de Condé et le ducde 
Bourbon, fit la campagne de 1792» et mourut che- 
valier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. 

V. Enmianuel - Marie - Joseph de Glans Dr Cbssut , 
écuyer, né le ao décembre 1727» encore existant, seigneur 
de Cessiat, de Véria et de Varennet-Saint-Sauveur, était, 
en qualité de cornette, au r^iment de Beaufremond. 



DE CLANS DE CËSSIAT. 227 

dragons, à la bataille de Fontenoi. Le 5 mai 1749 , il fut 
Dommé capitaine dans le même régiment. Le 14 mars 
1773,11 fut décoré de k croix de Tordre royal et militaire 
de Saint-* Louis. Le 3 mars 1774, le roi lui accorda le 
brevet de major du régiment de dragons Lorraine et le 
7 août T778, il fut promu au grade de lieutenant^colonel 
de dragons. De son mariage avec feue dame Elisabeth de 
Saint- Didier, il a : 

I,* Joseph-César- Jean- Baptiste-Aimé de Glans de 
Cessiat^ chevalier, né le 3 o janvier 1774. Il sor- 
tit des écoles royales militaires, où il était élève 
du roi en qualité de gentilhomme, pour entrer 
dans le régiment de Foix, infanterie, avec le bre- 
vet de sous-lieutenant, en date du 12 décembre 
1789. Il a fait huit campagnes de ^erre sous les 
ordres de LL. À A. SS. MMgrs. les princes de Condé 
et le duc de Bourbon dans la compagnie de M M . les 
officiers do riment de Foix^ et s'est trouvé à 
toutes les affaires qui ont eu lieu. Il reçut un coup 
de feu à l'affaire de Kamlac. lia été honoré de la 
croix de Tordre royal et militaire de Saint-Louis le 
8 novembre 181 5, et reçu chevalier de cet ordre le 
28 janvier 181 6, par M. le comte Alexandre de 
Grivel . maréchal-de-camp , inspecteur général 
des gardes nationales du Jura. Le roi lui a aussi 
accordé le brevet de capitaine d'infanterie , le 10 
décembre 181 3. Il a de son mariage avec mademoi- 
selle Cécile de Prat de la Martine, fille, petite-fille 
et arrière-petite fille de chevaliers de Tordre royal 
et miliuire de Saint-Louis : 

a. Alix^ née le 9 mars 1814; 

b. Silénie, née le 3 novembre 181 5; 

a.* Crisante, né le 28 octobre 177^, capitaine de ca- 
valerie, mort, à ce qu'on présume, ft Tannée 
d'Espagne ; 

}.• Aimé-Joseph-Prançois 4 né le 5 avril 1779; 

4.* Emmanuel-Joseph, né le dernier février 1782, 
officier de marine retiré. 

Armes: « De gueules, à trois flèches d'argent; au chef 
cousu d'azur, chargé de trois gland sd*or ; couronne de 
marquis; suppons, deux lions d'argent, lampassés de 
gueules* 



228 DE ROSTAING-CHAMf FERRIER. 

ROSTAlNG-GHAMPreRRIER (db), è Valence en 
Dauphiné ; famille noble, CMriginaire de Liviers, paroisse 
de Lias^ mandement de Tournon-kz^Privas en Vîvarais, 
qui remonterait . les preuves de sa noble extraction aux 
siècles les plus reculés , si partie de ses titres et papiers 
n'eussent été brûlés » lorsque le roi Louis XIII s'empara 
de la ville de Privas, le 27 mai 1629, et la livra aux flam- 
mes. La branche aînée y taisait sa résidence , et la ca- 
dette y établie à Valence , a encore assez de titres origi- 
naux pour prouver sa filiation depuis Pierre de Rosuiog, 
par oQ nous commencerons cette généalogie. 

On trouve Raymond de Rostaiogj qui en io83 est un 
des témoins du mariage de Cécile , fille de Benrand, 
comte de Provence , avec Bernard Aton , vicomte de 
Nîmes et de Béziers. Le même Raymond se trouve encore 
présent au contrat de mariage de Guillaume Vl^ seigneur 
de Montpellier et de Sibylle, en 1 129. 

Un Guillaume de Rostaing assiste, en ii5o, au contrat 
de mariage de Tiburge d'Omelas ou de Montpellier» et 
Aymar de Murviel, et en 1164, au serment mutuel entre 
Raymond, vicomte de Toulouse, et Guillaume VI i^ 
seigneur de Montpellier. 

Un autre Raymond de Rostaing est présent, en 11 56» 
au testament de Guillaume de Montpellier , seigneur 
d'Omelas. 

Guillaume de Rostaing, chevalier, qui fut un des cinq 
témoins du mariage de Delphine, fille de Hugues, comte 
de Rodez et d'Isabeau de Roquefeuil, avec Pierre Pdet, 
damoiseau, par contrat du 24 octobre 1262. 

Hugues de Rostaing, chevalier, vivait en 1270. 

I. Pierre de Rostaing (qu'on dira premier du nom 
parce qu^on n'a pas de. plus anciens titres pour remonier 
plus haut la filiation suiviej, obtint, en i3o4, une scn* 
tence confirmative de sa noblesse et des privilèges dont 
lui et ses ancêtres avaient toujours joui. 

II. Pons DE Rostaing, son fils, prêta hommage, en 
fief franc noble et honorable, de tout ce qu*il possédait 
dans le mandement de Montagu, en i3o8, en favenr du 
noble Giraud de Montagu. Cet hommage, écrit en latin, 
a été trouvé dans les archives du château de la Tour, près 
dudit Privas. Il fit encore hommage noble d*homme lige 
au comte de Valentinois et de Diois, en i328. leqiiiel 



DE ROSTAING-CHAMPFEKRIER. 229 

hommage est énoncé dans un autre de Tan i55i. La filia- 
tion de Pons, fils de Pierre !•», est prouvée par Thommage 
que fit Pierre II, son fils, qui suit : 

III. Pierre de Rostaikg, II* du nom 1 fit hommage 
noblei en i354, oii il est dit fils de Pons. Il tesu en 1410, 
et institua héritier son fils Antoine, qui suit. 

IV. Antoine de Rosuing *prouve sa filiation et descen- 
dance par deux quitunces, l'une sans date, l'autre de 
1434, d'Agnès de Rostaing, ft noUe Jean de Rostaing, 
ton frère^ qui suit, le quttunt de ses droits paternels et 
materneb; et ils sont qualifiés, dans lesdits acquits, en- 
£snts d'Antoine. 

V. Jean de Rostaing, I*' du nom, fut père de Jean qui 
suit, comme il est justifié par un vieux inventaire de Tan 
i5oi, de la famille de Rostaing, dans lequel il est dit, au 
bas de la cinquième page, que Jean I*' avait laissé à Jean 
son fils, etc. 

VI. Jean de Rostaing, II* du nom, eut pour enfonts : 

I.* Louis de Rostaing, qui eut pour fils Laurent de 
Rostaing , qui transigea^ le 4! août i553, avec 
Mathieu son oncle, au sujet de ht portion hérédi- 
uire des biens de Jean II , père et grand-père 
des deux contractants. Louis , firère aîné de 
Mathieu, resu dans le Vivarais, où il subsiste 
encore des descendants. 

a.* Mathieu, qiii suit. 

VU. Mathieu ot RosTAmo vint s'établir à Valence en 
Datipbiné, en i536, ce qui conste par une enquête signée 
de nombre de gentilshommes des plus qualifiés du Viva- 
rais. attestant la noblesse de la famille de Rostaing, que 
Mathieu Rostaing s'était marié, i.*à Paris, vers l'an 1S12, 
à Geneviève de Dole, et 2.*, en i533» avec Anne de Bonas. 
Il obtint des inhibitions du parlement de Dauphiné aux 
consuls de Valence, «de ne jamais comprendre la famille 
de Rostaing i aucunes charges et impositions que celles 
oue payaient les nobles d'extraction. Mathieu de Rostaing 
ct^it juge de la baronnie de la Voulte, et bailli de la 
comté de Crussol , charges qui ne pouvaient alors être 
posse'dées que par un gentilhomme, comme représentant 
et baron dans les états du Languedoc, ce qui est prouvé 
par une enquête laite par un des descendants de tette fa- 



33o I>£ ROSTAING-CHAMPFERRIEIU 

mille, en 1616, et qui se trouve dans ses archives. Ma- 
thieu de Rosuiog eut de son premier mariage : 

I .* Job, qui suit; et du second : 

2/ Jacqueline de Rostaing, mariée à messire Allard. 

VIII. Job DR RosTAiNG , conseillef-clerc au parlement 
du Dauphiné, se distingua dans les affaires dont il fut 
chargé par S. M. et par plusi^rs princes de son sang. Le 
roi Henri II lui donna ensuite la charge de com«Uler 
laïque, quHl exerça avec la plus grande distinction. Le 
comte de Levis, duc de Veniadour, le chargea par pro> 
curation d'assister au mariage de son fils, Gilbert de Loris» 
avec demoiselle Catherine de Montmorency, fiUe duooo- 
nétable, ce quHl fit en présence de S. M. , à Saint*Ger- 
main-en-Laye, en i353. Il épousa, le i5 janvier de la 
même année , demoiselle Marguerite de Villéle , fille de 
feu noble honorable Jean de Villéle, citoyen d^Avignoo. 
dont il eut : 

I.* Michel, qui suit; 

2.* Jean de Rostaing; 

3."* Mathieu de Rostaing, auquel, le 16 avril i583, 
Henri III, roi de France et de Pologne, donna 
la commission de faire une levée de deux cents 
hommes d'armes pour son service; 

4.* André de Rostaing; 

5.* Antoine de Rostaing, 

IX. Michel de Rostawg servit ft Tarriërc-ban avec le 
corps de la noblesse, jusqu'à la prise de la Savoie en 1600 ; 

.acquit des biens considérables dans le Valentinois, aux 
mandements de Fiançay et de Monteléger, de la maixxi 
de Bressac , le 10 mars iSSç; fit encore Tacquiaition 
de la maison-forte et du fief de Champferrier , le 10 mai 
1609, dont il rendit hommage noble en la chambre des 
comptes du Dauphiné. 11 avait épousé, le 10 janvier i58o, 
demoiselle Catherine dTseran, fiUe de feu puissafat sei- 
gneur roessire Philibert dTseran, et de demoiaeUe Fiao* 
çoiwt de Lemps, de laquelle il eut : 

I .* Louis, qui suit ; 

2.* Charles de Rostaing; 

3.* Nicolas-François de Rostaing; 

4.* Marguerite de Rostaing. 

X. Loois DB RosTAnto, I** du nom , ateur de Champ- 



DE R05TA1NG-CHAMPFERRIER. 23 1 

fcrrier, fit avec le corps de la noblesse le voyage de Casai 
en 1634 j ainsi que son frère Charles, qui se distingua en 
plusieurs reoconuresau service du roi. Louis fut nommé 
syndic de la noblesse^ dans une assemblée de ce corps où 
était le seigneur marquis de Sassenage, tenue le 8 janvier 
i655. Il avait épousé, 1/ le 17 avril 161 6, demoiselle 
Susanne Patin, fille de Jean Patin et de feue Louise Ray- 
mondy habiunts de Chabeuil, près de Valence en Dau- 
phiné, et 2.* le i** février 1639, demoiselle Marguerite* 
de Fayn ; du premier lit sortirent: 

1/ Jean, qui suit: 
2.* Claude de Rostaing ; 
3.* Antoine de Rostaing; 
Et du second lit : 
4/ Agathange ^ auteur de la branche établie à Lyon, 

rapportée ci-après ; 
5.* Cliarlc% mort grand-vicaire de l'évéque de Bé» 

ziers, et en odeur de sainteté ; 
6.* Qaudinede Rostaing ; 
7/ Marguerite de Rostaing. 

XI. Jean DE Rostaing, III* du nom» obtint, sur la pré- 
sentation de ses titres, de concert avec son père, le 10 août 
1667, de M. du Gué, conseiller du roi et commissaire 
départi par Sa Majesté , un certificat signé de lui , par 
lequel, après avoir examiné leurs titres de noblesse ^ il les 
déclara bons et valables ; ce certificat est dans les archives 
de la (amille. Il avait épousé, le 28 août i658, demoiselle 
Claudine Le Bon, fille de N... Le Bon, conseiller du roi , 
•on professeur en l'université de Valence , et de Jeanne 
de La Forest , habitants de cette ville; de ce mariage 
naquirent : 

I •* Louis, qui suit ; 

2/ Marie-Charlotte» mariée, en 1696, à noble Laurent 
d'Allard, commissaire provincial d'artillerie ; 

XII. Louis DE Rostaing, II* du nom, produisit ses 
titres de noblesse ft Nicolas-Prosper Bauyn, conseiller du 
roi, chevalier, intendant de justice, police et finances en 
Daupbiné, qui les trouva valables, et en conséquence le 
maintint, par jugement du 28 juillet 1706, lui et ses en- 
{anu nés et i oaitrc» dans la qualité de noble, rang, privile 



232 ^^ ROSTAING-CHAMPPERR1ER. 

ges et prérogatives dont Jouissait la noblesse do royaamet 
qui porte qu'à cet effet, il sera inscrit dans le catalogue des 
gentilshommes de la province du Dauphiné. Il se maria, le 
25 décembre 1692 , avec demoiselle Marie-Madèle Hé* 
brais, fille de Marc-Antoine Hébrais , écuyer de S. A. S. 
le prince de Condé, et de feue Louise Bernaud^ habitants 
de la ville de Romans en Dauphiné, dont il eut : 

1.® Claude, qui suit; 

2."* Hugues-Louis, chanoine^ sacristain de la cathé- 
drale de Saint-AppoUinaire de Valence ; 

3.* Claudine-Marie^ religieuse de la Visitation de 
cette ville; 

4.* Isabelle-Madeleine, prieure de Fabbaye royale 
de Saint-Bernard, en la même ville. 

XIII. Qaude, marquis de Rostaing , seigneur de 
Champierrier, de La Bretonntère, de Porte et de Fiançay ; 
officier de cavalerie, épousa, i.* le 24 avril 1723, Louise 
de CUveyson, comtesse de Dortan, fille de feu messire 
Guy de Claveyson, et de Benoîte de Mitaillier, de laquelle 
il n'eut point d'enfonts; elle était veuve de messire Victor 
Amédée, chevalier, comte de Dortan; et 2.* le 16 dé- 
cembre 1730, demoiselle Anne de Bovet de La Bretonnière, 
fille de Jacques-Joseph de Bovet de La Bretonnière, sei- 
gneur dudit lieu^ et de Françoise Corteille de Vornas, de 
Villefranche en Beaujolais. De ce second mariage sont 
nés : 

I.* Annet- Jacques-Joseph, qui suit; 

2.* Hugues-Louis de Rostaing^ appelé le chevalier de 
la Bretonnière ; 

3.* Victor, chanoine de la cathédrale de Valence, 
mort en 1755; 

4.* Barthelemi, dit le chevalier de Rostaing, officier 
du corps royal d'anillerie, tué en 1758, à la dé- 
route de l'attaque du pont de Cologne; 

3/ Philipe-Ignace, dit le chevalier de Fiançay, aussi 
officier du corps royal d'artillerie, mort en 1759, 
i Nantes, étant près de s'embarquer; 

6/ Henri-Lucrèce, dit le chevalier de Porte^ offi- 
cier au régiment de Lanan, dragons ; 

7/ Claudine, religieuse à la Visiution de Sainte- 
Marie de Valence. 

XIV. Annet -Jacques- Joseph , marquis m RosTatiiG, 



V 



DE ROSTAING-CHAMPFERRIER. 233 

• * 

seigneur de Champferrier , de la Breton nière^ de Porte et 
de Fiancay, héritier de madame la marquise de Saint-Sil* 
vestre, sa grand'tante, veuve d'un lieutenant-général de ce 
nom^ épousa, le 2S février 1764^ Madeleine--Gabrielle de 
la Tour-du-Pin-Montauban^ fille de René-^Louis-Henri de 
la Toui>du-Pin , chevalier, marquis de Soyans, Mon- 
tauban, baron de la Ghaux, seigneur de Saon, etc. , et 
de feue Mari&<Gabrielle de Montferrant. 11 mourut en 
1798^ et laissa : 

I.* Armand-Louîs-Acbille, mort jeune; 

2.* Henri-Paulin , dont Tarticie suivra ; 

3.^ Antoine-Marie- Romain-Sigismond , qui fonde la 
seconde branche rapportée plus bas ; 

4.* François- Alexandre", mort officier de marine ; 

5,* Lucrèce-Angélique, née le 1 1 juillet 1765, morte; 

6,* Claudine-Sophie, née le 25 juin 1766, morte; 

7.* Louise-Madeleine-Victoire^ née le 5 mai 1767, 
mariée à M. de Fombelle; 

8.* Alexandrine- Félicité, née le 5 octobre 1775, ma- 
riée à M. de Latour-Bozac ; 

9." Joréphine, mariée à Marc-Antoine de Planta-Wil- 
denberg, ancien officier au régiment de Barrois^ 
infanterie ; 

lo.* Sophie, mariée à N*** de Mourgues, seigneur 
de Saint-Germain . 

XV. Henri - Paulin , marquis de Rostaing, né le 
12 septembre 1770, chevalier de Tordre militaire et 
hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem \ officier au régi- 
ment de Rouergue, infanterie, le i3 septembre 1785 , 
fit en 1791 une campagne en Amérique dans l'armée de 
M. de Beague , pour soumenre les rebelles de la Marti- 
nique. Il émigra en 1792 , et servit dans l'armée de mon- 
seigneur le duc de Bourbon , oti il donna des preuves de 
son courage et de son dévoûment au roi, ainsi qu'il est 
prouvé par lescenificats de M. le maréchal deBroglie et 
autres officiers généraux. De retour en France, il n'a pris 
aucun service sous les ordres de l'usurpateur, et s^est 
empressé , au contraire, dWrir au maire de Valence des 
hommes qu'il avait pris à sa . propre solde, quoiqu'il eût 
perdu la plus grande partie de sa fortune pour aller se 
ranger avec eux sous les drapeaux dé Monsieur â Lyon. 
A l'arrivée à Valence de S. A. R. Mgr. duc d'Angoulême 
en avril i8i5 , il employa tous les moyens possibles, en 



234 ^^ ROSTAING-CHAMPFERRIER. 

sa qualité d'o£Bcipr de k garde nationale, pour éiectriser 
l'esprit de ses soldats , en leur disant que Buonaparte était 
un monstre ^ un scélérat et un usurpateur; qu'il n'était 
qu^un misérable Corse dont les Romains ri auraient pas 
daigné se servir pour leur esclave. Cette fermeté franche 
lui attira toutes sortes de vexations, et il fut assailli à 
coups pie pierres par les brigands^ lors de la retraite de 
S. A. R. Mgr. le duc d'Angouléme . Le certificat le plus 
honorable lui a été délivré à ce sujet par M. le .marquis 
de Syeyès, maire de Valence, au bas duquel se trouve 
l'attestation suivante; « J'ai été témoin à Valence de la 
» conduite de M. le marquis de Ro$taing;elIe a e'té telle 
» qu'on devait l'attendre d'un gentilhomme français. 
» Signé le baron de Damas .»« 

SECONDE BRANCHE. 

XV. Antoine - Marie- Romain - Sigismond , comte de 
RosTAiNG, né le 14 novembre 1771 , officier dans le régi- 
ment d'infanterie Rouergue, fit^ en 1791 , une campagne 
en Amérique dans l'armée de M. de Béague, pour sou- 
mettre les rebelles de l'île de la Martinique. II émigra 
en 1792, et fit la campagne dans l'armée de monseigneur 
le duc de Bourbon; à son retour en France en 1801 , il 
trouva ses biens vendus ; il refusa constamment de pren- 
dre du service sous l'usurpateur , et fut un des premiers à 
arborer la cocarde blanche et à éleariser les habitants de 
Valence, qui le députèrent en 18 14, en sa qualité d'offi- 
cier de la garde nationale^ pour aller porter aux pieds de 
S. M. Louis XVIII les assurances de leur entier dévoft- 
ment, et de leur pleine soumission. Il reçut à cette oc- 
casion la décoration du lys de la part de ce monarque ; il 
seconda de tous ses efforts le mouvement royaliste qui se 
manifesta à Valence en 181 5, lorsque S. A. R. Mgr. duc 
d^Angouléme vint avec son armée dans le midi; il a 
épousé j le 25 juin i8o5^ Eulalie Ithier, de laquelle il a : 

i.^ Sigismond-Joseph Amédée , né le 14 avril 1806 ; 
2/ Charles-Marie, né le 1 3 décembre 1809; 
3.* Antoine- Renéy né le 24 octobre 181 3; 
4.* Ernestine-Paalioe, née le 25 novembre 1810. 

Armes: « De gueules, au lion d'or, soutenant une 
roue d'argent. » 



DE BELVEZER. 235 

BELVEZER, maitoii ancienne , originaire d^Anver- 
gna, toiblie depais 25o ans en Vêlai et Gérandan. Elle 
est représentée aujourd'hui par une branche cadette dont 
h fortune fut presque toujours médiocre , et qui n'a 
gu^es pu conserver de titres, que depuis sa séparation 
d'avec la branche aînée , qui , nantie des titres anté- 
rieurs à cette époque , toujours puissante^ et transplan- 
tée , lors de son extinaion par mâles , à la fin du 
XVII* siicle , les a très-vraisemblablement laissés avec 
ses biens à l'héritière, qui les aura confondus avec ceux 
de son mari, de ses gendres ; ou les aura laissés dans 
les archives des terres de sa lignée depuis échues à ces 
derniers, oui peut-être n'ont pu les sauver de la pros- 
cription révolutionnaire. Il n'eût été possible de remé- 
dier à cette privation que par des recherches dont la dé- 
pense et les soins étaient, comme on le verra , impos- 
sibles à la branche actuellement unique, quelle que fût 
la certitude d'en obtenir les preuves d'une illustre ori- 
gine. Le brillant début de l'auteur commun des trois 
branches rapportées, la possession de la seigneurie de 
Monteil, remontée, depuis lui, jusqu'à Roben de Bel- 
vezer, seigneur de Monteil Boutifarre, en 1406, l'exis- 
tence bien constatée de plusieurs chevaliers de ce nom 
de Belvezer, en Auvergne, en Rouergue, en Guienne, 
et en Unguedoc, aux XII, XIII, XIV et XV. sikles 
celle plus ample qui résulterait de l'examen réfléchi 
d'une foule de titres sous les noms latins de Bello vi 
dere et de Bello visu^ Clément applicables (et souvent 
appliqués), comme l'a très judicieusement observé M. 
d'Hozier, aux noms de Beauvoir, Belvédère, Belvés et 
Belvezer, garantissent en effet les résultats les plus sa- 
tisfaisants. On aurait même pu étendre, par les proba- 
bilités les plus concluantes, les premiers degrés de la 
production qui va suivre; mais on n'a rien voulu d'hy- 
pothétique, et il a fsUu se borner à renonciation des 
degrés rigoureusement prouvés par pièces originales, 
qui nous ont été communiquées en tel nombre, qu'il 
n^est dans l'exposé suivant aucune assertion,qui ne soit 
(Stablie d'une manière irréfragable. 



I. Jean de Belvbzbr , Qualifié noble... Seigneur de 
Jonchères et de Monteil, épousa demoiselle Gilberte de 
ViUate , dont les aïeux , successivement co-seigneurs de 



'236 DE BELVEZER. 

Joacbères, en la paroisse du Rauret, diocèse du Puy^ 
en Velay, au moins depuis i3o6, lui transmirent vrai- 
semblablement cette terre. Elle est présumée petite- 
fille de noble Antoine de Viliate, l'un de ces co-sei- 
gneurs, qui obtint lettres-royaux^ le- i3 décembre 1465, 
sur un fait de commise. Elle testa, étant veuve, le 
25 mai 1564. Les enfants issus de ce mariage, fur^it, 
selon cet acte : 

I .♦ Guion, qui suivra : 

2.* Gausselin de Belvezer, dont le son est encore 
ignoré. 

II. Guion DE Belvezer, (noble et puissant) baron de 
Jalavoux et d'Oradour^ seigneur de Joncheres, Maies- 
velhes^ en partie de la ville de Pradelles , et d'autres 
places et seigneuries, chevalier de Tordre du roi, épousa, 
par articles reconnus le 9 janvier 1572, demoiselle Jeanne 
d'Arpajon, fille de noble et puissant seigneur Jacques, 
baron d'Arpajon etc. , et de Charlotte de Castelpers, des 
barons de Pannat. Il composa de la taille aux cinq cas (i) 
de son mandement de Joncheres, pour un cens perpétuel, 
de 5o fr., avec les habitant de Saint-Etienne de Vignaj, 
et de 60 fr., avec ceux d'Arquenges, le 3o octobre 1574; 
de 5 2/3 écus d'or, avec ceux de Joncheres, le 20 mars 1577 ; 
de 4 1/3 écus d'or, avec ceux de Joncheirettes, le 20 mars 
1579; veuf, dès cette dernière date, il. contraaa, 
en i58o un second mariage avec damoiselle Fi;ançoise 
d'Apchier (2), âgée de 19 ans, fille de H. et P. Jean, II* du 



(i) Les cinq cas dont il s^agit, nommés ailleurs cas impémaux, 
consistaient ici à rendre les hommes de cette terre taillables à lavolonté 
du seigneur: i.« lorsqu'il était fait chevalier; 2. » lorsqu'il mariait 00 
mettait ses filles en religion ; 3.» lorsqu'il allait outre-mer ; 4.* lorsqu'il 
acquérait rente noble excédant- 60 liv. ; 5.o lorsqu'il réparait les fortifi- 
cations lie son château. Peu de terres étaient grevées de ce haut attribut 
de la puissance féodale. 

(2) V Histoire des Grands-Officiers de la Couronne , en g vol. 
in-fol. , présente au vol. II!, p. 821, une erreur singulière sur ce degré: 

a Françoise d'Apchier, est-il dit, née le mercredi p août i56i, 
épousa en 1 58o Guion, baron de Belvezer, Joncheres, Jalavoux, etc. , 
» chevalier de l'ordre du roi en i58i, veuf de Jeanne d'Arpajon, mort 
» sans enfants le 8 iuillat i58o. » 

Cette dernière assertion s'applique mal à Guion, qui peut, à la >*€- 
rite, être mort en i58o, encore que sa réception dans l'ordre du roi soit 
assignée à 1 58 1 , parce que, des nominations aux réceptions, il y a souvent 



V 



DE BELVEZER. 237 

nom, vicomte de Vazeilhes , gouverneur , commandant 
de Gévaudan, sous les ordres du maréchal de Damville, 
et de dame Marguerite de Chazeron^ sa première femme. 
Il survécut très-peu à cette union intempestive , puis- 
quUl conste du douaire de cette jeune veuve, depuis le 3 
novembre x580y jusqu'au i*' décembre i583. Cette mort 
prévint sa réception dans Tordre de Saint-Michel , au- 
quel il avait été associé dans les derniers temps de sa vie ; 
la lettre du roi au seigneur de Saint- Vidal^ (La Tour)^ pour 
lui donner le collier, est de i58i^ et arriva trop tard. 
Du premier de ces mariages, éuient nés : 

I .• François, qui suivra ; . ] 

2.' Gaspard de Belvezer-de-Jonchères , seigneur de 
Chabanes , auteur d'une branche , dite des sei- 
gneurs de LigeaCy qui sera rapportée après la pos- 
térité de son frère aîné; ^ 

3." Anne de Belvezer, mariée vers la fin du XVI* \ 

siècle, avec N. Antoine deDouhet, seigneur de 
Marlac, en Auvergne, et Tune des aïeules pater- 
nelles de Jérôme de Douhet , reçu chevalier de 
Malte, en la langue d'Auvergne, l'an 1642. Peut- 
être quelques autres enfants ignorés. 

Du second mariage , paraît être né posthume , 
autre François de Belvezer, 'qui, le 21 octobre i,588, 
était sous la tutelle de son frère aîné du premier lit, 
sa mère étant morte ou remariée, et qui parait n'a- 
voir pas atteint l'âge de discrétion, puisqu'il n'en 
est fait nulle mention dans les actes postérieurs à 
cette date. 



eu des interstices plus considérebtes ; mais, que des actes incontestables 
et nombreux, en partie énoncés d-4près, le jugement de maintenue, 
et même l'ouvrage cité, font père 4'en£ants ici rappelés ; elle ne con- 
vient pas mieux à Jeanne d'Aq)ajon, démontrée par les mêmes autorités 
mère de ces enfants ; et guère plus à Françoise d'Apchier, du douaire 
de laquelle on a des quittances, du 3 octobre i58oau i décembre i583, 
et que tout annonce avoir été mère d'un François da Belvexer, qui, dès 
avant 1 586, était soua la tutelle de François de Belvezer, !«' du nom, 
aîné du premier lit, et troisième degré de cette production. La seule 
manière dont pourrait s'entendre ce passage, serait : que Ouion de 
Belvezer mourut le 8 juillet 1 58o, sans enSints de cette deuxième 
femme, autre que le jeune François, que la date de son dernier ma- 
riage et de sa mort montrent évidemment avoir été postbvme et légiti- 
ment l'assertion à la date de juillet 1 58o, puisqu'il ne pouvait pas encore 
être né. 



238 OE BKLVfiZER. 

III. François vm Brlvbzbr» I** du nom (puttMnt sei- 
gneur), baron et seigneur de Jonchères, JaUvoux, Ora* 
dour , Maies velhes » Saint - Juery , Belvezer , Laborie , 
00 - seigneur de Pradelles et autres places , chevalier de 
Tordre du Roi, fit , le 2 1 oaobre 1 588 , en qualité de 
tuteur d'autre François de Belveaer, présumé son finère 
posthume du second lit , à son frère germain, Gaspard 
DB Bblvbzi» de Jonchères, seigneur de Chabanes, etc.» 
un transport de 3oo écus sol, en deux obligations tt lui 
consenties, par le sieur de Saint- Afaon^ le 24 juillet i586. 
Il passa, les 28 avril 1602, et 14 juin 1606, diverses pfx>* 
curations au même Gaspard (son frère); assisu , éunt 
veuf, le 12 décembre 1609, au contrat de mariage de 
Diane pb Bblvbzbr, sa fille, avec le vicomte de Beaune ; 
et fit, le 21 août 161 7, un accord sur tous intérétt, entre 
lui et Antoine, Henri de Belvezer, ses fils, respecti- 
vement. 

Il avait épousé, par contrat du 19, aliàs 26 oaobre 
1591, demoiselle Marie de Senecuire (jadis Saint-Nec- 
taire, aajoBrd*hui Sennetere) , morte avant 1617, fille 
de H. et P. François, aeigneur et comtour de Saint-Nec- 
tairi et de La Ferté-Nabert, chevalier des ordres du roi 
bailli des montagnes d'Auvergne, et de dame Jeanne de 
Laval, dei seigneura de Maillé, et de Loué. Il vivait 
encore, en 1622, sans autre alliance. Les^enbnts issus 
de ce mariage, furent: 

I.* Antoine, qui suivra : 

2.** Henri de Belvezer de Jonchères, héritier de sa 
mère, qualifié noble, seigneur de Jalavoux, dans 
deux aaes;run du i** novembre i6i5, portant 
obligation de 200 liv. à lui prêtées par N. Gaspard 
DB Bblvbzer de Jonchères, seigneur de Chabaoes 
(son oncle), avec promesse de le relever de l'em- 
prunt que lui-même avait fait de cette somme, 
le même jour, et de l'indemniser de pareil prêt de 1 33 
liv., dont il s'était constitué débiteur envera feu 
Jehan Colombet; Tautre, du 29 septembre 1616, 
donnant charge, comme procureur fondé de frère 
Guyon de Belvezer, seigneur et prieur de Langogne 
(son firire), au même Gaspard, seigneur de Qiaba- 
nés et de Tramoulet, pour recouvrer et retirer, 
des mains de ceux qui s'en trouveront charges. 



DE belvezer: 239 

tous les biens meubles délaissés par N...^ refectu- 
rier de Langogne, et appartenants audit prieur par 
droit de dépouille. Il intervint, le 21 août 16 17, 
avec son frère aine, au traité entr'euz respective- 
ment, et leur père, où il fut dit : « que, pour son 
» entretien, et en considération tant de sa filiation, 
» que de sa qualité d'héritier de sa mère, Henri 
1» aurait 5oo liv. de rente, à prendre, par préfé- 
» rence même à sondit aîué, sur la pension due 
B par la maison d'Arpajon à celle de Belvezer 
1» Jonchères, qu^à lui appartiendraient exclusive- 
» ment toutes actions en recouvrement du surplus 
I» des droits de sa mère, sauf la donation par elle 
» faite pour cause de noces à sa fille; que, moyen- 
» nantce, il consentirait, ainsi que son frère, la 
» vente de la terre et seigneurie de Saint- Juery, 
» pour en être le prix employé à l'acquit des dettes 
» de la maison, et renoncerait à toutes préten- 
» tions ultérieures contre son père ». 

On trouve, en effet, qu'en 1620, N. Henri de Bel- 
vezer, seigneur de Monteil (ancienne propriété 
de la maison), vendit i François de Montvallat, 
seigneur de Bonnechave, le château de l'Ile de 
Saint-Juery II mourut sans postérité, peut-être 
sans alliance ; puisqu'il résulte de deux actes, des 
28 octobre 1662, et.... 166.... que N... Gaspard de 
Belvezer de Jonchères, II* du nom, seigneur de 
Trémoulet, et de Ligeac, plaidant au siège de Nî- 
mes, contre Christophe de Belvezer, comte de 
Jonchères requérait, pour la conservation de son 
droit envers ledit feu seigneur de Jalavoux, au'il 
fût procédé à la reconnaissance d'un arrête de 
compte de 1600 liv. souscrit à son profit par ledit. 
de Jalavoux, de qui la succession était dévolue 
audit seigneur de Jonchères, comme héritier du 
feu Sgr. prieur de Langogne; offrant dépôt de 
4jCX> liv. , pour parfaire la garantie de 2000 liv. exi- 
gée par sa partie. 

3.^N. Guion II de Belvezer de Jonchères, seigneur 
et prieur de Langogne, mentionné sous ces qua- 
lités, le 29 septembre 16 16, dans un aae résul- 
tant de procuration par lui donnée au seigneur de 
Jalavoux, son frère, et dans ceux de 1662 ci-dessus 



2^0 



DE BELVEZËR. 

énoac&^ qui le présentent €omine décédé av«nt 
cette date, et après son frère Henri. 

4.* Diane de Belvezer de Jonchères, mariée le la 
décembre 1609, du consentement de ses père et 
mère; de Tavis de P. seigneur, messire Henri de 
Senectaire, chevalier^ seigneur et oomtour dudit 
lieu, de Jallêles, Cendres^ la Ferté Nabert, et 
autres places, gentilhomme ordinaire de la cham- 
bre du Roi ( son oncle maternel ); et en préaeoce 
de til. Gaspard de Belvezer de Jonchères, seigneur 
de Chabanes (son oncle paternel), de François, 
seigneur de Choisinet; et de N. Jean de Villate, 
avec N. Christophe de Beaune, frère de Gasparde, 
épouse de Josué de Montagut, capitaine des gar- 
des du Roi, et fils unique de H. et P. seigneur, 
messire Claude, seigneur et baron de Beiune, 
du Gros, et de Montglandier, vicomte de La Motte 
Bremond, et de Barges, haut seigneur de la ville 
de PradeUes, etc. , chevalier de Tordre du Roi, 
et de dame Marie de Langhac. Elle fut dotée de 
36ooo liv. , dont 6000 du chef maternel. 

IV. Antoine de Belvezer , chevalier, seigneur et ba* 
ron de Jonchères, Oradour, Malesvelhes, Belvezer, h 
Borie, etc.; épousa, le 23 novembre 1616^ damoiselle 
Charlotte d^Espinchal, sœur de Jacques, chevalier de 
Tordre du roi, et fille de François, baron d'Espinchal, 
Massiac, et autres places, et de dame Marguerite, des 
Comtours d'Apchon. Il intervint, le 21 août 1617, avec 
Henri, son frère, seigneur de Jalavoux, à Taccord entre 
leur père et eux respeaivement ; et y reçut , pour wa^ 
plément de la donation à lui faite par son contrat de 
mariage, des seigneuries d'Ares, dXîradour, de BelvcKf, 
et de la Borie, outre la garantie de la restitution des rentes 
de la Borie qui avaient été engagées, et d'une pension de 
cent cinquante liv. , jusqu'à ce qu'elle fût effectuée; une 
rente de deux cent cinquante liv. , sur plus fone due par 
la maison d^Arpajon: au moyen de quoi il tint quitte 
son père de toutes prétentions ultérieures, et consentit 
la vente de la seigneurie de Saint-Juery, à condition 
d'enploi du prix à l^xtinction des dettes de la maison, 
sous réserve de récompense en la succession paternelle, 
et sauf tout préjudice à ses droits. De son mariage vin- 
rent, entr'autres enfitnts : 



DE BBLVEZER. 241 

I.* Françoi& II, qui suti^a; 

2.^ Christophe, dont Tartide suivra le précédent ; 

3.*'Gtiion 1 1 1 , de Belvezer - de-Jonchères, seigneur- 
prieur de Langogne, par résignation de Guion II, 
son oncle, et compris au jugement, qui, le 9 
novembre 1669, mi^intint son frère aine et leurs 
collatéraux dans leur noblesse; 

4.* Françoise de Belvezer - de-Jonchëres, mariée, le 
24 mai 1644, à Gilbert de Veiny - d^Arbouze, 
chevalier de Tordre du roi, gentilhomme ordinaire 
de Monsieur, duc d*Orléans, bailli, capitaine, et 
gouverneur du duché de Montpensier, dont elle 
fut la deuxième lemme. 

V. François db Belvezer, II* du nom (puissant sei- 
gneur, messire) , chevalier , seigneur et baron de Jon- 
chàres, Oradour, Malesvelhes, Belvezer, la Borie, Pra- 
délies, etc. ; épousa , le 3 décembre 1645 , damoiselle 
Françoise, aliàs Anne-Marie du Quesnel de Saint-Just ; 
et fut maintenu dans sa noblesse, le 6 novembre 1669, 
avec Guion, prieur de Langogne, son frère, et autres col- 
Utéraux. On ne lui connaît dVnfants que ; 

i.*N , mort jeune et sans alliance , dont la 

succession passa en grande partie à Christophe, 
son oncle en vertu dés dispositions de son aïeul ; 

2/ Isabelle de Belvezer-de - Jonchères, mariée, par 
contrat du 20 novembre 1674 , à Jean- Louis- 
Gabriel de Lorme - de- Pagna't, écuyer, seigneur 
de Périgères , premier capiuine au régiment de 
la Marine, de qui deux frères furent chevaliers de 
Malte. 

V. Christophe de Belvezer (haut et puissant seigneur), 
comte DE JowcHÈRBS, baron de Saint-Just, Oradour , Pra- 
delles , Belvezer , Jalavoux , etc. héritier de Guion II , 
prieur de Langogne, et de Henri, seigneur de Jalavoux, 
ses oncles, et de N , fille de son frère aine, fut em- 
ployé dans les armées et à la cour, et s'établit à Paris. 
Il épousa Louise de Frétat-de-Boissieux, sœur du mar- 
quis de Boissieux, officier au régiment du Roi, tué à la 
bsuille de Seneff ; fille de François, seigneur de Boissieux 
et de dame Claude-Françoise de Saint-Martial de Drugeac« 
Cette dame mourut le 14 septembre 1702, étant veuve, 
et mère de r 

8. 16 



2^2 DE BELVEZER. 

!.<* Marguerite de Belvezer, Mntière^ comtesse de 
Jonchères, baroane de Saint-Just, dame de Pra- 
delles^ Oradour, etc. ; qui épousa, le 24 décembre 
1699, N. Pierre de Saint - André, seigneur de 
Ressens, fib puiné d'autre Pierre^ secréuire du 
roi , treWier - général de la marine , dont eUe 
eut trois fils et une fiile« Marie-Louise de Saint- 
André, comtesse de Jonchères^ mariée, le 2 juillet 
1721^ i Joseph-Louis de Nicotat, chevalier, baron 
de Sabran , seigneur de Cauvillargues et co-sei- 
gneur de la ville de Bagnols, en Languedoc, des 
mêmes nom et armes que les premiers présidents 
de la chambre des comptes de Paris ; 

2.*N de Belvezer-de-Joncbères, religieuse àTab- 

baye de Saint- Antoine, à Paris ; 

3.*" N deBelvezer-de-Jonchéies, religieuse à Long- 
champ, près Paris. 

Branche des Seigneurs de Trémoulet et de Ligeac. 

IIL Gaspard dk Belvezer-de-Joncheres , I*' du nom, 
seigneur de Chabanes , et successivement de Trémoulet , 
Ligeac , le Rauret , le Poux , etc. , qualifié noble , et 
écuyer , second fils de N. et P. , messire Guion de 
Belvezer, I*' du nom, baron de Jalavoux et d^Oradour, 
seigneur de Jonchères et de Malesvelhes, coseigneur de 
la ville de Pradelles, etc., chevalier de l'ordre du roi , 
et de dame Jeanne d'Arpajon, conserva son domicile au 
château de Jonchères, jusques vers l'époque de son ma- 
riage, et sans qualifications indicatives de propriétés jus- 
ques vers 1593, qu'il parait avoir atteint l'âge de majorité. 
Le 21 octobre i588, U avait reçu de François de Belvezer, 
baron de Jonchères (son frère aîné} , procédant comme 
tuteur d'autre François, présumé leur frère du second lit, 
en déduction du legs à lui fait au dernier testament de feu 
Guion leur père, le transport de deux obligations du 24 
juillet i586 , du seigneur de Saint - Ahon , envers ledit 
François, baron de Jonchères, montant ensemble à 3oo 
écus, pour acquit desquelles, et d'une autre, du 14 juil* 
leti574, de 100 écus, envers le susdit Guion I, de Bel- 
vezer, résultant de compte final entr'eux , le même sei- 
gneur de S.- Ahon, lui passa, le 27 octobre t588, nouvelle 
obligation de 400 écus d'or sol. II ne commença que dans 
des actes des 27 avril 1 595 et 25 janvier 1596, éprendre la 



DE BELVE2ER. 243 

qualification de seigneur de Cbabanes, qu'il conserva toute 
sa vie, à l'exclusion même de ses autres terres^ et que cette 
prédileaion, l'absence du titre ^d'acquisition, et la date, 
font présumer propriété patrimoniale. Dès-lors même» il- 
commença d'acquérir , et fit divers placements de fonds 
jusqu'en 1604; il permuta^ le 2 février de cette dernière 
anaée^ avec la dame de Roche-Baron , la rente et sei- 
gneurie du Colombet, à lui adjugée judiciairement, le 19 
décembre 1602, contre celle de Trémolet, paroisse d'Au- 
roaz, diocèse de Mende, dont il ajouta quelquefois Tenon- 
dation à celle de Chabanes, et dont bientôt, vers le temps 
d^ son mariage, il habita le château , devenu depuis le 
constant domicile des aînés de sa postérité. Le 20 décem- 
bre i6o6y il emphya 2800 liv. à l'achat de la seigneurie 
du Rauret , paroisse de Notre-Dame du Rauret , diocèse 
du Puy. Il fit de nouveaux placements de fonds, de 16 10 
i 1614; et, le 3 juin de cette dernière année ^ acquit la 
seigneurie de Ligeac , paroisse de Saint-Bonnet-de-Mon- 
uurouxy au prix de 4500 liv., auquel, par transaaion du 
24 septembre suivant , il en dut ajouter fooo autres; et 
cependant ne fut paisible possesseur qu^en acquittant, le 

10 septembre 1616, les 2212 liv., convenues pourTévic- 
tioo du seigneur de Ck>ndres. 

Le soin qu'il donnait à ses intérêts ne l'empêcha point 
de s'occuper de ceux du manoir paternel ; il étendit sa 
sollicitude jusques sur les habitans de Jonchères, à l'im- 
puissance desquels il suppléa, dès 1601 ^ en avançant de 
grands frais, les dépenses de fréquents voyages , et un 
à-oompte considérable, pour les soustraire aux vives 
poursuites du seigneur de la Rodde, mais dont il ne reçut 
qu'ingratitude, puisqu'en i6o5, il était obligé d'invoquer 
U justice du liea, contre les lenteurs qu'éprouvait son 
remboursement de la part des communistes sur lesquels il 
était réparti. Le 28 avril 1602, il reçut de son frère aîné une 
procuration pour affermer la Borie, Saint-Juery et Belvezer, 
ce qu'il fit le 6 mai suivant. Le 14 juin 1606, il en reçut une 
autre du même, où il est qualifié seigneur de Qiabanes et 
Trémottlet. Le 12 décembre 1609, il assista, avec N. Jean 
de Villate , parent commun , au contrat de mariage de 
Diane de Belvezer, sa nièce, avec le vicomte de Beaune. 

11 se rendit particulièrement utile au seigneur de Jala- 
voux, Henri de Belveser (son neveu), ainsi qu'il conste 
d'une obligation du t*' novembre t6t5, pour 335 liv. à lui 



244 ^^ BEUVfiZER. 

prêtées en deux fois ; d'une procuration du 29 septembre 
1616, enfin d'un arrêté décompte de 1600 liv., rappelé eo 
Tartide de Gaspard II, ci-après. En 1618^ i6a5 et i63o, 
il fit de nouveaux acquêts : il eut quelques procès à sou* 
tenir; en 1621 , pour les devoirs de Ligeac, envers la 
baronnie de Montauroux avec la dame de Rocbebaroo; 
et pour la cession à lui faite par le seigneur de Saint- Ahon, 
des rentes, cens^ et seigneurie du Poux , haut et bas, avec 
le sieur de la Saulmée, qui succomba , après avoir d^ 
cliné la juridiction de Pradelles, parce qu'elle était sous 
la puissance du vicomte de Beaune;, et du baron de Joa- 
chères , l'un neveu par alliance , et l'autre frère de sa 
panie; en 1625, contre M* Jean BaUit, qui le fit con- 
damner, le 3 juillet, au délaissement des cens et rentes 
des arrière-fiefs de Ligeac, en paiement de 853 liv. 19 s., 
montant d'une obligation du 5 décembre 1624. U mourut 
le 5 septembre i632. 

U avait épousé, en 1607, demoiselle J^nne de Molhe 
de Brin, fille de noble Antoine, seigneur de Brin, et de 
Jeanne d'Altier, des barons de Serres^ sa seconde femme, 
dont le frère, Charles de Molhe, lui passa, le tS janvier 
1608, une contre-lettre de 25o liv., déjà quittancées le 
même jour. Cette dame , instituée héritière universelle 
de son mari, i la charge de remettre à tel de leurs enCants 
qu'elle jugerait convenable, obtint, par transaction du i5 
juillet i633, des hoirs, de M* Jean Baldit, leur renoncia- 
tion aux adjudications portées par deux sentences du pré- 
sidial de Nîmes, sur les rentes des arrière-fiefr de Li^ac, 
moyennant 1 125 liv. (dont 853 liv. 19 s. de sort principal), 
et paya comptant 700 fr. Elle assista, le 12 décembre 
i638, au contrat de mariage de Marie, sa fille, avec M. 
de Fre vol- Lacoste , et lui constitua en dot , outre ses 
droits paternels, 1000 liv. de son chef. Le 20 septembre 
1639, elle passa, par le ministère de son fils aîné, fondé 
de sa procuration , une reconnaissance féodale pour les 
mas nobles du Poux et Saint-Mezard , à noble Pierre 
Armand , coseigneur de Saint- Ahon. Le 20 juin 1642, 
elle fut instituée héritière universelle d'Aldebert de Bcl- 
vezer, prieur de Saint-Jean-la-Foulhouse, l'un de ses fik; 
reçut, le 6 mai, 1643, en qualité d'héritière de son mari, 
une reconnaissance féodale ; et ratifia , le 6 septembre 
suivant, une obligation de 3oo liv., passée au «nom d^eUe, 
et en vertu de sa procuration, par François , son fils aîné 



DB BELVEZBR. 245 

deveooprieur deS. Jcan-la-Foulhouse. Le 6 décembre 1644, 
elle leeiit une obligation pour censives; et interyint, le 7 
lepeembre i65o, au contrat de mariage de Gaspard II, son 
fils putnéy à qui elle fit rémission de rhérédité paternelle. 
EUe mourut le 1 5 octobre 1654^ laissant de son mariage : 

I.* François de Belvezer de Jonchères^ né vers 1609, 
qualiflcj dès i632, après décès de son père, sei«- 
gneur de Tremoulet, et successivement dès 1639^ 
de Ligeac et de Rauret; nonobstant quoi, il n'ad- 
ministra, comme on Ta va, que sous l'autorité de 
sa mère, jusqu'au 13 juin 1642, qu'il reçut en 
son propre une reconnaissance féodale. Le 20 sui- 
vant il fut ainsi que ses frères et sœurs, institué 
légataire de 100 liv. au testament du prieur Alde- 
bert, leur frère ; et le 20 décembre, même année, 
lui» seigneur de Trémoulet, et Gaspard, son frère, 
seigneur de Ligeac, empruntèrent, par obligation, 
du vicomte de Beaune, époux de leur tante pater- 
nelle, une somme de 3oo liv. Depuis, sa mère et 
lui firent alternativement et privément des actes 
possessoires, jusqu'au 5 septembre 1643, que, fa- 
tigué du monde, il était devenu prieur de Saint- 
Jean-la-Foulhouse ; et, sous cette nouvelle qualité, 
consentit une obligation de Soo liv. au nom et 
comme procureur de sa mère. Le 7 septembre 
i65o, étant prieur de Saint- Julien de Fontanes, il 
assista au contrat de mariage de Gaspard , son 
frère, avec mademoiselle de firugeiron, et lui fit 
abandon, non-seulement de sa portion légitimaire, 
mais encore de la donation à lui faite, par feu 
leur père, de la moitié de ses biens, et même de 
ses propres. 11 testale 16 juillet 1669; légua 100 liv. 
à chacun de ses frères et sœurs, Antoine, seigneur 
de Chabanes; Diane, demoiselle; et Marie, dame 
de Frévol ; 5 aoua à tous aqtres parenti prétendants 
i sa succession, et institua son héritier universel Gas- 
pard, son frère polné. 11 assista , le 8 mai 1667, 
au contrat de mariage de Jeanne Belvezer , sa 
nièce, avec M« Clavel; lui fit doo de 100 liv. ; et 
décéda le 2 septembre 1 668 ; 

2.* Gaspard II, qui suivra ; 

3.* Aldebertde Belvezer de Jonchères, qualifié noble, 
et prieur de Saint-Jean-k-Foulhoose, en son tes- 



346 I>£ BELVEZEIt 

tament du 20 juin 1642, par lequel il institua aei 
légataires, chacun pour 100 livres » François « 
Gaspard, et Christophe, ses frères ; Diane» danoi- 
selte, et Marie, dame de Frévol, ses soeurs ; et se» 
autres parents prétendants à sa succession, chacun 
pour 5 sous; enfin , son héritière universelle , 
Jeanne de Mothe, sa mère. 11 mourut peu apris ; 
4.'' N. Antoine de Belvezer de Jonchères, seigneur 
de Chabanes, omis, en 1642, au testament d'Al- 
debert, son frère; et légataire, en 1659, pour 
100 liv., à celui de François, leur frère aine. 11 
paraît être mort sans postérité, peut-être sans al- 
liance, et avoir institué son héritier Christophe, 
leur autre frère, son cadet; 

5.* Christophe, auteur de la branche, dite des sei- 
gneurs de Chabanes et de La Fagette, qui sera 
rapportée après cellfr<i ; 

ô."" Diane de Belvezer de Jonchères, qui, marraine 
dès le 20 juillet 1626 avec François, son frère, de 
Françoise, leur sœur, fut reconnue aux testaments 
d'Aldeben, son frère, en 1642, et de François, 
en 1659, par des legs de 100 liv. Elle intervint, en 
1 667 et 1 687, aux contrats de mariage de Jeanne et 
de Marie de Belvezer de Joncbèm, sœurs, ses 
. nièces, avec MM. Clavel et de Abriges, à chacune 
desquelles elle fit donation de too liv. ; consentit 
ucitement à Finvenuire de la succession de son 
frère Gaspard, du 23 octobre i65i ; et mourut de- 
moiselle dans un âge fort avancé; 

7.* Marie dé Belvezer de Jonchères, légauire de 
100 livres dans chacun des testaments d'Aldebert 
et de François, ses frères, de 1642, et 1659; et 
mariée, par contrat dn 12 décembre i638, à 
Michel de Frévol, seigneur de la Coste et de Cha* 
nalletes, dont postérité subsistante. Eunt veuve, 
elle fut appelée, le 23 octobre i683, à Tinven* 
taire de la succession de Gaspard, son frère, et ne 
comparut point ; 

8.* Marie (autre), née le 5 janvier 1608, mone à six 
mois; 

9.* N... né le 20 mai 161 1, mort le même jour; 

10.* Jacques, né le 21 juin 161 3, mon à trois mois; 

1 1 .* Françoise, née le 20 juillet^ nx>rte i quinze mots. 



DEBELVEZER. 247 

IV. Gaspard db Brlvrzbr db Joncrères, II* du nom, 
(noble et écuyer), seîgnear de Trémoulet, Ligeac, le Rau- 
ret, etc., ne s'intitula de cette manière^ que depuis i65o, 
date de son mariage, et de la cession que François, son 
frère aine, lui fit de ses droits ; jusqu'alors il ne fut appelé 
que seigneur de Ligeac, et c'est sous cette dénomination 
que, le 20 juin, il avait été reconnu au tesument de son 
frère Aldebert, par un legs de 100 fir ; que, le i** dé- 
cembre suivant, il avait concouru i l'emprunt de 3oo liv. 
fait par François son frère aine, du vicomte de Beaune, 
leur onde d'alliance ; et que, le ig mars 1647, il avait, 
acceptéj pour six mois^ l'usufruit de quelques champs en 
payepaem d'une créance de 3oo liv. Peu après son ma- 
riage, le 27 novembre i65o, il présenta requête au bailli 
de Gévaudao» où, apiès avoir exposé, qu'étant devenu à 
cette occasion principal héritier de son père , et donataire 
de son frère atné, il lui importait d'auunt plus de n'ac- 
cepter que sous le bénéfice de la loi et. de l'inventaire, la 
succession paternelle, qu'elle était grevée de grandes 
charges ; et partant concluait à ce qu'il y tût procédé : 
elle fut appointée le même jour, conformément aux fins 
requises; cependant il éuit déjà entré en jouissance, et 
avait exercé plusieurs actes d'héritier pur et simple ; 
même, le 4 octobre, il avait acquitté une dette de son 
père de 738 liv. en principal et frais -, c'est ce qui lui fut 
opposé , lorsqu'il prétendit se valoir de cet inventaire 
pour contester le payement du surplus de la constitution 
doule de Marie, sa sœur^ à M. de Frévol, son beau-frère, 
avec lequel il dut transiger, le 2 janvier i656, « à Tin-» 
duction, est-il dit, de H. et P., seigneur, messire Chris- 
tophe de Besune » , et lui donner, en acquittement de 
3700 liv. , montant de ce reliquat , l'usufruit pendant 
6 ans du domaine de Rauret. Le 12 avril i658, il donna 
quittance à M. de Brugeiron, son beau- père, de 220 liv. 
pour solde entière de 1200 liv. principal, et 480 liv. in- 
térêts échus de la dot de son épouse. Le 12 septembre 
1659, il transigea avec la dame du Mesnial, qui lui sa- 
crifia ses prétentions à la justice du Rauret, en conservant 
la directe et les redevances des terres qu'elle tenait dans 
ce ressort. Le 4 octobre, il prêta à son tour 1700 liv. au 
vicomte de Beaune, qui lui passa obligation; et^ le 
28 suivant, il présenu requête au sénéchal de Nîmes, 
tendante < à obtenir nomination d'un commissaire pour 



348 ^^ BELVEZER. 

> procéder i la reconnaissance d'un arriié de compte 
» de i6ooliy.,àlui consenti par k feu seigneur de Jala* 
» voux (son cousin), de qui le seigneur Christophe de 
* Belvezer , comte de Jonchères , est héritier , comme 
» l'étant de Guion , prieur de Langogne , et non-seule- 
» ment conteste la sincérité de cette créance, mais encore 
» demande une garantie de 2000 liv., pour complément 
» de laquelle le suppliant désire en outre être autorisé â 
» faire dépôt de 400 liv. > Le 8 mai 1667, il assista, avec 
son épouse, au contrat de mariage de Jeanne^ leur fille , 
avec le sieur Qavel. Le 26 janvier 1682, il passa procu- 
ration à Christophe» seigneur de Trémoulet, son fils , et 
donataire (non émancipé) pour exiger, en son nom, du 
sieur de Fiévol d'Aubignac, 495 liv. d'intérêts échus de 
la dot constituée, par ce dernier, à u -fille, épouse dudit 
seigneur de Trémoulet. Le 11 mai snivanti il reçut de la 
supérieure du couvent de Notre-Dame de Langogne une 
quittance de 283 liv. , à compte des arrérages de la pen- 
sion de Madeleine, et de Marie, ses filles, qui , novices 
dans cette maison, depuis le 24 mars 1680, y firent pro- 
fession, le 9 juillet de la même année 1683, en présence 
de leurs père et mère, et de Christophe, leur frère , qui 
les dotèrent chacune de 1700 liv. Il mourut i la fin de 
juiUet i683. 

Il avait épousé , par contrat du 7 septembre i65o, 
demoiselle Françoise de Brugeiron, fille de N. André, 
seigneur de Pommier et du Bouschet, et reçut à cette oc- 
casion, de sa mère, la rémission de fhérédité paternelle ; 
de François, son frère aîné, seigneur de Trémoulet et 
prieur de Saint-Julien de Fontanes, celle, non-seule- 
ment de ses droits de légitime, mais encore de la dona- 
tion que lui avait faite leur pire de la moitié de ses biens, 
et même de plusieurs possesions à lui propres. Cette 
dame consentit le 23 octobre i683, sous réserve de ses 
droits, à Tinventaire après décès de son mari ; intervint, 
le 18 novembre 1687, par procuration du 4, au contrat 
de mariage de Marie, sa fille, avec M. d'Abriges, et lui 
donna i^oooliv. Le 22 mai 1687, elle avait donné au séné- 
chal de Beaucaire et Nîmes, le dénombrement de ses biens 
nobles au diocèse de Mende, avec observation que de six 
enfants quf restaient à sa charge, deux étaient au service 
du roi ; .elle mourut vers 1688. Les enfants issus d'elle 
étaient, en ordre de nativité: 



DE EELVEZER. 249 

1 .* Jeanne de Belvezer de Joncbèrts, née le 29 juin 
i65 1; mariée à Langogne le 8 mai 1667, au sieur 
Jacquet Qavel des Chazetes, et dotée de 7,000 Itv., 
savoir : de 4>ooo par son père; de 1,000 par sa 
mère ; de 1,000 par François de Beivezer-Trémou- 
let, prieur de Saint-Julien de Fontanes, son oncle; 
et de 1 ,000 par Diane, demoiselle de Belvezer-Jon- 
chères, sa tante. 

2.* Christophe> qui suivra; 

3.* Marie de Belvezer de Jonchères, née le 25 août 
i653, laquelle, étant libre de ses actions, se ma- 
ria, le r8 novembre 1687, à M. Maître Jean d'A- 
briges, avocat en parlement, et se constitua en 
dot: I.* ses droits paternels; 2.* io33 liv. à elle 
obvenues, comme héritière de feue damoiselle 
Gaspaide de Palaprat ; dot, en augmentation de 
laquelle, sa mère, et sa tante Diane, demoiselle de 
Belvezer- Jonchères, lui donnèrent chacune 1,000 1., 
payables après leur décès ; 

4.» François de Belvezer de Jonchères, dît de Saint- 
Me^ard , né le 14 septembre 1654, qui, le 24 sep^ 
tembre 1 674, prit Thabit de Saint-Dominique au 
couvent de Pradelles; 

5.* François- Henri de Belvezer de Jonchères, dit de 
Rauret, né le 28 janvier i656» qui se fit pareille- 
ment dominicain, dans la même maison, et le 
même jour que le précédent , avec lequel il fut 
envoyé le lendemain à Toulouse, pour faire leur 
noviciat; 

6.* Henri- François de Belvezer de Jonchères^ aussi 
dit de Rauret t né le 24 mai i658, qui, employé 
au service du roi , partit pour Metz, le aS juillet 
1682, et, de retour, assista, comme procureur 
fondé de sa mère, le 18 novembre 1687, au con* 
trat de mariage de sa sœur Marie avec M. d'A- 
briges : depuis, son sort est ignoré ; 

7/ Jacob de Belvezer de Jonchères, né le 3 mai 
1659, qui se fit capucin le 11 janvier 1678, i 
Qermont en Auvergne; 

8.* Madelaine de Belvezer de Jonchères, née le 12 
août i66o« qui, novice dès le 24 mars 1680, et 
professe le 9 juillet 1682, au couvent de Notre- 
Dame de Langdgne, mais poussée i bout par Tez- 






. procéder » la reconnaissancf ^ fyl^ dJ^ 

* de i6ooliv.,àlui conscnû f ^ ^L^^ch^ 
. voux (son courin), de q^ ' éC^^. em 

» Bclveïcr, comte de JoD^k. fv^cnr^l^ 

» rétant de Guion, pricij|î^ ^^«> '^icnt? 

n ment conteate la sindrî? ^ . »Wdj . 

I» demande une garanti ^ ^ ^.-^, * '^Hor/ 

• de laquelle le supp'hi\\^ ;, 
» foire dépôt de 40çf|^'- 

son épouse^ au amn it ^ 

avec le sieur Qavf | 

ration à Chri^to^ 

donataire (nor.e -<<s, née le a6 * 

sieur de Frévr ' ..ortc jeune, n'ayant cu 

la Jif>i coQsf ' . pour elle, lors de Tinven- 

seigneur dr 

supérieur _ , , _ 

quitUQ' liKLVEZBR DE JoNCBERES^ nc le !•» juin 

sion r *^yer), seigneur de Tremoulet, Ligeac, 

dan» -> employé au service du roi jusqu'en 1687 

fer I épousa^ vers janvier 16781 demoiselle Jeanne 

d .vol, de Chambons, nièce de Michel, seigneur de 
^ic et des Chanallètes, époux de Marie de Belvezer 
joflchères, tante de son mari ; et fille de N. Fran- 
îs, seigneur d'Aubîgnac et de Monieil, et de demoi- 
Idic'isabeau Real. Les 23 février, et^ 12 mars 1682, il 
(jonna quittance, au père de sadite épouse , de 240 liv. 
à compte de 495, échues de la dot à elle constituée, 
au recouvrement desquelles le père de lui recevant Tavait 
commis par procuration du 26 janvier précédent, avec 
pouvoir de l'en charger, pour Tacquit et Tassurance, sur 
tous ses biens. Le 9 juillet suivant, étant émancipé, il 
assista à la profession de ses sœurs Madeleine et Marie au 
couvent de Notre-Dame de Langogne , avec ses père et 
mère, et intervint à leur dotation. Son père, qui l'avait 
institué heVitier universel, étant décédé à la fin du même 
mois de juillet, il n'accepta la succession que par béné- 
fice d'inventaire, auquel il fit procéder le 23 octobre sui- 
vant, et auquel ne comparurent, pour y consentir, que 
sa mère, son oncle Christophe,seigneur de Chabannes, 
et son beau»frère le sieur Claval des Chazetes^ quoiqu'il 
eût encore tait assigner Diane et Marie ses tantes, et 
Marie sa sœur, et deux autres légataires étrangers à la 
famille. C'est en cette qualité 'qu'il acensa, le 18 dé- 



k 



^ . de 



? 



fcfu 
^n des rcnicv 
ot abandonnées 



BELVBZER. 253 

4e-ClMmbrun, fiUe de N. Aide- 

:rs et autres lieux, et de N 

ucune mention directe, dans 

l^ier mariage, à 17 19, qu'il 

J vacré au liervice du roi, se 

« I' mère de Tadministration 

^;p.vimoins paraissent avoir 

^,. 1719 et 1720, temps 

fîte, il recourait aux 

*on beau-père, pour 

^ 172 1, il régla son 

laquelle se trou- 

\ livres, s'obli- 



t remettre en 
de ses contri- 
Bouschety 
^^nzelles et 
li de ce 
nom. 



>n en 

* feu 

et 



VoBurs Madclaine et . 
tSibrc 170], il marcha peu 
le» ordres du marquis de Monc 
compagnie de nouvelles levées, réunu 
Fayet et de la Chan, contre les Cannsai^. 
et après avoir force le pont de Montvcn, 
bourg de Saint-Maurice, fut rappelé avec sa ,. 
rentra dans ses foyers, avant la fin du mois. Il s y 
au X poursuites du nouveau procès contre le couvent q '• 
Lanpogne, auquel avait donné Heu, dès le 29 dëcemV>^ 
précédent, le retour de sa sœur Madelaine à la maison 
natemelle, force par les mauvais traitements des rcU. 
^uses; et il demanda pour subvenir à cette charge, 
non seulement l'abandon de 475 liv. qui restaient à payer 
Jic sa dot, mais encore la restitution de cette même dot 
en totalité; en 1705 , Tinsunce durait encore. On ne 
tfouve plus rien de lui au-delà de cette époque ; làais il 
était mort avant 1713. 

Jeanne de Frévol, sa veuve, fît le 7 août 1741, son 
testament, où elle institua héritier universel Jean-Fran- 
çois de Bclvexer, son petit-fils, lui subrogeant, en cas 
de décès sans postérité, tel autre des enfants de François, 
^on fils aîné, qu'à sa veuve il plairait élire, les mâle» 
toutefois préférés aux femelles, l'usufruit réservé à ladite 
dame jusqu'au mariage de l'enfisnt élu ; légua 5oo liv. à 
Madelaine de Belvczer , et la légitime de droit à Marie- 
Anne et Hvacinie de Belvezer, et Jeanne Tardieu, sa 
petite-fille, née d'Antoinette de Belvezer. 



a3o DE BELVEZCR. 

cessive ptrcimonie des tdigîeuses, eo sortii le 29 
décemlm 1 702, et se retira chez son fràre Chris- 
tophe 4 qui , pour compeasatjoQ de cette charge, 
et par suite de contestations précédentes, entre- 
prit contre cette communauté un procès en resti- 
tution de la dot de cette demoiselle, et en rétention 
de 475 liv. qui en restaient dues : procès qui du- 
rait encore en i7o5,et dont Tissue est ignorée ; 

9.* Françoise de Belvezer de Jonchères, novice et 
professe, aux mêmes dates et dans le même cou- 
vent que Madelaine sa sœur, dont sa mort pré- 
céda la retraite ; 

I o.* Rose de Belvezer de Jonchères, née le 26 août 
1667, qui parait être morte jeune, n'ayant été 
assignée, ni personne pour elle, lora de Tinven* 
taire de son père. 

V. Christophe de Belvezer de Jonchères, né le i** juin 
i652 (noble, écuyer), seigneur de Trémoulet, Ligeac, 
le Rauret, etc., employé au service du roi jusqu'en 1687 
au moins, épousa, vers janvier 1678, demoiselle Jeanne 
de Frévol, de Chambons, nièce de Michel, seigneur de 
la Coste et des Chanallètes, époux de Marie de Belvezer 
de Jonchères, tante de son mari ; et fille de N. Fran- 
çois , seigneur d'Aubignac et de Mon;eil, et de demoi- 
selle Isabeau Real. Les 23 février, et 12 mars 1682, il 
donna quittance, au père de sadite épouse , de 240 liv. 
à compte de 495, échues de la dot à elle constituée, 
au recouvrement desquelles le père de lui recevant l'avait 
commis par procuration du 26 janvier précédent, avec 
pouvoir de l'en charger, pour Tacquît et Tassurance, sur 
tous ses biens. Le 9 juillet suivant, étant émancipé, il 
assista à la profession de ses sœurs Madelaine et Marie au 
couvent de Notre-Dame de Langogne , avec ses père et 
mère, et intervint à leur dotation. Son père, qui l'avait 
institué héritier universel, étant décédé à la fin du même 
mois de juillet, il n'accepta la succession que par béné- 
fice d'inventaire, auquel il fit procéder le 23 octobre sui- 
vant, et auquel ne comparurent, pour y consentir, que 
sa mère, son oncle Christophe,seigneur de Chabannes, 
et son beau-frère le sieur Claval des Chazetes, quoiqu'il 
eût encore tait assigner Diane et Marie ses untes, et 
Marie sa sœur, et deux autres légataires étrangers à la 
famille* C'est en cette qualité 'qu'il acensa, le 18 dé- 



DE BM^LVEZER. * 25l 

■ 

cembre même année ^ quelques champs au terroir de 
Ligeac; vendit, le 1 5 octobre 1688, àM« d'Aubignac son 
beau'pire, quelques censives au Rauret ; acquitta, le 1 5 mai 
1689, neuf ans et demi d'arrérages d'une rente de 60 liv. 
due par feu son père, en même temps que N. Marc de 
Brugeiron son oncle maternel, en soldait une autre par- 
tie, confDrmément i la transaction entre' lui et sondit 
beau*frère, des 8 novembre 1679 et 32 janvier 1680; fit 
assigner le 21 juin 1692, en reconnaissances féodales, 
quelques censitaires du Rauret. Les années suivantes, il 
plaida contre les religieuses de Notre-Dame de Lan- 
gogne, qui refusaient de convertir en pension viagère la 
perception des rentes de Ligeac que ses père et mère leur 
* avaient abandonnées jusqu'à concurrence de la dotation 
des sœurs Madelaine et Françoise, leurs filles. En sep- 
tembre 1703, il marcha, peur le service du roi, et sous 
les ordres du marquis de Montarnal, à la tête d'une 
compagnie de nouvelles levées, réunie à celles de MM. du 
Fayetetde la Chan, contre les Camisards des Cévennes; 
et après avoir forcé le pont de Montvert, et détruit le 
bourg de Saint-Maurice, fut rappelé avec sa troupe et 
rentra dans sci foyers, avant la fin du mois. Il s'y livra 
aux poursuites du nouveau procès contre le couvent de 
Lanfogne, auquel avait donné lieu, dès le 29 décembre 
précédent, le retour de sa sœur Madelaine à la maison 
paternelle, forcé par les mauvais traitements des reli- 
gieuses; et il demanda pour subvenir à cette charge, 
non seulement l'abandon de 475 liv. qui restaient à payer 
de sa dot, mais encore la restitution de cette même dot 
en totalité; en 1705 , l'instance durait encore. On ne 
trouve plus rien de lui au-delà de cette époque ; làais il 
était mort avant 1713. 

Jeanne de Frévol, sa veuve, fit le 7 août 1741, son 
lesument, où elle institua héritier universel Jean-Fran- 
çois de Belvexer, son petit-fils, lui subrogeant, en cas 
de décès sans postérité, tel autre des enfants de François, 
son fils aloé, qu'à sa veuve il plairait élire, les mâles 
toutefois préférés aux femelles, Tusufi-uit réservé à ladite 
dame jusqu'au mariage de l'enfisnt élu; légua 5oo liv. à 
Madelaine de Belvezer , et la légitime de droit à Marie- 
Anne et Hyacinte de Belvezer, et Jeanne Tardieu, sa 
petite-fille, née d'Antoinette de Belvezer. 



25o DE BELVEZCR. 

cessive paicimonie des idigieuses, eo sortit le 29 
décembre 1703, et se retira chez son fràre Chris* 
tophe , qui , pour compensation de cette charge, 
et par suite de contestations précédentes, entre- 
prit contre cette communauté un procès en resti- 
tution de la dot de cette demoiselle, et en rétention 
de 475 liv. qui en restaient dues : procès qui du- 
rait encore en 1705, et dont l'issue est ignorée ; 
9.* Françoise de Belvezer de Jonchères, novice et 
^ professe, aux mêmes dates et dans le même cou- 
vent que Madelaine sa sœur, dont sa mort pré- 
céda la retraite ; 
I o.* Rose de Belvezer de Jonchères, née le 36 août 
1667, qui parait être morte jeune, n'ayant été 
assignée, ni personne pour elle, lors de Tinven- 
taire de son père. 

V. Christophe db Belvezer de Joncheres^ né le i** juin 
i653 (noble, écuyer), seigneur de Trémoulet^ Ligeac, 
le Rauret, etc., employé au service du roi jusqu'en 1687 
au moins, épousa, vers janvier 1678, demoiselle Jeanne 
de Frévol, de Chambons, nièce de Michel, seigneur de 
la Coste et des Chanallètes, époux de Marie de Belvezer 
de Jonchères, unte de son mari; et fille de N. Fran- 
çois , seigneur d'Aubignac et de Monteil, et de demoi- 
selle Isabeau Réal« Les 23 février, et 13 mars 1682, il 
donna quittance, au père de sadite épouse , de 240 liv. 
à compte de 495, échues de la dot à elle constituée, 
au recouvrement desquelles le père de lui recevant Tavait 
commis par procuration du 26 janvier précédent, avec 
pouvoir de l'en charger, pour Tacquit et l'assurance, sur 
tous ses biens. Le 9 juillet suivant, étant émancipé, il 
assista à la profession de ses sœurs Madelaine et Marie au 
couvent de Notre-Dame de Langogne , avec ses père et 
mère, et intervint à leur dotation. Son père, qui l'avait 
institué héritier universel, étant décédé à la fin du même 
mois de juillet, il n'accepta la succession que par béné- 
fice d'inventaire, auquel il fit procéder le 23 octobre sui- 
vant, et auquel ne comparurent, pour y consentir, que 
sa mère, son oncle Christophe,seigneur de Chabannes, 
et son beau*frère le sieur Ckval des Chazetes, quoiqu'il 
eût encore fait assigner Diane et Marie ses untes, et 
Marie sa sœur, et deux autres légataires étrangers à la 
famille. C'est en cette qualité 'qu'il acensa, le 18 dé- 



DE BELVEZER. • 25l 

cembre même année ^ quelques champs au terroir de 
Ligeac; vendit, le 1 5 octobre 1688, àM. d'Aubignac son 
beau-pire, quelques censives au Rauret ; acquitta, le 1 5 mai 
1689, neuf ans et demi d'arrérages d'une rente de 60 liv. 
due par feu son pire, en même temps que N. Marc de 
Brugeiron son oncle maternel, en soldait une autre par- 
tiej conformément à la transaction entre' lui et sondit 
beau-frire, des 8 novembre 1679 et 22 janvier 1680; fit 
assigner le 21 juin 1692, en reconnaissances féodales, 
quelques censitaires du Rauret, Les années suivantes^ il 
plaida contre les religieuses de Notre-Dame de Lan- 
gogne^qui refusaient de convertir en pension viagire la 
perception des rentes de Ligeac que ses pire et mire leur 
avaient abandonnées jusqu'à concurrence de la dotation 
des sœurs Madelaine et Françoise, leurs filles. En sep- 
tembre 1703, il marcha^ pour le service du roi^ et sous 
les ordres du marquis de Montarnal, à la tête d'une 
compagnie de nouvelles levées, réunie à celles de MM. du 
Fayetetde la Chan, contre les Camisards des Cévennes; 
et apris avoir forcé le pont de Montvert, et détruit le 
bourg de Saint-Maurice, fut rappelé avec sa troupe et 
rentra dans sed foyers, avant la fin du mois. Il s'y livra 
aux poursuites du nouveau procès contre le couvent de 
Lanpogne, auquel avait donné lieu, dis le 29 décembre 
précédent, le retour de sa sœur Madelaine à la maison 
paternelle, forcé par les mauvais traitements des reli- 
gieuses; et il demanda pour subvenir â cette charge, 
non seulement l'abandon de 475 liv. qui restaient à payer 
de sa dot, maïs encore la restitution de cette même dot 
en totalité; en 1705 , l'insunce durait encore. On ne 
tixMrve plus rien de lui au-delà de cette époque ; làais il 
était mort avant 1713. 

Jeanne de Frévol, sa veuve, fit le 7 août 1741, son 
tesument, où elle institua héritier universel Jean-Fran- 
çois de Belvezer, son petit-fils, lui subrogeant, en cas 
de décès sans postérité^ tel autre des enfants de François, 
son fils aine, qu'à sa veuve il plairait élire, les mâles 
toutefois préférés aux femelles, Tusufi-uit réservé à ladite 
dame jusqu'au mariage de l'enfisnt élu; légua 5oo liv. à 
Madelaine de Belvezer , et la légitime de droit à Marie- 
Anne et H^acinte de Belvezer, et Jeanne Tardieu, sa 
petite-fille, née d'Antoinette de Belvezer. 



aSa ^^ BELVEZKR. 

I.* François^ qui suiTiB ; 

a.* Antoinette de Bdvecer de Jonch2res, mtriée à 
N«.. Tardieu, et morte avant le 7 août 174T, date 
du testament de Jeanne de Frévol^ sa mirt, oix 
Jeanne Tardieu, sa fille, est appelée par repré- 
sentation comme légitimaire . 

3.* et 4.* Hyacinte de Belvezer de Jonchères deTrc- 
moulet, et Marie, sa sœur , qui réduits à leur lé- 
gitime paternelle et maternelle, vivaient à Mont- 
pellier en 1747 — 51, et' y plaidaient conjointe- 
ment contre ia veuve en secondes noces de leur 
frère aine, qui, résistant à les payer, interjetait 
appel, en janvier 1752, des sentences obtenues 
contre elle dans^ le cours de huit à dix années pré- 
cédentes à Mende, Nimes et Montpellier. Leur 
sort ultérieur est ignoré (i). 

5.* Anne de Belvezer-de- Jonchères, instituée léga- 
uire pour sa légitime de droit, au testament de 
Jeanne de Frévol, du 7 août 1741 /depuis lequel, 
il n'en est plus mention ; 

6.* Madelaine de Belvczer-de Jonchères, instituée 
légataire de cinq cents livres, au même tesument ; 
de qui la destinée ultérieure est également in- 
connue. 

VI. François db BBLVBZBa«DE-JoNciitftBS » né le a5 
septembre 1678, qualifié messire, chevalier, seigneur de 
Trémouletet de Ligeac, particulièrement connu sous ce 
dernier nom, était lieutenant au régiment de Normandie, 
dès le 7 décembre 1707, date à laquelle il fut rejoindre au 
Quesnoi, en Hainaut, avec quinze hommes de recrue. Il 
épousa, le 29 juillet 1708, demoiselle Marie de Belvezer- 
de-Jonchères , sa unte à la mode de Bretagne, fille de 
messire Christophe, chevalier, seigneur de Chabanes, et 
de la Fagette, et de dame Madelaine de la Roche-NegUt 
et dotée de seize cents livres. Cette dame éunt morte, 
peu d'années apris, il contracu, quoiqu'il en eût des 
enfants, une seconde alliance, vers 1717, avec demoi» 



(i) Le degré de parenté de cet en^nti iiMtsnt poiot déclaré par te 
testatrice, elle pouvait n*en être que Taieule. {Vpye^ ci -après les obser- 
vations sur les deux mariages de François , son fils atné.) 



DE BBLVBZEIC 353 

selle Louise de Pineton-de-Chambrun, fiUe de N. Aide- 

bert, seigneur de Pommiers et autres lieux» et de N 

de Guiot. Il n'en est fait aucune mention directe, dans 
tout rintervalle de son premier mariage, à 17 19, qu'il 
paraît avoir uniquement consacré au service du roi, se 
reposant sur son épouse et sa mère de Tadministration 
paisible de ses biens ^ qui néanmoins paraissent avoir 
souffert de son absence, puisqu'en 1719 et 1720, temps 
auquel il paraît avoir pris sa retraite, il recourait aux 
bons offices de M. de Pommiers , son beau-père, pour 
l'acquit de ses contributions. Le 24 août 172 1, il régla son 
compte final avec la veuve de ce dernier, laquelle se trou- 
vant rcliquataire de six cent cinquante-six livres, s'obli- 
gea de les payer à toute réquisition, et lui remettre en 
outre une quittance de cent Vingt-six livres de ses contri- 
butions. Le 7 juin 1722, il reçut de M. du Bouschet, 
(Brugeiron) la rémission de certaines rentes à Sinzelles et 
Cbaussinilhes, aliénées par feu son père , à celui de ce 
dernier. Il intenta, le 9 avril 1723, tant en son nom, 
qu'en celui de ses enfants du premier lit, une action en 
partage, sur le pied d'un septiènxe, 'de la succession des feu 
seigneur et dame de Belvezer-de-Chabanes, leur aïeul et 
aïeule maternels^ avec restitution de fruits et immeubles, 
et intérêts de la valeur des meubles, depuis neuf ans et 
demi, date de leur décès, contre N. Antoine de Belvezer, 
écuyer, seigneur de la Fagette, leur principal héritier, 
détenteur des biens qui la composaient : l'insunce portée 
à Saugues, siège du bailliage de Mercœur, l'intime pro- 
posa, le 25 mai suivant, un déclinatoire, en renvoi par- 
devant le sénéchal d'Auvergne , seul apte, selon lui à 
connaître des causes des gentilshommes; il fut débouté 
de ce moyen purement dilatoire, et réassigné, le 19 août 
1724, par exploit où, réformant sa demande, sa partie 
concluait à ce qu'il fût condamné au payement des seize 
cents livres de la constitution dotale de sa feue épouse et 
des intérêts à cinq pour cent depuis leur mariage ; maid 
il mourut dans l'année même. Le 2 janvier 1725, Fran- 
cis de Belvexer, fit assigner, aux mêmes fins) en reprise 
d'insunce, messire Christophe de Roqueiaure, seigneur 
de Pompinhac, neveu et héritier du défunt, Antoine de 
Belvezer-Chabanes ; celui<i , après avoir épuisé tous les 
moyens de dilation et de chicane, en passant un nouveau 
bail de ses terres , grevé des droiu de ses tantes Belvezer ; 






aSa ^^ BELVEZKR. 

I .* FrençcMs, qui suitib / 

2.* Antoinette de Belvecer de Jonchires, mtriée à 
N... Tardieu, et morte avant le 7 août 174T, date 
du testament de Jeanne de Frévol^ sa mire, oti 
Jeanne Tardieu, sa fille, est appelée par repré- 
sentation comme légitimaire . 

3.* et 4.* Hyacinte de Belvezer de Jonchères deTre- 
moulet, et Marie, sa sœur, qui réduits à leur lé- 
gitime paternelle et maternelle, vivaient à Mont- 
pellier en 1747 — 51, et y plaidaient conjointe- 
ment contre ia veuve en secondes noces de leur 
frère aine, qui, résistant à les payer, interjetait 
appel, en janvier 1752, des sentences obtenues 
contre elle dans^ le cours de huit à dix années pré- 
cédentes à Mende, Nimes et Montpellier. Leur 
sort ultérieur est ignoré (i). 

5.* Anne de Belvezer-de- Jonchères, instituée léga- 
uire pour sa légitime de droit, au tesument de 
Jeanne de Frévol, du 7 août 1741; depuis lequel, 
il n*en est plus mention; 

6.^ Madelaine de Belvezer-de Jonchères, instituée 
légataire de cinq cents livres, au même tesument ; 
de qui la destinée ultérieure est également in- 
connue. 

VI. François db BBLVBzsR-DE-JoNCHtftBS , né te a5 
septembre 1678, qualifié messire, chevalier, seigneur de 
Tremouletet de Ligeac, particulièrement connu sous ce 
dernier nom, éuit lieutenant au régiment de Normandie, 
dès le 7 décembre 1707, date à laquelle il fut rejoindre au 
Quesnoi, en Hainaut, avec quinze hommes de recrue. Il 
épousa, le 29 juillet 1708, demoiselle Marie de Belvezer- 
de-Jonchères , sa tante à la mode de Bretagne, fille de 
messire Christophe, chevalier, seigneur de Chabanes, et 
delà Fagette, et de dame Madelaine de la Roche-Negli, 
et dotée de seize cents livres. Cette dame éunt morte, 
peu d'années apris, il contrecu, quoiqu'il en eût des 
enfants, une seconde alliance, vers 1717, avec demoi* 



(1) Le degré de parenté de cei en^nti oMtsnt point déclaré par Ul 
testatrice, elle pouvait n*en être que Taieule. {Vqye^ ci-après les obser- 
vations sur les deux mariages de François, son fils atné.) 



DE BfiLVSZEIC 253 

selle Louise de Pineton^Kie-Cbambruni fiUe de N. Aide- 

bert| seigneur de Pommiers et autres lieux, et de N 

deGuiot. Il n'en est fait aucune mention directe, dans 
tout l'intervalle de son premier mariage, à 1719, qu'il 
paraît avoir uniquement consacré au service du roi, se 
reposant sur son épouse et sa mère de Tadministration 
paisible de ses biens ^ qui néanmoins paraissent avoir 
souffert de son absence, puisqu'en 171 9 et 1720, temps 
auquel il parait avoir pris sa retraite, il recourait aux 
bons offices de M. de Pommiers , son beau-père, pour 
l'acquit de ses contributions. Le 24 août 1 721, il régla son 
compte final avec la veuve de ce dernier, laquelle se trou- 
vant rcliquataire de six cent cinquante-six livres, s'obli- 
gea de les payer à toute réquisition, et lui remettre en 
outre une quittance de cent Vingt-six livres de ses contri- 
butions. Le 7 juin 1722, il reçut de M. du Bouschet, 
(Brugeiron) la rémission de certaines rentes à Sinzelles et 
Chaussinilhes, aliénées par feu son père , à celui de ce 
dernier. Il intenta, le 9 avril 1723, tant en son nom, 
qu'en celui de ses enfants du premier lit, une action en 
partage, sur le pied d'un septiènxe, de la succession des feu 
seigneur et dame de Belvezer-de-Chabanes^ leur aïeul et 
aieule maternels, avec restitution de fruits et immeubles, 
et intérêts de la valeur des meubles, depuis neuf ans et 
demi, date de leur décès, contre N. Antoine de Belvezer, 
écuyer, seigneur de la Fagette, leur principal héritier, 
détenteur des biens qui la composaient : l'instance portée 
à Saugues, siège du bailliage de .Mercœur, l'intime pro- 
posa, le 25 mai suivant, un déclinatoire, en renvoi par- 
devant le sénéchal d'Auvergne , seul apte, selon lui à 
connaître des causes des gentilshommes; il fut débouté 
de ce moyen purement dilatoire, et réassigné, le 19 août 
1724, par exploit où, réformant sa demande, sa partie 
concluait à ce qu'il fût condamné au payement des seize 
cents livres de la constitution dotale de sa feue épouse et 
des intérêts à cinq pour cent depuis leur mariage ; mai;* 
il mourut dans l'année même. Le 2 janvier 1725, Fran- 
cis de Belvezer, fit assigner, aux mêmes fins) en reprise 
d'instance, messire Christophe de Roquelaure, seigneur 
de Pompinhac, neveu et héritier du défunt, Antoine de 
Beivezer-Chabanes ; celui<i, aprè^ avoir épuisé tous les 
moyens de dibtion et de chicane, en passant un nouveau 
bail de ses terres , grevé des droiu de ses untes Belvezer ; 



\ 



254 DE BKLVEZER. 

en transférant son domicile à' Saint*Flour, pour donner 
prétexte à un déclinatoire; en ustnt de tous les subter- 
fuges du barreau y ne pat enfin âuder jugement: le 29 
octobre 1727, il fut condamné i défendre au fond, et à 
payer une provision de cent cinquante livres ; ses tantes, 
alarmées des exécutions imminentes , consentirent qu'elle 
fût délivrée par son fermier; et le 27 avril 1728, il fut 
condamné, sur tous les chefs de la demande, saisi le 3o, 
et forcé enfin de s'acquitter. Pendant ce laps de temps, 
et jusqu'au 28 juin 1738, il passa divers actes; les uns 
purement administratifs , et les autres* , générateurs de 
nouveaux procès peu importants, mais longs. Le 18 avril 
1741, il afferma son domaine de Trémoulet :1e 7 août 
suivant, il éuit mort, ainsi quKl conste du testament de 
sa mère, à cette date. 

Madame de Ligeac, investie, par le décès de son mari^ 
par le testament de sa belle-mère^ et par la procuration 
de son fils aîné» ofiBder d'artillerie, absent pour le ser- 
vice du roi, des pouvoirs les plus amples, mais laissée 
parmi les embarras de quelques procès, se laissa engager 
dans les dédales de la chicane^ et plaida sans interrupttoo 
et presque à la fois, contre les adversaires du défunt, con* 
tre son beau-frère, ou beau-fils, Hyacinthe de Belvezer, 
et Marie, sa sœur, 'contre ses beaux-frères et belles-sœurs 
Qavel et d'Abriges, contre Brunel, Roche, Théron et 
autres ses voisins ou vassaux, depuis 1742, jusqu'en 1761, 
qui paraît avoir été le terme de sa vie. 

Ces deux mariages furent également féconds: les en- 
fants du premier, encore vivants en 1728, éuient moru 
sans postérité, le 7 août 1741, date du testament de Jeanne 
de Frévol, leur aïeule paternelle, puisqu'ils n'y sont point 
rappelés ; ou ne sont autres que Hyacinthe, Marie, et 
peut-être Anne, qui s^ trouvent mentionnés sans indi- 
cation du degré de parenté, et dont cette omission a forcé 
le classement parmi les enfants de Jeanne de Frévol, en 
dépit de probabilités contraires. 

Les enfants du second lit furent, entr autres : 

I.* Jean«François, qui suivra ; 

2.* N... de Belvezer-de*Jonchères, mariée à M. de 

Brofltde 1744 i 1756 ; 
3.* N...., chevalier de Belvezer-de Jonchères, qui 

était en procès contre le sieur Clavel et Marie 

Souchon, en 1760; 



DE BELVEZER. iSS 

4.* Madeleine de Belvecer-de^Jonchères, qui plai- 
dait ea 176O4 contre M. de Broâ ; 

5.* Marie de Belvezer • de- Jonchères^ qui fut mar- 
raine de Jean-Baptiste de Belvezer, son neveu, le 
6 décembre 1764; 

6.* Henriette de Beivezer-de-Jonchères, citée pour 
envoi fait en son nom, le i3 décembre 1763* 

VI. Jean-François de BsLVBzsR-DEJoNCHèRBS-DB-LiGEACy 
né et ondoyé, le z juin 1724, au château de Trémoulet; 
baptisé, le 27 août suivant, à l'église paroissiale d'An* 
roux , qualifié messire , chevalier , 8eigneu.r de Trémou- 
let et de Ligeac, était dès le décès de son père, et de son 
aïeule maternelle, en 1741, officier d'artillerie et ubsent 
pour le service du roi, ce qui l'induisit à confier à sa 
mère, avant le 16 octobre 1743, sa procuration générale. 

Il épousa, vers 1760, à l'Ile de France, étant capitaine 
commandant d^artillerie , demoiselle Christine - Elisabeth 
Martin, avec laquelle, et demoiselle Julie- Elisabeth, leur 
fille, il repassait en France, ^en 1762, à bord du vaisseau 
delà compagnie des IndcSy^le Boutin, capitaine Meyrac, 
lorsque, le 1 1 février, à la hauteur des Açores, ce bâti- 
ment fut pris par une frégate de guerre anglaise, capi- 
taine Kennedy , et conduit, le 2 1 suivant, à Lisbonne, 
où les passagers furent relâchés. 

M. de Ligeac, muni d'un passeport du consul général 
de France en Portugal , du 2 1 mars suivant , énonciatif 
de ces faits, se rembarqua dans ce port, avec son épouse, 
sa fille et son domestique, à bord du navire hollandais, 
la Paix, pour Bordeaux et de cette dernière station, se 
rendit au château de Trémoulet, où, selon toute appa- 
rence, il trouva sa mère morte, et encore quelques pro- 
cès , dont , dès 1763 , il apaisa une bonne partie , et 
Çmrsuivit les autres, notamment ceux de Brunel et de 
héron qui étaient au point d'être jugés à Nîmes, le 16 
août 1767. Il mourut en 1784 des suites de blessures, 
reçues dans l'Inde, sous les ordres de M. le marquis de 
Bussy, et laissa les enfants qui suivent : 

I .* Jean-Baptiste, qui suivra ; 

2.* N.... de Belvezer, baron de Trémolet, officier 
dans le régiment de l'Ile de France ; 

3 * N... de Belvezer, chevalier de Ligeac, aussi offi- 
cier dans le régiment de r Ile de France; 



\ 



254 DE BELVeZER. 

en transférant son domicile à* Saint*Fiour, pour donner 
prétexte à un déclinatoire; en usint de tous les subter- 
fuges du barreau ; ne put enfin éluder jugement : le 29 
octobre 1727, il fut condamné i défendre au fond, et à 
payer une provision de cent cinquante livres ; ses tantes, 
alarmées des exécutions imminentes , consentirent qu'elle 
fût délivrée par son fermier; et le 37 avril 1728, il fut 
condamné, sur tous les chefs de la demande, saisi le 3o, 
et forcé enfin de s'acquitter. Pendant ce laps de temps, 
et jusqu'au 28 juin 1738/ il passa divers actes; les uns 
purement administratifs , et les autres* , générateun de 
nouveaux procès peu importants, mais longs. Le 18 avril 
1741, il afferma son domaine de Trémoulet :1e 7 août 
suivant, il était mort, ainsi quKl conste du testament de 
sa mère, à cette date. 

Madame de Ligeac, investie, par le décès de son mari, 
par le testament de sa belle-mère, et par la procuration 
de son fils aîné, ofiBder d^artillerie, absent pour le ser- 
vice du roi, des pouvoirs les plus amples, mais laissée 
parmi les embarras de quelques procès, se laissa engager 
dans les dédales de la chicane, et plaida sans interruption 
et presque à la fois, contre les adversaires du défunt, con* 
tre son beau-frère, ou beau-fils, Hyacinthe de Belvezer, 
et Marie, sa sœur, 'contre ses beaux-frères et belles-sœurs 
Qavel et d'Abriges, contre Brunel, Roche, Théron et 
autres ses voisins ou vassaux, depuis 1742, jusqu'en 1761, 
qui paraît avoir été le terme de sa vie. 

Ces deux mariages furent également féconds: les en- 
fants du premier, encore vivants en 1728, éuient moru 
sans postérité, le 7 août 1741, date du tesument de Jeanne 
de Frévol, leur aïeule paternelle, puisqu'ils n'y sont point 
rappelés ; ou ne sont autre.^ que Hyacinthe, Marie, et 
peut-être Anne, qui s^y trouvent mentionnés sans indi- 
cation du degré de parenté, et dont cette omission a forcé 
le classement parmi les enfants de Jeanne de Frévol, en 
dépit de probabilités contraires. 

Les enfants du second lit furent, entr autres : 

I.* Jean-Franfois, qui suivra ; 

2.* N... de Belvezer-de*Jonchères, mariée à M. de 

Brofl, de 1744 i 1756 ; 
3.* N...., chevalier de Belvezer-de Jonchères, qui 

était en procès contre le sieur Clavel et Marie 

Sottchon, en 1760; 



DE BELVEZEA. 2S5 

4.* Madeleine de Belveser-de^Joncbères, qui plai- 
dait ea 1760^ contre M. de Broâ ; 

5.* Marie de Belvezer • de - Jonchères^ qui fut mar- 
raine de Jean-Baptiste de Belvezer, son neveu, le 
6 décembre 1764; 

6.* Henriette de Belvezer-de-Jonclières, citée pour 
envoi fait en son nom^ le i3 décembre 1763. 

VI. Jean-François de Belvezer-de-Jonchères-db-Ligeac, 
né et ondoyé, le 2 juin 1724^ au château de Trémoulet; 
baptisé, le 27 août suivant^ à l'église paroissiale d'Au- 
roux , qualifié messire , chevalier , seigneu.r de Trémou- 
let et de Ligeac, était dès le décès de son père^ et de son 
aïeule maternelle, en 1741^ ofHcier d'artillerie et ubsent 
pour le service du roi, ce qui l'induisit à confier à sa 
mère, avant le 16 octobre 1743, sa procuration générale. 

11 épousa, vers 1760, à l'Ile de France, étant capitaine 
commandant d^artillerie , demoiselle Christine - Elisabeth 
Martin, avec laquelle, et demoiselle Julie- Elisabeth, leur 
fille, il repassait en France, en 1762, à bord du vaisseau 
de la compagnie des Indes, "/e Boutin, capitaine Meyrac, 
lorsque, le 1 1 février, à la hauteur des Açores, ce bâti- 
ment fut pris par une frégate de guerre anglaise, capi- 
taine Kennedy, et conduit, le 21 suivant, à Lisbonne, 
où les passagers furent relâchés. 

M. de Ligeac, muni d'un passeport du consul général 
de France en Portugal , du 2 1 mars suivant , énonciatîf 
de ces faits, se rembarqua dans ce port, avec son épouse, 
sa fille et son domestique, à bord du navire hollandais, 
la Paix, pour Bordeaux et de cette dernière station, se 
rendit au château de Trémoulet, où, selon toute appa- 
rence, il trouva sa mère morte, et encore quelques pro- 
cès , dont , dès 1763 , il apaisa une bonne partie , et 
Çmrsuivit les autres, notamment ceux de Brunel et de 
héron qui étaient au point d'être jugés à Nîmes, le 16 
août 1767. Il mourut en 1784 des suites de blessures, 
reçues dans Tlnde, sous les ordres de M. le marquis de 
Bussy, et laissa les enfants qui suivent : 

1 .* Jean-Baptiste, qui suivra ; 

2.*N.... de Belvezer, baron de Trémolet, officier 
dans le régiment de l'Ile de France ; 

3 * N... de Belvezer, chevalier de Ligeac, aussi offi- 
cier dans le régi ment de ri le de France; 



356 DE BELVEZER. 

4.* Julie-Elisabeth de Belvezer-de-Jdnchèrts-de Li- 
geac^ née A l'Ile de France veuve, sans enfants; 

5/ Jeanne-Anne de Belvezer, veuve, sans enfants, 
du comte de Maurville (Bidé de laGranville), capi- 
taine des vaisseaux du roi. 

Vil. Jean-Baptiste de Bblvbzbr - de - Jonchères, che- 
valier, seigneur de Ligeac» Trérooulet et autres places» 
ancien officier d^infenterie, chef de sa maison, né, le 6 
décembre 1764, au château de Trémoulet, et baptisé, le 
même jour, à Téglise paroissiale d'Auroux, diocèse de 
Mende, a épousé demoiselle Adélaïde Quinsard de fion- 
niac, dont : 

I.* Jean-Pierre-Baptiste-Odilon, qui suit; 

2.* Antoine-Hippolitede Bel vezer-de-Jonc hères, né 
au Trémoulet, le 28 décembre 1796 (8 nivôse an 
5), présente' et enregistré le même jour, à la com- 
mune d'Auroux, à trois heures du soir. Sous-lieu- 
tenant dans la légion de la Seine ; 

3.* Qaude- Armand dh Belvezer-de-Jonchères, né, au 
Trémoulet, le 6 janvier i8o3, présenté et enre* 
gistré, le même jour, à la commune d'Auroux. 
Elève de Técole militaire, au collège de la Flèche ; 

4.*, 5.* et 6.* Trois demoiselles en bas Age. 

VIII. Jean - Pierre - Baptiste- Odilon de Belvszbe-db- 
JoNCHÈRES, chevalier, aîné du nom et armes, né, le 21 
janvier 1794, au château de Trémoulet, A trois heures du 
matin, présenté et enregistré le même jour à la commune 
d^Auroux. Lieutenant porte <- étendard des chasseurs de 
rOise: il était garde du corps de Monsieur, en 1814 et 
181 5; il a suivi le roi et les princes jusqu^aux frontières, 
et est revenu pour faire la guerre dans le Midi, dans l'ar- 
mée de Monseigneur le duc d'Angouléme. 

Branche des seigneurs de Chabanes et la Fagette. 

IV. Christophe de Bblvezer - de - Jonchères , qualifié 
messire , chevalier , seigneur de Chabanes , de Saint- 
Etienne , de la Fagette et autres places , cinquième en- 
font de Gaspard, I** du nom, écuyer , seigneur de Cha- 
banes, de Trémoulet, de Ligeac, de Rauret, du Poux haut 
et bas , etc., etc., et de dame Jeanne de Molhe-de-Brin, 



256 DE BELVEZER. 

4«* Julie-Elisabeth de Belvezer-<ie-Jdnchères-de Li* 
geac, née i l'Ile de France veuve, sans enfants; 

5.* Jeanne-Anne de Belvezer, veuve, sans enfants, 
du comte de Maurville (Bîdé de la Granville)» capi* 
taine des vaisseaux du roi. 

VIL Jean-Baptiste db Bblvbzbr - dk -> JoNCHtass, che- 
valier, seigneur de Ligeac» Trémoulet et autres places» 
ancien officier dMnfanterie, chef de sa maison, né, le 6 
décembre 1764, au château de Trémoulet, et baptisé, le 
même jour, à l'église paroissiale d'Auroux, diocèse de 
Mende, a épousé demoiselle Adélaïde Quinsard de Bon- 
niac, dont : 

I.* Jean-Pierre-Baptiste-Odilon, qui suit; 

2.* Antoine-Hippolitede Bel vezer-de-Jonc hères, né 
au Trémoulet, le 38 décembre 1796 (8 nivôse an 
5), présenté et enregistré le même jour, à la com- 
mune d' Auroux, à trois heures du soir. Sous-lieu- 
tenant dans la légion de la Seine ; 

3.* Qaude- Armand de Belvezer-de-Jonchères, né, au 
Trémoulet, le 6 janvier i8o3, présenté et enre- 
gistré, le même jour, à la commune d'Aurouz. 
Elève de Técole militaire, au collège de la Flèche ; 

4.'', 5.* et 6.* Trois demoiselles en bas âge. 

VIII. Jean - Pierre - Baptiste- Odilon de Belvezbe-db- 
JoNCHÈRES, chevalier, aîné du nom et armes, né, le 31 
janvier 1794» au château de Trémoulet, à trois heures du 
matin^ présenté et enregistré le même jour à la commune 
d^Auroux. Lieutenant porte * étendard des chasseurs de 
rOise: il était garde du corps de Monsieur, en 1814 et 
181 5; il a suivi le roi et les princes jusqu^aux frontières, 
et est revenu pour faire la guerre dans le Midi, dans l'ar- 
mée de Monseigneur le duc d'Angoulême. 

Branche des seigneurs de Chabanes et la Fagette. 

IV. Christophe db Belvezer - de - Jonchères , qualifié 
messire , chevalier , seigneur de Chabanes , de Saint- 
Etienne , de la Fagette et autres places , cinquième en- 
fant de Gaspard, I*" du nom, écuyer , seigneur de Cha- 
banes, de Trémoulet, de Ltgeac, de Rauret, du Poux haut 
et bas , etc., etc., et de dame Jeanne de Molhe-de-Brin, 



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Il paraîtra un demi-volume vers le i* et le i5 de chaque mois. 

Les souscripteurs ne payeront qu'après réception de chaque 
demi-volume le prix de 5 fhincs afférent à ce demi-volume , qui 
devra nous être envoyé en un mandat sur la poste. 

Les souscripteurs qui voudront payer d'avance le montant de 
l'ouvrage complet, qui sera publié en un an, auront droit à un es- 
compte de 10 pour loo. 

Ils n'auront donc qu'à nous adresser en un mandat, ou autre 
valeur sur Paris, la somme de i8o francs. 

VALEUR DE L'OUVRAGE 

Voici déjà bien longtemps que le Nobiliaire universel de Saint- 
Allais, complet, est devenu introuvable. Le seul exemplaire qui, 
depuis plusieurs années, ait passé en vente publique, est celui de 
la bibliothèque du comte de Lambilly qui a été vendu, en mars 
1872, tout près de 1,000 francs. 

Notre nouvelle édition /ac-5tmi7e et mieux exécutée que l'an- 
cienne sera donc infiniment moins coûteuse et pourra 6tre ac- 
quise par tout le monde, ce qui ne peut avoir lieu en ce moment. 

AVANTAGE OFFERT AUX SOUSCRIPTEURS NOBLES 

Pour donner une idée de l'importance de l'ouvrage, il suffit de 
rappeler qu'il contient les céNéALOciss d'environ 2,Soo famoxss 
vivAPrTES. Les membres directs ou par alliances de ces fiunilles 
pourront gratuitement, en 3o lignes dans un ou plusieurs volumes 
supplémenuires, compléter leur filiation généalogique jusqu'à ce 
jour, ce qui a une grande importance au point de vue de l'usur- 
pation des noms. 



CHATlLLON-SUft-ftBlHB. -- IHFftIHKRIB B. C«SICIt.LAC 



NOBILIAIRE 

UNIVERSEL 

DE FRANCE 

00 RECUEIL GÉNÉRAL 

DES GÉNÉALOGIES HISTORIQUES 



lUON* HOBI.BS D 



M. DE SAINT-ALLAIS 



DE MH. DE COURCELLES, L'ABBÉ DE L'ESPINES, DE SAINT-PONS 

IT AUTKEI aiKÉALOOKTBl ciLisKEt 



TOME HUITIÈME 




LIBRAIRIE BACHELIN-DEFLORENNE 

3, qVAt KALAQOAt*, 3 



bE ftËLVÉ2ËR. 2^7 

maries ea 1607 ;i«connu, le 20 juin 1642, aa testament 
d'Aldebert , son frère , prieur de Saint-Jéhan-la-*Foui- 
hottie^ par im legs de cent francs, à l'exclusion d'An- 
toine^ autre frère; et omis, le 16 juillet 1659, à celui de 
François ( M. de Trémoulet ), prieur de Saint-Julien de 
FontaneSy leur frère aîné, qui^ par contraire^ légua cent 
francs au même Antoine : c'est de cet Antoine, dès-lçrs 
qualifié seigneur de Cbabanes, mort sans postérité^ et 
peut-être en célibat, vers 1674, qu'il reçut cette terre. 
Jusqu' alorSy il ne s'institua que seigneur de Saint-Etienne 
(terre patrimoniale, que l'on voit énoncée parmi les pos- 
sessions de Guion , premier baron de Jonchères ^ son 
aïeul); et c'est sous cène qualification qu'avant 1657, ^^ 
contracta un premier mariage avec demoiselle Isabeau 
d'Apchler, fille d'André, baron de Montbrun, seigneur 
deCharliés, et de N... de Roquelaure, des seigneurs de 
Pompinhac. Devenu veuf de cette dame, dont il n'avait 
point d'enfants, il contracta, de 1670 â 1673, un second 
mariage avec demoiselle Madeleine de la Roche Negli, fille 
d'Antoine, écuyer, seigneur dudit lieu et de Chamblas, 
et de dame Gabrielle de Roger, sa seconde femme, qui 
parait lui avoir porté la terre de la Fagette, et dont le 
fils parait avoir été filleul de son oncle paternel Antoine. 
Christophe, assigné pour l'inventaire après décès de Gas- 
pard II, seigneur de Trémoulet, Ligeac, etc. , son frère, 
y comparut, le 23 octobre i683, par procureur, sous la 
qualification de seigneur de Chabanes, habitant au châ- 
teau de la Pagette, paroisse de Ventuejol, diocèse de 
Saint-Flour, et y consentit, sous la réserve de ses droits. 
Le 13 février 1691, lui et son épouse, en mariant leur 
fille , Marie I. , au seigneur de Pompinhac, leur donnè- 
rent tous leurs biens à charge de payer les légitimes de 
leurs autres enfants, d'acquitter leurs dettes, de leur faire 
une pension déterminée , et de leur laisser à chacun la 
libre disposition d'une somme de mille francs; conditions 
tellement onéreuses, que leur gendre crut devoir, avant 
son décès, survenu en 1708, répudier leur succession, 
ouverte la même année ; et leur fille, en faire rémission» le 
i3 mars 1709, à son frère Antoine, avec les mêmes clauses, 
et sous réserve de quinze cenu livres, par forme de légi* 
ttme» dont 11 retiendrait uo quart pour le remettre i 
^elui de ses enfants substitué par son contrat de mariage 
au quart des biens de feu son époux et d'elle^ ainsi que 

8. 17 



258 DE BELVEZER. 

d'une chambre au château de la Fagettei où eUe pût se 
retirer au besoin. 

Les enfonts de Cbristoptie et de sa seconde épouse, 
furent : 

I.* Antoine de Belvezer-de-Jonchères-ChabaneSy qui 
suivra ; 

2.* Marie (I'*) de Belvezer-de-Joncbères-Chabaoes , 
mtriëe, le i3 mars 1691^ à messire Claude-Gabriel 
de 'Roquelaure, ecuyer, seigneur de Pom[Mnhac^ 
par contrat, dont les clauses et les suites sont ex- 
posées à la fin de l'article de ses père et mère; 
veuve, en 1708, et mère, entr'autres enfants, de 
noble Qiristopbe de Roquelaure, chevalier, sei- 
gneur de Pompinhac, la Fagette, Roziers, et au- 
tres places , qui , devenu héritier de son oncle 
maternel, Antoine, et conséquemment subrogé à 
ses charges, eut à soutenir contre François-de-Bel- 
vezer-de-Jonchères, seigneur de Trémoulet et de 
Ligeac, veuf d'une de ses tantes maternelles, le 
procès , dont Texposé se voit en l'article de ce der- 
nier, au cinquième degré de la branche de Ligeac. 

3.* Marie (II*) de Belvezer-de-Jonchères-Chabanes, 
mariée, le 29 juillet 1708, à François de Belvezer- 
de-Jonchères-Ligeac, son neveu à la mode de Bre- 
ugne , dont elle fut la première femme. Elle mou- 
rut peu d^années après, mère de plusieurs enfants, 
au nom desquels son mari « déjà engagé dans les 
liens d'un second mariage, répéu, de 1623 à 1628, 
la dot, avec intérêts depuis leur union, contre 
Antoine deBelvezer, et Christophe de Roquelaure, 
trère , et neveu de cette dame. (Voyez cinquième 
degré de la branche de Ligeac). 

4.* et 5.* Marie-Anne, et Rose de-Belvezer-de-Jonchè- 
chères-Chabanes, encore demoiselles, et vivant au 
château de Pompinhac avec leur neveu, en 1 723 et 
1728. (Voyez cinquième degré de la brandie de 
Ligeac). 

6^ et7.*N.... etN.... de BelTezer-de-Joncbères-Cha» 
banes, dont le sexe et le sort sont également igno- 
rés. (Voyez cinquième degré de la branche de 
Ligeac ). 

V. Antoine db Brlvbzrr-dr- Jonchères-Crabanbs, 



BE TILLY. 259 

(messiret chevalier) seigneur de la Fagette, en Auvergne, 
capitaine d'infanterie au régiment de Tallard, tefut^ le 
t3 mars 1709, de sa sœur, Marie I'*, épouse du seigneur 
de Pompinhac^ la rémission de rhérédité de leurs père et 
mire aux mêmes chaînes et conditions qu^eile; ce qui 
Tçngagea, en 1623, dans un procès avec son cousin et 
beau - frère François de Belvezer-de-Jonchères- Ligeac , 
pendant lequel il mourut^ vers la fin de 1724, sans posté- 
rité, et vraisemblablement sans alliance , après avoir 
institué son héritier universel messire Christophe de Ro- 
quelaure, seigneur de Pompignac, son neveu. 

Armes : « De gueules^ au lion dbr. » 



TILLY (dr) , en Normandie. Le chflteau et la terre 
de Tilly, sis au bailliage de Caen, a toujours été possédé^ 
suivant la plus commune opinion, par la maison de Tilly, 
une des plus anciennes et des plus illustres de Normandie, 
et une de celles qui ayent le plus contribué à affermir cette 
province sous la domination de nos rois. Cène terre n'est 
sortie decetie maison, que depuis environ l'an 1766. 

Olderic Vitalis , moine de Saint-Evroult / qui écrivait 
il y a plus de six cents ans , disant Tépitaphe d^Ernaud 
ou Arnoul , religieux de la m£me abbaye, et de Guil- 
laume de Tîlly, son frère, dit que Umfroy, sire de Tîlly, 
leur père, était descendu du sang des Danois, natus Um- 
fredus de stemmate ùanorum , et que son fils Robert 
était puissant et illustre, lui laissant les titras de magnifique 
et de marquis. 

I. Ernaud ou Arnaud, sire db Tîlly, qui est le pre- 
mier de cette maison, dont on ait connaissance, fut avec 
le duc Guillaume le Bâtard, à la conquête de l'An^eterre, 
en 1066. Il eut pour fils : 

IL Umfroy, sire châtelain db Tîlly, lequel accom* 
pagna le même duc en sa conquête, en to66, et fut un 
des principaux officiers de son armée} il fut fait capi* 
taine du château de Hastin^, en Angleterre, Tan 1068. 
Il eut pour femme Adeline, aliàs Alix de Grante-Menil, 
fille de Robert sire, de Grante-Menil , et de Haduise de 
Giroye , et sosur de Hugues , vicomte de Leycestre , 
doot il laissa : 



a6o DE TILLY. 

I .* Robert, qui suit ; 

a.* Ernmud ou Amoui de Tillj, moine en l'abbeye 

de Saint-Evroult ; 
3.* Guillaume^ abbé de Sainte-Euphéniie; 
4/ Eudes de TiUy, chevalier* 

III. Robert, sire châtelain os Tilly, est celui que Oldéric 
Vitalis qualifie du titre de marquis, qui éuit en ce temps 
le nom que l'on donnait aux gouverneurs des firontièies 
d'un royaume. En cette qualité, il fit bâtir le château de 
Rodebert, en Angleterre, en Tan 1 1 38, et en prit le titre 
de comte; il fut grand homme de guerre et gouverneur 
d'une province. Il épousa Luce, dame du Barou, de la- 
quelle il eut : 

I.* Jean, qui suit; 

2.* Guillaume, évéque d'Avranches ; 

3.* Alain de Tilly, seigneur de Barou qui fit la branche 

des seigneurs de Barou et de Chamboy, raj^rtée 

ci-apris. 

IV. Jean, I*' du nom, sire châtelain db Tilly, vivait 
l'an 1181; il accompagna le roi d'Angleterre, duc de 
Normandie, Richard, surnommé Cœur-de-Lion, en son 
voyage de la Terre-Sainte, et se distingua au siège ou'il 
mit devant la ville d'Acre, en Palestine, Tan 1 190. Il était 
un des chevaliers bannerets des armées de Philippe-Au- 
guste, en 1204. Il laissa : 

I .* Pierre, qui suit ; 

2.* Robert de Tilly, chevalier, nommédans une charte 

pour les patronages laïcs. Tan 1 2o5 ; 
3.* Gautier de Tilly, chevalier. 

V. Pierre, sire châtelain de Tilly, fut honoré par le 
roi Philippe II, pour récompense de $e% services, du don 
de plusieurs terres, en Tan 1206; comme le fut aussi Gautier 
de Tilly, son frère : il assista ensuite à Téchiquier, tenu i 
Rouen, en I2i3; et défendit le château d*Umfrainville 
assiégé par Guillaume, roi d'Ecosse. Il eut pour fils: 

I .* Guillaume, qui suit ; 

2.* Raoul de Tilly, nommédans la chronique de Nor- 
mandie vers l'an 1226. 

VI. Guillaume, I* du nom, sire châtekin db Tilly 
et de Cuye, chevalier, est nommé dans les rUes des sei- 



D£ TILLY. 261 

gneufs nonnands qui furent conviés de se irduirer à Saint* 
Germ«in««a-L4i7e, en t236, et dans celui où ils furent se* 
mons de comparaître le lendemain des octaves de Pâques, 
en 12449 à Cbinon, pour le service du roi. Il vivait en 
1240, avec Sylvie de Patry, fille de Guillaume de Patry^ 
seigneur de Callouin, de laquelle il eut : 

t.* Jean, dont l'article suit; 

2.* Paule, mariée en 1270, avec Gui de Vassy , dont 
postérité; 

3/ Perrette de Tilly, alliée à Robert de Dyel. 

VII. Jean, II* du nom, sire châtelain de Tilly , sei- 
gneur de Luzarches près Paris , baron de Cuye , fut un 
des témoins nommés pour informer, en Tan 1 287 , de la 
vie et mœurs de Mathieu, baron de Montmorency. 11 si- 
gna ensuite à une fondation faite pour Tabbaye de la Vic- 
toire, en Tan 1293, et mourut en i3oo. Il épousa, en 1264, 
Jeanne de Beaumont-sur-Oise , fille et héritière de Thi- 
baut , dernier comte de Beaumont-sur-Oise , seigneur de 
Luzarches, dont la maison a produit quatre cbambriers de 
France, et d'Isabeau le Bouteiller de Senlis. Il eut pour 
fib: 

I .* Jean, dont l'article suit; 

2.* Thibaut , chevalier, seigneur de Luasarches et de 

Cuye , qui fit échange de ses terres avec le roi 

Charles-le-Bel, en i322; 

3.* Henri de Tilly, élu évéque deListeux» mentiooné 
dans le Gallia ckristiama. 

VIII. Jean, III* du nom, sire châtelain de Tillt , 
de Boissay-Ie-Châtel , etc. , fut fisit chevalier par le roi 
Philippe-le-Bel, Tan i3i3. Il épousa Luce de Beauffou, 
dame des baronnies de Beauffou et de Beuvron, dont la 
maison est une branche cadette des ducs de Normandie, 
rois d'Angleterre. De ce mariage vinrent : 

I .* Guillaume ; qui suit ; 

2/ Ferrand de Tilly , tige de la branche des sei- 
gneurs de Boissay^le^Châtcl, rapportée ci après ; 

3.* Guillionne àc Tilly, femme de Joechim de Pierre- 
point, chevalier. 

IX. Guillaume, II* du noei, sn« et châtelain me Tillt, 
psM BaywzeD Normndie, baron de Beaaflba et et Bou» 



262 DE TILLY. 

vron ; épousa Gaillemette de Touroebu, fille de Robert 
de Tournebu, baron de la Motte de Gesny, et de Jeanne, 
dame d^AuviUiers, son épouse. Il en eut : 

i.*Jean, IV* du nom» sire et châtelain de Tilly, 
qui fut un des trois cents gentilshommes à qui le 
roi Jean pardonna à Rouen, l*an i36o, et mounii 
sans hoirs ; 

2.* Jeanne de TiUy, héritière de son frère, et par 
conséquent dame des baronniesde Tilly,deBeaufibu, 
de Beuvron, de la Motte-Cesny, femme de Phi- 
lippe d'Harcourt , baron de Bonnéuble, fils de 
Jean, V* du nom, comte d'Harcourt, et de Blandie 
de Ponthieu, son épouse : elle lui porta en mariage 
tous les biens de la branche aînée de la maison de 
Tilly , tek que les baronnies et seigneories de 
Beauébu, Beuvron, de la Motte-Cesny, Grimboise, 
Tury, Tilly, Auvillicrs, Cuye, Fontahie-le*Henri» 
Couvains, Putot, Saint-Martin-de-Sallon, Bame* 
ville, Plannes, Seuvray, Juvigny, etc. La branche 
des ducs et maréchaux en est issue. 

• 

SECONDE BRANCHE. 

Des seigneurs de Boissay-le-Châtet. 

IX. Perrand DR Tilly, seigneur et châtelain de Boissay- 
le-Châtel, second fils de Jean, III* du nom, sire de Tilly, 
et de Luce, dame de Beanffou^ son éjxMise, se maria 
avec Jeanne des Moustières , fiUe de Jean , seigneur des 
Moustières, et d'Isabelle de firucourt, de laquelle il eut ; 

I.* Jean, qui suit; 

2.* Fraslin de Tilly, seigneurde Guernetot,de Thieu- 
ville et de Cocquigny, marié avec Guillemettc 
Paynel, fille de Bertrand Paynel, chevalier , dont 
il eut Jeanne de TiUy, femme de Jean de Poilley» 
chevalier, chambellan de François, duc de Bre- 
tagne, fiils de Payen, seigneur de Poiiley, ei de 
Gouze de la FeuHlée ; 

3.* Jeannet de Tilly , seigneur de Fougères et du 
Tubeuf, mort sans hoirs. 

X. Jean db Tilly, seigneur et châtelain de Boissay*le- 
Oiâtel , épousa Jeanne de TUbouville, fille unique et hé- 
ritier de Robert , sire de ThifaouviUe et de Marie de 



DK TILLY. 263 

Clere. Il eut pour fille unique J^Que 4e TiUy, dame de 
Boissay-le-Cbatel et de TbibouviUe , femme de Jetn I y , 
sire de Ferrières, de Thury et, de Dangus^ terres passées 
en la maison de Montmorency. (Il est i remarquer que les 
branches d'Harcourt*Beuvron, descendent des deux hé- 
ritiers de Tilly, parle mariage conclu en 146 1, de Marie 
de Fcrrièrcs, dame en partie de Thury, née de Jcap IV 
et de Jeanne de Tilly, avec son cousin Jacques d^Harcourt, 
tige de la branche de Beuvron, fils puîné de Guérard , né 
de l'autre Jeanne de Tilfy^ marié avant Tan i382à Phi- 
lippe d^Harcourt, baron de Bonnétable; ce qui rectifie 
Laroque, qui a oublié Ferrand de Tilly , second fils de 
Luce de Beauffou, aieule du marquis de Beuvron, vivant 
en 1761.) 

TROISIÈME BRANCHE. 

Seigneurs de Barou et Ckambqy. 

IV. Alain de Tilly, seigneur de Barou, troisième fils 
de Robert^ aire et châtelain de Tilly, et de Luce, dame 
de Barou, son épouse^ vivant Tan 1 1 1 2. Il épousa Edme 
de Courcelles, dont il eut : 

V. Fraslin de Tillt, seigneur de Barou en 1181, ma- 
rié avec Isabelle de Boissay, fille de Jean de Boissay et 
d'Alix de Boutemont» de laquelle il kisaa, entr'ai^UEes en- 
fimts: 

VI. Raoul DE Tilly ^ seigneur de Barou en 1242. Le 
nom de sa femme n'est pas connu ; mais il y a appareiKe 
qu^elle était dame d'Escarbouville, comme on le vo^t par 
son fils, qui suit : 

VII. Jean de Tilly, seigneur de Baroù et d'E6carbou«' 
ville, épousa Agnès de Ri viers, dont il eut : 

1 .* Nicolas, qui suit : 

2.* Jean de Tilly, auteur de la branche des seigneurs 
de Saint-Germain-le-Vicomte, rapportée plus loin. 

VIII. Nicolas marquis o» Tilly seigneur de Barou 
et d'Escarbouvilie, eut pour femme Thomase d'OcteviUe, 
de laquelle il eut : 

I.* Jean, qui suit; 

9/ Raoul de Tillj, auteur de la branche des seigneurs 
d*EscarbouviUe, rapportée en son lieu, 



264 



DB TILLY. 



i • Jetnne deTitty^ femme de Philippe Aus-Epeoks^ 
seigneur de Sainie-MarteKics*Moats^ capitaine de 
Moulineaux et de Nehoo, fils.de Guillaume^iu* 
Epaules^ seigneur de Sainte-Marie-des-Moats et 
de Jeanne des Moustièrcs. 

IX, Jean os TillYi seigneur de Barou et de Cbamboy, 
épousa I.* en 134g, Béatrixde Clermont ; 2.*le4mars i364, 
Marguerite de SacquainviUe, fille de Guillaume de Sac* 
quainvîUe, dit Sacquet, sœur de Jeaii de Sacquainville, dit 
aussi Sacquet^ seigoeur de Blaru, des Bottereaux et de 
Muche Gros. Ses enfants furent : 

Du premier lit : 

1 .* Guillaume, dont l'article suit. 

Du second lU: 

3,* Pierre de Tilly, auteur de la branche des sei- 
gneurs de Blaru, rapportée ci-après ; 

3.* Thomas de Tilly, chevalier ; 

4.* Jean de Tilly, chevalier : 

5.* Perrette de Tilly, femme de Gilles de Selles, fils 
de Gilles de Selles, seigneur de ReuviUé» et de 
Ren^e de Raunille ; 

6«* Maiiguerite de Tilly, femme de Jean Tictoi, che- 
valier ; 

7/ Jeanne de Tilly, femme de Jean de Blosaet, sei* 
goeur de Carrouges. 

X. Guillaume de T^ly, seigneur de Barou et de Cham* 
boy, épousa i.* Marguerite de Luxembourg, veuve de 
Raoul Cassinel, chevalier, et fille de Nicolas de Luxeas- 
bourg, dit Ctfu/uf, chevalier; 2«* Catherine de la Motte. 
Ses enfants furent : 

Du irenderUt: 

I .• Antoine de Tilly^ 

a.* Jean de TiHy, seigneur de Chamboy, pois de 
Barou, par acquisition qu'il en fit d^Antoine de 
Tilly, baron d'Auffay, son frère; laissa un fils et 
deux filles, savoir: 

m. Jean de Tilly» seigneur de Ghamboy, ■ mort sans 
hoirs en i5o5; 



DE TILLY, ^ 2Û6 

U Jeaone de TiUy» dame de Cbemboy, femme de 
Jean RosofTiaen, dost les deiceiidaQia possèdent 
encore cette terre; 

c. Ânnette de TiUy« dame de Barou, mariée i.* avec 
Michel de BeaaviUiers» seigneur de la Ferté* 
Nobertj fils de Jean de BeauvilliCrs et d'AIison 
d^Ousteville, son épouse; a. • avec Pierre de Pru- 
nelé, seigneur ct^Herbault^ fils de Guillaume de 
Prunelé, VI* du nom, chevalier,seigneur d'Her- 
vault^ de Beauverger, d'Ouarville^ etc., chambel- 
lan du roi Charles VII en 1457, efde Bertrande 
d'IUiers; 
3.* Elisabeth de Tilly, femme de Bon de Saveuse, 

chevalier ; 

Du second lit: 

4«* Marguerite de Tilly, femme de Guillaume Mar- 
tel^ chevalier. 

QUATRIÈME BRANCHE. 

Seigneurs de Blaru et autres lieux. 

X. Pierre db Tilly, seigneur de Tilly, des Bottereaux- 
Mucbegros, fils de Jean de Tilly, seigneur de Barou et 
de Cbamboy , et de Marguerite de Sacquainville , dame 
de Blaru, sa seconde femme, eut procuration de ses frères 
en date du 19 août 1434, pour se porter héritier de Jean 
de Sacquainville, leur onde^ mort sans enfants â la bauille 
d'Azincourt, dont il obtint des lettres le 22 avril 1452^ 
lesquelles furent enregistrées aux assises de Vernon. Il eut 
pour femme Guillemette, dont vinrent : 

I.* Jean , qui suit; 

2t* Jeanne de Tilly ^ mariée 1 / avec Jean Moreau,. 

seigneur de Pestoux ; 2.* avec Guillioae de Faye, 

seigneur de la Briochère. 

XI. Jean de Tn.Lr, seigneur de Bhnru par la démission 
que lui en fit son père le 28 janvier 1470 épousa, par 
contrat du i*' juin 1457, Marie de Bemezay, fille de 
Jaoques de Bemezay, seigneur de L4iunay, chevalier^ dont 
ilenf : 

i.« Jean, qui suit; 

%.• Claude de Tilly, seigneur de Pré, etc. ; il testa 

le 7 février 1 538, etc.; mourut le 24 iiêvrier 1 540 ; 

il vendit sa tem de Pré à Jacques de Vauday, 



a66 DE TILLY. 

seigneur de Mouy, laquelle fut depuis retirée par 

Jean de TUI7, *o° petit-neven ; 
3."* Lucas deTilly, chevalier^ rivant en i53i; 
4.* Pierre de TiUy, curé da port de ViUiers, doyen 

de Vernon, mort l'an i55o ; 
5.* Marie de Tilly, religieuse dans l'hôtel^dleu de 

Vcmon ; 
6.* Catherine de Tîlly. 

XII. Jean oeTilly^ II* du nom, seigneur de Biaru et 
du port de ViUiers, épousa, par contrat du 2 août i5oi, 
Françoise Lavocat^ fille de Robert Lavocat, seigneur de 
Lonchamps et de Julienne de Beaumont, son e'pouse ; il 
fut créé gourerneur et bailli de Dreux par Jean d'Alben, 
comte deDreuXy le 14 juillet i5i6y et gratifié de plusieurs 
biens par le roi Louis XI , pour ses services, selon les 
lettres du 26 août 1498; il mourut vers iSiy, et sa femme 
Tan 1524, laissant: 

I .* Charles de Tilly, qui suit ; 

2.* Adrien de Tilly ; 

3.« Guillaume de Tilly; . 

4/ Jean de Tilly, mort jeune ; 

5.*Qiristophe de Tilly , abbé de Resoirs et de U 

Croix-SaintrLeuffroy» curé de Blaru^ mort le 23 

octobre i58o; 
6.* Françoise de Tilly, morte sans avoir été mariée \ 
7 * Marguerite de Tilly, femme de Jean Biars, sei- 

gneurde Saint-Georges-le-Gautiery en 1J18. 

XIII. Charles DE Tilly, I** du nom, seigneur châtelain 
de Blaru, bailli^ capiuine et gouverneur de Dreux, che* 
valier de l'ordre du roi, enseigne dé 100 gentilshommes 
d*arme$ de sa maison, épousa, par contrat du 7 juin i523, 
Louise de Vaudray, fiUe de Jacques de^audray, seigneur 
de Mouy et de Saint-Phale, et de Blanche de Conflans; il 
transigea avec Françoise deTilly, sa sœur, le i3 août i545, 
et mourut le 1 1 janvier 1 564, et sa femme, le 2 1 août 1 5 5 1 « 
laissant: 

1 .* Charles de Tilly^ seigneur de Blani, capitaine d'teoe 
compagnie de cinquante hommes d'armes, mort à 
la bataille de Moocomour^ Iç 3 octobre \S6%, sans 
avoir été marié; 

a.* Jacques de TiUy,. qui suit; . 



DE TILLY. 267 

3.* François de Tilly, mon sans lignée; 

4.* Jean de Tilly, mon jeone, en x 536 ; 

3/ Adjutor de Tilly, seigneur de Poligny, en Anjou; 

6.** Marie de Tilly» femme d'Antoine de Hargueii, 
seigneur de Bouhoust ; 

7/ Jeanne de Tilly» femme de Jean de Saint-Morts, 
seigneur du Mesnil-Simon, lieutenant des cent gen- 
tilshommes d'armes de la maison du roi ; 

8/ Debora de Tilly, morte sans avoir été mariée. 

XIV. Jacques db Tilly, seigneur et chfltelain.de Blaru, 
du port de Villiers, Ville-le«Gatz» et Chauffours, gentil- 
homme ordinaire de la maison du roi, transigea avec ses 
frères et sœurs pour la succession de Charles de Tilly, leur 
aîné, le i*' décembre 1569, et reçut ensuite des gratifica- 
tions du roi, le 3 novembre iSyi, pour avoir été blesse 
à la bauiUe de Moncontour, et y avoir perdu son frère. Il 
épousa» en 1 571, Adrienne de Boufflers, fille d*Adriende 
Boufflers, seigneur dudit lieu, Caignix et d'Haucourt» et 
de Louise d'Oiron, son épouse» dont il eut : 

1.* Louis, qui suit; 

1.* Jean» auteur de la branche des seigneurs de Pré- 
mont» rapportée ci-après ; 

3.* Pierre de Tilly, seigneur de Ville-le-Gatz et de 
Mondftville» marié le 3o juillet 1627» avec An- 
toinette-Jacqueline de Lesung» fiUe de Tannegui 
de Lestang» dont il eut : 

a. Louis» seigneur de Monditville, marié le 17 sep- 
tembre 1761 , avec Anne de Fenière , fille de 
François de Fenière, seigneur d^Alaines en Or- 
léanais, et de Renée Brunel, dont: t.** Louis, 
2.* François ; 3.* Autre Louis; 4. «Charles; 5.* Ma- 
rie-Anne de Tilly; 

b. Pierre, mort jeune; 

c. Une fille, mone en bas âge. 

XV. Louis de Tilly» seigneur et chfltelaio de Blaru , 
du port de Villiers , Jeufoeae en ViUe-l»<}ats » en 161 3» 
lieuteDant d'une compagnie de 5o hommes d'armes desor- 
doQMnoes du roi en 1 598, puis lieutenant dans b compa- 
gnie des 100 gentilshommes de la maison de sa majesté ea 
l'année 16(4» conseiller d'état en 161 5 » fut député en 
1614» par la noblesse du bailliage de Mantes, pour assister 



zM. 1>E TILLY. 

en son nom à l'assemblée des états* généraux du royaume, 
et présenter au roi leurs cahiers; il mourut en r665, lais- 
sattC.de son mariage^ accordé en tSgS, avec Marie le Pel- 
letier, de la Houssaye, fille de Charles le PeUetier, seigneur 
de Château et Poissy^ et de Marie Rougier : 

I J" Charles, dont l'article suit ; 

2.* Adrien, seigneur de ViUe-le-Gatz, né en i6o5, 
capiuine d'infanterie, marié avec Marie de Bor- 
deaux, dont il eut: 

a. Charles de Tilly, seigneur de VilIe-le-Gatz, né 
le lo septembre 1641, lieutenant dans la compa- 
gnie de mestre de camp du régiment du roi ; 

b. Jacques, destiné à l'état ecclésiastique; 

c. Humbert de Tilly; 

d. Madeleine^ femme de Nt... Lambert, seigneur 
du Buisson-Foluc; * 

e. Claude de Tilly; 

f. Catherine de Tilly; 

g. Françoise de Tilly; 

3.* Lauis, seigneur de TOrceau, marié en 1643 avec 
Anne d'Âcon, «fille et héritière d'Urbain, seigneur 
d'Acon, et de Madeleine du Buat. Il mourut le 24 
avril 1667, laissant: 

a. Pierre, seigneur d'Acon, mort à l'académie de 
Paris, en 1 664; 

b. Urbain, seigneur d^Acon, né le 10 août i65i, 
marié en 1671 , avec Barbe deGuillon, fiUe 
d'Antoine, seigneur de Marmousae, de laquelle 
il laissa entr'autres en£ants Henri et Léonard de 
TiUy; 

4.* Jacques deTiUy, chevalier; 
5.* Claude de Tilly, religieuse à Poissy, morte en 
1664. 

XVL Charles de Tillt, H* du nom, seigneur châte- 
lain et marquis de Blaru, gouverneur pour le roi des ville 
et château de Veraon , créé marquis de filaru en 1659, 
épousa, 1.* en 1627, Prudence de la Haye, dame d*An- 
freville et la Champagne, de laquelle il n'a point eu d'en- 
fants; 1.* le 19 juillet 1640, Claude d'Arcona, fiHe do 
N . d'Afcona et de Gilletto^Perretle Aliorge de Malioorae. 
De ce mariage sont issus : 



DE TILLY. 3fi9 

I .• Cbarles de Tilly, mort à Tâge de deux ans; 

2.* Un autre Charles, qui suit; 

3^ Henri deTilly, seigneur de Bionval, enseigne de 

la compagnie colonelle du régiment de Picardie ; 
4.'' Mazimilien, chevalier de Malte ; 
S." Robert de Tilly, destinée Tétat ecclésiastique ; 
6.* Charlotte de Tîlly, religieuse à Poissy; 
7^ Elisabeth de Tilly, femme de Jacques de Crëquy, 

seigneur de Hémont, capitaine au régiment de 

Picardie; 
8.*aaudedeTilly, ( _ . 
9/ Marie Claude; ! "'^"^ '^^°«- 

XVII. Charles de Tilly, III* du nom , marquis de 
Blaru/ gouverneur de Vernon, . et lieutenant du roi de la 
province de l'île de France, épousa, en 168 S, Catherine- 
Elisabeth de Manneville, fille de François Bonnaventure, 
marquis de Manneville, et de Marguerite d'Aligre, fille du 
chancelier de France, dont : 

I.* François-Bonnaventure, dontTarticle suit; 
3.* Hilatre, chevalier de Malte, non profès, marié en 
1734 avec Anne-Henriette le Roux, dont il a eu : 

a. Edouard-Hilaire-Lx)uis, colonel d'infanterie, ma- 
rié en juillet 1772, avec Marie-Catherine de 
Boisfermé, dont un garçon et une fille; 

b. Charles, chanoine de l'église métropolitaine de 
Paris, vicaire-général au diocèse de Narbonne; 

c. Marie - Anne - Françoise de Tilly , abbesse de 
Tabbaye du Puy-d'Orbe, au diocèse de Langres, 
en 1774. 

XVIII. François-Bonnaventure de Tilly, chevalier, 
marquis de Blaru, lieutenant-général des armées du roi, 
lieutenant de ses gardes du corps , et commandeur de 
Tordre royal et militaire de Saint - Louis , décédé le 10 
janvier 1775, en sa terre de Blaru, près Vernon, âgé de 
74 ans, avait épousé Marie-Anne le Nain, dont il eut : 

I.* Hilaire, dont Tarticle suit; 

2.* Marie-Geneviève de Tilly, mariée i* à Vincent de 
Bidal d*Asfeld, fils du maréchal de ce nom, mort 
sans enfants ; 2.* à Claude le Nain, intendant de 
Moulins, dont un (ils. 

XIX. Hilaire os Tilly, chevalier, man]uts de Blaru» 



ayO 0£TILLY. 

lieutenant de$ gardes da corps, compagnie de VîUeroy, a 
épousé, le lo octobre 1765, N... le Vicomte de Villy, dont 
sont issus deurgarçons et une fiUe. 

CINQUIÈME BRANCHE. 

Seigneurs de Prémont. 

XV. Jean de Tilly , seigneur de Prémont , second 
fils de Jacques de Tilly, seigneur et châtelain de Blaru, 
et d'Adrienne de Boufflers^ épousa Catherine Aubert, dont 
il eut : 

I,* Louis, qui suit; 

2.*/Claude de Tilly, femme de Louis Loubert^ sei- 
gneur Je Martainville. 

XVI. Louis DE Tilly, seigneur de Prémont et de Pré, 
eut deux femmes; de la première, il eut une fille, morte 
jeune, et de la seconde, nommée Françoise Leforestier, 
qu'il épousa par son mariage, accordé en Tan 1654, dit 
rArmorialde France, tom, I, partie II, page 557, il eut: 

XVII. Jacques Dfi Tilly , seigneur de Prémont^ capi- 
taine dans le régiment de Béarn, marié en i683 , avec 
Louise-ûitherine de Lommeau, dont il eut : 

XVIII. Louis DE TrLLY, écuyer, seigneur de Prémont 
et du fief de Pré, lieutenant d'in£&nterie dans le régiment 
de Berryen 1708, marié en 1719a Marguerite Chau veau, 
fille de Joseph Chauveau, écuyer, sieur d*Herasne, dont 
sont nés plusieurs enfants. 

SIXIÈME BRANCHE. 

Seigneurs d' Escarhouville . 

IX. Raoul DE Tilly, II* du nom, seigneur d'Escarbou- 
ville, second fils de Nicolas de Tilly, seigneur de Barou 
et de Thomasse d*Octeville, né en i326,se mariaen i363, 
avec Jeanne de Carbonnel, fille de Philippe de Carbonnel, 
seigneur de la Hogue et d*Qrglande, dont il eut : 

I .* Richard, qui suit ; 

3.* Raoul de Tilly» chevalier ; 

3.* Guillaume de Tilly, chevalier. 



DE TILLY. 27i 

X. Richard de Tilly, né en i365, scigi^eur d*Escar- 
bouvîUe, épousa» en 1403, Robihe.de There, dame de 
Sermentot, dont il eut : 

1.* Raoul, qui suit; 

3.* Ternam de Tilly, seigneur de Sermentot, capi- 
taine de Cherbourg en 1472. 

XI. Raoul DB TiLLY, III* du nom, né en 1405» seigneur 
d'EscarbouTiUe en 1472» et de Sermentot, fit hommage à 
Louis XI en la personne de messire Jacques de Valperge , 
en 1 461, et eut pour femme, en 1489 , Alix de Thieu ville , 
fille du seigneur de Gui-Hebert, dont il eut : 

I.* Robert de Tilly, seigneur d'Escarbouville , mort 

sans hoirs ; 
2.* Richard, qui suit ; 
3.* Raoul de Tilly, chevalier, auteur de la branche 

des seigneurs de Prémarest» rapportée ci-après. 

XII. Richard db Tilly, seigneur d'Escarbou ville et de 
Sermentot, épousa Jeanne de Hotot, fille de Richard de 
Hotot, seigneur de Beaumont» de laquelle il eut ; 

I .* Jean de Tilly, seigneur d'Escarbou ville et de la 
Hogue; 

2.* Guillaume de Tilly, seigneur de Sermentot , en 
i5o5 ; 

3.* Gilles de Tilly, seigneur et curé d'Orglandes ; 

4."* Catherine de Tilly, femme de Henri Heuzé, sei- 
gneur de Flermanville et de la Haulle. 

SEPTIÈME BRANCHE. 

Seigneurs de Prémarest. 

XI F. Raoul DB TiLLY^ né chevalier en r4i^6, épousa 
en 1485, Jeanne de Magny, dont il eut : 

I .* Etienne de Tilly, chevalier, né en i486 ; 
2.* Guillaume, qui suit. 

XIII. Guillaume DB Tilly , chevalier , né en 1489, 
épousa, en i526, Henriette du Boac, et en eut : 

XIV. Jean dr Tilly, cbeyalier, seigneur de Sainte- 
Croix, né le loieptembre ib%6, marié en t56o, à demoi- 
selle Catherine d'Escoville, dont sortit * 



272 DE riLLY. 

XV. Ridurd de Tilly^ II* du nom, chevalier^ né en 
t56a. Il épousa , le r3 juillet iSgi , Marie de Qinchamp^ 
dont Tint : 

XVI. Françoiâ de Tilly I*', du nom, qualifié de noble 
homme^ écuyer, seigneur du Lieu, né en i593, marié 
le 12 juin 162 1, la reconnaissance est du 21 mai 1624»! 
Caen , en présence du curé de Petitrille , à demoiselle 
Madeleine Piétin, fille de Jean Piétin» vivant seigneur de 
la Croix, et de Madeleine Mulin. De ce mariage sont issus : 

!.• Pierre de Tilly; 
2/ François, qui suit. 

• 

XVII. François DE Tilly, II* du nom, écuyer, seigneur 
du Lieu, né le i3 février i635j i Petitville, seigneur de 
Prémaresten 16 56; fit ses preuves de noblesse, ainsi que 
Pierre, son frère, le i3 décembre i6S6, dont acte et copie 
en forme, contrôlées au Mans, le 9 septembre 1771, à Beau- 
mon t-le- Vicomte en 1772, et en fin le 14 février i8o5 ; il 
épousa, le 6 juin 1 667, l'acte de dépôt bit à Petitville le 
25 novembre 1669, demoiselle Elisabeth de Garsalle^ fille 
de noble homme Henri de Garsallé , écuyer , seigneur de 

*la Vaquerie, et de dame Gilonne d'Escageul, dont sont 
issus : 

I .• Pierre de Tilly, chevalier . seigneur de la Va- 
^querie, mentionné dans un acte de partage avec 
Henri, son frère ; 
2.* Henri, qui suit : 

XVIII. Henri de Tilly, chevalier, marquis de Pré- 
marest, né le 11 octobre 1668, à Robehomme ; épousa , 
par traité du 2 juin 1695 , où il est titré de marquis, 
fait en présence de très*haute et très-illustre princesse Eli- 
sabeth d'Orléans, duchesse d^Alençon, veuve de monsei- 
gneur le duc de Guise, prince de Lorraine, et de Pierre 
le Hayer, seigneur de Semalé, et signé desdites parties, 
noble dame Suzanne dé Vallée, fille de Jacques de' Vallée» 
écuyer, seigneur du Tertre; l'acte de dépôt eat du 16 
octobre 1696. De ce mariage sont issus : 

I .* Pierre, dont l'article suit ; 
2.* Tennégui, chevalier de "rilly ; 
3.* René, qui s'est établi en Angleterre, oti il s' 
marié, eta eu une fiUe ; 



DE SIBOUR. 277 

XV. Michel, II* du nom, seigneur de Saint-Germain 
le-Vicomte, épousa Françoise le Breton, dont sortit : 

XVI. Roland, seigneur de Saint-Germain-le-Vicomte, 
lequel épousa Françoise de la Luthumiire. 

Armes : « D^or, à la fleur de lys de gueules. Supports, 
deux lions. » 

On fait remonter Torigine des armes de la maison dr 
TiLLY, au vieux chevalier de Tilly, qui, dans un combat 
singulier avec Vaspan, le terrassa, et obtint du roi pour ce 
fait d'armes la concession d'une/leur de lys de gueules en 
champ d^oVf avec la légende : Nostro sanguine tinctum. 



SIBOUR (db). Famille noble, originaire de Prusse (i) ; 
établie depuis plus de 200 ans, dans le Comtat-Venaissin, 
aujourd'hui département de Vaucluse ; elle a donné dans 
tous les temps des preuves de son attachement à ses sou- 
verains légitimes, soit dans les armées, soit dans la 
magistrature. 

Noble Jean de Sibour, capitaine dans le régiment 
d'Aiguebonne, en 1634, fut un des braves capitaines de 
son temps; il se distingua sous le règne de Louis XIII, 
dans les guerres du Piémont et d'Italie; il fut ensuite ca- 
pitaine d'une compagnie levée dans le Comtat-Venaissin, 
pour le service de Sa Sainteté. Il avait épousé, en i63i, 
Diane de Donodey, 611e de noble Jacques de Donodey et 
d'Isabeau de Bourrilly, dont il n'eut pas d'enfants, et en 
secondes noces, en i638 , Lucrèce de Soyans , fille de 
Aymar de Soyans , et de Françoise de Lopis de la Fare, 
dont il n'eut qu'une fille appelée M'>* de Montbravon, 
morte à Paris sans postérité. 

I. Jean- François, frère du précédent, fut marié à Diane 
Fauque de Centenier, fille de François Fauque de Cente- 
nier» et de Jeanne de Sales, petite-nièce de Saint-François 
de Sales ; de ce mariage sont issus : 



(t) Cette rtmille était fort en crédit en Pnitte, sous le Grtnd Frédé* 
rie, qui iît présent à Pimpénitrice de Rasste^ Catherine, du beau régi- 
mait de cavalerie de Siboarg, du nom de son colonel ; cette bmnche a 
donné» d« nos jourt, on instituteur aux grandes duchesses de Rustie, 
&Uee de Pempereur Paul, et un coloneL 



274 I^E TILLY. 

de Saint-Jean de Jérusalem , et cheyalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis et de la Légion d'hon- 
neur. 

XXII. Louis-Stanislas-Xavier-Elisabeth-Marie , comte 
DE TiLLYy né le lo juin 1778, et tenu sur les fonts de 
baptême^ par Louis-Stanislas-Xavier , fils de France » 
aujourd'hui Sa Majesté Louis XVI 11^ et par madame Eli- 
sabeth-Marie^ sa sœur; les procurations furent adressées 
à M. le comte de Tilly« père du nouveau né, pour être 
remises à M. le comte de Boc et à madame la marquise de 
Clinchamp, pour suppléer Monsieur et madame Elisabeth 
dans les cérémonies du baptême ; il a été élevé à l'école 
royale militaire de Tiron, et a été pendant six ans capitaine 
dans les armées royales de la Vendée; a épousé, le 3i 
mai 1800, Madeleine-Susanne Rivault, fille de Jean Ri- 
vault, conseiller à la cour des monnaies^ seigneur de Char- 
donneux', Saint-Julien-le-Pauvre, et autres lieux, dont 
sont issus : 

I.* René- Louis- Ernest de Tilly, mort jeune; 
2.* Marie-Madeleine-Emée de TUly. 

HUITIÈME BRANCHE. 

Seigneurs de la Maulnière. 

XX. René- Louis, comte db Tilly, chevalier, né le 33 
octobre 1736, sei^eur do Mesnilà Semalé, fût chevalier 
de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, te 29 décem- 
bre 1782, et brigadier des gardes- du corps, compagnie de 
Villeroy. Il a été blessé à Taffaire du 10 août, et est mort 
le 14 janvier 179J. dans les prisons, victime de la révo- 
lution. 11 a épouse^ le So janvier 1765, Anœ-Elisabeth- 

Perrine Champion-de-Quincé, fille de N Champion- 

de-Quincé , seigneur de la Maulnlère , des Noyers , de 
Quincé, et autres lieux, dont le comte de Tilly devint 
seigneur en 1 769, époque à laquelle il est venu «"éublir 
dans la province du Maine. De son maria^ sont issus : 

I.* René- Pterre-Charies:ADioiae, comte de Tilly, né 
le 17 janvier 1766, dit d'Escacbo^villet qui com- 
manda une division de Tarmée royale dans le Maine, 
•oua ce nom, en 1795 et 1796. llaét^ inaisacré, 
cODuna royaliste, la ,3 1 juillet 1^99 ; if avait éii 



DE TILLY. 275 

pitaine des chasseurs de la Franche-Comté^ et n'a 
point eu de postérité ; 

2.* Clément de Tîlly, qui suit ; 

3.* Anne-Marie^Henriette de Tilly^ née le 2 juillet 
1771, mariée, le 5 mars iSio^à Claire- Pierre- 
Charles de la Touche, ' qui a émigré et fait les 
campagnes de 1792, 1793 et 1794. De ce mariage 
est née, le 17 avril 181 a, Céline de la Touche ; 

4/ Keqéede Tilly, née le 2 septembre 1781, mariée 
le 8 septembre 1802, à M. du Mesnil, delà famille 
de du Mesnil-Saint-Denis, à Alençon ; ils ont pris 
dans cette ville le nom de du Mesail-Tllly. De ce 
mariage est née, le 8 juillet 1804, Olympe du 
Mesoil. 

XXI. Qément, comte de Tilly, chevalier, né le 3 fé« 
Trier 1769, cadet gentilhomme le 24 septembre 1787, au 
sortir de l'école royale militaire de Tiron, oti il avait été 
placé par le roi, sous-lieutenant au régiment de Bresse le 
i*' oaobre 1788, puis nommé lieutenant, a servi avec 
zèle et courage les armées 1792, 1793 et 1794, sous les 
ordres de S. A. R. Mgr le prince de Condé; sVst trouvé 
au combat de Berstein, et a servi en 1796, 1797, 1798 
et 1799 sous M. le comte Louis de Frotté, et çn 181 5 sous 
M. le chevalier d'Andigné, aujourd'hui pair de France, 
division du comte d^Ambrugeac, département de la Sarthej 
oti il a été assez heureux pour rallier une compagnie i la 
cause royale, et la commander. Il a épousé, au château 
de Bréon, près ChAteaugontier, par contrat du 25 no- 
vembre i8o3, noble demoiselle Geneviève- Henriette de 
Laneraude Bréon, née le 10 octobre 1768, fille de noble 
homme Alexis-Marc-Henri-Charles de Bréon, seigneur de 
Marigaé, de Peuton, de Chéripéan, etc., frère de M. le 
comte de Lanerau de Bréon, gentilhomme d'honneur de 
Monsieur , et de Geneviève-Françoise de la Barre du 
TeiUeuL U a été propriéuire de la terre de la Maulnière 
en i8o3, et des terres de la Motte-Serchaux et du Plessis^ 
en 1 8 1 2. Le comte de Tilly a de son mariage : 

aéroent-Henri, vicomte de Tilly, né à Château- 
gontier, le 5 avril i8o5. 






2ji DE SIBOUR. 

1.** François^ dont rarticle suit ; 

2.** N.... , établi i Villefiranche\ en Roussilloa ; 

3.*N...., établi à Douai, en Flandres. Il com- 
mandait un régiment de cavalerie, que le roi lui avait 
donné, dans les guerres d'Allemagne, en 1690. 

II. François de Shiour, fut marié, en 1645, à Isabeau de 
Mourre de Saint- Martin, fille de Claude de Mourre de^ 
Saint-Martin, et de Anne de Sibour, mort en 1694. De 
son mariage vinrent : 

I .* Jean^Esprit, mort sans en&nts ; 
2.* Jean-Claude, dont l'anide suit ; 
3."* Jean-François, prêtre, décédé en 1731. 

III. Jean-Qaude db Sibour, fut marié, en 1688, à Ca- 
therine Fauque de Centenier, fille d'Antoine Fauque de 
Centenier, et de Lucrèce de Lantery. Il décéda en 1724* 
De son mariage vinrent : 

X.* Jean-François, dont l'article suit ; 

2.* Joseph- Antoine, prêtre, protonotaire-apostolique, 

prieur de Ville-Dieu, vicaire-général de Carpen- 

tras, décédé en 1778 ; 
3.* Thérèse, morte célibataire. 

IV. Jean-François de Sibour, naquit en 1698 ; après avoir 
rempli plusieurs emplois de magistrature, et celui de syn- 
dic des états; de la province du Comtat-Venaissin, fut 
pourvu en cour de Rome, en 1748, de la charge d^avocat 
et procureur général du Pape et du Saint-Siège dans tout le 
Comtat-Venaissin, charge qu'il exerça jusqu'i sa mort. Le roi 
Louis XV lui accorda des lettres^patentes de déclaration et 
confirmation de noblesse transmissihle à ses enfants et 
descendants, nés et à naître, avec la qualité et titre d'écuyer, 
en date du mois de février 1770, adressées, vérifiées, et 
enregistrées au parlement de Provence, par arrêt du 20 
juin de la même année, et dans les autres cours du 
Comtat. Il fut marie, en 1732, & Marie-Louise de Guieu, 
fille de noble Jean-Louis de Guieu, ancien premier échevin 
de la ville de Marseille, et de Gabrielle le Noir. Il mourut 
en 1780. De son mariage vinrent : 

I.* Jean-Joseph-François, dont Tarticlesuit : 
2.* Louis-André, prêtre, chanoine de la Cathédrale 
de Carpentras, et vicaire-général du diocèse. Il dé» 
fendit avec fermeté les droits du souverain, dans 



DESIBOUR. 



279 



rassemblée des états .du Comtat-Venaissin^ qu'il 
présidait en 1790, en l'absence de Tévéque ; 

3.* Jean-Baptiste-Hyacinthe, oflicier au régiment de 
Querci, décédé au service du roi^ à Tilc Saint- 
Domingue, en 1762 ; 

4.* Maiie-Anne-Catherine, mariée à noble Jacques- 
Antoine Gaudibert ; 

5/ Marie-Charlotte, J ,. . ... . ,. 

6.' Marie^îabrieUe; \ «^P'"*» Visittodines. 

V* Jean-Joseph-François DE Sibour^ né en 1734, che- 
valier^ conseiller du roi, fut pourvu en cour de Rome, en 
1757, delà coadjutorerie de la charge d'avocat et procu- 
reur-général du pape dans le Comtat-Venaissin, en sur- 
vivance de son père ; il remplit plusieurs emplois de ma- 
gistrature, et fut pourvu, en 1768, de la charge de lieu- 
tenant-général de la sénéchaussée de Carpentras, et de 
celle de subdélégué de l'intendance, pendant tout le temps 
que le roi Louis XV occupa le Comtat-Venaissin , depuis 
1768 , jusqu'en 1774. A la reddition du Comtat au pape , il 
rentra dans la place d'avocat et procureur-général jusqu'à 
la révolution^ époque à laquelle il émigra avec toute sa 
bmille et son frère, et a resté hors de France jusqu'en 
1802. Il fut marié, en 1765 , à demoiselle Marie- Françoise 
de la Selle, fille de noble Joseph de la Selle , ancien consul 
de France dans l'État de Gènes , et de Marie-Françoise de 
Rua. De ce mariage vinrent : 

I.* Jean-Baptiste-Joseph, dont l'article suit; 

2.** Louis-Biaise de Sibour, oiHcier au service du roi 
deSardaigne, décédé en 1801 ; 

3.^Marie-Josephe-Bibiane, mariée &M. Antoine-Léon 
de Bernard, du Pont-Saint-Esprit,ancien lieutenant- 
colonel au régiment de Vivarais^ colonel d'infante- 
rie, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis ; 

4.* Marie-Joséphine-Françoise. 

VL Jean-Baptiste-Joseph db Sibour, né en 1767, che- 
valier, émigra avec son père et sa famille en 1791 ; il se 
rendit auprès des princes à G>blentz, et entra dans les 
Mousqueuires de la deuxième compagnie noble d'ordon- 
nance du roi, oti il fit la campagne de 1792. Les preuves 
de sa fidélité et de son attachement au rot et A la monarchie, 
sont constatées par le certificat le plus honorable que Sa 



28o DE LARDENOY. 

Majesté daigna lui accorder^ signé de sa propre main^ daté 
deTurin^lei7 avril 1794. Constamment dévoué à Tau- 
guste famille des Bourbons, pendant douze ans d'émigra- 
tion et après sa rentrée en France, il en a donné des preuves 
dans toutes les circonstances, et notamment à Tépoque de 
la dernière et désastreuse usurpation en i8r5, ayant refusé 
constamment de prêter aucun serment de soumission à l'u- 
surpateur ; serment qui lui fut demandé à plusieurs reprises* 
comme maire de la ville de Monteuz ; exposé, par ce re- 
fus , aux poursuites des agents de Tusurpateur , il fut des- 
titué de ses fonctions, ainsi que de celles de membre du 
département, dont trois autres membres furent également 
exclus. Il fut ensuite réintégré dans ses fonctions immédia- 
tement après le retour du roi. Il a épousé, en 181 3 de- 
moiselle Pauline, comtesse de Sallmard, fille du comte 
Raymond de Sallmard, des anciens seigneurs de Ressiz. 
Montfort, et autres terres, et de Marie-Anne de Chabrières, 
et dont la famille est du nombre des maisons anciennes et 
illustres comprises dans les premiers volumes du nobiliaire 
de France. De ce mariage est née : 

Marie-Joaéphiae-Albine^ le 14 juin 18 14. 

Nota, La famille de Sibour est une decelles qui ont beau- 
coup souffert pendant la révolution ; plusieurs de ses mem- 
bres furent emprisonnés ; une grande partie de ses biens fut 
vendue pendant la révolution ; elle y a perdu aussi beau- 
coup de créances, un mobilier considérable^ et tous ses 
papiers qui ont été pris ou détruits. Mais de quels sacrifices 
ne se console-t-on pas , quand on a le bonheur de vivre 
encore sous un roi et sous une dynastie entourée de l'amour 
et de la fidélité la mieux éprouvée ? Cette famille réside i 
Carpentras, département de Vaucluse. - 

Armes: t D'azur, à trois bandes d'or, accompagnées 
d'une étoile du même en chef, et de trois besants d'argent 
en pointe ; l'écu timbré d'an casque de profil, orné de 
lambrequins. > 



LARDENOY ou LARDENOIS, noble et ancienne 
famille de la province de Luxembourg, oti elle possédait 
les terres de Gironsart , Sancoveil , Florenville , Fonte- 
noilles, qu'elle affiranchit en i258, 1270 et 1273. Elle 



DE LARDENOY. aSi 

connue sons le nom de Lardenoy-de-Ville^ et a^ depuis 
plusieurs siècles^ entr^ & Te'tat noble du duché de Luxem- 
bourg, et dans les chapitres les plus distingués de France 
et des Pays-Bas. 

Wilhaume Lardenot, seigneur de Spontin, combattit 
à la bataille de Vœringen en 1288, pour Henri III, comte 
de Luxembourg, contre le duc de Brabant. (Hist. d'Aliem.) 

Wilhaume Lardenoy, chevalier^ mit son scel avec 
deux autres chevaliers, à deux Chartres en Tan i3i i ; Tune, 
concernant les bois et aisements de la ville de Marche-eiv- 
Famène, pays de Luxembourg; l'autre, concernant réta- 
blissement de foires franches en ladite ville. 

Winceslas, roi de Bohême et duc de Luxembourg, 
donna, le 1*' novembre i36o, les terres de.Gernd, Rumel 
et Houdremont, à messire Wilhaume Lardenoy, seigneur 
de Spontin, en qualité d'hoir prolrae, et successeur de 
messire Jacques, jadis seigneur d'Orchimont, pour ache- 
ver le payement de la terre et seigneurie d'Orchimont, 
qu'il avait achetée dudit messire Jacques, jadis seigneur 
d'Orchimont. 

I. Thomas Lardenoy, seigneur de Ville, vivait en 1414; 
il épousa Yde de My, et fut, ainsi que sa femme, inhumé 
dans Téglise de My, paroisse de My, oti ils avaient leur 
anniversaire ; il fut père de Lambert, qui suit ; 

II. Lambert de La]u>enoy, seigneur de Ville/ du Val- 
Xhavannes, mourut en 1 52 1. Sa tombe, avec les quartiers 
armoriés, est dans la paroisse de Ville. Il avait épousé : 
I.* Marguerite d'Autel; 2.* Marguerite de Velroux. Ses en- 
bnts furent : 

Du premier lit : 

t.* Marguerite, mariée, en i5oi, à Mathieu de 

Maillen ; 
a.* Agnès, mariée à Jaqaemin de Chrisgnée ; 

Du second lit : 

3.* Thomas, dont l'article suit : 

III. Thomas Lardbnoy-db- Ville, seigneur du VaU 
Xbavannes, plaida long-temps contre tes sœurs, les dames 
de Maillen et de Chrisgnée, pour la terre de Ville; il perdit 
son procès ; mais il continua, ainsi que ses descendants, à 



Zi2 I>£ LARDENOY. 

porter le surnom de Ville^ quoiqu'ils ne possédassent plus 
c^tte terre, passée dans la maison des barons de Maillen. 
Thomas épousa Marie de Chéoux« veuve de Gilles de 
Vaha/avec laquelle il testa le ii avril i545, dont il eut: 

I .* Lambert^ auteur de la branche des Lardenoj, ba* 

rons de Meldert^ laquelle est éteinte; 
2.* Guillaume^ qui suit : 

IV. Guillaume Lardenoy-de-Villb , seigneur du Val- 
de-Xhavannes, etc., capitaine au service de Philippe II, 
roi d'Espagne, épousa, par contrat du 36 décembre i556, 
Nicole de Liemeux , fille de Robert de Liemeux sei- 
gneur de Sdassin et de Louise de la Mock-Rotassart, dont 
il eut : 

I.* Florent, qui suit ; 

2.* Anne Lardenoy, mariée, le 5 juillet i583, a 

Mathieu de Wal, seigneur de Lamécourt ; 
3.* Marie Lardenoy, mariée, en i588, àJean de 

Masbourg, seigneur de Soumalle ; 
4.^ Jeanne Lardenoy, religieuse à l'abbaye de Phé- 

lipret. 

V. Florent Lardbnoy-de-Villb , seigneur du Val-de- 
Xhavannes, etc., né le 20 août 1 570, épousa, par contrat 
du 9 septembre 1600, Marguerite de Mouzay, dame de 
Dohan et Naomé, fille de Claude de Mouzay et de Jeanne 
de Orey, dont il eut : 

I.** Guillaume, qui suit, auteur de la branche des ba- 
rons de Termes et de Bolandrej au diocèse de Reims, 
en Champagne ; 

2.* Charies Lardenoy-de-Ville qui a formé la branche 
des seigneurs de Naomé, en Ardennes ; 

3.* N... dit le père de Ville^ jésuite à Namur ; 

4.* Marguerite mariée à Jean de la Mock, seigneur 
de Botassart. 

VI. Guillaume de Lardbnot-db* Ville, seigneur de Do- 
han, épousa, par contrat du 19 septembre 1639, Louise de 
Orey, fille de Charles de Orey, seigneur de la Neuville, 
près Stenay, gouverneur de Dun, et de Françoise d'Aï- 
laumont, baronne de Bolandre et de Termes ; il était, en 
i632, capitaine au service de l'empereur Ferdinandi et 
fut père de : 



DE LARDENOY. a83 

I.* Albert, mort sans alliance; 

2.* Louis, qui suit ; 

3.* Christophe de Lardenoy, reçu chevalier de Mahe, 
sur ses preuves, le 22 avril 1666, mort à Malte le 
1 5 septembre de la même année ; 

4.* Nicolle-Ernestine de JLardenoy, mariée avec An- 
toine Dublaisel, gouverneur de Sedan. 

VII. Louis DB Lardenoy, baron de Termes et de 
BoLANDRE, en Champagne, seigneur de Dohan^ Belle- 
vaux, etc., en Ardennes, épousa, par contrat du 16 jan- 
vier 171 5, demoiselle Marie-'Marguerite de Neverlée, née 
le 8 juin 1 697, fille de messire Jean de Neverlée, seigneur 
de Baulet, au comté de Namur, et de dame Marie-Thé- 
rèse Yolande de Wal, dont il eut : 

I .• Philippc-Godefroy- Antoine- Joseph, qui suit ; 

2.* Conrad-Adolphe- Louis , vicomte de Lardenoy, 
colonel du régiment de Penthièvre, cavalerie, sei- 
gneur de Dohan, Bellevaux, etc., mort sans alliance 
à Maubeuge, le 28 septembre 1776; 

3.* Louis- Alexandre, mort jeune; 

4.* Marie-Marguerite-Josephe, mariée i Pierre-Jean 
de Villelongue, seigneur de Saint-Morel^ capitaine 
au régiment de Poitou, infanterie. 

VI IL Philippe-Godefroy- Antoine-Joseph de Lardenov, 
baron de Bolandre et de Termes, né le 11 octobre 1716, 
page du roi à la petite écurie en 1732, officier au régiment de 
Lénoncourt, cavalerie, en 1735, a épousé, par contrat du 
8 avril 1741, demoiselle Anne-Barbe de Vignacourt, fille 
de messire Daniel, marquis de Vignacourt, seigneur de 
Guignicourt, etc., brigadier des armées du roi, et de dame 
Marie-Claire de Fumeron, dont il eut : 

I .* Antoine-Philippe, qui suit ; 

a.* Louis-Matbieu-Godefroy, vicomte de Lardenoy, 
capitaine de dragons, chevalier de Tordre royal et 
miliuire de Saint-Louis, mariéen 1814, à N... Du- 
bois, veuve de M. de Fumeron, maître des re- 
quêtes, seigneur de la Berlière; 

3.* Marie-Marguerite-Anne-Josephe, mariée le 1 5 jan- 
vier 1770, à Dieudonné Augustin, baron de Maret- 
de-la-Loge, seigneur de Bronelle, Brouaine, Baa- 
lon, près Montmédy, mousqueuire du roi. de la 
première compagnie ; 



284 I>^ LARDENOY. 

4.* Marie-Josephe, mariée à François de Wolter de 
Neurbourg, seigneur de Cathenom, etc., colonel 
d'infanterie, morte le 4 septembre 1773, sans 
en&nts. 

IX. Antoine- Philippe/ comte de Lardenoy, baron de 
Termes^ page du roi en 1762, enseigne au régiment des 
Gardes- Françaises, en avril I7^6, a servi dans ce corps 
jusqu'en 1780, qu*il a été nommé colonel en second du 
régiment de la Reine, cavalerie ; il épousa, la même an- 
née par contrat, signe à Versailles par LL. MM. et la 
famille royale, le 23 juillet 1780, demoiselle Marie-Ca- 
tberine-Louise-Félix de Dunot de Saint-Madou, fille 
de feu messire Félix-Alexandre de Dunot^ des barons de 
Saint-Maclou, près Saint-Pierre-sur-Dive, en Normandie, 
et de Marie-Catherine Laurent ; il a été nommé chevalier 
de Tordre royal et militaire de Saint-Louis en 1782, colonel 
du régiment provincial d'artillerie de Strasbourg en 1788; 
émigré en 1791, il rassembla à Trêves et organisa en com- 
pagnies^ la noblesse de Champagne, sous les ordres du 
comte d'Allonville ^ maréchal-de-camp; commanda, en 
1792, la première compagnie de l'escadron des gentils- 
hommes de cette province, et servit à la défense de Maas- 
tricht en 1793, à la tête d'une compagnie de gentikhommes 
de la même province ; il fut fait maréchal-de-camp, par 
brevet du roi, daté de Blakembourg, le i5 novembre 
1797, pour prendre rang du i5 mars 1794. Le comte de 
Lardenoy passa au service de sa majesté britannique en 
qualité de capitaine de la première compagnie de gentils- 
hommes français, commandés par M. le comte d'Allon- 
ville, et s'embarqua à Brémen, en juin 1793, avec 3oo 
gentilshommes sous ses ordres, pour former ce corps, et 
servir la cause du roi dans la Vendée ; l'affaire de Quiberon 
enpécha l'exécution de ce plan. Il rentra en France, en avril 
18 14, fut fait lieutenant-général le 7 novembre, pour pren- 
dre rang du 1 3 août 1 8 1 4, et nommé commandant de Toulon 
d'où il fut obligé de se retirer, toutes les troupes de la gar- 
nison, sous les ordres du maréchal Masséna, gouverneur de 
la 8* division, s'éunt déclarées pour l'usurpateur, et ayant 
arboré le pavillon tricolore, le 11 avril 181 5, dans la ville, 
le port et les forts. Rentré dans Toulon le 28 juillet 181 5, 
il y comprima les malveillants, en expulsa un grand nom- 
bre de brigands révolutionnaires qui s'y éuient réfugiés 
sous la protection du maréchal Brune, successeur de Mas- 



DE LARDENOY. ag3 

séoa; il rétablît r&utorité royale dans cette importante 
place^ et y fit régner la tranquillité. Les habitants de Tou- 
lon ont exprimé, dans une adressée S. M., les sentiments 
de reconnaissance dont ils étaient pénétrés pour cet officier 
général; cette adresse est signée de toutes les autorités ci- 
viles et militaires, et des principaux membres de la no- 
blesse du pays; entr'autres signatures, on distingue celles 
de M. le marquis de Rivière, de M. de Missiessy, brigadier 
des armées du roi, de la Berthonye, maire de Toulon, et 
de tout le corps municipal, etc. 

Sa majesté le roi de Sardaigne ayant mis à la disposi- 
tion du roi une dignité de chevalier grand^croix de l'ordre 
des SsS. Maurice et Lazare de Sardaigne, pour récompenser 
un officier-général français, qui aurait donné de grandes 
preuves de dévoûment à la cause royale pendant la der- 
nière usurpation, le roi a honoré de cette marque éclatante 
de sa satisfaction le comte de Lardenoy, pour la conduite 
honorable qu'il a tenue dans le midi de la France à cène 
fatale époque. (Lettre de S. Ex. M. le duc de Feltre, mi- 
nistre et secrétaire d'état de la guerre, du 2 avril x8i6.) 

Par une ordonnance du 11 avril 18 16, sa majesté a 
nommé le comte de Lardenoy gouverneur de la Guadeloupe 
et de ses dépendances : cette faveur lui est annoncée comnie 
une juste recompense de son constant dévoûment à la cause 
du roi, et une preuve de la haute confiance de Sa Majesté 
dans son caractère, i la fois, ferme et conciliant. (Leure 
de S. Exe. M. le vicomte du Bouchage, ministre et secré-> 
taire d'état de la marineet des colonies, du 23 avril 1816.) 

Le comte de Lardenoy a eu de son mariage : 

1 .* Charles- Anatole de Lardenoy, né au château de 
Termes en 1 784, officier au service de sa majesté 
britannique, mort à Paramaribo, dans la Guiane- 
Hollandaise, le 28 septembre 1804; 

2.* Marie-Aurore de Lardenoy, née à Termes en dé- 
cembre 178 1, morte en avril 1796, à Guernesey. 

3.* Victoire-Olympe de Laidenoy, mariée en Angle- 
terre, à Joseph-Pierre Laurent, marquis de la 
Vergoe-Tressan, seigneur de Montbazin, émigré 
en 1791; 

4/ Honorée-Zoé de Lardenoy, mariée le 29 avril 1 8 1 5 , 
à Charles, comte de Feutras, sous-lieutenant des 
gardes-du<orpsdeS. A. R. Monsieur, frère du Roi. 



286 DE LARDENOY. 

Un certificat, délivré par M. d'Hozier, ancien juge d'ar- 
mes de la noblesse de France, porte que : 

c La maison de Lardenoy, originaire du duché de 
» Luxembourg, a toujours joui des honneurs et privilèges 
» réservés à l'ancienne noblesse, qui était alliée aux plus an- 
» ciennes familles; elle a plusieurs fois justifié la ligne de 
s sa filiation noble, tant pour l'entrée dans les chapitres de 
» Maubeuge, de Remiremont, et des comtes de Lyon, 
3> que pour la réception dans Tordre de Malte, dans lequel 
» ordre fut reçu, en qualité de chevalier, noble Christophe 
» de Lardenqjr de Ville; que messire Philippe-Godefroy- 
» Antoine-Joseph de Lardenoy, baron de 'Termes (cette 
» terre ayant été érigée en baronnie en sa faveur en T770, 
» entra dans les pages de la petite écurie du roi en 1735, 
» et que ledit messire Antoine-Philippe de Lardenoy y 
s fut lui-même reçu en ladite qualité de page, en Tannée 
» 1762. » 

SECONDE BRANCHE. 

Seigneurs de Naomé y enArdennes. 

VIIL Oger-Charles Larûbnois - db-Ville, seigneur de 
NAOMé, Durmon, etc., arrîère-pctit-fils de Florent Lar- 
denois - de - Ville, et de Marguerite de Mouzay, épousa 
Charlotte de Pouilly, dont il eut, entr'autres enfants: 

IX. Le vicomte de Lardenois , seigneur de NAOxé , 
député â Tétat noble du duché de Luxembourg, massacré 
par les révolutionnaires françaisdans son château de Naomé, 
ainsi que son beau-frère le baron de Zroefeld,et son cousin 
le baron de Myon, en haine de leur atuchement au roi, et de 
ce que le vicomte de Lardenois avait été en 1792 à Trêves, 
servir avec la noblesse de Champagne, dans la compagnie 
de son cousin le comte de Lardenois : étant mort sans al* 
liance, en lui s'éteignit la branche des Lardenois^ seigneurs 
de Naomé. 

Louise-Elisabeth-Charlotte de Lardenois, sœur, du pré* 
cèdent, vivante en 1816, a épousé en 1761^ André^ baron 
DE PounxY, seigneur de Cornay, Fléville^ etc.^ dont elle 
a eu lea enfants qui suivent : 

I.* Anselme DE Pouilly, né le 21 février 1771, ofiScier 
au régiment de la Reine, cavalerie, émigré en 1 79 1 1 
qui a fait toutes les campagnes de Tarmce de Coodé, 



D*ANDRÉ 287 

3.* Charles DE Pouilly, né le 25 février 1775, reçu 
comte de Lyon sur ses preuves présentées en 1785 ; 

3. • Louis-Xavier de PoutLLY, né le 14 février 1777, 
reçu, comme son frère, comte de Lyon en 1785 ; 

4.* Louis-Albert db Pouilly^ né le 4 novembre 1779, 
reçu chevalier de Malte^ de minorité, le 23 décem- 
bre 1 785 ; 

5«* Anne-Barbe de Pouilly, née le 1 3 décembre 1767, 
veuve en premières noces, de N. de la Boulaye, 
seigneur de Bois de l'Hor, assassiné dans te pays 
de Luxembourg, et, en secondes noces, du baron 
de Goudenhoven, seigneur d'Aincreville ; 

6.* Charlotte de Pouilly, née le 23 février 1770, 
reçue chanoinesse de Maubeuge le ai juin 1784; 

7.* Marie-JosepheDE Pouilly, née le 4 septembre 1772, 
chanoinesse de Maubeuge le 21 juin 1784; 

8.^ Louise de Pouilly, née le 26 octobre 1782, admise 
chanoinesse de Remiremont, sur les preuves faites 
par ses sœurs, de seize quartiers, huit de Pouilly et 
huit de Lardenois, plus trois ascendants au-dessus 
de la ligne paternelle et de la ligne maternelle. 

Armes: « D*azur, la fasce câblée d'argent. Devise: 
Franc et loyal; supports, deux léopards. » 



D'ANDRÉ, famille originaire de la ville d'Annot, qui 
s'éublit à Aix, il y a près de trois siècles. 

I. Paul d'André, I*' du nom, souche de cette famille, 
épousa; le 6 décembre 1604, Gaspard de Félix, fille de 
noble Philippe de Félix, des comtes du Muy, de Grignan 
et marquis d*01iéres , et de Marguerite de Loques-Puy- 
Michel. 11 en eut: 

II. Balthazard d'André, I*' du nom, reçu conseiller en 
la cour des comptes, le 25 juin 1637. Il épousa Qaudine 
de Signier-Piozin, dont il eut: 

m. Balthazard d'André, II* du nom, conseiller en la 
même cour, marié le 24 septembre 1664, avec Gabrielle 
de Meyronnet. De ce mariage naquirent : 

I .* Paul, dont rahicle suit ; 

3.* Jacques, capiuine d'in&nterie, mort sans pos- 
térité ; 



288 CARRE DE LUZANÇAY ET DE CARREVnXE. 

3,* Catherine, mariée i Jean de Bonet, seigneur de 
Costefrède^ conseiller en la cour des comptes^ fils 
de Pierre de Bonet et de Marguerite de Roque- 
brune. 

IV. Paul d' André, II* du nom^ écuyer, épousa Fraa* 
çoise de Gaufridy, fille .de Jean- François de Gaufridy, 
dés barons de Tréts, conseiller au parlement de Provence, 
et d'Anne de Grasse de Moans, sa seconde femme. Il eut 
de ce mariage: 

I .* Jacques- Joseph, dont l'article suit ; 

a.* Philippe, capitaine au régiment de Médoc, che» 
valier de Tordre royal et militaire de Saint-Louis ; 

3.* Gabrielle-Thérèse, mariée, le i6 février 1755, 
avec Jacques de Clapiers^ V* du nom^ seigneur de 
Colongue, fils de Lazare de Clapiers, seigneur de 
Colongue, et de Françoise de Maurel de Volone. 

V.Jacques-Joseph d'André, était conseiller en la cour 
descomptes en 1757. 

VI. Jean d'André, I** du nom^ domicilié dans la pro- 
vince du Comtat, eut pour fils : 

VIL Jean d'André, II* du nom^ qui s'est établi en 
Russie; il est chevalier de Tordre de Saint-Jean-de- Jéru- 
salem. 

Armes : t D'or, au sautoir de gueules. » 



CARR ou CARRE DE LUZANÇAY ET DE . CAR- 
REVILLE^ Camille noble, originaire de la Grande-Bre- 
tagne , et divisée en plusieurs branches. Les unes exis- 
tent tant en Angleterre , qu'en Ecosse , et les autres 
sont fixées en France depuis plusieurs siècles. 

Ses branches établies dans la Grande-Breugne y sont 
connues sous le 00m de Carr , Carrb , Karr , Karr , 
Karry, Carrey , Carrew; elles reconnaissent toutes, 
pour auteurs les Carr ou Ksrr , ducs de Roxburgh- 

CBSPORD. 

Nicolas Carrb, écuyer, vivait en Angleterre en i37t» 
il signa avec plusieurs grands du royaume» à Wesi- 
munster, le 20 juillet de ladite année 137a, Tacte par 
lequel Edouard III, roi d'Angleterre, donnait i Jean IV, 



CARRE OK LU2ANÇAY ET DE CARREVILLE. %%g 

duc flouv«raia de Bretagne et comte de Montfortj les ville 
et chftteau dé Richemont dans le comte dTorck. 

Thomas Carre, marié avec Marguerite Spencer^ sœur 
d'Henri Spencer de Beaufort^ duc de Sommerset^ eut en- 
tr^autresen&nts; 

Guillaume Carrb de Cocungton, qui épousa vers Tan 
i52o^ Marie de Boulen^ fille de Thomas de Boulen^ lord 
d'Angleterre, comte d^Ormond, chevalier de la Jarre- 
tière, et de Jeanne Clinston. (On sait qu'Henri VIII , roi 
d'Angleterre, épousa Anne de Boulen^ marquise de Pem- 
broocke , laquelle fut mère d'Elisabeth ^ reine d'Angle- 
terre, de glorieuse mémoire; ce qui donne à la maison 
de Carre, une alliance avec la dynastie d' Henri VIII). 

Gratien Carr, ou Carre, sieur de SainNQuentin et de 
Remisny, en Normandie, qui fut lieutenant du seigneur 
d'Aubigny, du nom de Stuart, dont il était parent allié, 
et qui épousa vers Tan 1540^ damoisclle Jeanne Jouvenel 
des Ursins, sœur des baronnes de Bethune et de Renty, 
dont la fille Louise Carr ou Carre, épousa Louis de Harlay, 
sieur de Cely, septième fils de Louis de Harlay, sieur 
de Cely, de Sancy, etc., et de Geneviève de Cœur. 

Le chevalier Carre que la reine Elisabeih, envoya en 
l'aa i585» vers le pape Sixte V, et qui resta en cette qua* 
lité plusieurs années près de ce pape. 

Robert Carre, qui fut garde des marchés d'Ecosse en 
tSgS, 40* année du règne d'Elisalxth; lord Carre Lezington, 
dans le comté d'Yorck en 1622, 19* année du règne de 
Jacques I*% et ensuite duc de Montmoult, en i6^3^ i*^ 
année du nègne de Charles I^, roi d'Angleterre. 

Robert Carre qui^ noble du royaume d' Ecosse fut comte 
de Sommerset, lord d^ Angleterre, chevalier de Fordre 
royal de la Jarretière, grand-trésorier d'Ecosse, etc., et 
qui épousa, en Tannée i6i3, Françoise Howard, fille de 
Thomas Howard , lord d'Angleterre, duc de Norfolck, 
comte de Suffoick, etc. 

Lesquels Carr ou Carre portaient leurs armoiries de 
tnème que les portent lesdits Carre sieurs de CarreviUe et 
de Lusançay. 

La maison de Carre a donné un grand-trésorier d'Ecosse 
et d'Angleterre, dans la personne de Nicolas Carrb ; plu- 
sieurs chevaliers de Tordre royal it la Jarretière et de 
Saint-Georges; des grands-écuyersd^Angleterre; des gou- 
verneurs de provinces et de places militaires; des gêné- 

8. 19 



390 OOIRE DE LUZANÇAT ET DB CARREVOiA 

rauz de terre et de mer; des Jords députés, etc. etc.; 
et a pris des alliances dans les maisons les plus illostrea de 
la Grande-Bretagne. 

De la branche aînée existante en Angleterre éuit M. de 
Carr^ qui s'établit k Monaco^ vers la fin du seizième 
siècle^ et dont les enfants Tinrent se fixer en Provence ; 
leurs descendants furent reconnus et maintenus dans leur 
noblesse d'ancienne extraction du royaume d'Ecosse, par 
l'arrêt de la chambre de réformation de noblesse de ladite 
province, de l'an i66o. De cette branche de Provence 
est issu le chevalier Hercule de ' Carr, ancien capiuine 
au régiment dé Normandie, infanterie, chevalier de l'ofdie 
royal et militaire de Saint- Louis, qui émigra en 1791, 
et qui existe à Poitiers (f8i6) oti il est marié avec ma* 
demoiselle de Vernon^ sœur de madame la marquise de 
Frotuy de la Meslière, et de madame la baronne de 
Saisseval, 

La branche de Luzançay et db Carviixb , établie en 
Bretagne, a fait ses preuves de noblesse^ Fan 1 698, par* 
devant les commissaires - généraux du conseil, députés 
sur le fiiit de la noblesse et des armoiries; et en 1708^ 
pardevant messire Antoine-François Ferrand, commis- 
saire-député par le Roi, pour la réformation de la no- 
blesse en Bretagne. Les titres de cette maison ont été 
vérifiés en 178a, par M. Cherin, généalogiste des ordres 
du Roi. Cette branche est représentée aujourd'hui (18 j6) 
par les quatre enfants de feu messire Charles - Auguste 
Caekb, chevalier, seigneur de Luxançay et du Pou, an- 
cien commissaire de la marine du Roi, et'de dame Anne- 
Elisab^ de Montigny, dame du Thymeur; je les lap* 
porte ici: 

L Messire Nicolas-Charles Caris db Luxançat, chevalier 
sieur de la Hautière et du Pou, né à Lorient, le 25 septembre 
1758; fut nommé par messieurs de la noblesse de Bre- 
tagne extraordinairement assemblés en 1 789, à l'occasion 
du commencement de la révolution, l'un de ses neuf com- 
missaires, poste qu'il occupa constamment jusqu'à rarree- 
tation sacrilège fiiite à Varennes, le 22 juin 1791, de Sa 
Majesté le roi Louis XVI. Après quoi, il fut se réunir 
où l'honneur et le devoir appelaient la noblesse et tous 
les vrsis et fidèles français^ aux armées rovales» soua k 
commandement de leurs altttses royales les Frioces, finèrct 



CARRE DK LUZANÇAY ET DE CARREVILLE. 29 1 

de Sa Majesté* Il servit à ces armées dans la compagnie^ 
n.* 4, du corps de la marine royale de France, com- 
mandé par M. le général comte d'Hector, lieutenant-gé- 
néral des armées du Roi, ensuite dans les compagnies 
nobles de Bretagne, commandées par M. le mariuis de 
la Portevézine, officier-général de la marine royale, et 
enfin, comme aide-de-camp de M* le général comte 
d'Hector, qu'il accompagna en cette qualité lorsqu'il passa 
en 1 794, en Angleterre. 11 a épousé, par contrat passé en 
l'étude de M* Guillet, notaire à Nantes, le 14 mai 181 1, 
noble demoiselle Marie Binet de Jasson, née à Nantes, le 
3i mars 1784, fille de messire Jean-Marie- Philippe Binet 
de Montifroy-Jasson, chevalier, marquis de Jasson^ sieur 
du Ponceau, delà Bourgonnière, et autres lieu3(j ancien 
écuyer du Roi, lieutenant-colonel d^infanterie, et cheva- 
lier de Tordre royal et militaire de Saint - Louis, et de 
dame Marie-Angélique le Long de Grandiieu , et petite- 
fille de feu messire Jean-Marie-Victor Binet de Montifroy- 
Jasson, chevalier, comte' de Jasson, sieur de Matnoe, de 
Vigneu, de la Blottière, du Boistillac, du Pèlerin, et autres 
lieux, qui fut successivement lieutenant aux Gardes-Fran- 
çaises chevalier de Tordre royal et miliuire de Saint- 
Louis, et gfand-bailly d'épée, et commandant de la no- 
blesse au Comté-Nanais, en Bretagne. De ce mariage sont 
issus: 

t .* Nicolas-Pierre- Victor Carre de Ltuançay^ né i 
Nantes, le 1 3 septembre 1 81 a ; 

2.* Charlefr-Henri-Philippe Carre, chevalier de Lu- 
zançay, né à Nantes, le i*' février 18 16; 

3.* Marie-Elisabeth Carre de Luzançayj née à Nantes, 
le 7 juillet 1814. 

IL Pierre-Antoine-François-de-Salles Cirre , cheva- 
lier DR LuzANÇAY, né à Lorient, le 4 mai 1766; fut après 
ses preuves de noblesse, sur titres vérifiées, certifiées au 
Roi, le 7 mai 1782, par M. Bernard Cherin, écuyer, 
généalogiste, des ordres du Roi, re^ aspirant-garde de la 
marine du Roi, au département de Brest, ensuite suc- 
cessivement garde de la marine en 1783, élève de la 
marine première classe en janvier 1786, lieutenant des 
vaisseaux du Roi du 25 octobre 1789, chevalier de Tordre 
royal et miliuire de Saint-Louis, par brevet du i5 juin 
1791 ;fit, embarqué en 1791 sur la frégate du Koi L'Es^ 



2g2 CARRE DE LUZESnÇAY £T DE CARREVILLE. 

pérance, le voyage autour du monde et fut i la recherche 
de la Peyrouze, expédition ordonnée par Sa Majesté le 
Roi Louis XVI, de sainte et immortelle mémoire, sous 
le commandement de M. le comte d'Entrecasteaux-Brunj ; 
enfin^ en 1814, pensionné par S. M. le Roi Louis XVIII, 
avec le brevet de capitaine de ses vaisseaux. Il a épousé, 
par contrat passé en Tétude de M* Guillet, nouirei 
Nantes, le i3 avril 1807, noble demoiselle Suzanne- 
Gabrielle-Joséphine-Marie de la Poéze, dame du Puyset, 
née au château de la CoUessière^ le 27 mars 1790, fiUe 
de feu messire Réné-François^Aimé delà Poêze, cheva- 
lier, sieur de la Collessière, et autres lieux, et de dame 
Marie-Rénée«Ambioisine des Pbrtes Saint-Pére. De ce ma* 
riage sont issus : 

1/ Nicolas- Louis- Adolphe Carre de Luzançay du 
Puyzet, né à Nantes, le 7 avrii 181 1 ; 

2.* Charles- Pierre- Joseph Carre, chevalier de Lu- 
zançay du Puyzet, né à Nantes, le 17 avril 181 5 ; 

3.*Ambroisine-VictorineCarrede Luzançaydu Puyzet, 
née à Nantes, le 12 novembre 1808. 

III. Antoinette-Charlotte- Laurence Carre de Luzançay , 
née à Lorient, le 26 mars 1760'; mariée, par contrat 
passé en l'étude de M* Foucaut-de-Pa'vcnt, notaire royal 
à Paris, le 24 octobre 1784, et par dispenses du pape, 
à son cousin- germain maternel, messire Jacques-Jé- 
rôme-Antoine Trublet, écuyer, sieur de la Villejégù, 
chevalier de Tordre royal et miliuire de Saint-Louis, 
lieutenant en juillet 1784, et depuis capiuine des vaisseaux 
du Roi, d'une famille noble de Bretagne, fils de Michel 
Trublet, écuyer, sieur de la Villejégù, de la Flaudaye, 
etc., ancien capitaine des vaisseaux de la compagnie 
royale des Indes, et de dame Anne-Marguerite-Antoi^ 
nette de Montigny. De ce mariage sont issus : Joseph-Coos- 
unt Trublet, écuyer, sieur de la Villejégù, né à Rennes, 
en 1802, et deux demoiselles. 

IV. Emilie^Constance-Elisabeth Culbb ob LmANçaT, 
née à Lorient, le 26 mai 1761 . 

D'une autre branche de cette famille, issue d'un frSre 
puîné de feu messire Nicolas Philippe Carre de Luzançay, 
écuyer, sieur de la Hautière, etc., en son vivant, com- 
missaire-général et ordonnateur de la marine du Roi, i 
Nantes, aïeul des susdits, sont issus par les femmes ! 



DE MONGEOT. 3g3 

i«* Le baron duBouzet, né en avril 1769, officier 
dans le régiment de Bourbon , infanterie , en 1788 ; 

Et $on frère , dit le vicomte du Bouzet , né en juin 
1776 ; tous deux enfants de messtre Armand- Jean- 
François du Bouzet , chevalier^ comte du Bouzet , 
ancien lieutenant-colonel du régiment d'Eu » infan- 
terie, et chevalier de Tordre royal et miliuire de 
Saint-Louis , d'une famille noble de Languedoc , 
et de demoiselle Anastasie-Marie-Tbéràse Carre de 
BriUy^décéâée en novembre 1781 ; 

3.* Madame de Belcastel , née de Gavarret , en avril 
1781 « fille de feu messire Pierre de Gavarret, 
chevalier , marquis de Gavarret , en Gabardan ; an- 
cien colonel d'infanterie , et chevalier de Tordre 
royal et militaire de Saint-Louis , d'une famille 
noble du Languedoc , qui a donné un grand-prieur 
de Toulouse , dans Tordre de Malte , en Tannée 
1 3 33 , et de demoiselle Louise-Céleste-Emilie-Thé- 
rèse Carre de Brilly. 

Armes : c Des Carr , ou Carre de Luzancay , sieurs de 
CarreviUe , de la Hautière , de Brilly et de Coulanges : 
D'azur, au chevron d'argent chargé de trois molettes 
d'éperon de gueules ; au franc canton d'or , chargé d^un 
lion du troisième émail; Cimier, un soleil d'or, avec 
la devise : Nusquam devius. Quelques-uns ont pris aussi 
pour devise: Nullibi solidius; pour supports, deux 
lions d'or. Quelques-uns ont pris aussi pour supports , 
i dextre , une licorne d'argent accomée de sable ; et à 
sénestre, un lion de gueules, couronné d'une couronne 
de comte, d'or ■• 

Cet armoiries ont été enregistrées , à T Armoriai et No- 
biliaire général de France, en 1698; d'après l'ordonnance , 
à ca sujet, de messieurs les commissaires-généraux du con- 
seil sur le dit de noblesse et des armoiries. On les trouve 
aussi inscrites dans le Promptuaire-Armorial général de 
Jean Boisseau , imprimé in-fbl. , à Paris , en i658« 



MONGEOT D-HERMONVILLE ET DE CHRISTON, 
famille noble originaire de Champagne. 

I. Pierre db Mongeot, écuyer, sieur de Saucourt, est 



294 I>£ MONGEOT. 

mentionné dans un aae du 5 décembre iSaS , tous le aoel 
de la prévôté de Wassy ; il eut pour fils : 

II. N.... DE MoNGEOT» dont le nom de baptême n'est 
pas connu , mais il est personnellement mentionné dans le 
cartulaire de la fabrique de la paroisse de Saint-Laurent de 
Vaucouleurs ; il laissa les enfants qui suivent : 

I •* Jean de Mongeot , l^ do nom, écnyer , sieur du 
Prétranché et de Sompsois ; prévôt pour le roi , en 
la vicomte de Vaucouleurs , était mort dès Fan 1 576 ; 
ce qui est prouvé par une inscription que l'on a 
trouvée dans Téglisede Notre-Damede Vaucouleurs^ 
avec un écusson aux armes de ladite famille ; cène 
inscription portait : Ç/' gît noble JehamMangeai, 
en son vivant prévost de Vaucouleurs, qui très- 
passa le 12 jour d'aoust tSjô. Prie^ Dieu pour 
son âme. Il avait épousé , le 1 1 juin i538 , Jacquette 
le Boucherat , fille de noble Pierre le Boucherat ; et 
deN...Govet; 

2.* Didier, dontl'anide vient : 

m 

III. Didier db Mongeot» écuyer ^ seigneur de Saint- 
Vrain , laissa les enfiints qui suivent : 

f .• Pierre de Mongeot ^ écuyer, prévôt de Vaucou- 
leurs, mort le i3 mars 1574, avait épouse Jeanne 
Franche , de laquelle il ne laissa point d*enfants » et 
qui se remaria à Christophe Tbomassin , écuyer , 
seigneur de Humbrescœur ; 

2.* Christophe , dont l'article viendra ; 

3.* Jean, écuyer, qui reçut en partage, le 4 octobre 
1587 , le fief de RoUecombois ; 

4.* Renée , mariée à Claude de Bar ^ écuyer, seigneur 
de Vitry-la- ville et de Vély ; 

5.* Catherine, mariée à Jean de Salles, chevalier, 
seigneur de Gombervauz. 

IV. Christophe de Mongeot, I* du nom , écuyer^ sieur 
du Prétranché et de Sompsois, épousa le 22 juin i586, Ni- 
cole Clément , fiUe de noble Jacques Qément , seigneur de 
l'Épine , bailli de Chfiloos , et de Marie Dominé; il tesu le 
16 février iSçi , et laissa les enfants qui suivent : 

I •• Jacques , dont l'article viendra : 
2.* Marie , qui épousa 1 .* N... Leclerc ; 2.* Pierre Lal- 
lemant , &uyer , seigneur de Lestrée. 



DE MONGBOT. SçS 

V. Jacquet db Monobot , ëcayer , seigneur de Saint- 
Eapbiaise et de Prétranché, épousa i Reims, le 6 février 
i6i i| Elisabeth Béguin , fille de Jean Béguin , seigneur de 
Cbâlons^ur-Vesle ,et de Nicole de Paris ; il laissa de son 
mariage : 

1/ Pierre de Mongeot, seigneur de Saint-Euphraise ; 
2.* Christophe II j dont l'article viendra; 
3«* Jean, prieur et seigneur de Trouhault j 
4** Nicole j femme de Claude de Linage , écuyer ^ sei- 
gneur de deniers. 

VI. Christophe DB Mongbot , II* du nom , écuyer^ sei- 
gneur d'Aguillecourt et autres lieux , épousa , le 1 2 sep- 
tembre i655 j Marie Marlot, de laquelle il eut : 

I.* Jean II, qui suivra : 

2.* Jacques-Christophe de Mongeot, écuyer, seigneur 
de la Bouteillerie et d'Aguillecourt, né le 2 septem- 
bre 1662, capitaine dans le riment du roi en 1696, 
a laissé de Marie de Paris, son épousé : i / Jean- 
Baptiste, qui fut chevau-iéger de la garde du roi ; 
2.* Jacques-Christophe, brigadier des cbevau- 
légers , chevalier de l'ordre royal et milittire de 
Saint-Louis, qui a laissé plusieurs enCints, dont un 
fils » élève de l'école royale et militaire, sous-lieu- 
tenant au régiment de Provence, émigré en 1 79 1 ; 

3.* Jean-Joseph^ prieur et seigneur de Trouhault^ et 
de Notre-Dame d'Y ; 

4.* Nicolas-Claude de Mongeot, écuyer^ seigneur de 
Champagne , chevalier de l'ordre royal et militaire 
de Saint-Louis;ilfut maintenudans sa noblesse par 
M. de Lescalopier^ intendant de Champagne, en 
1718 ; il était capitaine dans le régiment du roi, in- 
fanterie , en 1695. II épousa Madeleine Regnart « 
dont il eut : i.* Jean-François de Mongeot, écuyer, 
seigneur de Champagne, capitaine au régiment de 
S^^ur ,*in£intcrie , chevalier de Tordre royal et 
miliuirede Saint- Loui^ 2.* Antoine-Nicolas, prieur 
et seigneurjde Trouhault; et 3.* Françoise Magdelier; 

5.* Remiette de Mongeot, mariée à Jean-Baptiste Pi* 
cot, baron de Couvray ; 

6/ Marie-Anne,fsmme de Joseph Gooqucbert, dcur 
de Bolaitt ; 

7.* Amie-Remietie de Mongeoc, nvante eo 1703. 



296 DE MONOEOT. 

VII. Jean db Mohgbot, II* da nom^ seigneur de Cbé- 
niers, d'Hermonville , de Toussicourt et autres lieux , fut 
gentilhomine de la vénerie du roi| le i*' septembre 1691. U 
obtint un jugement de maintenue de noblesse d'ancienne 
extraction, de M. Larcher, intendant de Champagne le 
25 juin 1698^ et avait épousé , le 14 juin 169a , Jeanne- 
Remîette Ravineau de Toussicourt, de laquelle il eut ; 

I .* Jacques-Christophe, dont rartide suivra ; 

2.* Remiette, mariée le 27 février 1731, avec Félix- 
Roland de VrevinSy seigneur de la Grange-aux* 
Bois ; 

3.* Anne, née le 17 juin 1701. 

VIII. Jacques-Christophe ns Mongeot, écuyer, sei- 
gneur d^Hermonville, maréchal-des-logis des chevau-lé- 
gers de la garde du roi, mestre de camp de cavalerie^ 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis , a 
épousé, le 21 mars 1734, Bénigne- Henriette- Angélique de 
Champagne, dame de Leuse, fille de Henri-Claude de 
Champagne, vicomte de Coudry, major du régiment 
d'Hartus, cavalerie, et de Marie-Françoise de Saint* 
Maurice ; de ce mariage vinrent : 

j.° Marie-Louis-Nicolas de Mongeot, chevau-léger 
de la garde du roi, capittine de cavalerie, cheva- 
lier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, 
marié à Elisabeth de la Salle, de laquelle il eut un 
fils unique, nommé Henri-Louis- Jean-Baptiste, 
lieutenant au régiment de Penthièvre, infanteriet 
émigré* en 1791, qui a fait la campagne de 1793, 
dans la compagnie noble de Champagne; il s'est ma- 
rié à N.... de Bignicourt, dont il a une demoiselle 
nommée Félicité; 

2.* Anne-Nicolas, dont l'article viendra ; 

3.* Remîctte-Henriette ; 

4.* Françoise-Louîse-Angelique. 

' ^IX. Anne-Nicolas De Mongbot, sieur d'Hermonville, né 
le 5 ievrier 1746, élève de l'école royale et militaire, che- 
valier novice de Saint-Lazare et de Notre-Dame de Mont- 
Camxel, était chevau-léger de la garde du roi, re'formé 
avec le brevet de capiuine, lorsqu'il émigra en 1 791. 11 fit 
la campagne de 1792, sous les ordres des princes, en qua- 
lité de brigadier de la première compagnie noble d'ordon- 
nance. Il -est mon enr )6o6, chevalier de. Tordre toyal et 



DE BARBEYRAC 397 

militaire de ScinvLouis ; il «vaît épousé Marguerite-Per* 
netie-Gtbrielle Pereoet, de laquelle il laissa : 

X. Henri*Nicolas de Mongkot-d'HermonvillEj écuyer^ 
né à Reims le 17 juillet 1770, officier au régiment de royal 
Auvergne, a émigré en 1791, fait la campagne dans la i'* 
compagnie noble d^ordonnance ; il a donné des preuves de 
son dévoûment à Tauguste maison des Bourbons à l'époque 
de la première et de la deuxième restauration ; et des cer- 
tificats authentiques des premières autorités^ qui nous ont 
été mis sous les yeuz^ prouvent que la commune de Cham- 
pigneul, dont il est maire depuis huit ans, doit à ses soins 
et à ses sacrifices personnels , d'avoir été préservée de 
beaucoup de malheurs et de vexations (ce sont les propres 
expressions du certificat du préfet). Par ordonnance du 
31 février i8i5, S. M. Louis XVII I, Ta autorisé k joindre 
le nom de Christon à celui de Mongeot, son épouse Marie- 
Louise -Marguerite, étant la fille unique de Louis- François 
Marchant de Christon, lieutenant au régiment de Flandres, 
infanterie, émigré, adjudant de la légion de Rohan, fusillé 
k Quiberon; et de Marie-Charlotte d'Argent; de ce mariage 
sont issus : 

* 

r.* Alphonse de Mongeot de Christon » n^ le 1 1 no- 
vembre 1 808 ; 

a.* Anastasie de Mongeot de Christon, née le 1 1 no- 
vembre 1806 ; 

3.* Blanche de MongeotdeChriston, née le 18 janvier 
1810. 

Armes : « D'azur, à trois glands d'or^ surmontés d'une 
coquille d'argent, b 



BARBEYRAC ou BARBEIRAC, marquis ds Saint- 
Maurice, en Languedoc, maison ancienne, originaire du 
Haut-Languedoc, oti elle possédait autrefois la seigneurie 
du lieu de Barbeyrac, près de Carcassonne. On trouve les 
seigneurs de cette maison dans.lei actes les plus anciens de 
cette province. 

Bérenger de Barbeyrac, assisu comme témoin i Facto 
d'union de l'abbaye de Saint-Gilles à celle de Clugny, en 
1066. (Histoire de Languedoc, tome II, preuves, p. 255)« 

Ennengaud de Barbeyrac fut compris dans l'acte de sou«- 
miswm des nobles du comté de Cafcassonne, rebelles au 



ag» DE BARBEYRAC 

vicomte Bernard Atonea ii4i, Guillaume et Xabert de 
Barbeyrac son frère» furent témoins i un acte ooDcemaiit 
Raimond Trencavel, en ii53. (Ibidem, tome 11^ preuTes» 
pag. 428 et 544.) 

Raimond Ermengaud de Barbeyrac^ qualifié chevalier, 
préu serment en cette qualité, ainsi que Xaben de Bar- 
beyrac, et Arnaud-Guillaume son frère« en faveur du fils, 
du vicomte Roger en 1 19 t. Il fut témoin à l'acte par lequel 
le vicomte de Beziers substitue ses biens au comte de Foiz 
en 1224. {Ibidem, tome III, preuves, p. 170 et 390.) 

Xabert de Barbeyrac fut présent, avec le vicomte de Caa- 
telnaUy au contrat de mariage de Jacques, infiint d'Am- 
gon, avec Esdarmonde, fille du comte de Foiz, en 1275. 
De Xabert de Barbejrrac était issu Jacques de Barbeync, 
qui suit^ depuis lequel nous rapporterons la filiation. 

I. Jacques de Barbeyrac, est mentionné comme père 
de noble Giraud de Barbeyrac, damoiseau, dans un hom- 
mage du 27 mars 1 372. 

II. Guiraud os Barbeyrac, damoiseau, rendit hommage 
au roi le 25 février 1389, pour des fiefs situés à BarbeyrK 
et à Milhes. Il rendit un second hommage la même année 
1389. Il fut père de Roger qui suit. 

III. Roger DE Barbeyrac donna pouvoir pour rendre 
hommage en son nom pour un fief lui appartenant, le 18 
mai 1425. 

IV. Antoine de Barbeyrac, petit-fils de Guiraud , da- 
moiseau, se maria i Saint-Barthdemy de Meil, en Vivarais, 
le 25 octobre 1490. Dans son contrat de mariage, il est dit 
fils de Roger. Il s'établit en Provence sur la fin du quinzième 
aiècle, et il est qualifié dans un ancien acte, issu d'une 
maison très-antique et d'ancienneté fort noble. Le ae^gneur 
de Barbeyrac, son cousin, fut compris dans le rôle du bta 
et arrière-ban de la sénéchaussée de Carcassonne en iSig. 
Antoine eut pour fils : 

I .* Guillaume, dont l'article auit : 

2.* Barthélemi de Barbeyrac, qui forma la branche 
établie à Saint-Martin de CastiUon, diocèse d'Apt, 
d'où sortirent deux autres branches, dont Tune a'étei- 
gnit par la mort d'Etienne de Barbeyrac^ écaycr, 
marié en 1619, avec demoiselle SybiUa de Bagoci, 
fille de noble Pierre de Bagnet, écuyer, daoa le 



DE BARBBYRAC 2gg 

Comtat-Venaissin ; et l'autre prit fin dans la per- 
sonne de noble Georges de Barbeyrac, marié le ao 
janvier 1664, avec Marie de Orossy, fille de noble 
Antoine de Grossy, et de demoiselle de Staveneau^ 
de la ville d'Apt, mort à Viens^ sans laisser de pos- 
térité. 

V. Guillaume dr Barbbyrac, passa plusieurs actes en 
Provence en 1544 ^^ i566. Il eut de son mariage avec de- 
moiselle Esprit DuboiSy Jean, qui suit : 

VL Jean de Barbeyrac, gouverneur de Viens, fut marié 
le la septembre ïSji, avec Marguerite de Blain, fille de 
noble Jean de Blain, de la ville de^Manosque. Il fut tué au 
service du roi en iSgi. Il eut pour témoin de son mariage 
Gaspard de Barbeyrac^ seigneur de Ranques, si connu 
dans les guerres de religion sous le nom de Ranques, 
Celui-ci fut, d'après tous les historiens du temps, Tun des 
chefs les plus distingués du parti protestant ^ et l'homme 
de confiance du prince de Condé dans toutes ces guerres. 
Il s'empara de File d^Oléron en i585, et en fut nommé 
gouverneur. Après la paix signée par Henri IV, il sortit de 
France pour cause de mécontentement et se retira en Prusse, 
oti Ton ignore si la descendance a été continuée jusqu'à nos 
jours sous le nom de Barbeyrac ou celui de Ranques. Il 
s'éuit marié avec Louise Dupuy-Montbrun. (Histoire de 
France, par Jean de Serre, tome I, p. 81 3. — De Thou, 
p. 384 et suiv. — D'Aubigné, chap. 11^ intitulé^ Siège de 
Brouage, tome III, p. lab et 21 5.) Jean de Barbeyrac eut 
quatre enfants : 

I.* Henri» dont l'article suit; 

a.* Jacques, 3.* Hercule, 4*. Pierre de Barbejrrac, 

écuyers, qui transigèrent avec leur frère aîné le 

34 novembre 1621. 

VII. Henri de BARBEvaxc, écuyer, fut institué héritier 
de la dame Qaude de Blain, sa tante, veuve de noble Ber- 
nardin de Pontis, seigneur d'Horties, le 9 février 1608. II 
obtint du parlement de Grenoble, par un arrêt du ao mai 
1659, la restitution d'une propriété acquise par noble Guil* 
laumede Barbeyrac son aïeul. Il fut marié le a juin 1634, 
avec demoiselle Julie de Baille, fille du capitaine Charles 
de Baille, de la ville de Seyne. Il eut de son mariage : 

a 

I.* Jean de Barbeyrac, écuyer, qui forma en Pro* 



300 DE BARBEYRAC 

yencd une seconde branche dont la noblesse fut 
reconnue par les commissaires du roi « chargés de 
la vérification des titres de noblesse dans cette pro- 
vince, et qui subsista jusqu'en Tannée 1774, époque 
du décès de noble Jean-Henri de Barbejnrac^ écuyer, 
le dernier de cette branche, mort à Céreste, sans 
avoir été marié, après avoir institué le baron de 
Castelet, héritier de tous ses biens ; 

2.* Charles de Barbeyrac, marié à Montpellier, dont 
l'article suit ; 

3.* Antoine de Barbeyrac, marié à Beziers, avec de* 

moiselle de Gelly, sorti de France après la révo- 
cation de redit de Nantes, père du célèbre Jean 
Barbeyrac, si connu dans toute l'Europe par ses 
ouvrages sur le droit public, et l'un des savants les 
plus distingués qu'ait produits cette famille. (Voyez 
son article et celui de Charles Barbeyrac dans le dic- 
tionnaire de Moréri, et dans tous les dictionnaires 
des hommes illustres. ) 

4.* Jaquelin de Barbeyrac, non marié. 

* 

VIII. Charles de Barbeyrac, fut marié le a mai i656, 
du consentement d'Hercule de Barbeyrac, écuyer, son on- 
cle, avec demoiselle Catherine de Brueys. Il fut nommé 
tuteur de nobles Henri et Antoine de Barbeyrac ses ne- 
veux, le 22 septembre 1664. Il eut de son mariage Henri, 
qui suit. 

IX. Henri de Barbeyrac, seigneur de MaureiUan, ren- 
dit hommage pour les fiefis qu'il possédait dans le comté de 
Mauguio, le 1*' juin 171 1. Il fut maintenu dans son an- 
cienne- noblesse par jugement de M. de Lamoignon de 
Baville, intendant de Languedoc, le 20 août 1716. Il eut 
de son mariage, avec demoiselle Charlotte de Paul : 

I.* Antoine, seigneur de Saint-Maurice, qui suit ; 
2.* Charles^ sieur de Maureillan. 

X. Antoine dr Barbeyrac, seigneur de Saint-Maurice, 
fut marié le 10 février 1719, avec Gabrielle de Benoit de 
LApninarède, fille de Philippe de Benoit, seigneur de 
Laprunarède et de Catherine de Ginestous. 11 institua son 
fils aîné héritier de tous ses biens, par acte du 4 juin 1728. 
Il eut pour enfants : 

I .* Antoine, marquis de Saint-Maurice, qui suit; 



DE BARBEYRAC. 3oi 

2.^ Charles^ seigneur de Souvigné^ qui a fait la bran- 
che de Souvf gné, rapportée ci-après ; 

3.* Antoine-Jean^ chevalier de Laprunarède^ capitaine 
au régiment de Flandres, chevalier de Tordre royal 
et militaire de Saint-Louis^ mort sans avoir été 
marié; 

4.* François, comté de Saint- Maurice^ qui a fait la 
branche de Terrefort, rapportée ci-après ; 

5.® Marianne-Gabrielle, religieuse au couvent de 
Sainte-Catherine^ à Montpellier, ordre de Saint- 
Dominique. 

XI. Antoine de Barbeyrac^ marquis de Saint- Maurice, 
seigneur de Saint-Aunez, Laprunarède^ le Castelet, 
Bosgros^ la Dominicature, les Bàrbolennes^ le mas d'Au- 
trivenc et la Cisternette^ fut marié le i5 novembre lySr, 
avec Marie-Anne- Angélique -Antoinette de Saîntaurant, 
fille de Jean-Claude de Saintaurant, seigneur de Casalis, 
conseiller à la cour des comptes, aidés et finances de Mont- 
pellier, et de Marie de Pujol de Beaufort. Il obtint du roi, 
au mois de mai lySS, l'érection de ses terres en marquisat, 
sous le nom de marquisat de Saint-Maurice^ en considéra- 
tion de TancieiMieté de sa noblesse et des services de sa fa- 
mille. Ces lettres-patentes furent enregistrées au parlement 
de Toulouse, à la cour des comptes, aides et finances de 
Montpellier, et au bureau des finances de la même ville, 
les 17 et 29 août et i^' septembre de la même année. Il 
eut de son mariage : 

I .• Charles-Marie, qui suit : 

2.* Jean-Joseph-Martin, seigneur de Journac, qui a 
formé la branche de Journac, rapportée ci-après ; 

3." Joseph-Henri, chevalier de Saint-Aunez de Saint- 
Maurice, successivement officier, au régiment de 
Vivarais, émigré en 1791, capitaine dans la légion 
de Montalembert, chevalier de Tordre royal et mi- 
litaire de Saint- Louis et de la légion d'honneur, a 
servi avec distinction dans les armées du dehors et 
dans la dernière campagne du Midi, et réside aujour- 
d'hui à Montpellier ; 

4.® Elisabeth- Adélaïde mariée le i5 février 1786, 
avec messire Auguste-Marc- Antoine dé Sambucjr, 
- ^ baron de Sorgues ; 
* 5.* Maric-Gabfrielle, mariée, le 19 novembre 1784, 



3o4 ^^ BARBEYRAC 

2/ Zoé de Barbeyracde Saint-Maurice, néèea 1793, 
mariée à messire le comte Françoia-Lcbn de Mor« 
nac, son cousin, chevalier de Tordre royal et mi- 
litaire de Saint-Louis ; 

3.* Joseph de Barbeyrac, comie de Saiat-Maurice^ né 
en 1796, capitaine-lieutenant au second régiment 
d*inËainterie de la garde royale ; 

4.* Gustave de Barbeyrac de Saint-Mauricei né en 
1798, sous-lieutenant dans la légion de l'Orne. 

QUATRIÈME BRANCHE. 

Seigneurs de Joumac. 

XII. Jean - Joseph - Martin de Barbeyrac - de - Saint 
Maurice^ second fils d'Antoine, marquis de Saint-Mau- 
rice, est devenu seigneur de Journac, par testament de 
feu messire Jacques de Massauve, seigneur de Joumac, du 
4 avril 1780. U a été successivement capiuine dans le ré- 
giment de Vivarais, écuyer de Madame, comtesse d'Ar- 
tois, chevalier de Tordre royal et militaire de Saint-Loôis. 
Il est entré aux états de Languedoc comme envoyé de la 
noblesse pour la baronnie de Tornac, en. l'année 1 786, après 
avoir fait ses preuves d'ancienne noblesse, exigées par le 
règlement des états, qui ont été admises par délibératioa 
du 9 décembre de ladite année. Il s^est marié à Montpellier 
le 9 janvier 1792, avec denaoiselle Henriette-Jeanne-Alis 
de Bosç, fille de messire Heori-François-Edenne de Boac^ 
ancien conseiller, à la cour des compter, aides et finances de 
Montpellier, et de dame Jeanne-Marie de Scguin-Vassieax. 
Il a eu de son mariage : 

I.* Casimir-Mariede Barbeyrac-Saint-Maurice, entré 
dans les chevau-legers de la garde du roi, le 6 juil- 
let 1 8 14, aujourd'hui (i 8 1 6), lieutenant dansles chas- 
seurs des Vosges, chevalier de la légion d'honneur; 

2 .* A ntoine-Casimir-J ulcs de Barbeyrac-Saint-Mauricc» 
sous-lieutenant dans la légion de l'Hérault ; 

3/ Adèle^Alix-Sidonie , et Eugénie de Barbeyrac* 
Saint-Maurice. 

Armes : < De gueules, au cheval gai d^argent; au chef 
cousu d*azur, chargé d'un croissant d'argent, acosté de 



DE BARBEYRAC Soi 

liuire de Stint-Loois. Il le maria à Saintes, avec demoi- 
telle Angeltque-Pauline de Beaucbamp. Il eut de son 
mariage: 

: .* François- Alexandre, qui suit ; 
a.* Pauline-Sophie , mariée à M. le chevalier de 
Touzalin, d*une ancienne noblesse de Poitou. 

• 

XII. François Alexandre dk Bàrbbyrac, comte de 
Saint-Maurice^ successivement garde de la manne au dé- 
partement de Rocbefort^ et émigré en 1791J a servi dans 
la compagnie des gentilhommes de Saintonge, sous les 
ordres des princes français. Il s'est marié à Orléans, en 1810^ 
avec demoiselle Aglaé de Neuvy, dont il a : 

t.* Charles-François, né le 2 novembre 181 1 ; 
2.* Marie-Thérèse- Anne ; 
3.* Pauline-Félicie, en bas âge. 

TROISIÈME BRANCHE. 

Seigneurs de Terrefort. 

XI. François bb Barbeyrac, comte de Saint-Maurice, 
troisième frère d'Antoine, marquis de Saint-Maurice, sei- 
gneur de Terrefort et de Fougères en Saintonge, fut suc- 
cessivement capitaine dans le régiment de Brissac, et che- 
valier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis. Il est 
mort à Saintes en 1788. Il s'était marié à Saintes, en 1760, 
avec dame Murie^Françoise Leberton de Bonnemie, veuve 
de messire Michel-César Boscat de Real, comte de Mornac, 
dont il eut deux enfants : 

r.* Marie-Alexandre, qui suit ; 
3/ Marie-Louise-Charlotte, mariée à messire le vicomte 
Michel du Bouzet. 

XII. Marc- Alexandre db Babbbtbac - de - Saint-Mai;* 
BiCE, lieutenant de vaisseau du roi au département de 
Rochefort, est mort en 1799. Il avait été marié en 1790, 
avec demoiselle Marie-Charlotte Huon de Rosnes, dont 
il a eu quatre enûints : 

t.* Lydie de Barbeyracde Saint-Maurice, née en 1791^ 
mariée, en 181 a, à messire Nicolas Letorsde Lar- 
ray, lieutenant-colonel de cavalerie , chevalier de 
Tordre royal et miliuire de Saint-Louis, officier de 
la légion d'honneur ; 



3o4 ^^ BARBEYRAC 

2.*2oé de Barbeyracde Saint-Maurice» née en 1793, 
mariée à messire le comte Françoia-Lé9a de Mor« 
nac, son cousin, chevalier de l'ordre royal et mi- 
litaire de Saint-Louis ; 

3.^ Joseph de Barbeyrac, comie de Saint-Maurice^ né 
en 1796, capitaine-lieutenant au second régiment 
d'infanterie de la garde royale ; 

4.* Gustave de Barbeyrac de Saint-Mauricei né en 
1798, sous*lieutenant dans la légion de TOrne. 

QUATRIÈME BRANCHE. 

Seigneurs de Joumac. 

XII. Jean - Joseph - Martin de Barbeyrac - de - Saint 
Maurice, second fils d'Antoine, marquis de Saint^Mao- 
rice, est devenu seigneur de Journac, par testament de 
feu messire Jacques de Massauve, seigneur de Journac, du 
4 avril 1780. Il a été successivement capitaine dans le ré- 
giment de Vivarais, écuyer de Madame, comtesse d'Ar- 
tois, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Loôis. 
Il est entré aux états de Languedoc comme envoyé de la 
noblesse pour la baronnie de Tornac, eni'année 1786, après 
avoir fait ses preuves d'ancienne noblesse, exigées par le 
règlement des états, qui ont été admises par délibératioa 
du 9 décembre de ladite année. Il s^est marié à Montpellier 
le 9 janvier 1792, avec demoiselle Henriette-Jeanoe-Alix 
de Bosç, fille de messire Heori-François-Edenne de Bok^ 
ancien conseiller, à la cour des compter, aides et finances de 
Montpellier, et de dame Jeanne-Marie de Sc^in-Vassieax. 
Il a eu de son mariage : 

I.* Casimir*Marie de Barbeyrac-Saint-Maurice, entré 
dans les chevau-legers de la garde du roi, le 6 juil- 
let i8i4,aujourd'hui(i8i6},lieutenant dansles chas- 
seurs des Vosges, chevalier de la légion d'honneur; 

2 .* A ntoi ne-Casimir-J ulcs de Barbeyrac-Sai nt-Maurice, 
sous-lieutenant dans la légion de THérault ; 

3/ Adèle-Alix-Sidonie , et Eugénie de Barbeyrac* 

Saint-Maurice. 

Armes : < De gueules, au cheval gai d^argent; au chef 
cousu d*azur, chargé d'un croissant d'argent, aoosté de 



DE BRAGELONGNE. 3o5 

deux étoiles d'or; couronne de marquis^ supporu deux 
lions. » 

Nota. Inde'pendamment des ouvrages cités ci-dessus, 
voyez sur cette maison l'Histoire de Languedoc^ tome IV , 
page 22; tome V preuv. , page 85. — Archives de «a 
chambre des comptes de Montpellier, n^ 6 fol. pi ^ 94, 
i53 et sutv. — Histoire des Guerres civiles de France, par 
Davila. — Histoire des Choses Mémorables, par Pierre 
Mathieu. — Journal du règne d'Henri III . par Létoile. » 
Nobiliaire de Provence. — Etrennes de la Noblesse, année 
1776.— Tablettes généalogiques , tome VIII. — Procès» 
verbal imprimé des états de Languedoc, année 1787. — 
Procès-verbal des séances de la chambre de la Noblesse 
aux états généraux tenus à Versailles en 1789, page 14. — 
Déclarations et protestations de Messieurs les députés des 
trois ordres aux états-généraux, pag. 24 et suiv. 



BRAGELONGNE (de), fiamille considérable dans 
répée et dans la robe, qui tire son origine , à ce que quel- 
ques-uns prétendent, de Gelongne, seigneur de firag, 
dont apparemment s'est formé le nom de Bragelongne: on 
le croi' fils puîné de Landri . comte de Nevers et d'Auxerre, 
et de Mathilde de Bourgogne-Comté. Le premier du nom 
de Bragelongne , qui s'éublit à Paris, fut: 

I. Adam de Bragelongne, II* du nom, ccuyer, seigneur 
dudit lieu et de Jouy, qui gouverna les finances d'Isabeau 
de Bavière, femme de Charles VI. roi de France^ et celles 
dû dui de Guyenne, dauphin de France, dès Tan 1405. Il 
fit une fondation \> Saint-Remi de Sens, Tan 141 o, pour le 
repos des âmes d'Adam, I** du nom, et de Baudoin de Bra- 
gelongne, ses père et aieuI, écuyers, seigneurs dudit 
lieu et de Jouy. Il fut mis k mort pour la cause du roi et de 
l'état, comme iJ parait par les lettres-patentes du roi 
Charles VU t. registrces en la chambre des comptes de 
Paris. Il eut d'Agnès de Chassa voi ne : 

1.* Miles, qui suit; 

a.* Charles, tenu aur les fonts par le roi Charles VI , 

et mort sans enfants ; 
i^ Mârie« abbessede Lvs, pnis Mfilon. 

8. 30 



3o6 DE BRAGELONGNE. 

II. Miles DE Bragelongne, écuyer , seigneur de Jooy, 
épousa Jeanne Marquieu, nièce 'du premier maître d'hôtel 
d'Isabeaude Bavière; il rentra, par arrêt de parlement^ de 
l'an 1437, dans Thôtel de son père^ Adam de Bragelongne, 
II* du nom, sis à Paris, rue du roi de Sicile, qui avait été 
confisqué par les Anglais, et donné à Jean le Duc. 11 eut 
de son mariage^ entr'autres enbnts : 

III. Pierre de Bragelongne, écuyer, seigneur deJoQjr, 
qui fut marié avec Marie de Soissons, laquelle lui apporta 
en dot la terre de Brassi; pour cettre terre et celle de Jouy^ 
il rendit foi et hommage, en 1476, au comte de Lude, à 
cause de sa seigneurie de Courtenai. Il eut pour enfants : 

I .^ Thomas, qui suit ; 

3.* Henri , qui comparut à l'arrière^ban, en tSiS» 

pour les guerres d'Italie ; 
3.* Jean ^ chanoine de Sens. 

IV. Thomas de Bragelongne^ I" du nom^ écuyer» 
seigneurdeJouy, de Brassi et de Rizei, s'établit à Paris, 
et y épousa, i.* Thomaase Séguien , et a.* Marie Favier. Il 
eut du premier lit : 

I.* Martin, qui suit; 

a.* Savinien, écuyer , seigneur de Jouy, de Rizei et 
de Brassi, qui comparut à la rédaction de la cou* 
tumede Sens^ Tan i553, au rang de la noblesse, et 
mourut sans enfants : 

3.* Geneviève, femme de Claude Lesueur; 

Du second lit vinrent : 

4.* Thomas, II* du nom, écuyer^ lieutenant criminel 
au châtelet de Paris, mort en 1570; il avait épousé 
Madeleine Kerven, dont il eut Claude de Brage* 
longue , écuyer, conseiller au parlement , marié en 
i566 à Catherine Huault, fille de Charles, seigneur 
de Montmagni, Guyencourt^ etc. , maître des re-> 
quêtes de l'hôtel du roi. De ce mariage vint Jérôme 
de Bragelongne, chevalier seigneur de la Salle , 
lieutenant de la mestre de camp-général de la ta- 
Valérie légère^ mort sans alliance ; 

5/ Léon, chevalier, seigneur des Caves, conseiller 
au parlement de Paris, marié avec Éléonore de la 
Grange-Trianon , dont Marie de Bragdongne, 



DE BRAGELONGNE. 307 

mariée en 1606, à Claade BouthîUier, cheyaUer, 
seigneur de Pont-sur-Seine et de Fussigny, con- 
seiller d'état en lôiÇj secrétaire d'état en 1628, 
surintendant des finances en 1 63 2, et trésorier-comr 
mandeur des ordres du roi en 1633, sur la démis- 
sion de Thomas Morant, morts à Paris, lui, le 1 3 
mars i655» âgé de 71 ans, et elle, le 26 mai 1673. 
Il était fils de Denis Bouthillier, I*' du nom, et de 
Claudine de Macheco; 

6.* Claire, mariée à Etienne Denicey, seigneur de 
Romiliy; 

7.* Marguerite, mariée à Philippe, marquis de Marie, 
prés Laon ; 

8.* Madeleine, femme de Qaude Gelée , lieutenant 
criminel du châtelet de Paris, après son beau-père; 

9.* Autre Madeleine, mariée à Jérôme de Montholon ; 

I o.* Qaude, alliée à Jean Château, maître des comptes ; 

I I / et 12.* Deux filles religieuses à Notre-Dame de 
Troyes. 

V. Martin db Biugelongnb, I*' du nom, chevalier, suc- 
cessivement conseiller au châtelet de Paris en 1541, lieu- 
tenant civil, particulier et criminel au même châtelet en 
i554, prévôt des marchands de la ville de Paris en i558, 
mort le 27 avril 1 569, âgé de 74 ans, avait épousé Mar- 
guerite Chesnard, dont il eut : 

1/ Jean, qui suit; 

2/ Jérôme, rapporté après son frère; 

3/, 4/, 5.*, 6/ Thomas, Martin, Nicolas et Jacques, 

auteurs chacun de branches rapportées ci-après ; 
7.* Catherine, mariée i Jacques Rapouel, seigneur de 

Varaste, conseiller au châtelet de Paris; 
8.* Anne, femme de Claude Gastelier, seigneur de la 

Vanne, doyen de la cour des aides ; 
9.* Madeleine, religieuse aux Filles-Dieu à Paris; 
10.* Marie, mariée à Claude Lyonne, seigneur de 

Cueilli etdeServon. 

VI. Jean DE Bragblonone, chevalier, seigneur de Vil- 
lejuif, près Paris, lieutenant paniculier au châtelet^ épousa 
Claude Parent, dont il eut : 

1.* Jérôme, qui suit; 

2.* Manin, gouverneur-général des finances à Caen, 



3o8 DE BRAGELONGNB. 

qui, de Claude Polaér, lais&a Claude de Bragdon- 

gne, mort sans postérité en 1634; 
S."" Louis^ chanoine de Téglise de Paris, mort en 1 682 ; 
4.° Jean, docteur de la maison de Sorbonne, aussi 

chanoine de l'église de Paris, mort en 1683; 
5.* Bernardin, jtsuite, mort en 1670; 
ô.*" Martin, écuyer, sieur de Saint-Martin, mort sans 

alliance; 
7.* Marguerite, femme de Louis Froment, écuyer, 

seigneur de Guériton, contrôleur-général des ligues 

Suisses et Grisonnes, dont postérité; 
8.* Autre Marguerite, mariée à Pierre des Fossés, 

chevalier, seigneur de Coyelles. 

VII. Jérôme de Bragelongne , chevalier , receveur- 
général des finances à Caen, épousa, i.* Jeanne Odeau; 
a.* Anne Charpentier. Il eut du premier lit, pour fils 
unique : 

1/ Jérôme, II* du nom, chevalier, seigneur de Ber- 
mond, marié, en i638, à Marie Chesnard, mort 
sans postérité en 1659; 

Et du second lit : 

2.* Claude,, seigneur de Vignolles, trésorier-général 

de l'artillerie, nK>rt sans postérité; 
3.* Anne, mariée à Jacques Cottereau, chevalier, 

seigneur de Villejuif, maître d'hôtel du roi. 

SECONDE BRANCHE. 

VI. Jérôme de Bragelongne, I^du nom de sa branche, 
chevalier, second fils de Martin et de Marguerite Ches- 
nard, fut secrétaire du roi, et trésoriér-génénil de l'ex- 
traordinaire des guerres. Il épousa, en i565, Marie Goyet, 
fille de François, avocat du roi au châtelet de Paris, et de 
Marie Gron, dont il eut, outre sept enfants morts jeunes : 
t.* Jérôme, qui suit; 

2.* Martin, chevalier, seigneur de la Forgerie, tréso- 
rierde la gendarmerie de France, mort sans alliance 
en i665, âgé de 85 ans; 
3.* Pierre, secrétaire du roi, trésorier de France, à 
Chàlons, puis trésorier-général de l'extraordinaire 
des guerres, mort flgé de 84 ans, laissant de Marthe 
Charon, sa femme, fille de Jean, trésorier-général 
de l'extraordinaire des guerres, Jean de Bragelongne, 
chevalier, conseiller au parlement de Bretagne, puis 



DE BRAGELONGNE. 309 

au grand cdnseil, maître des requêtes et intendant 
de la'géneValité d'Orléans^ qui se retira aux Indes ^ 
où il s*était rendu maître d'une lie et de cinq vais- 
seaux , qu'il perdit avec la vie ^ dans le naufrage 
qu'il fit à trois lieues de la Rochelle y lors de son 
second embarquement , sans laisser de postérité de 
Marie Legros, de la province d'Anjou ; 

4.* Autre Pierre , chanoine de Meaux, mort en 1687; 

5.* Autre Jérôme, religieux à Saint-Denis, en France; 

6.* Marie , femme de Philippe de Vigni , secrétaire 
du roi; 

7.* Madeleine , mariée 1.^ à Gaspard de Chessé, con- 
seiller au parlement de Paris ; a.* à Martin de 
Mauvoi ; 

8.* Barbe , femme de Jean de Beaugi » seigneur de 
Le'deviile; 

9.* Autre Madeleine, femme de Jean du Tillet, seigneur 
de Gouaix , conseillerau parlement de Paris » morte 
en juin 1649. 

VII. Jérôme de Bragelongne , II* du nom^ chevalier, 
seigneur des Tournelles, correcteur des comptes^ puis tré- 
sorier général de l'ordinaire des guerres et conseiller d*état, 
mort le 14 février 1678 , avait épousé , en 1602^ Marie Che- 
ron, fille de Charles j seigneur Douvilte, secrétaire du roi^ et 
de Suzanne le Prévôt ^ morte le 17 janvier 1671, dont il eut: 

I .* Charles ^ chevalier , conseiller au grand conseil , 
mort Agé de 34 ans^ qui laissa d'Adrienne Oudet, 
Louis de Bragelongne, conseiller au grand conseil^ 
mort sans postérité ; 

3.* François, chevalier, enseigne au régiment des 
Gardes Fran^ses^ tué au siège d'Arras, en 1652; 

3,* Pierre , mort jeune; 

4/ Autre Pierre, qui suit ; 

5.* Louis, lieutenant au régiment des Gardes Fran- 
çaises, compagnie de M. de Cinq-Mars, après la 
mort duquel il quitta le service. 11 fut trésorier de 
l'ordinaire des guerres, et mourut en décembre 
1667, sans laisser de postérité d'Anne Galband, 
morte en décembre i684, 

VI II. Pierre de Bragelongne, V^ du nom de sa bran- 
che , chevalier , trésorier général de l'extraordinaire des 
guerres , par la démission de son père , mourut en 1 643 , 



3io i)£ BRAGELONGNE. 

âgé de 37 ans. Il avait épousé , en iôBq^ Qaude de la 
Cour 4 morte en mars 1686^ fille de Pierre, trésorier 
provincial de Textraordinaire des guerres en la généralité 
de Lyon , et de Claude Thibaut , dont il eut : 

I .• Pierre, qui suit ; 

2.^ Nicolas y chevalier , trésorier de France , à Paris , 
mort le 9 janvier 1720 , ayant eu d'Elisabeth- Mar* 
guérite Plastrier-de-la-Croix, morte le 21 octobre 

1722 , deux fils; 

3.* Elisabeth-Marguerite, alliée à Marie-François 
Guiliemeaù, chevalier, seigneur de Frédal, de 
Saint-Souplet, conseiller au châtelet de Paris , 
morte le 9 novembre i7i8«^ 

IX. Pierre db BragblongnBi II* du nom , chevalier, 
reçu ^ en 1682, président aux enquêtes au parlement de 
Bretagne^ mourut honoraire le 5 décembre 1717 « lais- 
sant de Marie de Gaumont, fille d'André, seigneur du 
Saussai , conseiller d'état , et de Catherine du Chêne , qu'il 
avait épousée le 29 décembre 1687 : 

I / Jean-Baptiste-Camille, qui suit; 

2.* Marie-Catherine, mariée, en 1 709, à Michel Chau- 
vin , conseiller au parlement de Paris , morte le 7 
janvier 1711. 

X. Jean-Baptiste-Camille t» Bragslongnb, chevalier, 
conseiller au châtelet^ puis au parlement de Paris, le 18 
août 1718, avait épousé, le 12 juillet précédent^ Claude* 
Françoise Guillois^ fille de Qaude, payeur des rentes 
de rhôtel-de-ville de Paris , et de Marie-Françoise Houallet , 
dont trois filles : 

1/ N...., mariée le 25 mars 1743, â N.... de Mann- 
don , seigneur de la Maisonfort , receveur-général 
des finances de Boiirges ; 

2.* Maric-Marguerite-Louîse, née vers 1725, mariée 
le 17 avril 1746, à François-Joseph de Pflris « 
marquis de Montbrun , fils de François, capitaine 
aux Gardes, mort brigadier des armées du roi en 
1730, et de Marie-Catherine le Jongleur-de-Re- 
milly^ morte le 8 septembre 1741 ; 

3/ N mariée à N . • . . de Caodaux, conseil- 
ler au grand conseil, administrateur général des 
hôpitaux de Paris, dont postérité. 



DE BRAGELONGNE. Su 

TROISIÈME BRANCHE. 

VI. Thomas db Bragelokgne, chevalier , troisième fils 
de Martin, et de Marguerite Chesnard, fut trésorier de 
France à Bourges^ puis à Paris, dont il devint l'ancien pré- 
sident ; il mourut le i*' mai i6i5y âgé de soixante-quinze 
ans. Il avait épousé Marie Lallemant^ fille de Jean^ second 
président au parlement de Rouen, et de Liesse Feu, fille de 
Jean, sénateur de Mtlan^ puis président au parlement de 
Rouen, et de Catherine de l'Aubespine. Il en eut^ outre 
neuf enfants morts jeunes : 

I .* Jean-FrançoiSy qui suit } 

2.* Nicolas, chevalier, seigneur de la Touche, contrft- 
leur-général des eaux et forêts de Plsle de France, 
mort sans postérité de Chrétienne le Court, laquelle 
se remaria à Louis leTonnelierdeBreteuil, seigneur 
de Boissettes, contrôleur-généraldes finances et con- 
seiller d'état ; elle mourut le 3o août 1707, âgée de 
quat/e- vingt-neuf ans ; 

3.* Thomas, II* du nom^ chevalier, baron de Sour- 
dières, seigneur de Villeneuve et de Saint-Germain, , 
maître d'hôtel ordinaire du roi, mort en 1649, lais- 
sant entr'autres enfants, d'Isabeau de Pignan, Ni- 
colas de Bragelongne, mort, ne laissant que des filles 
de Françoise Durand, sa femme ; 

4.* Marie, femme de Nicolas Hannepied, chevalier, 
seigneur d'Amoy et d'Armonville, trésorier de 
France à Orléans. 

VII. Jean-François de Bragelongne, chevalier, seigneur 
de la Neuville, reçu conseiller au parlement de Paris en 
t6o3, et mourut en i63i, laissa d'Anne Leschassier, fille de 
Louis, secrétaire du roi, et de Denise Breuillet : 

I .* Thomas, qui suit; 

a.*, 3.* et 4.*, et trois autres enfants morts jeunes. 

VIII. Thomas de Bragelongne, III* du nom, cheva- 
lier, seigneur d'InginviUe, d'Issi, Pourpri, Petii-Tignon- 
ville, et de la Madeleine près Châtre ; reçu conseiller au 
parlement en 1 637, puis président au parlement de Metz 
en 1674, chef de la chambre royale, établie en conséquence 
du traité de paix de Nimigue, mourut le 4 mars 1680, âgé 




3i2 I>E BRAGELONGNE. 

de 67 ans. Son corps fut inhumé dans la cathédrale de Metz^ 
et son cœur apporté à Saint-Paul à Paris» où est le tombeau 
de sa famille. Il avait e'pousé, le 5 février 1642, Marie- 
Hector de Marie, fille de Christophe Hector de Marie, 
seigneur de Versigny^ président en la chambre des comptes^ 
et de Marie-Colbert de Saint- Pouange, morte le 24 octobre 
1705, âgée de quatre-vingt-cinq ans, dont il eut^ outre 
neuf enfants morts jeunes : 

I .• Christophe- François, qui suit ; 

2.* Nicolas, comte etdoyendeSaint-JuliendeBrioude; 

3.* Geoffroy-Dominique, vicomte d^EdvilIe , maître 
des reauétes, mortle 21 septembre 1717^ laissant 
d'Aimée TEspinoy de Lonny, fille d^André, cheva- 
lier, seigneur de Lonny, conseiller au parlement de 
Metz, et de Louise Boutet^ une fille unique, morte 
jeune ; 

4.* Etienne, destiné chevalier de Malte, fait prisonnier 
à la bataille de Trêves à Pâge^de quatorze ans; après 
la bataille de Wallecourt, le roi lui donna une com- 
pagnie dans son .régiment des Gardes françaises, 
puis le nomma inspecteur d'infanterie, major-géné- 
ral et brigadier de ses armées. Il mourut le premier 
février 1714^ et avait épousé Jeanne-Marie-Heaor 
de Marie, sa cousine germaine, fille de Bernard, 
seigneur de Versigny, maître des requêtes, et de 
Claude Hector de Marie. 11 ne laissa de ce mariage 
que Marie-Charlotte de Bragelongne, mariée le i** 
septembre 1727, à Pierre Alain, seigneur de la 
Vigerie ; 

5.* Thomas, !V* du nom, docteur en théologie de la 
faculté de Paris, comte honoraire de relise de 
Brioude, doyen deSenlis, puis chanoine de l'église 
de Paris, mort le 10 juillet 1722 ; 

6.* Charles, colonel d'un régiment de dragons, tué au 
combat de Lozara. le i5 août 1702, laissant deux 
filles de Jeanne-Françoise de Bragelongne, sa 
cousine ; 

7.* Pierre, chevalier, seigneur de Launay, qui a cté 
colonel d'infanterie d'un régiment de son nom, ma- 
rié, en 1700, à Marie-Geneviève Boucher, fille de 
Jean-Baptiste, président à mortier au parlement de 
Mct2, et de Madeleine Helissan, dont il a eu deux fils 



DE BRAGELONGNE. 3i3 

et une fille, mariée au sieur de Rumigny^ en Pi- 
cardie; 

8.* Louise, femme de Pierrc-Gruyn de Vallegrand, 
seigneur de la Selle, Saint-Cyr^ etc., conseiller au 
grand conseil; 

9.® Marie-Madeleine, mariée, en avril 1672, à Aime 
Solu, secrétaire du roi, morte le 23 octobre de la 
même année. . 

IX. Christophe-François de BRACELONGNSy écuyer, sei- 
gneur d'Ingin ville, Issi, Pourpri, etc., conseiller de la 
grand'chambre du parlement, mort le 19 février 1721, 
âgé de soixante-quinze ans, avait épousé, i,* Marie Cbanlat; 
et 2.* Charlotte Pinette de Cbarmoi, ûlle de Jacques, maî- 
tre des comptes, morte le 22 février 1711. Il a eu du pre- 
mier mariage : 

I .* Marie*Françoise-MichelIe, seconde femme de Nico- 
las-Pierre Camus de Pontcarré, premier président 
au parlement de Rouen, morte en juin 1705 ; 

Et du second lit: 

2.* et 3.* Joseph-Nicolas et François - Dominique, 
jumeaux, nés le 20 janvier i683; le premier avant 
que d'avoir fait ses vœux de chevalier de Malte, et 
après avoir fait ses caravanes, épousa, le 29 sep- 
tembre 1716, Marie-Anne de Barville, fille de N... 
seigneur de Puiselet, commandant du régiment 
Royal d'anillerie, brigadier des armées du roi, et 
de N... de Guilletot. Il mourut le 20 août 1719, e.tsa 
veuve le 21 février 1720, ayant eu un enfiint mort 
en naissant ; 

4.* et 5.* Achille-Jean, né le 27Janvier 1719,61 Chris- 
tophe, né le 12 février 1 720 ; 

6.*. Christophe-Bernard I cbanoineet comte de Brioude, 
dont on trouve l'éloge dans Moréri, éditioa de 1759* 
Nous y renvoyons ; 

7.* Geneviève, née en 1 68 1 , mariée à Alexandre Aubri, 
seigneur d'Armanville ; 

8.* Marie-Louise, née le premier juin 1691, religieuse 
unuline de Saint-Avoye, à Paris. 



3l4 DE BRAGELONGNE. 

QUATRIÈME BRANCHE.^ 

VI, Martin de Bragblokghe, II* du | nom, écuyerj 
seigneur de Charonne près Paris, quatrième fils de Martin, 
et de Marguerite Chesnard, reçu conseiller au parlement de 
Paris en i Sjo, et seize ans après, président en la première 
des enquêtes, puis prévôt des marchands de Paris en 
1602, conseiller d'état en 1616, mourut en 1623, âgé de 
quatre-vingts ans. Il avait épousé Catherine d'Abra de Ra- 
conis, fille de Gallois, seigneur de Raconis, lieutenant du 
grand-maître de l'artillerie, et d'Anne Midorge. Il en eut : 

I .* Qaude, qui suit ; 

%• Pierre, rapporté après son frère atné; 

3.* Aimeri, doyen de Saint-Martin de Tours, puis 
évéque de Luçon, mort en 1645; 

4/ Antoine, chanoine régulier de Saint- Victor; 

5/ Martin, destiné d'abord àTéglise, son père lui 
ayant obtenu Tabbaye des Vertus et le doyenné de 
Saint-Martin de Tours; mais il changea de dessein, 
fut seigneur de Réveillon, et épousa Julienne de 
Koteure, belle-mère de son frère aîné, dont il eut 
pour fils unique Claude de Bragelongne,^ tué, à 
Quimper-Corentin en 1643, âgé de vingt-deux ans. 

6.* Robert , dont la postérité sera rapportée, après 
celle de ses aînés ; 

7.* Anne, femme de Jean le Nain, seigneur de Beau- 
mont, mort sous-doyen du parlement; 

S.* Marie, femme de Pierre de Verton, trésorier de 
France, à Orléans. 

VII. Claude DE B^agelongns, reçu conseiller au parle- 
ment en 1596, et en survivance de la charge de président 
aux enquêtes en 1 600, s'établit en Bretagne, où il épousa 

Marguerite du Dresnay, fille unique de N du Dresnay, 

et de Julienne de Koteure, dont il eut deux filles : Julienne, 
femme de Jean Claude le Jacobin de Keremprat, conseiller 
au parlement de Bretagne; et Marie, alliée à Sébastien du 
Fresnoi, baron de Faoûet, conseiller au même parlement. 



VII. Pierre de Bragelonghe, écuyer, second fils de 
Martin, et de Catherine d^Abra de Raconis, seigneur des 
Ouch^, trésorier de France à Orléans en 1607, et contrfr» 



DE BRAGELONGNE. 3l5 

leur-général de la maison de la reine Marie de Médicis, 
en 1616; mourut le 2 1 décembre* 1 6 2 1 ^ laissant de Margue* 
rite de la Bruyère^ fille de N... de la Bruyère, secrétaire 
du roi et trésorier de Targenterie : 

I .* Martin^ chanoine de Luçon, mort en i63o, âgé de 

vingt-deux ans ; * 
2.* Aimeri, qui suit ; 

3.* Marie^ religieuse au Pont-aux-Dames; 
4** Marguerite, religieuse à la Villette, près Paris ; 
5.® Claude, mariée à Jean Amauri, trésorier de France 

à Paris» morte en 1692. 

VIII.Aimeri DE Bragelongne, écuyer, seigneur des 
Oucbes^ mourut le 3i janvier 1704, Il avait épousé, le 
21 février 1664, Geneviève de Bugnons, fille de Jacques, 
maître des comptes, et de Charlotte-Louise Lefèvre, morte 
le 35 mai 1698^ dont il eut : 

1/ et 2.*Aimeriet Adam; 

3.* Et Charles» reçu chevalier de Malte, en 1677, 

. puis brigadier des armées du roi, qui commanda les 

gardes du corps de la reine d'Espagne, et fut tué 

dans une rencontre» au passage de la S^re en Espa* 

gne, à la tête de deux mille chevaux. 

VII. Robert de Bragelongne, écuyer, sixième fils de 
Martin et de Catherine d'Abra de Raconis, fut seigneur de 
la Charbonnière» commandeur de Fontenai-le-Comte^ de 
Tordre de Notre-Dame du Mont-Carmel et de Saint-Lazare 
de Jérusalem, et grand-maître des eaux et forêts des apa- 
nages de Gaston de France^ duc d'Orléans. Il épousa Mar- 
guerite de Cormeilles, dont il eut : 

1 .* Robert» qui suit ; 

3.* Aimeric» abbé de Notre-Dame de Moreille; 

3.* 4.* et 5.* Louis, Pierre et Jean-Baptiste Gaston» 
morts jeunes ; 

6/ Et un autre Pierre, chevalier de Tordre de Notre- 
Dame et de Saint-Lazare de Jérusalem, qui de Hen- 
riette de Morennes, morte en juin 1690^ a eu trois 
enfiantt morts jeunes. 

VIII. Robert de Bragelongnb, II* du nom» comman- 
deur de Fontenay-le-Comte» de l'ordre de Notre-Dame de 
Mont-Carmel et de Saint-Lazare de Jéru5alem, après son 



3l6 DE BRAGKLONGNE. 

père, enseigne^ puis lieutenant des gardes du corps du roi, 
mourut en avril 1680. Il épousa i/ Marie de Sève, fille de 
Jean-Jacques, maître des requêtes, et de Geneviève Pen- 
sot ; 2.* Marguerite Broc, filMe N..., seigneur des Muis, 
et de Marguerite du Hamel; et 3.* Louise de Machault» fiUe 
de Jean*François, seigneur de Tangneux en Brie, et de 
Marguerite d'Espinay. Ses enfonts furent : 

Du premier lit : 

!.• Robert, I 

a.* Christophe, I «"^«^ '^«'^«^i 

3.* Marie, mariée, le i5 octobre 1687» à Claude-Ao- 
toine de Fources, marquis de Cuisigny ; 

Du second lit : 

4.* Léon, élevé page de la chambre du roi; 

Ou troisième lit : 

3.* Charles-Pierre-François, mort jeune. 

CINQUIÈME BRANCHE. 

VI. Nicolas DE BragelOngne, écuyer, cinquième fils 
de Martin, et de Marguerite Chesnard, seigneur de Ville- 
venard, de Logne, etc.. conseiller au châtelet en i58o, 
puis au parlement en 1604, mourut en 1617, laissant de 
Marie Villecocq, son épouse : 

I .* Charles, qui suit ; 

3.* et 3.* Nicolas et Georges; le premier, tué sansavoir 

été marié; et l'autre, mort jeune; 

4*. Madeleine, morte fort âgée et sans alliance. 

VII. Charles de Bragelongnk, chevalier, seigneur de 
Villevenard, commissaire ordinaire des guerres à lacon* 
duite générale de la cavalerie, épousa, en i6a3, Made- 
leine Asselin, morte en septembre 1693, dont il eut, outre 
dix enfants morts jeunes : 

I .* Charies, qui suit ; 

2.* et 3.* Jean et Pierre, chanoines réguliers de Sainte- 
Geneviève ; 
4.* Marie-Madeleine, mariée à Nicolas le Lièvre, sci* 
. gneur de Chauvigny et de la Cour ; 
5.* Anne, Ursuline à Mantes. 



DE BRAGELONGNE. 3ty 

VIII. Charles de Bragblongtcb, II* du nom, chevalier, 
seigneur de Villevenard, de Montcharville, commissaire 
(M*dinaire des guerres à la conduite générale de la cava- 
lerie, mort en son château de Pe'tiviers^ dans la re'putation 
d'un très-habile ingénieur, a laissé de Madeleine de Vîgni, 
fille d'Etienne, grand maître des eaux et forêts d'Orléans et 
pays Blaisois, et de Madeleine de la Font : 

t.* Etienne, chevalier, capitaine d'infanterie en lySg ; 
3.* Madeleine- Rosalie, encore fille la même gnnçe ; et 
plusieurs autres enfants morts'jeuncs. 

SIXIÈME BRANCHE. 

VI. Jacques de Bragelongne, écuyer, sixième fils 
de Martin, et de Marguerite Chcsnard, conseiller du roi,' 
ensuite maître ordinaire en sa chambre des comptes, mort, 
en i6i3| ftgé de 63 ans, avait épousé Barbe Roben, 
dont il eut : 

I .* Jacques, trésorier de France , à Moulins , mort 
sans laisser de postérité de Claude Hinselin, son 
épouse; 

2.* Jérôme, qui suit ; 

3.** Balthazard , grand prieur . de Saint-Denis en 
France ; 

4.* Claude, écuyer, seigneur de Boisripaux, inten- 
dant des vivres des camps et armées du roi, qui 
se fit préire après la mort de sa femme, nommée 
N.... de Godefroi, dont il eut Robert de Brage- 
loogne, capitaine au régiment de Vervins, mort 
sans enEtints ; 

5.* Robert, capitaine et conseiller au conseil souverain 
de la Guadeloupe, ob il a pris femme, et il y a eu 
dcsenhms; 

6.* Autre Qaude, seigneur de Creuilli , capitaine 
d'infanterie au régiment d^Espagne, mort sans 
enfiints ; 

7.* Un troisième Claude^ seigneur de Sumac, capitaine 
d'infinterie, niort sur mer sans alliance; 

8.* François, seigneur d'Estinvilie; 

9.* Pierre, souche d'une branche qui s'est établie en 
Allemagne, puis transportée au CapFrançiis, et 
que je rapporterai plus bas; 



3i8 I>E BRAGËLONGNE. 

10.* Catherine, femme d'Antoine Lefôvre, seigneur 
de Guibermenil^ trésorier de France, à Amiens; 

1 1 .* Anne, mariée à Charles Perdhel , seigneur de 
Baubigny; 

12.* Marie, religieuse au Pont-aux- Dames; 

1 3.* Louise, mariée à N.... de. la Font, maître des 
eaux et forêts d'AIençon ; 

14.* Anne, mprte sans alliance, âgée de 3o ans. 

VIL Jérôme de Bràgblongnb, chevalier, mort doyen 
de la cour des aides de Paris en i658, âgé de 70 ans , 
épousa, 1/ en 1618, Madeleine Ladvocat, fille de Nicolas, 
conseiller au grand conseil, et de Marie du Hamel; 2/ Marie 
Guillon ; et 3.* Marie Maret. Il n'eut point d'enfants des 
deux dernières femmes ; ceux du premier lit sont : 

t.* Jacques, qui suit; 

a/ Antoine, chanoine régulier de Sainte-Geneviève 
et prieur de Graville ; 

3.* Jérôme, seigneur de Guibermeoil, conseiller au 
parlement de Metz, puis de la cour des aides de 
Paris, mort le i5 juin 1698, âgé de 75 ans. Il avait 
épousé, I.* Geneviève Boucher, fille de Guillaume, 
greffier en chef de la cour des aides, et de Marie de 
Com pans, morte en 1682; 2.* Marguerite Bannelicr, 
morte le 4 juillet 1697. Il laissa de sa premier» 
femme, pour fils unique, Honoré de Bragelongne, 
mort en 1680, âgé de 18 ans ; 

4/ Honoré, enseigne des gardes de Gaston de France, 
duc d'Orléans, tué à l'âge de 22 ans, sans alliance; 

5/ Etienne, chanoine régulier de Sainte^Geneviève ; 

6.* François, seigneur de Hautefeuille, capitaine des 
gendarmes de Gaston de France, duc d'Orléans, 
mort le 22 juillet 1703, âgé de 77 ans, laissant de 
Marie Boucher, morte le 28 octobre 1700^ fille de 
Jean, secrétaire du roi, et de Marie Basin, entr'au* 
très enfants, Marie-Anne de Bragelongne, mariée, 
I.* en mai 1695, à Jacques Clerel de Rampin, che- 
valier, seigneur de LigneroUes écuyer du roi; 
2.* en février 1704, à Augustin le Comte, conseiller 
en la cour des aides, frère de Nicolas le Comte, 
conseiller du roi en fts conseils, lieutenant criminel 
de la ville, prévôté et vicomte de Paris ; 

7.* Marie, femme de N.... de Ribaudon, trésorier de 
France, à Soissons ; 



DE BRAGELONGNE. 319 

8.* AnikCy abbesse de Longcbamp ; 

9.* Madeleine y \ 

10.* Claude, | religieuses au Pont-auz-Dames ; 

II.* Marguerite» ) 

12.* Charlone^ Ursuline à Pontoise. 

VIII. Jacques de Bragblongne, II* du nom, cheyalier, 
intendant de la maison de Gaston de France/ duc d'Or- 
léans, puis maître de la chambre aux deniers, mort en 
1679^ ayait épousé Mark de Saint-Mesmin, dont : 

I.* Jérôme, docteur endroit canon^ prieur de Saint- 
Sauveur- des- Landes-lez- Fougères, en Bretagne; 

%.; 3.* et 4.* Claude, Jean-Jacques et AimëJérôme, 
morts jeunes ; 

5.* Philippe, chanoine régulier de Sakite-Geneyiive ; 

6.* Pierre-Robert, mort en mars i683; 

7.% 8.* et 9.* Nicolas, Louis-Melchior et Antoine, 
morts jeunes; 

lo.* et 11.* Marie-Madeleine et Marie-Anne, la der- 
nière religieuse à Longcbamp ; 

12.* Marie- Marthe, femme d'Alexandre de Lattal- 
gnant, conseiller au parlement ; 

1 3.* Marie-Louise, religieuse à l' Amour-Dieu , en 
Champagne. Moréri, tom. II, édit. dei759, in-fol. 
Il y a un discours généalogique de la maison de 
Bragelongne, imprimé à Paris en 1689, dont cette 
généalogie a été en partie extraite. 

Branche qui s'est établie en Allemagne^ puis transportée au 
Cap Français^ et qui est revenue en France. 

VII. Pierre de Bragelongne, sorti jeune de la maison 
paternelle, passa en Pologne, et s'y maria â Ema Ramze, 
qui lui apporta en dot la châteilenie de Nard, dont il prit 
le nom. Cette châteilenie est située dans le palatinat d'O- 
xerko, en Moravie, sur la rivière de Bug. 11 passa ensuite 
en Westphalie, et fut capitaine des gardes du corps du 
prince d'Osnabruck. (C^est par erreur que plusieurs histo- 
riens l'ont confondu avec son frère François. ) Il épousa , 
en secondes noces, Théodora Walen, et devint seigneur 
de la terre de Saint-André, dont il prit le nom,sous le 
titre de comte de Sainte André de Nord. Les révolutions 
arrivées en Allemagne à cette époque le ruinèrent ; il mou- 



330 DOYEN. 

rut de chagrin et fut enterré à Werviers, au dudié de Liège. 
Il eut de «a seconde femme trois enfants^ qui quittèrent jeu- 
nes'i'Allemagne^ et furent s'établir dans les Colonies; leurs 
noms furent : 

I •• Pierre, mort sans postérité ; 
2.* Michel^ dont Tarticle viendra ; 
3.* Jean-Baptiste, mort sans postérité. 

VI II. Michel DE Nard-Bragelongne, chevalier, sur* 
nommé de Nardj du nom de la seigneurie Je son père; 
après avoir perdu toute sa fortune, il passa avec ses frères 
dans les Colonies et s'y établit ; il laissa pour fils : 

IX. Jean-Baptiste os Nard-Bragelongnb, chevalier, 
né au Cap Français en 1763, entra au service dans les gen- 
darmes de la garae du toi, puis passa à Saint-Domingue, 
et y a continué son service jusqu'au grade de colonel. Il est 
chevalier de Tordre royal et miliuire de Saint-Louis; il 
émigra en 1793, aux l.'tats-Unis d'Amérique, et y épousa 
la fille unique du marquis de Qugny-de-Noits. (Voyez cet 
article, p. 2 1 2.) De ce mariage sont issus quatre enfants, 
dont deux décédés; les deux autres sont : 

\ Tous deux baptisés sous 
I .• Charles- Daniel, / lenomde ClugnydeNard^ 

2.^ Marie-Stanislàs-Henri^i'cn vertu du testament cité 

/page 212. 

Armes : « De gueules, â la fasce d'argent, chargée d'une 
coquille de sable, et accompagnée de trois molettes d'é- 
peron d'or, 2 en chef et i en pointe. » 



.DOYEN, famille originaire de Lorraine, dont une 
branche s'est transportée à Saint- Lô, «n Normandie. 

I. Jean Doyen, garde-ducorps de Charles IV, duc de 
Lorraine, en 1628, reçut, le 4 octobre de la même année, 
des lettres de noblesse, en récompense de ses exploits en 
plusieurs sièges, combats et prises de villes. Il eut pour fils: 

1.* Marin, dont l'article suit ; 
2.* Philippe, qui a fondé la troisième branche, rap* 
portée plus loin. 

II. Marin Doyen, domiciliéà Paris, est qualifié de mMe 
dans un acte authentique du 3 mars i665. Il fut père de: 



DOYEN. 321 

III. Antoine Doyen, né le i*' feVrîer 1647. ^^ eut pour 
fils: 

I .* Nicolas^ dont l'article suit ; 
2.* Joseph, souche de la seconde branche^ rapportée 
ci-après. 

IV. Nicolas Doyen, écuyer, né le 26 novembre 1678, 
eut pour fils : 

. !.• François-Nicolas, dont Tarticle suit; 
2.* Charles- Pierre Doyen-de-Mondeville, écuyer, né 
à Paris le 29 septembre 1725, mort sans postérité. 

V. François-Nicolas Doyen, écuyer, né le 19 août 1721, 
fut père de : 

VI. Antoine-Charles Doyen, écuyer, né à Paris, le 8 
juillet 1776. 

SECONDE BRANCHE, existante à Paris. 

IV. Joseph Doyen, écuyer, second fils d'Antoine, né à 
Paris le 14 mars 1682, fut père de : 

V. Charles- Philippe Doyen, éc^yer, né à Paris le 21 
mai 1727. Il fut père de : 

i.** Charles-Martin Doyen, écuyer; 
2.* Jean-Cazimir Doyen, écuyer, né à Saint-Germain* 
en-Laye, le 4 juin 1 767. 

TROJSIÈME BRANCHE, transportée en Normandie. 

II. Philippe Doyen, seigneur de Bénamenil, mort le 19 
décembre 1713, avait épousé en troisièmes noces, le 9 oc- 
tobre 1689, Anne Waultier, dont il eut : 

III. François Doyen, oé à Bénaménil, le 7 mars 1692. Il 
fut conseiller du roi, contrôleur-général des finances du 
duché de Lorraine et de Bar. Il épousa, i.* Marguerite 
Jainjcan; 2.* Thérèse Lafond. Ses enfants furent: 

Du premier lit : 

I .* Charles, dont l'article suit ; 

Du second lit : 

2.*" François-Maximilien-Marie-Mathias Doyen,écuyer,. 
né à Bénaménil, le 20 février 1 73 1 ; 

8. ai 



322 ^U MAISNIEL. 

3* Elisabeth-Thérèse Doyen ; 
4.** Marie-Anne Doyen. 

IV. Charles Doyen, ecuyer^ ne à Bénaménil, le 28 mars 
1730^ fut conseiller au.bailliage et siège présidial de Nancy. 
Il e'pousa Elisabeth-Catherine Crepey, dont il eut : 

I .* Charles-François, qui suit ; 
2.^ Lëopold-Pierre Doyen, écuycr, lieutenant de ca- 
valerie, qui a pour fils Léopold Doyen, officier 

d'infanterie. 

V. Charles-François Doyen, chevalier, ne à Lunéville, 
le 5 janvier tj55, fut receveur-géne'ral des finances. Il a 
épouse Marie-Viocoire-Edmèe Légier, de laquelle il a: 

I .* Pierre-Charles Doyen, chevalier, né le la mars 

Ï797; 
2.* Lèopold-Auguste Doyen, chevalier, né le aS août 

1798, garde-du-corpsduroi,le 20 mars 1814. 

Armes : « Parti d*or et d'argent, au chevron d'azur, 
chargé de deux lionceaux affrontés du premier émail, 
brochant sur le tout. » 



DU MAISNIEL, maison ancienne, qui parait origi* 
naire de Normandie, et transplantée dans le Ponthieu, 
où elle était connue dès le commencement du quatorzième 
siècle. On remarque dans la convocation du ban et arrière- 
ban du bailliage deGisors, en 1272, un Etienne du Mes- 
niel, chevalier : et dans le bailliage d'Evreux, un Guillaume 
du Mesniel. On trouve encore dans la montre des bailliages 
de Caen et Gisors, qui a eu lieu en 1470, un Pierre du 
Meyniel, qui se présente armé d'un harnois complet, avec 
lui un page portant sa lance, pour ce un homme d'armes. 

En attendant d^autres recherches, nous allons en donner 
la filiation depuis sa transplantation dans le Ponthieu, d'a- 
près les registres de Thôtel-de-ville d'Abbeville, les rensei- 
gnements pris dans différents auteurs, les titres, contrats de 
mariage, testaments, actes de partage et de dénombrement 
conservés dans les archives de cette famille. 

I. Jean du Maisniel, I** du nom, connu dans le Pon* 
thieu. Il demeurait dans h ville de Saint-Riquier, près 
d'Abbeville, lorsqu*il fit, le i3 octobre 1 3 5o, l'acquisition 



DU MAISNIEL. 323 

du fief noble de Belleval , pardevant les hommes-liges de 
l'abbaye de Saint- Riquier. Ce fief est resté dans cette famille 
jusqu'au commencement du dix-huitième siècle, que les 
descendants de la branche aînée le vendirent , à la réserve 
d'un démembrement qui fut toujours conservé dans la bran- 
che cadette , qui en porte encore le nom. Jean du Maisniel, 
I^'du nom, est qualifié bourgeois de Saint-Riquier, dans 
ledit acte d'acquisition du fief noble de Belleval , ce qui 
donne lieu de croire qu^il avait été obligé , comme beaucoup 
d'autrçs nobles^ alors poursuivis par la faction de la Jacque- 
rie , de se réfugier dans la ville de Saint-Riquier, et de s'y 
faire recevoir bourgeois pour se mettre sous la protection 
des bannières de la ville. Cest ainsi que nous voyons Jean- 
nin du Maisniel, reçu bourgeois d'Abbeville en iSgo, et 
en 1455, Pierre du Maisniel;'Lancelot de Mannay et Thierry 
de Licques^ se faire recevoir ensemble à l'hôtel-de-ville de 
la même ville. Cet usage s'est conservé dans le Ponthieu ^ 
jusqu'à la lin du 16** siècle, et s'est perpétué plus tard en Ar- 
tois, où les gentilshommes avaient soin de faire récréanter ou 
réintégrer leur bourgeoisie. On n'est point certain du nom 
de la femme de Jean du Maisniel, que l'on présume être 
Jeanne de la Barre ; il eut plusieurs enfants^ entr'autres: 

I.® Nicolas^ dont l'article suit; 
2.^ Jeannin du Maisniel^ reçu bourgeois d'Abbeville, 
en iSqo. • 

II. Nicolas DU Maisniel, écuyer, seigneur de Belleval, 
fut nommé mayeur d'Abbeville, en tSyg, par le roi Char- 
les V, par intérim, et en l'absence de Mathieu Aucosté, 
écuyer, sieur de Bouillancour. Il avait épousé Isabeau de 
Moyenneville, d'une noble et ancienne famille du Ponthieu, 
dont il eut : 

i.*^ Jean, dont l'article suit; 2.® Robert. 

III. Jean du Maisniel, II^ du tiotn, écuyer, seigneur 
de Belleval, capitaine en 141 3 , reçut des lettres du roi 
Charles VII, du mois d'octobre 1447, qui lui donnent 
rang parmi les chevaliers. Il épousa^ en 14 17, Susanne le 
Vasseur, fille de N... le Vasseur, seigneur de Neuilly, de 
laquelle il eut : 

I.* Jacques, dont l'article suit; 

2.° Pierre, échevîn d'Abbeville en 1459; 

S.** Nicolas, mort sans postérité mâle; 



.-.» .. 



322 i>U MAISNIEL. 

3.<» Elisabeth-Thérèse Doyen ; 
4.* Marie-Anne Doyen. 

IV. Charles Doyen, écuyer^ ni à Bénatnénil, le 28 mars 
1730, fut conseiller au.bailliage et siège présidialde Nancy. 
Il épousa Elisabeth-Catherine Crepey, dont il eut : 

I .• Charles-François, qui suit ; . 

2.* Lêopold-Pierre Doyen, écuyer, lieutenant de ca- 
valerie, qui a pour fils Léopold Doyen, officier 
d'infanterie. 

V. Charles-François Doyen, chevalier, ne à Lunéville, 
le 5 janvier 1755, fut receveur-général des finances. Il a 
épousé Marie-Viocoire-Edmée Légier, de laquelle il a: 

I .* Pierre-Charles Doyen, chevalier, né le la mars 

«797; 
2.* Lèopold-Auguste Doyen, chevalier, né le 23 août 

1798, garde-du-corpsduroi, le 20 mars 1814. 

Armes : « Parti d or et d'argent, au chevron d'azur, 
chargé de deux lionceaux affrontés du premier émail, 
brochant sur le tout. » 



DU MAISNIEL, maison ancienne, qui paraît origi* 
naire de Normandie, et transplantée dans le Ponthieu, 
où elle était connue dès le commencement du quatorzième 
siècle. On remarque dans la convocation du ban et arriére- 
ban du bailliage deGisors, en 1272, un Etienne du Mes* 
niel, chevalier : et dans le bailliage d'Evreux, un Guillaume 
du Mesnicl. On trouve encore dans la montre des bailliages 
de Caen et Gisors, qui a eu lieu en 1470, un Pierre du 
Meyniel, qui se présente armé d'un harnois complet, avec 
lui un page portant sa lance, pour ce un homme d'armes. 

En attendant d^autres recherches, nous allons en donner 
la filiation depuis sa transplantation dans le Ponthicu, d'a- 
près les registres de l'hôtel-de-ville d'Abbeville, les rensei* 
gnements pris dans différents auteurs, les titres, contrats de 
mariage, testaments, actes de partage et de dénombrement 
conservés dans les archives de cette famille. 

I. Jean du Maisniel, I** du nom, connu dans le Pou- 
thieu. Il demeurait dans h ville de Saint-Riquier, près 
d'Abbeville, lorsqu'il fit, le t3 octobre i35o, l'acquisition 



DU MAISNIEL. 323 

du fief aoble de Belleval , pardevant les hommes-liges de 
Tabbaye de Saint-Riquier. Ce fief est resté dans cette famille 
jusqu'au commencement du dix-huitième siècle, que les 
descendants de la branche aînée le vendirent , à la réserve 
à* on démembrement qui fut toujours conservé dans la bran- 
che cadette , qui en porte encore le nom. Jean du Maisniel, 
I^'du nom, est qualifié bourgeois de Saint-Riquier ^ dans 
ledit acte d'acquisition du fief noble de Belleval , ce qui 
donne lieu de croire qu'il avait été obligé . comme beaucoup 
d'autres nobles^ alors poursuivis par la faction de la Jacque- 
rie , de se réfugier dans la ville de Saint-Riquier, et de s'y 
faire recevoir bourgeois pour se mettre sous la protection 
des bannières de la ville. Cest ainsi que nous voyons Jean- 
oin du Maisniel, reçu bourgeois d'Abbeville en iSgo, et 
en 1455, Pierre du Maisniel/Lancelot de Mannay et Thierry 
de Licques^ se faire recevoir ensemble à rhôtel-de-ville de 
la même ville. Cet usage s'est conservé dans le Ponthieu , 
jusqu'à la^n du 16* siècle, et s'est perpétué plus tard en Ar- 
tois, où les gentilshommes avaient soin de faire récréanter ou 
réintégrer leur bourgeoisie. On n'est point certain du nom 
de la femme de Jean du Maisniel, que Ton présume être 
Jeanne de la Barre ; il eut plusieurs enfants^ entr 'autres: 

i.<* Nicolas, dont l'article suit; 
3.* Jeannia du Maisniel, reçu bourgeois d'Abbeville, 
en 1390. • 

II. Nicolas DU Maismiel, écuyer, seigneur de Belleval^ 
fut nommé majeur d'Abbeville, en iSyg, par le roi Char- 
les V, par intérim, et en l'absence de Mathieu Aucosté, 
écuyer, sieur de Bouillancour. II avait épousé Isabeau de 
Moyenneville, d'une noble et ancienne famille du Ponthieu, 
dont il eut : 

1/ Jean, dont l'article suit; a.* Robert. 

s 

III. Jean du Mai$!«ii:l, II* du nom, écuyer, seigneur 
de Belleval, capitaine en 141 3 , reçut des lettres du roi 
Charles VII, du mois d'octobre 1447, qui lui donnent 
rang parmi les chevaliers. Il épousa, en 1417, Susanne le 
Vasseur, fille de N... le Vasseur, seigneur de Neuilly, de 
laquelle il eut : 

I.* Jacques, dont l'article suit; 

2.* Pierre, échevin d'Abbeville en 1469; 

3.* Nicolas, mort sans postérité mâle; 



324 D^ MAISNtEL. 

4.* Laurent du Maisniel, qui a formé la branche des 
seigneurs de Bayencourt, éteinte il y a cinquante ans. 

IV. Jacques du Maisniel^ I" du nom, écuyer, sei- 
gneur de fielleval, et de Triconval, par l'acquisition qu'il 
en fit devant les hommes-liges de Saint-Maxent» le 1 5 no» 

vembre 1432, tipousa Jeanne de Blottefière^ fille de N 

de Blottefière, seigneur de Villancourt. 11 eut de ce mariage : 

1 .* Jacques, dont Particle suit ; 

2.** Pierre, qui n'a pas eu de postérité; 

3.^ Alix du Maisniel, qui épousa Jean le PeUe, écuyer, 
seigneur de Bethencourt ^ Rivière , Longuemort , 
Epaumesnilf etc. ; lequel , par son testament du 2 1 
mars 1480, fit don à ladite Alix^ sa femme^ de ces 
deux dernières terres. 

V.Jacques du Maisniel^ II* du nom, écuyer, seigneur 
de Belleval , de Triconval ^ du Fresnoy , de Longuemort , 
d'Epaumesnil y etc. ; épousa, le 17 juin 1489 , Jeanne de 
Bruges, sœur d'Antoinette, femme de Jacques Èriet de 
Francières. Il ren^dit dénombrement de la terre de Longue- 
mort, devant les hommes-liges de la seigneurie de Bailleul , 
paya un relief à Tabbaye de Saint- Riquier, par un acte du 6 
septembre 1 5 1 5, à cause de la donation de la terre de Lon- 
guemort qu'il avait faite le 3 septembre précédent à Pierre, 
son fils aine, auquel comparaît Jacques, firère dudit Pierre. 
Jacques II eut de son mariage: 

1 .• Pierre, dont Tarticle suit ; 

2.* Jacques, auteur de la seconde branche, rapportée 
ci-après ; 

3.* Nicolas, seigneur de Poullieres, dont la petite-fille 
Antoinette du Maisniel, épousa, par contrat du 6 
octobre i55o , Claude de Cacheleu , I*' du nom , 
écuyer , seigneur de Loches, archer d'une compa- 
gnie de 5o lances des ordonnances du roi, puis ca- 
pitaine deSaint-Riquier, fils de Pierre de Cacheleu, 
écuyer, sieur de Loches, et de Jeanne de Mor- 
villiers ; 

4.* Isabeau du Maisniel, mariée 2 Antoine de Belleval, 
écuyer, seigneur d'Angerville. 

VI. Pierre ùv Maisniel, l^ du nom, écuyer, seigneur 
de Longuemort, par la donation que lui en fit son père le J 
septembre i5i5, partagea, par transaaion du 10 novem- 
bre i525, avec Nicolas du Maisniel, seigneur de Poultiéres, 



DU MAISNIEL. 325 

son frère, et Jeanne de Bruges, leur mère. Il avait épousé, 
par contrat du ao août i5i5, Jeanne d'Aoust, fille d'Eus- 
uche d'Aoust, bailli d'Abbeville, et de Madeleine de Douay; 
2.* avant le 14 juin 1545, Isabeau le Sueur, veuve du sei- 
gneur de Saint-Marc : 

Du premier mariage vinrent : 

I.* Jean, dont l'article suit ; 

2.* Jeanne du Maisniel, dame de Frireules, mariée, le 
8 février i532, à noble François Caisier, sieur de 
Bealcourt, mayeur d'Abbeville en 1 601 . 

Du second Ht r 

3.* Isabeaa, mariée !.• à Jean de la Hyre, ccuyer; 2.* 
le 18 février i562, à Louis Ballen, écuyer, sei- 
gneur du Titre } 3.* le 2 mars 1 571 , à Jean Obert, 
ecuyer, seigneur d'Avesnes; 4.* le 8 mai 1571, à 
Philibert Briet, écuyer, seigneur de Doncquerelle ; 
5.* Enfin, le 16 juillet i582, à Antoine le Vasseur, 
écuyer, seigneur de Neuilly. 

VII. Jean DU Maisntel, III* du nom, seigneur de Lon- 
guemort, de Belleval et de Triconval, mayeur d'Abbeville 
en 1557. Il prit saisine du fief de Belleval, à lui donné par 
son père, le 7 août 1 548, et avait épousé, par contrat du 
14 juin 1545, Adrienne de la Hyre, fille de N... de la 
Hyre, seigneur de Saint-Marc, et disabeau le Sueur^ 
alon remariée à Pierre du Maisniel, père dudit Jean. 
Adriçnne de la Hyre et Jean du Maisntel, son mari, firent 
leurtestament mutuel devant David Desmarets, notaire à 
Oisemont, le 2 septembre 1589. Mandement du 26 septem- 
bre 1576, en faveur dudit Jean, qui établit sa noblesse. 
Leun enfants furent : 

I / Pierre, dont l'article suit ; 

2.* Isabeau du Maisniel, mariéeà Antoine de Belleval, 
fils de Jacques de Belleval, écuyer, et de Louise de 
Remaisnil, lequel se remaria, en 1 570, à Claude de 
Mailly d'Haucourt. Il n'a eu postérité que du pre- 
mier lit. 

VIII. Pierre nu Maisniel, II* du nom, écuyer, sei- 
gneur de Longuemon, de Belleval et de la Fresnoy, fut 
capiuine de cent hommes de pied ; il demeurait à Longue- 
mort en i586^ 1595 et 1596, et était marié en 1574, ainsi 



i 



326 I>^ MAISNIEL. 

qu'il résulte d'une saisine du 2 avril 1575^ à Charlotte de 
Mons, fille d'Antoine de Mons, chevalier de Tordre du roi^ 
de laquelle il eut : 

i.® Adrien, dont Tarticle suit ; 

2.® N... du Maisniel, dont la postérité est éteinte. 

IX. Adrien du Maisniel ^ chevalier, seigneur de Lx>n- 
guemort^ de Belleval^ de Triconval^ etc. , fut fait prisonnier 
à la prise des ville et château de Doulens^ ainsi qu'il conste 
par UQ acte du 22 février iSgô^ passé devant Jean Delcoun, 
notaire à Abbeville. Il était capitaine de cent hommes de 
guerre en 1622^ député à l'assemblée des états ^ dans Tor- 
dre de la noblesse, le 28 juillet 1614, et avait épousé i.* par 
contrat du 17 janvier 1596, Jeanne de Louvel, fille de 
François de Louvel, seigneur de Fresnov, et de Margue- 
rite de Saisseval ; 2.^ par contrat du 20 avril 1623, Bonne 
de Bernest, fille d'Antoine de Bernest et d'Anne de Faussart. 
Ses enfants furent : 

Du premier Ut : 

i* Suzanne^ mariée^ en 1664, à Claude de Damiette, 
fils de Pierre de Damiette et de N... de Mannay ; 

2.* Claire, mariée, en 1629, à Charles de Belleval, 
écuyer, seigneur de Rouvroy; 

3.* N... du Maisniel, religieuse à Rue. 

Du second lit : 

4.* Henri-Réné^ dont l'article suit ; 

5.* Antoine, mariéà Anne de Huppy, dontla postérité 

est éteinte ; 
6.* François du Maisniel ; 
7.* Laurent du Maisniel ; 

8.« Adrien, seigneur d'Hantecourt, marié, !.• en i665, 
à Adrien Bizart; 2.* avec Claude le Vasseur de 
Neuilly. De ce second mariage est sorti un rameau^ 
éteint ; 
9.» Anne, mariée, avant 1664, à Pierre Malet sei- 
gneur de Tillemont, écuyer ; 

1 mentionnées avec tous les frères et sœurs 
de ce degré dans un compte du 26 mars 
1 667,devant Regnault, nouireà Abbe- 
ville, et dans un partage du 3 1 mai 
1679, devant maître de Langaigiie: 



DU MAISNIEL. 327 

1 3.* Bonne du Maisniel, mariée à FrançoisdeBelleval, 
écuyer^ seigneur de la Coste. 

X. Henri* René du Maisniel^ chevalier, seigneur de 
Longuemon, de^Hantecourt , etc., ne le 17 novembre 
1625, capitaine d'infanterie en 1645, et de cavalerie au 
régiment de Chaulnes en i665, épousa, i.^ par contrat du 
26 avril i663, Isabelle Lhyver, fille de Charles Lhyver, 
écuyer, seigneur d'Infray; 2.« par contrat du 21 avril 
1666, Geneviève Ogier, fille de N. Ogier seigneur de 
Cavoye, et de Madeleine Aubry. Du second mariage sont 
issus: 

t .* Gilbert, dont l'article suit ; 

2.* Henri, chevalier, seigneur de Longuemort, ca- 
pitaine de dragons au régiment de Sommery , qui 
devint depuis régiment de laSuze; il en était lieu- 
tenant-colonel en 1741 ; 

3.* Joseph, capitaine dUnfanterie au régiment Royal, 
en 1694, mort au service du roi ; 

4.^ Geneviève du Maisniel, mariée à Antoine de Car- 
devacque, chevalier, seigneur de Boucly. 

XI. Gilbert du Maisniel, chevalier, seigneur de Lon- 
guemort, capitaine au régiment Dauphin, en 1688, vendit 
sa terre de Longuemort, en 171 8, pour aider son fils à re- 
tirer, en 1716,1a terre de Beaufort des mains des créan- 
ciers de la maison de Cavoye. Il mourut à Beaufort, en 
1740, et avait épousé, i.* Elisabeth de Vassul, fille de Jean 
de Vassal, écuyer, seigneur de la Sablonière, capitaine au 
régiment de Schulembourg; 2.* en 1702, demoiselle Marie- 
Françoise Amelot, dont, du premier lit : 

1 •* Henri-Gilbert, mort à Tâge de neuf ans; 

2.* Marie-Antoine, dont l'artiale suit ; 

3.* Jean-Gilbert, chevalier, mousquetaire, tué à la ba- 
taille de Fontenoy, le 1 1 mai 1745; 

4.* Henri , chevalier , seigneur de Beaufort, aussi 
mousquetaire, tué à la bataille de Dettingcn, au mois 
de juin 1753* 

XII. Marie- Antoine du Maisniel, chevalier, seigneur 
de Beaufort, mousquetaire, le 28 mars 1708, épousa, 
1.* Marguerite d' In val, fille de Charles d'Inval, chevalier, 
seigneur de FileKamp et de Brache, dont il n*eut point 
d'en&nts; 2.* Jeanne Qoquet, fille de Pierre Qoquet, 



328 I>U MAISNIEL. 

écuyer^ de laquelle il eut Jeanne-Geneviève du Maisniel, 
dame de Beaufort, née en avril 1740^ mariée le i*' mars 
1739, à Jean*Charles- Edouard^ marquis de Navier, sei- 
gneur deBouchoir, etc. ^ officier d'anillerie. 

SECONDE BRANCHE. 

Seigneurs d'Applaincourt. 

VI. Jacques du Maisniel III* du nom, écuyer , sei- 
gneur d'Espaumenil, second fils de Jacques du Maisniel, 
11* du nom, et de Jeanne de Bruges^ comparait à l'acte 
du relief payé par son père à Tabbaye de Saint-Riquier, 
du 6 septembre iSiS^ et reçut en donation d'Antoinette 
de Bruges , sa tante, vingt-huit journaux de terre, ainsi 
qu'il paraît par Tacte de relief qu'elle prit à Tabbaye de 
Saint-Riquier, du 26 juillet iSig. Il épousa, le 5 juillet 
1524, Jeanne de Blondelus, qui^ étant veuve, fit son tes- 
tament le dernier jour de juin 1524, dans lequel elle re- 
connaît Jacques du Maisniel^ son fils et héritier; elle y fait 
aussi des legs particuliers à Jeanne Rohault, femme de 
sondit fils, ainsi qu'à Marie et Jeanne, leurs filles^ le 1 5 
juillet 1545. 

VII. Jacques du MaisnieLi IV* du nom, écuyer, sei- 
gneur d*Espaumenil, paya, à Tabbaye de Saint-Riquier, 
le relief d'un certain nombre de terres, tenues par lui de 
ladite abbaye, tant en fief noble qu'en roture, ainsi qu'il 
conste par des lettres du 12 avril 1534. 11 mourut le i** 
juillet i58o, suivant son épitaphe qui se voit dans l'e'glise 
de Saint-Gilles, à Abbe ville. 11 avait épousé, par contrat 
du 6 mars 1541, passé devant François de Romerel , 
Jeanne Rohault, fille de N... Rohault, seigneur d'Espa- 
gnene. De ce mariage vinrent : 

I .* Pierre, dont l'article suit ; 

2.* Anne du Maisniel, mariée, le i** mai 1571, à 
Jean Royel, seigneur de Grand-But; 

3.* Marguerite, mariée, le 11 septembre 1579, ^ 
M. Thibaut Auger; 

4.* Marie du Maisniel, morte sans postérité ; 

5.* Isabeau du Maisniel, qui prit acte de relief et sai- 
sine à Tabbaye de Saint-Riquier, le 20 juin i58i, 
en présence de Pierre, son frère, pour une pièce 
de onze journaux de terre, dont Jeanne de Blon- 



DU MAISNIEL. 3^9 

deluSj sa grand^mère, avait payé le relief le 1 8 
novembre iSaS» enfin pour sept journaux au ter- 
roir de Saint-Riquier^ dont Antoinette de Bruges 
avait payé, le 26 juillet iSig, les droits seigneu- 
riaux, lorsqu'elle les avait donnés à Jacques du 
Maisniel, son neveu: ladite saisine prise en consé- 
quence de la donation desdites terres à Isabeau du 
Maisniel par Jacques, son père. 

VIII. Pierre du Maisniel, I" du nom , écuyer, sei- 
gneur d'Espaumesnil, d'Applaincourt de la Tricquerie, etc., 
prit acte de relief, le 20 juin i58i, pour ses fiefs et terre 
d'Espaumesnil, et épousa, par contrat du 26 juillet de la 
même année, passé devant Ezéchias Boujonnier, Marie 
Flourie, dont il eut : 

I.* Claude, seigneur d^Espaumesnil, dont la postérité 

est éteinte,; 
2.* JeanAe, mariée à Jean Hocquet, fils de Samson 

Hocquet et de demoiselle Isabeau de Quesmont; 
3/ Marie, mariée à Adrien Gallet; 
4.^ Françoise, mariée a Nicolas d'Arrest , seigneur 

de Beaulieu. 

1X« Pierre du Maisniel, II* du nom, écuyer, seigneur 
de la Tricquerie et d'Applaincourt, maleur, commandant 
pour le roi à Abbeville, fit le dénombrement du fief delà 
Tricquerie, et épousa, en présence de Marie Flourie, sa 
mère, par contrat du 29 octobre 1621, Hélène le Vaillant, 
fille de N... le Vaillant, écuyer, seigneur de Villers, de 
laquelle il eut : 

I .• Pierre, dont l'article suit ; 

2.* Jean, seigneur de Rouge-Fosse, qui a fondé une 

branche aujourd'hui éteinte; 
3.* François, qui fonde la troisième branche rapportée 

ci-après; 

4.* Antoine, prieur de l'abbaye de Saint- Acheul ; 

5.* Marie du Maisniel, qui, aux droits de Marie Flou- 
rie, sa grand 'mère, partagea, le 26 mars 1667, 
avec Henri du Maisniel, écuyer, seigneur de Lon- 
guemort, Antoine du Maisniel, écuyer , sieur 
d'Hantecourt, acte reçu par Rigault, nouire. Elle 
a épousé i.*le 17 août 1667, Philippe du Gardtnj 
écuyer, gentilhomme attaché à la maison du duc 



33o I>U MAISNIEL. 

d'Orléans; 2.* le 8 novembre 1695, Loutsde Rien* 
court, chevalier^ seigneur de Ligntères. 

X. Pierre du Maisniel» III* du nom^ ecuyer^ seigneur 
de la Tricquerie, gentilhomme de la vénerie, né le 11 
décembre 1602, épousa, par contrat du 29 octobre i65i« 
Marie de 3ellanger| dont sont issus : 

I.* Pierre, dont Tartide suit ; 

2.* Angélique, mariée, i.* à Pierre le Vaillant, écuycr, 
seigneur de Villers; 2.* par contrat du 26 mai 1700, 
à Gaston-Jean-Baptiste de Hangest, capitaine au 
régiment du roi ; 3.* par contrat du 24 mai 1706, à 
Antoine de Mailly, chevalier, marquis d^Haucourt, 
fils de Philippe de Mailly , chevalier , seigneur 
d^Haucourt, de Saint-Léger, etc., ci-devant capi- 
taine de cent chevau-légers, et de Guilaine du Bie: 
d'Ignacourt; 

3.^ l«ouise-Hélène, et 4.^ Antoinette, religieuses; 

5.* Jacqueline, mariée, le 3o mars 1689, à Antoine 
Daniel, chevalier, seigneur de Lignières. 

XI. Pierre du Maisniel, IV* du nom, écuyer, seigneur 
de la Tricquerie, d'Applaincourt, etc., né le 26 mars 
i656, gentilhomme de la vénerie du roi, épousa, i.* Ca* 
therine Pingre, fille de Nicolas Pingre, seigneur de Gouy ; 
2.* en 1687, par contrat passé devant M* Philippe Le- 
febvre, notaire à Abbeville , célébré le 3 février même 
année , paroisse Saint-J«cques , Madeleine de Monchy, 
veuve de Nicolas de Liques, écuyer, seigneur de Tofflet, 
et fille de Charles de Monchy, chevalier, baron de Vismes, 
et de demoiselle Marie du Cauzel de Toigny; devenue 
veuve, elle se remaria au sieur de Tasserville. 

Du premier lit vinrent: 

I •* Pierre, dont l'article suit ; 

2.* Marguerite, mariée, par contrat du i*' juin 1721, 
passé devant Pierre Lcfebvre, nofaire à Abbeville, 
à François de Belloy, chevalier, seigneur de Beau- 
voir. 

XII. Pierre du Maisnibl, V* du nom, chevalier, sei- 
gneur de la Tricquerie et d^Applaincourt, né le 21 octobre 
1696, gentilhomme de la vénerie du roi, épousa, par 
contrat du 11 février 1722, Catherine Tillette de Buigny , 
dont il eut : 



DU MAISNIEL. 33l 

I .* Pierre^ dont l'article suit; 

2.* Jean-Marie du Maisniel^ ) capitaines aux regi- 

3.* Antoine-Joseph du Maisaiel, ( ment de Hainaut. 

4.* Marguerite- Hélène, mariée, par contrat passé de- 
vant le Roy, notaire à Gisement, à François Ber- 
nard^ comte de Houdetot. 

XII L Pierre du Maisniel, VI* du nom, chevalier, 
comte d'Applaincourt. de la Tricquerie, de Bellifontaine, 
de Grandsart, d'Ouville, etc., épousa par contrat du 22 
octobre 1765. Marie-Claudine Tillette, fille de Jean Tillette, 
seigneur de Buigny, dont soniissus : 

!•* Pierre Tainé, dont Tartide suit; 

2.* Pierre le jeune, vicomte d'Applaincourt, né le 22 
septembre 1768, émigré en 179I1 avec le grade de 
lieutenant au régiment de Condé, infanterie, che* 
vaUer de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, 
ayantfoit la campa jneditedés princes, et ensuitecelles 
à l'armée de monseigneur le prince de Condé, marié, 
par contrat du 27 juillet 1808, à M"* Marie-Louise- 
Françoise-Joséphine de Louvencourt, fille de Jean- 
Baptiste-François, marquis de Louvencourt, et de 
Marie-Françoise-Joséphine de Wignacourt. De ce 
mariage sont issus: 

a. Pierre-Marie-Gustave du Maisniel d'Applain- 
court, né le i3 avril 18 10; 

b. Marie-Antoinette-Sidonie du Maisniel d'Applain- 
court, née le 6 septembre 18 10. 

XIV. Pierre du Maisniel, VII* du nom, comte d'Ap» 
plaincourt, né le 12 septembre 1766, a émigré en 17911 
avec le grade de lieutenant, au régiment de Royal-Navarre, 
cavalerie, chevalier de Tordre royal et militaire de Saint- 
Louis, ayant fait la campagne dite des princes et ensuite 
celles à Tarmée de' monseigneur le prince de Condé; il a 
épousé, par contrat du 12 juillet i8o3, Marie- Elisabeth de 
Houdetot, sa cousine germaine, chanoinesse du chapitre 
noble de Bourbourg, fille de François Bernard, comte de 
Houdetot et de Marguerite-Hélène du Maisniel. De ce 
mariage est issu : 

Pierre-Claude du Maisniel d'Applaincourt, né le 21 
juin 1804. 



333 OU MAISNIEL. 

TROISIÈME BRANCHE. 



X. François du Maisniel, seigneur de Belleval et de 
Saint-Mégnn^ second fils de Pierre^ II, écuyer, seigaeur 
d'Applaincourt, et d'Hélène le Vaillant de Villers, fut 
maleur et commandant pour le roi à Abbeville» en 1661 ; 
fit aae de relief, le 9 novembre 1672, pour le fief de Bd- 
levai, et épousa, par contrat du 25 octobre 1676, Mar- 
guerite de Manessier, fille de N.... Manessier, écuyer, sei- 
gneur de Préville, de laquelle il eut : 

XL Charles-François du Maisniel, I*' du nom, écuyer, 
seigneur de Belleval,' de Saint-Léger, maîeur-commandant 
pour le roi à Abbeville, nommé le 14 août 1731 ; il avait 
épousé, par contrat du 10 juin 1703 , Marie de Lanzac, fille 
de Raimond Lanzac, chevalier, seigneur de Chanac et de 
Marie Manessier de Préville. De ce mariage est issu : 

XIL Charles- Joseph du Maisniel, I*' du nom, chev., 
seigneur de Belleval, de Saint-Léger, etc. maleur et 
commandant pour le roi en la ville d'Abbeville, en 1757, 
épousa par contrat du 17 juillet 1739, Marie-Thérise le 
Febvre de la Poterie, dont sont issus : 

1 / Charles-François, dont l'article suit; 

2.* AntOHie-Joseph du Maisniel , chev«, baron de 
Neuville, né le 6 février 1737, garde-du-coq» 
du roi, puis capitaine de cavalerie en 1773, gou- 
verneur de Crécy, chevalier de Tordre royal et 
militaire de Saint-Louis en 1780; il a émigré avec 
toute sa famille, en 1791, et a fait la campagne 
des princes sous les ordres de Mgr. le duc de Bour- 
bon; il a épousé, le 37 juin 1770, Marie-Char- 
loue-Alezandrine de Buigny, fille de François, 
comte de Buigny, chevalier de Tordre royal et 
militaire de Saint- Louis, et de Marie-Charlotte de 
Fontaines, dont : 

a. Charles - Louis - Joseph - Suzanne du Maisniel 
de NeuviUe, mort en émigration, sans postérité. 

b. Marie-Joséphine-Alcxandrine du Maisniel de 
Neuville, mariée, le 30 novenbre 1800, à Jean- 
Baptiste-Sébastien-Drillet de Lanigout, cbeva- 



DU MAISNIEL. 333 

lier^ seigneur de Lanigout, dont plusieurs en- 
fiints; 
3.* Pierre-François dn Maisniel, chevalier^ seigneur 
de Saveuse^ né le 9 juin 1743, chevau-léger de 
la garde du roi, reçu mousquetaire le i*' janvier 
177I1 et chevalier de l'ordre royal et militaire 
de Saint-Louis le 20 avril 1791; il a épousé 
le 3 juin de la même année^ demoiselle Marie- 
Louise^Thérise dm Liège» fille de Pierre-Antoine 
du Liège, écuyer e{ de Françoise le Sergent de 
Fresnes^ dont : 

a. Pierre-Jules du Maisniel de Saveuse» né le 3o 
mars 1792, actuellement gardc<lu-corp$, com- 
pagnie de Luxembourg; 

b. Marie-Louise du Maisniel de Saveuse; née le 
3o mars 1792; mariée, le 2 août 181 3 , à 
Charles-Abraham-Blanquarty écuyer, seigneur 
de Saucourt. 

XIII. Charles - François nu Maisniel» II^ du nom, 
chevalier, seigneur de BeUeval, d'Omattre, etc. , épousa 
demoiselle Elizabeth-Marguerite Berquin de Vercourt^ 
dont: 

1 / Charles-Joseph, dont l'article suit ; 

2.* Charles-Philippe du Maisniel , chevalier , sei- 
gneur des deux Nempont/du Hamel, etc. , né le 2 
mars 1769 ; il a émigré en 1791* lieutenant au 
régiment d'Auxerrois, in&nterie, et fait la cam- 
pagne des princes sous les ordres de Mgr le duc 
de Bourbon. Il a épousé par contrat du 8 novembre 
180a, demoiselle Marie le Febvre de Wadicourt^ 
fille de Jean-Pierre le Febvre, chevalier, seigneur 
de Wadicourt, et de Jeanne-Françoise-Hyacinthe 
de Vaulte. Il a de ce mariage : 

a. Charles-Amédée du Maisniel de Nempont^ né le 
21 juillet 1804; 

b. Pierre-Gédéon du Maisniel de Nempont, né le 
1 3 janvier 1 806 ; 

3.* Pierre- François du Maisniel, chevalier, seigneur 
de Liercourt, de Frettemeule, etc. né le 7 septembre 
1771, émigré en 17911 officiera la suite du ré- 
giment d'Auxerrots ; il ^ fait la campagne des 
princes sous les ordres de Mgr le duc de Bourbon, 



334 ^^ LAUR. 

a épousé^ le 2 septembre 1807, à^^^ Marie» 
Louise-Joseph de Lavaulx, chanoinesse de Pous- 
say, fille de messîre Charles- Nicolas -Joseph, 
comte de Lavaulx, capitaine de vaisseau, et de 
Marie- Louise, née marquise d'Estourmel, dont - 

a. Charles- Ferdinand-Octave du Maisniel de Lier- 
court^ né le 27 juillet 1809 : 

b. Louis-Joseph- Anatole du Maisniel de Liercourt, 
né le 7 août iSii. 

• 
XIV. Charles-Joseph du Maisniel^ II* du nom , che- 
valier, comte de Wattignies, seigneur de Belleval, d*0- 
mattre, etc. , né à Àbbeville, le 17 décembre 1767^ a 
épousé, le premier septembre 1794, dame Marie-Ferdi- 
nande- Liévine- Joséphine -Colette de Lannoy, chanoi- 
nesse de Denain, fille de messire Chartes-François, comte 
Je Lannoy et du Saint-Empire, député de la noblesse 
de Flandres aux états-généraux en 1789, (i) et d'Alexao- 
drine-Charlotte-Marie, née conltesse de Hangouwan. II a 
de ce mariage: 

Gustave-Cbarles-Colette du Maisniel, né le 1 1 juin 
1 804. 

Armes: « D'argent, à deux fasces de gueules, chargées 
chacune, de trois besants d'or: couronne de marquis ; 
supports^ deux lions. » 



DE LAUR, maison des plus anciennes et des plus il- 
lustres de la Chalosse et du Bearn. 

On trouve dans du Harlay, sous la date de 1 3oo, un de 
Laur, gouverneur de Montpellier, lequel combatuit à la 
tête des chevaliers de la province. 

Guillaume de Laur est nommé dans le testament de Ber- 
nard de Guiscard, II* du nom, chevalier, seigneur de la 
Coste et de Laurie, qui vivait en 1283, au i5 des Calendes 
de juin t323. 

Noble Pierre de Laur, seigneur en partie de Roquefort 
en Breuil, paroisse de Saint-Pierre d* A rrinhac, fit son tes- 
tament le 12 janvier 1442, par lequel il fit des donations à 



(1) Voyez la note sur It maison de Lannoy, tome iv, p. 194. 



DELAUR. 335 

Sencine d'Arephurat, sa seconde femme^ et à Catherine 
de Laur, leur fille. 

Catherine de Laur^ peut-être la même que la précédente, 
épousa Jean deBaradat, I** du nom, quatrième aïeul d'Henri 
de Baradat^ évéque et comte de Noyon, pair de France. 
Elle fit son testement à Nugarol, en Armagnac^ le 14 jan- 
vier 1493. 

En 1614, un de Laur, capitaine au régiment de Navarre^ 
fut appelé à la cour par la reine régente en récompense 
des services signalés qu'il avait rendus dans les armées sous 
le feu roi. 

Cette fiimille s'est toujours distinguée par les services 
militaires qu'elle a rendus à ses souverains, et par son atta- 
chement à la monarchie. 

L Arnaud, I** du nomj seigneur de Laur, testa en 1485, 
et eut pour fils : 

IL Arnaud, II* du nom, seigneur de Laur, qui se maria 
en 1 5o6, avec Antonine de M ornas, de laquelle il eut : 

III. Esteben^ seigneur de Laur, qui fut père de : 

IV. Vincent de Laur, qui épousa Bertrande de Mon, 
et fut père de : 

V. Gabriel, baron de LAim» I*' du nom. Il testa le 24 
octobre i552, et laissa de Françoise de Vehic, son épouse, 
un fib qui suit; 

VI. Gabriel, baron de Laihi, II* du nom^ épousa le 
i5 juin 1567, IsabeaudeGachissaQS, de laquelle il eut : 

VII. Jacques, baron de Laur, I** du nom, gouverneur 
des ville et citadelle de Navarrens; il épousa, i .* Madeleinede 
Moreuil ; 2.* vers 1 589 N... héritière du marquis des Salles, 
grand maître de Partilleriede Navarre ; il laissa pour fils : 

VIII. Jacques, baron de Laur, 11* du nom, qui testa le 
10 avril i663 ; il avait épousé Jeanne de Lons^ de laquelle il 
laissa : 

IX. Philippe- Henri^ baron de Laur et de Lescun, 
nommé en 1701, gouverneur de la ville et du château 
d'Orthez, en remplacement du marquis de la Garde-Mont- 
luc-Masscncomme ; il mourut en t7o5,«t avait épousé, le 
30 août 1667, Marie de la Fargue-Souche, de laquelle il eut: 



336 GODDK5 DE VARENNËS. 

I.* IsaaCy exempt des gardes du corps du roi, qui fut 

gouverneur d'Orthez, et mourut sans postérité; 
.2.* Charles-César, dont l'article suit. 

X. Charles-César, baron db Lkur, capitaine des vais- 
seaux du roi, mourut en 1744. Il avait épousé, en 1712, 
Marthe de Faget, de laquelle il laissa : 

I .* Charles-Daniel, sous-lieutenant des gardes finin* 

Kises ; quitta la carrière des armes pour embrasser 
fut ecclésiastique ; 
2.* Alexandre, dont l'article viendra; 
3.* Jeanne-Marie, qui a épousé, en 1736 , Joseph 
d'Arrac, baron de Sault-de Navailles et de Vignes, 
seigneur de Nassiet et de Marpaps, fils de BUise 
d'Arrac de Vignes, baron de Sault-de-Navailles, 
et de Marie d' Abbadie d'Arbocave, dont postérité : 

XI. Alexandre, baron de Laur et de Lescun, cornette 
dans le régiment royal-dragons, épousa sa belle-sœur N.... 
d'Arrac de Sault. Il mourut en 1789, et laissa : 

I.* Pierre-Maxime, dont l'article viendra; 
2.* Alexandre de Laur, ecclésiastique; 
3.* et 4.* Deux demoiselles non mariées. 

XII. Pierre-Maxime, baron de Laur et de Lescun, an* 
cien capitaine de cavalerie, chevalier de l'ordre royal et 
militaire de Saint-Louis; à émigré et fait toutes les campa- 
gnes de Tannée des princes, oti il a constamment donné des 
preuves de son dévouement au roi et à la monarchie. 

Armes : « Écartelé, au i d argent, à la tour d'azur, ac- 
compagnée en chef d'un croissant de gueules; au 2 et 3 de 
Lons : au 4 d'azur, semé de fleu» de lys d'or ; au lion du 
roéme brochant; sur le tout coupé, au premier, d'or, au 
rameau d'olivier de sinople, mouvant du flanc sénestre; au 
deuxième, de gueules, au cœur d^or. Couronne de comte. » 

Nota. La branche ainée de l'illustre maison des Salles 
s'est fondue dans celle de Laur, qui, comme on vient de le 
voir, a formé alliance avec* celle de Moreuil, qui a fourni 
un maréchal de France. 



GODDES DE VaRENNES, famiUe originaire de Nor- 
mandie, établie depuis long-temps en Anjou, qui y a pos* 



GODDES DE VARENNES. 33^ 

sédé les terres et seigneuries de Varennes, la Perrière, 
Sceaux, la Roche-Joulaîn, Q.dincé^ et la baronnie de^Sautré. 
On trouve dans les Mémoires pour servir à l'histoire de 
Bretagne^ tom. II, p. i3o5, un Goddes, compris au nom- 
bre des gentilshommes qui prêtèrent serment au duc de 
Bretagne, en 1437. 

Thibaut Goddes est qualifié homme d'armes à la grande 
paye dans un rôle d'Olivier Baud, trésorier des guerres, 
de Tan 1464. 

I. Sous Henri IV^ il y avait en Anjou un Goddes db 
Varennes^ commissaire des guerres, que ce roi y envoya 
du temps de la Ligue. Il eut pour û\s : 

II. Charles-François Goddes, marquis de Varennes, 
seigneur de la Perrière, en Anjou, qui fut envoyé par le 
cardinal de Richelieu pour y prendre connaissance de ce qui 
s'était passé entre le duc d'Épernon^ gouverneur de Bor- 
deaux, et le cardinal de Sourdis^ archevêque de cette ville, 
(Voyez don de Vienne, hîst. de Bordeaux.). Il fut envoyé, 
sous la minorité de Louis XIV, ambassadeur à Venise et à 
Constantinople, pendant le siège de Candie. (Voyez Carrey, 
son histoire de France sous le règne de Louis XIV, t. I, 
p. 161, Roterdam, 1738; — Nani, histoire de Venise; — 
Lettres de Wicquefort, 27 juillet 1646 ; — enfin, l'Histoire 
de Venise, par l'abbé Laugier^ tom. XI, p. 345.) Ses en- 
fants turent : 

!.• François, qui suit ; 

2.® Renée Goddes, mariée à Charles d'Assé , seigneur 
de Montfaucon au Maine, dont la fille, Marie-Hen- 
riette d'Assé, fut mariée, en i688| à Alexandre de 
Gironne, comte de Buron. 

III. François Goddes, marquis de Varennes, seigneur 
de la Perrière, baron de Sautré, chevalier de Tordre royal 
et militaire de Saint-Louis, major des Gardes-Françaises, 
lieutenant-général des armées du roi, gouverneur de Bou- 
chain et de Landrecy où il est mort, commandait, en 1 658, 
l'allé gauche ^le l'armée du roi, sous les ordres de M. de 
Turennes (Voyez le discours de Bussy Rabutin à ses enfants; 
voyez Tétat de la France.). Il avait épousé Lucie Leclerc 
de Sautré fille unique de N... Leclerc de Sautré , com- 
mandeur de l'ordre de Saint^Lazare, de la même famille^ 
et ayant les mêmes armes que Messieurs Leclerc de Jiuigné. 
Ses enfants furent : ,.; 

8. 22 



338 GODDES DE VARENNES. 

!.• Auguste-François^ qui suit; 

2.« Lucie Goddesde Varcnncs, mariée, en 1703, â 
Armand-Victor Bouthillier, comte de Cbavigny, 
fils d'Armand-Léon Bouthillicr, comte de Chavi- 
gny, seigneur de Pont-sur-Seine, maître des requê- 
tes, et d'Elisabeth Bossuet. 

IV. Auguste-François Goddbs, marquis de Varennes, 
baron de Sautré, Morsan, etc., lieutenant-général des ar- 
mées du roi, commandeur de Tordre royal et militaire de 
Saint-Louis, en 1738, gouverneur du château d'If et Iles 
adjacentes, mort à Angers en 177 1, avait épousé Elisabeth- 
Geneviève de Vassan, dont est issu : 

V. Auguste-Claude-François Goddes, marquis de Va- 
rennes, b^ron de Sautré, et capitaine aux Gardes-Fran- 
çoises, colonel d'infanterie, chevalier de l'ordre roj^l et 
militaire de Saint-Louis, mort au château de Sautfe en 
1782. Il avait épousé Jeanne Madeleine le Pilleur, fille de 
Jean-François le Pilleur , seigneur d'Apligny. ( Voyez le 
Mercure de France 1743.). De ce mariage sont issus : 

I .* Auguste-Crysante Goddes, marquis de Varennes, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis ; capitaine au régiment du roi infanterie, 
émigré en 1789, mort à Sautré en 18 10; il avait 
épousé mademoiselle de Rochecot, de laquelle il n'a 
laissé qu'une fille, mariée à M. le marquis de la 
Motte de Se'nonnes. 

2.* Auguste-Pierre-Eugène, qui suit. 

VL Auguste-Piërre-Eugène Goddrs, marquis de Va- 
rennes, né â Angers en 1757, capitaine de dragons en 1779, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, émi- 
gré en 1789, maire delà ville de Coubmmiers, départe- 
ment de Seine et Marne, incarcéré par Bonaparte pour 
s'être refusé à ses ordres sanguinaires ; sorti de Sainte^ 
Pélagie par ordre spécial de sa majesté Tempereur de 
Russie, le lendemain de sa première entrée I Paris (Voyex 
le Moniteur du jour.); a épousé, en 1788, Amélie- Jeanne 
Quatresols de la Hante, fille d' Alexandre Gédeon Quatre- 
sols de la Hante, capitaine de cavalerie, chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis, victime parle tribunal 
révolutionnaire en 1794, par cause de fidélité pour son loi. 
De ce mariage sont issus : 



DU BOURBLANC 339 

I .* Auguste-Jot^h-Eugène Goddes de Varennes^ né 
à Coulommiers en 1789, commissaire des guerres; 

3.* Auguste-Adrien-Edmoad Goddes de Varennes, né 
à Coulommiers^ en 1802. 

Armes : « D'argent^ à la fasce de gueules, accompagnée 
en chef de deux étoiles de sable, et en pointe d'une hure 
de sanglier du méme^ deïendue du champ. G>uronne de 
marquis. 1 



BOURBLANC (du). Le Bourblanc est une terre et 
seigneurie kituée dans la paroisse de Plourivaux, au dio- 
cèse de Saint-Brieuc, qui a reçu son nom d^une ancienne 
et noble famille de Bretagne distinguée par ses services et 
ses alliances avec les premières maisons de cette province, 
telles que Boterel - Quintin , Avaugour , Châteaubriant, 
Poilley, Boiséon et Quélen. 

L Philippe du Bourblamc , chevalier , seigneur du 
Bourtflanc, épousa^ vers l'an i33o, damoiselle Oderne le 
Vicomte, de la Ville-Volette, de laquelle il eut : 

IL Alain du Bourblanc , héritier principal et noble , 
marié en i3.. i damoiselle Benoîte de Kerimel deCoat- 
bruc^ dont : 

III. Yves DU Bourblanc, seigneur du Bourblanc, qui 
épousa damoiselle de Kermarec. De ce mariage vint : 

IV Philippe du Bourblanc « II* du nom, lequel , en 
Tannée 1444» prouva sa noblesse d'ancienne extraction, et 
se maria à demoiselle Sybille de Langourla, dont : 

t.* Philippe, III* du nom, chevalier, seigneur du 
Bourblanc, héritier principal et noble, ne laissa 
qu'une fille, nommée Marie, femme de N. Roc- 
quel, président au parlement de Breugne, à qui 
elle poru la terre et seigneurie du Bourblanc, ac- 
quise depuis soixante ans par k'Sieur Armez; 

2.* Rolland, dont l'article suit. 

V. Rolland du Bourblanc , écuyer , juvénieur dudit 
Philippe, prouva sa noblesse d'ancienne extraaionen 1499» 
il épousa, l'an 1 5oo, Catherine Meut de Kermanach, de 

laquelle il eut: 



« 
\ 



340 I>U BOURBLANC. 

I .* François du Bourblanc, héritier principal et noble, 
auteur de la branche des seigneurs de Guennel, 
qui est représentée par messire Saturnin-Marie- 
Hercule du Bourblanc, d'abord conseiller, et de- 
puis avocat-général au parlement de Bretagne ; au- 
jourd'hui (i 8 14) conseiller d'Eut^ et chef de nom 
et armes du Bourblanc ; 

2.* Guillaume du Bourblanc^ écuyer, auteur de la 
branche des seigneurs d'Apreville, dont nous allons 
parler. 

VI. Guillaume du Bourblanc, seigneur de Penanrun, 
épousa en février i555, damoiselle Marguerite Regnaut, 
dame de la Villenisan, et du Grandpre, fille de noMe 
homme N... Régnant, et de demoiselle N... Botertl-Quin- 
tin, dont naquirent : 

I.* François, qui suit; 

2.® Autre Fr&nçois, qui a formé la branche des sei- 
gneurs de Beaurepaire; 

3.* Jean, sieur de Larmanec, qui ^ avec Jeanne da 
Haigouet^sa femme, futtigedes seigneurs deKe- 
ranroux, éteints dans le dix-septième siècle ; 

4.*Jacquette du Bourblanc, mariée au seigneur de 
Kerbalantz. 

VII. François du Bourblanc , seigneur de Penaamn 
et de la Villenisan, épousa, le i*' mai 1574, damoiselle 
Madeleine Rogier, dame de Kergaro, fille de François 
Rogier, écuyer» et de damoiselle de Kergosou, dont il eut : 

I.* Philippe, mort sans postérité de Marie de Quélen, 

son épouse ; 
2.* Pierre, qui suit ; 
3.® Jean, mort docteur de Sorbonne ; 
4.* François^ mort sans postérité ; 
5.^ Marie du Bourblanc, femme du seigneur de Qui- 

lien. 

VIII. Pierre du Bourblanc, seigneur du Grandpre, 
épousa, en i63o, Guillemette de Launoy, fille deN... de 
Launoy, chevalier, seigneur du Cosquer, et de noble 
demoiselle N... Adam, dont : 

I .• Pierre, qui suit ; 

2.* Ijouise-Jeanne du Bourblanc^ mariée auaeigoeur 

de Kerprigent. 



ou BOURBLANC. 341 

IX, Pierre du Bourblahç , chevalier, dit le marquis 
d'Apreville, capitaine de cavalerie au régiment des che- 
vau-légers de Beaufort, épousa^ le 1 1 mai 1 660, Jeanne 
d'Avaugour, fille de haut et puissant seigneur N... d'Avau- 
gour, baron de la Lohierre^ et de N... de Luxembourg; 
et en secondes noces^ Renée de Châteaubriant, qui mou- 
rut sans postérité. Il eut de son premier mariage : 

X« Pierre-Guy du Bourblanc, marquis d'Apreville, 
capiuîne du régiment des dragons de Bretagne, marié le 
Il septembre 1697, à Jeanne, marquise de Poilley/ fille 
de Louis»Henri| comte de Poilley ^ marquis de Saint- 
Hilaire^ et de Jacquemine de Bellouan de Montorin, 
dont : 

1 .* Pierre-François, marquis d'Apreville, capitaine 

.au régiment de la Cbénelaye, chevalier de l'ordre 

royal et militaire de Saint-Louis, mort sans hoirs ; 

2.* Charles-Adolphe, qui suit ; 

3.* Marie-Anne-Caliope, femme de messire Joseph 

de Gouyon-Miniac^ capitaine des vaisseaux du roi ; 

4/ N... du Bourblanc, morte jeune. 

XI. Charles-Adolphe du Bourblanc, marquis d' Apre- 
ville, capitaine, commandant de bataillon au régiment de 
Bricqueville. chevalier de Tordre royal et militaire de 
Sftiot-Louis, épousa, le 18 décembre 1737, Marie-Gene- 
viève Poulain, de Boisgourd, fille de messire François 
Poulain de Boisgourd, capitaine, puis commissaire d'ar- 
tillerie, commandant à Perpignan, et de Marie Moreaui 
dame de la Roche. De ce mariage sont issus; 

I .* Pierre-François-Marie, qui suit; 

3.* Marie-Gabrielle-Hyacinthe , dite mademoiselle 
d'Apreville ; 

3.* Jeanne-Marquise-Perrine, femme de messire Jetn- 
Baptiste-Benjamin Cornulier, seigneur de Lucinière, 
conseiller au parlement de Bretagne ; 

4.* Henriette-Adélatde-Eléonore, morte jeune. 

XI t. Pierre-François-Marie , comte du Bourblanc , 
d^Aprevilie, ancien officier de la marine royale, marié 
le 8 octobre 1765, â demoiselle Antoinette-Henriette-^Théo- 
doreJouenne d'Epaney, fille de messire Henri-Alexandre 
Jouenne, seigneur d'Epaney, ancien mousquetaire des 



3^2 DU BOURBLANC. 

gardes du roi^ et de noble demoiselle N... Bodinet de 
Fresné, dont est né, le 29 novembre 1 766 : 

XI IL Charles-Marie-Henri du Bourblanc, dit le mar* 
quis d'Apreville, reçu garde delà marine le 1*' juin 178a, 
Ueutenant de vaisseau le 32 juin 1789; marié le 16 mars 
1790, à demoiselle Antoinette-Charlotte Géialdia, fille de 
Anne- Antoine-Nicolas, comte de Géraldin, maréchal des 
camps et' armées du roi» et de noble demoiselle Char- 
lotte Blouet de Cahagnolles : émigré en 179 1, nommé par 
le roi lieutenant-colonel, et chevalier de Tordre royal et 
militaire de Saint- Louis, à Tarmée de Condé, en 1796; 
nommé par le roi, en iSiii, capitaine de ses vaisseaux, 
s'empressa de donner sa démission de maire, en t8i5» 
lors de la dernière usurpation, et resta constamment fidèle 
à la cause légitime. 

La maison du Bourblanc s'est distinguée dans tous les 
temps par son dévoûment à la cause du roi et de son au* 
guste éimille. 

Le comte Saturnin du Bourblanc, aujourd'hui conseiller 
d'Etat, est resté constamment, ainsi que ses fils , aupris 
du roi, jusqu'à la rentrée de ce monarque en France, et 
M. son fils Fa accompagné récemment à Gand. 

Le comte du Bourblanc d'Apreville, un des chefs de la 
coalition de la noblesse à Caen en 17919 et l'un des agents 
de la correspondance des armées royales de Normandie 
sous M. le comte de Frotté, fut honoré d'une lettre de sa- 
tisfaction de S. A. R. Monseigneur, comte d^Artois, en 1796, 
et ne cessa, pendant Témigration de son fils, et de concert 
avec madame la marquise du Bourblanc d'Apreville, sa 
belle-fille, de soutenir la cause du 'roi par tous les moyens 
qui étaient en leur pouvoir, et en donnant asile aux prin- 
cipaux chefs de cette brave armée. 

L'on trouve dans l'histoire de Bretagne, par dom Mo- 
rice, bénédictin, Guillaume-Alin et Rolland du Bourblanc 
au nombre des gentilshommes du ressort de Goêllo, Tre- 
gnier, etc., qui reçoivent Tordre de se rendre en tenue 
pour la garde et la défense du château dudit Bréhet. — 
Mandement du 10 octobre 1489. — ^Autre mandement du 
1 2 octobre 1437, à Rolland du Bourblanc, et autres che^ 
valiers et écuyers , de prêter serment de fidélité au duc 
de Bretagne. 

Armes: < De gueules, à la tour crénelée d'or >. 



DE CHARRIER-MOISSARD. 3^3 

DE CHARRIER-MOISSARD, en Unguedoc, famille 
Ancienne, établie dans cette province depuis plus de quatre 
siècles^ originaire de la ville d'Issoire, en Auvergne, oîi 
une iH'anche de cette maison conserve encore le fief de la 
Varenne, qu'elle y possède depuis Tanne'e 1 296. 

Cette famille est recommandable par son ancienneté, ses 
alliances, ses services militaires, dans Téglise et dans la 
magistrature. 

Michel de Charrier fut député plusieurs fois par la pro- 
vince d'Auvergne à la cour ; il obtint le rétablissement et la 
conservation des privilèges de la ville d'Issoire, après 
qu^elleeut été brûlée et saccagée par le duc d*Alençon. 

Elle a eu un évéque d'Orléans en 1437, qui jassa ensuite 
sur le siège d'Agde, ainsi que le prouve l'histoire du Lan- 
guedoc; un abbé d'Issoire vers 1450, deux abbés de Notre- 
Dame de Change, dont l'un était aumônier de Louis XIII ; 
un conseiller d'état par brevet } un lieutenant-général de la 
province d'Auvergne, nommé par Louis XII, en i5i4; 
plusieurs hommes d'armes, des officiers aux gardes fran- 
çaises, dans la marine et dans différents corps des armées 

du roi. 

< 

Elle a eu deux alliances avec la maison du Prat, vers. 
i36o, et au milieu du siècle suivant; la seconde, par Marie- 
Beraude de Charrier, aïeule d'Antoine du Prat, cardinal, 
premier ministre et chancelier de France. Elle. s'est aussi 
alliée deux fois à la maison de Rochefort d' Ailly, la pre- 
mière en 1384, comme nous le verrons plus bas, et la se- 
conde par Jean-Amédée de Rochefort d' Ailly, comte de 
Saint-Point et de Montferrand, baron de Senaret, qui 
épousa, le 24 juillet 1690, Jeanne-Marie de Charrier, 
fille d'Eustache de Charrier, baron de la Roche-JuiHé et 
de Juliénas et de Catherine Badol de Rochetaillé, dont la 
petite-fille a épousé, le 3 octobre 1752, Charles- Louis, . 
comte de Balincourt, neveu du marquis de Balincourt, ma- 
réchal de France. Voyez Moreri et ïabbé Pernetty , au- 
teurs des recherches pour servir à Vhistoire de Lyon, 
Elle a eu encore une alliance avec la maison de Coeffier 
'd'Effiat, par le mariage de Jacques de Charrier, seigneur 
de la Varenne, avec Claire de Minard, fille d'Antoine de 
Mînard, chevalier, seigneur de la . Tour-GrolHer, et de 
Charlotte de Coeffier d*Effiat, grand'tante du maréchal de ce 
nom, grand maître d'artillerie. 



344 ^^' CHARRIER-MOISSARD. 

Le premier de cette maison qui vint s'établiri Bagnois, 

en Languedoc, est : ' 

L Bertrand de Charrier ^ miles, co-seigneur de la 
y atennc, qualifié dt noble et magnifique, dans son contrat 

de mariage du 24 novembre 1 383^ reçu par Martini, no- 
taire à Bagnols, avec Cécile de Rochefort, fille de noUe 
Pons de Rochefort. Il était fils de Raimond de Charrier, 
miles, et d^ Antoinette du Prat. Il fit cession à noble 
Guilhaume de Charrier, mi7e^, co^eigneur de la Varenne, 
son frère^ de tous les droits et biens paternels qui lui furent 
constitués dans son contrat de mariage avec Cécile de .Roche- 
fort, par acte du 14 décembre 1390^ reçu par Manini, 
notaire à Bagnols. Il fut gendarme de Thôiel du duc de 
Berry, fils du roi, se trouva à la bataille de Rosbec, et 
passa en Cas tille sous les ordres du duc de fioiu-bon. Il 
laissa de son mariage : 

IL François de Charhter, mileSy qui fut homme d'armes 
dans la compagnie de Philippe de Frar.ce, duc de Bourgo* 
gne. Il épousa, par contrat du 20 novembre 1425, reçu par 
Jean Riconis^ notaire, noble Annette de Colomb, fille de 
noble Jaureton de Colomb, et de noble Béatrix du Pin. Ses 
enfants furent: 

I .• Albert, dont l'article suit ; 

2.* Jacques, nommé dans le testament de son père. Il 
servit sous les ordres du comte de Poix, en 1451, 
et fut fait chevalier au siège de Bayonne. 

IIL Albert db Charrier, écuyer, épousa, par contrat 
du premier mars i45o, reçu par Jean Alamandi, notaiie, 
noble Astorgie de Montaud, fille de noble Josselin de 
Montaud, co^sdgneur de Grasse, et fit son tesument de- 
vant Cûrautii notaire, le 3o décembre 1491. 11 laissa de 
son mariage : 

1 .• Hugon, dont l'article suit ; 

2 .* Jean de Charrier, nommé dans le testament de son 

père. 

IV. Hugon ^ Charrier, I** du nom, écuyer, épousa, 
p«r contrat du 28 avril 1480, reçu par Simon Jofirédi et 
Claude d^Espina, nouires, noble Françoise d'Esparron^ 
fille de noble Jacques d'Esparron, co-seigneur de Vais. 
L'acte fut passé de l'avis et en présence de noble Louis de 
Banne, de noble Bertrand de Lussan, et de noble Jean 



DE CHARRIER-MOISSARD. 345 

d'Espina, capitaine de Piolenc, tous parents et amis. De ce 
mariage vinrent : 

I.* Hugon, dont ranicle suit ; 

3.* Jean de Charrier, qui se trouva à la bataille de 
Saint-Aubin du Cormier en 1488, où il fut fait pri- 
sonnier. Il obtint sa liberté après avoir payé sa ran- 
çon, quitta le service, et mourut sans postérité de 
son mariage avec Henriette de Provenquiëres. 

V. Hugon DE CharrteRi Il^dunom, écuyer, servit en 
Italie avec le capitaine de Coursenge , qui commandait la 
compagnie d'hommes d'armes du duc de Savoye, et fut tué 
au siège de Perpignan, sous les ordres du maréchal d'Anne- 
baud. Il avait épousé, par contrat du 10 janvier i5i2, reçu 
par Alaric, notaire, noble Eygline de la Garde^ fille de 
noble Pons de la Garde, co-seicneur de Ribes, au diocèse 
de Viviers ; Tacte passé en présence de noble Antoine-Au- 
digery^ co-seigneur de Saint-Marcel, et de noble Jean 
Astardy, seigneur de Vallon^ de noble Jean de Villemagne^ 
et de plusieurs autres, leurs parents. Il fit son testa- 
ment pardevant Antoine Redondi, notaire^ le 18 novembre 
i53o^ par lequel il donna à noble Eygline de la Garde, son 
épouse, la somme de dix mille florins, de la valeur de 
vingt -quatre sols pièce ; institua noble Pierre de Charrier, 
I*' du nom, son hls qui suit, son héritier, et nomma dans 
son testament François de Charrier, son autre fils, qui fut 
tué dans les guerres civiles, en voulant se jeter dans la 
ville de Toulouse. 

VI. Pierre bb Charrier, I** du nom, qualifié d'homme 
d^armes, dans son contrat de mariage, servit sous les or* 
dres du comte de Montgommery et sous ceux du maréchal 
d'Aroville, et fut nommé capitaine d*une compagnie de 
cent hommes de guerre ipied, par brevet du t3 novembre 
iSyS. On trouve dans les papiers de fomiUe, plusieurs let« 
très et ordres, qui prouvent la confiance et Tamitiéque le 
maréchal d'Amville avait pour lui ; il finissait toujours ses 
lettres par ces mots : « Je suis votre entièrement meilleur 
ami ». Pierre de Charrier, mourut dans une mission hono* 
rable, dont le maréchal de Montmorency d'Amville l'avait 
chargé auprès de la reine mère. Il avait épousé, par contrat 
do 21 janvier 1567, reçu par Jean Bénédiat, notaire^ noble 
Jeanne de Bruneau» fille de noble Jean de Bruneau, et de 
Françoise de Guérin. De ce mariage vinrent : 



346 1>E CHARRIER.M01S3AR0. 

I .* Anto ine^ dont l'article suit ; 

a.» Antoinette, i ^_ . 

3.* Jeanne, '{ "orte» jeunes j 

4.* Marguerite, morte sans alliance; 

5.* Isabeau de Charrierj mariée àEtiennpde Lomblon. 

VIL Antoine de Charrier^ écuyer, homme d'armes 
dans la compagnie du connétable de Montmorency, ainsi 
qu'il est qualifié dans son contrat de mariage, servit avec 
distinction sous les ordres de Louis d'Amboise ; se trouva à 
la bataille de Coutras, et fut blessé grièvement au siège de 
Privas. Il fit son testament devant Romillon, notaire, le 38 
mars i633, et prend dans cet acte la <iualité de capitaine 
de cinquante hommes de guerre; et. institue son hentier 
Pierre de Charrier, son fils. Il avait été premier consul de 
la ville de Bagnols en 16 14, et avait épousé, par contrat du 
20 décembre 1 589, reçu par Jean Benivay et Camproux, 
notaires^ Elisabeth de Beaussenq, fille de noble Esprit de 
Beaussenq, et de demoiselle Honorade de Vineux; du con- 
sentement de noble Esprit de Beaussenq, père de ladite 
demoiselle, de noble Alexandre de Virieux, de noble 
François Roquard, de noble Honoré d^ Albert, et de plu- 
sieurs autres parents et amis. 

VI IL Pierre de Charrier, II* du nom, écuyer servit 
d^abord dans les gens d'armes du prince de Piémont, et fut 
ensuite capitaine dans le régiment de Castelnau. Henri de 
Montmorency, pair et amiral de France, lui donna ordre 
de se porter à la maison et fort de Jallez, que les Hugue- 
nots allaient attaquer en force ; il conserva ce poste impor- 
tant au roi. On conserve dans les papiers de famille les or- 
dres originaux,' ainsi que les lettres de satisfaction que l'a- 
miral de Montmorency écrivit à Pierre de Charrier à ce 
sujet. Il servit encore aux sièges de Montauban et de Leu- 
cate, et fut premier consul de la ville de Bagnols en 1 63 1 • 
Il avait épousé ; i.* par contrat du 1 5 décembre 1626, reçu 
par Odoard Fournier, nouire, Jeanne de Moissard, fiÛe 
de noble Etienne de Moissard, seigneur de Moissard, et de 
Anne de Martin de Joye, fille de ûoble Jacques de Martin 
de Joye, seigneur de Verfeuil. régent de Bagnols; 2.* par 
contrat du 23 mars 1657, reçu parla Subertarie, notaire 
de Béziers, Anne de Plantavit de la Pause, fille de feu noble 
François de Plantavit de la Pause, seigneur de Margon, de 
Villeneuvette, de la Réqui et autres places, et de feue dame 



DE GHARRIER-MOISSARD. 347 

Baptistine de Rolland, de la ville d'Avignon. Elle fut assis- 
tée dans son contrat de mariage de noble François de Plan- 
tavit, seigneur de Margon, de Viileneuvette, de la Réqui 
et autres places/ et de noble Charles de Plantavit, seigneur 
de la Baume, ses pères ; de noble Jacques de Dibes , sei- 
gneur de >Baussieuz, son beau-frère; de demoiselle Françon 
de Plantavit, sa sœur, femme de noble Jean de Pon de 
Bardichon, syndic général du pays de Languedoc. La mai- 
son de Plantavit est illustre ; on y trouve des évéques, des 
chevaliers de Malte, des conseillers d'état, des ambassa- 
deurs à Rome, en Savoye et en Espagne, un écuyer du roi 
Charles IX, qui était chevalier de Tordre de Saint*Michel, 
des lieutenants du roi de la province de Languedoc et des 
ofBciers généraux. Pierre[de Charrier laissa de son premier 
mariage : 

IX. Justin DE Charrier, écuyer, fut premier consul de 
la ville de Bagnols en 1672; il avait épousé, par contrat du 
premier septembre 1667, reçu par Chazel, notaire de Ba* 
gnols, Marguerite-Marseille deBlisson, fille de noble Pierre 
de Blisson, et d'Isabeau de Chastagné. Leurs enfants furent: 

I .* Jean de Charrier, officier d^artillerie, tué à la ba- 
taille de Luzara ; 

2.** Jean-BaptistedeCharrier,surnomméle beauMois- 
sârd, servant aussi dans l'artillerie, tué au siège de 
la Mirandole; 

3.* Pierre, dont l'article suit : 

X. Pierre de Charrier, III* du nom, écuyer, cajritaine 
au régiment de Montelz, porta ses premières armes au siège 
de Philisbourg, où il servit sous les ordres de Daniel de 
Montesquiou, maréchal des camps et armées du roi, dont il 
était aide-de-camp en Catalogne ; se trouva au passage du 
Ter, ainsi qu'aux prises de Palamos et de Gironne, et au 
si^ de Barcelonne. Il fut premier consul de la ville de 
Bagnols en 1720, et fut maintenu dans son ancienne noblesse, 
par M. de Bernage, commissaire nommé par le roi, pour 
la recherche des faux nobles, dans la province de Langue- 
doc. Il prêta hommage à Son Altesse Sérenissime monseigneur 
le prince de Conti, en qualité de co-seigneur de la ville de 
Bagnols , et fit son testament olographe , où sont nom^» 
messes enfants au nombre de cinq, le 24 juillet 1742, lequel 
fut enregistré le 17 mai 1747 , pardevant Paillon , notaire 



348 DE CHARRIER-MOISSARD. 

de Bagnols. Il avait épousé par contrat du 18 décembce 
1 693^ Espérance de Dumas^ fille de François de Dumas, 
et de dame Alexandrine de Trémolet, fille de noble Pierre 
de Trémolet^ seigneur de Blauzac, et de dame Anne de 
Bruéis. Leurs enfants furent : 

I .• Pierre, dont l'article suit ; 

2.* Jean de Charrier; 

3 .* Charles de Charrier-Gallières ofihcier au service 

d'Espagne; 
4.** Espérance. | _ „. 

5.» Marguerite, 1 "«"««"O» •"«"'««• 

XI. Pierre de Charrier, IV* du nom, chevalier, sei- 
gneur de Moissard, co-seigneur de la ville de Bagnols, 
nommé capitaine au régiment de Forez, servit avec distinc* 
tion dans les guerres d'Italie ; se trouva aux batailles de 
Parme et de Guastalla, au passage de laSéquia; à l'attaque 
de Colomo et au siège de Pizzighitone, ainsi que le prouvent 
les certificats du marquis de Montmorin, colonel du régi- 
ment de Forez, et de plusieurs autres officiers de ce corpe, 
conservés dans les papiers de famille. Il fut premier consul 
de la ville de Bagnok, pendant onze ans, et fit son tesu- 
ment où sont nommés ses trois enfants, pardevant Teste, 
notaire de Bagnols, le 26 mars 1775. Il avait épousé, par 
contrat du 3i mars 1750, reçu par Teissonier, notaire de 
Saint-Gilles, Rosalie Elisabeth de Fargue, fille de haut 
et puissant seigneur messire Jean de la Fargue, mort lieute- 
nant général des armées du roi, après avoir commandé pour 
Sa Majesté dans la Saintonge et le pays d' Aunis, et de dame 
Jeanne de Baron. Il eut de ce mariage: 

1 .* Jean-Baptiste, dont Tanide viendra ; 

2.* Jean-Baptiste-Lacroix, chevalier, vicomte de Char* 
rier*Moissard, nommé, par Louis XVI, à une place 
d'élève & l'Ecole royale militaire, et reçu sur tes 
preuves, d*après le certificat de M. d'Hozier, juge 
d^armes de la noblesse de France, du i a avril 1778. 
Le vicomte de Charrier-Moissard, fut hix garde de 
marine en sortant de TEcole militaire, et sert encore 
dans ce corps en qualité de capitaine de vaisseau. 
Il est chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Saint- Louis et delà Légion d'honneur. lia épousé 
Olympe de Pézénas, fille de messire N.... de Péré- 
nas, chevalier, ancien capitaine des vaisseaux du 



0E GAILLARD. 3^9 

roi , chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis, et de dame N.... de Vallavielle; 
3/ Rosalie de Charrier-Moissard, mariée 1/ à M. Pu- 
gnères^ juge de la ville et viguerie de Bagnols; 2.* 
à messire Joseph de Valle^ chevalier, officier au qua- 
trième régiment de chevau-légers; 3/ avec Laurent 
deSolimavi, noble génois. 

* 

XI L Jean-Baptiste^ marquis de Charrier-Moissard, 
chevalier, seigneur de Moissard, co-seigneur de la ville de 
Bagnols, ancien aide-de-camp colonel, chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis et pensionnaire du roi 
Louis XVI, servit d'abord en qualité de sous-lieutenant au 
régiment Royal-Vaisseaux ; il y fut successivement capi- 
taine à la suite et capitaine de remplacement. Il passa , en 
1787, aux gardes du corps du roi, et fut peu après aide-de- 
camp de M. le marquis de Montesquiou Fézensac, lieute- 
nant-général des armées du roi, chevalier de ses ordres, et 
premier écuyer de Son Altesse Rovale Monsieur, aujour- 
d'hui notre bon roi, Louis-le-Désire. Le marquis de Char- 
rier-Moissard a épousé Marie-Caiherine-Pauline de VoUe, 
fille de messire Joseph de Voile, chevalier, ancien mous- 
quetaire de la première compagnie de la garde ordinaire du 
roi, et de dame Olympe de Barruel-Beauven. Il a de ce 
mariage : 

I.* Antoinette-Joseph-Marie-Auguste de Charrier- 

Moissard ; 
a/ Julie-Aglaé de Charrier-Moissard } 

3/ Adèle de Charrier-Moissard. 

« 

Cette maison a fait ses preuves devant les états du Lan* 
goedoc, et l'élu de la noblesse du Corotat. 

Armes : « Écartelé, aux c et 4 d'azur, à la roue d'or ; 
aux a et 3 d'azur, à la tour d'argent. Devise : Turrem vi 
de/ensam. » 



DE GAILLARD-DE-BACCARAT.DE-DENŒUVRE. 
Famille originaire de Lorraine. 

Qaude db Gaillard, seigneur engagiste de Denœuvre 
et voué de Baccarat, conseiUer d'honneur au bailliage de 
révéché de Metz, avocat au parlement de Paris, fut un de 
ceux qui, en 179a» sacrifièrent tout pour suivre la cause de 
kar légiiime aouveraiot et il périt victime de aoa dévoue- 



35o ^^ CARRÈRE. 

-ment. Il a épouse demoiselle Caroline^raphine de Famel. 
De ce mariage sont issus : 

I.* Charles-Claude- Michel de Gaillard , chevalier, ha* 
ron de Baccarat, comte de Denceuvre^ né à Lon- 
dresj en Angleterre, actuellement chef de nom et 
d'armes; 

2/ Edouard de Gaillard, chevalier de Baccarat, vi- 
comte de Denœuvre ; 

3.* Edouard-Prosper de Gaillard de Baccarat, baron 
de Denœuvre : 

4."* Louis- Auguste de Gaillard, chevalier de Baccarat 
de Denœuvre ; 

5,* Anne-Louise-Catherine-Roberte de Gaillard de 
Denœuvre. 

Armes: « Écarteléau i de gueules à trois taux d'or, aux 
2 et 3 d'argent à deux colombes se becquetant au naturel ; 
au 4 de gueules à trois trèfles d'or. Devise: Deusethonor; 
supports, deux lions la gueule béante. Couronne de comte. > 



DE CARRÊRE, ancienne famille, originaire du Béam^ 
où elle existai! encore à la fin du règn^ de Louis XV, dans 
la personne de N... de Carrère, conseiller au parlement de 
Pau. 

Ramon de Carrère fut un des gentilshommes béarnais 
réunis à Lescar, au commencement du douzième siècle, i 
l'occasion d^un interdit pratiqué par. les gentilshommes qui 
possédaient les dîmes inféodées dans le Béarn. ( M. de 
Marca, e'dition de Paris, année 1640, liv. V, cbap. 3o» 
page 448). 

Bernard de Carrère fut un des quarante-sept gentils- 
hommes, tous nommés, qui confirmèrent, par serment sur 
les Saints-Evangiles, tous les actes et traités relatifs à la 
succession de Béarn, entre Gaston, vicomte de Béam et 
ses filles Constance, Marguerite, Marthe et Guillelme. 
L^acte du serment en original, en date du jour de la quin* 
zainede Pâques 1283, est conservé dans le trésor de Pau. 
(M. de Marca, édition de Paris, année 1640, liv. VII, cbap. 
25, page 657). 

Une branche de la famille de Carrère, s'éttbiit dans le 
Condomois, il y a quelques siècles ; celte branche est éteinte; 
fhérifière épousa^ en 1772, M. de laSudrie, capitaine an 



DK CARRÈKE. 35 1 

régiment de Bourbonnais. Un cadet de cette branche du 
Condomois, Tints'éublir dans le pays de Marsan^ vers 
1637, od sa postérité que nous allons rapporter subsiste 
encore de nos jours» 

I. Noble Pierre de Carrère fonda, en 1474, dans 
Fcglise paroissiale du Grue, en Condomois, un obit de la 
somme de cent cinquante livres bourdalaîs. Jouas de Car- 
rère^ son frère, mourut sans enfants, gouverneur de la 
Tour en Auvergne. Pierre de Carrëre eut pour fils : 

II. JeauDB Carrère^ qui fut père de : 

III. Jacques DE Carrère, marié, le 27 juillet i56i. On 
ignore le nom de sa femme, mais on sait qu'il fut père de : 

IV. Bertrand de Carrère, qui épousa, par contrat du 
32 février 1600, assisté de Jacques de Carrère, son père, 
demoiselle Anne d'Art. Il eut pour fils : 

V. Amanieu de Carrère, qui vint du Condomois sVta- 
blirau pays de Marsan, et fut marié, par contrat du 3o 
juillet 1637, avec demoiselle Isabeau du Fourc. Il fut 
père de: 

VI. Alexandre de Carrère. Il épousa, par contrat du 
24 juin 1671, assisté d'Amanteu de Carrère, son père, 
demoiselle Marguerite de Bordenave. Il eut pour fils : 

I .* Jean-Joseph, dont l'article suit ; 
2.* N.... de Carrère, qui servait en Italie, sous M. le 
duc de Vendôme^ en 1702, 1703 'et années suivantes. 

VIL Jean-Joseph de Carrère de Loubère, épousa, 
par contrat du 21 février 1708, demoiselle Françoise de 
Cabannes, dont il eut : 

VIII. Louis DE Carrère de Loubêre, marié, le to octo- 
bre 1747, avec demoiselle Marie-Anne de Landrieu. De ce 
mariage est issu : 

IX. Joseph-Marie, comte de Carrère de Loubère , 
préfet du département des Landes. Entré au régiment d'Au- 
vergne en 1767, il passa en Amérique avec ce régiment en 
1775 ; servit au siège dToick-Town, en Virginie, en qua- 
lité de capitaine des grenadiers de son régiment, et se dis- 
tingua k l'attaque d'une redoute dont la prise fit capituler 
la place. RentnS en France à la paix de 1783, il obtint la 



352 I>£ CARRÊR& 

croix de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, et conti- 
nua de servir jusqu'en 179I9 époque â laquelle un accident 
qui le priva de l'usage de son bras droit, le força de quiner 
le service, et le mit dans l'impossibilité d'émigrer. Il obtint 
une pension de retraite. Constamment fidèle â son roi l^i- 
time, il fut persécuté à outrance pendant tout le cours de 
la révolution. A Tépoque de l'entrée de Monseigneur le duc 
d'Angoulérae, en 1814, Son Altesse Royale daigna le nom- 
mer préfet du département des Landes^ sur le rapport qui 
lui a été fait, dit ce prince, de l'estime publique dont il 
jouissait. 

Plusieurs lettres écrites de la main de Son Altesse Royale, 
adressées à Joseph-Marie de Carrère, prouvent de la ma- 
nière la plus honorable, que sa conduite et sa fermeté lui 
ont mérité la confiance et l'estime de ce prince. 

En mars 181 5, M. le préfet des Landes fut assez heu- 
reux pour donner â son roi de nouvelles preuves de son 
entier dévoûment. 

Dès qu'il lui fut possible de reprendre ses fonaions, en 
juillet 181 5, il eut l'honneur d'être nommé commissaire 
extraordinaire du roi dans le département des Landes. 

Sa Majesté, satisfaite de son dévoûment sans bornes, a^ 
par ordonnance du 3 1 janvier 1 8 1 6, daigné lui conférer le 
titre hérédiuire de comte. Les motifs de cette grâce du 
monarque sont ainsi exprimés : « Voulant donner un té- 

> moignage de notre bienveillance au sieur de Carrère de 

> Loubière, préfet du département des Landes, chevalier 
» de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et récom- 
» penser les importants services rendus par lui, pendant 
» le cours de son administration, et son dévoûment â notre 

» personne, nous lavons, etc décoré du titre 

» héréditaire de comte, etc., etc • 

Le comte de Carrère a épousé, le 17 janvier 1791, de- 
moiselle Gratieuse Marrast, dont il a : 

Fortis-Charles de Carrère de Loubère, non marié. 

Armes : 9 D'azur, au pal abaissé d'argent , sommé d'un 
croissant et accosté de deux lions affrontés, le tout du 
même; celui de dextre surmonté d'un chevron d'or. Cou- 
ronne de comte ; supports, deux licornes acculées, » 



DE LA GARDE. 353 

. LA GARDE (de). Cette ' fatnille est une des plus an- 
cienaes et des plus illustres du Limousin, On en trouve 
des documents fort honorables dans des siècles reculés, 
même avant le dixième, puisque dès l'an 880^ on voit 
Guillaume de La Garde qualifié de vaillant et puissant 
chevalier, Tami, le parent et le compagnon d'armes 
d'Adhémar^ vicomte des Echelles. Des pièces authenti- 
ques attestent les illustrations successives de cette maison^ 
et le témoignage de plusieurs célèbres historieps^ entr*au- 
très du savant Baluze^ vient à l'appui. Elle poss^dait^ 
dans rélection de Tulles^ la seigneurie de Daumar^ dont 
plusieurs de ses membres ont porté le nom. On remarque 
dans sa filiation des alliances avec beaucoup de grandes 
et célèbres maisons : les Foucaut, les d'Ayren, les Trait- 
chelion, les d*Aillj', les Forcalquier, les Montvalan. 
Un chevalier de La Garde épousa , dans le qua.torzième 
siède, une demoiselle Roger, parente du pape Qé- 
ment VI^ qui s'appelait lui-même Pierre Roger. La famille 
de La Garde a donné à l'église plusieurs évéques et car- 
dinaux. L'un d'eux (Guillaume) fut p((triarche de Jéru- 
salem, archevêque d'Arles, et couronna» dans cette der- 
nière ville, en i365, Charles IV, empereur d'Allemagne. 
L'autre, aussi archevêque d'Arles, fut vice-roi de Naples 
pendant la minorité de la reine Jeanne. Il fut son tuteur, 
et eut l'honneur de sacrer cette princesse. Leurs portraits 
existaient encore dans la galerie de l'archevêché d'Arles 
avant la révolution. Un autre La Garde^ homme de 
grande réputation, fut procureur général au parlement 
d'Aix dans le dix-huitième siècle. Il reçut de Louis XIV 
des marques signalées d^estime; il employa plus de 
3oo,ooo liv. de sa fortune à fonder des hôpitaïu. 

A différentes époques, cette famille s'est partagée 
en plusieurs branches qui se distinguent par des noms 
particuliers. Nous citerons entr'autres celles de La Garde 
de Saignes, de La Garde du Chazal, et de I^ Garde 
de Lagarde. Cette dernière branche qui tire son nom 
de la seigneurie de Laganle près de Tulles, dont la 
famille était autrefois en possession, est actuellement 
existante dans la personne du baron Prosper de La Garde, 
£ls de Jean-Louis de La Garde, nommé receveur-général 
desfmances de la généralité de Lyon en 1783, et d'une 
demoiselle de Montle\un^Pardiac, Cette demoiselle de 
Montlezun descend directement des anciens comtes de 

8: a3 



354 ^^ PASCAL, 

PardUc qui tiraient leur origine des ducs de Gascogne. 
Ainsi M. Prosper de La Garde appartient aussi par ta 
mère à beaucoup de famiUes des plus illustres du Midi; 
les Lévis, les Montesquiou, les Fonienilles, les fEsears, 
les Roquelaure. 

Armes : « Ecartelé aux i et 4 d^argent, à la croix de 

> Jérusulem potencée et cantonnée de quatre croisettes 

> d'or; aux 2 et 3 d*azur; au pal d'or, accosté de six 
» étoiles diiméme^ à une bande de' gueules brochante. » 



, DE PASCAL DE SAINT-JUÉRY et DE ROCHE- 
GUDE^ en Languedoc^ fitmille ancienne, originaiie de 
Rouergue. 

I. Pierre Pascal, I*' du noni| porta les armes pour le 
service du roi et eut pour fils : 

I .* Renaud de Pascal, qui fit faire une enquête de sa 
noblesse devant le lieutenant du bailliage de Mil* 
hau, dont il résulte que lui, ses frères et son père 
vivaient noblement ; 

2.* Jean de Pascal ; 

3.* Pierre, dont l'article suit. 

II. Pierre db Pascal, II* du nom, seigneur de Courtes, 
est mentionné avec Jean de Psscal dans l'enquête que 6t 
Renaud leur frère. Il fit son testament le 34 juin 1548^ 
reçu par M* Julien, notaire à Villefiranche de Panât, par 
lequel on voit qu'à cette époque il était dans un âge ex- 
trêmement avancé. Il lègue Pusufruit de tous ses biens â 
Marguerite de la Fond, sa femme, avec clause de subs- 
titution & tel de ses quatre enfants mâles qu'elle jugera 
à propos. Leurs enfants furent : 

I .* Antoine de Pascal ; 

2.* Renaud, dont l'article suit; 

3.* Jean de Pascal, qui servit en qualité de capitaine. 

Dans une lettre de l'an i526, les consuls de la 
ville de Yabres demandent à leur évéque d'être au- 
torisés à accorder une gratification audit noble 
Jean de Pascal, pour raison des services qu'il avait 
rendus et qu'il rendait encore, soit au roi, soit aux 
habitants de Vabres ; 



DE PASCAL. 355 

4.* Pierre de Pascal; 
5.* Jeanne de Pascal. 

III. Renaod db Pascal, seigneur de Saint-Juéry, 
épousa, par contrat du 8 mai i588, Anne de la Penne, 
fille de noble Nicolas de la Penne, seigneur de la Feran- 
die. Il fit deux testaments, l'un le 26 février 1621, reçu 
par Tristan Cluzel, notaire royal de Montclar; l'autre, 
le a3 janvier 1623, reçu par Pierre Coste, notaire de la 
ville de Saint-Sernin, par lequel il institue son héritier 
Jean de PascaL Ses enfonts furent: 

I.* Jean, dont Farticle suit; 

2.* Pierre de Pascal ; 

3.* Louis de Pascal, chanoine de Téglise de Vabres; 

4.* Anne de Pascal, mariée» par contrat du 1 1 août 
1 636 avec Jean de Rosset, II* du nom, seigneur 
de Ceilhes, de Gorgas, de la Vernéde et de Roco- 
zel. Elle fut mère de Bernardin de Rosset, seigneur 
de Ceilhes, de Rocozel, de Bouloc, de Gorgas, de 
la Vernéde, etc., qui, de son mariage avec Marie 
de Fleury, sœur du cardinal de Fleury, ministre 
d*état, eut entr'autres enfants^ Jean- Hercule de 
Rosset, marquis de Rocozel, baron de Perignarï, 
créé duc de Fleury et pair de France en 1736 ; 

5.* Catherine de Pascal; 

6.* Jeanne de Pascal, mariée à Jeao d'Alichoux de 
JBoussagues; 

7.* Louise de Pascal, mariée à Bernard d'Andoui de 
Combret. 

IV. Jean de Pascal, seigneur de Satnt-Juéry et de 
Montagnol, fut subrogé par Tévéque ' de Vabres, pour 
procéder k la démolition de la ville de Saint-Sever en 
Rouergue, des maisons fones et places de Rusques et 
autres, en exécution d^une ordonnance de Henri de 
Bourbon, prince de Condé, du i*' juin 1628. 11 avait 
épousé, par contrat du 12 novembre 1623, reçu par Jean 
Vitalis, notaire royal à Liamoux, Jeanne de Mostuéjols. 
Il fut encore subrogé à la place et en Tabsence du seigneur 
de Beaumont, commis pour faire la revue des compagnies 
de cavalerie en garnison à Saint-Afrique, ainsi qu'à 
Vabres, ladite subrogation en date du 11 janvier 1644^ fit 
sod tesuraent le 4 décembre 1659, ouvert et publié par 



356 ^£ PASCAL. 

Pierre Coste, notaire de la ville de Saint-Sernin. Leurs 
enfants furent : 

i.^ Jean-Louis^ dont l'article suit : 

2.® François de Pascal, seigneur de Rochegude, marié 
avec Catherine de Salbani. 11 fut maintenu dans sa 
noblesse par jugement de M. de Bezons, intendant 
en Languedoc, du 17 mars 1670; 

3. « Catherine de Pascal, femme de noble Balthasard 
d'Hébrard, seigneur de Neffiés; 

4.^ Marie-Anne de Pascal. 

V. Jean-Louis de Pascal, seigneur de Saint-Juéry et 
de Montagnol, épousa, par contrat du 24 juin lôSp, reçu 
par Boissy, notaire de Beziers, Claire de Castillon ; fut 
maintenu dans sa noblesse par jugement de M. de Bezons, 
intendant du Languedoc, du 27 janvier 1670, servit à la 
convocation de la noblesse, sous le maréchal d^Albret, 
ainsi qu'il appert par un certificat de ce seigneur du i3 
juillet 1674; fut déchargé du droit de francs fiefs sur 
l'examen de ses titres, par arrêt du conseil d'état du 
"8 décembre de la même année, fut encore convoqué 
au ban de la noblesse de la généralité de Mohtauban en 
1689, et commandait une compagnie de dragons du ré- 
giment d'Asfeld, suivant un congé délivré par le roi audit 
seigneur de Saint-Juéry, le 8 décembre 1695, pour re- 
monter sa compagnie; il nomma son héritier universel 
Guillaume de Pascal, son fils aîné, par deux actes reçus 
par Louis Pages, notaire de Coupines, Tun du 18 juillet 
17 19, et l'autre du 6 novembre suivant. Ses enfants 
furent : 

i.^ Gtiillaume, dont l'article suit; 
2.*^ Jean-Louis de Pascal. 

r 

VI. Giiîllâumé, de Pascal, seigneur de Saint-Juéry, 
capitaine par commission du 1" mai 17 17, chevalier de 
Tordre royal et militaire de Saint-Louis, par brevet du 17 
'mai suivant, avait épousé Suzanne de Lambert, suivant 
leurs conventions matrimoniales du i^' octobre 1703. De 
ce mariage est issu: 

VIL Joseph-Guillaume de Pascal de SAmr-JuÉRY, 
nommé capitaine d'une compagnie d'infanterie, par com- 
mission du 24 mai 1735, Il épousa, par contrat du 26 fé- 
vrier 1748, reçu par Aurès, notaire de Montpellier, 



GAGNIARD. 35^ 

Marthe-Monique de Rouzier de Souvignargues, De ce 
mariage sont issus : 

I .* Gabriel-Jean-Guillaume, dont l'article suit ; 

2.' Henri-François-Marie de Pascal , vicomte de 
Saint-Juëty. lia émigré en 1790; il e'tait officier 
dans les gardes du corps de Monsieur. Il est cheva- 
lier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis et 
de la Légion d'honneur^ et maréchal des camps et 
armées du roi. Il a épousé Marie- Julie de la Gar- 
diole, dont sont issus: 

a. Jules de Pascal de Sain t-Juéry; 

b. Armand de PascaldeSaint-Juéry. 

VIII. Gabriel- Jean-Guillaume de Pascal, marquis de 
Saint-Juéry, capitaine dans mestre de camp, cavalerie, 
a épousé Marie-Sophie - Christine Emilie-Xavier de Gui- 
gnard de Saint-Priest, fille de Marie-Joseph de Guignard, 
vicomte de Saint-Priest , colonel de cavalerie , premier 
tranchant du roi et porte cornette blanche de la couronne, 
et de N... de Manissy. De ce mariage sont issus : 

I .• Emmanuel, dontrarticle suit; 

2.' Mélanie de Pascal de |Saint-Juéry, mariée avec 

noble Poilevin de Bousquet; 
3.* Çélestine de Pascal de Saînt-Juéry; 
4.'' Emilie de Pascal de Saint-Juéry; 
5 .• Olympe de Pascal de Saint-Juéry; 
6.* Fany de Pascal de Saint-Juéry ; 

IX. Emmanuel de Pascal, marquis de Saint-Juéry, né 
le 25 janvier 1786, chevalier de l'ordre royal et militaire 
de Saint-Louis, de la Légion d'honneur et de Saint-Jean 
de Jérusalem, officier attaché à l^état-major du ministre 
de la guerre. 

Armes : « D'azur , à deux bourdons d'or , passés en 
sautoir, accompagnés en chef d^une étoile d'argent. 1» 



GAGNIARD. Plusieurs gentilshommes de ce nom ont 
occupé des emplois dans le militaire et le civil. ( Voye^ 
histoire de Bretagne, Armoriai général de Bretagne, 
Armoriai de la Cour des comptes. Etat de la France 
etc., etc. )• Le plus ancien de ceux qui sont cités dans 



358 I>E RIVIÈRE. 

l'histoire de Bretagne, vivait en t356, et était compris aa 
nombre des trente gentilshommes bretons, composant la 
compagnie de Jean Sire de Beaumanoir; on trouve encore : 

Nicolas Cagniard , écuyer , conseiller du roi, qui fat 
reçu un des quatre receveurs des émoluments du sceau de 
la chancellerie (à Paris) et excerçaiten 1748, et qui épousa 
Geneviève-Françoise Barbier, dont les deux frères étaient 
l'un conseiller au parlement de Rouen, et l'autre officier 
au régiment de Périgord. De ce mariage vinrent: 

i.*^ Nicolas Cagniard sieur de La Tour, écuyer, con- 
seiller du roi^ trésorier de la chancellerie de Paris, 
seigneur du fief de Complègne et autres lieux, ma- 
rié à Marie-Elisabeth Routhonnet , dont il eut 
plusieurs enfants; 

2.* François-Nicolas Cagniard, écuyer, marié i Anne- 
Rosalie de Saint-Martin, dont le père avait été 
conseiller à l'amirauté. 



DE RIVIÈRE. Cette maison des vicomtes de Rivière, 
seigneurs de Labatut, dans le comté de Bigorre, tient par 
ses alliances, à toute la noblesse de Gascogne et de Béaxn, 
et même à de très-grandes maisons d'Espagne et de Na- 
varre. Elle a donné des prélats à Téglise, des chevaliers à 
l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, de grands sénéchaux 
dans r Armagnac, et en tous les temps, à l'Etat, d'excel* 
lents capitaines. 

Esclarmonde de Rivière de Labatut , fille de Bernard 
de Rivière, chevalier, seigneur de Labatut , épousa , par 
contrat du 9 avril 1432 , Jean de la Bartbe , chevalier, 
seigneur de Montcorneîl en Astarac, sénéchal d'Aure, dont 
la fille Agnès de la Barthe, fut mariée par contrat du 9 
octobre 1450, à Aimery de Comminges, seigneur de Puy- 
guilhem. 

Clarmontine de Rivière de Labatut , était femme , en 
1478, de Bertrand de PardaiUan seigneur de MirepeÛ et 
de Vianne, fils de Jean, seigneur de PardaiUan^ vicomte 
de Juillac, et de Jeanne de Faudoas. 

Alix de Rivière, fille de Bernard de Rivière , chevalier, 
seigneur de Labatut, sénéchah et gouverneur du cjmié 
d'Armagnac, hix marié, par contrat du 10 janvier 1467, 
avec Roger de Comminges , seigneur de Roquefort de 



DE RIVIÈRE. 35p 

Marignac, de Frontignan^ de la Garde^ etc. , fils de Jean 
de Comminges, seigneur de Roquefort^ de Compets^ do 
Saint- Ferréols ; etc. , et de Mascarose d*Ornesan. 

Marie de Rivière^ fille de Bernard de Rivière^ vicomte 
de Labatut, épousa Jean de Pardaillan, I"' du nom^ sei< 
gneur de Gondrin, vicomte de CastîUon, qui vivait en 
147 1, fils de Pons de Pardaillan, vicomte de Castillon^ sei- 
gneur de Gondrin^ de Justian^ etc.^ et d'Isabeau de Loma- 
gne-Fimarcon. 

Jean de Rivière^ vicomte de Labatut, épousa, par con- 
trat du 9 février i538^ Philippe d'Espagne, fille de Jean - 
Claude d'Espagne, seigneur de Panassac, de Vesins, de 
Lobersan, et d'Aimée de Foix. 

Isabeau de Rivière, fille de N... de Rivière, vicomte de 
Labatuty fut la troisième femme de Jean d'Aure, vicomte 
de TArboust, seigneur de Carda iliac, de Sarramesan, de 
Ja Roque^ etc., mort en 1545. . . 

Rachel de Rivière de Labatut, l'une des filles d'hon- 
neur de la reine de Navarre, vivait en i55j, avec Gabriel 
de Béarn, seigneur de Gerderest^ son mari, fils de Fran- 
çois de Béarn, et d'Anne de Pardaillan. 

Un seigneur de Labatut, épousa, en i588, Isabeau d'Au- 
busson, fille de Foucault d'Aubusson, chevalier de l'ordre 
du roi, et de Françoise de Pompadour. 

Poncet de Rivière, chevalier^ bailli de Montferrand, 
maire dé Bordeaux^ conseiller et chambellan de Louis XI, 
commandant des francs archers d'ordonnance de la garde^ 
était à la fois grand homme d'état et grand homme de 
guerre. Il menait Tavant-garde de l'armée à la bataille de 
Montlhéry, contre le comte de Charolais, en 1464. Lors- 
que Charles, frère du Roi^ eut adopté le duché de Guyenne 
pour son partage, Poncet de Rivière, qui y avait sa famille 
et ses terres, se chargea, par zèle pour le duc, du soin 
de ses intérêts. Il fit même les fonctions d'ambassadeur 
auprès du roi, son principal maître, dont son attachement 
pour le duc Charles, lui attira la disgrâce. Le duc de Bour- 
gogne tenta plus d'une fois sa réconciliation, et le roi pa- 
rut y consentir ; mais comme ce ne fut qu'à condition que 
ce duc recevrait aussi en grâce les seigneurs de Nevers et 
de Croy, qu'il haïssait mortellement, on peut conjectu- 
rer qu'il n'y eut jamais de vrai retour ni de la part de 
Louis XI, ni de la part de Poncet de Rivière : au contraire, 
ce seigneur s'^tant uni avec le seigneur du Lau et le sei- 



36o DE RIVIÈRE. 

gneur d'Urfe, depuis grand écuyer de «France^ fomui 
long-temps avec eut une espèce de triumvirat. 

Lorsque, sous Philippe - le - Bel, en 1 3oo» ce comte 
fut uni à la couronne, le sénéchal de Toulouse, par 
ordre du roi, fit une enquête exacte sur la valeur du 
comté, des fiefs et arrière - fiefs de Bigorre. Il y est 
rapporté entre autres choses, quUl y avait dans ce comté 
quatre - vingt - quinze gentilshommes, dix - neuf dans 
l'étendue de la terre de Rivière; un vicomte, qui est 
nommé dans Tènquéte vicomte de Rivière, seigneur de 
Labatut, et douze barons. Ça toujours été Talné des 
enfants du vicopite de Rivière, qui s'est fait appeler le 
vicomte de Labatut; le second a été nommé baron de 
Lengros. On sait que ks rois de U seconde race établirent 
des comtes pour chaque province, et que ces comtes choi- 
sirent toujours les plus grands seigneurs de leur province 
pour leurs lieutenants. Cest ainsi que le premier comte 
de Bigorre, prit un lieutenant dans la maison de Rivière; 
ce lieutenant et ses descendants ont également porté le nom 
de vicomte de Hivière et de vicomte de Labatut, seigneu* 
ries qu'ils possédaient avec beaucoup d'autres, dans le 
pays de Rivière, terre lige du comté souverain de Bigorre. 
En effet, c'était un usage établi entre les lieutenant^ des 
comtes pour se distinguer les uns des autres^ et pour se 
faire connaître en particulier, d'ajouter au titre de leur 
dignité, celui de leur principale terre. Cest par cette rai- 
son que les seigneurs d'Aunay, de Limoges, de Roche* 
cbouart, de Comborn, de Turenne, de Polignac, d'Au- 
busson, qui étaient vicomtes de Poitou, de Quercy, de 
Périgord, d'Auvergne et de la Marche, comme les vicom- 
tes de Rivière ou de Labatut étaient vicomtes de Bigorre, 
se faisaient appeler du nom de leurs terres, vicomtes d'Au* 
nay, de Limoges, de Rochechouart, de Comborn, de Tu* 
renne, de Polignac, d'Aubusson, etc. 

Il est assez vraisemblable, et c'est une tradition cons- 
tante dans cette famille, que dans leur race était ce che> 
valier de Rivière, dont le roi d'Angleterre, Edouard IV 
épousa la fille^ et dont on osa proposer le fils en mariage à 
la fille unique du duc de Bourgogne; ce qui ne réussit pas» 
dit Philippe de Comroines, parce que le comte de Rivière, 
tout beau-frère qu'il éuit d'un grand roi, âait un trop 
petit aeigneur pour la plus grande héritière de son siècle. 
Pour justifier l'opinion oCi l'on est que le chevalier de Ri- 






DE RIVIÊKK. 36l 

▼ière deicenilait des vicomtes de Ritière, dont il s'agit ici^ 
on allègue le mariage d'un de ces seigneurs^ en 1280, avec 
Claire - Eugénie de Havarengs , fille du gouverneur de 
Guiennepourle roi d'Angleterre. Cette domination avait 
donné lieu à une plus étroite communication entre les 
Anglais et les Gascons, qui n^e'taient pas extrêmement 
éloignés les uns des autres, et surtout entre ceux qui 
avaient pris alliance ensemble. Ainsi, il est à présumer 
que quelqu'un de la maison de Rivière, suivant la fortune 
de ses parents maternels, s'alla établir dans la Çrande- 
Bretagne, oti il laissa postérité. 

Lorsque Poncet de Rivière fournissait au trésor royal la 
quittance de ses appointements, il la scellait des mêmes 
armes que cette famille porte encore aujourd'hui. 

Elle s'e^ divisée en plusieurs branches; la première s'est 
fondue il y a un siècle dans la maison de Bompar de Barbo- 
tan, ancienne noblesse de Gascogne. L'héritière de cette 
branche ayant porté ses biens dans cette maison, ses des* 
cendants ont pris depuis le nom et les armes de Rivière, 
avec le titre de vicomtes de Labatut. La seconde branche, 
dite des barons de Lengros, s^est éteinte dans la personne 
d'Angélique de Rivière, mariée à François de la Marque, 
chevalier, seigneur de Tilladet, gentilhomme ordinaire 
de la chambre du roi, père et mère de Fabbé de la Mar« 
que-Tilladet. 

La troisième branche est celle des Rivières - Madiran, 
seigneurs de Marrieux. 

La quatrième est celle de Rivière- Listo. L'ainé de cette 
branche appelé le baron de Rivière, chevalier de l'ordre 
. royal et militaire de Saint * Louis, et ayant le brevet de 
colonel, fut tué en 1702, à la bataille de Friedlenque, étant 
â la tête du régiment Royal, cavalerie, en qualité de (ieu- 
tenant-colonel. Il n'a laissé qu'une fiUe en bas âge, et un 
frère appelé le chevalier de Rivière, lieutenant - colonel 
d'iD&nterie, commandant au passage Port d'Espagne, et 
envoyé depuis commander les troupes françaises à Jaca et 
en Arragon. Ces deux frères avaient un oncle paternel, 
Gratien de Rivière, qui fut tué A la tête du régiment de 
Navarre, vers la fin de 1673, à la célèbre journée do 
Woerden, où» malgré la blessure mortelle qu'il reçut k 
l'attaque d'une redoute, il ne laissa pas que de l'emporter 
Tépéeàla main. 
De deux en&intt qu'il a laissés, un garçon et qm fiUe, 



362 i>E LA HAYE DE PLOUER. 

le fils a ^té tué au servict, et la fille a été mariée au comte 
de Ligondez-Rochefort, en Auvergne, frère atné du fa- 
meux Ligondez, capitaine de vaisseau, si fort estimé dans 
la marine. 

La cinquième branche, dite de Rivière - Bouziet, a acquis 
la baronnie de Lengros, qui avait été possédée par la se- 
conde branche. 

Qaude-Léonard de Rivière, né le 34 décembre 1748, 
écuyer-cavalcadour du roi, colonel de cavalerie, entra 
dans les*gardes du corps du roi le 26 avril 1769, émigra 
en 1791 ; il a fait toutes les campagnes à Tarmee de Condé 
et celles de 1 806 et 1 807 à l!armée Russe. Depuis 1 807, 
il a accompagné le Toi partout. Il a deux neveux: Ijouis- 
Ulfavin de Rivière, établi à Saint-Gilles^ département du 
Gard ; et Louis - Hypolite de Rivière , garde du corps 
du roi. 

Armes : c D'or, à trois épées de gueules^ soutenant 
une couronne, ce qui vient, suivant la commune tradition 
du pays, de ce qu'un des chefs de cette maison tua de sa 
main les trois chefs de l'armée ennemie dans une bataille 
décisive, où il s'agissait de la destinée du Prince et de 
TEut. > 



HAYE DE PLOUER (de la), £imille ancienne, 
originaire de Bretagne. 

L Bertrand de la Haye, I*' du nom, héritier principal 
et noble, partagea en cette qualité avec ses frères en 1408. 

IL Bertrand delà Haye, II* du nom, son fib, passa à 
la réformation de la province de Breugne, et fut main- 
tenu comme noble d'extraction en 1448. Il eut pour fils : 

III. Jehan de la Haye, I*' du nom, qui épousa Jeanne 
de Plêguen ; de ce mariage vint : 

IV. Jehan de la Haye, II* du nom, qui épousa Char- 
lotte Blanchet, et qui eut pour fils : 

V. Alain de la Haye, sieur du Ponuel, qui laissa : 

VL Jehan DE la Haye, sieur de la Vill^aquin, qui eut 
pourfib^ 



DE LA HAYE DE PLOUER. 363 

VII. Jehan de la Hayb, duquel Tint: 

VIII. Joseph DE LA HayEj seigneur de le Briantais^ de 
Parame^ de Saint-Ydeuc, comte de Plouer, par lettres^ 
patentes du roi Louis XIV, pour services rendus à l'Etat^ 
en date du mois de janvier 1708. II épousa Madeleine 
de Montbourcher^ de laquelle il eut : 

IX. Jean - Charles - Pierre de la Haye , comtç de 
Ploubr^ colonel de dragons^ chevalier de l'ordre royal et 
militaire de Saint-Louis, qui épousa^ en 1747, Françoise 
de Q>ntades, fille de Louis - Georges - Erasme de G>ntades^ 
seigneur de Montgeoffroy de la Roche Thibauld^ etc., maré- 
chal de France en 1758, chevalier des ordres du roi en 
1659, et de Marie - François Magon de la Lande. De ce 
mariage : 

i." Victor- Joseph- Jean, qui suit ; 

2.* Françoise de la Haye de Plouer, mariée à M. de 
Robien ; 

3.* Rosalie de la Haye de Plouer, mariée à Toussaint 
de Bizien ; 

4.* Prudence de la Haye de Plouer, mariée à François 
Togon de Carcaradec, 

X. Victor - Joseph - Jean de la Haye, comte de Plôuer, 
lieutenant d'artillerie en 1774, capitaine au régiment de 
Jarnac, dragons, en 1777» chef d'escadron des chasseurs 
de Picardie, en 1789, a fait la campagne de 179a dans l'ar- 
mée de leurs Altesses royales, et celle de Quiberon en 
1795, comme lieutenant-colonel de cavalerie. 

Envoyé en Breugne en 1 797, à son retour à Londres, il 
fut honoré de la croix de Saint-Louis ; il repartit en 1799, 
pour la Bretagne avec une mission particulière de Son 
Altesse Royale monseigneur le comte d^ Artois, et fut em- 
ployé comme colonel en i8i4et i8i5 ; a été employé dans 
les volonuires royaux ; a présidé le collège d'arrondisse- 
ment de Saint - Malo en août 1 8 1 5 ; a été nommé colonel 
des gardes nationales de Saint-Malo et de Saint-Servan en 
octobre 181 5. Il épousé, en 1786, mademoiselle de la 
Bourdonnaye de Montluc, de laquelle il a : 

1.* Hippolyte-Jules-Erasme-Esprit-Jean de laHaye^ 
comte de Ploucr, chef d'escadron dans les chas- 
seais de la garde royale, bit chevalier de la Mgion 



366 JACOBSEN. 

JACX)BSEN, JACOBS ou JACOBSON et JA(X)PSEN, 
très-ancienne famille noble, originaire de la Brille, eo 
Hollande, et dont les membres paraissent avec distinction 
dans des époques reculées. En i Soç^ Clays Sir Jacobsen de 
la Brille fut envoyé par Guillaume III, comte de Hol«- 
lande en Angleterre, pour traiter sur les dommages oc- 
casionnés de part et d'autre par les prises faites en mer (t). 
En 1 399, Didier Jacobsen est mentionné comme un des 
noubles citoyens de Delf. En 1439, Evrard Jacobsen, 
bourguemestre d'Amsterdam, fut chargé par son souve- 
rain de plusieurs commissions importantes (2). Une bran- 
che de cette famille, étant restée fidèle au roi d'Espagne, 
lors de la révolution de la Hollande, vint s'établir dans la 
Flandre maritime et s'illustra de la manière la plus écla- 
tante sous les règnes de Philippe II, Philippe III et Phi- 
lippe IV. 

I. Michel Jacobsen fut élevé en i583, par Philippe II, 
au grade de capitaine de vaisseau, et en montait un faisant 
partie de la flotte surnommée Vlnvineible que ce prince 
mit en mer; ce fut au courage et à l'intrépidité de ce vail- 
lant capitaine que ce souverain dut la conservation des 
débris dé cette flotte. En 1595, il commanda en chef une 
escadre espagnole, avec laquelle il rendit à son roi les 
services les plus éclatants, qui lui méritèrent le grade 
d*Annral'général, et sa nomination à l'ordre de Saint- 
Jacques. Après plus de cinquante années de services ans» 
importants que remarquables, il termina sa carrière en 
1 632, et le roi d'Espagne crut l'honorer même «près sa 
mort, en ordonnant que son corps fût transponé à 
où reposent Christophe Colomb et Fernand Gortes. 

Suit copie de son brevet ou commission d'Amiral- 
Général. ^ 

» Don Philippe, par la grâce de Dipu, roi de Castille, 
« de Léon, d'Arragon, des deux Siciles, de Portugal, de 

> Navarre, de Grenade, de Tolède, de Valence, de Ga- 
» lice, de Mayofque, de Seville, de Sardaigne, de Cor- 

> doue, de Correga, de Murcio, de Jaen, des Algarves, 
» d'Algésiras, de Gibraltar, <les Isles Canaries, des Indes 

> orientales et occidentales, des Isles et Terres fermes. 



(i)Tbofnat Rymer, t. 3, p. i5i et t. 8, p. 96. 

(2) Annaks de Flandres, par Emmanuel Suejrro, t. s, p. 3tS. 



JACOBSEN. 367 

et la Mer d'Ooétn, archiduc d'Autriche^ duc de Bour- 
gogne, de Brabant et de Milan, comte d'Abspurg , de 
Flandre, du Tyrot et de Barcelone, seigneur de Biscaye 
et de Moiine^ etc. 

» Attendu l'ordre que j'ai donné d'assembler dans le 
port de la Corogne différentes escadres de galions et 
autres vaisseaux pour en former une armée navale qui 
sera employée dans les diverses expéditions relatives au 
service de Dieu et au mien, et de faire passer en Flandre 
l'infanterie qui pour cet effet, a été levée dans ces royau- 
mes, et dont j'ai nommé pour capitaine-général Fran- 
çois de Ribeca ; et comme il esta propos de nommer une 
personne de la qualité, de la valeur et de l'expérience 
requise dans les expéditions maritimes pour remplir la 
place d'Amiral - GérâéRAL de ladite armée; ayant ren- 
contré en vous, capitaine amiral Michel Jacobsen, tou- 
tes les qualités et autres avantages, et étant satisfait des 
bons services que vous m'avez rendus à cet égard pen- 
dant plusieurs années dans mes armées navales de mes 
Pays-Bas, où vous vous êtes trouvé en plusieurs occa- 
sions â combattre contre les ennemis, vis-à-vis desquels 
voua avez donné toutes les marques de valeur qu'on 
pouvait attendre de vous, y remportant plusieurs avan- 
tages, et rendant un bon compte de toutes les opérations 
qui vous avaient été confiées; dans l'espérance que vous 
soutiendriez cette bonne idée par la suite, j'ai jugé à 
propos de vous choisir et de vous nommer comme en 
vertu de la présente, je vous choisis et vous nomme 
pour mon AMimALrGéNÉaAL de ladite armée navale de 
galions et autres navires que j'ai ordonné de fiiire join- 
dre i la Corogne, et je vous donne pouvoir et faculté 
d'exercer ladite charge dans toutes les circonsunces et 
cas en dépendants, et y ayant rapport et faire tout ce 
que les amiraux- généraux qui occupent la même place, 
ont coutume de faire et d'exécuter, tout le temps qu'il 
n'y aura point de division ou que je ne donnerai pas 
d'autres ordres; et je charge ledit François de Ribera, 
et ordonne aux amiraux et chefs desdiu galions et na- 
vires, ainsi qu'aux capitaines d'inbnurie et de marine^ 
leurs officiers et i tous gens de mer et de guerre, qui 
serviront dans madite armée, aux officiers de la solde 
et autres personnes y attachées, qu'après que vous ledit 
Michel Jacobsen, aurez tût les serment, soumission 



366 JAGOfiSEN, 

JAGOBSEN, JACOBS OU JACOBSON ET JACOPSEN, 
très-ancienne famille noble^ originaire de la Brille, en 
Hollande^ et dont les membres paraissent avec distinction 
dans des époques reculées. En 1 309^ Qays Sir Jacobsen de 
la Brille fut envoyé par Guillaume III^ comte de Hol- 
lande en Angleterre^ pour traiter sur les dommages oc- 
casionnés de part et d'autre par les prises faites en mer (i). 
En 1399, Di^îcf Jacobsen est mentionné comme un des 
notables citoyens de Delf. En 1439, Evrard Jacobsen, 
bourguemestre d'Amsterdam, fut chargé par son souve- 
rain de plusieurs commissions importantes (2}. Une bran- 
che de cette famille, étant restée fidèle au roi d'Espagne, 
lors de la révolution de la Hollande, vint s'établir dans la 
Flandre maritime et s'illustra de la manière la plus écla- 
tante sous les règnes de Philippe 11^ Philippe HI et' Phi- 
lippe IV. 

I. Michel Jacobsen fut élevé en i583| par Philippe II, 
au grade de capitaine de vaisseau, et en montait un édsant 
partie de la flotte surnommée YInvincible que ce prince 
mit en mer; ce fut au courage et à l'intrépidité de ce vail- 
lant capitaine que ce souverain dut la conservation des 
débris dé cette flotte. En 1595, il commanda en chef une 
escadre espagnole, avec laquelle il rendit à son roi les 
services les plus éclatants, qui lui méritèrent le grade 
d^Amiral'général, et sa nomination à Tordre de Saint- 
Jacques. Après plus de cinquante - années de services aussi 
importants que remarquables, il termina sa carrière en 
1 632, et le roi d'Espagne crut l'honorer même après sa 
morti en ordonnant que son corps fût transporté à Séville, . 
où reposent Christophe Colomb et Fernand Gortez. 

Suit copie de son brevet ou commission d' Amiral- 
Général. ^ 

» Don Philippe^ par la grâce de Dieu, roi de Gastille, 
> de Léon^ d'Arragon, des deux Siciles, de Portugal, de 
9 Navarre, de Grenade, de Tolède, de Valence^ de Ga- 
» lice, de Mayoï'que, de Seville, de Sardalgne, de Cor- 
» doue, de Corréga, de Murcio, de Jaen, des Algarves, 
» d'Algésiras, de Gibraltar, <les Isles Canaries, des Indes 
» orientales et occidentales, des Isles et Terres fermes. 



.*-^ 



(i) Thomas Rymer, t. 3, p. i5i et t. 8, p. 96. 

(2) Annales de Fkndres, par Emmanuel Suejrro, t. 2, p. 3i3. 



JACOBSEN. 36y 

de la Mer d'Ooétn^ archiduc d'Autriche^ doc de Bour- 
gogne^ de Brabant et de Milan^ comte d'Abspurg , de 
Flandre, du Tyrot et de Barcelone, seigneur de Biscaye 
et de Moline^ etc. 

> Attendu Tordre que j'ai donné d'assembler dans le 
port de la Corogne différentes escadres de galions et 
autres vaisseaux pour en former une armée navale qui 
sera employée dans les diverses expéditions relatives au 
service de Dieu et au mien, et de faire passer en Flandre 
l'infanterie qui pour cet effet, a été levée dans ces royau- 
mes, et dont j'ai i)ommé pour capitaine-général Fran- 
çois de Ribera ; et comme il esta propos de nommer une 
personne de la qualité, de la valeur et de l'expérience 
requise dans les expéditions maritimes pour remplir la 
place d'Amiral - GÉNÉRAL de ladite armée; ayant ren- 
contré en vous, capitaine amiral Michel Jacobsen, tou- 
tes les qualités et autres avantages, et étant satisfait des 
bons services que vous m'avez rendus à cet égard pen- 
dant plusieurs années dans mes armées navales de mes 
Pays-Bas, oîi vous vous êtes trouvé en plusieurs occa- 
sions à combattre contre les ennemis, vis-à-vis desquels 
vous avez donné toutes les marques de valeur qu'on 
pouvait attendre de vous, y remportant plusieurs avan- 
tages, et rendant un bon compte de toutes les opérations 
qui vous avaient été confiées; dans l'espérance que vous 
soutiendriez cette bonne idée par la suite, j'ai jugé à 
propos de vous choisir et de vous nommer comme en 
vertu de la présente, je vous choisis et vous nomme 
pour mon Amiral-Général de ladite armée navale de 
galions et autres navires que j'ai ordonné de faire join- 
dre â la Corogne, et je vous donne pouvoir et faculté 
d'exercer ladite charge dans toutes les circonstances et 
cas en dépendants, et y ayant rapport et faire tout ce 
que les amiraux- généraux qui occupent la même place, 
ont coutume de faire et d'exécuter, tout le temps qu'il 
n'y aura point de division ou que je ne donnerai pas 
d'autres ordres; et je charge ledit François de Ribera, 
et ordonne aux amiraux et chefs desdits galions et na- 
vires, ainsi qu'aux capitaines d'infanterie et de marine, 
leurs officiers et à tous gens de mer et de guerre^ qui 
serviront dans madite armée, aux officiers de la solde 
et autres' personnes y attachées, qu'après que vous ledit 
Michel Jacobsen, aurez fait les serment, soumission 



368 JACOBSEN. 

et hommage accoutumés , de bien et fidèlement vous 
comporter dans Tusage et exercice de ladite charge, et 
ce entre les mains dudit François de Ribera, mon capi- 
taine général de ladite armée navale^ et qu*ils ayent à 
vous rendre et vous faire rendre les honneurs, grâces, 
récompenses , franchises , prééminence , exemptions et 
libertés qui vous regardent et vous appartiènent à raison 
da ladite charge ; d^autant que pour tout ou partie de 
ce que dessus, je vous donne ainsi qu'il est dit, pouvoir 
et faculté aussi suflisant qu'il est requis et nécessaire, 
et j'ordonne aussi à mesdits officiers de la solde de la- 
dite armée de registrer ce titre sur les registres qu'ils 
tiènent, et de vous remenre Toriginal pour l'usage de 
ladite charge. Donné à Madrid , le treizième jour du 
mois d'août de Tannée mil six cent trente-un. 

Je le Roi, 

» Je Pierre-Coloma, secrétaire du Roi notre Sire, ai 
n faire transcrire le présent de son ordre: 

Titre de l'Amiral général de l'armée navale qui 
s'est assemblée à la Corognei accordé au capi- 
uine Michel Jaoobsen. 

4 

» Le sieur Michel Jacobaen^ amiral général de Tannée 
» navale des galions qui s'est assemblée en ce port de 
» la Corogne, a fait entre mes mains les serment^ soumis^ 
» sion et hommage, conformément aux ordres doontt par 
> Sa Majesté, dans cette cédule royale de bien et fidèle- 
» ment exercer ladite charge» et rendre bon compte de ce 
9 dont il sera chargé, ainsi qu'il Ta fait jusqu'à présent. 
» A la Gorogne, le vingt-neuf août mil six cent trente*un. > 

François de Ribera ; 
Jérôme de Sepulveda. 

• Je soussigné interprète de l'amirauté de France et 
» de Thôtel-de-ville de Paris, et membre et professeur 
» du bureau académique d'écriture , et vérification des 
» écritures anciennes et étrangères, certifie la présente 
» traduction exacte et conforme à Toriginal espagnol de 
» mol paraphé, qui est entre les mains de M. Jacobèen 
» de la Crosnière, descendant de Tamiral du même nom y 
» mentionné. En foi de quoi je l'ai signée et y ai apposé te 



HUMBERT DE TONNOY. 3^3 

lier âoble, et Q*a uué de donner des preuves de 
son iariolable attachement à la cause royale, ce 
qui lui a mérité l'attention particulière de Son 
Akesse Royale Monsieur, frère du Roi^ lors de 
son arrivée à Nancy; de son mariage^ avec N... 
de Prôvenchère^ est né un fils nommé Théo- 
dore; 

b. Charles-Hyacinthe, ancien officier au r%iment 
de Lorraine, infanterie, enseigne en 1791 : il a 
çervi dans Tarmée de Son Altesse Royale mon- 
seigneur le prince de Condé, jusqu'ea 1793, 
époque à laquelle il fut envoyé en France, pour 
y entretenir les amis fidèles du roi, mais il fut 
découvert et succomba sous la bacbe révolu- 
tionnaire; 

c. Joséphine, qui a épousé N. Sarrazin de Ger- 
mainvilliers. 

4.* Charles Humbert de Tonnoy, écuyer, chambellan 
honoraire de Sa Majesté Impériale, major de ses 
troupes, et commandant la vénerie de Son Al- 
tesse Royale le prince Charles de Lorraine ; il a été 
honoré du titre de comte du Saint-Empire, et a 
épousé N... de Gongnies, fille du comte de ce nom, 
gouverneur de Binche, et d'une maison chapitrale 
de Flandres; 

5.* Marc-Antoine Humbert de Tonnoy, capitaine au 
r^iment de Viede, au service de Sa Majesté Impé- 
riale; 

6.* Marguerite, mariée à Ix>uis-CharIes-Scipion Col- 
lenet, gentilhomme ordinaire du roi de Pologne, 
duc de Lorraine. 

m. Joseph HuMBKKT Di ToNNOT, écuyer, chevalier de 
Tordre royal et militaire de Saint-Louis, capiuine au 
régiment de Languedoc, puis major au régiment Royal- 
Lorraine, d'oti il a passé aux grenadiers de France, a 
épousé Anne Pescheur, fille de noble Joseph Pescheur« 
seigneur en partie de Laveau-lez-Germonville. De ce ma* 
riage est issu : 

IV* Georges-François-Hyacinthe Hokbbkt di Tonmoy, 
chevalier, né à Nancy le 1 9 avril 1 763, ancien officier au 
régiment de Lorraine, infiinterie, ooœte du Saint-Empire; 
il a émigré en 1791, et bit les campagnes en qualité d'aidt* 



3yo jÀcc^d:s«w. 

commerce ^% Tâgriculture, ajoutent on nouveau lustrt 
à celui qu'il a reçu de ses ancètrer; il a été maifltenu dans 
sa noblesse ea 1787,. par Sa Majesté Louis XVI. C'est le 
premier qui de mémoire d'hommej ^it fait des desséche^ 
ments dans Tisle de Noirmoutier. Ea i7>5j il recifermA 
le dessèchement de la fosse dans ladite isle^ et sauva de k 
misère toute la population indigente. (1 est le créateur et 
fondateur de l'isle de laCrosnîére qu'irai gagne'e sur la mer ; 
ccfut îèprêmîef"'âvril'r^7 qu'il déroPa dette isle à TOcéan 
Yvec onze cents hotnmes de di^sept paroisses du continent 
-voisin; il fit érigea cette îsle. en paroisse^ et obtint les let- 
tres-patentes 'cd6firrriàtîves du de'cret de i'évéque de Luçon 
du 16 janvier 17^2,' enregistrées au parlertient^ et au con- 
ttil supérieur cfe ' Poitiers le .24 juillet suivant: 'L'église, le 
presbytère, et co ^u'îl avait donné en dotation pour la 
t.ure ont été vendus, â l'exception du cimetière où repo- 
sent les cendres dudit Cornil-Guislain Jacobsen. Il est 
mort âge de soixante-dix-huit ans à Noirmoutier^ où il 
'étartétabK' depuis cinquante ans. Ses vertus, sa bienfai- 
sance et Tattiénité de ses mœurs l'ont fait généralement re- 
gretter. Le;^ Français doivent un tribut â sa mémoire. 
Juste, ' humain, il soulagea Tinfortune, fit apprendre des 
métiers à tous les pauvres dé dix lieues à la ronde^ qui 
étaient boiteux ou disgraciés par la nature. Avant lui le 
comiherce de Noirmoutier n'était rien ; il se réduisait à 
quelques -échanges avec le continent; c*est par l'activité 
seule de sdn génie que les bâtiments du Nord sont Tenus 
dans sesporu. Il avait épousé, par contrat du i3 mai 1749, 
demoiselle Suzanne • Elisabeth G>rmery, dont sont issus : 

I .** J^n-Corpeille, qui suit; 

3/ Quatre filles; Tatnée, mariée 1 M. Joly Doberceaa» 
morte sans enfants; l'autre,, nommée Marie-Jeanne^ 
mariée à M. Doré, morte sans enfants; 

La troisième, Gabrielie - Angélique, mariée à M. 
Lamandc, écuyer, officier de Tordre royal de la 
Légion d^honneur, inspecteur général des ponts 
et chaussées ; qui a eu de ce mariage deux en- 
fants, dont l'aîné ayant suivi la même carrière 
que son père, est ingénieur en chef du départe- 
ment de la Seine, et a construit les ponts du 
Jardin du Roi et de l'École Miliuire ; 



1 



JÀCOBSE . 3^1 

La quatrième^ Elisabeth-Victoire Jacobsen^ qui 

a ^té fusilla à NoirmoiMiôP avec madame d^El- 

' bée, sMtait^ mariée à Nf . Mourain de THerbau^ 

dière, écuyer, secrétaire du roi/'iAaisoti cour 

ronne de. France et de ses finances, qui a été 

" aussi* çondamjie à mort par le tribunal révolu- 
tionnaire des Sables; ils ont laissé un garçon 

* marié à 'mademoiselle de Sourdeval, et une filfe 

, mariée au chevalier de Badreau. ' 

• , ' ■ # • 

VI, . Jcan-.Corneille Jagobsen de la Crgsnière^ écuyer, 
né le 27. décembre ijSo^ chevalier de l'ordre royal de - k 
f^ioQ. d^honneur, grand-croix de Tordre du Mérite, 
du Lion de Limbourg, sous Tinyocation de Saîat-Philippe, 
reçu chevalier de Tordre chapitrai, dit de$ Quatre 
Empereurs, et maire dé la ville et isle de Noirnioutier, 
présenté au roi par M. le duc de Piennes, |e 26 juillet 
18 14. Il fut Tun des otages de Sa Majesté ' Louis XVI. 
Il .a épousé,' par contrat du 24 avril rygo, demoiselle 
Balzamîe Danguy de ' Veue, fille dç messîre Charles- 
François Danguy, chevalier de Tordre royal et mili- 
taire de Saint-Louis, ci-devant seigneur de Veue, de la 
filanchardais, d'Arthoa et autres lieux dont les -ar- 
mes sont d'argent à Tarbre de sioople, accosté de dçuz 
mouchetures de sable ; premier ^ntilhpmme condamné à 
mort à Nantes, par le tribunal révolutionnaire, et de 
dame Marie Balzamie de Foyal de Donnery, dont les ar- 
mes sont de gueules à quatre cieyrons d'argent, petite- 
fille du côté maternel de Michel Begon, intendant géné- 
ral de la marine, et petite-niè.e de Sci pion- Jérôme Bégon, 
évéquie de Toul. De ce mariage sont issus huit enfants, 
dont quatre seulement existent: 

I .• Charles Jacobsen, officier de la marine royale au 
portdè Rochefort; 

2.' Auguste Jacobser»; 

3.*" Armand Jacobsen ; * 

4.* Alexandre Jacobsen. 

Armes :^ D'azur', â la fàsce ondée d'or, acconipagnée 
» en chef d'un compas ouvert, et en f)oînte d'un Coutelas 
i posé. en pal, le tout du même. Ca9()ue de' chevalier, sommé 
« d*ûne couronne de ifiarquis. Cimier, un dettrochère de 
> *carnation , paré de. gueules, triant un badelaire d'ar- 
» gent, garni d'ot. Dévise Wyseùck Vromblyck. » 



374 I).E GHASTEAU. ;| 

d^ - f^mp de Içurs Altesses Sérénissît^es ' 1^ . princes de 
Çondé et de Bourbon. Il n'a cessé de donner, des preuves 
de son inviolable aitacbecnent à la cause royale, et à Tau- 
guste dynastie qui règne aujourd'hui sur U France ; il est 
chef du cinquième escadron .de lu gen^cirinerie royale , 
colonel, chevalier de l'ordre, royal et rnilitaire de Saint* 
Louis etde celui du Phénix. lia épousé Bonne-Jeanne de 
Vauquelin, d'une ancienne famille noble de Normandie. 
De ce mariage sont issus : 

1 .• Louis-Charles, élève de PEcoie royale et militaire 
de la Flèche ; 

2." Adèle-Bonne-Hyacinthe, mariée à Eugène-Char- 
les-François Morin, comte de la Rivière, brigadier 
des mousquetaires, puis capitaine de la gendar- 
merie royale dans le département de la Haute- 
Garonne; 

3." Zoé-Bonne- Jacqueline ; 

4.® Clémentine-Charlotte- Adèle; 

5.' Cécile-Bonne-Eugénie. 

Armes : c D'or , à une fasce d'azur , chargée d'un 
« pignon d'oi; , et accompagnée de trois tourteaux du 
> même. » 



CHASTEAU ou CHATEi\U, famille noble, établie en 
Guyenne, et dont était: 

L Jean-Marie-Réné de Chasteau, écuyer , ancien offi- 
cier d'infanterie^ qui avait épousé Catherine du Myrat , 
de laquelle il laissa: 

1." Jean-Baptiste-Luc, dont l'article suivra; 

2.® N.... deChasteau, mort à l'isle de France; 

3.° Edme-Jean-Baptiste de Chasteau, ecclésiastique} 
mort à Paris ; 

4.* Marie-Françoise de Chasteau, mariée à Dora 
Hugo de Pedesclaux, consul d'Espagne à Bordeaux; 

5.* Qaîre -Honorine de Chasteau, mariée à M. An- 
toine Duclaux, ancien capitaine de cavalerie. 

H. Jean- Baptiste- Luc de Chasteau, écuyer, a émigré 
en 1790, a servi dans l'armée des Princes, et est mort à 
Londres; U avait épousé Françoise de Barret, d'prigine 
irlandaise, de laquelle il a eu : 



AR^YNOT .5U <:HATKIjETa 375: 

'Edme-rTiiérèse^JeaaTBaptiste de Çhastpau^ - ' é$uyer, né 
à Bordeaux le 9 juin 17871 lieutenfiAt de CAvalerie^ se- 
crétaire de la Légation de France^ près Sa. Majesté le roi 
de Saxe. 

Armes: « D'or^ au château de gueules, ouvert et 
» ajouré d'argent; au chef d'azur^ chargé d'un chevron 
» du troisième émail. » 



ARMYNOT DU CHATELET, en Bourgogne et en 
Champagne, originaire de Bretagne. 

Cette famille d'ancienne noblesse qu^un savant généa- 
logiste fait sortir de celle des Armyne d'Angleterre, et dont 
la terminaison ot serait le diminutif, paraît s'être établie 
dans la mouvance de la Ferté-sur-Aube, vers Tépoque à 
laquelle le Comté de Vertus passa de la maison d'Orléans 
dans celle de Bretagne ; ce qu'il y a de certain et de bien 
constaté par titres originaux qui nous ont été communi- 
qués^ c'est que : 

I. Louis AftMYNOT^ échanson d'Anne, duchesse de Bre- 
tagne, depuis femme des rois Charles VIII et Louis XII, 
s'attacha au comte de Vertus, baron d'Avaugour, firère natu- 
rel de cette princesse. Des mémoires domestiques, fort an- 
ciens, le font périr à la journée de Fornoue en 1495. Il 
eut d'Agathe de Kermeno, sa femme : 

II. Jean Armynot, écuyer, seigneur de la Motte, de 
Veuxaules et de Niot, né en 1476, qui fit toutes les guer- 
res d'Italie sous Charles VIII, Louis XII et François I". 
II est le fondateur de la chapelle de son nom à Montigny- 
sur-Aube,laquelle il fit construire en iSSp, pour lui ser^ 
vir de sépulture, ainsi qu'aux descendants de ses nom et 
armes. Il mourut en x543, âgé de cinquante-huit ans. Il 
avait épousé Antoinette Rémond de la noble famille de ce 
nom, en Bourgogne, dont les marquis de Montmor et 
conltes du Dognon de nos jours ; elle le rendit père de : 

i."* Claude, qui suit ; 

2^ Claude Armynot, damoiselle , qui fut accordée 
avec Thibault de la Baume, écuyer, seigneur de 
Chaumersaine au comté de Bourgogne, de la très- 
noble et ancienne maison connue en Franche- 
Comté, sous le nom de là Baume-Mont-Saint- 

. .Léger. Leur postérité s'éteignit dans les maisons 



374 DE CHASTE.AU« i 

de - £$unp de leurs Altesses SéréDÎsfimes * lis . frinces de 
Çondi et de Bourbon. Un'a cessé de donocr des preuves 
de son inviolable aitachcoieat à la cause royale, et à l'au- 
guste dynastie qui règne aujourd'hui sur la France ; il est 
chef du cinquième escadron .de U gendwrmerie royale » 
colonel, chevalier de Tordre royal et militaire de Saint- 
Louis et de celui du Phe'nix. lia épousé Boone-Jeanne de 
Vauquelin, d'une ancienne famille noble de Normandie. 
De ce mariage sont issus : 

I .* Louis-Charles, élève de PEcole royale et militaire 
de la Flèche ; 

2.* Adéle-Bonne-Hyacinthe, mariée à Eugène-Char- 
les-François Morin, comte de la Rivière, brigadier 
des mousquetaires, puis capitaine de la gendar- 
merie royale dans le département de la Haute- 
Garonne; 

3.* Zoé-Bonne-Jacquelîne ; 

4.» aémentine-Charlotte-Adèle; 

5.* Cécile-Bonne-Eugénie. 

Armes : « D'or , k une fasce d'azur , chargée d'un 
» pignon d'or , et accompagnée de trois tourteaux du 
» même. » 



CHASTEAU ou CHATEAU, famille noble, établie en 
Guyenne, et dont était: 

I. Jean-Marie-Réné de Chastrau, écuyer , ancien offi* 
cier d'infainterie, qui avait épousé Catherine du Myrat ^ 
de laquelle il laissa : 

I .* Jean-Baptiste-Luc, dont l'article suivra; 

2."* N.... deChasteau, mort à l'Isle de France; 

3.* Edme- Jean-Baptiste de Chasteau, ecclésiastique, 
mort à Paris ; 

4.* Marie- Françoise de Chasteau, mariée à Dom 
Hugo de Pedesclaux, consul d'Espagne à Bordeaux; 

5.* Qaire -Honorine de Chastean, mariée à M. An- 
toine Duclaux, ancien capitaine de cavalerie. 

II. Jean-Baptiste-Luc br Chasteau, écuyer, a émigré 
en 1790, a servi dans l'armée des Princes, et est mort à 
Londres; il avait épousé Françoise de Barret, dVirigine 
irlandaise, de laquelle il a eu : 



AlRMVirOT DU CHATELXT, Syy. 

:IV. Jean' AàmwoT^ «rayer, 11^ da nom, seigneur -de 
Mobtrlfifaaiid ét^-Boncbemia, né en 1544, suivit le parti 
des armes pendant tbate sa vie, et devint capitaine pour- 
le roir de la ville du Mootsaujon, place alors impprtante 
à cause de son ^voisinage avec la Franche-Comté et la 
Lorraine. l\ fut assassiné dans l'exercice de cette charge, 
le 28 juin 1570, non sans quelques soupçons que le coup 
n'eût été dingéyit ïa faction des Guîses; sa femme fut; 
Claude. Thomelin, fille de Didier, conseiller |du roi, et 
.son receveur géiiéral en Bourgogne, qu'il épousa le 3i 
août'i56i. Elle prit depuis une deuxième alliance avec 
Nicolas du Bouchet, écuyer, seigneur de Rîeldessus, et 
en eut postécité qui s'Aeignit dans celle de son premier 
mari, comnae on le verra cî-àprès ; elle eut de Jean 
Armytiot : 

V. Jean Armynot, écuyer, III* du nom, seigneur 
de Montrichard, de Beauregard et de Bonchemin, né 
le 25 mars t566. Il fut toute sa vie attaché au parti du 
ro} : il eut, à peine au sortir de l'enfance, uoe affaire 
d^honneur avec un capitaine italien nommé Horatio, 
qui tenait le parti de la Ligue, et le tua en champ clos. La 
maison et les propriétés de Jean Armynot, situées à Mon- 
tîgny-sur-Aube, furent à cette occasion détruites et sac- 
cagées, et les titres de famille brûlés et dispersés. Ledit 
Jean Armynot rhourut en 1397, des suites des blessures 
qu'il avait reçues dans les guerres civiles du Lyonnais, où 
il servait le roi en qualité de capitaine d'une compagnie 
de gens de pied. Il s'était allié avec Emonde de Blaisot, 
depuis femme de Louis d'Auvergne, écuyer, seigneur du 
Chesne, capitaine d'infanterie, et enfin de Gaucher An- 
drieu, écuyer, dont Anne Andrieu accordée avec le sei- 
gneur des Varennes, maître d'hôtel du roi, grand baiUi de 
Mâcon. Dû premier lit vinrent : 

I .• François, qui suit ; 

2.* Renée Arminot» femme de Didier Scordei^ gen« 
tilhomme de la vénerie du roi. 

VL François armynot, écuyer, I*' du nom, seigneur 
de Montrichard, de Bonchemin et de Beauregard, né le 
23 septembre i5g3, homme d'armes dans la compagnie 
d'ordonnance, sous la charge du marquis d'Ândelot, fut 
admis dans la chaipbre de la noblesse des états de la pro«« 



^ ARMYNOT DU fcHAtÈ\iM^ 

de^laRue^ d'AîHy-Audendotrft, dfe^ 'MofiTcHy, ile 
Mertri»; de Baussancourt , dé Baffid'arf ' et de 
Condé.' ' 

III. Qaude ArmyHot, écuyer, seigneur de Veuxaules, 
de Beauregard^ de Fée-k-Châtelet, de Bonchémin» ' de 
Santenoge, de Montrichàrd, de Prêfoirtain^, etc., né en 
i5io, servit presque toute sa vie dans diverses compagnies 
d'ordonnance , et fut fait bailly d^épée de Langres le 3o 
octobre iSyS; charge alors vacante par la mort de Charles 
de Verduisant, seigneur de Saint-<^ricq, chevalier de 
l'ordre du roi. Claude Armynot mounit au mois de juil^ 
let i586^ laissant d^Antoinette de Morant-Doulevant, 
dame de Courcèlles dans la vallée de Biaise, de la maison 
du Mesnil Garnier^ en Normandie, mais d*iine branche 
établie en Champagne :• 

!.• Jean, qui forme l'article cî-aptês; 

%,^ Michel, auteur de la branche de Préfontaine, 
rapportée après celle dé Jean, son frère aîné -, 

3.® Thibaut Armynot, seigneur de Santenoge et de 
Beauregard en partie^ qui succéda à son père dans 
la charge de bailly d'épée de Langres; fut archer 
de la garde écossaisQ^ et se noya dans la Seine, 
lors de la rupture du pont de Neuilly, oti le roi 
Henry IV faillit perdre la vie par cet accident. 
Thibaut Armynot eut pour femme Anne Maillon, 
d'une ancienne famille noble de la chambre des 
comptes de Dijon, et jurée plusieurs fois à Malte;. 
51 eut d'elle : 

A. Jean Armynot, seigneur de Beauregard, qui 
épousa Marguerite Bouvot, fille de Claude , sei- 
gneur de Rosoy, et dont il n'eut pas d'enfants; 

B. Bénigne Armynot, seigneur de Santenoge, qui 
s'allia avec Prudente de Fichot, fille de Robert de 
Fichot, écuyer, seigneur de Maisey, et damoi- 
selle Anne de Gand : de cette union sorti^nt : . 

a. Émonde Armynot, qui épousa Niocdas d'A- 
rillot, écuyer, seigneur d'Essey, lieutenant 
de cavalerie au régiment de Choiseul; 

b. Jeanne Armynot, femme de Mathieu du 
Louvet, seigneur d^Artigny^ lieutenant au 
régiment du maréchal de Grancey. 

4.* Anne Armynot, femme de Claude de Gissey ; 



IV« jQ^n'AkvmoT^écuytr, 11^ dn nom, seigneur de 
Mobtriobaiid et dè'Boncbeinia, né en 1544, amvit le parti 
des armes pendant toute sa vie, et devint capitaine peup- 
le roi* de la ville du Mootsaujon, place alors importante 
à cause de son voisinage avec la Franche-Comté et la 
Lorraine. l\ fut assassiné dans l'exercice de cette charge, 
le 28 jtrrn 1570, non sans quelques soupçons que le coup 
n'eût ëté dirigé-pgît ïa faction des Guîses ; sa femme fut : 
Claude. Thomelin, fille de Didier, conseiller |du roi, et 
.son receveur général en Bourgogne, qu'il épousa le 3i 
août 1 56 T. Elle prit depuis une deuxième alliance avec 
Nicolas du Bouchet, écuyer, seigneur de Rieldessus, et 
en eut postécité qui s'Àeignit dans celle de son premier 
mari, comme on le verra ci-âprès; elle eut de Jean 
Armytlot : 

V. Jean Armynot, écuyer, III* du nom, seigneur 
de Montrichard, de Beauregard et de Bonchemin, né 
le 25 mars t566. Il fut toute sa vie attaché au parti du 
roi : il eut, à peine au sortir de l'enfance, une affaire 
d'honneur avec un capitaine italien nommé Horatio, 
qui tenait le parti de la Ligue, et le tua en champ clos. La 
maison et les propriétés de Jean Armynot, situées à Mon* 
tigny-sur-Aube, furent à cette occasion détruites et sac- 
cagées, et les titres de famille brûlés et dispersés. Ledit 
Jean Armynot mourut en 1397, des suites des blessures 
qu'il avait reçues dans les guerres civiles du Lyonnais, où 
il servait le roi en qualité de capitaine d'une compagnie 
de gens de pied. Il s'était allié avec Emonde de Blaisot, 
depuis femme de Louis d'Auvergne, écuyer, seigneur du 
Chesne, capitaine d'infanterie, et enfin de Gaucher An- 
drieu/ écuyer, dont Anne Andrieu accordée avec le sei- 
gneur des Varennes, maître d'hôtel du roi, grand baiUi de 
Mâcon. Dû premier lit vinrent : 

I .• François, qui suit ; 

2.* Renée Arminot, femme de Didier Scordei^ gen- 
tilhomme de la vénerie du roi. 

VI. François Armynot, écuyer, P' du nom, seigneur 
de Montrichard, de Bonchemin et de Beauregard, né le 
23 septembre i5g3, homme d'armes dans la compagnie 
d'ordonnance, sous la charge du marquis d'Andelot, fut 
admis dans la chaipbre de la noblesse des états de la prtw 



S 



3^8 ARMYNOT DU CH£TBLET4 

YJtece de Boorgoigoe, tenos i Dijoo en tûti'\x)é 11 testa le 
a3 avril i638, et mourot hissant d'Eisabeth Sootxkl, 
sa femme, sœur de Didier, son bean-finère : 

1/ Jean-Baptiste Armynot^ qui forme rartide ci- 
après; 

3/ Edme Armynot, écuyer , seigneur de Moniri- 
cbard, dit le Boiteux^ parce que s^étant tiPuW 
extrêmement jeune au siège de la Mone, en Lor- 
rainC) en 1645, et servant alors en qualité d'ensei- 
gne au régiment de Frandères^ il y eut la caisse 
emponée d'un boulet de canon ; il ne laissa pas que 
de servir depuis et jusqu'à l'âge le plus avance, 
comme garde^du-corps du roi dans la compagnie 
écossaise. Il avait épousé demoiselle Simone de 
Billard de fieaufort, fille d'Etienne de Billard, 
écuyer, seigneur du Chêne, capitaine d'une com- 
pagnie de gens de pied, et de demoiselle Simone 
de Beaufort, de la maison de Launay en Cham- 
pagne, et il en eut Louis-Etienne, seigneur de 
Montrichardj qui mourut sans postérité. 

VII. Jean-Baptiste ArmynoTj écuyer, seigneur de Montri- 
chard et de Bonchemin, né le 17 septembre 1621, com- 
mença d'abord à servir en qualité de cadet dans un régi- 
ment d'infanterie, ensuite fut cornette au régiment du 
comte de Lignon, puis lieutenant de cavalerie dans cdui 
de la Guilbtière, et enfin garde-du-corps du roi dans la 
compagnie écossaise ; il mourut à Paris, dans l'exercice 
de cette charge, le 5 août 1 664, et fut enterré au charnier 
des Innocents. Il s'était marié, par contrat du 14 août 
i652, et par dispenses de 'parenté, en date du 10 juillet 
i653, à Suzanne du Bouchet, sa cousine, fille deJoachim 
du Bouchet, écuyer, seigneur de Rieldessus, et d*Anne 
de Neufvy. De ce mariage vinrent : 

I.* François, qui a cdntinuc la postérité; 
.3.* Anne Armynot, damoiselle. 

VIII. François Armynot, écuyer, II* du nom, sd- 
gneur de Féé-le*Châtelet Bonchemin et Montricbard, 



(1) Voyes le Catalogue des Gentilshommes qai ont assisté susdits 
Buts, page 38. 



servit pendant plusieurs années en qualité de lieutenant 
au régiment de Roncherolles, cavalerie. Il fut deux fois 
inquiété dans sa noblesse par les habitants de .Boudrevilie, 
où il demeurait, et par le fermier du droit de francs-fiefs^ 
mais il y fut maintenu par sentence de l'élection d^ Lan- 
gres du 23 décembre 1705^ et par ordonnance de M. l'Es- 
calopier, intendant de Champagne, en date du 1*' novem- 
bre 1718. Il mourut en £évrier.i73o, ayant eu deux fem- 
mes : la première qu'il épousa^ par contrat du 25 février 
1680, fut demoiselle Marguerite de Cbarlois, fille de 
Qaude, écuyer, capitaine de cavalerie au régiment de 
Choiseul, et de dame Marguerite d' A vrillot (i); et la deu- 
xième Jeanne le Reuil. Il eut du premier lit : 

:.* Nicolas, qui suit; 

2.' Qiarles Armynot, écuyer, seigneur de Maison- 
Rouge, près Bar-sur-Seine, qui fut capitaine dans 
un régiment d^infanterie ; il épousu, par contrat 
du 12 août 1720, demoiselle Catherine des Chiens 
fille de messire Louis des Chiens, chevalier, sei- 
gneur de Maisonrouge, et de dame Marie-Madeleine 
de Curel. De ce mariage vinrent Catherine demoi- 
selle et Claude Armynot^ qui eut de Marguerite 
de Mongeot, sa femme : 

a. Louis, officier d'infanterie, marié à Charlotte 
de la Croix; il est mort sans enfants ; 

b. Joseph* Ambroise, établi à Langres^ et n'a pas 
d'enfants; 

c. Claude^ dit le chevalier de Maisonrouge, qui 
a épousé, à Arc en Barrois en 1790, Marie- 



(0 Cette maison d'Avrillot, originairement militaire et du Bassigny, 
remonte par titres jusqu'au règne de Philippe de Valois; elle s*est divisée 
en trois branches, Tune desquelles s*est établie à Paris, et une seconde 
en Lorraine; la troisième qui est la cadette est restée en Champagne, et 
a toujours continué la profession des armes. De la branche de Pari?, 
est sortie la bienheureuse Marie de l'Incarnation, fondatrice des Car- 
mélites en France, que le Pape Pie VI a béatifiée en 1791 ; là branche de 
Champagne n'a pris alliance que dans des maisons d'ancienne chevale- 
rie, telles que celles de Beaujeu sur Saône, de Scey Montbelliard, de 
Doncourt, de Pointes, etc. Messieurs d'Ânglure et de CIcrmont Oallc- 
rande se sont alliés avec elle. 

Par les Charlois, Messieurs Ârmynot du Châtelet sont alliés de très- 
près i Messieurs de Choisey, et par eux à Monsieur le duc de Raguse et 
à Messieurs de Nogeji^ t. 



3go ARMY^OT DU CHATELET. 

Madeleine-Sophie de Champagne de fai Pom- 
meraye^ fille de Charles - Nicolas QuMdOj 
comte de Champagne (i), et de dame Marie- 
Madeleine Ciller de Pavant. 

3," Joseph Armynot, mort sans postérité ; 

4.* Mar^uerite^ damoiselle. 

Du second lit sont issus : 

5.* François, 

6.* Joseph, 

7.* Claire. l ... 

8.-Jcann;. | toiu mortt «lu postérité. 

g.* Marguerite, 
10.* Madeleine, 

IX. Nicolas ÂRMYNOT DU Chatelet , chevalier , 
gneur de Fée-le- Châtelet et de Bonchemin^ né le la octo- 
^bre 1688, servit dès l'âge le plus tendre en qualité de cadet 
et â ses (rais au régiment de Borsiat, dragons; mais ayant 
fait de grandes pertes à l'armée^ et surtout au siège de 
Douay, oQ il était renfermé, il se vit contraint de quitter 
le service pour réparer sa fortune délabrée. Il fut recher« 
ché sur sa noblesse par le fermier du droit de franc fief^ il 
y fut maintenu sur le vu de ses titres, par ordonnance de 
M. le Pelletier de Beaupré, intendant de Champagne en 
août 1736. Nicolas Armynot du Châtelet eut deux fem- 
mes ; la première fut Marie-Anne de Champeauz, sa cou- 
sine, qu'il épousa le 17 novembre 1716, fille d'Edme de 
Champeaux, écuyer, seigneur de Préfontaine, de Veroil» 
les et de Jussèy^ et de Marie-Diane de Machat de Pompa- 
dour la Méchaussée ; et la deuxième, fut Jeanne de Bon*- 
sard. Il eut du premier mariage seulement: 

1 •* Henri-Joseph, qui suit ; 

9.* Louis-Etienne, qui servit long-tempe dans le corpa 
de la gendarmerie, et eut d^Anne Popelard, sa 
femme, deux filles et Claude Armynot du Cbâte- 



(1) Cette m tison de Champagne a la prétention fondée de descendre 
du eomte Eudon II de Bretagne ; elle est très-ancienne et jouissait ém 
droit de menée à la conr des soaverains de cette province, Marie-Made- 
leine-Sophie de Champagne descendait au dixième degré d*OliTier de 
Champagne et de Roberte de Venddme sa femme, ni^ à la moda M 
Bretagne de Catherine, comtesse de Venddme, femme de ieaa M 
bon, comte de la Marche, et cinquième aïeule de Henri IV. 



ARMYNQT DU CHATELET. J^t 

lety lieutenant de vaûseau de la marine royale, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- Louis, 
qui a servi la cause du roi dans rémi^ration et a 
eu le crâne ouvert d'un biscayen au siège de Dun- 
kerque en 1793. Il est marié à Marie-Claude de 
Georgemel^ et n'a point d'enfants; 

3,® François, chevalier du Châtelet^ qui a formé le 
rameau de ce nom rapporté après la postérité de 
son frère aîné. 

X. Henri-Joseph Arbiynot du Chatelet, écuyer, sei- 
gneur de Fée-Ie-Châtelet et de Bonchemin, né le 3 1 octo- 
bre 17269 a servi dans la gendarmerie et y a fait les cam- 
pagnes de Flandres, sous Louis XV. Il épousa, par contrat 
du 12 août 1748, demoiselle Madeleine Dupotet, fille de 
Philippe- François Dupotet, écuyer, seigneur de la Cha- 
pelle et de Senevoy en partie, et de dame Marie-Char- 
lotte Desmartin : elle le fit père de dix enfants, qui sont : 

I .* Françoise Annynot, qui a épousé Germain d'Huis- 
sier, écuyer, des anciens seigneurs d^Agencourt, 
en Auzois; 

2.^ Philippe^François, mort ecclésiastique ; 

3.* Jean-Antoine, lieutenant d'infanterie ;• 

4.* Louis, ancien lieutenant de cavalerie , qui s'est 
émigré pour la cause royale, a fait la campagne de 
1792, à l'armée des Princes, frères de Louis XVI; 
celles de 1793, 1794, 1793 et 1796 à l'armée sous 
les ordres de Son Altesse Sérénissime monseigneur 
le prince de Condé, dans le corps des chasseurs 
nobles, et enfin a été tué à TafTaire très-sanglante 
que cette armée eut à Oberkamiack entre Mindel- 
heim et Memmingen en Suabe, le 1 3 août de cette 
même année 1796, ayant vingt-huit ans passés de 
service, et étant à la veille d'être fait chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint- Louis. 

5.^ Nicolas-Eugène, qui va suivre; 

6.^Jean-Elie Armynot du Chatelet, ancien garde- 
du-corps dans la compagnie de Beauvau, marié i 
demoiselle Marie-Jeanne de la Loge de la Barre^ 
d'une ancienne famille noble du Bourbonnais, étar 
blie en Bourgogne, dont il n'a plus qu'un fils 
nommé Victor Armynot du Chatelet; 

7.* Henriette Armynot ; 



S84 ÀHMYMOT DU CHAtËLËT. 

«treçu en 'cetle ^aMl^ parz-S. A:^ R. {ift{iis«}gfieiir de doc 
sd'ADgouléime le 6 novembre * suivait ; '^iMs^'pt^senté, le 
^itEBàm iSi5, dan^ le corps dfes g&rdfts^'^bPdrte, pour 
ia défsiise' du roi et de la fkmilk roj^le^ et combattre 
tusurpaisear ;. a été fait capitiiiiie d'înfanlerie par ordon- 
mancedu 23 septembre même anWé ; a ^té adàiis, le i*' 
décembre suiTam^ en qualité dé chevalier de-justice dans 
Tordre noble db -Saitit*Hùbert des diicbes de Lorraine et 
de Bat; et enfirp il^i^'ilté* foit^ le If: Juillet dé la présente 
«xthée i8k€, ch^alier de' tordre chapitrai de l'ancienne 
noblesse^ dit de l'Ange-Gardien ou des quatre Empe- 
teui5^. Le chevalier du Ch&telet s'est marié i Châteauvil- 
lain^ département de la Haute-Marne^ le i3 août 1810, 
avec demoiselle Marie-Jeanne Gîbrat, fille de, Jean Gi- 
brat et de. Geneviève-Luce Goualle son épousé, et il en 
à un seul enfant^ nommé , ' 

Ernést-Joachim Armynôt-Duchâtelet, né le 19 mai 
1812. 

Branche de Préfontaine, f^èprise ûu 3* degré. 

IV. Miche! Armynot, écuyer , seigneur dfe Fée-le- 
Châtelet et de Préfontaine, ne le 2 oaobre 1 548, suivit 
pendant toute sa vie la profession des armes, et fut capi* 
taine du château de Gurgy. Ayant suivi le corps de la 
noblesse du ban et àrrière-ban de la province de Cham- 
pagne au siège d^Etathpes en î59y, il y fut blessé et vint 
ttiôurir à Paris le 1 3 novembre de ' la irrême année. Il fut 
enterré dans l'église de Saint- PauL 

Sa femme fut Elisabeth lé Grand de Sainte-Colombe, 
de la maison des comtes de Sauloi^-la-Rue^ en Bour- 
gogne^ fiUe de GuillauEne^ écuyer, seigneur de Sainte- 
Colombe, Bréviande, etc., et de damoiselle Guillemette 
de Saumaise de Gbasans, qu'il, avait épousée, le 26 no- 
vembre 1 576. Il en eut : 

1 .• Jean-Baptiste, qui suit ; 

2.*^ Charlotte Armynot, femme de noble Antoine 
Millot, lieutenant-général et garde-des-sceaux du 
bailliage de Langres ; 

3/ Claude Armynot^ seigneur de Fée-le-Châtelet^ 
de Latrecf y, de Bayel-sur-Aube et des For^es-kz* 



-ul Db Ti»* 4^. Mfiwy.-flur^inîe, éyické ^ Troyes* -.le iS 

il /.m iwvembjc; i7ûg. JlsW éffl^r^ipcmf: Ia:c»uie 

' ... , ,. royajc; et a;servi dt^n9 Jiffàrfema- éocps^-ï crurkuttas 

daAsL;Qyâl-Sinigr9r)ts;iily « été blesaéi.-peQiiaQlt 

' (. le siège de Meniiiîi^ni^irfil 11794^ et estrcïptétki'afi- 

fàire d'H©oglèbèd« cnViuiadè.ta: ménac anoce* Il 

. J.J j j'eitretifêâ Stade; au payji de ,irIaniQvre» er y a 

i i .<pousé,le3.niai/i7^6, demwselte Anne^eharlottcr 

. Madeleine: Polliw, fyi^.dèîPhilifpenCathon ^PoIliWi 

' domicilie* dans ladite^ IviUd^f -^ de .Marguerire^ 

i Adélaïde, M ayer. Il en a eu; , / | /» 

■a. Annè-Mafîe-Julîe- Marguerite, née le 26 oc- 
tobre 1797, morte en juilfét 1804; 
- b. Louîse-Sophîe, hçe le 1 3 juin 1800; 

c. Philippine-Madeleine, rie'e le i5 juin i8o3, 
morte en mars 1 808 ; 

d. Jean-Ludolphe, né le3omai i8o5; 

e. François-Louîs-Joseph, né le 10 novembre 
1809; 

f. Herminie-^LoiMse-Madeieine., n4â . le 16 avril 
^ 1812; 

- • î 8fe Olivicr-Louis-Ferdinand , ns • en. août .1814, 
.., ; mort en décembre 181 5; 

3.? Louise-BarbefCatherine, née en avril 1775. 

* 

XI. François Armynot, IV° du nom, chevalier ' di? 
Ch4Tel£:T; ancien officier d'infanterie, né à Merry-sur- 
Seîne le 27 décembre 1768, s'est émigré en 1791 pour }« 
cause de la monarchie; a servi dans divers corps pei^dant 
la guerre de la révolution, entr^autres dans le régiment 
de Loyal-Emigrants, sous les ordres •d^ M. le duc de la 
Châtre^ avec lequel il a fait la campagne de 1794,, et 
s^est trouvé à la glorieuse sortie de Menin en avril de la 
même année; a été blessé grièvement à la jambe droite 
le 3i mars 1795, à la défense du pont de Mepperl dans le 
pays de Munster, servant alors dans le régiment dTorck- 
Rangers, à la solde anglaise ; a joint l'armée de monsei- 
gneur le prince de Condé, le 23 novembre de la même 
année 1793, et est entré dans la compagnie n"" 2 du corps 
des chasseurs nobles^ qu^il n'a pas quittée jusqu'au der- 
nier licenciement de ladite armée arrivé en 1801 ; a 
été fait chevalier de Tordre royal et militaire de Saint- 
Louis par ordonnance du roi en date du 23 octobre 1814, 



388 D'ESPAGNET. 

vaux, et de ciamoiselle Marguerite de Gacon (r). 
De ce mariage vint Marie*Diane de Machat, dite 
de la Méehaussée, femme d'Edme de Champeaui, 
écuyer, seigneur de Préfontaine, à cause d'elle, 
de Veroilles et de Jussey, et mère de Marie- Anne 
de Champeaux, femme de Nicolas Armynot du 
Châtelet, ce qui a réuni cette branche cadette des 
Armynot à Taînée^ comme on peut le voir ci - de> 
vant. 

Armes ; « D'argent , i trois mouchetures de sable ; 
• supports, deux hermines au naturel, colletées de 
» gueules : du collier sort un manteau d'hermine. G* 
» mier, une hermine issante du même. Devise: Arwns 
> notus. Le rameau du Châtelet brise d'un hmbel de 
» gueules. » 



D'ESPAGNET. La famille d'Espagnet a été regardée 
par plusieurs historiens de Provence comme une des plus 
anciennes de cette province. Elle a figuré dans ses an* 
nales bien avant que la Provence fût réunie au royaume 
de France. Cette famille, originaire d'Espagne, avait 
suivi en Provence les comtes de Provence de la race 
d'Arragon, qui avaient été accompagnés de plusieurs 
gentilshommes. 

On peut voir dans l'ouvrage de Meinier^ intitulé His^ 
toire de la principale noblesse de Provence^ imprimé à 
Aixen 1719, que Jean d'Espagnet fut nommé à la place 
de président du conseil éminent que * Louis III d'Anjou^ 
roi de Naples, comte de Provence, institua^ à Aix en 
141 8, que lui ou ses descendants ont occupée jusqu^à la 



(1) La maison de'Machtt est une branche de celle de Joulfre Chabri- 
gnac, illustre en Limosin; elle a contracté des alliances avec des maisons 
non moins illustres qu'elle. Entre autres avec celle de Pompadour. Fran* 
çois de Machat, seigneur de la Méchaussée, par son mariage avec Fran- 
çoise de Pompadour, a acquise sa postérité ie nom, les armes et tous les 
biens de la branche de Pompadour Chtteaubouchet, qui s'est éteinte 
dans la personne de Jacques de Pompadour, aumdnier du roi et abbé de 
Saint-Maurin, lui et Françoise sa sceur étaient enfrnts de Louise de 
Comborn, issue elle-même d'une maison souveraine, qui a donné à 
Messieura de Machat, et par eux à Messieurs Armjmot du Châtelet, les 
plus hautes consanguinités en les fiiisant sortir de toutes les maisons 1 
veraines de l'Europe. 



D'ESPAGNET. 389 

création du parlement de Provence en i5oi^ oti ils sont 
entres. 

Peu de temps après, cette famille se divisa en deux 
branches: Tune fut placée au parlement de Bordeaux, 
où elle a donné plusieurs présidents à ce parlement ; 

L'autre branche demeura au parlement d'Aix. 

En i586, Raimond d'Espagnet, conseiller au parle- 
ment d^Aix, figura dans les guerres de la Ligue; ayant 
été nommé par le parlement pour commander les troupes 
de cette province^ il y obtint des succès. 

Marc*Antoine succéda à la place de son père Raimond; 
voici ce qu'en dit Ce'sar de Nostradamus, gentilhomme 
provençal, en son histoire et chronique de Provence^ im- 
primée à Lyon en 1614^ page 1080. 

c Marc-Antoine d'Espagnet, fils de Raymond, lequel 
incomparable en plusieurs grâces qu'Apollon est cou- 
tumier de verser abondamment aux plus belles et par- 
faites âmes , porte, sous un soleil d'or en chef de 
gueules, trois soleils de même sortant d'une même 
tige en un champ de ciel azuré: armes devrai conve- 
nables à un si rare et tant excellent Orphée, qui ferme 
très-illustrement une telle et tant illustre liste de séna- 
teurs. » 

En marge de cet article se trouve l'écu de la fomille 
d'Espagnet» gravé et blasonné ainsi qu'il y est dit. 

On peut ^voir lesdites armes dans Téglise métropoli- 
taine de la ville d'Aix, au-devant de Tautel de la cha- 
pelle sépulcrale de cette famille. 

Un chevalier d'Espagnet, officier distingué , a été tué 
au combat d'Exille, en Piémont, vers le milieu du siècle 
dernier. 

Cette famille se compose maintenant de M. le marquis 
Auguste d'Espagnet, ancien membre du parlement de 
Provence, fils de Joseph d'Espagnet et de demoiselle de 
Faudran de Taillades. Il se trouvait seigneur, au moment 
de U révolution, de quatre fiefs dans sa province, sa- 
voir ; de la Bamde, Ville-Vieille , Suez et Garros ; ayant 
suivi en émigrant le parti de l'honneur , lesdits fiefs ont 
été confisqués et vendus. 11 fut à Coblentz auprès de 
MoNSiEU», comte de Provence» aufourdliui roi de France, 
qui lui a délivré k certificat le plus bonorablei qui porte 
eo substance: 

« Certifions que M. le marquis d'Espagnet, conseiller 



386 ARMYNOT DU CHATELET. 

rOratoire^ docteur en théologie et en droit ca* 
non, chancelier et procureur-général de l'uni* 
versité de Bretagne; 

5.* Charles Armynot, qui fut pendant long-temps 
homme d'armes des ordonnances du Roi, et puis 
secrétaire du cabinet du roi Louis XIII, et enfin 
bailli de Châteauvillain. II eut de demoiselle Anne 
Martin sa femme, fille de Prudent Martin, écuyer, 
seigneur de Grissey : 

a. Françoise-Dorothée Armynot, femme de noble 
Jean de Bonnet, seigneur, â cause d'elle , de 
Fée-le-Châtel. D'eux sont sortis MM. Lefebvre 
de Gurgy et de Mauvilly, M. le maréchal duc 
de Raguse et M. le lieutenant-général comte de 
Vaubois, tous deux pairs de France; 

b. Marguerite Armynot, qui épousa i.* Claude 
de Maréchal, seigneur de Vernois, et 2.* An- 
toine de Valette , écuyer , capitaine au régi- 
ment de Brinon. Elle fut l'aïeule de Charl^ 
Louis de Maréchal (i), lieutenant des gardes de 
l'empereur Charles Vil, duc de Bavière, qui 
épousa en Allemagne, au mois de juin 1741» 
Elisabeth - Ernestine, comtesse d'Auffz et du 
Saint-Empire romain, dame de l'ordre de la 
Croix étoilée, veuve du comte de Metsch, che- 
valier de Tordre de la Toison d'Or, vice-chan* 
celier de l'empire, et mère de madame la prin- 
cesse de Kevenhuller-Metsch. 

V. Jean*Baptiste Armynot, écuyer, seigneur de Pré* 
fontaine, né le 1 5 février 1579, commença à servir dans 
différentes compagnies d'hommes d'armes des ordon* 
nancesduroi; fut ensuite maréchal- des-logis de la com* 
pagnie des trente gentilshommes chevau-légers de Scipioa 
d'Acquaviva d'Arragon, duc d'Atri et comte de Château- 
villain; depuis fut capitaine d'une compagnie de cent 
chevau-légers; et enfin il mourut â Epinal le 29 juin 
i635, des suites du siège de Porentruy, revêtu de la 
charge de maréchal-des-logis de la compagnie d'ordon- 
nance d'Henri, prince de Condé. Il avait été accordé. 



(i) Voyei r Armoriai général ded*Hosier, registre lU, partie II. 



ARMYNOT DU CHATKLET. 387 

par contrat du 2 septembre i6o3, avec darooisellp Claude 
du Bouchet (i), fille de Nicolas, seigneur de Rieldessus, 
et de Philippotte de Maillon^ sa deuxième femme. Elle 
le fit père de ; 

I .* Auguste Armynot, qui suit ; 

2.* Charles Armynot , prêtre curé de la Margelle- 
sous- Lery; 

3.* Alexandre Armynot, écuyer, qui, après douze 
ans de service dans les armées du roi, fut tué, en 
i65o, à la tête d'un corps de volontaires qu'il com- 
mandait, dans une affaire en Italie ; 

4.* Elisabeth Armynot, femme de Jacques Scordel, 
seigneur du Val, homme d'armes d'une compa- 
gnie d'ordonnance ; 

5.* Philiberte Armynot , mariée â noble François 
Millot^ bailli de Saint-Brix. 

VI. Auguste Armynot, écuyer , seigneur de Préfon- 
uine, de Vougrey, de Rieldessus et de Cussangy en 
partie, servit presque toujours dans les armées du roi, 
soit comme volontaire, soit comme homme d'armes dans 
diverses compagnies d'ordonnance, soit enfin comme 
mousquetaire de la garde. 11 épousa, par contrat du 12 
avril i636, très«noble damoiselle Catherine de Chftlon, 
fille de Qaude, écuyer, seigneur de Landreville,* de 
Rieldessus, de Vougrey, etc., et de Jeanne de l'Evéque. 
Il en eut trois enfants, savoir : 



I .* Jean-Baptiste, mort sans postérité ; 

2.* Renée-Bernarde Arthynot, femme de Zacharie 
du Wicquet, écuyer, seigneur d'Olizy ; 

3.* Philiberte-Agathe Armynot, qui épousa en 1671, 
au château Bouchet, en Périgord, Jacques de Mâ- 
chât de Pompadour-la-Méchaussée, seigneur du- 
dit lieu , fils de Henri de Machat, sieur de La- 



(i) Cette maison du Bouchet est étrangère à la province 4e Champa- 
gne, elle est par Alitement bien alliée, elle a donné pour mère à Met* 
aieurt Armynot de Préfontaine et du Châtelec des Chastenay Lanty, 
des de Rupt, des de Gand, des Vienne; les Châlon et les Neufvyen 
ont dit de même. 



Sgo DE LE CLÉMENl- DE SAINT-MARCQ. 

> au parlement de Provence, est resté fidèle aax bons 

> principes, et qu'il a donné des preuves de son atuche- 
» ment pour le roi et pour la monarchie. En conséquence 
* le recommandons à toutes personnes qui pourront lui 

> être utiles. 

» Donné à Turin le 21 août 1794. Signé Loms-SrA- 
» nislas-Xavier ». 

Le marquis d'Espagnet avait épousé mademoiselle de 
Gay., héritière de cette famille noble , de laquelle il 
a eu : 

i.« Adolphe, marié en 1814 à mademoiselle Agathe 

de Maurel de Mons-Callissane, d^une famille il* 

lustre de cette province ; 
3.* Edouard, capitaine, chevalier de Malte; 
3.* Camille, chevalier de la Légion d'honneur, 

gardc-du-corps du roi ; 
4.* Virginie , mariée à M. François de Philip, fils 

d'un conseiller en la cour des comptes delà ville 

d'Aix; 
5.* Adèle, mariée à M. Babiers^ de Villards, sous- 
préfet de Castellanne, fils d'un anc^n page de 

Louis XV. 



LE CLÉMENT de SAINT-MARCQ de TAINTE- 
GNIES , en Artois , famille originaire du Cambresis. 
Nous allons donner la généalogie de la maison de le Qé- 
ment de Saint-Marcq, faite d'après des titres authen- 
tiques et plusieurs anciens généalogistes, tels que Jean 
le Carpentier dans ses généalogies des Pays-Bas, i la suite 
de son histoire de Cambrai» aux pages 403 et 890 du se- 
cond volume; feu Laurent le Blond, ancien généalogiste 
de Valenciennes, dans un volume de ses manuscrits, aux 
pages 590,591 et 592; et puis M. Baurain*Gazet dans 
son manuscrit du nobiliaire d'Artois, folio i5o, rea6 et 
verso, présentement en la possession des héritiers de 
M. l'abbé le Roux, prêtre et chanoine de l'église cathé- 
drale de la ville d^Arras. 

I. Cette maison de le Qément de Saint-Marcq est con* 
nue dans les patrices nobles de Cambrai dès l'an i354» 
en la personne de Pierre le Qément, !** du nom, dît 
Bosse, qui épousa damoiseUe Isabeau de la Vigne, aoeur 



DE LE CLÉMENT DE SAINT-MARCQ. 39 1 

germaine de Marguerite de la Vigne^ femme de Baudry VII, 
baron de Roisin ( Voye\ le dictionnaire de Moréri et Jean 
le Carpentier, page 953 du second volume^ aux généa- 
logies de la maison de Roisin ) ; lesdites Isabeau et 
Marguerite de la Vigne^ fille d^Amaury de la Vigne^ 
ecuyer, seigneur d'Escaupont vers G)nde, et prévôt de 
Valenciennes en i334, et d'Isabeau de Baralles sa femme^ 
qui, selon Gélic, lui donna dix enfents^ entr'autres : 

!.• Pierre, qui suit; 2.* Jean ; 3.* Wattier; 4.* Alix; 
5.* Marie; 6.* Isabeau ; 7.* Agnès. 

II. Pierre le Cléicent, II* du nom^ écuyer, bailli de 
Vaucelles, épousa damoiselle Jeanne Daussut. De ce ma- 
riage sont issus trois enfants : 

I .* Jean le Clément^ qui suit ; 

2.* et 3.* Pierre et José le Clément. Selon feu Lau- 
rent le Blond^ Pierre le Clément épousa damoi- 
selle Marie Hoyenbant. 

III. Jean le CLinBNT^ premier du nom, écuyer^ épousa 
damoiselle N ... Havet, qui le fit père de : 

IV. Jean le Clément, II* du nom, écuyer^ etc. , qui 
épousa damoiselle Bonne de Sivry, dont il eut : 

V. Pierre le Clément^ III* du nom, marié avec da- 
moiselle Jeanne Quarré, fille de Nicolas Quarré, écuyer, 
et de dame Jeanne d'AulTay. De ce mariage sont issus : 

I .* Pierre le Clément, qui suit ; 
2.* Anne le Qément, qui épousa Jean de la Per- 
sonne; 
3.* Marguerite le Qément. 

VI « Pierre le Clément, IV* du nom^ écuyeri sei- 
gneur de Leuvaque, de TŒule^ etc. , épousa damoiselle 
Marie le Ricque, petite-fille de Jacques le Ricque et de 
Marie de Vos. Il eut de ce mariage : 

j .* Pierre le Clément, qui suit ; 
2.* Jean le Qément^ qui épousa damoiselle Jeanne le 
Hubert. 

VII. Pierre le Clément, V* du nom^ écuyer^ sei- 
gneur de Leuvaque^ de TŒule, etc. ^ épousa demoiselle 
Jeanne de Vauliére^ fille de Jean de Vaulière, écuyer. 



Sgo DE LE CLÉMENl' DE SAINT-MARCQ. 

> au parlement de Provence, est resté fidèle aux bons 

> principes^ et qu'il a donné des preuves de son atuche- 
>' ment pour le roi et pour la monarchie. En conséquence 
* le recommandons à toutes personnes qui pourront lui 

> être utiles. 

» Donné à Turin le 21 août 1794, Signé Loms-SrA- 
» nislas-Xavier ». 

Le marquis d'Espagnet avait épousé mademoiselle de 
Gay.y héritière de cette famille noble , de laquelle il 
a eu: 

I.* Adolphe, marié en 1814 à mademoiselle Agathe 

de Maurel de Mons-Callissane, d^une famille il* 

lustre de cette province ; 
2.* Edouard, capitaine, chevalier de Malte; 
3.* Camille, chevalier de la Légion d'honneur, 

gardc-du-corps du roi ; 
4.» Virginie, mariée à M. François de Philip, fils 

d'un conseiller en la cour des comptes delà ville 

d'Aix; 
5,« Adèle, mariée à M. Babiers^ de Villards, sous- 
préfet de Castellanne, (ils d'un anc^n page de 

Louis XV. 



LE CLÉMENT de SAINT-MARCQ de TAINTE- 
GNIES, en Artois , famille originaire du Cambresis. 
Nous allons donner la généalogie de la maison de le Qé- 
ment de Saint-Marcq, . faite d'après des titres authen- 
tiques et plusieurs anciens généalogistes, tels que Jean 
le Carpentier dans ses généalogies des Pays-Bas, i la suite 
de son histoire de Cambrai^ aux pages 408 et 890 du se- 
cond volume; feu Laurent le Blond, ancien généalc^ste 
de Valenciennes, dans un volume de ses manuscrits, aux 
pages 590,591 et 592; et puis M. Baurain-Gazet dans 
son manuscrit du nobiliaire d'Artois, (dIîo t5o, rectô et 
verso, présentement en la possession des héritiers de 
M. l'abbé le Roux, prêtre et chanoine de l'église catbé» 
drale de la ville d^Arras. 

I. Cette maison de le Qément de Saint-Marcq est con* 
nue dans les patrices nobles de Cambrai dès l'an i354, 
en la personne de Pierre le Qément, I** du nom, dît 
Bo9se, qui épousa damoiseUe Isabeau de la Vigne, aoeur 



DE LE CLÉMENT DE SAINT-MARCQ. 39 1 

germaine de Marguerite de la Vigne, femme de Baudry VII, 
baron de Roistn ( Vqye\ le dictionnaire de Moréri et Jean 
le Carpentier« page 953 du second volume^ aux généa- 
logies de la maison de Roisin ) ; lesdites Isabeau et 
Marguerite de la Vigne, fille d^Amaury de la Vigne, 
écuyer, seigneur d'Escaupont vers G)nde, et prévôt de 
Valenctennes en 1 334, et d'isabeau de Baralles sa femme, 
qui, selon Gelic, lui donna dix enfants, entr'autres : 

!.• Pierre, qui suit; 2.* Jean ; 3.* Wattier; 4.« Alix; 
5.* Marie; 6/ Isabeau ; 7.* Agnès. 

H. Pierre le Clément, II* du nom, écuyer, baiUi de 
Vaucelles, épousa damoiselle Jeanne Daussut. De ce ma- 
riage sont issus trois enfants : 

I.* Jean le Clément, qui suit ; 

2.* et 3.* Pierre et José le Clément. Selon feu Lau- 
rent le Blond, Pierre le Clément épousa damoi- 
selle Marie Hoyenbant. 

III. Jean le Clament, premier du nom, écuyer, épousa 
damoiselle N ... Havet, qui le fit pèrede : 

IV. Jean le Clément, II* du nom, écuyer^ etc. , qui 
épousa damoiselle Bonne de Sivryi dont il eut : 

V. Pierre le Clément, III* du nom, marié avec da- 
moiselle Jeanne Quarré, fille de Nicolas Quarré, écuyer, 
et de dame Jeanne d'Auflay. De ce mariage sont issus : 

I.* Pierre le Clément, qui suit ; 
2.* Anne le Qément, qui épousa Jean de la Per- 
sonne ; 
3.* Marguerite le Qément. 

VI. Pierre le Clément, IV* du nom^ écuyer, sei- 
gneur de Leuvaque, de TŒule, etc. , épousa damoiselle 
Marie le Ricque, petite-fille de Jacques le Ricque et de 
Marie de Vos. Il eut de ce mariage : 

I •* Pierre le Clément, qui suit ; 

2.* Jean le Clément^ qui épousa damoiselle Jeanne le 
Hubert. 

VII. Pierre le Clément, V* du nom, écuyer, sei- 
gneur de Leuvaque, de TŒule, etc. , épousa demoiselle 
Jeanne de Vauliére, fille de Jean de Vaulière, écuyer. 



392 DE LE CLÉMENT DE SAINT-MARCQ. 

seigneur, etc. , et de damoiselle Jeanne le Carlier, fille 
de Thiery le Carlier et de dame Catherine de Hennin- 
Liétard^ icelle fille de Simon de Hennin -Liétard, che- 
valier, et de Jeanne de Haynecourt. De ce mariage sont 
issus : 

I.* Pierre le Clément, qui suit ; 
2.* Catherine le Clément, qui épousa Nicolas Plé- 
tincq, écuyer. 

VIII. Pierre le Clément, VI* du nom, ecnyer, sei- 
gneur de Leuvaque, de l'Œule, etc., épousa danapiselie 
Jeanne de Boyaval. Il a laissé de ce mariage : 

I .• William le Clément, qui suit ; 

2.® Robert le Clément, qui épousa damoiselle Marie 
Marotel, dont il eut Jeun le Clément, marié à 
damoiselle Marguerite de Canteleux, dont s6nt 
issus trois enfants, i,*^ Robert le Clément, prêtre 
et chanoine d^Hesdin, et curé de Pas en Artois; 
2.* Jacques le Clément, écuyer, seigneur de War- 
laincourt, mort sans alliance; 3.* Antoinette le 
Clément, nièce du^ baron de Chevreuse, en France, 
de qui vient la terre de Warlaincourt, mariée à 
Jean des Wattines, écuyer, seigneur de Monchi 
au Bois. 

IX. William le Clément, écuyer, seigneur de Leu- 
vaque, de TŒule, etc. , et de Délette en partie, par le 
fief de la Couture, près de Thérouanne, épousa, i .* Mar- 
guerite de Pingrenon; 2.* Gille de Rcnty; 3.* Margue- 
rite de Blézel, d'une famille du Boulonnais. Du premier 
lit sont issus : 

I .* Jean le Clément, qui suit ; 

2.* Jacques le Clément, qui épousa i.* damoiselle 

Jacqueline de Courteville; 2." damoiselle Yolente 

du Crocq. Il eut du premier lit : 

a. Adrien le Qément, écuyer, seigneur de War- 
laincourt, qui épousa damoiselle Antoinette de 
Rcnty; 

b. Damoiselle Anne le Clément, mariée à Pierre 
de Rocourt ; 

c. Damoiselle Marie le Clément. 

X. Jean le Clément, Ili* du nom^ écuyer, seigneur 



LE CLÉMENT DE SAINT-MARCQ. 393 

de Leuvaque^ de PŒule épousa dàmoiselle N...^ dont il 
eut : 

XI. Jean lb CLârsNT, IV* du nom, écuyer, seigneur 
de Leuvaque, de TŒuIe^ etc., marié avec damoiselle 
Gille de Gosson, fille d'Antoine de Gosson, et sœur 
germaine de Nicolas de Gosson, e'cuyer, seigneur de 
Mercatel, et de damoiselle Charlotte Morel, dame d'In- 
ville. De ce mariage sont issus, entr'autres enfants: 

XII. Jean lk Cli&ment, V* du nom, écuyer, seigneur 
de Leuvaque de TŒule, etc. ; marié i.* en. 1 555, avec 
damoiselle Jeanne du Moustier, fille de Charles du Mous- 
tier, écuyer, seigneur de Boilleux, de Saint-Marcq, etc., 
et de damoiselle Jeanne Muret ; 2.* avec damoiselle Marie 
le Brun. Ses enfants furent. 

Du premier lit: 

t / Pierre le Qément, qui suit. 

Du second lit : 

2.* Catherine le CIcmcnt, mariée à Nicolas Roussel ; 
3.* Jean le Clément ; 
4.* Jacques le Clément. 

XIII. Pierre LS Clément, VI !• du nom, ^ écuyer, sei- 
gneur de Leuvaque, de TOElule, de la Frété, de Saint* 
Maroq, de Molinel, mayeur héréditaire de Feuchy prés 
d'Arras. Il épousa, le 18 novembre i59r, damoiselle 
Anne de la Grange, fiUe de Paul de la Grange, cheva- 
lier, seigneur de Nédonchel^ etc., et de damoiselle Ca- 
therine Havet. De ce mariage sont issus : 

I .* Jean le Clément, mort sans alliance; 

2.* Pierre le Qément, fils aine , écuyer, seigneur 
de Leuvaque, de TŒule, de la Frété, et mayeur 
héréditaire de Feuchy, qui épousa en 1621 damoi- 
selle Anne de Messiatis, dont il n'eut qu'une fille 
unique et seule héritière, nommée Anne le Qé* 
ment, dame de Leuvaque, de TŒule, de la Fré- 
té, et mayeur héréditaire de Feuchy, laquelle est 
inhumée dans le chœur de réglisedudtt Feuchy 
prèsd'Arras, od se voit sa pierre sépulcrale. Elle 
avait épousé, en 1647, Louis-Georges le Josne, 
écuyer, seigneur de Grand-Maret, et puis créé 
marquis delà Frété; 



396 i-^ CLÉMENT DE SAINT-MARCQ. 

tien Mayoul, conseiller du rot^ maître particulier des 
eaux-et-forêts de la ville d'Hesdtn en Artois, écuyer, sei- 
gneur de la Prévôté et d'Amiens en Vinchy. De ce ma* 
riage sont issus : 

I .* Philippe-Marîe-Joseph le Clément^ qui suit ; 

2.* Pbilippe-Hubert-Joseph le Qement, chevalier, 
seigneur du Souich, de Gamechines, de Cambli- 
gnœul, etc., membre du corps delà noblesse aux 
états d'Artois, oti ses preuves furent reçues le 12 
novembre 1786; 

3.* Philippe- Louis- Joseph le Qément , chevalier , 
seigneur des Mazures, etc.j ancien officier au ré- 
giment de Royal-Suedois, au service de France; 

4.* Philippe-Auguste-Joseph le Clément, dit de Saint- 
Marcq, chevalier , seigneur du Grand-Bus , de 
Lobel, ancien officier aux gardes* wallonnes 
d'Espagne, puis lieutenant-général au mémeser- 
vice, général en chef , commandant l'armée de 
Valence de t,6oo hommes pour la défense de 
Sarragosse dont il fut gouverneur à la fin du siège, 
â la place du général Palafox, tombé malade, et 
puis fait capitaine et gouverneur - général du 
royaume de Galice, et chevalier des ordres du 
roi, marié à demoiselle Marguerite de Jorda, fille 
de Pierre de Jorda et de N... de Bellet, fiUe du 
marquis de Bellet, dont il a: 

a. Philippe-Marie le Clément de Saint-Marcq, né 
à Barceloone le 25 juillet 1 795 ; 

b. Joseph- Antoine le Qément de Saint-Marcq, ni 
à Tortose le 7 octobre 1796; 

c. Thérèse- Vi vienne le Clément de Saint-Maxcq, 
née à Madrid le 2 de décembre 1801 ; 

5/ Marie-Thérèse-Philippine le Clément, dame de 
la Vîcqt, etc., mariée le 3o octobre 1777, à Pierre- 
Alexandre d'Herbais, chevalier, seigneur du Hon- 
toi en Pepingen, deThun-Saint-Martin, de Rieux, 
Hamsl, etc., fils d'Antoine Lamoral d'Herbais, 
chevalier, seigneur des mêmes lieux^ etdedamoi- 
selle Marie-Catherine de Sucre; 

6.* Charlotte le Qément, morte en bas âge. 

XVIII. Philippe - Marie - Joseph Ls CLimrr , cheva- 
lier, seigneur et créé baron de Tainiegnies le 29 «Mrs 



LE CLÉMENT DE SAINT-MARCQ. 3^5 

gneur de Saint-Marcq, de Molinel, etc., né le 19 juil- 
let 1664, capitaine ^^ re'giment de Navarre au service de 
France» fait colonel d'infanterie au même service le 18 
juin 1709, et créé chevalier de l'ordre royal et militaire 
de Saint- Louis le 9 de juin 17 19, avait épousé, le i*' 
octobre 17 14, damoiselle Marie - Thérèse de Lannoy , 
morte le 17 décembre 1756^ sœur germaine de Marie- 
Françoise de Lannoy, mariée à Balthazar de Sainte-Al- 
dc^onde, chevalier, seigneur et comte de Genech, et 
aussi de Marie-Elisabeth de Lannoy, mariée â Alexandre- 
Eugène le Baron d'Echaute, chevalier, seigneur de Pum- 
becque, maréchal des camps et armées du roi de France 
en 1746, toutes trois filles de Jean - Baptiste - François- 
Olivier de Lannoy, chevalier, seigneur des Prêts, de Sa- 
lomez, de Rabodinge, etc., et de damoiselle Henriette 
de Tramecourt, dame de le Pecquerie, d'Emmerin, etc. 
De ce mariage sont issus : 

I .^ Philippe-Charles, mort sans alliance ; 

2.* Philippe-Alexandre- Joseph, qui suit; 

3.* Philippe-Hubert-Joseph leQément, chanoine du 
noble chapitre de Tournay, mort en 1768, dont 
la pierre sépulcrale est attachée sur le côté du 
grand portail de la cathédrale , vis-à-vis de celle 
de son oncle Philippe-Robert le Clément; 

4.* Marie-Philippine-Alexandrine le Clément, mariée 
à Ferdinand le Febvre de Lattre, écuyer, seigneur 
de Ligny, dont sept enfants, savoir: un chanoine 
de Saint-Pierre à Lille, trois chevaliers de Malte, 
une demoiselle mariée à monsieur de Briois de 
Neulette, aussi en Artois, et une troisième morte 
à marier. 

XVII. Philippe- Alexandre -Joseph lb Clément, che* 
valier, seigneur de Saint - Marcq, de Molinel , de Tain- 
te^nies, de Guignies, de Blafart , de la Pecquerie , etc., 
ne le 24 juillet 1720, ancien officier-major au régiment 
de Soisfionhais au service de France, épousa, le 10 jan- 
vier 1750, damoiselle Marie - Thérèse - Josephe d'Ostrel^ 
morte en émigration le 24 novembre 1794, âgée de 79 ans, 
inhumée en la paroisse dMmmelgues, près de Dusseldorff, 
sur le Bas-Rhin. Elle était fille d'Antoine-Joseph d'Os- 
trel , chevalier , seigneur et baron de Fiers , de Flamer- 
mont, de Concby, marquis de Camblignœul, etc., et 
de Marie-Aimée Mayoul, fille de Charles- François-Chré« 



396 t-E CLÉMENT DE SAINT*MARCQ. 

tien Mayoul, conseiller du rot^ maître particulier des 
eaux-et-foréts de la ville d'Hesdtn en Artois, écuyer, sei- 
gneur de la Prévôté et d*Aniiens en Vinchy. De ce ma- 
riage sont issus : 

I .* Pbilippe-Marie-Joseph le Clément^ qui suit ; 

2.* Philippe- H ubert^Joseph le Qsment, chevalier, 
seigneur du Souich, de Gamechines^ de Cambli- 
gnœul, etc., membre du corps delà noblesse aux 
états d'Artois, où ses preuves furent reçues le 12 
novembre 1786; 

3.* Philippe- Louis- Joseph le Qémeot , chevalier , 
seigneur des Mazures. etc.^ ancien officier au ré- 
giment de Royal-Suedois, au service de France; 

4.* Philippe-Auguste-Joseph le Clément, dit de Saint- 
Marcq^ chevalier , seigneur du Grand-Bus , de 
Lobel^ ancien officier aux gardes- wallonnes 
d'Espagne, puis lieutenant-général au même ser- 
vice, général en chef ^ commandant l'armée de 
Valence de 1,600 hommes pour la défense de 
Sarragosse dont il fut gouverneur à la fin du siège, 
à la place du général Palafox, tombé malade, et 
puis fait capitaine et gouverneur - général du 
royaume de Galice, et chevalier des ordres du 
roi, marié à demoiselle Marguerite de Jorda, fille 
de Pierre de Jorda et de N. . . de Bellet^ fiUe du 
marquis de Bellet, dont il a: 

a. Philippe-Marie le Clément de Saiot-Marcq, ne 
à Barceloone le 25 juillet 1795 ; 

b. Joseph-Antoine le Qément de Saint-Marcq, ne 
à Tortose le 7 octobre 1796; 

c. Thérèse- Viviennc le Clément de Saint-Mtfoq, 
née à Madrid le 2 de décembre 1801 ; 

5/ Marie-Thérèse-Philippine le Qément, dame de 
la Vîcqt, etc., mariée le 3o octobre 1 777, â Pierre- 
Alexandre d'Herbais, chevalier, seigneur du Hon- 
toi en Pepingen, deTbun-Saint-Martin, de Rieux, 
Hamsl, etc., fils d'Antoine Lamoral d'Herbais, 
chevalier, seigneur dés mêmes lieux, et de damoi- 
selle Marie-Catherine de Sucre; 

6.* Charlotte le Clément, morte en bas âge. 

XVIIL Philippe - Marie - Joseph lz Cï±mn , cheva- 
lier, seigneur et créé baron de Taintegnies le 29 «Mrs 



LE CLÉMENT DE SAINT-MARCQ. igj 

1777» d^ Gaignies, de Blafard, de Saint-Marcq, de la 
Pbcquerie, etc. , ancien captuine au régiment de Royal- 
Suédois au service de France, épousa, le 22 avril 1776» 
damoiselle Marie-Thérèse-Hyactnte*Loutse de Blondel, 
fille unique et seule héritière de Louis-Hyacinte de Blondel» 
dit le baron de Drouhot, chevalier, seigneur de Féchain, 
du Bariet, du grand et petit Lez, de Nodrange, etc. , et 
de damoiselle Marie Corp de Goutte, sa femme. De ce 
mariage sont issus : 

t.* Attguste-HuberUMarie, qui suit; 

2.* Louis Lamoral le Clément, chevalier, seigneur 
de Féchain, du Barlet, etc. , fait page à la cour 
de France, puis lieutenant dans le premier régi* 
ment de hussards, et ensuite chef d'escadron dans 
le treizième régiment, membre de la Légion 
d'honneur; 

3.* Thérèse-Hyacinte le Clément, mariée en 1792, à 
Henri Helman, chevalier, seigneur de Tertomen, 
vicomte de Grimberg. 

XIX. Auguste-Hubert-Marie lb Clâhsnt, chevalier, 
baron de Taintegnies, seigneur de Nodrange, de Barges, 
épousa, le 2 mai 1807, damoiselle Joséphine- Féli- 
cité- Adelaide-Julie- Eugénie- Clotilde- Sophie de Bcthune, 
dame grand - croix de l'ordre chapitrai de Limbourg, 
chanoinesse -comtesse de Neuville, fille d' Eugène- Fran- 

Sis Léon, prince de Béthune, marquis d'Hesdigneul, 
lutenantf-général des armées du roi de France, cheva- 
lier des ordres de Pologne, chambellan de l'empereur 
d'Autriche, et de damoiselle Albertine-Josephe-Euhilie 
le Vaillant, baronne de Wattripont et de Bousbecque, 
sa femme. De ce mariage existent trois demoiselles en 
bas âge: 

1/ Léonie-Charlotte-Hubertine le Clément, née le 8 

novembre 18 10; 
2.* Zélie-Julie-Louise le Clément, née le 16 mars 

i8i3; 
3.* Eugénie-Marie-Hyacinte leQément, née le i5 

août 18 14. 

D'après feu Laurent le Blond, pages 590, 591, 592 de 
ses généalogies, les huit quartiers de Pierre le Qément, 
doquième du nom, Cûaant le septième degré ci-devant, 
étaient: 



3g8 ^^ GAUTIER. 

I.* Le Clément; a.» Sivry; 3.'Q.uarré; 4* Aufifay; 
5.*^ Le Rîcquc;6.* de Vos ; 7,*Crcspin;8.** LeMartin. 

Armes: « De gueules, à trois trèfles d'or, posés 2 
» et I ; au chef d'argent chargé de trois merlettes de sa- 
j> ble ; les lambrequins et hachements formés de feuillages 
]» entremêlés les uns dans les autres, colorés des émaux 
» de reçu et le bourlet de même; le heaume d'argent 
» montrant quatre barreaux d'or ; la bordure et les clous 
» aussi en or. Cimier, une merlette de sable. Lesdites 
» armes décorées d'une couronne de marquis sur le 
» timbre. Supports, deux lions d'or. Devise : Clémence 
» et vaillance >• 



GAUTIER, famille de Marseille, dont était: 
Jean-Louis de Gautier, originaire de cette ville, fils 
de Jean et de Catherine Hubac^ qui fut pourvu en 171 1 du 
gouvernement de Marignane, et en 1^714^ delà charge de 
commissaire de la marine et des galères du roi ; il fit en- 
registrer les provisions de cette dernière charge, qui a les 
mêmes privilèges que celle de secrétaire en chancellerie 
dans les cours de parlement et des comptes de Provence, 
au mois d'octobre 1714. U a eu de Catherine de Berard 
son épouse : 

I.* Jérôme, qui suit; 

2.® Jean- Louis de Gautier, commissaire de la marine 

au Havre; 
3.® Joseph de Gautier, commissaire ordinaire des 

classes du roi; 
4.*» Pierre de Gautier, prêtre. 
Jérôme de Gautier, consul . de France à Tripoli, a 
épousé, par contrat passé dans le mois de septembre 1734, 
Marie-Claire-Susanne Berge. De ce mariage sont issus: 

i.*^ N mprt. 

2.** Marie-Jérôme- Alexandre, dont l'article viendra; 
3.® Anne- Elisabeth de Gautier, mariée à M. André- 
Bourguignon de Château-Règnard, capitaine d'in- 
fanterie. 
Marie-Jérôme-Alexandre de Gautier de la Lauzièrb, 
né le 9 septembre 1758 à Tripoli, officier dans le régiment 
de Beauvaisis, père de vingt-neuf enfants , a essuyé de 
nombreuses persécutions, et a manqué de perdre la vie 
durant la révolution^ à cause de son attachement à la cause 
des Bourbons. A la première nouvelle du débarquement 



DE PRËSÉAUX D'ARGILLY. 3gg 

de Buonaparte^ en Prorencei au mots de mars i8i5, il 
se présenta j à la tête de trois de ses fils, pour servir comme 
soldat ; tous firent les campagnes du Midi sous les dra- 
peaux de S. A. R. Monseigneur le duc d'Angouléme ; il 
forma en outre à ses frais une compagnie franche de 120 
hommes, qu'il donna â commander à Tun d'eux ; il fut 
nommé major de la garde rurale nationale, qui se forma 
à cette époque pour combattre l'usurpateur. Il a épousé, 
le 12 décembre 1780, Antoinette-Thérèse Bouttier, de 
laquelle il a : 

t.* Marie-Joseph-Alexandre; 

2.* Adolphe -Marie- Jean - Baptiste, capitaine dans la 
légion de Vauduse ; 

3.* Auguste-Cazimir-Jean-Baptiste, officier d'infan- 
terie, chevalier de la Légion d'honneur ;/ 

4.* Achille-Dominique; 

3.* Trois demoiselles : Rose- Thérèse- Louise ; Hono- 
rine-Cécile-Louise ; Marie-Dorothée-Hortense. 
Armes: « D'azur, au coq hardi d'or, posé sur une 
terrasse d'argent^ couronne de comte, b 



DE PRÉSÉAUX D'ARGILLY, famille originaire de 
Flandre, et connue en Breugne dès le commencement du 
quinzième siècle. 

Eonnet PitésiAUx, maître des monnaies de Nantes, 

/ paraît dans l'inventaire des joyaux livrés aux Carmes de 

cette ville pour le vœu de Jean V, du 14 juillet 1420, et 

dans l'extrait du compte de Jean Drouyon, trésorier et 

receveur- général de Bretagne, de l'an 1424. 

Jehan Présâaux est compris au nombre des officiers 
de finance de la maison de Pierre, duc de Bretagne, dans 
l'état et ordonnance faite par ce seigneur pour le paye- 
ment de ses officiers, de Tan 1454. 

Geoffroy Préséaux était du nombre des gentilshommes, 
hommes d'urmes et archers, commis à la garde de Clisson, 
par ordonnance du duc de Bretagne, depuis le 16 octo- 
bre 1464 jusqu'au t** janvier suivant. 

Hervé Pr^s^aux fut avec Raoul de Quebrac, Vincent 
de Kergorby, Jean de Parthenay, Guillaume de la Blan-^ 
cbardaye, Olivier de Rosnivinen, Jean du Pontbrient, 
François de Quelen, Olivier le Sénéchal, et autres sei- 
gneurs, du nombre des deux cenu lances, et des trois 
cents archers, qui furent choisis pour composer la garde 
du duc de Breugne en 148 1 • 



400 ÛE PRÉSÉAUX D*ARGILLY. 

Pierre Préseaux. seigneur . de rOtseliire, fut coQToqae' 
au ban et arrière-ban de la noblesse de Bretagne, et était 
un des gentilshommes qui composaient la garnison noble 
de la ville et château de Nantes, en 1 543, sous la charge 
de François du Puy-du-Fou, chevalierj écuyer tranchant 
du roi. 

Les titres filiatifsde cette famille ayant été brûlés en 1793, 

nous nous bornerons à en mentionner les descendanu, 

dont il reste encore assez de preuves légales de noblesse. 

Jean-Baptiste de Préséaux, ecuyer^ seigneur de Fioyoo, 

épousa Isabelle Petré, dont il eut : 

I .* Pierre-Sigismond, dont Tartide suit ; 
a.* Louise de Préséauz^ qui épousa^ le 37 octobre 
1705, Jean-Baptiste Lamirault, écuyer, seigneur 
de la Lande» des Watines, d'Étréaupont, etc.» 
gouverneur d'Aubenton, grand maître des eaux et 
forêts du duché de Guise, fils de François Lami- 
rault» écuyer, sieur de la Lande et des Watines» 
capitaine au régiment de Beauvau» infanterie» et 
de Jeanne de Brodart et de Grattepierre. 
Pierre Sigismond de^Préséaux d'Argilly» chevalier de 
Tordre royal et militaire de Saint-Louis» né en 1693» ser- 
vit sous les rois Louis XIV et Louis XV dans l'artillerie 
de terre» et mourut à Cameret en Bretagne le 6 mai 
1760. Il avait épousé Marguerite Hanuse, dont il eut: 

i.*N... de Préséao]^ d'Argilly, mort à bord d'un 
vaisseau du roi» expédié aux colonies pendant la 
guerre de 1 754 ; 
2.* Joseph-Marie, dont l'article suit ; 
3.» Marguerite de Préséaux d'Argilly» née en 1730, 
décédée à Brest le 27 octobre 1793. 
Joseph-Marie de Préséaux d^Arcilly , écuyer , sei- 
gneur d'Argilly» né à Neuillac» au diocèse de Nantes, 
servit dans la marine royale, et épousa, le 2 août 1763» 
Marie-Élisabeth Gabaret, fille de Jean-Baptiste Cabaret,: 
et d'Elisabeth- Françoise Maignen. Il eut de ce mariage : 
Louis-Antoine de Préséaux d'Argilly, né à Brest le 
10 février 1764» vivant en 1816. 11 a épousé Jeanae>Pé- 
lagie Renaud, dont est issu : 

Jean* Benjamin de Préséaux d'Argilly» né en 1796» 
servant dans la garde .royale. 
Armes : « D'azur » au chevron d'or» accompagné de 
trois abeilles du même. Tenants, deux sauvages, portant 
chacun une palme. > 



i 



DE CLEREMBAULT. 



401 



CLEREMBAULT ou CLAIREMBAULT, en latin 
Clarinbaldus seu Clarembaldus, maison des plus anciennes 
et des plus illustres de France, qui a formé plusieurs 
branches, dont une s'est établie en Anjou et l'autre en 
Bretagne. 

Quoique la branche aînée soit éteinte depuis 1704^ 
dans la personne du marquis de Çlerembault, lieutenant- 
général des armées du Roi^ fils de Philippe de Clerem- 
bault^ comte de Palluau, maréchal de France et cheva- 
lier des ordres, j'ai cru devoir la rappeler ici, attendu 
qu'elle fait souche de la branche puînée; mais je citerai 
auparavant quelques personnages de ce nom,qu^on trouve 
dans l'histoire des premiers siècles de notre monarchie. 

Clerembault, qui possédait des terrée dans le Talon 
avant Tan 75 r, épousa Ailertç, et furent tous deux inhu- 
més dans l'abbaye de Saint-Denis, à laquelle il avait fait 
des donations, ce qui ce trouve constaté par le passage 
suivant: « L'an 751, neuvième du règne de Childéric, 
> Fulrade, abbé de Saint-Denis, s'étant présenté à Atti- 
» gny, où Pépin rendait la justice, au mois de juin, 
» obtint un arrêt contre une abbesse nommée Ragane, 
» qui s'était emparée d'une terre dans le Talon , dont les 
» propriétaires , Clerembault et Ailerte , son épouse^ 
» avaient fait présent à l'église de Saint-Denis d. 

Clerembault, évêque de Noyon et de Tournay, au- 
torisa Swffald, premier châtelain de Lille, à fonder 
l'abbaye de Saint- Christophe, martyr, en la terre de 
Qerembault, en 1039. 

Jean de Clerembault épousa N de Gamaches, 

du consentement de laquelle, de Baudouin, d'Eustache 
et de Roger, ses fils, en présence de Geoffroy Martel, 
comte d'Anjou, de Pierre et autres seigneurs, il donna 
quatre livrées de terre à l'abbaye de Bourguêil, pour le 
repos de son âme, le 12 des calendes de juillet io58, 

Clerembault, échanson du comte de Flandre, épousa 
Lutgarde, fille de Winemare, châtelain de Lille ; il 
signa • un aae passé par le comte de Flandre, à Lille, 
en 1066, de même qu'un don fait par Robert, marquis 
de Flandre, à Lille^ en 1096, lorsqu'il partit pour le 
voyage de la Terre Sainte. 

8. 26 



^02 DE CLEREMBAULT. 

Philippe de Clerembault seigneur de Tuse^ épousa 

N Plantagenet; souscrivit une charte de Foulques 

le Rechin, comte d'Anjou, du 12 août 1074, où il est 
qualifié chevalier^ et éteignit, en 1094» les matières 
combustibles enflammées que les Normands, comman- 
dés par le duc Guillaume, lançaient contre la ville dn 
Mans. Sa valeur a été chantée par les poètes de son tems ; 
Balderée a aussi fait des poésies à sa louange. 

Roger de Qerembault^ fils de Jean et de N de 

Gamaches, est nommé le premier parmi les seigneun 
qui combattirent pour Foulques le Rechin comte d'An- 
joUj contre Geoffroy le Barbu, en 1094. 

Lely de Qerembault épousa N.... dé Saint-Vallier; 
souscrivit une charte de Foulques, comte d'Anjou, de 
Tannée togS, et le titre de fondation de l'abbaye de Saint- 
Vincent de Nicolç sur TAutise, en 1096. 

Clerembault, seigneur de Rochefort, assista, ainsi qae 
Jérôme, son frère, au concile de Tours. 11 souscrivit la 
charte de la fondation de l'abbaye de Fontevrault, en 1096, 
et répondit du don fait à Saint-Nicolas de Paronay, par 
Guillaume de Paronay. 

Teceline de Clerembault épousa, en 11 17, Bouchard 
de Craon. 

Renaud de Qerembault, seigneur de Neuville, de 
Nisy , de Rosoy, etc. , épousa Juliane de Rumigoy. U 
souscrivit la charte de Bartholomée, évéque de Laon, 
en 1 147. Le Pape Alexandre III, par lettre de Bénévent, 
du 6 septembre 1169, l'engagea à remettre ce qu'il de- 
vait à l'abbaye de Saint-Remy de Reims, En 1178, le 
Roi assiégea le château de Nisy, à cause de la révolte de 
Renaud et de son frère Roger ; mais ses amis les réconci* 
lièrent à condition que ce château relèverait du Roi. 

Roger de Clerembault, seigneur de Rosoy, épousa, 
i.'^N.... dcCoucy ; 2.* N.... de Hensbergh ; 3.^ N.... de 
Montmorency, dont il n'eut point d'enfants. 

Roger de Clerembault, évéque de Laon, duc et pair 
de France en 1174, voulut à main armée maintenir ses 
droits contre les communes, et ayant appelé à son secours 
ses parents et amis, il les vainquit en bataille le premier 
lundi de carême 1177. 11 se releva, dans l'église de 
Meaux, le premier janvier 1179, du crime d'homîdde 
à lui impute par un rescrit de Roipc; assista au troi* 
sième concile de Latran, au mois <& mars suivant; ao 



DE CLEREMBAULT. ^qS 

sacre de Philippe Auguste^ le premier novembre de la 
nléme année} maria ce prince dans Bapaume avec Isa- 
belle de Hainault, en 1180; céda au Roi la mouvance 
du fief de la Fère, en 11 90,. et mourut le 20 mai 1207. 

Qëmence de Glerembault épousa N...., comte de 
Salm^ en Ardennes. 

Foulques de Glerembault épousa Marie de Craon, dont 
il eut Geoffroy et Pierre, mentionnés avec leur père 
dans uû aumônage fait à Tabbaye de Bourgueil, de mille 
sous angenvins. Il y nomme Roger^ son père. ^ 

Jeanfle de Glerembault épousa^ i.^ Mathieu de Roye, 
seigneur delà Ferté en Ponthieu; 2.^ en 1280, Jean de 
Néele, écuyer, seigneur de Falvy et de la Herelle. 

Gautier de Glerembault épousa Mahaut de Ghàlons. 
Il est désigné comme un des bienfaiteurs de l'église,, 
dans la lettre du Pape à Louis-le-Jeune. 

Jean de Qerembault, seigneur de Richelieu ^ par 
son mariage avec l'héritière de l'ancienne maison de ce 
nom, eut pour enfants : 

I.® Gilles de Glerembault, seigneur de Richelieu, 
qui épousa Marie de Maillé, par contrat de 
Tan 1408. N'ayant encore que quatorze ans, il 
accompagna Jean du Plessis, capitaine pour le 
Roi, à l'Angles, d'oti étant parti pour se rendre 
à Phôtel et seigneurie de Roye, en Angoumois, 
ils rencontrèrent à Ruffec la compagnie de Ro- 
drigo de Villautram, et Alphonse Rodrigo, qui 
les arrêtèrent prisonniers, et les mirent à grosse 
rançon; 

2.^ Louis de Glerembault, seigneur de Richelieu 
et de Beçay, qui épousa Marie de Sanglier. Par 
. lettres passées en la cour de Fâye-la- Vineuse, 
le II avril 1456, il lui donna plein pouvoir de 
X traiter et d'accorder mariage entre François, son 

neveu, fils de sa sœur Perrine et de Geoffroy du 
Plessis, et Renée Eveillechien, fille de Marie^ 
sa femme, et de feu Jacques Eveillechien, son 
premier mari. Par lettres du i3 décembre 1488, 
étant au lit de mort, il ordonna son testament^ 
et bailla sa charge de maître-d'hôtel de la Reine 
Marie d'Anjou, femme de Gharles VII , à Fran- 
çois du Plessis son dii neveu^ qu'il institua hé- 



404 I>E CLEREMBASULT. 

ritier des terres de Richelieu et de Beçav, en 
le nommant son seul et unique exécuteur tesu- 
mentaire. Ainsi finit cette branche de la maison 
de Clerembault, qui donna la terre de Riche- 
lieu à la maison du Plessis, devenue depuis si 
illustre et si féconde en grands hommes; 
3.*^ Perrine de Clerembault , épouse de Gcoftoy 
du Plessis, seigneur de la Vervolière, de h Va- 
I linière, du petit Puy, de Hautmont, etc. De ce 
* mariage vint^ entr'autrea enfants, François du 
Plessis, dont il vient d'être, question; il seçut de 
son oncle, Louis de Qerembault, la terre de Ri- 
chelieu, dont le nom fut uni à celui du Plessis, 
et devint ensuite patronimique dans cette illustre 
maison. Ce François du Plessis fut le quatrième 
aïeul du célèbre cardinal de Richelieu, et de sa 
sœur Françoise du Plessis- Richelieu, qui, 
en i6o3, épousa René de Vignerot, seigneur de 
Pontcourlay, souche de la maison de Richelieu de 
nos jours. 

Un autre Qerembault fut, comme le premier que j'ai 
rapporté en tête de cet article, enterré à Saint-Denis ; on 
voyait sur sa tombe un chêne arraché; c'est une des 
pièces de l'écu de la maison' de Clerembault. 

La filiation suivie de cette famille ne commence par 
titres successifs, que depuis : 

I. Philippe Clerembault, qui vivait au commence» 
ment du onzième siècle. Il fut père de: 

II. Jean Clerembault, I*' du nom, qui eut pour 
fils: 

III. Geoffroy Clerembault, I** du nom, qualifié Je 
chevalier^ en 1 1 17. Il fut père de : 

IV. Girard Clerembault, qui eut pour fils : 

V. Geoffroy Clerembault, II* du nom, seigneur 
du Plessis. Il épousa Eustache, veuve de Geoffroy de 
Gonnor, laquelle se remaria en troisièmes noces à Macé, 
seigneur de la Plesse. Geoffroy de Clerembault laissa de 
son mariage : 

I.* Guillaume, qui a continué la branche ainée, et 

dont l'article suit ; 
2.* Pierre, ecclésiastique; 



DE CLEREMBAULT. ^^5 

G uy de Clerembault, lequel épousa la fille d*Ay- 
mery Goodebaut, seigneur du Blanc^ terre de 
laquelle il fit hommage à Alphonse de France^ 
comte de Poitiers^ en 1269; il fut père de Guil- 
laume de Clerembault, seigneur du Blanc, 
en i32i. 

VI. Guillaume DE Clerembault ^ écuyer, seigneur du 
Plessis^ épousa, en 1 262, Marie, fille de Macé, seigneur 
de la Plesse, laquelle lui porta la seigneurie de ce nom, 
et celles de Maurepast et de la Baulée; elle le fit 
père de: 

1 .* Macé, dont l'article suit; 

2.* Jean Qerembault, seigneur de Maurepast^ qui, 

d'après le père Anselme, laissa postérité ; c*tsi lui 

qui fait la souche de la seconde branche^ qui 

existe de nos jours. 
3.* Autre Jean de Qerembault, chevalier, lequel 

donna quittance, le 10 décembre i354, à Jean 

Chauvel, trésorier des guerres ; 
4/ Geoffroy de Qerembault. 

VII. Macé DE Clkrembault , chevalier, seigneur du 
Plessis-Qerembault et de la Plesse, partagea avec ses 
frères en 1327; il fut lieutenant du sire de Craon, capi- 
taine-général pour le Roi, en Breugne, Anjou et Maine, 
en 1347. Il épousa Marguerite Quatrebarbes, laquelle 
lui apporta la terre de la Touche-Gelée, fille de Jean 
Quatrebarbes, 1*' du nom, chevalier , seigneur de Mem- 
broUe, de Joigne, etc. , et qui le fit père de : 

t.* Jean, IK,qui suit; 

3.* Guillaume de Qerembault, seigneur de la Plesse, 
il servait le Roi avec deux chevaliers et quatre 
écuyers, sous Amaury, sire de Craon, en i35i 
et i355, on voit une quittance de lui, du 26 
juin i35i. 

VIII. Jean de Clerembault , II* du nom, chevalier, 
reçut un aveu du seigneur de la Frettais-en-Brin, et ser- 
vit sous le connétable de Qisson, en i38o; il avait 
épousé Marguerite des Roches, le 38 mars 1370 : elle se 
remaria avec Geoffroy, sire de la Tour-Landry, avec clause 
que si elle demeurait héritière, son mari et ses hoirs 
porteraient le nom et les armes de Qerembault, écarte- 
lées de la Tour. Jean laissa de son mariage : 



404 ^^ CLEREMBAJULT, 

ritier des terres de Richelieu et de Beçay, en 
le nommant son seul et unique exécuteur tesu- 
men taire. Ainsi finit cette branche de la maison 
de Clerembault, qui donna la terre de Riche- 
lieu à la maison du Plessis, devenue depuis si 
illustre et si féconde en grands hommes; 
B.*" Perrine de Clerembault , épouse de Geoffioy 
du Plessis, seigneur de la Vervolière^ de h Vt- 
t linière, du petit Puy, de Hautmont, etc. De ce 
- mariage vint^ entr'autres enCeints, François du 
Plessis, dont il vient d'être ^question; il peçut de 
son oncle, Louis de Qerembault, la terre de Ri- 
chelieu, dont le nom fut uni à celui du Plessis, 
et devint ensuite patronimique dans cette illustre 
maison. Ce François du Plessis fut le quatrième 
aïeul du célèbre cardinal de Richelieu, et de sa 
sœur Françoise du Plessis- Richelieu, qui, 
en i6o3, épousa René de Vignerot, seigneur de 
Pontcourlay^ souche de la maison de Richelieu de 
nos jours. 

Un autre Qerembault fut, comme le premier que j'ai 
rapporté en tête de cet article, enterré à Saint-Denis ; on 
voyait sur sa tombe un chêne arraché; c'est une des 
pièces de l'écu de la maison'de Clerembault. 

La filiation suivie de cette famille ne commence par 
titres successifs, que depuis : 

I. Philippe Clerembault, qui vivait au commence» 
ment du onzième siècle. Il fut père de: 

II. Jean Clerembault, I*' du nom, qui eut pour 
fils: 

III. Geoffroy Clerembault^ I** du nom, qualifié Je 
chevalier, en 1 1 17. 11 fut père de : 

IV. Girard Clerembault, qui eut pour fils : 

V. Geoffroy Clerembault, II* du nom, seigneur 
du Plessis. Il épousa Eustache, veuve de Geoffroy de 
Gonnor, laquelle se remaria en troisièmes noces à Macé, 
seigneur de la Plesse. Geoffroy de Qerembault laissa de 
son mariage : 

I.* Guillaume, qui a continué la branche aînée, et 

dont l'article suit ; 
2.* Pierre, ecclésiastique; 



DE CLEREMBAULT. ^qj 

G uy de Clcrembault, lequel épousa la fille d'Ay- 
mery Gondebaut, seigneur du Blanc, terre de 
laquelle il fit hommage à Alphonse de France, 
comte de Poitiers, en 1269; il fut père de Guil- 
laume de Clerembault, seigneur du Blanc, 
en i32i. 

VI. Guillaume DE Clerembault, écuyer, seigneur du 
Plessis, épousa, en 1262, Marie, fille de Macé, seigneur 
de la Plesse, laquelle lui porta la seigueurie de ce nom, 
et celles de Maurepast et de la Baulee; elle le fit 
père de: 

1 .* Macé, dont l'article suit; 

2.* Jean Clerembault, seigneur de Maurepast, qui, 

d'après le père Anselme, laissa postérité ; c'tsi lui 

qui fait la souche de la seconde branche, qui 

existe de nos jours. 
3.* Autre Jean de Qerembault, chevalier, lequel 

donna quittance, le 10 décembre i354, à Jean 

Chauvel, trésorier des guerres ; 
4.* Geoffroy de Qerembault. 

VII. Macé DE Clkrembault, chevalier, seigneur du 
Plessis-Clerembault et de la Plesse, partagea avec ses 
frères en 1327; il fut lieutenamt du sire de Craon, capi- 
taine-général pour le Roi, en Bretagne, Anjou et Maine, 
en 1347. Il e'pousa Marguerite Quatrebarbes, laquelle 
lui apporta la terre de la Touche-Gelée, fille de Jean 
Quatrebarbes, I*' du nom, chevalier , seigneur de Mem* 
brolle, de Juigné, etc. , et qui le fit père de: 

I.* Jean, IK,qui suit; 

3.* Guillaume de Qerembault, seigneur de la Plesse, 
il servait le Roi avec deux chevaliers et quatre 
écuyers, sous Amaury, sire de Craon, en i35i 
et i355, on voit une quittance de lui, du 26 
juin 1 35 1. 

VIII. Jean de Clerembault, II^ du nom , chevalier, 
reçut un aveu du seigneur de la Frettais-en-Brin , et ser- 
vit sous le connétable de Qisson, en i38o; il avait 
épousé Marguerite des Roches, le 28 mars 1370 : elle se 
remaria avec Geoffroy, sire de la Tour«-Landry, avec clause 
que si elle demeurait héritière, son mari et ses hoirs 
porteraient le nom et les armes de Qerembault, écarte- 
lées de la Tour. Jean laissa de son mariage : 



4o6 OE CLEREMBAULT. 

I .* Gilles, qui suit ; 

2.* Jeanne^ qui épousa le 23 janvier i389^ Charies^ 
seigneur de la Tour-Landry. 

IX. Gilles DE Clerexbault» I** du nom, chevalier, 
servit sous le roi de Sicile, duc d'Anjou^ contre les An- 
glais, avec dix-neuf ecuyers de sa compagnie, en 141 a. 
Il épousa, !.• en novembre 1391, Marie de la Tour- Lan- 
dry; 2/ le i5 octobre 1400, Jeanne Sauvage, dame de 
Saint-Pierre de Maulimart, tille d^Eon Sauvage, seigneur 
du Plessis-Guérif, et de Marie de Laval ; 3/ Nicole de 
Mathefelon. Du premier lit, il n*eut point d'enfants. 

Du 2* lit vinrent: 

I .^ Antoine, qui suit ; 

2.* Marie , qui épousa, le 16 septembre 1439, Cos- 
bron de ville-Prouvée. 

Du 3* lit vint : 

3.* Marguerite, mariée à Simon Auvé , seigneur de 

Soulgé et de Genetay. 

» 

X. Antoine de Clerembault, chevalier, fut fait che- 
valier de Tordre du Croissant, le 1 1 août 1447» par le 
roi de Sicile; il plaidait, en 1493, contre François Cha- 
bot, et, en 1498, au nomade ses enfants, contre Jacques 
et Robert Chabot, ses beaux-frères; il avait épousé, 
I.® le 9 février 1447, Catherine du Plantis, vicomtesse 
de Montrevau, dame de la Gourdouëre; 2.* Philippe 
Chabot, fille de Renaud Chabot, seigneur de Jarnac, 
et d'isabeau de Rochechouart, sa seconde femme; elle 
mourut en 1490. 

Du I*» lit, vint : 

I.* Gilles II*., qui suit: 

Du second lit : 

2.* Renée, qui épousa Louis Auvé, seigneur de 
Genetay. 

XL Gilles DE Clerembault, I** du nom , chevalier, 
vicomte de Montrevau, épousa, le 14 août 1499, Jeanne 
Chaperon, fille de François Chaperon et d'Anne de 
Chevtgné; elle le fit père de : 

I .^ Jacques de Qerembault Tainé, vicomte du grand 
Montrevau, fit partage à son faire, le 6 dé- 
cembre i538, et donna un dénombrement 



DR CLEREMBAULT. ^oy 

en i55o. Il épousa, le 16 mars 1540^ Claude 
d'Avaugour^ dame de la Roche-Mabille, fille 
unique de Guy d'Avaugour, et de Guyonne de 
Ville Prouvée ; elle survécut à son mari, et avait 
la garde de ses enfans^ en i56o; ses enfans 
furent : 

a. René de Clerembauh, vicomte de Montre- 
vau, mort sans enfants de Françoise de 
Bueil. 

b. Jacqueline, mariée à Pierre de Laval , sei* 
gneur de Lezay, fils de Guy de Laval^ sei- 
gneur de Lezay^ et de Claude de la JaiUe. 

c. Louise, mariée à Louis, vicomte de Roche- 
chouart, fib de Louis, vicomte de Roche«- 
chouart, et de Blanche de Tournon ; 

d. Jeanne, / ,. . 

e. Qaude, \ «Ï»P^«««- 

2.* Autre Jacques, dit fo j^une, dont Tanide suit; 

3.* Jacqueline, mariée le 18 février, à Laurent de 
Vieux-Pont, baron de Neufbourg, fils aîné de 
Jean de Vieux-Pont, baron de Neufbourg, et de 
Françoise de Roncherolles ; 

4/ Jacquette, religieuse, à Angers, en i538. 

XII. Jacques de Clerembault dit le jeune, chevalier, 
seigneur de la Gourdouêre, plaida contre son frère, 
pour son partage, en 1 5 38. Il épousa Jeanne , de la Roche, 
tille de François, seigneur de la Roche, et de Jacquette 
du Puy-du-Fou, le 14 décembre i53i. De ce mariage, 
il eut^ entr^autres enfans : 

I.* Hardi, qui suit; 

3.* René Clerembault , seigneur de la GroUe et de 
la GourdouCre, transigea avec Jacques, son ne- 
veu, le 17 novembre 1597, ^^ ne laissa que des 
filles de N. de Monuusier, sa femme ; 

3/ et 4.* Louis et François Qerembault, religieux ; 

5/ et 6.* Jacquette et Guyonne Clerembault, 
mortes sans enfans. 

7.% 8.* et 9.*" Louise, Jeanne et Jacqueline Qe- 
rembault, religieuses. 

XIII. Hardy de Clerembault, seigneur de Chautebu- 
xain et de Salle. U épousa Antoinette le Bœuf, fille de 



4o8 I>£ CLEREMBAULT. 

Gilles le Bœuf^ seigneur de la Badaudière, et de Jeanne 
de Chevreux, par contrat passé à Nantes, le aa jan« 
vier tSyô; De ce mariage, il eut, entr'autres enfiints : 

I.* Jacques^ qui suit; 

2.® Louise Qerembault^ mariée en premières noces 
à Claude Tarode, seigneur de Lourvoire, et en 
secondes noces, à Jacques d'Aubigné, seigneur 
de la Tousche-Jousselinière, fils de Claude d'Au* 
bigne', seigneur de la Tousche, et de Jeanne de 
Bouchet. 

XIV. Jacques Clerbmbault^ seigneur de Chante- 
buzain, de la Gourdouëre, baron de Palluau^ qu'il ac- 
quit du duc de Rouannais, fut chevalier de Tordre du 
Roi, et était mon en i63i. Il épousa Louise Rigault de 
Millepieds, fille de Jean Rigault, seigneur de Mtllepieds, 
et de Claude de la Roche, par contrat du i5 juillet 
1 60 1 . De ce mariage^ il eut, entr'autres en^Einu : 

t »* Louis Clerembauk, mort jeune ; 
- 2.® Philippe, dont l'article suit; 

3.® Gilbert Qerembault, évéque de Poitiers, abbe 
du Jard, de la Chalade et de Moiremont, fut sa- 
cré le 31 juillet i658, et mourut le 5 janvier 1680; 

4.® René Clerembault, chevalier de Malte, mort 
jeune ; 

3.* Jacques Qerembault, mort sans alliance ; 

6.® Claude Clerembault, femme de Jacques Mon-* 
tausier, seigneur de la Charoullière^ dont elle n'a 
point eu d'enfants , 

7.* et 8.* Louise et Catherine Qerembault; l'une 
des deux a été mariée à Charles d'Arsac, marquis 
de Ternay; de ce mariage, e5t né N.... d'Arsac 
marquis de Ternay, père de Charles^François 
d'Arsac, marquis de Ternay, lequel a épousé, 
en 17 17, Louise Lefebvrede Laubrière, sœur de 
Charles François Lefebvre de Laubrière, chevalier 
marquis de Laubrière, seigneur de Meral, de 
Barillé, d'Orange et de la Brosse, fils atné et hé- 
ritier principal de François Lefebvre de Laubrière, 
conseiller au Parlement de Bretagne, et de Louise 
le Chat, lequel a épousé, par contrat du 2 avril 
1 7 1 3 , Anne-Marie de Blair, après la mort de la- 
quelle il est entré dans Tétat ecclésiastique , et a 



DE CLEREMBAULT. 409 

été ordonné prêtre, le i*' octobre 1719, ayant 
eu pour enfants^ Charles-François Lefebvre de 
Laubrière^ dit le Marquis de Briançon, né le 24 
mars 17 18, et Jeanne Henriette Lefebvre de 
Laubrière. 

XV. Philippe de Clerem bault , comte de Palluau, 
chevalier des ordres du Roi, maréchal de France^ le 18 fé- 
vrier 1 653 ; il se fit recevoir conseiller-secrétaire du Roi, 
maison^ couronne de France et de ses finances, le 4 juin 
i656» et résigna ledit office le 9 novembre 1664. Il mou- 
rut à Paris, le 24 juillet i665; le cardinal de Richelieu 
avait coutume de lui communiquer les affaires les plus 
importantes, parce qu'il avait un esprit droit, et était de 
bon conseil; il avait épousé, le 27 juin 1654, Louise- 
Françoise Bouthillier de Chavigny, gouvernante des en- 
fans de Monsieur, frère unique du Roi, et dame d'hon- 
neur de la reine d'Espagne, fille de Monsieur , duc 
d'Orléans ; elle mourut le 27 novembre 1722; de ce ma- 
riage vinrent : 

I.* Jules de Clerembault, , abbé de Saînt-Taurin- 
d'Evreux, membre de l'Académie française, oti 
il remplaça Lafontaine. Comme il était contrefait, 
et qu'il avait infiniment d'esprit, les plaisans 
dirent qu'on avait nommé Esope à la place de 
Lafontaine. Il mourut en 1714. 

2.® Philippe, marquis de Qerembault, lieutenant- 
général des armées du Roi, commandait dans le 
village de Blenheim^ à la malheureuse journée 
d'Hochstedt, et se noya en traversant le Danube. 

3.' Thérèse de Clerembault. 

BRANCHE PUÎNÉE, EXISTANTE DE NOS JOURS. 

VII. Jean de Clerembault, II* du nom, écuyer, 
seigneur de Maurepast, second fils de Guillaume de Cle- 
rembault^ seigneur du Plessis^ et de Marie de la Plesse, 
eut pour fils: 

VIII. François de Clerehbault, !•* du nom, écuyer, 
seigneur de Maurepast. Il laissa : 

IX. Haugier de Clerembault, I*' du nom, écuyer 
mentionné dans la montre de messire' Alain de Taillecol, 
composée de deux chevaliers et trente-neuf écuyers de la 



4IO !>£ CLEREMBAUtT. 

compagnie, et sous le gouvernement de M. Bertrand dn 
Guesclin, connétable de France^ le 27 janvier 1370. II 
mourut en 1 384^ et fut pare de : 

* X. Jean de Clerembault, III* du nom, écuyer» 
marié avec Guionne de la Ville, qui mourut en 1426. 
Il eut pour fils: 

XI. Gilles DE Clerembault ^ II* du nom^ écuyer, 
marié avec Anne de Boissy, de laquelle il eut : 

XII. Perrenet de Clerembault, écuyer, mentionné 
dans la montre et revue faite à Dinan en Breugne, 
le i*' septembre 1489, de dix-neuf hommes d'armes et 
de trente-neuf archers, du nombre de vingt lances, 
fournies de l'ordonnance du Roi, sous la charge de Pierre 
de Rohan. Il fut père de : 

XIII. François de Clerembault, II* du nom, men- 
tionné dans le rôle de la montre et revue faite le i** jan* 
vîer i5o5, de cinquante hommes d'armes et quatre-vingt- 
dix-neuf archers des ordonnances du Roi, sous la charge 
et conduite de messire de Rieux, maréchal de Bretagne. 
Il fut père de : 

XIV. Gui DE Clerembault, I*' du nom, écuyer , 
seigneur de Pierrebasse et de Montrouge. 11 épousa, par 
contrat du i5 janvier 1672, Anne d'Avril de la Chau- 
vi ère, dont il eut en tf 'autres enfants : 

1 .* Mathieu, dont l'article suit ; 
2.* François^ seigneur de Ravière, mort sans al- 
liance. 

XV. Mathieu de Clerembault, seigneur de Mont* 
rouge, épousa, par contrat du 11 mai 1604, Ma^uerite 
d'Aigremont; et fut inhumé dans l'église de Nuits sous 
Ravière, où se voyait son épitaphe. Ses enfants furent : 

I .• Pierre, dont l'article sait ; 

2.* François de Qerembault, seigneur de Rouge- 
mont, marié avec Madelaine le Boiteux ; 

3.* Mathieu de Clerembault, seigneur d'Aigremont, 
de la Chapoulaine, etc. , marié avec Louise de 
Raymond. 

XVI. Pierre db Clerembault, seigneur d'Asntèfes, 
épousa Jeanne le Boiteux, fit son tesumeat le »8 sep* 



DE CLEREMBAULT. 411 

tetnbre 1689, mourut le 24 août 1695^ et fut inhumé le 
lendemain^ à Viteaux. Il laissa de son mariage: 

■ ^ 

I .** Nicolas , conseiller au conseil de marine, mort 
le 1 1 décembre lySo, ayant fait son testament olo- 
graphe; 

2.^ Charles, dont Tarticlesuit; 

3.*^ Pierre de Cierembault, généalogiste des ordres 
du Roi , pourvu sur la démission de Joseph- 
Antoine Cotignon de Chauvry, îè) 26 août 1698, 
charge dont il prêta serment le lendemain (i). II 
fut chevalier des ordres de Saint-Michel et du 
Saint - Esprit , fit une fondation à Chartftnay , 
pour Téducatîon des gar^ns^ le 3 mai T736, et 
mourut en 1740. 

XVII. Charles de Clerembault ,. seigneur de Doulon , 
commissaire - général et ordonnateur de l'a marine y mort 
en son département du Port-Louis, au mois de juin 1720^ 
avait épousé, par contrat du 3 mars 1695, Gilette- 
Françoisede Penfentenio ou Cheffontaines, fille de Jacques 
de Penfentenio, seigneur de Penhouet, du Cosquer^ etc., et 
de Jeanne TOlivier de Saint-Maur. Leurs enfants furent : 

I .® Nicolas- Pascal de Clerembault^ né le 3 mars 1698, 
seigneur de Doulon , de Grégny , etc.^ chevalier 
du Saint-Esprit et du Montcarmjel, généalogiste 
des ordres du Roi, en survivance de son oncle, 
le 3i mars 1716. 



(i) La charge de généalogiste des ordres du Roi n'était rem- 
plie que par des gentilshommes issus des meilleures maisons du 
royaume; avant messieurs de Qerembault, elle avait été exercée 
par i.<* messire Bernard Girard ^ du- HaiUan ^ écuyer, seigneur 
du Ëosquet et autres lieux; 2.* messire Pierre Forget, écuyer) 
seigneur de Beauvais, maître-d'hôtel du Roi et son ambassa- 
deur en plusieurs cours étrangères; 3.« messire Gabriel Cotignon, 
écuyer, seigneur de Chauvry, et par son fils et son petit-fils; 
ce dernier avait épousé, en 1695, Eléonore de Maillé de la 
Tour-Landry; c'est à lui que succéda Pierre de Clerembault. 
On a vu aussi, en 16 14, François de Chevriers de Saint-Mauris, 
d'une ancienne et illustre maison, exercer l'emploi de juge 
d'armes de France et de généalogiste; et l'édit du Roi, de 16 17, 
porte que cette charge ne peut être remplie que par un gentil" 
homme d^ancienne race. 



413 DH CLEREMBAULT. 

2/ Charles-Alexis, dont rartide suit : 

3."* Marie-Françoise-Charlotte, née le a avril 1708, 
itiariée, par contrat du 1*' août lyBS, à Alain de 
Nogéré, capitaine des vaisseaux du Roi; 

4.* The'rèse-Charlotte, née le 9 janvier 171 1, mariée, 
par contrat du 14 février lyBg, à Louis- François 
d'Aché, marquis de Serquigny, capitaine des 
vaisseaux du Roi. Elle mourut le 7 mars 1749. 

XVI H. Charles - Alexis de Clerembault , seigneur de 
Penhouetj du Cosquer^ etc., commissaire général et ordon- 
nateur de la marine au dépanement du Port-Louis, né le 
17 juillet 1701, épousa, par contrat du 28 mai 1731, Hya- 
cinthe de Chappedelaine,v fille unique de Georges de Chap- 
pedelaine de Bourgneuf, commissaire de la marine , et de 
Catherine le Gros. De ce mariage sont issus : 

I .® Charles* Raimond, dont l'article suit ; 

2.* Nicolas-Pascal-Jean, garde de la marine aa dé- 
partement de Brest, mort en 1764; 

3.* Françoise-Perrine^ née le 26 mai 1732^ morte 
en 1735; 

4.* Marie*Hyacinthe, mariée à N. de Saubade, sei- 
gneur de la Salle ; lieutenant-colonel au régiment 
de N... 

5.* Elisabeth, mariée à N... d'Albouy, seigneur de 
Pesche, officier au régiment de Bretagne; 

6.* Thérèse de Clerembault, décédée ; 

7.* Marianne -Charlotte de Qerembault, mariM à 
N. de Rissan, officier au régiment de N. 

8.® Agathe , épouse du comte de Frotté , officier 
général , et père de l'infortuné comte Louis de 
Frotté , dernier général en chef de l'armée des 
Chouans, fusillé à Vemeuil, en 1 800, victime de 
son dévouement à Tauguste maison de Bourbon. 

9.\Augustine , mariée i Ax , comte de Bayeux , 
officier au r^imentde Foix. 

10.* Angélique de Clerembault , mariée à N. de 
Ricaumont, officier au régiment de Bretagne. 

II."* Marie - Martine de Clerembault , femme de 
Paul Malateste de Beaufort, officier au régiment 
de 

XIX. Charles- Raimond, comte n Clbbembault, 
seigneur de Gregy, du Penhouet, de TEscouvei, né le 



DE CLEREMBAULT. ^l3 

8 juillet 1733, épousa, par contrat du 27 janvier 1766, 
Barbe*Alexandrine Barbier de l'Escoët. 11 mourut le 
8 août 1 806. De ce mariage sont issus : 

I.® François-Charles-Sébastien de Clerembault, of- 
ficier au régiment de la Fère, in&nterie, né le 
14 décembre 1766, émigré, mort à i'afiaire de Mé- 
nin, le 1 1 novembre 1793 ; 

a.* Alexandre-Marie-Gabriel de Qerembault , né le 
7 juin 1768, mort en bas âge; 

3.*^ Louis- François-Marie, dont l'article suit ; 

a..* Charles-Claude-Louis de Qerembault , né le 
7 mai 1771, mort en bas ftge ; 

5 .* Anonime de Qerembault , né le 1 3 septembre 
1 773, mort en bas âge. 

6/ Joseph-Marie de Qerembault , ofiicier au corps 
Royal d'artillerie, né le i*' février 1 776, décédé ; 

7*. Sébastien-Marie- Auguste de Qerembault, élevé 
à récole royale militaire de Rebais; 

8.» Hyacinte-Vincent-Marie de Qerembault, dé- 
cédé ; 

9.* Marie-Claude-Charlotte de Qerembault , née 
le 14 décembre 1766, religieuse; 

10/ Elisabeth de Qerembault, née en 1779, morte 
en bas âge ; 

I !•* Céleste- Françoise-Marie-Joseph de Qerem- 
bault, née le 3o janvier 178... 

XX. Louis-François-Marie, comte de Clerembàult, 
chevalier, seigneur du Penhouet, etc., né en 1769, ancien 
officier au corps royal d*artillerie, chevalier de Tordre 
royal et militaire de Saint-Louis, a émigré en 179 1, et 
dit les campagnes de l'armée de monseigneur le prince de 
Condé et du duc de Bourbon. Rentré en France, il fut 
nommé consul-génér«d en Prusse, emploi qu'il n'a accepté 
que pour être utile à la cause légitime (1). 11 a épousé, 



(1) Les tenrices de M. le comte de Cleretnbault, et t<Mi dé- 
vouement à Ttugutte maison de Bourbon, sont attestés par les 
certificats les plus honorables, dont nous croyons devoir donner 
id un extrait. 

Copié de la lettre de S. M, le Roi de Pruêu. 

« Monsieur le consul général de Clerembault, fal reçu la 
* lenre que vous m'arex écrite avant-hier; comme je rends la 



414 ^£ CLEREMBAULT. 

en i8o5. Aimée- Désirée -Sophie Coetlosqaet. De œ 
mariage sont issus : 

I .* Charles-Philippe- Antoine de Qerembault ; 

3.* Jean-Baptiste-Nicolas-Alphonse de Clerembaalt^ 

né le i6 octobre 1810; • 

3.* Alfred de Qerembault ; 

4.* Alexandrine-Hentzie-Aimée*Zoé de Qerem* 
. bault. 

Armes : c Coupé, au 1 burelé d^argent et de saUe ; à la 
bande de gueules brochante sur le tout ; au 2 d^argent, à 
Tarbre de sinople. * 



» plus parfiiite justice aux sentimens qui vous Tont dictée, je 
» suis bien aise de vous témoigner le plaisir que j'en ai reçu, 
» et de Saisir cette occasion pour vous marquer, avant mon dé* 
» part de Kœnisberg, combien je suis satisfiiit de votre gestion, 
» également loyale et conciliante. Je ne doute pas au*elke ne 
» vous mérite de même Tapprobation de votre cour. L*état de 
» souffrance où vous a mis la rigueur de ce climat me fidt beau- 

• coup de peine, et ie souhaite bien sincèrement que vous par- 
» veniez à bien rétablir votre santé, en profitant du congé que 
9 vous comptez obtenir. Sur ce , M. de Clerembault, je prie 
» Dieu qu'ifvous ait en sa sainte et digne garde. 

Kœnisberg, le 11 décembre 1809. 

Signé, Faioiftic-GuiLLAVMB. » 

Copie de la lettre du Ministre du relations extérieures. 

« Je certifie que M. le comte de Clerembault a été employé 
» pendant plusieurs années en qualité de consul général de 
V France à ICœnisberg ; que dans ce poste il a rempli plusieurs 
» fois, et en des circonstances importantes, des fonctions diplo- 
» matiques; qu'il lui a été écrit des leures de sattsfrctum» spé- 
» cialement à Toccasion des soins qu'il avait lait donner aux 
» blessés français, et qu'il a eu la délicatesse de n'accepter la 
I boîte qui lui était offerte par le Roi de Prusse, qu*aprè« y 
s avoir été autorisé par le gouvernement. 
» Paris, le 24 juin 18 14. Signée le duc db Cadoki. » 

. Copie du certificat du Màréekal de France Gouvion Saint-Cyr. 

» Le maréchal de France, ministre d'état soussigné, attesta 
» que la conduite de M. le comte de Qerembault, pendant ks 
> derniers événemens, a été celle d^un homme d^bonoev et 

• d'un sujet dévouée son souverain. 
Paris, le 16 octobre 181 S. 

^, le maréchal Goirvion SAnrr-C». • 



DE VERDAULE. 415 



De LOUBENS DE VERDALLE, maison des plus 
anciennes de la province de Languedoc, qui a possédé, 
à une époque très-reculée, la terre et seigneurie de Ver- 
dalle, dont le nom est devenu patronimique dans cette 
famille. 

Guillaume de Loubens, chevalier, fut un des seigneurs 
du Languedoc qui, en 1096, se croisèrent sous la conduite 
de Raymond de Saint-Gilles, comte de Toulouse. Il 
était du nombre des quatorze chevaliers dêtadhés par 
Raymond, en 1099, vers Tripoli, pour chercher des 
vivres à l'armée chrétienne, lesquels vainquirent soixante 
maures qui emmenaient des prisonniers chrétiens et cinq 
cents pièces de bétail {Histoire du Languedoc, tome 2, 
page 3i6 ). 

Gaufrez de Verdalle est un des seigneurs qui furent 
présents à Taccord fait en 1141, entre les vicomtes de 
Beziers et de Lautrec ( Ibid. Preuves, page 4g3, ) 

Pons de Lbubens, paraît avec Bernard d'Astaford, 
chevalier , Othon de Terrides , Othon de Montaud, 
Jean de la Barthe, et autres seigneurs à un acte con- 
cernant la maison de Tlsle Jourdain, du mois d'octobre 
1259. ( Ibid, tome J, Preuves, page 526 ). 

Bernard de Loubens, damoiseau, était un des sei- 
gneurs qui composaient la cour de Roger-Bernard, comte 
de Foix, m* du nom, lorsque, dans son château fort 
de Pamiers, il jugea, en i3o2 le procès des faux mon- 
noyeurs arrêtés dans ses états. [Ibid, tome 4, page zop). 



Copie du certificat de S. Exe, le Ministre delà Marine. 

a Je soussigné, lieutenant-gënéral des armées du Roi, corn- 
» mandeur de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, certifie 
9 que M. le comte de Clerembault a donné , pendant Tabsence 
9 du Roi, des marques particulières de son dévouement à S. M. , 
» qu'il a contribué de sa personne et de tous ses moyens à la 
» formation et à la réunion des corps qui s^étaftnt formés pour 
» saisir la première circonstance favorable pour le rétablisse- 
» ment de l'autorité légitime ; en foi de quoi je lui ai délivré le 
» présent certificat. 

A Paris, le premier septembre 181 5. . 

Signé, le vjicomte du Bouchage» d 



^t6 OB VBRDALLK. 

Pierre de Verdalle éuit, en i3io, chaooine de Car- 
cassonne. Il fut recteur de runiversité de Toulouse, et 
aussi distingué par ses lumières et ses écrits» que par les 

places qu'il occupa. 

Amanieu de Loubens, damoiseau, co-seigneur de la 
^ Motte et de Verdalle, et Fredol de Loubens, co-aeî- 
gneur de Villeneuve et de la Motte, donnèrent lear 
procuration en iSiy, comme ne pouvant paraître en 
personne à rassemblée convoquée par Philippe-le-Long, 
roi de France, pour le voyage à la Terre sainte^ qu*il 
avait fait vœu d^entreprendre. [Ibid, page iy3 ). 

Arnaud de Verdalle, évéûue de Maguelonne, en 1 3 39, 
fonda à Toulouse, le 5 décembre i337, un coll^ de 
son nom, pour douze pauvres écoliers, et en laina la 
nomination à Raimond et à Bernard de Verdalle, ses 
frères. II se qualifie, dans l'acte de fondation, professeur 
en Tun et l'autre droit, doyen de l'église de Feoouilledes, 
au diocèse d'Alet, clerc et conseiller du Roi, et co- 
seigneur de Saint- Vincent, au diocèse de Toulouse. Le 
pape Benoît XII, connaissant les talents et la vertu de 
ce prélat, l'appela auprès de sa personne^ l'employa en 
diverses commissions importantes, et le nomma, le 30 
avril 1339 à l'évéché de Maguelonne, vacant par la 
translation de Pictavin de Montesquieu, à celui d'Albi. 
Il mourut au mois de décembre i352. ( Ibid, page tj6 ). 

Bernesque de Loubens, était un des dix hommes 
d'armes de la compagnie de Pierre de Lautrec, dont la 
montre se fit à Sénegas, le 4 avril i383. [Ibid. page 383). 

Pons de Loubens, fut présent avec les autres seigneurs 
du pays de Foix, au serment de Gaston, comte de Foix 
aux états de cette province, à son nouvel avènement. 
( Ibid. Preuves, page 47g ). 

I. Robert de Loubbns , seigneur de Verdalle , rendit 
foi et hommage au Roi, pour cette seigneurie, en i38t, 
Il eut pour fils : 

IL Anet de Loubens, seigneur de Loubens et de Ver- 
dalle, qui épdusa, le 8 mai 141 5 j Angéiine a/i ix Aigline 
de la Roche, dont il eut: 

ni. Amolphe de Loubens , seigneur de Verdalle , 
marié avec Catherine de * Villefiassant, fille At Jean de 
Villepassant, et de Rose de Sérignan. Ses enlants furent : 



DE VEROALLE. 417 

1 .* Louis de Loubcas ; 
2^ Samson^ qui suit. 

IV. SamsoQ db Loubbns^ seigneur de Verdalle, épousa, 
ea 1489, Marguerite Doucetde Massaguet, fiUe de Jean 
Doucei^ seigneur de Massaguet, et de Françoise de Ro- 
qoefeuil. Leurs enfonts furent : 

I .* Philippe, dont l'article suit ; 

2.*Jehannot, qui fonde ta seconde branche, rap- 
portée plus loin. 

V. Philippe DE LousENS, seigneur de Loubens^ baron 
de Contras et de Verdalle, épousa Anne de Montaut, 
tille de Raimond de Montant^ seigneur dudit lieu, au 
comte de Foix, et de Madelaine Hunaud de Lanur. Ses 
enfants furent : 

I .* Jacques, dont l'article suit ; 

a.* Hugues de Loubens-Verdalle ; il fut présenté au 
prieur de Toulouse, en 1 545, et fut reçu che\'a- 
lier de Saint-Jcan-de-Jérusalem. 11 acquit beaucoup 
de gloire en diverses occasions, surtout au siège 
de Zoara, où Léon Strozzi, prieur de Capoue, 
éunt obligé de lever le siège, Hugues de L'jubens 
sauva à h nage Tétendard de la religion. Depuis, 
il fat envoyé ambassadeur de son ordre vers le pape 
Grégoire XHI, qui lui procura la commanoerie 
dePezenas. 11 était grand-commandeur et chef de 
la langue de Provence, lorsqu'il fat élu grand- 
maître de l'ordre de Malte, en 1 583. Le pape lui 
permit de porter la couronne de prince sur S4ft 
armes. Sixte V, successeur de Gr^oire, l'appela 
à Rome, et le fit cardinal en 1 587. Pendant son 
magistère, il fit bâtir le couvent des Capucins et 
k château de Bosquet, appelé de son nom, te 

• château du mont de Verdalle. Il fit aussi réformer 
les statuts de l'ordre de Malte, et composer l'his- 
toire de Tordre en italien, par Bosio ; tt «près 
avoir gouverné pendant treize ans, i( mourut le 
\% mai tSqS. 

VL Jacques db Loubins, l*' du nom, seigneur de 
Loubeos et de Verdalle, conseiller d'état, capitaine de 
cinquante hommes d'armes, fat fait chevalier de Toitlre 

8. 17 



4i8 DE VERDALLË. 

du Roi^à la promotion du 3i décembre tS85. Il avait 
été nommé par le Roi en 1 577, en qualité de mestre de 
camp, pour commander les gens de pied français de l'ar- 
mée des maréchaux de Damville, et de Bellegarde , des- 
tinée à soumettre les villes du Languedoc au pouvoir des 
religionnaires. Il* commandait une compagnie dans les 
guerres de la ligue^ sous le maréchal de Joyeuse, en 1 587. 
Il épousa, le premier octobre 1 588, Guillemette de Grave 
de Sérignan , fille de Guillaume de Grave , seigneur de 
Sérignan, et de Marquise de Rouch d'Arnoye. Il eut de 
ce mariage : 

I / Hugues, dont l'article suit ; 

2.* Anne-Guillemette de Loubens-Verdalle, mariée, 
par contrat du 8 octobre 16 16, à Jean de la Tour, 
seigneur de la Tour, de Saint-Paul, etc., fils de 
David de la Tour, seigneur de [la Tour et de Saint- 
Paul, et de Jncqudinede Caire. 

VII. Hugues DE LouBSHS , baron de Loubens et de 
Verdalle , seigneur d*Auriac , composait , avec le comte 
de Carmaing , et le seigneur de Saint - Aut^tn , la pre- 
mière quadrille du carrousel donné le 3 février 1619, par 
la noblesse de Toulouse, à l'occasion de l'arrivée du duc 
et de la duchesse de Montmorenci. Il mourut le 37 mai 
1669, et avait épousé, le 8 juin 1623, Louise d'Arpajon 
de&verac, fille de Jean, III* du nom, baron d'Arpajoo 
et de Severac , vicomte de Montai , baron de Caumont, 
et de Jacquette de Castelnau-Qennont-Lodève, Il en eut : 

VIII. Jacques de Loubens, II* du nom, baron de 
Loubens et d'Auriac , comte de Verdalle , colonel au 
régiment delà Reine, cavalerie, mort en .1714. Il avait 
été maintenu, ainsi que son père, dans sa noblesse, par 
jugement de M. de Bézons, intendant du Languedoc, du 
7 novembre 1670, et avait épousé Henriette d'Arpajon, 
sa cousine , dame de Broqui&res , fille de Samq^ d'Ar- 
pajon, seigneur de Broquières , chevalier de Tordre du 

Roi, et de Léonore de Combret« Il eut pour fils : 

• 

IX. Charles-Louis db Loubens, baion.de Loubens et 
d'Auriac, marié à N.... de Naucase, baron de Naucase, 
en Auvergne , seigneur de Boissè , des Carriires, de b 
Roque- Vigneron, etc., et de Rose de Hautefort de Saint- 
Cbamans. Leurs eniants furent : 



DE V£RDALLE. 419 

1.' Hugues, chevalier de Malte^ en 1642; 

2 .* Henri^ dont Tarticle suit ; 

3.* François de Loubens; 

4.* Marie-Anne de Loubens, dame de Broquiëres, 
mariée^ par contrat du 20 avril 1699, à Raimond 
de Buisson , marquis de Bournazel , dont elle 
était veuve en tyrS, fils de François de Buisson, 
II* du nom, marquis de Bournazel et de Mirabel, 
et de Madeleine de la Cassaigne-du-Cayla; 

5.* Guillemette, religieuse à Prouille ; 

6.* Jacquette, mariée à N..., de Touges, seigneur 
deNoaillan; 

7.^ Jeanne, allie'e, le 3i mars 1664, â Jean-Gabriel 
de Gaulejac, seigneur de Ferrais; 

8.* Hyppolite de Loubens, mariée le 26 septembre 
i683, avec François de Morlhon , seigneur de 
Laumières. * 

X. Henri de Loubens , seigneur de Verdalle , capi- 
taine de cavalerie, mort le 4 juin 171 3, avait épousé 
Lucrèce d'Auriol de Rovignol, qui vivait en 1723. Il eut 
de ce mariage : 

I.* François-Henri de Loubens, seigneur de Ver* 

dalle; 
2.* Gabrtelle, mariée à N..,. d'Alboy, seigneur de 

Montrosieren Rouergue; 
3.* Antoinette, qui épousa, au mois de juin 1715, 

Jean-Gauthier de Boisset ; 
4."* Jeanne- Louise, morte sans alliance. 

SECONDE BRANCHE, 

V. Jehannot de Loubens , seigneur de Loubens, second 
fils de Samson de Loubens, seigneur de Verdalle , et de 
Marguerite Doucet de Massaguet, épousa Marguerite de 
Lacuée. Il fut père de: 

VI. Guillaume de Verdalle , seigneur de fieoac , 
baron de Verdalle , gouverneur de Beaocaire, marié , 
le i5 février i55o, avec Catherine do Pouy de Marignac, 
dont il eut : 

I • Jean, dont l'article suit ; 



420 DE VERDALLE. 

2.*N... de Loubens, mariée à Jean d'Uston, set* 
gneurdeCazarils; 

3.^ Jeanne de Loubens - Verdalle , femme de Jean 
d'Astorg de Ségreville^ fils de Jean d'Astorg, sei- 
gneur de Ségrcville et de Jeanne de Beaufoit. 

VII. Jean de Loubens de Verdalle ^ seigneur de Si- 
gnât, capitaine de cinquante hommes de pied, transigea , le 
2 mai i582 , avec Jacques de Loubens. comte de Ver* 
dalle , baron d'Auriac , chevalier de Tordre du Saint- 
Esprit^ pour les droits de Guillaume son père, et ceux 
de Jehannot son aïeul; et fut député par la noblesse du 
Languedoc, vers la comtesse d'Auvergne, lorsque cette 
princesse vint visiter ses états. Il épousa^ i.* Marie de 
Fournier, fille de N. de Fourniery seigneur de Beauregard, 
co-séigneur de la ville de Beaucaire: 2.* â Bagnols, par 
contrat du i3 décembre 1601 , N.. du Cloux de TEstang, 
demoiselle d'honneur de la comtesse d'Auvergne» dont 
elle fut dotée, fille d'Anet du Qoux^ seigneur de r£<- 
tang. Ses enfants furent: 

1 .^ Louis» dont l'article suit; 

2.* Jean- François» tué au siège delà Rochelle; 

3/ Gnq fils , mons au service; 

4.* Charlotte, mariée à N... le Groing, seigneur de 

« laRomagère; 

5.* Gabrielle, qui épousa Maxiœilien de Launmy , 

seigneur de la Chaussée ; 
6.** Marguerite» femme de N... de Bouille, seigneur 

de Sainctor. 

VIII. Louis DE Loubens de Verdalle^ I^ du nom, 
épousa, par contrat du 26 avril i633, Marie de Bonneval, 
tille de N... de Bonneval» seigneur de Chastain. et de 
Gabrielle de Bar. 11 en eut dix enfants, entr'autrcs : 

t.^ Jean-Louis^ dont Tarticle suit ; 

2.* Gaspard de Loubens, marié , par contrat du 

4 février 1686. avec Charlotta de Mornay de la 

Cagntère. 

rX. Jean- Louis de Loubens de Verdalle, seigneur 
de-Louroux» épousa, !.• par contrat du 27 avril 1667, 
Anne de Ségonzac, fille de Claude de Ségonzac, seigneur 
de l'Ecluse, et de Louise de Lestrange: 2.* en 1682. 
Catherine de Sartiges, dont il a eu postérité. Les enfianu 
du premier lit furent: 



DE VERDALLE. ^2! 

I .' Loui», dont l'article suit ; 

2.' Gaspard, seigneur de Rimorand, mort à la suite 

des blessures qu'il reçut à Spire ; 
3 .^ François, mort dans les guerres d'Espagne s 
4.* Un autre 61s, qui mourut au service. 

X. Louis DE LouBGNs DE Verdalle , II* du nom^ 
dit le chevalier de Puybarmont^ entra au service le 
même jour avec ses quatre frères, fut tué au siège de 
Namur et enterré dans l'église collégiale de cette ville, 
en 1707. II avait épousé, par contrat du 10 décembre 
1692, Marie de Puylatar de la Chaussade, dont il eut 
onze enfants, entr'autres : 

I .* Jean-François^ dont l'article suit ; 

2^ Michelle de Loubens - Verdalie, mariée, en 
décembre 17 164 à François du Peyroux, seigneur 
du Puyaud, fils de Gilbert du Peyroux, seigneur 
duPuyaud et de Thiolet, et de Jeanne du Pey- 
roux de Cbastenay. 

XI. Jean-François de Loubens de Vbrdalle, che- 
valier, seigneur de la Chaussade, de Louroux, etc. , 
épousa, le 5 juillet 1728, Françoise Fillias, fille de N... Fil- 
lias, seigneur de Œaludet et de Pompignat, et en eut : 

XII. Jean-Baptiste- Lx)uis de Loubens, marquis de 
Verdalle , seigneur de Chastain , de Louroux , de 
Fayolles, etc. , qui épousa, en 1764, Marie-Anne le 
Groing de la Romagère, dont il eut six enfants : 

I.* Joseph-Louis-Qair, dont l'article suit; 

2.* Anet-Joseph, ancien officier au régiment de 
Foix,puisà Tarmée de Condé, marié avec Adé- 
laïde de Salvert de Montrognon ; 

3.* Vincent, qui a épousé Eulalie de Magnac; 

4.* Pierre-Joseph, décédé à Montluçon en 1806; 

3.* Micbelle-Charlotte, mariée à François, comte 
le Groing, capitaine des vaissaux du Roi, che- 
valier de l'ordre royal et miUuire de Saint- 
Louis; 

6.* Antoinette-CIotilde, mariée à Sylvain Casimir, 
vicomte de la Celle de Chftteaudos. 

XI IL Jfoacph'Louis-Clalr de Loubbns, comte de Ver- 
dalle, a épousé, k b octobre 1790, Françoise-Marie 
Huerne, de laquelle il a eu neuf enfints, entr'autres: 



422 DE VERDALLE. 

!.• Auguste - Louis -Joseph- François, né à Saint- 
Sébastien, en Espagne, en 1800, officier dans 
les armées royales de Tintérieur, pendant les 
cent jours de 181 5; 

[ nés à Cbastain , reçus 

2.* Marie-Vincent-Louis, j élèves de l'école ravale 

3. "^ Hugues-Charles- Joseph, i militaire de Saint-Cjr, 

\ en 1816; 

4.* Geneviève-Françoise-Claire, née à Paris , le 10 
octobre 179I1 mariée à Michel- Amant-Maurioe, 
comte de Bar, garde du corps de Sa Majesté ; 

5.* Adélaïde- Françoise-Maximine, baptisée eo 1793. 
à Mataro, en Espagne, par Joseph d'Airalh, curé 
de Loubens ; elle eut pour parrain le comte Maxime 
de Puységur, ancien colonel du régiment de Mow- 
siEUR, et pour marraine Adélaïde de Pidiard, 
son épouse. Elle est morte à Chastain, en 1801; 

6.* Agathe-Antoinette^-Faustine , née à Orttlesa , 
en EsfMgne, en 1796, mariée à Sylvain, comte 
de la Marche, seigneur de Puyguillon. 

La branche aînée de cette maison subsiste dans la per- 
sonne de Frédéric de Loubens, comte de Verdalle, an- 
cien capitaine de dragons,qui a eu Thonneur de monter 
dans les carrosses du Roi, et dans celle de M. le marquis 
de Verdalle son fils. 

Une autre branche subsiste encore en Auvergne, dans 
la personne de Gilbert de Loubens, seigneur de Tbouy, 
ancien chevau-léger-chasseur noble à Tarmée de Conde, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et 
chef de bataillon. Il descend de Jean-Louis, seigneur 
de Louroux, et de Catherine de Saniges, sa seconde 
femme. 

D'une autre branche éuit Henri-François de Loubens, 
marquis de Verdalle, marié avec Marie-Antoinette de 
Cup, dont il a eu Anne-Elisabeth-Georgette de Loubens 
Verdalle, mariée par aae du 8 mars 1769, i Gré- 
goire-Alexandre de Laurens, seigneur du Biex et do 
Castelet, co-seigneur de Puginier. 

En 1671, il existait une branche de cette Maison a 
Narbonne, qui possédait la seigneurie de Marcelhas. Pierre 
de Loubens, seigneur de Marcelhas, fut maintenu dans sa 
noblesse par jugement de M. de Bézons, intendant du 
Languedoc, du 4 janvier 1 671 . 



D£ FOUCHER. 423 

Armes : D'azur, au loup ravissant d'or. 

Les alliances de cette maison sont avec celles de La- 
cuée^ du Pouy, de la Mothe, de Sacerre, de Meun , de 
Barbazan, de Mauieon, de Signan, de la Barthe, d'Us- 
touj de Lestang, de Gras, de Foix, de Comminges» de 
Rouvière, de Rognât, de Lauzanne, de Grave, de 
Mornay, de Bouille, de Launay^ de Bonneval, de 
Montven, de Lestrange, de Bar, de Sartiges, de Cbau- 
vigny, des princes de Déols, de Thianges, de Fon- 
ungcs, d'Effiat, de Chabannes, de Richelieu, de le 
Groing, de Noailles, de Lentilhac, de Chateau-Neuf, 
de Segonzac, de Forget, de Leborgne, de Neufchese, de 
Cbarlus, de la Chappelle, de Mulatier, de Montagnac« de 
Vergenes, d'Apchon, de Saint-Julien, de Magnac, de 
Chaussecoune, du Peyroux, de la Celle, de Pichard, de 
de Salvert-M on trognon, de la Marche. 



DE FOUCHER, ancienne maison, originaire de Bre- 
tagne, laquelle descend , suivant un arrêt du parlement 
de cette province du 11 août 1784, des comtes de Rays, 
qui i^rissaient dans le quatorzième siècle. 

L'histoire de Bretagne, tome I, pag 25, fait mention 
de Foucher, ^véquede Nantes, qui vivait en 873. 

Jean et Geoffroy de Foucher, frères, et PétroniUe, leur 
sjeur , paraissent dans l'assiette de 3o livres de rente, 
faite à Raoul de Fougères, par André de Vitré, en 1246, 
pour laquelle rente, ils contribuent de la somme de 
cent onze sous. 

Tassin de Foucher était un des écuyers de la compagnie 
de Jean Gallois, chevalier bachelier, dont la montre fut 
faite au Mans, le 18 juillet iSpa. 

Raoul de Foucher servait en qualité d'écuyer, dans la 
compagnie .d'Etienne Goyon, écuyer, qui fit montre 
Beaucaire, le 11 février 1418. 

I. Guillaume de Foucher, sieur du Boisrondeau, d 
la Foucherie et de Beauvais, vivant vers la fin du quator- 
zième siècle, épousa Antoinette de la Touche, dont il 
eut: 

1 .* Julien, dont l'article suit; 

a.* Georges de Foucher , seigneur de Beauvais, en 



424 DE FOUCHER. 

1451, l'un des cinquante hommes d'annes de U 
compagnie du seigneur de Chateaubriant. 

II. Julien DE FoucHER sieur du Boisrondeau^ de la Foo- 
cberie, de la Grée, de Ronceray, etc. , partagea son frère 
puîné, en 1451^ et épousa Guillemette de Lesbas, dont 
il eut : 

III. Jean de Foucher, sieur du Boisrondeau et de la 
Fellière, qui épousa Marie de Brie. De ce mariage sont 
issus : 

I .* Hardouin^ dont l'article suit : 
3.* Antoine de Foucher. 

IV. Hardouin de Fouchek, sieur de la Feliière, reçu 
conseiller au parlement de Paris, le 9 juillet 1574, 
épotisa Claude de Lautier, et en eut : 

I .* Marie^ dont l'article suit ; 

3.* Jacques de Foucher, aumônier ordinaire dû Roi ; 

3.* Marie de Foucher^ mariée à Jean Eudes. 

V. Marie de Foucher, sieur de FeUîère, ^oosa 
Claude Gedouyn, d'une ancienne maison de Bretagne, 
dont il eut : 

I * Thomas de Foucher, qui suit : 
3.* Marie de Foucher. 

VI. Thomas de FovcHBR, sieur de la la l'ellière, ^i^MMtta 
François de Grancey, et en eut : 

I.* François, qui suit ; 

3.* Marie de Foucher, épouse de Chariet de la Ri- 
vière, sieur de Beauchamp. 

VIL François de Foucher, sieur de la Fèllfère, épousa 
Marie Choisnet, qui le rendit père de : 

I .* Louis-François, dont l'article suit ; 

3.* Charles de Foucher, décédé sans hoira ; 

3 .* Françoise de Foucher, mariée i GermaÎB Jamet ; 

4.* Renée de Foucher. 

VI IL Louis-François de Foucher, chevalier, seigneur 
du Penray et de Careil, conseiller au parlement de Bre- 
ugnele 1*' février 1735 ; mort conseiller de grand'cbam- 
bre en 1771, épousa, i.* Xatntes Charault^ 3.* Marie- 
Anne-Jeanne Busnel. Ses enfants furent : 

Du premier Ut: 

I.* Denis- Louis de Foucher de Careil « eoosctllcr 



DU COBTLOSQUET. 425 

au parlement de Bretagne le a 3 août 1754, mort 
sans postérité ; 

Du second lit : 

s."" Gui!laume-Paul-Fidèle, qui suit ; 

3.* Louis- François, comte de Foucher, né le 18 dé- 
cembre 1762, lieutenant-général des armées du 
Roi, lieutenant du Roi à Lille. Il a un fib, An- 
toine-Achille de Foucber, né le 3 mai 1795 ; 
entré au service dans la compagnie des mousque- 
taires gris; au licenciement de ladite compagnie, 
il fut nommé sous-lieutenant au second régiment 
de grenadiers à cheval de la garde royale ; 

4.* Auguste-Jean de Foucher ; il est fixé à Rennes , 
et n'a qu'une fille. 

♦ 

IX. Guillaume-Paul-Fidèle de Foucher^ chevalier, 
sieur de Careil, a été maintenu dans sa noblesse d'extrac- 
tion, conjointement avec Louis-François et Auguste- Jean, 
ses frères, par arrêt du parlement de Bretagne, du 11 
août 1784. Il habite sa terre de Careil, et a quatre gar- 
çons et une fille. 
* 

La maison des marqoii de Circé, en Poitou, du nom 
de Foucher, a une origine commune avec celle que nous 
venons de rapporter, et porte les mêmes armes. On la 
croit éteinte depuis peu. 

Armes: De sable, au lion d^argent. Supports, deux 
lions; couronne de comte. 



DU COETLOSQUET, ancienne maison de Bretagne, 
distinguée par ses services et ses alliances. 

Dans les mémoires pour servir de preuves i Thistoire 
de Bretagne, par Dom Morice, tom. II, page 437^ on 
trouve Olivier Quoetlosquet, Tun des trente écuyers de 
la chambre d'Alain de Rohan, sire de Léon, chevalier 
banneret, dont la montre fut £iite à Thérouane^ le 18 
septembre i383, mais le premier de cette maison, de- 
puis lequel on a une filiation suivie, par titres originaux 
et autres, est : 

Jehan du GoRLoaQinKT, 1"* du nom, qualifié noUe, 



426 DU COETLOSQUET. 

ccuyer, seigneur dudit lieu^ nomme dans le rôle de la refor- 
mation de Quimpcr-Corentln, faite en 1426, fut compris au 
nombre des exempts. Il avait une métairie à Kertesiou, en 
la paroisse de Plouénan^ au fief du duc, selon la réfor- 
mation de révéché de Léon, faite le 22 janvier 1427, 
dans laquelle il se trouve mentionné parmi les personnes 
nobles, comme on le voit au tome II du Cabinet de Bre- 
tagne, fol. 181. Le même Jehan, sous les noms de Col- 
tosquet ou Coetlosg[uet et du Quoetlosquet^ est encore com- 
pris au rang des nobles de toute ancienneté (ab antique], 
et son métayer au nombre des exempts, dans le rôle de 
la réformation des paroisses de Ploékerneau et Ploemaom 
(aujourd'hui Plouguerneau et Plouvorn), au diocèse de 
Léon, faite le 11 février 1443; lequel rôle était au greffe 
de la chambre des comptes de Bretagne. Il ne vivait plus 
en 1487, et avait épousé i.^ Constance de Penhouedic, vi« 
vante en 1458; 2.* Peronelle de Kerlouan, qui vivait en- 
core en 1464. Ses enfants furent: 

Du premier lit : 

I .^ Olivier, dont l'article suit ; 

2* Henri, auquel son aine donna partage ; 

3.* Pierre, qui transigea avec Olivier, son frère, 

par acte du 21 novembre 1487. 11 mourut aussi 

sans alliance ; 
4.' Jehanette, mariée, par contrat du 26 novembre 

1458, à Gueyuen, fils de Guillaume Estienne; 

Du second Ht : 

5.*Amice du Coetlosquet, mariée, par contrat 
du 3 octobre 1466, avec Guillaume Breusal, fik 
aîné d'Yon Breusal et de Marie de Launay. 

II. Olivier du Coetlosquet, I*' du nom, seigneur 
du Coetlosquet, fut l'un des vingt hommes d'armes des 
ordonnances du duc de Bretagne, sous la charge de M. de 
la Hunaudaye, lesquels se trouvèrent à la montre de cette 
compagnie, faite à Fougères le 18 juillet i474< ainsi que 
le rapporte l'histoire de Bretagne, p&r Dom Lobineau» 
tit. 2, page. 1343. Il comparut avec deux chevaux i U 
montre générale des nobles de l'évéché de Léon, fiite 
le 8 janvier 1479. Il possédait un fief de quatre-vingt-trois 
livres de rente, dans la paroisse de Plouenourmenes et 
un de vingt livres, dans celles de Ploékerneau et Treff- 



DU COETLOSQUET. 427 

mencch^ suivant les montres générales de l'évéché de 
Léon^ faites les 4 et 5 septembre 1481, à Lesneven^ et 
auxquelles il comparut encore avec un archer en brigan- 
dine, et deux chevaux, frro^ couverts. Lttom. III, fol. 71? 
et 716^ du cabinet de Bretagne en fait aussi mention. 
II était mort en i502^ et avait épousé, par contrat du 17 
juillet 1464, Margilie de Méasgoëtz, fille de feu 'Hervé 
deMéasgoëtz et de Péronnelle de Kerlouvan. De ce ma- 
riage^ vinrent : 

I .* Jean de Coetlosquet ^ écuyer , seigneur dudit 
lieu, qui fournit le dénombrement de ses terres 
et héritages^ le 3 avril i5o2^ à Tanguy du Chastel, 
seigneur de Leslin. Il épousa, par contrat du 10 
octobre i5o8, Etiennette de Tuolong^ fille aînée 
de noble écuyer Jean de Tuolong, seigneur de 
Kerhir^ et de Marguerite de Coetquevran. Il 
mourut sans hoirs, ainsi qu'il appert d'une sen- 
tence de main-levée^ rendue aux plaids généraux 
de Lesneven , du pénultième février i53o, par 
laquelle sa succession fut baillée à Hervé, son frère 
puîné; ladite dame Etiennette de Tuolong mise 
en possession de ses droits et douaire^ du consen- 
tement du procureur de ladite cour; 

2.* Hervé, dont l'article suit ; 

3.® Guillemette, mariée, par contrat du 18 février 
1494^ avec noble écuyer Pierre de Coetquelfen, 
sieur de Leslouch. Elle mourut sans postérité, 
suivant la transaction passée entre Jean , son 
neveu, le 6 mars iSyo, et Tanguy Denis; 

4.* Margilie, qui épousa, par contrat du 1 1 avril r 504, 
après Pâques, Guillaume Denis. Tanguy Denis, 
leur fils, demanda à Hervé du Coetlosquet, de- 
venu chef de la maison, le partage de sa mère, 
en i55o; 

3.^ Marguerite, mariée avec N... leGall, et morte 
le i3 octobre i523, époque à laquelle François 
le Gall, son fils , transigea avec Jean du Coet- 
losquet, son oncle, frère de ladite Marguerite; 

6.'Aliette, morte sans postérité, suivant la transac* 
tion du 6 mars 1570, passée entre Jean, son ne^ 
veu, et Tanguy Denis ; 



428 DU COETLOSQUET. 

7.* Catherine, mariée avee Alain de Coetangars, 
le 5 octobre 1 525, selon une sentence rendue en 
la cour de Pensez, par laquelle elle fut autorisa 
à plaider. Elle mourut sans hoirs; 

8.* Constance, morte sans alliance. 

III. Hervé du Coetlosquet , écuyer , seigneur du 
Cpetlosquet, par la mort de son frère aîné^ puis de Ker- 
goarec, du Runiou, de Kerlosquet, etc., du chef de sa 
femme, est compris au nombre des personnes nobles, et 
est dit posséder la maison noble du Coetlosquet, dans la 
réformation de Tévéché de Léon, faite en i536. Il épousa 
demoiselle Gillette du Bois, dont il eut : 

I .* Olivier , sieur de Kergoarec , mon sans pos- 
térité; 

2.^ Jean, dont l'article suit; 

3.® Christophe, qui fut partagé par ses père et mère 
et par Jean, son frère aîné, le 16 fiSyrier 1547; 

4.* Françoise , mariée , par contrat du dernier 
juin i538, à Jehan de Kermenguy, fils de Tan- 
guy de Kermenguy et de Plesson de Launay ; 

5.* Margilie , mariée , par contrat du 28 octobre 
1 539, avec Olivier, seigneur de Coetudavel ; 

6.* Catherine, mariée, par contrat du 6 juillet 1 543, 
avec Christophe de Kerhoent, fils aîné de Fran- 
çois, seigneur de Kerhoent, de KergofT, etc., et 
d'Anne de Kerlozrec , dame douairière de Ker- 
goff; 

7.* Jeannette, partagée par ses père et mère, le 16 

février 1547 ; elle avait épousé N Pinart, niî- 

vant la transaction du 6 mars 1 570, passée entre 
Hervé et Jean Pinart, ses enfiinu, et noble homme 
Jean du Coetlosquet, leur oncle ; 

8.* Gillette, mariée à Guillaume Mol, sieur de 
Kerjan ; 

9.* Eliette, qui fut, avec Gillette, sa sœur, parta- 
gée par ses père et mère, le 1 6 février 1 547 ; 

10.^ Marie, dame de Kergrach, qui demanda par- 
tage à Jean son frère, le i5 juin i563. Elle est 
nommée, avec Guillaume de la Roche^ son mari, 
dans l'acte d'ajournement de Jean, son frère, qui 
lui donna partage, le i** janvier 1567. 

IV. Jean du Coetlosquet^ H* du nom, seigneur du 



DU COETLOSQUET. 429 

Coetlosquet, accompagna d'abord Philippe Kerleau, 
grand-prieur de France^ â Malte, et fut reçu, par lui, 
chevalier de Saint-Jean de Jérusalem^ suivant les lettres 
du 3 mars t543, données à Paris, au Temple. Etant de- 
venu Paine', après le décès d'Olivier, son frère, mort 
sans alliance^ il épousa Marie de Brezai, de laquelle il 
eut : 

I .* Olivier, dont l'article suit ; 

2.* Anne, mariée, par contrat du 19 novembre 
1576, passé devant Guy le Maucazre et ses con- 
frères, notaires à Lesneven, avec noble Jacques de 
Tréanna, sieur de Kerguern, de Lonvilliau, etc. ; 

3/ Gillette, mariée, par contrat du 2 février 1589, 
à noble homme Alain de Kersaingily, sieur de 
Coskerou ; 

4.* Françoise, qui était mariée, le 19 juillet i623, 
avec Jacques dé Penfenteniou ou Cheffontaines, 
écuyer, seigneur de Penhoat, Penaustang, Guil- 
lemaron, etc.; 

5.*N.«.. du Coetlosquet, désignée et non nommée 
dans le contrat de mariage de Gillette, sa sœur, 
du 2 février 1389. 

V. Olivier, seigneur du Coetlosqubt, de Kérouarec, 
de la Salle, de Kermorvan, de Kerdu, de Keriosquet, de 
Kergoatj etc. , est qualifié noble et puissant messire. Il était 
mort le 6 novembre i63i, et avait épousé, par contrat 
du 16 avril tSgj, Anne de Kersauson, seconde fille de 
noble et puissant François de Kersauson, seigneur de 
Penhoat, de Kerugelou, Lavalot, Guerment, etc. , et 
de Marie de Kergariou. De leur mariage vinrent : 

I .* Guillaume, dont l'article suit ; 

2.* Alain, écuyer, seigneur des Isles , lequel était 
âgé de 'di]c*huit ans, lorsqu'il fut mis sous la tu- 
telle de sa mère, par acte exercé le 7 no- 
vembre i63i, devant le sénéchal de la cour de 
Pensez. Il consentit, le i5 juillet 1662, à l'acte 
de majorité de Guy, son neveu; fut marié à dame 
Françoise de la Fosse, et mourut sans postérité, 
en 1667 ; 

3.* Marie, femme, i."* par contrat du i3 mars i63i, 
de messire Tanguy de Qtiélen, écuyer, seigneur 
de Kerhouant. conseiller du Roi, président au 



428 DU COETLOSQUET. 

7.* Catherine, mariée avee Alain de Coeungars, 
le 5 octobre 1 5)5, selon une sentence rendue en 
la cour de Pensez, par laquelle elle fut autorisa 
à plaider. Elle mourut sans hoirs; 

8.* Consunce, morte sans alliance. 

III. Hervé du Coetlosquet , écuyer , seigneur du 
Coetlosquet, par la mort de son frère aîné, puis de Ker- 
goarec, du Runiou, de Keriosquet, etc., du chef de sa 
femme, est compris au nombre des personnes nobles, et 
est dit posséder la maison noble du Coetlosquet, dans la 
réformation de révéché de Léon, faite en i536. Il épousa 
demoiselle Gillette du Bois, dont il eut : 

I .* Olivier , sieur de Kergoarec , mort sans pos- 
térité; 

2.* Jean, dont l'article suit; 

3.* Christophe, qui fut partagé par ses père et mère 
et par Jean, son frère aîné, le 16 février 1547; 

4.* Françoise , mariée , par contrat du dernier 
juin i538, à Jehan de Kermenguy, iîis de Tan- 
guy de Kermenguy et de Plesson de Launay ; 

5.* Margilie , mariée , par contrat du 28 octobre 
1 539, avecOlivier, seigneur de Coetudavel ; 

6.* Catherine, mariée, par contrat du 6 juillet i543, 
avec Christophe de Kerhoent, fik aîné de Fran- 
çois, seigneur de Kerhoent, de KergofT, etc., et 
d'Anne de Kerlozrec, dame douairière de Ker- 
goff; 

7.* Jeannette, partagée par ses père et mère, le 16 
février 1547 ; elle avait épousé N Pinart, sui- 
vant la transaction du 6 mars 1 570, passée entre 
Hervé et Jean Pinart, ses enfanu, et noble homme 
Jean du Coetlosquet, leur oncle ; 

8.* Gillette , mariée à Guillaume Mol, sieur de 
Kerjan; 

9.* Eliette, qui fut, avec Gillette, sa sœur, paru- 
gée par ses père et mère, le 1 6 février 1547; 

10.* Marie, dame de Kergrach, qui demanda par- 
tage à Jean son frère, le i5 juin i563. EUe est 
nommée, avec Guillaume de la Roche, son mari, 
dans Tacte d'ajournement de Jean, son frère, qui 
lui donna partage, le i^ janvier 1567. 

IV. Jean du Cobtlosqukt> II* du nom, seigneur du 



DU COETLOSQUET. 429 

Coetlosquet , accompagna d^abord Philippe Kerleau > 
grand-prieur de France^ â Malte, et fut reçu, par lui, 
chevalier de Saint-Jean de Je'rusaiem^ suivant les lettres 
du 3 mars 1843, données à Paris, au Temple. Etant de- 
venu Palné, après le décès d^Olivier, son frère^ mort 
sans alliance, il épousa Marie de Brezal» de laquelle il 
eut : 

I .* Olivier, dont l'article suit ; 

2.^ Anne, mariée, par contrat du 19 novembre 
1576, passé devant Guy le Maucazre et ses con* 
frères, notaires à Lesneven, avec noble Jacques de 
Tréanna, sieur de Kerguern, de Lonvilliau, etc. ; 

3.* Gillette, mariée, par contrat du 2 février 1589, 
à noble homme Alain de Kersaingily, sieur de 
Coskerou ; 

4.* Françoise, qui était mariée, le 19 juillet i623, 
avec Jacques dé Penfenteniou ou Cheffontaines, 
écuyer, seigneur de Penhoat, Penaustang, Guil- 
lemaron, etc. ; 

S.'^N.... du Coetlosquet, désignée et non nommée 
dans le contrat de mariage de Gillette, sa sœur, 
du 2 février 1589. 

V. Olivier, seigneur du Coetlosqubt, de Kérouarec, 
de la Salle, de Kermorvan, de Kerdu, de Kerlosquet, de 
Kergoatj etc. , est qualifié noble et puissant messire. Il était 
mort le 6 novembre i63i, et avait épousé, par contrat 
du t6 avril 1597, Anne de Kersauson, seconde fille de 
noble et puissant François de Kersauson, seigneur de 
Penhoat, de Kerugelou, Lavalot, Guerment, etc. , et 
de Marie de Kergariou. De leur mariage vinrent : 

I / Guillaume, dont l'article suit ; 

2.* Alain, écuyer, seigneur des Isles , lequel était 
âgé de dix-huit ans, lorsqu'il fut mis sous la tu- 
telle de sa mère, par acte exercé le 7 no- 
vembre i63i, devant le sénéchal de la cour de 
Pensez. 11 consentit^ le i5 juillet 1662, à l'acte 
de majorité de Guy, son neveu; fut marié à dame 
Françoise de la Fosse, et mourut sans postérité, 
en 1 667 ; 

3."* Marie, femme, i."" par contrat du i3 mars i63i, 
de messire Tanguy de Quélen, écuyer, seigneur 
de Kerhouant. conseiller du Roi« président au 



43o DU COETLOSQUET. 

siège prësidi^l de Quimper; mariée, 2.* à Jac* 
ques de Louvetel, seigneur de Saint-Thomas ; 

4.* Françoise, mariée, par contrat du 1 7 septembre 
1643, à René de Penfenteniou, seigneur de Me»> 
grali, iiis aîné et héritier principal et noble de 
feu Jean de Penfentenioo» et de dame Jeanne de 
Parseau: 

5.* Guillemette du Coetlosquet, âgée de 11 ans, 
le 6 novembre i63i, mariée, par contrat du ii 
janvier 1640, à Sébastien le Borgne, écuyer, fib 
aîné de Jean le Borgne, écuyer, seigneur de la 
Tour-Keraoud, etc. , et de noble Marguerite 
Polvays. 

VI. Guillaume, seigneur du G>etlosquet, de la 
Salle, de Kerdu, de Keiigoat, de la Palue, Kerannot, 
Keranlivin, Pensez , Kerguelven , etc. , chevalier de 
Tordre du Roi, qualifié noble et puissant messire, héri- 
tier principal et noble de ses père et mère; il était âgé 
de 22 ans, le 6 novembre i63i, qu'il fut déclaré majeur 
et mis dans la jouissance de ses biens. Il fut nommé capi- 
taine des habitans contribuables de la paroisse de Ploue- 
nourmenez, par commission datée de Morlaix, le 10 sep- 
tembre 1639, de Charles du Cambout, baron de Pont- 
château, etc., chevalier des ordres du Roi, lieutenant 
pour S. M. , en Bretagne, et reçu chevalier de Tordre de 
Saint-Michel, à Brest, le 3 septembre 1647, par ledit 
seigneur du Cambout, en conséquence des lettres-pa- 
tentes du Roi, à lui adressées le 30 mars précédent. Il 
était mort le 26 octobre i653, et avait épousé, par con- 
trat passé le 23 novembre 1 636, devant Gabriel le Mau- 
cazre et Pierre Olivier, notaires des juridictions de Le»- 
neven, Daoudour, etc. , demoiselle Louise Simon, dume 
de Kerannot, fille unique et héritière de noUe homme 
François Simon, seigneur de la Palue, de Kerannot, 
de Keranlivin, etc. , et de Barbe Denys. Leurs enfants 
furent: 

I .* Guy, dont Tartide suit ; 

2.'' Robert , tige de la branche des seigneurs de 
Kerannot, rapportée en son rang; 

3."* Sébastien , écuyer, seigneur de Pensez, etc., 
qui était sous la tutelle de sa mère, le 20 oc- 
tobre i653, et fut maintenu dans sa noblesse 



DU COETLOSQUET. 431 

avec ses frères, par arrêt rendu en la chambre 
de la réformation de la nobleisse de Bretagne, 
le 26 juin 1669. Il épousa par contrat du 24 
novembre 1684, passé devant Jacques de Pas, et 
A. la Roue, notaires, rojraux à Quimper-Corentin^ 
dame Marie Nicole le Tallec, dame douairière de 
Pouiconq, dont il eut Louise- Robine du Coet* 
losquet, mineure et sous la tutelle de sa mère, 
le 16 septembre 1697. Elle épousa messire Rend 
de Moelien, seigneur de Gouandour, comme il 
appert d'une subdivision de partage entre mes- 
sire Guy du Coetlosquet de Kerannot, et les 
petits enfants de messire Guillaume du Coetlos* 
quet, 4u 24 septembre 1708; 

4.^ Pierre, écuyer, maintenu dans sa noblesse avec 
ses frères, le 26 Juin 1669, ^^ ^^^^ ^ Quimper- 
Corentin, au mois de mai 1670, faisant ses 
études ; 

I 

5.® Barbe, mariée par contrat du 28 novembre 1664, 
à haut et puissant messire François du Dresnay, 
chevalier seigneur du Dresnay, Villeray, Ker- 
ven, Kerhuel, le Quellenec, etc., fils aîné, hé- 
ritier principal et noble de haut et puissant mes- 
sire François du Dresnay, seigneur de^idits lieux, 
et de haute et puissante dame, Marie de Pen- 
march ; 

6.* Louise-Françoise , mariée, i.® par contrat du 
7 juillet 1670, à messire François de Pesti- 
vien, seigneur de Keroudren, Penamprat, Ker- 
gOfT, etc.,, fils aîné, héritier principal et noble 
de feu messire Guillaume de Pestivien, seigneur 
de Keroudren, et de dame Jeanne de Kergariou; 
2.* à Sébastien de Lausanne; 3.^ à Louis Priacey 
de la Rocherie, suivant une sentence arbitrale 
du 16 septembre 1697; ' 

7." Marie-Anne du Coetlosquet, mariée, i.® par 
contrat du 4 février 1678, â haut et puissant 
seigneur messire Gabriel de Kersauson, cheva- 
lier, seigneur de Rosornon, de Poncelin, Ker- 
bréder, le SufF et Salnt-Saumé; 2.® 8 messire Jean 
du Dresnay, seigneur de Pénanru ; 

VIL Guy DU Coetlosquet, chevalier, seigneur du 



432 Ï>U COETLOSQUET. 

Coetlosqaeij de la Salle, Kermorvao, Keidu» Kergoat et 
KeraoQOt, baptisé le i6 janvier i639« en Téglise parois- 
siale de Plounéour , fut mis sous la tutelle de sa mère 
avec ses frères et sœurs, le 26 octobre i653. Il fut nommé 
capitaine de la paroisse de Plouénourmenez, en constdé* 
ration de sa valeur et de son expérience aux armes, par 
commission datée de Morlaix, le 14 juin 1666, d'Her- 
cule François de Boyséon, comte de BelUère, gouver- 
neur, pour le roi, des ville et château de Morlaix, capitaine 
général du ban et arrière-ban et garde côtes de Léon, et 
fut déclaré noble, issu d'ancienne extraction noble, 
maintenu dans la qualité d^écuyer et de chevalier, avec 
ses deux fils et ses frères puînés, Robert, Sébastien et 
Pierre du Coetlosquet , par jugement (je la chambre 
établie pour la réformation de la noblesse de la pro- 
vince de Bretagne, rendu le 26 juin 1669, sur le vu 
de ses titres remontés à Tannée 1434. Il avait épousé, 
par contrat du 12 février 1662, passé devant Diouguel. 
notaire royal de la cour de Morlaix, demoiselle Françoise 
le Segaler, dame de Penvern, fille unique de tieu mes- 
sire Jean le Segaler, conseiller du roi, bailli de Mor- 
laix, seigneur de Mefgouz, de Kergomor, Trebompé. 
etc., et de dame Françoise Siochan, sa veuve. Leurs en- 
fonts furent : 

I .* Charles-Louis, qui suit ; 

2.* Alain-François, auteur de la branche des sei- 
gneurs des Isles, rapportée ci -après; 

3.* Marie- Anne Ju Coetlosquet, mariée par contrat 
du 22 décembre 1691, passé devant G. Allaîn. 
notaire royal , avec Louis le Borgne, chevalier, 
seigneur de Keruzoret, fils aine, héritier prin- 
cipal et noble de feu messire Jean le Borgne, sei- 
gneur dudit lieu, et Je dame Susaane 



VIII. Charles- Louis*, chevalier, seigneur du Cokt- 
LosQUET, etc., baptisé le 21 octobre 1662, en l'élise 
paroissiale de Saint-Melaine de Morlaix, fut maintenu 
dans sa noblesse d'ancienne extraction avec son père, 
son frère et ses oncles, le 26 jum 1669. Il avait épouse, 
par contrat du 7 mai i685, passé devant le Roux et 
G. AUain, notaires et tabellions du roi à Morlaix, de- 
moiselle Renée-Radegonde du Trevou de Kersausoa , fille 
de iDCSsire JeainBaptiste du Trevou , chevalier » seigneur 



DU COETLOSQUET. 433 

de Kersauson, châtelain de Bressailhac ^ Che^f du Bois, 
Kerriec^ Guiéarmon, Troffeunteuniou^ etc. et de dame 
Githerine de la Forêt. Elle eut en dot la terre et sei« 
gneurie de Chef du Bois> que ses père et mère lui cons- 
tituèrent. De ce mariage vinrent: 

1 .* Jean-Baptiste* François^ dont l'article suit ; 
3.* Jeanne-Françoise du Coetlosquet^ mariée à N. 
de Kermenguy. 

IX. Jean-Baptiste-François, appelé comte du Cokt- 
UMQtJBT, qualifié haut et puissant seigneur, chevalier, 
seigneur du Coetlosquet, de Kereoat^ de Kerdu, de 
Kervrach et autres lieux, fut nomme chevalier de justice 
des ordres royaux militaires et hospitaliers, de Notre* 
Dame du Mont Carmel, et de Saint-Lazare de Jéru- 
salem, par lettres de Louis d'Orléans, duc de Chartres, 
premier prince du sang, grand-maitre desdits ordres^ 
datées de Paris, le 30 janvier 1722, et en prêta serment 
entre les mains de M. le comte de Lescoet^ commissaire, 
à ce député par mondît seigneur le grand-maitre. Il avait 
épousé, par contrat du 24 janvier 1716, passé devant 
Nicolas et le Bigot^ notaires des cour et juridiction de 
Plounès-Yveas , et feage noble de Plourivio, demoiselle 
Marie-Jeanne- Yvonne-Antoinette de la Noé, fille unique, 
héritière principale et noble de measire Louis de la Noë, 
seigotur de Coetpeur^ et de dame Madeiaine de Coet- 
loury, dpnt sont issus : 

t.* Alain-Yves-Marie du Coetlosquet, né le 19 
mars 17179 reçu page dans la grande écurie du 
Roi, le 18 juillet 1731, d'après ses preuves faites 
devant M. d'Hozier^ juge d^armes de France. 11 ob- 
tint, le 3o avril 1734, en sorunt des pages^ un 
brevet de cornette au régiment de Bethune cava- 
lerie, et mourut sans alliance ; 

2.* François-Etienne, dont l'article suit; 

3.* N... du Coetlosquet, mort jeune au service; 

4.* Jean-François-Yves, rapporté après ton aine; 

5.* Martbe-Guyonne, morte sans alliance le 11 no- 
vembre 1739 ; 

6.* Marie-Marguerite-Thérèze-Claudine du Coetlos- 
quet, mariée, par contrat du 27 octobre 1741, 
i messire Jacques-Qaude le Bihan , chevalier , 
seigneur de Penhele, fils aîné de haut et puissant 

8. itt 



434 ^^ COETLOSQjUET. 

mesure Toussaint le Bihan^ et de haute et puis- 
sante dame Marie-Charlotte de Sévignê. 

X. François- Etienne , comte du Coetlosquet, che- 
valier , seigneur du Coetlosquet , de Peulan, et autres 
lieuXj qualifié haut et puissant seigneur ; né le 1 3 avril 
1720^ baptisé le 21 dans l'église paroissiale de Plouénour- 
menez, fut d'abord employa sur la liste des gentilshommes 
destinés à servir en qualité de gardes de la marine au dé- 
partement de Brest, suivant un certificat de M. le comte 
de Maurepas, ancien ministre de la marine , daté de 
Versailles le 22 mars 1734; fut nommé sous-brigadier 
des gardes de la marine^ compagnie de Brest, per 
brevet du Roi , le i*' mai 1741 ; brigadier le i** fan- 
vier 1742; chef de brigade à cette compagnie le 1^ juia 
de la même année ; enseigne de vaisseau par brevet du to 
octobre 1743; reçut ordre du Roi, date de Dunkerque, 
le 9 juillet 1 744, de s^embarquer en cette qualité sur le 
vaisseau V Auguste^ commandé par M. le comte d'Aché ; 
obtint, le i** février <747j la permission de «se retirer 
du service j que sa santé l'empêchait de continuer; 
Sa Majesté étant satisfaite de ceux qu'il lui afait rea- 
dus, en qualité d'enseigne de vaisseau. Il fut nom- 
mé lieutenant de la capitainerie garde-côte de Saint- 
Brieux, par commission datée de Versailles le 10 sep- 
tembre 1752, et enfin, major de la capitainerie-gaitde 
côte de Pontrieux , par commission du 14 juin 1757» 
aussi datée de Versailles. Il est mort en 1761, et avait 
épousé, en présence de son père, par contrat du 17 juil- 
let .1745, passé devant le Breton et Bourel , notaires 
royaux delà sénéchaussée de Saint*Brieux, et de la juri- 
diction et baronnie de Pordic , demoiselle Marie-Anne 
Gallays, dame de Châteaucrocq, fille de messire Jean- 
Vincent Gallays, chevalier, seigneur de Châteaucrocq, 
et de dame Marquise Martin. De ce mariage, il a eu : 

I.* Jean -Baptiste -Marie -Marc, mon à Rennes, 
le 10 juillet 1761, sans alliance; 

2.* Etienne^Marie-Anne du Coetlosquet, né le 7 
juin 1753, mis sous la tutelle de sa mère, dame 
douairière du Coetlosquet, par acte du it juin 
1 76 1 , aussi mort sans alliance, à Saiat-Brieux, le 
8 avril 1769. 

X. Jean - François- Yves, vicomte ou Coetlosquct, 



DU COETLOSQUET. 433 

de Kersauson, châtelain de Bressailhac , Chef du Bois, 
Kerriec^ Guiéarmon, Tr^ffeunteuniou^ etc. et de dame 
Catherine de la Forêt. Elle eut en dot la terre et sei- 
gneurie de Chef du Bois> que ses père et mère lui cons- 
tituèrent. De ce mariage vinrent : 

I .* Jean-Baptiste- François^ dont l'article suit ; 
^^ Jeanne-Françoise du Coetlosquet^ mariée à N. 
de Kermenguy. 

IX. Jean-Baptiste-François, appelé comte du Coet- 
LOSQUBT, qualifié haut et puissant seigneur, chevalier^ 
seigneur du Coetlosquet, de Kergoat, de Kerdu, de 
Kervrach et autres lieux, fut nomme chevalier de justice 
des ordres royaux militaires et hospitaliers, de Notre- 
Dame du Mont Carmel, et de Saint-Lazare de Jéru- 
salem, par lettres de Louis d'Orléans, duc de Chartres, 
premier prince du sang, grand-maître desdits ordres, 
datées de Paris, le 20 janvier 1722, et en prêta serment 
entre les mains de M. le comte de Lescoet, commissaire, 
à ce député par mondit seigneur le grand-maître. Il avait 
épousé, par contrat du 24 janvier 17 16, passé devant 
Nicolas et le Bigot, notaires des cour et juridiction de 
Plounès-Yveas , et feage noble de Plourivio, demoiselle 
Marie-Jeanne- Yvonne-Antoinette de la Noé, fille unique, 
héritière principale et noble de messire Louis de la Noë, 
seigneur de Coetpeur, et de dame Madelaine de Coet- 
loury, dont sont issus : 

t.* Alain-Yves-Marie du Coetlosquet ,' né le 19 
mars 171 7f reçu page dans la grande écurie du 
Roi, le 18 juillet 173 1, d'après ses preuves faites 
devant M. d'Hozier, juge d^armes de France. 11 ob- 
tint, le 3o avril 1734, eu sortant des pages, un 
brevet de cornette au régiment de Bethune cava- 
lerie, et mourut sans alliance ; 

2.* François-Etienne, dont l'article suit ; 

3.* N... du Coetlosquet, mort jeune au service; 

4." Jean-François-Yves, rapporté après son aine; 

b.^ Marthe-Guyonne, morte sans alliance le ti no- 
vembre 1739 ; 

6.^ Marie-Marguerite-Tbérèze-Claudine du Coetlos- 
quet, mariée, par contrat du 27 octobre 1741, 
à messire Jacques-Claude le Bihan , chevalier , 
seigneur de Penhele, fils aîné de haut et puissant 

8. 38 



434 ^^ COETLOSQjUET. 

messire Toussaint le Bihan^ et de haute et puis- 
sante dame Marie-Charlotte de Sévigné. 

X. François- Etienne , comte du Coetlosquet, che- 
valier , seigneur du Coetlosquet , de Peulan, et autres 
lieuXj qualifié haut et puissant seigneur ; ne le 1 3 avril 
1720^ baptisé le 21 dans l'église paroissiale de Plouénour- 
menez, fut d'abord employé sur la liste des gentilshommes 
destinés à servir en qualité de gardes de la marine au dé- 
partement de Brest^ suivant un certificat de M. le comte 
de Maurepas, ancien ministre de la marine , daté de 
Versailles le 22 mars 1734; fut nommé sous-brigadie^ 
des gardes de la marine^ compagnie de Brest, par 
brevet du Roi , le i" mai 1741 ; brigadier le !•' jan- 
vier 1742; chef de brigade à cette compagnie le i*' juin 
de la même année ; enseigne de vaisseau par brevet du 10 
octobre 1743; reçut ordre du Roi^ daté de Dunkerque, 
le 9 juillet i744> de s^embarquer en cette qualité sur le 
vaisseau Y Auguste^ commandé par M. le comte d'Aché; 
obtint, le !•' février 1 747, la permission de #se retirer 
du service , que sa santé Fem péchait de continuer; 
Sa Majesté étant satisfaite de ceux qu'il lui avait ren- 
dus, en qualité d'enseigne de vaisseau. Il fut nom- 
mé lieutenant de la capitainerie garde-côte de Saint- 
Brieux, par commission datée de Versailles le 10 sep- 
tembre 175 2; et enfin, major de la capitainerie-garde 
côte de Pontrieux , par commission du 14 juin 17579 
aussi datée de Versailles. Il est mort en 1761, et avait 
épousé^ en présence de son père, par contrat du 17 juil- 
let 1745, passé devant le Breton et Bourel ^ notaires 
royaux delà sénéchaussée de Saint-Brieux, et de la juri- 
diction et baronnie de Pordic , demoiselle Marie-Anne 
Gallays, dame de Châteaucrocq, fille de messire Jean- 
Vincent Gallays, chevalier, seigneur de Châteaucrocq, 
et de dame Marquise Martin. De ce mariage, il a eu : 

1.* Jean -Baptiste -Marie -Marc, mort à Rennes, 
le 10 juillet 1761, sans alliance; 

2.*^ Etienne-Marie-Anne du Coetlosquet, né le 7 
juin 1753, mis sous la tutelle de sa mère, dame 
douairière du Coetlosquet, par acte du 11 juin 
1761, aussi mort sans alliance, à Saint-Brieux, le 
8 avril 1769. 

X. Jean - François- Yves, vicomte du Coetlosquet, 



DU COETLOSQUET. ^3^ 

4.* Aimée- DesireVSophie du Coctlosquet , mariée 
le 5 décembre t8o5, à messire ^ouïs-François- 
Marie, comte de Clerembault^ chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis. 

5.* Chérie du Coetlosquet. 

XII. Charles-Yves-César-Cyr» comte ou Coetlosquet» 
chevalier, né à Morlaix^ le 21 juillet 1783; maréchal des 
carops et armées du Roi; nommé par S. M., le 1 3 juin 
1814, au commandement du département de la Nièvre: 
aoo dévouement à J'auguste maison de Bourbon, lui fit 
un devoir de résister à main armée atix satellites de Tu- 
surpateuri unt à Nevers qu'à Orléans. Il soutint ensuite 
de tout son pouvoir, les royalistes à Paris, lors du voyage 
de S. M. à Gand, et les organisa de manière k pouvoir 
agir utilement pour hâter le retour de S. M. dans sa ca- 
pitale; il fut promu ^ le 8 septembre 181 5» au grade 
d'aide-roajor général de la gjirde royale ; il est chevalier 
de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, commandant 
de la Légion d^honneur , et commandeur de Tordre 
grand-ducal de Hesse. 

SECONDE BRANCHE. 

Seigneur des Isles. 



VII L Alain-François bu Cobtlosqubt, chevalier, sei- 
gneur des Isles, second .fils de Guy, chewdier, et de 
Françoise le Segaler, fut maintenu dans sa noblesse d'an- 
cienne extraaion, avec son père et son frère aine , le 
36 juin 1669, et épousa, par contrat du 14 juin 1692, 

Essé devant Allain, nouire royal, Gillette de Kergus, 
le de messire René de Kergus, seigneur de Mesambez, 
et de dame Marie de Tanouarn. De ce mariage sont 



1/ René-François dont l'article suit; 

2.* Jean-Gilles, né le 1 5 septembre 1700, précepteur 
de monseigneur le Dauphin, depuis Louis XVI, 
du comte de Provence ai^jourd'hui Sa Majesté 
Louis XVIII, et du comte d'Artois ; Tun des qua- 
rante de T Académie française, sacré évéque^ de 
Limoges le 7 lévrier 1740, dont il a donné sa 
démiuion en 1758; prélat-commandeur de Tordre 



^38 ^^ COETLOSQUET. 

du Saint-Esprit , nommé abbé commandataire de 
Tabbaye de Saint-Philibert de Touraus, diociac 
de Châloûs-sur-Saône, en 1745^ de celle de Saint 
Paul, au diocèse de Verdun^ en 1759, et premier 
aumônier de Monsieur, mon à Pabbaye royale 
de Saint- Victor, à Paris, le 21 mars 1784; éunt 
appelé par le Dauphin, père de Louis XVIII, à 
réducation des eofants de France, il inspira à ses 
élèves (dit le Dictionniare historique), les vertus 
qui étaient dans son cœur. Bienfaisant sans osten- 
tation, pieux sans aigreur, la bonté inaccessible à 
Tesprit de parti , la modestie et la modération 
furent la base de son caractère. Ayant été cla 
membre de l'Académie française, il dit à un sei- 
gneur de ses amis : c'est à ma place, ce n'est pas à 
moi que cet honneur appartient. Il aimait les lettres 
et ceux qui les cultivaient. On attaquait devant lui 
les principes et le caractère de d'Alembert : € Je 
• ne connais point sa personne, dit l'évéque de 
« Limoges, qui n'était point encore son confrère 
» dans TAcadémie, mais j'ai toujours ouï dire que 
« ses mœurs étaient simples, et sa conduite sans 
« reproche. Quant à ses ouvrages, je les relis sou- 
» vent^ et je n^ trouve que beaucoup d'esprit, 
» de grandes lumières et une bonne morale. S'il 
» ne pensait pas aussi bien qu'il écrite il faudrait 
» le plaindre ; mais personne n^est en droit dln* 
» terroger sa conscience ». 

3/ Alain-Réné, chanoine trésorier de l'église ca- 
thédrale de Tréguier, et abbé commandataire de 
Saint-Gildas-des-Bois, mort en 176..; 

4.* Joseph-Gabriel , seigneur de la Palue , ancien 
capitaine au régiment de Marsan, infanterie , cbe» 
valier de l'ordre royal et militaire de Saint- Louis, 
marié, 1/ avec Marie de Bléas, dame dadit lieu ; 
2.^ avec Marie Le Gac^ dame de Lansalut. Ses 
enfants furent : 

Du premier lit: 

A • Marie-Giilette du Coetlosquet^ née le 18 
novembre 1742, mariée, en 1764, i mes- 
sire Louis-Fclix de •* ' * ' 



DU COETLOSQUET. ^Sg 

Du second lit : 

r 

b, Marie-Jeanne du Coetlosquet^ née le 7 no- 
vembre 1753; mariée, le 11 février 1777, à 
messire Pierre-Jean le Roux, seigneur de 
Kerninon ; 
5.** Marie-Françoise, morte au couvent des dames 

du Calvaire, à Paris; 
6.® Gillette du Coetlosquet^ dite mademoiselle des 
Isles. 

IX. Réné-François du Coetlosquet, chevalier, sei- 
gneur des Isles, épousa^ p.r contrat du 10 mai 1749, 
passé devant Courtois, notaire royal, demoiselle Ursule 
Oriot de Cœtamour, fille mineure de feu messire Jean 
Eusèbe de Cœtamour, et de défunte dame Ursule-Do- 
rothée de Boutouiller. De ce mariage est issu : 

X. Jean-Baptiste-Gilles, baron du Coetlosquet, né 
le 20 août 1751, nommé chevau-léger de la garde ordi- 
naire du Roi, le i5 mars 1768^ puis capitaine commandant 
de la compagnie lieutenance-colonel du régiment Royal- 
Piémont, cavalerie, par commission du 23 janvier 1771; 
il a été choisi par le Roi, le 16 septembre 1773^ pour, 
en qualité de gentilhomme d'honneur de Monseigneur le 
comte d'Artois, servir près de sa personne et raccompa- 
gner partout où il lui plairait, et a été fait colonel en 
second du régiment Dauphin, infanterie, par brevet du 
2 juin 1777. II a épousé, par contrat du 3i décembre 
1781, demoisielle Charlotte-Eugénie de la Salle, née 
à Metz en 1764, fille de François de la Salle, chevalier, 
puis commandeur des ordres de Saint-Lazare et de Notre- 
Dame du Mont-Carmel, en 1783, et de Saint-Louis 
en 1786, mestre de camp^ commandant du régiment de 
Bretagne, infanterie. 

TROISIÈME BRANCHE. 

Seigneurs de KerannoU 

VII. Robert du Coetlosquet, écuyer, seigneur de 
Kerannot, second fils de Guillaume, chevalier de Tordre 
du Roi, et de Louise Simon, était mineur le 26 octobre 
i653, que sa mère en eut la tutelle. Il fut déclaré noble 
issu d'ancienne extraction noble, et maintenu dans la 



440 I>U COETLOSQUET. 

qualité d'écuyer et de chevalier, avec ses frères^ par arrêt 
de la chambre de la réformatioa de Bretagne, rendu le 
26 juin 1669, comme il a été dît ci-devant. Il épousa, 
par contrat du 5 mai 1671, passé devant le Breton et 
Cribier, notaires royaux, demoiselle Bonaventure Quintin, 
dame du Hellin, fille aînée, héritière présomptive de 
Gilles Qaintin, écuyer, seigneur du Hellin, et de dame 
Anne le Roux, dont il eut : 

i .® Guy, qui suit ; 

2.' Anne-Bonaventure; 

3." Marie-Anne. 

VIII. Guy DU CoETLosQUBT, chevalier, seigneur du 
Hellin, de Kerannot, etc.^ conseiller du Roi, et son 
lieutenant-général de l'amirauté de Brest, est nommé 
dans la sentence arbitrale rendue le 18 mars 1699, entre 
lui et Charles; du Coetlosquet, son cousin germain, au 
sujet de la succession de Guillaume, chevalier de Tordre 
du Roi, leur aieul commun; et subdivisa à ses puînés 
par acte du 24 septembre 1708, passé devant Rannau, 
nouire royal, la part qui leur était échue dans la suc- 
cesion de leurs aïeul et aïeule communs. Il avait épousé, 
par contrat du i3 juin 1705 passé devant le Gœn et le 
Brun, notaires royaux, demoiselle Marie- Annie Monot, 
dame dudit lieu et de Ranvelin, dont : 

IX. Michel- Yves-Marie du Coetlosquet , chevalier, 
seigneur de Kerannot, né le 3t octobre 1708, qui a 
épousé, par contrat du 22 août 1731, passé devant Buis- 
son, notaire royal à Quimper, Elisabeth le Pappe, dame 
de Kerminy. De leur mariage sont issus : 

I.* Marc-Sezny-Guy-Marie, qui suit; 

2.' Marie-Jeanne, née le 7 décembre 1732, mariée, 
par contrat du 3 avril 1750, passé devant Lan- 
dois, notaire royal, avec messire François-Louis- 
Hyacinthe de Penfentenio, chevalier, marquis de 
Cheffontaines, baron de Coetconq, seigneur de 
Bosigno, Bergoet, Kermonès , Saint-Georges, 
la Lande, etc. , chevalier de Saint-Louis; 

3.^ Anne-Marie-Michelle , née le 23 février 1734, 
mariée, par contrat du 17 janvier 1752, passé de- 
vant ledit Landois, notaire royal, avec messire 
Nicolas-Pierre-François Amcline, chevalier, sei- 



DU COETLOSiiUET. 441 

gneur de CadeviUe^ fils de Nicolas, maréchal des 
camps et armées du Roi . et gouyemeur posr S, M 
des île et citadelle d'Oleron; 

4.* Marie-Renée-Genevièye ^ née la 23 noyembre 
1738, mariée, par contrat du 26 octobre 1756^ ayec 
messire Annibd- Louis Rogon, chevalier, seigneur 
de Carcaradec, de Kenvon et autres lieux, fils de 
Jcan-Loais Rogon, chevalier, seigneur des méiges 
lieux , et de dame Marie<>itherine*Emilie du 
Breil de Pontbriand ; 

5.* Marie-Josephe-Anne du Coetlosquet; née le 19 
août 1747, mariée, par contrat du 10 septembre 
1766, passé devant Landois, notaire royal, avec 
haut et puissant seigneur Louis-Marie-Ambroise- 
René du Dresnay, chevalier, seigneur de Mon- 
treiaix, guidon des chevau-legers, fils de Joseph- 
Michel- René, chevalier, comte du Dresnay, gou- 
verneur et commandant des villes de Saint-Pol- 
de-Léon et Roscoff, et d^EHsabeth de Cornulier, 
sa première femme. 

X. Marc -Sezny» Guy-Marie du Gostlosqcet, cheva- 
lier, marquis de Ranvelin, né le 3f juillet 1744, épousa, 
par contrat du 7 man 1767, passé dlevant Sohier et Ri- 
chelot, nouires, Pauline - Anne - Pélagie de Farcy-de- 
Cuillé, nièce d'Auguste-François-Annibal de Farcy-de- 
Coillé, évéqoe de Quimper^Corentin , qui leur donna la 
bénédktîen nuptiale, et filk de mesaire Jacques-Annibal- 
Gabriel de Farcy, seigneur de Cuillé, de Gastines, etc. , 
président à mortier au pariemcnt de Bretagqe, et de dame 
Catherine Françoise Jeanne du Bahuno. I>e ce mariage 
sont issus : 

I.* Annibal-René-Guy*Paul, né le 16 janvier 1768, 
mort sans hoirs ; 

3.* Fr«A(ois->Jean*Marie - Magloire, né le 14 juta 
1769, officier au régiment des gardes françaises^ 
mort à QoibeiOQ ; 

3.* Louis-Marie-Joaeph-Fonuné , né le 20 mars 
1772, officier au régiment de Bretagne , mort à 
Quiberon ; 

4.* Pauline-Ann^Marie dv CoBTLoaQucr « née le 
3o août 1 770. 



442 DE FROMENT. 

». • • . 

Armes: De sable^ semé. de bjUettes d'argent; au lion 
momédumémc, brochant sur le tout. . Devise : Franc et 
loyal. 



FROMENT. Cette noble et ancienne famille est ori- 
ginaire des environs de Rome ; ^des recherches faites dans 
les archives du Vatican, ne laissent aucun doute sur les 
services importans qu'elle a rendus à Tempire romain , 
dans les tems les plus reculés, squs les règnes de plusieurs 
empereurs^ et attestent qu'elle a occupé des charges et 
emplois très-distingue's. Parmi' ceux qui sont cités, on 
trouve Adicius et Edisius Frumens, dont l'un fut 
e'vêque à Axum en 3io, et mort le 28 octobre SSy ; il 
avait été sacré par saint Anastase; l'autre fut échanson 
de Marope, prince payen. Fabricius Frumenti comman- 
dait à Viterbe en 523. 

Une branche de cette maison, Frumens ou Frumentius 
en latin, Frumenti en italien et Froment en français^ 
passa d'Italie en Languedoc, et s'y établit dans le sixième 
siècle. Ce qui rend, en France, l'époque de cette maison 
incontestable , c'est que Remaldus Froàient , Romain 
d'origine, fils de celui qui s'établit en Languedoc, devint^ 
par son grand mérite, en 604, grand maire de Paris, et de 
Sens, sous Clotaire II. 

Dififérens auteurs manuscrits assurent que les Frumenti 
du neuvième siècle, connus dans la Gaule Narbonnaise, 
étaient originaires d'Italie (i). 

Le tems et les révolutions de l'Etat ont détruit les suites 
de la généalogie de cette maison, jusqu'aux environs du 
treizième siècle. A cette époque, cette noble et -ancienne 
famille é;ait divisée en trois branches principales , toutes 
honorées du titre de gentilshommes bannerets. La pre- 
mière établie en Languedoc, a été honorée du titre de 
baron de Montarah et de iCastille, et descend des an- 
ciens seigneurs de Fromentr (2), appelés^ dans les actes 
latins, Frumenti. Cette branche remonte son origine à : 



(i) Tout ceci est extrait d'un Mémoire généalogique^ imprimé 
en 1770. 

(2) Fromentc, terre et ancienne baronnie située en Bugcy, 



DE FROMKNT. 44J 

I. George de Froment, Conier, originaire du Bugey^ 
dont le tils noramé : 

II. Vincent db Froment, premier allié ^ II* du nom 
Collier, aussi originaire du Bugey , épousa ^ par contrat 
du 12 mars t5i5, noble Claude de Bordielle, de la ville 
d*Uzès, dame deMontaran; cet acte oui est écrit en la- 
tin, est conçu en ces termes: Nobilis Vincentins Fru- 
menti filiuSy etc., a été visé dans le jugement de' main* 
tenue de noblesse de M. de Maupeou^ intendant de Poitou, 
en 17Q0. De ce mariage, vinrent : 

I.* Jean^ qui suit; 

2.* Et Gabriel » I*' du nom , prévôt de l'église 
d'Uzès, en 1547, qui signala son zèle pour la re- 
ligion, qu'il défendit avec fermeté. fCQntre les nou- 
veaux sectaires^ en quoi il fut secondé par son 
frère atné. 

III. Jean de Froment, écuyer , baron de Montaran , 
par son grand zèle pour la religion, perdit toui^ ses biens, 
et fut obligé de se sauver dans les terres de la prévôté 
d'Uzès; il fut viguier de la prévôté d'Uzis , où il 
épousa, le 20 avril 1548, Claude-Catherine d'Entraigues, 
laquelle éuit veuve de lui, le 22 mars i6o3 , et 
mère de: 

I .* Gabriel, qui suit; 

2.* Pierre, auteur d'une seconde branche, rapportée 
ci-après; 

3.* Philippe, qui fut viguier dHJzès et lieutenam-j^é- 
néral de la vicomte de Périgord; il épousa Fran- 
çoise hier, d'une ancienne fiimille du Languedoc, 
et en eut, entr'autres enfants: 

a. Jean de Froment, qui fut lieutenant-général 
de la vicomte de Florensac , et devint la 
souche d'une branche qui est éteinte au- 
jourd'hui. 



sur la rivière d*Ains, paroisic de Neuville, qui a eu autrefoi» 
sea seigneura particuliers^ auxquels elle a donné ton nom : elle 
paaia, aur la fin du douzième aiècle, en la maison de Beauregak'd, 
d*où elle cat paasée dana œlle de la Baume, où die fut le fNU-uge 
et le nom distinctif d'une branche cadette de cette maison. 



444 ^^ FROMENT. 

b' 74 de Froment^ viguier dç Languedoc, 

dont on ignore la postérité. 

4.* Et Vincent, II* du nom^ qui eut un bras em- 
pùtté d'un boukt de canon, en pnéseoce du comte 
du M^davy, qui lui fit avoir la Ûeoteoance de Roi 
d'Alby. 

IV. Gabriel de Froment ^ II* du nom , écuyer , fot 
gouverneur et commandant^ pow Ie$ Rois Henri IV a 
Louis XIII, du château de Saint^Sissifred , en i6si; il 
euty entr'autres enfants, de sa femme, dont on igqore k 
nom: 

!.• N , qui suit; 

3.* Et <Sabriel de Froment, ÎII* du nom^ con- 
seiller, aumônier du Roi, chanoine d'Usés et an* 
cfen prieur de BaignoJs, en ^690. 

V. N DE Froment, ccuyer, fut père, entr'autres 

enfants, de : 

VI. Gabriel de Frombnt^ IV* du nom, écuyer^ sei- 
gneur d'Aigiilers , de Vei^ièces et de Boseet , viguier 
de la préi^té .-et dn chapitre d'Uzis, qui fut roamienu 
dans sa noblesse, par arr£t de la Cour des Aides île Mont- 
pellier , du aa avril 1 674 ; il épousa noble Hélène de 
Pertuis , de la ville d'Uz^ , dont il laisu , pour fille 
unique: 

VII. ieaniie-Diane os Froment, dame desdttes terres, 
qu'elle porta par mariage, le i3 octobre 1693, auquel 
assista .le chanoine d'Uaài, son grand onde , à Gabriel 
de Fipment , II* du nom de sa branche, cousin issu de 
germain de son pèr^ et trésorier de France à la Rochelle. 
(Voyez la branche qui suit). 

SECONDE BRANCHE, 

établie en Poitou, puisa Montpettier. 



IV. Pierre m Frombkt , écuyer , né à la 4rille du 
Pont - Saint • Esprit^ donna quittance à Gabriel de Fro- 
ment, II* du nom, son frère^ le 3 mai 1604, et épousa, 
Uft6 macs lâoS» Anoe-Qaudele Pelletier, mèîe de: 

i.*loseph, qursuit; 



DE PRO.MENT. 44» 

3.* Antoine , prêtre, docteur de Sorbonne , cha* 
noine et doyen de Téglise cathédrale de Luçort. 

3.* Pierre de Froment ; 

4."^ Et Gabriel , premier du' nom tie s» branche^ 
mort sans alliance. 

V. Joseph DE Froment,. I*' du nom, écuyer , de- 
meurant à Luçon^ épousa, le 7 février 1667, Marie 
Rampilion; il fut maintenu dans la (qualité de noble et 
d'ecuyer^. par arrêt de la Cour des Aides de Montpellier, 
du 4 mars 1676, et mourut avant le % avrU i685, lais* 
sant, de son mariage avec ladite Marie de Rampilion, 
sa femme, qui vivait en 1700, qu'elle fut maintenue en 
sa noblesse avec ses enfans, par jugement de M. de 
Maupeou : 

I .* Gabriel, qui suit ; 

3/ Joseph, seigneur de la Molliére, lieutenant des 
vaisseaux du Roi, mort en 1728. H avait épousé, 
tn 1711, Renée Baraud de Pague, dont il eut 
deux fils, qui furent chevaliers de Saint*Louis, 
et ne laissèrent point de postérité, et Jeanne- 
Marie, qui e'pousa, en 1755 , M. Barnod de la 
Rivière des Granys, capitaipe au régiment d'Au* 
▼ergne ; 

3.* Antoine^ e'cuyer, seigneur de la Sauveris, capi- 
taine d'infanterie ; 
4.* Pierre-Paul, clerc tonsuré ; 
5/ Et Marie, religieuse i Lu^. 



Tous ces cinq enfans furent maintenus dans leur no* 
blesse, par M. de Maupeou, intendant de Poitou, le 3 
juillet 1700, et par M. de Richebourg, aussi intendant de 
lamteie province, le to septembre 1715. 

VI. Gabriel de Froment, II* du nom, écuyer, tré« 
sorier de France à la Rochelle, épousa,, par contrat da 
i3 octobre 1673, Jeanne-Diane de Froment, dame d'Ar- 
gillers, de BcNnet et de Venguiires, etc. , fille unique et 
héritière de Gabriel, IV^ du nom , seigneur des mêmes 
terres, tt viguier de la ptévAtéd^Utés^ son* cousin issu de 
germain, et de dame Hélène de Pertuis, sa femme. Il 
fut maintenu dans sa noblesse, conjointement avec ses 
frères et sœurs, par jugemens du 3o juillet 1700 et du to 
septembre 1715, et une troisième fois, le 7 novembre 



^6 DE FROMENT. 

de cette même année, par autre jugement rendu par M. -de 
Lamoignon, intendant de Montpellier. Elle mourut en 
1743^ laissant de son mariage : 

i."^ Gabriel, III* du nom, écuyer^ seigneur d'Ar- 
gillers , en faveur duquel cette terre , qui fut 
uiiie à celle de CastUle, dans rUzège, avec aotrca 
fieifs, fut érigée en baron nie, par '.lettres-patentes 
du mois d'avril 1748, enregistrées au parlement 
de Toulouse, le 5 juillet suivant, à la chambre 
des comptes de Montpellier, le 10 septembre aussi 
de la même année, et au bureau des finances de 
la même ville, le 12 juin 1749; elles lui ont été 
accordées, XAnienconsidération de ses services que de 
ceux que ses ancêtres rendaient au Roi et à Téglise, 
durant les troubles de la religion, excités dans le 
seizième, siècle, ayant été les seuls, parmi la no- 
blesse du paya d'Uzès, qui n'eussent pas suivi le 
parti de l'erreur, ce qui causa Fincendie de leoft 
titres et la perte de leurs biens ; il épousa , en 
1722, au mois de novembre, Marie-Anne Cal- 
meton, de laquelle il n'eut point d'enfants; 

2.* Gabriel-Joseph, qui suit ; 

3/ Antoine, chanoine et prévôt de l'église d'LFzés; 

4.* Charles, prieur de Pylemalle, en 1768 ; 

5.* François^ écuyer, seigneur de la Boisset, lieu- 
tenant de cavalerie au régiment de la Vieuville ; 

6/ Marie-Hélène , mariée à Louis-Simon de Roa- 
sel, écuyer, seigneur de Saint-Manet et de Saint- 
Quentin ; 

7.* Et Elisabeth, non mariée, vivante en 1770. 

VII. Gabriel - Joseph de Froment , I*' du nom, 
écuyer, seigneur de Vaquiés, etc., a épousé, le 19 no- 
vembre 1745, Marie-Constance de la Vergue de Tressan 
de Mont-Bazin, d^une famille qui a donné un Arche- 
vêque de Rouen, et un évêque de Soissons, dont il 
a eu : 

I .* Gabriel-Joseph, dont l'article suit ; 

2/ N de Froment, chevalier, né en 1748 ; 

3.* Antoinette-Marie, née en 1750. 

VIII. Gabriel-Joseph de Froment, chevalier, né en 
1747, connu d'abord sous le nom de baron d'Argillers, 



DE FROMENT. 447 

fut page du Roi en sa grande écurie^ea 1763, puis aous- 
lieutenant au rJgiment des Gardes-Françaises; depuis, 
il a pris le nom de baron de Castille, autre terre de sa 
maison; il prêta serment entre les mains du Roi 
Louis XVI, en qualité de lieutenant de Roi de la pro- 
vince de Languedoc, à Saint-Cloud, le 5 septembre 1786. 
Son attachement à la monarchie le fit incarcérer lors de 
la l'évolution, et il ne fut rendu à la liberté qu^au 9 ther- 
midor. Il a épousé, en premières noces, Epiphanie, fille 
du comte du Long du Longuo, famille patricienne de 
Sienne, au grand-duché de Toscane; et en secondes 
noces, en novembre 1809, la princesse Herminîe de 
Rohan, fille aînée de S. A. S. le prince Charles de 
Rohan et de la princesse de Rohan- Guémenée ; 

Enfants du premier lit : 

1.* Edouard de Froment-Castille, officier de cava- 
lerie qui, après avoir fait plusieurs campagnes, 
fut tué d'un boulet de canon, à la 'bataille 
d'EssIingen, le 22 mai 1809, au moment où il 
donnait les plus belles espérances ; 

2.« Q>nstance de Froment-Castille, mariée en i8o3, 
à M. le baron Charles-Joseph du Roure. 

Enfants du second lit : 

3.* Mcriadec, née en novembre 181 1 ; 
4.* Blanche, née en février 181 3; 
3/ Berthe, née en janvier 18 16. 

La seconde branche s'est établie en Prusse ; le dernier 
de cette branche était, en 1733, gouverneur, pour le roi 
de Prusse, de la principauté de Neufchâtel, où il est 
mort. 

La troisième branche étaUie en Dauphiné, et proche 
de Langres, en Champagne, seigneurie de Bize, etc. , 
a été honorée comme les précédentes, de l'ancien titre 
de gentilshommes bannerets, par les souverains Dauphins, 
avant que Philippe VI eut acquis le Dauphiné. 

Cette branche remonte sa division des deux autres à : 

I. Antoine db Froment, I*^ du nom, qui vivait à 
Valence, sous Humbert Dauphin, à la fin du treizième 
siècle, et au commencement du quatorzième. Il fut in- 
humé en Téglise des Frères Prêcheurs de cette ville, 
dont il avait été élu consul, comme noble , et dans la- 



348 DE FROMENT. 

quelle on ^it son tombeau, sur lequel on lit cette ins* 
cription: Hïejacet nobHit Antonius de Froment, qw 'av<H 
rumr virtute ac notilitate, summo Humberto Delphine rr- 
gnantûf lege romand sicuti nobilis hujusce urbis consutatum 
. tenuit , etc. Il avait épousé , par contrat passé devant 
Rîverat, sub-conservateur des notes à Grenoble, en iSij, 
demoiselle Christine des Adrets, fille de noble Jean des 
Adrets, baron de Beaumont , et de dame Marie - Anne 
d'Amanjeu, sa femme; de ce mariage vinrent : 

1 / Antoine, qui suit ; 

2/ Et Philippe, qui fut confesseur du duc de Bour- 
gogne. 11 fut sacré évéque de Nevers, en 1894» et 
est mort en 1 396. 

II. Antoine de Froment, II* du nofflj écuyer» fut aer* 
gent-major^ et commandait une bande de lansquenets, aoos 
le duc d'Anjou, à la bataille qu'il livra piîs d'Aymer, 
en Guicnne. Il épousa, par contrat passé devant Riquier, 
notaire et sulxonservateur des notes à Valence, en i36i, 
demoiselle Jacqueline de Nermand, fille de noble Jean 
de Nermand , écuyer , président en la sénéchaussée et 
siège présidial de Valence, et de Madelahie de Boussac» 
sa femme, dont : 

I.* Louis, qui suit; 

2.* Et,Guillemine, dont ralliance est ignorée. 

III. Louis DE Froment , I*' du nom , écuyer , était, 
en 1421, maréchal de bataille, sous le comte de Bonkam 
et le maréchal de la Fayette, à la bataille de Bange» en 
Anjou, contre le duc de Clarence. Il s'allia, par contrat 
passé devant Joachim de la Brugère , sub - conservaieur 
des notes à Valence^ en 1436, avec demoiselle Julicooe 
de la Bastié, fille de noble Gaspard de la Ba^tié, consul 
de Valence , et de dame Alexandrine de Latier , sa 
femme, dont il eut : 

1 ^ Qaude^ qui suit ; 

2.* Et Elisabeth, dont l'alliance est ignorée. 

IV. Claude de Froment, I*' du nom , écuyer , com- 
mandait, en 1465, sous Louis XI, une bande de lances, 
à la journée de Mont**Chéry, contre le comte de ChafX>- 
h»s. Il épousa, par contrat passé devant Adam Soulier, 
«lusi^onservateur des notes à Montélimar, en 1498, demoi- 
selle iMbeau de Beauvio, fille de noble Odde de Beauvio, 



DE FROMENT. 449 

seigneur de Soion^ et de dame . Christine de Bergerac^ 
sa feminey dont , entr'autres en£ants>. il /eut : 

I.* Claude, qui suit; 

2.* Et Léon , auteur du second rameau , rapporté 
ci-après. 

V. Claude de Froment , II* du nom, écuycr, corn- 
manda une compagnie, à la surprise de Landriane, au 
Milanais, et fut fait prisonnier, en i523, à la bataille 
de Rebecque, par le général de Levé. Il épousa, par 
contrat passé, en 1549, devant Jacques Mérina, notaire, 
à Nîmes, Sébastienne de Marlemont, fille de noble Jér 
rôme de Marlemont, et de dame Catherine de Bercieux. 
Leurs enfants furent: 

t.* Alexandre- Bernard, chambellan de Henri, roi 
de Pologne, depuis roi de France, sous le nom 
de Henri III ] 

2.* Qaude, dont l'article suit : 

VI. Claude DB Froment, III* du nom, écuyer, sei- 
gneur de Saillans, doyen de Tuniversité de Valence, 
député de la noblesse, empêcha, par l'éloquence de ses 
discours, prononcés en présence de toute la noblesse 
assemblée, et secondé du zèle d'André Leberon, évéque 
de Valence, l'exercice public, qu'on y voulait introduire, 
de la religion prétendue réformée, et fut maintenu et 
confirmé dans son ancienne noblesse, par lettres-patentes 
du roi Henri IV, données en 1607. II avait épousé: i.*en 
1578, demoiselle Justine Michaille; 2.* en i58o, de- 
moiselle Louise Halhet de Romans; 3.* par contrat passé 
devant Gilbert des Boues, sous-conservateur des notes, 
à Valence, Anne des Mottes de la Grionerie, fille de 
Pierre des Mottes, écuyer, seigneur de la Griotterie et de 
Confolens. Ses enfiints furent : 

Du premier lit : 

I.* Gaspard, doyen de l'université de Valence; 
2.* Claude de Froment , conseiller au parlement 
de Metz ; 

Du second Kt : 

3.* Antoine, premier consul de Valence; 

4.* Jean, conseiller du Roi; 

5/ Isabeau, mariée à Simon de Favet, seigneur de 

Rochemore ; 

8. 39 



45o DB FROMENT* 

Du troisième Ut : 

6.* Pierre- André, qui suit ; 

7/ Barthélémy , qui forme la troisième branche, 
établie à Lunel, et rapportée plus bas. 

• 

VII. Pierre-André ds Frombnt, écuyer, seigneur de 
Saillans, de Laulavier, de Bize et Poinson, successÎTe- 
ment capitaine-major du régiment de Pierregourdéy puis 
major de Tortone, où il fut blessé en défendant la place, 
major de Thionville et de Landrecies, capitaine d'une 
compagnie franche de cent hommes d'armes; aide des 
camps et armées du roi, et maréchal de bataille, arrêta, 
au pont de Sture, dans le Montferrat, l'avant-garde des 
ennemis, et donna le temps au maréchal de Navailles d'ar- 
river avec Parmée et de repousser les ennemis. Il fut chargé 
par le Roi, de veiller au bon ordre, police et discipline 
de Tarmée cantonnée en Lorraine, pendant l'hiver de 
i665;fut ensuite lieutenant de roi des ville et citadelle 
de Rhétel, et maître d'hôtel du Roi. Il épousa, par con- 
trat passé à Paris, à l'hôtel de Vitry, devant Remond et 
son confrère, notaires, en i65o, demoiselle Catherine de 
Certieux, fille de Nicolas, écuyer, seigneur de Bouque- 
val, capiuine et gouverneur des ville et château de Oiâ- 
tel--ViIlain, et de dame Catherine de Guiibon. De ce 
mariage sont issus : 

I.* Charles-Luc, qui suit ; 

2.* Isabeau , demoiselle d'honneur de la reine de 
Pologne. 

VIII. Charles-Luc de Frokbnt, chevalier, seigneur 
de Bize, d'abord mousquetaire du Roi, dans la première 
compagnie, fut appelé à l'arrière^ban, convoqué par oidre 
duRoi^par M. Larcher, intendant de Champagne, en 1697 ; 
et épousa, par contrat passé devant TEncluse, notaire royal 
à Chésan, en 1671, Gaspard de CarendefTez, fiUe de 
Jean de Carendéffez, écuver, seigneur de Chaudenay et 
fief de Montigny, et de dame Elisabeth Manivet de Las- 
sauz. Leurs enfants furent : 

I.* François, chevalier^ capitaine de cavalerie ao 
régiment d'Orléans^ qui a eu de son mariage avec 
Gabrielle Turquet, Marie-Claude-Bernarde de 
Frombnt, mariée à Philippe ProfiUet, écoycr, 
seigneur de Dardenay ; 



DE FROMENT. 451 

2.* Habert» dont Tartide suit ; 
3.* Claudette Marie; 
4.* Anne de Froment. 

IX. Hubert de Froment, chevalier^ seigneur de Bize 
et de Chaudenay^ en partie coraette, puis lieutenant de 
cavalerie au régiment d^Orléans, se trouva aux batailles 
de Malplaquet et de Denain. Une longue maladie l'ayant 
obligé de quitter le service^ il fut pensionné du Roi. Il 
épousa, par contrat passé à Langres^ devant Collier et 
Thibault^ notaires royaux, en 1737^ Antoinette- Mar- 
guerite de la Marche, fille de Nicolas de la Marche, 
ecuyer, seigneur de la Fortelle, et de dame Marguerite 
Grimon. De ce mariage sont issus : 

I.* Jacques-Marie, dont Tarticle suit; 

2.* Marie-Qaude-Bernarde de Froment, mariée en 
17^2, â Jacques-Hugues Michel, écuyer, seigneur 
d'Attricourt et de Fayl-Billot, chevalier de Saint- 
Louis, capitaine au régiment de Rouergue, tué à 
la bataille de Varbourg, le 3i juillet 1760; 

3.* Antoinette-Gabrielle ; 

4.* Geneviève de Froment, morte en 1772. 

X. Jacques-Marie de Froment , chevalier, entré au 
régiment de Rouergue, en 1752, y fut fait capitaine, 
en 1759, aide-major, en 1764, et major du régiment de 
Quercy, depuis Rohan-Soubise, le 18 avril 1776; il de- 
vint Ueutenant-colonel de ce régiment, et fut, en 1789, 
député, par la noblesse du bailliage de Langits, aux 
Euts-Généraux. Il épousa, par contrat passé à Langres, 
devant Hubert et Dubois, nouires, le 18 décembre 1769, 
Gabrielle Leaulté, fille de Jean Léaulté de Grissey, 
écuyer, seigneur de Vivey, et de dame Rose-Gabrielle 
Seurot. Il a eu de ce mariage : 

Françoise-Marie-Justine de Froment, née le 4 sep- 
tembre 1770. 

SECONDE BRANCHE, 

établie dans la Marche. 

V. NoUe Léon db Fromxnt, I** du nom, aetgneor 
de Saillans, était Mrt de Claude de Froment, II* du 
nom, qui commandait, en 1529, une cohorte de lances. 



^52 DE FROMENT. 

à la surprise de Landriaoe, en Milanais, et onde d'A- 
lexandre-Bernard de Froment, chambellan de Henri, roi 
de Pologne, qu^il suivit en France, en cette qualité; il 
se transplanta, avec la charge de maître des eaux et fo- 
rêts, en Haute et Basse-Marche. Il ëpousa demoiselle 
Françoise de Pompadour, et eut de ce mariage : 

VI. Noble Louis de Froment, II* du nom, ckruyer, 
fut aussi seigneur de Saillans; il épousa^ par contrat 
passé, le i5 août i5j6, devant Proîrct, nouire royal, 
demoiselle Jeanne de Malleret, fille de noble Régne de 
Malleret, seigneur de Lussac, Dubois, Lyranniers et Lou- 
chis, et de dame Marguerite Leroy , sa femme , dont 
il eut : 

VII. Antoine de Froment , III* du nom , écuycr, 
seigneur du Puilata, marié à demoiselle Anne Périgault. 
De ce mariage vint : 

VIII. Jean de Froment, I*' du nom, écuyer haut de 
la ville d'Evahon , seigneur du Puilata et de Champdu- 
mont;a'servi chevau-léger, dans la compagnie de M. le 
duc de Joînville ; ses services sont attestés par un certificat 
du maréchal de Turenne. Recherché sur sa noblesse, et 
imposé parles habitants de la ville d'Evahon, il se pourvut 
contre cette imposition, et obtint un arrêt du grand con- 
seil, du i5 janvier 1647, qui le maintint dans ses droits 
et privilèges , le déchargea de ladite imposition, fit dé- 
fense auxdits habitants de rimposer à l'avenir, et lei con- 
damna à quatre cents livres de dommages-intérêts et aux 
dépens. Retiré du service, il fut pourvu de la charge de 
lieutenant-général du pays de Combrailles , par lettres- 
patentes du 29 novembre 1661. Il épousa, par contrat 
passé devant Augier, notaire à Evahon, le 3o juin i638, 
demoiselle Jeanne Doridier/ fille de noble Jacques Dori- 
dier, écuyer, seigneur de la Plante» et de dame Claude 
de Turpine, sa femme. De ce mariage naquit : 

IX. Gilbert- André de Froment, écuyer, seigneur de 
Champdumont ; il était au si^e d^ Alexandrie, en qualité 
de volontaire, dans le régiment de Lyonnais, en 1 658 ; 
à la bataille de Dunkerque, son cheval fut tué sous lai, 
et il fut fait prisonnier ; après son échange, il entra dans 
les gardes du corps de Monsieur, et se trouva au si^ de 
Maastricht; &it cornette, en 1673 , dans le régiment de 



DE FROMENT. ^53 

mestre-de<ainp, à Tattaque de Valencienne , par le ba« 
ron de Qué^, il reçut un coup de feu à la main droite, 
dont il est resté estropié; cornette de M. de Chazeron, 
en 1678^ il fut blessé d'un coup $lo pistolet au cou, en 
repoussant les ennemis; lieutenant dans Saint-Sylvestre, 
le i5 mars 1679; capitaine de chevau-légers, en i683^ 
dans le régiment de Pontaguet. Réformé, en 1684, et 
rentré dans le régiment de Saint-Sylvestre , oîi il est resté 
jusqu'au 21 novembre 1688, qu'il a pris une compagnie, 
dans le régiment de Romainville, où il a servi jusqu'en 
1696, époque où son âge et ses blessures l'ont forcé de se 
retirer. Il épousa, le i3 février 1681, demoiselle Fran- 
çoise de Luchapt, fille de noble Jean de Luchapt, écuyer, 
seigneur de la Mirande, et de dame Marie de Vernage, 
sa femme» dont il eut: 

X. Fiacre de Froment, seigneur de Champdumont, 
entré enseigne au régiment de Cordes, en 1708; lieute- 
nant en' 1706; capitaine, le i*' janvier 1734; mort au 
service, en 1759. Ses services sont attestés par M. le comte 
de Saint-Germain, lieutenant-général des armées du Roi, 
et ministre de la guerre. Il épousa, par contrat passé par 
Augier, notaire à Evaux, le 24 février 1732, demoiselle 
Marie Legriel, fille de noble Jacques Legriel, écuyer^ 
seigneur de Ladenéche, et de dame Hélène de George, 
sa femme. De ce mariage, naquirent : 

1/ François*Marie, qui suit ; 

2. * Et André-Louis, I*' du nom, mort sans enfant, 
capitaine dans le régiment d'Orléans in&nterie, 
et chevalier de Tordre royal et militaire de Saint* 
Louis. 

XI. François- Marie de Froment, de Champduroont, 
écuyer, seigneur de Douleaux, est entré lieutenant dan^ 
|e bataillon de Mont-Luçon, le i5 janvier 1746; lieut^* 
nant des grenadiers royaux de Solard, en 1757; premier 
lieutenant des grenadiers royaux de Méhégan, en 1769; 
capiuine au second régiment d'état-major, en 1771; 
chevalier de Saint-Louis, en 1774. Il a fait les six cam- 
pagnes dans les armées du Haut et Bas-Rhin ; lieutenant-* 
colonel d'infanterie, en 1791. Le Roi , en récompense 
de ses longs services et de la fidélité de sa famille, par 
son ordonnance du 11 novembre 1814, lui a conféré le 
titre de baron, trantmîssible, suivant l'ordre de primo 



^54 ^E FROMENT. 

géniture, titre dont la première branche de sa maison esi 
honorée depuis près de trois siècles. 

Il a épousé, par contrat passé devant Bougarel et Pe* 
ronnin, notaires à Moulins^ demoiselle Marie- Dorothée 
Alarose , dame de la Garde ^ fille de messire Gilbert 
Alarose de la Brène, écuyer^ seigneur de la Beaume et 
autres terres^ et de dame Jeanne Farjonel, sa femme; 
de ce mariage^ sont issus : 

I.* Demoiselle Françoise.,. ..,, mariée à M. de Le- 
der Durivaud , ecuyer , chevalier de Tordre 
royal de la Le'gion d^honneur^ major des carabi* 
niers de S. A. R. Monsieur ; 

2.* Jean-Baptiste-Alezandre, qui suit ; 

3.* Et André-Louis , auteur d'une ^ branche qoi 
suivra. 

XII. Jean - Baptiste - Alexandre, baron dr Frokint, 
avait une sous-lieutenance dans Orléans-Infanterie, en 
1790; élève de la marine royale, en 1792; renvoyé de 
ce corps, comme noble, en 1793; il était de l'organi- 
sation royaliste du midi contre la convention. Apièi la 
reprise de Toulon, de retour dans ses foyers, il panagea 
la prison avec toute sa fiimille, reconnue par son atta- 
chement à ses princes légitimes; depuis, il a toujours été 
aux ordres des agens des princes dans l'intérieur ; à la 
resuuration, garde du corps du Roi, compagnie écos- 
saise; chevalier de l'ordre royal de la Légion d'honneur, 
du 12 novembre 1814; breveté capiuine de cavalerie, 
du i** novembre 181 5, et admis à la retraite, par suite 
de l'ordonnance du Roi. Il a épousé, par contrat passé 
devant Delarue , notaire à Moulins , le 8 février 1801, 
demoiselle Gabrielle de^ Rogier, fille de messire Pierre de 
Rogier, écuyer, seigneur de Charnes, Montgason, etc., 
ancien garde du corps des rois Louis XV et Louis XVI, 
compagnie écossaise, chevalier de Saint-Louis, et de 
Jeanne l'Hermitte, sa femme. De ce mariage, sont nés: 

I.* Michel- Dorothée, le 21 novembre i8ot ; 

2.* Demoiselle Jeanne, le 16 mai i8o3 , morte en 
bas Age; 

3.* Gabriel, né le 3o mai i8o5 ; 

4.* André-Louis, le 4 avril 1807; 

5/ André*François, le 19 janvier 1809 ; 



DE FROMENT. 455 

6.* Philibeit-Marie, le 16 avril 181 1 ; 
7.* Charles-Stanislas, le 14 avril 1814. 

TROISIÈME BRANCHE, 
I 

établie à Lunel. 

VIL Barthélémy de Fromskt, écuyer, seigneur de 
Saint-Paul, fut conseiller du Roi, juge royal en la ville 
et viguerie de-Lunel. Le roi Louis XI II lui avait donné, 
comme' son partisajij une somme de 12,000 livres, à 
prendre sur les rebelles du Languedoc, à cause des in- 
cendies et pillages qu'il avait supportés. Il fit un testa- 
ment devant Beaumez, notaire à Lunel^ le i3 août i638, 
et mourut peu après. Il avait épousé, en cette ville, de- 
moiselle Jeanne Chabert, qui fit un testament solennel, 
le 10 août i652, lequel fut publié et enregistré au greffe 
civil de Lunel^ le i** février de Tannée suivante. Elle vi- 
vait encore, veuve de lui, le 4 octobre i656, et mère de: 

I.* Claude, V* du nom, mort sans alliance, 
en i656 ; 

2.* Jean, seigneur de Saint-Paul^ qui institua son 
héritier, Charles de Froment, son frère, et mou- 
rut, avant i656, sans alliance; 

3.* Charles, conseiller du Roi, et juge royal de la 
ville^ et viguier de Lunel, héritier universel ins- 
titue de son père et de son frère Jean, etc. , qui 
signa au contrat de mariage de son frère Antoine, 
de i656; 

4.* Antoine^ qui suit; 

5/ Et 6*. Toinette et Julie, qui signèrent audit 

contrat de i656 avec Jacques Paul, mari de Tune 

d'elles. 

VIII. Antoine de Froment, écnyer, né à Lunel, 
fils de nobk Barthélémy de Froment, conseiller du Roi, 
juge royal de la baronnie et viguerie de la ville de Lunel, 
éuit capitaine d'in&nterie, lorsqu'il se maria. Il épousa, 
par contrat passé devant Daniel Martin, notaire royal 
à MarsiUac, le 4 octobre 1660, demoiselle Catherine de 
Flury, native dadit lieu, fille unique de feu noble Etienne 
de Flury, docteur et avocat, et de dame Honorade Mar- 



^56 ^E FROMENT. 

tinety sa veuve^ fille de Jacques Martinet. De ce ma- 
riage vinrent: 

I .*^ Charles, écuyer, qui était un des plus anciens 
coloneb des troupes du Roi^ dans le régiment de 
Thiérache ; il perdit soif bras droit dans les an- 
ciennes guerres d'Italie^ et mourut commandant 
pour le Roi^ dans l'Albigeois ; 

2.* JeaUj qui suit ; 

3.*, 4.* et 5.* André, Antoine et Claude, qui furent 
tués dans les mêmes guerres d'Italie. 

IX. Jean de Froment, écuyer, -seigneur de Saint- 
Paul, etc., né à Lund, fut successivement capitaine du 
régiment de Limosin, et commandant pour S. M. , au 
gros du Roi, à Aiguemortes. Il mourut âgé d'environ 
cinquante ans, en cette ville, le 2 février 1721, pension- 
naire du Roi, et fut inhumé le lendemain en la chapelle 
des Pénitents-Blancs de la paroisse de Notre-Dame de 
Sablon de ladite ville. Il avait épousé dame Madelaine 
de Planes, qui mourut à Montpellier, le 26 janvier 1766, 
âgée d'environ quatre-vingts ans, et fut inhumée en ïé- 
glise paroissiale de Saint-Pierre de ladite ville, le lende- 
main ; elle était fille de Jean de Planes, écuyer, capitaine 

dan^ Limosin; et de N Pastourelle des Barrières, fille 

de N..... des Barrières, ancien lieutenant-colonel des 
troupes du Roi. De ce mariage sont nés : 

I .® Guillaume, lieutenant au régiment de l'Isle-de 
France, mort au service ; 

2»® Jacques, mort officier au régiment de Nor- 
mandie ; 

3.^ Paul, mort prêtre; 

4.® Qaude de Froment, écuyer, marié à Toulouse, 
entré au service du Roi, en lyBS; il a fait les 
guerres de 1733, 1734, 1735, en Allemagne; 
ensuite, il a fait toutes les guerres de Bohême, 
en 1743; lia été fait lieutenant au régiment de ' 
Fleury ; il a fait toutes les guerres de Flandre ; il 
s'est trouvé, en 1747, à la bataille de Lawfeld, 
et ensuite au siège de Berg-op-Zoom, oti il eut 
rhonneur de monter, en sa qualité d'officier, la 
tranchée à la sape de cette place, faisant pour 
lors le service aux grenadiers. En 1750, il a été fait 
capitaine. En 1766, il a été nommé, par corn- 



DK CHOULY. ^Sy 

mission du Roi^ gouverneur de la ville et dépen- 
dances de Frontigaan. En 1772^ il a été fait che- 
valier de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, 
et ensuite, chef de bataillon de Thôtel royal des 
Invalides. / 

Cette maison a formé des alliances avec les principales 
maisons du Royaume, entr'autres avec celles de Rohan , 
des Adrets de Beaumont, hier, La Vergne de Tressan, 
la Gaitterie, Nisas, etc. etc. 

Armes: D'azur, à trois épis de froment d'or, posés en 
pals , 2 et I j couronne de marquis; c'est ainsi que 
les portent les Froment de l'IJzege et de Florensac . 
Cette branche a toujours constamment porté ces armes, 
comme première dans l'origine ; ceux de Valence , 
portent de gueules , au chevron d'argent, accompagné de 
trois épis de froment d'or, posés 2 en chef, et i en 
pointe; ceux de Langres, portent : de gueules, au che- 
vron d'argent, accompagné en pointe de trois épis de blé 
empoignés d'or ; au chef cousu d'azuç , chargé de trois 
étoiles du second émail. Ceux de Lunel portent : d'azur, 
au chevron d'^argent, accompagné en pointe de trois épis 
de froment empoignés d'or; au chef cousu de gueules , 
chargé de trois étoiles d'or. La branche de la Marche 
porte de même, et ajoute trois merlettes, posées 2 et i,- 
sous les épis ; couronne de marquis. 



DE CHOULY DE PERMANGLÉ , maison noble 
des plus anciennes du Limosin. 

L Irieix de Chouly, 1^ du nom, chevalier, seigneur, 
marquis de Permangle, grand bailly d'épée de Limoges, 
épousa i.® Françoise deProuhet; 2.^ Marie delà Pallue. 
Ses enfants furent : 

Du premier lit : 

I «^ Jein, mort sans postérité ; 

Du second lit: 

2^ Paul, dont l'article suit ; 

3. •Catherine, mariée avec Pierre de Gienny de la 
Guyonnière; 



4S8 DE CROULY. 

4.* Anne de C3iooly, nutriee wnc N^.. iTAgneneati 
des Essaids^ dont elle n'eut point d'enfinits. 

II. Paul DE Chouly^ chevalier, seigneur de Perroangle. 
gouverneur de la- ville et cité de Saint^Irieiz, en Limo- 
sin, en 1594, gentilhomme ordinaire de la chambre du 
Roi , colonel commandant de la compagnie des gardes 
du duc d'Epêrnon ^ épousa^ par contrat du 4 octobre 
1595, Françoise de Gentil, et fit son testament le 2 fé- 
vrier i636, par lequel il institua pour son héritier^ avec 
substitution graduelle et perpétuelle de mâle en mâle^ 
Irieiz, son fils aîné. Il laissa de son mariage: 

1 .^ Irieix de Chouly, seigneur de Permangle, che- 
valier, gouverneur de Limoges, lieutenant-géné- 
ral des armées du Roi. Il entra de bonne heure dans 
la carrière des armes , et s'y distingua pendant 
cinquante-cinq années. Il se signala aux sièges de 
Montauban, de Saint-Jean-d'Angély et de la Ro- 
chelle. Il fut fait maréchal des logis de la garde 
ordinaire du Roi; le cardinal Mazarin repré^n- 
tant i la Reine l'importance de cette charge, elle 
, lui répondit qu'elle n'appréhendait rien pour 
cette compagnie, tandis que Permangle serait à la 
tête; en efiet^ il la commanda avec gloire pen- 
dant plus de vingt-cinq campagnes , e