(navigation image)
Home American Libraries | Canadian Libraries | Universal Library | Community Texts | Project Gutenberg | Children's Library | Biodiversity Heritage Library | Additional Collections
Search: Advanced Search
Anonymous User (login or join us)
Upload
See other formats

Full text of "Nobiliaire universel de France, ou Recueil général des généalogies historiques des maisons nobles de ce royaume"

NOBILIAIRE 

UNIVERSEL 

DE FRANCE 



OU RECUEIL GENERAL 



DES GÉNÉALOGIES HISTORIQUES 

DES MAISONS NOBLES DE CE ROYAUME 



M. DE SAINT-ALLAIS 

AVEC LE CONCOURS 

DE MM. DE COURCELLES, L'ABBÉ DE L'ESPINES, DE SAINT-PONS 

ET AUTRES GENEALOGISTES CELEBRES 



TOME PREMIER 



PREMIERE PARTIE 




PARIS 

LIBRAIRIE BACHELIN-DEFLORENNE 

3, QUAI MALAQUAIS, 3 

MDCCCLXXI1 



NOBILIAIRE UNIVERSEL 

DE FRANCE 



MPRIMER1E DE E. CORNILLAC 

A CHAT1LLON-SUR-SEINE (CÔTE-D'OR) 



NOBILIAIRE UNIVERSEL 

DE FRANCE, 

OU 

RECUEIL GÉNÉRAL 

DES GÉNÉALOGIES HISTORIQUES 
DES MAISONS NOBLES 

DE CE ROYAUME, 

/ 

Par M. de Saint -Allais j auteur des Généalogies 
historiques des Maisons souveraines de l'Europe* et 
par M. de la Chabeaussière. 



TOME PREMIER 



A PARIS, 

Au Bureau du Nobiliaire universel de France^ 
rue de la Vrillière,, n° 10. 



Réimprimé en 1872, 

A LA LIBRAIRIE BACHEL1N - DEFLORENNE, 

3, Quai Malaquais. 



AVIS DU NOUVEL EDITEUR 



Nous avons trouvé dans deux exemplaires du Tome premier de l'ou- 
vrage de M. de Saint-Allais, des préfaces différentes que nous nous 
faisons un devoir de réunir ici. Il nous paraît, qu'après s'être associé à 
M. de la Chabeaussière pour la publication du Nobiliaire Universel 
de France, M. de Saint-Allais rompit cette association, ce qui l'amena 
à faire un carton rectificatif pour les titres des exemplaires qui lui 
restaient du Tome premier. Ce fait n'étant mentionné par aucun 
bibliographe, il nous semble utile de le signaler. 

BACHELIN-DEFLORENNE. 



<2S 

\flSL. 




PRÉFACE 



La Noblesse, qui, par la nature de son institution, est 
l'honneur de la patrie, l'ornement du trône, et le plus 
ferme appui du roi, saura apprécier tout le mérite d'un 
ouvrage qui compose ses véritable archives, et dans lequel 
on trouve tout ce qui tend à sa gloire et à son illustration. 

Ce travail ne pouvait paraître dans une circonstance plus 
heureuse; il mettra sous les yeux du prince chéri et éclairé 
qui gouverne aujourd'hui la France, le tableau des familles 
qui, de tout temps, se sont fait un devoir de se dévouer 
pour le service du souverain et celui de l'état; et chaque 
gentilhomme, à l'exemple de ses pères, viendra se précipiter 
au pied du trône, pour y déposer l'hommage de sa fortune 
et de sa vie. 

Si, dans la composition de notre premier volume, nous 
nous sommes montrés rigoureux, en exigeant l'exhibition 
des titres originaux qui constituent l'état des familles nobles, 
on ne peut que nous en savoir gré : notre ouvrage acquerra, 
par ce seul moyen, un degré de confiance et d'estime qu'on 
accorde toujours à la vérité et jamais à la complaisance. 

Pour faire marcher notre ouvrage plus rapidement, nous 
ne nous astreignons pas à suivre l'ordre alphabétique; les 
retards que les familles, dont les noms commencent par les 
dernières lettres de l'alphabet, pourraient apporter, nous 
forceraient à suspendre l'émission d'un ou de plusieurs 
volumes, qui seraient attendus par d'autres avec la plus vive 



v j PREFACE 

impatience ; mais la table alphabétique qui se trouvera à 

la fin de chaque volume remplacera le même but qu'un 

dictionnaire, et indiquera de suite l'article qu'on désirera 

trouver. 

Nous prions toutes les Maisons nobles de nous faire par- 
venir, le plus tôt possible, les mémoires et titres qui les 
concernent ; elles y joindront aussi l'explication de leurs 
armoiries, parce que, en les mentionnant dans notre tra- 
vail, il offrira de plus et sans dépense, les articles qu'on 
recherche dans l'Armoriai général. 



A LA 

NOBLESSE FRANÇAISE 

Messieurs, 

La noblesse est, par la nature de son institution , l'hon- 
neur de la patrie , l'ornement du trône et le plus ferme 
appui du roi. 

Elle compose la première classe de la nation, et c'est de 
ce rang élevé qu'elle donne au peuple l'exemple de toutes 
les vertus sociales et politiques sur lesquelles repose la soli- 
dité des empires. 

Notre histoire offre des périodes qui jètent le plus grand 
éclat sur la noblesse française; mais, Messieurs, sans repla- 
cer sous vos yeux ces époques qui sont loin de nous , je 
me contenterai de retracer à votre mémoire ce qui s'est 
passé de nos jours, pendant le malheureux interrègne qui 
vient de finir. 

Des milliers de gentilshommes, fidèles à la voix de 
l'honneur et à l'exécution de leurs devoirs, n'ont -ils 
pas signalé d'une manière ineffaçable leur amour et leur 
dévouement pour nos princes? Privations de toute espèce, 
ruine entière de leur fortune, délaissement de leur famille, 
le danger même de perdre la vie, rien ne leur a coûté 
pour se rapprocher, de corps et d'esprit, de l'auguste chef 
de la famille de leur dernier souverain. 

Cet illustre chef est devenu aujourd'hui notre roi ; et si, 
dans des circonstances marquées par le malheur, ce prince 
chéri a su apprécier tous les sentiments de la noblesse 
française, combien n'aimera-t-il pas à la voir se ranger 
autour de sa personne sacrée, dans un moment où il vient 
de se rasseoir sur un trône dont elle forme naturellement 
tes premiers degrés!... 



viij PREFACE 

Je me suis fait un devoir, dans le cours de cet ouvrage,, 
de rappeler au respect et à la reconnaissance de la nation 
lès actes éclatants qui se sont multipliés, depuis vingt ans, 
de la part des gentilshommes français ; c'était une justice 
d'autant plus grande à leur rendre, qu'ils sont autant de 
monuments élevés à la gloire et à l'illustration de leurs 
familles. 

Si la noblesse a essuyé des pertes irréparables depuis 
nombre d'années, il faut au moins qu'elle retrouve, dans 
un ouvrage qui forme ses archives, les moyens de retracer 
au souvenir du peuple tous les faits qui doivent servir 
d'exemple à la génération présente et à la postérité ; il faut 
que chaque famille puisse dire à ses neveux * Nous avons 
tout fait pour l'honneur et le roi , c'est à vous de nous 
imiter ; et votre cri d'armes ne doit jamais cesser d'être : 
Dieu et les Bourbons. Voilà le seul moyen d'assurer de 
nouveau le bonheur de la France et de cicatriser les plaies 
ouvertes par notre funeste révolution. 

Je m'estimerai infiniment heureux , Messieurs , si , en 
continuant des travaux auxquels je me suis entièrement 
consacré depuis dix -huit ans, je réussis à mériter vos 
suffrages et votre estime; c'est le seul but de mon ambi- 
tion : et si parfois je me suis montré trop rigoureux, trop 
exigeant, pour l'exhibition des titres qui constituent la 
noblesse, il ne faut pas croire que j'aye été mu par aucune 
autre passion que celle de l'amour de la vérité et des de- 
voirs de mon état. L'ouvrage que je vous présente ne doit 
même en avoir que plus de prix à vos yeux. 

J'ai l'honneur d'être, 

Messieurs , 

Votre très-humble et très-obéissant serviteur, 
SAINT-ALLAIS, 

Auteur des Généalogies historiques des maisons 
souveraines de l'Europe. 



NOBILIAIRE UNIVERSEL, 

OU 

RECUEIL GÉNÉRAL 

DES GÉNÉALOGIES HISTORIQUES 
DES MAISONS NOBLES 

DE FRANCE, 

Formant les matériaux du Dictionnaire universel 
de la Noblesse. 



AUBUISSON (d'), famille noble d'extraction, et d'an- 
cienne chevalerie, établie en Languedoc, où elle possède, 
depuis plusieurs siècles, les seigneuries de Nailhoux et de 
Ramonville-Saint-Aigne. 

I. Antoine d'Aubuisson, premier du nom, chevalier, 
figura en 1444 dans un tournoi près la ville de Saumur, 
avec René d'Anjou, roi de Sicile, Ferri, duc de Lorraine, 
le seigneur de Beauveau, Giron de Laval, le comte de 
Nevers, Jacques de Clermont, le comte d'Eu, le comte 
de Tonnerre, le duc d'Alençon, le duc de Bourbon, 
et une infinité d'autres seigneurs. L'honneur d'être admis 
parmi les chevaliers qui assistaient à ce tournoi , nous 
démontre qu'Antoine d'Aubuisson était d'une origine très- 
ancienne, puisqu'il fallait dès ce tems faire preuve de 
seize quartiers de noblesse paternels et maternels pour 
être admis dans un tournoi .(*). Il testa le 2 janvier 1445, 
époque à laquelle on peut rapporter sa mort. Il ^vait 
épousé Marie de Poitiers, fille de Guillaume de Poitiers, 



(*) Voye$ Wulson de la Colombière, en son Théâtre d'hon- 
neur et de chevalerie, t. I, p. 100. 



2 D*AUBUISSON 

seigneur de Nailhoux, et de Louise de Château- Verdun; 
de ce mariage vinrent : 

i .° Guillaume, qui suit : 

2. Jean-Germain. 

3.° Germain. 

4.0 Guillemette. 

II. Guillaume d'Aubuisson, premier du nom, qualifié 
de chevalier, noble et puissant homme, testa à Nailhoux le 
5 octobre 1 5 16. Dans son contrat de mariage il prend le titre 
de chevalier, et mentionne Antoine d'Aubuisson son père, 
à qui il donne la même qualité de chevalier. Il épousa, l'an 
1485, noble demoiselle Mathilde-Charlotte d'Escandillac , 
fille de noble Simeon d'Escandillac et de noble demoiselle 
Catherine de Tournemire; de ce mariage vinrent : 

i.° Pierre, qui suit: 

2. Antoine, mort sans postérité. 

3.° Guillemette. 

III. Pierre d'Aubuisson, premier du nom, chevalier, 
capitaine de cinquante hommes d'armes à l'armée de Jean 
d'Albret, fut fait prisonnier de guerre en Espagne, où il 
épousa Claire-Eugénie de Velasco, de l'illustre maison de 
Velasco, dont les rois de Portugal et d'Espagne descendent 
par les femmes. Ce Pierre d'Aubuisson jouissoit en Espagne 
et en France de la considération la plus distinguée ce 
qui est attesté par les lettres qu'on lira plus bas (*), 

(*) Première Lettre. 

« Monsieur d'Aubuisson, ayant été adverti, tant par le sieur 
« de Montataire que d'autres, des vertus qui sont en vous et de 
« l'expérience que vous avés en beaucoup de choses qui s'offrent 
« tous les jours près de moi pour mon service, je vous prie de 
« me vouloir venir trouver le plutôt que vous pourrés, et en 
« meilleur équipage qu'il vous sera possible, pour être assisté 
« de vos bons conseils, et accompagné de personnes de tels 
« moyens, ce que vous ferés, vous pouvant assurer du plaisir 
« que vous me ferés de me venir trouver; je vous le reconnaîtrai 
« de bon cœur, priant le Créateur de vous donner, monsieur 
« d'Aubuisson, santé et longue vie, et vous tenir en sa sainte 
« garde. — Le mois de juillet 1557. 

» Votre bon ami Henri. 

« A monsieur d'Aubuisson, archer de notre garde. » 

Deuxième Lettre. 
« Monsieur d'Aubuisson, ayant assurance, pour le respect 
« de monsieur le prince de Condé, mon frère, que messieurs 



D'AUBUISSON 3 

qui lui ont été adressées par le roi de France Henri II, 
en i557, et par Henri de Bourbon, roi de Navarre, qui 
fut depuis le bon Henri IV. 

Le mariage de Pierre d'Aubuisson avec Claire-Eugénie 
de Velasco, a causé l'erreur de certains généalogistes, 
qui ont fait descendre la maison d'Aubuisson d'une ori- 
gine espagnole, ce qui eut bien lieu pour les femmes, 
mais non pas du chef des mâles; de ce mariage vinrent : 

1 ,° Jean d'Aubuisson, qui épousa Guillemette Delzert, 
dont il n'eut point d'enfans. 

2. Guillaume d'Aubuisson, mort sans postérité. 

3.° Jean d'Aubuisson, qui suit : 

IV. Jean d'Aubuisson ( susnommé ) , premier du nom, 
chevalier, archer de la garde du roi, épousa, en février 
1590, demoiselle Guillemette Delzert, fille et héritière de 
Paul Delzert et de dame Jaquette de Brun; de ce mariage 
vinrent : 

i.° Jean-Germain d'Aubuisson, évêque in partibus de 
Césarée , coadjuteur de l'évéché de Barcelone, qui 
mourut assassiné quelques jours après sa nomination. 

2. Germain d'Aubuisson, qui suivra : 

3.° Jean. 

4. Germain, le jeune, qui a fait la branche des 
d'Aubuisson de Voisins, qui existe aujourd'hui en 
Languedoc. 

V. Germain d'Aubuisson, chevalier, servait sous le- 
maréchal de Schomberg. Il épousa, en novembre 164 1, 



« de la religion et leurs capitaines ne devaient aucun déplaisir 
« ni à mes serviteurs et sujets, de quelque condition qu'ils 
« soient, ce qu'il m'a encore mandé depuis peu de temps, et 
« ne me fâchasse de rien ; par quoi vous prie conserver et tout 
« ce qu'il m'appartient, ainsi qu'espère feront les autres capi- 
« taines, lesquels prie de le faire et d'avoir égard pour toutes 
« mes terres et maisons là où ils passeront, pareillement du 
« lieu de Bram, à présent à moi seul appartient, et le plaisir 
« me ferés, et le ferai entendre à mondit seigneur et frère, et 
« là vous reconnaîtrai où aurai puissance. En tant supplierai 
« mon Sauveur, monsieur d'Aubuisson, pour vous donner 
« en santé ce que désirés. — De Prouilhe, le sixième dé- 
« cembre i5y3. La toute votre à vous faire plaisir. 

Henri de Bourbon. 
« A monsieur le capitaine d'Aubuisson, jadis archer de 
« la garde. » 



4 D'AUBUISSON 

Madeleine de Siviez, fille de N..,. de Siviez, écuyer, et 
de Marguerite de Bonal. Il testa le 25 aaût 1 673 ; il laissa 
les enfans qui suivent : 

1 .° Geraud d'Aubuisson, qui suit : 

2. Jean-Germain, officier au régiment de Normandie, 

mort des blessures qu'il reçut à l'armée. 
3.° Guillemette d'Aubuisson, mariée à François de 
Vabres, marquis de Castelnau d'Estrètefond, baron 
des états de la province de Languedoc. Lorsque 
Philippe V, petit-fils de Louis XIV, passa à Tou- 
louse pour aller prendre possession de la couronne 
d'Espagne, cette dame eut l'honneur d'ouvrir le 
bal avec le roi, dans la fête que la ville de Tou- 
louse donna à ce monarque. 

VI. Géraud d'Aubuisson, chevalier, épousa, le 22 mars 
1679, Marie de Fargues, fille de noble Arnaud de Fargues 
et de noble Catherine du Cup-de-Ricaud; il eut de ce ma- 
riage : 

i.° Arnaud, seigneur de Ramon ville- Saint -Aigne, 
qui épousa demoiselle Marguerite de Goulommiers, 
de laquelle il n'eut point de postérité. Il fit son tes- 
tament le 20 mai 1752, par lequel il institue son 
héritier universel Jean -Germain- Marie d'Aubuis- 
son, son petit-neveu, dont l'article viendra. 
2. Jean-Germain d'Aubuisson, qui suit : 
3.° Guillemette, mariée à noble Joseph de Ferrand, 
écuyer, seigneur de S. -Jean. 

VII. Jean-Germain d'Aubuisson, chevalier, seigneur de 
DurTort, mousquetaire de la garde du roi, puis lieutenant 
au régiment de Boulonnais en 1704; épousa, le 12 août 
1704, noble demoiselle Germaine Duffort-d'Encuns, fille 
de noble Gabriel DurTort, chevalier, seigneur d'Encuns et 
de noble dame Claire de Gardia. Il eut de ce mariage : 

i.° Arnaud-Germain d'Aubuisson, qui suivra : 
2. Pierre d'Aubuisson, chevalier, capitaine au régiment 
de la Couronne, chevalier de l'ordre royal et mili- 
taire de S. -Louis. Il se trouva à la bataille de 
Fontenoi, aux sièges de Tournai et de Dender- 
munde. Ce fut à ce dernier qu'il se distingua. 
ayant, à la tête de ses grenadiers, enlevé la re- 
doute nommée V Enfer, gardée par les grenadiers 
ennemis. Il y fut blessé. Il assista depuis à la ba- 
taille de Rocoux, où il fut encore blessé, et si 



D'AUBUISSON 5 

dangeureusement, que le roi lui accorda sa retraite 

avec pension. Il mourut sans postérité en 1783. 
3.° Marie,, femme de noble Jean-Baptiste d'Hébrail, 

chevalier, seigneur de Canast. 
4. Claire- Marie, mariée à noble Joseph de S.-Aigne, 

chevalier. 
5.° Guillemette, mariée à noble de Baunaur, seigneur 

du Cordier. 

6° Barthélemie, religieuse ursuline à Toulouse. 

VIII. Arnaud-Germain d'Aubuisson, chevalier, seigneur 
de Nailhouz et de Ramonville-S.-Aigne , lieutenant au 
régiment de la Couronne. Il épousa, le i3 octobre 1737, 
demoiselle Jeanne -Germaine de Durand , fille de noble 
Arnoud de Durand,, seigneur de Nougared et de Mones- 
trole. De ce mariage vinrent : 

1 ,° Jean-Germain-Marie d'Aubuisson, qui suit : 

2. Charles, seigneur de Durïort, mort sans postérité. 

3.° Pierre,, gendarme ordinaire du roi en 1765. 

4. Guillemette- Honorée,, morte. 

5.° Jeanne-Françoise-Thècle, morte. 

6.° Claire-Louise, morte. 

7. Rose. 

IX. Jean-Germain-Marie d'Aubuisson, chevalier, mar- 
quis d'Aubuisson, mousquetaire du roi, puis capitaine de 
cavalerie en 177%, chevalier de l'ordre royal et militaire 
de Saint-Louis, seigneur de Nailhoux et de Ramonville- 
S.-Aigne , fut chargé de la procuration de madame la 
marquise de Spinola, pour la représenter aux états du 
Languedoc, en sa qualité de baronne de Murvielle, en 1783. 
Ce fut à cette même époque que les preuves de noblesse 
de la maison d'Aubuisson furent vérifiées, par MM. les 
commissaires des états du Languedoc. Il émigra en 1791. Il 
a épousé, le 29 novembre 1779, demoiselle Marie-Thérèse 
de Rigaud , fille de noble Pierre de Rigaud , chevalier , 
seigneur du Bousquet, la Garde-Lanta et autres lieux, et 
de noble dame du Ga et de Monperoux. Il eut de ce 
mariage : 

i.° Pierre-Gabriel-Germain, né en 1784. 
2. Pierre-Joseph-Henri-Germain, mort sans postérité; 
3.° Julien-Honoré-Germain, dont l'article viendra : 
4. Jeanne-Germaine-Marie-Thérèse, morte en bas âge. 
5.° Françoise-Mélanie, née en 1790, mariée à M. le 
chevalier de S.-Sernin. 



6 D'AUBUISSON 

X. Julien-Honoré-Germain d' Aubuisson, chevalier, né 
le 17 novembre 1786, fut admis dans l'ordre de Malte en 
1787. Il a épousé, en septembre i8o5, noble demoiselle 
de Besaucelle. De ce mariage est issu : 

Louis-Germain- Ranulphe, né au mois d'août 1806. 

Les armes : « écartelées de Velasco. 

« Au premier et troisième d'or, à l'aigle de sable, fon- 
ce dant sur un buisson dé sinople, au chef de deux croix de 
« gueules ancrées, qui est d' Aubuisson; au deuxième et 
« quatrième de huit points d'or équipolés à sept de vair, 
« bordure componée de Léon et de Castille, qui est de 
« Velasco. 

« Le tout surmonté d'une couronne ducale, avec la lé- 
« gende de Ricos-Hombres ; deux lions pour supports. » 



LA LANCE (de) , seigneurs de Moranville, famille 
très-ancienne et noble d'extraction, originaire de l'Anjou, 
puis établie dans la Lorraine et les trois évêchés depuis 
environ l'an 1430, que Jehan de La Lance, chevalier, 
commandant un corps de cavalerie pour le duc René de 
Lorraine, le suivit dans ce pays. 

I. Didier de La Lance, écuyer, seigneur de Moranville, 
vivant avant l'an 1 5 00, était reconnu gentilhomme au quin- 
zième siècle, comme il est justifié par les mémoires; ces titres 
présentés à M. le président d'Hozier, juge d'armes de 
France, et généalogiste de la maison de leurs majestés, par 
Nicolas-Joseph-Louis de La Lance, gentilhomme, retenu 
pour être page de S. M. dans sa petite écurie, en l'année 
178.. Il fut compris, en l'an i525, au nombre des gentils- 
hommes possédant fiefs à Moranville. Il épousa Nicole des 
Ancherins de Trougnon, d'une des plus anciennes maisons 
de l'évéché de Verdun, ayant la même tige que celle des 
Sainctignons. Il eut de son mariage : 

1 .° Robert, qui suit : 

2. Gérard, tige de la branche des seigneurs de Mo- 
ranville et d'Ancemont, rapportée ci-après. 

II. Robert de La Lance, écuyer, seigneur de Moranville, 
comparut, en l'an \5j\ , au nombre des gentilshommes 
lors de la convocation des états du baillage de Saint-Mihiel, 
pour la rédaction de la coutume. Il obtint certificat de 
Didier Richier, dit Clermont, poursuivant d'armes de Lor- 
raine et Barrois , du 1 2 septembre 1 577 , avec ses armes 



DE LA LANCE y 

blasonnées au bas d'icelui, et fut porté sur l'état dressé 
sous le règne du grand-duc Charles III, des gentilshommes 
déclarés tels par les maréchaux de Lorraine et Barrois, en- 
suite de la preuve faite de quatre races nobles, paternelles 
et maternelles, sans mésalliances. Il reçut aussi, le 9 no- 
vembre 1576, une lettre mandataire pour venir aux états 
de Lorraine, signée du duc Charles. Il épousa, le i5 janvier 
i55i, demoiselle Nicole de Peuchet, fille de messire Nicolas 
de Peuchet, maître échevin du palais de Verdun, et de dame 
Barbe-Marie d'Orcy. Il eut de ce mariage : 

i.° Christophe. 

2. Pierre. 

3° Perrin, auteur de la branche établie dans la Lor- 
raine allemande, et que nous rapporterons plus 
bas. 

4. Nicolas, qui va suivre : 

5.° Jacques. 

6.° François. 
III. Nicolas de La Lance, écuyer, fit, avec Christophe, 
Pierre, Perrin, Jacques et François de La Lance, ses 
frères, le 8 mars 1604, pardevant le juge de Vitri-le- 
Français, une enquête dans laquelle les témoins entendus 
attestèrent que « Robert de La Lance, marié à dame Nicole 
« de Peuchet, avait toujours été tenu et réputé gentilhomme 
« et vivant noblement, sans avoir jamais été jeté à taille, 
« mais tenu pour noble d'extraction ancienne, et avoir été 
« de son tems appelé comme tel, par S. A. de Lorraine, 
a aux états et affaires, etc. » Il épousa, le 1 5 février 1596, 
demoiselle Nicole de Blanchi, et en eut : 

i.° Nicolas II, qui suit : 

2. Charles de La Lance, 

IV. Nicolas II, de La Lance, écuyer, seigneur de Moran- 
ville, épousa, le 20 avril 1626, Marguerite de Grèz, fille 
de messire Jacques de Grèz, écuyer, et de dame N. de 
Saint-Remi. Il eut de ce mariage : 

V. Mathieu de La Lance, écuyer, seigneur de Moran- 
ville en partie, lequel obtint, les 12 février 1666 et 2 5 
février 1667, deux décrets diî duc de Lorraine, dans les- 
quels : « Vu au conseil la présente requête, nous, ayant 
« égard à la qualité et condition du suppliant, nous l'avons 
« déchargé et déchargeons des assises personnelles y men- 
« tionnées, avec très-expresses défenses au nommé Billy, 
« fermier des domaines, de l'inquiéter pour cause desdites 



g DE LA LANCE 

« assises personnelles, etc. » Il obtint aussi de M. Bazin, 
intendant de la généralité de Metz, un décret du 5 dé 
cembre 1 68 1 , par lequel, « D'après les preuves de la no- 
« blesse de Mathieu de La Lance, il est ordonné que le 
« cavalier qui lui avait été envoyé sera incessamment dé- 
« logé par les maire et habitans de Béchamps; défense à 
« eux de comprendre à l'avenir le suppliant dans aucune 
a charge de leur communauté. » Il épousa, le 18 février 
i653, Jeanne de Clairette, et en secondes noces } le 20 
janvier 1666, demoiselle Françoise des Oudets. Il eut du 
premier lit : 

i.° Nicolas. 

2. Christophe. 

3.° Elisabeth. 

4. Claude. 
Et du second lit : 

5.° François. 

6.° Louis, guidon des chevau-legers de la garde de 
S. A. de Lorraine. 

7. Françoise. 

8.° Louise. 

9. Jacques, qui va suivre : 

VI. Jacques de La Lance, écuyer, obtint un arrêt de la 
chambre des comptes de Bar, du 16 mars 1701, par lequel, 
ladite chambre cour des comptes, « Tout considéré, même 
« les conclusions du procureur-général, a ordonné que 
« Jacques de La Lance jouira, lui et ses hoirs, mâles et 
« femelles, nés et à naître en loyal et légitime mariage, des 
« privilèges, prérogatives, immunités, franchises et exemp- 
« tions attribuées à noblesse, etc. » Il épousa, le 1 6 février 
1696, demoiselle Françoise de Pérelle, fille de messire 
Alexandre de Pérelle, écuyer, seigneur de Tillot , et de 
demoiselle Claude de Grèz; il eut de ce mariage : 
i.° François-Florimond qui va suivre : 
2. Anne de La Lance. 

VIL François-Florimond de La Lance, écuyer, seigneur 
du fief de La Lance et de Villers, lieutenant de la compa- 
gnie des grenadiers de la garîle de S. A. R. madame, du- 
chesse de Lorraine et souveraine de Commerci, et gentil- 
homme de S. A. R. monseigneur le duc Charles de Lorraine, 
épousa le 14 juillet 1744, demoiselle Marie-Louise-Fré- 
dérice de la Marche, fille de messire Nicolas -Alphonse- 
François de la Marche, écuyer, lieutenant -colonel du 



DE LA LANCE 9 

régiment du prince de Saxe-Meinungen , commandant à 
Bûrkenfeldt, et de dame Euphrosine de Reïssen; il eut 
de ce mariage : 

VIII. Paul-Joseph de La Lance, chevalier, seigneur 
des terres et fiefs de La Lance, de Villers, de Tillot et de 
la Chaussée, gentilhomme de S. A. R. monseigneur le duc 
Charles de Lorraine; il fit les preuves de noblesse admises 
par sa majesté, le 20 février 1762, pour sa réception dans 
les cadets gentilshommes de S. M. le roi de Pologne, duc 
de Lorraine et de Bar. Il épousa, le 4 juillet 1772, Fran- 
çoise-Henriette-Catherine de Fériet, fille de Jean-Nicolas, 
chevalier de Tordre de S.-Louis, seigneur de Crévie, et de 
demoiselle Elisabeth de Montauban; il eut de ce mariage : 

1 ,° Nicolas-Joseph-Louis, dont l'article viendra : 
2. Joseph-Gabriel-Henri de La Lance, né en 1778, 
. qui épousa, en 1801 , demoiselle -Marie- Anne - 
Thérèse Mathieu de Dombasle, sœur de la femme 
de son frère, et en eut : 

Joseph-Gustave de La Lance, né en 1802. 

IX. Nicolas-Joseph-Louis de La Lance, né en 1775, gen- 
tilhomme retenu pour être page du roi dans sa petite écu- 
rie, fit, pardevant M. le président d'Hozier, juge-d'armes 
de France et généalogiste de la maison et des écuries de 
S. M. et de celle de la Reine, les preuves exigées pour être 
reçu page du roi en l'année 178....; il a épousé, en 1798, 
demoiselle Charlotte Mathieu de Dombasle; il a de ce 
mariage : 

i.° Paul-Eugène de La Lance, né en 1802. 
2. Plusieurs autres enfans. 

Branche établie dans la province des Trois-Evêchés. 

I. Gérard de La Lance, écuyer, seigneur de Moranville 
en partie, second fils de Didier de La Lance, écuyer, sei- 
gneur de Moranville, par lequel nous avons commencé cet 
article, et de dame Nicole des Ancherins de Trougnon, fut 
homme d'armes de S. A. monseigneur le marquis du Pont et 
gentilhomme de la maison du duc François de Lorraine. Il fut 
porté, sous le règne du grand duc Charles III de Lorraine, 
sur l'état dressé des gentilshommes, déclarés tels par les 
maréchaux de Lorraine et Barrois, ensuite de la preuve 
faite de quatre race nobles 3 paternelles et maternelles , 
sans mésalliance. Il épousa demoiselle Antoinette de Peuchet, 



IO DE LA LANCE 

sœur de Nicole, laquelle fut femme de Robert de La Lance, 
frère germain dudit Gérard, et eut de ce mariage : 

i.° Nicolas. 

2. Mathieu , écuyer, seigneur de Moranville et de 
Souilly, gentilhomme de la maison du duc Char- 
les III de Lorraine, lequel obtint, le 7 mai 1601, 
de Callot, hérault d'armes de Lorraine, un certi- 
ficat qui déclare : a l'avoir trouvé sur les registres 
« de l'ancienne noblesse de Lorraine, qu'il est 
« issu de noblesse paternelle et maternelle; qu'il 
a est descendu d'ancienne noblesse de père en fils; 
a que les armes de la maison sont : d'azur, à trois 
« annelets d'argent, posés deux en chef et un 
« enjointe, avec la devise, Hac virtutis iter, 
« et pour cimier, un annelet de Vécu accompagné 
a de trois panaches d'argent, le tout issant d'un 
a casque contourné, et grillé, orné de son bourletet 
« lambrequins aux met ail et couleur dudit écu. » 
Il mourut sans postérité, en 1 602, à Valladolid en 
Espagne, où S. M. C. l'avait attaché à son service 
en qualité de capitaine de ses vaisseaux. 

3.° Claude. 

4. Robert de La Lance qui va suivre : 

II. Robert de La Lance, écuyer, seigneur de Moran- 
ville, Monthairon et de la maison-forte d'Ancemont, gen- 
tilhomme de la maison du duc de Lorraine et capitaine de 
deux cents hommes d'armes, pour son service obtint du 
duc Henri de Lorraine des lettres-patentes, données le 29 
mai 1608, portant érection du fief et maison-forte d'An- 
cemont; afin, y est-il dit, « que l'impétrant reconnaisse 
« par cet effet de combien nous désirons le gratifier, en 
« faveur des bons et fidèles^ services de ses pères, frères et 
« les siens, et aussi pour l'encourager de bien en mieux à 
« notre service, etc. » Il épousa, le 17 mars 1599, Barbe 
de Bardelet, fille de messire Sébastien de Bardelet, écuyer, 
seigneur du petit Monthairon, et de dame Catherine des 
Gabets; il eut de ce mariage : 

i.° Mathieu, qui va suivre : 
2. Catherine de La Lance. 

III. Honoré-Seigneur-Mathieu , baron de La Lance, 
chevalier, seigneur de Moranville, Fromeréville , Ger- 
monville, et de la maison -forte d'Ancemont, capitaine 
de deux cents hommes d'armes pour le service de S. A. de 



DE LA LANCE il 

Lorraine,, et gentilhomme de sa maison, obtint, le 17 juin 
i655, un décret daté de Bruxelles, et signé du prince 
François de Lorraine, frère de S. A. le duc régnant, » qui 
« le maintient dans toutes les immunités, exemptions de 
« contributions, franchises et privilèges, desquels il a 
« toujours joui et a droit de jouir en vertu de sa naissance 
« qualité, etc. » Il épousa, le 16 février i632, demoiselle 
Catherine de Pérignon, fille de messire Mathieu de Péri- 
gnon, écuyer, seigneur de Fromeréville et Germonville, et 
de dame Anne-Reine de Rome. Il eut de ce mariage : 

1 ,° François, qui va suivre : 

2. Claude-Thérèse de La Lance. 

IV. François I. er , baron de La Lance, chevalier, seigneur 
de Moranville, Fromeréville, S.-André, Choatel, et de la 
maison-forte d'Ancemont, capitaine pour le service de 
France, puis de deux compagnies, Tune de chevau-légers 
et l'autre d'infanterie, pour le service de S. A. le duc Charles 
IV de Lorraine, obtint de ce duc, le 4 décembre 1669, des 
lettres-patentes, portant cession à son profit des portions 
de la seigneurie de Moranville, confisquées sur les héritiers 
de Vaultrain Galavaux, qui ne pouvaient les tenir, comme 
étant de condition roturière. Cette cession fut faite moyen- 
nant la somme de soixante pistoles d'or, à laquelle, di- 
sent les lettres-patentes, « nous avons réglé, réduit et modéré 
« le prix de la finance desdits biens, procédant pour la 
« plupart des parens et prédécesseurs desdits sieurs de La 
« Lance, lui ayant remis, quitté et donné libéralement 
a le surplus, tant en considération des services qu'il nous 
« a rendus, que de ceux que nous en espérons à l'avenir, 
« etc. » Il obtint aussi, le 4 juin 1671, du sieur Charruel, 
intendant des armées du roi de France en Lorraine, un dé- 
cret qui le « maintient, en sa qualité de gentilhomme, en 
« ses privilèges, exemptions de logemens, impositions, 
« charges, etc. » Il épousa, le 8 février i685, demoiselle 
Gabrielle de Gestas de La Lanne, fille de puissant seigneur, 
messire Nicolas comte de Gestas, chevalier, seigneur de 
La Lanne au comté de Comminge; il eut de ce mariage : 

i.° Claude-Antoine, lieutenant des gardes de S. A. R. 

le duc Léopold de Lorraine. 
2. François-Nicolas; 
3.° Marie-Thérèse; 
4. Antoine qui va suivre : 

Et deux autres enfans morts en bas âge. 



I2 DE LA LANCE 

V. Antoine, baron de La Lance, chevalier, seigneur 
de Fromeré ville, Choatel, et de la maison- forte d'Ancemont, 
épousa, le 3o avril 171 5, Marie-Anne-Scolastique de Jan- 
son, et eut de ce mariage : 

1 .° Jean-François, baron de La Lance, seigneur de la 
maison-forte d'Ancemont, officier au régiment de 
cavalerie de Lévis, puis capitaine au régiment de 
Piémont infanterie, chevalier de Tordre royal de 
S. -Louis, marié en ij5i à Marie-Françoise-Henri 
d'Aulnois, dont deux filles. 

2. Marie-Anne, mariée, en 1766, à messire Ignace, 
comte de Bermond du Caylar, seigneur d'Espon- 
deilhan en Languedoc, officier supérieur au corps 
royal de l'artillerie. 

3.° Gabriel-Antoine, qui va suivre: 

4. Claude-Nicolas, capitaine au régiment d'infanterie 
de Piémont, chevalier de l'ordre de S. -Louis, fut 
élu, en 1789, député de l'ordre de la noblesse du 
bailliage de Verdun, et député suppléant, pour l'or- 
dre de la noblesse, des bailliages réunis de Verdun 
et de Clermont, aux états-généraux du royaume. Il 
épousa, en 1754, demoiselle Anne-Marie-Françoise 
du Bois de Riocour, fille de messire Nicolas-Joseph, 
baron du Bois de Riocour, premier président de 
la chambre et cour des comptes de Lorraine. 

VI. Gabriel- Antoine, chevalier de La Lance, chevalier, 
seigneur de Choatel, Villers, Nouillonpont, etc., officier au 
régiment de Piémont, puis au corps de cavalerie des cara- 
biniers, obtint sur requête, le 24 mars 1779, un arrêt de 
la chambre et cour des comptes de Bar, qui lui donne 
acte de la production par lui faite du titre par lui employé 
à l'effet de justifier de son état et condition de noblesse, 
dont la teneur suit : « Notredite chambre du conseil, cour 
« des comptes et des aides du duché de Bar, a donné et donne 
« acte audit Gabriel-Antoine de La Lance, de la production 
« par lui faite des titres par lui employés à l'effet de justifier 
a de son état et condition de noblesse; ce faisant, a déclaré 
« que ledit Gabriel-Antoine de La Lance a bien et dûment 
« vérifié sadescendance de Didier de La Lance, bien et dûment 
« vérifié de son état et condition de noblesse, tant de lui 
« que de ses ancêtres paternels; en conséquence à ordonné 
« et ordonne 'que son nom sera inscrit au catalogue des 
« nobles reconnus par notredite chambre cour des comptes, 
« et que l'arbre généalogique de la maison sera déposé es 



DE LA LANCE i3 

« archives de notredite chambre cour des comptes, comme a 
« permis et permet audit Gabriel-Antoine de La Lance, de 
« lever au greffe de notredite chambre cour des comptes 
« telles expéditions il avisera bon être, du présent arrêt, 
« ensemble expédition de sa généalogie, titres, aveux et dé- 
« nombremens qui reposent es archives et trésor des Chartres 
« de notredite chambre, yceux justifians l'ancienneté de 
« la noblesse dudit Gabriel-Antoine de La Lance et de ses 
« ancêtres, etc. » Il obtint aussi pour François de La Lance 
son troisième fils, le i er avril 1784, de M. Bernard Chério, 
généalogiste des ordres du roi, un certificat de noblesse dé- 
livré sur la production de ses titres et des preuves de sa no- 
blesse, faite par devant ledit généalogiste. Il épousa, en 
1763, demoiselle Marie-Claire Taboûillot, fille de Claude, 
conseiller du roi, receveur de ses finances, et de dame 
Elisabeth de Bignicourt, il a eu de ce mariage : 

i.° Jean-François, baron de La Lance, dont l'article 

viendra : 
2. Claude, chevalier de La Lance, officier au régi- 
ment de Bresse, infanterie; il a émigré en 1792, 
fait deux campagnes dans l'armée de S. A. R. M. le 
prince de Condé. Il a épousé, le 19 février 1797, 
à Falkemberg, dans la Silésie prussienne, dame 
Marie - Anne - Philippine - Népomucène - Caroline- 
Vilhelmine, baronne de Stentzsch, chanoinesse- 
comtesse du chapitre de Briinn en Moravie, et a 
de ce mariage : 

a. Guillaume né à Verdun le 14 août 1809. 

b. Henriette-Caroline-Eugénie, née au château 
de Falkemberg en Silésie prussienne, le 29 
novembre 1797. 

c. Jeanne- Florianne- Joséphine- Eustache, née 
au château de Frideck en Silésie autrichienne, 
le 3 mars 1801. 

d. Marie- Anne-Claire, née à Verdun, le i er août 
1810. 

e. Marie-Mathilde, née à Verdun le 5 novembre 
1812. 

3.° François de La Lance de Villers, né en 1768, offi- 
cier au corps royal de l'artillerie, a émigré en 1792, 
a fait toutes les campagnes de l'armée de M. le 
prince de Condé. 

4. Marie-Françoise de La Lance, et deux autres en- 
fans morts en bas âge. 



! 4 DE LA LANCE 

VII. Jean-François baron de La Lance, seigneur d'Au- 
trécourt, né en 1764, officier au corps royal de l'artillerie, 
l'un des commissaires nommés pour la rédaction des cahiers 
de doléances pour la noblesse du bailliage de Verdun en 
1789; a émigré en 1791^ fait toutes les campagnes dans 
l'armée de monseigneur le prince de Condé; a été reçu 
chevalier de l'ordre royal et militaire de S. -Louis en 1796, 
avec rang de lieutenant-colonel dans les armées de France. 
Il a épousé, en 1786, demoiselle Marie-Victoire-Antoinette- 
Regnault de Raulecourt, de laquelle il a eu : 

Marie-Claire-Elisabeth de La Lance, mariée en 1808, 
à messire Charles-Louis-Nicolas du Mesnil de 
Fienne, dont Marie-Claire-Charlotte, née le 5 oc- 
tobre 18 10. 

Branche établie dans la Lorraine allemande. 

I. Perrin de La Lance, écuyer, troisième fils de Robert de 
La Lance, seigneur de Moranville, et de Nicole de Peuchet, 
épousa Jeanne de Humont, et en eut : 

II. Henri de La Lance, écuyer, seigneur de la Neuville, 
qui épousa le 20 mars 1622, demoiselle Anne de L'Isle, 
de laquelle il a eu : 

III. Claude-Ancelin de La Lance, écuyer, seigneur de 
La Neuville, qui épousa, le 3 février 1654, demoiselle 
Barbe de Vanesson, dont il a eu : 

IV. Claude de La Lance, écuyer, seigneur de La Neu- 
ville, lequel a laissé pour héritier : 

V. Claude-Charles de La Lance, écuyer, seigneur de 
Moranville en partie, demeurent à Bitche, qui fut main- 
tenu dans sa noblesse par lettres-patentes du duc de Lor- 
raine, du 20 juillet 1723, comme étant issu d'une maison 
noble et ancienne, établie en Lorraine, depuis plusieurs 
siècles. Il épousa Marie-Cunégonde de Leurfer, fille de Jean 
Leuffer, conseiller à la cour des comptes de Strasbourg. 

Nota. On ne peut, faute de mémoires sur cette branche, 
donner la suite de sa généalogie; mais il est certain qu'elle 
subsiste dans la Lorraine Allemande et en Alsace. Il existe 
particulièrement un descendant de cette branche, lequel 
servait en France, avant la révolution, au régiment d'in- 
fanterie étrangère de Salm-Salm, et y était connu sous le 



LE GONIDEC ï5 

nom de Moranville; il est aujourd'hui colonel au service 
du grand-duc de Darmstatt, adjudant de ce prince, et est 
connu sous le nom de baron de Moranville. 

Les armes : « d'azur, à trois annelets d'argent, pose's 
« deux en chef et un en pointe. Pour devise : Hac virtutis 
« iter; et pour cimier, un annelet sur l'écu, accompagné 
« de trois panaches d'argent; le tout issant d'un casque 
« contourné et grillé , orné de son bourrelet et lambre- 
« quins aux métail et couleur dudit écu. » 



CONIDEG (le) Guillaume, fit les guerres de son tems 
dans la compagnie de messire Bertrand du Guesclin, con- 
nétable de France; cette maison, issue d'ancienne chevalerie 
est aujourd'hui subdivisée en plusieurs branches, savoir : 
celles des comtes de Fraissan* des seigneurs de Penlan, 
Kerhaly, Kerloc, Kerdaniel, Roscoat, Keramel. 

Armes : « D'argent, à trois bandes d'azur. » 



LE GRIX de BELLEUVRE et de NEUVILLE, famille 
originaire de Normandie, province dans laquelle elle ré- 
side encore de nos jours, fut anoblie en 1643 dans la 
personne de Charles Le Grix, lieutenant du vi-comté de 
Pontaudemer, par lequel nous allons commencer cet article : 

I. Charles Le Grix de Neuville, premier du nom, fut 
anobli, ainsi que Charles son fils, qui est dénommé dans 
les lettres-patentes, en 1643, pour services militaires im- 
portans, rendus pendant la minorité de Louis XIV, il laissa : 

1 .° Charles, deuxième du nom, qui viendra : 

2. Jean, curé de Berthouville. 

3.° Hercule, receveur des tailles à Pontaudemer, tous 

les trois mentionnés dans l'acte d'anoblissement de 

leur père. 

II. Charles Le Grix de Neuville, deuxième du nom, est 
anobli, avec son père, pour services rendus au roi, pen- 
dant les troubles arrivés en Normandie, il laissa : 

III. Bernard Hercule, marié à Marie-Anne-Françoise 
d'Houel de la Pommeraie; de ce mariage vinrent : 

i.° Charles-Bernard, né 12 juin 169 5. 
2. Philippe- René, né 7 janvier 1700. 
3.° Jean-Charles, dont l'article suit : 



ï6 LE GRIX DE NEUVILLE 

IV. Jean-Charles Le Grix de Neuville, chevalier, sei- 
gneur de Belleuvre, major de la capitainerie, garde-côte 

d'Honfleur, mort le ; il avait épousé noble demoiselle 

Madeleine-Elisabeth de Maquaine, de laquelle il laissa : 

•i.° François-Charles-Henri le Grix de Neuville, che- 
valier, seigneur de Belleuvre, ancien officier au 
régiment de Beauvoisis, marié en 1772 à demoiselle 
Marie-Anne-Françoise deBoctey, fille du vicomte de 
ce nom, seigneur de Moyaux, de laquelle il est né : 

a. Henri le Grix de Belleuvre, qui émigra en 
octobre 1791, fut reçu volontaire dans la cin- 
quième compagnie des gentilshommes de Nor- 
mandie, servit à l'armée de Bourbon, et fut 
tué à Nieuport, dans la légion de Lachâtre 
en 1794, 

b. Caroline, née en 1773. 

2. Philippe- Auguste-César, dont l'article viendra: 
3.° Françoise-Elisabeth, mariée à M. de Bois-1'Evêque, 

seigneur de Saint-Martin. 
4. Marguerite-Elisabeth de Belleuvre. 
5.° Marie-Anne-Jeanne de Bailleul. 
6.° Marie-Anne. 

V. Philippe-Auguste-César Le Grix de Neuville, che- 
valier, seigneur de Moyaux, second fils de Charles, men- 
tionné à l'article premier; il a été capitaine au régiment 
de Beauvoisis, et est demeuré au service du roi pendant 
vingt-quatre ans; lors de la révolution il émigra (1791), 
et fut nommé capitaine en second de la cinquième compa- 
gnie des gentilshommes de Normandie, servit dans l'ar- 
mée de Bourbon en 1792, fut chef de section dans la légion 
de Beon au service de la Hollande, à la conquête de ce 
pays, passa au service de l'Angleterre, et fut fait prisonnier 
à Quiberon, échappa miraculeusement à la mort, et com- 
manda en second une division, y reçut l'ordre royal et mi- 
litaire de Saint- Louis; mais fut condamné à mort, à Rennes 
en 1798, par jugement révolutionnaire, qui confisqua ses 
biens. 

Il avait épousé demoiselle Marie-Catherine-Charlotte- 
Nicole de Boctey, sa belle-sœur, de laquelle il laissa : 
1 .° Charles-Philippe César, dont l'article viendra : 
2. Marie-Francoise-Emilie, morte en.... 
3.° Marie-Hortense, mariée à M. Edouard Asse. 
4. Sophie-Victoire, épouse du chevalier de Classé- 
Gardin. 



LE GRIX DE NEUVILLE. î 7 

VI. Charles-Philippe-César , fils du précédent, né le 
3 juillet 1773, émigré en 1791, volontaire à l'armée des 
princes, ensuite dans la légion de Beon, et dans les hus- 
sards du duc d'Yorck, au service d'Angleterre, capitaine 
de grenadiers dans l'armée de la Vendée sous le comte de 
Frotté, nommé chef des cantons de Cormeilles, Beureville 
et Blangi, département de l'Eure, arrêté et détenu à 
Sainte-Pélagie comme accusé de complicité avec le général 
Moreau. 

Il a épousé Marie-Joséphine Meyer, d'une famille noble 
d'Allemagne, de ce mariage sont nés : 

1 .° Marie-Louise-Joséphine, 26 juillet 1807. 
2. Marie-Emilie, née le 16 mars 18 14. 

Les armes : « Porte d'azur, à un chevron d'or, accom- 
« pagné de trois serres d'aigles d'argent, ongles d'or, deux 
« en chef, une en pointe. » 



BERTRAND (de), maison originaire de Lorraine. 

Il y a eu en France plusieurs familles illustres de 
ce nom; sans nous arrêter à prouver l'analogie et la 
filiation qui peuvent exister entre elles, nous men- 
tionnons celle qui était fixée en Lorraine, avec les honneurs 
de la noblesse, dès l'an 1 594. 

I. Jean de Bertrand, premier du nom, surnommé le 
Capitaine Cadet, ayant rendu des services militaires im- 
portans à Charles III, duc de Lorraine, dit le grand, en 
reçut des lettres -patentes sous la date du 18 septembre 1594, 
par lesquelles ce prince lui accordait tous les privilèges, 
droits et honneurs dont jouissait la noblesse de Lorraine, 
pour lui et ses descendans légitimes. Il avait épousé Isabeau 
de Vincent, de laquelle il laissa, entre autres enfans : 

1 .° Georges, dont l'article viendra. 
2. Suzanne, mariée à noble homme, Pierre de Sau- 
vage, écuyer. 

II. Georges de Bertrand, premier du nom, qualifié de 
noble homme, épousa Gabrielle Toussaint, issue de condi- 
tion noble, et en laissa : 

i.° Jean II, qui viendra. 

2. Joseph-George de Bertrand. 

III. Jean de Bertrand, deuxième du nom, qualifié de 

1. 2 



! 8 BERTRAND. 

noble et d'écuyer, lieutenant de cavalerie, se dévoua au 
service de Charles IV, duc de Lorraine, son souverain; il 
mourut le 14 mars 1691; il avait épousé, dans le pays de 
Liège, demoiselle Barbe Bloxe, qui mourut à Courcelles 
le 21 février 1689. De ce mariage est né : 

IV. Jacques de Bertrand, premier du nom, né en 1678 
à Courcelles, marié, le 4 octobre 1706, à demoiselle 
Catherine-Françoise Gauçon. De ce mariage vint : 

V. Jacques de Bertrand, deuxième du nom, né le 21 
juin 17 17, à S. -Nicolas en Lorraine, avocat au conseil du 
roi de Pologne, souverain du duché de Lorraine et de 
Bar; il mourut à Nancy le 6 novembre 1763, et avait 
épousé, le 10 novembre 1742, demoiselle Elisabeth de Ris- 
ton, morte à Nancy en septembre 18 12. De ce mariage 
sont nés : 

1 .° Jacques Remy, dont l'article viendra. 

2. François, chanoine de la Trinité, vivant à Nancy 
en 1814. 

3.° Marie, morte religieuse. 

4. Elisabeth, mariée à messire Louis-Antoine Dejean, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de S.-Louis, 
capitaine au corps des grenadiers de France, puis 
lieutenant-colonel et commandant des places de 
Marsal, Vie, Moyenvic et Dieuze, tous deux vi- 
vant à Nancy en 18 14. 

VI. Jacques-Remy de Bertrand, I er du nom, chevalier, 
capitaine d'infanterie au régiment de S. A. R. monseigneur 
le duc d'Angoulême, chevalier de l'ordre royal et militaire 
de S.-Louis et de celui de la Réunion, breveté du grade de 
lieutenant-colonel, marié à demoiselle Julie-Félicité-Joseph 
le Vasseur de la Thieuloy, fille de messire Louis-Joseph le 
Vasseur de la Thieuloy, président au conseil souverain 
d'Artois, et de dame Ernestine de Croix. De ce mariage 
sont nés : 

i.° Charles-François-Jacques- Joseph- Aimé- Louis de 
Bertrand, né à Versailles en mai 1792. 

2. Jean-Jacques-Joseph, né à Paris en février i8o3. 

3.° Julie-Félicité-Joseph, née à S. -Orner en décembre 
1786, mariée à Jean-Cosmes-Damiens-Fénis de la 
Combe, fils de messire Etienne-Bernard-Fénis de 
la Combe, officier aux gardes de Louis XVI , et 
de dame Françoise de Murât. 



HOOKE. 19 

Les armes : « D'or, à la face d'azur, surmontées d'un lion 
a naissant de gueules, accompagné en pointe de trois roses 
c de même pointées d'argent, timbrées d'un lion naissant 
a de l'écu, tenant à ses pattes une épée d'argent emman- 
« chée d'or, le tout porté d'un armet morne d'argent, 
« couvert d'un lambrequin aux métaux et couleurs dudit 
« écu. » 



HOOKE (de), famille d'une très-ancienne noblesse, 
originaire de Normandie, et connue dans les premiers 
tems sous le nom de La Hougue, seigneurie de cette pro- 
vince. Les^ seigneurs de La Hougue passèrent en 1066 en 
Angleterre, avec Guillaume le Conquérant. Ils s'établirent 
dans ce royaume, d'où Florence de La Hougue se retira 
en Irlande avec Henri II d'Angleterre, environ l'an 1172 
et fixa sa résidence auprès de Waterford, dans un bourg 
qui de son nom fut appelé Hooke-Touun, parce que, pour 
se conformer à l'orthographe anglaise, le nom de la Hougue 
fut transformé en celui de Hooke, ainsi que cela est prouvé 
dans les lettres patentes de Louis XV, du mois de janvier 
1720. Cette famille, qui a fourni plusieurs amiraux à 
l'Angleterre, fut élevée à la pairie d'Irlande par le roi 
Jacques III, dans la personne de Nathaniel Hooke, qui vint 
ensuite s'établir en France, où il se fit naturaliser par 
Louis XIV, qui l'employa dans diverses ambassades, et 
l'honora du cordon rouge. Le baron de Hooke, seul re- 
jeton de cette famille, qui était ci-devant établi à Saint- 
Domingue et à la Martinique, où il a toujours été appelé 
dans les différentes assemblées de la noblesse, s'est retiré 
en Normandie, à Gatteville, dans une baronnie qui appar- 
tient à sa maison. » 

I. Eustache Hooke de Hooke-Castle, au comté de 
Waterford, écuyer, vivant vers Tan 1590. Il épousa Hélène 
Brenne-Alias O Byrne, du comté de Wicklou, au royaume 
d'Irlande. Il eut pour héritier: 

II. Thomas I. er Hooke de Hooke-Castle, écuyer, qui 
épousa Eléonore O Kelli d'Aghrim, au comté de Galway. 
Il eut trois fils. 

1 .° Jean, qui suit : 
2. Un fils qui mourut fort jeune. 

3.° Pierre, qui forme une branche qui continue la 
lignée, et qui viendra plus bas. 



20 H00KE. 

III. Jean Hooke de Syrrel-Spassjau, comte de West- 
meath, écuyer, a épousé Marguerite Hooke de Hooke, dans 
Hamshire, en Angleterre. Il en eut : 

i.° Jean II, dont l'article suit: 

2. Nathaniel, qui passa en France avec le roi Jacques II, 
y fut créé pair d'Irlande par le roi Jacques III, sous 
le titre de baron de Hooke de Hooke-Castle, au 
comté de Waterford, naturalisé français avec conser- 
vation de noblesse; créé ensuite maréchal des camps 
et armées du roi, commandeur de l'ordre de S.-Louis, 
plénipotentiaire pour S . M . Louis XI V en Hollande et 
à Aix-la-Chapelle ; deux fois envoyé en Ecosse, en 
1705 et 1707; envoyé auprès des princes et états de 
F Empire et du Nord, en 1 7 1 1 et 1 7 1 2 ; nommé, pen- 
dant la régence, à l'ambassade de Prusse; mort à Paris 
le25octobre 1738, âgédesoixante-quinzeans. Ilavait 
épousé Eléonore Mac-Carthy, fille aînée de Denis 
Mac-Carthyetde Catherine Downs, qui descendait, 
du chef de son père, des anciens souverains de Carbery, 
au comté de Cork. Il ne laissa qu'un fils, Jacques Na- 
thaniel, tué à l'armée en 1741, dans la Bavière, et 
sans postérité. 

IV. Jean II de Hooke, écuyer, eut pour fils : 
1 .° Nathaniel Hook, qui suit : 

2. N.... mariée à M. Dalo, en Angleterre, et qui fut 
mère de lady Forbes. 

V. Nathaniel Hooke, écuyer, épousa Marie Baynes. 
De son mariage sont issus : 

1 .° Thomas, dont l'article suit : 

2. Lucius Hooke, docteur en théologie, mort et in- 
• humé à S.-Cloud. 

3.° Jeanne Hooke. 

4. Marie Hooke, abbesse des dames bénédictines de 
Cambrai. 

VI. Thomas Hooke, premier du nom, mort sans pos- 
térité. 

Seconde branche, qui a continué la postérité. 

I. Pierre Hooke, troisième fils de Thomas I er , disparaît 
après la réduction de l'Irlande par Cromwel, en i652. Il 
avait épousé demoiselle Eléonore Hooke, petite-fille de 
Thomas, et en avait eu : 



HOOKE. - 21 

II. Jean Hooke, écuyer, lieutenant de cavalerie, proscrit 
par les cromwelistes après la réduction de l'Irlande. Il se 
retira à l'île S. -Christophe, où il demeura jusqu'à la prise 
de cette île par les Anglais, tems auquel il se retira à la 
Guadeloupe. Il avait épousé demoiselle Elisabeth Mélou, et 
en eut : 

i .• Guillaume, dont l'article suit: 

2. Pierre. 

3.° Marcel. 

4. Julien. Ces trois derniers sont morts sans postérité. 

III. Guillaume Hooke, ecuyer, mort en septembre 1759, 
à la Martinique, où il s'était fixé. Il avait épousé demoiselle 
Marie-Françoise Girardin de Champmeslé, fille de messire 
Claude Girardin de Champmeslé, lieutenant de cavalerie à 
la Martinique. De son mariage vinrent: 

i.° Jean-Baptiste-Claude, baron de Hooke, capitaine 
au régiment irlandais de Fitz-James, cavalerie, né 
le i5 novembre 1738; retiré à S. - Domingue; veuf 
sans enfans. 
2. Pierre-Joseph Régis, capitaine au régiment de 
Dillon, infanterie, irlandais; chevalier de S.-Loui§, 
mort sans postérité, à Paris, le 8 juillet 1788. 
3.° Guillaume-Séraphin, dont l'article suit : 
4. Marie-Françoise, mariée à messire Alexandre Poi- 
tier, chevalier de Courcy, lieutenant des vaisseaux 
du roi. 
5° Magdeleine- Agathe, mariée à messire Frédéric- 
Laure de Kearney_, écuyer,, enseigne de vaisseau et 
chef de brigade des gardes de la marine à Rochefort. 
6.° Claire-Elizabeth, mariée à messire Jean-Pierre 
Girardin, écuyer, sieur de Mortgérald. 
.IV. Guillaume-Séraphin, baron De Hooke, chevalier de 
l'Etang, colonel à la suite du régiment de Berwick infan- 
terie irlandaise, chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis; mariée, le 18 juin 1776, à demoiselle Marie- 
Françoise-de-Paule Cadeau. De ce mariage sont nés : 

1 . ° Jean-Paul Guillaume, lieutenant d'artillerie de la 

marine. Mort. 
2. Françoise-Agathe, née le i5 avril 1777, mariée à 
messire François-Gilbert de Carruyer, page de 
la chambre de monseigneur le comte d'Artois, et 
depuis officier aux gardes. De ce mariage sont 
issus : 



2 2 LE CONTE. 

a. Hippolyte, né en juillet 1793. 

b. Désirée Stéphanie. 

3.° Joséphine-Guillelmine,.néele 16 avril 1781, mariée 
à messire Nithier-Gérard Badouillier de S.-Sêne, 
écuyer, émigré, ayant servi dans la garde noble 
de monseigneur le prince de Condé, et résidant à 
Salins, en Franche-Comté; duquel mariage sont 
issus : 

a. François-Théodore-Ernest. 

b. Marie- Valentine. 

Les armes : « D'argent et de sable, à la croix mi-partie de 
« même, accompagnée, au premier et quatrième canton, 
« d'une coquille de sable sur argent; au deuxième et troi- 
« sième, de deux coquilles d'argent sur sable, à la fleur de lis 
a d'or, percée en cœur, avec la devise: Signa fortium. » 



LE CONTE DES GRAVIERS, famille originaire de 
Paris, où elle existe encore de nos jours. 

I. Jacques Le Conte, premier du nom, quartinier de la 
ville de Paris, au nom duquel il fut frappé, en 1567, une 
médaille portant pour légende : Abit Victoria pacem. 

II. Jacques Le Conte, deuxième du nom, échevin de 
Paris en i58o, eut également une médaille frappée en son 
nom, portant pour légende : Ut capit unitos navis pel- 
litque rebelles. 

III. Jacques Le Conte, troisième du nom, échevin de 
Paris en i5q5, eut également une médaille, dont la légende 
était : Sic Henricus mereuntibus. 

IV. Charles Le Conte, premier du nom, échevin de Pa- 
ris, conseiller du roi, maître ordinaire des comptes, eut 
aussi la médaille frappée en son nom, avec cette légende : 
Nobilitas unica virtus. Celui-ci épousa demoiselle Bonne- 
Espérance, dont il eut un fils, qui suit : 

V. Nicolas Le Conte, premier de nom, conseiller du roi, 
contrôleur des domaines de Paris, marié à Anne Piques, 
dont il eut : 

i.° Claude Le Conte, dont l'article suit: 
2. Six enfans sans postérité. 

VI. Claude Le Conte, premier du nom, auditeur des 
comptes, marié à Marie Gaigne, dont il eut : 

I .° Cinq enfans morts sans postérité. 



LE CONTE. 2 3 

2. Augustin Le Conte, qui suit : 
3.° Nicolas Le Conte,, chef d'une seconde branche, 
qui viendra. 
VIL Augustin Le Conte, premier du nom, conseiller à 
la cour des aides, marié à Anne de Bragelongne (*), veuve 
de M. Cléret, seigneur de Rempat, écuyer ordinaire du 
roi. De ce mariage sont issus : 

i .° Claude-François Le Conte, qui suit : 
2.° Françoise, épouse de messire Robert, maître des 
comptes, dont est née une fille, mariée à messire 
de Boucherville, capitaine de vaisseau, laquelle 
eut aussi une fille, mariée à messire Démétrius de 
Comnène, issu des anciens rois de Corse. 

VIII. Claude-François Le Conte, premier du nom, con- 
seiller au parlement de Paris, marié à Marie-Eléonore 
Wiebbeking, dont il a eu trois enfans : 

i .° Claude-Eléonore, qui suit : 

2.° Augustin, chevalier des Graviers, gentilhomme de 
S. A. S. monseigneur le prince de Conti, chevalier 
de Saint-Louis^ capitaine de dragons, mort sans 
enfans. 

3.° Augustine-Eléonore, qui a épousé messire Fournier 
de la Chateigneraie, écuyer de main de la feue 
reine; duquel mariage est issue une fille, mariée 
à M. Lacart de Saumeri, fils du gouverneur de 
Chambort. 

IX. Claude-Eléonore Le Conte des Graviers, chevalier 
de S.-Louis, mousquetaire noir, ensuite capitaine au régi- 
ment de dragons Conti, gentilhomme de S. A. S. mon- 
seigneur le prince de Conti, commandant de ses véneries; 
a épousé demoiselle Marie-Louise-Jeanne Cœuret d'Ozigny. 
De ce mariage sont nés : 

i.° Augustin-Claude-Marie-Eléonore, officier de cava- 
lerie. 

(*) La famille de Bragelongne est, avec celle de Sens, une des 
plus anciennes et des plus illustres familles de France. Louis IX, 
ou S. Louis, roi de France, qui avait fait un vœu, charge M. de 
Bragelongne de l'accomplir. Sa majesté le lui remet de sa main. 
M. de Bragelongne s'agenouille, le reçoit, en lui présentant sa 
femme et ses enfans. Ce tableau existe entre les mains de Claude- 
Eléonore Le Conte des Graviers (dont il va être parlé ci-après), 
petit-fils d'Augustin Le Conte et d'Anne de Bragelongne. Il existe 
aussi à la galerie des tableaux, au Louvre. 



24 LE CONTE. 

2. Mêmes prénoms, chevalier des Graviers. 

3.° Augustine-Eléonore, mariée à messire Achille- 

Joseph-Abdon de Sens de Morsan. 
4. Augustine-Eléonore. 
5.° Augusfine-Eléonore. 
6.° Augustine-Eléonore. 

Seconde branche. 

I. Nicolas Le Conte, fils de Claude Le Conte, premier du 
nom, et de Marie Gaigne, fut lieutenant criminel au châ- 
telet de Paris sous Louis XIV, qui, satisfait de ses services, 
lui donna le livre des médailles frappées sous son règne. Ce 
livre est entre les mains de Claude-Eléonore des Graviers, 
ci-dessus mentionné. Il a épousé demoiselle Anne-Julienne 
Lottin, fille d'un conseiller du roi, maître-d'hôtel de S. M. 
De son mariage sont issus : 

i.° Nicolas, qui suit : 

2. Anne-Florence, qui a épousé M. de Bretignière, 
conseiller au parlement. Elle a eu une fille, mariée 
à M. de Murard, président au parlement de Paris. 
De ce mariage vint une fille, mariée à M. de Saint- 
Roman, conseiller au parlement. 

II. Nicolas Le Conte, fils du précédent, fut son succes- 
seur dans la charge de lieutenant criminel au châtelet de 
Paris. Il est mort sans postérité. Il avait épousé mademoiselle 
Bonneau, aussi décédée. 

Armes : « Porte d'azur chargé d'un chevron d'or, deux 
« fleurs de soucis en chef; une sphère en pointe entre les 
a côtés du chevron. » 



CLAYBROOKE ALIAS HANMER, ou HANMER 
CLAYBROOKE (*), maison illustre, originaire d'Angleterre, 
où elle possédait les terres de Fulham et Hamersmith, dans 
le comté de Midlesex, près Londres, dans le seizième siècle. 

Le principal héraut et roi d'armes de sa majesté la reine 
Elisabeth établit ainsi sa généalogie, par titre du 3 août 
i5 74 . 

I. N. Claybrooke, descendant d'une branche de l'illustre 

(*) Cette maison a porté indifféremment les noms de Clay- 
brooke, Claibroke ou Claibrok. 



CLAYBROOKE. 2 5 

maison de Brooke, vivant en i i5o, qui eut pour fils : 

II. N. N. Claybrooke, vivant en 1200, eut pour fils : 

III. Joseph Claybrooke, qualifié du titre de baron, par 
ce titre; vivant vers i25o. De son mariage est issu : 

IV. Dominique Claybrooke, né vers 1249, duquel vient : 

V. Gabriel Claybrooke, né vers 1299. U épousa, en 
1334, noble demoiselle Marie Wiltern. Us eurent pour fils : 

VI. Robert Claybrooke, gentleman, marié à l'âge de 
60 ans, vers 1420, à noble demoiselle Jeanne Beswormd, 
d'où sort : 

VII. Gilles Claybrooke de Fulham, chevalier banneret, 
né vers 1430, ir.arié en secondes noces, en 1490, avec noble 
demoiselle Marie Goring. Il est mort dans un âge très-avancé, 
vers 1524, suivant les termes du titre du 3 août 1574. Us 
eurent pour fils : 

VIII. Etienne Claybrooke de Fulham, chevalier baronnet, 
rié en i5o6, lequel possédait de grands biens audit lieu de 
Fulham en 1574, ainsi qu'il est dit au diplôme du 2 
février 1664, dont sera parlé ci-après; marié à noble de- 
moiselle Elisabeth Basset, suivant le diplôme généalogique 
du 9 février 1702, dont sera également parlé ci-après. 

Ce fut lui qui obtint le titre du 3 août 074, lequel 
contient la preuve de sa descendance par Gilles Claybrooke, 
chevalier banneret, son père, depuis, Joseph Claybrooke, 
qualifié baron par ledit titre, à l'époque de i25o; et celle 
que ses ancêtres tiraient alors leur origine de la ville de 
Cantorbery, où l'un d'eux était établi et regardé comme 
très-noble en n5o, et venait d'une branche de l'ancienne 
et illustre maison de Brooke. 

Ce même Etienne Claybrooke obtint un autre titre du 3 
novembre même année 1574, qui constate ses armoiries 
ainsi qu'elles sont désignées ci-après. 

Nota. Les deux diplômes des 2 février 1664 et 9 février 
1702, et les lettres patentes de Louis XVI, du mois d'août 
1778, ci-après, portent la même désignation d'armes et la 
même filiation. Ils eurent pour fils : 

IX. Thomas I er Claybrooke de Fulham, chevalier ba- 
ronnet, marié, en 1554, à noble demoiselle Jeanne Ratt- 
cliffe. Ils eurent pour fils : 

X. Thomas II Claybrooke de Fulham et de Hamersmith, 
ainsi dénommé aux diplômes des 2 février 1664 et 9 février 
1702, chevalier baronnet, marié, en 1594, à noble de- 



26 CLAYBROOKE. 

moiselle Marie Hanmer, dite Chaloner, du nom de sa 
mère. 

La maison Hanmer est très-illustre, on trouve sa généalo- 
gie dans un auteur anglais, à la bibliothèque du roi; on y 
voit qu'elle remonte au huitième siècle, et qu'elle a eu des 
alliances avec des fils et des filles de la maison royale alors 
régnante en Angleterre. Un diplôme en français, signé de la 
main de Jacques II, roi d'Angleterre, daté du 3o août 1695, 
atteste l'ancienne noblesse de cette maison, et qu'elle a joui 
de tems immémorial de tous les titres, honneurs et pré- 
rogatives attachés à l'ordre des chevaliers baronnets du 
royaume d'Angleterre. De ce mariage naquit : 

XI. Thomas III Claybrooke Alias Hanmer, chevalier, 
baron, seigneur de Bethencourt en Cambresis, né le 1 3 sep- 
tembre 16 19, en Angleterre, suivant son acte de naissance 
de la paroisse de Fulham, du 17 dudit mois. Il avait un frère 
né également à Fulham, d'après son acte de naissance du 4 
février 1602. Passés tous deux en France au tems de l'u- 
surpateur Cromwel, le plus âgé fut prêtre et chanoine de 
Cambrai. Il tint lieu de père à son frère, et lui légua tous 
ses biens, et notamment la terre de Bethencourt, par lui 
acquise en 166 5. Thomas III joignit à son nom celui de sa 
mère, usage fréquent en Angleterre. Il obtint de Charles II 
un diplôme, du 2 février 1664, dans lequel il est nommé 
vir nobi lis Thomas Claybrooke Alias Hanmer, filius nobi- 
lis Thomae Claybrooke de Fulham, generosi filii secundi 
cujusdam prioris Thomas Claybrooke de Fulham, generosi, 
qui quidem erat filius secundus Stephani Claybrooke 
de Fulham generosi (in eo loco circa annum salutis 
m. lxxiiii. patrimonio amplo dilati florentis) qui 
quidem Stephanus^/fw^ etiam fuit et hœres egidii Clay- 
brooke equitis aurati. Suit, au titre, la description des 
armoiries, comme à celui du 3 novembre 1574. Il épousa 
noble demoiselle Marie-Claude Desmaizières, le 26 janvier 
1666. Il est mort et a été enterré à Cambrai, paroisse Saint- 
Martin, le 3 avril 1687. Ils ont eu pour fils : 

XII. Guillaume-Antoine Hanmer Claybrooke, chevalier, 
baron, seigneur de Bethencourt, né le 9 janvier 1668, à 
Cambrai, suivant son acte de naissance de la paroisse Saint- 
Gengulphe. 

Il obtint de Jacques III, roi d'Angleterre, les lettres 
patentes et diplôme du 9 février 1702, ayant en tête les 
générations, alliances et armoiries, en arbre généalogique, 



CLAYBROOKE. 27 

jusques et y compris Gilles Claybrooke, chevalier baron- 
net, né en 1430. On y voit, par les alliances avec les plus 
illustres maisons d'Angleterre, qu'il n'y a jamais eu de 
mésalliance dans cette famille. 

Il^épousa noble demoiselle Elisabeth Renel de Savreux, par 
contrat devant Goyraux et Ballets, notaires à Mons, du 22 
octobre 1697. La célébration fut faite le lendemain,, à la 
paroisse S.-Waudrud de ladite ville. Il est mort et a été 
enterré à S. -Martin de Cambrai, le 22 juillet 1709. 

Ils ont eu pour fils : 

XIII. François-Albert-Joseph Hanmer Claybrooke, che- 
valier , baron, seigneur de Bethencourt, né à Mons, en 
Hainaut, suivant son acte de naissance de la paroisse Saint- 
Germain de ladite ville, du 1 5 janvier 1699. Il épousa noble 
demoiselle Marie-Joseph Luytens de Bossu, le 19 février 
171 8. Il fut reçu membre de l'assemblée delà noblesse aux 
états du Cambresis, et convoqué en cette qualité le 3o mai 
1723. Il est mort et a été enterré à Cambrai, paroisse Saint- 
Martin, le 3o août ijSi. Il eut pour fils : 

XIV. Maximilien- Albert- Joseph Hanmer Claybrooke, 
chevalier, seigneur de Bethencourt, né le 7 septembre 1726, 
suivant son acte de naissance de la paroisse S. -Jacques de 
Valenciennes. Membre né de la chambre de la noblesse aux 
états du Cambresis, il y a siégé toute sa vie, fut capitaine 
au régiment de Bouflers- Wallon en 1745^ et épousa noble 
demoiselle Hélène-Antoinette Dufeu, le 9 février 1750. 
C'est cette terre, que sa femme lui apporta en dot, qui fut, 
ainsi que plusieurs autres environnantes, érigées en baron- 
nie et réunies sous le nom à' Hanmer-Clajrbrooke, par 
lettres patentes du roi, en juillet 1778, insinuées à Pé- 
ronne le 1 3 août, enregistrées au parlement de Paris le 2 1 
dudit mois d'août, et en la chambre des comptes le 5 sep- 
tembre de la même année, héréditairement pour les aînés 
mâles, et pour perpétuer le titre de baron qu'ils ont hérité 
de leurs ancêtres depuis i25o. 

De ce mariage sont nés : 

1 .° Antoine- Albert-Joseph, qui suit : 
2. Gabriel-Jean, qui fait la seconde branche, rap- 
portée plus bas. 

XV. Antoine -Albert -Joseph d'Hanmer Claybrooke, 
chevalier, baron, seigneur de Bethencourt, aîné de la 
maison, né à Liéramont, près Péronne en Picardie, le 23 
novembre 1750; reçu conseiller au Parlement de Paris le 



2 8 CLAYBROOKE. 

21 juillet 1769, membre né du corps de la noblesse aux 
états du Cambresis, y fut reçu en octobre 1775 , et y a siégé 
jusqu'en 1789, ainsi qu'au parlement; a épousé noble de- 
moiselle Marie-Françoise-Charlotte Hugueny de Novion, 
le 8 février 1781, et possède les terres érigées en baron nie, 
près Péronne. Ils ont pour fils : 

XVI. Edouard d'Hanmer Claybrooke, chevalier, baron, 
né à Paris, paroisse S.-Paul, le 3 août 1787; entré au quin- 
zième régiment de dragons, le 4 mars i8o3; sous-lieutenant 
dans le même corps le 19 avril 1806; blessé grièvement, 
àWivero en Galice, le 7 février 1809; lieutenant le 4 juin 
18 10; aide-de-camp du général de division comte de Saint- 
Sulpice, en mai i8i3; capitaine au mois d'août suivant. Il a 
épousé noble demoiselle Adèle Bernard, le 4 janvier 181 3. 

Seconde branche, au quinzième degré. 

I. Gabriel-Jean d'Hanmer Claybrooke, chevalier, fils de 
Maximilien-Albert-Joseph, né à Liéramont, près Péronne 
en Picardie, le i3 mai ijSg; sous-lieutenant; lieutenant; 
capitaine au régiment de la Reine, dragons, le 3 juin 1779; 
chef d'escadron audit régiment le 28 avril 1788; dénommé 
dans ses brevets, signés de la main du roi, chevalier comte 
d'Hanmer Claybrooke, et chevalier de S. -Louis le i er avril 
1791. A épousé noble demoiselle Charlotte-Jeanne-Camille 
Ballet de la Chenardière, le i er octobre 1787. Ils ont 
pour fils : 

II. Camille d'Hanmer Claybrooke, chevalier, né à Laon, 
en Vermandois, paroisse S. -Jean, le 16 octobre 1788; 
entré à l'école militaire de Fontainebleau le i3 août i8o5; 
nommé sous-lieutenant au septième régiment de chasseurs 
àchevalle 23 septembre 1806; lieutenant le 11 juillet 1810; 
aide de camp du général de division comte de Lauriston le 
1 o septembre 1 8 1 1 ; capitaine le 3 octobre 1 8 1 2 ; chevalier 
de la légion d'honneur le 18 juin 181 3; chef d'escadron 
le 5 octobre suivant; et enfin officier de la légion d'honneur 
le 25 février 18 14. 

Armes : a D'argent, à la croix pattée de gueules; l'écu 
« surmonté d'une couronne ducale d'or, d'où sort une 
« autruche à demi-corps, les ailes d'or étendues, le corps 
a hermine, et tenant à son bec un fer à cheval de sable; 
« le tout environné d'un manteau ducal de gueules doublé 
« d'argent. » 



LANGLOIS. 29 

LANGLOIS DE CRIQUEBEUF, famille établie en Nor- 
mandie, dont les lettres de noblesse ont été expédiées en 
septembre 1701. 

I. Nicolas-François Langlois, seigneur et patron de Cri- 
quebeuf-la-Campagne, a servi gendarme de la garde , 
ensuite a exercé la charge de conseiller au parlement de 
Normandie. Il eut quatre enfans mâles; mais l'aîné seul, 
qui suit, a fourni postérité. 

II. François-Ferdinand-David Langlois, écuyer, seigneur 
d'Auteuil, seigneur et patron de Criquebeuf-la-Campagne, 
a servi, en 1747, lieutenant au régiment Royal- Vaisseau, et 
fut blessé au siège de Maestricht. Capitaine en 1760, il fait 
prisonnier en 1761 le général du génie des armées du roi 
de Prusse, à l'arrière-garde du prince Ferdinand, ce qui lui 
fait obtenir l'ordre royal et militaire de S. -Louis. Réformé 
à la paix, il exerce au parlement de Normandie la place 
de son père, et n'a eu qu'un fils, qui suit : 

III. Jacques Ferdinand Langlois de Griquebeuf, sur- 
numéraire des gendarmes de la garde en 1786, réformé en 
1787, vivant en 18 14. Il a un fils, qui suit : 

IV. Edmond Langlois, né en 1793. 

Armes : « Porte d'argent au lion de gueule, chef d'azur, 
« chargé de trois molettes d'or; casque orné de lambre- 
« quins d'or, azur, argent et gueule. » 



FABBRONI ou FABRONI, maison originaire d'Italie. 
Des membres de cette famille passèrent en France avec la 
reine Marie de Médicis, femme du roi Henri IV, dont il 
était premier ministre. L'un d'eux fut garde-meuble de 
cette reine, et épousa une demoiselle de Sillery. Il fut fait 
vicomte de Domant par le roi Henri IV. Le testament de 
Marie de Médicis, en 1604, fait mention de lui. 

Il y a des Fabbroni en Toscane, à Pistoia, Marradi et 
Florence; ils dérivent de la même tige, et forment d'autres 
branches. 

Leur parenté a été reconnue et prononcée par sentence 
du suprême tribunal de Florence. 

Jean-Valentin-Mathias Fabbroni, de la famille de Flo- 
rence, vint à Paris en 18 10, comme membre du corps 



3o , FABBRONI. 

législatif. Il a été fait chevalier de la légion d'honneur à la 
fin de la session, et fut chargé de la direction des ponts et 
chaussées au-delà des Alpes, maître des requêtes, comman- 
dant de l'ordre de la réunion, et baron. Ce dernier titre 
lui fut donné par le décret qui le charge de la rectification 
des limites entre la France et le royaume d'Italie. Il a 
épousé demoiselle Ciamagnini Pelli. 

Armoiries : « Porté d'azur, avec barre transversale en 
« argent, portant trois marteaux, surmontée d'une croix 
« rouge, le quart de l'écu en gueule. Il y a ajouté la croix 
a d'honneur depuis son admission dans la légion. Ces 
« armes sont écartelées de celles de sa femme, portant 
« d'argent avec trois roues d'or, deux en chef, une en 
« pointe, séparées par une barre d'or. » 



BOUCHARD DE LA POTERIE, famille noble d'ex- 
traction, originaire d'Anjou, dont la filiation, d'après les 
titres originaux communiqués en 1788, remonte à Michel, 
qui suit : 

I. Michel Bouchard, premier du nom, écuyer, ainsi 
qualifié dans un titre du 5 mai 1465; a épousé noble de- 
moiselle Françoise du Verdier, de laquelle il eut : 

II. René-Claude Bouchard, second du nom, écuyer, 
seigneur de la Mothe, se trouve qualifié de messire et 
à' écuyer, et de seigneur de la Mothe, dans un acte du 24 
avril 1547. H épousa Marie Foucault de la Mothe, de la- 
quelle il laissa. 

III. René Bouchard, sieur de la Mothe, porte-manteau 
ordinaire et valet-de-chambre de la reine-mère et du duc 
d'Anjou; épousa, le 3 novembre 1579, demoiselle Julienne 
Jacquelot, de laquelle il eut : 

1 .° Claude, dont l'article suit : 

2. Anne, femme d'Hiérôme Cousin en premières 
noces, et en secondes, en i633, de noble sire 
René Foureau, sieur de Ségrais, conseiller-avocat 
du roi. 

IV. Claude Bouchard, écuyer, sieur de la Gélinière, 
sénéchal et juge ordinaire, civil et criminel en la juri- 
diction de S. -Denis-d'Anjou, mort le 19 septembre 1654, 
épousa en premières noces, le 9 août i6o5, demoiselle Marie 
Le Breton, fille de Baruel le Breton, écuyer, secrétaire 



BOUCHARD. 3l 

du roi, et maitre des eaux et forêts du duché de Beau- 
mont, dont il ne paraît pas avoir eu d'enfans; remarié de- 
puis, en 1624, le 8 décembre, à demoiselle Renée Blan- 
chet de la Jarrage et de Tugalle-Bouttier. Il eut de ce ma- 
riage: : - 

i.° Hiérome, ecuyer, sieur de la Gelinière, marie à 
noble demoiselle Françoise Rouvraye, et mort sans 
enfans. 
2. Claude, dont l'article suit : 

3.° Renée Bouchard, femme de noble homme François 
Belocedela Rongère. 

V. Claude Bouchard, sieur de La Haye, conseiller du roi, 
receveur des traites à Château-Gontier, mourut le 27 mai 
T719. Il avait épousé, le 12 janvier i663, demoiselle Claude- 
Marie de Cévillé, fille de René de Cévillé et de Marie Le 
Voyer, morte le 3o novembre 1707; en a plusieurs enfans 
sans lignée, et pour fils aîné : 

VI. René Bouchard, écuyer, seigneur de la Poterie, né 
en 1668, le 12 novembre; conseiller du roi; élu garde- 
scel de la juridiction de l'élection de Château-Gontier, par 
lettres patentes du i5 novembre 1698, mort en 1746, le 3 
mai. Il avait épousé, en 1700, le 12 janvier, noble demoiselle 
Françoise-Marie Le Cercler. De ce mariage sont issus : 

1 ,° Jean - Baptiste - Toussaint , seigneur de Cévillé , 
mort sans alliance le 27 octobre 1 760. 

2. Claude-Mathieu, qui suit : 

3.° Marie-Françoise, mariée à messire Pierre-Martin 
Maumousseau, seigneur de Levarai. 

VII. Claude-Mathieu Bouchard de la Poterie, écuyer, 
seigneur de Coudrai, Laigne, Alhée, la Cheallardière , 
Chauvigny et autres lieux; épousa, à l'île Marie-Galande, 
le 6 juillet 1734, noble demoiselle Gabriel Quentin du 
Plessis, dont il a : 

i.° Claude -René, écuyer, mort sans postérité, en 
décembre 1785, à Marie-Galande. 

2. Claude-Louis, qui suit : 

3.° Gabrielle- Jeanne, mariée, en 1759, à messire Ga- 
briel Cler, comte de Razilly, seigneur de Beau- 
mont, Avoine et Savigny. 

4. Félicité, épouse, en 1768, 19 septembre, de messire 
Bourdon de Gramont, chevalier de l'ordre de 
S. -Lazare. 
VIII. Claude-Louis Bouchard de la Poterie, seigneur 



3 2 DE LA BORDE. 

du Coudrai, Laigné, etc., né le 19 août 1746, capitaine 
commandant au régiment de Beauvoisis, chevalier de l'ordre 
royal et militaire de S. -Louis, le 14 septembre 1788, avait 
épousé, le 22 octobre 1786, par dispense authentique, sa 
nièce, Gabrielle- Louise de Razilly, .fille de Gabriel Cler 
de Razilly, chef des escadres navales, et morte à.Wertheim 
en 1795; a émigré en 179 1, et a servi dans l'armée de mon- 
seigneur le prince de Gondé; il est aujourd'hui président 
du canton de Saint-Aignan. De son mariage sont issus : 
1 .° René-Gabriel Armand, dont l'article suit : 
2. René-Gabriel Romain, né le 24 mars 1790, capi- 
taine au premier régiment d'artillerie de la marine, 
chevalier de la légion d'honneur. 
3.° René-Jean-Louis Constantin, né à Wertheim en 
Allemagne, chez le prince de Lœwenstheim , le 
27 décembre 1794. 

IX. René- Gabriel -Armand Bouchard de la Poterie, 
chevalier, né à Château-Gontier le 5 janvier 1788, maire 
de la commune d'Alhée, près de Craon, département de la 
Mayenne. 

Armoiries : « Porte d'azur à trois léopards d'argent, 
« passantTun sur l'autre. » 



LA BORDE (de), maison originaire du Béarn. 

I. Jean-Etienne de la Borde, receveur général des do- 
maines et bois du roi , dans la généralité d'Auch , puis 
administrateur général des domaines et bois du roi, a été 
créé et nommé citoyen noble et immatriculé de la ville de 
Perpignan, par lettres patentes en forme de charte, don- 
nées par le roi, à Versailles, au mois de février 1788; et le 2 
avril suivant, M. d'Hozier de Sérigny, en qualité de juge 
d'armes de la noblesse de France, a expédié audit sieur 
Jean-Etienne de La Borde un brevet en parchemin conte- 
nant le règlement de ses armoiries. Jean-Etienne de La Borde, 
mort en 1793, a laissé les enfans qui suivent : 

i.° Dominique Jean-Jacques-Etienne de La Borde de 
Laas, receveur général, puis administrateur gé- 
néral des domaines et bois du roi, mort à Paris. 
Il a laissé deux fils. 
2. Louis de La Borde, receveur général des domaines 
et bois du roi dans la généralité d'Auch, vivant à 
Paris. 



VÉRON. 33 

3.° Plusieurs demoiselles, dont, entre autres, Alexan- 
drine, Rosalie et Elisabeth. 
Armoiries : « D'or à trois palmiers, au pied de sinople; 
celui du milieu supérieur. » 



VÉRON, famille originaire de Troyes en Champagne, 
mai6 établie à Paris depuis le siècle dernier. 

I. Louis Henri Véron, premier échevin de Paris en 1737, 
écuyer, a prêté serment entre les mains du roi Louis XV, 
le 16 août de la même année. Il a épousé Marie-Madeleine 
Masse. De ce mariage : 

1 .° Louis-Grégoire Véron, dont l'article suit : 
2. Louis-Jean Véron, écuyer décédé en 1755, sans 
postérité. 

IL Louis-Grégoire Véron, écuyer receveur général des 
finances de Franche-Comté, mort le 25 juin 1780. Il avait 
épousé demoiselle Jeanne-Marguerite de Niquet, fille d'An- 
toine-Joseph de Niquet, premier-président au parlement de 
Toulouse, et de dame Marguerite-Aimée de Tifault. De ce 
mariage vinrent : 

1 .° Aimée - Louis Véron de Cérame , dont l'article 

suit : 
2. Antoinette -Joséphine -Gabrielle Véron, mariée à 
messire Charles-Joseph Dupleixde Mézy. 

III. Aimé-Louis Véron de Cérame, chevalier, né le 6 
septembre 1754, ancien régisseur général des étapes et 
convois militaires pour le compte du roi, vivant à Paris. 

Les armes sont : « D'azur au chevron d'or, accompagné 
« de trois trèfles de même, et d'un véron d'argent mis en 
« pointe. » 



GUIOT DE SAINT-REMI, maison noble, originaire de 
Lorraine, où elle est encore établie de nos jours. 

I. René Guiot, avocat en la cour souveraine de Lorraine 
et de Barrois, obtint de S. A. R. Léopold, duc de Lorraine, 
des lettres de noblesse, le i er mai 17 14, en récompense 
des services militaires de ses pères. Claude Guiot, son 
aïeul, étant un des plus riches notables de Nanci , avait 
sacrifié ses biens pour servir à ses frais le duc Charles IV 
dans toutes ses guerres, en qualité d'archer de ses gardes. 
1. 3 



34 GUIOT DE SAINT-REMI. 

Par suite de cet attachement pour ce prince, il avait con- 
sommé toute sa fortune, tant pour le paiement de ses 
rançons, ayant e'té plusieurs fois fait prisonnier, que pour 
subvenir aux dépenses d'un service gratuit. Claude et Nico- 
las-François Guiot, l'un père de René et l'autre son oncle, 
avaient suivi avec le même dévouement le duc Nicolas- 
François, l'un en qualité de garde du corps, et l'autre en 
qualité d'écuyer. René Guiot avait épousé Jeanne Doridant. 
De ce mariage vint, entre autres enfans : 

IL Nicolas-François Guiot, premier du nom, écuyer, 
seigneur de S.-Remi , conseiller des ducs de Lorraine , 
avait épousé N... Jeanmaire, de laquelle il eut, entre 
autres enfans : 

III. Nicolas-François Guiot, second du nom, écuyer, 
seigneur de S.-Remi, mort le 6 janvier 1 806, avait épousé 
Marie-Charlotte de Saulcourt, de laquelle il laissa : 

1 ,° Philippe-Nicolas-François Guiot de S.-Remi, lieu- 
tenant au régiment de dragons de S. A. R. mon- 
seigneur le comte d'Artois, émigré à l'armée des 
princes en 1791, mort le 11 mai 181 1, sans pos- 
térité. 
2. Emmanuel-Jean-Charles, dont l'article suit : 
3.° René-Philippe-de-Néry Guiot de S.-Remi, a émigré 
en 1791, et servi dans l'armée de monseigneur le 
prince de Condé jusqu'en 1801; a épousé Joséphine- 
Antoinette Rollin. De ce mariage viennent : 

a. Hippolyte, né en septembre 1804. 

b. Eugène, né en octobre 1807. 

c. René, né en avril 1811. 

IV. Emmanuel-Jean-Charles Guiot, seigneur de Saint- 
Remi , écuyer , chevalier de l'ordre royal . et militaire de 
S. -Louis, a émigré en 1791, et servi dans l'armée de mon- 
seigneur le prince de Condé jusqu'en 1801. lia été, ainsi 
que son frère, un des premiers gentilshommes de la Lor- 
raine qui se réunirent à monsieur, frère du roi, lors de 
son arrivée à Nanci en 18 14. Il a épousé Marie-Sophie de 
La Cour, morte le 1 1 mai 181 2. De ce mariage vient : 

Nicolas-Victor, né le 3 septembre 180 3. 

Armes : « D'azur, à une ruche d'or, semé d'abeilles d'ar- 
« gent, de même au chef cousu de gueule, chargé d'une 
« couronne d'or. » m 



BOURCEL DE MAISONBLANCHE. 3 5 

BOURCEL DE MAISONBLANCHE, famille originaire 
de la Lorraine, et auparavant établie à Château-Thierry, 
fut anoblie dans la personne de Jean Bourcel, par lettres 
patentes de Charles duc de Lorraine, données à Mirecourt, 
le 9 novembre 1662, en récompense de 3o années de ser- 
vices, dix en qualité de cavalier, puis de quartier-maître 
de régiment, ensuite de lieutenant de cavalerie, de capi- 
taine-lieutenant, de capitaine en chef, et enfin de quartier- 
maître-général de l'armée. 
Il existe de cette famille : 

Jean-Florentin de Maisonblanche, ecuyer, né en 1775, 
qui a pour enfans : 

i.° Adolphe, né le i5 mai 1802. 
2. Paul, né le 17 septembre i8o3. 
3.° Charles, né en i8o5. 
4. Joséphine, née en novembre 18 10. 
Armes : « D'azur, à trois tours d'argent, percées deux 
« et une; et pour cimier un lévrier au naturel. » 



CHALENDAR (de), famille noble d'extraction, et très- 
ancienne, originaire du Vivarais, divisée aujourd'hui en 
deux branches, dont l'aînée est fixée dans le Velay, et la 
cadette en Lorraine. 

I. Jacques de Chalendar, premier du nom, vivant en 
1389, a épousé Jeannette de Chassier, famille noble du 
Vivarais, de laquelle il a eu : 

II. Pierre de Chalendar, premier du* nom, vivant en 
1432, a épousé Marguerite de La Prade, de laquelle il 
laissa : 

III. Bertrand de Chalendar, premier du nom, vivant 
en 1449, a épousé Hélie de Borne, veuve de noble Louis de 
Montort, de laquelle il eut : 

IV. Armand de Chalendar, premier du nom, vivant en 

148 1, marié i.° à Louise Estagette, 2. à Marguerite Le 
Franc. Il laissa : 

V. Guillaume de Chalendar, premier du nom, vivant en 

1482, a épousé Françoise de la Tour en i5o6, de laquelle 
il eut : 

VI. Guillaume de Chalendar, second du nom, marié à 
Catherine du Roure, le 2 décembre 1 556. De ce mariage 
vinrent : 



36 DE CHALENDAR. 

i.° Antoine, qui continue la branche aînée, établie 

dans le Vivarais. 
2.° Claude, qui fonde la branche établie dans le Ve- 

lay, et dont nous allons parler. 

VII. Claude de Chalendar, premier du nom, épousa, 
en 1589, dans le Velay, où il fixa sa résidence, Gabrielle 
Bonnet, de laquelle il laissa : 

VIII. Charles de Chalendar, premier du nom, marié 
le 12 janvier 16 14, à Marguerite Le Blanc, de laquelle 
il eut : 

IX. Charles de Chalendar, second du nom, épousa en 
i635 Anne Véron, de laquelle il laissa : 

X. Joseph de Chalendar, premier du nom, qui épousa , 
le 27 mai 1682 , Claire Jourdan de Veaux, de laquelle il eut : 

XI. Jean-François de Chalendar, premier du nom, vi- 
vant en i683. Il épousa Marie Véron de Villette, de laquelle 
il laissa : 

XII. Claude-Joseph de Chalendar, premier du nom, 
épousa en 1744 Jeanne Forel. De ce mariage vinrent : 

t.° François-Mathieu, qui a été sous-lieutenant dans 
le régiment d'Auvergne en 1777, puis lieutenant 
des maréchaux de France au Puy en Velay. 

2. Jean-Baptiste-Marguerite, qui suit: 

XIII. Jean-Baptiste-Marguerite de Chalendar, né le i5 
mars 175 1, capitaine au régiment de Royal-Auvergne en 
1781; a émigré et a servi dix ans dans l'armée des princes 
français, où il a commandé la compagnie des officiers de 
son régiment. Il est lieutenant-colonel à dater du 5 janvier 
1797, et chevalier de Tordre royal et militaire de Saint- 
Louis : il a épousé Marie-Thérèse de la Barthe. De ce 
mariage sont nés : 

i.° Arsène-Joseph-Frédéric- Vincent, né le 23 janvier 
1792, lieutenant dans le neuvième régiment de 
cuirassiers, chevalier de la légion d'honneur. 

2. Marie-Françoise-Amélie, née le 21 janvier 1789. 

Armes : « De sinople, à un lévrier passant d'argent, ac- 
« colé de gueules, bouclé d'argent, surmonté d'un lambel 
« à trois pendans d'or; un croissant d'or en pointe, au chef 
« d'azur, chargé de trois étoiles d'or. » 



CARREY DE BELLEMARE. * 3 7 

BELLEMARE DE CARREY, famille ancienne, origi- 
naire d'Irlande, résidant successivement en Normandie et 
en la province du Maine, y étant de nos jours encore rési- 
dante, et à Paris. 

En l'année 1066, Jean de Carrey était du nombre des 
nobles qui passèrent en Angleterre avec le duc Guillaume 
de Normandie et Robert son fils, comme il est prouvé dans 
les archives de la chambre de Rouen. 

Ge Jean fit souche en Angleterre, dont sont issus les 
barons de Horn et les comtes de Fernishaest. 

Ce Nicolas de Carrey, grand-écuyer d'Angleterre, chef 
de la cavalerie, chevalier de l'ordre de la Jarretière et de 
Saint-Georges, était parent d'Anne de Boulen, femme de 
Henri VIII, mère de la reine Elisabeth. Ledit Nicolas fut 
décollé en i533, sous le règne de Henri VIII. 

Dudit Nicolas de Carrey vint Pierre de Carrey, milord, 
lequel fut d'une conspiration contre la reine Marie, fille de 
Henri VIII, avec le prince de Devonshire, le duc de Suffolk, 
Thomas Hacuet, seigneur de Ken. Le duc de Suffolk et 
Hacuet furent pris et exécutés. 

Ledit Pierre milord de Carrey se sauva en France avec 
son fils, à cet effet, sur la fin du règne de Henri II. Il se 
tint long-tems caché du côté de Rouen et de Lisieux : les 
affaires étaient toujours brouillées en Angleterre. Ce Pierre 
de Carrey avait trois fils , dont l'aîné s'appelait Jean , qui 
avait épousé Anne de La Porte, dont était issu Nicolas de 
Carrey et deux frères qui servirent le roi. Tous les trois 
entretinrent des compagnies à leurs dépens dans les tems 
des guerres civiles , et il y en eut deux de tués; il ne res- 
tait plus que Jean, et Nicolas son fils. Ce fut dans ce tems 
que ces deux derniers se firent connaître au roi. Il était 
nécessaire que cela fût, puisqu'ils avaient fait leur domicile 
en France et en Normandie, que leurs biens étaient confis- 
qués en Angleterre, qu'ils étaient catholiques, que la reli- 
gion contraire régnait en Angleterre. Ils obtinrent du roi 
Henri III, en i588, une déclaration par laquelle il les re- 
connaît nobles d'ancienne race, et leur accorde les mêmes 
privilèges qu'aux anciens nobles de la Normandie. Sous 
Henri IV, on fit la taxe des nouveaux nobles de Norman- 
die; le roi donna des lettres patentes, en i5o8, audit 
Nicolas de Carrey de Bellemare, par lesquelles il l'exempte 
de cette taxe, comme n'étant point dans le rang des nou- 
veaux nobles du règne précédent. 



38 * CARREY DE BELLEMARE. 

I. Jean de Garrey de Bellemare, a épousé Anne de La 
Porte. 

II. Nicolas de Carrey de Bellemare, fils du précédent, 
décédé en 1624. Il avait épousé Marie Beaudouin du Bassec, 
fille d'un conseiller au parlement de Rouen , dont la famille 
est encore dans la magistrature. De ce mariage sont issus : 

1 ,° Jean , dont l'article viendra : 
2. Nicolas, décédé sans alliance. 
3.° Louise, établie en Normandie. 

III. Jean de Carrey de Bellemare, décédé en 1623. Il 
avait épousé, en 161 1, Antoinette Costard, fille de Michel 
Costard, sieur -de La Quèze, et de Jeanne Mauduit. De ce 
mariage naquirent : 

i.° Nicolas, qui marcha à l'arrière-ban de la noblesse 
de Normandie, et a servi en Lorraine, ce qui est 
constaté par le certificat du duc de Longueville, 
du 18 octobre i635, décédé chanoine de l'église 
de Lisieux, en i658. 

2. Pierre, qui suit : 

3.° Charles, décédé en bas âge. 

IV. Pierre de Carrey de Bellemare, écuyer, sieur de 
la Bretèche, fils du précédent, né en 16 16, a servi avec 
distinction dans les gardes du corps en i635; capitaine au 
régiment de Picardie en 1 648 ; commandant ledit régiment 
à la bataille de Rocroy, où il fut blessé. Décédé le 27 juillet 
1695, il avait épousé, en i653, demoiselle Marie Dubois 
de Courceriers, fille de Guillaume, sieur des Bordeaux, et 
de Nicolle Duplessis-Châtillon, décédée le 12 janvier 171 3. 
De ce mariage sont issus : 

i.° Guillaume, qui suit : 

2. Jean, que Ton nommait le chevalier de Bellemare, 
a été successivement lieutenant au régiment de 
Bourbonnais, infanterie, le 11 novembre i685 ; 
passé dans le régiment du comte de Tessé; lieu- 
tenant de la Colonelle le 28 mai 1689* capitaine 
par commission le 4 septembre 1691; chevalier 
de Saint-Louis, avec une pension de 5oo liv.; 
il est mort, le 3 juillet 1705, des blessures qu'il 
avait reçues au siège de Chyvay, étant capitaine 
des grenadiers. 

3.° René, décédé curé de Colombiers, au Maine. 

4. Nicolle, née le 1 1 septembre 1660, mariée à messirc 
René de Faudoas de Serillac. 



CARREY DE BELLEMARE. 3 9 

V. Guillaume de Carrey de Bellemare, fils du précédent, 
né le 26 septembre i656, page de la reine depuis 1670 jus- 
qu'en 1674; lieutenant au régiment de Normandie le 16 
décembre 1674; cornette de la compagnie colonelle au 
régiment de Tessé dragons, le n février 1676; blessé à 
la bataille de Reinsfeld le 3 juillet 1693; décédé le 29 oc- 
tobre 1726. Il avait épousé, en 1680, Gabrielle-Françoise 
Laudier de la Crochardière, fille de feu Guillaume, prési- 
dent de l'élection d'Alençon, et de Marguerite de la Four- 
nerie, décédée le 3i décembre 1732. De ce mariage sont 
issus : 

1 .° Guillaume- René, né le 2 janvier i683, lieutenant 

au régiment de Tessé le 4 mars 1705; mort, en 

17 10, des blessures qu'il reçut au siège de Turin. 
2. Pierre-François, qui suit: 
3.° Jacques-François, né le 20 avril 1686, décédé en 

bas âge. 
4. François, né le* 25 juin 1690, décédé chanoine de 

l'église du Mans le 2 février 175 1. 
5.° Joseph, né le 7 septembre 1692, décédé en bas âge. 
6.° Marie-Gabrielle, née le 22 décembre i68>i, mariée, 

en 1702, à Jean-Antoine Dubouchet de la Forterie. 
7. Anne, née le 3o juin 1687, mariée à Jacques Barbot, 

conseiller élu à Alençon, décédée sans postérité. 
8.° Francoise-Guillelmine, née le 26 août 1688, décé- 

dee sans alliance. 
9. Jeanne-Nicolle, née le 8 octobre 1691, décédée 

sans alliance. 
io.° Renée-Marguerite, née le 6 mars 1695, mariée 

à N... de Gastines, décédée sans postérité. 
ii.° Marie-Madeleine, née le 6 mai 1697, décédée 

sans alliance, en 178 1. 

VI. Pierre-François de Carrey de Bellemare, fils du pré- 
cédent, né le 23 juin 1684, page de monsieur, frère 
unique] de Louis XIV, et de monseigneur le duc d'Orléans, 
régent en 170 1 ; lieutenant au régiment d'Orléans infanterie 
en 1705; capitaine audit régiment l'année suivante; décédé 
le 7 février 1760. Il avait épousé, en 1713, Marguerite 
Bondonnet de Parence, fille d'Antoine, conseiller du roi 
et son avocat au siège présidial du Mans, et de Marguerite 
Legendre, décédée le 2 juin 1740. De ce mariage sont 
issus : 

i.° Pierre-Guillaume-Nicolas, qui suit : 



40 GARREY DE BELLEMARE. 

2.° Antoine-Gabriel, né le 10 avril 171 5, décédé le 
23 mai 1720. 

3.° François-Augustin, dont viendra l'article: 

4. Jean-Guillaume, né le 18 septembre 1719, décédé 
sans alliance le 17 février 1775. 

5.° Jean-Antoine, dont il sera parlé page 42 : 

6.° Marguerite, née le 12 mai 1717, élève de S.-Cyr, 
près Versailles, y décédée en octobre 1733. 

7. Marie-Gabrielle, née le 7 juillet 17 18, décédée 
le 3o novembre 1800, ayant été mariée, en 1757, 
à Charles-Jacques d'Herbelin de La Reveillière; 
de ce mariage sont issus deux garçons. 

8.° Anne-Constance, née le 8 novembre 1722, reli- 
gieuse bénédictine à l'abbaye du Pré, du Mans, 
décédée le 10 février 1779. 

9. Antoinette-Marie-Anne, née le 5 décembre 1723. 

io.° Nicolle- Françoise, née le 12 mai 1725, décédée 

fille en 1761. 
n.° Madeleine-Marie, née le i5 août 1728, décédée 
sans postérité en 1764, ayant été mariée, en 1763, 
à François le Normand de Chevrigné. 

12. Elisabeth-Françoise, née le 12 novembre 1729, 
décédée sans alliance en 1741. 

i3.° Victoire-Françoise, née le 4 mars 1733, décédée 
le 20 novembre 1774, ayant été mariée, en 1764, 
à Joseph-François Surgan de la Courbe, conseiller 
du roi à l'élection du Mans; de ce mariage est issue : 
Victoire-Anne, née le 17 janvier 1765, décédée 
le 19 octobre 1791, ayant aussi été mariée en 
1782, à Charles-François Le Clerc de Sainte-Croix; 
de ce mariage est issu : 

Augustin-Charles, né le I er mai 1787. 

14. ° Marguerite-Catherine, née le 7 juillet 1735, dé- 
cédée, sans alliance, en 1747. 

VIL Pierre-Guillaume-Nicolas de Carrey de Bellemare, 
fils du précédent, né le 2 février 1714, cadet gentilhomme 
à Metz, au mois de janvier 173 1 ; lieutenant dans le batail- 
lon d'Alençon le i* r juin; lieutenant au régiment de la 
Couronne, infanterie, au mois de décembre 1733; capi- 
taine par commission, le i3 juillet 1743 ; retiré en 1745; 
décédé le 24 avril 1781. Il avait épousé, en 1748, Jacquine- 
Françoise de Renusson, fille de Pierre Denis, conseiller au 
présidial du Mans, et de Marguerite Olivier, décédée en 



CARREY DE BELLEMARE. 41 

février 175 1. De ce mariage est issu: Pierre-Gaspard- 
François-Gabriel, qui suit : 

VIII. Pierre-Gaspard- François-Gabriel de Garrey de 
Bellemare, fils du précédent, né le 6 janvier 1 751, décède 
sans postérité le 8 décembre 1806, ayant été marié deux 
fois; la première, en 1783, à Geneviève-Charlotte-Fran- 
çoise de Vanssay, fille de Charles-Joseph-René, capitaine 
de cavalerie, chevalier de St. -Louis, et de Denise-Françoise 
de Renusson, décédée le 2 mai 1794; la deuxième, le 12 
février 1795, à Françoise la Flèche de Grandpré, fille de 
feu François Pantaléon, et de Françoise- Elisabeth Bivet. 

En lui finit l'a branche aînée, qui se trouve actuellement 
continuée par Augustin-Pierre René, dont il va être parlé 
plus bas, après l'article qui suit : 

IX. François-Augustin de Carrey de Bellemare, troi- 
sième fils de Pierre-François et de Marguerite Bondonnet 
de Parence, né le 26 mars 171 6, lieutenant au régiment de 
la Couronne infanterie, au mois de janvier 1734; lieutenant 
en premier en 1738; réformé, puis rentré lieutenant audit 
régiment, le i cr avril 1744; capitaine le 8 octobre 1745; 
chevalier de Saint-Louis le i er janvier ij55' } retiré avec 
pension en 1760; décédé le 4 février 1792: il avait épousé, 
le 5 février 1767, Angélique- Renée- Françoise de Jupilles, 
fille de feu Alexandre Léonard, et de Bonne-Angélique 
Desvaulx de Lévaré, décédée le 8 septembre 1804. De 
ce mariage sont issus : 

1 .° Augustin-Pierre-René, qui suit . 

2. François-Joseph, dont l'article viendra : 

X. Augustin-Pierre-René de Carrey de Bellemare, fils 
du précédent, né le 3 mai 1769, sous-lieutenant de rem- 
placement au régiment d'Orléans infanterie le i er septembre 
1784; sous-lieutenant le 21 octobre 1785 ; lieutenant le 
i5 septembre 1791; retiré le i er décembre suivant: il a 
épouse, en 1796, Madeleine-Renée le Proust de Chevaigné, 
fille de René, écuyer, ancien officier du roi, et de Made- 
leine-Françoise Lambert de la Vannerie. De ce mariage 
est issu René-Augustin, qui suit : 

XI. René-Augustin de Carrey de Bellemare, fils du 
précédent, né le 21 décembre 1797; élève au lycée 
de Henri IV, à Paris, le 16 avril 18 12 jusqu'en sep- 
tembre 181 3. 

François-Joseph de Carrey de Bellemare, fils puiné 
de François-Augustin et d'Angélique-Renée-Françoise de 



42 CARREY DE BELLEMARE. 

Jupilles, né le 29 septembre 1770; page de la reine 
depuis le i tT avril 1785 jusqu'au I er avril 1788, qu'il 
est entré au régiment d'Anjou infanterie; retiré en 1791; 
a épousé, le 23 janvier 1806, Elisabeth- Marie-Michelle 
Riballier-Desilles, fille d'Urbain et de feue Elisabeth- 
Louise Percheron. De ce mariage sont issus : 
i.° Félix- Louis, né le 16 septembre 1809. 
2. Elisabeth-Françoise-Joséphine, née le 5 novembre 

1806, décédée le 23 novembre 1808. 
3.° Honorine-Marie- Françoise, née le 9 juin i8i3. 
Jean -Antoine de Carrey de Bellemare, troisième fils de 
Pierre-François et de Marguerite Bondonnet de Parence, 
dont il est question page 39, né le 4 mars 1727, volon- 
taire au régiment de la Couronne, infanterie, en 1 748 : 
lieutenant au régiment de Rouergue, infanterie, en 1749; 
capitaine audit régiment, par commission, en 1757; 
blessé à l'affaire de Varbourg le 3i juillet 1760; s'est retiré 
chevalier de Saint-Louis avec appointemens; décédé le 
3o août 1784. Il avait épousé, en 1764, Marie-Etiennette- 
Louise Jannart de Medemanche, fille d'Etienne-Nicolas, 
trésorier de France, et de Marie Le Rouge de Beaufeu. 
De ce mariage sont issus : 

1 .* Antoine- Augustin, décédé en bas âge. 
2. Augustin-Henri, qui suit : 

3.° Marie -Jeanne- Perrine, née le 3i juillet 1765, 
mariée, le 20 avril 1789, à Jacques-Marie Corbin 
de La Beaussonnière. De ce mariage sont issus : 
i.° Arsène-Marie-Charlotte, née le 20 juillet 1790. 
2. Marie-Zoé, née le 6 avril 1795. 
3.° Antoinette- Etiennette-Claire, née le 12 août 1766, 
élève à Saint-Cyr, près Versailles, depuis 1777 
jusqu'en 1786; mariée, en 1800, à François Bellard, 
ancien militaire. 
4. ° Adélaïde -Josephe- Perrine, née en 1772, décédée 
en bas âge. 
Augustin- Henri de Carrey de Bellemare, fils du pré- 
cédent, né le 9 février 1780, élève du roi au collège royal 
de La Flèche, depuis 1790 jusqu'en 1793; retiré du service 
militaire depuis plusieurs années. 

Armes : « Une bande d'or au champ d'azur, deux étoiles 
« d'or, trois carreaux bordés de sables; pour supporfs, 
« deux licofnes. » 



GAIGNEAU DE CHATEAU-MORAND. 4 3 

GAIGNEAU de CHATEAU-MORAND, maison origi- 
naire de Bourgogne. 

I. Claude Gaigneau, seigneur de Château- Morand , 
gendarme de la compagnie qui auparavant existait sous le 
titre de compagnie du duc d'Orléans, fut anobli, en 1676, 
par lettres-patentes de Louis XIV, qui mentionnent ho- 
norablement, lui et ses trois fils, pour les belles actions 
faites par eux en différens sièges et batailles; il eut donc 
trois fils : 

i.°Jean Gaigneau de Château- Morand, mort au 

service. 
2. Claude Gaigneau Duplessis. 
3.° Pierre Gaigneau, qui suivra ; 

II. Pierre Gaigneau de Chateau-Morand, écuyer, sieur 
de Champrenault, capitaine au régiment de la Marine; 
pourvu, le 28 mars 1672, de la charge de conseiller du 
roi, maître particulier des eaux et forêts du duché d'Or- 
léans, se fixa, en 1 679, à Orléans, et épousa, le 6 novem- 
bre de la même année, demoiselle Marie Vaillant de Champ- 
vallius, fille d'Antoine Vaillant, écuyer, S. r de Champvallius, 
et de demoiselle Elisabeth Le Grand; il a eu pour fils : 

1 .° Alexandre, qui suit : 

2.* Elisabeth- Marguerite Gaigneau de Château-Morand, 
qui épousa, en 1 7 1 1 , François de Paule Déhère, 
chevalier, seigneur de Villermain de l'Hespère et 
du Coudrai, onzième degré de la famille Déhère; 
ancienne noblesse de la Flandre autrichienne. • 

III. Alexandre du Gaigneau de Château- Morand ■> 
écuyer, sieur de Champvallius, conseiller du roi, maître 
particulier des eaux et forêts du duché d'Orléans en 1707; 
a épousé, le 18 août 1709, demoiselle Madeleine Simonot, 
fille de Denis Simonot, écuyer, sieur de Choiseau, et de 
dame Madeleine Vaillant; il eut pour fils : 

IV. Alexandre-Pierre du Gaigneau de Chateau-Morand, 
chevalier, sieur de Champvallius, pourvu, le 10 juillet 1771^ 
de la charge de maître particulier des eaux et forêts; épousa, 
le i3 octobre 1739, demoiselle Marie-Anne Colas Danjouan, 
fille de Charles Colas, écuyer, sieur Danjouan, conseiller, 
juge, magistrat au bailliage et siège présidial d'Orléans, et 
de dame Claude Rousseau; il eut pour fils : 

1 .° Alexandre Charles, dont l'article viendra : 
2. Alexandre-François-Marie du Gaigneau, chevalier, 
lieutenant en second à l'école de Mézières en 1771, 



44 GAIGNEAU DE CHATEAU-MORAND. 

lieutenant du génie en 1774; capitaine du génie 
en septembre 1785; chef de bataillon, sous-di- 
recteur des fortifications, en 1793; fait prisonnier 
en avril 1793; échangé en 1795; retraité avec 
pension le 22 juin 1796, et existant en 18 14. 

V. Alexandre-Charles du Gaigneau de Chateau-Morand, 
ci-dessus nommé, sieur de Champvallius, conseiller du 
roi, pourvu, le 10 août 1775, de la charge de maître parti- 
culier des eaux et forêts, existant en 18 14; il avait été 
nommé, en janvier 1792, conservateur dans la même partie 
à la résidence d'Orléans; mais cette nomination n'eut point 
d'effet, par suite de la révolution de France, qui supprima 
cette place et les autres; il a épousé, le 18 avril 1784, 
Marie-Félicité Tassin, de Villepiou-Damoiselle, fille de 
Prosper-Guillaume Tassin, écuyer, seigneur de Villepiou, 
intendant des finances de monseigneur le duc d'Orléans, 
conseiller du roi et son procureur au bailliage, siège pré- 
sidial et châtelet d'Orléans, et de dame Suzanne-André 
Leclerc de Douy-Damoiselle; il en eut un fils, qui suit : 

VI. Alexandre-Désiré du Gaigneau, chevalier, sieur de 
Champvallius, substitut du procureur du roi au tribunal 
de première instance d'Orléans; il a épousé, le 2 décembre 
18 10, demoiselle Marie-Madeleine-Pauline de Saint- 
Mesmin, fille de feu M. Léon de Saint-Mesmin, garde 
du corps du roi, chevalier de l'ordre royal et militaire 
de Saint-Louis, et de dame Marie-Jeanne de Loynes 
de Milbert. 

Armes : « Porte de gueule et d'azur à la face d'hermine, 
« brochant sur le tout, timbre d'écuyer d'argent grillé 
« d'or, bourlet et lambrequins d'hermine de gueule et 
« d'azur; pour devise : Quo fata. » 



BONET, famille noble, d'extraction ancienne, établie 
depuis plusieurs siècles dans la ville de Sarlat en Périgord, 
où les cadets prennent le nom de La Chapoulie; ceux de 
ce nom ont servi sans interruption le roi et l'état en diffé- 
rentes occasions, entre autres : 

I. Raymond de Bonet, écuyer, seigneur de La Geneste 
et de Laygue, consul et avocat du roi au siège présidial 
de Sarlat, qui, lors de la prise de cette ville, en 1 652, fit 
secrètement assurer le roi de la bonne volonté et du désir 



BONET DE LA CHAPOULIE. 4 5 

qu'avaient tous les habitans de verser jusqu'à la dernière 
goutte de leur sang pour chasser les ennemis de leur 
ville, qui n'aurait pas été prise s'ils avaient été secourus. 
La réponse fut favorable, et on lui fit savoir que les ordres 
avaient été donnés au duc de Candale pour envoyer des 
troupes en état de seconder le zèle des habitans. Raymond 
de Bonet, assuré du jour et de l'heure que le secours 
devait arriver, se chargea de la porte par où M. Marin, 
lieutenant-général des armées du roi, devait entrer à la tête 
de sa troupe, et commanda lui-même celle qui devait for- 
cer le corps-de-garde, qu'il emporta l'épée à la main, au 
grand contentement de ses concitoyens. MM. de Coste et 
de S.-Clar, conseillers et consuls de ladite ville, se por- 
tèrent aussi au quartier de l'évêché, et ne montrèrent pas 
moins d'ardeur et de zèle dans ce poste qui leur fut assigné, 
que Raymond de Bonet en fit voir dans celui qui lui 
avait été confié. C'est par le soin et la vigilance de ces trois 
magistrats que la ville de Sarlat fut délivrée, après avoir 
resté trois mois sous l'obéissance du prince de Gondé. Cette 
heureuse époque, arrivée le .24 mars i653, fut consacrée 
par un vœu solennel en l'honneur de S. Joseph, dans l'é- 
glise des Récollets, et se renouvelle tous les ans à pareil 
jour. Raymond de Bonet testa en 1693; il avait épousé 
Louise de Besse, de laquelle il laissa, entre autres enfants : 
1 .° Joseph-Raymond de Bonet, chevalier et seigneur 
de Laygue, conseiller du roi, receveur des tailles 
à Figeac, mort sans postérité en 1788. 
2. N*** de Bonet, écuyer, prêtre docteur en théo- 
logie, et archidiacre du chapitre abbatial de Figeac 
en Querci. 
3.° Jean-Baptiste, dont l'article suit : 

II. Jean-Baptiste de Bonet, chevalier, seigneur de La 
Chapoulie et de La Vayserie, garde du roi_, avait épousé 
Marie de Maraval, de laquelle il laissa : 

III. Joseph-Jérôme de Bonet, chevalier, seigneur de 
La Chapoulie et de La Vayserie, reçu, le 4 mai 1762, 
gendarme de la garde du roi, mort en 1787; il avait épousé 
Marie-Françoise Loudieu de La Calprade, morte en 181 3. 
De ce mariage sont nés : 

1 ,° David-Joseph, dont l'article suit : 
2. Jean-Baptiste, seigneur de Laygue, né en 1781, 
vivant à Sarlat. 

IV. David-Joseph de Bonet, chevalier, seigneur de La 



4 6 BONET DE LA CHAPOULIE. 

Chapoulie et de La Vayserie, né en 1780, député par la 
ville de Sarlat près de S. M. Louis XVI II, à l'occasion de 
son retour au trône en 18 14. 

Il y a une autre branche qui réside au Carlou, dont ils 
sont seigneurs, près de Belves en Périgord, qui a aussi 
rendu de grands services au roi et à l'état. 

Cette famille a été maintenue dans sa noblesse par 
M. Bazin de Bezons, intendant de Bordeaux, le 28 juin 
1697, lors de la recherche par édit de septembre 1696. 
On' trouve la généalogie de cette famille dans le diction- 
naire de La Chesnaye-des-Bois, qui fait mention des titres 
originaux. 

Armes : « Portent de gueule à un lion d'or, et un chef 
« cousu d'azur, chargé de trois étoiles d'argent. » 

Vojreç armoriai de France, 1699, tome II, page 716, 
art. 122. 



BEAUGENDRE (de), famille noble d'extraction, éta- 
blie dans le Cotentin, et comprise dans la recherche faite 
par Raimond Montfaouq, en 1463, sergenterie de Sainte- 
Marie du Mont, élection de Carentan. Les Beaugendre, les 
Aux-Epaules, les Fortescu et les Osber étaient les quatre 
familles nobles qui avaient fondé et doté l'église de Sainte- 
Marie du Mont. Les armoiries de ces quatres familles étaient 
sculptées en carreau sur les angles de la tour de cette église, 
et n'ont disparu qu'à la révolution. On voyait encore, en 
1740, l'écusson des Beaugendre peint sur les vitres de 
l'église de Colleville en Bessin. L'acte le plus ancien qui 
soit resté dans les titres de cette famille est un contrat de 
fief ou d'acquêt fait par Robert Beaugendre, écuyer, en 
1375, le 18 septembre; les Beaugendre étaient au nombre 
des gentilshommes qui, en 1424 et en 1425, défendirent 
la place du Mont Saint-Michel contre les Anglais. 

I. Robert I er , qui épousa demoiselle Perrine de Beu- 
zeville. 

II. Nicolas. 

III. Charles I. er , qui épousa Mariette de Fortescu. 

IV. Charles II. e , qui épousa Jeanne Desmoutiers. 

V. Richard, qui épousa Marie d'Hauchemail. 

VI. Pierre, qui épousa Anne Avice de la Fresnée. 



BEAUGENDRE. 47 

VII. Robert II. e , lieutenant-général à Garentan, qui 
épousa Anne Duquesnel. 

VIII. Pierre II. 6 , qui épousa Marguerite Morin en 1672. 

IX. Bernardin Robert, qui épousa Claude Bernardine 
Lemignot de Jamelot. 

X. Pierre-Félix, qui épousa, en 1774, Bonne- Françoise 
Degourmont; de ce mariage vinrent : 

i.° Pierre-François-Charles, qui suit: 
2. Robert-Bernardin- Félix, prêtre. 

XI. Pierre- François-Charles, qui a épousé Marie-Ber- 
nardine-Sophie Degourmont; de ce mariage sont nés: 

i.° Paul-Bernardin. 
2. Sophie-Hyacinthe-Charlotte. 
Armes : « De gueules à deux chevrons brisés d'argent, 
« trois coquilles, deux en chef et une en pointe. » 



ROSTAING-CHAMPFERRIER (de), à Valence en 
Dauphiné; famille noble, originaire de Liviers, paroisse de 
Lias, mandement de Tournoy-les-Privas en Vivarais, qui 
remonterait les preuves de sa noble extraction aux siècles 
les plus reculés, si partie de ses titres et papiers n'eussent 
été brûlés, lorsque le roi Louis XIII s'empara de la ville de 
Privas, le 27 mai 1629, et la livra aux flammes. La bran- 
che aînée y faisait sa résidence, et la cadette, établie à 
Valence, a encore assez de titres originaux pour prouver 
sa filiation depuis Pierre, qui suit : 

I. Pierre de Rostaing (qu'on dira premier du nom parce 
qu'on n'a pas de plus anciens titres), obtint, en 1084, une 
sentence confirmative de sa noblesse et des privilèges dont 
lui et ses ancêtres avaient toujours joui. 

II. Pons de Rostaing, son fils, prêta hommage, en fief 
franc noble et honorable, de tout ce qu'il possédait dans 
le mandement de Montagu, en i3o8, en faveur du noble 
Giraud de Montagu. Cet hommage, écrit en latin, a été 
trouvé dans les archives du château de la Tour, près dudit 
Privas. Il fit encore hommage noble d'homme lige au 
comte de Valentinois et de Diois, en i328, lequel hom- 
mage est énoncé dans un autre de l'an i55i. La filiation de 
Pons, fils de Pierre I . er , est prouvée par l'hommage que fit 
Pierre II, son fils, qui suit: 

III. Pierre de Rostaing, deuxième du nom, fit hommage 



4 8 ROSTAING DE CHAMPFERRIER. 

noble, en i354, où il est dit fils de Pons; il testa en 141 o, 
et institua héritier son fils Antoine, qui suit: 

IV. Antoine de Rostaing prouve sa filiation et descen- 
dance par deux quittances, Tune sans date, l'autre de 1434, 
d'Agnès de Rostaing, à noble Jean de Rostaing, son frère, 
qui suit, le quittant de ses droits paternels et maternels ; 
et ils sont qualifiés, dans lesdits acquits, enfans d'Antoine. 

V. Jean de Rostaing, premier d u nom, fut père de Jean 
qui suit, comme il est justifié par un vieux inventaire de 
l'an i5oi, de la famille de Rostaing, dans lequel il est dit, 
au bas de la cinquième page, que Jean I. er avait laissé à 
Jean son fils, etc. 

VI. Jean de Rostaing, deuxième du nom, eut pour 
enfans : 

i.° Louis. 

2. Mathieu, qui suit: 

Louis de Rostaing eut pour fils Laurent de Ros- 
taing, qui transigea, le 4 août i553, avec Ma- 
thieu son oncle, au sujet de la portion hérédi- 
taire des biens de Jean II, père et grand-père 
des deux contractans. Louis, frère aîné dudit 
Mathieu, resta dans le Vivarais, où il subsiste 
encore des descendans. 

VII. Mathieu de Rostaing vint s'établir à Valence en 
Dauphiné, en i536, ce qui conste par une enquête signée de 
nombre de gentilshommes des plus qualifiés du Vivarais, 
attestant la noblesse de la famille de Rostaing, que Mathieu 
Rostaing s'était marié, i.° à Paris, vers l'an i522, à Gene- 
viève de Dole, et 2. , en i533, avec Anne de Bonas. Il 
obtint des inhibitions du parlement de Dauphiné aux consuls 
de Valence, de ne jamais comprendre la famille de Ros- 
taingà aucunes charges etimpositionsque celles que payaient 
les nobles d'extraction. Mathieu de Rostaing était juge de 
la baron nie de la Voulte, et bailli de la comté de Crussol, 
charges qui ne pouvaient alors être possédées que par un 
gentilhomme, comme représentant et baron dans les états 
du Languedoc, ce qui est prouvé par une enquête faite par 
un des descendans de cette famille, en 1616, et qui se 
trouve dans ses archives. Mathieu de Rostaing eut de son 
premier mariage : 

1 .° Job, qui suit; et du second: 

2. Jacqueline de Rostaing, mariée à messire Allard. 



ROSTAING DE CHAMPFERRIER. 49 

VIII. Job de Rostaing, conseiller-clerc au parlement du 
Dauphiné, se distingua dans les affaires dont il fut chargé 
par S. M. et par plusieurs princes de son sang. Le roi 
Henri II lui donna ensuite la charge de conseiller laïque, 
qu'il exerça avec la plus grande distinction. Le comte de 
Levis, duc de Ventadour, le chargea par procuration d'as- 
sister au mariage de son fils, Gilbert de Levis, avec de- 
moiselle Catherine de Montmorency, fille du connétable, 
ce qu'il fit en présence de sa majesté, à Saint- Germain- 
en-Laie, en 1 553. Il épousa, le i5 janvier de la même an- 
née , demoiselle Marguerite de Villêle _, fille de feu no- 
ble honorable Jean de Villêle, citoyen d'Avignon, dont 
il eut : 

1 .° Michel, qui suit : 

2. Jean, 

3.° Mathieu. 

4. André. 

5.° Antoine de Rostaing. 

IX. Michel de Rostaing servit à l'arrière-ban avec le 
corps delà noblesse, jusqu'à la prise de la Savoie en 1600; 
acquit des biens considérables dans le Valentinois, aux 
mandemens de Fiançay et de Monteléger, de la maison de 
Bressac, le 10 mars 1589; fit encore l'acquisition de la 
maison-forte et du fief de Champferrier, le 10 mai 1609, 
dont il rendit hommage noble en la chambre des comptes 
du Dauphiné. Il avait épousé, le 10 janvier i58o, demoi- 
selle Catherine d'Yseran, fille de feu puissant seigneur 
messire Philibert d'Yseran, et de demoiselle Françoise de 
Lemps, de laquelle il eut : 

i.° Louis, qui suit: 
2. Charles. 
3.° Nicolas-François. 
4. Marguerite. 

X. Louis de Rostaing, premier du nom, dit sieur de 
Champferrier, fit avec le corps de la noblesse le voyage de 
Casai en 1634, ainsi que son frère Charles, qui se distin- 
gua en plusieurs rencontres au service du roi. Louis fut 
nommé syndic de la noblesse, dans une assemblée de ce 
corps où était le seigneur marquis de Sassenage, tenue 
le 8 janvier 1 65 5. Il avait épousé, i.°, le 17 avril 1616, 
demoiselle Susanne Patin, fille de Jean Patin et de feu 
Louise Reymond, habitans de Chabeûil, près de Valence 

1. 4 



5o ROSTAING DE CHAMPFERRIER. 

en Dauphiné, et 2. , le i er février 1639, demoiselle Mar- 
guerite de Fayn; du premier lit [sortirent: 
•i.° Jean, qui suit: 
2. Claude. 
3.° Antoine. 
Et du second lit : 
4.0 Agathange, auteur de la branche établie à Lyon, 

rapportée ci-après : 
5.° Charles, mort grand-vicaire de l'évêque de Béziers, 

et en odeur de sainteté. 
6.° Claudine. 
7. Marguerite. 

XI. Jean de Rostaing, troisième du nom, sur la présenta- 
tion de ses titres, de concert avec son père, obtint, le 10 
août 1667, de M. du Gué, conseiller du roi et commis- 
saire départi par sa majesté, un certificat signé de lui, 
par lequel, après avoir examiné leurs titres de noblesse, 
il les déclara bons et valables; ce certificat est dans les ar- 
chives de la famille. Il avait épousé, le 28 août i658, de- 
moiselle Claudine Le Bon, fille de N... Le Bon, conseiller 
du roi, son professeur en l'université de Valence, et de 
Jeanne de La Forest, habitans de cette ville ; de ce ma- 
riage naquirent: 

1 .° Louis, qui suit : 

2. Marie-Charlotte, mariée, en 1696, à noble Laurent 
d'Allard, commissaire provincial d'artillerie. 

^P^n™' i religieuses. 
4. Isabelle, j & 

XII. Louis de Rostaing, deuxième du nom, produisit 
ses titres de noblesse à Nicolas- Prosper Banyn, conseiller 
du roi, chevalier, intendant de justice, police et finances 
en Dauphiné, qui les trouva valables, et en conséquence 
le maintint, par jugement du 28 juillet 1706, lui et ses 
enfans nés et à naître, dans la qualité de noble, rang, 
privilèges et prérogatives dont jouit la noblesse du royaume, 
et qu'à cet effet, il sera inscrit dans le catalogue des gentils- 
hommes de la province de Dauphiné. Il se maria, le 25 dé- 
cembre 1692, avec demoiselle Marie-Madèle Hébrais, fille 
de Marc-Antoine Hébrais , écuyer de S. A. S. le prince 
de Condé, et de feu Louise Barnaud, habitans de la ville 
de Romans en Dauphiné, dont il eut : 

1 .° Claude, qui suit : 

2. Hugues- Louis, chanoine, sacristain de la cathédrale 
de S.-Appollinaire de Valence. 



ROSTAING DE CHAMPFERRIER. 5 T 

3.° Claudine-Marie, religieuse de la Visitation de cette 

ville. 
4. Isabelle-Madeleine, prieure de l'abbaye royale de 

S.-Bernard, en la même ville. 

XIII. Claude de Rostaing, officier de cavalerie, épousa, 
1.°, le 24 avril 1723,, Louise de Clavayson, comtesse de Dor- 
tan, fille de feu messire Guy de Claveyson, et de Benoîte 
de Mitaillier, de laquelle il n'eut point d'enfans ; elle était 
veuve de messire Victor Amédée, chevalier, comte de 
Dortan; et 2. , le 16 décembre 1730, demoiselle Anne 
de Bovet de La Bretonnière, fille de Jacques Joseph de 
Bovet de La Bretonnière, seigneur dudit lieu, et de 
Françoise Corteille de Vornas, de Ville- Franche en Baujo- 
lais. De ce second mariage sont nés : 

1 .° Annet-Jacques-Joseph, qui suit : 

2. Hugues-Louis , appelé le chevalier de La Bre- 
tonnière. 

3.° Victor, chanoine de la cathédrale de Valence, mort 
en 1755. 

4. Barthelemi, dit le chevalier de Rostaing, officier 
du corps royal d'artillerie, tué en 1758, à la dé- 
route de l'attaque du pont de Cologne. 

5.° Philippe- Ignace, dit le chevalier de Fiançay, aussi 
officier du corps royal d'artillerie, mort en 1759, 
à Nantes, étant près de s'embarquer. 

6.° Henri-Lucrèce, dit le chevalier de Porte, officier 
au régiment de Lanau, dragons. 

7. Claudine, religieuse à la Visitation de Sainte-Marie 
de Valence. 

XIV. Annet -Jacques -Joseph de Rostaing de Champ- 
ferrier, seigneur de Porte et de Fiançay, héritier de ma- 
dame la marquise de Saint-Silvestre, sa grand'tante, veuve 
d'un lieutenant-général de ce nom, épousa, le 28 février 
1764, Madeleine-Gabrielle de la Tour-du-Pin-Montauban, 
fille de René-Louis-Henri de la Toirr-du-Pin, chevalier, 
marquis de Soyans, Montauban, baron de la Chaux, sei- 
gneur de Saon, etc., et de feue Marie - Gabri elle de Monfer- 
rant. Il mourut en 1798, et laissa : 

i.° Armand-Louis-Achille, mort jeune. 

2. Henri -Paulin, né le 12 septembre 1770, lieute- 
nant dans le régiment de Rouergue infanterie. Il a 
émigré en 1791, et a servi dans l'armée de mon- 
seigneur le duc de Bourbon. 



5 2 ROSTAING DE CHAMPFERRIER. 

3.° Antoine-Marie-Sigismond, dont l'article viendra : 

4. François-Alexandre, mort officier de marine. 

5.° Lucrèce-Angélique, née le 11 juillet 1765, morte. 

6.° Claudine-Sophie, née le 23 juin 1766, morte. 

7. Louise-Madeleine- Victoire, née le 5 mai 1767, 

mariée à M. de Fombelle. 
8.° Alexandrine-Félicité, née le i5 octobre 1775, 

mariée à M. de Latour-Bozac. 
9. Joséphine, mariée à Marc-Antoine de Planta- Wil- 

denderg, ancien officier au régiment de Barrois 

infanterie. 
io.° Sophie, mariée à N*** de Mourgues, seigneur de 

Saint-Germain. 

XV. Antoine - Marie - Romain - Sigismond, comte de 
Rostaing, né le 14 novembre 1771, officier dans le régi- 
ment d'infanterie Rouergue, émigré en 1791, a fait les 
campagnes dans l'armée de monseigneur le duc de Bourbon 
pendant 1792 et 1793; député de la ville de Valence en 
Dauphiné, pour porter aux pieds du roi l'hommage de cette 
cité à son avènement au trône, en 18 14; il a reçu à cette 
occasion la décoration du lys. Il a épousé Adélaïde-Suzanne 
Ithier; il eut de ce mariage : 

i.° Sigismond-Joseph-Amédée, né le 14 avril 1806. 
' 2. Charles-Marie, né le i3 décembre 1809. 

3.° Antoine-Réné, né le 24 octobre 181 3. 

4. Ernestine-Pauline, née le 25 novembre 18 10. 
Les armes : « D'azur, à une tour d'argent donjonnée, 
« mouvante du côté droit de l'écu, posée sur un rocher de 
« même de trois coupeaux, et un lion d'or couronné d'ar- 
« gent; au côté gauche, appuyé contre la tour, ledit écu 
« timbré d'un casque de profil, orné de ses lambrequins 
« d'or, d'azur et d'argent. » 



BOT (du), en Bretagne, ancienne noblesse qui remonte 
au quinzième siècle, et dont le nom se retrouve souvent 
dans l'ordre de l'ancienne chevalerie; sa filiation est au- 
thentiquement prouvée depuis quatre cents ans. 

I. Jehan du Bot, écuyer, prêta hommage à la dame de 
Retz, le 7 janvier i332, et eut pour enfans : 

II. Guillo ou Guillaume du Bot, seigneur de la Ville- 
pelote, qui rendit hommage au vicomte de Rohan, le 17 



DU BOT. ' 53 

juillet 1396; il fut du nombre des écuyers delà revue de 
Jean de Kardion, le 10 janvier 141 5, et parut en la même 
qualité à celle de Hervé du Chatel, à Paris, 10 novembre 
même année. Il fut père de Jehan, qui suit : 

III. Jehan du Bot, accompagna le duc en France en 
141 8; il vivait encore en 1437, et eut pour fils : 

IV. Lancelot du Bot, écuyer, seigneur de la Villepelote. 
Il fut un des gentilshommes particulièrement attachés au 
vicomte de Rohan. Ses enfans furent : 

i.°Jean, qui suit : 
2. Connet. 

V. Jean du Bot, seigneur de la Villepelote, fut, en 1466, 
capitaine de cent dix-sept francs archers dans l'armée de 
Bretagne. Il est mentionné dans l'histoire de Bretagne, par 
dom Lobineau, tome II, page 1485, comme étant près du 
roi avec le sire de Rohan. Il eut de son mariage, avec Bien- 
venue de La Fretaye : 

1 ,° Guillaume, décédé sans enfans. 
2. Vincent, qui suit : 

VI. Vincent du Bot, devenu l'aîné par la mort de son 
frère, épousa, le 20 avril i5o6, Marguerite d'Avaugour, 
de l'illustre maison des barons d'Avaugour, sortie des 
anciens souverains de Bretagne. De ce mariage vinrent ; 

1 .° Guillaume, qui suit : 

2. Louis, rapporté après son frère aîné. 

VIL Guillaume du Bot, épousa Jeanne Choan de Co- 
candé, dont René, écuyer, seigneur de la Villepelote, 
mort sans postérité; et Jeanne, femme de Bertrand de 
Beaudouin, écuyer, dont un fils, nommé Jean, mort sans 
alliance. 

VIII. Louis du Bot, épousa Isabeau de Talhouet, dame 
de Talhouet, d'une maison très-distinguée; dont, entre 
autres enfans : 

i° Guillaume, qui suit : 

2. Alain, tige des seigneurs de Talhouet, rapportés 
ci-après : 

IX. Guillaume du Bot, chevalier, seigneur de la Ville- 
pelote, épousa Jeanne Phelipot, dame de Keointe, dont 
plusieurs enfans morts en bas âge, et Jeanne qui suit : 
Jeanne du Bot épousa Jean de La Chapelle, allié aux Rohans, 
aux Maletroits; elle porta aux La Chapelle la terre de la Vil- 
lepelote. 



5 4 DU BOT. 

X. Alain du Bot, second fils de Louis et d'Isabeau de 
Talhouet, seigneur de Talhouet, épousa Briande de La Cha- 
pelle, et eut pour seul et unique héritier : 

XI. Henri du Bot, seigneur de Talhouet et de Serent, 
qui épousa, le n octobre i588, Madeleine de Launay, dame 
de Saint- Vincent et delà Grée-Calac; de ce mariage vinrent : 

i .° Georges, décédé sans enfans. 
2. Jean, qui suit ; 

3.° Isabeau, mariée au seigneur de Lieuzelermar, 
maison alliée aux Rohans, Rioux et Maletroits. 

XII. Jean du Bot, chevalier, seigneur de Talhouet, 
épousa, par contrat du I er octobre 1622, Jeanne Le Bo- 
tenc de Cessac, de la maison des seigneurs de Couessal, 
dont Olivier, qui suit : 

XIII. Olivier du Bot, chevalier, seigneur de La Gri- 
gnonais, de Talhouet, de la Terbrée, et gouverneur de 
Pontivy, fut élu par la noblesse, pour la commander pen- 
dant l'absence du marquis de Lavardin, après la descente 
et défaite des Anglais à Camaret, en 1 694. Lors de la der- 
nière réformation, il fut déclaré, reconnu et maintenu de 
l'ancienne maison de Villepelote, par arrêt du parlement 
de Rennes, rendu contradictoirement le 25 juin 1669, 
sur requête appuyée de la production des titres. Il 
épousa Catherine Botherel de Quintin, dont la maison, 
ainsi que celle de Rohan et d'Avaugour, était sortie des 
souverains de Bretagne. De ce mariage sont issus : 

1 .° Jean-Louis, qui suit : 

2. Louis. 

3.° Jérôme, tué au siège de Barcelone, en 1714. 

4. Alexis-François prêtre, recteur de Serent. 

5 .° François, prêtre, doyen de Peaulo. 

6.° René- Alain, tige des seigneurs de la Grignonais. 

7. Marie, religieuse urselineà Josselin. 

XIV. Jean-Louis du Bot, chevalier, seigneur de Talhouet, 
major de la noblesse de l'évêché de Vannes, épousa Bonne 
Yvonne de Charmois, dont il eut : 

1 ,° François, qui suit : 

2. Jacques, qui épousa, par dispense, sa parente, 
Marie-Joseph de Cambont-Coaslin, de la maison 
des ducs et pairs de France de ce nom; et en se- 
condes noces, Alexandrine du Moulin, dont on 
connaît aussi l'illustration. 



DU BOT. 55 

XV. François du Bot, seigneur de Talhouet et Botverel, 
épousa Anne-Charlotte de Champeaux de l'Hopitau, d'une 
maison distinguée. Elle se remaria au comte de Sourdis. 
Elle eut, de son premier mari : 

i.° Jean-Louis, seigneur de Talhouet, Botverel, Ka- 
ret, le Plessis-Mesnil, officier au régiment du roi. 

2. René, officier au régiment de Flamarens, dragons. 

3.° Anne-Marie, épouse de M. Sado de Gournon. 

4. Louise, épouse de M. de Lorme. 

5.° Agathe, épouse de M. Le Voyer de La Bruyère, 
officier de marine. 

XVI. Louis du Bot, second fils d'Olivier et de Catherine 
Botherel de Quintin , seigneur de la Tertrée et des Tim- 
brieux, aide-de-camp du marquis de Lavardin, puis gouver- 
neur de Josselin. Il épousa Marie- Rose de La Guichardaye, 
dont il eut : 

i.° Louis-Marie, qui suit : • 

2. Sébastien-Thomas, major au régiment Royal-Po- 
logne cavalerie, chevalier de S. -Louis, retiré après 
de longs services, et qui épousa N. Martin, dont 
il eut : 

a. Une fille, épouse de M. de Guiné. 

b. Marie- Anne, épouse de M. Charles des Forges, 
seigneur de La Gaudinaie. 

XVII. Louis-Marie du Bot, seigneur des Timbrieux et 
de la Tertrée, gouverneur de Josselin, a épousé en pre- 
mières noces Cécile du Bot du Grégo, sa consanguine, 
alliée à la maison Le Sénéchal de Cascado-Molac; et en 
secondes noces, Anne-Marie-Gilette Gacon de La Boerie 
de Gillart. Il a eu du premier lit : 

i.° N. du Bot, mariée à M. de Boisset, capitaine au régi- 
ment d'infanterie de Penthièvre, et chevalier de 
S. -Louis. 
Et du second lit : 
2. Louise-Anne. 
3.° Un fils mort jeune encore. 
4. Marie-Anne. 
5.° Julie. 

XVIII. René- Alain du Bot, quatrième fils d'Olivier et de 
Catherine Botherel de Quintin, seigneur de la Grignonais, 
ancien capitaine de dragons au régiment de Bretagne, a 
épousé, en 171 2, Jeanne-Jacquette-Angélique Ermar de la 
Grée-Calac. De ce mariage sont nés : 



56 DU BOT. 

i .° Alexis-François-Amador du Bot, qui suit : 
2.° Louise-Emilie, dame de la Grignonais, mariée à 
M. de Lanoè-Coetpens, seigneur du Bois de Nat, 
ancien mousquetaire, commissaire de la noblesse, 
et arrière petit-neveu du maréchal Budes de Gué- 
briant. De ce maiiage sont issus un fils, qui a été 
capitaine dans Royal- Roussillon, cavalerie; et plu- 
sieurs filles, dont une a épousé le chevalier du Moulin 
du Brossan, lieutenant-colonel de Royal-Pologne, 
cavalerie. 

XIX. Alexis-François-Amador du Bot, chevalier, sei- 
gneur haut-justicier de la Rouardais, la Grée et Montauban, 
a épousé, en 1743, la marquise Emilie-Judith du Moulin, 
sœur de Marie-Alexandrine, déjà mentionnée au deuxième 
degré delà branche Talhouet. De ce mariage sont nés : 

1 .° Armand-Marie-Jean, qui suit : 

2 .° Charles-Francois-René-Pierre. 

3.° Angelique-Emilie-Perrine, mariée, en 1769, avec 
Fagrément du roi et sous la protection de mon- 
seigneur le duc d'Orléans, à Charles Gaspard, 
vicomte de Toustain-Richebourg, des seigneurs de 
Frontebosc, major au corps des carabiniers, et 
d'une maison distinguée en Normandie. 

XX. Armand-Marie-Jean du Bot a été premier page de la 
reine, puis officier au régiment de Béarn, infanterie, et 
s'est marié, en 1771, à Adrienne-Marie- Hyacinthe- Henri de 
Bohal, dame dudit lieu, d'une ancienne noblesse, cousine 
germaine des duchesses de Gèvres (qui est une du Guesclin) 
et de Lorges (qui est une Butalet de Marsan), dont sont 
issus : 

i.° Alexandre-Marc, qui suit : 

2. Louis-Armand-Rose, qui a servi dans l'armée royale 
du Morbihan, où il a été blessé; veuf de demoiselle 
Gibbon de Keralbeau, de laquelle il a eu : 
a. Sylverie, \ 

c' Adèle 116 ' Toutes °l uatre existantes, 
d. Bonne, ) 

3.° Hippolyte-Corentin, a épousé demoiselle Couais- 
non de la Lanceuille» De ce mariage viennent deux 
enfans, un garçon et une fille. Il a également servi, 
sous les ordres de son frère Alexandre. 



DU BOT. 57 

4. Louise-Marie. 

5.° Félicité. 

6.° Marie. 
XXI. Alexandre-Marc du Bot, chevalier^ a émigré en 
1791, a fait la campage de 1792 dans l'armée des princes, 
a suivi monseigneur le comte d'Artois à l' Ile-Dieu, et a servi, 
en qualité de colonel, dans le Morbihan et la Vendée; ma- 
rié à demoiselle Henriette-Perinne du Kercron. 

Armes : « D'azur, chargé de trois quintefeuilles d'argent, 
a deux et une. » 



LANNEAU (François-Lombard de), famille ancienne, 
originaire d'Allemagne; le premier qui vint en France, avec 
un prince de la Maison d'Orange, fut : 

I. François- Lombard de Lanneau, écuyer, maître-d'hôtel 
de madame la princesse d'Orange; il reçut, en 1544, de 
Gillette de Luxembourg, dame de Gomarin, en considéra- 
tion des services qu'il avait rendus à madame la princesse 
d'Orange, le château et le terrage de Montfort près Mont- 
bard. Il avait épousé demoiselle Jeanne de Saint-Martin; 
de ce mariage vint : 

IL Henri de Lanneau, écuyer, seigneur de Marcy et de 
Montfort. Comme seigneur de Marcy, il reçut la commission 
de commandant du château de Thisy, de Charles de Lor- 
raine, duc de Mayenne, lieutenant-général pour sa majesté 
au duché de Bourgogne; capitaine de deux cents hommes 
de guerre, il fut nommé gouverneur de la ville de Noyers. 
En 1569, en qualité d'homme d'armes de la compagnie du 
duc de Nivernois et de capitaine de cent arquebusiers à 
pied, il reçut la commission de lever cinquante arquebusiers 
à cheval. 

Il se trouva à l'assemblée des états de Bourgogne en 1589. 

Il eut pour première femme, demoiselle Jeanne de Changy, 

fille de Chrystophe de Changy, écuyer, et de demoiselle 

Jeanne de Ragny; pour seconde femme, demoiselle Eugène 

Guillet; de ce dernier mariage vinrent : 

1.0 Hubert. 

2. Jacques, dont l'article viendra : 

3.° Philippe. 

III. Jacques de Lanneau, écuyer, seigneur de Marcy et 
de Bard, passa du service de M. le prince de Condé au ser- 



58 DE LANNEAU. 

vice de sa majesté. Après serment prêté entre ses mains, il 
reçut la permission de lever, pour son service, une com- 
pagnie de cinquante carabins. 

Il avait épousé^, en 1595,, demoiselle Philiberte de Vaus- 
sin, fille de noble Jean de Vaussin, seigneur de Corpsaint, 
et de demoiselle Elisabeth Machecot. 

Jacques de Lanneau se trouva à l'assemblée des états de 
Bourgogne en 16 36. 

Il eut de son mariage : 

IV. Louis de Lanneau, écuyer, seigneur de Marcy et 
de Bard. Il fut déclaré comme de condition noble, exempt 
du paiement- du droit de franc-fief, ainsi que du ban et ar- 
rière- ban, en qualité d'homme d'armes de la compagnie de 
M. le prince de Condé; il servit, tant en France qu'en Lor- 
raine, sous M. de Thianges, maréchal de camp. Comme 
ses ancêtres,, il fut admis aux états de Bourgogne. 

Il avait épousé demoiselle Françoise de Damoiseau, fille 
de François de Damoiseau, écuyer, seigneur de La Motte, 
et de demoiselle Marguerite de Hierme. De ce mariage vin- 
rent: 

1 .° Jean, dont l'article viendra : 

2.0 Marguerite, mariée à François de Lanneau, son 
cousin-germain, capitaine au régiment de la 
Couronne. 

V. Jean de Lanneau, écuyer, seigneur de Marcy et de 
Bard, fut reçu en la chambre de la noblesse des états de 
Bourgogne en 1682. Il avait épousé demoiselle Roline 
Mouhard; de ce mariage vinrent : 

1 .° Claude, lieutenant au régiment d'Alligeois. 
2. Jean, qui suit : 

VI. Jean de Lanneau, écuyer, seigneur de Marcy et de 
Bard, épousa demoiselle Anne Gayot de La Motte, fille de 
François Gayot, écuyer, seigneur de La Motte, et de de- 
moiselle Françoise Billard; de ce mariage vinrent : 

1 .° Charles-François, dont l'article viendra : 

2. François, né en 1723, lieutenant au régiment de 

Souvré, mort à Metz, le 17 mars 1746. 
3° Marie- Anne- Louise, admise, après ses preuves de 
noblesse, élève de la maison royale de l' Enfant- 
Jésus à Paris. Elle fut élue supérieure de cet éta- 
blissement royal en 1784. 

VII. Charles-François de Lanneau, écuyer, seigneur de 



DE LANNEAU. 5ç 

Marcy et de Bard, capitaine au régiment de Souvré; décoré 
de la croix de Saint-Louis à la bataille de Fontenoy, par sa 
majesté Louis XV, sur le champ de bataille même, pour 
plusieurs hauts faits d'armes, et notamment pour avoir 
sauvé le drapeau de son régiment. 

Il épousa, par contrat passé devant Sauvage, notaire à 
Pans, le 14 janvier 1746, demoiselle Henriette de Pré- 
mieux. De ce mariage vinrent : 

1 .0 Pierre- Antoine Victor, dont l'article viendra : 

2. Louis-Jean-Philippe, admis élève de l'école royale 
militaire, lieutenant au régiment de Beaujolais, 
mort en Angleterre pendant les guerres de la révo- 
lution. 

3.° Jean- François -Angélique, marié à Anne-Phili- 
berte-Claudine Varennes, fille aînée de Varennes, 
avocat au parlement de Dijon. 

4. Marie-Louise- Victoire, élève de la maison royale 
del'Enfant-Jésus. 

5.° Marie-Louise, élève du même établissement. 

VIII. Pierre -Antoine -Victor de Lanneau, de Marcy, 
propriétaire du château de Bard, et de tous les titres et qua- 
lités en dépendant; nommé élève de l'école royale militaire 
de Paris, en 1767, docteur de la faculté des lettres, officier 
de l'académie de Paris, directeur du collège Sainte-Barbe, 
à Paris. 

Le 8 août 1792, il a épousé Louise-Joachim Alix, et de 
ce mariage sont venus : 

i.° François- Michel -Adolphe, 1 nommé commissaire 
des guerres à la suite de la campagne de Moscou, 
et ayant continué de servir en cette qualité dans 
la campagne de Saxe. 

2. Louis-Achille- Alexandre. 

3.° Eugène-Ferdinand. 

4. Marie-Aglaé, mariée à André-Georges Dupré de 
Fère. 

5.° Françoise -Virginie, mariée à Etienne -Marie -An- 
toine Mouzard, membre de l'université de Paris, 
professeur au lycée Louis-le-Grand. 

Armes : « D'azur à un barbeau d'argent posé en fasce 
« et un chef aussi d'azur, chargé de trois besans d'or. » 



6 DEBARRUEL-BEAUVERT. 

BARRUEL-BEAUVERT, ancienne maison issue d'E- 
cosse, dont le premier titre est le testament de noble et magni- 
fique Clément de Barruel Alias Barwel, vivant en i35o et 
en 1390; la descendance en ligne directe et non interrom- 
pue depuis cette époque jusqu'à ce moment, a été parfaite- 
ment établie par divers généalogistes, entre autres par 
M. Le Maître, chargé des preuves de noblesse des écuyers, 
des pages et de tous les gentilshommes au service de la 
chambre et des maisons de leurs altesses royales les frères 
de Louis XVI, lorsque le comte Antoine-Joseph de Barruel- 
Beauvert, chef actuel de la famille de ce nom, traitait, en 
1788, d'une place d'officier supérieur des gardes du corps 
d'un des enfants de France. Ces preuves ont été pareillement 
confirmées par une commission volontaire qui signa le pro- 
cès-verbal de la copie littérale des preuves 'faites devant le 
généalogiste des enfants de France, quand le comte Antoine- 
Joseph de Barruel-Beauvert se fit admettre dans un cha- 
pitre noble d'Allemagne, et pour la décoration de l' Ange- 
Gardien. La commission était composée de M. le vicomte de 
Toustain-Richebourg, major de cavalerie, chevalier de 
Saint-Louis; de M. le comte de La Force, colonel et cheva- 
lier de Saint-Louis; de M. le chevalier de Porte-Lance, ca- 
pitaine de cavalerie; de M. de Chaballet-du-Mouchet, capi- 
taine commandant du régiment de Conti, infanterie, et che- 
valier de S. -Louis; de M. le chevalier Dubois, ancien capitaine 
de cavalerie, chevalier de St. -Louis ; de M. de Chenisot, maître 
des requêtes, conseiller au conseil du roi; d'autres encore. 

Entre la souche de cette maison, qui remonte aux croi- 
sades, et le chef actuel de cette famille, il se trouve qua- 
torze rejetons, parmi lesquels on remarque : 

Un Barruel-Beauvert, pourvu du brevet honorable de 
zommandant de cinquante gentilshommes sous Charles IX. 

Un Joseph Barruel-Beauvert, qui épousa une demoiselle 
de l'illustre maison d'Elbene, descendante de Sénécio d'El- 
bene 3 à qui Pétrarque, en 1200, avait adressé une de ses 
plus belles odes. 

L'aïeul du comte Antoine-Joseph, douzième rejeton, 
avait épousé demoiselle de Sibert de Cornillon, fille du ba- 
ron de Cornillon, allié aux maisons de Bernis, de Nicolaï, 
d'Agoust, et autres. 

Joseph-Barthélemi de Barruel-Beauvert, chevalier, eut 
l'honneur d'être reçu chevalier de l'ordre royal et militaire 
de Saint-Louis par Louis XV lui-même, sur le champ de ? 
bataille à Fontenoi. 



DE BARRUEL-BEAUVERT. 6l 

XIII. Le père du comte Antoine-Joseph fut aussi connu 
par son zèle et son attachement pour sa patrie et son roi. 

En général, l'attachement des Barruel-Beauvert à la re- 
ligion de leurs pères et à leur souverain, fut cause, pen- 
dant les guerres civiles et de religion, que diverses proprié- 
tés de cette famille, en Languedoc, du côté des Cévennes 
et d'Avignon, furent incendiées et ravagées. 

XIV. Antoine-Joseph, comte de Barruel-Beauvert, né au 
château de Beauvert, le 17 janvier 1756, débuta dans la car- 
rière des armes par servir dans la maison du roi; il obtint 
une compagnie de réforme dans le régiment de Belzunce 
dragons, et fut, quelque tems après, nommé commandant 
des grenadiers royaux de Bretagne. Elu colonel de la garde 
nationale de Bagnols, dans les premières années de la ré- 
volution, il parvint à sauver plusieurs victimes de la frénésie 
populaire. Il aida le comte de Saillans, major des chasseurs 
du Roussillon, à la formation du camp de Jalès, fut dé- 
coré par Louis XVI de l'ordre de Saint-Louis, après s'être 
loyalement exposé, le 20 juin 179 1, pour la défense du 
roi. A dater du 10 août de la même année, il fut constam- 
ment dénoncé, poursuivi, proscrit, condamnée la dépor- 
tation, contraint à fuir et à se cacher, pour avoir demandé 
courageusement la mise en liberté de madame royale; en- 
suite détenu cinq ans au Temple, et destiné par Napoléon 
à être exilé dans l'île d'Elbe. 

Il avait épousé, en premières noces, la marquise de Cou- 
tances, dame des terres et châtellenies de la Haie-Maheas, 
Bouet, la Clartière, etc. Il n'eut point d'enfans de ce pre- 
mier lit; mais du second mariage avec demoiselle Doublet 
de Linas, sont issus; 

i.° Ferdinand- Paul -Joseph -Eugène -Temple, né le 

27 juillet 1802. 
2. Hyppolite-Joseph-Maurice, né le 17 novembre 1804. 
3.° Antoinette-Elisabeth-Eugénie, née le 22 avril 1800. 
Tous les trois vivans en 18 14. 
Armes : « Portent d'or, bande d'azur chargée de trois 
« étoiles d'argent, couronne ducale, anges, pour support, 
« tenant un drapeau hermine. Devise : Virtuti sideris. Cri 
<c d'arme : Dieu et mon souverain. » 

Nota. Il existe une autre famille noble du nom de Barruel 
que l'on ne croit pas issue de la même souche, qui jouit 
encore du marquisat de Bavaz en Vivarais, et qui a fourni 
plusieurs officiers au service du roi. 



6 2 DE VALLIN. 

VALLIN (de)., famille noble d'extraction et d'ancienne 
chevalerie, établie dans la province de Dauphine; son ori- 
gine remonte aux tems les plus éloignés, et cette maison 
a toujours joui de la considération la plus distinguée : elle 
a reçu dans son sein le dernier rejeton de la maison des 
comtes de Bourgogne, de Vienne et de Mâcon, issus du 
sang de Charlemagne, parle mariage de Claudine- Ursule- 
Henriette de Vienne,, avec Laurent de Vallin, que nous 
mentionnerons plus bas : et nous avons connaissance d'un 
certificat délivré par M. Chérin, lors de la présentation du 
chef de cette famille, qui atteste son origine de la ma- 
nière la plus flatteuse. 

I. Guillaume de Vallin, premier du nom, chevalier, 
vivant en 1187; il avait pour frères: i.° Pierre, vivant en 
iiç5; 2. Aynard, en 1198; 3.° Humbert, en i25i ; 
Soffrey, chanoine de Saint-Maurice de Vienne, en 1255, 
et un autre Pierre, vivant en 1 267 : il était un des favoris 
de Pierre, comte de Savoie, qui lui fit un legs en 1268. 
Ce Guillaume eut pour fils : 

II. Girard de Vallin, premier du nom, damoiseau, 
vivant en 1269; le chapitre de l'église de Vienne lui fit 
une cession qui est constatée par un acte patent. Il laissa : 

III. André ou Andreuet de Vallin premier, damoiseau, 
vivant en 1293. Il eut pour fils: 

1 .° Girard, qui suit : 

2. Guy, abbé de Bonnevaux. 

IV. Girard de Vallin, deuxième du nom, vivant en i325, 
qualifié aussi de damoiseau, commanda des troupes à la 
bataille de Vurey en i325, et obtint les châtellenies d'Au- 
berine et de Chouas. Il avait épousé N*** de Meyrieu , de 
laquelle il laissa : 

1 ,° André, dont l'article suit : 
2. Henri, qui viendra après le précédent : 
3.° Aynard, qui servit dans la guerre entre les Dau- 
phinois et les Provençaux, en i368, et contre les 
compagnies bretonnes qui commettaient les plus 
grands désordres dans le Dauphine. Il fut châte- 
lin du Pont de Beau voisin depuis 1 388 jusqu'en 
141 5. Il avait épousé, i.° Marguerite Alleman de 
Rochechinard ; 2. Guicharde de Torchefellon, des- 
quelles il ne laissa point de postérité. 
4. Luc; il servit avec ses frères contre les compa- 
gnies bretonnes, et se trouva à l'arrière-ban, con- 
voqué par Charles de Bouville, gouverneur du 



DE VALLIN. 63 

Dauphiné. Il était chevalier de S.-Jean de Jérusa- 
lem, commandeur du temple de Vaulx, grand-ma- 
réchal de son ordre, puis ambassadeur du grand- 
maître près les divers souverains de l'Europe, pour 
les engager à former une ligue contre les Turcs. 
5.° Aynarde, qui épousa noble Pierre Alleman, sei- 
gneur de Rochechinard et delà Grange. 

V. André ou Andreuet de Vallin, deuxième du nom, 
damoiseau, succéda aux biens de son père, et prêta hom- 
mage au dauphin en 1348; il mourut sans enfans. Son frère 
Henri lui succède: 

VI. Henri de Vallin, premier du nom, fit la guerre de 
Dauphiné et de Provence en i368, et servit sous le mare, 
chai de Clisson en i3y5 et 1376. Il fut pourvu delà charge 
de corrier impérial à. Vienne en 1378; c'était alors une 
des premières dignités militaires de la Province, et le 
corrier prenait les titres de comte Palatin, conseiller Del- 
phinal, juge majeur de Vienne, etc., etc. Henri de Vallin 
fut de l'armée que le comte Verd, de Savoie, envoya en 
i38o dans le Milanais, et équipa, en i382, vingt-deux 
hommes qu'il conduisit au secours du duc de Bourbon en 
Savoie. Il fonda, en i3g3, une chapelle dans le cimetière 
de l'église de l'hôpital de la Tour-du-Pin. Il fut châtelain 
de Crémieux et de Sablonnières, et testa le 21 mars 1400. 
Il avait épousé Arthaude de Bron, de laquelle il laissa : 

1 .0 Girard, dont l'article suit : 

2.0 André, seigneur de la maison-forte et de Bien- 
assis, s'attacha au service du duc de Bourgogne, 
qui le nomma son chambellan et son conseiller, 
et l'employa, dans diverses circonstances, comme 
militaire et négociateur. Il était du nombre des 
officiers qui furent envoyés, en 141 8, pour dégager 
le maréchal de Lorraine, Chariot de Deuilly, qui 
était assiégé dans Laferté; il fut tué au siège d'Or- 
léans en 1428. Il ne laissa point de postérité. 
3.° Guicharde. 
VII. Girard de Vallin, troisième du nom, chevalier, com- 
battit à la bataille d'Azincourt en 141 5, et mourut en 
1440. Il avait épousé, i.°, le 9 novembre i3ç5, Catherine 
Arthod ; 2. , le 10 mai 1432, Jeanne de Burnon, de laquelle 
il n'eut point d'enfans. Ceux du premier lit, furent : 
1 .° Jean, dont l'article viendra : 

2. Guyonnet, qui fut tué à la bataille de Mont-Lheri 
en 1465 ; il ne laissa point de postérité. 



64 DE VALLIN. 

VIII. Jean de Vallin, premier du nom, chevalier, 
épousa, le 3 septembre 1443, Claudine de Virieu, de la- 
quelle il laissa : 

1 .° Gaspard, dont l'article viendra : 

2. Claude, qui a fait la souche des seigneurs de Con- 

nillieu. 
3.° Jacquemette, qui épousa Jean de Torchefellon. 

IX. Gaspard de Vallin, premier du nom, chevalier, 
épousa, i.°, le 29 mai 1471, Catherine de Baternay, 
2. Jeanne de Pellerin d'Hières; il laissa les enfans qui 
suivent : 

1 ,° Falcon, dont l'article viendra : 

2. Alexandre, vivant en 1496, et mort sans postérité. 

3.° Arthaud, chanoine de S. -Maurice à Vienne. 

4. Jean, chevalier de Tordre de S. -Jean de Jérusa- 
lem, commandeur de Verrières, puis de Sainte- 
Anne en Auvergne en 1540. 

5.° Alix ou Alaysie, religieuse à S.-Just. 

6.° Claudine, religieuse à Vernaison. 

X. Falcon de Vallin, premier du nom, chevalier, fit 
son testament en 1 53g ; il y est qualifié de noble et de 
puissant homme. Il avait épousé Amblarde de Torchefel- 
lon, de laquelle il laissa : 

1 .° Gaspard, qui suit : 

2. Jacqueline, mariée à Louis de Catinel, seigneur 
de Doyssin. 

3.° Arthaude, qui épousa Odile de la Tour, sei- 
gneur de Vaudragon. 

XI. Gaspard de Vallin, deuxième du nom, chevalier, 
il assista aux ban et arrière-ban des années 1 539 et iSju 
Il avait épousé, le 1 5 juin 1541, Huguette de la Poipe, et 
testa le 5 juillet 1571; il est qualifié dans son testament 
de haut et puissant seigneur. Il laissa : 

i.° Jean, qui suit: 

2. Pierre, qui mourut sans lignée. 

3.° Louise, mariée à Aymard de Falcos, seigneur de 

la Blache. 
4. Anne, religieuse à Vernaison. 
5.° Martianne, mariée à François de Montchenu. 
6.° Michel, dit le baron, bâtard. 

XII. Jean de Vallin, deuxième du nom, chevalier, fut 
lieutenant d'une compagnie de 5o hommes d'armes, et ser- 
vit le roi dans les guerres de son tems. Il obtint la croix 






DE VALLIN. 65 

de l'ordre royal et militaire de S. -Louis. Il avait épousé, 
le 22 février i582, Blandine du Sollier de Rosset, de la- 
quelle il laissa : 

i .° Alexandre de Vallin, qui continua la branche aînée, 

laquelle s'éteignit après trois générations. 
2.° Marc, qui suit : 

3.° Pierre, chanoine de S.-Pierre de Vienne en 1622. 
4. Balthazard, chevalier, puis commandeur de l'ordre 
de S. -Jean de Jérusalem, capitaine de chevau- 
légers en 1642. 
5.° Huguette Bonne, religieuse à S.-Pierre de Lyon. 
6.° Claudine, religieuse à Sallettes. 
7. Hélène, religieuse à Sainte-Colombe de Vienne. 
8.° Jeanne-Marie, mariée à Jean-Baptiste de La Porte- 
Doyssin. 

XIII. Marc de Vallin, premier du nom, chevalier, second 
fils de Jean, deuxième du nom, fonde la branche des 
seigneurs du Rosset et d'Hières. Il avait épousé, le i3 juillet 
1629, Marie deCoppier, de laquelle il laissa : 

1 .° Alexandre, mort sans lignée. 

2. Guy, chanoine de S.-Pierre de Mâcon. 

3.° Pierre, chevalier de Malte, et commandant du 

régiment d'Estrade. 
4. César, aussi chevalier de Malte, et commandeur 

de Blandaix. 
5.° Louis, chanoine de S.-Pierre de Vienne en i656. 
6.° Claude, aussi chanoine de S.-Pierre de. Vienne 

en 1660. 
7. Joseph, qui a continué la lignée, et dont il sera 

parlé plus avant : 
8.° Jeanne-Marie, ) ... *.« ti-ï- 

9.0 Huguette, j rell S ieuses a Sallettes - 

i o° Catherine, religieuse à Crémieux. 
ii.° Marguerite, mariée, le 7 juin 1682, à Aymé de 

Salornay, seigneur de Champerny. 

XIV. Joseph de Vallin, premier du nom, chevalier, 
seigneur de Rosset et d'Hières, servit dans le régiment de 
Royal Cravates, et épousa, le 2 mars 1686, Marie de Gral- 
lier, de laquelle il laissa : 

1 ,° Guy, dont l'article viendra : 

2. Claude, chanoine du chapitre noble de S.-Pierre 

de Mâcon. 
3.° Melchior-Joseph, chanoine du même chapitre. 
1. 5 



66 DE VALLIN. 

4. Honoré-Marie, chevalier de Malte. Il a servi avec 
son frère aîné, dans le régiment de Commissaire- 
général. Il est mort commandeur de Bellecombe, 
en 1767. 

5.° Marie, chanoinesse de Neuville en Bresse. 

XV. Gui de Vallin, I er du nom, seigneur de Rosset et 
d'Hières, capitaine de cavalerie au régiment de Commissaire- 
général, en 1 704, chevalier de l'ordre royal et militaire de 
S. -Louis, mort en 1759. Il avait épousé, le i5 octobre 1716, 
Marie-Françoise-Urbaine de Rhode de Barbarel, morte en 
1763. De ce mariage : 

i.° Claude-Joseph- Marie, chanoine de Vienne, puis 
de Mâcon, testa en 1765. 

2. Pierre, capitaine de cavalerie au régiment de S.- 
Jal, chevalier de Tordre royal et militaire de Saint- 
Louis, marié, en 175 1, à demoiselle Gabrielle de 
Muzy. De ce mariage il n'est resté que demoiselle 
Gabrielle de Vallin, mariée à M. le marquis de la 
Poype. 

3.° Honoré-Marie-Marguerite, comtesse et chanoinesse 
du noble chapitre de Neuville en Bresse. 

4. Laurent, qui suit : 

XVI. Laurent de Vallin, premier du nom, comte de 
Saint-Didier de Vallin, dans la principauté de Dombes, fut 
d'abord chevalier de Malte, mais il quitta l'ordre à la mort 
de Pierre, son frère aîné, pour continuer la lignée. Il entra 
au service du roi en 1746, et se retira en J755, ayant reçu 
un coup de fusil dans la poitrine. Il épousa, le 17 mars 1766, 
Claudine-Ursule-Henriette de Vienne, fille de très-haut et 
très-puissanr seigneur Louis-Henri, comte de Vienne, che- 
valier, baron de Chateauneuf, mestre de camp d'un régi- 
ment de cavalerie de son nom; et de Marie-Henriette- 
Pélagie de Saulx-Tavannes. Cette alliance prouve combien 
l'illustration et la pureté d'origine de la maison de Vallin 
étaient appréciées, puisque Claudine-Ursule-Henriette de 
Vienne, seul rejeton d'une maison célèbre qui descendait 
des anciens comtes de Bourgogne, issus eux-mêmes du sang 
de Charlemagne, a été se fondre dans celle de Vallin. De 
ce mariage sont nés : 

1 .° Louis-Henri-François, dont l'article viendra : 
2. Henri-Luc, chevalier de Malte, mort jeune. 
3.° François-Luc, chevalier de Malte, mort lors de la 
prise de Malte par les Français. 



LE CARON DE MAZENGOURT. 67 

4. M elchior- Alexandre, né en 1775, vivant en Dau- 

phiné. 
5.° Sabine, mariée à M. La Croix de Pisançon. 
XVII. Louis- Henri- François, comte de Vallin, premier 
du nom, chevalier de Malte, né en août 1768, a épousé 
demoiselle Camille de Chappuis. De ce mariage est issu : 
Léo- Léonard-Antoine, né en 1806. 
Armes : « De gueules, à la bande componée d'argent et 
« d'azur. » 



LE CARON DE MAZENCOURT, famille noble, origi- 
naire de Compiègne, où elle est encore établie de nos 
jours. On trouve : 

I. Raoult Le Caron, prévôt de Compiègne, seigneur de 
Ceruly, vivant en i338, 1 339 et J 34i. Il eut pour fils : 

II. Pierre Le Caron, premier du nom, prévôt de Com- 
piègne, mort le 18 décembre i486, laissant : 

III. Pierre Le Caron, second du nom, conseiller du roi 
à Compiègne, lequel fut père de : 

IV. Laurent Le Caron, premier du nom, lieutenant 
général, civil et criminel, au bailliage de Compiègne, mort 
en 1 538. Ses enfants furent : 

1 .° Antoine Le Caron, lieutenant des eaux et forêts à 

Compiègne, mort 4 sans postérité. 
2. Martin qui suit : 

V. Martin Le Caron, premier du nom, seigneur de la 
Tour-d'Oisy, Soisrelle et Sainte-Christine, secrétaire de la 
reine mère, eut pour fils aîné : 

VI. Laurent Le Caron, second du nom, seigneur de la 
Tour-d'Oisy, etc., est mort en 160 3, laissant : 

VII. René Le Caron, premier du nom, seigneur de la 
Tour-d'Oisy, etc., mort le 2 5 août 1659, avait épousé 
Catherine L'Évêque, dont il laissa six enfans des deux 
sexes. Plusieurs entrèrent dans l'état ecclésiastique (l'un 
d'eux fut prieur de la Victoire, près de Senlis); Jean, qui 
suit, continua la lignée. 

VIII. Jean Le Caron, premier, du nom, mort en 1690. 
Il avait épousé Madeleine Picart, de laquelle il laissa : 

i.° Jean II, qui suit : 
2. Louis-Marie. 



68 * LE CARRON DE MAZENCOURT. 

3.° Bruno Le Caron, capitaine au régiment de Cou- 
vigny, tue à Colorno, sans laisser de postérité. 

IX. Jean Le Caron, second du nom, mort en 1752, avait 
épousé Antoinette Du Feu, de laquelle il eut : 

i.° Jean, mort sans postérité, en 1766. 
2. Nicolas- Abrahanx, dont l'article viendra : 
3.° Louis- Raoult Le Caron de Bellevue, mort sans 
postérité, en 1784. 

X. Nicolas-Abraham Le Caron, premier du nom, sei- 
gneur de Mazencourt, mort en 1782. Il avait épousé Marie- 
Catherine L'Évêque, de laquelle il eut : 

i.° Jean III, qui suit: 

2. Louis Le Caron de Mazencourt, écuyer, fut admis 
dans l'assemblée de la noblesse, en mars 1789, 
au bailliage de Senlis, pour l'élection des députés 
aux états généraux. Il a épousé Marie-Marguerite 
Le Fèvre, dont il a Louise-Augustine, mariée à 
Pierre-François-Marie Seroux, chevalier. 

XL Jean Le Caron, troisième du nom, écuyer, seigneur 
de Mazencourt, Chelles, Rouallait et du Roquet, mort 
en 1810. Il avait épouse Suzanne de Béthune, de laquelle 
il eut : 

i.° Jean IV, qui viendra : 

2. Laurent. 

3.° Jeanne, vivante en 1814. 

4. Plusieurs enfans morts en bas âge. 

XII. Jean Le Caron, quatrième du nom, écuyer, sei- 
gneur de Mazencourt et autres lieux, né le 22 mars 1769, 
garde du corps; a émigré en 1791^ fait la campagne dans 
l'armée des princes en 1792, et toutes les autres campagnes 
à l'armée de monseigneur le prince de Condé. 

Armes : « D'azur, en chef d'or dentelé, et trois besans 
a d'or, deux en fasce, un en pointe. » 



DES CHAMPS DU MÉRY, famille originaire de Paris. 
Elle fut anoblie en 1400, par Charles VI. 

I. Adam des Champs, né en 1 370, notaire juré au châtelet 
de Paris, eut de Marie Angran, sa femme : 

II. Adam des Champs, né en 1424, fut clerc du roi, 
conseiller des comptes. Il hérita et acheta plusieurs terres 



DES CHAMPS DU MÉRY. 69 

dans le Maine et l'Anjou. De son mariage avec Catherine 
Barre sont issus plusieurs enfans, dont : 

III. Pierre des Champs, né en 1450, seigneur de Beaulieu, 
châtellenie de Maigné; seigneur de Monthibault, la Tibou- 
dière, la Basse-Fosse et autres lieux ; capitaine, gentilhomme 
d'armes des ordonnances de la maison du roi, eut, de 
Françoise Le Chapt, sa femme : 

IV. Jean des Champs, né en 1490, seigneur de Beaulieu, 
etc., etc., qui eut, de Renée N..., sa femme: 

V. Adam des Champs, président en l'élection du Mans, 
né en i522. Il épousa Marie Le Bouc, dont il eut : 

VI. Adam des Champs, ne en 1567, qui fut lieutenant- 
général 4e la maréchausée du Maine. Il eut, de Catherine 
Richer, sa femme : 

VII. Adam des Champs, né en 1604, qui vmt s'établira 
Mayenne. Il épousa Renée du Boys de La Chablère, dont 
il eut : 

VIII. David des Champs, né en i653, seigneur de La 
Guitterie, du Bas-Monchien, du Bois de la Chapelle, et 
autres lieux. Il fut gouverneur de la ville et château de 
Mayenne, et épousa Anne-Charlotte Chouet de La Gandie, 
dont il eut : 

IX. René-Jean des Champs du Méry, né en 1698, écuyer, 
seigneur de la Guitterie, etc., etc., conseiller-auditeur en 
la chambre des comptes de Bretagne. Il eut de Charlotte 
Bridier de la Rivière : 

i.° René-David, qui suit: 

2. François- Charles des Champs du Méry, né en 1744, 
écuyer, fut conseiller-auditeur en la chambre des 
comptes de Normandie. Il émigraen 1791, et servit 
d'abord dans la troisième compagnie de MM. les 
gentilshomme du Poitou et du Maine, et ensuite, 
en qualité de maître, dans la deuxième compagnie 
noble d'ordonnance, à l'armée des princes frères du 
roi. Il est rentré en septembre 1800, et est mort en 
181 1. Il a laissé, d'Anne-Marie Couasnon de la 
Martinière, sa femme : 

a. Adam-François-David des Champs du Méry, né 
en 1784, et qui a épousé Eléonore- Louise-Hya- 
cinthe de Sarcus. ■ 

b. David-René, né en 1786. 
c.Anne-Marie-Céleste, née en 1788. 



y DES CHAMPS DU MÉRY. 

X. René-David des Champs du Méry, écuyer, seigneur 
de la Guitterie, fut président-trésorier de France au bureau 
des finances d'Alençon, mort en 1772. Il eut de Marie- 
Jeanne de Sougé : 

XI. David-René-François des Champs du Méry de la 
Guitterie, écuyer, seigneur de la Guitterie, de la Mitrie, 
Courcéron et autres lieux, né en 1772, émigré en 1791, 
servit dans l'armée des princes français, comme officier de 
cavalerie au régiment des chasseurs impériaux russes, com- 
mandés par M. le marquis de Polignac. Après le licencie- 
ment de l'armée, il fit une campagne à l'armée de Condé , 
dans la compagnie n° 1, et passa ensuite dans les hussards 
de Rohan, où il est resté jusqu'à sa rentrée en France, en 
1798. Il a épousé Anne-Sophie de Brossar, de laquelle il a: 

!•• David-Ferdinand, né en 1802. 
2. Sophie-Henriette, née en 1800. 

Armes: « D'argent, à deux lions affrontés, lampassés, 
« armés de gueules • deux griffons pous supports ; couronne 
« de comte. » 



MONTMORENCY-MORRES (de). Plus la famille de 
Montmorency est illustre dans l'Histoire de France et dans 
celle de toute la chrétienté, plus il est intéressant d'en 
voir étendre les branches sur les diverses parties du globe ; 
et si la France s'honore de posséder la souche de cette 
auguste maison, l'Angleterre veut aussi qu'il ne reste pas 
inconnu qu'elle en retient dans son sein un des rameaux 
les plus distingués. 

Le savant M. Lodge, qui peut à juste titre passer pour 
le Duchesne de l'Angleterre, avait entrepris de publier la 
généalogie de la branche de Montmorency établie en 
Irlande, lorsque la mort l'enleva aux lettres et à son pays. 
Cette branche de Montmorency, existante en Irlande de- 
puis plusieurs siècles, y est connue sous le nom de Montmo- 
rency-Morres (*) ou de Marisco. Elle y jouit des honneurs 

(*) Les historiens les plus estimés attestent que, durant l'em- 
pire des Romains dans les Gaules, la ville de Montmorency était 
nommée Morantiacus, nom qui se rencontre encore dans di 
vers chartes et monumens du tems. 

Duchesne ajoute que « la négligence des Gaulois, qui ne rédi- 
« geaient rien par écrit, a rendu douteuses la plupart des vraies 



DE MONTMORENCY-MORRES. 7I 

les plus distingués, et s'y trouve dans un rang aussi élevé 
que celui où peuvent briller en France les Montmorency. 

Le chevalier Guillaume Betham (c'est le d'Hozier de 
l'Angleterre), roi d'armes d'Irlande, et conservateur des 
registres généalogiques du royaume, homme savant et des 
plus honorés, s'est occupé à établir, d'une manière authen- 
tique et pleine d'érudition, la généalogie de cette maison, 
et après avoir refuté les erreurs de Playfair, et suppléé 
aux omissions de Duchesne, il établit ses filiations sur des 
titres incontestables, et sur des matériaux et des monu- 
mens avoués et reconnus par l'Histoire. C'est lui qui 
nous servira de guide dans le précis que nous allons en 
transmettre au public. 

I. Bouchard I. er , seigneur de Montmorency, chef général 
de l'armée navale que Charlemagne envoya en Italie contre 
les Maures et les Sarrasins. Ce Bouchard était en outre chef 
des armées de terre, ce qui correspondait alors à la di- 
gnité de connétable, car on le vit constamment accompa- 
gner Charlemagne dans ses guerres, et nommément dans 
celle qu'il fit aux Espagnols. Bouchard apporta de Gironne 

« origines; et pour appuyer Pétymologie de Montmorency, an- 
« ciennement Morantiacus ou Moranciacus, il cite une charte 
« qui se trouve au cartulaire de l'abbaye de Saint-Denys, sous la 
« date de l'an 843, laquelle a pour titre: Prœceptum de Mau- 
« renciaco : autrement, Confirmation de Charles le Chauve, 
« roi, de la donation faite par Leuthon, à l'abbaye de S.-Denys, 
« du village appelé Maurinciaci-curtis, situé au territoire 
« de Camly, sur la rivière .d'Oise. Ce nom de Maurinciaci- 
« curtis veut dire la cour ou ancienne demeure de Maurinciagus 
« ou Mauritasgus, prince ou chef d'une contrée voisine des 
«'Parisiens, au tems de César. 

« Et comme il est certain, continue toujours le même auteur, 
« que les premiers noms gaulois ont été diversement corrompus 
« et altérés par les langues romaine, française et autres, et celui 
« de Mauritasgus, par succession de tems, aura formé Mauricia- 
« gus, Maurinciagus, Morinciacus, Morenciacus, Morancia- 
« eus, Moriniacus ; et, par abrégé, Morantius , Maurentius, 
« Maurin^us, Mauriscus (1), Moriacus (2), et autres semblables, 
« usités pour désigner, tant la ville de Montmorency située au 
« Parisis, que le village de Morancy, assis sur la rivière d'Oise, 
« au diocèse de Beauvais. » Edition in-fol. de 1624, liv. 1, p. 11, 
le même auteur, pour prouver la vérité de son assertion, cite 
divers noms de villes ainsi corrompus, et que l'on rencontre 
encore de nos jours dans tous les ouvrages anciens. 

(1) D'où celui de Marisco. (2 J D'où celui de Morues. 



72 DE MONTMORENCY-MORRES. 

le corps de S. -Félix, martyr, et en fit présent à l'église 
catholique de S. -Martin de Montmorency, fondée par ses 
aïeux. Il souscrivit avec les grands seigneurs de France, 
la plupart des chartes de son tems. Il avait épousé Ilde- 
garde; de ce mariage vinrent : 

i.° Bouchard II, dit le Barbu, dont l'article viendra: 
2.° Thibault, dit Fille-Etoupe, souche des branches 
de Bray, de Montlhéri, et des comtes de Roche- 
fort, seigneurs d e Gometh, de Gournay et de Crécy, 
3.° Albéric. 

II. Bouchard II, dit le Barbu, seigneur de Montmorency, 
un des seigneurs les plus considérables de France sous le 
règne de Robert I. er , fils du roi Hugues Capet. Il eut un 
différend avec l'abbé de S. -Denis, au sujet d'une forte- 
resse nommée Château-Basset, lequel fut jugé en 998, 
par le roi et les barons de son conseil. Depuis il suivit le 
roi Robert I. er au siège d'Avalon en Bourgogne, et 
souscrivit la charte que ce monarque fit expédier dans le 
camp, en faveur de S. -Bénigne de Dijon, le 2 5 août ioo5. 
Il avait épousé N...., veuve de Hugues Basset, chevalier, 
laquelle lui avait porté en dot la forteresse de Château- 
Basset, dont on vient de parler; de ce mariage sont issus : 

i.° Bouchard III, dont l'article viendra : 

2. Eudes, vicomte de Meulan. 

3.° Albéric, connétable de France, qui a formé une 

branche qui s'éteignit à la troisième génération. 
4. Foucaud, de qui sont issus les seigneurs de Ban- 

terlu. 

III. Bouchard III, seigneur de Montmorency, signa en 
1028, avec Eudes II, comte de Champagne, Guillaume VI 
du nom, comte d'Auvergne, Fouques III, comte 
d'Anjou, et plusieurs autres seigneurs du royaume, la 
charte par laquelle le roi Robert confirma les donations 
faites à l'abbaye de Notre-Dame de Colombs, près Nogent- 
le-Roi, au diocèse de Chartres, tant par Royer, évêque 
de Jkauvais, que par Odolric, évêque d'Orléans, son neveu; 
l'année suivante il fut présent lorsque le roi confirma les 
dons faits aux chanoines de l'église de Notre-Dame de 
Chartres, par le comte Manassés. Il mourut, selon Duchesne, 
en 1042, il fut père de: 

i.° Thibault, connétable de France, mort sans enfans 
en 1090; il possédait des biens en Angleterre. 

2. Hervé, sire de Marly, grand bouteiller de France, 
dont l'article viendra : 



DE MONTMORENCY-MORRES. 7 3 

3.° Geoffroy, souche des comtes de Gisors. 
4. N***, dame d'Ainseville, se fit religieuse. 

IV. Hervé de Montmorency, I. er du nom, seigneur d'E- 
couen^ de Marly et de Deuil, grand-bout eiller de France, 
autorise de son seing en cette qualité deux chartes données 
aux églises de S.-Pierre d'Abbeville et de S.-Quentin, en 
1075 et 1079. Ce prince possédait de grands biens en Angle- 
terre, parmi lesquels on distingue les seigneuries de Bury 
en Suffolk, de Thorney, Petehaga, Assefeld, Deneford, 
Wikeham, Suton, Benetleia, Rodan, Stanvinton, Stow, 
etc; d'un château à Norwich, de Bereu et Turvert, 
in Lincoln, etc., dit, Herveus Bituricensis , id est, 
de Bury, château où il faisait sa principale résidence 
lorsqu'il était en Angleterre. Il mourut en France en 
1094. Il avait épousé Agnès, ou Alveva, de laquelle il 
laissa : 

1 .° Bouchard IV, sire de Montmorency, de qui descend 
la maison de Montmorency en France; il avait 
aussi des possessions en Angleterre. 

2.* Geoffroi de Montmorency, tige des sires de Mont- 
morency-Morres, et dont l'article va suivre : 

3.° Hervé de Deuil, de qui on ne trouve que le nom. 

4. Albéric, dit le comte Albéric, qui, sous les règnes 
d'Edouard le confesseur et de Guillaume le con- 
quérant, possédait des biens immenses en Angle- 
terre; mais Guillaume le conquérant les reprit dans 
la suite, pour punir Albéric d'être retourné en 
France. Il a laissé deux fils, Gauthier et Honfroi, 
morts tous les deux sans enfans. 

5.° Havoise, épouse de Névélon, seigneur de Pierrefons. 

V. Geoffroi de Montmorency, premier du nom, qualifié fils 
de Hervé dans tous les monumens historiques, établit sa 
résidence en Angleterre; il est qualifié seigneur de Thor- 
ney, de Marisco en Ely (*), de Huntspil en Somerset, etc. 
Il fut élevé dans ce royaume à la dignité de chambellan du 
roi et de la reine Mathilde; nommé chef de Yoste, ce qui 
correspond à celle de général de l'armée, et mourut en 1 140. 
Il avait épousé N...., dame de Huntspil, fille et héritière de 

(*) Il est bon d'observer que la maison de Marisco ou Morres 
n'a aucun rapport avec celles de Morris, Morice ou Maurice, 
quoique ces dernières soient très-respectables, et tirent leur 
origine des anciens princes du pays de Galles , et d'autres souches 
illustres, tant en Angleterre qu'en Irlande. 



74 DE MONTMORENCY-MORRES. 

Gautier, châtelain de Douai, seigneur de Huntspil), de 
Bridgewalter, etc., en Angleterre, grand favori du roi 
Guillaume I, de laquelle il eut : 

i ,° Hervé de Montemorentino (Montmorency), sire de 
Marisco, inscrivit, en 1120, une charte d'Adé- 
laïde de Clermont-Beauvoisis, aux moines de l'ab- 
baye d'Acre, en Angleterre. Il épousa, 1 .° Agnès 
d'Eu, qui lui porta ses prétentions au comté de 
Soissons. 2. Adélaïde de Clermont, de laquelle 
nous venons de parler, et qui était alors veuve de 
Gilbert, comte de Gare; il eut pour enfans : 

a. Guillaume, mort sans alliance, après avoir 

donné aux monastères ses grands biens. 

b. Hervé, lord-chambellan du roi Henri II, 
mort en 1 183, sans progéniture. 

2. Bouchard de Montmorency, seigneur de Hamton, 

père de Guillaume, mort sans alliance. 
3.° Robert, son successeur, qui suit : 

VI. Robert de Montmorency, I. er du nom, sire de 
Marisco, baron de Montemarisco et de Huntspil-Mor- 
res, seigneur de Thorney, de Stow-Morres, de Ely, 
de Wennington, etc.; il fut honoré, comme son père, 
de la dignité de chef de l'oste. Il avait payé dans les 
comtés de Hants et Gambridgeshire, dimidiam marcam 
auri, et unam marcam auri et vij uncijs, pro - minis- 
terio, terra, et domibus patris sui, anno 5, régis 
Stephanni . (A D. 1140.) Robert faisait du bien aux 
monastères, et mourut en Palestine; il avait épousé Lucie 
d'Alneto, fille et héritière du lord Alexandre d'Alneto, 
baron de Camley; elle est enterrée avec ses parens, son 
frère, son fils et petit-fils, au monastère de Bath, en 
Somersetshire, où on voit leurs épitaphes; de ce mariage 
vinrent : 

1 ,° Etienne, connétable de Cardigan, tué, en 1 1 37, par 
les Gallois; il eut de Neste, princesse de Galles : 

a. Robert, duc de Cork, premier vainqueur et 
vice-roi de l'Irlande, en 11 70, dont les deux 
fils, Amaury et Raoul, moururent sans pos- 
térité légitime. 

b. Angaretha de Marisco, épouse de N***, sei- 
gneur de Barry, dont est provenue la maison 
des comtes de Barçimore. 

c. N***, femme du sire de Cogan. 



DE MONTMORENCY-MORRES. 7 5 

d. N***, femme du sire de Carew, l'ancêtre 
des marquis de Carew, et comtes de Tot- 
nesse, etc. 

e. N***, femme du sire de Walsh, de qui les sei- 
gneurs de la Montagne descendent. 

2. Jourdan, sire de Marisco, duquel nous parlerons 
ci-après : 

3.° Walter, ou Gautier de Montmorency-Morres, sei- 
gneur de Stow-Marreis, Cameltone, etc. Il a épousé 
Adélaïde, dite de Montmorency de Stow-Morres, 
fille d'Hugues de Beauchamp, baron de Bedford, 
dont il eut Hugues et Simon. 

4.* Josselyn de Montmorency de Marisco, seigneur 
de Neufiel en Sussex, tué dans la Terre-Sainte, 
devant Acre, sous Richard cœur de lion. 

5.° Reginald de Marisa), chevalier, fondateur du 
prieuré de Sainte-Claire en Cornewall, pour les 
chevaliers de S.-Jean de Jérusalem. 

6.° Hervé de Montmorency, connétable d'Irlande en 
1172, seigneur de Forth, et Bargy, de Lateragh, 

Ogarthy, etc., mort moine au monastère de , à 

Canterbury en i2o5, et enterré dans l'abbaye de 
. Dunbrody, en Irlande, fondée, en 11 83, par lui- 
même; il n'avait point eu d'enfans de Neste Fitz- 
Gerald de Windsor, sa femme, laquelle survécut à 
son mari. C'est à tort que plusieurs historiens lui font 
épouser Elisabeth de Meulant, comtesse douairière 
de Pembroke; cette dame, selon Ordericus Vitalis, 
n'avait été mariée qu'une seule fois, et il y avait 
entre elle et Hervé, une disproportion d'âge de 
plus de quarante ans. Giraldus Cambrencis témoi- 
gne qu'Hervé naquit en Angleterre; et dans l'his- 
toire d'Irlande, il est expressément qualifié d'oncle 
paternel de Robert Fitz-Etienne. 

7. Geoffroi, baron de Kells, grand sénéchal d'Ir- 
lande, mort en 121 1, et enterré dans son abbaye 
de Kells, en Killenny; il avait épousé, i.° Eve 
de Bermingham, dame d'Offally; et en secondes 
noces, Basile de Clare, sœur du comte Strongbow, 
veuve de Reymond Fitz-Gerald, dit Le Gros, 
connétable d'Irlande. 

VII. Jourdain, sire de Marisco, premier du nom, baron de 
Montemarisco, de Huntspil-Marisco, de Camley, seigneur 



7 6 DE MONTMORENCY-MORRES. 

de l'île d'Ely, de Walsoken, de Thorny-Bridge en Somer- 
set, de Wennington, etc., homme sage et fort estimé des 
rois Etienne et Henri II. On ignore le nom de sa femme, 
mais divers auteurs pensent qu'elle était de la maison de 
Paganelle. Il eut pour enfans. 

i .° Geoffroi, son successeur, qui suit : » 

2. Guillaume de Marisco, qualifié frère de Geoffroi, 
baron de Huntspil-Morres, etc. Les biens de ce 
seigneur sont passés à la branche aînée. 

3. Richard de Marisco, évêque de Durham, grand- 
chancelier d'Angleterre sous le roi Jean : empoi- 
sonné par les moines de Peterboro, en 1226. 

4. Alexandre de Marisco, père de Jourdain, mort 
sans postérité. 

5.° Etienne de Marisco, seigneur de Walsoken, Tydd- 
Sainte-Giles, etc., père de Geoffroi, mort sans 
alliance, et de Désirée, héritière de son frère, la- 
quelle épousa Roger, sire de Colville, seigneur 
de Caxton en Cambridgeshire. 

6.° Hereward ou Herlewin de Marisco, évêque de 
Leighlin, en Irlande, mort en 12 16, et enterré 
dans l'église abbatiale de Dunbrody, fondée par 
son oncle le connétable Hervé de Montmorency ; 
il contribua lui-même, en grande partie, à la cons- 
truction de cet édifice. 

VIII. Geoffroi II, sire de Marisco, baron de Monte- 
marisco, pair d'Angleterre et d'Irlande, seigneur de l'île 
d'Ely, viceroi d'Irlande en 121 5 et années suivantes. Il 
avait hérité en Irlande de toutes les terres et baronnies du 
connétable, son oncle; il bâtit les châteaux de Lateragh, 
Knockagh, Nenagh, Tibrack, Thorn y- Bridge , Castle- 
Island, Baltimore, Modriny, Emile^ etc., etc^ et fonda 
les maisons d'Any et d'Adair, pour les chevaliers de Saint- 
Jean de Jérusalem, et l'Abbaye de Killagh, pour l'ordre 
de Citeaux. Il prit la croix pour la terre sainte en 1220; 
fut exilé ensuite par le roi Henri III, et mourut en France, 
en 1245, dans le château du baron de Montmorency, son 
cousin, qui fit transporter -son corps en Irlande, où il est 
enterré dans l'église des Hospitaliers de S.-Jean d'Any, où 
l'on voit encore son tombeau avec ses effigies, en aho 
relevio, supérieurement exécuté. Il avait épousé Mathilde 
de Lacy, sœur d'Hugo et de Gauthier, comtes d'Ultone et 



DE MONTMORENCY-MORRES. jj 

de Meath, les plus puissans seigneurs du royaume d'An- 
gleterre. De ce mariage vinrent : 

i.° Geoffroi, sire de Marisco, baron de Montema- 
risco, vice-roi d'Irlande, seigneur de Forth et 
Bargy, de Holywood, près Dublin, etc., vivant 
en 1248. Il épousa Christiane, fille de Gauthier 
de Riddlesford, baron de Bray, sœur d'Emeline, 
comtesse d' Ultone. Il eut de ce mariage : Jourdan, 
père de Guillaume, seigneur de Tibrack, en Tip- 
perary, qui épousa Mathilde, fille de Hugues de 
Tyrrel, baron de Castle-Knock, dont un fils, 
Hugues, qui vivait encore en 1289, et mourut 
sans enfans. 
2. Guillaume, exécuté en 1242, pour crime de ré- 
bellion. 
3.° Hereward, ou Hervé, dont l'article viendra : 
4. Jean de Marisco, qui avait épousé Christine O'Co- 
nor, fille de Hugues, roi de la Conacie; ce roi 
fut tué par les domestiques de GeofTroi de Marisco, 
vice-roi d'Irlande et père de Jean. Ce dernier 
périt dans une bataille contre Phelim, prince de la 
Conacie; il était père de Philippe et de Richard, 
dont la postérité est éteinte. 
5.° et 6.° Thomas et Gautier. 

7.0 Julienne de Marisco de Lateragh, épouse d'Henri 
le Bouteiller. 
IX. Hereward ou Heribert, dit aussi Hervé, sire de 
Marisco, baron d'Emeldun en Northumberland, fonda- 
teur de l'abbaye 4 e Rathkeal, en Irlande, seigneur de 
Castle-Island, de Desmond, de Lateragh, etc., épousa 
Ramet, baronne d'Emeldon, Staunford , etc., veuve 
de Evrard le Teuton, et fille et héritière de Jean, petit- 
fils de Jean, fils d'Odoardo Visconti , baron d'Emeldon, 
sous le règne d'Henri I. er . Ils vivaient vers l'an 1261, et lais- 
sèrent : 

1 .° Guillaume, leur successeur, qui suit : 

2. Robert, seigneur de Nynche, de Clashmore, en 

Waterford, etc., en 1290. 
3.° Eleonore, dame de Desmond, femme de Maurice- 
Fitz-Thomas-Fitz-Gerald d'Offaly, de qui descend 
l'illustre et très-puissante maison des anciens 
comtes-palatins de Desmond, si célèbre dans l'his- 
toire d'Irlande. 



7 8 DE MONTMORENCY-MORRES. 

4. Eve de Marisco, dame deBrury, femme de Maurice 
sire de Lacy, l'ancêtre de feu M. le- maréchal comte 
de Lacy, au service de l'impératrice-reine, Marie- 
The'rèse. 

5.° Fulco, ou Fouques de Marisco, co-seigneur d' Or- 
monde, fut père de Guillaume qui vivait en 1281, 
et qui fut père de Pierre, vivant en 1304. 

X. Guillaume, sire de Marisco, premier du nom, sei- 
gneur de Lateragh, de Knockagh, de Forth et Bargy, de 
Moenagh, de Nenagh, d'Emile, de Thorny-Bridge, de 
Modriny, etc., vivait en 1261. On ignore le nom de sa 
femme; mais il laissa : 

i.° Jean, qui suit: 

2. Jeanne, femme de Théobald le bouteiller, baron 
d'Arkloe, grand -bouteiller héréditaire d'Irlande, 
grand-père du premier comte d'ormonde. Elle avait 
apporté des biens immenses à cette maison. 

XI. Jean, sire de Marisco, baron de Staunford ( Vado- 
Petrosa), seigneur de Forth et Bargy, de Lateragh, de 
Knockagh, de Nenagh, de Moenagh, de Thorny-Bridge, 
de Balylusky, de Cluanynenagh, etc. Il fut marié deux 
fois, et l'on ignore le nom de ses femmes; on sait seule- 
ment que de la première il eut : 

Herbert, son successeur, qui suit : 
Et du second lit: 

Jourdain, père de Nicolas, qui avait cinq filles, savoir: 
i.° Alixe, femme du chevalier Tunstalle; 2.* Mar- 
guerite, femme du chevalier de Carleton; 3 .° autre 
Marguerite, épouse du sire de Brocholes, dont des- 
cendit feu madame la duchesse de Norfolk, mère 
de Charles Howard, duc de Norfolk, maréchal- 
héréditaire et premier duc et pair du royaume 
d'Angleterre; 4. Mabel, femme du sire de Pres- 
ton; et 5.° Hélène, religieuse. 

XII. Herbert, sire de Marisco. Après le décès de son cou- 
sin Hugues, en i3i2, il devint lord-baron de Montema- 
risco, seigneur de Tibrack, de Cloghir, de Thorny-Bridge, de 
Lateragh, de Knockagh, de Nenagh, de Cluanynenagh, etc. 
Il prit parti contre le roi en i3i8, et eut ses biens pour la 
plupart confisqués, et donnés au lord Montacut ; mais 
quelques tems après on en restitua une grande partie à son 
fils aîné. Herbert mourut en 1327. C'est à tort que certains 



DE MONTMORENCY-MORRES. «79 

auteurs disent qu'il fut tue, avec Guillaume, son fils, 
en 1 3 1 8. Il eut de sa première femme, dont on ignore le 
nom. 

Etienne, qui suit : 
Et avec la seconde, Sibille, fille de Gautier, sire de la 
Haye, dame de Kilmeadon : 

Guillaume, qui succéda à son frère, et continue la 
postérité. 

XI IL Etienne II, sire de Marisco ou Mareys, lord de 
Montemarisco, seigneur de Vado-Petrosa (Staunford), de 
Huntspil-Morres, Lateragh, Nenagh, Knockagh, Thorny- 
Bridge, seigneur de l'île de Lundy, de Marisco-en-Ely, 
etc., avait pris sa place parmi les pairs du royaume, dans 
la séance du parlement, tenue le i5 mars i36o, la 
trente-cinquième année du règne du roi Edouard III ; 
mort en 1 372, sans postérité. 

XIV. Guillaume II, sire de Mareys, fut lord de Monte- 
marisco, après son frère paternel, lord Etienne, dont il 
vient d'être question. Du chef de sa grand'-tante Jeanne, 
Jaques comte d'Ormonde, comme étant descendu du 
sang-pleine, de père et mère, de Guillaume I, son tris- 
aïeul, avait hérité de la baronnie de Huntspil-Mareys, 
avec presque toutes les autres possessions de la maison, si- 
tuée en Angleterre, et des terres considérables en Irlande. 
Il fut proscrit, en 1 3 1 8, avec son père, et son château de 
Kersynton, en Oxfordshire, et ses terres à Carleon, en 
Galles, données au sénéchal d'Aquitaine, Guillaume de Mon- 
tague. 

En 1379 il vendit, du consentement de Marie, sa femme, 
la baronnie de Marisco-en-Ely, à Thomas de Cockfield; et 
avec ses deux fils, Sylvestre et Richard, en t33o, défit l'ar- 
mée de Fouques, baron de la Freyne, et tua le baron lui- 
même sur le champ de bataille. 

Guillaume futun homme turbulent et belliqueux. Il 
prenait le parti des anciens Irlandais, contre les Anglais, et, 
conformément à leur idiome, pour signe d'indépendance, 
il s'était fait nommer Mac Morres, au lieu de Morres, 
exemple qui fut suivi par toutes les grandes familles strong- 
boniennes, ou anglo-normands, alors établis en ce pays. 
Sa proscription s'étendit jusque sur ses descendans. L'état 
malheureux de l'Irlande à cette époque ayant dérobé- les 
registres et détruit les archives du pays, on ignore encore 



g DE MONTMORENCY-MORRES. 

de quelle famille descendait dame Marie, femme du lord 

Guillaume de Morres; ses fils furent : 

i°. Richard, lord de Mareys et de Montemarisco. Le 
père Clynne nous apprend qu'il fut fait prisonnier 
en i335, le jour de la Toussaints, par O'Carrol, 
seigneur irlandais, dans un combat particulier entre 
ces deux chefs et leurs vassaux. Pour racheter sa 
liberté, il lui fallut rendre à O'Carrol les terres et 
châteaux de Modriny et Emile. Il avait épousé 
Maude, ou Jeanne le Bouteiller, sœur d'Edmond, 
comte de Carrick, et mourut sans enfans. Le mau- 
solée magnifique, dans l'église abbatiale de Holy- 
Cross, improprement dit le tombeau du roi Donald, 
est celui de ce Richard, de son père et de son frère. 
2. Sylvestre, son successeur, dont l'article suit : 
3.° Léopold de Mareys. 

XV. Silvestre, sire de Mareys, dit Mac Morres, seigneur 
de Lateragh, de Forth et Bargy, de Knockagh, de Moe- 
nagh, de Thorny-Bridge, de Balyrickard-Morres, de Ba- 
lylusky, etc., baron de Montemarisco (sous proscrip- 
tion), homme violent et des plus turbulens. Il renonça à 
tout rapport avec le roi d'Angleterre, et se comporta en dy- 
naste irlandais, ne parlant même pas la langue anglaise. Il 
épousa à Rome une dame lucquaise, fille, selon la généa- 
logie de la maison, du gouverneur ou doge de Lucques. Il 
eut pour successeur son fils Hervé, qui suit : 

XVI. Hervé de Morres, dit Mac Morres, baron de Mon- 
temarisco, seigneur de Lateragh, de Knockagh, de Baly- 
rickard-Morres, de Thorny-Bridge, de Forth et Bargy de 
Cloghyr, de Castle-Liny, etc., fut proscrit de nouveau, en 
i3()i, le quatorzième du règne du roi Richard II, et vit ses 
biens de Wexford et de Kerry confisqués, sous le prétexte 
de crime de rébellion. Depuis cette époque, la pairie de 
Montemarisco a cessé de jouir de l'exercice de ses privilèges 
parlementaires. Il avait épousé Owna O'Meagher, dame de 
Castle-Liny, fille du dynaste ou prince d'Ikerin, puissant sei- 
gneur irlandais, dont il eut pour successeur son fils, qui suit : 

XVII. James Morres, chevalier, sire de Lateragh, de 
Knockagh, de Balyrickard-Morres, de Castle Liny, de 
Thorny, etc., dit lord Macliny de Baltimore et Mac 
Morres. Il prit part à la bataille d'Azincourt, en 141 5. 
L'époque de sa mort est inconnue. Il avait épousé Lucie d' A- 
rundel, fille du lord Arundel de la Stronde, au comté de 



DE MONTMORENCY-MORRES. 8l 

Cork ( issu de la maison d'Arundel, en Angleterre ), de la- 
quelle il eut : 

i .° John, son successeur, dont l'article suit : 

2. N****, mariée au seigneur de Mandeville de Barna- 

hely. 
3.° N***, mariée à O'Shée, seigneur de Cloran. Ces 
deux dames avaient apporté en dot à leurs maris 
des terres très-considérables dans le comté de 
Tipperary. 

XVIII. John Morres, chevalier, seigneur de Lateragh, 
de Knockagh, de Castle-Liny, de Balylusky, de Balyric- 
kard-Morres, de Thorny-Bridge, de Rahelty, etc., avait 
épousé ( voye^ M. Lodge, généalogie du lord Dillon)^ 
Anne, fille ainée de sir Robert Dillon de Proudston, 
seigneur de Skreen, ancêtre des comtes de Roscommon. 
De ce mariage vinrent : 

i.° Olivier, son successeur, qui suit: 

2* Simon, seigneur de Morresland, dont les biens 

avaient passé à la maison de Butler, lord Cahir, 

par un mariage. 
3.° Antoine, chevalier de Saint-Jean-de-Jérusalem ; 

vécut à Palmerston, près Dublin, en 1 535. 
4. Edmonde de Island-Castle, près Waterford, vivait 

en t 537. 

XIX. Olivier Morres, chevalier, dit Macmorres, chef de 
la maison de Montmorency en Irlande, seigneur de Late- 
ragh, de Knockagh, de Thorny-Bridge, de Castle-Liny, 
de Balylusky, de Balyrickard-Morres, de Cluanynenagh, 
de Castletown-O'Ferlahan, de Grantstown 5 lord ( sous 
proscription ) de Montemarisco, alias, Montmorency ; 
il fut surnommé « O'Fear-Lhahan », c'est-à-dire le fort. Il 
défendit et fit fortifier le château de Castletown-en-Ossory, 
situé au haut d'un rocher, auprès de la rivière de Barrow, 
contre les Fitz- Patrie, lords d'Ossory; et ce château a re- 
tenu jusqu'à présent, en sa mémoire, le nom de Castletown- 
OTerlahan, ainsi que les terres environnantes. On ne peut 
pas déchiffrer sur son tombeau, dans l'église de l'abbaye de 
Holy- Crofs, la période de sa mort; mais il mourut toujours 
avant l'an i53o, parce que sa veuve s'était remariée alors 
à Gerald-Mac-Shane Fitz Gerald, lord Decies. C'était lady 
Elish Butler, fille de Pierre, comte d'Ormonde, et de lady 
Marguerite, fille de Gerald, comte de Kildare, mylady 
Elish Morres, fut sœur de Jacques, comte d'Ormonde, de 



82 DE MONTMORENCY-MORRES. 

Richard, vicomte de Montgarret, et des comtesses de 
Thommond, de Desmond, de La Poer et de Dunboyne. 
De ce mariage vinrent : 

i .° Olivier, son successeur, qui suit : 

2. Jean, tige de la branche de Knockagh, de qui 
nous parlerons plus bas. 

XX. Olivier Morres, écuyer, seigneur de Lateragh, de 
Knockagh, de Balylusky, Thorny-Bridge, Balyrickard- 
Morres, Cluanynenagh, coseigneur- de Nenagh, etc., 
mourut en France, en 159 5; son corps fut transporté dans 
le tombeau de ses pères, à Holy-Cross. Il avait vendu une 
partie de ses biens à son frère, Jean de Morres ; mais la plus 
grande portion fut confisquée du tems de la reine Elisabeth. 
Il avait épousé: i.° Hannah O'Ryan, fille de Jean, sei- 
gneur de Wotheny, 2. Eléonore lady Butler, veuve de sir 
Edmond Butler de Roscrea, fils puîné de Jacques, comte 
d'Ormonde, et fille de Roland Fitz-Eustache, vicomte de 
Baltinglasse; elle est nommée lady Morres-Baltinglasse, dans 
un acte de l'année 1587. Olivier laissa les enfans qui suivent: 

1 ,° Jean, son héritier, qui suit : 

2. Geoffroi de Goroheen, de qui descendait le colonel 
Edmond Morres de Grautstown, représentant au 
parlement pour le comté de la reine; tué à la ba- 
taille d'Anghrim, combattant pour le roi Jacques II, 
en 1691. C'est à tort que M. Playfair fit descendre 
le colonel Edmond Morres de la branche de 
Knockagh . 

XXI. Jean de Morres, chevalier, sire de Lateragh, 
de Balylusky, de Cluanynenagh, de Thorny-Bridge, de 
Balyrickard-Morre, des terres à Nenagh, etc., chei des 
Montmorency d'Irlande. 

Il défendit vaillamment, en 1601, son château de Late- 
ragh, contre les débris de l'armée irlandaise, qui avait com- 
mencé à pilier le pays ; mais peu après il vendit ce château à 
son parent, Reymond de Knockagh, et se retira en France, 
où il fut honorablement protégé par le connétable de Mont- 
morency, qui le fit nommer, par S. M. Louis XIII, au grade 
de maréchal-des-camps et armées du roi. Ayant, en cette 
dernière qualité, accompagné le maréchal, duc de Montmo- 
rency ( Henri II), dans ses guerres contre les protestans de 
Languedoc, il reçut un coup de feu devant le bourg de Vais, 
le 8 mars 1622, et mourut entre les bras même du duc de 
Montmorency, quelques heures après. Il avait épousé : 
1 .° Honora, sœur de Rory-Oge O'More, dynaste ou prince 



DE MONTMORENGY-MORRES. 83 

de Leix; et en secondes noces, N. Mac-Egan, de Killahgan; 
mais il n'eut des enfans qu'avec la première : 
i .° Jean, son héritier, dont l'article suit : 
2. Honora, femme de Daniel O'Meara, seigneur de 

Lissanisky. 
3.° Jeanne, femme de David Fitz Gerald, baron de 

Brownsford. On voit leur tombeau à Innistioge. 
4. Catherine, épouse de Fforstall, seigneur de Mul- 

navatt. 
5.° N., femme de N. Shortall, écuyer. 
6.° Marguerite de Montmorency- M orr es _, femme de 

Jean Cantwell, seigneur de Mocarky-Castle, chef 

de cette maison,- qui est une des plus anciennes 

de l'Irlande. 

XXII. Jean Morres, de Cluanynenagh, Balylusky- 
Castle, Balyrickard-Morres, etc., écuyer, sire de Late- 
ragh, mourut en 1644 : il est enterré à Lateragh. Ce 
seigneur fut proscrit par Cromwell. Il avait épousé Cathe- 
rine, fille et cohéritière de Thomas Morres, de Knockagh, 
sa cousine ; de laquelle il eut : 

i.° James, son successeur, dont l'article suit: 

2. Hugues, seigneur de Balyrickard-Morres, qui eut 
un fils nommé Nicolas, lequel ne laissa pas d'enfans 
légitimes. La terre de Balyrickard-Morres fut con- 
fisquée en 1657. 

3.° Hervé Morres, de Boly-Castle, écuyer, marié à 
N. Butler, de Lynan, dont il avait une fille, épouse 
de N. Clarke, écuyer. 

4. Geoffroi, dont la postérité est éteinte. 

5.° Edward, mort sans enfans de N., fille de Thomas 
Butler de Brittas 1 Castle, écuyer, de la maison des 
lords de Dunboyne. Il vivait avec sa femme en 1 63 5 . 

6.° Sarah, femme d'Owny O'Carrol, seigneur d'Emile. 

7. Honora, femme de Thomas O'Dwyer, écuyer, de 
Kilnamanna. 

8.° Catherine, épouse d'O'Ryan de Cumane, écuyer. 

g. Elisabeth, femme de Roger Mac-Namara, morte 
en 1639. 

XXIII. James Morres, écuyer, dit Morres de Lateragh, 
seigneur de Balyrickard-Morres, Cluanynenagh, Balylusky- 
Castle, Balycashy, Derinvoghla, des terres à Nenaghetà Baly- 
Capell; colonel d'un régiment de cavalerie sous les ordres 
de son cousin, Edmond de Grantstown, au service des 
rois d'Angleterre Charles I et II. Il mourut en 1704, et est 



g, DE MONTMORENCY-MORRES. 

enterré à Lateragh. Ses biens et ceux de son père avaient 
été confisqués par l'usurpateur Cromwell. Il avait épousé 
Marie, fille de Thomas Purcell de Borrys-y-Leagh, écuyer 
(oncle du baron de Loughmoe), et de Marie, sa seconde 
femme, fille de Owen O'Sullevan-More, dynaste ou prince 
de Dunkeron, et de N. Macarthy, fille du comte de 
Glencarre. Elle était veuve de Richard de Grâce, fils du 
baron de Courtstown. La première épouse de Thomas Purcell 
fut Catherine Morres, de Knockagh. James Morres laissa 
les enfans qui suivent : 

i.° Richard Morres, écuyer, capitaine de dragons au- 
service des rois Charles II et Jacques II; mort des 
blessures qu'il reçut au siège de Limerick, en 1690. 

2. Mathieu, qui suit: 

3.° Reymond, mort sans alliance. 

4. N., épouse de Mac-Egan, de Balymac-Egan. 

5.° Catherine, épouse de Donald O'Hogan, de Grai- 
gue, écuyer. 

XXIV. Mathieu Morres, écuyer, dit Morres de Lateragh, 
capitaine au service du roi Charles II et du roi Jacques; 
mourut en 1 7 1 7, et est enterré à Lateragh. Il avait été dé- 
pouillé de presque tout ce qui lui restait de biens-fonds sous 
Cromwell et le roi Guillaume III. lia épousé Catherine, 
fille de Richard Fforstall de Fforstallstown, chevalier de 
Callan, et de Catherine O'Shée de Cloran, de laquelle il eut : 

i.° James, mort sans alliance. Il vendit au chevalier 
Jean Morres de Knockagh, le tribut annuel de dix 
livres sterling, que ce chevalier et ses prédéces- 
seurs avaient toujours payé pour la seigneurie de 
Lateragh, à la branche aînée de la famille. 

2. Reymond, son successeur, dont l'article suit: 

3. Julienne, femme de M. Walshe, de la maison de 
Walshe-Park, curé de Birr. 

4. Anastasie, épouse de Nicolas Salle de Salleston, 
écuyer. 

XXV. Reymond Morres, de Balycapell, Rathlin, Clua- 
nvnenagh, etc., écuyer, a passé sa jeunesse au service 
d'Autriche, comme porte-étendard au régiment de dragons 
de Wurtemberg, et dans l'escadron du chevalier Robert de 
Fforstall, son oncle maternel, mort, après, au service de 
France; il^ mourut lui-même à Rathlin, en 1754, dans un 
âge avancé. Il avait épousé Jeanne, fille de Robert d'Oyley, 
écuyer, de la très-ancienne maison des d'Oyleys de ()\- 
fordshire (autrefois connétables-héréditaires d'Angleterre 



DE MONTMORENCY-MORRES. 85 

et de Jeanne Webster, sœur de madame Henri de Ludlow, 
de laquelle descendent aujourd'hui les comtes de Ludlow, 
en Irlande. Reymond Morres laissa les enfants qui suivent: 
i ;° Jean, mort sans laisser de postérité mâle de son 
épouse, Marie, fille de Guillaume Ryan, de Baly- 
makeogh, écuyer. 
2. ° Mathieu, qui suit: 
3.° et 4. Hervé et Laurent, morts jeunes. 

XXVI. Mathieu de Montmorency-Morres, de Rathlin , 
écuyer, mort à Rathlin, le 19 juin 1795, âgé de 69 ans. 
Il avait épousé Marguerite, fille de François Magan, de 
Emoe (*), écuyer, et de Marie, fille de sir Laurence 
Esmonde, et tante de feu sir Thomas Esmonde, de Baly- 
nastra, baronnet, dont il eut : 

i.° Hervé, qui suit: 

2. Reymond, mort jeune. 

3.° François, né en 1773, a servi sous les ordres de 
Monsieur, aujourd'hui Louis XVIII, comme lieu- 
tenant dans la brigade irlandaise, en 1792 et 1793; 
il mourut, en 1797, à la Jamaïque, capitaine au 
service de S. M. Britannique, sans laisser de pos- 
térité. 

4. Jean, midshipman, au service naval de l'Angleterre, 
mort, en 1799, sans alliance. 

5.° Marie, Jeanne, Marguerite, Barbe et Anne. 

XXVII. Hervé Montmorency-Morres, de Rathlin, 
écuyer, chef de la maison ; il est, par droit héréditaire, le 
vingt-septième baron de Montemarisco, ee qui est prouvé 
par l'Appendix des barons héréditaires d'Irlande, ouvrage 
en 9 vol. in-4. (Londres, 1810), dédié au roi d'Angle- 
terre, par William Playfair, écuyer. M. de Montmorency- 
Morres est né le 8 mars 1767; il servit d'abord, depuis 
l'année 1782, en Autriche, sous l'empereur Joseph II, 

(*) François Magan fut fils de Richard II de Emoe, et de 
Marguerite, fille de François Ryan de Wotheny, écuyer (et de 
Marguerite, fille d'O'Conor-Don, prince de la Connacie), petit- 
fils de Richard 1er de Emoe, et de Catherine d'Alton de Dungor- 
mau-Castle, et arrière-petit-fils d'Honfroi-Magan de Emoe . 
major de dragons au service du roi Charles 1er ; et d'Anne, fille 
de sir Richard Owen, chevalier, du pays de Galles. Thoma 
Magan, écuyer, actuellement assis au château de Emoe, fils 
et successeur de François, et frère de madame de Morres, s'est 
allié avec Catherine, fille aînée de Guillaume Brabazon de 
Balynasloe, écuyer, de la maison des comtes de Meath. 



86 DE MONTMORENCY-MORRES. 

contre les Turcs , et avec l'armée de Wurmser jusqu'en 
1795, en Alsace et sur le Rhin; mais s'étant attaché ensuite 
au service de France, il y a été promu au grade d'adjudant- 
général . Il a épousé^ i° , Louise-Marie-Caroline-Sophie, 
baronne de Helmstatt, morte le 23 novembre 1798; elle 
était fille de Wolgang, baron-souverain de Helmstatt-Bis- 
hoffsheim en Souabe, et de Joséphine-Félice de Tettenborn; 
2 (le 11 septembre i8o3j dame Hélène d'Esmonde (*), 
fille de Barthélémy O'Callan de Osberston, écuyer (**) , 
et d'Hélène,, fille de Michel Caulfield de Levitston, 
écuyer, qui était fille elle-même de Jean Taylor, seigneur 
de Swords, et d'Hélène Fagan, dame de Feltrim. 
Enfansdu premier lit: 

1 .° Hervé-Mathieu, mort à l'âge d'un an, le 1 o août 
1797, enterré à Lateragh. 

2. Louise^ née le 22 septembre 1795. 

3.° Joséphine-Marguerite, née en septembre 1797. 
Enfans du second lit: 

4. Hervé, né le 1 3 septembre 1 804. 

5.° Geoffroy, né le 23 novembre 1806. 

6.° Mathieu, né le 16 novembre, 1808. 

7. Reymond. f 

8.0 Reymond-OlivierJ morts ' eunes ' 

(*) Veuve de Jean (frère et héritier de sir Thomas Esmonde), 
avec lequel elle eut 1 .° sir Thomas, devenu, après la mort de 
son oncle, le baronnet d'Esmonde d'aujourd'hui ; 2. Barthélemi, 
qui se fit jésuite ; 3.° James, officier au service naval de la 
Grande-Bretagne ; 4. Laurence, officier au service de France; 
5.° Jean, midshipman au service naval de l'Angleterre ; 6.° Mar- 
guerite Esmonde, née en 1 797. 

(**) Barthélemi O'Callan était fils unique de Patrice O' Callan 
et de Marguerite, fille de Barthélemi Barnewall, de la maison 
de Trimbleston, lequel Patrice était fils de Teig O' Callan et de 
N. d'Arcy de Platten, et avait pour père Conor-roe O' Callan, 
fils aîné de Donogh O' Callan, dynaste de Tyrcallan, qui fut 
assassiné en 1641, par le chevalier Guillaume Steward, et mourut 
chef des descendons de Conor-roe, dynaste de Tyrcallan, fils puîné 
de Neill-Callan, roi d'Irlande en 833, et frère de Hugues VII, 
également roi d'Irlande en 863. 

Les sœurs et cohéritières de madame de Montmorency-Morres 
étaient 1 .° Jeanne Ny-Callan, épouse de Walter-Nangle, écuyer, 
seigneur de Kildalky (dit le baron de Navan), dont elle eut 
Barthélémy, Charles, et James ; 2. Marguerite Ny-Callan, 
femme de Thomas Fitz Simon, écuyer, seigneur de Glancullin, 
dont elle a Christophe, Barthélémy, Thomas, et Henry Fitz 
Simon. 



DE MONTMORENCY-MORRES. 87 

Branches des seigneurs et baronnets de Knockagh. 

I. Jean Morres, écuyer, deuxième fils d'Olivier, sei- 
gneur de Lateragh, et de lady Elish Butler, fille de Pierre, 
comte d'Ormonde et d'Ossory, né en 1490, mort en 
i562, et inhumé à Drom, fut le fondateur de la branche 
puînée de Montmorency-Morres. Il fut d'abord seigneur de 
Cloghbalyshane, et ensuite il acquit de son frère Olivier 
le château et territoire de Knockagh, avec une moitié de La- 
teragh, et les manoirs de Castle-Liny, Keilnafuncheon, etc., 
il épousa Anastasie O'Ryan, ou O'Maolryan, fille de Jean, 
seigneur deWothény, et sœur d'Hannah, épouse de son 
frère Olivier. Il eut de ce mariage: 

1 .° Reymond, fils unique, dont l'article suit : 
2. N., femme d'Edward Sweetman, écuyer, seigneur 
de Castle-Eve. 

II. Reymond Morres, premier du nom, écuyer, seigneur 
de Knockagh, né en i552, mort le 3i août 1624, et 
inhumé à Templemore, portait dans son écusson un crois- 
sant, comme chef de la branche puînée de la maison de 
Morres. Il épousa Eléonore, fille de Cantwell, seigneur de 
Lahagres et Mocarky Castle ; 2. Catherine, fille de 
Mac Egan, seigneur de Killaghan (présentement Sopwell- 
Hall), chef de sa maison. Raymond Morres eut de son pre- 
mier mariage : 

i.° Sir John, son successeur, dont l'article viendra: 

2. Nicolas, seigneur de Balynrier-Morres, dont le 
fils et héritier Edmond, mourut sans postérité. 

3.° James Morres, écuyer, père de James, de Lish, 
mort sans alliance. 

4. Edmond Morres, écuyer, dont on ne trouve que 
le nom, sans postérité. 

5.° Thomas, seigneur de Balycashy, Balycapell, De- 
rinvoghla, etc. Il a laissé quatre filles: i.° Cathe- 
rine, femme de Jean Morres, de Cluanynenagh, 
et Balylusky-Castle, écuyer, son cousin; 2. Owna, 
femme d'Etienne Mac-Egan, écuyer; 3.° Grany, ou 
Griselle, mariée avec Brien O'Hogan, seigneur de 
Scragh; 4. Marguerite, alliée à Charles O'Carrol, 
seigneur de Cloghjordan, de la maison d'Ely; toutes 
quatre furent ses co-héritières, avec Sybille, ou Sive, 
fille d'O'Kenedy, d'Ormonde, seigneur de Balycapell. 

6.° Jeanne, femme de sir Morgan -Mac -Brien -Kave- 
nagh, chevalier, seigneur de Borris. 



88 DE MONTMORENCY-MORRES. 

7. Marguerite, épouse d'O'Kenedy, seigneur d'Or- 
monde. 

8.° Anastasie, femme de Théobald de Burgh, dit 
Mac Walter, seigneur d'Illeagh. 

9. Catherine, femme de Thomas Purcell (fils puîné 
du baron de Loughmoe), seigneur de Borrisilleagh, 
dont elle était la première épouse ; la deuxième 
fut Marie O'Sullevan-More, dont il eut une fille 
nommée Marie, qui a épousé, i.° Richard Grâce, 
de Courtstown, et après sa mort, James Morres, 
de Balylusky-Castle, son cousin. 

III. Sir John Morres, seigneur de Knockagh, fut créé 
baronnet le 2 5 mars i63i, et mourut en 1647 à l'âge de 
soixante-quinze ans. Il avait épousé Catherine, fille de 
sir Edmond Walshe, de Abington, et de la Montagne, dont' 
il eut: 

i.° Sir Reymond, son successeur, dont l'article viendra: 

2. Geofïroi, de Gortnelaghan, mort en 1689. 

3.° Etienne, mort sans alliance. 

4. François, de Balinlogher, mort sans postérité 

mâle \ mais il a laissé trois filles, et un fils naturel, 

nommé Reymond. 
5.° Olivier, ainsi nommé, après son ancêtre, Olivier, 

seigneur de Lateragh, mort sans enfans. 
6.° Jean, de Knockaderine en Glare, mort en 171 5, 

sans postérité. 
7. et 8.° Marguerite, et Hélène. 

IV. Sir Reymond Morres de Knockagh, deuxième du 
nom, baronnet, mort vers l'an i656, avait épousé Ellice, 
fille de Gerald Wall, seigneur de Couilnamuck, de la- 
quelle il eut: 

1 ,° Sir John, son successeur, dont l'article suit : 

2. Hervé, seigneur de Castle- Morres, tige des vi- 
comtes de Montmorres, desquels nous parlerons 
plus bas : 

3.° Edouard, père d'Anne, épouse de James Morres, 
son cousin. 

4. Marguerite, femme de Christophe Butler, de Kil- 
cash, de la maison des ducs et comtes d'Ormonde. 

5.° Anastasie, femme de Richard Butler, de Kilcash, 
écuyer, de la même famille du précédent. 

6.° Eléonore, femme de Jean Cantwell, de Balyma- 
keady, écuyer. 

7. Ellice. 8.° Hélène. 9. Marie. io.° Catherine 






DE MONTMORENCY-MORRES. 89 

V. Sir John Morres de Knockagh, troisième du nom, 
baronnet, né en 1620, mort en. 1720, âgé de cent^ ans, 
fut inhumé à Lateragh. Il avait eu pour femme Eléonore 
Butler, fille de milord Cahir. De ce mariage sont issus : 

1 .° Raymond, dont l'article viendra : 

2. Edmond, mort sans alliance. 

3.° Nicolas, de Seafield, près Malahide, au comté 
de Dublin et de Lateragh- Castle, en Tipperary, 
mort en 1747, âgé de 66 ans. Il avait épousé 
Susanne de Talbot, fille de Richard, seigneur 
de Malahide, cousin du duc de Tyrconnell, dont 
il eut : i.° Jean, mort sans alliance en 1743 ; 2. Sir 
Nicolas, de qui nous parlerons ci-après; 3,°Ri- 
chard, colonel français, tué à Paris, dans la foule, 
le jour du couronnement du roi Louis XVI, et de 
Marie- Antoinette d'Autriche. Il est mort sans al- 
liance; 4.°Eléonore, comtesse d'Ormonde, femme 
de Walter Butler, de Kilcash, et mère de Jean, 
comte d'Ormonde, père du comte Walter, d'au- 
jourd'hui; 5.° Françoise, épouse de Macgwire, de 
Tempo, prince de Fermanagh. 

4 . James Morres, de Rossestown, écuyer, mort 
avant son père. Il avait épousé Anne, fille d'Edouard 
Morres, dont il eut: i.° Jean, mort sans alliance; 
2. Nicolas, colonel français, marié à la dame de 
Cameron, écossaise, sans postérité; 3.°Edmond, 
mort sans alliance; 4. Anne, femme de Charles 
Mathew, de Borras et d'Annefield, écuyer (oncle 
du feu comte de Landaffe), dont est [issue Cathe- 
rine-Marie-Anne Mathew, fille unique, épouse de 
sir Hugues O'Reilly, Se Balynlough, baronnet; 
5.° Marie; 6°,Hélène; 7. ° Marguerite, femme de 
James "Baker, de Balymorin, écuyer. 

5.° Antoine Morres, mort sans alliance, 

6.° Marie.7.°Anne. 8.° Catherine. 9.°Eléonofe. 

VI. Reymond Morres, de Knockagh-Castle, quatrième 
du nom, écuyer, colonel français, mort à Londres, en 1704; 
il avait épousé une demoiselle parisienne d'une rare beauté; 
mais d'une naissance ordinaire. Son père, à cause decette 
mésalliance, avait tenté de le déshériter; mais il fut rétabli 
dans la succession de tous ses biens par un acte du parle- 
ment d'Irlande, et ses enfans en furent mis en possession. 
Ces enfans furent : 

1 .° Sir John, dont l'article suit : 



90 DE MONTMORENCY-MORRES. 

• 2. Sir Simon, dont nous parlerons ci-après : 
3.° Alixe, femme de James Boate , écuyer. 
4: Marie, morte en 1749, et deux autres enfans. 

VII. Sir John Morres, de Knockagh-Castle, troisième 
du nom, baronnet, mort en 1723, avait épousé Margue- 
rite, fille de Richard O'Shee, écuyer, seigneur de Clog- 
hran , ou Cloran , dont : 

i.° Sir Reymond, son successeur, dont l'article suit : 

2. Edmond, mort sans alliance. 

3.° Catherine, femme d'Ambroise Kearney, de Cap- 

pagh, écuyer, capitaine français. 
4. Marie, femme de James-Everarde Longe, de 

Groveet Kiloran, écuyer. 
5.° Marguerite, épouse de Jean Uniacke, de Youg- 

hall , écuyer. 
6.° Elisabeth, femme de Uniacke, écuyer de la même 

famille. 

VIII. Sir Reymond Morres, de Knockagh-Castle, cin- 
quième du nom, baronnet, mort sans alliance, le 11 oc- 
tobre 1740. Il a laissé, par son testament, tous ses biens 
à son parent Hervé, seigneur de Castle-Morres , vicomte 
de Montmorres, et a été inhumé à Lateragh. 

IX. Sir Simon Morres, de' Drom, dit de Knockagh- 
Castle, deuxième fils de Reymond Morres, quatrième du 
nom, dont il est question, page 89, succéda à la dignité 
de baronnet d'Irlande, mais non aux biens de son prédéces- 
seur qui l'en avait déshérité ; il épousa N. Grégory, de la 
maison de Grégory de Coole, au comté de Galway. De ce 
mariage sont issus : « 

i°. George, son successeur , dont l'article suit : 
2 . Jeanne, épouse de N. Bollard, écuyer. 

X. Sir Georges Morres, baronnet, mort sans alliance. 

XI. Sir Nicolas Morres a succédé à la dignité de baron- 
net d'Irlande après la mort de sir George ; il était fils de 
Nicolas et de Susanne de Talbot, dont il est question page 89. 
Il a servi en France en qualité de colonel du régiment de 
Bulkeley, devint brigadier des armées du roi sous les règnes 
de Louis XV et de Louis XVI ; il mourut à Amboise, après la 
révolution (en 1795), dans un âge fort avancé, n'ayant point 
de postérité de sa femme N... Fraser, delà maison de Lovatt, 
en Ecosse, tante de madame la Marquise de Mailly. 

Cette branche est éteinte. 



DE MONTMORENCY-MORRES. gi 

Branche de Castle-Morres , lords de Mountmorres 
et Frankfort, pairs d'Irlande , et baronnets d'Up- 
perwood ou Uppercourt, etc. 

I. HERVÉ MORRES, seigneur de Castle-Morres, pre- 
mier du nom, écuyer, fils de sir Reymond de Knockagh, 
deuxième du nom, dont il est question page 88, avait d'a- 
bord pris le parti de Cromwell, et commandait sous lui un 
escadron de cavalerie. Il a contribué à la restauration du 
roi Charles II, et, dans le parlement du roi Jacques, en 
1689, il fut représentant pour le bourg de Knocktopher. Il 
mourut au château de Castle-Morres, âgé de quatre-vingt-dix- 
neuf ans, en 1 724. Il avait épousé 1 .° Laetitia Walshe, fille du 
sir de La Montaigne, veuve de Tobin, seigneur de Camp- 
sinagh; 2. Catherine Butler, de la maison d'Ormonde, 
morte en couches, avec son enfant; 3.° Françoise Butler, 
troisième fille de Pierre, fils aï né d'Edouard Butler, vicomte 
de Galmoye. 

Du premier mariage vinrent : 

1 .° James, ecclésiastique, mort en France. 

2. . Richard, né en 1686, mort, sans alliance, vers 
l'an 1776, à l'âge de 90 ans, officier-supérieur au 
service de France. 

3.° et 4. Hervé et Reymond, morts au service de 
France, sans postérité. 

5.° Laetitia, épouse de N. d'Evreux, écuyer. 
Enfans du troisième lit : 

6.° François, dont l'article suit : 

7. Marguerite, femme de Morgan Kavenagh, écuyer, 
de la maison de Borris, dont elle eut Hervé, et 
Charles comte Kavenagh. Ce dernier fut général de 
cavalerie au service d'Autriche, sous Timpératrice- 
reine Marie-Thérèse. Il avait épousé dame Marie 
Esmonde, fille du chevalier d'Esmonde, colonel au 
service d'Autriche, dont il a procréé une fille unique, 
mariée au général comte Kavenagh, son parent. 

II. François, seigneur de Castle-Morres, épousa, en 
1706, Catherine, fille et héritière de sir William Evans, 
baronnet, seigneur de Kilcreen, et de Jeanne, fille de Ri- 
chard Coote. Ce dernier était fils du comte de Montrath et 
de Jeanne Pénélope Hill, fille de Trevor, vicomte de Hill- 
sborough, ancêtre du marquis de Downshire. Sir William 
Evans descendait en ligne directe d'Ednowain-Ben-Dew, sei- 
gneur de Tegaingle, chef de la treizième tribu du pays sep- 



g 2 DE MONTMORENCY-MORRES. 

tentrional de Galles, ou des anciens Bretons, et de Evan de 
Llancurgain, en Flintshire. François de Castle-Morres mou- 
rut en 174 ; ses enfans furent: 

i.° Hervé, vicomte de Montmorres_, son successeur, 
dont l'article suit : 

2. Sir William-Evans, qui a fondé la branche des ba- 
ronnets de Upperwood, que nous rapporterons 
plus bas. 

3.° Reymond^ qui a fondé la branche des lords de 
Frankfort, laquelle nous mentionnerons plus bas. 

III. Hervé, vicomte de Montmorres, deuxième du nom, 
fut créé baron de Montmorres, le 27 avril 1756, et vicomte, 
en juin 1763. Il épousa, en premières noces, le 3 novem- 
bre 1742, lady Laetitia Ponsonby, quatrième fille de Bra- 
bazon, comte de Besborough, morte le 9 février 1754, la- 
quelle était sœur de lady Sarah Ponsonby, comtesse de 
Drogheda, mère de Charles, marquis de Drogheda, etc. ; 
et en secondes noces, dame Marie, fille de Guillaume 
Wall, seigneur de Coulnamuck, et de Marie Ponsonby, 
troisième fille de Guillaume, vicomte de Dungannon_, sœur 
du comte de Besborough. 
Enfans du premier lit : 

i.° Hervé-Reymond, son successeur, qui suit: 
2. Laetitia Morres. Elle avait épousé, en premières 
noces, Arthur-Trevor Hille,, fils aîné d'Arthur, vi- 
comte de Dungannon, frère d'Anne-Trevor-Hill, 
comtesse de Morningtou, mère du marquis de 
Wellesley, et du duc de Wellington, qui vient 
de s'attirer l'admiration de toute l'Europe, par ses 
belles campagnes d'Espagne et du midi de la France. 
Laetitia Morres eut de son mariage : Arthur, vi- 
comte de Dungannou, né le 2 octobre 1763, qui 
a succédé à son grand-père dans le vicomte, le 
3o janvier 1771, et qui a épousé, le 3o juin 1795, 
lady Charlotte Fitz-Roy, fille du lord Southamp- 
ton, et petite-fille du duc de Grafton. Lady Laetitia 
Morres a épousé, en secondes noces, le très-noble 
Randal-Guillaume Mac-Donell, marquis d'Antrim, 
mort en 179 1, qu'elle fit père i.° d'Anne-Catherine, 
comtesse d'Antrim ; elle avait épousé, le 26 avril 
1799, sir Henry- Vane Tempest, de Winyard, ba- 
ronnet; et 2. de lady Charlotte Mac-Donell, née en 
1779, laquelle épousa mylord Marc Kerr, deuxième 



DE MONTtyORENCY-MORRES. 9 3 

fils de Guillaume- Jean, marquis de Lothian. Ma- 
dame la marquise mourut en décembre 1801. , 

3.° Sarah Morres, qui épousa Joseph Pratt, seigneur 
de Cabragh-Castle, dont elle eut des enfans. 
Enfans du second lit : 

4. François- Hervé, vicomte régnant, dont il sera 
question : 

5.° ôuillaume-Marie Morres, noyé près de Dublin 
en 1 809 ; d'Anne Clarke, sa femme, il eut une fille 
qui est en bas âge. 

IV. Hervé- Reymond, vkomte de Montmorres, mort d'un 
coup de pistolet, à Londres, le 17 août 1797, sans alliance. 
Le vicomte est auteur d'une Histoire des Parlemens d'Ir- 
lande, et autres ouvrages littéraires. Il eut pour successeur 
son frère du second lit, dont l'article suit : 

V. François-HERVÉ, vicomte de .Montmorres, né en 175.6, 
épousa, le 24 avril 1794, Anne, fille de Joseph Reade, de 
Cas,tle-Hayle, écuyer, dont il a : 

i.° Hervé, né le 20 août 1796. 

2. Anne, née le i3 novembre 1801, morte en 1808. 

3.° Marie, néele8 août i8o3. 

4. ° Julienne, née en 18 10. 

Branche des^ Baronnets d'UpPERWOOD. 

I. SIR WILLIAM-EVANS MORRES, seigneur de |Kil- 
creen, deuxième fils de François, seigneur de Castle-Morres, 
dont-il est question page 91, créé baronnet, le 24 avril 1758. 
Il devint membre du parlement d'Irlande pour la ville de 
Kilkenny, et le bourg de Newtown en Downshire. Il 
épousa : i.° Marguerite, fille et héritière de Josiah Hay- 
docke, écuyer, morte le 22 août 1753 ; et en secondes 
noces, Marie-Julienne, morte en 18 12, fille aînée, et avec 
sa sœur, madame la baronne Grofton de Moate, co-héri- 
tière de Guillaume Ryves, écuyer, seigneur de Uppercourt. 
Sir William Morres a laissé de sa première femme : 

i.°Sir Haydocke, qui suit: 
Et du second mariage : 
2. Sir William, qui succéda à son frère. 

II. Sir Haydocke Morres, baronnet, seigneur de Kil- 
creen, membre du parlement d'Irlande, mort en dé- 
cembre 1776, épousa N, fille de Ralph Gore, de Gores- 



94 DE MONTMORENCY-MORRES. 

Bridge, écuyer, seigneur de Barrowmouut. Cette dame 
s'est remariée, après la mort de sir Haydocke, avec Guil- 
laume Gore, écuyer, son cousin. Sir Haydocke Morres a 
laissé un fils naturel nommé Reymond. 

III. Sir William- Ryves Morres, baronnet, seigneur de 
Kilcreen , de Upperwood, de Freshford, etc., né le 7 no- 
vembre 1765, n'est pas encore marié. 

Branche des Lords de Frankforj. 

I. REYMOND MORRES, écuyer, seigneur de Frank- 
fort, troisième fils de François de Castle-Morres, dont il est 
question page 91 ; fut représentant au parlement d'Irlande 
pour la ville de Dublin, et mourut à Bruxelles en 1784. Il 
avait épousé, en 1740, Elisabeth, fille et héritière de Fran- 
çois Lodge, de Dublin, écuyer, dont il eut : 

i.° Lodge-Evans, son successeur, dont l'article vien- 
dra: 
2. Reymond, qui épousa Marié-Eyre d'Alton, fille 
unique d'Edouard d'Alton, de Deerpark, écuyer, et 
de Marie, sœur de milord Eyre, de Eyrecourt; de ce 
mariage vinrent : i.° Reymond-Hervé de Montmo- 
rency-Morres, colonel de dragons au service de S . M. 
le roi de la Grande-Bretagne, ci-devant membre 
du parlement d'Irlande. Il avait épousé dame Laeti- 
tia, fille de Narcissus-Charles Proby, de Boughton 
(de la famille des comtes de Carysfort), descendu, 
du côté de Catherine-Elisabeth Howard, sa grand'- 
mère, de Thomas Howard, comte de Berkshire, 
frère de Theophilus, comte de Suffolk, petit-fils 
de Thomas IV, duc de Norfolk, dont il eut Hervé- 
François, né le 20 juillet 1802; Lastitia-Emma, née 
le 29 août 1804; Frédérica-Henriette, née le 18 oc- 
tobre 1806 ; Reymond Hervé, né le 26 avril 1808 ; 
Guillaume- Ryves, né à Saint-Germain-en-Laye , 
en 181 3. 2. Edouard d'Alton Morres, né le 3 fé- 
vrier 1780, officier de la marine anglaise. 3.° Lodge- 
François-Hervé, lieutenant d'infanterie au service 
du roi d'Angleterre, né en 1783, mort en 1806. 
4. N. , femme du capitaine Molesworth, morte 
en 181 3. 
, 3.° Eléonore Morres, épouse de Robert Browne, écuyer, 
seigneur de Brownés-Hill, dont il eut Guillaume 
Browne, de Brownés-Hill, écuyer, lequel épousa : 



DE MONTMORENCY-MORRES. 9 5 

i.° En 1794, lady Charlotte de Burgh, fille de 
Joseph, comte de Mayo, et d'Elisabeth, sœur de 
Jean, comte de Clanwilliam, fille de sir Richard 
Meade de Clanwilliam, baronnet, et de Catherine 
Prettie de Kilboy, devenue, après sa mort, lady 
Cavendish. 

4 Françoise, femme d'Andrew Prior de Rathdowny, 
ecuyer. 

5> Elisabeth Morres, femme d'Ephraïm Hutchinson, 
de Dublin, ecuyer. 

II. Lodge-Evans Morres, lord Frankfort, baron de 
Galmoye, né en janvier 1747, créé pair d'Irlande le 3o 
juillet 1800. Sa seigneurie s'est distinguée dans le gou- 
vernement de ce pays, comme membre du parlement, 
conseiller privé du roi, et secrétaire d'état. Il avait épousé, 
en 177I;, Marie, fille unique de Joseph Fade, ecuyer, 
morte sans enfans en 1787; et, en secondes noces, Cathe- 
rine, fille de George Whyte^ de Castle-Bellingham, ecuyer, 
dont il a : 

i.° Lodge-Reymond, né le 28 décembre 1806. 
2. Catherine-Pénélope, née le 24 novembre i8o3. 
3.° Marie-Elisabeth, née le 14 septembre i8o5. 

Armes : « D'or, à la croix de gueules, et cantonnée de 
« quatre alérions d'azur, pour ancien Montmorency. Les 
« Morres de Knockagh portent d'or, à la fasce danchée, 
« et, en pointe, un lion rampant de sable. 

Cimier : « Un lion issant d'herminois. 

Supports: « Milord de Montmorres fit porter ses armes 
« par deux anges, milord de Frankfort par deux griffons, 
« et les anciens barons de Montemarisco (présentement 
« M. l'adjudant-général de Montmorency-Morres,) par un 
« aigle et par un lion, l'un et l'autre empoignant un éten- 
« dard blanc, orné d'une croix rouge, avec les effigies de 
« Jésus-Christ à la croix. Quelquefois, au lieu du crucifix, 
« on porte sur l'un des étendards le portrait de la Vierge 
« Marie. Milord de Cahir, à cause des Morres, porte en 
« son écusson écartelé d'argent, au crucifix comme ci- 
oc dessus, et un aigle d'azur. 

Devise: a Si Deus nobiscum, quis contra nos. » 

Déjà, en 1 172, c'était la devise d'Hervé de Montmorency, 
connétable d'Irlande, comme le témoigne le célèbre écri- 
vain contemporain Giraldus Cambrensis ; et la même a 
continué d'être celle de sa maison jusqu'à présent. 



9 6 DE JOUSSINEAU-FRESSINET. 

JOUSSINEAU-FRESSINET (de) seigneur de Tourdon- 
net et de Fayat en Limousin. Cette maison, connue depuis 
les tems les plus recules, sous le nom de Fressinet, l'est 
maintenant sous le nom de Joussineau, qu'elle a pris dans 
le milieu du treizième siècle. 

Gérard de Fressinet fut témoin d'une donation faite à 
l'abbaye de Vigeois, par Etienne de Castres, l'an IV, du 
tems de Renaud, abbé de Vigeois. 

Aynard I er de Fressinet, chevalier, est nommé plu- 
sieurs fois dans des actes passés à la même abbaye de 
Vigeois, en 1 124, 1 i3o et 1 143. 

Aynard II. e et son frère Jossinellus, furent témoins d'une 
donation faite à la même abbaye, par Géraud et Adhémar 
d'Affriac frères, en 11 53. 

Aynard de Fressinet, chevalier, est nommé comme té- 
moin -avec Géraud- Raymon de S.-Jal- Pierre- de Turrenne, 
et Bernard Cat, aussi chevalier, dans un acte de 1 1 64. 

Aynard III. e , de Fressinet, chevalier, est nommé dans 
une donation faite par Hélie et autre Hélie de Curvo Salice ; 
père et fils, en i2 3o. 

Jossinellus (Joussineau) et Boson, damoiseaux de Fres- 
sinet, passèrent, en 1265 (*), une transaction au sujet 
des biens qu'ils possédaient dans la paroisse de Royère. Ils 
avaient pour frère : 

ï. Pierre I er , de Joussineau de Fressinet, mort en i3oi. 
Il épousa en premières noces Jeanne de Nanthiat, et en se- 
condes noces, Dulice de Château. 

Du premier lit, vint : 
1 .° Pierre, qui suit : 

Du second lit, vint : 

2. Jourdaine de Joussineau, mariée, en i3oi, à Bo- 
son Delur, damoiseau, tige de la maison de Lur- 
Saluces, qui, par ce mariage, devint co-seigneui 
de Fressinet. 

II. Pierre II, de Joussineau, damoiseau, co-seigneur 
de Fressinet, seigneur de Tourdonnet, en i3oi et 1 3 33, 
ne vivait plus en 1 346. Il fut père de : 
i.° Boson, qui suit : 
2. Agnès. 

(*) C'est de cette époque que les seigneurs de Fressinet ont 
porté le nom de Joussineau, 



DE JOUSSINEAU-FRESSINET. 97 

III. Boson II, de Joussineau, damoiseau, co-seigneur 
de Fressinet en 1 366, est nommé avec Jean Delur, aussi 
damoiseau, dans un acte de Tan i38o. Il vivait encore en 
1 383. Il eut pour fils: 

i.° Guy, qui suit : 

i\° Jean de Joussineau, qui fut député, en 1437, avec 
Gauthier de Perlesse, seigneur Descars, par la no- 
blesse du Limousin, pour engager Jean de Breta- 
gne, vicomte de Limoges, à réparer les infractions 
que ses officiers faisaient à leurs privilèges. 

IV. Guy de Joussineau, damoiseau, fit, en 1404, une 
acquisition de Jean Delur, aussi damoiseau; il est qualifié, 
dans une reconnaissance passée en 1417, d'ancien seigneur 
de la forteresse de Fressinet, qu'il tenait de ses ancêtres. Il 
eut, entre autres enfants : 

i.° Hugues, qui suit : 

2. Bos de Joussineau, abbé de Solignac, en Limou- 
sin, et prieur de S.-Martin-des-Champs, à Paris. 
3.° Alix, mariée à Géraud de Peyrissac, chevalier. 

V. Hugues de Joussineau, chevalier, co-seigneur de 
Fressinet, épousa, avant 1453, Mirance de Rofngnac, 
dont il eut : 

VI. Pierre III de Joussineau, damoiseau, sieur de Fres- 
sinet et de Tourdonnet, qui épousa Hélène de Badefol, fille 
de Gauthier, chevalier, seigneur dé Badefol. De cette al- 
liance naquirent: 

i.° Pierre de Joussineau, chevalier, seigneur de Fres- 
sinet, etc., commandait pour le roi Henri III; il 
défendit la ville de S.-Yrieix en i5y5 ; il fit hom- 
mage en i583, au roi Henri IV, alors roi de Na- 
varre, de sa forteresse de Fressinet, qu'il mit en 
état de défense pour le parti de ce prince lors des 
troubles de la ligue. Il le servit avec le même 
zèle depuis son avènement au trône, et en reçut les 
témoignages les plus honorables. Il mourut, en 
1 6 1 1 , laissant pour fille unique de son mariage 
avec Isabeau de La Vergne, Hélène de Joussineau, 
mariée à Jacques de Ponpadour, chevalier, sei- 
gneur de Blanchefort, etc. 

i.° Rolland, dont l'article suit : 

2. Jean, titré chevalier de Joussineau. 

VII. Roland de Joussineau, chevalier, seigneur de Fayat, 
se distingua au siège de Gimel, en i5g3 ; il reçut du roi 



9 8 DE JOUISSINEAU-FRESSINET. 

Henri IV, des lettres où ce prince l'engageait à lui con- 
tinuer ses services; il épousa Isabeau de la Foucaudie. 
Il en eut, entre autres enfans : 

i.° Jacques, qui suit; 
2. Pierre, chevalier de Malte en 162 1. 
3.° Guillaume, seigneur de Mandeys. Il épousa en 
secondes noces, en 16 17, Suzanne de Lubersac. 

VIII. Jacques de Joussineau, chevalier, seigneur de 
Fayat, épousa, en 161 8, Marguerite Chantoix, belle- 
sœur de Jean, seigneur de Lubersac; ilen eut: 

i.° Jean de Joussineau, seigneur de Fayat, qui épousa, 
en 1645, Charlotte Dabzac, fille de Charles, mar- 
quis de la Douze, ^et d'Anne-Louise Chapt de 
Rastignac. 

2 ,° Philibert, qui suit : 

IX. Philibert de Joussineau, chevalier, seigneur de 
Tourdonnet, appelé marquis de Fayat, lequel contracta 
deux alliances; la première avec Claude de Gain, petite- 
nièce du maréchal de Saint-Geran; et la seconde avec Anne- 
Isabelle de Bonneval, fille de Henri, chevalier, comte 
de Bonneval. 

Du premier lit, vinrent : 
1 .° Charles, qui suit : 

2. François, dont la postérité sera rapportée après 
celle de son frère aîné. 

X. Charles de Joussineau, chevalier, seigneur de Tour- 
donnet, laissa de son mariage avec Louise de Chastaignac, 
chevalier, seigneur de Neuvic : 

XI. François-Aimé de Joussineau, chevalier, seigneur 
de Fressinet, marquis de Tourdonnet, qui épousa, en 
17 19, Marie-Anne de Maulmont de S.-Cricq. De ce ma- 
riage naquirent, entre autres enfans : 

XII. Joseph de Joussineau, chevalier, seigneur de Fres- 
sinet, marquis de Tourdonnet, mort en 1787, premier 
maître de la garde-robe de monseigneur le comte d'Artois. 
Il a laissé de son mariage, fait en 1759, avec mademoiselle 
Gillet, entre autres enfans : 

1 .° Joseph-François, dont l'article suit : 
2. Jacques-Augustin de Joussineau, appelé le che- 
valier de Tourdonnet. 

XIII. Joseph- François de Joussineau, comte de Tour- 



DE JOUSSINEAU-FRESSINET. 99 

donner, pourvu, après la mort de son. père, de la charge 
de premier maître de la garde- robe de monseigneur le 
comte d'Artois. 

Deuxième branche. 

I. François de Joussineau, chevalier, comte de Fayat, 
fils puîné de Philibert de Joussineau et de Claude de Gain, 
mort en 1723, épousa Catherine de Veni, fille de François, 
chevalier, baron de Peyrelevade, dont il eut : 

1 .° Gilbert Marin, qui suit : 

2. Michel, vicomte de Joussineau. 

II. Gilbert Marin de Joussineau, chevalier, comte de 
Fayat, baron de Peyrelevade, épousa, en 1748, Marie- 
Anne Garât. De cette alliance naquirent, entre autres 
en fans : 

i.° Jacques-Georges de Joussineau, vicomte de Tour- 

donnet. 
2. Jean-Baptiste de Joussineau, baron de Tourdonnet, 

lieutenant des gardes du corps du roi. 
3.° Jacques-Xavier. 

III. Jacques-Georges de Joussineau, chevalier, vicomte 
de Tourdonnet, officier au régiment des Gardes-Françaises, 
épousa Marie-Charlotte de Bretignères. De ce mariage 
sont issus : 

1 .° Jacques- Louis-Georges. 

2. Charlotte- Eléonore. 

Armes : « De gueules, au chef d'or. » 



LE PELLETIER DE GLATIGNY, famille originaire de 
Picardie, qui a rendu des services importans à l'état dans 
la carrière des armes. 

I. Michel le Pelletier de Glatigny, écuyer, commis- 
saire ordinaire et garde-général de l'artillerie de France, 
épousa, en 1649, Françoise Chariot, fille de Pierre Chariot, 
seigneur d'Ouville, commissaire ordinaire et garde-général 
de l'artillerie de France. Il eut de ce mariage : 

1 .° Laurent-Michel, dont l'article suit : 
2. Catherine, mariée à Antoine Bourdaise, commis- 
saire provincial et commandant à Douai. 

IL Laurent-Michel le Pelletier de Glatigny, écuyer, 



IO o LE PELLETIER DE GLATIGNY. 

chevalier des ordres de S.-Louis et de S. -Lazare, lieutenant- 
général de l'artillerie de France au département de Bre- 
tagne, épousa Geneviève de Grésillemont, fille de Jean- 
Chrysostôme de Grésillemont, écuyer, seigneur d'Artilly, 
commissaire- ordonnateur des guerres, ancien lieutenant 
des Gardes-Suisses. Sont issus de ce mariage : 
i.° Louis- Auguste, dont l'article viendra : 
2. Laurent -Michel, chevalier, seigneur d'Argers, 
Montjouy, Voilemont et Mauperthuy, lieutenant- 
général des armées du roi, inspecteur-général de 
l'artillerie, commandeur de l'ordre royal et mili- 
taire de S.-Louis, mort en activité de service. 
3.° Joseph, écuyer, qui fut d'abord officier d'artillerie, 

ensuite oratorien. 
4. Marie-Geneviève, qui épousa Joseph Férou, che- 
valier, seigneur de l'Hermite-Troly, maître des 
eaux et forêts de Gompiègne. 

III. Louis-Auguste le Pelletier de Glatigny, chevalier, 
seigneur de Liancourt, lieutenant-général des armées du roi, 
inspecteur-général de l'artillerie, et chevalier de S.-Louis, 
mort en activité de service, avait épousé Marie-Jeanne- 
Françoise Maresle, fille de Louis Maresle, écuyer, commis- 
saire des gardes du corps. De ce mariage vinrent : 

i.° Auguste- Laurent-Michel, dont l'article viendra : 

2. Antoine le Pelletier de Liancourt, seigneur de la 

vicomte de Vilers, chevalier de Saint-Louis, ancien 

officier d'artillerie, vivant en son habitation à la 

Guadeloupe, a épousé N.... Luce Longviller de 

Poincy, dont il a eu, i.° N , qui a servi dans 

l'état-major du régiment du roi, infanterie, ensuite 
dans celui des Gardes-Françaises. Il avait le brevet 
de colonel quand il est décédé. Il avait épousé N.... 
de Bonnair, fille du sieur de Bonnair de Forges, 
intendant du commerce. 2. N...., qui, en 1791, 
était lieutenant de vaisseau de la marine royale. 

3.° N , officier d'artillerie. 4. N , qui est 

aux colonies. 5.° N , mariée à M. le comte de 

Maupeou, officier aux Gardes-Françaises. 
3.° Louis-François, dont l'article viendra plus bas : 
4. N...., mariée à Gabriel du Passage, chevalier de 
Saint-Louis, ancien colonel, sous-directeur d'ar- 
tillerie. 
5.° N...., mariée à M. Muissard des Obeaux, directeur 



DE PRET. IOI 

d'artillerie, et maréchal des camps et armées 
du roi. 

IV. Auguste- Laurent-Michel le Pelletier de Glatigny, 
écuyer, seigneur d'Autcour, officier d'artillerie, mort ins- 
pecteur de la manufacture royale d'armes à feu de Maubeuge, 
avait épousé demoiselle Bertin de Drelincourt, dont il eut : 

i.° Gabriel le Pelletier d'Argers, qui fit toutes les 
campagnes de l'armée de monseigneur le prince 
de Condé, en qualité d'officier-supérieur de l'ar- 
tillerie. Il épousa N de Gizancourt, dont il eut 

une fille. 

2.° Bernard le Pelletier de Voilemont, qui épousa 
N... Fumée, de laquelle il eut deux garçons, dont 
un est au service, et une fille. 

3.° N.... , ayant servi dans le corps royal de l'artillerie, 
décédé. 

4. N...., ayant servi aussi dans le corps royal de l'ar- 
tillerie, décédé. 

V. Louis-François le Pelletier de Glatigny, frère du 
précédent, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis, ancien colonel d'artillerie, émigra, et fit toutes les 
campagnes de l'armée des princes. Il a épousé Catherine 
le Vieux, dont il a : 

Louis le Pelletier de Glatigny. 
Armes : « D'azur à la fasce d'argent, chargée d'un crois- 
« sant de gueules, accompagné de trois étoiles, deux en 
« chef et une en pointe. » 



DE PRET, famille noble et ancienne, originaire du pays 
de Liège, et qui vint s'établir en Brabant vers l'an 1 5 60. 

Philippe-Louis de Prêt, bourguemestre de la ville d'An- 
vers, seigneur de Vorselaer, Lichtaert et Rielen, fut main- 
tenu dans sa noblesse et créç chevalier du Saint-Empire, 
lui et tous ses descendans mâles, par diplôme de l'empereur 
Charles VI, du 1 1 avril 17 12. Il était fils de Jacques de Prêt 
et de Marie-Mathilde de Van-Horenbeck, d'une famille 
noble du Brabant, et petit-fils de Thomas de Prêt et de 
Suzanne de Fourmenois. 

Jeanne de Prêt, sœur du précédent, épousa i.° Paul- 
Jacques, baron de Cloots; 2. le baron Van-Hove et de 
Schilde. 



I0 2 D'HOUPPEVILLE DE NEUVILLETTE. 

Cette famille est représentée actuellement par : 
i.° Philippe-Antoine-Joseph, baron de Prêt, qui épousa, 

le 28 août i8o5, Justine -Caroline- Marie Van-Ertborn, 

fille aînée d'Emmanuel-François Van-Ertbron, chevalier, et 

de Catherine-Henriette de Witte. 

2. Par Jacques-Paul-Joseph de Prêt, frère du précé- 
dent, qui, en 1789, épousa Jeanne Roose, fille puinée de 
Jean, comte Roose et de Baisy, et de Marie-Anne Van de 
Werve de Vorselaer. 

Armes : « D'argent, à une fleur de lis de gueules, au pal 
« de sable, chargé de trois chevrons d'or brochant sur le 
« tout. » 



HOUPPEVILLEdeNEUVILLETTE(d'), famille origi- 
naire de Normandie, qui possède depuis plus de cent ans 
les fiefs nobles de Neuvillette et de Semilly; elle a donné 
à la magistrature un substitut du procureur-général, de- 
puis lieutenant de police à Rouen; deux maîtres des 
comptes, un conseiller au parlement de Rouen, lequel, 
pendant plusieurs années, a géré la charge de député de sa 
compagnie auprès de Louis XV, pour les intérêts de la 
province; un capitaine d'infanterie du régiment de Nor- 
mandie, chevalier de l'ordre royal et militaire de S. -Louis. 
Elle est représentée aujourd'hui par : 

M. le chevalier de Neuvillette, qui a pris alliance dans la 
maison de Glandevés. 

Armes : « D'argent, au chevron de gueules, accom- 
« pagné en chef de deux merlettes de sable, et d'une bille 
« aussi de sable, appuyé sur une terrasse de sinople; sup- 
« port deux loups accolés. » 



CONTADES (de), famille ancienne, noble d'extraction, 
originaire de Béarn, d'où elle vint s'établir à Narbonne, 
dans le quinzième siècle, puis dans l'Anjou, vers l'an 1600. 

I. Arnould de Contades, premier du nom, quitta le 
Béarn, vers l'an i5oo, pour aller s'établir à Narbonne. Il 
fut père de : 

II. Antoine de Contades, premier du nom, résidait à 



DE CONTADES. io3 

Narbonne; il épousa N**\ de Pardailhan, de laquelle 
il laissa : 

III. André de Contades , premier du nom , né à Nar- 
bonne le 22 octobre 1572, il fut gouverneur de Gaston , 
frère de Louis XIII ^ et offlcjer des gardes du roi. C'est 
lui qui le premier vint s'établir en Anjou, où il acheta la 
terre de la Roche-Thibault. Il épousa N***, fille du lieu- 
tenant-général d'Angoulême, et dame d'honneur de la reine 
Marie de Médicis, femme d'Henri IV. Il laissa : 

1 .° Erasme I er , dont l'article viendra : 

2. Antoine, né à Angoulême le 3 janvier 1629. 

3.° Gaspard, né à Angoulême le 11 octobre i632. 

IV. Erasme de Contades , premier, du nom, seigneur de 
Mont-Geoffroy, né à Angers le 25 novembre i633, mort 
en octobre 1713, épousa N***. Hullin de la Salle, de la- 
quelle il laissa : 

i.° Gaspard I er , dont l'article suivra: 

2. Charles-Pierre-Erasme , né à Angers, le 4 avril 
i683, appelé le chevalier de Contades : colonel 
d'infanterie en 1730; brigadier des armées du roi 
en 1734; major-général des armées en 1735 , et 
commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis en 1737. 

3.° Guillaume, né à Mont-Geoffroy le i er août 1686. 

V. Gaspard de Contades, premier du nom, né à Angers 
le 16 juin 1666, lieutenant-colonel du régiment des Gardes, 
puis, major-général de l'armée de M. le maréchal de Vil- 
lars à Denain; il contribua beaucoup au succès de cette mé- 
morable bataille. Il fut créé lieutenant -général des armées 

du roi, et chevalier grand-croix de l'ordre de S. -Louis; il 
mourut en 1735. Il a épousé Madeleine-Françoise Grespin 
de la Chabosselais, de laquelle il eut : 

i.° Erasme, tué au siège de Philisbourg, en 1734, 
sans postérité. 

2. Louis-Georges-Erasme, qui suit : 

VI. Louis-Georges-Erasme de Contades , seigneur de 
Verne, Mont-Geoffroi, la Roche-Thibaut et autres lieux; 
capitaine aux Gardes-Françaises en 1729 ; colonel du régi- 
ment de Flandres infanterie, le 10 mars 1734, et de celui 
d'Auvergne, le i5 juin suivant ; brigadier des armées du 
roi le 18 octobre de la même année; maréchal de camp en 
1740 ; inspecteur-général de l'infanterie en 1745 ; créé ma- 



o 4 



DE CONTADES. 



réchal de France le 24 août 1758 ; chevalier des ordres du 
roi en 1759, et commandant en Alsace en 1762. Il fut 
doyen des maréchaux de France, et mourut à Livry le 19 
janvier 1795. Il avait épousé, en octobre 1724, Marie- 
Françoise Magon de La Lande, de laquelle il eut : 
1 .° Gaspard, dont l'article suit : 
i.° Maurice, né le 28 décembre 1736. 
3.° N***, mariée au comte de Plouet, mestre-de-camp 
de dragons. 
VIL Gaspard de Contades, deuxième du nom, colonel 
du régiment de Berri infanterie, et brigadier des armées 
du roi , tué dans l'armée royale de la Vendée en 1794. Il 
avait épousé demoiselle Julie Constantin. De ce mariage 
sont issus: 

i.° Erasme, dont l'article viendra: 
2. Louis-Gabriel-Marie de Contades, marquis de Gi- 
seux, colonel du régiment d'Anjou infanterie, au- 
jourd'hui maréchal-de-camp; a émigré en 1791 ; 
fait la campagne de 1792 dans l'armée des princes; 
a passé en 1794 à Saint-Domingue, où il a com- 
mandé une légion de l'armée royale à la solde de 
l'Angleterre. Il a épousé demoiselle Périne-Julié- 
Constantin de La Lorie. De ce mariage: 

a. Camille- Auguste, né le 10 mars 1791., capi- 
taine de chasseurs. 

b. Julie, née le 24 juillet 1787, mariée à René 
de Champchevrier. 

c. Henriette, née le 19 août 1789. 

d. Aimé, né le 27 juillet 1802. 

3.° Gaspard, major en second dans Bourbonnais in- 
fanterie, émigré en 1791., a fait les campagnes à 
l'armée de S. A. R. le prince de Condé ; il a com- 
mandé ensuite le régiment de Rohan, à la solde de 
l'Autriche, et est parvenu au grade de major-gé- 
néral au service de cette puissance. Il mourut en 
septembre 181 1. Il avait épousé N.... de Bouille, 
fille du dernier général de ce nom. De ce mariage 
vinrent: 

a. Jules, né à Francfort sur le Mein en 1795. 

b. Constance, mariée à Bernard de Danne. 
VIII. Erasme de Contades, comte de Contades, seigneur 

de Mont-Geoffroy, colonel des chasseurs de Picardie; a 
émigré en 179 1, et a fait la campagne de 1792; fut fait 
major-général de l'armée de débarquement, sous les ordres 



DEFALLOUX. io 5 

du marquis de Puysaye, à Quiberon, il est marié à N 

de Villiers. De ce mariage : 

i.° Gaspard^ né à Angers le 6 avril 1785, sous-pré- 
fet à Vendôme; a épousé N.... d'Oms. 

2. Méry, né à Angers le 8 septembre 1786, préfet à 
Clermont. 

3.° Erasme, né le 22 novembre 1790, tué à la bataille 
de Leipsick, en octobre 18 12. 

4. Félix, mort jeune. 

Armes: « D'or, à l'aigle éployée d'azur, bequée et ar- 
« mée de gueules. » 



FALLOUX ("de), famille ancienne, originaire d'Anjou, 
dont les membres ont toujours rempli d'une manière dis- 
tinguée des emplois honorables, tant dans la magistrature 
que dans l'armée. On trouve un Falloux, sergent d'armes 
d'Henri IV, qui se rendit recommandable, sous ce règne, 
par plusieurs faits militaires. 

Michel-Laurent Falloux du Lys, chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis, colonel-lieutenant des 
Gardes-Suisses de Mgr. le comte d'Artois, et M. Fal- 
loux du Lys son fils, page de Mgr. le comte d'Artois, tous 
deux émigrés, ont été victimes de la révolution. Le pre- 
mier mourut à Angers par suite d'un jugement révolution- 
naire; le second fut tue à l'armée des princes devant Wis- 
sembourg. Une branche de cette famille s'est établie en 
Touraine. 



PASTOUR DE COSTEBELLE (de). L'opinion géné- 
rale des membres de cette maison est qu'elle est originaire 
de Hongrie; cependant l'espèce d'analogie qui existe entre 
son nom et l'idiome des provinces méridionales de France, 
où elle est établie depuis longues années, porte à croire 
qu'après avoir été transplantée dans le nord, elle est reve- 
nue à son berceau primitif. Elle n'a plus d'autre pièce 
authentique que l'enregistrement de ses titres à Soissons, 
en 1783, où il est dit: que cette famille est en possession 



I0 6 PASTOUR DE COSTEBELLE. 

de noblesse depuis grande ancienneté. Elle est alliée aux 
Narbonne-Pelet et auxNavailles de Béarn. 

I. Jean de Pastour, qualifié de noble, est chef de cette 
famille. Il était établi dans les Pays-Bas autrichiens, d'où 
il vint se fixer, en i55o, au Pont-Saint-Esprit, après avoir 
quitté les armées de Maximilien, roi de Bohême et de Hon- 
grie. On ignore le nom de sa femme; mais il eut un fils 
dont l'article suit : 

II. Jacques de Pastour, capitaine au service du roi de 
France, en sa terre de Saint- Alexandre, marié au Pont- 
Saint-Esprit, en 1579, à noble Isabeau de Rostaigne. De 
ce mariage vinrent : 

i.° Guillaume de Pastour, mort sans postérité. 
2. Mathieu de Pastour, dent suit l'article: 

III. Mathieu de Pastour, vice-châtelain des jurisdic- 
tions de Thorinne et Andance, marié une première fois, 
sans postérité, à noble demoiselle de Cros, et, en secondes 
noces, à demoiselle Chomel, à Annonay, en 1 6 1 5 . De ce 
mariage vinrent: 

i.° Barthélémy, dont l'article viendra : 

2. Louis, seigneur de Costebelle, lieutenant pour le 
roi dans les ville et citadelle de Carcassonne, marié 
à noble demoiselle Charlotte de Lastic, mort sans 
postérité. 

IV. Barthélémy de Pastour, capitaine, marié en .pre- 
mières noces, sans postérité, à noble demoiselle de Suffise, 
et, en secondes noces, à noble demoiselle Marie Duplessis 
( quelques pièces la nomment du Plessier), en i652. De ce 
mariage vinrent: 

i.° Philippe, seigneur de Costebelle, dont l'article 

viendra : 
2. Louis, seigneur de Costebelle, deuxième branche, 

ci-après : 
3.° Joseph de Meyrieux, mort sans postérité. 
4. Françoise, morte mariée, et sans postérité. 

V. Philippe de Pastour de Costebelle, chevalier de 
l'ordre de Saint-Louis dès sa création, gouverneur de l'île 
Royale, en Canada ; marié, en premières noces, à noble 
demoiselle de Sourdeval, dont il eut Anne-Catherine, morte 
carmélite à Trévoux; et, en secondes noces, à noble dame 
veuve Dessaillans, née Anne d'Antremont, dont il eut Ma- 
rie-Joséphine, mariée au marquis de Giscaro en Béarn. 



PASTOUR DE COSTEBELLE. 107 

Deuxième branche. 

I. Louis de Pastour de Costebelle, frère cadet du pré- 
cédent, officier dans la marine royale, participa aux siège 
et bombardement de Tripoli, en 168 5. En 1697 il se maria, 
à Tournon, à noble demoiselle Catherine de Faurre. De ce 
mariage vinrent : 

i.° Alexandre, né en 1698, officier de marine, marié 
à noble demoiselle de Raucher, mort sans enfans. 

2. François-Barthélémy, seigneur de la Boissière, né 
en 1700, dont l'article suivra : 

3.° Jean-François, seigneur de Costebelle, né en 1701, 
chevalier de Saint-Louis, capitaine de vaisseau, re- 
tiré avec le brevet de chef d'escadre, mort à Tou- 
lon en 1794, célibataire. Il s'était distingué au siège 
de Berg-op-Zoom, en 1747. 

4. Joseph de Beauregard, né en 1759, mort céliba- 
taire en 1790. 

II. François-Barthélémy de Pastour, seigneur de la 
Boissière, né en 1700; servit comme cadet-gentilhomme. 
Il épousa noble demoiselle Jeanne-Marie O'Crolly, fille de 
Bernard O'Crolly, gentilhomme Irlandais, venu en France 
avec le roi Jacques. De ce mariage naquirent : 

1 .° Anne- Jeanne, mariée à M. Romieu d'Hauteville. 

2. François-Martin, né à Nyons en Dauphiné, en 
1744, vivant, dont l'article suivra : 

3. J Dorothée, née en 1746, mariée à M. Simon de la 
Rochette. 

4. Pierre-Alexandre de Costebelle, né en 1750, à 
Nyons, capitaine de vaisseau, chevalier de Saint- 
Louis et de Cincinnatus, mort célibataire, à Paris, 
en 179 1, jouissant de la réputation d'un officier 
distingué: il devait aller, avec M. d'Entrecasteaux, 
à la recherche de M. de la Pérouse. 

III. François-Martin de Pastour de Costebelle, né à 
Nyons en 1744, vivant, marié, en 1771, à demoiselle 
Adélaïde-Julie de la Rocque. De ce mariage sont issus : 

i.° Marie- Adélaïde, en 1772, morte à l'âge de neuf ans. 

2. François -Barthélémy, en 1774, vivant céliba- 
taire. 

3.° Anne-Julie, en 1776, vivant célibataire. 

4. André-Louis-Casimir de Pastour de Costebelle, en 
1783, à Soissons, dont l'article suit : 



io 8 DE SABATER. 

IV. André-Louis-Casimir de Pastour de Costebelle, né à 
Soissons en 1783, marié à Paris le 24 mars 181 3, à noble 
demoiselle Françoise du Plain de Sainte-Albine, dont il 
a eu : 

Pierre- Jules-Gustave, né le 14 décembre 181 3. 

Armes : « Ecartelé, au premier et au quatrième, d'argent 
« à l'aigle éployée de sable accompagnée de trois sautoirs 
« de bâtons noueux en nature, deux en chef, un en pointe, 
a Au deuxième et troisième d'or, au chevron d'azur, au 
« chef de même, chargé de trois molettes d'éperon d'or; 
« couronne de marquis. » 



SABATER (de), famille d'origine espagnole et fort an- 
cienne ; on ne peut précisément connaître l'époque où elle 
a été anoblie, mais on la trouvera qualifiée de noble dans 
toutes les archives ainsi que dans tous les actes publics qui 
la concernent, n'importe dans quel tems. Il est constant; 
d'ailleurs, que déjà en l'an 1164, cette famille était extrê- 
mement distinguée dans le royaume d'Aragon. Voici son 
histoire, à compter de cette époque : 

I. Etienne de Sabater, premier du nom, fut un des che- 
valiers qui signèrent le jugement rendu sur les différends 
qui s'élevèrent entre Gérard, comte de Rousillon, et Ber- 
nard de Montesquiou, en l'an 1 1 64. 

II. Pélégrin de Sabater, petit-fils d'Etienne, reçut du 
roi d'Aragon, Jacques I. er , la propriété d'une section de 
maison dans la ville de Valence, en récompense de ses 
services signalés lors de la conquête de ce royaume. Il épousa 
Armisenda, de laquelle il eut : 

III. Jean de Sabater, premier du nom, qui obtint du 
roi d'Aragon la propriété d'une partie de la ville de Buriana, 
en récompense de ses loyaux services militaires 

IV. Auguste de Sabater, qui fut tué au service de sa 
majesté en 1280. Il fut père de: 

i.° Noël, dont l'article suit: 

2. An ne de Sabater, mariée à Joseph de Bénévent. 

V. Noël de Sabater, qui fut gouverneur, pour le roi, d'une 
place forte dans le royaume de Valence. Il vivait en 1 3 16, et 
laissa : 



DE SABATER. 109 

VI. Pierre de Sabater, qui mourut au service de sa 
majesté, le 7 octobre 1376 , laissant pour fils : 

VII. Galceran de Sabater, qui parvint successivement 
dans les grades militaires, jusques à celui d'officier intime 
du roi. L'an 141 3, le 20 juin, il fut envoyé ambassadeur 
auprès des ducs de Glarence et d'York : dans ses lettres de 
créance , la roi d'Aragon dit : « J'envoye mon très-fidèle 
« Galceran de Sabater, officier de ma maison. » Il laissa : 

VIII. Jacques de* Sabater, qui fut armé chevalier le 
2 1 septembre 1 542, et qui eut pour fils : 

IX. Pierre de Sabater, qui fut juge en la royale audience 
de Barcelone, lequel laissa : 

X. Jean de Sabater, deuxième du nom, qui succéda à la 
charge de son père. Philippe III , roi d'Espagne , reconnut 
l'antiquité de sa noblesse par un royal décret du 3 juin 1599. 
Jean fut père de : 

XI. Etienne de Sabater, deuxième du nom, qui épousa 
dona Anne de Cerda, et vint s'établir en la ville d'Ille, où 
sa mère possédait un domaine considérable. Ils eurent : 

XII. Etienne de Sabater, troisième du nom, qui succéda 
à son père, dont il eut le même prénom; il épousa Marie 
de Nicolard, de laquelle il eut: 

XIII. François de Sabater, qui épousa Marie de Pellis- 
ser, dont il eut: 

i.° Etienne, dont l'article suit : 

2. François -Théodore -Raphaël, dont l'article vient 
après celui de son frère. 

XIV. Etienne, fils aine, quatrième du nom, fut marié, 
en premières noces, à Françoise de Brugnère, et, en se- 
condes noces, à Anne de Doms; il n'eut point de postérité 
masculine, et la branche ainée s'éteignit à sa mort. 

XV. François-Théodore- Raphaël de Sabater, fils puiné , 
acheta une compagnie dans le régiment de Royal- Roussillon, 
avec laquelle il fit toutes les guerres d'Hanovre; il fut fait 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et 
épousa Rose de Maleterre, dont il eut deux enfans : 

i.° Etienne, dont l'article suit : 

2. François, qui fut nommé lieutenant de canon- 
niers, par brevet du 10 février 1786. Il mourut en 
Espagne servant dans le corps des émigrés sous 
les ordres du comte de Panetier. 



HO DE JOUENNE D'ESGRIGNY. 

XVI. Etienne fils aine, cinquième du nom, fut admis 
au nombre des gentilshommes que S. M. faisait élever dans 
son école royale de Tournon. Il fut fait sous-lieutenant au 
régiment du Perche, le 10 juillet 1784, et lieutenant, le 
i er avril 1791. 

A la révolution française , la famille de Sabater fut per- 
sécutée à cause de sa noblesse et de sa fidélité au roi, elle 
fut proscrite et forcée à quitter la France, en septembre 
1793. Il ne reste plus aujourd'hui en France de cette an- 
cienne famille, qu'Etienne de Sabater, ex-lieutenant du 
Perche, et dame Marie-Thérèse de La Ferrière, née de 
Sabater. 



JOUENNE D'ESGRIGNY (de) , famille originaire de 
Compiègne, qui a donné son nom à un régiment de cava- 
lerie dont fut colonel le sieur d'Esgrigny, aïeul de celui 
qui suit: 

I. Henri-François de Jouenne d'Esgrigny d'Herville, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de S.-Louis, ancien 
capitaine de cavalerie au régiment de Commissaire-gé- 
néral, dont son père avait été major. Il fut inspecteur des 
haras de la généralité de Soissons, et mourut vers 1789. 
Il avait épousé demoiselle Marie Maresse, de laquelle 
il laissa : 

i.° Louis, qui suit: 

2. Marie- Jeanne- Françoise -Hyacinthe de Jouenne 
d'Esgrigny d'Herville , mariée à Jean-François 
Florimont , vicomte d'Avesnes , officier dans les 
chevau-légers du roi , chevalier de l'ordre royal et 
militaire de Saint-Louis. 

II. Louis de Jouenne d'Esgrigny d'Herville, chevalier, 
seigneur de Chanterenne, Cramaille et autres lieux, che- 
valier de l'ordre royal et hospitalier de S. - Lazare , ca- 
pitaine au régiment Royal-Comtois , infanterie. Il mourut 
en 1786. Un journal du tems, en annonçant sa mort à ses 
concitoyens, dit qu'il était bon époux, bon père, citoyen 
estimable et bienfaisant, et qu'il joignait toutes les qualités 
du cœur à celles de l'esprit. Il avait épousé, en 1778, 
demoiselle Marie-Etiennette-Charlotte-Prospère Daminois, 
fille de M. Daminois, directeur des vingtièmes de la gé- 



DE KERMAREC DE TRAUROUT. riI 

néralité de Soissons, secrétaire du roi (*). De ce mariage 
vinrent : 

i .° Auguste-Louis-Marie, dont l'article suit: 
2. N...., morte à l'âge de trois ans. 

Auguste-Louis-Màrie de Jouenne d'Esgrigny d'Her- 
ville, né à Gompiègne le 7 janvier 1784, caissier de la 
caisse générale des invalides de la marine, a épousé, le 1 8 
juillet 1807, Julie-Joséphine de la Motte, dont il a: 

i.° Léon, né à Paris le 1 1 avril 1808. 

2. Louis-Eugène, né à Paris le i3 novembre 1809. 

3.° Marie-François-Jules, né à Paris le 29 décembre 

1810. 
4. Louis-Emile^ né à Paris le 10 avril 181 3. 
5.° Alexandrine-Isabelle, néeà Paris le 20 mars 181 1. 

Armes: « D'azur, à trois croix potencées d'argent, po- 
« sées deux et une, surmontées d'une couronne de mar- 
« quis; et en cimier une croix posée sur une boule; au bas, 
« la croix de Saint-Louis d'un côté, de l'autre, la croix de 
« Saint-Lazare, et, au milieu de ces deux croix et un peu 
« plus bas, la décoration de l'ordre du lys. Pour supports, 
« croix levrettes; une légende au-dessus, portant: In hoc 
« signo vinces. La légende du bas : Pius et fidelis. » 



KERMAREC DE TRAUROUT (deJ, famille noble d'ex- 
traction, originaire de Bretagne, et l'une des plus anciennes 
de la province. Elle y jouissait des privilèges de la noblesse 
dès l'an 1427, ainsi qu'il est attesté par les registres de la 
chambre des comptes de Nantes. 

I. Rolland de ^Kermarec , chevalier, seigneur de Trau- 
rout, près de Tréguier, fut inscrit, en 1427, au rôle des 
individus de Tréguier, déclarés et reconnus nobles. Il eut 
pour fils : 



(*) Elle se remaria à M. Antoine-Marie Esmangard de Beauval, 
ex-capitaine de dragons, fils de M. Beauval, major de Compiègne, 
et mourut le 28 décembre 1808. Elle avait eu, de ce second mariage, 
deux filles, dont Marie-Charlotte-Parfaite, née le 22 mars 1798. 



II2 DE KERMAREC DE TRAUBOUT. 

II. Jean de Kermarec , I er du nom , seigneur de Trau- 
rout, qui fut père de : 

III. Jean de Kermarec, second du nom, seigneur de 
Traurout. Il épousa Marie Hingant, dont il eut: 

IV. Guillaume de Kermarec, seigneur de Traurout, 
marié à Marie de Kercomar, dont il eut : 

V. François de Kermarec , seigneur de Traurout , qui 
épousa Jacquette de Caranté. Il eut pour fils : 

VI. Jacques de Kermarec, seigneur de Traurout, marié 
à Aliette Michel, qui eut pour fils : 

VII. Jean de Kermarec, troisième du nom, seigneur de 
Traurout. Il épousa Françoise de Plusquelée de Treguier, 
dont il eut : 

VIII. Jean de Kermarec, quatrième du nom, écuyer, 
seigneur de Traurout, marié à Péronelle de Lanloup, de 
Saint-Brieuc. A l'époque de la réformation de la noblesse 
de Bretagne, il fut maintenu dans ses privilèges, par arrêt 
de la chambre des comptes de Nantes, du 17 juin 1669. Il 
eut pour fils : 

IX. Jean de Kermarec , cinquième du nom , écuyer , 
seigneur de Traurout, épousa Anne de Triac du Prébv, 
de Saint-Brieuc, dont il eut : 

X. Joseph-Claude de Kermarec , écuyer , seigneur de 
Traurout, marié à Françoise le Picquard des Tronchais, 
près Lamballe, mort conseiller honoraire au parlement de 
Bretagne, le 26 juillet 1784. Il eut pour fils : 

XI. François-Claude de Kermarec, écuyer, seigneur 
de Traurout , reçu conseiller au parlement de Bretagne en 
1 771, vivant à Rennes. Il a épousé, i.° Marie-Jeanne de 
Jacquelot; 2. Anne Godet de Châtillon. 

Il eut de son premier mariage : 

i.° Joseph-Félicité de Kermarec de Traurout, qui 
épousa Emilie Caradeuc de la Chalotais. 
Et du second lit : 
2. Eugène de Kermarec de Traurout. 

Armes : « De gueules , à cinq annelets d'argent , par 
« trois et deux; au chef d'argent, chargé de trois roses 
« de gueules. » 



AUBUSSON DE LA FEUILLADE. ir 3 

AUBUSSON DELA FEUILLADE (d), Tune des plus 
anciennes et des plus illustres familles de France, dont 
l'origine est le mieux établie. 

Le père Anselme, dans l'Histoire de la maison de France, 
ne commence la généalogie de la maison d'Aubusson qu'en 
Tan 887; mais il est démontré que cette maison remonte 
beaucoup plus haut, entr autres par des titres très-anciens, 
imprimés dans la Gallia Christiana, tom. II, partie inti- 
tulée Instrumenta, p. 177 et 178. L'un est une fondation 

qui commence par ces termes: Ego carissima...., etc 

facta est ordinatio, vel donum istud, septembri indict. 
prima lunœ 5 a , vesano Childerico de regali sede 
ejecto, atque Pipino rege Piissimo à Francis in eodem 

regno pro eo constituto signum Ebonis principis Albus- 

sonensis. Or Pépin est monté sur le trône en l'an 750. 

Cinquante-trois ans après, Charlemagne confirma cette 
même donation; ce second diplôme se trouve aussi dans 
la Gallia christiana, tom. 2, Instrumenta, pag. 178. Il 

commence ainsi : In nomine Domini etc.» ... . Ego 

Karolus etc anno siquidem tertio nostri impe- 

rii etc (l'an 8o3) astantibus principibus nostris , 

scilicet domino Turpione, Olgerk), Palatino etc 

A la vérité, le mot Albussonensis ne se trouve pas dans 
ce second diplôme ; mais comme il était très-rare alors 
que l'on prît un nom de famille; comme le nom de Tur- 
pion était alors un des noms de la famille d'Aubusson , 
témoin saint Turpion d'Aubusson, évéque de Limoges, 
qui vivait quelques années après ; et comme ce dernier 
acte n'est qu'une suite, une confirmation du premier, fait, 
comme le premier, en présence des plus grands person- 
nages du pays, il est évident que le prince Turpion devait 
être fils d'Ébon , prince d'Aubusson ; enfin, comme le 
Palatin était sous Charlemagne la seconde personne de 
l'empire, Turpion d'Aubusson, qui est qualifié par Char- 
lemagne de prince et seigneur souverain domino , 

et nommé avant le grand Palatin, devait jouir alors de la 
plus haute considération. 

Louis XIV, dans les lettres-patentes du duché de la 
Feuillade, imprimées dans le père Anselme, fait mention 
d'un Ebon d'Aubusson qui a signé à la donation de Pépin- 
le-Bref, père de Charlemagne, et qui est le même prince 
Ebon d' Aubusson dont on vient de parler. Ainsi les rois 
Capétiens, qui n'ont monté sur le trône qu'en 987, ont 
reconnu authentiquement que les princes d'Aubusson , 
1. 8 



H 4 AUBUSSON DE LA FEUILLADE. 

depuis vicomtes de d'Aubusson et de la Marche, étaient 
illustres dès l'an 750. Ils étaient alors souverains, et ont 
toujours été depuis (au moins les premiers) barons, et les 
plus grands seigneurs de leur province. En effet, tous les 
anciens auteurs , tels que Loiseau , Chopin , Terrien , 
Cocquille, etc. , sont d'accord que la qualité de prince 
n'était prise alors que par les ducs et comtes de provinces 
qui jouissaient par effet des droits de la souveraineté. 
Enfin, comme Charlemagne a fondé le nouvel Empire ro- 
main, MM. d'Aubusson auraient pu être reconnus pour 
anciens princes du Saint-Empire. 

Le prince Ebon d'Aubusson, connu en- 750, était père 
du prince Turpion, connu en 80 3, lequel eut pour fils % 

N d'Aubusson, qui, dans l'histoire du père Anselme, 

commence la généalogie de la famille d'Aubusson. C'est 
cet historien que nous suivrons. 

I. N.... d'Aubusson, vivant dans le neuvième sièele, 
n'est connu que par ses enfants qui furent : 

i.° Ranulfe I er , qui suit. 

2. Turpion , évêque de Limoges en 898. Il mou- 
rut le 25 juillet 944. 

3.° Aymon, abbé de Saint-Martial de Limoges 
en 974. Il mourut le 27 mai 942. 

4. Martin, abbé de Saint-Cyprien de Poitiers et 
de Saint-Augustin de Limoges, en 933 et 934. 

II. Ranulphe d'Aubusson, I er du nom, fut créé vicomte 
par le roi Eudes, en 887. Il avait épousé Godolinde, de 
laquelle il laissa : 

i.° Robert, vicomte d'Aubusson, père d'Officine, 
qui épousa Foucher, seigneur de Chabanais. 

2. Rainaud I er , qui suit. 

3.° Boson, abbé laïc des monastères de Rozeilles 
et d'Evau. 

III. Rainaud d'Aubusson, I er du nom, qualifié de vi- 
comte dans une charte de 934. Il épousa Alsinde, de la- 
quelle il eut : 

IV. Ranulphe d'Aubusson, II e du nom, surnommé tête 
de cheval, tue l'an io3i. Il avait épousé Aynarde de Tu- 
renne, fille de Bernard, vicomte de Turenne, de laquelle 
il laissa : 



AUBUSSON DE LA FEUILLADE. H 5 

i.° Rainaud, II e du nom 3 qui ne laissa point de 
postérité. 

2. Ranulphe, dont l'article suit : 

3.° Farelde, qui épousa Aymar delà Roche. 

V. Ranulphe d'Aubusson, III e du nom, fut vicomte 
d'Aubusson après la mort de Rainaud II e du nom, son 
frère, qui ne laissait point d'enfants. Le nom de la femme 
de Ranulphe est ignoré, mais il est certain qu'il laissa les 
enfants qui suivent . 

i.° Rainaud III, qui suit. 

2.° Agnès, mariée à Gulfier, seigneur de la Tour. 

VI. Rainaud, vicomte d'Aubusson, III e du nom, épousa 
Adélaïde d'Uriec, de laquelle il laissa : 

i.° Ranulphe, IV e du nom, qui lui succéda, mais 
qui ne laissa point de postérité d'Alix de Magnac. 
2.° Guillaume I er , qui suit : 

VII. Guillaume, vicomte d'Aubusson, I er du nom, suc- 
céda à son frère Ranulphe IV, et épousa Agnès, qui, étant 
veuve, se fit religieuse à Fontevrault, et fut la première 
prieure de Tusson. Il laissa d'elle : 

VIII. Rainaud, vicomte d'Aubusson, IV e du nom, qui 
fonda le prieuré de Blessac en Limosin, où il se fit reli- 
gieux après la mort d'Hélis, sa femme, fille d'Archam- 
baud-le-Barbu, III e du nom, vicomte de Gomborn. Il lais- 
sa d'elle : 

i.° Rainaud* V, qui viendra. 

2.°, 3.°, 4. Guillaume, Guy et Ranulphe. 

5.° Ahel, femme de Pierre Ebrard. 

6.° Rohilde, épouse de Guillaume de Saint-Marc. 

IX. Rainaud, vicomte d'Aubusson, V e du nom, sur- 
nommé le lépreux, fit le voyage de la Terre-Sainte, et fut 
retenu prisonnier à son retour, pendant quelque temps. 
Il avait épousé Matabrune de Ventadour, de laquelle il 
laissa : 

1 .° Guy I er , qui viendra. 

2. Ranulphe, dont il est fait mention dans des 
actes en 1 192. 

3.° Guillaume, abbé de l'église de Clermont. 

4.°Jean, religieux à Notre-Dame-du- Palais, au 
diocèse de Limoges. 



Il6 AUBUSSON DE LA FEUILLADE. 

5.° Agnès, femme de Bernard de la Roche- 
Aymon. 

X. Guy, vicomte d'Aubusson, I er du nom, vivant en 
1177 et 11 94, fit le voyage de la Terre-Sainte, et épousa 
Assalide de Gomborn, fille d'Archambaud IV et de Jour- 
daine de Périgord, dont il eut : 

XI. Rainaud, vicomte d'Aubusson, VI e du nom, qui 
se croisa contre l»s Albigeois. Les historiens les plus ac- 
crédités disent que ce vicomte vivait avec grand honneur 
dans son pays, qu'il aimait beaucoup la poésie, et que 
Marguerite, sa femme, prenait un plaisir singulier à en- 
tendre les vers provençaux. Il mourut en 1249, laissant : 

i.° Guy II, vicomte d'Aubusson, vivant encore en 
1260. C'est dans son fils Raynaud VII que s'éteint 
la branche aînée des vicomtes d'Aubusson, vers 
1265. Aleugarde sa sœur, dame de Massignac, 
épousa en premières noces Eric de Beaujeu , et en 
secondes noces Guillaume de Roche-de-Goux. 

2. Ranulphe IV, seigneur de la Borne, qui con- 
tinua la postérité, et dont l'article suit. 

3.° Guillaume Damoiseau, mort avant 1260. 

4. Gérard, abbé de Sarlaten 1254, 

5.° Agnès, mariée avant 1244 à Aymon, seigneur 
de la Roche- Aymon, morte en 1 263 . 

6.° Assalide, religieuse en 12 56. 

XII. Ranulphe d'Aubusson, IV e . du nom, seigneur 
de la Borne, avait fondé la branche distinctive de ce 
nom, lorsqu'à la mort de son neveu Raymond VII il fut 
appelé à être la souche unique de l'illustre maison d'Au- 
busson. Il vivait encore le 14 février 1278. Il avait épousé 
Seguine de Pierre-Bufïière, de laquelle il eut : 

1 .° Raynaud, qui épousa Dauphihe de la Tour. 
2. Guillaume II, qui suit. 

3.° Pierre, qui fut père de Marguerite, qui épousa 
Gerand de Saint-Amant. 
4. Ranulphe, religieux chez les frères-mineurs. 

XIII. Guillaume d'Aubusson, II e du nom, seigneur de 
la Borne, mort avant i3 17, laissant de Guillemette, sa 
femme : 

1 .° Raynaud VI, qui suit. 



AUBUSSON DE LA FEUILLADE. Yl j 

2. et 3.° Gérard et Robert, mentionnés dans une 
note de 1 342 . 

4. Guillaume, que l'on croit souche de la branche 
d'Aubusson, seigneur de Banson et de la Malerie. 

XIV. Rainaud d'AuBUssoN, VI e du nom, seigneur de la 
Borne, de Monteil-au-Vicomte et de la Feuillade, mort 
en i353, laissa de Marguerite, sa femme : 

i.° Guy III, qui suit. 

2. N...., mariée à Pierre, seigneur de Mau- 
mont, vivant en 137 3. 

XV. Guy d'AuBUssoN, III e du nom, seigneur de la 
Borne. Les Anglais l'ayant fait prisonnier dans son châ- 
teau de Monteil, où il s'était vaillamment défendu, l'em- 
menèrent avec sa femme et ses enfants, et il mourut vers 
1 365. Il avait épousé Marguerite de Ventadour-Donzenac, 
de laquelle il laissa: 

1 .° Louis, mort sans enfants de Guérine de Diéze, 
qu'il avait épousée en 1354. 

2. Guy, IV e du nom, mort sans enfants. Son 
frère Jean I er lui succède. 

3.° Jean I er , qui suit. 

4. Guillemette, mariée à Pierre Vigier, seigneur 
de Saint-Seurin. 

5.° Jeanne, mariée en 1 354 à Joubert, seigneur 
de Diène. 

6.° Alix, mariée à Dauphin de Maleval. 

XVI. Jean d'AuBUssoN, I er du nom, seigneur de la 
Borne, mort en 1420, avait épousé Guyonne de Monteruc, 
petite-nièce du pape Innocent VI, de laquelle il laissa : 

i.° Jean II, chambellan du Roi en 1447. Il con- 
tinua la branche des la Borne, qui s'éteignit le 2 3 
février i533, dans la personne de Charles d'Au- 
busson, qui avait épousé Jeanne de Montai, de la- 
quelle il ne laissa qu'une fille mariée au seigneur de 
Montagu. De ce même Jean II vint Antoine d'Au- 
busson, chambellan du roi en 1466. Il fonda la 
branche des seigneurs de la Villeneuve, laquelle 
s'éteignit en i55o, dans la personne de Pierre, qui 
avait épousé Anne de la Gorce dé Gourdon, de 
laquelle il ne laissa que des filles. 



AUBUSSON DE LA FEUILLADE. 

Grand-Maître de l'Ordre de Malte. 

2. Raynaud d' Aubusson, qui a fondé la branche 
des seigneurs du Mont eil -au -Vicomte, et qui 
entre autres enfants fut père de Pierre d' Aubusson , 
grand-maître de l'ordre de Saint-Jean de Jéru ■ 
salem, si célèbre dans les fastes de l'histoire. 
Jamais les chevaliers de cet ordre n'eurent un sou- 
verain plus accompli . C'est lui qui fit fermer le port 
de Rhodes d'une grosse chaîne , bâtir des tours et 
des forts, pour repousser les efforts des Turcs qui 
menaçaient l'île depuis long-temps. Une flotte forte 
de 1 60 voiles et de cent mille hommes parut devant 
Rhodes en 1480; mais la vigoureuse résistance des 
chevaliers, et surtout la valeur éclairée du grand- 
maître, qui y reçut cinq blessures considérables, 
forcèrent les Turcs, deux mois après, de lever le 
siège, après avoir éprouvé des pertes énormes. Le 
souverain Pontife le déclara Bouclier de la Chré- 
tienté, et il fut choisi entre tous les souverains pour 
commander la croisade alors projetée, où l'on de- 
vait voir marcher, sous les ordres d'un d' Aubusson, 
Charles VIII et tous les rois de l'Europe. Il mourut 
le i3 juillet i5o5. Son nom est toujours cité avec 
orgueil par les chevaliers de Malte, et l'histoire 
peut l'offrir pour modèle aux souverains qui lui 
succéderont. Il avait pour frère Antoine d' Aubusson 
de Monteil, chambellan du roi; il leva à ses frais 
une armée qu'il conduisit à Rhodes pour soutenir 
le grand-maître; il fut fait capitaine-général de la 
place : ainsi c'est la maison d' Aubusson qui a sauvé 
l'ordre, et peut-être le monde chrétien, de l'inva- 
sion des Turcs. Louis d' Aubusson, évêque de Tulle, 
et Guichard d' Aubusson , évêque de Couserans , en 
1455 et 1460, étaient frères du grand-maître et 
d'Antoine. 

Branche des Ducs de la Feuillade. 

3.° Guillaume d' Aubusson, qui eut en partage la 
seigneurie de la Feuillade, nom qui servit à dis- 
tinguer sa branche. Elle a fourni plusieurs hommes 
célèbres dans les fastes de la France et de l'Europe. 
Je vais les mentionner. François d' Aubusson, che- 
valier des ordres en 1600. Georges d' Aubusson, 



AUBUSSON DE LA FEUILLADE. IIO , 

chevalier des ordres, ambassadeur en Espagne en 
1614. Autre Georges d'Aubusson, -évêque de Metz, 
prince de l'empire, illustre par ses ambassades en 
1667. Paul d'Aubusson, son frère, fit prisonnier le 
frère du grand-turc en 1645. François 3 vicomte 
d'Aubusson, duc de la Feuillade, pair et maré- 
chal de France , chevalier des ordres du roi, vice- 
roi de Sicile: il se distingua à la bataille de Rhetel 
en i65o, força les premières lignes à Arras en 1654, 
et battit complètement les Turcs à Saint-Gothard 
en 1664. Il suivit Louis XIV à la conquête delà 
Franche-Comté en 1674, -et commanda l'armée , 
sous ce prince , dans la campagne de 1676. Son 
amour et son admiration pour le roi lui firent éle- 
ver à ses frais, en 1686, une statue pédestre de 
Louis-le- Grand , sur la place des Victoires, à 
Paris (1) . Il mourut subitement le 19 septembre 
1691, laissant de Charlotte Gouffier, duchesse de 
Rouannais, son épouse, Louis, vicomte d'Aubus- 
son, duc de la Feuillade, pair et maréchal de 
France, l'un des hommes des plus brillants et des 
plus aimables de son siècle; combattit à Fleurus, 
Mons et Namur, en 1692; fut chargé de la guerre 
contre le duc de Savoie, qu'il battit en Piémont. Il 
fit le siège de Turin le i3 mai 1706, et mourut le 
29 janvier 1725, sans laisser de postérité. 

En lui s'éteignit la branche d'Aubusson- la - 
Feuillade, qui avait fourni le rameau de Chassin- 
grimont , lequel finit en 1675. 

4. Guy V e , souche de la branche de Villac-Mi- 
remont, dont l'article va suivre: 

5.° Louis, chevalier de Rhodes, en 1421, com- 
mandeur de Charroux, en 1464; 

6.° Jacques, religieux à Fontevrault, et vivant en 
1468; 

7. Gilles, religieux dans l'abbaye de Tulles, en 
1428 et 1445; 

8.° Antoine, évêque de Bethléem, en 1468; 

(i)Enmémoire de cette érection, le chef de la maison d'Aubusson, 
présente tous les cinq ans, au roi régnant, une médaille d'or qui 
porte pour légende Patri exercituum et Ductori Semper Felici ; et 
dans l'exergue Franc. Vie. Com. D'AuB\Jssox,posuitinareapublica, 
Lutetiarum, anno 1686. Au revers est la tête de Louis XIV. 



120 AUBUSSON DE LA FEUILLADE. 

g. # Jeanne, morte en 1452: elle avait épousé 
Bertrand, seigneur, de St.- Avit; 

io.° Catherine, mariée à Nicolas, seigneur de 
Maumont; 

ii.° Marguerite, mariée au seigneur de Tou- 
zelles; 

12. Marie, religieuse et prieure de Blessac, en 
i 4 35; 

i3.° Philippe, mariée, en 145 1, à Jean de Gon- 
taut, baron de St.-Geniez et de Badefol. 

XVII. Guy d'Aubusson, V e du nom, quatrième fils de 
Jean I er , fonde la branche de Villac. Il vivait en 1420 et 
1470. Il avait épousé Arsène- Louïse-Hélie, fille de Gui- 
fier, seigneur de Villac, et de Jeanne de Rofïignac. De ce 
mariage vinrent : 

i.° Gilles I er , qui suit: 

2. Berard, prieur commendataire d'Outroine, 
qui testa en i5o8; 
3.° Gulfier. 

XVIII. Gilles d'Aubusson, I er du nom, seigneur de 
Villac, fit son testament le 10 août i5i5. Il avait épousé, 
i.° le 5 mars 1466, Jeanne Reynel, dont il n'eut point d'en- 
fants; 2. Françoise de Beaupoil de la Force, de laquelle il 
laissa : 

i.° Jean, qui continua la branche des seigneurs 
de Villac, laquelle s'éteignit le 27 janvier 1752, 
dans la personne de Louis-Charles-Armand, dit le 
comte de la Feuillade, mort à l'âge 17 ans. De 
cette branche de Villac était issue celle de Savi- 
gnaCj qui finit à la troisième génération; 

2. François I er , qui fonde la branche des sei- 
gneurs de Beauregard, et dont l'article va suivre; 

3.° Frotard, marié à Jeanne de Millac; 

4. Marguerite, qui épousa, le 29 août 1495, 
Jean Ricard de Genouillac. 

XIX. François d'Aubusson, I er du nom, deuxième fils de 
Gilles I', forme la branche de Beauregard, avec Jeanne 
d'Abzac de la Douze, qu'il avait épousée le 1 5 juillet 1 5 1 5 , 
et de laquelle il eut: 

i.° Jean III , qui suit : 

•j.° Gabriel, vivant en 1 566; 



AUBUSSON DE LA FEUILLADE. I2 i 

3.° Isabeau, mariée, le 27 janvier 1532, à Charles 
de Gaing, seigneur de Linars. 

XX. Jean d'Aubusson, III e du nom, seigneur de 
Beauregard, de la Rue et de Castel-Nouvel, testa le 29 
juillet 1564. Il avait épousé Antoinette de Lomagne-Ter- 
rides. De ce mariage vinrent : 

i.° Foucault I er , qui suit: 

2. Jean, chevalier de Malte, qui testa le 12 mai 
1572; 

3.° Marguerite, mariée, en i5Ô2, à Françoise de 
Sainte-Fortunade, seigneur de Chadrac; 2. à Fran- 
çois, baron de Lentillac : 

4. Blanche, mariée, en 1571, à François de 
Royère, seigneur de Lons ; 

5.° Isabeau, vivante en 1590. 

XXI. Foucault d'Aubusson, I er du nom, seigneur de 
Beauregard, chevalier de l'ordre du roi, capitaine de 
cinquante hommes d'armes de ses ordonnances, épousa 
i.° le 28 mai i56i, Françoise de Pompadour; 2. le 14 
janvier i588, Anne d'Abzac. 

Du premier lit vinrent : 

1 .° Antoine, mort sans alliance ; 

2. François, qui continua la branche des sei- 
gneurs de Beauregard, laquelle s'éteignit dans la 
personne de Charles son fils, vers l'an 1642 ; 

3.° Hugues, vivant en 1600; 

4. et 5 .° Jean et Georges, morts jeunes; 

6.° Isabeau, mariée, en 1 588 , à N***, seigneur 
de Labatut; 

7. Suzanne, qui fit une donation en 1600; 

8.° Anne, mariée le 24 août 1 593, à Mercure de 
Corn, seigneur de Queissac. 

Du second lit vinrent : 

i.° François, mort sans alliance, après 16 18; 
2. François, dit le jeune, vivant en 161 8 ; 
3.° Hector I er , qui fait la branche de Castel-Nou- 
vel, et dont l'article suit: 

XXII. Hector d'Aubusson, I er du nom, troisième fils 
du second lit de Foucault I er , vicomte d'Aubusson, sei- 
gneur de Beauregard, fonde la branche de Castel-Nouvel, 



I2 2 AUSUSSON DE LA FEUILLADE. 

avec Madeleine de Raimond de Vignolles , qu'il avait 
épousée le 16 avril i633, sous la minorité de Louis XIV. 
Il assembla ses vassaux et -les gentilshommes de sa pro- 
vince, et chassa les princes rebelles du Limosin et du Pé- 
rigord; il fut fait lieutenant-général en i65o. Son épouse 
vivait veuve le 18 février 1667. M laissa d'elle les enfants 
qui suivent : 

1 .° Godefroi I er , qui suit : 

2. Louise, mariée le 27 janvier 1654, à Jean 
d'Aubusson, de la branche de Villac-Miremont. 

3.° Marguerite, ursuline à Brives. 

4. Béatrix, mariée le 18 janvier 1667, à Joseph- 
Pierre de Lentillac. 

5.° Catherine, religieuse à Argental. 

XXIII. Godefroi d'AuBUssoN, 1 er du nom, seigneur de 
Castel-Nouvel, dit le marquis de Saint-Paul , mourut 
en 1692; il avait épousé, le 27 février 1661, Anne de 
Chauveron de Dussac, de laquelle il eut : 

1 .° André-Joseph I er qui suit : 

2. Annet, chevalier de Malte, page du grand- 
maître en 1693. 

3.° Jacques, ecclésiastique, député de la pro- 
vince de Bourges à l'assemblée du clergé en 17 10. 

4. Madeleine, carmélite à Bordeaux. 

5.° Jeanne, religieuse. 

6.° et 7. Ursule et Jeanne Agnès, reçues à Saint- 
Cyr en 1694 et 1696. 

XXIV. André-Joseph d'AuBussoN, I er du nom, sei- 
gneur de Castel-Nouvel, dit le marquis d'Aubusson, 
fut page du roi le i er janvier 1693, capitaine de cavalerie 
dans le régiment de la Feuillade, dont il devint mestre de 
camp en 1702, brigadier des armées du roi le 3o janvier 
1709, maréchal de camp le i er février 1719, enfin lieu- 
tenant-général des armées à la promotion du 7 mars 1734. 
Il mourut à son château de Jaure en Périgord le i er août 
1741. Il avait épousé en juin 1708, Jeanne-Baptiste-Eli- 
sabeth-Charlotte de Vernon, héritière Melzeard, fille de 
Jean-Baptiste Gaston de Vernon, seigneur de Melzeard, 
et d'Elisabeth -de -Sainte- M aure-Jonzac. De ce mariage 
vinrent : 

i.° Louis-Charles, dit le marquis d'Aubusson, 



AUBUSSON DE LA FEUILLADE. ï2 3 

capitaine de cavalerie dans le régiment royal Pié- 
mont en 174 1_, tué à l'armée. 

2. Pierre Arnaud I er qui suit : 

3.° N , d'AuBussoN, mariée à Louis - 

Charles de Crussol, marquis de Montansier, dont 
les marquis de Montansier d'aujourd'hui. 

XXV. Pierre- Armand d'AuBussoN, dit le chevalier d'Au- 
busson, mousquetaire du roi dans sa seconde compagnie en 
1 741, depuis capitaine au régiment de Bezons, cavalerie, 
recueillit en 1752 la substitution établie par des ducs de la 
Feuillade, et mourut en 1799. Il avait épousé en pre- 
mières noces, par contrat du 14 mai 1754, signé par sa 
Majesté et la famille royale le 10 avril précédent, Jeanne- 
Marie d'Hautefort, fille de Jean-Louis d'Hautefort, comte 
de Vaudre, morte sans enfants; il épousa en secondes 
noces, en 1762, Catherine Poussemotte-1'Etoile-de-Gra- 
ville, fille du comte de Graville, lieutenant-général et 
cordon-rouge, dont il eut : 

i.° Pierre-Jacques-Alexandre, dont l'article vien- 
dra. 

2. Pierre- Raimond- Hector d'AuBussoN, né en 
janvier 1765, connu aujourd'hui sous le nom de 
comte d'Aubusson; en 1791^ il avait rang de co- 
lonel dans les troupes françaises . Il a épousé, en 
1791, Agathe de Ref u veille, fille du comte de Refu- 
veille, maréchal de camp, dont il a : 

a. Pierre d'Aubusson, né en 1793, lieute- 
nant-colonel. 

b. Raymond d'Aubusson, sous-lieutenant. 

c. Blanche d'Aubusson. 

d. Amanda d'Aubusson. 

XXVI. Pierre-Jacques- Alexandre d'Aubusson, vicomte 
d'Aubusson, et connu sous le nom de marquis de la 
Feuillade, né en mars 1763, héritier substitué des ducs 
de la Feuillade, a présenté à S. M.. Louis XVI la médaille 
d'or que l'aîné de la maison doit offrir tous les cinq ans à 
ses souverains, en mémoire de l'érection du monument 
de la place des Victoires. 



Nota. Il n'existe plus d'autres personnages de la maison d'Aubus- 
son, que ceux cités dans cette généalogie, etladuchessed'Harcourt, 
née d'Aubusson, tante, àlamodede Bretagne, de MM. d'Aubusson. 

Armes- d'or, à la croix ancrée de gueules. 



I2 4 BEC-DE-LIÈVRE. 

BEC-DE-LIÈVRE, en Bretagne, dont sept branches 
subsistent encore; les trois premières et la cinquième sont 
restées dans cette province, la quatrième a passé dans 
le Maine; les deux dernières en Normandie. Elles sortent 
toutes de : 

I. Pierre de Bec-de-Lièvre, I er du nom, vivant en 
i35i et i353, qui, de Raoulette Huguet, eut : 

II. Thomas Bec-de-Lièvre, I er du nom, vivant en 141 1 . 
Il fut père de : 

III. Guillaume Bec-de-Lièvre, I er du nom, seigneur de 
Bouexic, qui eut de Jeanne Sorel, fille de Pierre, seigneur 
de la Galimays, et de Marie Morio : 

1 ,° Thomas qui suit : 

2. Louis, recteur de Saint- James-de-la- Lande, 
mort avant le 8 octobre i486. Sa succession fut par- 
tagée entre Raoul son neveu et ses oncles; 

3.° Pierre, doyen de Loheac, maître des requêtes 
du duc de Bretagne François II, en février 1487; 

4 ; ° Un second Pierre, seigneur de Boisbasset, 
rapporté ci-après, dont les branches du Boisbasset 
et de Saint-Maure, éteintes, et celles des seigneurs 
de Penhouet, de Belair et de Brossey existantes; 

5.° Charles, seigneur de Chavaignes, auteur des 
branches des marquis de Cany, des seigneurs de 
Fresne Saint-Georges, et de Bonnemare; 

6.° Et Françoise, mariée par contrat du 12 mai 
1466, à Guillaume Robellot, seigneur de Voltays. 
Il se trouve encore François de Bec-de-Lièvre, 
prieur de Henc, qui obtint, le 6 décembre i486 , 
des lettres de sauve-garde du duc François II. 

IV. Thomas de Bec-de-Lièvre, II e du nom, seigneur 
de Bouexic et de la Fauvelays, était mort avant le 
I er février 1473. Il eut de Perrine Gehlot : 

i.° Raoul, qui suit. 

2. Etienne, seigneur de Bury; compris au rôle 
des nobles de l'évêché de Saint-Malo en i5i3, qui 
de Jeanne d'Autye eut Gilles I er , seigneur de Bury, 
qui fit aveu au roi, le i5 janvier i55o, du fief de 
la Motte-au-Chancelier, conjointement avec Jeanne 
Juhel, sa femme, dont il eut Gilles II, seigneur de 
Bury, reçu conseiller au parlement de Bretagne le 
26 mars i5yi f mort sans alliance. 



BEC-DE-LIÈVRE. I2 5 

3.° Thomas , seigneur de Gouen, qui fut partage, 
comme juveigneur , par Raoul , son frère, le I er fé- 
vrier i5o5. Il eut de Jeanne le Chanoine, sa femme, 
deux filles , mariées , Tune au seigneur de la Porte , 
et l'autre au seigneur de Launay-Perault. 

4. Pierre, doyen de Loheac après son oncle , 
qui testa le 1 9 mars 1 5 1 o. 

5.° Guillaume, recteur de Comblessac , qui fit 
son testament le 17 septembre i522. 

6.° Laurence, qui épousa, le 5 juin 1478, Jeanne 
de la Fouays, seigneur de Bois-au-Vayer. 

V. Raoul de Bec-de-Lièvre, seigneur de Bouexic, com- 
pris au nombre des nobles-tenans du comté de Laval, pour 
les fiefs de Maupertuis, Rendumel et de la Rochière, en 
l'aveu du 28 juin 1494. Il fut lieutenant de Rennes, pour 
le roi Charles VI II, par lettres du 9 juin 1496. Il épousa 
le 27 novembre 1489, Guillemette Challot, fille de Jean, 
seigneur de la Challousays, et de Philippine du Pé, dont 
il eut : 

i.° Gilles, seigneur de Bouexic. Il avait épousé, 
le 22 juin i52o, Gillette de la Chasse, don! il n'eut 
point d'enfans. 

2. Etienne, qui suit; 

3.° Perrine , femme de Jean Peschard, seigneur 
de la Chavagnière ; • 

4. Et Rose, qui épousa, le 22 septembre i5ii, 
Jean du Fresche, seigneur du Perret. 

VI. Etienne de Bec-de-Lièvre , seigneur de Bouexic, 
lieutenant de Rennes pour le roi François I er , par commis- 
sion du 21 janvier 1527. Il rendit aveu pour sa terre de la 
Fauvelays, en la chambre des comptes de Bretagne, le 4 
novembre 1539. Il épousa i° le 26 mai i535, Gillette de 
Vaucouleur , dame de la Ville-de-Bout ; et 2 Gillette du 
Han, fille de Jean, seigneur de Launay, et de Jacquette 
Brullon-de-la-Muce, le 9 mai 1 541 . • 

Les enfants du premier lit sont : 

i.° Françoise, mariée le 9 janvier 1567, à René 
de Boisadam , seigneur dudit lieu , et de la Rozaye ; 

2. Gillette, qui épousa i° Jean Pescherel, sei- 
• gneur de Rochus , le 21 mai 1 568 , et 2 François 
d'Epinay; 



I2 6 BEC-DE-LIEVRE. 

Du second lit sont sortis : 

i.° François, qui suit; 

2. Jean, seigneur de la Maultays, qui est auteur 
de la branche des marquis de Bec-de- Lièvre, rap- 
portée ci-après : 

3.° Et Claude qui épousa, en 1576, François du 
Plessis, seigneur et vicomte de Grenedan. 

VII. François de Bec-de- Lièvre I er , seigneur de 
Bouexic, épousa le 26 mai 1572, Françoise du Châtel- 
lier, fille de Jean, seigneur du Châtellier et des Flèges, et 
d'Orphraise de Couesnon. Elle eut la terre de Châtellier 
par les partages qu'elle fit avec Julienne sa sœur, femme de 
Bertrand du Guesclin, seigneur de la Roberie. • 

De ce mariage sont nés : 

i.° René, mort chartreux à Paris. 

2. Jean, qui suit. 

3.° Marguerite, mariée le 28 mai 1602, à Guy du 
Renouard, seigneur de Villayes. 

4. Françoise, mariée le 20 mai 1606, à Nicolas 
du Boays, seigneur du Boays-Robert. 

5.° Olive, religieuse à l'abbaye de Saint- Georges 
de Rennes. 

6.° Et Claude, mariée le 2 5 juillet 161 1, à Julien 
Bonamy, seigneur du Châtellier. 

VIII. Jean de Bec-de-Lièvre, I er vicomte de Bouexic, 
par érection du mois de. février 1637, épousa, i° le 2 5 sep- 
tembre 16 17, Guyonne-Cheville , filk de Jean, seigneur 
de la Flourie, et de Bertranne Frotet, et 2 Péronnelle de 
la Ville-Eon, fille de François, seigneur de Boisfeuillet, et 
d'Isabeau de la Fresnaye, le dernier juillet 1644. Il eut : 

Du premier lit : 

^.° Françoise, mariée le 9 août 1640, à Jean 
Hingam, seigneur de Kérisac. 

2. Bertranne, religieuse à l'abbaye de Saint - 
Georges, à Rennes. 

3.° Anne, mariée le 8 septembre i65o, à René, 
seigneur de la Saudrays. 

4. Guyonne, mariée le 3 juin 1660, à Georges cfu 
Goullay, seigneur du Boisguy. 



BEG-DE-LIÈVRE. I2 y 

Et du second lit: 
5.° François, qui suit. 

6.° Et Georges- Alexis, prêtre, maintenu dans sa 
noblesse d'ancienne extraction par arrêt des com- 
missaires établis pour la réformation de la noblesse 
de Bretagne, le 14 mai 1669. 

IX. François de Bec-de-Lièvre, II e du nom, vicomte 
de Bouexic, seigneur du Châtellier, maintenu dans sa no- 
blesse et dans la qualité de chevalier, par arrêt du 14 mai 
1669, épousa en 1676 Madeleine d'Espinay, fille d'Urbain, 
marquis de Vaucouleur, et de Suzanne de Trémignon. 

X. Pierre de Bec-de-Lièvre, II e du nom, vicomte de 
Bouexic, seigneur du Châtellier, marié le 10 janvier 1702 
à Louise Gabard, dame de Theilhac, fille de Claude, sei- 
gneur de Theilhac et d'Antoinette de Chardonnay, dont il 
a eu: 

i.° Antoine, vicomte de Bouexic, né le 27 dé- 
cembre 1702, marié le 14 déeembre 1735 à Char- 
lotte de Cornuillier, dame de Montreuil, fille de 
Claude, seigneur de Montrenil, et de Charlotte le 
Tourneux, morts sans enfants. C'est sur lui que la 
vicomte de Bouexic a été décrétée en 1756,. et ad- 
jugée à M. de Boissix de Pinieux. 

2. Charles-Prudent, né en 1705, à Nantes, 
sacré évêque de Nîmes le 12 janvier 1738. 

3.° Joseph- Pierre, reçu chevalier de Malte le 14 
février 17 18, enseigne des vaisseaux du roi, mort 
à bord du Mercure le i3 septembre 1746. 

4. Pierre-Josepn, qui suit. 

5.° Louis-Toussaint, dit le chevalier de Bec-de- 
Lièvre, né le 3i octobre 171 9, officier de marine 
et chevalier de Saint- Louis. 

6.° Fançois-Pierre , né le 14 juillet 1725, dit 
le chevalier de la Roche-Hervé, officier de marine. 

7. Louise, morte religieuse à la Visitation de 
Rennes, le 1 1 octobre 1725. 

8.° Pélagie, mariée le 3i mai 1732, à Pierre Pi- 
caud, seigneur de la Pommeraye, morte le 19 
juillet 1749. 

9.0 Marie- Anne, mariée le 12 avril 1742, à 
Charles- Henri d'Ormac, baron de Verteuil , sei- 
gneur de Saint-Marcel, au diocèse d'Uzès, morte 
le 18 décembre 1745. 



I2 8 BEC-DE-LIEVRE. 

io.° Louise-Françoise-Aimée , mariée le 20 juin 
1742, à Jean- François-Joseph de Rainaud de Bou- 
logne^ seigneur de Lascours, au diocèse d'Alais , 
morte. 

XI. Pierre-Joseph de Bec-de-Lièvre, seigneur de Theil- 
hac, né le 10 mars 17 18, épousa, le i er octobre 1753, 
Thérèse- Marie -Gabrielle Gilard de Keranflech, fille de 
Mathieu-Joseph, seigneur de Keranflech et de Marie-Hya- 
cinthe Louvard. Il mourut en 1766, laissant pour fille 
unique: 

Laurence-Antoinette de Bec-de- Lièvre , dame de 
Theilhac, née le 4 février 1758. 

Branche des marquis de Bec-de-Lièvre. 

I. Jean de Bec-de-Lièvre, seigneur de la Maultays, • 
fils puîné d'Etienne, seigneur de Bouexic,- et de Gillette 
du Han, fut reçu conseiller au parlement de Bretagne le 
14 août 1 591; il testa le 5 mai 1608, et épousa Françoise 

le Duc, fille de Julien le Duc, conseiller au parlement de 
Bretagne, le 2 août i554, lors de l'érection. Elle est morte 
en 1602. Il en eut: 

II. François de Bec-de-Lièvre, seigneur de la Bunelaye, 
reçu conseiller au parlement de Bretagne le 14 août 1620, 
puis premier président de la chambre des comptes de Bre- 
tagne, le 9 janvier i633, épousa, le 7 juillet 162 1, Jeanne 
Blanchard, fille de Jean, seigneur de Lessongère, con- 
seiller d'état, et premier président en 1634, après la mort 
de son gendre et de Madeleine Savineau. Leurs enfants 
furent : 

i.° Jean-Baptiste, qui suit: 

2. Françoise, qui épousa en août 1640, Guy- 
du-Pont, seigneur de Chevilly, reçu conseiller au 
parlement le 2 3 mai 1643. 

III. Jean-Baptiste de Bec-de -Lièvre, seigneur de la 
Bunelaye, fut d'abord avocat-général en la chambre des 
comptes le 17 juillet 1646, ensuite au parlement le 12 
janvier 1649, et enfin président du parlement le 3o dé- 
cembre 1 656. Il avait épousé, le 16 juin 1649, Louise 
d'Arrouys, fille de Louis , seigneur de Seilleraye , pre- 
mier président de la chambre des comptes, et de Simonne 
de Boutru-Nogent, dont il eut : * 

i.° Jean-Baptiste, qui suit: 



BEG-DE-LIEVRE. 129 

2. Louis, mort capucin. 

3.° Et Françoise , religieuse à Fontevrault. 

IV. Jean-Baptiste de Bec-de-Lièvre , seigneur de la 
Bunelaye, maintenu en la qualité de chevalier, par arrêt 
de la chambre établie pour la réformation de la noblesse 
de Bretagne , du 29 novembre 1670, fut conseiller au 
parlement le 7 juillet 1677, et premier président de la 
chambre des comptes le 5 septembre 1678. Il mourut en 
décembre 1736. Il avait épousé , le 22 août 1677, Renée 
de Sesmaisons, fille de René, seigneur de Tréambert, et 
de Françoise Juchault, dont il eut: 

i.° Guillaume-Jean-Baptiste- François, qui suit; 

2. Et Hilarion-Marie, président de la chambre 
des comptes le i er février 1723, mort sans alliance 
au mois de juin 1737. 

V. Guillaume-Jean-Baptiste-François de Bec-de-Lièvre, 
marquis de Bec-de-Lièvre, par érection de Tréambert et au- 
tres seigneuries, par lettres du mois de février 1717, fut reçu 
premier président de la chambre des comptes le3i décembre 
171 6. Il mourut le 7 novembre 1733. Il avait épousé, le 
3o juillet 1705, Françoise-le-Nobletz , fille de René, sei- 
gneur de Lescus, et de Marie- Agnès du Châtel, dont il eut: 

i. a Hilarion-François, qui suit. 

2. Guy-Marie Hilarion, né le 16 août 171 3, che- 
valier de Malte en janvier 171 5, lieutenant au régi- 
ment des gardes-françaises, mort en décembre 1740. 

3° Et Jeanne-Marie, née le 16 août 1706, ma- 
riée le 3 janvier 1723, à Charles-Jean-François, 
marquis de la Rivière, morte veuve sans enfants 
en décembre 1740. 

VI. Hilarion-François de Bec-de-Lièvre, marquis de 
Bec-de-Lièvre, né le 9 décembre 1707, fut conseiller du 
roi en tous ses conseils, et premier président de la chambre 
des comptes de Bretagne, le 3i décembre 1733. Il avait 
épousé, le 2 5 septembre 1740, Marie-Anne Danviray-Ma- 
chonville, dame duGruménil, fille de Pierre, baron de 
Baudemont, président en la chambre des comptes et cour 
des aides de Normandie, et de Catherine-Charlotte le Jon- 
gleur, dont il eut : 

i.° Hilarion-Anne- François-Philippe, qui suit : 
2. ° Anne-Henriette- Perrine, née le 11 mai 1744, 
mariée le 2 mai 1765, avec François-Julien de Ro- 
sily, seigneur dudit lieu et de Méros en Bretagne. 
1. 9 



r 3o BEC-DE-LIÈVRE. 

3.° Et Anne-Françoise, née le 18 mai 175 3; ma- 
riée au comte deRuillé, en Anjou. 

VII. Hilarion-Anne- François- Philippe, marquis de Bec- 
de-Lièvre, seigneur d'Avaugour, la Seilleraye, le Grumé- 
nil , la Bouvardière, conseiller du roi en tous ses conseils , 
premier président^de la chambre de Bretagne, qui épousa, 
le 18 juillet 1773, Marie-Emilie-Louise- Victoire de Cou- 
tance (1), dame de la Bouvardière, de la Haute et Basse- 
Indre, dont il eut trois enfants qui suivent: 

i.° Hilarion-Louis, mort à sept ans; 

2. Anne-Christophe, tué au service du roi dans 
la guerre delà Vendée, l'an 1796 ; 

3.° Marie-Madeleine- Juliette de Bec-de-Lièvre , 
mariée au comte de Bourmont , lieutenant-général 
et commandant actuel de la Franche-Comté ; 

4. Emilie-Joséphine de Bec-de-Lièvre, mariée 
à' Philippe- Alexis-Fortuné Le Clerc, baron de Ve- 
zins,en Anjou; 

5.° Louise-Féiicie de Bec-de-Lièvre, mariée à 
Louis de LassehV de Vaudelnay, morte sans enfants 
le 17 mars 18 10; 

6.° Louis-Marie-Christophe , qui suit, reçu cheva- 
lier de Malte, dix-huit mois après sa naissance, le 
11 décembre 1784. 

VIII. Louis-Marie-Christophe, marquis de Bec-de- 
Lièvre, seigneur d'Avaugour de la Seilleraye, de Mauves, 
de la Brousse de Kerbra, épousa Caliste-Françoise-José- 
phine de Larlan , dame de la Brousse et Kerbra, fille de 
Jacques-François _, comte de Larlan, et de Victoire-Marie- 
Françoise-Brigitte de Kerguelen, le 9 septembre i8o5, 
dont il eut trois enfants : 

1 .° Aliénor - Louise- Caliste - Marie - Juliette-Ma - 
thilde de Bec-de-Lièvre, née le 18 octobre 1807; 
2. Emilie-Caroline- Alix, née le 9 juin 18 10; 
3.° Hilarion-François-Marie-Albéric, né le i5 fé- 
vrier 18 14. 

Branche des seigneurs de Boisbasset. 
I. Pierre de Bec-de-Lièvre , II e du nom, seigneur du 

(1 ) Dont les ancêtres ont possédé en souveraineté la ville de Cou- 
tance en Normandie. Dès le onzième siècle, on voit Gautier de 
Coutance archevêque de Rouen, et Jean de Coutance son neveu 
doyen de cette métropole. 






BEC-DE-LIÈVRE. i3 r 

Boisbasset et du Haut-Bois, fils puîné de Guillaume, sei- 
gneur du Bouexic, et de Jeanne Sorrel, après la mort du 
duc François II , fut disgracié pour être entré dans le parti 
que madame de Beaujeu , régente de France , avait en 
Bretagne. La duchesse Anne ordonna, le 20 avril 1491, à 
Gilles de Coetlogon, seigneur de Méjusseaume, son cham- 
bellan, de saisir tous ses biens, dans lesquels il rentra à 
Tépoque du mariage de Charles VIII. Il rendit hommage à 
la duchesse Anne pour sa terre de Boisbasset, les 22 avril 
i5o2et 16 juin i5o3. Il mourut le i er février 1504. Il avait 
épousé , i.° Robine Tremblaye, fille de Pierre et de Jeanne 
du Rochel ; 2. Jeanne de Bourgneuf, fille de Pierre, sei- 
gneur de Cussé, et d'Olive Blanchet. Il eut de son premier 
mariage : 

i.° Jeanne, mariée, le 3 août i5oi, à Bertrand 
seigneur de Cacé ; et du second : 
2. Louis, qui suit; 

3.° Arthuse, qui épousa, i.° Jean le Saige, sei- 
gneur de la Gontraye; et 2. Pierre de Saint-Pern, 
seigneur de la Hongueraye, avec lequel elle fit aveu 
au roi, le 16 décembre i539, de la terre de Noyai - 
sur-Saiche ; 

4. Françoise, mariée à Guyon-Brillet, seigneur 
de Lobinière, au Maine; 

5.° Et Gillette, mariée à Guillaume Pescherel , 
seigneur de la Villeneuve. 

II. Louis de Bec-de-Lièvre, premier seigneur du Bois- 
basset et du Hautbois, filleul de Louis XII, épousa Ju- 
lienne de la Boulaye, qui vivait encore en i53o, et dont il 
eut : 

i.° Gilles, mort en 1541, sans postérité de Per- 
rine du Masle, qui se remaria à François de Serent, 
seigneur de Rivière ; 

2. Et Pierre, qui suit : 

III. Pierre de Bec-de-Lièvre, III* du nom, seigneur du 
Hautbois et du Boisbasset, obtint, en cette qualité, et 
comme fils de Louis et petit-fils de Pierre de Bec-de-Lièvre 
et de Jeanne de Bourgneuf, sentence des grands-jours te- 
nus à Ploermel, le 2 août 1541, contre Jean le Prêbtre, 
contre qui il plaidait pour des droits seigneuriaux de la terre 
du Boisbasset: cette sentence fut suivie d'arrêts, des 22 
septembre 1542, et 3 avril 1545. Le i er juillet 1549, de- 
moiselle Jeanne de Boisoreaut, veuve de noble homme de 



j3 2 bec-de-lièvre. 

Croixelay, seigneur de la Violays, lui rendit aveu de sa terre 
de la Rouxelays, comme mère et tutrice de Nicolas de 
Croixelay son fils aîné. Il épousa Jeanne de Masle, fille de 
Pierre, seigneur de Masle, et d'Isabeau de Montauban, 
dont il eut : 

i.° Jean, qui suit: 

2. Autre Jean , religieux à l'abbaye de Saint- 
Mellaine de Rennes, puis recteur de Maure ; 

3.° François, qui a fait la branche des seigneurs 
de Saint-Maur et de Penhouet , rapportée après 
celle de son frère aîné ; 

4. Julienne, mariée le i5 mai i5j5 3 à Jean Fau- 
vel, seigneur de la Vallée Saint-Just ; 

5.° Et Catherine, mariée à Pierre de Goula, sei- 
gneur de la Verguiette,en Anjou. 

IV. Jean de Bec-de-Lièvre, III e du nom, seigneur du 
Boisbasset et du Hautbois, fut lieutenant-général des eaux 
et forêts de Bretagne. Il épousa, le i5 août 1569, Louise 
Pellerin, dame de Penhouet, fille d'Yves, seigneur de 
la Guichardays et du Bohurel, dont il eut : 

i.° François, qui suit; 

2. Mathurin, mort sans alliance; 

3.° Françoise, qui fut mariée à Jacques de Privé, 
seigneur de Bignous et de Pompeau ; 

4. ° Gillette, qui épousa i.° Jean de Gerrille, sei- 
gneur de la Barre-Chevry ; et 2. Nicolas de Kerjan, 
seigneur de Préelo ; 

5.° Et N.... femme de N.... de Lezenet, seigneur 
de Vol néant. 

V. François de Bec-de-Lièvre, IV e du nom, seigneur 
du Boisbasset et du Hautbois, donna partage à Françoise 
sa sœur, le 3o novembre 1596, et mourut le 20 avril 1639. 
Il avait épousé Jeanne de Limoges, dame de Chusseville, 
dont il eut : 

i.° Jean, qui suit; 

2. Et Nicole, mariée en septembre 16 33, à René 
Rouault, seigneur de Tregneil-Lauvaux. 

VI. Jean de Bec-de-Lièvre, IV 9 du nom, seigneur du 
Boisbasset, du Hautbois et de Chusseville, épousa, par 
contrat du 20 décembre i63o, Louise de la Ruée-Saint- 



BEC-DE-LIÈVRE. r 33 

Marcel, fille de Guillaume, seigneur de Beauregard, et de 
Gillonne de Saint-Pern, dont il eut : 

i.° Gillonne, dame du Boisbasset, qui épousa 

i.° Gilles-Henri, seigneur de Bohal; et 2. N 

Tafin, seigneur de la Rouairie, brigadier des armées 
du roi. Etant veuve de son premier mari, elle fut 
maintenue dans sa noblesse par arrêt de la chambre 
de la réformation, du 27 juin 1 669 ; 

2. Et Jeanne, mariée à Christophe de Bedée , 
seigneur de Belleville* 

Branche des seigneurs de Saint-Maur et de Penhouet. 

I. François de Bec-de-Lièvre, V e du nom, seigneur de 
Gouvello et de Saint-Maur, fils puîné de Pierre, III e du 
nom, seigneur du Boisbasset, et de Jeanne- du Masle, reçut 
partage de Jean son frère aîné, le 6 novembre 1569. Il avait 
été reçu le 27 octobre précédent conseiller au parlement de 
Bretagne, lequel avait été érigé en i55*4. Il épousa Grégo- 
rine de la Corbinière, et mourut le 17 avril i6o3. Leurs 
enfants sont : 

i.° François, qui suit; 
2. Françoise- Julienne, morte sans alliance; 
3.° Et Anne, femme de Pierre de Perchays, qui 
reçut partage de son frère, le 2 février 16 14. 

II. François de Bec-de-Lièvre, VI e du nom, seigneur 
de Saint-Maur. mort le 4 mars i632, avait épousé, par 
contrat du 28 avril i6i3, Françoise le Marchand, dame de 
la Geurivays, * fille de Pierre, seigneur de la Gitays et de 
la Geurivays, dont il eut : 

i.° René , seigneur de Saint-Maur, qui épousa, 
i.° le 25 septembre 1639, Marthe de Kerveno ; et 
2. le 12 mars 1644, Antoinette le Peunec, fille de 
René, seigneur de Trégron, et de Jeanne de Guer- 
rier, dont il eut : Julienne-Marie de Bec-de-Lièvre, 
dame de Saint-Maur, qui épousa, le 2 mai 1662, 
Jean-Georges de la Motte , seigneur de la Vallée 
Pimodam , fils de François, seigneur de la Vallée 
Pimodam, et de Françoise de Voyer ; dont deux filles 
mariées aux seigneurs de la Ferronays et de Ker- 
villio; 

2. Guillaume qui suit : 



t 3 4 BEC-DE-LIEVRE. 

3.° Claude, auteur de la branche des seigneurs 
de BrosSay, rapportée ci-après ; 

4. Gilles, seigneur du Houx, mort sans alliance. 

III. Guillaume de Bec-de-Lièvre, II e du nom, seigneur 
de Penhouet, reçut partage de René, seigneur de Saint- 
Maur, son frère aîné, le 19 septembre 1642, fut maintenu 
dans sa noblesse avec ses deux fils Julien-Antoine et Jean, 
lors de la réformation, par arrêt du 27 juin 1669. Il épousa, 
le 20 janvier 1645, Julienne du Mur, dame de Pomme- 
rel, fille de Julien, seigneur du Mur, et d'Hélène de Gue- 
riss, dont il eut : 

i.° Julien-Antoine, qui suit; 
2. Jean , qui est auteur de la branche des sei- 
gneurs de Belair, rapportée ci-après, 

IV. Julien-Antoine de Bec-de-Lièvre, seigneur de Pen- 
houet, mourut en 1703. Il avait épousé, le 2 3 juin 1670, 
Madeleine Cosnier, fille de René, seigneur de la Clergerie, 
et de Jeanne Carts, dont il eut : 

1 .° René-Jean-Baptiste, qui suit; 

2. Julien-Antoine, seigneur de Saint-Maur, ma- 
rié à Renée Denisot , dont il a eu Antoinette de 
Bec-de-Lièvre, dame de Saint-Maur, mariée le 10 
janvier 1729, à Charles-Louis, le Fournier, sei- 
gneur de Tréello. 

V. René-Jean-Baptiste de Bec-de-Lièvre, seigneur de 
Penhouet, mort le 24 décembre 1736, avait épousé le 4 
janvier 1689 : i.° Jeanne de Gallais, fille de Jean, seigneur 
de la Villerault et de Jeanne Costard , dont il n'eut point 
d'enfants ; et 2. Jeanne-Hélène Le Noir de Carlan, fille de 
Guillaume, seigneur de Tournemine, et de Jeanne-Fran- 
çoise Rodo-du-Matz, le 25 février 1725, dont il a eu: 

1 .° Jean-Marie, qui suit; 

2. Gabriel-François- Louis, dit le chevalier de 
Bec-de-Lièvre , né le i5 septembre 1734 , lieute- 
nant d'infanterie au régiment d'Enghien , blessé 
dangereusement à la bataille d'Astembeck en 1757, 
puis capitaine au régiment des Volontaires de Dau- 
phiné en janvier 1760; 

3.° Et Flavie-Suzanne, religieuse Ursuline à Re 
don, morte le 2 juillet 1756. 



BEC-DE-LIEVRE. l35 

VI. Jean-Marie de Bec-de-Lièvre, seigneur de Pen- 
houet, né le 8 décembre 1727; épousa, par contrat du 24 
septembre 1757, Suzanne de la Tullaye, fille de Pierre- 
Alexandre, seigneur de Kernavellon, et de Marguerite Le 
Clerc, dont il eut : 

i.° Anne- Marie -Alexandre, né le 10 janvier 
1760; 

2. Gabriel-Antoine, né le 18 février 1761 ; 
3.° Et Jean- Vincent, né le 27 juin 1762. 

Branche des seigneurs de Belair. 

I. Jean de Bec-de-Lièvre V, seigneur de Belair et de 
Piruit, fils puîné de Guillaume, seigneur de Penhouet, et 
de Julienne du Mur, né le 2 février 1648, épousa Anne- 
Olive. Elle était veuve le 3 février 1697, qu'elle transigea, 
avec Julien-Antoine de Bec-de-Lièvre, seigneur de Pen- 
houet, son beau-frère, sur la succession des père et mère 
de son mari, comme tutrice de ses fils, qui sont : 

1 .° Julien-Joseph, qui suit : 

2. Et François-Jean, mort le 17 juin 1708. 

II. Julien-Joseph de Bec-de-Lièvre, seigneur de. Belair, 
néle25 avril i685,mourutle 19301^1707. Il avait épousé, 
le 26 septembre 1706, Anne Dagues, fille de Simon Da- 
gues, conseiller au présidial du Mans, et de René des 
Aulnays, dont il eut : 

III. Antoine de Bec-de-Lièvre, seigneur de Belair, né 
posthume le 5 mars 1708, mort le 5 décembre 1740, avait 
épousé, le 7 mars 1733, Charlotte de Desniaux de la Ga- 
renne, fille de Jacques, seigneur de la Garenne, et d'Anne 
de Phlines, dont il a eu : 

i.° Antoine-Pierre, qui suit; 

2 .° Et Charles-Jacques-Denis, dit l'abbé de Bec- 
de-Lièvre , [né le 17 septembre 1735, chanoine de 
Saint-Brieux, et grand-vicaire du diocèse. 

IV. Antoine-Pierre de Bec-de-Lièvre, seigneur de Belair, 
et de Piruit, né le 9 octobre 1734, garde de la marine en 
1756, périt avec le vaisseau le Thésée, commandé par 
M. de Kersaint, dans le combat du 20 novembre 1759, 
entre le maréchal de Conflans et l'amiral Hauke. 



! 36 BEC-DE-LIEVRE. 

Branche des seigneurs du Brossay. 

I. Claude de Bec-de-Lièvre, seigneur de la Motte et du 
Brossay, troisième fils de François, VI e du nom, seigneur 
de Saint-Maur, et de Françoise le Marchand, épousa Gil- 
lonne Costard, veuve, tutrice de Gabriel leur fils, lors de 
l'arrêt de maintenue de noblesse du 27 juin 1669, dans 
lequel ils furent compris, Sont issus de ce mariage : 

i.° Gabriel, qui suit; 

2. Et Marguerite, mariée à Georges Saulnier, 
seigneur de Rohermand. Elle reçut partage de Ga- 
briel son frère, le 24 septembre 1689. 

II. Gabriel de Bec-de-Lièvre , seigneur du Brossay, 
émancipé par acte de la juridiction de Derval, du 2 5 juin 
1 680, rendit aveu en cette baronnie de la terre du Brossay, 
et épousa, le 11 septembre i683-, Gillonne Rouault, fille 
de René, seigneur de Trégneil-Lanvaux et de Margue- 
rite Maudet, dont il eut : 

i.° René-François, qui suit; 

2. Pierre, dit le chevalier de Brossay, mort sans 
alliance; 

3.° Et Anne-Marie, femme du seigneur des Ker- 
houet, morte sans postérité en 1754. 

III. René-François de Bec-de-Lièvre, seigneur du 
Brossay, épousa, par contrat du i5 février 17 ï 3, Gabrielle 
Saulnier, fille de Georges, seigneur de Rohermand, et de 
Marguerite de Bec-de-Lièvre, dont: 

IV. Alexandre-Gabriel de Bec-de-Lièvre , seigneur du 
Brossay, qui épousa, le 12 septembre 1735, Marie Morand, 
fille de Louis-Joseph, seigneur du Deron, commandant la 
noblesse de l'évêché de Rennes; et de Françoise de Mon- 
taudoin, dont il eut : 

i.° Pierre, qui suit; 

2. Et Lucrèce- Augustine , née le 2 septembre 
1741, mariée, en 1764, au seigneur de Fourché de 
Quehillac, chevalier de St. -Louis , et ancien officier 

de dragons. 

V. Pierre-Louis de Bec-de-Lièvre, seigneur du Brossay, 
né le 1 1 novembre 1738, reçu page du roi, en la grande 
écurie en 1754, cornette dans le régiment de cavalerie de 
Talleyrand, en 1756. 



BEC-DE-LIÈVRE. i3y 

Branche des marquis de Cany. 

I. Charles de Bec-de-Lièvre, I er du nom,, seigneur de 
Chavaignes, cinquième fils de Guillaume de Bec-de-Lièvre, 
seigneur du Bouexic et de Jeanne Sorrel, suivit en France 
la duchesse Anne de Bretagne , lorsqu'elle épousa le roi 
Charles VIII. Il épousa i.° Gillonne de Beaune Samblançay, 
sœur de Jacques, seigneur de Samblançay et de la Carte, 
vicomte de Tours, chambellan du roi, bailli et gouverneur 
de Touraine, mort vers l'an 1490; et 2. Pernellede Dreux. 
Il eut de son premier mariage: 

i.° Gilles, mentionné dans la ratification de la 
transaction du 29 mars 1514, mort sans alliance; 
2. René, qui suit; 

3.° Guy, dit Guyon, chanoine de l'église métro- 
politaine de Rouen, prieur de Saint- Ymer, qui fit 
donation, le 6 septembre 1 538, de la terre de Che- 
maille en Touraine, à René son frère, en faveur 
des enfants qu'il aurait de son second mariage; 

4. Jeanne, femme de Martin Fumée, morte lors 
de l'accord du 2 avril 1548. 
Et du second lit sont sortis : 

5.° Charles, seigneur de Sautonne, de Sanoye, et 
de la Leurie, en Anjou et Touraine, qui ratifia, tant 
pour lui que pour Gilles , Guyon , François et 
Jacques, ses frères, l'accord du 21 juillet 1 5 00, par 
acte passé devant les notaires de Rennes , avec 
Raoul, seigneur du Bouexic son cousin-germain. Il 
mourut sans postérité en avril 1548; 

6.° François, seigneur de Launay et de Vauthi- 
bault, qui servit dans les guerres de Piémont, 
sous le prince de Melphes, transigea le 2 avril 
1548, avec Charles de Sazilly, son neveu, sur. les 
successions de Jacques, Gilles, Guy, et Charles de 
Bec-de-Lièvre, ce dernier seigneur de Sautonne, et 
de Jeanne de Bec-de-Lièvre, avec ses frères et sœur, 
oncles et tante de Charles, seigneur de Sazilly. Il fit 
cession, par acte du i5 août i555, de tout ce que 
les enfants du premier mariage de Charles, sei- 
gneur de Chavaignes, avec Gillonne de Beaune, 
devaient à ceux du second mariage avec Pernelle de 
Dreux, ainsi que de ce qui lui appartenait dans les 
seigneuries de Sanoye et de la Leurie. Il épousa 
Bertrande du Pin, dont il eut Guillaume, homme 



j38 bec-de-lièvre. 

d'armes de la compagnie du seigneur de Montmo- 
rency, qui fut présent à la prise de possession que 
fit Charles, II« du nom, seigneur de Sazilly, le 27 
décembre i56o, de la terre de Sanoye. Il mourut 
sans alliance; 
7. Jacques, mort sans alliance avant le 1 5 mars 

i574; 

8.° Louise, dame Destors, veuve le 18 mars 
1527, de Denis Duval, vivait en i538, comme il 
est prouvé par un titre de l'abbaye du Val; 

9. Et Renée, femme de Martin de Péguigneau, 
seigneur de Villaumer et de la Motte. 

II. René de Bec-de-Lièvre, seigneur de Sazilly, suivit 
Louis XII, à la conquête du Milanais, qui le fit, en i5o2, 
gouverneur et podestat de ville d'Alexandrie'. Après la 
perte de ce duché, le roi lui donna, en 1 5 1 2, une charge 
de conseiller-clerc en l'échiquier de Normandie; il suc- 
céda au cardinal d'Amboise, dans la charge de garde-des- 
sceaux de la chancellerie, près le parlement, et mourut le 
14 avril 1545. Il avait épousé, i.° le 7 janvier i5i3, Marie 
d'Osmont, veuve de Robert de Croismare, seigneur des 
Alleurs, et fille de Nicolas d'Osmont, seigneur de Berville, 
mort le 10 décembre i53i; et 2. le 4 septembre i538, 
Marguerite de Bonshomes, fille de Jean, seigneur de 
Hautonne et de Couronne. Il eut de son premier mariage : 

i.° Charles, qui suit; 

2. Françoise, née le 3i décembre i52 3, mariée 
le 14 septembre 1541, à Jean de Bonshomes, sei- 
gneur de Couronne et de Hautonne; 

Et du second lit sortirent : 

3.° Marie, qui épousa, le 21 mars 1 55 3, Adrien, 
fils de Breaute, châtelain de Neville, bailli de Gi- 
sors, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, 
chevalier de son ordre et capitaine d'une compa- 
gnie de ses ordonnances, morte sans postérité. 

III. Charles de Bec-de-Lièvre, II 8 du nom, seigneur 
de Sazilly et de Quevilly, né le 20 janvier 1 5 20, fit hom- 
mage au roi pour sa terre de Quevilly, et fut élu .par la 
noblesse de la province, en i588, pour répondre aux ca- 
hier et articles présentés par l'archevêque de Lyon et autres 
commissaires députés par le roi en Normandie. Le 8 no- 
vembre i593, il fut député du corps de la noblesse du 



BEC-DE-LIÈVRE. i3g 

bailliage de Rouen, ponr assister aux états tenus à Caen par 
M. le duc de Montpensier. Il épousa i.° au mois de mars 
1 548^ Françoise Surreau, fille de Jean, seigneur de Far- 
ceaux, et de Marguerite de la Vieille; 2. le 5 mai i558, 
Anne du Hamel, fille de Nicolas, seigneur de Feuguerolles , 
de laquelle il n'eut point d'enfants; et 3.° le 22 septembre 
1574, Geneviève Rusé, fille de Louis, seigneur delà Her- 
pinière, et de Geneviève le Tur. Il eut de son premier 
mariage : 

i.° Pierre, qui suit; 

2. François, auteur de la branche des seigneurs 
de Bonnemare, rapportée après la postérité de son 
frère aîné ; 

3.° Charlotte, mariée le .20 septembre i566, à 
Jean de la Place, seigneur de Ronfeugère et de Fu- 
mechon, et de son troisième mariage : 

4. Geneviève, qui épousa, le 28 novembre 1594, 
Jacques de Boscregnoult, seigneur dudit lieu et du 
Moulin. 

IV. Pierre de Bec-de-Lièvre, V e du nom, seigneur de 
Quevilly et de Brumare, chevalier de l'ordre du roi, gen- 
tilhomme ordinaire de la chambre, servit à la bataille de 
Saint-Denis, en 1587, sous M. le duc de Longueville; aux 
guerres de la Basse-Normandie, aux sièges de Domfront et 
de Saint-Lô, sous le seigneur de Matignon; en 1589, et 
en 1590, sous M. le duc de Montpensier; au siège de 
Rouen, en 1591, en la compagnie du seigneur de Sainte- 
Marie. Il partagea le i5 décembre 1575, avec Hervé de 
Longaunay, seigneur dudit lieu, mari de Catherine Sur- 
reau, sa tante, en la succession de Thomas Surreau, sei- 
gneur de Farceaux, gentilhomme ordinaire de la chambre 
du roi , mort sans postérité de Susanne de Monchy-Senar- 
pont, et fit hommage au roi le 19 juillet i6o5, pour sa terre 
de Quevilly. Il avait épousé, le 10 octobre 1576, Catherine 
Martel, fille d'Artus, seigneur d'Hocqueville et de Ber- 
theauville, et de Catherine Boivin de Bounelot, dont il 
eut: 

1 .° Charles, qui suit ; 

2. Pierre, seigneur de Quevilly, conseiller au 
parlement de Rouen, ^ maintenu dans sa noblesse le 
6 février 1641, qui épousa, i.° le 14 juillet 161 6, 
Marie de Clainville, fille de Jacques, seigneur de 
Beaucoursel, et de Catherine Boulays; et 2. le 



I4 BEC-DE-LIEVRE. 

9 mars 1619, Marguerite Marc, fille de Louis, sei- 
gneur de la Ferté, et*ie Marguerite de Baudoin. Il 
mourut sans postérité avant le 8 mars i653, à la- 
quelle époque ses biens furent partagés entre ses 
neveux ; 

3.° Charles, dit le jeune, seigneur de Fresnes et 
de Saint-Georges , gentilhomme ordinaire de la 
chambre du roi. Il partagea avec ses frères la suc- 
cession de leurs père et mère, le 17 mars 1622, et 
fut tué en duel le 3 janvier 1640. Il avait épousé, 
le 22 octobre 1624, Anne le Brument, fille de 
Pierre et de Anne de His, dont il eut : 

a. Pierre, seigneur de Fresne, né le 3 jan- 
vier 1 635 _, intendant de Rouen le 3 juin 1668, 
mort sans alliance; 

b. René, seigneur de Saint-Georges, né le 
16 avril 1637, capitaine au régiment de Ram- 
bure en 1659, ensuite au régiment de la Ma- 
rine, puis colonel-lieutenant du régiment du 
Roi, infanterie, le 6 janvier 1676; il fut bri- 
gadier de ses armées, par brevet du 24 février 
suivant, et servit en cette qualité, en 1677, 
dans l'armée de Flandres, commandée par 
Monsieur, duc d'Orléans, et fut tué la cam- 
pagne suivante , à la bataille de Saint-Denis , 
en 1678; 

c. Et Jeanne, née en décembre 1627, et 
mariée le 10 novembre 1646, à François du 
Four, seigneur de Nogent; 

4. Catherine, mariée le i5 mai 1598, à Antoine 
de Parey, seigneur de Combray ; 

5.° Marguerite, femme de Pierre de Vinefay, 
seigneur de la Bataille ; 

6.° Jeanne, mariée le 25 novembre 1610, à 
Charles de Clercy, seigneur de Monyaux, du Fres- 
nay et de Fulletot ; 

7. Et Geneviève, femme de Pierre Gouel, sei- 
gneur des Pares et de Normanville. 

V. Charles de Bec-de-Lièvre, III e du nom, seigneur 
d'Hocqueville et de Brumare, né le 26 février 1579, suivit 
le duc deMercœur aux guerres de Hongrie, et se distingua 
au siège de Canise. Il fut investi de la charge de maître- 
d'hôtel du roi Henri IV, le 4 mars 1620; de celle de gentil- 



BEC-DE-LIÈVRE. I4 ! 

homme ordinaire de la chambre de Louis XIII , le 3o dé- 
cembre 1 614. Il fut nommé conseiller d'état d'éps'e, par 
brevet du 4 juin 16 19 ; mestre-de-camp d'infanterie , le 
11 février 1620; reçut commission, le 11 juillet , pour 
commander un régiment de cinq cents hommes à pied, 
dans l'armée que le duc d'Elbœuf assemblait en Normandie, 
et le roi lui écrivit de la Suze, le 4 août de la même année. 
Il mourut le i5 novembre 1622. Il avait épousé , le 2 no- 
vembre 1604, Jeanne de Morant, dame du Bois d'Aubi- 
gny, fille de Thomas, seigneur d'Esterville, et de Massiotte 
de Morel Putanges, dont il eut : 

i.° Pierre, qui suit: 

2. Thomas, seigneur de Brumare, mort en 1643, 
sans alliance ; 

3.° Catherine, mariée par contrat du 6 septembre 
1626, à Thomas de Franquetot, seigneur de Car- 
quebuc et de Vassy, l'un des vingt-quatre gentils- 
hommes ordinaires de la maison du roi ; 

4. Et Madeleine, femme de Marc-Aurèle de 
Giverville, seigneur d'Argences. 

VI. Pierre de Bec de Lièvre, VI e du nom, marquis de 
Quevilly, d'Hocquevile, et de Cany-Barville, châtelain 
de Grainville, premier président de la cour des aides de 
Normandie, conseiller d'état ordinaire et au conseil privé. 
En récompense de ses 1 services et de ceux de son père, le 
roi érigea, au mois de mai 1654, la seigneurie de Que- 
villy et fiefs y joints en marquisat. Il mourut le 1 3 juillet 
i685, et fut inhumé dans l'église des Carmes déchaussés de 
Rouen, qu'il avait fait bâtir. Il avait épousé, le 7 février 
1637, Madeleine de Moy, fille de Pierre, seigneur de 
Bieurville, et de Barbe Hébert. Sont issus de ce mariage : 

i.° Pierre, marquis d'Hocqueville et de Cany, 
châtelain de Grainville, où il fonda un hôpital de 
religieux de la Charité ; premier président de la 
cour des aides de Normandie, par provision du 9 
décembre 1678; mort en 1726, sans postérité. Il 
avait épousé, le 20 mai 1672, Françoise le Boutez, 
fille de Noël, seigneur de Chomot/ conseiller en la 
grand' chambre du parlement de Paris, et d'Anne 
Desprez ; 

2. Thomas-Charles, qui suit; 

3.° Barbe, mariée le 29 mai 1659, à Pierre le 



I4 2 BEC-DE-LIEVRE. 

Guerchois, seigneur d'Autretot et de Sainte- Co- 
lombe,, procureur -général du parlement de Nor- 
mandie; 

4. Geneviève , mariée le 19 mai i663, à Baltha- 
sar le Marinier, marquis de Cany-Veauville ; 

5.° Et Madeleine, mariée le 19 mai 1670 , à Jac- 
que Danviray-Machonville, baron de Beaudemont, 
président en la chambre des comptes de Normandie. 
VII. Thomas-Charles de Bec-de Lièvre, marquis de 
Quevilly, président à mortier au parlement de Normandie, 
par provision du i5 janvier 1681, mourut le 26 décembre 
171 1. Il avait épousé, le 3i janvier 1674, Marie-Anne 
Pellot, fille de Claude, comte de Trevière, premier prési- 
dent du même parlement, et de Claude le Camus. De ce 
mariage sont nés : 

i.° Claude, marquis de Quevilly, président à 
mortier du parlement de Normandie, qui épousa, 
i.° le 4 décembre 1703, Marguerite Bouchard, fille 
d'Alexandre, seigneur, vicomte de Blosseville, et 
d'Elisabeth -Susanne-Marie Vauquelin; et 2. le 8 
janvier 1728, Marie-Angélique-Charlotte-Henriette 
de Noucel, fille de Jacques- Alexandre-Henri, sei- 
gneur de Lourailles, président à mortier du parle- 
ment de Rouen , et de Marie-Madeleine-Cécile Mai- 
gnard de Bernières ; 

2. Pierre, capitaine d'infanterie au régiment de 
Bigorre, par commission du i5 février 1693, puis 
sous-lieutenant de la compagnie colonelle des gardes 
françaises, par lettre du 12 mars 1694; tué à 
Tournai en 1697 * 

3.° Charles- François, religieux bénédictin de 
Cluny, prieur de Bort , de Besu et de Saint-Aubin- 
des-Fresnes, mort ; 

4. Paul-René, carme déchaussé, visiteur-géné- 
ral, et assistant du général de son ordre, mort le 9 
décembre 1741 ; 

5.° François- Alexandre, capitaine d'infanterie au 
régiment de la marine, tué au combat de Cassano 
en août 1705 ; 

6.° Henri, garde de la marine, tué sur le vais- 
seau de M. le comte de Toulouse, au combat de 
Malaga, en 1704; 
7. Louis, dont l'article viendra; 



BEC-DE-LIÈVRE. I4 3 

8.° Thérèse, mariée le i5 mai 1700 , à Louis 
Carrel, président de la chambre des comptes de 
Normandie , morte veuve et carmélite à Rouen , le 
14 décembre 175 5; 

9. Barbe-Ursule, mariée le 3 mars 1709, à Ro- 
bert-Vincent d'Esmalleville , marquis de Panne- 
ville, baron de Préville, chevalier de Saint- Louis; 

io.° Geneviève , mariée le 14 septembre 171 1 , 
à Pierre de Varoc , seigneur d'Houeseville, morte 
le i er juin 1767 ; 

1 1.° Marie-Anne, morte religieuse à l'abbaye de 
Saint-Louis de Rouen ; 

12. Madeleine, religieuse ursuline à Rouen , 
morte le 7 décembre 1768 ; 

i3.° Elisabeth, religieuse ursuline à Rouen, 
morte le 28 octobre 1763 ; 

14. Et Claude-Louis, mort en bas-âge. 

VIII. Louis de Bec-de-Lièvre, I er du nom, marquis 
de Cany et de Quévilly, né le 20 août 1687, rendit hom- 
mage au roi de ces seigneuries en 1733 , et mourut le 4 
novembre 1740. Il avait épousé, le 9 mai 171 1, Emérique- 
Thérèse-Marc de la Ferte, fille de Charles, seigneur de 
Reux, et de Marie Amiot ; 2. le i5 avril 171 3, Marie- 
Anne Costé de Saint-Suplix, fille d'Alexandre, seigneur 
de Saint-Suplix, et de Marguerite le Biais; 3.° le 3 mai 
17 17, Anne-Henriette-Catherine Toustain, fille de Jacques- 
Nicolas, seigneur de Herbeville, et de Madeleine-Angé- 
lique de Lannoy ; et 4. le 24 juillet 1723, Marie-Made- 
leine de Houdetot, morte le 4 septembre 1761, fille d'A- 
drien-Joseph, marquis de Houdetot, et de Madeleine de 
Challons. De son second mariage il a eu : 

i.° Marguerite Lidie, mariée le i et mars 1734, 
à Louis Roger d'Estampes , marquis d'Estampes , 
baron de Mauny, mort le 3 avril 1741. lia eu de 
son troisième mariage : 

2. Pierre-Jacques-Louis, qui suit : 

3.° Marie-Angélique-Claudine-Henriette , mariée 
le 29 mars 1742, à Charles-Louis d'Argouges, 
marquis de Ranes, maréchal des camps et armées 
du roi, morte le 10 août 1760 ; et de son quatrième 
mariage : 

4. Péronne, morte le i3 août 1732. 

IX. Pierre-Jacques-Louis de Bec-de-Lièvre, marquis 



I44 BEC-DE-LIEVRE. 

de Cany et de Quévilly, né le 1 8 avril 171 8, épousa Je 
3o août 1733^ Charlotte de Paulmier-la-BucailIe , fille de 
Pierre, seigneur de Pretreval, et de Geneviève Marette, 
morte le 2 5 janvier 1734, de laquelle il a eu : 

i.° Louis-Pierre , comte de Cany,, né le 25 août 
1737, capitaine de dragons au régiment de la reine 
en septembre 1755; guidon delà gendarmerie en 
août 1759; sous-lieutenant du même corps , et 
mestre-de-camp de cavalerie par commission du 3 
mars 1762, et mort sans alliance le 29 mai 1767 ; 

2. Anne-Louis- Roger, qui suit \ 

3.° Et Henriette-Jeanne-Hélie , née le 14 no- 
vembre 1742, mariée le 22 juillet 1767, à Louis- 
François , vicomte de Talaru , colonel d'infanterie , 
et nommée, en décembre 1768, dame de compa- 
gnie de madame Adélaïde de France. 

X. Anne-Louis-Roger de Bec-de-Lièvre, dit le comte 
de Cany, né le i3 avril 1739, reçu chevalier de Malte de 
minorité en 1740, page du roi en sa petite écurie en 1754, 
premier page en 1757, capitaine de dragons le 18 janvier 
1760, guidon de la gendarmerie en février 1761, mestre- 
de-camp de cavalerie en février 1770 , et sous-lieutenant 
de gendarmerie en 1771, épousa, par contrat signé le 18 
juin 1768 , Elisabeth-Marie Boutren d'Hattenville , dame 
de Gros-Ménil , fille de Jean-François Marie , seigneur 
d'Hattenville, conseiller de grand'chambre au parlement 
de Rouen, et d'Elisabeth-Marie-Françoise Boulais, dame 
de Catte ville, dont il a: 

Armande-Louise-Marie , dite mademoiselle de 
Cany, née le 20 juillet 1769. 

Branche des seigneurs de Bonnemare. 

I. François de Bec-de-Lièvre, VII e du nom, fils puîné 
de Charles II, seigneur de Quévilly, et de Françoise Sur- 
reau, sa première femme, fut seigneur de Bonnemare de 
Farceaux, de Farin et de Villers, par les partages de la 
succession de Thomas Surreau, gentilhomme ordinaire de 
la chambre du roi, son oncle maternel, suivant les actes 
du 28 janvier 1 576 et reçut pour partage de Pierre V, son 
frère aîné, en la succession de Charles leur père, le 19 
décembre 1600, la seigneurie du Manoir-Pégouin; il ser- 
vait dans la compagnie du capitaine Boisdannebourg en 



BEG-DE-LIÈVRE. i 4 5 

1576, et fut homme d'armes de la compagnie de François 
d'Orléans, marquis de Rothelin, en 1587 ; puis gentil- 
homme ordinaire de la chambre du roi par lettres de rete- 
nue en 1612. Il épousa en i58o Anne Hollé, fille de Bar- 
thélémy seigneur de la Haule, et de Marie de Clainville, 
dont il eut : 

i.° François , seigneur de Bonnemare, qui -fut 
d'abord homme d'armes de la compagnie de M. le 
comte de Soissons en 161 1, gentilhomme ordinaire 
de la chambre du roi et capitaine de cent hommes 
d'armes de ses ordonnances; en 1622, capitaine au 
régiment de Vardes, et en 1625 en celui de Les- 
mont. Par lettres données à Tours le 7 septembre 
16 17, le roi ayant indiqué les états à tenir à Tours, 
il fut élu député de la noblesse du bailliage de Gi- 
sors le 6 novembre de ladite année, et mourut sans 
alliance en 162 5; 

2. Pierre, seigneur de Farceaux, qui obtint du 
roi, après la mort de son frère François, la com- 
pagnie d'infanterie, que ses infirmités ne lui per- 
mirent pas de garder, et qui mourut sans alliance; 
3.° Henri, prêtre et curé de Saint-Denis-le-Fer- 
ment , devenu seigneur de Bonnemare , céda ses 
terres à Jacques, son frère puîné, en faveur de son 
mariage; 
4. Jacques, qui suit: 

5.° Anne, femme de Nicolas Boulloche, maître 
des requêtes de la reine, mère de Louis XIII. Elle 
est morte avant l'année 1626. 

6.° Et Marie qui épousa i.° le 4 octobre 1621, 
Guillaume de Banastre , seigneur de Routes, et 
2. Jean Costard, seigneur des Ervollus. 

II. Jacques de Bec-de-Lièvre, seigneur de Bonnemare, 
de Farceaux, de Farin et de Villers, capitaine au régiment 
de Lesmont, sur la démission de Pierre, son frère; puis 
dans celui du Tôt, en 1637, dans lequel il servait à l'armée 
commandée par M. le duc de Longueville. Il épousa, le 8 
avril 1643, Charlotte Allorge, fille de Georges, seigneur 
de Malicorne, et d'Elisabeth de Lieuray. Elle mourut le 17 
septembre 1666. Il en eut: 

i.° François Henri, seigneur de Bonnemare et 
de Farceaux, maréchal-des-logis d'une compagnie 
de chevau- légers, qui épousa, le 2 décembre 1668, 



I4 6 BEC-DE-LIEVRE. 

Florentine Rouault, fille de Mathurin, seigneur 
des Rouairies, et de Florentine de Bonardy. Il 
mourut sans postérité. 

2. Georges -François, seigneur de Villers, capi- 
taine de dragons, mort sans enfants de Marguerite 
de Sainte-Marie d'Agneaux; 

3.° Jacques-Philippe, qui suit; 

4. Pierre, capitaine au régiment de la Marine, 
mort sans alliance; 

5.° Anne-Elisabeth, femme d'Anne Allorge, sei- 
gneur de Malicorne; 

6.° Et Marie-Catherine, mariée en février 1672, 
à Charles du Caron, seigneur de Ranfeugères. 

III. Jacques-Philippe de Bec-de-Lièvre, seigneur de 
Bonnemare, né le 7 février i65i , mort le 11 décembre 
1719, avait épousé, le 2 janvier 1675, Madeleine le Mar- 
chand, fille de Jacques et d'Anne de Tribout, dont il eut : 

IV. Jacques -Georges de Bec-de-Lièvre, seigneur de 
Bonnemare, né le 3 novembre 1677, qui fut lieutenant 
d'infanterie au régiment de Montenay. Il mourut le 2 avril 
1747.Il avait épousé, le 2 décembre 1702, Françoise de 
Coqueray, fille de Jean, seigneur de Montval, de laquelle 
il eut : 

1 .° Jean-Jacques René, qui suit ; 

2. Pierre-Marie, né le 3 novembre 171 5, prêtre 
et curé d'Ouainville, mort en 1770; 

3.° Françoise-Hélène, née le i er décembre 1704, 
mariée le 14 février 1726 à Louis Martel, seigneur 
de Gravetel , fils de Louis, seigneur de Gravetel ,' 
et de Madeleine de Sainte-Marie, morte le 14 dé- 
cembre 1732; 

4. Et Susanne- Angélique, née le 12 janvier 
1707, mariée le 2 juillet 1729 à Robert le Mancel, 
seigneur de Secqueville, et de Louis de Bellanger, 
mort le 16 août 1730. 

V. Jean-Jacques-René de Bec -de- Lièvre, seigneur de 
Bonnemare, né le 1 5 mars 1709, chevalier de Saint-Louis, 
capitaine de cavalerie par commission du i er septembre 
175 1, mestre-de-camp de cavalerie au i er juin 1762, offi- 
cier dans la première compagnie des mousquetaires de la 
garde du Roi. 

Nota. Les armes de Bec-de-Lièvre sont : de sable à deux croix 
tréfilées au pied fiché d'argent, accompagnées d'une coquille-oreil- 
lée, de même en pointe. Pour devise : Hoc tegmine tutus. 



PIERRES. 147 

PIERRES (du Plessis-Baudouin), famille d'ancienne 
chevalerie, originaire de la Grande-Bretagne , et consi- 
dérée par le savant Mesnage, le père Menestrier, l'abbé de 
Marolle, Jean Iret, Bourdigné, et autres, comme très- 
noble et très-ancienne. 

I. Guillaume Pierres, issu de la maison de Pierres, 
ducs de Northumberland en Angleterre, vint s'établir en 
France dans la province d'Anjou, vers l'an 1 180, et y prit 
alliance avec l'héritière de la maison du Plessis-Baudouin; 
ce qui se justifie par un accord et transaction fait et passé 
en l'an 1222, entre 

II. Baudouin Pierres, fils de Guillaume Pierres, che- 
valier, seigneur du Plessis-Baudouin , et Guillaume Cham- 
peng, chanoine de Saint-Léonard de Ghemillé, d'autre 
part. Il eut pour fils et sucesseur, 

III. Baudouin Pierres, II e du nom, dont on ignore 
l'alliance. Celui-ci eut pour fils et successeur, 

IV. Baudouin Pierres, III e du nom, chevalier, sei- 
gneur du Plessis-Baudouin, lequel prit alliance dans la 
maison d'Aubigné. Il eut pour fils et successeur, 

V. Guillaume Pierres, II e du nom, qualifié chevalier, 
seigneur du Plessis-Baudouin et de Chaillou en i32o, prit 
alliance avec Onneur de Maillé, fille de Jean de Maillé, 
chevalier, seigneur de Clervaux, et de Jean de Parthenay. 

Jean de Maillé était fils puîné de Hardouin de Maillé, 
V e du nom, chevalier, baron de Maillé, sénéchal du Poi- 
tou, et de Jeanne de Baussay, fille de Hugues de Baussay, 
chevalier ; et Hardouin de Maillé était fils de Hardouin de 
Maillé, IV e du nom, baron de Maillé, grand-sénéchal du 
Poitou, et de Jeanne de Touars, dame de Luçon et de la 
Roche-sur- Yon, fille unique d'Amaury, vicomte de Touars, 
et de Béatrix de Machecoul, dame de Luçon et de la 
Roche-sur-Yon. 

Onneur de Maillé avait pour sœurs Marie de Maillé, 
qui fut mariée à Bonabes de Rougé, chevalier, seigneur 
d'Erval , et Thomasse de Maillé, qui fut mariée à Imbert 
Gui. Jean de Maillé, leur père, avait pour frère aîné 
Hardouin de Maillé, VI e du nom, quia continué la pos- 
térité, et duquel descendent les seigneurs de Maillé Jalesne 
et les seigneurs de Maillé Tourlandry, barons d'Entrames 
près Laval. 

Guillaume Pierres fit son testament à Angers le mardi 
avant l'Annonciation de la Vierge, l'an i320, et fit un 
codicille en faveur d'Onneur de Maillé, sa femme, le di- 



!^8 PIERRES. 

manche après l'Assomption 1 338. Onneur de Maillé étant 
demeurée veuve de Guillaume Pierres, elle épousa en se- 
condes noces, la veille de la Purification 1343, Amaury 
de Baussay, chevalier, seigneur de la Motte. Du mariage 
de Guillaume Pierres et Onneur de Maillé est issu : 

VI. Guillaume Pierres, III e du nom, chevalier, seigneur 
du Plessis-Baudouin. Il servit en 1 371 sous la bannière de 
Pierre de Tournemine, sire delà Hunaudaye , chevalier 
banneret, et se trouva au siège que le sire de Laval et le 
vicomte de Rohan mirent devant la ville de Becherel , avec 
les sires de Coetmen, Trigaranteuc > Jarille, Kernechrion, 
et autres chevaliers. Il fut envoyé par le duc de Lancastre, 
commandant en Guyenne, vers Richard, roi de la Grande- 
Bretagne, pour traiter et négocier des affaires importantes. 
Il rendit aveu à Josselin d'Aubigné, le jeudi avant la Saint- 
Clément, 21 novembre 1387. Il avait épousé en 1 3 55 de- 
moiselle Jeanne de Lisle, fille de Barthélémy de Lisle, 
chevalier, seigneur de Gonord, de Touarcé et de la Gour- 
douère, et de demoiselle Thomasse de Doué. Il fit accord 
en forme de partage noble, avec messire Jean de Lisle, 
en date du mardi après l'heure Saint-Pierre, Tan de grâce 
1 362, signé J. Glasière. De ce mariage est issu : 

VII. Jean Pierres, chevalier, seigneur du Plessis-Bau- 
douin, de Chaillou, et fut homme de guerre, ainsi que ses 
ancêtres; il fut tué en Tan 141 5 à la fameuse bataille d'Azin- 
court, où il périt grand nombre de gentilshommes; il 
transigea avec Guillaume de Ver le 27 mai 1404: ledit 
acte signé /. Gaudioh et J. Chesnaye. Il fit accord en 
forme de partage noble entre nobles personnes Mabile 
Pierres, Jean Pierres le jeune et Madeleine Pierres, en- 
fants de messire Guillaume Pierres, chevalier et de noble 
dame Jeanne de Lisle, en la présence dudit seigneur che- 
valier, touchant la terre de Clervaux; ledit acte passé par 
J. Chesnaye, notaire à Angers, le 6 juin 1392. Il prit 
alliance le 11 juillet 1401 ; le contrat passé en la cour de 
Chemillé en Anjou, avec demoiselle Onneur de Ver, fille 
de Guillaume de Ver, chevalier, et demoiselle Jeanne de 
la Grésille, fille de Geoffroy de la Grésille, chevalier, sei- 
gneur dudit lieu en Anjou. De ce mariage sont issus : 

i.° Pierre Pierres, dont l'article viendra; 
2. Guillaume Pierres, qui a fondé la branche 
de la Boninière et de Narsay, rapportée ci-après ; 
3.° Marguerite, mariée à Guillaume de Tessé , 



PIERRES. 149 

chevalier, seigneur d'Asnières et de Longlée, au 
pays du Maine, dont sortit Pierre de Tessé, mari 
de demoiselle Marie de Meaulne, fille de Pierre de 
Meaulne et de Jeanne de la Rongère, fille de Fou- 
quet de la Rongère et de Colette de Goubiz. 

VIII. Pierre Pierres, chevalier, seigneur du Plessis- 
Baudouin, de Chaillou, du Poirier et autres lieux, épousa 
en 1449 demoiselle Jolande Joël du Jocal, fille de Her- 
mond Joël du Jocal, chevalier, et de demoiselle Raimonde 
de Baif, de laquelle demeuré veuf, il épousa en secondes 
noces, en 1463, demoiselle Anne Pointel ou Pointeau, 
fille de Guillaume Pointeau, chevalier, seigneur de la Poin- 
tillière du Bois-Dauphin, de Miré, de la Plesse, etc. ; par 
acte passé le 3 avril 1459 devant Bourigault et Bouché: il 
fit partage à Guillaume Pierres, son frère puîné, et lui 
donna en propriété la terre et seigneurie du Poirier, etc. 
Du premier lit sont issus : 

1 .° Jean, dont l'article viendra; 

2. Guy, chanoine et maître -école de l'église 
d'Angers, assista à la réformation de la coutume 
d'Anjou. 

3.° Jeanne, mariée à Antoine Aménard, cheva- 
lier, seigneur de Chanzai, dont sortit Jeanne Amé- 
nard, qui fut mariée à Jean de la Faussille, che- 
valier ; 

4. Catherine, mariée à Jean -René Crespin, 
écuyer, dont sortit Françoise Crespin, qui fut ma- 
riée à Madelon de la Jaille, chevalier, seigneur de 
la Rochetalbot ; étant demeurée veuve, elle épousa 
en secondes noces René Frezeau, écuyer, seigneur 
de la Frezellière, dont sortit Jeanne Frezeau, qui 
fut mariée à Antoine le Maire, écuyer, seigneur du 
Plessis-au-Maire, dont sortit Catherine le Maire, 
mariée à Aimard de Seillons. Du second lit sont 
issus : 

5.° Charles, puîné de père qui a fondé la branche 
des seigneurs de la Plesse, de Launay-Jumiers, de 
Chazé-sur- Argots, de Belle- Fontaine et de Fouge- 
ray, rapportée ci-après; 

6.° Gabriel, fut présent à une transaction passée 
en i5o2 entre Gevrine de Sumeraine et René de 
Baubigné. 

IX. Jean Pierres, II e du nom, chevalier, seigneur du 



!5 PIERRES. 

Plessix-Baudouin, épousa, par contrat passé à Poitiers 
devant Rivière et M ardaier, le 26 mai 1469, Catherine de 
Billy, fille de noble et puissant Hugues de Billy, chevalier, 
seigneur de Thuré, chambellan et maître-d'hôtel de Mgr 
le comte du Maine, et de damoiselle Jeanne Rouault, 
fille de Jean Rouault, chevalier, seigneur de Boismenard, 
chambellan du roi, et de dame Jeanne Du Bellay, fille 
de Hugues Du Bellay, et de damoiselle Isabeau de Monti- 
gny, dame de Langey. Jean Rouault servit au siège de 
Parthenay, en 1410, et fut tué à la bataille de Verneuil, en 
1424. Il avait pour frère Joachim Rouault, qui fut maré- 
chal de France, ,et ils étaient fils de Gilles Rouault et de 
Catherine Rabaste. De ce mariage sont issus: 

1 .° René, dont l'article viendra ; 

2. Jean; assista au procès- verbal de la coutume 
d'Anjou, en i5o8, comme il se voit audit procès- 
verbal au chapitre de la noblesse. 

X. René Pierres, chevalier, seigneur du Plessix-Bau- 
douin, et chevalier de l'ordre du roi, épousa, le 10 avril 
1 504, damoiselle Antoinette d'Hommes, fille de Mathurin 
d'Hommes, chevalier, seigneur dudit lieu, et de damoiselle 
Jeanne de Montbron, fille de Guichard de Montbron, che- 
valier, et de damoiselle Catherine Martel, fille de Louis 
Martel, chevalier, et de dame Marie de Latourlandry, 
ledit contrat passé devant Gaudet Giron et de la Barre, 
notaires à Angers, en présence et du consentement de Guy 
Pierres et de Charles Pierres, seigneur de La Plesse et 
oncles paternels du futur époux. Duquel mariage sont issus : 

i.° René, dont l'article viendra; 

2. Claude ou Claudine, laquelle fut mariée à 
François de Juigné, chevalier-gentilhomme de la 
maison du duc de Montmorency, fils de René de 
Juigné, et de Perrette de Poncé, fille de Jean de 
Poncé, écuyer, et de damoiselle Jeanne de Val- 
leaux. 

XI. René Pierres, II e du nom, chevalier, seigneur 
du Plessix-Baudouin, fut aussi chevalier de l'ordre du roi, 
29 mars 1570, et l'un des cent gentilshommes ordinaires 
de sa chambre, capitaine d'une compagnie de deux cents 
hommes d'armes de pied, commandant de la ville et château 
d'Angers, le 26 septembre 1 568. Il avait épousé, le 8 oct. 
i53o, damoiselle Claude Foucher, fille de Claude Foucher, 



PIERRES. iSi 

chevalier, et de damoiseile Françoise de Marconnay. Claude 
Foucher était issu, par représentation de degrés, d'Antoine 
Foucher, i.°maride Marguerite de Chateaubriand fille de 
Brideau de Chateaubriand chevalier, et de Marguerite de 
Parthenay fille de Guy Larchevêque, seigneur de Parthe- 
nay, et de Jeanne d'Amboise; 2. il épousa Gillette Rouault, 
fille de Miles Rouault, et d'Isabeau de Beaumont, fille de 
Louis de Beaumont, chevalier, seigneur de Bressuire en 
Poitou. Claude Foucher avait pour sœur Françoise Fou- 
cher, mariée à Joachim de la Châtre, capitaine des gardes- 
du-corps du roi, et maître des cérémonies de France, fils 
de Gabriel de La Châtre, chevalier, aussi capitaine des 
gardes-du-corps, et de Marie de Saint-Amadour, fille de 
Guillaume de Saint-Amadour, chevalier, et de damoiseile 
Marguerite de Quebriac. Duquel mariage sont issus : 

i.° Guy, dont l'article viendra; 

2.0 Jean, abbé des abbayes de Saint-Maur sur 
Loire, et du Perray, prieur de Sceaux, chanoine 
et maître-école de l'église d'Angers; 

3.° Claude, dame de Marigny, fut l'une des 
dames ordinaires de la reine douairière de France ; 

4. Philippe, marié à Jacques de Lagresille, 
chevalier, un des cent gentilshommes de la maison 
du roi; 

5.° Françoise, mariée, en i5y3 } à Nicolas Pie- 
douault, dont sortit Marie Piedouault, mariée, en 
i6o5 à René de la Grandière, chevalier, fils 
puîné de Jean de la Grandière, chevalier de l'ordre 
du roi, et de Suzanne de Thory, fille de René de 
Thory, chevalier, et de damoiseile Anne d'Asie. 

XII. Guy Pierres, chevalier, seigneur du Plessix- 
Baudouin, fut aussi chevalier de l'ordre du roi, et l'un des 
cent gentilshommes de sa maison. Il servit, en qualité de 
guidon de la compagnie de M. de Thorée. Il épousa, le 
26 novembre 1570, damoiseile Catherine de Souvigné, 
fille de Jacques de Souvigné, chevalier, seigneur de la 
Roche-Boisseau, et de damoiseile Catherine de Villeneuve. 
Duquel mariage sont issus : 

1 .° Jean, dont l'article suivra ; 

2. Lancelot, chevalier de l'ordre de Saint-Jean 
de Jérusalem, en 1595 et ensuite commandeur des 
commanderies de Nantes, et de Vilgas en Bretagne; 



!5 2 PIERRES. 

3.° Anne, mariée deux fois, i.° à Guy Lailler, 
chevalier; et 2. à Françoise de Juigné, le 21 janvier 
i636, veuf de Françoise Pantin, fille de Louis 
Pantin, chevalier, et de Suzanne de Beaucé; 

4. René, mariée à Benjamin de Ghouppes, 
chevalier, dont sortit Hélène de Chouppes, mariée 
à Claude de Juigné, chevalier; 

5.° Claude, mariée à Jean Bineteau, écuyer, 
fils de Nicolas Bineteau, et damoiselle Jeanne de la 
Rousselière, dont sortit Catherine Bineteau, ma- 
riée, le 22 août i632, à Charles d'Héliand, écuyer, 
sieur de la Mallonnière, dont plusieurs enfants 
morts sans postérité. 

XIII. Jean Pierres, III e du nom, chevalier seigneur 
du Plessix-Baudouin et de Pont-de-Vie, du chef de sa femme, 
prit alliance le 1 3 mai 1 6o3, avec damoiselle Françoise de 
Noûhes, fille de François de Noùhes, chevalier, baron de 
la Lande, gouverneur pour le roi, de la ville de Fontenay- 
le-Comte, et de damoiselle Madeleine Daulnis, duquel 
mariage sont issus : 

1 .° François, dont l'article suit; 
2. N Pierres. 

XIV. François Pierres, chevalier, seigneur du Plessix- 
Baudouin et de Pont-de-Vie, épousa, le 6 août i63o, da- 
moiselle Marie Chapot, fille de Pierre Chapot, écuyer, 
seigneur de la Josselinière, et de damoiselle Jacquette Ar- 
naud, dont est issu: 

XV. François Pierres, II e du nom, chevalier, seigneur 
du Plessix-Baudouin et de Pont-de-Vie, épousa, le 2 mars 
1666, damoiselle Hélène Foucher, fille de Calixte Fou- 
cher, chevalier, baron de Gué-Sainte-Flaine, seigneur de 
Longueville, et de damoiselle Marie Daurin, dont est issu : 

1 .° Louis aîné, qui suit. 

XVI. Louis Pierres, chevalier, seigneur du Plessix- 
Baudouin et de Pont-de-Vie, épousa, le 18 janvier 1699, 
damoiselle Marie-Charlotte Cherbonnel, fille de Gabriel 
Cherbonnel, écuyer, seigneur de la Cardinière, capitaine 
au régiment de Navarre, et de dame Charlotte Augereau ; 
duquel mariage sont issus : 

1 .° Charles-Louis, dont l'article viendra ; 
2. Louise-Gabrielle , mariée vers 1730 , à Jacques 
Charles de la Sayette , chevalier , seigneur dudit 



PIERRES. i53 

lieu, dont est issu Honoré de la Sayette, chevalier, 
mousquetaire du roi, chevalier de Saint-Louis, 
épousa, le 8 octobre 1758, damoiselle Marie-Ni- 
colle- Antoinette Vidard de Saint-Cler, fille d'An- 
toine- Hyppolite Vidard de Saint-Cler, chevalier, 
vicomte de Vaussiènes, et de damoiselle Marie- 
Madeleine Delattre d'Aubigny, fille de De- 

lattre d'Aubigny et de damoiselle de Niset, 

dont est issu Antoine-Marie-Honoré de la Sayette, 
qui épousa, le 26 août 1783, damoiselle Marie- 
Louise de Leffe-de-Noue , fille de Pierre de Leffe- 
de-Noue, chevalier, et de damoiselle Louise de 
Ligondès. De ce mariage est issu Ferdinand- Adrien 
de la Sayette, né le 17 avril 1785. 

XVII. Charles-Louis Pierres, chevalier, seigneur du 
Plessix-Baudouin et de Pont-de-Vie, prit alliance, le 12 
avril 1728, avec damoiselle Esprit-Jeanne de Jousseaume, 
fille de Louis-de-Jousseaume , chevalier, seigneur, mar- 
quis de la Bretesche, vicomte de Tiffauges, et de damoi- 
selle Françoise-Charlotte Lemercier. Il n'a point eu d'en- 
fants de ce mariage. 

Branche des seigneurs de la Boninière et de Narsay , 
établie près Chinon. 

I. Guillaume Pierres, chevalier, seigneur du Poirier 
et de Chaillou, fils puîné de Jean Pierres, I er du nom, 
chevalier, seigneur du Plessix-Baudouin, et de damoiselle 
Onneur de Ver, fut partagé par Pierre Pierres, son frère 
aîné, qui lui donna la terre du Poirier; il reçut encore 
dans la suite celle de Chaillou. Il fut écuyer-tranchant de 
très-haute et très-puissante princesse madame la comtesse 
du Maine. Il prit alliance pardevant Lucas et Daurin, 
notaires à Châtelleraut, le 22 décembre 1448, avec demoi- 
selle Marie de Marconnay, fille de Jean de Marconnay, 
chevalier, seigneur de Colombiers, chambellan du roi de 
France, et de demoiselle Bartholomée de Ry. Marie de 
Marconnay avait pour frères Simon et Pierre de Marcon- 
nay, chevaliers, et pour sœurs Jeanne et Catherine, qui 
firent partage, le 20 janvier 1455, et par lequel partage 
Marie de Marconnay eut les terres de la Boninière et de la 
Bigottière. Guillaume Pierres fit son testament le 22 avril 
1477, décéda le dimanche dixième jour d'août l'an 1493. 
De son mariage sont issus : 



^4 PIERRES. 

i.° Louis, dont l'article viendra; 

2.° Hugues, mort sans postérité; 

3.° Bartholomée , mariée à Robert Garnier, 
écuyer, seigneur de la Maison-Neuve ; 

4. Anne, mariée à Pierre Prieur, écuyer, sei- 
gneur de Chantelou, au Maine; 

5.° Catherine, mariée à Louis de Goullard , 
écuyer, seigneur de la Bourbellière; 

6.° Guyonne , mariée à Mathurin de la Rye , 
écuyer, seigneur dudit lieu. 

II. Louis Pierres, chevalier, seigneur du Poirier, de 
Chaillou et de la Boninière; servit longtemps dans les 
guerres, ainsi qu'avaient fait ses ancêtres, et prit alliance, 
le 28 janvier 1497, avec damoiselle Marie Petit, fille de 
François Petit, écuyer, seigneur de Saint-Chastres, et de 
damoiselle Jeanne Lemastin. De ce mariage sont issus : 

1 .° Jean, dont l'article viendra; 
2. Louis , écuyer de la princesse de Bourbon , 
duchesse de Ferrare; 
3.° Aimé, puîné; 
4. Annet, prieur de Saint-Prefix de Pichevrier; 

6*' Louise, | «kmoiselles. 

III. Jean Pierres, chevalier, seigneur du Poirier, delà 
Boninière, de Beau- Repaire et de la Bigottière, écuyer 
d'écuries de très-haute et très-puissante princesse Renée de 
France, duchesse de Ferrare et de Chartres; épousa, le 
17 décembre i537, damoiselle Charlotte Clavurier, fille de 
Joseph Clavurier, chevalier, seigneur de la Tour-Savary, 
et damoiselle Louise de Bruzac. De ce mariage sont issus : 

1 ,° Guy, dont l'article viendra ; 

2. Antoine Pierres, a fondé la branche des sei- 
gneurs de Fontenaille et d'Epigny, rapportée ci- 
après; 

3.° Marc, chevalier; 

4. Charles, puîné; 

5.° Louise, mariée à Guy d'Aurillé , chevalier 
seigneur de la Coursaye. 

IV. Guy Pierres, chevalier, seigneur de la Boninière, 
de Chaillou, de la Gaudinière, etc., gentilhomme de la cham- 
bre du prince de Condé et maître-d'hôtel ordinaire du 



PIERRES. ï55 

prince de Conti , épousa, le 3o de'cembre i565, damoiselle 
Jeanne de Montléon, fille de Louis de Montléon, cheva- 
lier, seigneur de Narsay, et de damoiselle Louise Goulard. 
Jeanne de Montléon avait pour sœurs Marie de Montléon , 
mariée à Christophe de Chezelle, seigneur de la Bourie; 
Anne, mariée à Joachim Aymard, écuyer, seigneur de la 
Roche-aux- Enfants; et Simonne, mariée à Pierre de Gui- 
neuf, écuyer, seigneur de la Tesserie. Guy Pierres, de- 
meuré veuf, épousa damoiselle" Louise de Saint-Jouin, 
veuve de Pierre de Bustan, chevalier, seigneur de Preu- 
gny. Il n'eut point d'enfants de ce second mariage; il eut 
du premier : 

i.° Josias, dont l'article viendra; 

2.° Henri, seigneur de Prinçay, mort sans hoirs 
d& son mariage avec N. Dupuy; 

3.° Marie, mariée à Pierre Dudrac, chevalier, 
seigneur de la Clairbaudière. Cette maison Dudrac 
est éteinte dans, celle de Ferrahd, en Poitou. 

V. Josias Pierres, chevalier, seigneur de la Boninière, du 
Chaillou, etc., épousa, le 6 avril 1599, devant Lomeron, 
notaire à Chinon, damoiselle Gabrielle de Bustan, fille de 
Pierre de Bustan, chevalier, seigneur de Preugny, Vou- 
gaudry, etc., et de damoiselle Louise de Saint-Jouin. 
Josias Pierres, demeuré veuf, épousa devant Verroneau, 
notaire à la Rochelle, le 24 avril 1610, damoiselle Nérée 
Courault, fille de haut et [puissant seigneur Antoine Cou- 
rault, chevalier, seigneur, baron de Châtellalon, et de 
damoiselle Perrote-Baudouin. Du premier lit sont issus : 
i.° Hector, dont l'article viendra; 
2. Maximilien, puîné, mari de damoiselle Marie 
\ du Pont, dont sortit Josias, mort sans postérité. 

Du deuxième lit sont issus: 

i.° Josias, chevalier, seigneur de Perigny, 
épousa damoiselle Susanne Carrey de Bellemare. 
On ne connaît point ses descendants; 

2. Daniel y puîné, dont l'article viendra, et qui 
a continué la postérité ; 

3.° Cassandre, mariée à N .... de Messemé, che- 
valier, seigneur de Talivois. 

VI .Hector Pierres, chevalier, seigneur de la Boninière, 
de Lecottière, des Gardes, épousa, le 11 décembre i63o, 



i56 PIERRES. 

damoiselle Claude de Villiers, fille de Jean de Villiers, 
chevalier, seigneur de la Boissonnière; duquel mariage 
sont issus : 

i.° Josias-Louis, aîné, / , ., 

2.» Horace, puîné, j morts «"» P ostente '• 

3.° Claude, mariée à François de Saint-Maulay, 

chevalier, seigneur du Lignerot; 

4° Gabrielle, mariée à Prosper, seigneur de la 

Motte-Montbrard. 

VII. Daniel Pierres, chevalier, seigneur de Narsay et 
des Epaux, major pour le roi des ville, cité et château de 
Carcassonne, lieutenant de cent hommes de morte paye, 
fils puîné de Josias Pierres, I er du nom, et de damoiselle 
Neree Courault, prit alliance devant Bodin et Duplix, le 
18 mars 1662, avec damoiselle Marie de Refuge, fille de 
haut et puissant seigneur Jean de Refuge, chevalier, sei- 
gneur, comte de Coesmes et baron de la Boutelaye, et de 
damoiselle Susanne de Meaussé. De ce mariage sont 
issus : • 

i. # Daniel, dont l'article viendra; 

2. Jacques, lieutenant au régiment d'Ancezune, 
cavalerie, chevalier de Tordre royal et militaire de 
Saint-Louis; 

3.° Gédéon, puîné, a fondé la branche des sei- 
gneurs des Epaux, rapportée ci-après ; 

4. Susanne-Marie , dame de Rilly près Beau- 
gency, morte fille le 16 octobre 17 16; 

5.° Cassandre, religieuse à l'abbaye de Fonte- 
vrault; 

6.° Aimée, religieuse aux Hospitalières, à Chinon; 

7. Henriette, religieuse aux Capucines, à Tours. 

VIII. Daniel Pierres, II e du nom, chevalier, seigneur 
de Narsay, lieutenant au régiment de Lyonnais, infante- 
rie, épousa damoiselle Marie- Agnès Drouin, fille de Fran- 
çois Drouin, écuyer, seigneur de Lolive-Noiré , et de da- 
moiselle Marie de Chauffourt, dont sont issus : 

i.° François-Daniel, dont l'article viendra; 

2. François, puîné, seigneur de Rilly, capitaine 
au régiment de Touraine, fut tué au siège de Tour- 
nay , le 10 mai 1745; 

3.° Dominique-Alexandre , capitaine au régiment 



PIERRES. 07 

de Bassigny, mort en la ville de Nancy, au mois 
d'août 175 1 ; 

4. Gabriel, mort à Narsay; 

5.° Aimé, mort à Narsay; 

6.° Marie-Anne-Jeanne, religieuse à l'abbaye de 
Fontevrault, le 16 mai 1736. 

IX. François - Daniel Pierres, chevalier, seigneur de 
Narsay, lieutenant d'une compagnie de mineurs, commis- 
saire extraordinaire de l'artillerie , prit alliance devant 
Hesnault, notaire à Angers, le 6 novembre 1746, avec 
damoiselle Marie-MadeleineGoirand , fille d'Abel Goirand , 
écuyer, sieur de Gaigné, et de damoiselle Françoise-Mar- 
guerite Guillot; duquel mariage sont issus : 

i.° Daniel-A bel- Marie, dont l'article viendra; 

2. Joseph-Constant, mort au berceau : 

3.° Henriette, morte au berceau; 

4. Henriette - Gabrielle , mariée à Guiot , 

chevalier, seigneur de Douce ; 

5.° Louise- Valentine , religieuse à l'abbaye de 
Fontevrault, morte le i er juin 1814. 

X. Daniel-Abel-Marie Pierres, chevalier seigneur de 
Narsay, Nueil, et capitaine au régiment de Champagne ; 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, prit 
alliance, le 6 février 1782, avec damoiselle Louise-Cathe- 
rine-Cécile Le Breton, fille de Jacques Le Breton, écuyer, 
seigneur de Nueil, Noire, la Chevrière, Vonne, etc., 

et de damoiselle de Bourassé, duquel mariage est 

issu : 

XI. Gabriel-Théodore Pierres, chevalier, seigneur de 
Narsay, Nueil, etc., prit alliance, par contrat devant 
Letort, notaire à Craon en Anjou, le 5 octobre i8o5, 
avec damoiselle Eugénie Pierres, fille de messire Pierre- 
Jean-René Pierres, chevalier, seigneur de Fougeray, Le- 
pronnière , Lahoussaye, Bretignoles, etc.; ancien page 
du roi à la grande écurie , officier de cavalerie au régi- 
ment du roi; et de damoiselle Françoise - Marie de La 
Barre, fille unique de messire René- Louis de La Barre, 
chevalier , seigneur de Lepronnière-Lahoussaye , et an- 
cien page de la reine, lieutenant au régiment de Bourbon, 
infanterie, et de damoiselle Françoise-Ambroise de Vrigné. 
Ledit sieur René-Louis de La Barre était fils puîné de 
René de La Barre, chevalier, seigneur de Préaulx-Lepron- 



T 58 PIERRES. 

nière, etc., et de demoiselle Marie-Anne-Renée de Lan- 
tivy, fille de Louis-Pierre de Lantivy, chevalier, seigneur 
de la Lande, Bonchamps. etc.; et de dame Marie-Anne 
de la Chevallerie, fille de René de la Chevallerie, seigneur 
de Lepronnière et de demoiselle Suzanne d'Andigné. Du 
mariage de Gabriel-Théodore et Eugénie Pierres, sont 
issus : 

i .° Eugène - Désiré - Abel - Théodore aîné, né le 29 
octobre 1 8 1 1 ; 

2. Auguste, puîné, né le 22 novembre 181 2; 
3.° Eugénie-Zénaïde, née le 20 mai 1808. 

Branche des seigneurs des Epaux. 

I. Gédéon Pierres, chevalier, seigneur des Epaux, 
capitaine au régiment de Montluc, fils puîné de Daniel 
Pierres et de damoiselle Marie de Refuge, épousa en pre- 
mières noces damoiselle Claude de Beauvau, dame de 
Basse, fille de Louis de Beauveau, chevalier, seigneur de 
Courcoué, et de damoiselle Marie de la Chesnaye; et en 
deuxièmes noces il épousa Louise de Boittereau, fille de 
Pierre de Boittereau, chevalier, seigneur de Villiers, du- 
quel mariage sont issus : 

i.° Gabriel, capitaine au régiment de Cham- 
pagne, infanterie, mari de i.° damoiselle de Roche- 
fort; 2. de damoiselle de Veau, seigneur 

de Rivière : sans enfants ; 

2. Louise, religieuse à l'abbaye de Fonte vrault; 

3.° Angélique, damoiselle. 

Il n'y a point eu d'enfants. 

Branche des seigneurs de Fontenailles et d'Epigny 
en Tour aine. 

I. Antoine Pierres, chevalier, seigneur des Gardes, fils 
puîné de Jean Pierres, chevalier, seigneur de la Boniniëre, 
de Beaurepaire et la Bigottière, et de damoiselle Charlotte 
Clavurier, prit alliance, le 28 mars 1 565, avec damoi- 
selle Marguerite de Mons, fille de Pierre de Mons, che- 
valier, seigneur dudit lieu d'Epigny et de Viannay, et de 
damoiselle Marie Bougaut, duquel mariage est issu : 

René, qui suit : 

II. René Pierres, chevalier, seigneur d'Epigny, dt 



PIERRES. ^g 

Mons, de Viannay, etc., épousa le 6 juillet 1611, damoi- 
selle Marguerite du Billard, duquel mariage est issu : 
Antoine, aîné, qui suit : 

III. Antoine Pierres, chevalier, seigneur d'Epigny, 
de Viannay, prit alliance le 23 janvier 1657, avec da- 
moiselle Henriette de Fouchier, duquel mariage sont 
issus : 

1 .° Antoine Pierres, mort sans postérité ; 
2. René, puîné, dont l'article viendra, a con- 
tinué la postérité. 

3.° Joachim, mort sans postérité. 

IV. René Pierres, chevalier, seigneur d'Epigny et de 
Fontenailles, épousa le 11 janvier 1692, damoiselle Scot 
de Coulanges, duquel mariage sont issus : 

i.° René, dont l'article viendra ; 

2. Charles-Constant, lequel fut marié à damoi- 
selle Françoise-Catherine de Marsay vers 171 5, 
dont il eut : 

a. François-Pierres, qui fonde une branche 
particulière ; 

3.° Louise ; 

4. Charlotte; 

5.° Clotilde, religieuse;' 

6.° Henriette, religieuse. 

V. René Pierres, II e dû nom, chevalier, seigneur 
d'Epigny et de Fontenailles, etc., épousa le 27 octobre 

171 5, damoiselle Cottereau, duquel mariage sont 

issus : 

1 .° René-Antoine, dont l'article viendra ; 

2. Joseph- Pascal, capitaine au régiment de Poi- 
tou, infanterie, chevalier de l'ordre royal et mili- 
taire de Saint-Louis; 

3.° Charles-François; 

4. François ; 

5.° Françoise- Marguerite, religieuse ; 

6.° Louise, morte jeune ; 

7. Henriette, morte jeune ; 

VI. René-Antoine Pierres, III e du nom, chevalier, 
seigneur d'Epigny et de Fontenaille, épousa le 20 février 
1748, damoiselle Anne-Marguerite d'Harambure, fille de 
Paul d'Harambure, chevalier, seigneur de la Cheverie, et 
de damoiselle Marie-Anne de Moussy, fille de Claude de 



!6o PIERRES. 

Moussy, chevalier, seigneur de la Grange, et de damoi- 
selle Madeleine de Montbel, maries le 7 novembre 171 5. 
Paul d'Harambure était le fils de Jean d'Harambure, che- 
valier, seigneur de Romefort et des Augères, et de da- 
moiselle Elisabeth de Piozet, fille de noble homme Paul de 
Piozet, seigneur de Vignaux, et de Jeanne de Piozet ; du- 
quel mariage sont issus : 

♦ 1 .° Antoine-Anne-Joseph, dont l'article viendra ; 

2. Antoine- Alexandre, reçu de minorité cheva- 
lier de Tordre de Malte, fut élevé page de monsei- 
gneur le prince de Condé en 1772, et mourut, en 
1778, sous-lieutenant au régiment des dragons de 
la reine ; 

3.° Anne-Henriette, mariée à de Vedieres, 

seigneur-baron de Cordes , en Auvergne, dont il y 
a postérité. 

VII. Antoine-Anne-Joseph Pierres, III e du nom, che- 
valier, seigneur d'Epigny, et de .... Fontenailles, officier de 
cavalerie au régiment de Royal- Roussillon, épousa i.°da- 
moiselle .... de Moussonvilliers, de la ville de Chartres, 
dont il eut deux garçons, savoir : en deuxièmes noces il 
épousa N de Nogeray, dont il eut aussi des enfants. 

i.° Pierres, aîné ; 

2. Pierres, puîné. 

Branches des seigneurs de Laplesse, de Launay-Jumiers , 
Cha\é-sur-Argot\, Belle -F ont aine et de Fougeray, 
établis aupays Craonnais, en Anjou : 

I. Charles Pierres, chevalier, seigneur de la Plesse, de 
Launay-Jumiers, du Chesnay, et fils aîné de Pierre Pierres, 
chevalier, seigneur du Plessix-Baudouin, et de damoiselle 
Anne Pointeau, sa deuxième femme, fille de Guillaume 
Pointeau, chevalier. Bourdigné, dans ses Annales d'An- 
jou, dit que Guillaume Pointeau, chevalier, chancelier de 
Louis I er , duc d'Anjou, en 1375, fut occis par les sédi- 
tieux de la ville de Montpellier. En l'an i38o vivait Jean 
Pointeau, chevalier, seigneur de Bois-Dauphin, oncle de 
Guillaume Pointeau, chevalier, père d'Anne Pointeau, 
seconde femme de Pierre Pierres. Jean Pointeau avait 
épousé Marie de Soucelle, dont sortit Jeanne Pointeau, 
qui fut mariée à Jean de Maimbier, chevalier, seigneur 
d'Aunay, dont sortit Anne de Maimbier, qui fut mariée 
vers l'an 1440, avec Thibaut de Laval, chevalier, fils 



PIERRES. 161 

puîné de Thibaut de Laval, chambellan du roi Charles VI, 
et de Jeanne de Maillé; de son mariage avec Thibaut de 
Laval, sortit René de Laval, bisaïeul d'Urbain de Laval, 
seigneur de Bois-Dauphin, et maréchal de France. Marie 
Pointeau, fille de Jean Pointeau et de Marie de Soucelle, 
épousa Ambroise de Montallays. En Tan 1481, fut fait 
accord et transaction entre dame Anne Pointeau, veuve 
de Pierre Pierres, d'une part, et René Pierres, petit-fils 
dudit Pierre Pierres, et de Jolande-Joel du Jocal, sa pre- 
mière femme, en présence et de l'avis de René de Laval, 
chevalier, seigneur de Bois- Dauphin, parent de la- 
dite dame Anne Pointeau, et aussi en présence de Guy 
Pierres, chanoine et maître -école de l'église d'Angers, 
oncle et curateur dudit René Pierres, fils mineur d'ans 
de Jean Pierres, et de Catherine de Billy. 

Ledit Charles Pierres prit alliance, en 1485, avec da- 
moiselle Perrette du Plessix, fille de Geoffroy du Plessix, 
chevalier, seigneur du Plessix-les-Breux, en Poitou, et de 
damoiselle Perine de Clerembaut, fille de Jean de Cle- 
rembaut, chevalier. Geoffroy du Plessix était fils de Sau- 
vage du Plessix, chevalier, et de damoiselle Isabeau Le- 
groing, fille de Jean Legroing, seigneur de Lamotte Le- 
groing, et de damoiselle Lucques de Praelles. Du mariage 
de Charles Pierres et Perrette du Plessix sont issus : 
i.° Yvon, dont l'article viendra; 
2. Nicolas; se trouva à la bataille de Ravenne 

( voyez Bour digne, page 1 88 ) avec Yvon Pierres, 

son frère ; 
3.° René. 

IL Yvon Pierres, chevalier, seigneur de la Plesse, 
Launay-Jumiers, le Chesnay, fut fait chevalier de Tordre 
du Roi, comparut au procès-verbal de la coutume et 
bailliage de Senlis; il se trouva avec son frère à la bataille 
de Ravenne; après de longs services dans les armées du 
roi, il obtint de François I er , en i53y, des lettres de pro- 
vision au gouvernement de Beaumont-sur-Oise. Il prit 
alliance en 1514 avec damoiselle Françoise Auvé, fille de 
Louis Auvé, chevalier, seigneur de Genetay, le Plessis- 
Bourel, Chazé-sur-Argos et Belle-Fontaine,, et de damoi- 
selle Renée de Clerembaut, sa seconde femme, fille d'An- 
toine de Clerembaut, chevalier, seigneur de la Plesse, et 
de damoiselle Philippes Chabot, fille de Renaut Chabot, 
chevalier, seigneur de Jarnac, et d' Isabeau de Roche- 



ifo PIERRES. 

chouart, fille de Jean de Rochechouart, chevalier, seigneur 
de Brion et d'Apremont, et de Jeanne de Latourlandry. 
Louis Auvé était fils de Simon Auvé, chevalier, et de da- 
moiselle Marguerite de Clerembaut, fille de Gilles de Cle- 
rembaut, chevalier, seigneur de la Plesse, et de damoiselle 
Nicole de Mathefelon ; et Simon Auvé était fils de Gervais 
Auvé, chevalier, seigneur de Sougé-le-Bruand, du Plessis- 
Bourel, etc., et de damoiselle Guillemette de Vendosme, 
fille de Pierre de Vendosme, chevalier, issu des anciens 
comtes de Vendosme, seigneur de Segré en Anjou, cham- 
bellan du roi, et de damoiselle Jeanne de Chazé, dame 
de Chazé-Henry, Chazé-sur-ArgOs et de Belle-Fontaine, 
fille unique de Geoffroy de Chazé, chevalier, seigneur 
desdites terres, et de damoiselle Jeanne de Tucé. Geoffroy 
de Chazé était fils de Foulques de Chazé, et de damoiselle 
Marguerite de Rougé, fille de Bonabes de Rougé, cheva- 
lier, seigneur d'Erval, et de Jeanne de Maillé. Yvon Pierres 
eut de son mariage avec Françoise Auvé : 

i .° Charles, dont l'article viendra; 
2.° Jean, doyen de l'église d'Angers; 
3.° Renée, mariée à Georges de Vaiges, cheva- 
lier, seigneur du Plessis-de- Vaiges. 

III. Charles Pierres, II e du nom, chevalier de l'ordre 
du Roi, seigneur de la Plesse, Launay - Jumiers, Ghazé- 
sur-Argos, Belle-Fontaine, etc. Après avoir servi dans les 
guerres de son temps, il fut pourvu au gouvernement de 
la ville de Beaumont-sur-Oise, par lettres-patentes du roi 
Henri II, en 1547. Sur la démission que lui en fit son 
père, il représenta ses titres de noblesse en 1 586, devant 
M. Ruzé, intendant de la généralité de Touraine, et en 
obtint sentence de maintenue audit an. Il épousa le 29 
juin 1 55 3, damoiselle Anne le Maczon, fille de Michel le 
Maczon, chevalier, seigneur de Launay, de Milon, Bu- 
zanvaux, et de damoiselle Antoinette de Millet, dont sont 
issus : 

1 .° René, dont l'article viendra ; 
2. Charles, puîné; 
3.° Louise Pierres, ) . . ,, 
4.° Perrine Pierres, j damoiselles. 

IV. René Pierres, chevalier, seigneur de Launay- 
Jumiers, Chazé-sur-Argos, Belle-Fontaine et Champgreault, 
en Beauce, fut homme de guerre, ainsi que ses ancêtres 



PIERRES. r 63 

Il se trouva en 1592 au siège que le prince de Conti mit 
devant le château de Rochefort en Anjou. Il prit alliance , 
le 2 3 février 1591, avec damoiselle Renée Cartier de Ver- 
mettes, fille de René' Cartier , chevalier, seigneur de Ver- 
mettes près Bressuire en Poitou. Après de longs services, 
René Pierres fut pourvu et nommé par le roi au gouver- 
nement de la ville et château de Chateaubriand, en Bre- 
tagne. Il eut de son mariage les enfants qui suivent : 

i.° Anne Pierres, gouverneur de Chateaubriand, 
épousa en 1623, le 16 janvier, damoiselle Marie- 
Elisabeth de la Marqueraye, fille de Joseph de la 
Marqueraye et de damoiselle Catherine Gaultier de 
Brulon. De ce mariage vinrent : 1 .° René, marié le 
2 5 mars 1664 a damoiselle Louise Moreau, fille de 
Guillaume Moreau, écuyer, et de damoiselle Louise 
de Molette, sieur et dame de la Chonpaudière. René 
Pierres, représenta ses titres de noblesse devant 
M. Voisin de la Noraye, intendant de Tours, et en 
obtint sentence de maintenue le 20 avril 1667. Il 
n'y a point eu d'enfants de ce mariage. 2. Anne, 
page de Mgr. le prince de Condé, tué à ses côtés 
à la bataille de Lens en 1648. 

2. Guy, dont l'article suit. 

V. Guy Pierres , chevalier, seigneur de la Querrie , fils 
puîné de René Pierres et de Renée Cartier de Vermettes , 
continua la postérité de cette branche, et prit alliance, le 
6 juillet 1634, avec damoiselle Françoise de Chantelou, 
fille de Pierre de Chantelou, chevalier, seigneur de la 
Musse, de Chantelou et de Gastines, et de damoiselle 
Marguerite de Mondamer, fille de Jacques de Mondamer, 
chevalier, seigneur des Escotayes, et de damoiselle Philippes 
du Buat, fille de Guillaume duBuat, chevalier, seigneur 
de Chantelou et de Brassé, et de damoiselle Jeanne de 
Romillé, fille de Georges de Romillé, chevalier, seigneur 
de -la Chenelaye d'Ardanne, et de damoiselle Renée de 
Montecler, fille de Charles de Montecler, chevalier, sei- 
gneur de Bourgon, de Montaudin et d'Angerville, et de 
damoiselle Guillemine de Sahur, fille de Jean de Sahur, 
chevalier, seigneur de Torbeschet, et de damoiselle Jeanne 
de Lbré. Jacques de Mondamer était fils puîné de Mathieu 
de Mondamer, chevalier, seigneur dudit lieu et des Esco- 
tayes, et de damoiselle Jeanne de Marcillé. Claude de 
Mondamer, fils aîné de François et de Guillemine des 



!6 4 PIERRES. 

Escotays, fut marié à damoiselle Lailler, dont sortit 
Claude de Mondamer, lequel épousa damoiselle Marie de 
Saultray, dont sortit Renée de Mondamer, laquelle fut 
mariée en 1604, à Bertrand Dandigné, chevalier, seigneur 
de Montjauger, gentilhomme ordinaire de la chambre du 
roi. Catherine de Mondamer, fille de Mathieu de Mondamer 
et de Lancelotte de Sainte-Melaine, fut mariée à Antoine 
Lailler, chevalier , seigneur de la Rochenoyan, dont sortit 
Jean Lailler, marié à damoiselle Anne de Breon, dont 
sortit Renée Lailler, dame de la Rochenoyan, fille unique, 
laquelle épousa Charles de Scepeaux, chevalier, seigneur 
de Beauchesne, duquel est descendu, par représentation 
de degrés, Jacques de Scepeaux, chevalier, seigneur de la 
Rochenoyan, marquis de Beaupreau, lieutenant - général 
des armées du roi en 1758. Du mariage de Guy Pierres 
sont issus : 

i.° Jean-François, chevalier, sieur deGastines et 
de Chantèlou , lequel fut marié à damoiselle Antoi- 
nette Mallèvre, dont soitit, pour fille unique, 
Jeanne Pierres, qui fut mariée à Paul- François 
Martin, écuyer , seigneur de la Bigottière et de 
Boisjouan, fils de Jean Martin , écuyer, et damoi- 
selle Marquise Jacquelot, fille de Philippes Jacque- 
lot , chevalier , vicomte de la Motte, conseiller au 
parlement de Bretagne, et de dame Marie Alla- 
neau. 

2. Guy, dont l'article viendra. 

3.° Françoise, fut mariée le i3 juillet 1682 à 
René M inault, chevalier, seigneur de la Hailaudière, 
fils de René Minault, chevalier, et de damoiselle 
Jacquine Chevillard , fille de noble homme Jean 
Chevillard, seigneur de la Cherbonnerie, et de 
damoiselle Marguerite de Scepeaux, fille de Fran- 
çois de Scepeaux, chevalier, seigneur de la Cher- 
bonnerie et du Coudray, et de damoiselle Jeanne 
de la Tousche, dont est issu René-François Minault, 
marié le 28 janvier 1726 avec Jeanne de Ridouet, 
fille de Gédéon de Ridouet , chevalier, seigneur de 
Sancé, et de damoiselle Debora de Leviston, fille 
de René de Leviston, chevalier, seigneur de la 
Hullinière, et de damoiselle Susanne de la Cheval- 
lerie, fille de René de la Chevallerie , chevalier, 
seigneur de la Touchardière, et de damoiselle 



PIERRES. r 65 

Suzanne Dandigné, dont est issu René-Louis Mi- 
nault, page du roi en 1748, capitaine de cavalerie, 

mariée à N , dont trois demoiselles 

mariées dans les maisons de le Hay, de Bonteville, 
de Coisnon et du Bourg. 

VI. Guy Pierres, II e du nom, chevalier, seigneur de 
la Querrie et de Gastines, fils puîné de Guy Pierres et 
de Françoise de Chantelou, épousa, le 11 décembre 1682 
damoiselle Renée-Elisabeth de la Saugère, fille d'Alexandre 
de la Saugère , chevalier , seigneur du Bourgdiré et de 
Fougeray, et de damoiselle Renée Dumortier, fille de Louis 
Dumortier, chevalier, seigneur de la Ruchesnière, et de 
damoiselle Suzanne-Elisabeth de Charnacé, fille de Ma- 
thurin de Charnacé, chevalier, seigneur du Tertre, et de 
damoiselle Renée de Forneille. Mathurin de Charnacé était 
fils puîné de Mathurin de Charnacé, chevalier, seigneur 
de Charnacé, et de damoiselle Françoise des Rotours. Ce 
dernier Mathurin était fils de Pierre de Charnacé, cheva- 
lier, et de damoiselle Simone Brehier, fille de Jean Brehier, 
chevalier, seigneur, baron de Touré et de Martigné, et 
damoiselle Jeanne de Champenois. Louis du Mortier était 
fils aîné de René du Mortier, chevalier, seigneur de la Ru- 
chesnière, et de damoiselle Suzanne Leroi, fille de Charles 
Leroi, chevalier, seigneur de la Veroulière, et de damoi- 
selle Renée Gautier-Daussigny, dame dudit lieu. Du ma- 
riage de Guy Pierres sont issus : 

i.° Guy- Alexandre, cornette de dragons dans le 
régiment de la Bâtie- Vercel, dans la compagnie de 
Charles- François de la Saugère , son cousin, en 
1703; 

2. François-Nicolas, puîné, dont l'article viendra. 

VII. François-Nicolas Pierres, chevalier, seigneur de 
Fougeray et de Vigré, etc., prit alliance, le 22 août 1712^ 
avec damoiselle Renée Blanchez, fille de noble homme 
René Blanchez, seigneur de Denazé et de l'Aubrière, et 
de dame Françoise Hamon, fille de François Hamon, sei- 
gneur de l'Aubrière, et de dame Françoise Duquellenec; 
duquel mariage sont issus : , 

i.° François-Hyacinthe, dont l'article viendra; 

2. René-François, capitaine au régiment d'An- 
goumois, chevalier de Saint- Louis, mort à Saint- 
Domingue sans être marié; 



j66 pierres. 

3.° Jean-Marie, fut prêtre et curé de Meral; mort 
à Grez-en-Bouère, le i er décembre 1802; 

4. Louise, morte à Angers sans être mariée. 

VIII. François-Hyacinthe Pierres, chevalier, seigneur 
de Fougeray-Vigré, etc., fut capitaine au régiment d'Angou- 
mois infanterie, etc., servit pendant toute la guerre commen- 
cée en 1740. Il prit alliance, le 22 septembre' 1749, avec 
damoiselle Madeleine -Victoire Poirot de la Brochetière , 
fille de Dominique Poirot, chevalier, seigneur de la Bro- 
chetière et de la Blandinière, et de damoiselle Madeleine 
de Collasseau , fille de Pierre de Collasseau , chevalier , 
seigneur du Houx, et de damoiselle Anne- Renée de Car- 
rion, fille de Gabriel de Carrion, chevalier, seigneur de 
Lépronnière, et de damoiselle Renée de Meaulne , fille 
d'Urbain de Meaulne, chevalier, seigneur de Lancheneil 
et Rouessé, et de damoiselle Anne Amelon. Pierre de Col- 
lasseau était fils aîné de Marc-Antoine de Collasseau, che- 
valier, et de damoiselle Françoise de Tubert. Renée de 
Meaulne, lorsqu'elle épousa Gabriel de Carrion, était 
veuve de Jacques de Lancrau, chevalier, seigneur de 
Chanteil, fils unique de Jean de Lancrau, chevalier, sei- 
gneur de la Saudraye, et de damoiselle Catherine le Voyer, 
fille de Jacques le Voyer, chevalier, seigneur de Haute- 
Bergère, et de damoiselle Catherine du Châtelet. Alexis 
de Lancrau, marié en 1686 avec damoiselle Françoise- 
Marie de Breon, fille de Marc de Breon, chevalier et de 
damoiselle Françoise le Picard, mariés en 1661, fille uni- 
que de Louis le Picard, chevalier, seigneur de la Grand- 
maison, et de damoiselle Perrine de Scepaux, mariés en 
l'an 1626. Louis le Picard était fils de Guy le Picard, che- 
valier, et de damoiselle Catherine Dandigné, mariés en 
i586, fille de Gaston Dandigné, chevalier, et de damoi- 
selle Hardouine de Libour ; et Guy le Picard était fils 
puîné de Georges le Picard et de damoiselle Jeanne du 
Buat, mariés en i557, fille de Clément du Buat, chevalier, 
seigneur de Brassé, et de Françoise de la Rochère. Du 
mariage d'Alexis de Lancrau et Françoise-Marie de Breon, 
sont issus : 

i.° Marc-Antoine de Lancrau, chevalier, marié en 
17 14 à damoiselle Louise-Sophie le Chat, fille unique de 
Henri le Chat, chevalier, seigneur de Vernée, conseiller 
au parlement de Bretagne, et de damoiselle Louise-Renée 
du Verdier de Genouillac, dont sortit, pour fils unique, 



PIERRES. 167 

Marc-Antoine-Alexis-Louis-François de Lancrau, marié le 
19 août 1737 avec damoiselle Geneviève-Marguerite- 
Jeanne du Tertre, fille de René du Tertre, chevalier , sei- 
gneur du Tertre , Pommerieux , Cherancé , et de damoiselle 
Geneviève de Razilly , dont trois damoiselles , l'aînée des- 
quelles a épousé N de Tremigon , gentilhomme breton. 

2. Alexis-Gabriel de Lancrau, chevalier , seigneur de 
Breon , fils puîné d'Alexis de Lancrau , et de Françoise- 
Marie de Breon , marié , en 1739 , à. damoiselle Henriette- 
Françoise Minault , fille de René- François Minault, cheva- 
lier , seigneur de la Cherbonnerie , et de damoiselle Anne- 
Henriette Dubuat. De ce mariage est sorti un fils unique, 
Alexis-Marc-Henri-Charles de Lancrau , chevalier , sei- 
gneur de Breon , de Marigné \ de Peuton , etc. , épousa le 
.... 1767 y damoiselle Françoise-Geneviève de Labarre , 

fille de N de Labarre , chevalier , seigneur du Teilleul 

et de dont sont issus ; 

i.° Alexis-Henri de Lancrau , qui suit . 

2. Alexis de Lancrau , marié à 

de Cotarel , en Bretagne ; 

3.° Geneviève-Henriette de Lancrau , damoiselle , 
mariée à Clément de Tilly , de la Maulnière. 

Alexis-Henri de Lancrau , chevalier , seigneur de Breon , 
Marigné , Peuton , Cheripeau, etc., fut élevé page de la 
chambre de Monsieur frère du roi. Il épousa, le 21 juillet 
1 808 , damoiselle Elisabeth-Geneviève-Justine de Peyrusse- 
Descars, fille du comte François de Peyrusse-Descars , che- 
valier ; et de N . . . . de Ligny , fille de N de Ligny , 

et de. N. ... de Laroche-Rambure. 

Ledit Gabriel de Carrion avait eu pour première femme, 
damoiselle Catherine de Rougé, dont sortit Catherine- 
Françoise de Carrion , mariée à Charles de Villeneuve , 
chevalier , seigneur de Cazeau , fils de Louis de Villeneuve , 
chevalier 3 et de damoiselle Marie-Ambroise de Létoile , 
fille de Louis de Létoile, chevalier , seigneur de Bouillé- 
Saint-Paul , et de damoiselle Ambroise de Lagrandière. 
Gabriel de Carrion , et Renée de Meaulne sa seconde 
femme, outre ladite Anne-Renée de Carrion, femme de 
Pierre de Collasseau , eurent encore une autre fille , savoir , 
Suzanne-Jeanne de Carrion , laquel épousa , le i er août 
1707, Charles Duplantis, chevalier, seigneur de Lancrau, 
fils de Pierre Duplantis , chevalier , et de damoiselle Jeanne 
de Latouche-Limouzinière. 



!68 PIERRES. 

Du mariage de François-Hyacinthe sont issus : 

i.° Pierre-Jean-René, dont l'article viendra ; 
2. Françoise- Victoire-Louise , mariée à Louis- 
Marie du Boisjourdan , chevalier , seigneur dudit 
lieu , dont Louis-Joachim et Lancelot, chevalier de 
l'ordre* de Malte, et quatre demoiselles; 

3.° Anne-Charlotte, mariée à Charles-Pierre- 
Jean-Louis Lelarge , chevalier , seigneur de La- 
guillonnière , Lafautroise, Morton, dont Charles, 
marié à sa cousine Géromine du Boisjourdan, cha- 
noinesse de Malte. 

IX. Pierre-Jean-René Pierres, chevalier, seigneur de 
Fougeray-Vigré, reçu page du roi à la grande-écurie en 
1773, et officier de cavalerie au régiment du roi, en 1776, 
prit alliance, le 2 juillet 1782, avec damoiselle Françoise- 
Marie de Labarre, fille unique de René-Louis de Labarre, 
chevalier, seigneur de Lepronnière, la Houssaye, etc., an- 
cien page de la reine , et officier au régiment de Bourbon- 
Infanterie, et de demoiselle Françoise-Ambroise de Vrigné. 
Ledit René-Louis de Labarre était fils puîné de René de 
Labarre, chevalier, seigneur de Préaux, Lepronnière, etc., 
et de damoiselle Marie-Anne- Renée de Lantivy, fille de 
Louis-Pierre de Lantivy, chevalier, seigneur de Lalande, 
Lisle-Tysons , Bouchamps , etc., et de dame Marie-Anne 
de la Chevallerie , fille de René de la Chevallerie , cheva- 
lier , seigneur de Lepronnière et Latouchardière , et de 
damoiselle Suzanne Dandigné. Du mariage de Pierre- 
Jean-René Pierres sont issus : 

1 .° Eugène-Armand , mort à Orléans le 1 2 août 
1801, sans être marié ; 

2. Hercule-Louis-Anne, mort au berceau, le 
10 novembre 1790; 

3.° Eugénie, dont l'article viendra. 

X. Eugénie Pierres, damoiselle, seule représentant la 
branche des seigneurs de Fougeray , épousa , le 5 octobre 
i8o5, Gabriel-Théodore Pierres, son cousin, fils de Daniel- 
Abel-Marie Pierres, chevalier, seigneur de Narsay, Nueil 
et autres lieux , ainsi qu'il est marqué à l'article de la 
branche des seigneurs de la Boninière et de Narsay. 

Nota. La maison de Pierres porte pour armes : d'or à la croix 
pâtée et alaisée de gueules; pour devise, pour soutenir Loyauté; 
pour cimier, un ours issant tenant une pierre en une de ses pattes, 
et ces mots : Ours lance Pierres. 



DE BENOIST DE LA PRUNAREDE. jSg 

BENOIST (de) DE LA PRUNAREDE, famille noble 
d'extraction, originaire de Languedoc, où elle réside. en- 
core de nos jours. 

I. Pons de Benoist I er , qualifié d'illustre, et surnommé 
célèbre chevalier d'Outremer, et d'Outremonts, reçut par 
inféodation, en 1204, du vicomte de Béziers, Raymond- 
Rotgier, le domaine de Ronjan, diocèse de Béziers. Il eut 
pour fils: 

II. Jean de Benoist, chevalier et fidèle avoué de l'ab- 
baye de Saint-Benoît d'Aniane, dont l'abbé lui inféoda, 
en Î2 35, deux métairies situées à la Boissière (1). Il mou- 
rut vers l'an 1263, et avait épousé noble Cécile de Mont- 
pesat, de laquelle il eut : 

III. Pons de Benoist II e , chevalier, vaillant chef d'ar- 
mée et avoué du monastère de Saint-Benoît d'Aniane, 
marié, en 1263, à noble Agnès de Clermont, fille de 
Pierre, chevalier, co-seigneur de Gignac, et de Gauce- 
rande, fille de Pons d'Aumelas, chevalier. De ce mariage 
vint: 

IV. Guillaume-Olivier de Benoist, chevalier, co-sei- 
gneur de Tourbes, diocèse de Béziers, marié, en 1298, à 
noble Jolande de Roquefeuil, fille d'illustre seigneur Hum- 
bert, chevalier, baron de Roquefeuil et comte de Rodés. 
Ils laissèrent : 

V. Pons de Benoist III e , chevalier, marié à noble Her- 
mescende d'Albert, fille de Thomas, chevalier (ancêtre 
du connétable de Luynes). De ce mariage sont nés: 

i.° Jean de Benoist, dont l'article viendra; 
2. Pierre, qui fit avec sa mère un partage en 
1429. 

VI. Jean de Benoist, chevalier, tué en 1450, à la 
guerre, où il avait mené grand nombre d'hommes d'armes, 
ses vassaux. Il avait épousé noble damoiselle Marguerite de 
Pourprières, dame de Margone et de Magalas, fille de 
Raimond, chevalier, seigneur desdits lieux. Il eut pour 
fils: 

VII. Jean de Benoist II e , chevalier, ayant servi dans 
les armées, marié, en 1467, à noble damoiselle Henriette 

(1 ) Le nom (l'avoué, signifie défenseur, protecteur, parce qu'alors 
les abbayes, pour cause de leurs biens temporels, avaient des sei- 
gneurs qui menaient leurs vassaux et hommes d'armes à la guerre, 
et qui protégeaient et défendaient ainsi leurs biens et droits. 



I7 DE BENOIST DE LA PRUNARÈDE. 

de Carcassonne, fille d'Arnaud, chevalier, seigneur de 
Madières et de Fosières, co- seigneur de Soubès et de 
Rixendede Bousigues. De ce mariage sont nés : 

i.° André de Benoist, dont l'article reviendra; 
2. Roger, qui épousa dame Louise d'Hugry , 
dont il eut, en i5oi, Jean de Benoist; 
3.° Marguerite. 

VIII. André de Benoist, chevalier, ayant perdu dans 
l'incendie de sa maison presque tous ses titres de noblesse, 
obtint, en i5oi, qu'il serait fait une enquête testimoniale 
sur l'ancienneté de sa race : sans cela, la famille de la 
Prunarède aurait fourni des titres qui eussent fait remonter 
son origine plus haut. Il avait épousé Françoise-Anne du 
Caylar, fille de Jacques, chevalier, sieur de Bessan. Il eut 
de ce mariage : 

IX. Jean de Benoist III e , chevalier, né en i5oi, sei- 
gneur de la Cisternette; en i557, épousa, en premières 
noces, Jeanne d'Amat, fille de Pierre, et de Jeanne de 
Thezan; et en secondes noces, Philippine de Régis. 

Du premier mariage il eut: 
i.° André de Benoist, dont l'article suivra; 
2. Louis, capitaine-commandant de cent fantas- 
sins, marié, en 1578, à Marguerite de Patau, fille 
de David Bercier de Patau, et de Françoise de la 
Verne. Il eut de son mariage Anne de Benoist; 
3.° Marguerite. 

Du second mariage est né : 
Jean de Benoist, mort jeune. 

X. André de Benoit II e , seigneur de la Gisternette, 
capitaine de deux cents fantassins, mort en i6o3, avait 
épousé, en premières noces, Agnès de Durand; et en 
secondes noces, en i58i, François du Caylar, fille de 
noble Simon, seigneur d'Espondechau, et de Marguerite 
du Plessis. 

Du premier mariage sont nés: 

i.° Jean de Benoist, dont l'article viendra : 
2. Sébastien, mort en i6o3. 

Du second lit sont issus : 

i.° Henri, mort sans postérité; 



DE BENOIST DE LA PRUNARÈDE. |?I 

2.° Charles, religieux bénédictin de l'abbaye de 
St.-Thybery, prieur de St. -Martin de Fenouillet. 

3.° Marguerite, qui épousa noble Nicolas de 
Malbois de Puch-Seguier ; 

4. Marie, qui épousa noble François Fabre de 
Pézénas. 

XL Jean de Benoist IV e , seigneur de la Cisternette, en 
1590, capitaine d'une compagnie de fantassins, puis capi- 
taine et gouverneur du fort de Saint-Jean de Fos, mort en 
1624; marié, en 1 5g3 _, à noble Jacquette de Ginestoux, 
fille de Pons, seigneur de la Jurade et du château de Mon- 
dardier. De ce mariage sont nés : 

i.° Charles de Benoist, dont l'article reviendra; 
2. François ; 

3.° Jacques, seigneur de la Veyrarié; 
4. Henriette; 
5.° Jeanne; 

6.° Françoise, qui épousa noble Louis de Qauzel; 
7. Isabeau, qui épousa noble François de Beau- 
lac, duquel mariage est née Marie de Beaulac. 

XII. Charles de Benoist, seigneur des Cayres, de la 
Cisternette et de la Prunarède; capitaine, en 1637, d'une 
compagnie d'infanterie de cent hommes; mort en i65g. Il 
avait épousé noble Isabeau de Peyran, fille de Balthasar, 
seigneur de Sauset et de la Prunarède, et d'Isabeau d'Assas. 
De ce mariage sont nés : 

i.° Henri, dont l'article suivra; 

2. Jean-François, chevalier, sieur de la Veyra- 
rié, brigadier des gardes du roi, en la compagnie 
du duc de Luxembourg, mort en 169 1 ; 

3.° Balthasar, prêtre; 

4. Françoise; 

5.° Jeanne; 

6.° Jacqueline; 

7. Isabeau. 

XIII. Henri de Benoist, seigneur de la Prunarède, de 
la Cisternette, et de Directe, à Saint-Jean-de-Fos ; mous- 
quetaire du roi, mort en 1692. Il avait épousé, en 1661 , 
damoiselle Gabrielle de la Treille, fille de noble Jean-Phi- 
lippe et de Jeanne de Joubert. De ce mariage sont nés : 

i.° Philippe, seigneur de la Cisternette, capitaine 



I7 2 DE BENOIST DE LA PRUNAREDE. 

de dragons au régiment de Saint- Fremont , major 
de celui de Silly, dragons, colonel-lieutenant-com- 
mandant du régiment de Broglio, tué à la bataille 
d'Hochstett, en 1704. Il avait épousé damoiselle 
de Ginestoux de Saint- Maurice, dont il eut Ga- 
brielle de Benoist, dame de la Cisternette, qui 
épousa Antoine de Barbeyrac , président de la cour 
des aides de Montpellier; 

2.° Henri, né en 1671, prieur de Lunas, cha- 
noine de Lodève, vicaire général et archidiacre à 
Lodève ; 

3.° Autre Henri, capitaine de dragons au régi- 
ment Dauphin, chevalier de Tordre royal et mili- 
taire de Saint- Louis, mort en 1724; 

4. Gabriel, dont l'article reviendra; 

5.° Charles, lieutenant de cuirassiers, tué par les 
ennemis peu avant la bataille d'Hochstett; 

6.° Jeanne, qui épousa Jacques Saurié, conseiller 
du roi et contrôleur des gabelles à Pézenas ; 

7. Gabrielle, religieuse ursuline à Montpellier; 

8.° Hélène, morte en bas âge. 

XIV. Gabriel de Benoist de la Prunarède, lieutenant 
de dragons au régiment de Saint- Fremont, capitaine, puis 
major du régiment de Nuailhé, mort en 1764; épousa, en 
1723 , Isabeau de la Treille, fille de noble Gabriel de la 
Treille de Fozières, et de dame Isabeau de Calmés de 
Montirat. De ce mariage sont nés : 

i.° Jean Gabriel, né en 17 17, abbé commenda- 
taire de Saint - Guillem , chanoine - sacristain et 
grand-vicaire à Montpellier ; 

2. Henri, marquis de la Prunarède, cornette au 
régiment de Royal, dragon, puis lieutenant et ca- 
pitaine, lieutenant -colonel, chevalier de Tordre 
royal et militaire de Saint-Louis, gouverneur-châ- 
telain de Câteau-Cambresis, mort en 1788. Il avait 
épousé dame Marie Vesque, dame de Novacelle, et 
eut pour fille Marthe-Henriette, dame de Novacelle, 
mariée à noble Jean-François de Peyrot de Val- 
hausy. Elle est morte sans postérité ; 

3.° Guillaume -Gabriel, docteur de Sorbonnc, 
doyen de Saint-Martin de Tours, vicaire général 
dudit diocèse, abbé commendataice de l'abbaye de 
Jouy; 



DE BENOIST DE LA PRUNARÈDE. I7 3 

4. Jean, dont l'article reviendra ; 

5.° Marie-Henriette, mariée à noble François- 
Armand de Ginestoux, fils de Jean-Joseph, seigneur 
de Maron, et de dame Marie-Anne de Jougla ; 

6.° Anne-Isabeau. 

XV. Jean de Benoist de la Prunarède, chevalier, sei- 
gneur de Novacelle et de la Valette, fut pourvu du titre de 
comte en 1772, par lettres-patentes de Louis XV. Il avait 
été lieutenant au régiment Royal, dragons; capitaine de 
chevau - légers , capitaine de cavalerie au régiment de 
Salles, puis lieutenant -colonel de cavalerie au régiment de 
Royal- Lorraine , en 1770; gouverneur de Lodève, mort 
en 1799. H a épousé Marie-Gabrielle de Maupoint, née à 
l'île de Saint-Domingue le 28 juillet 1759. De ce mariage 
sont issus : 

i.° Jean-André-Hercule, dont l'article suit, 
2. Marie-Charles-Jules-Auguste, mort le 29 juil- 
. let 1808, à Chambéry; 

3.° Marie-Jean-Hypolite- Nestor, né le i5 août 
1781; 

4. Fulcrand- Henri- Marie- Eugène, né le 26 jan- 
vier 1784: 

5.° Marie-Pierre- Auguste- Ferdinand, né le 25 
février 1787; 

6.° Marie-Susanne-Henriette , né le 20 septembre 
1775, mariée en 1802 à noble Aimé- Vincent-Gas- 
pard, comte de Pingon, vivant à Ghambéry ; 

7. ° Fortunée- Marie -Laurence, née le 19 août 
1782; 

8.° Marie- Rose- Laurence -Alexandrine, née le 26 
mars 1785, mariée le 3o septembre i8o5, à don 
Fidèle de Margarit et de Bruyères, comte de Mon- 
tagut-d'Aguilar; 

9. Marie -Jeanne- Pauline -Albertine, née le 14 
avril 1788. 

XVI. Jean - André - Hercule de Benoist de la Pruna- 
rède, né le 3 o juin 1774. 

Armoiries. D'azur, à trois bandes d'or. Légende : Voca me 
cum Benedictis. * 



I7 4 CARDON DE SANDRANS. 

CARDON ou CARDONNE (de) de SANDRANS, fa- 
mille très-ancienne qui tire son nom de la ville de Cardonne 
en Catalogne, laquelle avait le titre de duché. Les seigneurs 
de Cardonne se nommaient originairement Folch Mayor 
de Cardonna Arragon, et contractèrent des alliances avec 
la maison royale d' Arragon, et avec les principales familles 
de l'Europe. Cette maison est tellement ancienne qu'on 
trouve des preuves de. son illustration long-temps avant 
l'an 1040; elle s'est ensuite divisée en plusieurs rameaux 
qui s'étendirent dans diverses contrées du continent, et 
qui laissèrent fondre le principal héritage dans les maisons 
d'Arragon, de Beaumont, et de Monte-Mayor. 

Parmi les plus illustres personnages de cette famille, on 
distingue Jacques de Cardonne, de la maison de Folch, 
élevé au cardinalat par le pape Pie II en 146 1 ; il fut aussi 
évêque d'Urgel. Henri de Cardonne, cardinal et archevêque 
de Montréal, fils du duc de Cardonne, fut nommé vice- 
roi de Sicile par l'empereur Charles-Quint; il mourut en 
i53o. Jean-Baptiste de Cardonne, évêque de Tortose, 
mort en 1590. 

Nous allons maintenant nous occuper de la branche qui, 
d'Espagne, s'est transportée à Luques, puis en France, où 
elle rendit des services signalés à l'état. 

I. Ferdinand I er . Folch Mayor de Cardonna Arragon 
ou de Cardonne, fut l'un des capitaines qui commandaient 
les troupes aragonaises envoyées au secours de la répu- 
blique de Luques , lorsqu'elle fut attaquée par le duc de 
Modène. Il mourut à Luques, où il eut pour successeur en 
ladite ville, Joseph qui suit, et qui était le seul de ses fils 
puînés, qu'il eût amené d'Espagne. 

II. Joseph I er . Folch de Cardonna Arragon, plus connu 
à Luques sous le nom de Cardony, avait suivi son père 
dans l'expédition d'Italie, et épousa à Luques Elisabeth 
Andryoly, fille de Sébastien Andryoly, major de toute 
l'armée de la république. Joseph quitta ensuite le territoire 
de Luques pour passer en France, et vint s'établir à Lyon. 
Il avait eu de son mariage : 

i.° 2. 3.° Trois fils qui restèrent au service des 
princes d'Italie; 

4. Horace-Folch Cardony , plus connu à Lyon 
sous le nom d'Horace Cardon, était encore au ber- 
ceau lorsque son père l'amena d'Italie en France. 
Il fut seigneur de la Roche et défendit, à la tête de 



CARDON DE SANDRANS. ï 7 5 

cent hommes, la porte d'Ainay de Lyon contre les 
ligueurs. Il fut recommandable par sa munificence 
et ses grands biens, et mourut à Lyon, le 2 1 juin 
1641. Il eut de Marie Dupin, son épouse, plusieurs 
enfants qui moururent avant lui (1). 

5.° Jacques, qui suit. 

6.° Judith, qui resta à Luques, où elle fut reli- 
gieuse dans le couvent de la Conserve. 

7. N femme de N de Belly. 

III. Jacques I er Folch de Cardon, défendait le 7 fé- 
vrier 1594, la porte de la Guillotière de Lyon contre les 
ligueurs, dans le même temps que son frère Horace com- 
battait à celle d'Ainai. Il épousa en 161 3 Lucrèce deStrozzi, 
fille de Léon de Strozzi, et d'Isabeau Chionachi. De ce 
mariage : 

1 .° Jacques qui suit. 

2. Laurent, baron de Sandrans, qui fit dix-sept 
campagnes; savoir, deux en qualité de mousque- 
taire, et quinze en qualité de capitaine dans le ré- 
giment de Navarre, de royale infanterie et d'Estaing. 
Ses commissions de capitaine sont des 24 février 
1662, et 4 septembre 1 681. Il fut employé à porter 
des dépêches secrètes au comte de Fuensaldagne, 
gouverneur de Milan, à l'occasion du mariage de 
Louis XIV avec l'infante d'Espagne. Son passeport 
pour son retour en France, est daté de Milan, du 
28 juillet 1 658. Il mourut sans postérité. 

3.° Marie, religieuse en l'abbaye royale de St.- 
Pierre de Lyon. 

IV. Jacques II Folch de Cardon, seigneur de la Roche, 
chevalier de l'ordre royal de St. -Michel, prévôt- général 
à l'ancien gouvernement des provinces du Lyonnais, 
Forez et Beaujolais, épousa le 14 février 1644, Claudine 
du Fenouil, fille de Michel Antoine du Fenouil et de Marie 
Girard, dont il eut : 

1 .° Antoine, tué au siège de Besançon, en Fran- 
che-Comté, Tan 1674. 

( 1) Il employa une bonne partie de sa fortune à la décoration des 
églises , au soulagement des pauvres , à la commodité et à l'avantage du 
public. Les grands et magnifiques greniers de la Charité, le beau 
puits de la grande rue de l'Hôpital, le grand collège, le monastère de 
Blie, les églisesetles maisons des PP. Cordeliers, et de Saint-Joseph 
delà place Louis-le-Grand, et je ne sais combien d'autres lieux pu- 
blics, où l'on voit ses armoiries, sont des monuments de sa géné- 
reuse piété. 



I7 6 GARDON DE SANDRANS. 

2. Laurent, qui suit. 

3.° Catherine, morte sans alliance. 

4. Marie, mariée à M, de Triquot de Belley. 

V. Laurent I er . Folch de Cardon, seigneur de la Roche, 
marié le 2 1 septembre 1 677, en la chapelle archiépiscopale 
de Vienne en Dauphiné, avec Clémence de Quinson, fille 
de Louis de Quinson et d'Antoinette de Villars, dont sont 
nés : 

1 .° Jacques Gaspard, qui suit. 

2. Marie, femme de messire Jean Chapuis. 

VI. Jacques Gaspard I er . Folch de Cardon, baron de 
Sandrans et seigneur de la Roche, officier au régiment de 
Lyonnais, marié le 14 mars 1702, avec Bénoite Bélier, 
fille d'Antoine Bellet, et de Marguerite Blanchard, dont il 
eut : , 

1 .° Pierre Joseph, qui suit. 

2. Jean, qui a servi dans le régiment de Gondrin 
et qui sort de la branche des barons de Sandrans. 

3.° Marie Gaspard, officier dans le régiment de 
Lyonnais, décédé sans alliance. 

4. Marie, morte sans alliance. 

VIL Pierre Joseph I er . Folch de Cardon, seigneur de 
la maison de Rillieux, en Bresse. Il a servi dans le régiment 
de Boulonnais. Marié avec Blandine de Palla, fille de Jean 
de Palla et d'Anne Jaquier, de laquelle il eut : 

i.° Claude, officier au régiment de royal italien, 
servant en Amérique en 1783. 

2. Pierre, chanoine cFAinay à Lyon. 

3.° Joseph, officier au régiment de royal italien. 

4. Basile- François- Marie; 

5.° Antoinette; 

6.° Marie; 

7. Joséphine-Antoinette. 

Branche des barons de Sandrans-. 

I. Jean I er . Folch de Cardon, baron de Sandrans, se- 
cond fils de Jacques-Gaspard I er , a servi dans le régiment de 
Gondrin, et fait la souche des barons de Sandrans. Il a 
épousé Marie-Anne Vingtdex, dont il eut : 
i.° Joseph, qui suit : 



CARDON DE SANDRANS. ! 7 y 

2.° François, officier au régiment réformé delà Marck; 
3.° Jean-Benoît, qui servait dans les mousque- 
taires gris. 

II. Joseph I er , Folch de Gardon, baron de Sandrans, 
a servi quinze ans dans le régiment de Poitou, incorporé 
dans Rohan-Rochefort; en 1789, il fut député de la no- 
blesse de Bresse aux états-généraux, où il signala son atta- 
chement et son respect pour le roi, en votant constam- 
ment contre tous les actes qui pouvaient affaiblir l'autorité 
royale, et il ne se réunit à l'assemblée que sur l'invitation 
expresse de S. A. R. monseigneur le comte d'Artois. Il 
épousa Elisabeth d'Andelin (1), de laquelle il a eu: 

i.° Jean, né au château de Sandrans le 20 octobre 
1772, mort; 

2. Jean-Francois-Louis, né au château de San- 
drans le 2 5 septembre 1774, mort; 

3.° Paul-François, dont l'article viendra; 

4. Jules-Armand -Louis, mort; 

5.° Alexandre-François-Catherin, né le 12 janvier 
1787, a fait ses preuves pour entrer dans l'ordre de 
Malte, et est aujourd'hui garde-du-corps de sa Majesté; 

6.° Paul-François-Frédéric, né en juin 1795, servant 
dans le quatrième régiment des gardes d'honneur; 

7. Françoise, née au château de Sandrans le 11 
avril 1776, morte; 

8.° Claudine- Victoire-Ernestine, née au château de 
Sandrans le 26 octobre 1778, mariée -à N... Royer 
du Pré, directeur des contributions directes à Marseille. 

III. Paul-François, I er du nom, de Cardon, baron de 
Sandrans, né au château de Sandrans le 24 novembre 
1 781, commissaire des guerres. 

Armes. Sur un champ d'or ; trois fleurs de cardon ; deux 
licornes pour supports-; couronne de baron. 



WILLOT DE BEAUCHEMIN (de), famille noble, 
anciennement établie dans l'a Franche-Comté , et fixée 
maintenant à Paris. 

I. Jean de Willot, seigneur d'Annoire et de Beauche- 
min, l'un des gentilshommes de la reine Catherine de Mé- 
dicis, et gouverneur du château de Montereau en l'an i56o, 
ainsi qu'il est constaté par un brevet signé Catherine et 

(1) Cette famille porte, sur un champ d'or, trois petites ramettes 
de sinople ; pour supports deux nègres. 

1. 12 



I7 8 WILLOT DE BEAUCHEMIN. 

scellé du grand-sceau de la reine (i); avait épousé Charlotte 

de Villedieu, et a laissé pour fils : 

II. Jean-Baptiste de Willot, seigneur d'Annoire et de 
Beauchemin, qui épousa en i58o Marguerite de Mouhy, 
et fut père de : 

III. Jean-François de Willot, co-seigneur d'Annoire, le- 
quel fut établi, le 4 février 1 669, par François de Poligny, 
pour commander en son absence dans plusieurs cantons de la 
Franche-Comté à cause de sa longue expérience dans les 
armes, et de son zèle pour le service du roi ; telles sont les 
expressions de la commission qui nous a été exhibée. Il a 
épousé Claudine de Verdun, et a laissé : 

IV. Jean-Baptiste-Joseph de Willot, co-seigneur d'An- 
noire, qui fut père de : 

V. Jean - Claude - Joseph de Willot, co-seigneur d'An- 
noire, qui épousa demoiselle Ménier, et eut pour fils : 

VI. Pierre -Joseph de Villot de Beauchemin , qui 
épousa Barbe Munier, et fut père de : 

i° Jean-Joseph de Willot, né le 2 octobre 1748, 
officier dans le régiment de Vermandois, chevalier 
de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, maré- 
chal des camps et armées du roi en 1792, vivant à 
Montpellier, marié à demoiselle Gabrielle du Crou- 
zet, de laquelle il n'a point d'enfants : 

2 Jacques-François-Simon, qui suit. 

VII. Jacques-François-Simon de Willot de Beauche- 
min, lequel a épousé demoiselle Pyot, fille de M. Pyot, 
trésorier à la chambre de comptes de Dole. De ce mariage 
vint, entr'autres enfants : 

VIII. Joseph de Willot de Beauchemin, né à Dole en 
Franche-Comté en 1775; a émigré en Espagne en 1792. Il 
a épousé Laure de Roussillon, ancienne chanoinesse et 
comtesse de' Neuville, de laquelle il a : 

i.° François-Joseph-Hippolytë-Léonce, njé en i8o3; 

2. Etienne-Hippolyte, né en ]8o5. 
Armes: d'azur à trois têtes de lion d'or, armé et lampassé de 
gueules ; l'écu surmonté d'un casque ouvert et crénelé, au haut 
auquel est la moitié du corps d'un lion droit et élevé, avec la de- 
vise : Is mihi pro aris et rege animus. 

(1) Ce brevet nous a été exhibé et mis sous les yeux, ainsi qu'un acte 
patent et authentique du 29 février 1689, qui qualifie Jean de Willot de 
noble homme, d'écuyeret de gentilhomme de la reine-mère avec titre de 
gouverneur du château de Montereau. Plusieurs autres titres originaux, 
qui nous ont été également produits, constatent que la maison de 
Willot avait été convoquée, dès avant l'an i5Ô2, aux assemblées de la 
noblesse de la Franche-Comté. 



PIOCHARD DE LA BRULERIE. 179 

PIOCHARD DE LA BRULERIE (de), famille origi- 
naire du Gatinais, s'est établie dans le quinzième siècle à 
Joigny_, où elle n'a cessé de se faire estimer par les services 
qu'elle a rendus à l'Etat, soit dans la magistrature, soit 
dans les armes. Elle est connue par les surnoms de d'Ar- 
blay, de la Brûlerie, de Beauchesne, des Casseaux, de la 
Ghateignière, de l'Epanché, de Pontigny et de Beze. Nous 
mentionnerons ici la branche de la Brûlerie. 

I. Etienne Piochard de la Brûlerie, ayant eu le bonheur 
de sauver la vie au prince de Ligne à la bataille de Fleurus, 
reçut de ce prince, en reconnaissance de ce service, pour 
lui et ses hoirs, nés et à naître, par une concession en date 
du mois de janvier 1691, pouvoir d'ajouter aux armes de 
ses ancêtres, celles de sa maison, désirant, par ce gage 
perpétuel, attacher inviolablement sa postérité à la sienne. 
Il se distingua par ses services militaires, comme on le 
verra par les lettres de noblesse en date du mois d'avril 
1743, accordées à son fils, dont l'article suit. 

IL Jean-Etienne Piochard, sieur de la Brûlerie, né le 
3i mai 1696, entra mousquetaire du roi dans sa première 
compagnie, le 25 juillet 171 3, après avoir été un an en- 
seigne de la colonelle du régiment de Piffon , infanterie , 
a été décoré de la croix de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis, en juillet 1736, étant le deuxième reçu de 
cette famille. Il fut fait sous-brigadier des mousquetaires 
le I er juillet 1737, et obtint au mois de mars 1743, de feu 
Louis XV, des lettres de noblesse, tant en faveur des ser- 
vices de son père que des siens et de ceux de son fils. 
Nous en mentionnons ici la teneur : 

a LOUIS, PAR LA GRACE DE DlEU 

» Gomme les marques d' honneur qui passent à la posté- 
» rite sont la récompense la plus distinguée qu'un souve- 
» rain puisse donner au mérite, elles réunissent aussi les 
» motifs les plus capables et d'inspirer à des citoyens la 
» volonté de s'en rendre dignes, et d'animer des descen- 
» dants à ne pas dégénérer. Persuadé de toute l'impor- 
» tance de cette vue, nous croyons qu'il est du bien de 
» notre Etat d'élever à la noblesse ceux qui, dévoués à sa 
» défense, se signalent dans la profession des armes, sur- 
» tout lorsque des exemples de bravoure qu'ils ont reçus 
» de leur famille, sont autant de voix qui réclament en 
» leur faveur. C'est ainsi que nous jugeons à propos de 



180 PIOCHARD DE LA BRULERIE. 

» reconnaître, dans la personne de notre cher et bien aimé 
» Jean-Etienne Piochard, seigneur de la Brûlerie, sous- 
» brigadier et sous-aide-major de la première compagnie 
» des mousquetaires à cheval de notre garde ordinaire, 
» non-seulement les services qu'il nous y rend depuis 
» trente années avec autant d'assiduité que d'ardeur, ser- 
» vices qui lui ont mérité la croix de notre ordre militaire 
» de Saint-Louis et le grade qu'il remplit actuellement, 
» mais encore ceux de sa famille , où le zèle pour le bien 
» de l'Etat est devenu comme héréditaire. Etienne Pio- 
» chard , seigneur de la Brûlerie , son père , successive- 
» ment gendarme , lieutenant et capitaine de dragons , se 
» trouva , pendant vingt-trois années de service , à dix 
» batailles et quinze sièges : à la bataille de Fleurus, en 
» 1690, il fit prisonnier un officier qui venait de le bles- 
» ser; en 1693, étant à la tête d'un détachement de dra- 
» gons , il enleva au Mont-Saint-Jean, près Luxembourg, 
» un partisan espagnol; à la bataille de Spire, en 1703, il 
» sauva l'étendard de la compagnie. Mestre-de-camp du 
» régiment de cavalerie de Bourgogne, il prit un capitaine 
» de grenadiers; fait prisonnier lui-même à la bataille 
» d'Hochstet, il fut transporté en Angleterre avec les 
» officiers-généraux qui avaient un pareil sort. Mais rendu 
» dans la suite à sa patrie, il donna de nouvelles preuves 
» de son courage : telle fut, en 1708, la surprise d'un 
» parti de la ville de Gand, où il entra le premier suivi 
» d'un détachement de dragons qu'il commandait. Ses 
» talents ne se renfermèrent pas même dans le militaire , 
» et il en fit paraître d'une autre nature dans des négocia- 
» tions secrètes qui furent confiées à ses soins, lorsqu'il 
» était en Angleterre. Trois oncles paternels du seigneur 
» de la Brûlerie se sont aussi fait connaître avantageuse- 
» ment dans la profession des armes. Lé premier, après 
» avoir passé du service du feu roi, notre très-honoré sei- 
» gneur et bisaïeul, à celui de notre très-cher et très-amé 
» frère et oncle le roi d'Espagne, il fut tué en 1706 étant 
» major d'artillerie. Le second, admis en 1697 dans la 
» compagnie des gendarmes écossais, est actuellement un 
» des plus anciens capitaines du régiment de dragons de 
» Vibraye. Le troisième a quitté le service, mais il a été 
» remplacé par sept enfants. Nous sommes d'ailleurs ins- 
» truits que cette famille a toujours eu à cœur de ne con- 
» tracter que des alliances honorables , toutes considéra- 
» tions qui nous déterminent d'autant plus à élever ledit 



PIOCHARD DE LA BRULERIE. L gi 

» sieur Jean- Etienne Piochard de la Brûlerie,, et du titre 
» et qualité de noble décoré et décorons , voulons et nous 
» plaît qu'il soit tenu _, levé et réputé 3 comme nous le 
» tenons , censons et réputons pour tel _, ensemble ses 
» enfants et postérité , tant mâles que femelles _, nés et à 
» naître en légitime mariage _, de même que ceux qui sont 
» issus de noble et ancienne race... . Et en outre avons 
» permis audit sieur Jean-Etienne Piochard de la Brûlerie 3 
» et à ses enfants et postérité s de prendre des armes telles 
» qu'elles seront réglées par le sieur d'Hosier, juge à' armes 
» de France. » 

Jean-Etienne Piochard fut fait brigadier le 17 avril 1746, 
maréchal-d es-logis le i er novembre ijS6 3 et servit _, tant 
sous Louis XIV que sous Louis XV _, pendant quarante- 
quatre ans consécutifs. Il épousa , i.°le 24 décembre 1727 
Louise-Jeanne de Bouteville,, morte le 3i juillet 1734, 
fille de Jean-Edmond de Bouteville , chevalier , seigneur 
de Cumières-sur-Meuse et de Villiers devant Mouzon 3 
chevalier de Saint-Louis 3 et de Marguerite Habert 3 veuve 
en secondes noces du comte de Custine d'Aufnance; et 
2. le 17 juin 1743^ Marie Chaudot, fille d'Antoine 3 correc- 
teur en la chambre des comptes de Dole en Franche-Comté 3 
et de Florence Arnould. 

Du premier mariage il y a eu cinq enfants _, dont 
il ne reste plus que Pierre-Louis-Nicolas 3 qui suit. 

Et du second lit une fille unique , nommée Ma- 
rie-Louise-Julie Piochard de la Brûlerie \ née le 24 
août 1 747 3 mariée en premières noces à Jean-Louis- 
Antoine de Séjean 3 chevalier , lieutenant-colonel 
de cavalerie _, chevalier de l'ordre royal et militaire 
de Saint-Louis , et en secondes noces à M. de 
D'Hieuville^ capitaine du régiment de la Reine , 
dragons. 

III. Pierre-Louis-Nicolas Piochard 3 sieur de la Brû- 
lerie 3 né le 8 octobre 1727^ reçu mousquetaire dans la 
première compagnie le 8 octobre 1 740 , chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis en juillet 1759. Il mourut 
en 1 800 _, et avait épousé 3 le 2 3 avril 1759 3 Marie-Char- 
lotte-Marthe Grasset _, de laquelle sont nés : 

i.° Jean-Louis Piochard de la Brûlerie 3 dont 
l'article viendra ; 



82 PIOCHARD DE LA BRULERIE. 

2. Théodore Piochard de la Brûlerie , né à Joi- 
gny le 12 janvier 1770, est entré sous-lieutenant 
au régiment d'Artois, infanterie, le 4 décembre 
1786. Il passa à Saint-Domingue en 1791, où, 
n'ayant pas voulu prendre part à la révolte de 
cette île , et ayant refusé , ainsi qu'une partie de 
ses camarades , d'en prendre le commandement , il 
fut obligé de repasser en France , où les troubles 
qui y existaient alors l'engagèrent à quitter le ser- 
vice. Il se maria : i.° en février 1795 à mademoiselle 
Emélie Saulnier de Davion , et 2. le 5 août i8o5 à 
demoiselle Etiennette-Germaine Hay. 

Du premier lit vinrent : 

a. Caroline; 

b. Marine. 

Du second lit : 

a. Louis Piochard de la Brûlerie, né à Joi- 
gny le 1 er avril 1 8 1 1 : 

b. Clémence ; 

c. Louise. 

3.° Joseph Piochard de la Brûlerie, né à Joigny 
le 2 5 mai 1771, et entré en octobre 1787 au régi- 
ment de Dauphin , cavalerie , en qualité de cadet 
gentilhomme. Il en sortit le i er septembre 1789, 
pour passer dans les gardes-du-corps , où il devait 
être reçu le 1 5 octobre suivant ; mais ce corps ayant 
été licencié, et voulant continuer de servir le roi, 
il prit parti dans le régiment de Royal -Bourgogne, 
cavalerie, le 2 novembre suivant, avec lequel il fit 
plusieurs campagnes , et où il resta jusqu'à la fin 
de 1792, qu'il fut licencié comme noble. 

4. Charles-Marcel Piochard de la Brûlerie, né à 
Joigny le 14 novembre 1776, entré au régiment de 
Royal - Bourgogne , cavalerie; fit plusieurs campa- 
gnes , et fut forcé de quitter le service comme ap- 
partenant à une famille noble. Il obtint un certificat 
très-honorable de ses camarades et officiers supé- 
rieurs. Il épousa à Saint- Florentin , au mois de 



PIOCHARD DE LA BRULERIE. i83 

septembre i8o5, Anne-Thérèse Paris , de laquelle 
il a : 

a. Charles, ne' le 22 août 1801 ; 

b. Hortense, née le 3 juillet 1806; 

c. Alexandrine-Blanche, née le 2 3 avril 1808; 

d. EudoxLe, née le 23 mai 1809; 

e. Louise, née le 5 octobre 181 1. 

5.° Louise - Charlotte Piochard de la Brûlerie, 
née à Auxerre au mois de janvier 1 76 1 . 

6.° Julie-Edmée Piochard de la Brûlerie, morte 
le i3 janvier i8o5, avait épousé, le 4 avril 1804, 
M. Jean-Baptiste Billebault du Puis, maire de la 
ville de Joigny, et président dudit canton. De ce 
mariage est issu : 

a. Jean-François Billebault, actuellement étu- 
diant en droit. 

IV. Jean- Louis Piochard de la Brûlerie, né à Joigny 
le 14 mai 1767, est entré le 2 juillet 1782 dans les gardes- 
du-corps du roi. Il épousa à Auxerre, le 12 février 1791 , 
demoiselle Madeleine-Germaine Coullault de Berry-du- 
Marteau, dont il a : » 

1 .° Jeanne-Françoise Piochard de la Brûlerie, née 
le i5 avril 1794, et mariée le 21 octobre 181 3 à 
M. Henri -Jean-Jacques-Christophe-Conrad Bernard, 
ancien officier d'infanterie , fils de Jacques-Marie 
Bernard, intendant-général des postes de Prusse , 
et conseiller-privé sous le grand Frédéric ; 

2. Marie -Louise Piochard, demoiselle de la 
Brûlerie, née le 29 mai 1795; 

3.° Charlotte Piochard, demoiselle de la Brûlerie, 
née le 17 octobre 1796; 

4. Madeleine- Adélaïde Piochard de la Brûlerie, 
née le 6 juillet 1798. 

Armes : Un écu d'azur, à trois étoiles d'argent posées deux et 
une ; écartelé de gueules à une aigle d'argent, les ailes étendues ; 
et sur le tout d'or à une bande de gueules. 



!§. DE BLACAS. 

B LACAS (de) , famille noble d'extraction , l'une des 
plus anciennes et des plus illustres de la Provence; qui 
s'est divisée en deux branches, celle de Blacas-d'Aups et 
celle de Blacas-Carros. C'est par erreur que plusieurs écri- 
vains ont dit que cette dernière était éteinte dans les per- 
sonne d'Honoré de Blacas-Carros qui ne laissa point de 
postérité, car la lignée fut continuée par Antoine, fils de 
Jacques de Blacas, seigneur de Carros. Ce qui demeure 
constaté par un arrêt de maintenue sur la noblesse, rendu 
le 18 novembre 1661, parles commissaires du roi, en fa- 
veur de messire Claude de Blacas, seigneur de Carros. Cet 
arrêt, qui nous a été mis sous les yeux, établit la généa- 
logie de cette branche, depuis le 6 mai 1245, jusqu'au 
18 novembre 1667. Il se trouve à Aix, dans les archives 
de la cour des comptes. Mais nous attendons, pour donner 
la généalogie de cette maison, un mémoire détaillé. 



JUBIÉ, famille originaire de Saint-Marcellin, dans la 
province de Dauphiné, fut honorée en 1788, par S. M. 
Louis XVI, de lettres de noblesse. Cette faveur fut la ré- 
compense des services qu'elle avait rendus au commerce 
de France et à l'Etat. 

I. Noël-Joseph Jubié, né à la Sône en 1727, d'une des 
plus anciennes familles de bourgeoisie de Dauphiné, ses 
aïeux exerçant la charge de notaires à Saint- Jean-de-Bour- 
nay depuis le quatorzième siècle, commença ses travaux 
par introduire dans le Quercy la culture en grand du mû- 
rier, ainsi que les procédés pour obtenir de belles soies. 
Son père et son aïeul les avaient déjà naturalisés en Pro- 
vence, en Languedoc et en Dauphiné. Il y établit à Mon- 
tauban, sous les ordres de M. de l'Escalopier, qui en était 
intendant, une filature de cent vingt fourneaux, qui acheva 
son ouvrage. 

Il fut ensuite inspecteur du commerce et des manufac- 
tures dans les provinces d'Anjou, de Maine, de Touraine 
et d'Auvergne, pendant que MM. de Magneuville et de la 
Michodière les administraient. Son frère, qui fut depuis 
inspecteur général très-distingué , le remplaça dans cette 
dernière province, sous les ordres de M. de Chazerat. 

Dans le temps qu'il se livrait à ces fonctions en Tou- 
raine, il fut envoyé qar M. de Trudaine, en Angleterre, 
pour y recueillir des procédés utiles aux manufactures de 



JUBIÉ. i85 

Lyon, et il parvint à remplir les vues de cet excellent ad- 
ministrateur et à enrichir ces manufactures. 

De retour en Dauphiné, lors de la mort de son père, et 
devenu chef de la manufacture royale de filature et d'or- 
gansinage de soie de la Sône, il porta cet établissement à 
une grande perfection. Il y établit à grands frais, en 1773, 
les moulins de l'invention du célèbre mécanicien Vaucan- 
son; ce que lui valut, en 1780, une pension du roi, de 
1200 francs, réversible par moitié sur son épouse; bien- 
fait auquel furent ajoutées, en 1788, les lettres de noblesse 
que S. M. daigna lui accorder. 

Il fut nommé, vers cette époque, à l'administration de 
la province ; il exerça depuis les fonctions de maire de sa 
commune, et celles de conseiller de préfecture du dépar- 
tement de l'Isère; enfin, il fut sous-préfet de Saint-Mar- 
cellin jusqu'à sa mort, en i8o3. 

Il a laissé les enfants qui suivent : 

i.° Pierre-Joseph-Fleuri, dont l'article viendra; 

2. Joseph-François Jubié, né en 1765. Il a été 
constamment occupé, avec son père et son frère, 
à porter la manufacture royale de la Sône au plus 
haut degré de perfection. L'état florissant où il a 
élevé cet établissement, le rend encore plus digne 
de son titre de manufacture royale , si justement 
acquis sous la direction de son père et de son aïeul. 
Il a été maire de la commune de la Sône, et il fait 
partie du collège électoral de l'arrondissement de 
Saint-Marcellin. De son mariage avec madame Rose 
du Rif, en 1794, il a eu trois fils et une fille: 

a. Léon, né en 1800; 

b. Théodore, né en 1802 ; 

c. Fleuri, né en 1804; 

d. Adèle, née en 1795. 

3.° Marie-Joséphine-Charlotte-Judith Jubié, née 
en 1758; mariée en 1776, à Pierre-Vincent Pochin 
de la Bruyère, directeur de la manufacture royale 
de canons de Saint-Gervais , dont elle est veuve. 

II. Pierre-Joseph-Fleuri Jubié, né à la Sône en 1759, 
fut chargé de diverses inspections concernant le commerce 
et les manufactures de France, puis appelé à l'administra- 
tion publique, et porté deux fois aux assemblées législa- 



l86 JUBIÉ. 

tives : la première, au conseil des cinq-cents* en 1795, 
après le cessation de la terreur, dont il avait failli être l'une 
des victimes. Il y signala son attachement pour la cause 
de l'auguste maison de Bourbon, en faisant constamment 
cause commune avec les députés qui préparaient le retour 
à l'autorité légitime, et n'échappa que par hasard à la 
proscription. 

Pendant son séjour à Paris, à cette époque, il fut l'un 
des fondateurs de la caisse des comptes courants, à laquelle 
la banque de France a succédé. 

De retour chez lui , il fut appelé au conseil général du 
département de l'Isère; ensuite, lors de la mort de son 
père, à la sous - préfecture de Saint- Marcellin, jusqu'en 
1804, époque de sa seconde nomination aux fonctions de 
législateur, lesquelles ont cessé en 1808. 

Il est en ce moment membre du conseil général des fa- 
briques et manufactures de France, auprès du ministre de 
l'intérieur; il fait partie du collège électoral du départe- 
ment de l'Isère; il est copropriétaiie avec son frère de la 
manufacture royale de la Sône. 

Il a épousé, en 1789, Jeanne-Bénédicte de Messance, 
fille de M. de Messance, conseiller du roi, receveur parti- 
culier des finances des élections de Saint-Etienne et de 
Montbrisson, mort dépouillé de sa fortune et victime de son 
attachement à ses souverains. Il était auteur d'un Traité 
très-estimé sur la population de la France, traité qui fait 
autorité. M. Jubié a de ce mariage les enfants qui suivent: 

i.° Auguste -Louis- Pierre -Joseph, né en 1790, 
est en ce moment maire de la commune de la Sône, 
et membre du collège électoral de Saint- Marcellin ; 

2. Noël- Joseph-Jules, né en 1791. officier du 
génie; il a été fait prisonnier près de Kowno, lors 
de la retraite de Russie, après avoir défendu Smo- 
lensko, détruit ses fortifications, et avoir combattu 
au passage de la Bérézinaetà Wilna; 

3.° Joseph-Jean-Baptiste-Constant, né en 1793, 
a fait les campagnes d'Espagne et d'Italie depuis 
181 1 , comme sous-lieutenant, ensuite lieutenant au 
premier régiment de hussards, et vient d'être nommé 
adjudant-major du régiment des Hussards du roi; 

4. Antoinette -Bénédicte-Léon, est née en 1801. 

Armes. Mi-partie. La première, fond d'argent, chargée d'un 



MÉALET DE FARGUES. 187 

mûrier de sinople, sur lequel dix versa soie d'argent, entourée de 
la légende : lllorum ope hœc ditata est Gallia. — La seconde, 
fond d'azur, chargée d'une aigle d'argent, tenant dans ses serres 
une perdrix de même, au chef de gueules avec trois étoiles d'argent. 



MÉALET DE FARGUES (de), famille d'Auvergne, 
noble d'extraction, et dont l'origine se perd dans la nuit 
des temps, a fourni des comtes de Lyon et des chevaliers 
de Malte, parmi lesquels il y eut un grand-maréchal de 
l'ordre. 

I. Dorde de Méalet, seigneur de Fargues, de Rome- 
goux et de Glénat au diocèse de Saint-Flour, épousa le 29 
novembre 1 5 37, Antoinette de Sermur, fille de noble 
Pierre de Sermur, seigneur de la Beisserette. Il fut fait 
lieutenant-général au gouvernement de Gharlat et Murât 
par lettres de Claude de Bourbon, en date du 27 octobre 
i56o; comte de Busset, gouverneur, pour le roi, des vi- 
comtes de Charlat et de Murât. Il fit son testament le 6 
novembre 1 563. Il eut pour fils : 

1 .° Jacques, qui suit; 
2. Antoine. 

II. Jacques de Méalet, seigneur de Fargues, Rome- 
goux et de la Capelle, gentilhomme de la chambre du roi, 
épousa Catherine de Trémolière, fille de haut et puissant 
seigneur Raymond de la Trémolière, sieur de Roffiac et 
d' Alenc, et de Dauphine du Prat. Leur contrat est du 1 6 
janvier 1564. Sont issus de ce mariage : 

i.° Jean, qui suit; 

2. N de Méalet, marié à noble Jean de 

Barriac, seigneur de Barriac et du Caylar; 

3.° Marguerite, mariée à noble Hector de Cases, 
seigneur de Pons, en 1592. 

III. Jean de Méalet, seigneur de Fargues, de Rome- 
goux, de la Capelle et de Roffiac, épousa, le 2 3 sep- 
tembre 1600, Claude- Roberte de Lignerac, fille de Panta- 
léon-Robert de Lignerac, seigneur de Cambon et de l' Es- 
pinasse, et de Louise d'Anjoui. Ils laissèrent un fils, qui 
suit : 

IV. Pantaléon de Méalet, seigneur de Fargues, che- 
valier de l'ordre du roi, et gentilhomme ordinaire de sa 
chambre, épousa, le 3 octobre'" 1622, Louise de Brugier, 



188 MÉALET DE FARGUES. 

fille d'Amable de Brugier, écuyer, seigneur d'Avenaux, 
et de Louise de la Richardière. Ils eurent un fils dont l'ar- 
ticle suit : 

V. Amable de Méalet, baron de Fargues, seigneur de 
Roffiac et autres lieux, épousa, le 29 juin 1673, Margue- 
rite Laparra, fille de Claude Laparra, du lieu de Varbou- 
lès, près d'Aurillac en Auvergne, et de Marie de la Ronce. 
Cette Marguerite Laparra était sœur de N.... Laparra, 
ingénieur et lieutenant-général des armées du roi. De ce 
mariage vinrent : 

1 .° N de Méalet, qui suit : 

2. Françoise- Louise, née le 14 juillet 1677, et 
reçue à Saint-Cyr au mois de juin 1687, sur les 
preuves de sa noblesse. 

VI. N de Méalet, comte de Fargues, baron de 

Vitrac, ancien capitaine au régiment du Perche, épousa, 

en 1727, N de la Carrière, fille d'Antoine- Raymond 

de la Carrière, alors prévôt ou vice-bailli d'Aurillac et de 
Montauban. Il eut de son mariage : 

VII. Jean-André de Méalet, comte de Fargues, sei- 
gneur de Romegoux et autres terres, capitaine des grena- 
diers dans Bourbonnais, infanterie, reçut trois coups de 
feu à la tête dans ses diverses campagnes. Il avait épousé 

N Massebau de Sédaiges, de laquelle il laissa six 

garçons et deux filles; parmi les six garçons il y eut cinq 
chevaliers de Malte. Son successeur : 

VIII. Jean-Joseph de Méalet, comte de Fargues, sei- 
gneur de Romegoux et autres lieux, capitaine dans Royal, 
cavalerie, fut prendre les ordres de Mg r . le comte d'Artois 
à Turin, en 1790, avec deux autres gentilshommes de la 
province. Il ëmigra en 1791. lia fait les campagnes dans 
l'armée des princes, comme officier dans la compagnie 
des gentilshommes d'Auvergne. Il venait d'obtenir, à l'ins- 
tant de sa mort, en 1794, la propriété d'un régiment de 
dragons de son nom, dont le commandement passa alors 
à son frère le commandeur de Fargues, qui fut employé 
dans l'armée de Mg r . le prince de Condé. Il avait épousé 
Victoire de Pons de Bénestat, fille unique du marquis 
de Pons, ancien capitaine de cavalerie. De ce mariage 
vinrent : 

1 .° Antoine, comte de Fargues, officier dans le 
régiment de son oncle à l'armée de Mg r . le prince d« 



MÉALET DE FARGUES. 189 

Condé, puis capitaine dans les hulans de Merfeldt 
au service de l'Autriche : il est né en 1775 \ 
2. Jean-Joseph, dont l'article suit. 

IX. Jean-Joseph de Méalet, comte de Fargues, né en 
1776, chevalier de Malte, émigra en 1791. Il a fait les 
campagnes dans l'armée des princes en qualité de lieu- 
tenant dans le régiment de Fargues. Il fut président des 
administrations des hôpitaux de . Lyon. Il servit en qualité 
de chef de cohorte dans la garde nationale de cette ville, 
et s'acquitta des devoirs d'un sujet fidèle et dévoué, dans 
les circonstances qui rappelèrent l'auguste maison de Bour- 
bon sur le trône de France en 1814. Ce fut à cette occa- 
sion qu'ayant été chargé d'une mission secrète auprès de 
Monsieur, frère du roi, par le corps municipal de Lyon, 
il reçut de S. A. R. la décoration de Tordre royal et mili- 
taire de Saint-Louis. Il fut nommé ensuite colonel de la 
cavalerie de la garde nationale lyonnaise, par le commis- 
saire de Sa Majesté, M. le comte de Noailles. Il épousa à 
Munich en 1801, Antoinette-Sybille-Sabine Ballard d'Ar- 
nas. Sont issues de ce mariage : 

1 ,° Jeanne-Joséphine-Carôline-Aimée-Sabine, née 
le 18 mai 1801 : 

2. Victoire- Joachime- Emma, née en décembre 
i8o3. 

3.° Jeanne-Julienne-Olympe, née en i8o5. 

Armes. D'azur, à trois étoiles d'argent, deux et une, au chef d'or. 



GRAIMBERG, famille ancienne, établie depuis le sei- 
zième siècle dans la Picardie, où elle a formé les branches 
des vicomtes de Nogentelle, des seigneurs de Belleau, 
des seigneurs de Gaulne et de Torci, relatées dans le nobi- 
liaire de Picardie, édition de 1699: elle est originaire du 
cercle de Bourgogne, où ont subsisté jusqu'à nos jours 
plusieurs maisons de ce nom, dont celle de Gransberg a 
conformité d'armoiries avec elle, ainsi qu'on le voit dans 
le grand armoriai allemand de Weigl, tome 2, page 37. 

La maison de Graimberg s'est alliée à celles de Rou- 
ci, Sugni, Niceron, Vassan Boursonne, Hettanconrt, 
Dublaisel, Faure, Mornai, etc., et a occupé dans le mi- 
litaire des emplois importants. Jean, vicomte de Nogen- 
telle, était, en i582, gouverneur de Château-Thierri et la 



I9 . DE GRAIMBERG. 

Ferté-Milon; il conduisit au duc d'Alençon, fils de France, 
un nombre considérable de gentilshommes dans sa mal- 
heureuse expédition de Flandres. François, seigneur de 
Belleau, suivit, avec la fleur de la noblesse française, le 
duc de Beaufort à la défense de l'île de Candie ; il fut de- 
puis capitaine-lieutenant de l'escadron de F arrière-ban de 
l'Ile-de-France; Charles, son fils aîné, fut page du roi 
Louis XIV et servit dans les mousquetaires : Renaud, .son 
second fils, périt en 1734' au siège de Philisbourg, capi- 
taine aux gardes-françaises. 

Le chef de la maison de Graimberg est aujourd'hui 
François, député delà noblesse aux états-généraux en 1789, 
vicomte de Vaustin, seigneur de Belleau, d'Hacqueville, 
Béancourt, Paars, la Croix, Puiseux, Saint-Gengoulph, etc., 
capitaine au régiment du roi, infanterie. Le comte de 
Graimberg, après sa présentation au roi , s'occupait de 
faire ériger ses terres en un marquisat de son nom, lorsque 
les effets de la révolution le forcèrent de sortir de la 
France. Sa fidélité à la cause de l'auguste maison des 
Bourbons le retint hors de sa patrie jusqu'à la paix d'A- 
miens : alors il revint en France après avoir servi d'abord 
dans l'armée des princes français, puis au régiment anglais 
de Dillon, où Sa Majesté britannique l'avait gratifié d'une 
compagnie : ses quatre fils servirent la même cause dans 
divers corps. Les suites de la révolution , en détruisant 
ou dispersant les titres et papiers de sa famille, l'obligent 
d'apporter un délai dans la communication de sa généa- 
logie et celle des autres branches. Elle paraîtra avec détail 
dans la suite de cet ouvrage. 

Graimberg porte d'azur à trois besans d'or. 



ABZAC (d'), famille originaire du Périgord , où se 
trouve une forteresse de son nom. M. d'Hozier en parle 
comme d'une famille qui, indépendamment de ses services 
et de ses alliances, est, par son ancienneté, reconnue una- 
nimement pour une des premières maisons de la Provence, 
qui a été son berceau (1). 

Il est probable qu'elle a pris son nom d'un château situé 

( 1 ) L'auteur de cette notice travaille depuis plusieurs années à un 
Mémoire étendu et détaillé sur toutes les branches de la maison 
d'Abzac, pour lequel il a déjà amassé beaucoup de matériaux. 



D'ABZAC. 191 

à 3 lieues de Périgueux , connu aujourd'hui sous le nom 
d'Ajac ou d'Ajatj mais qu'on écrivait anciennement Ab^ac 
(de Ab^aco). L'orthographe de ce nom varie singulière- 
ment dans les anciens titres : on le trouve écrit tantôt 
d'Apqac ou d'Ab^ac, quelquefois d'Açac, d'A^at , d'Ab- 
sac y etc. 

L'existence de cette maison est connue depuis le milieu 
du douzième siècle , et sa filiation est prouvée depuis 
Tan 1287. 

Etienne, Gérard et Hélie d'Abzac firent des donations à 
l'abbaye de Cadoin, en 1 1 58. 

Pierre, Barrière, Boson, Raimond d'Abzac, et autres 
sujets isolés de la même maison , qu'on ne peut pas ratta- 
cher les uns aux autres, rirent des donations, dans le même 
siècle ou au commencement du suivant, aux abbayes de 
Cadoin , de Dalon, de Chancelade, etc. 

Bertrand d'Abzac, chevalier, fut témoin d'une donation 
faite en 1 174 par Guy de Peirals à l'abbaye d'Uzerche. 

Un mémoire sans date, mais de l'écriture d'environ l'an 
1260 à 1280, contient une espèce de dénombrement où 
sont mentionnés en Bertrand d'Apode, en Bos d'Ap^ac, et 
W. d'Ap^ac. Il y est dit que le même Bertrand d'Abzac 
avait un fief en la paroisse de Limeirac. 

La filiation est suivie depuis. 

I. Hugues I d'Abzac, co-seigneur du château et châtel- 
lenie de Glarens , damoiseau, est nommé parmi les co-sei- 
gneurs de cette châtellenie dans la transaction qu'ils pas- 
sèrent le samedi après la fête de Saint- Vincent 1287 (v. st.), 
avec les commissaires d'Edouard I er , roi d'Angleterre, au 
sujet du droit de leude du château de Glarens. Cette tran- 
saction fut confirmée par lettres de ce prince, datées de 
Bordeaux le 24 janvier de la même année, et par autres 
lettres du roi Charles-le-Bel, données à Château-Thierry 
au mois d'octobre 1 3 26. 

Il assista, avec la qualité de damoiseau, au contrat de 
mariage de Guillaume d'Auberoche avec Bertrande de La- 
cropte, du i3 des calendes de novembre 1299. 

Il est nommé Hugues d'Apçac et qualifié don\el , sei- 
gneur en partie de Clarens, dans une reconnaissance de 
3 sols de rente , qui lui fut donnée par Bernard Gasset , 
habitant de la Monzie , le mercredi après la fête de la Puri- 
fication de la Vierge i3 14 (v. st.). 

Il ne vivait plus en 1 323 , suivant la ratification faite en 



102 D'ABZAC. 

faveur de Hugues d'Abzac, chevalier , son fils , d'une ac- 
quisition qu'il avait faite. 

On ignore le nom de sa femme et le nombre de ses en- 
fants ; on sait seulement qu'il fut père de : 

i.° Hugues d'Abzac II , dit le jeune, chevalier, 
mentionné dans un grand nombre d'actes depuis 
Tan 1319 jusqu'en 1357. 

Il est nommé dans un compte du trésor de l'an 
1 329, par lequel il paraît qu'ayant été condamné à 
3oo liv. par le sénéchal de Périgord, l'an i32 8, il 
en paya seulement 90 liv. 

Il servait en 1340 en qualité de chevalier bache- 
lier, avec sept écuyers, sous le gouvernement de 
M. Payen de Mailly, sénéchal de Périgord, capi- 
taine et gouverneur de cette sénéchaussée. (Compte 
de Barthélemi du Droch.) 

Quelque temps après , ayant embrassé le parti 
anglais, Jean, fils et lieutenant du roi de France, 
confisqua tous les biens et rente qu'il avait tant 
dans la châtellenie d'Auberoche qu'à la Munzie, et 
les donna à Hélie de Sudor. Hugues d'Abzac quitta 
alors le Périgord, et se retira probablement en 
Angleterre, ou il demeura jusqu'à l'époque de la 
bataille de Poitiers. De retour en Périgord, vers 
l'an 1 356 ou 1 3 57, il bâtit le château de Montlatrue 
où il passa le reste de ses jours. Il fit son testa- 
ment (1) vers le même temps, c'est-à-dire vers l'an 
i36o, par lequel il laissa l'administration de ses 
biens et de ses enfants à Alais de la Gropte , dame 
sa femme, et institua Jean, son fils, son héritier 
universel. 

Il avait été marié deux fois : i.° avec Marguerite 
de Neuville, sœur (sans doute utérine) de Renaud 
deBorn, seigneur de Hautefort et de Thénon, le- 
quel, par acte du samedi après la fête de Saint- 
André i333, promit de payer à Hugues d'Abzac, 
chevalier, la somme de i3o liv. , à cause (dit-il) du 
restant de la dot de Marguerite de Neuville , sa 
sœur (de Renaud de Born); 2. avec Alais ou Alays 
delà Cropte, fils de noble Fortanier de la Cropte, 

(1) Ce testament est sans date, mais d'une écriture d'environ l'an 
i35o ou i36o. 



D'ABZAC. l 9 3 

damoiseau,, laquelle était veuve en i362, et vivait 
encore en i366. Il provint de ce mariage deux en- 
fants , nommés Jean et Guillaume d'Abzac , qui 
sont mentionnés dans le testament du même For- 
tanier de la Cropte, daté du 2 des ides de janvier 
1367 (v. st.), et qui moururent bientôt après sans 
alliance. 

2. Guy, dit Guinot d'Abzac, qui suit. 

On -trouve vers le même temps maître Bertrand 
d'AbçaCj chevalier, témoin d'un acte de Tan i333; 
Guillaume d'Abzac, prêtre en i343; Arnaud d'Ab- 
zac, qui passa un bail à cens le mardi après l'octave 
de la Purification de la Vierge 1367 (v. st.), comme 
administrateur de Jean, son neveu, fils de Guy, 
son frère. Les notions qu'on a sur ces sujets ne 
sont pas suffisantes pour pouvoir décider s'ils ap- 
partiennent à cette branche ou à quelque autre. 

II. Guy, dit Guinot d'Abzac, I er du nom, damoiseau de 
la paroisse de la Monzie, fit une acquisition en i334, con- 
jointement avec Hugues d'Abzac, chevalier, son frère. Il 
acquit, le 4 des* ides de décembre 1340, de Grimoard 
Barde et sa femme, un jardin situé au bourg de la Monzie. 

Le même Guy d'Abzac, damoiseau, et Bertrande de la 
Pradelle, sa femme, firent donation, le jour des ides de 
mai 1343, à Bertrand de la Pradelle, donzel, recteur de 
Bertrie (frère de Bertrande) , des biens délaissés par dé- 
funte Marguerite de iNeuville, sa mère, situés dans la 
châtellenie d'Exideuil. 

Le i3 juillet 1364 il donna quittance pour marchandises 
à Bergerac. On ignore l'année de sa mort, mais il est cer- 
tain qu'il ne vivait plus en 1 374. 

Il avait épousé Jeanne, nommée aussi Bertrande de la 
Pradelle, damoiselle, sœur de. Jean de la Pradelle, arche- 
vêque de Nicosie, dans l'île de Chypre, dont il eut les 
enfants suivants : 

i.° Aimar ou Adémar d'Abzac, qui suit; 

2. Hélie , dit Gantonnet d'Abzac , chevalier , 
passa dans l'île de Chypre, dont, suivant un mé- 
moire de famille, il fut nommé connétable. A son 
retour, il fit son testament au château de la Douze, 
le 18 décembre 1401, par lequel il choisit sa sépul- 
ture dans l'église des Frères-Mineurs de Périgueux; 
fit des legs aux églises de la Monzie, de la Douze, etc. ; 

1. 1 i3 



I94 ' D'ABZAC. 

rappelle les services qu'il a rendus au pape Gré- 
goire XI, dans la ville de Verceil en Lombardie, 
lorsque ce pape, du consentement du collège des 
cardinaux, rétablit capitaine-général de ladite ville 
de Verceil et de toute la Marche de ce pays jusqu'au 
fleuve du Pô; qu'il lui devait encore 7000 florins 
d'or; qu'étant en Chypre avec le roi de Chypre, il 
avait été blessé dans la ville de Famagouste; qu'il 
avait été malade de ses blessures pendant quatre 
ans; que depuis, le pape lui donna le commande- 
ment de mille hommes d'armes, et des bulles par 
lesquelles il s'engageait de lui payer 20,000 florins 
d'or de la chambre apostolique, etc., et institue 
son héritier universel Adémar d'Abzac, son frère 
germain. 

III. Aimar ou Adémar d'Abzac, damoiseau, seigneur 
de Montastruc, Bellegarde, etc., et du chef de Guillemette 
de Boniface sa femme, de la Douze, des maisons nobles 
de Périgueux, Beauregard, etc., doit être regardé comme 
le chef et la souche de toutes les branches de la maison 
d'Abzac, actuellement existantes. 

Il est connu par une foule de titres, dont le plus ancien 
contient des lettres expédiées à Toulouse, le 3 janvier 1 368 
(v. st.) par Louis de France, duc d'Anjou, frère du roi 
Charles V, et adressées au sénéchal de Périgord, pour 
mettre Pierre d'Arenthon en possession du lieu de Berge- 
rac et du château de Beauregard. 

Il vendit, par acte du mardi après la fête de St-Michel , 
1378, à messire Amalric de Barrière, chevalier, seigneur 
de Reilhac, habitant de la ville de Périgueux, tous les 
droits et hommages qui lui étaient échus à raison de la suc- 
cession de Hugues d'Abzac, chevalier, son oncle, sur les 
bourgs et paroisses de Limeirac, d'Abzac et de Fosse- 
magne, moyennant la somme de i3o florins d'or. 

Il transigea, par acte passé au lieu de Moruscles, en 
Limousin, le 4 mars 1400, avec messire Amanieu de Mus- 
sidan, chevalier, seigneur de Montclar, au sujet du lieu 
de Montastruc , dont ce dernier , sans aucun droit et 
contre la volonté du propriétaire, s'était emparé par vio- 
lence, en avait pris et pillé les biens et les meubles, et en 
avait chassé par force la femme et la famille d' Aimar d'Ab- 
zac. Le seigneur de Montclar reconnaît par cet acte, 
que les réclamations d' Aimar d'Abzac étaient justes; que 



D'ABZAC. 19 5 

le lieu de Montastruc et ses dépendances lui apparte- 
naient ; mais que comme ce lieu était beau et fort , et 
qu'il ne se croyait aussi en sûreté nulle part, il ne pouvait 
pour chose au monde, le lui rendre, sinon après sa mort. 

Le dernier acte qu'on trouve sur Aimar d'Abzac, est 
une donation qu'il fit, par acte passe à Castelnau, au dio- 
cèse de Sarlat, le 4 août 14 14, à son très-cher fils Ber- 
trand d'Abzac, écuyer dudit lieu et château de Montas- 
truc en toute justice, tel qu'il avait été ci-devant possédé 
par Amanieu de Mussidan, chevalier. 

Il avait épousé, en 1372 ou i373, Guillemette ou Guil- 
lonne de Boniface, fille de Lambert de Boniface, cheva- 
lier, seigneur de Beauregard, et de Fine de la Roche; elle 
était alors veuve de Pierre de Vais, surnommé de Péri- 
gueux, neveu de Lambert de Vais, héritier d'Hélie de 
Périgueux, grand-archidiacre de la cathédrale. Guillemette 
de Boniface eut un fils de son premier mari, qui. survécut 
à son père, mais qui, étant mort avant sa mère, celle-ci 
fut son héritière, et porta dans la maison d'Abzac tous les 
biens des maisons de Périgueux, de Vais et de Boniface. 
Elle vivait encore en 1428, et laissa de son mariage les 
enfants suivants : 

i.° Olivier d'Abzac, seigneur de la Douze, fils 
aîné d'Aimar, est mentionné dans des lettres de 
Jean de France, duc de Berry, du 3o juillet 141 2. 
Il épousa, par contrat du 28 mars 1400, Jeanne 
Barrière, dame de Reillac; et cette alliance a donné 
lieu à l'écartelure des armes de Barrière. 

C'est Olivier d'Abzac qui est auteur de la bran- 
che de la Dou\e et de toutes celles qui en sont 
sorties. 

2. Bertrand d'Abzac, seigneur de Montastruc, 
Bellegarde, Si vrac, Domme, la Force, Madu- 
ran , etc., a fait les branches de Montastruc et de 
Bellegarde , d'où sont sorties celles de la Serre, la 
Boissière-Belle garde, Juvenie, etc. 

3.° Gantonnet d'Abzac, tige des seigneurs de 
Verdun et Prade, près de Castillonnès. 

4. Tristan d'Abzac, fit son testament en 1 431, et 
laissa de Jeanne de Cugnac, sa femme, plusieurs 
enfants, dont on ignore le sort. 

5.° Marquèse d'Abzac, mariée en 1390, avec 
noble Laurent de Graulier, damoiseau d'Agonac. 



I9 6 D'ABZAC. 

Dans le même temps , et sous le règne du roi 
Charles VI, en 1405, vivait Archambaud d'Abzac, 
capitaine, lequel, avec Pierre de Saint-Cirq et 
Bertrand d'Abzac, tenait pour les Anglais et le 
seigneur de Lesparre, les ville et chaste l de Castel- 
nau de Berbignières, assiégés par les troupes du 
roi \ commandées par le comte de Clermont , maré- 
chal de France; lequel traita avec le seigneur de 
Lesparre, et donna auxdits sieurs d'Abzac et de 
Saint-Cirq, 6000 écus d'or et 8 marcs d'argent, 
pour remettre lesdites ville et chastel en l'obéis- 
sance du roi. Il leur fut aussi remboursé 662 liv. 
10 s. pour dépenses faites pour le siège, suivant une 
une quittance du 28 octobre 1405, où il est porté 
que lesdites ville et chastel estoient une moulte 
notable et puissante forteresse anglesche , qui lors 
fut baillée en garde à maître Pons de Beynac , 
seigneur de Commarque. 

Archambaud d'Abzac était déjà capitaine de Can- 
con l'an 1400; et le i5 janvier 141 1 (y. st.) Charles, 
duc d'Orléans, lui fit don de 3oo liv. de pension et 
du château d' Auberoche en Périgord. 

Aucun des actes qu'on a découverts sur lui n'in- 
dique qu'il soit frère des précédents. 

N. B. M. D'Hozier, qui a fait imprimer la généalogie de la 
maison d'Abzac au commencement du deuxième re- 
gistre de l'armoriai général de France, n'a pas été bien 
instruit de l'histoire de Bertrand d'Abzac et de sa posté- 
térité, 1 .° en ce qu'il ne parle point du genre de la mort de 
ce chevalier; 2. en ce qu'il suppose gratuitement un 
autre sujet du même nom de Bertrand , qu'il fait neveu 
de celui dont il s'agit ici, pour lui attribuer des faits 
qui n'appartiennent qu'au premier; 3.° en ce qu'il n'a 
point connu le nombre de ces enfants, qu'il réduit à 
trois, tandis qu'il est constant qu'ils étaient sept : quatre 
fils et trois filles; 4. en ce qu'il assure positivement que 
les deux fils nommés Jean moururent tous deux sans 
postérité. 

Voici ce qu'on apprend des pièces originales et des ren- 
seignements les plus authentiques : 

Bertrand d'Abzac, chevalier, seigneur de Montastruc, 
Bellegarde, Domme, et de plusieurs autres terres, com- 



D'ABZAC. 197 

parut dans un très-grand nombre d'actes depuis 1401 jus- 
qu'en 1438. Il eut de grands démêlés avec Guillaume de 
Cardaillac (qu'il retint long-temps prisonnier), et avec 
Jeanne de Mouleydier, dame de Montclar, sa femme, au 
sujet de la terre de Montastruc , située dans la mouvance 
de Montclar. Il se montra toujours zélé partisan des An- 
glais dans les guerres que Charles VII eut à soutenir contre 
ces anciens ennemis de la France, pour recouvrer les 
provinces qui étaient en leur pouvoir, et notamment la 
Guienne, qu'ils étaient accoutumés à regarder comme 
leur ancien domaine. 

Bertrand d'Abzac soutenait de tout son pouvoir les ef- 
forts que les Anglais faisaient pour conserver cette pro- 
vince; mais enfin, ayant été fait prisonnier à Domme , 
petite ville située près de la Dordogne, il fut conduit à 
Limoges, auprès du roi Charles VII, qui lui fit trancher 
la tête le 1 1 mars 1438 (v. st.), et ses biens furent confisqués. 

Il avait épousé, par contrat du 5 avril 1414, Jeanne de 
Beynac , fille de défunt Pons de Beynac , seigneur de Bey- 
nac et de Commarque; elle fut assistée de Jean le Maingre, 
dit Boucicaut , comte de Beaufort et d'Alest, vicomte de 
Turenne et maréchal de France; et il lui fut constitué 
pour sa dot une somme de 1200 livres tournois. Elle le 
rendit père de : 

i.° Jean d'Abzac, l'aîné ou le vieux , qui, après 
la bataille de Castillon , gagnée par les Français en 
1453, passa en Angleterre, dont il tenait le parti, 
après avoir fait donation de tous ses biens à Jean, 
son frère cadet ; 

2. Jean d'Abzac, dit Pochy ou Poe hin, sei- 
gneur de Montastruc et co-seigneur de Sivrac , ser- 
vit le roi Louis XI en 147 1, etc., et contracta al- 
liance avec Hélène , dite Lenote de Montferrand. 
C'est de lui que sont sortis les seigneurs de Cam- 
pagnac et de la Serre ; 

3.° Jean d'Abzac, dit Pitro , seigneur de Belle- 
garde, contracta deux alliances: la première, avant 
Tan 1460, avec Rixende de Boscmorel; et la 
deuxième en 1477, avec Gilberte de Royère: c'est 
de lui que descendent les seigneurs d'Abzac de la 
Boissière-Belle garde , et les barons de Juvénie; 

4. Bernard d'Abzac , passa en Angleterre avec 
Jean, son frère aine, d'où il ne revint qu'en i5oo, 



I 9 8 D'ABZAC. 

en vertu des lettres d'abolition que le roi Louis XII 
lui accorda au mois de janvier i5oo. On ignore s'il 
fut marié ; 

5.° Raimonde d'Abzac, nommée aussi marquise , 
épousa, par contrat du 29 août 1441 , Antoine, 
seigneur d'Hautefort, fils d'Hélie de Gontaut, da- 
moiseau de Badefol , et de Marthe de Born, dame 
de Thenon et d'Hautefort; 

6.° Jeanne d'Abzac, mariée par contrat du i5 
octobre 1458, avec noble Jean de Manas (de Le- 
zergues) habitant à Gastelnau-de-Vaux en Querci ; 

7. Philippe d'Abzac, dont la destinée est incon- 
nue. 

Branche et rameaux de la maison d'Abzac. 

I. La branche des marquis de la Douze, qui est l'aînée 
de toutes celles qui subsistent encore, a été formée par 
Olivier d'Abzac, marié le 28 mars 1400, avec Jeanne de 
Barrière; elle compte dix degrés jusqu'à François d'Abzac, 
dit le marquis Deverg, marié le 2 avril 1688, avec Marie- 
Thérèse de Taillefer, et mort sans postérité, en 1698. 

IL La branche de Reillac et Montances, devenue 
aujourd'hui l'aînée, a été formée par Pierre d'Abzac de la 
Douze, qui se maria le 2 décembre 1 6 1 2 , avec Marie de 
Jay, et qui avait pour père et mère, Gabriel d'Abzac de 
la Douze, chevalier de l'ordre du roi, et dame Antoinette 
de Bernard de Vieilleville ; elle existe dans la personne de 
deux frères, qui font le septième degré depuis la sépara- 
tion de leur branche , et dont l'aîné est veuf sans enfants 
de mademoiselle de Fayolle. Le cadet, M. Alexandre 
d'Abzac, a épousé mademoiselle de Bouillac , dont un enfant. 

III. Le rameau de Goudeaux-sur-l'Isle, a été 
formé par M. Gantonnet-Michel d'Abzac, dit le vicomte 
de la Douze, capitaine dans le régiment des Carabiniers, 
chevalier de Saint-Louis, encore vivant, qui, de made- 
moiselle Tropet, son épouse, a trois enfants. 

IV. Le rameau de Peyramond et Monsac, a été formé 
par Foucaud d'Abzac , deuxième fils de Gabriel I d'Abzac , 
seigneur de la Douze et d'Antoinette de Bernard de Vieille- 
ville. Il a eu de Louise de Bosredon , sa femme, deux 
enfants, dont on ignore le sort. 

V. La branche des seigneurs de Mayac, Villautranges 
et Maillerey, commence à Guillaume d'Abzac ; marié vers 
l'an 1476, avec Antonie, ou Antoinette delà Cropte ; il 



D'ABZAC. 199 

était le cinquième fils de Guy d'Abzac, seigneur de la 
Douze et d'Aymé de Montlouis. Elle s'est éteinte de nos 
jours, et au dixième degré, dans la personne d'Antoine- 
Louis d'Abzac de Mayac, émigré, mort à l'armée de mon- 
seigneur le prince de Condé, marié le 9 juin 1776, avec 
demoiselle Marie-Louise-Charlotte comtesse de Custine, 
dont il n'a pas eu d'enfants. Il ne reste de cette branche, 
que deux femmes, madame l'abbesse de la Règle, et ma- 
dame de Foucauld, sa nièce. 

VI. Le ra meau de Libourne est sorti de Mayac, et a été 
formé par François d'Abzac, sixième fils d'Henri, seigneur 
de Mayac, et de Marie-Benoite de Saunier, marié le 3o 
mai 1749., avec demoiselle Philippe le Blanc. Son fils, qui 
est le dernier rejeton, est mort, il y a six mois, sans avoir 
été marié. Sa mère lui survit, et il laisse une sœur, mariée, 
sans enfants. 

VII. La branche de Limeirac et Sarrazac, commence à 
François d'Abzac, deuxième fils de François d'Abzac, sei- 
gneur de Mayac et de Souveraine de Paleyrac, lequel se 
maria le 3 juin i56i, avec demoiselle Louise Jain du Bois. 
Cette branche a fourni sept degrés, et existe encore (quoi- 
qu'à la veille de s'éteindre) dans la personne de deux 
frères, dont l'aîné, Pierre-Marie, dit le vicomte d'Abzac, 
écuyer ordinaire du roi en la grande écurie; il a fait la 
campagne dans l'armée des Princes, comme officier dans 
les Mousquetaires, a été marié deux fois; i.° le 10 août 
1777, avec demoiselle Marie-Biaise de Bonneval; 2. avec 
N... de Coquart, veuve du dernier rejeton de la branche 
de d'Abzac de Juvénie; il n'a pas eu d'enfants de ces deux 
femmes. Son frère, nommé le baron d'Abzac, qui est à la 
tête du haras de Pin, n'a pas été marié. Il a fait aussi la 
campagne dans l'armée des Princes, comme garde-du- 
corps. 

VIII. Rameau de Masvieux, issu des seigneurs de Sarra- 
zac et de Limeirac, sur lequel on n'a presque pas de ren- 
seignements. 

IX. La branche de Villars et Saint-Pardoux sort de 
Mayac, et a été formée par Guy, ou Guinot d'Abzac, 
deuxième fils de Pierre d'Abzac, seigneur de Mayac, et de 
Marguerite de Salignac; elle a fini au cinquième degré, 
dans la personne de Renée-Françoise d'Abzac, mariée en 
1701, avec Claude d'Aloigny, seigneur du Puy-Saint- 
Astier. 

X. La branche de Pressac, en Angoumois, sortie de 



200 D'ABZAC. 

celle de Saint-Pardoux, a été formée par Raimond d'Abzac, 
troisième fils de Guy d'Abzac, seigneur de Villars et Saint- 
Pardoux, et de Louise Brun de la Valade; elle a formé 
cinq degrés, et a fini dans la personne de Marie-Gabrielle 
d'Abzac, héritière de Pressac, mariée le 24 avril 1754, 
avec Thomas d'Aloigny, seigneur du Puy-Saint-Astier. 

XL La branche de Fontladier, et de Tuffas en Angou- 
mois, est sortie de celle de Villars, et a été formée par 
Jacques d'Abzac, deuxième fils de Guy, seigneur de Vil- 
lars et de Louise Brun de la Valade, lequel épousa, le 3 1 
décembre 161 2, Catherine le Poivre, dont il eut Isaac 
d'Abzac, dont le sort est ignoré. 

XII. La branche de la Combe, la Valade et la Robertie, 
en Angoumois, sort aussi de celle de Villars, et commence 
à Hélie d'Abzac, troisième fils de Guy d'Abzac, seigneur 
de Villars et de Louise Brun de la Valade, qui se maria le 
10 mars 1621, avec demoiselle Marie Chevalier, dont 
provint Raimond d'Abzac, qui épousa, en 1657, Marie de 
Valvire. On ne connaît pas la suite de cette branche. 

XIII. La branche de Cazenac, sort de celle de Mayac, et 
a été formée par.Bardin d'Abzac, troisième fils de Pierre 
d'Abzac, seigneur de Mayac, et de Marguerite de Sali- 
gnac, lequel se maria le 5 avril 15-92, avec Françoise de 
Cazenac, dame du lieu de ce nom. Le chef actuel de cette 
branche, époux de mademoiselle de Soire, a plusieurs 
enfants. 

XIV. La branche d'AuRENCE et de Bigaroque, est issue 
de celle de Cazenac, et a été formée par Charles d'Abzac, 
deuxième fils de Bardin d'Abzac et de Françoise de Caze- 
nac, lequel épousa demoiselle Berthonneau. On ignore 
l'état actuel de cette branche. 

XV. La branche de Falgueyrac, issue des seigneurs 
d'Aurence, a été formée par Jacques d'Abzac, troisième 
fils de Charles d'Abzac et de Marie Berthonneau, qui épousa, 
le 2 janvier 1684, Françoise d'Abzac. Cette branche sub- 
siste encore en trois frères, dont le second, nommé Joseph 
d'Abzac, officier au régiment de Picardie, a émigré et 
servi à l'armée de monseigneur le prince de Condé; il a 
épousé mademoiselle d'Uzech, héritière de Montastruc, 
dont il a eu cinq filles, non mariées; il a un frère nommé 
François, officier au régiment de Champagne, qui a servi 
dans l'armée de monseigneur le duc de Bourbon. 

XVI. La branche de Mondiol, a été formée par Henri 
d'Abzac, écuyer, successeur de Mondiol, marié le i* r oc- 



D'ABZAC. 201 

tobre 1639 , avec Anne de Baisselance ; il était le troisième 
fils de Bardin d'Abzac et de Françoise de Cazenac. 

On ignore l'état actuel de cette branche , ainsi que celui 
de la branche de Trevy , qu'on assure avoir la même 
origine. 

XVII. La branche établie en Irlande descend de Marc 
d'Abzac , frère puîné du seigneur de Mondiol , lequel sortit 
de France à l'époque de la révocation de redit de Nantes , 
et se réfugia en Irlande ; il avait épousé Marie d'Abzac 3 de 
la branche de la Boissière. 

XVIII. La branche de Beauregard, sortie de celle de la 
Douze , a été formée par Jean d'Abzac _, troisième fils d'Oli- 
vier d'Abzac , seigneur de la Douze , et de Jeanne de Bar- 
rière , lequel se maria en 1428 _, avec demoiselle Philippe 
de Fayolle de Beauregard. Cette branche a fini au qua- 
trième degré } dans la personne de Jeanne d'Abzac , mariée 
le 1 5 juillet 1 5 1 5 , avec François d' Aubusson , seigneur de 
Castelnouvel en Limousin. 

XIX. La branche de Montastruc ,. a pour auteur Jean 
d'Abzac , dit Pochy , deuxième fils de Bertrand d'Abzac et 
de Jeanne de Beynac, qui se maria avec Hélène de Mont- 
ferrand. Cette branche a fini au quatrième degré par plu- 
sieurs filles , dont les deux aînées ont épousé , l'une Ber- 
trand de Ferrand , écuyer _, seigneur de Veyran y le 20 
janvier i583 ; et l'autre Galien de Ferrand \ écuyer, sei- 
gneur de Peyran. 

XX. La branche de la Ferre et Campagnac , sort de 
celle de Montastruc ', et a été formée par Gaston d'Abzac , 
deuxième fils de Jean II d'Abzac, seigneur de Montastruc 
et de Gabrielle Cochet , lequel épousa , le 22 mai i53i , 
demoiselle Charlotte de Campagnac. Cette branche a formé 
sept degrés, et a fini dans la personne de Joseph d'Abzac , 
seigneur de la Ferre , mort émigré à l'armée de Condé. 
Le rameau de Campagnac sort de la branche de la Ferre , 
et a été formé par Laurent d'Abzac , deuxième fils de Ga- 
briel d'Abzac , seigneur de la Ferre et de Campagnac i et 
de Françoise de Beaumont. On ignore son état actuel. 

XXI. La branche de BELLEGARDEa été formée par Jean 
d'Abzac , dit Pitro , troisième fils de Bertrand d'Abzac et 
de Jeanne de Beynac, lequel fut marié deux fois ; i.° avec 
Rixende de Boscmorel ; 2.% en 1477, avec Gilberte de 
Royère. Cette branche a fait cinq degrés , et s'est fondue 
dans celle de Montastruc , par le mariage de Marquese 
d'Abzac, fille aînée et principale héritière de Bertrand II 



202 D'ABZAC. 

d'Abzac, seigneur de Bellegarde, avec François d'Abzac , 

seigneur de Montastruc. 

XXII. La branche des seigneurs de la Forêt, la Boissjère, 
ou du Bugue , est sortie de celle de Bellegarde , et a été 
formée par Gaston d'Abzac, deuxième fils de Jean II 
d'Abzac , seigneur de Bellegarde , lequel épousa , vers l'an 
i5o5 , demoiselle N . . . de Beaudel, fille du seigneur de 
Gardou. Cette branche a formé huit degrés , et existe 
encoredans la personne d'Henri-Venance-Augustin d'Abzac, 
seigneur de Puymége , ancien capitaine au régiment d'Au- 
xerrois infanterie , et employé en qualité de major aux îles 
du vent de 1' Amérique ; il est chevalier de l'ordre royal 
et militaire de Saint-Louis , a émigré , et fait la campagne 
de 1792 dans l'armée de monseigneur le duc de Bourbon; 
marié, le 1 5 juillet 1777 , avec demoiselle Louise- Renée- 
Rose de Cacqueray de Valmenier , dont il a plusieurs 
enfants. 

XXIII. La branche des barons de Juvenie, en Limousin, 
descend de celle la Forêt , et a été formée par Gaston 
d'Abzac, deuxième fils de Josue d'Abzac et d'Anne de 
Besco, lequel épousa Peyronne de Bar de la Gazaille. Le 
dernier de cette branche a épousé demoiselle N . . . de 
Gocquart , dont il n'a pas eu d'enfants ; il est mort en dé- 
tention en 1794 , laissant une sœur ; et sa veuve s'est rema- 
riée en 1804 à M. le vicomte d'Abzac de Limeirac. 

XXIV. La branche delà Prade, de Verdun, ou Castilon- 
nés, descend de Gantonnet d'Abzac, quatrième fils d'Aimar t 
d'Abzac , seigneur de la Douze et de Guillemette de Boni- 
face; lequel épousa , avant l'an 1450 demoiselle Catherine 
de Sort. De lui descend au onzième degré Aubert-Jean- 
François-Gery, marié le 11 novembre 1788, à mademoiselle 
Marie-Anne-Julie de Chabans de la Chapelle Faucher, dont 
il a des enfants. 

Armes de la maison d'Abzac. 

Au 1 er et 4 e d'argent à la bande d'azur, brisée en cœur, à un besan 
d'or. A la bordure d'azur, à huit besans d'or. Au 2 e et 3 e d'azur à la 
fasce d'argent, accompagnée de six fleurs de lys d'or, 3,3; sur le 
tout, de gueules à trois léopards d'or. 

On les trouve ailleurs blasonnées de la sorte : 

Au 2 e et 3 e d'or à la fasce de gueules, accompagnée de six fleurs 
de lys d'azur, qui est de Barrière. Au i cr et 4 e d'argent, à la bande 
d'azur, chargée d'un besan d'or. A la bordure besantée d'or, et 
sur le tout de gueules à trois léopards d'or. 

Cimier, une reine de Chypre issante. Supports deux sphynx/ 
ailés, aux armes ci-dessus. 



DE GARNIER. 20 3 

GARNIER (de), famille noble d'extraction et des plus 
anciennes; elle est originaire du Dauphiné, d'où elle a 
étendu ses rameaux dans plusieurs provinces du midi de 
la France; et l'on voit, dès le treizième siècle, les Garnier 
contracter des alliances avec les meilleures familles du 
royaume. Ce furent les enfants de Claude Reymond de 
Garnier Deshières, seigneur de la Valette, qui partagèrent 
cette maison , en deux branches; celle de Deshières , 
baron de M ira val, et celle de la Bareyre. La première est 
établie en Vivarais, département de l'Ardèche, et celle de 
la Bareyre est fixée en Dauphiné, département de la 
Drôme. 

Armes d'azur au chevron d'or, accompagné de trois étoiles d'ar- 
gent , deux en chef, une en pointe ; au chef de sinople, chargé de 
deux bandes d'argent, accompagnées en trois parties de trois be- 
sans de même. 



DES ROTOURS, famille ancienne de Normandie , tire 
son origine d'un officier de l'armée de Raoul, premier 
duc de cette province; elle y a servi avec distinction sous 
les ducs ses successeurs, et y a toujours tenu un rang 
honorable parmi la noblesse. Il existe des chartes origi- 
nales constatant que la famille des Rotours a doté, dès le 
douzième siècle, la chapelle dudit lieu et plusieurs autres 
établissements religieux. 

I. Jean des Rotours, seigneur de la paroisse de Notre- 
Dame des Rotours, épousa, en 1270, damoiselle Marie 
d'Etouché. De ce mariage vinrent : 

i.° Francistin, dont l'article viendra : 
2. Germain, curé des Rotours. 

II. Francistin des Rotours fut chevalier de l'ordre du 
roi en i3o2; il acquit la terre du Pointel, et épousa une 
demoiselle de la reine Jeanne, épouse de Philippe-le-Bel. 
De ce mariage vinrent : 

III. Jean des Rotours, épousa damoiselle Denise de la 
Meslière, dame du Sac, d'Aimé-Guillaume, etc. De ce 
mariage vinrent : 

IV. Jean des Rotours, III e du nom, chevalier de 
l'ordre du roi, seigneur des Rotours, du Sac, etc., épousa 
damoiselle Alix de Monteaux , dame du Bourg-Saint-Léo- 
nard. De ce mariage vinrent : 

V. Robert des Rotours, écuyer, seigneur, etc., épousa 



204 DES R °T0URS. 

damoiselle Jeanne de Raveton. De ce mariage vinrent : 

i.° Robert; 

2. Gabriel, marié à damoiselle Jeanne de Gar- 
neto; 

3.° Jean, dont l'article viendra ; 

4. Ni..., mariée à M. de Mathan; 

5.° N;..., mariée à M. de Belville; 

6.° N...., mariée à M. de Mélenger; 

7. N...., mariée à M. du Fay; 

8.° N...., mariée à M. de Corday. 

VI. Jean des Rotours (i), IV e du nom, épousa damoi- 
selle Denise de Fallix, dame du Coudray au Maine. De 
ce mariage vinrent : 

i.° Robert, seigneur des Rotours et du Coudray, 
épousa damoiselle Charlotte de la Roy, dame de la 
Chapelle, d'Audigny, etc. De ce mariage vinrent : 

a. Robert, chevalier de Tordre du roi, qui 
épousa damoiselle Barbe de la Milleraye, dont 
est issu deux filles : Tune mariée à M. de la 
Feuillaye, chevalier de Tordre du roi, l'autre 
au baron de Charnazey; 

b. Samson; 

c. Julien, marié à damoiselle Nicole de 
Vassy-la-Forest , dont est issu Jean, Jacques, 
Charles , et quatre filles, dont une mariée à 
Jean de Marguerit, seigneur du Busq, avocat- 
général au parlement de Rouen (2) ; 

2. Jean; 

3.° François, dont Tarticle viendra; 

4. René'; 

5.° Guillaume; 

6.° Samson. 

VII. François des Rotours, seigneur du Sac et d'Aimé- 

(1) Lots et partages fait par Jean des Rotours, de la succession de 
Robert des Rotours. — Autres lots devant les tabellions de Falaise, 
le 2 novembre 1464. — Aveu rendu au roi par le sieur des Rotours, 
du 17 février i5o3, de la terre du Sac, et autres pièces relatées 
dans l'ordonnance du 11 septembre 1641, sur la famille des Ro- 
tours. 

(2) On trouve la preuve de ce mariage écrite dans l'Histoire 
généalogique de France, tome 6, p. 643, B. 



DES ROTOURS. 205 

Guillaume, fut marié en i5i2 avec damoiselle Françoise 
de Seran, paya 56 liv. pour la part à laquelle il aurait 
été imposé pour la rançon du roi François. De ce ma- 
riage vinrent : 

i.° Louis des Rotours, guidon de la compagnie 
de M. le comte du Lude , fut tué en Piémont à la 
prise de Carignan le 2 3 décembre 1 555. Il était 
chevalier de Tordre du roi; 

2.° Pierre , dont l'article viendra. 
François des Rotours épousa en secondes noces Marie 
de Vieux-Court , dont sont issus : 

a. Charles, curé du Sac; 

b. Jean, marié à mademoiselle de Frequin; 

c. Guillaume, moine à l'abbaye de Saint- 
Etienne de Caen, dont il fut élu prieur en 
l'an 1 575 ; 

d. Julien, moine en la même abbaye. 

VIII. Pierre des Rotours, seigneur du Sac et d'Aimé- 
Guillaume, reçut de Henri IV, par acte donné au camp 
d'Argentan, le 3o décembre 1589, une exemption de lo- 
gement et fournitures de guerre avec permission d'apposer 
es principaux portaux de ses maisons les armoiries et 
pannonceaux dudit roi: reçut aussi de François de Bour- 
bon, duc de Montpensier , une lettre dont nous donnons 
ici l'extrait (ij. Il fut marié à damoiselle Anne de Vau- 
quelin, fille de M. le baron de Sacy, avocat -général et 
conseiller au parlement de Rouen. De ce mariage vinrent : 

i.° Michel; 

2. Guillaume, dont l'article suit ; 

3.° François; 

4. Louis, et deux filles. 

IX. Guillaume des Rotours, seigneur d'Aimé -Guil- 
laume, épousa damoiselle Péronne de Marguerite, dame 
de Saint-André, de Briouse et de la Roque. De ce ma- 
riage vint : 

X. Julien des Rotours, seigneur de la Motte, baptisé 

(1) « Monsieur de Sac , il s'offre une occasion de faire un bon et 
» signalé service au roi, monseigneur, en qui importe le bien et 
» repos du pays ; je vous scais si affectionné à l'un et à l'autre, 
» comme vous ave\ très-bien témoigné en ce qui s'est cy-devant 
» passé, que je me promets que vous ne voudrez faillir au 
» besoin, etc. Je prie le Créateur vous donner, monsieur de Sac, 
» ce que vous désirerez. Caen , etc. Votre bien bon ami. 

« François de Bourbon. » 



2q6 DES ROTOURS. 

en la paroisse du Sac le 6 septembre 1 6 1 2 , épousa damoi- 
selle Marguerite de Cairon , par traité devant les notaires 
de Vire, du 24 mai 1626. De ce mariage vinrent : 

i.° Jacques, dont l'article viendra; 

2. Philippe; 

3.° François, et deux filles : Tune mariée à M. de 
Banville-Truttemer , l'autre à M. René de Sainte- 
Marie. 

XI. Jacques des Rotours, seigneur de Saint-André, 
épousa, par contrat du 14 août 1676, damoiselle Cathe- 
rine Larcher. De ce mariage vinrent : 

i.° Jacques-Philippe; 

2. Charles, marié à damoiselle de Cairon. De ce 
mariage est issu un fils nommé Michel- Jean-Charles, 
lequel a été page de monseigneur le duc d'Orléans. 
Il existe un certificat de M. René-François-Pierre 
de la Cour, généalogiste de la maison d'Orléans, 
constatant la noblesse dudit des Rotours pour son 
admission aux pages, de i er juin 1753. 

3.° Julien, dont l'article suit : 

XII. Julien des Rotours, seigneur de Saint-André, 
garde-du-corps du roi, épousa, par contrat devant les 
notaires de Vire, du 4 mai 1728, damoiselle Marie- Léo- 
nore Desmonts, dame de la Lande, Vaumont, etc. De ce 
mariage vinrent : 

i.° Michel-Nicolas- Julien- Joseph, page de la 
grande écurie, né le 4 mai 1741, décédé sans hoirs 
à la Lande- Vaumont le 17 août 1761; 

2. Jacques-Augustin, dont l'article suit. 

XIII. Jacques-Augustin des Rotours, chevalier, baron 
de Chaulieu, seigneur et patron des paroisses de la Lande- 
Vaumont, Saint-Martin et Saint-Sauveur de Chaulier, 
Truttemer-le-Petit, de Crepeau et Montaigu, de la Cha- 
pelle, de Saint-Maur-sous-Vire , etc., chevau-léger de la 
garde du roi, épousa, en premières noces, damoiselle de 
FAbbey, dont sont issues deux filles: et, en deuxièmes 
noces, damoiselle Louise-Félicité Fortin de Marcennes. 
De ce mariage sont venus : 

i.° Louis-Jules- Auguste des Rotours, dont l'ar- 
ticle suit. 



DES ROTOURS. 207 

2. Gabriel-François des Rotours, chevalier , 
marié à damoiselle Joséphine Dubuisson de Cour- 
son, dont : i.° Léon; 2. Alexandre- Antonin. 
XIV. Louis -Jules -Auguste des Rotours, chevalier, 
baron de Chaulieu, né en iy8i,a été capitaine dans l'ar- 
mée catholique et royale sous les ordres de M. le comte 
Louis de Frotté, a eu le bras fracassé d'une balle à l'affaire 
de Vire en 1799, a épousé en 1801 demoiselle Antoinette- 
Adélaïde du Buisson. De ce mariage vinrent : 
1 .° Raoul-Gabriel- Jules ; 
2. Hugues- Antoine ; 
3.° Marie-Thaïs; 
4. Anne-Alix. 
La famille des Rotours porte pour armes : « D'azur à 
» trois besans d'argent, posés 2 et 1 . » Ces armes se trouvent 
dans l'armoriai de Normandie; sur d'anciens tombeaux 
dans l'église des Rotours; dans les ruines de la chapelle 
de Saint-Maur sous le château de Vire, etc. 



PREUD'HOMME fut ou de); famille noble d'extraction 
et d'ancienne chevalerie, originaire du Cambresis, où elle 
est connue par des monuments historiques dès l'an 1200. 
Carpentier, dans son histoire de Cambray , mentionne Pin- 
sard le Preud'homme, chevalier, mort en i35i, et Jacques 
le Preud'homme, lieutenant gouverneur d'Oisy en i354, 
lequel avait épousé Antoinette de Heuchin, dame d'Os- 
tricourt. Cette famille est divisée en plusieurs branches, 
celle d'Haillies et celle de Fontenoy. 

I. Pierre de Preud'homme I", chevalier, vivait en 1261. 
Il épousa Marie de Bois-de-Fiennes, fille de Henri et de 
Marie de Saint- Venant, de laquelle il eut : 

II. Jean de Preud'homme, chevalier, seigneur de Lan- 
glé, Haluin, etc., mourut Tan 1289. Il avait épousé Alix 
Orete, fille a" Alard, dont sortit entr'autres enfants : 

III. Alard de Preud'homme, I er du nom, écuyer, sei- 
gneur d'Aunapes, du Crux, d'Haluin, etc., qui de sa 
femme Méhault le Prévost-de-Basserode, morte en i3o5, 
laissa : 

IV. Alard de Preud'homme, II e du nom, chevalier, 
seigneur d'Aunapes, du Crux, d'Haluin, etc., mourut l'an 



208 DE PREUD'HOMME D'HAILLIES. 

i36o. Il avait épousé Agnès de Germez, fille de Guillaume, 
et en eut : 

V. Pierre de Preud'homme, II e du nom, chevalier, sei- 
gneur d'Aunapes, etc., après la mort de son frère aîné. Il 
épousa en i35q Catherine de Hangouart, fille de Waul- 
thier et de Marie de Villers, de laquelle il eut : 

VI. Alard de Preud'homme,- III e du nom, écuyer, sei- 
gneur d'Aunapes et d'Haluin, mort en 1416. Il avait épousé, 
vers Tan 1400, Saincte de Relly, dame de Desprets, fille 
de Colard, seigneur de Relly, et de Catherine de Wavrin; 
leurs enfants furent : 

i.° Henri qui suit; 

2. Alard, IV e du nom, écuyer, panetier du duc 
Philippe de Bourgogne, en Tan 1452, mort sans 
postérité. Il eut pour femme Marie Poulain, de Hen- 
nin-Liétard, dame de Haillies. 

VII. Henri de Preud'homme, écuyer, seigneur d'Au- 
napes, Haluin, etc., mourut en l'an 1473, laissant de sa 
femme Jeanne Chucquet , fille d'Adrien , chevalier , sei- 
gneur d'Herseau : 

VIII. Jean de Preud'homme, II e du nom, écuyer, sei- 
gneur d'Aunapes, Haluin, etc., échanson du duc Philippe 
de Bourgogne en 1458. Il épousa Philipote Poulain, de 
Hennin-Liétard, dame de Haillies et sœur de Marie Pou- 
lain, de Hennin-Liétard, femme d' Alard Preud'homme IV, 
tous deux susnommés. De ce mariage naquit, entr'autres 
enfants : 

IX. Jean de Preud'homme III, chevalier, seigneur de 
Haillies, Aunapes, Haluin, Lapecourt, grand-écuyer de la 
reine de Castille, chancelier et chambellan de Charles, roi 
d'Espagne. 11 mourut le 14 avril 1 5 33 , et s'était allié, par 
contrat de l'an i5o5, avec Anne Thouars, fille de Guil- 
laume, seigneur de Mortagne, échanson de Louis XI, roi 
de France, et de Jacqueline de Carneux. Elle mourut le 
14 août i543, étant de mère de : 

i.° Charles, qui suit; 

2. Philippe, chevalier, seigneur de Boseghein, 
gentilhomme de bouche de Charles-Quint, en 1548, 
mort en février i582, ayant eu de Jeanne de Mont- 
morency, son épouse, fille de Charles, trois en- 
fants morts sans postérité ; 

3.° Isabeau, mariée i.° en 1527, à François d'Où- 



DE PREUD'HOMME D'HAILLIES. 209 

gnies, chevalier, seigneur du Quesnon sur la Deule; 
2. à François de la Kétulle, chevalier, seigneur de 
Ribove; et 3.° à Jean de Roisin, chevalier, seigneur 
de Rongies; 

4. Jeanne, mariée i.°en i53o, à François de Ber- 
cus, chevalier, seigneur dudit lieu; et 2. à Arnould 
de Harchies , chevalier , seigneur de la Motte. Elle 
eut du premier lit deux filles, savoir : 

a . Catherine , héritière de Bercus , femme 
de Philippe de Teuremonde , chevalier , sei- 
gneur de Baschy, Mérigny, etc. , d'où sont 
issues deux chanoinesses de Denain; 

b. Et Madeleine de Bercus , seconde femme 
de François de Beaufremez , dont une fille aussi 
ehanoinesse de Denain. 

X* Charles de Preud'homme d'Haillies, chevalier, sei- 
gneur d'Haillies, Aunapes, Beaumont et Fiers, mort en 
i562, avait épousé Barbe le Blanc, fille de Guillaume, 
chevalier, seigneur de Houchin et Meurchin : il en eut : 

XI. Jean de Preud' homme IV, chevalier, seigneur de 
Haillies et d'Haluin, baron de Poucques et de Neuville , 
par acquisition de la Carnoye , Langlé , marié Tan i559, 
avec Antoinette de Grenot de Cumaing , vicomtesse de 
Nieuport, dame de Cocquignies, de laquelle il eut : 

1 .° Jean, qui suit : 

2. Henri, créé chevalier en 1 604 , et reconnu 
dans ses patentes pour être issu de prédécesseurs 
chevaliers du temps de Saint-Louis ; 

3.° Catherine, mariée en 1 568 , à Ferdinand de 
Lichtervelde , chevalier , vicomte de Caeskercke 
et de Vellenaer. Elle mourut le 2 juin 1622. 

XII. Jean de Preud'homme V, chevalier, seigneur de Hail- 
lies, de Neuville, la Carnoye, Haluin, Langlé, Cocquignies, 
etc., vicomte de Nieuport, baron de Poucques, était du con- 
seil de guerre de Philippe, roi d'Espagne. Il fut créé cheva- 
lier en 1600, et mourut en 1642. Il avait épousé, au mois 
de septembre 1606, Catherine de Croix, morte en i656, 
fille de François, comte de Croix. De ce mariage sont issus: 

1 .° Alexandre, mort jeune; 

2. Jean-François , lieutenant-colonel d'un régi- 
ment haut-allemand, tué à la bataille de Rocroy , 
le 1 9 mai 1 643 ; 



2io DE PREUD'HOMME D'HAILLIES. 

3.° Marc-Antoine, qui fut héritier de son frère, 
et a continué la branche aînée , rapportée ci-après; 

4. Pierre, chevalier de Malte, capitaine de cent 
chevaux cuirassiers , mort au retour de ses cara- 
vanes, des blessures qu'il reçut à la bataille de 
Tervare, proche Bruxelles; 

5.° Charles-Philippe, auteur des marquis de 
Werquigneui, rapportés plus loin; 

6.° Antoinette, mariée en novembre i653_,avec 
Albert de Maulde, chevalier, marquis de la Buis- 
sière, morte sans enfants en 1 67 1 ; 

7. Anne-Marie, épousa, en novembre 1641 , 
Michel de Hangouart, chevalier, baron d'Avelin, 
tige des comtes de ce nom. Elle mourut le 29 jan- 
vier 1682, et son mari en 1699, âgé de 78 ans; tous 
deux sont enterrés aux Célestines de Lille , dont ils 
étaient fondateurs ; 

8.° Marie-Catherine-Isabelle, épouse de Gode- 
froi- François de Balbany, seigneur de Veldonc. 

XIII . Marc-Antoine de Preud'homme d'Haillies, troi- 
sième fils de Jean, V e du nom, et de Catherine de Croix, 
lequel continue la branche des vicomtes de Nieuport , ba- 
ron de Poucques, seigneur de Neuville, la Carnoye, Lan- 
glé , Cocquignies, etc., mort à Gand le 5 novembre 1699 y 
avait épousé 1.0 l'an 1657, Marie- Françoise, née comtesse 
de Basta-Maucrou, morte le 12 janvier i665, fille de Fer- 
dinand, comte de Basta et du Saint-Empire, et de Fran- 
çoise Vander-Gracht, etc.; 2. ° en 1667, Anne-Maximilienne 
d'Amman , née vicomtesse d'Oomberghe , fille de Gaspard , 
vicomte d'Oomberghe , et de Jeanne-Philippine Lanc- 
kals. Il eut du premier lit : 

i.° Marie- Anne-Antoinette- Françoise , morte à 
Aunapes en mai 1740. Elle avait épousé, au mois de 
mai 1679, Antoine de Robles, comte d' Aunapes, 
mort le 4 novembre 1692. 
Du second lit sortirent : 

2. Charles- François, mort sans alliance, le 3 1 
août 1721 ; 

3.° Marc-Antoine-Albert, qui suit; 

4. Albert-Florent, mort âgé , sans alliance, à 
Lille, en 1738 ; 

5.° Jeanne-Philippe,morte fille, le iojuin 1697; 



DE PREUD'HOMME D'HAILLIES. 2 n 

6.° Marie-Anne, mariée le i3 août 1702, à Gilles- 
François, baron de Lichtervelde, député en 1727 
aux états de la province de Flandres, créé comte 
par lettres données à Vienne, le 22 mai 1745; 
mort le 14 janvier 1750, et elle le 8 janvier 1766. 
Ils ont laissé postérité. 

XIV. Marc-Antoine- Albert de Preud'homme d'Haillies, 
seigneur d'Haillies, Neuville, Velaine, Bus, la Carnoye, 
Schornenberghe , Langlé; vicomte de Nieuport , Oom- 
berghe, Esche et de Burg-Gracht; baron de Poucques, 
député à la cour de la part des états de Flandres, mort à 
Gand le 11 septembre 1722, avait épousé, en 1 7 1 3 _, 
Antoinette-Alexandrine, née baronne d'Ongnies de Cou- 
rières, dame de Caneghem, morte à Gand le i3 juin 1739, 
fille de François-Joseph, baron d'Ongnies et de Gourières, 
lieutenant-général des armées d'Espagne, gouverneur de 
Courtray, et de Marie-Charlotte de Blasere, dame d'Yde- 
walle. De ce mariage sont nés : 

i.° Charles- Florent- Idesbalde, qui suit; 

2. Marie-Anne-Françoise, dame du Bus, mariée, 
le i3 avril 1737, avec Antoine- François-Joseph, 
marquis et comte de Hangouart et d'Avelin , vivans 
avec postérité; 

3.° Marie-Augustine-Colette , dame de Carnoye, 
épouse, le 26 décembre 1745, d'Albert-Constant- 
Joseph, marquis de Preud'homme', d'Haillies et de 
Werquigneul, son cousin, rapporté ci-après ; 

4. Anne-Josephe-Nicole, mariée, le 3 novembre 
1746, avec Louis-François-Jérôme, baron de Dion, 
seigneur de Waudosme, etc., avec postérité. 

XV. Charles-Florent- ldesbalde de Preud'homme d'Hail- 
lies, Neuville, Velaine, Caneghem, etc., vicomte de 
Nieuport, Oomberghe, Esche; baron de Poucques, cham- 
bellan actuel de l'impératrice-reine de Hongrie , épousa , 
en 1741, Marie- Anne-Charlotte Alegambe de Basinghien, 
fille de Charles, baron d'Auweghem, et d'Isabelle Wou- 
tier ; duquel mariage sont issus : 

i.° Louis -Ernest- Charles -Antoine- Hubert , cor- 
nette des cuirassiers au service de l'impératrice- 
reine de Hongrie; 

2 . ° Charles-Augustin - Antoine- Jacques, page du 



212 DE PREUD'HOMME D'HAILLIES. 

duc Charles de Lorraine, gouverneur des Pays-Bas 
autrichiens et frère de feu l'empereur; 

3.° Charles-François-Ferdinand- Florent-Antoine -, 
chevalier de Malte en 1747 ; 

4. Joseph-Charles- Antoine; 

5.° Constantin-François-Antoine-Joseph; 

6 .° Hubert-Marie-Florent-Antoine ; 

7. Charles- Alexandre-Marie-Antoine; 

8.° Florent-Charles-Francois-Antoine-Coiette; 

9. Et Marie - Tranquille - Thérèse - Adélaïde - An- 
toinette. 

Branche des marquis de Werquigneul. 

XVI. Charles-Philippe de Preud'homme-d'Haillies, che- 
valier, cinquième fils de Jean V et de Catherine de Croix, 
épousa, en 1668, Isabelle de Croix, dame de Hauchy, fille 
de Thomas, seigneur de Malanoy, et de Marie de War- 
lusel, dame de Hauchy. De ce mariage sont nés : 

1 ,° Thomas- Albert , marquis de Preudhomme 
d'Haillies, baron de Hauchy, seigneur de Cuinchy, 
mestre-de-camp de cavalerie au service de France, 
marié, i.° avec Anne de Saint-Sauf-Lieu ; S2.° à 
Marie-Guislaine de Villers-au-Tertre. Il mourut à 
Cuinchy, sans postérité; 

2. Antoine-Severin- Joseph, mort sans alliance; 

3.° Marc-Antoine- Joseph, mort religieux de l'ab- 
baye de Saint-Bertin ; 

4. Et Antoine-Joseph, qui suit. 

XVII. Antoine- Joseph , chevalier, marquis de Preu- 
d'homme-d'Haillies et de Werquigneul, comte d'Haluin 
( fief qu'il vendit et qui était dans sa main dès le treizième 
siècle g), seigneur de Manchicourt et de Courcelles , capi- 
taine dans un régiment de dragons, naquit posthume et 
mourut en décembre 1739. Il avait épousé, i° Marie- 
Françoise- Antoinette de Balbany, fille de Godefroi- Fran- 
çois et de Marie - Catherine - Isabelle de Preud'homme- 
d'Haillies, ci-devant nommés sans hoirs; et 2 en 1720, 
Catherine-Constance-Eugénie de Dion, fille de Jean , ba- 
ron de Dion, seigneur de Waudosme, etc., et de Marie- 
Jérômette de Hamel de Grand-Rullecourt. De ce mariage 
sont issus: 

i.° Albert-Constant-Joseph, qui suit ; 



LE PREUD'HOMME DE FONTENOY. 2 l3 

2. Marie- Charlotte -Josèphe-Guislaine, mariée à 
Pierre-Auguste-Marie de Wasiers ; 

3.° Et Marie-Maximilienne- Henriette, mariée , le 
i er septembre 1760, à Constant - Marie- Hyacinthe- 
Joseph de Coupigny-de-la-Bargue. 

XVIII. Albert- Constant - Joseph , marquis de Preu- 
d'homme-d'Haillies et de Werquigneul, chevalier, seigneur 
de Manchicourt , Courcelles , Vancourt , etc. , ci-devant 
officier dans les cuirassiers de France, a épousé, à Gand, 
le 26 décembre 1745, Marie-Augustine-Colette de Preu- 
d'homme-d'Haillies, sa parente, ci-devant nommée, dame 
de Carnoye, morte en couches le 7 juin 1752, laissant de 
son mariage: 

i.° Charles -Constant -Joseph, né le 3 octobre 
1746, mort à Lille le 3 janvier 1754; 

2. Louis-Henri-Joseph; 

3 . ° Charles- Jérôme- Joseph ; 

4. Et Marie- Tranquille -Josèphe, reçue chanoi- 
nesse à Denain, le 23 mai 1757, où elle a prouvé la 
descendance de ses père et mère, depuis inclusive- 
ment Jean de Preud'homme d'Haillies, III e du 
nom, mort le 14 avril i533, époux d'Anne de 
Thouars, suivant la copie anthentique qui a été 
donnée de la carte d'acceptation des dames de 
Denain. 

Armes. La branche d'Haillies porte : « De sinople, à 
» l'aigle d'or éployée, becquée et membrée de gueules. » 
Elle a formé anciennement plusieurs autres branches qui 
sont actuellement éteintes. 

Branche des le Prend' homme } comtes de Fontenoy , 
établie en Lorraine. 

I. Jean le Preud'homme, I er du nom, écuyer, seigneur 
de la Tour de Monthairon, quitta le Cambrésis pour venir 
s'établir dans le Barrois, où il reçut du duc Antoine de 
Lorraine, le 5 octobre i58o, une charge de conseiller en 
la cour des comptes de Bar. Il est dit dans les lettres - 
patentes que cette charge ne s'accorde qu'à des personnes 
de condition noble; et il nous a été justifié d'un certificat 
anthentique et patent de messire André-François Jacrens, 
chevalier, conseiller de la reine de Hongrie et de Bohême, 
premier roi d'armes des Pays-Bas, par lequel il est avéré 



214 LE PREUD'HOMME DE FONTENOY. 

et constant que Jean le Preud'homme, ayant quitté le 
Cambrésis pour venir s'établir dans le Barrois, a pris et 
adopté pour armes particulières de sa branche, un champ 
de gueules à trois chevrons d'or, au chef d'azur, à un 
lévrier passant d'argent : supports, deux lévriers de même. 
Il avait épousé Barbe de Neuville, avec laquelle il fonda, 
en i55i, la chapelle de Notre-Dame de Lorette dans l'é- 
glise de Notre-Dame de Bar. De ce mariage vient, entre 
autres enfants : 

II. Biaise le Preud'homme, I er du nom, écuyer, sei- 
gneur de la Tour et de Monthairon, conseiller d'état du 
duc Antoine de Lorraine, épousa le 7 mai 1 538 Nicole- 
Constant de Moranville, de laquelle il laissa entre autres 
enfants : 

III. Christophe le Preud'homme, I er du nom, chevalier, 
seigneur de Monthairon , conseiller d'état de Lorraine , 
lequel épousa Marie Haretel-d'Effrain-d'Origny, de la- 
quelle il eut entre autres enfants : 

IV. Biaise le Preud'homme, II e du nom, chevalier, 
seigneur de Vitrimont, Nicey, Mazirot et autres lieux, con- 
seiller d'état de Lorraine, qui épousa, le 21 septembre 
1599, Esther de Combles-de-Beauregard, et mourut le 3 
octobre 1637. Il laissa : 

1 .° Christophe, dont l'article viendra ; 

2. François, conseiller d'état de Lorraine, mort 
sans postérité de Catherine ' Roder -de- Casenove - 
Flavancourt; 

3.° Marie, qui épousa Nicolas Rigault, doyen du 
parlement de Metz ; 

4. Barbe, mariée le 3i mars i633 à Simon d'I- 
gny, comte de^Fontenoy, colonel de cavalerie en 
Espagne. 

V. Christophe le Preud'homme, II e du nom, chevalier, 
seigneur de Vitrimont et Bouxurulles, conseiller d'état de 
Lorraine, épousa, le 27 janvier i63i, Elisabeth de Ca- 
bouat. De ce mariage vint : 

VI. Biaise-Ignace le Preud'homme, I er du nom, cheva- 
lier, seigneur de la Tour, de Monthairon, Nicey, Vitri- 
mont, colonel commandant le régiment de cavalerie du 
prince Ferdinand de Lorraine ; il épousa Catherine de 
Châtenoy, dame d'Armanville, héritière du nom de Chas- 
tenois. De ce mariage vinrent: 



LE PREUD'HOiMME DE FONTENOY. 2 i5 

i.° Christophe- François- Louis, dont l'article 
viendra ; 

2.° Charles le Preud'homme, chevalier de Vitri- 
mont, chambellan du duc Léopold en 1700, et tué 
au siège de Landau; 

3.° N., mort en bas âge; 

4. Pierre - Georges le Preud'homme , chevalier, 
comte de Vitrimont, ancien capitaine de cuiras- 
siers au service de l'empereur Léopold, en 1697, se 
distingua en plusieurs sièges et batailles, tant en 
Hongrie qu'en Italie. Il se trouva à la fameuse vic- 
toire de Zenta, remportée par le prince Eugène de 
Savoie, et à la conquête de Saraio, capitale de la 
Bosnie. Il fut fait chambellan du duc Léopold en 
1700, et de l'empereur François en 1729. If avait 
épousé en 1709, Constance-Françoise des Armoises, 
dame chanoinesse de Remiremont, fille d'Albert, 
chevalier, comte des Armoises, marquis d'Aunoy, 
lieutenant - général de la compagnie des gardes- 
nobles de S. M. L, et de dame Cleron-d'Hausson- 
ville. De ce mariage vinrent : 

a. Léopold- Christophe , comte de Vitri- 
mont , chambellan de l'empereur et capitaine 
commandant de ses gardes - nobles , premier 
chambellan du prince Charles de Lorraine , 
gouverneur des Pays-Bas ; 

b. Catherine;, dite mademoiselle de Vitri- 
mont; 

c. Barbe- Bernarde, mariée en 1732 à Claude- 
Marie , comte de Bressey , ancien capitaine des 
gardes - du - corps de Stanislas , roi de Pologne , 
mestre-de-camp et chevalier de Saint-Louis ; 

d . Thérèse, fille - d'honneur de l'impératrice- 
reine , puis mariée à Vienne , le 22 février 
175 1 , à Jean d'Escalar Desbuch , marquis de 
Bézora , chevalier de la Toison - d'Or , grand 
d'Espagne de la première classe, conseiller - 
d'état et chambellan de l'empereur d'Alle- 
magne; 

e. Marie - Anne, dite mademoiselle de Chas- 
tenois. 

5.° Elisabeth, qui fut mariée au baron d'Henne- 
quin, seigneur de Gellenoncourt d'Adomenil, comte 



216 LE PREUD'HOMME DE FONTENOY. 

de Curel et grand louvetier de Lorraine. Elle n'eut 
qu'un fils, qui mourut sans postérité. 

VII. Christophe- François-Louis le Preud'homme, comte 
de Fontenoy, chevalier , lieutenant des gardes - du - corps, 
chambellan du duc Léopold et ensuite son premier maître- 
d'hôtel, épousa en 1699 dame Louise de Villelume, dame 
chanoinesse du chapitre de Remiremont, et ensuite 
doyenne des filles-d'honneur de S. A." R. madame la du- 
chesse de Lorraine. De ce mariage sont issus : 

i.° Léopold, dont l'article viendra; 

2. Blaise-Léopold, chevalier de Malte en 171 5, 
bailli et commandeur de Bellecroix ; 

3.° Charles-Louis, aussi chevalier de 'Malte en 
171 5, commandeur de Valeure; 

4. Nicolas-François, marquis de Noviant, dit 
le comte de Chastenoy, fut capitaine de cavalerie 
au service de France. Il épousa en 1750 Charlotte^ 
fille de Claude - Georges de Barbara de Mazirot, 
président à mortier au parlement de Metz, et de 
Marie-Anne de Pontz, baronne de Neuvron, dont 
il eut deux fils et une fille. L'aîné de ses fils fut offi- 
cier dans le régiment de Royal-Lorraine, cavalerie, 
et sa fille a épousé, en 1 777, Jean-Jacques de Ver- 
dun, l'un des fermiers-généraux de S. M. 

5.° Antoinette, fille-d'honneur de S. A. R. ma- 
dame la duchesse de Lorraine, épousa en 1721 
François de Saint-Belin, marquis de Vaudremont, 
mestre-de-camp de cavalerie et brigadier des armées 
du roi} 

6.° Et Elisabeth, chanoinesse de l'abbaye royale 
de Poulangy. 

VIII. Léopold le Preud'homme, chevalier, comte de 
Fontenoy, capitaine de cavalerie au service de France, 
ensuite enseigne des gardes-du-corps du duc de Lorraine 
en 1730, épousa, au mois de septembre 1734, Louise- 
Françoise de la Rochefoucauld , fille de Mathieu, marquis 
de Bayers, et de Marie-Anne de Turmenies de Nointel. 
Elle était sœur utérine du duc de Laval -Montmorency, 
lieutenant-général des armées du roi Très-Chrétien et de 
l'évêque de Metz. Sa sœur avait épousé le duc de Losva- 
ren-Loos. Du mariage de Léopold le Preud'homme sont 
issus entre autres enfants : 



LE PREUD'HOMME DE FONTENOY. 217 

i.° Guy-André- Louis, dont l'article viendra ; 
2.°N...., officier de marine; 
3.° N..., dame chanoinesseà Neuville. 

IX. Guy-André-Louis le Preud' homme , comte de Fon- 
tenoy, second exempt des gardes -du -corps du roi de 
Pologne, duc de Lorraine , colonel de cavalerie au service 
le France, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis, mourut en 1792 . Il avait épousé dame Marie- 
fosèphe-Cornélie- Philippine- Victoire de Villenfagne, née 
baronne de Volguelsangle , d'une des premières familles 
iu pays de Liège. De ce mariage il eut : 

i.° Guy-Mathieu, qui fut, pendant neuf ans, 
page de chambre de Monsieur , comte de Pro- 
vence, aujourd'hui S. M. Louis XVIII. Il mourut 
un an après sa sortie des pages, en 1788, étant 
lieutenant dans les dragons du régiment de Mon- 
sieur ; 

2. Erasme, dont l'article viendra; 

3.° Aimée, chanoinesse dans le chapitre noble de 
Neuville en Bresse; 

4. Flore, aussi chanoinesse dans le même cha- 
pitre. 

X. Erasme le Preud'homme, comte de Fontenoy, ayant 
2U la faveur d'être appelé en qualité de page en rempla- 
:ement de son frère, que Monsieur estimait beaucoup, 
fut le dernier des pages de la chambre de ce prince au mo- 
ment de la révolution. Il émigra en 1792, fit les campagnes 
ians l'armée de Mgr. le prince de Condé, et servit ensuite 
ians les corps à cocarde blanche, en Angleterre. De retour 
;n France, il se maria en 1801 à demoiselle Marie-Eugénie 
le Franqueville, famille originaire de Flandres, fille de 
M. de Franqueville, ancien capitaine dans les grenadiers 
le France, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis. A l'arrivée à Nancy, en 18 14, de Monsieur, comte 
l'Artois, lieutenant-général du royaume, le comte de Fon- 
:enoy fut un des premiers gentilshommes qui prirent l'uni- 
forme du prince, et qui se dévouèrent au service de l'au- 
guste maison de Bourbon. Il est membre du collège élec- 
toral du département de la Meurthe, et maire de Saint-Jean 
le Bathelemont. Il a de son mariage : 

1 .° Joseph-Erasme, né en i8o5 ; 
2.» Amélie, née en 1804. 



2i8 DE BOURCIER DE MONTUREUX 

Cette branche porte : « De gueules à trois chevrons 
» d'or, au chef d'azur, à un lévrier passant d'argent; et 
» pour supports deux lévriers de même, et pour cimier un 
» aigle d'or. » 



BOURCIER DE MONTUREUX ET DE SAINT- 

AU NEZ (de), famille d'ancien ne chevalerie, dont plusieurs 
rameaux se sont étendus dans les Pays-Bas, le Roussillon , 
et la Lorraine. Nous allons extraire la généalogie de cette 
maison de deux arrêts, l'un du parlement de Nancy, du 
3 o avril 1766, dont la minute est au greffe de la cour, et 
l'autre de la chambre des comptes de la même ville, du 
i3 juin 1768, rendus tous les deux d'après les titres et 
pièces justificatives produits par cette famille. 

I. Mathieu de Bourcier, I er du nom, qualifié de va- 
leureux chevalier dans un brevet de pension accordée à 
Sybille d'Uxelles, sa veuve, par Philippe III dit le Hardi, 
fils de saint Louis, roi de France, le 12 août 1285, en 
considération des services rendus par ledit Mathieu , qui 
fut tué au siège de Girone. Il laissa : 

II. Jehan de Bourcier, I er du nom, chevalier, men- 
tionné dans le brevet de pension accordée à sa mère Sy- 
bille d'Uxelles; il fut lieutenant de roi dans les Pays-Bas, 
et avait épousé Jeanne du Bled^ fille de Raoul du Bled, 
chevalier. De ce mariage vint : 

III. Paul de Bourcier, I er du nom, chevalier, qui 
épousa Ameline de Damas , le 5 décembre i337, et mou- 
rut eni38o; on voyait encore de nos jours son épitaphe 
et l'écusson de ses armes dans l'église de Saint-Etienne de 
Besançon. Il laissa : 

IV. Robert de Bourcier, I er du nom, chevalier et écuyer 
de Jean, duc de Bourgogne, qui fut tué avec ce prince, à 
Montereau, en 1419. Il avait épousé Isabeau de Longwy, 
de laquelle il laissa : 

V. Renaud de Bourcier , I er du nom, chevalier, sei- 
gneur de Burtemont, qui fut chambellan de Philippe, duc 
de Bourgogne, et avait épousé Anne de Rougemont, de 
laquelle il eut : 

VI. Pierre de Bourcier, I er du nom, chevalier, qui fut 
capitaine de cent vingt hommes d'armes, et tué le 5 janvier 
1476, à la bataille de Nancy, au service de Charles-le- 



ET DE SAINT-AUNEZ. 219 

Hardi, duc de Bourgogne. Il avait épousé Anne de Ber- 
thod de Saint- Aubin, de laquelle il laissa : 

1 .° Bernard, dont l'article viendra; 
2. Raymond , qui forma la seconde branche des 
comtes de Bouvier, rapportée plus bas; 

3.° Huguette, mariée, le 2 mars 1475, à Claude 
Sauvage , écuyer , capitaine de cent chevaux au 
service du duc de Bourgogne. 

VII. Bernard de Bourcier, I er du nom, chevalier, marié, 
le 4 juin 1574, à Pierrette de Sauvage, fille de Ferry de 
Sauvage, capitaine d'une compagnie d'archers picards au 
service d'Antoine , comte de Vaudemont. De ce mariage 
vint: 

VIII. Bertrand de Bourcier, I er du nom, chevalier, 
lequel épousa , à Mazères au comté de Foix , Marthe de 
Pontaut, de laquelle il eut : 

IX. Paul de Bourcier, II e du nom, chevalier, gendarme 
de la grande paye de la compagnie du maréchal de Mont- 
pezat. Il épousa Marguerite de Chaume, en faveur duquel 
mariage Michel de Pontaut, seigneur de Beaumont, son 
oncle maternel, lui fit donation, le 2 3 août i534, de la 
seigneurie de Barre, à charge qu'il porterait le nom et les 
armes de Pontaut. De ce mariage vinrent , entre autres 
enfants: ■ 

1 .° Jean de Bourcier , qui après avoir été page 
du Grand-Prieur de France, mourut chevalier de 
Malte, au voyage de Gerbes ; 

2. Jean qui suit : 

X. Jean de Bourcier, II e du nom, chevalier, seigneur 
de Pontaut et de Barre, gouverneur de Leucate pour le roi 
de France, guidon de la compagnie d'ordonnance de Henri 
de Montmorency, maréchal de France , puis gouverneur en 
chef de la ville de Beaucaire, par commission du 1 6 sep- 
tembre 1578, maréchal de camp le 10 février 1584. Les 
ligueurs le firent mourir le 8 septembre 1589, pour avoir 
refusé de livrer la place de Leucate. Il avait épousé, le 4 
avril 1577, Françoise de Cézély, de laquelle il laissa, 
entre autres enfants : 

XI. Hercule de Bourcier, I er du nom, chevalier, sei- 
gneur de Pontaut et de Barre. Il obtint, comme son père, le 
gouvernement de Leucate , dont il soutint le siège contre 
les Espagnols avec tant de courage et d'intrépidité, que le 



220 DE BOURCIER DE MONTUREUX 

roi Louis XIII lui en fit témoigner son contentement per- 
sonnel, en lui adressant une lettre gracieuse le 10 mars 
1637. Il avait épousé_, le 2 3 janvier 1607, Marie de Thré- 
san, de laquelle, entre autres enfants, il laissa : 

XII. Henri de Bourcier, I er du nom, chevalier , sei- 
gneur de Pontaut et de Saint-Aunez, qui épousa Clerice 
de Lesignan, nièce du maréchal de Thoiras, qu'il accom- 
pagna dans toutes les guerres de son temps. Il commanda 
un corps de chevau-légers contre les Anglais qui étaient 
descendus à l'Isle-de-Rhé, et fut blessé dans la mêlée. Le 
roi lui fit délivrer , le 3 o septembre 1641 , un brevet par 
lequel sa majesté le nommait pour être associé à l'ordre du 
Saint-Esprit. Il laissa de son mariage: 

i.° Charles qui suit : 

2. Claude de Bourcier, dit le comte de Saint- 
Aunez, né en 1 640, et mort sans postérité; 

3.° Isabeau, née en 1629, mariée au seigneur de 
Montredon. De ce mariage vint Charles qui ne 
laissa pas de postérité ; 

4. Gabrielle, née en i63i , mariée au seigneur 
de Caude Bronde. 

XIII. Charles de Bourcier, premier du nom, chevalier, 
marquis de Saint-Aunez, né en i638, mort sans postérité; 
en lui finit la branche aînée de cette maison, qui se trouve 
représentée aujourd'hui par la branche que nous allons 
rapporter : 

Deuxième branche des comtes de Bourcier, établie 
en Lorraine. 

I. Raymond de Bourcier, premier du nom , chevalier, 
comte d'Irpo, seigneur de Burtemont, était second fils de 
Pierre I er du nom, comte de Bourcier et d'Anne Arthod 
(Voyez page 219). Il fut page du comte de Charolais, puis 
enseigne d'une compagnie de cent vingt hommes, que 
commandait son père à la bataille de Nancy , en 1476. 
Après la mort de Charles le Téméraire , duc de Bourgo- 
gne, il passa au service de l'empereur Maximilien , qui 
l'arma chevalier, et le décora du titre de comte d'Irpo , 
dans un tournoi donné à Anvers^ en 1495. Il mourut en 
1517, étant encore au service de l'empereur Charles-Quint. 
Il avait épousé, le 29 octobre 1496, Jeanne de Bracie; il 
eutdece mariage, 

II. Charles de Bourcier, I er du nom, chevalier, 



ET DE SAINT-AUNEZ. 221 

baron de Fez et seigneur de Burtemont ; il servit l'empe- 
reur Charles-Quint dans les guerres de Gueldres, d'Italie 
et d'Afrique, en qualité de capitaine de chevau-légers, puis 
de capitaine de trois cents chevau-pistoliers. Il fut blessé 
dans ces diverses expéditions, où il sacrifia presque toute 
sa fortune. Il reçut de l'empereur une pension de deux 
cents florins, qui fut réversible à ses enfants qui étaient en 
bas âge lorsqu'il mourut en 1540. Il avait épousé Fran- 
çoise de Dinteville, de laquelle il laissa : 

i.° Jean, comte d'Irpo, capitaine d'une compa- 
gnie de chevaux de Carabiniers au service de Phi- 
lippe III, roi d'Espagne; il fixa sa résidence à Bar- 
celonne ; 

2. Claude qui suit: 

III. Claude de Bourcier, premier du nom, chevalier, 
était mineur à la mort de son père, qui avait, comme on 
vient de le dire, consommé toute sa fortune au service de 
l'empereur Charles-Quint; il fut à sa majorité obligé de 
prendre le parti de la robe, et fixa sa résidence à Neuf- 
château au duché de Lorraine, et épousa Alix on Alison de 
Cachet, de laquelle il eut : 

i.° François de Bourcier qui épousa, en i58o, 
Jaquottede Bar; 
2. Jean qui suit : 

IV. Jean de Boucier, I er du nom, de la branche 
établie en Lorraine, mais le IV a du nom de la mai- 
son de Bourcier, fut marié, le 25 janvier 1584, à 
Marguerite du Saulget, fille de noble Claude du Saulget, 
archer des gardes de Charles III, duc de Lorraine. De ce 
mariage vinrent : 

i.° Pierre qui suit : 

2. François, qui fut capitaine au régiment d'É- 
pinac ; 
3.° Loyse. 

V. Pierre de Bourcier, I er du nom, chevalier, 
archer des gardes de Charles III, duc de Lorraine, avait 
épousé Catherine de Sauvage, sa cousine, de laquelle il 
laissa : 

VI. Jean de Bourcier, Ile du nom, chevalier, lieute- 
nant général au bailliage du comté de Vaudémont fut , 
reconnu, par le duc Charles IV de Lorraine, dans sa qua- 



222 DE BOURCIER DE MONTUREUX 

lité de gentilhomme d' ancienne race de tournoi et main- 
tenu, lui et sa postérité, dans toutes les qualifications dont 
ses ancêtres avaient j 'oui , tant dans ses Etats ^«'AIL- 
LEURS (i) avec puissance de porter les armoiries de ses 
dits ancêtres. Ces lettres-patentes sont datées de Bruxelles, 
du 17 mai 1646, et relatent dans toute leur forme et teneur 
les degrés de descendance mentionnés dans la présente 
généalogie, y compris les seigneurs de Pontaut, d'Irpo et 
de Saint-Aunez, souche de la branche établie en Lorraine. 
Jean avait épousé Marthe de Pierreson^ de laquelle iJ 
laissa : 

i.° Claude- François, mort sans enfants de Marie- 
Thérèse Vision d'Enible, dame de They. 

2. Jean-Léonard, dont l'article suit : 

3.° Joseph-Humbert, qui a formé la branche des 
comtes de Bourcier, barons d'Amermont, sei- 
gneurs de Villers-en-Haye, qui sera rapportée 
plus bas: 

4. Mathieu, doyen de l'église collégiale et curé 
de Saint-Mihiel; 

5 .° Gaspard, mort sans alliance ; 

6.° Charlotte-Louise, mariée à Pierre de Tous- 
tain, chevalier, seigneur de Viray , lieutenant-co- 
lonel du régiment Dauphin , étranger , au service 
de France. 

VII. Jean-Léonard de Bourcier, Ie r du nom , che- 
valier, seigneur d'Autrey et de Moineville, obtient le titre 
de baron, par lettres-patentes du 26 février 171 3. Il fut 
conseiller d'état de S. A. R. Léopold I er , duc de Lorraine, 
qui le créa premier président de la cour souveraine de 
Lorraine et Barrois, le 26 septembre 1721. Il mourut en 
1725, après avair été employé dans les négociations les 
plus importantes , tant en Italie qu'en Allemagne , en 
France et en Hollande. Il avait épousé Anne de Boulet, 
de laquelle il laissa entr'autres enfants : 

1 .° Jean-Louis qui suit; 

2. Joseph de Bourcier, comte de Moineville, 



(1) Ce qui prouve d'une manière évidente et authentique que la 
branche fixée en Lorraine, était reconnue dès cette époque pour avou 
pris sa souche dans la maison de Bourcier, des comtes d'Irpo, de Pon- 
taut et de Saint-Aunez. 



ET DE SAINT-AUNEZ. 22^ 

mort à Florence, lieutenant des chevau-légers de 

la garde ; 

3.° Marthe, mariée en 1709 à Nicolas Arnoult, 

seigneur de Mézières. 

VIII. Jean-Louis de Bourcier, I er du nom, chevalier, 
comte de Bourcier, baron de Montureux et de Mervaux , 
seigneur de Valhay et d'Aracourt, conseiller d'état de Lor- 
raine, procureur-général de la cour souveraine de Lorraine 
et Barrois, mort le 14 mars 175 1 , regreté de tous ses con- 
citoyens; il avait épousé Marguerite-Françoise de Barrois, 
comtesse de Kœurs, baronne de Manonville; de ce ma- 
riage sont nés : 

i.° Alexis-Augustin qui suit; 

2. François-Léonard, comte de Bourcier, baron 
de Mervaux, marié à Anne-Gabrielle de Milet, ba- 
ronne de Ghevers, dont un fils, nommé Léonard , 
capitaine au régiment de Chartres dragons, émigré 
en 179 1 , a fait les campagnes de l'armée des princes. 
Marié à N... de Fiquelmont, dont deux demoiselles, 
dont l'une a épousé le comte de la Céras; 

3.° Jean-Louis, chanoine de l'église primatiale de 
Lorraine; 

4. Marguerite-Catherine. 

IX. Alexis-Augustin, I er du nom, comte de Bourcier, 
chevalier de Montureux et de Mervaux; seigneur de Val- 
hay et d'Aracourt, brigadier des camps et armées du roi, 
colonel d'un régiment d'infanterie de son nom, chevalier 
de l'ordre royal et militaire de St. -Louis, mort en 1769, 
a épousé Marie-Marguerite de Durfort, de l'illustre maison 
de Durfort qui a donné plusieurs maréchaux de France , et 
qui jouit dans ce royaume de l'honneur de la pairie. De ce 
mariage sont nés : 

i.° François- Joseph -Dieudonné, dont l'article 
viendra ; 

2. Georges-Gabriel, comte de Bourcier-Mon- 
tureux, connu sous le nom'de St.-Aunez, capitaine 
au régiment d'Alsace, né le 2 novembre 1762, a 
émigré en 1791., et a fait la campagne dans l'armée 
des princes, avec le régiment de Royal- Allemand ; 

3.° François-Louis-Joseph, baron de Bourcier, 
de Montureux, né le 4 mai 1768, capitaine dans le 
régiment de monsieur, chevalier de l'ordre royal 
et militaire de St.-Louis et du croissant de Constan- 



224 DE BOURCIER DE MONTUREUX. 

tinople, a émigré en 1 790, a fait quatre campagnes 
dans la cavalerie de M. le prince de Condé, et 
huit autres campagnes dans l'armée anglaise avec 
laquelle il a fait la guerre d'Egypte, a épousé le 10 
octobre 1804, Jeanne-Françoise de Thomassin, 
comtesse de Bienville, de laquelle il a un fils, nommé 
Arthur, né le 10 juillet i8o5; 

4. Sophie, mariée à N*** Drouot de la Cour , 
marquis d'Esnes. 

X. François-Joseph Dieudonné, I er du nom, comte de 
Bourcier, de Montureux, capitaine de cavalerie dans les 
carabiniers de France, a émigré en 179 1, a fait la cam- 
pagne dans l'armée des princes. Il a épousé, en avril 1786, 
Amélie de Cceur-de-Roi, fille du premier président du 
parlement de Nancy, morte en 1808. De laquelle il a eu : 
i.° Adolphe-Claude Joseph, né le 17 avril 1787, 
lieutenant de cavalerie; 

2. Jules-Alexandre-Henri, né le 25 août 1788, 
mariée à Amélie de Gourcy; 
3.° Eugène- Adolphe- René, né le 19 mars 1797; 
4. Claire- Reine-Zoé, née le 19 mars 1791, mariée 
à Edouard du Bois de Riocour, fils du premier pré- 
sident de la chambre des comptes de Nancy ; 
5.° Amélie, née le 8 janvier 1792. 

Branche des comtes de Bouder , barons d , Amermont x 
seigneurs de Villers-en Haye. 

I. Joseph-Humbert de Bourcier, I er du nom, chevalier, 
baron d'Amermont, seigneur de Villers-en-Haye, était 
troisième fille de Jean de Bourcier, II e du nom, et de Marthe 
de Pierreson (Voyez page 221). Il fut lieutenant-général 
du comte de Vaudémont en 1698. Il épousa i.° Catherine 
de Grandmaire, 2. Marguerite de Fisse. 

Du premier lit vinrent: 
1 ,° Jean-Baptiste-Joseph,dont l'article va suivre, 
2. Thérèse^ religieuse. 

Du second lit : 
i.°N... de Bourcier, seigneur de They, capitaine 
aux gardes de S. A. R. le duc de Lorraine, lequel 
épousa N... de Tessier, de laquelle il eut plusieurs 
enfants. 

II. Jean-Baptiste-Joseph de Boucier, I« r du nom, 
chevalier, seigneur de Villers-en-Haye, fut conseiller- 



ET DE SAINT-AUNEZ. 225 

d'état, maître des requêtes ordinaire de S. A. R. le duc 
de Lorraine, et son ambassadeur en France pour les affaires 
du Barrois. Ce fut en sa faveur que la seigneurie d' Amer- 
mont fut érigée en baronnie, par lettres patentes du 17 mai 
1725. Il épousa Suzanne de Pingnet de Susémont, de la- 
quelle il eut : 

i.° Charles-Dieudonné, dont l'article viendra; 
2. Louis, baron de Bourcier, capitaine dans 
Royal Roussillon, mort en 1808. Il avait épousé 
Marie-Anne, baronne de Forreau, de Houdemont, 
de laquelle sont issus; a. Charles de Bourcier y capi- 
taine de cavalerie, a émigré en 1790, a fait la cam- 
pagne dans l'armée de Condé. Marié à Caroline de 
Lescur, dont un fils nommé Ludovic, b. Jean-Jac- 
ques-Louis de Bourcier , capitaine de cavalerie , a 
émigré en 1 790, et a fait la campagne dans l'armée 
des princes; a épousé Suzanne, comtesse d'Huyn, 
de laquelle il a un fils nommé Louis. 

3.° Jeanne Bourcier, mariée à Emmanuel-Dieu- 
donné de Nay, baron de Richecourt, conseiller- 
d'état de Lorraine. 

III. Charles-Dieudonné, I er du nom, comte de Bour- 
cier, chevalier, baron d'Amermont, a épousé Marguerite 
Suzanne de Humbert, comtesse de Gircourt; de ce mariage 
sont nés : 

i.° Charles- Dieudonné -Gabriel, dont l'article 
viendra; 

2. Jean - François, baron de Bourcier, capitaine 
au régiment du roi, marié à Anne-Marie- Victoire 
du Bosc de la Romerie; 

3.° Anne - Marie - Suzanne - Elisabeth, a épousé 
Charles -Henri- Dominique, comte de Richecourt, 
ministre plénipotentiaire de S. M. l'empereur d'Al- 
lemagne près la cour des Deux-Siciles. 

IV. Charles-Dieudonné- Gabriel, I er du nom, comte de 
Bourcier, de Villers , chevalier, capitaine de cavalerie, 
a épousé Elisabeth - Scholastique, baronne de Buget, de 
laquelle il a eu : 

i.° N...., mort jeune; 

2. Charles-Jean-Baptiste, comte de Bourcier; 
3.° Catherine-Anne-Françoise, mariée au baron 
de Prey- Crassier; 

4. Aimée-Marie-Suzanne- Elisabeth. 

1. i5 



22ô DE PLANTA. 

DE PLANTA (les comtes ), famille noble d'ancienne 
extraction,, originaire d'Etrurie, transplantée dans le pays 
des Grisons; a fourni, en 5 19, un évêque de Coire, dans 
la personne d'Ursicin, dont on voit encore le tombeau 
dans l'église cathédrale. Elle a possédé en fief le comté de 
l'Engadine; donné plusieurs chevaliers à l'ordre teutonique, 
des princes évêques de Coire, et des abbesses de différents 
ordres. Cette famille est subdivisée en plusieurs branches, 
dont les principales sont celles de Zutz, de Zernetz, de 
Steinberg, de Samade et de Wildenberg. Cette dernière 
a fourni les rameaux qui sont établis de nos jours dans le 
Suntdgaw et dans la province du Dauphiné. 

La branche du Suntdgaw s'est fondue, en 1746, dans la 
maison des marquis de Molans d'Amédor, dans la personne 
de Joséphine-Clémentine-Marie, dame de l'ordre impérial 
de la croix étoilée, morte le 12 janvier 1789. 

I. Conrad de Planta, I er du nom, reçut de Conrad de 
Biberach, évêque de Coire, l'investiture du comté de l'En- 
gadine, en 1 1 3 3. Il laissa : 

1 .° Rodolphe qui suit ; 
2. Bella. 

II. Rodolphe de Planta, I er du nom, seigneur de Rhé- 
mus. Il mourut en 1193, laissant, 

III. Conrad de Planta, II e du nom, vivant en 1227, 
reçut de Volfgand de Thunn et de Neubourg l'investiture 
du comté de l'Engadine. Il mourut en 1257. Il fut père de : 

IV. André de Planta, I er du nom, vivant en 1224, 
reçut en 1 27 1 l'investiture du même comté. Il laissa : 

V.André de Planta, II* du nom, qui reçut, en 1285, 
de Berthold de Heiligenberg, évêque de Coire, l'investi- 
ture du comté de l'Engadine, pour lui et ses descendants, 
moyennant la somme de io5o marcs d'argent. Il épousa 
N.... d'Invalta, de laquelle il laissa : 

i.° Jean, vivant àZutz en 1339. Il n'eut pas d'en- 
fants ; 

2. Conrad, dont l'article viendra ; 
3.° Frédéric; 
4. André. 
VI. Conrad de Planta, III e du nom, il assista, avec 
deux de ses frères, en i3iy, la veille de Noël, à un tournoi 
donné par Henri de Carinthie, roi de Pologne et de Bo- 
hême, et remporta la bannière. Il laissa : 



DE PLANTA. 227 

i.° Uldaric, qui fut père de Conrad et de Jean. 

Ce dernier eut Conrad, lequel fut père de Conra- 

din; signa, en 1429, un traité avec le comte de 

Toggenbourg, et il ne laissa plus de lignée; 

2. Conradin, dont l'article suit. 

VII. Conradin de Planta, I er du nom; il reçut, con- 
jointement avec Uldaric son frère, l'investiture du comté 
de l'Engadine, de Henri, roi de Pologne et de Bohême, 
duquel il vient d'être question. Il laissa: 

VIII. Uldaric de Planta, I er du nom, qui reçut |de 
Louis, margrave de Brandebourg, l'investiture de plusieurs 
fiefê, en i356. Il laissa: 

1 .° André, qui suit ; 
2. Uldaric. 

IX. André de Planta , III e du nom , vivait en 1390 et 
1400. Il fut père de : 

X. André de Planta, IV e du nom, vivait en 1420. Il 
laissa : 

XI. François de Planta, I er du nom, qui vint s'établir 
dans le Dauphiné et y fut seigneur châtelain de Château- 
Neuf d'Izère. Il laissa : 

XII. Guillaume de Planta, I er du nom, dit le Vieux, 
qui laissa : 

XIII. Guillaume de Planta, II e du nom, dit le Jeune, 
qui épousa Virginie-Madeleine de Combe, de laquelle il 
laissa : 

i.° Achille, dont l'article viendra; 
2. Robert, qui épousa Marguerite Durand, vers 
1590. Ils eurent une fille nommée Florence; 
3.° François; 
4. Marguerite; 
5.° Catherine. 

XIV. Achille de Planta I er du nom, vivait en i582, 
et mourut en 1639. Il avait épousé Anne Magnime, de la- 
quelle il laissa : 

XV. Aymard de Planta, I er du nom, vivant en 1628. 
Il avait épousé Jeanne Serret, de laquelle il eut : 

i.° Aymard, qui épousa mademoiselle de Grassi. 
Il n'eut point d'enfants ; 

2. Ennemond. Il mourut en i663; il avait épousé 
Françoise d'Orcière. De ce mariage vinrent Claude, 
lieutenant - colonel d'artillerie, commandant en se- 
cond de l'école de Grenoble , et chevalier de l'ordre 



228 DE PLANTA. 

royal et militaire de Saint- Louis : il mourut en 1689 '> 
et François, qui épousa Virginie de Rigot, de la- 
quelle il a eu : i° Joseph-Emmanuel, qui a épousé 
Geneviève de Ville ; 2* Elisabeth, religieuse à Va- 
lence; 3° Anne, mariée à M. d'Ebrail, chevalier de 
Tordre royal et militaire de Saint-Louis ; 4 Elisa- 
beth, mariée à M. Bancel, seigneur de Confoulins ; 

3.° Charles-Jacob de la Thullière , capitaine au 
régiment de Guimetières, mort de ses blessures, et 
sans postérité; 

4. Jean, qui continue la souche, et dont l'article 
reviendra ; 

5 .° Laurent, qui formera une branche que je rap- 
porterai plus bas ; 

6.° François, capitaine des vaisseaux du roi, mou- 
rut en Amérique en 1694, après le combat du So- 
lide qu'il commandait, contre le Garde-Côte, an- 
glais, qui fut pris; 

7. Louis , lieutenant-colonel de dragons au ser- 
vice de France, fut tué à l'affaire de l'Assiette où il 
monta deux fois à l'assaut; 

8.° Hélène, mariée à Just-Henri de Blanchelène, 
seigneur de Canclaut. Elle mourut le 3i mai 1705; 
9. Marguerite, mariée à M. de Gallier; 

ro.° Louise, sœur jumelle de Marguerite, se ma- 
ria à Jean de Benoît, capitaine de cavalerie, com- 
mandant de la ville d'Etoile ; 

ii.° Jeanne, a épousé Joseph d'Alberni; 

12. Marie, testa en 1 663 . 

XVI. Jean de Planta, I er du nom, épousa Marie-Anne 
Aymard, de laquelle il eut : 

1 .° Ennemond, dont l'article viendra ; 

2. Claude, ) chanoines de l'ordre de Saint- 

3.° Hesque, \ Benoît; 

4. Marguerite, a épousé René de Vaugrand ; 

5.° Elisabeth. 

XVII. Ennemond de Planta, I er du nom, a épousé 
Marie Ruel, de laquelle il eut : 

XVII I. Henri- Joseph-Robert de Planta-W 1 ldenberg , 
I er du nom, capitaine de cavalerie au régiment de Fouquet, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis , 
grand-maréchal héréditaire de l'évêché de Coire , dignité 
qui lui fut concédée à perpétuité pour lui et ses descen- 



DE PLANTA. 229 

dants mâles, par Charles- Rodolphe de Buol, comte de 
Schawenstein, prince-évêque de Coire, par lettres-patentes 
en date du 12 novembre 1795. De toute ancienneté, la charge 
de grand-maréchal héréditaire de cet évêché avait été pos- 
sédée par la branche catholique des comtes de Planta, éta- 
blie dans les Grisons. Cette charge était, à cette époque, 
devenue vacante par la mort de Louis-Auguste, baron de 
Planta- Wildenberg, lieutenant-général au service de France, 
propriétaire d'un régiment suisse, et chevalier de Saint- 
Louis, qui était le dernier rejeton du rameau catholique 
des Grisons. Henri-Joseph-Robert, mort en 1799., avait 
épousé, i° le 10 décembre 1743, Claude-Lauze de Mon- 
cand; 2°le 5 juillet 1750, Louise- Anne de Rast. 
Du premier lit. 
i.° Jeanne, religieuse au monastère de Notre- 
Dame de Valence; 
2. Claudine, morte sans alliance. 

Du second lit 
i.° Claude-Anne, dont l'article viendra; 
2. Laurent-Joseph , chevalier de Planta, capi- 
taine dans Royal-Allemand cavalerie; chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, né le 26 
octobre 1756, a émigré en 1791, [avec son régiment 
qu'il commandait à cette époque. Il a épousé, le 19 
mai 1790, Françoise de Vienne. De ce mariage sont 
nés: i.° Marie- Réné-Hercule, né le 26 juin 1807; 
2. Claude-Marie-Joseph, né le i5 août 181 3. 
XIX. Claude-Anne de Planta- Wildenberg, né en 1752, 
fourier-major de la compagnie écossaise des gardes-du- 
corps du roi, avec brevet de capitaine de cavalerie, che- 
valier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, grand- 
maréchal héréditaire de l'évêché de Coire; a été député de 
la ville de Valence près S. M. Louis XVIII, à son avène- 
ment au trône, en 18 14, et a reçu, à cette occasion, la 
décoration du lys; a épousé, le 16 avril 1796, Marie-Anne- 
Claire Parisot de Durand. De ce mariage sont nés: 

i.° Joséphine- Henriette-Anne- Virginie de Planta, 
née le 14 mars 1797; 

2. Trois enfants morts en bas âge : 
Autre branche de Plant a- Wildenberg. 
I. Laurent de Planta- Wildenberg, I er de ce nom, cin- 
quième fils d'Aymard de Planta, I er du nom, a épousé 
Virginie Pied, de laquelle il a eu : 



2 3o DU TILLET. 

i.° Jean-Baptiste, chanoine d'Uzès; 
2. Laurent, dont l'article viendra; 
3.° Marc-Antoine ; chanoine de Tordre de Saint- 
Benoît, prieur commendataire de Lussas. 

II. Laurent de Planta-Wildenberg, II e du nom, mort 
en 1783. Il avait épousé Madeleine de Bouvier de Cachard, 
morte en 1799. De ce mariage vint: 

III. Marc Antoine de Planta-Wildenberg, I er du nom, 
né le 25 août 1765, officier au régiment de Barrois infan- 
terie, en 1781; a émigré en 1701^ et a fait les campagnes 
à l'armée des princes, dans le régiment de Dauphin; a fait 
partie de la députation envoyée par la ville de Valence à 
S. M. Louis XVIII, à son avènement au trône, et a reçu à 
cette occasion la décoration du lys. Il a épousé Joséphine 
de Rostaing. De ce mariage sont nés : 

i.° Alexis-Rodolphe, né les 26 octobre 1802; 

2. Conrad, mort en 1806; 

3.° Louise-Fanny, née le 5 février i8o5. 

Armes: « d'argent, chargé d'une patte d'ours naturelle, coupée de 
» gueules, montante de droite à gauche. Le cimier surmonté d'une 
» patte d'ours, comme dans l'écusson. » 



TILLET ou DU TILLET (du), seigneurs du Tillet, de 
Pannes, de Gouaix, de Loré , de Montramé, marquis de 
la Buissière, vicomtes de Mallemaison, de Saint-Ma- 
thieu, etc., établis en Angoumois et à Paris. 

Cette famille ancienne, et des plus honorables, a fourni 
des hommes illustres dans l'église, la magistrature et l'épée. 
Les rois de France, dans les diverses lettres-patentes qu'ils 
ont accordées à cette maison, signalent et mentionnent ses 
services de la manière la plus éclatante et la plus solennelle. 
Louis XIV, dans celles qu'il a données à l'occasion de l'érec- 
tion du marquisat de la Bussière, s'exprime ainsi : « Consi- 
r> dérant et voulant récompenser les services du sieur Charles 
» du Tillet, et ceux que les rois nos prédécesseurs ont reçus 
» depuis près de trois cents ans de ses ancêtres, tant en notre 
» cour de parlement, notre chambre des comptes de Paris, 
» que dans nos armées, où ils ont toujours rempli, depuis ce 
» temps, les charges et les emplois les plus considérables; 
» considérant d'ailleurs V ancienneté de la maison des du 
>- Tillet, et qu'elle est alliée à plusieurs maisons illustres de 
» notre royaume, et voulant pour ces causes perpétuer leur 
» nom et mémoire, et faire connaître combien nous avons en 
y> estime les personnes qui en sont dignes, érigeons, etc; » 



DU TILLET. 2 3ï 

Nous bornons ici toutes les citations que nous pourrions 
extraire en faveur de la maison du Tillet, soit des ordon- 
nances de nos rois, soit des monuments qui doivent servir 
à f histoire de France, et nous allons suivre M. d'Hozier, 
juge d'armes du royaume s dans la généalogie de cette 
famille. 

Le premier de cette maison dont on ait connaissance , 
suivant ce célèbre généalogiste, est: 

I. Guillaume du Tillet, I er du nom , chevalier de 
l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem et lieutenant du comte 
de Toulouse. Il est ainsi rappelé dans une transaction du 5 
des ides de mai 1200, où il est dit qu'il avait fait hommage 
du fief de BorTol ou de Boffon (de Boffolo) en l'année 1 1 2 1 . 
Il est prouvé par le même acte qu'il avait eu deux neveux , 
nommés : 

Pierre, I er du nom, varier, seigneur du Tillet, 
Et Arnaud, qui suit. 

Etienne, varlet, autre frère d'Arnaud du Tillet, 
possédait, conjointement avec lui, le fief du Tillet, 
lors du terrier qui en fut fait en 1240 , et eut 
un fils nommé : 

Pierre du Tillet, III e du nom, varlet, que l'on 
trouve ainsi qualifié dans un partage qu'il fit avec 
autre Pierre du Tillet, son cousin-germain, fils 
d'Arnaud, l'an 1293. 

I. Arnaud du Tillet, varlet, seigneur du Tillet ( fils de 
N.... du Tillet, dont les actes ne font point- mention, et 
neveu de Guillaume du Tillet, chevalier de l'ordre de 
Saint-Jean de Jérusalem, cité plus haut ), fut arbitre avec 
Pierre du Tillet, son frère, de la transaction ci-dessus citée, 
du 5 des ides de mai 1200, et passée entre Aimeri de 
Mareuil, chevalier , seigneur dudit lieu et de Villebois, et 
Itier de Villebois, écuyer, seigneur de Rocheboncourt, sur 
une contestation qui s'était élevée autrefois entre Hugues 
de Mareuil, chevalier, et Itier de Villebois, aïeul dudit 
seigneur de Rocheboncourt , à l'occasion de la mouvance 
du fief de Boffol ou de Boffon ( de Boffolo ) , dont il avait 
été fait hommage en l'année 1121 par Guillaume du Tillet , 
chevalier de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem , oncle 
desdits Pierre et Arnaud du Tillet. Ce dernier fut père de : 

i.° Pierre, qui suit; 

2. Itier, archi prêtre de Mathas (de Mastacia) , 



2 32 DU TILLET. 

ainsi nommé dans le partage de 1293, dont nous 
allons parler. 

II. Pierre du Tillet, damoiseau, seigneur du Tillet, 
est aussi qualifié seigneur de Saint- Epar (de Sancto Epar- 
chio) dans le partage qu'il fit, le mardi avant les Rameaux 
de l'an 1293, avec Pierre du Tillet, son cousin-germain, 
fils d'Etienne, des biens qu'ils avaient en commun, et qui 
consistaient dans le fief du Tillet, celui du Boffol et autres ; 
et dans cet acte il est dit : fils de feu messire Arnaud du 
Tillet, écuyer ( filius quondam domini Arnaudi de 
Tiiheto, scutoris, etc. ) . Pierre du Tillet, qui est encore 
qualifié chevalier dans un acte de l'an 1296, fit hommage 
du fief du Tillet à messire Aimeri de Mareuil, chevalier, 
seigneur dudit lieu et de Villebois. Il eut pour fils : 

III. Guillaume du Tillet, seigneur du Tillet et cheva- 
lier, paraît avec cette dernière qualité dans une vente qu'il 
fit, le jeudi avant Pâques 1296, à Guillaume Gauthier, 
seigneur d'Eydon. Il fit hommage au roi du fief du Tillet, 
relevant de la châtellenie de Villebois, et mourut avant 
le 5 des ides de janvier 1 332. Il eut pour fils : 

1 .° Hugues, qui suit; 

2. Et Guillaume, qui est qualifié seigneur du 
Tillet , damoiseau , et paroissien de l'église de 
Magnac, dans un acte du mardi après la fête de 
S. Jacques, apôtre, de l'an 1 352. 

IV. Hugues du Tillet, damoiseau, seigneur du Tillet, 
et dit fils de Guillaume, varlet, dans un hommage qu'il 
fit, le 5 des ides de janvier i332 , à Itier de Villebois, 
écuyer, seigneur de Rocheboncourt. Il fit encore hommage 
i.° le 29 avril 1364 au prince de Galles, pour une maison 
qu'il possédait en la ville d'Angoulême, et 2. le 28 no- 
vembre 1369 à Raimond de Mareuil, chevalier, seigneur 
de Mareuil, de Villebois de Boarsac et de Vibrac, à caase 
de la terre du Tillet, relevante de la châtellenie de Ville- 
bois. Dans ce dernier hommage est cité celui qu'avait fait 
pareillement au roi Guillaume du Tillet , son père , da- 
moiseau, et celui que Pierre du Tillet, son aïeul, varlet, 
fit aussi à messire Aimeri de Mareuil , chevalier , seigneur 
de ladite châtellenie de Villebois, aïeul dudit seigneur de 
Mareail, et ce poar raison dadit fief du Tillet. Hugues du 
Tillet vivait encore le 5 avril i3y3, jour auquel le duc de 
Berri lui donna une commission relative au service du roi ; 



DU TILLET. 233 

1 eut de son mariage avec Anne de Ville , Raimond, qui 



1 
suit 



V. Raimond du Tillet, damoiseau, seigneur du Tillet 
et d'Estaulles, a épousé, en novembre 1374, demoiselle 
Marie de Hautefaye, fille de messire Geoffroi de Hautefaye , 
varier, et d'Alymunde Lamberte. Il voulut être enterre 
dans la paroisse de Dignac, au tombeau de ses prédéces- 
seurs et ancêtres, seigneurs du Tillet. Par ce même acte, il 
institua son héritier universel Naudin du Tillet, son petit- 
fils, comme étant le fils et héritier de son fils aîné, et de 
ladite Marie de Hautefaye, sa femme. Ses enfants furent, 
suivant ledit testament : 

i.° N..., qui suit; 

2. Itier, damoiseau, seigneur d'Estaulles, etc._, 
vivant en 141 8; #- 

3.° et 4. Alymunde et Susanne, non mariées 
en 1418. 

VI. N... du Tillet, damoiseau, seigneur dudit lieu, ne 
vivait plus lors du testament de son père du 2 octobre 
1418, et avait pour fils : 

VII. Naudin du Tillet, damoiseau, seigneur du Tillet, 
de Saint-Sulpice, de Boutières, de Vaugerimpe, etc . Il 
obtint de la duchesse d'Albret, le dernier février 1472 _, 
une commisson pour faire la levée d'une compagnie de 
160 hommes de guerre pour le service du roi ; et le 28 avril 
1492, Charles de Valois, comte d'Angoulême, lui donna 
la charge d'administrateur et intendant de toutes ses af- 
faires dans la province d'Angoulême. Il est nommé Naudin 
du Tillet, damoiseau, seigneur dudit lieu, etc. ( Naudinus 
de Tilheto, domicellus, dominus dicti loci etc. , dans 
un acte capitulaire de l'église cathédrale de Saintes, du 
29 mai 1477 (original), ou ^ est dit qu'il avait contribué 
au rétablissement de cette église; en considération de quoi 
ledit chapitre lui donne part aux indulgences qui avaient 
été accordées Tannée précédente, par le pape Sixte IV, 
en faveur des personnes qui contribueraient audit rétablis- 
sement. Il avait fait un codicile le 17 juin 1466, et il laissa 
les enfants qui suivent : 

i.° Jean du Tillet, qualifié chevalier, seigneur 
du Tillet, guidon des gendarmes de Charles_, comte 
d'Angoulême, et son maître d'hôtel en 1480, 
épousa demoiselle N. de Chabot, d'une des plus 



234 DU TILLET - 

anciennes et des plus nobles maisons du Poitou, de 
laquelle étaient les seigneurs de Brion-Chabot, les 
seigneurs de Jarnac, etc. Il eut : 

2.° Hélie, qui suit; 

3.° Et Anne, vivante le 3o mai 1514. 

VIII. Hélie du Tillet, chevalier, seigneur du Tillet, 
d'Estaulles, de Saint-Sulpice , de Boutières, de Vauge- 
rimpe , de Gouaix , de Puyan, de la Salle, de Raix- de - 
Villars, etc.; d'abord secrétaire et contrôleur-général des 
finances de Charles d'Orléans, comte d'Angoulême; puis 
maître d'hôtel ordinaire de ce prince, fut pourvu de l'office 
de vice-président de la chambre des comptes de Paris, par 
lettre du roi François I er , du 8 janvier 1514. 

Hélie du Tillet fut nommé depuis conseiller du roi en 
son conseil privé, qualité qu'on lui trouve dans un acte 
du 12 septembre 1482, où il est rappelé; il fit son testa- 
ment le 24 avril 1526, et mourut peu après. Il avait épousé 
demoiselle Mathurine Petiton (d'autres disent Petitot et 
Petithomme ), dont il eut : 

i.° Séraphin, fut créé chevalier avant le 26 jan- 
vier i5i8, jour auquel nobles et puissants sei- 
gneurs, messires Anne de Montmorency, chevalier , 
seigneur de la Rochepot, et Philippe de Chabot , 
chevalier, seigneur de Brion, lui vendirent l'office 
de protonotaire . secrétaire et greffier civil de la 
cour du parlement de Paris, que le roi leur avait 
donné, et dont ledit Séraphin du Tillet fut pourvu 
le 5 novembre suivant, ayant prêté serment en 
cette qualité le 4 février 1 5 19. Il épousa, par con- 
trat daté du 28 janvier i5i8, Marie Pichon, fille de 
noble homme et sage messire Nicole Pichon, sei- 
gneur de Poney, de Berthemont et de Tressancourt. 
De ce mariage vinrent : a. Marie, femme de Ni- 
colas Gaudette, seigneur de Dueil, morte avant le 
i3 septembre i582 ; b. Françoise, qui fut mariée à 
Pierre Pynart, seigneur de Dampierre et de Cha- 
lifert, conseiller du roi, maître ordinaire en sa 
chambre des comptes de Paris, morte aussi avant 
i582; c. Anne, qui épousa, avant le i3 septembre 
1 563, messire Etienne Lallemant, qualifie cheva- 
lier, seigneur de Vouzé, conseiller du roi en ses 
conseils, maître des requêtes ordinaire de son hô- 
tel, lequel vivait encore le 10 août 1597 ; 



DU TILLET. 235 

2. Jean, dont l'article va suivre : 

3.° Guillaume, reçu conseiller au parlement de 
Paris en i536; 

4. Autre Jean, dit le Jeune, d'abord chanoine 
d'Angoulême, puis évêque de Saint-Brieux en i555, 
et de Meaux en 1567, se rendit célèbre dans le sei- 
zième siècle. Il apprit les langues, l'ancien droit 
romain et l'antiquité ecclésiastique, et donna plu- 
sieurs ouvrages au public, entre autres une Chro- 
nique latine des rois de France depuis Pharamond 
jusqu'en 1547. C'est un des plus savants ouvrages 
que nous ayions sur notre histoire ; on l'a traduit 
en français. Ce prélat mourut en novembre 1570. 
De Thou, Bayle et Moréri en parlent avec éloge ; 

5.° Louis, chanoine d'Angoulême, le 3o octobre 
i532, et curé de Claix en Poitou. Il donna dans les 
erreurs de Calvin, et sortit même du royaume avec 
cet hérésiarque, qui avait été son précepteur ; mais 
il revint de cet égarement par les remontrances de 
l'évêque de Meaux, son frère, qui l'alla chercher 
jusqu'en Allemagne, et lui faisant rompre tout 
commerce avec ce novateur , le ramena à l'église 
catholique; 

6.° Anne, qui fut mariée, par contrat du 1 1 dé- 
cembre i5o8, avec noble 'et honorable homme et 
sage messire Pierre Régnier, docteur en droit, con- 
seiller du roi, lieutenant de la sénéchaussée et du 
comté de Poitou ; 

7. Marie, femme de Nicolas Grandette, écuyer, 
conseiller-secrétaire du roi ; 

8.° Et autre Anne, dite la jeune, qui fut alliée, 
au mois de septembre i532, à David des Andrieux, 
écuyer, seigneur de Gademoulins. 

IX. Jean du Tillet, dit l'aîné, seigneur du Tillet, de 
la Salle et autres lieux, fut accusé, d'abord, d'avoir donné 
dans les erreurs de Calvin ; mais il s'en lava si fortement 
que ceux de cette nouvelle religion, bien loin de trouver 
en lui un protecteur, le regardèrent depuis comme leur 
persécuteur. Il fut reçu, le i5 juin i52i, en l'office de 
protonotaire-sécrétaire du roi et greffier civil de la cour du 
parlement de Paris, sur la résignation qu'avait faite en sa 
faveur messire Séraphin du Tillet, son frère, chevalier. Le 



236 DU TILLET. 

18 mai 1 568^ le roi Charles IX, voulant reconnaître ses 
bons, agréables et recommandables services, lui fit don 
de l'office de conseiller-clerc en la cour du parlement de 
ladite ville de Paris, vacant ou prêt à vaquer par la mort 
de messire Nicole le Maître, et ce pour en pourvoir l'un de 
ses enfants. Il avait été marié, par contrat du 9 février 
1 533,, avec demoiselle Jeanne Brinon, fille de noble homme 
et sage Jean Brinon, seigneur de Pontillaud et de la Bus- 
sière-les-Briare, conseiller du roi, maître ordinaire en sa 
chambre des comptes de Paris, et de demoiselle Jeanne 
Luillier, sa femme. Il mourut le 2 octobre 1570, et fut 
enterré dans l'église de Saint - André - des - Arcs, à Paris, 
ainsi que la dite demoiselle Brinon, sa femme, qui testa le 
3o novembre suivant, et mourut le 8 décembre de la 
même année. Ce Jean du Tillet était un savant du seizième 
siècle- Bayle, Moréri et M. de Thou en parlent avec éloge. 
Il est auteur d'un ouvrage très-estimé, connu sous le nom 
de Recueil des rois de France. Il eut de son mariage : 

i.° Jean, III e du nom, qui suit; 
2." Hélie, II e du nom, auteur de la troisième 
branche, rapportée ci-après \ 

3.° Jacques, seigneur de Puy- Robert, de la Salle, 
de Raix et de Louche- Langloix; reçu, le 14 jan- 
vier i56o, dans la charge de conseiller - clerc au 
parlement de Paris ; obtint ( suivant Bayle ), le 2 
janvier 1578, celle de greffier en chef du parlement. 
Il était abbé de Saint-Etienne de Dijon bien avant 
le 5 octobre 1572, et mourut chartreux; 

4.* Louis, seigneur de Bois-Ruffier, terre qui lui 
échut par le susdit partage de t 571 ; fut reçu le 28 
juin 1 572, conseiller du roi en sa cour du parlement 
de Paris, et vivait encore le 20 août 1 597 ; 

5.° Séraphin, seigneur du Tillet, fut nommé, le 
3o mars i56o, abbé de Beaulieu , au diocèse du 
Mans, et était aumônier de la reine-mère le i3 sep- 
tembre i582; 

6.° Madeleine, mariée avant le 3 septembre 157 1, 
avec messire Jacques de Saint-André, vicomte hé- 
réditaire de Corbeil, seigneur de Tigery, d'abord 
conseiller au parlement, puis conseiller du roi en 
ses conseils, et premier président aux requêtes du 
palais, à Paris. Elle fit son testament le 18 janvier 



DU TILLET. 23 7 

1619, et institua Charlotte du Tillet, sa sœur, sa 
légataire universelles ; 

7. Marie , dame de Mareuil-le-Guyon, près 
Montfort-1' Amaury , mariée avec Pierre Séguier , 
chevalier, seigneur d'Aultry , marquis de Sorel , 
baron de Saint-Brisson , conseiller du roi en ses 
conseils, lieutenant civil de la prévôté de Paris , 
depuis président à mortier du parlement et con- 
seiller d'état , dont elle devint veuve le 6 avril 
1602. Elle mourut le 24 avril 1 621, et fut enterrée 
avec lui dans l'église de Saint-André- des- Arcs, à 
Paris ; 

8.° Charlotte, dame de Lassay, de Marcilly et de 
Loré, vicomtesse de Saint-Mathieu, l'une des da- 
mes d'atours de la reine mère, testa, le i er juillet 
1634,, et mourut le 28 janvier 1 636, après avoir 
fait encore de nouvelles dispositions par son codi- 
cile du 26 du même mois. 

X. Jean du Tillet, III e du nom, baron delà Bussière, 
conseiller , notaire , secrétaire et protonotaire du roi , et 
greffier civil du parlement, pourvu de cette charge le 24 
juillet i552, suivant Bayle ; épousa, par contrat du 1 3 sep- 
tembre 1567, Jeanne Nicolaï, fille de Louis-Aimard Ni- 
colaï, chevalier, seigneur de Saint- Victor, de Louvres en 
Parisis et de Goussainville, premier président en la cham- 
bre des comptes de Paris, et de noble dame Anne Baillet , 
sa veuve. De ce mariage vinrent : 

i.° Jean, baron de la Bussière,, conseiller, proto- 
notaire et secrétaire du roi, et greffier civil du par- 
lement, fut honoré de la dignité de conseiller d'état 
avant le 2 3 février i633. II mourut sans alliance , 
le 20 décembre 1 646, et fut enterré à Saint- André- 
des-Arcs ; 

2. Elie, qui suit : 

3.° Séraphin, qui fut mestre-de-camp d'infante- 
rie, et se fit depuis capucin ; 

4. Et Madeleine, qui se fit religieuse. 

(Jean du Tillet, III e du nom , eut encore , avec Claude 
Gaudron, un fils naturel nommé François du Tillet, sieur 
de Mauvoisin, qui fut légitimé au mois de mars i6i5.) 

XI. Elie du Tillet, écuyer, baron de la Bussière et 



238 DU TILLET. 

d'Anglure, conseiller , maître-d'hôtel ordinaire du roi , 
épousa, par contrat du 18 juillet 1604, demoiselle Fran- 
çoise de Faucon, fille de messire Claude de Faucon, che- 
valier, seigneur de Ris, conseiller d'état, premier prési- 
dent du parlement de Bretagne, et de dame Etiennette 
Hault-de Montmagny, sa veuve. De ce mariage vinrent ; 
1 .° Jean, qui suit ; 

2. François, auteur de la seconde branche, rap- 
portée ci-après ; 

3.° Elie, qualifié chevalier, seigneur de la Bus- 
sièreetde Girolles, fut reçu, le 26 mars 1624, 
chevalier de Tordre de Saint-Jean de Jésusalem ; 

4. Madeleine, mariée en i63i, avec messire 
François- Virginie Bon, dit de Montbel, chevalier , 
comte d' Entremont , en Savoie, et de Montbel , 
marquis de Montillier, de Saint-Maurice, etc., et 
morte le 3o septembre 1692. 

XII. Jean du Tillet, chevalier, baron de la Bussière , 
reçu conseiller au parlement de Paris le 26 mars i632, et 
depuis conseiller de grand'chambre et conseiller du roi en 
ses conseils , président aux requêtes du palais , épousa , 
i.° demoiselle Claire le Picart, morte le 14 mars 1646 , 
fille de Jean le Picart, seigneur du Plessis et de Périgny , 
aussi conseiller au parlement, et de dame Jeanne Sublet ; 
et 2. par contrat du 3 septembre i65i, demoiselle Mar- 
guerite Frézon, morte au mois de septembre 1684, fille de 
messire François Frézon, conseiller de sa majesté, correc- 
teur ordinaire en sa chambre des comptes de Paris, et de 
dame Catherine Feydeau, sa veuve. Il mourut vers l'an 
1677, et fut inhumé à Saint-André-des-Arcs, à Paris. De 
son premier mariage vint : 

Jeanne, morte le 12 mai 1728. Elle avait été 
mariée, avant le 19 juillet 1677, avec messire An- 
toine Turgot, chevalier, seigneur de Saint-Clair, de 
Lanteuil, Belon, de Sainte-Honorine , du Mes- 
nil, Gondorien, etc., conseiller du roi en ses con- 
seils, mort sous-doyen des maîtres des requêtes or- 
dinaires de son hôtel, et intendant de Limoges. 
Et du second mariage est issu : 

Charles qui suit. 

XIII. Charles du Tillet, chevalier, marquis de la Bus- 



DU TILLET. 239 

sière, baron de Ponchevron, fut successivement conseiller 
au parlement de Paris, par provisions du I er mars 1674, 
conseiller du roi en ses conseils, maître des requêtes ordi- 
naire de son hôtel, par autres provisions dn I er mars 1688, 
dans lesquelles sa majesté dit, « qu'elle voulait reconnaître 
» en sa personne les longs et agréables services qu'elle et 
» ses prédécesseurs rois avaient reçus de la famille des 
» du Tillet pendant plusieurs siècles, etc. » Il prêta ser- 
ment le même jour, en cette qualité, et encore le 20 avril 
1 685, à l'occasion du titre dé conseiller d'état qu'il avait 
obtenu le 18 du même mois; il fut pourvu d'un office de 
président au grand conseil, le 3o mars 1690; il obtint en- 
core des lettres d'honneur de maître des requêtes, le 8 mars 
1693; mourut à Paris le 8 juin 1708, et fut inhumé en sa 
chapelle de Saint-Jean-Baptiste de l'église paroissiale de 
Saint-André-des-Arcs. Il avait obtenu du feu roi, au mois 
de novembre 1679, des lettres-patentes portant érection 
de la baronnie de la Bussière en marquisat, et avait épousé, 
par contrat du 19 juillet 1677, demoiselle Jeanne-Marie 
Brunet, fille de messire Jean-Baptiste Brunet , chevalier , 
seigneur de Chailly, conseiller secrétaire du roi, greffier 
du conseil, et depuis conseiller d'état, garde du trésor 
royal et président en sa chambre des comptes, à Paris, et 
de dame Marie du Cadolu. Il eut de ce mariage : 

i.° Jean-Baptiste-Charles, qui suit; 

2. Et Catherine- Angélique , religieuse et supé- 
rieure du monastère de la Visitation de Sainte- 
Marie, rue Saint-Antoine, à Paris. 

XIV. Jean-Baptiste-Charles du Tillet, chevalier , mar- 
quis de la Bussière, baron de Pontchevron, comte de No- 
gent, de Sérigny et de Chailly, d'abord conseiller au par- 
lement de Paris et commissaire aux requêtes du palais , 
pourvu le 3o mars 1708, fut nommé président en la se- 
conde chambre des enquêtes, le 12 décembre 17 14 , et 
obtint des lettres d'honneur pour cette charge, le 1 5 avril 
1727, « en considération de ses services et de ceux (dit sa 
» majesté) qui avaient distingué ses ancêtres dans les 
» charges qu'ils avaient remplies en ladite cour, avec tout 
» le zèle et le désintéressement que l'on pouvait sou- 
» haiter » ; il fut fait conseiller d'honneur au parlement en 
1738, et mourut à Paris le 8 octobre 1744. Il avait épousé, 
par contrat du 22 avril 1708, demoiselle Jeanne Lefèvre- 
d'Ormesson, fille de messire Antoine- Francois-de- Paule 



240 DU TILLET. 

Lefèvre-d'Qrmesson , chevalier, seigneur d'Qrmesson , du 
Cherré; conseiller du roi en ses conseils, maître des re- 
quêtes ordinaire de son hôtel, intendant de justice, police 
et finances de la généralité de Soissons, et de dame Jeanne- 
Françoise Lefèvre-de-la-Barre. Il a laissé de ce mariage : 

1 .° Charles-Jean-Baptiste, qui suit ; 

2. Antoine-Charles , chevalier, seigneur de Pan- 
nes , de Montboin, etc. ; marquis de la Bussière , 
baron de Pontchevron, reçu au mois de septembre 
17 14, de minorité, chevalier de Tordre de Saint- 
Jean de Jérusalem au grand prieuré de France, con- 
seiller honoraire au parlement, le 28 mai 1732, et 
conseiller du roi en ses conseils, président de la 
chambre des comptes de Paris , au mois de juillet 
1736; 

3.° Anne-Louise, mariée par contrat du 29 avril 
1740, avec Marie- François-de- Paule Lefèvre-d'Or- 
messon-d'Amboise , conseiller d'état , intendant des 
finances , et conseiller au conseil royal du com- 
merce; 

4. Et Jeanne-Françoise, religieuse du monastère 
de la Visitation de Sainte-Marie , rue Saint-Antoine , 
à Paris. 

XV. Charles-Jean-Baptiste du Tillet, chevalier , sei- 
gneur de Villarceaux , de Sérigny et de Chailly, né le 23 
avril 1710 , fut pourvu, le 18 janvier 1732 , d'un office de 
conseiller au parlement de Paris, et le 3 février 1736, sa 
majesté le fit conseiller en ses conseils et maître des re- 
quêtes ordinaire de son hôtel, pour laquelle charge il ob- 
tint des lettres d'honneur , le 25 septembre 1756. Il avait 
épousé, par contrat du 16 juin 1744, demoiselle Henriette- 
Louise d'Illiers-d'Entragues, laquelle y est dite fille de 
haut et puissant seigneur Henri, comte d'Illiers , cheva- 
lier, seigneur de Beaumont-Pied-de-Bceuf , capitaine des 
vaisseaux du roi, et de haute et puissante dame Madeleine- 
Marguerite-Renée de Selle, sa veuve. De ce mariage sont 
nées deux filles, dont l'aînée a épousé le marquis de Cler- 
mont-Tonnerre-Mont-Oison .;. l'autre a épousé le marquis 
de Fumel, maréchal des camps et armées du roi. 

Seconde branche éteinte. 

I. François du Tillet, seigneur de Pannes, conseiller, 
protonotaire et secrétaire du roi ; et greffier en chef du par- 



DU TILLET. 241 

lement de Paris en i638, second fils d'Elie du Tillet et de 
Françoise de Faucon, sa femme (voyez pag. 238, art. XI ), 
épousa, au mois d'avril 1640, demoiselle Charlotte de 
Tatin-de-Salins, dame de Bellefaye en Poitou, fille de Phi- 
lippe de Tafin, dit de Salins, seigneur de la Nocle, et de 
dame Charlotte de Saint-Gelais, dame de Bellefaye. Il 
mourut le 3 janvier 1673, et sa veuve se remaria, le 3o août 
suivant, avec Henri de la Grange, marquis d'Arquien, 
chevalier des ordres du roi, mestre-de-camp du régiment 
de cavalerie du duc d'Orléans, capitaine de ses gardes 
suisses, et depuis cardinal, père de la reine de Pologne 
Sobieski. Elle mourut au mois d'avril 1692, laissant de son 
premier mari : 

i.° Jean, écuyer, mort le 12 juin 1657, âgé de 
quinze à seize ans; 

2. Jean-François, chevalier, seigneur de Laune, 
de Pannes, de Bellefaye et de Rossay-lès-Epernon, 
né le 2 5 avril 1645, fut reçu avocat général aux re- 
quêtes de l'hôtel en 1666, et greffier en chef du 
parlement au mois de décembre 1672. Il mourut le 
9 février 1741, sans postérité; 

3.° François-Charles, écuyer, qui fut élevé page 
de la chambre du roi, en 1 673 ; 

4. Marguerite, mariée en 1668, à Noël Fauche, 
seigneur de Dannemois, près Falaise, depuis con- 
seiller du roi en son grand conseil; 

5.° Isidore, mariée avant le 10 août 1670, avec 
Michel Jabin, seigneur de Lavau en Bourbonnais; 

6.° Et Charlotte, qui fut religieuse et ensuite 
prieure de Saint-Robert, à Montluçon. 

Troisième branche. 

I. Hélie du Tillet, chevalier, seigneur de Gouaix, se- 
cond fils de Jean du Tillet dit l'aîné, et de Jeanne Brinon, 
sa femme (voyez page 2 35, art. IX), fut fait secrétaire 
ordinaire du Dauphin, depuis François II, par lettres du 
roi du 14 mars 1557. Charles IX, dont il était secrétaire 
de la chambre, ainsi que de la reine sa mère, le pourvut 
aussi d'une charge de l'un de ses conseillers, maître ordi- 
naire en sa chambre des comptes de Paris, le 8 mars 1569. 
Après la mort de ce prince, il continua ses services au roi 
Henri III, qui le nomma, par provisions du 12 juin 1575, 
grand-maitre, conseiller enquêteur et général réformateur 
1. 16 



2 4 2 DU TILLET. 

des eaux et forêts de France, au , gouvernement de Cham- 
pagne, y compris les bailliages de Provins, de Bourgogne. 
d'Auxerrois, Lyonnais, Bourbonnais, Auvergne, Maçon- 
nais, Forez, de la Marche et Limousin. Ce prince mit le 
comble à ses bienfaits envers ledit seigneur de Gouaix, en 
lui donnant une charge de l'un de ses conseillers maîtres- 
d'hôtel ordinaires, dont il fut pourvu le 3 avril 1 583. Il 
mourut avant le 23 juillet 1608, et avait été marié deux 
fois: i.° par contrat du 5 octobre 1572, avec demoiselle 
Philippe Viole, fille de noble homme maître Jacques Viole, 
seigneur d'Aigremont et d'Andrezel, conseiller du roi en 
sa cour de parlement, à Paris, et de noble demoiselle Phi- 
lippe de Bailly; et 2. avec demoiselle Lefèvre de Caumar- 
tin, lors veuve de Jean-Jacques de la Vergne, seigneur de 
Saint-Leu, conseiller du roi en ses conseils, maître des 
requêtes ordinaire de son hôtel, et fille de Jean Lefèvre, 
seigneur de Caumartin, trésorier de France et général des 
finances en Picardie, et de dame Marie Warlet. Du second 
mariage il n'eut pas d'enfants; mais du premier il laissa: 

i.° Jean, qui suit; 

2. Jacques, auteur de la quatrième branche rap- 
portée ci-après; 

3.° Louis, seigneur de Fervolles et de Mézières, 
conseiller au parlement de Paris, nommé avant le 
21 juillet i6o5, et reçu le 7 juillet 1606, honoré 
depuis de la dignité de conseiller d'état, mourut le 
28 mars i653, doyen des conseillers -clercs de la 
grand'chambre, et fut enterré à Saint- André- des- 
Arcs, à Paris; 

4. ° Charlotte, mariée avant le 12 mai 1599, avec 
Gédéon de Bethisy, chevalier, seigneur de Mé- 
zières, d'Ignaucourt et de Cavermont ou Campver- 
mont, chevalier de l'ordre du roi, gentilhomme 
ordinaire de sa chambre, et capitaine de cinquante 
chevau-légers. Elle mourut le 7 mai 1 6 1 3 ; 

5.° Et Angélique, femme de Philippe de Marie, 
écuyer, seigneur d'Orcheux et en partie de Versi- 
gny, conseiller et maître-d'hôtel ordinaire du roi. 

II. Jean du Tillet, écuyer, seigneur de Gouaix, suc- 
cessivement conseiller au grand conseil avant le 21 juillet 
i6o5, maître des requêtes de la reine Marie de Médicis, le 
22 février 1608, conseiller d'état avant le 2 3 juillet de la 
même année, et maître des requêtes ordjnaire de l'hôtel du 



DU TILLET. 243 

roi le 14 janvier 1612, obtint des lettres d'honoraire de 
cette charge le 25 janvier i635, fut fait conseiller d'état 
ordinaire le 16 juin 1648, mourut le 2 juillet 1647. Il avait 
épousé, par contrat du 10 août 1597, demoiselle Marie de 
la Vergne , fille de noble homme messire Jean - Jacques 
de la Vergne, conseiller du roi en ses conseils, maître des 
requêtes ordinaire de son hôtel, et de demoiselle Marie 
Lefèvre - de - Caumartin, sa veuve, belle-mère dudit sei- 
gneur de Gouaix. De ce mariage vinrent : 
i.° Jean qui suit; 

2. Et autre Jean, dit le jeune, qualifié chevalier 
dans le contrat de mariage de Séraphin du Tillet, 
son neveu, du 17 septembre 1662, auquel il assista. 

III. Jean du Tillet, dit l'aîné, chevalier, seigneur de 
Gouaix, conseiller au parlement.de Paris, reçu le 3 février 
1623, et depuis conseiller en la grand'chambre de la même 
cour. Il mourut le 1 5 mars 1668, et avait été marié deux 
fois : i° par contrat du 23 juillet de ladite année 1623, 
avec demoiselle Madeleine de Bragelongne (laquelle eut 
en dot 120,000 livres, somme très - considérable pour ce 
temps), fille de Pierre de Bragelongne, conseiller d'état, 
trésorier général de l'extraordinaire des guerres, et de de- 
moiselle Marthe Charron, sa femme; 2. demoiselle Marie 
Daurat ou Dorât, de la ville de Chambéri, fille de Pierre 
( alias Etienne ) Dorât et d'Antoinette le Grand, sa femme, 
lors veuve de messire François Marin. 

Enfants du premier lit : 

i.° Séraphin, qui suit; 

2. Jean , abbé , seigneur et prieur-commenda- 
taire de Sainte - Marie - Madeleine, de la Fontaine- 
aux-Bois en Brie et de Notre-Dame de Villars en 
Maçonnais, mourut à Paris, le 23 octobre 1708 ; 

3.° et 4. Autre Jean, dit le jeune; et François, 
écuyers, morts jeunes. 

Et du second lit vinrent : 

i.° Louis-François, seigneur de Gouaix, com- 
missaire de la marine, mort en 1697, sans alliance; 

2. Marie, alliée à messire François du Bellay, 
chevalier, seigneur de Ternay, gouverneur de Ven- 
dôme, lieutenant des maréchaux de France et juge 
de la noblesse du même pays ; 



244 DU TILLET - 

3.° Marthe- Charlotte, dame de la Châtaigneraye, 
mariée, en 1688, avec messire Jean d'Ivry, cheva- 
lier, seigneur d'Ivry, conseiller-secrétaire du roi ; 

4. Charlotte, laquelle était, je 9 juillet 1705, 
religieuse au monastère du Calvaire, à Paris. 

IV. Séraphin du Tillet, qualifié chevalier, seigneur 
de Loré et de Rancy, fat reçu le 3o décembre 1661, con- 
seiller à la première chambre des enquêtes du parlement 
de Paris; et au mois d'avril 1698, conseiller en la grand'- 
chambre. Il avait épousé, par contrat du 17 septembre 
1662, demoiselle Anne Cazet, morte au mois de mai 1693, 
sœur de Jacques Cazet de Vaulorte, chambellan du duc 
d'Orléans, et fille de Sébastien Cazet, écuyer, conseiller- 
secrétaire du roi, et de dame Marie le Blanc, son épouse. 
Il mourut, à Paris, le 14 avril 1705, et laissa : 

i.° Elie, qui suit; 

2. Et Marie-Anne-Charlotte, mariée, le 17 avril 
1703, avec messire Claude Bonneau, chevalier , 
seigneur de Purnon, premier maître d'hôtel de la 
duchesse, puis du duc d'Orléans, et chambellan de 
ce prince; elle mourut le 1 1 mars 1708. 

V. Elie du Tillet, chevalier, seigneur de Loré et de 
Marsay, fut successivement lieutenant dans le régiment 
Royal de Dragons, le 12 octobre 1695; capitaine dans 
celui de Lassay infanterie, le 11 janvier 1702; capitaine 
de grenadiers, avant le 9 juillet 1705 ; et enfin, lieutenant- 
colonel le 12 janvier 1707. Il eut de son mariage, avec 
demoiselle Marie- Renée du Bellay, sa cousine - germaine, 
fille de messire François du Bellay, chevalier, seigneur de 
Ternay, etc., et de dame Marie du Tillet, sa tante consan- 
guine : 

i.° Elie-Claude, seigneur de Marsay, chevalier, 
reçu page du roi, dans la petite Ecurie, le 8 mars 
1724, après avoir justifié de son ancienne noblesse. 
Il fut fait capitaine au régiment des Gardes-fran- 
çaises, le 26 janvier 1744, et fut tué au choc de 
Richeveaux, sur le Rhin, le 24 août suivant, sans 
alliance ; 

2. Jean-François, prieur d'IfTendic, de Cham- 
prond, au diocèse de Chartres et de Châtillon-sur- 
Marne, mort le ^février 1742; 

3.° Marthe- Renée, née le 10 août 171 3 ; 



DU TILLET. 245 

4. ° Marie-Anne , mariée^ par contrat du 3 fe'vrier 
1742, avec Charles-Léon de Ferrières, seigneur de 
la Lande, officier de dragons ; 

5.° Suzanne-Angélique, laquelle épousa aussi, 
par contrat du mois de mars 175 1, Louis-François 
de Musset, seigneur de la Bonnaventure , cheva- 
lier de Saint-Louis, capitaine de grenadiers au régi- 
ment de Chartres, et pensionnaire du roi. 

Quatrième branche. 

I. Jacques du Tillet^ chevalier, seigneur de Montramé 
et de Bouy, au bailliage de Provins, de Chalautre la Petite, 
de Servolles, de Saint-Sauveur, de Barre, de Lunay et de 
Hautevesnes, vicomte de la Malmaison et de Saint-Ma- 
thieu, en Poitou, second fils d'Hélie, et de Philippe Viole. 
( Voyez, page 241, article i er ), fut fait successivement, 
échanson ou gentilhomme servant ordinaire du roi, le 22 
mars 1601 ; et conseiller- maître -d'hôtel ordinaire de Sa 
Majesté, le 18 avril i63o. Il mourut au mois de décembre 
1643^ et avait épousé, par contrat du 21 juillet i6o3, Ma- 
deleine le Maistre_, dame de Hautevesnes, lors veuve de 
Jean de Fitte_, écuyer, sieur de Marivaulx-lez-Chartres,, sous 
Mont-1'Héri, et fille de messire Gilles le Maistre, chevalier, 
seigneur de Ferrières, de Bermainville, etc. , et de dame 
Marie Hennequin; ses enfants furent: 
i.° Jacques, qui suit: 

2. Jean- François, auteur d'une cinquième bran- 
che rapportée ci-après ; 

3.° Hélie, qui fut récollet ; 

4. Louis, vicomte de Saint-Mathieu, qui se fit 
depuis jésuite; 

5.° 6.° et 7. Madeleine, Philippe et Angélique, 
toutes trois religieuses; la première, à l'abbaye du 
Paraclet, en Champagne; la seconde, à Hautes- 
Bruyères ; et la troisième, à Boissy-lez-Troyes; 

8.° Anne, mariée, par contrat du 22 février 1642, 
à messire Jean de Caillaux ou de Calleaux, cheva- 
lier, seigneur de Loisellerie et de Clais. 

II. Jacques du Tillet, chevalier, seigneur de Mon- 
tramé, de Bouy en Brie, et de Chalautre-la-Petite , vi- 
comte de Saint-Mathieu et de la Malmaison , reçu, le 17 
juin 1644, conseiller au parlement de Paris, et depuis 
conseiller du roi en ses conseils, maître des requêtes ordi- 



246 DU TILLET- 

naire de son hôtel, mourut à Paris, le 6 septembre 1662, 
et fut inhumé à Saint-André-des-Arcs. Il avait épousé, par 
contrat du 28 février 1647, demoiselle Madeleine Maynard 
de Loire, fille de Barnabe Maynard, chevalier, seigneur 
de Loire, conseiller du roi en ses conseils, chevalier de 
son ordre, maître d'hôtel ordinaire de Sa Majesté, et de 
dame Madeleine de Seigneuret. Il mourut à Paris, laissant 
de son mariage ; 

i.° Louis, qui suit : 

2. François, chevalier, seigneur de Challemai- 
son dans l'élection de Provins, né à Paris , et bap- 
tisé le 1 2 avril 1657, qui s'allia, par contrat du 18 
février 1684, avec Marie-Madeleine Simon, fille de 
Jacques Simon, écuyer, conseiller - secrétaire du 
roi, et de dame Madeleine Leclerc, sa veuve. Il fut 
maintenu dans son ancienne noblesse , par ordon - 
nance de M. Phelypeaux, intendant de Paris, du 
9 août 1700 ; et eut de son mariage, pour fils uni- 
que, Louis- François du Tillet, chevalier, seigneur 
de Saint-Sauveur, de Challemaison et de Bernay , 
né le 22 août 1688 et marié, par contrat du i3 juin 
17 14, avec demoiselle Guillemette- Marguerite du 
Tillet, sa cousine-germaine ; 

3.° Louise du Tillet. 

III. Louis du Tillet, chevalier, seigneur de Montramé, 
de Bouy, de Chalautre-la- Petite, vicomte de la Malmaison, 
etc., épousa par contrat du 4 mars 1 685 Marie-Margue- 
rite Belot, fille de messire Claude Belot, chevalier, sei- 
gneur de Quincé, de Ferreux et de la Motte, grand bailli 
d'épée du palais, conseiller du roi, maître ordinaire en 
sa chambre des comptes de Paris et de dame Marguerite 
Sevin. Il eut de ce mariage: 

i.° Charles-Claude, qui suit; 

2. Jean- Alexandre, ecuyer, mort avant le 8 jan- 
vier 1694; 

3.° Guillemette-Marguerite , née vers l'an 1687, 
et mariée par contrat du i3 juin 17 14 avec messire 
Louis-François du Tillet , son cousin-germain , 
chevalier, seigneur de Challemaison , de St. -Sau- 
veur et de Bernay; 

4. Françoise, née vers Tan 1692. 

IV. Charles-Claude du Tillet, dit le marquis du Tillet, 



DU TILLET. 247 

chevalier, seigneur de Montramé, de Bouy, de Chalautre- 
la-Petite, de Soisy, de Challemaison, etc., vicomte de la 
Malmaison, né à Paris le 14 mars 1693, fut successivement 
lieutenant réformé à la suite du régiment de la reine, 
cavalerie, le 7 juin 1726; chevalier de St. -Louis, exempt 
des gardes du corps du roi le 10 juin 1733 et brigadier de 
ses armées le 20 mars 1747. Il avait épousé, par contrat 
du 19 janvier 1723, demoiselle Marie-Marguerite de 
Cœur et de Nés le, fille de messire Louis de Cœur et, che- 
valier, seigneur et marquis de Nesle, mestre-de-camp de 
cavalerie et de dame Henriette-Jeanne-Rosalie de Bruc, 
sa veuve. Il en a eu : 

i.° Charles-Claude-François, qui suit; 

2. Charles- Louis-Edouard, né le 3o mars 1728, 
qui fit ses preuves de noblesse le 2 novembre 1741, 
pour être reçu page de la reine, fut fait ensuite 
successivement brigadier des gardes du corps du 
roi, compagnie de Luxembourg le 1 er janvier 1743; 
exempt le 20 janvier 1753, mestre-de-camp de ca- 
valerie le i er janvier 1759 et brigadier des armées 
du roi au mois de janvier 1770. Il avait été reçu de 
majorité en 1750, chevalier de l'ordre de St.- Jean 
de Jérusalem, sur les preuves de sa noblesse pater- 
nelle et maternelle; 

3.° Guillaume- Louis, docteur de Sorbonne, et 
évêque d'Orange. Sa conscience ne lui permet- 
tant pas de garder deux bénéfices, il se démit alors 
d'un riche prieuré. Pendant le rude hiver de 1784 
il fit toutes les dépenses que lui permettait sa fortune 
pour soulager les pauvres. On le vit braver la rigueur 
de la saison et traverser un torrent dangereux pour 
leur porter des secours. Il fut nommé député aux 
états-généraux. Il mourut en 1794 à Lesmetz-sur- 
Seine, emportant les regrets de tous ceux qui l'a- 
vaient connu; 

4. Jean-Louis, écuyer, né le 7 mars 173 1 , 
entré dans les mousquetaires en 1746, fait capi- 
taine de cavalerie le 10 janvier 1762 et mort depuis 
176...; 

5.° Alexandre -Charles -Sébastien, né le 4 no- 
vembre 1735, reçu page de la reine en conséquence 
des preuves de sa noblesse faites le 29 juillet 1751, 



248 DU TILLET. 

lieutenant au régiment des grenadiers de France 
en 1754, lieutenant au régiment royal d'infanterie 
en 1760 et capitaine au même régiment au mois de 
septembre de la même année; 

6.° Alexandre- Charles- Pierre , né le 4 novembre 
1736, reçu garde de la reine en 1752 sur ses preuves 
de noblesse, lieutenant au régiment des grenadiers 
de France en 1755, lieutenant au régiment royal 
d'infanterie en 1760; et capitaine dans le même ré- 
giment au mois de septembre suivant; 

7. Marie-Marguerite, née en 1724, mariée le2 
août 1749 avec messire N... Challain de Villars, 
lieutenant-colonel de cavalerie et chevalier de St.- 
Louis; 

8.° Rosalie-Louise, née en 1725 et mariée le 5 
février à messire N... du Cf\amp-d' Assaut ; 

9. Marie-Odille-Charlotte, née le i3 juillet 1732 

et élevée à St.-Cyr en 1740, mariée en septembre 

1766, à messire du Tillet de Pannes, marquis de 

*la Bussière et président en la chambre des comptes. 

V. Charles -Claude -François du Tillet-de-Montramé, 
chevalier, appelé le marquis du Tillet 3 né le 3o mars 1726, 
entra dans les mousquetaires le i er janvier 1738, successi- 
vement cornette et lieutenant de cavalerie au régiment 
de mestre de camp le i er janvier 1741,, chevalier de St.- 
Louis et capitaine de dragons le 6 septempre 175 1, est 
colonel du régiment royal infanterie, depuis le 10 fé- 
vrier 1759; brigadier des armées du roi le 22 janvier 1769, 
mort en 1783 le 20 novembre. Avait épousé, par contrat 
du 21 juin 1763 ( de l'agrément du roi, de la reine et de 
la famille royale ) 3 demoiselle Charlotte-Geneviève Pel- 
lard-dë-Sebbeval-de-Beaulieu, morte victime de la révo- 
lution en 1793, fille de messire Crescent- Antoine- Pierre 
Pellard-de-Sebbeval-de-Beaulieu, écuyer, ci-devant con- 
seiller du roi en ses conseils, lieutenant-général des eaux 
et forêts de France, au siège de la table de marbre du 
palais à Paris, et de dame Charlotte-Frédérique Catherine 
Grisot. Il eut de ce mariage un fils qui mourut jeune; et 
un autre dont l'article suit. 

VI. Charles-Louis- Alphonse du Tillet, né le 7 sep- 
tembre 1768, a émigré en 1791, fait la campagne de 1792 
en qualité de chef d'escadron du régiment Dauphin cava- 
lerie, à l'armée de monseigneur le prince de Condé, et a 



DU TILLET. 249 

continué de servir en qualité de capitaine des houlans bri- 
tanniques, dans quatre campagnes différentes, en Flandre 
et en Allemagne. Il a épousé, en 1808, demoiselle Justine 
de Tourailles; de ce mariage sont nés. 

i.° Charlotte-Stéphanie, née en 1809; 
2. Nathalie, morte. 

Cinquième Branche éteinte. 

I. Jean-François du Tillet, qualifié chevalier et haut 
et puissant seigneur, dans les actes qui le concernent, 
second fils de Jacques du nom et de dame Madeleine le 
Maistre sa femme (Voye\ pag. 245, art. I er ), fut comte 
de Saint-Mathieu, vicomte d'Ay et d'Aumay, seigneur de 
Montramé, de Mareuil-sur-Ay, de Saint-Palais, de Quin- 
cé, de Villars-du-Breuil, de Savigny , d'Oussigny et du 
Chesne-Guillemot; fut nommé gentilhomme ordinaire du 
roi, le 20 juin i638, sur la résignation de son père; était 
cornette de la compagnie des chevau - légers de la garde 
de la reine-mère, le 14 mars 1646, et servait encore en 
cette qualité le 26 janvier i65o; fut depuis gentilhomme 
ordinaire de la chambre du roi, et lieutenant-général de 
ses armées, qualités qu'on lui trouve dans le contrat de 
mariage de Séraphin du Tillet , seigneur de Loré , son 
cousin, du 17 septembre 1662, auquel il fut présent, et il 
commandait, en 1664, la susdite compagnie de chevau- 
légers de la reine-mère. Il mourut le 29 juin 1675 , et avait 
été marié deux fois: i.° par contrat du 17 mai 1646, 
avec dame Charlotte ( alias Marie ) de Brunfay, lors 
veuve en premières noces" de messire Jean-Baptiste de la 
Rocredrie du Guesdon , chevalier , vicomte de Saconnay., 
femme en secondes noces d'Hector d'Ancienville, seigneur 
de Villiers-aux-Corneilles, dont elle fit rompre le mariage, 
et fille de messire François de Brunfay, chevalier, sei- 
gneur de Brunfay, de Quincé, etc., gentilhomme ordinaire 
de la chambre du roi, et de dame Marie du Drac sa femme. 
Par cet acte, il fut convenu que le second enfant mâle qui 
naîtrait dudit mariage, prendrait le surnom de Brunfay , 
et en porterait les armes ; en considération de quoi, la 
future donna audit seigneur de Montramé les terres et sei- 
gneuries de Brunfay et d'Origny, situées en Picardie entre 
Péronne et Bapaume. Après la mort de sa première femme , 
il épousa : 2. demoiselle Jeanne-Marguerite de Bohan de 
Nanteuil, de laquelle il n'eut point d'enfants. Elle était fille 



2 5o DU TILLET. 

unique de haut et puissant seigneur messire Louis de 
Bohan, chevalier, comte de Nanteuil, seigneur de Moyen- 
bry, de Laudricourt et de Houssan, maréchal des camps 
et armées du roi, gouverneur et grand-bailli de la Loëve , 
mestre-de-camp d'un régiment de cavalerie , et de haute 
et puissante dame Suzanne de Roland, sa femme. Jeanne- 
Marguerite de Bohan était remariée, le 8 octobre 1 708 , 
avec haut et puissant seigneur messire Anne-Charles, comte 
de la Rouère, chevalier, seigneur de Chamois , baron de 
Nanteuil, de la Fosse, etc. Du premier lit vinrent : 

1 .° Jean-François , chevalier , comte de Saint- 
Mathieu, vicomte d'Ay, seigneur de Quincé, qui 
vivait le 28 mai 1680, et mourut avant le 5 janvier 

2. Marie-Berthe-Gombertine-Marguerite, dite 
mademoiselle du Tillet de Nanteuil, qui fut ma- 
riée, par contrat du 8 octobre 1708, avec haut et 
puissant seigneur messire Charles- François de Cau- 
chon, chevalier, seigneur et marquis de Sommiè- 
vre, de Queue, etc. et partagera avec sa sœur, le 
5 janvier 17 12, les biens du comte de Saint-Mathieu, 
leur père. Par cet acte, elle eut pour son lot la 
terre et seigneurie de Quincé, avec les terres, fiefs 
et seigneuries de Villars, du Breuil, de Savigny , 
d'Oussigny, et du Chesne-Guillemot ; 

3.° Et Claire-Charlotte-Séraphine , dite made- 
moiselle du Tillet de Saint-Mathieu, mariée le 8 
octobre 1 7 1 2 avec François du Prat de Barbançon, 
comte de Barbançon, premier veneur de S. A. R. 
Mg r . le duc d'Orléans, régent, et colonel d'un régi- 
ment d'infanterie ; et par le partage du 5 janvier de 
ladite année, qu'elle fit avec la marquise de Som- 
mièvre sa sœur, elle eut pour son lot la terre et 
seigneurie de Mareuil-sur-Ay, les vicomtes d'Ay 
et d'Aumay, avec les fiel, terre et seigneurie de 
Saint- Palais près de Châlons. 

Les armes : « Écartelé au 1 et 4 d'azur , au chevron 
» d'or, accompagné de 3 molettes d'éperon de même, 2 
» en chef et 1 en pointe ; au 2 et 3 d'or, à 3 chabots de 
» gueules posés 2 et 1 , qui est de Chabot ; et sur le tout, 
» d'or à la croix pattée et alaisée de gueules, qui est du 
» Tillet. Supports et cimier, des lions. * 



DE LAS CASES. 25i 

LAS CASES, en espagnol LAS CASAS, famille d'an- 
cienne chevalerie . Voye^ le résumé historique à la fin de 
cet article. 

I. Charles de Las Cases ou Las Casas était un des 
seigneurs espagnols qui accompagnèrent Blanche de Cas- 
tille quand elle vint en France en 1 200 , pour épouser 
Louis. VI II, père de saint Louis. Charles venait de Sé- 
ville en Andalousie, où les croisades contre les Maures 
avaient attiré ses ancêtres, de par delà les monts , un siècle 
auparavant. Il obtint du roi de Castille la permission de 
demeurer en France , et servit dans les guerres contre les 
Anglais, notamment dans celles du midi de la France , où 
il s'établit ; il laissa deux enfants : 
i.° Ferdinand", qui suit; 

2. Arnaud ou Ardouin, qui obtenait, en 1290, 
d'Edouard I , duc de Guienne , le commandement 
de deux places fortes près de Mont-Ségur en Agé- 
nois, et eut pour fils : 

a. Guillaume , vénérable , discret seigneur , 
très - excellent professeur ès-lois , seigneur de 
Tartas, Fumel, etc., qui recevait, le 3 mars 
1 3 1 3 , à Westminster , du roi d'Angleterre , 
duc de Guienne , pour prix de ses services , la 
confirmation du don d'une terre qui avait été 
confisquée sur Hugues de Castelmouron ; 

b. Bertrand , sage et discret baron , docteur 
ès-lois, et juge de l'Agénois en i3 12; 

c. Amanieu , archevêque de Bordeaux, en- 
terré en 1346 dans la chapelle du château de 
Belvèze, appartenant à sa famille: il s'y était 
retiré à cause de la peste ; 

d. Bernard , archevêque de Bordeaux après 
son frère, grand trésorier de Rouen en 1341 , 
exécuteur testamentaire de Fargues , arche - 
vêque de Narbonne : il mourut en 1 3 5 1 ; 

e. Pierre, grand archidiacre en i36o. 

IL Ferdinand de Las Cases, chevalier, eut pour femme 
une certaine Ofrè^e ou Ofré^ie, à laquelle on ne connaît 
pas d'autre nom. Il teste en 1294, le dix-septième jour 
des calendes de juin, et entr'autres legs il donne à son 
frère un portrait doré (pictam imaginent auream) de la 
reine Blanche, que son père avait reçu de cette princesse. 
Il eut un fils, qui suit. 



252 DE LAS CASES. 

III. Pierre I , de Las Cases , chevalier , vit près d'un 
siècle. Il avait épousé , le 8 février 1269, Lombarde de 
la Mote, Mlle de Maugisde la Mote, chevalier. En 1289 , 
il se trouve exécuteur testamentaire de Pierre de Grailly, 
de concert avec le roi d'Angleterre, le duc de Lorraine et 
celui de Brabant. En 1294, il est compris dans la liste 
des barons de l'Agénois , auxquels Edouard I , roi d'An - 
gleterre , duc de Guienne 3 adresse une lettre pour leur 
demander du secours. En 1298 , il est présent au ma- 
riage du vicomte d'Orthe , beau-frère du sire d'Albret. 
En 1307, on le trouve commandant pour le roi d'Angle- 
terre, duc de Guienne, à Saint-Sever ou Saint-Séverin. 
En i32i, il sert de protecteur à Béatrix de Béziers, veuve 
de Guy de Séverac , et à ses deux filles , dont il marie 
l'aînée, Richarde, à son fils. En 1 325, il administre la 
baron nie de Séverac au nom d'Esclarmonde , sa petite - 
fille , et soutient contre les Séverac un long et fameux pro- 
cès, dans lequel interviennent, comme parents et amis, le 
pape , le roi de Maïorque , le comte de Foix et autres . Il 
laissa : 

i.° Pierre II, qui suit ; 

2. Bertrand, damoiseau est présent à divers 
actes en 1 333 et 1 341 en compagnie des la Mote, 
des Gaumont, des Juzixs, des Galard , des Pella- 
grue, des Fargues et autres; 

3.° Bernard paraît dans le grand procès de sa 
maison contre les Séverac. Il était mort en 1 352 , 
et avait pour fils : 

Guillaume , damoiseau , viguier de Carcas- 
sonne , de Cabardesii , et de Minerbesii, dont 
ou trouve à la bibliothèque royale , à Paris , 
plusieurs actes scellés de son sceau , où ses 
armes sont très-bien conservées. 

IV. Pierre II, de Las Cases, chevalier, est, en i3io, 
témoin au mariage de Bernard d'Albret avec Isabeau de 
Gironde : encore mineur, il épouse Richarde de Séverac, 
héritière par sa mère de la maison de Béziers, et par son 
père de la baronnie de Séverac. Cette riche succession 
cause un long et grand procès, dont il est parlé à l'article 
précédent. En i33o, Pierre obtient des lettres -patentes 
de Philippe de Valois pour la mise en possession des terres 
de Cesseras et de Belvèze, dont il héritait d'Esclarmonde, 
sa fille, morte en bas âge. En 1341, est nommé au testa - 



DE LAS CASES. 2 53 

ment de Fargues, archevêque de Narbonne. En 1 368^ 
termine toutes discussions avec les Séverac. Pierre épouse, 
en deuxièmes noces, Riambaude ; lui, ou l'un de ses rils, 
combattait à Poitiers en 1 356. Pierre laisse : 
Du premier lit: 
i.° Esclarmonde, morte en 1329, âgée de huit 
ans : elle laisse à son père les terres de Cesseras et 
de Belvèze, provenantes de Béatrix de Béziers, sa 
grand'mère , et la baronnie de Séverac , prove- 
nante de Guy de Sévérac , son grand-père. Cette 
dernière succession cause entre les deux familles 
un procès fameux qui dure près de cinquante ans. 
Du second lit: 
2. Pierre III, chevalier, seigneur de Cesseras et 
de Belvèze, mariée à Miracle de Cournon, dame 
de Cournonteral, fille héritière de Guillaume de 
Cournonteral. Il était mort en i3yi , ne laissant 
qu'une fille: 

Philippe , grande héritière , dame de Las 
Cases, de Cesseras, de Vie, de Cournonte- 
ral, de Recombe, de Ladirat, de Campo- 
Maïor et d'un très-grand nombre d'autres 
terres; fait sortir de sa famille des biens im- 
menses, et les porte: i° à Guy de Panât, vers 
1390; 2 à Ameyric de Castelpers , vicomte 
d'Ambila, au diocèse de Rhodez ; 
3.° Bertrand, qui suit et continue la race. 

V. Bertrand de Las Cases, chevalier, paraît dans la 
liste des barons qui rendent hommage en 1 363 au roi 
d'Angleterre, duc de Guienne. En i383, il obtient pour 
patrimoine la terre de Belvèze et ses dépendances, en vertu 
d'un arrangement de famille passé entre Miracle de Cour- 
nonteral, sa belle-sœur, au nom de Philippe, sa fille, et du 
consentement de Guillaume de Las Cases, viguier de Car- 
cassonne, son cousin-germain. 

VI. Guillaume de Las Cases , seigneur de Belvèze, 
Cognacio , etc. , épouse Delphine Otho , veuve de Pierre 
de Grammont, à la recherche des parents et amis de cette 
dame , qui voulaient lui procurer un protecteur contre les 
violences de noble de Barras, seigneur de Beduer, qui, 
de concert avec les Anglais , l'avait chassée de ses terres 
de la Gâche, Laudamie et de la Tour. Ce devient la ma- 
tière d'un long procès entre les deux familles; il ne se ter- 



254 DE LAS Cases - 

mine qu'en confondant les droits respectifs par un double 
mariage entre les Las Cases et les Barras. Delphine se re- 
maria , en troisièmes noces, à Raymond de Montesquiou, 
en 1441. Guillaume, qui ne vivait plus en 1440 , devient , 
par ses deux fils, Jean et Bertrand , père de deux grandes 
branches qui ont continué jusqu'aujourd'hui en Languedoc 
et en Quercy. 

Branche aînée de 'Belvè^e , qui continue la ligne directe 
en Languedoc sur les biens paternels. 

VII. Jean de Las Cases, chevalier, seigneur deBelvèze, 
demeure sur les biens paternels en Languedoc, où il con- 
tinue la ligne directe. Il meurt vers la fin de l'année 1467, 
comme il appert par divers actes, laissant veuve sa femme 
dame Marguerite de Gallard (Galardo ou Goulardoy. 
Jean ou son père est blessé à A^incourt. Il laisse un fils 
qui suit. 

VIII. Pierre de Las Cases, chevalier, seigneur de Bel- 
vèze, appelé par substitution à l'héritage de son oncle 
Bertrand, chef delà branche du Quercy; meurt, en 1495, 
de ses fatigues dans les guerres d'Italie , âgé au plus de 
48 ans. Avait épousé noble dame souveraine de Tournus 
(Tornussio) demeurée veuve tutrice de François qui suit, 
et de quatre filles ; 

IX. François de Las Cases, chevalier, seigneur de Bel- 
vèze , rend nommage en i5o3et 1540 ; suit Louis XII dans 
ses expéditions d'Italie, ainsi que François I er ; teste en 
1547, et meurt dans l'année 1548, à l'âge d'environ 73 ans. 
Il avait épousé, le i5 janvier i5oi, dame Delphine Le Roy, 
fille du seigneur de Lauraguel. Elle ne vivait plus en 1 558. 
Ilvintde ce mariage entre autres enfants. 

i° Pons, qui suit etcontinuelarace; 
2 Nicolas, tonsuré clerc, chevalier de Malte de 
la langue de Provence. 

X. Pons de Las Cases , co-seigneur de Belvèze , sei- 
gneur d'Esperandieu et de Campmasviel, le héros de la 
famille, dit de son temps, à cause de ses beaux faits 
d'armes, le vrai chevalier et la fleur de noble famille 
(Dictionnaire biographique et vieille chronique de famille. 
Au mariage d'Antoine son fils, en i58o, il règle l'ordre de 
la succession de sa famille, et veut, s'il ne restait que des 
filles, que l'aînée porte à son mari le nom et les armes 



DE LAS CASES. 2 55 

de Las Cases. Il meurt vers i58i, âgé de près de 86 ans, 
laissant un fils qui suit. 

XI. Antoine de Las Cases , co-seigneur de Belzève, 
meurt en 1616, âgé d'environ 70 ans. 11 avait épousé le 27 
septembre i58o Catherine de Piys ou de Pins, qui mourut 
en 1620, Antoine eut le malheur de vivre au temps des 
guerres civiles; dans l'un des moments les plus forts de 
la crise anarchique il tomba au pouvoir d'un parti protes- 
tant. Pendant son absence, d'autres ennemis forcèrent le 
fort de Belzève, saccagèrent le château, détruisirent les 
monuments de la famille, et emmenèrent son fils. Antoine 
de retour ne put supporter la vue de ruines si chères, il 
vendit en 0941a terre de Belzève, depuis si long-temps 
dans la famille, et la remplaça par celle de la Veyrière, 
enlevée par la révolution. Il laissa : 

XII. Marc-Antoine de Las Cases, seigneur de la Caus- 
sade et de la Veyrière, émancipe son fils en i656, et lui 
fait abandon de ses biens. Il meurt le 10 juillet i665, âgé 
d'environ 80 ans. Il avait épousé le 26 janvier 1623 Jeanne 
Pères de Vaure, laquelle fit testament en 1646. L'un et 
l'autre professèrent la religion réformée, et y élevèrent 
leurs enfants. Marc-Antoine, zélé protestant, s'attacha au 
duc de Rohan, sous lequel il combattait; et le suivit même 
hors de France; mais il ne lui fallut qu'un instant pour 
préférer en son cœur la médiocrité dans sa patrie à une 
fortune étrangère; et ce ne sera pas la seule fois que ce 
choix se renouvellera dans la famille. Marc-Antoine eut 
entre autres enfants : 

i.° Jean, qui continue la race; 

2. Jean, seigneur du Clauzel, capitaine dans 
Champagne, meurt commandant du fort de Trêves 
en 1695. Son tombeau s'y trouve dans l'église de 
St. -Martin avec des inscriptions honorables; 

3.° Daniel, mort en i653, à Montpellier, de ses 
blessures. 

XIII. Jean de Las Cases, chevalier, sieur de la Nauze, 
capitaine dans le régiment de Champagne, né le 22 sep- 
tembre 1627, reconnu et déclaré, lui et les siens, issus 
d'antique et noble race, par la maintenue de noblesse du 
Languedoc en 1668. Il émancipe son fils en 1677, et meurt 
à 8 1 ans. Il avait épousé en 1 647 dame Marie de Besset, fille 
de messire Pierre de Besset, seigneur de Couffinal. Il laissa : 

i.° Marc, qui continue la race; 



256 13 E LAS CASES. 

2.° Pierre, sieur de Belesta par l'héritage de sa 
tante; sert de très-bonne heure dans Champagne. 
En 1686, à l'âge de 19 ans, il a le malheur de tuer 
en duel le sieur de Montmirail, son camarade au 
même régiment. Il obtient des lettres de grâce, 
faveur extrême, vu la rigueur des lois du temps 
sur le duel. En 1692, parvenu à la tête de son 
régiment, il périt à 25 ans, sur le champ de ba- 
taille à Steinkerque, fort regretté du maréchal de 
Luxembourg, son général. 

3.° Marque, épouse le 24 avril 1670, Pierre de 
Talion, trésorier de l'extraordinaire des guerres. 

XIV. Marc de las Cases, chevalier, seigneur de la 
Caussade, officier dans le régiment de Navarre, né en 
1649, a t») u re à Paris en 1674, éprouve de grandes tra- 
verses, et perd la majeure partie de sa fortune. Il meurt 
à 77 ans. Il avait épousé Marie de Poitevin, née en 1668; 
et en 1700 Françoise de Saillac de Marsa. Marc sert dès 
sa plus tendre jeunesse; une piété extrême se développe 
dans son cœur; il abjure en dépit de sa famille, fait le 
voyage de Rome, et peu s'en faut qu'il ne se jette dans 
un cloître. Rendu à des fonctions publiques, des scru- 
pules les lui font quitter, et deviennent funestes à ses pro- 
ches mêmes. Ses mémoires, provoqués par M. de Lou- 
vois, amènent contre les trésoriers des guerres des mesures 
sévères qui enveloppent son beau-frère Talion , et lui 
coûtent sa fortune. Marc, au désespoir, n'ayant d'autre 
consolation que la pureté de sa conscience, se dévoue à 
son beau-frère, ce qui le ruine et lui cause mille chagrins. 
Il laissa, de ces deux mariages : 

i.° Du premier lit, Jean qui suit et continue la 
race; 

2. Pierre, sieur de Belesta, né en 1691, capi- 
taine dans Saint-Simon cavalerie, blessé à la re- 
traite du Rhin en 1745, fait chevalier de Saint- 
Louis, meurt en 1749. Il avait épousé, en 1735, 
Marie-Louise de l'Hostelle, dont il eut trois fils. 
Le premier est passé jeune au service d'Espagne; 
le second a été grand-vicaire d'Agde, et chanoine- 
comte du noble chapitre de Gigny en Franche- 
Comté. Le troisième est mort en 1789, retiré du 
service. 

XV. Jean de las Cases, chevalier, seigneur de la Caus- 



NOBILIAIRE 

UNIVERSEL 

DE FRANCE 



OU RECUEIL GENERAL 



DES GÉNÉALOGIES HISTORIQUES 

DES MAISONS NOBLES DE CE ROYAUME 



M. DE SA1NT-ALLAIS 

AVEC LE CONCOURS 

DE MM. DE COURCELLES, L'ABBÉ DE L'ESPINES, DE SAINT-PONS 

ET AUTRES GENEALOGISTES CELEBRES 



TOME PREMIER 



DEUXIEME PARTIE 




PARIS 

LIBRAIRIE BACHELIN-DEFLORENNE 

3, QUAI MALAQUAIS, 3 

MDCCCLXXI11 



DE LAS CASES. 257 

sade, né le il mars 1688, sert dans le régiment du Maine, 
y est blessé plusieurs fois, et reçoit la croix de Saint - 
Louis. 11 meurt à 71 ans. Il avait épousé, en 17 16, Eli- 
sabeth-Marque Talion, sa nièce à la mode de Bretagne, 
dont il eut : 

i.° François-Hyacinthe, qui suit; 

2. Jeanne-Marque, née en 1739, morte en 1802, 
mariée à Gabriel, comte de Bernez-Berny. 

XVI. François-Hyacinthe, marquis de Las Cases, che- 
valier, seigneur justicier dans les consulats de Puy-Lau- 
rens , Revel et Palleville , seigneur suzerain et dominant 
de la Mothe, Dournes et autres places, né en 1733, suit 
son père au service dès l'âge de sept ans, se trouve avec 
lui dans la campagne d'Italie, en 1746, sous le prince de 
Conti , et y est blessé à l'œil gauche , n'ayant que onze 
ans ; fait avec distinction, en qualité de capitaine, les cam- 
pagnes de 1757 et 1758, en Allemagne, ainsi que celle de 
1762, sous le prince de Condé; reçoit la croix de Saint- 
Louis en 1763 et bientôt après les commandements de 
Revel , Sorèze, et pays dépendants. On le nommait à celui 
de Burzet, diocèse de Mende, quand il mourut le 2 3 juillet 
1780. Il avait épousé, en 1765, Jeanne Naves de Ranchin, 
et laissa : 

i.° Emmanuel,qui suit; 

2. François, cadet gentilhomme en 1785, offi- 
cier au régiment d'Auvergne, en 1787, sorti de 
France en 1791, garde volontaire de Monsieur dans 
la campagne de 1792. Rentré en France en 1802, 
administrateur d'un arrondissement de la Catalogne 
eu 1 8 1 2 ; marié en 1 808 à Joséphine Baderon de 
Saint-Geniez, fille du marquis de Saint-Geniez et 
de Françoise de Bourdeilles ; il avait, en 1814, 
deux filles en bas âge. 

XVII. Emmanuel, marquis de Las Cases, de la Caus- 
sade , chevalier, seigneur justicier dans les consulats de 
Puy-Laurens, Revel et Palleville, seigneur suzerain et do- 
minant de la Mothe, Dournes, et autres places , entré dans 
la marine en 1782, lieutenant de vaisseau en 1789, pré- 
senté au roi la même année, sorti de France en 1791 
soldat volontaire sous Monsieur en 1792, officier dans le 
régiment émigré de Dudresnay en 1794, échappé au dé- 
sastre de Quiberon en 1795; chevalier de Saint-Louis en 
1797, rentré en France en 1802 , baron de l'empire en 

'■ »7 t . 



2 58 DE LAS CASES. 

1808^ fait, en qualité de volontaire, la campagne d'An- 
vers et Flessingues en 1809 ; officier de la maison de 
l'empereur la même année, membre de son conseil d'État 
en 18 10, comte la même année, président du conseil de 
liquidation de la dette illyrienne en 181 1, chevalier de 
l'ordre de la Réunion en 181 3 ; marié à Henriette de Ker- 
gariou-Coètilliau, avait en 18 14: 

i.° Emmanuel-Pons-Dieudonné, qui suit; 

2. Charles - Joséphine - Auguste - Pons-Barthéle- 
mi ; 

3 .° Marie-Louise-Napoléon-Ofrézie. 

XVIII. Emmanuel-Pons-Dieudonné de Las Cases. 

Branche de Roquefort, qui continue la ligne directe eti 
Quercy, sur les biens maternels. 

VII. Bertrand de Las Cases, seigneur de Roquefort, 
la Tour, Laudamie, etc., teste en 1473; appelé, à défaut 
d'héritier , son neveu Pierre de Las Cases , seigneur de 
Belvèze; épouse, en 1458, Mathilde de Barras, fille de 
Dieudonné de Barras et d'Anne de la Tour, vicomtesse de 
de Turenne. Il en eut entr'autres le fils qui suit : 

VIII. Dieudonné-Otho de Las Cases, seigneur de Ro- 
quefort, co-seigneur deCambqulit, épouse en 1498 Fine 
de Narbonnez, fille d'Eustache de Narbonnez, seigneur de 
Puy-Launez, co-seigneur de Lantiilac et Felsins. Il teste 
en i52o et 1524, et laissa entr'autres : 

IX. Jean de Las Cases, chevalier, seigneur de Roque- 
fort y de St.-Laurens, co-seigneur de Camboulit, Cambes, 
Boussac et Corn, commande 200 hommes de pied, épouse, 
en 1541, Jeanne de Genouillac de Vaillac, fille de Jean- 
Ricard de Vaillac et de Marguerite d'Aubusson, dont il 
laissa un fils qui suit : 

X. Jean de Las Cases, chevalier, seigneur de Roque- 
fort de Saint-Laurens, etc., co-seigneur de Camboulit, 
Cambe, Boussac et Corn , gentilhomme de la chambre du 
roi; avait épousé en 1 558 dame Gaillarde de Cambefort. Il 
était déjà mort le 3i janvier 1587, lors du testament de sa 
mère. 

Il eut entr'autres enfants : 

i.° Gabriel, qui suit; 

2. Louis, qui forme le rameau de Saint-Pol, 
éteint à la quatrième génération dans trois enfants, 



DK LAS CASES. 2D9 

officiers dans les régiments de Turenne, de Bre- 
tagne et d'Auvergne. 

XI. Gabriel de Las Cases, chevalier , seigneur de Ro- 
quefort, co-seigneur de Camboulit, Cambes, Boussac et 
Corn, héritier par testament de sa grand'mère et de son 
grand-père, en 1587 et 1 595. Il fut marié, le 22 juin 1592, 
à Isabeau de Boisset de la Salle. Gabriel était mort en 
1628, et avait laissé un fils qui suit : 

XII. Jean de Las Cases, chevalier, seigneur-baron de 
Roquefort, co-seigneur de Camboulit, Cambes, Boussac 
et Corn, gentilhomme de la chambre du roi, capitaine de 
100 hommes de pied et de 100 maîtres. Marié, en 1628, à 
Marie de Veyrière ; elle teste en 1667. Jean était mort en 
i658, laissant entr'autres enfants: 

XIII. Jean de Las Cases, chevalier, seigneur de Ro- 
quefort, co-seigneur de Camboulit, Cambes et Boussac, 
gentilhomme du duc d'Orléans, frère de Louis XIV, ma- 
rié le 2 mars i658 à Marie de Geneste du Repaire, fille de 

N de Geneste du Repaire, commandant de Metz, et 

de demoiselle de Rainault. Il périt au milieu de ses gens, 
victime des troubles du temps, laissant un fils qui suit : 

XIV. Pierre- Jean de Las Cases, chevalier, seigneur- 
baron de Roquefort, etc., marié en 1698, à Marie du 
Bouzet de Poudenas; est blessé en duel à plus de 80 ans. Il 
laissa: 

XV. Pierre-Gaston de Las Cases, chevalier, seigneur- 
baron de Roquefort, co-seigneur de Camboulit, Cambes et 
Boussac; vend la terre de Roquefort, et acquiert celles 
du Péré et de Mézières. Il servit dans les mousquetaires, 
et fut marié à Anne d'Abadie. Il mourut en 1759, laissant : 

i.° Pierre- Jean qui suit; 

2. Jeanne, mariée en 1771 à N d'Abadie, 

dont elle eut deux filles, mariées à N de Poi- 

ferré, et à N.... de Bonneval. 

XVI. Pierre-Jean de Las Cases, né en 1750, chevalier, 
seigneur du Péré et Mézières, commandeur de l'ordre de 
Saint- Lazare, chevalier de Saint- Louis, colonel du régi- 
ment de Languedoc , et maréchal-de-camp , présenté par 
preuves à Louis XVI, épousa Rose Budes de Guebriant, 
fille de N.... Budes de Guebriant et de Jeanne Kergariou- 
Coètilliau, dont il laissa : 



260 DE LAS CASES. 

i.° Adolphe, qui suit; 

2. Sidonie, chanoinesse de noble chapitre de 
Bouxières près Nancy, mariée à N.... de Biencourt, 
dont elle a une fille. 

XVII. Adolphe de Las Cases. 

Armoiries et devise. « Fond d'or, bande d'azur, cou- 
» ronne de marquis , bordure de gueules : Semper para- 
» tus. » 

Ces armoiries, dont la famille conserve des empreintes 
aussi anciennes que le treizième siècle , ne sont qu'un 
déchirement de celles d'ancienne Bourgogne ; et voici 
comment : vers la fin du onzième siècle, quand l'esprit de 
religion et de chevalerie, qui régnait alors en Europe, fit 
passer les Pyrénées à plusieurs princes français pour aller 
combattre les Maures, un des auteurs de la famille dont 
nous parlons ici était chargé de la bannière du comte Henri 
de Bourgogne, formée de plusieurs bandes d'or alternées 
d'autant de bandes d'azur. On connaît le succès de ce 
comte Henri, qui fonda le royaume de Portugal. Dans une 
des dix-sept batailles où il triompha des infidèles , la vic- 
toire, qui avait long-temps changé de côté , fut enfin fixée 
par les prodiges de celui qui portait la bannière ; mais il 
n'en conservait plus qu'un lambeau, une bande d'azur, 
avec ses deux voisines d'or. Henri voulut que ce reste pré- 
cieux, entouré d'une bordure sanglante ( de gueules ) , de- 
vînt la propriété et les nouvelles couleurs de celui auquel 
il reconnaissait les honneurs de la journée; il y joignit un 
cri de guerre qui caractérisait les dispositions dont il avait 
été le témoin, semper par atus ( toujours prêt ) ; et il voulut 
qu'il eût pour sa part du butin todas las casas ( toutes les 
habitations, toutes les demeures ) des Maures en vue du 
champ du triomphe. De-là les armoiries, la devise et même 
le nom de la famille. On sait que dans ces temps anciens 
on n'en avait point encore de patrimonial ; il dérivait tou- 
jours, à chaque génération, de quelque qualité du corps 
ou de l'esprit, ou bien encore de quelques circonstances 
particulières. 

** Telle est l'origine traditionnelle du nom et des armes 
de cette maison, fondée du reste sur une vieille chronique 
de famille, corroborée, d'autre part, par le récit des his- 
toriens Remesal {Histoire de la province de Chiappa ) , 
Echard et Quetif ( Scriptores ordinis Prœdicatorum.), etc., 



DE LAS CASES. 261 

qui , parlant de Barthélémy de Las Casas, évêque de 
Chiappa, disent de ce vertueux protecteur des Indiens, 
qu'il était de Séville j issu d'une noble famille française , 
laquelle était venue , plusieurs siècles auparavant , en Es- 
pagne , et s'y était singulièrement distinguée contre les 
Maures. 

Cette maison , revenant en France avec la reine Blanche, 
laissa en Espagne des rameaux qui y conservèrent long- 
temps encore le haut rang et les grandes richesses qu'elle y 
tenait de ses hauts faits. Ce n'est qu'en 1440 qu'une héri- 
tière de ce nom, Isabella de Las Casas , en fit sortir ses 
biens immenses , érigés ensuite en comté d'Urena , duché 
d'Ossuma et marquisat de Pennafiel, en faveur des Giron , 
auxquels elle apporta par son mariage avec don Pedre 
de Giron , neveu du célèbre Pacheco 3 marquis de Vilena j 
qui fut pendant trente ans le favori , le conseil , le maître 
et le tyran de son souverain Henri IV : circonstance qui 
faisait alors de don Pedre , sans contredit , un des premiers 
personnages de l'Espagne. La perte de si riches possessions 
fut pour les rameaux restants des Las Casas un échec fu- 
neste qui explique suffisamment la fortune modeste de 
Barthélémy et des siens (Nobiliaire d'Ocariz). 

Le même Ocariz met un don Domingo de Las Casas , de 
l'ordre des Prêcheurs, au nombre de ceux qui contribuent 
à la découverte et à la conquête du royaume de Nouvelle- 
Grenade. Il marchait sans doute sur les traces de Barthé- 
lémy , dont les vertus touchantes avaient en quelque façon 
comme ouvert , en cette partie du monde, une patrie de 
gloire et de noble ambition à tous ceux de son nom. 

Alliances. — Les nombreuses mères des deux rameaux 
procurent entr'autres alliances celles des Béarn, Montes- 
quiou trois ou quatre fois, Montfaucon, d'Hautpoult , 
d'Izarn , Villette, Monstrou , Bruyère-Chalabre , la maison 
de Foix , d'Anduse , de Montmorency , la maison royale 
de Navarre , celle de Lara , les anciens Narbonne vicomte , 
d'Escayrac, Durfort , Merey, Hocquart , Cossé , Gram- 
mont, la Tour du Quercy , la Tour-d'Auvergne deux ou 
trois fois , Noailles , d'Aubusson , Rouffignac , Monteruc , 
Ventadour , Périgord , Uzès , Moellien , Quelen , Clisson , 
Rohan , Guebriant , Bourdeilles , Thesan , etc. etc. etc. 

Résumé historique sur cette Maison. 

Cette maison , dont l'origine est perdue dans l'obscurité 



2Ô2 DE LAS CASES. 

des siècles ou l'incertitude des traditions t paraît tout à coup 
sur la scène historique, vers l'an 1 200 , avec l'avantage et 
l'éclat qui caractérisent une famille depuis longtemps noble 
et distinguée. 

Charles de Las Casas , son chef , est un des seigneurs 
espagnols qui accompagnent Blanche de Castille , mère de 
saint Louis. Il s'établit dans le midi de la France j et ses 
descendants s'y trouvent aussitôt aux premiers rangs , par 
leurs propriétés, leurs emplois et leurs alliances. 

Arnaud ou Ardoin , du second degré, a le commande- 
ment de deux places fortes en Agénois. 

Pierre , celui qui suit , se trouve exécuteur testamentaire, 
de concert avec le roi d'Angleterre et les ducs de Lorraine 
et de Brabant ; il est un des barons auxquels Edouard I er , 
son suzerain , écrit pour demander du secours ; il sert de 
protecteur à Béatrix de Béziers , et dispute aux Severac la 
possession de leur baronnie par un procès long et fameux 
dans lequel interviennent, comme parents ou amis, le pape , 
le roi de Maïorque , comte de Foix et autres. 

Les fils de ce troisième , son frère et ses neveux jettent le 
même éclat ; on les trouve tous en alliance , en rapport ou 
en amitié avec ce qu'il y a de plus grand dans le pays, tels 
que les sires d'Albret , les comtes de Foix , les captais de 
Buch. L'un d'eux combat à Poitiers , l'autre y périt ; plu- 
sieurs président les lois; deux sont archevêques de Bor- 
deaux , l'un après l'autre. C'est ainsi que, durant plu- 
sieurs générations, ils rassemblent tous les titres capables 
d'illustrer une famille. 

Malheureusement, au 6 e et 7 e degré, deux causes viennent 
interrompre le cours d'une aussi brillante carrière. Une 
héritière , fille de l'aîné de la maison , en fait sortir des 
biens immenses , et celui qui continue la race partage ses 
biens entre ses deux enfants. Ce terrible échec de la for- 
tune , ce dédoublement de la tige unique, amènent deux 
rameaux affaiblis, que de nouveaux échecs domestiques 
affaiblissent encore et empêchent de se relever à la hauteur 
dont ils sont descendus. La marche politique des temps 
vient s'unir à ces traverses cruelles de la fortune, et les 
fait rentrer insensiblement dans la foule de leurs pairs, où 
ils n'offrent plus d'autre distinction que la constance de 
leurs services et le zèle de leurs devoirs. 

Ainsi coulent jusqu'à aujourd'hui et passent successive- 



DE MELUN. 263 

ment sous nos yeux dix-sept géne'rations militaires portant 
avec elles, comme on va le voir, chose assez remarquable, 
l'empreinte caractéristique et distinguée des temps qu'elles 
ont parcourus et des devoirs qu'elles avaient à remplir. 

Lorsque la féodalité était dans toute sa force, et plaçait 
les rangs dans la puissance, on voit les membres de cette 
maison au nombre des grands vassaux; les rois d'Angle- 
terre, leurs suzerains, leur écrivent pour leur demander 
du secours; ils prêtent foi et hommage comme hauts 
barons. 

Quand la féodalité affaiblie et les grands vassaux dimi- 
nués eurent placé la gloire dans les actes brillants d'une 
chevalerie sans puissance, parmi les preux de cette famille 
s'élève et brille le valeureux Pons, salué dans son temps 
du beau surnom [de vrai chevalier et de fleur de noble 
famille. 

Enfin, quand l'autorité royale eut concentré toutes les 
forces et régularisé tous les mouvements ; quand la vertu 
d'un gentilhomme fut entièrement dans son amour pour 
son prince et son dévoûment pour sa patrie, on les trouve 
tous , à la tête de leur bataillon , acquittant leur dette 
d'honneur et remportant la décoration qui payait leurs ser- 
vices. 



MELUN, maison très-ancienne et très-illustre. 

I. Le premier de la maison de Melun, dont le nom 
soit connu, et depuis lequel la suite des vicomtes de 
Melun s'est conservée par titres jusqu'à nous est Salon, 
déclaré viconte de Melun, par une charte de Tan 99 1 . 

II. Josselin I er , vicomte de Melun, tenait rang parmi 
les grands seigneurs de la cour des rois Hugues Capet et 
Robert; il mourut en 998. 

III. Hervé, vicomte de Melun, en io3o. 

IV. Guillaume I er , vicomte de Melun, en 1042. 

V. Ursion I er , vicomte de Melun, en 1067. Ses en- 
fants furent : 

i.° Guillaume, surnommé le Charpentier , parce 
qu'il ne se trouvait point d'armes capables de ré- 
sister à l'effort de ses coups, selon Robert, moine 



264 DE MELUN. 

de Saint-Remi de Reims, qui ajoute, livre IV de 
son Histoire de la Terre-Sainte , que Guillaume 
de Melun était issu de race royale, et cousin de 
Hugues de France, comte de Vermandois, cousin 
du roi Philippe I er ; 
2. Manassés qui suit. 

VI. Manassés, vicomte de Melun, en 11 10, épousa 
Marguerite, fille de Milon, vicomte de Troyes, seigneur 
de Montlhéry et de Bray. 

VII. Ursion II, vicomte de Melun, en 1 138. 

VIII. Jean I er , vicomte de Melun, en 1142, épousa 
N dame de Chartrette. 

IX. Josselin II, vicomte de Melun, en 11 56, épousa 
Alpaïs, dame de Blandy. 

X. Louis I er , vicomte de Melun, en 11 83, épousa 
Gisle. 

XI. Adam I er , vicomte de Melun, qui, en 1202, battit 
et fit prisonnier le vicomte de Thouars, commandant des 
armées de Jean, roi d'Angleterre. Il se signala encore à la 
bataille de Bouvines, l'an 12 14. Voltaire Ta célébré dans 
ces vers ( 1 ) : il avait épousé Aremburge. 

XII. Guillaume II, vicomte de Melun, en 1220, épousa 
Agnès, dame de Montreuil- Bellay, fille unique de Géraud 
Bellay, III e du nom et de Batilde. 

XIII. Adam II, vicomte de Melun, en 1264, sire de 
Montreuil-Bellay, épousa en deuxièmes noces la comtesse 
de Sancerre, dame de Marcheville et de la Loupe, fille 
d'Etienne de Sancerre, seigneur de Chatillon-sur-Loing, 
de la maison souveraine de Champagne et d'Eléonore de 
Soissons; ses enfants furent entr'autres: 

1 .° Guillaume, qui, l'an 1 270, accompagna le roi 
saint Louis au voyage d'Afrique avec trois ban- 
nières et douze chevaliers; 

2. Adam III, vicomte de Melun, en 1278, sire 
de Montreuil-Bellay. Il épousa Jeanne de Sully, 
fille de Henri II du nom, sire de Sully et de Pé- 
rénelle de Joigny, dont entr'autres enfants : 

(1) Quand Philippe à Bouvine enchaînait la Victoire, 
Je combattais, seigneur, avec Montmorency, 
Melun, Destaing, de Nesle, et ce fameux Coucy. 
Zaïre, acte 2, scène 3. 



DE MELUN. 265 

Jean II _, vicomte de Melun , sire de Montreuil- 
Bellay , traité de parent du sang dans une charte 
de l'an 1 3 1 3 , par laquelle Louis X reconnaît ses 
droits régaliens de faire battre monnaie et les con- 
firme; fut nommé grand chambellan de France, 
et en fit les fonctions lors qu'Edouard III_, roi 
d'Angleterre, rendit hommage pour le duché de 
Guienne à Philippe de Valois; il servit en 1340 à 
la bataille du Roi avec neuf chevaliers et soixante- 
deux écuyers de sa compagnie, et avait épousé, 
i.° l'an i3i6, Jeanne de Tancarville, fille et héri- 
tière de Robert , seigneur de Tancarville , chambel- 
lan héréditaire de Normandie et d'Alix de Pons. 
2. en 1327, Isabelle , dame d'Antoing et d'Epinoi , 
fille unique de Hugues VI d'Antoing et de Marie 
d'Enghien. Ses enfants furent entr'autres : 

Du premier lit. 

Jean III, vicomte de Melun, comte de % Tancar- 
ville , chambellan et connétable héréditaire de Nor- 
mandie , grand chambellan et souverain maître des 
eaux-et-forêts de France , souverain maître de l'hô- 
tel du Roi , chevalier de l'Étoile , gouverneur de 
Champagne , Brie , Bourgogne et Languedoc , lieu- 
tenant-général en Berry , Nivernois , Donziois , 
Bourbonnois , Auvergne ; fut fait prisonnier à la 
bataille de Poitiers avec Guillaume de Melun , 
archevêque de Sens , son frère, combattant près du 
roi Jean. Il fut en i36o un des arbitres du traité 
de Bretigny , et fut donné en otage au roi d'An- 
gleterre pour la garantie de ce traité ; devint mem- 
bre de l'étroit et grand conseil du Roi , et fut un 
des pairs de France qui assistèrent au parlement 
de Paris, le 21 mai i3y5, lors de l'ordonnance 
pour la majorité des rois , dans laquelle il est traité 
de parent du sang ; il écartelait les armes de Melun 
de gueules à l'écusson d'argent en cœur , entouré 
d'un orle d'angemmes d'or qui est de Tancarville. 
Sa postérité a continué à posséder la vicomte de 
Melun et le comté de Tancarville jusqu'en 141 7, 
qu'elle s'est fondue par femmes dans la maison 
d'Harcourt. 



266 DE MELUN. 

Du deuxième lit. 

i.° Hugues de Melun , seigneur d'Antoing, d'É- 
pinoi , en 1 355 ^ chevalier banneret, alla s'établir 
aux Pays-Bas où étaient situés les grands biens 
d'Isabelle d'Antoing sa mère , et fut la tige des 
seigneurs d' Antoing , comtes et princes d'Épinoi , 
duc de Joyeuse , branche éteinte en ligne directe , 
le 3i juillet 1724, en la personne de Louis de 
Melun , II* du nom , duc de Joyeuse , pair de 
France, prince d'Épinoi , etc., blessé mortellement 
à Chantilly d'un coup d'andouiller de cerf. Il était 
sorti de cette branche les vicomtes de Gand , 
éteints en i6o3;les marquis de Risbourg , éteints 
en 1735; les comtes et vicomtes de Melun , éteints 
le 21 août 1739, par la mort de Louis-Gabriel , 
vicomte de Melun, prince d'Épinoi , connétable 
héréditaire de Flandres, commandant d'Abbeville. 
Enfin, les bâtards de Melun Cottenes, éteints vers 
17 18. Hugues de Melun avait pour sœur Isabelle 
de Melun, dame de Houdain, mariée, i.° à Pierre, 
comte de Dreux , seigneur de Montpensier , fils de 
Jean II, comte de Dreux , et de Jeanne de Beau- 
jeu ; il avait pour cinquième aïeul paternel , Ro- 
bert de France, comte de Dreux , fils du roi Louis 
VI, et d'Adélaïs de Savoie; 2. en i352 , Jean 
d'Artois , comte d'Eu , fils de Robert d'Artois, III e 
du nom , comte de Beaumont-le- Roger , pair de 
France , et de Jeanne de Valois. Son trisaïeul était 
Robert de France , I er du nom , comte d'Artois , fils 
de Louis VIII et de Blanche de Castille; 

2. Jean , dont l'article viendra ; 

3.° Simon, seigneur de la Loupe et de Marche- 
ville , suivit le roi saint Louis au voyage d'Afrique 
vers 1270, fut sénéchal de Périgord , Quercy , 
Limousin et de Carcassonne en 1 28 1 , maréchal de 
France en 1290 , et fut tué à la bataille de Courtray. 
Il fut chef de la branche des seigneurs de la Loupe , 
éteinte versi3i3, et brisait les armes de Melun de 
trois merlettes de sable sur le chef; 

4. Aliénor , mariée à Gauthier de Nemours , 
IV e du nom , dit le chambellan , seigneur de Ville- 
beon. 



DE MELUN. 267 

XIV. Jean de Melun, II e du nom, seigneur de la Borde- 
le-Vicomte, sire des Ecrennes, chevalier en 1264, fut la 
tige des seigneurs de la Borde-le-Vicomte, de la Motte- 
Saint-Florentin, du Buignon, de Brumetz , etc. 11 brisa, 
comme puiné, les armes de Melun d'un lion naissant de 
gueules sur le chef. Il épousa, en 1266, Isabelle de Mon- 
tigny, dont il eut, entr'autres enfants : 

XV. Simon de Melun, seigneur de la Borde-le-Vicomte 
en i3o8; épousa Marie, dame de Courtery , dont, entre 
autres enfants : 

XVI. Jean de Melun II, chevalier, seigneur de la 
Borde-le-Vicomte, de Courtery-les-Blandy , chevalier 
banneret en 1 3g3; épousa Isabeau de Guarchy. Ses en- 
fants furent : 

i.° Jean, qui suit: 

2. Philippe, ambassadeur du roi Charles VI en 
Angleterre, Fan 1 393 ; 

3.° Agnès, dame des Ecrennes, mariée à Pierre 
de Courtenay, II e du nom, seigneur de Champi- 
gnelles, fils aîné de Jean de Courtenay et de Mar- 
guerite de Saint-Vérain. Son cinquième aïeul était 
Pierre de France, seigneur de Courtenay, fils du 
roi Louis VI et d'Adélaïs de Savoie, et père de 
Pierre de Courtenay, empereur de Constanti- 
nople. 

XVII. Jean de Melun III e , chevalier seigneur de la 
Borde-le-Vicomte, capitaine de Melun en 141 1, chevalier, 
bachelier, maître enquesteur des eaux et forêts de Cham- 
pagne en 141 5. Il avait épousé, le 21 janvier 1387, Isa- 
belle de Savoisy, dame de la Mothe-Saint- Florentin , dite 
la Borde, et du Buignon, fille de Philippe de Savoisy, 
chevalier, seigneur de Seignelay de Cerdare, conseiller 
et chambellan du roi, souverain maître d'hôtel de la reine 
Isabelle de Bavière et de Marie de Duisy. Il eut, entr'autres 
enfants : 

i.° Philippe, qui suit: 

2. Louis, archevêque de Sens; 

3.° Guillaume avait épousé Marie de Courcelly, 
et mourut en 1447, laissant, pour fils unique, 
Louis, seigneur du Buignon, grand archidiacre de 
Sens, abbé de. Sainte-Colombe; il vendit en i5oo 
la terre du Buignon à Morelet du Museau, qui la 



2 68 °E MELtiN. 

revendit en i5o5 à Antoine de Melun, seigneur de 
la Louptière. Il fit, par son testament du i5 sep- 
tembre 1509, un l e 8 s aux enfants dudit seigneur 
delà Louptière; 

4. Charles , bailli de Melun, homme d'armes 
et gouverneur du château d'Husson, fut décolé à 
Loches en 1468, pour avoir laissé échapper le sei- 
gneur du Lau, que le roi Louis XI avait commis à 
sa garde : 

5.° Jean, seigneur de Courtery, écuyer des écu- 
ries du roi, auteur des seigneurs de Courtery, fon- 
dus par femme dans la maison de Sourdis ; 

6.° Guy, grand hospitalier de l'ordre de Saint- 
Jean-de-Jérusalem ; 

7. Jeanne, abbesse de Jouare. 

XVIII. Philippe de Melun, chevalier, conseiller et 
chambellan du roi , seigneur de la Borde-le Vicomte, de 
la Mothe-Saint-Florentin , dite la Borde , eut ses biens 
confisqués en 1422, à cause de son fidèle attachement au 
roi Charles VII, par Henri VI, roi d'Angleterre, usurpa- 
teur du royaume de France ; fut maître des eaux et forêts 
de France, Champagne et Brie, capitaine de la Bastille 
jusqu'en 1466, et mourut l'an 1471 à Rochemeaux en 
Poitou. Il avait épousé, i.° le 4 octobre 1413, Jeanne de 
Nantouillet, fille et héritière de Regnaud, seigneur de 
Nantouillet et de Jeanne des Landes; 2. en 1438, Jeanne 
de Torsay, veuve de Jean de Rochechouart, II e du nom, 
tige des ducs de Mortemart, fille de Jean de Torsay, sei- 
gneur de Lezay, chevalier et chambellan du roi, grand- 
maître des arbalétriers de France, et de Marie d'Argenton. 
Ses enfants furent, entr'autres : 

Du premier lit : 

i.° Charles, I er du nom, chevalier, seigneur de 
Normanville, de Lumigny, etc. , baron des Landes, 
conseiller et chambellan du roi , lieutenant-général 
pour le roi à Paris et dans l'Ile de France en 1463, 
grand-maître de France en 1465, eut, po^ir un 
temps, l'autorité sur toutes les armées de France, 
ne lui manquant que le nom de connétable; mais, 
tombé dans la disgrâce du roi Louis XI par les 
noirs complots du cardinal Jean Balue, qui l'ac- 



DE MELUN. 269 

cusa d'intelligence avec les ennemis de l'Etat, il eut 
la tête tranchée le 20 août 1468. Il avait épousé 
i.° le 21 janvier 1453, Anne-Philippe de la Roche- 
foucauld, fille de Guillaume de la Rochefoucauld, 
seigneur de Melleran et de Marguerite de Torsay; 
2. le 23 mars 1465, Philippe de Montmorenci , 
fille de Jean II, sire de Montmorenci , grand 
chambellan de France , et de Marguerite d'Orge- 
mon. Sa postérité continua les seigneurs de Nor- 
manville, fondus par femme, en 1572, dans la 
maison de Champagne-la-Suze ; 

2. Louis de Melun, évêque de Meaux. 

Du second lit : 

XIX. Jean de Melun, écuyer, seigneur de Lezay et 
de la Motte-Saint-Florentin, dite la Borde, tige des sei- 
gneurs de la Motte-Saint- Florentin, du Buignon et de 
Beaumetz, était en 1464, écuyer des écuries de Jean II, 
duc de Bourbon et d'Auvergne; il avait épousé N. de 
Bellaud, dont un fils unique qui suit. 

XX. Antoine de Melun, écuyer, seigneur de Lezay et de 
la Motte-Saint- Florentin, dite la Borde, et.de Chante- 
cler, homme d'armes en 1473, échangea avec Gilles de 
Noyen, son beau-père, le 10 novembre i486, les terres 
de la Motte-Saint-Florentin, dite la Borde, et de Chan- 
tecler, contre celles de la Louptière, des Bordes et de 
Vau-Regnier ; il est nommé avec Louis de Melun , sei- 
gneur de Gourtery dans le procès-verbal de la coutume 
de Melun, et se trouve dans le catalogue des illustres sei- 
gneurs de la maison de Melun, rapporté à la suite de 
l'histoire de Melun, par Rouiilard, in-4, 1628. Il acquit, 
à pacte de rachat, la terre et seigneurie du Buignon A de 
Morelet, du Museau, qui l'avait achetée de Louis de 
Melun, grand archidiacre de Sens. Il avait épousé, i.° le 
17 mars 1482, en présence de Jean de Savoisy, Anne de 
Noyen, fille de noble homme monseigneur Gilles de 
Noyen, chevalier seigneur de la Louptière, et de noble 
dame Jamette de Roland ; 2. le 26 janvier, noble damoi- 
selle Gauchère de Coûtes, dame de Dannemois, veuve 
de Regnaud de Beaumont, seigneur du Boulay, et fille 
de Jean de Coûtes, et d'Antoinette de Launay. Ses enfants 
furent entr'autres: 



270 DE MELUN. 

Du premier lit. 

i.° Jean, seigneur de la Louptière, dont la pos- 
térité s'est éteinte en 1584. 

2. Nicolas, chevalier de Rhodes, tué à la dé- 
fense de cette île en 1 522. 

3.° Huberte, prieure de Montdenis et de Sàint- 
Thomas-de-Laval, dépendants du Paraclet. 

4. Colombe, mariée l'an 024, à Pierre de 
Beaurepaire, seigneur de Leuze. 

Du deuxième lit. 

i.° Louis, seigneur du Buignon de la Louptière, 
lieutenant au gouvernement de la ville de Saint- 
Dizier, l'an 1548, fut inhumé dans le chœur de 
l'église de Buignon, dans un tombeau élevé de 
terre, sur lequel est sa représentation et les armes 
de Melun la Borde; il avait épousé Isabelle de Beau- 
mont, fille de Philippe de Beaumont, seigneur du 
BoulayetMontignyen Gatinoiset d'Olive de Salazar; 

2. George, auteur des seigneurs de Savigny, 
éteint vers 1654; 

3.° Loup, qui suit; 

4. Nicole, mariée par contrat du 16 mai i52i 
à Bernard de Ghaumont, seigneur de Connantes, 
de Runes, etc., fils de Guillaume de Chaumont, sei- 
gneur de Ragny, Desgvilly, et de Marie d'Anglure- 
Bourlemont. Dans sa dot se trouve compris le legs 
à elle fait par Louis de Melun , grand archidiacre 
de Sens, abbé de Sainte-Colombe, son cousin. 

XXI. Loup de Melun, écuyer, seigneur de Buignon, 
des Hayes, nommé dans le procès-verbal de la rédaction 
de la coutume de Melun en i56o, avait épousé en pre- 
mières noces Marguerite de Buffevant, fille de Jean de Buf- 
fevant, seigneur de Chaumont-sur- Yonne et de Micheile 
de Rally, dont il eut entr'autres enfants: 

i.° Antoine, seigneur du Buignon, delà Grange, 
homme d'armes, élu un des cent gentilshommes 
de la maison du roi, chevalier de l'ordre de Saint- 
Michel, fut député de la noblesse du bailliage de 
Nemours aux Etats de Blois en 1 588 ; le roi Henri 
IV l'exempta du ban et arrière-ban en considération 
de ses services. Il mourut sans enfants; 



DE MELUN. 271 

2.° Philippe, qui suit; 

3.° Michel, chef des seigneurs de Dannemois ; 
éteint vers i636. 

XXII. Philippe de Melun, écuyer, seigneur du Bui- 
gnon, de Courton, homme d'armes, mourut le 22 juin 
1 584, et fut inhumé dans le chœur de l'église du Bui- 
gnon sous une tombe où sont gravées les armes de Melun 
la Borde. Il avait épousé le 28 avril i566, damoiselle 
Françoise de Grailly, fille de Jean de Grailly, écuyer, 
seigneur de la Forêt-Saint-Christophe et de Chalettes, et 
de damoiselle Claude de Beaumont : ses enfants furent 
entr'autres : 

i.° Charles, qui suit; 

2. Elisabeth, épousa le 18 mars 1601, Jean de 
Chaumont, seigneur de Champigny : 

3.° Louise, mariée à Olivier de la Villeneuve, 
seigneur de Tenantes , capitaine dans le régiment 
du Plessis-Praslin et gouverneur de Liverdun. 

XXIII. Charles de Melun, chevalier, seigneur du Bui- 
gnon, Pierre-Aigue, gentilhomme de la maison de Henri 
de Bourbon, prince de Condé, en 16 12, puis gentil- 
homme de la chambre du roi, est cité de même que Phi- 
lippe son père , dans l'histoire du Gatinais , par le P. 
Morin, grand prieur de l'abbaye de Ferrière, in- 4, i63o, 
comme descendant d'une des plus anciennes et illustres 
maisons de France, à savoir des vicomtes de Melun ; 
mourut le i3 mars 1627, gît dans le chœur de l'église du 
Buignon, sous une tombe où sont gravées les armes de 
Melun la Borde; il avait épousé, le 10 juin 1600, Fran- 
çoise de Saint - Perier, dame de Maupertuis , fille de 
Charles de Saint- Perier, seigneur de Maupertuis, et de 
Louise de Challemaison : leurs enfants furent : 

i.° Joachim, qui suit; 

2. Louis , seigneur de Maupertuis, maître- 
d'hôtel du roi Louis XIII, lieutenant - colonel du 
régiment de Picardie, maréchal de batailles des 
armées du roi, tué au siège d'Ypres en 1649. Il avait 
épousé Barbe de Chaudet de Lazenay , dont sont 
issus les seigneurs de Maupertuis, éteints en 1763; 
son fils aîné fut Louis de Melun, chevalier, marquis 
de Maupertuis, capitaine, lieutenant de la première 
compagnie des mousquetaires, lieutenant - général, 



2 7 2 DE MELUN. 

grand - croix et commandeur de l'ordre royal et 
militaire de Saint- Louis, grand bailli de Berghes, 
gouverneur de Saint-Quentin et d'Aiguës - Mortes, 
gouverneur et lieutenant général des ville, pays, 
comté et évêché de Toul. Se signala au siège de 
Candie, en 1669, et au siège de Valenciennes en 
1674. D'Aspect, dans son Histoire de l'ordre de 
Saint- Louis, dit qu'il était digne de porter le sur- 
nom d'un de ses ancêtres qu'on appela le Charpen- 
tier, à cause de sa valeur. Il mourut sans enfants en 
1721. 

XXIV. Joachim de Melun, chevalier, seigneur du Bui- 
gnon, des Hàyes, gentilhomme de la chambre du roi, fut 
nommé en 1649, député delà noblesse du bailliage de Ne- 
mours aux états d'Orléans; il avait épousé, par contrat passé 
au château du Louvre, en présence de la reine mère, de la 
reine régente, etc., le 19 août 1628, Françoise de Dillou, 
dame de Bumetz, fille d'honneur de la reine, et fille de 
Charles de Dillou, chevalier, seigneur de la Becherelle, etc., 
capitaine d'une compagnie de chevau-légers, pour le ser- 
vice du roi, et maréchal- de -camp de sa cavalerie, et 
de Françoise de Lauvin - de - Blerancourt. Ses entants 
furent : 

i.° Louis-Armand, comte de Melun, marié l'an 
1662, à Anne de Veilhan, fille d'Antoine de Veil- 
han, chevalier baron de Giri en Nivernais, lieute- 
nant pour le roi dans cette province, et d'Antoinette 
de Vievre-de-Launay. Sa postérité a possédé la terre 
du Buignon jusqu'en 1734, qu'elle fut fondue dans 
la maison de Laurens-de-Brue en Provence; 

2.* Aloph, capitaine au régiment de Piémont en 
1671; 

3.° Joachim- Henri, qui suit; 

4. Elisabeth, prieure de Saint- Dominique, à 
Montargis; 

5.° Anne, nommée par la reine Anne d'Autriche 
et par le cardinal de Richelieu, mariée le 1 6 mars 
i65oà Henri de Compigny, seigneur de Babi et de 
Briottes. 

XXV. Joachim - Henri de Melun, chevalier, seigneur 
de Brumetz , Somellan , tige des seigneurs de Brumetz, 



DE MELUN. 2 7 3 

sous-brigadier de la première compagnie des mousque- 
taires, avait épousé, i.° Elisabeth de Garge ; 2. le 17 dé- 
cembre 1680 y Françoise de Lions, dame de Bezu-les- 
Fèves, de la Croix-Saint-Germain , fille de Nicolas de- 
Lions , chevalier , vicomte d'Epaux , et de dame Anne du 
Boulet. Ses enfants furent entr'autres : 

1 .° Barthélémy- Joachim, qui suit ; 

2. Nicolas , lieutenant de dragons dans le régi- 
ment d'Epaux, mort sans alliance ; 

3.° Anne-Jaqueline , dame delà Croix, mariée à 
Jacques du Boulet-de-Sery , son parent ; sans pos- 



térité. 



XXVI. Barthélemy-Joachim-Marie , vicomte de Melun, 
chevalier, seigneur de Brumetz, capitaine de dragons dans 
le régiment du comte d'Epaux , son cousin-germain , de- 
vint, en 1739 , chef des nom et armes de sa maison , par la 
mort de Louis-Gabriel , vicomte de Melun , prince d'Epi- 
noi ; reprit le titre primitif de sa race , et supprima de ses 
armoiries la brisure d'un lion naissant sur le chef , apportée 
par Jean de Melun , auteur de sa branche. Il avait épousé , 
le 28 janvier 1828, Louise-Renée de Bellinzani , dame de 
Sompy , fille de François de Bellinzani, écuyer, et d'Edmée 
de Batilly. Ses enfants furent : 

i.° Adam- Joachim- Marie, vicomte de Melun, 
qui suit ; 

2. Aloph-Claude-Marie , prêtre, mort en 1792 ; 

3.° Adélaïde - Louise , morte sans alliance en 
1798. 

XXVII. Adam - Joachim - Marie , vicomte de Melun, 
chevalier , seigneur de Brumetz, la Croix, baron de Sompy, 
fut présenté au roi et à la famille royale, le 8 mai 175 1 , 
comme descendant de l'ancienne maison de Melun ; mous- 
quetaire de la première compagnie , puis capitaine de gre- 
nadiers , chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis , mourut le 3o octobre 1797. Il avait épousé Fran- 
çoise Artaud , fille de Jean-Antoine Artaud-du-Rayol , 
écuyer, et de dame Catherine Sénèque. Il eut pour fils unique: 

XXVIII. Anne-Joachim-François , vicomte de Melun, 
baron de Brumetz , membre du collège électoral de l'Aisne ; 
fit le service de garde à cheval du quatrième escadron, 
lors de l'entrée de S. M. Louis XVIII à Paris , le 3 mai 

1. 18 



2 74 DE MELUN. 

1 8 14. Il recueillit, comme descendant de Françoise de 
Lions , conjointement avec dame Philippine-Léontine Po- 
tier-de-Novion , veuve de Eymard-Charles-Marie de Ni- 
colaï , premier président en la chambre des comptes , 
et MM. de Galard - Béarn- Brassac , la succession de 
Louise de Lions - d'Epaux , veuve de Edme-Claude du 
Ban, marquis de la Feuillée, morte l'année 1800 ; eut 
pour son lot les terres de Bezu-les-Fèves , Chantemerle 
et Epaux en partie , et fut institué légataire universel d'An- 
gélique-Geneviève de Guiry , veuve de Louis , marquis de 
Melun-Maupertuis , comte de Nogent-le-Roi , cousin au 
quatrième degré du vicomte de Melun. Il a épousé ,1e 18 
avril i8o5 , Amélie de Faure , fille de Jacques-Pancrace- 
Ange de Faure , chevalier, lieutenant-colonel , comman- 
dant le bataillon de garnison de Soissonnais , chevalier de 
Saint-Louis , et de dame Amélie de Norville. Ses enfants 
sont : 

i.° Anatole-Louis-Joachim-Joseph, \ JumeauX) nés 

qui suit : > le 24 septem- 

2. Armand-Marie-Joachim, ) bre l8 ° 7; 

3.° Léonie-Victoire - Louise , née le 18 février 
1809; 
4. Marie- Amélie-Anne , née le 21 juillet 181 3. 
XXIX. Anatole -Louis-Joachim-Joseph de Melun. 

Les armes: «D'azur, à 7 besans d'or, 3,3 et 1, au 
» chef d'or ; supports , deux chevaliers , l'épée nue , por- 
» tant bannières aux armes de Melun et de Sancerre , qui 
» sont d'azur à la bande d'argent , accompagnées de deux 
» cotices , potencées et contrepotencées de treize pièces 
» d'or, au lambel de trois pendants de gueules , et por- 
» tant les mêmes armoiries sur leurs cuirasses ; couronne 
» de comte , surmontée d'un casque de face couronné 
» d'une couronne du vicomte ; cimier , un lion naissant 
» d'or , tenant une hache d'armes. Devise : Virtus et ho- 
» nor. Cri de guerre : A moi Melun. » 

Voyez , sur cette maison , le Trésor des chartes du roi , 
les registres du parlement , Procès- Verbaux du lit de jus- 
tice , Diplomatique du P. Mabillon , Chartrier de Montmo- 
rency-Laval et de Rochechouart , Histoire des premières 
croisades , écrite en 11 20, par Robert, moine de Saint- 
Remi de Reims , donnée par Bongasten ; les historiens 
Fredegaire et Rolicon ; Gesta Francorum ; l'histoire de 
France , par Mézerai , le P. Daniel , l'abbé Legendre et 



BOUVIER DE MONTMEIRAN. 275 

l'abbé Vély; celle de la ville de Melun, par Rouillard, 
édition de 1628; celle du Gatinais, par D. Morin, grand- 
prieur de l'abbaye de Ferrières, édition de i63o; celle du 
Cambresis, par Carpentier; celles des maisons de Châtil- 
lon, de Montmorency, de Harcourt 'et d'Aubusson ; l'His- 
toire des grands-officiers de la couronne; le Dictionnaire 
delà noblesse, par Lachesnay-des-Bois; le Dictionnaire de 
Moréri, édition de 1759 ; les Tablettes chronologiques, 
généalogiques et historiques; l'Histoire de l'ordre royal et 
militaire de Saint- Louis, par d'Aspect, historiographe 
dudit ordre; enfin, le Cabinet de chevaliers des ordres du 
roi, pour les archives de la maison de Melun. 



BOUVIER DE MONTMEIRAN et de CACHARD, 
famille d'une noble et ancienne extraction, originaire du 
Dauphiné, établie en Vivarais depuis environ deux cent 
cinquante ans. Elle s'est alliée avec celles de Tournon, 
Sassenage, Labeaume, Montmeiran, Montauban-Jarjaie, 
Brunier de l'Arnage, et plusieurs autres des plus considé- 
rables de ces deux provinces. 

Un -grand nombre de lettres de convocation pour l'ar- 
rière-ban ont été adressées aux chefs de cette famille , 
depuis le commencement du quinzième siècle jusques au 
dernier arrière-ban, et vingt-six sont conservées encore 
dans ses archives. Elle a fourni, dans ses différentes bran- 
ches, plusieurs capitaines qui ont servi leurs princes et 
leur pays avec honneur et courage: l'histoire du Dauphiné 
en cite quelques-uns avec éloge. 

Pierre de Bouvier-Montmeiran , seigneur de Chaban, 
jouissait d'une grande réputation, comme homme de 
guerre; on en trouve la preuve dans une lettre que lui 
adressa un baron de Sassenage. André de Bouvier était éga- 
lement un capitaine très-distingué, et le connétable de 
Lesdiguières, en lui écrivant, le nomme son frère, son 
compagnon et son parfait ami, comme on le voit dans 
l'histoire de ce connétable, par Louis Videl. 

Le premier de cette maison que l'on connaisse aujour- 
d'hui par titres authentiques, est : 

I. Jean de Bouvier, I er du nom, seigneur de la maison 
forte de Bouvier, qui vivait en 1376, et habitait à Curson. 
Il est rappelé dans un arrêt du parlement de Dauphiné, 
rendu en l'année 1491, existant en original, dans lequel 



2 7 6 BOUVIER DE MONTMEIRAN. 

on lui donne la qualité suivante : « Noble homme, Jean 
» de Bouvier, écuyer. Nobilis vir, Joannes Boverii , 
» scutifer. » Dans ce même arrêt, il est reconnu et cons- 
taté qu'il était issu d'une noble et ancienne race, et qu'il 
avait contracté alliance avec une demoiselle de sa province. 
On prouve depuis lui la filiation la mieux suivie. Il eut 
pour fils : 

II. Artaud de Bouvier, qui fut compris au rang des 
nobles dans une révision de feux faite dans la province du 
Dauphiné, en i3...} il fut convoqué pour l' arrière-ban et 
épousa, comme son père, une fille de qualité. Il est aussi 
rappelé dans l'arrêt du parlement, où il est fait mention de 
cette alliance. Il laissa : 

i .° Pouson de Bouvier, qui suit ; 

2.° Remond de Bouvier, qui fut la tige des Bou- 
vier de Chabert. Cette branche, qui a donné un 
grand nombre de capitaines dans divers régiments, 
a subsisté plus de trois cents ans. N. de Bouvier de 
Chabert, dernier rejeton de cette famille y entra 
dans la maison de Rostaing. 

III. Pouson de Bouvier et ses frères sont au rang des 
nobles du mandement de Clérien, dans une révision de 
feux faite le 3 juillet 1438. Ils y sont désignés sous le nom 
d'héritiers de noble Artaud de Bouvier : « Hœredes nobilis 
a viri Artaudi Boverii nobiliter viventes. » Il épousa, 
le 12 février 1446, Jeanne de Morvilliers, fille de Jean de 
Morvilliers, seigneur de Morvilliers. Pouson est qualifié, 
dans son contrat de mariage : « Homme noble et distingué ; 
Nobilis et distinctus vir. » Il naquit de ce mariage : 

1 ,° André, dont nous allons parler ; 

2. Fortunat, dont le petit-fils Antoine n'eut que 
deux filles ; 

3.° Charles qui eut plusieurs enfants, tous morts 
sans postérité. 

IV. André de Bouvier et Charles son frère, justifièrent 
de leur noblesse devant le parlement de Grenoble. Cette 
cour souveraine, dans un arrêt en date du 24 septembre 
1491, dont nous avons déjà fait mention, reconnaît et 
déclare qu'ils sont issus d'une noble et ancienne race, et 
les maintient dans les honneurs, rang, titres, privilèges 
et exemptions attribués aux vrais gentilshommes de la 
province et du royaume, dont eux et leurs ancêtres ont 
toujours joui. 



BOUVIER DE MONTMEIRAN. 277 

André de Bouvier se maria, le 29 octobre 1475 , avec 
Fleurie de Bertrand, fille de N. de Bertrand d'Alissans, 
écuyer, dont il eut : 

i.° Hugues; 

2. Claude, mort sans enfants. 

V. Hugues de Bouvier reçut des lettres de convocation 
pour l'arrière-ban, et épousa, le 27 septembre i5ig, Mar- 
the de la Beaume. De ce mariage, vinrent : 

i.° Pierre de Bouvier, qui suit; 
2. Jacques mort, sans enfants mâles, en 1597; 
3.° Mathieu, qui mourut également sans enfants, 
eni585; 
4. Antoinette, mariée à N.... 

VI. Pierre I er de Bouvier, capitaine de cent hommes 
de pied, s'allia, le 22 janvier 1544, avec Jeanne de Mont- 
meiran, fille de Louis de Montmeiran, seigneur de Chaban. 
Elle recueillit tous les biens de sa maison qui lui étaient 
substitués, et les porta dans celle de Bouvier. L'acte de 
substitution charge ses enfants de joindre le nom de Mont- 
meiran au leur, et d'en écarteler les armes, qui sont 
d'azur semé de franc. C'est à Pierre de Bouvier, seigneur 
de Chaban, qu'était adressée cette lettre d'un baron de 
Sassenage, dont j'ai déjà parlé ; elle est écrite en vieux 
style, et parfaitement conservée. Comme elle est un témoi- 
gnage de la considération distinguée dont jouissait le 
seigneur de Chaban, et qu'elle prouve l'alliance de sa 
maison avec celle de Sassenage , je vais la transcrire ici 
littéralement. 

« Monsieur de Bouvier, ayant été mandé par monsei- 

» gneur le duc du Maine, pour l'aller treuver avecques 

» la compagnie de Henri Monsieur son fils pour l'occasion 

» qu'il se présente des Reitres, et sachant que vous avez tou- 

» jours recherché les belles occasions et ne pouvant pré- 

» senter une plus belle que celle-cy et là où il y aye plus 

T> d'honneur et de réputation, je me suis pancé vous faire 

» cette m'estant toujours promis d'être honoré de votre amy- 

» tié, si vodriez faire ce voyage et qualissions ensemble, nous 

» asseurant qui me ferait l'un des plus grands contente- 

» ments que je scarais recevoir, et en tous les endroits ou 

» me vodrez employer pour nous assister et faire servisse 

» je le feray et sa dailleurs de cette affection que scariez 



278 BOUVIER DE MONTMEIRAN. 

» désirer cTiing qui nous apartient, et de telle ceste que je 

» me recommande humblement à vos bonnes grâces priant 

» le créateur vous donner monsieur de Bouvier en parfaite 

» santé heureuse et longue vie. 

» Votre humble allié affectioné à vous faire servisse. 
» Signé de Sassenage. 

» P . S . Monsieur de Monteson ( de Clermont- 
» Monteson ) me mande que m. le Seneschal 
» de Montelimart nous doit apporter pour 
» faire deux Montres. 

» A Montellier le 20 juin i5 

La suscription de cette lettre esta M. de Bouvier, mon 
cousin, à Curson. 

Pierre de Bouvier laissa : 
i.° Pierre II e ; 
2. Bonaventure et Jean, morts sans enfants. 

VII. Pierre II e de Bouvier -Montmeiran, seigneur de 
Chaban, était capitaine, et servit dans l'arrière-ban. Il 
épousa, le 19 juin 1 588, Claudine de Brunier de l'Arnage, 
fille de Jean de Brunier, seigneur de l'Arnage et Tain en 
Dauphiné. Il naquit de ce mariage : 

i.° Jean-Pierre: 

2. Claudine, mariée à Jacques de Murynais. 

VIII. Jean- Pierre I er de Bouvier-Montmeiran, capitaine 
au régiment de Montclard, se maria le 4 mars 1627 avec 
Catherine de Ferrand de la Motte-Teste, fille de Claude de 
Ferrand, seigneur delà Motte-Teste, baron d'Urtail et de 
Cornas, chevalier de Tordre du roi , habitant au château 
de Borgard près St.-Péray, et de Catherine de Geix. Il en 
eut: 

i.° Jean, baron de Montmeiran, d'Urtail, etc., 
capitaine de cavalerie, qui fut père de François de 
Bouvier-Montmeiran, baron d'Urtail, mort sans 
postérité; et de Louise, qui épousa Claude-François 
de Coston, mousquetaire du roi, nommé à la ma- 
jorité de Valence en 1677. Elle P ort:a dans cette 
famille les baronnies de Cornas et d'Urtail. 

2. Claude, mort sans enfants. 

3.° Jean-Pierre, dont l'article suit. 

IX. Jean-Pierre II e de Bouvier, chevalier de Montmei- 
ran, seigneur de Chaban, était capitaine au régiment de 



ET DE CACHARD. 279 

la Tourrete; il servit dans le dernier arrière-ban de la 
province du Languedoc, que commandait M. le marquis 
de Montfrin. Il se maria en 1672 avec Marguerite du Roux 
de Jarjaie-Montauban, dame de Cachard, fille et héritière 
de René II e du Roux de Jarjaie-Montauban, seigneur de 
Jarjaie et Cachard, capitaine commandant au régiment 
de Nérestan, etd'Esther de Galbert des Fonds. Sont issus 
de ce mariage : 

i.° François de Bouvier, qui suit; 
2. Jean-Pierre, connu sous le nom de chevalier 
de Cachard, qui servit, dans la maison du roi, et 
mourut sans enfants; 

3.° Louis, capitaine d'infanterie, également mort 
sans enfants. 

X. François de Bouvier, seigneur de Cachard, capitaine 
d'infanterie, épousa en 1709 Françoise Aimard, dont il 
eut : 

i.° François- Alexis, qui suit; 

2. N. Chevalier de Cachard, capitaine de cava- 
lerie au service de S. M. catholique, et comman- 
dant la ville de Valence dans le royaume de ce nom. 
Il est mort laissant plusieurs enfants, dont deux 
servaient dans la maison du roi avant la révolution 
d'Espagne, et deux autres dans le régiment de Tar- 
ragone; 

3.° N. de Cachard, mariée à N. d'Athenol des 
Tourrettes, capitaine d'infanterie; 

4. Madeleine qui avait épousé Laurent de Planta- 
Wildenberg, et fut mère de Marc- Antoine Planta de 
Wildenberg, ancien officier au régiment de Barrois. 

XI. François- Alexis de Bouvier de Cachard, seigneur 
dudit lieu, lieutenant au régiment d'Auvergne, reçut plu- 
sieurs blessures au siège de Prague en 1774. Il fut capitaine 
au régiment de Bouillon, et épousa en 1744, Jeanne- Fran- 
çoise du Trémolet de la Cheisserie, fille d'Antoine III e du 
Trémolet de la Cheisserie, seigneur du Trémolet de la 
Cheisserie, Craux et Montagu, capitaine au régiment de la 
Chaux-Montauban, et de Marguerite de Barjac de Rou- 
coule. Ils ont laissé dix enfants. 

i.° Louis-François, I er du nom, né en 1766, 
élève du roi à l'école militaire de Tournon, lieute- 
nant au régiment d'Agenois. Accusé d'avoir cons- 
piré pour le rétablissement de la royauté, il a été 



280 BOUVIER DE MONTMEIRAN-CACHARD. 

condamné à mort par le tribunal révolutionnaire 
en 1793; 

2. Hercule-Annet-Christon, qui suit; 
3.° Louis- François II e , né en 1768, élève du roi 
à l'école militaire de Sorèze, lieutenant au régiment 
de royal-infanterie. Il est mort en Allemagne 
sans être marié; 

4. Jean-Humbert, né en 1770, lieutenant d'ar- 
tillerie au régiment de La Fère, et qui obtint une 
compagnie dans la même arme au service d'Angle- 
terre. Il s'est marié à Moscou avec une demoiselle 
Lewanski; 

5.° Louis-François III e , élève d'artillerie, qui est 
passé dans les colonies en qualité de lieutenant dans 
un réginent d'artillerie anglaise, et s'y est marié avec 
N.... de Rougemont; 

6.° Placide également destiné à l'état militaire 
avant la révolution ; 

7. Auguste, élève du roi à l'école militaire de 
Tournon; il fut forcé d'en sortir en 1792 ; 

8.° Trois filles, Jeanne-Françoise, Adélaïde et 
Antoinette-Eugénie. 
XII. Hercule-Annet-Christon de Bouvier de Cachard, 
né le 5 novembre 1767, porta d'abord le nom de chevalier 
de Cachard, et fut ensuite destiné à l'état ecclésiastique. Il a 
possédé pendant dix ans environ le prieuré commendataire 
de Notre-Dame de Lassas, diocèse de Viviers. Il est aujour- 
d'hui le chef de sa famille et habite au château de Cachard 
en Vivarais. Ayant fait partie de la députation du canton 
de St.-Péray qui est venu féliciter le roi Louis XVIII sur 
son heureux retour dans ses états, S. M. a bien voulu lui 
accorder la décoration du lys. lia épousé, le 16 février 180 3, 
Marie-Julie de Baussancourt, fille d'Edme- François-Marcel 
de Baussancourt, baron de Baussancourt, seigneur de 
Dolancourt , le Magny-Fouchard , Vauchonvilliers et 
autres terres dans la province de Champagne, capitaine 
de cavalerie et chevalier de l'ordre royal et militaire de 
St.-Louis, et de Marie-Madeleine Jacobé de Vienne. De ce 
mariage sont nés: 

i.° Hercule-Louis-Gaston, né le 3i juin 1807. 

2. Marie-Madeleine- Alexia, née le 16 février 1802. 

Armes. « De gueule à trois rencontres de taureau d'or, 

« panachées de même; deux en chef, une en pointe: ce 

« sont les armes simples de Bouvier; mais Bouvier-Mont- 






DE COSTON DE CORNAS. 281 

» meiran écartèle d'azur, semé de France, qui est de Mont- 



» meiran.» 



COSTON DE CORNAS ( de ) , famille originaire de 
Normandie et fort ancienne . Elle quitta cette province, 
il y a déjà plusieurs siècles, pour venir s'établir dans la 
Guienne, et ensuite dans le Comtatvenaissin. 

Il existe une vieille tradition, dans cette famille, qui 
apprend que lorsque le duc de Berry, fils de Louis XI, fit 
assassiner, à Poitiers, le dernier rejeton de la maison de 
Montferrand, il était accompagné d'un Coston, qui, jus- 
tement effrayé par cet attentat, passa en Angleterre. Il 
emporta avec lui ses titres, et se fixa dans le Comté 
d'Essey, où sa postérité existait encore il y a peu d'an- 
nées. Il ne put emmener avec lui un de ses enfants qui 
était au berceau. Resté dans sa patrie , cet enfant est 
devenu la souche d'une branche qui habite le Querci, et 
c'est de lui que descend également : 

I. Pierre de Coston, capitaine au régiment de Piémont, 
marié à Anne de Montestier. Il eut pour fils : 

IL Claude de Coston, homme d'armes de la compagnie 
de la reine, garde du corps de leurs Majestés, qui épousa 
Jeanne de Boyard : il mourut major, commandant la ville 
et citadelle de Valence, en Dauphiné, et laissa : 

III. Claude-François de Coston, mousquetaire du roi; 
il se couvrit de gloire au siège de Valenciennes, en 1677, 
sous les yeux de Louis XIV, qui le combla d'éloges. Sa- 
chant qu'il ne pouvait le récompenser par le don de la 
noblesse, puisqu'il était déjà gentilhomme, le roi lui de- 
manda quelle était la grâce qu'il désirait obtenir. L'intré- 
pide Coston ayant sollicité la majorité de Valence qui 
venait de vaquer par la mort de son père, elle lui fut ac- 
cordée maigre sa grande jeunesse. Cette anecdote est con- 
signée dans le Journal militaire 'et politique dédié à Mon- 
sieur, frère du roi, en date du 1 5 juin 1 679. 

Il épousa Marguerite de Bouvier de Montmeiran, fille 
de Jean de Bouvier, baron de Montmeiran, Cornas, Dur- 
tail, etc. Marguerite, qui était alliée aux plus anciennes 
familles du Dauphiné et du Vivarais, devint l'héritière de 
sa maison par la mort sans enfants de François de Bou- 
vier, baron de Durtail, son frère. Elle porta, dans celle 
de Coston , les terres de Cornas , Durtail , et beaucoup 
d'autres biens. De ce mariage vinrent : 



282 DE COSTON DE CORNAS. 

i.° François de Coston, capitaine d'infanterie, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis, et major, commandant la ville et citadelle 

de Valence. Il avait épousé N de Savoie dont 

il n'eut point d'enfants, et à qui il donna tous ses 
biens par testament. 

IV. Jean-Charles de Coston , baron de Cornas , entré 
au service en 1 717, capitaine aide-major dans le régiment 
de Talard, et mort d'une blessure en 1746. Il fut héritier 
de Marguerite de Bouvier-Montmeiran, sa mère, qui lui 
laissa la baronnie et terres de Durtail, Cornas, Saint-Ro- 
main et Chaban, et tous les autres biens de sa maison non 
substitués à François de Coston, à la charge d'en porter 
les armes, qui sont de gueule à trois rencontres de taureau 
d'or panachées de même. Le baron de Cornas épousa, en 
1736, Marie-Anne-Emerentiane Duclaux, dont sont issus: 

i.° Charles-Louis, qui suit: 

2. Jeanne-Marguerite, née le 8 juillet 1738, re- 
ligieuse au monastère de Notre-Dame de Valence, 
décédée; 

3.° Catherine-Reine, née le 20 juillet 1742, ma- 
riée à M. des Aimards d'Etoile, également décédée. 
Elle a laissé une fille unique qui a épousé M. Gar- 
nier de la Barère. 

V. Charles-Louis de Coston, baron de Cornas, né le 
26 juin 1741, ancien capitaine au régiment delà Couronne, 
lieutenant-colonel au régiment provincial d'artillerie d'Au- 
xonne, et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis. Il a épousé Françoise Grimaud, dont il a eu; 

i.° François-Gilbert, baron de Coston, né le 2 3 
mai 1780, major d'artillerie, officier de la légion 
d'honneur et chevalier de Tordre royal des Deux- 
Siciles. Il a perdu un bras à la bataille d'Aboukir en 
Egypte. Ayant eu l'honneur d'être présenté au roi, 
il en a reçu la décoration du lys. 

2. Amélie, mariée à N. de Rostaing, habitant à 
Tournon en Vivarais; 

3.° Alexandrine, mariée à N. Grimaud , morte 
sans enfants. 
Armes : « écartelé à 1 et 3 de gueules à trois rencontres 
» de taureau d'or, au 2 et 4 d'azur semé de France, qui 
» sont les armes de Bouvier de Montmeiran, et sur le tout 
» un écusson d'azur à trois lances d'or, qui sont les armes 
» de Coston de Cornas. » 



BRANDIN DE SAINT-LAURENS. 2 83 

BRANDIN DE SAINT-LAURENS , famille originaire 
de Normandie , et qui remonte au quinzième siècle, ainsi 
qu'il est constaté par un acte passe par les tabellions de 
Senzeville , le 23 décembre 1439 , portant création de 
rente au trésor de Notre-Dame de Préaux , pour un service 
solennel. 

I. Olivier Brandin vivait en 1439 à Préaux; il laissa 
de Barbe, son épouse : 

i.° Jean , dont l'article viendra : 

2. Gilles, marié à Marguerite Deshayes , dont il 
eut Marguerin , mort sans enfants , et Pierre , qui 
eut deux fils , Pierre et Godefroy , morts sans 
postérité. 

II. Jean Brandin épousa , en 1595 , Marguerite de Vi- 
vefay , aujourd'hui Vivefoy , fille de messire de Vivefay, 
écuyer , seigneur des Mottes. Il eut de ce mariage : 

1 .° Marguerin , dont l'article viendra ; 
2. Pierre , mort sans postérité. 

III. Marguerin Brandin de Saint-Laurens, ainsi qu'il 
est qualifié dans un titre, en date du 7 septembre 1 638 , 
épousa, en 1625, Geneviève de la Rivière , fille du messire 
delà Rivière, chevalier, seigneur du Thuit-Hebert. De ce 
mariage vinrent : 

i.° Antoine, dont l'article suit; 

2. Pierre , écuyer, seigneur de Boisfossé , con- 
seiller en la cour de aides de Normandie , lequel 
épousa, en 1668 , demoiselle Suard ; 

3.° François, mort sans enfants. 

IV. Antoine Brandin de Saint-Laurens , conseiller en 
la cour des aides de Normandie , épousa en 1668, demoi- 
selle Mesle , dont il eut : 

i.° Pierre, dont l'article viendra; 
2. Jacques-Antoine , seigneur de Boisfossé, mort 
sans enfants ; 

3.° Charles , mort sans enfants. 

V. Pierre Brandin de Saint-Laurens , écuyer , cadet 
dans les cent gentilshommes de Gambray, en 1692, puis 
capitaine au régiment de Chartres, infanterie , et officier 
dans la grande fauconnerie du roi , épousa, en 17 17 , de- 
moiselle Féru. Il eut de ce mariage : 



284 BRANDIN DE SAINT-LAURENS. 

1 .° Guillaume, dont l'article viendra ; 

2. Gaspard , capitaine dans le bataillon de mi- 
lice de le Mercier, tué à l'armée en i333 ; 

3.° Pierre, volontaire au régiment de Co- 

lonel général de cavalerie , tué à la bataille de Det- 
tingen ; 

4. Nicolas , écuyer, volontaire au régiment de 
la Marche, mort à Straubing des suites de ses bles- 
sures, le 2 5 décembre 1742 ; 

5.° Pierre- Louis, écuyer , sieur de Saint- Laurens, 
brigadier des gardes du corps, mort au château du 
Saint-Pair, le i er juin 1754; 

6.° Marie-Jeanne , qui épousa messire Dupin du 
Chastel , dont elle eut une fille. 

VI. Guillaume Brandin, sieur de Saint-Laurens , con- 
seiller en la cour du parlement de Normandie , né en 1722 , 
épousa, 1 .° demoiselle du Peray; 2. demoiselle Guesdon, 
fille de M. Guesdon , avocat au même parlement. Il eut du 
premier lit : 

i.° Marie-Jeanne , morte fille; 

2. Marguerite , qui épousa le sieur de Manneville, 
écuyer , maître ordinaire en la cour des comptes de 
Normandie, dont elle eut, r.° Annecy, mariée a 
M. de Torcy , conseiller au parlement de Dijon ; 
2. Joséphine, mariée à M. Daniel de Grangues ; 
3.° Caroline. 

Du second lit sont issus : 

i.° Guillaume - Louis Calixte , dont l'article 
viendra ; 

2. Thérèse-Esther , mariée à M. Lemercier Des- 
fontaines , écuyer , secrétaire de l'assemblée de la 
noblesse en 1789, mort sans enfants. 

VII. Guillaume- Louis -Calixte Brandin de Saint-Lau- 
rens , garde du corps du roi , capitaine de cavalerie , lieu- 
tenant d'une compagnie de hussards nobles, à l'armée de 
Mgr. le prince de Condé, a épousé, le 25 juin 1791, de- 
moiselle Madeleine-Antoinette Basire, fille de messire 
Joseph Basire , capitaine de cavalerie et chevalier de 



DE BAZOUGES. 2 85 

Tordre royal et militaire de Saint -Louis. Il eut de ce 
mariage : 

i.° Gustave, né le 20 mars 1792, garde du corps 
de S. M. Louis XVIII; 

2. Eugène- André -Albert, né le 10 août 1799. 



BAZOUGES ( de J, famille originaire de l'Anjou, dont 
les titres et papiers ont été perdus pendant les troubles de 
la révolution. La noblesse de son extraction et son dévoue- 
ment pour l'auguste maison de Bourbon, sont justifiés par 
les lettres suivantes, qui ont été adressées à M. Fran- 
çois de Bazouges, le dernier du nom de cette famille. 

« Nous, Charles - Ferdinand, duc de Beny, petit-fils de 
» France, grand-prieur de l'ordre de Saint-Jean de Jéru- 

» salem chef du régiment noble de notre nom, au ser- 

» vice de S. M. I. l'empereur de toutes les Russies, etc. 

» Certifions que le sieur François-Aumont de Bazouges , 
» delà province d'Anjou, major au service de S. M. le roi 
» de France, chevalier de l'ordre royal et militaire de St.- 
» Louis, après avoir fait la campagne de 1792 dans l'ar- 
» mée des princes, frères du roi, s'est trouvé au siège de 
» Maestricht, avoir servi avec distinction en qualité d'ofrl- 
» cier , et ensuite de capitaine dans le corps de gentils- 
» hommes d'Etienne de Damas, où il a fait la campagne de 
» 1794 à 1795, a rejoint l'armée de "Condé avec ce même 
» corps en 1796, comme capitaine de gentilshommes, qu'il 
» a fait la campagne de 1796 à l'avant-garde détachée sous 
» les ordres du comte de Vioménil, et celle de 1797; qu'il 
» s'est trouvé à toutes les affaires; qu'il a suivi l'armée en 
» Pologne, et qu'à la formation russe il est rentré dans notre 
» régiment en qualité de sous - lieutenant; qu'il a fait la 
» campagne de 1799, et que son excellente conduite, vrai- 
» ment digne d'un loyal et fidèle gentilhomme, n'a jamais 
» cessé de lui acquérir des droits assurés à notre parfaite 
» estime. En foi de quoi 

» Fait à Steyer en Autriche, le 8-19 mars 1800. » 

« Nous, Louis- Joseph de Bourbon, prince de Condé , 
» prince du sang, pair et grand-maître de France, duc de 
» Guise, colonel-général de l'infanterie française et étran- 
» gère, etc., etc. 

» Certifions que le sieur François-Aumont de Bazouges, 
» gentilhomme français, de la province d'Anjou, cheva- 



286 PETAU. 

» lier de l'ordre royal et militaire de St.-Louis, capitaine 
» en France au régiment d'Orléans cavalerie, émigré au 
» mois de novembre 1793, a lait la campagne de 1791 à 
» l'armée des princes, frères du roi Louis XVI, et nous a 
» joint le i er mars 1796 avec le régiment d'Etienne deDa- 
» mas, où il était çapUaine-çommandant des volontaires ; 
» qu'il a fait en cette qualité, sous nos ordres, les cam- 
» pagnes de 1796 et 1797., et les suivantes jusqu'à ce 
» jour comme lieutenant au quatrième escadron du ré- 
» giment noble à cheval d'Angoulême; qu'il s'est trouvé a 
» toutes les affaires qui ont eu lieu pendant qu'il a été à 

» l'armée et qu'il s'est conduit avec honneur, donnant 

» les meilleurs exemples et se distinguant par son zèle et 
» par son courage. En foi de quoi 

» Fait à notre quartier - général de Feistritz, le 28 février 
» 1801.» 

François- Aumont de Bazouges, seigneur dudit lieu, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, dé- 
cédé en son château à Bazouges, le 27 mai 1808, avait 
épousé Madeleine-Christine Jaunon, aujourd'hui existante 
et habitant ledit château, de laquelle il a laissé : 
i. c Madeleine-Emilie; 
2. Marie-Julie; 
3.° Anne- Valérie. 



PETAU, ancienne famille noble, originaire de Bretagne, 
établie depuis à Orléans, et maintenue dans sa noblesse 
par arrêt du conseil d'état du 1 1 juin 1667. Elle a fourni: 

Nicolas Petau, gouverneur et bailly de la ville d'Etampe, 
en 1540. 

François, conseiller au parlement de Bretagne en l'an- 
née 1 558. 

Paul, célèbre antiquaire, conseiller au parlement [de Paris 
Paris en i588. 

Denis Petau, jésuite célèbre par son érudition. 

Alexandre, conseiller au parlemant de Paris en 1628. 

Paul-Alexandre , conseiller au parlement de Paris en 
1672. 

François, député de la noblesse aux états-généraux de 
1789. > 

Armes: « fond d'azur, à trois roses d'... en chef d'or 
» à une tête d'aigle d'... » 



DE LA VILLE. 287 

VILLE ( de ou de la ), famille illustre et des plus an- 
ciennes de la Lorraine; elle prend son nom de la seigneu- 
rie de la Ville-sur-Illon, située à trois lieues de Mirecourt. 
Les ducs de Lorraine, qui sont la souche de la maison 
impériale d'Allemagne d'aujourd'hui , admirent les sei- 
gneurs de Ville à prendre alliance dans leur maison , et 
leur accordèrent, dans divers actes, le titre de cousin. 
Les comtes de Ville s'allièrent également, par mariage, 
aux anciens comtes de Vendôme et aux anciens ducs 
de Bourgogne, et fournirent des femmes à la maison de 
Haynault, de laquelle sont issus les empereurs de Cons- 
tantinople, de la maison de Flandre. On voit ensuite 
ces mêmes comtes de Ville s'unir aux premières mai- 
sons de l'Allemagne ; et de nos jours nous trouvons un 
comte de Ville qui sera mentionné plus bas, marié à une 
princesse de Hesse-Philipsthal, de sorte qu'il est constant 
que cette famille tient, par les liens du sang et de l'al- 
liance, aux maisons les plus illustres de l'Europe. 

I. Gilbert I er , seigneur de Ville, chevalier, s'en- 
gage, par traité conclu en 1097, à défendre et protéger 
l'abbesse et l'abbaye d'Epinal, à condition qu'il aurait 
l'avouerie de Faverolle, et qu'il porterait le titre de sei- 
gneur de Saint-Goëri. Il eut, d'Adélaïde de Louvain, son 
épouse : 

i.° Jean ou Janin I er , dont l'article viendra; 

2. Savari, dont l'existence est également connue 
en 1146, ainsi qu'il est avisé par le cartulaire de 
Saint-Paul- de-Verdun, qui le nomme chevalier de 
grand mérite. 

II. Jean I er , ou Janin, seigneur de Ville, chevalier, 
vivant en. 1 149, mentionné au cartulaire de l'abbaye de 
Verdun, article 38, laissa les enfants qui suivent : 

i.° Erard I er , dont l'article viendra; 
2. Allard, seigneur de Ville, qui eut pour fille : 
Marie de Ville , qui épousa Philippe de 
Hainault, de la maison de Flandre, cousin 
de Baudoin, empereur de Gonstantinople ; 
3.° Marie, dame de la Ferté en Ponthieu, vivant 
en 1202; elle épousa Raoul de Roye, seigneur de 
Germigny, qui forma la branche de la Ferté. De 
ce mariage vint : 

Marie de Roye, qui épousa i.° Audebert III 



2 88 D E LA VILLE 

de Hangest, seigneur de Genlis ; 2 Bou- 
chard V, comte de Vendôme. De ce dernier 
mariage sont issus les anciens comtes de Ven- 
dôme. 

III. Erard I er , seigneur de Ville, chevalier, gouver- 
neur du duché de Lorraine sous les ducs Thibault I er et 
Matthieu II, vers Tan 1220, épousa Elisabeth de Bour- 
gogne-Montagu, petite-fille de Hugues III, duc de Bour- 
gogne, et d'Alix de Lorraine. De ce mariage vinrent : 

IV. Guillaume I er , seigneur de Ville, chevalier, marié 
à Constance de Zcehringen, famille de laquelle est sortie 
la maison de Baden. De ce mariage vint : 

V . Gauthier I er , seigneur de Ville , qui épousa, en 
1 249, Hélinde, dont le nom de famille est resté ignoré ; 
ils vendirent, d'un commun accord, à l'église de Saint- 
Paul, les hommages des biens qu'ils avaient à Ennemont. 
Ils laissèrent pour enfants: 

i.° Simon I er , dont l'article viendra ; 

2. Jean, seigneur de Muraut, qui laissa pour 
héritiers deux fils, Robin et Jean. Celui-ci décéda 
en 1307, et laissa trois enfants, i.° un fils appelé 
Robin ; 2. Clémence, qui épousa Erard I er du 
Châtelet, issu des ducs de Lorraine; 3.° Marie, al- 
liée à Gué de Sorbon, seigneur de Turterin ; 

3.° Gérard, abbé d'Estival en 1290. Il est men- 
tionné dans les annales de cette abbaye, comme 
descendant d'une famille équestre. 

VI. Simon I er , seigneur de Ville, chevalier, eut de 
sa femme, dont le nom est resté inconnu : 

1 .° Androin I er , dont l'article viendra ; 

2. Jean, à qui le duc de Raoul I er de Lorraine 
accorde le titre de cousin, dans un traité fait avec 
Adhémar, évêque de Metz en 1343 ; 

3.° Isabelle, 

4. Etiennette, 

5.° Béatrix, 

6.° Marguerite, mariée en i328, à Mathieu III, 
seigneur de Roye, grand-maître des arbalestriers 
de France; 

y. Guillemette de Ville, abbesse d'Epinal en 
1340, jusqu'en 1373. 

Dans le même temps on trouve Jacobée , 



chanoinesses du chapitre noble 
de Remiremont; 



DE LA VILLE. 289 

Mathilde, Catherine et Alexis de Ville , cha- 
noinesses et bienfaitrices de l'abbaye de Remi- 
remont. Les différents actes , recueils de fon- 
dation, nécrologes , martyrologes et cartulaires 
de ce chapitre, prouvent que les demoiselles 
du nom de Ville étaient admises dans ce cha- 
pitre noble, de toute ancienneté et long-temps 
avant i3oo. 

VII. Androin I er , seigneur de Ville, épousa Jeanne 
d'Amance, sœur de Jacques d'Amance, grand-maréchal 
de Lorraine, De ce mariage vinrent : 

i.° Jean II, dont l'article viendra; 

2. Jeanne, qui épousa Burneguin de Savigny, 
d'une illustre famille de Lorraine, qui a contracté 
beaucoup d'alliances avec les maisons du Châtelet , 
de Lénoncourt et de Paroie ; 

3.° Isabelle, chanoinesse à Remiremont. 

VIII. Jean II, seigneur de Ville, grand-prévôt, en 1396, 
du chapitre noble de Remiremont , charge pour laquelle 
il fallait , dès ce temps , faire les mêmes preuves de no- 
blesse qu'on exigeait des chanoinesses. Il épousa Margue- 
rite de Villar^-sur-Sceie, de laquelle il eut : 

i.° André I er , qui suit: 

2. Philippe, nommé à l'évêché de Toul, et prince 
du Saint-Empire, à la sollicitation de Charles I er , 
duc de Lorraine, son parent. Il occupa le siège 
depuis 1399 jusqu'en 1409; 

3.° Henri, aussi nommé, après la mort de son 
frère , à l'évêché de Toul , à la sollicitation du 
même duc de Lorraine ; on voit son tombeau dans 
l'église cathédrale, et son épitaphe près le grand 
autel. Il occupa le siège depuis 1409 jusqu'en 1446; 

4. ° Alix, doyenne de l'abbaye noble de Remire- 
mont, vivant en 1442. 

Vers le même temps on trouve Geoffroy de 
Ville, chevalier, marié à Isabelle Bulgné- 
ville;puis Agnès, Jeannette, Guillemette, et 
Jacquette de Ville, chanoinesses de Remi- 
remont. 

IX. André I er , seigneur de Ville, chevalier, vivant en 
1420 , épousa Isabeau d'Epinal, de laquelle il eut : 

1. 19 



290 



DE LA VILLE. 

i.° Antoine, qui continua la branche aînée, et 
qui épousa, en 14.44, Catherine du Châtelet, de la 
branche de Deuilly, dite la Grande Dame, fille 
d'Erard du Châtelet, baron de Deuilly, sur- 
nommé le Grand, lequel descendait en ligne di- 
recte et masculine de Thierri de Lorraine, sur- 
nommé d'Enfer, fils puiné de Ferri I er , duc de 
Lorraine, souche de la maison d'Autriche de nos 
jours. De cette alliance vint Colignon I er , seigneur 
de Ville, baron et bailly des Vosges, en 1456: il 
avait pour sœur Elisabeth , chanoinesse , en 1470, 
à Remiremont. Il épousa Mahaut de Ville, sa cou- 
sine, de laquelle il eut les enfants rapportés ci- 
après : i.° Antoine de Ville, baron et bailly des 
Vosges, en 1540, mort sans postérité, d'Yolande 
de Bassompierre. En lui s'éteignit la branche aînée; 
2. Jeanne, mariée, en 1484, à Christophe de Bas- 
sompierre, frère d'Yolande, bisaïeul du maréchal 
de Bassompierre; 3.° autre Jeanne, mariée à 
Thierry IV e , seigneur de Lenoncourt et de Vi- 
gnory, dont Henri de Lenoncourt, cardinal, évêque 
de Châlons, pair de France; 4. Marguerite, mariée 
à Jean de Saint- Amadour, seigneur de Lanoy. De 
ce mariage vint Anne de Saint-Amadour, femme 
de Pierre de Choiseul, III e du nom, baron de 
Meuse, chevalier des ordres du roi; 5.° Catherine 
de Ville, femme de Philippe de Raigecourt, sei- 
gneur d'Ancerville, reçu à Jérusalem chevalier du 
Saint-Sépulchre ; il fut chambellan de René, II e du 
nom, duc de Lorraine. 

On trouve encore vers le même temps Simon 
de Ville, Nicolas de Ville, bienfaiteur du cha- 
pitre de Remiremont, et Pierre de Ville, qui 
donna à ce chapitre la seigneurie de Viviers, 
près de M ont fort. 

2. André, dont l'article viendra; 

3.° Arnaud, avoué d'Epinal, marié à Catherine 
de Saint-Loup; 

4. Jean, seigneur de Fontoi, marié à Marguerite 
de Telec; 

5.° Erard, seigneur de Montquentin; 

7' Jacobée' chanoinesses de Remiremont. 



DE LA VILLE. 291 

X. André II, de Ville,, chevalier , second fils d'An- 
dré I er , fut seigneur de dom Jullien, grand officier et 
chancelier du chapitre de Remiremont, porta la bannière 
du cardinal de Lorraine à la bataille de Nancy , en 1477, 
contre Charles-le-Téméraire, duc de Bourgogne , qui y fut 
tué. André II avait épousé Jeanne d'Haussonville, dont 
il eut : 

i.° Antoine qui suit; 

2. André, marié à Jeanne de Mailly, de laquelle 
il eut Antoine de Ville, seigneur de Brémoncourt, 
au service de France en 1497; 

3.° Mahaut, mariée à Colignon de Ville, son 
cousin; 

4. Jeanne, mariée à Jean de Vouhet, chevalier; 
leur fille Jeanne épousa Jean I er d'Aubusson la 
Feuillade. 

XI. Antoine de Ville , chevalier, seigneur de dom Jul- 
lien et de Beaupré, chambellan du roi de France Char- 
les VIII , capitaine de 5o hommes d'armes et de 400 arbalé- 
triers, gouverneur de Montélimart, en 1494, avait été à 
la conquête du royaume de Naples, où il fut nommé duc 
du Mont-Saint-Ange , titre qu'il conserva jusqu'à sa mort. 
Il avait épousé Claudine de Beauveau. De ce mariage 
vinrent : 

i.° Antoine, qui continua la branche aînée, et 
qui épousa en secondes noces Alix de Bertrand, fa- 
mille qui a fourni un chancelier de France et des 
premiers présidents au parlement de Toulouse. De 
ce mariage vint Jean, marié, en 1564, à Margue- 
rite de la Barthe, d'une famille qui a fourni un ma- 
réchal de France, et de laquelle il eut: i.° Fer ri , 
auteur d'une branche établie en Dauphiné, et qui 
est éteinte aujourd'hui; 2. ° Joseph, qui fonda dans 
VAgénois une branche qui a continué jusqu'à nos 
jours. Il avait épousé, en 1612, Florette de Ga- 
lard; 3.° Antoine, appelé le chevalier de la Ville; 
4. Alix , doyenne de Remiremont, vivant en 1576; 

2. André, qui a fondé une branche en Alsace, 
et dont l'article va suivre; 

3.° Jeanne, mariée le 25 juin 1494 à Christophe de 
Bassompierre, dont le maréchal de France fut l'ar- 
rière-petit-fils. 



2 Q 2 DE LA VILLE. 

4. Marguerite, mariée, i.° à Jean de Saint-Ama- 
dour; 2. à Philibert du Châtelet, chef de la branche 
de Pierre-Fitte , avec laquelle il continua cette li- 
gnée. Du premier mariage elle avait eu Anne de 
Saint- Amadour, mariée d'abord à Antoine de Sa- 
vigni, ensuite à Henri d'Haraucour; 3.° à Pierre de 
Choiseul, II I e du nom, baron de Meuse, chevalier 
des ordres du roi. 

Branche d'Alsace. 

XI t. André III, comte de Ville, chevalier, accompagne 
en Souabe le duc Antoine de Lorraine, qui menait toute sa 
noblesse, en i525, contre les rebelles qui désolaient l'Al- 
lemagne et toutes les contrées voisines du Rhin. Il s'établit 
dès-lors dans le Palatinat, y acheta un fief, le 5 mars i53o, 
et épousa, le 18 mai i532, de Zollner de Meissenbourg, 
fille de Zollner de Meissenbourg, chevalier, et de Sophie 
de Hirschom. De ce mariage sont issus : 

i.° Raoul ou Rodolphe i er ,dont l'article viendra ; 
2. Françoise, morte en i5gi , sans avoir été 
mariée. 

XIII. Raoul ou Rodolphe I er , comte de Ville, cheva- 
lier, épouse, le 3 janvier i58o, Marguerite de Babenhaus- 
sen, fille de Rheinart de Babenhaussen , chevalier, et de 
Dorothée Lehelme, comtesse de Berghen, famille qui a 
fourni deux électeurs de Cologne. Celle de Babenhaussen a 
donné un grand-maître de l'ordre teutonique en 1572. 
Raoul et son épouse testèrent le 4 février 1601. De leur 
mariage vinrent : 

i.° Etienne I er , dont l'article suit; 
2. Alexandre, chevalier, au service de l'empe- 
reur Ferdinand; 
3.° Charles, chevalier, au service du même prince. 

XIV. Etienne I er , comte de Ville, chevalier, épouse, 
le 4 juillet 1628, Elisabeth, baronne de Kromberg, fille de 
Harthemouth de Kromberg, baron de l'empire d'Allema- 
gne, et d'Elisabeth Moudersbach. La maison de Kromberg 
ou Crouenberg a fourni un électeur de Mayence en 1626, 
et un grand-maître de l'ordre teutonique en i5^3. Etienne 
testa le 3 novembre 1 645 . De son mariage est issu : 

XV. César I er , comte de Ville ou de la Ville, cheva- 



DE LA VILLE. 293 

lier, capitaine au service de France, épousa, le 2 janvier 
1657, Marie-Anne, baronne de Koppenstein, fille de Fré- 
déric Valrap, baron de Koppenstein, et d'Elisabeth, ba- 
ronne de Stein-Kallesfels. Il fit la guerre de 1672, sous 
Louis XIV, et fut blessé en 1674, à la bataille de Sinzheim, 
gagnée par le maréchal de Turenne. Il mourut de la suite 
de ses blessures, le 4 juillet de la même année. Il eut pour 
fils: 

i.° Etienne II, qui suit; 

2. Jacques, chevalier, né en i665, cadet gentil- 
homme en 1674, lieutenant au régiment de Cham- 
pagne en 1688, mort la même année, sans postéri- 
té, et des blessures reçues à la bataille de Ramillies. 

XVI. Etienne II, comte de Ville ou de la Ville, che- 
valier, né le 3 juin 1664, cadet gentilhomme le 6 mai 
1672, lieutenant au régiment du roi en 1688, depuis ca- 
pitaine de dragons et commandant de la ville de Lauter- 
bourg, fut chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis le 3o avril 1721. Il avait épousé, le 6 mai 1716, 
Marie-Barbe de Bachmeyer, et mourut le 12 septembre 1753. 
Il avait assisté à cinq sièges et s'était trouvé à trois batailles. 
De son mariage sont issus : 

i.° Jean- Etienne, mort sans postérité en 1734, 
lieutenant de dragons; 

2. François, né le 5 août 1720; 

3.° Alexandre-François, dont l'article suit; 

4. Louis-Etienne, mort en 1775, chevalier de 
Saint- Louis; 

5.° Joseph- Victor, ecclésiastique, né en 1723; 

6.° Joseph-Eude, major au régiment de Lor- 
raine, chevalier de Saint-Louis, mort sans enfants; 

7. Julienne, née le 20 mai 1726, morte sans 
postérité. 

XVII. Alexandre-François, comte de Ville ou de la 
Ville, chevalier, ne le 22 septembre 1722, fit les cam- 
pagnes de Bohême, assista au siège de Prague sous les 
ordres des maréchaux de Broglie et de Belle-Isle, comme 
capitaine; major en 1755, commandant de Lauterbourg, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, le 
14 juillet 1757. Il a épousé, le 3 septembre 1759, Cécile 
Petit-de-Maubuisson, fille de Charles-Annibal de Maubuis- 
son, chevalier, grand-bailli de Feldenz, et de Philippine, 
baronne d'Ufflingen. Il avait acquis, pour lui et ses hoirs, 



294 DE LA VILLE - 

par acte du 12 août 1770, le droit de bourgeoisie dans 
î'évêché de Bâle. Il émigra en Allemagne, et y mourut. 
Il eut de son mariage les enfants qui suivent : 

i.° Joseph-Charles, comte de la Ville-sur- 1 lion, 
né le 14 février 1761, aide-major dans le régiment 
de Reinach, le 3 décembre 1780. Il émigra et mou- 
rut major au service de l'Angleterre, en 1804, à 
Gibraltar ; 

2. Louis-Joseph, comte de la Ville-sur-Illon, 
capitaine au corps royal de l'artillerie le i er no- 
vembre 1784; il passa ensuite au service d'Espa- 
gne, où il est aujourd'hui colonel dans la même 
arme; 

3.° Georges-Annibal, comte de la Ville, lieute- 
nant à la suite du régiment Royal-Alsace, le 1 7 sep- 
tembre 1780; mort; 

4. Alexandre-François, comte de la Ville, né le 
I er janvier 1769, fut lieutenant au régiment d'Al- 
sace, émigra et devint major au service de Naples. 
Il s'est fixé dans ce royaume, et s'y est marié ; 

5.° Charles-Annibal, comte de la Ville, né le 4 
décembre 1771; mort; 

6.° Ferdinand, comte de la Ville, dont l'article 
va suivre ; 

7. Charles-César, comte de la Ville, né le 9 dé- 
cembre 1779, capitaine de hussards, au service de 
France; 

8.° Philippine-Caroline, comtesse de la Ville, née 
le 6 avril 1763, mariée au chevalier Fénis de la 
Combe. 

XVIII. Ferdinand, comte de la Ville, né le 4 mai 
1777, c °l° ne l de cavalerie au service de Baden, en 1807, 
a épousé, le 19 décembre 18 10, Catherine-Thérèse-Fer- 
dinande- Jeanne - Louise -Julie - Gasparde - Balthasarde - Mel- 
chiore de Hesse Philipsthal, née le 1 3 janvier 1793, fille 
de S. A. R. le landgrave de Hesse-Philipsthal, et de Fran- 
çoise, comtesse de Trips-de-Bergh. Le landgrave Louis 
de Hesse-Philipsthal est celui qui s'est tant illustré par la 
défense de Gaete, forteresse du royaume de Naples. Est 
issue de ce mariage : 

Catherine, née le 12 octobre 181 1, décédée le 
j3 août 181 3. 



DE BARDONNET. 295 

BARDONNET (de), famille originaire du Bourbonnais 
I. Claude de Bardonnet, I er du nom, écuyer, seigneur 
de Gondally, conseiller-secrétaire du roi, maison cou- 
ronne de France, mort le 4 mars 1764. Il avait pour frère 
Gaspard de Bardonnet, gouverneur et prieur de Souvigny , 
et aumônier de la maison du roi en 1738. Claude laissa les 
enfants qui suivent : 

1 . ° Claude 1 1 , dont l'article viendra ; 

2. Jean Bardonnet, dont l'article suit après celui 
de son frère aîné ; 

3.° Bonnet Bardonnet, écuyer, conseiller du roi, 
à Moulins, mort sans postérité mâle; 

4. François Bardonnet, écuyer, sieur de Togue, 
qui a laissé François Bardonnet de la Toulle, 
écuyer, vivant à Moulins; 

5.° Autre François Bardonnet, écuyer, seigneur 
de la Chabanne, mort à Chatelmontagne; lequel a 
laissé Gaspard Bardonnet de la Chabanne , écuyer , 
vivant à Niort. 

IL Claude de Bardonnet, II e du nom, écuyer, seigneur 
de Cressange , capitaine au régiment de Mendes , mort; 
laissa un fils du nom de Bardonnet des Noix, vivant à 
Montluçon. 

III. Jean de Bardonnet, frère de Claude II, écuyer, 
seigneur de Neuville, laissa trois fils: 

1 .° Jean- Victor , dont l'article viendra; 
2. Claude Bardonnet de Villefort , maire d'Ar- 
feuillé ; 

3.° Autre Claude Bardonnet de Neuville, aujour- 
d'hui contrôleur de la monnaie. 

IV. Jean- Victor de Bardonnet, écuyer, émigra en 1792, 
et rentra en France pour y servir la cause du roi , mais il 
fut arrêté et condamné à mort par le tribunal criminel du 
département de l'Allier, laissant les enfants qui suivent: 

i.° Antoine Bardonnet, docteur en médecine, 
vivante Aigueperse; 

2. Claude Bardonnet, vivant aussi à Aigueperse. 



FAUCOMPRÉ DE GODET, famille originaire de 
Lille en Flandre, qui s'établit à Moulins où elle fonda une 



296 FAUCOMPRE DE GODET. 

manufacture de fils retors. Elle fut annoblie par lettres- 
patentes du mois de mars 1778, en récompense des ser- 
vices importants qu'elle avait rendus au commerce et à l'état 
par des entreprises considérables , dont les résultats heu- 
reux n'avaient pas peu contribué alors à la prospérité de 
la province. 

I. Joseph- François Faucompré de Godet, seigneur de 
Godet et de Robbé, issu d'une riche famille de négociants , 
fut honoré, en 1778, par S. M. le roi de France, de lettres 
de noblesse, et créé, en 1786, chevalier de l'ordre royal 
de Saint-Michel. Il émigra et mourut à Londres le 5 août 
1796. Il avait épousé, en 1757, Suzanne Farrouilh , belle- 
sœur du comte de Lambertye. Il eut de ce mariage : 

i.° Stanislas , né en 1759, officier au régiment de 
Bourbonnais ; 

2. Joseph, dont l'article viendra; 

3.° Auguste, né en 1778, marié, le 4 août 18 13, 
à madame la comtesse de Thienne, nièce de l'évê- 
que de Trente en Tyrol; 

4. Anne- Philippine -Suzanne, née en 1758, reli- 
gieuse bénédictine de la congrégation de Saint- 
Maur, en l'abbaye de Saint- Pierre d'Izeuve; 

5.° Sophie, née en 1767 , mariée, en 1798, à 
M. Gouges. 

II. Joseph- Faucompré de Godet, écuyer, seigneur de 
Godet et de Robbé, né le 2 5 novembre 1760, épousa, en 
décembre 1787, Catherine-Emilie Moureau. Il mourut à 
Lyon en 1793, victime de la révolution, laissant de son 
mariage : 

III. Joseph-Louis Faucompré de Godet, né le n mai 
1789, seul et unique héritier de la maison de Faucompré 
de Godet, est aujourd'hui établi dans la ville de Lille. 

Armes: « d'or au chevron de gueules, accompagné à 
« dextre d'une coquille de même, et à senestre d'une cou- 
ce ronne de laurier , de sinople, en pointe de deux sau- 
a mons de sable, couronnés d'un croissant de même. » 



MENGIN (de) ancienne noblesse qui tire son origine de 
la Lorraine allemande, où est située la baronnie de Mengin 
ou de Menghen , sur la Sarre, dont les barons ont été 
reconnus chevaliers libres dès le XII e siècle, tels furent : 



DE MENGIN. 297 

Henri de Mengin, mentionné dans la fondation de Ver- 
nesville en 1180, faite par Louis I er , comte de Sarverden, 
et autres du nom de Mengin, énoncés dans plusieurs 
chartes déposées aux archives des princes des Deux-Ponts. 
Dans le XIII e siècle, les barons de Mengin cédèrent le 
droit de patronage de la cure de Beleickveiller au prieuré 
de Groevinthal, ordre de Saint-Guillaume, situé dans la 
vallée de Mengin. 

Jean de Mengin, le premier de sa famille qui s'attacha 
aux ducs de Lorraine, est qualifié chevalier dans des 
lettres de 1 35g, par lesquelles il fut choisi pour arbitre 
d'un différent entre le duc de Lorraine et Valeran, comte 
des Deux-Ponts. Ce titre, écrit en langue allemande, est 
au greffe de la chambre des comptes de Nancy, et la note 
de ces lettres se trouve dans les manuscrits de la biblio- 
thèque du roi, page 10859, de l'inventaire des titres de la 
chambre des comptes de Nancy, cotés Traités des alliances 
des ducs de Lorraine, IV, n° 18. 

Colas et Pierre de Mengin furent employés comme 
écuyers en 1483, dans la chevauchée que fit Jean de 
France, duc de Berry, en Flandres, où se trouvait aussi 
Jean, duc de Lorraine, pour réprimer la révolte des Gan- 
tois contre le roi de France. Le titre d'écuyers, qu'avaient 
alors Nicolas et Pierre, est mentionné dans l'attestation du 
duc de Berry, existant dans la bibliothèque du roi. La 
filiation de cette famille remonte à : 

I. Maubert de Mengin, qui fut associé avec son épouse 
en 1396, par Ferri de Lorraine, comte de Vaudemont, à 
une confrérie qu'il établit en l'église de Notre-Dame de 
Sion , dans laquelle on n'admettait qUe des gentilshommes. 
Maubert eut pour enfants : 

i.° Nicolas, dont l'article suit; 
2. Dominique, prévôt de la collégiale de Saint- 
Georges de Nancy, en 1458, décédé en 1462. 

II. Nicolas de Mengin, I er du nom. servit dans les 
armées de René d'Anjou, duc de Lorraine, roi de Naples 
et de Sicile. Il résidait à Sarbourg, où, sur la porte de la 
maison qu'il avait habitée, se trouvaient encore ses ar- 
moiries en relief le 2 août i658, époque à laquelle Charles, 
duc de Lorraine, IV e du nom, donna des lettres- patentes 
à Nicolas de Mengin, un de ses descendants au 5 e degré, 
par lesquelles il reconnaissait la noblesse de la maison de 



298 DE MENGIN. 

Mengin. Nicolas I e ' eut de sa femme, dont on ignore le 



nom, 



i.° Michel, dont l'article viendra; 

2. Nicolas, seigneur de la Mothe, conseiller 
d'état, président des comptes de Lorraine, envoyé 
en diverses ambassades importantes vers les rois 
de France François I« r et Henri II, et l'empereur 
Charles-Quint, et notamment pour conclure le 
mariage du duc François de Lorraine avec Chris- 
tine de Danemarck, nièce de cet empereur. Il avait 
épousé Catherine de Remerville, dame dudit lieu, 
et de Champigneulles , fille unique de Guillaume, 
seigneur de Remerville, II e du nom, de laquelle il 
n'eut point d'enfants. Ils furent inhumés dans une 
chapelle par eux construite et fondée dans l'église de 
Saint-Epvre de Nancy, connue sous le nom de cha- 
pelle de Mengin. 

III. Michel de Mengin porta les armes sous les règnes 
de René II, et du duc Antoine de Lorraine. Il avait épousé 
N de Dion , dont il eut : 

i.° Sébastien, grand-archidiacre de Tours, et 
prieur de Lay; 

2. Claude, d'abord conseiller secrétaire-d'état 
du duc Antoine, puis président du conseil et des 
comptes de Lorraine, député en 1567, avec Antoine 
du Châtelet et Bertrand le Hongre, pour régler à 
l'amiable les droits du duc de Lorraine avec l'archi- 
duc d'Autriche, sur Berckem et autres lieux. Il 
n'eut point d'enfants de son mariage avec Anne de 
Ferriet, fille de Ferriet, et de Jeanne Thierriet; 

3.° Jean, qui suit. 

IV. Jean de Mengin, I er du nom, ayant pris aussi le 
parti des armes, fut gouverneur de Sarbourg : il épousa 
Anne Klokiry-Bockenheim , d'une ancienne maison de 
Trêves, dont il eut : 

V. Jean de Mengin, II e du nom, marié i.°en Lorraine, 
avec Margueritte de Maillet; 2.°àTurin, le 1 5 juin 1549, 
à Catherine Ailhaud, fille de Thomas Ailhaud, gentilhomme 
du prince de Piémont, duc de Savoie. Il était alors capitaine 
au service de France dans les bandes noires de Piémont. 

Enfants du premier lit. 

i.° Claude qui suit. 



DE MENGIN. 299 

2. Anne, qui épousa Didier Barthélémy ; 
3.° Marguerite, mariée à Thierri Poupart. 

Enfants du second lit. 

i/° Raimond , capitaine au régiment de Navarre, 
en îSgj } après le siège d'Amiens en Picardie, où il 
avait été blessé; 

2. Jean, auteur de la branche rapportée ci-après : 

VI. Claude de Mengin entra au service des ducs de 
Lorraine, ses souverains, et fut gouverneur de Marsal. Il 
mourut le 17 septembre i6o3, et avait épousé , le 25 avril 
1592, Françoise Janin, fille de Claude et d'Eléonore de 

Génétaire, et sœur-germaine de N Janin, conseiller, 

sécré taire-d'état, garde du trésor des chartes de Lorraine, 
qui jouit, pendant vingt-cinq ans , d'un grand crédit et 
d'une haute considération. Il eut de ce mariage : 
i.° Nicolas, qui suit; 

2. Claude, chanoine du noble chapitre de Saint- 
Diez. 

VIL Nicolas de Mengin, II e du nom, ministre et secré- 
taire-d'état de Charles IV, duc de Lorraine et de Bar, par 
provision du 28 décembre 1623, en eut toute la confiance. 
On lit dans l'Histoire de Lorraine, par D. Calmet, que 
pendant la détention du duc Charles IV, prisonnier en 
Espagne , Nicolas de Mengin y fit plusieurs voyages par 
ordre de la duchesse Nicole , pour tâcher de procurer 
l'élargissement du duc son époux; qu'il fut nommé, le 18 
février 1657, exécuteur testamentaire de cette duchesse, 
conjointement avec le duc Nicolas-François de Lorraine ; 
qu'en 1659, il fut envoyé par le duc Charles IV, toujours 
régnant, en qualité de son ministre plénipotentiaire, aux 
conférences de la paix des Pyrénées, et que le duc Charles, 
après son élargissement, le dépêcha, en 1660, au roi 
d'Espagne, pour le prier qu'il lui donnât la ville de Be- 
sançon pour son séjour , jusqu'à ce qu'il pût retourner en 
Lorraine. Ce fut lui qui obtint, le 2 août i658, les lettres 
de déclaration de gentilhomme dont nous avons parlé plus 
haut , après avoir fait preuve de cinq degrés de noblesse , 
tant du côté paternel que maternel, devant huit gentils- 
hommes de l'ancienne chevalerie , comme il se pratiquait 
en Lorraine, où ces sortes de lettres déclaratoires de gen- 
tillesse étaient nécessaires pour jouir de certains privi- 
lèges attribués aux seuls gentilshommes de l'ancienne che- 



3oo DE MENGIN-MAUSSARD. 

valerie. Il épousa Elisabeth de Chastenoy, fille de Georges 
de Chastenoy, seigneur d'Armancourt, conseiller d'état, et 
de Barbe Rutant. 

Branche de Mengin-Maussard. 

I. Jean de Mengin de Maussard, I er du nom, fils de 
Jean de Mengin, II e du nom, et de Catherine Ailhaud, sa 
seconde femme, capitaine dans les vieilles bandes de Pié- 
mont, se fixa en France, servit dans le régiment de Na- 
varre, et fut blessé, ainsi que son frère, au siège d'Amiens, 
en 1597, et dans plusieurs autres affaires. Il était capitaine 
dans le même régiment, en 1606, et l'était encore lorsqu'il 
épousa, le 6 août 161 9, Claire de Blaud, fille d'Antoine 
de Blaud , seigneur de la Touchade, et de Judith Castaings. 
Il eut de ce mariage : 

i.° Pierre, qui suit; 

2. François, mort ecclésiastique. 

II. Pierre de Mengin de Maussard, seigneur de Gar- 
dolle, né le 12 octobre 1621, fut officier de cavalerie au 
régiment du prince Mercurin jusqu'en 1644, puis employé 
avec les autres gentilshommes du pays à garder la porte de 
Saint-Macaire, pendant les guerres civiles, sous les ordres 
de M. Marin, lieutenant général en Guienne. Il épousa, le 
19 mai 1648, Anne de Garros, fille de Bernard de Garros, 
et de Françoise de Chastenet-Puységur, grand'tante du 
maréchal de France de ce nom , et fille de Bernard de 
Chastenet, seigneur de Puységur, et de Marguerite de Pins. 
Il mourut le 3 juillet 1692, laissant: 

i.° Jean, qui suit; 

2. Pierre, seigneur du Bourg, chanoine de la 
collégiale deLarromieu, au diocèse de Condom; 

3.° Isaac, seigneur delà Rouquette, auteur de la 
branche de Mengin-Fondragon, rapportée plus bas. 

III. Jean de Mengin de Maussard, II e du nom, seigneur 
de la Touchade, né le 28 septembre 1 65 o, servit dans la 
première compagnie des mousquetaires de la garde du roi , 
se signala et fut blessé le 24 juin 1673 au fameux assaut 
de la demi-lune de Maestricht , où les mousquetaires firent 
des prodiges de valeur. Il épousa, le 9 février 1682, An- 
toinette de Maussard, fille de François, seigneur de Sa- 
labert , et de Dominique de Cantan , et sœur de noble 
Pierre de Maussard, docteur en théologie , chanoine de la 



DE MENGIN-MAUSSARD. 3oi 

collégiale de Larromieu. Il mourut le 27 mai 1727, et laissa 
de son mariage : 

i.° Pierre, seigneur de la Touchade, né le 18 
novembre 1688, lieutenant au régiment de Boulon- 
nais, en 1705, blessé et fait prisonnier au combat 
d'Oudenarde, retiré du service après la campagne 
de 171 2, nommé, le 28 avril 1725, député du corps 
de la noblesse de la ville et communauté de Larro- 
mieu, pour assister, en cette qualité, à toutes les 
assemblées et délibérations. Il mourut sans alliance 
le 20 mai 1763 ; 

2. Joseph , qui suit; 

3.° Léonard, auteur de la branche rapportée ci- 
après ; 

4. Marguerite, mariée à Antoine de Massas, sei- 
gneur de Rouzès ; 

5.° Deux filles. 

IV. Joseph de Mengin, seigneur de Maussade, né à 
Astafford, le 9 février 1693, fit toutes les campagnes de 
Flandres en qualité de lieutenant au régiment de Boulon- 
nais, depuis Tannée 1708, y devint capitaine, et fut con- 
traint de quitter le service à la suite d'un coup de feu qu'il 
reçut à la bataille de Malplaquet: il se retira, en 1727, 
avec une pension de 400 livres, et mourut le 7 mars 1759. 
Il avait épousé, i.°lei6 novembre 1723, Thérèse de Lei- 
det; 2. le 12 novembre 1732, Louise-Marie Châtelet de 
Goallard-Lecussan, fille de Jean-Jacques, ancien officier 
du régiment de Normandie, et de Gharlotte de Goallard 
de Lecussan. Du premier lit est sortie : 

Marie, qui épousa Andronic de Mengin, son 
cousin issu de germain. 
Et du second lit sont nés : 
i.° Jacques, qui suit; 

2. Ignace, seigneur du Bourg, né le i er janvier 
1741 , lieutenant au régiment de Picardie; 
3.° Benoit, dit le chevalier de Mengin de Maus- 
- sard, né le i er mai 1744, aussi lieutenant au régi- 
ment de Picardie. 

V. Jacques de Mengin, seigneur de Maussard, né le 10 
septembre 1733, est entré lieutenant au régiment de Pi- 
cardie en 1746, dans la compagnie du chevalier de Men- 



3oa DE MENGIN-SALABERT. 

gin, son cousin issu de germain. Il fit deux campagnes 
en Flandres, et se trouva à la bataille de Lawfelt et au 
siège de Maestricht; il quitta le service en 1756, à cause 
du dérangement de sa santé , et mourut sans alliance. 

Branche de Mengin-Salabert . 

I. Léonard de Mengin, seigneur de Salabert, né le 20 
août 1697, fut d'abord sous-lieutenant au régiment de Brie 
en 171 3 , avec lequel il se trouva aux sièges de Landau et 
de Fri bourg , puis lieutenant au régiment de Boulonnais, 
où était son frère ; ensuite il entra dans les gardes-du-corps 
du roi, compagnie de Harcourt, avec laquelle il s'est 
trouvé aux batailles de Dettingen et de Fontenoy, où il a 
donné des preuves de sa valeur, et a mérité, par ses ser- 
vices distingués, le brevet de capitaine de cavalerie. Il fut 
reçu chevalier de Saint-Louis par le roi en personne, et 
obtint le grade de brigadier des gardes-du-corps dans la 
même compagnie: il se retira en 1758, après quarante- 
quatre ans de service, avec une pension de 1200 livres: Il 
laissa de son mariage contracté le 28 décembre 1722, avec 
Jeanne de Lagobie, fille de Gaston, major du régiment 
d'Albigeois, et de Suzanne de Lartigue: 

i.° Joseph-Hector, dont l'article viendra; 
2. Jean-Baptiste, né le 6 juillet 1740, vicaire- 
général de l'archevêché d'Embrun; 

3.° Pierre, né le 8 septembre 1744, élevé à l'école 
royale militaire, d'où il est sorti en 1761, décoré 
de l'ordre de Saint-Lazare de Jérusalem , pour être 
lieutenant du régiment Lyonnais, avec lequel il a 
fait deux campagnes sur le Bas-Rhin, et a été blessé 
au combat du 24 juillet 1762, dans la Hesse; est 
entré depuis dans la légion de Saint-Domingue, 
où il est mort en 1772 ; 
4. Marie, née le ^septembre 1723 ; 
5.° Rose-Marie, née le 25 février 1725, épouse 
de Pierre-Paul de Molinis, seigneur de Beauregard; 
6.° Antoinette, née le 3 juillet 1734. 

IL Joseph-Hector de Mengin de Salabert, seigneur, de 
la Planche du Gaon, connu sous le nom de marquis de 
Mengin, né le 16 juin 173 1 _, a été successivement lieu- 
tenant au régiment de Picardie en 1745, capitaine en 1755 , 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis en 
1770, lieutenant-colonel du régiment des grenadiers- 



DE MENGIN-SALABERT. 3 3 

royaux de l'Orléanois en 1771. Il a tait toutes les cam- 
pagnes de Flandres , et s'est trouvé à toutes les batailles et 
sièges où son régiment a eu part, ainsi qu'à celles du Bas- 
Rhin, pendant lesquelles il a été constamment attaché à 
une compagnie de chasseurs, à la tête de laquelle il a plus 
d'une fois signalé son zèle et son courage. Il émigra et 
mourut dans l'armée de Mgr. le prince de Condé. Il épousa 
à Troyes en Champagne, le 23 février 1763, Jeanne-An- 
gélique-Cunegonde de Puget, fille de Pierre, marquis de 
Puget, seigneur de la Marche, chevalier, etc., grand- 
bailli de Troyes, et de dame Edmée-Jeanne-Charlotte du 
Mesnil. Il eut de ce mariage : 

i.° Pierre-François de Mengin-Salabert, né au 
château de la Planche , bailliage de Troyes en Cham- 
pagne, le 11 novembre 1764, lieutenant dans le 
Rullepont. Il émigra et mourut dans la Pologne 
russe : 

2. Edme-Joseph-Marie-Hector de Mengin-Sala- 
bert, dont l'article viendra; 

3.° N.... né en janvier 1774, mort en bas âge. 

III. Edme-Joseph-Marie-Hector de Mengin-Salabert, 
né le 12 septembre 1766; il était lieutenant au régiment de 
Colonel général infanterie; il émigra au mois de juin 1791 , 
et fit la campagne dans la compagnie de Colonel-général à 
l'armée des princes. Après le licenciement de cette compa- 
gnie , il servit pendant toutes les campagnes en qualité 
d'officier dans l'armée de Mg r . le prince de Condé , qui l'a 
décoré de la croix de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis ; il reçut en plusieurs affaires des félicitations de ce 
prince: il épousa, le 27 avril 1802, au château de Mon- 
chevreuil, bailliage de Troyes, Marie-Jeanne de Mauroy, 
dame de Monchevreuil, née au château dudit lieu, le 8 
avril 1766, fille de messire Mathieu de Mauroy, chevalier 
de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de dame 
Aimée-Marie-Françoise de la Chapelle. Il a eu de ce ma- 
riage : 

i.° Marie- Angélique, née au château de la Plan- 
che, le 27 décembre 1804; 

2. Marie- Rosalie- Adélaïde , née en 1807, égale- 
ment au château de la Planche. 



3q4 DE MENGIN-FONDRAGON. 

Branche de Mengin-Fondragon. 

I. Isaac de Mengin-Fondragon, seigneur delà Rouquette, 
troisième fils de Pierre de Mengin et d'Anne de Garros, né 
le i er mai 1666, commença ses services dans une compa- 
gnie de cadets gentilshommes , et fut fait ensuite lieutenant 
dans le régiment Royal le 20 août 1 688 ; il passa l'année 
suivante, en la même qualité, dans celui de Boulonnais , 
où il avait des parents. Il mourut le 29 juin 1740. Il avait 
épousé: i.° le I er février 1693, Catherine d'Arbieu de 
Poupas, dont il n'eut point d'enfants; 2. le 27 juin 171 3 ^ 
Marie-Anne Davach de Thèze, fille de Philippe , écuyer , 
seigneur de Thèze, et de Jeanne de Menet. Il eut de ce 
mariage : 

i.° Pierre, dont l'article viendra; 

2. Andronic , surnommé le chevalier de Mengin , 
seigneur de Fondragon , chevalier de Tordre royal et 
militaire de Saint-Louis, né le 11 juillet 171 9. lia 
fait en Bohême toute la campagne de 1742, et partie 
de la suivante. Dans ces deux campagnes, il s'est 
trouvé à plusieurs actions vives et meurtrières. Il a 
été successivement enseigne de la colonelle des 
grenadiers du régiment de Picardie, le j er sep- 
tembre 1743 , capitaine en 1746, chevalier de Saint- 
Louis en 1760. Il a été blessé en 1743 à l'affaire 
d'Inguelfingen en Bavière, et l'année suivante au 
siège de Fribourg. Il quitta le service en 1766, et 
mourut au château de Fondragon à l'âge de soixante- 
dix-huit ans. Il n'eut de son mariage, contracté le 
6 février 175 1 , avec Marie de Mengin de Maussard, 
sa cousine issue de germain, qu'une fille nommée 
Marguerite de Mengin-Fondragon, née le i er no- 
vembre 1752, et mariée à M. de Rocquevert de 
Montalègre, capitaine de cavalerie; 

3.° Marguerite, née le 22 février 1723, épouse 
de Jean-Jacques de Courent, écuyer, seigneur du 
Parc. 

II. Pierre de Mengin, seigneur, de Fondragon, cheva- 
lier et baron de Mengin, né au château de Fondragon le 
12 mai 1716, successivement lieutenant au régiment de 
Picardie en 1734, capitaine en 1743, chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis en 1749, major du fort 
Saint-Sauveur de Lille, avec brevet de commandant en 



DE MENGIN-FONDRAGON. 3o5 

1754, a fait deux campagnes en Italie, pendant la guerre 
de 1734, et s'est trouvé , ainsi qu'Andronic son frère , à 
toutes les batailles et à tous les sièges, avec son régiment, 
pendant les campagnes de Bohême, d'Allemagne et de 
Flandres; il a eu la jambe traversée d'un coup de feu, le 
17 mai 1743. Il a été reconnu, par S. M. Louis XVI, des- 
cendant des anciens barons de Mengin ou Menghen , de la 
Lorraine allemande, et il lui fut permis, ainsi qu'à tous ses 
descendants nés et à naître, de porter ce titre en France, 
en vertu de lettres-patentes du mois de septembre 1778, 
enregistrées au parlement de Flandres et à la gouvernance 
de Lille. Il a été également reconnu comme tel par arrêt 
de la chambre du conseil et des comptes de Nancy, du 18 
mai 1764. Il épousa, le 6 décembre 175 1 , Marie-Anne-Jo- 
sephe de Fontaine , fille de Gilles, écuyer, seigneur d'Es- 
sartaux, Thieffrie, etc., et de Marie-Barbe-Josèphe Mari- 
sal. De ce mariage sont issus : 

i.° Pierre-Robert-Joseph, dont l'article viendra; 

2. Andronic-Louis, né à Lille en Flandres le i5 
mai 1756, admis au nombre des gentilshommes 
élèves du collège royal de la Flèche, fut nommé 
chanoine de la collégiale d'Aire en Artois, le 9 avril 
1776; licencié de Paris le 9 juin 1779; prêtre au 
mois de septembre 1780; chanoine et grand-vicaire 
de Tévêché de Noyon en 1785. Il émigra en 1790, 
et mourut le 4 mai 1793; 

3.° François-Marie, chevalier, baron de Mengin, 
né à Lille le i5 avril 1758, élève de l'école royale 
militaire en 1775, a été successivement cadet gen- 
tilhomme, sous-lieutenant, lieutenant et capitaine 
au régiment de Normandie; se retira en 1790 avec le 
bon pour la croix de Tordre de Saint-Louis. Il émi- 
gra et servit dans l'armée des princes. Il épousa, le 
28 mai 1804, Marie- Adélaïde de Mauroy, née au 
château de Monchevreuil le 20 juillet 1771, fille 
de messire Mathieu de Mauroy, chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis, et de Marie-Fran- 
çoise de la Chapelle. Il n'a point d'enfants ; 

4. Casimir-Joseph, chevalier, baron de Mengin, 
né le 14 janvier 1760, élève de l'école royale et mili- 
taire, a été également cadet gentilhomme par lettres 
du 6 juin 1776; successivement sous-lieutenant, 
lieutenant et capitaine au régiment de Normandie. 
i. 20 



3 6 DEMENGIN-FONDRAGON. 

Il émigra, servit dans l'armée des princes, et 
mourut le 22 septembre 1797; 

5.° Claire-Josèphe- Adélaïde de Mengin-Fondra- 
gon, né le 28 avril 1762, décédée sans alliance 
le 17 juin 1788; 

6.° Philippine-Louise, née le 6 juillet 1763, nom- 
mée pour remplir une place de demoiselle dans la 
maison royale de Saint-Cyr, a épousé à Lille, le 
25 juillet 1804, messire Edouard-Charles Campbell 
d'Achinbreck , officier au réginent de Normandie , 
et aide-de-camp du général Harty. La maison de 
Campbell est une ancienne et illustre maison d'E- 
cosse, dont les auteurs de celui-ci accompagnèrent 
en France le roi Jacques I er ; 

7. Marie-Antoinette-Jeanne-Ernestine, née le 5 
avril 1767, aussi nommée pour remplir une place 
de demoiselle dans la maison royale de Saint-Cyr, 
a épousé à Lille, le 18 avril 1800, messire Thiéry 
de la Hameyde, écuyer, fils de messire Thiéry, 
écuyer, seigneur d'Anonville, major au régiment 
de Beaulieu , puis commandant de la ville de Lintz 
en Autriche, et de dame Henriette, baronne de 
Pellaert , dont il a deux garçons. 

III. Pierre- Robert-Joseph, chevalier, seigneur de Men- 
gin-Fondragon , né à Lille en Flandres le 29 octobre 1753 , 
aspirant au corps royal du génie en 1768, est entré, en 
qualité de sous-lieutenant, au régiment de Normandie, par 
brevet du 4 août 1770 : il passa dans les Indes le 6 janvier 
1 771, avec le quatrième bataillon de son régiment, où il 
fit quatre campagnes , et ensuite toutes celles de la guerre 
de 1782, tant sur les escadres que sur les côtes de Bre- 
tagne et de Normandie. Il fut successivement, dans ce 
même régiment, lieutenant en second, en premier, et 
capitaine en 1783: il quitta ce régiment pour entrer dans 
la maison du roi, avec rang de lieutenant-colonel, et y 
resta jusqu'à la réforme, arrivée le 3o septembre 1787. Il 
fut reçu chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis par son père, à qui le ministre de la guerre, comte 
de Puységur, son parent, avait adressé la croix pour cet 
objet. Il fut nommé grand-bailli de la Flandre française, 
par brevet de S. M. , du mois de mai 1784, et fut le dernier 
grand bailli de la ville de Lille en 1790, époque à laquelle 
il émigra et fit les campagnes dans l'armée des princes. Il 



DE MENGIN-FONDRAGON. 3oy 

avait épousé, i.° à Lille, le 12 août 178 1, Marie - Char- 
lotte- Josèphe le Mesre, dame du Bruils Duquenil, Desfiévé, 
fille de messire Charles - François le Mesre, écuyer, sei- 
gneur Duquenil, et d'Anne-Françoise Duretz; 2. Jeanne- 
Albertine Blin de Graincourt, fille d'André-Vindicien Blin, 
seigneur de Graincourt, Hennecourt', etc., et de dame 
Marie Poura, dont il n'a point d'enfants. Il eut de son 
premier mariage: 

i.° Pierre-Charles- Joseph _, dont l'article viendra - 3 
2. Augustin-Joseph, chevalier, baron de Men- 
gin-Fondragon, seigneur des terres de Bruils, Du- 
quenil, de Lanque et d'Autreville, dont il est maire; 
né le 12 octobre 1784, il a épousé, le 4 décembre 
1808, Marie-Anne Hanaire de Vieville, fille de 
messire Charles-Siméon Hanaire, seigneur de Vie- 
ville, Raucourt, ancien mousquetaire du roi, che- 
valier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis , 
et de dame Marie Labbé de Briancourt. De ce ma- 
riage sont issus : 

i.° Pierre-Louis, chevalier, baron de Mengin- 
Fondragon, né à Chaumont le 16 avril 18 14; 

2. Adélaïde-Laure de Mengin, née à Chaumont 
le 28 février 1810; 

3.° Joséphine- Henriette^ née le 10 septembre 
1811. 

IV. Pierre-Charles-Joseph, chevalier, baron de Men- 
gin- Fondragon, né à Lille, le i3 juillet 1783, seigneur de 
la baronnie de Coursan, Racines et Lasson, fut pris et 
amené en France après la prise d'Ypres par les Français , 
à l'âge de onze ans, et tut considéré comme émigré. Il a été 
admis dans les gardes-du-corps du roi, lors de la première 
formation à l'avènement de S. M. Louis XVIII. Il a épousé, 
le 23 août 1807, Anne-Louise Rousseau de Chamoy, née à 
Paris en juillet 1 789, fille de messire Anne-Claude Rous- 
seau, marquis de Chamoy, ancien mestre-de-camp de 
commissaire -général cavalerie, chevalier de l'ordre royal 
et militaire de Saint-Louis , et de dame Charlotte-Françoise 
Duquesnoy. De ce mariage est issue: 

Euphémie-Charlotte de Mengin- Fondragon } née 
au château de Chamoy le 4 juillet 1808. 

Armes : « d'azur, à la fasce d'or, au griffon naissant de 
» même en chef, et pour cimier un griffon d'or. » 



3o8 PONTEVEZ DES ROUX. 

PONTEVEZ DES ROUX , seigneurs de Gévaudan , 
Cette famille porte le nom et les armes de Pontevez , en 
vertu d'une substitution apposée au testament de Jean de 
Pontevez, seigneur de Sillans, et de l'adoption faite par 
Gaspard de Pontevez , son fils , en faveur de Jean des 
Roux, son neveu ; ce qui a été confirmé par lettres-pa- 
tentes du roi. 

La famille des Roux, connue , en Dauphiné et en Pro- 
vence , sous les noms de Ruffi , Ruffo, de Roux, Dei- 
reux , d' Aroux , etc. , remonte sa noblesse et son ori- 
gine aux temps les plus reculés. Nous nous bornerons ici 
à ne parler d'elle que depuis qu'elle est connue en Dau- 
phiné. 

I. Hugues Ruffo. 

II. Etienne Ruffo ou de Roux , qualifié chevalier et 
docteur-ès-lcis , par lettres-patentes du dauphin Humbert , 
dii 17 mars 1345 , était juge-mage de l'Hôtel du Dauphiné 
et de tout le Dauphiné, en 1 340. 

III. Jacques, son fils, est créé conseiller du dauphin , 
par les mêmes lettres-patentes. Il eut : 

IV. Jean de Roux ou Ruffi, I er du nom , dès l'an i385 , 
était châtelain de Corps. Pour être châtelain, il fallait être 
d'ancienne noblesse, et le lieutenant même du châtelain 
devait être noble. ( Voye\ V Histoire du Dauphiné. ) 

V. Jean Ruffi, II e du nom, succéda à son père comme 
châtelain de Corps. Ses fils furent: 

i.° Jean III e , qui suit; 

2. Charles; 

3.° Louis, qui fut brigadier de la noblesse de 
Corps à l'arrière-ban de 1 5 1 1 . Il est l'auteur de la 
branche des Roux de Montauban , seigneurs de la 
Rochette. 

VI. Jean des Roux ou Ruffi, III e du nom, succéda à 
son père comme châtelain de Corps , fut seigneur des 
Préaux , dont il fit hommage au roi en i520. Il épousa, 
en i5o5, Jeannone de Bonne, dont il eut: 

VII. Honoré des Roux, qui épousa, en 1 535, Suzanne 
Isnardy, dont il eut: 

VIII. Barthélémy des Roux, qui se maria , en i559, à 
Honorée de Régis, dont il eut: 

IX. Charles des Roux, seigneur de Rustrel , qui servit 






PONTEVEZ DE GEVAUDAN. 3o 9 

pendant les troubles de la ligue. Ayant été fait prisonnier 
en i5gi , il paya cent cinquante écus d'or pour sa ran- 
çon _, somme pour lors assez considérable. Il épousa, le 
i5 février 1600, la marquise de Parisis, dont il eut deux 
fils et deux filles : 

i.° Etienne qui suit; 
2. Hector, dont l'article viendra; 
3.° Jeanne, qui épousa, en 1627, Charles deCas- 
tellane-Adhémar de Grignan; 

4. Honorade, qui fut mariée, en i633, à An- 
toine- René Deiroux de Montauban, seigneur de la 
Rochette, etc. 

X. Etienne des Roux épousa, le 29 juillet i635, Anne 
de Foresta, des seigneurs de Collongue, de laquelle il eut 
des enfants morts sans postérité. 

XI. Hector des Roux, frère du précédent, servit dans 
la maison militaire du roi. Il se maria, le 16 décembre 
1641 , à Isabeau de Pontevez, fille aînée de Jean de Pon- 
tevez, seigneur de Sillans (1), et d'Anne de Gastellane- 
Adhémar de Grignan. De ce mariage il eut: 

i.° Jean, dont l'article suit; 

2. Joseph-Etienne, tué en Sicile en 1677, étant 
pour lors capitaine au régiment de Provence ; 

3.° Anne, qui fut religieuse de l'ordre des Au- 
gustins. 

XII. Jean des Roux de Pontevez, seigneur de Gévau- 
dan, de la Route, etc., gouverneur de Forcalquier, épousa, 
en i663 , Elisabeth de Lauthier, dont il eut: 

i.° Louis, dont l'article viendra; 

2. François, qui fut officier dans le régiment de 
Piémont infanterie. Il épousa N. de Grimaldy-Beuil , 
dont il eut un fils et une fille : le premier mort sans 
postérité; et la fille épousa noble N. de Laugier de 
Manosque, dont elle eut un fils; 

(1) Jean de Pontevez, seigneur de Sillans, descendant de Bertrand 
de Pontevez, seigneur dudit lieu , qui avait épousé Isabelle de Simiane, 
dont il avait eu i° Jean II, souche des comtes de Bargeme, et 2° An- 
toine, tige des seigneurs de Sillans et de Gévaudan , et dont la posté- 
rité , après s'être alliée dans les maisons de Castellane, d'Agoult, de 
Simiane-Gordes , de Vintimille, fut continuée par Jean, fils d'Hector, 
et d'Isabeau de Pontevez. 



3io DESMARQUETTE DE GRIMON. 

3.° Isabeau , qui épousa noble Joseph-Etienne de 
Pelissier des Granges; de laquelle maison il n'y a 
plus qu'une demoiselle qui a épousé Louis-François- 
Joseph Ferre du Pommier , chevalier de l'ordre 
royal et militaire de St-Louis. 

XIII. Louis des Roux de Pontevez, seigneur de Gé- 
vaudan, de la Route, etc. gouverneur de Forcalquier, fit 
hommage au roi en 1720. Il avait épousé, en 1700, Thé- 
rèse de Grimaldi-Regusse , dont il eut: 

i.° Jean-Joseph-Etienne, chanoine-sacristain de 
Senez ; 
2. François , ecclésiastique; 
3.° Jean-Baptiste , capitaine au régiment de Bour- 
bonnais, tué, en 1744, au siège d'Ypres; 

4. Jean-Joseph-Gaspard-Eugène, dont l'article 
suit; 

5.° Marianne, abbesse de Sainte-Claire à Ma- 
nosque puis retirée aux Ursulines à Riez; et enfin 
morte chez son neveu, à Aix, en i8o3 ; 
6.° Jeanne, religieuse. 

XIV. Jean-Joseph-Gaspard-Eugène des Roux ou Ruffi 
de Pontevez, seigneur de Gévaudan, de la Route, etc. 
fut successivement lieutenant, capitaine et commandant 
de bataillon dans le régiment d'Aremberg, au service de 
l'empereur d'Allemagne. Son attachement pour son roi lui 
fit abandonner les grands avantages des emplois qu'il avait 
au service étranger. Il épousa, en 1755, Marianne-Mar- 
guerite d'Estelle, dont il eut un fils unique qui suit : 

XV. Félix-Tristan Ruffi de Pontevez fut revêtu de plu- 
sieurs charges; il avait épousé, en 1782, Anne Leblanc, 
dont il eut deux fils : 

i.° Joseph-Etienne-Félix-Tristan , dont l'art, suit; 
2. Antoine, reçu avocat. 

XVI. Joseph-Etienne- Félix-Tristan Ruffi de Pontevez- 
Gévaudan, officier sur les vaisseaux du roi, etc., et dé- 
coré du lys par S. M. Louis XVIII. 

Armes: a 1 et 4 de gueules, au pont d'or à deux arches, 
» 2 et 3 d'or au loup rampant d'azur , armé et lampassé de 
» gueules. » 



DESMARQUETTE DE CRIMON, famille ancienne, 
originaire d'Ecosse, qui, lors des troubles excités dans ce 
royaume à l'occasion de la religion , est venue s'établir en 



DE SALES DE SALÈLES. 3i, 

France. Elle y a contracté des alliances avec les maisons 
les plus distinguées delà Picardie, ce qui lui a formé des 
degrés de parenté avec celle du maréchal de Maillé de 
Brezé, qui assista , en 1647, en qualité de cousin, au ma- 
riage de François Desmarquette , seigneur de Coquerel , 
avec une demoiselle le Caron. Ses autres alliances se trou- 
vent avoir lieu avec les maisons le Caron d'Argouve, de 
Louvel, de Chaulne , de Brouilly, de Recourt, de Car- 
bonnel, de Haranguié, de Pont, de Monsure, de Sully, 
de Mareuil de la Ferrière, Destoumel, etc., etc. Cette 
famille, qui a fourni plusieurs officiers dans les armées du 
roi , est représentée aujourd'hui par : 

Pierre-Momble Desmarquette de Crimon, seigneur de 
Beaumont et autres lieux , chevalier, né en 1764, inscrit 
dans les gendarmes de la maison du roi, et député, en 
18 14, parla ville de Chauny, auprès de S. M. Louis XVI II, 
à son avènement au trône. Il reçut à cette occasion la 
décoration du lys. Il a épousé, en novembre 1794, demoi- 
selle Agathe-Josèphe-Marguerite de Brion, fille de Joseph, 
comte de Brion, lieutenant-colonel du régiment Royal- 
Roussillon cavalerie , chevalier de l'ordre royal et militaire 
de Saint-Louis, puis brigadier des armées du roi, et de 
Marguerite-Françoise-Charlotte de Bucy. 

Armes de, la maison Desmarquette de Beaumont: 
« d'argent, à deux lions passant de gueules. » 

Armes de la maison de Brion: « de sable, au lion 
» grimpant d'argent, au chef d'or, chargé de deux barres 
» de sable. » 



SALES DE SALÈLES (de) , famille originaire de Saint- 
Chély en Gévaudan, et maintenant établie à Sauve, en 
Languedoc. 

I. N de Sales, écuyer, qui obtint, en 1440, une 

commission du roi pour la charge de capitaine des forêts 
du Gévaudan. 

II. Jean de Sales, écuyer, reçut, le 3i juillet i532, 
une commission du roi François I er , pour commander une 
compagnie de cent hommes de pied. En i533, le même 
obtint du roi une sauve-garde. 

III. Guillaume de Sales, écuyer, qui fut père de: 

IV. Gaspard de Sales, écuyer, seigneur de Poujol, 
passe un contrat de mariage, en i558, avec noble demoi- 



3i2 DE SALES DE SALÈLES. 

selle du Fagon. Il y est qualifié fils de noble Guillaume de 
Sales. Il fut compris dans le rôle des gentilshommes du 
Gévaudan, appelés au ban et arrière-ban, le 5 mai 1574. 
Il fut père de: 

V. Pierre de Sales , I er du nom, écuyer, lequel épousa, 
en i585, à Sauve, en Languedoc, Suzanne de Sostella , de 
laquelle il eut : ; 

VI. Pierre de Sales,, II e du nom, écuyer, docteur en 
droit, épousa i.° en 1620, demoiselle de Jean-Jean; 
2. Françoise de Vilas de Salèles. Comme elle était héritière 
de sa maison , Pierre de Sales prit les armes de Vilas de 
Salèles. 

Enfant du premier lit. 

Jean de Sales, écuyer, marié avec demoiselle 
Isabeau Darvieu. 

Enfant du second lit : 

Etienne , qui suit : 

VII. Etienne de Sales de Salèles, écuyer, seigneur de 
Conqueirac, fit enregistrer, en 1697, ses armes à l'armoriai 
général de France. (Voyez-les à la fin de cet article). Il 
épousa, en 1664, Espérance d'Algue, fille de noble d'Al- 
gue, seigneur de Croye et de Saint-Hyppolite, et de noble 
Isabeau Durand de Ferrière. de ce mariage vinrent: 

i.° Louis, dont l'article suit; 

2. François de Sales de Montaut, capitaine de 
cavalerie dans Mestre-de-camp, chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint- Louis , mort sans posté- 
rité. 

VIII. Louis de Sales de Salèles, écuyer, cornette au 
régiment de Mestre-de-camp cavalerie. Il épousa, en 1696, 
Marguerite de Régis , dont il eut : 

1 .° Etienne de Sales de Salèles , lieutenant au régi- 
ment de Mestre-de-camp cavalerie, mort sans en- 
fants ; 

2. André , dont l'article suit : 

IX. André de Sales de Salèles, écuyer, officier au 
régiment de la Marine, épousa, en 1745 , N... de Merveilt, 
fille du comte de Merveilt, et de demoiselle de Lestaude. 
De ce mariage sont issus : 

1 .° André-Claude , dont l'article suit; 



DE SALPERWIGK. 3ï3 

2.° Jacques de Sales de Banières. Il se trouva de 
service, en qualité de garde-du-corps , auprès du 
roi, dans les journées désastreuses des 5 et 6 oc- 
tobre 1789, et eut le bonheur de prouver à ce mo- 
narque tout le zèle et le dévouement qui l'animaient 
pour son auguste personne. Il a émigré pendant 
quatorze ans , et a servi dans l'armée des princes. Il 
est aujourd'hui ( juin 18 14 ) maréchal-des-logis dans 
les gardes-du-corps du roi. lia épousé , en 1808, 
Elisabeth Malbec, de laquelle il a: i.° Jean-Marie- 
Henri, né en 1809; 2. Alexandre-André- Emile- 
François, né en 1810. 

X. André-Claude de Sales de Salèles, écuyer, seigneur de 
Conqueirac et de Banières, capitaine au régiment de Royal- 
Comtois, puis sixième capitaine delà garde du roi en 1792, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, a 
épousé, en 1779, Henriette-Marie-Madeleine d'Acary, 
fille de Henri d'Acary de Beaucoroy , chevalier, gouver- 
neur de Beauquene, lieutenant de roi de la ville de Mon- 
treuil-sur-Mer, et de dame Henriette Desportes de Pardail- 
lan. De ce mariage est issu : 

Alexandre Jean-Félix de Sales de Salèles, garde- 
du-corps dans la compagnie écossaise, le 16 juin 
1814. 

Armes : « d'argent à deux licornes de gueules , au chef 
» d'azur, chargé de trois étoiles d'or. » 



SALPERWICK (de) , famille noble d'extraction et des 
plus anciennes; elle est originaire delà province d'Artois , 
où elle était établie avant 11 59. MM. de Salperwick sont 
membres de la noblesse des états d'Artois. 

Thomas de Salperwick , écuyer , assiste , comme té- 
moin , en 1 159 , dans une donation faite par Barbe, com- 
tesse de Soisons, et son époux, à l'abbaye de Saint-Aubert 
de Cambray. Voyez Y Histoire du Cambresis , par le Car- 
pentier. 

Hugues de Salperwick assiste , comme témoin, dans un 
acte de cautionnement fait en 11 70, par un comte de Gui- 
gnes, aux moines d'Ardres. Voyez André Duchesne dans 
l'histoire de la maison de Guignes. 

Eustache de Salperwick , écuyer , fut reçu chevalier en 



314 DE SALPERWICK. 

1181 par Baudouin, comte de Guignes , en même temps 
que celui-ci conférait cet ordre à Arnoul II ^ comte de 
Guignes,, son fils aîné. Cet Eustache était un des cheva- 
liers qui accompagnaient le jeune comte dans les tournois 
et à la cour de Flandre. 

Pierre et Philippe de Salperwick , écuyers , comparurent 
dans une donation faite par le comte de Flandre en 122 5. 

Beaudouin de Salperwick, écuyer, était grand-bailli du 
comté de Fauquenberg en 1 25 1 . 

Mathieu de Salperwick , écuyer , reçut du comte d'Artois, 
en 1291 , un fief situé en Artois, près de Saint-Omer , qui 
fut nommé de son nom , et possédé depuis par ses descen- 
dants. . 

Eustache de Salperwick, écuyer, existait en 1 307. 

Beaudouin de Salperwick, écuyer, accompagna, en 
cette qualité , le duc de Bourgogne à la bataille de Saint- 
Omer, qui se donna le 27 juillet 1340. 

Mathieu de Salperwick , écuyer, fut fait souverain bailli 
de la comté de Guignes le 4décembre i362. 

I. Regnault de Salperwick, écuyer, inscrit sur la liste 
des gentilshommes présents aux états d'Artois en 1414. IJ 
épousa N.... de Cherf. De ce mariage vinrent : 

i.° Enguerrand, qui suit; 

2. Gilles, dont l'article viendra; et qui a fonde 
la branche cadette , rapportée plus bas. 

II. Enguerrand de Salperwick, écuyer, membre de la 
noblesse des états d'Artois, épousa, le 7 avril 141 2, dame 
Françoise de Lisque, fille aînée de Florent de Lisque, 
écuyer , et de dame Françoise de Lonvillier. De ce mariage 
vint: 

III. François de Salperwick, écuyer, épousa, en 1440, 
Marie de Roncq. De ce mariage vint : 

IV. Edmond de Salperwick, écuyer, qui épousa, le 5 
mars 1482, demoiselle Isabelle de Rabodinghe, fille de 
Claude de Rabodinghe, écuyer, seigneur de Rocquemoire ; 
et de dame Julienne Morcamps. De ce mariage vinrent : 

i.° Guillaume, qui suit; 

2. Louis, qui vient après son frère: 

V. Guillaume de Salperwick, écuyer, épousa, en l'ar 
1 541 , Jeanne Daveby. Il passa en Angleterre, où sa brandit 
s'est éteinte. 

VI. Louis de Salperwick , écuyer, échevin delà ville 



DESALPERWICK. 3l5 

de Saint-Omer, épousa, le 1 8 décembre i538, Anne Be- 
naut, fille de Jean Benaut, écuyer seigneur de Beauvoir, 
et de Charlotte Surques. De ce mariage vinrent: 

i.° Françoise, qui épousa Henri de Cherf; 

2.° Hélène, morte jeune. 

Branche cadette existante. 

I . Gilles de Salperwick , écuyer, second fils de Regnault 

et de N Cherf. (Voyez page 3 14, art . i er ), épousa, en 

141 8, N De ce mariage vinrent : 

i.° Trie, mort jeune; 
2. Jacques, qui suit : 

II. Jacques de Salperwick, écuyer, épousa, en 1488, 
N...Delisque, de laquelle il eut: 

III .Pierre de Salperwick , écuyer qui épousa, en 1478, 
Marie Lefebure. De ce mariage vint : 

IV. Andrieu de Salperwick, écuyer qui épousa, en 
1541, demoiselle Jacqueline Benaut, fille de Jean Benaut, 
écuyer, seigneur de Beauvoir, et de Charlotte de Surques. 
Elle était sœur de celle qui épousa Louis de Salperwick. 
De ce mariage vinrent : 

i.° Guillaume, dont l'article viendra; 
2. Noël, qui épousa Isabeau de Ladroye: ils 
n'eurent point d'enfants. 

V. Guillaume de Salperwick, écuyer, membre de la 
noblesse des états d'Artois, épousa, en 1574, Jeanne de 
Béry, fille de Jean de Béry, écuyer, et de dame Jeanne 
Brunel . De ce mariage vinrent : 

1 ,° Jean , tué en Flandre ; 
2. Jérôme, dont l'article viendra ; 
3.° Maximilien, tué en Flandre; 
4. Françoise, qui épousa Regnault deSiméon, 
capitaine d'infanterie; 

5.° Marie, qui épousa Antoine de Chanterai ne ; 
elle n'eut point d'enfants ; 
6.° Noël, mariée à Jacques de Gargan, écuyer. 

VI. Jérôme de Salperwick, écuyer, seigneur de Cré- 
hem , guidon de la compagnie du prince de Ligne , épousa , 
en 1598, damoiselle Barbe de Sains, fille de Louis de 
Sains, écuyer, seigneur d'Hestruval, et de dame Jeanne 
Caron. De ce mariage vinrent : 



3l6 DE SALPERWICK. 

i.° Louis, dont l'article viendra ; 
2. François, tué étant alphère de la compagnie 
de M. le comte d'Estrées, au siège d'Hesdin ; 

3.°^ Jeanne, qui épousa, en 1642, Louis de Bou- 
try, écuyer, seigneur de Frevillers; 
4. Marie, morte en bas âge. 

VII. Louis de Salperwick, écuyer, seigneur de Cré- 
hem, épousa, le 6 mai 1654, damoiselle Antoinette-Phi- 
lippe de Bascourt, fille de Jean de Bascourt, écuyer, 
marquis de Grigny, et de dame Isabelle de Voocht. De ce 
mariage vinrent : 

i.° François, dont l'article viendra ; 
2. Barbe, morte jeune; 
3.° Marie, morte jeune ; 

4. Isabelle, qui épousa Gervais - François de 
Brandt, écuyer, seigneur de Marconne. 

VIII. François de Salperwick _, chevalier, marquis de 
Grigny, épousa, le 12 février 1689, damoiselle Marie- 
Charlotte de Harchies, fille de Jacques de Harchies, 
écuyer , seigneur de Guisy, et de dame Thérèse Ducaurel. 
De ce mariage vinrent : 

i.° Jean- Philippe, dont l'article viendra; 

2. Louis-François-Henri 3 mort lieutenant du 
roi de la ville d'Hesdin; 

3.° Jean-Charles, mort jeune; 

4. Marie-Joseph-Pacifique, mort chevalier de 
l'ordre de Malte ; 

5.° Jacques-Palémon-Alexis , mort chevalier de 
l'ordre de Malte ; 

6.° Marie-Isabelle, qui épousa messire Jean Le- 
febure, chevalier vicomte de Doulens; 

7. Marie-Cécile, qui épousa messire François- 
Tranquillin-Isidore de Dion, chevalier, seigneur 
de Vandonne; 

8.° Antoinette-Henriette-Charlotte, morte cha- 
noinesse. 

IX. Jean-Philippe de Salperwick, chevalier, seigneur 
de Grigny , épousa , le 7 mars 1725, damoiselle Gabrielle- 
Charlotte de Lan ion fille de messire Charles-Joseph de 
Lanion, comte de Lanion , seigneur de Bontavent, et de 
dame Denise-Charlotte Talon. De ce mariage vinrent : 



DE RIVÉRIEULX. 317 

i.° Charles-Louis- Philippe, dont l'article vien- 
dra; 

2. Charlotte-Marie, morte sans alliance; 

3.° Catherine, qui épousa messire Antoine- Fran- 
çois-Marie de Bernes, chevalier, seigneur de Long- 
villiers ; 

4. Reine-Stanislas, morte chanoinesse de Mes- 
sine. 

X. Charles-Louis-Philippe de Salperwick, chevalier, 
seigneur de Grigny, grand-bailli héréditaire de la ville 
d'Hesdin, officier de cavalerie au régiment de Noailles, 
épousa, le 19 mai 1760, damoiselle Marie-Charlotte Le- 
febure de Milly, fille de messire Jean Lefebure de Milly, 
chevalier, vicomte de Doulens, et d'Isabelle de Salperwick. 
Vinrent de ce mariage: 

i.° Eugène- Louis-Philippe, dont l'article vien- 
dra; 

2. Louise-Charlotte- Philippe, morte. 

XI. Eugène- Louis-Philippe de Salperwick, chevalier, 
marquis de Grigny, membre des états de la noblesse d'Ar- 
tois, capitaine de cavalerie au régiment de Royal- Navarre, 
épousa Antoinette-Marie Vidard de Saint-Clair, fille de 
messire Antoine-François-Nicolas Vidard, chevalier, sei- 
gneur de Saint-Clair, colonel de cavalerie, et de dame 
Antoinette-Louise-Maxime de Puységur, de laquelle il a: 

1 .° Armand de Salperwick; 
2. Louise-Joséphine-Mélite. 

Armes : « un écu vairé et eontre-vairé d'argent et d'azur 
» au franc quartier d'argent, semé d'hermines, et timbré 
» d'un cygne; des lions pour support. » 



RIVÉRIEULX (de), famille originaire de Bourbon- 
l'Archambault, qui dès l'an 1600, a fourni des officiers 
aux troupes du roi, et des magistrats à la cour des monnaies 
de Lyon. 

Charles de Rivérieulx de la Ferrandière, était con- 
seiller à la cour des monnaies et sénéchaussées de Lyon en 
1600. 

N de Rivérieulx de la Sablière, capitaine d'in- 



3i8 DE RIVÉRIEULX DE VARAX. 

fanterie, tué en Espagne, pendant la guerre de la succes- 
sion. 

I. Etienne de Rivérieulx, secrétaire du roi, vers 1 65 o; 
il fut père de : 

i.° Hugues, dont l'article suit; 

2. Claude , qui fait la seconde branche; 

3.° N , capitaine de cavalerie, a épousé à 

Arnay-le-Duc, demoiselle de Loidreau, de laquelle 
il a eu: i.° N de Rivérieulx d'Albussy , lieute- 
nant de cavalerie dans le régiment d'Escars , mort à 
Lippstadt , des suites des blessures qu'il avait reçues 
à Rosbach; 2.° Bernard de Rivérieulx de Jarlay , 
maréchal-de-camp , mort en Suisse en 1795 ; 

4. N , mariée à M. de Ferrari de Romans, 

capitaine au régiment de Lyonnais. 

II. Hugues de Rivérieulx de Varax, prévôt des mar- 
chands de Lyon en iy56 } puis lieutenant-général-criminel 
de la même ville ; il eut pour fils : 

i.° Dominique, qui n'a pas pris d'alliance; 

2. N de Rivérieulx de Varax, dont l'article 

suit. 

III. N... de Rivérieulx de Varax, officier au régiment 
d'Escars, fusillé en 1793, après le siège de Lyon. Il avait 
épousé demoiselle Vidaud-de-Latour, de laquelle il eut : 

i.° Claude de Rivérieulx de Marcilly, célibataire; 

2. Jean-Jacques de Rivérieulx de Varax, officier 
au régiment de Rouergue, chevalier de Saint-Louis, 
marié à Adélaïde M urard de Saint-Romain, dont il 
a trois fils et trois filles; 

3.° N de Rivérieulx de Varax d'Ars, officier 

au régiment de Piémont, mort en 1790; 

4. N de Rivérieulx de Varax du Bouchet, 

officier au régiment de Rouergue , fusillé à Lyon en 
1793, après le siège; 

5.° François de Rivérieulx de Varax, fusillé à 
Lyon à l'âge de quinze ans ; 

6.° N.... de Rivérieulx de Varax, mariéeà M. de 
Guichard ; 

7. N de Rivérieulx de Varax, mark 

M.Tircuit de Corcelles; 

8.° Hélène, morte fille, 



DE RIVERIEULX DE CHAMBOST. 3 I9 

9. N de Riverieulx de Gages, capitaine au 

régiment de Lyonnais , chevalier de l'ordre royal 
et militaire de Saint-Louis, a été du nombre des 
deux cents personnes mitraillées le même jour après 
le siège de Lyon ; 

io.° N , ecclésiastique, mort. 

Seconde branche dite Riverieulx de Chambost. . 

I. Claude de Riverieulx, seigneur et baron de Cham- 
bost, deuxième fils d'Etienne, fut élu échevin et prévôt des 
marchands de la ville de Lyon en 1776 et 1777; il épousa 
N Morel, de laquelle il eut : 

i.° Antoine de Riverieulx, mort victime d'un ju- 
gement révolutionnaire, à Lyon, en 1794. 

2. Dominique-Claude, dont l'article suit: 

3.° Plusieurs autres enfants, morts sans postérité ; 

4. Blanche, mariée à M. Artaud , marquis de la 
Ferrière; 

5.° Victoire, mariée à M. Palerme , de Savy, 
avocat du roi au conseil supérieur de Lyon; 

6.° N , mariée à M. Vonty de la Tour. 

II. Dominique-Claude de Riverieulx, baron de Cham- 
bost, mousquetaire du roi, a épousé demoiselle Marianne 
Perrin, de laquelle il a : 

i.° Claude-Marie, dont l'article suit; 

2. Claudine-Antoinette, veuve de Louis Bollioud 
de Chanzieu, officier de dragons au régiment de la 
Reine; il fut tué à la tête de la cavalerie lyonnaise 
pendant le siège. 

III. Claude-Marie de Riverieulx, baron de Chambost, 
officier au régiment de la Reine, dragons, mariée à demoi- 
selle Marie- Thérèse Gesse de Poisieu, de laquelle il a: 

i.° Charles-Claude-Dieudonné, aujourd'hui garde 
du roi dans la compagnie de Grammont ; 

2. Hyppolite, né en 1800; 

3.° Christine-Marguerite, veuve de Jean-François 
de Meaux, ancien officier d'artillerie; 

4. Marie-Antoinette-Emilie, mariée à Edme de 
Bachey ; 

5.° Cinq enfants en bas âge. 
Il existe en Bretagne et à la Rochelle plusieurs branches 



3 2 o DEBREMOY. 

de Rivérieulx, parents et reconnus par les autres, dont ils 
sont depuis long-temps séparés, mais qui tous partent de la 
même souche. 

Armes : « d'azur chargé d'une rivière d'argent et d'un 
« croissant de même. » 



BREMOY ( de ) , famille originaire de Normandie, qui 
acquit sa noblesse dans la carrière des armes. Sous les 
règnes de Henri IV et de Louis XIII, les sieurs de Bre- 
moy s'étaient déjà distingués dans les armées. Louis XIV, 
témoin des hauts faits d'armes et de la valeur de François 
de Bremoy, sous-brigadier des chevau-légers, chevalier 
de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, voulut, par 
une grâce toute particulière désigner lui-même, et fixer 
les armoiries qui devaient servir de signe de noblesse à la 
famille Bremoy. Les lettres de noblesse délivrées à François 
de Bremoy sont des plus honorables ; elles datent du mois 
de novembre 1677, et ont été enregistrées en la chambre 
des comptes de la province de Normandie, le 4 août 1716, 
et aux aides et finances le même jour. Il est à remarquer 
que depuis la création de l'ordre de Saint-Louis, MM. de 
Bremoy, de père en fils, ont été successivement décorés 
de la croix de cet ordre, et que presque tous les mili- 
taires de cette maison ont reçu d'honorables blessures au 
service de leurs rois. La filiation de cette famille remonte à : 

I. Gédéon de Bremoy, seigneur de la Fontaine, qui 
épousa Catherine Biard, dont il eut : 

II. François de Bremoy, né le 19 novembre 1641, sous- 
brigadier des chevau-légers, chevalier de l'ordre royal et 
militaire de Saint-Louis. Ce fut lui qui reçut de Louis XIV 
les lettres de noblesse dont nous avons parlé précédem- 
ment. Il épousa Marguerite Oury, et eut de ce mariage: 

i.° Charles, dont l'article suit; 

2. Jacques-Gédéon ; 

3.° Françoise, qui épousa le seigneur de la Berrye. 

III. Charles de Bremoy, seigneur de la Morissière, né le 
i5 octobre 1668, lieutenant de vaisseau de la marine 
royale, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis, épousa Louise de Sevaux, dont il eut: 

IV. François-Charles de Bremoy, né à Brest en 1719, 
capitaine des vaisseaux du roi , brigadier de ses armées, 



LE JOLIS DE VILLERS. 3 2 I 

chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, laissa 
de son mariage avec Anne-Françoise de Cremeur : 

i.° Charles-Michel-Marie, dont l'article viendra; 

2. Ferdinand-Joseph-Gabriel de Bremoy, lieu- 
tenant des vaisseaux du roi, chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis, né à Morlaix le 
i er mars 1767. Il émigra en 1791 ^ et fit la campagne 
de 1792, en qualité de sous-aide major du corps 
royal des officiers de la marine formé en régiment : 
il a fait les campagnes suivantes dans les armées 
autrichiennes et anglaises où il a été blessé. Il a 
épousé Renée de Courson ; 

3. # Marianne de Bremoy, née à Morlaix le t6 
mars 1769, qui épousa le sieur de Remonit. 

V. Charles -Michel -Marie de Bremoy , lieutenant des 
vaisseaux du roi, chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Saint- Louis, né à Morlaix le 9 décembre 1763, émigra en 
1791, pour soutenir la cause de son souverain légitime. Il 
a épousé Hyacinthe le Gentil, dont il a : 

i.° Frédéric - Charles - Marie de Bremoy, né à 
Lannion le 10 mars 1792; 

2. Marie-Josèphe-Elianne de Bremoy, née à Lan- 
nion le i5 avril 1791 ; morte en bas âge. 

Armes : « d'azur , à six branches de lauriers entrela 
» cées, formant trois couronnes d'or , une épée d'or en 
» pal, la pointe en haut. » 



LE JOLIS DE VILLERS, famille originaire de Bru- 
cheville en Cotentin, arrondissement de Valogne, fut an- 
noblie dans la personne et descendance de Guillaume, 
seigneur de Jonquay , par lettres-patentes du mois de jan- 
vier 1595 , en récompense de services importants qu'il avait 
rendus à l'Etat. 

I. Guillaume le Jolis , seigneur de Jonquay, officier des 
archers du roi Henri IV , né en la paroisse de Brucheville 
en Cotentin, épousa noble demoiselle Marie du Buisson. 
Il eut de ce mariage : 

i.° Jean le Jolis, dont la postérité s'éteignit ira 
1780; 

2. Alexandre, qui suit. 
1. il 



]$l LE JOLIS DE VILLERS. 

II. Alexandre le Jolis, écuyer, seigneur de Jonquay, 
épousa, en 1627, noble demoiselle Françoise- Alexandre, 
dont il eut : 

i.° Jean, qui suit; 2. Guillaume; 3.° Thomas; 
4. Michel; 5.° Anne; 6.° Catherine. 

III. Jean le Jolis, écuyer, seigneur du Buisson, né le 8 mai 
i633, décéda en 1707. Il fit les campagnes de 1667 et 1668, 
comme volontaire dans la compagnie de M. de Chamilly. 
Il avait épousé, en 1 655 , noble demoiselle Suzanne Du- 
quil de la Ramée, dont il eut : 

IV. François -Alexandre le Jolis, écuyer, seigneur de 
Villers , capitaine de dragons dans le régiment de Mor- 
san , puis capitaine de cavalerie dans le régiment de Four- 
quevaux, né le 22 mai i663, tué à la bataille d'Hochsthet , 
le i3 août 1704. Il avait épousé, le 2 mars 169 3, noble 
demoiselle Louise de Prye, fille de noble seigneur messire 
Emon- Antoine , marquis de Prye, chevalier, seigneur- 
baron, haut-justicier de Plane, Echampay, etc., sœur de 
M. le marquis de Prye, cordon bleu, lieutenant-général 
des armées du roi, ambassadeur en Sicile, gouverneur du 
haut et bas Languedoc. Il eut de ce mariage : 

i.° François - Alexandre , capitaine de dragons, 
chevalier de Tordre royal et militaire de Saint-Louis, 
né en 1693. Ce fut lui qui monta le premier à la 
tranchée au siège de Fribourg en Brisgaû. 

2. Marie de Saint-Clair, officier au régiment de 
Bretagne : 

3.° Jacques, officier de cavalerie au régiment de 
Rufec; 

4. Alexandre-Léonard, qui suit : 

V. Alexandre-Léonard le Jolis , chevalier de Villers , 
officier de dragons, né le 19 novembre 1702, et décédé le 
i* r juillet 1780, avait épousé, en 1756, noble demoiselle 
Mathurine Marie- Anne- Germain , fille de François-Ger- 
main de la Conté, gendarme de la garde du roi. Il eut de 
ce mariage quatre garçons et quatre filles : le roi , pour 
récompenser ses services , et l'indemniser de ses dépenses , 
donna à ses huit enfants une pension annuelle de 1800 liv. 
Ces enfants sont : 

i.° François- Alexandre- Léonard , dont l'article 
viendra; 



DE BARRAL. «323 

2. Prosper-Mathurin , chevalier de Villers , né 
en 1764, et décédé à Béziers en 1782. Il était offi- 
cier au régiment du Maine, infanterie; 

3.° N.... de Villers, décédé; 4. N.... de Villers, 
décédé; 5.° Anne-Françoise; 6.° Marie- Anne- Ma- 

thurine; 7. N de Villers, décédée; 8.° N de 

Villers, décédée. 

VI. François- Alexandre -Léonard le Jolis de Villers, 
né le i3 juillet 1760, à Villers-Fossard , près Saint- Lô, 
fut élevé aux écoles royales de la Flèche et de Paris. Il en 
sortit en 1776 pour être cadet gentilhomme dans le régi- 
ment de Vermandois, où il a servi, en qualité d'officier, 
depuis 1777 jusqu'en 1788. Pendant les années 1800, 
1801, 1802, i8o3, il a été alternativement maire de Saint- 
Lô, conseiller de préfecture et membre du collège élec- 
toral du département de la Manche. Il épousa, en 1787, 
noble demoiselle Marie-Anne-Perine-Gatherine de Géral- 
din (Fitzgerald) , fille de feu Antoine, marquis de Géral- 
din, brigadier des armées du roi, grand bailli d'épée du 
comté de Mortain. Sont issus de ce mariage : 

i.° Victor, né en mars 1790, bachelier es lettres 
et es sciences, licencié en droit; 

2. Prosper, né en mai 1798 , élevé à l'école 
spéciale de marine à Toulon, du 27 juillet 181 3; 

3.° Edouard, né en novembre i8o3 , élève du 
collège de Saint-Lô ; 

4. Charles-Alexandre-Constant, né en août 181 1 ; 

5.° Antoinette, née le i er janvier 1789; 

6.° Rosalie, née en mars 1783, mariée à M. Luc- 
Louis Duquesne, de la famille de l'amiral de ce 
nom. 

Armes : « trois aigles déployées sur un fond d'azur à un 
» chevron d'or. » 



BARRAL (de), famille ancienne, originaire du Dau- 
phiné ; elle remonte à : 

1. Jean de Barral, frère de Guigues. Le dauphin leur 
inféoda, au mois d'octobre i323, le droit de picot ou 
vingtain. Us transigèrent, le 5 juin i328, avec d'autres 
nobles de la vallée d'Allevard, et firent, le 4 septembre de 
la même année, à Guigues de la Roche, un albergement : 



3 2 . DE BARRA L 



4 

le dauphin Humbert leur accorda, le 10 décembre i3 3j, 
ainsi qu'à d'autres nobles, des franchises dans le mande- 
ment d'Allevard. Jean de Barral eut pour fils : 

II. Guigues de Barral, qui, le i er mars 1392, passa des 
investitures à noble homme Guillaume Morard. Il eut 
pour fils : 

III. François de Barral, qui laissa : 

IV. Aymard de Barral, marié à Léonelle de Commiers, 
fille de messire de Commiers, chevalier, co-seigneur de 
Saint-Jean-le-Viel. Il rendit hommage au roi en 141 3, et 
le 3 décembre 141 5, il passa un accensement à noble 
homme François de Montfort. Il eut de son mariage : 

V. Huvet ou Humbert de Barral, qui épousa Marie 
Genton, dont : 

i.° Claude, dont l'article viendra; 
2. Aymard, qui mourut en 1484. Il eut de son 
mariage avec An ne- Antoinette de Cezerain : 

a. Catherine, mariée au sieur de Crel, dit 
Poiilet; 

b. Philiberte, épouse de noble Jean Mon- 
net. 

3.° Un autre Aymard, écuyer, seigneur de Ma- 
gny; 

4. Urbain, qui testa le 8 juin i5iy 3 en faveur 
de Pierre et de Claude, II e du nom, ses neveux, 
fils de Claude I er ; 

5.° Guillaume, grand-prieur de l'abbaye d'Ainay 
à Lyon, qui testa le 14 décembre i52o; 

6.° Aymarde, mariée, le 9 janvier 1481, à Claude 
Truchet ; 

7. Jeanne, femme de noble Pierre de Charrat; 

8.° Gabrielle. 

VI. Claude de Barral, I er du nom, rendit hommage au 
roi le 7 octobre 1507, de droit de picot et de vingtain qu'il 
avait dans le mandement d'Allevard. Il laissa de sa femme, 
dont on ignore le nom : 

1 .° Pierre, mort sans postérité ; 
2. Claude, qui suit; 

3.° Guigues, religieux de l'abbaye d'Ainay à 
Lyon; 
4. Guillaume, mort aussi sans postérité. 



DE BARRAL. 3 3 5 

VIL Claude de Barral, II e du nom, épousa Michelette 
Vachon, dont il eut : 

i.° Louis, dont l'article viendra; 

2. Claude, seigneur de Saint-Germain, capitaine 
et major de la ville de Metz, marié à Angelle de 
Bellehousse, dont il eut : 

a. Anne, religieuse au couvent de Bonpère, 
à Marienbourg sur le Rhin; 

b. Catherine, religieuse au couvent de Sainte- 
Claire, à Metz. 

VIII. Louis de Barral, capitaine-châtelain de Voiron, 
le 14 janvier 1570, fut nommé, par lettres-patentes du 3 
avril de la même année, commandant dans les mêmes 
ville et château. Il fut aussi nommé, le 6 juillet suivant, 
capitaine des gens de pied, qu'il eut ordre d'assembler en 
plus grand nombre qu'il lui serait possible, et dont il eut 
le commandement, en considération de son expérience et 
de ses services. Enfin, le 3o novembre 1597, il fut créé 
lieutenant provincial des mines et minières du Lyonnais, 
Forez, Beaujolais et Bourbonnais. Il avait épousé, le 2 5 
février i565, Anne de Chambaran, d'une noble et ancienne 
race, sœur de François de Chambaran, écuyer, homme 
d'armes de la compagnie du seigneur de Boissac, et fille 
de Claude de Chambaran et de Claude de Ponchon. Il eut 
de ce mariage : 

i.° Ennemond, décédé à Carmagnolle, au delà 
des monts où il commandait la compagnie du sieur 
de Presseing; 

2. Claude, écuyer, capitaine-châtelain du man- 
dement de Voiron, gouverneur du* château d'En- 
tremont, et de la garnison qui était entretenue dans 
le comté; 

3. 6 Gaspard, qui suit. 

IX. Gaspard de Barral, maître des requêtes de la reine- 
mère le 3i mai 1649, avait épousé, le i3 novembre 1621, 
demoiselle Hélène de Chaste-de-Gessan-de-Clermont, 
cousine germaine d'Annet de Chaste- de -Gessan, grand- 
maître de l'ordre de Malte, fille de noble Jean de Chaste- 
de-Gessan, et de Pernette de Sallignon. Il testa le 22 mai 
1667, et laissa : 



3 2 £ DE BARRAL. 

i.° François, qui suit; 

2.° Claude, tué au siège de Turin, au service de 
S. M. 

3.° Louis- Benoît, capitaine d'infanterie, puis 
gouverneur du château de Culan, tué à la tête de sa 
compagnie au siège de Montrond. 

X. François de BARRAL-de-Clermont, écuyer, seigneur 
d'Allevard, de Saint- Pierre-d'Allevard, de la Ferrière, de 
Pinsot, de la Bastie d'Arvillard, etc., fut nommé, le 14 
juin 1644, substitut général des trois ordres du Dauphiné, 
et pourvu, le dernier février 1661, d'un office de conseiller 
au parlement de Grenoble. Il acquit la terre d'Allevard le 
i5 septembre 1668, et le 4 avril 1669, messire Michel 
Pomine, docteur es droits, subrogea François de Barrai 
à l'enchère et délivrance faite au profit du sieur Pomine, 
du droit de Picot et vingtain du mandement d'Allevard, 
comme étant provenu de l'ancienne et noble famille de 
Barrai. Il acheta, le 16 février 1692, à Joseph d'Arvillard, 
seigneur et baron de la Roche, les terres d'Allevard et de 
la Bastie d'Arvillard. Il testa le 25 décembre 1695, et mou- 
rut doyen du parlement de Grenoble. Il avait épousé, le 
3 février 1662, Louise de Guérin, sœur de N.... de Gué- 
ri n-de-Tencin, premier président au sénat de Savoie, père 
de Mgr. le cardinal de Tencin, et fille de François de 
Guérin, conseiller au même parlement, et de Justine du 
Faure. Leurs enfants sont : 

i.° Joseph, dont l'article suit ; 

2. Joseph-Antoine, seigneur de Bellier, mort en 
bas âge ; 

3.° Justine, femme de Sébastien de Rachais, sei- 
gneur de Montferrat, chevalier de l'ordre royal et 
militaire de Saint- Louis, et colonel du régiment de 
Montferrat, infanterie; 

4. Anne, femme de Gabriel du Mollet, conseil- 
ler au parlement de Grenoble ; 

5.° Emérantine, prieure du monastère des reli- 
gieuses chartreuses de Prémol; 

6.° Louise , religieuse au monastère royal de 
Montfleury. 

XI. Joseph de Barral, marquis de la Bastie d'Arvil- 
lard, seigneur d'Allevard, de la Ferrière, de Pinsot, de la 
Chapelle-du-Bard , de Saint-Pierre-d'Allevard , de Roche- 



DE BARRAL. 3 2 y 

chinard, de Montferrat et du Bellier, né en 1 677, fut pourvu 
d'un office de conseiller au parlement de Grenoble en 1698, 
et de celui de président au même parlement le j5 juillet 
1708. Il acheta la maison-forte d'Allevard le 4 décembre 
17 19; le 14 août 1733, il fut investi,, à la chambre des 
comptes de Dauphiné, des terres d'Allevard et de la Bastie 
d'Arvillard; et le 11 août 1739 il obtint l'érection de la 
terre d'Arvillard en marquisat. Il fut commandant en chef 
en Dauphiné pour S. M., et reçut du roi une pension de 
3ooo liv. en récompense de ses services. Il avait épousé, 
le 4 janvier 1709, Marie-Françoise de Blondel, fille de 
François, comte de Sissonne, dont il eut : 

i.° Jean-Baptiste- François , dont l'article vien- 
dra; 

2. Jean-Sébastien-François, né le i5 octobre 
1710, docteur en théologie de la maison de Na- 
varre, ci-devant abbé et comte d'Aurillac, nommé, 
en 1752, à l'évêché de Castres, en Languedoc, et 
sacré le 12 décembre de la même année; 

3.° Charles-Gabriel -Justin, qui a formé la branche 
rapportée ci-après; 

4. ; Joseph -Claude -Mathias, né le 6 septembre 
1714, aumônier du roi, abbé et comte d'Aurillac, 
évêque de Troyes en 1 76 1 ; 

5.° François-Antoine, né le 20 février 171 6, che- 
valier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, 
lieutenant-colonel et commandant d'un bataillon du 
régiment de Belsunce ; 

6.° Charles-Louis, qui a formé la branche que 
nous rapporterons page 3 3o; 

7. N cornette du régimant de cavalerie de 

Clermont-Prince, tué à la bataille d'Ettingen, sur 
le Mein. Il était alors aide-de-camp du comte de 
Clermont, prince du sang; 

8.° Pierre- Alexandre, né le 26 août 1724, doc- 
teur de Sorbonne, prieur d'Arnbial, et vicaire-gé- 
néral du diocèse de Montpellier; 

9. Louise-Jacqueline, née le 28 juin 171 3, ma- 
riée à Jean-Emmanuel de Guignard, vicomte de 
Saint- Priest, maître des requêtes et intendant du 
Languedoc ; 

io.° Justine-Augustine, née le 14 août 17 18, re- 
ligieuse à Montfleury; 



3 2 8 DE BARRAL 

ii.° Louise-Françoise, née le i5 mai 1720; 
12. Marie- Françoise -Sophie , née le i3 avril 
1727, aussi religieuse à Montfleury; 
i3.° Marie-Félicité, née le 19 juillet 1728 ; 
14. N.... morte en bas âge. 

XII. Jean-Baptiste- François de Barral-de-Montferrat, 
chevalier, comte de Barrai, marquis de la Bastie d'Arvil- 
lard, baron de la Roche-Gommiers, seigneur d'Allevard, 
de Saint- Pierre, de Pinsot, de la Chapelle-du-Bard, né le 
2 novembre 1709, fut pourvu, le 3i mai 1731, d'un office 
de conseiller au parlement de Grenoble, et le 6 juin 1741 
de celui de président à mortier au même parlement. Il a 
obtenu, le 11 juillet 175 1, des lettres d'érection en comté 
de la terre d'Allevard. Le 4 août de la même année, il a 
fait hommage en la même chambre des comptes du comte 
d'Allevard et du marquisat d'Arvillard, mais par lettres- 
patentes du mois de mars 1752, S. M. a changé le nom de 
la terre, seigneurie et comté d'Allevard en celui de Barrai, 
en faveur des grands services que la famille de Barrai a an- 
ciennement rendus, en défendant la terre d'Allevard contre 
les insultes des ennemis qui en sont voisins, et en même 
temps pour reconnaître par là les importants services de 
cette famille dans les dignités qu'elle a remplies, tant dans 
l'église que dans les principales charges de la magistrature 
et les différents emplois militaires dont elle a été honorée. 
Jean-Baptiste-François de Barrai a encore obtenu l'érection 
de la terre de la Roche-Commiers en baronnie, par lettres- 
patentes du mois de mars 1755. Il épousa i.° le 14 sep- 
tembre 1735, Jeanne- Marie-Dominique de Peyrenc-de- 
Saint-Cyr, fille de Louis, gentilhomme ordinaire du roi, 
et de N Barberie de Gourteilles, sœur de Jacques-Do- 
minique de Courteilles, conseiller d'état, intendant des 
finances, ci-devant ambassadeur du roi en Suisse, dont il 
n'a eu qu'un enfant, mort en bas âge; 2. le i er avril 1741, 
Marie-Charlotte- Françoise- Antoinette de Chaumont-Qui- 
try. Il a eu de ce mariage: 

i.° Pierre-François, dont l'article viendra; 

2. N né en 1763; 

3.° N mort jeune; 

4. Louise- Josèphe-Claude- Sophie, née le 
novembre 1752; 

5.° Marie -Françoise- Henriette- Adélaïde, née le 
3 1 janvier r 7 5 7 . 



DE BARRAL. 329 

XIII. Pierre-François, comte de Barral, né le 3o dé- 
cembre 1745^, chevalier de Malte, a épousé i.° Marie-Sé- 
raphine de la Motte; 2. Constance-Pauline-Zoé le Roy- 
de-Mondreville, née le 21 septembre 1780, » 

Enfants du premier lit. 

i.° N.... mort en bas âge; 

2. Charles-Auguste de Barrai, né à Paris le 8 
avril 1778. Il a épousé demoiselle d'Osembray, de 
laquelle il a Louis-Benoit-Eugène de Barrai, né à 
Paris au mois d'avril 1806. 

Enfant du second lit. 

Paul-Joseph-N de Barrai, né à Paris le 11 

juin 1806. 

Seconde branche. 

I. Charles-Gabriel- Justin de Barral de Rochechinard, 
troisième fils de Joseph de Barral, et de Marie-Françoise 
de Blondel , né le 4 mars 171 2 , marquis de Montferrat , 
conseiller au parlement de Grenoble, a épousé Claudine- 
Françoise Vande de Saint-André, de laquelle il a eu : 

i.° Joseph-Marie, dont l'article viendra ; 

2. André-Horace-François , vicomte de Barral , 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis, maréchal des camps et armées du roi, né le 
i er août 1743, a épousé, le 21 août 1781, demoiselle 
Anne-Amédée de Beauharnais, née le 8 janvier 1760, 
dont il a eu : 1 .° François-Joseph-Amédée-Hyppolite, 
baron de Barral, capitaine de cavalerie, membre de 
la légion d'honneur, chevalier du lys, de l'ordre du 
mérite militaire de Bade et de Hesse-Darmstadt, 
né le 21 août 1787, a épousé, le 21 décembre 181 1, 
demoiselle Catherine-Amélie Robin de Scévole, née 
le 10 mars 1794, dont sont issus, Jean-Horace Jo- 
seph-Eugène de Barral, né le 19 octobre 18 12, et 
Louise-Hortense-Amédée Scévole, née le 10 dé- 
cembre 181 3; 2. Philippe-Anne- Amédée-Octave, 
chevalier de Barral, officier de cavalerie légère, né 
le i er juillet 1791. 

3.° Louis-Mathias de Barral, né à Grenoble le 20 
avril 1746, ancien agent général du clergé, arche- 
vêque de Tours, pair de France ; 

4. François-Octave de Barral, né à Grenoble 
le 9 mars 1748, vicaire général de Tours ; 



33o D'ESPAGNE DE VÉNEVELLES. 

5.° Charles-Joseph , baron de Barrai, né à Gre- 
noble le 25 février 1755, lieutenant-colonel de dra- 
gons en 1 797 , et fait chevalier de l'ordre royal et 
militaire de Saint-Louis en 1798 , a épouse , en 
1783, demoiselle Marie-Thérèse-Hyppolite Barnave 
de Boudra, né le i5 septembre 1767. Il a eu de ce 
mariage: i.° Louis-Gabriel- Ernest de Barrai, né à 
Grenoble le 2 octobre 1790; 2. ° Alexis-Claudine- 
Olympe de Barrai, née à Grenoble le 29 septembre 
1786, et mariée, le 11 janvier 1810, avec M. Henry- 
Benoît de Pierre, vicomte de Bernis. 

6.° Jeanne-Françoise de Barrai, née à Lyon en 
1745, mariée, en 1765, à Louis-Marie, marquis 
de Fontanges, chef de brigade des gardes-du-corps, 
chevalier de Tordre royal et militaire de Saint- 
Louis, maréchal des camps et armées du roi. 

IL Joseph-Marie de Barral , marquis de Montferrat , 
ancien président à mortier du parlement de Grenoble , 
premier président de la cour royale'de cette ville, né le 21 
mars 1742, a épousé , en 1769 , demoiselle de Tencin, 
comtesse de Grolée, dont il a eu : 

i.° Charles-Antoine de Barral, né à Grenoble le 
29 juin 1770, chevalier de la légion d'honneur, an- 
cien capitaine de grenadiers ; 

2. Louis de Barral, né à Grenoble le 9 juin 1783. 

Troisième branche. 

I. Charles-Louis, né le 10 juin 1717, seigneur du Bellier 
et de Montagneux, chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis, et ci-devant capitaine au régiment de Bel- 
sunce. Il a épousé en secondes noces, le 27 juin 1795, 
Marie-Joséphine Farconet du Mas, née le 3i janvier 1767, 
de laquelle il a eu : i.° Camille-Edouard-Frédéric de Barral, 
né le 22 février 1798: 2. Joséphine-Pierrette-Emilie- 
Désirée de Barral, née le 26 décembre 1796; 

Armes : « de gueules, à trois bandes d'argent. » 



ESPAGNE DE VENEVELLES ( d' ) au Maine. Les 
seigneurs d'Espagne , d'Aunay,de Vénevelles, de Cou- 
leines et autres lieux, étaient titrés de marquis et de comtes 
de Vénevelles. Ils sont connus depuis : 



D'ESPAGNE DE VÉNEVELLES. 33 t 

Herbert d'Espagne, écuyer, qui fit des acquisitions en 
biens fonds en 1297, 1298 et i3oo. On trouve ensuite : 

Philippe d'Espagne, qui reçut, en 1340, un aveu de 
biens mouvants de lui , dans lequel son vassal le qualifie 
noble homme y monseigneur. 

La filiation commence à 

I. Pierre ou Perrot d'Espagne, I er du nom, seigneur 
d'Espagne, qui mourut avant le mois d'août i3y3, laissant 
de sa femme, dont le nom est ignoré : 

II. Pierre d'Espagne, II e du nom, écuyer, seigneur 
d'Espagne. Il était mineur en 137 3, et fit diverses acqui- 
sitions en 1398, 1407, 1412 et 1415. Il épousa Catherine 
Garnier, dame du domaine d'Aunay, dans la paroisse de 
Luché, au Maine, et en eut : 

III. Jean d'Espagne, I er du nom, écuyer, seigneur d'Es- 
pagne, d'Aunay, de Venevelles dans la paroisse de Luché, 
des Roches et de la Ripardière, qui fit des acquisitions et 
passa des transactions en 1453, 1455, 1463 et 1466. Il 
paraît être mort avant le 26 janvier 1475. Sa femme fut 
Antoinette, fille de Roulet, seigneur de Jupiles. Elle le 
rendit père de : 

i.° Louis, qui suit; 

2. Margueritte, femme de René de Champagnette. 

IV. Louis d'EsPAGNE, écuyer, seigneur d'Espagne, de 
Venevelles, d'Aunay et des Roches, fit, en 1466, le retrait 
d'un bien vendu par son père; acquit en 1479 un fief sis 
dans la paroisse de Luché; rendit hommage, en 1490, de 
son domaine d'Aunay à l'abbé de Saint- Aubin d'Angers, et 
mourut avant le 7 avril i5oo. Il avait épousé, avant le 2 
juin 1477, Girarde de Broc, fille de René, seigneur de 
Broc, et en avait eu : 

i.° Jean II, qui suit : 

2. Péan, dont on ignore la destinée. 

V.Jean d'Espagne, II e du nom, écuyer, seigneur d'Es- 
pagne, de Venevelles, d'Aunay et des Roches, comparut 
à l'arrière-ban du comté du Maine en 1 5 12. Il mourut avant 
le 10 janvier i53i. Du mariage qu'il avait contracté en 
i5oo, avec Antoinette Dureil, sœur de Jean, écuyer, sei- 
gneur de Dureil et de la Barbée, était issu : 

VI. Geoffroy d'Espagne, seigneur d'Espagne, de Vene- 
velles, qui épousa, i.° en 040, Jeanne de Savonnière, fille 



332 D'ESPAGNE DE VÉNEVELLES. 

de Jean de Savonnière, seigneur de la Bretesche ; 2. ° Ca- 
therine de Coussac, fille et héritière de Jean, seigneur de 
Sainte-Brice en Limosin, de Chailly en Gatinais, et de Ca- 
therine de Pocaire. Il eut de celle-ci : 

i.° Lazare d'Espagne, qui suit; 

2. Nicolas d'Espagne, seigneur de Champdu- 
rand, marié, en i568, avec Léa Bontault, fille de 
Claude Bontault, seigneur de Laubonnière, et frère 
de Jeanne d'Espagne, femme de Benjamin de Ran- 
çonner, seigneur d'Escoire. 

VII Lazare d'Espagne, écuyer, seigneur d'Espagne, 
de Vénevelles , d'Aunay , de la Brosse, de Couleines , de 
Saint-Brice et de Chailly; fut enseigne de la compagnie de 
gendarmes de M. de Malicorne. Du mariage qu'il contracta 
en 1573 avec Anne de Bontault, sœur consanguine de 
Léa, femme de Nicolas d'Espagne, vinrent : 
i.° Paul d'Espagne, qui suit; 
2. Lazare d'Espagne, seigneur de Laubonnière, 
que l'on croit auteur d'une branche dont les titres 
n'ont pas été communiqués. 

VIII. Paul d'Espagne, seigneur de Vénevelles et de Cou- 
leines, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi Henri 
IV, en J609, épousa en 1606, Marie de Pons, de l'an- 
cienne et illustre maison de ce nom, fille de Jacques de 
Pons, seigneur de laMirambeau, gentillhomme ordinaire 
de la chambre du roi, et en eut : 

IX. Henri d'Espagne, I er du nom, écuyer, seigneur de 
Vénevelles, de Coût et de la Samelière, gentilhomme or- 
dinaire de la chambre du roi Louis XIII, en i636, qui 
fut blessé au bras, d'un coup de mousquet, au siège de 
Béfort, dont il était gouverneur. Il obtint l'érection en 
marquisat de la baronnie de Vénevelles, composée de qua- 
torze fiefs. Il eut pour femme Suzanne le Vasseur, fille de 
Louis le Vasseur, seigneur de Coigné, gentilhomme or- 
dinaire de la chambre du roi; et pour fils : 

i.° Henri II, qui suit; 

2. Louis-Paul d'Espagne, mort en 1708, sans 
postérité de Claude-Marie-Goyon de Beaufort, de 
l'ancienne maison de Goyon-Matignon. 

X. Henri d'Espagne, II e du nom, seigneur de Coût et 
d'Avenne, capitaine au régiment de Tilladet, cavalerie, 



D'ESPAGNE DE VÉNEVELLES. 333 

épousa en 1 680, Claude de Chauson, fille de David, capi- 
taine d'une compagnie de trois cents suisses, waguemestre 
général et capitaine des guides, des camps et armées du 
roi. Il eut de ce mariage : 

XI. Louis-Henri d'Espagne, titré marquis de Véne- 
velles, capitaine dans les régiments de Beuil, de Pons et 
de Boufflers, qui servit dans la guerre de la succession 
d'Espagne, avait été proscrit avec son père, et ses biens 
coniisqués, pour avoir refusé de quitter la religion protes- 
tante. Il a fait son abjuration après la mort de son père, le 
18 septembre 1709, entre les mains de l'archevêque de 
Noailles à Tours. Il fut fait chevalier de Saint-Louis en 
17.., et reçut la décoration de l'ordre de Saint- Lazare en 
1723. De l'alliance qu'il avait contractée en 1715, avec 
Marie Erveil-Doré, sont issus : 

i.° Henri-Louis d'Espagne, qui suit; 

2. N , mariée au baron de Rancher; 

3.° N , mariée au comte de Goyon. 

XII. Henri- Louis d'Espagne, marquis de Vénevelles, 
capitaine de grenadiers au régiment de Guyenne, et lieu- 
tenant-colonel d'infanterie, a épousé Marie du Pont de la 
Roussière. Il eut de ce mariage : 

XIII. Henri-Jacques-Louis d'Espagne, comte de Vé- 
nevelles, major en second du régiment de la Reine, cava- 
lerie, né le 23 septembre 1759. Il est monté dans les car- 
rosses du roi le 10 mai 1782, et a eu, à dix-huit ans, une 
compagnie dans le régiment d'Orléans, cavalerie, en ces- 
sant d'être premier page de la reine. Il était fort jeune au 
moment de la révolution ; il a fait toutes les campagnes de 
l'armée de Gondé, et y a reçu la croix de l'ordre royal 
et militaire de Saint- Louis. Il a épousé, en 1782 
Alexandri ne-Thérèse Poute de Nieuil, fille du marquis de 
Nieuil, chef d'escadre, inspecteur du corps royal d'infan- 
terie et de l'artillerie de la marine, grand-sénéchal de Sain- 
tonge, commandeur de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis et de- celui de Saint-Lazare et de Notre- Dame- de- 
Mont-Carmel. Madame la comtesse de Vénevelles a été 
présentée le 7 mai 1783. De ce mariage sont issus : 

i.° Charles d'Espagne, marquis de Vénevelles, 
colonel de cavalerie, commandant le département 
du Lot, né le 11 décembre 1783, marié le 4 juin 
181 1, à mademoiselle Emilie de Neuchaise; 



33_j. DE BOUVIER. 

2. u Edouard d'Espagne, comte de Vénevelles, né 
le 28 janvier 1791, non marié. 

Les armes : « D'azur, au peigne d'argent, accompagné 
» de trois étoiles d'or; armes parlantes, le nom s'écrivant 
» anciennement Espeigne ». Cette famille croit être une 
branche de l'illustre maison Espagne-Montespan. Cela pa- 
raît dénué de fondement, son berceau et ses armes étant to- 
talement différents. Sa noblesse est des plus pures et des plus 
anciennes, et MM. d'Espagne de Vénevelles ont écartelé 
les armes de France, comme il paraît par l'ouvrage du R. P. 
Marc-Gilbert de Varennes, de la compagnie de Jésus, se- 
conde édition publiée en 1640 (m. dc. xl.), intitulé : Le 
roi d'armes, ou l'art de bien former, charger, briser ; etc. 
les armoiries, p. 175. D'Espeigne- Vénevelles porte « parti 
» au premier d'azur; a un peigne d'argent posé en face, à 
» trois étoiles d'or, deux en chef et une en pointe; au se- 
» cond coupé, tiercé; au premier d'azur, a ihî pont à trois 
» arches d'argent, au second d'or à trois fasces de sable, 
» au tiers d'azur à trois fleurs de lys d'or; au baston de 
» gueules péri en bande ». Elle paraît avoir pris son nom 
d'un fief situé dans la paroisse de Saint-Gervais, à trois 
lieues au couchant du Mans. 



BOUVIER (de), famille originaire de Lorraine, où 
elle est encore établie de nos jours. 

I. François de Bouvier, lieutenant-général du bailliage 
du comté de Vaudemont, fut annobli en considération de 
son mérite et de sa vertu, et de ce qu'il était issu d'ex- 
traction noble du côté maternel, par lettres du duc Char- 
les III de Lorraine, données à Nancy, le 16 novembre 
! 566. Il était fils de Démange Bouvier, maire de la ville 
de Vezélise; et d'Idette Tavernu. Il épousa Anne de Saint- 
Génot, dont il eut : 

II. Olric de Bouvier, né à Vezélise, le 6 décembre 
i588, conseiller, secrétaire au conseil d'état et privé du 
duc Henri, décéda à Vezélise, le 12 janvier ibôo. Il avait 
épousé, le 19 janvier 161 3, Claude de Bourgogne, fille de 
noble Jean, et d'Elisabeth de Malvoisin, dont il eut : 

III. Pierre de Bouvier, né à Vezélise, le 2 5 février 
1621, capitaine de cavalerie au régiment de Balthafaire au 
service de France, le 5 août i653, décédé le ib mars 1691. 



DE BOUVIER. 335 

il épousa le 1 2 juin 1 660 Barbe-Françoise Malcuit, morte 
et inhumée avec son mari, paroisse de Vomacour, le 
25 février 1669, fille de Louis, procureur-général du bail- 
liage de Voges, et d'Anne de Berman, dont il eut : 

IV. Jean-Mathieu de Bouvier, écuyer, né le 6 mai 
166 5, cornette au régiment de Bassompierre au service 
de l'empereur, dont il se retira à cause de ses blessures, 
décédé le 14 décembre 1730, épousa, le 10 mai 1701 , 
Jeanne-Françoise Cuny y inhumée avec son mari en la pa- 
roisse Dupont Saint- Vincent , le 8 décembre 17 18 , fille 
de noble François de Cuny , et d'Anne Graviset , dont 
il eut : 

V. Charles-Bernard de Bouvier, chevalier, seigneur, 
voué de Chatel-sur-Moselle , lieutenant-général civil et 
criminel au bailliage royal de la même ville, né à Vain- 
deville, le 4 mai 1704, obtint du roi Stanislas des lettres 
de déclaration de gentillesse, le 26 avril 1758, enregis- 
trées au parlement de Nancy le 26 du même mois, et à la 
chambre des comptes de Lorraine le 28 suivant, et décéda 
le 5 mai 1774, ayant épousé, le 9 août 1734, Marie- 
Christine Abram , fille de Jacob Hyacinthe, seigneur de 
Sauconcourt , conseiller-secrétaire de Stanislas, roi de Po- 
logne, et d'Anne Gaudel, dont il eut : 

i.° Charles-Joseph Hyacinthe de Bouvier qui 
suit; 

2. Rose-Christine de Bouvier , née à Chatel-sur- 
Moselle, le 5 mai 1750, mariée le 12 avril 1777 a 
Charles-Louis de Barville , chevalier , officier au 
régiment des chasseurs de Voges. 

3.° Pierre-Mathieu-Frànçois de Bouvier, che- 
valier, seigneur de Langley, né le 3i mai 1752 , 
maître en la chambre des comptes de Lorraine 
en 1784, marié le 26 octobre 1784 à Marie-Josèphe 
de Thomassin, fille de Louis-Gabriel, seigneur de 
Gremesal, conseiller d'épée pour la noblesse au 
bailliage de Nancy et de Marie-Barbe Poincignon. 

VI. Charles-Joseph- Hyacinthe de Bouvier, chevalier, 
né à Châtel-sur-Moselle , le 9 juillet 1739, conseiller au 
parlement de Nancy, marié le 17 déeembre 1764, à 
Suzanne-Charlotte Cosserat, fille de noble 'Henri, pro- 
cureur du roi au bailliage de Chatel-sur-Moselle , et de 
Marie-Marguerite Hannus de Jumecourt, dont Charles- 
Henri , Joseph-Henri du Bouvier , né à Chatel-sur-Moselle , 



336 ot thoisy. 

le 4 décembre ij65 , chevalier, avocat au parlement de 

Nancy. 

VII. Charles- Henri-Joseph de Bouvier , décoré de 
l'ordre du lys, né le 4 décembre 1765, chevalier , marié 
le 9 février 1790 à Rosalie-Christine Drouot, fille de mes- 
sire François Drouot , ancien conseiller en la chambre des 
comptes de Lorraine; il a de ce mariage : 

i.° Charles-François-Marie , né en février 1796, 
garde-du-corps du roi , dans la compagnie de 
Noailles, lequel, lors de la rentrée en France de 
Monsieur, comte d'Artois, en 18 14, a fait le service 
près de sa personne, pendant son séjour à Nancy, 
et en a reçu la décoration du lys; 

2. Joseph-Léon-Marie, né en septembre 1800, 
décoré de l'ordre du lys ; 

3. °j Marie-Marguerite-Charlotte-Christine, née en 
décembre 1790. 

D'armes : « D'or, au léopard de gueules, allumé et armé 
d'azur, au chef de même , chargé de trois pommes de 
grenade d'or. 



THOISY (de) famille des plus anciennes et des plus 
illustres du duché de Bourgogne ; elle tire son nom de la 
terre de Thoisy, qui a titre de baronnie. Cette famille pos- 
sédait en outre les seigneuries de Rancy , de la Morte , de 
Mimeure , de la Motthe-Chissey et de Pantières dans le 
duché de Bourgogne; elle a fixe sa résidence dans la sei- 
gneurie de Joude , dont elle est propriétaire de nos jours , 
et qui se trouve dans la Bresse châlonnaise. 

L'abbé Courtépée, historien très-renommé de la province 
de Bourgogne , dit que Jean de Thoisy , partant pour la 
Croisade, céda partie de sa terre à l'évêque d'Autun , ce 
qu'on suppose avoir eu lieu vers l'an 1096. Gérard de 
Thoisy vendit à l'évêque d'Autun , Hugues d'Arcy , tout ce 
qu'il possédait dans cette châtellenie en 1290. Henri de 
Thoisy , conseiller du duc de Bourgogne , assista au parle- 
ment de Beaune en 1402 , et l'on trouva dans l'état de la 
maison du duc de Bourgogne, six seigneurs de Thois\ . 
avec la qualité de conseillers, chambellans et officiers de- 
ces princes. 

Laurent de Thoisy fut gruverde l'An 1 u5, et 



VAL (DU). 337 

Godefroi de Thoisy, doyen de l'église d'Autun, fut député 
au concile de Constance, en 141 6. Renaud, son frère et 
son héritier, donna la terre de Préaux à l'église d'Autun, 
en 141 8. 

Jean de Thoisy, évêque d'Auxerre en 1409, et chance- 
lier de Bourgogne en 1423, mourut évêque de Tournay en 
1433. Geoffroi, sire de Thoisy, seigneur de Mimeure, son 
frère, fut chambellan du duc de Bourgogne, Philippe-le- 
Bon, et combattit vaillamment en qualité de son amiral, 
en 1444, contre les Turcs et mécréants au siège de Rhodes; 
il obtint une pension en récompense des services signalés 
qu'il avait rendus en cette rencontre, et devint, en 1455, 
ambassadeur du même prince, à Rome. Hugues de Thoisy, 
fils de Geoffroi, fut bailli d'Auxois, ambassadeur du duc 
de Bourgogne, à Rome, en Sicile et à Florence, depuis 
1457 jusqu'en 1462; ce seigneur ayant pris les intérêts de 
sa souveraine, Marie de Bourgogne, contre Louis XI, roi 
de France, vit son château et sa terre de Mimeure entière- 
ment ravagés et dévastés, en 1478, par ordre de ce mo- 
narque. 

Les seigneurs de Thoisy ont fourni plusieurs chevaliers 
à l'ordre de Malte. 

Nous attendrons sur cette famille un mémoire plus dé- 
taillé. 



VAL (du), famille noble d'extraction et des plus an- 
ciennes. Dans le commencement du douzième siècle, elle 
était alliée aux maisons de Châtillon et de Salives, comme 
il est prouvé par le cartulaire de l'abbaye de Fontenai 
en Bourgogne. Il s'y trouve un acte, du jeudi d'après le 
dimanche où l'église chante judica me, passé en 11 36, 
qui porte donation de la partie de la terre de Poiseul-la- 
Grange à Etienne, abbé de ladite abbaye, par Hugues 
du Val, qualifié de chevalier Hugo de Valle miles , où 
souscrivirent Gérard de Châtillon et Thibaut de Salives, 
comme beaux-frères dudit Hugues du Val. 

Il est dit par cet acte qu'il fit cette donation en reconnais- 
sance du baptême qui lui fut conféré par ledit Etienne, 
et auquel assista Odon, duc de Bourgogne, accompagné 
des seigneurs de Grancey, de la Roche de Quaincy, de 
Sombernon , de Lorges , des évêques de Langres et 
d'Autun. 



338 VAL (DU). 

Dans les quatorzième, quinzième, seizième et dix-sep- 
tième siècles, elle s'est alliée aux maisons de Pontaillier, 
de Sagny, deSaffres, de Dampierre , d'Inteville, de Cy- 
con , de Brinquemault , de Saint-Aubin , de Montroz , et 
à plusieurs autres très-nobles et très-anciennes. 

Elle a possédé , dans les provinces de la Bourgogne , de 
la Champagne et de la Franche-Comté, les terres d'Oli- 
gny, de Vivey, Cussey, Bouley , Esmons, le Charmois , 
Villemoront, Montigny-sur-Vingeanne, Villeneuve, Mus- 
siot, Prasley, Mouilleron, Saint-Bonnot, Rivière-les- 
Fosses, Mornay-sur-Vingeanne , Chauvirey, la maison 
du Bois. A l'époque de la révolution elle possédait en 
Franche-Comté les terres d'Essertenne, de Cecey et de 
Lieucourt en partie, et en Bourgogne celle de la Tour de 
Tursey; mais ces trois dernières, et partie de celle d'Es- 
sertenne, lui ont été enlevées et vendues nationalement. 

Les titres justificatifs de la succession de cette famille 
depuis son origine jusqu'au quatorzième siècle , sont égarés 
ou perdus. Les plus anciens qu'on ait pu recouvrer datent 
de 1 3o2 jusqu'à ce jour. 

I. Jean du Val, I er du nom, chevalier, seigneur d'O- 
ligny, épousa, i.°en i3o2, Claire de Pontaillier, fille de 
Jean de Pontaillier et d'Antoinette de Clairon; 2. en i326, 
Elvire de Saffres, veuve de Jean de Mussey, seigneur de 
Jour, dont il n'a point eu d'enfants. Il fut tué à la bataille 
de Crecy en 1346, où il, servait le roi Philippe de Valois 
en qualité de capitaine d'arbalétriers à cheval. Il laissa de 
son premier mariage : 

II. Guillaume du Val, chevalier, seigneur d'Oligny , 
se maria, en i355, avec Agnès d'Inteville. Il se trouva 
à la bataille de Poitiers en i356, où il fut blessé et fait 
prisonnier. Le roi Charles V le fit, en i3y3, capitaine de 
cent lances. Il servit dans l'armée de Philippe-le-Hardi , 
duc de Bourgogne, contre le duc de Lancastre, et dans 
celle du connétable du Guesclin, qui l'honora de son es- 
time tant qu'il vécut. Il laissa : 

III. Jean du Val, II e du nom, chevalier, seigneur 
d'Oligny, épousa, en i388, Anne de Dampierre. Il alla, 
en 1390, en Afrique, au secours des Génois contre les 
Maures; il s'y signala au siège d'Affrica. Il suivit, en 141 3, 
le roi Charles VI aux sièges de Compiègne, de Soissons, 
de Bapaume et d'Arras; il fut tué, en 141 5, à la bataille 



VAL (DU). 339 

d'Azincourt, lieutenant du seigneur d'Arambure, maître 
des arbalétriers de France. Il laissa : 

IV. Henri du Val , chevalier , seigneur d'Oligny , 
épousa, en 1420, Antoinette de Briquemault. Quoiqu'il 
eût été page de Jean, duc de Bourgogne, il demeura ce- 
pendant toujours attaché au service du roi Charles VII, 
malgré les puissantes sollicitations de Gui de Pontaillier, 
son parent et son ami, qui voulait l'engager dans le parti 
de Philippe -le- Bon , pour venger la mort du duc Jean. 
Charles VII, pour récompenser sa fidélité, lui donna une 
compagnie de cent gendarmes entretenus. Il se trouva , en 
142 1, aux combats de Bougey et de Patay, livrés contre 
les Anglais. Il reçut en ce dernier une blessure au bras 
gauche, dont il demeura estropié le reste de ses jours; et 
après avoir servi le roi dans ses conquêtes de Normandie 
et de Guyenne, il mourut de maladie à Bordeaux au mois 
d'août 1451. Il laissa : 

V. Hector du Val, chevalier, seigneur d'Oligny et de 
Bouley, se maria à Jeanne de Cycon en 1460. Louis XI le 
fit, en 1464, capitaine d'archers à cheval. Il se trouva, 
en 1465, à la journée de Montlhéry, et servit, dans les 
guerres de 1470 et 1472, contre Charles, duc de Bour- 
gogne; dans celles de 1477 et 1478, contre Maximilien, 
archiduc d'Autriche, et dans celles de 1487, que le roi 
Charles VIII fit à François, duc de Bretagne. Etant tombé 
malade au camp de Saint-Aubin, il se fit transporter à 
Alençon, où il mourut au mois^de septembre 1488. Il laissa : 

VI. Nicolas du Val, chevalier, seigneur d'Oligny, Bou- 
ley et Vivey , épousa , en 1485 , Isabelle de Sagny de 
Saffres , fille de Pierre de Sagny , baron de Saffres et de 
Roline de Choiseuil. Il fut homme d'armes de la compa- 
gnie d'ordonnance du maréchal de Gié; il se signala au 
siège de Saint-Omer et à la bataille de Béthune en 1488, 
sous les ordres dudit maréchal qui, pour prix de sa valeur, 
lui obtint, du roi Charles VIII, une compagnie d'archers 
à cheval de sa garde. Il accompagna le roi dans toute 
l'Italie, soit en allant à Naples et soit en revenant, et fut 
dangereusement blessé à la bataille de Fornove en 1495. 
Louis XII le continua dans son emploi; il retourna, en 
1499, en Italie, sous le commandement de Louis de la 
Trémouille, et il se trouva à la bataille de Novare; il sui- 
vit le roi en 1507 au siège de Gênes; il tomba malade 
comme il en revenait, et mourut à Langres en i5o8 : son 



3 4 VAL (DU;. 

corps y est inhumé dans l'église cathédrale. Il fut père de : 

VII. Jean du Val, III e du nom, chevalier, seigneur 
de Bouley, Villemoron et Vivey, épousa, en 1 5 20, Louise 
de Bouvot de Cormaillon. Il fit sa première campagne en 
i5i3, et figura la même année à la bataille de Mangnan, 
en qualité de guidon de la compagnie d'ordonnance du 
comte d'Orval; il s'y distingua si bien, que le roi Fran- 
çois I er le nomma capitaine de cavalerie légère et gouver- 
neur de la ville et château de Grancey, poste important 
alors à cause du comté de Bourgogne dont cette place était 
frontière. Il servit depuis en Champagne sous le duc d'A- 
lençon qui en était gouverneur; il se trouva de plus sous 
ses ordres à la bataille de Pavie en i525, où il fut blessé. 
A son retour en France, il se retira dans son gouverne- 
ment, où il a terminé sa carrière. 

VIII. Jean du Val, IV e du nom, chevalier, seigneur de 
Bouley , Villemoron , Cussey , le Chamois et Vivey. Il 
figura, en i557, au siège de Rocroy et à la bataille de 
Saint-Quentin, sous les ordres de Ludovic de Gonzagues, 
duc de Nevers. Il se trouva, en i558, à la prise des châ- 
teaux d'Herbemont, Chiny et Villemont; puis au siège de 
Thionville, après lequel M. le duc de Nevers, qui con- 
naissait ses talents et sa bravoure, lui fit donner une com- 
pagnie d'ordonnance. 11 se trouva ensuite, en i562, à la 
bataille de Dreux, où il reçut un coup de pique à la cuisse, 
dont il demeura estropié toute sa vie. Cet accident ne l'em- 
pêcha pas de continuer le service dans toutes les occasions 
qui se présentèrent, et notamment en 1569, dans les jour- 
nées de Jarnac et de Moncontour; et enfin, en i5j3, au 
siège de la Rochelle, où il reçut une nouvelle blessure qui 
l'obligea à se retirer chez lui. Il épousa, en 1 5 56, Philippe 
d'Hubines, de laquelle il eut : 

i.° Jacques, qui suit; 

2. Catherine du Val, fille aînée de Jean du Val, 
IV e du nom, et de Philippe d'Hubines ; fut mariée, 
en i585, à Claude de Mont-Saint-Léger, chevalier, 
seigneur de Rozières au comté de Bourgogne, dont 
la maison est éteinte ; 

3.° Françoise du Val, fille cadette de Jean du Val, 
IV e du nom, et de Philippe d'Hubines, fut mariée 
en i588, à Léonore de Poney, chevalier, seigneur 
de Gensey , capitaine du château de Mont- Saint - 
Jean au duché de Bourgogne, dont il y a postérité. 



VAL (DU ). 341 

IX. Jacques du Val, chevalier s seigneur de Cussey , 
Bouley, Praslay, Vivey, Mouilleron, Mussiot, Esmons, 
le Charmois et Rivière-les-Fosses. Le mare'chal d'Aumont, 
qui l'honorait de son estime et de son affection, l'engagea 
dans le service du roi Henri III contre la ligue, et lui fit 
obtenir, aux états de Blois, une compagnie de chevau- 
légers. Il se trouva avec le roi, à Tours, lors de l'attaque 
du duc de Mayenne, et le suivit, en 1589, au siège de 
Pontoîse. Après la mort de Henri III, il demeura inviola- 
blement attaché au service de Henri IV. Il figura, en 1589, 
à la bataille d'Ivry; en 1590, au siège de Paris; en'iSgi, 
aux sièges de Chartres, de Noyon et de Rouen. Au com- 
mencement de mai 1592, il fut blessé au combat d'Yvetot; 
ce qui l'obligea de se retirer dams ses terres, où il se maria. 
Il assista, en 1595,, au combat de Fontaine- Française; il 
vint, en 1597, au siège d'Amiens, où il fut blessé de nou- 
veau. Il suivit le roi dans les campagnes de Bresse et de 
Savoie; il figura, le 4 juillet i6o5, au siège de Montme- 
lian, où il fut blessé pour la troisième fois. Sa Majesté, en 
reconnaissance de ses services, le nomma, en 16 10, gen- 
tilhomme ordinaire de sa chambre. Il alla au secours du 
duc de Juliers, sous les ordres du maréchal de la Châtre. 
Il fut élu, le 2 septembre 1614, député de la noblesse du 
bailliage de Langres, pour présenter les cahiers et porter 
la parole aux États généraux de France, convoqués à Paris 
le 14 octobre 1614, en l'église des Grands-Augustins. Il ac- 
compagna le roi Louis XIII à Bordeaux, lors de son ma- 
riage, en 161 5. Il servit, en 1621, aux sièges de Saint- 
Jean-d'Angély et de Montauban; et en 1624, le marquis 
de Vaubecourt, son ami, l'ayant engagé à l'accompagner à 
l'armée de M. le marquis de Cœuvres, il fut tué au siège 
du fort de Chavienne, au mois de février 1625. Il avait 
épousé, le 24 octobre 1592, Madeleine de Contay, de la- 
quelle il eut dix garçons et six filles, parmi lesquels nous 
mentionnerons. 

1 .° Jean, dont l'article suit ; 

2. Pierre du Val, chevalier, seigneur de Mus- 
siot et de la Maison-du-Bois, second fils de Jac- 
ques du Val et de Madeleine de Contay, épousa en 
premières noces, en i63o, Louise de Régnier de 
Rompre, dont un fils et une fille morts en bas âge, 
sans postérité. Il se maria en secondes noces à 
Elisabeth de Changenest, de laquelle il n'eut point 



DU VAL DE PRASLAY. 

d'entants. Il s'attacha à M. le maréchal de Bassom- 
pierre, qui lui donna, en 1620, la lieutenance de 
sa compagnie d'ordonnance. Il servit, en 1 621, au 
siège de Saint-Jean-d'Angély, et en 1622, à celui 
de Royan, où il fut dangereusement blessé. Il ac- 
compagna, en 1625, M. le maréchal, en son am- 
bassade d'Espagne. Le roi le nomma, en 1627, 
gentilhomme ordinaire de sa chambre, et lui or- 
donna d'accompagner de nouveau M. le maréchal 
de Bassompierre dans son ambassade en Angleterre. 
A son retour, le roi le fit son aide-de-camp, et en 
cette qualité il servit, en 1628, au siège de la Ro- 
chelle, et en 1629 et i63o, dans les armées d'Italie 
et de Savoie. Il eut ordre, en i63i, par suite de la 
disgrâce de M. le maréchal, de se retirer à Lan- 
gres, dant on lui donna la majorité pour adoucir 
son exil. Il l'a conservée jusqu'à sa mort; 

3.° Edme, qui fonda la branche des seigneurs de 
Rivière rapportée plus bas ; 

4. Richard, qni fonda la branche des seigneurs 
de Vivey rapportée plus bas ; 

5.° Philippe, qui fut mariée, en 1607, à Richard 
le Bourrelier, seigneur de Pierrefitte, dont il y a 
postérité ; 

6.° Françoise, qui fut mariée, en 1620, à Louis 
Damoiseau, seigneur de la Motte, dont il y a pos- 



X. Jean du Val, V e du nom, chevalier, seigneur de 
Praslay, Mornay Villemoron et Saint-Bonnot; fut page 
du roi Louis XIII, qui lui donna, en 161 5, la cornette de 
sa compagnie de chevau-légers. Après l'action du pont de 
Ce, où il se distingua, il lui en donna la lieutenance. Il 
figura, en 1621, aux sièges de Saint-Jean-d'Angély, de 
Clairac et de Montauban, et en 1622, à ceux de Négre- 
pelisse, de Saint- Antonin et de Montpellier; il fit les cam- 
pagnes de 1629 et i63o en Piémont; il se trouva, en i632, 
à la bataille de Castelnaudary, où il fut dangereusement 
blessé. L'amitié dont l'honorait M. le duc de Bellegarde, 
et le commerce de lettres qu'il avait pendant son exil, le 
rendirent suspect à monseigneur le cardinal de Richelieu, 
qui le fit disgracier en 1637. M. le marquis de Bourbonne, 
gouverneur de Bassigny, qui était de ses amis, parvint à 
le rétablir dans les bonnes grâces du roi et du cardinal, et 



DU VAL DE PRASLAY. 3 4 3 

à le faire nommer son lieutenant dans son gouvernement. 
Il fut tué en 1641 , près de Joinville, à la tête d'un parti 
qu'il commandait. Il épousa, le 28 août 1627, Gabrielle 
de Saint- Aubin , fille de Guillaume de Saint-Aubin , sei- 
gneur de Mornay et de Dampierre 3 capitaine au régiment 
de Champagne, gouverneur de Montigny , qui était fils 
d'Alexandre de Saint-Aubin et de Marie-Anne de Bar. Hu- 
guette de Saubiez , mère de Gabrielle de Saint-Aubin , était 
fille de Hugues de Saubiez et de Marguerite Claudine de 
Beaufremont. De ce mariage vinrent trois fils, parmi les- 
quels Emmanuel, qui suit. 

XI. Emmanuel du Val, chevalier, seigneur de Praslay, 
de Villemoron et de Fontenay en partie; épousa, le 19 
mars 1 649 , Catherine de Contremoret , l'une des filles 
d'honneur de madame Marguerite-Charlotte de Montmo- 
rency, princesse douairière de Condé, fille de Gilbert de 
Contremoret , seigneur de Marsilly , des Roches et de Bois- 
rabot en Berry , et de Madeleine de Fougières. Il fut page 
de monseigneur le prince Henri de Bourbon, en 1646, qui 
le fit ensuite gentilhomme de sa chambre; puis M. le prince 
lui donna la cornette de ses gendarmes, et le nomma après 
capitaine de cavalerie dans le régiment d'Enghien. Il fit 
sous ce prince les campagnes de 1647 en Catalogne, et de 
1648 en Flandres, où il fut blessé. Il se trouva, en 1649, 
à l'attaque de Charenton. M. le prince ayant été arrêté et 
fait prisonnier en i65o, il se retira à Bellegarde , avec 
M. de Tavanne, et de là à Stenay, où il joignit l'armée de 
M. de Turenne, qui tenait le parti de M. le prince; il y 
arriva assez tôt pour assister à la prise de Mouzon et à la 
défaite de Rethel, en i65i. La guerre civile n'étant point 
terminée, il accompagna M. le prince jusqu'à Montrond , 
qui lui ordonna d'y rester. M. le prince, en 1 65 2 , lui 
envoya ordre de quitter Montrond et de rejoindre son 
armée de Flandres : il s'y rendit , malgré bien des diffi- 
cultés, et la joignit près d'Orléans où elle était campée sous 
le commandement de MM. les ducs de Nemours et de Beau- 
fort. Il fut tué la même année, le 10 juin, en un combat 
singulier avec un officier allemand. Il eut de son mariage 
les enfants qui suivent, et qui moururent tous sans pos- 
térité : 

i.° César du Val, capitaine d'infanterie, fut tué 

en 1674, à la bataille deSénef; 
2. Louis du Val, mort docteur de Sorbonne et 

supérieur du grand couvent des cordeliers de Paris; 



344 DU VAL DE RIVIÈRE. 

3.° Charles du Val , lieutenant-colonel d'infan- 
terie, fut tué en 1696, à la bataille de Thémeswar , 
en Hongrie; 

4. ° Catherine du Val, morte le 18 juin 1679, re- 
ligieuse bénédictine à l'abbaye de Villarceaux. 

Branche des du Val , seigneurs de Rivière. 

I. Edme du Val, chevalier, seigneur de Mouilleron et 
de Rivière, fils de Jacques du Val et de Madeleine de 
Contay , épousa, le 22 janvier i63i , Renée de Saint- 
Aubin , sa belle-sœur et fille cadette de Guillaume de Saint- 
Aubin , seigneur de Mornay et de Dampierre , capitaine au 
régiment de Champagne , gouverneur de Montigny-le-Roi, 
et d'Huguette de Saubiez. Il fut page de M. Gaston de 
France, duc d'Orléans , frère unique de Louis XIII, puis 
gentilhomme ordinaire de sa chambre, et sous-lieutenant 
de sa compagnie d'ordonnance. Il servit sous son A. R. en 
1627 et 1628, au siège de la Rochelle, et en 1629 et i63o 
il fit les campagnes d'Italie à l'armée du roi et de monsei- 
gneur le cardinal de Richelieu. M. le duc d'Orléans étant 
sorti, en i63i , mécontent du royaume, il s'excusa de le 
suivre et même de l'aller joindre; le roi , qui lui en sut bon 
gré, lui donna une compagnie de cavalerie, en 1 633 , dans 
le régiment de Gassion; puis lui conféra la lieutenance-co- 
lonelle du même régiment, dans lequel, après s'être dis- 
tingué en différents combats , il fut tué , au mois de janvier 
1 636 , à celui de Raon en Lorraine, livré entre le mar- 
quis de la Force et le général Colloredo. Il laissa de son 
mariage : 

i.° Pierre, qui suit; 

2. Madeleine, mariée le 24 avril i653, à Claude 
François du Lion , seigneur de Poinson et de Pois- 
senot, gouverneur pour le roi aux îles de la Gua- 
deloupe, dont une fille; 

3.° Huguette, mariée en 1662, à Philibert-Fran- 
çois de Cussigny , chevalier , seigneur de Vianges, { 
dont un fils et trois filles. Une de ces filles , Clau- 
dine de Cussigny , a épousé le baron de Villers-la- 
Faye, dont il n'y a point eu de postérité. 

IL Pierre du Val, chevalier , seigneur de Rivikre et de 
Mornay, épousa, le i5 juin 1692, Charlotte Damoiseau , 
sa cousine , fille de Claude-René Damoiseau , seigneur de 



DU VAL DE RIVIÈRE. 346 

Villesablon , capitaine au régiment de Vandonne, et de 
Marie de Bellanger, dont un fils et une tille morts jeunes, 
sans postérité. Il fut reçu page à la grande écurie du roi, 
en i65o. Le roi lui donna, en 1654, une compagnie d'in- 
fanterie dans le régiment de M. le comte de Grandpre. Il 
servit au siège de Stenay, sous le marquis de Faber, et à 
celui de Clermont en Argonne, sous le maréchal de la 
Ferté; il fit depuis toutes les campagnes de Flandres, jus- 
qu'en i658 qu'il fut blessé à la bataille des Dunes. Après la 
paix des Pyrénées, piqué d'un passe-droit qu'on lui avait 
fait dans son régiment dont il prétendait la lieutenance- 
colonelle, il quitta le service et se retira dans ses terres, 
où il mourut au mois de septembre 1695. 

Branche des du Val, seigneurs de Vivey et d' Essertenne. 

I. Richard du Val, chevalier, seigneur de Vivey, Mon- 
tigny-sur-Vingeanne, Villeneuve, Mussiot, la Maison-du- 
Bois et Essertenne, fils de Jacques du Val et de Madeleine 
de Contay, épousa, le 16 octobre i63o, Philippe de Mon- 
troz, fille de Charles de Montroz, chevalier, baron de 
Saint-Thibaut, seigneur de Bressy et autres lieux, et de 
Marguerite des Marins de Montgenoux (1). Il fut, en 161 8, 
lieutenant des carabiniers; il fit les campagnes de 1620 en 
Normandie et en Anjou, de 162 1 en Poitou, Saintonge et 
Guyenne, et de 1662 en Guyenne et Languedoc. Il y fit 
si bien son devoir, que le roi le nomma, à l'époque du siège 
de Montpellier, capitaine de la compagnie dont il était 
lieutenant. Il se trouva, en 1628, au siège de la Rochelle, 
et en i632 à celui de Trêves où il fut blessé. Le roi l'ayant 
fait son aide-de-camp, il servit en Lorraine et en Alle- 
magne pendant les années i633, 1634 et 1 635. A la décla- 
ration de guerre entre la France et l'Espagne, le roi le 
nomma gouverneur du château de la Romagne, poste alors 
très-important. Il eut de son mariage sept enfants, dont 
l'aîné seul, qui suit, a laissé postérité. 

II. Joseph-Marie du Val, chevalier, seigneur de Vivey, 
Mussiot et Essertenne, épousa, le 8 février i665, Marie- 
Edmée de Rémond, fille de Nicolas de Rémond, seigneur 
de Buncé et de la Colombière_, capitaine d'infanterie, et 



(1) Charles de Montroz était fils de Claude de Montroz et de Louise 
de Luxembourg; Marguerite des Marins de Montgenoux était fille de 
François des Marins de Montgenoux et de Suzanne de Joyeuse. 



346 DU VAL DE VIVEY ET D'ESSERTENNE. 

d'Elisabeth Boulanger. M. le maréchal du Plessis-Praslin, 
auquel il avait l'honneur d'appartenir, et sous les ordres 
duquel il fit, en 1648, la campagne de Piémont, où il se 
distingua au combat et siège de Crémone, le fit nommer, 
en i65o, capitaine dans le régiment de Navarre, infanterie. 
Il fut blessé dangereusement au siège de Valence, le 27 
juin i656;età la paix des Pyrénées, il quitta le service 
pour se marier. De douze enfants qu'il eut, un seul qui 
suit, a laissé postérité : 

III. Richard du Val, chevalier, seigneur d'Essertenne, 
servit dans la marine royale, et y fit quatre campagnes ; il 
s'était marié trois fois, i.° en 17 10, à Claude-Pierrette 
d'Hennezel de Beaujeu, dont il n'eut point d'enfants; 2. 
à Pierrette Ingeburge de Laborey de Salans, dont une fille 
morte en bas âge; et 3.° en 1721, à Susanne d'Esterno, 
fille d'Alexandre d'Esterno, seigneur d'Esterno, et de 
Claudine d'Aubert de Résie, fille de Lambert d'Aubert de 
Résie, seigneur de Résie et Chevigney, et de Françoise de 
Lallemand de Vaite. Il eut de ce mariage : 

1 .° Claude Lambert, dont l'article suit ; 
2. Pierre-François-Joseph qui a formé la bran- 
che rapportée ci-après. 

IV. Claude-Lambert du Val, chevalier, seigneur d'Es- 
sertenne, entra, en 1742, au service du roi, comme lieu- 
tenant dans le régiment de la Suze, dragons, dans lequel 
il servit pendant quinze années. Il s'est marié deux fois; 
i.° en 1749, à Anne-Marie Brice, fille de Laurent Brice, 
chevalier de Saint-Louis, et d'Anne Poupart; 2. ° en 1756, 
à Catherine Berthelemy, fille de François Berthelemy, con- 
seiller du roi, et de Marguerite du Buisson. 

Enfants du premier lit : 

i.° Pierre- Joseph, mort jeune; 

2. Laurent-Nicolas , mort officier au corps 
royal du Génie ; 

3.° Pierre-Gabriel- Dominique, mort jeune; 

4. Antoine-Joseph-Philippe, mort jeune; 

5.° Pierre du Val, vivant, prêtre et chanoine de la 
cathédrale de Dijon. 

Enfants du second lit : 

i.° Pierre -Gabriel- Dominique- François , morr 
lieutenant au régiment de Champagne; 



DU VAL D'ESSERTENNE, ETC. 347 

2. Laurent-Joseph- Lambert, ecclésiastique, vi- 
vant; 

3.° Joseph- Anicet, mort jeune; 

4. Pierre-Marie-Stanislas, dont l'article suit; 

5.° Gabrielle Lazare, mort à l'expédition de Saint- 
Domingue, sous les ordres du général le Clerc; 

6.° Jean-Antoine-Hippolyte du Val, vivant, céliba- 
taire; 

7. Marie-Marguerite, morte jeune. 

V. Pierre-Marie-Stanislas du Val, chevalier, seigneur 
d'Essertenne en Franche-Comté, entra, en 1772, en qua- 
lité d'élève du roi, à l'école royale et militaire de la Flèche, 
et ensuite à celle de Brienne ; de là il fut nommé par le roi , 
en 1779, cadet gentilhomme, puis sous-lieutenant, lieute- 
nant et capitaine dans le régiment d'Austrasie, infanterie, 
où il a servi jusqu'en 1792, époque où la révolution et 
l'insurrection de son régiment l'ont forcé de quitter la 
France; fidèle à son roi, il alla rejoindre incontinent l'ar- 
mée de Son A. S. monseigneur le prince de Condé , où il a 
continué à le servir jusqu'au licenciement de ladite armée. 
Il fut décoré, en 1796, de la croix de Saint- Louis, au 
nom du roi , par monseigneur le prince de Condé. Il a 
épousé, le 24 mai 180 3, Amélie-Octavie de Pernon, fille 
de Louis-Aimond de Pernon, trésorier général de la maison 
du roi, et administrateur général de la loterie de France , 
mort sur l'échafaud, victime d'un jugement révolution- 
naire , à cause de son attachement pour son roi , et d'Adé- 
laïde-Marie-Octavie de Lorimier de Chamilly, fille de M. 
de Lorimier de Chamilly, premier valet-de-chambre du 
roi, aussi mort sur l'échafaud, victime de son dévouement 
pour son maître Louis XVI, qui a daigné le recommander 
à son fils dans son testament. Pierre- Marie-Stanislas du 
Val a pour enfants : 

i.° Lambert-Marie-Stanislas, encore enfant; 
2. Renée-Marie-Octavie, encore enfant. 

Branche de Pierre-François-Joseph du Val, chevalier, 
seigneur d'Essertenne en partie , de Cecey et de 
Lieucourt. 

I. Pierre- François-Joseph du Val, fils puiné de Richard 
du Val et de Suzanne d'Esterno , chevalier , seigneur d'Es- 
sertenne en partie, de Cecey et de Lieucourt, entra au 
service dans le régiment de Briqueville, puis Soisonnais 



3 4 8 I^E FER. 

infanterie, d'où, après être parvenu au grade de capitaine, 
il s'est retire et est venu habiter son château d'Essertenne, 
où il est mort le 3 janvier 1763. Il avait épousé, en 1757, 
Catherine Rougeot , fille de Claude-Dominique Rougeot , 
écuyer, seigneur de la Tour de Tursey et de Pierrette Pierre, 
de laquelle il eut : 

i.° N. . . . du Val, mort page de monseigneur 
le duc d'Orléans : 

2. N. . . du Val, mort conseiller au parlement 
de Dijon; 

3.° Dominique-Pierre, dont l'article suit; 

4. Jeanne-Marie-Pierrette, morte après avoir 
épousé Gaspard-Emmanuel , vicomte de Crécy , 
capitaine aux gardes Wallonnes en Espagne , dont 
un fils mort en bas âge ; 

5.° Marie-Julie, morte après avoir épousé Fran- 
çois, baron d'Yvoley, officier de dragons dans le 
régiment de Durfort , dont un enfant mort en bas 
âge. 

II. Dominique-Pierre du Val, seigneur d'Essertenne et 
partie , de Cecey et de la tour de Tursey , entra au service 
au mois d'avril 1778, en qualité de cadet gentilhomme 
dans le régiment de Brie, infanterie, où il est devenu suc- 
cessivement sous-lieutenant et lieutenant; puis émigra en 
1792, et alla rejoindre l'armée des princes, où il continua 
à servir le roi dans le corps des mousquetaires. Il a épousé, 
le 1 juin 1788, Marie-Anne Coypel de Baudre, fille de N. 
Coypel , chevalier de Saint- Louis, et d'Anne-Marie Gaul- 
thier, dont il a : 

1 ,° Marie-Cécile-Urbain ; 
2. Marie-Anne-Victoire. 

Armes : « D'azur, à la bande d'argent , supporté par 
» deux griffons, et surmonté d'un trophée d'armes avec 
» cette devise: En tout candeur. » 



LE FER, famille d'ancienne extraction , originaire de 
Blois, établie à Sai nt- M alo depuis les années 1488 et 1489. 

I. Laurent le Fer, chevalier, seigneur de la Bourdavère. 
vivait en 1327. Il épousa Vincente Montholon, dont il eut : 



LE FER. 3 49 

II. Jacques le Fer, I er du nom, chevalier, seigneur de 
la Bourdavère , greffier des grands jours de Blois , con- 
seiller et procureur général de Louis, duc d'Orléans , 
comte de Blois, épousa Marguerite Camus, dont il eut : 

III. Jehan le Fer, I er du nom, chevalier, seigneur de 
la Bourdavère, échanson de Charles, duc d'Orléans, comte 
de Blois, qui épousa N , dont : 

i.° Jehan le Fer, chevalier, seigneur de la Bour- 
davère, qui vint, avec son frère Michel, s'établir à 
Saint-Malo, en 1488. Il fut maître des archers sous 
le seigneur de la Trémouille, lors du siège de ladite 
ville. Il épousa Gillette de la Haye, dont il eut 
Jehan le Fer, seigneur de Graslaron , lequel épousa 
Isabeau Jolif, de laquelle il eut Guillaume le Fer, 
seigneur de Graslaron, marié à Françoise Arthur, 
dont sont issus, i.° Jean le Fer, seigneur de la 
Motte- Rouxel, mariée, le 28 décembre 160 3, avec 
Marie Duplessix, dame d'Availle, dont il eut Fran- 
çoise le Fer, laquelle épousa Jean de Brehand, sei- 
gneur de Gallinée et du Plessix-de-Mauron, con- 
seiller au parlement de Bretagne; 2. Simonne le 
Fer, laquelle épousa Raoul Marot, seigneur des 
Alleux et de Taden , sénéchal de Dinan; 3.° Jac- 
quette le Fer, femme de Jean Pépin, seigneur du 
Bois-Clairet; 4. Guyonne le Fer, femme de Jean 
Pépin, seigneur de Villeneuve; 5.° Perrine le Fer, 
femme de Nicolas Jocet; 

2. Michel, qui suit. 

IV. Michel le Fer, chevalier, seigneur de Bourdavère, 
s'établit , en 1489 , à Saint-Malo , où il épousa Coline 
Jolif, dont il eut : 

V. Jacques le Fer, II e du nom, chevalier, seigneur de 
la Bourdavère, né le 16 février i5i8, qui épousa, vers 
l'an i539, Laurence de Beaubois, de laquelle il eut : 

1 .° Bertrand, dont l'article viendra ; 
2. Gilette le Fer, mariée à Laurent Crosnier, 
morts sans enfants. 

VI. Bertrand le Fer, I er du nom, chevalier, seigneur 
du grand Limonay, né le 22 mars 1540, était capitaine 
ordinaire dans l'amirauté du Ponent. Il fut commis par 
Henri IV, le 21 mai 1590, pour armer des vaisseaux en 
guerre, à l'effet d'empêcher par mer le commerce de Saint- 



35o LE FER - 

Malo et autres villes rebelles. Il se trouva à la montre des 
nobles de l'archidiaconé de Dinan, tenue les 24 et 2 5 oc- 
tobre i56t, et assista à la prise du château de Saint-Malo. 
Il avait épousé, le i5 juin i56o, Guillemette Gravé. De 
ce mariage vinrent : 

i.° Jacques le Fer, seigneur de Limonay, né le 
12 avril 1567, marié, en mai 1593, à Olive Mal- 
herbe, de laquelle il eut un fils nommé Mathurin, 
qui fonda une branche particulière sous le nom 
distinctif de le Fer de Chantelou ; 
2. Macé, dont l'article viendra; 
3.° Guillaume le Fer, chanoine à Saint-Malo; 
4. Perrine le Fer, mariée à Charles Vannar, sei- 
gneur de Boismenu ; 

5.° Guillemette le Fer, laquelle épousa Guillaume 
Guichet Lepin. 

VII. Macé le Fer, I er du nom, chevalier, seigneur de 
la Sa udre, épousa, le 3i janvier 1593, Perrine Guillaume, 
de laquelle il laissa : 

i.° Bertrand, Ile du nom, dont l'article viendra; 

2. Macé, seigneur du Val, dont la branche sera 
rapportée plus bas ; 

3.° Servan, seigneur de Champfleury, mort sans 
postérité ; 

4. Allain, aussi mort sans postérité. 

VIII. Bertrand le Fer, II e du nom, chevalier, seigneur 
delà Saudre, né le 23 mai 1594, épousa, le 3 juin 1629, 
Guillemette Martin. De ce mariage vinrent : 

i.° François, I er du nom, dont l'article suit : 

2. Luc, qui forma la branche puînée que nous 
rapporterons plus bas ; 

3.° Bertrand, chanoine de l'église cathédrale de 
Saint-Malo ; 

4. Guillemette le Fer, demoiselle de la Reaudais ; 

5.° Autre Guillemette, mariée à Olivier Legris. 

IX. François le Fer, I er du nom, chevalier, seigneur 
de la Saudre, né le 26 mai 1637, épousa, le 19 mars 
1672, Jeanne Tranchant, de laquelle il laissa : 

1 ." Pierre, I er du nom, dont l'article viendra; 
2. Marie le Fer, qui épousa Eon , seigneur de 
Carman. 



LE FER. 35 I 

X. Pierre le Fer, I er du nom, chevalier, seigneur de 
la Saudre, né le 22 janvier 1673, se maria, le 14 décembre 
1700, à Marie-Françoise Gilbert, veuve de Nicolas Magon, 
seigneur de la Chipaudière. De ce mariage vinrent : 

i.° François-Guillaume, I er du nom, dont l'ar- 
ticle suit; 

2. Guillaume-Pierre; 

3.° Bertranne- Françoise, mariée à Henri de la 
Plesse, conseiller au parlement de Bretagne; 

4. Anne, marié à Henri - Marie Guillard de 
Boisrion; 

5.° Françoise-Céleste, mariée à Luc Bécard-des- 
Aunais. 

XI. François-Guillaume le Fer, I er du nom, cheva- 
lier, seigneur de la Saudre, né le 5 juillet 171 3, épousa 
à Cadix, le 23 décembre lySi, Damase-Marguerite-Vin- 
cente Roubaud, de laquelle il laissa : 

i.° Joseph-Marie- Jean- Raphaël- Agrippin , dont 
l'article suit; 

2. François- Joseph -de -la -Conception le Fer, 
chevalier , seigneur de la Saudre , né le 9 décembre 
1759, marié, le 28 avril 1791, à Thérèse-de-Jésus- 
Julienne-Joséphine-Marie de la Paix-Arizon, veuve 
de Hyacinthe-Raphaël- Marie -Prudent deGouyon, 
seigneur du Verger. De ce mariage sont nés : 

a. François-Marie le Fer, né le 9 décembre 
1791, garde-du-corps du Roi; 

b. Adolphe-Marie, né le 6 février 180 3; 

c. Lydie -Marie le Fer, née le 29 juillet 

i79 3 ; 

d. Thérèse - Marie le Fer, née le 5 janvier 

e. Alodie-Marie, née le 27 mai 1797; 

f. Noémie-Marie, née le 8 octobre 1 801 . 

3.° Thomas-Marie le Fer, chevalier, mort en 
1792, avait épousé, le 21 août 1785, Léocadie- 
Marie Harington. De ce mariage : 
a. Eulalie-Marie, morte. 

XII. Joseph-Marie-Jean-Raphael-Agrippin le Fer, che- 
valier, seigneur de Bonnaban et autres lieux, né le 2 3 juin, 



352 LE FER- 

1755, a épousé, le 10 décembre 1787, Marie-Thérèse Se- 
bire des Saudrais. De ce mariage : 

i.° Eugène-Guy-Marie le Fer, officier d'infan- 
terie, né le 4 novembre 1790; 

2. François-Paul-Marie, né le 6 janvier 1808; 

3.° Françoise-Charlotte, née le 4 octobre 1788, 
mariée à Augustin-Jean Conseil, seigneur des Mes- 
nilvité, ancien page de Mgr. le prince de Conti, et 
capitaine au régiment du même nom en 1774; 

4. Aglaé-Marie, née le i5 juin 1794, marié à 
Edouard le Fer de la Jervinais , son cousin , né le 
3 août 1784; 

5.° Virginie-Marie, née le 12 mars 1799; 

6.° Anne- Marie- Joseph , née le 16 novembre 
i8o3. 

Branche puînée. 

I. Luc le Fer, I er du nom, seigneur du Val, chevalier, 
né en i638, épousa, le 23 septembre 1668, Françoise 
Cochin de la Bellière, de laquelle il laissa : 

i.° François, dont l'article suit; 

2. Luc; 

3.° Guillemette le Fer, mariée à François le Fer, 
sieur du Pin; 

4. Laurence le Fer, mariée à Jean-Vivier, sieur 
de la Vicomte. 

II. François le Fer, I er du nom, chevalier, seigneur de 
Beauvais, épousa, le 8 janvier 1697, Marie-Françoise 
Nouail du Fougerav, de laquelle il eut : 

III. Jean-Luc le Fer, I er du nom, chevalier, seigneur 
du Flachet et de la Bardoullais, épousa, le 26 avril 1737 , 
Servanne Raoul des Landes, de laquelle il laissa : 

i.° François-Marie le Fer, seigneur de Beauvais, 
né le 5 janvier 1738, marié, le 5 février 1771, 
à Marie -Jeanne -Anne Jolif, née le 22 décembre 
1755. De ce mariage vinrent: i.° Jeaiv-Marie le 
Fer, né le 18 juin 1772, et mort au combat du i3 
prairial an 11 , sur le vaisseau la Montagne, ci- 
devant la Bretagne, où il servait en qualité d'as- 
pirant de la première classe; 2. Alain le Fer, né le 
2 décembre 1775, mort de ses blessures le 2 vendé- 
miaire an vin, dans l'Inde, à bord de la frégate la 



LE G.RANT. 353 

Preneuse, capitaine l' H ermite, où il servait en 
qualité d'aspirant de première classe ; 

2. Jean-Luc-Macé le Fer, né le 22 décembre 
1739, lieutenant des vaisseaux du roi, chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis ; 

3.° Nicolas- Louis le Fer, né le 9 juillet 1747, 
sieur de la Gervinais, ancien officier de cuirassiers , 
marié à Marie-Anne Leclerc ; 

4. Julien le Fer, sieur de Feuchet et de la Bar- 
doullais, né le 29 novembre 1754 ; 

5.° N... le Fer, mariée à M. le Saige, seigneur de 
la Métrie, capitaine des vaisseaux du roi. 
Branche de le Fer, seigneurs du Val, de la Lande et du Gué. 

I. Macé le Fer, I er du nom, chevalier, seigneur du Val, 
était second fils de Macé le Fer, I er du nom, seigneur de 
la Saudre, et de Perrine Guillaume. Il épousa, le 2 1 jan- 
vier i635, Thomasse Tranchant, de laquelle il eut : 

II. Macé le Fer, II e du "nom, chevalier, seigneur de la 
Lande, marié, le 20 février 1 680, à Servanne le Breton de 
la Ville-Auvray, de laquelle il laissa : 

III. Charles le Fer, I er du nom, chevalier, seigneur du 
Gué, marié, le 3 août 1735, à Jeanne-Marie Joly, de 
laquelle il a eu : 

i.° Charles le Fer; 
2. Jean-Macé le Fer. 

Armes: « Echiqueté d'or et de gueules. Le comte de Waroquier, dans 
» son ouvrage sur la noblesse de France, mentionne, tome 4, page 264, 
» Jacques le Fer, en qualité de procureur-général du duc d'Orléans, au 
» duché de Blois, en 1402. » 



GRANT, LE GRANT et LE GRAND, ancienne famille 
noble, originaire d'Ecosse, dont les historiens font re- 
monter l'origine au célèbre Alpin, l'ami de Fingal, sou- 
verain du nord de l'Ecosse dans le troisième siècle, cité 
par Ossian. Les historiens de la Grande-Bretagne s'ac- 
cordent à dire qu'Alpin, roi d'Ecosse en 83o, et ses suc- 
cesseurs jusqu'au treizième siècle, descendaient de cet 
Alpin (an 210 de l'ère chrétienne). Le nom de Grant fut 
une épithète honorable accordée à l'un des descendants 
de cette famille, dans laquelle il s'est perpétué depuis 
l'an ii5o. Tassain Grant, le premier de la branche établie 
en Normandie depuis la Seulle jusqu'à la Seine, dont la 
généalogie est ci-après, et Guillaume Grant vinrent en 

F. 23 



J54 LE G R AN T. 

France en i35o, avec le chevalier Jean Grant, ambassa- 
deur d'Ecosse, leur cousin germain, et restèrent au service 
de France. Guillaume, pour ses bons et loyaux services, 
fut fait vicomte de Caen en 1372, où lui et ses descen- 
dants possédèrent long-temps cette dignité : l'un d'eux fut 
tué pendant le siège de cette ville, en 141 7, dans une 
tour nommée depuis ce temps la Tour - au -Massacre ; 
une autre tour de cette même ville s'appelle la Tour-le- 
Grant, du nom de cette famille. 

Tassain-Grant épousa, quelques années après son ar- 
rivée en France, en i363, Jorette de Quetteville, fille de 
Nicole de Quetteville, chevalier, seigneur de Quetteville, 
de Bonnebos, d'Aubigny. 

Depuis que cette famille est en Normandie, elle y a 
possédé en différents temps plus de soixante terres. Les 
Grant de Normandie ont été aux bans et arrière - bans , 
en 1740 et en d'autres temps; ils ont assisté aux sièges 
d'Amiens, d'Orléans, etc., pendant lesquelles guerres ils 
ont sacrifié leurs biens et leurs vies pour la patrie. Dès 
l'an 1428, Jehan Grant, chevalier, fut capitaine de deux 
lances et vingt archers à cheval. Le même Jean est cité 
dans Monfaulx à la tête des nobles de son canton, et fut 
encore à l' arrière-ban de Caux en 1740, armé de pied 
en cap et monté. Jacques ou James Grant, seigneur de 
Moyaux, près Quetteville, chevalier, était maréchal des 
logis, et homme d'armes de la compagnie de soixante 
lances, fournie sous la charge de M. le comte de Lorges, 
en 1549, et en i56o sous M. le comte d'Arron. 

Claude, dit le Grant, mort en 1676, était recteur de 
l'Université de Caèn, et l'un des hommes les plus éclairés 
de son temps ; on voit sur son tombeau cette épitaphe en 
vers latins, qui caractérise sa naissance et son mérite : 

Claudius hîc situs est, titulis et nomine magnus , 

Qui sibi commissas sedulo pascit oves; 
Antè sacerdotis illum gradus extulit: illum 

Res mundus proprias jussit obire vices , 
Quam benè dicebat Sophiae mysteria sacra ! 

Quam benè sacrato clerica jura foro! 
Hune sibi devotum uoetorem academicus ordo , 

Ereptumquesibi flet quoque praesul amans. 
Me gregi dederat ccelestia pabula paschie 

Et sacramentis fretus ad astra volât. 

Les Grant, en Normandie comme en Ecosse, ont fait les 
alliances les plus illustres, entre autres avec plusieurs 
souverains. L'un d'eux s'est allié aux rois d'Angleterre, 



LE GRANT. 355 

ayant épousé une Boullenc ou Boullein, de la même 
maison d'une des femmes de Henri III, à laquelle il fit 
trancher la tête. Elle fut mère de la reine Elisabeth : cette 
maison en Angleterre est connue sous le nom de Roche- 
ford ou Rutherford. Ils ont fait beaucoup d'autres alliances 
avec les meilleures familles de France et de la Grande- 
Bretagne, comme on le verra dans la filiation. 

Jean-Charles- Adolphe Grant de Blairfindy, en Ecosse , 
quinzième descendant désir Duncan Grant de Freuchy, 
au service de France, en 1754, blessé à Klostercamp, che- 
valier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, colonel 
depuis 1768 dans la légion royale, neveu de M. l'abbé 
Grant s président du collège des Écossais à Douay en 
Flandres. Il épousa, en 1778, Elisabeth-Françoise d'A- 
melet , fille du comte d' Amelet , ci-devant major des 
mousquetaires noirs, mestre de camp de cavalerie. 

Voici la filiation des principales branches de cette famille, 
tant d'Ecosse que de Normandie, telle qu'elle est confirmée 
par leurs titres et archives en originaux, par les historiens 
et par le baronnage d'Ecosse. 

I. Alpin, roi d'Ecosse en 83o, assassiné par Brudus , 
laissa: 

i.°Kenneth, qui lui succéda, et dont la postérité 
a régné pendant quatre cents ans; 

2. Donald, mort sans postérité; 

3.° Grégor, qui suit; 

4. Achayus, chef de la branche qui a conservé 
le nom de Mac-Alpin jusqu'à nos jours. Ces diffé- 
rentes branches sont consignées dans l'histoire et le 
baronnage d'Ecosse. Les maisons de Stuart, de 
Bailleul, de Bruce, sont sorties de la même souche. 

II. Grégor, chef des maisons de Mac-Grégor et des 
Grant, vivant en 859, fut père de : 

III. Dom Gallus- Mac-Grégor , qui épousa Spontana, 
sœur de Duncan , roi d'Irlande. Il mourut en 900 et 
laissa, 

IV. Constantin- Mac-Grégor , célèbre en l'art de la 
guerre, qui fut nommé par le roi Donald VI, son oncle. 
Il épousa Malvina, sa cousine, fille de Donald VI, et mourut 
en 940 : il eut pour fils, 

V. Grégor, dit de X Et endort ^ qui épousa Dorviegelda, 
fille du commandant des armées. Il fut tué en combattant 



356 LE GRANT. 

contre les Danois, auprès du roi son ami et son parent : 

il eut de son mariage : 

VI. Jean-Mac-Grégor, dit le Grand, premier du nom , 
marié à Alpina, fille d'Augus, quatrième fils d'Achayus , 
le cadet des enfants du roi Alpin. Il fut tué, en 1004, 
en combattant sous le roi Malcolm, et laissa : 

VII. Grégor-Garable ou le Fort, qui combattit, en 1040, 
contre les Normands et les Danois. Il épousa une fille de 
l'ancienne maison de Lochon ou d'Argile, dont il eut : 

VIII. Sir Jean -Mac- Grégor- le- Hardi , II e du nom, 
mort en iii3. Il avait épousé une femme attachée à la 
reine Malgarette qui le rendit père de: 

IX. Sir Malcolm - Mac -Grégor, lord de Glessurchy. Il 
épousa N . . . . fille de Guillaume , chef des armées , et 
neveu de Saint-David, roi d'Ecosse, qui accorda à Mal- 
colm la pairie pour lui et ses descendants mâles, parce 
qu'il lui avait sauvé la vie. Il fut surnommé le Grand , 
par rapporta ses grandes actions. Il mourut en 11 64, et 
laissa de son mariage: 

i.° William -Mac- Grégor , auteur d'une branche 
de ce nom ; 

2. Grégor le Grant, qui continue la lignée. 

X. Sir Grégor-More on Grégory Grant , perpétua le 
nom de Grant accordé à son père dans sa postérité. Il 
épousa Marie Bizet , fille de la maison de Lovât , pair 
d'Ecosse, qui lui apporta en dot la terre de Stroterich. Il 
bâtit le château de Grant, dans l'Inverneshire, sur la 
rivière de Spey , ce qui fait que le chef du nom Rappelle 
toujours Grant de Grant. Il eut pour fils : 

XI. Sir Laurence Grant de Grant , qui était fortement 
attaché à la maison de Bruce contre celle de Bailleul ou 
Balliol. Il fut pris, et conduit à Londres, en 1296, par 
Edouard I er , roi d'Angleterre. Il eut pour fils : 

i.° Jean, qui suit; 
2. Ranalphe Grant. 

XII. Sir Jean Grant de Grant, épousa Bigla, tille 
d'une des plus grandes et des plus riches maisons de Cum- 
mings. Il se réunit à William Wallas pour défendre la 
liberté de son pays, et fut enfin pris et conduit par Edouard, 
roi d'Angleterre, à Londres, avec son frère Ralph , et 
élargi sur sa parole en 1 297. Il eut pour fils : 



LE GRANT. 35y 

i°. Jean,, qui fait la branche de Grant d'Ecosse, 
rapportée plus loin; 

2.° Alan, chef d'une autre branche nommée la 
Tribu Alane; 

3.° Thomas, qui suit. 

XIII. Thomas Grant, fut la souche des Grant de Nor- 
mandie par ses deux fils qui s'y établirent. Il fut membre 
d'une assise pour une visite faite en 1 333 dans le diocèse 
d'Aberdeen. Ses fils furent : 

i.° Tassain, dont l'article suit; 

2.° William ou Guillaume, qui, avec son frère et 
Jean Grant, leur cousin germain, ambassadeur 
d'Ecosse près la cour de France, vint s'établir en 
Normandie en 1359. 

XVI. Tassain Grant fut vicomte de Gaen, et seigneur 
de Bernière-sur-Mer, près la Délivrande. Il épousa Jorette 
de Quetteville, fille de messire Nicole de Quetteville, 
chevalier, seigneur dudit lieu. Une sœur de Jorette de 
Quetteville, nommée Colette, fut mariée à Jean d'Anne- 
baut, chevalier et aïeul de Claude d'Annebaut, amiral et 
maréchal de France, chevalier des ordres du roi. Tassain 
eut de ce mariage : 

i.° Auldin, dont l'article suit : 
2. Jean, mort sans postérité; 
3.° Lucas, ecclésiastique. 

XV. Auldin Grant dit le Grant, chevalier, seigneur 
de Quetteville, fut à la cour de Charles VI en 141 1, 1412, 
141 3 et 1414. Henri VI, roi d'Angleterre, lui rendit les 
biens qui lui avaient été pris par Henri V, tant en Nor- 
mandie qu'en d'autres lieux. Il épousa N de Beaumon- 

chel , fille de Pierre Beaumonchel , chevalier , seigneur 
de Blacquemare de laquelle il laissa : 

XVI. Jean Grant, dit le Grant, chevalier, seigneur 
de Quetteville , fut capitaine de deux lances et vingt ar- 
chers. Il servit avec distinction et se trouva à l'arrière- 
ban de Caux en 1470. Il avait épousé Jeanne de Boullenc 
ou Boullein, parente de Anne de Boullenc, femme de 
Henri VIII, roi d'Angleterre, et fille de messire Jean de 
Boullenc , chevalier, seigneur de Vironé et de Garabou- 
ville, et de Catherine de Malortie. Il eut de ce mariage 






358 LE GRANT. 

i° Roger, auteur de la branche des seigneurs des 
Gruaux, rapportée ci-après ; 
2. Nicolas, dont l'article suit; 
3.° Jean, ) . . , 

4.0 Richard, j morts sans postérité. 

XVII. Nicolas Grant dit le Grant, écuyer, seigneur 
de Quetteville, épousa Hélène de Bienfaite, fille de Jean 
de Bienfaite, écuyer, seigneur de Bougy, Mongaux, etc. 
Il eut pour fils : 

i.° Richard, dont l'article suit; 

2. Nicolas, mort sans postérité ; 

3.° Jacques, seigneur de Moyaux, maréchal-des- 
logis de soixantejances, en 1546 et i56o; 

4. Charles, auteur de la branche des Grant du 
Pont-de-1' Arche. 

XVIII. Richard Grant, dit le Grant, écuyer, seigneur 
de Quetteville , du Souchey , de Beuzeville , etc. , servit 
avec distinction; il produisit des aveux de ses seigneuries 

en 043, et épousa N de Gastay, fille de Jean de 

Gastay ou Gatebled, écuyer, seigneur de la Fremondière, 
de Clairfeuille, etc., et de Marie Postel. Il eut de ce ma- 
riage : 

1 .° Gilles qui suit; 

2. Durand, qui épousa Jeanne de Gouhaye, 
fille de Jean de Gouhaye, chevalier, seigneur et 
baron de Blangy, dont il n'eut point d'enfants. Il 
mourut au service de l'état, où il fut souvent chargé 
de missions importantes qu'il remplit toujours avec 
distinction. Il possédait seize terres en Normandie. 

X IX Gilles Grant, dit le Grant, écuyer, seigneur, 
de Quetteville, de Beuzeville, du Souchey, produisit en 
1 558 et 1 566 un arrêt du parlement de i5i8, et d'autres 
titres par lesquels il prouva sa noblesse et sa descendance 
de temps immémorial. Il épousa, i.° Marguerite de Bailleul, 
fille de Guillaume de Bailleul, chevalier, seigneur de 
Cantelou et de Françoise d'Escambourg; 2. N.... de Trous 
seauville. 

Enfant du premier lit : 
Olivier, dont l'article viendra. 

Enfants du second lit : 
i° Georges, mort sans postérité. 






LE GRANT 359 

2. Nicolas, auteur de la branche des Grant du 
Souchey, rapportée plus loin. 

XX. Olivier Grant , dit le Grant , écuyer , seigneur 
de Quetteville, de Beuzeville, etc., etc., épousa : i .° Catherine 
Parey, fille de Jean Parey, écuyer, seigneur de Mallon, de 
la Vallée de Norolle , etc. , et de demoiselle Guillemette de 
Bigard , dame du grand fief de Pierrecourt en i582; 
2. Jeanne Draulin. 

Il eut du premier lit : 

i .° Jean, dont l'article viendra ; 

2.° Durand. 
Et du second lit : 

i.° Olivier; 

2.° Nicolas, qui tut père d'Olivier, seigneur de 
Brumar , capitaine d'infanterie , qui fut père de 
François Grant , qui a été officier dans les cuiras- 
siers , et chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis. De lui est issue Marie-Françoise Grant, 
mariée à N Desmelliers, gentilhomme de Bre- 
tagne, chevalier de Saint -Louis, capitaine aide- 
major d'infanterie. De ce mariage sont sortis : 
i.° Louis- Augustin -Victor Desmelliers , écuyer, 
officier d'infanterie , né à Quetteville; 2.° Rose 
Desmelliers; 3.° Flore Desmelliers. 

XXI. Jean Grant, dit le Grant , écuyer, seigneur de 
Quetteville, capitaine d'infanterie sous les ordres de M. de 
la Fernay en 1 656, produisit, en 1626, un mémoire par 
lequel il prouva que la seigneurie de Quetteville était dans 
sa famille depuis près de trois cents ans. Il épousa, i.° Su- 
zanne Achard , fille de Jean Achard , écuyer , seigneur de 
Saint- Aulvieu et de Marguerite de la Ferrière , dame du 
Pin et de Carrolle, en 1612; 2. N.... Apparoc, dont il 
n'eut point d'enfants : il eut de sa première femme quatre 
fils, dont il n'est resté que : 

XXII. Alexandre-Jacques Grant, dit le Grant , écuyer, 
seigneur de Quetteville, qui épousa i.° Marie Maze ou 
Massé: 2. Marguerite de Franqueville. 

Il eut du premier lit : 

i° Nicolas -Alexandre, seigneur d'Asnelle , qui 
eut trois filles : i.°N...., mariée à H. de Ruvières, 
morte, ainsi que son père, à l'Ile-de-France; 
2. Anne - Madeleine , mariée à messire Charles 



36o LE GRANT. 

Graindorge du Teil , écuyer , seigneur de Guiller- 
ville, de Fort , etc. , dont trois filles ; 

2. ° Charles, dont l'article viendra; 

3.° Urbain Grant de Vaux , officier d'infanterie , 
qui eut pour fils : i.° Charles- François- Urbain , 
Grant de Vaux , sous-brigadier des gardes-du-roi t 
chevalier de Tordre royal et militaire de Saint- 
Louis , marié à Marie-Charlotte de Berenger , de 
laquelle il eut : Louis-Charles-Urbain Grant, né à 
Vaux-sur-Seulle ; 2. Pierre-François, né aussi à Vaux, 
et deux filles ; 3.° Pierre de Vaux, chevalier de 
Rosny , brigadier des gardes-du-corps du roi , che- 
valier de Tordre royal et militaire de Saint-Louis , 
qui épousa Taînée des demoiselles Graindorge du 
Teil; 

4. Une demoiselle. 

Du second lit sont sortis : 

i.° Claude Grant, mort au service, sans enfants; 

2. Hélène, quia épousé messire de Champeaux, 
écuyer , seigneur de Saint- Lô, dont est issue une 
demoiselle mariée à messire d'Hautteville , cheva- 
lier, seigneur des Genestais, près Avranches, des- 
cendant de la famille du fameux Tancrède d'Hautte- 
ville, roi de Sicile. 

XXIII. Charles Grant, dit le Grand, I er du nom, 
écuyer , seigneur de Vaux , Meantès , du Catelet , épousa 
Jacqueline de Clinchamp, fille de messire Odet de Clin- 
champ , chevalier , seigneur d'Anisy , lieutenant -général 
des armées du roi , de la noble famille des Clinchamp , 
près de Caen , qui ont fourni un cardinal en 1200, et ont 
été seigneurs et barons de Douai pendant sept cents ans. Il 
eut de ce mariage : 

i.° Louis-Charles, dont l'article viendra; 

2. Anne Grand du Catelet, mariée à Jean de 
Monfiquet , écuyer , seigneur de Culy , chevalier 
de Tordre royal et militaire de Saint- Louis, briga- 
dier des armées du roi. 

XXIV. Louis-Charles Grant , dit le Grand, écuyer, 
seigneur du Catelet, de Vaux , Meantès, Saint-Gilles-en- 
Vaux , de Fontenay-le-Pemel , Brécy et autres lieux , servit 
vingt-neuf ans avec distinction , tant en France que dans 



LE GRANT. 36i 

l'Inde, où il épousa Henriette le François de Grainville, 
tille de Jacques- Romain le François de Grainville, écuyer, 
capitaine d'infanterie. Il laissa : 

i.° Charles, dont l'article suit; 

2. Marie-Anne-Renée, qui épousa, en 1771, 
René-Charles le Marchant, écuyer, seigneur et 
patron de Fingurolle et de Saint-Louet, ancien 
capitaine de cavalerie, pensionné du roi, et fils de 
Jean-Jacques le Marchant, baron de Tracy, dont 
une fille. 

XXV. Charles Grant 3 dit le Grand , II e du nom, 
écuyer, vicomte de Vaux, né à l'Ile-de-France le 6 juin 
1749, fut d'abord sous-lieutenant au régiment de Foix, 
infanterie, en juin 1765, lieutenant en 1768, puis mous- 
quetaire noir; après la mort de sa femme_, sous-lieutenant 
des gardes-du-corps du roi, en mai 1777, avec un brevet 
de lieutenant - colonel de cavalerie; fit la campagne de 
1779, sous les ordres de M. le comte de Vaux, qui 
commandait les armées destinées à descendre en Angle- 
terre, et fut àide-de-camp de ce général en 1780, à l'ar- 
mée de Bretagne, étant toujours sous - lieutenant des 
gardes-du-corps du roi. Il avait épousé, au mois de mai 
1768, Anne-Charlotte- Agathe Graindorge du Teil, fille 
de Charles Graindorge du Teil, écuyer, seigneur de 
Guillerville , de Fort, etc., et d'Anne- Madeleine Grant, 
fille de Nicolas Alexandre Grant. Il eut de ce mariage : 

i.° Charles-Romain, qui suit; 

2. Agathe Grant de Vaux; 

3.° Aimée Grant de Guillerville. 

XXVI. Charles- Romain Grant, écuyer _, vicomte de 
Vaux, né au château de Vaux-sur-Seulle le 22 décembre 
1772, fut placé au collège des nobles écossais à Douai, en 
Flandres, en avril 1782. 

Branche des seigneurs des Gruaux. 

I. Roger Grant, fils aîné de Jean Grant,, dit le Grand, 
et de Jeanne de Boullenc, seigneur des Gruaux et de 
Sainte - Marie -d'Hébertot, épousa Marguerite de Bonnay, 
dont il eut : 

II. Henri Grant, écuyer, seigneur des Gruaux } de 
Sainte -Marie -d'Hébertot, qui épousa N.... de Bétheville, 



362 LE GRANT. 

fille de Guillaume de Bétheville, écuyer, seigneur dudit 

lieu, et de Blanche de Harcourt. Il fut père de : 

III. Elie Grant, écuyer, seigneur des Gruaux et de 
Sainte-Marie -d'Hebertot, qui épousa Périne de Beaumon- 
chel. Il eut pour fils : 

IV. Olivier Grant, écuyer, seigneur des Gruaux et 
de Sainte-Marie d'Hebertot. Il épousa N.... de Dransey, 
dont il eut : 

V. Nicolas Grant, écuyer, seigneur des Gruaux et de 
Sainte-Marie-d'Hébertot, qui épousa N.... de Calais, dont 
il laissa : 

VI. Gabriel Grant, écuyer, seigneur des Gruaux et de 
Sainte- Marie -d'Hebertot, qui épousa Anne d'Assy. Il eut 
dix-sept enfants, dont il ne resta qu'Alexandre, qui suit : 

VII. Alexandre Grant, écuyer, seigneur des Gruaux 
et de Sainte-Marie-d'Hébertot, épousa N.... de la Haye, 
dont il eut : 

VIII. Jacques-Alexandre Grant, écuyer, seigneur des 
Gruaux-de-Plainville et de Sainte-Marie-d'Hébertot. 

Branche des seigneurs de Souchey. 

I. Nicolas Grant, dit le Grant, I er du nom, écuyer, 
second fils de Gilles Grant et de N.... de Trousseauville, 
devint seigneur du Souchey par le partage qui fut fait 
entre lui, Olivier et Georges, ses frères. Il épousa Mar- 
guerite de Touzage, de laquelle il laissa : 

II. Jacques Grant, dit le Grant, écuyer, seigneur 
du Souchey, qui épousa Louise de Saint-Aignan. Il fut 
père de : 

III. Nicolas Grant, dit le Grant, II e du nom, écuyer, 
seigneur du Souchey. Il épousa Marguerite le Roy, dont 
il eut : 

i .° Alexandre, dont l'article suit; 

2. Nicolas Michel, marié à N..., de Noinville, 
dont il eut Jacques - Nicolas - Alexandre Grant, 
écuyer, seigneur du Gleffieu, de Bois-Nouvel, etc. ; 

3.° Gilles-Aignan; 

4. Nicolas, j tués tous deux, le même jour, à 

5.° François, j la bataille de 

IV. Alexandre Grant, dit le Grant, écuyer, seigneur 
du Souchey, épousa Jacqueline le Grand de la Boulaye, 
de laquelle il laissa René- Charles - \lcxandre Grant, dit 



LE GRANT DU SOUCHEY. 3c3 

le Grant, écuyer, seigneur du Souchey, marié à Cathe- 
rine-Françoise le Vaultier. Il eut pour fils : 

i.° Charles-César, dont l'article suit; 
2.° Jean- Charles, chevalier Grant du Souchey , 
ancien officier d'infanterie. 

V. Charles - César Grant, dit le Grand, écuyer, sei- 
gneur du Souchey , Chalanges , le Jariez , Arry , etc. , 
ancien mousquetaire du roi, a épousé, en 178 1, demoi- 
selle Gratienne- Catherine -Colas de la Grillère, dame de 
la terre et fief noble du Pertuis. Il a de ce mariage : 

i.° Urbain le Grand du Souchey; 
2. Charlotte - Catherine - Gratienne le Grand du 
Souchey; 

3.° Marie-Angélique le Grand du Jarriez; 

4. Marie-Alexandrine le Grand de la Pilastraye; 

5.° Charlotte- Alexandrine le Grand; 

6.° Marie-Catherine-Françoise le Grand d'Arry. 

Branche d'Ecosse. 

I. Sir Jean Grant, I er du nom de sa branche, fils aîné 
de sir Jean Grant et de Bigla, son épouse, est cité par les 
historiens, ainsi que son frère Alan Grant, comme des 
chevaliers de la plus grande valeur et de la meilleure répu- 
tation; valent es milites. Ils se couvrirent de gloire dans 
l'armée envoyée en Ecosse, pour secourir la ville de Ber- 
wick, assiégée par Edouard III, roi d'Angleterre, en 1 333. 
On voit dans la chambre des comptes de Paris , que mes- 
sire Jean Grant, chevalier, assista à un conseil de Philippe 
de Valois, roi de France. Il eut pour fils : 

II. Sir Jean Grant, II e du nom, homme d'un mérite 
singulier, et dont les talents étaient très-rares . Il fut sou- 
vent employé dans les négociations , et s'en tira toujours 
avec honneur. Il fut envoyé en 1359, avee Robert Erskine_, 
l'un des ancêtres des comtes du Mar, et Leslie le Normand, 
grand-père des comtes de Rothes, comme ambassadeur 
extraordinaire à la cour de France, pour renouveler l'an- 
cienne alliance entre cette puissance et l'Ecosse. Il obtint, 
en 1 366, un passeport pour revenir en Angleterre, et y 
traiter des affaires d'état. Il mourut vers la fin du règne de 
David II, et laissa de sa femme Elisabeth N.... 

1 .° Robert, qui suit : 



364 LE GRANT DU souchey. 

2° Agnès , mariée à Richard de Cuming , aïeul 
d'Altir. 

III. Sir Robert Grant, était d'une force et d'un courage 
remarquables ; il se battit vers le commencement du règne 
de Robert II, contre un champion anglais d'une intrépi- 
dité et d'une force de corps extraordinaires, et le vainquit. 
Quelque temps après, le roi de France fit passer en Ecosse 
quarante mille francs, pour être partagés entre la noblesse 
et les principales personnes du royaume : Sir Grant en eut 
sa part, et fut désigné dans le partage comme chef de la 
famille, Dominus-Robertus Grant, année 1 385. Il mou- 
rut au commencement du règne de Robert III, et laissa : 

IV. Malcolm Grant, qui commence à paraître comme 
chef du clan des Grant, aussitôt après la mort de Robert, 
son père, quoiqu'il ne fût alors qu'un jeune homme, avec 
beaucoup de mérite, et dont il est fait mention dans une 
convention pour terminer quelques différends qui s'étaient 
élevés entre Thomas d'Umbaz, comte de Murray, et 
Alexandre de Insulis Dominus de Lochabert, anno 1 394. 
Il mourut vers la fin du règne de Jacques I er , ou au com- 
mencement de celui de Jacques II, ne laissant qu'un fils 
qui suit : 

V. Sir Duncan Grant, I er du nom, était un homme 
d'un véritable mérite et d'une prudence consommée. Il fut 
choisi pour arbitre dans une discussion qui s'était élevée 
entre Duncan -Macintosh, chef du clan Chatteau, et Huit- 
cheon ou Hugh-Rose de Kilravok. Il épousa Mariel, fille 
de Malcolm, lord de Macintosh, dont il eut : 

i° Jean, dont l'article viendra; 
2 Patrice Grant, qui eut deux fils; i.° Jean, 
aïeul des Frant de Ballindallach, Tamnavalan 
Tullech, dont est issu Pierre Leslie Grant, sei- 
gneur de Balquhain, qui représente la famille de 
Ballindallach; 2. Patrick, qui fut le chef delà 
branche des Grand de Dun Lugas, dans le comté 
de Bauff; 

3° Catherine Grant, mariée à Duncan Macin- 
tosh de cette tribu . 

VI. Jean Grant, III e du nom, leva un bataillon dans 
son propre clan, et se joignit aux comtes de Hunly, d'Er- 
rol, de Marshall, et autres royalistes qui se mirent en mar- 
che pour aller secourir le roi Jacques III, en 1488. II 



LE GRANT DU SOUGHEY. 365 

obtint, r.° le 4 janvier 1493, une charte scellée du grand 
sceau, sous le règne de Jacques IV, et adressée Joanni 
de Grant de Freuchy, terrarum baroniœ de Freuchy, 2. 
le 4 février 1498, une autre charte pour la terre de Ballen- 
dallach. Il épousa Marguerite, fille de sir Jacques Ogilvie 
de Deskfort, et mourut en i5o8. Il laissa de son mariage : 

i.° Jean, dont l'article viendra; 

2. Pierre, premier chef de la tribu de Tul- 
lochgoran; 

3.° Duncan, chef de la tribu appelée le Clan 
de Donachie; 

4. Un autre Jean qui fut l'aïeul et le premier 
des Grant de Glenmoristan : 

5.° N. . . . . . mariée à Hector, lord de Ma- 
cintosh. 

VII. Jean Grant, IV e du nom, fut surnommé le Barde, 
parce qu'il était bon poète; il obtint jusqu'à quatre char- 
tes scellées du grand sceau , toutes adressées Joanni 
Grant de Freuchy , filio seniori quondam Joannis Grant 
de Freuchy , pour les terres de Bordlan, celles de Ar- 
quhard, de Kyle, de Saint-Ninians, etc. qui furent toutes 
réunies à la baronie d'Arquhard ; de même que pour les 
terres et baronies de Glenmorison, de Corrimony, de 
Mulben, de Meckle Bulnabroth , etc. Ces chartes sont 
datées du 3 décembre 1509. Il épousa Elisabeth, fille de 
Jean, sixième lord Forbès et de lady Catherine Stewart ; 
et mourut vers l'an i525. Il laissa : 

i.° Jacques, dont l'article suit ; 

2. Jean, de qui descendent les Grant de Corri- 
mony et de Stroglie ; 

3.° N. ... chef des Grant de Bouhard, dans le 
comté de Perth; 

4. ° Catherine, qui épousa, i.° Jean Halibarton 
de Petcar, 2. Hugues, quatrième lord Lovât; 

5.° Isabelle, mariée à sir Archibald Campbell 
de Calder; 

6.° N qui épousa Alexandre Gordon de 

Strat-Haven. 

VIII. Jacques Grant, i er du nom de cette tribu, fut 
un homme très-courageux et d'un grand mérite. Il fut en 
grande faveur auprès du roi Jacques V, dont il obtint une 
charte datée de Stirleng, en i535, qui le dispensait de 



366 LE GRANT DU SOUCHEY. 

plaider devant quelque judicature que ce pût être, poul- 
ies bons services qu'il avait rendus et qu'il pouvait rendre ; 
il obtint ensuite une autre charte, datée du 4 mars 1 548, 
scellée du grand sceau de la reine Marie, adressée Jacobo 
Grant de Freuchy , terrarum de Loche Ish, Loch- Car ou , 
Loch-Brine, dans le comté d'Inverness. Il épousa, i.° lady 
Jeanet Leslie, fille de Georges, comte de Rothes, veuve 
deCrighton de Noughlon, dont il n'eut point d'enfants ; 
2. Barbara Erskine, delà famille du Mar, dont il eut: 

i° Jean, dont l'article viendra ; 

2. Archibald , chef des Grant de Cullen; 
Moinmusk, etc. ; 

3.° Anne, qui épousa Alan Cameron de Lo- 
chiell, capitaine du Clan Cameron, 

4. Jeannette, mariée à Guillaume Sutherland 
de Dumas, aïeul de lord Duflus. 

IX. Jean Grant, V e du nom, fut un homme d'une 
grande prudence et d'un excellent jugement. Il obtint une 
charte scellée du grand sceau de la reine Marie, datée du 
2 5 octobre i55y, pour les terres de Parck-Hill, dans le 
comté de Fifs. Il fut un des premiers qui embrassa la réfor- 
mation, et fut un des membres de la chambre qui fut éta- 
blie quand la religion romaine fut abolie, et lorsque le pro- 
testantisme fut établi en Ecosse, vers l'an i56o. Il épousa, 
i.° lady Marjoty-Stewart, fille de Jean, comte d'Athol; 

2. Isabelle, fille de N de Bavelay de Towic, dont il 

n'eut point d'enfants. Il mourut en 1 585, laissant de son 
premier mariage : 

i.° Duncan, dont l'article viendra ; 

2. Patrick, dont sont issus les Grant de Rothi- 
murchus; 

3.° Barbe, qui épousa Collin Makeanzie de 
Kintail, aïeul du comte de Scarforth, qui cor- 
rigea une erreur dans la notice des pairs d'E- 
cosse, où elle est regardée comme fille de Jac- 
ques Grant ; 

4. Lilias , mariée à Rodevick Jnnelss de 
Balvenie ; 

5.° Elpetl, mariée à Guillaume Fraser de 
Strowic. 

X Duncan Grant, II e du nom, obtint ;deux chartes ; 
l'une, du 19 août i58o, pour les terres etbaroniede Cor- 



LE GRANT DU SOUGHEY. 367 

rimony, Moral, etc. dans le comté d'Inverness; l'autre, 
du 22 décembre i58r, pour les terres de Haughs et de 
Kellismond, situées dans le comté de Baufï. Il épousa Mar- 
guerite, fille de Guillanme Macintosh, capitaine du Clan 
Chattan, de laquelle il a eu : 

1 .° Jean, dont l'article suit : 

2. Robert, chef de la famille de Lurg; 

3.o Patrick, aïeul de Grant d'Easler-Elchies; 

4. Jacques, de qui sont descendus les Grant 
de Moynest. 

XI. Jean Grant, VI e du nom, connu sous le nom de 
Frenohy, obtint une charte scellée du grand sceau, le 4 
février 1592, pour les terres d'Inverallan, Glenbog. Il 
obtint en outre trois chartes, pour les terres et seigneuries 
d'Abernethi et Over-Auchrosk, Med-Auchrosk, Nether- 
Auchrosk, Garling, etc. sises dans le comté d'Inverness, 
et formant toute la baronie de Cromdale : une de ces 
mêmes chartes regardait également la terre d'Auld-Castle, 
située dans le comté d'Elgine; les dates desdites chartes 
sont des 17, 27 et 28 juin 1609. Il rejoignit, en 1594, le 
comté d'Argyle, général des troupes du roi, avec un batail- 
lon levé dans son clan ou tribu, et commandé par Jean 
Grant de Gatemberg. Il fut un des jurés, sous Patrice 
Stuart, comte d'Orkney, en 16 14, et mourut quelque 
temps après. Il avait épousé Lilias de Murray, fille de 
Jean, comte de Tulhbardine, aïeul du duc d'Athol, dont 
il laissa : 

i.° Jean, dont l'article suit; 

2. Anne, qui épousa sir Lsuchlan Macintosh, 
de cette tribu et capitaine du Clan Chattan ; 

3.° Jeanne, qui se maria avec Guillaume Su- 
therland de Dufïus. 

XII. Jean Grant; VII e du nom, possédait des titres 
considérables à ce qu'il paraît par les chartes du dernier 
jour de juillet 161 6, pour les terres et baronie de Corri- 
mony, les terres de Mulben, Meikle, Ballenbreck, de 
Cardney, Auld-Castle et Fergie, dans les comtés dl'n- 
verness, d'Elgin et de Fores; par celle du 6 février r62i, 
pour les terres et villages de Glenney, Locharraig, Gleri- 
nan, etc. ; par une autre charte, du 10 février 1624, pour 
un droit sur la terre de Bunnleod, et pour le patronage de 
plusieurs églises dans les comtés d'Inverness et du Murray; 
enfin, par une charte de Charles I er , du 26 juillet 1625, 



368 LE GRANT DU SOUCHEY. 

pour les terres de Rothimarchus , de Logan, d'Ardiuch, 
Over-Finlarig, Mid-Finlarig, et Nether-Finlarig, qui sont 
situées dans les comtés d'Jnverness et BaufT. Il fut fait che- 
valier par le roi Jacques VI, et mourut à Edimbourg, en 
avril 1637. Il avait épousé Marie Ogilvie, fille de Walter, 
lord Ogilvie de Deskford, dont il eut : 

1 .° Jacques, dont l'article viendra ; 
2. Jean, colonel d'un régiment, mort en Hol- 
lande, sans postérité; 

3.° Patrick, lieutenant-colonel des troupes d'An- 
gleterre , dont trois filles ; 
4. Robert de Muckroth; 

5.° Georges, qui fut major dans l'armée, et mou- 
rut gouverneur du château de Dumbarton : 
6.° Alexandre, mort sans enfants mâles ; 
7. Mungo, dont sont descendus les Grant de 
Knockandon, de Ballogie, etc. ; 

8.° Thomas de Balmacoun qui se maria, et eut 
deux fils, i.° Ludovich, 2 Patrick Grant; 

9. Duncan, qui fut chef de la branche des Grant 
de Glairic ; 

io.° Lilias, mariée à Jean Byres de Cotes; 
ii.° Isabelle, mariée; i.° à Louis, troisième mar- 
quis d'Hunthly, dont descend le duc de Gordon ; 
2. à Jacques, second comte Airly ; 

12. Marguerite, mariée à N Mackenzie de 

Glairlock ; 

1 3.° N mariée à sir Robert Junes de Balve- 

nic, baronet. 

XIII. Jacques Grant, II du nom de cette branche, 
fut un homme du plus grand mérite, quoiqu'il ait été un 
des premiers dans le parti du parlement, sous le règne 
tumultueux de Charles I er , et qu'il ait été nommé, le 19 
juillet 1644, l'un des membres du comité, pour juger les 
Malignauts, nom que l'on donnait aux royalistes. Nous 
trouvons que son clan joignit le marquis de Montroze, et 
il paraît avoir été toujours sincèrement attaché aux intérêts 
de la famille royale. Il épousa, en 1640, lady Marguerite 
Steward, fille de Jacques IV, comte de Murray, et de ladv 
Anne Gordon. Il eut de ce mariage : 

5.° Ludovick, dont l'article viendra ; 

2. Patrick, dont les Grant de Wester-Elchiés , 
sur les bords de la Spey, sont descendus; 



LE GRANT DU SOUCHEY. 369 

3.° Marie, qui épousa Patrick Ogilvie de Boyne, 
dans le comté de BaufT ; 

4. N mariée à sir Alexandre Hamilton de 

Haggs; 

5.° Marguerite , mariée à Rodevick Mackenzies 
de Red-Castle ou Château Rouge. 

XIV. Ludovick Grant , était un homme plein de juge- 
ment et de grandes connaissances ; sa fortune considérable 
lui donnait un grand crédit , et la plus grande influence 
dans sa province. En 1589, il fut nommé par le roi Guil- 
laume , colonel d'un régiment d'infanterie et principal 
scherifif d'Inverness , dignité dont plusieurs de ses ancê- 
tres avaient été revêtus. Il leva , en 1590, un régiment de 
six cents hommes , dans son propre clan , et joignit le 
colonel Levingston : il remporta un avantage si considéra- 
ble sur les montagnards d'Ecosse, à Crondable, le premier 
mai de la même année, que ceux-ci furent bientôt obligés de 
mettre bas les armes. Il fut constamment membre du parle- 
ment d'Ecosse , et toujours dévoué aux intérêts de son 
pays. Il mourut à Edimbourg, en 17 17. Il avait épousé , 
i.° Jeannette, fille d'Alexandre Brodiede Lethen; 2. "Jeanne, 
fille de sir John Honston , de laquelle il n'eut point d'en- 
fants. Il laissa de la première femme : 

i.° Alexandre Grant, qui fut d'abord comman- 
dant d'un régiment d'infanterie , puis gouverneur 
de SheemerT et brigadier général, enfin grand shé- 
rifT pour le comté d'Inverness, et lord lieutenant 
pour ce comté et celui de Murray. Il fut aussi un 
des cinq membres écossais qui entrèrent les pre- 
miers dans le parlement d'Angleterre. Il épousa , 
1 .° Elisabeth Stuart , fille de Jacques , lord Doun ; 
2, Anne, fille de Jean^Smith, orateur de la chambre 
des communes , et l'une des filles d'honneur de la 
reine Anne. Aucun des enfants qu'il eut avec ses 
deux épouses ne lui survécut. Il mourut à Edim- 
bourg en 1719. 

2. Jacques, dont l'article viendra; 

3.° Georges, qui fut major dans l'armée; 

4. Ludovick, qui fut colonel; 

5.° Elisabeth, qui épousa Hugues-Rose de Kil- 
ravock ; 

6.° Anne, mariée au colonel Guillaume Grant de 
Ballindallac, de la famille de Rothimurchus; 



3 70 LE GRANT DU SOUCHEY. 

7.°Janet, mariée à Rodric Mackensies de Scatelw; 
8.° Marguerite, mariée à Simon , lord Fraver de 
Lovai. 

XV. Jacques Grant, III e du nom, porta d'abord le 
surnom de Pluscardine ; il fut plusieurs fois membre du 
parlement.il épousa, en 1702, Anne Colquhoun , fille 
unique et seule héritière de sir Humphry Colquhoun, de 
cette tribu et de Luss, qui était baronnet, et qui se démit , 
en 1704, de ce titre entre les mains du roi, en faveur de 
Jacques Grant et de ses descendants mâles nés et à naître. 
Il mourut à Londres, le 10 janvier 1747, ayant eu de son 
mariage. 

1 .° Humphry, mort sans alliance en 1732 ; 

2. Ludovick, dont l'article viendra; 

3.° Jacques Grant, ou sir James Colquhoun de 
Luss; 

4. François, colonel ; 

5.° Charles Grant-Cathcart, capitaine dans la ma- 
rine royale; 

6.° Jeanne, comtesse douairière de Fifs; 

7. Anne, mariée à sir Harry Junes-de-Junes, 

8.° Sophie; 

9. Pennel, mariée au capitaine Alexandre Grant- 
de-Ballindallac ; 

io.° Clémentine, mariée à sir Guillaume de Dum- 
bard de Durn. 

XVI. Sir Ludovick Grant-de-Grant , baronnet, épousa, 
1 .° Marie , fille de sir Hugh d'Alrymple de North-Berwick , 
lord président de la Fessiou, dont il n'eut qu'une fille morte 
en bas âge; 2. Marguerite Ogilvie, fille de Jacques V, 
comte de Finlater et de Seriield, et de lady Elisabeth Hay. 
Il eut de ce mariage : 

i.° Jacques, qui suit; 
2. Marie-Anne; 
3.° Anne-Hope; 
4. Pennel; 
5.° Marie; 
6.° Hélène; 
7. Elisabeth. 

XVII. Jacques Grant , IV e du nom , écuvor , épousa 
Jeanne, fille de feu Alexandre Dulf de Hatton, dont : 



LE GRANT DU SOUCHEY. 3 7I 

i.° Ludovick; 

2. Alexandre; 

3.° Anne. 
Les alliances de cette famille sont, suivant le baronnage 
et la pairie du royaume, avec les maisons de Stuart, Gor- 
don-Rochefort , Cameron , Lovai , Bailleul ou Baillole , 
Bruce, Murray, Douglas, Macintosh, Ogilvie , lord For- 
bès, Campbell, Leslie, Rothes, Dufeux, Mackensies, Ju- 
nes, Brodie de Lethen, Houston, Smith, Colquhoun, 
d'Alrymple de North-Berwick, Finlater, Hay, Kennoul, 
Dur! et beaucoup d'autres de la Grande-Bretagne. 

Pour les alliances que cette famille a contractées en 
France depuis son établissement, c'est avec les maisons 
de Quetteville, d'Annebaut, de Dumonchel, de la Haye, 
de Montmorency, de Postel, de Bienfait, de Draulin, de 
Harcourt, Bienvenu, d'Afri, Anisy, Parey, Boullene ou 
Bollen, Bethon, Montfiquet, Marchant de Feugnerotte, 
barons de Tracy, Gastay ou Gatebled, Rosay, Calais, 
Clinchamp , de Grainville , Graindorge , Berranger , de 
Grand-Mesnil, Mazé, Franqueville, Hauteville, de Vende, 
Noient, Bailleul, Trousseau ville, Achard, Epinay, Ma- 
hiel, Malartic, Dancan, Mathan, Aubert, Betteville, Ron- 
nay, Bonnechose, Gollibeuf, Vauquelin, Moulineaux du 
Mesnil, Gouhay, Apparac, Malgeot de Saint-Ouen , de 
Cheux, Grieu, Morin, Desmelier, Cordey, Saint- Aulaire, 
Bouteiller, Griffiere, Bigard, Méautrix ou Méautis, Du- 
four, Dumoutier, Valence, la Pommeraye, Descambourg, 
la Vône, Beaumonchel, Tousage, le Gautier, le Grand, 
de la Boulaye, Saint-Aignan, le Roy, etc. 

Les armes des Grant en Normandie, en réunissant leurs 
principales alliances de la Grande-Bretagne et de France, 
sont : « Ecartelées au i d'Ecosse, au 2 d'hermines, au 
» chevron de gueules chargé de trois couronnes antiques 
y> d'or, dites les molettes d'or; au 3 d'argent à la fasce 
» d'azur, avec trois coqs de gueules, un en chef, tenant 
» en sa patte une branche de sinople, et deux en pointe; 
» au 4 d'Angleterre : sur le tout, de Grant, qui est de 
» gueules à trois couronnes antiques d'or. Pour cimier, un 
» volcan enflammé. Support, deux sauvages nus, armés 
» de massues. Pour légende sur la base, Cuinich bas 
» Alpin, c'est-à-dire, Souvenez-vous de la mort du roi 
» Alpin; et au-dessous d'une couronne de vicomte : 
» Standsutre, c'est-à-dire, tenons ferme. » 



372 DE LA PORTE 

LA PORTE (de), en Dauphinë. Tous les historiens 
s'accordent à dire que non seulement cette maison est con- 
sidérable par son ancienneté, mais encore par ses alliances, 
les emplois et les charges dont elle a été honorée. Elle a 
fourni plusieurs chevaliers de l'ordre et plusieurs gentils- 
hommes de la chambre du roi; elle compte aussi des ma- 
gistrats du plus haut rang. 

Les armes de cette famille se voyaient sur les vitraux de 
la sainte chapelle du palais à Paris, avec beaucoup d'au- 
tres. C'étaient celles des gentilshommes français qui se croi- 
sèrent dans le dixième, le onzième et le douzième siècles. 

Cette maison s'est divisée en plusieurs branches. L'aînée 
est éteinte depuis Tan 17 16, par la mort de Joseph de la 
Porte, premier président du sénat de Nice, et ensuite pre- 
mier président du parlement de Metz. 

La seconde branche s'est conservée dans le Viennois, 
lieu même de son origine. 

La troisième s'est transplantée dans le bailliage de Saint- 
Marcellin, depuis environ quatre siècles. 

Les preuves que la famille de la Porte a faites pour dif- 
férents chapitres nobles, et celles exigées ponr être admise 
à la cour et à l'honneur de monter dans les carrosses du 
roi, ont été reçues par M. Cherin, généalogiste de sa ma- 
jesté. 

I. Albert de la Porte, qualifié de noble, . ainsi qu'il est 
prouvé par les cartulaires de l'église de Vienne en Dau- 
phiné, vivait en l'an 1 197; et l'on trouve auparavant, dès 
l'an 1 1 3o, Pierre de la Porte, chanoine, avec la certitude 
qu'il existait dans le Viennois une famille noble de ce nom 
de temps immémorial, et dont Albert de la Porte était issu. 
On le croit père de : 

II. Girard de la Porte, qui se rendit caution en 1198 
avec les principaux seigneurs de la province, tels que 
Aymar de Sassenage, Guillaume de Clermont, Ismidon 
de Bocsosel, Aymar de Loras, etc., d'un contrat consenti 
entre Albert II, baron de la Tour-du-Pin, et Aynarde, 
veuve du baron de Bressieu, à l'occasion du mariage de 
leurs enfants. 

III. Guillaume de la Porte, I er du nom. Par un acte de 
1309, passé avec le comte de Savoie, on voit que Guil- 
laume de la Porte, qui ne vivait plus alors, avait été qua- 
lifié pendant sa vie du titre de chevalier, et qu'il avait des 
hommes liges dans les paroisses d'Eydoche, Champier, 






DE LA PORTE. 3y3 

Flerin, le Mothier et autres. Il est expressément marque 
dans les reconnaissances des habitants de ces paroisses que 
tous doivent des corvées, à l'exception des héritiers de 
Guillaume de la Porte, chevalier. Il fut père de : 

i.° Pierre, dont l'article va suivre; 

2. Guillaume de la Porte, prieur de Caneyrat; 

3.° Autre Guillaume de la Porte, prieur de la 
Côte-Saint-André. 

Nota. On trouve en i3 19 , qu'un Guillaume de la Porte fut témoin 
d'un acte souscrit par le comte Edouard de Savoie comme faisant partie 
des gentilshommes les plus considérables de la province et de la suite 
du comte. 

4. Guigonne, mariée à Pierre de Chaponay, sei- 
gneur de Fésin et de Ponsonas. Ils furent inhumés 
dans l'église des Jacobins de Lyon; l'un en 1284, 
l'autre en 1291, et on distinguait encore leurs armes 
sur leurs mausolées en 1790 : 

5.° Guillemette, mariée à Etienne de la Poipe, 
seigneur de Serrières, connétable pour le dauphin 
Humbert I er dans la baronnie de la Tour-du-Pin. 
Elle mourut en 1292, et son mari en 1289. 

IV. Pierre de la Porte, I er du nom, chevalier, est qua- 
lifié de damoiseau dans un acte de 1 317, et dans un autre 
d'une date antérieure (i3o3) il est nommé Petrus Porta 
ie Bocsosello domicillus. Il fut père de : 

i.° Falcon I er , dont l'article suit; 
2. Artaud, qui fut muet. 

V. Falcon de la Porte, I er du nom, chevalier, est qua- 
ifié de damoiseau dans son contrat de mariage, passé le 
eudi avant la fête de Saint- Antoine de i3i5, avec Alix de 
Baternai, fille de noble Jourdain de Baternai. Il épousa en 
secondes noces, le 18 mai i336, Agnès de Virieu, fille 
i'Aymon de Virieu, damoiseau, de laquelle il laissa : 

i.° Guillaume, dont l'article suit ; 

2. Jean, qui se croisa en 1345 et 1347, avec * e 
dauphin Humbert II ; 

3.° Jeanne, mariée à noble Jean Corbeil de Saint- 
Albin. 

IV. Guillaume de la Porte, II e du nom, chevalier, 
îpousa, i.°le 18 janvier j35o, Béatrix deBocsosel; 2. en 
i36o, Aynarde de Varses. Il ordonna par son testament, 



3 74 DE LA PORTE. 

fait en 1387, que soixante prêtres assisteraient à ses funé- 
railles, et choisit pour lieu de sa sépulture le prieuré de 
Bocsosel. Il eut de son second mariage : 

i.° Falcon II, qui suit; 

2. Jean; 

3.° Raymond ; 

4. Guigonne, mariée à noble Jean de Quincieu. 

VII. Falcon de la Porte, II e du nom, chevalier, 
épousa, le 22 août 1391, Arnaude de Gatablier, fille de 
noble Jean de Gatablier, miles. Il testa en 1400, et laissa : 

i.° Humbert I er , qui suit; 

2. François, qui consentit un acte en 1437, avec 
les principaux gentilshommes de la province ; 

3.° Antoine, qui eut une fille nommée Jeanne, 
laquelle épousa noble Jean Pourret de Voreppe. 

VIII. Humbert delà Porte I er du nom, chevalier, 
damoiseau d'Eydoche, qualifié de puissant homme, épousa 
Jeanne d'Arces, proche parente de Jean d'Arces, cardi- 
nal, et fille de noble Pierre d'Arces et d'Anglantine Cha- 
pot. Humbert de la Porte donna une quittance de 3oo flo- 
rins d'or son à beau-père, sous la date du 20 juillet 143g. 
Il laissa de son mariage : 

i.° Jean I er , qui suit; 

2. Falcon, qui fit la souche de la branche de 
l'Artaudière, que je rapporterai page 3 80; 

3.° Antoine de la Porte, chevalier de Saint-Jean 
de-Jérusalem, commandeur de Quiès ; 

4. Pierre, religieux; 

5.° Antoinette, mariée, le 23 janvier 1437, à 
Jean de Rostaing de Chevrières ; 

6.° Jeanne, mariée, le 20 avril 1446, à Inno- 
cent de Salignon de la Côte-Saint-André ; 

7. Anglantine, mariée à Pierre de Salignon, 
frère du précédent, et commandant à Bayonne 
pour les rois Louis XI et Charles VIII. 

IX. Jean de la Porte, I e r du nom, chevalier, damoi- 
seau d'Eydoche, consul de la ville de Vienne, épousa, le 
20 octobre 1450, Antoinette de Blanc, fille de noble An- 
toine de Blanc de la Côte-Saint-André, et de Peyronnette 
de Rolland. De ce mariage vinrent: 

1 .° Pians II, qui suit; 



DE LA PORTE. 3y5 

2. Jeannin, qualifie de noble citoyen de Vienne, 
homme lettré et magistrat éclairé; il rendit des 
services à son pays sous le règne de Louis XI, 
et mourut l'an 1482 ; 

3.° Antoinette, mariée, le 8 septembre 1468, à 
Didier du Chastel aliàs Barillon y fils de noble 
Antoine du Chastel de Vinay. 

X. Pierre de la Porte, II e du nom, chevalier, sei- 
gneur de Ternay, capitaine de gens de pied, fut de l'ar- 
rière-ban de la province de Dauphiné, et alla au secours 
du roi Charles VIII en Italie, sous le commandement de 
Louis de Luxembourg, qui avait l'avant-garde sous ses 
ordres. Il fut fait prisonnier à Trévi sur l'Adda en 1509, 
avec Fontrailles et plusieurs gentilshommes de sa province. 
Il avait épousé, le 20 juillet 1496, Anne de Lovât, fille 
de noble Humbert de Lovât de la Frette, et de noble 
Jeanne de Celas. De ce mariage vinrent: 

XL Aymard de la Porte, I er du nom, chevalier, sei- 
gneur de Chaponay, Eydoche et autres lieux, qualifié de 
puissant homme, fut un des gentilshommes qui compli- 
mentèrent Eléonore d'Autriche, sœur de l'empereur Charles- 
Quint, et femme de François I er , roi de France, lors- 
qu'elle fit son entrée dans Vienne le 8 janvier 1 533. Il avait 
épousé, le 11 janvier de la même année, Catherine de 
Virieu, fille d'Artaud de Virieu, seigneur de Corbas, et 
ie Catherine de la Fontaine. De ce mariage vinrent : 
1 .° Claude I #r , dont l'article viendra ; 
2. Pierre, chevalier de Malte en i526; 
3.° Artaud; 

4. Pons, chevalier de Malte, commandeur de 
Chazelles et de Vaulfranche, grand-procureur-gé- 
néral de l'ordre du pays d'Auvergne. Il reçut, en 
1587, plusieurs lettres gracieuses du roi Henri III 
et du duc d'Epernon, grand-amiral et colonel- gé- 
néral de l'infanterie française, qui le 'remerciaient 
des services qu'il avait rendus à l'Etat; 

5.° François, qui a fondé la branche de Monta- 
gneux-Bocsosel, que je rapporterai page 377. 

XII. Claude de la Porte I er du nom, chevalier, sei- 
*ueur de Chaponay, Eydoche, Sillans et autres lieux, fut 
gentilhomme de la chambre du roi en 155g, et chevalier 
de l'ordre de Saint-Michel en 1578. Il reçut commission 



3y6 DE LA PORTE. 

du roi Charles IX pour lever et commander deux bandes, 
l'une de cent arquebusiers, l'autre de deux cents hommes 
de pied, et rendit des services signalés au roi, en diverses 
occasions. Il avait épousé, le 6 octobre i557, Jeanne de 
Theys, fille et unique héritière de noble et puissant sei- 
gneur Claude de Theys, et de Catherine de Virieu, et 
s'était engagé, en formant cette alliance, de prendre le 
nom et les armes de Theys. Il eut de ce mariage : 

i .° François I er , qui suit \ 

2.° JofTrey ou SorTrey, chevalier de Malte en 
i586; 

3° Pierre, commandeur de Bellecombe dans la 
langue d'Auvergne, et signa en cette qualité un 
acte de 1602; 

4. Huguette Bonne, mariée, le 17 avril 1 5gi, 
à Pierre de Fillon, conseiller au parlement de 
Dauphiné ; 

5.° Clémence, mariée à Gaspard de l'Aube, sei- 
gneur de Bron, Beaumont et Saint-Trivier; 

6.° Antoinette, mariée à Ferrand-Tête, seigneur 
de la Motte-Collonges ; 

7. Louise, abbesse du Val-Bressieu. 

XIII. François de la Porte, I er du nom, chevalier, 
seigneur de Sillans, Chaponay, Eydoche et autres lieux, 
qualifié de puissant homme, fut capitaine d'une compa- 
gnie de deux cents hommes de pied dans le régiment du 
comte de Monlor, et rendit des services signalés aux rois 
de France Charles IX, Henri III et Henri IV. Il fut gen- 
tilhomme de la chambre du roi et chevalier de son ordre. 
Il avait épousé en premières noces, le 25 mars i586, Re- 
née du Chastellier, fille de noble Jean du Chastellier, 
chevalier, conseiller du roi Charles IX en son conseil 
d'état, et intendant de ses finances , et d'Hyppolite de 
Scaravelly, dame de Millieu, fille d'honneur de la reine 
Catherine de Médicis. Parmi les parents et amis qui signè- 
rent ce contrat de mariage on distingue le nom de Ber- 
nard de Nogaret, seigneur de la Valette , grand-amiral de 
France. On ignore le nom de la seconde femme de Fran- 
çois de la Porte, maison sait qu'il se remaria en troisièmes 
noces à Marguerite Audeyer, fille de noble Jean-Claude 
Audeyer, président au parlement de Dauphiné, et d'Anne 
Edmee de Saint-Julien-de-Marcieu. Il laissa de son pre- 
mier mariage : 



DE LA PORTE. 377 

i.° Pons I er } qui suit; 

2. Hyppolite, religieuse à Laval-Bressieu ; 

3.° Renée-Anglantine, morte jeune. 

XIV. Pons de la Porte, I er du nom, chevalier, sei- 
gneur d'Eydoche, de Charrey et de Quinssonas, eut une 
compagnie de cavalerie dans le régiment du colonel Allardj 
et fut employé par Louis XIII, sous le commandement du 
maréchal de Créqui. Il marcha au secours de Cazal en 
1629. Il avait épousé, le i5 février i6o5, Françoise de 
Fillion d'Aiguebelle, fille de Melchoir de Fillion, seigneur 
d'Aiguebelle, procureur-général du parlement de Dauphi- 
né. Il testa le 18 septembre i636, et laissa : 
1 .° Joseph I", qui suit ; 
2. Jean-Baptiste_, officier de marine royale ; 
3.° Huguette-Bonne ; 

4. Espérance, mariée à François de Glaveison , 
seigneur de Chavannes ; 

5.° Anne, religieuse à Saint -André-le- Haut à 
Vienne ; 

6.° Marie-Emphélise Sémalie, religieuse avec sa 
sœur; 
7. Geneviève- A veldi ne, morte jeune. 

XX. Joseph de la Porte, I er du nom,, chevalier, sei- 
gneur d'Eydoche, Aiguebelle et autres lieux; conseiller 
au parlement de Metz en 1669, premier président de la 
chambre des comptes de Dauphiné en 1678, et envoyé 
par Louis XIV, en 1682, pour présider le sénat de Nice. Il 
devint ensuite premier président du parlement de Metz, et 
mourut dans cette charge en 171 6, sans laisser de pos- 
térité de Charlotte-Christine de Servien, son épouse_, fille 
d'Ennemond de Servien, président de la chambre des 
comptes de Dauphiné, et nièce d'Abel Servien, ministre- 
secrétaire d'Etat, et surintendant général des finances, 
chancelier de l'ordre du roi. 

Ainsi finit la branche des seigneurs de la Porte, dite 
d'Eydoche et de Theys. 

Branche des seigneurs de la Porte, dite de Bocsosel- 
Montagneux. 

I. François de la Porte I er du nom de cette branche, 
chevalier, seigneur de Bocsosel, Montagneux, etc., était 
cinquième fils d'Aymard de la Porte I er du nom, et de 
Catherine de Virieu ( voyez page 375 ). Il fut député, par 



3 7 8 DE LA PORTE. 

les états de la province, vers le roi Henri III, pendant 
son séjour en Dauphiné en 1572. Il épousa, i.° le 5 jan- 
vier 1 571^ Louise de Catinel, fille de noble Louis de Ca- 
tinel, seigneur de Doissinetde Saint-Pierre, et de Jacqueline 
de Vallin ; 2. le 20 mars 1599, Antoinette de Boissac, 
fille de noble Pierre de Boissac J seigneur d'Avernois , et 
de Marie Athaud de Licieudegage. Il laissa du premier lit : 
i.° Jean-Baptiste de la Porte, capitaine au régi- 
ment de Seault, lieutenant des gendarmes de Mgr. 
Gaston, duc d'Orléans, qui l'honorait d'une affec- 
tion particulière ; il épousa Jeanne de Vallin , de 
laquelle il laissa : i.° François, capitaine au régi- 
ment de Seault, mort sans postérité en 1648, 
2. Pierre, chanoine du noble chapitre de Saint 
Pierre de Vienne, chevalier de Malte en i638; 
3.° Gasparde, mariée à Jean- Armand Mitte, comte 
de Miolans, marquis de Saint -Chaumont et de 
Chevrières, qu'elle fit père de Marie-Hyacinthe 
Mitte de Saint-Chaumont , mariée à Guy-Henri 
de Bourbon , marquis de Malause , vicomte de 
Lavedan, mort en 1706; 
2. Claude, qui mourut avant son père; 
3 .° Benoît, I er du nom, qui était du second lit, dont l'ar- 
ticle suit; 

4. Gasparde, mariée, le 27 mars 1599, à noble 
Antoine d'Iserau de Lemps, seigneur du Mouchet; 
5.° Espérance, mariée, le i er mai 160 5, à noble 
Balthazar de Girard de Saint-Paul, lieutenant- 
général des armées du roi, mort au siège de Thion- 
ville en 1 643, Jean de Girard de Saint-Paul, arche- 
vêque d'Embrun, était de cette famille. 
II. Benoît de la Porte, I er du nom, chevalier, seigneur 
d'Eydoche, Bocsosel et Montagneux, capitaine au régiment 
de Saint-Paul; puis commandant d'une compagnie d'or- 
donnance sous les ordres du maréchal de Créqui , avait 
épousé, le 14 août 1634, Catherine de Rame, fille de noble 
Guillaume deRame, seigneur de Rame et de Réalon, et de 
Catherine de Plouvier. De ce mariage vinrent : 
1 .° Jean-Baptiste, dont l'article suit; 
2. François de la Porte-Saint-Hilaire, capitaine 
au régiment de Picardie ; 

3.° André de la Porte de Cheysieu , capitaine 
au régiment de Navailles, servit, ainsi que son frère 



DE LA PORTE. 379 

François, en 1669, au siège de Candie, sous les 
ordres du maréchal de Navailles. 

III. Jean-Baptiste de la Porte, chevalier, seigneur, 
d'Eydoche , Bocsosel, Montagneux et autres lieux, épousa, 
le 24 juillet 1661, Anne-Clémence de la Poype Serrières, 
fille d'Abel de la Poype, comte de Serrières , mestre-de- 
camp d'un régiment d'infanterie, et de Claudine de Disi- 
mieux (1) de laquelle illaissa: 

i.° André, qui suit; 

2. Henri, commandeur de Malte en 1680; 
3.° Jean-Baptiste, chanoine du noble chapitre de 
Saint-Chef à Vienne ; 

4. ° Catherine, abbesse de Laval-Bressieu, en 171 3. 

IV. André de la Porte, chevalier, seigneur d'Ey- 
doche, Bocsosel, Montagneux et autres lieux; il fut nommé, 
le 28 juillet 1694, commissaire de l'arrière-ban de la no- 
blesse de Dauphiné, et testa le 5 juillet 1749 . Il avait 
épousé, le 22 novembre 1707, Espérance de Viennois, 
fille de Charles de Viennois, seigneur de Visan, et de Fran- 
çoise de Clavaison. De ce mariage vint : 

V. Jean -Baptiste -Angélique de la Porte, chevalier, 
seigneur d'Eydoche, Bocsosel et Marlieu , épousa, le 21 
avril 1731, Louise de Melat de Châteauvieux, fille de mes- 
sire Gaspard de Melat de Châteauvieux, et de noble Louise 
de Perotin de Saint-Sulpice. De ce mariage vinrent: 

i.° Etienne-François, qui suit; 

2. Joseph , commandeur de l'ordre de Malte , 
mestre-de-camp de cavalerie, chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint- Louis; 

3.° N qui a été page de Louis XV. Il tut tué 

au château de Choisy, d'un coup de fusil, par la 
maladresse d'un de ses camarades; 

4. Ferdinand, chanoine et comte de St-Pierre et 
St. -Chef de Vienne, vicaire-général de Grenoble; 

5.° Louise-Gabrielle, religieuse à Saint- Pierre de 
Lyon; 

(1) Anne-Clémence de la Poype, dame de la Porte, nièce de Louise 
de Budos , seconde femme d'Henri Ier } de Montmorency, connétable 
de France, était nièce, à la mode de Bretagne, de Charlotte-Marguerite 
de Montmorency, mariée à Henri II, prince de Condé, cousine issue 
de germains de Louis , prince de Condé , dit le grand Condé, vain- 
queur de Rocroy, etc. , d'Armand de Bourbon, prince de Conti , et 
d'Anne-Geneviève de Bourbon , duchesse de Longueville. 



38o DE LA PORTE. 

6.° Marie-Pierrette, religieuse avec sa sœur; 

7. Rose, Sophie, Hélène, Marthe- Julie, toutes 
quatre chanoinesses du noble chapitre d'Alix , vi- 
vantes. 

VI. Etienne- François , comte de la Porte, chevalier,, 
seigneur d'Eydoche, Bocsosel et Marlieu, fut colonel du 
régiment de la vieille marine, chevalier de l'ordre royal et 
militaire de Saint-Louis. Il a épousé en 1774, demoiselle 

de Bréget, fille de noble N de Bréget, officier des 

gardes de Monsieur, frère de Louis XVI, et de demoiselle 
Herbert. Il avait substitué tous ses biens, en cas qu'il n'eût 
pas d'enfants, à son cousin le marquis de la Porte de l'Ar- 
taudière, officier supérieur de l'ancienne gendarmerie ; mais 
il fut père de : 

1 .° Alphonse, mort jeune sans postérité ; 

2. Joséphine, mariée en 1794, à N Ekens- 

son, Anglo-Américain, dont une fille, vivante. 
Ici finit la branche des seigneurs de la Porte, dite de 
Bocsosel-Montagneux . 

Branche des seigneurs de la Porte, dite de l'Artaudière. 

I. Falcon de la Porte, I er du nom de cette branche, 
chevalier, était fils puîné d'Humbert de la Porte, I er du 
nom, damoiseau d'Eydoche, et de Jeanne d'Arces ( Voy. 
page 374. ) Il épousa, le 20 octobre 1450, noble Françoise 
de Blanc, proche parente de Julien de la Rovère , élu 
pape sous le nom de Jules II, et fille d'Antoine de Blanc, 
et de Peyronne Rolland. Il testa le i5 avril 1465, et laissa 
de son mariage : 

1 .° André, qui suit ; 

2. Antoinette; 3.° Jeanne; 4. Anglantine, toutes 
trois mariées, sans que le nom de leurs maris se soit 
conservé; 

5.° Claudine. 

II. André de la Porte, I er du nom, chevalier, sei- 
geur de l'Artaudière, Saint-Lattier, la Forteresse et autres 
lieux, épousa, le 20 octobre 1483, noble Philippine Artaud, 
veuve de noble Pierre de Maubec, et fille de Guillaume 
Artaud, et Guigonne de Quincieu. Il testa le 19 avril 
1 5 17, et laissa de son mariage : 

i.° Guigues, dont l'article suit; 
2. Charles de la Porte, seigneur de Saint- Véran , 
marié en 1529, à Marguerite du M on set; 



DE LA PORTE. 38i 

3.° Françoise, religieuse à Saint-Just de Romans ; 
4. Autre Françoise, marie'e le 21 juin i552, à 
noble Claude de Chaponay de Saint-Bonet ; 

5.° Marguerite, mariée à noble et puissant homme 
Guillaume de Gottefrey. 
III. Guigues de la Porte, chevalier, seigneur de TAr- 
taudière et autres lieux, e'pousa, le 5 décembre i5i6, 
Guigonne de Salvaing, fille de Georges de Boissieux de 
Salvaing et de Claudine de Guiffrey. Il testa le 3 o octobre 
i539, et laissa : 

2.0 André', qui suit; 
2. Philippine, religieuse à Laval; 
3.° Lionnette, mariée à noble Jean de Moreton 
de Chabrillan. Ils eurent entre autres enfants Mu- 
rianne de Chabrillan, qui épousa; le 17 novembre 
161 3, Vital de Narbonne-Pelet, baron de Combas. 
VI. André delà Porte, II e du nom, chevalier, seigneur 
de T Artaudière, Saint-Lattier, la Forteresse, etc., gentil- 
homme de la chambre du roi et chevalier de son ordre, 
fut grand homme de guerre, et soutint, suivant l'historien 
Chorrier, le choc de ceux de la religion pendant plusieurs 
années. 

Le roi l'employa aussi, en 1 5 16, dans des négociations 
entre les catholiques et les réformés ; et il obtint par son 
grand crédit, en i568, que les murailles de Saint-Mar- 
cellin ne seraient pas démolies. Le dauphin d'Auvergne, 
gouverneur pour le roi en Dauphiné, le chargea, en 1574 
de traiter de la paix avec Saint-Romain, qui commandait 
dans le Lauguedoc. André de la Porte servit sous les rois 
François I er , Henri II, François II, Charles IX, Henri III 
et Henri IV. Il reçut de ces divers monarques des lettres 
flatteuses qui attestent l'estime qu'ils avaient pour lui et le 
prix des services qu'il leur avait rendus. Charles IX lui 
envoya le cordon de son ordre, le i er octobre 1 568. Il 
testa le 20 août 1 586, et avait épousé, le 14 janvier 1546, 
Murcianne de Guiffrey, fille de noble Claude de Guiffrey 
et de Gabrielle de Beaumont. De ce mariage vinrent : 

i.° Claude de la Porte, seigneur de l' Artaudière, 
lequel épousa Louise de Prunier de Saint-André, 
fille d'Artus de Prunier, marquis de Virieu pre- 
mier président du parlement de Provence, puis de 
celui de Dauphiné, et d'Honorade de Simiane de la 
Coste. Il testa le 16 février 1639, et ne laissa pas 
de postérité ; 



38 2 DE LA PORTE. 

2. Antoine, dont l'article suit; 
3.° Anselme, qui n'a pas été marié ; 
4. Lucrèce, mariée le 5 novembre i58o, à noble 
Jean d'Iseran, seigneur de la Grange. 

V. Antoine delà Porte, chevalier, seigneur de I'Ar- 
taudière et autres lieux, épousa, le 7 janvier 1602, Ca- 
therine de Bressieu, fille de noble Louis de Bressieu et de 
Marguerite de Revel ( i).Jl testa le 28 mai 1629, et laissa: 

i.° Jean, dont l'article suit; 

2. Claude de la Porte, seigneur de Saint- Véran; 
3.° Antoine, mort sans alliance; 
4. Louise, mariée le 3 février 1627, à Claude de 
Morard d' Arces ; 
5.° Murcianne; 
6.° Marguerite, mariée au seigneur de Grollée. 

VI. Jean de la Porte, chevalier, seigneur de I'Artau- 
dière, Saint- Véran et autres lieux, épousa, le i er août 
1647, Laurence de Simiane, fille de messire Claude de 
Simiane, président au parlement de Dauphiné, et de 
Louise de Faure de Saint-Sylvestre de Vercours. Il eut de 
ce mariage : 

1 .° Joseph de la Porte, capitaine au régiment des 
Cravattes, marié, le 4 mars i68i,à noble Marianne 
d'Aviti, seigneur de Mont-Martin, et de Marie du 
Puy de Murinais. Il n'y eut point d'enfants de ce 
mariage ; et Joseph de la Porte étant mort avant son 
père, ce fut Claude Mathias qui succéda; 

2. Claude Mathias, dont l'article suit. 

VII. Claude-Mathias de la Porte, chevalier, marquis 
de I'Artaudière, épousa, le 19 mai 1695, Justine Hey- 
rand de Saint-Marcel, fille d'Etienne Heyrand de Saint- 
Marcel, conseiller au parlement de Grenoble, et de Fran- 
çoise de Brenier. Ce fut en 1729 qu'eut lieu l'érection de 
la terre et seigneurie de Saint-Lattier, sous le nom de 
marquisat de I'Artaudière, en faveur de Claude-Mathias, 
qui testa le 1 1 avril 1728, et laissa: 

i.° Claude-Joseph-François, qui suit; 

2. Justine-Angélique, mariée à Nicolas de Va- 
chon de Briançon, marquis de Belmont; 

3.° Marie-Laurence- Anise, abbesse des Hayes 
en Dauphiné ; 

(1) Famille éteinte qui a fourni un grand-maître à l'ordre de Malte 
en 1260. 



DE LA PORTE. 383 

4°. Catherine - Pulchérie ; 5° Françoise-Gabrielle; 
6.° Marie- Renée ; 7. Paule-Henriette-Nicole, toutes 
quatre religieuses. 

VIII. Claude-Joseph- François de la Porte, chevalier , 
marquis de TArtaudière , seigneur de Saint-Lattier , la 
Forteresse, et autres lieux, épousa, le 19 septembre 1796, 
Elisabeth de Montchenu, fille de Nicolas de Montchenu (1), 
et d'Anne de Vauconcourt de Naillac. De ce mariage 
vinrent : 

i.° Joseph-Nicolas, qui sait; 

2. Jean- Laurent de la Porte, comte de Saint- 
Pierre et de Saint-Chef, de Vienne, vicaire-général 
de Toulouse, vivant; 

3.° Antoine- François, lieutenant des vaisseaux du 
roi; 

4. Angélique- Joséphine - Adrienne , mariée , en 
1767, à Louis, marquis de Lattier, seigneur de 
Bayanne, colonel du régiment de Bretagne , vivante, 
dont une fille mariée au comte de Rochefort d'Ally; 

5.° Antoinette, mariée, en 1779, à Pierre-Paul 
d'Ambois, baron de Naillac, chevalier de Tordre 
de Saint - Louis, et ambassadeur près le prince de 
Deux- Ponts et la république de Gênes. 

IX. Joseph - Nicolas de la Porte , chevalier, marquis 
de FArtaudière, seigneur de Saint-Lattier, Saint-Etienne, 
Montaigne, Quincivet, la Forteresse et autres lieux, a été 
page du roi, oificier supérieur dans l'ancienne gendarme- 
rie de France, marié à demoiselle Marie-Joséphine-Ga- 
brielle- Victoire Emé de Marcieu, marquise de Montmi- 
ral, baronne de Crepol, fille de Pierre Emé, marquis de 
Marcieu, lieutenant - général des armées du roi , et grand- 
croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis , gouver- 
neur des villes et citadelle de Grenoble , et commandant 

(1) Claude de Montchenu, fils d'Amédée de Montchenu, mourut en 
1 122, dans la Terre-Sainte. Son tombeau et ses armes se voyaient dans 
l'église de Saint-Jacques-le-Mineur , aux portes de Jérusalem. Hic jacet 
Claudius Montecanutus ; obiit ann. M.C. XXII. Antoine de Montche- 
nu, chambellan du roi Charles VIII, l'accompagna à Naples. Marin de 
Montchenu, premier maître d'hôtel du roi François I er , le suivit àMadrid, 
vendit une partie de ses terres pour lever et équiper 6000 Suisses pour 
le service du roi, fut enterré, en mémoire de ses services, dans l'église 
de Saint-Denis. Georgette de Montchenu, mariée à Humbert, de Ba- 
tanay , favori et chambellan du roi Louis XI , fut grand'mère de Diane 
de Poitiers, comtesse de Brezé, puis duchesse de Valentinois. 



384 DE CRENY - 

pour le roi dans la province de Dauphiné , et de demoi- 
selle de Prunier de Saint-André, vivants. 

Armes : « de gueules à la croix d'or. Devise : Pour elle 
« tout mon sang. » 



CRENY (de) , famille noble d'extraction, établie en 
Normandie depuis six siècles. 

I. Robert de Creny, I er du nom, écuyer, fils de Jean 
de Creny, près de Béthune, acquit la terre de Bailly en 
campagne en Normandie, où il vint demeurer en 1260. Il 
laissa : 

II. Robert de Creny, II e du nom, écuyer, épousa Alix 
Caignet, sœur du cardinal Caignet. De ce mariage vint : 

III. Guillaume de Creny, I er du nom, écuyer , épousa 
Isabeau de Foucarmont , fille du sieur de la Mothe de 
Sept-Meules, dont il eut : 

IV. Guillaume de Creny, II e du nom, écuyer; il épousa 
Isabeau de Briançon, de laquelle il laissa : 

i.° Guillaume III, qui suit; 

2. Charles; 

3.° Robert de Creny, dit le Grand, qui tua Pon- 
tois, lequel était un commandant des troupes de ce 
temps-là, et l'endroit est encore nommé le Camp 
Pontois. 

V. Guillaume de Creny, III du nom, écuyer, épousa 
demoiselle Marie-Charlos, de laquelle il eut : 

i.° Jean, mort aux guerres de Latémon, sans en- 
fants ; 

2. Guillaume IV qui suit: 

VI. Guillaume de Creny, IV e du nom, écuyer, épousa 
demoiselle Marguerite de Boguéroult, dont il eut : 

1 .° Philippe, qui suit; 

2. Adrien; et 3.° Charlotte. 

VII. Philippe de Creny, écuyer, épousa Isabeau de 
Barbain, de laquelle il eut Louis et Nicolas. 

VIII. Adrien de Creny, écuyer, épousa, le 22 janvier 
1549, demoiselle Jeanne le Roux, tille de George de la- 
quelle il eut : 

1 .° Adrien, dont l'article suit; 

2. Louis, commandant pour le roi au gouver- 



DE CRENY. 385 

nement du comté d'Eu,, épousa demoiselle Nicole le 
Roux, en 1 558. 

IX. Jacques de Creny, écuyer, qui épousa Anne de 
Monsure en 1595, le 22 septembre. Il en eut: 

X. Antoine de Creny , écuyer , qui épousa Suzanne de 
Saint-Ouen le 8 décembre 1637, dont il eut : 

i.° Louis, qui suit; 

2. Pierre de Creny, qui épousa Antoinette de la 
Rue; 

XI. Louis de Creny , écuyer, épousa Charlotte d'Imble- 
val, le 28 juillet 1672. De ce mariage est issu : 

XII. Louis- Adrien de Creny, qui épousa Marianne de 
Groulard, le 22 avril 17 10, dont il eut : 

XIII. Adrien-Louis de Creny, seigneur de Beauregard, 
garde-du-corps , capitaine dans le régiment de la Marche, 
infanterie , fit huit campagnes , assista à plusieurs sièges 
sous lès ordres du maréchal de Saxe , épousa Marie-Ma- 
deleine de Lacqueray le 19 octobre 175 1. Il en eut ; 

1 .° Louis , capitaine de cavalerie , chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis , a émigré 
en 1791 , et fait toutes les campagnes dans l'armée 
de Mgr. le prince de Condé, en qualité de lieute- 
nant , dans le corps noble des chevaliers de la cou- 
ronne; 

2. Charles , grand-vicaire à Angers , et archi- 
diacre d'Outre-Maine; 

3.° Ferdinand, dont l'article suit; 

4. Alphonse, aussi capitaine d'infanterie, che- 
valier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis , 
a épousé , en juillet 1798 , la comtesse de Wiser , 
dame d'honneur de rélectrice de Bavière. 

XIV. Ferdinand de Creny, écuyer, capitaine au régi- 
ment de la marine, infanterie, qui épousa, en juin 1804 y 
demoiselle de Croutel, dont il eut : 

i.° Louis-Léon, né le 29 novembre 1808 ; 
2. Alphonse, né le 3o avril 1809. 

Nota. M. le marquis de Creny, chevalier d'honneur au parlement de 
Douay, était de cette famille. 

Armes : « d'azur à la bande d'argent, la bordure en- 
» grêlée de gueules. » 



25 



386 DU BOIS DU bais. 

BOIS DU BAIS (du), l'une des plus anciennes familles 
nobles du Cotentin en Normandie, qui fait remonter son 
origine à Geoffroi du Bois, qui était un des plus grands 
seigneurs de la cour de Guillaume-le-Conquérant , duc de 
Normandie , qu'il suivit en Angleterre , où il existe en- 
core une branche de cette famille. Elle perpétue ses 
prédécesseurs jusqu'en 1066, suivant les anciennes généa- 
logies et titres qu'ils en ont déposés à la chambre royale ï 
aux treizième, quatorzième et quinzième siècles, et sur 
lesquels les différents généalogistes ont tiré leurs connais- 
sances , et depuis sur les preuves qu'ils en ont faites de- 
vant différents commissaires députés par le roi contre les 
usurpateurs de la noblesse , aux seizième et dix-septième 
siècles. Elle a contracté des alliances avec les familles les 
plus distinguées et les plus anciennes des différentes pro- 
vinces de la France , et particulièrement de la Normandie 
et du Périgord , et parmi lesquelles nous citerons celles de 
Caumont de la Force , de la Coste-de-la-Calprenède , de 
Noailles , de Buffière , de Vassy-le-Brecey , de Bouille , 
de Crécy, deJaucourt, etc. 

I . Geoffroy du Bois , chevalier , vivant sous le règne 
de Guillaume-le-Conquérant , fut un de ceux qui passèrent 
avec ce prince à la conquête du royaume d'Angleterre , l'an 
1066. Il épousa Sidoine de Tesson, dont il eut : 

II. Jean du Bois, I er du nom, chevalier, fut un de 
ceux qui furent avec Robert , surnommé Courte-Heuse , 
duc de Normandie, à la conquête de Jérusalem , où il fit 
des prodiges de valeur l'an 1095. On ne sait quel fut le 
nom de son épouse, dont il eut : 

III. Jean du Bois , II e du nom, chevalier l'an 1121 , 
qui prit pour femme Mahaust de la Champagne, qui lui 
donna pour fils : 

IV. Jean du Bois, III e du nom , chevalier , vivant l'an 
n63. Il fut marié trois fois: la première avec Nicole de 
Montenay; la seconde avec Jeanne de Creully , et la troi- 
sième avec Jeanne Desquay. 

Du premier lit sortirent : 

i.° Philippe, qui suit; 

2. Renaud , chevalier , nommé entre les banne- 
rets sous Philippe- Auguste , l'an 1 2 1 3 ou 1 2 1 5, qui 
eut une fille dont sera parlé ci-après; 

3.° Et Godefroy , chevalier, aussi nommé avec 
ses frères parmi les bannerets. 






DU BOIS DU BAIS. 38y 

V. Philippe du Bois, chevalier, nommé entre les ban- 
nerets sous le règne de Philippe- Auguste, l'an 1 2 1 3 ou 
1 2 1 5, épousa Perennelle de Vierville, dont il eut : 

VI. Jean du Bois, IV e du nom, chevalier qui fut à 
l'assemblée pour l'ost de Foix, Tan i25i. Il épousa Jeanne 
de Beuzeville, et en eut : 

VII. Pierre du Bois, chevalier en 1259, nomme dans 
une charte de Fan 1261. Son épouse fut Philippote du 
Bois sa parente, fille de Renaud du Bois son grand-oncle, 
chevalier, dont nous venons de parler : il en eut : 

VIII. Robert du Bois, chevalier en 1297, lequel épousa 
Marie d'Urville, et en eut entre autres enfants : 

IX. Jean du Bois, V e du nom, chevalier, qui, après 
la mort de son père en 1 3 1 3, appointa avec Guillaume de 
Thieuville de quelques différends. Il fut accusé d'avoir en- 
sorcelle Philippe f de Valois, dont il avait la confiance à un 
haut degré, et fut cité devant le parlement, qui jugea 
qu'il y avait gage de bataille et nécessité de se tuer entre 
lui et le chevalier de Vervins, son accusateur. Il est qua- 
lifié de monseigneur Jean du Bois, chevalier banneret. 
Il épousa Françoise de Tesson, fille de Guillaume de 
Tesson, seigneur de l'Espinay, et de Marie de Hotot. De 
ce mariage sortirent : 

1 .° Jean, qui suit. 

2. Guillaume, qui fut en la compagnie du sire 
de Fauguernon, l'an 1 340, et à la revue du comte 
d'Alençon l'an 1372; 

3° Et Raoul du Bois, chevalier. 

X. Jean du Bois, VI e du nom, chevalier, seigneur de 
l'Espinay-le-Tesson, comparut à l'échiquier tenu à Rouen 
l'an 1341, et depuis est nommé dans une charte de l'an 
i36o, et dans l'armoriai dressé sous le roi Charles V, l'an 
1369. Il épousa Jeanne de Montenay, de laquelle il eut: 

i.° Jean, qui suit; 

2. Et Nicole, chevalier, qui fut donné pour 
conseiller avec plusieurs autres, par le roi Charles V, 
à la reine sa femme, après son décès, l'an 1374. 

XI. Jean du Bois, VII e du nom, chevalier dit de Gas- 
coin y seigneur de l'Espinay-le-Tesson, est employé dans 
un compte de Guillaume Danfernet, trésorier des guerres, 
de l'an i38i, sous la date du 8 juillet, et dans celui de 
Jean le Flamand, aussi trésorier des guerres de l'an 1393. 



388 DU BOIS DU BAIS. 

Il s'allia avec Catherine de la Luzerne, dame de Pirou, 
fille de Guillaume de la Luzerne, seigneur de Pirou, et 
de Jeanne de la Haye son épouse, à cause de laquelle il 
rendit aveu à Nicole de Paynel, baron de Hambie, l'an 
1398. Il en eut : 

i.° Thomas, qui suit; 

2. Raoul, chevalier, auteur d'une branche; 
3.° Jean, VIII e du nom, seigneur de Marcellet, 
qui épousa, l'an 142 1, Jeanne de Hotot, et qui fut 
ensuite en l'échiquier tenu Fan 1448; 

'4. Et Robine du Bois, femme de Robert de la 
Haye, seigneur de Bouillon en 1426. 

XII. Thomas du Bois seigneur de Pirou et de l'Espi- 
nay, est un des aïeux en directe ligne de MM. du Bois 
du Bais aujourd'hui existants. Il fut chambellan du roi en 
1448, fit quelques acquisitions en 1455, puis plaida à l'é- 
chiquier contre Thomas, seigneur de Beaumont en 1454. 
Il eut trois femmes : la première fut Gervaise de Beau- 
mont; la seconde, qu'il épousa en 1449., fut Marie de 
Vierville, fille de Philippe de Vierville, seigneur et ba- 
ron de Creully, et de Marie de Montauban sa femme ; 
et la troisième fut Marie de la Chapelle. 

Du premier lit vinrent : 
i.° Jean, qui suit; 

2. Et Geoffroy, seigneur de l'Espinay, qui fit la 
branche des seigneurs de l'Espinay-le-Tesson, que 
nous rapporterons plus bas. 
Du second lit il eut : 

3.° Thomas, seigneur de Victot. 
Et du troisième : 

4. Thibaut, qui fit la branche des seigneurs de 
Victot, que nous rapporterons plus bas. 

XIII. Jean du Bois, IX e du nom, seigneur de Pirou, 
chambellan du roi Louis XI, plaidait en l'échiquier contre 
Jean de Villiers, baron du Hommet, l'an 1474. Il épousa 
Jeanne de Colombière, dame de la Haye-du-Puy, dont 
sortirent : 

i.° Jean, qui suit ; 

2. Et Raoul, seigneur de Parfouru, mort sans 
postérité. 



DU BOIS DU BAIS. 389 

XIV. Jean du Bois, X e du nom, seigneur de Pirou , 
se maria avec Jeanne de Carbonnel, dame de Cerences, 
Heugueville et Dangy, fille héritière de Jean de Carbon- 
nel, seigneur de Heugueville, et de Jeanne de Murdrac 
son épouse, dont il eut : 

1 .° Jacques, qui suit; 

2. Marie, dame de Beuzeville, femme de Jacques, 
seigneur de la Luzerne, et de Jeanne de Ver, son 
épouse, en i5io. 

XV. Jacques du Bois, seigneur de Pirou , Cerences , 
Heugueville et Dangy , épousa Jeanne de Cambernon , 
dame de Montpinchon, dont sortirent : 

i.° Gilles, qui suit; 

2. Jeanne, femme d'Adam Jouan, seigneur d'Os- 
monville. 

XVI. Gilles du Bois, seigneur de Pirou, Cerences, Heu- 
gueville, Dangy et Montpinchon, épousa Catherine de 
Gourfaleur, dont il eut pour fille unique : 

Louise du Bois , dame de Pirou , femme de 
Charles du Bois, seigneur de l'Espinay- le -Tesson, 
son cousin au quatrième degré, rapporté ci-après. 

Branche des seigneurs de V Espinay-le-Tesson. 

XIII. Geoffroy du Bois, II e du nom, seigneur de l'Espi- 
nay-le-Tesson, second fils de Thomas du Bois , chambel- 
lan de François I er , seigneur de Pirou, et de Gervaise de 
Beaumont sa première femme, épousa Jeanne de Freville, 
dont il eut pour fils : 

XIV. Richard du Bois, seigneur de l'Espinay-le-Tesson , 
baron de Montbray, lequel donna aveu de ses biens en 
1497, et épousa Françoise Maunoury, dame de Marigny, 
fille de Guillaume Maunoury, seigneur de Marigny, et de 
Madeleine Stuart, de laquelle il eut : 

XV. Pierre du Bois, II e du nom, seigneur de Marigny, 
en 1 53 3. Il épousa Anne de Ruppière, dame de Segrie, de 
laquelle alliance sortit : 

XVI. Richard du Bois, II e du nom, seigneur de l'Espi- 
nay, en i583, qui se maria avec Jeanne de Carbonnel, et 
laissa pour fils : 

XVII. Charles du Bois, seigneur de l'Espinay, puis de 
Pirou, par l'alliance qu'il fit avec Louise du Bois, sa 



3q du bois du bais. 

cousine au quatrième degré, fille et héritière, comme nous 
avons dit ci-devant, de Gilles du Bois, seigneur de Pirou, 
et de Catherine de Gourfaleur son épouse, dont sortirent 
deux filles: 

i.° Claude du Bois, dame de l'Espinay-le-Tesson 
et de Pirou, femme de Gabriel de Vassy, marquis 
de Bressey, mort en 1 648 ; 

2. Marie du Bois, femme de Philippe de Bouille, 
comte de Créance. 

Branche des seigneurs de Victot. 

I. Thibaut du Bois, chevalier, jseigneur de Victot, par 
le décès de Thomas du Bois, son frère, sans postérité, qua- 
trième fils de Thomas du Bois, seigneur de Pirou et l'Espi- 
nay-le-Tesson, chambellan du royaume. Il épousa Ame- 
lotte de Beauval, dont il eut : 

i.° Thomas, qui suit: 

2. Etienne, qui fait la branche des seigneurs des 
Groiselliers, dont nous parlerons ci-après 

3.° Jean, XI e du nom, de la postérité duquel 
nous n'avons aucune connaissance. 

II Thomas du Bois, chevalier, seigneur de Victot, par- 
tagea avec Etienne du. Bois, seigneur des Groiselliers, et 
Jean du Bois, par acte du 17 décembre 1481. Il contracta, 
en 1471, avec Geoffroy du Bois, seigneur de TEspinay-le- 
Tesson, comme descendant en ligne masculine de Thomas 
du Bois, chambellan du royaume, seigneur de Pirou et de 
l'Espinay-le-Tesson. Le nom de son épouse est inconnu ; il 
en eut: ' 

i.° François, qui fut seigneur de Victot, mort 
sans postérité; 

2. Adrien, aussi mort sans enfants ; 
3.° Ursin, devenu seigneur de Victot, de la pos- 
térité duquel nous n'avons point de connaissance. 

Branche des seigneurs des Groiselliers. 

I. Etienne du Bois, second fils de Thibaut du Bois, sei- 
gneur de Victot, fut envoyé l'an 1492, à la cour de Rome 
parle roi Charles VIII . Il s'attira l'estime du pape Alérien , 
surnommé Innocent VIII. Ce dernier, pour marque de 
sa bienveillance particulière, le combla de présents à son 
départ de cette cour, et entre autres, d'une chasse dfpr dans 



DU BOIS DU BAIS. 3gi 

aquelle était renfermé un os de l'épaule d'un des dix mille 
nartyrs. Elle fut déposée avec grande pompe, par l'évêque 
ie Lizieux , en l'église Notre-Dame des Groiselliers , du 
pays d'Auge en Normandie , arrondissement de Pont- 
l'Evêque , l'an 1495. Il donna beaucoup de biens à diffé- 
rentes églises et monastères. On ne sait quel fut le nom de 
son épouse , dont il eut : 

IL Thibaut du Bois , Ih du nom, chevalier, seigneur 
des Groiselliers. Il fut longtemps au service du roi sous 
le commandement du comte de Montmorency , pendant 
lequel temps Robert de Gourseule , seigneur de Han et de 
Brocottes , se chargea de l'administration de ses biens par 
acte exercé en 1 5 1 9. Il donna plusieurs portions de terre 
à Ursin du Bois, son cousin germain; mais ce dernier lui 
en fit remise après qu'ils eut succédé en la seigneurie de 
Victot , par le décès de François et d'Adrien ses frères , 
sans postérité. Il épousa Marie de Courseule 3 fille de Ro- 
bert de Courseule , seigneur du Han et de Brocottes 3 l'an 
i525,, de laquelle il eut : 

i.° Nicolas, mort sans postérité; 
2. Jean, qui suit; 

3.° Guillaume, de la postérité duquel nous n'a- 
vons point de connaissance; 
4. Jean du Bois, mort sans postérité. 

III. Jean du Bois, XI e du nom , chevalier , seigneur des 
Groiselliers, partagea avec ses frères la succession de Thi- 
baut du Bois. Il épousa Marguerite du Houley , fille de 
Jacques du Houley, seigneur du Mesnil Reignard en i55i, 
dont il eut : 

i.° François, mort sans postérité; 
2. Philippe, qui suit : 

IV. Philippe du Bois, II e du nom, chevalier, seigneur 
des Voins, vivait en 1574. Il servit sous les ordres de 
Charles de Lorraine , duc d'Elbœuf , en qualité de capi- 
taine d'une des compagnies entretenues en Piémont l'an 
1 58 1 . Il épousa Austreberde Avenel, dont il eut : 

i.° Adrien, qui suit; 

2. e Jacques du Bois , chevalier , qui a fait une 
branche ; 

3.° Et Philippe, qui fut prêtre, curé du Mesnil- 
Guillaume. 



392 DU BOIS DU BAIS. 

V. Adrien du Bois , chevalier , sieur des Voins, servit , 
en 1610, sous les ordres de monseigneur le duc d'Eper- 
non , pair de France , en qualité de capitaine. Il épousa 
Marie Cœuret , fille de noble homme Robert Cœuret , dont 
il eut : 

VI. Pierre du Bois, III e du nom , qui fit preuve de no- 
blesse de chevalerie pardevant MM. les juges et procureur 
du roi en l'élection de Pont-1'Evéque, bailliage d'Auge, l'an 
1 6 34 , lesquels attestent par leur sentence qu'il est issu de 
noble et ancienne race de chevalerie des seigneurs de 
Pirou , l'Espinay-le-Tesson , de Victot et des Groiselliers. 
Il fit encore preuve de noblesse de chevalerie devant 
MM. les commissaires généraux députés par le roi en la 
cour des aides de Normandie , pour l'exécution de la dé- 
claration de sa majesté du i5 mai i655. Il épousa Françoise 
le Prévost , fille de noble homme Henri le Prévost , seigneur 
et patron de Fourches , famille qui descend d'un fils na- 
turel de Guillaume-le-Conquérant , qui , l'ayant nommé 
prévôt de son armée , lui en conserva le nom pour lui et 
sa postérité. De cette alliance il eut : 

1 .° Richard du Bois, qui fut carme ; 

2. Jacques, décédé sans postérité , au service du 
roi, sous les ordres du comte de Créance , en la 
compagnie duquel il servit en qualité de lieutenant; 

3°. Et Jean, qui suit. 

VII. Jean du Bois, II e du nom , chevalier , sieur de Cor- 
val, épousa, en 1673, Catherine le Testier, dont il eut : 

VIII. Jacques du Bois, chevalier , sieur de Berville } qui 
servit vers 1702 , sous les ordres du marquis de Beuvron , 
lieutenant-général des armées du roi. Il épousa Marguerite 
de Malfiliatre, dame du Bais, dont il eut ; 

i.° Jacques-Tannegui, qui suit; 
2. Henri, qui a fait une branche; 
3.° Et Thibaut, mort sans postérité. 

IX. Jacques-Tannegui du Bois, II e du nom, chevalier, 
seigneur du Bais , servit sous les ordres du marquis de 
Brissac, capitaine des cadets. Il épousa , l'an 1738, Cathe- 
rine- Armande- Victoire d'Eauga , fille de messire Bernard 
d'Eauga , seigneur de Saint-Martin , et de noble dame Ca- 
therine de Coustin-Caumont de Bourzolles , de laquelle al- 
liance sont sortis (avec le surnom de du Bais , tiré de la 



DU BOIS DU BAIS. 3 9 3 

seigneurie de ce nom, possédée par leur grand-père et 
père afin de distinguer cette branche de deux autres exis- 
tantes, Tune sous le nom de du Bois-de-Launay, et l'autre 
sous celui de du Bois-des- Anges.) 

i ,° Anonyme du Bois-du-Bais, chevalier , qui fut 
officier d'infanterie, et fut fait chevalier de Tordre 
royal et militaire de Saint-Louis ; encore existant; 
2. Louis-Thibaut du Bois du Bais, qui suit; 
3.° Jacques-François-César du Bois du Bais, sieur 
d'Auberville, ancien officier d'infanterie, et qui de- 
puis se fit recevoir avocat au parlement de Paris, 
pour entrer dans la magistrature; puis obtint la 
place de juge au tribunal de première instance de 
Riberac en Périgord, où il se fixa, après avoir re- 
cueilli en ce pays, pour lui et ses frères, une por- 
tion de la succession de feu M le marquis de l'Os- 
tange, leur oncle, à la mode de Bretagne. Il y ré- 
side encore, et a épousé mademoiselle d'Eauga, sa 
cousine germaine, dont il a eu plusieurs enfants; 

4. Et Pierre du Bois du Bais, dit le Chevalier, 
officier d'infanterie, qui depuis entra dans un régi- 
ment de hussards, fit plusieurs campagnes en qua- 
lité de lieutenant - colonel , et est en ce moment 
commandant de la place d'Abbeville en Picardie. 

X. Louis-Thibaut du Bois du Bais, IV e du nom, che- 
valier, a servi dans la maison militaire de S. M. Louis 
XVI; il y avait rang de capitaine de cavalerie, et était 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint- Louis à 
l'époque de la révolution. Il a été membre de toutes les 
législatures depuis la tenue des états-généraux en 1789. Il 
fut nommé sénateur à l'époque de la création de ce corps, 
titulaire de la sénatorerie de Nîmes, en 1804, com- 
mandant de la légion d'honneur à l'époque de son institu- 
tion, et a obtenu de nouvelles lettres de noblesse, avec le 
titre de comte. Son épouse est dame Louise-Françoise le 
Prévost, de la même famille que Françoise le Prévost, 
épouse de Pierre du Bois , son trisaïeul , qui , comme on 
l'a dit plus haut, tire son origine d'un fils naturel de Guil- 
laume-le-Conquérant. De ce mariage il a eu : 

i.° Louis-Auguste-René du Bois du Bais, capi- 
taine de cavalerie, chevalier de la légion d'hon- 
neur, ayant en cette qualité fait plusieurs campa- 
gnes, et notamment celle de Moscow, comme aide- 






394 de BERNARD DE LA CARBONNIERE. 

de-camp de }A. le comte Watier de Saint-Alphonse, 
lieutenant-général de cavalerie ; 

2.° Aimé- Auguste du Bois-du-Bais, âgé de dix- 
huit ans, est en ce moment élève de l'école royale 
et militaire de Saint-Germain. 

Armes : « D'or, à l'aigle éployé de sable, ongle, beo 
« que de gueules. » 



BERNARD DE LA CARBONNIERE (de) famille an- 
cienne et noble d'extraction, originaire du Quercy, et fixée 
dans le pays Chartrain depuis environ cent cinquante ans 
Les alliances qu'elle a faites dans sa province font con- 
naître qu'elle y tenait un rang distingué, et la manière 
dont elle a toujours été maintenue dans ses privilèges, ne 
laisse aucun doute sur l'authenticité et l'ancienneté de sa 
noblesse. 

Le premier connu de cette maison est Raimond de Ber- 
nard, qualifié chevalier dans, un acte de 1292, entre lui et 
Guérin Grinouard, damoiseau d'Aynac en Quercy. Cet 
acte fut produit le 2 3 mars 1667, par noble François de 
Bernard de la Carbonnière, à l'intendant de Riom, qui en 
fit mention dans son ordonnance tendante à le maintenir 
dans toutes les prérogatives de la noblesse. 

Gabriel de Bernard, damoiseau, par acte du 12 avril 
1456, dota noble Varenne, sa fille, pour être reçue reli- 
gieuse au couvent du Désert ou de ï'Hermitage. Dans cet 
acte ils sont qualifiés, Nobilis Varanna Bernarda filia 
nobilis Gabrielis Bernadi , domicilii et parochiœ de 
Aynacœ. 

I. Astorg de Bernard, fils ou petit-fils du président, 
transigea, conjointement avec son fils , le 7 septembre 
i5ii, avec nobles Antoine et Pierre Berbuzon. Il laissa de 
sa femme, dont le nom n'est pas connu : 

II. Jean de Bernard, I er du nom, seigneur de la Borie 
et de la Bernaudie, vivant en 1 536; qui fit son testament 
le 23 août de ladite année, par lequel il institua sa légataire 
universelle Hélène de Celves, et fit des legs ù tous Bfi 
fants, qui furent : 

1 .° Louis de Bernard ; 



DE BERNARD DE LA CARBONNIÈRE. 3q5 

2.° Hugues; 
3.° Jean; 

4. Autre Jean de Bernard ; 
5.° Guillaume, dont l'article suit; 
6.° Hélène de Bernard, mariée à noble de Cours; 
7. Marguerite de Bernard ; 
8." Antoinette de Bernard ; 

9. Autre Marguerite de Bernard, qui épousa 
Gerault Vermoy ; 

io.° Jeanne de Bernard ; 

ii.° Catherine; 

12. Autre Hélène de Bernard. 

III. Guillaume de Bernard, écuyer, seigneur de la 
Borie, épousa, le 6 février 1577, Rose de Galamba. Il 
obtint des, lettres de rescision le 3 juin 1 591. Il eut pour 
fils Durand, qui suit : 

IV. Durand de Bernard, écuyer, seigneur de la Borie, 
paroisse d'Aynac, épousa, le 3 mars 161 5, Antoinette de 
Senneterre. Il acquit une métairie de Jean Arcimotier, par 
acte du i3 janvier 1627. Il testa en 1622, et laissa: 

i.° Hugues, dont l'article suit ; 

2. François, auteur de la seconde branche rap- 
portée ci-après; 

3.° Jean, écuyer, seigneur du Bousquet, mort 
sans postérité. 

V. Hugues de Bernard, écuyer, seigneur de la Borie, 
épousa, le 24 janvier 1644, Marguerite de Veirières, fille 
de Jean de Veirières , écuyer , seigneur dudit lieu , et 
d'Adriane de Loin. Par acte du 6 août i658, il régla, avec 
François et Jean de Bernard ses frères, les successions de 
leurs père et mère. Il eut acte de la présentation de ses 
titres de noblesse le 4 mars 1667, au bas d'un inventaire 
qu'il produisit au seigneur Rabastens, président, juge- 
mage en la sénéchausssée de Quercy, siège de Montauban, 
sur lequel il prouvait, avec François de Bernard, seigneur 
de la Carbonnière, et Jean de Bernard, seigneur du Bous- 
quet, ses frères, qu'ils descendaient en ligne directe de 
Gabriel de Bernard, qui vivait en 1450 et prenait les qua- 
lités de noble et de damoiseau. Il eut pour fils : 

VI. Jean de Bernard, II e du nom, écuyer, seigneur de 
la Borie et d'Ettrieu, qui épousa, le 2 5 août 1678, Marie 



3g6 DE BERNARD DE LA CARBONNIÈRE. 

de Ségny, fille d'Etienne de Ségny, seigneur de Périgal, 
la Tour, Beaulieu et autres places. On ignore s'il laissa 
postérité. 

Seconde branche 

I. François de Bernard, écuyer, seigneur de la Carbon- 
nière, second fils de Durand de Bernard et d'Antoinette de 
Senneterre, obtint, le 26 juin 1661, une sentence en l'élec- 
tion d'Aurillac, qui le déclara noble de race et d'extrac- 
tion^ et le maintint, avec sa femme et ses enfants , dans 
tous les privilèges de la noblesse. Le 23 mars 1667, il ob- 
tint une ordonnance de l'intendant de Riom, portant qu'il 
serait employé dans le catalogue des gentilshommes de la 
province. Il fut capitaine d'une compagnie d'ordonnance. 
Il avait épousé, le 3o août 1659, Catherine de 'Caldemai- 
son, fille de Jean de Caldemaison et de Marguerite du 
Tril. Il eut de ce mariage : 

1.° Jean, dont l'article viendra; 

2. François de Bernard, écuyer, seigneur de la 
Carbonnière , lieutenant-colonel du régiment de 
Beaugy, chevalier des ordres royaux, militaires et 
hospitaliers de Saint-Louis, de Saint-Lazare et du 
Montcarmel , lieutenant-colonel de la ville de Metz, 
puis commandant du bataillon de milice de la ville 
de Chartres. Il épousa, en octobre 17 14, Anne- 
Françoise de Brisacier, fille de Guillaume de Bri- 
sacier, chevalier, conseiller du roi en ses conseils 
d'état privés, secrétaire des commandements de la 
reine, et de Madeleine de Garsantan. Il mourut 
sans postérité. 

II. Jean de Bernard, écuyer, seigneur de Carbonnière, 
capitaine au régiment de Bourbon, infanterie, épousa, en 
juin 1694, Marie-Joseph de Riverains, fille de François de 
Riverains, écuyer, seigneur de la Hallière, officier dans les 
chevau-légers du roi, et de Marie Chabline de Saint-Lu- 
perce. Il eut de ce mariage : 

i.° François de Bernard, écuyer, seigneur de la 
Borie et de la Motte, lieutenant d'infanterie à Char- 
tres, qui épousa Marie-Geneviève de Pigenot, dont 
il eut Marie-Geneviève de Bernard, née le 3 oc- 
tobre 1729 , mariée en 1776 à messire Charles 
Marc-Antoine de Quiuquarnon, capitaine de eava- 



DE BERNARD DE LA CARBONNIÈRE. 3gy 

lerie , garde-du-corps du roi , chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint- Louis; 
2. Jean-Guillaume, qui suit. 

III. Jean-Guillaume de Bernard, écuyer, seigneur de 
la Hallière, d'abord volontaire dans le régiment de la Reine, 
dragons; fut ensuite lieutenant au régiment de Franclieu, 
infanterie, et capitaine au bataillon de milice de Chartres. 
Il laissa de son premier mariage, contracté le 9 février 
1728, avec Elisabeth-Louise de Gastel, fille de Jean-Bap- 
tiste de Gastel, écuyer, seigneur de l'Etang, et de Mar- 
guerite de Mainfermes : 

i.° Jacques - François de Bernard, écuyer, sei- 
gneur de la Carbonnière, lieutenant de milice vo- 
lontaire à Chartres, mort le 7 juin 1765, qui avait 
épousé, le i5 mars 176 1 , Marie -Jeanne Boutrou , 
de laquelle il eut : 

a Jean - Jacques de Bernard , écuyer , sei- 
gneur de la Carbonnière , né à Chartres le 8 
novembre 1761 , lieutenant d'infanterie et de 
cavalerie, marié deux fois, sans postérité ; 

b. Louise-Geneviève de Bernard de la Car- 
bonnière , née le 8 octobre 1763, mariée à 
Antoine Gatelet, licencié en droit , avocat , 
secrétaire en chef de la mairie, membre du 
collège électoral du département d'Eure-et- 
Loir, à Chartres ; 
2. Pierre-Michel-François, qui suit. 

IV. Pierre-Michel- François de Bernard de la Carbon- 
nière , écuyer , seigneur de la Haliière , volontaire au 
régiment d'Artois, infanterie, s'embarqua en 1755, avec 
le second bataillon dudit corps, pour passer à Louisbourg 
en Canada. 11 repassa en France et quitta ce régiment, où 
il avait servi trois ans avec distinction, et fut lieutenant, 
puis capitaine au régiment provincial de Montargis. Il 
mourut au mois de décembre 1776, laissant, du mariage 
qu'il avait contracté le 23 avril 1758, avec Françoise- 
Constance Fresneau : 

i.° Pierre-Michel- François de Bernard de la Car- 
bonnière , écuyer , né à Chartres le 8 décembre 
1760, reçu au collège royal de la Flèche en sep- 
tembre 1771, puis à l'école royale militaire en sep- 
tembre 1774. Il est entré au régiment d'Angou- 



3 9 8 DE BERNARD DE LA CARBONNIÈRE. 

mois, infanterie, en qualité de cadet gentilhomme 
le 6 juin 1776. Il fut fait successivement sous-lieu 
tenant en avril 1779, lieutenant en mai 1785, lieu 
tenant en premier le 20 février 1790, adjudant 
major le i er ^ janvier 1791 ; il a émigré la menu 
année, et a été fait lieutenant-commandant la com 
pagnie des gentilshommes normands au régimen 
de Loyal-Emigrants. Il a été tué à Niewport le 2 
juillet 1794; 

2. Casimir, dont l'article viendra; 

3.° Louise-Constance - Adélaïde -Victoire de Ber- 
nard de la Carbonnière, reçue à la maison royal< 
de Saint-Cyr en 1770; 

4. Jeanne-Julie de Bernard de la Carbonnière 
née le i3 décembre 1763; 

5.° Marie - Louise- Françoise de Bernard, née lt 
29 août 1765 ; 

6.° Louise -Thérèse -Geneviève de Bernard, dé- 
cédée ; 

7. Anne-Pélagie de Bernard, née le 29 octobn 
1768, reçue à la maison royale de Saint-Cyr en 

1777; , 

8.° Félicite de Bernard de la Carbonnière, net 
le 5 mai 1770, mariée à Guillaume- François-Pierrt 
le Marié , chevalier, seigneur de la Crossonnière . 
chef d'escadron au régiment du roi; 

9. Marie- Geneviève -Ursule , née le 20 octobre 
i 77 5. 

V. Casimir de Bernard de la Carbonnière, chevalier, 
sous -lieutenant au régiment d'Angoumois, infanterie, 
émigraen 1 791, et a été volontaire et sergent au régimenl 
des gentilshommes de Loyal-Emigrants, chef de division 
dans les armées royales et catholiques de Bretagne, a eu 
mis en arrestation à Bordeaux et à Rocheibrt, et déportt 
à Cayenne comme émigré. Il demeure actuellement au 
château des Rouauxdières , près Montdoubleau. Il a 
épousé Marie-Charlotte de Vanssay de la Barre , fille dt 
Charles, marquis de Vanssay, seigneur de la Barre el 
autres lieux, mousquetaire du roi et capitaine de cavale- 
rie. Il a de ce mariage : 

i.° Ambroise- Marie -Anatole de Bernard de la 

Carbonnière, chevalier, né au château de la Barre 

le i3 juillet 1809; 



DU FAUR D'ENCUNS. 3 99 

2. Marie-Constance- Aline de Bernard, née au 
château de la Barre le 19 novembre 1807 \ 

3.° Marie- Constance- Auguste de Bernard, née 
au château des Rouauxdières le 24 janvier 1 8 1 3 . 

Armes : « D'azur à trois chevrons d'argent, le heaume 
» de même, au tiers de face. » 



FAUR D'ENCUNS (du), famille noble du Languedoc, 
et d'une très-ancienne origine, dont le nom e'tait Fabri, 
Faure et du Faur, et qui a rendu le capitoulat de Toulouse 
presque héréditaire dans sa famille. Cette charge alors ne 
se donnait qu'à des nobles d'extraction, et l'on va voir 
que la maison du Faur était de ce nombre, puisqu'elle 
compte une succession de capitouls dès le 1 3 e siècle. 

I. Ramond Fabri, I er du nom, damoiseau, ' capitoul à 
Toulouse en 1.302 et i3io. 

II. Ramond Fabri II de Castanet, capitoul à Toulouse 
en i522. 

III. Ramond III, docteur et capitoul en i33y. 

IV. Pierre Fabri, capitoul en 1344. 

V. Ramond Fabri IV, capitoul en 1347. 

VI. Jacques Faure, seigneur de Ribonnet et de Castanet, 
capitoul à Toulouse en 1487, épousa Bertrande de Chateau- 
neuf, issue de la maison de la Cullerie, fille d'Arnaud de 
Chateauneuf, seigneur dudit lieu. Il eut de ce mariage : 

i.° Guillaume du Faur, seigneur de Ribonnet, 
qui épousa, en 1 542, Jeanne de Gameuille : 
2. Pierre, dont l'article vient : 
3.° René, seigneur du Bosquet, capitoul à Tou- 
louse en 1539 et l $tf> '> 
4. Antoine. 

VII. Pierre Faur, I er du nom, seigneur d'Encuns et de 
Nailhoux, capitoul à Toulouse en 1 542, épousa, le 8 avril 
1524, Sclarmonde de Vignes, dont il eut: 

1 .° Reignier, dont l'article suit ; 
2. Philippe; 
3.° Catherine. 

VIII. Reignier Faure ou du Faur, seigneur d'Encuns 
et de Nailhoux, capitoul à Toulouse en 1 566, épousa Anne 
de Padiés, dont il eut: 



400 DUFAUR DENCUNS. 

i.° Pierre, qui suit; 
2.° Françoise; 
3.° Madeleine; 
4. Séguine. 

IX. Pierre du Faur, III e du nom, seigneur d'Encuns et 
de Belflou, épousa i.° Archange de Chateauverdun ; 2. 
Anne de Fontaines. Il eut de son premier mariage : 

1 .° Jean- Paul, dont l'article suit ; 
2. Françoise. 

Et du second lit sont sortis quatre enfants qui ont formé 
une seconde branche. 

X. Jean-Paul du Faur, seigneur d'Encuns, épousa Ga- 
brielle de Roquorlan-Sabatier, dont il eut : 

ï.° Gabriel; 

2. Jean-Gabriel, dont l'article suit; 

3.° Jean-Joseph. 

XI. Jean-Gabriel du Faur, seigneur d'Encuns et de 
Mongay, épousa Marie de Prieur. Il eut de ce mariage : 

i,° Jean-Paul. 

2. Jean-François, dont l'article suit ; 

3.° Madeleine; 

4. Jeanne. 

XII. Jean-François du Faur, seigneur d'Encuns et de 
Bouriac, épousa Paule de Ganiac, dont il eut : 

XIII. Jean-Germain du Faur, seigneur d'Encuns et de 
Nailhoux, de Montesquieu et de Soucale, chevalier de 
l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, ci-devant capi- 
taine, aide-major, chargé du détail des finances du régi- 
ment de la marine, épousa i.° Hélène- Thérèse Duvergier; 
2. Marie- Anne- Marthe -Séraphine Dablanc. Il eut de ce 
dernier mariage : 

1 .• Paul-Bernard-Madeleine-Germain, qui suit; 
2. Germain- Augustin , officier d'infanterie, vi- 
vant; 

3 .° Marie-Michelle-Julie ; 

4. Bernarde-Marie-Louise-Justine; 

5.° Germaine- Adélaïde ; 

6.° Marie-Sophie. 

XIV. Paul-Bernard-Madeleine-Germain du Faur d'En- 



DE GOURBON-BLENAC. 4 O t 

cuns, ancien officier d'infanterie, fidèle au service de son roi, 
il se rendit au château des Tuileries, le 20 juin 1792, et 
eut l'iunneur de rester toute la journée auprès de cet au- 
guste monarque. Il se mit ensuite à la tête de l'insurrec- 
tion royale du Midi en 1799, et reçut plusieurs blessures 
dans cette occasion. Il a épousé, i.° le 3 juin 1790, Marie- 
Victoire-Mélanie le Comte, fille de haut ,et puissant sei- 
gneur Guillaume le Comte, chevalier de Malte, Captai de 
Latresne, et de haute et puissante dame Thérèse de Char- 
larv;2.°en 1795, Marie-Sophie Lapeyrie, aujourd'hui vi- 
vante, de laquelle il a : 

1 .° Germain-Hector du Faur; 
2. Simon-Warwick du Faur; 
3.° Gustave du Faur; 
4. Zulime du Faur; 
5.° Cléméile du Faur. 

Armes : « d'azur à deux bandes d'or, et à six bezans 
» d'argent, trois en chef et trois en pointe. » 



COURBON, (ou CORBON) de la Roche-Courbon- 
Blènac, ancienne et illustre famille dont l'origine se perd 
dans l'antiquité, comme celle de la majeure partie des meil- 
leures familles du royaume. Elle est originaire de Touraine, 
et habite la province de Saintonge depuis une époque très- 
honorable pour elle et très-reculée, comme on va le voir. 

Le seigneur de la Roche-Courbon ou Corbon, chevalier 
du pays deTouraine, porta bannière sous le règne de Phi- 
lipe II, depuis le 18 septembre n8o jusqu'au 14 juillet 
1223 {Historiée Normanorum scriptores , recueillis par 
André Duchesne, in-fol., p. io33. ) 

Il y a des lettres de Charles V, roi de France, données 
à Paris le 20 février, l'an 1375, par lesquelles Sa Majesté 
accorde à Arnaud de Courbon le pouvoir de porter, lui et 
ses hoirs et descendants à perpétuité, la royale étoile, en 
tous lieux, batailles, places, fêtes, et compagnies que bon 
leur semblera. Ces lettres portent que c'est après s'être 
bien informé de leur bonne et noble génération, et en con- 
sidération de ce qu'à leurs propres coûts et dépens ils avaient 
assiégé et mis les Anglais hors du château de Mortagne (sur 
Gironde en Saintonge), et rendu ce pays à l'obéissance du 
roi. 

1. 26 



4 2 DE COURBON-BLÉNAC. 

Cette maison, dans les temps les plus difficiles, n'a ja- 
mais cessé un instant d'être dévouée et fidèle à ses maîtres 
légitimes. Les seigneuries de Bassac, Vibrac et Saint-Ger- 
main, situées en Saintonge, sur la rivière de Charente, 
appartenaient, comme on va le voir, aux seigneurs de 
Courbon, de la Roche-Courbon, dès l'an i25o. Ils sont 
fondateurs de l'abbaye de bénédictins de Bassac dont il est 
question dans cet historique. 

Hugue de Courbon, sire de la Roche-Courbon, fut l'un 
des clercs du secret sous Philippe-le-Bel (place qui donna 
naissance à celle de ministre d'Etat de nos jours, et dont 
elle est en effet l'origine). 

Il eut pour frère Ardouin de Courbon, qui eut quatre 
fils de Peronelle Duplesis-Savonnière, dont le dernier fut 
Hugue de Courbon, en 1228. Il ne se maria point ; mais il 
attira Jean, sire de Courbon, son neveu, dans la province 
de Saintonge, par un événement qui mérite d'être connu 
et rapporté. 

Hugue de Courbon, sire de la Roche-Courbon ou Corbon 
en Touraine (dont cette famille tire son origine), évêque et 
duc de Langres, qui mourut aux croisades, en la ville de 
Damiette, en i25o, était très-proche parent des comtes 
de la Marche et de Lusignan, par la dame Horix, sa mère, 
fille du chambellan héréditaire de Poitou. Cette illustre 
maison de Lusignan avait un peu déchu de son ancienne 
splendeur, et elle dut, dans l'espace de vingt années, à la 
maison de Courbon, un renouvellement de grandeur d'au- 
tant plus ilatteur, qu'il était plus mérité et plus rapproché 
du lieu de son origine. 

Dès l'an 12 17, Jeau, sire de Courbon, chevalier de 
Bonnevel, et l'un des plus braves chevaliers d'Arthus, 
comte d'Anjou, duc de Bretagne, avait procuré le mariage 
de Hugue de Lusignan, comte de la Marche, son parent, 
avec Isabelle de Taillefer, comtesse d'Angoulême et reine 
douairière d'Angleterre, à laquelle la dame Horix, femme 
de Jean, sire de Courbon avait l'honnenr d'appartenir. 

L'évêque et duc de Langres, leur fils, avait toujours con- 
tinué le même attachement à la princesse Constance, mère 
d'Arthus, duc de Bretagne, et à la princesse sa fille, mariée 
au seigneur comte de Dreux, qui fut surnommé Maucler, 
duc de Bretagne et prince du sang de France, après la mort 
d'Arthus. 

Le comte de Dreux n'eut qu'une fille nommée Yolande, 
dont Hugue de Courbon ci-dessus nommé fit le mariage, en 



DE COURBON-BLÉNAC. 4 o3 

1236, avec Hugue de Lusignan, dit le Brun, filsde Hugue, 
comte de la Marche et de Lusignan, et de la reine Isabelle, 
douairière d'Angleterre. 

Personne n'ignore sans doute les peines que les comtes 
d'Angoulême, de la maison de Lusignan, donnèrent au 
roi Saint- Louis; elles ne furent terminées qu'en l'an 1245, 
tant par la mort de la reine Isabelle, que par le départ gé- 
néral de tous les grands du royaume pour la sixième et der- 
nière croisade. 

Les comtes de la Marche, d'Angoulême et de Lusignan 
se croisèrent; ils en échappèrent. Mais Hugue de Cour- 
bon, évêque et duc de Langres, qui se croisa comme eux, 
eut un sort différent ; il y mourut entre les bras des sei- 
gneurs de la Marche et de Lusignan, auxquels il recom- 
manda la postérité d'Ardouin, sire de Courbon, son frère. 

Ces seigneurs, de retour en France, regardèrent toujours 
les seigneurs de la Roche-Courbon avec la plus haute estime 
et beaucoup d'amitié, principalement Hugue, sire de Cour- 
bon, dernier des enfants d'Ardoin, sire de la Roche- 
Courbon, qui fut élevé à Poitiers avec les enfants du comte 
Hugue-le-Brun, comte de la Marche. Il fut leur ami jus- 
qu'à la mort. Après la mort de Hugue-le-Brun, comte de 
la Marche, Hugue, son fils aîné, épousa Béatrix de Bour- 
gogne. Cette princesse prit pour première dame d'honneur 
la dame de la Roche-Courbon, Heluïs-de-Thiers, fille de 
Jean sire de Thiers et de dame Douplain, sœur de l'épouse 
de Jean, sire de Courbon. 

Béatrix de Bourgogne n'eut point d'enfants, et le comte 
Hugue mourut en l'an i3o3, laissant pour unique héritier 
Guy, comte de la Marche, son frère puîné, qui était lui- 
même d'une très-mauvaise santé. Il en confia le soin et tous 
les intérêts, ainsi que ceux de la princesse sa veuve, à 
Hugue, sire de Courbon. 

Philippe-le-Bel régnait ; il jugeait bien de quelle impor- 
tance il était pour les intérêts de son royaume, que les 
comtes de Guy, de la Marche et de Lusignan ne contrac- 
tassent pas d'alliance avec quelques maisons ennemies de 
l'Etat. Hugue de Courbon fut chargé d'y veiller. Il réussit 
au delà des espérances du roi, ayant engagé le comte Guy 
à donner à jamais, par testament, aux rois de France , les 
grandes et belles provinces dont il était propriétaire. Ce 
testament fut suivi de près de la mort de ce seigneur, dé- 
cédé à Poitiers en l'an 1307. 

Le roi Philippe honora aussitôt Hugue de Courbon, sire 



4 4 DE COURBON-BLENAC. 

de la Roche-Courbon (en Touraine), de la dignité de clerc 
du secret, pour les provinces acquises à la couronne par ce 
testament , et notamment pour celles de Saintonge \ Poitou 
et Angoumois. 

Hugue, sire de Courbon, honoré de ce nouvel emploi 3 
suivit la comtesse Béatrix , douairière d' Angoulême , à Co- 
gnac, dont le château lui fut donné pour domicile. Il s'y 
fixa lui-même, et appela près de lui Jean , sire de Courbon, 
son neveu , à qui il avait fait épouser Péronelle de Senlis , 
comtesse de Dreux. Il avait épousé, étant très-jeune, Guil- 
lemette de Vibrac, à qui Vibrac, Bassac et Saint-Germain 
appartenaient , et qu'il transmit à ses neveux. D'autres veu- 
lent qu'il acheta pour eux Vibrac, Bassac et Saint-Ger- 
main ; mais il résulte de ces deux versions, qu'il fut tou- 
jours réellement propriétaire de ces domaines qu'il transmit 
à ses neveux, sauf Bassac , dont il fit un monastère de 
Bénédictins. 

L'établissement de ces deux princesses à Cognac et à 
Château-Neuf, près Bassac, en imposa singulièrement 
aux cris des dames de Pons et de Sancères , héritières na- 
turelles des comtes Guy de la Marche , et de Lusignan. 
Hugue, sire de Courbon, trouva les moyens de pacifier 
les prétentions de chacun; il fut par cette raison, et pour 
d'aussi éminents services, maintenu dans ses grandes 
charges et emplois pendant les règnes de Louis X, Phi- 
lippe V et Charles IV. Il fut même assez heureux pour 
avoir part aux bonnes grâces de Philippe de Valois, qui 
se rendit maître du royaume. 

Hugue, sire de Courbon, clerc du secret, partageait 
ainsi sa vie entre le monastère de Saint-Etienne qu'il avait 
fondé à Bassac, d'où il gouvernait la Saintonge et l'An- 
goumois, veillant constamment à leur sûreté, et celui de 
Saint-Cyprien de Poitiers, qu'il habitait toutes les fois 
qu'il fallait donner des soins aux comtes de la Marche et 
de Lusignan. 

Les enfants de Jean, sire de Courbon, son neveu, furent 
une fille et un fils nommé Louis. Ils furent élevés sous ses 
yeux; il eut la satisfaction, avant de mourir, de voir 
fructifier l'attachement qu'il avait inspiré à son petit-neveu 
pour Philippe, comte d'Evreux, qji avait épousé la prin- 
cesse Jeanne, comtesse de Champagne, fille de Louis X , 
roi de France. La dame de Courbon fut l'une des dames 
de cette princesse, qui devint reine de Navarre; et Louis 
sire de Courbon, l'un des plus braves chevaliers de son 



DE COURBON-BLÉNAC. 405 

temps, fut fait maréchal de Navarre, dès que Philippe, 
comte d'Evreux, en fut devenu roi. 

Louis de Courbon , sire de la Roche-Courbon , maré- 
chal de Navarre, fut père d'autre Jean, sire de Courbon, 
chevalier, qui se signala à la bataille de Poitiers. Il était 
frère de Jacques, sire de Courbon, qui y fut tué le 19 
septembre 1 356. Il fut enterré dans l'église de Notre- 
Dame-la-Grande à Poitiers, suivant une inscription qui 
se lit dans un vieux tableau placé dans la sacristie de cette 
église. Un autre Jean Ribriche, sire de Courbon, y fut 
aussi tué la même journée, et fut inhumé dans l'église des 
Frères Mineurs de Poitiers [Voye\ les Annales d'Acqui- 
taine , de Jean Bouchet, édition de 1644, page 2o3). 
Louis de Courbon avait épousé Annette de Versailles, 
dont il eut Arnaud de Courbon, sire de la Roche-Cour- 
bon, qui mérita, comme il est dit précédemment (de Sa 
Majesté le roi Charles V, en 1375), la royale Etoile, 
ordre héréditaire de cette ancienne maison. 

Il fut père de Henri de Courbon, qui commence la gé- 
néalogie imprimée, qui ne remonte que vers l'an 1400, 
et que nous avons établie sur pièces originales et titres 
incontestables, pour éviter des recherches difficiles sur 
des temps plus reculés, ce qui est plus que suffisant pour 
faire les preuves de cette famille. 

Hugue de Courbon ci-dessus, clerc du secret, termina 
ses jours à l'abbaye de Bassac, en l'an i33y. Il avait eu la 
douleur de voir mourir les deux princesses confiées à ses 
soins; il fut enterré dans le cloître de Saint- Etienne de 
Bassac, entre les deux tombeaux qu'il avait fait élever à 
ces augustes princesses. Son blason, ainsi qu'il va être 
décrit ci -dessous, est gravé sur les voûtes de l'église et 
des cloîtres, immédiatement au-dessus de sa sépulture; 
elles y étaient encore en 1790. 

Les armoiries de cette maison sont trois boucles ou 
fermeaux d'or, l'ardillon en patte, sur un fond d'azur; 
supports, deux anges; cimiers, un aigle tenant en son 
bec une palme de sinople. (La branche aînée place tou- 
jours son écusson sur l'ordre la Royale-Etoile, surmontée 
de la couronne de France, tel que le roi Charles V l'ac- 
corda, ainsi qu'il est mentionné d'autre"part.J 

I. Henri de Courbon épousa, vers l'an 1370, Luce de 
Vancey, fille de sire Maurice de Vancey, écuyer, et de 
dame Pauline d'Origny, dont naquirent : 



, 6 DE COURBON-BLENAC. 

i .° Aimard de Courbon, dont l'article viendra ; 

2.° Henri de Courbon, élu abbé de Saint-Etienne 
de Bassac, de l'ordre de Saint-Benoît, le 17 mars 
1451, et prieur de Saint- Pierre de Jarnac, le 21 
février 1476. (Gallia } Christ. , Nov. édit., t. 2. 
col. IV, A.) 

3.° Jean de Courbon, prieur de Saint Savinien, 
l'an 1473. 

II. Aimard de Courbon, écuyer, seigneur de Saint- 
Léger, épousa, vers l'an 1400, Letisse de Gressiet, qui 
lui porta en dot la terre de Saint-Léger, dont il rendit 
l'hommage le 8 février 1439. De ce mariage naquit : 

III. Henri de Courbon, écuyer _, seigneur de Saint- 
Léger _, qui épousa, en 1427 , Isabeau Gallard de Goul- 
lard . La maison de Goullard était alors une des plus an- 
ciennes et des mieux alliées du royaume. De ce mariage 
naquit : 

IV. Nicolas de Courbon, écuyer, seigneur de Saint- 
Léger. Il fit hommage pour cette terre à l'abbé de Saint- 
Cyprien le 17 août 1507. Il fut maître-d'hôtel du roi Fran- 
çois I er , et premier maître-d'hôtel de Louise de Savoie 
duchesse d'Angoulême. Il fit hommage au seigneur d< 
Pons pour sa terre de Berneuil, en i5i6. Il avait épouse 
Marguerite de Polignac, fille de Foucaud de Polignac 
écuyer, seigneur de Fontaines et de Fléac en Saintonge 
et d'Agnès de Chabanais. De ce mariage naquirent : 

i.° Jean de Courbon, écuyer, seigneur de Saint- 
Léger, pannetier du roi et de Louise de Savoie 
duchesse d'Angoulême, mère du roi , fut mari< 
avec demoiselle Catherine de Saint-Aubin, à la 
quelle la duchesse d'Angoulême donna une dot, ei 
faveur de ce mariage. Il rendit hommage, en i5r 
et en 019, pour ses terres de Souillac, et autr* 
dans celle d'Archiac. Il mourut sans postérité ei 
i523. 

2. Guy, dont l'article suit. 

V. Guy de Courbon, écuyer, seigneur de Saint-Lége 
par la mort de son frère aîné, rendit son hommage ei 
1 523 ; il lui succéda dans tous ses biens, places, titres e 
honneurs. Il avait épousé, le 1 3 janvier de la même an 
née, demoiselle Bonaventure Vigier, fille de Guy d 
Vicier, écuyer, seigneur de Chalonne, et de dcmoisell 



DE COURBON-BLENAC. ^07 

Charlotte de la Roche, dont naquirent trois fils et cinq 
filles, qui suivent : 

i.° François de Courbon,, mort sans postérité; 

2. Joachim de Courbon, mort sans postérité; 

3.° Jacques de Courbon, dont l'article viendra; 

4. Bonaventure de Courbon, mariée i.° avec 
Pierre d'Argoity_, et de Belzunce en Biscaye, gen- 
tilhomme de la chambre du roi, grand chambel- 
lan, et maître de la garde-robe du duc de Lor- 
raine; 2. avec Affricain, baron de Haussonville, 
premier pair de l'évêché et comté de Verdun. Ils 
vivaient en i5y3; elle fut dame delà reine Cathe- 
rine de Médias, et de Claude de France, duchesse 
de Lorraine , et gouvernante des princesses de 
Lorraine; 

5.'° Françoise de Courbon , femme de haut et 
puissant seigneur Jacques Pons , écuyer , sei- 
gneur de la Forêt, etc.; 

6.° Perrette de Courbon, morte sans avoir été 
mariée; 

7. Louise de Courbon, mariée à illustrissime 
don Diègue de la Cuéva, marquis de la Drada, 
espagnol; 

8.° Jeanne de Courbon, mariée le 19 janvier 
1572, i.° avec François de Guignausson, écuyer, 
seigneur de Villefannier; 2. le 1" octobre 1609, 
avec Josias de Beaumon. 

VI. Jacques de Courbon, écuyer, seigneur de Saint- 
Léger, Souillac, etc., fut commandant pour le roi en la 
ville de Saintes, en l'absence de M. de Bellegarde. Il fit 
l'hommage de ses deux terres, et de celle de Romette, en 
1 585 ; acte par lequel il est qualifié de haut,très-puissant 
et de messrre. Il épousa, l'an 1575, demoiselle Jeanne de 
Gombeaud, douairière de Romette et de Romegoux, fille 
de Pierre de Gombeaud, écuyer, seigneur de Briaigne, 
et de Bertrande de Leaumond . De ce mariage vinrent : 

i.° Charles de Courbon, dont l'article viendra; 

2. Jacques de Courbon, écuyer, seigneur de 
Romegoux, baron de Blénac, qui sera rapporté à 
la branche qu'il a formée des comtes de Blénac, 
ci-après; 

3.° Louis de Courbon, écuyer, seigneur de Ro- 



408 DE COURBON-BLÉNAC. 

mette, capitaine au régiment de Champagne, fut 
tué au pont de Lunel. Il avait épousé N... Philipiers 
de la Ville de Cognac, dont sont issus : i.° Charles 
de Courbon, mort sans avoir été marié; 2. Marie 
' de Courbon, mariée avec N.... Boschal de Real, 
écuyer, seigneur de Mornac. 

VII. Charles de Courbon, chevalier, écuyer, seigneui 
de Saint-Léger, fut fait, en 161 5, chevalier de l'ordre 
de Saint- Michel, et mestre-de-camp d'un régiment d'in- 
fanterie. Il était, en 1626, lieutenant de la compagnie 
des gens d'armes du duc d'Epernon. Il reçut, er 
i633, une lettre du roi, pour reconnaître le comte dt 
Jouzac en qualité de lieutenant - général de Sa Majesté er 
Saintonge, et pour lui donner toute l'assistance dont i 
aurait besoin. Il eut ordre du roi, le 3o juillet i635, d< 
se rendre auprès du commandeur de la Porte, pour êtr< 
employé à la garde des places et des îles de la côte d< 
Saintonge. Il avait été marié, le 16 janvier i6o5, ave< 
demoiselle Jeanne Gabrielle d'Agés, fille et seule héritière 
de haut et puissant seigneur messire François d'Agés 
chevalier de l'ordre du roi, gentilhomme de sa chambre 
seigneur de Saint - Sauveur , Briaigne, Longueron , le 
Barres, et de dame 'Jeanne du Chesnay son épouse, la- 
quelle était sœur d' Aimée! du Chesnay, épouse de Gaspan 
eie Courtenay, et de] Françoise- Louise du Chesnay, femm< 
du seigneur de Crèvecœur, toutes trois filles de Jean di 
Chesnay, gouverneur de Gien, et de Claude de Roche- 
chouart-Saint-Amand, sœur de Françoise de Rochechouart 
aïeule paternelle du cardinal de Richelieu. Il laissa 

1 .° Jean-Louis de Courbon, dont l'article viendra 
2. Charles de Courbon, chevalier, seigneur, ba 
ron de Seure, appelé d'abord le comte de Longue 
val, puis le comte de Courbon, mort en 171 3, avai 
été marié, i.° en i65i, avec Gabrielle de Bossu, s; 
cousine issue de germaine, fille de Jacques de Bossu 
seigneur de Longueval, et de Gasparde de Courte 
nay; 2. avec Marie de Bossu, sœur de la précé 
dente; 3.° le 5 février 1701 , avec Louise-Honorée 
Reine Lure de Saluce, fille de Claude-Honoré Lur 
de Saluce, comte d'Uza, et de Claude-Françoise d 
Saint-Martial de Drugeac; 

3.° Léonard de Courbon, écuyer, seigneur d 
Saint- Léger, marié avec Suzanne de Mendoze. D 



DE COLRBON-BLÉNAC. 409 

ce mariage vinrent: i.° Jean de Courbon, seigneur 
de Saint- Léger, mort capitaine des vaisseaux du 
roi, sans postérité, en 17 19 ; 2 Jacques, dit le 
chevalier de Courbon, aussi capitaine des vaisseaux 
du roi, mort en 1725, sans avoir été marié ; 3.° Jean 
Léonard de Gourbon de Saint-Léger, seigneur de 
Berneuil, aussi capitaine des vaisseaux du roi, ma- 
rié en 1690, avec Madeleine de Guinot-de-Moncon- 
seil, dont sont issus : 

a. Charles-Marc-Antoine, dont l'article re- 
viendra sous le n° X ; 

b. Eustelle de Courbon-Saint-Léger , mariée 
en 171 1, avec Hyppolite d'Aiguière, très-an- 
cienne famille d'Arles en Provence , établie en 
Saintonge depuis cette époque ; 

4. Suzanne de Courbon , mariée en i636, avec 
Charles Béchillon, chevalier 3 seigneur d'Irtaud et 
du Vanneau, près Niort, qui eut, entre autres enfants, 
un fils, chevalier de Malte en 1627 et Marie de 
Béchillon , mère de Jean-Charles de Sénecterre , 
comte de Saint- Victour-Sénecterre , lieutenant-gé- 
néral des armées du roi, et son ambassadeur à Tu- 
rin , mort maréchal de France. 

VIII. Jean-Louis de Courbon, d'Agés et du Chesnay, 
chevalier, marquis de Saint-Sauveur et de la Roche-Cour- 
bon, Briaigne, etc.; né en 16 17, chevalier de l'ordre du 
roi et conseiller en ses conseils d'Etat et direction des 
finances, par lettres de 1621, obtint l'érection de ses terres 
de Saint-Sauveur en Puisaye et de Roche-Courbon en titre 
de marquisats, pour lui et ses descendants mâles, par let- 
tres de 1649, enregistrées en i65o. Il fut la même année 
premier gentilhomme de la chambre de Mgr. le duc d'Eng- 
hien, par lettres dans lesquelles ce prince le traite de son 
allié. En i653, le duc de Vendôme le retint près de lui, 
pour les affaires du roi. Il avait épousé en 1639 Anne de 
Jaleme, fille de Charles, seigneur de Jaleme en Vendo- 
mois, et d'Eléonore de Maillé-Brézé, grand' tante de ma- 
dame la princesse Claire-Clémence de Maillé-Brézé, ma- 
riée le 1 1 février 1641, avec son altesse sérénissime mon- 
seigneur Louis de Bourbon, prince de Condé, surnommé 
le Grand. Il laissa : 

IX. Eutrope-Alexandre de Courbon, chevalier, marquis 
de la Roche-Courbon et de Saint-Sauveur, baron de Cozes, 



4I0 DE COURBON-BLÉNAC. 

Briaigne, Chezac, etc.; enseigne, puis capitaine des vais- 
seaux du roi en 1 667, commandant la compagnie des gardes 
de la marine à leur création, n'étant encore âgé que de 
vingt-quatre ans; quitta la même année le service de mer, 
fut colonel d'un régiment d'infanterie; se maria, le 4 août 
1686, avec Marie d'Angennes, fille de Gabriel d'Angennes, 
chevalier, seigneur de Vaux, Berrus, la Fellière, et de 
dame de Saint-Julien-Saint-Marc, dont naquirent : 

i° Anne-Marie de Courbon, décédée fille en 
1712; 

2. Eustelle-Thérèse de Courbon, demoiselle de 
la Roche-Courbon, héritière de la branche aînée 
de sa maison, mariée dans la chapelle du château 
de Saint-Gloud le 4 juillet 17 14, avec Louis -Charles 
de la Mothe - Houdancour , comte de la Mothe , 
grand d'Espagne de la première classe, lieutenant- 
général des armées du roi, gouverneur de Salins 
dans le comté de Bourgogne, mort maréchal de 
France. 

X. Charles- Marc- Antoine de Courbon, chevalier, sei- 
gneur de Saint-Léger, fils de Jean-Léonard de Courbon et 
de Madeleine Guinot de Monconseil, dont il est question, 
page 409, né en 1695, fut capitaine des vaisseaux du roi, 
épousa, en 171 9, demoiselle Marie-Madeleine du Clerc, 
dont naquirent : 

i.° Jean de Courbon, marquis de la Roche-Cour- 
bon, né en 1720, colonel du régiment de Forest, 
décédé sans enfants , couvert d'honorables bles- 
sures ; 

2. Jean-Hyppolite de Courbon, né en 1 721, cha- 
noine de l'église métropolitaine de Paris, le 20 mai 

*7 3 7; 

3.° Une fille née en 1724, décédée pensionnaire à 
l'abbaye de Beaumont-les-Tours. 

Branche des marquis de la Roche- Courbon , comtes de 

Blénac. 

XI. Jacques, seigneur de Courbon, marquis de la Ro- 
che-Courbon, chevalier, seigneur de Romegoux, baron de 
Blénac, de Lileau, Bléneau, le Frêne, fils de Jacques de 
Courbon et de Jeanne de Gombeaud dont nous avons parle, 
art. VI, page 407; mestre-de-camp d'infanterie, gentil- 
homme de la chambre du roi, chevalier de ses ordres; fut 



DE COURBON-BLÉNAC. 411 

marié, le 1 o février 161 3, avec demoiselle Marie Thison , 
dame de la Sauzaie, veuve de Godefroy de Talleyrand , 
comte de Grignolles , tille de Jean Thison , seigneur du 
Roc, et de demoiselle Marie de la Roche-Champagne. Il 
mourut en 1640, dans son château de la Roche-Courbon , 
paroisse de Saint- Porchaire. De ce mariage naquirent : 

1 .° Charles de Courbon, dont l'article viendra ; 

2. Marie de Courbon , mariée le 3 décembre 
1639, avec André de Talleyrand- Péri gord , comte 
de Grignolles , baron de Beauséjour , Chevroche et 
autres places , chevalier des ordres du roi , mestre- 
de-camp d'infanterie et maréchal des camps. Elle 
eut en dot 90, 000 trancs , dont acte du 28 juin 
i658. 

XII. Charles de Courbon , chevalier , marquis de la 
Roche-Courbon , comte de Blénac , seigneur de Rome- 
goux, Lineau, Bléneau, le Frêne , etc.; conseiller du roi 
en ses conseils , maréchal des camps et armées de Sa Ma- 
jesté , premier chambellan de monseigneur le duc d'Or- 
léans frère unique du roi, et grand- sénéchal de la province 
de Saintonge l'an 1649, fut fait mestre-de-camp d'un régi- 
ment levé par ordre du roi, en faveur du cardinal Maza- 
rin, en i658; obtint l'érection de ses terres de Blénac, 
Lileau et Breneaux en titre de comté, pour lui et ses des- 
cendants mâles à perpétuité, par lettres données à Tou- 
louse en 1659, registrées en chambre des comptes et dans 
les trésoreries de France, en Guienne et au parlement de 
Bordeaux, présidiaux de Saintes et de Marennes. Depuis, 
il entra dans la marine, fut capitaine de vaisseau en 1669. 
Il avait servi jusqu'alors dans les armées de terre, depuis 
le siège de Lérida. Il fut fait lieutenant-général des armées 
du roi par mer et par terre, gouverneur et lieutenant-gé- 
néral des îles françaises et de tout le pays d'Amérique , par 
lettres de provisions données à Condé le i3 mai 1677. ^ 
prit dans ce continent, sur les ennemis, les forts et la partie 
anglaise de l'île de Saint-Christophe en 1682, celles de 
Saint-Eustache et de Sainte- Lucie en 1689. Il mourut à la 
Martinique le 10 juin 1696. Il avait été marié, le 27 sep- 
tembre 1 649 , avec Angélique de la Rochefoucaut , veuve 
de Louis de la Rochefoucaut-Bayères , son cousin du second 
ou troisième degré , seigneur de l'Oumée , Baconai-Mes- 
sème , mort sans enfants en 1648 , et fille de Louis de la 
Rochefoucaut , seigneur de Bayères , la Bergerie , le 



412 DE COURBON-BLÉNAC. 

Jarry, etc., gentilhomme ordinaire de la chambre du roi 
et de Marie Bouhier, sœur des duchesses de Noailles et de 
la Vieuville, dont sont issus : 

i.° Charles de Courbon (i), comte de Blénac, élevé 
page du roi , puis capitaine de vaisseau , né en 
i65i, mort sans postérité; 

2. Louis de Courbon, marquis de Contré , fut 
aussi page du roi, puis capitaine de vaisseau, gou- 
verneur de l'île de la Tortue et de la côte de Saint- 
Domingue, par lettres de 17 12. Il mourut aussi 
sans avoir été marié ; 

3.° François de Courbon, comte de Blénac, dont 
l'article viendra; 

4. Jean-Louis de Courbon, dont l'article viendra , 
faisant la seconde branche existante; 

5.° François, dit le chevalier de Courbon , comte 
de Blénac , aussi capitaine des vaisseaux du roi , 
marié en 17 16 avec Madeleine de Bonnegens, dame 
de Saint- Mandé, dont est issue une fille , mariée 
avec le marquis de Lescours; 

6.° Jean de Courbon , chevalier de Loumée , pa- 
reillement capitaine des vaisseaux du roi , mort 
sans avoir été marié; 

7. ° Marie-Anne de Courbon Blénac, nommée par 
le roi abbesse de Notre-Dame de Molesne, ordre de 
Citeaux en 1 7 1 1 ; 

8.°, 9. , 10. ° Trois filles religieuses , l'une à Puy- 
berlan , une autre à Tusson , et la troisième à Saint- 
Jean-d'Angely. 
XIII. François de Courbon, comte de Blénac, né en 
i658, fut reçu chevalier de Malte en 1662, devint succes- 
sivement enseigne, lieutenant, et capitaine des vaisseaux 
du roi ; quitta la croix de Malte en 1695, pour se marier 
avec Esterdraud de Rochebreuil, dont sont issus : 

i.° Gabriel-Madeleine de Courbon, dont l'article 
viendra ; 

2. Charles- Angélique , comte de Blénac, mar- 
quis de Courbon et de Contré, né en 1699, capi- 
taine de la cavalerie au régiment de Mgr. le comte 
de Clermont, mort sans postérité. 

(1) Charles de Courbon, lieutenant-général, et chef cTescaJie , eut la 
satisfaction (peut-être unique au monde) de commander une c> 
ayant sous ses ordres six vaisseaux commandes par ses six enfant*. 



DE COURBON-BLÉNAC. 4 l3 

XIV. Gabriel-Madeleine de Courbon, chevalier, mar- 
quis de la Roche-Courbon, comte de Blénac, baron de 
Lileau, Breneaux, seigneur de Romegoux, Contré, et 
Chante-Merlière, etc., né en 1698, grand-sénéchal de 
Saintonge, capitaine de cavalerie au régiment Royal-Pié- 
mont, marié en 1723, avec Anne Garnier de Salins, fille 
de feu Jean-Baptiste Garnier de Salins, chevalier, marquis 
de Salins, et de Catherine de Saint-Amant, dont est iissu : 

Arnould-Pierre de Courbon, dont l'article reviendra. 

XV. Jean-Louis de Courbon, seigneur de Romegoux, 
dit le marquis de Blénac , aussi capitaine de vaisseau 
et commandant les gardes de la marine, mort en 171 3, 
avait été marié, en 1 707, avec Sophie de Pons, dame de 
Champdolant, dont sont issus : 

j.° Renaud de Courbon, né en 1709, dit le marquis 
de Blénac, chevalier, baron de Champdolant, 
mort en 1787, sans postérité. Il avait été marié, avec 
demoiselle Poute de Nieul, fille du comte de Nieul, 
lieutenant-général ; 

2. Charles de Courbon, dit le comte de Blénac, 
dont l'article se répétera ; 

3.° René de Courbon Blénac, né en 17 12, prieur de 
Benneviolle; 

4. N de Courbon, mariée avec M. le marquis de 

Turpin de Jouhé. 

XVI. Charles de Courbon, né en 17 10, dit le comte de 
Blénac, lieutenant-général des armées navales, et grand'- 
croix de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, mort 
commandant la marine à Brest, le 23 août 1766. Il avait 
épousé demoiselle Jeanne-Silvie de Longueville. De ce 
mariage naquirent : 

i.° Sophie-Jacques de Courbon, dont l'article viendra. 

2. Marie- Renée-Sophie de Courbon, mariée avec 
M. le comte de Rosily, lieutenant-général des ar- 
mées navales. 

XVII. Sophie-Jacques de Courbon, né le 28 novembre 
1749, dit le marquis de Courbon, chevalier, marquis de 
la Roche-Courbon, baron de Champdolant, fut d'abord 
lieutenant de vaisseau, puis capitaine et colonel en se- 
cond du régiment de Dauphiné, ensuite colonel-comman- 
dant du régiment d' Auvergne, infanterie; enfin, maréchal- 
de-camp, et lieutenant-général des provinces de Saintonge 
et d'Angoumois. Il racheta, en 1787, la terre et le marquisat 
de la Roche-Courbon, sortis de la famille par le mariage de 
demoiselle Estelle de Courbon, avec M. le comte de la 



414 DE CÛURBON-BLENAC. 

Mothe-Houdancourt, en 17 14. Il mourut le 9 août 1794; 
il avait épousé, le 14 juin 1773, demoiselle Léontine-Marie 
de Verdelin, fille du marquis de Verdelin, maréchal-des- 
logis des camps et armées du roi, et de demoiselle Bré- 
mond d'Ars. De ce mariage: 

i.°GîarIes-Renaud, né en 1774, mort jeune, sansavoir 

été marié; 
2. Charles-Pierre-Hippolyte, néje 24 juillet 1778, au- 
jourd'hui sous-lieutenant des gardes-du-corps du 
• , roi (1). 

3.° Charlotte-Ernestine, mariée avec le comte d'Hé- 
douville, lieutenant-général des armées du roi, pair 
de France. 

XVI. Arnould- Pierre de Courbon, comte de Blénac, 
baron de Lileau, Bresneau, marquis de Contré et Chante- 
merlière, Romegoux et autres places, né le 6 juin 1726, 
était fils de Gabriel-Madeleine; il s'est marié, le 17 juin 
1762, à Anne-Catherine-Berthomée , dame de Barbeau 
(d'origine irlandaise), dont naquirent : 

i.° Arnould-Pétronille de Courbon, dont l'article 
viendra; 

2. Arnould - Christophe-Marguerite de Courbon, 
vicomte de Courbon-Blénac, né le 21 mars 1757, 
élevé page du roi, puis officier au régiment de 
Barrois, infanterie, se maria, en 1792, avec Julie 
de Lalande, dont sont issus : 

a. Arnould-Pierre de Courbon-Blénac, né le 28 
décembre 1809, à Camarsac, en Bordelais; 

b. Théodore-Marie de Courbon-Blénac, né en 1800; 

c. Hippolyte-Aloïse de Courbon-Blénac, née à 
Poissy, près Paris, le 8 août i8o5. 

XVII. Arnould Pétronille de Courbon, aîné, marquis 
de la Roche-Courbon, comte de Blénac, baron de Lileau, 
Breneaux, marquis de Contré, seigneur de Romegoux, 
né le i er mars 1754,* élevé page du roi Louis XV, puis 
lieutenant des dragons de Jarnac, suivit les princes fran- 
çais dans leur émigration, fut premier écuyer de LL. MM. 
les empereurs de Russie Paul et Alexandre I er , dont il 
reçut la croix de Malte en 1798. Il fut marié à Rosalie de 

(1) Lequel déclare n'avoir pris part en aucune manière à la rédaction 
de la présente généalogie, que pour rectifier ce qui le concerne \ 1 
nellement, le reste ayant été fourni par M. Anne-Christophe de Cour- 
bon , dont il est question à l'article dix-huit. Cette note a lieu pour ne 
préjudicier en rien aux droits des différente! branches. 



DE COURBON-BLENAC. 4^5 

Turpin de Jouhê, sa cousine. Il mourut, en 1802, à Saint" 
Pétersbourg. De ce mariage sont issus : 

i.° Casimir de Courbon, de la Roche-Courbon- 
Blénac, né à Romegoux, en 1786, officier de la 
plus grande distinction, décoré de la légion d'hon- 
neur; il était l'espoir d'une famille qui le chérissait, 
et mourut à Mayence, en 181 3, chef de bataillon 
des grenadiers de la vieille garde, emportant les 
regrets de ses compagnons d'armes de tous grades ; 

2. Rosalie de Courbon, demoiselle de la Roche- 
Gourbon-Blénac, née à Romegoux, en 1784; 

3.° Emilie de Courbon de la Roche-Courbon- 
Blénac, née à Romegoux en 1785, dame de la mai- 
son royale de Saint-Denis; 

4. Claire de Courbon de la Roche-Courbon-Blé- 
nac, née en 1786, dame delà maison royale d'E- 
couen. 

XVIII. Anne-Christophe-Elisabeth de Courbon, marquis 
de la Roche-Courbon, comte de Blénac, né le 8 mars 1756, 
fut élevé page du roi (Louis XV) en sa grande écurie, 
puis officier au régiment royal des vaisseaux, infanterie, 
colonel des gardes nationales, et député comme tel de la 
ville de Saintes à la fédération générale de 1790, à Paris, 
reçut de Louis XVI, roi de France, la croix de Saint- 
Louis, le 8 mai 1791., suivit les princes français dans leur 
émigration, reçut la croix de Malte, de S. M. l'Empereur 
de toutes les Russies (Paul I er J, en 1798; fut marié, en 
1781, à demoiselle Viénot de"Vaublanc, dont sont issues : 

a. Marie-Anne-Catherine de Courbon, demoi- 
selle de la Roche - Courbon - Blénac , née au 
château royal de Vincennes, le 22 juillet 1784. 

b. Louise- Hyacinthe -Cécile de Courbon, de- 
moiselle de la Roche -Courbon- Blénac , née à 
Paris, le i3 avril 1787, mariée, le i3mai 1812, 
à Auguste Viénot Vaublanc, son cousin germain, 
officier de dragons, seigneur de la Ferrière, dont 
lignée. 

Les grandes alliances de cette ancienne maison sont : 
i.° Les augustes maisons de Condé, de Conty, de la Mar- 
che, de Lusignan et de Taillefer; 

2. De Mailly, de Maillé-Brézé,*,de Dreux, de Polignac, 
de Chabanais, d'Artigoity, et de Eelzunce, d'Agés, de 



^.i G WE BESSE DE LA RICHARDIE. 

Rochechouard, d'Adéimard de Monteil , de Saint- Amant, 
de Sévigné, de Richelieu, de Talleyrand-Périgord, Che- 
vreuse, de Luines, de Brancas, d'Angesne, de Saint-Ju- 
lien, Saint-Marc, de Pons, de Courtenay, Lure de Saluce, 
Gallard de Goullard, de Pontieux, de Saint-Hermines, 
de la Mothe-Houdancourt, de Rouhaut-Gamache, de Mor- 
temart , de Ségur , de la Tremouille , de Senecterre , de 
Conflans, de Crussol, de Roche Champagne, de Noailles, 
de la Rochefoucaud, de Duras, de Mendoze, de la Cuéva 
de la Drada (Espagnol), de la Vieuville, de Persan, Thy- 
son de la Sauzaye, Ponte de Nieul, Guinot de Monconseil, 
Latour du Pin, d'Ars, d'Hénin, de Beaumont, de Turpin, 
de Salins, d'Aiguière, de Boisgelin, de Rosilly, d'Hédou- 
ville, et autres, dont le détail serait trop long. 



BESSE DE LA RICHARDIE, (de) famille noble 
d'extraction, originaire d'Auvergne, où elle réside encore 
de nos jours, a fourni des comtes de Brioude et des che- 
valiers à l'ordre de Malte, depuis plusieurs siècles; elle a 
contracté alliance avec les maisons les plus distinguées de 
France, et se trouve représentée aujourd'hui par : 

André-Charles, vicomte de Besse de la Richardie, colo- 
nel de dragons, chevalier de Malte, et chevalier de l'ordre 
royal et militaire de Saint-Louis; il est fils de Jean Eus- 
torge, marquis de Besse de la Richardie, et de dame 
Françoise-Elisabeth de Saint-Simon, cousine de Saint-Si- 
mon, et sœur de madame la maréchale de Montmorency, 
de l'ancien évêque de Metz et du bailli de Saint-Simon, 
ambassadeur de Malte en France. Il est sans enfants, et 
a pour neveu : 

Jean-Eustorge- Victor , marquis de Besse de la Richar- 
die, officier au régiment des Gardes-françaises, et cheva- 
lier de l'ordre royal et militaire de Saint- Louis; qui est 
fils de Claude, comte de Besse de la Richardie, chef de 
brigade de l'ancienne gendarmerie de France, et de dame 
Louise de Rochechouard, sœur de madame la comtesse de 
Montboissier, et nièce de l'ancien évêque de Bayeux. 

Armes : « Écartelé au premier et quatrième d'azur au 
lion d'or, couronné et lampassé de gueule. Au second et 
troisième de gueule à la bande d'argent, chargée de trois 
étoiles de sable. 



DE BLACAS-CARROS. 4^7 

BLACAS, (de) famille noble d'extraction, l'une des plus 
anciennes et des plus illustres de la Provence, qui s'est 
divisée en deux branches, celle de Blacas-d' Aups , et celle 
de Blacas-Carros. C'est par erreur que plusieurs écrivains 
ont dit que cette dernière était éteinte dans la personne 
d'Honoré de Blacas-Carros qui ne laissa point de posté- 
rité ; la lignée fut continuée par Antoine, fils de Jacques 
de Blacas, co-seigneur de Carros; ce qui demeure avéré 
d'après un arrêt de maintenue sur la noblesse, rendu le 18 
novembre 1661, par les commissaires du roi, en faveur 
de messire Claude de Blacas, seigneur de Carros. Cet arrêt, 
qui nous a été mis sous les yeux, constate la généalogie de 
cette branche , depuis le 6 mai 1 245, jusqu'au 1 8 novem- 
bre 1667. Il se trouve à Aix, dans les archives de la cour 
des comptes. 

Ayant reçu le mémoire que nous attendions sur cette 
famille, nous transmettons ici sa généalogie : 

I. Noble Guigue de Blacas, seigneur de Carros, nommé 
dans un acte de 1 1 80 ; les historiens disent qu'il était frère ou 
cousin de Blacas-de-Blacas, qui fit la branche des seigneurs 
d' Aups ; et Guigue fonda celle des seigneurs de Carros, qui 
se continua par Poncet, dont l'article suit : 

II. Noble Poncet de Blacas vivait dans le douzième 
siècle ; il avait épousé Mabile de Villeneuve, sœur de 
noble Romée de Villeneuve, connétable de Provence ; elle 
lui apporta en dot la seigneurie de Thoran. De ce mariage 
vint: 

III. Guillaume de Blacas, seigneur de Carros, qui fit 
donation, le 6 mai 1245, du château de Carros avec tout 
son terroir à son fils Giraud , ce qui est prouvé par l'arrêt 
du 18 novembre 1667; il avait épousé Héliponne d'Éissia 
des seigneurs du Puget-lès-Treize-Dames; de ce mariage 
vint: 

IV. Giraud de Blacas, seigneur de Carros, qui épousa 
Thérèse d'Éissia, sa cousine* de ce mariage vinrent: 

i.° Louis, dont l'article viendra; 
2. Antoine; 
3.° Urbain. 

V. Noble Louis de Blacas, co-seigneur de Carros, fit 
hommage au roi de ses terres au comté de Provence, tant 
en son nom, qu'en celui d'Antoine et d'Urbain, ses frères, le 
12 octobre de l'an 1399; il avait été envoyé par le roi Robert 
pour traiter avec les habitants de Monaco, en 1329. Il 

1. 27 



JK S DE BLACA S- GARROS. 

avait épousé noble Iolande de Berre; de ce mariage vint 

VI. Peirouthou de Blacas, seigneur de Carros, qu; 
épousa noble Françoise de Barcillon; de ce. mariage vint: 

VII. Guigou de Blacas, seigneur de Carros, qui épouse 
noble Catherine de Blacas-Carros, sa cousine ; de ce ma- 
riage vinrent : 

i.° Jacquet, co-seigneur de Carros, qui épouse 
noble Perinette de Giraud, fille de noble François 
de Giraud, co-seigneur du Broc; de ce mariagt 
vint : Honoré de Blacas, co-seigneur de Carros . 
qui épousa, le 2 septembre i5oc«, noble honorabk 
de Seva. Il mourut sans postérité ; 

2. Jacques, dont l'article suit: 

VIII. Noble Jacques de Blacas, co-seigneur de Garros 
avait épousé, le 17 avril 1470, noble Jeanne de Giraud, filh 
de François de Giraud s co-seigneur du Broc, et sœur d< 
Perinette, épouse de son frère Jacquet. De ce mariage vint 

IX. Noble Antoine de Blacas co-seigneur de Garros, 
qui épousa, le 11 septembre i532, noble Françoise d< 
Requiston. De ce mariage vint : 

X. Noble Durand de Blacas, seigneur de Carros, qu 
a servi avec distinction. 11 avait épousé, le 8 janvier 1 563 
noble Catherine de Lascaris , fille de noble Gaspard d< 
Lascaris des comtes de Vintimille, seigneurs du Castellar 
tante germaine de Jean-Paul de Lascaris , grand-maître de 
l'ordre de Malte. De ce mariage vinrent : 

i.° Charles, dont l'article viendra; 
2. Deux filles mariées dans les maisons de De 
mandolx et de Chaillan-Moriés. 

XI. Charles de Blacas, seigneur de Carros, qui épous; 
noble Marguerite de Grasse, le 10 février i5c«o. De a 
mariage vinrent : 

i.° Honoré, dont l'article viendra ; 
2. Pierre, reçu chevalier de Malte en i63o 
mort grand'croix de l'ordre, bailli de Manosque; 
3.° Jean, chevalier de Malte. 

XII. Honoré de Blacas, seigneur de Carros, avaj 
épousé, le 16 février 1627, noble Isaboau de Grimaldi Je 
comtes de Beuil. De ce mariage vinrent: 

1 .° Claude, dont l'article viendra ; 



DE BLACAS-CARROS. 4^ 

2/ Jean-Paul, chevalier de Malte; 
3.° Charles, chevalier de Malte; 
4.° Honoré, chevalier de Malte. 

XIII. Noble Claude de Blacas, seigneur de Carros, fut 
assigné pour présenter ses titres de noblesse, et leur vali- 
dité fut confirmée par l'arrêt du 18 novembre 1667. Il 
avait épousé, le 16 juillet 1664, noble Isabeau de Ville- 
neuve Thoran. De ce mariage vinrent : 

i.° Jean, mort célibataire; 
2. Pierre, dont l'article suit. 

XIV. Pierre de Blacas, seigneur de Carros, épousa, le 
i5 mai 1690, noble Anne de Demandolx. De ce mariage 
vinrent : 

1 .° Claude-César, dont l'article viendra; 

2. François, commandeur de l'ordre de Malte; 

3.° Pierre,, grand'croix, bailli de Tordre de Malte, 
qui s'est distingué par sa bravoure et ses talents mi- 
litaires : il se signala contre les Infidèles, eut le 
commandement des galères du pape, et fut gouver- 
neur de Civita-Vecchia. 

XV. Claude-César de Blacas, seigneur de Carros, 
avait épousé, le 29 septembre 17^9, noble Thérèse de 
Chaillan des seigneurs de Moriés. De ce mariage vinrent : 

i.° Alexandre-Claude-Bonaventure, dont l'ar- 
ticle viendra; 

2. Une fille mariée au comte de Barcillon de 
Saint-Paul-les-Vence. 

XVI. Noble Alexandre-Claude-Bonaventure de Blacas, 
seigneur de Carros et autres lieux, chevalier honoraire de 
Tordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, a servi avec distinction 
dans l'armée des princes. Il a épousé, le 14 juillet 1789, 
noble Marie-Madeleine-Victoire de Pelissier, dame de 
Chanteraine. De ce mariage sont issus : 

i.° Claude Marie- François-Alexandre, officier de 
cavalerie ; 

2. Marie-Antoine-Alphonse-Elzéard ; 
3.' Joseph-Hippolyte-Bonaventure; 
4. Une fille en bas âge. 

Armes : « d'argent à la comète à seize raies de gueules ; 
« pour devise : Vaillance. » 



4 2o DE SAMBUCY. 

SAMBUCY, (de) famille noble d'extraction, dont le 
nom originaire d'Italie se confond avec les familles illustres 
de Bologne, de Padoue, etc. s'est divisée en trois branches : 

La première est celle des anciens seigneurs de Linas et 
de Lusençon; 

La deuxième, celle de Sambucy, baron de Sargue; 

La troisième se forme des Sambucy, barons de Miers. 

Le temps nous ayant manqué pour recevoir des détails 
circonstanciés sur l'origine de cette famille et sur les services 
qu'elle a rendus à l'Etat, nous ne citerons que ce que 
nous en savons positivement. 

La première branche des anciens seigneurs de Linas et 
de Lusençon (Rouergue) a contracté des alliances avec les 
maisons du marquis de Lescure, du président de Senaux, 
de Vernix de la Chapelle, dont la mère était issue de la 
maison des Noailles, du vicomte d'Albignac, petit-fils de 
monsieur le comte de Montboissier, lieutenant- général et 
cordon bleu, etc., etc. 

De cette même branche sont sortis : 

i.° Monsieur le chevalier de Sambucy du Rocan, dont 
le père, monsieur André de Sambucy, avait été également 
reçu dans les cadets gentilshommes, entra dans les cadets 
gentilshommes en 1687; il fut cornette de cavalerie en 1691, 
lieutenant en 1694, capitaine en 1698, chevalier de Saint- 
Louis en 171 6, et colonel de cavalerie en...; il mourut de 
ses blessures à Landrecies en Flandres, où il était com- 
mandant. Il avait fait toutes les campagnes de Louis XIV, 
lors de la succession, et s'était trouvé aux batailles d'Hoch- 
stet, de Ramillies, etc., etc. 

2. Monsieur le chevalier de Sambucy de Lusençon, 
qui a été reçu dans les cadets gentilhommes, le 20 septem- 
bre 1756, pour servir en qualité de garde de la marine au 
département de Toulon. Il fut successivement fait garde du 
pavillon, brigadier et commandant de ladite compagnie 
des gardes du pavillon amiral à Toulon. Il fut encore 
fait enseigne, lieutenant, capitaine des vaisseaux du roi 
et chef de division des armées navales, par brevet de S. M. 
du 5 avril 1787. Il a servi pendant trente-deux ans dans la 
marine, s'est trouvé dans nombre de combats, a été chargé 
de plusieurs missions, etc. — A l'époque de la révolution, 
le chevalier de Sambucy suivit les princes, se rallia au 
corps de la marine, se réunit ensuite à la coalition dt 
Guienne et continua la campagne sous les ordres de mon- 
seigneur le duc de Bourbon. En 1793, S. M. Louis XVIII, 



DE CLINCHAMP. 421 

alors régent de France, daigna le charger d'une mission 
particulière qui lui valut les témoignages les plus honora- 
bles de l'estime de ce prince ; et dans un titre patent qui 
nous a été mis sous les yeux, Sa Majesté s'exprime en ces 
termes : « Le chevalier de Sambucy, brigadier des armées 
» navales, dont les services anciens et distingués et le 
» dévouement aux vrais principes, nous sont particulière- 
» ment connus, etc. etc. » 

M. le chevalier de Sambucy de Lusençon , avait 
obtenu les décorations de l'ordre royal et militaire de Saint- 
Louis, de Cincinnatus, etc . » 

La seconde branche, qui est celle de Sambucy , baron 
de Sorgue, est représentée par M. de Sambucy, baron de 
Sorgue, fils de M. Marc-Antoine de Sambucy et de Marie- 
Antoinette de Laverne, fille de messire Edme- Hubert de 
Laverne, chevalier, seigneur, comte de Gamache. Les 
deux frères de M. de Sambucy, baron de Sorgue, avaient 
été reçus dans les cadets gentilshommes. Ils étaient dans 
la marine royale , l'un chevalier de Saint-Louis, lieute- 
nant de vaisseau , mort en émigration ; l'autre , décédé 
garde de la marine, à la suite d'une campagne. 

Cette seconde branche a eu des alliances avec les mai- 
sons du comte de Gamache, d'Igarn de Villefort, de 
Bonald, le marquis de Saint-Maurice. 

La troisième branche est celle de Sambucy , baron 
de Miers; nous la rapporterons plus tard. 

Armes: D'or, chargé d'une branche de sureau de sino- 
» pie , fleurie d'argent, ayant en pointe un croissant mon- 
» tant de sable ; au chef d'azur, un soleil d'or, couronne de 
» marquis, deux levrettes pour supports. » 



CLINCHAMP (de), famille noble d'extraction et très- 
ancienne. Elle est originaire de Champagne, d'où elle s'est 
ensuite transportée dans la Normandie et dans le Maine. 
Elle a donné son nom à la terre de Clinchamp. Sa filiation 
remonte à : 

I. Gauthier de Clinchamp, qui vivait en 1098. Il s'établit 
en Normandie, où il posséda le fief de Clinchamp , situé 
dans la vicomte de Falaise. Il eut pour fils : 

IL Hugues, seigneur de Clinchamp en 11 38, qui fit 
plusieurs fondations à l' Hôtel-Dieu de Caen, et lui aumôna 



422 DE CLINCHAMP. 

le bénéfice de sa terre de Clinchamp. Il mourut vers 1 an 
1 1 57 , et laissa : 

i.° Raoul, dont l'article viendra; 

2. Hugues de Clinchamp, chevalier; 

3.° Philippe , dame de Rosel.et des Meserets, 
mariée, i.° à Raoul, sire de Hamars; 2. à Robert 
Patry , desquels elle n'eut point de lignée. 

III. Raoul de Clinchamp, chevalier, seigneur de Clin- 
champ 3 vivant en 11 83, ratifia les donations faites par 
Hugues son père, conjointement avec Hugues son frère, 
ainsi qu'il est porté dans la bulle du pape Innocent III, de 
Kannée 12 10. Il eut pour fils : 

1 .° Alain, dont l'article suit ; 

2. Pierre, qui fait la branche des seigneurs de 
Robie, rapportée ci-après ; 

3.* Lucette , mariée à Jean, seigneur d'Achey, 
III e du nom, vivant en 1257, fils de Gilbert, sei- 
gneur d'Achey, et de Marie de Creuilly. 

IV. Alain de Clinchamp, I er du nom, écuyer, seigneur 
des Meserets, après avoir hérité de Philippe de Clinchamp, 
sa tante, fit plusieurs donations aux abbayes de Caen, du 
Plessis et de Moulons, en 1258. Il laissa : 

i.° Alain, qui suit ; 

2. Geoffroi de Clinchamp, chevalier, qui fut un 
de ceux qui accompagnèrent Jean de Harcourt, 
amiral de France, en son voyage de mer, l'an 1295. 

V. Alain de Clinchamp, II e du nom, seigneur des Mese- 
rets , vivant en i322, épousa Jeanne de Vallengongnard, 
dont il eut entre autres enfants : 

VI. Philippe de Clinchamp, écuyer, seigneur des Me- 
serets et de la Chapelle en 1 370, qui acquit le fief du Val- 
Hervey, de Geoifroi , en 1378. Il rendit ensuite hom- 
mage au connétable de France de ses terres de Meserets, 
de la Chapelle et d'Estry. II épousa, x.° Jeanne le Beuf; 
2. Jeanne du Bois , dont il n'eut point d'enfants. Ceux de sa 
première femme furent : 

i.° Vigor, dont l'article suit ; 

2. Richard de Clinchamp, seigneur de Dane- 
ville , qui fut un des cent dix-neuf gentilshommes 
qui défendirent le mont Saint-Michel en 1423; 



DE CLINCHAMP. 42 3 

3.° Colin de Clinchamp, chevalier, vivant en 
1421; 
4. Jeanne, marie'eà Jean de Bures, chevalier. 

VII. Vigor de Clinchamp, seigneur des Meserets et de 
la Chapelle, acquit le fief de Canteil de Jeanne du Bois, sa 
belle-mère, en 141 3, et fut tué à la bataille d'Azincourt 
en 141 5, laissant de Jeanne de Briqueville, son épouse, 
tille de Guillaume, seigneur de Briqueville, et de Jeanne 
de Meulan: 

i.° Philippe de Clinchamp, seigneur des Mese- 
rets et de la Chapelle, vicomte de Vire, qui fut 
élevé dans la maison des rois Charles VII et Louis 
XI. Il devint capitaine et gouverneur de Lisieux et 
de Gran ville en 1469. Il épousa i.° Isabeau Héris- 
son, veuve de François d'Epieds, baron de Me- 
hou; 2. Jeanne le Bœuf, desquelles il n'eut point 
de lignée; 

2. Olivier, dont l'article suit; 

3.° Catherine, mariée à Robert Bethon, seigneur 
de la Haye. 

VIII. Olivier de Clinchamp, seigneur des Meserets et 
de la Chapelle, épousa en 143 1 Jeanne de Caudecoste, 
veuve de Nicolas Lonnert, et fille de Pierre de Caudecoste 
et de Judith de Thibouville, dont il eut : 

1 .° Jacques, qui suit; 

2. Pierre, seigneur de la Chapelle, qui épousa 
Suzanne le Bois, de laquelle il n'eut point d'en- 
fants ; 

3.° Jean de Clinchamp, ecclésiastique. 

IX. Jacques de Clinchamp, seigneur des Meserets, de 
Caudecoste et de Lebisey; épousa en 1483 Gillette de Vi- 
part, dame de Launay, fille de Guillaume, seigneur de 
Launay, et de Jacqueline d'Ancre. De ce mariage sont 
issus : 

i.° Olivier de Clinchamp, qui fut seigneur et 
curé de Launay; 

2. Jean, dont l'article suit ; 

3.° Guillaume, qui forma la branche des sei- 
gneurs de Caudecoste, rapportée plus loin; 

4. Constantin, seigneur de Saint-Germain, mort 
sans hoirs; 

5.° Autre Jean, ecclésiastique. 



4 2 4 DE CLINCHAMP. 

X. Jean de Clinchamp, I er du nom, seigneur de Lau- 
nay et des Meserets, épousa, le 1 6 septembre 1 5 29, Tho- 

masse d'Anisy, fille de N d'Anisy, seigneur d'Ennan- 

court-le-Sec en Picardie. Il mourut en 1 53 1, et sa femme 
en i538, laissant : 

i.°Jean de Clinchamp, seigneur de Launay, 
mort sans enfants au siège de Mucidan, en i552; 
2. Nicolas, qui suit. 

XI. Nicolas de Clinchamp, I er du nom, seigneur de 
Launay, des Meserets, et du Theil, épousa en 1 554 Isa- 
belle de Vipart, fille de Robert de Vipart, seigneur de 
Silly, et de Françoise Pellevé, dont il eut : 

1 .° Nicolas, dont l'article viendra; 

2. Jacques de Clinchamp, seigneur des Meserets, 
allié en 1590 avec Marguerite de la Vigne, dame 
d'Esmonde ville, de laquelle il eut : 

a. Jean de Clinchamp, mort sans alliance; 

b. Marie; 

c. Barbe; 

3.° Pierre, mort en bas âge; 

4. Jourdaine, épouse de Julien du Pont-Bel- 
langer; 

5.° Thomasse, religieuse à Argentan. 

XII. Nicolas de Clinchamp, II e du nom, seigneur de 
Launay et du Theil, épousa, le 26 janvier i585, Marie 
de Mainemares, fille et héritière de Robert de Maine- 
mares, baron de Fréville, seigneur de Bellegarde, de Hel- 
lenviller et de Pommereuil ; et de Renée le Veneur. Il eut 
de ce mariage : 

1 .° Gabriel, dont l'article viendra; 

2. Jean, auteur de la branche des seigneurs de 
Tranchevilliers, rapportée plus loin; 

3.° Tannegui de Clinchamp, seigneur de Pom- 
mereuil, qui épousa N le Veneur, dont il n'eut 

qu'une fille; 

4. Gillonne, religieuse à l'abbaye de Moucel ; 

5.° Diane, morte sans alliance. 

XIII. Gabriel de Clinchamp, chevalier, seigneur de 
Hellenviller, Launay, Fréville, etc., baron de Bellegarde, 
commandeur de l'ordre de Saint-Lazare , bailli et gouver- 



DE CLINGHAMP. 425 

neur des villes et châteaux de Conches, d'Evreux, etc. , 
brigadier des armées du roi, capitaine de cinquante hommes 
d'armes , grand bailli d'épée, lieutenant de la vénerie de 
France, décédé le 20 mars 1670; avait eu l'honneur de 
recevoir Henri IV dans son château d'Helienviller , à l'épo- 
que de la bataille d'Ivry. Il avait épousé en 1610 Antoi- 
nette de Mornay, fille de N de Mornay, seigneur de 

Villarceaux , et de Marie de Gourches. Il laissa de ce ma- 
riage : 

i.° François, dont l'article viendra; 

2. Claude de Clinchamp, chevalier de Malte ; 

3.° Marie , abbesse au Pont-de-1' Arche; 

4. Charlotte, religieuse à Gif ; 

5.° Antoinette, religieuse à Saint-Nicolas de Ver- 
neuil ; 

6.° Anne, mariée. 

XIV. François de Clinchamp , seigneur de Bellegarde, 
de Launay et d'Helienviller , épousa, en 1649 , Judith de 
Lombelon , fille de Samuel de Lombelon , seigneur de 
Saint-Ouen, et de Louise d'Esmalleville. Il eut de ce 
mariage : 

1 .° Antoine Robert de Clinchamp , baron de Hel- 
lenviller , page de l'écurie du roi en 1 667 ; 
2.° René, chevalier de Malte le 20 avril 1667; 
3.° Hélène-Judith; 
4. Catherine de Clinchamp. 

Branche des]seigneurs de Robie. 

I. Pierre de Clinchamp, chevalier, seigneur de Robie, 
second fils de Raoul de Clinchamp, vivant en i32i, eut 
de sa femme , dont on ignore le nom : 

II. Guillaume de Clinchamp, seigneur de Robie, qui 
épousa en 1392 Robine des Isles, dont il eut : 

Colin ' \ morts tous deux sans alliance ; 
3.° Jean, dont l'article suit; 
4. Ferrand, chevalier; 
5.° Thomas; 

6.° Guillaume de Clinchamp, tous deux ecclé- 
siastiques. 

III. Jean de Clinchamp, seigneur de Robie, partagea 



j42(j DE CLINCHAMP. 

avec ses frères en 1452. Il épousa Agnès Rouault, de la- 
quelle il laissa: 

i.° Thomas, dont l'article suit; 
2. Pierre, auteur d'une branche rapportée plus 
loin; 

3.° Philippe, mort sans hoirs ; 
4. Lucas. 

IV. Thomas de Glinchamp , seigneur de Robie , partagea 
avec ses frères en 1462, et fit ses preuves de noblesse de- 
vant Raimond de Monfaouq, en 1463. Il épousa Laurence 
de Creuilly , de laquelle il laissa : 

1 .° Noël , dont l'article suit ; 

2. Jean, auteur de la branche des seigneurs de 
Moudam, rapportée plus loin. 

V. Noël de Clinchamp , seigneur de Robie , épousa Fran- 
çoise le Breton , dont il eut : 

VI. Charles de Glinchamp I er du nom , seigneur de 
Robie, qui eut pour fils : 

i.° Marin, dont l'article suit : 

2. Guillaume, mort sans postérité. 

VII. Marin de Clinchamp, seigneur de Robie et de 
Moudam, eut pour fils : 

1 .° Noël , dont la lignée est inconnue; 
2. Charles, qui suit : 

VIII. Charles de Clinchamp, II e du nom, seigneur de 
Robie , épousa Adrianne de Guerout , de laquelle il eut un 
fils nommé Charles, dont la postérité n'est pas connue. 

Seconde Branche. 

I. Pierre de Clinchamp, écuyer , second fils de Jean de 
Glinchamp et d'Agnès de Rouault , fit ses preuves de no- 
blesse devant Raimond de Monfaouq, en 1463, et mourut 
en 1493. Il eut pour fils : 

II. Jean de Clinchamp , I er du nom de cette branche, 
écuyer , vivant en 1498 , qui épousa Marguerite de Magne- 
ville, de laquelle il eut : 

1 .° Guillaume, mort sans hoirs ; 
2. Noël , dont l'article suit ; 
3.° Pierre de Clinchamp. 



DE CLINCHAMP. 427 

III. Noël de Clinchamp, écuyer, laissa de sa femme, 
dont on ignore le nom : 

i.° Grégoire; 

2. Jean, qui suit; 

3.° Louis; 

4. Raoul ; 

5.° Guillaume de Glinchamp. 

IV. Jean de Clinchamp, II e du nom, écuyer, eut pour 
fils : 

i.° Marin, mort sans postérité; 

2. Guillaume de Clinchamp, ecuyer, qui, en 
1601, épousa Nicolle Poullex. On ignore s'ils ont 
laissé postérité. 

Branche des seigneurs de Mo udam. 

I . Jean de Clinchamp, I er du nom de cette branche, 
seigneur de Moudam, second fils de Thomas de Glinchamp 
et de Laurence de Creuilly, vivant en 1480, épousa Jeanne 
de Holot, dont il eut : 

II. Jean de Glinchamp, II e du nom, seigneur de Mou- 
dam, mourut en i5io, et laissa de sa femme, dont on 
ignore le nom : 

1 .° Jacques, dont l'article suit; 

ï'o t K 1 tous ^ eux morts sans postérité. 

III Jacques de Clinchamp, seigneur de Moudam, vi- 
vant en i552, eut pour fils : 
1 .° Pierre, qui suit; 
2. Nicolas de Clinchamp. 

IV. Pierre de Clinchamp, seigneur de Moudam, vivant 
en i5g3, laissa de sa femme, dont on ignore le nom : 
i.° Guillaume; 
2. Marin; 

3.° Pierre de Clinchamp, dont la postérité n'est 
point connue. 

Branche des seigneurs de Caudecoste. 

I. Guillaume de Clinchamp, seigneur de Caudecoste, 
troisième fils de Jacques de Clinchamp et de Gillette de 
Vipart, épousa, en 1548, Françoise Costard, dont il 
eut : 



428 DE CLINCHAMP. 

i.° Robert, qui suit; 

2. Charles de Clinchamp, chevalier, qui épousa 
Françoise de Sacy. 

II. Robert de Clinchamp, seigneur de Caudecoste, 
épousa, le 27 avril i56j, Thomasse de Noient, fille de 
Gui de Noient, seigneur de Fachy. Il eut de ce mariage : 

i.° Jean, dont l'article suit; 

2. Jacques de Clinchamp, chevalier de Malte, 
commandeur de Saint- Vaubourg; 

3.° Olivier, ecclésiastique; 

4. Nicolas de Clinchamp, seigneur du Fay; 

5.° Anne, épouse de Charles de Tilly, seigneur 
delà Tonne; . 

6.° Marie. 

III. Jean de Clinchamp, seigneur de Caudecoste et de 
la Basoque, épousa, en 1602, Françoise de Hally. Sa pos- 
térité est inconnue. 

Branc he des seigneurs de Tranchevilliers. 

I. Jean de Clinchamp, chevalier, seigneur de Tran- 
chevilliers, du grand et du petit Moucel, second fils de Ni- 
colas de Clinchamp et de Marie, de Mainemares, épousa, 
i.° N... de Rassant, dont il eut une fille unique; 2. le 3o 
mars 1645, Marie de Bréant, fille d'Etienne de Bréant, 
écuyer, seigneur de Longny, gentilhomme ordinaire de 
la chambre du roi, et de Charlotte Le Tellier. Il eut de 
ce mariage : 

i.° François, dont l'article suit; 
2. Jacques, auteur de la branche des seigneurs 
du grand et du petit Moucel, rapportée ci-après. 

II. François De Clinchamp, écuyer, seigneur de Tran- 
chevilliers, épousa i.° Madeleine Fournier, fille de Nico- 
las Fournier, conseiller du roi, lieutenant-général à 
Mantes; 2. Françoise Nadot. 

Enfants du premier lit. 

i°. François de Clinchamp, mort au service; 
2. Marie-Madeleine de Clinchamp, mariée à 
Jean-Baptiste Mouthier, seigneur du Boroger. 

Enfant du second lit. 

i.° Jean-Baptiste de Clinchamp, chevalier, sei- 



DE CLINCHAMP. 429 

gneur de Tranchevilliers , qui épousa i.° Marie- 
Hyacinthe de Bouquetot, dont il eut: 

a. Marie , mariée au seigneur de Lonlaville ; 

b. Angélique ; 

c. Marie de Clinchamp qui épousa H .... } 
seigneur de Cocqueterre. 

Il eut , de son second mariage avec Marie Charlotte de 

Courcy , fille de N de Courcy, seigneur des Ferrières, 

un fils tué en Italie pendant les guerres de 1734. 
2. Auguste; 

3.° Louis de Clinchamp , marié à Marie de 
Courcy, fille de N... de Courcy, seigneur des Fer- 
rières , mort sans hoirs ; 
4. Alexandre, qui continue la lignée ; 
5.° Françoise-Madeleine, femme de N. . . . Mé- 
nage; 

6.° Marie-Anne, morte en bas âge. 

III. Alexandre de Clinchamp, seigneur de Tranchevil- 
liers, épousa Elisabeth de Fouque des Eures, dont il eut: 
1 .° Alexandre-Louis de Clinchamp , lieutenant 
dans le régiment de Beaufremont, infanterie; 

2.°N... marié à N. . . de Vaux, de laquelle il 
eut un fils, dont la postérité n'est pas connue ; 
3.° Marie-Elisabeth-Catherine; 
4. Catherine - Madeleine - Mathurine , mariée à 
N. . . du Saussay, près Verneuil, au Perche. 

Branche des seigneurs du grand et du petit Moucel. 

I. Jacques de Clinchamp, second fils de Jean de Clin- 
champ, et de Marie de Bréant, seigneur du grand et du petit 
Moucel, capitaine d'infanterie, commandant pour le roi 
en la principauté de la Petite-Pierre, épousa, le 18 avril 
1671 , Jeanne- Françoise -Jacqueline de Rodohan , fille 
d'Albert de Rodohan , baron de Fontaine, et d'Anne de 
Fresneauxd'Hyon. Il eut de ce mariage : 

1 .° Jacques - François - Théodore , dont l'article 
viendra; 

2. Louis, mort en bas âge; 

3.° Jean-Baptiste, auteur de la branche des sei- 
gneurs de la Héruppe, rapportée ci-après ; 

4. Françoise-Catherine de Clinchamp, religieuse 
aux dames de Saint-Magloire , à Paris. 



,jo DE CLINCHAMP. 

II. Jacques- François-Théodore de Clinchamp, cheva- 
lier, seigneur d'Amerval , du grand et du petit Moucel . 
capitaine au régiment royal d'artillerie, épousa, le 25 
novembre 1709, Louise-Marguerite de Clinchamp, fille 
de Jean-Baptiste de Clinchamp, seigneur d'Aqueville , el 
de Marie-Marguerite de France. De ce mariage est issu : 

III. Joseph-Albert, marquis de Clinchamp, écuyer, 
seigneur du grand et du petit Moucel, du Fort de Lance, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis , di- 
recteur au corps royal de l'artillerie au département de 
Normandie, et commandant en chef de l'école du même 
corps royal à Grenoble , et brigadier des armées du roi ; 
il mourut en 1773. Il avait épousé, le 9 septembre 1760, 
Marie -Madeleine -Geneviève de Clinchamp, sa cousine 
germaine , fille de Jean-Baptiste-Etienne de Clinchamp , 
écuyer, seigneur de la Héruppe, et de Geneviève Potin. 
Il eut de ce mariage : 

i.° Joseph, marquis de Clinchamp, dont l'ar- 
ticle suit ; 

2°. Marie- Geneviève de Clinchamp , née le 20 
juin 176 1, élève de 4a maison royale de Saint- 
Louis à Saint-Cyr. 

IV. Joseph , marquis de Clinchamp-Bellegarde , sei- 
gneur de Jarcey, en Normandie, né le 26 août 1762, 
ancien officier d'infanterie ; a épousé Marie-Anne de Grey- 
Quencarnon , de laquelle il a : 

Joseph-Albert de Clinchamp-Bellegarde, né le 
12 décembre 1799. 

Branche des seigneurs de la Hêruppe. 

Jean-Baptiste-Etienne de Clinchamp , seigneur de la 
Héruppe, troisième fils de Jacques de Clinchamp-Belle- 
garde et de Jeanne-Françoise Jacqueline de Rohan , épousa 
i.° Madeleine le Paute , dont il n'eut point d'enfants; 
2. Geneviève Potin; 3.° Marie de Courcy-Ferrières, veuve 
de Louis de Clinchamp, son cousin. Il eut de sa seconde 
femme : 

1 .° Jean-Baptiste-Joseph, mort en bas âge ; 
2. Jacques-François-Théodore , seigneur de la 
Héruppe, lequel fut auteur d'une branche établie 
dans les Trois-Evêchés, à deux lieues Je Met/ 
3.° César-Etienne , mort en bas âge \ 



DE CLINCHAMP. q$ x 

4. Marie-Madeleine-Geneviève de Clinchamp , 
femme de Joseph-Albert de Clinchamp, son cousin 
germain. 
Il eut de sa dernière femme : 

N.... de Clinchamp , qui servit dans la maison du 
roi. 

Autre branche de la famille de Clinchamp, établie en 
Basse-Normandie . 

I. Philippe de Clinchamp, T er du nom , chevalier , sei- 
gneur de Donnay , eut pour fils en 1225 : 

II. Philippe de Clinchamp, II e du nom, surnommée 
Travers , chevalier, seigneur et patron de Donnay, qui 
eut pour fils: 

1 .° Nicolas , dont l'article suit ; 
2. Rauly de Clinchamp, chevalier de Malte, et 
gouverneur du mont Saint-Michel. 

III. Nicolas de Clinchamp, dit de Travers , chevalier, 
seigneur et patron de Donnay, eut pour fils en 1 3oi : 

IV. Jean de Clinchamp, I er du nom, chevalier, seigneur 
et patron de Donnay , qui laissa de sa femme, dont on 
ignore le nom : 

i.° Rauly, dont l'établissement n'est pas connu; 
2. Autre Rauly de Clinchamp, qui suit : 

V. Rauly de Clinchamp, dit de Travers, chevalier, 
seigneur d'O et d'Aqueville , eut pour fils : 

VI. Philippe de Clinchamp , III e du nom , dit de Tra- 
vers , chevalier, seigneur et patron de Donnay, qui laissa ; 

VII. Jean de Clinchamp, II e du nom , chevalier, sei- 
gneur de Donnay et de Saint-Sylvain. Il eut pour fils : 

VIII. Robert de Clinchamp, chevalier, seigneur et pa- 
tron de Donnay , Saint-Sylvain , Saint-Amand et Chibou- 
ville, vivant en i520, épousa Adrienne de Bordeaux, de 
laquelle il laissa : 

i.° François, qui suit; 

2. Pierre, auteur de la branche rapportée ci- 
après. 

IX. François de Clinchamp , chevalier , seigneur de 
Donnay, Saint-Sylvain , Saint-Amand, Chibouville , Gon- 
neville, Bellon, etc. , eut pour fils : 



^32 DE CLINCHAMP. 

X. Jean de Clinchamp, II e du nom, chevalier, seigneur 
et patron de Donnay, Bellon, Beuzeval , et de Saint-André 
de Hotto , au pays de Caux. Il laissa de sa femme , dont on 
ignore le nom : 

i .° Charles , qui suit ; 
2. Pierre. 

XI. Charles de Clinchamp , chevalier - s seigneur et pa- 
tron de Donnay , Bellon , Beuzeval , Goinville, Villeneuve 
et Saint-André de Hotto, eut pour fils : 

XII. Gabriel de Clinchamp , chevalier, seigneur de Don- 
nay , Beuzeval et Villeneuve , vivant en 1621 , dont la pos- 
térité n'est pas connue. 

Branche cadette. 

I. Pierre de Clinchamp, I er du nom de cette branche, 
second fils de Robert de Clinchamp et d'Adrien ne de Bor- 
deaux, écuyer seigneur de Donnay , épousa , le 19 juillet 
i562, Stevenote d'Aqueville, fille de Jean, seigneur d'A- 
queville, et de Stevenote-Patry. Il eut de ce mariage : 

II. Pierre de Clinchamp, II e du nom, écuyer, seigneur 
d'Aqueville et d'O , qui épousa, le 6 janvier 161 r, Anne 
d'Ouèsi , seigneur et patron de Sacy. Il eut pour fils : 

III. Guillaume de Clinchamp, chevalier, seigneur d'A- 
queville , marié , le i5 février 1637, avec Charlotte Bau- 
douin, fille de Pierre Baudouin, écuyer, seigneur et patron 
de Fresney-le-Viel et d'Aqueville , capitaine des chasses du 
bailliage de Caen , et d'Ambroise Vauquelin. Il eut de ce 
mariage : 

i.° Jean-Baptiste; 

2. Henri; 

3.° Philippe, qui suit : 

IV. Philippe de Clinchamp s'établit dans la province du 
Maine, où il eut, entre autres enfants : 

V. Jean-Baptiste de Clinchamp , I er du nom , écuyer , 
épousa, le 25 novembre 1673, Marie-Marguerite de France, 
dont il eut : 

1 .° Jean-Baptiste-Joseph, dont l'article viendra ; 

2. Louise-Marguerite de Clinchamp , née le 27 
mai 1676, reçue à la maison royale de Saint-Cyr , 
en avril 1687, et mariée le 25 novembre 1709 , à 
Jacques-François-Théodore de Clinchamp , cheva- 



FOUGHER DE BRANDOIS, 4 33 

lier, seigneur d'Amerval, et du grand et du petit 
Moucel; 

3.° Anne-Josèphe de Clinchamp , dame de Foust- 
Evreux. 

VI. Jean-Baptiste-Joseph de Clinchamp, écuyer, épousa, 
i Douay en Flandre, Pétronille Desteches, de laquelle il 
aissa : 

i.° Ferdinand-François de Clinchamp, chevalier, 
capitaine au re'giment Royal-Artillerie, qui épousa 
Marie Pladice, dont il n'eut point d'enfants ; 

2. Jean-Baptiste, dont l'article suit; 

3.° Marguerite; 

4. Louise- Françoise de Clinchamp; 

VII. Jean-Baptiste de Clinchamp, II e du nom, cheva- 
ier, épousa, à Douay, N.... d'Archdekin. 

Armes : « les armes de la maison de Clinchamp sont 
d'argent au gonfanon de gueules ; c'est une bannière dé- 
coupée en trois manipules, signe militaire accepté par le 
roi Charlemagne, pour la défense de l'Eglise. Le roi 
Saint- Louis confirma les dites armes à Rodolphe de Clin- 
champ, sire de Mirepoix, ainsi nommé du château de ce 
nom, dont il s'empara sur les Albigeois au nom du roi. 
Ce Rodolphe fut général dans l'armée de Saint-Louis, 
qui, satisfait de son noble courage, lui donna pour de- 
vise le cri pro Deo et rege 3 dans les champ de la Pales- 
tine. » 



FOUCHER (de Brandois), famille noble du Poitou, 
ivisée en plusieurs branches; celle des seigneurs des Her- 
iers, celle des seigneurs de Thénies, celle des barons 
u Gué de Sainte-Flayve, enfin celle des barons de Bran- 
ois, qui est devenue l'aînée par l'extinction des autres. 

Le nom de Foucher est connu dès le dixième siècle. Il y 
ît un Foucher ou Foulcher qui partit pour la première 
oisade avec Gaston de Béarn, Roger de Barneville, Héra- 
e de Polignac, etc. Les historiens contemporains donnent 
s plus grands éloges à sa valeur, et le désignent comme 

premier monté sur les murs d'Antioche au siège de cette 
lie. Une époque si reculée n'a pas permis de savoir si 
1. 28 



^34 FOUCHER DE BRANDOIS. 

les Foucher du Poitou en descendent, comme semble Tin 
diquer l'identité du nom. Quoi qu'il en soit , un Fouchei 
d'abord homme d'armes, fonda dans le Bas-Poitou, e 
1004, l'abbaye de Saint-Jean-d'Orbestiers, où il se retir 
pour y passer le reste de ses jours; un autre Foucher d 
la même famille, du nom de Guillaume, donna tous s< 
biens à l'abbaye de la Grenetière, en 1195, pro se, pon 
l'acte, et pro anima patris sui Giiillelmi et matris su. 
Ba\iliœ. Il est qualifié dans le même titre de seigneur d( 
Herbiers et de la Sauzaye (1). 

Le généalogiste André Duchesne, dans son histoire d< 
seigneurs de la Roche-Posay, cite plusieurs anciennes ma 
sons du Poitou entre lesquelles sont comptés les Chabo 
seigneurs de Jarnac et Montcontour, comtes de Brion 
marquis de Mirebeau; les Goulard, barons de Touera 
seigneurs de Marçay, Granzay, etc.; les Foucher, se 
gneurs des Herbiers et de Thénies; les Tiercelin, seigneu 
de la Roche-du-Maine, les Rouault, vicomtes de Thouar: 
Ysoré, seigneurs de Pleimartin, barons d'Ervault, etc. 

Vers l'an 1200 et 1 23 1 vivait un Pierre Foucher, qi 
nous appellerons II e du nom, puisque Guillaume I er de 
être considéré comme chef de cette famille. On n'a d'autr 
renseignements sur lui que par deux actes, l'un de l'i 
1200, l'autre de i23i. Dans le premier de ces titres, il t 
question d'un échange entre lui et Pierrede Villattes, ch 
valier, fils de la sœur dudit Foucher. 

En 1258 vivait Guillaume Foucher, III e du nom, se 
gneur des Herbiers et de la Sauzaye, comme le porte i 
acte de lui passé la même [année, dans lequel il est c 
allié des seigneurs de Lunel de -Bazauges, gentilshomn 
très-qualifiés. Par un autre acte de 1272, il rendit hoi 
mage de sa maison du Plessis à messire Girard de O 
bot, comme tuteur des enfants du seigneur de la Motr 
Achard. 

IV. A ce Guillaume succéda messire Renaud Fouch» 
seigneur des Herbiers et la Sauzaye, qui avait pour fini 



(1) La terre et seigneurie des Herbiers rendait hommage au seign< 
de Mortagne. Nous voyons par acte de i3g3, que Jean Foucher. seign 
des Herbiers, avoue tenir de messire Jean de la Haye, seigneur de M 
tagne et de Chemillé, son château et châtellenie des Herbiers , avec p 
droits de place forte et forteresse, et de mettre capitaine en icelle, dfi 
de foires et de marches, et droits de fourches patibulaires à trois pilù 



FOUGHER DE BRANDOIS. 4 35 

puîné Pierre Foucher, chef des seigneurs de Leman- 
truère , dont il sera question plus tard . Renaud vivait en 
1293; il avait épousé Isabeau de Nereterre, fille de mes- 
sire Guyon, seigneur de Nereterre. De ce mariage vinrent : 

i.° Guillaume , III e du nom, dont l'article vien- 
dra ; 

2. Isabeau, mariée à messire Gauvain du Plan- 
tis, seigneur de la Guyonnière. 

V. Guillaume Foucher , seigneur des Herbiers , passa 
:ransaction en i35y, avec dame Aliénor de Bazauges , 

sur échange de fiefs et devoirs de cens ; s'obligeant la- 
dite dame Aliénor de tenir de messire Guillaume et des 
siens les choses qu'elle reçoit en échange, tant que li- 
gnage se pourra précompter entre leurs descendants » ; 
e qui fait voir qu'il y avait eu une autre alliance entre eux 
[ue la précitée . Il avait épousé Priscille de Pezay . De 
eur mariage vinrent : 

i.° Louis, dont l'article viendra; 
2. Isabeau, morte sans mariage. 

VI. Louis Foucher, chevalier, seigneur des Herbiers, 
ivait en 1379, et avait épousé Jeanne de Saint-Ouen . De 
mr mariage vinrent : 

i.° Jean , dont l'article viendra : 

2. Catherine , mariée à Raoul , seigneur du Lan- 
dreau ; 

3.° Guillaume, chef des seigneurs de la branche 
de Thénies rapportée ci-après ; 

4. Gillette, mariée à René Jousseaulme, seigneur 
de Soulandeau. 

VII. Jean Foucher, chevalier, seigneur des Herbiers 
ît plusieurs différends avec les seigneurs ses voisins sur 
urs droits respectifs , et qu'ils terminèrent par tran- 
ction passée en 1409 , qui commence en ces termes : 
Sachent tous que comme contests et débats fussent mus 
entre nobles et puissants seigneurs Jean de la Haye, 
seigneur de Mortagne et de Ghemillé , Charles de Bre- 
tagne , seigneur d'Avaugour , et Pierre de Brézé , de- 
mandeurs et consorts, d'une part; et noble et puissant 
seigneur messire Jean Foucher, chevalier, seigneur 
des Herbiers etc. » . Il épousa Marie, fille de messire 
m Samin , chevalier, seigneur de Malacourt , Montaigu 



4 36 FOUCHER DE BRANDOIS. 

et laSaminière, et de Marie Vigier (i ) . De leur mariage vinrent : 
i .° Georges, dont l'article viendra ; 
2. Marguerite, mariée à Maurice Buor, échanson 
.de Jean, fils de France , duc de Berry et d'Auvergne ; 
3.° Marie, femme de Jacques de la Rochefaton , 
seigneur de Saveilles et de Montalembert, et cham- 
bellan de Charles VII. 
VIII. Georges Foucher, chevalier, seigneur des Herbiers, 
reçut hommage en 1443 de Jean de Rouault, seigneur de la 
Rousselière et du Landreau, à cause de cette dernière terre 
relevant des Herbiers, épousa en 141 6 Marie Buor , fille 
aînée de Jean Buor , chambellan de Jean, fils de France 
duc de Berry et d'Auvergne, et de Marie de Belauzac. D< 
leur mariage vinrent : 

i.° François _, dont l'article viendra ; 
2. Marie, mariée en 1452 au seigneur du Pies 
sis-Buet ; 

3.° Gillette, mariée en 1455 à Jean Chasteigner 
seigneur du Breuil, de Challans. (C'est une branch 
de l'illustre maison des seigneurs de Chasteigner d 
la Roche-Posay) ; 

4. Jeanne, mariée à messire Richard de Châ 

teaubriand , fils de Brideau de Chateaubriand et d 

Marguerite de Parthenay. 

IX . François Foucher , chevalier , seigneur des Her 

biers , épousa Catherine de Chateaubriand , fille de messir 

Jean de Chateaubriand , seigneur du Lion d'Angers , lt 

Roches-Baritaud , etc . , et de Jeanne de Coesmery . De c 

mariage vinrent : 

1 .° François , seigneur des Herbiers , qui mouri 
sans postérité ; 

2. Marguerite, mariée à Ambroys de Lore, fi 
de ce brave Ambroys de Lore , grand prévôt c 
l'hôtel et prévôt de Paris , dont l'histoire parle av< 
tant d'estime dans la vie de Charles VII ; 

3.° Guyonne , mariée à Jean Guérin, baron 1 
Collombiers , maître -d'hôtel ordinaire des ro 
Charles VIII et Louis XII. 

(1) La maison de Vigier est fort ancienne: elle s'est étendue dans 
Saintonge, le Poitou et l'Angoumois, où elle s'est alliée à de nobles 
grandes maisons, telles que celles de Parthenay, d'Aubusson, de Mo 
taudre et d'Archiac, ainsi qu'il est rapporté dans une ancienne gém 
logie de la maison de Vigier, dans laquelle celles de Beaumont 
liressuire, de Montfaucon , de Foucher, de Ponthieu, se trouva 
blablement comptées. 



FOUCHER DE BRANDOIS. 4 3 7 

4. Jeanne, marie'e à messire Olivier de Sillé. 
Ainsi finit la branche des seigneurs des Herbiers. Nous 
avons vu ci-dessus que Pierre Foucher, frère puîné de 
Renaud Foucher, chevalier, seigneur des Herbiers, fut le 
chef des seigneurs de Lémantruère. Nous allons reprendre 
l'histoire généalogique de la maison de Foucher, à com- 
mencer par ledit Pierre. 

I. Pierre Foucher, chevalier, seigneur de Lémantruère, 

épousa N de Cerizay, maison passée depuis vers Tan 

i53o en celle de Brézé, par le mariage de Gaston de Brézé 
avec Marie de Cerizay. De leur mariage vint un seul fils 
nommé Jean. 

II. Jean Foucher, chevalier, seigneur de Lémantruère, 
épousa, en i32i, Béatrix, de Saint- Loyre en Anjou. De leur 
mariage vinrent : 

. i.° Jean, marié à Collette de Rouault, de la mai- 
son des vicomtes de Thouars, dont il n'eut que deux 
fils morts sans postérité ; 
2. André, dont l'article viendra. 

III. André Foucher, chevalier, seigneur de Léman- 
truère, épousa, en i388, Marguerite, fille aînée de Jean, 
seigneur de la Barottière. De ce mariage vinrent : 

1 .° Jean, dont l'article viendra ; 

2. François, marié à Héliette de Chabot, dont 
il eut deux fils, l'un mort sans postérité, l'autre 
père d'une seule fille mariée au baron de Lostange, 
comte d' Aulnay ; 

3.° Marie, mariée, en 1426, à Jean deGaulard; 

4. ° Françoise, mariée, en 1427, à Miles de 
Mauclerc. 

IV. Jean Foucher, chevalier, acheta de' Mathieu de 
Montours, son oncle maternel, sa part dans la succession 
de la Barottière, pour 800 réaux d'or, somme considérable 
pour ce temps-là. Il avait épousé Marguerite de Bouille, 
fille de Hugues de Bouille et de Hardouine de la Brosse. 
Le contrat est passé en 1423, et signé du baron de la Forêt- 
sur-Sayvre, de Georges Foucher, seigneur des Herbiers, 
de Mathieu de Montours, Bouillant de Brézé, etc. De leur 
mariage vinrent : 

1 .° Jacques, dont l'article viendra \ 

2. Marie, mariée à Jean de Pouilly, seigneur de 
Courcelles; 

3.° Jeanne, mariée, en 1448, à messire Jous- 
seaulme , chevalier, seigneur de la Geffardière. 



4 38 FOUCHER DE BRANDOIS. 

V.Jacques Foucher, chevalier, reprit les armes pleines, 
après le décès de François, dernier mâle de la branche 
des Herbiers. Il transigea avec Guy de Montfaucon, sei- 
gneur de Saint-Mesmin, pour leurs droits respectifs dans 
la terre et châtellenie de la Barottière. Il avait épousé 
Jeanne de Cerizay, pour seconde alliance avec cette fa- 
mille; le contrat est de l'an 1449, signé de Jean de la 
Haye, seigneur de Chemillé, Louis de Clermont, Jean 
de Villeneuve, chevaliers, et portant que, dans le cas où 
ses frères décéderaient sans postérité, elle viendrait à suc- 
cession comme fille aînée et principale héritière; il paraît 
qu'il n'eut pas d'enfants de Jeanne de Cerizay, ou qu'ils 
ne vécurent pas. Il épousa en secondes noces, en 1458, 
Jeanne de la Muce, fille de messire Jean de la Muce, sei- 
gneur de Villedor, d'Aubigny et du Gué de Sainte-Flayve ; 
Jeanne de la Muce fit passer cette dernière terre, dans la 
maison de Foucher, dont elle rendit hommage en 1493, 
à Louis de Bourbon, prince de la Roche-sur- Yon. De leur 
mariage vinrent : 

i.° Bertrand, dont l'article viendra; 

2. Gilles, marié à Marguerite du Plantis; 

3.° Pierre, marié à Jeanne du Plessis. 

VI. Bertrand Foucher, seigneur du Gue, etc., épousa 
Marie de Manguy, fille de Tristan Manguy, seigneur du 
Bois-Béranger, la Gour-Manguy et Brandeau. Cette der- 
nière terre est aussi restée depuis dans la maison de Fou- 
cher. Bertrand fut tué à la bataille de Pavie ; son cœur 
fut transporté dans l'église de Sainte-Flayve en Bas- Poi- 
tou, où il est représenté armé avec une épitaphe en vers 
français sur son tombeau. Il avait servi plusieurs années 
auprès de Louis de la Trémouille, dont il obtint l'estime 
et l'affection, et qui lui en donna des preuves non équi- 
voques par le mariage qu'il fit faire à Joachim, son fils. De 
son mariage avec Marie Manguy vinrent : 

1 .° Joachim, dont l'article viendra ; 
2. Bertrand, chevalier de Malte, où il fut tué 
pour la défense de la foi chrétienne : 
3°. Pierre, qui fut prieur de Mauléon ; 

VII. Joachim Foucher, seigneur du Gué, épousa, en 
i5i6j Marie du Croizil, issue des maisons de Retz et de 
Laval : elle fut seule et unique héritière, et apporta, dans 
la famille de Foucher, la baronnie de Retz, la seigneurie 
de Machecoul et de Prince et les terres d'Ardennes, de la 



FOUCHER DE BRANDOIS. 439 

Salle le Plessis-Guerrif , de Lanfrenière et de la Forêt, 
la plupart mouvantes du roi. Ce fut Louis de la Tré- 
mouille qui maria sa parente , Marie du Croizil 3 avec 
Joachim Foucher. On ignore le degré de cette parenté* 
seulement , par lettres de 1 549 , il qualifie Joachim de 
cousin , lui donne toutes permissions de chasser dans ses 
bois de Talmond et autres forêts , quand il lui plaira : 
privilège que le même Joachim obtint aussi de Louis de 
Bourbon , pour les forêts du Luc et de la Roche-sur- Yon. 
Il reçut , en 1 5 5 1 , des lettres du roi signées Henri 3 « lui 
» donnant commission et pouvoir , ainsi qu'au seigneur de 
» Chasteaubriand , de faire des levées de gens de guerre 3 si 
» besoin est , pour s'opposer aux descentes des ennemis. » 
Il avait épousé , en secondes noces , Jacquette du Vau de 
Chavaignes, fille du seigneur de Chavaignes et de Rade- 
gonde de la Haye-Montbaud; c'est de ce second mariage 
qu'est issue la branche des. barons du Gué de Sainte-Flayve 
rapportée ci-après. De son premier mariage avec Marie 
du Croizil vinrent : 

1 .° Jean 3 baron de Retz 3 qui fut chevalier de 
l'ordre, et pensionnaire du roi. On a de lui plu- 
sieurs actes dans lesquels il est qualifié de baron 
de Retz, seigneur de Machecoul, Prinçay, etc. Il 
reçut des lettres de convocation du roi, pour se 
trouver aux Etats de Bretagne de l'an i565, en sa 
qualité de baron de Retz ; mais après un long pro- 
cès avec l'amiral d'Annebault , dont la femme , 
Françoise de Tournemine de la Hunaudaye, était 
descendue de Philippe de Laval , sœur de Marie 
de Laval, qui avait porté lesdites terres dans la 
maison du Croizil , ils passèrent transaction pour les 
droits de la baronnie de Retz à eux appartenant par 
moitié , et ainsi partageables selon l'arrêt de la cour. 
Par cette transaction, « Jean Foucher cède ses 
» droits sur la baronnie de Retz , moyennant que 
» les terres de la Salle près Machecoul , de Saint- 
» Mars , d'Ardennes , de Lanfrenière , de la Forêt 
» et du Plessis-Guerrif, lui demeureraient garan- 
» ties, par ledit seigneur amiral, de toutes préten- 
» tions et contests , avec ce qu'ils possédaient dans 
» les terres de Froidefonds , de la Mothe-Achard 
» et de Falleron; qu'en outre ledit seigneur amiral 
» payerait audit Jean de Foucher une somme de 



440 FOUCHER DE BRANDOIS. 

» 60,000 liv. , et qu'il se chargerait de récompen- 

» ser les autres prétendants à la succession de Retz , 

» tels que les la Trémouille, la Suze, de Surgères, 

» de Maillé, et payerait le douaire à madame 

» Louise de Bourbon , sœur du connétable. » 

Depuis, cette baronnie a passé dans la maison de Gondy 

parle mariage de Catherine de Clermont, veuve de Jean 

d'Annebault , avec Albert de Gondy , et a été érigée en 

duché-pairie en 1 5 8 r. 

Jean Foucher dissipa une si belle fortune par sa vie peu 
réglée à la cour et ailleurs , et ne laissa que deux filles de 
son mariage avec Marie de la Haye. 

2. Jacques , dont l'article viendra • 
3.° Trois filles, religieuses. 

VIII. Jacques Foucher, chevalier, seigneur de Bran- 
deau , la Templerie , etc. , épousa Claude Durand de Mal- 
voysine. De son mariage vinrent : 

i.° Louis, dont l'article viendra} 
2.° Jacques, mort sans postérité ; 
3.° Jeanne, mariée au seigneur de la Bassetière. 

IX. Louis de Foucher, chevalier , seigneur des mêmes 
lieux , épousa Louise Gabard des Jamonnières. De ce ma- 
riage vint un seul fils , Jacques , dont l'article viendra. 

X. Jacques de Foucher, chevalier, fut lieutenant-co- 
lonel au régiment du Gué de Sainte-Flayve, par brevet 
signé du roi de 1637: ce régiment avait été donné par le 
roi , comme nous le verrons ci-après, au baron du Gué , 
et en portait le nom. Il épousa Yvonne le Gallègre du Bois- 
Guignardais. De ce mariage vint : Antoine-Julien, dont 
l'article viendra. 

XI. Antoine-Julien de Foucher, chevalier, fut nommé 
par le maréchal d'Estrées , commandant l'escadron des 
gentilshommes du Bas-Poitou , dans la guerre de 1692. Il 
avait épousé , le 24 avril i685 , Françoise de Bruc , fille de 
Louis de Bruc , conseiller , garde des sceaux au parlement 
de Bretagne. De leur mariage vinrent : 

i.° Calixte, né le 14 février 1686, dont l'article 
viendra ; 

2. François-René, mort le 7 juillet 1688; 
3.° Jean-Baptiste, mort le 29 juillet 1690. 

XII. Calixte de Foucher , chevalier, épousa, en 1706 , 
Marie, fille de messire Louis-Robert de Lézardicre : 



FOUCHER DE BRANDOIS. 441 

ce fut Marie qui porta dans cette famille partie de la 
baronie de Brandois et la Mothe-Achard, sur laquelle 
nous avons déjà vu plus haut que Jean Foucher, baron de 
Retz, avait eu des droits : depuis, et sous le fils dudit 
Calixte, la baronie de Brandois (1) a été toute réunie dans 
la famille de Foucher, et ses descendants en ont depuis 
porté le nom. Il épousa, en secondes noces, Louise de 
Marconnay, pour seconde alliance avec cette famille , 
dont il n'eut pas d'enfants. De son premier mariage avec 
Marie de Lézardière, vinrent : 

i.° Pierre- Louis, né le 7 mars 1708, mort jeune; 

2. Calixte- Julien, dont l'article viendra; 

3.° Marie-Anne-Modeste, née le 7 avril 171 3, morte 
sans mariage. 
XIII. Calixte- Julien Foucher, chevalier, né le 6 mai 
1709, épousa Marie, fille de messire René Marchand, 
seigneur de la Mulnière. De ce mariage vinrent : 

i.° Calixte -Charles -Julien, baron de Brandois, 
né le 3 1 juillet 1736, reçu aux chevau-légers en 175 5; 

2. Calixte-Germanique, mort dans la marine; 

3.° Henriette; 

4. Bénigne-Modeste, morte sans mariage. 

Branche des seigneurs de Thénies. 

I. Guillaume, troisième fils de Louis Foucher, cheva- 
lier, et de Jeanne de Saint-Ouen, épousa Marguerite, fille 
de Guillaume Baritaud, seigneur de Thénies. De ce ma- 
riage vint Antoine, dont l'article viendra. 

II. Antoine Foucher de Thénies, chevalier ; il servit 
sous Charles VII, contre les Anglais, et fut pris à la ba- 
taille d'Azincourt, en 141 5, avec trois autres chevaliers 
Poitevins (Jean, baron de la Forêt-sur-Sayvre; Jean, sei- 
gneur du Puy-du-Fou, et Geoffroy de Chasteigner, sei- 
gneur d' Abain), et pour leur rançon le capitaine anglais 
exigea 1800 écus d'or. Il épousa Marguerite de Chasteau- 
briand, pour troisième alliance avec cette famille, fille 
de messire de Chasteaubriand, et de Marguerite de Par- 
thenay. De ce mariage vint une seule fille, mariée à 
Maurice d'Escoubleau de Sourdis. Il épousa, en se- 
condes noces, Gillette de Rouault, fille de messire Miles 

(1) Cette terre fut démembrée en i55o,, du duché de Thouars, en 
faveur de Louis de Bueil , comte de Sancerre, grand échanson de France, 
qui épousa Jacqueline de la Trémouille. . 



442 FOUCHER DE BRANDOIS. 

de Rouault (de la maison des vicomtes de Thouars, puis 
seigneurs de Gamaches), et d'Isabeau de Beaumont. De 
ce mariage vinrent : 

i.° Louis, dont l'article viendra; 

2. Françoise, mariée au seigneur de Cherzay, 
maison passée en celle de Crissé par alliance. 

III. Louis Foucher de Thénies, chevalier; il passa 
transaction, en 1476, avec Jacques de Beaumont, son 
oncle maternel, chambellan du roi et grand sénéchal du 
Poitou, sur leurs parts respectives dans les terres de Bres- 
suire, Lezay, la Mothe Saint-Eloy et Chiche, à cause 
d'Isabeau de Beaumont, leur mère et aïeule. Il épousa 
Marie de la Porte, fille de Hardy de la Porte, baron de 
Vezins, et de Marguerite de la J aille. De leur mariage 
vinrent : 

i.° Antoine, II e du nom, dont l'article viendra; 
2. Jacquette, mariée à Louis de Vernon, de la 
maison de Montreuil-Bonnin. 

IV. Antoine II de Thénies, fut gouverneur de la ville 
et du château d'Amboise, place alors importante; il fut reçu, 
vers l'an 040, chevalier de l'ordre de Saint-Michel, et il 
est à remarquer que dans le principe cet ordre ne se donnait 
que pour de grands services, et que le nombre des cheva- 
liers ne devait pas excéder trente-six. Il épousa Françoise 
de Marconnay, fille de Pierre de Marconnay, premier 
écuyer de la reine Catherine de Médicis. De leur mariage 
vinrent deux filles seulement qui finirent la branche des 
seigneurs de Thénies; elles furent filles d'honneur de la 
reine, qui dans leur contrat de mariage voulut être nom- 
mée leur tutrice honoraire : l'une épousa Joachim de la 
Chastre, comte de Nançay, capitaine des gardes-du-corps : 
l'autre, Guillaume de Pierres, seigneur du Plessis-Bau- 
douin et gouverneur du château d'Angers. 

Branche des barons du Gué de Sainte-Flayve. 

I. Joachim Foucher, seigneur du Gué, avait épousé, 
en secondes noces, en 1549, comme nous l'avons vu ci- 
dessus, Jacquette du Vau de Chavaignes, fille du seigneur 
de Chavaignes et de Radegonde de la Haye-Montbaud. De 
ce mariage vint seulement Joachim, II e du nom. 

II. Joachim, seigneur du Gué, servit dans les guencs 
de i58o, comme il appert, par acte signé Louis de Bour- 



FOUCHER DE BRANDOIS. 44 3 

bon, dans lequel il est dit « que le seigneur du Gué, Joa- 
» chim de Foucher est dans son armée comme volontaire 
» avec bon équipage d'hommes, d'armes et de chevaux. » 
Il avait épousé , en 1578, Jeanne, fille de Jacques de la 
Tousche, et de Marie de Mauclerc. De ce mariage vinrent : 

1 .° Pierre , mort sans postérité ; 

2. Joachim, III e du nom, aussi mort sans posté- 
rité; 

3.° Jacques, dont l'article viendra. 

III. Jacques Foucher, baron du Gué. Il fut fait gentil- 
homme ordinaire de la chambre du roi, par lettres à lui 
adressées en 1606, signées Henri, contre-signées Potier, 
et dans lesquelles il est dit que c'est en considération d'im- 
portants services rendus au roi. Ce fut aussi en sa faveur que 
la terre du Gué de Sainte- Flayve fut érigée en baronnie par 
Mgr. fils de France, frère unique du roi, en 1627. Les lettres 
portent que c'est en sa faveur et en considération du service 
que lui rend Germanique de Foucher son fils, dans sa charge 
de premier chambellan. Autres lettres du roi , portant con- 
sentement de cette faveur, en considérant leurs services et 
ceux de leurs prédécesseurs. Il avait épousé, en 1602, Hé- 
lène, fille aînée de messire Antoine du Châtellier-Barlot. 
De leur mariage vinrent : 

1 .° Germanique , dont l'article viendra ; 

2. Diane et Angélique, mortes sans postérité. 

IV. Germanique Foucher , baron du Gué , entra au ser- 
vice à l'âge de quatorze ans dans le régiment du baron du 
Châtellier-Barlot , maréchal des camps et armées du roi , 
son oncle maternel. Il se trouva au siège de Luzarche, et 
quelque temps après avec le baron du Gué son père, à ceux 
de Saint-Jean-d'Angély et de la Rochelle. En 1626, Mon- 
sieur, frère du roi, le fit gentilhomme de sa chambre, et 
son premier chambellan , en i632. 

A l'époque du raccommodement de Monsieur avec le roi, 
il fut chargé, par S. A. R. , d'une mission auprès du roi 
d'Espagne , dans laquelle il se comporta de manière à ga- 
gner les suffrages de S. M . catholique, de la famille royale , 
et du prince infant d'Espagne, et il reçut de la main même 
du roi, pour marque de sa satisfaction, une rose de diamants 
de la valeur de mille écus. A son retour en France , le roi lui 
donna un régiment de vingt enseignes à drapeau blanc, qui 
porta le nom de régiment du Gué de Sainte-Flayve , et qui 
le portait encore lorsque Jacques de Foucher, son parent ci- 



FOUCHER DE BRAND01S. 

dessus désigné , en fut nommé lieutenant-colonel} il fut 
reçu chevalier de l'ordre de Saint-Michel , et voici la 
teneur de la lettre à lui écrite à ce sujet , par le roi 
Louis XIII. 

« Monsieur le baron du Gué, considérant que votre 
» maison est une des principales de notre province de Poi- 
» tou, joint vos services et mérites, vous ont fait choisir 
» et eslire par les chevaliers frères et compagnons de Mon- 
» sieur Saint-Michel, pour être associé à ladite compa- 
:c. » 
Signé LOUIS. Et plus bas de Loménie. 

Enfin, après avoir servi six ans entiers à la tête de son 
régiment, à l'entière satisfaction de Sa Majesté et de Son 
Altesse Royale , il finit ses jours , à l'âge de trente-un ans , 
par l'explosion d'une mine , dont il commandait l'attaque , 
au siège du Catelet , emportant les regrets de tous ceux qui 
l'avaient connu. 

Armes : Les armes de la famille de Foucher sont de 
sable au lion d'argent. 

Il existe dans le Poitou une famille de Foucher , mar- 
quis de Cirzay , portant les mêmes armes que les précédents , 
que nous croyons aussi une branche de la famille précitée , 
sans avoir pu trouver l'époque de la séparation ; d'après les 
renseignements que nous avons recueillis d'une histoire 
généalogique de la noblesse de France, nous avons vu 
qu'un Jacques Foucher obtint l'érection en marquisat 
des terres de Thérouanne, le Plessis Sénéchal, le Coul- 
dray, sous le nom de Foucher-Cirzay, par lettres de juin 
i653. Les lettres portent que c'est pour récompense de ses 
nobles et recommandables services, et pour récompen- 
ser ses aïeux en sa personne. Il fut aussi pourvu de 
l'office de sénéchal, au comté de Civrai et de Saint-Maixant. 
Il avait épousé, en 1637, la fille du seigneur de Béjarry et 
de Marguerite de Pontlevoy; de ce mariage vint Abime- 
lech Foucher, marquis de Cirzay, marié, en 1669, à Julie 
d'Angennes , fille de Louis d'Angennes , marquis de 
Maintenon 3 qui eut pour fils Jean-Henri, reçu page du 
roi dans sa grande écurie en i685, puis grand sénéchal 
du Poitou. 

Il existe aussi une famille de Foucher de Careil , dans la 
Bretagne, portant les mêmes armes que ceux-ci, sur les- 
quels nous n'avons encore pu recueillir aucuns rensei- 
gnements. 



DE BROC. 445 

BROC (de) , famille d'ancienne chevalerie de la pro- 
vince d'Anjou. 

I. Govin, sire de Broc, vivait en 1069. A cette époque 
il possédait la cour de Broc, près le Lude. 

IL Lioter ou Lister de Broc vivait en 1100; il fit bâtir 
le château de Broc , près le Lude , qu'il nomma Lisar- 
dière. 

III. Henri de Broc, chevalier, seigneur de Broc-Lisar- 
dière, vivait en 1 r 85 . 

IV. Pierre de Broc passa en Angleterre avec Henri II, 
comte d'Anjou, surnommé Plantagenet, et y fit la tige des 
ducs de Broc, en 1 1 86. 

V. Amaury de Broc fit le voyage d'outre-mer avec Ri- 
chard-Coeur-de-Lion, roi d'Angleterre, en 1 190. 

VI. Geoffroi de Broc, mort au château de Broc-Lisar- 
dière en 11 99. 

VIL Herbert de Broc vivait en 121 3. 

VIII. Pierre de Broc, seigneur de Broc - Lisardière , 
épousa Marguerite de Thierne, dame du Buisset, en 1273. 

IX. Guillaume de Broc vivait en i3o2. 

X. Pierre de Broc, chevalier, seigneur de Broc-Lisar- 
dière, sénéchal de Nîmes et de Beaucaire, gouverneur de 
Lille en Flandre en 1 3 1 3 ; avait épousé en premières noces 
Alix de Mathefelon, et en secondes noces Jacqueline de 
Roye, en Picardie. 

XL Thibaut de Broc, seigneur de Broc - Lisardière, 
épousa en 1 365 demoiselle Simonne de Nesle. 

XII. Beaudoin de Broc, seigneur de Broc -Lisardière , 
épousa en 1395 demoiselle Marie Grenette, dame de Les- 
pinai, et en secondes noces Jeanne de Tiercelin, de la 
maison de la Roche-du-Maine. 

XIII. Pierre de Broc, seigneur de Broc-Lisardière , en 
1435 épousa demoiselle Fouquette de Rougebec. Elle était 
héritière d'une très-ancienne maison. 

XIV. René de Broc était frère aîné de Jean de Broc, 
auteur de la branche de la ville de Fauvier. 

XV. René de Broc, seigneur de Broc-Lisardière, épousa 
demoiselle Marie de Saint-Benoist en 1449 ; elle apporta en 
dot la vicomte de Foulletourte et le château des Pairai. 

XVI. Girard de Broc, seigneur de Broc-Lisardière-lès- 
Pairai, épousa demoiselle Isabeau du Bouchet; il vivait en 
1490. 

XVII. Julien de Broc, seigneur de Broc-Lisardière-lès 
Pairai, épousa en 1 5 20 demoiselle Jeanne de Vandosmoys. 



44 ô DE BROC. 

XVIII. Mathurin de Broc, seigneur de Broc-Lisardière- 
lès-Pairai et Mars-la-Jaille , etc., chevalier de l'ordre du 
Roi, gentilhomme de sa chambre, épousa en 1 566 demoi- 
selle Louise de Lavardin. 

XIX. François de Broc, seigneur de Broc-Lisardière- 
lès-Pairai et Mars-la-Jaille , etc. , chevalier de l'ordre du 
Roi, gentilhomme de sa chambre, épousa en 1596 demoi- 
selle Françoise de Montmorency. 

Jacques de Broc, fils de François de Broc et frère 
de Pierre de Broc, était évêque d'Auxerre. 

XX. Pierre de Broc, seigneur de Broc-Lisardière-lès- 
Pairai, etc., épousa au château du Louvre, en présence 
de Marie de Médicis et d'Anne d'Autriche, en 1624, de- 
moiselle Marguerite de Bourdeille, fille d'honneur de la 
reine. 

XXI. Michel-Claude de Broc, seigneur de Broc-Lisar- 
dière-lès-Pairai, épousa en 1666 Elisabeth Prudhommeau, 
laquelle eut, après le décès de son mari, la terre de Broc- 
Lisardière en remploi, et la vendit. Depuis 1069 jusqu'en 
1666, c'est-à-dire pendant cinq cent quatre-vingt-dix-sept 
ans, la terre de Broc-Lisardière est restée dans la maison 
de Broc. 

XXII. Léonore de Broc, colonel d'un régiment de son 
nom, fut tué à la bataille da Hoscktett en 1704; il avait 
épousé la veuve du seigneur de Levarai. 

XXIII. Michel de Broc, frère de Léonore, seigneur des 
Pairai, etc., capitaine dans le régiment de la Reine, che- 
valier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, épousa 
en 1701 demoiselle Armande Richer. 

XXIV. Michel-Armand de Broc, seigneur des Pairai, etc., 
épousa en 1732 demoiselle Jeanne-Jacqueline de Dominique 
dont il n'eut point d'enfants. Il fut capitaine au régiment 
du Roi, colonel du régiment d'Aunis, ensuite colonel du 
régiment de Bourbon, brigadier des armées du roi, com- 
mandant en second en Bretagne, maréchal de camp, com- 
mandant en chef en Alsace, commandeur de l'ordre royal 
et militaire de Saint- Louis. Il mourut en 1775, après avoir 
fait rebâtir et embellir le château des Pairai. 

XXV. Charles-Eléonore de Broc , son frère , épousa , 
le 16 janvier 1746, demoiselle Madeleine - Gabrielle de 
Menon-de-Turbilly. Il servit d'abord dans le régiment du 
Roi, fut fait capitaine dans celui d'Orléans, eut ensuite une 
compagnie dans le régiment de la Reine, cavalerie, qu'il 



VIOT DE MERCURE. 447 

obtint de faire passer à Charles-Michel de Broc , son fils , 
et se retira du service, chevalier de Tordre royal et militaire 
de Saint-Louis , avec le grade de lieutenant-colonel. 

XXVI. Charles-Michel de Broc., seigneur des Pai- 
rai , etc. , chevalier de Tordre royal et militaire de Saint- 
Louis \ épousa demoiselle Emilie de Bongars , fut lieute- 
nant-colonel du régiment de Royal-Champagne. 

XXVII Charles-Gabriel de Broc, a épousé demoiselle 
Anne Chevalier. Il a trois fils : Taîné nommé Charles- 
Léon , le second Fernand , le troisième Gonsalve. 

Il n'y a que deux branches de la maison de Broc : celle 
qui possède la terre des Pairai , entre la Flèche et le Mans , 
et celle qui possède la terre de la Ville-au-Fourrier, près 
Baugé ; cette seconde branche a aussi trois garçons. 

Ces deux branches de la maison de Broc portaient les 
titres de marquis , comte et vicomte. 

La maison de Broc a eu un chevalier de Malte qui a 
rendu des services distingués à Tordre, en armant à ses 
frais une galère , ainsi qu'il est cité dans l'Histoire de 
Malte ; par l'abbé de Vertot ; il est également mentionné 
dans 1 Histoire d'Angleterre , à l'occasion de Thomas Be- 
quet , archevêque de Cantorbéry , lequel de Broc avait fait 
une fondation expiatoire au Mans. 

Armes : « De sable , à la bande fuselée d'argent. » 



VIOT DE MERCURE, famille originaire d'Ecosse, qui 
a fourni un vice-roi de Tanger en Barbarie ; elle portait le 
titre de comte de Viot ou Théviot , avant que les guerres 
civiles de la Grande-Bretagne ne l'eussent forcé à émi- 
grer en France , où elle s'est établie dans TOrléannais. 

I. Jacques Viot, seigneur de Mercure , fut gendarme 
des gardes-du-corps de Jacques V , roi d'Ecosse ; il passa 
en France en 1549, et avait épousé Mathilde de Bar- 
res , de laquelle il laissa : 

II. Jean Viot, seigneur de Mercure qui fut page delà 
chambre de Marie Stuart , femme de François II , roi de 
France , puis capitaine de cavalerie en 1 585. Il se signala 
à la bataille de Coutras en 1587; le roi pour récompenser 
ses services lui donna une des charges de valet de sa cham- 
bre ordinaire , et lui accorda la direction et maîtrise de 
toutes les verreries du royaume de France. Il avait épousé 
Elisabeth le Gros , de laquelle il laissa : 



448 DE MILAN D'ASTIS. 

i.° Jean-Henri, capitaine de cavalerie au régi- 
ment d'Espenan, tué à la bataille de Lentz; 

2. Maximilien , capitaine de cavalerie au régi- 
ment de Condé , tué à la bataille de Rocroy ; 
3.° Pierre , qui suit. 

III. Pierre Viot de Mercure, médecin ordinaire du 
roi , épousa Marie Menard , de laquelle il laissa : 

IV. Florent Viot de Mercure, qui fut d'abord cadet 
gentilhomme dans le régiment de Languedoc , puis gen- 
darme dans la garde écossaise ; il fit toutes les campagnes 
de Flandres , et assista au siège de Thionville en 1 676 , en 
qualité de sous-aide-de-camp de M. de Lahaye , lieute- 
nant-général des armées du roi. S' étant retiré à Pithiviers , 
il fut nommé conseiller , médecin ordinaire du roi , et 
procureur du roi de ladite ville de Pithiviers en 1689. Il 
avait épousé, le i3 février 1 685, Marie Humery , de laquelle 
il laissa : 

V. Florent-Charles-Jean Viot de Mercure , né le 29 
octobre 1694, a épousé Marie Trezin, de laquelle 'il a eu : 

i.° N.... Viot de Mercure _, avocat au parlement, 
mort sans postérité; 

2. Etienne-Aignan, qui suit; 

VI. Etienne-Aignan Viot de Mercure, né le 14 juillet 
1739, officier dans le régiment de Conflans , qui eut un 
bras cassé au siège de Triche Napaly , dans l'Inde, et qui 
reçut plusienrs autres blessures honorables au service du 
roi; il avait épousé Jeanne Gentil , dont il a laissé : 

VII. Etienne-Aignan-Pascal Viot de Mercure, écuyer, 
né le 3 1 mars 1785. Il a épousé Marie-Marguerite Beaulu , 
de laquelle il a : 

Olympe-Marie-Julie, née le 9 octobre 181 1. 
Armes : « D'azur , au caducée d'or , deux roses d'ar- 
» gent posées en chef, deux licornes pour supports, et 
» timbré d'un casque grillé de front. » 



MILAN D'ASTIS (de) , famille noble, établie dans le 
Poitou , et représentée par : 

Jean-Germain de Milan d'Astis , écuyer , né le 8 juillet 
1785 , député par la ville de Châtellerault pour déposer ses 
hommages aux pieds de Louis XVIII, à son avènement au 
trône en 18 14. 



DE BRANCION. 449 

RAGUET-BRANCION (de;. Les seigneurs de Brandon 
tiraient leur origine d'une petite ville de Bourgogne, avec 
titre de comté, à quatre lieues de Tournus, et descendaient 
d'un seigneur de ce lieu, qui vivait vers l'an 960. Cette 
famille est une des plus anciennes de France, et a contracté 
des alliances avec les maisons les plus illustres. Elle est re- 
présentée aujourd'hui par les comtes de Raguet-Brancion. 

I. Varulphe, comte de Brancion, seigneur des princi- 
pales villes situées sur la Saône, le Rhône et la Loire, vivait 
en 960. Il était frère de Gauthier, prévôt de l'église de 
Mâcon. Guichenon et plusieurs auteurs le disent père de : 

i.° Bernard, dit le Gros, qui suit; 
2. Josserand. 

II. Bernard, dit le Gros, premier du nom, seigneur de 
Brancion, épousa, en io35, Ermentrude. Dans un titre de 
l'abbaye de Gluny il est appelé vir secundum sœculi 
dignitatem clarissimus. Il eut pour fils : 

i.° Landric, dit le Gros, qui suit; 

2. Bernard, mort religieux ; 

3.° Josserand, mort évêque de Langres, en 1 1 25. 

I I I . Landric, dit le Gros, premier du nom, seigneur de 
Brancion, épousa N..., sœur de Bernard de Millet, dont il 
eut: 

i.° Bernard, qui suit ; 
2. Hugues ; 
3.° Landric; 
4. Gouy. 

IV. Bernard, dit le Gros, second du nom, seigneur de 
Brancion et d'Uxelles, épousa N..., fille de Thierry, duc 
de Lorraine. Il partit pour la Syrie en 1 i5o, et vivait encore 
en 1 171 . Il eut de son mariage : 

1 .° Josserand, dont l'article suit ; 
2. Henri; 
3.° Humbert. 

V. Josserand, dit le Gros, premier du nom, seigneur de 
Brancion, se croisa avec les seigneurs français. Il épousa 
N.., fille de Guillaume de Châlons, dont il eut: 

i.° Henri, dit le Gros, qui suit; 
2. Bernard ; 
3.° Guillaume. 

VI. Henri, dit le Gros, premier du nom, seigneur de 

1. 29 



4 5o ^E BRANCION. 

Brancion, épousa Béatrix, sœur de Gauthier de Vignory. 
Il eut de ce mariage : 

i .° Josserand, dont l'article viendra ; 

2.° Barthélémy mort évêque des Cinq-Eglises ; 

3.° Henri III, qui continua la lignée, et dont l'article 
suivra; 

4. Etienne, mort abbé de Cluny. 

VII. Josserand, dit le Gros, second du nom, seigneur 
de Brancion, épousa Marguerite de Vienne, qui lui porta 
en dot la seigneurie de Salins. Elle était fille de Gaucher, 
sire de Salins, et de Marguerite de Bourbon. Il fut tué à la 
bataille de la Massoure, où il avait accompagné saint Louis. 
Il laissa de son mariage : 

i.° Henri, dit le Gros, dont l'article suit ; 

2. Pierre, qui forme la branche des seigneurs de 

Visargent, qu'on rapportera plus bas ; 
3.° Alix, qui, en 1260, épousa Aurène du Lucy. 

VIII. Henri, dit le Gros, second du nom, seigneur de 
Brancion et d'Uxelles, épousa N.... Fouquet de la Prévière, 
fille de Guillaume, sire de la Prévière, dont il n'eut qu'une 
fille, nommée Marguerite, qui épousa Bernard de Choiseul, 
chevalier, seigneur de Traves. 

IX. Henri, troisième du nom, seigneur de Brancion, fils 
de Henri I er et de Béatrix de Vignory, fut comte de Raguet- 
Brancion, et seigneur d'Uxelles. Il épousa Marie de Genève, 
fille d'Ame, seigneur de Gex. Il fit un premier voyage à la 
Terre-Sainte, et se croisa sous saint Louis, ainsi qu'il est 
prouvé par une lettre à lui écrite par ce roi de France 
en 1270. 

Pour un fait d'armes en Palestine, il écartela d'un champ 
d'azur, à une tour d'argent, maçonnée de sable, sur- 
montée d'un rat d'argent passant. 

Il eut de son mariage : 

X. Didelot, comte de Raguet-Brancion, seigneur de 
Fossé et de Royalmaix, fut, en i3io, ambassadeur du duc 
de Bar et de Lorraine auprès du roi de France Charles V, 
et mourut en 1379. Il avait épousa Anne de Mory, dont 
il eut : 

1 .° Etienne, qui suit ; 

2. Laurent, qui se maria, et eut une fille nommée 

Françoise. 

> 

XL Etienne I er de Raguet-Brancion, seigneur de Fossé 



DE RAGUET-BRANCION. 4 5 ï 

et de Royalmaix. Il fut aussi ambassadeur du duc de Bar et 
de Lorraine vers le roi de France, et prêta, le 2 août i38o, 
la somme de 1000 livres, sous le cautionnement du duc de 
Lorraine, à la ville de Brié, pour subvenir aux frais du 
siège qu'il avait mis devant Cluny. Il mourut à Paris, en 
i386. Il avait épousé Jeanne, fille de Pierre Almara, 
seigneur de Gozard, et d'Anne- Françoise Fouquet de la 
Ferrière. Il eut de ce mariage : 
i.° Jean, qui suit ; 
2. Simon, père de Jean-Louis, lequel se maria, et 

eut pour fils Nicolas, Simon et Josserand, morts 

tous trois sans postérité. 

XII. Jean de Raguet-Brancion, premier du nom, gou- 
verneur et président de la souveraineté de Commercy, 
épousa Françoise, fille de Laurent Raguet-Brancion, sa 
cousine, dont il eut : 

XIII. Claude de Raguet-Brancion, premier du nom, 
capitaine des chevau-légers de Louis XI, roi de France; 
fnt tué à la bataille de Montlhéri, en 1465. Il avait épousé 
Marguerite de Vaudray, dont il eut : 

XIV. Simon de Raguet-Brancion, capitaine de chevau- 

I légers de Charles VIII; mort en Italie, où il accompagnait 
ce prince. Il avait épousé Claudine Gérard de Belle-Assise, 
tille de Humbert de Belle-Assise et de Charlotte de Bazoche. 
: Il eut de ce mariage : 

1 .° Gérard, dont l'article suit ; 
2. Jean-Charles, qui fut père de Pierre, qui eut une 
fille nommée Marie; et d'Antoine, mort sans pos- 
térité; 
3.° Claude, qui fut père de Louis. 

XV. Gérard de Raguet-Brancion, gouverneur de Hadon- 
!!hâteau, et grand bailli du comté de Charolais, épousa 
vlarguerite de Brielle, fille du seigneur de Brielle et d'E- 
>argne, en Champagne, et de Louise d'Ailly de Chaulne. 

I 1 eut de ce mariage : 

XVI. Nicolas de Raguet-Brancion, qui succéda au gou- 
ernement de Hadon-Château, que possédait son père. Il 
pousa i.° Christine, fille du baron de Montangon; 2. Ni- 
3le, fille de Charles du Saussay, seigneur de Lespy. Il eut 
e son premier mariage : 

XVII. Jean de Raguet-Brancion, second du nom, 
îigneur de Voiselles, Liman, Marmora, qui épousa, le 7 



^52 DE RAGUET-BRANGION. 

novembre i65o, Beatrix, fille de Georges de Mangeot et 
de Jeanne de Barrail. Il eut de ce mariage : 

XVIII. François de Raguet-Brancion, chevalier, sei- 
gneur de Royalmaix, Liman Marmora, gouverneur des 
pays et ville de Remueront, pour les rois de France 
Louis XIII et Louis XIV, épousa, en 1 63 6, Anne, fille de 
Richard d'Orme et de Marie-Françoise, princesse de Fur- 
stemberg. De ce mariage sont issus : 

i.° Jean-Charles, dont l'article viendra; 

2.° Honoré, seigneur de Royalmaix et de Fossé, marié 

à Anne de Cluny, dont il eut Marguerite, laquelle 

épousa M. de la Bruyère. 
3.° François, mort sans postérité. 

XIX. Jean-Charles de Raguet-Brancion, chevalier, sei- 
gneur de Liman et de Fossé, mestre de camp de cavalerie, 
alcade de la chambre de la noblesse des Etats de Bourgogne, 
épousa Louise, fille de Philibert, comte de Brancion, sei- 
gneur de S.- Martin en Bresse, et de Philiberte Gérard de 
la Magdeleine. Il eut de ce mariage : 

i.° François-Marie, dont l'article viendra ; 

2.° Etienne, seigneur de Marmora, élu par la noblesse 

de Charolais aux Etats de Bourgogne; 
3.° Antoine, seigneur de la Bergement, capitaine dei 

vaisseaux du roi, mort à Toulon. 
4. Jean, capitaine au régiment de la Marck, tué à h 

bataille de Malplaquet. 
- 5.° Jacques- Charles, seigneur de Liman, page du roi 

qui épousa en secondes noces mademoiselle de 1; 

Suze, dont il n'eut que des filles. 
6.° Deux dames chanoinesses. 

XX. François-Marie de Raguet-Brancion, comte, sei 
gneur de Liman et de Fossé, lieutenant-colonel du régi 
ment de la Marck, chevalier de l'ordre royal et militair 
de Saint-Louis, épousa Marie-Josèphe, fille de Jacques 
Philippe Dominique, baron de Casier, seigneur de Camphn 
et de Franckendal. Il eut ce mariage : 

i.° Jean-Louis, dont l'article viendra ; 

2. Pierre, tué à la bataille de Deckendorf, où 

commandait une compagnie de grenadiers; 
3.° Antoine de Raguet de Fossé, dont l'article viendi 

plus bas ; 
4. Charles-Antoine, comte de Raguet-Brancion, m; 

réchal des camps et armées du roi, chevalier c 



DE RAGUET-BRANCION. 4 53 

l'ordre royal et militaire de S. -Louis, alcade de la 
noblesse des Etats de Bourgogne, et commandant 
des Grenadiers- Royaux dudit comté. Il est auteur 
du canal du Charolais, qui devait joindre l'Océan 
à la Méditerranée, par la communication de la 
Saône, de la Loire et de la Seine. Il est mort en 
1793. Il avait épousé Marie-Reine de Vaulx de 
Bellefontaine , dont il eut Charles-Josserand de 
Raguet - Brancion , capitaine au trente- septième 
régiment d'infanterie de ligne ; 

5.° Pierre-Anne-Charles de Raguet-Brancion, élève de 
l'École militaire, chevalier des ordres de S. -Louis 
et de S.-Lazare, capitaine du corps royal du génie, 
auteur, avec son frère Charles-Antoine, du canal 
du Charolais ; 

6.° Charlotte, mariée à M. de Masclary; 

7. Jeanne, comtesse de Brancion, morte sans pos- 
térité ; 

8.° Marie-Charlotte, mariée à M. de Vaulx, capitaine 
au corps royal du génie, dont vinrent : i.° Charles, 
2. Marie, 3.° Louise. 

9. Trois religieuses. 

XXI. Jean-Louis de Raguet-Brancion, vicomte, seigneur 
de Liman, mort lieutenant-colonel du régiment de la Marck, 
chevalier de l'ordre royal et militaire de S. -Louis, avait 
épousé i.° N... de Bormestran, deValenciennes; 2. Sophie- 
Dorothée, fille du baron de Damenn et de Christine, com- 
tesse de Harnemm, décédée. 

Enfant du premier lit. 

i.° Une demoiselle, mariée à M. de Lescale de Villote. 

Enfants du second lit. 

2. Frédéric -Christian- Xavier , vicomte de Raguet- 
Brancion , adjudant-major de la garde du roi , a 
épousé Clotilde de Raguet-Brancion , sa cousine ; 

3.° Louis de Raguet-Brancion, chef d'escadron de 
gendarmerie ; 

4. Charles de Raguet, garde-du-corps. 

XXII. Antoine de Raguet-Brancion de Fossé, troisième 
fils de François-Marie et de Marie-Josèphe de Casier, fut 
capitaine au régiment de la Marck, chevalier de l'ordre 
royal et militaire de S.-Louis, et mourut en 1781. Il avait 



4 5 4 DE RAGUET-BRANCION. 

épousé Clotilde de Polchet, fille de M. de Polchet, briga- 
dier des armées du roi, et lieutenant de roi de la ville et 
du gouvernement du Quesnoy. De ce mariage vinrent : 

i .° Louis-François-Henri de Raguet-Brancion , dont 

l'article viendra; 
2. Antoine-François-Jacob de Raguet-Brancion, né en 

1766, élève de l'Ecole militaire; il a émigré et fait 

les campagnes dans l'armée des princes français. 11 

est aujourd'hui garde-du-corps; 
3.° Marie - Antoinette - Clotilde- Théodore , mariée à 

Frédéric de Brandon, son cousin germain. 

XXIII. Louis-François-Henri, comte de Raguet-Brancion. 
né le 11 octobre 1765, élève de l'École militaire, majoi 
du sixième régiment d'infanterie légère, commandant s 
Phalsbourg , reçut de S. A. R. Monsieur, lieutenant-général 
du royaume, une lettre de Nancy, datée du 3 avril 1814. 
dont la teneur suit : 

« Le colonel comte de Trogoff, qui vous remettra cette 
« lettre, monsieur, est revêtu de tous mes pouvoirs poui 
« convenir avec vous de tout ce qui a rapport à l'événement. 
« si heureux pour la France et si glorieux pour nous, qui 
« va replacer la ville de Phalsbourg et sa brave garnisor 
« sous l'autorité légitime et paternelle du roi mon frère. 

« Fidèle et courageux Brancion, venez, avec tous le; 
« braves qui vous obéissent, recevoir par moi la plus bellt 
« et la plus noble récompense pour des cœurs vraimeni 
« français, celle de vous être rendu digne de la reconnais- 
« sance de votre roi et de celle de votre patrie. 

« La conduite du gouvernement général de la Lorraine 
« et celle du commandant de la force armée à votre égard 
« ainsi que les ordres donnés, tant pour la ville de Phals- 
« bourg que pour la marche de votre garnison, sont le; 
« plus sûrs garans de la loyauté et de la pureté des inten- 
« tions des souverains coalisés, et de leur volonté de for- 
<i mer une alliance solide avec notre roi légitime. Er 
^ attendant le moment où je vous recevrai dans mes bras, 
€ je vous donne, monsieur, la ferme assurance de tout 
« mes sentimens et de ma parfaite estime. 

« Signé Charles- Philippe. » 
Branche de Brancion- Visargent. 
I. Pierre, comte de Brancion, second fils de de Jossuand II 



DE BRANCION-VISARGENT. 455 

et de Marguerite de Vienne , seigneur de Visargent, de 
Vorme, de la Tour-du-Bois et de Saint-André, épousa la 
veuve de Renaud, sire de Beaugé, dont il eut : 

II. Huguenin, seigneur de Visargent, de la Tour-du- 
Bois, qui épousa Marguerite de Digoine. Il eut de ce 
mariage : 

IL Jacques, seigneur de Brancion. Il épousa Marguerite 
de Scey, dont il eut : 

IV. Humbert de Branci©n, mariée à Jeanne de Lugny, 
dame de Malaise et de Dammartin. Sont issus de ce ma- 
riage : 

1 .° Jean, qui suit ; 

2. Claude-Louis, seigneur de Visargent, allié à Fran- 
çoise de Clugny. 

V. Jean, seigneur de Brancion, premier du nom, né en 
i35o, épousa, en i3yi, Guillemette, fille de Gilles de 
Montcoriis, dont il eut : 

i.° Hugues, dont l'article suit ; 
2. Gilles, mort en 1428. 

VI. Hugues de Brancion, premier du nom, seigneur de 
Visargent, mort en 1420, avait épousé Marie de Sandon. 
Ils eurent : 

VII. Antoine, seigneur de Brancion, mort en 1482, qui 
avait épousé, en 1447., Marguerite de Montjeu. Il laissa : 

i.° Claude, dont l'article viendra; 

2. Louis, qui forme la troisième branche; 

3.° Marguerite, femme de François de Ferrières, sire 

de Caffre. 
4. Antoine, qui, de Claudine d'Aix, eut : 

a. Jacques de Brancion; 

b. Claudine. 

VIII. Claude, seigneur de Brancion, capitaine de la ville 
de Châlons. En 1492 il épousa Jacqueline de Bouton, fille 
d'Aimard, seigneur du Fay, chambellan du duc de Bour- 
gogne, et de dame Doiselie. Il eut de ce mariage : 

i.° Jean, qui suit ; 

2. Claude, chanoine de Notre-Dame de Beaune; 

3.° Marguerite, religieuse; 

4. Marie. 

IX. Jean de Brancion, deuxième du nom, seigneur de 
Pernant, Alauze, Courgolin, mort en 1 523, avait épousé 
Pierrette Dellairon, dont il eut : 



4 56 DE BRANCION-VISARGEN T. 

i.° Hugues, qui suit ; 

2. ° Anne-Marie, qui épousa Jean de Digoine, sei- 
gneur de Merceray; 
3.° Isabeau. 

X. Hugues de Brancion, deuxième du nom, seigneur 
de Visargent, Alauze, Courgolin, etc., épousa Bacon de, 
fille de Jacques de Lantaye, sire de Roussillon-Moray, etc., 
et de Jeanne de Millon. Il eut : 

i. ' Adrien, mort sans postérité; 

2. Françoise, mariée, i.° à Nicolas de Lenoncourt, 
seigneur de Chanfous; 2.° à Louis de Villers-la- 
Faye, chevalier de l'ordre du Roi, baron de Villers 
et de Chevigny. 

Troisième branche. 

I. Louis, comte de Brancion, premier du nom de cette 
branche, seigneur de Visargent, de Saaffre et de Saint- André 
en Bresse, second fils d'Antoine et de Marguerite de Mont- 
jeu, épousa, le 12 mai 1482, Jeanne de Maillardet, fille 
de Maillardet de Poligny. Il eut de ce mariage : 

i.° Jacques, dont l'article viendra ; 

2. Jean, seigneur de la Mure, qui épousa Marguerite 

du Salins, dont une fille, nommée Jeanne; 
3.° Antoine; 
4. Jacqueline, mariée à Jacques de Fussey, seigneur 

de Singny. 

II. Jacques, comte de Brancion, seigneur de Saint-André 
et de la Mure, épousa, le 21 décembre 1 52 1 , Anne, fille 
de Bouton Chamilli, seigneur du Fay. Sont issus de ce 
mariage : 

1 .° Valentin, dont l'article viendra ; 

2. Claude, mort jeune; 

3.° Charles, religieux de Saint-Claude; 

4. Osron, mort sans alliance; 

5.° Jean, mort sans postérité; 

6.° N..., mariée à Philibert de Châtenay; 

7. Louise, mariée à Geoffroi, seigneur de Novilars ; 

8.° Pierrette, morte jeune; 

9. Marguerite, religieuse de Saint-Andoche d'Autun. 

III. Valentin, comte de Brancion, épousa, le i er octobre 
i55i, Isabeau de Montconis, fille du seigneur de Mont- 
conis. Il eut de ce mariage : 






DEBRANCION-VISARGENT. 457 

i.° Philibert, dont l'article viendra ; 

2. Louis, qui forme la quatrième branche; 

3.° Jeanne, mariée à François de Beaurepaire. 

IV. Philibert, comte de Brancion, premier du nom, 
seigneur de Chasnay et de S.-Martin en Bresse, vivant en 
i63o, épousa Françoise de Poligny, dont il eut : 

i.° Guillaume, dont l'article viendra; 

2. Louis, qui épousa i.° Jeanne Ducret, dont il 
eut : Philiberthe, religieuse; 2. N... de Coûtas, dont 
il eut: Jeanne. 

3.° Guillemette, mariée à François de Mozelles, sei- 
gneur de Vaubrisson. 

V. Guillaume de Brancion, seigneur de S.-Martin en 
Bresse, Villegaudin, La Bruyère, épousa Jeanne, fille de 
Nicolas Boisselet. Il mourut en 1627, et laissa : 

i.° Philibert, dont l'article viendra; 

2. Jacques; 

3.° François ; 

4. Charles; 

5.° Jeanne; 

6.° Henriette. 

VI. Philibert, comte de Brancion, deuxième du nom, 
seigneur de Saint-Martin en Bresse, et de la Bruyère, épousa 
Philiberthe, fille de Gérard de La Magdeleine. Il eut de ce 
mariage, Louise, qui épousa son cousin, Jean-Charles de 
Raguet-Brancion, seigneur de Liman et de Fossé. 

Quatrième branche. 

I. Louis, comte de Brancion, seigneur de Visargent, 
Fangi, de Bâti et de Civri, second fils de Valentin et d'Isa- 
beau de Montconis, épousa, le 1 8 octobre i583, Françoise 
de Villers-la-Faye, fille de Claude et de Jeanne de Montjeu. 
Il eut de ce mariage : 

1 .° Claude, dont l'article suit ; 

2. François; 

3.° Denise. 

lli Claude de Brancion, seigneur de Visargent, Bure, 
Géraud, élu de la noblesse de la vicomte d'Auxonne, marié 
le 27 février 161 5, à Anne de Montrichard, fille de Jacques, 
seigneur de Nantes et Châtillon, eut pour fils : 
1 .° Claude-Simon, qui suit ; 



4 58 DE BRANCION-VISARGENT. 

2. Louise, mariée, en 1646, à Antoine de Crosson, 
seigneur d'Apremont. 

III. Claude-Simon de Brancion, épousa, le 26 avril 
1646, Marie, fille de Beaufort, seigneur de S.-Quentin, 
dont il eut : 

1 ,° Humbert, dont l'article viendra : 

2. Jacques, religieux en l'abbaye deBeaune. 

IV. Humbert de Brancion, seigneur de Visargent, de 
Bure, etc., a laissé de Madeleine de Chargère-du-Breuil, 
sa femme : 

1 .° Jacques, dont l'article viendra ; 

2. Louis, chevalier des ordres de Saint-Michel et de 

Saint-Lazare. 
3. e Louis, chevalier de Malte, lieutenant-colonel du 

régiment de la Marine. 
4. Suzanne, chanoinesse de Château-Châlons. 
5.° Marguerite, religieuse à Château-Saunier. 
6.° Françoise, religieuse à Château-Châlons. 

V. Jacques de Brancion, chevalier, seigneur de Visar- 
gent, Bure, Condé et Géraud, a épousé, le 26 mai 173 3, 
Jeanne-Claude- Madeleine le Compasseur de Courtivron, 
fille du marquis de Courtivron, et de Marie-Françoise de 
Clermont-Tonnerre. Il a eu de ce mariage : 

Madeleine Gasparde, mariée, le 24 juin 1749, à Jean- 
Claude de Clermont- Mont-Saint -Jean, marquis de la 
Bastie, en Savoie, baron de Flaccieux-les-Terreaux, et de 
la Belme en Bugey, seigneur de Mercorax, Challonge et 
Sacconnexe en Savoie. 

Armes : « Ecartelées d'un champ d'azur à trois fasces 
« ondées d'or, à une tour d'argent maçonnée de sable, 
« surmontée d'un rat d'argent passant. 



MERCY (deJ, famille ancienne et d'extraction noble , 
établie depuis plusieurs siècles dans le comté de Verdun, 
en Lorraine, a donné des hommes illustres à l'Eglise et 
à l'Etat; plusieurs évêques, dont un fut archevêque de 
Bourges; des généraux, entre autres, Henri, baron de 
Mercy, Gaspard et Florimond - Claude , qui devinrent 
feld - maréchaux de l'empereur d'Allemagne, et furent 
décorés du titre de comtes. Ils avaient des descendants, 



DE MERGY. 4 5 9 

mais leur absence détermina le dernier général à adopter 
le colonel d'Argenteau pour son héritier, il l'honora de 
son nonij de ses titres, et il lui fit part de ses biens. 

Cependant, la branche de Picardie, suivant ses preuves 
de noblesse, en 1 558, et autre pièces authentiques, d'une 
date postérieure, réclame en sa faveur, d'être issue direc- 
tement de Nicolas, auteur de la branche du général Mercy. 

La branche de Lorraine se rattache également à Nicolas, 
par son frère Humbert, quatrième fils de Roger, qui fait 
souche de la maison de Mercy. 

Ce Roger était arrière-petit-neveu de Mercy d'Otange et 
d'Albert de Mercy, tous deux évêques de Toul et Verdun, 
en ii 56. Ils étaient fils de Leudo Marceio de Mercy, dont 
la mort se trouve consignée dans le nécrologe de l'église 
cathédrale de Verdun , comme cela est justifié par l'ins- 
cription suivante : « Vijj. Kal. mai, Hugo de Marceio, 
« miles, vir nobilis, qui dédit ecclesiœ nostrœ furnum 
« bannale , apud Gerbanville , cujus proventus in ejus 
« anniversus sunt distribuendi, anno millesimo decimo. » 

Humbert, quatrième fils de Roger, fait en 1 5 Sj le partage 
de ses biens à Jean et Hyérôme, ses fils, et meurt le pé- 
nultième février de la même année. Ses armes sont gravées 
sur un bouclier qui lui sert d'écu. 

Il est taillé en marbre, à genoux, ainsi que sa femme. 
Au-dessus du mausolée, on lit l'inscription suivante : « Ici 
« reposent les os de noble Humbert de Mercy, décédé à 
« Rampont, le pénultième février i55y, et a été inhumé 
« en l'église dudit Rampont. 

Jean I er , son fils, est qualifié de noble et chevalier 
ainsi que son fils François, qui a donné naissance à la 
branche de Dauphiné ; ils sont inhumés aussi en l'église 
de Rampont. 

Ce même Jean I er a procréé, de son second mariage, 
la branche de Lorraine. Ces trois branches susmentionnées 
ont contracté, de nos jours, des alliances honorables, entre 
autres, la première, par demoiselle de Mercy, de Picardie, 
fille d'Antoine de Mercy, seigneur de l'Etang, avec M. le 
comte des Fossez de Fransard. 

La seconde, par demoiselle de Mercy, arrière - petite- 
fille de M. de Mercy, seigneur de Pixérécourt, avec M. le 
marquis de la Tour-du-Pin-de-Montauban, dont il existe 
aujourd'hui une D 1Ie , et M. le comte de Mercy, son frère. 

La troisième branche, ou celle de Lorraine, s'est unie 



4 6o DE MERCY, 

non moins honorablement avec la famille des Messieurs 
de France; et par Marguerite de Mercy de Pixérécourt, 
à la branche de Dauphiné. Elle s'était mariée à Nicolas de 
Mercy, son cousin, fils de Marc-François, lequel était issu 
de Jean II, fils de Jean I er , descendant en ligne directe 
de Humbert de Mercy. 

De ce mariage est issu François-Christophe-Florimond 
de Mercy, ch. er , docteur en médecine de la faculté de Paris 
traducteur d'Hippocrate. Il a un fils, Charles-Michel. 

Nicolas s'était marié d'abord à demoiselle Vauson, de la- 
quelle il a eu Charles de Mercy de Milleraye, dont trois 
fils; deux sont au service. 

Ceux qui existent encore sont : M. Amédée de Mercy, 
chevalier, capitaine de carabiniers, du régiment de Monsieur 
infanterie légère, fils de Jean-François de Mercy, deuxième 
fils de Marc-François; il a épousé demoiselle de Cotolendy, 
sa cousine. ^ 

François-Christophe de Mercy, capitaine au régiment 
deFoix, chevalier de l'ordre militaire de Saint- Louis. 

Son frère, Charles-Nicolas, sous-lieutenant de cavalerie, 
a épousé Marguerite de Mercy, sa cousine; il a deux fils 
au service. Ces deux frères, susmentionnés^ descendent de 
Christophe, frère de Jean-François, et de Nicolas, cités 
plus haut; tous trois étaient fils de Marc-François. Georges, 
son fils aîné, est mort sans enfants. 

Armes : « Porte parti au premier d'or, au demi aigle 
« déployé de sable, couronné de gueules et surmonté de 
« trois étoiles d'azur; et au second d'or, au lion de gueules ; 
« et pour cimier le lion de l'écu, au franc quartier d'or à la 
« croix d'azur. » Voye$ Très, des Chart., fol. i, registre 

.7.5. 

Nota. Les branches d'Allemagne, de Dauphiné et de 
Picardie portent pour armes , d'azur à la croix 
d'or. 



BARRES (des), maison des plus anciennes et des plus 
illustres de la Champagne. Elle a donné son nom à la Tour 
des Barres, bâtie depuis près de 600 ans, et elle y faisait 
sa résidence depuis un temps immémorial. Cette famille a 
fourni un maréchal de France, des gentilshommes de la 
maison du roi, et a fait des alliances avec les maisons les 
plus illustres. 



DES BARRES. 461 

I. Jean des Barres, premier du nom, noyé à la rupture 
du pontd'Epte, sous Philippe- Auguste, l'an 11 80. 

II. Guillaume des Barres, premier du nom, chef de ca- 
valerie, fit, sous Philippe-Auguste, tant d'exploits de guerre 
dans la France et dans la Terre-Sainte, que l'histoire le 
qualifie le plus renommé chevalier qui fut lors en France. 
Il rapporta de son voyage de la Terre-Sainte, en 1196, 
une sainte épine de la couronne de Notre-Seigneur, la- 
quelle était encore de nos jours en grande vénération au 
bourg de Saint-Martin , qui appartenait à la famille des 
Barres. Il épousa Isabeau de Pacy, fille de Pierre II, sei- 
gneur de Pacy et de Nanteuil-le-Haudoin, issu de l'illustre 
maison de Châtillon. De ce mariage vinrent : 

1 .° Jean, deuxième du nom, qui suit ; 

2. Isabelle, mariée à Robert de Dreux, quatrième 
du nom, seigneur de Bagnaux, descendant de Ro- 
bert de France, comte de Dreux, cinquième fils de 
Louis VI, dit le Gros, roi de France. 

III. Jean des Barres, deuxième du nom, élevé à la di- 
gnité de maréchal de France, en i3i8, marié à Helissans, 
dame de Chaumont-sur- Yonne, fille unique et héritière de 
Guillaume, sire de Prunay; elle vivait encore en 1347. De 
ce mariage vinrent : 

i.° Pierre des Barres, chevalier, lequel épousa Alays. 
Ils affranchirent, d'un commun accord, leurs 
hommes de Ghaumont et de Ville-Blouyn , de 
toute servitude, et eurent deux fils, Guillaume et 
Guy; 

2. Jean, qui suit. 

IV. Jean des Barres, troisième du nom, vivait en i328; 
il épousa Clémence de Dreux, de la même famille que la 
précédente, et veuve de Gauthier de Nemours, seigneur 
d'Achènes. Elle eut de son mariage avec Jean des Barres : 

V. Denis des Barres, premier du nom, co-seigneur de 
Saint-Martin , puis ensuite qualifié de premier seigneur 
dudiç lieu, par transaction de 1490; on ignore le nom de sa 
femme, mais il laissa pour fils : 

VI. Denis des Barres , deuxième du nom , chevalier , 
seigneur de Saint-Martin, consentit des actes en j 528 et 
1540; il épousa demoiselle Barbe de Gan, de laquelle il 
laissa : 

i.° Jean, quatrième du nom, dont l'article suit ; 

2. Nicole , mariée à Henri de Dardenet , écuyer , sei- 



_,62 DES BARRES. 

gneur de Marchainville. De ce mariage vint Simo 
nette de Dardenet, mariée à Laurent de Marche - 
ville, écuyer, seigneur de Feraulmont. 
3.° Perrette, mariée à Balthazar de Susemont, écuyer. 

VII. Jean des Barres, quatrième . du nom, chevalier, 
seigneur de Saint-Martin; il épousa Claudine de Balthazard, 
de laquelle il laissa : 

i .° Denis, troisième du nom, dont l'article suit ; 
2. Anne, morte sans enfants; 
3.° Paschalle, religieuse. 

VIII. Denis des Barres, troisième du nom, chevalier, 
seigneur de Saint-Martin, gentilhomme ordinaire de la 
maison du roi, et gouverneur pour Sa Majesté des villes 
de Saulieu, de Dourdan, de Mantes et Meulan ainsi qu'il 
est constaté par plusieurs lettres-missives des années 1589, 
1594, 1595, etc., etc., adressées à Denis des Barres, par 
le roi Henri IV et le sieur de Tavannes, et par un certificat 
du duc de Guise, donné à Poitiers le i3 janvier 161 6, por- 
tant que ledit sieur des Barres avait servi près de lui, en 
161 5, en qualité de lieutenant de l'artillerie. Il avait épousé 
Antoinette de Vornay, fille de Pierre de Vornay, conseiller 
et maître-d'hôtel sdu roi, capitaine-lieutenant des gardes- 
du-corps de Sa Majesté. De ce mariage vinrent : 

i.° Claude, premier du nom, qui suit ; 

2. Hubert des Barres, prieur de Bouconvilliers , 
doyen de l'église de Langres , lequel renonça à 
toutes successions paternelles ou maternelles , en 
faveur de Claude des Barres , son frère aîné , par 
acte du 9 février 1621. 

3.° Jeanne, Claude et Catherine, qui font la même 
renonciation, par acte du 1 3 octobre 1 62 1 . 

IX. Claude des Barres, premier du nom, chevalier, 
seigneur de Saint-Martin et de Bréchainville , qualifié, 
dans un acte de l'an 1618, de gentilhomme de la maison du 
roi et de commissaire de son artillerie. Il obtint du roi 
une pension de deux mille livres en récompense de ses ser- 
vices et de ceux de son père; il mourut vers i632, et avait 
épousé: i.° le 11 janvier 1 621, Claude de La Venue; 2. 
le 3 mars i63i, Michelle Hedelin de Chauffours, fille Je 
noble Claude Hedelin, conseiller du roi, lieutenant-géné- 
ral et particulier , civil et criminel, au bailliage et duché de 
Nemours. 



DES BARRES. 4 63 

Du premier lit vinrent : 

i.° Denis; 

2. Catherine, tous deux morts jeunes. 
Du deuxième lit : 

3.° Claude, deuxième du nom, qui suit: 

X. Claude des barres, deuxième du nom, chevalier, 
comte des Barres, baron de IV^arat, seigneur de Saint- 
Martin, Dommarien et de Bréchainville; il épousa, en pre- 
mières noces, le i er juillet 1675, Marguerite Gouffier, 
fille de Louis Gouffier, duc de Rouannois, comte de Mau- 
levrier et pair de France, et de Claude Eléonore de Lor- 
raine, fille du duc d'Elbeuf; laquelle Marguerite Gouffier 
était veuve d'André de Chastillon, marquis d'Argenton. Il 
n'en eut point d'enfants; et, en secondes noces, Anne Le 
Moine, de laquelle il eut : 

1 .° Claude des Barres, chevalier, seigneur et baron 
de Marat, mort le 25 décembre 1753. Il avait épousé 
Claudette Delcey de Récourt, de laquelle il eut 
trois filles : 1 .° Anne-Nicole, morte sans alliance ; 
2. Gabrielle - Rose , mariée à Philibert - Charles 
Pietrequin, écuyer, seigneur de Prangey; 3.° Anne, 
mariée à Nicolas de Serrey, écuyer, seigneur de 
Guyouvelle. 

2. Jean-Baptiste des Barres, chevalier, seigneur de 
Bréchainville, né le 29 juin 1688, marié à Elisa- 
beth Delcey de Récourt, sœur delà précédente, 
de laquelle il eut Pierre - Claude - Antoine des 
Barres, mort sans postérité, à Goussaincourt, quoi- 
qu'ayant été marié deux fois : i.°avec N.... d'Ar- 
bois; 2. avec Marguerite Doublot. Il avait eu deux 
sœurs, mortes en bas âge. 

3.° Pierre-Antoine, comte des Barres, dont l'article 
viendra : 

4. Deux filles, mortes en bas âge. 

XI. Pierre-Antoine, comte des Barres, chevalier, sei- 
gneur de Bréchainville, officier de cavalerie, tué à Dona- 
werth, en 1742, avec son fils aîné, qui servait dans le 
même régiment que lui. Il avait épousé Rose -Claire de 
Ville, morte le 6 octobre 1754 ; elle était fille de M. de 
Ville, écuyer, gouverneur des château et citadelle de 
Coiffy. De ce mariage vinrent : 

i.° Etienne, officier de cavalerie, tué à Donawerth, 
sans avoir été marié ; 



4 ^4 DES BARRES. 

2.° Pierre, officier dans les armées du roi, tué à Ro- 
coux, sans avoir été marié ; 

3.° François, officier au régiment de Montmorin , 
mort en juillet 1770, sans alliance; 

4. Pierre-Nicolas, dont l'article suit; 

5.° Charlotte, mariée à Louis Préot de La Joncière, 
écuyer; elle mourut le 21 février 1763. 

6.° Jeanne-Louise des Barres, née le 5 janvier 1726, 
dite madame des Barres , supérieure - générale 
de tous les couvents de l'institut del'Enfant-Jésus. 
Ses vertus, sa haute piété et son noble dévoue- 
ment pour les pauvres, lui ont mérité à sa mort 
( 8 avril 1764) les regrets de tous les gens de bien. 

XII. Pierre-Nicolas, comte des Barres, chevalier, capi- 
taine d'infanterie, chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis, reçut plusieurs blessures au service du roi, et 
mourut le 4 juin 1798. Il avait épousé : i.° Marie-Caroline 
Châtelain de Pronville, de laquelle il n'eut point d'enfants; 
2. le 25 janvier 1774, Jeanne-Catherine Monginot, fille 
de noble Jean-Baptiste Monginot, lieutenant-particulier à 
Langres, et de demoiselle Marguerite Baudin. De ce [mariage 
vinrent : 

i.° Pierre-Antoine- Alexandre-Auguste, dont l'article 

suit; 
2. Elisabeth-Félicité, morte en bas âge. 

XIII. Pierre -Antoine -Alexandre -Auguste, comte des 
Barres, chevalier, né le 24 janvier 1775, obtint de 
M. d'Hozier de Sérigny, juge d'armes de la noblesse de 
France, un certificat, en date du 19 mai 1785, qui atteste 
qu'il avait la noblesse requise pour être admis au nombre 
des gentilshommes, élèves de l'école royale- militaire. Le 
dévouement de M. le comte des Barres pour l'auguste mai- 
son régnante, s'est manifesté dans sa province en diverses 
circonstances, et lui a attiré à plusieurs reprises des persé- 
cutions dont il ne peut que s'honorer. Il a été député, en 
18 14, par la ville de Langres, pour féliciter Sa Majesté 
Louis XVIII sur son avènement au trône. Il a épouse, le 
14 novembre 1796, demoiselle Marguerite -Agnès The- 
venot, sa cousine germaine maternelle, morte le 4 juin 
181 3. De ce mariage sont issus : 

i.° Hugues- Auguste, né à Coiffy, en septembre 1797, 

mort quatre jours après sa naissance ; 
2.° Claude-Auguste, né à Coiffy, le 14 avril 1800. 



DEPIGNIOL. 4 65 

3.° Anne-Louise, née à CoitTy, le 22 octobre 1801 ; 
4. Joséphine, née àLangres, le 27 mars i8o5. 

Armes : « D'azur , au chevron d'or, accompagné de 
« trois coquilles de même, deux en chefs, et une en pointe, 
« écartelé en suite de diverses alliances, et pour supports 
« deux sauvages. » 



P I GN O L ou P I GN I O L (de) , famille noble d'extraction, ori- 
ginaire du Languedoc, divisée aujourd'hui en deux branches, 
dont Tune sous le nom de Pignol, est établie à Sarlat, en 
Périgord; et l'autre, sous celui de baron de Rocreuse, est 
fixée à Cormery, en Touraine. 

I. Jean Raimond, chevalier, seigneur de Pigniol, issu 
d'une noble et ancienne race, épousa, au mois de mai 1202, 
Marie Guiraude. Il rendit hommage, la même année, des 
château et domaine de Pigniol, à Raimond VII, comte de 
Toulouse, qui, en août 1203, lui assigna une pension en 
récompense de ses services. Il acquit le surnom de vaillant 
à la bataille de Gastelnaudary, sous les ordres du comte 
de Foix. Il était frère d'Adolphe de Pigniol, qui fit la 
cinquième croisade, commandée par saint Louis; assista au 
siège et à la prise de Damiette, et fut tué par les Sarra- 
sins en i2 5o. Raimond de Pigniol eut pour fils : 

i.° Jacques, dont l'article suit ; 

2. Joseph de Pigniol , chevalier de l'ordre militaire 
du Navire et du Croissant, marié à Isabelle de Saint- 
Etienne, fille de Louis de Bergame de S.-Etienne, 
établi en Auvergne. 

II. Jacques de Pigniol, chevalier, épousa, en 126 1, 
Catherine deLautrec, dont il laissa : 

i.° Louis, dont l'article suit ; 
2. N... -Louis. 

III. Louis de Pigniol, premier du nom, chevalier, 
épousa i.° Marie de Lausenai, dont il n'eut point d'enfants; 
2. en i323, Cécile de Permessan, delaquelle il laissa : 

1 .° Paul, mort en bas âge ; 
2. Raimond, qui suit ; 

3.° Antoinette, mariée à Philippe de Vanceaux, che- 
valier. 

IV. Raimond de Pigniol, premier du nom , chevalier, 

l. 3o 



4 66 DE PIGNIOL, 

épousa Marie de Bussy, fille de messire Etienne de Bussy et 
de Charlotte deN.... 11 eut de ce mariage : 

i .° Raimond, qui suit ; 

2. Arnault; 

3.° Cécile de Pigniol, mariée à N.... de Valerin, sire 
de Belpech. 

V. Raimond de Pigniol, second du nom, chevalier, épousa 
le 4 janvier 142 1, Marguerite de Dormans, fille de Renaud 
de Dormans, procureur du roi au parlement de Paris; et de 
Philippine de Thibault. De ce mariage sont issus : 

1 .° Joseph, mort en bas âge ; 

2. Charles, qui suit ; 

3.° Marguerite de Pigniol, mariée à N.... Bourdin. 

VI. Charles de Pigniol, chevalier, établi à Sarlat en 1473. 
Il avait épousé, en 1474, Marie Mortier, fille de Louis 
Mortier et de Jeanne Fonvreilles. Il eut de ce mariage : 

1 .° François, qui a continué la branche aînée, fixée à 
Sarlat depuis le 4 février 1473, laquelle est re- 
présentée aujourd'hui par François de Pigniol, marié 
à demoiselle de la Haye ; 

5.° Joseph, qui suit; 

3.° Anne de Pigniol, mariée à Ambroise de Tristam, 
écuyer. 

VII. Joseph de Pigniol, écuyer, épousa, le 12 février 
i522, Cécile du Bellay, fille de Jacques du Bellay, écuyer, 
et deToinette de Mesme. Il laissa de ce mariage : 

1 .° Joseph, marié à Sarlat ; 
2. Raimond, qui suit ; 
3.° Marie. 

VIII. Raimond de Pigniol, troisième du nom, écuyer, 
épousa, le 29 avril 1 559, Céline de Vergnes, fille de Louis 
de Vergnes, écuyer, et de Marie de Lunel. N I1 eut pour fils : 

i.° Etienne, mort jeune; 

2. Jean, dont l'article suit ; 

3.° Bernard; 

4. Cécile, mariée à Jérôme de Forgerie ; 

5.° Louise, mariée à Adrien de N.... ; 

6.° Jeanne, religieuse de Sainte- Ursule, à Toulouse. 

IX. Jean de Pigniol, premier du nom, épousa , le 1 6 
janvier 1597, Marie de Mauléon, fille de Louis de MauL 

et de dame Marie de Pignan, de laquelle il lai 
i.° Bernard ; 



DE PIGNIOL. 467 

2. Louis, qui suit; 

3.° Jeanne, mariée à François de Thimothée, seigneur 
de Puicherie. 

X. Louis de Pigniol, premier du nom, écuyer, épousa, 
le 1 r janvier 1639, Françoise de Barits, fille de Marc de 
Barits et de Louise Saurine. Il eut de ce mariage : 
i.° Bernard, qui suit; 
2. Louis de Pigniol, marié à Limoux, avec demoiselle 

de Bassières ; 
3.° Jeanne. 

XL Bernard de Pigniol, écuyer, seigneur de Pignau, 
Riboulets et autres lieux, ancien capitaine de cavalerie, 
épousa, i.°le 2 janvier 1664, Raimonde de Raslet, dont 
il n'eut point d'enfants ; 2. ° Catherine de Baillade, fille de 
messire de Baillade, écuyer, et de N.... de Monterinard, 
dont il eut : 

i.° Joseph, mort sans alliance; 

2. Antoine de Pigniol, capitaine au régiment de 
Picardie, chevalier de l'ordre royal et militaire de 
Saint-Louis; 
3.° Bernard; 

4. Jean-François, qui suit; 

5.° Anne de Pigniol, mariée au sieur Luguel, de 
Carcassonne. 

XII. Jean-François de Pigniol, chevalier, épousa, le 4 
février 1720, Raimonde de Poulhariez, fille de N.... de 
Poulhariez, sieur de Chalabre. Il laissa de ce mariage: 

1 .° Jean, dont l'article viendra; 

2. Jean-Pierre, qui épousa N.... Audran, veuve d'An- 
toine Rebaudé, sieur de Carcassonne. 

3.° Louis-Joseph , ecclésiastique, commandeur de 
l'ordre de la Mercy. 

XIII. Jean de Pigniol, second du nom, chevalier, ba- 
ron de Rocreuse, épousa, le 14 janvier 1742, Cécile de 
Rieux, fille du sieur Joseph de Rieux, et de Marie Lauriol. 
Il eut de ce mariage : 

i.° Gaspard-Jean- Joseph-Olivier, dont l'article vien- 
dra; 
2. Jean- Pierre, mort au service du roi; 
3.° Marie-Anne, épouse de N.... de Franck; 
4. Marguerite,, morte sans alliance; 
5.° Jeanne, épouse de N.... Serda. 



468 DE PIGNIOL. 

XIV. Gaspard-Jean-Joseph-Olivier de Pigniol, chevalier, 
baron de Rocreuse, chevalier de l'ordre royal et militaire 
de Saint-Louis en 1789, capitaine au régiment d'Agénois, 
infanterie, en 179 1, a fait la campagne de 1792 dans l'armée 
des princes, dans la huitième brigade des mousquetaires 
du roi, commandée par M. le comte d'Asnières. Au licencie- 
ment, il est passé en Espagne, et a été incorporé dans le 
régiment de Bourbon, dont il fut premier capitaine en 
i8o3. Il a été agrégé, en la qualité de lieutenant-colonel, 
à la place de Puycerda, jusqu'à la prise de possession de 
cette ville par les Français. Il a épouse, le 24 janvier 1785, 
Louise-Eléonore de Berthé de Chailly, fille de messire 
Berthé de Chailly, chevalier, ancien officier de la marine 
royale, seigneur de Pontlong, la Garmelière, Beauvais, la 
Gouarse, le Coudrai et autres lieux, et de dame Victoire 
Le Née. Il a de ce mariage: 

i.° Charles-Olivier, adjudant-major au troisième régi- 
ment d'infanterie légère; 

2. Paul; 

3.° Anne; 

4. Raimonde- Louise; 

5 .° Cécile - Euphrasie ; 

6.° Marie-Joséphine. 

Armes : « De gueules, au sautoir d'or, quatre besans 
« d'or, un dans chaque angle. Devise : Deus et meus 
« Rex. » 



BOURBEL de MONTPINÇON (de), famille noble d'ex- 
traction, et des plus anciennes de la Normandie; elle a 
fourni des chevaliers à l'ordre de Malte; sa noblesse est 
prouvée par des titres authentiques conservés jusqu'à 
ce jour, et par la visite des commandeurs, commissaires 
de l'ordre de Malte, le 7 mai 1789. 

I. Jean de Bourbel-Montpinçon, premier du nom, qui 
siégea à l'Echiquier comme baron normand, en 936, fut 
confirmé en 948 par Richard I er , duc de Normandie, dans 
la possession de la seigneurie de Bourbel, à charge à lui 
d'entretenir trente hommes d'armes dans ledit château de 
Bourbel (M. LaBresle), et dans la seigneurie de Mont-Pinçon, 
à charge de faire bâtir une tour en pierre (M. La Scie.) 

II. Raoul de Bourbkl-Montpinçon, premier du nom, 



DE BOURBEL DE MONTPINÇON. 469 

vivant en 1066, fournit cinquante hommes d'armes à 
l'armée de Guillaume II, et se trouva à la bataille d'Has- 
tings. 

III. Guillaume de Bourbel-Montpinçon , premier du 
nom, eut le commandement d'une tour formidable qu'avait 
fait bâtir le duc Henri, pour mettre à l'abri une partie de 
sa province; elle fut prise après deux terribles assauts, et 
tout y fut passé par les armes. Guillaume eut pour fils: 

IV. Andrieux de Bourbel-Montpinçon , premier du nom; 
il fut prisonnier dans une affaire, comme il est prouvé par 
un sauf-conduit qui existe • et dont voici la teneur : 

« Sachant tous que moi Enguerrand de Biauver, com- 
« mandant dudit lieu, pour monseigneur le duc de Nor- 
« mandie, ai donné bon, loyal sauf-conduit jusqu'à seize 
« jours prochain à noble seigneur Andrieux de Bourbel , 
« (fils de Guillaume de Montpinçon, décédé, ) mon pri- 
« sonnier , pour lui , ses chevaux , ses juments , ses valets , 
« pour aller quérir et chercher sa rançon; c'est pourquoi 
« audit noble seigneur Andrieux , ni à ses biens , ne doit 
« être fait aucun mal; mais que l'on lui donne confort et 
«assistance. Donnés au fort de Biauver, le 26 d'avril 
« 1 164. » 

Andrieux eut pour fils: 

V. Philippe de Bourbel-Montpinçon, vivant en 12 13, 
qui épousa Marie de Giffard , fille de sire Charles de Gif- 
fard; il siégea à l'Echiquier comme baron normand, et eut 
de son mariage : 

VI. Jean de Bourbel-Montpinçon , deuxième du nom, 
qui accompagna le roi Saint-Louis dans une croisade , et 
donna la maladrerie à l'abbaye de Sainte- Vandrille vers 1 248. 
Il eut pour fils : 

VII. Charles de Bourbel-Montpinçon, premier du nom, 
vivant en 1287, épousa Claire de Goui, de laquelle il 
laissa : 

VIII. Hue de Bourbel-Montpinçon, vivant en 1 3 3 o ; il 
épousa Charlotte de Roux de TourTreville, dont il eut : 

IX. Andrieux de Bourbel-Montpinçon, deuxième du 
nom, vivant en 1 364; il épousa Anne de Créqui, de la- 
quelle il laissa : 

X. Jean de Bourbel-Montpinçon , troisième du nom , 
vivant en 1400, qui épousa Marie de Belleville, dont il 
eut: 



4 y DE BOURBEL DE MONTPINÇON. 

XI. Charles de Bourbel-Montpinçon , deuxième du 
nom, ayant armé son château de Montpinçon pour le roi 
Charles VII; il y fut brûlé en 1438. Il laissa de son ma- 
riage avec Françoise de Manneville : 

XII. Guillaume de Bourbel-Montpinçon, deuxième du 
nom, vivant en 1463 , qui épousa Françoise de Moui. Il 
eut de ce mariage : 

XIII. Andrieux de Bourbel-Montpinçon , troisième du 
nom, vivant en 1492 ; il épousa Antoinette de Rousse, de 
laquelle il eut : 

i.° Allard, dont l'article suit ; 

2. Raoul, bailli de l'ordre de Saint-Jean-de-Jérusalem, 
en i523; il fut tué au siège de Rhodes en défen- 
dant le bastion d'Espagne. 

XIV. Allard de Bourbel-Montpinçon, vivant en i5i8, 
épousa Blanche de Cuverville, de laquelle il laissa : 

1 .° François, dont l'article viendra ; 

2. Guillaume, prieur de Malte en 1 565 ; 

3.° Emmanuel, chevalier de Malte; ces deux derniers 
furent tués au siège de cette ville , et inhumés 
dans l'église de Saint-Jean, où leur tombeau existe 
encore. 

XV. François de Bourbel-Montpinçon, premier du nom, 
vivant en 1 541, épousa Alix de Benne, dont il eut : 

XVI. Antoine de Bourbel-Montpinçon, qui épousa Char- 
lotte de Dampierre; il fut créé marquis, en 1571, par 
lettres patentes du roi. Il laissa de son mariage : 

1 .° Charles, dont l'article viendra ; 
2. Philippe; 
3.° Pierre; 
4. Zenon. 

XVII. Charles de Bourbel-Montpinçon , troisième du 
nom, s'attacha, ainsi que ses trois frères, au service de 
Henri IV; ils furent tous quatre tués à la bataille d'Arqués: 
leur mère Charlotte de Dampierre enleva les corps de ses 
quatre fils , et présenta au roi son petit-fils , âgé de six 
ans , qu'il embrassa et promit de protéger. Le tombeau 
de ces quatre guerriers se voit encore dans l'église, près 
le château de Montpinçon.. Charles avait épousé Marie 
de Toustaint, dont il eut : 

XVIII. François de Bourbel-Montpinçon , deuxième du 
nom, vivant en 1609, épousa Madeleine d'Herbouvillc. Ses 



DE BOURBEL DE MONTPINÇON. 47 x 

titres et honneurs furent reconnus par Louis XIII, en 162 3 ; 
il laissa : 

XIX. Jacob de Bourbel-Montpinçon, vivant en 1641, 
qui épousa Marie de La Motte- Imard, dont il eut : 

i.° N de Bourbel-Montpinçon, mort jeune; 

2. Raoul, dont l'article suit; 

3.° Pierre-Charles, reçu chevalier de Malte, en i65o } 
et qui y mourut, faisant ses caravanes, en 1671. 

XX. Raoul de Bourbel-Montpinçon, deuxième du 
nom, vivant en i685, épousa Elisabeth Leroux du Fen- 
gueray, de laquelle il laissa : 

XXI. Emmanuel de Bourbel-Montpinçon, vivant en 
1728; il épousa Henriette de Genteville, dont il eut : 

i.° Louis de Bourbel, dont l'article suit; 

2. Antoine, reçu chevalier de Malte en 1739. 

XXII. Louis de Bourbel-Montpinçon, naquit en 1763; la 
branche aînée s'étant éteinte dans la personne du marquis de 
Montpinçon, mort sans postérité en 1773, Louis de Mont- 
pinçon a continué la lignée; il a fait toutes les campagnes 
de la guerre de sept ans , et a été souvent persécuté comme 
royaliste; il a été emprisonné, en 1804, comme impli- 
qué dans l'affaire de Georges et Pichegru. Il a épousé 
Marie- Félicité Graville, de laquelle il a eu : 

i.° Henri, dont l'article viendra; 

2. Louis-Auguste, reçu chevalier de Malte en 1780, 
quia fait la campagne de 1792 dans l'armée des 
princes; il est aujourd'hui major de cavalerie. 

3.° Raoul, reçu aussi chevalier de Malte en 1780; le 
dévouement sans bornes de cette famille, et son 
attachement à ses princes légitimes, lui ont fait 
éprouver les plus cruelles persécutions. Raoul de 
Bourbel a été jugé à Amiens , en 1796 , par un con- 
seil de guerre, comme conspirateur royaliste; il 
était alors âgé de dix-huit ans; il a fait aussi la 
campagne de 1792, dans l'armée des princes, en 
qualité d'officier supérieur de la gendarmerie. 

XXIII. Henri de Bourbel-Montpinçon, a épousé, en 
1795, Marie-Anne Spence, fille de Henri Spence, sei- 
gneur de Mailing, d'une ancienne maison du comté de 
Sussex. Il a de ce mariage : 

1 .° Henri-Alonzo; 

2. Auguste-Harold; 

3.° Une fille. > 



^j2 GODART DE BELBEUF. 

Par acte du 24 mai 1797, S. M. Georges III, roi d'An- 
gleterre , reconnut les titres de marquis et de comtes de la 
famille Bourbel-Montpinçon, et la confirma dans ses hon- 
neurs en la naturalisant. 

Armes: «Trois besans d'or sur un fond d'azur, cou- 
ronne de marquis. » 



GODART DE BELBEUF, famille originaire de Norman- 
die, qui possède depuis trois siècles la terre de Belbeuf, 
érigée en marquisat en 17 19. Cette famille a donné aux 
cours souveraines de cette province deux procureurs gé- 
néraux du parlement de Normandie, un grand nombre 
de conseillers, un procureur général de la cour des comptes 
de Rouen, un évêque à l'église d'Avranche mort en émi- 
gration en Angleterre, des chevaliers de Malte capitaines 
de cavalerie. 

De cette famille était M. Louis-Pierre-François Godart 
de Belbeuf, député de la noblesse aux états généraux en 1789. 

Armes: « D'azur au chevron d'argent, accompagné 
« en chef de deux molettes d'éperon d'or, et en pointe 
« d'une rose aussi d'or tigée et feuillée d'or. » 



ESGH ERN Y (V), famille noble de race et d'extraction, 
originaire de Savoie, et établie à Paris. 

Lettres de reconnaissance de noblesse en faveur du sieur 
François-Louis d'Escherny, comte du Saint-Empire, et an- 
cien chambellan de la cour de Wurtemberg. 

a Louis, par la grâce de Dieu et par la loi constitution- 
« nelle de l'état , roi des Français, à tous, présens et à ve- 
« nir, salut : 

« Notre cher et bien amé le sieur François-Louis d'Es- 
« cherny, chanoine du chapitre noble delà cathédrale de 
« Colberg, en Poméranie, nous a fait représenter qu'il 
« espère de notre justice que nous voudrons bien lui con- 
« server dans notre royaume les honneurs et prérogatives 
« attachés à sa naissance, et dont sa famille, originai 
« Savoie, transplantée successivement au canton de Berne , 
« dans la principauté de Neuchâtel en Suisse , et aggrégée 
« à la noblesse de l'empire, est en possession depuis plu- 



D'ESCHERNY. 47 3 

« sieurs siècles, ainsi qu'il est justifié par les titres" qu'il a 
« mis sous nos yeux, et qui ont été vérifiés par le génealo- 
« giste de nos ordres, etc., etc., 'que tous les degrés de sa 
« filiation sont appuyés de plusieurs actes civils originaux 
« ou expéditions en forme authentique, portant tous qua- 
« lification caractéristique et constante de noblesse, etc. ; 
« que le 2 juin 1787, il a fait à Berlin ses preuves d'an- 
« cienne noblesse, et a obtenu du roi de Prusse actuelle- 
ce ment régnant des lettres patentes par lesquelles ce sou- 
te verain le reconnaît bon et ancien gentilhomme de la 
« principauté de Neuchâtel, etc. A ces causes, de l'avis 
« de notre conseil, nous avons reconnu et, par ces prê- 
te sentes signées de notre main , reconnaissons ledit sieur 
« François- Louis d'Escherny pour être issu d'ancienne 
« race et noblesse d'extraction, etc. En foi de quoi nous 
« avons signé et fait contresigner cesdites présentes , aux- 
« quelles nous avons fait apposer le sceau de l'état , à 
« Paris, au mois de décembre Tan de grâce 1789, et de 
1 notre règne le seizième. Signé Louis. Plus bas, par le 
« roi, de S.-Priest. Visa archevêque de Bordeaux. 

Toutes les preuves ci-dessus, d'ancienne noblesse féodale 
par possession, sans origine connue, et qui se perd dans 
la nuit des temps, ont été faites par le comte François- 
Louis d'Escherny, chez M. Chérin, dont on connaît l'exac- 
titude, la fidélité et la rigueur. 

I. Noble Jean-François d'Escherny, né en décembre 1699, 
bourgeois de Nion, canton de Vaud et de Neuchâtel, en 
Suisse, marié, en 1733, à noble dame de Pourtalés ou Por- 
talés. De ce mariage vinrent : 

i.° François-Louis, qui suit- 

2. Anne d'Escherny, mariée à noble Jean de Fries, 
comte du Saint-Empire. Elle a eu pour fils Mau- 
rice de Fries, comte du Saint-Empire, marié à la 
princesse de Hohenloe, et deux filles, l'une mariée 
au comte de Shoenfeld, ambassadeur de Saxe à 
Vienne, en Autriche ; et l'autre au comte de 
Haugwitz. 

II. François-Louis d'Escherny, comte du Saint- Empire, 
et ancien chambellan de la cour de Wurtemberg, né le 24 
novembre 1733, marié, en janvier 1771, à noble demoi- 
selle Marie- Anne- Elisabeth- Emélie, fille de noble Jean- 
Baptiste- Isaac de Brissac, seigneur de Soxey, la Colombe, 
Pailleroles, etc. De ce mariage vient : 



474 DE VENOIS 

III. Abraham-François- Louis, comte d'Escherny, ni en 
décembre 1777, marié à noble dame Mélanie-Thérèse 
Bourlet, dont : 

IV. Arthur-Louis d'Escherny, né le 22 août 181 1. 

Armes : « D'azur à trois bandes d'argent, au chef d'or 
« chargé de trois tourteaux de gueules. Pour supports : 
« deux lions, avec la couronne de comte. » 



VENOIS (de), famille noble d'extraction, originaire 
de Normandie, a fourni plusieurs rameaux qui se sont 
étendus dans la Champagne, et autres provinces de France. 
Un d'eux est représenté aujourd'hui par : 

Jacques- Joseph-Théodore de Venois, chevalier, né le 6 
juin 1754, qui a commencé ses services 1773, dans l'an- 
cien corps de la gendarmerie de France. Il est aujourd'hui 
commandant d'armes à Philippeville. 

Armes : « D'or à six lys de sable, trois, deux, et un. » 



BILIOTTI, famille établie dans le département de 
Vaucluse, originaire de Florence, et plus anciennement 
encore de Lucques; elle portait dans cette dernière ville le 
nom de Volpe , Volpi , Vulpelli , et même , depuis , 
plusieurs ont ajouté à celui de Biliotti, le surnom de 
Volpi. 

Le renard en italien s'appelant Volpe , les armes de 
cette maison étaient parlantes. 

Il est peu de famille italiennes établies en France qui 
aient une origine aussi ancienne : elle a joué un grand rôle 
à Florence, et y a occupé les premiers emplois dans le temps 
de la république. Lors des troubles civils de Florence et de 
l'élévation des Médicis, elle s'est réfugiée à Avignon et dans le 
comtat, ainsi que nous l'indiquent les titres et les historiens. 

Ugolin Vérini, dans son poème en vers sur les nobles 
familles de Toscane (De illustratione urbis Florentiœ) , 
imprimé en i583, livre III, s'exprime ainsi : 

Corbinella domus, simul et Biliotta propago , 

Utraque Lucana de nobilitate putata, 

In nostram vençre urbem sub Othone secundo: (an o v 

Et Biliotta prius, lucse volpella vocata est, 

Gestat adhuc rubrac soboles insignia vulpis. 



BILIOTTI. 47 5 

Le Prioriste et les autres registres publics conservés à 
Florence, et sur lesquels étaient inscrits les noms des nobles 
familles qui avaient occupé des emplois dans le gouverne- 
ment, font souvent mention des Biliotti et des Volpi, ou 
mieux encore des Bil iotti-Volpi \ on compte parmi les gon- 
faloniers de justice, charge qui correspondait du temps delà 
république à celle de doge à Venise, dix individus du nom 
de Biliotti; on en voit beaucoup parmi les prieurs, sei- 
gneurs de la Liberté, autre charge ou conseil de la ré- 
publique de Florence. Il y a eu des ambassadeurs près les 
diverses cours de l'Europe, des ministres, généraux d'ar- 
mées et conseillers, jusqu'aux derniers temps de la répu- 
blique. La chronique florentine fait aussi mention d'évêques 
et de cardinaux. 

Cette famille était titulaire à Florence d'un majorât ou 
patronat jus-fidéicommis de l'ordre de Saint-Étienne. 

L'an 1 198, les Florentins, au nombre de cinq cent vingt- 
trois, formant le corps de la république, prêtèrent un ser- 
ment solennel pour l'association et la sûreté de la Toscane ; 
l'original de l'acte se trouve aux archives publiques de 
Florence. 

Cet acte a été imprimé dans plusieurs ouvrages, entre autres 
dans l'Histoire de la maison de Gondi, par Corbinelli, 2 vol. 
in-4 . Parmi les cinq cent vingt-trois signataires de l'acte 
d'association, on lit, tome I, pag. 1 3 des Preuves : 

Quartier de Sancta Maria Ughi. III idus, januarii 1 198 , 
Forte Bilicotthi. 

Quartier de Saint Andréa. III idus, januarii 1 198, Deoti- 
salvi Beliocti. 

Quartier de Sancto Michaele Berthelde. III idus, ja- 
nuarii 1198, Davitimus Biliotthi. 

Quoique l'identité avec le nom de Biliotti ne soit pas 
complète, il y a trop peu de différence, pour ne pas voir 
dans cette manière d'écrire une de ces erreurs si communes 
dans les anciens titres, où les noms propres ne sont presque 
jamais écrits d'une manière uniforme. 

L'an 12 56, il y eut un traité de paix entre les Florentins 
et les Pisans; ce traité existe aux archives de Florence, il 
en est parlé dans les historiens, et notamment dans l'ou- 
vrage de Scipion Ammirato. Ce traité, imprimé et rapporté 
dans l'Histoire de la maison de Gondi, tome I, page j3 
des Preuves, nous montre, parmi les conseillers de la 
république de Florence qui l'ont ratifié, les noms suivants: 



476 BILIOTTI. 

Machiavelli , Alberti , Octavianus Biliotti , Burnetus 
Gambii, Rainerius Gondi, Donatus Medicii, Filius Ugo- 
lini, etc., etc. 

L'historien Benoît Varchi, dans son Histoire délie guerre 
délia republica Fiorentina , in-folio , Leyde , page 270, 
en faisant Tënumeration de la puissance et de la prospé- 
rité des Florentins , cite comme beaux palais et édifices 
particuliers remarquables , ceux possédés par les Pitti , 
Medici, Pazzi , Strozzi , Salviati , Aldobrandini , Perruzzi \ 
Biliotti, Corsini, Acciaioli, Seristori, etc., etc. 

L'an 1268, Charles d'Anjou, après la mort de Frédéric 
d'Autriche, et de Conradin, empereur d'Allemagne,, devenu 
paisible possesseur des royaumes de Naples et de Sicile ; 
voulut changer de caractère , et combler de bienfaits des 
peuples qui avaient longtemps gémi de ses cruautés; il 
commença par la noblesse qui lui avait été fidèle , et parmi 
les dons qu'il lui fit, Biliotti, de la ville de Bénévent , 
baron de Léporano, fut gratifié des baronnies de Galutola 
et de Maglia , avec d'autres seigneuries dans la Calabre et 
la terre d'Otrante. Charles de Lellis , dans son Histoire de 
la Noblesse de Naples et de Bénévent, dit que les Biliotti 
de Bénévent ont la même origine que ceux de Florence. 
V. Zazzaro, Basso, Piperno, et autres auteurs napolitains. 

(Histoire manuscrite de Florence, page 342 .) 

Vincent Borghini, historien soigneux dans ses recher- 
ches, dit dans ses discours sur les armes, la noblesse et les 
monnaies de Florence, que les Biliotti ont pour armes un 
renard, et que leur ancien nom était Volpi. Parlant en- 
suite de Sandro , ou Alexandre Biliotti , qui fut maître de 
la monnaie , il ajoute qu'on le voit sur les tombeaux de 
cette maison , dans la vieille église du Saint-Esprit à Flo- 
rence. Le même auteur, page 104 , des armes et nobles fa- 
milles, et page 248 , des monnaies de Florence, partie 2 
de ses discours imprimés à Florence en i585, dit égale- 
ment que l'an i339, Sandro Biliotti étant grand-maître de 
la monnaie, plaça ses armes et la lettre S initiale de son 
prénom sur les monnaies au coin de la république de" 
Florence. Il est fait mention de ces écus d'or aux armes des 
Biliotti dans le Dictionnaire historique, géographique, 
etc., etc., imprimé à Avignon chez Chambaud, 1760, 
tome IV, article Florence. 

Ces monnaies, un des titres les plus précieux et les plus 
authentiques de noblesse, d'illustration et d'ancienneté, ont 



BILIOTTI. 477 

été exhibées par deux chevaliers de Malte des maisons de 
Guast et de Marcel-Crochans , petits-fils d'une Biliotti , 
pour preuve de l'ancienne noblesse de nom et d'armes de la 
maison de Biliotti, et des ascendants paternels de ladite 
dame. 

Nous ignorons si les orages révolutionnaires n'auront 
point enlevé ces monnaies des mains de cette famille, mais 
il en existe encore à Florence. Voye\ l'Histoire des mon- 
naies de Florence par Ignazio Orsini, 1760, in-4. , p. 12, 
3i, 3 10, etc. 

Les preuves pour la réception à Malte de MM. de Guast 
et de Marcel-Crochans, sont de 1648 et 1654. Le procès- 
verbal en faveur de Jean-Charles de Guast, dans lequel 
celles de la maison de Biliotti se trouvaient, a été commen- 
cé le 24 octobre 1654, et fini le 3o dudit mois, par 
frères Horace de Blacas-Aups et Jean-Baptiste de Tho- 
mas Millaud, commandeurs dudit ordre, écrivant Combe, 
notaire et secrétaire au Thor. 

L'Histoire de Provence de César Nostradamus, in-folio, 
Lyon, 1614, donne l'origine et la filiation de la plupart 
des anciennes familles ; en parlant de celles qui, venues 
de Florence à Avignon (pages 443 et 444), étaient réputées 
les plus illustres et les plus recommandables, il fait con- 
naître leurs armoiries, qui sont gravées à la marge de l'ou- 
vrage, et cite, d'après Jacques Nardi ( Histoire de Flo- 
rence ) , le nombre de gonfaloniers de justice , depuis 
l'an i3oo, qu'ont fournis cinq ou six' familles dont la 
postérité existe encore aujourd'hui, tels que les Cambi, 
les Peruzzi, les Anselmi, les Biliotti, les Baroncelli. 

Il est à remarquer que les Biliotti et les Baroncelli n'ont 
jamais altéré l'orthographe italienne de leur nom, et qu'au- 
cune lettre ajoutée ou changée n'en a fait varier la pronon- 
ciation, tels que Anselme pour Anselmi; Donnis, Cambis, 
Perussis , etc., etc., etc., pour Donni , Cambi, Peru^i . 
Les Français croyaient ennoblir leur origine en donnant un 
air étranger à leur nom, tandis que les étrangers au con- 
traire se plaisaient quelquefois à franciser le leur. 

Les armes de la maison de Biliotti se voyaient à Avignon, 
au couvent de Sainte-Claire, dans l'église paroissiale de 
Piolenc, et à Paris dans l'église métropolitaine de Notre- 
Dame, à la chapelle des Gondi, avec lesquels la famille de 
Biliotti avait eu deux alliances actives et passives ; elles 
étaient mises en couleur avec celles de Médicis, sur un 



4?8 BILIOTTI. 

parchemin contenant des exemptions et des privilèges ac- 
cordés par Léon X aux Biliotti, Peruzzi, etc., etc. 

Les monuments publics qu'on a cités ou qu'on rapportera 
encore ne prouvent pas seulement l'origine, les noms, les 
armes et la transmigration de la famille Biliotti, mais ils 
rendent témoignage à son ancienne noblesse , qui a été 
authentiquement attestée par les lieutenants et conseillers de 
François de Médicis, grand duc de Toscane, par un acte 
public en forme, du 3i juillet 1579, adressé au roi de France 
Henri III, sur la noblesse de la maison de Gondi et de ses 
alliés, parmi lesquels les Biliotti sont énoncés. (Histoire 
de la maison de Gondi, page 52 3 et suivantes, vol. 2.) Cet 
acte y est tout au long, et sert de réponse à la lettre écrite 
par Henri III au gouvernement de Florence le 14 avril 1579, 
pour avoir des renseignements sur la famille de Gondi et 
celles qui lui étaient alliées, et sur l'usage établi à Florence 
pour constater la noblesse et sa filiation; cette pièce fut 
produite au roi de France lorsqu'il voulut décorer la maison 
de Gondi de l'ordre du Saint-Esprit. 

M. d'Hozier, juge d'armes de France, atteste aussi l'illus- 
tration et la noblesse des Gondi et de ses alliés. Voye\ ses 
remarques ^sommaires. Voye\ aussi les procès-verbaux 
d'examen des preuves pour l'admission aux écoles mili- 
taires, déposées à la bibliothèque royale, aux manuscrits, 
vol. 9, 16, 18, lesquels contiennent un sommaire de 
beaucoup d'actes, et remontent la généalogie jusqu'à Zénobi 
de Biliotti, père de Jean, qui vint s'établir à Avignon sur 
la fin du quinzième siècle 

On voit, au livre 20 des délibérations et décrets du séré- 
nissime grand duc de Toscane, existant en original dans la 
chancellerie ducale, un arrêt rendu le 22 avril 1659, sur la 
demande de l'archevêque de Paris, Jean -Charles -François 
de Gondi, cardinal duc de Retz, au sujet de la noblesse 
des familles auxquelles la maison de Gondi avait été alliée , 
tendante à faire déclarer que ces familles étaient nobles et 
patriciennes de Florence, habiles et capables d'obtenir tous 
les emplois et toutes les dignités et honneurs qu'il pouvait 
y avoir , etc. , etc. Cet acte et un autre arrêt encore plus 
détaillé, rendu le 7 mars 1659, attestent la noblesse des 
Biliotti \ ils sont relatés en entier dans l'Histoire de la mai- 
son de Gondi, tome I, pag. 220, 223, etc., etc. 

Françoise de Biliotti, fille de Christophe, fils de Fran 
fut mariée en 141 9 avec Léonard , fils de Léonard , tils 



BILIOTTI. 479 

de Simon, fils de Geri de Gondi, d'où sont descendus les 
Gondi, ducs de Retz. 

Altérius Biliotti, après avoir été nommé en 1 5 1 5 à l'é- 
vêché de Todi par le pape Léon X, s'en démit Tan i523. 
Dictionnaire canonique et dogmatique du père Richard, 
tome V, art.- Todi. 

Augustin Dathi, de Sienne, fait souvent mention dans 
ses ouvrages d'un Dominique Biliotti, chanoine de l'église 
de Sienne; et on voit par ses lettres latines imprimées (i5o3 
in-fol.) la considération qu'il avait pour lui, et combien il 
appréciait son suffrage comme écrivain. 

L'historien Benoît Varchi, dans son Histoire de Florence, 
fait mention d'un capitaine Ivo Biliotti, qui combattit vail- 
lamment le prince d'Orange, et soutint avec gloire les der- 
niers moments de l'indépendance de sa patrie. Après l'éta- 
blissement du grand duc de Toscane, il passa au service de 
France, et fut tué au siège de Dieppe. 

Dom Eugène Gamurini et plusieurs autres auteurs 
italiens, font connaître les alliances de la famille de 
Biliotti avec les maisons les plus considérables d'Italie, 
tels que les Gondi, les Salviati, les Peruzzi, les Strozzi, 
etc., etc. 

En général, il est très-difficile d'établir une filiation bien 
positive qui remonte à plusieurs siècles, et très-peu de 
familles en France ont l'avantage d'avoir conservé trois 
actes en dues formes qui établissent le rang et l'ordre de 
la filiation de chaque individu; les révolutions naturelles, 
les accidents, les guerres civiles les malheurs ou la dis- 
persion des familles, leur migration et les vicissitudes de 
leur fortune, sont autant de causes qui concourent à obs- 
curcir leur origine, et à rendre en quelque sorte conjec- 
turale la science généalogique, lorsqu'elle veut remonter 
trop loin; c'est seulement par induction qu'on peut consi- 
dérer comme descendant, l'individu dont le nom se re- 
trouve avec une certaine ressemblance dans les fastes de 
l'histoire. En Italie cette filiation s'établissait avec moins 
de difficultés, d'abord par les soins du gouvernement, qui, 
dans des registres publics nommés prioriste, livre d'or } etc., 
etc., conservait l'identité des noms; et puis par l'usage où 
l'on était de relater à la suite du nom d'un individu, celui 
de deux, trois, quatre ascendants, et quelquefois plus. 

Il existe encore à Florence une branche de la maison 
de Biliotti; mais nous ne devons nous occuper que de celle 
qui est établie en France. 



4 80 BILIOTTI. 

Généalogie de la branche des Biliotti, établie dans le 
comtat depuis plus de trois siècles. 

I. Bencivenni ou Benvenuti Volpi, est le plus ancien 
qui soit connu comme le chef de la maison de Biliotti ; il 
vivait au commencement du treizième siècle : on ignore ce 
qui donna lieu à son changement de nom; on pourrait croire 
qu'il épousa une fille de la famille de Biliotti de Bénévent; 
mais Charles de Lellis, dans son Discours sur les nobles 
familles de Naples, infirme ce sentiment, puisqu'il