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Full text of "Normes sur le confinement des installations vétérinaires"

1^1 Agriculture and Agnc. 

Aqn-Food Canada Aaro-. 



Agn-Food Canada Agro-ahmentairo Canada 



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Agriculture Canadian Agriculture Library 

Canada Bibliothèque canadienne de l'agriculture 

Ottawa K1 A 0C5 



630.4 

C212 

P 1921 

1996 

fr. 

c.3 



NOV-8 



NORMES SUR LE CONFINEMENT 

DES 
INSTALLATIONS VÉTÉRINAIRES 



conduits 
d'air 



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Publié sous la direction de : 

M. Best 

Chef, Sécurité des laboratoires 

Direction de l'hygiène vétérinaire et de la défense des végétaux 

Agriculture et Agro-alimentaire Canada 



Publication n°1921/F d'Agriculture et Agro-alimentaire Canada 

disponible auprès du 

Chef, Sécurité des laboratoires 

Direction de l'hygiène vétérinaire et de la défense des végétaux 

3851, chemin Fallowfield 

Nepean (Ontario) K2H 8P9 

(613)998-9320 

© Ministre des Approvisionnements et Services Canada, 1996 

Figure de la couverture reproduite avec la permission de Nelson Canada 



Also available in English under the title 
Containment Standards for Veterinary Facilities 



Publication n° 1921/F d'Agriculture et Agro-alimentaire Canada 



NORMES SUR LE CONFINEMENT 

DES 
INSTALLATIONS VÉTÉRINAIRES 



Direction générale de la production 
et de l'inspection des aliments 

Agriculture et Agro-alimentaire Canada 



Première édition 
1996 



Digitized by the Internet Archive 

in 2012 with funding from 

Agriculture and Agri-Food Canada - Agriculture et Agroalimentaire Canada 



http://www.archive.org/details/normessurleconfiOOcana 



TABLES DES MATIERES 



1. INTRODUCTION 1 

2. NIVEAUX DE CONFINEMENT DES PATHOGÈNES POUR 
ANIMAUX (PA) 4 

3. EXIGENCES PHYSIQUES 6 

3.1 Laboratoires 6 

3.2 Installations pour petits animaux (pa) 21 

3.3 Installations pour gros animaux (ga) 35 

3.4 Filtres à très haute efficacité (hepa) 52 

3.5 Mobilier de laboratoire 54 

4 HOTTES 56 

5. ENCEINTES DE SÉCURITÉ BIOLOGIQUE 58 

5.1 Catégories d'enceintes de sécurité biologique 58 

5.2 Installation et certification 60 

6. PRATIQUES OPÉRATIONNELLES 63 

6. 1 Exigences générales 63 

6.2 Laboratoires 65 

6.3 Installations animalières 71 

6.4 Salles d'autopsie 77 

6.5 Procédures de décontamination 80 

7. CERTIFICATION 84 

7.1 Étanchéité de la pièce 84 

7.2 Système de traitement d'air 87 

7.3 Services de laboratoire 90 

8. RÉFÉRENCES 92 



Introduction 



NORMES SUR LE CONFINEMENT DES INSTALLATIONS VETERINAIRES 

1. INTRODUCTION 

Le document Lignes directrices en matière de biosécurité en laboratoire publiée en 1 990 
conjointement par Santé Canada et par le Conseil de recherches médicales du Canada, 
puis révisé par Santé Canada en 1 966, est un ouvrage de référence reconnu en matière 
de construction et d'exploitation d'installations de confinement. Ces lignes directrices 
servent de guide à l'intention des personnes qui participent à la conception, la construction 
ou l'exploitation de laboratoires où sont manipulés des pathogènes pour les humains; ces 
lignes directrices ne traitent pas des travaux concernant les seuls pathogènes animaux ni 
les travaux avec des gros animaux en milieu confiné. 

Les exigences de confinement des installations vétérinaires qui touchent aux maladies du 
bétail ou de la volaille doivent obéir à des exigences particulières. Sauf pour les 
zoonoses, les organismes manipulés ou présents ne sont pas cause de maladies chez les 
humains et le risque d'infection pour le personnel de laboratoire est classé à un niveau 
inférieur. Cependant, dans le cas des pathogènes pour animaux non indigènes, il est 
important de réaliser des niveaux de confinement plus élevés, afin d'empêcher que ces 
pathogènes soient libérés dans l'environnement et aient de graves répercussions 
économiques négatives. 

Les travaux avec des gros animaux en milieu confiné doivent répondre à une série de 
conditions particulières. Les installations de logement des animaux et les salles 
d'autopsie doivent être construites de manière à pouvoir retenir un grand nombre de 
micro-organismes susceptibles de s'y trouver. Ces aires doivent être conçues pour 
résister à une multitude de contraintes, dont les chocs mécaniques, le bruit, la 
température et les travaux de nettoyage. Les protocoles opérationnels que doivent 
observer le personnel et les soigneurs d'animaux qui circulent dans des aires vétérinaires 
infectées peuvent comporter des exigences plus sévères que les protocoles visant les 
laboratoires de confinement. 

En vertu de La Loi sur la santé des animaux, adoptée en 1 990, et de ses règlements, 
Agriculture et Agro-alimentaire Canada (AAC) possède les pouvoirs juridiques 
nécessaires pour contrôler l'utilisation des pathogènes qui peuvent causer des maladies 
chez les animaux. AAC établit également, dans le cas des pathogènes pour animaux, ou 
zoopathogènes, les conditions d'entretien des aires des animaux et les procédures de 
travail à l'intérieur de ces aires. C'est sur ce principe que la Direction de l'hygiène 
vétérinaire et de la défense des végétaux (DHVDV) d'AAC a assumé le rôle de leader 
dans l'élaboration de normes sur le confinement des installations vétérinaires. 



Introduction 



Les présentes normes ont pour but de faire connaître les exigences minimales à 
respecter en matière de conception et d'exploitation des laboratoires et des installations 
de confinement vétérinaires de la DHVDV. Outre les conséquences directes de ce 
document sur les opérations de la DHVDV, celui-ci sert de guide pour la conception et 
l'exploitation des installations de confinement vétérinaires dans l'ensemble. 

Les Normes sur le confinement des installations vétérinaires de la DHVDV ont été 
élaborées par une équipe d'AAC composée des personnes suivantes : 

M. Best 

Chef, Sécurité des laboratoires 

Direction de l'hygiène vétérinaire et de la défense des végétaux 

Ottawa (Ontario) 

D r P. Cairns 

Agent de biosécurité 

Équipe du projet de laboratoire de virologie 

Direction de l'hygiène vétérinaire et de la défense des végétaux 

Ottawa (Ontario) 

D r L. Forbes 

Bactériologiste vétérinaire 

Laboratoire d'hygiène vétérinaire 

Direction de l'hygiène vétérinaire et de la défense des végétaux 

Saskatoon (Saskatchewan) 

P. Langevin, ing. 

Gestionnaire de projet 

Laboratoires du gouvernement fédéral (Winnipeg) 

Gestion des installations 

Ottawa (Ontario) 



Introduction 



Avant d'être publié, ce document a fait l'objet d'une révision approfondie par un groupe 
d'experts sur le confinement des installations vétérinaires, composé comme suit : 

D r G. Abraham 

Microbiological Security Officer 
Australian Animal Health Laboratory 
Geelong, Australia 

C. Rigby, Ph. D. 

Coordonnateur de l'accréditation 

Direction générale de la production et de l'inspection des aliments 

Agriculture et Agro-alimentaire Canada 

Calgary (Alberta) 

J.S. Rusk 

Head, Environmental Health and Safety 

US Dept. of Agriculture, Agricultural Research Service 

National Animal Disease Center 

Ames, lowa 

D r W.G. Sterritt 

Directeur de programme 

Équipe du projet de laboratoire de virologie 

Direction de l'hygiène vétérinaire et de la défense des végétaux 

Ottawa (Ontario) 



Niveaux de confinement 



2. NIVEAUX DE CONFINEMENT DES PATHOGÈNES POUR ANIMAUX 
(PA) 

Les laboratoires et les installations animalières où sont manipulés des pathogènes qui 
affectent les animaux doivent être construits et exploités selon les normes et les niveaux 
de confinement en vigueur. Le niveau de confinement requis dépend non seulement du 
risque pour la santé humaine mais aussi des nombreux objectifs visés, dont la prévention 
de la contamination croisée et de la dissémination de pathogènes pour animaux dans 
l'environnement, où ils pourraient infecter des espèces animales indigènes. 

Les niveaux de confinement requis avec les pathogènes affectant seulement les animaux 
sont inscrits dans une base de données maintenue par la DHVDV. Il s'agit d'une liste 
active qui est continuellement mise à jour afin de tenir compte des pathogènes naissants. 
Pour chaque agent de maladie animale sous l'autorité d'AAC, il faut consulter la DHVDV 
afin d'obtenir des renseignements sur le niveau de confinement requis, en communiquant 
avec la Division de la santé des animaux, 59, promenade Camelot, Nepean, Ontario, 
K1 A 0Y9, (613) 952-8000. Cette liste comprend des substances d'origine animale 
susceptibles de contenir des pathogènes potentiels. On trouvera donc dans le présent 
document les pratiques opérationelles et les exigences physiques à respecter pour 
réaliser les différents niveaux de confinement des pathogènes pour animaux. 

Tous les laboratoires et les installations vétérinaires de la DHVDV doivent être conformes 
aux normes minimales de conception et aux exigences opérationnelles indiquées dans 
cette norme. Il est intéressant de souligner que pour chaque niveau de confinement de 
pathogène animal écrit dans le présent document, les exigences physiques peuvent être 
conformes à l'intention du niveau de confinement correspondant défini dans les Lignes 
directrices en matière de biosécurité en laboratoire, de Santé Canada. Or, certaines 
pratiques opérationelles peuvent être différentes lorsque le pathogène pour animaux ne 
présente pas de risque pour la santé humaine (p. ex. l'obligation de travailler dans une 
enceinte de confinement biologique, l'obligation d'utiliser une combinaison alimentée en 
air en pression positive). 

Habituellement, les travaux avec des zoopathogènes endémiques causant des maladies 
bénignes et comportant une importance vétérinaire limitée peuvent être effectués sans 
danger dans des installations correspondant au niveau de confinement 2 des pathogènes. 
Les installations conformes au niveau 2 et comportant des améliorations spécifiques au 
niveau de confinement 3 (p. ex. traitement des effluents liquides) peuvent convenir pour 
les étapes de résistance de certains parasites d'animaux qui ont besoin d'un hôte 
intermédiaire. Les pathogènes qui causent des maladies graves chez le bétail ou la 
volaille et qui se disséminent rapidement sous forme d'aérosol nécessitent un 
confinement plus élevé, (p. ex. le niveau 3 ou 4 de confinement de pathogène) suivant la 
gravité de la maladie. 



Niveaux de confinement 



Si le niveau de confinement n'est pas indiqué dans la base de données de la DHVDV, 
une évaluation conjointe du chef et de l'enquêteur principal de la Sécurité en laboratoire 
permettra d'établir des exigences spécifiques de même que les protocoles opérationnels 
à observer. 



Entre autres facteurs utilisés pour déterminer le niveau de confinement requis, on 
compte : 

a dose infectieuse nécessaire pour causer une infection; 

a voie d'infection (aérosol, injection, ingestion, absorption, invasion des 
muqueuses ou peau éraflée); 

a pathogénicité et la virulence du micro-organisme; 

e spectre d'activité; 

es taux de morbidité et de mortalité associés à la maladie; 

e vecteur nécessaire à la transmission et à la maladie; 

a quantité et la concentration de l'agent (p. ex. in vitro, in vivo); 

es micro-organismes évacués dans les excréments et dans l'urine et/ou inhalés; 

a vitesse inhérente de biodégradation (plus particulièrement la durée de survie de 
'agent à l'extérieur d'un hôte ou d'un milieu de culture potentiel; 

'endémicité du micro-organisme; et 

'existence de vaccins, de prophylactiques et de traitements thérapeutiques 
efficaces. 



Exigences physiques 



3. EXIGENCES PHYSIQUES 

On trouvera ci après les exigences physiques correspondant aux niveaux de confinement 
2, 3 et 4 des agents pathogènes pour animaux, ou zoopathogènes. Les installations de 
laboratoire décrites sont conformes aux exigences physiques énoncées dans les Lignes 
directrices de Santé Canada, ou les dépassent, et conviennent aux travaux avec des 
agents zoonotiques en plus des pathogènes qui affectent les animaux seulement. Les 
sections sur les installations de logement des animaux renferment des exigences 
conceptuelles spécifiques à la manipuation et aux soins de petits et de gros animaux en 
confinement. 

3.1 LABORATOIRES 

Une «zone de laboratoire» désigne une aire de laboratoire bénéficiant partout du même 
niveau de confinement et pouvant comporter plusieurs locaux et plusieurs fonctions. La 
barrière ou le périmètre de confinement de la zone de laboratoire sont continus et ne 
doivent être interrompus par aucun ouvrage (la zone est desservie par une seule 
entrée/sortie). 



ENDROn" ET ACCÈS 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
PATHOGÈNES POUR ANIMAUX 


EXIGENCE 


2,3,4 


accès contrôlé, indépendant, à la zone de 
laboratoire, limité aux personnes autorisées; 


3,4 


accès contrôlé à l'intérieur de la zone de laboratoire 
et dans chacun des laboratoires des niveaux de 
confinement 3 et 4; 


2,3,4 


les portes des laboratoires doivent être munies 
d'affiches appropriées (désignation du risque, nom 
et numéro de téléphone de la personne-ressource, 
conditions d'entrée); 



Exigences physiques - Laboratoires 



ENDROIT ET ACCÈS - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
PATHOGÈNES POUR ANIMAUX 


EXIGENCE 


3 


l'entrée dans la zone de laboratoire doit se faire par 
un sas ventilé (la ventilation doit être assurée par 
des portes semi-étanches et/ou des systèmes de 
CVCA) muni, de préférence, de portes 
interverrouillées, ou d'un avertisseur lumineux ou 
sonore afin d'empêcher que les deux portes soient 
ouvertes en même temps (pour éviter que l'air 
circule en direction de zones dont le niveau de 
confinement est inférieur); 


4 


l'entrée dans la zone de laboratoire doit se faire par 
un sas ventilé muni de portes interverrouillées 
parfaitement étanches (un joint gonflable ou à 
compression doit assurer l'étanchéité de la pièce 
conformément aux exigences de la section 7) afin 
d'empêcher que les deux portes s'ouvrent en même 
temps (pour s'assurer que l'air circule toujours vers 
des zones à risque plus élevé); 


3,4 


l'entrée dans la zone de laboratoire doit se faire par 
une aire de changement de vêtements conçue pour 
assurer une séparation entre les vêtements 
personnels et les vêtements de laboratoire réservés 
à cette zone (l'aire de changement non contaminée 
doit être isolée de l'aire non contaminée); 


3 


l'entrée dans la zone de laboratoire doit être munie 
d'une douche installée à la barrière de confinement 
(entre l'aire changement contaminée et l'aire non 
contaminée); 



Exigences physiques - Laboratoires 




ENDROIT ET ACCÈS - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
PATHOGÈNES POUR ANIMAUX 


EXIGENCE 


4 


l'entrée dans la zone de laboratoire doit être 
pourvue d'une aire de changement de combinaison, 
d'une douche chimique installés à la barrière de 
confinement (p. ex. entre le laboratoire et l'aire de 
changement) et d'une douche ordinaire installée à la 
sortie de la zone (entre les aires de changement 
contaminée et non contaminée); 


3,4 


les portes d'entrée/sortie contrôlées doivent être 
munies de commandes manuelles de priorité en 
cas d'urgence; 


3.4 


les systèmes de soutien de la barrière de 
confinement (filtres HEP A, système de désinfection 
des effluents, etc.) doivent être situés le plus près 
possible de la zone de laboratoire; 


2 


les bureaux (p. ex. pièce distincte assurant les 
fonctions de soutien au laboratoire et ne nécessitant 
habituellement aucun confinement) doivent être 
situés à l'extérieur des zones de travail de 
laboratoire, mais peuvent être situés à l'intérieur de 
la zone de laboratoire de niveau de confinement 2; 


3,4 


les bureaux (p. ex. pièce distincte assurant une 
fonction de soutien au laboratoire et ne nécessitant 
habituellement aucun confinement) doivent être 
situés à l'extérieur de la zone de laboratoire; 


2,3,4 


des postes indépendants de travail de bureau 
peuvent être installés à l'intérieur des aires de travail 
du laboratoire, à l'écart des substances 
dangereuses. 



Exigences physiques - Laboratoires 



Nota : Pour les constructions neuves conformes aux niveaux de confinement 3 et 4, il est 
recommandé que les laboratoires de confinement soient situés à l'écart des murs 
extérieurs du bâtiment. La plupart des bâtiments sont exposés aux vents et il se peut que 
les pressions (positive ou négative) qui s'exercent ainsi sur le bâtiment soient supérieures 
aux pressions habituellement mises en oeuvre dans les laboratoires de confinement. 
L'aménagement intérieur crée un environnement tampon contre les effets du vent sur les 
murs extérieurs du bâtiment. L'article 4.1 .4, Surcharges dues au vent, du Code national 
du bâtiment du Canada, 1995, décrit une méthode de calcul de la pression extérieure ou 
de la succion causée par la vent sur la paroi d'un bâtiment. 



ÉTANCHÉITÉ ET REVÊTEMENTS DE FINITION DES SOLS, MURS, PLAFONDS 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
PATHOGÈNES POUR ANIMAUX 


EXIGENCE 


3,4 


les revêtements de finition intérieurs doivent être 
résistants aux gaz et aux produits chimiques en 
accord avec la fonction du laboratoire (ils doivent 
résister aux désinfectants chimiques, aux 
déversements de produits chimiques, à la 
fumigation); 


3,4 


les surfaces intérieures doivent être continues (nota 
: dans le cas des planchers des aires de 
confinement de niveau 3, les revêtements de sol 
avec joints soudés sont acceptables); 


3,4 


les surfaces intérieures doivent être conçues de 
manière à réduire au minimum les migrations de 
gaz et de liquides à travers la membrane du 
périmètre (p. ex. pour assurer l'étanchéité du local, 
vérifiée au moyen de l'essai de perte de pression 
spécifié à la section 7); 


3,4 


les surfaces intérieures doivent offrir une résistance 
aux chocs en accord avec la fonction du laboratoire; 


3,4 


les matériaux contigus des surfaces intérieures de 
même que les matériaux qui se recouvrent doivent 
être compatibles (afin qu'ils restent adhérents et 
que la continuité du périmètre soit maintenue); 



Exigences physiques - Laboratoires 



ÉTANCHÉITÉ ET REVÊTEMENTS DE FINITION DES SOLS, MURS, PLAFONDS - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
PATHOGÈNES POUR ANIMAUX 


EXIGENCE 


3,4 


la continuité de l'étanchéité doit être maintenue 
entre le sol et les murs (une plinthe à gorge 
remontant à 15 cm sur le mur est recommandée); 


2,3,4 


les planchers doivent être antidérapants; 


3,4 


les portes et leur bâti doivent être en matériau non 
absorbant et doivent présenter des revêtements de 
finition pleins (l'usage du bois est interdit); les portes 
à âme creuse doivent être scellées; 



Nota : Dans les cas des constructions neuves conformes au niveau de confinement 2, il 
faut prendre en compte les exigences ci-dessus concernant les revêtements de finition 
des surfaces des laboratoires. 



PÉRIMÈTRE DE CONFINEMENT 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
PATHOGÈNES POUR ANIMAUX 


EXIGENCE 


3,4 


toutes les traversées de réseaux électriques et 
mécaniques et des autres réseaux dans le 
périmètre de confinement doivent être scellées; 


2,3,4 


les dispositifs de fermeture ménagés dans le 
périmètre de confinement (p. ex. portes et fenêtres) 
doivent rester fermés afin que le confinement des 
systèmes de traitement d'air soit maintenu; 


2,3,4 


la conception des fenêtres doit tenir compte des 
systèmes de CVCA (chauffage, ventilation, 
conditionnement d'air) afin qu'il n'y ait pas 
d'accumulation de condensation, d'eau ou de givre; 


2,3,4 


les fenêtres doivent procurer le niveau de sécurité 
requis; 



10 



Exigences physiques - Laboratoires 



PÉRIMÈTRE DE CONFINEMENT - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
PATHOGÈNES POUR ANIMAUX 


EXIGENCE 


2,3,4 


les dimensions des ouvertures des portes doivent 
être suffisantes pour permettre le passage de 
l'équipement (ces ouvertures peuvent être 
surdimensionnées en hauteur et en largeur si la 
grosseur de l'équipement le justifie); 


2 


l'autoclave doit être installé à l'intérieur de la zone 
de laboratoire; 


3,4 


l'autoclave indépendant avec sas doit être installé à 
demeure à la barrière de confinement de la zone de 
laboratoire; le corps de l'autoclave doit être situé à 
un endroit tel que l'entretien en sera facilité, de 
préférence à l'extérieur de la zone de confinement; 


3 


l'autoclave installé à la barrière de confinement doit 
être équipé, de préférence, de portes 
interverrouillées reliées à un voyant lumineux ou un 
avertisseur sonore afin d'empêcher que les deux 
soient ouvertes en même temps; 


4 


l'autoclave installé à la barrière de confinement doit 
être équipé de portes interverrouillées; 


2,3,4 


l'autoclave doit être équipé d'un enregistreur de 
cycle (indiquant la durée, la température et la 
pression); 


3,4 


dans le cas des matériels qui ne peuvent pas être 
passés à l'autoclave, (p. ex. matériel sensible à la 
chaleur, éprouvettes, films) d'autres moyens 
éprouvés de stérilisation (p. ex. incinération, 
stérilisation chimique ou au gaz, cuisson, irradiation) 
doivent être prévus à la barrière de confinement; 


2,3,4 


la zone de laboratoire doit être à l'épreuve des 
migrations d'insectes et de vermine. 



11 



Exigences physiques - Laboratoires 




SYSTÈME DE TRAITEMENT D'AIR 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
PATHOGÈNES POUR ANIMAUX 


EXIGENCE 


2,3,4 


un écoulement d'air directionnel vers l'intérieur du 
laboratoire doit être prévu; il est recommandé que 
les laboratoires de niveau de confinement 2 soient 
alimentés en air frais; les laboratoires des niveaux 3 
et 4 doivent être obligatoirement alimentés en air 
frais (nota : cette prescription ne s'applique pas à la 
recirculation d'air dans des équipements comme les 
enceintes de sécurité biologique); 


2,3,4 


le système d'évacuation d'air du laboratoire doit 
assurer au moins 1 renouvellements d'air par 
heure dans des conditions normales d'utilisation; 


2,3,4 


la distribution du système de CVCA doit être 
conçue de manière telle qu'il y ait le moins possible 
d'espaces sans circulation d'air à l'intérieur du 
laboratoire; les diffuseurs de soufflage 
(alimentation) et d'extraction (évacuation) doivent 
être situés de manière à assurer une circulation par 
convection pour que l'air autour de l'entrée du 
laboratoire soit aspiré vers l'intérieur; les diffuseurs 
doivent fournir un écoulement d'air à une vitesse 
d'au moins 1 5 m/min, mesurée à une distance de 
1 m; le choix de l'endroit d'installation des diffuseurs 
de soufflage et des registres d'extraction doit tenir 
compte de l'endroit d'installation des enceintes de 
sécurité biologique et des hottes d'extraction de 
vapeurs ou de fumées; 


3,4 


l'écart de pression de part et d'autre d'une barrière 
de confinement doit être d'au moins 25 Pa; 



12 



Exigences physiques - Laboratoires 



SYSTÈME DE TRAITEMENT D'AIR - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
PATHOGÈNES POUR ANIMAUX 


EXIGENCE 


3,4 


des dispositifs de surveillance de pression doivent 
être installés à l'entrée de la zone de laboratoire afin 
que soit contrôlée la pression négative entre les 
différentes zones de confinement; 


3,4 


les canalisations du système de surveillance de la 
pression statique d'une pièce doivent être munies 
de filtres dont l'efficacité est au moins égale à celle 
des filtres HEPA; 


3,4 


des avertisseurs sonores doivent être installés à 
l'entrée de la zone de laboratoire afin d'y détecter 
toute chute de pression ou panne de système de 
traitement d'air; 


3,4 


les conduits de soufflage du système de CVCA 
doivent être indépendants de ceux des zones de 
laboratoire voisines (les conduits de soufflage des 
aires bénéficiant d'un niveau de confinement 3 
peuvent être reliés à des zones de confinement 
inférieur s'ils sont pourvus d'un registre hermétique 
ou d'un filtre HEPA installé en aval (après) du 
raccordement); 


3,4 


les conduits d'extraction du système de CVCA 
doivent être indépendantes de celui des zones de 
laboratoire voisines (les conduits d'extraction des 
aires bénéficiant d'un niveau de confinement 3 
peuvent être reliées à des zones bénéficiant d'un 
niveau de confinement inférieur si elles sont 
pourvues d'un filtre HEPA installé en amont (avant) 
du raccordement); 


3 


le système de CVCA doit être conçu de manière 
qu'il n'y ait pas de retour d'air contaminé par les 
conduits de soufflage (les conduits doivent être 
équipés d'un filtre HEPA ou d'un registre 
hermétique); 



13 



Exigences physiques - Laboratoires 



SYSTÈME DE TRAITEMENT D'AIR - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
PATHOGÈNES POUR ANIMAUX 


EXIGENCE 


4 


les conduits de soufflage doivent être munis de 
filtres HEPA; 


3 


les conduits d'extraction doivent être munis de filtres 
HEPA: 


4 


l'air extrait doit passer à travers deux étages de 
filtres HEPA; 


3,4 


les conduits de soufflage et d'extraction doivent être 
équipés de registres hermétiques afin de permettre 
la décontamination gazeuse (il peut s'agir du même 
registre hermétique requis pour la protection 
anti-retour et pour l'isolement des filtres HEPA); 


3,4 


le réseau de conduits de soufflage et le réseau 
d'extraction du système de CVCA doivent être 
surveillés (débit, pression, circuits électriques de 
commande) en parallèle afin d'empêcher que le 
laboratoire soit en pression positive; 


3,4 


les dispositifs de contrôle de débit d'air et les 
capteurs installés en conduit doivent être installés 
en aval du filtre HEPA monté sur l'évacuation et en 
amont du registre hermétique ou du filtre HEPA; 


3,4 


les tronçons des conduits de soufflage et 
d'extraction compris entre le périmètre de la pièce 
et le registre hermétique doivent être étanches 
conformément aux exigences de la section 7; 


3,4 


tous les conduits de soufflage et d'extraction situés 
à l'extérieur du laboratoire de confinement doivent 
être accessibles; 


3,4 


les registres hermétiques et les filtres HEPA 
doivent être situés le plus près possible du 
périmètre de confinement. 



14 



Exigences physiques - Laboratoires 



Nota : Le système de CVCA doit être suffisamment flexible pour que l'on puisse y 
apporter des changements (p. ex. les ventilateurs/moteurs doivent être légèrement 
surdimensionnés). 



RÉSEAUX DES LABORATOIRES (EAU, ÉLECTRICITÉ, GAZ COMPRIMÉ, ETC.) 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
PATHOGÈNES POUR ANIMAUX 


EXIGENCE 


2,3,4 


les canalisations apparentes des réseaux de 
laboratoire doivent être munies de dispositifs 
d'accès aux fins d'entretien et de nettoyage; 


3,4 


les dispositifs de commande d'alimentation en eau 
doivent être situés à l'extérieur de la zone de 
laboratoire; 


3,4 


l'alimentation en eau doit être pourvue de dispositifs 
antirefoulement installés au périmètre de la zone de 
laboratoire (en plus des dispositifs assurant 
l'isolation des locaux); le dispositif de prévention des 
refoulements doit être sélectionné conformément 
au document CAN/CSA-B64. 10-94 de l'Association 
canadienne de normalisation (CSA) intitulé Guide 
de sélection, d'installation, d'entretien et d'essais à 
pied d'oeuvre des dispositifs anti refoule ment 
(1994); 


3,4 


les bouteilles de gaz comprimé (sauf les extincteurs 
d'incendie) doivent être installées à l'extérieur de la 
zone de laboratoire; 


3,4 


les réseaux d'alimentation en gaz (gaz carbonique, 
air comprimé, gaz naturel, etc.) doivent être munis 
d'un dispositif antirefoulement installé au périmètre 
de la zone de laboratoire; 


3,4 


les installations de production de vide doivent être 
situées à l'intérieur de la zone de laboratoire; utiliser 
les moyens nécessaires pour réduire au minimum la 
contamination interne de la pompe de vide (p. ex. 
installation de filtres HEPA sur la canalisation de 
vide, utilisation de siphons de désinfectant); 



15 



Exigences physiques - Laboratoires 



RÉSEAUX DES LABORATOIRES (EAU, ÉLECTRICITÉ, GAZ COMPRIMÉ, ETC.) - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
PATHOGÈNES POUR ANIMAUX 


EXIGENCE 


4 


dans le cas des activités faisant intervenir des 
agents zoonotiques, de l'air respirable comprimé 
doit maintenir en pression positive le matériel de 
protection individuelle (p. ex. pour le raccordement 
des tuyaux d'alimentation en air des combinaisons 
ventilées); cet air doit provenir de compresseurs et il 
doit être distribué par un système avec 
compresseur et réservoir de secours; des prises de 
raccordement doivent être prévues dans toutes les 
aires de port des combinaisons, y compris les 
douches chimiques et les aires de changement de 
combinaison; 


3,4 


les laboratoires doivent être munis d'éviers «mains 
libres»; 


2,3 


des postes de lavage des yeux doivent être installés 
dans la zone de laboratoire en accord avec les 
activités qui y son effectuées et conformément aux 
règlements pertinents (p. ex. norme Z358.1 de 
l'American National Standards Institute (ANSI), 
Emergency Eyewash and Shower Equipment 
1990); 


2 


une douche déluge doit être installée dans la zone 
de laboratoire en accord avec les activités qui y sont 
effectuées et conformément aux règlements 
pertinents (p. ex. norme ANSI Z358.1 , Emergency 
Eyewash and Shower Equipment); 


3 


lorsqu'il est impossible de limiter les quantités de 
substances dangereuses à l'intérieur du laboratoire, 
une douche déluge doit être installée dans la zone 
de laboratoire en accord avec les activités qui y sont 
effectuées et conformément aux règlements 
pertinents (p. ex. norme ANSI Z358.1 , Emergency 
Eyewash and Shower Equipment); 



16 



Exigences physiques - Laboratoires 



RÉSEAUX DES LABORATOIRES (EAU, ÉLECTRICITÉ, GAZ COMPRIMÉ, ETC.) - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
PATHOGÈNES POUR ANIMAUX 


EXIGENCE 


3,4 


les évacuations doivent être munies de siphons 
ayant la hauteur de garde requise, en accord avec 
les écarts de pression régnant dans les réseaux (il 
est recommandé s'utiliser des siphons de 15 cm); 


3,4 


les évacuations et la tuyauterie connexe (y compris 
l'évacuation des condensats de l'autoclave) doivent 
être isolées des autres zones de laboratoire (p. ex. 
l'évacuation doit se faire directement au collecteur 
principal de l'égout séparatif ou du système de 
traitement des effluents liquides, selon le cas); 


3 


dans le cas des agents non indigènes, les 
évacuations (y compris l'évacuation des condensats 
de l'autoclave) et la tuyauterie connexe doivent être 
raccordées à un système de stérilisation des 
effluents; 


3 


dans les cas des agents indigènes, les évacuations 
(y compris les évacuations des condensats de 
l'autoclave) et la tuyauterie connexe doivent être 
raccordées à un système de stérilisation des 
effluents, en accord avec les activités effectuées au 
laboratoire et conformément aux règlements locaux; 


4 


les évacuations (y compris les évacuations des 
condensats des autoclaves) et la tuyauterie 
connexe doivent être raccordées à un système de 
stérilisation des effluents; 



17 



Exigences physiques - Laboratoires 



RÉSEAUX DES LABORATOIRES (EAU, ÉLECTRICITÉ, GAZ COMPRIMÉ, ETC.) - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
PATHOGÈNES POUR ANIMAUX 


EXIGENCE 


3,4 


les évacuations raccordées à un système de 
stérilisation des eff luents doivent être disposées en 
pente vers le système de stérilisation afin de 
favoriser l'écoulement par gravité; on pourra 
envisager l'installation de robinets afin de pouvoir 
isoler des tronçons de l'évacuation aux fins de 
décontamination; la tuyauterie doit résister à la 
chaleur et aux produits chimiques, en accord avec 
le type d'utilisation à laquelle elle est soumise; les 
joints doivent être réalisés par fusion 
thermo-chimique ou par soudage afin que soit 
assurée l'étanchéité de tout le réseau (en accord 
avec les essais de perte de pression spécifiés à la 
section 7); 


3 


dans le cas des agents non indigènes, les 
canalisations d'évent de la plomberie (y compris 
ceux du système de stérilisation des effluents) 
doivent être équipées de filtres dont l'efficacité est 
équivalente à celle des filtres HEP A; 


3 


dans le cas des agents indigènes, les canalisations 
d'évent de la plomberie (y compris celles du 
système de stérilisation des effluents) doivent être 
équipées de filtres dont l'efficacité est équivalente à 
celle des filtres HEP A, en accord avec les 
conditions à réaliser pour le système de stérilisation 
des effluents; 


4 


les canalisations d'évent de la plomberie (y compris 
celles du système de stérilisation des effluents) 
doivent être équipées de filtres dont l'efficacité est 
équivalente à celle des filtres HEPA; deux jeux de 
filtres sont requis; 


3,4 


les canalisations d'évent de la plomberie doivent 
résister à la chaleur, en accord avec l'utilisation à 
laquelle elles sont soumises; 



18 



Exigences physiques - Laboratoires 



RÉSEAUX DES LABORATOIRES (EAU, ÉLECTRICITÉ, GAZ COMPRIMÉ, ETC.) - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
PATHOGÈNES POUR ANIMAUX 


EXIGENCE 


3 


les canalisations d'évent de la plomberie peuvent 
être reliées à des zones de niveau de confinement 
inférieur pourvu qu'elles soient munies d'un filtre 
dont l'efficacité est équivalente à celle des filtres 
HEP A et que ce filtre soit installé en amont (avant) 
du raccordement; 


3,4 


les conduits d'alimentation et le câblage connexes 
doivent être scellés à la barrière de confinement 
(pour assurer l'étanchéité de la pièce en accord 
avec les essais de perte de pression spécifiés à la 
section 7); 


2,3,4 


les ballasts d'éclairage doivent être raccordés à un 
circuit de distribution distinct du circuit d'alimentation 
de secours, afin de réduire les risques des effets 
des harmoniques sur le matériel de laboratoire 
sensible; éviter les lampes à décharge haute 
intensité dont le temps de réallumage est 
relativement long dans les endroits où il n'y a pas 
d'autre source lumineuse à allumage rapide; 


4 


les ballasts et les démarreurs d'éclairage doivent 
être installés à l'extérieur du périmètre de 
confinement; 


3,4 


les disjoncteurs du circuit d'alimentation électrique 
doivent être installés à l'extérieur du périmètre de 
confinement; 


2,3,4 


les disjoncteurs et les autres appareils de 
commande doivent être correctement étiquetés; 


2,3,4 


les systèmes de sécurité des personnes, l'éclairage, 
les enceintes de biosécurité et les autres 
équipements essentiels doivent être raccordés à 
une alimentation de secours; 



19 



Exigences physiques - Laboratoires 



RÉSEAUX DES LABORATOIRES (EAU, ÉLECTRICITÉ, GAZ COMPRIMÉ, ETC.) - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
PATHOGÈNES POUR ANIMAUX 


EXIGENCE 


3,4 


les systèmes de CVCA doivent être raccordés à 
une alimentation de secours; 


3,4 


un système de communication doit permettre de 
communiquer entre le laboratoire et les zones 
extérieures; 


3,4 


un système (télécopieur, ordinateur, etc.) assurant 
le transfert électronique de données et 
d'informations de la zone de laboratoire vers 
l'extérieur de cette zone doit être installé (nota : les 
documents sur support papier peuvent être sortis du 
laboratoire après avoir été correctement 
décontaminés (à l'autoclave, par irradiation, aux 
hyperfréquences, etc.; il n'est cependant pas 
recommandé de faire une utilisation courante de 
ces pratiques); 


4 


il doit être possible d'observer visuellement (p. ex. 
télévision en circuit fermé) les activités depuis 
l'extérieur du laboratoire (p. ex. le bureau de la 
sécurité/biosécurité); l'installation de fenêtres 
d'observation est recommandée. 



20 



Exigences physiques - Installations PA 



3.2 INSTALLATIONS POUR PETITS ANIMAUX (PA) 

Les salles animalières pour le logement des petits animaux (PA) doivent être conçues 
pour que leur nettoyage et leur désinfection soient faciles et elles doivent comporter le 
moins possible d'équipement intégré. Il faut habituellement prévoir seulement une petite 
zone de préparation et d'entreposage ainsi qu'un évier pour le lavage des mains. Ces 
installations doivent également contribuer à faciliter l'emploi de systèmes de cages de 
confinement (p. ex. enceintes à écoulement laminaire). Doivent également être prises en 
compte les installations de soutien nécessaires au lavage des cages, à l'évacuation des 
déchets, à l'entreposage de la nourriture et de la litière. De plus, la conception des 
installations de logement des petits animaux doit permettre d'adapter les contrôles 
environnementaux aux besoins de l'espèce précisés dans le Manuel sur le soin et 
l'utilisation des animaux, 1993, publié par le Conseil canadien de protection des animaux 
(CCPA). 

Une «zone d'installations PA» désigne une aire bénéficiant partout du même niveau de 
confinement. Une «loge» désigne l'espace dans laquelle le petit animal est logé. La 
barrière ou le périmètre de confinement de la zone d'installations PA sont continus et ne 
doivent être interrompus par aucun ouvrage (la zone est desservie par une seule 
entrée/sortie). 



ENDROIT 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


2,3,4 


les installations PA doivent être séparées des autres 
activités du laboratoire; 


2,3,4 


les bureaux (pièce distincte assurant une fonction 
de soutien et ne nécessitant habituellement aucun 
confinement) doivent être situés à l'extérieur de la 
zone d'installations PA; 


2,3,4 


les aires de travail de bureau pour les soigneurs 
sont permises à l'intérieur de la zone d'installations 
PA, mais doivent être situées à l'extérieur des loges 
et des corridors; 


2,3,4 


les aires d'entreposage des litières et de la 
nourriture doivent être à l'intérieur de la zone 
d'installations PA; 



21 



Exigences physiques - Installations PA 



ENDROIT - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


2,3,4 


les aires de lavage des cages propres et des cages 
souillées doivent être situées à l'intérieur de la zone 
d'installations PA (le dispositif de lavage des cages 
peut être situé à la barrière de confinement); 


2,3,4 


des aires expérimentales (p. ex. pour l'autopsie, la 
chirurgie) distinctes des loges doivent être prévues; 


3,4 


des aires expérimentales avec enceinte de sécurité 
biologique doivent être prévues pour la manipulation 
des animaux infectés par des agents zoonotiques; 


3,4 


les systèmes de soutien de la barrière de 
confinement (p. ex. les boîtiers des filtres HEPA, le 
système de stérilisation des effluents) doivent être 
installés le plus près possible de la zone 
d'installations PA; 



Nota : Dans le cas des constructions neuves conformes aux niveaux de confinement 3 
et 4, il est recommandé que les loges des animaux soient situées à l'écart des murs 
extérieurs du bâtiment. 



ACCÈS DES PERSONNES 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


2,3,4 


seules les personnes autorisées peuvent jouir d'un 
accès spécifique et contrôlé à la zone d'installations 
PA; 


3,4 


les accès à l'intérieur de la zone d'installations PA et 
à chaque loge doivent être contrôlés; 



22 



Exigences physiques - Installations PA 



ACCÈS DES PERSONNES - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


2,3,4 


les portes de la zone d'installations PA doivent être 
munies d'affiches appropriées (p. ex. identification 
du risque, nom et numéro de téléphone de la 
personne-ressource, conditions d'entrée); 


2,3,4 


dans les cas où les loges des animaux à l'intérieur 
de la zone d'installations PA comportent des risques 
particuliers, les portes d'entrée à chaque box 
doivent être munies d'affiches appropriées (p. ex. 
identification du risque, exigences en matière 
d'équipement de protection individuelle); 


2 


l'entrée dans la zone d'installations PA doit se faire 
par un sas ventilé (la ventilation doit être assurée 
par des portes semi-étanches et/ou des systèmes 
de CVCA); 


3 


l'entrée dans la zone d'installations PA doit se faire 
par un sas ventilé (la ventilation doit être assurée 
par des portes semi-étanches et/ou des systèmes 
de CVCA) muni, de préférence, de portes 
interverrouillées, ou d'un avertisseur lumineux ou 
sonore afin d'empêcher que les deux portes soient 
ouvertes en même temps; 


4 


l'entrée dans une zone d'installations PA doit se 
faire par un sas ventilé muni de portes 
interverrouillées parfaitement étanches (un joint 
gonflable ou à compression doit assurer l'étanchéité 
de la pièce conformément aux exigences de la 
section 7); 



23 



Exigences physiques - Installations PA 



ACCÈS DES PERSONNES - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


2,3,4 


l'entrée dans la zone d'installations PA doit se faire 
par une aire de changement conçue pour assurer 
une séparation entre les vêtements personnels et 
les vêtements de laboratoire réservés à cette zone 
(p. ex. l'aire de changement non contaminée doit 
être séparée de l'aire de changement contaminée); 


3 


la zone d'installations PA doit être munie d'une 
douche installée à l'endroit de la barrière de 
confinement (entre les aires de changement 
contaminée et non contaminée); 


4 


la zone d'installations PA doit être pourvue d'une 
douche chimique à la barrière de confinement, 
d'une aire pour le changement de combinaison et 
d'une douche à l'eau à la sortie des installations PA; 


3,4 


les portes d'entrée/sortie contrôlées doivent être 
munies de commande manuelles de priorité en cas 
d'urgence. 



ACCÈS DES ANIMAUX 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


2 


l'entrée des animaux dans la zone d'installations PA 
doit se faire par un sas ventilé (!a ventilation doit 
être assurée par des portes semi-étanches et/ou 
des systèmes de CVCA); 



24 



Exigences physiques - Installations PA 



ACCÈS DES ANIMAUX - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


3 


l'entrée des animaux dans la zone d'installations PA 
doit se faire par un sas ventilé (la ventilation doit 
être assurée par des portes semi-étanches et/ou 
des systèmes de CVCA) muni de portes 
interverrouillées; 


4 


l'entrée des animaux dans la zone d'installations PA 
doit se faire par un sas ventilé muni de portes 
interverrouillées parfaitement étanches (munies d'un 
joint gonflable ou à compression). 



ÉTANCHÉITÉ ET REVÊTEMENTS DE FINITION DES SOLS, DES MURS, DES PLAFONDS 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


2,3,4 


les revêtements de finition intérieurs doivent être 
résistants aux gaz et aux produits chimiques en 
accord avec la fonction du laboratoire (ils doivent 
résister aux désinfectants chimiques, aux 
déversements de produits chimiques, à la 
fumigation); 


2,3,4 


les surfaces intérieures doivent être continues; 


2,3,4 


les surfaces intérieures doivent être conçues de 
manière à réduire au minimum les migrations de 
gaz et de liquides à travers la membrane du 
périmètre (p. ex. pour assurer l'étanchéité du local 
vérifiée au moyen de l'essai de perte de pression 
spécifié à la section 7); 


2,3,4 


les surfaces intérieures doivent offrir une résistance 
aux chocs en accord avec les fonctions de la zone 
d'installations PA et des loges; 



25 



Exigences physiques - Installations PA 



ÉTANCHÉITÉ ET REVÊTEMENTS DE FINITION DES SOLS, DES MURS, DES PLAFONDS - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


2,3,4 


les matériaux contigus des surfaces intérieures de 
même que les matériaux qui se recouvrent doivent 
être compatibles entre eux (afin de rester adhérents 
et de maintenir la continuité du périmètre); 


2,3,4 


la continuité de l'étanchéité doit être maintenue 
entre le sol et les murs (une plinthe à gorge 
remontant à 15 cm sur le mur est recommandée 
pour les loges et pour les corridors non 
contaminés); 


2,3,4 


les planchers des installations PA doivent être 
antidérapants et faciles à nettoyer; 


2,3,4 


les planchers des loges et des corridors doivent être 
en pente vers les drains au sol (la pente 
recommandée est de 2,1 cm/m); 


2,3,4 


les portes et leur bâti doivent être en matériau non 
absorbant et doivent présenter des revêtements de 
finition pleins (l'usage du bois est interdit); les portes 
à âme creuse doivent être scellées. 



PÉRIMÈTRE DE CONFINEMENT 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


3,4 


toutes les traversées de réseaux électriques, 
mécaniques et autres réseaux de fluide doivent être 
scellées au périmètre de confinement; 


2,3,4 


les dispositifs de fermeture ménagés dans le 
périmètre de confinement (p. ex. portes et fenêtres) 
doivent rester fermés afin de maintenir le 
confinement des systèmes de traitement d'air; 



26 



Exigences physiques - Installations PA 



PÉRIMÈTRE DE CONFINEMENT - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


2,3,4 


les fenêtres doivent procurer le niveau requis de 
sécurité; 


2,3,4 


aucune fenêtre ne doit permettre un accès direct 
entre l'extérieur de la zone d'installations PA et les 
loges des animaux; 


2 


des moyens éprouvés de stérilisation (p. ex. 
incinération, stérilisation chimique ou au gaz, 
cuisson, irradiation) doivent être prévus à l'intérieur 
de la zone d'installations PA; 


3,4 


des moyens éprouvés de stérilisation (p. ex. 
incinération, stérilisation chimique ou au gaz, 
cuisson, irradiation) doivent être prévus à la barrière 
de confinement; 


2,3,4 


la zone de laboratoire doit être à l'épreuve des 
migrations d'insectes et de vermine. 



SYSTÈME DE TRAITEMENT D'AIR 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


2,3,4 


un écoulement d'air directionnel vers l'intérieur doit 
être prévu; il est recommandé que les laboratoires 
de niveau de confinement 2 soient alimentés en air 
frais; les laboratoires des niveaux 3 et 4 doivent être 
obligatoirement alimentés en air frais (nota : cette 
prescription ne s'applique pas à la recirculation d'air 
dans des équipements comme les systèmes de 
cages de confinement); 



27 



Exigences physiques - Installations PA 



SYSTÈME DE TRAITEMENT D'AIR - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


2,3,4 


le système d'évacuation d'air des loges des 
animaux doit assurer le nombre requis de 
renouvellements d'air par heure selon les exigences 
du CCPA; 


2,3,4 


la distribution du système de CVCA doit être 
conçue de manière qu'il y ait le moins possible 
d'espaces sans circulation d'air à l'intérieur de la 
loge; les diffuseurs de soufflage (alimentation) et 
d'extraction (évacuation) doivent être situés de 
manière à assurer une circulation par convection 
pour que l'air autour de l'entrée soit aspiré vers 
l'intérieur; les diffuseurs doivent assurer un 
écoulement d'air à une vitesse d'au 15 m/m, 
mesurée à une distance de 1 m; 


3,4 


l'écart de pression de part et d'autre d'une barrière 
de confinement doit être d'au moins 25 Pa; 


3,4 


des dispositifs de surveillance de pression doivent 
être installés à l'entrée de la zone d'installations PA 
afin que soit contrôlée la pression négative entre les 
différentes barrières de confinement; il est 
également recommandé que des dispositifs de 
surveillance de pression soient installés à l'entrée de 
la loge des animaux; 


3,4 


les canalisations du système de surveillance de la 
pression statique d'une pièce doivent être munies 
de filtre dont l'efficacité est au moins égale à celle 
des filtres HEPA 


3,4 


des avertisseurs sonores doivent être installés à 
l'intérieur de la zone de travail de l'installation PA et 
à l'extérieur de cette zone afin d'y détecter toute 
chute de pression ou panne de système de 
traitement d'air; 



28 



Exigences physiques - Installations PA 



SYSTÈME DE TRAITEMENT D'AIR - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


3,4 


les conduits de soufflage et d'extraction du système 
de CVCA doivent être indépendants de ceux des 
zones de laboratoire voisines (les conduits de 
soufflage des aires bénéficiant d'un niveau de 
confinement 3 peuvent être reliés à des zones 
ayant un niveau de confinement inférieur s'ils sont 
pourvus d'un registre hermétique ou d'un filtre 
HEPA installé en aval du raccordement; les 
conduits d'extraction des aires bénéficant d'un 
niveau de confinement 3 peuvent être reliés à des 
zones ayant un niveau de confinement inférieur s'ils 
sont pourvus d'un filtre HEPA installé en amont 
(avant) du raccordement); 


3 


le système de CVCA doit être conçu de manière 
qu'il n'y ait pas de retour d'air contaminé par les 
conduits de soufflage (les conduits doivent être 
équipés d'un filtre HEPA ou d'un registre 
hermétique); 


4 


les conduits de soufflage doivent être munis de 
filtres HEPA; 


3 


les conduits d'extraction doivent être munis de 
filtres HEPA; 


4 


l'air extrait doit passer à travers deux étages de 
filtres HEPA; 


3,4 


afin de protéger le filtre HEPA, on doit installer des 
préfiltres (d'une efficacité de 30 % et de 85 %, 
conformes à la norme 52.1-1992, Gravimétrie and 
Dust-spot Procédures for Testing Air-cleaning 
Devices Used in General Ventilation for Removing 
Particulate Matter, de l'American Society of 
Heating, Refrigerating and Air-conditioning 
Engineers (ASHRAE); 



29 



Exigences physiques - Installations PA 



SYSTÈME DE TRAITEMENT D'AIR - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


3,4 


les conduits de soufflage et d'extraction doivent être 
équipés de registres hermétiques afin de permettre 
la décontamination gazeuse (il peut s'agir du même 
registre hermétique requis pour la protection anti- 
retour et pour l'isolement des filtres HEPA); 


3,4 


le réseau de conduits de soufflage du système de 
CVCA doit être surveillé (débit, pression, circuits 
électriques de commande) afin d'empêcher que les 
loges des animaux soient en pression positive; 


3,4 


les dispositifs de contrôle de débit d'air et les 
capteurs installés en conduit doivent être situés en 
aval du filtre HEPA monté sur l'évacuation et en 
amont du registre hermétique ou du filtre HEPA; 


3,4 


les tronçons de conduits de soufflage et d'extraction 
compris entre le périmètre de la loge des animaux 
et le registre hermétique doivent être étanches 
conformément aux exigences de la section 7; 


3,4 


tous les conduits de soufflage et d'extraction situés 
à l'extérieur des pièces doivent être accessibles; 


3,4 


les registres hermétiques et les filtres HEPA doivent 
être situés le plus près possible du périmètre de 
confinement. 



Nota : Le système de CVCA doit être suffisamment flexible pour que l'on puisse y 
apporter des changements (p. ex. les ventilateurs/moteurs doivent être légèrement 
surdimensionnés). 



30 



Exigences physiques - Installations PA 



RÉSEAUX DES INSTALLATIONS PA (EAU, ÉLECTRICITÉ, ETC.) 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


2,3,4 


les canalisations apparentes des installations PA 
doivent être munies de dispositifs d'accès aux fins 
d'entretien et de nettoyage; 


3,4 


les dispositifs de commande d'alimentation en eau 
doivent être situés à l'extérieur de la zone 
d'installations PA; 


3,4 


l'alimentation en eau doit être pourvue de dispositifs 
antirefoulement installés au périmètre de la zone 
d'installations PA (en plus des dispositifs assurant 
l'isolement des locaux); le dispositif de prévention 
des refoulements doit être sélectionné 
conformément au document CAN/CSA-B64-1 0-94 
de l'Association canadienne de normalisation (CSA) 
intitulé Guide de sélection, d'installation, d'entretien 
et d'essais à pied d'oeuvre des dispositifs 
antirefoulement (1 994); 


4 


dans le cas des activités faisant intervenir des 
agents zoonotiques, de l'air respirable comprimé 
doit maintenir en pression positive le matériel de 
protection individuelle (p. ex. pour le raccordement 
des tuyaux d'alimentation en air des combinaisons); 
cet air doit provenir de compresseurs et il doit être 
distribué par un système avec compresseurs et 
réservoirs de secours; des prises de raccordement 
doivent être prévues dans toutes les aires de port 
des combinaisons, y compris les douches 
chimiques et les aires de changement de 
combinaison; 


2,3,4 


les locaux doivent être munis d'éviers de type 
«mains libres»; 


2,3,4 


l'eau utilisée pour le rinçage final lors du lavage des 
cages doit être à une température d'au moins 82° 
C; 



31 



Exigences physiques - Installations PA 



RÉSEAUX DES INSTALLATIONS PA (EAU, ÉLECTRICITÉ, ETC.) - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


2,3,4 


les évacuations doivent être munies d'un siphon 
ayant la hauteur de garde requise, en accord avec 
les écarts de pression régnant dans les réseaux (il 
est recommandé d'utiliser des siphons de 15 
centimètres); 


3,4 


les évacuations et la tuyauterie connexe doivent être 
isolées des autres zones (p. ex. l'évacuation doit se 
faire directement au collecteur principal du système 
des traitements des effluents liquides selon le cas); 


3,4 


les évacuations et la tuyauterie connexe doivent être 
raccordées à un système de stérilisation des 
effluents et doivent être disposées en pente vers le 
système de stérilisation afin de favoriser 
l'écoulement par gravité; on pourra envisager 
l'installation de robinets afin de pouvoir isoler des 
tronçons de l'évacuation aux fins de 
décontamination; la tuyauterie doit résister à la 
chaleur et aux produits chimiques, en accord avec 
le type d'utilisation à laquelle elle est soumise; les 
joints doivent être réalisés par fusion thermo- 
chimique ou par soudage afin que soit assurée 
l'étanchéité de tout le réseau (en accord avec les 
essais de perte de pression spécifiés à la section 7); 


3,4 


les canalisations d'évent de la plomberie (y compris 
celles du système de stérilisation des effluents) 
doivent être équipées de filtres dont l'efficacité est 
équivalente à celle des filtres HEPA; dans le cas 
des installations ayant un niveau de confinement 4, 
il faut prévoir deux étages de filtres; 



32 



Exigences physiques - Installations PA 



RÉSEAUX DES INSTALLATIONS PA(EAU, ÉLECTRICITÉ, ETC.) - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


3 


les canalisations d'évent de la plomberie peuvent 
être reliées à des zones dont le niveau de 
confinement est inférieur, pourvu qu'elles soient 
munies d'un filtre dont l'efficacité est équivalente à 
celle des filtres HEP A et que ce filtre soit installé en 
amont (avant) du raccordement; 


3,4 


les canalisations d'évent de la plomberie doivent 
résister à la chaleur, en accord avec l'utilisation à 
laquelle elles sont soumises; 


3,4 


les conduits d'alimentation et le câblage connexes 
doivent être scellés à la barrière de confinement 
(pour assurer l'étanchéité de la pièce en accord 
avec les essais de perte de pression spécifiés à la 
section 7); 


2,3,4 


les ballasts d'éclairage doivent être raccordées à un 
circuit de distribution distinct du circuit d'alimentation 
de secours, afin de réduire les risques des effets 
des harmoniques sur le matériel de laboratoire 
sensible; éviter les lampes à décharge haute 
intensité dont le temps de réallumage est 
relativement long dans les endroits où il n'y a pas 
d'autre source lumineuse à allumage rapide; 


4 


les ballasts et les démarreurs d'éclairage doivent 
être installés à l'extérieur du périmètre de 
confinement; 


3,4 


les disjoncteurs du circuit d'alimentation électrique 
doivent être installés à l'extérieur du périmètre de 
confinement; 


2,3,4 


les disjoncteurs et les autres appareils de 
commande électrique doivent être correctement 
étiquetés; 



33 



Exigences physiques - Installations PA 



RÉSEAUX DES INSTALLATIONS PA (EAU, ÉLECTRICITÉ, ETC.) - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS PA 


EXIGENCE 


2,3,4 


les systèmes de sécurité des personnes, l'éclairage 
et les autres équipements essentiels doivent être 
raccordés à l'alimentation de secours; 


3,4 


les systèmes de CVCA doivent être raccordés à 
l'alimentation de secours; 


3,4 


un système de communication doit permettre de 
communiquer entre la zone de travail et l'extérieur 
de la zone d'installations PA; 


3,4 


un système (télécopieur, ordinateur, etc.) assurant 
le transfert électronique de données et 
d'informations de l'installation PA vers l'extérieur de 
la zone de confinement doit être installé (nota : les 
documents sur support papier peuvent être sortis de 
la zone de confinement après avoir été 
correctement décontaminés (à l'autoclave, par 
irradiation, aux hyperfréquences; il n'est cependant 
pas recommandé de faire une utilisation courante 
de ces pratiques); 


4 


il doit être possible d'observer visuellement (p. ex. 
télévision à circuit fermé) les loges des animaux 
depuis l'extérieur de la zone de confinement (p. ex. 
le bureau de la sécurité/biosécurité); l'installation de 
fenêtres d'observation est recommandée. 



34 



Exigences physiques - Installations Ga 



3.3 INSTALLATIONS POUR GROS ANIMAUX (GA) 

Les salles animalières pour le logement des gros animaux (GA) doivent être conçues pour 
le travail avec du bétail, des cerfs et d'autre gibier d'élevage, qui ne sont habituellement 
pas logés dans des cages. Les petits animaux et les oiseaux peuvent être logés dans des 
cages ou des isolateurs dans une installation GA répondant aux exigences énoncées plus 
haut concernant les installations pour petits animaux (PA) (p. ex. possibilité de laver les 
cages). La manipulation d'agents pathogènes pour animaux de même que tous les 
autres travaux de laboratoire associés aux installations GA doivent être effectués dans 
des laboratoires répondant aux exigences décrites à la section 3.1 . 

Les boxes doivent être construits de manière à pouvoir contenir un grand nombre de 
micro-organismes susceptibles de s'y trouver. Contrairement aux laboratoires où le 
confinement primaire est assuré par une enceinte de sécurité biologique, le box sert à la 
fois de barrière primaire et de barrière secondaire. Le principe des corridors «non 
contaminés» et «contaminés» est, du point de vue des opérations, préférable au concept à 
un seul corridor. L'emploi de corridors contaminés et non contaminés facilite la circulation 
des soigneurs, du personnel scientifique, des animaux, de la nourriture, de l'équipement et 
des échantillons. Ce type d'installation contribue à réduire au minimum les risques de 
contamination croisée entre les salles animalières. 

La salle d'autopsie doit être située à l'intérieur de l'installation de logement. Cette salle est 
celle qui présente vraisemblablement le plus grand risque de contamination, d'où la 
nécessité d'y prévoir la pression négative la plus élevée. L'écoulement de l'air et toutes 
les circulations, (personnes, animaux, etc) doivent se faire à partir du box, vers la salle 
d'autopsie. Les exigences conceptuelles ci-après concernant les installations GA (accès, 
revêtement de finition, confinement, CVCA et réseaux) s'appliquent également aux salles 
d'autopsie indépendantes, c.-à-d. celles qui ne sont pas à l'intérieur d'une installation 
animalière. 

Une «zone d'installations GA» désigne une aire ayant partout le même niveau de 
confinement. Un «box» désigne l'espace dans lequel le gros animal est logé. La barrière 
ou le périmètre de confinement de la zone d'installations G A sont continus et ne doivent 
être interrompus par aucun ouvrage (la zone est desservie par une seule entrée/sortie). 



35 



Exigences physiques - Installations Ga 



ENDROIT 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


2,3,4 


les installations GA doivent être séparées des 
autres activités du laboratoire; 



Nota : Dans le cas des constructions neuves conformes aux niveaux de confinement 3 
et 4, il est recommandé que les boxes des animaux soient situées à l'écart des murs 
extérieurs du bâtiment. 



ENDROIT- SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


2,3,4 


les bureaux (pièce distincte assurant une fonction 
de soutien et ne ncessitant habituellement aucun 
confinement) doivent être situés à l'extérieur de la 
zone d'installations GA; 


2,3,4 


les aires de travail de bureau pour les soigneurs 
sont permises à l'intérieur de la zone d'installations 
GA, mais doivent être situées à l'extérieur des 
boxes et des corridors; 


2,3,4 


des aires d'entreposage à court terme doivent être 
prévues à l'intérieur de l'installation GA pour de 
petites quantités de nourriture (pas pour le stockage 
en vrac); 


2,3,4 


une salle d'autopsie doit être installée à l'Intérieur de 
la zone d'installations PA; 



Nota : La salle d'autopsie conforme au niuveau de confinement 4 peut être le même 
emplacement que le box (l'autopsie peut être effectuée à l'intérieur du box). 



36 



Exigences physiques - Installations Ga 



ENDROIT- SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


2,3 


la salle d'autopsie doit être équipée d'une chambre 
froide intégrée pour l'entreposage des carcasses de 
gros animaux en attente d'autopsie ou d'évacuation, 
de même qu'elle peutcomprendre une aire de 
soutien au laboratoire.. 



ACCÈS DES PERSONNES 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


2,3 


seules les personnes autorisées peuvent jouir d'un 
accès spécifique et contrôlé à la zone d'installations 
GA; 


3,4 


les accès à l'intérieur de la zone d'installations GA, 
à chaque box et à la salle d'autopsie doivent être 
contrôlés; 


2,3,4 


les portes d'entrée de la zone d'installations GA 
doivent être munies d'affiches appropriées (p. ex. 
identification du risque, nom et numéro de 
téléphone de la personne-ressource, conditions 
d'entrée); 


2 


l'entrée dans la zone d'installations GA doit se faire 
par un sas ventilé (la ventilation doit être assurée 
par des portes semi-étanches et/ou des systèmes 
de CVCA); 


3 


l'entrée dans la zone d'installations GA doit se faire 
par un sas ventilé (la ventilation doit être assurée 
par des portes semi-étanches et/ou des systèmes 
de CVCA) muni de portes interverrouillées; 



37 



Exigences physiques - Installations Ga 



ACCÈS DES PERSONNES - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


4 


l'entrée dans la zone d'installations GA doit se faire 
par un sas ventilé muni de portes interverrouillées 
assurant une étanchéité parfaite de la pièce 
conformément aux exigences de la section 7; 


2,3,4 


l'entrée dans la zone d'installations GA doit se faire 
par une aire de changement conçue pour assurer 
une séparation entre les vêtements personnels et 
les vêtements spécifiques à cette zone (p. ex. Taire 
de changement non contaminée doit être séparée 
de l'aire de changement contaminée); 


3,4 


l'entrée de la zone d'installations PA doit être 
pourvue d'une douche installée à la barrière de 
confinement (p. ex. entre l'aire de changement 
contaminée et l'aire de changement non 
contaminée); 


2,3,4 


lorsque les boxes à l'intérieur de la zone 
d'installations GA comportent des risques 
spécifiques, les portes d'entrée de chaque box 
doivent être munies d'affiches appropriées (p. ex. 
identification du risque, nom de la 
personne-ressource et exigences en matière 
d'équipement de protection individuelle; 


3 


lorsque l'installation GA ne comporte qu'un seul 
corridor, l'entre dans les boxes doit se faire par un 
sas ventilé (la ventilation doit être assurée par des 
portes semi-étanches et/ou des systèmes de 
CVCA) muni de portes interverrouillées, afin 
d'empêcher que l'air circule de l'intérieur des boxes 
vers le corridor; 



38 



Exigences physiques - Installations Ga 



ACCÈS DES PERSONNES - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


3 


lorsque l'installation GA ne comporte qu'un seul 
corridor, l'entrée des boxes doit être pourvue d'une 
aire conçue pour assurer une séparation entre les 
vêtements utilisés dans l'installation GA et les 
vêtements spécifiques aux boxes; 


3 


lorsque l'installation GA ne comporte qu'un seul 
corridor, l'entrée du box doit être pourvue d'une 
douche installée à la barrière de confinement (p. 
ex. entre le box et le corridor); 


4 


l'entrée dans les boxes doit se faire par un sas 
ventilé muni de portes interverrouillées parfaitement 
étanches (P. ex. équipées d'un joint gonflable ou à 
compression) pour éviter que l'air circule à partir du 
box vers le corridor; 


4 


l'entrée du box doit être pourvue d'une aire conçue 
pour assurer une séparation entre les vêtements 
utilisés dans l'installation GA et les vêtements 
spécifiques au box, et d'aires de changement de 
combinaison; 


4 


l'entrée du box doit être pourvue d'une douche 
chimique installée à la barrière de confinement (p. 
ex. entre le box et le corridor); 


3 


l'entrée dans la salle d'autopsie (autrement qu'à 
partir du corridor contaminé) doit se faire par un sas 
ventilé (la ventilation doit être assurée par des 
portes semi-étanches et/ou des systèmes de 
CVCA) muni de portes interverrouillées ; 


4 


l'entrée dans la salle d'autopsie (autrement qu'à 
partir du corridor contaminé) doit se faire par des 
portes interverrouillées parfaitement étanches (p. 
ex. équipées d'un joint gonflable ou d'un joint à 
compression); 



39 



Exigences physiques - Installations Ga 



ACCÈS DES PERSONNES - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


2,3,4 


l'entrée dans la salle d'autopsie (autrement qu'à 
partir du corridor contaminé) doit être pourvue d'une 
aire de changement de vêtements conçue pour 
assurer une séparation entre les vêtements 
personnels et les vêtements spécifiques à cette 
zone (p. ex. l'aire de changement non contaminée 
doit être isolée de l'aire de changement 
contaminée); 


3,4 


l'entrée dans la salle d'autopsie doit être équipée 
d'une douche installée à la barrière de confinement 
(entre l'aire de changement contaminée et l'aire de 
changement non contaminée); 


4 


l'entrée dans la salle d'autopsie (autrement que par 
le corridor contaminé) doit être équipée d'une 
douche chimique installée à la barrière de 
confinement; 


3,4 


les portes d'entrée-sortie contrôlées doivent être 
munies de commandes manuelles de priorité en 
cas d'urgence. 



ACCÈS DES ANIMAUX 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


2 


l'entrée des animaux dans la zone d'installations GA 
doit se faire par un sas ventilé (la ventilation doit 
être assurée par des portes semi-étanches et/ou 
des systèmes de CVCA); 



40 



Exigences physiques - Installations Ga 



ACCÈS DES ANIMAUX - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


3 


l'entrée des animaux dans la zone d'installations G A 
doit se faire par un sas ventilé (la ventilation doit 
être assurée par des portes semi-étanches et/ou 
des systèmes de CVCA) muni de portes 
interverrouillées; 


4 


l'entrée des animaux dans la zone d'installations G A 
doit se faire par un sas ventilé muni de portes 
interverrouillées parfaitement étanches (munies d'un 
joint gonflable ou à compression) pour éviter que 
l'air circule vers une zone de niveau de confinement 
inférieur; 


3,4 


l'entrée des animaux dans le box ainsi que leur 
sortie doivent se faire par une porte parfaitement 
étanche (p. ex. porte de niveau de confinement 3, 
bloquée sur ses quatre côtés; porte de niveau de 
confinement 4 munie de joints gonflables ou à 
compression) installée entre le box et le corridor; 


3,4 


l'entrée (autrement qu'à partir du corridor 
contaminé) des animaux dans la salle d'autopsie 
doit se faire par une porte parfaitement étanche (p. 
ex. porte de niveau de confinement 3, bloquée sur 
ses quatre côtés; porte de niveau de confinement 4 
munie de joints gonflables ou à compression). 



41 



Exigences physiques - Installations Ga 



ÉTANCHÉrTÉ ET REVÊTEMENTS DE FINITION DES SOLS, DES MURS, DES PLAFONDS 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EX.GENCE 


2,3,4 


les revêtements de finition intérieurs doivent être 
résistants aux gaz et aux produits chimiques en 
accord avec la fonction de l'installation GA et du box 
(ils doivent résister aux désinfectants chimiques, aux 
déversements de produits chimiques, à la 
fumigation); 


2,3,4 


les surfaces intérieures doivent être continues; 


2,3,4 


les surfaces intérieures doivent être conçues de 
manière à réduire au minimum les migrations de 
gaz et de liquides à travers la membrane du 
périmètre (p. ex. pour assurer l'étanchéité du local 
vérifiée au moyen de l'essai de perte de pression 
spécifié à la section 7); 


2,3,4 


les surfaces intérieures doivent offrir une résistance 
aux chocs en accord avec les fonctions de la zone 
d'installations GA et des boxes; 


2,3,4 


les revêtements des surfaces intérieures doivent 
rester intacts, adhères à leur support même 
lorsqu'ils sont soumis à des lavages à grande 
pression (1500 lb/po 2 ) à une température de 90 °C; 


2,3,4 


les matériaux contigus des surfaces intérieures de 
même que les matériaux qui se recouvrent doivent 
être compatibles entre eux (afin que l'adhérence 
soit conservée et que la continuité du périmètre soit 
maintenue); 


2,3,4 


la continuité de Tétanchéité doit être maintenue 
entre le sol et les murs (une plinthe à gorge 
remontant à 1 m sur le mur est recommandée pour 
les boxes, le corridor contaminé et la salle 
d'autopsie; 



42 



Exigences physiques - Installations Ga 



ÉTANCHÉITÉ ET REVÊTEMENTS DE FINmON DES SOLS, DES MURS, DES PLAFONDS - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


2,3,4 


les planchers des installations GA doivent être 
antidérapants et faciles à nettoyer; 


2,3,4 


les planchers des boxes, des corridors et des salles 
d'autopsie doivent être en pente vers les drains au 
sol (la pente recommandée est de 2,1 cm/m); 


2,3,4 


les planchers des boxes, du corridor et de la salle 
d'autopsie doivent résister aux effets des charges 
mécaniques et des nettoyages, en accord avec leur 
fonction; 




selon le cas, le revêtement de sol du box doit 
résister à l'action des produits chimiques (gaz ou 
liquides), en accord avec la fonction du box; 


2,3,4 


les portes et leur bâti doivent être en matériau non 
absorbant et doivent présenter des revêtements de 
finition pleins (l'usage du bois est interdit); les portes 
à âme creuse doivent être scellées. 



PÉRIMÈTRE DE CONFINEMENT 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


2,3,4 


il doit y avoir le moins possible de 
protubérances/projections d'obstacles dans les box 
et les corridors; pour éviter que les animaux soient 
blessés les projections non protégées doivent être à 
une hauteur d'au moins 21 3 cm ou plus dans le cas 
de certains mammifères comme le cerf; 


3,4 


toutes les traversées de réseaux électriques, 
mécaniques et autres réseaux de fluide doivent être 
scellées au périmètre de confinement 



43 



Exigences physiques - Installations Ga 



PÉRIMÈTRE DE CONFINEMENT - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


2,3,4 


les dispositifs de fermeture ménagés dans le 
périmètre de confinement (p. ex. portes et fenêtres) 
doivent rester fermés afin de maintenir le 
confinement des systèmes de traitement d'air; 


2,3,4 


les fenêtres doivent procurer le niveau requis de 
sécurité; 


2,3,4 


aucune fenêtre ne doit permettre un accès direct 
entre l'extérieur de la zone d'installations GA et les 
boxes des animaux; des fenêtres d'observation 
peuvent être ménagées dans les boxes; 


2 


des moyens éprouvés de stérilisation (p. ex. 
incinération, stérilisation chimique ou au gaz, 
cuisson, irradiation) doivent être prévus à l'intérieur 
de la zone d'installations PA; 


3,4 


des moyens éprouvés de stérilisation (p. ex. 
incinération, stérilisation chimique ou au gaz, 
cuisson, irradiation) doivent être prévus à la barrière 
de confinement; 


2,3,4 


la zone de laboratoire doit être à l'épreuve des 
migrations d'insectes et de vermine. 



SYSTÈME DE TRAfTEMENT D'AIR 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 




2,3,4 


un écoulement d'air directionnel vers l'intérieur doit 
être prévu; il est recommandé que les laboratoires 
de niveau de confinement 2 soient alimentés en air 
frais; les laboratoires des niveaux 3 et 4 doivent être 
obligatoirement alimentés en air frais; 



44 



Exigences physiques - Installations Ga 



SYSTÈME DE TRAITEMENT D'AIR 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


2,3,4 


le système de CVCA desservant les boxes doit 
assurer le nombre requis de renouvellements d'air 
par heure selon les exigences du CCPA, de 
manière qu'il y ait le moins possible d'espaces sans 
circulation d'air à l'intérieur du box; les diffuseurs de 
soufflage et les registres d'extraction doivent être 
situés de manière à assurer une circulation par 
convection pour que l'air autour de l'entrée de la 
pièce soit aspiré vers l'intérieur; les diffuseurs 
doivent assurer un écoulement d'air à une vitesse 
d'au moins 15 m/m, mesurée à une distance de 1 
m; 


3,4 


l'écart de pression de part et d'autre d'une barrière 
de confinement doit être d'au moins 25 Pa; 


3,4 


des dispositifs de surveillance de pression doivent 
être installés à l'entrée de la zone d'installations GA 
afin que soit contrôlée la pression négative entre les 
différentes barrières de confinement; il est 
également recommandé que des dispositifs de 
surveillance de pression soient installés à l'entrée du 
box et de la salle d'autopsie; 


3,4 


les canalisations du système de surveillance de la 
pression statique d'une pièce doivent être munies 
de filtre dont l'efficacité est au moins égale à celle 
des filtres HEPA; 


3,4 


des avertisseurs sonores doivent être installés à 
l'intérieur de la zone de travail de l'installation GA et 
à l'extérieur de cette zone afin d'y détecter toute 
chute de pression ou panne de système de 
traitement d'air; 



45 



Exigences physiques - Installations Ga 



SYSTÈME DE TRAITEMENT D'AIR - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


3,4 


les conduits de soufflage (alimentation) et 
d'extraction (évacuation) du système de CVCA 
doivent être indépendants de ceux des zones de 
laboratoire voisines (les conduits de soufflage des 
aires bénéficiant d'un niveau de confinement 3 
peuvent être reliés à des zones ayant un niveau de 
confinement inférieur s'ils sont pourvus d'un registre 
hermétique ou d'un filtre HEP A installé en amont 
(avant) du raccordement; 


3 


le système de CVCA doit être conçu de manière 
qu'il n'y ait pas de retour d'air contaminé par les 
conduits de soufflage (les conduits doivent être 
équipés d'un filtre HEP A ou d'un registre 
hermétique); 


4 


les conduits de soufflage doivent être munis de 
filtres HEPA; 


3 


les conduits d'extraction doivent être munis de filtres 
HEPA; 


4 


l'air extrait doit passer à travers deux étages de 
filtres HEPA; 


3,4 


afin de protéger le filtre HEPA, on doit installer des 
préfiltres (d'une efficacité de 30 % et de 85 %, 
conformes à la norme 52.1-1 992, Gravimétrie and 
Dust-spot Procédures for Testing Air-cleaning 
Devices Used in General Ventilation for Removing 
Particulate Matter, de l'American Society of 
Heating, Refrigerating and Air-conditioning 
Engineers (ASHRAE); 



46 



Exigences physiques - Installations Ga 



SYSTÈME DE TRAITEMENT D'AIR - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


3,4 


les conduits de soufflage(alimentation) et 
d'extraction (évacuation) doivent être équipés de 
registres hermétiques afin de permettre la 
décontamination gazeuse (il peut s'agir du même 
registre hermétique requis pour la protection anti- 
retour et pour l'isolement des filtres HEP A); 


3,4 


le réseau de conduits de soufflage du système de 
CVCA doit être surveillé (débit, pression, circuits 
électriques de commande) afin d'empêcher que les 
boxes soient en pression positive; 


3,4 


les dispositifs de contrôle de débit d'air et les 
capteurs installés en conduit doivent être situés en 
aval du filtre HEPA monté sur l'évacuation et en 
amont du registre hermétique ou du filtre HEPA; 


3,4 


les tronçons de conduits de soufflage et d'extraction 
compris entre le périmètre du box et le registre 
hermétique doivent être étanches conformément 
aux exigences de la section 7; 


3,4 


tous les conduits de soufflage et d'extraction situés 
à l'extérieur de la pièce doivent être accessibles; 


3,4 


les registres hermétiques et les filtres HEPA doivent 
être situés le plus près possible du périmètre de 
confinement. 



Nota : Le système de CVCA doit être suffisamment flexible pour que l'on puisse y 
apporter des changements (p. ex. les ventilateurs/moteurs doivent être légèrement 
surdimensionnés). 



47 



Exigences physiques - Installations Ga 



RÉSEAUX DES INSTALLATIONS GA (EAU, ÉLECTRICITÉ, ETC.) 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


2,3,4 


les canalisations apparentes des installations G A 
doivent être munies de dispositifs d'accès aux fins 
d'entretien; 


3,4 


les dispositifs de commande d'alimentation en eau 
doivent être situés à l'extérieur de la zone 
d'installations GA; 


3,4 


l'alimentation en eau doit être pourvue de dispositifs 
antirefoulement installés au périmètre de la zone 
d'installations GA (en plus des dispositifs assurant 
l'isolement des locaux); le dispositif de prévention 
des refoulements doit être sélectionné 
conformément au document CAN/CSA-B64-1 0-94 
de l'Association canadienne de normalisation (CSA) 
intitulé Guide de sélection, d'installation, d'entretien 
et d'essais à pied d'oeuvre des dispositifs 
antirefoulement (1 994); 


4 


dans le cas des activités faisant intervenir des 
agents zoonotiques, de l'air respirable comprimé 
doit maintenir en pression positive le matériel de 
protection individuelle (p. ex. pour le raccordement 
des tuyaux d'alimentation en air des combinaisons); 
cet air doit provenir de compresseurs et il doit être 
distribué par un système avec compresseurs et 
réservoirs de secours; des prises de raccordement 
doivent être prévues dans toutes les aires de port 
des combinaisons, y compris les douches 
chimiques et les aires de changement de 
combinaison; 


2,3,4 


les locaux doivent être munis d'éviers «mains libres; 


2,3,4 


les évacuations doivent être munies de siphon ayant 
la hauteur de garde requise, en accord avec les 
écarts de pression régnant dans les réseaux (il est 
recommandé d'utiliser des siphons de 1 5 cm); 



48 



Exigences physiques - Installations Ga 



RÉSEAUX DES INSTALLATIONS GA(EAU, ÉLECTRICITÉ, ETC.) - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


3,4 


les évacuations et la tuyauterie connexe doivent être 
isolées des autres zones (p. ex. l'évacuation doit se 
faire directement au collecteur principal du système 
des traitements des effluents liquides selon le cas); 


3,4 


les évacuations et la tuyauterie connexe doivent 
être raccordées à un système de stérilisation des 
effluents et doivent être disposées en pente vers le 
système de stérilisation afin de favoriser 
l'écoulement par gravité; on pourra envisager 
l'installation de robinets afin de pouvoir isoler des 
tronçons de l'évacuation aux fins de 
décontamination; la tuyauterie doit résister à la 
chaleur et aux produits chimiques, en accord avec 
le type d'utilisation à laquelle elle est soumise; les 
joints doivent être réalisés par fusion thermo- 
chimique ou par soudage afin que soit assurée 
l'étanchéité de tout le réseau (en accord avec les 
essais de perte de pression spécifiés à la section 7); 


3,4 


les canalisations d'évent de la plomberie (y compris 
celle du système de stérilisation des effluents) 
doivent être équipées de filtres dont l'efficacité est 
équivalente à celle des filtres HEPA; dans le cas 
des installations ayant un niveau de confinement 4, 
il faut prévoir deux étages de filtres; 


3,4 


les canalisations d'évent de la plomberie doivent 
résister à la chaleur, en accord avec l'utilisation à 
laquelle elles sont soumises; 



49 



Exigences physiques - Installations Ga 



RÉSEAUX DES INSTALLATIONS GA (EAU, ÉLECTRICITÉ, ETC.) - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


3 


les canalisations d'évent de la plomberie peuvent 
être reliées à des zones dont le niveau de 
confinement est inférieur, pourvu qu'elles soient 
munies d'un filtre dont l'efficacité est équivalente à 
celle des filtres HEP A et que ce filtre soit installé en 
amont (avant) du raccordement; 


3,4 


les conduits d'alimentation et le câblage connexes 
doivent être scellés à la barrière de confinement 
(pour assurer l'étanchéité de la pièce en accord 
avec les essais de perte de pression spécifiés à la 
section 7); 


2,3,4 


les ballasts d'éclairage doivent être raccordées à un 
circuit de distribution distinct du circuit d'alimentation 
de secours, afin de réduire les risques des effets 
des harmoniques sur le matériel de laboratoire 
sensible; éviter les lampes à décharge haute 
intensité dont le temps de réallumage est 
relativement long dans les endroits où il n'y a pas 
d'autre source lumineuse à allumage rapide; 


4 


les ballasts et les démarreurs d'éclairage doivent 
être installés à l'extérieur du périmètre de 
confinement; 


3,4 


les disjoncteurs du circuit d'alimentation électrique 
doivent être installés à l'extérieur du périmètre de 
confinement; 


2,3,4 


les disjoncteurs et les autres appareils de 
commande électrique doivent être correctement 
étiquetés; 


2,3,4 


les systèmes de sécurité des personnes, l'éclairage 
et les autres équipements essentiels doivent être 
raccordés à l'alimentation de secours; 



50 



Exigences physiques - Installations Ga 



RÉSEAUX DES INSTALLATIONS GA (EAU, ÉLECTRICITÉ, ETC.) - SUITE 


NIVEAU DE CONFINEMENT DES 
INSTALLATIONS GA 


EXIGENCE 


3J 


les systèmes de CVCA doivent être raccordés à 
l'alimentation de secours; 


3,4 


un système de communication doit permettre de 
communiquer entre la zone de travail et l'extérieur 
de la zone d'installations GA; 


3,4 


un système (télécopieur, ordinateur, etc.) assurant 
le transfert électronique de données et 
d'informations de l'installation GA vers l'extérieur de 
la zone de confinement doit être installé (nota : les 
documents sur support papier peuvent être sortis de 
la zone de confinement après avoir été 
correctement décontaminés (à l'autoclave, par 
irradiation, aux hyperfréquences; il n'est cependant 
pas recommandé de faire une utilisation courante 
de ces pratiques); 


4 


il doit être possible d'observer visuellement (p. ex. 
télévision à circuit fermé) les boxes depuis 
l'extérieur de la zone de confinement (p. ex. le 
bureau de la sécurité/biosécurité); l'installation de 
fenêtres d'observation est recommandée. 



51 



Filtres HEP A 

3.4 FILTRES À TRÈS HAUTE EFFICACITÉ (HEPA) 

Les filtres HEPA sont fabriqués partir de fibres de borosilicate disposées en feuilles 
accordéon et divisées par des séparateurs en aluminium ondulé. Ce type de milieu filtrant 
peut être endommagé facilement s'il est entreposé incorrectement, si on l'échappe ou s'il 
est autrement manutentionné sans précaution. On doit vérifier l'efficacité des filtres après 
leur installation ou leur déplacement et à intervalles réguliers par après. La fréquence des 
vérifications est fonction de nombreux facteurs y compris le nombre d'heures de 
fonctionnement; c'est après avoir contrôlé l'efficacité du filtre pendant une certaine 
période de temps qu'on pourra adopter une fréquence de vérification acceptable. Il est 
cependant recommandé de vérifier les filtres après l'installation puis au moins une fois par 
année. 

Le milieu filtrant est collé dans un cadre en bois ou en métal. Bien que leur élimination ne 
pose pas de difficulté, les cadres en bois présentent l'inconvénient d'absorber les vapeurs 
(le peroxyde d'hydrogène vaporisé par exemple) durant la stérilisation courante du filtre. 
Le cadre libère ensuite lentement ces vapeurs, ce qui a pour effet de rallonger la durée 
nécessaire pour réduire la concentration de vapeurs à une valeur acceptable (et prolonge 
le cycle de décontamination gazeuse). Quant au cadre métallique, il n'absorbe pas ces 
vapeurs, mais leur élimination présente des difficultés. 

Les filtres HEPA sont habituellement installés dans leur boîtier au moyen d'un joint solide 
(en néoprène) ou d'un joint fluide (en gel). Parmi les problèmes fréquents de ces joints, 
signalons qu'ils peuvent ne pas reprendre leur forme initiale suite à un état prolongé de 
compression , ils peuvent se déchirer et ils peuvent être incompatibles avec les 
décontaminants gazeux. Par exemple, le peroxyde d'hydrogène a pour effet de 
désagréger certains types de néoprènes (joints en néoprène noir à cellules ouvertes). Par 
conséquent les joints en matériaux denses résistent plus longtemps aux cycles de 
stérilisation que ceux à matériaux identiques, mais à cellules ouvertes. Le joint, à l'état de 
gel, est interposé entre le boîtier du filtre et la rainure ménagée sur le pourtour du filtre, 
pour réaliser une étanchéité parfaite. Le rebord aminci du boîtier s'introduit dans cette 
rainure pour compléter l'étanchéité. Les joints sous forme de gel résistent aux problèmes 
de compression et de compatibilité normalement associés aux joints en matériaux rigides. 

Voici les exigences applicables à tous les types de filtre HEPA (dans les enceintes de 
sécurité biologique ou dans les systèmes de traitement d'air) : 

• les filtres HEPA doivent avoir une efficacité d'au moins 99,97 % lorsqu'il s'agit de 
retenir des particules de 0,3 ^/m, selon le document IES-RP-CC-001-86, 
Recommended Practice for HEPA Filters (1986), de Nnstitute of Environmental 
Sciences; ces filtres doivent être soumis en usine à un essai de filtration de 
particules puis contrôlés par balayage; 



52 



Filtres HEPA 



• la pression statique (indice de propreté) des filtres HEPA doit être contrôlée à 
l'aide d'un dispositif comme un débitmètre à hélice; 

• l'efficacité sur place des filtres HEPA doit être vérifiée à l'aide d'un essai de 
retenue de particules et au moyen d'un balayage (la pénétration des particules ne 
doit pas dépasser 0,01 %). 

Nota : L'efficacité des autres filtres montés en ligne (canalisations d'évent de 
plomberie, canalisations d'alimentation en gaz, conduits d'extraction des 
autoclaves) doit être vérifiée au moyen d'essais de retenue de particules; 
l'efficacité de ces filtres doit être au moins égale à celle du filtre HEPA. 

Voici les exigences applicables aux boîtiers des filtres HEPA installés en ligne dans les 
systèmes de traitement d'air, tous niveaux de confinement confondus : 

• les boîtiers des filtres HEPA doivent être munis d'un registre hermétique monté sur 
les conduits d'admission et sur les conduits d'évacuation afin de pouvoir mettre les 
filtres hors service et de les isoler; 

• les boîtiers des filtres HEPA doivent être équipés d'orifices de fumigation montés 
dans les conduits amont et aval afin de permettre la décontamination gazeuse sur 
place; 

• les boîtiers des filtres HEPA doivent être munis d'orifices d'injection en amont et 
d'orifices d'accès en aval afin de permettre la tenue sur place de l'essai de retenue 
de particules et le contrôle de cet essai par la méthode de balayage; 

• les boîtiers des filtres HEPA doivent être hermétiques; l'étanchéité doit être 
mesurée au moyen de l'essai spécifié à la section 7. 



53 



Mobilier 

3.5 MOBILIER DE LABORATOIRE 

En général, le mobilier de rangement utilisé en laboratoire doit être conçu en fonction de 
l'usage prévu et des types de matières dangereuses susceptibles d'être utilisées; ce 
mobilier doit être également facile à décontaminer. L'aspect modulaire d'un mobilier, 
normalement souhaitable lorsqu'on désire une plus grande flexibilité, est moins recherché 
dans les installations de confinement. Le mobilier modulaire présente plus de joints, 
d'interstices et de fissures que le mobilier conventionnel. 

On trouvera ci-après un aperçu des caractéristiques généralement recherchées pour les 
mobiliers de rangement. Certaines caractéristiques peuvent varier selon le type 
d'installation et le niveau de confinement requis. 

• les surfaces doivent résister aux égratignures, aux taches, aux moisissures et à 
l'action des produits chimiques; elles doivent également résister à la chaleur selon 

l'usage prévu; 

• pour les niveaux de confinement 3 des pathogènes pour animaux on doit utiliser 
des matériaux à âme pleine; il est déconseillé d'utiliser le bois; 

• on doit utiliser de l'acier inoxydable pour les niveaux de confinement 4 des 
pathogènes pour animaux, les installations pour petits et gros animaux ainsi que 
pour les salles d'autopsie; 

• sauf dans les cas où on exige de l'acier inoxydable toutes les surfaces en contact 
avec le plancher doivent résister à la rouille; 

• les dessus des postes, des tables et des comptoirs doivent être continus (ils ne 
doivent présenter aucun joint ouvert); ces surfaces doivent être conçues pour 
retenir les déversements (p. ex. elles doivent être munies de rebords et d'arrêts 
d'écoulement); 

• les rebords et les angles destables, des comptoirs, des postes, des portes, des 
tiroirs, des poignées, etc., utilisés dans les endroits offrant un niveau de 
confinement 3 des pathogènes pour animaux où sont utilisées des combinaisons 
alimentées en air en pression positive doivent être arrondis; 

• les dosserets doivent être continus le long des plans de travail (ils ne doivent 
présenter aucun joint ouvert); 

• les dosserets doivent être installés sans jeu contre les murs; un joint doit assurer 
l'étanchéité au point de rencontre de l'établi et du mur; 



54 



Mobilier 

la jonction des canalisations des réseaux et des armoires du haut avec l'établi doit 
être munie d'une étanchéité; 

les tables utilisées dans les aires ayant un niveau de confinement 4 des agents 
pathogènes pour animaux doivent être continus mais non fixes (le système complet 
doit pouvoir être déplacé; ce système ne doit pas être composé d'éléments 
modulaires); 

dans les zones de niveau de confinement 3 des pathogènes pour animaux, l'aspect 
modulaire doit être limité à la possibilité de déplacer et de retirer des batteries de 
tiroirs; 

les portes situées au-dessous des comptoirs doivent être à battant et non 
coulissantes; quant aux portes situées au-dessus des comptoirs, ces dernières 
doivent être coulissantes et non à battant; 

il n'est pas recommandé d'utiliser des portes à fermeture automatique; 

les tiroirs doivent être munis de butées qui empêchent qu'ils soient retirés 
complètement de leur caisson; 

les tiroirs doivent se déplacer sur des galets de roulement en nylon, et non sur de 
seuls coulisseaux; 

les tiroirs utilisés dans les zones ayant un niveau de confinement 4 des agents 
pathogènes pour animaux doivent être de construction monopièce; 

les tablettes des rayonnages utilisées pour le rangement des réactifs doivent être 
munies de rebords à lèvre; 

les éviers qui sont en même matériaux que la table de travail doivent être intégrés 
à la table ou être moulés à même cette dernière; 

les éviers doivent être du type «mains libres». 



55 



Hottes 

4 HOTTES 

Les hottes de laboratoire doivent être utilisées couramment pour contenir, les vapeurs, les 
fumées, les aérosols, les particules dangereuses et les gaz libérés durant la manipulation 
de substances chimiques. L'efficacité d'une hotte de laboratoire se mesure à sa capacité 
de confiner les contaminants à l'intérieur, de les évacuer par un réseau de conduits puis 
de les filtrer ou de les disperser de façon qu'ils ne retournent pas à l'intérieur du bâtiment 
par les conduits d'admission d'air. Il existe en général trois types de hottes de laboratoire: 

• Hottes conventionnelles - enceinte de base munie d'un châssis avant mobile; 
même lorsqu'on ouvre le châssis, le volume d'air qui pénètre à l'intérieur de la hotte 
demeure constant; cependant, la vitesse d'écoulement de l'air diminue en raison 
d'un rétrécissement moins important de la veine d'air. 

• Dérivation - le volume d'air extrait est constant peu importe la position du châssis; 
des ouvertures ménagées au-dessus du châssis laissent entrer l'air même lorsque 
le châssis est fermé. 

• Air auxiliaire - ces hottes sont équipées d'un système d'alimentation en air 
indépendant du système d'alimentation en air de la pièce. En raison des difficultés 
et des critères d'installation reliés à la fourniture d'air auxiliaire, l'ASHRAE, dans 
son manuel Heating, Ventilating, and Air-conditioning Applications (1 995), 
déconseille l'utilisation de ce type de hotte. 

Nota : L'utilisation des hottes à recirculation, sans conduit, est limitée dans les 
laboratoires en raison de la grande variétés de produits chimiques utilisés. Le choix 
inadéquat des filtres, l'utilisation de produits chimiques ou de concentrations 
inappropriées, de même que l'emploi de systèmes de contrôle inadéquats pour le 
remplacement des filtres peuvent se traduire par l'introduction d'air contaminé dans la 
zone de travail. 

Les matières ou les substances extraites par les hottes de laboratoire sont souvent 
évacuées dans l'atmosphère où elles sont diluées. L'utilisation de dispositifs de traitement 
de l'air extrait (p. ex., filtres à charbon activé) doit être conforme aux règlements locaux 
pertinents. Les filtres, lorsqu'il en faut, doivent être sélectionnés en fonction du type de 
contaminant à éliminer, de l'efficacité requise pour satisfaire aux limites d'exposition 
professionnelles et/ou dans l'environnement, et selon le temps de séjour requis. Les 
filtres doivent être situés en amont du ventilateur d'extraction. Ceux-ci doivent pouvoir 
être remplacés sans risque de contamination de l'environnement voisin. Le coût 
d'acquisition des filtres est élevé et ces derniers nécessitent beaucoup d'entretien. De 
plus, l'élimination des filtres au charbon est une source de pollution. 



56 



_ Hottes 

Les hottes installées à l'intérieur des laboratoires ayant un niveau de confinement 3 et 4 
doivent être conformes aux exigences de filtration HEP A (voir section 4). L'installation 
d'un filtre au charbon de bois en amont du filtre HEP A peut constituer une mesure en vue 
de protéger le filtre HEPA des effets néfastes des vapeurs chimiques et pour protéger la 
personne qui fait l'entretien et les essais de certification de ce filtre HEPA. 

Les hottes de laboratoire et les systèmes connexes de conduits d'évacuation doivent être 
conformes aux exigences de conception et d'installation de la norme CSA Z31 6.4-1 994, 
Fume Hoods and Associated Exhaust Systems (1 994). L'installations des hottes de 
laboratoire doit satisfaire aux critères suivants : 

• la hotte doit être à l'écart des circulations normales et des courants d'air qui 
pourraient nuire à son bon fonctionnement dans ia pièce; 

• le châssis avant doit être situé à 1 ,5 mètre des registres d'extraction (évacuation) 
d'air de la pièce et à 1 ,5 mètre des diffuseurs de soufflage (alimentation) d'air 
(cette distance peut être réduite dans le cas des diffuseurs à vitesse contrôlée; p. 
ex. lorsque la vitesse maximale mesurée à 1 m du diffuseur est de 15 m/m, ou 
lorsque cette vitesse est égale à la moitié de la vitesse frontale de l'écoulement 
d'air à la hotte de laboratoire, et lorsqu'il a été démontré que le fonctionnement de 
la hotte de laboratoire n'en souffre pas); 

• le châssis avant doit être à au moins 1 ,5 mètre des portes et à 2,0 mètres des 
murs situés vis-à-vis ou de tout autre obstacle; 

• les parois de la hotte de laboratoire doivent être à 0,3 mètre des murs ou de tout 
autre obstacle se prolongeant au-delà du plan du châssis, et à 1 m des portes; 

• les hottes ne doivent pas être installées directement vis-à-vis de postes de travail 
occupés par des personnes assises, d'autres hottes de laboratoire ou enceintes de 
sécurité biologique. 

Selon la norme CSA Z31 6.5-1 994, les hottes de laboratoire doivent être soumises à des 
essais au moment de leur installation et puis à intervalle régulier par après, afin de 
s'assurer qu'elles fonctionnent normalement. Il est important d'observer toutes les 
exigences concernant les conditions des essais, la précision et l'étalonnage de 
l'équipement, y compris les exigences énoncées dans la norme CSA. Ces exigences 
visent également les essais effectués conformément à la norme ANSI/ASHRAE 110, 
Method of Testing Performance of Laboratory Hoods (1 995). 



57 



Enceintes de sécurité biologique 



5. ENCEINTES DE SECURITE BIOLOGIQUE 

Lorsqu'elles sont entretenues adéquatement et utilisées avec de bonnes pratiques de 
laboratoire, les enceintes de sécurité biologique (ESB) assurent un confinement primaire 
efficace des agents pathogènes pour animaux. Dans les installations conformes au 
niveau de confinement 2 des pathogènes pour animaux, les ESB sont utilisées pour les 
travaux susceptibles de libérer des aérosols infectieux et pour les travaux comportant de 
fortes concentrations ou de gros volumes de substances infectieuses. Dans le cas des 
installations conformes au niveau de confinement 3 des pathogènes pour animaux, tous 
les travaux comportant des contenants ouverts renfermant des matières zoonotiques sont 
effectués dans une ESB. Pour ce qui est des installations conformes au niveau 4 de 
confinement, tous les travaux en présence de micro-organismes doivent être effectués 
dans une ESB afin de réduire au minimum les risques de contamination du laboratoire. 
Toute personne qui travaille dans une ESB doit avoir reçu une formation sur l'utilisation et 
l'entretien de l'enceinte; elle doit également bien connaître les différents types d'enceintes 
de laboratoire et savoir comment elles fonctionnent. 

On trouvera des informations détaillées sur la sélection, le fonctionnement et l'utilisation 
des ESB dans le document Primary Containment for Biohazards: Sélection, Installation 
and Use of Biological Safety Cabinets (1 995), des Centers for Disease Control/National 
Institutes of Health. 

5.1 CATÉGORIES D'ENCEINTES DE SÉCURITÉ BIOLOGIQUE 

Il existe trois catégories d'ESB : la catégorie I, la catégorie II et la catégorie III. L'air de 
l'enceinte de catégorie I n'est pas remis en circulation et ce type d'enceinte protège 
l'opérateur du fait que l'air est évacué par un filtre HEPA. L'enceinte de catégorie I 
protège l'opérateur contre la contamination mais pas la matière (ou le produit) qui se 
trouve à l'intérieur. Dans les enceintes de catégorie II, l'air est aspiré dans l'enceinte par 
le devant, ce qui protège l'opérateur; l'air est ensuite entraîné vers le bas à travers un filtre 
HEPA de façon à protéger le produit, puis est évacué par un filtre HEPA, ce qui protège 
l'environnement. Il existe deux types (A et B) d'enceintes de catégorie II, selon la 
construction, la vitesse et l'écoulement de l'air et selon le système d'évacuation utilisé. 
L'enceinte de catégorie III, entièrement fermée, étanche aux gaz, est alimentée en air à 
travers un filtre HEPA; de plus, l'air est évacué à travers un filtre HEPA. Le travail à 
l'intérieur de l'enceinte se fait au moyen de manchons de caoutchouc intégrés. L'enceinte 
de catégorie III protège à la fois l'opérateur et le produit. 

Nota : Les hottes de laboratoire ou postes de travail à flux laminaire horizontal qui 
dirigent l'air vers l'opérateur ne sont pas des enceintes de sécurité biologique et ils ne 
doivent pas être utilisés pour confiner des matières infectieuses, toxiques ou 
sensibilisatrices. 



58 



Enceintes de sécurité biologique 



Avant de choisir la bonne catégorie d'ESB, il est important de bien évaluer le type de 
travail qui y sera effectué. Les enceintes de catégorie II (types A et B) sont conçues pour 
les travaux avec micro-organismes dans des installations conformes aux niveaux de 
confinement 2 et 3 des agents pathogènes pour animaux. Dans le cas des enceintes de 
type A utilisées dans des installations des niveaux 2 et 3, l'air peut être recirculé à 
l'intérieur du laboratoire. L'air des enceintes de catégorie 2, type A, peut être évacué à 
l'extérieur du bâtiment dans un conduit raccordé par un fourreau. Dans ce type de 
raccordement, un espace d'air est ménagé entre l'enceinte et le conduit d'évacuation; de 
l'air additionnel peut être aspiré du laboratoire afin de soustraire le volume d'air évacué à 
l'effet négatif qui pourrait avoir sur lui un ventilateur d'extraction installé ailleurs dans le 
laboratoire. Le raccordement par fourreau doit pouvoir être démonté sinon être conçu 
pour permettre l'essai de certification de l'enceinte (un registre hermétique doit permettre 
d'isoler l'enceinte aux fins de décontamination; un orifice d'accès doit permettre la 
vérification du filtre HEPA par la méthode de balayage). 

Les enceintes de catégorie II, type B, sont utilisées pour les manipulations de petites 
quantités de produits chimiques et comme complément lors de travaux en présence des 
micro-organismes dans les laboratoires conformes aux niveaux de confinement 2, 3 et 4 
des PA. Avec les enceintes de type B1 , 30 % de l'air est recirculé à l'intérieur de 
l'enceinte; ces types d'enceintes conviennent pour des quantités infimes de produits 
chimiques et de radionuclides. Ces enceintes doivent être raccordées par une jonction 
rigide, étanche (raccordement direct) à un réseau d'évacuation indépendant (de 
préférence). Une hotte de transition doit permettre de mettre en oeuvre les méthodes et 
les essais appropriés de certification des ESB. Dans le cas des enceintes de type B2, la 
totalité de l'air circulant à l'intérieur de l'enceinte est évacué à l'extérieur; il n'y a donc 
aucune recirculation. Ces enceintes peuvent être utilisées pour les travaux avec de 
petites quantités de produits chimiques volatiles et avec des radionuclides. Le 
raccordement de ces enceintes avec le réseau de conduits d'évacuation est également 
réalisé au moyen d'une jonction rigide étanche. L'enceinte B3 consiste essentiellement 
en une enceinte de type A (également désignée type A/B3) raccordée à un conduit 
d'évacuation en pression négative. Les enceintes de type B3 ne sont pas recommandées 
pour les produits chimiques volatiles étant donné qu'un pourcentage de recirculation de 70 
% peut provoquer une accumulation de vapeurs chimiques à l'intérieur de l'enceinte. 

Les enceintes de catégorie III sont conçues pour les travaux avec des pathogènes 
nécessitant un niveau de confinement 4 (selon Santé Canada); ces enceintes ont 
traditionnellement été installées dans des laboratoires à confinement maximum. Des 
batteries d'enceinte composées de plusieurs enceintes de catégorie III (par exemple, pour 
des centrifugeuses, des incubateurs, des appareils de réfrigération) reliées par des 
dispositifs de transfert doivent être construites sur mesure. Leur utilisation dans des 
laboratoires de niveau 4 impose des précautions particulières étant donné qu'elles 
nécessitent des équipements spécialisés de soutien (p. ex. des dispositifs de transfert, un 
système CVCA, une alimentation de secours, un accès contrôlé). Enfin, les enceintes de 

59 



Enceintes de sécurité biologique 



catégorie III peuvent également être utilisées in situ lorsqu'on a pas nécessairement 
besoin de toutes les installations de soutien. 



Séleci 


tion des enceintes de sécurité biologique 


de catégorie II 


Niveau de 
confinement 

(agents pathogènes) 


Application 


Catégorie 


Évacuation 


2,3 


- micro-organismes 


Type A 


Recirculation 


2,3 


- micro-organismes 


TypeB3 


Fourreau 


2,3,4 


- micro-organismes 

- produits volatiles et 
radionuclides 


TypeB2 


Jonction rigide étanche 


2,3 


- micro-organismes 

- produits volatiles et 
radionuclides (quantités 
minimes) 


Type B1 


Jonction rigide étanche 



Nota : Seules les enceintes conformes à la norme National Sanitation Foundation (NSF) 
n° 49, Class II Biohazard Cabinetry (1 992) (spécifications de conception, de matériel et 
de construction des ESB) et portant la marque d'homologation à la NSF 49 doivent être 
achetées. 

5.2 INSTALLATION ET CERTIFICATION 

Le rideau d'air circulant à l'avant de l'enceinte est très sensible peut être facilement 
perturbé : des circulations de personnes parallèlement à l'enceinte, des fenêtres ouvertes, 
des diffuseurs d'alimentation en air ou d'autres équipements de laboratoire créant un 
mouvement d'air (pompes à vide, centrifugeuses) peuvent nuire à ce rideau d'air. Voici 
quelques recommandations concernant l'endroit d'installation des ESB : 

• les ESB doivent être installés à l'écart des zones de grande circulation, des portes, 
des registres et des diffuseurs d'air susceptibles de modifier l'écoulement d'air (on 
doit en général appliquer les mêmes principes que ceux visant l'installation des 
hottes de laboratoire); 

• il faut prévoir un dégagement d'au moins 30 cm entre la sortie de l'évacuation, au 
sommet de l'enceinte, et tout obstacle situé au-dessus de l'enceinte; 



60 



Enceintes de sécurité biologique 



• lorsque c'est possible, prévoir un dégagement de 30 cm de chaque côté de 
l'enceinte, afin de faciliter l'accès à cette dernière; 

• dans le cas des enceintes raccordées à un réseau de conduits d'évacuation, les 
ventilateurs d'extraction doivent être installés à l'extrémité du réseau de conduits; 
toute perturbation dans l'écoulement de l'air évacué doit provoquer un 
avertissement à l'intention de l'opérateur; pour empêcher la mise en pression de 
l'enceinte, un système d'interverrouillage doit être installé pour interdire le 
fonctionnement du ventilateur d'extraction lorsque le débit n'est pas suffisant (p. ex. 
au moyen d'une commande électrique asservie à l'écoulement d'air); il se peut 
également qu'un dispositif anti-refoulement à travers le filtre HEPA doive être 
installé. 

Le fonctionnement continu des ESB contribue à réduire les niveaux de poussière et 
d'autres particules en suspension dans l'air ambiant du laboratoire. Malgré la tentation 
d'utiliser les ESB seulement en cas de besoin afin d'économiser l'énergie, il faut tenir 
compte des répercussions qu'une telle mesure aurait sur l'équilibre de l'alimentation en air 
du laboratoire. Dans certains cas, l'air évacué par les ESB reliées à des conduits 
d'évacuation est prise en compte dans les calculs d'équilibre du volume d'air extrait de la 
pièce, d'où l'importance de laisser fonctionner ces enceintes. 

L'utilisation de brûleurs au gaz propane à l'intérieur des ESB n'est généralement pas 
recommandée. Les flammes nues à l'intérieur de l'ESB créent de la turbulence, modifient 
l'écoulement d'air et peuvent endommager le filtre HEPA. Lorsqu'il n'existe aucune autre 
solution de rechange convenable (boucle stérile jetable, micro-incinérateur) on pourra 
utiliser des micro-brûleurs avec flamme pilote fonctionnant sur demande à un simple 
toucher. 

Le fonctionnement des ESB doit être vérifié avant leur utilisation, et après chaque 
réparation ou déplacement. Le fait de déplacer une enceinte de sécurité biologique peut 
endommager le filtre HEPA de même que ses joints d'étanchéité. Les essais doivent être 
effectués par des personnes qualifiées; il est recommandé que cette tâche soit confiée 
uniquement à des certifieurs agréés par la NSF. Aux exigences qui précèdent, s'ajoutent 
les exigences suivantes concernant la certification des ESB : 

• les ESB doivent être certifiées par des personnes agrées par la NSF 
conformément aux exigences de la norme CSA Z31 6.3-95, Biological 
Containment Cabinets: Installation and Field Testing (1 995). Les enceintes de 
sécurité biologique doivent être certifiées au moins une fois par année et chaque 
fois qu'elles sont déplacées ou que l'on y fait une intervention d'entretien; 



61 



Enceintes de sécurité biologique 



un exemplaire du rapport de certification doit être remis à l'opérateur et conservé 
en dossier (idéalement, le rapport devrait être glissé dans une pochette à 
l'extérieur de l'enceinte); 

on doit apposer sur l'extérieur de l'enceinte une étiquette indiquant la date de 
certification, la date de la prochaine certification, la norme de référence selon 
laquelle les essais de certification ont été effectués ainsi que le nom de la 
personne qui a effectué la certification; 



62 



Pratiques opérationnelles-Générales 



6. PRATIQUES OPERATIONNELLES 

6.1 EXIGENCES GÉNÉRALES 

Les pratiques générales suivantes doivent être observées lors de travaux dans un 
laboratoire de confinement ou dans une installation animalière : 

• l'accès doit être limité au personnel de laboratoire, aux soigneurs d'animaux, au 
personnel d'entretien et aux personnes qui s'y rendent pour affaires officielles; 

• seules les personnes répondant aux exigences d'entrée (immunisation, contrôle du 
sérum) peuvent accéder à un laboratoire de confinement, sauf si ce laboratoire a 
été convenablement décontaminé; 

• un programme de surveillance médicale doit être mis en place suivant les 
recommandations de Santé Canada; 

• le personnel doit recevoir une formation sur les risques potentiels associés aux 
travaux, de même que sur les précautions à mettre en oeuvre pour empêcher 
l'exposition aux agents zoonotiques et la libération d'agents non indigènes; le 
personnel doit démontrer qu'il a bien compris la formation reçue; cette formation 
doit être documentée et signée par l'employé et par le surveillant; 

• un manuel de procédures documenté doit être établi; ce manuel doit être observé; 

• toutes les personnes (visiteurs, personnel d'entretien, etc.) qui entrent dans une 
zone de confinement doivent avoir reçu la formation nécessaire pour connaître et 
suivre les protocoles opérationnels du projet en cours; les stagiaires doivent être 
accompagnés d'une personne ayant reçu cette formation; 

• les personnes qui entrent dans une installation de confinement doivent être bien 
préparées; elles doivent apporter avec elles tout le matériel et tout l'équipement 
dont elles auront besoin; en cas d'oubli de matériel ou d'équipement, les personnes 
doivent observer les règles de circulation adoptées (p. ex. ne pas revenir en arrière 
chercher ce qui manque; demander plutôt par téléphone à quelqu'un de l'apporter, 
ou sortir de la zone en observant les protocoles); 

• les employés qui travaillent dans la zone de confinement doivent posséder des 
connaissances générales concernant le fonctionnement et la conception du 
laboratoire (p. ex. gradients de pression de l'air entre les zones, schéma 
directionnel de l'écoulement de l'air, signaux d'alarme en cas de panne des 
systèmes d'aération, périmètre de confinement); 



63 



Pratiques opérationnelles-Générales 



des règles de circulation entre les zones non contaminées et les zones 
contaminées doivent être établies et observées (les déplacements doivent toujours 
s'effectuer vers une zone plus contaminée); 

des essais de fumée (à l'aide d'un dispositif fumigène) doivent être effectués 
périodiquement par le personnel du laboratoire pour vérifier l'écoulement de l'air; 

les protocoles relatifs à l'entrée et à la sortie des personnes, des animaux, de 
l'équipement, des échantillons et des déchets doivent être consignés par écrit, 
affichés et observés; les protocoles généraux doivent être complétés par des 
protocoles spécifiques aux activités en cours; 

les procédures d'urgence à suivre concernant l'entrée et la sortie, le nettoyage en 
cas de déversement, le traitement d'air et la sécurité biologique en cas de panne 
de l'enceinte, les incendies et d'autres situations d'urgence doivent être consignées 
par écrit, affichées et observées; 

en cas de situation urgente constituant un danger de mort, on doit accorder la 
priorité à la santé et à la sécurité des personnes; doivent être établis des 
protocoles d'évacuation où il est prévu de passer outre aux procédures habituelles; 
on devra désigner une aire de rassemblement où seront prises d'autres mesures 
(désinfection des chaussures, changement de vêtements, douche) avant de quitter 
la zone de confinement; 

tout déversement, accident, exposition manifeste ou potentielle à des matières 
infectieuses, et toute perte d'efficacité de confinement (pressurisation positive du 
laboratoire) doivent être signalés immédiatement au surveillant du laboratoire; des 
registres écrits de ces incidents doivent être maintenus; 

un programme efficace de contrôle des rongeurs et des insectes doit être établi et 
observé. 



64 



Pratiques opérationnelles - Laboratoires 



6.2 LABORATOIRES 

Pratiques opérationnelles de base à observer pour les zones conformes au niveau de 
confinement 2 des agents pathogènes pour animaux : 

• en plus de connaître parfaitement la marche à suivre en cas d'urgence, le 
personnel doit recevoir une formation complète sur l'utilisation du matériel de 
laboratoire, sur les enceintes de sécurité biologique, sur les procédures à observer 
pour réduire la production d'aérosols de même que sur les procédures de 
décontamination; 

• les blessures, les coupures, les égratignures et les éraflures ouvertes doivent être 
couvertes de pansements à l'épreuve de l'eau; 

• il est interdit de manger, de mâcher, de boire, de fumer, de ranger des aliments et 
de se maquiller; 

• les articles personnels comme les sacs à main et les vêtements de ville doivent 
être gardés à l'écart des zones de travail; 

• les zones de travail contenant des substances dangereuses doivent être gardées 
exemptes d'éléments ou de matières qui ne sont pas pertinentes aux activités et 
qui ne peuvent être facilement décontaminées (journaux, livres, correspondance, 
etc.); les rapports écrits et autres documents doivent être gardés à l'extérieur de 
ces zones de travail; 

• tout le matériel de référence pertinent au laboratoire doit être gardé dans la zone 
de laboratoire; 

• les membres du personnel doivent se laver les mains après avoir enlevé leurs 
gants, avant de quitter le laboratoire et chaque fois qu'ils ont manipulé du matériel 
contaminé; 

• on ne doit porter dans le laboratoire ni chaussures à talons hauts ni chaussures qui 
ne recouvrent pas les orteils; 

• les cheveux longs doivent être attachés de sorte qu'ils ne pourront pas venir en 
contact avec les mains, les spécimens, les contenants ou l'équipement 



65 



Pratiques opérationnelles - Laboratoires 



les personnes doivent porter des gants intacts, en vinyle ou en latex, lorsqu'elles 
font la manipulation de substances infectieuses; des gants en cottes de mailles 
peuvent être portés en dessous des gants en latex ou en vinyle afin d'obtenir une 
protection contre les aiguilles et les objets acérés; 

porter un sarrau, une blouse ou une combinaison pour travailler dans le laboratoire; 
ces vêtements ne doivent pas être portés à l'extérieur des zones de laboratoire (p. 
ex. bureau, locaux de l'administration, cafétéria, bibliothèque); 

il est interdit de ranger les vêtements de protection dans le même vestiaire que les 
vêtements de ville; 

les vêtements contaminés doivent être décontaminés avant d'être envoyés au 
blanchissage (sauf si les installations de blanchissage sont à l'intérieur de la zone 
de laboratoire et si on a démontré qu'elles peuvent décontaminer les vêtements de 
manière efficace); 

une protection des yeux et du visage doit être portée lorsqu'il est nécessaire de se 
protéger contre les éclaboussures de substances dangereuses, les projections de 
particules et contre les lumières et les rayonnements dangereux; 

les portes des laboratoires doivent être gardées fermées, en accord avec le rôle 
de l'installation; 

toutes les activités comportant un risque de libération d'aérosols infectieux (p. ex. 
agents zoonotiques) ainsi que de grandes concentrations ou de volumes 
importants de substances zoonotiques doivent être effectuées dans des enceintes 
de sécurité biologique; 

les plans de travail contaminés doivent être décontaminés; 

tous les éléments contaminés doivent être décontaminés avant d'être éliminés ou 
avant d'être nettoyés en vue d'une réutilisation; 

le matériel contaminé sorti du laboratoire aux fins d'entretien ou d'élimination doit 
être décontaminé comme il se doit; 

un contrôle d'efficacité des autoclaves doit être effectué au moins une fois par 
semaine, à l'aide d'indicateurs biologiques et suivant la fréquence d'utilisation de 
l'autoclave; les résultats de ces contrôles doivent être conservés en dossier; les 
registres des cycles et des paramètres de fonctionnement des autoclaves (p. ex. 
durée, température et pression) doivent également être conservés en dossier. 



66 



Pratiques opérationnelles - Laboratoires 



Aux pratiques opérationnelles générales concernant le niveau de confinement 2 s'ajoutent 
les pratiques opérationnelles minimum concernant le niveau de confinement 3 des agents 
pathogènes pour animaux : 

• un protocole spécifique aux activités du laboratoire doit être établi; ce protocole 
doit avoir été lu par tous les employés; ces derniers doivent certifier par écrit qu'ils 
saisissent bien le contenu de ce protocole; 

• la zone de laboratoire doit être verrouillée; 

• les agents infectieux doivent être entreposés à l'intérieur de la zone de laboratoire; 
les agents infectieux rangés à l'extérieur de la zone de laboratoire doivent être 
gardés dans un endroit verrouillé, dans des contenants étanches; 

• le personnel doit avoir une compétence démontrée en matière de pratiques et de 
techniques microbiologiques (c'est-à-dire une expérience de la manipulation 
d'organismes infectieux ou de cultures cellulaires); 

• les articles personnels comme les sacs à main et les vêtements de ville doivent 
être laissés à l'extérieur de la zone de laboratoire; 

• un contrôle de confinement doit être conduit avant l'entrée dans la zone de 
laboratoire (p. ex. pour vérifier si le laboratoire est en pression négative comme il 
se doit); 

• une garde d'eau doit être maintenue dans les siphons des évacuations (soit par 
une utilisation régulière des éviers et des douches et/ou soit en ajoutant de l'eau 
aux siphons qui ne sont pas utilisés); 

• les échantillons et les fournitures de laboratoire peuvent être soit transportés à 
l'intérieur de la zone de laboratoire, soit passés par un sas ventilé; lorsqu'on se sert 
de l'autoclave installé à la barrière de confinement pour passer des matériels à 
l'intérieur du laboratoire, l'autoclave doit avoir effectué un cycle avant que soit 
ouverte la porte extérieure donnant sur le côté «non contaminé»; 



• 



avant d'entrer dans la zone de laboratoire, les personnes doivent enlever leurs 
vêtements de ville de même que leurs bijoux; elles doivent ensuite mettre des 
vêtements et des chaussures réservés aux travaux en laboratoire; 



67 



Pratiques opérationnelles - Laboratoires 



les personnes qui ne portent pas des vêtements assurant une protection complète 
du corps doivent passer sous la douche à leur sortie du laboratoire; lorsqu'il y a eu 
exposition connue ou probable aux aérosols (retombée de substances 
infectieuses), une douche doit être prise à la sortie de la zone de laboratoire; 

une douche (y compris le lavage des cheveux et de la barbe) doit être prise à la 
sortie d'une zone de laboratoire où sont manipulés des agents pathogènes non 
indigènes pour animaux; les lunettes doivent être désinfectées à la barrière de 
confinement; 

une deuxième épaisseur de vêtements de protection (blouse de laboratoire unie à 
l'avant avec poignets serrés, gants) doit être portée par-dessus les vêtements de 
laboratoire lors des manipulations directes de substances infectieuses (c'est-à-dire 
des substances qui doivent être utilisées dans les enceintes de sécurité 
biologique); 

les vêtements contaminés doivent être décontaminés avant d'être envoyés au 
blanchissage (sauf si les installations de blanchissage sont situées à l'intérieur de la 
zone de laboratoire et s'il a été démontré qu'elles peuvent efficacement 
décontaminer les micro-organismes susceptibles de se trouver dans le laboratoire); 

tous les travaux avec des substances infectieuses doivent être effectués dans une 
enceinte de sécurité biologique; sinon on devra utiliser d'autres dispositifs de 
confinement physique ainsi que des vêtements et des équipements de protection 
individuelle; aucun travail comportant des contenants ouverts renfermant des 
substances infectieuses ne doit être effectué sur une table non protégée; 

la centrifugation de substances infectieuses doit être effectuée dans des godets de 
sécurité ou des agitateurs scellés qui sont chargés et déchargés dans une enceinte 
de sécurité biologique; 

tous les matériaux de rebuts contaminés quittant la zone de laboratoire doivent 
être décontaminés dans un autoclave à deux portes, à la barrière de confinement, 
avant d'être éliminés; les deux portes de l'autoclave ne doivent pas être ouvertes 
en même temps; 



68 



Pratiques opérationnelles - Laboratoires 



• les substances sensibles à la chaleur qui ne peuvent pas être sorties de la zone de 
laboratoire en passant par l'autoclave doivent être décontaminées à la barrière de 
confinement (p. ex. elles doivent être décontaminées à l'aide de formaldéhyde, de 
peroxyde d'hydrogène vaporisé, de produits chimiques liquides ou de tout autre 
moyen dont l'efficacité a été démontrée). 

Aux pratiques opérationnelles générales correspondant aux niveaux 2 et 3, s'ajoutent les 
pratiques opérationnelles minimum concernant le niveau de confinement 4 des agents 
pathogènes pour animaux : 

• toutes les personnes qui entrent dans la zone de laboratoire doivent avoir suivi 
avec succès un cours de formation sur les procédures spécifiques aux laboratoires 
conformes aux niveaux de confinement 4; ces personnes doivent démontrer 
qu'elles ont bien compris la matière de la formation; cette formation doit être 
documentée et signée par l'employé et le surveillant; 

• des protocoles doivent être établis pour les urgences susceptibles de se produire, y 
compris en cas de dommages aux combinaisons portées par les personnes, de 
défaut d'alimentation dans le cas des combinaisons raccordées à une source d'air 
et de défaillance de douche chimique; 

• dans les cas d'utilisation d'agents pathogènes nécessitant un niveau de 
confinement 4 selon Santé Canada, les employés doivent porter sur eux une carte 
de suivi médical (indiquant le nom de l'employé, le nom et le numéro de téléphone 
de son surveillant et du remplaçant de ce dernier, le numéro de téléphone de 
l'installation); les employés doivent immédiatement avertir leur surveillant lorsqu'ils 
souffrent d'une maladie fébrile; les surveillants doivent communiquer avec tout 
employé qui s'absente sans motif apparent; 

• un registre doit être maintenu de toutes les activités du laboratoire; 
les agents infectieux doivent être entreposés à l'intérieur de la zone de laboratoire; 
on doit contrôler une fois par jour les systèmes de laboratoire ; 



• 



• 



• les personnes qui entrent dans le laboratoire doivent enlever leurs vêtements de 
ville de même que leurs bijoux; elles doivent ensuite passer des vêtements et des 
chaussures réservés aux travaux en laboratoire; 

• les personnes qui manipulent des agents zoonotiques nécessitant un niveau de 
confinement 4 selon Santé Canada doivent porter une combinaison en pression 
positive; l'étanchéité de ces combinaisons doit être vérifiée régulièrement; 



69 



Pratiques opérationnelles - Laboratoires 



une douche doit être prise à la sortie de la zone de laboratoire; 

les personnes qui portent une combinaison doivent prendre une douche chimique 
de durée appropriée; le désinfectant utilisé doit être efficace contre les agents 
pathogènes en présence; il doit être dilué selon les recommandations et 
fraîchement préparé. 



70 



Pratiques opérationnelles - Installations animalières 



6.3 INSTALLATIONS ANIMALIERES 

Manipuler des animaux comporte une variété de dangers particuliers, notamment 
l'exposition aux agents infectieux (présents naturellement ou introduits dans le cadre 
d'expériences), les morsures et griffures d'animaux, les ruades et les lésions par 
écrasement, les agents physiques (bruit, température) et les agents chimiques (agents de 
nettoyage, désinfectants). Des conditions allergènes peuvent être créés par le contact 
avec le pelage ou le poil, avec la litière et avec les déjections animales. Au moins un 
cinquième des personnes qui manipulent des rongeurs, des cobayes et des lapins de 
laboratoire développent des allergies. Il faut assurer une protection contre les allergènes, 
par le biais des mesures d'ingénierie, la ventilation, l'utilisation d'isolateurs et de cages à 
couvercles filtrant et l'utilisation appropriée de dispositifs de protection respiratoire. 

L'animalier doit posséder des connaissances sur les caractéristiques générales de 
l'animal, par exemple son tempérament, ses instincts et ses attributs physiques. Il doit 
tenir compte également de la nature des animaux, c'est-à-dire leurs ectoparasites et 
endoparasites naturels, des zoonoses auxquelles ils sont sujets et des voies possibles 
d'excrétion et de dissémination 

Voici les exigences minimales à observer en matière de pratiques opérationnelles dans 
les installations pour petits animaux (PA) : 

• une combinaison et des chaussures appropriées doivent être portées lors des 
travaux dans les installations pour petits animaux (PA) conformes au niveau de 
confinement 2 des agents pathogènes; 

• les personnes qui entrent dans des installations PA conformes aux niveaux de 
confinement 3 et 4 des agents pathogènes pour animaux doivent mettre des 
vêtements et des chaussures spécifiques; 

• des gants doivent être portés pour la manipulation d'animaux infectés; 



• 



• 



il faut se laver les mains après avoir manipulé des animaux infectés, après avoir 
enlevé ses gants et avant de quitter l'installation animalière; 

des respirateurs à filtre HEP A sont requis pour les manipulations dans des 
installations PA conformes aux niveaux de confinement 2 et 3 des agents 
pathogènes, lorsque des aérosols infectieux d'agents zoonotiques peuvent être 
produits et lorsqu'on effectue des activités conduisant à la production d'aérosols 
d'agents zoonotiques qui ne peuvent être contenus dans un dispositif de 
confinement primaire; 



71 



Pratiques opérationnelles - Installations animalières 



des combinaisons alimentées en air en pression positive doivent être portées pour 
les manipulations d'animaux infectés par des agents zoonotiques nécessitant un 
niveau de confinement 4 selon Santé Canada; 

une douche (y compris le lavage des cheveux et de la barbe) doit être prise à la 
sortie d'une installation PA conforme au niveau de confinement 3 des agents 
pathogènes, où sont manipulés des agents non indigènes, et dans tous les cas de 
manipulation d'agents dont les aérosols ne peuvent être confinés dans des 
dispositifs de confinement primaire; les lunettes doivent être désinfectés au 
passage de la barrière de confinement; 

une douche doit être prise à la sortie d'installations PA conformes au niveau de 
confinement 4 des agents pathogènes; les personnes qui portent une combinaison 
doivent prendre une douche chimique; 

si les les vêtements ne sont pas changés à la sortie de chaque salle animalière, les 
personnes doivent prendre un bain de pied désinfectant (le désinfectant utilisé doit 
être efficace contre les micro-organismes en présence et remplacé régulièrement 
selon sa durée utile); 

les vêtements contaminés doivent être décontaminés avant d'être envoyés à la 
blanchisserie (sauf si les installations de blanchissage sont situées à l'intérieur de la 
zone de laboratoire et s'il a été démontré qu'elles sont efficaces contre les micro- 
organismes susceptibles de se trouver dans le laboratoire); 

chaque salle animalière doit porter une inscription portant des indications 
particulières aux risques présents de même qu'aux exigences à observer à l'entrée 
(p. ex. protection respiratoire); 

les portes des salles animalières doivent être gardées fermées, en accord avec la 
fonction de l'installation; 

une garde d'eau doit être maintenue en tout temps dans les siphons des 
évacuations (utilisation régulière des éviers/douches, drains de plancher et/ou 
remplissage des siphons qui ne sont pas utilisés); 

les cages logeant des animaux infectés doivent être clairement identifiées; 

des cages de confinement (p. ex. enceintes à flux laminaire), des cages à murs et 
plancher pleins avec couvercle filtrant ou d'autres systèmes de confinement 
équivalents doivent être utilisés pour confiner les aérosols infectieux dans les 
installations PA conformes au niveau de confinement 3 des agents pathogènes 
pour animaux; 

72 



Pratiques opérationnelles - Installations animalières 



• des systèmes de cages de confinement doivent être utilisés dans les installations 
PA conformes au niveau de confinement 4 des agents pathogènes pour animaux; 

• des procédures de manipulation sécuritaires doivent être observées afin de réduire 
la production d'aérosols et la dissémination de poussière à partir des cages, des 
résidus et des animaux eux-mêmes; 

• des méthodes appropriées d'immobilisation doivent être utilisées pour réduire les 
risques de griffure, de morsure et d'auto-inoculation accidentelle; 

• l'autopsie de petits animaux infectés par un agent zoonotique de même que 
l'inoculation intranasale d'animaux dans des installations PA conformes aux 
niveaux 3 et 4 de confinement des agents pathogènes, doivent être effectuées 
dans des enceintes de sécurité biologique; le transport des animaux vers l'enceinte 
de sécurité biologique doit s'effectuer de manière sécuritaire; 

• pour apporter des fournitures, des matériels et des équipements à l'intérieur d'une 
installation PA conforme aux niveaux de confinement 3 et 4 des agents 
pathogènes, il faut les transporter ou les faire transiter par un sas ventilé; des 
autoclaves, des chambres de fumigation ou des sas à air installé à la barrière 
peuvent être utilisés pourvu qu'ils aient été décontaminés avant que soit ouverte la 
porte extérieure (côté non contaminé); 

• pour enlever la litière, on doit employer une méthode qui réduit au minimum la 
production d'aérosols et de poussière; dans le cas des installations PA conformes 
aux niveaux de confinement 3 et 4 des agents pathogènes, où sont manipulés des 
agents zoonotiques, il faut décontaminer les cages avant de retirer la litière; 

• tout ce le matériel contaminé doit être décontaminé avant d'être évacué ou avant 
d'être nettoyé en vue d'une réutilisation; 

• le passage à l'autoclave demeure la méthode préférée pour décontaminer les 
cages avant de les laver; dans le cas des dispositifs mécaniques utilisés pour le 
lavage des cages, la température de l'eau utilisée pour le rinçage final doit être 
d'au moins 82° C; 

• les carcasses et les tissus d'animaux doivent être incinérés ou traités à l'aide de 
nouvelles techniques dont l'efficacité a été démontrée; les carcasses doivent être 
transportées de la salle animalière à l'incinérateur dans des contenants étanches 
portant des étiquettes appropriées. 



73 



Pratiques opérationnelles - Installations animalières 



Voici les exigences minimales à observer en matière de pratiques opérationnelles dans 
les installations pour gros animaux (GA) : 

• une combinaison et des chaussures appropriées doivent être portées lors des 
travaux dans les installations pour gros animaux (GA) conformes au niveau de 
confinement 2 des agents pathogènes; 

• les personnes qui entrent dans des installations GA conformes aux niveaux de 
confinement 3 et 4 des agents pathogènes pour animaux doivent mettre des 
vêtements et des chaussures spécifiques; 

• les personnes qui entrent dans des boxes conformes au niveau de confinement 3 
des agents pathogènes, des boxes conformes au niveau de confinement 3 
accessibles par un seul corridor ou des boxes conformes au niveau de 
confinement 4 doivent, à l'entrée du box, mettre des vêtements et des bottes 
spécifiques; 

• si on ne change pas de vêtements à l'entrée/sortie du box, on doit mettre une 
deuxième couche de vêtements de protection en entrant dans le box (p. ex. bottes, 
gants et combinaison en caoutchouc); cette couche de vêtememnts doit être 
décontaminée à la sortie du box (p. ex. bain de pieds désinfectant); 

• des gants doivent être portés pour manipuler des animaux infectés; 

• il faut se laver les mains après avoir manipulé des animaux infectés, après avoir 
enlevé ses gants et avant de quitter l'installation animalière; 

• des respirateurs à filtre HEPA sont requis pour les manipulations d'animaux 
susceptibles de libérer des d'aérosols infectieux d'agents zoonotiques x ; 

• des combinaisons alimentées en air en pression positive doivent être portées pour 
les manipulations d'animaux infectés par des agents zoonotiques nécessitant un 
niveau de confinement 4 selon Santé Canada; 

• une douche (y compris le lavage des cheveux et de la barbe) doit être prise à la 
sortie d'une installation GA conforme aux niveaux de confinement 3 et 4 des 
agents pathogènes; les lunettes doivent être désinfectés à la barrière de 
confinement; 

• une douche doit être prise à la sortie des boxes conformes au niveau de 
confinement 3 des agents pathogènes et qui sont accessibles par un seul corridor, 
de même qu'à la sortie des boxes conformes au niveau de confinement 4; les 
lunettes doivent être désinfectées à la barrière de confinement; 

__ 



Pratiques opérationnelles - Installations animalières 



• les vêtements contaminés doivent être décontaminés avant d'être envoyés à la 
blanchisserie (sauf si les installations de blanchissage sont à l'intérieur du 
laboratoire et sauf s'il a été démontré qu'elles sont efficaces contre les 
micro-organismes susceptibles d'être présents dans le laboratoire) (nota :1e 
passage à l'autoclave des vêtements très souillés (sang, excréments, etc.) peut 
laisser des taches sur les vêtements; dans de tels cas, il peut être nécessaire de 
faire un premier lavage des vêtements, à la condition que les machines soient à 
l'intérieur de la zone de confinement); 

• chaque box doit porter une inscription portant des indications particulières aux 
risques présents de même qu'aux exigences à observer à l'entrée (p. ex. protection 
respiratoire); 

• les portes des boxes doivent être gardées fermées, en accord avec la fonction de 
l'installation; 

• une garde d'eau doit être maintenue en tout temps dans les siphons des 
évacuations (utilisation régulière des éviers/douches, drains de plancher et/ou 
remplissage des siphons qui ne sont pas utilisés); 

• des méthodes appropriées d'immobilisation doivent être utilisées pour réduire les 
risques de griffure, de morsure et d'auto-inoculation accidentelle; 

• pour apporter des fournitures, des matériels et des équipements à l'intérieur d'une 
installation GA conforme aux niveaux de confinement 3 et 4 des agents 
pathogènes, il faut les transporter ou les faire transiter par un sas ventilé; des 
autoclaves, des chambres de fumigation ou des sas à air peuvent être utilisés 
pourvu qu'ils aient été décontaminés avant que soit ouverte la porte extérieure 
(côté non contaminé); 

• amener les animaux dans une installation G A conforme aux niveaux de 
confinement 2, 3 et 4 des agents pathogènes; on doit faire passer les animaux par 
un sas à air; 

• il est généralement inacceptable d'entrer dans plus d'un box à partir du corridor 
non contaminé; il peut être acceptable d'entrer dans plus d'un box à partir du 
corridor contaminé, selon la nature du projet (p. ex. si les déplacements sont 
effectués entre zones de mêmes conditions ou si l'on travaille d'abord avec des 
animaux témoins négatifs avant de passer à des animaux infectés); 



75 



Pratiques opérationnelles - Installations animalières 



les surfaces extérieures des contenants d'échantillons biologiques à retirer des 
sales animalières contaminées doivent être décontaminés; les échantillons 
sensibles à la chaleur peuvent être désinfectés chimiquement (p. ex. par 
immersion dans un désinfectant, à la barrière de confinement); 

à la fin de l'expérience, les matériels (p. ex. fournitures, nourriture) restés à 
l'intérieur du box doivent être retirés et décontaminés; 

les carcasses et les tissus d'animaux doivent être incinérés ou traités à l'aide de 
nouvelles techniques dont l'efficacité a été démontrée (p. ex. autoclave pour 
tissus); les carcasses doivent être transportées du box en passant par le corridor 
contaminé (on peut aussi utiliser des contenants étanches pour le transport; 

une fois l'expérience terminée, les boxes ainsi que le corridor contaminé doivent 
être nettoyés puis décontaminés au moyen de la procédure appropriée; le 
désinfectant employé doit être efficace contre les micro-organismes en présence; 
on devra effectuer d'abord un lavage préliminaire au moyen de jets d'eau à basse 
pression et d'un désinfectant/détergent pour usage général; on passera ensuite à 
la décontamination par vaporisation ou par fumigation d'un désinfectant s'il y a lieu. 



76 



Pratiques opérationnelles - Salles d'autopsie 



6.4 SALLES D'AUTOPSIE 

Les risques rencontrés dans les salles d'autopsie ne se limitent pas aux éclaboussures et 
aux aérosols de substances infectieuses. Des accidents peuvent également être causés 
par des instruments coupants, les extrémités acérées d'ossements cassés, des planchers 
glissants, le matériel électrique, des fixateurs chimiques et des désinfectants. 



Précautions générales : 

• seules les personnes autorisées peuvent utiliser les installations d'autopsie; 

• le personnel doit avoir reçu une formation appropriée sur l'utilisation de tous les 
matériels et de tous les outils (p. ex. palan/monorail électriques, outils, table 
d'autopsie, incinérateur); 

• le personnel doit avoir été formé sur les procédures adéquates de désinfection et 
de nettoyage; 

• la zone doit être gardée propre et en ordre; les équipements, les documents, les 
rapports, etc. doivent être rangés de façon ordonnée; on évitera de les accumuler 
dans la salle d'autopsie afin de faciliter les opérations de nettoyage et de 
décontamination; les planchers doivent être libres de tout obstacle; 

• chaque projet doit comporter des protocoles spécifiques qui doivent être observés; 
en outre, on devra prévoir des protocoles d'entrée/sortie (s'appliquent aux 
personnes, animaux, équipements et échantillons), des protocoles concernant le 
nettoyage et la désinfection des vêtements et des équipements de protection, sur 
l'utilisation de l'incinérateur et des autoclaves ainsi que sur les mesures d'urgence. 

Préparation d'une autopsie : 

• les personnes qui se trouvent dans la salle d'autopsie doivent porter des vêtements 
de protection à la mesure du niveau de confinement des pathogènes pour animaux 
et des risques possibles; avant d'entrer, les personnes doivent enlever leurs 
vêtements de ville et passer des vêtements et des chaussures de protection; 
lorsqu'il existe un risque d'aérosols de substances infectieuses, les personnes 
doivent utiliser un respirateur muni d'un filtre HEPA; doivent également être portés 
des tabliers imperméables, des gants, une protection faciale/des yeux (masque, 
lunettes); un casque de sécurité doit être porté pour manoeuvrer un palan/monorail 
électriques; 



77 



Pratiques opérationnelles - Salles d'autopsie 



des protocoles particuliers doivent être établis pour les déplacements d'animaux et 
de carcasses dans la salle d'autopsie (p. ex. palan pour gros animaux, chariot pour 
petits animaux d'élevage, contenants solides pour la volaille et les animaux de 
laboratoire). 



Procédures d'autopsie : 

• l'autopsie doit être accompagnée de mesures de sécurité propres à l'espèce 
animale sur laquelle les travaux sont effectués (p. ex. sur l'utilisation d'instruments 
coupants afin d'éviter les blessures); 

• avant de commencer l'autopsie, on doit mouiller (eau et/ou désinfectant) les 
animaux, et plus particulièrement les oiseaux et les petits animaux de laboratoire; 

• il faut user d'une grande habileté pour empêcher la dissémination excessive de 
contaminants et la production d'aérosols à partir de fluides et de tissus (cette 
précaution est d'autant plus importante lorsqu'on travaille avec des agents 
pathogènes pour animaux); aucun effort ne doit être ménagé pour éviter la 
contamination; cette mesure s'impose davantage lorsqu'il existe une possibilité que 
des substances soient échappées à partir d'une position élevée. 



Procédures de nettoyage et d'élimination : 

• une fois l'autopsie terminée, tous les outils et les instruments utilisés doivent être 
décontaminés à l'autoclave ou être désinfectés (utiliser un désinfectant efficace 
contre les micro-organismes en présence); étant donné que certains désinfectants 
sont inactivés en présence de substances organiques, on éliminera la 
contamination grossière avant de passer à la désinfection; 

• les aiguilles, seringues, lames, plaques de verre et autres articles jetables de 
même nature doivent être mis dans un contenant approprié en vue de leur 
décontamination; 



la table d'autopsie, le plancher de la pièce et toute autre aire de travail contaminée 
doivent être nettoyés et désinfectés à la fin de l'expérience, en observant une 
procédure appropriée; un lavage préliminaire doit être effectué à l'aide d'un 
désinfectant/déterge nt tout usage; il faut prendre des précautions particulières 
lorsqu'on utilise un tuyau pour laver la zone des travaux (p. ex. afin d'empêcher la 
dispersion de la contamination et la production d'aérosols); ensuite on pourra 



78 



Pratiques opérationnelles - Salles d'autopsie 



effectuer la décontamination de la salle d'autopsie par pulvérisation ou fumigation 
au moyen d'un désinfectant efficace contre les micro-organismes en présence; 

• les échantillons (congelés, frais ou fixés) destinés à une étude plus approfondie 
doivent être placés dans des contenants étanches, correctement étiquetés; on doit 
nettoyer et désinfecter l'extérieur du contenant à la fin de l'autopsie ou à la sortie 
de la salle d'autopsie; les échantillons ne peuvent être ouverts que dans une zone 
de laboratoire bénéficiant partout du même niveau de confinement des 
pathogènes pour animaux; 

• tous les déchets animaux doivent être incinérés ou traités à l'aide de nouvelles 
techniques dont l'efficacité a été démontrée, par exemple l'autoclavage des tissus; 
idéalement, l'incinérateur ou l'autoclave devrait être situé à proximité de la salle 
d'autopsie; 

• lorsque de gros échantillons doivent être divisés en plus petites parties et 
transportés à l'incinérateur, on devrait placer soigneusement les parties dans des 
contenants étanches afin de prévenir les éclaboussures et la production d'aérosols; 
l'extérieur des contenants de tissus entreposés avant l'incinération doit être nettoyé 
et désinfecté avant le transport en dehors de la salle d'autopsie; les contenants 
doivent porter des étiquettes indiquant leur contenu ainsi que le nom et le numéro 
de téléphone d'une personne-ressource. 

Procédures de sortie : 

• l'obligation de prendre une douche à la sortie de la salle d'autopsie dépend du 
micro-organisme en présence; une douche complète (y compris le lavage des 
cheveux, de la barbe et des lunettes) à la sortie de l'installation est obligatoire 
lorsque les expériences portent sur des agents pathogènes nécessitant des 
niveaux de confinement 3 et 4, ainsi que sur des agents non indigènes; 

• les vêtements de protection contaminés doivent être décontaminés avant d'être 
éliminés ou réutilisés; le linge contaminé est d'abord traité en autoclave (à moins 
qu'on utilise des appareils de buanderie traversâmes dont l'efficacité contre le 
micro-organisme en présence a été démontrée); 



79 



Décontamination 



6.5 PROCÉDURES DE DECONTAMINATION 

La décontamination est l'élimination ou l'atténuation des effets d'une contamination; elle 
comprend à la fois la stérilisation (destruction complète de tous les micro-organismes) et 
la désinfection (destruction de types particuliers de micro-organismes). Les procédures 
de décontamination concernant l'élimination des déchets, l'enlèvement de matériaux, 
d'équipements, d'échantillons venant des zones de confinement, la blanchisserie, les 
surfaces contaminées, les locaux, etc. sont des éléments critiques du maintien de la 
barrière de confinement. Le moindre manquement à ces procédures peut causer une 
dispersion accidentelle d'agents pathogènes à partir de la zone de confinement. Il 
incombe au responsable de chaque installation de s'assurer que tous observent les 
procédures et que l'efficacité du confinement est maintenue. Le choix de la méthode 
appropriée sera fonction de la nature de la substance à traiter. 

• toutes les procédures de décontamination et de gestion des déchets doivent être 
conformes aux règlements applicables des gouvernements fédéral, provinciaux et 
municipaux; 

• tous les employés doivent avoir reçu une formation sur les procédures de 
décontamination concernant particulièrement leurs activités, et ils doivent connaître 
les facteurs qui peuvent influer sur l'efficacité de ces procédures; 

• des procédures écrites, documentées, doivent être disponibles pour chaque 
méthode de décontamination utilisée; 

• on doit conserver en dossier tous les registres des essais d'efficacité et des cycles 
de décontamination; ces documents doivent pouvoir être inspectés au besoin. 



Voici un aperçu de quelques méthodes de décontamination : 

Autoclaves : 

L'efficacité de la décontamination à la vapeur dans un autoclave est fonction de la 
température à laquelle le matériel est soumis et de la durée de l'exposition. Une attention 
particulière doit être apportée à l'emballage du matériel, y compris la grosseur des 
contenants et leur répartition à l'intérieur de l'autoclave. Les contenants employés doivent 
avoir une bonne perméabilité à la vapeur et ils doivent être disposés dans l'autoclave de 
façon à permettre la libre circulation de la vapeur. Par contre, les contenants à fermeture 
étanche ne laissent pas entrer la vapeur; en outre, l'empilement des contenants de même 
que l'utilisation d'un chargement trop dense peuvent compromettre l'efficacité de 
l'opération. 



80 



Décontamination 



Pour établir des critères d'efficacité, on développera des chargements et des durées de 
traitement standard par l'emploi de thermocouples et d'indicateurs biologiques placés au 
centre du chargement. On pourra également utiliser les indicateurs biologiques à 
intervalle régulier (p. ex. une fois par semaine, selon la fréquence d'utilisation de 
l'autoclave) afin de contrôler l'efficacité du cycle de stérilisation. La durée de traitement, 
la température et la pression pour chaque chargement devront être consignées dans des 
registres. 

Nota : Les paramètres chimiques relatifs à la vapeur, la durée de traitement et la 
température peuvent être utiles pour les contrôles au jour le jour afin de s'assurer que tout 
le chargement a été traité; néanmoins, ces paramètres ne peuvent servir de critères de 
stérilité. 



Désinfection chimique et fumigation : 

On se sert des désinfectants chimiques pour décontaminer les surfaces et les matériels 
qui ne peuvent être passés à l'autoclave, les contenants de spécimens sortis de la zone 
de confinement, les déversements de substances infectieuses, les équipements et les 
vêtements de protection, les laboratoires, les boxes des animaux et les autres installations 
de logement, de même que toute une variété de procédures de décontamination dans les 
cas où il n'est pas possible d'utiliser le traitement thermique. Pour choisir le désinfectant 
chimique on tiendra compte de la résistance des micro-organismes en présence (p. ex. 
s'agit-il de micro-bactéries résistantes ou d'espèces de bactéries sensibles), du type 
d'application (traitement liquide ou fumigation gazeuse) et de la nature du matériel à 
désinfecter (surface dure ou surface poreuse). 

L'efficacité de la procédure de désinfection peut être modifiée par la présence de matière 
organique, par la température, l'humidité relative, la concentration de désinfectant utilisée 
et la durée de contact. Chacun de ces paramètres doit faire l'objet d'une évaluation 
soignée puis doit être défini selon les propriétés du désinfectant utilisé et la procédure 
spécifique de désinfection employée. 



81 



Décontuminalion 



Systèmes de traitement des effluents liquides : 

Les systèmes de traitement des effluents liquides utilisent habituellement la chaleur 
comme moyen d'action; ils servent à la décontamination des écoulements de déchets 
liquides provenant des bâtiments, y compris les éviers, les douches, toilettes, autoclaves, 
machines à laver et drains de plancher. Des paramètres (p. ex. temps et température) de 
décontamination doivent être définis; ces paramètres doivent être efficaces contre les 
micro-organismes en cause. Pendant toute la durée du cycle, on devra consigner la 
température intérieure de même que la pression des réservoirs d'effluents ainsi que la 
durée de la décontamination. Les systèmes de décontamination faisant appel à des 
produits chimiques peuvent être utilisés à petite échelle, pour des volumes moins 
importants d'effluents liquides. 

Les liquides décontaminés libérés par le système de traitement doivent être conformes à 
tous les règlements pertinents (p. ex. aux règlements municipaux pour ce qui est de la 
température, de la teneur en produits chimiques/métaux, des matières solides en 
suspension, de la présence d'huiles/de graisses et de la demande biochimique en 
oxygène). 



Systèmes d'élimination des carcasses : 

Les déchets anatomiques animaliers peuvent être incinérés. L'efficacité de l'incinération 
dépend de plusieurs facteurs : utilisation d'un équipement adéquat; possibilité d'intervenir 
sur des paramètres comme la durée, la température, la turbulence et l'alimentation en air 
comburant afin de réaliser une oxydation complète, alimentation soignée de l'incinérateur. 
D'autres technologies dont l'efficacité a été démontrée du point de vue de la 
décontamination (autoclaves pour tissus) peuvent être utilisées à la place de l'incinération. 
Il est important de définir les paramètre (temps, température et pression) de l'autoclave 
pour tissus et de les consigner pendant toute la durée du cycle. Enfin, il faudra observer 
les exigences fixées par les règlements provinciaux et territoriaux pour ce qui est de 
l'exploitation et des émissions des incinérateurs, et des décharges des autoclaves pour 
tissus. 

Irradiation : 

L'irradiation aux rayons gamma (p. ex. cobalt 60 ) peut être utilisée pour la décontamination 
des substances sensibles à la chaleur; cette méthode en est une efficace pour 
décontaminer les produits chimiques et les solvants retirés d'une installation de 
confinement. L'efficacité de la technologie du traitement se mesure à la pénétration des 
articles traités par les rayons gamma et dépend donc de la densité de la substance traitée 
de même que de la puissance fournie par la source de rayonnement. 



82 



Dé contamination 



L'irradiation par micro-ondes rïest pas répandue pour la décontamination dans les 
installations de confinement. Comme pour la vapeur dans les autoclaves, la chaleur est le 
principal moyen utilisé pour éliminer les micro-organismes viables et c'est habituellement 
la technologie de l'autoclave qui est retenu 



83 



Ccnilication 



7. CERTIFICATION 

Aux fins du présent document, la «certification» désigne la vérification de la construction 
physique et de la performance d'éléments critiques de confinement. La certification des 
systèmes de confinement peut être intégrée à l'ensemble du processus de mise en 
service normalement utilisé pour s'assurer que l'installation satisfait aux codes et aux 
normes applicables, et que sa construction est conforme à l'intention des plans et de 
devis. 

Pour s'assurer qu'ils répondent aux exigences physiques associées au niveau spécifié de 
confinement et à l'utilisation prévue de l'installation, chaque laboratoire et chaque 
installation animalière doivent subir une série d'épreuves de certification. Ces épreuves 
supposent la vérification et la documentation d'éléments critiques de confinement. Avant 
que la certification puisse être effectuée, il faut fournir un jeu complet de dessins des 
ouvrages construits et des ouvrages modifiés, démontrer que l'on connaît l'utilisation 
prévue de l'installation et les travaux à effectuer, fournir une liste des besoins en 
équipement, fournir les résultats de tous les essais et montrer que l'on connaît le rôle de 
tous les systèmes. 

On trouvera ci-après une liste de contrôle des composants critiques de confinement à 
vérifier au moment de la certification initiale. D'autres certifications devront être 
effectuées à intervalles réguliers afin que soit suivie la performance des systèmes. La 
fréquence des recertifications sera établie selon plusieurs facteurs dont la fréquence 
d'utilisation; ce n'est qu'après avoir surveillé l'installation pendant un certain temps qu'on 
pourra déterminer la fréquence à laquelle elle doit être certifiée. Au début, la 
recertification devra être effectuée sur une base annuelle. Il serait bon de comparer les 
résultats alors obtenus à ceux relevés lors de la certification initiale. Des registres 
détaillés devront être tenus sur le processus de certification et sur les résultats des essais. 

On devra également établir des protocoles opérationnels avant que puissent commencer 
des activités en présence d'agents pathogènes, au niveau de confinement spécifié. Dans 
ce processus, la formation du personnel joue un rôle important et, de ce fait, il se peut 
que les premiers travaux soient conduits en présence de pathogènes nécessitant 
habituellement un niveau inférieur de confinement. En plus des procédures scientifiques, 
les utilisateurs doivent connaître les systèmes de confinement et leur fonctionnement. 

7.1 ÉTANCHÉITÉ DE LA PIÈCE 

On pourra faire des essais de fumigation pour vérifier l'étanchéité d'une pièce de 
confinement et détecter toute fuite visible dans le périmètre de cette pièce. Tous les 
joints, les coins et les pénétrations scellés devront être observés. Un essai de perte de 
pression fournit une bonne indication de l'étanchéité du périmètre d'une pièce (c.-à-d. 



84 






Certification 



l'aptitude de la membrane du périmètre et de ses pénétrations à empêcher les gaz et les 
liquides de passer). 

Procédure de base à observer pour soumettre une pièce à un essai de perte de pression, 
sous vide : 

• pour isoler la zone à contrôler, fermer et verrouiller toutes les portes, robinets et 
registres hermétiques à la barrière de confinement (éviter les mesures temporaires 
de scellement des portes, des fenêtres et des réseaux qui auraient pour effet 
d'obturer les dispositifs d'étanchéité permanents et d'empêcher ainsi que l'on 
vérifie s'ils fuient); raccorder toutes les canalisations des capteurs de pression, par 
exemple, les débitmètres à hélice; 

• raccorder une source de vide à la pièce et créer une pression négative supérieure 
à une pression négative de 600 Pa; laisser la pression se stabiliser dans la pièce 
puis couper la source de vide; 

• observer la perte de pression à partir de 600 Pa jusqu'à ce que la pression 
négative dans la pièce descende à 200 Pa; consigner la pression à intervalles de 
10 secondes, pendant une période d'au moins 30 minutes; 

• au début et à la fin de l'essai, enregistrer la température ambiante de même que la 
pression barométrique extérieure; 

• l'installation doit satisfaire aux critères d'acceptation ci-après (nota : dans les joints, 
les angles, les pénétrations scellées, etc., on peut déceler les fuites d'air à l'aide 
d'une solution savonneuse ou d'une solution achetée dans le commerce). 



Exigences d'essai et critères de certification des laboratoires : 

• l'étanchéité des laboratoires conformes au niveau de confinement 3 des agents 
pathogènes pour animaux doit être vérifiée par fumigation; 

• l'étanchéité des laboratoires conformes au niveau 4 de confinement des agents 
pathogènes pour animaux doit être vérifiée par essai de perte de pression; le taux 
de fuite d'air ne doit pas dépasser 12,5 Pa/min à 500 Pa, pendant une période de 
20 minutes. 



85 



Certification 



Exigences d'essai et critères de certification des installations pour petits animaux : 

• l'étanchéité des laboratoires pour petits animaux conformes au niveau de 
confinement 3 des agents pathogènes pour animaux doit être vérifiée par 
fumigation; 

• il est recommandé de soumettre à un essai de perte de pression les logements 
pour animaux conforme au niveau de confinement 3 des agents pathogènes pour 
animaux'; 

• l'étanchéité des logements pour animaux conformes au niveau 3 de confinement 
des agents pathogènespour animaux, où les animaux ne sont pas laissés à 
l'intérieur de cages de confinement, doit être vérifiée à l'aide d'un essai de perte de 
pression; le taux de fuite d'air ne doit pas dépasser 12,5 Pa/min à 500 Pa, pendant 
une période de 20 minutes; 

• l'étanchéité des logements pour animaux conformes au niveau de confinement 4 
des pathogènes pour animaux doit être vérifiée au moyen d'un essai de perte de 
pression; le taux de fuite d'air ne doit pas dépasser 1 2,5 Pa/min à 500 Pa, pendant 
une durée de 20 minutes. 



Exigences d'essai et critères de certification des installations pour gros animaux : 

• l'étanchéité de la salle d'autopsie et des boxes pour animaux conformes au niveau 
de confinement 3 des agents pathogènes pour animaux doit être vérifiée par 
fumigation; 

• il est recommandé de soumettre à un essai de perte de pression les salles 
d'autopsie et les boxes pour animaux conformes au niveau de confinement 3 des 
agents pathogènes pour animaux ; 

• les salles d'autopsie et les boxes pour animaux conformes au niveau de 
confinement 3 des agents pathogènes pour animaux, où il y a présence d'agents 
non indigènes doivent être soumis à un essai de perte de pression; le taux de fuite 
d'air ne doit pas dépasser 12,5 Pa/min à 500 Pa pendant une période de 20 
minutes; 

• l'étanchéité de la salle d'autopsie et des boxes pour animaux conforme au niveau 
de confinement 4 des pathogènes pour animaux doivent être vérifiés au moyen 
d'un essai de perte de pression; le taux de fuite d'air ne doit pas dépasser 12,5 
Pa/min à 500 Pa pendant une durée de 20 minutes. 






86 



Certification 



7.2 SYSTEME DE TRAITEMENT D'AIR 

Les divers composants du système de traitement d'air d'une pièce de confinement 
doivent être certifiées. De plus, les écoulements d'air des enceintes de sécurité 
biologique doivent satisfaire aux spécifications établies par leur fabriquant. Les filtres 
HEP A doivent être soumis à des essais de retenue de particules afin de s'assurer que le 
milieu filtrant n'est pas percé, que l'étanchéité est maintenue entre le milieu filtrant et son 
cadre, et autour du joint du cadre et de son support. Les réseaux de conduits d'air 
doivent être soumis à des essais de perte de pression; ces essais visent à assurer que les 
taux de fuite admissibles sont respectés. On trouvera à la norme N51 de l'American 
Society of Mechanical Engineers (ASME), Testing of Nuclear Air Treatment Systems 
(1989), les procédures de contrôle d'étanchéité des conduits et des caissons d'air. Tous 
les systèmes de commande et de régulation de pression de la pièce doivent fonctionner 
selon les spécifications (les pressions négatives doivent être maintenues en tout temps). 



Enceintes de sécurité biologique : 

• toutes les enceintes de sécurité biologique doivent faire l'objet d'essais sur place, 
conformément aux exigences de la norme CSA Z31 6.3-95, Biological 
Containment Cabinets : Installation and Field Testing (1 995); 

• les dispositifs d'interverrouillage (p. ex. entre le moteur de l'enceinte de sécurité 
biologique et le ventilateur d'extraction) doivent être vérifiés; ces essais visent à 
assurer que les dispositifs interviennent comme il se doit; 

• on doit simuler des situations d'alarme afin de vérifier si les pannes des enceintes 
de sécurité biologique et/ou des ventilateurs d'extraction sont effectivement 
détectées. 



Hottes de laboratoires : 

• toutes les hottes de laboratoires de même que leur système connexe d'évacuation 
et d'extraction doivent être soumis à des essais sur place conformément aux 
exigences de la norme CSA Z31 6.5-94, Fume Hoods and Associated Exhaust 
Systems (1994). 



87 



Certification 



Filtres HEP A et boîtiers : 

• l'efficacité des filtres HEPA installés dans les conduits de soufflage et d'extraction 
doit être vérifiée sur place au moyen d'un essai de retenue de particules et d'un 
contrôle par balayage; la pénétration des particules ne doit pas dépasser 0,01 %; 

• l'étanchéité des boîtiers de filtres HEPA munis de registres hermétiques étanches 
installés dans les conduits de soufflage et d'extraction doit être vérifiée sur place 
au moyen d'un essai de perte de pression effectué conformément à la norme 
ASME N51 0, Testing of Nuclear Air Treatment Systems (1 989); le taux de fuite 
d'air, par minute, à 2 500 Pa, ne doit pas dépasser 0,2 % du volume; 

• les filtres installés en canalisation (tuyaux d'évent de plomberie, canalisations de 
gaz, tuyaux d'évacuation des autoclaves, etc.) doivent être soumis à un essai de 
retenue de particules; l'efficacité de ces filtres doit être équivalente à celle des 
filtres HEPA. 



Conduits de soufflage et d'extraction : 

La norme ASME N510, Testing of Nuclear Air Treatment Systems, décrit la procédure de 
base concernant les essais de perte de pression des réseaux de conduits d'air : 

isoler et rendre étanche le réseau de conduits à soumettre à un essai; 

installer des capteurs conçus pour donner la température et la pression à l'intérieur 
du réseau; 

avec de l'air, établir une pression d'au moins 500 Pa à l'intérieur du conduit et 
laisser cette pression se stabiliser; 

consigner la température régnant à l'intérieur du conduit d'air au début et à la fin de 
l'essai; 

établir une tendance continue de la perte de pression; consigner la pression à 
intervalles de 10 secondes, pendant une période d'au moins 30 minutes; 

l'installation doit satisfaire aux critères d'acceptation ci-après décrits (nota : pour 
déceler les fuites d'air dans les joints, les coins, les pénétrations scellées, etc., on 
peut utiliser une solution savonneuse ou toute solution adéquate achetée dans le 
commerce). 



88 






Certification 



Exigences d'essai et critères d'acceptation des conduits d'air : 

• dans le cas des laboratoires, des logements pour petits animaux, des boxes pour 
petits animaux et des salles d'autopsie conformes aux niveaux de confinement 3 et 
4 des agents pathogènes pour animaux, les conduits de soufflage et d'extraction 
compris entre le périmètre de la pièce de confinement et le registre hermétique 
doivent être conformes aux exigences du HVAC Air Duct Leakage Test Manual 
(1985), de la Sheet Métal and Air Conditioning Contractors National Association 
(SMACNA) pour ce qui est du degré d'étanchéité de la catégorie A («Seal Class 
A»); 

• dans le cas des pièces conformes au niveau de confinement 3 des agents 
pathogènes pour animaux, où les animaux ne sont pas logés dans des cages de 
confinement, et dans le cas des boxes pour petits animaux et des salles d'autopsie 
où il n'y a pas d'agents indigènes, les conduits de soufflage et d'extraction compris 
entre le périmètre de la pièce de confinement et le registre hermétique doivent être 
soumis sur place à des essais de perte de pression; le taux de fuite d'air par 
minute, à 500 Pa, ne doit pas dépasser 0,2 % du volume du conduit; 

• dans le cas des laboratoires, des logements pour petits animaux, des boxes pour 
petits animaux et des salles d'autopsie conformes au niveau de confinement 4 des 
agents pathogènes pour animaux, les conduits de soufflage et d'extraction compris 
entre le périmètre de la pièce de confinement et le registre hermétique doivent être 
soumis sur place à un essai de perte de pression; le taux de fuite d'air par minute, 
à 500 Pa, ne doit pas dépasser 0,1 % du volume du conduit. 



Équilibrage de l'air et pression : 

• l'écoulement de l'air vers l'intérieur doit pouvoir être démontré visuellement au 
moyen d'un essai par la fumée; 

• on doit vérifier les écarts de pression de part et d'autre d'une barrière de 
confinement (sas à air, laboratoire, logement des animaux et boxes, corridor); 
l'écart minimum recommandé est de 25 Pa. 



89 



Certification 



Systèmes de contrôle de CVCA : 

• les systèmes de contrôle doivent être soumis à un essai de sécurité de 
fonctionnement en cas de panne ou d'anomalie (p. ex. porte ouverte, pannes 
ventilateur, alimentation électrique, enceinte de sécurité biologique); les systèmes 
de contrôle doivent empêcher que l'air de la pièce ou du boxe soit en pression 
positive; 

• la vérification de la performance du système de contrôle doit également 
s'intéresser au temps d'intervention, à la précision et à la fidélité; 

• simuler des conditions d'alarme afin de vérifier si les avertisseurs sonores 
fonctionnent efficacement en cas de pressurisation positive et en cas de panne de 
systèmes de traitement d'air. 



7.3 SERVICES DE LABORATOIRE 

• les dispositions destinées à prévenir le refoulement de l'alimentation en eau doivent 
être vérifiées conformément aux exigences de la norme CAN/CSA-B64. 10-94, 
Guide de sélection, d'installation, d'entretien et d'essais à pied d'oeuvre des 
dispositifs antirefoulement (1 994); 

• on doit également vérifier les dispositions antirefoulement des autres réseaux (p. 
ex. canalisations d'alimentation en gaz) afin de s'assurer que ces réseaux 
fonctionneront comme il est prévu; 

• le débit et la température de l'eau des douches oculaires et des douches déluge 
doivent être vérifiés conformément aux exigences de la norme ANSI Z3858.1 , 
Emergency Eyewash and Shower Equipment, 

• les systèmes d'alimentation en air comprimé respirable doivent être vérifiés 
conformément aux exigences de la norme CAN3-Z180.1-M85, Air comprimé 
respirable : Production et distribution (1 994); 

• le bon fonctionnement de l'équipement de protection individuelle alimenté en air en 
pression positive (combinaisons ventilées) doit être vérifié sur place; l'équipement 
doit fonctionner selon les spécifications; 

• on doit également s'assurer du bon fonctionnement des systèmes de douches à 
l'eau et de douches chimiques afin de s'assurer qu'ils sont conformes aux 
spécifications; 



90 



Certification 



• vérifier les systèmes de lavage des cages afin de s'assurer qu'ils fonctionnent 
selon les spécifications; la température de l'eau utilisée pour le rinçage final doit 
être d'au moins 82 °C; 

• soumettre le groupe électrogène de secours à en essai dans des conditions de 
charge appropriées afin de s'assurer qu'il fonctionne selon les spécifications; 

• vérifier les systèmes de sécurité (contrôle d'accès, télévision en circuit fermé) afin 
de s'assurer qu'ils fonctionnent selon les spécifications; 

• vérifier si les systèmes de communication et de transfert électronique de 
documents (interphone, téléphone, télécopieur, etc.) fonctionnent selon les 
spécifications 

• soumettre tous les systèmes de stérilisation (p. ex. autoclave, systèmes de 
traitement des effluents liquides) à des essais afin de vérifier s'ils fonctionnent 
selon les spécifications et s'ils assurent leur rôle d'élimination des risques 
biologiques; dans ce dernier cas il faudra utiliser des charges représentatives; dans 
les cas des technologies fondées sur l'utilisation de chaleur - utiliser des spores 
Bacillus stearothermophilus', dans les cas des technologies fondées sur les 
produits chimiques - utiliser des spores Bacillus subtilis; 

• les évacuations et la tuyauterie connexe, conduisant vers les systèmes de 
traitement des effluents liquides (y compris les canalisations de ventilation) doivent 
être soumises à des essais conformément aux exigences de la section 3.6 du 
Code canadien de plomberie, Essais des réseaux d'évacuation de ventilation 
(1990); pour l'essai d'étanchéité des réseaux d'évacuation utiliser une pression 
offrant un facteur de sécurité supérieur aux exigences du code, lesquelles sont de 
35 kPa (p. ex. utiliser une pression égale à deux fois celle prescrite par le code); 

• vérifier si tous les systèmes de désinfection (cuves à immersion, chambres de 
fumigation, etc.) fonctionnent selon les spécifications; vérifier également, à l'aide 
de charges représentatives, si ces systèmes assurent leur rôle de protection contre 
les risques micro-biologiques; la résistance de l'organisme d'essai doit être 
représentative de celle des organismes susceptibles d'être rencontrés. 



91 



Références 

8. RÉFÉRENCES 

Air comprimé respirable : Production et distribution. CAN3.Z1 80.1 -M85. 
Association canadienne de normalisation, Toronto, Ontario, 1 994. 

Biological Containment Cabinets: Installation and Field Testing. CSA Z31 6.3-95, 
Canadian Standards Association, Toronto, ON. 1995. 

Class II Biohazard Cabinetry. Standard No. 49. National Sanitation Foundation, 
Ann Arbor, Ml. 1992. 

Code canadien de la plomberie. Comité associé du Code national du bâtiment. 
Conseil national de recherches Canada, Ottawa, Ontario, 1990. 

Code national du bâtiment du Canada. Commission canadienne des codes du 
bâtiment et de prévention des incendies/Conseil national de recherches 
Canada. Ottawa, Ontario, 1 995. 

Emergency Eyewash and Shower Equipment. ANSI Z358.1 . American National 
Standards Institute, New York, NY. 1990. 

Fume Hoods and Associated Exhaust Systems. Z31 6.5-94. Canadian Standards 
Association, Toronto, ON. 1994. 

Gravimétrie and Dust-spot Procédures for Testing Air-Cleaning Devices Used in 

General Ventilation for Removing Particulate Matter. Standard 52.1 . American 
Society of Heating, Refrigerating, and Air-conditioning Engineers, Inc., 
Atlanta, GA. 1992. 

Guide de sélection, d'installation, d'entretien et d'essais à pied d'oeuvre des 

dispositifs antirefoulement. CAN/CSA-B64.10-94. Association canadienne de 
normalisation, Toronto, Ontario, 1 994. 

Heating, Ventilating, and Air-Conditioning Applications. American Society of 
Heating, Réfrigération and Air-Conditioning Engineers, Inc., Atlanta, Ga. 
1995. ' 

HVAC Air Duct Leakage Test Manual. Sheet Métal and Air Conditioning Contractors 
National Association, Inc., Chantilly, Virginia. 1985. 

Lignes directrices en matière de biosécurité en laboratoire. Santé Canada, 
Approvision-nements et Services Canada, Ottawa, Ontario, 1996. 

Manuel sur le soin et l'utilisation des animaux. Conseil canadien de protection des 
animaux, Ottawa, Ontario, 1993. 



92 



Références 

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Heating, Refrigerating and Air-conditioning Engineers, Inc., Atlanta, GA. 1995. 

Primary Containment for Biohazards: Sélection, Installation, and Use Biological 
Safety Cabinets. Centers for Disease Control/National Institutes of Health. 
U.S. Government Printing Office, Washington, D.C. 1995. 

Recommended Practice for HEPA Filters. IES-RP-CC-001-86. Institute of 
Environmental Sciences, Mount Prospedct, IL 1 986. 

Testing of Nuclear Air Treatment Systems. ASME A/5/0. American Society of 
Mechanical Engineers, New York, NY. 1989. 



93 





DATE 


DUE 




k\PAf - s 


1999' 






NUV J 


l *J*JU 






































































































































GAYLORD 






PRINTED IN U.S.A. 




BIBLIOTHEQUE CANADIENNE DE L'AGRICULTURE 

3 =1(373 001270^